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03 décembre 2008

Pur porc

Made in Corsica

 

   Rien n’est simple, sur l’Ile de Beauté, surtout quand on complique tout.
   La dernière livraison (Décembre 2008) de l’excellent magazine Corsica publie une longue interview de l’actuel Recteur de l’Académie de Corse, Michel Barat, qui — fait assez remarquable pour être souligné — dit les choses carrément, et soutient les enseignants de l’île, tout récemment en grève pour une affaire dont le Continent n’a pas bien saisi la complexité — et la gravité.

   Rappel des faits — les passages entre guillemets sont extraits de l’interview.

   Des fraudes ont eu lieu lors de concours en 2007 : le recrutement de SASU (secrétaire d’administration scolaire et universitaire) et « surtout le concours de recrutement de professeurs des écoles » ont fait l’objet de divers truandages sur lesquels la Justice mène une enquête toujours en cours, à la demande même de l’autorité académique.

   Et voici qu’il y a quelques jours, s’exprimant sur le sujet, le Procureur de la République ajoute à la liste le baccalauréat 2008, dont pourtant, dit le recteur, « les interrogations et les notations ne souffrent pour moi d’aucune suspicion ».

   « Des écoutes téléphoniques judiciaires, ajoute-t-il, celles que d’ordinaire on utilise pour les trafiquants de drogue » (et les autonomistes mal pensants — JPB) « ont été mises en place depuis la plainte déposée par le recteur Prado au titre de l’article 40. Elles concernaient des postes de téléphones ou des portables des personnels du rectorat et peut-être même le mien », ajoute le recteur dont on sent qu’il en a gros sur la patate.

   L’Education Nationale sur écoute ? En Corse, c’est possible !

   Et alors, qu’ont entendu les Grandes Oreilles de la Maison Parapluie ?

   Que des notes de mathématiques auraient été relevées. Fort bien. Comme dit le recteur, « les notes définitives ne sont pas celles d’un examinateur isolé mais celles décidées collectivement par le jury. Aucun candidat ne eut être déclaré refusé sans que le jury ait pris connaissance du livret scolaire d el’élève, ce qui conduit naturellement à relever les notes. Enfin, avant la dernière réunion du jury devant valider ou non le baccalauréat, il y a une harmonisation technique de la notatin des interrogateurs de chaque discipline afin d’éviter des excès de rigueur ou des excès de laxisme dans la notation. »

   On pense ce que l’on veut d’une telle procédure, qui a évidemment pour but de monter le taux de réussite (et un rapport de 2006 sur « l’évaluation de l’enseignement dans l’Académie de Corse », signé entre autres de Mark Sherringham, actuellement conseiller de Xavier Darcos, ne laissait planer aucun doute sur la nécessité de remonter les notes des lycéens de l’île — voir http://www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/0...). Mais c’est un processus très ordinaire. Evidemment, comme dit le Recteur, « les interprétations judiciaires qui en découlent sont liées à une méconnaissance des procédures et des règlements de passation de cet examen ».
   Pour faire bref, il n’y a pas eu, de l’avis du Recteur (et des enseignants consultés) de fraude au Bac 2008.

   Le Recteur s’étonne donc qu’on ait, déjà, « remis en cause le secret des délibérations d’un jury souverain ». Alors, certes, la Corse étant ce qu’elle est (toute petite), la mère d’un candidat avait eu, entre le premier et le second oral, une conversation avec le Secrétaire Général de l’Académie — ah, l’imprudent ! — « qui lui avait indiqué que si la note de philosophie de son fils n’évoluait pas », le garnement devrait « obtenir 14 en mathématique pour être reçu. » Inutile de préciser que l’examinatrice de philo ne connaît pas ladite maman (ah, le rôle des mères en milieu méditerranéen ! Tout un poème !), et que la note finale a été attribuée par le jury — souverain. Aucune malversation de ce côté. Aucune malversation du tout.

   Mais, comme dit plaisamment le Recteur, « c’est une originalité corse que de mettre l’administration d’un rectorat, voire des professeurs, sur écoute pour une question de fraude aux examens. » Et de noter que cela remet en cause la secret des délibérations, mais aussi « la discrétion nécessaire quand il s’ait de jeunes gens » : « Nous sommes là à la limite de la violation du secret professionnel. »

   Que voulez-vous, Monsieur le recteur, la police corse a des moyens, et de grandes oreilles. On les lui a octroyés pour traquer des autonomistes qui n’ont pas fait grand chose, et des truands qui n’ont rien fait du tout — à les en croire. Le même numéro de Corsica détaille par ailleurs, sous la plume de mon ami Antoine Albertini, comment les RG écoutent la PJ, et ce qui en découle, dans une guerre des polices qui nous ramène aux années 70 — mais en Corse, tout, toujours, ramène au passé.

   « L’usage d’écoutes téléphoniques, ajoute le Recteur, pour des personnels d’éducation dans l’exercice de leur métier me semble outrancière, voire déplacée. Et « la pratique d’une garde à vue de 24 heures prolongée à 48 heures m’apparaît totalement excessive. »

   Monsieur le recteur va se faire taper sur les doigts. A-t-il oublié que la loi sur l’île s’exerce dans toute sa rigueur ? Et qu’un chef-flic intelligent (Dominique Rossi), qui connaît bien son île et n’a pas oublié l’affaire si mal gérée de la cave d’Aleria, et a choisi de ne pas intervenir lorsque des autonomistes viennent prendre un bain de pieds dans la piscine d’un histrion, peut se faire virer par sa ministre, sur un ordre d’en haut ?

   D’autant qu’il en rajoute une couche. Un « gardé à vue » a été retiré de la cellule qu’il occupait, pour être balancé dans une cellule plus exiguë, déjà occupée par deux personnes, dont un membre de l’administration rectorale, où tous trois dormirent (mal) et par roulement, « à même le sol et la tête quasiment dans la cuvette des WC à la turque ». Une jeune professeur (elle a intérêt à avoir la vocation, pour rester dans l’EN après tout ça) a passé 48 heures en pleurant et « n’a pu qu’une seule fois répondre aux nécessités d’une hygiène féminine en étant transportée dans les locaux de la police de l’aéroport ». Mais, Monsieur le Recteur, 14 au Bac — quel crime abominable !… « Rien que la port n'était capable d'expier son forfait », comme disait La Fontaine. « Il faut souligner que les personnels appartenant réellement au commissariat d’Ajaccio ont tout fait pour alléger l’humiliation des professeurs ou des administratifs de l’Education. » Mais, s’inquiète-t-il, « était-il nécessaire de terroriser cette jeune professeure en lui affirmant que son concours de CAPES et sa maîtrise, obtenus d’ailleurs sur le continent, ne valaient rien parce qu’elle les aurait achetés » ?

   Les risques du métier, Monsieur le Recteur ! Quand un professeur qui a giflé un élève est mis en garde à vue dans une gendarmerie, quand un professeur qui n’a rien fait du tout est accusé — à tort — par une élève de l’avoir violentée et finit par se suicider, quand… La liste est longue : nous sommes, c’est entendu, des justiciables comme les autres — mais voilà on ne nous traite pas comme les autres.

   L’affaire suit son cours, comme on dit. Mais le Recteur, après avoir noté que « si le fait d’être examinateur au Bac peut conduire au même sort que ces deux professeurs, je crains fort que nous connaissions des défections », conclut intelligemment : « Comment voulez-vous que des élèves quelquefois turbulents, voire pire, respectent leurs professeurs s’ils savent que du jour au lendemain, sur des prétextes légers, leurs maîtres peuvent être traités comme des malfaiteurs » ?
   Surtout sur une île où l’on ne maltraite pas forcément les malfaiteurs…

 

Jean-Paul Brighelli

 

Merci à Constant Sbraggia, auteur de l’interview dans Corsica.

Commentaires

saperlipopette !

Écrit par : sanjuro | 03 décembre 2008

Cela ferait un bel article dans Libération cela!

Écrit par : Merlemocoeur | 03 décembre 2008

Bah, moi pour une fois je suis assez d'accord avec la police ! Les tripatouillages d'examen c'est de la corruption !

Je ne manquerai pas, désormais, de menacer d'un dépôt de plainte les collabos du rectorat qui voudraient m'imposer une moyenne artificielle pour un paquet de copies de bac...

Si ça ne leur vaut pas une fouille au corps, ça me permettra toujours de ne plus être convoqué aux réunions d'harmonisation.

Écrit par : Sanjuro | 03 décembre 2008

Il paraitrait qu'en Corse, ils ont déjà les résultats du bac 2009!

Écrit par : Christophe Sibille | 03 décembre 2008

"ils auraient"

Écrit par : Christophe Sibille | 03 décembre 2008

C’est pas des rigolos en Corse …
Pourtant, tripatouiller les notes de bac, y’a pas de quoi fouetter un chat (si j’ose après la polémique animalière précédente …).

On sait tous ce qui se passe ailleurs, procédure en trois temps (si on exclue les sujets sur lesquels on pourrait aussi gloser) :

Le premier : un ajustement de barème.
Exemple d’un bac STI marginal. Nous nous retrouvons à Paris après avoir corrigé quelques copies test (moi j'adore quand ils me paient un AR TGV dans la grande ville surtout si ça colle sur un week-end !).
Au vu des résultats, le barème est adapté pour obtenir environ 12 de moyenne sur le lot corrigé.
Les questions les plus stupides sont outrageusement valorisées. Le barème est précisé avec des scrupules d’épicier afin de pouvoir distribuer 1 point de ci de là lorsqu’au milieu d’un tombereau d’âneries, lorsqu’un mot correct est prononcé. Toute application numérique dont le résultat est juste même si la formule utilisée est fausse mérite des points. Dans une même question, si le candidat part sur une fausse piste (même grotesque) on valorise la cohérence de la suite du raisonnement.

Le second :
Dans nos matières, nous sommes réunis dans une salle pour corriger en commun les copies. En début de journée, un IPR (ou l'un de ses factotum, porteur de serviette) fait une déclaration nous rappelant que cette année pour cause de CPE (d’épidémie de grippe, de tendinite au poignet contagieuse, de troubles émotionnels liés à la chute du WTC etc.) les élèves n’ont pas été placés dans des conditions optimales de préparation de l’examen et qu’il convient d’en tenir compte en faisant preuve d’indulgence.
Après quelques heures, les moyennes des différents correcteurs sont analysées. Si besoin, l’IPR suggère qu’il peut toujours envisager une visite de courtoisie à l’un ou à l’autre au cours de l’hiver suivant.
Vous connaissez aussi bien que moi l’aptitude insoupçonnée des profs à se soumettre à l’autorité. Après quelques années de ce traitement, il n’est même plus nécessaire que la tutelle s’en mêle, l’amicale pression est exercée de profs méritants à profs plus récalcitrants avec des thématiques variées mais toujours confraternelles : « M’enfin, y’a aussi tes élèves dans le paquet ... Tu voudrais pas les faire rater ? » ou bien « Arrête tes conneries, tu sais bien que ça va faire une histoire à la rentrée ! » ou encore « C’est dégueulasse ce que tu fais, t’imagine les gosses qui ont la malchance de passer entre tes mains ! ». Tenter de sauver le monde contre son gré nécessite une énergie qui finit par me faire défaut, donc ...

Le dernier lors des jurys :
L’attribution de points de jury (en particulier lors de l’oral de rattrapage).
Souvent entendu le président : « Pas bien brillant tout ça ! D’un autre côté, c’est un redoublant, faut bien lui donner une chance. Et puis, il va quand même pas tripler ! Monsieur A. vous ne pensez pas que vous avez été un peu sévère lors de l’évaluation de son oral ? ».
Nous sommes le 10 juillet, il fait 44° dans la salle de délibération, l’auto est chargée pour partir au camping de la Grande Motte, les glaçons fondent dans la glacière, les gosses gueulent sur la banquette arrière, j’vais pas faire une histoire si ça le rend content et que ça abrège le coup après tout !

Écrit par : Zorglub | 03 décembre 2008

Sanjuro ça commence à bien faire!

Saperlotte de Saperlipopette!

Écrit par : saperlipopette | 03 décembre 2008

Enfin, me voici reconnectée !
Bonjour à toutes et à tous, après cette longue panne et ce long silence ...
Quelques mots sur l'affaire corse, une de plus dans la longue saga des dérapages concernant la manière dont on traite les professeurs. Non, nous ne sommes pas des justiciables comme les autres ; nous partageons avec les journalistes la palme des professions les plus exposées aux bavures judiciaires et policières. Il serait intéressant de se demander si ce n'est pas , dans un certain sens, pour les mêmes raisons : l'enseignant ou le journaliste qui fait son travail est un empêcheur de penser en rond. Porteur de vérités pas toujours bonnes à entendre, il met volontiers les pieds dans le plat, "ce pelé, ce galeux d'où (vient) tout le mal". Un bon professeur ou un bon journaliste est un "inquiéteur", comme disait Gide à propos de l'écrivain -- ou un éclaireur, ce qui est finalement la même chose. De surcroît, pour ce qui est des enseignants, chaque adulte a dans la tête un compte à régler avec l'école... et quand on peut se "payer" un professeur, on n'hésite pas.
Bref, ce qui est grave n'est pas que l'on tripatouille les notes de bac, vu que cela se fait partout, mais que l'on fasse trinquer des lampistes. A moins que l'on n'ait choisi de traiter le problème en Corse pour faire croire qu'il n'y a que dans l'île de Beauté qu'ont cours de telles pratiques ? Impossible ! Même pas envisageable ! Ce serait de la parano que de penser cela ...

Écrit par : FGuichard | 03 décembre 2008

Sur l'agenda de X.Darcos de cette semaine :

le ministre reçoit un criminologue vendredi (crime contre l'Ecole?), il a reçu le président de Microsoft France lundi (on voit les priorités) et demain, il reçoit la bouche en coeur la société des agrégés.

Il va rassurer nos chers agrégés sur la réforme des concours, ils repartiront contents, tout cela va sentir bon le ciel bleu et les petits oiseaux.
Je doute que ladite société se fasse fermement le porte-parole des milliers de protestataires contre la mort du Capes et des formations universitaires.

Pas fou le ministre : jamais il ne recevra SLU, Reconstruire L'Ecole, et autres délégations d'universitaires en lutte... Il préfère la polissée et assez corporatiste société des agrégés (je précise au passage que je suis agrégé et que je défends ce concours).

Je pense au passage qu'il oubliera quand même de leur dire combien de postes en moins il y aura cette année (les concours de l'enseignement : le seul concours public pour lequel on ne connait le nbre de postes quand on commence à le préparer...), et surtout il oubliera de leur rappeler que l'agreg passera purement et simplement à la trappe d'ici une toute petite pincée d'année.

Mais la Société des Agrégés demain sera contente, et youp la boum.

Écrit par : Fabien | 03 décembre 2008

On va bientôt être obligé de construire des camps d’internement si l’on veut y mettre tous les gens qui filent le bac à n’importe qui. Ne parlons pas de ce fameux “diplôme national du brevet” que le monde entier nous envie…

Si l’on rajoute tous ceux qui ont fait passer des élèves dans la classe supérieure alors que les braves petits n’ont rien foutu de l’année aux frais du contribuable, on va relancer le secteur du bâtiment.

Bien sûr, il y aurait moins de monde à mettre en prison si on se contente d’y mettre les ministres, recteurs et leurs potes pédagos depuis au moins 1989 ;))

Écrit par : Isola di beltà du Café démagogique | 03 décembre 2008

@sibilibili
"il paraîtrait"

Méfies toi, l'õte boudinos va te prendre la tête !


ange

Écrit par : toto | 03 décembre 2008

la polissée et assez corporatiste société des agrégés (je précise au passage que je suis agrégé et que je défends ce concours).

Mais la Société des Agrégés demain sera contente, et youp la boum.

Ecrit par : Fabien | 03 décembre 2008

"la polissée" (ne serait-ce pas plutôt "la policée", mais bon) :
croyez-vous , Fabien, qu'il vaille mieux envoyer à la figure du Ministre et de ses conseillers: "Connards! Crétins! Allez vous faire foutre avec votre réforme à la con!"? Moi, je n'en suis pas sûr et je pense que le langage de la diplomatie est plus efficace.
Tellement efficace, je vous le rappelle, Fabien , si vous n'avez pas connu cette époque, qu'il peut, en parfaite courtoisie, faire sortir un Ministre de l'Education de ses gonds.
En 1998, un certain Allègre avait demandé à son conseiller, l'illustrissime bavard creux qui répond au patronyme de Meirieu, d'élaborer un rapport pour la réforme du lycée. La Société des agrégés, qui , je vous le rappelle, défend vos intérêts et ceux de l'école de la République même si vous ne rejoignez pas ses rangs, a rédigé un contre-rapport Meirieu (je pourrai vous en donner la référence dans le bulletin L'Agrégation) suffisamment argumenté pour "démolir" le rapport Meirieu. Allègre, furieux, s'est retourné contre la Présidente de l'époque Madame ZEHRINGER, qu'il a attaquée personnellement, notamment en la menaçant de suspendre son traitement. Madame ZEHRINGER a reçu plusieurs centaines de messages de soutien "moral" de députés et de sénateurs tandis que l'avocat de la Société des agrégés se chargeait des aspects juridiques de l'affaire, qui a traîné jusqu'à l'arrivée de Jack LANG, lequel a immédiatement enterré la hache de guerre et rétabli des relations courtoises, même si elles sont sans concessions, avec la Société des agrégés.
Alors, vous le voyez, Fabien, la courtoisie n'est pas forcément inefficace ni sans risques...

"assez corporatiste", dites-vous?
La Société des agrégés défend les interêts des agrégés par concours. C'est cela que vous appelez "être corporatiste"? Mais il faudrait que vous m'expliquiez en quoi c'est répréhensible que les intérêts des agrégés soient défendus par quelqu'un. D'autant que la Société des agrégés n'exige pas pour ses membres (et pour tous ceux qu'elle ne cesse de défendre "à l'insu de leur plein gré!") des privilèges exorbitants (des ponts d'or, des places comme conseillers culturels dans des contrées paradisiaques, des voitures de fonction pour se rendre au lycée, etc....) mais simplement ce qui est prévu par la loi. C'est l'élitisme républicain, qui vaut mieux, vous en êtes bien d'accord, que le copinage.
La Société des agrégés est d'autant moins "corporatiste" qu'elle défend aussi l'existence du CAPES: selon elle, le recrutement des professeurs doit, pour être juste et efficace, se faire par un concours reposant sur un écrit anonyme et un oral apprécié par un jury collégial. Si vous connaissez un meilleur système de refrutement, nous sommes à votre écoute!
Enfin, défendant la conception d'une école qui, à ses divers niveaux, permette aux enfants d'acquérir tout le savoir dont ils sont capables, ce en quoi elle s'oppose radicalement aux pédagogistes, la Société des agrégés travaille pour tous les enseignants de France qui, de l'école primaire aux classes préparatoires, partagent cette vision de l'école. C'est très peu "corporatiste", comme vous voyez.
Sur ces bases, je crois que tout agrégé par concours peut rejoindre la Société des agrégés. Il est évident, à ce propos, que si le Président actuel Jean-Michel LEOST peut s'appuyer sur une base encore plus large (actuellement, nous sommes un peu plus de neuf mille Sociétaires - "corporatiste", ça?), il n'en est que plus représentatif lors de ses discussions avec le Ministère.

Écrit par : Jean | 03 décembre 2008

y’a pas de quoi fouetter un chat (si j’ose après la polémique animalière précédente …).

Ecrit par : Zorglub | 03 décembre 2008

fouettez, fouettez.
Ca se paiera un jour ;O))

Écrit par : yann | 03 décembre 2008

La Corse est une région pleine de surprises : on y reproche violemment aux professeurs l'existence de bacheliers virtuels, alors qu'on laisse en paix les agriculteurs qui multiplient les vaches virtuelles !
Etrange contrée...

Écrit par : yann | 03 décembre 2008

Pas fou le ministre : jamais il ne recevra SLU, Reconstruire L'Ecole, et autres délégations d'universitaires en lutte... Il préfère la polissée et assez corporatiste société des agrégés (je précise au passage que je suis agrégé et que je défends ce concours).

