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11 décembre 2008

Microbes

   J’étais hier mercredi invité à Lyon par le CAUE (Conseil d’Architecture, d’Urbanisme et d’Environnement), un organisme fort respectable qui, entre autres missions, organise des rencontres, débats et autres symposiums. Au programme, « l’architecture enseignée à l’école ». Au menu, des interventions variées, des « Nouveaux enjeux de la sensibilisation d el’architecture dans le cadre scolaire » (Rose-Marie Benoît, qui arrivait tout droit du ministère de la Culture) à « l’Implication d’un pôle culturel dans l’enseignement des arts appliqués et des arts plastiques (Laurent Tardieu, architecte, arrivait de Bordeaux, ce qui nous fut une occasion de parler du collège Clisthène, cher à Luc Cédelle).

   Bref, tout devait baigner dans l’huile — ou, plus exactement, dans les eaux un peu glauques de la Saône toute proche, qui commençait à baigner jusqu’aux portières les imprudents qui s’étaient garés sur ses berges.

   Je suis descendu au métro Hôtel de Ville, et j’ai continué à pied, sous la neige fondue lyonnaise, jusqu’au quai Saint-Vincent. J’aime bien cette ville…

 

   J’ai fini par trouver le lieu, je suis entré discrètement — une intervention était en cours, qui résumait les projets encadrés par les architectes du CAUE et les professeurs de collège et de  lycée. Il n’y avait pas grand monde — une quinzaine de personnes peut-être. « Bah, peu importe, il y aura la qualité à défaut de la quantité… » Il m’est déjà arrivé de me déplacer fort loin pour dix pèlerins que j’étais enchanté de rencontrer.

   En me voyant entrer, deux personnes, qui se sont immédiatement présentées comme les responsables de la journée, sont venues à ma rencontre. Un peu gênées.  « Bien peu de monde… » « Aucune importance… » « C’est que… Voyez-vous… Il aurait dû y en avoir bien davantage… Pour Tony Garnier, nous avions un amphi plein… Mais…

   Il y avait donc un secret ?

   Oui, il y avait un problème. Le CAUE travaille d’ordinaire la main dans la main avec la Délégation aux Affaires Culturelles, organisme dépendant du Rectorat (bonjour, monsieur le recteur Roland Debbasch, je vais vous en raconter une bien bonne…) et dirigé, si je ne m’abuse, par un certain Serge Ferreri — un Corse, peut-être, mais, en tout cas, un garçon qui a son idée sur les missions du service public.

   « Quand ils ont appris que nous vous avions invité, ils ont décrété tout net que leur service ne transmettrait pas l’information aux lycées et collèges qui sont notre bassin naturel. « La DAC ne fera pas de publicité à monsieur Brighelli ». Point barre. Je suis petit chef et je fais ce qui me plaît.

   - C’est un peu particulier… Voici un garçon dont la fonction est, entre autres, de répercuter l’information, et qui décide, de façon abrupte, de la bloquer ?

  Mon interlocuteur a hoché la tête. « Nous sommes à Lyon, monsieur Brighelli. Nous sommes dans le fief de Meirieu. Je suis passé sur votre blog, vous n’êtes pas tendre avec le grand homme — sans compter des prises de position politiques qui peuvent défriser, ici… » 

   Effectivement… Dans les kiosques de la gare, j’avais parcouru une revue locale expliquant combien, à l’occasion du congrès de Reims et de ses suites, le maire de Lyon, Gérard Collomb, s’était fait « ROYALement » entuber. Le même Gérard Collomb qui a confié à Meirieu une chaîne « éducative » que ce grand pourfendeur de la télévision s’est empressé de trouver à son goût.

   Les organisateurs étaient confus, je les ai rassurés, depuis que j’ai écrit la Fabrique du crétin, nombre d’imbéciles et d’administratifs qui s’y sont reconnus ne me portent pas dans leur cœur — et la journée s’est passée au mieux — en toute confidentialité. J’ai proféré sur le lien entre l’architecture scolaire et les résultats des élèves quelques énormités que les quelques étudiants de l’Ecole d’Architecture présents ont eu l’amabilité de trouver stimulantes.

 

   N’empêche… Je trouve fort bizarre qu’un organisme officiel, dépendant de l’Education Nationale, décide par oukase de stigmatiser un membre de cette même Education, simplement parce que ses opinions ou son discours défrisent un chef de bureau. Depuis quand un fonctionnaire fait-il passer ses humeurs politiques avant sa mission de service public ? Il est arrivé à Meirieu et à ses séides de me traiter de fasciste, chemise brune ou noire, pétainiste et autres joyeusetés — ces gens ont l’injure à la boche — pardon, à la bouche. Mais c’était dans le feu d’un débat — et les gens qui encensent le Grand Homme de l’IUFM (fort contesté d’ailleurs au sein même de son propre IUFM, dont il n’a pris la direction que sur décision personnelle du ministre de l’époque) sont des Croyants qui ânonnent les thèses du Messie de la Pédagogie sans rien y comprendre : recrutez des imbéciles, au moins,ils vous sauront toujours gré de les avoir tirés de leur médiocrité.

   C’est une aventure minuscule, mais révélatrice de l’emprise, sur les organes internes du Mammouth, de parasites qui, à force de se coopter les uns les autres, ont fini par gangrener la Bête. En vérité je vous le dis, Monsieur Ferreri, les temps viendront où nous éradiquerons les microbes.

 

Jean-Paul Brighelli

Commentaires

En furetant un peu sur le site de l'académie de Lyon, j'ai trouvé une formation organisée par la Direction Académique de l'Action Culturelle

"Formation à l'analyse de spectacles de marionnettes"

Au pays du Meiriol, il y en a manifestement qui s'abiment dans l'introspection académique.

Écrit par : dugong | 11 décembre 2008

En vérité je vous le dis, Monsieur Ferreri, les temps viendront où nous éradiquerons les microbes.



Jean-Paul Brighelli

JPB, le Pasteur de l'éducation nationale!

Écrit par : Merlemocoeur | 11 décembre 2008

Merle, le "nous" était un collectif ! Et j'espère bien que vous en êtes, quelles que soient nos divergences…
JPB

Écrit par : brighelli | 11 décembre 2008

Juste une moustiquaire, ça ne suffirait pas ?
Ou les masques qui ont été stockés et qui sont en train de se périmer depuis la grippe aviaire ?
J'aime pô les éradications.

Écrit par : catmano | 11 décembre 2008

Merle, le "nous" était un collectif ! Et j'espère bien que vous en êtes, quelles que soient nos divergences…
JPB

Ecrit par : brighelli | 11 décembre 2008

Mais bien sûr que j'en suis, même si je ne suis qu'un élément extérieur, et au cas présent, j'aurais pu tout aussi bien mettre une minuscule à Pasteur...mais pasteur d'un troupeau de loups et non d'agneaux!

Écrit par : Merlemocoeur | 11 décembre 2008

Jean-Paul, vous avez un peu "policé" votre discours, (dans la forme, du moins), mais avouez qu'il fut un temps, vous étiez un peu plus violent sur les plateaux, et cette violence verbale n'était pas obligatoirement du goût de personnes qui auraient très bien pu être de votre avis, au moins partiellement, sur le fond!
Ces personnes ne voyaient, (à tort ou à raison), que vos écarts et votre attitude, disons, un tantinet agressive. Je trouve que vous êtes devenu plus diplomate. ;-)
Ceci-dit, je n'ai jamais entendu Meirieu parler de "fasciste" ou de "chemises brune ou noire" à votre sujet. Par contre, des noms d'oiseaux dans le camp ici-présent, j'en ai entendu quelques-uns!

Écrit par : Christophe Sibille | 11 décembre 2008

Les séides de Meirieu:
"des Croyants qui ânonnent les thèses du Messie de la Pédagogie sans rien y comprendre : recrutez des imbéciles, au moins,ils vous sauront toujours gré de les avoir tirés de leur médiocrité."

Jean-Paul Brighelli

"Sans rien y comprendre"...
Mais y a-t-il quelque chose à y comprendre sinon que les vingt cinq mille pages de bavardage ampoulé du gourou auto-proclamé de l'église de Scientopédagogologie ne sont rien d'autre que la glorification de Meirieu par lui-même. Car Meirieu ne parle jamais que de lui. Plutôt que d'enseigner (il n'a ni Capes ni agrégation), plutôt que de se frotter humblement aux réalités de l'enseignement, il a préféré blablater sur la pédagogie en toute irresponsabilité, et comme le sire est un habile parleur, il est devenu le maître à penser (dans le vide) d'un certain nombre (d'un nombre certain) de naïfs. "L'important dans la bataille, chantait Yves Duteil, c'est l'histoire, c'est l'histoire, la façon dont on la raconte pour se faire valoir..."!

Écrit par : Jean | 11 décembre 2008

Pasteur certes mais Roux vous oubliez tous Roux?
Saperlotte te voilà bien populaire mon cher Jean-Paul.
je t'aime,je te hais ...cela ne vaut-il pas mieux et bien plus que l'indifférence ... tu as été et tu continues d'être entendu...
cher ami je vous aime. ;)
pirouette deSaperlipopette

Écrit par : Saperlipopette | 11 décembre 2008

j'en oublie de cocher la petite case...trop tourneboulée que je suis :)

Écrit par : Saperlipopette | 11 décembre 2008

jamais deux sans trois.......s'cusez-moi m'sieu dames...

Écrit par : Saperlipopette | 11 décembre 2008

recrutez des imbéciles, au moins,ils vous sauront toujours gré de les avoir tirés de leur médiocrité.

Jean-Paul Brighelli

Et oui un gouvernement qui prend à pierre pour donner à paul peut toujours compter sur le soutient de paul :p.

Ps : Chez les grecs ( athènes ) les personnes trop populaires étaient forcée à l'exile.

PPs : Les chefs, plus leur pouvoir est faible, plus il en abuse. Enfin les "mauvais" chef.

Écrit par : paul | 11 décembre 2008

"En vérité je vous le dis, Monsieur Ferreri, les temps viendront où nous éradiquerons les microbes.
"

Est-ce à dire que vous voulez faire comme lui?

Écrit par : Hervé de Strasbourg | 11 décembre 2008

"mais pasteur d'un troupeau de loups et non d'agneaux!
Ecrit par : Merlemocoeur | 11 décembre 2008"

Serait po un chtit peu Bigoudi le merlo ?
Tu lui as piqué sa meuf ?

ange

Écrit par : toto | 11 décembre 2008

y'm fait penser au cédelle... J'le supporte po chui là !

Écrit par : toto | 11 décembre 2008

Je ne comprends pas du tout !
Que faisiez-vous donc à ce colloque ? A quel titre pouviez-vous intervenir ?
L'architecture à l'école n'est en aucun cas votre domaine ? C'est comme si on m'invitait à participer à un débat sur la gestion de l'attachement maternel chez la truie en élevage intensif avec, néanmoins une différence notoire entre vous et moi puisque je n'ai rien de médiatique et que je réserve mes propos sulfureux à un petit cercle, en tout anonymat.
M'inviter aurait été sans intérêt, vous inviter se rapproche plus d'une forme de provocation assez gratuite et aux objectifs peu clairs.

Écrit par : dobolino | 11 décembre 2008

Je suis quand même très troublé!
Ce petit fonctionnaire empapaouté par sa faiblesse a osé priver les étudiants d'un peu de culture: C'est inadmissible! J'y serai allé moi...
Concernant le patron des pédagogos, ça ne m'étonne qu'à moitié que l'on commence un peu à le critiquer; c'est la rançon du pouvoir d'un instant, du pouvoir pris par ruse, par effraction:

"Et que faut-il faire?
Chercher un protecteur puissant? Prendre un Patron,
Et comme un lierre obscur qui circonvient un tronc
Et s'en fait un tuteur en lui léchant l'écorce,
Grimper par ruse au lieu de s'élever par force?"



Sinon, j'ai un petit service à demander à celles et ceux qui participent à ce blog:
Un ami s'est inscrit au PE (Professorat des Ecoles) et a pris pour l'une des épreuves d'oral la littérature enfantine.

Il rechigne à chanter le bougre! ; ce que je ne comprends pas du tout; parcequ' une bonne paillarde devant les membres du jury redresserait leur état de quasi somnolence, leur redonnerait un peu la vigueur perdue.
Ainsi nous discutâmes hier soir en savourant un petit Chateauneuf du pape blanc et bien que nous tombassions en accord sur le fait que cette prestation pourrait en "jeter", je lui promis quand même de demander conseil sur ce blog...

Enfin bref, pour éviter que le jour de l'oral l'épreuve de littérature enfantine ne se transforme en épreuve de littérature infantile, je sollicite votre aide afin de lui trouver des ouvrages de référence pour qu'il passe convenablement cette épreuve.


Je lui ai déjà parlé de Melville avec Moby Dick, des fables et des contes de La Fontaine (mais, ils et elles ne sont pas si simples que ça, et en plus, il me semble qu'il y en a de carrément grivois) , de ceux d' Andersen et de Grimm, "Le vieil homme et la mer" d'Ernest Hemmingway, Marcel Pagnol?...
Suis-je à côté de la plaque?
Sinon il y a toujours "Justine et Juliette" de notre bien-aimé marquis...
Je n'ai pas beaucoup plus d'inspiration sur ce coup là, vous savez, moi, les mioches.... :-)


Voilà,
Merci de m'aider à l'aider!

Écrit par : MatheutorduinZeembarras | 11 décembre 2008

"L'architecture à l'école n'est en aucun cas votre domaine"

Qu'est ce que vous en savez Dobolino?
Tenez; je suis étudiant en maths et j'écoute énormément de Rock; qui vous dit que dans quelques années je ne puisse être invité à une conférence sur Lou Reed par exemple?



En plus:
"forme de provocation assez gratuite et aux objectifs peu clairs."
Justement. Peut-être que:
Du jour où l'on comprend les gens que l'on exaspère, on fait tout pour les exaspérer encore plus.


Et en plus, vous avouez ne pas connaître l'attachement maternel chez la truie en élevage intensif?

Aller, bonne journée à tous!

Écrit par : Matheutordukibossepasmaiskidevrait | 11 décembre 2008

Et en plus, vous avouez ne pas connaître l'attachement maternel chez la truie en élevage intensif?

Ecrit par : Matheutordukibossepasmaiskidevrait | 11 décembre 2008

J'ai des notions scolaires complétées par la lecture curieuse, au hasard de revues professionnelles. Je suis une dilettante en la matière !

Écrit par : dobolino | 11 décembre 2008

Trouvé sur le net:

"

Lyon, un lycée, rencontre des parents avec les professeurs. Les enseignants se succèdent en ordre parfait, les sciences dures d'abord, priorité de l'éducation nationale depuis quelques décennies, les molles ensuite, puis les disciplines d'éveil enfin, je veux dire le français et les langues. Pourtant, chaque nouvelle intervention enfonce un peu plus l'assistance dans la torpeur. Ça ne ronfle pas encore, mais ça devrait à force de discours usés, peu mieux faire, classe agréable mais peu travailleuse, faut se ressaisir... Soudain, un mot tinte à l'oreille de l'assemblée : orthographe. Je ne sais plus qui l'a prononcé, un parent, un prof, peu importe, les deux mondes parlent à l'unisson et se serrent la main au moindre poncif à reluire. Et voilà que la classe toute sage s'anime drôlement.

Les accusations fusent, halte aux textos, mort aux jeux vidéo, la faute à la société de l'image. Les index menaçants voltigent et battent la mesure d'une discussion devenue vive au son du clairon. Voilà papa, maman et le prof au garde-à-vous devant l'orthographe, le Bescherelle de la conjugaison sous la main en place de bible. Au loin le canon tonne, c'est la guerre, les règles de grammaire et leurs cohortes d'exceptions prêtes à envahir le cerveau de nos chers enfants. L'heure est grave, ils ne savent plus écrire.

J'ignore si le mot orthographe déclenche le même effet chez les anglais, ou les espagnols. Un ami brésilien me dit un jour : "Vous les français, quand on vous demande un renseignement dans la rue, vous commencez par corriger la question avant de répondre." Oui, je crois aussi que les français ont une relation douloureuse avec leur langue et son orthographe. Il faut bien dire que cette dernière n'a pas évolué, à quelques réformettes près, depuis le début du XIXème siècle. Notre orthographe est celle de Victor Hugo.

Nous pourrions nous en enorgueillir. Seulement, est-il acceptable qu'une société fige ainsi la forme écrite de sa langue alors que sa forme orale s'adapte comme il convient au fil du temps ? D'autant que ces dernières années, l'Internet a réhabilité l'usage de l'écrit que l'on croyait dépassé par la télévision et le téléphone. De nos jours, n'importe quel adolescent tient son blog, participe à des forums de discussion, ou chatte. L'ado moderne écrit plus qu'il ne parle.

Les conservatismes sont féroces. Le Petit Robert, dictionnaire qu'on ne présente plus, entretient le scandale par son édition 2009, laquelle propose deux orthographes différentes de mots pourtant réformés depuis 1990. Le combat pour une orthographe conservée dans la naphtaline n'est donc pas - seulement - un combat anti-ado.

À la complexité de l'orthographe française, ou plutôt son absence d'homogénéité, se rajoute un manque chronique de temps à son (ré-)apprentissage. Beaucoup de gens renoncent à utiliser un mode, un temps ou un mot ne sachant pas ou plus l'écrire, et par crainte de la faute d'orthographe, désastreuse, capable à elle seule de transformer une prose limpide en torrent de boue.

Heureusement, les ados d'aujourd'hui se montrent moins complexés que leurs aînés, une chance pour notre langue. Les textos, par leur nécessaire concision rendent un service inestimable à notre société. L'usage du texto dépénalise l'usage du français. Rien de moins. Naturellement, les messages véhiculés ainsi ne dépassent pas le stade du grognement préhistorique. Soit. Il s'agit d'une ouverture, d'une prise de conscience, d'un début ouvert sur des horizons moins culpabilisateurs.

Je milite pour une réforme rapide et profonde de l'orthographe. Car l'orthographe, celle-là même qui n'existe plus et que nous apprenons encore, nous fait du mal et nous tue. Le français s'enrobe peu à peu d'une cire mortifère. À ne pas l'admettre, nous finirons tous au musée Grévin. Dans quelle langue seront rédigées les notices ?
"

http://www.lemonde.fr/opinions/chronique/2008/12/09/orthographe-tu-me-tues-et-tu-meurs-avec-moi_1128574_3232.html


The same old shit comme on dit en français moderne...

Écrit par : Hervé de Strasbourg | 11 décembre 2008

Ouf !
Me voilà rassuré...
Je savais que vous étiez un puit de science, et voici que vous êtes devenue un gouffre...


Aller, je cours finir cette sal.... de leçon, bonne journée à tous!

Écrit par : matheutorduàlabourre | 11 décembre 2008

"Voilà,
Merci de m'aider à l'aider!"

Ecrit par : MatheutorduinZeembarras | 11 décembre 2008


Autrement, il y a l'épreuve d'art visuel! Il peut toujours présenter un faux Klimt, en le présentant comme un dessin d'enfant, pour tenter de piéger un jury siestant. ;-)

Plus sérieusement, pourquoi pas les fables de la Fontaine? Mais il lui faudra choisir sa fable, bien cibler le niveau, et prendre une édition illustrée, (il y a une dimension "illustration" dans cette épreuve... Et, également, a priori, une évaluation sur les capacités à "jouer" l'histoire. Mais cela dépend peut-être des académies.)
Ceci-dit, les jurys sont parfaitement réveillés, et si vous choisissez une paillarde pour l'épreuve de musique, vous n'avez pas intérêt à vous vautrer! ;-)
S'il se décide pour l'épreuve de musique, je peux le conseiller, ceci-dit.

Écrit par : Christophe Sibille | 11 décembre 2008

L’attitude de ce sieur Ferreri est habituelle chez les dames patronnesses du pédagogisme. Ils luttent sans merci contre le “fascisme” ! Ils me font penser à ces puritains qui voient du sexe partout alors qu’il est d’abord dans leur tête. C’est ce qu’ils appellent en pédagol une attitude “citoyenne”. Comme quoi, il y en a qui sont plus citoyens que d’autres.

À propos de puritains, on pourrait adapter aux pédagogistes ce que Mencken disait du puritanisme « la crainte obsédante que quelqu’un, quelque part, puisse être heureux. » Le pédagogisme c’est la crainte obsédante que quelqu’un, quelque part, puisse être instruit. »

Écrit par : Pierre LaRiba | 11 décembre 2008

Putain, si la langue française se rapproche, ne serait-ce qu'un peu, du langage texto, je tire dans le tas.

Écrit par : Christophe Sibille | 11 décembre 2008

"un faux Klimt, en le présentant comme un dessin d'enfant, pour tenter de piéger"

Ah oui! voilà une bonne idée!
Un Klimt de l'exposition Beethoven du début du XXième; par exemple "le souci rongeur" si ma mémoire est bonne, et puis on rajoute un bout de pâte à modeler pour faire croire que c'est le Beethoven de Klinger qui l'accompagnait jadis, le tout dans une boîte à chaussure pour faire comme l'architecte -sais plus son nom, Olbrich?? je ne sais plus- qui construisit le palais spécialement pour l'occasion...
comme quoi on en revient à l'architecture!

Pour la musique, merci Christophe mais il est je crois trop tard pour changer ses options...

merci de votre aide

Vincent

Écrit par : Matheutordukis'enva | 11 décembre 2008

Oui, un peu tard, c'est ma foi vrai.

Écrit par : Christophe Sibille | 11 décembre 2008

Hors sujet, mais histoire de rire un peu !

Lundi matin, l'équipe de Ségolène Royal a ouvert le feu sur le document adopté samedi lors du conseil national du PS. Julien Dray l'a qualifié de "nul". Mais c'est Vincent Peillon, sur LCI, qui a tapé le plus fort. "C'est un texte .../... oublie le thème de l'éducation. Plusieurs fautes d'orthographes dès la première page, pour un parti de gouvernement, c'est inacceptable!"

Les faits : Concernant la forme, c'est à dire les fautes d'orthographe, chacun pourra effectivement en relever quelques-unes dans la première page. On trouve ainsi un malheureux : "dans les années qui vienne", ou encore un accord foireux : "les militants nous ont adressés des messages".

Les arroseurs arrosés, c'est toujours à la mode !

Écrit par : Roger Meunier | 11 décembre 2008

Merci de m'aider à l'aider!

Ecrit par : MatheutorduinZeembarras | 11 décembre 2008

Là, elle trouvera des échanges entre personnes préparant ce concours et partageant leur travail à propos de "la littérature de jeunesse".
Il faut en prendre et en laisser, mais il y a de quoi se faire une idée de cette épreuve du concours...
Bon courage à elle.


http://forums-enseignants-du-primaire.com/index.php?s=0e1488cca3b851b12d72fd497e9bb1f2&showforum=68


http://forums-enseignants-du-primaire.com/index.php?showforum=33

Écrit par : Maminou | 11 décembre 2008

La question est pourquoi l'orthographe alors ? Pourquoi un standard que vous utilisez ? La réponse est d'une telle évidence pour faire passer un message il faut se faire comprendre d'un maximum de personnes... d'où l'utilisation de l'orthographe standard.
A propos du langage sms un peu de phonétique ne ferait pas de mal aux ado, peut-être apprendrait-il de nouvelle abréviations efficaces! Même avec un peu de chance il trouverai cela intéressant et utile.

Écrit par : paul | 11 décembre 2008

" l'orthographe standard"
A propos du langage sms un peu de phonétique ne ferait pas de mal aux ado, peut-être apprendrait-il de nouvelle abréviations efficaces! Même avec un peu de chance il trouverai cela intéressant et utile.

Ecrit par : paul | 11 décembre 2008

aux ados
peut-être apprendraient-ils...
de nouvelles abréviations
avec un peu de chance, ils trouveraient cela... utile !!!!!

Écrit par : Maminou | 11 décembre 2008

Raçuré moua, pol.vou lavez fè ecsprè?

Écrit par : Christophe Sibille | 11 décembre 2008

pour MatheutorduinZembarras :
Attention, les contes de La Fontaine n'ont rien d'enfantin. Ils sont vraiment très, très égrillards.

Pour l'orthographe SMS, moi aussi, je tire dans le tas!

Écrit par : Sylvie Huguet | 11 décembre 2008

Même si le fait d'inviter JPB avait un côté provocateur, l'oukase de M. Ferreri est inadmissible.

Écrit par : Sylvie Huguet | 11 décembre 2008

Même si le fait d'inviter JPB avait un côté provocateur, l'oukase de M. Ferreri est inadmissible.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 11 décembre 2008
Tout à fait d'accord !
Ceci dit, j'attends avec impatience que JPB nous explique lesquelles de ses multiples compétences étaient à l'origine de cette invitation à participer au colloque.

Écrit par : dobolino | 11 décembre 2008

Vous en voulez des bonnes sur les chefs de service qui font de la censure, et qui décident de bloquer les projets qu'ils sont censés promouvoir ? Je pourrais vous en raconter quelques unes...

De toute façon, rassurez-vous, Jean-Paul : si l'information avait été transmise par la D.A.C. aux établissements, elle serait parvenue aux proviseurs deux jours avant la manifestation.
Ceux-ci l'auraient fait afficher par leur secrétariat la veille de la manifestation, comme pour toute infomation du rectorat, sur un panneau d'affichage que personne ne lit jamais. Au bout de qques jours, un prof serait tombé dessus par hasard : "Tiens, y avait un truc sur l'architecture... Oh ben de toute façon c'est déjà passé : allez hop, une feuille de plus à la poubelle."

Non, franchement, si vous voulez que les profs soient au courant de quelque chose, transmettez l'info par les voies qui fonctionnent : un blog qui marche bien, et un forum qui compte près de 1200 inscrits. Quand l'administration ne fait pas son boulot, il faut bien que nous prenions le relais.

Écrit par : Jeremy | 11 décembre 2008

http://www.pasteur.fr/infosci/archives/gue0.html

Écrit par : dobolino | 11 décembre 2008

Mince, certains ont réussi à me décrypter, je suis démasqué. Je n'ai pas envi, moi non plus, que notre langue se dégrade ni ne devienne imprécise et fantaisiste.

Écrit par : paul | 11 décembre 2008

Il fallait poster l'information sur ce blog et sur un forum ad hoc : http://neoprofs.forumactif.net

Écrit par : Neoprofs | 11 décembre 2008

John !
JPB

Écrit par : brighelli | 11 décembre 2008

J'aime bien le conte de Noël de JPB. Il était une fois un petit/grand garçon qui partit de sa maison ( portant avec lui son petit pot de bouillabaisse préférée) pour s'en aller découvrir le vaste monde...
Cette histoire n'est malheureusement pas étonnante. Certains rectorats sont pleins de petits chefs de ce genre qui imposent à l'académie entière leur idéologie mortifère. Un ancien, vieux, très vieux recteur de l'académie où je suis, me démontrait ( à grand renfort d'anecdotes savoureuses) récemment qu'on pouvait bien envoyer dans cette académie n'importe quel recteur, il ne pouvait jamais rien faire car les DPE 2,3,4,5... étaient tenues par des petits chefs qui finissaient toujours par avoir raison du dit recteur et de ses initiatives vaines.
On n'a plus qu'à espérer que le petit marseillais a pu se rabattre sur quelque jésus moins pédagogique...

Écrit par : Sanseverina | 11 décembre 2008

Moby Dick de la littérature de jeunesse ?? Mauvaise pioche.
Le roman commence sur la rencontre entre Ismael - alter ego de Melville - et Quiequeg. Ces deux là vont partager le même lit ... et quelques caresses avant d'embarquer tous les deux sur le Péquod. Même que Quiequeg se fera engager comme harponneur !
Voilà un livre qui peut intéresser la Halde et Jérémy, et que très peu de dames ont réussi à lire jusqu'au bout. Il n'y est question que d'hommes, et la seule femme du roman a les traits d'une baleine blanche sur laquelle toutes les lances viennent se briser…
Y'a qu'à demander au capitaine Achab, dans une campagne précédente, il a perdu une jambe après y avoir brisé sa lance, et son désir obsessionnel de vengeance va entraîner le Péquod et tout son équipage vers le désastre final.

Écrit par : Philippe | 11 décembre 2008

Merci de m'aider à l'aider!

Ecrit par : MatheutorduinZeembarras | 11 décembre 2008

Il faudrait aussi qu'elle nous donne une tranche d'âge. Plus petits seront les enfants et moins il sera facile de trouver des titres "classiques", hormis parmi les contes bien sûr.

Ce qui marche très fort actuellement, c'est de traiter différentes versions d'un même conte ; c'est archinul, les gosses sont trop petits pour apprécier les différences de style, du coup, c'est au niveau de l'illustration et de la mise en page que tout se passe ; en plus, au bout de deux ou trois versions, le conte leur sort par les trous de nez...
Mais ça, ce n'est pas grave. Ça éclate les formateurs, apparemment, et pour obtenir sa validation, c'est vraiment le plus important.
Après, il lui restera à supporter l'année de T1, puis l'inspection de l'année de T2, et puis après, elle fera bien comme elle veut, sauf un jour tous les trois ou quatre ans, quand l'IEN passera pour l'inspecter.
Et puis, d'ici là, les modes auront encore changé.

Écrit par : catmano | 11 décembre 2008

On grignote, on grignote, lentement, mais sûrement...
Comme je n'aime pas l'éradication, je proposais ce matin la moustiquaire et le masque.
Ce soir, j'ajoute à la panoplie le "ruban à mouches", ce n'est pas très décoratif mais très efficace.

Recette :
Placez votre ruban à mouches dans un lieu très fréquenté (un forum d'enseignants par exemple).
Réimbibez-le de conseils pédagogiques régulièrement.
Proposez poliment votre aide.
(Gardez vos corrections orthographiques pour plus tard.)
Récoltez des petits messages de ce style :

"Profite vite de cette offre, k... !!! La mère A..., ce sont des conseils en or.

- Oui c'est vrai !!
J'ai changé ma programmation cette année en m'inspirant de celle d'A... et mes élèves ont bien compris le nom, l'article, le sujet et le verbe !
Avant je faisais le nom plus tard, parlais de GN , et de GV et de GS, ça les embrouillait !!
Et on a même bien commencé le présent, ca démarre bien, alors que d'habitude ce n'est pas avant janvier !!

Je crois qu'il ne faut pas avoir peur de commencer la conjugaison par exemple, et de s'entrainer tous les jours.
On fait un petit jeu tous les matins de tirage au sort (1 pronom et 1 infinitif tiré au sort, écrire la forme au présent, on le fait 5 fois au brouillon, les élèves aiment et progressent bien.)"

Écrit par : catmano | 11 décembre 2008

John !
JPB

Ecrit par : brighelli | 11 décembre 2008
Ben quoi ? On aime bien aller lire là-bas ! On n'est pas des nouilles, tout de même !

Écrit par : dobolino | 11 décembre 2008

Je ne comprends pas du tout !
Que faisiez-vous donc à ce colloque ? A quel titre pouviez-vous intervenir ?

Ecrit par : dobolino | 11 décembre 2008

Oui, c'est vrai ça ! Qu'alliez-vous donc faire dans cette galère ? En plus, avec le temps qu'il faisait hier...

Écrit par : catmano | 11 décembre 2008

Cette histoire n'est malheureusement pas étonnante. Certains rectorats sont pleins de petits chefs de ce genre qui imposent à l'académie entière leur idéologie mortifère.

Ecrit par : Sanseverina | 11 décembre 2008

Ne dites pas que vous êtes en train de découvrir le fonctionnement des rouages de l'Administration ou de l'Etat patriote français.
Il faut sortir plus souvent le mercredi soir!
Le moindre petit prof dans sa misérable existence quotidienne, tout en bas de la hiérarchie, est à lui tout seul une illustration de ce fonctionnement qui fait l'étonnement et l'amusement des observateurs étrangers de notre bureaucratie. (Mot, je crois bien, forgé par les français eux-mêmes et dont on ne saisit plus la haute teneur tragicomique)

Écrit par : marigot | 11 décembre 2008

"Que faisiez-vous donc à ce colloque ? A quel titre pouviez-vous intervenir ?"

Autoconstruction des savoirs façon castor àhma.

Écrit par : dugong | 11 décembre 2008

Deux messages à JPB :

- Cela prouve que vous existez !

- Il y a des administratifs qui, au contraire, aiment relayer votre message (Achetez Vendredi demain....)

Écrit par : David Desgouilles | 11 décembre 2008

"Voilà un livre qui peut intéresser la Halde et Jérémy"

C'est dit avec tellement de subtilité et d'intelligence.

Écrit par : Jeremy | 11 décembre 2008

notre bureaucratie. (Mot, je crois bien, forgé par les français eux-mêmes et dont on ne saisit plus la haute teneur tragicomique)

Ecrit par : marigot | 11 décembre 2008

Les russes ont eu le "tchin" qui valait largement notre bureaucratie ! Qu'ils aient pour chef un tsar ou un président du soviet suprême ou tout ce que vous voulez, ils nous égalent sans conteste.
Lire et relire "Les Ames mortes " !

Écrit par : dobolino | 11 décembre 2008

Ma messagerie internet a tout compris :

"Bulletin-Officiel-Education-Nationale = SPAM scored: High".

Spam signifiant déchet, on est dans le vrai le plus total.

Écrit par : Jeremy | 11 décembre 2008

Après avoir jeté un coup d'oeil sur l'organigramme du rectorat de Lyon, j'ai plutôt l'impression que ce Monsieur Ferreri -même s'il travaille dans un service académique- doit plutôt être issu de la filière enseignante que de la filière administrative.

Je ne suis pas sûr en revanche que cela vous rassure.

Écrit par : David Desgouilles | 11 décembre 2008

"Voilà un livre qui peut intéresser la Halde et Jérémy"

C'est dit avec tellement de subtilité et d'intelligence.

Ecrit par : Jeremy | 11 décembre 2008
Laissez tomber ! "Macho, cochon et fier de l'être ! " . Citation issue de mon film "culte"...

Écrit par : dobolino | 11 décembre 2008

"Après avoir jeté un coup d'oeil sur l'organigramme du rectorat de Lyon, j'ai plutôt l'impression que ce Monsieur Ferreri -même s'il travaille dans un service académique- doit plutôt être issu de la filière enseignante que de la filière administrative."

En général il s'agit d'anciens profs devenus Inspecteurs.

Les meilleurs ! L'élite qui pense et qui rit !

Écrit par : Jeremy | 11 décembre 2008

Merci Dobolino.

Écrit par : Jeremy | 11 décembre 2008

Cet après-midi, j'ai eu une vision, une illumination. Dans ma voiture, j'écoutais la radio qui m'offrait une version instrumentale pour instruments à vent du Vogelfänger de la Flûte Enchantée de Mozart, et, écoutant l'air de Papagenno, j'ai pensé à Toto.
Toto est le Papagenno de ce blog !

Écrit par : dobolino | 11 décembre 2008

"Profite vite de cette offre, k... !!! La mère A..., ce sont des conseils en or.

Ecrit par : catmano | 11 décembre 2008

Jer n'y crois pas, elle a vraiment écrit "la mère A.?...

Écrit par : Maminou | 11 décembre 2008

Oui ! J'ai passé aujourd'hui au volant de ma voiture un temps infini dans une grande vastitude infiniment blanche. De la neige, encore de la neige, toujours de la neige. J'en ai les yeux qui parpelèdjent !

Écrit par : dobolino | 11 décembre 2008

Excellent Catmano :)

Écrit par : Jeremy | 11 décembre 2008

Papageno ! Papageno !
Avec un seul n ! Comme Catmano !

Écrit par : dobolino | 11 décembre 2008

"hormis parmi les contes bien sûr"

Collodi, pinocchio, tu as l'histoire et la chanson.

:)

Écrit par : toto | 11 décembre 2008

@ catmano
pouvez-vous nous donner les liens correspondant aux sites sur lesquels nous pourrions intervenir poliment pour attraper les mouches ?
Sur néoprofs, on lit des questions ahurissantes, pour ne pas dire affligeantes. En tout cas, la séquence n'est pas près de mourir, et le jargon non plus!
Certains se prennent même le chou pour rédiger des appréciations! On n'est pas rendu(s) comme on dit par cheu nous.

Écrit par : retraitée | 11 décembre 2008

"Profite vite de cette offre, k... !!! La mère A..., ce sont des conseils en or.

Ecrit par : catmano | 11 décembre 2008

Je n'y crois pas, elle a vraiment écrit "la mère A.?...

Ecrit par : Maminou | 11 décembre 2008

Moi, ça me botte ! J'aimerais qu'on dise de moi "la mère Dobolino " ... Ça t'a un petit côté " Contes de ma mère l'Oye ".
C'est excellent !
Que sommes-nous donc d'autre que des mères offusquées de ce qu'on fait subir à nos bambins et à d'autres qui pourraient être les nôtres ?

Écrit par : dobolino | 11 décembre 2008

@ Dobolino
j'allais vous voler dans les plumes pour ce n superfétatoire!

Écrit par : papa Guaino | 11 décembre 2008

"hormis parmi les contes bien sûr"

Collodi, pinocchio, tu as l'histoire et la chanson.

:)

Ecrit par : toto | 11 décembre 2008

Ciao ! Papageno !

Écrit par : dobolino | 11 décembre 2008

@ Dobolino
j'allais vous voler dans les plumes pour ce n superfétatoire!

Ecrit par : papa Guaino | 11 décembre 2008
Pardonnez-moi !:
Signé:
Dobolinnnnnnnnnnnnno !
Toutes mes confuses ! Sincèrement ! Le rouge de la honte m'envahit le front ...

Écrit par : dobolino | 11 décembre 2008

@ catmano
pouvez-vous nous donner les liens correspondant aux sites sur lesquels nous pourrions intervenir poliment pour attraper les mouches ?


Ecrit par : retraitée | 11 décembre 2008

Vous pouvez essayer par là...


http://forums-enseignants-du-primaire.com/

http://le-forum-parents-profs.xooit.com/index.php

Écrit par : Maminou | 11 décembre 2008

"Profite vite de cette offre, k... !!! La mère A..., ce sont des conseils en or.

Ecrit par : catmano | 11 décembre 2008

Jer n'y crois pas, elle a vraiment écrit "la mère A.?...

Ecrit par : Maminou | 11 décembre 2008

Vi, vi, comme elles disent.

@ catmano
pouvez-vous nous donner les liens correspondant aux sites sur lesquels nous pourrions intervenir poliment pour attraper les mouches ?
Sur néoprofs, on lit des questions ahurissantes, pour ne pas dire affligeantes. En tout cas, la séquence n'est pas près de mourir, et le jargon non plus!
Certains se prennent même le chou pour rédiger des appréciations! On n'est pas rendu(s) comme on dit par cheu nous.

Ecrit par : retraitée | 11 décembre 2008

Ah, mais chez nous aussi, il y a des questions affligeantes, en maternelle, surtout. A pleurer !
Il faut être très, très patient. Ferrer en douceur, ramener le papier à mouches très lentement, en donnant de petits à-coups presque imperceptibles, lâcher deux ou trois grains d'appât, utiliser des leurres, un vrai boulot de Sioux, et puis... tchakk ! On tire d'un coup, neuf fois sur dix, ça fait flop et la dixième, c'est la bonne et il y a quatre ou cinq classes de CE1 qui commencent la conjugaison en novembre au lieu de mars !
C'est-y pas beau, ça ?
Et pour la lecture au CP, ça marche encore bien plus fort. Demandez à mes copines, elles vous diront la même chose. Je crois que le fil de discussion sur la méthode Ribambelle est enterré au moins en quatrième ou cinquième page !

