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03 décembre 2008
Pur porc
Made in Corsica
Rien n’est simple, sur l’Ile de Beauté, surtout quand on complique tout.
La dernière livraison (Décembre 2008) de l’excellent magazine Corsica publie une longue interview de l’actuel Recteur de l’Académie de Corse, Michel Barat, qui — fait assez remarquable pour être souligné — dit les choses carrément, et soutient les enseignants de l’île, tout récemment en grève pour une affaire dont le Continent n’a pas bien saisi la complexité — et la gravité.
Rappel des faits — les passages entre guillemets sont extraits de l’interview.
Des fraudes ont eu lieu lors de concours en 2007 : le recrutement de SASU (secrétaire d’administration scolaire et universitaire) et « surtout le concours de recrutement de professeurs des écoles » ont fait l’objet de divers truandages sur lesquels la Justice mène une enquête toujours en cours, à la demande même de l’autorité académique.
Et voici qu’il y a quelques jours, s’exprimant sur le sujet, le Procureur de la République ajoute à la liste le baccalauréat 2008, dont pourtant, dit le recteur, « les interrogations et les notations ne souffrent pour moi d’aucune suspicion ».
« Des écoutes téléphoniques judiciaires, ajoute-t-il, celles que d’ordinaire on utilise pour les trafiquants de drogue » (et les autonomistes mal pensants — JPB) « ont été mises en place depuis la plainte déposée par le recteur Prado au titre de l’article 40. Elles concernaient des postes de téléphones ou des portables des personnels du rectorat et peut-être même le mien », ajoute le recteur dont on sent qu’il en a gros sur la patate.
L’Education Nationale sur écoute ? En Corse, c’est possible !
Et alors, qu’ont entendu les Grandes Oreilles de la Maison Parapluie ?
Que des notes de mathématiques auraient été relevées. Fort bien. Comme dit le recteur, « les notes définitives ne sont pas celles d’un examinateur isolé mais celles décidées collectivement par le jury. Aucun candidat ne eut être déclaré refusé sans que le jury ait pris connaissance du livret scolaire d el’élève, ce qui conduit naturellement à relever les notes. Enfin, avant la dernière réunion du jury devant valider ou non le baccalauréat, il y a une harmonisation technique de la notatin des interrogateurs de chaque discipline afin d’éviter des excès de rigueur ou des excès de laxisme dans la notation. »
On pense ce que l’on veut d’une telle procédure, qui a évidemment pour but de monter le taux de réussite (et un rapport de 2006 sur « l’évaluation de l’enseignement dans l’Académie de Corse », signé entre autres de Mark Sherringham, actuellement conseiller de Xavier Darcos, ne laissait planer aucun doute sur la nécessité de remonter les notes des lycéens de l’île — voir http://www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/0...). Mais c’est un processus très ordinaire. Evidemment, comme dit le Recteur, « les interprétations judiciaires qui en découlent sont liées à une méconnaissance des procédures et des règlements de passation de cet examen ».
Pour faire bref, il n’y a pas eu, de l’avis du Recteur (et des enseignants consultés) de fraude au Bac 2008.
Le Recteur s’étonne donc qu’on ait, déjà, « remis en cause le secret des délibérations d’un jury souverain ». Alors, certes, la Corse étant ce qu’elle est (toute petite), la mère d’un candidat avait eu, entre le premier et le second oral, une conversation avec le Secrétaire Général de l’Académie — ah, l’imprudent ! — « qui lui avait indiqué que si la note de philosophie de son fils n’évoluait pas », le garnement devrait « obtenir 14 en mathématique pour être reçu. » Inutile de préciser que l’examinatrice de philo ne connaît pas ladite maman (ah, le rôle des mères en milieu méditerranéen ! Tout un poème !), et que la note finale a été attribuée par le jury — souverain. Aucune malversation de ce côté. Aucune malversation du tout.
Mais, comme dit plaisamment le Recteur, « c’est une originalité corse que de mettre l’administration d’un rectorat, voire des professeurs, sur écoute pour une question de fraude aux examens. » Et de noter que cela remet en cause la secret des délibérations, mais aussi « la discrétion nécessaire quand il s’ait de jeunes gens » : « Nous sommes là à la limite de la violation du secret professionnel. »
Que voulez-vous, Monsieur le recteur, la police corse a des moyens, et de grandes oreilles. On les lui a octroyés pour traquer des autonomistes qui n’ont pas fait grand chose, et des truands qui n’ont rien fait du tout — à les en croire. Le même numéro de Corsica détaille par ailleurs, sous la plume de mon ami Antoine Albertini, comment les RG écoutent la PJ, et ce qui en découle, dans une guerre des polices qui nous ramène aux années 70 — mais en Corse, tout, toujours, ramène au passé.
« L’usage d’écoutes téléphoniques, ajoute le Recteur, pour des personnels d’éducation dans l’exercice de leur métier me semble outrancière, voire déplacée. Et « la pratique d’une garde à vue de 24 heures prolongée à 48 heures m’apparaît totalement excessive. »
Monsieur le recteur va se faire taper sur les doigts. A-t-il oublié que la loi sur l’île s’exerce dans toute sa rigueur ? Et qu’un chef-flic intelligent (Dominique Rossi), qui connaît bien son île et n’a pas oublié l’affaire si mal gérée de la cave d’Aleria, et a choisi de ne pas intervenir lorsque des autonomistes viennent prendre un bain de pieds dans la piscine d’un histrion, peut se faire virer par sa ministre, sur un ordre d’en haut ?
D’autant qu’il en rajoute une couche. Un « gardé à vue » a été retiré de la cellule qu’il occupait, pour être balancé dans une cellule plus exiguë, déjà occupée par deux personnes, dont un membre de l’administration rectorale, où tous trois dormirent (mal) et par roulement, « à même le sol et la tête quasiment dans la cuvette des WC à la turque ». Une jeune professeur (elle a intérêt à avoir la vocation, pour rester dans l’EN après tout ça) a passé 48 heures en pleurant et « n’a pu qu’une seule fois répondre aux nécessités d’une hygiène féminine en étant transportée dans les locaux de la police de l’aéroport ». Mais, Monsieur le Recteur, 14 au Bac — quel crime abominable !… « Rien que la port n'était capable d'expier son forfait », comme disait La Fontaine. « Il faut souligner que les personnels appartenant réellement au commissariat d’Ajaccio ont tout fait pour alléger l’humiliation des professeurs ou des administratifs de l’Education. » Mais, s’inquiète-t-il, « était-il nécessaire de terroriser cette jeune professeure en lui affirmant que son concours de CAPES et sa maîtrise, obtenus d’ailleurs sur le continent, ne valaient rien parce qu’elle les aurait achetés » ?
Les risques du métier, Monsieur le Recteur ! Quand un professeur qui a giflé un élève est mis en garde à vue dans une gendarmerie, quand un professeur qui n’a rien fait du tout est accusé — à tort — par une élève de l’avoir violentée et finit par se suicider, quand… La liste est longue : nous sommes, c’est entendu, des justiciables comme les autres — mais voilà on ne nous traite pas comme les autres.
L’affaire suit son cours, comme on dit. Mais le Recteur, après avoir noté que « si le fait d’être examinateur au Bac peut conduire au même sort que ces deux professeurs, je crains fort que nous connaissions des défections », conclut intelligemment : « Comment voulez-vous que des élèves quelquefois turbulents, voire pire, respectent leurs professeurs s’ils savent que du jour au lendemain, sur des prétextes légers, leurs maîtres peuvent être traités comme des malfaiteurs » ?
Surtout sur une île où l’on ne maltraite pas forcément les malfaiteurs…
Jean-Paul Brighelli
Merci à Constant Sbraggia, auteur de l’interview dans Corsica.




Commentaires
saperlipopette !
Ecrit par : sanjuro | 03 décembre 2008
Cela ferait un bel article dans Libération cela!
Ecrit par : Merlemocoeur | 03 décembre 2008
Bah, moi pour une fois je suis assez d'accord avec la police ! Les tripatouillages d'examen c'est de la corruption !
Je ne manquerai pas, désormais, de menacer d'un dépôt de plainte les collabos du rectorat qui voudraient m'imposer une moyenne artificielle pour un paquet de copies de bac...
Si ça ne leur vaut pas une fouille au corps, ça me permettra toujours de ne plus être convoqué aux réunions d'harmonisation.
Ecrit par : Sanjuro | 03 décembre 2008
Il paraitrait qu'en Corse, ils ont déjà les résultats du bac 2009!
Ecrit par : Christophe Sibille | 03 décembre 2008
"ils auraient"
Ecrit par : Christophe Sibille | 03 décembre 2008
C’est pas des rigolos en Corse …
Pourtant, tripatouiller les notes de bac, y’a pas de quoi fouetter un chat (si j’ose après la polémique animalière précédente …).
On sait tous ce qui se passe ailleurs, procédure en trois temps (si on exclue les sujets sur lesquels on pourrait aussi gloser) :
Le premier : un ajustement de barème.
Exemple d’un bac STI marginal. Nous nous retrouvons à Paris après avoir corrigé quelques copies test (moi j'adore quand ils me paient un AR TGV dans la grande ville surtout si ça colle sur un week-end !).
Au vu des résultats, le barème est adapté pour obtenir environ 12 de moyenne sur le lot corrigé.
Les questions les plus stupides sont outrageusement valorisées. Le barème est précisé avec des scrupules d’épicier afin de pouvoir distribuer 1 point de ci de là lorsqu’au milieu d’un tombereau d’âneries, lorsqu’un mot correct est prononcé. Toute application numérique dont le résultat est juste même si la formule utilisée est fausse mérite des points. Dans une même question, si le candidat part sur une fausse piste (même grotesque) on valorise la cohérence de la suite du raisonnement.
Le second :
Dans nos matières, nous sommes réunis dans une salle pour corriger en commun les copies. En début de journée, un IPR (ou l'un de ses factotum, porteur de serviette) fait une déclaration nous rappelant que cette année pour cause de CPE (d’épidémie de grippe, de tendinite au poignet contagieuse, de troubles émotionnels liés à la chute du WTC etc.) les élèves n’ont pas été placés dans des conditions optimales de préparation de l’examen et qu’il convient d’en tenir compte en faisant preuve d’indulgence.
Après quelques heures, les moyennes des différents correcteurs sont analysées. Si besoin, l’IPR suggère qu’il peut toujours envisager une visite de courtoisie à l’un ou à l’autre au cours de l’hiver suivant.
Vous connaissez aussi bien que moi l’aptitude insoupçonnée des profs à se soumettre à l’autorité. Après quelques années de ce traitement, il n’est même plus nécessaire que la tutelle s’en mêle, l’amicale pression est exercée de profs méritants à profs plus récalcitrants avec des thématiques variées mais toujours confraternelles : « M’enfin, y’a aussi tes élèves dans le paquet ... Tu voudrais pas les faire rater ? » ou bien « Arrête tes conneries, tu sais bien que ça va faire une histoire à la rentrée ! » ou encore « C’est dégueulasse ce que tu fais, t’imagine les gosses qui ont la malchance de passer entre tes mains ! ». Tenter de sauver le monde contre son gré nécessite une énergie qui finit par me faire défaut, donc ...
Le dernier lors des jurys :
L’attribution de points de jury (en particulier lors de l’oral de rattrapage).
Souvent entendu le président : « Pas bien brillant tout ça ! D’un autre côté, c’est un redoublant, faut bien lui donner une chance. Et puis, il va quand même pas tripler ! Monsieur A. vous ne pensez pas que vous avez été un peu sévère lors de l’évaluation de son oral ? ».
Nous sommes le 10 juillet, il fait 44° dans la salle de délibération, l’auto est chargée pour partir au camping de la Grande Motte, les glaçons fondent dans la glacière, les gosses gueulent sur la banquette arrière, j’vais pas faire une histoire si ça le rend content et que ça abrège le coup après tout !
Ecrit par : Zorglub | 03 décembre 2008
Sanjuro ça commence à bien faire!
Saperlotte de Saperlipopette!
Ecrit par : saperlipopette | 03 décembre 2008
Enfin, me voici reconnectée !
Bonjour à toutes et à tous, après cette longue panne et ce long silence ...
Quelques mots sur l'affaire corse, une de plus dans la longue saga des dérapages concernant la manière dont on traite les professeurs. Non, nous ne sommes pas des justiciables comme les autres ; nous partageons avec les journalistes la palme des professions les plus exposées aux bavures judiciaires et policières. Il serait intéressant de se demander si ce n'est pas , dans un certain sens, pour les mêmes raisons : l'enseignant ou le journaliste qui fait son travail est un empêcheur de penser en rond. Porteur de vérités pas toujours bonnes à entendre, il met volontiers les pieds dans le plat, "ce pelé, ce galeux d'où (vient) tout le mal". Un bon professeur ou un bon journaliste est un "inquiéteur", comme disait Gide à propos de l'écrivain -- ou un éclaireur, ce qui est finalement la même chose. De surcroît, pour ce qui est des enseignants, chaque adulte a dans la tête un compte à régler avec l'école... et quand on peut se "payer" un professeur, on n'hésite pas.
Bref, ce qui est grave n'est pas que l'on tripatouille les notes de bac, vu que cela se fait partout, mais que l'on fasse trinquer des lampistes. A moins que l'on n'ait choisi de traiter le problème en Corse pour faire croire qu'il n'y a que dans l'île de Beauté qu'ont cours de telles pratiques ? Impossible ! Même pas envisageable ! Ce serait de la parano que de penser cela ...
Ecrit par : FGuichard | 03 décembre 2008
Sur l'agenda de X.Darcos de cette semaine :
le ministre reçoit un criminologue vendredi (crime contre l'Ecole?), il a reçu le président de Microsoft France lundi (on voit les priorités) et demain, il reçoit la bouche en coeur la société des agrégés.
Il va rassurer nos chers agrégés sur la réforme des concours, ils repartiront contents, tout cela va sentir bon le ciel bleu et les petits oiseaux.
Je doute que ladite société se fasse fermement le porte-parole des milliers de protestataires contre la mort du Capes et des formations universitaires.
Pas fou le ministre : jamais il ne recevra SLU, Reconstruire L'Ecole, et autres délégations d'universitaires en lutte... Il préfère la polissée et assez corporatiste société des agrégés (je précise au passage que je suis agrégé et que je défends ce concours).
Je pense au passage qu'il oubliera quand même de leur dire combien de postes en moins il y aura cette année (les concours de l'enseignement : le seul concours public pour lequel on ne connait le nbre de postes quand on commence à le préparer...), et surtout il oubliera de leur rappeler que l'agreg passera purement et simplement à la trappe d'ici une toute petite pincée d'année.
Mais la Société des Agrégés demain sera contente, et youp la boum.
Ecrit par : Fabien | 03 décembre 2008
On va bientôt être obligé de construire des camps d’internement si l’on veut y mettre tous les gens qui filent le bac à n’importe qui. Ne parlons pas de ce fameux “diplôme national du brevet” que le monde entier nous envie…
Si l’on rajoute tous ceux qui ont fait passer des élèves dans la classe supérieure alors que les braves petits n’ont rien foutu de l’année aux frais du contribuable, on va relancer le secteur du bâtiment.
Bien sûr, il y aurait moins de monde à mettre en prison si on se contente d’y mettre les ministres, recteurs et leurs potes pédagos depuis au moins 1989 ;))
Ecrit par : Isola di beltà du Café démagogique | 03 décembre 2008
@sibilibili
"il paraîtrait"
Méfies toi, l'õte boudinos va te prendre la tête !
ange
Ecrit par : toto | 03 décembre 2008
la polissée et assez corporatiste société des agrégés (je précise au passage que je suis agrégé et que je défends ce concours).
Mais la Société des Agrégés demain sera contente, et youp la boum.
Ecrit par : Fabien | 03 décembre 2008
"la polissée" (ne serait-ce pas plutôt "la policée", mais bon) :
croyez-vous , Fabien, qu'il vaille mieux envoyer à la figure du Ministre et de ses conseillers: "Connards! Crétins! Allez vous faire foutre avec votre réforme à la con!"? Moi, je n'en suis pas sûr et je pense que le langage de la diplomatie est plus efficace.
Tellement efficace, je vous le rappelle, Fabien , si vous n'avez pas connu cette époque, qu'il peut, en parfaite courtoisie, faire sortir un Ministre de l'Education de ses gonds.
En 1998, un certain Allègre avait demandé à son conseiller, l'illustrissime bavard creux qui répond au patronyme de Meirieu, d'élaborer un rapport pour la réforme du lycée. La Société des agrégés, qui , je vous le rappelle, défend vos intérêts et ceux de l'école de la République même si vous ne rejoignez pas ses rangs, a rédigé un contre-rapport Meirieu (je pourrai vous en donner la référence dans le bulletin L'Agrégation) suffisamment argumenté pour "démolir" le rapport Meirieu. Allègre, furieux, s'est retourné contre la Présidente de l'époque Madame ZEHRINGER, qu'il a attaquée personnellement, notamment en la menaçant de suspendre son traitement. Madame ZEHRINGER a reçu plusieurs centaines de messages de soutien "moral" de députés et de sénateurs tandis que l'avocat de la Société des agrégés se chargeait des aspects juridiques de l'affaire, qui a traîné jusqu'à l'arrivée de Jack LANG, lequel a immédiatement enterré la hache de guerre et rétabli des relations courtoises, même si elles sont sans concessions, avec la Société des agrégés.
Alors, vous le voyez, Fabien, la courtoisie n'est pas forcément inefficace ni sans risques...
"assez corporatiste", dites-vous?
La Société des agrégés défend les interêts des agrégés par concours. C'est cela que vous appelez "être corporatiste"? Mais il faudrait que vous m'expliquiez en quoi c'est répréhensible que les intérêts des agrégés soient défendus par quelqu'un. D'autant que la Société des agrégés n'exige pas pour ses membres (et pour tous ceux qu'elle ne cesse de défendre "à l'insu de leur plein gré!") des privilèges exorbitants (des ponts d'or, des places comme conseillers culturels dans des contrées paradisiaques, des voitures de fonction pour se rendre au lycée, etc....) mais simplement ce qui est prévu par la loi. C'est l'élitisme républicain, qui vaut mieux, vous en êtes bien d'accord, que le copinage.
La Société des agrégés est d'autant moins "corporatiste" qu'elle défend aussi l'existence du CAPES: selon elle, le recrutement des professeurs doit, pour être juste et efficace, se faire par un concours reposant sur un écrit anonyme et un oral apprécié par un jury collégial. Si vous connaissez un meilleur système de refrutement, nous sommes à votre écoute!
Enfin, défendant la conception d'une école qui, à ses divers niveaux, permette aux enfants d'acquérir tout le savoir dont ils sont capables, ce en quoi elle s'oppose radicalement aux pédagogistes, la Société des agrégés travaille pour tous les enseignants de France qui, de l'école primaire aux classes préparatoires, partagent cette vision de l'école. C'est très peu "corporatiste", comme vous voyez.
Sur ces bases, je crois que tout agrégé par concours peut rejoindre la Société des agrégés. Il est évident, à ce propos, que si le Président actuel Jean-Michel LEOST peut s'appuyer sur une base encore plus large (actuellement, nous sommes un peu plus de neuf mille Sociétaires - "corporatiste", ça?), il n'en est que plus représentatif lors de ses discussions avec le Ministère.
Ecrit par : Jean | 03 décembre 2008
y’a pas de quoi fouetter un chat (si j’ose après la polémique animalière précédente …).
Ecrit par : Zorglub | 03 décembre 2008
fouettez, fouettez.
Ca se paiera un jour ;O))
Ecrit par : yann | 03 décembre 2008
La Corse est une région pleine de surprises : on y reproche violemment aux professeurs l'existence de bacheliers virtuels, alors qu'on laisse en paix les agriculteurs qui multiplient les vaches virtuelles !
Etrange contrée...
Ecrit par : yann | 03 décembre 2008
Pas fou le ministre : jamais il ne recevra SLU, Reconstruire L'Ecole, et autres délégations d'universitaires en lutte... Il préfère la polissée et assez corporatiste société des agrégés (je précise au passage que je suis agrégé et que je défends ce concours).
Ecrit par : Fabien | 03 décembre 2008
Effectivement, il se contentera de recevoir tous les pédagogistes "de gauche" et autres illuminés (Sgen, Unsa, Fcpe, Afl, café pédagogique, Meirieu, Frackowiak et autres adeptes de 'l"enseigner autrement") trop heureux de voir l'aboutissement de leurs délires dans l'anéantissment du Capes,de l'agrégation et de l' École de la République en général.
Lui (Darcos), contrairement à tous ces gens du camp du Bien, n'est pas particulièrement contre l'instruction ni la culture. Mais il a un budget à réduire (1 fonctionnaire sur 2 ne doit pas être remplacé : ordre de l'Union Européenne !) et un poste de 1er ministre en vue, alors...
Ecrit par : Manu | 03 décembre 2008
nous partageons avec les journalistes la palme des professions les plus exposées aux bavures judiciaires et policières.
Ecrit par : FGuichard | 03 décembre 2008
Voilà ce qui s'appelle une vue de l'esprit (sauf exception- particulièrement rare- bien sûr). On se souvient du "rôle" des journalistes pendant la campagne pour la constitution européenne. On peut le voir quotidiennement dans leur traitement de la question de l'école (combien de journalistes anti-pédagos ? Combien de Natacha polony pour des myriades de Luc Cédelle dans le meilleur des cas ?).
Dès que j'ai le temps je vous repasse une petite couche (petite rassurez-vous) du dernier Michéa au sujet des journalistes.
Faudrait pas nous prendre pour des lapins de 6 semaines (proverbe populaire).
Ecrit par : Manu | 03 décembre 2008
Cela ferait un bel article dans Libération cela!
Ecrit par : Merlemocoeur | 03 décembre 2008
Chiche ? Et révéler qu'on distribue le bac comme des smarties après 30 ans de pédagogisme ?
Ecrit par : Manu | 03 décembre 2008
@sibilibili
"il paraîtrait"
Méfies toi, l'õte boudinos va te prendre la tête !
ange
Ecrit par : toto | 03 décembre 2008
C'est un truc pédagogique! Je voulais vous donner l'occasion de repérer une fôtt! ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 03 décembre 2008
@sibilibili
"il paraîtrait"
Méfies toi, l'õte boudinos va te prendre la tête !
ange
Ecrit par : toto | 03 décembre 2008
C'est un truc pédagogique! Je voulais vous donner l'occasion de repérer une fôtt! ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 03 décembre 2008
Mais, il n'y a pas de faute... Ou alors, il y a une erreur à la page 79 du Bescherelle de Camille B., 5°1...
Ecrit par : catmano | 03 décembre 2008
Jusqu'à présent sur ce blog, nous avions un clivage où nous trouvions d'un côté la secte des anti pédagogistes et de l'autre, l'idiot utile apportant une contradiction raisonnable bien que fort peu raisonnée à la Vérité vraie… D'ici peu nous risquons un faux unanimisme entre ceux qui sont pour l'indépendance de la Corse et ceux qui revendiquent la libération de la France…
En attendant ces jours heureux, depuis hier un clivage beaucoup plus fondamentale sépare les caniphilus des caniphobus.
D'un côté des citoyens qui pensent que l'homme étant le meilleur ami du chien doit lui vouer un respect et un culte sans faille allant jusqu'à souhaiter le meilleur environnement spikologique possible pour les chiens atteints de cancer.
De l'autre des individus douteux, peu fréquentables, pensent que l'homme peut être un loup pour l'homme et il convient comme préoccupation première de restituer le maximum d'humanité à sa condition, en particulier dans ses rapports avec ses frères… Ce qui normalement, cerise sur le gateau, devrait amené le dit homme “humanisé” à traiter correctement, et parfois avec amour, ses frères inférieurs.
Je rappelle à ceux qui aurait la mémoire courte que l'explosivité du débat a démarré avec ses deux commentaires :
« Il y a des chiens qui reçoivent les mêmes traitements que vous et qui seront peut-être pleurés plus longtemps que vous ne le serez et par plus de personnes lorsqu'ils quitteront cette terre car, même cancéreux, ils n'ont pas votre méchanceté.
Et merde à la fin ! »
et :
« Entretemps, j'ai vu une adorable chienne boxer métastasée jusqu'aux yeux, qu'il va falloir piquer bientôt, et que sa jeune maitresse autiste ("Caline (1)...pas...meurt") pleurera bien plus longtemps que Roger ne le sera par quiconque.
Et merde à la fin aussi ! »
Je rappelle que dans l'intervention qui précédait ces riches paroles, j'avais fait le récit éminemment technique de l'ablation d'une tumeur de la fosse postérieure du cerveau. Le fait que ce soit mon cerveau n'était pas anodin mais le but était de montrer qu'il fallait être sensible au discours de haute technicité même si c'était difficile de le pénétrer (cela suivait le discours particulièrement chiant de Sibille sur l'apprentissage de la musique chez les jeunes enfants et cela visait à l'encourager à persévérer – la pente est plus dure à monter qu'à descendre mais cela donne une meilleure vue des choses.)
Ecrit par : Roger Felts | 03 décembre 2008
A Jean,
mon message était, peut-être, je vous le concède, un peu énervé et caricatural, avait pour but de pointer ceci : que Xavier Darcos choisit bien soigneusement ses interlocuteurs pour évoquer les réformes en cours, à savoir les syndicats mous du genou, les présidents d'université et des PRES serviles. Alors, il lui a fallu quand même se décider à rencontrer des "opposants" : ce sera demain la Société des Agrégés.
Ce que je demande à ladite société, c'est de rester fermement et sans ambiguïté sur la ligne éditée dans son communiqué du 1er décembre 2008, où elle défend et l'agreg, et le capes, et le lycée.
J'ai peur que X.Darcos ne fasse quelques menues concessions (genre : laisser un absolu statut quo sur le concours de l'agreg) qui fassent oublier tout le reste, le tout avec un peu de pommade du style "mais moi aussi je vous comprends, je suis agrégé comme vous!".
Tu parles : pour moi, X.Darcos n'est plus un agrégé, il a purement et simplement trahi, pour complaire au maître et à sa propre ambition carriériste, les idéaux que doivent être ceux d'un agrégé.
Enfin, ne m'accusez implicitement pas d'être favorable aux réformes en cours; tout usager régulier de ce forum peut témoigner de ma lutte acharnée contre ces mesures iniques et dévastatrices, et je pense, sans me vanter, que je (me) mobilise autant qu'il m'est possible à mon petit niveau dans ce sens.
Enfin, pourquoi voulez-vous que les gens de "Reconstruire l'Ecole" ou de SLU aient forcément comme unique vocabulaire "pauvre con!" ou "connard!" ou autres gracieusetés. La société des agrégés n'a pas le monopole de la civilité et de la courtoisie, et l'on peut être ferme sans être insultant, malgré les insultes incessantes et le mépris des ministres et de leurs conseillers.
Bref, et désolé encore de m'être fait mal comprendre, mais mon message visait surtout le ministre et ses "visites filtrées" que la société des agrégés en elle-même.
alors que M.Léost soit ferme et radical demain, et qu'il fasse plier le ministre, et alors je le porterai en héros avec tous mes collègues le plus sincèrement du monde.
Bonne journée à tous.
Ecrit par : Fabien | 03 décembre 2008
D'un côté des citoyens qui pensent que l'homme étant le meilleur ami du chien doit lui vouer un respect et un culte sans faille allant jusqu'à souhaiter le meilleur environnement spikologique possible pour les chiens atteints de cancer.
Ecrit par : Roger Felts | 03 décembre 2008
Mais arrêtez donc de dire des c...ies !
Si vous étiez le psy qui suit la jeune autiste dont je parlais, et si, comme je leur ai conseillé, ses parents vous demandaient conseil pour gérer au mieux le deuil inévitable de leur fille, vous leur répondriez donc : "demmerdez vous, ce n'est qu'un chien." ?
Il est heureux que vous soyez à la retraite.
Ecrit par : yann | 03 décembre 2008
Vous devez être vraiment une merde d'enseignant! Inhumain!
Ecrit par : maman | 02 décembre 2008
Et, histoire de recentrer le débat sur la condition enseignante, personne pour répondre à cette charmante maman ?
Ecrit par : yann | 03 décembre 2008
"Mais arrêtez donc de dire des c...ies !"
Ecrit par : yann | 03 décembre 2008
Ca, ça s'appelle un voeu pieux!!! ;-)
"Vous devez être vraiment une merde d'enseignant! Inhumain!
Ecrit par : maman | 02 décembre 2008
Et, histoire de recentrer le débat sur la condition enseignante, personne pour répondre à cette charmante maman ?"
Ecrit par : yann | 03 décembre 2008
J'aurais dû le faire, puisque ça m'était adressé. Mais, quand c'est vraiment trop con, je ne réponds pas... Toto et Roger devraient en être flattés!! :-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 03 décembre 2008
La parano ne se divise pas… Quand on est dedans, on n'en sort pas.
Yann me demande "un conseil" !
"A moins que vous n'ayez un conseil judicieux de psy à me donner pour mieux faire passer la pilule ?”
La phrase juste avant, il avait écrit :
"… j'ai vu une adorable chienne boxer métastasée jusqu'aux yeux, qu'il va falloir piquer bientôt, et que sa jeune maitresse autiste ("Caline (1)...pas...meurt") pleurera bien plus longtemps que Roger ne le sera par quiconque.”
Je demande à tout ceux qui ont la patience de nous lire : Vous avez quelqu'un qui en face de vous, vous dit : “Monsieur, vous êtes un con”
Puis il rajoute tout de suite après :
“ A ce propos, vous ne pourriez pas m'indiquer l'heure qu'il est ?
Dans ce genre de situation, je fais comme si je n'avais pas de montre… Y-a-t-il d'autres suggestions ?
… Je sais, il y en a un, suivez mon regard, qui va dire que j'aurai du dire : Offrez à cette petite, un éléphant.
Et ben non, parce que Dobolino aurait exigé qu'il soit rose !
Ecrit par : Roger Felts | 03 décembre 2008
Vous devez être vraiment une merde d'enseignant! Inhumain!
Ecrit par : maman | 02 décembre 2008
Et, histoire de recentrer le débat sur la condition enseignante, personne pour répondre à cette charmante maman ?
Ecrit par : yann | 03 décembre 2008
Je crois que cette pauvre "maman" est arrivée à l"un des plus mauvais moments de ce blog.
Nous n'avons hélas rien à lui répondre si ce n'est : "Veuillez bien, Madame, ne pas tenir compte des propos volontairement provocateurs de certaines personnes qui profitent à peu de frais de la magnanimité de l'instigateur de ce blog pour se répandre inconsidérément et distiller à fortes doses des idées que n'importe quel honnête homme réprouverait."
Ecrit par : catmano | 03 décembre 2008
Fabien a écrit:| 03 décembre 2008 :
"Enfin, ne m'accusez implicitement pas d'être favorable aux réformes en cours;"
Où voyez-vous cela, Fabien?
Fabien a écrit plus loin:
"Enfin, pourquoi voulez-vous que les gens de "Reconstruire l'Ecole" ou de SLU aient forcément comme unique vocabulaire "pauvre con!" ou "connard!" ou autres gracieusetés. La société des agrégés n'a pas le monopole de la civilité et de la courtoisie,"
Où voyez-vous que j'aie dit que Reconstruire l'école ( au passage, j'en suis membre) et SLU n'étaient pas "policés", donc seraient des malotrus! C'est vous qui sembliez faire grief à la Société des agrégés de se conduire de manière "policée"! Alors qu'être "policé, c'est-à-dire être bien élevé, va de soi, me semble-t-il, dans des discussions à ce niveau.
Et encore plus loin:
"et l'on peut être ferme sans être insultant,
alors que M.Léost soit ferme et radical demain, et qu'il fasse plier le ministre, et alors je le porterai en héros avec tous mes collègues le plus sincèrement du monde."
Je l'espère bien! Et même s'il ne fait pas plier le ministre dès demain, vous pourrez quand même envoyer votre cotisation (une quarantaine d'euros pour contribuer à la défense de l'école de la République, ce n'est pas vraiment exorbitant!). Tant qu'à faire, autant soutenir ceux qui sont en pleine bagarre, non?
Un petit tour sur le site de la Société des agrégés (www.societedesagreges.net) devrait vous permettre de faire définitivement table rase du reproche injuste que vous lui faisiez d'être "corporatiste".
D'ailleurs, je recommande à tous d'aller faire un petit tour sur ce site et de prendre connaissance des derniers "voeux" votés par le Comité de la Société des agrégés (7environ 70 Sociétaires) réuni à Paris ce dimanche au lycée Henri IV.
Quand les enjeux sont d'une telle importance, puisque c'est de l'école de la République qu'il s'agit avec toutes les implication d'un tel thème, il n'est pas de bonne méthode intellectuelle d'en rester à des préjugés (la Société des agrégés serait ceci, serait cela...): il faut aller "aux choses mêmes", comme disait je ne sais plus quel philosophe.
C'est comme pour Meirieu, sauf que c'est exactement l'inverse: Meirieu, quand on le connaît, on s'en éloigne à grandes enjambées, la Société des agrégés, on adhère aussitôt.
Ecrit par : Fabien | 03 décembre 2008
Ecrit par : Jean | 03 décembre 2008
Ecrit par : Fabien | 03 décembre 2008
Ecrit par : Jean | 03 décembre 2008
Erreur de manipulation!
Supprimer: "Ecrit par Fabien 03 décembre 2008".
Merci.
Ecrit par : Jean | 03 décembre 2008
Dans ce genre de situation, je fais comme si je n'avais pas de montre… Y-a-t-il d'autres suggestions ?
demande Roger Felts.
Oui. Lui tendre votre poignet gauche pour qu'il lise l'heure lui-même. Et profiter du fait qu'il a les yeux fixés sur la-dite montre pour lui en coller deux bonnes de la main droite. La tactique marche si l'on est gaucher, suffit d'inverser.
Bon. Vous n'allez pas remettre ça avec les vétos !
Ecrit par : guy morel | 03 décembre 2008
La parano ne se divise pas… Quand on est dedans, on n'en sort pas.
Ecrit par : Roger Felts | 03 décembre 2008
En effet.
Ecrit par : yann | 03 décembre 2008
Je file me procurer "Corsica"!
Ecrit par : Daniel Arnaud | 03 décembre 2008
La poésie adoucit les moeurs, c'est connu.
Un petit poème alors pour la "maman" dont il est question plus haut et pour siffler la fin de partie entre Roger et les vétos.
J'aime l'âne si doux
J'aime l'âne si doux
marchant le long des houx.
Il a peur des abeilles
et bouge ses oreilles.
Il va près des fossés
d'un petit pas cassé.
Il réfléchit toujours
ses yeux sont de velours.
Il reste à l'étable
fatigué, misérable.
Il a tant travaillé
que ça vous fait pitié.
L'âne n'a pas eu d'orge
car le maître est trop pauvre.
Il a sucé la corde
puis a dormi dans l'ombre.
Il est l'âne si doux
marchant le long des houx..."
Francis Jammes
Ecrit par : guy morel | 03 décembre 2008
A Jean,
Fort bien, je prends acte et reçois avec plaisir vos objections et arguments rassurants.
Pour la cotisation, j'attends un peu quand même! ;)
Après tout, on est agrégé à vie!
quoique... quand on voit la série de destructions programmées, on se demande si dans quelques années ils ne seraient pas fichus de nous pondre une mesure rétroactive qui nous supprimerait notre statut. et puis, on peut être agrégé sur le papier et ne plus l'être dans la tête et les actes (oups, mes yeux se tournent vers la rue de Grenelle)
Enfin, ce que je souhaite, c'est un Xavier Darcos qui reçoive une belle délégation unitaire Société des Agrégés - REcole - SLU. Les griefs sont partagés, la lutte est commune, la ligne de combat est semblable. Tous ensemble tous ensemble
Ecrit par : Fabien | 03 décembre 2008
Guy, vous n'allez pas tenter de nous faire pleurer sur le sort des ânes, tout de même ? ;O)
Ecrit par : yann | 03 décembre 2008
"page 79 du Bescherelle de Camille B., 5°1..."
"Ainsi se conjuguent connaître et paraître. Tous les verbes en -aître et en -oître prennent un accent circonflexe sur le i qui précède le t"
://www.leconjugueur.com/php5/index.php?v=paraitre
chuis qu'au cm1 moi, je ne fais encore que répéter les leçons... après je commencerai à penser , j'n'm'appelle po sibilibili moi !
ange
????
Ecrit par : toto | 03 décembre 2008
Enfin, ce que je souhaite, c'est un Xavier Darcos qui reçoive une belle délégation unitaire Société des Agrégés - REcole - SLU. Les griefs sont partagés, la lutte est commune, la ligne de combat est semblable. Tous ensemble tous ensemble
Ecrit par : Fabien | 03 décembre 2008
Les "délégations unitaires", vous y croyez, vous?
Pour ma part, je pense qu'il vaut mieux que les différentes associations qui luttent pour la défense de l'Ecole de la République s'efforcent d'arracher une audience au Ministre chacune de leur côté, mandatées par leurs membres. De cette multiplication des audiences se dégagera pour le Ministre une impression de force bien supérieure à celle que peut donner une "délégation unitaire" qui s'appuie sur une liste de sigles qui se veut impressionnante, mais dont le Ministère sait pertinemment que certains correspondent à une toute petite poignée de membres (je pense à la liste - tigre de papier des associations qui ont signé récemment un appel pour les langues anciennes!). Le Ministère n'est pas dupe, par ailleurs, du caractère artificiel de ces unions.
Ecrit par : Jean | 03 décembre 2008
Je sais, il y en a un, suivez mon regard, qui va dire que j'aurai du dire : Offrez à cette petite, un éléphant.
Et ben non, parce que Dobolino aurait exigé qu'il soit rose !
Ecrit par : Roger Felts | 03 décembre 2008
Peut-être ! On verra ! En attendant, je vais piquer un sieston car, ce matin, pour assurer la sécurité alimentaire de vosu autres bégueules des villes, je me suis coltiné 232 prises de sang ovines ce matin et j'ai les quadriceps fémoraux en guimauve.
Ecrit par : dobolino | 03 décembre 2008
La poésie adoucit les moeurs, c'est connu.
Un petit poème alors pour la "maman" dont il est question plus haut et pour siffler la fin de partie entre Roger et les vétos.
J'aime l'âne si doux
J'aime l'âne si doux
marchant le long des houx.
Il a peur des abeilles
et bouge ses oreilles.
Il va près des fossés
d'un petit pas cassé.
Il réfléchit toujours
ses yeux sont de velours.
Il reste à l'étable
fatigué, misérable.
Il a tant travaillé
que ça vous fait pitié.
L'âne n'a pas eu d'orge
car le maître est trop pauvre.
Il a sucé la corde
puis a dormi dans l'ombre.
Il est l'âne si doux
marchant le long des houx..."
Francis Jammes
Ecrit par : guy morel | 03 décembre 2008
Ouais ! Celle-là, je l'ai apprise avec ma maîtresse de CM1 !
Ecrit par : dobolino | 03 décembre 2008
D'un côté des citoyens qui pensent que l'homme étant le meilleur ami du chien doit lui vouer un respect et un culte sans faille allant jusqu'à souhaiter le meilleur environnement spikologique possible pour les chiens atteints de cancer.
Ecrit par : Roger Felts | 03 décembre 2008
Mais arrêtez donc de dire des c...ies !
Si vous étiez le psy qui suit la jeune autiste dont je parlais, et si, comme je leur ai conseillé, ses parents vous demandaient conseil pour gérer au mieux le deuil inévitable de leur fille, vous leur répondriez donc : "demmerdez vous, ce n'est qu'un chien." ?
Il est heureux que vous soyez à la retraite.
Ecrit par : yann | 03 décembre 2008
Laisse tomber, Yann ! Tu te fais du mal pour rien ! Je fais, nous faisons, confiance à ton humanité pour trouver le chemin à suivre pour aider cette famille en détresse. Tu feras au mieux, j'en suis certaine, et ne te reproche rien.
Ecrit par : dobolino | 03 décembre 2008
Jean, Fabien est peut-être lui aussi une sorte de "pompier" ( private joke). Ils se sont peut-être multipliés! Bonne journée...
Ecrit par : Sanseverina | 03 décembre 2008
Vous avez quelqu'un qui en face de vous, vous dit : “Monsieur, vous êtes un con”
Ecrit par : Roger Felts | 03 décembre 2008
Mais non, vous n'êtes pas un con, qui reste l'apanage du genre féminin, vous êtes juste plus égocentrique qu'une poule. Et psychiatrocentrique sans doute, ethnocentrique certainement , anthropocentrique à coup sûr.
Vous êtes probablement persuadé de la supériorité de FELTS sur Dieu, puisque l'existence de FELTS peut se prouver.
Bon, j'essaye de laisser tomber.
Ecrit par : yann | 03 décembre 2008
Y a-t-il des pédagolies régionales ? Des particularismes locaux tissés autour d'un pédagol universel ?
Je ne sais pas.
En attendant vos contributions sur ce grave sujet, je ne résiste pas à l'envie de vous copier/coller ce magnifique extrait du jus pédagol du jour d'un classicisme tel qu'il pourrait entrer dans l'ouvrage de référence envisagé par Victor ou Manu (?) :
"Aide personnalisée : où en est-on ?
"On pense habituellement l’aide après coup" écrit Jacques Bernardin (GFEN) dans le dossier spécial de Fenêtres sur cours n°322. "Et si on l’imaginait avant, en permettant le « pas d’avance » pour les élèves habituellement à la traîne? Impliquer les élèves suppose par ailleurs de réfléchir à la nature des tâches proposées. Pour réinstaller les élèves dans l’exercice de la pensée, mieux vaut choisir un support de travail ayant une certaine épaisseur culturelle, à résonance anthropologique, proposer une situation défi, d’une certaine complexité. Au niveau des modalités de travail, le groupe de pairs est un espace d’émulation réciproque et permet de sortir d’une relation duelle souvent parasitée par les affects. Enfin, si l’on vise leur émancipation intellectuelle, il faut la préparer, ce qui suppose un changement de posture dans la conduite des activités. On pourrait aligner le pilotage de la classe sur les plus fragiles, non pas en « abaissant le niveau » ou en ralentissant le rythme des acquisitions, mais en ayant un souci permanent de clarté cognitive, du début à la fin de l’activité : présentation des finalités et enjeux des apprentissages, échanges visant la mise à jour, l’explicitation et la justification des moyens mis en oeuvre, retour réflexif sur les acquis notionnels et procéduraux pour faciliter leur transfert". Cette contribution enrichit un dossier où se cotoient Serge Boimare et Jean-Michel Zakhartchouk."
Mon best of :
"permettre le « pas d’avance » pour les élèves habituellement à la traîne" Très fort : une sorte de prévention remédiante.
"Situation défi" entrepreneurial en diable ! A côté, Goshn est un tout petit joueur.
et
"Au niveau des modalités de travail, le groupe de pairs est un espace d’émulation réciproque et permet de sortir d’une relation duelle souvent parasitée par les affects."
Le meirieutron réinitialisé !
Ecrit par : dugong | 03 décembre 2008
Bonne nouvelle: reçu mes premiers chocolats de Noël de la part d'une ancienne élève de troisième qui est revenue me saluer et me parler de sa seconde et de son lycée, à la fin d'une matinée de collège bien épuisante.
Il y a des petits bouts de ciel bleu dans le gris dominant et des jours où l'on peut se dire qu'on sert à quelque chose dans ce grand marasme.
Ecrit par : Sanseverina | 03 décembre 2008
Pour la cotisation, j'attends un peu quand même! ;)
Après tout, on est agrégé à vie!
Ecrit par : Fabien | 03 décembre 2008
Un communiqué de presse sera diffusé aussitôt finie l'audience de la Société des agrégés chez Xavier DARCOS.
Quant à votre adhésion, c'est au moment où la Société des agrégés est en pleine bagarre qu'elle en a le plus besoin.
Ecrit par : Jean | 03 décembre 2008
"j'n'm'appelle po Christophe Sibille, moi !
ange
????"
Ecrit par : toto | 03 décembre 2008
Merci de vous en rendre compte! :-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 03 décembre 2008
"Merci de vous en rendre compte! :-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 03 décembre 2008"
Ce qui est bien avec toi, c'est que tu n'en n'as jamais marre d'être con ! :0)
Ecrit par : toto | 03 décembre 2008
La poésie adoucit les moeurs, c'est connu.
Un petit poème alors pour la "maman" dont il est question plus haut et pour siffler la fin de partie entre Roger et les vétos.
J'aime l'âne si doux
J'aime l'âne si doux
marchant le long des houx.
Il a peur des abeilles
et bouge ses oreilles.
Il va près des fossés
d'un petit pas cassé.
Il réfléchit toujours
ses yeux sont de velours.
Il reste à l'étable
fatigué, misérable.
Il a tant travaillé
que ça vous fait pitié.
L'âne n'a pas eu d'orge
car le maître est trop pauvre.
Il a sucé la corde
puis a dormi dans l'ombre.
Il est l'âne si doux
marchant le long des houx..."
Francis Jammes
Ecrit par : guy morel | 03 décembre 2008
Ouais ! Celle-là, je l'ai apprise avec ma maîtresse de CM1 !
Ecrit par : dobolino | 03 décembre 2008
Ouaip ! D'ailleurs, il en manque un bout.
Je me rappelle parfaitement un petit Philippe Soubeyrand (ça sent-y pas bon sa Provence, ça ?) de CP en 1976 qui avait dessiné l'âne assis à un bureau d'écolier, un stylo coincé dans le sabot parce que le poème disait :
"Il a fait son devoir
du matin jusqu'au soir"
Ecrit par : catmano | 03 décembre 2008
""j'n'm'appelle po "Christophe Sibille", moi !
ange"
"Merci de vous en rendre compte que je suis un vrai con! :-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 03 décembre 2008 "
ange
Ecrit par : toto | 03 décembre 2008
Le PCF tente de faire de la retape avec des clips "humoristiques" lourdingues :
http://sortirdelacrise.blogspot.com/2008/12/la-proposition-du-jour-59.html
Peut-on forcer sa Nature ?
La seule vanne coco qui m'ait fait (beaucoup) rire : celle de Georges * et de son fils à propos du centralisme démocratique...
* Marchais ! Qui d'autre ?
Ecrit par : dugong | 03 décembre 2008
en ayant un souci permanent de clarté cognitive, du début à la fin de l’activité
Ecrit par : dugong | 03 décembre 2008
J'aime bien le "clarté cognitive"!
Quels cuistres abominables, tous ces séides de Meirieu!
Et quelle vanité niaise!
Ces nigauds s'imaginent qu'avant eux rien n'a existé, qu'avant eux il n'y a eu aucun professeur de talent, que si on ne se farcit pas leur prose indigeste on ne saura jamais enseigner. Eux seuls ont reçu la Révélation de la Vraie Pédagogie. Un peu schizoïdes, ces jeunes gens!
Ecrit par : Jean | 03 décembre 2008
@Dugong
Dans Fenêtre sur cours, la revue du SNUipp, encore, ces propos d'André Chervel.
"Jules Ferry avec Ferdinand Buisson réoriente l’enseignement du français vers une approche beaucoup plus riche et plus formatrice. C’est de ce moment que date le recul de la place de l’orthographe. Certes, le niveau des élèves continuera à monter pendant 50 ans du fait notamment de la scolarisation des filles. Mais, au fil des années, le temps consacré aux autres disciplines, scientifiques en particulier, a rendu de plus en plus inefficace l’enseignement de l’orthographe à l’école.
- La réforme de l’orthographe de 1990 n’a pas réussi à inverser la tendance ?
L’aspect le plus important et le plus net des « rectifications » de 1990, ce sont les accents, notamment les circonflexes sur le i et sur le u. Ces aménagements n’ont jamais été appliqués, puisqu’ils ne modifiaient que très peu de choses. Ouvrez un dictionnaire : le mot maître y conserve son accent circonflexe qui devrait être supprimé. On peut dire que la réforme a échoué. Mais la prudence en matière de réforme n’est plus de mise aujourd’hui. Je propose pour ma part de commencer par supprimer toutes les doubles consonnes qui ne modifient pas la prononciation des mots. On pourrait écrire i n o c e n t, mais maintenir l a i s s e r. Ensuite signaler tous les pluriels des adjectifs et des noms (sauf ceux des mots se terminant en -z ou en -x) par un -s : des a g n e a u s… Et aussi supprimer les lettres grecques : le h étymologique de rhume (rume), le y de tyran (tiran), le ph de philosophie ( filosofie). Le but est de simplifier les règles pour que tous les enfants puissent apprendre plus
facilement. Au XIXe siècle, il y avait une version latine au concours de l’école polytechnique : il fallait faire la preuve qu’on n’appartenait pas aux classes populaires.
Attention que l’orthographe ne connaisse pas la même destinée, qu’elle ne devienne pas un instrument de sélection."
GM
PS. André Chervel est l'auteur, dans les année 70, d'une thèse qui a joué un rôle non-négligeable dans la destruction de la grammaire scolaire. Selon lui, celle-ci avait été conçue essentiellement dans l'objectif justement d'enseigner l'orthographe.
Le voici maintenant, avec des arguments fallacieux ( par exemple les doubles consonnes se prononcent) en train de proposer de liquider l'orthographe. Bien sûr, par justice sociale. Et c'est adressé aux instituteurs qui sont chargés d'enseigner l'orthographe..
Est-il besoin d'ajouter que ce que ce bonhomme dit de l'école de Buisson et de l'affaiblissement de l'orthographe consécutif à l'enrichissement du curriculum relève de l'escroquerie intellectuelle ?
Ecrit par : Guy morel | 03 décembre 2008
Alors, Toto, on pète un plomb? :-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 03 décembre 2008
"Robert Hue quitte le parti communiste en claquant la porte; du coup, toutes les vitres de la cabine téléphonique se sont effondrées".
Ecrit par : Christophe Sibille | 03 décembre 2008
Comme j'essaye d'être honnête et que j'ai dit beaucoup de mal de ma mutation sur deux établissements et des deux heures supp., je dois dire qu'il y a une comprensation financière de 500 euros/année et les trois heures supp. (+1 heure pour service partagé sur deux établissements sur deux communes non limitrophes) augmentent mon salaire d'environ 1000 euros, ce qui n'est pas négligeable (MàC avait finalement raison avec ses 3 000 euros, même si ça n'est pas tout à fait ça). Je suis donc partagé maintenant (ce qui était sans doute le but de la manoeuvre) entre la satisfaction de "gagner plus en travaillant plus" et le souci de voir que ça ne peut être qu'au prix de suppressions de postes. Je pense avoir maintenant une vision concrète et à peu près complète de la situation des "options politiques" qui sont prises actuellement, au moins dans le domaine de l'Education nationale. Je ne me sens pas très à l'aise car je pense aux collègues plus jeunes "qui rament", mais d'un autre côté, j'ai besoin de cet argent. Je crois que je vais désormais me borner à parler sur ce blog de littérature et de pédagogie.
Ecrit par : robin | 03 décembre 2008
il faut aller "aux choses mêmes", comme disait je ne sais plus quel philosophe.
C'est comme pour Meirieu, sauf que c'est exactement l'inverse: Meirieu, quand on le connaît, on s'en éloigne à grandes enjambées, la Société des agrégés, on adhère aussitôt.
Ecrit par : Fabien | 03 décembre 2008
Ecrit par : Jean | 03 décembre 2008
"Aller aux choses mêmes" : Edmund Husserl (le "père fondateur" de la phénoménologie)
Ecrit par : robin | 03 décembre 2008
"Aller aux choses mêmes" : Edmund Husserl (le "père fondateur" de la phénoménologie)
Ecrit par : robin | 03 décembre 2008
Exact!
Ecrit par : Jean | 03 décembre 2008
"Alors, Toto, on pète un plomb? :-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 03 décembre 2008"
Alors ducon, tu ne sais toujours pas lire ? :o)
Ecrit par : toto | 03 décembre 2008
Pour Robin, extrait du Canard enchaîné de ce jour:
Il y a bien eu progression de 34,5% du nombre d'heures sup' dans les entreprises mais elles correspondent à la disparition de 40 600 postes d'intérimaires pendant la même période 2007.
Travailler plus pour gagner et pour certains travailler moins pour gagner rien!
Vos états d'âme sur ce sujet prouvent au moins que vous en avez une!
Ecrit par : Merlemocoeur | 03 décembre 2008
J'ai oublié le plus mais après gagner vous aviez corrigé de vous même !
Ecrit par : Merlemocoeur | 03 décembre 2008
J'en appelle à tous les brillants grammairiens qui s'en sont donnés à coeur joie récemment à propos des compléments.
J'ai besoin de vos lumières...
Ce matin, le gamin de CM1 dont je m'occupe avait une leçon de grammaire (la première de cette année scolaire 2008-2009) à apprendre...
"Les mots variables.
-les déterminants (avec des exemples)
-les verbes
-les adjectifs et participes passés (avec des exemples)
- les noms communs et.... les noms propres"
Le tout imprimé en noir sur une belle page verte.
Là, j'ai un GROS doute... ou plutôt une certitude...
Qu'en pensez-vous?
Ecrit par : Maminou | 03 décembre 2008
Un petit cadeau pour Dugong qui vient de nous prouver qu'il adorait ce genre littéraire.
Par ailleurs, si quelqu'un voulait bien m'expliquer le sens des mots "practognosique" et "idéognosique", ça me ferait bien plaisir.
Déjà que ce texte est particulièrement incompréhensible, si en plus, ils se mettent à ajouter de mots qui ne sont même pas dans mon dictionnaire, je lâche l'éponge ! Et dire qu'ils veulent supprimer l'étude des langues mortes !
"Prévenir les troubles des apprentissages mathématiques à l’école primaire.
Un atelier animé par Valérie Barry-Soavi
Pas relié à une cause unique mais à un réseau de causalités
En quoi les troubles des apprentissages sont-ils différents de la difficulté scolaire, notamment en mathématiques ?
On peut caractériser les troubles des apprentissages par leur complexité. Une difficulté scolaire peut être situationnelle et/ou occasionnelle, c’est-à-dire liée au "simple" fait qu’un élève n’a pas compris une ou plusieurs notions. Le trouble est toujours plurifactoriel et polymorphe. Qu’il s’exprime de façon généralisée ou spécifique, il n’est pas relié à une cause unique mais à un réseau de causalités. Ce réseau se construit, au fur et à mesure des rencontres avec les objets de savoir.