Ecrit par : Fabien | 03 décembre 2008

Effectivement, il se contentera de recevoir tous les pédagogistes "de gauche" et autres illuminés (Sgen, Unsa, Fcpe, Afl, café pédagogique, Meirieu, Frackowiak et autres adeptes de 'l"enseigner autrement") trop heureux de voir l'aboutissement de leurs délires dans l'anéantissment du Capes,de l'agrégation et de l' École de la République en général.

Lui (Darcos), contrairement à tous ces gens du camp du Bien, n'est pas particulièrement contre l'instruction ni la culture. Mais il a un budget à réduire (1 fonctionnaire sur 2 ne doit pas être remplacé : ordre de l'Union Européenne !) et un poste de 1er ministre en vue, alors...

Écrit par : Manu | 03 décembre 2008

nous partageons avec les journalistes la palme des professions les plus exposées aux bavures judiciaires et policières.

Ecrit par : FGuichard | 03 décembre 2008

Voilà ce qui s'appelle une vue de l'esprit (sauf exception- particulièrement rare- bien sûr). On se souvient du "rôle" des journalistes pendant la campagne pour la constitution européenne. On peut le voir quotidiennement dans leur traitement de la question de l'école (combien de journalistes anti-pédagos ? Combien de Natacha polony pour des myriades de Luc Cédelle dans le meilleur des cas ?).

Dès que j'ai le temps je vous repasse une petite couche (petite rassurez-vous) du dernier Michéa au sujet des journalistes.

Faudrait pas nous prendre pour des lapins de 6 semaines (proverbe populaire).

Écrit par : Manu | 03 décembre 2008

Cela ferait un bel article dans Libération cela!

Ecrit par : Merlemocoeur | 03 décembre 2008

Chiche ? Et révéler qu'on distribue le bac comme des smarties après 30 ans de pédagogisme ?

Écrit par : Manu | 03 décembre 2008

@sibilibili
"il paraîtrait"

Méfies toi, l'õte boudinos va te prendre la tête !
ange
Ecrit par : toto | 03 décembre 2008

C'est un truc pédagogique! Je voulais vous donner l'occasion de repérer une fôtt! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 03 décembre 2008

@sibilibili
"il paraîtrait"

Méfies toi, l'õte boudinos va te prendre la tête !
ange
Ecrit par : toto | 03 décembre 2008

C'est un truc pédagogique! Je voulais vous donner l'occasion de repérer une fôtt! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 03 décembre 2008

Mais, il n'y a pas de faute... Ou alors, il y a une erreur à la page 79 du Bescherelle de Camille B., 5°1...

Écrit par : catmano | 03 décembre 2008

Jusqu'à présent sur ce blog, nous avions un clivage où nous trouvions d'un côté la secte des anti pédagogistes et de l'autre, l'idiot utile apportant une contradiction raisonnable bien que fort peu raisonnée à la Vérité vraie… D'ici peu nous risquons un faux unanimisme entre ceux qui sont pour l'indépendance de la Corse et ceux qui revendiquent la libération de la France…
En attendant ces jours heureux, depuis hier un clivage beaucoup plus fondamentale sépare les caniphilus des caniphobus.
D'un côté des citoyens qui pensent que l'homme étant le meilleur ami du chien doit lui vouer un respect et un culte sans faille allant jusqu'à souhaiter le meilleur environnement spikologique possible pour les chiens atteints de cancer.
De l'autre des individus douteux, peu fréquentables, pensent que l'homme peut être un loup pour l'homme et il convient comme préoccupation première de restituer le maximum d'humanité à sa condition, en particulier dans ses rapports avec ses frères… Ce qui normalement, cerise sur le gateau, devrait amené le dit homme “humanisé” à traiter correctement, et parfois avec amour, ses frères inférieurs.

Je rappelle à ceux qui aurait la mémoire courte que l'explosivité du débat a démarré avec ses deux commentaires :
« Il y a des chiens qui reçoivent les mêmes traitements que vous et qui seront peut-être pleurés plus longtemps que vous ne le serez et par plus de personnes lorsqu'ils quitteront cette terre car, même cancéreux, ils n'ont pas votre méchanceté.
Et merde à la fin ! »
et :
« Entretemps, j'ai vu une adorable chienne boxer métastasée jusqu'aux yeux, qu'il va falloir piquer bientôt, et que sa jeune maitresse autiste ("Caline (1)...pas...meurt") pleurera bien plus longtemps que Roger ne le sera par quiconque.
Et merde à la fin aussi ! »

Je rappelle que dans l'intervention qui précédait ces riches paroles, j'avais fait le récit éminemment technique de l'ablation d'une tumeur de la fosse postérieure du cerveau. Le fait que ce soit mon cerveau n'était pas anodin mais le but était de montrer qu'il fallait être sensible au discours de haute technicité même si c'était difficile de le pénétrer (cela suivait le discours particulièrement chiant de Sibille sur l'apprentissage de la musique chez les jeunes enfants et cela visait à l'encourager à persévérer – la pente est plus dure à monter qu'à descendre mais cela donne une meilleure vue des choses.)

Écrit par : Roger Felts | 03 décembre 2008

A Jean,

mon message était, peut-être, je vous le concède, un peu énervé et caricatural, avait pour but de pointer ceci : que Xavier Darcos choisit bien soigneusement ses interlocuteurs pour évoquer les réformes en cours, à savoir les syndicats mous du genou, les présidents d'université et des PRES serviles. Alors, il lui a fallu quand même se décider à rencontrer des "opposants" : ce sera demain la Société des Agrégés.

Ce que je demande à ladite société, c'est de rester fermement et sans ambiguïté sur la ligne éditée dans son communiqué du 1er décembre 2008, où elle défend et l'agreg, et le capes, et le lycée.
J'ai peur que X.Darcos ne fasse quelques menues concessions (genre : laisser un absolu statut quo sur le concours de l'agreg) qui fassent oublier tout le reste, le tout avec un peu de pommade du style "mais moi aussi je vous comprends, je suis agrégé comme vous!".

Tu parles : pour moi, X.Darcos n'est plus un agrégé, il a purement et simplement trahi, pour complaire au maître et à sa propre ambition carriériste, les idéaux que doivent être ceux d'un agrégé.

Enfin, ne m'accusez implicitement pas d'être favorable aux réformes en cours; tout usager régulier de ce forum peut témoigner de ma lutte acharnée contre ces mesures iniques et dévastatrices, et je pense, sans me vanter, que je (me) mobilise autant qu'il m'est possible à mon petit niveau dans ce sens.

Enfin, pourquoi voulez-vous que les gens de "Reconstruire l'Ecole" ou de SLU aient forcément comme unique vocabulaire "pauvre con!" ou "connard!" ou autres gracieusetés. La société des agrégés n'a pas le monopole de la civilité et de la courtoisie, et l'on peut être ferme sans être insultant, malgré les insultes incessantes et le mépris des ministres et de leurs conseillers.

Bref, et désolé encore de m'être fait mal comprendre, mais mon message visait surtout le ministre et ses "visites filtrées" que la société des agrégés en elle-même.

alors que M.Léost soit ferme et radical demain, et qu'il fasse plier le ministre, et alors je le porterai en héros avec tous mes collègues le plus sincèrement du monde.

Bonne journée à tous.

Écrit par : Fabien | 03 décembre 2008

D'un côté des citoyens qui pensent que l'homme étant le meilleur ami du chien doit lui vouer un respect et un culte sans faille allant jusqu'à souhaiter le meilleur environnement spikologique possible pour les chiens atteints de cancer.

Ecrit par : Roger Felts | 03 décembre 2008

Mais arrêtez donc de dire des c...ies !
Si vous étiez le psy qui suit la jeune autiste dont je parlais, et si, comme je leur ai conseillé, ses parents vous demandaient conseil pour gérer au mieux le deuil inévitable de leur fille, vous leur répondriez donc : "demmerdez vous, ce n'est qu'un chien." ?
Il est heureux que vous soyez à la retraite.

Écrit par : yann | 03 décembre 2008

Vous devez être vraiment une merde d'enseignant! Inhumain!

Ecrit par : maman | 02 décembre 2008

Et, histoire de recentrer le débat sur la condition enseignante, personne pour répondre à cette charmante maman ?

Écrit par : yann | 03 décembre 2008

"Mais arrêtez donc de dire des c...ies !"

Ecrit par : yann | 03 décembre 2008

Ca, ça s'appelle un voeu pieux!!! ;-)

"Vous devez être vraiment une merde d'enseignant! Inhumain!

Ecrit par : maman | 02 décembre 2008

Et, histoire de recentrer le débat sur la condition enseignante, personne pour répondre à cette charmante maman ?"

Ecrit par : yann | 03 décembre 2008

J'aurais dû le faire, puisque ça m'était adressé. Mais, quand c'est vraiment trop con, je ne réponds pas... Toto et Roger devraient en être flattés!! :-)

Écrit par : Christophe Sibille | 03 décembre 2008

La parano ne se divise pas… Quand on est dedans, on n'en sort pas.
Yann me demande "un conseil" !
"A moins que vous n'ayez un conseil judicieux de psy à me donner pour mieux faire passer la pilule ?”
La phrase juste avant, il avait écrit :
"… j'ai vu une adorable chienne boxer métastasée jusqu'aux yeux, qu'il va falloir piquer bientôt, et que sa jeune maitresse autiste ("Caline (1)...pas...meurt") pleurera bien plus longtemps que Roger ne le sera par quiconque.”

Je demande à tout ceux qui ont la patience de nous lire : Vous avez quelqu'un qui en face de vous, vous dit : “Monsieur, vous êtes un con”
Puis il rajoute tout de suite après :
“ A ce propos, vous ne pourriez pas m'indiquer l'heure qu'il est ?
Dans ce genre de situation, je fais comme si je n'avais pas de montre… Y-a-t-il d'autres suggestions ?

… Je sais, il y en a un, suivez mon regard, qui va dire que j'aurai du dire : Offrez à cette petite, un éléphant.
Et ben non, parce que Dobolino aurait exigé qu'il soit rose !

Écrit par : Roger Felts | 03 décembre 2008

Vous devez être vraiment une merde d'enseignant! Inhumain!

Ecrit par : maman | 02 décembre 2008

Et, histoire de recentrer le débat sur la condition enseignante, personne pour répondre à cette charmante maman ?

Ecrit par : yann | 03 décembre 2008

Je crois que cette pauvre "maman" est arrivée à l"un des plus mauvais moments de ce blog.
Nous n'avons hélas rien à lui répondre si ce n'est : "Veuillez bien, Madame, ne pas tenir compte des propos volontairement provocateurs de certaines personnes qui profitent à peu de frais de la magnanimité de l'instigateur de ce blog pour se répandre inconsidérément et distiller à fortes doses des idées que n'importe quel honnête homme réprouverait."

Écrit par : catmano | 03 décembre 2008

Fabien a écrit:| 03 décembre 2008 :

"Enfin, ne m'accusez implicitement pas d'être favorable aux réformes en cours;"

Où voyez-vous cela, Fabien?

Fabien a écrit plus loin:
"Enfin, pourquoi voulez-vous que les gens de "Reconstruire l'Ecole" ou de SLU aient forcément comme unique vocabulaire "pauvre con!" ou "connard!" ou autres gracieusetés. La société des agrégés n'a pas le monopole de la civilité et de la courtoisie,"

Où voyez-vous que j'aie dit que Reconstruire l'école ( au passage, j'en suis membre) et SLU n'étaient pas "policés", donc seraient des malotrus! C'est vous qui sembliez faire grief à la Société des agrégés de se conduire de manière "policée"! Alors qu'être "policé, c'est-à-dire être bien élevé, va de soi, me semble-t-il, dans des discussions à ce niveau.


Et encore plus loin:
"et l'on peut être ferme sans être insultant,
alors que M.Léost soit ferme et radical demain, et qu'il fasse plier le ministre, et alors je le porterai en héros avec tous mes collègues le plus sincèrement du monde."

Je l'espère bien! Et même s'il ne fait pas plier le ministre dès demain, vous pourrez quand même envoyer votre cotisation (une quarantaine d'euros pour contribuer à la défense de l'école de la République, ce n'est pas vraiment exorbitant!). Tant qu'à faire, autant soutenir ceux qui sont en pleine bagarre, non?

Un petit tour sur le site de la Société des agrégés (www.societedesagreges.net) devrait vous permettre de faire définitivement table rase du reproche injuste que vous lui faisiez d'être "corporatiste".

D'ailleurs, je recommande à tous d'aller faire un petit tour sur ce site et de prendre connaissance des derniers "voeux" votés par le Comité de la Société des agrégés (7environ 70 Sociétaires) réuni à Paris ce dimanche au lycée Henri IV.
Quand les enjeux sont d'une telle importance, puisque c'est de l'école de la République qu'il s'agit avec toutes les implication d'un tel thème, il n'est pas de bonne méthode intellectuelle d'en rester à des préjugés (la Société des agrégés serait ceci, serait cela...): il faut aller "aux choses mêmes", comme disait je ne sais plus quel philosophe.
C'est comme pour Meirieu, sauf que c'est exactement l'inverse: Meirieu, quand on le connaît, on s'en éloigne à grandes enjambées, la Société des agrégés, on adhère aussitôt.



Ecrit par : Fabien | 03 décembre 2008

Écrit par : Jean | 03 décembre 2008

Ecrit par : Fabien | 03 décembre 2008

Ecrit par : Jean | 03 décembre 2008

Erreur de manipulation!
Supprimer: "Ecrit par Fabien 03 décembre 2008".
Merci.

Écrit par : Jean | 03 décembre 2008

Dans ce genre de situation, je fais comme si je n'avais pas de montre… Y-a-t-il d'autres suggestions ?
demande Roger Felts.
Oui. Lui tendre votre poignet gauche pour qu'il lise l'heure lui-même. Et profiter du fait qu'il a les yeux fixés sur la-dite montre pour lui en coller deux bonnes de la main droite. La tactique marche si l'on est gaucher, suffit d'inverser.
Bon. Vous n'allez pas remettre ça avec les vétos !

Écrit par : guy morel | 03 décembre 2008

La parano ne se divise pas… Quand on est dedans, on n'en sort pas.

Ecrit par : Roger Felts | 03 décembre 2008

En effet.

Écrit par : yann | 03 décembre 2008

Je file me procurer "Corsica"!

Écrit par : Daniel Arnaud | 03 décembre 2008

La poésie adoucit les moeurs, c'est connu.
Un petit poème alors pour la "maman" dont il est question plus haut et pour siffler la fin de partie entre Roger et les vétos.
J'aime l'âne si doux
J'aime l'âne si doux
marchant le long des houx.
Il a peur des abeilles
et bouge ses oreilles.
Il va près des fossés
d'un petit pas cassé.
Il réfléchit toujours
ses yeux sont de velours.
Il reste à l'étable
fatigué, misérable.
Il a tant travaillé
que ça vous fait pitié.
L'âne n'a pas eu d'orge
car le maître est trop pauvre.
Il a sucé la corde
puis a dormi dans l'ombre.
Il est l'âne si doux
marchant le long des houx..."
Francis Jammes

Écrit par : guy morel | 03 décembre 2008

A Jean,

Fort bien, je prends acte et reçois avec plaisir vos objections et arguments rassurants.

Pour la cotisation, j'attends un peu quand même! ;)
Après tout, on est agrégé à vie!

quoique... quand on voit la série de destructions programmées, on se demande si dans quelques années ils ne seraient pas fichus de nous pondre une mesure rétroactive qui nous supprimerait notre statut. et puis, on peut être agrégé sur le papier et ne plus l'être dans la tête et les actes (oups, mes yeux se tournent vers la rue de Grenelle)

Enfin, ce que je souhaite, c'est un Xavier Darcos qui reçoive une belle délégation unitaire Société des Agrégés - REcole - SLU. Les griefs sont partagés, la lutte est commune, la ligne de combat est semblable. Tous ensemble tous ensemble

Écrit par : Fabien | 03 décembre 2008

Guy, vous n'allez pas tenter de nous faire pleurer sur le sort des ânes, tout de même ? ;O)

Écrit par : yann | 03 décembre 2008

"page 79 du Bescherelle de Camille B., 5°1..."


"Ainsi se conjuguent connaître et paraître. Tous les verbes en -aître et en -oître prennent un accent circonflexe sur le i qui précède le t"

://www.leconjugueur.com/php5/index.php?v=paraitre

chuis qu'au cm1 moi, je ne fais encore que répéter les leçons... après je commencerai à penser , j'n'm'appelle po sibilibili moi !


ange
????

Écrit par : toto | 03 décembre 2008

Enfin, ce que je souhaite, c'est un Xavier Darcos qui reçoive une belle délégation unitaire Société des Agrégés - REcole - SLU. Les griefs sont partagés, la lutte est commune, la ligne de combat est semblable. Tous ensemble tous ensemble

Ecrit par : Fabien | 03 décembre 2008

Les "délégations unitaires", vous y croyez, vous?
Pour ma part, je pense qu'il vaut mieux que les différentes associations qui luttent pour la défense de l'Ecole de la République s'efforcent d'arracher une audience au Ministre chacune de leur côté, mandatées par leurs membres. De cette multiplication des audiences se dégagera pour le Ministre une impression de force bien supérieure à celle que peut donner une "délégation unitaire" qui s'appuie sur une liste de sigles qui se veut impressionnante, mais dont le Ministère sait pertinemment que certains correspondent à une toute petite poignée de membres (je pense à la liste - tigre de papier des associations qui ont signé récemment un appel pour les langues anciennes!). Le Ministère n'est pas dupe, par ailleurs, du caractère artificiel de ces unions.

Écrit par : Jean | 03 décembre 2008

Je sais, il y en a un, suivez mon regard, qui va dire que j'aurai du dire : Offrez à cette petite, un éléphant.
Et ben non, parce que Dobolino aurait exigé qu'il soit rose !

Ecrit par : Roger Felts | 03 décembre 2008
Peut-être ! On verra ! En attendant, je vais piquer un sieston car, ce matin, pour assurer la sécurité alimentaire de vosu autres bégueules des villes, je me suis coltiné 232 prises de sang ovines ce matin et j'ai les quadriceps fémoraux en guimauve.

Écrit par : dobolino | 03 décembre 2008

La poésie adoucit les moeurs, c'est connu.
Un petit poème alors pour la "maman" dont il est question plus haut et pour siffler la fin de partie entre Roger et les vétos.
J'aime l'âne si doux
J'aime l'âne si doux
marchant le long des houx.
Il a peur des abeilles
et bouge ses oreilles.
Il va près des fossés
d'un petit pas cassé.
Il réfléchit toujours
ses yeux sont de velours.
Il reste à l'étable
fatigué, misérable.
Il a tant travaillé
que ça vous fait pitié.
L'âne n'a pas eu d'orge
car le maître est trop pauvre.
Il a sucé la corde
puis a dormi dans l'ombre.
Il est l'âne si doux
marchant le long des houx..."
Francis Jammes

Ecrit par : guy morel | 03 décembre 2008

Ouais ! Celle-là, je l'ai apprise avec ma maîtresse de CM1 !

Écrit par : dobolino | 03 décembre 2008

D'un côté des citoyens qui pensent que l'homme étant le meilleur ami du chien doit lui vouer un respect et un culte sans faille allant jusqu'à souhaiter le meilleur environnement spikologique possible pour les chiens atteints de cancer.

Ecrit par : Roger Felts | 03 décembre 2008

Mais arrêtez donc de dire des c...ies !
Si vous étiez le psy qui suit la jeune autiste dont je parlais, et si, comme je leur ai conseillé, ses parents vous demandaient conseil pour gérer au mieux le deuil inévitable de leur fille, vous leur répondriez donc : "demmerdez vous, ce n'est qu'un chien." ?
Il est heureux que vous soyez à la retraite.

Ecrit par : yann | 03 décembre 2008

Laisse tomber, Yann ! Tu te fais du mal pour rien ! Je fais, nous faisons, confiance à ton humanité pour trouver le chemin à suivre pour aider cette famille en détresse. Tu feras au mieux, j'en suis certaine, et ne te reproche rien.

Écrit par : dobolino | 03 décembre 2008

Jean, Fabien est peut-être lui aussi une sorte de "pompier" ( private joke). Ils se sont peut-être multipliés! Bonne journée...