Écrit par : catmano | 11 décembre 2008

Pour Toto:
http://www.youtube.com/watch?v=RhGx4dJsMRg

Écrit par : dobolino | 11 décembre 2008

Ça y est ! J'ai pigé le sujet de ce post de Brighelli !
Le sujet n'est pas "enseigner l'architecture à l'école " mais "créer une architecture pour l'école " et "plier l'architecture à l'école" ce qui nous offre vaste et fructueuse discussion et qui justifie la place de JPB dans ce colloque.

Écrit par : dobolino | 11 décembre 2008

Ne dites pas que vous êtes en train de découvrir le fonctionnement des rouages de l'Administration ou de l'Etat patriote français.
Il faut sortir plus souvent le mercredi soir! ( marigot)

Si si! Je viens juste de m'en apercevoir, figurez-vous! D'ailleurs, je me suis contentée d'abonder dans le sens du petit marseillais qui découvre le grand méchant loup pour la première fois lui aussi. Heureusement que vous êtes là pour nous ouvrir les yeux, surtout le mercredi soir.

Écrit par : Sanseverina | 11 décembre 2008

Si on veut vaincre oui il y aura du boulot ! La gangréne a dejà bien gagné le corps professoral quand on constate que les syndicats pédagogistes purs et durs (S-E et SGEN) font plus de pourcentage à eux deux aux élections professionnelles que les deux syndicats radicalement opposés à la réforme du lycée(SNALC et FO) sans parler du SNES dont on connait les valses hésitations et atermoiements sur cette question .Le problème c'est que quand ils voient ou sentent le mot gauche quelque part ,une majorité de profs se ruent encore en ligue et en procession sur le bout de papier ou cela peut ou pourrait étre inscrit. Ce n'est pas prét de finir ;ils sont et seront demain encore les "idiots utiles " du libéralo-libertarisme sarkodarcosiste.

Écrit par : defer | 11 décembre 2008

"Pouvez-vous nous donner les liens correspondant aux sites sur lesquels nous pourrions intervenir poliment pour attraper les mouches ?
Sur néoprofs, on lit des questions ahurissantes, pour ne pas dire affligeantes. En tout cas, la séquence n'est pas près de mourir, et le jargon non plus!" Ecrit par : Retraitée

Dites, Retraitée, si vous allez sur un salon pour lire des gens qui pensent et disent la même chose que vous, ce n'est pas la peine de vous inscrire !

Écrit par : Mais...! | 11 décembre 2008

Jean-Paul, vous avez un peu "policé" votre discours, (dans la forme, du moins), mais avouez qu'il fut un temps, vous étiez un peu plus violent sur les plateaux, et cette violence verbale n'était pas obligatoirement du goût de personnes qui auraient très bien pu être de votre avis, au moins partiellement, sur le fond!
Ces personnes ne voyaient, (à tort ou à raison), que vos écarts et votre attitude,
Ecrit par : Christophe Sibille | 11 décembre 2008

J'ai rencontré un certains nombre de "ces personnes", comme vous dites Christophe, qui en fait sont quelques-uns de mes collègues :

Ils poussaient de hauts cris après le passage de l'ami Brighelli à "l'Arène de France" émission de 2ème partie de soirée qui passait sur France 2 à l'époque, disant qu'il avait été tellement innommable qu'on ne pouvait, étant donné l'outrance, la goujaterie et l'extrêmisme du personnage, que le comdamner, lui, et désapprouver son combat (j'éxagère à peine).

N'ayant pas vu, à l'époque, cette émission, je m'étais fendu d'une position de principe en répondant que la défense de l'École valait bien un peu de fougue passionnée et qu'on n'encule pas les poules sans casser les oeufs, comme dit le proverbe.

Quelle ne fut pas ma surprise,quelques temps plus tard, ayant récupéré la majeure partie de l'émission sur Internet, de trouver un JPB certes animé face à un Frackowiack absolument puant (ça sent encore à travers mon écran), mais trés loin de l'apocalypse qu'on m'avait fort complaisamment décrite alors.

Ni une ni deux, voulant creuser le problème, j'ai rediscuté avec mes collègues de cet affrontement belliqueux.

D'où il ressort que ce qui en réalité les avait véritablement scandalisé, c'était surtout les positions qu'il défendait. Que l'École de la République puisse servir à étudier, que l'on remmette en cause leurs petites certitudes, leurs petites séquences, leur sale méthode globale, leur petit constructivisme à la con, que l'on ôsat évoquer la discipline, la baisse du niveau dont ils ont journellement la preuve sous les yeux et parler d'un peu d'autorité, voilà qui était trop. Beaucoup trop.

On ne change pas une équipe qui perd. Ou plutôt, certains sont allés tellement loin dans l'abjection et le mensonge à soi-même, sont tellement habitués à baptiser du mot "progrès" ce qui n'est que régression manifeste, que décidément, oui, c'est plus qu'ils ne pouvaient en supporter.

L'un d'entre eux s'est alors replongé dans la lecture de l'US. Je le soupçonne fortement d'en rapporter en douce des exemplaires chez lui pour les fumer quand la moquette est trop fraîche.

Écrit par : Manu | 11 décembre 2008

Si on veut vaincre oui il y aura du boulot ! La gangréne a dejà bien gagné le corps professoral quand on constate que les syndicats pédagogistes purs et durs (S-E et SGEN) font plus de pourcentage à eux deux aux élections professionnelles que les deux syndicats radicalement opposés à la réforme du lycée(SNALC et FO) sans parler du SNES dont on connait les valses hésitations et atermoiements sur cette question .Le problème c'est que quand ils voient ou sentent le mot gauche quelque part ,une majorité de profs se ruent encore en ligue et en procession sur le bout de papier ou cela peut ou pourrait étre inscrit. Ce n'est pas prét de finir ;ils sont et seront demain encore les "idiots utiles " du libéralo-libertarisme sarkodarcosiste.

Ecrit par : defer | 11 décembre 2008

Defer, au boulot !

http://neoprofs.forumactif.net

Écrit par : Mais...! | 11 décembre 2008

« Quand ils ont appris que nous vous avions invité, ils ont décrété tout net que leur service ne transmettrait pas l’information aux lycées et collèges qui sont notre bassin naturel. « La DAC ne fera pas de publicité à monsieur Brighelli ». Point barre. Je suis petit chef et je fais ce qui me plaît.

Jean-Paul Brighelli

Prétendre ne pas vouloir faire de publicité à JPB n'est que l'habillage grossier d'une peur inavouable et peut-être même indicible. La pratique inféodante qui consiste à se passer les petits plats, au sein d'une coterie verrouillée, s'accomode très mal de la liberté de ton et d'esprit, surtout si elle pourfend les dogmes.
Un excommunié dans la Rome du Pédagogisme ne pouvait que créer le malaise. C'est bon signe car cela révèle la précarité des arguments du camp d'en face, crispé et réduit à ostraciser. C'est un aveu de faiblesse.

Certes, JPB est précédé d'une sacrée réputation de pugnacité. Mais n'est-ce pas justement cela qui nous plaît chez l'homme ?!

Écrit par : Magister | 12 décembre 2008

Pour lever toute ambiguïté sur ma légendaire capacité à parer de tout et de n'importe quoi (on apprend ça, en khâgne), je précise qu'en me laissant inviter à un débat sur Architecture et Enseignement, j'avais l'intention — et c'est ce que j'ai fait — de causer du rapport entre le cadre où l'on enseigne (l'école elle-même, en tant qu'architecture) et la qualité de l'enseignement. Grosso modo, après avoir enseigné dans onze établissements différents, et sans vouloir avoir l'air de dire du mal des architectes auxquels nous devons entre autres les Collèges de type Pailleron (pour les plus jeunes :http://membres.lycos.fr/rtmpailleron/faits.html), il semble bien l'efficacité de la transmission sit inversement proportionnelle à l'ergonomie de l'établissement. Bref, que les casernes réaménagées (Lycée Joffre, Montpellier) ou les couvents rebaptisés (Lycée Thiers, Marseille) produisent un enseignement (émission et réception) bien meilleur que les sublimes lycées construits dans les années 60-80.
Et cela même en tenant compte du recrutement social. Sans vouloir anticiper sur ce que j'écrirai un de ces jours plus en détail (la suite des aventures d'Anthony, le héros de ma Note intitulée "l'art de la drague"), des élèves de banlieues difficiles transplantés dans ces temples du Savoir bourgeois, après un léger temps d'accommodation (ils n'ont pas osé sortir de la grotte de leur salle pendant un bon mois…), se révèlent, très vite, bien plus doués qu'on ne l'avait jamais soupçonné.
Et au passage, un établissement construit en pierres de taille, ceinturé de murailles, avec cinq mètres de hauteur sous plafond et des cours de récréation grandes comme un promenoir de moines, ça se dégrade moins vite qu'un bahut fabriqué avec ces merveilles modernes sur lesquelles il suffit de pisser pour creuser un trou — sans parler de ce qu'on peut en faire avec des allumettes — voir mon lien plus haut.
JPB

Écrit par : brighelli | 12 décembre 2008

J'ai passé les deux pires années de ma vie dans deux bâtiments qui s'auto-proclamaient Temples du Savoir bourgeois.

Je pense que l'architecture moderne appliquée aux lycées partait d'un bon sentiment, mais par contre, elle est souvent très peu pratique. La tendance était à généralement à la dérationnalisation. Il faut dire que l'architecte, qui planait à 3000, devait être conseillé par l'un ou l'autre haut fonctionnaire, qui planait à 10000 : on imagine les dégats. Tout ça pour faire un socle commun qui n'a pas de hauteur, il n'y a pas de quoi attraper... la folie des grandeurs.

Bref, un peu de mesure : il suffirait à tout le monde de s'y mettre.

Écrit par : Jeremy | 12 décembre 2008

Rien de plus actuel que les "classiques", comme chacun sait…
Par exemple :

LE FIGARO. - Est-ce plus le "style Allègre" qui vous dérange, ou bien le contenu de sa réforme ?
Alain FINKIELKRAUT. - Ceux qui insistent sur la maladresse de Claude Allègre ou se polarisent sur sa brutalité insultent les professeurs, car ils les prennent pour des enfants. Les professeurs ne veulent pas être aimés et ne demandent pas à leur ministre d'être gentil. Ils ont juste le sentiment qu'on veut leur faire changer de métier. On stigmatise aujourd'hui le goût qu'ils ont pour leur discipline, au nom du goût qu'ils devraient éprouver pour les élèves. Le mot d'ordre compassionnel et anodin en apparence - mettre l'enfant au centre du système éducatif - exige en réalité l'évacuation de la culture. Le temps consacré par un enseignant à sa discipline est de plus en plus considéré comme du temps volé aux enfants. Cela, les meilleurs professeurs le sentent. Mais c'est un projet très antérieur à Claude Allègre, celui-ci n'est qu'un maillon de la chaîne. Il ne s'agit nullement d'un problème de personne, mais d'un choix de civilisation.
LE FIGARO. - Assistons-nous à une nouvelle bataille des "an ciens" contre les "mo dernes" ?
Alain FINKIELKRAUT. - C'est malheureusement l'opinion la plus répandue parmi les journalistes. Dans un premier temps, les professeurs ont eu du mal à se faire entendre à cause des syndicats qui, toutes tendances confondues, ont réduit leurs revendications à une question de moyens. Leur discours était qualitatif, celui des syndicats obstinément quantitatif. Mais à peine les professeurs ont-ils réussi à sortir de l'horizon de la cagnotte que la majorité des journalistes leur est tombée dessus. On a entendu sur une radio l'interviewer et deux présidents de fédérations de parents d'élèves en appeler à une réforme dont on n'a jamais précisé le contenu, contre des enseignants corporatistes, immobilistes et cram­ponnés à leurs privilèges. Si lynchage il y a, maintenant ce n'est pas celui d'Allègre, mais des professeurs qui osent le défier et défendre une idée exigeante de l'école.
LE FIGARO. - Ces soubresauts de l'en seignement sont-ils le signe d'un changement de société ?
Alain FINKIELKRAUT. - Au lieu de crier "Réforme, réforme !", il faudrait tenter une évaluation de la réforme à laquelle l'école est soumise de puis vingt ans. Un tel bilan montrerait que l'école est moins démocratique depuis que l'émulation a été supprimée et que l'idée de mérite a cessé d'avoir cours. Que le fossé s'aggrave entre une université misérable et des grandes écoles ultrasélectives. Ce n'est pas parce que l'école est en contradiction avec l'esprit du temps qu'il faut à tout prix qu'elle s'adapte et qu'elle cède. Elle parle le langage de la patience. Elle implique que le passé a quelque chose à nous dire.
Aujourd'hui, c'est vrai, le temps se contracte, nous vivons dans l'urgence et sous la seule fascination de l'immédiat. Si cette impatience est introduite à l'école, l'école meurt. Nous vivons peut-être une véritable mutation anthropologique avec notre entrée dans la "vie.com", mais l'école ce n'est pas la communication, ce n'est pas l'interactivité. Une société qui ne fait plus de place à une autre forme de communication que l'interactivité est vouée à sombrer dans la bar barie douce.
LE FIGARO. - L'interactivité peut pourtant être enrichissante...
La philosophe Simone Weil disait que la formation des facultés d'attention est presque l'unique intérêt des études. Or aujourd'hui on ne parle jamais d'attention, mais d'expression. D'où la mise au pilori du cours magistral : il ne saurait être question que les élèves écoutent, il faut qu'ils créent. C'est pourtant le silence et l'écoute qui seuls permettent l'acquisition de la langue. Et sans langue, il n'y a pas de parole. L'enseignement du français et des langues est de plus en plus vidé de toute référence littéraire, envisagé seulement comme moyen de communication. Une circulaire du ministère de l'Education a parlé de "tradition élitiste" qui veut que le français au lycée soit la littérature. Cela signifie que le concept intimidant de littérature doit être élargi jusqu'à y faire entrer les essais biographiques des enfants eux-mêmes. L'acharnement des ré­formateurs contre les œuvres de la pensée est inimaginable."

Propos recueillis par Véziane de Vezins, samedi 25 mars 2000.

Voilà. Un "classique" ne prend pas une ride. Il suffit de changer un ou deux noms propres…
JPB

Écrit par : brighelli | 12 décembre 2008

Manu, je parlais de passages médiatiques de Jean-Paul encore bien antérieurs à l'émission: "l'arène de France" à laquelle vous faites allusion. Emission, (l'arène de France) dans laquelle Marc Le Bris avait d'ailleurs été beaucoup plus "désagréable" que Jean-Paul. Mais il paraît que, dans le privé, ce dernier est un homme charmant.
L'attitude doit être d'autant plus irréprochable que la cause à défendre paraît juste. Même si ce n'est pas obligatoirement simple.

Écrit par : Christophe Sibille | 12 décembre 2008

Merci, JPB, d'avoir reproduit l'interview de Finkielkraut. Je me rappelle l'avoir lue à l'époque et l'avoir trouvée remarquablement lucide. Elle est effectivement plus que jamais d'actualité.

Écrit par : Sylvie Huguet | 12 décembre 2008

J'ai jeté un oeil sur neoprofs.
La dernière rubrique, qui dénonce la détection des futurs délinquants dès le maillot, m'interesse tout particulièrement.
Le lobby de l'INSERM qui s'occupe de la dyslexie est dirigé par des pédopsychiatres qui n'ont, pas plus que les orthophonistes, les psychologues, les mouvements APEDYS, intérêt à ce qu'on apprenne aux enfants à lire, écrire, compter, calculer.
On ne recherche jamais chez les enfants agités, violents, les réelles raisons de leur mal de vivre, qui est très souvent dû à l'échec scolaire.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 12 décembre 2008

Marc Le Bris avait d'ailleurs été beaucoup plus "désagréable" que Jean-Paul. Mais il paraît que, dans le privé, ce dernier est un homme charmant.
L'attitude doit être d'autant plus irréprochable que la cause à défendre paraît juste. Même si ce n'est pas obligatoirement simple.

Ecrit par : Christophe Sibille | 12 décembre 2008

Je n'ai pas eu du tout la même impression que vous concernant Marc le Bris lors de cette émission. Je pense qu'on n'a pas forcément à gagner à être éxagérément "consensuel" au risque de ne plus rien dire, voire de dire le contraire de ce que l'on voulait avancer au départ. Il y eut ainsi une émission ("les 100 qui font bouger la France" avec B. Schönberg) qui m'a fort ennuyé, à ce titre.

Et je vous confirme effectivement que Marc est un mec adorable, pour avoir eu la chance de le rencontrer deux ou 3 fois.

Écrit par : Manu | 12 décembre 2008

Le thème des interactions entre l'architecture et l'éducation est vraiment digne d'intérêt.

JPB notait "qu'un établissement construit en pierres de taille, ceinturé de murailles, avec cinq mètres de hauteur sous plafond et des cours de récréation grandes comme un promenoir de moines" semblait plus propice à un enseignement de qualité que de récentes constructions suintant la fonctionnalité.

Une interprétation : les vieilles pierres exhalent des prégnances qu'on peut ressentir comme quasi sépulcrales * ou propices à une communion de pensée.

Comment dès lors s'étonner que le discours d'un enseignant en ce genre d'enceinte puisse être réinvesti de ces prégnances pour le plus grand (dé)goût ** des fidèles ?

C'est peut-être la source de l'expression "parler aux murs" ? En conflit avec l'autre fameuse expression "les murs ont des oreilles" ?

Notre bon moine Robin *** pourrait peut-être nous éclairer davantage sur la question.


* ce qui expliquerait le discours d'un étudiant il y a peu sur ce blog ?

** rayer éventuellement la mention inutile.

*** je salue le frère Tuck du blog, bien silencieux en ce moment. Une retraite ? Un voeu ? Une injonction du Père abbé ? (et/ou de la Mère Supérieure ?)

Écrit par : dugong | 12 décembre 2008

A propos de musique, mon époux et moi, mélomanes, sommes allés hier écouter un concert qui eut dû être superbe, avec Sonia Wieder-Atherton au violoncelle, et un excellent pianiste, Laurent Cabasso.
Fantaisie de Wieder-Atherton, impressionnée par le film "D'est", sur la Russie.
On voyait à peine les deux artistes (quelques rayons lumineux faisaient entrevoir le piano à queue et la forme du violoncelle), pendant que défilaient sur un grand écran, le tout plongé dans la pénombre, des voitures sur une petite route de campagne, des paysannes ramassant des pommes-de-terre dans des seaux, une femme en tablier dans sa cuisine sirotant un thé, des trains, des vaches dans un pré.
(J'ouvrais un oeil de temps en temps.)
Après la superbe interprétation de "Vocalise", de Rachmaninov, et d'un "Chant Morave" de Janacek, nous sommes sortis.
C'est la première fois que nous sortons d'un concert avant la fin.
Le progrès fait rage.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 12 décembre 2008

J'ai connu à Borme-les Mimosas une cuisinière, la mère Krassouline, qui faisait une bouillabaisse exquise; elle ajoutait dans la soupe un verre à liqueur de pastis.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 12 décembre 2008

Moby Dick de la littérature de jeunesse ?? Mauvaise pioche.


Oui Philippe vous avez raison! J'ai lu ça quand j'étais plus jeune mais les souvenirs s'entassent et que voulez-vous! ils s'écrasent sous le poids du temps... qui devient de plus en plus lourd.

Merci pour votre intervention qui m'évitera peut-être un jour une terrible méprise, en plus, votre texte m'a donné envie de foncer chez mes parents et de le relire ce foutu livre!

--------------------

Et merci à Christophe pour son aide si spontanée, et merci à Maminou, et Catmano; mon ami trouvera sûrement entre les sites et votre remarque, Catmano, de précieux renseignements.



Vincent

Écrit par : Matheutorduinthesky | 12 décembre 2008

J-4 avant le TPE géant.

Préparez vous !

Écrit par : Philippulus | 12 décembre 2008

Un article creux sur la réforme des lycées dans le Monde mais une première page de commentaires intéressants.

http://www.lemonde.fr/web/article/reactions/0,1- href="mailto:0@2">0@2-823448,36-1130204,0.html

Le Monde sur internet a des journalistes (faiseurs de listes quotidiennes) nuls mais la grande spécificité de ce web-journal c'est la nécessité de payer pour s'y "exprimer".

La gratuité fricote de plus en plus souvent avec la fange.

Des résonances dans l'éducation et les blogs ?

Écrit par : Philippulus | 12 décembre 2008

Notre bon moine Robin *** pourrait peut-être nous éclairer davantage sur la question.

Ecrit par : dugong | 12 décembre 2008

Très juste. Il est particulièrement bien placé pour nous parler du lien entre vieilles pierres et enseignement "traditionnel".
S'pas, Robin ? ;-)

Écrit par : yann | 12 décembre 2008

Le jus pédagol titre "Les sanctions renforcent l'opposition des enseignants "résistants". Les "désobéisseurs" sont-ils en train de devenir un mouvement ?"

Faute de membres, les dézobés hisseurs ont-ils besoin d'être émoustillés ?

Écrit par : dugong | 12 décembre 2008

"Suis-je le gardien de mon père ?"...
Roland, fils de Charles Debbasch, ancien professeur de Lyon III et ex-patron du journal le Dauphiné Libéré, arrêté en Belgique, alors qu'il s’apprêtait à prendre l’avion pour le Togo, pays dont il a "retouché" la constitution pour permettre au fils Eyadema de troner.
Il était sous le coup d’un mandat d’arrêt français pour avoir détourné des tableaux du peintre Vasarely pour les revendre...

Écrit par : Bernard | 12 décembre 2008

Un Grosperrin de député a déposé un projet de loi pour instituer une école de la deuxième chance dans toutes les villes de plus de 50 000 habitants.

http://www.assemblee-nationale.fr/13/propositions/pion1166.asp

Contre proposition de loi : fermer toutes les écoles de la première chance pour laisser toute leur place à celles-ci.

La Remédiance remédiante compationnelle va tout emporter.

Écrit par : dugong | 12 décembre 2008

Et au passage, un établissement construit en pierres de taille, ceinturé de murailles, avec cinq mètres de hauteur sous plafond et des cours de récréation grandes comme un promenoir de moines, ça se dégrade moins vite qu'un bahut fabriqué avec ces merveilles modernes sur lesquelles il suffit de pisser pour creuser un trou — sans parler de ce qu'on peut en faire avec des allumettes — voir mon lien plus haut.
JPB

Ecrit par : brighelli | 12 décembre 2008
Certes mais le but étant de faire tourner la machine économique en général et le BTP en particulier, de faire circuler les subventions, le tout emballé dans un superbe dicours politiquement, écologiquement et pédagogiquement correct, la société dans son ensemble, architectes et collectivités locales compris, se voit dans l'obligation de ne tenir aucun compte de vos propos même s'ils sont fondamentalement en accord avec vous.
Mon époux, maître d'ouvrage d'une école neuve à trois classes avec cantine aux normes et salle de motricité et dortoir pour les pitits, s'il voulait bien en prendre le temps, pourrait vous narrer les tribulations du dossier et les nécessaires discours politico-écologico-pédagogo pour obtenir la DGE (dotation global d'équipement).
Son commentaire pour l'instant, c'est "faut chanter la messe et, qui plus est, dans le latin actuel "
D'où l'indispensable nécéssité pour les jeunes étudiants d'écoles d'architectes, d'apprendre le langage qui permet de se voir confiés de juteux chantiers publics.
Ne pas oublier de prévoir dans les plans de construction toute la technologie NTIC qui est bien sûr indispensable pour apprendre à lire et à écrire.
Penser également que tout élève est potentiellement un handicapé moteur lourd et que la construction du bâtiment doit en tenir compte sous peine de ne recevoir ni subventions ni permis de construire.

Écrit par : dobolino | 12 décembre 2008

Par ailleurs, la tendance actuelle n'est pas à rénover l'ancien mais à le raser pour faire du neuf, ce qui revient moins cher si on veut coller aux normes, et permet d'élargir les routes.
Heureusement pour les vieux lycées de centre-ville où il est vrai qu'on apprend si bien, pour des raisons d'ordre essentiellement émotionel, leur charge d'histoire et leur charge affective les protègent de la démolition pure et simple.

Écrit par : dobolino | 12 décembre 2008

Par contre, je suis convaincue qu'une bonne VMC dans les classes, à défaut des plafons élevés des vieux bâtiments, améliore grandement les apprentissages et les enseignements car travailler en étant à la limite de l'asphyxie n'est pas tâche facile.

Écrit par : dobolino | 12 décembre 2008

Après l'agression du “chien cancéreux” et le soutien implicite du maître des lieux qui m'avait par ailleurs informé que mon manuscrit ne serait pas publié par son éditeur, j'ai publié sur “Bonnet d'âne” deux textes élaborés. Le premier était le récit de la mort d'une mère. Il a été bien accueilli et l'ensemble des critiques lui ont été favorables.
Au registre de l'émotion, j'ai voulu ajouter une autre facette, en donnant à un problème psychologique bien réel, le fantasme de toute puissance, une tonalité humoristique : “L'effet Édelweiss”. Je pense y avoir réussi puisque ce texte a été primé à un concours de nouvelles de bon niveau. Pourtant sa parution sur le blog n'entraîna aucune réaction. Les hypothèses limites sont, soit qu'un blog n'est pas le lieu pour publier un tel texte, soit que les lecteurs de celui-ci ne sont pas sensibles à ce type d'humour… C'est le genre de chose qui aide à tirer des conclusions !
À titre informatif : je suis en train de sortir sur mon blog une série de trois textes sur le “Relativisme Cognitif”…
Et pour ceux qui ont suivi “Séjour à Sainte Marguerite” ou ont saisi la nuance entre un chien et un homme, mon oncologue m'a déclaré récemment en phase de rémission et m'a arrêté les antimitotiques. Reste à gérer les séquelles du traitement et la réalité d'une épée de Damoclès suspendue au dessus de la tête !

Écrit par : Roger Felts | 12 décembre 2008

"On tire d'un coup, neuf fois sur dix, ça fait flop et la dixième"

Va falloir que ch't'apprenne la pêche au toc, pass keu là ça va pas du tout du tout ...

Il faut bien faire la différence entre:
la domestique et la sauvage.
La vieille et la jeune.

Avec les vielles:
Tu attends d'avoir deux touches bien franche avant de ferrer, sinon elle ne fait que la mettre en bouche pour vérifier, po conne...
tu vas l'apprendre... tu la sens quand elle part avec... et hop un chtit coupo sec du poignet... Et c'est pas fini, il faut encore la sortir ... sans casser... :)
Surtout ne pas se faire voir, sinon elle ne mordera même pas...

Avec les jeunes et les domestiques, ya po d'blèm !
:o)

Écrit par : toto | 12 décembre 2008

"www.youtube.com/watch?v=RhGx4dJsMRg"

Cõ võ põ du tout c't'histoire... Pourquoi ils m'ont mis des plumes dans l'cul ?

ange

Écrit par : toto | 12 décembre 2008

Mais si, Roger, il était très bien, votre texte! Vous savez bien que les gens manifestent beaucoup plus facilement leur mécontentement que leur satisfaction!

Manu, je ne parlais pas du fond, (on est d'accord ou pas), en ce qui concerne l'attitude de Marc le Bris chez Bern. Je parlais de la forme. Et, là, c'est extrêmement difficile d'être d'accord! (Dans mes souvenirs, François Reynaert, qui était "observateur" neutre de l'émission, l'avait assez bien relevé.)

Écrit par : Christophe Sibille | 12 décembre 2008

Marc Le Bris avait d'ailleurs été beaucoup plus "désagréable" que Jean-Paul. Mais il paraît que, dans le privé, ce dernier est un homme charmant.

Ecrit par : Christophe Sibille | 12 décembre 2008

Ce dernier? Qui ça? Grammaticalement, c'est Jean-Paul!

A propos de l'émission en question, je trouve que l'immonde, visqueux et gluant Frackowiack s'en était plutôt bien tiré - grâce à une mansuétude de Jean-Paul que j'ai trouvée un peu surprenante alors que l'individu était pris la main dans le sac...

Écrit par : Jean | 12 décembre 2008

Notre bon moine Robin *** pourrait peut-être nous éclairer davantage sur la question.


* ce qui expliquerait le discours d'un étudiant il y a peu sur ce blog ?

** rayer éventuellement la mention inutile.

*** je salue le frère Tuck du blog, bien silencieux en ce moment. Une retraite ? Un voeu ? Une injonction du Père abbé ? (et/ou de la Mère Supérieure ?)

Ecrit par : dugong | 12 décembre 2008

le "bon moine" a une certaine tendance à "l'ascédie" for the moment et vous remercie de penser à lui.

J'ai toujours rêvé d'une vie entièrement vouée à la contemplation et à l'étude (un peu de jardinage pour entretenir les articulations !) et je n'ai, en ce moment, pas un instant à moi.

Bref "OSB", ce n'est pas "Ordre de Saint Benoît", mais plutôt "On Se Balade"

Bref, un moine "gyrovague" fatigué par les trajets !

Écrit par : robin | 12 décembre 2008

Dites, Retraitée, si vous allez sur un salon pour lire des gens qui pensent et disent la même chose que vous, ce n'est pas la peine de vous inscrire !

Mes propos n'ont rien à voir avec des divergences d'opinion. Dans ce cas, j'argumente. Je faisais allusion à des gouffres d'ignorance, inconcevables de la part d'enseignants, titulaires le plus souvent. Certaines questions ne me choqueraient pas si elles émanaient d'un élève, mais d'un certifié!
Catmano a fort bien compris ce qui était en jeu.

Écrit par : retraitée | 12 décembre 2008

Les hypothèses limites sont, soit qu'un blog n'est pas le lieu pour publier un tel texte, soit que les lecteurs de celui-ci ne sont pas sensibles à ce type d'humour… C'est le genre de chose qui aide à tirer des conclusions !

Ecrit par : Roger Felts | 12 décembre 2008
Comme je le dis souvent à Catmano, quand elle se blesse de l'absence de réactions et commentaires à une de ses interventions qu'elle a soignée et réfléchie,
comme elle-même me le dit quand je m'en plains moi-même, comme me l'a dit je ne sais plus lequel d'entre nous il y a peu alors que je manifestais mon mécontentement qu'on ait si peu tenu compte de mes propos sur l'informatisation de ma thèse
etc
ici, c'est "qui ne dit mot consent"
Ce qui signifie que, si votre texte avait été nul, vous auriez bénéficié d'une volée de bois vert. ce ne fut pas le cas donc, tout va bien !
Il a été de toute évidence agréé par tous, au moins par tous ceux qui, comme moi, l'ont lu.

L'architecture doit, au nom de la bien-pensance, s'adapter à présent à la pédagogologie et aux handicaps.
Dites-nous, il en est probablement de même en matière d'hôpitaux psychiatriques ?

Écrit par : dobolino | 12 décembre 2008

mon oncologue m'a déclaré récemment en phase de rémission et m'a arrêté les antimitotiques. Reste à gérer les séquelles du traitement et la réalité d'une épée de Damoclès suspendue au dessus de la tête !

Ecrit par : Roger Felts | 12 décembre 2008

Voilà bien votre plus beau cadeau de Noël ! Très heureuse pour vous. Ça valait donc le coup de subir et effectuer ce parcours du combattant.

Écrit par : dobolino | 12 décembre 2008

D'où l'indispensable nécéssité

Ecrit par : dobolino | 12 décembre 2008
Rhâââ ! nécessité ..........

Écrit par : dobolino | 12 décembre 2008

"Ce dernier? Qui ça? Grammaticalement, c'est Jean-Paul!

A propos de l'émission en question, je trouve que l'immonde, visqueux et gluant Frackowiack s'en était plutôt bien tiré - grâce à une mansuétude de Jean-Paul que j'ai trouvée un peu surprenante alors que l'individu était pris la main dans le sac..."

Ecrit par : Jean | 12 décembre 2008

Pour la première partie, vous avez raison, "grammaticalement" du moins, de me reprendre, Jean. Quoique Manu, lui, ait très bien compris de qui je voulais parler.

Pour la deuxième partie de votre message, je reconnais bien là votre mesure et votre objectivité habituelles... ;-)

Je me joins à Dobolino pour les meilleurs voeux de santé à Roger.

Écrit par : Christophe Sibille | 12 décembre 2008

ici, c'est "qui ne dit mot consent"
Ce qui signifie que, si votre texte avait été nul, vous auriez bénéficié d'une volée de bois vert. ce ne fut pas le cas donc, tout va bien !


Ecrit par : dobolino | 12 décembre 2008

Il est vrai que c'est un peu délicat d'approuver sans réserve à chaque intervention que l'on apprécie hautement quand on la découvre...
Quand je lis Catmano, j'ai l'impression qu'elle est mon double et je ne suis pas sûre qu'elle apprécierait que j'insiste plus que de raison sur cette convergeance de vue...

Quand je vous lis, je bondis souvent du culot que vous avez d'écrire ce que vous écrivez...
Mais je me régale de lire quelqu'un qui ose ce que ma "coincerie" m'empêche de faire.

Écrit par : Maminou | 12 décembre 2008

Très juste. Il est particulièrement bien placé pour nous parler du lien entre vieilles pierres et enseignement "traditionnel".
S'pas, Robin ? ;-)

Ecrit par : yann | 12 décembre 2008

Exact, mais il y a des traditions plus indigestes que d'autres et les vieilles pierres auxquelles vous faites allusion me sont plutôt restées sur l'estomac !

Écrit par : robin | 12 décembre 2008

Au fait : vous voyez que l'histoire de Marciac n'était pas une "urban legend" !

En parlant de ça (et d'enceintes de cinq mètres de haut), le mur de mon lycée du Gers a été tagué par les mômes de messages tous plus hilarants les uns que les autres, tant ils sont d'une nullité confondante. Exemple :

"les libertés ne se prennent pas, elles se donnent" (sic)

ou encore, par les collégiens :

"le monde est libre
la manifèstation aussi
alors laissé les collégiens
manifèsté !!!
C'est notre avenir !"

La relève est assurée !

Écrit par : Rodrigue du Gers | 12 décembre 2008

Le thème des interactions entre l'architecture et l'éducation est vraiment digne d'intérêt.

Ecrit par : dugong | 12 décembre 2008

Si l'on considère que l'éducation est avant toute chose transmission généalogique du patrimoine et du principe lui-même de transmission mis à mal de nos jours, alors oui, le lien entre architecture et éducation est essentiel.
J'enseigne dans un établissement construit avant-hier vers 1230 (1000 ans plus tôt la cité était l'une des villes les plus importantes de l'Empire après Rome) et reconstruit plusieurs fois depuis. L'histoire de cet établissement est trop longue à conter ici, mais une chose est certaine, les élèves après quatre ans passés entre ses murs en sortent pénétrés de son histoire et donc de l'histoire des générations qui s'y sont succédées.
Reconstruit plusieurs fois, la dernière grande rénovation date de 1868, le collège conserve de nombreux vestiges qui, comme un livre ouvert, content l'histoire de la ville. Par exemple une des cours, construite sur le même modèle qu'un cloître est fermée par une énorme grille forgée au XVI, grille qui a dû inspirer à notre ancien élève Jean de la Fontaine bien des méditations, lorsqu'il y était élève.
Moi même, très modestement, j'enseigne le tennis de table dans un ancien dortoir du lycée napoléonien, le plancher en chêne datant de plus de deux siècles. Et de raconter aux élèves comment le proviseur de l'époque, ancien directeur de Brienne, je crois, est devenu fou après avoir été révoqué suite aux dégradations et aux vols commis par ses potaches dans le Lycée.
La question se pose depuis 20 ans de rénover ou de reconstruire le collège, "le mettre aux normes" comme on dit. La simple idée de le raser et de le reconstruire entièrement, solution de loin la moins onéreuse finacièrement, a immédiatement suscité un tollé dans la population. Voilà 10 ans que les architectes du département travaillent sur les plans du futur collège qui devra conserver l'ancien et préparer les évolutions de demain. Sans doute une tâche ardue, passionnante qui pose bien la question de fond, qui est celle aussi au coeur de notre métier, celle de la conservation du patrimoine comme condition de reproduction de l'espèce parlante. Le professeur comme l'architecte participent conjointement à la même fonction: construire le paysage intérieur des hommes et des lieux qu'ils habitent et où ils se succèdent.

Écrit par : buntovchik | 12 décembre 2008

http://fr.youtube.com/watch?v=VU6f5IBhGqs

Écrit par : dobolino | 12 décembre 2008

http://fr.youtube.com/watch?v=usIgwtXciPg

Écrit par : dobolino | 12 décembre 2008

Architecture scolaire
L'architecture scolaire comprend l'ensemble des dispositions intérieures et extérieures dont se compose une école ; mais, comme chacun des éléments constitutifs de l'école est étudié dans un article spécial du Dictionnaire, nous ne voulons parler ici que de la seule enveloppe extérieure des bâtiments.

Tout édifice doit avoir son caractère propre, faire comprendre par son simple aspect ce qu'il est, à quelle destination il est réservé. Le caractère d'une école est la simplicité ; sa destination, l'étude : c'est là ce qu'il faut exprimer et traduire aux yeux. La façade d'un établissement scolaire ne saurait donc forcer l'attention : son apparence au contraire doit être calme et tranquille ; les proportions, c'est-à-dire le juste rapport des différentes parties de l'édifice entre elles, les grandes lignes de la construction et les masses franchement accusées, sont les seuls éléments mis à la disposition du constructeur.

Il ne faut pas perdre de vue que la simplicité ne consiste pas seulement dans la suppression de tout ornement, de toute décoration superflus ; elle s'obtient encore par le choix des matériaux, par l'exclusion de tous ceux que leurs frais de transport ou de mise en oeuvre rendent d'un prix élevé, et cette observation s'applique aussi bien aux écoles rurales qu'aux écoles urbaines.

Si dans les écoles urbaines, en effet, c'est un tort de décorer les façades à l'aide de pilastres, de frontons, de consoles ou de fausses baies, ce n'en est pas un moindre pour les écoles rurales de préférer aux matériaux du pays ceux d'une provenance étrangère, d'élever une école en pierres dans une commune où ne se trouve que de la brique, de recouvrir des parements de bois ou de moellons avec un enduit en plâtre, en simili-pierre ou en simili-marbre, agrémenté d'ornements inutiles, toutes combinaisons dont le grand défaut est d'abord d'occasionner une dépense première et une dépense d'entretien superflues, puis de donner à l'édifice une apparence mensongère et prétentieuse.

Une corniche saillante abritant bien les murs, supportant un chéneau dont les infiltrations ne peuvent par conséquent pénétrer les maçonneries, des fenêtres carrées ou légèrement cintrées, larges et hautes, différentes suivant la destination des pièces qu'elles éclairent, des bandeaux accusant les hauteurs des planchers, des combles franchement plats ou aigus suivant les exigences du climat, des murs en matériaux apparents, tels sont les éléments constitutifs de la façade d'une école. Le talent de l'homme du métier coordonne ensuite ces divers éléments, les équilibre et les proportionne entre eux, associe, suivant son goût, son savoir et les ressources locales, la pierre au moellon, la brique au bois. Il crée ainsi, sans efforts autres que ceux qu'impose la saine raison, une oeuvre dont l'incontestable mérite est d'être originale, c'est-à-dire de bien indiquer son origine et d'atteindre le but qui lui est assigné.