En mathématiques par exemple, à partir de l’analyse de Kosc, on peut lier les troubles numériques à des facteurs langagiers de transcodage des nombres, practognosiques liés à la représentation digitale des quantités, idéognosiques de mentalisation des nombres et des transformations numériques, opératoires ou de stratégie calculatoire, graphiques par la symbolisation écrite des nombres, et psychologiques, dûs au marquage culturel par la difficulté numérique. Ces différents facteurs sont interactifs.
Quelles conséquences engendrent ces troubles ?
La vie scolaire et les apprentissages deviennent si «labyrinthiques» pour l’élève que ce dernier se voit généralement «hors projet.»
C’est-à-dire qu’il est dans l’incapacité d’envisager, lors d’une activité scolaire, la réalisation d’un plaisir différé, comme par exemple le fait d’avoir appris quelque chose ou d’avoir construit une production personnelle. En conséquent, il n’est pas simplement démotivé par l’apprentissage : il se mobilise contre lui, afin de se protéger d’une blessure narcissique .
L’élève manifeste alors des formes de surinvestissement d’ordre physiologique, moteur ou affectif qui viennent compenser la sous-réalisation cognitive.
Comment l’enseignant peut-il contribuer à prévenir ces troubles ?
Il s’agit, pour l’enseignant, d’investir un mode de pensée systémique. Quand les élèves présentent des troubles numériques, il est fréquent que l’enseignant constate des difficultés et des potentialités qui lui paraissent se contredire. Ce type de constat témoigne d’une tendance, implicite ou explicite, à vouloir relier de façon linéaire et stadologique une difficulté à une cause unique.
L’enseignant peut penser, par exemple, que dès lors que cette cause sera identifiée, la difficulté pourra s’estomper ou que si une compétence n’est pas installée, il est impossible d’en travailler d’autres. Mais le trouble d’apprentissage étant complexe et polymorphe, les faits ne fonctionnent pas comme ça. Pour rendre les situations aussi simples que possible, mais pas plus simples que possible, je propose aux enseignants de tenter de traduire les difficultés et réussites observées en un système de besoins d’apprentissage. Ce système peut être envisagé autour de quatre pôles inter-reliés : les besoins relationnels au sein d’un apprentissage, de relation à soi, à autrui et au savoir, les besoins instrumentaux, les besoins cognitifs et les besoins culturels. Les besoins d’apprentissage de l’élève jouent le rôle d’objets transitionnels pour l’enseignant, dans le passage du constat de difficulté à l’action pédagogique. L’identification de solutions pédagogiques pertinentes passe par le développement d’un processus interrogatif centré : en premier lieu sur ce dont l’élève a besoin pour apprendre ; en second lieu sur les médiations à opérer pour répondre à ces besoins d’apprentissage.
Propos recueillis par Arnaud Malaisé"
Pedigree de la dame Barry-Soavi : professeur de mathématiques à l'IUFM de l'Unisversité Paris-XII-Créteil ["Allez hop ! A Créteil !"], et doctorante en Sciences de l'Education. Elle enseigne dans les formations pour l'Adaptation Scolaire et la Scolarisation des élèves Handicapés, et ses travaux portent sur l'aide pédagogique aux élèves porteurs de troubles des apprentissages. [majuscules d'origine]
Ecrit par : catmano | 03 décembre 2008
Certains qui croient que les enseignants ont l'esprit aussi étroit que leur petite personne pensent qu'un blog voué à l'éducation doit parler avant tout d'éducation (un peu comme si un socialiste élu pour défendre le peuple ne défendait pas avant tout ses intérêts d'élus). Personnellement, moi qui ne suis pas enseignant, je suis assez ouvert pour avoir une petite place dans un blog d'enseignants, ce qui me laisse penser que les enseignants sont encore plus ouverts que moi… à condition de retrouver de temps en temps un complément d'objet direct. Ils font leur, cette phrase magnifique :
“Rien de ce qui est humain ne nous est étranger.”
C'est l'occasion pour moi de leur donner une ouverture sur un monde qu'ils auraient probablement totalement ignoré : celui des sinistres dans les professions de Santé…
Ils apprendront avec stupeur qu'en 2007 sur les 2137 VÉTÉRINAIRES assurés au Sou Médical – Groupe MACSF, 179 déclarations de sinistres ont été faites soit une sinistralité de 8,3 %.
Alors que sur les 7986 PSYCHIATRES sociétaires du Sou Médical – Groupe MACSF, 45 déclarations ont été faites soit une sinistralité de 0, 55 %.
On peut en tirer deux conclusions parfaitement contradictoires :
À notre époque, on court plus de risques en étant vétérinaire qu'en étant psychiatre.
Ou, la pratique des psychiatres les amène à davantage respecter les fous que les vétérinaires à respecter les vaches… Ce qui fait que les propriétaires de vaches font d'avantage de procès que les propriétaires de fous.
Pour ma part n'étant pas un fan de statistique, je ne prendrai pas position dans ce sinistre débat.
Pour égayer le propos, j'ajoute que dans les commentaires sur les psychiatres, le Sou Médical dit : “Plusieurs de ces plaintes apparaissent non fondées, voire abusives et sont en grande partie expliquées par la maladie psychiatrique pour laquelle ces patients sont traités.”
Voilà qui me réjouit pour ma profession, et même pour ma propre carrière où un quidam avait osé dire récemment qu'il se réjouissait que je sois à la retraite… Encore un hystéro-paranoïaque angoissé par l'obsession ne ne pouvoir accéder à la psychiatritude par déficit langagier de ses patients. C'est quand même devenu un as dans l'interprétation du remuement de queue…
Les commentaires du Sou Médical sur les vétérinaires sont aussi intéressants. Il y est dit qu'un procès a été fait “pour incinération collective d'un chien alors que le propriétaire demandait une incinération individuelle”. Un vrai scandale ! Heureusement, le propriétaire a demandé une juste réparation pour le préjudice moral particulièrement douloureux qu'il a subi. Le chien n'a rien demandé, il ne remuait même plus la queue !
Cela m'a permis d'apprendre que les vétérinaires se posaient non seulement en rivaux de presque toutes les spécialités médicales (en dehors de la psychiatrie), en y incluant la boucherie et le commerce des croquettes, mais aussi fine la noble profession de croque-morts. Ils participent gaiement à l'incinération de leurs œuvres posthumes, ce qui a le mérite de raccourcir les circuits.
En lisant les lignes qui précèdent, il ne faudrait pas croire qu'une quelconque animosité m'anime vis-à-vis des vétérinaires en général ou de Yann et Dobolino en particulier… Parce qu'ils m'auraient comparé à un chien cancéreux… Nooon…
Amélie a eu droit à un traitement de faveur avec le rat pas trié… Il n'y a pas de raison que cela ne s'améliore pas encore. Un peu de patience !
À propos de patience, est-ce que vous connaissez celle-là :
C'est un griot africain qui chante (avé l'assent)…
… Et un peu de vaseline,
… Et beaucoup de patience,
… Et l'éléphant encule la fourmi.
Ecrit par : Roger Felts | 03 décembre 2008
Les expérimentations scientifiques se font d'ordinaire sur des animaux, c'est-à-dire sur des êtres dont la vie est regardée par l'homme comme de peu d'importance ou plutôt comme rien.
Voici une anecdote qui prouve qu'il est bon quelquefois de savoir le latin :
Muret, érudit du seizième siècle, fut obligé de fuir en Italie ; sa pauvreté le força d'entrer dans un hôpital pour s'y faire traiter d'une maladie très-sérieuse. Les médecins dissertaient en sa présence et, voulant tenter sur lui une expérience dont le succès était douteux, ils dirent en se servant d'un langage qu'ils supposaient inintelligible pour Muret : «Faciamus experimentum in anima vili. Faisons une expérience sur cette âme vile.» Muret, se tournant vers celui qui avait parlé, lui dit avec indignation : «Appellas vilem animam pro qua mortuus est Christus ! Tu appelles vile une âme pour laquelle est mort Jésus-Christ.»
J'ajoute qu'il n'a jamais fait bon d'être homosexuel, pas plus aujourd'hui, malgré la "gay pride" qu'au XVIème siècle. Muret, grammairien et érudit, précepteur de Michel de Montaigne, l'était et avait été condamné par les capitouls de Toulouse à être brûlé avec son ami, sur la place du capitole (il le fut, mais en effigie), s'étant enfui en Italie (voir anecdote ci-dessus)
Ce problème des "corps viles" est essentiel, il touche à la question de l'exclusion, du racisme, de la légitimité de l'expérimentation animale... et nous touche de près, comme le montre l'ardeur de la polémique entre ces trois personnes (supers, comme disent les élèves) que sont catmano, yann et Roger Felts.
J'ai beaucoup apprécié la remarque de catmano montrant que le vétérinaire est aussi un "médecin de l'âme humaine".
Je crois, pour ma part qu'il n'y a pas de "corps viles", mais une continuité de la création depuis la pierre jusqu'aux archanges et dont l'homme est le "pont".
"La création tout entière gémit dans les affres de l'enfantement et l'Esprit intercède pour elle avec des gémissements ineffables." (Saint Paul)
Ecrit par : robin | 03 décembre 2008
Travailler plus pour gagner plus et pour certains travailler moins pour gagner rien !
Vos états d'âme sur ce sujet prouvent au moins que vous en avez une!
Ecrit par : Merlemocoeur | 03 décembre 2008
Oui, et je répète que je ne suis pas fier de moi. On est pris dans une spirale infernale (l'endettement en fait partie) et amené à se renier ("vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l'argent"). J'aspire à une autre société, mais je suis comme la plupart des gens, je marche en boîtant.
Ecrit par : robin | 03 décembre 2008
"Les mots variables.
-les déterminants (avec des exemples)
-les verbes
-les adjectifs et participes passés (avec des exemples)
- les noms communs et.... les noms propres"
Le tout imprimé en noir sur une belle page verte.
Là, j'ai un GROS doute... ou plutôt une certitude...
Qu'en pensez-vous?
Ecrit par : Maminou | 03 décembre 2008
Cela fait beaucoup pour une seule leçon! Ce qui revient à dire que la grammaire, ils continuent à n'en avoir rien à faire malgré les nouveaux programmes du primaire.
En plus les déterminants, ça ne veut rien dire: articles, adjectifs démonstatifs etc.?
Ecrit par : Jean | 03 décembre 2008
Là, j'ai un GROS doute... ou plutôt une certitude...
Qu'en pensez-vous?
Ecrit par : Maminou | 03 décembre 2008
A quel sujet ? (les noms propres ?)
Ecrit par : robin | 03 décembre 2008
Ah ! S'il faut faire tout ça en une seule leçon, c'est carrément de la folie. C'est de la "séquence TGV". Pauvres gosses !
Ecrit par : robin | 03 décembre 2008
JPB, une info dans le Canard enchaîné d'aujourd'hui éclaire votre chronique :
il semblerait que, depuis l'adoption de la lolf (nouvelle technique de compta publique, pour ceux qui ne savent pas), le salaire des commissaires inclut une prime qui est fonction du nombre de mise en garde à vue sur l'année !
Du coup, dixit le Canard, il suffit d'un regard de travers pour se retrouver au poste, les flics, sur ce point comme sur d'autres, étant appelé à "faire du chiffre".
Amusant de voir que, dans pas mal d'établissement, on essaie aussi de faire accepter comme "indicateur" de réussite du projet d'établissement le nombre de redoublants...
ERGO le système va se bouffer la queue car les profs vont de plus en plus frauder pour donner le bac à des élèves, et vont, pour ce motif, de plus en plus se retrouver en garde à vue ? À moins qu'on ne les mette en garde à vue suite à des plaintes de parents d'élèves... Il a dit que mon fils est nul ! diffamation !
L'affaire du journalise de Libé pourrait aussi s'expliquer par ce phénomène... qui remonte à Sarko bien sûr !
Ecrit par : sanjuro | 03 décembre 2008
l'affaire du journalisTe… (c'est d'ailleurs en tant que directeur de publication qu'il était concerné)
Ecrit par : sanjuro | 03 décembre 2008
Elle (ou il ) ne connait rien en grammaire alors elle retarde le moment de sa première "leçon".Un jour elle s'y met,elle fait du triage, des arbres, du rangement, du passe-temps, et elle est contente de soi.
Elle croit avoir rattrapé son retard.
Comment tous "ses" parents peuvent-ils supporter ça ?
Ecrit par : bernard | 03 décembre 2008
Là, j'ai un GROS doute... ou plutôt une certitude...
Qu'en pensez-vous?
Ecrit par : Maminou | 03 décembre 2008
A quel sujet ? (les noms propres ?)
Ecrit par : robin | 03 décembre 2008
Je me demande si les noms propres sont "variables"....
Ecrit par : Maminou | 03 décembre 2008
Elle (ou il ) ne connait rien en grammaire alors elle retarde le moment de sa première "leçon".Un jour elle s'y met,elle fait du triage, des arbres, du rangement, du passe-temps, et elle est contente de soi.
Elle croit avoir rattrapé son retard.
Comment tous "ses" parents peuvent-ils supporter ça ?
Ecrit par : bernard | 03 décembre 2008
Ce pourrait être ça! Les premiers nouveaux maîtres-ès-néant sortent du système Meirieu et des "séquences"...
Ecrit par : Jean | 03 décembre 2008
A propos de" la manière dont on traite les professeurs " dont parle Françoise Guichard, j'ai reçu de deux correspondants différents le témoignage diffusé sur France inter dans l'émission " Là bas si j'y suis" relatant une descente musclée, pour ne pas dire plus, de gendarmes accompagnés d'un chien renifleur dans une classe de troisième. Ils n'ont rien trouvé . L'information figure dans mon quotidien régional de ce matin sous forme d'une brève en page 17.
Qu'en est-il exactement ?
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 03 décembre 2008
j'ai reçu de deux correspondants différents le témoignage diffusé sur France inter dans l'émission " Là bas si j'y suis" relatant une descente musclée, pour ne pas dire plus, de gendarmes accompagnés d'un chien renifleur dans une classe de troisième. Ils n'ont rien trouvé . L'information figure dans mon quotidien régional de ce matin sous forme d'une brève en page 17.
Qu'en est-il exactement ?
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 03 décembre 2008
Je n'en sais pas plus que vous, mais il me semble que c'est à propos de cette affaire que Darcos vient de s'exprimer :
"Xavier Darcos, le ministre de l'Education, a déclaré mercredi que l'insécurité "est toujours mauvaise", répondant ainsi à la procureure du Gers selon laquelle l'opération antidrogue musclée dans un collège de Marciac était susceptible de créer de la "bonne insécurité".
Le procureur de la République, Chantal Firmigier-Michel, avait indiqué à la presse ne pas avoir été saisie "d'éventuelles irrégularités" lors de l'opération. "Les élèves ont peur de ces contrôles; ça crée de la bonne insécurité, satisfaisante à terme en matière de prévention", avait ajouté la magistrate.
"Sans chercher à jeter de l'huile sur le feu, j'ai assez de mal à comprendre la formule de la procureure de la République du Gers qui a dit que cette affaire est de nature à créer de la bonne insécurité", a déclaré le ministre lors d'un point de presse, ajoutant: "Cette formule ne correspond pas à ce que nous pensons. Il n'y a pas de bonne insécurité, elle est toujours mauvaise".
"Je comprends l'indignation des familles et de la communauté éducative", a poursuivi Xavier Darcos, selon lequel "l'académie n'est pour rien" dans cette affaire qui "relève évidemment du parquet".
"Nous n'avons aucune responsabilité dans cette affaire" a insisté le ministre."
NOUVELOBS.COM | 03.12.2008 | 18:55
Ecrit par : TotoWeininger | 03 décembre 2008
"Magnanime", dit de moi Catmano.
Le mot m'agrée, et je l'adopte. Je me regarde dans la glace en disant tout haut : "Je suis magnanime". Et ma foi, ça ne me va pas mal…
Maminou, en français, les noms propres ne s'accordent pas. Mais ce n'est pas le cas partout. Voyez en Italie, par exemple : un Brighella, des Brighelli.
JPB
PS. Pour ceux qui ne le savaient pas encore, Brighella est un personnage de la commedia del'arte, valet voleur du vin de son maître, beau parleur, trousseur de filles. L'énigme familiale — à ce jour non résolue —, c'est de savoir si nous fûmes ainsi nommés parce que nous avions des gens spécialisés dans le rôle dans la famille, ou si les mâles de l'espèce avaient les caractéristiques du personnage.
PPS. Morel citant Francis Jammes ? Un ange est passé — celui de toto, sans doute.
Ecrit par : brighelli | 03 décembre 2008
Ecrit par : robin | 03 décembre 2008
Je me demande si les noms propres sont "variables"....
Ecrit par : Maminou | 03 décembre 2008
Les noms propres ont un genre (ça se discute pour les noms géographiques comme Paris, Londres...), sauf les noms de famille et de navire (ça se discute aussi), mais ils ne "varient" pas en genre et en nombre.
ce sont les "substantifs dérivés" qui varient en genre et en nombre :
Un Harpagon, des Harpagon (sans s)
des Gargantua, des Hermione.
Mais des silhouettes (du nom du ministre Silhouette), des poubelles (du nom du préfet Eugène Poubelle, des guillotines (du nom du docteur Guillotin, horresco referens !)
Quel intérêt de demander à des élèves de primaire pourquoi le général du Gaulle écrit dans ses "Mémoires de Guerre" :
"Quelques semaines plus tard, Normandie flambait dans des conditions lamentables." (au lieu de LA Normandie ou LE Normandie)
Ecrit par : robin | 03 décembre 2008
Je suis donc partagé maintenant (ce qui était sans doute le but de la manœuvre) entre la satisfaction de "gagner plus en travaillant plus" et le souci de voir que ça ne peut être qu'au prix de suppressions de postes.
Ecrit par : robin | 03 décembre 2008
J'ai la chance (?) de ne pas pouvoir m'interroger comme vous : mes quatre heures supplémentaires m'ont été imposées (bien qu'elles soient défiscalisées;-)). Un autre avantage de la fonction de TZR.
Ecrit par : TotoWeininger | 03 décembre 2008
"Je me regarde dans la glace en disant tout haut : "Je suis magnanime". Et ma foi, ça ne me va pas mal…"
j'adôôôre. :)
Ecrit par : toto | 03 décembre 2008
A Robin, si cette question de l'expérimentation sur l'homme vous intéresse, je vous conseille de lire la passionnante thèse de Grégoire Chamayou, Les corps vils. Expérimenter sur les humains aux XVIII et XIX siècles, qui vient de paraître à La Découverte. On y voit notamment les ravages de l'utilitarisme sur le plan moral, qui conduit à expérimenter sur les pauvres en échange de leur prise en charge sociale. Il construit son intro. autour des différentes versions de l'anecdote de Muret.
Ecrit par : Romuald | 03 décembre 2008
J'ai beaucoup apprécié la remarque de catmano montrant que le vétérinaire est aussi un "médecin de l'âme humaine".
Dobolino, pardon...Rendons à César... !
Ecrit par : robin | 03 décembre 2008
A Robin, si cette question de l'expérimentation sur l'homme vous intéresse, je vous conseille de lire la passionnante thèse de Grégoire Chamayou, Les corps vils. Expérimenter sur les humains aux XVIII et XIX siècles, qui vient de paraître à La Découverte. On y voit notamment les ravages de l'utilitarisme sur le plan moral, qui conduit à expérimenter sur les pauvres en échange de leur prise en charge sociale. Il construit son intro. autour des différentes versions de l'anecdote de Muret.
Ecrit par : Romuald | 03 décembre 2008
Je l'ai entenu parler l'autre jour sur France-Culture. Il ya avait aussi une femme ; j'étais en voiture et je n'ai pas noté son nom (je "galégeais" l'autre jour ! Je ne sais faire qu'une chose à la fois, enfin deux tout au plus : écouter et conduire) dont je ne me rappelle^plus le nom qui a écrit une thèse sur le sujet qui est la grande référence en la matière ; c'était pasionnnant.
Et mes excuses pour les "fôtes". Je tape trop vite :
"Un corps vil, des corps vils"
"Une action vile"
Ecrit par : robin | 03 décembre 2008
En lisant les lignes qui précèdent, il ne faudrait pas croire qu'une quelconque animosité m'anime vis-à-vis des vétérinaires en général ou de Yann et Dobolino en particulier… Parce qu'ils m'auraient comparé à un chien cancéreux… Nooon…
Ecrit par : Roger Felts | 03 décembre 2008
Oh, Noooon, Bien sûr !
Pour seule réponse, je vous citerai un auteur de renom :
Ce qui est bien avec toi, c'est que tu n'en n'as jamais marre d'être con ! :0)
Ecrit par : toto | 03 décembre 2008
Ecrit par : dobolino | 03 décembre 2008
J'ai la chance (?) de ne pas pouvoir m'interroger comme vous : mes quatre heures supplémentaires m'ont été imposées (bien qu'elles soient défiscalisées;-)). Un autre avantage de la fonction de TZR.
Ecrit par : TotoWeininger | 03 décembre 2008
Moi aussi, le rectorat m'a fait comprendre que c'était à prendre ou à laisser. Je ne les ai pas demandées. C'est en téléphonant à l'établissement de rattachement (demandé en 7 ème voeu) au mois de juin que j'ai appris que j'avais un complément de service de 12 heures (8 + 12) dans un autre établissement avec 2 heures supp. J'aurais pu effectivement refuser, surtout à cause des kilomètres, mais il aurait fallu aller au T.A. Je précise que je sors de 6 ans de réadap. (hernie discale + gros ennuis de santé) et que je suis en fin de carrière.
Ecrit par : robin | 03 décembre 2008
"Je crois, pour ma part, qu'il n'y a pas de corps viles mais une continuité de la création" (Robin)
Oui, Robin, c'est exactement ce que je pense aussi.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 03 décembre 2008
c'était pasionnnant.
passionnant !
Acré vindious !
Ecrit par : robin | 03 décembre 2008
J'ai beaucoup apprécié la remarque de catmano montrant que le vétérinaire est aussi un "médecin de l'âme humaine".
Dobolino, pardon...Rendons à César... !
Ecrit par : robin | 03 décembre 2008
C'est pour cette raison que je me tiens à distance des animaux : il y en a trop qui sont en souffrance et qu'on ne peut aider...
On dit bien "souffrir comme une bête"...
A mon sens le vétérinaire qui trouve l'origine de la douleur d'un animal qui est bien incapable de dire où il a mal a une compétence spécifique qui devrait susciter l'admiration et le reconnaissance.
Ecrit par : Maminou | 03 décembre 2008
Elle (ou il ) ne connait rien en grammaire alors elle retarde le moment de sa première "leçon".Un jour elle s'y met,elle fait du triage, des arbres, du rangement, du passe-temps, et elle est contente de soi.
Elle croit avoir rattrapé son retard.
Comment tous "ses" parents peuvent-ils supporter ça ?
Ecrit par : bernard | 03 décembre 2008
En se faisant prescrire du Prozac et des anxiolytiques ...
Ecrit par : dobolino | 03 décembre 2008
Je me rappelle parfaitement un petit Philippe Soubeyrand (ça sent-y pas bon sa Provence, ça ?) de CP en 1976 qui avait dessiné l'âne assis à un bureau d'écolier, un stylo coincé dans le sabot parce que le poème disait :
"Il a fait son devoir
du matin jusqu'au soir"
Ecrit par : catmano | 03 décembre 2008
Adorable !
Ecrit par : robin | 03 décembre 2008
Les corses sont vraiment trop forts, l'éclat de rire de la soirée!!
Affaire Clavier: le dossier disparaît du tribunal
http://www.20minutes.fr/article/278190/France-Affaire-Clavier-le-dossier-disparait-du-tribunal.php
Ecrit par : Merlemocoeur | 03 décembre 2008
"Magnanime", dit de moi Catmano.
Le mot m'agrée, et je l'adopte. Je me regarde dans la glace en disant tout haut : "Je suis magnanime". Et ma foi, ça ne me va pas mal .
Ecrit par : brighelli | 03 décembre 2008
"Gall, amant de la Reine, alla, tour magnanime,
Galamment de l'arène à la tour Magne, à Nîmes. "
Ecrit par : dobolino | 03 décembre 2008
"Je me regarde dans la glace en disant tout haut : "Je suis magnanime". Et ma foi, ça ne me va pas mal…"
j'adôôôre. :)"
Ecrit par : toto | 03 décembre 2008
Toto, dîtes plutôt! "je suis raide def", devant le miroir. S'il vous répond: "moi aussi", c'est que c'est vrai. :-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 03 décembre 2008
Dernier épisode en date dans l'affaire qui oppose Christian Clavier aux nationalistes corses qui avaient envahi son jardin de Porto-Vecchio le 30 août dernier : le dossier à été volé.
Bravo la confusion entre le verbe et la préposition dans la dépêche AFP reprise dans Le Monde sans modification.
Ecrit par : Merlemocoeur | 03 décembre 2008
A mon sens le vétérinaire qui trouve l'origine de la douleur d'un animal qui est bien incapable de dire où il a mal a une compétence spécifique qui devrait susciter l'admiration et le reconnaissance.
Ecrit par : Maminou | 03 décembre 2008
Oh non, pas à ce point. Accordez-nous le respect que vous accordez à votre mécano car les voitures et les tronçonneuses ne parlent pas non plus.
Ce n'est pas le patient qui parle, ce sont ses symptomes. Et c'était pareil pour Felts quand il bossait. Entre les propos d'un manipulateur et la thérapie qui lui est nécessaire, il y a certainement un fossé.
Ecrit par : dobolino | 03 décembre 2008
D'ailleurs, remédier aux difficultés d'apprentissage d'un élève est aussi un beau casse-tête et encore plus si on se laisse engluer dans les articles cités plus hauts par Dugong et Catmano.
Ecrit par : dobolino | 03 décembre 2008
"Merci de vous en rendre compte! :-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 03 décembre 2008"
Ce qui est bien avec toi, c'est que tu n'en n'as jamais marre d'être con ! :0)
Ecrit par : toto | 03 décembre 2008
Alors, Toto, manque d'humour ?
Ecrit par : Manu | 03 décembre 2008
Pedigree de la dame Barry-Soavi : professeur de mathématiques à l'IUFM de l'Unisversité Paris-XII-Créteil ["Allez hop ! A Créteil !"], et doctorante en Sciences de l'Education. Elle enseigne dans les formations pour l'Adaptation Scolaire et la Scolarisation des élèves Handicapés, et ses travaux portent sur l'aide pédagogique aux élèves porteurs de troubles des apprentissages. [majuscules d'origine]
Ecrit par : catmano | 03 décembre 2008
Quand on lit le genre de théories savantes pondues par les exégètes de la stratégie verbale (les mots se laissant dire et même écrire), vues du terrain argileux et dans la pesanteur du quotidien, on rit jaune. Il y a donc vraiment des gens payés pour produire de la purée mentale ? Si les diplômes rimaient avec le bon sens, ça se saurait très certainement. Il y a, dans ce genre d'écrit, un manque d'humilité flagrant.
Finalement, on pourrait écrire une thèse sur la manière de planter le chou dans l'arrière saison en Anjou ou sur les troubles de la latéralité en situation de mobilité mécanique qui amènent certains conducteurs à ne pas mettre le clignotant quand ils oblitèrent.
Les sciences de l'éducation sont une véritable caverne d'Ali Baba pour les chercheurs de midi à quatorze heures.
Ecrit par : Magister | 03 décembre 2008
J'ai beaucoup apprécié la remarque de catmano montrant que le vétérinaire est aussi un "médecin de l'âme humaine".
Dobolino, pardon...Rendons à César... !
Ecrit par : robin | 03 décembre 2008
Aussi ou surtout ?
C'est certain qu'en zone rurale, avec activité sur les animaux de rente, ça fait une bouffée d'oxygène. L'acitivité sur animaux de compagnie est une grande bouffeuse d'énergie et se protéger n'est pas une mince affaire, d'autant plus que nous n'y sommes pas formés. J'ai dans ma clientèle des échantillons d'humanité qui nécessiteraient la présence continuelle de Ropger Felts ou d'un de ses confrères. On ne sait quelle attitude adopter, on se fait manipuler, exploiter. Des fois, même, on a peur.
Vous souvenez-vous ce fait-divers d'il y a deux ans ? Un vétérinaire tué au couteau par un fou qui le croyait possédé du diable après avoir soigné un chien lui-même possédé ?
Ecrit par : dobolino | 03 décembre 2008
Je passais au blog village afin de répondre à C sibille sur sa longue explication concernant les maternelles/primaires et la musique.
Dios, que d'échanges musclés, incendiaires, irrespectueux.
Que de violence gratuite ! Peu de réactions (corporatisme oblige).
Je suis sidérée par tant de haine.
Il me semble que ce qui fait la différence entre une société et une horde, c'est que la société a quand même pour but de vivre ensemble face au péril et à la mort.
Une société humaine place l'homme au centre.
Pour la horde .................................... ??????
Les vétos auraient-ils un complexe d'infériorité ? Soit ! Ils n'ont pas l'objectif noble de secourir la vie humaine, mais en arriver à mettre l'animal au rang de l'homme pose un vrai problème de civilisation et d'éthique.
Ecrit par : carole | 03 décembre 2008
"Alors, Toto, manque d'humour ?"
Ecrit par : Manu | 03 décembre 2008
Vous découvrez l'Amérique, Manu!!! ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 03 décembre 2008
Au XIXe siècle, il y avait une version latine au concours de l’école polytechnique : il fallait faire la preuve qu’on n’appartenait pas aux classes populaires.
Ecrit par : André Chervel
Cité par : Guy morel
Vous parlez d'escroquerie intellectuelle, en voici une belle : l'X était, au moins jusqu'en 1870, considérée par les autorités comme un foyer révolutionnaire, et ses élèves étaient sévèrement consignés dès que se manifestait le moindre trouble sur le pavé parisien. Les "trois glorieuses" de 1830 étaient menées par des polytechniciens. Et dans les promotions, les fils de paysans n'étaient pas en quantité négligeable.
On est aujourd'hui bien loin de tout cela.
Ecrit par : moot | 03 décembre 2008
J'aurais pu effectivement refuser, surtout à cause des kilomètres, mais il aurait fallu aller au T.A. Je précise que je sors de 6 ans de réadap. (hernie discale + gros ennuis de santé) et que je suis en fin de carrière.
Ecrit par : robin | 03 décembre 2008
A quoi sert le paritarisme si les syndicats laissent passer ce genre d'affectation sans sourciller?
Et pendant ce temps, des néotitulaires chopent des postes fixes en lycée en cumulant les bonifications indues : bonification IUFM, rapprochement de conjoints -pacsés de la veille, nombre d'avortons pondus par la femelle etc.
MORT AU BARÈME.
Ecrit par : TotoWeininger | 03 décembre 2008
A Robin, si cette question de l'expérimentation sur l'homme vous intéresse, je vous conseille de lire la passionnante thèse de Grégoire Chamayou, Les corps vils. Expérimenter sur les humains aux XVIII et XIX siècles, qui vient de paraître à La Découverte. On y voit notamment les ravages de l'utilitarisme sur le plan moral, qui conduit à expérimenter sur les pauvres en échange de leur prise en charge sociale. Il construit son intro. autour des différentes versions de l'anecdote de Muret.
Ecrit par : Romuald | 03 décembre 2008
Les étudiants vétérinaires, et probablement les autres étudiants de professions médicales, étaient utilisés comme matériel d'expérimentation il y a peu. On a testé sur nous divers vaccins quand j'étais étudiante: 1977/1981. Ce n'était pas obligatoire mais le battage de nos enseignants et notre ignorance nous amenaient à accepter.
Je ne sais si c'est encore pratiqué.
J'ai servi de cobaye pour un vaccin antirabique et me suis dérobée aux tests de vaccin anti-brucellique, par prudence, étant alors étudiante de dernière année et mieux informée.
Ecrit par : dobolino | 03 décembre 2008
il semblerait que, depuis l'adoption de la lolf (nouvelle technique de compta publique, pour ceux qui ne savent pas), le salaire des commissaires inclut une prime qui est fonction du nombre de mise en garde à vue sur l'année !
Du coup, dixit le Canard, il suffit d'un regard de travers pour se retrouver au poste, les flics, sur ce point comme sur d'autres, étant appelé à "faire du chiffre".
L'affaire du journalise de Libé pourrait aussi s'expliquer par ce phénomène... qui remonte à Sarko bien sûr !
Ecrit par : sanjuro | 03 décembre 2008
C'est de l'humour ça aussi ? Pour information la LOLF est une loi... socialiste qui porte le nom du député PS qui l'a pondue : M. Didier Migaud.
Ecrit par : Manu | 03 décembre 2008
Et dans les promotions, les fils de paysans n'étaient pas en quantité négligeable.
On est aujourd'hui bien loin de tout cela.
Ecrit par : moot | 03 décembre 2008
On est aujourd'hui généralement loin de tout et de plus en plus près de rien.
Quant aux fils de paysans de jadis, c'étaient une race d'obstinés, élevée à la dure, capable de vous labourer la glaise.
Ecrit par : Magister | 03 décembre 2008
en arriver à mettre l'animal au rang de l'homme pose un vrai problème de civilisation et d'éthique.
Ecrit par : carole | 03 décembre 2008
Personne ici ne l'a fait.
En France, il y a un parti politique où se regroupent tous ceux qui placent l'animal au-dessus des "sous-hommes", délinquants et races inférieures sur lesquels ils proposent de pratiquer les expérimentations pour épargner les rats, et à égalité avec les hommes. Ce parti s'appelle le Front National.
On en entend, des choses horribles, chez les vétérinaires ! Les pulsions "animales" des humains s'y débondent.
Ecrit par : dobolino | 03 décembre 2008
"Alors, Toto, manque d'humour ?"
Ecrit par : Manu | 03 décembre 2008
Vous découvrez l'Amérique, Manu!!! ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 03 décembre 2008
Pas étonnant, je n'y suis jamais allé... Blague à part, c'est une sorte de réponse du berger à la bergère plusieurs mois après avoir demandé -vainement- à Toto de s'exprimer correctement (son "stlyle" wesh-sms-titeuf-kikoolol me fatigue à la longue).
Je parle ici de la forme et non pas du fond (quand il y en a un). Toto m'avait alors demandé si je ne manquais pas d'humour. Ce à quoi j'avais répondu que je trouvais le sien franchement lourdingue, à force.
Mais peut-être sommes-nous les deux seuls que ça agace, après tout ?
Ecrit par : Manu | 03 décembre 2008
Pour Guy Morel:
Le petit âne gris
Ecoutez cette histoire
Que l'on m'a racontée.
Du fond de ma mémoire,
Je vais vous la chanter.
Elle se passe en Provence,
Au milieu des moutons,
Dans le sud de la France,
Au pays des santons.
Quand il vint au domaine,
Y avait un beau troupeau.
Les étables étaient pleines
De brebis et d'agneaux.
Marchant toujours en tête
Aux premières lueurs,
Pour tirer sa charrette,
Il mettait tout son cœur.
Au temps des transhumances,
Il s'en allait heureux,
Remontant la Durance,
Honnête et courageux
Mais un jour, de Marseille,
Des messieurs sont venus.
La ferme était bien vieille,
Alors on l'a vendue.
Il resta au village.
Tout le monde l'aimait bien,
Vaillant, malgré son âge
Et malgré son chagrin.
Image d'évangile,
Vivant d'humilité,
Il se rendait utile
Auprés du cantonnier.
Cette vie honorable,
Un soir, s'est terminée.
Dans le fond d'une étable,
Tout seul il s'est couché.
Pauvre bête de somme,
Il a fermé les yeux.
Abandonné des hommes,
Il est mort sans adieux.
Mm mm mmm mm...
Cette chanson sans gloire
Vous racontait la vie,
Vous racontait l'histoire
D'un petit âne gris...
Ecrit par : dobolino | 03 décembre 2008
Les "trois glorieuses" de 1830 étaient menées par des polytechniciens. Et dans les promotions, les fils de paysans n'étaient pas en quantité négligeable.
On est aujourd'hui bien loin de tout cela.
Ecrit par : moot | 03 décembre 2008
Attention ! Pourquoi les fils de paysans étaient présent malgré la version latine ? Parce que les fils de paysans qui arrivaient à polytechnique avaient commencé leurs études avec le curé du village qui leur avait enseigné le latin.
Voudriez-vous qu'on confie à nouveau aux curés le rôle de recruter dans les classes populaires les futurs élites et d' être leurs premiers maîtres ?
De toute façon, même les curés ne savent plus le latin !
Ecrit par : dobolino | 03 décembre 2008
Bon, si j'ai bien compris, personne n'est assez magnanime sur ce blog pour m'expliquer "idéognosique" et "practognosique".
Ça ne fait rien, je me ferai une raison.
"Quelles conséquences engendrent ces troubles ?
La vie scolaire et les apprentissages deviennent si «labyrinthiques» pour l’élève que ce dernier se voit généralement «hors projet.»
[...]
En conséquent, il n’est pas simplement démotivé par l’apprentissage : il se mobilise contre lui, afin de se protéger d’une blessure narcissique .
L’élève manifeste alors des formes de surinvestissement d’ordre physiologique, moteur ou affectif qui viennent compenser la sous-réalisation cognitive."
Ça, c'est simple, on connaît tous :
formes de surinvestissement d'ordre
- physiologique : "Maîtresse, je peux aller faire pipi ?"
- moteur : "Gniiik, gniiik, gniiik" (chaise qui grince), "clic crrrkkk, tac, grlmmlf " (doigts qui farfouillent dans la trousse) "KLANG ! Ouiiiiiiiin !" (chaise qui tombe et bambin qui hurle)
- affectif : "Maîtresse, eh ben moi, ma maman...."
mais les practognosiques, quand même, pour des pauvres instits de base, c'est dur !
Ecrit par : catmano | 03 décembre 2008
Maminou, en français, les noms propres ne s'accordent pas. Mais ce n'est pas le cas partout. Voyez en Italie, par exemple : un Brighella, des Brighelli.
JPB
Ecrit par : brighelli | 03 décembre 2008
CQFD .
Donc cette institutrice dit des bêtises...
Mais le pire dans l'histoire, c'est qu'elle ne donne jamais aucun exercice à faire sur quoi que ce soit puisqu'on n'étudie dans cette classe ni grammaire, ni conjugaison, ni orthographe...
Ils ont fait UNE DICTEE au tout début de septembre.
Le système est le suivant : un beau jour elle donne une liste de verbes au futur à apprendre.
Dans les jours qui suivent il y a un contrôle ave des phrases à mettre au futur.
Elle met une note, les gamins corrigent le samedi avec les parents, et l'affaire "du futur" est classée...
Et tout est à l'avenant.
Alors je lui fais faire le programme à ce gamin, le mercredi matin, le samedi matin et pendant les vacances...
Ecrit par : Maminou | 03 décembre 2008
Bon, si j'ai bien compris, personne n'est assez magnanime sur ce blog pour m'expliquer "idéognosique" et "practognosique".
Ça ne fait rien, je me ferai une raison.
Ecrit par : catmano | 03 décembre 2008
Allons ! Replacés dans leur contexte, ces deux mots sont évidents !
Les difficultés idéognosiques sont le fait des débilous (ceux qui sont incapables d'inventer l'eau tiède ) et les practognosiques de ceux qui ont deux mains gauches (ceux qui sont incapables d'ouvrir les robinets même si, théoriquement, ils savent produire de l'eau tiède ).
Ecrit par : dobolino | 03 décembre 2008
Mais le pire dans l'histoire, c'est qu'elle ne donne jamais aucun exercice à faire sur quoi que ce soit puisqu'on n'étudie dans cette classe ni grammaire, ni conjugaison, ni orthographe...
Ils ont fait UNE DICTEE au tout début de septembre.
Le système est le suivant : un beau jour elle donne une liste de verbes au futur à apprendre.
Dans les jours qui suivent il y a un contrôle ave des phrases à mettre au futur.
Elle met une note, les gamins corrigent le samedi avec les parents, et l'affaire "du futur" est classée...
Et tout est à l'avenant.
Alors je lui fais faire le programme à ce gamin, le mercredi matin, le samedi matin et pendant les vacances...
Ecrit par : Maminou | 03 décembre 2008
Ça doit être un clone de celle dont ma fille a bénéficié 4/5 ans de primaire.
Avec de la volonté et des bons profs en sixième et cinquième, ça se gère, mais je ne vous raconte pas l'état de fatigue du gosse en fin d'année scolaire.
A sa décharge, c'est elle qui nous a appris à chanter Le Petit âne gris.
Ecrit par : dobolino | 03 décembre 2008
"Alors, Toto, manque d'humour ?
Ecrit par : Manu | 03 décembre 2008 "
Alors, Manu, toi aussi t'as un sushi de lecture ? :o)
T'inquiètes, j'l'avais d'jà r'marqué !
Ch't'en veux po, c'est po t'as fõte si t qu'une grosse merde. :o)
Ecrit par : toto | 03 décembre 2008
A sa décharge, c'est elle qui nous a appris à chanter Le Petit âne gris.
Ecrit par : dobolino | 03 décembre 2008
Et bien, celle dont je parle chante comme un rossignol !!!
Ecrit par : Maminou | 03 décembre 2008
Il y a des chiens qui reçoivent les mêmes traitements que vous et qui seront peut-être pleurés plus longtemps que vous ne le serez et par plus de personnes lorsqu'ils quitteront cette terre car, même cancéreux, ils n'ont pas votre méchanceté.
Et merde à la fin !
Ecrit par : dobolino | 02 décembre 2008
Bien sûr Dobolino, vous n'avez rien mis en parallèle.
Ecrit par : carole | 03 décembre 2008
le 'tas' c'est pour ktè kkchose à dire, hein ! :o)
Ecrit par : toto | 03 décembre 2008
"Magnanime", dit de moi Catmano.
Le mot m'agrée, et je l'adopte. Je me regarde dans la glace en disant tout haut : "Je suis magnanime". Et ma foi, ça ne me va pas mal…
Aussi Magne à Nîmes que le grand Tartarin à Tarascon ! ,-)
Ecrit par : robin | 03 décembre 2008
"Mais peut-être sommes-nous les deux seuls que ça agace, après tout ?
Ecrit par : Manu | 03 décembre 2008 "
Après tout , ben oui, peuuuuut----tttt---êêêêtreeeeee,
Cheula diiiiitttt petiiiitttteeeeee uuuu meeeerrrdeuuuu, quuuueuuueeuueueue vousssss soyezzzzz 2 ou 10000000000 millliaaaaaarrrrfdddddd cccceeuuuuu seerrrraiiiiiiiiiii llllaaaaa mêêêêêê^mmmmmeeuuuuuuuuuuu duconoooooo !
tu comprends le ton ma couille ?
Ecrit par : toto | 03 décembre 2008
De toute façon, même les curés ne savent plus le latin !
Ecrit par : dobolino | 03 décembre 2008
"Sans le latin, sans le latin, la meeeesse nous emmeeeerde..."
Ecrit par : robin | 03 décembre 2008
Il y a des chiens qui reçoivent les mêmes traitements que vous et qui seront peut-être pleurés plus longtemps que vous ne le serez et par plus de personnes lorsqu'ils quitteront cette terre car, même cancéreux, ils n'ont pas votre méchanceté.
Et merde à la fin !
Ecrit par : dobolino | 02 décembre 2008
Bien sûr Dobolino, vous n'avez rien mis en parallèle.
Ecrit par : carole | 03 décembre 2008
Non ! J'ai juste énoncé un constat. Pour le reste, chochotte, vous repasserez !
Pauvre Felts ! Le voilà pris au piège ! Vivement qu'il guérisse ou entre en phase de rémission !
Ecrit par : dobolino | 03 décembre 2008
Voudriez-vous qu'on confie à nouveau aux curés le rôle de recruter dans les classes populaires les futurs élites et d' être leurs premiers maîtres ?
De toute façon, même les curés ne savent plus le latin !
Ecrit par : dobolino
Voui, c'est sûr, il valait mieux empêcher ces péquenots d'intégrer l'X de peur qu'ils eussent recours au bourrage de crâne de l'affreux corbeau du village. Surtout si c'était pour qu'ils finissent par devenir mécréants, gôchisssss et révolutionnaires !
Je crois de plus savoir que le latin du curé n'est pas tout à fait le même que celui de Cicéron, ne vous en déplaise.
Mais en effet, les curés ne savent plus le latin. Ou du moins, ne savent plus l'ânonner comme leurs prédécesseurs.
Ecrit par : moot | 03 décembre 2008
Cher Jean-Paul Brighelli,
Je n'ai absolument rien compris à votre billet de ce jour. Comme disait de Gaulle "je cherche un normalien qui sache lire et écrire"...
Ecrit par : Aristote | 03 décembre 2008
Je me dis athée.
A la messe en latin,la messe ancien style en Français, j'assiste avec plaisir lors des mariages,des communions,des enterrements,le spectacle me plait,les chants,les décors,les formules,etc... . A la messe moderne,que j'appelle de gauche,avec les slogans sur les murs,les obligations de se donner la main,de s'engager vers le voisin,les leçons de morale sans en être,je me recrois en réunion de cellule communiste,dans les années 80.Alors je sors et j'attends la famille dehors.
Ecrit par : bernard | 03 décembre 2008
Bon, si j'ai bien compris, personne n'est assez magnanime sur ce blog pour m'expliquer "Bon, si j'ai bien compris, personne n'est assez magnanime sur ce blog pour m'expliquer "idéognosique" et "practognosique".
Ça ne fait rien, je me ferai une raison.
Ecrit par : catmano | 03 décembre 2008
Idéo-gnosique : la connaissance par les représentations (mentales) induites ou produites.
Practo-gnosique : la connaissance par l'action (la pratique, l'expérience).
La notion de gnose renvoie à l'idée de connaissance de soi et donc de conscience.
En tous les cas, ce sont des néologismes emphatiques très prisés par les aérogogues, pardon, les pédagols.
Ecrit par : Magister | 03 décembre 2008
"Après tout , ben oui, peuuuuut----tttt---êêêêtreeeeee,
Cheula diiiiitttt petiiiitttteeeeee uuuu meeeerrrdeuuuu, quuuueuuueeuueueue vousssss soyezzzzz 2 ou 10000000000 millliaaaaaarrrrfdddddd cccceeuuuuu seerrrraiiiiiiiiiii llllaaaaa mêêêêêê^mmmmmeeuuuuuuuuuuu duconoooooo !
tu comprends le ton ma couille ?"
Ecrit par : toto | 03 décembre 2008
"Mais peut-être sommes-nous les deux seuls que ça agace, après tout ?
Ecrit par : Manu | 03 décembre 2008 "
Ca doit être ça, Manu! Ni vous ni moi n'en comprenons ni les paroles, ni la musique! Trop contemporain! A côté, Boulez, c'est Yann Tiersen... :-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 03 décembre 2008
Cher Jean-Paul Brighelli,
Je n'ai absolument rien compris à votre billet de ce jour. Comme disait de Gaulle "je cherche un normalien qui sache lire et écrire"...
Ecrit par : Aristote | 03 décembre 2008
Oui, mais vous n'êtes pas de Gaulle!
Ecrit par : Sanseverina | 03 décembre 2008
ROBIN VOUS ÉCRIVEZ :
J'ai beaucoup apprécié la remarque de Dobolino montrant que le vétérinaire est aussi un "médecin de l'âme humaine".
Maintenant que pensez vous d'une personne qui dit ce qui suit à une personne effectivement atteinte d'un cancer :
« Il y a des chiens qui reçoivent les mêmes traitements que vous et qui seront peut-être pleurés plus longtemps que vous ne le serez et par plus de personnes lorsqu'ils quitteront cette terre car, même cancéreux, ils n'ont pas votre méchanceté… Et merde à la fin ! »
Ces propos ne sont pas ceux d'un médecin de l'âme humaine. Ce sont les propos de quelqu'un d'irresponsable et je dois dire que dans ma pratique j'ai vu bien des conneries mais jamais un médecin n'a osé s'adresser de cette manière à un patient. Plus inquiétant par corporatisme imbécile, le même refrain est repris en chœur par le confrère. Plus inquiétant encore, par aveuglement, par pusilanimité, par déréglement des valeurs, la majorité de ceux qui participent au débat font comme si la virtualité du débat internetien les libérait des contraintes et des exigences de civilisation et d'éthique…
Heureusement quelques voix se sont fait entendre… La dernière Carole que je ne connais pas du tout. D'elle je reprend :
« Il me semble que ce qui fait la différence entre une société et une horde, c'est que la société a quand même pour but de vivre ensemble face au péril et à la mort.
Une société humaine place l'homme au centre.
Pour la horde .................................... ?????? »
Et encore :
« … mais en arriver à mettre l'animal au rang de l'homme pose un vrai problème de civilisation et d'éthique. »
Afin que les choses soient bien claires il faut préciser que la méchanceté consistait à hiérarchiser les mérites du neurochirurgien et du boucher sur le plan de leur technicité. Le Vétérinaire (mais pas de mon fait au départ) s'est immiscé entre les deux. Il est vrai qu'il y a un certain nombre de spécialiste du glissement sémantique qui font dire aux gens le contraire de ce qu'ils ont exprimés.
Ecrit par : Roger Felts | 03 décembre 2008
Robin, en toute amitié, tout le monde sait très bien qu'on ne peut refuser une heure sup ( sauf cas exceptionnel). Mais la 2ème, personne ne peut vous l'imposer. Alors la troisième!Nous avons encore des statuts. Après chacun fait sa soupe en conscience.
Ecrit par : Sanseverina | 03 décembre 2008
Voui, c'est sûr, il valait mieux empêcher ces péquenots d'intégrer l'X de peur qu'ils eussent recours au bourrage de crâne de l'affreux corbeau du village.
Ecrit par : moot | 03 décembre 2008
Du grand n'importe quoi ! On se replace dans le contexte de 1830, Poussinet, et on arrête d'enfiler des perles.
Y'en a marre à la fin que chaque propos soit récupéré et détourné.
Maintenant, si vous êtes nostalgique de la Restauration et exècrez la Gueuse, qu'y puis-je ?
Après l'OAS et la Ligue du Nord, v'là l'Action Française qui débarque !
Ce blog, c'est vraiment la Cour des Miracles !
Ecrit par : dobolino | 03 décembre 2008
Robin, en toute amitié, tout le monde sait très bien qu'on ne peut refuser une heure sup ( sauf cas exceptionnel). Mais la 2ème, personne ne peut vous l'imposer. Alors la troisième!Nous avons encore des statuts. Après chacun fait sa soupe en conscience.
Ecrit par : Sanseverina | 03 décembre 2008
Sanseverina, en toute amitié ;-), j'ai le même statut que vous, et pourtant je ne pouvais LÉGALEMENT refuser les quatre heures supplémentaires par semaine nécessaires pour compléter mon service jusqu'à hauteur de celui du professeur certifié que je remplace (qui avait accepté une heure sup).
Comme quoi la fonction de TZR constitue un déni de statut caractérisé.
Il faut donc la supprimer.
Ecrit par : TotoWeininger | 03 décembre 2008
Quant à Robin, sans vouloir répondre à sa place, le rectorat aurait pu lui "imposer" de compléter son service dans une autre discipline (les maths, par exemple;-)), s'il avait refusé le complément de service dans l'autre établissement.
Ecrit par : TotoWeininger | 03 décembre 2008
Du grand n'importe quoi (1) !
Y'en a marre à la fin que chaque propos soit récupéré et détourné (2).
Ecrit par : dobolino
(1) -> Je ne vous le fais pas dire. On rappelle que la présence du latin, aujourd'hui considéré comme une langue accessible à la seule "élite" friquée, n'était pas un obstacle à l'entrée de paysans dans l'une des écoles les plus prestigieuses du pays, et on se fait dire que c'était "la faute" à l'endoctrinement mené par le clergé. Sachez que ce dernier point me fait une belle jambe, seul le fait ici, c'est à dire l'ascension sociale, m'intéresse.
(2) -> Là encore, je ne vous le fais pas dire. Vous détournez complètement mes propos.
Quoi qu'il en soit, vous avez une vision bien primaire et exagérée sur l'influence de l'Église aujourd'hui. On se croirait au temps du "petit père Combes".
Ecrit par : moot | 03 décembre 2008
Après l'OAS et la Ligue du Nord, v'là l'Action Française qui débarque !
Ce blog, c'est vraiment la Cour des Miracles !
Y a bien le parti socialiste ! Vous trouvez que c'est mieux ?
A propos de cours des miracles, si on parlait de l'élection de votre première secrétaire ?
Bisous auxderniers humains du blog, Carole, Lisa, Rodger, Toto, Dugong, Magister, Manu, Jean . Tous ceux qui ne s'engoncent dans aucune posture.
Ecrit par : Scarlett Martinez | 03 décembre 2008
Et moi Scarlet ? Je sens le gaz ?
Ecrit par : Zorglub | 03 décembre 2008
Bisous Zorglub, et comme dirait taille toi le boudin, la liste n'est pas exhaustive ! Mais, bon, on n'est pas nombreux !
Bisous Sylvie Huguet !
Ecrit par : Scarlett Martinez | 03 décembre 2008
Sanseverina, c'est bien que vous ayez eu des chocolats.
Moi j'ai eu un pain au chocolat Auchan en quelques années... et des langues de chat faites maison, mais c'était à destination de toute la classe, pas pour moi.
Bon, en gros, j'ai rien eu.
Ca n'a rien à voir, mais j'hésite à demander en mars ma réintégration dans le secondaire (ben oui, je n'y étais plus). Tout cela m'énerve. Et j'en ai surtout marre de gagner trois francs six sous pour des activités et un emploi du temps qui s'approchent plus des ateliers clandestins du quartier chinois de Paris que de ceux d'un employé français normal.
Mauvaises nouvelles du front : je pense TRES sincèrement que les spécialistes en sciences de l'éducation ont quasi définitivement gagné la bataille. Tous les indicateurs sont unanimes, et franchement, si l'instruction surnage face aux attaques dont elle est l'objet, ce sera "oune vrrrai miracle", comme dit Rabbi Jacob.
Et enfin, pour rire, je vous invite à contacter le numéro 0811 810 810 pour poser une question sur votre mutation.
C'est très drôle : ils ont tort à tous les coups ! Tous !