Écrit par : Sanseverina | 03 décembre 2008

Vous avez quelqu'un qui en face de vous, vous dit : “Monsieur, vous êtes un con”

Ecrit par : Roger Felts | 03 décembre 2008

Mais non, vous n'êtes pas un con, qui reste l'apanage du genre féminin, vous êtes juste plus égocentrique qu'une poule. Et psychiatrocentrique sans doute, ethnocentrique certainement , anthropocentrique à coup sûr.
Vous êtes probablement persuadé de la supériorité de FELTS sur Dieu, puisque l'existence de FELTS peut se prouver.
Bon, j'essaye de laisser tomber.

Écrit par : yann | 03 décembre 2008

Y a-t-il des pédagolies régionales ? Des particularismes locaux tissés autour d'un pédagol universel ?

Je ne sais pas.

En attendant vos contributions sur ce grave sujet, je ne résiste pas à l'envie de vous copier/coller ce magnifique extrait du jus pédagol du jour d'un classicisme tel qu'il pourrait entrer dans l'ouvrage de référence envisagé par Victor ou Manu (?) :

"Aide personnalisée : où en est-on ?

"On pense habituellement l’aide après coup" écrit Jacques Bernardin (GFEN) dans le dossier spécial de Fenêtres sur cours n°322. "Et si on l’imaginait avant, en permettant le « pas d’avance » pour les élèves habituellement à la traîne? Impliquer les élèves suppose par ailleurs de réfléchir à la nature des tâches proposées. Pour réinstaller les élèves dans l’exercice de la pensée, mieux vaut choisir un support de travail ayant une certaine épaisseur culturelle, à résonance anthropologique, proposer une situation défi, d’une certaine complexité. Au niveau des modalités de travail, le groupe de pairs est un espace d’émulation réciproque et permet de sortir d’une relation duelle souvent parasitée par les affects. Enfin, si l’on vise leur émancipation intellectuelle, il faut la préparer, ce qui suppose un changement de posture dans la conduite des activités. On pourrait aligner le pilotage de la classe sur les plus fragiles, non pas en « abaissant le niveau » ou en ralentissant le rythme des acquisitions, mais en ayant un souci permanent de clarté cognitive, du début à la fin de l’activité : présentation des finalités et enjeux des apprentissages, échanges visant la mise à jour, l’explicitation et la justification des moyens mis en oeuvre, retour réflexif sur les acquis notionnels et procéduraux pour faciliter leur transfert". Cette contribution enrichit un dossier où se cotoient Serge Boimare et Jean-Michel Zakhartchouk."

Mon best of :

"permettre le « pas d’avance » pour les élèves habituellement à la traîne" Très fort : une sorte de prévention remédiante.

"Situation défi" entrepreneurial en diable ! A côté, Goshn est un tout petit joueur.

et

"Au niveau des modalités de travail, le groupe de pairs est un espace d’émulation réciproque et permet de sortir d’une relation duelle souvent parasitée par les affects."

Le meirieutron réinitialisé !

Écrit par : dugong | 03 décembre 2008

Bonne nouvelle: reçu mes premiers chocolats de Noël de la part d'une ancienne élève de troisième qui est revenue me saluer et me parler de sa seconde et de son lycée, à la fin d'une matinée de collège bien épuisante.
Il y a des petits bouts de ciel bleu dans le gris dominant et des jours où l'on peut se dire qu'on sert à quelque chose dans ce grand marasme.

Écrit par : Sanseverina | 03 décembre 2008

Pour la cotisation, j'attends un peu quand même! ;)
Après tout, on est agrégé à vie!

Ecrit par : Fabien | 03 décembre 2008

Un communiqué de presse sera diffusé aussitôt finie l'audience de la Société des agrégés chez Xavier DARCOS.
Quant à votre adhésion, c'est au moment où la Société des agrégés est en pleine bagarre qu'elle en a le plus besoin.

Écrit par : Jean | 03 décembre 2008

"j'n'm'appelle po Christophe Sibille, moi !
ange
????"

Ecrit par : toto | 03 décembre 2008

Merci de vous en rendre compte! :-)

Écrit par : Christophe Sibille | 03 décembre 2008

"Merci de vous en rendre compte! :-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 03 décembre 2008"


Ce qui est bien avec toi, c'est que tu n'en n'as jamais marre d'être con ! :0)

Écrit par : toto | 03 décembre 2008

La poésie adoucit les moeurs, c'est connu.
Un petit poème alors pour la "maman" dont il est question plus haut et pour siffler la fin de partie entre Roger et les vétos.
J'aime l'âne si doux
J'aime l'âne si doux
marchant le long des houx.
Il a peur des abeilles
et bouge ses oreilles.
Il va près des fossés
d'un petit pas cassé.
Il réfléchit toujours
ses yeux sont de velours.
Il reste à l'étable
fatigué, misérable.
Il a tant travaillé
que ça vous fait pitié.
L'âne n'a pas eu d'orge
car le maître est trop pauvre.
Il a sucé la corde
puis a dormi dans l'ombre.
Il est l'âne si doux
marchant le long des houx..."
Francis Jammes

Ecrit par : guy morel | 03 décembre 2008

Ouais ! Celle-là, je l'ai apprise avec ma maîtresse de CM1 !

Ecrit par : dobolino | 03 décembre 2008

Ouaip ! D'ailleurs, il en manque un bout.
Je me rappelle parfaitement un petit Philippe Soubeyrand (ça sent-y pas bon sa Provence, ça ?) de CP en 1976 qui avait dessiné l'âne assis à un bureau d'écolier, un stylo coincé dans le sabot parce que le poème disait :
"Il a fait son devoir
du matin jusqu'au soir"

Écrit par : catmano | 03 décembre 2008

""j'n'm'appelle po "Christophe Sibille", moi !
ange"


"Merci de vous en rendre compte que je suis un vrai con! :-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 03 décembre 2008 "


ange

Écrit par : toto | 03 décembre 2008

Le PCF tente de faire de la retape avec des clips "humoristiques" lourdingues :

http://sortirdelacrise.blogspot.com/2008/12/la-proposition-du-jour-59.html

Peut-on forcer sa Nature ?

La seule vanne coco qui m'ait fait (beaucoup) rire : celle de Georges * et de son fils à propos du centralisme démocratique...

* Marchais ! Qui d'autre ?

Écrit par : dugong | 03 décembre 2008

en ayant un souci permanent de clarté cognitive, du début à la fin de l’activité

Ecrit par : dugong | 03 décembre 2008

J'aime bien le "clarté cognitive"!
Quels cuistres abominables, tous ces séides de Meirieu!
Et quelle vanité niaise!
Ces nigauds s'imaginent qu'avant eux rien n'a existé, qu'avant eux il n'y a eu aucun professeur de talent, que si on ne se farcit pas leur prose indigeste on ne saura jamais enseigner. Eux seuls ont reçu la Révélation de la Vraie Pédagogie. Un peu schizoïdes, ces jeunes gens!

Écrit par : Jean | 03 décembre 2008

@Dugong
Dans Fenêtre sur cours, la revue du SNUipp, encore, ces propos d'André Chervel.

"Jules Ferry avec Ferdinand Buisson réoriente l’enseignement du français vers une approche beaucoup plus riche et plus formatrice. C’est de ce moment que date le recul de la place de l’orthographe. Certes, le niveau des élèves continuera à monter pendant 50 ans du fait notamment de la scolarisation des filles. Mais, au fil des années, le temps consacré aux autres disciplines, scientifiques en particulier, a rendu de plus en plus inefficace l’enseignement de l’orthographe à l’école.
- La réforme de l’orthographe de 1990 n’a pas réussi à inverser la tendance ?
L’aspect le plus important et le plus net des « rectifications » de 1990, ce sont les accents, notamment les circonflexes sur le i et sur le u. Ces aménagements n’ont jamais été appliqués, puisqu’ils ne modifiaient que très peu de choses. Ouvrez un dictionnaire : le mot maître y conserve son accent circonflexe qui devrait être supprimé. On peut dire que la réforme a échoué. Mais la prudence en matière de réforme n’est plus de mise aujourd’hui. Je propose pour ma part de commencer par supprimer toutes les doubles consonnes qui ne modifient pas la prononciation des mots. On pourrait écrire i n o c e n t, mais maintenir l a i s s e r. Ensuite signaler tous les pluriels des adjectifs et des noms (sauf ceux des mots se terminant en -z ou en -x) par un -s : des a g n e a u s… Et aussi supprimer les lettres grecques : le h étymologique de rhume (rume), le y de tyran (tiran), le ph de philosophie ( filosofie). Le but est de simplifier les règles pour que tous les enfants puissent apprendre plus
facilement. Au XIXe siècle, il y avait une version latine au concours de l’école polytechnique : il fallait faire la preuve qu’on n’appartenait pas aux classes populaires.
Attention que l’orthographe ne connaisse pas la même destinée, qu’elle ne devienne pas un instrument de sélection."
GM
PS. André Chervel est l'auteur, dans les année 70, d'une thèse qui a joué un rôle non-négligeable dans la destruction de la grammaire scolaire. Selon lui, celle-ci avait été conçue essentiellement dans l'objectif justement d'enseigner l'orthographe.
Le voici maintenant, avec des arguments fallacieux ( par exemple les doubles consonnes se prononcent) en train de proposer de liquider l'orthographe. Bien sûr, par justice sociale. Et c'est adressé aux instituteurs qui sont chargés d'enseigner l'orthographe..
Est-il besoin d'ajouter que ce que ce bonhomme dit de l'école de Buisson et de l'affaiblissement de l'orthographe consécutif à l'enrichissement du curriculum relève de l'escroquerie intellectuelle ?

Écrit par : Guy morel | 03 décembre 2008

Alors, Toto, on pète un plomb? :-)

Écrit par : Christophe Sibille | 03 décembre 2008

"Robert Hue quitte le parti communiste en claquant la porte; du coup, toutes les vitres de la cabine téléphonique se sont effondrées".

Écrit par : Christophe Sibille | 03 décembre 2008

Comme j'essaye d'être honnête et que j'ai dit beaucoup de mal de ma mutation sur deux établissements et des deux heures supp., je dois dire qu'il y a une comprensation financière de 500 euros/année et les trois heures supp. (+1 heure pour service partagé sur deux établissements sur deux communes non limitrophes) augmentent mon salaire d'environ 1000 euros, ce qui n'est pas négligeable (MàC avait finalement raison avec ses 3 000 euros, même si ça n'est pas tout à fait ça). Je suis donc partagé maintenant (ce qui était sans doute le but de la manoeuvre) entre la satisfaction de "gagner plus en travaillant plus" et le souci de voir que ça ne peut être qu'au prix de suppressions de postes. Je pense avoir maintenant une vision concrète et à peu près complète de la situation des "options politiques" qui sont prises actuellement, au moins dans le domaine de l'Education nationale. Je ne me sens pas très à l'aise car je pense aux collègues plus jeunes "qui rament", mais d'un autre côté, j'ai besoin de cet argent. Je crois que je vais désormais me borner à parler sur ce blog de littérature et de pédagogie.

Écrit par : robin | 03 décembre 2008

il faut aller "aux choses mêmes", comme disait je ne sais plus quel philosophe.
C'est comme pour Meirieu, sauf que c'est exactement l'inverse: Meirieu, quand on le connaît, on s'en éloigne à grandes enjambées, la Société des agrégés, on adhère aussitôt.

Ecrit par : Fabien | 03 décembre 2008

Ecrit par : Jean | 03 décembre 2008

"Aller aux choses mêmes" : Edmund Husserl (le "père fondateur" de la phénoménologie)

Écrit par : robin | 03 décembre 2008

"Aller aux choses mêmes" : Edmund Husserl (le "père fondateur" de la phénoménologie)

Ecrit par : robin | 03 décembre 2008

Exact!

Écrit par : Jean | 03 décembre 2008

"Alors, Toto, on pète un plomb? :-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 03 décembre 2008"
Alors ducon, tu ne sais toujours pas lire ? :o)

Écrit par : toto | 03 décembre 2008

Pour Robin, extrait du Canard enchaîné de ce jour:

Il y a bien eu progression de 34,5% du nombre d'heures sup' dans les entreprises mais elles correspondent à la disparition de 40 600 postes d'intérimaires pendant la même période 2007.

Travailler plus pour gagner et pour certains travailler moins pour gagner rien!

Vos états d'âme sur ce sujet prouvent au moins que vous en avez une!

Écrit par : Merlemocoeur | 03 décembre 2008

J'ai oublié le plus mais après gagner vous aviez corrigé de vous même !

Écrit par : Merlemocoeur | 03 décembre 2008

J'en appelle à tous les brillants grammairiens qui s'en sont donnés à coeur joie récemment à propos des compléments.
J'ai besoin de vos lumières...

Ce matin, le gamin de CM1 dont je m'occupe avait une leçon de grammaire (la première de cette année scolaire 2008-2009) à apprendre...

"Les mots variables.
-les déterminants (avec des exemples)
-les verbes
-les adjectifs et participes passés (avec des exemples)
- les noms communs et.... les noms propres"

Le tout imprimé en noir sur une belle page verte.

Là, j'ai un GROS doute... ou plutôt une certitude...
Qu'en pensez-vous?

Écrit par : Maminou | 03 décembre 2008

Un petit cadeau pour Dugong qui vient de nous prouver qu'il adorait ce genre littéraire.
Par ailleurs, si quelqu'un voulait bien m'expliquer le sens des mots "practognosique" et "idéognosique", ça me ferait bien plaisir.
Déjà que ce texte est particulièrement incompréhensible, si en plus, ils se mettent à ajouter de mots qui ne sont même pas dans mon dictionnaire, je lâche l'éponge ! Et dire qu'ils veulent supprimer l'étude des langues mortes !

"Prévenir les troubles des apprentissages mathématiques à l’école primaire.
Un atelier animé par Valérie Barry-Soavi
Pas relié à une cause unique mais à un réseau de causalités

En quoi les troubles des apprentissages sont-ils différents de la difficulté scolaire, notamment en mathématiques ?
On peut caractériser les troubles des apprentissages par leur complexité. Une difficulté scolaire peut être situationnelle et/ou occasionnelle, c’est-à-dire liée au "simple" fait qu’un élève n’a pas compris une ou plusieurs notions. Le trouble est toujours plurifactoriel et polymorphe. Qu’il s’exprime de façon généralisée ou spécifique, il n’est pas relié à une cause unique mais à un réseau de causalités. Ce réseau se construit, au fur et à mesure des rencontres avec les objets de savoir.

En mathématiques par exemple, à partir de l’analyse de Kosc, on peut lier les troubles numériques à des facteurs langagiers de transcodage des nombres, practognosiques liés à la représentation digitale des quantités, idéognosiques de mentalisation des nombres et des transformations numériques, opératoires ou de stratégie calculatoire, graphiques par la symbolisation écrite des nombres, et psychologiques, dûs au marquage culturel par la difficulté numérique. Ces différents facteurs sont interactifs.

Quelles conséquences engendrent ces troubles ?
La vie scolaire et les apprentissages deviennent si «labyrinthiques» pour l’élève que ce dernier se voit généralement «hors projet.»
C’est-à-dire qu’il est dans l’incapacité d’envisager, lors d’une activité scolaire, la réalisation d’un plaisir différé, comme par exemple le fait d’avoir appris quelque chose ou d’avoir construit une production personnelle. En conséquent, il n’est pas simplement démotivé par l’apprentissage : il se mobilise contre lui, afin de se protéger d’une blessure narcissique .
L’élève manifeste alors des formes de surinvestissement d’ordre physiologique, moteur ou affectif qui viennent compenser la sous-réalisation cognitive.

Comment l’enseignant peut-il contribuer à prévenir ces troubles ?
Il s’agit, pour l’enseignant, d’investir un mode de pensée systémique. Quand les élèves présentent des troubles numériques, il est fréquent que l’enseignant constate des difficultés et des potentialités qui lui paraissent se contredire. Ce type de constat témoigne d’une tendance, implicite ou explicite, à vouloir relier de façon linéaire et stadologique une difficulté à une cause unique.
L’enseignant peut penser, par exemple, que dès lors que cette cause sera identifiée, la difficulté pourra s’estomper ou que si une compétence n’est pas installée, il est impossible d’en travailler d’autres. Mais le trouble d’apprentissage étant complexe et polymorphe, les faits ne fonctionnent pas comme ça. Pour rendre les situations aussi simples que possible, mais pas plus simples que possible, je propose aux enseignants de tenter de traduire les difficultés et réussites observées en un système de besoins d’apprentissage. Ce système peut être envisagé autour de quatre pôles inter-reliés : les besoins relationnels au sein d’un apprentissage, de relation à soi, à autrui et au savoir, les besoins instrumentaux, les besoins cognitifs et les besoins culturels. Les besoins d’apprentissage de l’élève jouent le rôle d’objets transitionnels pour l’enseignant, dans le passage du constat de difficulté à l’action pédagogique. L’identification de solutions pédagogiques pertinentes passe par le développement d’un processus interrogatif centré : en premier lieu sur ce dont l’élève a besoin pour apprendre ; en second lieu sur les médiations à opérer pour répondre à ces besoins d’apprentissage.
Propos recueillis par Arnaud Malaisé"

Pedigree de la dame Barry-Soavi : professeur de mathématiques à l'IUFM de l'Unisversité Paris-XII-Créteil ["Allez hop ! A Créteil !"], et doctorante en Sciences de l'Education. Elle enseigne dans les formations pour l'Adaptation Scolaire et la Scolarisation des élèves Handicapés, et ses travaux portent sur l'aide pédagogique aux élèves porteurs de troubles des apprentissages. [majuscules d'origine]

Écrit par : catmano | 03 décembre 2008

Certains qui croient que les enseignants ont l'esprit aussi étroit que leur petite personne pensent qu'un blog voué à l'éducation doit parler avant tout d'éducation (un peu comme si un socialiste élu pour défendre le peuple ne défendait pas avant tout ses intérêts d'élus). Personnellement, moi qui ne suis pas enseignant, je suis assez ouvert pour avoir une petite place dans un blog d'enseignants, ce qui me laisse penser que les enseignants sont encore plus ouverts que moi… à condition de retrouver de temps en temps un complément d'objet direct. Ils font leur, cette phrase magnifique :
“Rien de ce qui est humain ne nous est étranger.”
C'est l'occasion pour moi de leur donner une ouverture sur un monde qu'ils auraient probablement totalement ignoré : celui des sinistres dans les professions de Santé…
Ils apprendront avec stupeur qu'en 2007 sur les 2137 VÉTÉRINAIRES assurés au Sou Médical – Groupe MACSF, 179 déclarations de sinistres ont été faites soit une sinistralité de 8,3 %.
Alors que sur les 7986 PSYCHIATRES sociétaires du Sou Médical – Groupe MACSF, 45 déclarations ont été faites soit une sinistralité de 0, 55 %.
On peut en tirer deux conclusions parfaitement contradictoires :
À notre époque, on court plus de risques en étant vétérinaire qu'en étant psychiatre.
Ou, la pratique des psychiatres les amène à davantage respecter les fous que les vétérinaires à respecter les vaches… Ce qui fait que les propriétaires de vaches font d'avantage de procès que les propriétaires de fous.
Pour ma part n'étant pas un fan de statistique, je ne prendrai pas position dans ce sinistre débat.

Pour égayer le propos, j'ajoute que dans les commentaires sur les psychiatres, le Sou Médical dit : “Plusieurs de ces plaintes apparaissent non fondées, voire abusives et sont en grande partie expliquées par la maladie psychiatrique pour laquelle ces patients sont traités.”
Voilà qui me réjouit pour ma profession, et même pour ma propre carrière où un quidam avait osé dire récemment qu'il se réjouissait que je sois à la retraite… Encore un hystéro-paranoïaque angoissé par l'obsession ne ne pouvoir accéder à la psychiatritude par déficit langagier de ses patients. C'est quand même devenu un as dans l'interprétation du remuement de queue…

Les commentaires du Sou Médical sur les vétérinaires sont aussi intéressants. Il y est dit qu'un procès a été fait “pour incinération collective d'un chien alors que le propriétaire demandait une incinération individuelle”. Un vrai scandale ! Heureusement, le propriétaire a demandé une juste réparation pour le préjudice moral particulièrement douloureux qu'il a subi. Le chien n'a rien demandé, il ne remuait même plus la queue !
Cela m'a permis d'apprendre que les vétérinaires se posaient non seulement en rivaux de presque toutes les spécialités médicales (en dehors de la psychiatrie), en y incluant la boucherie et le commerce des croquettes, mais aussi fine la noble profession de croque-morts. Ils participent gaiement à l'incinération de leurs œuvres posthumes, ce qui a le mérite de raccourcir les circuits.