Toute forme compliquée — telle que les fenêtres à plein cintre, à ogives, lucarnes Renaissance, pilastres, chapiteaux et entablement — doit être bannie de la façade d'une école. Outre qu'elle froisse le bon goût, cette ornementation malencontreuse nuit à l'introduction de l'air, de la lumière, ou donne à l'édifice une apparence en contradiction avec le rôle qu'il doit remplir.

De même que pour les palais, les théâtres, les églises, etc., il existe pour les écoles un certain nombre de données fondées sur la logique et le raisonnement et en dehors desquelles aucune solution favorable n'est possible.

Il ne faut pas cependant pousser à l'extrême ces sages principes, donner à l'école, par économie ou par tout autre motif, un aspect pauvre et triste, une apparence par trop sévère. L'école doit au contraire avoir un air riant et gai, quelque chose qui la fasse aimer de ses jeunes habitants. Le luxe qui se borne à éviter tout ce qui leur ferait prendre en horreur ce séjour de l'étude n'est pas un luxe mal entendu. C'est ainsi qu'il faut, dans les villes, éviter les façades froides, monotones et uniformes ; dans les campagnes, entourer le bâtiment scolaire de plantes, de fleurs dont les couleurs se marient aux tuiles du toit, aux briques rouges, aux parements blancs des murs.

Dans la très grande majorité des communes rurales, un même bâtiment sert à la fois au service scolaire et au service administratif : ce bâtiment prend alors le nom de maison commune ; c'est en effet la maison de tous, celle dans laquelle doivent s'accomplir les actes les plus essentiels de l'existence de chacun des habitants. Le caractère d'un tel édifice n'est plus alors seulement celui d'une école, puisque souvent, outre l'école et la salle du conseil municipal, il contient encore, suivant l'importance de la commune, le prétoire de la justice de paix, la bibliothèque communale, le télégraphe, etc.

Il faut que chacune de ces différentes parties accuse sa destination ; celle dont le rôle est le plus important, la salle du conseil municipal, doit, tout en restant dans les conditions les plus modestes, se signaler par la forme extérieure de l'édifice ; à elle est réservée la partie centrale, la plus importante et la plus en vue ; c'est elle qui doit attirer l'attention du passant et lui rappeler qu'en cet endroit, tout humble qu'il paraît, se trouve le siège de l'autorité, le dépôt du pouvoir légal.

En résumé, petite ou grande, urbaine ou rurale, l'école doit être simple et modeste toujours, mais toujours, aussi, attrayante pour les enfants, et propre à éveiller chez tous, au premier aspect, l'idée d'un édifice consacré à l'éducation de la jeunesse, c'est-à-dire à un des plus importants services d'utilité publique.

Félix Narjoux

Écrit par : dobolino | 12 décembre 2008

Nous lisons dans l'Instruction méthodique pour l'école paroissiale, publiée en 1685 par I. D. B., prêtre, qui résume toutes les traditions du temps sur la tenue des écoles, les prescriptions suivantes :

« La chambre ou salle où se fera l'école doit être grande et spacieuse, à proportion des enfants que l'on y doit recevoir, comme par exemple il faut une chambre de vingt-six pieds en longueur, dix-sept à dix-huit pieds de largeur, et douze de hauteur pour cent enfants, de peur que les chaleurs ne causent quelque puanteur, et ensuite une maladie, et pour le maître et pour les enfants, notamment dans Paris, où l'air est fort grossier ; et ainsi sur cette mesure on peut régler le reste à proportion. Elle doit être bien percée de fenêtres à vitres, ou au moins à châssis à papier bien clairs. Et s'il était possible qu'elle lut percée des trois côtés, et même de quatre, ce serait le mieux, car en été que le temps est chaud, on ne peut avoir trop d'air pour évaporer toutes les mauvaises odeurs des enfants. Il y aura dans l'école une cheminée large et spacieuse de douze pieds au moins, et s'il se peut faire sans jambages, afin que plusieurs se puissent chauffer à la fois également ; les uns après les autres, étant assis sur un banc fait en demi-cercle qui puisse tenir dix ou douze écoliers ; un pied pour chacun suffit : ce banc doit être de la hauteur de quatorze pouces, pour la commodité des plus petits. »

Écrit par : dobolino | 12 décembre 2008

"La relève est assurée !"

Ecrit par : Rodrigue du Gers | 12 décembre 2008

Mouais... En attendant, ce seront peut-être les lycéens qui vont réussir à faire plier Darcos, et à lui faire retirer cette réforme du lycée contre laquelle nous gueulons tous ici!

"Devant l’amplification des mouvements contre ses réformes, Xavier Darcos déclare ne pas être : « le ministre de l’hésitation nationale ». Balistiq lui propose quelques autres calembours au moins aussi cons : ministre de l’humiliation nationale, ministre de l’éructation nationale, ministre de l’embrocation nationale, ministre de la liquidation nationale, ministre de l’équitation nationale, ministre de la sudation nationale. Si vous avez d’autres idées, au moins aussi connes de préférence, écrivez-nous ! balistiq@free.fr."

Écrit par : Christophe Sibille | 12 décembre 2008

Dobolino, c'est vraiment délicieux, la caillette aux herbes!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 12 décembre 2008

Mouais... En attendant, ce seront peut-être les lycéens qui vont réussir à faire plier Darcos, et à lui faire retirer cette réforme du lycée contre laquelle nous gueulons tous ici!

Ecrit par : Christophe Sibille | 12 décembre 2008

Oui, ce sera peut-être grâce à nos élèves, je le conçois fort bien, et tant mieux. Mais franchement, les petits gersois ont encore du pain sur la planche !

Écrit par : Rodrigue du Gers | 12 décembre 2008

@catmano
Je me suis inscrite sur le forum "enseignants du primaire", j'ai validé mon pseudo, mais chaque fois que je veux répondre à une question, j'ai un message d'erreur. J'ai fait appel à la rubrique aide, mais c'est compliqué, confus. Sur néoprofs, je m'y retrouve pourtant fort bien.
Pouvez-vous m'aider? Merci

Écrit par : retraitée | 12 décembre 2008

J'enseigne dans un amphi de 100 m2.

Tous les gens qui passent soulignent notre chance d'avoir de tels locaux.

L'extérieur n'est pas mal non plus.

C'est très démobilisant.

Je vais demander ma mutation pour expier.

Écrit par : dugong | 12 décembre 2008

CS a écrit : "En attendant, ce seront peut-être les lycéens qui vont réussir à faire plier Darcos"

Oui, c'est sûr. Enrôler des ados est une bonne pratique.

Ils n'ont aucun état d'âme au combat.

Tous les mercenaires africains vous le diront.

Écrit par : dugong | 12 décembre 2008

"Oui, c'est sûr. Enrôler des ados est une bonne pratique."

Ecrit par : dugong | 12 décembre 2008

Mouais... J'ai été pas mal "enrôlé", vous voyez, pendant mes dernières années de lycée et là, je me retrouve sur "bonnet d'âne" avec vous... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 12 décembre 2008

Vous vous en êtes sorti ! Bravo !

Écrit par : dugong | 12 décembre 2008

Sans même une aide des Nations Unies pour les anciens enfants soldats ?

Respect !

Écrit par : dugong | 12 décembre 2008

Dobolino, splendides, ces textes !
JPB

Écrit par : brighelli | 12 décembre 2008

En résumé, petite ou grande, urbaine ou rurale, l'école doit être simple et modeste toujours, mais toujours, aussi, attrayante pour les enfants, et propre à éveiller chez tous, au premier aspect, l'idée d'un édifice consacré à l'éducation de la jeunesse, c'est-à-dire à un des plus importants services d'utilité publique.

Félix Narjoux

Ecrit par : dobolino | 12 décembre 2008

"l'éducation de la jeunesse, c'est-à-dire à un des plus importants services d'utilité publique."

C'est-y pas beau, ça ?
Monsieur Narjoux, avez-vous des héritiers et leur avez-vous transmis votre respect de la Chose Publique ?
Oui ?

Ça y est, les amis, j'ai trouvé notre prochain Ministre de l'Education Nationale !!!

Écrit par : catmano | 12 décembre 2008

Dobolino, splendides, ces textes !
JPB

Ecrit par : brighelli | 12 décembre 2008


Ils sont extraits de ce site:
http://www.inrp.fr/edition-electronique/lodel/dictionnaire-ferdinand-buisson/
Une véritable mine ! Je n'ai pas eu l'audace et le mauvais goût de tout vous copier-coller mais j'espérais néanmoins attirer votre attention.
Allez voir à "salle de classe", c'est passionnant.

Écrit par : dobolino | 12 décembre 2008

@catmano
Je me suis inscrite sur le forum "enseignants du primaire", j'ai validé mon pseudo, mais chaque fois que je veux répondre à une question, j'ai un message d'erreur. J'ai fait appel à la rubrique aide, mais c'est compliqué, confus. Sur néoprofs, je m'y retrouve pourtant fort bien.
Pouvez-vous m'aider? Merci

Ecrit par : retraitée | 12 décembre 2008

Votre pseudo a-t-il un rapport avec l'émail et l'ivoire ? Si c'est le cas, je viens de vérifier, vous êtes bien enregistrée en tant que membre.
Attendez peut-être encore quelques heures, je ne me souviens plus si j'avais dû confirmer mon adhésion paen répondant à un mail et si j'avais pu intervenir tout de suite.

En revanche, n'essayez pas d'envoyer des messages privés à un membre en particulier avant d'avoir 5 messages "publics" à votre actif.
Dernière chose, les messages postés dans le forum "le mur" ne comptent pas pour le décompte de vos messages.

Écrit par : catmano | 12 décembre 2008

Mouais... En attendant, ce seront peut-être les lycéens qui vont réussir à faire plier Darcos, et à lui faire retirer cette réforme du lycée contre laquelle nous gueulons tous ici!

Ecrit par : Christophe Sibille | 12 décembre 2008

J'peux vous dire que le mien, avec le bulletin de premier trimestre qu'il vient de nous ramener, il n'a pas intérêt à faire grève sinon je lui coupe les vivres. Sale petit con ! (mon fils, pas vous, Christophe ! )

Écrit par : dobolino | 12 décembre 2008

Dobolino, c'est vraiment délicieux, la caillette aux herbes!!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 12 décembre 2008
Bienvenue en Dauphiné-Provence !
Il faudra qu'on vous en envoie d'autres car il n'en est pas une pareille. L'ex de Catmano en faisait également d'excellentes, ma belle-mère aussi quand elle était plus jeune.
Le principe reste le même mais, qui met plus de gras, qui plus d'herbes, qui plus d'épices, qui plus de viande ...

Écrit par : dobolino | 12 décembre 2008

Il n'en est pas deux pareilles !
que Dobolino peut être bête...

Écrit par : dobolino | 12 décembre 2008

"Après être restée longtemps stationnaire, la question des salles de classe fut reprise à l'apparition des écoles mutuelles, quand il fallut trouver pour l'installation de ces écoles des « localités » convenables. On donna le moins de place possible aux maigres et grêles corps de menuiserie qui formaient les tables et les bancs. Mais on dut en réserver à l'extrémité de la salle, pour l'immense estrade dont plus d'un type a survécu longtemps, et, sur le pourtour, pour l'établissement des cercles ainsi que pour la circulation. L'idéal fut un vaste parallélogramme de dimensions variant suivant le nombre des élèves. L'exposition du levant était recommandée. Dans une salle d'une vingtaine de mètres de longueur, le plafond devait être élevé de cinq ou six mètres « pour qu'elle pût contenir la masse d'air nécessaire à la respiration des élèves ». Les croisées, situées sur les deux plus grands côtés parallèles, devaient être grandes, percées à deux mètres du sol : « par ce moyen les élèves n'étaient jamais distraits par ce qui se passait au dehors, et l'on pouvait facilement suspendre le long des murs tous les objets propres à l'enseignement ». Les croisées à bascule étaient préférées comme étant d'un maniement plus facile et comme permettant de renouveler l'air sans craindre ni la pluie ni la neige. On tolérait que le jour vînt d'en haut, bien qu'on reconnût que si les tables étaient alors bien éclairées, la chaleur devenait intolérable en été et que l'hiver la neige causait de l'obscurité. Le plancher devait être formé d'une couche de salpêtre, ou de carreaux de brique, ou de planches, ces dernières étant préférables, attendu qu'elles étaient plus saines, qu'elles ne donnaient point de poussière et n'exigeaient jamais de réparations. Seulement, il fallait avoir soin, pour éviter le bruit, de remplir de mâchefer l'intervalle qui existait entre les lambourdes. La porte de la classe devait être située près de l'estrade du maître, afin qu'il pût, sans se déplacer, faire observer l'ordre à l'entrée et à la sortie des élèves, et encore pour que les parents n'eussent pas à traverser toute la salle pour arriver à lui. Pour un effectif de 174 élèves, on se contentait d'une surface ayant 56 mètres de pourtour, 18 mètres de longueur et 10 mètres de largeur. C'était, comme on voit, à peu près un mètre carré attribué à chaque enfant (à, Londres, cet espace était réduit à 76 décimètres). Aux tables, on réservait 43 centimètres à chaque élève dans les grandes classes, et 39 dans les petites "

C'est mieux que pour les poules pondeuses en élevage concentrationnaire !

Écrit par : dobolino | 12 décembre 2008

"Vous vous en êtes sorti ! Bravo !"

Ecrit par : dugong | 12 décembre 2008

N'anticipons pas! :-)

Écrit par : Christophe Sibille | 12 décembre 2008

Je réfléchis à ce que je pourrais vous envoyer, Dobolino... Pas terribles, les spécialités gastronomiques, ici... A part le pâté de Pâques, (bof), les oeufs en couille d'âne, (pardon à Guy), et le fromage de chèvre, (vous devez en avoir d'au moins aussi bon chez vous).

Écrit par : Christophe Sibille | 12 décembre 2008

Je réfléchis à ce que je pourrais vous envoyer, Dobolino... Pas terribles, les spécialités gastronomiques, ici... A part le pâté de Pâques, (bof), les oeufs en couille d'âne, (pardon à Guy), et le fromage de chèvre, (vous devez en avoir d'au moins aussi bon chez vous).

Ecrit par : Christophe Sibille | 12 décembre 2008

Ah ! Pingritude quand tu nous tiens !

Des chocolats, c'est le geste qui compte !

Écrit par : Scarlett Martinez | 12 décembre 2008

"Ah ! Pingritude quand tu nous tiens !

Des chocolats, c'est le geste qui compte !"

Ecrit par : Scarlett Martinez | 12 décembre 2008

Mais où avez vous donc étudié pour acquérir ce raffinement dans l'art de vous rendre aussi sympathique, Amélie?
Cela n'a rien à voir avec de la "pingrerie". Soit vous êtes sérieuse, et c'est assez grave, sans connaître les gens, (et ennuyeux surtout concernant une enseignante), soit vous avez oublié le "smiley".

Écrit par : Christophe Sibille | 12 décembre 2008

Des chocolats, c'est le geste qui compte !

Ecrit par : Scarlett Martinez | 12 décembre 2008
Ce n'est pas une question de geste, dans le cas présent, mais d'exploration gastronomique.
Vous connaissez la caillette aux herbes, Scarlett ?
De Nice, vous nous enverrez des courgettes et autres petits légumes farcis .

Écrit par : dobolino | 12 décembre 2008

A Chateauroux, à part l'IUFM, y'a pas grand chose de bon mais c'est quand même le seul IUFM de France dont sont majoritairement satisfaits ceux qui en sortent...
Envoyez-moi une tranche d'IUFM, Christophe !

Écrit par : dobolino | 12 décembre 2008

Puis, Cristophe, vosu savez, les fromages de chèvre, c'est comme les caillettes, y'en n'a pas deux pareils et chaque terroir a son goût.

Écrit par : dobolino | 12 décembre 2008

Je réfléchis à ce que je pourrais vous envoyer, Dobolino... Pas terribles, les spécialités gastronomiques, ici... A part le pâté de Pâques, (bof), les oeufs en couille d'âne, (pardon à Guy), et le fromage de chèvre, (vous devez en avoir d'au moins aussi bon chez vous).

Ecrit par : Christophe Sibille | 12 décembre 2008
Vous êtes pardonné. Par moi. Par Bongo, je ne sais pas ; faudra le lui demander vous-même.
En attendant, puisque l'on parle cuisine de la Drôme, je vous conseille les ravioles de Royans.
GM

Écrit par : guy morel | 12 décembre 2008

@christophe

;-) :-)) (^^)

@Dobolino

Non, je reste fidèle à ma terre natale, ce sera couscous ou chorba et quelques zlabias parce que c'est l'aïd !

http://www.tiddukla.com/descriptions/img/zlabia.jpg

Zlabia Tounssia et Algérienne
Ingrédients

Préparation


Il s'agit d'un entrelas de volutes dorées et orangées. Pour 4 personnes :

- 250 g de farine
- 1/2 cuillère a soupe de levure
- 1,5 cuillère a soupe de yaourt
- 250 g de sucre

1/4 litre d'eau
-2 graines de cardamone -huile (pour la friture)



Mélanger la farine avec la levure et le yaourt. On doit obtenir une pâte épaisse. Laisser reposer 2 heures environ.

Faire un sirop de sucre avec le sucre et l'eau dans lequel on ajoute la cardamone (sans les cosses). Faire le sirop jusqu'au stade de "perle" (pour cela verser une goutte du sirop sur une assiette, si la goutte tient c'est bon, si elle s'ecrase il faut continuer a faire cuire).

Faire chauffer l'huile. Avec une poche a douille dessiner des cercles et entrelas dans l'huile bouillante, retourner pour faire dorer l'autre face.

Egoutter et tremper dans le sirop de sucre pendant 3 minutes.

Écrit par : Scarlett Martinez | 12 décembre 2008

Z'avez raison, Christophe, y'a rien à manger ...
http://www.cyberindre.org/jahia/Jahia/cg36/
Vous devez quand même avoir du bon bovin d'embouche ? Avec la glacière spéciale préservation de la chaîne du froid et les plaques eutectiques que je vous ai envoyées, vous pouvez peut-être me renvoyer une entrecôte de charolais de trois ans élevé au pré ?

Écrit par : dobolino | 12 décembre 2008

Bon, j'ai lu quelques lignes rassurantes de Roger Felts en forme de bulletin de santé.
Mais qu'est-ce qu'il s'imagine ? Que l'affection qu'on lui porte le dispense de répondre aux questions qu'on lui pose ?
Roger, on l'a ou on ne l'a pas ce débat sur le bilan du mouvement antipédago ?
Cordialement vôtre.
GM

Écrit par : guy morel | 12 décembre 2008

En attendant, puisque l'on parle cuisine de la Drôme, je vous conseille les ravioles de Royans.
GM

Ecrit par : guy morel | 12 décembre 2008
J'espère que vous connaissez, Christophe ? Car je suis loin du lieu où elles sont fabriquées artisanalement et il vous faudra attendre que Catmano soit en vacances et ait le temps de se déplacer jusqu'au cœur de la région de production.
Rapprochement géographique oblige, que pensez-vous du Bleu de Sassenage ?

Écrit par : dobolino | 12 décembre 2008

Mais qu'est-ce qu'il s'imagine ? Que l'affection qu'on lui porte le dispense de répondre aux questions qu'on lui pose ?
Roger, on l'a ou on ne l'a pas ce débat sur le bilan du mouvement antipédago ?
Cordialement vôtre.
GM

Ecrit par : guy morel | 12 décembre 2008
Je pense qu'il lui faut au moins trois mois de récupération après une chimio agressive. On verra après. S'il reste en rémission, ce que nous lui souhaitons, il aura récupéré de sa chimio dans trois à six mois.
On l'attend au virage, en juin 2009 !

Écrit par : dobolino | 12 décembre 2008

http://www.dailymotion.com/relevance/search/minuit%2Bchretien/video/x79z1z_minuit-chrtien-alain-sombret-tnor_music
Beau chant révolutionnaire mais je crois que j'aurai plus tôt fait de me faire nonne que de séduire le chanteur.

Écrit par : dobolino | 12 décembre 2008

@ Guy Morel

Je suis d'accord avec vous sur la nécessité d'un bilan du mouvement anti pédagogiste… Mais je ne suis surement pas la personne la plus habilitée pour y participer. Je suis totalement extérieur à la réalité de l'école et ne puis émettre qu'un avis théorique, ce qui dans certain cas peut présenter de l'intérêt mais pour un bilan serait dérisoire… Une connaissance concrète de la réalité du terrain m'apparait indispensable… Et je n'ai même plus le contact direct avec quelques patients enseignants.

@ Dobolino :

Arrêtez de m'évaluer cliniquement. Mon silence( relatif) n'a rien à voir avec le traitement ou son arrêt… Depuis Juin 2007, et dieu sait que j'en ai subi, je n'ai été que très rarement silencieux. Non ce qui me coupe le sifflet, c'est une blessure narcissique. Je la raconterai peut-être un jour…

Écrit par : Roger Felts | 12 décembre 2008

"Ce dernier? Qui ça? Grammaticalement, c'est Jean-Paul!

A propos de l'émission en question, je trouve que l'immonde, visqueux et gluant Frackowiack s'en était plutôt bien tiré - grâce à une mansuétude de Jean-Paul que j'ai trouvée un peu surprenante alors que l'individu était pris la main dans le sac..."

Ecrit par : Jean | 12 décembre 2008

Pour la première partie, vous avez raison, "grammaticalement" du moins, de me reprendre, Jean. Quoique Manu, lui, ait très bien compris de qui je voulais parler.


Ecrit par : Christophe Sibille | 12 décembre 2008

Ce qui ne prouve qu'une chose, hélas : je suis nul en grammaire.

Écrit par : Manu | 12 décembre 2008

J'opterai pour quelque chose de moins "solide"!
Après tout, après l'IUFM, (;-)), ce qui est le plus probant et le moins éloigné de mon département, (sur le plan gastronomique), ça se boit!

Écrit par : Christophe Sibille | 12 décembre 2008

"Ce dernier? Qui ça? Grammaticalement, c'est Jean-Paul!

A propos de l'émission en question, je trouve que l'immonde, visqueux et gluant Frackowiack s'en était plutôt bien tiré - grâce à une mansuétude de Jean-Paul que j'ai trouvée un peu surprenante alors que l'individu était pris la main dans le sac..."

Ecrit par : Jean | 12 décembre 2008

Pour la première partie, vous avez raison, "grammaticalement" du moins, de me reprendre, Jean. Quoique Manu, lui, ait très bien compris de qui je voulais parler.


Ecrit par : Christophe Sibille | 12 décembre 2008

"Ce qui ne prouve qu'une chose, hélas : je suis nul en grammaire."

Ecrit par : Manu | 12 décembre 2008

Et Jean en vocabulaire! Il a ajouté un "c" à la fin de "Frackowiak"!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 12 décembre 2008

Felix Narjoux, il n'a pas un lien de parenté avec Cécile Narjoux, la protégée d'Anne-Elisabeth Halpern, elle-même copine avec Alain Trouvé ?

Christophe, je reprendrai votre phrase : "Mais où avez vous donc étudié pour acquérir ce raffinement dans l'art de vous rendre aussi sympathique ?" Je l'aime beaucoup !

Écrit par : Jeremy | 12 décembre 2008

Je réfléchis à ce que je pourrais vous envoyer, Dobolino... Pas terribles, les spécialités gastronomiques, ici... A part le pâté de Pâques, (bof), les oeufs en couille d'âne, (pardon à Guy), et le fromage de chèvre, (vous devez en avoir d'au moins aussi bon chez vous).

Ecrit par : Christophe Sibille | 12 décembre 2008
Vous êtes pardonné. Par moi. Par Bongo, je ne sais pas ; faudra le lui demander vous-même.
En attendant, puisque l'on parle cuisine de la Drôme, je vous conseille les ravioles de Royans.
GM

Ecrit par : guy morel | 12 décembre 2008

Chez nous, ce serait plutôt l'huile d'olive AOC Nyons, actuellement. Ça devrait tourner autour des 200 litres, cette année...

Écrit par : catmano | 12 décembre 2008

Chez nous, ce serait plutôt l'huile d'olive AOC Nyons, actuellement. Ça devrait tourner autour des 200 litres, cette année...
Ecrit par : catmano | 12 décembre 2008
Une cuillerée à café dans l'eau de cuisson des ravioles.
GM

Écrit par : guy morel | 12 décembre 2008

C’est une aventure minuscule, mais révélatrice de l’emprise, sur les organes internes du Mammouth, de parasites qui, à force de se coopter les uns les autres, ont fini par gangrener la Bête.
Jean-Paul Brighelli
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J'ai toujours supposé que c'était ainsi que ces pseudo-scientifiques de l'éducation avaient investi la place, sauf que je ne sais pas qui s'y est introduit subrepticement le premier et a ensuite introduit ses séides. Et je ne connais pas davantage l'imbécile (ou les imbéciles, car il doit falloir s'y mettre à plusieurs pour faire une bourde aussi monumentale) qui a introduit le loup dans la bergerie. Car enfin, ces satanées "sciences de l'éducation" ont bien dû commencer à un moment ou à un autre. Il a bien fallu que le premier docteur ès sciences de l'éducation soutienne une thèse devant des professeurs d'université qui n'étaient pas de tels docteurs. J'aimerais bien savoir comment tout cela s'est fait. Peut-être savez-vous quelque chose là-dessus, Jean-Paul Brighelli. Si tel est le cas, je suis prêt à vous lire, et ne suis sûrement pas le seul.

Écrit par : Francis Penin | 13 décembre 2008

Tant qu'à parler d'architecture scolaire, il faudrait aussi soulever quelques questions économiques.

Nos beaux vieux lycées/collège/écoles pleins de vieilles pierres ainsi que les choses en carton pâte des années 60 -70 sont des passoires thermiques.

Demandez un peu à vos intendants quelle est la part du chauffage dans les frais annuels de fonctionnement.

Evaluez le total à l'échelle nationale.

Exprimez le résultat en Kerviel ou en nombre de postes (comptez 50 k€ par poste à l'année)

Concluez.

Écrit par : dugong | 13 décembre 2008

On pourrait transformer quelques vieux lycées en musée (c'est très porteur).

Genre musée des hussards noirs.

Avec reproduction de l'instituteur en cire avec blouse grise (notre médaillé Le Bris pourrait servir de modèle).

On peut agrémenter avec un âne dans un coin (on parlerait de "référence sémiotique" dans la luxueuse plaquette distribuée aux visiteurs). Bongo, peut-être, pour le modèle ?

De la poussière répandue représenterait les pédagogistes dont le balayage a été très tôt omis.

Cette poussière est devenue cendre de l'école publique. Funèbres pompes du pays...

Écrit par : dugong | 13 décembre 2008

J-3 avant le TPE géant.

On aurait repéré quelques uns des furtifs cavernicoles qui tripotent en loucedé les programmes de lycée.

Un vrai scandale totalement passé sous silence.

Sabrages et chatilles, là. Prévisibles, pour tous.

C'est la première fois, à ma connaissance *, que des programmes nationaux sont élaborés dans le secret.

On se demande bien pourquoi.


* dans toute l'histoire de l'éducation en France ?

Écrit par : dugong | 13 décembre 2008

Une rumeur au sujet des nouveaux programmes de lycée.

La fonction linéaire serait explicitement au programme du tronc commun en mathématiques.

Le SGEN prépare une violente protestation devant cette manifestation évidente d'un élitisme dépassé.

Chacun massacre à son niveau.

Écrit par : dugong | 13 décembre 2008

La commission des néologismes introduit une nouveauté :

1 Madoff = 1 décaKerviel.

C'est utile.

Écrit par : dugong | 13 décembre 2008

FP, l'introduction des pédagos dans l'Ecole remonte (au moins) à Edgar Faure — et, dans les années qui ont suivi, à la Droite de façon générale. Persuadée qu'elle ne connaissait rien, et ne comprendrait jamais rien à l'Education, la Droite a recruté tous ceux qui ont eu assez de culot pour se présenter comme des "experts", parce qu'ils avaient commis une vague thèse sur les théories fumeuses des pédagos américains des années 50 — ou sur les dérives des freinétistes de la même époque. Ajoutez à cela que lesdits pédagos appartenaient souvent à des cercles chrétiens "progressistes", ce qui a permis la communication avec les cercles chrétiens tré&ditionnalistes (et cette collusion est toujours vraie aujourd'hui). Parmi les grands ancêtres, des gens comme Prost. Puis Meirieu — un ex des JOC gagnant la confiance d'un Protestant comme Jospin. Actuellement, ces filières sont toujours en place, parce qu'elles se sont renforcées administrativement sous les ministères Allègre-Lang, et qu'au rythme où l'on renouvelle la moyenne et haute fonction publique (un IG, cela travaille jusqu'à 65, voire 67 ans), on n'en a pas fini. Voilà pourquoi tout le système est gangrené, et que tout pacifiste que je sois, il me prend parfois des envies de les flytoxer.
JPB

Écrit par : brighelli | 13 décembre 2008

Sur l'origine de l'introduction des pédas-cuculs dans l' éducation nationale, on lira ou relira avec intérêt les ouvrages de Liliane Lurçat ("La destruction de l'enseignement élémentaire et ses penseurs" et "Vers une école totalitaire" en particulier). Elle est une des 1ères à s'être intéressée à ce problème, spécifiquement.

JPB a raison de dire que la droite a laissé faire. Même le Général de Gaulle, qui ne prenait pas toujours de gants avec les cuistres aurait dit "L'éducation ? Il faut laisser ça à la gauche, c'est leur truc" ou quelque chose d'approchant.

Ce "monopole" a toujours été une évidence dans les consciences, d'où ce titre volontairement provocateur - je vous en ai déja parlé - du livre de B. Kuntz : "Prof de droite ?". Titre antinomique pour beaucoup.

Écrit par : Manu | 13 décembre 2008

@Dugong :

Je suis un peu dans les nuages de la Sorbonne en ce moment et je dois vraiment être à côté de la plaque mais qu'est-ce que ce TPE géant dont vous parlez ? Une manif ?

Écrit par : Manu | 13 décembre 2008

Tiens, et concernant le peu d'intérêt de la droite en général ppour les questions d'éducation, j'ajoute ce qui est (ou était) une évidence pour beaucoup : l'arrivée de Darcos (au départ) au ministère de l'EN fut un soulagement pour beaucoup car c'est un des rares hommes politiques de ce camp à s'intéresser à la question et à connaître la maison.

Écrit par : Manu | 13 décembre 2008

J'ajoute ce qui est (ou était) une évidence pour beaucoup : l'arrivée de Darcos (au départ) au ministère de l'EN"

Ecrit par : Manu | 13 décembre 2008

La nuance entre "est" et "était" est de taille. Mais, personnellement, je n'ai évidemment jamais espéré quoi que ce soit de Darcos. Encore pire qu'Allègre, comme le disait fort justement Fabien.
Jean-Paul, très sincèrement, ne pensez-vous pas que ce soit le fait de mettre systématiquement tous les "scientistes de l'éducation" dans le même sac qui risque de conduire à l'impasse? Exactement comme "l'autre camp" tente de mettre dans le même sac tous ceux qui veulent donner priorité aux savoirs sur la manière de les enseigner en les taxant de "passéistes"?
Après tout, il y a peut-être aussi des nuances, non?
Je me répète peut-être, mais, de la même manière qu'on n'arrête pas de prêter à Dolto des propos qu'elle n'a jamais tenus, on traite Carl Rogers avec une certaine indignité!
Ce dernier dit en effet explicitement dans son livre, "liberté pour apprendre", que tenir compte de la personnalité et des connaissances de chaque élève dans son enseignement implique, de la part de l'enseignant, des connaissances incommensurables!

Écrit par : Christophe Sibille | 13 décembre 2008

Et le rôle de Pierre Bourdieu???

Écrit par : Anne-Marie Valette | 13 décembre 2008

Tant qu'à parler d'architecture scolaire, il faudrait aussi soulever quelques questions économiques.

Nos beaux vieux lycées/collège/écoles pleins de vieilles pierres ainsi que les choses en carton pâte des années 60 -70 sont des passoires thermiques.

Demandez un peu à vos intendants quelle est la part du chauffage dans les frais annuels de fonctionnement.

Evaluez le total à l'échelle nationale.

Exprimez le résultat en Kerviel ou en nombre de postes (comptez 50 k€ par poste à l'année)

Concluez.

Ecrit par : dugong | 13 décembre 2008

Je ne suis pas très douée pour les calculs en Kerviel ou en Madoff, mais je peux vous parler de ce que perçoivent cinq ou six adultes de sexe féminin dans un bâtiment scolaire qui a grandi avec le village.

Nous avons trois salles de classes, l'une d'origine (1886 présume la mairie), la seconde bâtie à moitié dans l'ancien préau d'origine et à moitié dans une extension datant de 2002, la troisième accolée au bâtiment en 1996. Nous avons aussi quelques pièces annexes : un dortoir et une "salle de propreté" maternelle, bâtis dans l'extension datant des années 20, une salle polyvalente dont un mur est presque totalement vitré (1990), un réfectoire (2002), des toilettes pour les grands dans un rajout sans doute rénové dans les années 70, pas chauffé bien entendu.

La collègue de maternelle qui est dans la classe d'origine (55 m2, trois grandes fenêtres à 1,30 m du sol orientées à l'est) est la première à mettre en fonction les deux radiateurs électriques de sa salle de classe. La température y est difficile à faire monter le premier jour, mais cela va mieux depuis que le plafond (4,50 m à l'origine) a été abaissé à 3 m, cela va mieux aussi depuis que le plancher a été recouvert d'un sol plastique amortissant.
En revanche, lorsque le local est chaud, plus rien, même le froid de ces derniers jours ne fait varier la température.

Il n'en est pas de même dans les deux classes élémentaires. Celle qui a été bâtie dans l'ancien préau chauffe encore assez vite dans cette partie et garde cette chaleur facilement mais c'est différent dans la partie du fond éclairée par deux fenêtres orientées au nord et une au nord-ouest. Généralement, l'institutrice ne met en fonction qu'un des deux radiateurs de la partie "préau" (30 m2) et le seul radiateur de l'extension (20 m2 de forme biscornue) tourne à fond dès que le mistral souffle ou que la température extérieure chute. Ce n'est pas très grave, le maître d'œuvre choisi pour faire les plans des extensions est un malade du plafond mansardé avec poutres apparentes et cette partie résonne tellement que, lorsque les effectifs de la classe le permettent, l'institutrice l'utilise le moins possible.
Par ailleurs, afin de transformer l'ancien préau en classe, il avait fallu ouvrir deux fenêtres à l'ouest, fenêtres dont on doit baisser les stores dès 14 heures, hiver comme été, ce qui oblige à utiliser l'éclairage électrique de la pièce du matin au soir, presque toute l'année.

C'est dans la troisième classe, entièrement neuve, que les délires du maître d'oeuvre ont atteint leur apogée : plafond mansardé bien sûr, assorti d'un sol carrelé qui renvoie le son au plafond qui le lui renvoie, qui... un vrai match de tennis sonore !
Ajoutez à cela un décrochement sur le mur est qui garde deux vieilles fenêtres situées à 2 m du sol donnant directement sur la classe maternelle. Depuis que j'ai transformé ces deux niches en bibliothèque pédagogique (tous les vieux spécimens dont je ne me sers pas) et que ma collègue en a fait autant de l'autre côté, nous échappons toutes deux au bruit de l'autre classe.

A part ce mur et celui du tableau - le maître d'oeuvre avait voulu aussi le percer d'ouvertures car il "ne savait pas" que nous avions besoin d'un mur pour y accrocher un bête tableau qui allait casser l'harmonie de son œuvre ! -, tous les autres murs sont percés de fenêtres, quatre à l'ouest, presque au ras du sol et jusqu'au plafond et une porte-fenêtre plein nord.
Je ne peux donc afficher quoi que ce soit à hauteur d'enfant. Les tableaux de conjugaison sont relégués au-dessus du tableau, les dessins encadrent les deux fenêtres qui donnent chez ma collègue.
Les fenêtres de l'ouest donnent sur l'espace de tri sélectif. Ainsi, une à deux fois par semaine, les élèves bénéficient du spectacle d'un gros camion, bien bruyant, qui déplie lentement sa flèche puis soulève un conteneur que la grue secoue délicatement au-dessus de la benne du camion ! Autant vous dire que les petits garçons de cinq, six et sept ans sont totalement imperméables à tout ce que peut dire la maîtresse pendant la durée de l'opération, sauf bien sûr, si cela a lieu l'après-midi et que les stores sont totalement baissés !
La pièce chauffe assez vite et refroidit de même, d'autant que l'un des deux radiateurs, situé juste sous le tableau, est souvent éteint. Avez-vous déjà essayé d'écrire au tableau dans la chaleur d'un sèche-cheveux mis en position "maximum" ? Ça devient vite pénible.

Le must du must, c'est lorsque le mois de juin est chaud ! Nous nous réfugierions volontiers toutes dans la classe maternelle qui dépasse rarement les 25°, alors que nous, dans nos trucs en moellons, nous atteignons allègrement les 30° ou plus, malgré nos ruses (fenêtres ouvertes la nuit, protégées par des volets roulants dont on a laissé une partie des trous ouverts, les mêmes volets baissés dès midi, portes et fenêtres donnant au nord grandes ouvertes, sauf les jours de mistral où nous voyons alors tout s'envoler dans la classe).

Une autre fois, je vous parle du mobilier scolaire.

Écrit par : catmano | 13 décembre 2008

Dans les deux classes d'une école rurale (que je ne connaissais pas), les instits ont pris la liberté de faire installer un immense tableau sur la grande dimension de la salle de classe, permettant ainsi aux enfants du dernier rang de ne plus être à vingt-cinq mètres de distance, ce qui était le cas auparavant, la pièce étant vraiment de dimensions extrêmement disproportionnées.
Mais, effectivement, il devrait y avoir possibilité pour les enseignants de conseiller les maîtres d'oeuvre, (et les édiles locaux) sur les quelques points "basiques" de construction dont parle Catmano.

Écrit par : Christophe Sibille | 13 décembre 2008

@ catmano

"Votre pseudo a-t-il un rapport avec l'émail et l'ivoire ? Si c'est le cas, je viens de vérifier, vous êtes bien enregistrée en tant que membre.
Attendez peut-être encore quelques heures, je ne me souviens plus si j'avais dû confirmer mon adhésion paen répondant à un mail et si j'avais pu intervenir tout de suite. "

J'ai confirmé par mail, je suis répertoriée parmi les nouveaux inscrits sur le site, mais je me suis cassé les dents (l'émail et l'ivoire, ce n'est pas moi!) chaque fois que j'ai cliqué sur répondre. A quoi bon, alors,
Ai-je des chances de deviner votre pseudo, à votre avis?

Écrit par : retraitée | 13 décembre 2008

Manu, connaissez-vous le CD rom: "les instruments de musique", qui était édité par Microsoft?
Je suis très loin d'être un fana des "Tice", mais cet objet est plutôt bien conçu dans l'ensemble, (même si loin d'être parfait), et les extraits musicaux assez bien choisis.