Posez leur des questions sur les APV, sur les PrCe, sur les sections internationales ou européennes : ils ne sont au courant de rien. Il n'est pas au courant de ça, Xavier Darcos, que son service miracle payé à une société privée est INEFFICACE, et qu'il aurait mieux fait de confier ça à des profs ?
Ecrit par : Marre | 03 décembre 2008
De toute façon, même les curés ne savent plus le latin !
Ecrit par : dobolino | 03 décembre 2008
Ah, si seulement ! Je les avais oubliés, ceux-là, tiens.
Entre les pédagogos et les intégristes (Bonjour Bernard), on envie Stefan Zweig.
Ecrit par : Jérémy | 03 décembre 2008
"Le pire dans l'histoire, c'est qu'elle ne donne jamais aucun exercice à faire sur quoi que ce soit puisqu'on n'étudie dans cette classe ni grammaire, ni conjugaison, ni orthographe"
Vous savez, elle fait ce qu'on lui a appris, et ce qu'on enseignera bientôt non plus à l'IUFM, mais à la fac (de toute façon, on l'enseigne déjà à la fac...)
Ecrit par : Jérémy | 03 décembre 2008
Alors, Manu, toi aussi t'as un sushi de lecture ? :o)
T'inquiètes, j'l'avais d'jà r'marqué !
Ch't'en veux po, c'est po t'as fõte si t qu'une grosse merde. :o)
Ecrit par : toto | 03 décembre 2008
Charmant...et tellement distingué. Puisque vous évoquez la chose, moi, au moins, je n' écris pas comme un étron.
N'hésitez pas, hein, mon cher Toto, si on peut vous servir de thérapie pour pas cher, défoulez-vous !
Les messieurs rigolos en blouse blanche vont bientôt passer pour votre petite douche bien glacée et vos cachets sympas. Passez une bonne nuit ! Oui, oui, la camisole serre un peu, mais vous allez vous y habituer vous verrez ! D'ici quelques temps vous allez la trouver for-mi-dââble ! C'est bien simple, vous ne pourrez plus vous en passer !
(sur un ton chantant) : À de-maiiinn.
Ecrit par : Manu | 03 décembre 2008
tu comprends le ton ma couille ?
Ecrit par : toto | 03 décembre 2008
Laissez tomber, Toto, pour vous, le "ton", c'est du poisson. Et ça s'écrit avec un "h".
Ecrit par : Manu | 03 décembre 2008
PPS. Morel citant Francis Jammes ? Un ange est passé — celui de toto, sans doute.
Ecrit par : brighelli | 03 décembre 2008
Tu doutes de mon goût pour la poésie de Francis Jammes ?
Ecrit par : guy morel | 03 décembre 2008
@sibilibili
"il paraîtrait"
Méfies toi, l'õte boudinos va te prendre la tête !
ange
Ben alors, les profs de français, pas encore au courant de la réforme de l'orthographe de 1990 qui autorise ici le i sans accent circonflexe !!!
http://www.orthographe-recommandee.info/
http://www.academie-francaise.fr/langue/orthographe.html
Faudrait se mettre à jour depuis bientôt 20 ans ! et cela ne se discute plus puisque c'est paru au JO le 6 décembre 1990 et que cela a été adopté à l'unanimité par l'Académie.
Ecrit par : De passage | 04 décembre 2008
Bisous auxderniers humains du blog, Carole, Lisa, Rodger, Toto, Dugong, Magister, Manu, Jean . Tous ceux qui ne s'engoncent dans aucune posture.
Ecrit par : Scarlett Martinez | 03 décembre 2008
Je vous embrasse également, Amélie (puisqu'il paraît que c'est vous). J'espère que ce n'est qu'un bisou pour la nuit et non un bisou d'adieu au forum. Au passage, je n'ai pas tout suivi et ignore le cas échéant la raison pour laquelle vous avez changé de nom. Je suis parfois un peu "conservateur" et m'étais habitué,
Ecrit par : Manu | 04 décembre 2008
On pourrait parler de choses sérieuses, ici ?
Ecrit par : Jérémy | 04 décembre 2008
Tous ceux qui ne s'engoncent dans aucune posture.
Ecrit par : Scarlett Martinez
Je ne sais pas ce que vous appelez une posture, mais que certains fassent de Dieu leur diable, cela me dépasse, voilà tout. Et pourtant, j'ai horreur du prosélytisme.
Ecrit par : moot | 04 décembre 2008
Pendant ce temps-là :
- les IUFM prennent le relais des facs pour former les futurs enseignants à Bac +4 et Bac +5,
- le numéro mobilité dit connerie sur connerie à ceux qui veulent muter,
- des normaliens agrégés font leur stage en collège ZEP, sont débordés, et on leur dit que ce sotn des nuls,
- des IA/IPR et des responsables IUFM jouent aux petits chefs pour faire peur aux stagiaires et aux jeunes profs,
- des classes fiment sur google la façon dont elles ridiculisent leur prof.
Mais Darcos passe sur Public Sénat en direct pour parler de ses réformes, et ici on s'insulte.
Ecrit par : Jérémy | 04 décembre 2008
- des normaliens agrégés font leur stage en collège ZEP, sont débordés, et on leur dit que ce sont des nuls,
Ecrit par : Jérémy | 04 décembre 2008
Sans blague?
L'EN a complètement perdu la tête.
Ecrit par : TotoWeininger | 04 décembre 2008
TotoWeininger, préparez le champagne :
COMMUNIQUE DE LA SOCIETE DES AGREGES
L'AFFECTATION DES AGRÉGÉS EN LYCÉE
Le Comité de la Société des Agrégés de l'Université, réuni le 30 novembre 2008, se félicite que le ministère de l'Éducation Nationale ait pris conscience de la nécessité d'affecter impérativement les agrégés en CPGE ou dans les lycées, comme cela peut apparaître à la lecture du paragraphe III.1.1.5, p. 37, de la note de service sur le mouvement 2009 adressée aux Recteurs (BO spécial n°7 du 6 novembre 2008) : « Les professeurs agrégés assurent prioritairement leur service dans les classes préparatoires aux grandes écoles et dans les classes de lycées. Vous veillerez à ne procéder à de nouvelles affectations d'agrégés en collège qu'à titre très exceptionnel. Vous définirez donc des bonifications significatives pour affecter les professeurs agrégés en lycées dans le cadre du mouvement intra-académique ».
Le Ministère de l'Éducation nationale reconnaît ainsi la place spécifique des agrégés dans l'enseignement secondaire et supérieur, légitimée par le très haut niveau d'exigence disciplinaire de leur concours de recrutement.
Le Comité estime que la consigne d'affectation donnée aux recteurs par cette note de service ne souffre aucune ambiguïté et qu'il ne devrait pas y avoir d'agrégé affecté en collège contre son gré au titre du mouvement 2009.
Il invite les recteurs à traduire cette nouvelle disposition dans leur note de service sur le mouvement intra-académique en fixant la « bonification agrégé » à 401 points tout en autorisant pour les seuls agrégés la prise en compte des différents éléments constitutifs du barème (paragraphe I.2.1 de la circulaire ministérielle) sur tous leurs types de voeux, y compris ceux portant exclusivement sur des lycées généraux et technologiques. Cette disposition extrêmement aisée à mettre en place est la seule qui résoudrait de façon définitive le problème de l'affectation des agrégés tout en tenant compte des situations individuelles (bonifications TZR ou APV, etc.) et familiales (conjoint, enfants).
Ecrit par : Jérémy | 04 décembre 2008
- des normaliens agrégés font leur stage en collège ZEP, sont débordés, et on leur dit que ce sont des nuls,
Ecrit par : Jérémy | 04 décembre 2008
Sans blague?
L'EN a complètement perdu la tête.
Ecrit par : TotoWeininger | 04 décembre 2008
Bien sûr ! Et le nombre d'agrégés qui se font déborder par leur Seconde SMS ou par leur Quatrième, et qu'on menace de non-tituarisation...
Ecrit par : Jérémy | 04 décembre 2008
TotoWeininger, préparez le champagne :
Ecrit par : Jérémy | 04 décembre 2008
Oui, Jeremy, je venais de le lire. Mais entre ce qu'exige la Sda, ce que le ministère décidera et ce que les rectorats appliqueront, il risque d'avoir des pertes en ligne.
La Sda fait son boulot, c'est bien. Ce communiqué est exemplaire. Un zeste de raison dans l'infini foutoir.
Ecrit par : TotoWeininger | 04 décembre 2008
Bien sûr ! Et le nombre d'agrégés qui se font déborder par leur Seconde SMS ou par leur Quatrième, et qu'on menace de non-tituarisation...
Ecrit par : Jérémy | 04 décembre 2008
Je me dis parfois que si j'étais passé par les IUFM, je n'aurais jamais été titularisé.
Tant de bêtise et de gâchis, c'est criminel.
Ecrit par : TotoWeininger | 04 décembre 2008
Robin, vite ! Claude Vigée dans quelques minutes sur France 2, dans Des mots de minuit ! Réveillez-vous vite !
Ecrit par : Jérémy | 04 décembre 2008
Pour vous, Robin, si vous pouvez ce jour-là :
La bourse Goncourt de la poésie 2008 est attribuée à Claude Vigée pour l’ensemble de son œuvre.
Autour de Claude Vigée, plusieurs rencontres auront lieu en cette fin d'année, dont, au Cercle Bernard Lazare :
"Hommage à Claude Vigée".
Rendez-vous le 18 décembre à 20h30
10 rue St-Claude, 75003 Paris
Ecrit par : Jérémy | 04 décembre 2008
Pour vous, Robin, si vous pouvez ce jour-là :
La bourse Goncourt de la poésie 2008 est attribuée à Claude Vigée pour l’ensemble de son œuvre.
Autour de Claude Vigée, plusieurs rencontres auront lieu en cette fin d'année, dont, au Cercle Bernard Lazare :
"Hommage à Claude Vigée".
Rendez-vous le 18 décembre à 20h30
10 rue St-Claude, 75003 Paris
Ecrit par : Jérémy | 04 décembre 2008
Pour vous, Robin, si vous pouvez ce jour-là :
La bourse Goncourt de la poésie 2008 est attribuée à Claude Vigée pour l’ensemble de son œuvre.
Autour de Claude Vigée, plusieurs rencontres auront lieu en cette fin d'année, dont, au Cercle Bernard Lazare :
"Hommage à Claude Vigée".
Rendez-vous le 18 décembre à 20h30
10 rue St-Claude, 75003 Paris
Ecrit par : Jérémy | 04 décembre 2008
Dans mon établissement, faute de candidats pour être tuteur, un stagiaire IUFM d'anglais livré à lui-même (sa tutrice est dans un autre établissement de la ville !)
On apprend au conseil de classe de premier trimestre qu'il est chahuté, provoqué par les élèves (oeillades, proposition de drogue, déstabilisation…)
À part ça, vive le compagnonnage... une chance qu'il ait une seule classe ! Un gars solide, par ailleurs, mais inexpérimenté.
J'enseigne dans cette classe et je pressentais quelque chose du genre : les élèves qui ont pris l'habitude de dominer un prof en viennent à penser que cela est possible avec les autres, je les trouvais particulièrement coriaces...
Quand on aura des groupes fluctuants et composites avec la réforme du lycée, les élèves vont s'en payer une bonne tranche : tir au pigeon sur les profs jetables, c'est moi qui vous le dis...
Ecrit par : sanjuro | 04 décembre 2008
Agenda du ministre :
Jeudi 04/12 :
17h00 Audience F.S.U. : poursuite des discussions sur les réformes en cours et à venir
Vendredi 05 09h00 Audience UNSA-Education : poursuite des discussions sur les réformes en cours et à venir
15h00 Audience SGEN-C.F.D.T. : poursuite des discussions sur les réformes en cours et à venir
La fin de semaine sera tranquille !
Ecrit par : Jérémy | 04 décembre 2008
"une chance qu'il ait une seule classe !"
Comment peut-il n'avoir qu'une seule classe ? Les stagiaires doivent faire entre 6 et 8 heures : je ne connais pas de classe qui ait entre 6 et huit heures d'anglais (sauf une classe avec option obligatoire anglais renforcé et option facultative anglais européen ?). Vous êtes sûr qu'il n'a pas plutôt deux classes ?
Ecrit par : Jérémy | 04 décembre 2008
Exact, je confonds avec mon propre stage ! Que font d'ailleurs les stagiaires de français, maintenant ? On n'en a plus, chez nous... Autrefois, ils avaient une seconde, 6h prof, mais maintenant ?
Ecrit par : Sanjuro | 04 décembre 2008
Sanjuro a écrit : "Quand on aura des groupes fluctuants et composites avec la réforme du lycée, les élèves vont s'en payer une bonne tranche : tir au pigeon sur les profs jetables, c'est moi qui vous le dis..."
Bien vu.
Ce n'est pas une stupide clé USB dont on devrait doter les nouveaux enseignants *. C'est un fusil mitrailleur (FM) dont on aurait appris (en fac ?) le port apparemment négligé d'une seule main (ça impressionne). Longue cartouchière en sautoir.
Première arrivée dans une classe façon mercenaire énervé (lattage obligatoire de la porte d'entrée à coup de rangers). Jet du FM sur le burlingue et regard balayant sur le champ de bataille. Chef d'établissement et tuteur en couverture juste derrière. La classe !
Evidemment, il faudrait procéder à quelques recrutements profilés dans les universités. A moins qu'on découvre chez de dignes universitaires quelques savoir-faire inexploités jusque là. **
* ceci dit, en y réfléchissant juste un peu, on s'aperçoit que cette dotation légère d'apparence innocente et vaguement insultante (un truc à deux balles), est la préfiguration du prof errant.
** Pedro Cordoba ?
Ecrit par : dugong | 04 décembre 2008
Aristote ne comprend pas ma Note ?
J'allais dire : qu'est-ce qu'il ne comprend pas… Mais c'est le même problème qu'en classe : quand on est bouché, on est bouché.
Quant à l'idée que plus aucun agrégé ne saurait écrire depuis la mort du regretté Pompidou...
La journée sera longue… Bises à tous…
JPB
Ecrit par : brighelli | 04 décembre 2008
"Bisous auxderniers humains du blog, Carole, Lisa, Rodger, Toto, Dugong, Magister, Manu, Jean . Tous ceux qui ne s'engoncent dans aucune posture."
Ecrit par : Scarlett Martinez | 03 décembre 2008
Que ce soit Amélie qui décerne ce type de satisfecit, en ne parlant "d'aucune posture", prouve au moins qu'elle a de l'humour! Même si c'est au 235è degré!
Ecrit par : Christophe Sibille | 04 décembre 2008
"Charmant...et tellement distingué. Puisque vous évoquez la chose, moi, au moins, je n' écris pas comme un étron.
N'hésitez pas, hein, mon cher Toto, si on peut vous servir de thérapie pour pas cher, défoulez-vous !
Les messieurs rigolos en blouse blanche vont bientôt passer pour votre petite douche bien glacée et vos cachets sympas. Passez une bonne nuit ! Oui, oui, la camisole serre un peu, mais vous allez vous y habituer vous verrez ! D'ici quelques temps vous allez la trouver for-mi-dââble ! C'est bien simple, vous ne pourrez plus vous en passer !
(sur un ton chantant) : À de-maiiinn."
Ecrit par : Manu | 03 décembre 2008
Pauvres hommes en blanc! Même eux n'auront jamais vu un cas comme celui-là! ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 04 décembre 2008
"Bien sûr ! Et le nombre d'agrégés qui se font déborder par leur Seconde SMS ou par leur Quatrième, et qu'on menace de non-tituarisation..."
Ecrit par : Jérémy | 04 décembre 2008
Ah bon? Le savoir ne suffirait pas pour lutter contre les jeunes mal élevés? Il faudrait donc une formation professionnelle? Heureux de l'apprendre.
Ecrit par : Christophe Sibille | 04 décembre 2008
"@sibilibili
"il paraîtrait"
Méfies toi, l'õte boudinos va te prendre la tête !
ange
Ben alors, les profs de français, pas encore au courant de la réforme de l'orthographe de 1990 qui autorise ici le i sans accent circonflexe !!!
http://www.orthographe-recommandee.info/
http://www.academie-francaise.fr/langue/orthographe.html
Faudrait se mettre à jour depuis bientôt 20 ans ! et cela ne se discute plus puisque c'est paru au JO le 6 décembre 1990 et que cela a été adopté à l'unanimité par l'Académie."
Ecrit par : De passage | 04 décembre 2008
Toto est prof de français? Effectivement, le niveau monte! ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 04 décembre 2008
"c'est paru au JO le 6 décembre 1990 et que cela a été adopté à l'unanimité par l'Académie.""
Je le savais déjà que là qu'a des mies était noyauté par ortograf et singe !
Je vous plains . C'est po gogné .
:o)
Ecrit par : toto | 04 décembre 2008
Sur la réforme du lycée, article dans Ouest France signalé sur le site du Mammouth déchaîné :
http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Lycee-des-disciplines-en-voie-de-disparition-_3636-759166_actu.Htm
Le recteur de Rennes tient des propos inquiétants.
"Les recteurs d'académie se préparent à la réforme. Premiers commentaires, à Rennes, d'Alain Miossec. « À géométrie variable, les modules pourront être définis dans l'établissement. Ça va bouger. Mais la balle est dans le camp des enseignants. L'autonomie qui leur est laissée est une opportunité. »
Ils devront travailler ensemble, proposer des approches combinées, « comme avec les TPE (travaux personnels encadrés), décriés au départ, regrettés quand on a voulu les supprimer en terminale. Dans les modules, il ne s'agit pas de proposer davantage de littérature, de latin, de grec, mais de réfléchir à comment les enseigner. »"
Cela signifie-t-il qu'il n'y aura plus de programme national pour les modules où chacun fera ce qui lui plaît? Quant au modèle des TPE, il laisse présager le pire.
Sinon, Educpros relaie la rumeur d'un report de la réforme du lycée (http://www.educpros.fr/detail-article/h/0109c12ee3/a/reforme-du-lycee-darcos-est-il-pret-a-faire-marche-arriere.html), mais j'ai du mal à y croire...
Ecrit par : Romuald | 04 décembre 2008
"Les professeurs devront travailler ensemble, proposer des approches combinées"
L'humour molochoïde est parfois du deuxième degré.
Vive le génie français de la combine !
Ecrit par : dugong | 04 décembre 2008
Que répondre?
Une étudiante de 22 ans vient me voir à la fin du cours pour m'annoncer qu' elle a "du mal à penser" et "à trouver les mots". Son regard est hagard, elle demande de l'aide, mais je ne sais pas quoi faire. A la manière dont elle s'adresse à moi, je comprends que, pour elle, c'est MON problème, et non pas le sien. Elle demande que je le résolve, et, si possible, sans efforts de sa part.
Une autre étudiante à qui j'ai donné une mauvaise note en contrôle continu, a décidé de s'installer dans mon cours pour faire de la provocation : elle me regarde de travers, souffle, dérange les autres. Lorsque je lui conseille de ne plus fréquenter mon cours, elle me dit : "quoi, y a problème?".
Une autre -de toute évidence équipée d'ordinateur et d'internet -me demande via mail "qu'est-ce que le Congrès de Vienne" et de lui répondre, si possible, dans les 24 heures !
;o)
Pour d'autres, habitués depuis l'école élémentaire au "prof séquence" (que, bien avant de lire Muray, j'appelais "le prof à roulettes")...Pour eux, un bon prof, un prof digne de ce nom, est un truc sur deux jambes qui distribue des schémas en photocopie et qui hache un poème sur slider power point.
C'est quoi cette nouvelle conception de l'enseignement supérieur?
Ecrit par : Lisa fut Lisette | 04 décembre 2008
"Bien sûr ! Et le nombre d'agrégés qui se font déborder par leur Seconde SMS ou par leur Quatrième, et qu'on menace de non-tituarisation..."
Ecrit par : Jérémy | 04 décembre 2008
Ah bon? Le savoir ne suffirait pas pour lutter contre les jeunes mal élevés? Il faudrait donc une formation professionnelle? Heureux de l'apprendre.
Ecrit par : Christophe Sibille | 04 décembre 2008
Allez, allez, Christophe, ne faites donc pas l'âne pour avoir du son! Un professeur de collège (encore moins de lycée, d'ailleurs) ne peut pas "lutter contre des jeunes mal élevés" qui ont décidé de l'empêcher de faire cours. Les IUFM font croire aux stagiaires que c'est en palabrant à l'infini avec les coupables que l'on résout les problèmes de discipline. Devant dix petites frappes qui font les fous en même temps dans votre classe, ces belles théories ne sont que du flan. Que l'on soit agrégé ou certifié en début de carrière, on vit les mêmes déconvenues. La prétendue "formation professionnelle" dont se gargarisent les IUFM n'apprend pas aux jeunes professeurs à faire rentrer dans le rang les élèves perturbateurs. Les seuls jeunes professeurs qui s'en tirent, ce sont ceux qui mesurent un mètre quatre-vingt quinze et ont une carrure de rugbymen. Une "formation professionnelle " utile devrait apprendre aux jeunes professeurs qu'ils doivent être très directifs, imposer dès le début dans leurs classes un certain nombre de règles très strictes ( bavardage interdit, devoirs et leçons obligatoires, etc.), ne rien laisser passer, qu'ils sont là pour transmettre des connaissances et non pour animer des groupes de jeunes, bref l'exact contre-pied de ce qu'on leur raconte dans la plupart de ces néfastes instituts.
Et puis, vous savez très bien aussi, Christophe, que la capacité d'un professeur à imposer la discipline dans sa classe dépend de l'attitude du principal, qui a la responsabilité de l'ordre et de la discipline dans son collège. On ne peut pas résoudre les problèmes graves de discipline si on n'a pas le soutien du principal, et cela quel que soit l'âge du professeur.
Quand vos punitions n'ont pas d'effet, quand les retenues sont inefficaces ou pas faites, qu'est-ce qu'il vous reste, sinon d'être relayé par le chef d'établissement. S'il celui-ci, par idéologie, par démagogie, ou par crainte des parents ou de ses supérieurs (pour son avancement) est aux abonnés absents, vous allez en baver jusqu'à n'en plus pouvoir.
Ecrit par : Jean | 04 décembre 2008
"Bien sûr ! Et le nombre d'agrégés qui se font déborder par leur Seconde SMS ou par leur Quatrième, et qu'on menace de non-tituarisation..."
Ecrit par : Jérémy | 04 décembre 2008
Ah bon? Le savoir ne suffirait pas pour lutter contre les jeunes mal élevés? Il faudrait donc une formation professionnelle? Heureux de l'apprendre.
Ecrit par : Christophe Sibille | 04 décembre 2008
Christophe, la formation pro que j'ai reçue en IUFM (PLC2) était inefficace et inopérante. Menacer un agrégé de non-titularisation, je n'appelle pas ça de la formation pro.
Ecrit par : Jérémy | 04 décembre 2008
Je ne sais pas qui est Lisa fut Lisette, mais ce qu'elle dit est malheureusement exact :
"Une étudiante de 22 ans vient me voir à la fin du cours pour m'annoncer qu' elle a "du mal à penser" et "à trouver les mots". Son regard est hagard, elle demande de l'aide, mais je ne sais pas quoi faire. A la manière dont elle s'adresse à moi, je comprends que, pour elle, c'est MON problème, et non pas le sien. Elle demande que je le résolve, et, si possible, sans efforts de sa part.
Une autre étudiante à qui j'ai donné une mauvaise note en contrôle continu, a décidé de s'installer dans mon cours pour faire de la provocation : elle me regarde de travers, souffle, dérange les autres. Lorsque je lui conseille de ne plus fréquenter mon cours, elle me dit : "quoi, y a problème?".
Une autre -de toute évidence équipée d'ordinateur et d'internet -me demande via mail "qu'est-ce que le Congrès de Vienne" et de lui répondre, si possible, dans les 24 heures !
;o)
Pour d'autres, habitués depuis l'école élémentaire au "prof séquence" (que, bien avant de lire Muray, j'appelais "le prof à roulettes")...Pour eux, un bon prof, un prof digne de ce nom, est un truc sur deux jambes qui distribue des schémas en photocopie et qui hache un poème sur slider power point."
Ecrit par : Jérémy | 04 décembre 2008
Je souscris, par expérience, aux propos de Jean : "Devant dix petites frappes qui font les fous en même temps dans votre classe, ces belles théories ne sont que du flan. Que l'on soit agrégé ou certifié en début de carrière, on vit les mêmes déconvenues. La prétendue "formation professionnelle" dont se gargarisent les IUFM n'apprend pas aux jeunes professeurs à faire rentrer dans le rang les élèves perturbateurs. Les seuls jeunes professeurs qui s'en tirent, ce sont ceux qui mesurent un mètre quatre-vingt quinze et ont une carrure de rugbymen. Une "formation professionnelle " utile devrait apprendre aux jeunes professeurs qu'ils doivent être très directifs, imposer dès le début dans leurs classes un certain nombre de règles très strictes ( bavardage interdit, devoirs et leçons obligatoires, etc.), ne rien laisser passer, qu'ils sont là pour transmettre des connaissances et non pour animer des groupes de jeunes, bref l'exact contre-pied de ce qu'on leur raconte dans la plupart de ces néfastes instituts."
Ecrit par : Jérémy | 04 décembre 2008
Réunion du Comité du 30 novembre 2008 (01/12/2008) :
Jean-Michel LÉOST, Président de la Société des agrégés, a fait à la Presse la déclaration suivante :
Le Comité national de la Société des agrégés de l'Université s'est réuni le dimanche 30 novembre 2008 au lycée Henri IV.
Ses travaux ont porté sur les dossiers d'actualité, notamment la réforme du lycée, le recrutement des futurs professeurs, la révision du statut des enseignants-chercheurs et l'affectation des agrégés.
Le Comité a adopté des vœux mis en annexe de ce communiqué. Il demande instamment au Ministre de l'Éducation nationale de ne pas cautionner la destruction du lycée républicain et, en conséquence, de suspendre la réforme du lycée. Il demande également que la réforme du recrutement des professeurs soit suspendue, que soit menée une réflexion sérieuse sur la « mastérisation », ainsi que sur ses conséquences, et que soit rétablie la fonction première des concours de recrutement, qui est de sélectionner les plus compétents dans la discipline.
Ces vœux sont adressés aujourd'hui aux autorités politiques (Président de la République, Premier Ministre, Ministre de l'Éducation nationale, Ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche) et aux représentants de la Nation (présidents des groupes parlementaires et des Commissions des Affaires culturelles de l'Assemblée nationale et du Sénat).
Ecrit par : Jean | 04 décembre 2008
Voeux du Comité de la Société des agrégés, 30 novembre 2008.
LA RÉFORME DU LYCÉE
Le Comité de la Société des agrégés de l’Université, réuni le dimanche 30 novembre 2008,
condamne la réforme du lycée et les mesures annoncées pour la classe de seconde dans le discours prononcé
par le Ministre devant la Presse, le 21 octobre, ainsi que dans l’information publiée le 22 octobre sur le site
du Ministère. Il estime, en effet, que cette réforme ne traduit pas la volonté d’augmenter le niveau des
connaissances des élèves, ni d’accroître leur capacité de réflexion, mais qu’elle répond en partie aux
exigences budgétaires de la RGPP (Révision générale des politiques publiques). Il est, d’autre part,
paradoxal, après avoir recentré les programmes de l’école primaire sur les fondamentaux, d’engager une
réforme du lycée, sans avoir d’abord réfléchi aux défaillances du collège ni chercher à y remédier
efficacement.
Le Comité estime que l’organisation de la nouvelle seconde aurait de nombreux effets négatifs. Elle
susciterait la concurrence entre les disciplines, avec un risque de démagogie ; elle transformerait l’élève en
usager consommateur ; elle créerait, dans certains établissements, des parcours d’initiés ou soumis aux
effets de la mode. En réduisant les horaires disciplinaires, elle donnerait à l’élève un enseignement minimal
et strictement utilitaire et l’empêcherait d’avoir accès à tout le savoir dont il est capable, permettant aux plus
favorisés de trouver ailleurs, par d’autres moyens, la culture que le lycée ne leur apporte pas. C’est la porte
ouverte aux entreprises privées d’enseignement ou de cours particuliers bénéficiant d’un financement
public.
De plus, la nouvelle structure du lycée, l’organisation modulaire des enseignements
complémentaires en seconde, qui sera sans doute généralisée à tous les enseignements dans le cycle
terminal, ainsi que la semestrialisation, rendront plus difficile l’organisation des emplois du temps pour les
élèves et auront, pour les professeurs, des répercussions évidentes sur leur mission et sur les conditions de
leur service ; enfin, elles mettront à terme en cause le baccalauréat national.
Le Comité estime enfin, à en juger par les réactions suscitées par les orientations de la réforme, que
cette dernière conforte les conceptions pédagogistes de l’enseignement.
D’une façon générale, le Comité juge que la réforme du lycée accentuera les inégalités entre les
établissements et entre les élèves.
Le Comité ne réclame pas le statu quo pour le lycée mais il estime que ce ne sont ni les prétendues
« attentes » de la société qui doivent en fixer les modifications ni des considérations budgétaires. S’il est du
devoir de l’État de veiller au bon usage de l’argent public, c’est aussi son devoir absolu d’organiser, sur tout
le territoire national, un enseignement qui favorise l’accès de chacun à tout le savoir dont il est capable.
Selon le Comité, cette réforme va à l’encontre d’une conception républicaine de l’enseignement qui
doit se donner pour objectif prioritaire de préparer les élèves à être des citoyens libres et éclairés, en leur
permettant de se forger un esprit critique fondé sur une culture générale solide et en leur donnant les
connaissances et les méthodes qui leur permettront de choisir une profession. Il demande instamment au
Ministre de l’Éducation nationale de ne pas cautionner la destruction du lycée républicain et, en
conséquence, de suspendre cette réforme.
LE RECRUTEMENT DES FUTURS PROFESSEURS
En ce qui concerne les masters
Le Comité de la Société des agrégés de l’Université estime que l’introduction des masters dans le
recrutement des professeurs ne répond pas à des objectifs scientifiques. Les masters d’enseignement, quelle
qu’en soit la part disciplinaire, ne sauraient présenter les mêmes garanties que des masters disciplinaires,
orientés vers la recherche. De plus, les premiers seront différents d’une académie à l’autre, voire d’une
université à l’autre. En outre, « le niveau d’exigence disciplinaire » pour le CAPES est « celui de la
licence », ce qui constitue une baisse de niveau considérable par rapport au recrutement actuel.
Enfin, cette réforme créerait une catégorie abondante de titulaires d’un master d’enseignement, non
reçus aux concours, dans laquelle les Recteurs ou les chefs d’établissement pourraient puiser pour recruter
des contractuels, catégorie qui deviendrait d’autant plus nombreuse que le nombre de postes offerts aux
concours diminue. Ce phénomène pourrait conduire à la régionalisation des concours eux-mêmes et, à terme,
à la disparition des concours de recrutement. Il réduirait l’exercice de l’enseignement à un métier
occasionnel et précaire, et permettrait à l’État de se soustraire à son devoir constitutionnel d’organiser
l’enseignement sur tout le territoire national.
En ce qui concerne l’agrégation
Le Comité se réjouit que « les épreuves et programmes des concours de l’agrégation [soient]
maintenus en l’état » et que l’agrégation « recrute des professeurs qui sont appelés à enseigner en priorité
dans les classes d’examen du lycée, les classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE), les sections de
techniciens supérieurs (STS) et le premier cycle de l’université ».
Il s’interroge cependant sur le sens de l’expression "en priorité", qui ne deviendrait effective qu’à
partir du moment où les agrégés accéderaient réellement par priorité à ces postes.
Considérant, d’autre part, qu’il n’est pas possible de préparer simultanément et efficacement
l’agrégation et un master 2 disciplinaire et de recherche pouvant conduire à des études doctorales, le Comité
demande à nouveau que le master soit requis pour s’inscrire à l’agrégation et qu’en conséquence les
candidats bénéficient d’une année complète de préparation au concours.
Le Comité dénonce vivement l’infléchissement d’une des épreuves orales de l’agrégation « dans le
sens d’une épreuve orale prenant la forme d’un exercice pédagogique proposée pour les nouveaux concours
de recrutement de professeurs », ainsi que l’ajout d’une « épreuve d’entretien avec le jury » censée « vérifier
les connaissances du candidat relatives aux valeurs et aux exigences du service public, au système éducatif
et à ses institutions et de manière plus générale à son aptitude à exercer le métier de professeur ». Il estime
que les épreuves scientifiques des concours, notamment la « leçon d’agrégation », permettent déjà aux jurys
de vérifier les capacités pédagogiques des candidats et que la connaissance du système éducatif ou des
valeurs du service public, si elle est nécessaire à l’exercice de la profession, ne saurait constituer un critère
de sélection au même titre que les connaissances disciplinaires. De plus, ces nouvelles épreuves sont
incompatibles avec une évaluation objective et favorisent le formatage idéologique et l’arbitraire.
En ce qui concerne le CAPES
Le Comité condamne vivement les modifications apportées aux épreuves des concours, qui les
dénaturent totalement.
En effet, la volonté d’uniformiser le nombre des épreuves pour tous les CAPES, en dépit de leurs
spécificités, la réduction du nombre d’épreuves dans plusieurs concours et, parmi ces épreuves, la réduction
des épreuves purement disciplinaires, la limitation de la durée de préparation à quelques mois conduiront
inéluctablement à une diminution des exigences scientifiques et faciliteront la mise en place de la bivalence.
En outre, la volonté d’« assurer la prépondérance des coefficients des épreuves d’admission dont la finalité
sera dorénavant de permettre de choisir les candidats les plus aptes à la fonction d’enseignant […] sur des
critères d’ordre pédagogique et didactique ainsi que de connaissance du futur milieu d’exercice » diminue la
valeur des connaissances disciplinaires qui sont pourtant le fondement essentiel de la compétence
professionnelle. Le Comité demande que l’évaluation des compétences scientifiques ait une part primordiale
dans les épreuves du concours, à l’écrit comme à l’oral, et que le master exigé pour la titularisation, s’il doit
subsister, soit disciplinaire.
Quant à la formation pratique, elle doit se situer après le concours, sous la forme d’un service en
responsabilité réduit, supervisé par des professeurs chevronnés.
Conclusion
Le Comité estime que les ministères concernés, en mettant en oeuvre cette réforme, confondent
abusivement un examen, licence ou master, avec un concours. Il demande que la réforme du recrutement des
professeurs soit suspendue, que soit menée une réflexion sérieuse sur la « mastérisation », ainsi que sur ses
conséquences, et que soit rétablie la fonction première des concours de recrutement, qui est de sélectionner
les plus compétents dans la discipline. À cette fin, il demande le retour, pour le CAPES, à des épreuves
strictement disciplinaires, le maintien, pour l’agrégation, des épreuves orales actuelles et la suppression,
pour tous les concours, de l’épreuve d’entretien avec le jury.
Ecrit par : Jean | 04 décembre 2008
@ Scarlett Martinez :
"Bisous aux derniers humains du blog, Carole, Lisa, Rodger, Toto, Dugong, Magister, Manu, Jean . Tous ceux qui ne s'engoncent dans aucune posture."
@ Christophe Sibille :
Que ce soit Amélie qui décerne ce type de satisfecit, en ne parlant "d'aucune posture", prouve au moins qu'elle a de l'humour! Même si c'est au 235è degré!
Je crois que Scarlett a pu oublier quelques noms dans sa “Destination Bisous” mais surtout, elle a oublié d'accorder à Christophe Sibille le titre d'ENGONCÉ PREMIER DANS L'ORDRE SUPRÊME DU DÉBILE DE CIRCONSTANCE…
En rectifiant son erreur, je n'hésite pas à ajouter une pierre importante au futur monument entièrement dédié à la célébration de la conitude…
Ecrit par : Degré zéro | 04 décembre 2008
Ben alors, les profs de français, pas encore au courant de la réforme de l'orthographe de 1990 qui autorise ici le i sans accent circonflexe !!!
http://www.orthographe-recommandee.info/
http://www.academie-francaise.fr/langue/orthographe.html
Faudrait se mettre à jour depuis bientôt 20 ans ! et cela ne se discute plus puisque c'est paru au JO le 6 décembre 1990 et que cela a été adopté à l'unanimité par l'Académie.
Ecrit par : De passage | 04 décembre 2008
Tout à fait au courant, ce qui n'empêche pas qu'on s'en bat l'oeil comme apparemment les correcteurs d'imprimerie.
Ecrit par : guy morel | 04 décembre 2008
P.S. Le Président de la Société des agrégés Jean-Michel LEOST sera reçu cet après-mid à 15 heures par Xavier DARCOS. Un Communiqué de presse sera publié à l"issue de cette rencontre.
Ecrit par : Jean | 04 décembre 2008
Je voudrais aussi signaler le cas des professeurs étrangers qui intègrent le système français à travers le concours de l'agrégation.
Il s'agit souvent de gens bien préparés et solides dans leur discipline (l'allemand, l'italien, l'espagnol etc) et qui n'obtiennent pas leur titularisation pour " incompatibilité avec le système français" . Leur problème? Ils font cours "à la manière de chez eux" c'est à dire en privilégiant un rapport avec les étudiants établi sur la base de la transmission du savoir. Ce sont souvent des profs - je caricature un peu - qui rappelle un peu le prof du film "le cercle des poètes disparus" (comme le dit Pennac : le film de NOTRE génération ;o) -). Des gens très motivés qui font l'effort de passer des concours sélectifs (l'agrég) pour pouvoir exercer le métier d'enseignant, mais qui sont licenciés parce qu'il ne correspondent pas au "modèle IUFM" et, en définitive, à cause d'une psychologie d'adaptation défaillante (dans le cercle intime des profs étrangers on dit : le "MOULE de chez eux"... )
Il y a aussi une nouvelle pathologie chez ces profs, pathologie qui renvoie à une sorte de complexe du "moule". On les entend dire, en larmes : "je n'arrive pas à rentrer dans le moule"...Quelques malheureux disent : "je n'arrive pas à rentrer dans la moule!"
Ecrit par : Lisa fut Lisette | 04 décembre 2008
Depuis le jour où je suis devenue femme, je n'arrive plus à faire des bisous!
Ecrit par : Lisa fut Lisette | 04 décembre 2008
désolée pour les fautes les gars!
je me suis relue, c'est nul!
Ecrit par : Lisa fut Lisette | 04 décembre 2008
"Charmant...et tellement distingué. Puisque vous évoquez la chose, moi, au moins, je n' écris pas comme un étron."
Que vaut-il mieux :
Ecrire comme un "étron" ou avoir des écrits qui sentent la merde ?
:)
Ecrit par : toto | 04 décembre 2008
" Et de rappeler comment la secrétaire de Nicolas Sarkozy, fonctionnaire de catégorie C (la moins qualifiée), a échoué à un concours interne parce qu'elle ne savait qui avait écrit La Princesse de Clèves, ‘‘un sujet qui divise jusqu'aux spécialistes'', selon André Santini.»
"un sujet qui divise jusqu'aux spécialistes"
"un sujet qui divise jusqu'aux spécialistes"
Mesdames, messieurs,
vous serez donc ravis d'apprendre que Madame de la Fayette n'a peut-être pas écrit "La Princesse de Clèves".
C'est le grand Santini, dixseptièmiste reconnu mondialement, qui l'affirme.
De plus, d'après mes informations, Molière serait retiré des programmes scolaires l'an prochain au motif, toujours selon notre grand philologue d'Issy-les-Moulineaux, que nous ne sommes pas sûrs que c'est Molière qui a écrit lui-même ses pièces, mais bien plutôt Corneille, ou bien encore Marc Lévy pour les pièces de la dernières périodes.
Ecrit par : Fabien | 04 décembre 2008
Robin, en toute amitié, tout le monde sait très bien qu'on ne peut refuser une heure sup ( sauf cas exceptionnel). Mais la 2ème, personne ne peut vous l'imposer. Alors la troisième!Nous avons encore des statuts. Après chacun fait sa soupe en conscience.
Ecrit par : Sanseverina | 03 décembre 2008
La troisième heures ne correspond pas à une heure de cours effectif devant élèves, mais au fait que j'assure un service sur deux établissements situés sur deux communes non limitrophes, c'est une sorte de prime.
Si ma situation est représentative, ce que je crois, on voit bien se dessiner le système vers lequel nous allons : de moins en moins de postes de titulaires et des gens pour les remplacer à moindre coût, non remplacement des titulaires (ou bien au compte-gouttes, je serais intéressé de connaître le nombre de postes de titulaires proposés dans les années qui viennent)...Augmentation de la durée de service et de présence dans les établissements : on m'a déjà demandé de faire du soutien individuel payé en HSE. Je vais peut-être accepter pour une élève très "méritante" qui a des difficultés ; pas pour l'argent.
A partir du moment où l'on supprime des postes et où l'on maintient les missions (l'orientation et le conseil par exemple), il est inévitable que l'on fasse peser une charge de travail, de présence, de transports plus grande sur les épaules de ceux qui restent, incitations salariales à l'appui.
Si l'on continue dans cette logique, je pense qu'il faudrait faire des "classes de niveau" en collège avec des services partagés entre les titulaires et les TZR ou les "conseillers pédagogiques" qui se partageraient la classe en deux pour faire du travail sur mesure avec les "rapides", les "moyens" et les "lents" (je reprends la terminologie pudique de Legrand).
Ca fairait baisser la pression, surtout dans les classes à 28 ! Il ne faut pas séparer les moyens des rapides, mais il faut du "sur mesure" pour a) les élèves en difficulté b) les élèves qui ont des problèmes de comportement (ce ne sont pas forcément les mêmes).
Ecrit par : robin | 04 décembre 2008
vous serez donc ravis d'apprendre que Madame de la Fayette n'a peut-être pas écrit "La Princesse de Clèves".
C'est le grand Santini, dixseptièmiste reconnu mondialement, qui l'affirme.
"Les pièces de Shakespeare ont été écrites par un inconnu qui s'appelait Shakespeare." (Oscar Wilde ?)
Ecrit par : robin | 04 décembre 2008
@ Lisa fut Lisette
Depuis le jour où je suis devenue femme, je n'arrive plus à faire des bisous!
Normal (presque), quand on s'identifie à un sage et vieux crouton et à condition d'imaginer des bisous pas trop baveux, c'est facile de se distribuer. Quand on retrouve ses habits de gazelle soumise aux dures lois de la savane, c'est l'esquive qui est la règle et on ne bave qu'à bon escient.
Ecrit par : Roger Felts | 04 décembre 2008
on m'a déjà demandé de faire du soutien individuel payé en HSE. Je vais peut-être accepter pour une élève très "méritante" qui a des difficultés ; pas pour l'argent.
Ecrit par : robin | 04 décembre 2008
N'hésitez pas....
Cela fera une telle différence pour cette gamine...
Ecrit par : Maminou | 04 décembre 2008
"Une "formation professionnelle " utile devrait apprendre aux jeunes professeurs qu'ils doivent être très directifs, imposer dès le début dans leurs classes un certain nombre de règles très strictes ( bavardage interdit, devoirs et leçons obligatoires, etc.), ne rien laisser passer, qu'ils sont là pour transmettre des connaissances et non pour animer des groupes de jeunes"
Ecrit par : Jean | 04 décembre 2008
--Mais je suis parfaitement d'accord! Et ils ont même, (PE et PLC), une formation qui leur fait prendre conscience de ces impératifs, et même, figurez-vous, qui les aide à adopter les attitudes correspondantes, même s'ils ne sont pas rugbymen et ne mesurent pas un mètre quatre vingt quize. Bon, ce ne sont que six heures, mais c'est un bon début.
"Et puis, vous savez très bien aussi, Christophe, que la capacité d'un professeur à imposer la discipline dans sa classe dépend de l'attitude du principal, qui a la responsabilité de l'ordre et de la discipline dans son collège. On ne peut pas résoudre les problèmes graves de discipline si on n'a pas le soutien du principal, et cela quel que soit l'âge du professeur.
Quand vos punitions n'ont pas d'effet, quand les retenues sont inefficaces ou pas faites, qu'est-ce qu'il vous reste, sinon d'être relayé par le chef d'établissement. S'il celui-ci, par idéologie, par démagogie, ou par crainte des parents ou de ses supérieurs (pour son avancement) est aux abonnés absents, vous allez en baver jusqu'à n'en plus pouvoir."
Ecrit par : Jean | 04 décembre 2008
Là, je suis plus que d'accord, et j'ai écrit ici-même un bon paquet de messages allant dans ce sens, si vous avez bonne mémoire.
Ecrit par : Christophe Sibille | 04 décembre 2008
"Je crois que Scarlett a pu oublier quelques noms dans sa “Destination Bisous” mais surtout, elle a oublié d'accorder à Christophe Sibille le titre d'ENGONCÉ PREMIER DANS L'ORDRE SUPRÊME DU DÉBILE DE CIRCONSTANCE…
En rectifiant son erreur, je n'hésite pas à ajouter une pierre importante au futur monument entièrement dédié à la célébration de la conitude…"
Ecrit par : Degré zéro | 04 décembre 2008
La classe. Alors, Papawilhelm, on perd aussi son sang-froid? :-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 04 décembre 2008
Fabien, c'était très dreôle...
Jean, je vais finir par la joindre, la Société des Agrégés.
Milady, bonne fête...
JPB
Ecrit par : brighelli | 04 décembre 2008
"Charmant...et tellement distingué. Puisque vous évoquez la chose, moi, au moins, je n' écris pas comme un étron."
Que vaut-il mieux :
Ecrire comme un "étron" ou avoir des écrits qui sentent la merde ?
:)
Ecrit par : toto | 04 décembre 2008
Toto, au moins sur ce point, vous êtes cohérent! Vos écrits ressemblent à ce qu'ils sentent!!! :-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 04 décembre 2008
La classe. Alors, Papawilhelm, on perd aussi son sang-froid? :-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 04 décembre 2008
HIC EST SIBILLIS!
Ce dérisoire personnage nommé Sibille, dans son inférence implacable, a décidé que ce texte a été écrit par papawilhelm (qui repose en paix depuis quelques jours déjà).
Très bien. Je le laisse dans ses convictions car, de par mon expérience, je sais désormais que ses pensées ne sont que des embryons constamment avortés. Le temps et le silence des internautes feront mon affaire.
Ecrit par : Lisa fut Lisette | 04 décembre 2008
"Vos écrits ressemblent à ce qu'ils sentent!!! :-)"
Mes écrits, effectivement sentent bon la campagne, les tiens ne sentent rin !
Je te l'avions d'jà dit, tu es vide.
:o)
Ecrit par : toto | 04 décembre 2008
Vous êtes au courant de ça: http://classesvides-5dec.over-blog.fr/ ???
Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 04 décembre 2008
Là, je suis plus que d'accord, et j'ai écrit ici-même un bon paquet de messages allant dans ce sens, si vous avez bonne mémoire.
Ecrit par : Christophe Sibille | 04 décembre 2008
Je n'ai pas bonne mémoire, mais en revanche j'ai une très bonne imagination... et je vois (je vous le jure!) tous ces petits paquets de messages qui marchent sur leurs deux pattes vers un avenir lumineux.
Ecrit par : Lisa fut Lisette | 04 décembre 2008
"et j'ai écrit ici-même un bon paquet de messages allant dans ce sens"
Et le shadok pompait pompait pompait .....
:o)
Ecrit par : toto | 04 décembre 2008
Pour vous, Robin, si vous pouvez ce jour-là :
La bourse Goncourt de la poésie 2008 est attribuée à Claude Vigée pour l’ensemble de son œuvre.
Autour de Claude Vigée, plusieurs rencontres auront lieu en cette fin d'année, dont, au Cercle Bernard Lazare :
"Hommage à Claude Vigée".
Rendez-vous le 18 décembre à 20h30
10 rue St-Claude, 75003 Paris
Ecrit par : Jérémy | 04 décembre 2008
J'ai l'ai entendu lors d'une conférence sur "le Buisson ardent" où il a confronté le texte biblique en hébreu (Livre de l'Exode) et la traduction latine de Saint Jérôme.
Il a expliqué que le nom que le "Saint béni soit-il" donnait à Moïse ("Et s'ils me demandent quel est Ton Nom, que leur répondrais-je ? ") était "éreiyé esher éreiyé", qui signifie quelque chose comme "Je serai librement avec vous ce que je serai" et non pas "Mon Nom est Je Suis" ou "Je Suis celui qui est" ou "Je Suis". La traduction de saint Jérôme renvoie à une onto-théologie de la "substance" (l'upokaimenon de la philosophie grecque), le texte de la Thora à une anthropo-théologie de l'Histoire comme "Alliance" entre le Dieu transcendant et l'Homme.
De même, le mot "Dieu" ne peut guère rendre compte du"Dieu" de la Bible ("Dieu" vient de Zeus, le Père des dieux du Panthéon greco-romain)
Ecrit par : Robin | 04 décembre 2008
Désolé si je vous ai blessé sans le faire exprès Roger Felts. J'ai trop suivi les "idées" dont vous débattiez avec dobolino et yann et je n'ai pas assez pensé aux personnes qui les "incarnaient". C'est un de mes défauts ; il faut toute une vie pour s'en corriger.
Ecrit par : Robin | 04 décembre 2008
une petite vidéo, hommage à Levis-Straussss
://fr.youtube.com/watch?v=yJw2lD0ONdk
Ecrit par : Lisa fut Lisette | 04 décembre 2008
Pendant qu'ici, en toute humanitude de bien-pensants, le petit doigt en l'air, on affirme qu'on préfère les chiens à certains humains,
Pendant que le courageux corps enseignant s'indigne, prêt à prendre les armes, que des gendarmes aillent chercher la drogue dans les établissements scolaires ( normal, puisque c'est là qu'elle se trouve, mais on fait semblant de ne rien voir ),
On apprend qu'un jeune garçon a été battu par une bande de "copains"de classe . Mais comme le dit la télé, c'est juste un jeu qui a mal tourné (traumatisme cranien) et donc pas besoin de crier au scandale, ni de demander des explications essentielles qui conduiraient peut-être à parler de racisme anti-blancs ou de remettre en question l'école
Un élève de mon lycée s'est fait massacré, mâchoire cassée, à la sortie (toujours à 10 contre 1 )parce qu'il a voulu défendre une fille importunée par les susdits, dont, bien sûr, il convient d' ignorer les patronymes. Pas un mot, rien dans la salle des profs.
La déshumanisation, c'est ce silence, cette volonté délibérée de refuser la réalité et de ne s'intéresser qu'à ce qui est loin, hors de portée, à des combats anodins et sans risques, alors que c'est l'horrible réel, ici, qui devrait crever les yeux .
C'est ça le monde des medias-bobos. Le crime porte le masque commode du jeu ! Il y a quelques temps, on disait "incivilités". La novlangue progresse.
Déshumanisation ou degénérescence, c'est pareil.
Ecrit par : Scarlett Martinez | 04 décembre 2008
à nouveau:
http://fr.youtube.com/watch?v=yJw2lD0ONdk
Ecrit par : Lisa fut Lisette | 04 décembre 2008
La déshumanisation, c'est ce silence, cette volonté délibérée de refuser la réalité et de ne s'intéresser qu'à ce qui est loin, hors de portée, à des combats anodins et sans risques, alors que c'est l'horrible réel, ici, qui devrait crever les yeux .
C'est ça le monde des medias-bobos. Le crime porte le masque commode du jeu ! Il y a quelques temps, on disait "incivilités". La novlangue progresse.
Déshumanisation ou degénérescence, c'est pareil.
Ecrit par : Scarlett Martinez | 04 décembre 2008
"Aux rebellocrates, qui constituent en somme, et dans tous les domaines, l'élite dirigente de nouveaux temps, correspond une troupe maintenant bien équipée de rebellographes, programmés pour exciter à intervalles réguliers des querelles truquées notoirement indispensables à fin que tout semble donner l'impression de continuer encore. Ces âpres polémiques pour théâtre de Guignols n'ont d'autre but que de masquer par l'emploi de notions devenues dérisoires et d'enjeux préventivement reglés (...) le seul vrai désaccord radical qui pourrait encore se produire sur cette terre (...) Ils ne remettent en cause que ce qu'on leur a dit de remettre en cause. Ils ne désignent comme coupable que ce qui est unanimement condamné. Et, d'une façon générale, ils ne montrent que ce qu'on leur a donné l'ordre de montrer"
P. Muray
Ecrit par : Lisa fut Lisette | 04 décembre 2008
Dégénérescence de la profitude ?????
SMACH, SMACH Amélie y Lisa.
Ecrit par : carole | 04 décembre 2008
Entre le shadok qui pompe et les paquets de message qui avec leurs tit' pattes marchent vers un avenir lumineux, Christophe Sibille ne va plus savoir où donner de la tête… À mon avis, il devrait faire comme s'il n'en avait pas. De toute manière, c'est exactement pareil…
Ecrit par : Degré moins dix. | 04 décembre 2008
En ce moment, la réaction a l'air plutôt féminine. Cela voudrait-il dire que l'“action” est plutôt… réactionnaire ?
Ecrit par : Degré moins vingt | 04 décembre 2008
On apprend qu'un jeune garçon a été battu par une bande de "copains"de classe . Mais comme le dit la télé, c'est juste un jeu qui a mal tourné (traumatisme cranien) et donc pas besoin de crier au scandale, ni de demander des explications essentielles qui conduiraient peut-être à parler de racisme anti-blancs ou de remettre en question l'école
Ecrit par : Scarlett Martinez | 04 décembre 2008
Vous noterez que la première personne à en avoir ici parlé, avant-hier soir, était l'inhumaine Dobolino !
"C'était son regard d'inhumaine, la cicatrice à son cou nu ... "
Ecrit par : dobolino | 04 décembre 2008
Allez Dobolino, personne ne pense ici que vous êtes inhumaine.
On s'est juste un peu bagarré sur une phrase "un peu" blessante et qui était - elle - inhumaine dans la mesure où nous ne pouvons pas connaître la force intime de la personne que nous blessons (là intervient l'humain pour nous arrêter). Surtout sur un certian sujet. Entre mes "paquets qui marchent" et ce que vous avez dit, il y a un certain fossé.
Pour reprendre le discours d'Amélie sur le silence et la réalité, sur la distance entre "débat" et réel...