En lisant les lignes qui précèdent, il ne faudrait pas croire qu'une quelconque animosité m'anime vis-à-vis des vétérinaires en général ou de Yann et Dobolino en particulier… Parce qu'ils m'auraient comparé à un chien cancéreux… Nooon…
Amélie a eu droit à un traitement de faveur avec le rat pas trié… Il n'y a pas de raison que cela ne s'améliore pas encore. Un peu de patience !

À propos de patience, est-ce que vous connaissez celle-là :
C'est un griot africain qui chante (avé l'assent)…
… Et un peu de vaseline,
… Et beaucoup de patience,
… Et l'éléphant encule la fourmi.

Écrit par : Roger Felts | 03 décembre 2008

Les expérimentations scientifiques se font d'ordinaire sur des animaux, c'est-à-dire sur des êtres dont la vie est regardée par l'homme comme de peu d'importance ou plutôt comme rien.

Voici une anecdote qui prouve qu'il est bon quelquefois de savoir le latin :

Muret, érudit du seizième siècle, fut obligé de fuir en Italie ; sa pauvreté le força d'entrer dans un hôpital pour s'y faire traiter d'une maladie très-sérieuse. Les médecins dissertaient en sa présence et, voulant tenter sur lui une expérience dont le succès était douteux, ils dirent en se servant d'un langage qu'ils supposaient inintelligible pour Muret : «Faciamus experimentum in anima vili. Faisons une expérience sur cette âme vile.» Muret, se tournant vers celui qui avait parlé, lui dit avec indignation : «Appellas vilem animam pro qua mortuus est Christus ! Tu appelles vile une âme pour laquelle est mort Jésus-Christ.»

J'ajoute qu'il n'a jamais fait bon d'être homosexuel, pas plus aujourd'hui, malgré la "gay pride" qu'au XVIème siècle. Muret, grammairien et érudit, précepteur de Michel de Montaigne, l'était et avait été condamné par les capitouls de Toulouse à être brûlé avec son ami, sur la place du capitole (il le fut, mais en effigie), s'étant enfui en Italie (voir anecdote ci-dessus)

Ce problème des "corps viles" est essentiel, il touche à la question de l'exclusion, du racisme, de la légitimité de l'expérimentation animale... et nous touche de près, comme le montre l'ardeur de la polémique entre ces trois personnes (supers, comme disent les élèves) que sont catmano, yann et Roger Felts.

J'ai beaucoup apprécié la remarque de catmano montrant que le vétérinaire est aussi un "médecin de l'âme humaine".

Je crois, pour ma part qu'il n'y a pas de "corps viles", mais une continuité de la création depuis la pierre jusqu'aux archanges et dont l'homme est le "pont".

"La création tout entière gémit dans les affres de l'enfantement et l'Esprit intercède pour elle avec des gémissements ineffables." (Saint Paul)

Écrit par : robin | 03 décembre 2008

Travailler plus pour gagner plus et pour certains travailler moins pour gagner rien !

Vos états d'âme sur ce sujet prouvent au moins que vous en avez une!

Ecrit par : Merlemocoeur | 03 décembre 2008

Oui, et je répète que je ne suis pas fier de moi. On est pris dans une spirale infernale (l'endettement en fait partie) et amené à se renier ("vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l'argent"). J'aspire à une autre société, mais je suis comme la plupart des gens, je marche en boîtant.

Écrit par : robin | 03 décembre 2008

"Les mots variables.
-les déterminants (avec des exemples)
-les verbes
-les adjectifs et participes passés (avec des exemples)
- les noms communs et.... les noms propres"

Le tout imprimé en noir sur une belle page verte.

Là, j'ai un GROS doute... ou plutôt une certitude...
Qu'en pensez-vous?

Ecrit par : Maminou | 03 décembre 2008

Cela fait beaucoup pour une seule leçon! Ce qui revient à dire que la grammaire, ils continuent à n'en avoir rien à faire malgré les nouveaux programmes du primaire.
En plus les déterminants, ça ne veut rien dire: articles, adjectifs démonstatifs etc.?

Écrit par : Jean | 03 décembre 2008

Là, j'ai un GROS doute... ou plutôt une certitude...
Qu'en pensez-vous?

Ecrit par : Maminou | 03 décembre 2008

A quel sujet ? (les noms propres ?)

Écrit par : robin | 03 décembre 2008

Ah ! S'il faut faire tout ça en une seule leçon, c'est carrément de la folie. C'est de la "séquence TGV". Pauvres gosses !

Écrit par : robin | 03 décembre 2008

JPB, une info dans le Canard enchaîné d'aujourd'hui éclaire votre chronique :

il semblerait que, depuis l'adoption de la lolf (nouvelle technique de compta publique, pour ceux qui ne savent pas), le salaire des commissaires inclut une prime qui est fonction du nombre de mise en garde à vue sur l'année !

Du coup, dixit le Canard, il suffit d'un regard de travers pour se retrouver au poste, les flics, sur ce point comme sur d'autres, étant appelé à "faire du chiffre".

Amusant de voir que, dans pas mal d'établissement, on essaie aussi de faire accepter comme "indicateur" de réussite du projet d'établissement le nombre de redoublants...

ERGO le système va se bouffer la queue car les profs vont de plus en plus frauder pour donner le bac à des élèves, et vont, pour ce motif, de plus en plus se retrouver en garde à vue ? À moins qu'on ne les mette en garde à vue suite à des plaintes de parents d'élèves... Il a dit que mon fils est nul ! diffamation !

L'affaire du journalise de Libé pourrait aussi s'expliquer par ce phénomène... qui remonte à Sarko bien sûr !

Écrit par : sanjuro | 03 décembre 2008

l'affaire du journalisTe… (c'est d'ailleurs en tant que directeur de publication qu'il était concerné)

Écrit par : sanjuro | 03 décembre 2008

Elle (ou il ) ne connait rien en grammaire alors elle retarde le moment de sa première "leçon".Un jour elle s'y met,elle fait du triage, des arbres, du rangement, du passe-temps, et elle est contente de soi.
Elle croit avoir rattrapé son retard.
Comment tous "ses" parents peuvent-ils supporter ça ?

Écrit par : bernard | 03 décembre 2008

Là, j'ai un GROS doute... ou plutôt une certitude...
Qu'en pensez-vous?

Ecrit par : Maminou | 03 décembre 2008

A quel sujet ? (les noms propres ?)

Ecrit par : robin | 03 décembre 2008

Je me demande si les noms propres sont "variables"....

Écrit par : Maminou | 03 décembre 2008

Elle (ou il ) ne connait rien en grammaire alors elle retarde le moment de sa première "leçon".Un jour elle s'y met,elle fait du triage, des arbres, du rangement, du passe-temps, et elle est contente de soi.
Elle croit avoir rattrapé son retard.
Comment tous "ses" parents peuvent-ils supporter ça ?

Ecrit par : bernard | 03 décembre 2008

Ce pourrait être ça! Les premiers nouveaux maîtres-ès-néant sortent du système Meirieu et des "séquences"...

Écrit par : Jean | 03 décembre 2008

A propos de" la manière dont on traite les professeurs " dont parle Françoise Guichard, j'ai reçu de deux correspondants différents le témoignage diffusé sur France inter dans l'émission " Là bas si j'y suis" relatant une descente musclée, pour ne pas dire plus, de gendarmes accompagnés d'un chien renifleur dans une classe de troisième. Ils n'ont rien trouvé . L'information figure dans mon quotidien régional de ce matin sous forme d'une brève en page 17.
Qu'en est-il exactement ?

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 03 décembre 2008

j'ai reçu de deux correspondants différents le témoignage diffusé sur France inter dans l'émission " Là bas si j'y suis" relatant une descente musclée, pour ne pas dire plus, de gendarmes accompagnés d'un chien renifleur dans une classe de troisième. Ils n'ont rien trouvé . L'information figure dans mon quotidien régional de ce matin sous forme d'une brève en page 17.
Qu'en est-il exactement ?

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 03 décembre 2008

Je n'en sais pas plus que vous, mais il me semble que c'est à propos de cette affaire que Darcos vient de s'exprimer :

"Xavier Darcos, le ministre de l'Education, a déclaré mercredi que l'insécurité "est toujours mauvaise", répondant ainsi à la procureure du Gers selon laquelle l'opération antidrogue musclée dans un collège de Marciac était susceptible de créer de la "bonne insécurité".
Le procureur de la République, Chantal Firmigier-Michel, avait indiqué à la presse ne pas avoir été saisie "d'éventuelles irrégularités" lors de l'opération. "Les élèves ont peur de ces contrôles; ça crée de la bonne insécurité, satisfaisante à terme en matière de prévention", avait ajouté la magistrate.
"Sans chercher à jeter de l'huile sur le feu, j'ai assez de mal à comprendre la formule de la procureure de la République du Gers qui a dit que cette affaire est de nature à créer de la bonne insécurité", a déclaré le ministre lors d'un point de presse, ajoutant: "Cette formule ne correspond pas à ce que nous pensons. Il n'y a pas de bonne insécurité, elle est toujours mauvaise".
"Je comprends l'indignation des familles et de la communauté éducative", a poursuivi Xavier Darcos, selon lequel "l'académie n'est pour rien" dans cette affaire qui "relève évidemment du parquet".
"Nous n'avons aucune responsabilité dans cette affaire" a insisté le ministre."
NOUVELOBS.COM | 03.12.2008 | 18:55

Écrit par : TotoWeininger | 03 décembre 2008

"Magnanime", dit de moi Catmano.
Le mot m'agrée, et je l'adopte. Je me regarde dans la glace en disant tout haut : "Je suis magnanime". Et ma foi, ça ne me va pas mal…

Maminou, en français, les noms propres ne s'accordent pas. Mais ce n'est pas le cas partout. Voyez en Italie, par exemple : un Brighella, des Brighelli.
JPB
PS. Pour ceux qui ne le savaient pas encore, Brighella est un personnage de la commedia del'arte, valet voleur du vin de son maître, beau parleur, trousseur de filles. L'énigme familiale — à ce jour non résolue —, c'est de savoir si nous fûmes ainsi nommés parce que nous avions des gens spécialisés dans le rôle dans la famille, ou si les mâles de l'espèce avaient les caractéristiques du personnage.
PPS. Morel citant Francis Jammes ? Un ange est passé — celui de toto, sans doute.

Écrit par : brighelli | 03 décembre 2008

Ecrit par : robin | 03 décembre 2008

Je me demande si les noms propres sont "variables"....

Ecrit par : Maminou | 03 décembre 2008

Les noms propres ont un genre (ça se discute pour les noms géographiques comme Paris, Londres...), sauf les noms de famille et de navire (ça se discute aussi), mais ils ne "varient" pas en genre et en nombre.

ce sont les "substantifs dérivés" qui varient en genre et en nombre :

Un Harpagon, des Harpagon (sans s)
des Gargantua, des Hermione.

Mais des silhouettes (du nom du ministre Silhouette), des poubelles (du nom du préfet Eugène Poubelle, des guillotines (du nom du docteur Guillotin, horresco referens !)

Quel intérêt de demander à des élèves de primaire pourquoi le général du Gaulle écrit dans ses "Mémoires de Guerre" :

"Quelques semaines plus tard, Normandie flambait dans des conditions lamentables." (au lieu de LA Normandie ou LE Normandie)

Écrit par : robin | 03 décembre 2008

Je suis donc partagé maintenant (ce qui était sans doute le but de la manœuvre) entre la satisfaction de "gagner plus en travaillant plus" et le souci de voir que ça ne peut être qu'au prix de suppressions de postes.

Ecrit par : robin | 03 décembre 2008

J'ai la chance (?) de ne pas pouvoir m'interroger comme vous : mes quatre heures supplémentaires m'ont été imposées (bien qu'elles soient défiscalisées;-)). Un autre avantage de la fonction de TZR.

Écrit par : TotoWeininger | 03 décembre 2008

"Je me regarde dans la glace en disant tout haut : "Je suis magnanime". Et ma foi, ça ne me va pas mal…"

j'adôôôre. :)

Écrit par : toto | 03 décembre 2008

A Robin, si cette question de l'expérimentation sur l'homme vous intéresse, je vous conseille de lire la passionnante thèse de Grégoire Chamayou, Les corps vils. Expérimenter sur les humains aux XVIII et XIX siècles, qui vient de paraître à La Découverte. On y voit notamment les ravages de l'utilitarisme sur le plan moral, qui conduit à expérimenter sur les pauvres en échange de leur prise en charge sociale. Il construit son intro. autour des différentes versions de l'anecdote de Muret.

Écrit par : Romuald | 03 décembre 2008

J'ai beaucoup apprécié la remarque de catmano montrant que le vétérinaire est aussi un "médecin de l'âme humaine".

Dobolino, pardon...Rendons à César... !

Écrit par : robin | 03 décembre 2008

A Robin, si cette question de l'expérimentation sur l'homme vous intéresse, je vous conseille de lire la passionnante thèse de Grégoire Chamayou, Les corps vils. Expérimenter sur les humains aux XVIII et XIX siècles, qui vient de paraître à La Découverte. On y voit notamment les ravages de l'utilitarisme sur le plan moral, qui conduit à expérimenter sur les pauvres en échange de leur prise en charge sociale. Il construit son intro. autour des différentes versions de l'anecdote de Muret.

Ecrit par : Romuald | 03 décembre 2008

Je l'ai entenu parler l'autre jour sur France-Culture. Il ya avait aussi une femme ; j'étais en voiture et je n'ai pas noté son nom (je "galégeais" l'autre jour ! Je ne sais faire qu'une chose à la fois, enfin deux tout au plus : écouter et conduire) dont je ne me rappelle^plus le nom qui a écrit une thèse sur le sujet qui est la grande référence en la matière ; c'était pasionnnant.

Et mes excuses pour les "fôtes". Je tape trop vite :

"Un corps vil, des corps vils"
"Une action vile"

Écrit par : robin | 03 décembre 2008

En lisant les lignes qui précèdent, il ne faudrait pas croire qu'une quelconque animosité m'anime vis-à-vis des vétérinaires en général ou de Yann et Dobolino en particulier… Parce qu'ils m'auraient comparé à un chien cancéreux… Nooon…


Ecrit par : Roger Felts | 03 décembre 2008




Oh, Noooon, Bien sûr !
Pour seule réponse, je vous citerai un auteur de renom :

Ce qui est bien avec toi, c'est que tu n'en n'as jamais marre d'être con ! :0)

Ecrit par : toto | 03 décembre 2008

Écrit par : dobolino | 03 décembre 2008

J'ai la chance (?) de ne pas pouvoir m'interroger comme vous : mes quatre heures supplémentaires m'ont été imposées (bien qu'elles soient défiscalisées;-)). Un autre avantage de la fonction de TZR.

Ecrit par : TotoWeininger | 03 décembre 2008

Moi aussi, le rectorat m'a fait comprendre que c'était à prendre ou à laisser. Je ne les ai pas demandées. C'est en téléphonant à l'établissement de rattachement (demandé en 7 ème voeu) au mois de juin que j'ai appris que j'avais un complément de service de 12 heures (8 + 12) dans un autre établissement avec 2 heures supp. J'aurais pu effectivement refuser, surtout à cause des kilomètres, mais il aurait fallu aller au T.A. Je précise que je sors de 6 ans de réadap. (hernie discale + gros ennuis de santé) et que je suis en fin de carrière.

Écrit par : robin | 03 décembre 2008

"Je crois, pour ma part, qu'il n'y a pas de corps viles mais une continuité de la création" (Robin)

Oui, Robin, c'est exactement ce que je pense aussi.

Écrit par : Sylvie Huguet | 03 décembre 2008

c'était pasionnnant.

passionnant !

Acré vindious !

Écrit par : robin | 03 décembre 2008

J'ai beaucoup apprécié la remarque de catmano montrant que le vétérinaire est aussi un "médecin de l'âme humaine".

Dobolino, pardon...Rendons à César... !

Ecrit par : robin | 03 décembre 2008

C'est pour cette raison que je me tiens à distance des animaux : il y en a trop qui sont en souffrance et qu'on ne peut aider...
On dit bien "souffrir comme une bête"...
A mon sens le vétérinaire qui trouve l'origine de la douleur d'un animal qui est bien incapable de dire où il a mal a une compétence spécifique qui devrait susciter l'admiration et le reconnaissance.

Écrit par : Maminou | 03 décembre 2008

Elle (ou il ) ne connait rien en grammaire alors elle retarde le moment de sa première "leçon".Un jour elle s'y met,elle fait du triage, des arbres, du rangement, du passe-temps, et elle est contente de soi.
Elle croit avoir rattrapé son retard.
Comment tous "ses" parents peuvent-ils supporter ça ?

Ecrit par : bernard | 03 décembre 2008

En se faisant prescrire du Prozac et des anxiolytiques ...

Écrit par : dobolino | 03 décembre 2008

Je me rappelle parfaitement un petit Philippe Soubeyrand (ça sent-y pas bon sa Provence, ça ?) de CP en 1976 qui avait dessiné l'âne assis à un bureau d'écolier, un stylo coincé dans le sabot parce que le poème disait :
"Il a fait son devoir
du matin jusqu'au soir"

Ecrit par : catmano | 03 décembre 2008

Adorable !

Écrit par : robin | 03 décembre 2008

Les corses sont vraiment trop forts, l'éclat de rire de la soirée!!

Affaire Clavier: le dossier disparaît du tribunal
http://www.20minutes.fr/article/278190/France-Affaire-Clavier-le-dossier-disparait-du-tribunal.php

Écrit par : Merlemocoeur | 03 décembre 2008

"Magnanime", dit de moi Catmano.
Le mot m'agrée, et je l'adopte. Je me regarde dans la glace en disant tout haut : "Je suis magnanime". Et ma foi, ça ne me va pas mal .

Ecrit par : brighelli | 03 décembre 2008
"Gall, amant de la Reine, alla, tour magnanime,
Galamment de l'arène à la tour Magne, à Nîmes. "

Écrit par : dobolino | 03 décembre 2008

"Je me regarde dans la glace en disant tout haut : "Je suis magnanime". Et ma foi, ça ne me va pas mal…"

j'adôôôre. :)"

Ecrit par : toto | 03 décembre 2008

Toto, dîtes plutôt! "je suis raide def", devant le miroir. S'il vous répond: "moi aussi", c'est que c'est vrai. :-)

Écrit par : Christophe Sibille | 03 décembre 2008

Dernier épisode en date dans l'affaire qui oppose Christian Clavier aux nationalistes corses qui avaient envahi son jardin de Porto-Vecchio le 30 août dernier : le dossier à été volé.

Bravo la confusion entre le verbe et la préposition dans la dépêche AFP reprise dans Le Monde sans modification.

Écrit par : Merlemocoeur | 03 décembre 2008

A mon sens le vétérinaire qui trouve l'origine de la douleur d'un animal qui est bien incapable de dire où il a mal a une compétence spécifique qui devrait susciter l'admiration et le reconnaissance.

Ecrit par : Maminou | 03 décembre 2008
Oh non, pas à ce point. Accordez-nous le respect que vous accordez à votre mécano car les voitures et les tronçonneuses ne parlent pas non plus.
Ce n'est pas le patient qui parle, ce sont ses symptomes. Et c'était pareil pour Felts quand il bossait. Entre les propos d'un manipulateur et la thérapie qui lui est nécessaire, il y a certainement un fossé.

Écrit par : dobolino | 03 décembre 2008

D'ailleurs, remédier aux difficultés d'apprentissage d'un élève est aussi un beau casse-tête et encore plus si on se laisse engluer dans les articles cités plus hauts par Dugong et Catmano.

Écrit par : dobolino | 03 décembre 2008

"Merci de vous en rendre compte! :-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 03 décembre 2008"


Ce qui est bien avec toi, c'est que tu n'en n'as jamais marre d'être con ! :0)

Ecrit par : toto | 03 décembre 2008

Alors, Toto, manque d'humour ?