Écrit par : Christophe Sibille | 13 décembre 2008

Hier vendredi, fermeture des lycées dans certains endroits par le rectorat (comme pour mon bahut). Sous prétexte d’éviter des incidents graves, ce qui est du pipeau dans mon département...

Les trouillomètres rectoraux sont-ils en train de passer dans le rouge ? Les recteurs, fidèles à l’idéologie du “pas de vagues”, veulent-ils sauver le soldat Darcos ?

Écrit par : Pierre LaRiba | 13 décembre 2008

Aujourd’hui, passionnante émission de Répliques chez France Culture sur Insertion et intégration : les subtilités de l’assimilation. Avec Malika Sorel et Hakim El Karoui.

http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/repliques/

Écrit par : Pierre LaRiba | 13 décembre 2008

Alain Finkielkraut souffrant d’une “grave maladie”, ce n’est pas lui qui présente son émission Répliques en ce moment.

Écrit par : Pierre LaRiba | 13 décembre 2008

@ catmano

"Votre pseudo a-t-il un rapport avec l'émail et l'ivoire ? Si c'est le cas, je viens de vérifier, vous êtes bien enregistrée en tant que membre.
Attendez peut-être encore quelques heures, je ne me souviens plus si j'avais dû confirmer mon adhésion paen répondant à un mail et si j'avais pu intervenir tout de suite. "

J'ai confirmé par mail, je suis répertoriée parmi les nouveaux inscrits sur le site, mais je me suis cassé les dents (l'émail et l'ivoire, ce n'est pas moi!) chaque fois que j'ai cliqué sur répondre. A quoi bon, alors,
Ai-je des chances de deviner votre pseudo, à votre avis?

Ecrit par : retraitée | 13 décembre 2008

Quand vous ouvrez EDP, y a-t-il votre pseudo en haut à gauche de la page à droite de la mention : "Connecté en tant que : " ? Dans le cas contraire, il faut que vous vous connectiez à l'aide de la case ad hoc (je ne sais plus où elle est sur le bandeau) : pseudo + mot de passe.
Deuxième solution (peut-être) : contacter l'administrateur par mail, il faut cliquer sur son pseudo pour accéder à son "profil", et descendre tout en bas à gauche, je ne sais pas si ça marche, n'ayant jamais essayé.

Pour le reste, à quoi bon en effet vous donner mon pseudo, vous avez l'air tout à fait capable de le deviner seule. ;-)

Écrit par : catmano | 13 décembre 2008

Le must du must, c'est lorsque le mois de juin est chaud ! Nous nous réfugierions volontiers toutes dans la classe maternelle qui dépasse rarement les 25°, alors que nous, dans nos trucs en moellons, nous atteignons allègrement les 30° ou plus, malgré nos ruses (fenêtres ouvertes la nuit, protégées par des volets roulants dont on a laissé une partie des trous ouverts, les mêmes volets baissés dès midi, portes et fenêtres donnant au nord grandes ouvertes, sauf les jours de mistral où nous voyons alors tout s'envoler dans la classe).



Ecrit par : catmano | 13 décembre 2008

Tu nous laisses entendre que l'ancien est mieux que le neuf ?
C'est possible mais ça se discute . Le vrai problème se situe certainement au niveau du budget que la commune a alloué à l'archi et du mauvais choix de l'archi.
En matière d'isolation et de chauffage, on a quand même fait ces trente dernières années des progrès extraordinaires. Tu connais ma maison, sa taille, ses multiples fenêtres et ses grands volumes. Elle nous coûte en tout et pour tout 2200 euros d'électricité par an comme seule source d'énergie.
Il eut été probablement judicieux pour ta commune d'exercice de se lancer dans un projet d'école neuve et de convertir le bâtiment scolaire en logements sociaux et salle des fêtes, avec l'aide de l'ODH.
Par ailleurs, il y a encore des réactionnaires stupides. La nouvelle station thermale de Montbrun est chauffée ... au fuel !!!!
Malgré la possibilité d'une chaudière au bois déchiquetée, proposée, expliquée et démontrée, le maire de l'époque qui confondait 1960 et 2000 a choisi le fuel.

Pour les établissements scolaires neufs, on peut certainement même en ville, opter pour la géothermie vu que tous ces établissements sont prévus avec le terrain pour la cour et le plateau sportif.

Notre projet d'école neuve a choisi le chauffage au bois déchiqueté qui nécessite un entretien minimum et a un excellent rendement, avec certainement des planchers chauffants. Enfin, on espère ... On le saura le 17/12.

La géothermie avec plancher chauffant présente l'intérêt de pouvoir être réversible en climatisation, ce qui peut être intéressant, particulièrement si l'année scolaire doit se rallonger ou les locaux être utilisés à d'autres fins hors périodes scolaires.

Écrit par : dobolino | 13 décembre 2008

Tant qu'à parler d'architecture scolaire, il faudrait aussi soulever quelques questions économiques.

Nos beaux vieux lycées/collège/écoles pleins de vieilles pierres ainsi que les choses en carton pâte des années 60 -70 sont des passoires thermiques.

Ecrit par : dugong | 13 décembre 2008

Quand s'exprime l'esprit petit-boutiquier français qui ne jure que par la question économique elle-même réduite à la question actuelle obsédante entre toutes, celle financière ou boursière, mesure de toute chose en ce bas monde matérialiste démocratique!

Quand comprendra-t-on que l'institution scolaire son architecture, ses objectifs et ses contenus s'inscrivent avant tout dans une économie de l'image, dans un système de fabrication de l'homme (de son identité) et pour ce qui nous concerne depuis deux siècles dans celui du "dernier homme"?
Et ce "dernier homme", "l'homme ultime" de l'ère industrielle dont parle Nietzsche et qu' a entrevu Tocqueville en Amérique c'est un homme insularisé, sans retour, sans passé, sans généalogie et donc sans possibilité de se représenter le futur n'ayant pas de descendance, d'enfants à qui transmettre, ne serait-ce que le principe lui-même de transmission.
C'est ce dernier homme, l'homme ultime, qu'a charge de cloner la Fabrique du crétin. Et tant que nous ne reprendrons pas conscience que l'actuel système scolaire est tout entier administré et géré selon les critères obséssionnels du management industriel productiviste et destructeur des biens et des hommes partout sur la planète, nous n'avons aucune chance de le remettre en bon état de marche, c'est-à-dire au service de la reproduction généalogique des communautés, dans un cadre écologique lui aussi protégé et restauré.

Écrit par : buntovchik | 13 décembre 2008

Une rumeur au sujet des nouveaux programmes de lycée.

La fonction linéaire serait explicitement au programme du tronc commun en mathématiques.

Le SGEN prépare une violente protestation devant cette manifestation évidente d'un élitisme dépassé.

Chacun massacre à son niveau.

Ecrit par : dugong | 13 décembre 2008
C'est vrai ou c'est une boutade, la protestation du SGEN ?

Écrit par : dobolino | 13 décembre 2008

inrp.fr : Une véritable mine !

Ecrit par : dobolino | 12 décembre 2008

Tu charries ! De la propagande pour l'ennemi !
Va donc sur "ressources et services", tu y trouveras la page de la main à la pâte.
Et quel est donc le "projet du jour" ? Je vous le donne Emile.
"Sur les pas d'Erathostène" !!!
Rhâââââââ !!

Écrit par : yann | 13 décembre 2008

Ecrit par : dugong | 13 décembre 2008
C'est vrai ou c'est une boutade, la protestation du SGEN ?

Ecrit par : dobolino | 13 décembre 2008

Dobolino !!
Va prendre un café, ou des amphèts.
C'est Dugong, quand même.

Écrit par : yann | 13 décembre 2008

La géothermie avec plancher chauffant présente l'intérêt de pouvoir être réversible en climatisation, ce qui peut être intéressant, particulièrement si l'année scolaire doit se rallonger ou les locaux être utilisés à d'autres fins hors périodes scolaires.

Ecrit par : dobolino | 13 décembre 2008

Petite remarque: le problème de la géothermie c'est que le sol où passe les conduites ne peut être ni goudronné ni arboré ...

Écrit par : dobolino | 13 décembre 2008

inrp.fr : Une véritable mine !

Ecrit par : dobolino | 12 décembre 2008

Tu charries ! De la propagande pour l'ennemi !


Ecrit par : yann | 13 décembre 2008

C'est là que j'ai trouvé les textes ! On peut tout exploiter si on garde ses distances... même les communications du GERM.

Écrit par : dobolino | 13 décembre 2008

FP, l'introduction des pédagos dans l'Ecole remonte (au moins) à Edgar Faure — et, dans les années qui ont suivi, à la Droite de façon générale. Persuadée qu'elle ne connaissait rien, et ne comprendrait jamais rien à l'Education, la Droite a recruté tous ceux qui ont eu assez de culot pour se présenter comme des "experts", parce qu'ils avaient commis une vague thèse sur les théories fumeuses des pédagos américains des années 50 — ou sur les dérives des freinétistes de la même époque. Ajoutez à cela que lesdits pédagos appartenaient souvent à des cercles chrétiens "progressistes", ce qui a permis la communication avec les cercles chrétiens tré&ditionnalistes (et cette collusion est toujours vraie aujourd'hui). Parmi les grands ancêtres, des gens comme Prost. Puis Meirieu — un ex des JOC gagnant la confiance d'un Protestant comme Jospin. Actuellement, ces filières sont toujours en place, parce qu'elles se sont renforcées administrativement sous les ministères Allègre-Lang, et qu'au rythme où l'on renouvelle la moyenne et haute fonction publique (un IG, cela travaille jusqu'à 65, voire 67 ans), on n'en a pas fini. Voilà pourquoi tout le système est gangrené, et que tout pacifiste que je sois, il me prend parfois des envies de les flytoxer.
JPB
Ecrit par : brighelli | 13 décembre 2008


Les SE sont une chose ; des métastases d'un cancer déjà bien implanté, si l'on veut filer la métaphore.
Pour s'en tenir à l'après-guerre - mais il faudrait remonter plus loin en amont pour déceler l'origine du mal, par exemple à Durkheim - on ne manquera pas de s'intéresser à Piaget et aux circonstances qui ont conduit à l'introduction de ses travaux en France ( substitution de la psychopédagogie à la pédagogie générale dans les EN), à l'histoire de l'INRP dans la période du baby-boom, à Louis Legrand, aux CEMEA etc.
Sur la droite et la gauche, lire les mémoires de Jacques Narbonne, le conseiller du général pour l'éducation.
Je ne dirai pas que la droite a laissé le terrain à la gauche et aux chrétiens progressistes. Ce n'est pas si simple. Legrand n'a rien d'un progressiste ; c'est un antirépublicain acharné, un obscurantiste du genre Falloux. Comment et pourquoi les cocos et les socialos ont frayé avec ça ? c'est une vaste question.
GM

Écrit par : guy morel | 13 décembre 2008

inrp.fr : Une véritable mine !

Ecrit par : dobolino | 12 décembre 2008

En effet, mais une mine dont ont disparu pas mal de pépites.
GM

Écrit par : guy morel | 13 décembre 2008

Mais, effectivement, il devrait y avoir possibilité pour les enseignants de conseiller les maîtres d'oeuvre, (et les édiles locaux) sur les quelques points "basiques" de construction dont parle Catmano.

Ecrit par : Christophe Sibille | 13 décembre 2008

Mais j'AI ÉTÉ INVITÉE à toutes les réunions de chantier pour la deuxième extension, c'est bien ça le pire !
Le maire tenait absolument à ce que les enseignantes aient leur mot à dire. Mais juste leur mot à dire, hein. C'était horrible !

Imaginez une pauvre nana bloquée un mercredi après-midi par mois entre cinq ou six conseillers municipaux complètement obtus et un maître d'œuvre imbu de lui-même, tous très fiers de la supériorité technique du mâle moyen !

Cette pauvre idiote, forcément totalement inapte à comprendre les subtilités de l'art de la construction tant au point de vue technique qu'à celui d'une architecture moderne et éprise de beauté et de prouesses, était obligée d'user de ruses et de subterfuges pour obtenir qu'on l'écoute quelques secondes et qu'on lui réponde autrement que par des rires gras ou des plaisanteries vaseuses.

Osait-elle suggérer qu'un tableau était nécessaire dans une salle de classe et l'un de ces messieurs ricanait en disant : "Bof ! De toute façon, on sait bien qu'à l'école maintenant, y font plus grand-chose... C'est pour y écrire quoi que vous voulez un tableau ? Et puis, ça va faire des frais en plus un tableau.
De notre temps, la maîtresse, elle en avait un en bois, fait par l'employé communal, il le repeignait tous les ans à la rentrée. Mais maintenant qu'ils apprennent plus rien à l'école, il leur faut de ces machins blancs, là, que ça coûte des mille et des cents et que les gamins, ils en savent pas plus pour ça !"

Murmurait-elle qu'un plafond plat serait peut-être moins coûteux que ces magnifiques entrelacs de poutres et de chevrons et sûrement bien moins sujet à renvoyer le son dans tous les sens et l'architecte (qui n'était pas architecte, mais seulement maître d'œuvre) s'esclaffait en disant : "Enfin, madame, ces poutres sont du plus bel effet ! Vos élèves seront fiers d'être dans un tel environnement et puis, quand vous les ferez chanter, vous aurez l'impression d'être dans une cathédrale !" et le Dugenou de service du conseil municipal répliquait : "Et puis, si vous savez pas les tenir, c'est sûr qu'il y aura du bruit. De mon temps, à l'école, on entendait les mouches voler. Maintenant, ils te les font hurler du matin au soir et après, ils se plaignent que la salle est trop sonore. Un bon coup de pied au cul et ils se taisent ! Té, moi, j'aurais vite fait ! Les gamins maintenant, c'est des Bons Dieux et personne ose y toucher !"

Émettait-elle une objection au sujet des carrelages prévus, non seulement dans la salle de classe, mais aussi dans la salle de motricité, arguant de la dangerosité d'une chute malencontreuse sur un sol aussi dur et proposant à la place un revêtement souple ou un plancher vitrifié, et ces messieurs en chœur se gaussaient ! Et la facilité d'entretien pour le personnel communal ? On voyait bien que les instituteurs ne passaient pas la serpillière, eux, et qu'ils ne payaient pas la note !
Ridicule ! Broutilles et fadaises de bonne femme qui s'en va à 16 h 30 (oh les c*** ! ils me voient pourtant tous dans ma salle de classe jusqu'à 18 h 30, minimum), en laissant le pauvre monde trimer à des choses sérieuses, et gagne trop bien sa vie !
Je vous rassure, la pauvre cloche a tenu bon pour la salle de motricité et le réfectoire (qui sert d'extension à ladite salle), passant pour cela des heures sur les sites du MEN et finissant par trouver LE texte de loi prouvant aux élus municipaux qu'une salle de réfectoire, un gymnase, une salle d'évolution ne peuvent en aucun cas être revêtus d'un sol dur ! Ouf !
Pour les salles de classe, il n'y a rien eu à faire, je passe mon temps à empêcher les gamins de courir, de se balancer sur leurs chaises pour éviter la fracture du crâne, à supporter le bruit des chaises qui raclent, des crayons, ciseaux, règles, billes qui tombent et rebondissent et j'ai banni les petits pots en verre du matériel scolaire.

Le summum a été atteint pour le réfectoire. Figurez-vous qu'en plus de son fameux plafond caisse de résonance, l'architecte n'avait pas prévu d'évier, ni de sortie de secours et qu'aucun des membres du conseil municipal n'avait trouvé à y redire !
L'idiote de service s'y est donc collée : "Euh, il n'y a pas d'évier ?
- Un évier ? Pour quoi faire ?
- Bah, pour la vaisselle...
- Vous n'avez pas de lave-vaisselle ?
- Ben, si. Mais il faudrait peut-être une arrivée d'eau, non ?
- En effet... oui. A moins que vous ne laissiez le lave-vaisselle dans l’ancien local ?
- A l’autre bout du bâtiment ? Ça ne va peut-être pas être très pratique pour les dames de service !
(Dugenou, en a parte : « Oh ben ça, des fois que ça les fatiguerait de faire trois pas ! »)
Et puis, même avec un lave-vaisselle, dans une cantine, on a besoin d’eau, non ? Ne serait-ce que pour leur servir à boire.
(Re Dugenou, en a parte : « Elles ont qu’à y servir du pinard ! Au moins, ils leur foutront la paix, l’après-midi ! »)
- Elles ne pourraient pas aller remplir les pots à eau dans les toilettes, ce n’est pas très loin ?
- Dans les toilettes, je ne sais pas si ça plaira bien à la DDASS, ça ! Et puis, c’est un lavabo à 80 cm du sol, je ne sais pas si c’est bien pratique. Et puis, il n’y a pas que l’eau à boire, il y a aussi le risque d’un enfant qui renverse son assiette ou qui est malade, les plats de la cuisine centrale qui ne rentrent pas dans le lave-vaisselle, le ménage qu’il faut faire après le repas...
- Bon d’accord, on va voir pour un évier puisque Madame l’exige !
(Je vous passe l’épisode de l’eau chaude sur l’évier, c’est du même tonneau...)

Finalement, nous avons eu l’évier, l’eau chaude et le lave-vaisselle sur place. En revanche, pour la sortie de secours, malgré mes demandes réitérées, accueillies à grands coups de vannes vaseuses, le passage de la commission de sécurité qui ne voulait pas venir car les écoles de moins de cinq classes ne font pas partie de ses attributions, ça a été un non catégorique ! La solution retenue en cas d’incendie près de l’unique porte de sortie, ça a été que l’une des deux employées communales sorte par une des fenêtres (à 70 cm du sol) et réceptionne un à un les enfants, guidés par l’autre employée, qui prennent le même chemin...
J’ai eu beau essayer de leur faire comprendre qu’à part les élèves de CM, tous les autres, ne dépassant pas le mètre trente, auraient besoin d’être portés pour franchir cet obstacle, ce qui serait fort long et très compliqué, et dangereux de surcroît si l’employée communale était enceinte ou avait des problèmes de dos.
Il n’y a rien eu à faire, ces messieurs étant pliés de rire à l’idée que les bonnes femmes étaient vraiment de pauvres petites choses fragiles et compliquées et que eux, les mecs, se posaient vachement moins de questions et que c’était pas pour ça qu’ils s’en tiraient plus mal. Et puis d’abord, les maîtresses restant à l’école pendant la pause déjeuner, le problème était tout résolu, si l’employée ne pouvait pas porter les gamins, elles, elles le pourraient.
Je n’ai même pas osé suggérer que ce moment ne faisait pas partie de notre temps de travail et que nous n’étions pas tenues de rester le doigt sur la couture de notre jupette plissée à attendre l’incident... Bien trop peur d’en entendre encore une sévère sur ces p****** de fonctionnaires qui n’en foutent pas une rame et qui passent leur temps à se plaindre.

Écrit par : catmano | 13 décembre 2008

@Francis Penin
C'est en 1967 que sont créées les premières chaires des SE.

Écrit par : guy morel | 13 décembre 2008

Comment et pourquoi les cocos et les socialos ont frayé avec ça ? c'est une vaste question.
GM

Ecrit par : guy morel | 13 décembre 2008

Peut-être aussi parce que le XX° siècle a pris pour des synonymes les mots "changement" et "progrès" ? L'instruction devait et doit changer pour progresser.
Ou parce qu'on a cru que les réels progrès technologiques et scientifiques pouvaient s'étendre à toutes les matières, y compris à l'instruction ? Comme une sorte de second Siècle des Lumières ?

Écrit par : dobolino | 13 décembre 2008

Peut-être aussi parce que le XX° siècle a pris pour des synonymes les mots "changement" et "progrès" ? L'instruction devait et doit changer pour progresser.
Ou parce qu'on a cru que les réels progrès technologiques et scientifiques pouvaient s'étendre à toutes les matières, y compris à l'instruction ? Comme une sorte de second Siècle des Lumières ?
Ecrit par : dobolino | 13 décembre 2008
Cela a compté, mais n'explique pas tout.

Écrit par : guy morel | 13 décembre 2008

Louis Legrand, c'est celui du rapport de sinistre mémoire, contre lequel je me rappelle avoir milité en son temps (au début des années 80, je crois) ?

Écrit par : Sylvie Huguet | 13 décembre 2008

Sans parler de l'enfer du boucan des travaux d'extension et de rénovation des locaux
Sans parler du mépris affiché par les corps de métier pour l'enseignement, accompagné de chansosn paillardes et autres grimaces.
Ce que les élèves et professeurs de la Cité Scolaire où étudient mes enfants vivent au quotidien et pour un bon bout de temps.
difficile de suivre un cours quand un maçon juché sur son échaffaudage face aux fenêtres fait le clown au sens strict ayant même pensé à amener un nez rouge pour se le coller sur le nez !

Écrit par : dobolino | 13 décembre 2008

Cela a compté, mais n'explique pas tout.

Ecrit par : guy morel | 13 décembre 2008
En revanche, ça a certainement beaucoup compté pour obtenir l'adhésion de l'opinion publique et des hommes politiques ?

Écrit par : dobolino | 13 décembre 2008

Je lis dans "La destruction" de Liliane Lurçat :

"Dès 1904, Langevin avait manifesté un intérêt passionné pour la didactique des sciences et les réformes pédagogiques.Il est président de la Société française de pédagogie à partir de 1922, vice-président de la Ligue des Droits de l'Homme à partir de 1927, et président du Groupe français d'Education nouvelle en 1928.
A lire le plan Langevin-Wallon, écrit Bernadette Bensaude-Vincent, on est surpris de se trouver en pays connu.
Tout paraît tellement familier, comme substituer l'orientation à la sélection, aussi bien que les mesures préconisées, par exemple l'instauration d'un collège unique pour le premier cycle de l'enseignement secondaire.

Il critique l'instauration de filières d'enseignement culturel ou professionnel parce qu'elles spécialisent précocément les élèves.
[...]Langevin approuve la recherche pédagogique et son ancrage dans la psychologie de l'enfant.
Il cherche à promouvoir les sciences de l'éducation dès 1926, lorsqu'il propose la création d'un Institut National de la Recherche Pédagogique.
Par la suite, Langevin adoptera comme idée directrice du plan de réforme un principe mis en oeuvre par Freinet : l'ouverture de l'école sur la vie.

[...]"En même temps qu'il exercera ses fonctions d'inspecteur, il (l'inspecteur) restera en collaboration étroite avec les centres de recherche pédagogique."

Le plan met en avant l'idée de la connaissance du réel qui préfigure l'incessante promenade actuelle des classes d'enfants à travers musées, expositions, lieux divers.

"C'est moins par les livres et les cours que par les visites, les enquêtes, les recherches personnelles que les adolescents seront conduits à l'analyse critique de la structure sociale, administrative et politique."

Écrit par : Anne-Marie Valette | 13 décembre 2008

C'est en 1967 que sont crées les premières chaires de SE (Guy Morel)

En 1965, il y avait en tout cas une chaire de pédagogie à la Sorbonne. J'ai passé à l'époque un CES (certificat d'études supérieures) de psychologie de l'enfant et de l'adolescent, et il y avait une dissertation de pédagogie; le cours portait sur l'éducation préscolaire. Nous avions aussi un maître assistant qui ne jurait que par Piaget.

Écrit par : Sylvie Huguet | 13 décembre 2008

Guy, tu as raison sur le fait que les SE ont une longue histoire. Ce que j'essayais de traquer, en réponse à la question de Francis P***, c'est le moment où ces gens-là, qui étaient parfois des farfelus, parfois des illuminés, parfois des chercheurs respectables, sont entrés en force dans l'administration et les instances de décision de l'EN. Juste après 68, je pense — à partir d'Edgar Faure.
JPB

Écrit par : brighelli | 13 décembre 2008

Manu a écrit : "Je suis un peu dans les nuages de la Sorbonne en ce moment et je dois vraiment être à côté de la plaque mais qu'est-ce que ce TPE géant dont vous parlez ? Une manif ?

Notre petit maître va parler le 16 décembre pour donner les "derniers" détails sur la réforme de la classe de seconde.

Peut-être dévoilera-t-il qu'il existe déjà des commissions secrètes qui travaillent secrètement sur des programmes secrets ?

Auquel cas, devra-t-on s'étonner que l'application de ses programmes reste secrète elle aussi ?

De toutes les façons, si les professeurs sentent qu'on veut les interdire, ils ne resteront pas interdits indéfiniment.

Quoique...

Sauve qui peut !

Écrit par : dugong | 13 décembre 2008

Question passionnante que celle du rapport entre architecture et éducation.

J'ai vécu moi-même pendant deux ans dans une abbaye cistercienne dans le midi de la France ; je n'étais pas "moine" à proprement parler, mais j'ai expérimenté cette construction de "l'homme intérieur" dans les arcanes de ses profondeurs les plus secrètes.

Nul ne peut s'être promené dans le silence bleuté des trois merveiles du midi : Sylvacane, Le Thoronet, Sénanque, sans éprouver physiquement cet appel de l'essentiel.

Nous sommes évidemment bien loin des conceptions purement "fonctionnelles" de tant de constructeurs d'aujourd'hui (peut-on encore parler d'architectes tant ils ont oublié "l'arché" ?).

Très belle réflexion d'Alain Finkelkraut sur l'absurdité de l'idéologie de l'élève au centre du système, avec cette allusion à Simone Weill (la philosophe) sur la fonction de l'école dont la fonction essentielle est la "formation de l'attention". On devrait y découvrir et y éprouver la vertu du silence sans laquelle il n'y a ni attention, ni apprentissage fécond ("le nectar exquis du silence") qui n'est pas l'absence de bruit, ce silence tué par le bavardage aussi bien des sots que des "spécialistes"qui manque cruellement partout, en particulier dans l'école.

Écrit par : Robin | 13 décembre 2008

Yann a écrit à propos de l'INRP : "Tu charries ! De la propagande pour l'ennemi !
Va donc sur "ressources et services", tu y trouveras la page de la main à la pâte.
Et quel est donc le "projet du jour" ? Je vous le donne Emile.
"Sur les pas d'Erathostène" !!!
Rhâââââââ !!"

Dans les vieux bâtiments de l'INRP, les chercheurs ont froid. Il faut les comprendre : lorsqu'après décret ministériel, il sera solstice d'été tous les jours, les chercheurs auront bien chaud.

Si, en plus, les apprenants peuvent refaire la manip tous les jours, ils finiront bien par en comprendre quelques aspects.

De la Terre, on aura enfin fait le tour.


Vive Eratosthène.

Écrit par : dugong | 13 décembre 2008

Je voudrais signaler la parution récente d'un ouvrage absolument passionnant d'Olivier Roy "La sainte ignorance" ou le temps des religions sans culture.

Ce phénomène nouveau, lié à la mondialisation et sur lequel la vigilance et la réflexion s'imposent s'applique également à la crise de l'école dans laquelle on voit se développer depuis une vingtaine d'années une "éducation sans culture" ou une éducation "pure" fondée sur l'ignorance et qui a atteint aujourd'hui son point culminant.




http://www.laprocure.com/livres/olivier-roy/la-sainte-ignorance-temps-la-religion-sans-culture_9782020932660.html

Écrit par : Robin | 13 décembre 2008

Mais pourquoi les messages de Guy et de Jean-Paul concernant la pédagogie ont-ils toujours un côté joyeux et souvent ouverts, malgré leur pessimisme, alors que ceux d'Anne-Marie Valette sentent irrémédiablement le formol? Déformation professionnelle de sa part?

Écrit par : Christophe Sibille | 13 décembre 2008

"et sont-ils souvent ouverts".

Écrit par : Christophe Sibille | 13 décembre 2008

Le Monde du jour commente la dernière enquête TIMMS et titre :

"Les élèves asiatiques sont les meilleurs en mathématiques et en sciences"

Le grand René Brissiaud fait pèter l'analyse :

"Il n'est pas étonnant de retrouver en tête de palmarès les pays d'Asie", estime Rémi Brissiaud, maître de conférences en psychologie cognitive à l'université de Cergy-Pontoise (Val-d'Oise), pour qui ces systèmes éducatifs doivent leur succès non pas à des raisons culturelles mais à la langue.
"En chinois, coréen ou japonais, on détache les dizaines en disant par exemple dix et un, dix et deux." Ce "facteur langagier" permet aux enfants de décomposer les nombres et de compter ainsi plus vite mentalement"

Pas de doute, le brissiaud est un cador.

Yaka exiger que les enquêtes internationales ne fassent appel qu'à des nombres supérieurs à 20 et nous retrouverons toute notre majesté.

Comment dit-on "gros con" en coréen ?


http://www.lemonde.fr/planete/article/2008/12/11/les-eleves-asiatiques-sont-les-meilleurs-en-mathematiques-et-en-sciences_1129753_3244.html

Écrit par : dugong | 13 décembre 2008

J'ai vécu moi-même pendant deux ans dans une abbaye cistercienne dans le midi de la France

Ecrit par : Robin | 13 décembre 2008

Je lis ceci sur le site d'une abbaye que vous connaissez bien, à la rubrique histoire :

"1636 Louis XIII offre l’abbaye, en ruine, à dom Barthélémy de Robin, moine de Compiègne.
1638 Reconstruction de l’abbatiale. Mise en place de la réforme et affiliation de l’abbaye à la congrégation de Saint Maur.
1642 Dédicace de l’église abbatiale à Notre-Dame de la Paix.
Reconstruction des bâtiments par dom de Robin."

Vous nous aviez caché votre grand âge, dom Barthélémy !

Écrit par : yann | 13 décembre 2008

Vive Eratosthène.

Ecrit par : dugong | 13 décembre 2008

Collabo !! ;O)))

Écrit par : yann | 13 décembre 2008

Comment dit-on "gros con" en coréen ?

Ecrit par : dugong | 13 décembre 2008


큰 사기꾼 , d'après glouglou.

Mais je ne garantis rien.

Écrit par : yann | 13 décembre 2008

"Les élèves asiatiques sont les meilleurs en mathématiques et en sciences"

Ecrit par : dugong | 13 décembre 2008

Plus sérieusement, par l'observation journalière d'une filière mixte franco-asiatique en grande école, je peux dire que c'est vrai.
En tous cas, en maths et en physique (mathématisée). Par contre, ce sont des quiches en chimie.
Une explication, Dugong ?

Écrit par : yann | 13 décembre 2008

"1636 Louis XIII offre l’abbaye, en ruine, à dom Barthélémy de Robin, moine de Compiègne.
1638 Reconstruction de l’abbatiale. Mise en place de la réforme et affiliation de l’abbaye à la congrégation de Saint Maur.
1642 Dédicace de l’église abbatiale à Notre-Dame de la Paix.
Reconstruction des bâtiments par dom de Robin."

Vous nous aviez caché votre grand âge, dom Barthélémy !

Ecrit par : yann | 13 décembre 2008

Gasp ! I am demasked ! Je fête ùes 850 ans le 29 janvier. J'ai été également connu sous le nom de comte de Cagliostro. Vous comprenez que je tienne à la tradition (sauf celle de S... r... z...).

J'en vis, au propre et au figuré ! ;-)

Écrit par : Robin | 13 décembre 2008

"En tous cas, en maths et en physique (mathématisée). Par contre, ce sont des quiches en chimie.
Une explication, Dugong ?"

La chimie est une discipline ancillaire qu'on peut toujours commencer tard quand les ossatures d'analyse et les connaissances fondamentales sont en place (maths et physique)...

Je cherche vraiment à être excommunié par l'UICPA (Union Internationale de Chimie Pure et Appliquée), sorte de vatican de la chimie.

Écrit par : dugong | 13 décembre 2008

Pour tenter de désamorcer les réactions incontrôlées qui commencent à se manifester ça et là, l'administration de mon lycée organise deux débats, mercredi et jeudi prochain, sur le thème de la réforme du lycée. Avec élèves et profs. Ils sont ingénieux, à Thiers.
JPB

Écrit par : brighelli | 13 décembre 2008

Communiqué de presse : culture
ARCHITECTURE EDUCATION
CAUE du Rhône

Communiqué le 02/12/2008
Rencontre "L'architecture enseignée à l'école, réalités et perspectives" et conférence de Jean-Paul Brighelli, normalien et professeur agrégé de lettres auteur de best-seller "La fabrique du crétin", "Fin de récré".


A travers les différents dispositifs mis en place par l'Education Nationale et le ministère de la Culture et de la Communication, le CAUE du Rhône aide les établissements scolaires à conduire des projets pédagogiques qui font se croiser créativité et compréhension du cadre de vie. Auteurs et acteurs de ces projets pédagogiques vous invitent à découvrir leurs travaux, leurs recherches et interrogent Jean-Paul Brighelli sur l'avenir de cette sensibilisation à l'architecture et au patrimoine dans le contexte de l'école aujourd'hui.
Rendez-vous : mercredi 10 décembre 2008 de 9h à 17h au CAUE du Rhône
(6bis, quai St-Vincent Lyon 1e) - journée gratuite sur inscription auprès du CAUE du Rhône : 04 72 07 44 55. Plus d'infos sur www.caue69.fr

>> Demande de renseignements
En savoir plus : www.caue69.fr

Écrit par : Jeremy | 13 décembre 2008

Brissiaud ! Encore un nuisible ! Flytox !
Quand on lit l'article, on s'aperçoit que les Asiatiques vivant aux Etats-Unis (et parlant l'anglais, hé, patate !) sont meilleurs que leurs congénères Américains de souche. Il va finir par nous dire que c'est génétique.
Au passage, on apprend que la France, qui était partie prenante de la première enquête "collège" (niveau Quatrième) en 1995, quand l'évaluation a été mise en place, s'en est retirée depuis.
C'était dans notre grande série "Si je casse le thermomètre, je saurai lire, écrire, calculer et compter."
Allez, je remets le lien signalé par Dugong :

http://www.lemonde.fr/planete/article/2008/12/11/les-eleves-asiatiques-sont-les-meilleurs-en-mathematiques-et-en-sciences_1129753_3244.html
JPB

Écrit par : brighelli | 13 décembre 2008

"Demande de renseignements"

Ecrit par : Jeremy | 13 décembre 2008

Psssst, Jeremy, c'est trop tard! On est le 13! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 13 décembre 2008

Encore un nuisible ! Flytox !
Quand on lit l'article, on s'aperçoit que les Asiatiques vivant aux Etats-Unis (et parlant l'anglais, hé, patate !) sont meilleurs que leurs congénères Américains de souche. Il va finir par nous dire que c'est génétique.

Ecrit par : brighelli | 13 décembre 2008

Au niveau post-bac, en tous cas, c'est une réalité. Et pour des étudiants qui, parallèlement, sont obligés d'apprendre le français.
C'est peut-être pas génétique, mais c'est peut-être "l'effet Edith Cresson" (vous savez, les fourmis...).

Écrit par : yann | 13 décembre 2008

"Amener les jeunes du primaire, les collégiens, les lycéens à considérer leur environnement quotidien d’un autre oeil et leur transmettre le plaisir et le désir d’Architecture est une
question que se posent aussi bien les enseignants que les professionnels de l’architecture."

Avec Dobo, quand nous étions des "jeunes du primaire", nous nous étions sensibilisées seules au plaisir et au désir d'Architecture.
En remuant un peu nos vieux souvenirs, nous pourrions sans difficulté vous écrire un fort volume intitulé "La cabane dans tous ses états" !
On en connaît un rayon là-dessus !
De l'art de couper la canne de Provence à la main ou au petit Opinel gagné à la fête foraine sans se couper les doigts trop gravement à l'aménagement de l'intérieur en utilisant uniquement des objets trouvés dans la décharge municipale dans laquelle nous fouillions en tongs et de la façon dont il faut procéder pour se procurer des allumettes au débit de tabac (indispensables pour faire cuire dans la casserole récupérée aux poubelles le gruyère piqué dans le frigo) sans se faire repérer par la dame à la recette de la décoction de thym dans une gourde plastique chauffée au soleil pour cacher l'odeur des Royale Menthol récupérées je ne sais plus comment !
On n'avait pas besoin de TPE ni de classe à PAC, nous !
Mes enfants ont encore fait des cabanes. Ils disparaissaient à vélo, chargés de tout un bric à brac de trucs et de machins.
Ceux de Dobo, de dix ans plus jeunes que les miens, je ne sais pas.
Quant aux petits du village, je sais qu'ils n'en font pas. Ils en ont tous une belle, en plastique coloré ou en bois dans leurs jardins, montée par papa ou par papy.
De toute façon, ils ne font même plus de vélo dans les rues du village. Et les dangereux kidnappeurs, qu'est-ce que vous en faites des dangereux kidnappeurs, hein ?

Du coup, la société organise des colloques pour sensibiliser les jeunes à gnagnagna...

Écrit par : catmano | 13 décembre 2008

Maintenant, l'explication du nuisible est très con, et contredite par : "La France, qui a participé en 1995 à la première édition de l'étude au niveau collège, s'est retirée depuis. Elle se classait favorablement en maths mais médiocrement en sciences.".

Écrit par : yann | 13 décembre 2008

J'ai connu à Borme-les Mimosas une cuisinière, la mère Krassouline, qui faisait une bouillabaisse exquise; elle ajoutait dans la soupe un verre à liqueur de pastis.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 12 décembre 2008



existe t elle toujours ????

merci

Écrit par : rafale | 13 décembre 2008

Une vraie divergence apparaît entre JPB et moi : il préconise le flytox et moi le napalm.

Un espace de convergence devrait s'ouvrir. Une nébulisation de napalm dans un gaz insecticide devrait être redoutablement efficace.

Taïaut !

Pas de prisonnier.

Écrit par : dugong | 13 décembre 2008

Tiens, un petit lien, pour dissiper les doutes sur mes activités présumées dans le bâtiment, évoquées il y a quelque temps! (en bas, aux deux tiers, sur la gauche, à peu près). ;-)

http://chateauroux-c-est-fou.hautetfort.com/media/01/02/1523396025.pdf

Écrit par : Christophe Sibille | 13 décembre 2008

"Demande de renseignements"
Ecrit par : Jeremy | 13 décembre 2008

Psssst, Jeremy, c'est trop tard! On est le 13! ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 13 décembre 2008

Je sais !

C'est pour apporter ma pierre, sans rester sur la touche, à la note sur l'architecture.

Écrit par : Jeremy | 13 décembre 2008

Cœur de chanvre, ça va vous réconcilier avec Toto !

Écrit par : catmano | 13 décembre 2008

Sur la droite, pardon... Il n'y a que dans l'isoloir que je ne les confonds jamais... :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 13 décembre 2008

"Cœur de chanvre, ça va vous réconcilier avec Toto !"

Ecrit par : catmano | 13 décembre 2008


"Choeur de chanvre", c'est justement suite à une coquille de la Nouvelle-République, qui s'est mélangé les pinceaux! ("Choeur de chanvre" à la place de "choeur de chambre", c'est dire le niveau de culture de la PQR, quelquefois). Mais j'ai trouvé ça tellement beau que j'ai gardé! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 13 décembre 2008

Ou parce qu'on a cru que les réels progrès technologiques et scientifiques pouvaient s'étendre à toutes les matières, y compris à l'instruction ? Comme une sorte de second Siècle des Lumières ?