Depuis quelques années, entre midi et 13heures, du bahut situé en bas de chez moi sort une étrange humanité, mais personne n'a le droit d'évoquer l'existence de plus en plus concrète de ce "novhomme". Ce sont des garçons et des filles qui semblent être en parfaite santé physique , mais j'en dirais pas autant pour le mental. Ce sont des "lycéens" qui lancent des cris informes dès qu'ils sortent du lycée. Ils simulent des viols dans la rue,ils se bagarrent violemment entre eux et s'en prennent aux passants... C'est quand ils s'en prennent aux passants (gratuitement) que ces deux univers parallèles semblent se rencontrer pendant quelques instants : le monde en carton-plâtre qui les entoure devient tout à coup sensible à cette existence.Le tapage dure une heure, plus ou moins.
Pourquoi personne n'évoque ces scènes que, personnellement, je vis au quotidien? Pourquoi on continue de faire comme si de rien n'était? Car je ne parle pas d' un ou deux cas isolés. Mais de la totalité des enfants qui sortent de ces portes! (les profs je ne sais pas où ils sont, peut-être il y en a même plus)
Ces enfants, bien habillés, en bonne santé, n'ont plus de cervelle, n'ont plus d'âme...Ce sont des bouches, des corps prêts à consommer et se faire habiller, et que l'on gare dans les lycées pendant quelques années parce qu'il faut bien les mettre quelque part.
Autrefois on faisait de la chair à canon, aujourd'hui c'est plutôt de la chair à consommation que l'on produit. Et ça fait mal quand on est une mère. Mais...ccchut, silence...Parlons tout bas, ou l' on gâcherait la fête de nos belles Pluto-démocraties (je réactualise le vocable tombé en désuétude)...et nos petites opinions nous préparent un avenir magnifique (les chiens humanisés par exemple!? ;o))...Dommage qu'il y ait " novhomme" au coin de la rue.
Ecrit par : Lisa fut Lisette | 04 décembre 2008
Sanseverina, en toute amitié ;-), j'ai le même statut que vous, et pourtant je ne pouvais LÉGALEMENT refuser les quatre heures supplémentaires par semaine nécessaires pour compléter mon service jusqu'à hauteur de celui du professeur certifié que je remplace (qui avait accepté une heure sup).
Comme quoi la fonction de TZR constitue un déni de statut caractérisé.
Il faut donc la supprimer.
Ecrit par : TotoWeininger | 03 décembre 2008
Quand on est TZR, c'est exact, impossible de refuser si l'on est sur un poste de certifié. Mais j'ai cru comprendre que ce n'est pas le cas de Robin. Et si je me suis trompée, alors effectivement il ne pouvait rien. S'il était sur poste fixe, il pouvait refuser au-delà de la première heure et sans aller au TA.
Oui, nous faisons notre boulot à la sda. Et plus nous serons nombreux...
Ecrit par : Sanseverina | 04 décembre 2008
@Lisa fut Lisette
Vous écrivez :
"Depuis quelques années, entre midi et 13heures, du bahut situé en bas de chez moi sort une étrange humanité, mais personne n'a le droit d'évoquer l'existence de plus en plus concrète de ce "novhomme". Ce sont des garçons et des filles qui semblent être en parfaite santé physique , mais j'en dirais pas autant pour le mental. Ce sont des "lycéens" qui lancent des cris informes dès qu'ils sortent du lycée. Ils simulent des viols dans la rue,ils se bagarrent violemment entre eux et s'en prennent aux passants... C'est quand ils s'en prennent aux passants (gratuitement) que ces deux univers parallèles semblent se rencontrer pendant quelques instants : le monde en carton-plâtre qui les entoure devient tout à coup sensible à cette existence.Le tapage dure une heure, plus ou moins.
Pourquoi personne n'évoque ces scènes que, personnellement, je vis au quotidien? Pourquoi on continue de faire comme si de rien n'était? Car je ne parle pas d' un ou deux cas isolés. Mais de la totalité des enfants qui sortent de ces portes! (les profs je ne sais pas où ils sont, peut-être il y en a même plus)
Ces enfants, bien habillés, en bonne santé, n'ont plus de cervelle, n'ont plus d'âme...Ce sont des bouches, des corps prêts à consommer et se faire habiller, et que l'on gare dans les lycées pendant quelques années parce qu'il faut bien les mettre quelque part. "
Je salue votre lucidité.
Cela fait un bon moment que je m'interroge moi aussi sur les capacités d'aveuglement des adultes en général, des profs en particulier devant la jeunesse que nous avons réussi à produire en quelques décennies.
Quand je parlais, à propos du bac, de "paravent du désastre", c'était de ce désastre que je voulais parler, et de l'hypocrisie bien plus grande que d'accorder le bac à des ignorants qui consiste à ne pas voir, à ne pas dire une sauvagerie juvénile en voie de devenir la norme.
GM
Ecrit par : guy morel | 04 décembre 2008
Désolé Dobolino, mais aussi Lisa, l'ihumanité ne s'inscrit pas dans la permanence, mais plus souvent dans des moments d'exception… Ce qui est inhumain, c'est d'être capable À LA FOIS de s'apitoyer sur un petit chat, une petite autiste, ou un jeune lycéen et de balancer las abominations que vous avez été capable de formuler à mon égard tout en m'envoyant en parallèle sur mon mail personnel des photos de vaches tarentaises prise par votre fille, en n'oubliant pas de glisser "de ne pas trop fantasmer sur les mamelles"
Entre Dobolino et les d'jeunes qui sortent du bahut, il y a sûrement une différence de génération. Faudra regarder à deux fois avant de déceler une différence “d'humanité”.
Ecrit par : Roger Felts | 04 décembre 2008
La déshumanisation, c'est ce silence, cette volonté délibérée de refuser la réalité et de ne s'intéresser qu'à ce qui est loin, hors de portée, à des combats anodins et sans risques, alors que c'est l'horrible réel, ici, qui devrait crever les yeux .
C'est ça le monde des medias-bobos. Le crime porte le masque commode du jeu ! Il y a quelques temps, on disait "incivilités". La novlangue progresse.
Déshumanisation ou degénérescence, c'est pareil.
Ecrit par : Scarlett Martinez | 04 décembre 2008
J'approuve totalement. Les conseils de classe sont pleins de ces bobos-là: du vasouillage psychologisant et quand vous soulevez un problème concret à propos d'un élève, problème qu'on pourrait résoudre avec un peu moins d'hypocrisie, tout le monde vous regarde comme si vous étiez en train de vous déshabiller en public. Et ils sont toujours sauvés par le temps ceux-qui-sont contre-toutes-les-injustices-mais-qui-doivent-vite-rentrer-chez-eux-parce-qu'ils-ont-tellement-de-choses-à-faire-et-qui-trouvent-que-vous-avez-raison-mais-qu'on-ne-peut-rien-faire-et-que-ça-a-toujours-été-comme-ça.
Ecrit par : Sanseverina | 04 décembre 2008
On s'est juste un peu bagarré sur une phrase "un peu" blessante et qui était - elle - inhumaine dans la mesure où nous ne pouvons pas connaître la force intime de la personne que nous blessons (là intervient l'humain pour nous arrêter).
Ecrit par : Lisa fut Lisette | 04 décembre 2008
Phrase résolument et volontairement blessante, à des fins stratégiques humanistes.
Ecrit par : dobolino | 04 décembre 2008
" L'hypocrisie qui consiste à ne pas voir, à ne pas dire, une sauvagerie juvénile en passe de devenir la norme" (Guy Morel)
C'est exactement ce que je ressens, et cela me terrifie.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 04 décembre 2008
@Roger Felts
Cher Roger Felts,
Deux mots, puisque j'ai un peu de temps, pour m'immiscer dans une querelle où je n'ai pas part, encore que j'aie tenté d'y faire passer un ange jammesien.
Les voici : à supposer même que vous ayez raison dans cette dispute vous allez finir assurément par avoir tort à force de la prolonger.
Cordialement.
Ecrit par : guy morel | 04 décembre 2008
Phrase résolument et volontairement blessante, à des fins stratégiques humanistes.
Ecrit par : dobolino | 04 décembre 2008
Cette fois-ci, je n'ai pas compris.Vous parlez de ma phraseà moi ou de VOTRE célèbre et GRATUITE sortie de l'autre jour?
Ecrit par : Lisa fut Lisette | 04 décembre 2008
Les voici : à supposer même que vous ayez raison dans cette dispute vous allez finir assurément par avoir tort à force de la prolonger.
Cordialement.
Ecrit par : guy morel | 04 décembre 2008
Je ne veux pas non plus prolonger le débat. Mais Monsieur Morel, dire "à supposer même que vous ayez raison" n'est pas la phrase exacte à prononcer dans ce cas.
Il faut être sincère et courageux et dire ce qu'on a vu.
Il y a bien eu une attaque gratuite, injustifiée et abjecte de la part de quelqu'un. C'est cette petite nuance ("à supposer") que l'on introduit dans la vérité qui risque de provoquer des réactions. Surtout que vous n'êtes pas le seul à y avoir recours. Non, quand on a vu on a pas le droit de changer les données pour apaiser le débat. Le débat n'est ainsi que retardé et ...alimenté davantage.
C'est mon petit " éloge de la discorde". Ce n'est pas en chageant la réalité -même d'un tout petit peu-que vous éliminerez le problème.
Cordialement,
Ecrit par : Lisa fut Lisette | 04 décembre 2008
"Je n'ai pas bonne mémoire, mais en revanche j'ai une très bonne imagination... et je vois (je vous le jure!) tous ces petits paquets de messages qui marchent sur leurs deux pattes vers un avenir lumineux."
Ecrit par : Lisa fut Lisette | 04 décembre 2008
Je vois que c'est Toto qui vous fournit aussi! :-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 04 décembre 2008
"Mes écrits, effectivement sentent bon la campagne, les tiens ne sentent rin !
Je te l'avions d'jà dit, tu es vide.
:o)"
Ecrit par : toto | 04 décembre 2008
Si c'est vous qui le dites, cela ne peut effectivement qu'être la vérité. Avec, en plus, le soutien de Lisette, je comprends que vous vous sentiez fort. :-)))))
Ecrit par : Christophe Sibille | 04 décembre 2008
Phrase résolument et volontairement blessante, à des fins stratégiques humanistes.
Ecrit par : dobolino | 04 décembre 2008
Cette fois-ci, je n'ai pas compris.Vous parlez de ma phraseà moi ou de VOTRE célèbre et GRATUITE sortie de l'autre jour?
Ecrit par : Lisa fut Lisette | 04 décembre 2008
De ma phrase. En plus, ce n'était pas gratuit car ça m'a grandement soulagée.
Ecrit par : dobolino | 04 décembre 2008
"Il y a bien eu une attaque gratuite, injustifiée et abjecte de la part de quelqu'un."
Ecrit par : Lisa fut Lisette | 04 décembre 2008
Ah oui? La paille et la poutre, ça vous dit quelque chose?
Ecrit par : Christophe Sibille | 04 décembre 2008
Je vois que c'est Toto qui vous fournit aussi! :-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 04 décembre 2008
:o))))))
Ecrit par : Lisa fut Lisette | 04 décembre 2008
"Cette fois-ci, je n'ai pas compris.Vous parlez de ma phraseà moi ou de VOTRE célèbre et GRATUITE sortie de l'autre jour?
Ecrit par : Lisa fut Lisette | 04 décembre 2008
De ma phrase. En plus, ce n'était pas gratuit car ça m'a grandement soulagée."
Ecrit par : dobolino | 04 décembre 2008
Incroyable! Non seulement, Lisette est grossier en accusant les autres de l'être mais, en plus, il ne comprend rien! :-)))
Ecrit par : Christophe Sibille | 04 décembre 2008
Désolé Dobolino, mais aussi Lisa, l'ihumanité ne s'inscrit pas dans la permanence, mais plus souvent dans des moments d'exception… Ce qui est inhumain, c'est d'être capable À LA FOIS de s'apitoyer sur un petit chat, une petite autiste, ou un jeune lycéen et de balancer las abominations que vous avez été capable de formuler à mon égard tout en m'envoyant en parallèle sur mon mail personnel des photos de vaches tarentaises prise par votre fille, en n'oubliant pas de glisser "de ne pas trop fantasmer sur les mamelles"
Entre Dobolino et les d'jeunes qui sortent du bahut, il y a sûrement une différence de génération. Faudra regarder à deux fois avant de déceler une différence “d'humanité”.
Ecrit par : Roger Felts | 04 décembre 2008
L'essentiel pour moi est que ça vous mette en colère.
Quant à savoir si la jeunesse actuelle est plus ou moins humaniste qu'une autre, je ne me prononcerai pas.
Ecrit par : dobolino | 04 décembre 2008
"Si c'est vous qui le dites, cela ne peut effectivement qu'être la vérité. Avec, en plus, le soutien de Lisette, je comprends que vous vous sentiez fort. :-)))))
Ecrit par : Christophe Sibille | 04 décembre 2008 "
On a les soutient qu'on pneu, toi c'est manu, moi c'est Lisette.
Moi po être momosexuel...
Amusez-vous bien tous les deux.
:o)
Ecrit par : toto | 04 décembre 2008
"Il y a bien eu une attaque gratuite, injustifiée et abjecte de la part de quelqu'un."
Ecrit par : Lisa fut Lisette | 04 décembre 2008
Ah oui? La paille et la poutre, ça vous dit quelque chose?
Ecrit par : Christophe Sibille | 04 décembre 2008
Sibille, restez dans la rigolade (votre blague sur toto qui me refournit était drôle)parce que lorsque vous essayez autre chose cela vous réussit très mal.
Dans le texte que Felts avait prouit l'autre jour, il n'y avait rien qui meritait la "sortie" très grave et gratuite de dobolino( peu m'importe si "ça l'a soulagée", l'humain est autre chose qu'un soulagement).
Cela dit, il est important de savoir lire un texte sans y mettre son propre "sens" . Je sais que de nos jours c'est de plus en plus difficile...Mais on peut essayer.
Pour moi le débat est clos, sauf provocation de votre part.
Ecrit par : Lisa fut Lisette | 04 décembre 2008
Felts, vous avez un caractère déplorable, vous êtes d'une méchanceté peu commune, vous n'êtes préoccupé que de vous-même et tenez régulièrement des propos haineux, arrogants ou méprisants à l'égard d'autrui. Je me plais à penser que votre état de santé et les thérapies drastiques auxquelles vous êtes soumis ne sont pas pas étrangers à ce comportement anti-social et dépourvu d'humanisme.
Je refuse de m'apitoyer sur votre sort car je vous envisage dans l'hypothèse de la rémission et de la guérison, d'un retour à la courtoisie dont vous faites certainement preuve quand vous êtes en bonne santé.
Le temps que vous passerez à être hargneux avec moi sera déjà épargné à vos proches.
Je refuse de vous traiter en malade en fin de vie et j'espère ne pas avoir tort.
Comme je ne peux par ailleurs m'empêcher de nourrir pour vous un certain attachement affectueux, bien que vous soyez actuellement une bourrée d'épines, je vous envoie des photos de vaches ainsi qu'à JPB d'ailleurs.
Si vous voulez, je peux aussi vous mailer les photos du cadavre de loup qui s'est fait renverser par une voiture dans la nuit de lundi à mardi à Saint Marcel les Valence. C'est un scoop car il ne sera dans les journaux que demain et pas avec d'aussi belles photos.
Qui veut des photos de loup ?
Pour l'instant je ne les ai envoyé qu'aux Drômois.
Ecrit par : dobolino | 04 décembre 2008
Incroyable! Non seulement, Lisette est grossier en accusant les autres de l'être mais, en plus, il ne comprend rien! :-)))
Ecrit par : Christophe Sibille | 04 décembre 2008
Je n'ai été grossiERE qu'une seule fois, lorsque je vous ai traité de CON car vous l'aviez bien cherché.
J'ai l'habitude, depuis toute petite, de demander des reinseignements lorsque je n'ai pas compris quelque chose. Car j'ai peur de partir sur une fausse piste, comme dans ce cas. Oui, je n'ai pas peur de dire : "je n'ai pas compris!".
Si dobolino, ou vous, ou l'ineffable Yann l'aviez fait l'autre soir à propos du texte de Felts, nous nous en serions pas là maintenant.
Mais l'orgueil est bien plus important. L'apparence! Faire semblant d'avoir compris, de peur qu'un Sibille vous traite d'idiot... Voilà ce qui vous paralyse dans la vie : la peur que tout le monde soit comme vous!
Et bien, moi j'espère toujours que vous soyez un peu comme moi... Mais votre petite blague ("ouh jamais de la vie!") se pointe déjà sur vos lèvres!
Ecrit par : Lisa fut Lisette | 04 décembre 2008
Sans rapport avec ce qui précède, mais vaut vraiment le tour, ce post sur le blog de Pierre Assouline en date du 02 décembre 2008 : http://passouline.blog.lemonde.fr/2008/12/02/dehors-la-culture-generale/
Dehors, la culture générale !
Finalement, nous y voilà. Que ceux qui nous reprochaient d’accorder trop d’importance à la sarkozienne détestation pour la Princesse de Clèves le reconnaissent : il y avait bien une intention cachée sous la robe de Mme de La Fayette. Ça mis le temps mais c’est là et ça éclate même en lettres de néon dans Le Figaro de ce matin par la voix d’André Santini, secrétaire d’Etat à la Fonction publique : la culture générale va être chassée des concours administratifs. Dès l’année à venir, les épreuves seront mieux adaptées aux compétences requises par les candidats. Se basant sur le rapport de deux inspecteurs, l’accès aux concours va donc être réformé. Il s’y dit notamment que cette réforme doit permettre aux classes populaires et notamment aux enfants d’immigrés, d’être en mesure de postuler. Au nom de la diversité et de l’égalité des chances.
“Nous avons atteint les limites d’un élitisme stérile”. Le message d’André Santini est clair : moins de connaissances, plus de compétences. Il a également révélé un scoop : outre le traumatisme personnel de l’élève Sarkozy avec la Clèves, la secrétaire du président de la République, fonctionnaire de catégorie C (la moins qualifiée) a raté un concours interne parce qu’elle ignorait qui était la princesse… “Discrimination invisible !”s’enflamme M. Santini. Lui parle-t-on d’une baisse de niveau redoutée, il répond “Efficacité!”. Lui est-il jamais venu à l’idée que l’on pouvait aussi, éventuellement, tirer les gens vers le haut, puisque vers le bas la télévision s’en charge déjà ? Consternant.
Répétons-le une fois de plus : ceux qui soutiennent la culture générale dans ce type de concours ne le font dans l’idée de coller un futur pompier sur la bataille de Lépante ou une future iconographe de la Mairie de Paris sur une question de droit public. Il ne s’agit pas de refaire “Questions pour un champion” mais de posséder un niveau de langue minimum appuyé sur des connaissances. Le but n’est pas de coller le candidat sur les véritables intentions du duc de Nemours telles qu’elles apparaissent à travers sa déconstruction lexicale, mais de faire lire La Princesse de Clèves pour enrichir notre langue à tous dans les rapports quotidiens entre administrés. Il est d’autant plus curieux d’avoir à rappeler tout ceci que, ceux qui jettent la culture générale aux orties reconnaissent eux-mêmes que les candidats à des postes de secrétaires administratifs ou d’agent d’accueil du Sénat sont surdiplômés en raison de la crise de l’emploi !
Est-il normal que tant de gens (chauffeurs de taxi, gardiens de la paix, fonctionnaires de la Ratp etc) soient handicapés lorsqu’ils cherchent une rue sur un plan parce ce qu’ils n’ont aucune idée de la manière dont s’écrit un nom historique pour n’en avoir jamais entendu parler ? Récemment encore, j’ai porté plainte au commissariat pour vol. La jeune policière qui a pris ma déposition, avec une certaine difficulté, m’a tendu ma déposition à signer ; je l’ai lue et j’ai refusé tant c’était de la bouillie à tous égards. Je lui ai proposé gentiment de la réécrire, ce qu’elle a accepté avec enthousiasme. On en est là. Et c’est le moment qu’on choisit pour abaisser un peu plus le niveau au motif démagogique de la prétendue “égalité des chances” ? Comme si c’est là que ça se passe et non bien en amont, à l’école et à la maison !
On croit savoir que le service de découpage de l’Elysée, de concert avec son service de traduction, devrait bientôt déposer sur le bureau du président de la République un texte de nature à bouleverser sa stratégie en matière de politique sociale (mais ça, contrairement à la réforme annoncée, hélas, c’est du troisième degré, attention…). Cet article du New York Times lui avait en effet échappé car, s’il est de notoriété publique que le chef de l’Etat épluche systématiquement ce qui s’y publie à la rubrique littéraire, il fait l’impasse sur sa rubrique « Santé » dans lequel il est paru récemment. Il fait état de la nécessité pour un certain nombre de métiers, notamment les médecins, d’inclure la littérature dans leurs études. Un rapport montre en effet que l’exposition d’internes normalement constitués au rayonnement de grands textes de prose peut à terme modifier leur analyse clinique ; il préconise de leur faire écrire des nouvelles, de brefs essais et de la poésie. Les théoriciens de cette pratique l’appellent narrative medicine. Anton Tchekhov poussa si loin cette logique qu’il abandonna la médecine pour la littérature.
Sans aller jusqu’à cette extrémité, ils estiment que le training littéraire des étudiants en médecine, tels qu’ils ont pu l’analyser ces quinze dernières années dans différentes facultés, développe par la suite l’instinct compassionnel des médecins ; leur savoir-faire y gagne en empathie, notamment pendant les opérations chirurgicales ; ils sont plus enclins à partager, et donc à comprendre, le point de vue et les angoisses de leur patient. Ils se mettent plus naturellement à la place de l’Autre. La lecture d’œuvres de Tolstoï et de Virginia Woolf en particulier, et les discussions de groupe autour des enseignements à tirer de leurs œuvres, sont particulièrement profitables, notamment durant l’internat. Tant et si bien que le Saint Barnabas Medical Center de Livingston, dans le New Jersey, a rendu cette pratique obligatoire ; les étudiants en chirurgie de l’université Vanderbilt et les futurs gynécologues qui étudient à Columbia doivent également passer par les classiques de la littérature.
Il s’agit de sauver des vies. Dans l’administration en France, en apprenant à mieux se parler et à mieux se comprendre au quotidien grâce aux quelques diamants que recèle notre culture, il s’agit aussi de sauver la langue française. Ce n’est pas moins noble.
Ecrit par : FGuichard | 04 décembre 2008
Robin, vite ! Claude Vigée dans quelques minutes sur France 2, dans Des mots de minuit ! Réveillez-vous vite !
Ecrit par : Jérémy | 04 décembre 2008
Too late ! Et pourtant, j'aurais dû le savoir : "Restez éveillé, car vous ne savez ni le jour, ni l'heure !" ;-)
Merci quand même Jérémy !
Ecrit par : robin | 04 décembre 2008
Il n'y a pas que des mauvaises nouvelles.
La cour européenne des droits de l'homme vient de débouter les deux jeunes musulmanes qui protestaient parce qu'elles avaient été exclues à force d'obstination à vouloir porter le voile :
http://cmiskp.echr.coe.int/tkp197/view.asp?item=1&portal=hbkm&action=html&highlight=31645/04&sessionid=16779220&skin=hudoc-pr-fr
Un pas en avant pour la laïcité à la française (pour les pas en arrière, on verra ultérieurement…).
Gros dossier dans le Point sur Darcos et les programmes. Marie-Sandrine Sgherri a décidé de faire siennes les thèses du journal — et du ministre.
Je n'en retiendrai qu'une chose, parce qu'elle me paraît malheureusement juste : le ministère compte sur la faible mobilisation des nouveaux profs (qui seront de plus en plus nombreux dans les années à venir, pour cause de papy-boom), qui n'ont pas été formés à réagir…
Quand je passe sur certains forums de "nouveaux titulaires", et que je lis leurs angoisses à l'hypothèse de ne pas marcher dans les clous (Jean, si vous saviez ce qu'ils sont respectueux des "séquences", et au-delà même de ce que l'inspecteur le plus tatillon pourrait exiger), je me demande s'il n'a pas raison. Que disait Caligula (celui de Camus) quand on lui demandait ce qu'il lui restait d'humain ? "Oui — le mépris."
JPB
Ecrit par : brighelli | 04 décembre 2008
Quand je passe sur certains forums de "nouveaux titulaires", et que je lis leurs angoisses à l'hypothèse de ne pas marcher dans les clous (Jean, si vous saviez ce qu'ils sont respectueux des "séquences", et au-delà même de ce que l'inspecteur le plus tatillon pourrait exiger), je me demande s'il n'a pas raison. Que disait Caligula (celui de Camus) quand on lui demandait ce qu'il lui restait d'humain ? "Oui — le mépris."
JPB
Ecrit par : brighelli | 04 décembre 2008
Avez-vous les adresses de ces forums, Jean-Paul?
Cela m'amuserait d'y mettre un peu d'animation!
A propos, le terme "séquence" a disparu du Préambule des nouveaux programmes de français du collège, remplacé par celui de "période", nettement moins connoté. Exit donc l'ancienne "séquence", "liberté pédagogique" (inscrite "dans le marbre de la loi") oblige!
Reste à interroger le Ministère sur le sens exact qu'il donne au mot "période" dans ce contexte!
Ecrit par : Jean | 04 décembre 2008
Il s’agit de sauver des vies. Dans l’administration en France, en apprenant à mieux se parler et à mieux se comprendre au quotidien grâce aux quelques diamants que recèle notre culture, il s’agit aussi de sauver la langue française. Ce n’est pas moins noble.
Ecrit par : FGuichard | 04 décembre 2008
J'approuve à 100 % ce que vous écrivez FGuichard ; malheureusement, il y a une grosse proportion d'imbéciles heureux dans ce pays, dont Monsieur Santini dont la prétention à faire de la politique et à passer à la télévision, ainsi que la haute idée qu'il se fait de lui-même, nous impose de supporter périodiquement le fardeau cumulé de sa laideur et sa stupidité, ce qui est beaucoup demander, il faut bien en convenir, même aux âmes charitables.
Sur une classe de 28, je dois avoir 5 ou 6 êtres humains à peu près normaux, proportion que l'on doit retrouver également au niveau de la nation et de ses représentants.
Il y a des jours où je comprends la misanthropie viscérale de Louis-Ferdinand Céline, l'antisémitisme en moins.
Merde à Santini et vive la princesse de Clèves !
Ecrit par : robin | 04 décembre 2008
Dans le texte que Felts avait prouit l'autre jour,
par : Lisa fut Lisette | 04 décembre 2008
Il y a un "i" en trop, ou c'est un nouveau verbe? ;-)
"Cela dit, il est important de savoir lire un texte sans y mettre son propre "sens" . Je sais que de nos jours c'est de plus en plus difficile...Mais on peut essayer.
Pour moi le débat est clos, sauf provocation de votre part."
Ecrit par : Lisa fut Lisette | 04 décembre 2008
Pas mieux de ma part! Je reprends votre message au mot près!
Ecrit par : Christophe Sibille | 04 décembre 2008
vous êtes juste plus égocentrique qu'une poule. Et psychiatrocentrique sans doute, ...
Ecrit par : yann | 03 décembre 2008
Cela m'a permis d'apprendre que les vétérinaires se posaient non seulement en rivaux de presque toutes les spécialités médicales (en dehors de la psychiatrie), ...
Ecrit par : Roger Felts | 03 décembre 2008
QED.
Ecrit par : yann | 04 décembre 2008
On croit savoir que le service de découpage de l’Elysée,...
Ecrit par : FGuichard | 04 décembre 2008
Y a-t-il aussi un service de coloriage, et un service de collage de gommettes ?
Ecrit par : yann | 04 décembre 2008
Je reviens sur la note initiale.
Pour ceux qui ont du mal à saisir ce que signifie la présence (et les méthodes) policière en Corse.
Un extrait d'un autre article du magazine "Corsica" de décembre, intitulé "Quand la police dérape" :
"[...] Le port de la cagoule est d'ailleurs devenu si "branché" chez certains policiers que, de temps en temps, on en voit certains en porter alors qu'ils sortent en voiture du commissariat pour circuler en ville. Pratique dont on ne sait si elle est révélatrice d'une peur panique de la population locale ou une simple frime destinée à impressionner on ne sait qui."
En bref, si on parle des "cagoulés" insulaires, on aura compris qu'il pourrait s'agir plus des "forces de l'ordre" que des clandestins eux-mêmes"...
Ecrit par : Daniel Arnaud | 04 décembre 2008
Milady, bonne fête...
JPB
Ecrit par : brighelli | 04 décembre 2008
Mon calendrier me dit que c'est le jour de la sainte Barbara.
Serait-ce un restant de catholicisme dont vous n'arrivez pas à vous débarrasser, JPB ?
Ecrit par : Japhet | 04 décembre 2008
Les gardes à vue des enseignants sont également à replacer dans ce contexte.
Cependant, au-delà de la méthode, ne soyons pas naïfs quant au déroulement de cette affaire : le recteur serait-il monté au créneau si son plus proche collaborateur n'avait pas été impliqué? Pour ma part, je n'en crois rien.
Ecrit par : Daniel Arnaud | 04 décembre 2008
C'est ça le monde des medias-bobos. Le crime porte le masque commode du jeu ! Il y a quelques temps, on disait "incivilités". La novlangue progresse.
Déshumanisation ou degénérescence, c'est pareil.
Ecrit par : Scarlett Martinez | 04 décembre 2008
Eh, Amélie, faudrait voir à pas trop dramatiser. Dans mon jeune âge, interne dans un lycée de garçons du Sud-Ouest, les bagarres étaient monnaie courante et plutôt violentes. Affrontements inter-dortoirs à la serviette mouillée et au polochon bien tassé, tirs nourris à la "chiqueuse" avec projectiles en papier durci à la colle (et renforcés d'une punaise au cas où...). Sans compter l'inspection du lundi matin, revue des marrons du week-end reçus dans les bals de village. J'en passe et des pires. D'assez nombreux blessés graves au final et deux morts.
Mes gamins de 20 et 25 ans me regardent avec des yeux ronds, eux qui n'ont pas connu le tiers ou le quart de cette violence là qui faisait rigoler les adultes au nom du "il faut bien que jeunesse se passe".
J'éviterai la description des cuites collectives et autres horreurs masculines comparables aux violences subies par les troufions dans certaines unités.
Bref, je ne ferai pas l'apologie de la violence mais vos propos me semblent un peu décalés. D'ailleurs en dix ans de présence comme prof dans mon ancien bahut, je compte les bagarres sur les doigts des deux mains. Comme le chantait quelqu'un " ça tire plus vraiment".
Ecrit par : victor | 04 décembre 2008
Et puis le recteur peut bien s'offrir une tribune de deux pages, il ne risque pas d'être contredit. Les enseignants qui pourraient lui apporter la contradiction et dénoncer certains "dysfonctionnements", voire un "double discours", en sont empêchés, puisqu'ils s'exposeraient à un "manquement au devoir de réserve" décrété par ce même recteur pour les faire taire.
Constant Sbraggia (l'auteur de l'interview), comme la plupart des journalistes qui interrogent un institutionnel, se rend-il bien compte que cela revient à interviewer un responsable du PC chinois sur l'état des droits de l'homme en Chine? Parole officielle, exclusive et autorisée, comme n'importe quel système totalitaire...
Ecrit par : Daniel Arnaud | 04 décembre 2008
"[...] comme dans n'importe quel système totalitaire..."
Ecrit par : Daniel Arnaud | 04 décembre 2008
Avez-vous les adresses de ces forums, Jean-Paul?
Cela m'amuserait d'y mettre un peu d'animation!
Ecrit par : Jean | 04 décembre 2008
Si j'en crois Catmano qui travaille sur les forums similaires pour jeunes PE, vous allez trouver des gens assoiffés de conseils d'enseignement. L'idéal, Jean, pour eux et pour nos élèves de France, serait que vous y alliez calmement, avec toute votre expérience et votre sagesse, sans entrer en polémique avec les pédagogo acharnés. Les jeunes vont apprendre plein de connaissances et de techniques à votre contact, ils vont les tester en classe et seront ravis de voir à quel point ça fonctionne et à quel point ils "tiennent " enfin leur classe, à quel point les élèves progressent.
Ecrit par : dobolino | 04 décembre 2008
"Aux rebellocrates, qui constituent en somme, et dans tous les domaines, l'élite dirigente de nouveaux temps, correspond une troupe maintenant bien équipée de rebellographes, programmés pour exciter à intervalles réguliers des querelles truquées notoirement indispensables à fin que tout semble donner l'impression de continuer encore. Ces âpres polémiques pour théâtre de Guignols n'ont d'autre but que de masquer par l'emploi de notions devenues dérisoires et d'enjeux préventivement reglés (...) le seul vrai désaccord radical qui pourrait encore se produire sur cette terre (...) Ils ne remettent en cause que ce qu'on leur a dit de remettre en cause. Ils ne désignent comme coupable que ce qui est unanimement condamné. Et, d'une façon générale, ils ne montrent que ce qu'on leur a donné l'ordre de montrer"
P. Muray
Ecrit par : Lisa fut Lisette | 04 décembre 2008
LES BOBOS REBELLOCRATES ET LE PETIT PEUPLE, le rire final du contentement de soi est terrible :
http://fr.youtube.com/watch?v=prIZVZ3rl5g
Ecrit par : Scarlett Martinez | 04 décembre 2008
- des normaliens agrégés font leur stage en collège ZEP, sont débordés, et on leur dit que ce sont des nuls,
Ecrit par : Jérémy | 04 décembre 2008
Sans blague?
L'EN a complètement perdu la tête.
Ecrit par : TotoWeininger
J'ai connu plusieurs de mes camarades littéraires (au sens large) auxquels c'est arrivé, et cela n'a rien de récent. Par exemple, un docteur en histoire romaine qui n'avait pas trouvé de poste de MDC après avoir soutenu sa thèse. Pour l'EN, les professeurs sont des pions qui servent à remplir des cases.
Aussi incroyable que cela paraisse, l'EN méprise le savoir !
Ecrit par : moot | 04 décembre 2008
"Aussi incroyable que cela paraisse, l'EN méprise le savoir !"
Ecrit par : moot | 04 décembre 2008
Non, non... ce n'est même plus incroyable du tout.
Ecrit par : Daniel Arnaud | 04 décembre 2008
Si j'en crois Catmano qui travaille sur les forums similaires pour jeunes PE, vous allez trouver des gens assoiffés de conseils d'enseignement. L'idéal, Jean, pour eux et pour nos élèves de France, serait que vous y alliez calmement, avec toute votre expérience et votre sagesse, sans entrer en polémique avec les pédagogo acharnés. Les jeunes vont apprendre plein de connaissances et de techniques à votre contact, ils vont les tester en classe et seront ravis de voir à quel point ça fonctionne et à quel point ils "tiennent " enfin leur classe, à quel point les élèves progressent.
Ecrit par : dobolino | 04 décembre 2008
Je confirme, catmano y est sollicitée, reconnue pour ses sages conseils, écoutée et suivie.
Mais elle y marche sur des oeufs avec beaucoup de diplomatie même si pafois, trop souvent même, elle grince des dents et se retient prudemment de leur rentrer dans le chou...
Là-bas, catmano est une "missionnaire en terrain aride" qui inlassablement explique, réexplique.... et sait convaincre intelligemment mais fermement.
Ecrit par : Maminou | 04 décembre 2008
catmano est une "missionnaire en terrain aride"
Respect !
C'est ce que je ne sais plus faire. Maintenant, je me protège en respirant lentement quand je me sens renauder.
Ecrit par : dugong | 04 décembre 2008
C'est ça le monde des medias-bobos. Le crime porte le masque commode du jeu ! Il y a quelques temps, on disait "incivilités". La novlangue progresse.
Déshumanisation ou degénérescence, c'est pareil.
Ecrit par : Scarlett Martinez | 04 décembre 2008
Eh, Amélie, faudrait voir à pas trop dramatiser. Dans mon jeune âge, interne dans un lycée de garçons du Sud-Ouest, les bagarres étaient monnaie courante et plutôt violentes.
Ecrit par : victor | 04 décembre 2008
Chez nous, dans les banlieues, en 1965/66, autour des immeubles, c'était un vaste terrain vague où nous étions en guerre perpétuelle contre ceux des tours et, dans les tranchées creusées dans la glaise, nous (6/12 ans) nous affrontions à coup de boule de terre moulées au tour d'un caillou coupant appelé silex (c'était bonnard, y'en avait pleins). Pour se fendre la gueule, on se fendait la gueule ! Et les généralistes savaient encore poser des points de suture.
Les plus grands y allaient à coups de chaînes de vélo. On les appelait "les blousons noirs "...
Ecrit par : dobolino | 04 décembre 2008
J'éviterai la description des cuites collectives et autres horreurs masculines comparables aux violences subies par les troufions dans certaines unités.
Ecrit par : victor | 04 décembre 2008
On a vécu ça à l'Ecole véto. Ça ne faisait pas dans la finesse !
Ecrit par : dobolino | 04 décembre 2008
Rappel!
Sur www.appeldu8novembre.fr, on peut signer une pétition contre la réforme des concours.
Ecrit par : Jean | 04 décembre 2008
"Aussi incroyable que cela paraisse, l'EN méprise le savoir !"
Ecrit par : moot | 04 décembre 2008
Non, non... ce n'est même plus incroyable du tout.
Ecrit par : Daniel Arnaud | 04 décembre 2008
l'EN méprise les savoirs...Et ceux qui cherchent encore à les transmettre.
Le personnage de Dostoïevski pour qui "Shakespeare ne valait pas une paire de bottes", celui qui arrêta Lavoisier en lui disant que "la République n'avait pas besoin de savants" et ceux qui s'en prennent à cette pauvre Princesse de Clèves peuvent se donner la main.
Les pédagos-pédagos et les "ravis de la modernité" complèteront la ronde des philistins.
Ecrit par : Robin | 04 décembre 2008
“Nous avons atteint les limites d’un élitisme stérile”. Le message d’André Santini est clair : moins de connaissances, plus de compétences.
Ecrit par : FGuichard | 04 décembre 2008
Et c'est bien là le propre d'une société termitière détournée vers l'utilitaire où les individus sont totalement livrés à la contingence. Et comme la fuite en avant quasi instituée, qu'on s'est convenu d'appeler de manière incantatoire la modernité, est en train de se radicaliser, l'utile d'aujourd'hui sera vite obsolète.
Supprimons la culture générale puis la culture tout court.
Soclons les élèves puis dupons-les avec des diplômes de pacotille.
Du passé faisons table rase et précipitons les masses pâteuses dans les moules interchangeables de l'immédiateté.
Le prêt-à-sentir fera office de sensibilité et l'appétence de goût.
La relation humaine se déclinera en terme de communication.
Travaillons le dimanche, faisons éclater la semaine, entrons dans l'ère de la consommation perpétuelle et foin de la structure familiale et de ses nécessaires rythmes temporels.
Mangeons des fraises en janvier, buvons du lait de Chine et portons des robes cousues en Inde.
Mixons tout puisque tout se vaut.
Etc. etc.
Un début de résistance : lisons, relisons, faisons lire la princesse de Clèves. Face à la barbarie du décervelage organisé et revendiqué, de l'abrutissement des masses grégaires et de l'imbécilité endogène des élites délités, même cette littérature-là devient une haute oeuvre.
Ecrit par : Magister | 04 décembre 2008
On a vécu ça à l'Ecole véto. Ça ne faisait pas dans la finesse !
Ecrit par : dobolino | 04 décembre 2008
Je partageais le dortoir des vétos première année au lycée Hoche à Versailles, en 1969. J'étais en hypokhâgne à La Bruyère. Je me souviens en effet qu'ils étaient assez loin de la princesse de Clèves ;-) Mais ils n'ont jamais embêté les "Lettres sup."
Ecrit par : Robin | 04 décembre 2008
"lisons, relisons, faisons lire la princesse de Clèves"
Oui euh... bof. Il faut connaître la Princesse de Clèves, mais de là à la lire in extenso, et qui plus est à la relire, merci bien.
Désolé de dire que je n'apprécie pas La Princesse de Cèves, mais j'avais cette opinion bien avant les déclarations de Sarkozy. Qu'on fasse lire Racine, plutôt, ou Corneille.
Ecrit par : Jérémy | 04 décembre 2008
Avez-vous les adresses de ces forums, Jean-Paul?
Cela m'amuserait d'y mettre un peu d'animation!
Ecrit par : Jean | 04 décembre 2008
Vous rigolez ?! Je n'arrête pas de vous la donner, mais personne ne s'est encore inscrit !
Il s'agit de : http://neoprofs.forumactif.net
Vous y êtes bienvenus !
Ecrit par : John de Neoprofs | 04 décembre 2008
pédagos-pédagos
Les pédagos-démagos ! J'en bégaie.
Ecrit par : Robin | 04 décembre 2008
Désolé de dire que je n'apprécie pas La Princesse de Cèves, mais j'avais cette opinion bien avant les déclarations de Sarkozy. Qu'on fasse lire Racine, plutôt, ou Corneille.
Ecrit par : Jérémy | 04 décembre 2008
La Princesse de Cèves ? Joli lapsus Jérémy !
Ecrit par : Robin | 04 décembre 2008
"lisons, relisons, faisons lire la princesse de Clèves"
Oui euh... bof. Il faut connaître la Princesse de Clèves, mais de là à la lire in extenso, et qui plus est à la relire, merci bien.
Désolé de dire que je n'apprécie pas La Princesse de Cèves, mais j'avais cette opinion bien avant les déclarations de Sarkozy. Qu'on fasse lire Racine, plutôt, ou Corneille.
Ecrit par : Jérémy | 04 décembre 2008
Jérémy, vous êtes en train de me casser la baraque ! La princesse de Clèves n'était au fond qu'une figure de rhétorique, simplement pour évoquer plus largement les classiques, la culture racinaire (pour ne pas dire radicale).
Ecrit par : Magister | 04 décembre 2008
...Et qui ne manque pas de Sève ! ;-)
Ecrit par : Robin | 04 décembre 2008
Pour ceux que ça intéresse, le Snalc se tient prêt à afficher les résultats des élections dès que ceux-ci lui parviennent. Vous pouvez cliquer sur le lien ci-dessous à partir de demain soir, je pense :
http://www.snalc.fr/publi_documents2.tpl?sku1=34369790741497938
Ecrit par : Manu | 04 décembre 2008
Tout le monde parle de la Princesse de Clèves, mais n'oubliez pas que "la moitié de la cour n'avait d'yeux que pour le duc de Nemours" ;-)
Ecrit par : Robin | 04 décembre 2008
Là-bas, catmano est une "missionnaire en terrain aride" qui inlassablement explique, réexplique.... et sait convaincre intelligemment mais fermement.
Ecrit par : Maminou | 04 décembre 2008
Merci Maminou. Vous avez juste oublié de dire que vous faisiez exactement la même chose que moi. Je rectifie donc.
Ecrit par : catmano | 04 décembre 2008
Qu'on fasse lire Racine, plutôt, ou Corneille.
Ecrit par : Jérémy | 04 décembre 2008
Une bonne blague qui illustre la disparition de la vieille culture lycéenne. J'avais appris à mon fils, il y a trois ou quatre ans "Prends un siège Cinna et assieds-toi par terre / Et si tu veux parler, commence par te taire ". J'ai découvert ce matin qu'il avait pris ça pour argent comptant et n'avait toujours pas compris que c'était une blague de potache.
Alors ?
"Rodrigue, as-tu du cœur ? Non, j'ai du trèfle et si tu me le piques, j'te fous sur le carreau ! ".
Ecrit par : dobolino | 04 décembre 2008
Je confirme, catmano y est sollicitée, reconnue pour ses sages conseils, écoutée et suivie.
Mais elle y marche sur des oeufs avec beaucoup de diplomatie même si pafois, trop souvent même, elle grince des dents et se retient prudemment de leur rentrer dans le chou...
Là-bas, catmano est une "missionnaire en terrain aride" qui inlassablement explique, réexplique.... et sait convaincre intelligemment mais fermement.
Ecrit par : Maminou | 04 décembre 2008
Excellente idée...j'irais bien y faire un tour de temps en temps (une de mes amies ayant les idées trés claires m'en avait parlé), mais je crains de n'avoir la patience de Catmano et de rentrer tôt ou tard (quelque part entre 10 et 12 secondes) dans le lard des péda-cuculs.
Savez-vous qui modère ce forum ? Si ce sont des membres de la secte à Meirieu, on peut aussi jouer à celui qui se fait virer le plus vite (Toto, vous êtes hors-concours, merci...)
Ecrit par : Manu | 04 décembre 2008
J'éviterai la description des cuites collectives et autres horreurs masculines comparables aux violences subies par les troufions dans certaines unités.
Ecrit par : victor | 04 décembre 2008
On a vécu ça à l'Ecole véto. Ça ne faisait pas dans la finesse !
Ecrit par : dobolino | 04 décembre 2008
Bande de veinards. Finalement, il n' y a qu' à l' IUFM qu'on s'emmerde...
(pardon Christophe, ce n'était qu'une blague).
Ecrit par : Manu | 04 décembre 2008
"Madame de Clèves acheva de danser et pendant qu'elle cherchait des yeux quelqu'un qu'elle avait dessein de prendre, le roi lui cria de prendre celui qui arrivait. Elle se tourna, et vit un homme qu'elle crut d'abord ne pouvoir être que monsieur de Nemours, qui passait par-dessus quelques sièges pour arriver où l'on dansait. Ce prince était fait d'une sorte, qu'il était difficile de n'être pas surprise de le voir quand on ne l'avait jamais vu, surtout ce soir-là, où le soin qu'il avait pris de se parer augmentait encore l'air brillant qui était dans sa personne ; mais il était difficile aussi de voir madame de Clèves pour la première fois, sans avoir un grand étonnement.
Monsieur de Nemours fut tellement surpris de sa beauté, que, lorsqu'il fut proche d'elle, et qu'elle lui fit la révérence, il ne put s'empêcher de donner des marques de son admiration. Quand ils commencèrent à danser, il s'éleva dans la salle un murmure de louanges. Le roi et les reines se souvinrent qu'ils ne s'étaient jamais vus, et trouvèrent quelque chose de singulier de les voir danser ensemble sans se connaître. Ils les appelèrent quand ils eurent fini, sans leur donner le loisir de parler à personne, et leur demandèrent s'ils n'avaient pas bien envie de savoir qui ils étaient, et s'ils ne s'en doutaient point..."
Ecrit par : Robin | 04 décembre 2008
Bande de veinards. Finalement, il n' y a qu' à l' IUFM qu'on s'emmerde...
(pardon Christophe, ce n'était qu'une blague).
Ecrit par : Manu | 04 décembre 2008
Ça vous dit, de bouffer des vers de terre crus avec du sable et du soda, le tout mélangé ?
Vous aimeriez être un bizuth (ou une bizuthe ) à qui on fait avaler un Ricard-Martini (trois doses+ cinq doses), sous peine d'ostracisation ?
Ecrit par : dobolino | 04 décembre 2008
Les forums de Catmano, je ne sais pas.
Celui dont "John", ci-dessus, donne les références (http://neoprofs.forumactif.net) est très bien tenu, par des gens ouverts. On y trouve de tout, et à part les injures directes, je ne crois pas que l'on censure grand-chose.
Pas même mes provocations enfantines…
JPB
Ecrit par : brighelli | 04 décembre 2008
Vous aimeriez être un bizuth (ou une bizuthe ) à qui on fait avaler un Ricard-Martini (trois doses+ cinq doses), sous peine d'ostracisation ?
Ecrit par : dobolino | 04 décembre 2008
Shaken, not stirred.
Saloperie de Ségolène Royal.
Ecrit par : Manu | 04 décembre 2008
"Le roi et les reines se souvinrent qu'ils ne s'étaient jamais vus, et trouvèrent quelque chose de singulier de les voir danser ensemble sans se connaître."
"quelque chose de singulier"
C'est cette singularité-là que les philistins ne supportent pas et qu'admiraient les rois.
Ecrit par : Robin | 04 décembre 2008
C'est cette singularité-là que les philistins ne supportent pas et qu'admiraient les rois.
Ecrit par : Robin | 04 décembre 2008
"Profonde est la haine de la beauté dans les coeurs abjects" (Ersnt Jünger, "Sur les falaises de marbre"))
Ecrit par : Robin | 04 décembre 2008
Ernst ! Jünger
Voilà que je fais de la dyslexie !
Ecrit par : Robin | 04 décembre 2008
Savez-vous qui modère ce forum ? Si ce sont des membres de la secte à Meirieu, on peut aussi jouer à celui qui se fait virer le plus vite (Toto, vous êtes hors-concours, merci...)
Ecrit par : Manu | 04 décembre 2008
Sur le forum où je vais (primaire), il y a très peu de modération. Cela a dû m'arriver deux ou trois fois, toujours pour les mêmes raisons et avec la même personne (PEMF, militante AGEEM, elle-même modératrice sur le forum, à ce que j'ai compris). Elle n'aime pas qu'on lui dise qu'elle n'a pas le monopole du cœur...
Sinon, pas de problème.
J'ai mis des liens vers le projet SLECC, conseillé les programmes du GRIP, fait de la promo pour le fichier de maths de Pascal Dupré et la méthode de lecture-écriture de Thierry Venot, donné des titres de vieux manuels de grammaire (au fait, si vous en connaissez un bien pour des CM, j'ai une demande en cours), expliqué que le passé antérieur au CM2, ça n'avait rien d'une torture chinoise, proposé Boscher à des instits de CE1 désespérées à la rentrée par leurs trop nombreux "non-lecteurs" (plus de la moitié de la classe, quand ce n'est pas les trois quarts), tapé à bras raccourcis sur la Main à la Pâte, hurlé contre les ateliers tournants et la demi-heure d'accueil tous les matins en maternelle, rien n'a jamais disparu, sauf dans les profondeurs des listes de questions.
Ecrit par : catmano | 04 décembre 2008
Elle n'aime pas qu'on lui dise qu'elle n'a pas le monopole du cœur...
Ecrit par : catmano | 04 décembre 2008
Normal, c'est un peu comme si vous lui brisiez la glace dans laquelle elle aime à se mirer. Catmano, vous êtes une insupportable iconoclaste, une turlupineuse de gégés...
Ecrit par : Magister | 04 décembre 2008
Vous aimeriez être un bizuth (ou une bizuthe ) à qui on fait avaler un Ricard-Martini (trois doses+ cinq doses), sous peine d'ostracisation ?
Ecrit par : dobolino | 04 décembre 2008
Shaken, not stirred.
Saloperie de Ségolène Royal.
Ecrit par : Manu | 04 décembre 2008
Complètement zinzin ? Pauvre Manu !
Ecrit par : dobolino | 04 décembre 2008
Vous affectionnez le bizuthage, Manu ? Je vous en propose un, véridique et très masculin, septembre ou octobre 1976, à une époque où, Dieu soit loué, la super glue n'existait pas. X..., interne véto, 17 ans, ayant besoin de reconnaissance, accepte une sodomisation. Son ami le vaseline, pour le préparer à cette introduction, avec un tube de ... colle Scotch. Tellement véridique que toutes les prépas furent au courant, élèves féminines comprises, sous l'œil benoît du proviseur.
Si vous en rêvez, venez, je vous le fais gratos ! Et à la Super Glue.
Ecrit par : dobolino | 04 décembre 2008
Je le remets pour que tout le monde le sache :
" Et de rappeler comment la secrétaire de Nicolas Sarkozy, fonctionnaire de catégorie C (la moins qualifiée), a échoué à un concours interne parce qu'elle ne savait qui avait écrit La Princesse de Clèves, ‘‘un sujet qui divise jusqu'aux spécialistes'', selon André Santini.»
"un sujet qui divise jusqu'aux spécialistes"
"un sujet qui divise jusqu'aux spécialistes"
Mesdames, messieurs,
vous serez donc ravis d'apprendre que Madame de la Fayette n'a peut-être pas écrit "La Princesse de Clèves".
C'est le grand Santini, dixseptièmiste reconnu mondialement, qui l'affirme.
De plus, d'après mes informations, Molière serait retiré des programmes scolaires l'an prochain au motif, toujours selon notre grand philologue d'Issy-les-Moulineaux, que nous ne sommes pas sûrs que c'est Molière qui a écrit lui-même ses pièces, mais bien plutôt Corneille, ou bien encore Marc Lévy pour les pièces de la dernières périodes.
Ecrit par : Fabien | 04 décembre 2008
Oui, Victor, je confirme : je ne crois pas que les 15/25 ans soient plus violents qu'autrefois !
Je me souviens d'une époque où les trains étaient pleins de permissionnaires avinés et en bande, et on serrait les fesses parfois...
Aujourd'hui, je fais parfois le pion dans les compartiments de TER, et en général ils se calment quand ils s'aperçoivent qu'ils ne sont pas tout seuls.
Mais on se disait à l'époque « Il faut bien que jeunesse se passe », « ils finiront par se caser et ils seront plus calmes… » ; aujourd'hui, on se demande s'ils arriveront à trouver une place dans la société, un équilibre, et on s'inquiète.
Moi, ce qui me choque, c'est la génération des quinquas/sexas, tout entière consacrée à renier ses anciens idéaux.
Ceux qui prennent des airs supérieurs quand ils parlent du Lagarde et Michard, à les entendre le summum de la ringardise, et qui font mille fois pire dans leurs cours.
Ceux qui sont pétris de bonne conscience et qui en réalité ont capitulé, qui abandonnent les élèves à l'ignorance.
Ceux qui prétendent incarner la jeunesse éternelle, et qui refusent la transmission de peur de céder leur place dominante dans la société.
Je ne sais plus qui parlait de « violence symbolique » : c'est surtout dans cette génération qu'on trouve ceux qui déglinguent des jeunes qui me paraissent au contraire étonnamment lucides, parfois, sur ce qu'on leur fait comme mauvais coup.
Je sors d'une « heure de vie de classe » préparatoire à un conseil, et j'en ai entendu des vertes et des pas mûres sur les collègues constructionnistes : mes TL veulent du carré, du structuré, du lourd !
Ecrit par : sanjuro | 04 décembre 2008
Merci à Victor et à Dobolino pour les nuances qu'il et elle apportent au message d'Amélie sur "les-jeunes-qui-sont-tous-des-psychopathes-maman-j'ai-peur-faites-quelque-chose-enfermez-les-dès-12-ans".
J'ai été dans le collège réputé "difficile" de ma ville (il n'y a pas très longtemps) : je n'ai jamais été ennuyé et ai très très rarement vu de véritables bagarres. La "guerre des boutons" de Pergaud, ça date de quand déjà?