Écrit par : Manu | 03 décembre 2008

Pedigree de la dame Barry-Soavi : professeur de mathématiques à l'IUFM de l'Unisversité Paris-XII-Créteil ["Allez hop ! A Créteil !"], et doctorante en Sciences de l'Education. Elle enseigne dans les formations pour l'Adaptation Scolaire et la Scolarisation des élèves Handicapés, et ses travaux portent sur l'aide pédagogique aux élèves porteurs de troubles des apprentissages. [majuscules d'origine]

Ecrit par : catmano | 03 décembre 2008

Quand on lit le genre de théories savantes pondues par les exégètes de la stratégie verbale (les mots se laissant dire et même écrire), vues du terrain argileux et dans la pesanteur du quotidien, on rit jaune. Il y a donc vraiment des gens payés pour produire de la purée mentale ? Si les diplômes rimaient avec le bon sens, ça se saurait très certainement. Il y a, dans ce genre d'écrit, un manque d'humilité flagrant.
Finalement, on pourrait écrire une thèse sur la manière de planter le chou dans l'arrière saison en Anjou ou sur les troubles de la latéralité en situation de mobilité mécanique qui amènent certains conducteurs à ne pas mettre le clignotant quand ils oblitèrent.
Les sciences de l'éducation sont une véritable caverne d'Ali Baba pour les chercheurs de midi à quatorze heures.

Écrit par : Magister | 03 décembre 2008

J'ai beaucoup apprécié la remarque de catmano montrant que le vétérinaire est aussi un "médecin de l'âme humaine".

Dobolino, pardon...Rendons à César... !

Ecrit par : robin | 03 décembre 2008
Aussi ou surtout ?
C'est certain qu'en zone rurale, avec activité sur les animaux de rente, ça fait une bouffée d'oxygène. L'acitivité sur animaux de compagnie est une grande bouffeuse d'énergie et se protéger n'est pas une mince affaire, d'autant plus que nous n'y sommes pas formés. J'ai dans ma clientèle des échantillons d'humanité qui nécessiteraient la présence continuelle de Ropger Felts ou d'un de ses confrères. On ne sait quelle attitude adopter, on se fait manipuler, exploiter. Des fois, même, on a peur.
Vous souvenez-vous ce fait-divers d'il y a deux ans ? Un vétérinaire tué au couteau par un fou qui le croyait possédé du diable après avoir soigné un chien lui-même possédé ?

Écrit par : dobolino | 03 décembre 2008

Je passais au blog village afin de répondre à C sibille sur sa longue explication concernant les maternelles/primaires et la musique.

Dios, que d'échanges musclés, incendiaires, irrespectueux.
Que de violence gratuite ! Peu de réactions (corporatisme oblige).
Je suis sidérée par tant de haine.

Il me semble que ce qui fait la différence entre une société et une horde, c'est que la société a quand même pour but de vivre ensemble face au péril et à la mort.
Une société humaine place l'homme au centre.
Pour la horde .................................... ??????

Les vétos auraient-ils un complexe d'infériorité ? Soit ! Ils n'ont pas l'objectif noble de secourir la vie humaine, mais en arriver à mettre l'animal au rang de l'homme pose un vrai problème de civilisation et d'éthique.

Écrit par : carole | 03 décembre 2008

"Alors, Toto, manque d'humour ?"

Ecrit par : Manu | 03 décembre 2008

Vous découvrez l'Amérique, Manu!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 03 décembre 2008

Au XIXe siècle, il y avait une version latine au concours de l’école polytechnique : il fallait faire la preuve qu’on n’appartenait pas aux classes populaires.

Ecrit par : André Chervel

Cité par : Guy morel

Vous parlez d'escroquerie intellectuelle, en voici une belle : l'X était, au moins jusqu'en 1870, considérée par les autorités comme un foyer révolutionnaire, et ses élèves étaient sévèrement consignés dès que se manifestait le moindre trouble sur le pavé parisien. Les "trois glorieuses" de 1830 étaient menées par des polytechniciens. Et dans les promotions, les fils de paysans n'étaient pas en quantité négligeable.
On est aujourd'hui bien loin de tout cela.

Écrit par : moot | 03 décembre 2008

J'aurais pu effectivement refuser, surtout à cause des kilomètres, mais il aurait fallu aller au T.A. Je précise que je sors de 6 ans de réadap. (hernie discale + gros ennuis de santé) et que je suis en fin de carrière.

Ecrit par : robin | 03 décembre 2008

A quoi sert le paritarisme si les syndicats laissent passer ce genre d'affectation sans sourciller?

Et pendant ce temps, des néotitulaires chopent des postes fixes en lycée en cumulant les bonifications indues : bonification IUFM, rapprochement de conjoints -pacsés de la veille, nombre d'avortons pondus par la femelle etc.

MORT AU BARÈME.

Écrit par : TotoWeininger | 03 décembre 2008

A Robin, si cette question de l'expérimentation sur l'homme vous intéresse, je vous conseille de lire la passionnante thèse de Grégoire Chamayou, Les corps vils. Expérimenter sur les humains aux XVIII et XIX siècles, qui vient de paraître à La Découverte. On y voit notamment les ravages de l'utilitarisme sur le plan moral, qui conduit à expérimenter sur les pauvres en échange de leur prise en charge sociale. Il construit son intro. autour des différentes versions de l'anecdote de Muret.

Ecrit par : Romuald | 03 décembre 2008

Les étudiants vétérinaires, et probablement les autres étudiants de professions médicales, étaient utilisés comme matériel d'expérimentation il y a peu. On a testé sur nous divers vaccins quand j'étais étudiante: 1977/1981. Ce n'était pas obligatoire mais le battage de nos enseignants et notre ignorance nous amenaient à accepter.
Je ne sais si c'est encore pratiqué.
J'ai servi de cobaye pour un vaccin antirabique et me suis dérobée aux tests de vaccin anti-brucellique, par prudence, étant alors étudiante de dernière année et mieux informée.

Écrit par : dobolino | 03 décembre 2008

il semblerait que, depuis l'adoption de la lolf (nouvelle technique de compta publique, pour ceux qui ne savent pas), le salaire des commissaires inclut une prime qui est fonction du nombre de mise en garde à vue sur l'année !

Du coup, dixit le Canard, il suffit d'un regard de travers pour se retrouver au poste, les flics, sur ce point comme sur d'autres, étant appelé à "faire du chiffre".

L'affaire du journalise de Libé pourrait aussi s'expliquer par ce phénomène... qui remonte à Sarko bien sûr !

Ecrit par : sanjuro | 03 décembre 2008

C'est de l'humour ça aussi ? Pour information la LOLF est une loi... socialiste qui porte le nom du député PS qui l'a pondue : M. Didier Migaud.

Écrit par : Manu | 03 décembre 2008

Et dans les promotions, les fils de paysans n'étaient pas en quantité négligeable.
On est aujourd'hui bien loin de tout cela.

Ecrit par : moot | 03 décembre 2008

On est aujourd'hui généralement loin de tout et de plus en plus près de rien.
Quant aux fils de paysans de jadis, c'étaient une race d'obstinés, élevée à la dure, capable de vous labourer la glaise.

Écrit par : Magister | 03 décembre 2008

en arriver à mettre l'animal au rang de l'homme pose un vrai problème de civilisation et d'éthique.

Ecrit par : carole | 03 décembre 2008
Personne ici ne l'a fait.
En France, il y a un parti politique où se regroupent tous ceux qui placent l'animal au-dessus des "sous-hommes", délinquants et races inférieures sur lesquels ils proposent de pratiquer les expérimentations pour épargner les rats, et à égalité avec les hommes. Ce parti s'appelle le Front National.
On en entend, des choses horribles, chez les vétérinaires ! Les pulsions "animales" des humains s'y débondent.

Écrit par : dobolino | 03 décembre 2008

"Alors, Toto, manque d'humour ?"

Ecrit par : Manu | 03 décembre 2008

Vous découvrez l'Amérique, Manu!!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 03 décembre 2008

Pas étonnant, je n'y suis jamais allé... Blague à part, c'est une sorte de réponse du berger à la bergère plusieurs mois après avoir demandé -vainement- à Toto de s'exprimer correctement (son "stlyle" wesh-sms-titeuf-kikoolol me fatigue à la longue).
Je parle ici de la forme et non pas du fond (quand il y en a un). Toto m'avait alors demandé si je ne manquais pas d'humour. Ce à quoi j'avais répondu que je trouvais le sien franchement lourdingue, à force.

Mais peut-être sommes-nous les deux seuls que ça agace, après tout ?

Écrit par : Manu | 03 décembre 2008

Pour Guy Morel:


Le petit âne gris

Ecoutez cette histoire
Que l'on m'a racontée.
Du fond de ma mémoire,
Je vais vous la chanter.
Elle se passe en Provence,
Au milieu des moutons,
Dans le sud de la France,
Au pays des santons.

Quand il vint au domaine,
Y avait un beau troupeau.
Les étables étaient pleines
De brebis et d'agneaux.
Marchant toujours en tête
Aux premières lueurs,
Pour tirer sa charrette,
Il mettait tout son cœur.

Au temps des transhumances,
Il s'en allait heureux,
Remontant la Durance,
Honnête et courageux
Mais un jour, de Marseille,
Des messieurs sont venus.
La ferme était bien vieille,
Alors on l'a vendue.

Il resta au village.
Tout le monde l'aimait bien,
Vaillant, malgré son âge
Et malgré son chagrin.
Image d'évangile,
Vivant d'humilité,
Il se rendait utile
Auprés du cantonnier.

Cette vie honorable,
Un soir, s'est terminée.
Dans le fond d'une étable,
Tout seul il s'est couché.
Pauvre bête de somme,
Il a fermé les yeux.
Abandonné des hommes,
Il est mort sans adieux.

Mm mm mmm mm...
Cette chanson sans gloire
Vous racontait la vie,
Vous racontait l'histoire
D'un petit âne gris...

Écrit par : dobolino | 03 décembre 2008

Les "trois glorieuses" de 1830 étaient menées par des polytechniciens. Et dans les promotions, les fils de paysans n'étaient pas en quantité négligeable.
On est aujourd'hui bien loin de tout cela.

Ecrit par : moot | 03 décembre 2008

Attention ! Pourquoi les fils de paysans étaient présent malgré la version latine ? Parce que les fils de paysans qui arrivaient à polytechnique avaient commencé leurs études avec le curé du village qui leur avait enseigné le latin.
Voudriez-vous qu'on confie à nouveau aux curés le rôle de recruter dans les classes populaires les futurs élites et d' être leurs premiers maîtres ?

De toute façon, même les curés ne savent plus le latin !

Écrit par : dobolino | 03 décembre 2008

Bon, si j'ai bien compris, personne n'est assez magnanime sur ce blog pour m'expliquer "idéognosique" et "practognosique".
Ça ne fait rien, je me ferai une raison.

"Quelles conséquences engendrent ces troubles ?
La vie scolaire et les apprentissages deviennent si «labyrinthiques» pour l’élève que ce dernier se voit généralement «hors projet.»
[...]
En conséquent, il n’est pas simplement démotivé par l’apprentissage : il se mobilise contre lui, afin de se protéger d’une blessure narcissique .
L’élève manifeste alors des formes de surinvestissement d’ordre physiologique, moteur ou affectif qui viennent compenser la sous-réalisation cognitive."

Ça, c'est simple, on connaît tous :
formes de surinvestissement d'ordre
- physiologique : "Maîtresse, je peux aller faire pipi ?"
- moteur : "Gniiik, gniiik, gniiik" (chaise qui grince), "clic crrrkkk, tac, grlmmlf " (doigts qui farfouillent dans la trousse) "KLANG ! Ouiiiiiiiin !" (chaise qui tombe et bambin qui hurle)
- affectif : "Maîtresse, eh ben moi, ma maman...."

mais les practognosiques, quand même, pour des pauvres instits de base, c'est dur !

Écrit par : catmano | 03 décembre 2008

Maminou, en français, les noms propres ne s'accordent pas. Mais ce n'est pas le cas partout. Voyez en Italie, par exemple : un Brighella, des Brighelli.
JPB


Ecrit par : brighelli | 03 décembre 2008

CQFD .
Donc cette institutrice dit des bêtises...

Mais le pire dans l'histoire, c'est qu'elle ne donne jamais aucun exercice à faire sur quoi que ce soit puisqu'on n'étudie dans cette classe ni grammaire, ni conjugaison, ni orthographe...
Ils ont fait UNE DICTEE au tout début de septembre.

Le système est le suivant : un beau jour elle donne une liste de verbes au futur à apprendre.
Dans les jours qui suivent il y a un contrôle ave des phrases à mettre au futur.
Elle met une note, les gamins corrigent le samedi avec les parents, et l'affaire "du futur" est classée...
Et tout est à l'avenant.

Alors je lui fais faire le programme à ce gamin, le mercredi matin, le samedi matin et pendant les vacances...

Écrit par : Maminou | 03 décembre 2008

Bon, si j'ai bien compris, personne n'est assez magnanime sur ce blog pour m'expliquer "idéognosique" et "practognosique".
Ça ne fait rien, je me ferai une raison.



Ecrit par : catmano | 03 décembre 2008
Allons ! Replacés dans leur contexte, ces deux mots sont évidents !
Les difficultés idéognosiques sont le fait des débilous (ceux qui sont incapables d'inventer l'eau tiède ) et les practognosiques de ceux qui ont deux mains gauches (ceux qui sont incapables d'ouvrir les robinets même si, théoriquement, ils savent produire de l'eau tiède ).

Écrit par : dobolino | 03 décembre 2008

Mais le pire dans l'histoire, c'est qu'elle ne donne jamais aucun exercice à faire sur quoi que ce soit puisqu'on n'étudie dans cette classe ni grammaire, ni conjugaison, ni orthographe...
Ils ont fait UNE DICTEE au tout début de septembre.

Le système est le suivant : un beau jour elle donne une liste de verbes au futur à apprendre.
Dans les jours qui suivent il y a un contrôle ave des phrases à mettre au futur.
Elle met une note, les gamins corrigent le samedi avec les parents, et l'affaire "du futur" est classée...
Et tout est à l'avenant.

Alors je lui fais faire le programme à ce gamin, le mercredi matin, le samedi matin et pendant les vacances...

Ecrit par : Maminou | 03 décembre 2008

Ça doit être un clone de celle dont ma fille a bénéficié 4/5 ans de primaire.
Avec de la volonté et des bons profs en sixième et cinquième, ça se gère, mais je ne vous raconte pas l'état de fatigue du gosse en fin d'année scolaire.
A sa décharge, c'est elle qui nous a appris à chanter Le Petit âne gris.

Écrit par : dobolino | 03 décembre 2008

"Alors, Toto, manque d'humour ?
Ecrit par : Manu | 03 décembre 2008 "

Alors, Manu, toi aussi t'as un sushi de lecture ? :o)

T'inquiètes, j'l'avais d'jà r'marqué !
Ch't'en veux po, c'est po t'as fõte si t qu'une grosse merde. :o)

Écrit par : toto | 03 décembre 2008

A sa décharge, c'est elle qui nous a appris à chanter Le Petit âne gris.

Ecrit par : dobolino | 03 décembre 2008

Et bien, celle dont je parle chante comme un rossignol !!!

Écrit par : Maminou | 03 décembre 2008

Il y a des chiens qui reçoivent les mêmes traitements que vous et qui seront peut-être pleurés plus longtemps que vous ne le serez et par plus de personnes lorsqu'ils quitteront cette terre car, même cancéreux, ils n'ont pas votre méchanceté.
Et merde à la fin !

Ecrit par : dobolino | 02 décembre 2008


Bien sûr Dobolino, vous n'avez rien mis en parallèle.

Écrit par : carole | 03 décembre 2008

le 'tas' c'est pour ktè kkchose à dire, hein ! :o)

Écrit par : toto | 03 décembre 2008

"Magnanime", dit de moi Catmano.
Le mot m'agrée, et je l'adopte. Je me regarde dans la glace en disant tout haut : "Je suis magnanime". Et ma foi, ça ne me va pas mal…

Aussi Magne à Nîmes que le grand Tartarin à Tarascon ! ,-)

Écrit par : robin | 03 décembre 2008

"Mais peut-être sommes-nous les deux seuls que ça agace, après tout ?
Ecrit par : Manu | 03 décembre 2008 "

Après tout , ben oui, peuuuuut----tttt---êêêêtreeeeee,


Cheula diiiiitttt petiiiitttteeeeee uuuu meeeerrrdeuuuu, quuuueuuueeuueueue vousssss soyezzzzz 2 ou 10000000000 millliaaaaaarrrrfdddddd cccceeuuuuu seerrrraiiiiiiiiiii llllaaaaa mêêêêêê^mmmmmeeuuuuuuuuuuu duconoooooo !


tu comprends le ton ma couille ?

Écrit par : toto | 03 décembre 2008

De toute façon, même les curés ne savent plus le latin !

Ecrit par : dobolino | 03 décembre 2008

"Sans le latin, sans le latin, la meeeesse nous emmeeeerde..."

Écrit par : robin | 03 décembre 2008

Il y a des chiens qui reçoivent les mêmes traitements que vous et qui seront peut-être pleurés plus longtemps que vous ne le serez et par plus de personnes lorsqu'ils quitteront cette terre car, même cancéreux, ils n'ont pas votre méchanceté.
Et merde à la fin !

Ecrit par : dobolino | 02 décembre 2008


Bien sûr Dobolino, vous n'avez rien mis en parallèle.

Ecrit par : carole | 03 décembre 2008
Non ! J'ai juste énoncé un constat. Pour le reste, chochotte, vous repasserez !
Pauvre Felts ! Le voilà pris au piège ! Vivement qu'il guérisse ou entre en phase de rémission !

Écrit par : dobolino | 03 décembre 2008

Voudriez-vous qu'on confie à nouveau aux curés le rôle de recruter dans les classes populaires les futurs élites et d' être leurs premiers maîtres ?

De toute façon, même les curés ne savent plus le latin !

Ecrit par : dobolino

Voui, c'est sûr, il valait mieux empêcher ces péquenots d'intégrer l'X de peur qu'ils eussent recours au bourrage de crâne de l'affreux corbeau du village. Surtout si c'était pour qu'ils finissent par devenir mécréants, gôchisssss et révolutionnaires !

Je crois de plus savoir que le latin du curé n'est pas tout à fait le même que celui de Cicéron, ne vous en déplaise.

Mais en effet, les curés ne savent plus le latin. Ou du moins, ne savent plus l'ânonner comme leurs prédécesseurs.

Écrit par : moot | 03 décembre 2008

Cher Jean-Paul Brighelli,
Je n'ai absolument rien compris à votre billet de ce jour. Comme disait de Gaulle "je cherche un normalien qui sache lire et écrire"...

Écrit par : Aristote | 03 décembre 2008

Je me dis athée.
A la messe en latin,la messe ancien style en Français, j'assiste avec plaisir lors des mariages,des communions,des enterrements,le spectacle me plait,les chants,les décors,les formules,etc... . A la messe moderne,que j'appelle de gauche,avec les slogans sur les murs,les obligations de se donner la main,de s'engager vers le voisin,les leçons de morale sans en être,je me recrois en réunion de cellule communiste,dans les années 80.Alors je sors et j'attends la famille dehors.

Écrit par : bernard | 03 décembre 2008

Bon, si j'ai bien compris, personne n'est assez magnanime sur ce blog pour m'expliquer "Bon, si j'ai bien compris, personne n'est assez magnanime sur ce blog pour m'expliquer "idéognosique" et "practognosique".
Ça ne fait rien, je me ferai une raison.

Ecrit par : catmano | 03 décembre 2008

Idéo-gnosique : la connaissance par les représentations (mentales) induites ou produites.
Practo-gnosique : la connaissance par l'action (la pratique, l'expérience).
La notion de gnose renvoie à l'idée de connaissance de soi et donc de conscience.

En tous les cas, ce sont des néologismes emphatiques très prisés par les aérogogues, pardon, les pédagols.