Ecrit par : dobolino

C'est exactement ce que soutenait (et soutient peut-être encore, malgré le démenti cinglant apporté par les faits) le sieur Pierre Léna, de concert avec quelques uns de ses co-académiciens.

Écrit par : moot | 13 décembre 2008

Ils sont ingénieux, à Thiers.

Ecrit par : brighelli

Ils ne font pas les choses à moitié.

Écrit par : moot | 13 décembre 2008

"Apporter ma pierre sans rester sur la touche…" : Jérémy, vous êtes brillant !
JPB

Écrit par : brighelli | 13 décembre 2008

"A Thiers, ils ne font pas les choses à moitié… " (Moot) Décidément, ce blog ruisselle d'un humour fou…
JPB

Écrit par : brighelli | 13 décembre 2008

"A Thiers, ils ne font pas les choses à moitié… " (Moot) Décidément, ce blog ruisselle d'un humour fou…
JPB

Ecrit par : brighelli | 13 décembre 2008

Ca démarre au quart de tour.

Écrit par : Jeremy | 13 décembre 2008

J'ai connu à Borme-les Mimosas une cuisinière, la mère Krassouline, qui faisait une bouillabaisse exquise; elle ajoutait dans la soupe un verre à liqueur de pastis.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 12 décembre 2008



existe t elle toujours ????

merci

Ecrit par : rafale | 13 décembre 2008


Non, mais vous pouvez vous-même essayer.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 13 décembre 2008

J'ai vécu moi-même pendant deux ans dans une abbaye cistercienne dans le midi de la France

Ecrit par : Robin | 13 décembre 2008

Est-ce Sylvanès, Robin?

Écrit par : Anne-Marie Valette | 13 décembre 2008

Sur Marianne, une déclaration d'amour au non travail :

http://www.marianne2.fr/A-la-recherche-du-vaccin-contre-le-travail_a94219.html

"Beaucoup de gens ne travaillent pas trop.
...
Deux types de personnes s’acharnent sur les « profiteurs » : ceux qui détestent leur boulot et réagissent par envie, jalousie et désespoir (légitime), et les très riches qui ne supportent pas de ne pas avoir d’emprise sur ces électrons libres."

Je me sens comme un électron libre * menacé.

Je déteste qu'on réduise mon paquet d'ondes en me mesurant **. Je préfère me mesurer moi-même en dosant mes efforts.

La nouvelle insulte : Msieur ! Y m'a mesuré !


* qui sont moins libres qu'on ne le croit... Dans cette forêt menaçante de patrons, avancer peinanrd n'est pas de tout repos...

** ça c'est pour les physiciens.

Écrit par : dugong | 13 décembre 2008

Après une dure semaine de travail, j'ai pris le temps de lire le texte de Felts sur l'effet Edelweiss. Alors là, je ne sais pas si je vais tisser l' éloge de l'art de Felts, ou si je vais avouer ma "connitude" : je n'ai pas compris si c'est une histoire vraie ou si c'est de la pure invention littéraire. Ce texte me laisse - laisse tout lecteur? - dans une sensation étrange où délire et réalité se mélangent, mais je n'arrive pas à comprendre à quel endroit précis ce mélange se produit. Je suis sincèrement accablée par le repli final du protagoniste. J'aurais voulu qu'il exerce ses pouvoirs sur le Monde. C'est un recit amer.

Écrit par : Lisa fut Lisette | 13 décembre 2008

J'ai un souvenir exacte de cette soirée (31 décembre 1999). J'étais dans ma cuisine de 2 mètres carrés, mon bébé dans un bras, le stylo dans l'autre main...en essayant de griffoner quelques pages de ma thèse...tout le monde fêtait le passage d'un millénaire à l'autre, mon compagnon tartinait du foie gras. J'avais la sensation que quelque chose d'extraordinaire allait se produire. Savoir maintenant que Felts a empêché cet événement de se produire par le truchement de prétextes fallacieux, me remplit d'amertume et me motive en même temps à...terminer ma thèse.

Écrit par : Lisa fut Lisette | 13 décembre 2008

Il a bien fallu que le premier docteur ès sciences de l'éducation soutienne une thèse devant des professeurs d'université qui n'étaient pas de tels docteurs. J'aimerais bien savoir comment tout cela s'est fait. (FP)


Je me souviens qu'étudiante en maîtrise, les profs de fac qui étaient invités à dîner disaient pis que pendre des sciences de l'éduc qui commençaient à bien investir les départements de lettres. Mais ils les voyaient comme des aberrations passagères, qui devaient ne pas survivre au sérieux des vraies études universitaires et de la vraie recherche.Ce n'était qu'ironie à leur propos. On leur barrait le chemin sans problème, c'était un effet de mode dont on n' avait rien à craindre, on en parlerait plus d'ici peu de temps...
Apparemment, ils ont résisté mieux que ce que les universitaires "classiques" croyaient, tout occupés de leurs petits articles et de leur grande recherche et préférant se dire comme toujours que le danger est pour plus tard.

Autre chose, un inspecteur a dit au cours d'une réunion avec des parents de 3èmes ( inquiets de la réforme en cours) que si trop délèves demandaient le même module, il y aurait un tirage au sort...Pas contents les parents en sortant.

Écrit par : Sanseverina | 13 décembre 2008

"Apparemment, ils ont résisté mieux que ce que les universitaires "classiques" croyaient, tout occupés de leurs petits articles et de leur grande recherche."

Et je peux vous dire que l'Université cause PLUS DE MAL à la recherche au sens strict que les IUFM. Les IUFM ont lancé des recherches sur tout et n'importe quoi, notamment en sciences de l'éducation, mais les professeurs d'Université verrouillent littéralement toute recherche qui n'auraient pas leur assentiment. Je serais heureux de voir tomber un système archaïque et sclérosé par quelques mafieux qui forment un clan, et qui ne tiennent qu'à leurs ronds de serviettes et à leurs colloques onéreux. Là où je suis inquiet, c'est qu'on donne aux personnels des IUFM le système de l'université, alors qu'il aurait fallu réformer l'un et l'autre.

Écrit par : Jeremy | 13 décembre 2008

sanseverina a écrit : "Apparemment, ils ont résisté mieux que ce que les universitaires "classiques" croyaient, tout occupés de leurs petits articles et de leur grande recherche et préférant se dire comme toujours que le danger est pour plus tard."

Je suppose que, contrairement aux grands-universitaires-tout-à-leur-recherche, les facariens des sciences de l'éduc ont investi très tôt les instances de pouvoir où ils ont construit un réseau très efficace.

Qui a des (contre)exemples dans l'université ?

Quant au tirage au sort pour les modules (trop) demandés, je suppose que cela arrangera bien les (petits) chefs d'établissement :

- on simule un procédé "équitable" (mieux vaut l'arbitraire que l'élitisme)

- on ne se fatigue pas à éplucher les dossiers un par un.

Le fait de ne pas se fatiguer n'est pas, dans l'absolu, pour moi, un mauvais procédé *. En revanche, pour les petits chefs d'EPLE qui se la jouent chefs d'entreprise, toujours sur le pont, si !

* voir post précédent.

Écrit par : dugong | 13 décembre 2008

Suivant en cela les conseils avisés de Catmano, je ferraille en ce moment sur neoprofs.com avec des zélotes de la "séquence". Si quelqu'un veut m'y aider, ce n'est pas de refus, car la bataille est rude! Et puis "Testis unus testis nullus"!

Écrit par : Jean | 13 décembre 2008

Jean a écrit : "je ferraille en ce moment sur neoprofs.com avec des zélotes de la "séquence"

Ce soir, je regarderai plutôt l'apocalypse selon saint Mordillat que selon saint Meiriol.

Au travail militant, je préfère le limitant de travail.

Écrit par : dugong | 13 décembre 2008

La chimie est une discipline ancillaire qu'on peut toujours commencer tard quand les ossatures d'analyse et les connaissances fondamentales sont en place (maths et physique)...

Je cherche vraiment à être excommunié par l'UICPA (Union Internationale de Chimie Pure et Appliquée), sorte de vatican de la chimie.

Ecrit par : dugong | 13 décembre 2008

Ouais, bon, admettons ! Mais quid alors de ceux qui opteront après le bac pour des études de biologie ou de pharma ou tout autre discipline où des connaissances de chimie préalables sont nécessaires ? Vous leur placez un cours de chimie intensif au premier semestre ?
Etant entendu que nous nous plaçons dans l'optique d'un véritable enseignement de chimie au lycée, avec un programme qui se tient .

Écrit par : dobolino | 13 décembre 2008

Marrant, Dugong, les "facariens", j'aime beaucoup, beaucoup.

Écrit par : Sanseverina | 13 décembre 2008

Ceux de Dobo, de dix ans plus jeunes que les miens, je ne sais pas.

Ecrit par : catmano | 13 décembre 2008

Oui, mais plus rudimentaires que nos chefs d'œuvre. On sent un net recul des capacités créatives du à une perpétuelle ingérence et surveillance des adultes et à la disparition des décharges en plein air.
Il faudrait les envoyer en classe découverte chez les chiffonniers du Caire, peut-être ?

Écrit par : dobolino | 13 décembre 2008

J'ai vécu moi-même pendant deux ans dans une abbaye cistercienne dans le midi de la France

Ecrit par : Robin | 13 décembre 2008

Est-ce Sylvanès, Robin?

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 13 décembre 2008

1) Sylvacane: pas possible, il ne reste que l'église et quelques vestiges
2) Le Thoronet
3) Sénanque
Je penche pour Sénanque parce que je sais qu'il y a un hébergement pour les hôtes
4) Ayguebelles a aussi une maison d'hôtes pour ceux qui désirent faire une retraite.

Écrit par : dobolino | 13 décembre 2008

FP, l'introduction des pédagos dans l'Ecole remonte (au moins) à Edgar Faure — et, dans les années qui ont suivi, à la Droite de façon générale. Persuadée qu'elle ne connaissait rien, et ne comprendrait jamais rien à l'Education, la Droite a recruté tous ceux qui ont eu assez de culot pour se présenter comme des "experts", parce qu'ils avaient commis une vague thèse sur les théories fumeuses des pédagos américains des années 50 — ou sur les dérives des freinétistes de la même époque. Ajoutez à cela que lesdits pédagos appartenaient souvent à des cercles chrétiens "progressistes", ce qui a permis la communication avec les cercles chrétiens tré&ditionnalistes (et cette collusion est toujours vraie aujourd'hui). Parmi les grands ancêtres, des gens comme Prost. Puis Meirieu — un ex des JOC gagnant la confiance d'un Protestant comme Jospin. Actuellement, ces filières sont toujours en place, parce qu'elles se sont renforcées administrativement sous les ministères Allègre-Lang, et qu'au rythme où l'on renouvelle la moyenne et haute fonction publique (un IG, cela travaille jusqu'à 65, voire 67 ans), on n'en a pas fini. Voilà pourquoi tout le système est gangrené, et que tout pacifiste que je sois, il me prend parfois des envies de les flytoxer.
JPB

Ecrit par : brighelli | 13 décembre 2008
------------------
Grand merci de ces explications, JPB !
J'ai les mêmes envies que vous envers ces doctes savants, non pas parfois, mais de façon permanente, c'est une obsession.

Écrit par : Francis Penin | 13 décembre 2008

Dobolino a écrit : "Mais quid alors de ceux qui opteront après le bac pour des études de biologie ou de pharma ou tout autre discipline où des connaissances de chimie préalables sont nécessaires ? Vous leur placez un cours de chimie intensif au premier semestre ?
Etant entendu que nous nous plaçons dans l'optique d'un véritable enseignement de chimie au lycée, avec un programme qui se tient ."

Au lycée, entre "que des maths et de la physique" et "chimie über alles, du concret partout", il y a tout un spectre (continu !) où placer le curseur.

On ne répètera jamais assez que l'urgence actuellement est de travailler les ossatures d'analyse et de raisonnement avec les disciplines qui les exploitent le plus.

Vous pouvez faire 1000 heures de Travaux Pratiques en lycée, si ces ossatures sont absentes, l'évanescence est très rapide. Vous ne recueillerez que des agités du mulot et des excités de la burette.

Écrit par : dugong | 13 décembre 2008

J'ai vécu moi-même pendant deux ans dans une abbaye cistercienne dans le midi de la France

Ecrit par : Robin | 13 décembre 2008

Est-ce Sylvanès, Robin?

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 13 décembre 2008

Affirmatif !

Écrit par : Robin | 13 décembre 2008

Selon le snes qui a été reçu le 10/12, le maître du Moloch aurait affirmé que "les nouveaux programmes seraient rendus publics et soumis à consultation le 5 janvier"

Les bouchers * du Moloch n'auront pas eu beaucoup de temps pour fabriquer le hachis de bas morceaux désossés.

Que peut-il résulter de la consultation d'un tel hachis ?

* Ceci n'est en aucune manière une attaque contre la vénérable corporation de la boucherie. Rien à voir non plus avec la très digne corporation des vétérinaires.
J'allume des contre-feux. On ne sait jamais.

Écrit par : dugong | 13 décembre 2008

Robin, avez-vous lu "Les pierres sauvages", de Fernand Pouillon, écrit je crois pendant qu'il était en prison, sur la vie des moines qui ont construit l'abbaye du Thoronet?

Écrit par : Anne-Marie Valette | 13 décembre 2008

Manu a écrit : "Je suis un peu dans les nuages de la Sorbonne en ce moment et je dois vraiment être à côté de la plaque mais qu'est-ce que ce TPE géant dont vous parlez ? Une manif ?

Notre petit maître va parler le 16 décembre pour donner les "derniers" détails sur la réforme de la classe de seconde.

Ecrit par : dugong | 13 décembre 2008

Merci Dugong ! Et soyez optimiste, il va peut-être nous faire un beau cadeau : après tout on approche de Noël ! A moins qu'on ne nous fasse jouer le rôle de la dinde...

Écrit par : Manu | 13 décembre 2008

"A Thiers, ils ne font pas les choses à moitié… " (Moot) Décidément, ce blog ruisselle d'un humour fou…
JPB

Ecrit par : brighelli | 13 décembre 2008

Ca démarre au quart de tour.

Ecrit par : Jeremy

J'hésitais à dire qu'ils ne sont pas encore à couteaux tirés.

Écrit par : moot | 13 décembre 2008

UNE BONNE NOUVELLE :

L’État a été condamné à verser 15 000 euros à notre collègue Karen Montet-Toutain, agressée et frappée de plusieurs coups de couteau par un de ses élèves, le 16 décembre 2005, au lycée professionnel Blériot d’Étampes, après avoir saisi sa hiérarchie des menaces qui pesaient sur elle.

http://www.force-ouvriere.fr/page_principal/fede/index.asp?lk=fd&id=4072&fed=F%E9d%E9ration%20Nationale%20de%20lEnseignement,%20la%20Culture%20et%20la%20Formation%20Professionnelle

Écrit par : Un hussard | 13 décembre 2008

Manu, connaissez-vous le CD rom: "les instruments de musique", qui était édité par Microsoft?
Je suis très loin d'être un fana des "Tice", mais cet objet est plutôt bien conçu dans l'ensemble, (même si loin d'être parfait), et les extraits musicaux assez bien choisis.

Ecrit par : Christophe Sibille | 13 décembre 2008

Je l'ai consulté il y a trés longtemps (fin des années 90). Je l'avais trouvé à l'époque peu pratique (notamment pour l'impression).voire pas du tout et avec des exemples orientés et contestables (une trop grande place donnée à l'ethnomusicologie au détriment de l'essentiel, par exemple : mes élèves et moi-même n'avons que faire des tambours ethniques du Botswana nord-oriental lorsque ces même élèves ignorent tout ou presque de l'orchestre symphonique. Le politiquement correct est décidément partout. -Tiens, au passage, ça me rappelle mon année d'IUFM : les pauvres PE de la salle d'à côté ont passé toute l'année à ne faire QUE des percus africaines (mais vraiment que ça). Qu'est-ce qu'ils ont dû se faire ch..., leurs pauvres élèves, à passer toute l'année à tenter de "retrouver leurs racines"... - )

Je suppose d'après ce que vous dites, Christophe, que vous en avez une version plus récente et... mieux faite. Il faudrait que je le revoie tout de même pour me faire une opinion plus précise que ce souvenir trés... mitigé, pour le moins.

Écrit par : Manu | 13 décembre 2008

Qu'est-ce qu'ils ont dû se faire ch..., leurs pauvres élèves, à passer toute l'année à tenter de "retrouver leurs racines"... - )

Ecrit par : Manu | 13 décembre 2008

Tiens, vous me rappelez un souvenir pas si lointain.
Mes collègues de maternelle avaient voulu "faciliter l'intégration" d'un élève né sur un autre continent et vivant en France depuis l'âge de 8 mois avec ses parents adoptifs, au teint rose et aux yeux bleus.
Je ne pouvais pas leur faire écouter un morceau de musique sans que tous ses camarades de classe hurlent en choeur :"C'est de la musique africaine !" en se tournant vers le pauvre gosse !
Même la version instrumentale de Petit Papa Noël y aurait eu droit !

Écrit par : catmano | 13 décembre 2008

UNE BONNE NOUVELLE :

L’État a été condamné à verser 15 000 euros à notre collègue Karen Montet-Toutain, agressée et frappée de plusieurs coups de couteau par un de ses élèves, le 16 décembre 2005, au lycée professionnel Blériot d’Étampes, après avoir saisi sa hiérarchie des menaces qui pesaient sur elle.

http://www.force-ouvriere.fr/page_principal/fede/index.asp?lk=fd&id=4072&fed=F%E9d%E9ration%20Nationale%20de%20lEnseignement,%20la%20Culture%20et%20la%20Formation%20Professionnelle

Ecrit par : Un hussard | 13 décembre 2008

Je suis beaucoup moins enthousiaste que vous et pense qu'on ne règlera pas les problèmes de violence dans l'EN par la judiciarisation (qui n'est pas autre chose qu'un des avatars de la guerre de tous contre tous). Qui va payer ces 15 000 euros par ailleurs ? Son IPR et l'administration qui l'ont laissé tomber quand elle appelait au secours ? Non, bien sûr, c'est l'État qui va régler l'addition, c'est à dire nous. Et cela n'empêchera nullement que ce genre de drame se reproduise de plus en plus souvent, surtout lorsqu'on laisse l'École de la République continuer sa transformation en "lieu de vie" par les pédagogistes, lieu où tout est permis (sauf étudier bien sûr).

D'une manière générale, j'ai du mal à éprouver de la satisfaction à ce que l'État soit condamné.

En revanche, j'approuve avec FO l'exigence de l'application de l'article 11. Mais le vrai problème est ailleurs...

Écrit par : Manu, dubitatif | 13 décembre 2008

Merci pour ce témoignage, Catmano ! J'ai de mon côté, acheté sur les conseils de l'ami JPB, le - paraît-il - excellent petit livre de Gaston Kelman intitulé "je suis noir et je n'aime pas le manioc", qui traite précisément de ce problème.

Honte à moi je ne l'ai pas encore lu. Il attends son tour sagement sur une pile.

Écrit par : Manu, dubitatif | 13 décembre 2008

Vous pouvez faire 1000 heures de Travaux Pratiques en lycée, si ces ossatures sont absentes, l'évanescence est très rapide. Vous ne recueillerez que des agités du mulot et des excités de la burette.

Ecrit par : dugong | 13 décembre 2008
Ouais ! Mais la chimie ne se résume pas à des TP, tout de même ! C'est très réducteur, comme vision, et mensonger. Vous profitez du fait que nous sommes sur un blog de littéraires pour démolir une matière qui vous fait chier à enseigner, ce qui se conçoit aisément et dont on ne peut vous tenir rigueur si vous l'avouez franchement. Combien de professeurs d'histoire enseignent la géographie à leur corps défendant. Y'aurait un beau ménage à faire !
En attendant, pour piger l'orientation des phospholipides dans une membrane cellulaire, faut déjà avoir fait un tant soit peu de théorie chimique, non ? Quant au cycle de Krebs et à la molécule d'héroïne... Je vous passe ATP qui se transforme en ADP en libérant de l'énergie et autres pantalonnades. Vous ne pouvez demander à des élèves de première année de supérieur de comprendre la biochimie (il ne s'agit pas de TP) s'ils n'ont pas la moindre notion de chimie organique.

Écrit par : dobolino | 13 décembre 2008

Dobolino a écrit : "Mais quid alors de ceux qui opteront après le bac pour des études de biologie ou de pharma ou tout autre discipline où des connaissances de chimie préalables sont nécessaires ? Vous leur placez un cours de chimie intensif au premier semestre ?
Etant entendu que nous nous plaçons dans l'optique d'un véritable enseignement de chimie au lycée, avec un programme qui se tient ."


Vous pouvez faire 1000 heures de Travaux Pratiques en lycée, si ces ossatures sont absentes, l'évanescence est très rapide. Vous ne recueillerez que des agités du mulot et des excités de la burette.

Ecrit par : dugong | 13 décembre 2008
Dobolino a écrit:

Etant entendu que nous nous plaçons dans l'optique d'un véritable enseignement de chimie au lycée, avec un programme qui se tient

Etant entendu que nous nous plaçons dans l'optique d'un véritable enseignement de chimie au lycée, avec un programme qui se tient

Etant entendu que nous nous plaçons dans l'optique d'un véritable enseignement de chimie au lycée, avec un programme qui se tient

Écrit par : dobolino | 13 décembre 2008

Robin, avez-vous lu "Les pierres sauvages", de Fernand Pouillon, écrit je crois pendant qu'il était en prison, sur la vie des moines qui ont construit l'abbaye du Thoronet?

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 13 décembre 2008

Oui, bien sûr. C'est l'un de mes livres de chevet ; je pensais en particulier à ce livre à propos du fil ouvert par JPB, en songeant à ce qu'est devenu l'architecture et à ce qu'elle pourrait être.

Je recopie la 4ème de couverture :

Ce roman se présente comme le journal du maître d'oeuvre qui édifia l'abbaye du Thoronet, en Provence, au XIIème siècle. Jour après jour, nous voyons ce moine constructeur aux prises avec la faiblesse des hommes et l'inertie des choses, harcelé par le éléments contraires et, plus encore, par ses propres contradictions. La vie d'un chantier médiéval, les problèmes techniques, financiers ou doctrinaux que posait sa bonne marche, les solutions d'une étonnante modernité qui leur furent données apparaissent ici bien peu conformes à ce Moyen-Âge de convention dont l'image encombre souvent nos mémoires.

Cependant, cette vivante chronique de la naissance d'un chef-d'oeuvre, appuyée à la fois sur des recherches historiques originales et sur une longue expérience du métier de bâtisseur, est aussi une réflexion passionnées sur les rapports du beau et du nécessaire, de l'ordre humain et de l'ordre naturel. Et elle est encore une méditation lyrique sur l'Ordre en lequel tous les ordres ont leur place, et sur cet art qui rassemble tous les autres : l'architecture.

Mais elle est d'abord un acte de foi.

Fernand Pouillon. Né en 1912, d'origine à la fois flamande et méditerranéenne, il construit son premier immeuble en 1934 à Aix-en-Provence. Diplômé en 1941, élève d'Eugène Beaudoin et assistant d'Auguste Perret.

Au cours de plus de 50 ans de vie professionnelle, a conçu et exécuté plus de 2 millions de mètres carrés de constructions diverses, tant en France-Algérie qu'en Iran.

En 1960, il connaît une grave épreuve, au cours de laquelle il écrit Les Pierres sauvages et les Mémoires d'un architecte. Les difficultés qu'il rencntre alors l'engagent à retrouver l'Algérie en 1964 où il connaît 20 ans d'activité professionelle intense.

Après son retour en France, il a été fait officier de la légion d'honneur par le président de la République le 19 avril 1984 (ce détail est important, non à cause du "hochet", mais parce qu'il s'agit, en fait, d'une véritable réhabilitation) et à commencé une nouvelle carrière d'architecte.

Fernand Pouillon est décédé le 24 juillet 1986.

Fernand Pouillon, Les pierres sauvages (roman) aux éditions du Seuil (1964)

Écrit par : Robin | 13 décembre 2008

est aussi une réflexion passionnées

errata : une réflexion passionnée

Écrit par : Robin | 13 décembre 2008

Merci pour ce témoignage, Catmano ! J'ai de mon côté, acheté sur les conseils de l'ami JPB, le - paraît-il - excellent petit livre de Gaston Kelman intitulé "je suis noir et je n'aime pas le manioc", qui traite précisément de ce problème.

Honte à moi je ne l'ai pas encore lu. Il attends son tour sagement sur une pile.

Ecrit par : Manu, dubitatif | 13 décembre 2008
A rapprocher de l'air effaré et heureux du balayeur de la Gare du Nord quand on lui dit: "Excusez-moi, Monsieur " alors qu'on l'a gêné dans son travail en lui coupant la route.

Écrit par : dobolino | 13 décembre 2008

Concernant Karen Montet-Toutain, même impression que Manu. Je ne me satisfais pas de la condamnation de l'Etat. Cela reste très impersonnel, et ne résout rien. Les responsables (sic!) de l'académie de Versailles, d'ailleurs, ne s'y sont pas trompés. Interrogés sur cette décision de Justice, ils se sont bornés à prétendre que cela n'indiquait nullement une défaillance de l'Education nationale.
Tant que le ménage ne sera pas fait dans les échelons supérieurs de la hiérarchie, rien ne deviendra possible.

Écrit par : Daniel Arnaud | 13 décembre 2008

Fernand Pouillon, Les pierres sauvages (roman) aux éditions du Seuil (1964)

Ecrit par : Robin | 13 décembre 2008
Merci pour l'idée de cadeau de Noël !
Emballez, c'est pesé ...

Écrit par : dobolino | 13 décembre 2008

Manu, il y a quand même de nombreux exemples, (dans ce CD Rom), concernant les instruments de l'orchestre symphonique! Et toute la "complétude", (;-), peut se trouver dans les disques du répertoire médiéval, baroque, classique, romantique, moderne, et contemporain!
Le jazz et les "musiques du monde" sont quand même intéressantes à étudier, me semble t-il. Non?
Et quelques "ostinati rythmiques" assez simples peuvent nous aider à analyser une bonne partie de ces musiques du monde, et même, quelquefois, la nôtre!
Je veux bien poursuivre cette discussion, mais pas ici. Je vous relaisse mon e-mail: ch.sibille@wanadoo.fr
Bonne nuit à tous.

Écrit par : Christophe Sibille | 13 décembre 2008

dobolino : vous n'avez pas compris ce que dugong expose à propos de la chimie. Les nouveaux programmes vont laisser très peu de place à la théorie, la plus grande partie du temps étant occupée par les TP.
Bon, et puis, en plus, le cycle de Krebs, c'est du matraquage de choses incompréhensibles, et l'ATP avec ses liaisons "riches en énergie", c'est du même niveau scientifique que la lessive "qui lave plus blanc". Les biochimistes sont encore pires que les vrais chimistes pour occulter la complexité des choses.
La chimie avec la rigueur de la physique (ça porte un nom, ça s'appelle la "chimie physique"), c'est vraiment très compliqué. Essayez par exemple de justifier le fait que la plupart des "règles" en chimie organique sont vraies à x % au lieu d'être de vraies règles.

Écrit par : moot | 13 décembre 2008

Agenda du ministre M. Darcos pour la semaine prochaine ; on lit en autres :

16h30 Remise des prix du concours vidéo sur le Web pour les lycéens : « 3 mots pour l’Europe »
19h00 Remise des insignes de chevalier de la Légion d’honneur à Denis KAMBOUCHNER, professeur d’histoire de la philosophie
14h30 Entretien avec le docteur Ali Bin Fetais AL MARRI, procureur général du Qatar

Je récapitule :
- on va remettre le prix d'un concours foireux et benêt qui a dû coûter quelques dizaines de milliers d'euros (dont le salaire d'un animateur de M6). Souvenez-vous : "youpi miam miam, etc"
- pourquoi le procureur du Qatar? Quel rapport avec l'éducation? M. Darcos va-t-il remplacer M.Kouchner?
- si j'étais M.Kambouchner, normalien, agrégé de philo, défenseur de l'exigence intellectuelle, je refuserais manu militari le pin's que l'on me propose...

P.S. : allez voir de ma part L'APPRENTI, un très beau film sur l'adolescence, sur l'éducation aussi. C'est un documentaire sur un élève de Bepa agriculture qui fait un stage chez un éleveur, le tout dans le haut-doubs. Dit comme cela, c'est peu engageant, mais le film est formidable.

Écrit par : Fabien | 13 décembre 2008

Au passage, superbe émission sur Barenboïm, son orchestre "divan occidental oriental", et son intervention à la Cnesset, (sur Mezzo), en 2006.
Ce n'est pas toujours mon pianiste (ni mon chef d'orchestre) préféré, mais ce type est génial.

Écrit par : Christophe Sibille | 13 décembre 2008

"on ne règlera pas les problèmes de violence dans l'EN par la judiciarisation"
Ecrit par : Manu, dubitatif | 13 décembre 2008

Pas exclusivement, certes. Mais en refusant la "judiciarisation", ne refusez-vous pas aussi qu'un collègue victime d'un agression puisse porter plainte ? Etrange conception du syndicalisme...

"Qui va payer ces 15 000 euros par ailleurs ? Son IPR et l'administration qui l'ont laissé tomber quand elle appelait au secours ?"
Ecrit par : Manu, dubitatif | 13 décembre 2008

C'est une bonne question. Qu'est-ce qui empêche l'Etat de se retourner contre les agents qui, en s'étant permis de se soustraire à leurs obligations légales, le contraignent à mettre la main au porte-monnaie ? C'est là que l'art. 11 permettrait de secouer le cocotier.

"D'une manière générale, j'ai du mal à éprouver de la satisfaction à ce que l'État soit condamné."
Ecrit par : Manu, dubitatif | 13 décembre 2008

Et au nom de quel principe l'Etat en tant que patron aurait-il le droit de se soustraire à des sanctions pour non respect de ses obligations alors qu'elles s'imposent aux autres patrons ? Si on commence à suivre ce genre de raisonnement, alors interdisons les Prud'hommes pendant qu'on y est ! Vous allez vous tailler un franc succès auprès de la Lolo Parisot...

"Et cela n'empêchera nullement que ce genre de drame se reproduise de plus en plus souvent, surtout lorsqu'on laisse l'École de la République continuer sa transformation en "lieu de vie" par les pédagogistes, lieu où tout est permis (sauf étudier bien sûr)."
Ecrit par : Manu, dubitatif | 13 décembre 2008

C'est bien ce que dit le communiqué de FO, même si ce n'est pas avec les mots que vous auriez choisis :

"Pour le SNFOLC, la violence n’est nullement une fatalité ; il est impossible d’accepter sa banalisation. L’application de l’article 11 ne saurait se limiter à payer les frais de justice des collègues victimes d’agression, mais doit s’étendre aux dispositions permettant de prévenir la violence.

Le statut de la Fonction publique doit conduire le Ministère à anticiper sur toute nouvelle violence en entreprenant de rétablir l’autorité de l’École, c’est-à-dire en donnant aux personnels les moyens d’assurer leurs services dans des conditions permettant à tous les élèves de comprendre qu’ils sont là pour s’instruire, décrocher des diplômes leur permettant de réussir leur vie d’adultes et non pour perdre leur temps et se voir condamnés à la déqualification."

Écrit par : Un hussard | 13 décembre 2008

19h00 Remise des insignes de chevalier de la Légion d’honneur à Denis KAMBOUCHNER, professeur d’histoire de la philosophie

La Légion d'honneur au président de RE ; bigre de bigre !

Écrit par : guy morel | 13 décembre 2008

FP, l'introduction des pédagos dans l'Ecole remonte (au moins) à Edgar Faure —
écrit JPB.
J'ai déjà indiqué que la création des premières chaires de SE date de 1967.
Pour ce qui est de ceux que nous appelons les" pédagos", je remonterai volontiers jusqu'à Uriage, l'école des cadres de Vichy ainsi qu'à Mounier.

Écrit par : guy morel | 14 décembre 2008

Guy, tu as raison sur le fait que les SE ont une longue histoire. Ce que j'essayais de traquer, en réponse à la question de Francis P***, c'est le moment où ces gens-là, qui étaient parfois des farfelus, parfois des illuminés, parfois des chercheurs respectables, sont entrés en force dans l'administration et les instances de décision de l'EN. Juste après 68, je pense — à partir d'Edgar Faure.
JPB
Ecrit par : brighelli | 13 décembre 2008
Non, cela se prépare bien avant. Rouchette, sous la direction de l'infâme Legrand, cela commence en 63. Les SE, c'est 1967, un an avant l'Edgar ( de l'Est). Mais l'entrée en masse c'est plus tard, et c'est une conséquence de la "démocratisation" de l'université, le cauchemar du général.
Sait-on que le plan Langevin-Wallon - dont on peut dire bien des choses - prévoyait une sélection impitoyable à l'entrée de l'université ?

Écrit par : guy morel | 14 décembre 2008

"Les SE, c'est 1967, un an avant l'Edgar"

Si on avait gardé Peyrefitte, on n'aurait donc pas eu tout ça ? Eh bé :-(

Écrit par : Jeremy | 14 décembre 2008

"16h30 Remise des prix du concours vidéo sur le Web pour les lycéens : « 3 mots pour l’Europe »"

Ah !!! J'avais lu l'agenda, mais je n'avais pas vu ça !

L'Europe ! Youpi ! Miam miam !

J'ai hâte de connaître les noms des heureux gagnants, qui, rappelons-le, ont gagné, au nom de l'Europe, une journée spéciale V.I.P. dans le Hit Machine de M6 !

Si ça, ça ne fait pas espérer la jeunesse !

Écrit par : Jeremy | 14 décembre 2008

Ruquier a cité quelques vers TRES celebres en demandant de qui ils étaient : Nolleau et Grégoire (un jeune chanteur) ont été très bons, Zemmour n'a rien su (rien de rien, sauf Ronsard). Il est peut-être sympa en privé, mais c'est une quiche en poésie française. C'est rageant.

Écrit par : Jeremy | 14 décembre 2008

LA MORT DE LA GAUCHE

Ils sont devenus fous à gauche ! Les formations en présence sont, à l'heure actuelle :
1- Aubry (en froid avec 2-Royal),
3- Cohn-Bendit, qui réunit les Verts pour une fois
4- Melenchon, qui a quitté le P.S.
5- Robert Hue, qui a quitté le P.C.
6- Marie-George Buffet,
7- Clementine Autain, qui veut fonder son propre mouvement (!!!)
8- Besancenot
9- Laguiller

Et encore, je n'ai pas mis les Radicaux de Gauche, qui sont en général alliés au P.S.

C'est dément toutes ces divisions ! Ce n'est pas le moment de s'engager à gauche : à ce rythme, Sarkozy va être réélu en 2012 et 2017 !

Et même si Strauss Kahn revenait, ce serait le cirque - qui le soutiendrait dans tout ça, à part les 50% d'Aubrystes du P.S.? C'est désespérant !

Tout cela donne envie d'intégrer un mouvement d'opposition à l'U.M.P. pour faire contrepoids aux chrétiens traditionnalistes, qui vont avoir une part de pouvoir encore plus grande qu'avant.

Écrit par : Jeremy | 14 décembre 2008

Ils sont devenus fous à gauche !

Ecrit par : Jeremy | 14 décembre 2008

Finalement, c'est très gaulois tout ça ! Mais n'est-ce pas préférable à un grand parti monolithique ? Bien entendu, pour battre l'UMP, il faudrait faire davantage corps, quitte à retrouver ses petites chamailleries plus tard. Mais ce n'est sans doute pas la priorité à l'heure où la gauche tout entière se cherche désespérément une nouvelle identité. Tâche plus que difficile dans un contexte mondialiste dissolvant qui dame le pion à l'internationalisme. La gauche se retrouve face à une contradiction de taille : elle voudrait circonscrire les capitaux et les unités de production des biens à l'intérieur des frontières qu'elle souhaitent voir tomber par ailleurs quand il s'agit de la libre circulation des travailleurs, tout en sachant que cette dernière fait également l'affaire du patronat.
Eclatée sur trop de champs d'actions, la gauche s'est peu à peu coupé de sa mission première : la défense du salarié. Et encore se poserait la question : lequel ? Le salarié français ? Trop discriminatoire ! Le salarié en général ? Mais comme elle rejette l'idée d'une immigration choisie, il n'y a plus de plancher et se retrouve ainsi condamnée à une fuite en avant.
Les libéraux sont en quelque sorte plus clairs et plus cohérents : flexibilité des capitaux et flexibilité des travailleurs vont de pair. Eux aussi sont pour la chute des frontières et la massification indifférenciée. Cette interchangeabilité fait leur affaire car plus forte sera la demande, moins contraignante sera l'offre en terme de marchandage (politique salariale, législation du travail, droits sociaux). C'est un noeud gordien.

Écrit par : Magister | 14 décembre 2008

la gauche s'est peu à peu coupée...

Écrit par : Magister | 14 décembre 2008

Ah oui, tiens, je n'avais pas pensé au fait que la mondialisation damait le pion à l'Internationale. C'est vrai.

Si la gauche défend le salarié français, elle est protectionniste et nationaliste. Si elle défend les sélariés européens voire mondiaux, elle fait le jeu des délocalisations et de la mondialisation. On ne peut meme plus espérer l'internationalisation des mouvements ouvriers : elle a déjà eu lieu grâce au libéralisme.

Comme il n'y aura pas harmonisation des conditions économiques au niveau mondial avant 2100 au minimum, ni monde entièrement communiste, ça veut dire que la gauche a définitivement perdu ? Pourtant, Strauss-Kahn est au F.M.I. : gauche et mondialisation économique, ça doit donc coller dans certains cas. Alors la seule voie possible pour la gauche, c'est la social-démocratie (?). Ou alors un pouvoir politique qui conduirait une économie respectant la pensée de droite (rigoureuse, sans gaspillage) avec des valeurs sociales qui respecteraient la pensée de gauche (pauvreté minimale, pas de fortune indécente, respect des minorités, laïcité à toute épreuve, conditions de travail respectables...). J'ai bien parlé de "pensées" et non de pratiques - car je sais bien que les pratiques de droite comme de gauche ne sont généralement ni rigoureuses, ni décentes.

Écrit par : Jeremy | 14 décembre 2008

Le pire dans le paysage politique de la gauche française, c'est qu'on ne peut même pas espérer que ces petites chapelles s'unissent dans un front commun : en Italie, la coalition de l'Olivier a été un échec face à Berlusconi ; l'ancrage au centre brouille tout.

La droite a réussi à retrouver ses valeurs après 50 ans de compromis, elle est aujourd'hui décomplexée. De Gaulle avait trouvé un moyen de s'assurer le pouvoir : pas trop de libéralisme, une figure paternelle rassurante. Avez-vous remarqué comme il a été complètement effacé des références de l'UMP ? Plus besoin de faire des simagrées, maintenant que les chars russes ne sont plus à trois heures de Paris...

Il faudra peut-être attendre 50 ans après la chute du mur de Berlin pour que la gauche retrouve le courage de porter haut ses couleurs.

Écrit par : sanjuro | 14 décembre 2008

"en Italie, la coalition de l'Olivier a été un échec face à Berlusconi ; l'ancrage au centre brouille tout."