Cela arrive, cela est condamnable, mais de là à dire que nos rues ressemblent à un champ de bataille volodinien post-apocalyptique et que les jeunes sont tous des sauvages à peine humains...
Sinon (et je sens que je vais me faire dézinguer, mais tant pis) : hier, j'ai entendu le témoignage de deux jeunes agrégées de lettres qui enseignent depuis 4-5 ans en banlieue parisienne : eh bien elles disaient que, globalement, tout se passait plutôt pas mal, qu'elles arrivaient à parler aux djeuns' de l'explosion de la mine dans Germinal, des Lumières, de Molière, de la fable, et que ça finissait par les intéresser. Et elles ont témoigné que, sur les listes des textes de bac, les listes des monchéris du 5ème arrondissement de Paris et celles des sauvages de Sarcelles étaient finalement bien proches et présentaient les mêmes oeuvres. Tout n'est pas rose, il faut de la patience, mais l'on arrive à faire de belles choses. Telles étaient leurs paroles. et elles ont ajouté que leur autorité ne leur venait pas de leur charisme, de leur sévérité innée ou forcée, ou de "trucs", mais de leur savoir, de ce qu'elles avaient à transmettre, et que leurs élèves respectaient cet enseignement.
Voilà, je dis juste cela ici, car à force de lire qu'on vit au milieu de singes décérébrés et dangereux, on a envie de se tirer une balle. Xavier Darcos nous déprime assez comme cela pour qu'on en rajoute pas en plus. Et d'ailleurs, elles ajoutaient que Darcos leur posait plus de problèmes que leurs élèves...
Désolé pour ce message d'espoir, et vous pouvez commencer à tirer à boulets rouges. ;)
Ecrit par : Fabien | 04 décembre 2008
Merci à vous, Fabien.
Ecrit par : Christophe Sibille | 04 décembre 2008
"hier, j'ai entendu le témoignage de deux jeunes agrégées de lettres qui enseignent depuis 4-5 ans en banlieue parisienne : eh bien elles disaient que, globalement, tout se passait plutôt pas mal, qu'elles arrivaient à parler aux djeuns' de l'explosion de la mine dans Germinal, des Lumières, de Molière, de la fable, et que ça finissait par les intéresser. Et elles ont témoigné que, sur les listes des textes de bac, les listes des monchéris du 5ème arrondissement de Paris et celles des sauvages de Sarcelles étaient finalement bien proches et présentaient les mêmes oeuvres. Tout n'est pas rose, il faut de la patience, mais l'on arrive à faire de belles choses. Telles étaient leurs paroles. et elles ont ajouté que leur autorité ne leur venait pas de leur charisme, de leur sévérité innée ou forcée, ou de "trucs", mais de leur savoir, de ce qu'elles avaient à transmettre, et que leurs élèves respectaient cet enseignement."
Les oiseaux chantaient, le soleil brillait, et le ciel était tout bleu.
Ecrit par : Jérémy | 04 décembre 2008
Je ne sais plus qui parlait de « violence symbolique »
C'est Bourdieu. Vous allez vous faire mal voir !
Ecrit par : Jérémy | 04 décembre 2008
QUAND LE POINT PRÊCHE UNE RÉVOLUTION CULTURELLE DANS L'ÉCOLE.
JPB en a parlé plus haut. Voici le titre et la conclusion de l'article de Marie-Sandrine Sgherri qui en appelle à une Révolution culturelle dans l'école. Sans craindre au passage de malmener la réalité des faits : ah ces salauds de grévistes payés jusque 2003 !
Et vive la jeunesse, n'est-ce pas, la saine jeunesse prête à tous les efforts et qui réanimera par son esprit de sacrifice et de dévouement le grand corps malade de l'ED.Nat !
Révolution culturelle ? Plutôt retour en force de la Révolution nationale et de son éloge de l'aplatissement.
GM.
"Education nationale - Tout ce que l'on n'ose pas dire sur les profs
Trente-trois grèves en huit ans. Les enseignants vont mal. Un malaise auquel Xavier Darcos s'attaque avec vigueur. Il leur promet de gagner plus s'ils acceptent de travailler autrement. Révolution culturelle à l'Education nationale.
Emilie Lanez et Marie-Sandrine Sgherri (avec Anne-Noémie Dorion)
>
> Le traitement de choc est peut-être la seule méthode possible. Mais c'est aussi la plus risquée. Jusqu'à présent, malgré les manifs, Darcos frise le sans-faute. Les grèves se multiplient, mais les cortèges n'ont rien de massif et, dans les rangs, ce n'est pas l'espoir du grand soir, plutôt une morne résignation. « Qu'attendez-vous de cette grève ? demande-t-on à une jeune professeure des écoles. -Euh, 60 à 65 euros de moins sur ma fiche de paie. » Depuis 2003, les grévistes passent à la caisse, ce qui refroidit bien des ardeurs.
> La révolution culturelle suscite des résistances. Mais, pour l'instant, ça passe et ça ne casse pas. Et si les profs, du moins les plus jeunes d'entre eux, étaient prêts, finalement ? « Les jeunes enseignants ne refuseront pas de gagner mieux leur vie, mais veulent surtout travailler mieux, avoir plus de temps avec leurs élèves. Ils sont prêts à s'investir dans leur rôle d'éducateur » , analyse Patrick Rayou, sociologue et professeur en sciences de l'éducation. Cet universitaire connaît bien les états d'âme du corps professoral. Et admet que « Darcos n'a pas tout faux, car il a capté chez eux cette envie de travailler mieux » . La preuve : malgré les déclarations syndicales, le nombre d'heures supplémentaires effectué par les enseignants a augmenté de 20 %. « Toutes celles que nous avons proposées ont été prises, et sur la base stricte du volontariat », précise l'entourage du ministre. Ces heures supplémentaires, essentiellement destinées au soutien, pendant les vacances ou après la classe, sont aussi l'occasion pour les professeurs de s'occuper d'élèves peu nombreux et motivés. Elles permettent de ne pas seulement se lamenter sur son impuissance, mais de se colleter avec l'échec scolaire. De se sentir utile. C'est sans doute aussi par là que passe la longue route de la révolution."
Ecrit par : Guy morel | 04 décembre 2008
"Jérémy, vous êtes en train de me casser la baraque ! La princesse de Clèves n'était au fond qu'une figure de rhétorique, simplement pour évoquer plus largement les classiques, la culture racinaire (pour ne pas dire radicale)."
Ecrit par : Magister | 04 décembre 2008
Oups, pardon Magister !
Je vous rejoins : il faut évoquer la culture racinaire, radicale et racinienne !
Ecrit par : Jérémy | 04 décembre 2008
Complètement zinzin ? Pauvre Manu !
Ecrit par : dobolino | 04 décembre 2008
Qui ça, moi ? Et je vous rappelle que pour le "pauvre", que je considère comme insultant, vous pouvez repasser. Ce n'est pas parce que vous avez une grande gueule (qui vous cause pas mal de problème ces derniers temps, non ?) que vous pouvez tout vous permettre. Tout comme vos saillies de pilier de comptoir du style "moi j'ai tout compris à la vie et pas vous", c'est super-gonflant à la longue.
Pour tenter de vous rassurer, mon message était une petite réponse ironique en référence à James Bond ( "shaken, not stirred") et je ne suis pas plus pour le bizuthage extrême que vous (je ne connais pas, effectivement, ces pratiques), même si je regrette que dans le même temps, votre grande copine Gogolène s'en soit servi pour faire sa pub dans les médias, comme d'habitude.
Alors vous pouvez arrêter de rouler des mécaniques 2 secondes, ça n'impressionne personne ici.
C'est là aussi qu'on voit que vous êtes socialiste : vous ne pouvez pas vous empêcher de vous prendre au sérieux et d'emmerder le monde en prétendant le sauver.
Contentez-vous de sauver la vie des animaux qui vous sont confiés, c'est déja beaucoup et apparemment c'est quelque chose que vous faites trés bien. Quand au reste, vous ne nous en voudrez pas si on s'adresse à quelqu'un d'autre.
Ecrit par : Manu | 04 décembre 2008
"La révolution culturelle suscite des résistances. Mais, pour l'instant, ça passe et ça ne casse pas. Et si les profs, du moins les plus jeunes d'entre eux, étaient prêts, finalement ? « Les jeunes enseignants ne refuseront pas de gagner mieux leur vie, mais veulent surtout travailler mieux, avoir plus de temps avec leurs élèves. Ils sont prêts à s'investir dans leur rôle d'éducateur » , analyse Patrick Rayou, sociologue et professeur en sciences de l'éducation. Cet universitaire connaît bien les états d'âme du corps professoral."
Mouahahahaha !
Le Point n'a rien trouvé de mieux pour justifier Darcos que d'aller interroger un professeur en sciences de l'éducation !
Le magazine où Jacques Marseille demandait la suppression des IUFM ! On croit rêver !
Ecrit par : Jérémy | 04 décembre 2008
Pour ceux que cela intéresse,dimanche se tient le colloque annuel de l'Amitié Charles Péguy avec pour thème cette année: Péguy et la presse.
Plus de détails ici :
http://www.fabula.org/actualites/article26616.php
Ecrit par : Merlemocoeur | 04 décembre 2008
On pavoise, dans l'autre camp, grâce à une étude anglaise, figurez-vous :
---------------------------------------------------------
« 6 milliards pour décoder
Grosse déception outre-atlantique. Le programme d'apprentissage de la lecture "Reading First", subventionné pour 6 milliards de dollars par de gouvernement fédéral, aurait de mauvais résultats.
Ce programme repose sur une "instruction explicite" de la lecture : apprentissage systématique des syllabes et du vocabulaire par exemple. Or, selon une étude fédérale, il serait efficace en ce qui concerne le décodage. Les élèves qui le suivent obtiennent de meilleurs résultats sur ce point.
Mais il est inefficace pour l'apprentissage de la lecture. Les élèves ânonnent mais ne comprennent pas mieux que les autres le sens de ce qu'ils lisent. Ces six milliards dépensés en vain nous ramènent à un vieux débat français… »
------------------------------------------------------
Ouuuuh ! la malice de ces points de suspension !
Aaaaaah ! le SENS ! Sûr que quand on laisse les élèves construire le sens de ce qu'ils lisent, ça pulse !
Sinon, sérieusement : info ou intox ?
Ecrit par : Sanjuro | 04 décembre 2008
Les oiseaux chantaient, le soleil brillait, et le ciel était tout bleu.
Ecrit par : Jérémy | 04 décembre 2008
Je suis 100 % d'accord avec Jérémy et j'ajoute que je ne croit pas à la parole angélique de certaines personnes de "gôche" qui nous expliquent régulièrement qu'au fond tout n'est pas si terrible voire que tout va trés bien madame la marquise.
Il peut bien sûr y avoir quelques endroits paisibles (y compris en Zep) quand ils sont bien gérés pas un chef d'établissement qui ne soit pas un gros démago, mais c'est de plus en plus rare.
J'enseigne personellement dans un collège de centre-ville dont la population est considérée comme socialement trés favorisée. Le palmarès de l'an dernier est le suivant : 6 conseils de discipline dont un pour port d'arme à feu (le gamin avait amené un gros flingue dans le collège. Que voulait-il faire avec ? Probablement pas cueillir des fleurs).
Je précise qu'en ce qui concerne les conseils de discipline, on aurait pu en faire sans problème 10 ou 15 de plus. Alors les oiseaux qui chantent et les renoncules qui s'enc... comme dit Jérémy : à d'autres.
Ecrit par : Manu | 04 décembre 2008
"Il peut bien sûr y avoir quelques endroits paisibles (y compris en Zep) quand ils sont bien gérés pas un chef d'établissement qui ne soit pas un gros démago, mais c'est de plus en plus rare."
Ecrit par : Manu | 04 décembre 2008
Manu, je crois que Fabien dit la même chose que vous!
Ne faut-il pas se raccrocher à ses "oasis", et essayer de les généraliser?
Ecrit par : Christophe Sibille | 04 décembre 2008
Collège et lycée, ce n'est pas le même tableau...
Ecrit par : sanjuro | 04 décembre 2008
J'enseigne dans une cité scolaire : 400 collégiens, 700 lycéens.
Chaque année, une dizaine de conseils de discipline en collège, souvent aucun en lycée. Deux ou trois ces cinq dernières années, en fait.
Le patron est le même dans les deux établissements, par définition...
Ecrit par : sanjuro | 04 décembre 2008
Les oiseaux chantaient, le soleil brillait, et le ciel était tout bleu.
Ecrit par : Jérémy | 04 décembre 2008
les oiseaux qui chantent et les renoncules qui s'enc... comme dit Jérémy : à d'autres.
Ecrit par : Manu | 04 décembre 2008
http://fr.youtube.com/watch?v=12B80dpIxf8
Ecrit par : Scarlett Martinez | 04 décembre 2008
Je rajoute un point car, apparemment -et d'ailleurs je m'y attendais - je me suis fait mal comprendre :
il y a autant de témoignages de profs que de profs. Et d'une. Et jje vois pas pourquoi le témoignage de Monsieur Manu serait plus vrai (ou moins vrai) que le témoignage de ces deux profs.
Le propos des deux jeunes agrégées de lettres n'était pas de dire que leur classe était une verte prairie au milieu de laquelle coule une rivière. des problèmes, il y en a.
Mais elles voulaient signifier aussi que ce n'est pas le champ de bataille qu'on veut nous faire croire (Le Point d'ailleurs y est allé allègrement dans ce genre de discours), où chaque élève cache un cran d'arrêt dans sa poche, pisse sur la table, crache à la gueule du prof. Des problèmes, il y en a, mais ils se résolvent, avec patience et confiance.
Voilà, dès qu'on relaie ici un message PLUTOT à peu près positif, on passe pour un gros mythomane ou un fou, ou, pire, suprêêêême insulte, un "mec de gôche".
Ok, je cède, tout va mal, je veux fusiller tout ce qui a moins de 25 ans, que des débiles, je veux me pendre, m'ouvrir les veines, de toutes façons tout fiche le camp, mieux vaut fieller seul dans son coin en citant Muray...
enfin, c'est fou comme "être de gôche" est devenue ici une insulte (alors, je sais, on va me sortir que la gauche n'est plus la gauche et bla et bla et bla)
Mais je préfère la gauche à la droite et je ne vois pas pourquoi je devrais en avoir honte, pourquoi je devrais le renier.
J'attends par contre les critiques contre l'article du Point, sombre torche-cul que Rabelais n'a pas retenu car il est encore trop rugueux et malséant. Mais là, bizarrement, pas grand chose. Ouh la la, faudrait pas dire du mal de la drôate et de Monsieur Darcos, le génie de l'EN à en croire la "journaliste".
Je retourne au pays des Bisounours. Bonne soirée.
Ecrit par : Fabien | 04 décembre 2008
Un chef d'oeuvre, le Raffarin du the yes needs the no to win againt the no enfoncé!!!
http://www.marianne2.fr/Sarkozy-perd-l-equilibre-_a93985.html?voir_commentaire=oui&order=2&start=50#comments
Et oui, quand l'élocution et la pensée en vrac se téléscopent, le brouillard jaillit du néant!
Ecrit par : Merlemocoeur | 04 décembre 2008
Un chef d'oeuvre, le Raffarin du:
The yes needs the no to win against the no enfoncé!!!
Ecrit par : Merlemocoeur | 04 décembre 2008
"Le propos des deux jeunes agrégées de lettres n'était pas de dire que leur classe était une verte prairie au milieu de laquelle coule une rivière."
En tout cas, elles nous rassurent : dans leur classe, ça va. Nous nous en réjouissons.
"Des problèmes, il y en a. Mais elles voulaient signifier aussi que ce n'est pas le champ de bataille qu'on veut nous faire croire (Le Point d'ailleurs y est allé allègrement dans ce genre de discours), où chaque élève cache un cran d'arrêt dans sa poche, pisse sur la table, crache à la gueule du prof. Des problèmes, il y en a, mais ils se résolvent, avec patience et confiance."
Cher Fabien, avez-vous remarqué à quel degré d'exagération vous êtes obligé d'aller pour que l'on acquiesce ? Si vous aviez dit que parmi les problèmes, il y a des élèves qui insultent leur prof, des classes complètement bordélisées, des cours où l'on fait des bruits de vaches et de chèvres, des stagiaires qu'on menace de non-titularisation parce qu'ils ont une classe qui ne les respecte pas, des profs qui se font agresser, etc., ce n'aurait pas été de l'exagération.
Alors si vous voulez nous dire qu'il reste encore des classes où tout va bien, et qu'on a trouvé deux agrégées qui enchantent leur classe par leur simple savoir, je trouve que votre message contredit singulièrement l'optimisme qu'il est censé véhiculer.
Comme dit Christophe : c'est "un oasis" ! Mais je ne me réjouis pas de trouver un oasis quand je devrais être en pleine mer ou dans une terre fertile.
Ecrit par : Jérémy | 04 décembre 2008
Pourquoi ne pas envoyer systématiquement les agrégés en ZEP?
Ils ont passé un examen bien plus dur que le CAPES ! Ce sont donc sans doute des super-profs, adorant leur matière et ayant à cœur de vouloir faire partager leurs connaissances !
Ecrit par : candide | 04 décembre 2008
Pourquoi ne pas envoyer systématiquement les agrégés en ZEP?
Ecrit par : candide
Parce qu'il y a des spécialistes en sciences de l'éducation qui sont bien plus qualifiés qu'eux pour faire s'épanouir merveilleusement les jeunes cervelles en difficulté.
Après vous, messieurs-dames.
Ecrit par : moot | 04 décembre 2008
Moi, je sens GROS COMME UNE MAISON que les rectorats vont donner 400 points aux agrégés, tout comme l'a demandé la société des agrégés.
Vi vi vi.
Et pour des postes lycée, en plus.
MAIS...
MAIS...
Ils vont donner 400 points sur le voeu "Tout lycée dans l'académie" !
150 points pour le voeu "Tout lycée dans le département"
Et 90 points pour les voeux "tout lycée dans la ville" ou "lycée X".
Et hop, un tour de loterie en plus !
On parie ?
Ecrit par : Jérémy | 05 décembre 2008
Je précise que ce serait d'une perversité sans nom.
Ecrit par : Jérémy | 05 décembre 2008
PENSEE DU SOIR : C. LEVI-STRAUSS
"En face de la bienveillance universelle du bouddhisme, du désir chrétien de dialogue, l'intolérance musulmane adopte une forme inconsciente chez ceux qui s'en rendent coupables ; car s'ils ne cherchent pas toujours, de façon brutale, à amener autrui à partager leur vérité, ils sont pourtant (et c'est plus grave) incapables de supporter l'existence d'autrui comme autrui". Cl. Lévi-Strauss, Tristes tropiques, éd. 10/18, 1955, p. 364.
"Nous sommes contaminés par l’intolérance islamique". Claude Lévi-Strauss, Le Nouvel Observateur du jeudi 10 octobre 2002.
Ecrit par : Scarlett Martinez | 05 décembre 2008
Il me semble que la licence ou même la maitrise en sciences de l'éducation est chose aisée à obtenir pour peu que l'on adopte le langage utilisé à l'IUFM. L'agrégation c'est tout de même d'un autre tonneau. Alors pourquoi si peu de Saint-Bernard parmi eux pour aller instruire ces sauvageons dans les ZEP ?
Ecrit par : candide | 05 décembre 2008
@Victor, Dobolino et d'autres
Je lis :
"Eh, Amélie, faudrait voir à pas trop dramatiser. Dans mon jeune âge, interne dans un lycée de garçons du Sud-Ouest, les bagarres étaient monnaie courante et plutôt violentes.
Ecrit par : victor | 04 décembre 2008
Chez nous, dans les banlieues, en 1965/66, autour des immeubles, c'était un vaste terrain vague où nous étions en guerre perpétuelle contre ceux des tours et, dans les tranchées creusées dans la glaise, nous (6/12 ans) nous affrontions à coup de boule de terre moulées au tour d'un caillou coupant appelé silex (c'était bonnard, y'en avait pleins). Pour se fendre la gueule, on se fendait la gueule ! Et les généralistes savaient encore poser des points de suture.
Les plus grands y allaient à coups de chaînes de vélo. On les appelait "les blousons noirs "...
Ecrit par : dobolino | 04 décembre 2008"
Bezons-Argenteuil ( la bande de la cité de Gode), c'est là que j'ai grandi. Donc blousons noirs, chaînes à vélo, copains d'école en taule pour diverses choses plus ou moins graves ( coups et blessures, vols, et même dans un seul cas proxénétisme), j'ai connu. De même les chahuts monstrueux, les déferlantes de potaches, les cognes de cours de récré, les pavetons contre les barres de fer d'Occident etc.
Je ne suis donc pas du genre vieux con se complaisant à enjoliver l'hier ou l'avant-hier pour me lamenter sur l'aujourd'hui. Je me garde bien aussi de parler de "dégénérescence", du moins sans prendre grand soin de préciser ce qui dégénère.
Ces précautions étant prises, je maintiens qu'il suffit d'ouvrir les yeux, ou de ne pas les fermer, pour voir dans quel état effrayant et relativement nouveau de sauvagerie se trouvent aujourd'hui les d'jeuns, et parfois les enfants.
Que certains ( Nembrini, Dati) en profitent pour avancer leurs pions sécuritaires et rêver tout haut de mettre au gnouf les rejetons des "classes dangereuses" est une chose, une autre est de nier les conséquences de la décomposition sociale et celle de la destruction de l'école sur des fractions grandissantes de la jeunesse. Et je ne parle pas seulement de la violence. L'article du Point parie-t-il, sur autre chose - oh certes en des termes lénifiants - que sur l'aplatissement moral, l'individualisme le plus sot, l'indifférence la plus totale à l'instruction publique dont sont supposés être capables nos futurs jeunes collègues ?
GM
Ecrit par : Guy morel | 05 décembre 2008
Correction : Bénisti, celui du rapport sur la détection précoce de la dangerosité, pas Nembrini.
GM
Ecrit par : Guy morel | 05 décembre 2008
Voilà, Guy a tout dit.
Ecrit par : Manu | 05 décembre 2008
L'article du Point parie-t-il, sur autre chose - oh certes en des termes lénifiants - que sur l'aplatissement moral, l'individualisme le plus sot, l'indifférence la plus totale à l'instruction publique dont sont supposés être capables nos futurs jeunes collègues ?
écrit par GM
« Nos jeunes maîtres étaient beaux comme des hussards noirs.
Sveltes ; sévères ; sanglés. Sérieux, et un peu tremblants de leur précoce, de leur soudaine omnipotence. » Charles Péguy
Pourquoi les agrégés ne pourraient-ils-pas être les nouveaux hussards de la République, les garants d'un savoir et d'une autorité morale et intellectuelle indéniables ? Quel beau combat à mener !
Ecrit par : candide | 05 décembre 2008
« Nos jeunes maîtres étaient beaux comme des hussards noirs.
Sveltes ; sévères ; sanglés. Sérieux, et un peu tremblants de leur précoce, de leur soudaine omnipotence. » Charles Péguy
Pourquoi les agrégés ne pourraient-ils-pas être les nouveaux hussards de la République, les garants d'un savoir et d'une autorité morale et intellectuelle indéniables ? Quel beau combat à mener !
Ecrit par : candide | 05 décembre 2008
À propos des "hussards noirs", appellation souvent galvaudée,rappelons que Péguy appelait ainsi les premières générations d'instituteurs buissonniens sorties des écoles normales après 1882. Et que soixante dix-mille d'entre eux laissèrent leur peau dans les tranchées de 14-18. Autrement dit, pour reformer des "hussards noirs" faudrait d'abord regarder sérieusement sous tous ses aspects ce qu'a été la révolution pédagogique initiés par Buisson et son équipe.
Cordialement.
GM
Ecrit par : Guy Morel | 05 décembre 2008
"du désir chrétien de dialogue"
Comment dit-on "dialogue" chez les Conquistadores, les Inquisiteurs et les Intégristes ?
Ecrit par : Jérémy | 05 décembre 2008
Je n'ai pas bien compris la chose, ni quand elle a commencé exactement:
des ânes bâtés sont arrivés dans mes classes
J'adore les ânes et tous les animaux. Sauf les insectes.
Je me suis dit: soulageons-les de leur charge.
A la fin de l'année, je les trouvais plus légers, mais versatiles et incohérents. Prêts à brouter de n'importe quel pré la largeur de la langue....
Donc ânes ils étaient restés.
Et en tant que tels ils sont allés brouter les pâturages supérieurs (à ce qu'on dit). Devenus anémiques: la nourriture ne leur convenait guère.
Certains, à grand peine, ont réussi à garder leur pré carré, et ruminent à leur profit.
D'autres, en accédant, après force contorsions, à la manne céleste, l'ont trouvée amère et bonne pour des goujats.
Et leur noria tourne auprès de puits dont ils ignorent la source.
Ecrit par : bral | 05 décembre 2008
« Depuis quelques années, entre midi et 13heures, du bahut situé en bas de chez moi sort une étrange humanité... »
Lisa fut Lisette | 04 décembre 2008
« Et c'est en sortant vers minuit Monsieur le Commissaire
Que tous les soirs de chez la Montalant
De jeunes peigne-culs... »
Ecrit par : Tailleboudin | 05 décembre 2008
"une" oasis, Jeremy, enfin!!! ;-)
Vous avez totalement raison, Fabien. Et, après tout, il vaut mieux avoir un état d'esprit un peu "bobo" que très "mochemoche".
Ceci étant dit, nuit des écoles, ce soir. Ca commence peut-être à bouger un peu sérieusement contre les réformes Darcosy.
Ecrit par : Christophe Sibille | 05 décembre 2008
A Jérémy :
si j'ai volontairement "exagéré", c'est justement parce que je lis à longueur de temps sur ce forum des paroles qui voient systématiquement tout en noir foncé, qui sont systématiquement dans la déploration, la résignation, le catastrophisme, ou, pire, la haine et le fiel. Moi, ça me fatigue. Mais j'ai peut-être l'esprit encore trop optimiste et raisonnablement combattif pour recevoir ce genre de discours.
Au passage, je me demande comment l'on peut continuer à enseigner et, en même temps, tenir de tels propos.
Le propos des 2 agrégées visait simplement à dire qu'il existe un milieu entre le "tout fout le camp" décliniste des uns et le "monde merveilleux des apprenants - quelle belle énergie créatrice" des autres. Mais, apparemment, les notions de diversité des situations ou de nuance ont du mal à passer...
Moi, personnellement, ça me donne du courage et de l'espoir d'entendre deux jeunes femmes dire que leur autorité vient de leur discipline, et non de leur masse musculaire ou de leur capacité à dépasser les 123 décibels.
Alors, bien sûr, elles ont dit qu'il fallait accepter de dire, trois fois par semaine à X ou Y, de cracher son chewing-gum ou d'arrêter de bavarder. Mais, une fois qu'elles le demandent, ils arrêtent.
Et elles ont précisé qu'elles parlaient DU LYCEE, de LEUR lycée de Seine-St-Denis classé zep, et non du collège où elles n'ont pas enseigné. Là aussi, nuançons, précisons.
Je sais très bien qu'il y a des classes où cela ne marche pas. Des profs qui craquent. Des comportements intolérables. de la bêtise. Mais Je suis conscient de la diversité des choses. Mais de là à faire croire aux gens que 50 à 60% des classes sont des zones de non-droit, je le refuse, je le conteste, et je trouve ça pervers vis-à-vis de l'opinion.
Ecrit par : Fabien | 05 décembre 2008
Au fait, il vient ce compte-rendu de la société des agrégés?
Quelqu'un sait ce qui s'est dit hier?
Je suis un peu inquiet : le communiqué devait arriver très vite en fin d'après-midi. Il doit être long à rédiger... C'est mauvais signe.
No pasaran, le combat continuera quoi qu'il arrive.
Ecrit par : Fabien | 05 décembre 2008
Voilà, Guy a tout dit.
Ecrit par : Manu | 05 décembre 2008
D'accord aussi. Il y a certainement des remèdes à apporter sur le plan scolaire mais... nous sommes bien d'accord pour reconnaître que si c'est nécessaire, absolument nécessaire, c'est loin d'être suffisant ?
Quand j'étais ado dans les banlieues, sont arrivées les premières grandes surfaces et, avec elles les tentations de consommation et une augmentation des vols qui étaient commis par des ados de plus en plus jeunes. C'est un exemple.
Ecrit par : dobolino | 05 décembre 2008
Je ne saurais trop recommander, sur la question de la culture générale sacrifiée aux petits esprits et à la démagogie ambiante, la chronique de notre ami David Desgouilles
http://daviddesgouilles.rmc.fr/386705/Lettre-au-cancre-a-l-imbecile-et-au-raciste/
JPB
Ecrit par : brighelli | 05 décembre 2008
Autre constatation de mes douze/treize ans/ seize ans.
Certains de nos camarades de classe commençaient à regarder tout et n'importe quoi à la télé et au ciné, sans contrôle parental. On commençait à voir des ados vraiment bizarres, aux propos très violents.
Le shit était encore néanmoins principalement réservé aux plus de quinze ans et sa diffusion très confidentielle dans les lycées, inexistante dans les collèges.
La première fois où on m'a proposé de l'acide, j'étais déjà âgée de 17 ans.
Après, vu le juteux marché représenté par ces substances, les vendeurs ont tenté avec un succès grandissant de les proposer à un public plus large, donc aux collégiens.
Ceux qui n'avaient pas les moyens de se les offrir se sont rabattus sur des ersatz, colle et eau écarlate.
Tout ça n'a rien à voir avec l'école, malheureusement.
Ecrit par : dobolino | 05 décembre 2008
De quoi vous plaignez-vous, Brighelli ? Vous avez un ministre , Darcos, qui fait la politique rétrograde que vous vouliez, qui nous fait retourner aux méthodes et aux contenus tertio-républicains !
Vous avez tant tapé sur les "pédagogistes", alors qu'ils n'ont jamais influencé réellement les pratiques de l'Education Nationale, pas plus que Freinet n'a influencé les pratiques de l'Instruction publique !
Finalement, vous trouvez des défauts à ce gouvernement qui nous fait tous vivre (y compris le Recteur d'Ajaccio) , dans un "fascisme soft" : vous êtes l'arroseur arrosé ! Car ceux que vous avez appelés "pédagogistes" voulaient une école de citoyens libres et responsables, et non pas l'école du dressage que vous nous avez proposée !
Ecrit par : Georges GLISE | 05 décembre 2008
L'inspecteur à la retraite Glise nous sert le sophisme habituel : les pédagogistes sont de gauche donc ils sont bons et leur foi est élevée.
Disons plutôt que la gauche est largement pédagogiste et que cela la discrédite.
Ecrit par : dugong | 05 décembre 2008
5 décembre, 12:57
...étrange sensation : on a fait le tour de la question.
On a tout dit, maintenant il faut que ça bouge...
rendez vous dans nos classes, dans nos conseils de classe, dans nos conseils d 'UFR pour l'ouvrir, sans peur, devant tout le monde. Elèves , parents, professeurs, instituteurs : levez-vous!
Maintenant ou jamais.
;o)
Ecrit par : Lisa fut Lisette | 05 décembre 2008
Non seulement le pédagogisme a détruit l'école, mais il a dévalué la Gauche qu'il a infiltrée, tout en continuant à inspirer la politique ministérielle — et j'ai assez de couilles pour le dire à Darcos, parce que l'amitié est toujours un combat —, et en fabriquant actuellement les conditions historiques pour instaurer le règne définitif des Héritiers — ses propres enfants. Qu'un homme qui a été au cœur du système ne le voie pas est symptomatique du degré de mauvaise foi (ou peut-être d'inintelligence ?) que peuvent atteindre les représentants de l'anti-savoir, le tout au nom des "grands principes". Ça me rappelle les salopards du CRAN et autres Ligues politiquement correctes, qui, en écrivant "droits de l'homme" sur leur étendard, prétendent que tous les autres sont fascistes. Comme disent les gosses : "C'est celui qui le dit qui l'est."
JPB
Ecrit par : brighelli | 05 décembre 2008
Petite lueur d'espoir, lu sur le blog de lire écrire:
"Une petite fille ( en CP ) a écrit dans sa liste destinée au père Noël
-un déguisemaent ( des fois que le Père Noël serait pointilleux sur l'orthographe, je mets les deux....) "
tout est là!
Ecrit par : Lisa fut Lisette | 05 décembre 2008
On a tout dit, maintenant il faut que ça bouge...
rendez vous dans nos classes, dans nos conseils de classe, dans nos conseils d 'UFR pour l'ouvrir, sans peur, devant tout le monde. Elèves , parents, professeurs, instituteurs : levez-vous!
Maintenant ou jamais.
;o)
Ecrit par : Lisa fut Lisette | 05 décembre 2008
C'est fait. Depuis longtemps, et encore dans les derniers conseils de classe : mise au parfum des parents présents, des élèves, mais... toute seule...: il y a beaucoup de Sibille !
Ecrit par : Scarlett Martinez | 05 décembre 2008
Contentez-vous de sauver la vie des animaux qui vous sont confiés, c'est déja beaucoup et apparemment c'est quelque chose que vous faites trés bien. Quand au reste, vous ne nous en voudrez pas si on s'adresse à quelqu'un d'autre.
Ecrit par : Manu | 04 décembre 2008
Beau conseil !
Vous ne trouvez pas qu'en ce monde d'individualisme consommateur, il y a déjà trop de citoyens qui se contentent de rester dans leur petit pré carré en se moquant du tiers comme du quart ?
Depuis que je viens ici, Manu, j'ai appris énormément de choses que j'ignorais concernant l'éducation nationale, j'ai énormément modifié mon jugement et c'est tout particulièrement en intervenant que je suis arrivée à une vision plus claire, moins agressive, moins "café du commerce".
Il est évident que je me ferai moins de mal à court terme en m'en lavant les mains de même qu'en rendant ma carte du PS et en ne me posant pas de questions.
Il y a deux ans, j'étais effectivement "ségoléniste" sans vouer à cette femme quelque culte que ce soit. J'ai opté pour la gauche du PS ces six derniers mois en bonne partie du fait de mes lectures sur ce blog mais surtout pas pour des raisons de personne. Toutes les basses critiques et les insultes méprisantes proférées contre Ségolène Royal n'y sont pour rien, bien au contraire. Il s'agit d'un raisonnement politique.
Manu, je suis un être intelligent et qui réfléchit et pas seulement dans le cadre des insuffisances mitrales et des cholangiohépatites. Mes choix et options politiques sont aussi inspirés par la politique française et européenne en matière d'agriculture et d'élevage et je suis frustrée souvent de ne pouvoir ici vous exposer mes réflexions à ce sujet car elles rejoignent le constat fait ici concernant la politique éducative franco-européenne. Elles sont d'excellente qualité et je vous assure que je me sens bien seule, bien isolée.
L'instruction publique, laïque, gratuite et obligatoire est mon deuxième sujet de prédilection. J'ai été élevée dans une famille où c'était le sujet principal de conversation. Ce qui se dit ici, je l'entends dire depuis quarante ans, parfois sous une autre forme.
Pour situer, mon père était adhérent à l'UNI de 1970 à 1976 ... Je ne me suis jamais fâchée avec lui pour des raisons d'ordre politique.
Après, j'ai mon caractère. Vous ne pouvez me le reprocher car vos propos à mon égard sont largement délétères pour moi et que vous me blessez vous aussi profondément, de manière qu'on peut qualifier de l'adjectif "inhumain".
Vous avez l'impression de taper sur un mur en béton ?
Très bien !
Concédez-moi de pouvoir ressentir la même impression vis à vis de certains.
Si je suis ces temps-ci si à fleur de peau, c'est que j'ai un peu l'impression d'être victime d'une chasse aux sorcières. Tous mes propos sont détournés, transformés, manipulés, pour me faire passer pour une imbécile qui tient des propos de Café du Commerce (voir ce qu'on a fait de mes explications désespérées sur ma répugnance à lire Michéa sans être certaine d'avoir les moyens de le comprendre ). On affiche un profond mépris pour ma profession en termes blessants, à plusieurs reprises.
Si Christophe qui en a pris également pour son grade et moi, écœurés, blessés, abandonnons la place, qui sera la prochaine victime des bien-pensants nouveau genre de ce blog ? Je doute que vous (collectif et non de politesse) vous arrêtiez là.
Ceux qui me répugnent le plus sont ceux qui instrumentalisent Roger Felts. C'est ignoble.
Ecrit par : dobolino | 05 décembre 2008
« Et c'est en sortant vers minuit Monsieur le Commissaire
Que tous les soirs de chez la Montalant
De jeunes peigne-culs... »
Ecrit par : Tailleboudin | 05 décembre 2008
Sûr monsieur (madame?) tailleboudin, je suis une petite bourgeoise! Je suis née dans la rue, mais je ne suis pas à la rue. Mais, malgré mes efforts, ma fenêtre - fatalité sociale? - donne toujours sur la même rue (ici ou en Italie, c'est étrange, on reste toujours c'est qu'on est : une prolétaire)
Et vous? Votre peaux d'orange? ça va? Un macaron pour 4 heures? à la violette?
Ecrit par : Lisa fut Lisette | 05 décembre 2008
On a tout dit, maintenant il faut que ça bouge...
rendez vous dans nos classes, dans nos conseils de classe, dans nos conseils d 'UFR pour l'ouvrir, sans peur, devant tout le monde. Elèves , parents, professeurs, instituteurs : levez-vous!
Maintenant ou jamais.
;o)
Ecrit par : Lisa fut Lisette | 05 décembre 2008
En tant que parents d'élèves, c'est ce que nous avons fait. Ce sont nos enfants qui ont payé et cher. On nous a pris pour des fous, des éducateurs dangereux. Ce fut une expérience que je ne renouvellerai pas.
C'est la raison pour laquelle je préfère œuvrer ici et au PS, ainsi qu'au Café du Commerce.
Ecrit par : dobolino | 05 décembre 2008
« Depuis quelques années, entre midi et 13heures, du bahut situé en bas de chez moi sort une étrange humanité... »
Lisa fut Lisette | 04 décembre 2008
« Et c'est en sortant vers minuit Monsieur le Commissaire
Que tous les soirs de chez la Montalant
De jeunes peigne-culs... »
Ecrit par : Tailleboudin | 05 décembre 2008
Tranchepâté vous êtes bien bon, mais ça fait longtemps que la Montalant a mis la clef sous la porte. Les chansons de Brel ont parfois un petit côté fin de siècle - le XIXe - qui ne devrait pas vous échapper. Faut vivre dans votre époque, Tranche andouille : les amazones sont sur le bitume, les tapineuses dans les parkinges souterrains, les travelos au bois, les Bulgares sur les Maréchaux etc.
Et Lisa dit sans effarouchement excessif ce qu'on voit de sa fenêtre. Et même de la mienne qui donne pourtant sur quelques hectares de forêt. Mais j'ai encore d'assez bons yeux pour voir plus loin.
Bonne tranche de journée.
Ecrit par : Guy Morel | 05 décembre 2008
Excellente, la lettre de David Desgouille.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 05 décembre 2008
Moi, personnellement, ça me donne du courage et de l'espoir d'entendre deux jeunes femmes dire que leur autorité vient de leur discipline, et non de leur masse musculaire ou de leur capacité à dépasser les 123 décibels.
Alors, bien sûr, elles ont dit qu'il fallait accepter de dire, trois fois par semaine à X ou Y, de cracher son chewing-gum ou d'arrêter de bavarder. Mais, une fois qu'elles le demandent, ils arrêtent.
Et elles ont précisé qu'elles parlaient DU LYCEE, de LEUR lycée de Seine-St-Denis classé zep, et non du collège où elles n'ont pas enseigné. Là aussi, nuançons, précisons.
Je sais très bien qu'il y a des classes où cela ne marche pas. Des profs qui craquent. Des comportements intolérables. de la bêtise. Mais Je suis conscient de la diversité des choses. Mais de là à faire croire aux gens que 50 à 60% des classes sont des zones de non-droit, je le refuse, je le conteste, et je trouve ça pervers vis-à-vis de l'opinion.
Ecrit par : Fabien | 05 décembre 2008
Assez d'accord avec Fabien. Pour tourner sur de nombreux lycées en Terminale mais pas en région parisienne, les classes ingérables sont relativement peu nombreuses, et les classes hostiles plus rares encore. J'ai même assez souvent affaire à quelques élèves curieux, qui essaient d'écrire ou s'intéressent au cinéma; mais tous se heurtent à deux ou trois obstacles de taille : 1) ils manquent des instruments minimaux pour organiser leur pensée ; la déliquescence de la langue écrite est telle, même chez des élèves travailleurs et réputés d'un bon niveau, qu'il faudrait passer tout son temps à faire des cours d'expression écrite; 2) ils ne savent pas travailler; quand ils veulent travailler, ils ne savent pas ce qu'il faut faire (notamment en LSH, ils sont perdus entre l'essentiel et l'accessoire, incapables de repérer ce qu'il faut savoir; du coup, faute de savoir qu'apprendre, ils n'apprennent rien). Le faux-fuyant serait de dire qu'ils manquent de méthode, mais c'est tout simplement qu'ils n'ont pas l'habitude (les pédagos les ont enchaînés à l'obsession d'une expression spontanée sans leur faire éprouver la nécessité de la contrainte, les instructionnistes, au lycée, les laissent la plupart du temps démunis face à des exigences qu'ils sont incapables de remplir).3) Enfin, pour certaines classes, généralement techniques, ils ne savent pas écouter. On peut imposer le silence dans un rapport de force, mais ce silence n'est pas pour autant de l'écoute.
On parle assez peu sur ce blog des travaux de B. Stiegler qui cerne fort bien la déstructuration de l'attention liée à l'émergence de l'économie contemporaine; voir ici notamment :
http://www.arsindustrialis.org/?q=node/2983
http://skhole.fr/
Je ne suis pas sûr de suivre Stiegler jusqu'au bout; la technicité de son langage rend parfois insaisissable certaines thèses, mais il y a certainement des éléments pertinents à réexploiter.
Ecrit par : Romuald | 05 décembre 2008
C'est la raison pour laquelle je préfère œuvrer ici et au PS, ainsi qu'au Café du Commerce.
Ecrit par : dobolino | 05 décembre 2008
Moi je préfère le réel.
Sur le PS et les élites d'aujourd'hui (car, chez "nous les prolos", le PS c'est l'élite...)... On en parle depuis un siècle mais c'est toujours pas rentré) :
"Toute élite qui n'est pas prête à livrer bataille, pour défendre ses positions, est en pleine décadence, il ne lui reste plus qu'à laisser sa place à une autre élite ayant les qualité viriles qui lui manquent. C'est pure rêverie, si elle s'imagine que les principes humanitaires qu'elle a proclamés lui seront appliqués: les vainqueurs feront résonner à ses oreilles l'implacable vae victis. Le couperet de la guillotine s'aiguisait dans l'ombre quand, à la fin du siècle XVIIIe, les classes dirigeantes françaises s'appliquaient à développer leur « sensibilité ». Cette société oisive et frivole, qui vivait en parasite dans le pays, parlait, dans ses soupers élégants, de délivrer le monde de « la superstition et d'écraser l'infâme », sans se douter qu'elle-même allait être écrasée."
Ecrit par : Lisa fut Lisette | 05 décembre 2008
Le communiqué de presse de la Société des agrégés vient d'être publié! Le voici.
*COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU 5 DÉCEMBRE 2008*
*Audience auprès de Xavier DARCOS*
M. Jean-Michel LÉOST, Président de la Société des agrégés, a fait à la Presse la déclaration suivante :
Une délégation du Bureau de la Société des agrégés de l’Université a été reçue en audience, le jeudi 4 décembre 2008, par le Ministre de l’Éducation nationale, accompagné d’un membre de son Cabinet.
La Société des agrégés de l’Université a rappelé les analyses et les critiques qui l’ont conduite à condamner la réforme du lycée, telle qu’elle est actuellement conçue : passage de la réforme des programmes de l’école primaire à la réforme du lycée sans réflexion approfondie sur la situation du collège ; modification de la Seconde sans aucune perspective précise sur l’avenir de la Première et de la Terminale ; problèmes pédagogiques et administratifs engendrés par la « modularisation » des enseignements complémentaires et par la semestrialisation, réduction des horaires dans le tronc commun…
Le Ministre a défendu la cohérence de sa réforme : retour aux fondamentaux à l’école primaire, socle commun au collège, culture commune en Seconde. Il a particulièrement insisté sur la nécessité d’offrir en Seconde, à chaque élève, un accompagnement personnalisé, sous la forme de trois heures-élève, afin de lutter contre l’échec scolaire et contre le redoublement ou de permettre aux élèves qui n’ont pas de difficultés de pratiquer d’autres types d’activités (approfondissement, travaux interdisciplinaires…).
En ce qui concerne les concours de recrutement des professeurs, la Société des agrégés de l’Université a rappelé sa satisfaction de voir l’agrégation maintenue en l’état, mais aussi son opposition à l’infléchissement pédagogique d’une épreuve orale et à l’ajout d’une « épreuve d’entretien avec le jury », actuellement prévus. Elle ne peut accepter non plus la dévalorisation disciplinaire des épreuves du CAPES.
En outre, la Société des agrégés de l’Université s’interroge sur les objectifs réels de la « mastérisation » des concours : elle estime qu’elle s’explique plus par l’objectif d’une harmonisation européenne et par l’intention de constituer un vivier dans lequel les recteurs et les chefs d’établissement pourraient recruter des contractuels, que par la volonté de rehausser le niveau disciplinaire des candidats et de permettre une revalorisation matérielle des professeurs sur laquelle rien de concret n’est dit.
La Société des agrégés de l’Université ne saurait non plus accepter que l’action des IUFM, qui assurent actuellement, durant l’année de stage en responsabilité, une formation professionnelle initiale des professeurs pour le moins discutable, notamment dans le domaine des « sciences de l’éducation », soit anticipée et se pratique désormais au sein de masters d’enseignement qui constitueraient un terrain privilégié pour semer des conceptions pédagogiques et didactiques néfastes au détriment des savoirs disciplinaires, qui sont le fondement essentiel de la compétence pédagogique d’un professeur. Elle demande que la formation pratique des professeurs se situe après le concours, sous la forme d’un stage en responsabilité, avec un service réduit, supervisé par des professeurs chevronnés.
Ecrit par : Jean | 05 décembre 2008
j'ai écrit "peaux" e "c'est qu'on est" pour rester proche de mes origines, que tailleboudin ne vienne pas me prendre la tête!
Amélie, Dobolino. Je sais.
Mon fils aussi a payé parce que j'ai osé "dire"!
c'est dur, mais... voilà : nuance de taille, quand on est prof on ne peut vraiment pas se taire.
Ecrit par : Lisa fut Lisette | 05 décembre 2008
Les socialistes que je fréquente n'appartiennent pas à l'élite. Aussi bien sur le plan social que culturel, je suis en haut de l'échelle de ma section. Le secrétaire de section est menuisier ébéniste Compagnon du Devoir. C'est une autre sorte d'élite, pas celle à laquelle vous pensez.
Ecrit par : dobolino | 05 décembre 2008
Les socialistes que je fréquente n'appartiennent pas à l'élite. Aussi bien sur le plan social que culturel, je suis en haut de l'échelle de ma section. Le secrétaire de section est menuisier ébéniste Compagnon du Devoir. C'est une autre sorte d'élite, pas celle à laquelle vous pensez.
Ecrit par : dobolino | 05 décembre 2008
Le discours se fait intéressant dobolino, parce que, justement, dans le livre que j'essaie d'écrire je m'occupe du rapport entre les "sections" et la structure "parti" (dans l'histoire de l'Italie). Je comprends ce que vous voulez dire. Mais vous ne pouvez pas ignorer ce que Michels appelait la "loi d'airain de l'oligarchie". Elle est là. Ce n'est pas une invention...bien que Michels soit aujourd'hui pratiquement oublié (hasard?)...sa théorie est toujours valable (amha, comme dirait toto, que je salue au passage). Et si ça continue comme ça : les issues ne sont pas heureuses!
Ecrit par : Lisa fut Lisette | 05 décembre 2008
Je parlais de Robert Michels.
Un sinistre personnage qu'on a fait taire définitivement (mais ses livres sont savoureux! ;o)
Ecrit par : Lisa fut Lisette | 05 décembre 2008
http://www.archive.org/stream/lespartispolitiq00michuoft
Ecrit par : Lisa fut Lisette | 05 décembre 2008
@dobolino :"Aussi bien sur le plan social que culturel, je suis en haut de l'échelle de ma section"
Un autre détail important. La critique qui était adressé systèmatiquement aux chefs socialistes (locaux) du siècle dernier (2009-100= 1909) était le" manque de culture".
C'est cela qui est difficile à vivre lorsqu'on est (vraiment) historien : on est condamné à voir le présent.
(2022-100 = 1922)
Ecrit par : Lisa fut Lisette | 05 décembre 2008
Darcos fait semblant de ne pas comprendre ce que lui dit la Sda. Autant parler à un sourd, on sera moins déçu. Lamentable.
Ecrit par : TotoWeininger | 05 décembre 2008
Et c'est pour cela que vais aussi dans votre sens dobolino lors que vous dites : "Ceux qui me répugnent le plus sont ceux qui instrumentalisent Roger Felts. C'est ignoble"
Car Felts, nous l'avons compris, est une personne intelligente et, sous certains aspects, visionnaire. Le risque c'est que les chemises noires de 2022 ne soient les seules a écouter son discours (je prends Felts comme exemple)... Mais pour cela il faut que la gôche se reveille un peu!
Ecrit par : Lisa fut Lisette | 05 décembre 2008
Je ne vous cache pas que je viens sur ce blog pour mieux comprendre "mon histoire". Il y a tous les personnages du passé (les Sibille et le Felts, les coupables et les responsables). De temps en temps je provoque : "levez-vous!" je disais.
Et le fait que mon appel ait été accueilli tièdement, me rassure quelque part. L'histoire n'est pas inutile.
Allez, bisous à Felts, Amélie et dobolino...à la papa wilhelm.
Ecrit par : Lisa fut Lisette | 05 décembre 2008
Quelqu'un peut me dire ici si le Jean-Christophe de Rolland est encore publié?
"La révolte" et "la Foire sur la place" sont encore d'actualité en France?
Ce serait dommage de perdre un si beau témoignage du temps...présent!
Ecrit par : Lisa fut Lisette | 05 décembre 2008
"Toute élite qui n'est pas prête à livrer bataille, pour défendre ses positions, est en pleine décadence, il ne lui reste plus qu'à laisser sa place à une autre élite ayant les qualité viriles qui lui manquent. C'est pure rêverie, si elle s'imagine que les principes humanitaires qu'elle a proclamés lui seront appliqués: les vainqueurs feront résonner à ses oreilles l'implacable vae victis. Le couperet de la guillotine s'aiguisait dans l'ombre quand, à la fin du siècle XVIIIe, les classes dirigeantes françaises s'appliquaient à développer leur « sensibilité ». Cette société oisive et frivole, qui vivait en parasite dans le pays, parlait, dans ses soupers élégants, de délivrer le monde de « la superstition et d'écraser l'infâme », sans se douter qu'elle-même allait être écrasée."
Ecrit par : Lisa fut Lisette | 05 décembre 2008
Paretto ?
Ecrit par : guy morel | 05 décembre 2008
"On a tout dit, maintenant il faut que ça bouge...
rendez vous dans nos classes, dans nos conseils de classe, dans nos conseils d 'UFR pour l'ouvrir, sans peur, devant tout le monde. Elèves , parents, professeurs, instituteurs : levez-vous!
Maintenant ou jamais.
;o)
Ecrit par : Lisa fut Lisette | 05 décembre 2008
C'est fait. Depuis longtemps, et encore dans les derniers conseils de classe : mise au parfum des parents présents, des élèves, mais... toute seule...: il y a beaucoup de Sibille !"
Ecrit par : Scarlett Martinez | 05 décembre 2008
Ca veut dire quoi, ça?
Ecrit par : Christophe Sibille | 05 décembre 2008
Je comprends ce que vous voulez dire. Mais vous ne pouvez pas ignorer ce que Michels appelait la "loi d'airain de l'oligarchie". Elle est là. Ce n'est pas une invention...
Ecrit par : Lisa fut Lisette | 05 décembre 2008
Oui, bien sûr mais croyez-vous que ce soit en leur abandonnant totalement le terrain que ça sera mieux ? Est-ce que fonder un nouveau parti changera quelque chose à terme ?
Ecrit par : dobolino | 05 décembre 2008
Oui, c'est bien Pareto, Guy Morel.
On ose plus le citer aujourd'hui, à cause de son histoire.
Mais ses théories peuvent avoir une valeur si on est conscient de notre passé (mais l'historiographie aujourd'hui...parlons-en!). Dommage ... à force de cacher, on finit par recommencer...
Ecrit par : Lisa fut Lisette | 05 décembre 2008
Ca veut dire quoi, ça?
Ecrit par : Christophe Sibille | 05 décembre 2008
La dame-jeanne dit au litron: "je te Com-prends, mais tu ne me com-prends pas"
Ecrit par : Lisa fut Lisette | 05 décembre 2008
Dobolino, ne vous inquiétez pas, personne ne pourra me faire partir d'ici!!! Ni Amélie, ni Papalisa, ni Toto. ;-)
Jean-Paul, si Darcos a mis toutes ses réformes en route, ce n'est en aucune manière pour faire plaisir aux pédagogistes. C'est pour faire des économies, et casser le service public. Point.
Ecrit par : Christophe Sibille | 05 décembre 2008
Ca veut dire quoi, ça?
Ecrit par : Christophe Sibille | 05 décembre 2008
La dame-jeanne dit au litron: "je te Com-prends, mais tu ne me com-prends pas"
Ecrit par : Lisa fut Lisette | 05 décembre 2008
Vous avez tort d'essayer de faire de l'humour, Papalisa... ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 05 décembre 2008
Je comprends ce que vous voulez dire. Mais vous ne pouvez pas ignorer ce que Michels appelait la "loi d'airain de l'oligarchie". Elle est là. Ce n'est pas une invention...
Ecrit par : Lisa fut Lisette | 05 décembre 2008
Oui, bien sûr mais croyez-vous que ce soit en leur abandonnant totalement le terrain que ça sera mieux ? Est-ce que fonder un nouveau parti changera quelque chose à terme ?