Écrit par : Magister | 03 décembre 2008

"Après tout , ben oui, peuuuuut----tttt---êêêêtreeeeee,


Cheula diiiiitttt petiiiitttteeeeee uuuu meeeerrrdeuuuu, quuuueuuueeuueueue vousssss soyezzzzz 2 ou 10000000000 millliaaaaaarrrrfdddddd cccceeuuuuu seerrrraiiiiiiiiiii llllaaaaa mêêêêêê^mmmmmeeuuuuuuuuuuu duconoooooo !


tu comprends le ton ma couille ?"

Ecrit par : toto | 03 décembre 2008

"Mais peut-être sommes-nous les deux seuls que ça agace, après tout ?

Ecrit par : Manu | 03 décembre 2008 "

Ca doit être ça, Manu! Ni vous ni moi n'en comprenons ni les paroles, ni la musique! Trop contemporain! A côté, Boulez, c'est Yann Tiersen... :-)

Écrit par : Christophe Sibille | 03 décembre 2008

Cher Jean-Paul Brighelli,
Je n'ai absolument rien compris à votre billet de ce jour. Comme disait de Gaulle "je cherche un normalien qui sache lire et écrire"...

Ecrit par : Aristote | 03 décembre 2008

Oui, mais vous n'êtes pas de Gaulle!

Écrit par : Sanseverina | 03 décembre 2008

ROBIN VOUS ÉCRIVEZ :

J'ai beaucoup apprécié la remarque de Dobolino montrant que le vétérinaire est aussi un "médecin de l'âme humaine".
Maintenant que pensez vous d'une personne qui dit ce qui suit à une personne effectivement atteinte d'un cancer :
« Il y a des chiens qui reçoivent les mêmes traitements que vous et qui seront peut-être pleurés plus longtemps que vous ne le serez et par plus de personnes lorsqu'ils quitteront cette terre car, même cancéreux, ils n'ont pas votre méchanceté… Et merde à la fin ! »
Ces propos ne sont pas ceux d'un médecin de l'âme humaine. Ce sont les propos de quelqu'un d'irresponsable et je dois dire que dans ma pratique j'ai vu bien des conneries mais jamais un médecin n'a osé s'adresser de cette manière à un patient. Plus inquiétant par corporatisme imbécile, le même refrain est repris en chœur par le confrère. Plus inquiétant encore, par aveuglement, par pusilanimité, par déréglement des valeurs, la majorité de ceux qui participent au débat font comme si la virtualité du débat internetien les libérait des contraintes et des exigences de civilisation et d'éthique…
Heureusement quelques voix se sont fait entendre… La dernière Carole que je ne connais pas du tout. D'elle je reprend :
« Il me semble que ce qui fait la différence entre une société et une horde, c'est que la société a quand même pour but de vivre ensemble face au péril et à la mort.
Une société humaine place l'homme au centre.
Pour la horde .................................... ?????? »
Et encore :
« … mais en arriver à mettre l'animal au rang de l'homme pose un vrai problème de civilisation et d'éthique. »

Afin que les choses soient bien claires il faut préciser que la méchanceté consistait à hiérarchiser les mérites du neurochirurgien et du boucher sur le plan de leur technicité. Le Vétérinaire (mais pas de mon fait au départ) s'est immiscé entre les deux. Il est vrai qu'il y a un certain nombre de spécialiste du glissement sémantique qui font dire aux gens le contraire de ce qu'ils ont exprimés.

Écrit par : Roger Felts | 03 décembre 2008

Robin, en toute amitié, tout le monde sait très bien qu'on ne peut refuser une heure sup ( sauf cas exceptionnel). Mais la 2ème, personne ne peut vous l'imposer. Alors la troisième!Nous avons encore des statuts. Après chacun fait sa soupe en conscience.

Écrit par : Sanseverina | 03 décembre 2008

Voui, c'est sûr, il valait mieux empêcher ces péquenots d'intégrer l'X de peur qu'ils eussent recours au bourrage de crâne de l'affreux corbeau du village.

Ecrit par : moot | 03 décembre 2008

Du grand n'importe quoi ! On se replace dans le contexte de 1830, Poussinet, et on arrête d'enfiler des perles.
Y'en a marre à la fin que chaque propos soit récupéré et détourné.
Maintenant, si vous êtes nostalgique de la Restauration et exècrez la Gueuse, qu'y puis-je ?
Après l'OAS et la Ligue du Nord, v'là l'Action Française qui débarque !
Ce blog, c'est vraiment la Cour des Miracles !

Écrit par : dobolino | 03 décembre 2008

Robin, en toute amitié, tout le monde sait très bien qu'on ne peut refuser une heure sup ( sauf cas exceptionnel). Mais la 2ème, personne ne peut vous l'imposer. Alors la troisième!Nous avons encore des statuts. Après chacun fait sa soupe en conscience.

Ecrit par : Sanseverina | 03 décembre 2008

Sanseverina, en toute amitié ;-), j'ai le même statut que vous, et pourtant je ne pouvais LÉGALEMENT refuser les quatre heures supplémentaires par semaine nécessaires pour compléter mon service jusqu'à hauteur de celui du professeur certifié que je remplace (qui avait accepté une heure sup).

Comme quoi la fonction de TZR constitue un déni de statut caractérisé.

Il faut donc la supprimer.

Écrit par : TotoWeininger | 03 décembre 2008

Quant à Robin, sans vouloir répondre à sa place, le rectorat aurait pu lui "imposer" de compléter son service dans une autre discipline (les maths, par exemple;-)), s'il avait refusé le complément de service dans l'autre établissement.

Écrit par : TotoWeininger | 03 décembre 2008

Du grand n'importe quoi (1) !
Y'en a marre à la fin que chaque propos soit récupéré et détourné (2).

Ecrit par : dobolino

(1) -> Je ne vous le fais pas dire. On rappelle que la présence du latin, aujourd'hui considéré comme une langue accessible à la seule "élite" friquée, n'était pas un obstacle à l'entrée de paysans dans l'une des écoles les plus prestigieuses du pays, et on se fait dire que c'était "la faute" à l'endoctrinement mené par le clergé. Sachez que ce dernier point me fait une belle jambe, seul le fait ici, c'est à dire l'ascension sociale, m'intéresse.

(2) -> Là encore, je ne vous le fais pas dire. Vous détournez complètement mes propos.

Quoi qu'il en soit, vous avez une vision bien primaire et exagérée sur l'influence de l'Église aujourd'hui. On se croirait au temps du "petit père Combes".

Écrit par : moot | 03 décembre 2008

Après l'OAS et la Ligue du Nord, v'là l'Action Française qui débarque !
Ce blog, c'est vraiment la Cour des Miracles !

Y a bien le parti socialiste ! Vous trouvez que c'est mieux ?

A propos de cours des miracles, si on parlait de l'élection de votre première secrétaire ?

Bisous auxderniers humains du blog, Carole, Lisa, Rodger, Toto, Dugong, Magister, Manu, Jean . Tous ceux qui ne s'engoncent dans aucune posture.

Écrit par : Scarlett Martinez | 03 décembre 2008

Et moi Scarlet ? Je sens le gaz ?

Écrit par : Zorglub | 03 décembre 2008

Bisous Zorglub, et comme dirait taille toi le boudin, la liste n'est pas exhaustive ! Mais, bon, on n'est pas nombreux !

Bisous Sylvie Huguet !

Écrit par : Scarlett Martinez | 03 décembre 2008

Sanseverina, c'est bien que vous ayez eu des chocolats.

Moi j'ai eu un pain au chocolat Auchan en quelques années... et des langues de chat faites maison, mais c'était à destination de toute la classe, pas pour moi.

Bon, en gros, j'ai rien eu.

Ca n'a rien à voir, mais j'hésite à demander en mars ma réintégration dans le secondaire (ben oui, je n'y étais plus). Tout cela m'énerve. Et j'en ai surtout marre de gagner trois francs six sous pour des activités et un emploi du temps qui s'approchent plus des ateliers clandestins du quartier chinois de Paris que de ceux d'un employé français normal.

Mauvaises nouvelles du front : je pense TRES sincèrement que les spécialistes en sciences de l'éducation ont quasi définitivement gagné la bataille. Tous les indicateurs sont unanimes, et franchement, si l'instruction surnage face aux attaques dont elle est l'objet, ce sera "oune vrrrai miracle", comme dit Rabbi Jacob.

Et enfin, pour rire, je vous invite à contacter le numéro 0811 810 810 pour poser une question sur votre mutation.

C'est très drôle : ils ont tort à tous les coups ! Tous !

Posez leur des questions sur les APV, sur les PrCe, sur les sections internationales ou européennes : ils ne sont au courant de rien. Il n'est pas au courant de ça, Xavier Darcos, que son service miracle payé à une société privée est INEFFICACE, et qu'il aurait mieux fait de confier ça à des profs ?

Écrit par : Marre | 03 décembre 2008

De toute façon, même les curés ne savent plus le latin !
Ecrit par : dobolino | 03 décembre 2008

Ah, si seulement ! Je les avais oubliés, ceux-là, tiens.

Entre les pédagogos et les intégristes (Bonjour Bernard), on envie Stefan Zweig.

Écrit par : Jérémy | 03 décembre 2008

"Le pire dans l'histoire, c'est qu'elle ne donne jamais aucun exercice à faire sur quoi que ce soit puisqu'on n'étudie dans cette classe ni grammaire, ni conjugaison, ni orthographe"

Vous savez, elle fait ce qu'on lui a appris, et ce qu'on enseignera bientôt non plus à l'IUFM, mais à la fac (de toute façon, on l'enseigne déjà à la fac...)

Écrit par : Jérémy | 03 décembre 2008

Alors, Manu, toi aussi t'as un sushi de lecture ? :o)

T'inquiètes, j'l'avais d'jà r'marqué !
Ch't'en veux po, c'est po t'as fõte si t qu'une grosse merde. :o)

Ecrit par : toto | 03 décembre 2008

Charmant...et tellement distingué. Puisque vous évoquez la chose, moi, au moins, je n' écris pas comme un étron.

N'hésitez pas, hein, mon cher Toto, si on peut vous servir de thérapie pour pas cher, défoulez-vous !

Les messieurs rigolos en blouse blanche vont bientôt passer pour votre petite douche bien glacée et vos cachets sympas. Passez une bonne nuit ! Oui, oui, la camisole serre un peu, mais vous allez vous y habituer vous verrez ! D'ici quelques temps vous allez la trouver for-mi-dââble ! C'est bien simple, vous ne pourrez plus vous en passer !

(sur un ton chantant) : À de-maiiinn.

Écrit par : Manu | 03 décembre 2008

tu comprends le ton ma couille ?

Ecrit par : toto | 03 décembre 2008

Laissez tomber, Toto, pour vous, le "ton", c'est du poisson. Et ça s'écrit avec un "h".

Écrit par : Manu | 03 décembre 2008

PPS. Morel citant Francis Jammes ? Un ange est passé — celui de toto, sans doute.
Ecrit par : brighelli | 03 décembre 2008

Tu doutes de mon goût pour la poésie de Francis Jammes ?

Écrit par : guy morel | 03 décembre 2008

@sibilibili
"il paraîtrait"

Méfies toi, l'õte boudinos va te prendre la tête !

ange

Ben alors, les profs de français, pas encore au courant de la réforme de l'orthographe de 1990 qui autorise ici le i sans accent circonflexe !!!

http://www.orthographe-recommandee.info/

http://www.academie-francaise.fr/langue/orthographe.html

Faudrait se mettre à jour depuis bientôt 20 ans ! et cela ne se discute plus puisque c'est paru au JO le 6 décembre 1990 et que cela a été adopté à l'unanimité par l'Académie.

Écrit par : De passage | 04 décembre 2008

Bisous auxderniers humains du blog, Carole, Lisa, Rodger, Toto, Dugong, Magister, Manu, Jean . Tous ceux qui ne s'engoncent dans aucune posture.

Ecrit par : Scarlett Martinez | 03 décembre 2008

Je vous embrasse également, Amélie (puisqu'il paraît que c'est vous). J'espère que ce n'est qu'un bisou pour la nuit et non un bisou d'adieu au forum. Au passage, je n'ai pas tout suivi et ignore le cas échéant la raison pour laquelle vous avez changé de nom. Je suis parfois un peu "conservateur" et m'étais habitué,

Écrit par : Manu | 04 décembre 2008

On pourrait parler de choses sérieuses, ici ?

Écrit par : Jérémy | 04 décembre 2008

Tous ceux qui ne s'engoncent dans aucune posture.

Ecrit par : Scarlett Martinez

Je ne sais pas ce que vous appelez une posture, mais que certains fassent de Dieu leur diable, cela me dépasse, voilà tout. Et pourtant, j'ai horreur du prosélytisme.

Écrit par : moot | 04 décembre 2008

Pendant ce temps-là :
- les IUFM prennent le relais des facs pour former les futurs enseignants à Bac +4 et Bac +5,
- le numéro mobilité dit connerie sur connerie à ceux qui veulent muter,
- des normaliens agrégés font leur stage en collège ZEP, sont débordés, et on leur dit que ce sotn des nuls,
- des IA/IPR et des responsables IUFM jouent aux petits chefs pour faire peur aux stagiaires et aux jeunes profs,
- des classes fiment sur google la façon dont elles ridiculisent leur prof.

Mais Darcos passe sur Public Sénat en direct pour parler de ses réformes, et ici on s'insulte.

Écrit par : Jérémy | 04 décembre 2008

- des normaliens agrégés font leur stage en collège ZEP, sont débordés, et on leur dit que ce sont des nuls,


Ecrit par : Jérémy | 04 décembre 2008

Sans blague?

L'EN a complètement perdu la tête.

Écrit par : TotoWeininger | 04 décembre 2008

TotoWeininger, préparez le champagne :

COMMUNIQUE DE LA SOCIETE DES AGREGES

L'AFFECTATION DES AGRÉGÉS EN LYCÉE
Le Comité de la Société des Agrégés de l'Université, réuni le 30 novembre 2008, se félicite que le ministère de l'Éducation Nationale ait pris conscience de la nécessité d'affecter impérativement les agrégés en CPGE ou dans les lycées, comme cela peut apparaître à la lecture du paragraphe III.1.1.5, p. 37, de la note de service sur le mouvement 2009 adressée aux Recteurs (BO spécial n°7 du 6 novembre 2008) : « Les professeurs agrégés assurent prioritairement leur service dans les classes préparatoires aux grandes écoles et dans les classes de lycées. Vous veillerez à ne procéder à de nouvelles affectations d'agrégés en collège qu'à titre très exceptionnel. Vous définirez donc des bonifications significatives pour affecter les professeurs agrégés en lycées dans le cadre du mouvement intra-académique ».


Le Ministère de l'Éducation nationale reconnaît ainsi la place spécifique des agrégés dans l'enseignement secondaire et supérieur, légitimée par le très haut niveau d'exigence disciplinaire de leur concours de recrutement.


Le Comité estime que la consigne d'affectation donnée aux recteurs par cette note de service ne souffre aucune ambiguïté et qu'il ne devrait pas y avoir d'agrégé affecté en collège contre son gré au titre du mouvement 2009.


Il invite les recteurs à traduire cette nouvelle disposition dans leur note de service sur le mouvement intra-académique en fixant la « bonification agrégé » à 401 points tout en autorisant pour les seuls agrégés la prise en compte des différents éléments constitutifs du barème (paragraphe I.2.1 de la circulaire ministérielle) sur tous leurs types de voeux, y compris ceux portant exclusivement sur des lycées généraux et technologiques. Cette disposition extrêmement aisée à mettre en place est la seule qui résoudrait de façon définitive le problème de l'affectation des agrégés tout en tenant compte des situations individuelles (bonifications TZR ou APV, etc.) et familiales (conjoint, enfants).

Écrit par : Jérémy | 04 décembre 2008

- des normaliens agrégés font leur stage en collège ZEP, sont débordés, et on leur dit que ce sont des nuls,
Ecrit par : Jérémy | 04 décembre 2008

Sans blague?
L'EN a complètement perdu la tête.
Ecrit par : TotoWeininger | 04 décembre 2008

Bien sûr ! Et le nombre d'agrégés qui se font déborder par leur Seconde SMS ou par leur Quatrième, et qu'on menace de non-tituarisation...

Écrit par : Jérémy | 04 décembre 2008

TotoWeininger, préparez le champagne :

Ecrit par : Jérémy | 04 décembre 2008

Oui, Jeremy, je venais de le lire. Mais entre ce qu'exige la Sda, ce que le ministère décidera et ce que les rectorats appliqueront, il risque d'avoir des pertes en ligne.

La Sda fait son boulot, c'est bien. Ce communiqué est exemplaire. Un zeste de raison dans l'infini foutoir.

Écrit par : TotoWeininger | 04 décembre 2008

Bien sûr ! Et le nombre d'agrégés qui se font déborder par leur Seconde SMS ou par leur Quatrième, et qu'on menace de non-tituarisation...

Ecrit par : Jérémy | 04 décembre 2008

Je me dis parfois que si j'étais passé par les IUFM, je n'aurais jamais été titularisé.

Tant de bêtise et de gâchis, c'est criminel.

Écrit par : TotoWeininger | 04 décembre 2008

Robin, vite ! Claude Vigée dans quelques minutes sur France 2, dans Des mots de minuit ! Réveillez-vous vite !

Écrit par : Jérémy | 04 décembre 2008

Pour vous, Robin, si vous pouvez ce jour-là :

La bourse Goncourt de la poésie 2008 est attribuée à Claude Vigée pour l’ensemble de son œuvre.
Autour de Claude Vigée, plusieurs rencontres auront lieu en cette fin d'année, dont, au Cercle Bernard Lazare :
"Hommage à Claude Vigée".
Rendez-vous le 18 décembre à 20h30
10 rue St-Claude, 75003 Paris

Écrit par : Jérémy | 04 décembre 2008

Pour vous, Robin, si vous pouvez ce jour-là :

La bourse Goncourt de la poésie 2008 est attribuée à Claude Vigée pour l’ensemble de son œuvre.
Autour de Claude Vigée, plusieurs rencontres auront lieu en cette fin d'année, dont, au Cercle Bernard Lazare :
"Hommage à Claude Vigée".
Rendez-vous le 18 décembre à 20h30
10 rue St-Claude, 75003 Paris

Écrit par : Jérémy | 04 décembre 2008

Pour vous, Robin, si vous pouvez ce jour-là :

La bourse Goncourt de la poésie 2008 est attribuée à Claude Vigée pour l’ensemble de son œuvre.
Autour de Claude Vigée, plusieurs rencontres auront lieu en cette fin d'année, dont, au Cercle Bernard Lazare :
"Hommage à Claude Vigée".
Rendez-vous le 18 décembre à 20h30
10 rue St-Claude, 75003 Paris

Écrit par : Jérémy | 04 décembre 2008

Dans mon établissement, faute de candidats pour être tuteur, un stagiaire IUFM d'anglais livré à lui-même (sa tutrice est dans un autre établissement de la ville !)

On apprend au conseil de classe de premier trimestre qu'il est chahuté, provoqué par les élèves (oeillades, proposition de drogue, déstabilisation…)

À part ça, vive le compagnonnage... une chance qu'il ait une seule classe ! Un gars solide, par ailleurs, mais inexpérimenté.

J'enseigne dans cette classe et je pressentais quelque chose du genre : les élèves qui ont pris l'habitude de dominer un prof en viennent à penser que cela est possible avec les autres, je les trouvais particulièrement coriaces...

Quand on aura des groupes fluctuants et composites avec la réforme du lycée, les élèves vont s'en payer une bonne tranche : tir au pigeon sur les profs jetables, c'est moi qui vous le dis...

Écrit par : sanjuro | 04 décembre 2008

Agenda du ministre :

Jeudi 04/12 :
17h00 Audience F.S.U. : poursuite des discussions sur les réformes en cours et à venir
Vendredi 05 09h00 Audience UNSA-Education : poursuite des discussions sur les réformes en cours et à venir
15h00 Audience SGEN-C.F.D.T. : poursuite des discussions sur les réformes en cours et à venir

La fin de semaine sera tranquille !

Écrit par : Jérémy | 04 décembre 2008

"une chance qu'il ait une seule classe !"