Oui, j'y pensais : la gauche française ne tirera aucun enseignement de l'échec de la gauche italienne, au contraire, on se précipite contre le meme ecueil. C'est le Titanic version supersonique : on se précipite encore plus vite sur l'iceberg en vue.

Il se trouve que je connais assez bien l'un des secrétaires exécutifs des Verts de Paris. Les Verts, on devrait pouvoir leur faire confiance : c'est l'écologie, la liberté de penser, les droits de l'homme, tout ça. En plus, les Verts à Paris, ils ont une certaine légitimité démocratique : leurs scores sont très honorables.

Eh bien, le type en question, je ne lui confierais pas mes sous. Je ne dis pas qu'il n'est pas intelligent, mais je n'aurais aucune confiance en lui : je ne lui laisserais pas les clés de ma maison cinq minutes sans surveillance. S'il est chez les Verts, c'est par pure ambition politique, et pour des raisons qu'il se garderait bien de mettre en avant. Mais c'est loin d'être l'un des pires, je pense même qu'on peut en toute honnêteté appeler à voter pour un type comme lui plutôt que pour des types comme Lellouche (qui porte bien son nom) ou Goasguen.

Mais tout cela m'écoeure au sens propre.

Écrit par : Jeremy | 14 décembre 2008

On se souvient que Sarkozy, pendant la campagne, avait plaidé pour la réinvention de l'IPES, ce concours qui ouvrait à une bourse, du montant du SMIG, pour les futurs enseignants, en échange d'un engagement à servir l'Etat au moins 10 ans (je l'avais passé moi-même).
Eh bien, promesse faite, promesse tenue.
Tenue ?
Sans concours.
Mais alors, qui ?
Les étudiants qui entrent en IUFM et s'inscrivent dans leurs "masters pro", à didactisme imposé (ça ne concerne donc pas les futurs agrégatifs, qui n'ont pas besoin de passer par l'IUFM).
Merci à John qui me fait passer le doc suivant :

"Voici, pour information, un exemple flagrant de collusion entre pouvoir politique, responsables administratifs et hiérarchie universitaire. Tout ce beau monde semble décidé à assurer le plus grand bien des IUFM. Voici le texte pompeux que l'IUFM d'Amiens publie avec fierté (http://www.amiens.iufm.fr/administration/culture/actualites.htm) :

Les 220 étudiants de l'IUFM bénéficiaires du dispositif du Conseil régional "1000 bourses pour 1000 futurs enseignants" ont reçu un ordinateur portable lors d'une cérémonie officielle à l'IUFM hier soir. Les personnalités présentes, C. Gewerc, le Président du Conseil régional, J.-C. Hazé, le Conseiller TICE de Madame le Recteur, Georges Fauré, le Président de l'Université et Pierre Level, Administrateur provisoire de l'IUFM d'Amiens, ont rappelé leur engagement à soutenir les étudiants Picards qui se destinent aux métiers de l'enseignement. Le dispositif "1000 bourses" permet aux étudiants de l'Université de bénéficier en L2 et L3 d'une bourse de 1800 euros par an, ils s'engagent en contrepartie à suivre les unités d'enseignement de professionnalisation progressive aux métiers de l'enseignement mis en place par l'IUFM. Après la Licence, la bourse est reconduite pour un an et son montant passe à 2400 euros. La région s'engage par ailleurs à leur remettre un ordinateur portable. [...] La cérémonie s'est poursuivie par un cocktail, préparé par l'équipe de restauration de l'IUFM et son Chef, Philippe Cossin.

Dans la mesure où 1000 bourses sont données en quatre ans, vous noterez que ce dispositif coûte donc 7 millions d'euros [1000 x (1800€ + 1800€ + 2400€ + 700€ par portable)], donnés aux étudiants avec la seule contrainte d'assister aux cours de l'IUFM, et de s'inscrire en IUFM après la licence ! (on n'imagine même pas que l'un d'eux puisse avoir l'ambition saugrenue de présenter l'agrégation, qui ne nécessite pas d'inscription en IUFM après la licence)

Vous trouverez plus de renseignements ici : http://www.amiens.iufm.fr/administration/formations/propro/1000_bourses.htm, lien où l'on rappelle que ces 1000 bourses concernent les étudiants "qui s'engagent à suivre et à valider en L2 et L3 les unités d'enseignement de professionnalisation progressive aux métiers de l'enseignement" et "qui s'engagent à s'inscrire après l'obtention de la Licence à l'IUFM de l'académie d'Amiens pour y préparer un concours de recrutement du 1er ou 2nd degré".

L'IUFM est mort, vive l'IUFM.

Bon dimanche malgré tout !
JPB

Écrit par : brighelli | 14 décembre 2008

Jérémy se plaint de la pléthore de candidats au revival de la Gauche ?
Jérémy doit connaître l'histoire du jeune Suzuki… Non ? La voici.

L'institutrice présente à la classe un nouvel élève arrivant du
Japon: Sakiro Suzuki.
Le cours commence.
L'institutrice :
- Bon, voyons qui maîtrise l'histoire de la culture franco-américaine.

Qui a dit : DONNEZ-MOI LA Liberté OU LA MORT?

Pas un murmure dans la salle. Suzuki lève la main
- Patrick Henry, en 1775 à Philadelphie.

L'institutrice :
- Très bien Suzuki ! Et qui a dit : L'ETAT EST LE PEUPLE, LE PEUPLE NE PEUT PAS SOMBRER?

Suzuki lève la main :
- Abraham Lincoln, en 1863 à Washington.

L'institutrice :
- Excellent, Suzuki ! Maintenant, qui a dit : Je vous ai compris?

Suzuki lève la main et dit :
- Charles DE GAULLE !

L'institutrice regarde les élèves et dit :- Honte à vous ! Suzuki est Japonais et il connaît l'histoire française et américaine mieux que vous !

On entend alors une petite voix au fond de la classe :
- Allez tous vous faire f..., connards de Japonais !

- Qui a dit ça ? S'insurge l'institutrice.

Suzuki lève la main et, sans attendre, dit :
- Général Mc Arthur, 1942, au Canal de Panama et Lee lacocca, 1982, lors de l'assemblée générale de General Motors.

Dans la classe plongée dans le silence, on entend un discret :
- Y'm'fait vomir...

L'institutrice hurle :
- Qui a dit ça ?

Et Suzuki répond :
- George Bush Senior au premier Ministre Tanaka pendant un dîner officiel à Tokyo en 1991.

Un des élèves se lève alors et crie :
- Pomp'moi l'gland !!!

Et Suzuki, sans sourciller :
- Bill Clinton à Monica Lewinsky, 1997 dans la salle ovale de la Maison Blanche , à Washington.

Un autre élève lui hurle alors :
- Suzuki, espèce de merde !

Et Suzuki :
- Valentino Rossi, lors du Grand Prix de Moto en Afrique du Sud en 2002...

La salle tombe littéralement dans l'hystérie, l'institutrice perd
connaissance, la porte s'ouvre et le directeur de l'école apparaît :
- MERDE, je n'ai encore jamais vu un bordel pareil!

Et Suzuki :

- Martine Aubry en arrivant à la tête du Parti Socialiste !!

JPB

Écrit par : brighelli | 14 décembre 2008

Excellent article de Natacha Polony dans Marianne ce jourd'hui — sur "l'allégrisation" de Darcos. Excellent pour deux raisons. D'abord parce qu'elle y a interviewé les personnes adéquates, et que les infos qu'elle donne sont bonnes ; et surtout parce qu'on sent, par en dessous, la volonté de prévenir Darcos que quelque chose est en train de se constituer — chimiquement parlant —, qui va déboucher sur un mouvement quasi insurrectionnel. Bref, qu'il gâche les cartes qu'il avait en main, et que les arguments comptables, à court terme et à courte vue, n'en sont pas.
JPB
PS. Kambouchner est un ami, qui faisait partie de la commission qui s'est penché sur les programmes du Primaire. Et il ne va pas fort, en ce moment. J'espère juste que le petit hochet rouge le requinquera.

Écrit par : brighelli | 14 décembre 2008

Ah, Jean-Paul, un éclat de rire de bon matin, ça fait du bien, (l'histoire de Suzuki, évidemment, pas les portables de l'IUFM d'Amiens, ni l'allégrisation de Darcos. (On n'avait d'ailleurs pas besoin de Polony pour nous l'indiquer).

Jeremy, vous regardez Ruquier tous les samedis, ou quoi?

-Vous n'avez rien de mieux à faire?
-C'est un pari?
-Vous guettez desespérément une lueur d'humanité dans le regard de Zemmour, tel Drogo dans le désert des tartares?

Et puis, vous n'aimez pas la quiche? ;-)
C'était qui, les poètes "incriminés", au fait?

Écrit par : Christophe Sibille | 14 décembre 2008

On se souvient que Sarkozy, pendant la campagne, avait plaidé pour la réinvention de l'IPES, ce concours qui ouvrait à une bourse, du montant du SMIG, pour les futurs enseignants, en échange d'un engagement à servir l'Etat au moins 10 ans (je l'avais passé moi-même).
JPB

Ecrit par : brighelli | 14 décembre 2008

Monsieur JPB, mon petit coup de bâton du dimanche matin !
Le smig a disparu, tout comme le smog!!!

Les revendications d'augmentation du salaire minimum professionnel garanti (SMIG) des manifestants d'avant Pompidou ( pour simplifier les étudiants 68 tard!!!) restent ancrées dans la mémoire!

Écrit par : Merlemocoeur | 14 décembre 2008

J'adore les donneurs de leçons…
Merle, j'ai passé l'IPES en 1971. Et "SMIG" était d'actualité, à cette date.
JPB

Écrit par : brighelli | 14 décembre 2008

J'adore les donneurs de leçons…
Merle, j'ai passé l'IPES en 1971. Et "SMIG" était d'actualité, à cette date.
JPB

Ecrit par : brighelli | 14 décembre 2008

En France, le salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) était le salaire horaire minimum que pouvait toucher un travailleur. Il fut créé en France par la loi du 11 février 1950. Le SMIG fut remplacé en 1970 par le SMIC et par le Minimum garanti qui sert de base de calcul pour l'allocation de certaines prestations sociales.

Le Smig et le smic sont les anciens francs et les nouveaux francs des 68 tard!!!!!

Écrit par : Merlemocoeur | 14 décembre 2008

A rapprocher de l'air effaré et heureux du balayeur de la Gare du Nord quand on lui dit: "Excusez-moi, Monsieur " alors qu'on l'a gêné dans son travail en lui coupant la route.

Ecrit par : dobolino | 13 décembre 2008

Je ne sais pas pourquoi, mais il me semble que ces "petites" choses-là sont les plus importantes du monde. A rapprocher aussi du geste de cet inconnu qui souleva son chapeau pour saluer Oscar Wilde au milieu de la foule hurlante, de celui de Frantz Kafka qui se courba pour saluer un poète aveugle de façon à ce que ses cheveux l'effleurassent légèrement, du "Faites excuse, Monsieur le bourreau !" de Marie-Antoinette sur l'échafaud et de cet autre inconnu, pendant la Révolution française, qui lisait un livre pendant toute la durée de son jugement et jusque sous l'oeil de la "veuve" et qui en plia soigneusement l'angle supérieur, en guise de marque-page avant de le glisser dans sa poche.

Écrit par : Robin | 14 décembre 2008

Débat entre Aschieri et Cadart sur le lycée.

http://www.lejdd.fr/debats/quelle-reforme-pour-le-lycee-francais.html

Comme d'habitude, le SGEN est du côté du gouvernement et empile les âneries. Aschieri dit des choses sensées sur ce sujet.

Écrit par : Fabien | 14 décembre 2008

Fabien, où diable trouvez-vous quelque chose à sauver de l'intervention d'Aschieri ? Ne seriez-vous pas victime du mécanisme qui fait que l'on note bien une copie nulle après une copie déplorable ? Certes, Cadart, c'est le fond du fond. Mais Aschiri ! " Il faut aussi réintroduire de l'interdisciplinarité en fin de parcours. L'interdisciplinarité aurait du sens, non pas en gommant les différences entre disciplines, mais en laissant les professeurs, les élèves, travailler en équipe." Mais enfin, ne voyez-vous pas que ces histoires d'équipes et d'interdisciplinarité, c'est la porte ouverte aux pédagogisme le plus abscons ? L'interdisciplinarité, c'est un peu comme le collège unique : pour que ça fonctionne, il faut nécessairement que chaque discipline s'aligne sur son niveau le plus bas d'exigence, afin de faire de la place aux autres.
JPB
PS. Au passage, il y a tromperie sur la marchandise. Le JDD annonce un débat, quand il s'agit de deux interviews parallèles — ce qui au passage témoigne du niveau de possibilité de discussion entre syndicats…

Écrit par : brighelli | 14 décembre 2008

"L'interdisciplinarité, c'est un peu comme le collège unique : pour que ça fonctionne, il faut nécessairement que chaque discipline s'aligne sur son niveau le plus bas d'exigence, afin de faire de la place aux autres.
JPB"

Ecrit par : brighelli | 14 décembre 2008

Tout dépend de la manière dont vous l'envisagez. Si vous en faites quelque chose de dogmatique, certainement. Mais ne parlez-vous jamais de Lulli quand vous étudiez le "malade imaginaire", par exemple?

Écrit par : Christophe Sibille | 14 décembre 2008

"Non, cela se prépare bien avant. Rouchette, sous la direction de l'infâme Legrand, cela commence en 63. Les SE, c'est 1967, un an avant l'Edgar ( de l'Est). Mais l'entrée en masse c'est plus tard, et c'est une conséquence de la "démocratisation" de l'université, le cauchemar du général.
Sait-on que le plan Langevin-Wallon - dont on peut dire bien des choses - prévoyait une sélection impitoyable à l'entrée de l'université ?"
Guy Morel



Guy, je citais un passage de Liliane Lurçat sur la naissance des INRP, datant du début du 20ème siècle, dûe essentiellement à Langevin, puis entérinée par le plan Langevin-Wallon.

Il semble qu'il ait rencontré peu d'échos, à part ce commentaire de Christophe Sibille.

"Mais pourquoi les messages de Guy et de Jean-Paul concernant la pédagogie ont-ils toujours un côté joyeux et souvent ouverts, malgré leur pessimisme, alors que ceux d'Anne-Marie Valette sentent irrémédiablement le formol? Déformation professionnelle de sa part?"

Ecrit par : Christophe Sibille | 13 décembre 2008

Écrit par : Anne-Marie Valette | 14 décembre 2008

"Il semble qu'il ait rencontré peu d'échos, à part ce commentaire de Christophe Sibille.

"Mais pourquoi les messages de Guy et de Jean-Paul concernant la pédagogie ont-ils toujours un côté joyeux et souvent ouverts, malgré leur pessimisme, alors que ceux d'Anne-Marie Valette sentent irrémédiablement le formol? Déformation professionnelle de sa part?"

Ecrit par : Christophe Sibille | 13 décembre 2008"

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 14 décembre 2008

Cela expliquant peut-être ceci? ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 14 décembre 2008

Thierry Cadart, secrétaire général du Sgen-CFDT

"Nous voulons un lycée beaucoup plus souple et la fin de l'organisation en filières, voire leur suppression. Nous souhaitons un lycée basé sur la notion de modules, dans lequel l'élève construit un parcours original, basé sur ses centres d'intérêts et sur son projet d'études ultérieures. Un parcours plus ouvert que ceux d'aujourd'hui, qui sont écrits d'avance.

Je suis prêt à fournir le goudron, quant aux plumes, on trouvera bien encore de vieilles sergent major pour les planter à tous les endroits idoines, je vous laisse, JPB, le morceau de choix!

Écrit par : Merlemocoeur | 14 décembre 2008

Merci pour "Les pierre sauvages." de Fernand Pouillon, Robin. Merci aussi pour vos propos sur le silence à l'école, propos que j'entends de temps à autre à la maison. Travailler au calme, lire au calme, ça fait du bien même si ce n'est plus l'usage. En musique il faut respecter les silences d'abord.

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 14 décembre 2008

A propos d'interdisciplinarité. Je ne suis pas contre, mais je m'aperçois que j'ai préjugé l'autre jour de mes connaissances.

A propos de l'étude parallèle en 4ème "d'Arsène Lupin, gentleman cambrioleur" et d'un film où l'on voyait une tentative ratée d'attentat à Paris contre l'héritier de l'Empire d'Autriche-Hongrie, l'archiduc François Ferdinand de Habsbourg, j'ai parlé de "l'archiduc François-Joseph" (qui était en réalité empereur d'Autriche-Hongrie) au lieu de François Ferdinand.

Un professeur d'Histoire n'aurait pas commis l'erreur. Je vais leur demander de corriger lundi dans leurs cahiers. On a beau dire, on ne s'improvise pas "Pic de la Mirandole".

Ceci dit, je ne pouvais guère éviter le rapprochement puisque le film était essentiellement axé sur le rapport entre Lupin et la comtesse de Cagliostro et que je voulais montrer l'ancrage du mythe dans l'Histoire.

Ce genre d'erreur me rend littéralement malade parce que l'interdisciplinarité est moins une question de "pratique" que de connaissances et on déjà tant de mal à essayer de "dominer" sa propre matière.

Écrit par : Robin | 14 décembre 2008

JPB a écrit : "L'interdisciplinarité, c'est un peu comme le collège unique : pour que ça fonctionne, il faut nécessairement que chaque discipline s'aligne sur son niveau le plus bas d'exigence, afin de faire de la place aux autres."

Il faut toujours et encore le répéter.

Un des problèmes posé par la notion interdisciplinarité est son caractère isotrope, propice à toutes les interprétations **: certains académiciens s'y laissent prendre * en projetant ce qu'ils jugent, à juste titre, nécessaire pour leur thésards sur l'élève dès l'école primaire.

Ce délire incontrôlé promeut, de fait, une mélasse déstructurée : c'est une fabrique du vide (un vide de connaissance n'a pas de structure).

Pour paraphraser Brel, "ils étaient intellectuellement morts avant que d'être".


* ce que les pédagols ont bien compris.

* plus ou moins à l'insu de leur plein gré... N'est ce pas Messieurs Charpak, Lena et consorts ?


PS : une régle de salubrité mentale : quand un pédagol utilise un mot dont vous croyez connaître la signification, prenez le contraire et vous saurez dans quel sens ils l'utilisent (ex : interdisciplinarité, professionnalisme, ...constructivisme).

Écrit par : dugong | 14 décembre 2008

Christophe, à propos de Molière et Lully (et le coup de canne sur le pied de ce gros empaffé d'Italien — vous voyez, je peux raconter dans le détail) je fais de l'interdisciplinarité à moi tout seul — mais j'ai été formé pour ça : la khâgne et l'ENS, ça vous forge une culture. Mais la fac, d'où sortent 95% des profs ? Et avec un master pro ?
JPB

Écrit par : brighelli | 14 décembre 2008

François-Ferdinand (en allemand : Franz Ferdinand von Österreich-Este), archiduc d'Autriche, est né à Graz le 18 décembre 1863 et décédé le 28 juin 1914 victime d'un attentat à Sarajévo (Bosnie-Herzégovine). Son assassinat a été l'élément déclencheur de la Première Guerre mondiale.

Écrit par : Robin | 14 décembre 2008

décidément, notre ami est un petit cachottier. On trouve tout sur le web.

http://chateauroux-c-est-fou.hautetfort.com/media/01/02/85993189.pdf

Écrit par : boum boum | 14 décembre 2008

Et il était le frère cadet de l'empereur François-Joseph II (et non le fils !)

Je suis en train de le recopier cent fois ! ;-)

Écrit par : Robin | 14 décembre 2008

Moralité ajoutée au post précédent :

Si, dans une "discussion", votre interlocuteur pédagol utilise le mot interdisciplinarité, ne le laissez pas développer son discours glaireux. Avec opiniâtreté, obligez le à définir clairement ce qu'il entend par là.

Il ne restera que des flaques.

Écrit par : dugong | 14 décembre 2008

D'accord avec JPB au sujet de l'irremplaçable formation à "l'esprit d'interdisciplinarité" reçue en hypokhâgne et en khâgne. Le tout est de rafraîchir régulièrement ses connaisances !

Écrit par : Robin | 14 décembre 2008

Au passage, dans le Malade imaginaire, je crois bien que c'est Charpentier… J'ai répondu sur Lully parce que votre post m'y incitait — pas grand chose en revanche à leur raconter sur Charpentier, sinon leur chantonner (ce que j'ai fait x fois) la musique de l'Eurovision.
Et by the way, la "sonnerie" de Thiers est en fait une musique composée par un élève, en imitation de Charpentier. Quand je vous dis que ce lycée est sympathique…
Ce doit être disponible à l'écoute sur leur site, dès qu'on l'ouvre : http://www.lyc-thiers.ac-aix-marseille.fr/webphp/newsite/index2.php
JPB

Écrit par : brighelli | 14 décembre 2008

à CS : sur la photo, êtes vous dans votre bureau ?

C'est bien pour draguer la nuit des IUFM ? ("Cette action aura un côté festif")

Écrit par : dugong | 14 décembre 2008

Dobolino a écrit : "Vous profitez du fait que nous sommes sur un blog de littéraires pour démolir une matière qui vous fait chier à enseigner, ce qui se conçoit aisément et dont on ne peut vous tenir rigueur si vous l'avouez franchement. Combien de professeurs d'histoire enseignent la géographie à leur corps défendant. Y'aurait un beau ménage à faire !"

"Y'aurait un beau ménage à faire !" dites vous, mais pas forcément parmi les profs mais dans les contenus à enseigner !

Je vous prépare une réponse sur ce qu'on peut attendre d'un enseignement de qualité en chimie au lycée. Ca ne se pond pas comme une meiriolade...

Écrit par : dugong | 14 décembre 2008

Oups... Vous avez raison, Jean-Paul, j'ai "lapsé"... C'est évidemment Charpentier! Mes doigts ont fourché sur mon clavier! Lulli, c'est ... Le bourgeois gentilhomme. Merci, Jean-Paul, et "shame on myself"!
Boum boum = ouaf ouaf = hum hum?
Bon, il va vraiment falloir que je joigne moi-même tous les liens internet qui me concernent...
Ceci-dit, je n'ai rien à retirer à ce que j'ai dit dans l'article à la "NR", mais, pour ce qui concerne la photo, je me suis bien fait avoir...
Mais à quelque chose, malheur est bon! Je suis rassuré de ne définitivement pas travailler dans le bâtiment, par les temps qui courent... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 14 décembre 2008

"à CS : sur la photo, êtes vous dans votre bureau ?

C'est bien pour draguer la nuit des IUFM ? ("Cette action aura un côté festif")"

Ecrit par : dugong | 14 décembre 2008

Je n'ai pas de bureau... Mais, effectivement, les jardins de l'IUFM sont sympas, ici, et il faisait beau.

Pour draguer? Comme dit l'autre, "elles ne sont pas trop jeunes pour moi, mais je suis beaucoup trop vieux pour elles".

Écrit par : Christophe Sibille | 14 décembre 2008

CS a écrit : "mais, pour ce qui concerne la photo, je me suis bien fait avoir..."

Il semblerait d'ailleurs que vous ayiez un papillon sur l'épaule droite (?)

Il faudrait aussi voir à étoffer un peu ces trapèzes.

Interdisciplinarité, toujours et encore...

Écrit par : dugong | 14 décembre 2008

"Christophe, à propos de Molière et Lully (et le coup de canne sur le pied de ce gros empaffé d'Italien — vous voyez, je peux raconter dans le détail) je fais de l'interdisciplinarité à moi tout seul — mais j'ai été formé pour ça : la khâgne et l'ENS, ça vous forge une culture. Mais la fac, d'où sortent 95% des profs ? Et avec un master pro ?
JPB"

Ecrit par : brighelli | 14 décembre 2008

Donc, vous confirmez que c'est de l'interdisciplinarité? Vous n'êtes donc pas contre "a priori"?

Écrit par : Christophe Sibille | 14 décembre 2008

Dugong, ce n'est pas un papillon, mais les plantes en arrière-plan...
Quand aux trapèzes, la position n'est pas vraiment propice pour les mettre en valeur... Mais je n'allais pas me faire photographier en train de faire des pompes! J'ai l'air assez gland comme ça, sur cette photo, déjà! Merci à "boum boum"!

Écrit par : Christophe Sibille | 14 décembre 2008

"Dugong, ce n'est pas un papillon, mais les plantes en arrière-plan..."

Vous en êtes vraiment sûr ?

Prenez garde, on ne sait jamais !

Écrit par : dugong | 14 décembre 2008

Ils veulent même privatiser les flics ! Alors, là, je ne donne vraiment pas cher de notre peau !

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2008/12/13/01016-20081213ARTFIG00536-sarkozy-veut-plus-de-place-pour-la-securite-privee-.php

Écrit par : catmano | 14 décembre 2008

"Un bon petit diable à la fleur de l'âge"... Vous avez raison, Dugong, on ne se méfie jamais assez!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 14 décembre 2008

décidément, notre ami est un petit cachottier. On trouve tout sur le web.

http://chateauroux-c-est-fou.hautetfort.com/media/01/02/85993189.pdf

Ecrit par : boum boum | 14 décembre 2008


Tout-à-fait instructif le lien sur CS! On n'a pas l'air crevé quand on est formateur iufm!

Écrit par : ouba-ouba | 14 décembre 2008

dobolino : vous n'avez pas compris ce que dugong expose à propos de la chimie. Les nouveaux programmes vont laisser très peu de place à la théorie, la plus grande partie du temps étant occupée par les TP.
Bon, et puis, en plus, le cycle de Krebs, c'est du matraquage de choses incompréhensibles, et l'ATP avec ses liaisons "riches en énergie", c'est du même niveau scientifique que la lessive "qui lave plus blanc". Les biochimistes sont encore pires que les vrais chimistes pour occulter la complexité des choses.
La chimie avec la rigueur de la physique (ça porte un nom, ça s'appelle la "chimie physique"), c'est vraiment très compliqué. Essayez par exemple de justifier le fait que la plupart des "règles" en chimie organique sont vraies à x % au lieu d'être de vraies règles.

Ecrit par : moot | 13 décembre 2008
Vous avez certainement raison dans l'absolu. Dans la pratique, des notions de chimie à peu près convenables et bien ancrées nous ont été nécessaires pour aborder nos études supérieures spécialisées.
Quant à l'approximation intuitive, c'est le quotidien de tous les bons médecins de quartier et même des services d'urgence et il est bon que nous l'apprenions.
Pour le reste, le début de votre message, j'avais parfaitement compris mais je répète que j'avais ajouté à mon propos une phrase dont ni l'un ni l'autre ne tient compte.

Je ne peux venir ici que pour jouer les bouffons et les fofolles déjantées! Vous abordez un sujet qui me touche de près en tant que professionnelle et vous écrasez d'un coup de talon moqueur et presque méprisant mes objections.
Prenez garde à ne pas provoquer un phénomène de rejet qui vous serait dommageable à vous tous enseignants. Il y a déjà bien assez d'électeurs qui vous méprisent sans chercher à me rajouter, à mon corps défendant, à la liste.
Quand je lis des professeurs de matières littéraires, je pense culture générale et humanités, maîtrise des langues etc.
Quand je lis un professeur de mathématiques, je pense déjà applications à la physique mais encore beaucoup plaisir et jeu.
Quand je lis un professeur de physique-chimie, je pense à mes qualités professionnelles, aux fondements de mon quotidien de praticien, à mon plaisir de travailler. Les enseignements reçus sont au jour le jour avec moi, de mon analyseur de biochimie à mon appareil de radio, du doppler à l'échographe, du respirateur avec son manomètre au respirateur qui a besoin d'oxygène sous pression et, plus loin, dans le système cardiovasculaire de la petite chienne Popeye dont l'insuffisance mitrale s'aggrave, mêlant joyeusement dynamique des fluides et phénomènes électriques. Les enseignements que vos aînés m'ont dispensé sont présents dans chacun de mes actes qui relèvent tous de l'approximation et le plus souvent du x%.

Quant au cycle de Krebs que vous méprisez, c'est grâce à la maîtrise approximative de cette misérable approximation que vous pouvez acheter du lait à un prix abordable sans craindre une pénurie en cas de sécheresse comme celle de 1976.
On ne vous demande pas le Pérou en matière d'enseignement de la chimie et surtout pas d'aborder la biochimie, juste les bases sur les atomes, les molécules et les liaisons entre atomes qui la composent, le tableau périodique des éléments, apprendre à équilibrer une réaction, les bases de la chimie minérale et de la chimie organique, le ph avec H3O+ OH- puis quelques trucs sympas qui sont liés à la physique genre électrolyse, chromatographie, tout un tas de bidouilles qui, enseignées avant le bac, feront gagner un temps précieux aux professeurs de première année du supérieur qui complèteront cet enseignement "exact" qui nous serviront pour nos futures "approximations" médicales.
Tiens, lévogyre et dextrogyre, par exemple ! En règle générale, c'est la forme lévogyre qui est active, et la tendance actuelle en pharma est de demander aux labos pharmaceutiques de sortir des racémiques pour nous fournir la lévogyre pure. C'est bien, si tout le monde peut piger, de l'ASV au véto, de l'Aide-Soignant au chef de service, du laborantin au chef de labo, vu que ça change carrément les posologies et l'activité du produit, la forme dextrogyre ayant souvent une petite activité perso, parfois assez coquine et facétieuse.
En admettant qu'on enseigne cette notion après le bac, je me permets de vous rappeler que l'infirmière qui va vous l'injecter, votre dextrogyre, elle n'a que bac + 3 et que de plus en plus de gestes vont lui être délégués pour économiser des sous...
Donc, même si ça ne vous éclate pas, si c'est de l'aride quasi par cœur, il y aurait bien besoin que la chimie de base soit enseignée au lycée.

Enfin, il y a des êtres humains que la chimie fascine, comme d'autres sont passionnés par les volcans ou par la littérature anglaise du XVI° siècle ou le BTP. Il n'y a que l'école qui peut la leur faire appréhender pour de bon, ce qui n'est pas le cas pour la maçonnerie. Le rôle de l'enseignement secondaire est aussi d'ouvrir la porte sur des vocations futures.

Écrit par : dobolino | 14 décembre 2008

La transdisciplinarité, c’est l’effacement de la figure du Maître, c’est la fin de la filiation et de la généalogie dans la transmission – chère à Buntovchik … et à Pierre Legendre – c’est de la dynamite pédagol qui détruit l’autorité de celui qui sait face à celui qui ne sait pas, qui nous mène droit au chaos d’avant la séparation de la lumière et de la ténèbre du premier jour et bonjour le bordel dans nos classes…
Hier sur France cul :
Maîtres et disciples au 19e siècle : un autre monde ?
Françoise Waquet. Directrice de recherches au CNRS, elle vient de publier "Les enfants de Socrate : Filiation intellectuelle et transmission du savoir XVIIe-XXIe siècle" (Albin Michel, 2008).
http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/concordance/

Écrit par : Philippe | 14 décembre 2008

dobolino : vous n'avez pas compris ce que dugong expose à propos de la chimie. Les nouveaux programmes vont laisser très peu de place à la théorie, la plus grande partie du temps étant occupée par les TP.
Bon, et puis, en plus, le cycle de Krebs, c'est du matraquage de choses incompréhensibles, et l'ATP avec ses liaisons "riches en énergie", c'est du même niveau scientifique que la lessive "qui lave plus blanc". Les biochimistes sont encore pires que les vrais chimistes pour occulter la complexité des choses.
La chimie avec la rigueur de la physique (ça porte un nom, ça s'appelle la "chimie physique"), c'est vraiment très compliqué. Essayez par exemple de justifier le fait que la plupart des "règles" en chimie organique sont vraies à x % au lieu d'être de vraies règles.

Ecrit par : moot | 13 décembre 2008
Je reprends une deuxième fois votre propos, Moot, et je vais vous le traiter façon Café du Commerce, ce qui, je vous le rappelle, constitue la majorité des électeurs.
" Ces profs, ils ne sont jamais sortis de l'école et ils n'ont jamais travaillé ! Ils n'ont aucune notion des réalités du terrain ! Ils méprisent les travailleurs, ceux qui font tourner avec leurs impots la machine étatique dont ils sont les parasites. Leur arrogance et leur mépris des contingences sont un danger pour la société. Faisons entrer les entreprises dans l'école !"
Ça me fend le cœur d'avoir à vous l'écrire et je me garderai bien d'avoir cette réaction primaire même si le mépris qu'elle véhicule est lourd à subir au débotté.

Écrit par : dobolino | 14 décembre 2008

Moot a écrit : "dobolino : vous n'avez pas compris ce que dugong expose à propos de la chimie. Les nouveaux programmes vont laisser très peu de place à la théorie, la plus grande partie du temps étant occupée par les TP.
Bon, et puis, en plus, le cycle de Krebs, c'est du matraquage de choses incompréhensibles, et l'ATP avec ses liaisons "riches en énergie", c'est du même niveau scientifique que la lessive "qui lave plus blanc". Les biochimistes sont encore pires que les vrais chimistes pour occulter la complexité des choses.
La chimie avec la rigueur de la physique (ça porte un nom, ça s'appelle la "chimie physique"), c'est vraiment très compliqué. Essayez par exemple de justifier le fait que la plupart des "règles" en chimie organique sont vraies à x % au lieu d'être de vraies règles."


Merci à Moot d'apporter ces précisions.

Qu'est ce pourrait être un enseignement de qualité en chimie au lycée ?

C'est un enseignement qui ne mange pas du temps aux disciplines fondamentales qui sont nécessaires à son propre développement (maths et physique). Il y a des priorités de rang 1 qu'il faut assumer (notamment, contre tous les discours sur "l'élitisme insupportable" de ces disciplines).

C'est aussi un enseignement où on ne se sentirait pas obligé d'aller au plus vite à la tentation du démiurge qui se frotte triomphalement à la matière qu'il transforme à son gré. Tentation qui incite toujours à privilégier la "pratique concrète" aux dépends des concepts (beurk!).

Pauvres concepts dans l'enseignement de la chimie ! Il y a tellement de gens qui jouent avec comme des nunchakus !

Prenons en deux parmi d'autres : électroneutralité et éléments chimiques. Le sort réservé à ces deux là sont bien symptomatiques.

Electroneutralité. Cherchez donc dans les programmes actuels l'occurrence de ce mot… Dans les prochains, je crains bien qu'il y en ait encore moins (de mots…). C'est un mot d'ailleurs assez trouble pour beaucoup de chimistes qui ne "l'aiment" pas.

Il y a même des chimistes qui prétendent qu'on peut s'en passer et qui déclarent doctement que le recours à cette notion (en chimie quantitative) est "lourdingue".

En fait, ce qui les dérange, c'est qu'il s'agit d'une contrainte globale qui s'exerce sur la matière. En particulier, nul mécanisme local ne peut être exhibé où, par exemple, telle espèce en en choquant une autre l'entraînerait. Faute de mécanisme "concret" qui l'engendrerait, on s'en méfie. Et hop ! A la trappe la notion essentielle !

C'est tellement plus valorisant de filtrer, mixer, purifier, … Bref, se vautrer dans le concret *.

Conservation des éléments : Il me semble bien que c'est une loi… Cherchez dans les programmes actuels un énoncé de cette loi. Vous en trouverez, une fois, en seconde sous une forme tellement vague que je défie quiconque de montrer que les élèves en ont une vision claire à la sortie du lycée **. Genre "rien ne se perd, rien ne se crée". Faute de savoir ce que pourrait représenter ce "rien", on ne comprend "rien". Ou pire, on génère des idées fausses. En vrac : la "matière", les atomes, les molécules se conservent. Une vraie sous chimie culinaire se développe ainsi avec une bouillie de concepts dont même Cassegrain *** ne voudrait pas.

En fait, la plupart des chimistes de formation ne se préoccupent guère de préciser les concepts de base qu'ils utilisent, pressés qu'ils sont à se coleter victorieusement à la matière. On en parle une fois et on oublie tout ce fourbi le plus vite possible (trouvez donc un bouquin de 1ère ou de terminale où on parle de la loi de conservation des éléments). Embarrassé, on s'en est débarrassé…

Dans les documents d'accompagnement de l'actuel programme de seconde figure une pâle imitation d'un pseudo-dialogue didactisant entre un "formateur et un jeune professeur" ****. On y lit cette incroyable phrase : "En fait, pour montrer que l’on parvient à l’épuisement de l’un des réactifs, on remplace les calculs délicats sur les proportions stœchiométriques par des soustractions."

Oui, vous avez bien lu : il y a des gens, suffisamment influants et respectés au Moloch, pour écrire que la multiplication et la division sont des choses trop compliquées en classe de seconde. Envie de napalm…

Ne croyez pas que les prochains programmes (taillés à la hache actuellement par une commission secrète) apporteront une amélioration à cet état de fait. Ce sera pire (vautrage dans le "concret" prévisible) et on finira pas regretter les débilités de l'ancien.

Comme d'habitude.

* "Dans l’explication scientifique – en toute science quelle qu’elle soit – il faut superposer au
réel phénoménal perçu des entités imaginaires, invisibles ou cachées. Ainsi l’homme rationnel peut-il se différencier de l’homme obtus – qui ne croit qu’au concret, – de l’ancêtre animal – qui ne se détermine que localement." René Thom dans "Imbécillité et délire" Le Monde. Juillet 1984.

** posez donc la question à des élèves de terminale : qu'est ce qu'un élément chimique ? Où cela se trouve-t-il ?

*** quand on télescope les concepts, ils ne grossissent pas. Et après c'est l'escalade. Jokes…

**** plus connu sous le nom de dialogue entre Débilius et Sale Viatique

Écrit par : dugong | 14 décembre 2008

Dobolino a écrit : "Ils (les professeurs) méprisent les travailleurs"

Personnellement, je ne méprise que les cons déguisés en travailleurs.

Écrit par : dugong | 14 décembre 2008

"Tout-à-fait instructif le lien sur CS! On n'a pas l'air crevé quand on est formateur iufm!"

Ecrit par : ouba-ouba | 14 décembre 2008

Comment ça? Ce n'est pas ce que vous vouliez prouver en joignant ce lien? Vous me décevez, ouaf-ouaf!

Écrit par : Christophe Sibille | 14 décembre 2008

"Les sorts réservés à ces deux là sont bien symptomatiques."

...

Écrit par : dugong | 14 décembre 2008

Christophe, je suis interdisciplinaire à moi tout seul. Du coup, les discours annexes, en dehors de ma spécialité, renforcent cette dernière — même,quand ils sont limités, par manque de profondeur, parce que je n'ai pas la rétention d'être spécialisé en tout. Si je faisais appel à des collègues pour ce faire, l'image qui en résulterait pour les élèves serait celle d'une incompétence des uns et des autres, mal étayée par un effet d'écho. Et comme il est dit un peu plus haut, je crois essentiel pour la transmission que notre image soit, pour les élèves aussi haute et forte que possible.
Quant à savoir si j'y arrive, c'est à mes élèves qu'il faut le demander.
JPB

Écrit par : brighelli | 14 décembre 2008

"La transdisciplinarité, c’est l’effacement de la figure du Maître, c’est la fin de la filiation et de la généalogie dans la transmission – chère à Buntovchik … et à Pierre Legendre – c’est de la dynamite pédagol qui détruit l’autorité de celui qui sait face à celui qui ne sait pas, qui nous mène droit au chaos d’avant la séparation de la lumière et de la ténèbre du premier jour et bonjour le bordel dans nos classes… "

Ecrit par : Philippe | 14 décembre 2008

Idéologie.