Ecrit par : dobolino | 05 décembre 2008
Le débat à l'époque fut justement : faut-il créer un autre parti? Beaucoup s'y opposèrent. Ils créèrent alors un "mouvement" (ehm ehm, je ne vous dirai pas le nom du "mouvement")
Je ne sais pas. Dur de répondre.
Mais peut-être qu'un autre parti va rafraîchir un peu l'élite (qui restera, hélas, une élite)
Ecrit par : Lisa fut Lisette | 05 décembre 2008
"C'est fait. Depuis longtemps, et encore dans les derniers conseils de classe : mise au parfum des parents présents, des élèves, mais... toute seule...: il y a beaucoup de Sibille !"
Ecrit par : Scarlett Martinez | 05 décembre 2008
Puisque vous êtes là, si vous pouvez me mettre ça en clair, Papalisa... Je vous serais obligé!
Ecrit par : Christophe Sibille | 05 décembre 2008
C'est vrai qu'il y a au PS tout un tas d'élus qui tiennent le terrain et qui n'ont pas vraiment envie que ça bouge trop. C'est un vieux parti qui tient plein de bastions et qui n'a guère de liberté idéologique. C'est assez pesant. Chaque élu a trop à perdre. Il y a des réseaux, des pions placés partout. Dans un département comme le mien où en dehors de quelques périodes d'alternance le PS tient les pouvoirs depuis la Libération, même le fait que, comme ces temps-ci, tous nos députés soient UMP, dont Hervé Mariton, ne change absolument rien.
Ecrit par : dobolino | 05 décembre 2008
A Dobolino
Laissez-les dire, tous les médisants, ceux qui ne savent que cracher sur le PS avec sempiternellement les mêmes arguments à deux balles (et les élites, et les bobos, etc etc)... Même si tout n'est pas rose (ah ah ah), il me semble qu'on est plus utile au PS qu'à la LCR antigouvernementale (c'est si facile) ou au PCF sous perfusion. Et n'hésitez pas à laisser des messages sur l'agriculture; personnellement, cela m'intéresse (et me préoccupe, quand on écoute certains de la fnsea...)
A Romuald,
Merci à vous. Je connais mal Stiegler, mais le peu qu'on m'en a dit, c'est que ses analyses sont intéressantes et fort instructives, sans tomber dans un nihilisme paralysant à la Finkielkraut... Genre : un même constat, mais des réponses différentes... Il me semble (et là, par pitié, ne me fusillez pas tous en même temps!) que le débat aujourd'hui doit moins porter sur le pédagogisme-didactisme en soi (on peut toujours formuler quelques idées et critiques sur telle ou telle méthode, certes) que sur ce qui me semble être le vrai pb, la vraie racine des dysfonctionnements : à savoir la société actuelle dans sa continuelle pression médiatico-informatico-publicitaire. S' il y a des pbs d'attention, d'écriture, d'expression, de concentration et de hiérarchisation des informations chez les élèves, il me semble (humble avis, échine courbée) que cela vient davantage des médias et des outils de communication que de tel ou tel mot dans les programmes officiels.
En gros, et pour être schématique : un gamin qui passe son temps à tchater et à envoyer des textos dans un pré-langage à peine phonétique aura-t-il sensiblement une meilleure orthographe avec une méthode d'apprentissage de l'orthographe "à l'ancienne" (ne voyez pas de mépris dans cette expression!) ? J'ai peur que non... Mais bon, faudrait que je creuse tout cela.
Il y avait cette expérience en Alsace de "semaine sans télé" pour toute une classe : l'instit avait constaté une très nette amélioration de l'attention et du travail. Peut-être un peu d'intox là-dedans, mais sûrement pas mal de vrai aussi...
Ecrit par : fabien | 05 décembre 2008
Puisque vous êtes là, si vous pouvez me mettre ça en clair, Papalisa... Je vous serais obligé!
Ecrit par : Christophe Sibille | 05 décembre 2008
Je pense que Amélie fait référence à une certaine attitude que vous incarnez ici sur ce blog.
Elle exprime l'impuissance de ses énergies vitales à s'exprimer dans une ambiance dominée par la langue codée des élites. Je suis très sérieuse. L'histoire est remplie d'Amélie et de Sibille. Peut-être que les petits enfants d'Amélie seront les Sibille de demain. Je ne le sais pas, tout dépend de son courage à elle. Tout dépend du nombre d'Amélie. C'est une "fille du peuple" , je le sens dans son expression vive et inhibée. Vous êtes déjà autre chose, hélas pour vous.
ahn , j'oubliais : ;-)
Ecrit par : Lisa fut Lisette | 05 décembre 2008
@Fabien:A Dobolino
Laissez-les dire, tous les médisants, ceux qui ne savent que cracher sur le PS avec sempiternellement les mêmes arguments à deux balles (et les élites, et les bobos, etc etc)...
On dirait un extrait de " l'Avanti" trois jours avant la marche sur Rome!
Vous êtes à côté de vos pompes Fabien!
Dobolino, au moins elle regarde autour d'elle!
Ecrit par : Lisa fut Lisette | 05 décembre 2008
Grosse colère
Jean va encore voir rouge, mais bon, j'y vais :
voilà donc le communiqué de la société des Agrégés. Je le résume :
- on critique la réforme du lycée. Soit.
- XD la défend avec les mêmes arguments que d'habitude, tous aussi pourris les uns que les autres. Sujet clos. Ah? apparemment la Société n'a pas répliqué et n'a pas contredit ces pseudo-arguments.
Quand je lis :
" En ce qui concerne les concours de recrutement des professeurs, la Société des agrégés de l’Université a rappelé sa satisfaction de voir l’agrégation maintenue en l’état, mais aussi son opposition à l’infléchissement pédagogique d’une épreuve orale et à l’ajout d’une « épreuve d’entretien avec le jury », actuellement prévus. Elle ne peut accepter non plus la dévalorisation disciplinaire des épreuves du CAPES."
je constate qu'il y a 5 lignes et demie pour l'agreg presque inchangée et 1 ligne pour le Capes bouleversé......
Bref, et pour résumer, j'ai approuvé des deux mains le communiqué de la SdAg du 1er décembre. Mais aller voir XD simplement pour le lui lire sans la moindre discussion, la moindre négociation...
Alors : est-ce XD qui a refusé une véritable discussion, ou est-ce la SdAg qui est juste venue au ministère pour lire personnellement au ministre son communiqué publique, et puis s'en va...?
- On se félicite que l'agreg soit quasiment inchangée. Bon bon...
- on ose dire un mot sur le capes. On réitère tout le communiqué du 1er décembre.
- Réponse de XD : euh... non, en fait, pas de réponse du tout. rien d'écrit dans le communiqué.
- soit le communiqué publié ici est incomplet
- soit XD a été brusquement frappé d'aphasie, soit il a perdu sa voix et a envoyé ses conseillers lui acheter des Valda à la pharmacie du coin
- soit la société des agrégés n'a pas écrit la réponse de XD
-soit XD les a poliment mis à la porte.
Bref, too much noise for nothing. Dommage. J'espère qu'ils vont revenir à la charge! Que comptez-vous faire maintenant que vous avez constaté que XD refuse absolument le dialogue?!
Ecrit par : fabien | 05 décembre 2008
Oui, bien sûr mais croyez-vous que ce soit en leur abandonnant totalement le terrain que ça sera mieux ? Est-ce que fonder un nouveau parti changera quelque chose à terme ?
Ecrit par : dobolino | 05 décembre 2008
mais VOUS êtes leur terrain, sans vous, ils ne sont rien.
Et ils le savent.
Ecrit par : Lisa fut Lisette | 05 décembre 2008
Vous avez tant tapé sur les "pédagogistes", alors qu'ils n'ont jamais influencé réellement les pratiques de l'Education Nationale, pas plus que Freinet n'a influencé les pratiques de l'Instruction publique !
Ecrit par : Georges GLISE | 05 décembre 2008
Ahurissant ! Et ce type aurait été inspecteur ?
Il suffit d'avoir été élève d'une Ecole Normale/IUFM entre 1970 et aujourd'hui pour mesurer le lavage de cerveaux qui y a été accompli par les pédagogistes. Je tiens mes "cours" à la disposition du clairvoyant Georges Glise.
Ecrit par : victor | 05 décembre 2008
Le problème, Lisa, c'est que même si nos apparatchiks sont désolants, nous sommes satisfaits du résultat sur le terrain, dans notre département de gauche et notre région de gauche, tenus par des socialistes. Evidemment, ma vue est un peu faussée par le fait que j'habite dans un riche département d'une riche région mais, franchement, nos élus ont sur le terrain quotidien un comportement de gauche, on ne peut le nier, autant que faire se peut. Ce pourrait être encore mieux mais c'est déjà bien. Bien sûr la préfecture entérine les coupes sombres dans tous les services publics qui dépendent de l'Etat, au mépris de l'opinion des élus, mais ce qui dépend directement du département et de la région en matière de service public, de culture et d'éducation est, me semble-t-il, très correct, dans le cadre actuel de l'orientation vers la privatisation des services à la personne.
Ecrit par : dobolino | 05 décembre 2008
en matière de laïcité aussi !
Je me souviens il y a quelques années, d'un beau tollé à droite quand le conseil général avait offert un double jeu de livres à tous les élèves de sixième de l'enseignement public et uniquement de l'enseignement public, de façon à alléger les cartables des enfants de la République.
Ecrit par : dobolino | 05 décembre 2008
Rien à attendre de XD puisqu'il attend sa récompense en faisant sagement tout ce que son maître lui dit. La Sda fait son boulot. Elle ne va pas le séquestrer pour lui redonner un brin de conscience professionnelle.
Dans les bonnes nouvelles, que peut-on trouver?
Europeana. C'est bien, non? Les mangeurs de scones nous rejoindront peut-être un jour.
La mise en scène de "Fantasio" à la Comédie qui est superbe.
L'expo sur Mantegna qui est fort jolie.
Les chocolats qu'une élève m'a offerts et qui sont très bons.
La pluie qui s'est arrêtée.
La liste est ouverte...
Ecrit par : Sanseverina | 05 décembre 2008
Monsieur l'Inspecteur.
Septembre 1969, je suis dans une classe de CPPN de 41 élèves, d'un collège (pas encore terminé)d'une zone dite "difficile" des hauts de Rouen. Je n'ai presque pas d'expérience (je ne joue pas sur les mots). Ma collègue qui a les filles (moi, j'ai les garçons!) voit ce que je fais et me dit:"Tu fais du Freinet?". "C'est quoi ça?", je lui réponds. Arrivé dans le Jura en 76, je trouve un courrier de "l'Ecole Moderne" dans la poubelle de la salle des profs. Je prends contact avec le responsable local et je prends conscience enfin du mouvement en question. Il m'a toujours influencé et j'en suis très heureux. Je serais le seul? Eh bien je confirme ma devise, celle d'Ibsen "The majority is never rignt. She rules the lies"!!!!Pardon, une peite traduction alors:La majorité n'a jamais raison. Elle régit le mensonge".
Ecrit par : Francoli | 05 décembre 2008
La pluie qui s'est arrêtée.
La liste est ouverte...
Ecrit par : Sanseverina | 05 décembre 2008
Je ne suis pas d'accord avec la pluie qui s'est arrêtée car il faut bien que les saisons se fassent et, surtout, que les nappes phréatiques se remplissent. Cela étant, comme disait toujours Pierre Dac, il vaut mieux qu'il pleuve maintenant que quand il fait beau.
Ecrit par : Magister | 05 décembre 2008
Quelqu'un peut me dire ici si le Jean-Christophe de Rolland est encore publié?
Ecrit par : Lisa fut Lisette | 05 décembre 2008
Très certainement ! Il y était encore il y a peu en livre de poche et je n'ai encore jamais vu une bibliothèque municipale, de collège ou de lycée qui n'en détienne pas un exemplaire.
Ecrit par : dobolino | 05 décembre 2008
Vous avez tant tapé sur les "pédagogistes", alors qu'ils n'ont jamais influencé réellement les pratiques de l'Education Nationale, pas plus que Freinet n'a influencé les pratiques de l'Instruction publique !
Ecrit par : Georges GLISE | 05 décembre 2008
Ahurissant ! Et ce type aurait été inspecteur ?
Il suffit d'avoir été élève d'une Ecole Normale/IUFM entre 1970 et aujourd'hui pour mesurer le lavage de cerveaux qui y a été accompli par les pédagogistes. Je tiens mes "cours" à la disposition du clairvoyant Georges Glise.
Ecrit par : victor | 05 décembre 2008
C'est également ce que ne cesse d'affirmer Meirieu. C'est intellectuellement malhonnête. Ils devraient préciser : les pédagogistes ont toujours cherché à influencer les pratiques sans toutefois réellement parvenir à imposer ou à généraliser leurs théories autrement que de manière ponctuelle ou sporadique (lors d'une inspection, par exemple). Pourquoi ? Parce que la conduite d'une classe au quotidien selon leurs préceptes, voire leurs dogmes, eu égard à la réalité du métier et à la contingence, est tout simplement et humainement impossible à tenir dans la durée. Le pédocentrisme a cette particularité d'ignorer le professeur comme humain et de le réduire au rôle de technicien mettant en oeuvre des stratégies d'émergences (méthodologie, mises en situation, transversalité, pédagogie différenciée, évaluation, remédiation...) au détriment du disciplinaire et donc de la transmission des connaissances. Toujours en défaut de la pédagogie adaptée (en fait, décrétée comme telle), le professeur culpabilisait, le métier virait à l'obsession et basculait facilement dans la névrosité. Cela a amené bon nombre de professeurs à se soucier davantage de la conformité de leur pratique que du contenu de leur enseignement.
Les pédagogistes ont largement noyauté les IUFM et l'encadrement intermédiaire. Leur influence fut donc à la hauteur de leurs moyens de pression, sans même parler de la caution de la plupart des syndicats et de la complaisance mercantile des éditeurs.
Ecrit par : Magister | 05 décembre 2008
QUELLE SAUVAGERIE ?
J'évoquais hier les formes nouvelles que prend aujourd'hui la "sauvagerie juvénile". VOUS-NOUS-ILS, la revue d'informations financée par la CASDEN en fournit ce vendredi un bon exemple avec ce Stéphane Bonnéry -jeune et assez beau d'après la photo. Dans mon village, c'est ce qu'on appellerait un "kéké". Dans le village Ed.Nat, c'est un "chercheur".
Bonne lecture.
GM
Les enjeux du décrochage cognitif
Enseignant chercheur en sciences de l’éducation et membre du laboratoire ESSI-ESCOL1, Stéphane Bonnéry s’interroge sur les mécanismes de construction de la difficulté scolaire dans un ouvrage2 qui fait le lien entre le décrochage cognitif des élèves et les situations d’échec. Explications.
Peut-on le prévenir ?
Oui, le décrochage cognitif peut être traité en amont. Mon propos n’est pas de culpabiliser les enseignants, mais de souligner l’intérêt de les aider à réduire au maximum la part d’implicites dans leurs pratiques pédagogiques et à créer des situations d’apprentissage3 qui permettent à tous les élèves de comprendre, au lieu de faire appel à de supposés prérequis.
Comment définissez-vous le décrochage cognitif ?
Il s’agit du processus qui conduit un élève à se détacher progressivement de l’effort intellectuel nécessaire aux apprentissages. Il se construit presque toujours en dépit d’une volonté de bien faire, à force d’échecs de compréhension et de malentendus non dissipés. Le décrochage cognitif naît d’une somme d’humiliations et de découragements qui résultent eux-mêmes de l’incapacité pour un élève de comprendre ce que l’on attend de lui dans l’accomplissement d’une consigne ou dans la restitution de ses connaissances. L’élève travaille, mais ne perçoit pas les implicites pédagogiques des dispositifs mis en œuvre par l’enseignant.
Vous auriez un exemple à nous donner ?
Prenons le cas d’un travail sur la carte des reliefs de la France. En mettant l’accent sur le code chromatique du document, l’enseignant attend de ses élèves qu’ils puissent lire et traduire n’importe quelle autre carte utilisant la même signalétique, la même légende. Or pour certains élèves peu familiers de la culture scolaire, la finalité pédagogique de la manœuvre n’est pas évidente. Et l’incompréhension est à son comble lorsqu’on leur demande le jour du contrôle sur table d’analyser la carte des reliefs de l’Espagne. Ils s’interrogent : pourquoi leurs efforts déployés pour colorier et apprendre la carte française ne sont-ils pas récompensés ? Et comment se fait-il que l’exercice ne pose aucun problème aux copains ? Etaient-ils au courant à l’avance ? La victimisation s’installe.
Quel est le lien entre ce décrochage et l’échec scolaire ?
Le décrochage cognitif n’est pas l’apanage d’une certaine catégorie d’élèves. Il n’existe pas d’enfant « décrocheur », « perturbateur » ou « en échec » par essence. On parle ici de situations qui se sont construites au fil des difficultés rencontrées, des questions restées sans réponse. Nombre d’élèves sont confrontés à des difficultés cognitives au cours de leur scolarité sans pour autant glisser dans la spirale de l’échec scolaire. Mais plus de la moitié des élèves sont de milieux populaires : ils n’ont que l’école pour apprendre les savoirs scolaires et décoder les attentes parfois implicites de l’école. Tout est fonction des raisons qui les conduisent à décrocher et des problèmes (identitaires, langagiers, etc.) qui viennent ou non se greffer à ces incompréhensions. Le décrochage cognitif traduit, en quelque sorte, la part enterrée des difficultés d’apprentissage dans les difficultés scolaires qui est liée à la plus ou moins grande complicité familiale avec les implicites scolaires.
Identifier, à temps, le décrochage cognitif permettrait-il d’anticiper les situations de rupture ?
Il n’existe pas de profil type permettant de pronostiquer les futurs décrocheurs. Il n’y a ni déterminisme social, ni déterminisme mécanique dans les trajectoires de décrochage. Mais on observe que les élèves accueillis dans des dispositifs relais ont tous connu des difficultés d’apprentissage avant d’avoir des problèmes de comportement. Si les enseignants étaient aidés pour identifier ces incompréhensions, ils pourraient revenir sur les ratés, permettre aux élèves de surmonter leurs erreurs avant qu’ils ne se réfugient, par défaut, dans une attitude de résistance au monde scolaire.
Propos recueillis par Marie-Laure Maisonneuve
(1) Université Paris-VIII (Vincennes - Saint-Denis)
(2) « Comprendre l’échec scolaire. Elèves en difficultés et dispositifs pédagogiques » (La Dispute, collection L’enjeu scolaire, novembre 2007)
(3) Comme le cours dialogué où l’enseignant pose une question pour que l’élève se la pose à son tour
Ecrit par : Guy morel | 05 décembre 2008
Très certainement ! Il y était encore il y a peu en livre de poche et je n'ai encore jamais vu une bibliothèque municipale, de collège ou de lycée qui n'en détienne pas un exemplaire.
Ecrit par : dobolino | 05 décembre 2008
Merci. Je chercherai encore. Je l'ai lu (pas en entier) il y a fort longtemps dans une traduction et je voulais le lire en français. Mais à la Fnac et chez Gibert on m'a dit qu'il n'est plus édité.
Ecrit par : Lisa fut Lisette | 05 décembre 2008
Arrivé dans le Jura en 76, je trouve un courrier de "l'Ecole Moderne" dans la poubelle de la salle des profs. Je prends contact avec le responsable local et je prends conscience enfin du mouvement en question. Il m'a toujours influencé et j'en suis très heureux. Je serais le seul? Eh bien je confirme ma devise, celle d'Ibsen "The majority is never rignt. She rules the lies"!!!!Pardon, une peite traduction alors:La majorité n'a jamais raison. Elle régit le mensonge".
Ecrit par : Francoli | 05 décembre 2008
Ce qu'il y a de bien chez les pédagogistes, c'est leur accès au dogme par illumination : des petits Ignace de Loyola et sainte Thérèse d'Avila en somme. Une fois la révélation reçue, leur foi reste chevillée au corps :"j'en suis très heureux". Tant mieux pour vous, c'est le propre des imbéciles !
Ecrit par : victor | 05 décembre 2008
un bon exemple avec ce Stéphane Bonnéry, qui écrit:
Mais plus de la moitié des élèves sont de milieux populaires : ils n’ont que l’école pour apprendre les savoirs scolaires et décoder les attentes parfois implicites de l’école.
Ecrit par : Guy morel | 05 décembre 2008
Evidemment, voyons, c'est la faute des professeurs, parce qu'ils ne veulent pas écouter les oracles des sciences de l'éducation! Pour ce Bonnéry - encore une espèce de faux intellectuel qui s'imagine avoir inventé l'eau tiède! - les élèves venant de milieux populaires sont une race à part, intrinsèquement crétins, dépourvus de raison - Descartes disait donc des bêtises. Pas une seconde, ce Bonnéry ne se demande pourquoi les enfants des milieux populaires devenaient Normaliens-Ulm autrefois et presque plus aujourd'hui! Et dire que ça, c'est rémunéré sur nos impôts!
Ecrit par : Jean | 05 décembre 2008
les pédagogistes ont toujours cherché à influencer les pratiques sans toutefois réellement parvenir à imposer ou à généraliser leurs théories autrement que de manière ponctuelle ou sporadique (lors d'une inspection, par exemple). Pourquoi ? Parce que la conduite d'une classe au quotidien selon leurs préceptes, voire leurs dogmes, eu égard à la réalité du métier et à la contingence, est tout simplement et humainement impossible à tenir dans la durée. Le pédocentrisme a cette particularité d'ignorer le professeur comme humain et de le réduire au rôle de technicien mettant en oeuvre des stratégies d'émergences (méthodologie, mises en situation, transversalité, pédagogie différenciée, évaluation, remédiation...) au détriment du disciplinaire et donc de la transmission des connaissances.
Ecrit par : Magister | 05 décembre 2008
On ne saurait mieux dire les choses.
Ecrit par : Jean | 05 décembre 2008
Guy morel nous "gratifie" d'un extrait de pure pensée pédagogiste avec sa cohérence interne. Un passage intéressant : " Le décrochage cognitif traduit, en quelque sorte, la part enterrée des difficultés d’apprentissage dans les difficultés scolaires qui est liée à la plus ou moins grande complicité familiale avec les implicites scolaires."
Quels sont ces implicites scolaires dont le défaut serait la cause du décrochage cognitif ? Si ce défaut procède du champ familial, en quoi l'école peut-elle le compenser ? Le peut-elle vraiment ? de manière générale et systématique, c'est-à-dire instituée ?
Une fois encore, on a le sentiment que l'école doit avoir réponse à tout et que c'est donc aux professeurs de porter encore et toujours le poids de plus en plus lourd des carences et des faillites sociales dont les causes sont extérieures à l'école.
Le tout psychologique a aplani les voies de la médicalisation des difficultés (une mane). Certes, il faut du social, de la psychologie et de la médecine. Mais attention à ne pas transformer l'école en sous-traitant de la chose. On dira que c'est déjà chose faite et qu'elle est devenue une véritable cour des miracles. Sauf que les professeurs ne sont pas nécessairement liés par un sacerdoce, ce qu'on serait fort malvenu de leur reprocher.
Ecrit par : Magister | 05 décembre 2008
Les pédagogistes ont largement noyauté les IUFM et l'encadrement intermédiaire. Leur influence fut donc à la hauteur de leurs moyens de pression, sans même parler de la caution de la plupart des syndicats et de la complaisance mercantile des éditeurs.
Ecrit par : Magister | 05 décembre 2008
Tout à fait d'accord avec vous.
Outre le don de la grâce divine, les pédagogistes ont un sens aigü du commerce, à défaut de celui du ridicule et d'une élémentaire pudeur.
Je vous invite à découvrir la rubrique "bibliographie" de quelques-uns de leurs blogs : la succession d'ouvrages est proprement stupéfiante. Ils en sont au rythme de deux ou trois par an, sans compter les "articles" et "conférences". Je vous recommande mes deux chouchous : Defrance et De Vecchi. Des hommes qui ont fait fortune avec le pédagogisme. On comprend leur acharnement à le défendre.
Ecrit par : victor | 05 décembre 2008
un bon exemple avec ce Stéphane Bonnéry, qui écrit:
Mais plus de la moitié des élèves sont de milieux populaires : ils n’ont que l’école pour apprendre les savoirs scolaires et décoder les attentes parfois implicites de l’école.
Ecrit par : Guy morel | 05 décembre 2008
Evidemment, voyons, c'est la faute des professeurs, parce qu'ils ne veulent pas écouter les oracles des sciences de l'éducation! Pour ce Bonnéry - encore une espèce de faux intellectuel qui s'imagine avoir inventé l'eau tiède! - les élèves venant de milieux populaires sont une race à part, intrinsèquement crétins, dépourvus de raison - Descartes disait donc des bêtises. Pas une seconde, ce Bonnéry ne se demande pourquoi les enfants des milieux populaires devenaient Normaliens-Ulm autrefois et presque plus aujourd'hui! Et dire que ça, c'est rémunéré sur nos impôts!
Ecrit par : Jean | 05 décembre 2008
Oh ! ce n'est pas moi qui ai écrit cela ; c'est le sauvageon Bonnéry : un petit eugéniste qui s'ignore. Prof de fac en plus.
La preuve vivante que l'ascenseur social fonctionne encore.
GM :-)))
Ecrit par : Guy morel | 05 décembre 2008
une manne (au lieu de mane).
Ecrit par : Magister | 05 décembre 2008
Victor osa :
Les pédagogistes ont un sens aigü du commerce.
Et j'ajoute : certains antipédagogistes ont le sens aigu de l'intelligence. Mettre un tréma c'est signe de trop grande culture.
Mouche ton cul avant d'oser la ramener, sale con.
Ecrit par : un ga agacé | 05 décembre 2008
AGREGES (18 résultats sur 34)
#
SNALC-CSEN (FGAF) : 15,5 %
#
Snes (FSU) : 48,8 %
#
Sgen (CFDT) : 11,6 %
#
Se (UNSA) : 4,7 %
#
Snfolc (FO) : 5,6 %
#
SUD : 5,0 %
Si l'on retire le snalc et le snfolc, les agrégés ont voté en majorité pour ceux qui les nient. Et avec si peu d'intelligence, il faudrait qu'ils soient nommés en lycée ? (:-)))
Ecrit par : victor | 05 décembre 2008
Si l'on retire le snalc et le snfolc, les agrégés ont voté en majorité pour ceux qui les nient.
Ecrit par : victor | 05 décembre 2008
Sans doute une forme particulière du syndrome de Stockholm.
Ecrit par : Magister | 05 décembre 2008
XD refuse absolument le dialogue!
Ecrit par : fabien | 05 décembre 2008
Ce n'est pas exact, Fabien, d'écrire cela.
Le Communiqué de la Société des agrégés est un résumé de la discussion qui a eu lieu. Le détail des propos qui ont été échangés n'y est pas. Chacun a exposé son point de vue et ses arguments, c'est déjà pas si mal. Xavier Darcos est convaincu de la justesse de sa ligne de conduite. Comme ce n'est pas tout à fait le premier venu, vous ne pouviez pas espérer qu'il "plierait" lors d'une rencontre avec la Société des agrégés! Le Communiqué rend compte de l'esprit général de l'audience, à savoir qu'on s'est écouté, mais que chacun est resté sur ses positions.
Ecrit par : Jean | 05 décembre 2008
Victor osa :
Les pédagogistes ont un sens aigü du commerce.
Et j'ajoute : certains antipédagogistes ont le sens aigu de l'intelligence. Mettre un tréma c'est signe de trop grande culture.
Mouche ton cul avant d'oser la ramener, sale con.
Ecrit par : un ga agacé | 05 décembre 2008
Très bonne remarque orthographique.
Mais je mouche mon nez ; nous devons pas posséder la même anatomie. Votre vocabulaire m'inciterait à penser qu'un certain orifice anal vous tient lieu de bouche.
Alors pour employer votre langage je change de registre : "Gaga, je regrette vraiment d'avoir mis deux points sur le "u" plutôt que deux poings sur ta gueule !"
Ecrit par : victor | 05 décembre 2008
Mouche ton cul avant d'oser la ramener, sale con.
Ecrit par : un ga agacé | 05 décembre 2008
Ainsi s'exprime un pédagogiste qui perd ses nerfs quand on lui dis des choses qui le dérangent.
Frackowiack s'était fendu jadis d'un texte célèbre contre la liberté pédagogique qui était de la même veine spirituelle quoique rédigé en termes moins vulgaires.
Ecrit par : Jean | 05 décembre 2008
Gaga, je sais bien que Brighelli a titré son fil "pur porc" mais ce n'est pas une raison pour vous tromper de blog !
Ecrit par : victor | 05 décembre 2008
Croyez bien que par ailleurs, je suis à fond pour la dénonciation du pédagogisme… mais…
POUR SOLDE DE…
Dans le décours du long et violent débat de ces derniers jours. il y a eut l'intervention de Guy Morel :
« Cher Roger Felts,
Deux mots, puisque j'ai un peu de temps, pour m'immiscer dans une querelle où je n'ai pas part, encore que j'aie tenté d'y faire passer un ange jammesien.
Les voici : à supposer même que vous ayez raison dans cette dispute vous allez finir assurément par avoir tort à force de la prolonger.
Cordialement. »
Bien je sois assez souvent d'accord avec Guy Morel… Et quand ce n'est pas le cas, une prolongation de la discussion ramène le désaccord à de justes proportions, cette fois son propos me restait au travers du gosier… J'allais lui répondre quand Lisa donna son point de vue :
« Je ne veux pas non plus prolonger le débat. Mais Monsieur Morel, dire "à supposer même que vous ayez raison" n'est pas la phrase exacte à prononcer dans ce cas.
Il faut être sincère et courageux et dire ce qu'on a vu.
Il y a bien eu une attaque gratuite, injustifiée et abjecte de la part de quelqu'un. C'est cette petite nuance ("à supposer") que l'on introduit dans la vérité qui risque de provoquer des réactions. Surtout que vous n'êtes pas le seul à y avoir recours. Non, quand on a vu on n'a pas le droit de changer les données pour apaiser le débat. Le débat n'est ainsi que retardé et ...alimenté davantage.
C'est mon petit " éloge de la discorde". Ce n'est pas en changeant la réalité, même d'un tout petit peu, que vous éliminerez le problème.
Cordialement, »
Lisa ayant bien dit ce qu'il y avait à dire, fallait-il se rendre à la raison morelienne et faire comme le camarade Thorez, le bien-aimé “il faut savoir s'arrêter devant le train de la déraison”… ou quelque chose d'approchant !
J'avoue que j'avais quelques petits reproches à retourner à Dobolino quand, Manu qu'elle avait traité de “Pauvre Manu, complètement Zinzin”, osa lui tenir ces propos :
« Qui ça, moi ? Et je vous rappelle que pour le "pauvre", que je considère comme insultant, vous pouvez repasser. Ce n'est pas parce que vous avez une grande gueule (qui vous cause pas mal de problèmes ces derniers temps, non ?) que vous pouvez tout vous permettre. Tout comme vos saillies de pilier de comptoir du style "moi j'ai tout compris à la vie et pas vous", c'est super-gonflant à la longue…
…alors, vous pouvez arrêter de rouler des mécaniques deux secondes, ça n'impressionne personne ici.
C'est là aussi qu'on voit que vous êtes socialiste : vous ne pouvez pas vous empêcher de vous prendre au sérieux et d'emmerder le monde en prétendant le sauver.
Contentez-vous de sauver la vie des animaux qui vous sont confiés, c'est déjà beaucoup et apparemment c'est quelque chose que vous faites très bien. Quant au reste, vous ne nous en voudrez pas si on s'adresse à quelqu'un d'autre. »
Bien que pensant qu'il n'avait pas fait le tour de la question, ma grande mansuétude me poussait à croire que c'était largement suffisant. Il ne fallait pas trop chargé le baudet, en l'occurrence l'ânesse (que Guy Morel me pardonne de comparer son animal préféré à Dobolino)…
Quand, cette dernière s'est autorisé un long développement sur sa manière de voir ma pathologie, mes états d'âme et sa conception du traitement qu'elle pensait devoir m'infliger à titre gracieux au titre de la confraternité universelle… Ceci ne m'a pas laissé indifférent (entre le fou rire inextinguible, le hurlement de rage et le mâchouillage du bord de mon oreiller).
Aussi armé de ma science, qui est sûrement plus grande en psychiatrie que la sienne en oncologie et en psychologie des cancers, je m'apprêtais à lui faire une tartine sur la psychose maniaco-dépressive et la structure para logique du discours hypo maniaque quand je me suis brutalement dit : “De quoi j' me mêle ! Tu n'as que des bribes d'éléments cliniques. C'est une correspondante comme une autre. Tu n'as à connaître d'elle que ce qu'elle dit sur le blog. Elle dit parfois des choses géniales, prenons-les comme telles. Souvent, c'est n'importe quoi, prenons patience, ou marquons notre impatience. Et quelquefois quand elle est odieuse, attends qu'elle s'excuse…
C'est là que le petit diable présent dans un coin de ma tête et qui connaît bien les troubles cyclothymiques, m'a glissé : tu peux attendre longtemps !
Pour ceux que cela intéresse, j'ai fait sur mon site un résumé synthèse assez long (5 pages A4) de ce long débat (plus de trente pages) qui s'intitule “UN DÉBAT UN PEU CRISPÉ”.
http://rogerfelts.blog.lemonde.fr/2008/12/05/un-debat-un-peu-crispe/
Je m'excuse de n'avoir pu intégrer certaines interventions lumineuses et aussi, pour le contraste, quelques-unes particulièrement débiles ( sauf dans l'introduction, Christophe Sibille n'est jamais cité. Ce qui devrait en encourager plus d'un à lire mon “résumé”.)…
Les textes dans leurs dimensions originales, il est vrai d'une longueur encore plus éprouvante, sont visibles sur les pages de “Bonne d'âne”.
Ecrit par : Roger Felts | 05 décembre 2008
Guy, il n'y a que toi pour dénicher des cinglés pareils. L'exemple des couleurs sur la carte a mis en joie une certaine géographe de ta connaissance.
JPB
Ecrit par : brighelli | 05 décembre 2008
Il faut que ça bouge?
Je pense qu'un préalable est indispensable : en finir avec la lâcheté du corps enseignant. En conseil de classe ou en correction d'examen, c'est en bout de chaîne le prof lui-même qui s'exprime, qui apprécie et qui note. Pas le ministre, ni le recteur, ni Meirieu! Il peut alors appliquer un principe universel : dire "non"... "no", "nein", "niet". Bref, refuser de remonter ses notes pour "faire bien" ou "éviter d'être mal vu".
Que les profs aient le cran de faire ça le jour du bac, et le mur des 80% de réussite tombera (comme le mur de Berlin en son temps). L'Educ' nat' ne pourra plus alors s'abriter derrière les chiffres pour masquer le désastre. Tout le reste en découlera. Et les collègues éviteront peut-être même une garde à vue!
Ecrit par : Daniel Arnaud | 05 décembre 2008
Pour ceux qui ne lisent pas Marianne, je conseille vivement la lecture de cet article, ni polémique, ni politique, sur un grave problème de la quotidienneté du consommateur moyen auquel nous sommes tous confrontés régulièrement :
http://www.marianne2.fr/Le-mystere-de-la-petite-cuiller_a93706.html?PHPSESSID=e2a6388b352dec4da07227438a0fa607
Ecrit par : dobolino | 05 décembre 2008
Avec tout ça, on ne sait même pas si on a les 401 points pour les vœux lycée...
M'inspirant d'une remarque de victor, je propose de compléter le barème des mutations comme suit :
1000 points de malus pour les agrégés qui ont voté SNES.
Affectation d'office en collège pour ceux qui ont voté Sgen.
Déchéance du titre d'agrégé et reclassement dans le corps des clowns publics (crée pour l'occasion, mais dont l'utilité crève les yeux) pour ceux qui ont voté SE.
Ça aura le mérite de faire de la place.
Ecrit par : TotoWeininger | 05 décembre 2008
Très certainement ! Il y était encore il y a peu en livre de poche et je n'ai encore jamais vu une bibliothèque municipale, de collège ou de lycée qui n'en détienne pas un exemplaire.
Ecrit par : dobolino | 05 décembre 2008
Merci. Je chercherai encore. Je l'ai lu (pas en entier) il y a fort longtemps dans une traduction et je voulais le lire en français. Mais à la Fnac et chez Gibert on m'a dit qu'il n'est plus édité.
Ecrit par : Lisa fut Lisette | 05 décembre 2008
C'est vrai . Vous avez raison. J'avais le tome 1 en Poche et quand j'ai voulu acheter le tome 2, pas moyen.
Je suis certaine que vous pouvez le trouver sur chapitre.com
C'est quand même fou qu'on n'édite plus ce livre !
Ecrit par : dobolino | 05 décembre 2008
TotoWeininger, voilà une suggestion fort intelligente : je souscris !
Ecrit par : victor | 05 décembre 2008
TotoWeininger, voilà une suggestion fort intelligente : je souscris !
Ecrit par : victor | 05 décembre 2008
Vous reconnaissez finalement que l'affectation d'un agrégé en collège est bien une sanction;-)
Ecrit par : TotoWeininger | 05 décembre 2008
Je pense qu'un préalable est indispensable : en finir avec la lâcheté du corps enseignant.
Ecrit par : Daniel Arnaud | 05 décembre 2008
C'est effectivement LE préalable.
Exercices préparatoires : se regarder dans la glace tous les soirs, jusqu'à la correction des épreuves du Bac, et se demander, les yeux dans les yeux : ai-je été un homme aujourd'hui ?
Epreuve terminale, le matin des dits corrigés : serai-je un homme aujourd'hui ou continuerai-je d'être l'esclave grec du Palais ?
Idem pour les femmes (qui en ont souvent plus que les hommes quand elles sont des esprits libres).
Ce sera difficile car on a tant escamoté le réel qu'une clarté trop soudaine embraserait tout.
Au passage, excellentes chroniques " Dernières nouvelles du front " de Daniel Arnaud sur son site. A lire absolument "Paris comme salle de séjour. Chapitre XII : la fabrique du barbare."
Ecrit par : Magister | 05 décembre 2008
Excellent, Dobolino, le coup de la petite cuiller. Dans le genre, il y a aussi la chaussette qui disparaît mystérieusement après une machine à laver!
Ecrit par : Daniel Arnaud | 05 décembre 2008
Pour Lisa fut Lisette:
http://www.chapitre.com/CHAPITRE/fr/search/Default.aspx?search=true
Ecrit par : dobolino | 05 décembre 2008
Daniel Arnaud a écrit : "Bref, refuser de remonter ses notes pour "faire bien" ou "éviter d'être mal vu".
Que les profs aient le cran de faire ça le jour du bac, et le mur des 80% de réussite tombera"
Depuis que j'enseigne *, personne ne m'a jamais demandé de remonter des notes. Je n'ai jamais été témoin de ce genre de chose.
Je ne dis pas que cela n'existe pas. Je dis que le problème est bien moins là que dans la définition d'un barême que l'on vous colle dans les pattes avec le paquet de copies à corriger.
Ces barêmes sont faits pour qu'il y ait 85% de réussite et ceux qui les font s'y prennent plutôt bien.**
Bientôt les professeurs d'université et maître de conf en sciences de l'éduc viendront en masse présider les jurys de bac. Il y en a déjà, peut-être (?). Dans ce cas, ils ne s'en vantent pas en se présentant.
En avez vous déjà rencontré ?
* début de carrière au crétacé
** c'est peut-être ce qu'on appelle le "professionnalisme" ?
Ecrit par : dugong | 05 décembre 2008
Pour rebondir sur ce que dit Magister (que je remercie au passage pour son message) :
"L'immaturité des enseignants est d'autant plus éclatante qu'ils ne risquent rien. [...]
S'ils sont titulaires, les enseignants n'ont rien à craindre professionnellement, leur résistance n'a pas, comme dans le secteur privé, de conséquence dramatique : ils ne risquent pas d'être licenciés. Ni même, à moins d'entrer ivres morts à l'école ou de violer un(e) élève dans les toilettes, d'être suspendus. [...]" (Maurice T. Maschino, "L'Ecole de la lâcheté", chez Jean-Claude Gawsewitch).
Ecrit par : Daniel Arnaud | 05 décembre 2008
Daniel, il est devenu bouddhiste, Culioli ?
JPB
Ecrit par : brighelli | 05 décembre 2008
Bientôt les professeurs d'université et maître de conf en sciences de l'éduc viendront en masse présider les jurys de bac. Il y en a déjà, peut-être (?). Dans ce cas, ils ne s'en vantent pas en se présentant.
En avez vous déjà rencontré ?
Ecrit par : dugong | 05 décembre 2008
Bof, moi l'an dernier, j'ai du présider le jury parce que le président s'était défilé (prétextant sans doute quelque colloque à l'étranger - ou quelque colique à la maison;-)). Il parait que c'est une pratique courante. J'en ai profité pour refuser tout "repêchage", mais le mal était déjà fait.
Ecrit par : TotoWeininger | 05 décembre 2008
Dans le Monde (rubrique Société) un publireportage "Réformer l'ortografe pour l'enseigner"
Chervel et ses sbires ont leurs réseaux.
Ecrit par : dugong | 05 décembre 2008
Excellent, Dobolino, le coup de la petite cuiller. Dans le genre, il y a aussi la chaussette qui disparaît mystérieusement après une machine à laver!
Ecrit par : Daniel Arnaud | 05 décembre 2008
Les Chaussettes ? C'est des putes !
Et encore, vous, vous ne portez pas de bas ! C'est un sommet, les bas, qu'ils soient autofixants ou pour jaretelles.
Ecrit par : dobolino | 05 décembre 2008
"Daniel Arnaud a écrit : "Bref, refuser de remonter ses notes pour "faire bien" ou "éviter d'être mal vu".
Que les profs aient le cran de faire ça le jour du bac, et le mur des 80% de réussite tombera"
Depuis que j'enseigne, personne ne m'a jamais demandé de remonter des notes. Je n'ai jamais été témoin de ce genre de chose."
Ecrit par : dugong | 05 décembre 2008
En effet, c'est rarement dit comme ça. Mais plutôt... suggéré (certains administratifs sont passés maîtres en manipulation pour ce qui est de relayer sur le terrain les consignes qui viennent de plus haut). La référence à la "constante macabre" permet ainsi d'inciter les enseignants à "valoriser"... Et je n'ai pour ma part jamais vu, à ce jour, un prof avoir le cran de mettre en cause cette théorie devant son chef d'établissement, quand ce dernier est en train de la "vendre" à un parterre docile. C'est aussi le prof qui a des moyennes très basses (peut-être parce qu'il note justement les copies pour ce qu'elles valent) par rapport à celles de ses collègues pendant un conseil de classe et à qui on ne manque pas de le faire remarquer... Une fois mis bien mal à l'aise, il peut lui aussi être tenté de "valoriser" au trimestre suivant... Pendant les corrections d'examen, certains profs s'autocensurent : "Si je note comme ça, les candidats n'auront pas la moyenne!".
Pour ma part, je sais que des chefs d'établissements ne se gênent plus maintenant pour exiger d'un enseignant qu'il modifie une appréciation avant un conseil de classe (les infos que je tiens de différentes académies, et régulièrement, vont dans ce sens).
Quant aux fameux barêmes, justement : pourquoi les profs n'auraient-ils pas enfin le cran de refuser de les appliquer et de participer à cette mascarade? Il me semble même que les textes permettraient un tel refus. Le fonctionnaire n'a-t-il pas obligation de désobéir à un ordre s'il est illégal ou de nature à compromettre gravement un intérêt public? Si dissimuler à grands coups de "80%" la baisse du niveau dans un Etat moderne tel que la France ce n'est pas "compromettre gravement un intérêt public", alors qu'est-ce que c'est?
Il suffit d'appliquer le barême? Je crois qu'à une certaine époque, on disait : "Je n'ai fait qu'obéir aux ordres...". Et on s'en lave les mains!
Ecrit par : Daniel Arnaud | 05 décembre 2008
Si je suis ces temps-ci si à fleur de peau, c'est que j'ai un peu l'impression d'être victime d'une chasse aux sorcières. Tous mes propos sont détournés, transformés, manipulés, pour me faire passer pour une imbécile qui tient des propos de Café du Commerce (voir ce qu'on a fait de mes explications désespérées sur ma répugnance à lire Michéa sans être certaine d'avoir les moyens de le comprendre ). On affiche un profond mépris pour ma profession en termes blessants, à plusieurs reprises.
Ecrit par : dobolino | 05 décembre 2008
Bonsoir Dobolino,
Nul besoin de vous sentir persécutée ou méprisée a priori (pas de ma part en tout cas, même si vous avez le don de me faire sortir de mes gonds). Ce que je n'aime pas -parfois- chez vous, c'est la forme et non le fond, et manifestement vous ne vous en rendez pas toujours compte. Voire vous insistez lourdement, et c'est bien ça le problème.
Il y a une manière "brute de décoffrage" dans votre expression dont vous vous êtes déja vantée (c'est ça le pire) qui peut sembler sympathique à certains et que d'autres (dont moi, vous l'avez compris) considèrent comme la dernière des incorrections (le fameux "pauvre Manu", par exemple, "charitable" et condescendant dans toute son horreur...). Par pitié, enguelez-moi si vous voulez si j'ai dit une connerie, mais épargnez-moi cette condescendance de bobo (que vous n'êtes pas, je le sais) qui affiche l'indiscutablité de ses dogmes et de sa fausse conscience comme une forme de don de soi (ce qui n'est pas autre chose qu'une forme de manipulation inconsciente, d'ailleurs).
Dit plus simplement, ce qui m'horripile dans ces moments-là, c'est votre absence de DOUTE. Vous avez parfois une façon de mettre les pieds dans le plat avec des gros sabots qui m'est proprement insupportable.
Pour le reste, je trouve souvent vos interventions pertinentes et je n'ai jamais eu de mépris pour votre profession (je vous l'ai déja dit), bien au contraire (je serais bien incapable d'en faire autant).
Je suis sincèrement convaincu que la grosse dispute entre Felts et vous, par exemple, provient non pas de son traitement médical (comme vous l'avez affirmé un peu vite), mais bien de ce qu'il faut appeler votre maladresse ponctuelle.
Je doute d'ailleurs que ce soit la 1ère fois qu'on vous le "reproche", vu la façon dont vous vous y prenez.
Bref, désolé si je vous ai blessé, mais manifestement, même si vous ne vous en rendez pas compte, vous l'avez un peu cherché...
A mon avis vous devriez être un peu plus précautionneuse lorsque vous vous adressez à des gens sur ce forum, certains sont particulièrement cultivés (je ne me compte pas dedans) et à un certain point, la forme rejoint le fond. Il est donc difficile à mon sens de s'adresser à eux comme on pourrait le faire avec les gars de votre section qui sont en dessous de la chaîne alimentaire, comme vous nous l'avez poétiquement expliqué.
Ecrit par : Manu | 05 décembre 2008
Jean-Paul, pour Culioli je ne sais pas, mais je regrette en tout cas qu'il ne tienne plus son excellent blog corsicaregina.
"Les Chaussettes ? C'est des putes !
Et encore, vous, vous ne portez pas de bas ! C'est un sommet, les bas, qu'ils soient autofixants ou pour jaretelles."
Ecrit par : dobolino | 05 décembre 2008
"Moi, c'est moralement que j'ai mes élégances..." ("Cyrano de Bergerac").
Ecrit par : Daniel Arnaud | 05 décembre 2008
"L'immaturité des enseignants est d'autant plus éclatante qu'ils ne risquent rien. [...]
S'ils sont titulaires, les enseignants n'ont rien à craindre professionnellement, leur résistance n'a pas, comme dans le secteur privé, de conséquence dramatique : ils ne risquent pas d'être licenciés. Ni même, à moins d'entrer ivres morts à l'école ou de violer un(e) élève dans les toilettes, d'être suspendus. [...]" (Maurice T. Maschino, "L'Ecole de la lâcheté", chez Jean-Claude Gawsewitch).
Ecrit par : Daniel Arnaud | 05 décembre 2008
Vous n'avez pas l'impression que le projet actuel est de précariser un maximum d'enseignants (et de fonctionnaires en général ) pour qu'ils se retrouvent en majorité, d'ici cinq ans, aussi menacés qu'un employé du privé ?
Il y a dix ans, ils se contentaient d'être naïfs, endoctrinés, immatures mais, là, ces jours-ci, ça commence à sentir, à terme, la précarité, pire que dans le privé.
Ceux de ma génération (1955/60) qui sont dans le privé peuvent regretter de n'avoir pas choisi d'opter pour la fonction publique mais il faudrait être fou pour conseiller à présent à son enfant ou ado de s'engager dans cette voie sans garde-fou et situation de repli.
Pas vrai ?
Enfin, si les politiques en place vont au bout de leur projet qui est somme toute, très clairement énoncé.
Ecrit par : dobolino | 05 décembre 2008
Vous n'avez pas l'impression que le projet actuel est de précariser un maximum d'enseignants (et de fonctionnaires en général ) pour qu'ils se retrouvent en majorité, d'ici cinq ans, aussi menacés qu'un employé du privé ?
Ecrit par : dobolino | 05 décembre 2008
Exact. Il existe d'ailleurs un LP situé à une cinquantaine de kilomètres au nord de Paris où le personnel était contractuel à près de 50% voilà déjà quelques années...
Ecrit par : Daniel Arnaud | 05 décembre 2008
Daniel Arnaud a écrit : "Il suffit d'appliquer le barême? Je crois qu'à une certaine époque, on disait : "Je n'ai fait qu'obéir aux ordres...". Et on s'en lave les mains!"
Arrêtez de nous la jouer "Aux armes, citoyens" sur un épiphénomène.
Arrivé le jour du bac, le mal est déjà fait : programmes indigents *, épreuves pour sous doués.
Les brèmes étant déjà truquées, les barêmes ne sont qu'un fignolage.
* bien que longs à traiter.
Ecrit par : dugong | 05 décembre 2008
"Arrêtez de nous la jouer "Aux armes, citoyens" sur un épiphénomène."
Procédé rhétorique commode pour minimiser. Et fuir la part de responsabilité du correcteur dans le processus?
Ecrit par : Daniel Arnaud | 05 décembre 2008
Dobolino a écrit : "Vous n'avez pas l'impression que le projet actuel est de précariser un maximum d'enseignants (et de fonctionnaires en général ) pour qu'ils se retrouvent en majorité, d'ici cinq ans, aussi menacés qu'un employé du privé ?"
Je ne sais pas si c'est une priorité explicite du package mais c'en est sûrement une conséquence assez plaisante.
Il y en a qui doivent se dire que de nombreux "instructionnistes", définitivement convaincus qu'ils n'ont plus leur place dans les ruines du public, iront sonner aux portes du privé. On les accueillera avec le sourire compatissant de ceux qui ont déjà préparé de longue date des contrats à petits salaires pour ces nécessiteux.
Je parie même que certains participants à ce blog signeront leur contrat sans même discuter le salaire proposé. Du moment qu'on les laisserait "faire un peu d'instruction pour rester propre".
Ecrit par : dugong | 05 décembre 2008
Vous n'avez pas l'impression que le projet actuel est de précariser un maximum d'enseignants (et de fonctionnaires en général ) pour qu'ils se retrouvent en majorité, d'ici cinq ans, aussi menacés qu'un employé du privé ?
Ecrit par : dobolino | 05 décembre 2008
En fait, je voulais écrire " plus " menacés ...
Ecrit par : dobolino | 05 décembre 2008
Arrivé le jour du bac, le mal est déjà fait : programmes indigents *, épreuves pour sous doués.
Ecrit par : dugong
C'est vrai quoi ! Donnez nous des élèves doués (surdoués même de préférence) qui puissent comprendre ce qu'on leur dit sans que l'on soit obligé de s'adapter à leur niveau !
Avec les pédago, il faut placer l'élève au centre ... (bien démago comme idée) mais avec tous les profs ronchons de ce blog, il faudrait pratiquer une nouvelle pédagogie : placer le prof au centre ! et surtout ne jamais se remettre en cause. Si tout va si mal dans l'Education Nationale,ce n'est pas de leur faute, c'est la faute à la société, aux élèves ou aux programmes etc...
Ecrit par : candide | 05 décembre 2008
Candide, t*g*.
Oh là là, le Snes est largement majoritaire partout même chez les agrégés.
Ecrit par : Jérémy | 05 décembre 2008
Daniel Arnaud a écrit : "Procédé rhétorique commode pour minimiser. Et fuir la part de responsabilité du correcteur dans le processus?"
Libre à vous de faire une fixette sur ce que je persiste à qualifier d'épiphénomène.
Comme ne l'a pas dit Rimbaud, le vrai vice est ailleurs.
Une fois acceptée la fontion de correcteur, je ne crois pas qu'on puisse appliquer un barême perso et se vivre comme un résistant.
Vous serez dégagé de correction du bac les années suivantes, ce que vous auriez pu obtenir plus courageusement en refusant dès le départ d'en être.
Ecrit par : dugong | 05 décembre 2008
A mon avis vous devriez être un peu plus précautionneuse lorsque vous vous adressez à des gens sur ce forum, certains sont particulièrement cultivés (je ne me compte pas dedans) et à un certain point, la forme rejoint le fond. Il est donc difficile à mon sens de s'adresser à eux comme on pourrait le faire avec les gars de votre section qui sont en dessous de la chaîne alimentaire, comme vous nous l'avez poétiquement expliqué.
Ecrit par : Manu | 05 décembre 2008
Je suis très " brut de décoffrage " mais connais le sens de "chaîne alimentaire" que vous employez à mauvais escient. On ne va pas se chamailler ad vitam aeternam mais, pour ce faire, il faudrait qu' avant de me répondre, vous lisiez la totalité de mes textes.
Pour vous aider à les lire, deux littérateurs m'ont comparée, en mon style, à Céline . Je vous concède que c'est bien excessif et peut-être plus lié à mon hypothétique usage du porte-jaretelle qu'à mes capacités en écriture mais ça donne néanmoins une piste ...
Pour le reste, je trouve souvent vos interventions pertinentes et je n'ai jamais eu de mépris pour votre profession (je vous l'ai déja dit), bien au contraire (je serais bien incapable d'en faire autant).