Comment peut-il n'avoir qu'une seule classe ? Les stagiaires doivent faire entre 6 et 8 heures : je ne connais pas de classe qui ait entre 6 et huit heures d'anglais (sauf une classe avec option obligatoire anglais renforcé et option facultative anglais européen ?). Vous êtes sûr qu'il n'a pas plutôt deux classes ?

Écrit par : Jérémy | 04 décembre 2008

Exact, je confonds avec mon propre stage ! Que font d'ailleurs les stagiaires de français, maintenant ? On n'en a plus, chez nous... Autrefois, ils avaient une seconde, 6h prof, mais maintenant ?

Écrit par : Sanjuro | 04 décembre 2008

Sanjuro a écrit : "Quand on aura des groupes fluctuants et composites avec la réforme du lycée, les élèves vont s'en payer une bonne tranche : tir au pigeon sur les profs jetables, c'est moi qui vous le dis..."

Bien vu.

Ce n'est pas une stupide clé USB dont on devrait doter les nouveaux enseignants *. C'est un fusil mitrailleur (FM) dont on aurait appris (en fac ?) le port apparemment négligé d'une seule main (ça impressionne). Longue cartouchière en sautoir.

Première arrivée dans une classe façon mercenaire énervé (lattage obligatoire de la porte d'entrée à coup de rangers). Jet du FM sur le burlingue et regard balayant sur le champ de bataille. Chef d'établissement et tuteur en couverture juste derrière. La classe !

Evidemment, il faudrait procéder à quelques recrutements profilés dans les universités. A moins qu'on découvre chez de dignes universitaires quelques savoir-faire inexploités jusque là. **

* ceci dit, en y réfléchissant juste un peu, on s'aperçoit que cette dotation légère d'apparence innocente et vaguement insultante (un truc à deux balles), est la préfiguration du prof errant.

** Pedro Cordoba ?

Écrit par : dugong | 04 décembre 2008

Aristote ne comprend pas ma Note ?
J'allais dire : qu'est-ce qu'il ne comprend pas… Mais c'est le même problème qu'en classe : quand on est bouché, on est bouché.
Quant à l'idée que plus aucun agrégé ne saurait écrire depuis la mort du regretté Pompidou...
La journée sera longue… Bises à tous…
JPB

Écrit par : brighelli | 04 décembre 2008

"Bisous auxderniers humains du blog, Carole, Lisa, Rodger, Toto, Dugong, Magister, Manu, Jean . Tous ceux qui ne s'engoncent dans aucune posture."

Ecrit par : Scarlett Martinez | 03 décembre 2008

Que ce soit Amélie qui décerne ce type de satisfecit, en ne parlant "d'aucune posture", prouve au moins qu'elle a de l'humour! Même si c'est au 235è degré!

Écrit par : Christophe Sibille | 04 décembre 2008

"Charmant...et tellement distingué. Puisque vous évoquez la chose, moi, au moins, je n' écris pas comme un étron.

N'hésitez pas, hein, mon cher Toto, si on peut vous servir de thérapie pour pas cher, défoulez-vous !

Les messieurs rigolos en blouse blanche vont bientôt passer pour votre petite douche bien glacée et vos cachets sympas. Passez une bonne nuit ! Oui, oui, la camisole serre un peu, mais vous allez vous y habituer vous verrez ! D'ici quelques temps vous allez la trouver for-mi-dââble ! C'est bien simple, vous ne pourrez plus vous en passer !

(sur un ton chantant) : À de-maiiinn."

Ecrit par : Manu | 03 décembre 2008

Pauvres hommes en blanc! Même eux n'auront jamais vu un cas comme celui-là! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 04 décembre 2008

"Bien sûr ! Et le nombre d'agrégés qui se font déborder par leur Seconde SMS ou par leur Quatrième, et qu'on menace de non-tituarisation..."

Ecrit par : Jérémy | 04 décembre 2008

Ah bon? Le savoir ne suffirait pas pour lutter contre les jeunes mal élevés? Il faudrait donc une formation professionnelle? Heureux de l'apprendre.

Écrit par : Christophe Sibille | 04 décembre 2008

"@sibilibili
"il paraîtrait"

Méfies toi, l'õte boudinos va te prendre la tête !

ange

Ben alors, les profs de français, pas encore au courant de la réforme de l'orthographe de 1990 qui autorise ici le i sans accent circonflexe !!!

http://www.orthographe-recommandee.info/

http://www.academie-francaise.fr/langue/orthographe.html

Faudrait se mettre à jour depuis bientôt 20 ans ! et cela ne se discute plus puisque c'est paru au JO le 6 décembre 1990 et que cela a été adopté à l'unanimité par l'Académie."

Ecrit par : De passage | 04 décembre 2008

Toto est prof de français? Effectivement, le niveau monte! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 04 décembre 2008

"c'est paru au JO le 6 décembre 1990 et que cela a été adopté à l'unanimité par l'Académie.""

Je le savais déjà que là qu'a des mies était noyauté par ortograf et singe !

Je vous plains . C'est po gogné .


:o)

Écrit par : toto | 04 décembre 2008

Sur la réforme du lycée, article dans Ouest France signalé sur le site du Mammouth déchaîné :

http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Lycee-des-disciplines-en-voie-de-disparition-_3636-759166_actu.Htm

Le recteur de Rennes tient des propos inquiétants.
"Les recteurs d'académie se préparent à la réforme. Premiers commentaires, à Rennes, d'Alain Miossec. « À géométrie variable, les modules pourront être définis dans l'établissement. Ça va bouger. Mais la balle est dans le camp des enseignants. L'autonomie qui leur est laissée est une opportunité. »

Ils devront travailler ensemble, proposer des approches combinées, « comme avec les TPE (travaux personnels encadrés), décriés au départ, regrettés quand on a voulu les supprimer en terminale. Dans les modules, il ne s'agit pas de proposer davantage de littérature, de latin, de grec, mais de réfléchir à comment les enseigner. »"

Cela signifie-t-il qu'il n'y aura plus de programme national pour les modules où chacun fera ce qui lui plaît? Quant au modèle des TPE, il laisse présager le pire.

Sinon, Educpros relaie la rumeur d'un report de la réforme du lycée (http://www.educpros.fr/detail-article/h/0109c12ee3/a/reforme-du-lycee-darcos-est-il-pret-a-faire-marche-arriere.html), mais j'ai du mal à y croire...

Écrit par : Romuald | 04 décembre 2008

"Les professeurs devront travailler ensemble, proposer des approches combinées"

L'humour molochoïde est parfois du deuxième degré.

Vive le génie français de la combine !

Écrit par : dugong | 04 décembre 2008

Que répondre?

Une étudiante de 22 ans vient me voir à la fin du cours pour m'annoncer qu' elle a "du mal à penser" et "à trouver les mots". Son regard est hagard, elle demande de l'aide, mais je ne sais pas quoi faire. A la manière dont elle s'adresse à moi, je comprends que, pour elle, c'est MON problème, et non pas le sien. Elle demande que je le résolve, et, si possible, sans efforts de sa part.

Une autre étudiante à qui j'ai donné une mauvaise note en contrôle continu, a décidé de s'installer dans mon cours pour faire de la provocation : elle me regarde de travers, souffle, dérange les autres. Lorsque je lui conseille de ne plus fréquenter mon cours, elle me dit : "quoi, y a problème?".

Une autre -de toute évidence équipée d'ordinateur et d'internet -me demande via mail "qu'est-ce que le Congrès de Vienne" et de lui répondre, si possible, dans les 24 heures !
;o)

Pour d'autres, habitués depuis l'école élémentaire au "prof séquence" (que, bien avant de lire Muray, j'appelais "le prof à roulettes")...Pour eux, un bon prof, un prof digne de ce nom, est un truc sur deux jambes qui distribue des schémas en photocopie et qui hache un poème sur slider power point.

C'est quoi cette nouvelle conception de l'enseignement supérieur?

Écrit par : Lisa fut Lisette | 04 décembre 2008

"Bien sûr ! Et le nombre d'agrégés qui se font déborder par leur Seconde SMS ou par leur Quatrième, et qu'on menace de non-tituarisation..."

Ecrit par : Jérémy | 04 décembre 2008

Ah bon? Le savoir ne suffirait pas pour lutter contre les jeunes mal élevés? Il faudrait donc une formation professionnelle? Heureux de l'apprendre.

Ecrit par : Christophe Sibille | 04 décembre 2008

Allez, allez, Christophe, ne faites donc pas l'âne pour avoir du son! Un professeur de collège (encore moins de lycée, d'ailleurs) ne peut pas "lutter contre des jeunes mal élevés" qui ont décidé de l'empêcher de faire cours. Les IUFM font croire aux stagiaires que c'est en palabrant à l'infini avec les coupables que l'on résout les problèmes de discipline. Devant dix petites frappes qui font les fous en même temps dans votre classe, ces belles théories ne sont que du flan. Que l'on soit agrégé ou certifié en début de carrière, on vit les mêmes déconvenues. La prétendue "formation professionnelle" dont se gargarisent les IUFM n'apprend pas aux jeunes professeurs à faire rentrer dans le rang les élèves perturbateurs. Les seuls jeunes professeurs qui s'en tirent, ce sont ceux qui mesurent un mètre quatre-vingt quinze et ont une carrure de rugbymen. Une "formation professionnelle " utile devrait apprendre aux jeunes professeurs qu'ils doivent être très directifs, imposer dès le début dans leurs classes un certain nombre de règles très strictes ( bavardage interdit, devoirs et leçons obligatoires, etc.), ne rien laisser passer, qu'ils sont là pour transmettre des connaissances et non pour animer des groupes de jeunes, bref l'exact contre-pied de ce qu'on leur raconte dans la plupart de ces néfastes instituts.
Et puis, vous savez très bien aussi, Christophe, que la capacité d'un professeur à imposer la discipline dans sa classe dépend de l'attitude du principal, qui a la responsabilité de l'ordre et de la discipline dans son collège. On ne peut pas résoudre les problèmes graves de discipline si on n'a pas le soutien du principal, et cela quel que soit l'âge du professeur.
Quand vos punitions n'ont pas d'effet, quand les retenues sont inefficaces ou pas faites, qu'est-ce qu'il vous reste, sinon d'être relayé par le chef d'établissement. S'il celui-ci, par idéologie, par démagogie, ou par crainte des parents ou de ses supérieurs (pour son avancement) est aux abonnés absents, vous allez en baver jusqu'à n'en plus pouvoir.

Écrit par : Jean | 04 décembre 2008

"Bien sûr ! Et le nombre d'agrégés qui se font déborder par leur Seconde SMS ou par leur Quatrième, et qu'on menace de non-tituarisation..."

Ecrit par : Jérémy | 04 décembre 2008

Ah bon? Le savoir ne suffirait pas pour lutter contre les jeunes mal élevés? Il faudrait donc une formation professionnelle? Heureux de l'apprendre.

Ecrit par : Christophe Sibille | 04 décembre 2008

Christophe, la formation pro que j'ai reçue en IUFM (PLC2) était inefficace et inopérante. Menacer un agrégé de non-titularisation, je n'appelle pas ça de la formation pro.

Écrit par : Jérémy | 04 décembre 2008

Je ne sais pas qui est Lisa fut Lisette, mais ce qu'elle dit est malheureusement exact :

"Une étudiante de 22 ans vient me voir à la fin du cours pour m'annoncer qu' elle a "du mal à penser" et "à trouver les mots". Son regard est hagard, elle demande de l'aide, mais je ne sais pas quoi faire. A la manière dont elle s'adresse à moi, je comprends que, pour elle, c'est MON problème, et non pas le sien. Elle demande que je le résolve, et, si possible, sans efforts de sa part.

Une autre étudiante à qui j'ai donné une mauvaise note en contrôle continu, a décidé de s'installer dans mon cours pour faire de la provocation : elle me regarde de travers, souffle, dérange les autres. Lorsque je lui conseille de ne plus fréquenter mon cours, elle me dit : "quoi, y a problème?".

Une autre -de toute évidence équipée d'ordinateur et d'internet -me demande via mail "qu'est-ce que le Congrès de Vienne" et de lui répondre, si possible, dans les 24 heures !
;o)

Pour d'autres, habitués depuis l'école élémentaire au "prof séquence" (que, bien avant de lire Muray, j'appelais "le prof à roulettes")...Pour eux, un bon prof, un prof digne de ce nom, est un truc sur deux jambes qui distribue des schémas en photocopie et qui hache un poème sur slider power point."

Écrit par : Jérémy | 04 décembre 2008

Je souscris, par expérience, aux propos de Jean : "Devant dix petites frappes qui font les fous en même temps dans votre classe, ces belles théories ne sont que du flan. Que l'on soit agrégé ou certifié en début de carrière, on vit les mêmes déconvenues. La prétendue "formation professionnelle" dont se gargarisent les IUFM n'apprend pas aux jeunes professeurs à faire rentrer dans le rang les élèves perturbateurs. Les seuls jeunes professeurs qui s'en tirent, ce sont ceux qui mesurent un mètre quatre-vingt quinze et ont une carrure de rugbymen. Une "formation professionnelle " utile devrait apprendre aux jeunes professeurs qu'ils doivent être très directifs, imposer dès le début dans leurs classes un certain nombre de règles très strictes ( bavardage interdit, devoirs et leçons obligatoires, etc.), ne rien laisser passer, qu'ils sont là pour transmettre des connaissances et non pour animer des groupes de jeunes, bref l'exact contre-pied de ce qu'on leur raconte dans la plupart de ces néfastes instituts."

Écrit par : Jérémy | 04 décembre 2008

Réunion du Comité du 30 novembre 2008 (01/12/2008) :


Jean-Michel LÉOST, Président de la Société des agrégés, a fait à la Presse la déclaration suivante :

Le Comité national de la Société des agrégés de l'Université s'est réuni le dimanche 30 novembre 2008 au lycée Henri IV.

Ses travaux ont porté sur les dossiers d'actualité, notamment la réforme du lycée, le recrutement des futurs professeurs, la révision du statut des enseignants-chercheurs et l'affectation des agrégés.

Le Comité a adopté des vœux mis en annexe de ce communiqué. Il demande instamment au Ministre de l'Éducation nationale de ne pas cautionner la destruction du lycée républicain et, en conséquence, de suspendre la réforme du lycée. Il demande également que la réforme du recrutement des professeurs soit suspendue, que soit menée une réflexion sérieuse sur la « mastérisation », ainsi que sur ses conséquences, et que soit rétablie la fonction première des concours de recrutement, qui est de sélectionner les plus compétents dans la discipline.

Ces vœux sont adressés aujourd'hui aux autorités politiques (Président de la République, Premier Ministre, Ministre de l'Éducation nationale, Ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche) et aux représentants de la Nation (présidents des groupes parlementaires et des Commissions des Affaires culturelles de l'Assemblée nationale et du Sénat).

Écrit par : Jean | 04 décembre 2008

Voeux du Comité de la Société des agrégés, 30 novembre 2008.

LA RÉFORME DU LYCÉE
Le Comité de la Société des agrégés de l’Université, réuni le dimanche 30 novembre 2008,
condamne la réforme du lycée et les mesures annoncées pour la classe de seconde dans le discours prononcé
par le Ministre devant la Presse, le 21 octobre, ainsi que dans l’information publiée le 22 octobre sur le site
du Ministère. Il estime, en effet, que cette réforme ne traduit pas la volonté d’augmenter le niveau des
connaissances des élèves, ni d’accroître leur capacité de réflexion, mais qu’elle répond en partie aux
exigences budgétaires de la RGPP (Révision générale des politiques publiques). Il est, d’autre part,
paradoxal, après avoir recentré les programmes de l’école primaire sur les fondamentaux, d’engager une
réforme du lycée, sans avoir d’abord réfléchi aux défaillances du collège ni chercher à y remédier
efficacement.
Le Comité estime que l’organisation de la nouvelle seconde aurait de nombreux effets négatifs. Elle
susciterait la concurrence entre les disciplines, avec un risque de démagogie ; elle transformerait l’élève en
usager consommateur ; elle créerait, dans certains établissements, des parcours d’initiés ou soumis aux
effets de la mode. En réduisant les horaires disciplinaires, elle donnerait à l’élève un enseignement minimal
et strictement utilitaire et l’empêcherait d’avoir accès à tout le savoir dont il est capable, permettant aux plus
favorisés de trouver ailleurs, par d’autres moyens, la culture que le lycée ne leur apporte pas. C’est la porte
ouverte aux entreprises privées d’enseignement ou de cours particuliers bénéficiant d’un financement
public.
De plus, la nouvelle structure du lycée, l’organisation modulaire des enseignements
complémentaires en seconde, qui sera sans doute généralisée à tous les enseignements dans le cycle
terminal, ainsi que la semestrialisation, rendront plus difficile l’organisation des emplois du temps pour les
élèves et auront, pour les professeurs, des répercussions évidentes sur leur mission et sur les conditions de
leur service ; enfin, elles mettront à terme en cause le baccalauréat national.
Le Comité estime enfin, à en juger par les réactions suscitées par les orientations de la réforme, que
cette dernière conforte les conceptions pédagogistes de l’enseignement.
D’une façon générale, le Comité juge que la réforme du lycée accentuera les inégalités entre les
établissements et entre les élèves.
Le Comité ne réclame pas le statu quo pour le lycée mais il estime que ce ne sont ni les prétendues
« attentes » de la société qui doivent en fixer les modifications ni des considérations budgétaires. S’il est du
devoir de l’État de veiller au bon usage de l’argent public, c’est aussi son devoir absolu d’organiser, sur tout
le territoire national, un enseignement qui favorise l’accès de chacun à tout le savoir dont il est capable.
Selon le Comité, cette réforme va à l’encontre d’une conception républicaine de l’enseignement qui
doit se donner pour objectif prioritaire de préparer les élèves à être des citoyens libres et éclairés, en leur
permettant de se forger un esprit critique fondé sur une culture générale solide et en leur donnant les
connaissances et les méthodes qui leur permettront de choisir une profession. Il demande instamment au
Ministre de l’Éducation nationale de ne pas cautionner la destruction du lycée républicain et, en
conséquence, de suspendre cette réforme.

LE RECRUTEMENT DES FUTURS PROFESSEURS
En ce qui concerne les masters
Le Comité de la Société des agrégés de l’Université estime que l’introduction des masters dans le
recrutement des professeurs ne répond pas à des objectifs scientifiques. Les masters d’enseignement, quelle
qu’en soit la part disciplinaire, ne sauraient présenter les mêmes garanties que des masters disciplinaires,
orientés vers la recherche. De plus, les premiers seront différents d’une académie à l’autre, voire d’une
université à l’autre. En outre, « le niveau d’exigence disciplinaire » pour le CAPES est « celui de la
licence », ce qui constitue une baisse de niveau considérable par rapport au recrutement actuel.
Enfin, cette réforme créerait une catégorie abondante de titulaires d’un master d’enseignement, non
reçus aux concours, dans laquelle les Recteurs ou les chefs d’établissement pourraient puiser pour recruter
des contractuels, catégorie qui deviendrait d’autant plus nombreuse que le nombre de postes offerts aux
concours diminue. Ce phénomène pourrait conduire à la régionalisation des concours eux-mêmes et, à terme,
à la disparition des concours de recrutement. Il réduirait l’exercice de l’enseignement à un métier
occasionnel et précaire, et permettrait à l’État de se soustraire à son devoir constitutionnel d’organiser
l’enseignement sur tout le territoire national.
En ce qui concerne l’agrégation
Le Comité se réjouit que « les épreuves et programmes des concours de l’agrégation [soient]
maintenus en l’état » et que l’agrégation « recrute des professeurs qui sont appelés à enseigner en priorité
dans les classes d’examen du lycée, les classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE), les sections de
techniciens supérieurs (STS) et le premier cycle de l’université ».
Il s’interroge cependant sur le sens de l’expression "en priorité", qui ne deviendrait effective qu’à
partir du moment où les agrégés accéderaient réellement par priorité à ces postes.
Considérant, d’autre part, qu’il n’est pas possible de préparer simultanément et efficacement
l’agrégation et un master 2 disciplinaire et de recherche pouvant conduire à des études doctorales, le Comité
demande à nouveau que le master soit requis pour s’inscrire à l’agrégation et qu’en conséquence les
candidats bénéficient d’une année complète de préparation au concours.
Le Comité dénonce vivement l’infléchissement d’une des épreuves orales de l’agrégation « dans le
sens d’une épreuve orale prenant la forme d’un exercice pédagogique proposée pour les nouveaux concours
de recrutement de professeurs », ainsi que l’ajout d’une « épreuve d’entretien avec le jury » censée « vérifier
les connaissances du candidat relatives aux valeurs et aux exigences du service public, au système éducatif
et à ses institutions et de manière plus générale à son aptitude à exercer le métier de professeur ». Il estime
que les épreuves scientifiques des concours, notamment la « leçon d’agrégation », permettent déjà aux jurys
de vérifier les capacités pédagogiques des candidats et que la connaissance du système éducatif ou des
valeurs du service public, si elle est nécessaire à l’exercice de la profession, ne saurait constituer un critère
de sélection au même titre que les connaissances disciplinaires. De plus, ces nouvelles épreuves sont
incompatibles avec une évaluation objective et favorisent le formatage idéologique et l’arbitraire.
En ce qui concerne le CAPES
Le Comité condamne vivement les modifications apportées aux épreuves des concours, qui les
dénaturent totalement.
En effet, la volonté d’uniformiser le nombre des épreuves pour tous les CAPES, en dépit de leurs
spécificités, la réduction du nombre d’épreuves dans plusieurs concours et, parmi ces épreuves, la réduction
des épreuves purement disciplinaires, la limitation de la durée de préparation à quelques mois conduiront
inéluctablement à une diminution des exigences scientifiques et faciliteront la mise en place de la bivalence.
En outre, la volonté d’« assurer la prépondérance des coefficients des épreuves d’admission dont la finalité
sera dorénavant de permettre de choisir les candidats les plus aptes à la fonction d’enseignant […] sur des
critères d’ordre pédagogique et didactique ainsi que de connaissance du futur milieu d’exercice » diminue la
valeur des connaissances disciplinaires qui sont pourtant le fondement essentiel de la compétence
professionnelle. Le Comité demande que l’évaluation des compétences scientifiques ait une part primordiale
dans les épreuves du concours, à l’écrit comme à l’oral, et que le master exigé pour la titularisation, s’il doit
subsister, soit disciplinaire.
Quant à la formation pratique, elle doit se situer après le concours, sous la forme d’un service en
responsabilité réduit, supervisé par des professeurs chevronnés.