Écrit par : Christophe Sibille | 14 décembre 2008

Juste après 68, je pense — à partir d'Edgar Faure.
JPB
Ecrit par : brighelli | 13 décembre 2008
Non, cela se prépare bien avant. Rouchette, sous la direction de l'infâme Legrand, cela commence en 63. Les SE, c'est 1967, un an avant l'Edgar ( de l'Est). Mais l'entrée en masse c'est plus tard, et c'est une conséquence de la "démocratisation" de l'université, le cauchemar du général.
Sait-on que le plan Langevin-Wallon - dont on peut dire bien des choses - prévoyait une sélection impitoyable à l'entrée de l'université ?

Ecrit par : guy morel | 14 décembre 2008

Déjà entendu ça, avec mon biberon, ou dans les embouteillages du périph, dans l'Ariane de papa ou dans la SIMCA 1501, enfin, dès 1965 au bas mot...
Raison pour laquelle je ne crois plus du tout que les professeurs d'Université puissent renverser la vapeur qui pousse la machine depuis 40 à 50 ans.
Seules les actions de guérilla peuvent avoir un effet positif à terme, si des Moot et autres Dugong se calment un peu et ne viennent pas envenimer les choses en crachant leur mépris à la gueule de ceux qui, contre vents et marées, sont prêts à les soutenir, convaincus qu'ils sont, 35 ans plus tard, frottés au terrain professionnel et pratique, du bien-fondé de l'enseignement fondamental de maths/physique/chimie qui leur a été dispensé au lycéeet qui leur permet encore de progresser.

Écrit par : dobolino | 14 décembre 2008

Dobolino, ce n'est pas après vous que j'en ai.

"Concret" en pédagol signifie "conforme à mon intérêt".

Méfiez vous des faux amis...

Écrit par : dugong | 14 décembre 2008

"parce que je n'ai pas la rétention d'être spécialisé en tout"

Faut-il se garder de s'avoir en réserve ?

Écrit par : dugong | 14 décembre 2008

Dobolino a écrit : "Ils (les professeurs) méprisent les travailleurs"

Personnellement, je ne méprise que les cons déguisés en travailleurs.

Ecrit par : dugong | 14 décembre 2008

Chacun peut le prendre pour soi ! Moi aussi bien que tout autre ...
Encore une fois, vous réduisez savamment mon propos, en occultant un bout de phrase "je vais vous le traiter façon Café du Commerce".
Enfin, j'espère que c'est fait savamment mais je n'en ai aucune certitude. Peut-être vous accordè-je un machiavélisme qui vous dépasse, ce qui serait le bouquet !

Écrit par : dobolino | 14 décembre 2008

"Encore une fois, vous réduisez savamment mon propos"

Dobolino, ne faites pas l'anguille. La figure de cet animal est déjà prise dans ce vaste bestiaire de blog.

Trouvez vous un autre avatar.

Écrit par : dugong | 14 décembre 2008

Dobolino, ce n'est pas après vous que j'en ai.

Ecrit par : dugong | 14 décembre 2008

Ça fait toujours plaisir à lire !
Je me doute bien que vous avez autre chose à faire... Mais j'aimerais que vous et Moot n'extrayez pas mes propos de leur contexte et ne biffiez cette phrase, que j'ai pris le soin de copier-coller trois fois, à chaque réponse:

Etant entendu que nous nous plaçons dans l'optique d'un véritable enseignement de chimie au lycée, avec un programme qui se tient .

Ecrit par : dobolino | 13 décembre 2008

Il est vrai que vous y répondez ci-dessus et que vous m'ouvrez des abîmes inexplorés.
Pour moi, l'enseignement de chimie au lycée, ce sont les bases, un peu arides, certes, un peu "par cœur", mais agrémentées par quelques TP qui nous sortent des jolis rouges, bleux et verts et quelques petits accidents tachants, trouants et puants liés à la manipulation de l'acide sulfurique et par quelques règles de trois visant à équilibrer ludiquement les équations de réactions chimiques, ce qui sous-entend que primaire et premier cycle du secondaire aient fait leur boulot en temps et en heure.

Écrit par : dobolino | 14 décembre 2008

une régle de salubrité mentale : quand un pédagol utilise un mot dont vous croyez connaître la signification, prenez le contraire et vous saurez dans quel sens ils l'utilisent (ex : interdisciplinarité, professionnalisme, ...constructivisme).

Ecrit par : dugong

Règle de salubrité à l'encontre de tout novlangue, en fait. Nous pouvons créer quelques néologismes :

- polyindisciplinarité, pour rappeler qu'il s'agit, en se mettant à plusieurs, de supprimer les disciplines;
- destructivisme, le plus facile à comprendre.

J'ai beaucoup de mal à résumer ce qu'est le "professionnalisme" ou "professionnaliser". Si ce n'est qu'il s'agit, dans le dernier cas, d'obliger à discourir afin de réduire à néant l'action, cette dernière se passant normalement de commentaire.

Écrit par : moot | 14 décembre 2008

"les temps viendront où nous éradiquerons les microbes."

Un fasciste n'aurait pas renié cette phrase !

Écrit par : paulrem | 14 décembre 2008

Dans les documents d'accompagnement de l'actuel programme de seconde figure une pâle imitation d'un pseudo-dialogue didactisant entre un "formateur et un jeune professeur" ****. On y lit cette incroyable phrase : "En fait, pour montrer que l’on parvient à l’épuisement de l’un des réactifs, on remplace les calculs délicats sur les proportions stœchiométriques par des soustractions."

Ecrit par : dugong | 14 décembre 2008

Quand je lis ça, je traduis par "trop d'ambitions tue l'ambition" et ça me fait penser à l'enseignement du français en séquences dans le premier cycle du secondaire...
Voilà trois ans et un trimestre que ma fille est gavée de pseudo-figures de réthorique, fausses pour la plupart, si on en croit les experts en la matière, et, ce matin, elle m'a demandé "Maman, comment écrit-on " il enfreint " ?
Elle est forcée de me demander parce que ni le primaire ni le premier cycle du secondaire ne le lui ont appris.
Commençons l'enseignement de la chimie en temps et heure (classe de seconde) par les éléments simples et les liaisons covalentes puis progressons doucement pied à pied, comme en méthode syllabique. C'est très amusant dès le départ, pour ceux qui y ont goût ou nécessité, et ça ne fausse pas la donne.

Écrit par : dobolino | 14 décembre 2008

Mais j'aimerais que vous et Moot n'extrayez pas mes propos de leur contexte

Ecrit par : dobolino | 14 décembre 2008

N'extrayiez pas !

Une fois la vilaine faute corrigée, ça reste valable.

Moot, il ne s'agit pas de professionnaliser avant l'entrée dans les filières professionnelles mais de fournir aux filières professionnelles des élèves qui ont déblayé et ingurgité les notions de base qui sont justes en soi et non sujettes à caution. Ce n'est pas la mer à boire et ce ne sera perdu pour aucun de vos élèves studieux.

Écrit par : dobolino | 14 décembre 2008

"Ces profs, ils ne sont jamais sortis de l'école et ils n'ont jamais travaillé ! Ils n'ont aucune notion des réalités du terrain ! Ils méprisent les travailleurs, ceux qui font tourner avec leurs impots la machine étatique dont ils sont les parasites. Leur arrogance et leur mépris des contingences sont un danger pour la société."

Ne vous excusez pas Dobolino. Ce n'est pas "café du commerce", c'est une vérité tirée de l'observation de la réalité. Surtout l'arrogance et le mépris des contingences.

Écrit par : Scarlett Martinez | 14 décembre 2008

Tout à fait d’accord avec Dugong et Moot sur la novlangue. En appliquant les principes orwelliens on peut traduire la propagande actuelle et il suffit souvent de prendre le contraire de ce qu’on nous assène.

Quand on nous parle “autonomie” il faut entendre “obéissance”, “citoyen” veut dire à peu près tout sauf citoyen, etc.

Il y a aussi l’essorage sémantique et l’euphémisme systématique de la LQR (Lingua Quintae Respublicae) à laquelle le pédagol se rattache. Quelques exemples :

plan social pour licenciements collectifs
modeste pour pauvre
couche sociale pour classe sociale
frappe chirurgicale pour bombardement aveugle
intervention pour guerre
ensemble pour émancipation ou insurrection
problème pour question
solution pour proposition
élites pour responsables
divertissement pour abrutissement
émeute pour révolte
exclusion pour exploitation ou oppression
bio-solides pour boues d’épuration
rémunération de l’actionnariat pour rémunération du capital
assistanat pour solidarité
retour sur investissement pour profit
employeurs pour patrons
apprenant pour élève
facilitateur pour professeur

Écrit par : Pierre LaRiba | 14 décembre 2008

"les temps viendront où nous éradiquerons les microbes."

Un fasciste n'aurait pas renié cette phrase !

Ecrit par : paulrem | 14 décembre 2008

Tiens, le fameux mot jocker fait sa réapparition ! Ah ! s'il pouvait être établi que le maître de céant est effectivement un fasciste inavoué, on ferait l'économie du débat et on pourrait se contenter de l'imprécation. C'est plus expéditif et bien plus confortable. Le commerce avec le démon fut une belle trouvaille qui a l'avantage d'être recyclable à volonté.
On ne change pas les hommes.

Écrit par : Magister | 14 décembre 2008

C'est une bonne question. Qu'est-ce qui empêche l'Etat de se retourner contre les agents qui, en s'étant permis de se soustraire à leurs obligations légales, le contraignent à mettre la main au porte-monnaie ?

Et au nom de quel principe l'Etat en tant que patron aurait-il le droit de se soustraire à des sanctions pour non respect de ses obligations alors qu'elles s'imposent aux autres patrons ?


Ecrit par : Un hussard | 13 décembre 2008

Toujours l'apologie de la guerre de tout contre tous. C'est bien ce que je reproche à FO : s'afficher anti-capitaliste tout en faisant indirectement la promotion de ses "valeurs" (voir Michéa qui a tout dit là dessus). Pareil pour la gauche en général, parti ou syndicats.

Le simple fait d'assimiler l' État à un patron du privé comme vous le faites me semble également révélateur d'une conception particulièrement dangereuse des choses. Ce qui ne signifie pas bien sûr qu'il ait tous les droits.

Nous ne sommes pas d'accord, dont acte.

Écrit par : Manu, toujours dubitatif, comme Daniel apparemment | 14 décembre 2008

Tenez, ce n'est pas de la chimie mais bon...
Ma fille ( 3° ) doit faire un "paragraphe argumenté" sur "la Politique guerrière d'Hitler" et, au détour des débats familiaux, nous constatons qu'elle ignore tout de l'unification allemande, du pan-germanisme, de Bismarck dont elle entend le nom pour la première fois, de la Prusse, et que, si sa professeur particulière d'allemand/piano lui a parlé de Wotan et du Walhalla, lui a narré les aventures de Siegfried et des Walkyries, le cours d'allemand du collège n'a rien relayé de tout ça, le laissant dans le domaine extra-scolaire, et que le cours de musique a préféré s'axer sur les rythmes africains pour intégrer les "minorités visibles", passant sous silence Richard Wagner.

Alors, pourquoi pas les proportions stoechiométriques ultra-simplifiées en seconde si on peut oser demander un paragraphe argumenté sur la politique guerrière d'Adolf Hitler sans avoir notion de l'unification de l'Allemagne et du Saint Empire Romain Germanique ?
Je ne suis pas très cultivée mais enfin, quand même ...

Écrit par : dobolino | 14 décembre 2008

"Ces profs, ils ne sont jamais sortis de l'école et ils n'ont jamais travaillé ! Ils n'ont aucune notion des réalités du terrain ! Ils méprisent les travailleurs, ceux qui font tourner avec leurs impots la machine étatique dont ils sont les parasites. Leur arrogance et leur mépris des contingences sont un danger pour la société."

Ne vous excusez pas Dobolino. Ce n'est pas "café du commerce", c'est une vérité tirée de l'observation de la réalité. Surtout l'arrogance et le mépris des contingences.

Ecrit par : Scarlett Martinez | 14 décembre 2008

Vaste débat !
Ma question sera: "Ne seraient-ils pas justement là pour ça ? N'est pas justement là qu'est le nœud du "tirer vers le haut" auquel nous rêvons tous ici ? ".
Il y a là, pour eux, aussi juste débat que pour moi, entre mes ambitions médicales et thérapeutiques et la réalité quotidienne du porte-monnaie de mes pratiques.

Écrit par : dobolino | 14 décembre 2008

Mais, Dobolino, je suis bien d'accord avec vous ! J'apprécie énormément la reconnaissance envers les cours de chimie que vous nous témoignez, car, vous pouvez vous en douter, j'ai souvent à répondre à la sempiternelle question : "à quoi ça nous sert d'apprendre ça ?", et j'ai souvent du mal à convaincre mon interlocuteur avec le simple : "à comprendre le monde qui vous entoure au lieu de le subir, et à vous forger de saines habitudes intellectuelles".

Avec Dugong aussi je suis d'accord ! Je suppose même qu'il fait, plus ou moins en cachette, exactement ce que je fais, à savoir enseigner explicitement ces notions (électroneutralité et conservation des éléments) bien que ce soit quasiment considéré comme du "hors programme", ou pis, implicitement compris depuis toujours par les z'apprenants.

J'ai beaucoup enseigné en sections STL / biologie et génie biologique, en BTS d'analyse biologiques, et j'ai vu de quelle façon on assénait ce cycle de Krebs aux élèves, comment on leur bourrait le crâne en biochimie. Je vous assure que ça mériterait mieux que de servir à faire plaisir au professeur, et quant au cycle de Krebs réel, celui qui se déroule dans nos petites cellules, je serais bien mal inspiré d'en nier l'utilité, parce que sans lui, je ne vous répondrais pas.

Écrit par : moot | 14 décembre 2008

A M. Brighelli

désolé, je ne suis pas encore un expert du vocabulaire.
Pour moi, "interdisciplinarité" m'a fait penser à la prépa, où l'on fait philo, histoire, géo, langues, lettres, etc...

Voilà pourquoi je n'ai pas sursauté en lisant les paroles d'Aschieri (et pourquoi je ne sursaute toujours pas, vu que j'aimerais de la part de l'intéressé ce qu'il entend par là précisément.)

P.S.: ça y est : les SES réapparaissent dans le tronc commun de la seconde.
Mais attention : on n'a pas encore les horaires de la chose, et ça s'appelle maintenant SE (Sciences Economiques). Le social passe à la trappe. Madame Parisot est passée par là.

"Même l'amour est précaire : pourquoi le travail ne le serait-il pas?" Laurence Parisot (2007).

Écrit par : Fabien | 14 décembre 2008

Vous allez vous tailler un franc succès auprès de la Lolo Parisot...

Ecrit par : Un hussard | 13 décembre 2008

Elle a un point commun avec vous et avec 95 % des gens de gauche : elle est contre l'État (ce qui n'est pas mon cas, faut-il le préciser ?).

Sauf que chez elle, il n' y a pas cette contradiction permanente de réclamer dans le même temps le maintien du statut de fonctionnaire d'État . Elle va jusqu'au bout d'une logique que vous ne suivez qu'a moitié et qui me met mal à l'aise, comme Daniel dont je reproduit le message :

Concernant Karen Montet-Toutain, même impression que Manu. Je ne me satisfais pas de la condamnation de l'Etat. Cela reste très impersonnel, et ne résout rien. Les responsables (sic!) de l'académie de Versailles, d'ailleurs, ne s'y sont pas trompés. Interrogés sur cette décision de Justice, ils se sont bornés à prétendre que cela n'indiquait nullement une défaillance de l'Education nationale.
Tant que le ménage ne sera pas fait dans les échelons supérieurs de la hiérarchie, rien ne deviendra possible.

Ecrit par : Daniel Arnaud | 13 décembre 2008

Et j'ajoute qu'à FO, ce que préconise "Un Hussard" (le fait que l'État se retourne contre la hiérarchie fautive) serait IMMÉDIATEMENT interprété comme "une attaque contre les statuts" (puisque ces même membres de la hiérarchie sont fonctionnaires d'État, eux aussi). De la même manière que la lutte contre le pédagogisme est assimilée à une lutte contre les collègues qui le pratiquent et in fine, à une lutte contre les statuts.

Le dernier ouvrage de Michéa s'appelle "La double pensée". 9 euros en poche (champs Flammarion).

Écrit par : Manu, toujours dubitatif, comme Daniel apparemment | 14 décembre 2008

"les temps viendront où nous éradiquerons les microbes."

Un fasciste n'aurait pas renié cette phrase !

Ecrit par : paulrem | 14 décembre 2008

Pasteur non plus, sans doute. Souhaitons que Brighelli soit le Pasteur qui nous débarasse du virus du pédagogisme.

Écrit par : Manu, toujours dubitatif, comme Daniel apparemment | 14 décembre 2008

Et j'ajoute, quand on va sur le site de Tartalacrem, que l'on est immédiatement assailli par les demandes de cookies.

Écrit par : Manu | 14 décembre 2008

"Le simple fait d'assimiler l' État à un patron du privé comme vous le faites me semble également révélateur d'une conception particulièrement dangereuse des choses."
Ecrit par : Manu, toujours dubitatif, comme Daniel apparemment | 14 décembre 2008

Nier le fait que l'Etat est un employeur et que les fonctionnaires sont des salariés me semble autrement plus dangereux.

Ah, mais c'est vrai, j'oubliais le cathéchisme mériolo-sgenard : si les enseignants font "le plus beau métier du monde", c'est uniquement par vocation. Ils ne sont pas de vulgaires salariés, ils ne font pas ça pour gagner leur vie. Ils sont au-dessus de ça, ma bonne dame. Peut-être même qu'ils seraient prêts à faire don de leur salaire à l'Etat ou à une quelconque oeuvre caritative...

Écrit par : Un hussard | 14 décembre 2008

Tiens, Manu, je vais écouter et voir une des plus grandes pianistes (classiques) d'aujourd'hui, dans nos murs, cet après-midi... Brigitte Engerer, avec un programme somptueux; Bach, l'opus 110 de Beethoven, et le carnaval (op. 9) de Schumann...

"Je voulais vous en faire part! le cours de musique a préféré s'axer sur les rythmes africains pour intégrer les "minorités visibles", passant sous silence Richard Wagner."

Ecrit par : dobolino | 14 décembre 2008

"Les rythmes africains", cela ne veut absolument rien dire, (c'est au minimum réducteur), et l'expression elle-même montre un mépris qui me sonne assez bizarrement dans votre bouche;
je ne vois pas d'ailleurs pas en quoi l'écoute de différentes musiques africaines, (qui ont, entre autres, donné naissance au jazz) excluerait l'écoute des opéras de Wagner. Pourquoi les opposer?
Miles Davis est certainement un musicien aussi important dans l'histoire de la musique que Johannes Sebastian Bach, Claude Debussy ou Igor Strawinsky, (ou encore quelques autres, évidemment, la liste n'est pas limitative).

Écrit par : Christophe Sibille | 14 décembre 2008

Jean, la lecture de cette "séquence" vous aidera peut-être.


Lullaby, de Le Clezio
Chronique d’un cours ordinaire.

Un mercredi matin dans un collège rural, au mois de février.
Le professeur de français, après avoir demandé le silence, distribue un polycopié à ses élèves de cinquième : il s’agit de Lullaby, nouvelle de J.M-G. Le Clézio. Dans un premier temps, le texte est lu à voix haute par quatre volontaires, avant d’être rangé dans le classeur.

Le professeur annonce : « Ce texte servira de support à la distinction entre discours et récit, que nous allons désormais aborder. »
Pour les élèves, une nouvelle « séquence » commence, que rythment les questions du maître. A partir d’une réflexion sur la mise en page, ceux-ci en viennent à conclure que le texte est un récit, dont le narrateur reproduit la lettre d’une jeune fille à son père.

C’est à cette lettre que le professeur leur demande d’abord de s’intéresser. Naturellement, leurs remarques se portent sur la situation elle-même. L’un d’eux observe ainsi : « La petite fille écrit à son papa parce qu’ils sont séparés. » A quoi une camarade ajoute : « Elle vit avec sa sœur et sa maman, mais son papa semble lui manquer. »

De telles observations ne sont pourtant pas du goût du maître. Trop simples, elles l’éloignent de l’objet qui constitue le centre de la séance. Aussi reprend-il la parole : « Nous avons travaillé ensemble sur la situation d’énonciation. Qui peut définir la notion ? » Jean, pour une fois éveillé, lève la main :
C’est quand quelqu’un parle à quelqu’un.
Le professeur - Ce n’est pas mal, mais il faudrait aller plus loin. Pauline ?
Pauline - C’est quand le destinateur parle au destinataire.
Le professeur – C’est déjà mieux, mais vous oubliez quelque chose d’important.

Comme les élèves restent muets, le professeur ajoute : «Vous oubliez que le message du destinateur est adressé au destinataire en un temps et un lieu précis. » Après ce rappel, le maître demande aux élèves d’identifier les marques de l’énonciation dans le texte.

Ce qui, noté dans leur classeur, devient : « Dans cette lettre, un « je » s’adresse à un « tu ». La date n’est pas précisée, mais les adverbes « aujourd’hui » et « maintenant » renvoient au moment de l’énonciation. On parle alors de « déictiques ». On peut donc conclure que, formellement, cette lettre se caractérise par la fréquence des déictiques et par la relation étroite avec la situation d’énonciation. »

Ce qui, on l’admettra, est un constat d’une grande richesse…
A ce moment, une élève interroge : « Mais le message, Monsieur, comment le comprendre ? »
Le professeur.- Que veux-tu dire ?
L’élève.- Pourquoi Lullaby écrit-elle à son père ?

Alors, les observations du début d’heure refont surface. De toute évidence, si la petite fille écrit à son père, c’est parce qu’il est absent. Mais certains élèves vont plus loin : derrière ses propos anodins, c’est un message d’amour qu’elle lui adresse. Peut-être sa lettre recèle-t-elle une part non avouée de souffrance ?

Doucement, le professeur explique à ses élèves qu’ils font fausse route. Avant de se poser de telles questions, il importe de revenir à l’essentiel : la présence du destinateur et du destinataire dans la lettre ! Et d’ajouter, magistral : « Le « je » affirme nettement sa présence (vingt formes pronominales ou adjectivales de la première personne). Il affirme également la présence de son destinataire (douze formes pronominales de la deuxième personne). Ainsi, une forte relation « je/tu » s’établit dans ce texte. » A ce stade de la séance, les élèves ne s’intéressent plus aux sentiments de l’héroïne, dont ils ont compris qu’ils ne parleraient pas.

S’intéressent-ils encore au cours ? Leur attitude laisse croire le contraire. Qu’importe cependant, puisque le maître peut conclure : « La lettre de Lullaby est un énoncé ancré dans la situation d’énonciation : il se caractérise par la présence des marques de l’énonciation dans le texte lui-même. »

La première heure achevée, le cours se poursuivra, qui portera sur le récit lui-même. De quoi s’agira-t-il ? De montrer que cette fois, l’énoncé est coupé de la situation d’énonciation. Alors viendra le temps de la conclusion générale, proche de celle-ci : « Nous avons étudié ces deux systèmes d’énonciation séparément, mais dans la réalité des textes, ils se combinent.

Dans l’extrait étudié, le récit vient fournir le référent du « je », le « tu », et le déictique « Ppa »trouvant leur référent dans l’adresse indiquée par Lullaby sur l’enveloppe. Les déictiques temporels, de la même façon, se chargent d’information dans le récit : « aujourd’hui », un jour , « vers le milieu du mois d’octobre », « ce matin, quand je me suis réveillée » 7 heures 10 puisqu’à « 8 heures 10 » (récit), Lullaby est réveillée « depuis une heure » (discours) ; « là » une ville au bord de la mer (un port ?) sur laquelle le récit ne donnera pas d’autre information. C’est donc progressivement tout le contexte de l’énonciation épistolaire qui se constitue ainsi, dans un dialogue discours/récit. »

Chronique d’un cours ordinaire, reconstitué à partir de L’Enseignement du français au collège…Où l’on découvre que les Sorbonagres de Rabelais ont une postérité inattendue.
De nos jours, l’enseignement du français est devenu le lieu de considérations creuses, dont les victimes sont au nombre de deux : les élèves d’une part, les textes d’autre part. Aux premiers, l’accès au sens est refusé, quand les seconds se voient réduits à une approche formaliste.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 14 décembre 2008

Moot a écrit : "Avec Dugong aussi je suis d'accord ! Je suppose même qu'il fait, plus ou moins en cachette, exactement ce que je fais, à savoir enseigner explicitement ces notions"

Merci, Moot.

Je le fais mais son caractère partiel reste très frustrant.

Je ne crois plus depuis longtemps à la possibilité à court terme de renverser la vapeur au sein du Moloch.

Depuis quelques temps, je me suis douloureusement écarté de l'espoir d'un moyen terme.

Reste une alternative : sauve qui peut individuel ou logique d'enseignement privé ?

Remettez moi sur le "droit chemin" !

Je rêve peut-être encore de ne pas écrire l'apocalypse selon dugong (?)

Écrit par : dugong | 14 décembre 2008

, et quant au cycle de Krebs réel, celui qui se déroule dans nos petites cellules, je serais bien mal inspiré d'en nier l'utilité, parce que sans lui, je ne vous répondrais pas.

Ecrit par : moot | 14 décembre 2008
Ouf ! Merci à vous de l'avoir écrit car je me suis retenue de vous l'écrire, pensant que vous alliez encore plus me nier.
Bonne santé à vos mitochondries !

Écrit par : dobolino | 14 décembre 2008

Elle a un point commun avec vous et avec 95 % des gens de gauche : elle est contre l'État (ce qui n'est pas mon cas, faut-il le préciser ?).

Ecrit par : Manu, toujours dubitatif, comme Daniel apparemment | 14 décembre 2008

Je ne sais pas si je suis de gauche ou pas : par les temps qui courent, bien malin qui peut répondre à cette question. Je suis pour un Etat jacobin, qui respecte les principes fondateurs de notre République et qui ne se désengage pas de ses responsabilités. Autrement dit, entre un Jaurès et un Sarkozy, mon choix serait vite fait. Entre un De Gaulle et une Royal, aussi !

Par ailleurs, l'Etat n'est pas une personne : il est, entre autres, ce qu'en font les gouvernants et parlementaires élus par les citoyens.

Et je ne vois pas au nom de quel principe ces gouvernants auraient le droit d'autoriser l'Etat en tant qu'employeur à se placer au-dessus des lois, alors que les employeurs du secteur privé sont quant à eux tenus de respecter ces lois... du moins un minimum !

Maintenant si, selon vos propos, dire que l'Etat n'a pas à se soustraire au respect des lois, c'est être contre l'Etat... Faut-il en déduire que rappeler les élèves au même principe, c'est être contre les élèves ? Ne serait-ce pas là une conception un tantinet... pédagogo ?

Écrit par : Un hussard | 14 décembre 2008

En ce dimanche de chasse...

Quand le cerf est face au chien, le chien face au cerf, c'est le cycle du Klebs qui fait réer !

Écrit par : dugong | 14 décembre 2008

Reste une alternative : sauve qui peut individuel ou logique d'enseignement privé ?
(?)

Ecrit par : dugong | 14 décembre 2008
Sauve qui peut individuel me paraît plus efficient politiquement. Je peux me tromper. Les objectifs sont un peu flous à court terme.

Écrit par : dobolino | 14 décembre 2008

Nier le fait que l'Etat est un employeur et que les fonctionnaires sont des salariés me semble autrement plus dangereux.

Ah, mais c'est vrai, j'oubliais le cathéchisme mériolo-sgenard : si les enseignants font "le plus beau métier du monde", c'est uniquement par vocation. Ils ne sont pas de vulgaires salariés, ils ne font pas ça pour gagner leur vie. Ils sont au-dessus de ça, ma bonne dame. Peut-être même qu'ils seraient prêts à faire don de leur salaire à l'Etat ou à une quelconque oeuvre caritative...

Ecrit par : Un hussard | 14 décembre 2008

Ce n'est pas ce que je fais et je ne suis certes pas au Sgen. Vous êtes au Snudi bien plus proche de leurs positions, parfois. La preuve (extrait du site du Snudi) :

"Le SNUDI-FO appelle les personnels à se réunir, le plus rapidement possible, en assemblées générales de secteur, de villes, de circonscriptions, dans les départements, avec l’ensemble des organisations syndicales afin de préparer la grève unie jusqu’au retrait des décrets et des mesures Darcos.

Montreuil, le 26 novembre 2008

Et aussi :

"Maine et Loire, Val de Marne, Vaucluse, Haute-Loire, Landes … les enseignants se regroupent dans des appels communs FO, FSU, UNSA, CFDT pour la grève et la manifestation pour exiger le retrait des décrets et de toutes les mesures Darcos."


Mazette ! Faire campagne avec le Sgen et l'Unsa, fers de lance et militants actifs du pédagogisme le plus radical pour demander le retrait de "toutes les mesures Darcos" (y compris et surtout les nouveaux programmes du primaire qui sont nettement en rupture avec l'idéologie péda-cucul)...

Ce n'est plus de la double pensée, c'est carrément de la schizophrénie.

Alors vous m'enverrez, comme d'habitude, des articles forts instructifs de Rémy Caillat dans FO- Hebdo pour me prouver que le Snudi était bel et bien anti-pédago il y a 10 ou 15 ans...

Le problème, c'est que vous êtes dans le Snudi d'aujourd'hui (qui n'a manifestement plus grand chose à voir, hélas, je suis le premier à le regretter).

Remarquez, c'est une stratégie qui fonctionne : le Snudi a progressé aux élections. D'ailleurs, en continuant dans cette voie, qu'est-ce qui vous démarquera de la FSU dans quelques années (c'est à dire travailler directement ou indirectement pour les idées de Meirieu tout en prétendant les combattre et réclamer "des moyens" pour pallier les catstrophes qu'elles provoquent) ?

Écrit par : Manu | 14 décembre 2008

Le dernier ouvrage de Michéa s'appelle "La double pensée". 9 euros en poche (champs Flammarion).

Et de quoi parle-t-il ?

Manu, vous avez beaucoup plus d'influence sur mes lectures et sur leurs conséquences que vous ne pouvez l'imaginer ! Si un jour nous pouvons nous parler par mail, je vous raconterai, vous serez estomaqué !

Écrit par : Jeremy | 14 décembre 2008

Maintenant si, selon vos propos, dire que l'Etat n'a pas à se soustraire au respect des lois, c'est être contre l'Etat... Faut-il en déduire que rappeler les élèves au même principe, c'est être contre les élèves ? Ne serait-ce pas là une conception un tantinet... pédagogo ?

Ecrit par : Un hussard | 14 décembre 2008

C'est plus subtil que ça et le parralèle est abusif. Je vous l'ai déja dit (et Daniel aussi) : nous ne pensons pas que la victoire de karen Montet-Toutain en justice contre l'État représente le moindre début de solution au problème (et donc que ce n'est pas une si "bonne nouvelle" que ça comme vous l'avez prétendu).

J'ai ajouté que selon moi c'était surtout une accélération et un avatar de la "guerre de tous contre tous", mais si vous ne voulez pas comprendre... (au moins le point de vue, à défaut d'être d'accord).

En revanche, je comprends trés bien votre sentiment. Poutr tout vous dire, j'aurais eu excatement le même (et j'aurais fait la même analyse que vous) il y a quelques années.

Écrit par : Manu | 14 décembre 2008

Dobolino a écrit : "Alors, pourquoi pas les proportions stoechiométriques ultra-simplifiées en seconde si on peut oser demander un paragraphe argumenté sur la politique guerrière d'Adolf Hitler sans avoir notion de l'unification de l'Allemagne et du Saint Empire Romain Germanique ?"

Vous évoquez une question profonde à laquelle personne, à ma connaissance, ne s'est jamais affronté dans les tribus enseignantes.

Est il nécessaire, utile, souhaitable que toutes les disciplines obligatoires actuellement enseignées en seconde continuent à l'être ?

Les réponses (qu'elles soient à dominante sociologique, politique, épistémologique,...) demandent évidemment une priorisation dans les "objectifs" qui a toujours été soigneusement évitée au Moloch.

J'ai toujours été mi amusé, mi agacé des longues listes d'objectifs généraux dans les préambules * de programmes

PS : Sur la question de chimie qu'évoque Dobolino, les "proportions stoechiométriques" n'ont pas été "ultra-simplifiées", elles ont simplement … disparu (dans la forme et, quasiment, dans l'esprit)


* pour parer à la tentation de devenir trop sérieux, voici une vieille définition de mots croisés : "Est responsable des bulles papales". Réponse : "aérophagie".

Écrit par : dugong | 14 décembre 2008

Le dernier ouvrage de Michéa s'appelle "La double pensée". 9 euros en poche (champs Flammarion).

Et de quoi parle-t-il ?

Manu, vous avez beaucoup plus d'influence sur mes lectures et sur leurs conséquences que vous ne pouvez l'imaginer ! Si un jour nous pouvons nous parler par mail, je vous raconterai, vous serez estomaqué !

Ecrit par : Jeremy | 14 décembre 2008

Ça n'est pas bien de se moquer, Jérémy ! Sinon, résumer le dernier Michéa serait un peu déplacé et prétentieux de ma part. Tout ce que je peux vous dire, c'est qu'il me semble plus simple que les précédents et qu'il procède d'une volonté d'expliciter les idées qu'il a déja développées dans les ouvrages précédents (ouvrages souvent trop courts, et donc, pour le néophyte, trop "denses"" si ce n'est trop abscons).

Ce qui, du coup, paradoxalement, en fait un ouvrage indispensable. Pour 9 euros, je pense que vous pouvez prendre le risque (même si vous n'êtes pas riche non plus, vous l'êtes un peu plus que moi en tant qu'agrégé).

Et puisque vous abordez la question, le sous-titre de l'ouvrage est : "Retour sur la question libérale". Cela vous éclairera peut-être un peu.

Écrit par : Manu | 14 décembre 2008

Vous rigolez, Manu !

Je ne me moque pas du tout !!!

Je vous jure que vous seriez estomaqué !

Si je vous dis que vous m'avez indirectement fait découvrir C. Lasch, ça vous donne déjà un petit indice.

Écrit par : Jeremy | 14 décembre 2008

En ce dimanche de chasse...

Quand le cerf est face au chien, le chien face au cerf, c'est le cycle du Klebs qui fait réer !

Ecrit par : dugong | 14 décembre 2008
Pas de chasse, aujourd'hui ! Pluie sur 60 cm de neige: y'a que les ordures qui ont pu imaginer de lâcher les chiens et les ordures n'appellent pas les vétos auxquels ils préfèrent la thérapeutique de la cartouche de douze, moins onéreuse. Pour les bons chiens, Krebs tourne au ralenti et il n'y aura pas de bug dû à la mobilisation des lipides comme source énergétique car ils auront leur gamelle de glucides/protides/lipides ce soir comme hier et demain.
L'Acétyl coenzyme A peut dormir sur ses deux oreilles !

Écrit par : dobolino | 14 décembre 2008

"les nouveaux programmes du primaire qui sont nettement en rupture avec l'idéologie péda-cucul..."
Ecrit par : Manu | 14 décembre 2008

C'est de l'humour ? Vous les avez lus, ces "nouveaux programmes" ? Ils sont certes moins mauvais que ceux de 2002, mais est-ce une référence ? Sans parler des deux heures hebdomadaires en moins, qui font défaut même à une Catmano, si je me réfère à ce qu'elle a pu écrire à de nombreuses reprises, et c'est dire !

En maternelle, toujours un bon bain de globale, d'écrits sociaux et autres péda-cuculteries.

En élémentaire, les fractions encore renvoyées aux calendes grecques, pas question de faire les 4 opérations au CP, le flou artistique quant à l'apprentissage de la lecture, qui autorise tous ceux qui le souhaitent à garder des méthodes "mixtes"... Tant de tapage pour ça ?

Bref, comme d'habitude, ceux qui persistent à instruire leurs élèves seront "border-line", a fortiori s'ils s'inspirent des programmes SLECC. Et comme toujours, ils pourront continuer à le faire tant que ce que vous appelez le "sacro-saint statut" existera, étant entendu qu'ils ont depuis longtemps tiré un trait sur une belle "carrière".

Si les EPEP sont mis en place en revanche, et notre statut liquidé dans la foulée (avec obligation de consacrer une part croissante de notre temps de service à la coordination de vacataires et à la réunionnite plutôt qu'à l'enseignement), ce sera une autre histoire...

Écrit par : Un hussard | 14 décembre 2008

Je ne sais pas si je suis de gauche ou pas : par les temps qui courent, bien malin qui peut répondre à cette question. Je suis pour un Etat jacobin, qui respecte les principes fondateurs de notre République et qui ne se désengage pas de ses responsabilités. Autrement dit, entre un Jaurès et un Sarkozy, mon choix serait vite fait. Entre un De Gaulle et une Royal, aussi !

Ecrit par : Un hussard | 14 décembre 2008

Mon cher Hussard,

Voilà qui me surprend le premier : plus d'accord que vous et moi, ce n'est pas possible (je dis ça sans rigoler, en plus. Non je n'ai rien fumé) !

Reste, sans doute, le seul point d'achoppement : vous êtes - selon moi - dans un syndicat dont vous croyez qu'il défend vos idées, alors que ce n'est plus - ou de moins en moins- le cas.

Si je me trompe : tant mieux, après tout.

Si jamais c'est moi qui avait raison... il est temps pour vous de vous acheter un Kärcher (moi j'ai opté pour le lance-flamme et la tronçonneuse).

Écrit par : Manu | 14 décembre 2008

ATTENTION, ATTENTION !

VOICI LA RECHERCHE FRANCAISE, REPRESENTEE PAR DES UNIVERSITAIRES ATTENTIFS A LA QUALITE, A LA PERTINENCE ET A L'ACTUALITE DES ETUDES LITTERAIRES.

Je cite (c'est un peu long) :

AMOUR DIVIN, AMOUR MONDAIN dans les écrits du for privé de la fin du Moyen Age à 1914

Colloque international, 4 et 5 juin 2010,
à l'Université de Pau et des Pays de l'Adour

Colloque organisé par Maurice Daumas (UPPA) pour ITEM (Identités, Territoires, Expressions, Mobilités, EA 3002) et Michel Braud (UPPA) pour le CRPHL (Centre de Recherche Poétique et Histoire Littéraire EA 3003)

Responsables scientifiques : Maurice Daumas et Philippe Loupès (Bordeaux 3) pour le volet historique ; Michel Braud et Philippe Lejeune (Paris-Nord) pour le volet littéraire.