Ecrit par : Manu | 05 décembre 2008
Si ç'avait été votre vocation, vous auriez fait tout autant que moi ! Que vous n'ayez aucun goût pour le soin aux animaux ne veut pas dire que, si vous y aviez eu goût, vous n'auriez pas eu les mêmes compétences que moi.
Ecrit par : dobolino | 05 décembre 2008
Candide a écrit : "mais avec tous les profs ronchons de ce blog, il faudrait pratiquer une nouvelle pédagogie : placer le prof au centre ! et surtout ne jamais se remettre en cause."
Candide est perspicace : il a deviné que ce que je fais depuis longtemps pourrait être utilement appliqué à d'autres.
Encore bravo !
Ecrit par : dugong | 05 décembre 2008
Je parie même que certains participants à ce blog signeront leur contrat sans même discuter le salaire proposé. Du moment qu'on les laisserait "faire un peu d'instruction pour rester propre".
Ecrit par : dugong | 05 décembre 2008
Les plus jeunes, seulement ! Les "vieux" resteront protégés et n'auront pas à avaler la pilule.
On imagine aisément ce que cette situation produira.
Après avoir attisé la haine et la compétition entre micro-classes sociales, on divisera jeunes et vieux dans la même profession.
Ecrit par : dobolino | 05 décembre 2008
Si tout va si mal dans l'Education Nationale,ce n'est pas de leur faute, c'est la faute à la société, aux élèves ou aux programmes etc...
Ecrit par : candide | 05 décembre 2008
Tout faux, ou presque... ! En particulier pour le "c'est la faute à la société". Vous lisez mal ou ne comprenez guère mieux. je vous invite à acheter pour 6 euros un remarquable petit livre de poche intitulé "La fabrique du Crétin", et dont j'ai oublié le nom de l' auteur. Vous verrez alors que nos thèses sont trés exctement a l'opposé de ce que vous affirmez (sauf pour les programmes, là, vous avez raison...).
Ecrit par : Manu | 05 décembre 2008
Je suis très " brut de décoffrage " mais connais le sens de "chaîne alimentaire" que vous employez à mauvais escient.
Ecrit par : dobolino | 05 décembre 2008
D'autant plus à mauvais escient que je l'ai fait exprès (notamment suite au fait que vous vous étiez plainte que l'on "déformait vos propos" - j'ai donc déformé ça pour rigoler).
En fait, c'est tellement gros que je pensais que vous alliez le voir. reposez-vous un peu, vous en avez besoin. Ça ira mieux demain.
Ecrit par : Manu | 05 décembre 2008
Candide a écrit : "mais avec tous les profs ronchons de ce blog, il faudrait pratiquer une nouvelle pédagogie : placer le prof au centre ! et surtout ne jamais se remettre en cause."
Candide est perspicace : il a deviné que ce que je fais depuis longtemps pourrait être utilement appliqué à d'autres.
Encore bravo !
Ecrit par : dugong | 05 décembre 2008
C'est évidemment la situation idéale, Dugong, et de loin la plus efficace. Mais , pour en revenir aux autres considérations du débat, qui, étant battant et sûr de lui et de ses convictions, ira encore s'engager dans la fonction publique en général et l'enseignement en particulier ?
Ecrit par : dobolino | 05 décembre 2008
Et je précise pour Candide que le fameux "c'est la faute à la société" est précisément LE mantra obligatoire de tout pédagogiste qui se respecte pour justifier son incurie. Si ses élèves sont nuls, ce n'est pas parce qu'il refuse de transmettre des connaissances (ou qu'il en est incapable), mais bien parce que "c'est la faute à la société" (sic).
Moi j'entends ça tous les jours dans mon bahut chez les collègues les plus péda-cucul.
Ecrit par : Manu | 05 décembre 2008
Bonne question ! Je ne connais pas de réponse globale.
Je crains qu'il n'y en ait pas beaucoup.
Je confirme en tout cas qu'il y a bien longtemps qu'aucun de mes élèves de terminale S ne declare plus vouloir devenir enseignant.
S'il s'en trouve un, je vous l'amène tout de suite pour que vous trouviez quelqu'un pour le "naturaliser"...
Ecrit par : dugong | 05 décembre 2008
En fait, c'est tellement gros que je pensais que vous alliez le voir. reposez-vous un peu, vous en avez besoin. Ça ira mieux demain.
Ecrit par : Manu | 05 décembre 2008
Manu, admettez une bonne fois pour toutes que je suis conne et basique. Prenez-vous en à moi tant que vous voulez du moment que vous oubliez qu'il y en a d'autres ici qui sont pour la maternelle républicaine et laïque disponible pour tous dès l'âge de deux ans.
J'aurais au moins servi à quelque chose !
Ecrit par : dobolino | 05 décembre 2008
C'est évidemment la situation idéale, Dugong, et de loin la plus efficace. Mais , pour en revenir aux autres considérations du débat, qui, étant battant et sûr de lui et de ses convictions, ira encore s'engager dans la fonction publique en général et l'enseignement en particulier ?
Ecrit par : dobolino | 05 décembre 2008
Bonne question ! Je ne connais pas de réponse globale.
Je crains qu'il n'y en ait pas beaucoup.
Je confirme en tout cas qu'il y a bien longtemps qu'aucun de mes élèves de terminale S ne declare plus vouloir devenir enseignant.
S'il s'en trouve un, je vous l'amène tout de suite pour que vous trouviez quelqu'un pour le "naturaliser"...
Ecrit par : dugong | 05 décembre 2008
La boucle est bouclée !
Déjà que c'était le cas pour les PE depuis quelques années, en dehors de quelques exceptionnelles vocations chevillées à l'âme, phénomène assez rare mais méritant d'être signalé, les étudiants ne se rabattront plus qu'en désespoir de cause sur les métiers de professeurs de collège et professeurs de lycée. Tout va dans ce sens.
C'est très triste !
Ecrit par : dobolino | 05 décembre 2008
je vous remercie de votre sollicitude Manu. Cela fait un certain temps déjà que j'ai acheté le livre "La fabrique du Crétin"mais aussi "A bonne école"et "Une école sous influence". Je les ai partagés avec tout mon entourage et je dois vous dire que je suis malheureusement très mal entouré. Tous, comme moi, doivent mal lire et mal comprendre. J'ai encore acheté "Fin de recré" mais là, plus personne autour de moi n'a accepté de le lire. Nous ne devons sans doute pas partager "vos" thèses.
Ecrit par : candide | 05 décembre 2008
Je confirme en tout cas qu'il y a bien longtemps qu'aucun de mes élèves de terminale S ne declare plus vouloir devenir enseignant.
Ecrit par : dugong
Pour ma part il apparaît que ,dans ma classe, nombreux sont ceux qui n'ont absolument aucune idée de ce qu'ils veulent faire plus tard.
Ecrit par : candide | 05 décembre 2008
Assez d'accord avec Fabien, sur le rôle délétère de la société actuelle, et de sa pression "médiatico-informatico-publicitaire", pour expliquer l'état de destructuration de l'intelligence et de la langue qui caractérise de plus en plus d'élèves. Les méthodes d'enseignement y sont pour quelque chose, mais je ne pense pas qu'elles expliquent tout.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 05 décembre 2008
Ce que je viens d'écrire n'est évidemment pas pour dédouaner les pédagogistes de leur responsabilité.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 05 décembre 2008
Nous ne devons sans doute pas partager "vos" thèses.
Ecrit par : candide | 05 décembre 2008
Ou refuser de les comprendre, manifestement, à défaut de les partager.
Parce que faire dire à JPB (et aux autres) le contraire de ce qu'il dit effectivement, c'est tout de même un peu gros.
Dans quel but ?
Ecrit par : Manu | 05 décembre 2008
Ecrit par : Manu | 05 décembre 2008
Manu, admettez une bonne fois pour toutes que je suis conne et basique. Prenez-vous en à moi tant que vous voulez du moment que vous oubliez qu'il y en a d'autres ici qui sont pour la maternelle républicaine et laïque disponible pour tous dès l'âge de deux ans.
J'aurais au moins servi à quelque chose !
Ecrit par : dobolino | 05 décembre 2008
Je ne pensais pas à mal, mon propos n'était pas ironique. Vous êtes effectivement à fleur de peau en ce moment ( your own words).
Et j'ai autre chose à faire que de passer mon temps à m'en prendre à vous. Je ne suis pas atteint pas ce genre de perversité.
Ecrit par : Manu | 05 décembre 2008
Pédagogo ou pas, vous ne verrez jamais ça si le Ministre de l'Intérieur est une merde de socialo (bouh ! bouh ! le vilain pas beau ! ):
http://www.telerama.fr/radio/a-s-est-passe-en-france-dans-une-ecole-en-2008,36573.php
Ça ne vous ennuie pas, si je préfère adhérer au Parti Socialiste ?
A tout prendre, vous savez, moi ...
Ecrit par : dobolino | 05 décembre 2008
"Pour ma part il apparaît que ,dans ma classe, nombreux sont ceux qui n'ont absolument aucune idée de ce qu'ils veulent faire plus tard.
Ecrit par : candide | 05 décembre 2008"
Ah non mais c'est pas candide, c'est con-con ! Dugong parle de ses terminales.
Si vos terminales n'ont absolument aucune idée de ce qu'is feront plus tard, c'est très grave !
Ecrit par : Jérémy | 05 décembre 2008
Parce que faire dire à JPB (et aux autres) le contraire de ce qu'il dit effectivement, c'est tout de même un peu gros.
Dans quel but ?
Ecrit par : Manu | 05 décembre 2008
Alors ça ... On doit être trop bêtes pour comprendre, vous et moi ! Peut-être est-ce une histoire de chaîne alimentaire ?
Au fond, nous sommes tous deux du plancton, Manu ?
Ou juste deux molécules d'azote, une de carbone et deux d'oxygène ?
Admettons que vous avez deux azote quand je n'en peux revendiquer qu'un seul parce que je crains de ne pas comprendre Michéa si je le lis toute seule dans mon coin?
Faudrait peut-être arrêter de se battre sur nos atomes , crochus ou décrochus?
Ecrit par : dobolino | 05 décembre 2008
Personne ne parle de Devedjian ici ?
Pourtant c'est lui qui a la croissance de la France entre ses mains.
Ecrit par : Jérémy | 05 décembre 2008
Tout récemment j'ai fait un “revenez-y” sur un débat récent que j'ai intitulé “Pour solde de…” Et je viens de m'apercevoir que j'avais oublié un paragraphe. C'est celui où j'évoquais notre hôte J.P. Brighelli. Plutôt silencieux pendant une grande partie de la polémique, il intervient, sans doute par solidarité avec les chiens cancéreux, en saluant la mort du sien :
“Et au passage, la mort et les funérailles de mon dernier chien m'ont anéanti… Lui, j'ai enterré vingt ans de vie commune avec sa maîtresse en même temps… Et quitte à me fâcher avec certain(e)s, il y a un paquet de gens dont la mort m'a laissé beaucoup plus indifférent.
Cela soit dit et mette fin à des polémiques stériles. ”
Ce qui ne fut pas le cas puisqu'il eut droit à la réplique de Lisa qui là encore, tapait où cela fait mal :
“Vous voulez dire que je dois arrêter mon indignation parce que le Demiurge du blog le commande en raison de l'attachement à son chien et de l'antipathie qu'il a éprouvé dans sa vie pour certaines personnes?
Ai-je besoin, moi, de déclarer ici que j'ai pleuré et que j'ai fait ma petite déprime lorsque mes chats sont morts, ai-je besoin de faire cela avant de pouvoir me permettre de dire que je trouve inhumains les propos de Dobolino et de Yann ainsi que l'attitude de tous les autres qui ont même osé m'attaquer en me disant que j'étais affectée "d'étroitesse d'esprit"? Etc? Dois-je faire étalage de mes larmes pour avoir un brin de légitimité ?”
J'avais ressenti à peu près la même chose en lisant les propos de Brighelli… Mais je n'ai rien écrit car ma relation avec lui allait au-delà des échanges de “Bonnet d'âne”.
Quand je suis tombé gravement malade l'an dernier, la tenue d'un journal que je publiais sur mon site m'a beaucoup aidé pour ma stabilité psychique.
Il se trouve que Brighelli, que je soutenais par ailleurs pour son combat pour l'école, a eu connaissance de mon site et m'a contacté pour que je le transforme en livre… Ceci a donné un manuscrit “Rire au nez du cancer – Mémoires bio-dégradables” que Brighelli (et quelques autres) ont jugé digne d'intérêt… et de publication. N'ayant aucune relation avec le monde de l'édition, j'étais bien content de compter sur l'entregent de Brighelli pour être édité !
Voilà ti pas que s'il a enlevé l'élève du centre du système, c'est pour y mettre un chien. Il ébranle ma position, que je croyais forte, où c'était mon manuscrit qui était au centre de mon système…
J'en suis là, et bien las ! ! !”
Ecrit par : Roger Felts | 05 décembre 2008
Manu, admettez une bonne fois pour toutes que je suis conne et basique. Prenez-vous en à moi tant que vous voulez du moment que vous oubliez qu'il y en a d'autres ici qui sont pour la maternelle républicaine et laïque disponible pour tous dès l'âge de deux ans.
J'aurais au moins servi à quelque chose !
Ecrit par : dobolino | 05 décembre 2008
Je ne pensais pas à mal, mon propos n'était pas ironique. Vous êtes effectivement à fleur de peau en ce moment ( your own words).
Et j'ai autre chose à faire que de passer mon temps à m'en prendre à vous. Je ne suis pas atteint pas ce genre de perversité.
Ecrit par : Manu | 05 décembre 2008
Du moment que vous ne vous ne vous en prenez pas à la maternelle ouverte et gratuite et laïque, avec PE dûment formés, dès l'âge de deux ans pour ceux qui ont acquis la continence diurne,
perversité bien plus grande à une attaque en règle de ma petite personne individuelle,
C'est pas grave !
Ecrit par : dobolino | 05 décembre 2008
Personne ne parle de Devedjian ici ?
Pourtant c'est lui qui a la croissance de la France entre ses mains.
Ecrit par : Jérémy | 05 décembre 2008
Momentanément, à ce sujet, j'ai opté pour une politique autruchienne.
Auriez-vous plus ample informé ?
Ecrit par : dobolino | 05 décembre 2008
Il se trouve que Brighelli, que je soutenais par ailleurs pour son combat pour l'école, a eu connaissance de mon site et m'a contacté pour que je le transforme en livre… Ceci a donné un manuscrit “Rire au nez du cancer – Mémoires bio-dégradables” que Brighelli (et quelques autres) ont jugé digne d'intérêt… et de publication. N'ayant aucune relation avec le monde de l'édition, j'étais bien content de compter sur l'entregent de Brighelli pour être édité !
Voilà ti pas que s'il a enlevé l'élève du centre du système, c'est pour y mettre un chien. Il ébranle ma position, que je croyais forte, où c'était mon manuscrit qui était au centre de mon système…
J'en suis là, et bien las ! ! !”
Ecrit par : Roger Felts | 05 décembre 2008
La réponse de JPB m'avait également surprise et choquée, et je l'ai trouvée fort mal venue et blessante, d'autant plus qu'elle prétendait calmer les ardeurs.
Vouloir neutraliser les belligérants en prenant parti pour les uns contre les autres, cela s'appelle une alliance. Il me semble que Roger Felts méritait mieux que cela.
Ecrit par : Scarlett Martinez | 05 décembre 2008
60% DES AGREGES VOTENT SNES, SGEN OU SE-UNSA !
ON CROIT REVER !!!
Ecrit par : Jérémy | 05 décembre 2008
"Vous serez dégagé de correction du bac les années suivantes, ce que vous auriez pu obtenir plus courageusement en refusant dès le départ d'en être."
Ecrit par : dugong | 05 décembre 2008
Ce que j'ai obtenu ou pas, vous n'en savez rien du tout, dugong. Alors à l'avenir, abstenez-vous d'en juger.
Ecrit par : Daniel Arnaud | 05 décembre 2008
"Assez d'accord avec Fabien, sur le rôle délétère de la société actuelle, et de sa pression "médiatico-informatico-publicitaire", pour expliquer l'état de destructuration de l'intelligence et de la langue qui caractérise de plus en plus d'élèves. Les méthodes d'enseignement y sont pour quelque chose, mais je ne pense pas qu'elles expliquent tout."
Ecrit par : Sylvie Huguet | 05 décembre 2008
Pas mieux. Je remercie Fabien, une fois de plus.
Joli concert ce soir. Soixante-dix choristes sur scène, et public extêmement chaleureux.
Allez, Dobolino, haut les c(h)oeurs! :-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 05 décembre 2008
Assez d'accord avec Fabien, sur le rôle délétère de la société actuelle, et de sa pression "médiatico-informatico-publicitaire", pour expliquer l'état de destructuration de l'intelligence et de la langue qui caractérise de plus en plus d'élèves. Les méthodes d'enseignement y sont pour quelque chose, mais je ne pense pas qu'elles expliquent tout.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 05 décembre 2008
Pas mieux. Je remercie Fabien, une fois de plus!
Joli concert, ce soir, avec soixante-dix choristes bien "pêchus" sur scène... Chanson française de toutes les époques!
Allez, Dobolino! Haut les c(h)oeurs!
Ecrit par : Christophe Sibille | 05 décembre 2008
Et mille excuses pour le doublon! ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 05 décembre 2008
Assez d'accord avec Fabien, sur le rôle délétère de la société actuelle, et de sa pression "médiatico-informatico-publicitaire", pour expliquer l'état de destructuration de l'intelligence et de la langue qui caractérise de plus en plus d'élèves. Les méthodes d'enseignement y sont pour quelque chose, mais je ne pense pas qu'elles expliquent tout.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 05 décembre 2008
Pour ma part, je suis entièrement d'accord avec Fabien. Le pouvoir médiatico-informatico-publicitaire est une machine à manger les contemporains et à instrumentaliser la moindre parcelle du champ existentiel.
Autres facteurs de dégénérescence : l'alimentation carencée, chimique, déséquilibrée... et certaines pratiques médicales.
Et je ne vous parle même pas de la mentalité matérialiste induite par une conscience linéaire et unidimensionnée par quoi tout finit par se valoir et donc se confondre. Il n'est dès lors plus étonnant que la sphère globale ait toute latitude pour tisser son rets au travers du mondialisme et de la pensée unique. Et quand les esprits seront clonés, on pourra passer à la vitesse supérieure : cloner leur support carné, génétiquement "nettoyé". Ce n'est plus de la science fiction. C'est à notre porte et ça toque déjà...
L'école n'est donc pas seule à fabriquer du crétin et du barbare. Je ne dis pas la chose pour décharger les pédagogistes hallucinés ni les cerveaux secs qui dirigent le rafiot mais pour appuyer l'idée que, même si nous arrivions à refaire une école de la raison et du savoir, nous aurions contre nous le monde entier, abîmé dans sa fuite en avant vers cette projection de paradis qu'il n'atteindra absolument jamais, sinon sous sa forme inversée...
Ce serait déjà un miracle si les enseignants, dans leur ensemble, prenaient la mesure réelle du fossoyage de l'école (les dernières élections démontrent le contraire). Alors, pour ce qui est d'un changement de conscience...
Ecrit par : Magister | 05 décembre 2008
"La réponse de JPB m'avait également surprise et choquée, et je l'ai trouvée fort mal venue et blessante, d'autant plus qu'elle prétendait calmer les ardeurs.
Vouloir neutraliser les belligérants en prenant parti pour les uns contre les autres, cela s'appelle une alliance. Il me semble que Roger Felts méritait mieux que cela."
Ecrit par : Scarlett Martinez | 05 décembre 2008
Peut-être que Roger agace (aussi) Jean-Paul, allez savoir!!! ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 05 décembre 2008
Si vos terminales n'ont absolument aucune idée de ce qu'is feront plus tard, c'est très grave !
Ecrit par : Jérémy
Avez-vous des terminales ? Savez-vous combien les élèves d'aujourd'hui sont perdus et sans repère même arrivés en Terminale.
Ecrit par : candide | 05 décembre 2008
"Pour ma part, je suis entièrement d'accord avec Fabien. Le pouvoir médiatico-informatico-publicitaire est une machine à manger les contemporains et à instrumentaliser la moindre parcelle du champ existentiel."
Le pouvoir médiatico-informatico-publicitaire m'a fait découvrir Jean-Paul Brighelli, Dominique Fernandez, Caroline Fourest, Marie-Monique Robin, Alain Finkielkraut, Jean-Luc Romero, Corinne Lepage, et même indirectement Michéa (grâce à Manu) !
Alors il ne faut pas jeter le bébé avec l'eau du bain.
Wilson réclamait que la politique soit publique, ouverte, connue de tous. Il n'y a pas trop de pouvoir informatique et médiatique, il n'y en a pas assez. Et surtout, il est généralement contrôlé par des cons, c'est ça le risque : le mépriser pour le laisser maîtriser par d'autres.
Ecrit par : Jérémy | 05 décembre 2008
Peut-être que Roger agace (aussi) Jean-Paul, allez savoir!!! ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 05 décembre 2008
Si vous voulez dire que lorsqu' on veut tuer son chien, on dit qu'il a la rage, c'est encore plus décevant !
Ecrit par : Scarlett Martinez | 05 décembre 2008
L'école n'est donc pas seule à fabriquer du crétin et du barbare. Je ne dis pas la chose pour décharger les pédagogistes hallucinés ni les cerveaux secs qui dirigent le rafiot mais pour appuyer l'idée que, même si nous arrivions à refaire une école de la raison et du savoir, nous aurions contre nous le monde entier, abîmé dans sa fuite en avant vers cette projection de paradis qu'il n'atteindra absolument jamais, sinon sous sa forme inversée
Ecrit par : Magister | 05 décembre 2008
Le vrai souci est de faire comprendre, et d'admettre soi-même, qu'avancée technologique n'est pas obligatoirement synonyme de "progrès" à acquérir de toute urgence à titre individuel. Ça dépasse largement les enjeux de l'instruction.
Ecrit par : dobolino | 05 décembre 2008
Sans aller chercher très loin, regardez le nombre de familles qui sont persuadées que la réusite scolaire de leur lycéen, voire collégien, est conditionnée à la détention d'un ordinateur personnel avec connexion internet.
Ecrit par : dobolino | 05 décembre 2008
Avoir le choix entre un chien cancéreux et un chien enragé, c'est quand même plus digne que de jouer la queue basse comme sait si bien le faire Christophe Sibille…
Ecrit par : Ouaf-ouaf | 05 décembre 2008
Je partage l'avis de Fabien, Sylvie et Magister. La question de l'école doit être mise en perspective, et il n'y a pas que la nouvelle pédagogie pour fabriquer du crétin.
Mais tout au moins, l'école républicaine devait initialement être ce lieu neutre et laïc permettant à l'élève (et au futur citoyen) de se doter du matériel critique nécessaire pour comprendre (ne serait-ce qu'un peu) le monde. Et ne pas être un simple "homo consommatus" (cf. le "99 franc" de Beigbeder).
Or, le problème est que la dérive actuelle du "il faut s'adapter à l'élève" implique l'entrée dans l'école de toutes ces influences qui aboutissent au crétin. Pour le dire autrement, la classe est trop souvent tributaire de l'extérieur, au lieu d'être le lieu où on y apprend la distance (par rapport à l'utilisation des nouvelles technologies par exemple).
Ecrit par : Daniel Arnaud | 05 décembre 2008
Wilson réclamait que la politique soit publique, ouverte, connue de tous. Il n'y a pas trop de pouvoir informatique et médiatique, il n'y en a pas assez. Et surtout, il est généralement contrôlé par des cons, c'est ça le risque : le mépriser pour le laisser maîtriser par d'autres.
Ecrit par : Jérémy | 05 décembre 2008
Il faut en contrepartie des structures scolaires qui apprennent à lire à tout le monde. Et j'écris " lire " au sens large .
Ecrit par : dobolino | 05 décembre 2008
Alors il ne faut pas jeter le bébé avec l'eau du bain.
Wilson réclamait que la politique soit publique, ouverte, connue de tous. Il n'y a pas trop de pouvoir informatique et médiatique, il n'y en a pas assez. Et surtout, il est généralement contrôlé par des cons, c'est ça le risque : le mépriser pour le laisser maîtriser par d'autres.
Ecrit par : Jérémy | 05 décembre 2008
Bien entendu, les plus belles fleurs poussent parfois sur le fumier. Et nous-mêmes, sur ce blog, faisons oeuvre médiatique. Mais pour combien de personnes ? Certes, il ne faut pas regarder au quantitatif quand on admet qu'un peu de levain fait lever la pâte tout entière. Cependant, le rapport de force est colossalement inéquitable. Quant à découvrir JPB, la vitrine d'une librairie a fait l'affaire et, de toute manière, les hommes éveillés se sont toujours rencontrés de tous temps. L'outil n'est efficace que chez celui qui sait se servir de sa main.
Ecrit par : Magister | 05 décembre 2008
Or, le problème est que la dérive actuelle du "il faut s'adapter à l'élève" implique l'entrée dans l'école de toutes ces influences qui aboutissent au crétin. Pour le dire autrement, la classe est trop souvent tributaire de l'extérieur, au lieu d'être le lieu où on y apprend la distance (par rapport à l'utilisation des nouvelles technologies par exemple).
Ecrit par : Daniel Arnaud | 05 décembre 2008
On ne saurait être plus pertinent. L'école devait rester l'ultime sanctuaire, un lieu de recul et de distance, où l'on puisse aussi prendre de la hauteur autant que de se replonger dans ses racines. Au lieu de cela, des imbéciles patentés l'ont décrétée lieu de vie ouvert au monde, c'est-à-dire livrée à la contingence et à tous les vents.
Ecrit par : Magister | 05 décembre 2008
Assez d'accord avec Fabien, sur le rôle délétère de la société actuelle, et de sa pression "médiatico-informatico-publicitaire", pour expliquer l'état de destructuration de l'intelligence et de la langue qui caractérise de plus en plus d'élèves. Les méthodes d'enseignement y sont pour quelque chose, mais je ne pense pas qu'elles expliquent tout.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 05 décembre 2008
Bonsoir,
Deux ou trois petites choses à ce sujet :
1- On mesure mal la puissance de la propagande qui a précédé la guerre de 1914-18 et jeté les peuples européens dans une boucherie sans nom.
2-Personne pourtant n'aurait eu à l'époque l'idée de chercher là aucune explication à des dysfonctionnements de l'école.
3- Il ne résulte pas de 1 et de 2 que l'état de la "société" n'a pas d'influence sur celui de l'école, mais
4- admettre que cette influence est déterminante revient à admettre l'inutilité de l'école.
GM
Ecrit par : Guy morel | 05 décembre 2008
4- admettre que cette influence est déterminante revient à admettre l'inutilité de l'école.
GM
Ecrit par : Guy morel | 05 décembre 2008
... parce que le roi est nu.
Ecrit par : Magister | 05 décembre 2008
On ne saurait être plus pertinent. L'école devait rester l'ultime sanctuaire, un lieu de recul et de distance, où l'on puisse aussi prendre de la hauteur autant que de se replonger dans ses racines. Au lieu de cela, des imbéciles patentés l'ont décrétée lieu de vie ouvert au monde, c'est-à-dire livrée à la contingence et à tous les vents.
Ecrit par : Magister | 05 décembre 2008
L'école n'a jamais été un "sanctuaire". À la brillante époque des Hussards, on y faisait de la morale à quatre sous ( certains rêvent de revenir à cet abrutissement) et on y chantait "vous n'aurez pas l'Alsace et la Lorraine" ( 70 000 instituteurs l'ont fait chanter et en sont morts pour y avoir cru).
La "coupure" dont parlait Jean Muglioni, par exemple, n'a rien à voir avec cette idée de "sanctuaire".
GM
Ecrit par : Guy Morel | 06 décembre 2008
On ne saurait être plus pertinent. L'école devait rester l'ultime sanctuaire, un lieu de recul et de distance, où l'on puisse aussi prendre de la hauteur autant que de se replonger dans ses racines. Au lieu de cela, des imbéciles patentés l'ont décrétée lieu de vie ouvert au monde, c'est-à-dire livrée à la contingence et à tous les vents.
Ecrit par : Magister | 05 décembre 2008
L'école n'a jamais été un "sanctuaire". À la brillante époque des Hussards, on y faisait de la morale à quatre sous ( certains rêvent de revenir à cet abrutissement) et on y chantait "vous n'aurez pas l'Alsace et la Lorraine" ( 70 000 instituteurs l'ont fait chanter et en sont morts pour y avoir cru).
La "coupure" dont parlait Jean Muglioni, par exemple, n'a rien à voir avec cette idée de "sanctuaire".
GM
Ecrit par : Guy Morel | 06 décembre 2008
Pour ma part il apparaît que ,dans ma classe, nombreux sont ceux qui n'ont absolument aucune idée de ce qu'ils veulent faire plus tard.
Ecrit par : candide
Bon sang mais c'est bien sûr ! Le khâgneux illuminé de "l'éducation sépulcrale" est de retour.
Ecrit par : moot | 06 décembre 2008
Or, le problème est que la dérive actuelle du "il faut s'adapter à l'élève" implique l'entrée dans l'école de toutes ces influences qui aboutissent au crétin. Pour le dire autrement, la classe est trop souvent tributaire de l'extérieur, au lieu d'être le lieu où on y apprend la distance (par rapport à l'utilisation des nouvelles technologies par exemple).
Ecrit par : Daniel Arnaud | 05 décembre 2008
On ne saurait être plus pertinent.
Ecrit par : Magister | 05 décembre 2008
La dérive actuelle du "il faut s'adapter à l'élève" ne me paraît pas si condamnable que cela.(sauf si l'on en arrive à des excès type "cours" à la "Begaudeau"). Refuser de s'adapter à l'élève d'aujourd'hui me paraît bien plus dangereux.
Quant à l'école sanctuaire, c'est vrai que j'en suis nostalgique aussi mais les temps ont changé et les élèves aussi.
Pour finir, l'utilisation des nouvelles technologies me paraît tout à fait bénéfique pour peu que les enseignants n'y soient pas trop réfractaires et qu'eux mêmes aient un recul suffisant. Les T.I.C.E., comme on dit, ne doivent être perçus que comme un outil de plus mais pas comme une fin en soi.
Ecrit par : candide | 06 décembre 2008
"Sans aller chercher très loin, regardez le nombre de familles qui sont persuadées que la réusite scolaire de leur lycéen, voire collégien, est conditionnée à la détention d'un ordinateur personnel avec connexion internet.
Ecrit par : dobolino | 05 décembre 2008"
Ca aide quand meme. Ca fait gagner du temps, disons.
Ecrit par : Jérémy | 06 décembre 2008
Sans aller chercher très loin, regardez le nombre de familles qui sont persuadées que la réusite scolaire de leur lycéen, voire collégien, est conditionnée à la détention d'un ordinateur personnel avec connexion internet.
Ecrit par : dobolino | 05 décembre 2008
Combien y a-t-il de parents et de profs qui sont persuadés que les élèves deviendraient meilleurs en orthographe s'il lisaient.
La superstition, toujours et encore. Autrefois le rameau de buis au mur ou l'épi de blé sur l'armoire, hier le CDI de la loi Jospin, aujourd'hui l'ordinateur ; des amulettes.
Bonsoir.
Ecrit par : Guy Morel | 06 décembre 2008
Bon sang mais c'est bien sûr !
Ecrit par : moot
Serait ce "Les Cinq Dernières Minutes" de votre présence sur ce blog ?
Ecrit par : candide | 06 décembre 2008
Les T.I.C.E., comme on dit, ne doivent être perçus que comme un outil de plus mais pas comme une fin en soi.
Ecrit par : candide | 06 décembre 2008
OUI et c'est bien là le problème, pour parler de la matière que j'enseigne ( les mathématiques ), trop souvent on ( les programmes ) se force à utiliser les TICE alors qu'il n'y en a absolument aucune utilité la plus part du temps. Ils arrivent comme un cheveu sur la soupe et de façon ARTIFICIELLE.
Il est dramatique de constater que en terminal S les élèves ne savent pas:
Tracer une figure géométrique (simple!) avec des outils de géométrie.
Tracer une fonction ou ne serait-ce qu'en faire une ébauche même grossière.
Ce sont pour moi des conséquences directes de l'utilisation des TICE, qui restent de la poudre aux yeux et une grosse perte de temps. Car au final les élèves ne maîtrisent RIEN lorsqu'ils se retrouvent devant leur feuille.
BACK TO BASICS !!!! non de dieu.
Ecrit par : paul | 06 décembre 2008
Candide a écrit : "Savez-vous combien les élèves d'aujourd'hui sont perdus et sans repère même arrivés en Terminale."
Oui, notamment ceux qui ont forcé le passage.
On les comprend (pour les conséquences).
Ceux là procèdent par élimination successives : je ne peux pas faire ça, ni ça, etc. Qu'est ce qui reste ?
Ah oui, un BTS de communication ? Juste un petit problème, 90% des places en BTS sont maintenant réservées aux bac pro.
Le principe de réalité revient par la fenêtre et il n'est pas content...
Ecrit par : dugong | 06 décembre 2008
Guy, je sais bien que ça n'a rien d'automatique, mais si on enseigne à lire correctement, et qu'on fait de la grammaire intelligemment, ça ne peut pas faire de mal à l'orthographe que de lire — et beaucoup, si possible. Mais c'est certainement ce que tu voulais dire.
Roger, ce n'est pas bien de venir ici pour me reprocher de ne pas avoir assez soutenu votre texte. J'ai fait tout ce que j'ai pu — et je vous ai expliqué en privé que les éditeurs ont leurs critères, et qu'entre autres, la capacité du postulant à venir défendre son œuvre dans des émissions est aujourd'hui le critère le plus déterminant.
Quant à la mort de mon dernier chien, je n'ai pas à l'expliquer. Ceux qui me connaissent en ce moment se doutent bien qu'il représentait bien plus qu'un chien — c'était vingt ans de vie commune avec sa maîtresse que j'enterrais. On peut être libertin et se laisser aller, une fois de temps en temps, au sentiment. C'est même ce qui caractérise le libertinage — voir les Liaisons, ou Belle du seigneur, que je viens de relire avec délectation.
JPB
PS. Pour le commentaire des élections professionnelles, attendre le milieu de matinée. Le SNES est en tête ? Je crois bien, il représentait déjà la moitié des votes. La grande nouvelle, c'est qu'il régresse ou qu'il stagne partout.
Ecrit par : brighelli | 06 décembre 2008
Dobolino a écrit : "Sans aller chercher très loin, regardez le nombre de familles qui sont persuadées que la réusite scolaire de leur lycéen, voire collégien, est conditionnée à la détention d'un ordinateur personnel avec connexion internet."
Guy Morel a bien raison de parler de superstition dans ce domaine.
La façon dont le Moloch traite les TICE relève du mana. Parfois pour cacher le réel, instrumentaliser les enseignants *, souvent par pseudo-idéalisme gnangnan. Voir cette énorme bouse de B2i que j'ai déjà largement conchié ici **.
En terminale, tous mes exercices sont sur un site dédié avec des corrigés très détaillés. A charge pour eux de les télécharger, de les bosser et de m'envoyer des courriels pour poser des questions ***. Réponses détaillées garanties dans la journée.
Ce n'est manifestement pas la "culture" de la plupart de mes élèves. J'ironise périodiquement en les suppliant d'arrêter de me submerger de courriels.
On est loin du cliquage énervé et décervelé sur mulots. Pauvres bêtes.
Les TICE ont parfois des vertus quand on ne les utilise pas comme un écran de fumée : éclairer les endroits sombres de nos petits arrangements avec le réel et ouvrir de réelles perspectives de progrès. Elles sont exigeantes.
J'arrête parce que je commence à utiliser des mots de manager.
* pardon : de les professionnaliser.
** quand je vois le nombre d'enseignants qui collaborent activement à cette chose avilissante, ma tension monte.
*** Précises les questions ! et écrites dans une langue correcte.
Ecrit par : dugong | 06 décembre 2008
"Avoir le choix entre un chien cancéreux et un chien enragé, c'est quand même plus digne que de jouer la queue basse comme sait si bien le faire Christophe Sibille…"
Ecrit par : Ouaf-ouaf | 05 décembre 2008
Encore un message aussi énigmatique que le pseudo de celui qui l'envoie... Un spécialiste du "bégaiement", (ouaf-ouaf, hum-hum, et quelques autres sûrement, encore? ... ...
Et de la vérolerie en même temps?
"Le pouvoir médiatico-informatico-publicitaire m'a fait découvrir Jean-Paul Brighelli, Dominique Fernandez, Caroline Fourest, Marie-Monique Robin, Alain Finkielkraut, Jean-Luc Romero, Corinne Lepage, et même indirectement Michéa (grâce à Manu) !
Alors il ne faut pas jeter le bébé avec l'eau du bain."
Ecrit par : Jérémy | 05 décembre 2008
Très sincèrement, Jeremy, je ne pense pas que c'est à ce "pouvoir médiatico-informatico-publicitaire" que Fabien faisait allusion hier soir. Pouvoir qui est d'ailleurs plutôt un contre-pouvoir, et qui n'est pas vraiment "publicitaire", (les annonceurs du même nom se caractérisant par leur capacité d'imposer le vrai pouvoir médiatique, et son encadrement par des moyens qui eux, sont colossaux, et dont le contrepouvoir ne dispose évidemment pas).
Ce pouvoir, c'est la "star-ac", le journal de Jean-Pierre Pernaut, les émissions de Julien Courbet, la publicité pour les jeux video et téléphones portables qui peuvent tout faire sauf la vaisselle, et tutti quanti. Tout ce contre quoi ce blog, qui n'est qu'un blog, quel que soit le respect qu'on puisse éprouver à l'égard de Jean-Paul, lutte avec ses moyens, qui sont évidemment sans rapports avec ceux du vrai (pouvoir médiatico-informatico-publicitaire). Et blog dans lequel la plupart des participants sont des gens honnêtes. Eux.
Même s'il y a parfois quelques caractériels... ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 06 décembre 2008
Oups... "je ne pense pas que ce soit"...
Mais je ne veux pas penser à la place de Fabien! Il nous le dira peut-être lui-même.
Ecrit par : Christophe Sibille | 06 décembre 2008
Christophe, vous avez raison et vous avez tort. Un blog n'est rien par rapport au "pouvoir médiatico-politique", comme vous dites, mais des centaines de blogs tous plus ou moins inter-connectés, c'est une force de frappe dont le ministère (entre autres) s'est bien rendu compte (quoiqu'un peu tard), puisqu'il loue les services d'entreprises spécialisées pour en rendre compte — alors qu'il observe fort peu de ce qui se passe à la télé : les vrais groupes de pression sont en train de se déplacer.
JPB
Ecrit par : brighelli | 06 décembre 2008
Dobolino, ce que je voulais dire hier soir, c'est qu'il n'y a pas que "bonnet d'âne" dans la vie!
Vous faites des choses formidables en dehors, et, si je reconnais qu'il se dit très souvent ici des choses fort intéressantes, ((et je dis ceci d'autant plus volontiers que la cible principale, (ou une des cibles principales) de ce blog est mon lieu de travail)), je pense qu'il faut avoir un usage de ce blog relativement modéré, (vingt minutes par jour me semblent une bonne moyenne), et ne pas se fixer sur le côté (volontairement ou non) provocateur de certaines contributions.
Mais je reconnais que c'est parfois assez pénible.
Ecrit par : Christophe Sibille | 06 décembre 2008
"Christophe, vous avez raison et vous avez tort. Un blog n'est rien par rapport au "pouvoir médiatico-politique", comme vous dites, mais des centaines de blogs tous plus ou moins inter-connectés, c'est une force de frappe dont le ministère (entre autres) s'est bien rendu compte (quoiqu'un peu tard), puisqu'il loue les services d'entreprises spécialisées pour en rendre compte — alors qu'il observe fort peu de ce qui se passe à la télé : les vrais groupes de pression sont en train de se déplacer.
JPB"
Ecrit par : brighelli | 06 décembre 2008
Hééé!! Je n'ai pas dit que ce n'était rien! Sinon, je ne viendrais plus du tout! Et on a vu leur effet au moment de la campagne pour le référendum sur le traité européen!
Par contre, pour l'interconnexion, je suis un peu scpetique. Mais pourquoi pas?
Ecrit par : Christophe Sibille | 06 décembre 2008
Et si le gouvernement regarde ce qui se passe sur les blogs, c'est pour savoir à quoi tout cela peut aboutir.
S'il ne regarde pas la télé, c'est qu'il n'a pas besoin d'en apprendre les effets dévastateurs, puisqu'il les connaît déjà. Et s'apprête d'ailleurs à les maîtriser encore mieux, en faisant nommer le chef de France télévision par le chef de l'état lui-même.
Ecrit par : Christophe Sibille | 06 décembre 2008
Juste un petit message pour dire à Brighelli que je ne mettais nullement en cause la légitimité de ses larmes. Ce que je ne peux pas digérer c'est qu'en vertu de ses larmes (qui n'ont rien à voir dans la question) on puisse "mettre fin à la polémique". Pour moi, reconnaître la blessure qu'on a infligé à Felts l'autre soir serait une meilleure façon de clore cette histoire.
Dans cette logique étrange où l'on s'acharne à voiler la réalité, je perçois des hiérarchies parallèles dont je ne connais- fort heureusement -pas la nature. J'espère me tromper. Mais si j'avais fait moi une sortie comme celle de dobolino, cela m'aurait "coûté" très cher ...
Sibille, ne vous plaignez pas de la présence de Ouaf-Ouaf sur ces lieux : vous l'avait appelée de tous vos voeux.
Très original votre discours sur la star-ac!
ahn, j'oubliais :;-)
Ecrit par : Lisa fut Lisette | 06 décembre 2008
Il est dramatique de constater que en terminal S les élèves ne savent pas:
Tracer une figure géométrique (simple!) avec des outils de géométrie.
Ecrit par : paul | 06 décembre 2008
Aaaaah boooooon !
Alors je dédramatise avec mes scrogneugneu de CE1 qui après 3 mois d'utilisation ne voient toujours pas les lignes de leur papier quadrillé et me tracent des segments d'environ 3 cm se joignant pour former à peu près un angle droit ?
Ecrit par : catmano | 06 décembre 2008
"les vrais groupes de pression sont en train de se déplacer."
JPB
Obama l'a bien compris.
http://www.informer-autrement.fr/post/2008/11/17/Demonstration-de-la-vitalite-des-reseaux-sociaux-en-politique
http://novovision.fr/?Retour-sur-ma-nuit-americaine
Ecrit par : revue de presse | 06 décembre 2008
Juste un petit message pour dire à Brighelli que je ne mettais nullement en cause la légitimité de ses larmes. Ce que je ne peux pas digérer c'est qu'en vertu de ses larmes (qui n'ont rien à voir dans la question) on puisse "mettre fin à la polémique". Pour moi, reconnaître la blessure qu'on a infligé à Felts l'autre soir serait une meilleure façon de clore cette histoire.
Ecrit par : Lisa fut Lisette | 06 décembre 2008
J'ai compris et ressenti exactement la même chose. Pour mettre fin à la polémique, il suffisait, ce soir-là, d'ajouter quelques mots de compréhension AUSSI en direction de Felts, au lieu de prendre parti pour le "clan" Dobolino au nom des larmes versées pour le chien tant aimé et prendre ainsi le risque de se montrer indélicat et blessant .
Ce n'est "pas bien" !
Ecrit par : Scarlett Martinez | 06 décembre 2008
Toujours à propos d'Obama, les spécialistes politiques s'inquiètent parce qu'il s'exprime correctement !
"Les millions d'Américains qui ont regardé M. Obama sur CBS lors de l'émission "Soixante Minutes" dimanche ont constaté le tic verbal peu orthodoxe du nouveau président : M. Obama a employé des phrases grammaticalement correctes pratiquement chaque fois qu'il a parlé."
"Chaque fois qu'Obama ouvre la bouche, ses sujets et ses verbes sont accordés," dit M. Logsdon. "S'il continue comme cela, il est risque de ressembler à un élitiste."
http://www.borowitzreport.com/article.aspx?ID=6961
Ecrit par : revue de presse | 06 décembre 2008
"Ah, si ! C'est une excellente idée, surtout s'il s'agit d'un Boxer femelle. Ce sont des chiennes qui sont avec les enfants d'une douceur et d'une attention exceptionnelles. C'est, en règle générale, sans le moindre danger. Elles sont attentives, patientes et très douces.
L'assistante maternelle qui a gardé mon fils bébé avait deux Boxers. Ils ont contribué avec efficacité à l'éducation du minot. Je n'aurais pas confié mon enfant à n'importe quel chien, mais, le Boxer, c'est du velours, sauf exception.
Pour garder un bébé, j'aurais plus confiance en un Boxer femelle qu'en un CAP petite enfance tout venant.
Ecrit par : dobolino | 02 décembre 2008 "
On parle bien de la même chose ?
exemple:
http://www.dogstory.net/mordu_par_un_boxer.htm
Ce n'est qu'un exemple, il y en a d'autres, àmha !
Ya po plus con qu'un 'boxer'...Si, 2 boxers. Très gentil ET très con, (? kom sibilibili ?).
Essaie de lui faire du Léo & Léa pour voir ... :)
Ecrit par : toto | 06 décembre 2008
Ce n'est "pas bien" !
Ecrit par : Amélie Poulain | 06 décembre 2008
Ecrit par : V comme Vendetta | 06 décembre 2008
A propos d'Obama…
Les spécialistes américains avaient calculé pendant la campagne qu'il s'exprimait comme un élève de Seconde (en équivalent français), et Mc Cain comme un élève de CM2. Deux stratégies — et je trouve intéressant que es Américains aient finalement choisi le plus grammatical. C'est encourageant.
N'oubliez pas que pendant la campagne présidentielle, Sarkozy a parlé le Guaino dans le texte. Evidemment, quand on ne lui écrit pas ses textes, le niveau baisse.
Manque de culture générale, sans doute. Il devrait lire la Princesse de Clèves.
JPB
Ecrit par : brighelli | 06 décembre 2008
Roger, ce n'est pas bien de venir ici pour me reprocher de ne
pas avoir assez soutenu
Ecrit par : brighelli | 06 décembre 2008
Ce n'est "pas bien" !
Ecrit par : Amélie Poulain | 06 décembre 2008
Ecrit par : V comme Vendetta | 06 décembre 2008
I comme Ironie !
Ecrit par : Scarlett Martinez | 06 décembre 2008
"...et je trouve intéressant que les Américains aient finalement choisi le plus grammatical. C'est encourageant." JBP
Surtout que ce sont les voix des jeunes qui lui ont permis de remporter l'élection !
Ecrit par : revue de presse | 06 décembre 2008
J'ai reçu un message personnel de Dobolino qui met les choses à plat, et je m'estime quitte avec elle du fait de cet éclaircissement…
Il n'en demeure pas moins que certains (à mon avis, un peu trop) ont eu un comportement étonnant et la nécessaire mise au point répétitive pour redresser les choses fut particulièrement éprouvante… J'ai pris la peine de faire un résumé synthèse sur mon site. Pour ceux que cela intéresse !
http://rogerfelts.blog.lemonde.fr/2008/12/05/un-debat-un-peu-crispe/
Je constate avec la dernière intervention de Brighelli que les dérives interprétatives demeurent. Il écrit :
« Roger, ce n'est pas bien de venir ici pour me reprocher de ne pas avoir assez soutenu votre texte. J'ai fait tout ce que j'ai pu …»
Où a-t-il vu un reproche dans le fait que je sois satisfait que l'entregent de Brighelli puisse favoriser la carrière de mon manuscrit ? Ce que j'ai regretté c'est que dans une situation où le point de départ était un chien cancéreux et un homme cancéreux, Brighelli avoue qu'il a pleuré son chien.
Personnellement j'ai pleuré quand j'ai dû amener le vieux chien impotent de ma mère au vétérinaire pour le faire piquer. Mais il ne me serait même pas venu à l'idée de comparer ces larmes avec celles que j'ai versées quelques années plus tard quand elle passa sur l'autre rive. Les larmes avaient la même composition chimique, mais sûrement pas les mêmes composantes psychologiques.
Personne ne doute que même J.P. Brighelli puisse pleurer son chien. Je le croyais plus à même de sentir que ce n'était pas tout à fait le sujet.
Jean-Pierre ajoute :
« - et je vous ai expliqué en privé que les éditeurs ont leurs critères, et qu'entre autres, la capacité du postulant à venir défendre son œuvre dans des émissions est aujourd'hui le critère le plus déterminant. »
Vous devez confondre avec une autre personne… Car j'aurais soulevé que le critère télévisuel m'apparaissait farfelu puisque Gaussewitz ne m'a jamais vu, que j'ai un excellent profil gauche, que vous m'avez dit plusieurs fois que malgré mon cancer j'avais bonne mine… et que je suis capable sur un sujet que je connais de tenir une conversation, y compris intéressante…
Non, ce que vous m'avez dit c'est que c'était la crise, que les éditeurs n'avaient pas de fonds propre, qu'ils étaient forcés d'emprunter pour sortir un livre et qu'en ce moment les banques ne prêtent pas facilement… Vous ne l'avez pas dit, mais c'était implicite : il n'était pas sur de faire son beurre, et le mien (7 %) et le votre (1%), il a donc reculé… Je n'ai aucune raison de vous en vouloir et de vous faire des reproches à ce niveau. C'est moins la Manuscritude que la canitude dans le contexte de la larmitude et de la cancerofolitude qui me tracasse. (noter que je n'ai pas écrit : la tracassitude)
Ecrit par : Roger Felts | 06 décembre 2008
Cette semaine, j'ai piqué deux chats et un chien. Y'a pas eu la moindre larme furtive ou mimique évoquant la peine à quitter son compagnon. C'est reposant, certes, mais ça fait bizarre. Pour deux d'entre eux, c'était prévu et prévisible (urémie) donc, l'absence d'expression de peine est concevable mais pour le troisième c'était brutal, décidé en dix minutes au détour d'une consultation qui apporta la quasi-certitude d'un lymphosarcome stade IV.
Ecrit par : dobolino | 06 décembre 2008
Manque de culture générale, sans doute. Il devrait lire la Princesse de Clèves.
JPB
Ecrit par : brighelli | 06 décembre 2008
Ou écouter plus souvent Evans Gill!
Bon, alors les résultats du SNALC, maintenant qu'on connait ceux du SNES et du SNI?
Ecrit par : marigot | 06 décembre 2008
Personnellement j'ai pleuré quand j'ai dû amener le vieux chien impotent de ma mère au vétérinaire pour le faire piquer. Mais il ne me serait même pas venu à l'idée de comparer ces larmes avec celles que j'ai versées quelques années plus tard quand elle passa sur l'autre rive. Les larmes avaient la même composition chimique, mais sûrement pas les mêmes composantes psychologiques.
Ecrit par : Roger Felts | 06 décembre 2008
Tout le monde est bien d'accord là-dessus, je crois.
Inversons la situation: votre mère décède et vous prenez en charge son vieux chien. Quelques mois ou années plus tard, vous devez faire euthanasier le chien de votre maman, le dernier compagnon de ses vieux jours, celui qui la stimulait, lui donnait encore goût à vivre, à sortir en promenade, à manger. Et là, d'un coup, toute la peine que vous avez eu du décès de votre maman, remonte d'un coup en gros sanglots bouillonants, ceux que vous n'aviez pas eu le loisir de verser lors du décès maternel, plongé que vous étiez dans toute l'immonde paperasserie et pompe funèbre qui vous bouffaient alors.
C'est le plus souvent ça, la mort de l'animal de compagnie. Les pleurs qui l'accompagnent sont souvent en grande partie les pleurs qu'on n'a pas eu l'occasion de verser et qui remontent à vous étouffer.
Quand on euthanasie le chien ou le chat ou le cheval d'une personne de plus de 75 ans, on entend toujours cette phrase "ce sera mon dernier, je suis trop âgé pour en reprendre un autre. Qui s'en occupera quand je ne serai plus là ?". Extrêmement difficile à gérer pour l'euthanasieur.
Ecrit par : dobolino | 06 décembre 2008
Ce sont de gros paresseux, au SNALC, et ils n'ont pas encore mis à jour leurs statistiques, alors que la quasi-totalité des résultats est disponible.
Donc, on trouvera les résultats bruts et les stats 2005-2008 sur
http://www.snes.edu/capnhtml/synthese.html
Pour faire court, le SNES reste largement dominant, même s'il régresse (en moyenne de 2%) dans toutes les catégories, le SNALC progresse à peu près partout (sauf chez les profs de Chaire sup…), le SGEN est en retrait, le SE-UNSA, SUD et FO progressent très légèrement. Le nombre de votants est en nette augmentation (alors que dans le même temps les votants aux prudhommes se font de plus en plus rares), signe certain d'une inquiétude chez les enseignants — et je ne peux leur donner tort.
On en tirera les conclusions que l'on veut. Le SNES paye une politique de gang dominant, où il a eu tendance à multiplier justement les tendances, comme Unilever les dentifrices, afin de tout attraper. Le SNALC est certainement conforté dans ses analyses — ni droite ni gauche, mais certainement pas un blanc-seing au ministre en exercice, pas même un "soutien critique" —, le SGEN ou SUD cristallisent les jusqu'auboutistes de la pédagogie ou d'une extrême-gauche extrêmement fatiguée, apparemment en retrait (alors qu'on ne les a jamais autant entendus sur l'espace médiatique et administratif), l'UNSA gagne dans des secteurs bien spécifiques (et pas forcément dans l'enseignement au sens strict).
Je me suis intéressé prioritairement aux résultats des syndicats présents de façon significative dans le Secondaire. Je laisse à plus qualifié que moi le commentaire des résultats dans le Primaire ou le Supérieur. Pour le détail par académie, voir les tableaux spécifiques.
JPB
Ecrit par : brighelli | 06 décembre 2008
Avez-vous des terminales ? Savez-vous combien les élèves d'aujourd'hui sont perdus et sans repère même arrivés en Terminale.
Ecrit par : candide | 05 décembre 2008
A quoi cela serait-il dû et que proposez-vous pour y remédier ?
Ecrit par : victor | 06 décembre 2008
"Sibille, ne vous plaignez pas de la présence de Ouaf-Ouaf sur ces lieux : vous l'avait appelée de tous vos voeux.
Très original votre discours sur la star-ac!
ahn, j'oubliais :;-)"
Ecrit par : Lisa fut Lisette | 06 décembre 2008
Ne pas voir les similitudes entre les conceptions orthographiques de Roger et celles de Papalisa est proprement stupéfiant... :-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 06 décembre 2008
RIONS OU PLEURONS AVEC XAVIER DARCOS (épisode 249) :
Agenda officiel du ministre la semaine prochaine: on y lit :
"Petit-déjeuner avec le directeur de Pernod-Ricard"
Ceci n'est pas une blague. Vous pouvez aller vérifier.
Que dire?... Ce qui est bien avec M.Darcos, c'est qu'il ne nous déçoit jamais.
Ecrit par : Fabien | 06 décembre 2008
Pernod-Ricard sponsorise déjà de nombreuses fêtes d'étudiants, il veut peut-être maintenant sponsoriser des lycées ou des collèges, peut-être même des jardins d'éveil, qui sait ?
N'oublions pas que la crise fait rage et qu'il est de notre devoir de relancer la croissance. :o)
Ecrit par : catmano | 06 décembre 2008
@ agenda du ministre.
Démenti : pas de Ricard au petit-déjeuner.
Ecrit par : guy morel | 06 décembre 2008
Ne pas voir les similitudes entre les conceptions orthographiques de Roger et celles de Papalisa est proprement stupéfiant... :-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 06 décembre 2008
C'est à dire?
Allez au bout de votre pensée, expliquez-vous!
Si j'ai fait une faute et qu'elle vous dérange, corrige-la. Je vous en serai reconnaissainte. Je vous avoue que le français est la dernière chose que j'ai étudiée dans ma vie. J'ai une formation artistique et littéraire ainsi qu' une passion vive pour l'historiographie .Le français n'est pour moi qu' un instrument comme les autres, un outil qui me permet d' exprimer ma pensée aux habitants d'outre-Alpes (qui trop souvent n'entendent pas ma langue maternelle)
Alors, je sais que je fais des fautes. Mais je suis prête à m'améliorer avec votre aide et vos conseils. Je ne me rends pas aux premières difficultés, je suis opiniâtre!
Ecrit par : Lisa fut Lisette | 06 décembre 2008
"Le nombre de votants est en nette augmentation (alors que dans le même temps les votants aux prudhommes se font de plus en plus rares), signe certain d'une inquiétude chez les enseignants — et je ne peux leur donner tort."
Je tiens à rappeler que les professeurs votent dans leurs établissements, ce qui n'est pas le cas pour les élections prud'homales. Dans les entreprises où on pouvait voter, le taux de participation était beaucoup plus élevé, 50% ou davantage.
Sans oublier le fait que l'administration ( en tout cas, dans les établissements que j'ai fréquentés) venait quasiment vous chercher à la récré ou à la fin des cours pour que vous votiez.
@Dobolino
J'ai fait piquer bien des chats, j'ai retenu mes larmes chez le véto pour mieux sangloter chez moi. Ne tirez donc pas de conclusions hâtives à une (apparente) absence de chagrin.
Amicalement
Ecrit par : retraitée | 06 décembre 2008
"Ne pas voir les similitudes entre les conceptions orthographiques de Roger et celles de Papalisa est proprement stupéfiant... :-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 06 décembre 2008 "
Connaissant Papalisa, je peux t'assurer qu'il/elle ne ressemble vraiment pas à Rodger, en tous cas physiquement.
Je ne sais pas si tu l'as remarqué, évidemment que non, mais l'un est psychiatre alors que l'autre est historien/ne ?
Essaie L&L, ça peut põ t'faire de mõl !
:)
Ecrit par : toto | 06 décembre 2008
Ne pas voir les similitudes entre les conceptions orthographiques de Roger et celles de Papalisa est proprement stupéfiant... :-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 06 décembre 2008
En lisant le blog, au cours de denières années, j'ai pu comprendre que vous avez à peu près l'âge de mon papa.
ça me fait tout drôle que vous m'appeliez papa. Mais ce n'est pas désagréable non plus.
Je vais changer de pseudo!
Ecrit par : papa Lisa | 06 décembre 2008
Contrairement à ce qu'écrit Guy Morel qui a peut-être des actions Pernod-Ricard, ou qui est aveuglé dans son adminration pour notre fulgurant ministre, Xavier Darcos a bien rdv avec le directeur de l'entreprise de spiritueux :
Voici le lien :
http://www.education.gouv.fr/pid94/l-agenda.html
Voici le copié-collé :
08h00 Petit déjeuner avec Pierre Pringuet, directeur général de Pernod Ricard
11h30 Conférence de presse avec l’association «Les Amis de Magnum photo »
pour soutenir les programmes « L’École du regard »
Fondation Henri Cartier-Bresson
2, impasse Lebouis Paris 14ème
17h30 Remise des « Prix du Concours national de la Résistance et de la Déportation» aux Invalides
Ecrit par : Fabien | 06 décembre 2008
Contrairement à ce qu'écrit Guy Morel qui a peut-être des actions Pernod-Ricard, ou qui est aveuglé dans son adminration pour notre fulgurant ministre, Xavier Darcos a bien rdv avec le directeur de l'entreprise de spiritueux :
Voici le lien :
http://www.education.gouv.fr/pid94/l-agenda.html
Voici le copié-collé :
08h00 Petit déjeuner avec Pierre Pringuet, directeur général de Pernod Ricard
11h30 Conférence de presse avec l’association «Les Amis de Magnum photo »
pour soutenir les programmes « L’École du regard »
Fondation Henri Cartier-Bresson
2, impasse Lebouis Paris 14ème
17h30 Remise des « Prix du Concours national de la Résistance et de la Déportation» aux Invalides
Ecrit par : Fabien | 06 décembre 2008
Le démenti ne s'appliquait qu'à la consommation de boisson anisée au petit déjeuner.
Ecrit par : guy morel | 06 décembre 2008
"Connaissant Papalisa, je peux t'assurer qu'il/elle ne ressemble vraiment pas à Rodger, en tous cas physiquement.
Je ne sais pas si tu l'as remarqué, évidemment que non, mais l'un est psychiatre alors que l'autre est historien/ne ? "
Ecrit par : toto | 06 décembre 2008
Si vous le dites! Vous êtes quelqu'un d'assez fiable, finalement! ;-)
Simplement, je suis assez étonné qu'on puisse, comme Papalisa, avoir un discours souvent sophistiqué, limite précieux, même, et par ailleurs écrire: " vous l'avait appelée de tous vos voeux" en lieu de: "vous l'avez appelée de tous vos voeux". Et c'est le type de fautes que Roger commet assez souvent. C'est tout.
Toto, c'est à Papalisa qu'il faut conseiller la lecture de "leo et lea". Pas à moi!!! :-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 06 décembre 2008
Toto, c'est à Papalisa qu'il faut conseiller la lecture de "leo et lea". Pas à moi!!! :-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 06 décembre 2008
C'est déjà fait merci. Et c'est vrai que "Léo et Léa" m'a aidé plus que n'importe quel cours de français.
Vous savez, quand on est étranger on peut faire quelques fautes . Surtout lorsqu'il s'agit d'écrire dans cette espèce de latin de cuisine : votre (pauvre) langue. Pour les accords genre/pluriel etc... ne vous en faites pas pour moi, je les ai dans l'oreille, dans le corps, depuis mon enfance. Je sais que pour toi ça été dur d'apprendre ta petite science...Tu vois, mon grand, en Italie on arrête les dictées à 7 ans : c'est trop fastoche!
Et ce qui à nous les Latins nous fait marrer le plus ce sont les Gaulois de 40 ans qui, par des nuits d'hiver, font la dictée devant le Pivot de l'écran!
Je te conseille de suivre le conseil de Brighelli : ce n'est pas la peine de corriger l'orthographe des autres.
Et si vraiement on a rien à dire : on la boucle!
Ecrit par : papa Lisa | 06 décembre 2008
@Dobolino
J'ai fait piquer bien des chats, j'ai retenu mes larmes chez le véto pour mieux sangloter chez moi. Ne tirez donc pas de conclusions hâtives à une (apparente) absence de chagrin.
Amicalement
Ecrit par : retraitée | 06 décembre 2008
Quelqu'un qui retient ses larmes, ça se voit. C'est une attitude digne, très sympa pour nous et assez courante.
Je connais bien le vécu de l'euthanasie des animaux de compagnie: je vous annonce trois euthanasies cette semaine et ça fait 27 ans que je pratique cette profession. Vous pouvez imaginer le nombre de cas divers et variés auxquels j'ai été confronté. j'ai même eu droit aux larmes de crocodiles.
Ecrit par : dobolino | 06 décembre 2008
Christophe Sibille, votre seul talent est d'être médiocre (Oua-oua, plus méchant, avait parlé de chien ayant la queue entre les jambes). Vous continuez à faire des commentaires sur l'orthographe des gens parce que vous êtes incapable d'avoir un discours cohérent sur les réalités abordées ici.
Lisa fait des fautes… Elle a des excuses. Le français n'est pas sa langue maternelle.
Je fais des fautes… J'ai des excuses. Je suis en chimiothérapie.
Vous faites vous aussi des fautes… Vous avez des excuses. Vous êtes un imbécile.
Cela dit, ne transformez pas la réalité. Si on fait le rapport entre le nombre de fautes et le nombre de lignes écrites, ou mieux entre le nombre de fautes et l'intérêt de l'intervention, c'est le médiocre imbécile la queue entre les jambes, vous, qui êtes le champion…
Pour le lecteur non sibyllin, je précise que la violence de mon propos vient de mon énervement de voir cet imbécile faire une constance majeure d'un fait anectodique.
… J'aime imaginer aussi qu'il pourrait passer en revue toutes mes interventions pour y trouver toutes les fautes prouvant qu'il tient des propos raisonnables, scientifiquement incontestables… Cela l'occuperait utilement…
Ecrit par : Roger Felts | 06 décembre 2008
Retraitée, c'est comme si, jugeant un élève rapidement du fait de votre expérience, je vous disais de ne pas tirer de conclusions hâtives.
Y'a un truc qui m'horrifie, ce sont les maisons où, dans le salon ou la chambre à coucher, trônent sur la cheminée les urnes funéraires de Kiki 1; Kiki 2 ... Kiki n avec leurs photos.
Ecrit par : dobolino | 06 décembre 2008
A PROPOS DES CONCOURS ET DE LA DISPARITION DES EPREUVES DE CULTURE GENERALE.
ENCORE UN JOURNALISTE DE DROITE QUI BASCULE A L'EXTRÊME-DROITE. QUE DES SALES FASCISTES !
Bloc-notes: la sous-culture, ce produit officiel de la diversité
Par Ivan Rioufol le 5 décembre 2008 0h01 |
L'offensive des bons sentiments revient au galop, avec le gouvernement comme allié. Au nom de la lutte contre les discriminations des populations issues de l'immigration, le ministère de la Fonction publique a annoncé, mardi, le remplacement des épreuves de culture générale par "des questions de bons sens, en rapport avec la matière", pour les concours de fonctionnaires (André Santini, Le Figaro, lundi). Le multiculturalisme promeut donc la déculturation.
Le Conseil représentatif des associations noires (Cran), qui voit du racisme partout sauf dans son propre intitulé, se félicite de cette mesure qui veut mettre fin à un "académisme ridicule". Son président, Patrick Lozès (1), rappelle qu'il l'avait suggérée à Santini dès août 2007, en dénonçant devant lui " l'élitisme contre-productif des concours administratifs". Il s'était aussi étonné qu'un candidat de catégorie C (la moins qualifiée) soit interrogé sur La Princesse de Clèves : un argument repris, depuis, par le président de la République.
Résumons: sous la pression d'une minorité (le Cran) et avec l'aval de la Haute Autorité de lutte contre les discriminations (Halde), le pouvoir va prochainement solder un peu de l'âme française. En effet, s'il est légitime de vouloir un service public "davantage à l'image de la population", l'abandon par l'État d'une exigence culturelle pour ses agents des catégories B et C dévoile symboliquement son acceptation d'une future nation amnésique, voire illettrée. "À quoi sert d'avoir une épreuve d'histoire pour les pompiers ?", questionne Santini. Seraient-ils inaptes face au savoir ?
La politique d'identité nationale et de civilisation, défendue par Nicolas Sarkozy, va évidemment à rebours de ce renoncement à faire partager une culture commune, dont les livres cimentent le langage. Pourquoi les immigrés d'aujourd'hui seraient-ils plus incapables que ceux d'hier ? Accéder aux demandes d'exemption des minorités, qui ne s'estimeraient pas concernées par un héritage vu parfois comme un néocolonialisme, ne peut que fragiliser le lien social.
Le Cran, tout à son combat ambigu pour la promotion des Noirs, n'a pas à influer sur le contenu des concours administratifs. La Halde n'a pas à se substituer à la communauté nationale. Celle-ci est en droit de sentir inquiète (voir mon blog) devant cet arasement qui accompagne la promotion de la diversité. Où est l'enrichissement promis, dans cette officialisation de la sous-culture ?
LA SUITE. ATTENTION NE VOUS FAITES PAS DE MAL:
http://blog.lefigaro.fr/rioufol/2008/12/bloc-notes-la-sous-culture-ce.html
Ecrit par : Scarlett Martinez | 06 décembre 2008
Christophe Sibille et Tailleboudin, chasseurs des fautes des gens qui ne pensent pas comme eux !
Tailleboudin, version rabelaisienne du ravi de la gauche !
Ecrit par : Scarlett Martinez | 06 décembre 2008
Bruno Julliard chargé de l'Education au PS…
Sans moi (et j'ai vraiment envisagé de rejoindre le PS). J'ai fait il y a trois ans une émission avec ce petit mec — en présence d'Aubry, qui le couvait déjà. Il n'osait pas même mordre sans se réfugier immédiatement dans les jupes de sa maman.
Mélenchon ?
JPB
Ecrit par : brighelli | 06 décembre 2008
"La politique d'identité nationale et de civilisation, défendue par Nicolas Sarkozy, va évidemment à rebours de ce renoncement à faire partager une culture commune, dont les livres cimentent le langage." I.Rioufol
Santini n'est-il pas au gouvernement ? Comment s'appelle l'auteur de la mauvaise plaisanterie sur le guichetier et La princesse de Clèves ?
GM
Ecrit par : Guy morel | 06 décembre 2008
Le démenti ne s'appliquait qu'à la consommation de boisson anisée au petit déjeuner.
Ecrit par : guy morel | 06 décembre 2008
A doses modérées, dès la maternelle, ça pourrait peut-être (modérément) relancer la croissance ! ;0)
Ecrit par : Robin | 06 décembre 2008
Julliard à l'éducation, le fils Sarko déjà bien en place. Hum! La jeune génération d'enfer! Et puis il y a aussi le petit Pintadeau qui montre le bout de son nez...
Et tout ce petit monde est arrivé là, bien sûr, à la force du poignet et dans la plus grande légitimité.
Alors, vous voyez bien que vos histoires de culture générale et de défense des concours, ça ne sert à rien!
Ecrit par : Sanseverina | 06 décembre 2008
Christophe Sibille et Tailleboudin, chasseurs des fautes des gens qui ne pensent pas comme eux !
Ecrit par : Scarlett Martinez | 06 décembre 2008
Penser, vous? Je vous trouve un peu prétentieuse, sur ce coup-là!!! :-)
Un peu comme Papalisa et Roger qui, à part insulter, ne disent vraiment pas grand-chose d'intéressant.
Ecrit par : Christophe Sibille | 06 décembre 2008
Le trio d'enfer!
Ecrit par : Christophe Sibille | 06 décembre 2008
je n'ai pas vu s'afficher mon message; j'ai des ennuis en moment avec mon accès Internet. Je recommence.
Nouvelles du front :
Une collègue (éducation musicale) a donné un petit questionnaire vendredi à ses élèves de 5ème : "Quel genre de musique aimez-vous ?"
Réponse d'un garçon dont elle me dit que c'est un élève moyen, assez renfermé", moyen, qui ne pose pas de problèmes de comportement :
"Je voudrais tué des gens".
Extrait d'une rédaction d'une de mes élèves de 4ème :
"C'était un dimansh (sic) 2006 moi et mon meilleur ami trainion beaucoup dans une sorte de décharge près de chez moi, comme d'habitude il n'y avai rien de special appart fair des circuits de vélos, des rampes de skate des cabannes, main ce jour la on a eu la facheuse idée de mettre le feu à cette entreprise."
J'ai conservé l'orthographe. Oui, je sais ça pourrait faire un beau début de roman noir (en améliorant un peu le style) : "C'est ce jour-là qu'on a eu la fâcheuse idée de mettre le feu à cette entreprise."
Mais je sais que ça pourrait être "pour de vrai" et ça me fait peur.
Ecrit par : Robin | 06 décembre 2008
"ce petit monde est arrivé là, bien sûr, à la force du poignet ".
Ecrit par : Sanseverina | 06 décembre 2008
Croyez-vous ? Je ne sais que penser de cette expression.
Ecrit par : guy morel | 06 décembre 2008
Guy, tu es très drôle. Et en ce qui concerne Julliard, figure de poupe de l'équipe Delanoë, c'est bien vu.
JPB
Ecrit par : brighelli | 06 décembre 2008
L'incohérence s'installe de nouveau dans les propos de Monsieur Sibille (voir les deux derniers messages en contradiction patente).
Son "art" consiste à éviter systématiquement le contenu et à se concentrer sur la forme (dans son cas spécifique la "micro-forme": un "t" à la place d'un "s", un "é" de moins etc). Il cherche l'insulte, délibérement.
Lorsqu'il parvient à obtenir ce qu'il désirait avec autant de convoitise, il peut enfin affirmer que ses "adversaires" ne savent qu'insulter (pour engendrer ainsi une lutte sans merci, de plus en plus sadique et où il aurait le rôle de la victime)
Sa procédure, avec l'âge, se fait de moins en moins voilée et de plus en plus GROSSE.
ahn : ;o) (au fond, vous le savez que je vous aime bien)
Ecrit par : Lisa fut Lisette | 06 décembre 2008
Guy, tu es très drôle. Et en ce qui concerne Julliard, figure de poupe de l'équipe Delanoë, c'est bien vu.
JPB
Ecrit par : brighelli | 06 décembre 2008
À propos de poupe, pour jack London, c'était plutôt la proue et les amants du gaillard d'avant.
GM
Ecrit par : guy morel | 06 décembre 2008
Je reviens un instant sur ce que rappelait (fort justement) Guy Morel hier soir au sujet de l'école sous la IIIe République, et notamment avant la Ière Guerre mondiale :
"On mesure mal la puissance de la propagande qui a précédé la guerre de 1914-18 et jeté les peuples européens dans une boucherie sans nom."
Et :
"[...] À la brillante époque des Hussards, on y faisait de la morale à quatre sous ( certains rêvent de revenir à cet abrutissement) et on y chantait "vous n'aurez pas l'Alsace et la Lorraine" ( 70 000 instituteurs l'ont fait chanter et en sont morts pour y avoir cru)."
Il faut d'ailleurs lire ou relire Charles Péguy décrivant l’éducation donnée par les « hussards noirs » et l’esprit de revanche entretenu dans les écoles envers « l’ennemi », c’est-à-dire les « Prussiens » .
A cet égard, je précise que, lorsqu'il m'arrive d'évoquer le "projet républicain initial", je me réfère non pas à une école "idéale" qui n'a probablement jamais existé, mais bien plutôt à l'intention des Lumières, et à Condorcet notamment. Ses "Mémoires sur l'instruction publique" n'ont rien perdu de leur force. On y retrouve tout du long ce but essentiel de l'école (avant même la formation professionnelle) : former des citoyens capables d'exercer leur esprit critique afin d'être libres.
Je suppose d'ailleurs que Condorcet n'aurait nullement cautionné l'esprit revanchard d'avant 1914, puisque lui-même distingue nettement l'école qui transmet les outils intellectuels qui permettent le jugement de celle qui dicte à un individu ce qu'il doit penser ou croire. C'est même la source de la différence qu'il fait entre instruction et éducation.
Ecrit par : Daniel Arnaud | 06 décembre 2008
Trois sites remarquables :
1) La Bibliothèque électronique de Lisieux : une collection de textes littéraires et documentaires du domaine public francophone proposée par la Médiathèque André Malraux de Lisieux : une mine !
http://www.bmlisieux.com/index.html
2) BIBLIOTHECA CLASSICA SELECTA : un site qui se propose d'être une introduction aux études classiques, destinée prioritairement aux étudiants de lettres classiques et d'histoire ancienne : très riche !
http://bcs.fltr.ucl.ac.be/default.htm
3) Philosophie et Spiritualité : un site d'une haute tenue qui propose des textes philosophiques de tous les temps et de tous les horizons, des leçons de philosophie sur les thèmes les plus variés, des exercices de dissertations... mais aussi des extraits d'oeuvre dans les domaines de l'anthropologie, l'histoire, la psychologie, la physique, la biologie, l'écologie, la sociologie, la littérature, l'épistémologie, etc. Un index thématique permet d'aller très rapidement aux textes en rapport. Bref, une caverne d'Ali Baba !
http://sergecar.club.fr/index.htm
Ecrit par : Magister | 06 décembre 2008
Je signale que la fin de mes "Dernières nouvelles du front, choses vues dans un système éducatif à la dérive" est en ligne depuis 18h00 sur http://generation69.blogs.nouvelobs.com/ (en attendant la parution chez L'Harmattan). J'ai laissé une page pour les commentaires. Avis et critiques sont les bienvenus!
Ecrit par : Daniel Arnaud | 06 décembre 2008
Autres sites ressources intéressants :
1) Cynscribe.com : une sacrée liste de liens dans le domaine de la calligraphie :
http://www.cynscribe.com/french.html
2) L'aménagement linguistique dans le monde : histoire du français - histoire du français au Québec - en Louisiane - histoire de l'anglais - Lois linguistiques - familles linguistiques -etc. etc. Un site pour les linguistes, les profs de langues et tous les esprits curieux de la chose parlée :
http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/index.shtml
3)La Guerre de Sécession américaine vue à travers le journal d'époque Harper's Weekly Newspapers, année par année + biographies et portraits des protagonistes (en anglais) :
http://www.sonofthesouth.net/
4) Historic Cities : un fabuleux fond de cartes anciennes sur des dizaines de villes (du 15e au 18e) :
http://historic-cities.huji.ac.il/
5) PEPLUM - IMAGES DE L'ANTIQUITE : site dévoué au cinéma et à la BD historico-mythologiques : également une mine d'or pour les amateurs du genre : des analyses de films, des articles de fond, des bibliographies fouillées...
http://www.peplums.info/index.htm
Ecrit par : Magister | 06 décembre 2008
"ce petit monde est arrivé là, bien sûr, à la force du poignet ".
Ecrit par : Sanseverina | 06 décembre 2008
Croyez-vous ? Je ne sais que penser de cette expression.
Ecrit par : guy morel | 06 décembre 2008
Guy, tu es très drôle. Et en ce qui concerne Julliard, figure de poupe de l'équipe Delanoë, c'est bien vu.
JPB
Ecrit par : brighelli | 06 décembre 2008
J'ai compris l'humour de Guy Morel sur le mot "poignet", mais je n'ai pas compris ce qu'il avait bien vu sur Julliard.
J'en suis à me demander s'il ne faut pas comprendre que Julliard couche avec Delanoé (?!) ou avec qq'un son équipe (?!).
C'est ça, ou il fallait comprendre autre chose, que vous aurez la gentillesse de m'expliquer ?
Ecrit par : Jérémy | 06 décembre 2008
J'aurais beucoup de choses à dire sur la propagande de 1914, si je n'avais pas peur de brûler tous les sujets de ma recherche sur le blog de JPB. ;o) Mais la question est très complexe : surtout sur la question du "jugement" . Ne reduisez pas à rien les réthoriques "des autres" (trop souvent elles sont autre chose que de simples réthoriques acceptables sur la base d'un terrain commun et pour lequel l'éducation aurait eut sa part)...Il faut se demander : qui était le plus réthorique en 1914 : les pacifistes internationalistes ou les antimilitaristes révoltés à la Gustave Hervé?)
Ecrit par : Lisa fut Lisette | 06 décembre 2008
"L'incohérence s'installe de nouveau dans les propos de Monsieur Sibille"
Ecrit par : Lisa fut Lisette | 06 décembre 2008
Je vous rappelle que vous aviez dit, à propos de ma pomme: "sauf provocation de sa part, toute polémique est close". Et vous avez recommencé direct à polémiquer, sans que je vous adresse la parole entre temps, (à propos du message de "ouaf ouaf" le si merveilleusement nommé).
Alors, qui est incohérent?
Que vous "m'aimiez bien" ou pas m'indiffère absolument. Comme quand je vais faire cours, me faire aimer n'est pas plus dans mes intentions que me faire détester quand je viens ici.
Je viens d'ailleurs ici surtout pour apprendre des choses de la part de beaucoup de blogueurs que je trouve très intéressants, même si (et surtout, peut-être bien parce que) je ne suis pas d'accord avec eux.
Allez, une résolution que je vais tenter de tenir; je ne répondrai plus avec sérieux à un message provocateur de Felts, ni de Papalisa, ni de Scarlett, ni de Toto. ;-)))))
Ecrit par : Christophe Sibille | 06 décembre 2008
"Allez, une résolution que je vais tenter de tenir"
Pignouf !
ange
Ecrit par : toto | 06 décembre 2008
Bruno Julliard chargé de l'Education au PS…
Sans moi (et j'ai vraiment envisagé de rejoindre le PS).
Ecrit par : brighelli | 06 décembre 2008
On a parfois des pensées inconsidérées, comme ça...
Ecrit par : Manu | 06 décembre 2008
Dobolino, si vous m'indiquez votre mail, je peux vous envoyer le texte que j'avais écrit sur la mort de mon premier chien. Cela vous intéresserait peut-être.
syl.huguet@orange.fr
Ecrit par : Sylvie Huguet | 06 décembre 2008
Et tout ce petit monde est arrivé là, bien sûr, à la force du poignet
Guy m'a doublée, j'allais écrire : des petits branleurs, quoi!
Et la veuve pour l'équipe Royal?
Dobolino, je prends acte de vos précisions. Effectivement, les gens qui se retiennent de pleurer, ça se voit.
Ecrit par : retraitée | 06 décembre 2008
"ouaf ouaf" le si merveilleusement nommé
:o))))
Ecrit par : Lisa fut Lisette | 06 décembre 2008
Jérémy, aucune allusion particulièrement salace dans ce que Guy et moi sous-entendions. Simplement, Napoléon n'a pas hésité à utiliser les capacités de Cambacérès, quoiqu'il ait été accusé d'avoir "le petit défaut", comme on disait à l'époque. Mais il était compétent — comme dit Sanseverina. Julliard, je l'ai eu en face de moi dans A vous de juger, l'émission de Chabot, où toutes les cinq secondes il se retournait vers maman Aubry pour savoir ce qu'il devait répondre au grand méchant moustachu. Puis il s'est trouvé un papa gâteau en Delanoë — et quid de la compétence, pendant ce temps ? Idem pour le fils Sarkozy — et tous les fils et filles de, les parachutés du syndicalisme (étudiant, en ce qui concerne Julliard), les rapatriés de tel ou tel échec politique, les recasés dans des sinécures où on espère qu'ils feront le moins de mal possible. C'est dur, vous savez, ces périodes de crise où dans le CV c'est l'état civil qui prime sur la formation et les compétences.
JPB
Ecrit par : brighelli | 06 décembre 2008
Manu, promis, la prochaine tentation à laquelle je céderai, ce sera celle de Venise.
JPB
Ecrit par : brighelli | 06 décembre 2008
"Le Conseil représentatif des associations noires (Cran), qui voit du racisme partout sauf dans son propre intitulé, se félicite de cette mesure qui veut mettre fin à un "académisme ridicule". Son président, Patrick Lozès (1), rappelle qu'il l'avait suggérée à Santini dès août 2007, en dénonçant devant lui " l'élitisme contre-productif des concours administratifs". Il s'était aussi étonné qu'un candidat de catégorie C (la moins qualifiée) soit interrogé sur La Princesse de Clèves : un argument repris, depuis, par le président de la République"
OK ! On va remplacer Mme de Lafayette par Aimé Césaire... Sûr que ça sera plus facile !
Ecrit par : dobolino | 06 décembre 2008
Cela va être très dur pour moi de traiter Sibille de crétin tout en sachant qu'il s'est engagé à ne plus répondre à mes provocations.
…Tiens moi aussi je fais faire une promesse : Je m'engage à traiter Sibille de crétin tant qu'il se comportera comme une andouille…
Ecrit par : Roger Felts | 06 décembre 2008
Avez-vous des terminales ? Savez-vous combien les élèves d'aujourd'hui sont perdus et sans repère même arrivés en Terminale.
Ecrit par : candide | 05 décembre 2008
A quoi cela serait-il dû et que proposez-vous pour y remédier ?
Ecrit par : victor | 06 décembre 2008
Bien vu Victor ! Il y a des limites à la candeur...
Ecrit par : Manu | 06 décembre 2008
Catmano vient de refuser les Palmes Académiques ! Elle a dit qu'elle n'avait pas besoin de palmes pour nager.
Je regrette beaucoup car j'aurais pu lui offrir la jolie décoration comme cadeau de Noël. J'adoooore les boutiques poussiéreuses du Palais Royal.
Ecrit par : dobolino | 06 décembre 2008
Et puis bonne chance au PS et aux militants qui restent!
Avec Harlem Désir, c'est le réalisme à la barre ! Je vous avais cassé les pieds avec la dhimmitude de M. Aubry. Bonjour la laïcité ultra-positive !
Désolée d'avoir eu raison.On sait vers quels électeurs le PS se tourne.
Ecrit par : Scarlett Martinez | 06 décembre 2008
…Tiens moi aussi je fais faire une promesse : Je m'engage à traiter Sibille de crétin tant qu'il se comportera comme une andouille…
Ecrit par : Roger Felts | 06 décembre 2008
A ce compte là, et pour rester dans le champ lexical de la boucherie-charcuterie, traitez-le de crépine.
Ecrit par : dobolino | 06 décembre 2008
Sibille est une crépine farcie de vide…
(avec l'aimable collaboration de Dobolino)
Quelque part, je pense que c'est aussi ce qu'on appelle chez l'enfant un objet transitionnel.
Ecrit par : Roger Felts | 06 décembre 2008
Manu, promis, la prochaine tentation à laquelle je céderai, ce sera celle de Venise.
JPB
Ecrit par : brighelli | 06 décembre 2008
Ayant lu cette réponse, je me suit dit comme un crétin "tiens, il y en a une qui va être contente...". Mais... j'ai été au collège en Zep (je manque parfois singulièrement de culture) et connaissant notre ami Brighelli... je suis donc allé vérifier et j'ai trouvé ça pour ceux qui sont aussi ignorant que moi.
Comme on dit en Bourgogne "je me coucherai moins con ce soir" (merci au passage, M. Brighelli). Voici donc :
"La tentation de Venise c'est ce rêve de vie pas forcément inaccessible mais qu'on refuse de rendre vrai (par devoir, peur, ambition, responsabilités, etc...). Souvent une passion, une envie vraie mais un peu folle. On peut la considérer comme un rêve frustré ou abandonné pour de bonnes ou mauvaises raisons. C'est un idéal souvent un peu survalorisé auquel on pense avec regret et envie sans forcer le destin pour l'atteindre."
Ecrit par : Manu | 06 décembre 2008
Pour faire plaisir à Siboudin !
Réformer l'ortografe pour l'enseigner"
LE MONDE 2 | 05.12.08 | 15h39 •
Voilà que des cours d'orthographe sont dispensés à l'université. Les enseignants se lassent de lire des dissertations truffées de fautes. Voilà que la dictée devient obligatoire à l'entrée de grandes écoles scientifiques, d'ingénieurs ou de commerce. Logique : dans leur processus d'embauche, les entreprises se mettent à évaluer les compétences orthographiques des postulants. Elles en ont soupé de ces jeunes cadres incapables de rédiger le moindre rapport ou courriel dans un français correct.
Pour combler leurs lacunes, ils pourront toujours recourir aux services d'un coach en orthographe, nouvelle profession en plein essor. Tout autant que les ventes des logiciels d'entraînement, ou les tirages des bons vieux Bled et Bescherelle… Qu'il affole, désole ou indiffère, le constat est désormais unanimement dressé, et scientifiquement démontré, d'une baisse de la maîtrise orthographique – ces vingt dernières années notamment – particulièrement visible en cette ère numérique. Jamais on n'avait autant écrit, jamais, surtout, autant de monde n'avait eu besoin d'écrire. L'orthographe défaillante devient une barrière à l'embauche, un frein aux évolutions de carrière.
C'est dans ce contexte qu'est récemment parue L'orthographe en crise à l'école. Et si l'histoire montrait le chemin ?, d'André Chervel. Un petit livre qui offre une mise en perspective historique particulièrement éclairante. Agrégé de grammaire, docteur ès lettres, André Chervel a été enseignant durant trente ans, du collège à l'université, avant de devenir chercheur au Service d'histoire de l'éducation de l'Institut national de recherche pédagogique.
Lui qui a passé plus de cinquante ans à étudier la langue française et son enseignement, publiant de nombreux ouvrages (dont une Histoire de l'enseignement du français du XVIIe au XXe siècle, prix Guizot 2007 de l'Académie française), lui qui en connaît les plus infimes évolutions au cours des siècles, qui en goûte toutes les subtilités, n'hésite plus à appeler de ses vœux une réforme drastique. Sinon, affirme-t-il, l'orthographe deviendra une pratique d'élite. Contrairement à bien des idées reçues, en réformant, nous respecterions la tradition historique.
Peut-on réellement parler d'une "crise" de l'orthographe ? Le niveau baisse-t-il réellement de façon spectaculaire, ou a-t-on aussi un peu affaire à un discours passéiste, en référence à un âge d'or mythique de l'école laïque et républicaine ?
Cette crise est une évidence. Les enseignants de tous niveaux avec lesquels je discute se plaignent d'une insuffisante maîtrise orthographique de leurs élèves ou de leurs étudiants. On observe désormais à l'université ce qu'on constatait il y a quelques années au niveau du primaire ou des premières classes de collège. J'ai, moi-même, longtemps cru que ce discours du "Tout-fout-le-camp" ne reposait sur rien. Avec Danièle Manesse (professeure en sciences du langage à Paris-III), nous avions même démontré le contraire, en 1989, en publiant une enquête menée à partir de dictées du xixe siècle, auxquelles nous avions soumis les élèves d'il y a vingt ans. Nous avions prouvé qu'entre 1875 et 1987, le niveau orthographique des 9-14 ans avait énormément grimpé. Ce qui était logique : en 1875, près de la moitié des femmes et un quart des hommes étaient encore analphabètes. Rappelons-nous qu'en 1830, la grosse majorité des maîtres ignoraient l'orthographe et que l'école n'a réellement été chargée de l'enseigner qu'à partir de la loi Guizot de 1833. Il a ensuite fallu un bon siècle pour que cet enseignement produise tous ses effets.
D'autres enquêtes ont-elles ensuite démontré que le niveau baissait ?
Oui, en prenant d'autres dates de référence. En 1996, une enquête du ministère de l'éducation nationale a pris comme point de comparaison les années 1920. Et là, les résultats se sont avérés beaucoup moins flatteurs pour les élèves de 12-14 ans de 1995, qui faisaient 2,5 fois plus de fautes que leurs camarades des années 1920. La thèse de la progression continue des connaissances orthographiques devenait caduque. En fait, il semble qu'il y ait eu un apogée de la maîtrise orthographique pendant la première moitié du XXe siècle, durant la période 1920-1950, au terme d'un long processus enclenché au début du XIXe siècle. L'orthographe devient peu à peu la discipline reine à l'école, la dictée est la grande préoccupation du certificat d'études, les élèves sont surentraînés. Dans la seconde moitié du xxe siècle commence une baisse de niveau, qui s'est accélérée ces vingt dernières années. En février 2007, Danièle Manesse et Danièle Cogis (maître de conférences à l'IUFM de Paris) ont montré que les élèves d'aujourd'hui avaient deux années scolaires de retard en orthographe par rapport aux élèves d'il y a vingt ans. Les collégiens de 5e de 2005 sont au niveau des CM2 de 1987. La maîtrise orthographique, surtout en orthographe grammaticale, chute indéniablement.
Comment cela s'explique-t-il ?
Le déclin qui s'amorce dans les années 1950 est la conséquence d'un mouvement qui remonte très loin. Après la défaite de 1871 face à la Prusse, l'opinion publique a, non sans raison, accusé l'école primaire de ne pas avoir joué son rôle, de ne pas avoir sorti la nation de son ignorance. Les jeunes Français ne connaissaient ni la géographie de leur pays, ni ses grands écrivains, ni son histoire. Au début de la IIIe République, vers 1880, Jules Ferry, ministre de l'instruction publique, et Ferdinand Buisson, directeur de l'instruction primaire, décident donc d'introduire à l'école de nouvelles disciplines : histoire, leçon de choses, chant… L'enseignement du français s'enrichit de matières qui étaient à peu près inconnues jusque-là : lecture des beaux textes, récitation de poésies, petites rédactions, exercices de vocabulaire. Dès la fin du XIXe siècle, on consacre à l'orthographe beaucoup moins de temps dans les écoles normales et peu à peu l'école primaire change elle aussi. Aujourd'hui l'enseignement de l'orthographe est réparti à la fois sur l'école élémentaire et sur les collèges, chaque niveau se reposant sur l'autre. Même à l'université, on se montre plus tolérant. Jadis, on ne pouvait pas être un bon élève avec des dissertations bourrées de fautes. Ce n'est plus tout à fait vrai aujourd'hui. Dans les IUFM, on explique aux futurs enseignants que l'orthographe, ce n'est pas aussi important que le reste. De manière générale, la maîtrise de l'orthographe est moins valorisée.
PASCALE KREMER
Ecrit par : Scarlett Martinez | 06 décembre 2008
Catmano vient de refuser les Palmes Académiques ! Elle a dit qu'elle n'avait pas besoin de palmes pour nager.
Je regrette beaucoup car j'aurais pu lui offrir la jolie décoration comme cadeau de Noël. J'adoooore les boutiques poussiéreuses du Palais Royal.
Ecrit par : dobolino | 06 décembre 2008
Dommage, s'il y en a une qui les méritait, c'était bien elle, pourtant...
Ecrit par : Manu | 06 décembre 2008
Manu, promis, la prochaine tentation à laquelle je céderai, ce sera celle de Venise.
JPB
Ecrit par : brighelli | 06 décembre 2008
Séducteur de dames sur le retour va nous rejouer Mort à Venise.
Ecrit par : dobolino | 06 décembre 2008
Dommage, s'il y en a une qui les méritait, c'était bien elle, pourtant...
Ecrit par : Manu | 06 décembre 2008
Elle doit penser qu'on la donne à trop d'abrutis et que cette décoration est limite une insulte pour quelqu'un qui est droit dans ses bottes ?
Ecrit par : dobolino | 06 décembre 2008
LA SUITE. ATTENTION NE VOUS FAITES PAS DE MAL:
http://blog.lefigaro.fr/rioufol/2008/12/bloc-notes-la-sous-culture-ce.html
Ecrit par : Scarlett Martinez | 06 décembre 2008
Dans les commentaires à cet article, j'ai apprécié celui-ci que je me permets de vous citer:
5 décembre 2008 10h44
Alexis a dit :
Sans passer par le constat si réel et aisé du déni de nos ascendances judéo-chrétiennes, je voudrais me concentrer sur cette nouvelle décision de renoncement qu'officialise le changement des épreuves de concours.
Oui, il y a une certaine logique à ne pas vouloir de questions purement culturelles dans une épreuve sélectionnant pour une fonction dite manuelle. Effectivement il peut être difficle de prime abord de justifier l'intérêt pour un poompier de connaitre l'Histoire de France... Mais les mots importants ici sont "prime abord".
Renoncer à l'exigence culturelle c'est ramener l'homme à sa seule fonction. Si avant d'être un citoyen, conscient de ses responsabilités car connaisseur de leur origine et des combats qu'elles ont rendus nécessaires, l'homme n'est qu'un travailleur, il perd sa fonction citoyenne.
De même que je ne vais pas demander à la rame de métro qui me véhicule le matin de voter aux prochaines élecctions, je ne peux pas envisager de demander à celui qui l'opère de me donner son avis... s'il n'a pas le bagage culturel minimal requis poour formuler une décision un tant soit peu intelligente.
Déconnecté de l'histoire et de la culture un citoyen ne fonctionne plus que dans l'instant. Ignorant pourquoi les choses sont ainsi il ne saurait se projeter dans l'avenir et conséquemment effectuer les choix nécessaires à une amélioration sur le moyen-long terme. Il est dès lors hors de question qu'il puisse participer à un vote car il en fausserait la bonne intelligence.
Le propos peut sembler extrème, mais les faits sont déjà là. Combien de fois avons nous vu l'argument bassement populiste l'emporter sur le raisonnement fondé? Combien de fois avons nous vu l'argument du cerveau tomber face à l'argument du coeur? De plus en plus les électeurs votent avec leurs tripes car ils sont devenus incapables de le faire avec leurs têtes. Et ça n'est pas en les privant d'une exigence culturelle que l'on va arranger les choses.
Sous prétexte d'égalitarisme face aux épreuves des concours généraux, l'Etat est en train de fractionner un peu plus encore la population. D'un côté les "mains", aculturées, heureuses de ne pas avoir à apprendre des choses qu'elles estiment inutiles. Et de l'autre l'élite, car c'est le mot qui convient, seul réservoir du savoir
Ecrit par : dobolino | 06 décembre 2008
Sibille est une crépine farcie de vide…
(avec l'aimable collaboration de Dobolino)
Quelque part, je pense que c'est aussi ce qu'on appelle chez l'enfant un objet transitionnel.
Ecrit par : Roger Felts | 06 décembre 2008
Je complète: la crépine fut l'epiplon et s'appelle à présent le grand omentum. Ce que j'ai pu en suer pour comprendre grand et petit omentum (ti), à l'école, sur le papier, alors que je te les gère tiptop quand je tripatouille à présent dans un bide de chien.
Le monument anatomique, c'est le grand omentum des bovins avec leurs quatre estomacs.
J'ai peu de notions sur les camélidés bien que notre professeur d'anatomie, pied-noir d'origine, nous ait abreuvé d'infos et de contrôles intempestifs.
Ecrit par : dobolino | 06 décembre 2008
Horreur !!! épiploon, abreuvés !
Ecrit par : dobolino | 06 décembre 2008
En matière de titulaire de chaire pied-noir, j'ai eu aussi à avaler en parasitologie les parasites des colombidés d'Afrique du Nord. Faut le faire, Scarlett-Amélie, en 1980, dans ce doux pays de France où existe une école de spécialisation pour ceux qui ont goût à aller bosser en Afrique: l' IEMVT.
Ecrit par : dobolino | 06 décembre 2008
Catmano vient de refuser les Palmes Académiques ! Elle a dit qu'elle n'avait pas besoin de palmes pour nager.
Je regrette beaucoup car j'aurais pu lui offrir la jolie décoration comme cadeau de Noël. J'adoooore les boutiques poussiéreuses du Palais Royal.
Ecrit par : dobolino | 06 décembre 2008
Dommage, s'il y en a une qui les méritait, c'était bien elle, pourtant...
Ecrit par : Manu | 06 décembre 2008
Approuvé !
Ecrit par : Robin | 06 décembre 2008
M'enfin, je suis grande maintenant, je n'ai plus besoin de bons points quand je fais des efforts pour bien tenir mes cahiers.
Ecrit par : catmano | 06 décembre 2008
Vous auriez pu demander s'il y avait le masque et le tuba pour aller avec, Catmano!
Ecrit par : Christophe Sibille | 06 décembre 2008
Certains d'entre vous s'interrogent sur le débordement du pédagogisme constructiviste dans le reste de la société en dehors de l'école.(Lariba en particulier).
Je peux hélas répondre par l'affirmative.
(Un devoir de réserve m'interdit de dire de quel organisme il émane : je vous indique seulement qu'il s'agit de la gestion d'une panne éventuelle d'informatique).
" Expression du besoin
(1) Le besoin à exprimer correspond à la donnée d’entrée de l’action « Exprimer le besoin » dans la procédure « Gestion du système d’information. »
(2) L’utilisateur doit, en fonction de la nature de son besoin, utiliser un formulaire particulier, décrit dans l’enregistrement « Typologie des besoins. »
(3) L’action « Réceptionner le besoin » enclenche une identification de la nature du besoin en fonction de la table de typologie des besoins. Selon cette classification, une réponse adaptée sera apportée à ce besoin.
(4) La DSI (Direction des services d’information ) vérifie si le besoin est correctement exprimé et s’il est recevable en l’état.
(5) Le besoin exprimé est la donnée de sortie de l’action « Exprimer le besoin ».
Contexte.
Gestion des interventions.
Avant de contacter le helpdesk (point d’entrée du service informatique pour les utilisateurs), le client doit avoir vérifié que le problème est reproductible tant pour un problème technique que fonctionnel.
Le client communiquera, au préalable par télécopie les messages d’erreur et les circonstances du problème.
Le client s’engage à donner tous les renseignements nécessaires à la bonne prise en compte de sa demande (informations relatives au domaine d’activité concerné, login applicatif, informations précises relatives aux données faisant l’objet d’un problème.)
La prise en compte de l’anomalie ne pourra se faire qu’après qualification du problème et le délai de l’intervention ne pourra être indiqué qu’à partir de cette qualification.
Gestion des nouveaux besoins.
Toute demande doit être formulée dans le cadre d’une expression de besoin et représente un besoin.
Le client dans ce cadre doit fournir :
Une expression détaillée des besoins :
• Formaliser les demandes.
• Evaluer la maturité des demandes.
• Evaluer l’impact sur les processus existants.
Le client doit s’investir dans l’analyse du besoin et devenir membre actif du projet.
Le client doit fournir à la DSI tous les éléments concourant à la réalisation du projet. "
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 06 décembre 2008
Vous auriez pu demander s'il y avait le masque et le tuba pour aller avec, Catmano!
Ecrit par : Christophe Sibille | 06 décembre 2008
Exactement !
Franchement, déjà qu'il paraît que je ne fais pas assez attention à mon allure vestimentaire, des grandes palmes violettes aux pieds, ça m'achèverait !
En plus, je n'ai rien qui va avec du violet.
Ecrit par : catmano | 06 décembre 2008
OTAGES TORTURéS A BOMBAY :
http://blog.lefigaro.fr/inde/2008/12/attaques-de-bombay-les-otages.html
http://pointdebasculecanada.ca/spip.php?breve1226
Ecrit par : Scarlett Martinez | 06 décembre 2008
Il va rassurer nos chers agrégés sur la réforme des concours, ils repartiront contents, tout cela va sentir bon le ciel bleu et les petits oiseaux.
Je doute que ladite société se fasse fermement le porte-parole des milliers de protestataires contre la mort du Capes et des formations universitaires.
Pas fou le ministre : jamais il ne recevra SLU, Reconstruire L'Ecole, et autres délégations d'universitaires en lutte... Il préfère la polissée et assez corporatiste société des agrégés (je précise au passage que je suis agrégé et que je défends ce concours).
Je pense au passage qu'il oubliera quand même de leur dire combien de postes en moins il y aura cette année (les concours de l'enseignement : le seul concours public pour lequel on ne connait le nbre de postes quand on commence à le préparer...), et surtout il oubliera de leur rappeler que l'agreg passera purement et simplement à la trappe d'ici une toute petite pincée d'année.
Mais la Société des Agrégés demain sera contente, et youp la boum.
Ecrit par : Fabien | 03 décembre 2008
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Ne me dites pas, mon cher Fabien, que vous êtes agrégé de lettres (modernes ou classiques). Mais je cherche en vain dans quelle discipline vous êtes agrégé. Dites-le-moi ! (Je suis agrégé de sciences physiques, par concours interne, non par "liste d'aptitude". [sic] )
Mais, non, la Société des agrégés ne sera pas contente demain. Adhérez à cette association (régie par la loi de 1901), et vous verrez que vous faites erreur. Elle condamne la réforme du lycée, et reproche au ministre de n'avoir pas commencé par réformer le collège.
La Société des agrégés est en effet policée. Et, oui, sans doute corporatiste. Mais quoi ? Depuis des décennies cette catégorie de professeurs n'a pas été revalorisée !
La Société des agrégés défend l'existence du CAPES. Mais elle est radicalement contre les épreuves qui ne sont pas purement disciplinaires.
Non, décidément, ne dites pas que la Société des agrégés est une assemblée de béni-oui-oui.
Allez voir son site, et vous verrez ses communiqués de presse.
Et nous en reparlons ensuite, si vous voulez.
Amicalement vôtre, mon cher collègue.
Ecrit par : Francis Penin | 06 décembre 2008
Certains d'entre vous s'interrogent sur le débordement du pédagogisme constructiviste dans le reste de la société en dehors de l'école.(Lariba en particulier).
Je peux hélas répondre par l'affirmative.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 06 décembre 2008
Ce ne serait pas plutôt l'inverse, Anne-Marie ? Il me semble que c'est du sabir managérial du monde de l'entreprise que se sont inspirés les pédagols, dans la mesure où leurs théories s'échafaudent sur la volonté de rationaliser le fonctionnement de l'école et donc de le standartiser. Christophe Dejours l'analyse fort bien dans son livre "Souffrance en France" (Seuil 1998), auquel fait suite "Les illusions du management : Pour le retour du bon sens" (Poches Essais 2003).
Mais avant de contaminer l'école française, ces pratiques avaient déjà cours aux Etats-Unis. Il est d'ailleurs bon de rappeler que le soleil pédagogiste s'est levé à l'Ouest. L'origine du pédagogisme à la française est donc étroitement liée au modèle pédagogique de référence dit la pédagogie de maîtrise, mise au point aux Etats-Unis par Benjamin Bloom, à l'époque où le festival de Woodstock bouclait le mouvement hippie tandis que les G.Is flippaient dans la jungle du Vietnam et qu'en France on se remettait à peine des évènements de mai 68, en attendant la crise pétrolière de 73 et le marasme économique naissant qui allait si bien soutenir et accentuer le marasme social déjà bien installé et aujourd'hui triomphant.
La thèse de cette pédagogie made in U. S. A. déclare que 75 à 80 % des élèves, dans des conditions favorables, sont capables de maîtriser les objectifs fixés par l'école, ce qui laisse quand même ou ne laisse que 20 à 25 % d'échec scolaire, comme on voudra. Or, les conditions favorables, c'est-à-dire appropriées d'enseignement, se fondent sur quatre grands piliers :
1 - Tout nouvel apprentissage doit préalablement découler d'une vérification de la présence, chez les enfants, des pré-requis cognitifs et affectifs nécessaires. D'autre part, afin de vraiment valoriser l'école, celle-ci ne doit pas se cantonner dans l'évaluation formative. En gros, il n'est plus simplement question d'attendre un élève à la fin d'un parcours, mais de l'accompagner sur ce parcours et de l'y éveiller à son propre processus de cognition. Enfin, l'intégration parentale dans le système éducatif contribuera à davantage ancrer l'école dans les réalités sociales, du moins les parents sont-ils appelés à plus de responsabilité dans le vécu scolaire de leurs enfants. Cette association ou plutôt ce partenariat parents-école devrait alors développer la cohésion entre deux univers jusqu'alors séparés, la convivialité des structures devant normalement induire et favoriser la convergence des attitudes éducatives.
2 - Pour atteindre plus sûrement ses objectifs, l'école doit se donner ou plutôt donner à l'enfant suffisamment de temps, dans le strict cadre de l'horaire scolaire qu'il n'est pas souhaitable d'alourdir. Il n'est donc plus question, pour les enfants, d'acquérir uniformément et en même temps les compétences exigées par l'école, chacun ayant la possibilité de parcourir son cursus selon un rythme d'apprentissage conforme à ses possibilités réelles.
3 - Pour ce, une organisation différenciée de la classe s'impose. L'information des élèves sur la nature des objectifs suivis et de la maîtrise à atteindre fera d'eux de véritables partenaires au lieu des simples sujets qu'ils étaient.
4 - Enfin, une aide réelle aux élèves en difficulté et jusqu'ici marginalisés élèvera l'école à sa vraie dimension : la prise en compte active de tous ceux qu'elle accueille.
Les bons sentiments, comme on le voit, ont toujours servis de cheval de Troie. On pense évidemment à cette réplique dans la pièce de Jean Anouilh : "Ce sont toujours nos bons sentiments qui nous font faire de vilaines choses." (Ardèle ou la Marguerite)
Ecrit par : Magister | 06 décembre 2008
"ont toujours servi"
Ecrit par : Magister | 06 décembre 2008
1 - Tout nouvel apprentissage doit préalablement découler d'une vérification de la présence, chez les enfants, des pré-requis cognitifs et affectifs nécessaires. D'autre part, afin de vraiment valoriser l'école, celle-ci ne doit pas se cantonner dans l'évaluation formative. En gros, il n'est plus simplement question d'attendre un élève à la fin d'un parcours, mais de l'accompagner sur ce parcours et de l'y éveiller à son propre processus de cognition.
D'autre part, afin de vraiment valoriser l'école, celle-ci ne doit pas se cantonner dans l'évaluation formative.
N'est-ce pas plutôt dans l'évaluation "sommative" (évaluation de fin de parcours) ?
Ecrit par : Robin | 06 décembre 2008
N'est-ce pas plutôt dans l'évaluation "sommative" (évaluation de fin de parcours) ?
Ecrit par : Robin | 06 décembre 2008
Exact, j'ai commis un lapsus.
Ecrit par : Magister | 06 décembre 2008
Catmano vient de refuser les Palmes Académiques ! Elle a dit qu'elle n'avait pas besoin de palmes pour nager.
Je regrette beaucoup car j'aurais pu lui offrir la jolie décoration comme cadeau de Noël. J'adoooore les boutiques poussiéreuses du Palais Royal.
Ecrit par : dobolino | 06 décembre 2008
Si ce n'est pas une plaisanterie de Dobolino ; si c'est vrai, alors bravo ! De tout coeur.
Guy Morel
Ecrit par : guy morel | 07 décembre 2008
@Daniel Arnaud, Scarlett
Il est trop tard. Je répondrai demain sur Condorcet et sur les délires de Chervel repris dans Le Monde.
GM
Ecrit par : Guy morel | 07 décembre 2008
Bien vu Vic