* * *

Depuis les travaux de Marcel Mauss, les sciences humaines se sont affranchies des dichotomies du normal et du pathologique, du sacré et du profane, de l'individu et de la société. Mais ces dichotomies ont une histoire. Celle de l'amour divin et de l'amour mondain a grandement servi à penser le monde dans les siècles passés.
Amour divin, amour mondain ; amour divin, amour naturel ; amour sacré, amour profane ; amour céleste, amour vulgaire : les expressions ne manquent pas, à l'époque moderne, pour désigner ce qui est d'abord vécu sur le mode de l'opposition et du choix contraint. LE MESSAGE DE L'EVANGILE, AMPLIFIE PAR SAINT PAUL, MET EN GARDE CONTRE CE PARTAGE, CETTE DIVISION QUI GUETTE L'HOMME ET CAUSE SA CHUTE. « Il faut mourir » signifie « il faut choisir ». Choisir, dès ce monde, entre l'amour que l'on doit à Dieu et celui que l'on doit à ses créatures. Choisir entre Dieu et autrui, Dieu et son conjoint, Dieu et ses enfants, Dieu et les plaisirs, Dieu et ses souvenirs. Génératrice d'angoisse et de déchirement, la confrontation de l'amour divin et de l'amour mondain correspond bien aux cadres conceptuels du temps des Réformes. Mais si le registre de la douleur domine son écriture, il est loin de constituer son unique voie d'accès.
L'AMOUR SACRE ET L'AMOUR PROFANE SE VIVENT AUSSI DANS LA JOIE, DANS L'HARMONIE ET MEME DANS LA FUSION. Les Ecritures font une large place à l'amour humain et ont nourri sa représentation d'innombrables images. Corollairement, l'amour passion parle le langage de la spiritualité et se déchiffre à partir d'elle. La Renaissance présente le double visage de l'amour sacré et de l'amour profane que Lucien Febvre a révélé chez Marguerite de Navarre. Marsile Ficin n'y est pas étranger. En assignant à l'amour humain la tâche valorisante de guider l'âme vers l'amour divin, le philosophe de Careggi a accompli une révolution. Vulgarisé, le néoplatonisme fait les délices des cours, si bien, selon la remarque d'un philologue du XVIe siècle, qu' « à la fin les courtisans tenaient pour indispensable à leur fonction de savoir combien de sortes d'amour il y avait, et lesquelles. »
La dialectique de l'amour divin et de l'amour mondain est un thème de prédilection dans les écrits intimes, présent au coeur du plus célèbre d'entre eux : « Oubli du monde et de tout, hormis Dieu » lit-on dans le Mémorial. Correspondances, mémoires, autobiographies, journaux et livres de famille font écho sur ce point aux traités, aux sermons et aux images. Le mariage, qui occupe dans les écrits personnels une place importante, est le lieu par excellence du déchirement entre l'amour humain et l'amour de Dieu : la sexualité, la dévotion et le veuvage sont autant de scènes sur lesquelles se joue le grand partage contre lequel mettent en garde les hommes d'Eglise. Cette vision du monde affleure dans bien d'autres thèmes d'écriture, qui sont autant de choix d'attitudes et de comportements : le mal-être, l'interrogation sur le péché, la tentation du renoncement au monde, les engagements moraux, les élans spirituels, l'indignation contre la souffrance et la mort, les souvenirs et les exploits amoureux, les réflexions sur la vieillesse, la méditation sur le temps qui passe…
L'écriture intime apparaît comme une forme de retrait du monde, puisqu'elle consiste à bâtir une sphère où le moi s'enferme, éventuellement en tête-à-tête avec Dieu. Mais écrire est aussi une manière d'être au monde, qui ne se range qu'exceptionnellement au nombre des oeuvres de salut. Il existe donc une contradiction dans le mouvement qui consiste à se tourner vers Dieu tout en se déployant par l'écriture dans le monde. Le moi connaît mille et une manières de la contourner, afin de légitimer son aspiration à l'écriture. En voici un échantillon, du modèle le plus courant :
« Mes tristes réflexions peuvent servir d'exemple à ceux qui comme moi abuseront de leurs sentiments et donneront au monde ce qui n'est qu'à Dieu seul. » (Comtesse de Schwerin, Histoire de ma vie)

Les propositions de communication doivent être envoyées avant le 28 février 2009 à :
michel.braud@univ-pau.fr ou maurice.daumas@univ-pau.fr

On leur envoie un truc sur les homos, les sados-masos et les fétichistes ? Ca leur ferait du bien de connaître un peu tout ça.

Écrit par : Jeremy | 14 décembre 2008

Est il nécessaire, utile, souhaitable que toutes les disciplines obligatoires actuellement enseignées en seconde continuent à l'être ?


Ecrit par : dugong | 14 décembre 2008

Ça, c'est chaud, comme question ! Et même carrément brûlant .
Un indice: élève de section C, je me suis passée de Sciences Naturelles en classes de Seconde et Première et, ma foi ...
Deuxième indice: la chimie enseignée de la Seconde à la Terminale m'a bien aidée à engloutir le programme de bio de prépa, le programme de Sciences Nat de Terminale était plutôt superfétatoire et son utilité future, bof ...

Écrit par : dobolino | 14 décembre 2008

"le programme de Sciences Nat de Terminale était plutôt superfétatoire et son utilité future"

Mouhahaha, il est actuellement encore pire qu'à votre époque !

C'est Albert Jacquard à tous les étages pourétudier la génétique, l'étude des hormones pour réguler sa sexualité, et l'immunologie pour faire ses vaccins à l'heure !

Écrit par : Jeremy | 14 décembre 2008

Et comme toujours, ils pourront continuer à le faire tant que ce que vous appelez le "sacro-saint statut" existera, étant entendu qu'ils ont depuis longtemps tiré un trait sur une belle "carrière".

Si les EPEP sont mis en place en revanche, et notre statut liquidé dans la foulée (avec obligation de consacrer une part croissante de notre temps de service à la coordination de vacataires et à la réunionnite plutôt qu'à l'enseignement), ce sera une autre histoire...

Ecrit par : Un hussard | 14 décembre 2008

D'accord avec ça aussi. A condition de vraiment défendre le statut, c'est à dire aussi son contenu (c'est à dire le métier) : Ce que VOUS faites et ce que FO ne fait plus sinon en faisant semblant (toujours selon moi).

Écrit par : Manu | 14 décembre 2008

Dans wikipédia, je lis "L'acétyl-coenzyme A (acétyl-coA ou acétyl-CoA), molécule à haut potentiel d'hydrolyse est au centre d'un carrefour métabolique".

Je crois, comme Moot, que c'est du même niveau scientifique que la lessive "qui lave plus blanc".

On dirait du Edgar Morin...

Écrit par : dugong | 14 décembre 2008

En élémentaire, les fractions encore renvoyées aux calendes grecques, pas question de faire les 4 opérations au CP,
Ecrit par : Un hussard | 14 décembre 2008

Et vous vous souvenez des protestations de la majorité de vos collègues disant que "ce n'était pas possible" décrivant les jeunes élèves commes irrémédiablement débile, assimilant cela à de la quasi-torture et qualifiant le tout de "régression" ?

Devant le concert de récriminations, Darcos a fini par reculer pour reporter les 4 opérations au CE1, c'est bien ça ?

Vous êtes dans une école où il n' y a pas de pédagogos ? Où se trouve ce paradis perdu ? A chaque fois que j'entends, moi, parler un instit, si ce n'est lors d'interview de Françoise Candelier ou de Marc le Bris, c'est la cata...

Écrit par : Manu | 14 décembre 2008

Chronique d’un cours ordinaire, reconstitué à partir de L’Enseignement du français au collège…Où l’on découvre que les Sorbonagres de Rabelais ont une postérité inattendue.
De nos jours, l’enseignement du français est devenu le lieu de considérations creuses, dont les victimes sont au nombre de deux : les élèves d’une part, les textes d’autre part. Aux premiers, l’accès au sens est refusé, quand les seconds se voient réduits à une approche formaliste.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 14 décembre 2008
Merci, Anne-Marie, pour ce texte que j'ai fait lire au papa de ma fille qui ne comprend pas pourquoi sa fille s'ennuie à mourir en cours de français. Là, il a compris !

Écrit par : dobolino | 14 décembre 2008

Moot a écrit : "Nous pouvons créer quelques néologismes :
- polyindisciplinarité, pour rappeler qu'il s'agit, en se mettant à plusieurs, de supprimer les disciplines;
- destructivisme, le plus facile à comprendre."

Merci !

J'adopte illico.

Écrit par : dugong | 14 décembre 2008

Jérémy, inutile. Saint Paul et ses séides savaient déjà tout du masochisme. quant à l'homosexualité, il n'y a qu'à regarder l'évolution de l'iconographie de Saint Sébastien pour voir comment la religion a été pénétrée de sentiments homophiles. Voulez-vous un topo sur la question ? Je l'ai particulièrement bûchée, il y a… un certain temps. Mais regardez déjà le Saint Sébastien de Mantegna, et surtout celui de Sodoma…
JPB

Écrit par : brighelli | 14 décembre 2008

Dans wikipédia, je lis "L'acétyl-coenzyme A (acétyl-coA ou acétyl-CoA), molécule à haut potentiel d'hydrolyse est au centre d'un carrefour métabolique".

Je crois, comme Moot, que c'est du même niveau scientifique que la lessive "qui lave plus blanc".

On dirait du Edgar Morin...

Ecrit par : dugong | 14 décembre 2008
Pfff !: Dans Wikipedia, ils ne racontent pas toute l'histoire, celle qui t'explique pourquoi la vache s'arrête de ruminer après avoir puisé son énergie dans les lipides ou celle qui te raconte pourquoi un matou gras qui ne mange plus te fait en deux temps trois mouvement une lipidose hépatique qui te le met ad patres même si son cas était initialement bénin.

Écrit par : dobolino | 14 décembre 2008

"Est il nécessaire, utile, souhaitable que toutes les disciplines obligatoires actuellement enseignées en seconde continuent à l'être ?
Ecrit par : dugong | 14 décembre 2008"

Dobolino a écrit : "Ça, c'est chaud, comme question ! Et même carrément brûlant .
Un indice: élève de section C, je me suis passée de Sciences Naturelles en classes de Seconde et Première et, ma foi ...
Deuxième indice: la chimie enseignée de la Seconde à la Terminale m'a bien aidée à engloutir le programme de bio de prépa, le programme de Sciences Nat de Terminale était plutôt superfétatoire et son utilité future, bof ..."

Je fais aussi partie de ces anciens élèves de C qui n'ont pas eu de "sciences naturelles" en 2nde et 1ère (ni à s'en plaindre).

La question posée en appelle une autre (en prémisse ?)

Y a-t-il des disciplines qui ont une prétention justifiée à l'impérialisme ? La question peut être déclinée sur un plan général et sur un plan plus restrictivement scolaire.

Petites âmes craintives s'abstenir.

C'est effectivement du brutal.

Écrit par : dugong | 14 décembre 2008

Bon Dieu, ces deux trublions de Moot et Dugong vont bien m'obliger à refaire une plongée tardive dans le cycle de Krebs, alors que c'est quasi aussi loin pour moi que l'accord des participes, le Théorème de Pythagore ou la règle de trois !
C'est inclus dans l'offre de soin, pour leur vache ou leur chat, et ils voudraient l'acheter au détail !
Dugong, Moot, votre vache est bloquée parce qu'elle a mobilisé ses graisses pour subvenir à ses besoins métaboliques de fin de gestation ? Faites-lui avaler de l'anti-gel, elle va redémarrer !

Écrit par : dobolino | 14 décembre 2008

Faites-lui avaler de l'anti-gel, elle va redémarrer !

Ecrit par : dobolino | 14 décembre 2008

Ça marche aussi en été !
En fait, le mieux, c'est le propylène-glycol ...

Écrit par : dobolino | 14 décembre 2008

Y a-t-il des disciplines qui ont une prétention justifiée à l'impérialisme ? La question peut être déclinée sur un plan général et sur un plan plus restrictivement scolaire.

Petites âmes craintives s'abstenir.

C'est effectivement du brutal.

Ecrit par : dugong | 14 décembre 2008
Impérialisme du français et des maths. Dit comme ça, brut de décoffrage. Le reste en découle naturellement.
A analyser: les langues étrangères ...
Là, c'est encore du brutal !

Écrit par : dobolino | 14 décembre 2008

Bon, je vais faire une machine à laver puis un brin de sieste ! A ce soir !

Écrit par : dobolino | 14 décembre 2008

"Mon cher Hussard,
Voilà qui me surprend le premier : plus d'accord que vous et moi, ce n'est pas possible (je dis ça sans rigoler, en plus. Non je n'ai rien fumé) !"
Ecrit par : Manu | 14 décembre 2008

Mon cher Manu,

Serait-ce pour cette raison que nous brisons ainsi moult lances?!!!

Vous savez, je ne suis qu'instit de base (officiellement professeur des écoles mais, étant allergique à ce sobriquet, je prends le titre d'instit). Mon intelligence est donc très très limitée et je m'en tiens donc à des constats très terre à terre.

J'ai choisi de devenir instit pour instruire mes élèves, et pour ce faire de servir dans la Fonction publique d'Etat en raison de mes convictions républicaines.

J'ai donc rencontré, comme tous ceux qui sont dans les mêmes dispositions d'esprit, nombre d'obstacles, d'embûches, de sanctions et tutti quanti.

Si cela ne m'a pas empêché de continuer à faire mon métier en mon âme et conscience (et même de continuer à faire mon métier tout court), d'utiliser tous les Bled, Boscher, Berthou, Grammmont Hamon, Boucheny Guérinet et j'en passe... c'est parce que le SNUDI a toujours été là, indéfectible. Idem pour mes amis.

Quand l'IA, à plusieurs reprises, a voulu nous fermer des classes, ce qui auraient conduit à une dégradation importante de nos conditions de travail et des conditions d'apprentissage des élèves, le SNUDI a été là et nous avons gagné.

Quand nous nous sommes retrouvés avec des classes ingérables du fait de la scolarisation par défaut d'élèves avec des troubles comportementaux ou psychiatriques sévères, le SNUDI a été là pour forcer l'administration à prendre ses responsabilités et à apporter une solution rapide.

Quand nous avons refusé de sacrifier à la réunionnite acharnée en nous en tenant à nos strictes obligations de service (définies dans notre statut), afin de pouvoir nous concentrer sur notre vrai métier, là encore le SNUDI a répondu présent face aux pressions de notre hiérarchie.

Et je pourrais citer bien d'autres exemples.

Bref, dans les faits, je constate que le SNUDI m'a toujours soutenu dans mon obstination à instruire mes élèves. Donc, en tant qu'instit de base au ras des pâquerettes, j'en tire les conclusions et je ne suis pas prêt de rendre ma carte !

Écrit par : Un hussard | 14 décembre 2008

"votre vache est bloquée parce qu'elle a mobilisé ses graisses pour subvenir à ses besoins métaboliques de fin de gestation ? Faites-lui avaler de l'anti-gel, elle va redémarrer !"

Je ne me rappelle pas avoir parlé de vache (?)

Mais le coup de l'anti-gel avec des élèves voire des profs "expérimentalisés", ça ne risque pas d'être un mauvais remake du "poisson dans le Périer" ?

Écrit par : dugong | 14 décembre 2008

Mais, effectivement, il devrait y avoir possibilité pour les enseignants de conseiller les maîtres d'oeuvre, (et les édiles locaux) sur les quelques points "basiques" de construction dont parle Catmano.

J'arrive un peu tard, après un jour "d'absence";
le collège où j'ai terminé ma carrière était tout neuf (j'ai inauguré les locaux). Je n'ai aucune compétence en architecture, mais si vous saviez toutes les erreurs (horreurs) de conception!
Les collègues m'ont dit qu'aucune de leurs remarques ou critiques n'avait été prise en compte. établissement orienté nord/sud, salles glaciales en hiver côté nord, étouffantes en été côté sud, salles de classes exiguës, l'architecte n'ayant visiblement pas imaginé qu'un élève assis occupe plus de place qu'une chaise plaquée contre une table, et qu'un prof passe dans les rangs; Même à 25 élèves, c'était riquiqui. Je pourrais en dévider pendant des heures. Quant à la salle des profs, à partir de 10, on était serré.
Bref, c'est joli sur la maquette, c'est nul en pratique.

Écrit par : retraitée | 14 décembre 2008

Bref, dans les faits, je constate que le SNUDI m'a toujours soutenu dans mon obstination à instruire mes élèves. Donc, en tant qu'instit de base au ras des pâquerettes, j'en tire les conclusions et je ne suis pas prêt de rendre ma carte !

Ecrit par : Un hussard | 14 décembre 2008

Je comprends mieux, maintenant...et si de votre côté, comme moi, vous êtes amené un jour à discuter avec les grands chefs, vous me comprendrez mieux à votre tour...

Écrit par : Manu | 14 décembre 2008

Libération Toulouse titre :

"Un arbre se jette sur la voiture du sous-préfet alcoolisé de l'Ariège: sa carrière est indemne"

Certains arbres ont un libre arbitre étonnant.

Ca me rappelle le poteau pensant dans l'affaire Heider. Au moment fatidique, il a peu plié.

Écrit par : dugong | 14 décembre 2008

Je comprends mieux, maintenant...et si de votre côté, comme moi, vous êtes amené un jour à discuter avec les grands chefs, vous me comprendrez mieux à votre tour...
Ecrit par : Manu | 14 décembre 2008

Vous allez vous dire que je suis incurable, mais le problème, c'est que les grands chefs, j'en connais très bien un certain nombre !

Je peux donc vous dire que, premièrement, sur le respect des mandats, ils sont en général impeccables, ce qui est extrêmement important à mes yeux.

Deuxièmement, lorsque nous avons l'occasion de déniaiser une bonne bouteille, les échanges informels sont particulièrement réjouissants, sur toutes sortes de sujets, mais également sur celui qui semble vous tenir particulièrement à coeur.

Dernier point, qu'est-ce que ça fait du bien, quand on doit constamment se prendre le chou avec les délires de l'Educ nat, d'évoluer dans un syndicat confédéré dans lequel l'influence de l'interpro éloigne bon nombre de pisse-vinaigre !

Écrit par : Un hussard | 14 décembre 2008

UNE BONNE NOUVELLE :

L’État a été condamné à verser 15 000 euros à notre collègue Karen Montet-Toutain, agressée et frappée de plusieurs coups de couteau par un de ses élèves, le 16 décembre 2005, au lycée professionnel Blériot d’Étampes, après avoir saisi sa hiérarchie des menaces qui pesaient sur elle.

Comparé au "préjudice moral" de Tapie le repris de justice, cela me paraît bien peu, au contraire! Mais les enseignants sont des gagne-petit, habitués à vivre chichement; pour eux, c'est Byzance, apparemment. Moi, cela m'a scandalisée.

Écrit par : retraitée | 14 décembre 2008

Dans wikipédia, je lis "L'acétyl-coenzyme A (acétyl-coA ou acétyl-CoA), molécule à haut potentiel d'hydrolyse est au centre d'un carrefour métabolique".

Je crois, comme Moot, que c'est du même niveau scientifique que la lessive "qui lave plus blanc".

On dirait du Edgar Morin...

Ecrit par : dugong | 14 décembre 2008
Je reviens car, après avoir lu ces mots, impossible de faire ma sieste en toute sérénité avant d'avoir répondu.
A coup de Wikipedia, je comprends très bien Michéa !

C'est pas la peine d'aller râler contre le bédeuzi et les TICE quand on va chercher la signification brutale et débile de Acétyl Co A sur Wikipedia pour la copier-coller comme un élève qui fait un TPE.
L'Acétyl Co A, qui intervient comme catalyseur du Cycle de Krebs est produit en surabondance, comme les corps cétoniques, quand l'organisme puise ses lipides pour s'alimenter en énergie, ne pouvant pour une raison ou une autre (à diagnostiquer) faire tourner son cycle de Krebs. La voie en question est très coûteuse et peu efficace. L'Acétyl Co A, utile au cycle de Krebs, et les corps cétoniques, déchets de cette voie des lipides, ne sont pas toxiques mais sont des témoins d'un dysfonctionnement métabolique.

C'est ce genre de connaissances qui a permis d'élaborer les boissons "énergétiques" que vous absorbez pour arriver en haut du Ventoux sans vous flinguer.

Écrit par : dobolino | 14 décembre 2008

Et encore, je n'ai pas mis les Radicaux de Gauche, qui sont en général alliés au PS.

Je rebondis sur mon post précédent. Tapie, ex Rad. de gauche (?) a été payé , semble-t-il, pour négocier le ralliement (officieux ou officiel) de RDG à Sarko.

Écrit par : retraitée | 14 décembre 2008

Le Nouvel Obs ne connaît pas le Snalc...

"ÉDUCATION NATIONALE
L'Education nationale en grève en janvier

Les syndicats de l'Education n'ont pas encore fixé de date précise. Ils appellent à la mobilisation pour l'emploi, le pouvoir d'achat et "les conditions d'une relance économique".
Les syndicats de l'Education se sont accordées sur le principe d'une grève en janvier, a annoncé vendredi 12 décembre Gilles Moindrot, secrétaire général du SNUipp-FSU.
Les principales fédérations syndicales de l'éducation (FSU, Unsa-Education, Sgen-CFDT, Ferc-CGT, FO et Faen), réunies jeudi soir, n'ont pas fixé de date. Elle dépendra des actions décidées au niveau interprofessionnel
Les syndicats sont d'accord pour une journée de grève dans l'éducation en janvier, a expliqué Gilles Moindrot, une information confirmée par le secrétaire général du SE-Unsa, Luc Bérille.

Suppressions de postes

Fin novembre, les huit principales centrales syndicales avaient décidé "le principe d'une mobilisation massive des salariés" de toutes professions "au début de l'année 2009", notamment pour l'emploi, le pouvoir d'achat et "les conditions d'une relance économique".
Ces confédérations doivent se retrouver lundi 15 décembre et le 5 janvier "afin de préciser le contenu et d'arrêter les modalités de la mobilisation".
La grève prévue en janvier dans l'éducation fera suite à celle du 20 novembre et aux mobilisations du 10 décembre et demandera, à nouveau, d'arrêter les suppressions de postes d'enseignants et d'investir dans l'éducation.

Écrit par : Jeremy | 14 décembre 2008

Dobolino a écrit : "C'est pas la peine d'aller râler contre le bédeuzi et les TICE quand on va chercher la signification brutale et débile de Acétyl Co A sur Wikipedia pour la copier-coller comme un élève qui fait un TPE."

Vos vaches, je ne sais pas, mais vous, vous démarrez bien au quart de tour !

Tous les élèves qui cherchent vont sur Wikipédia, il est toujours intéressant d'aller voir les conneries qu'elle renferme.

Quant aux boissons énéergétiques en montant au Ventoux, je ne pratique ni l'une ni l'autre. Je suis un être profondément horizontal et aquatique.

Je suis toujours sidéré de voir à quel point mes contemporains ont besoin d'accessoires divers pour se livrer à des pratiques sportives (en natation : plaquettes, palmes, boissons diverses, etc...)

Je me demande parfois en frémissant avec quoi ils font l'amour.

Écrit par : dugong | 14 décembre 2008

Et puis, vous n'aimez pas la quiche? ;-)

Attention, n'attaquez pas la quiche, les Lorrains vont hurler.
Le regretté(!) C. Jérôme faisait un tabac en disant "quiche me".


Tout dépend de la manière dont vous l'envisagez. Si vous en faites quelque chose de dogmatique, certainement. Mais ne parlez-vous jamais de Lulli quand vous étudiez le "malade imaginaire", par exemple?

Tout le monde d'un peu instruit fait ça, mais ce n'est pas de l'interdisciplinarité!

Écrit par : retraitée | 14 décembre 2008

@Pierre LaRiba

problème pour question

Vous datez, on dit maintenant à la télé et la radio"problématique" pour problème.

Écrit par : retraitée | 14 décembre 2008

Éloge des IUFM.
Je précise les bâtiments de l’IUFM ! Pour revenir au sujet de l’architecture, tiré du pamphlet d'Isabelle Stal, “L'imposture pédagogique” qui décrit les IUFM de l’intérieur.

« Les Instituts de formation des maîtres sont des établissements à ce point nocifs, ils appellent tant de critiques, justifient tant de reproches que l’esprit de justice exige tout d’abord de dire ce que l’on pourra retenir en leur faveur. Eh bien, la première chose qui frappe le professeur du secondaire qui a fui en ces lieux la rudesse de sa condition est la douceur de son nouvel état. Au lieu du sinistre lycée de banlieue, souillé, tagué, déglingué, entouré d’une maigre pelouse jonchée de détritus (essentiellement des gobelets en plastique et des sachets de chips non biodégradables), il voit presque toujours un noble et sévère bâtiment dont la situation défère aux critères naguère requis par les jésuites qui cherchaient des lieux salubres pour y établir leurs maisons. Les IUFM sont donc le plus souvent agréablement situés, à l’écart des centres-villes toujours corrupteurs, mais aussi à l’abri des vilaines banlieues. Ils disposent de beaux jardins, agréablement fleuris. Le mien, par exemple, bâti sur une éminence, est entouré de grands arbres nobles et bien taillés, de bancelles plantées d’oliviers dont le feuillage argenté forme au printemps le plus délicieux des contrastes avec la fraîcheur du gazon émaillé de tendres fleurettes. On y trouve de magnifiques, de surabondants rosiers, un bassin où sommeillent quelques poissons et dont les eaux croupissantes reflètent l’élan mélancolique de grands cyprès, enfin la maison de M. le chef de centre, qui n’est pas le moindre ornement de ces lieux et mérite, à elle seule, une petite description.
Que mon lecteur se figure l’une de ces villas construites à la fin du XIXe siècle pour la délectation des riches et des puissants. On ne saurait vraiment la qualifier de noble ni lui attribuer une authentique beauté parce qu’elle est trop massive et toute tarabiscotée. L’éblouissante blancheur de ses murs est certes adonnée de stucs vaporeux mais de lourds balcons la privent de grâce. En revanche (comme diraient mes collègues de lettres), la magnifique toiture offre au regard l’éclat de ses tuiles vernissées, de sorte que celui qui franchit le portail d’entrée, chemine le long de la grande allée bordée d’arbres, convoite dans les premiers jours de septembre les fruits mûrs aux branches du figuier, se laisse charmer par les trilles mélodieux des oiseaux, celui-là se croit revenu en paradis, à l’aube de la modernité, à l’époque bénie où ni la laideur, ni la crasse, ni la brutalité, sous les innombrables formes sous lesquelles elles triomphent aujourd’hui, ne s’étaient encore emparées du monde.
Ajoutons encore ceci : les bonnes dispositions du professeur qui découvre ces lieux enchanteurs ne sont pas écornées par les premières impressions qu’il reçoit au-dedans. Les étudiants admis dans les IUFM sont encore, dans leur majorité, polis. Ils entrent dans leur salle sans beaucoup de bruit, vous disent « bon-jour-eu », ne crachent pas, ne vous insultent pas, ne jouent pas durant vos cours avec leurs cutters (peut-être même n’en possèdent-ils pas), non plus qu’ils ne vous empêchent de parler. S’ils mâchent du chewing-gum, ils acceptent généralement de le jeter à la poubelle ; du moins n’en ai-je encore jamais entendu aucun m’expliquer qu’il n’avait pas eu le temps de se brosser les dents le matin. Autre raison hygiénique de se réjouir : c’est propre ! Les salles de classe sont claires du haut jusques en bas. Rien ne pend du plafond, les sols sont briqués, sans préservatifs, kleenex, ni petits papiers. Certes, on voit souvent les tables dérangées pour déférer aux besoins des regroupements pédagogiques mais ce n’est pas pis qu’au lycée et je n’ai jamais trouvé non plus dans les toilettes que tous fréquentent, sans distinction de statut, de tampons hygiéniques usagés et racornis négligemment poussés de côté. Au contraire, tout est nickel, tout brille ! L’administration est, elle aussi, différente : aimable, joviale, conviviale, alors que les hiérarchies des collèges et lycées sont en général indifférentes, sans manières, rogommes. Les règles de la bienséance et du savoir-vivre propres au monde de l’enseignement primaire sont encore là dans toute leur fraîcheur. Chacun, de la femme de service au chef de centre, appelle chacun par son prénom. Chacun fait à chacun, chaque jour, le bisou. Personne ne songerait à se prévaloir (à Dieu ne plaise !) d’aucune supériorité de compétence ou de savoir car le premier soin est de ne point éveiller de susceptibilités, surtout celle qui pourrait naître d’une comparaison déplacée entre les grades. On ne connaît donc ni agrégés, ni certifiés, ni instituteurs, ni inspecteurs mais la classe universelle des formateurs qui tous sont, leur seule présence à l’IUFM l’atteste, également compétents. »

Écrit par : Pierre LaRiba | 14 décembre 2008

Éloge des IUFM.
Je précise les bâtiments de l’IUFM ! Pour revenir au sujet de l’architecture, tiré du pamphlet d'Isabelle Stal, “L'imposture pédagogique” qui décrit les IUFM de l’intérieur.

« Les Instituts de formation des maîtres sont des établissements à ce point nocifs, ils appellent tant de critiques, justifient tant de reproches que l’esprit de justice exige tout d’abord de dire ce que l’on pourra retenir en leur faveur. Eh bien, la première chose qui frappe le professeur du secondaire qui a fui en ces lieux la rudesse de sa condition est la douceur de son nouvel état. Au lieu du sinistre lycée de banlieue, souillé, tagué, déglingué, entouré d’une maigre pelouse jonchée de détritus (essentiellement des gobelets en plastique et des sachets de chips non biodégradables), il voit presque toujours un noble et sévère bâtiment dont la situation défère aux critères naguère requis par les jésuites qui cherchaient des lieux salubres pour y établir leurs maisons. Les IUFM sont donc le plus souvent agréablement situés, à l’écart des centres-villes toujours corrupteurs, mais aussi à l’abri des vilaines banlieues. Ils disposent de beaux jardins, agréablement fleuris. Le mien, par exemple, bâti sur une éminence, est entouré de grands arbres nobles et bien taillés, de bancelles plantées d’oliviers dont le feuillage argenté forme au printemps le plus délicieux des contrastes avec la fraîcheur du gazon émaillé de tendres fleurettes. On y trouve de magnifiques, de surabondants rosiers, un bassin où sommeillent quelques poissons et dont les eaux croupissantes reflètent l’élan mélancolique de grands cyprès, enfin la maison de M. le chef de centre, qui n’est pas le moindre ornement de ces lieux et mérite, à elle seule, une petite description.
Que mon lecteur se figure l’une de ces villas construites à la fin du XIXe siècle pour la délectation des riches et des puissants. On ne saurait vraiment la qualifier de noble ni lui attribuer une authentique beauté parce qu’elle est trop massive et toute tarabiscotée. L’éblouissante blancheur de ses murs est certes adonnée de stucs vaporeux mais de lourds balcons la privent de grâce. En revanche (comme diraient mes collègues de lettres), la magnifique toiture offre au regard l’éclat de ses tuiles vernissées, de sorte que celui qui franchit le portail d’entrée, chemine le long de la grande allée bordée d’arbres, convoite dans les premiers jours de septembre les fruits mûrs aux branches du figuier, se laisse charmer par les trilles mélodieux des oiseaux, celui-là se croit revenu en paradis, à l’aube de la modernité, à l’époque bénie où ni la laideur, ni la crasse, ni la brutalité, sous les innombrables formes sous lesquelles elles triomphent aujourd’hui, ne s’étaient encore emparées du monde.
Ajoutons encore ceci : les bonnes dispositions du professeur qui découvre ces lieux enchanteurs ne sont pas écornées par les premières impressions qu’il reçoit au-dedans. Les étudiants admis dans les IUFM sont encore, dans leur majorité, polis. Ils entrent dans leur salle sans beaucoup de bruit, vous disent « bon-jour-eu », ne crachent pas, ne vous insultent pas, ne jouent pas durant vos cours avec leurs cutters (peut-être même n’en possèdent-ils pas), non plus qu’ils ne vous empêchent de parler. S’ils mâchent du chewing-gum, ils acceptent généralement de le jeter à la poubelle ; du moins n’en ai-je encore jamais entendu aucun m’expliquer qu’il n’avait pas eu le temps de se brosser les dents le matin. Autre raison hygiénique de se réjouir : c’est propre ! Les salles de classe sont claires du haut jusques en bas. Rien ne pend du plafond, les sols sont briqués, sans préservatifs, kleenex, ni petits papiers. Certes, on voit souvent les tables dérangées pour déférer aux besoins des regroupements pédagogiques mais ce n’est pas pis qu’au lycée et je n’ai jamais trouvé non plus dans les toilettes que tous fréquentent, sans distinction de statut, de tampons hygiéniques usagés et racornis négligemment poussés de côté. Au contraire, tout est nickel, tout brille ! L’administration est, elle aussi, différente : aimable, joviale, conviviale, alors que les hiérarchies des collèges et lycées sont en général indifférentes, sans manières, rogommes. Les règles de la bienséance et du savoir-vivre propres au monde de l’enseignement primaire sont encore là dans toute leur fraîcheur. Chacun, de la femme de service au chef de centre, appelle chacun par son prénom. Chacun fait à chacun, chaque jour, le bisou. Personne ne songerait à se prévaloir (à Dieu ne plaise !) d’aucune supériorité de compétence ou de savoir car le premier soin est de ne point éveiller de susceptibilités, surtout celle qui pourrait naître d’une comparaison déplacée entre les grades. On ne connaît donc ni agrégés, ni certifiés, ni instituteurs, ni inspecteurs mais la classe universelle des formateurs qui tous sont, leur seule présence à l’IUFM l’atteste, également compétents. »

Ecrit par : Pierre LaRiba | 14 décembre 2008

Il est super ce texte !

J'aurais voulu l'écrire !

Écrit par : Jeremy | 14 décembre 2008

"Brutal" : potion imaginée et utilisée par un coureur du premier tour de France.
Un kilo de brioche, 3 ou 4 litres de pinard.
Deuxième version : 9/10 èmes de limonade, 1/10 ème d'acide sulfurique. (Ce dernier a fait un seul tour de France.)

Écrit par : Anne-Marie Valette | 14 décembre 2008

Bien vu, le bisou à l'IUFM, c'est tout à fait ça. C'est "le baiser d'amour fraternelle!" Moi, je frémirais à l'idée d'embrasser Baranger!

Je reviens sur mon post précédent. J'ai su, autrefois, la subtile différence entre inter, pluri et trans disciplinarité. Car il ne faut surtout pas les confondre! pauvres jeunes collègues!

@ Robin, et pas seulement lui.
Le dernier numéro de "Cause commune", daté hiver 2008 est sorti (au cerf) et est essentiellement consacré à Camus, et au thème de la révolte.

Écrit par : retraitée | 14 décembre 2008

Pierre Lariba, ayant fréquenté pendant des années un IUFM pour y étoffer, avec une vingtaine d'anciennes choristes du maître formateur de musique, un grand chef, (en quelque sorte l'équivalent de Christophe Sibille) la chorale des élèves très déficients, je peux certifier que cet IUFM était paradisiaque, tout au moins pour les formateurs.

Situé assez loin du centre ville, avec un parking où il n'y avait aucun problème pour se garer.
Le jardin m'avait permis de faire une promenade botanique, avec en particulier un des plus beau magnolia à feuilles caduques que j'aie vu, de jolis petits buissons impécablement taillés, un des rares endroits publics où les W.C. étaient toujours impécables, avec du pap hyg à profusion, des salles confortables avec un matériel ultra moderne.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 14 décembre 2008

"Dans l’explication scientifique – en toute science quelle qu’elle soit – il faut superposer au
réel phénoménal perçu des entités imaginaires, invisibles ou cachées. Ainsi l’homme rationnel peut-il se différencier de l’homme obtus – qui ne croit qu’au concret, – de l’ancêtre animal – qui ne se détermine que localement." René Thom dans "Imbécillité et délire" Le Monde. Juillet 1984.

Exit non seulement le grec, mais la pensée qui s'y inscrivait. régression donc en-deçà de Platon (et d'Héraclite d'Ephèse) vers le mythe et l'opinion, au fin fond de la caverne.

J'ai cru apercevoir l'autre jour dans les "Guignols de l'Info" le vieux Platon, au paradis, menacer de nous jeter ses oeuvres complètes à la gueule.

Ca devait être à propos des événements d'Athènes (je ne sais pas, j'ai pris ça en route), mais ça dépasse largement l'événementiel.

Écrit par : robin | 15 décembre 2008

Que mon lecteur se figure l’une de ces villas construites à la fin du XIXe siècle pour la délectation des riches et des puissants.

Et même que les formateurs en IUFM n'enseignent généralement pas dans les collèges réels, les constructeurs de collèges réels n'envoient généralement pas leurs enfants dans les collèges qu'ils construisent et ne vivraient pour rien au monde dans les logements de fonction attenants.

Écrit par : robin | 15 décembre 2008

Devant le concert de récriminations, Darcos a fini par reculer pour reporter les 4 opérations au CE1, c'est bien ça ?


Ecrit par : Manu | 14 décembre 2008

Non, ce n'est pas cela. Le projet de programmes du primaire comportait déjà de belles incohérences. En calcul. Mais aussi pour l'apprentissage de la lecture. Et encore dans le domaine de l'apprentissage de la grammaire. Les programmes définitifs sont en quelque sorte la version aboutie du projet de programmes.

Écrit par : guy morel | 15 décembre 2008

Ceux qui pensent qu'ils ont les neurones un peu fatigués et qu'ils n'arriveront jamais à la hauteur du livre de J.C. Michéa, “La double pensée”, peuvent se consoler… Pour beaucoup moins cher, en consultant le site http://chateauroux-c-est-fou.hautetfort.com/media/01/02/85993189.pdf
 ils auront accès à la réalité exemplaire et complexe du combat titanesque des IUFM contre le capitalisme monopolistique d'État. La photo de Christophe Sibille, en plan américain, témoigne de la dureté de l'affrontement et de la nécessaire compassionitude de la France profonde (pas la France moisie) vis-à-vis de ces enseignants dont Sibille est le vivant prototype, toujours en première ligne dans le dur combat contre le moloch destructeur de notre spiritualité.
Par ailleurs, ils auront confirmation que la réalité physique de l'impétrant correspond tout à fait à la richesse de sa pensée qui nous amène sur des rivages sans limites ayant l'allure de gouffres sans fond.

Écrit par : Roger Felts | 15 décembre 2008

Je me demande parfois en frémissant avec quoi ils font l'amour.

Ecrit par : dugong | 14 décembre 2008

De l'Acétyl Co A pour faire brûler leur glycogène hépatique ?
Au bout d'une heure à une heure et demi d'ébats, ils mobiliseront leurs réserves lipidiques (moins bon rendement et plus de déchets) et seront alors contraints d'absorber de la L-Carnitine (toujours lévogyre ! ).

Écrit par : dobolino | 15 décembre 2008

La L-Carnitine (toujours lévogyre ! ), pour tous ceux qui portent à gauche, ça fout les foies.

De quoi devenir mitochondriaque.

Écrit par : dugong | 15 décembre 2008

Et DE même que les formateurs en IUFM n'enseignent généralement pas dans les collèges réels, les constructeurs de collèges réels n'envoient généralement pas leurs enfants dans les collèges qu'ils construisent et ne vivraient pour rien au monde dans les logements de fonction attenants.

Ecrit par : robin | 15 décembre 2008

Un petit "de" en moins et un grand dommage pour la sainte axe ! Pan sur le bec !

Écrit par : Robin | 15 décembre 2008

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