Conclusion
Le Comité estime que les ministères concernés, en mettant en oeuvre cette réforme, confondent
abusivement un examen, licence ou master, avec un concours. Il demande que la réforme du recrutement des
professeurs soit suspendue, que soit menée une réflexion sérieuse sur la « mastérisation », ainsi que sur ses
conséquences, et que soit rétablie la fonction première des concours de recrutement, qui est de sélectionner
les plus compétents dans la discipline. À cette fin, il demande le retour, pour le CAPES, à des épreuves
strictement disciplinaires, le maintien, pour l’agrégation, des épreuves orales actuelles et la suppression,
pour tous les concours, de l’épreuve d’entretien avec le jury.

Écrit par : Jean | 04 décembre 2008

@ Scarlett Martinez :
"Bisous aux derniers humains du blog, Carole, Lisa, Rodger, Toto, Dugong, Magister, Manu, Jean . Tous ceux qui ne s'engoncent dans aucune posture."

@ Christophe Sibille :
Que ce soit Amélie qui décerne ce type de satisfecit, en ne parlant "d'aucune posture", prouve au moins qu'elle a de l'humour! Même si c'est au 235è degré!

Je crois que Scarlett a pu oublier quelques noms dans sa “Destination Bisous” mais surtout, elle a oublié d'accorder à Christophe Sibille le titre d'ENGONCÉ PREMIER DANS L'ORDRE SUPRÊME DU DÉBILE DE CIRCONSTANCE…
En rectifiant son erreur, je n'hésite pas à ajouter une pierre importante au futur monument entièrement dédié à la célébration de la conitude…

Écrit par : Degré zéro | 04 décembre 2008

Ben alors, les profs de français, pas encore au courant de la réforme de l'orthographe de 1990 qui autorise ici le i sans accent circonflexe !!!

http://www.orthographe-recommandee.info/

http://www.academie-francaise.fr/langue/orthographe.html

Faudrait se mettre à jour depuis bientôt 20 ans ! et cela ne se discute plus puisque c'est paru au JO le 6 décembre 1990 et que cela a été adopté à l'unanimité par l'Académie.
Ecrit par : De passage | 04 décembre 2008

Tout à fait au courant, ce qui n'empêche pas qu'on s'en bat l'oeil comme apparemment les correcteurs d'imprimerie.

Écrit par : guy morel | 04 décembre 2008

P.S. Le Président de la Société des agrégés Jean-Michel LEOST sera reçu cet après-mid à 15 heures par Xavier DARCOS. Un Communiqué de presse sera publié à l"issue de cette rencontre.

Écrit par : Jean | 04 décembre 2008

Je voudrais aussi signaler le cas des professeurs étrangers qui intègrent le système français à travers le concours de l'agrégation.
Il s'agit souvent de gens bien préparés et solides dans leur discipline (l'allemand, l'italien, l'espagnol etc) et qui n'obtiennent pas leur titularisation pour " incompatibilité avec le système français" . Leur problème? Ils font cours "à la manière de chez eux" c'est à dire en privilégiant un rapport avec les étudiants établi sur la base de la transmission du savoir. Ce sont souvent des profs - je caricature un peu - qui rappelle un peu le prof du film "le cercle des poètes disparus" (comme le dit Pennac : le film de NOTRE génération ;o) -). Des gens très motivés qui font l'effort de passer des concours sélectifs (l'agrég) pour pouvoir exercer le métier d'enseignant, mais qui sont licenciés parce qu'il ne correspondent pas au "modèle IUFM" et, en définitive, à cause d'une psychologie d'adaptation défaillante (dans le cercle intime des profs étrangers on dit : le "MOULE de chez eux"... )
Il y a aussi une nouvelle pathologie chez ces profs, pathologie qui renvoie à une sorte de complexe du "moule". On les entend dire, en larmes : "je n'arrive pas à rentrer dans le moule"...Quelques malheureux disent : "je n'arrive pas à rentrer dans la moule!"

Écrit par : Lisa fut Lisette | 04 décembre 2008

Depuis le jour où je suis devenue femme, je n'arrive plus à faire des bisous!

Écrit par : Lisa fut Lisette | 04 décembre 2008

désolée pour les fautes les gars!
je me suis relue, c'est nul!

Écrit par : Lisa fut Lisette | 04 décembre 2008

"Charmant...et tellement distingué. Puisque vous évoquez la chose, moi, au moins, je n' écris pas comme un étron."

Que vaut-il mieux :

Ecrire comme un "étron" ou avoir des écrits qui sentent la merde ?
:)

Écrit par : toto | 04 décembre 2008

" Et de rappeler comment la secrétaire de Nicolas Sarkozy, fonctionnaire de catégorie C (la moins qualifiée), a échoué à un concours interne parce qu'elle ne savait qui avait écrit La Princesse de Clèves, ‘‘un sujet qui divise jusqu'aux spécialistes'', selon André Santini.»

"un sujet qui divise jusqu'aux spécialistes"
"un sujet qui divise jusqu'aux spécialistes"

Mesdames, messieurs,

vous serez donc ravis d'apprendre que Madame de la Fayette n'a peut-être pas écrit "La Princesse de Clèves".
C'est le grand Santini, dixseptièmiste reconnu mondialement, qui l'affirme.

De plus, d'après mes informations, Molière serait retiré des programmes scolaires l'an prochain au motif, toujours selon notre grand philologue d'Issy-les-Moulineaux, que nous ne sommes pas sûrs que c'est Molière qui a écrit lui-même ses pièces, mais bien plutôt Corneille, ou bien encore Marc Lévy pour les pièces de la dernières périodes.

Écrit par : Fabien | 04 décembre 2008

Robin, en toute amitié, tout le monde sait très bien qu'on ne peut refuser une heure sup ( sauf cas exceptionnel). Mais la 2ème, personne ne peut vous l'imposer. Alors la troisième!Nous avons encore des statuts. Après chacun fait sa soupe en conscience.

Ecrit par : Sanseverina | 03 décembre 2008

La troisième heures ne correspond pas à une heure de cours effectif devant élèves, mais au fait que j'assure un service sur deux établissements situés sur deux communes non limitrophes, c'est une sorte de prime.

Si ma situation est représentative, ce que je crois, on voit bien se dessiner le système vers lequel nous allons : de moins en moins de postes de titulaires et des gens pour les remplacer à moindre coût, non remplacement des titulaires (ou bien au compte-gouttes, je serais intéressé de connaître le nombre de postes de titulaires proposés dans les années qui viennent)...Augmentation de la durée de service et de présence dans les établissements : on m'a déjà demandé de faire du soutien individuel payé en HSE. Je vais peut-être accepter pour une élève très "méritante" qui a des difficultés ; pas pour l'argent.

A partir du moment où l'on supprime des postes et où l'on maintient les missions (l'orientation et le conseil par exemple), il est inévitable que l'on fasse peser une charge de travail, de présence, de transports plus grande sur les épaules de ceux qui restent, incitations salariales à l'appui.

Si l'on continue dans cette logique, je pense qu'il faudrait faire des "classes de niveau" en collège avec des services partagés entre les titulaires et les TZR ou les "conseillers pédagogiques" qui se partageraient la classe en deux pour faire du travail sur mesure avec les "rapides", les "moyens" et les "lents" (je reprends la terminologie pudique de Legrand).

Ca fairait baisser la pression, surtout dans les classes à 28 ! Il ne faut pas séparer les moyens des rapides, mais il faut du "sur mesure" pour a) les élèves en difficulté b) les élèves qui ont des problèmes de comportement (ce ne sont pas forcément les mêmes).

Écrit par : robin | 04 décembre 2008

vous serez donc ravis d'apprendre que Madame de la Fayette n'a peut-être pas écrit "La Princesse de Clèves".
C'est le grand Santini, dixseptièmiste reconnu mondialement, qui l'affirme.

"Les pièces de Shakespeare ont été écrites par un inconnu qui s'appelait Shakespeare." (Oscar Wilde ?)

Écrit par : robin | 04 décembre 2008

@ Lisa fut Lisette
Depuis le jour où je suis devenue femme, je n'arrive plus à faire des bisous!

Normal (presque), quand on s'identifie à un sage et vieux crouton et à condition d'imaginer des bisous pas trop baveux, c'est facile de se distribuer. Quand on retrouve ses habits de gazelle soumise aux dures lois de la savane, c'est l'esquive qui est la règle et on ne bave qu'à bon escient.

Écrit par : Roger Felts | 04 décembre 2008

on m'a déjà demandé de faire du soutien individuel payé en HSE. Je vais peut-être accepter pour une élève très "méritante" qui a des difficultés ; pas pour l'argent.

Ecrit par : robin | 04 décembre 2008

N'hésitez pas....
Cela fera une telle différence pour cette gamine...

Écrit par : Maminou | 04 décembre 2008

"Une "formation professionnelle " utile devrait apprendre aux jeunes professeurs qu'ils doivent être très directifs, imposer dès le début dans leurs classes un certain nombre de règles très strictes ( bavardage interdit, devoirs et leçons obligatoires, etc.), ne rien laisser passer, qu'ils sont là pour transmettre des connaissances et non pour animer des groupes de jeunes"

Ecrit par : Jean | 04 décembre 2008

--Mais je suis parfaitement d'accord! Et ils ont même, (PE et PLC), une formation qui leur fait prendre conscience de ces impératifs, et même, figurez-vous, qui les aide à adopter les attitudes correspondantes, même s'ils ne sont pas rugbymen et ne mesurent pas un mètre quatre vingt quize. Bon, ce ne sont que six heures, mais c'est un bon début.

"Et puis, vous savez très bien aussi, Christophe, que la capacité d'un professeur à imposer la discipline dans sa classe dépend de l'attitude du principal, qui a la responsabilité de l'ordre et de la discipline dans son collège. On ne peut pas résoudre les problèmes graves de discipline si on n'a pas le soutien du principal, et cela quel que soit l'âge du professeur.
Quand vos punitions n'ont pas d'effet, quand les retenues sont inefficaces ou pas faites, qu'est-ce qu'il vous reste, sinon d'être relayé par le chef d'établissement. S'il celui-ci, par idéologie, par démagogie, ou par crainte des parents ou de ses supérieurs (pour son avancement) est aux abonnés absents, vous allez en baver jusqu'à n'en plus pouvoir."

Ecrit par : Jean | 04 décembre 2008

Là, je suis plus que d'accord, et j'ai écrit ici-même un bon paquet de messages allant dans ce sens, si vous avez bonne mémoire.

Écrit par : Christophe Sibille | 04 décembre 2008

"Je crois que Scarlett a pu oublier quelques noms dans sa “Destination Bisous” mais surtout, elle a oublié d'accorder à Christophe Sibille le titre d'ENGONCÉ PREMIER DANS L'ORDRE SUPRÊME DU DÉBILE DE CIRCONSTANCE…
En rectifiant son erreur, je n'hésite pas à ajouter une pierre importante au futur monument entièrement dédié à la célébration de la conitude…"

Ecrit par : Degré zéro | 04 décembre 2008


La classe. Alors, Papawilhelm, on perd aussi son sang-froid? :-)

Écrit par : Christophe Sibille | 04 décembre 2008

Fabien, c'était très dreôle...
Jean, je vais finir par la joindre, la Société des Agrégés.
Milady, bonne fête...
JPB

Écrit par : brighelli | 04 décembre 2008

"Charmant...et tellement distingué. Puisque vous évoquez la chose, moi, au moins, je n' écris pas comme un étron."

Que vaut-il mieux :

Ecrire comme un "étron" ou avoir des écrits qui sentent la merde ?
:)

Ecrit par : toto | 04 décembre 2008

Toto, au moins sur ce point, vous êtes cohérent! Vos écrits ressemblent à ce qu'ils sentent!!! :-)

Écrit par : Christophe Sibille | 04 décembre 2008

La classe. Alors, Papawilhelm, on perd aussi son sang-froid? :-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 04 décembre 2008

HIC EST SIBILLIS!
Ce dérisoire personnage nommé Sibille, dans son inférence implacable, a décidé que ce texte a été écrit par papawilhelm (qui repose en paix depuis quelques jours déjà).
Très bien. Je le laisse dans ses convictions car, de par mon expérience, je sais désormais que ses pensées ne sont que des embryons constamment avortés. Le temps et le silence des internautes feront mon affaire.

Écrit par : Lisa fut Lisette | 04 décembre 2008

"Vos écrits ressemblent à ce qu'ils sentent!!! :-)"

Mes écrits, effectivement sentent bon la campagne, les tiens ne sentent rin !
Je te l'avions d'jà dit, tu es vide.

:o)

Écrit par : toto | 04 décembre 2008

Vous êtes au courant de ça: http://classesvides-5dec.over-blog.fr/ ???

Écrit par : Hervé de Strasbourg | 04 décembre 2008

Là, je suis plus que d'accord, et j'ai écrit ici-même un bon paquet de messages allant dans ce sens, si vous avez bonne mémoire.

Ecrit par : Christophe Sibille | 04 décembre 2008

Je n'ai pas bonne mémoire, mais en revanche j'ai une très bonne imagination... et je vois (je vous le jure!) tous ces petits paquets de messages qui marchent sur leurs deux pattes vers un avenir lumineux.

Écrit par : Lisa fut Lisette | 04 décembre 2008

"et j'ai écrit ici-même un bon paquet de messages allant dans ce sens"
Et le shadok pompait pompait pompait .....

:o)

Écrit par : toto | 04 décembre 2008

Pour vous, Robin, si vous pouvez ce jour-là :

La bourse Goncourt de la poésie 2008 est attribuée à Claude Vigée pour l’ensemble de son œuvre.
Autour de Claude Vigée, plusieurs rencontres auront lieu en cette fin d'année, dont, au Cercle Bernard Lazare :
"Hommage à Claude Vigée".
Rendez-vous le 18 décembre à 20h30
10 rue St-Claude, 75003 Paris

Ecrit par : Jérémy | 04 décembre 2008

J'ai l'ai entendu lors d'une conférence sur "le Buisson ardent" où il a confronté le texte biblique en hébreu (Livre de l'Exode) et la traduction latine de Saint Jérôme.

Il a expliqué que le nom que le "Saint béni soit-il" donnait à Moïse ("Et s'ils me demandent quel est Ton Nom, que leur répondrais-je ? ") était "éreiyé esher éreiyé", qui signifie quelque chose comme "Je serai librement avec vous ce que je serai" et non pas "Mon Nom est Je Suis" ou "Je Suis celui qui est" ou "Je Suis". La traduction de saint Jérôme renvoie à une onto-théologie de la "substance" (l'upokaimenon de la philosophie grecque), le texte de la Thora à une anthropo-théologie de l'Histoire comme "Alliance" entre le Dieu transcendant et l'Homme.

De même, le mot "Dieu" ne peut guère rendre compte du"Dieu" de la Bible ("Dieu" vient de Zeus, le Père des dieux du Panthéon greco-romain)

Écrit par : Robin | 04 décembre 2008

Désolé si je vous ai blessé sans le faire exprès Roger Felts. J'ai trop suivi les "idées" dont vous débattiez avec dobolino et yann et je n'ai pas assez pensé aux personnes qui les "incarnaient". C'est un de mes défauts ; il faut toute une vie pour s'en corriger.

Écrit par : Robin | 04 décembre 2008

une petite vidéo, hommage à Levis-Straussss

://fr.youtube.com/watch?v=yJw2lD0ONdk

Écrit par : Lisa fut Lisette | 04 décembre 2008

Pendant qu'ici, en toute humanitude de bien-pensants, le petit doigt en l'air, on affirme qu'on préfère les chiens à certains humains,

Pendant que le courageux corps enseignant s'indigne, prêt à prendre les armes, que des gendarmes aillent chercher la drogue dans les établissements scolaires ( normal, puisque c'est là qu'elle se trouve, mais on fait semblant de ne rien voir ),

On apprend qu'un jeune garçon a été battu par une bande de "copains"de classe . Mais comme le dit la télé, c'est juste un jeu qui a mal tourné (traumatisme cranien) et donc pas besoin de crier au scandale, ni de demander des explications essentielles qui conduiraient peut-être à parler de racisme anti-blancs ou de remettre en question l'école

Un élève de mon lycée s'est fait massacré, mâchoire cassée, à la sortie (toujours à 10 contre 1 )parce qu'il a voulu défendre une fille importunée par les susdits, dont, bien sûr, il convient d' ignorer les patronymes. Pas un mot, rien dans la salle des profs.

La déshumanisation, c'est ce silence, cette volonté délibérée de refuser la réalité et de ne s'intéresser qu'à ce qui est loin, hors de portée, à des combats anodins et sans risques, alors que c'est l'horrible réel, ici, qui devrait crever les yeux .

C'est ça le monde des medias-bobos. Le crime porte le masque commode du jeu ! Il y a quelques temps, on disait "incivilités". La novlangue progresse.

Déshumanisation ou degénérescence, c'est pareil.

Écrit par : Scarlett Martinez | 04 décembre 2008

à nouveau:

http://fr.youtube.com/watch?v=yJw2lD0ONdk

Écrit par : Lisa fut Lisette | 04 décembre 2008

La déshumanisation, c'est ce silence, cette volonté délibérée de refuser la réalité et de ne s'intéresser qu'à ce qui est loin, hors de portée, à des combats anodins et sans risques, alors que c'est l'horrible réel, ici, qui devrait crever les yeux .

C'est ça le monde des medias-bobos. Le crime porte le masque commode du jeu ! Il y a quelques temps, on disait "incivilités". La novlangue progresse.

Déshumanisation ou degénérescence, c'est pareil.

Ecrit par : Scarlett Martinez | 04 décembre 2008



"Aux rebellocrates, qui constituent en somme, et dans tous les domaines, l'élite dirigente de nouveaux temps, correspond une troupe maintenant bien équipée de rebellographes, programmés pour exciter à intervalles réguliers des querelles truquées notoirement indispensables à fin que tout semble donner l'impression de continuer encore. Ces âpres polémiques pour théâtre de Guignols n'ont d'autre but que de masquer par l'emploi de notions devenues dérisoires et d'enjeux préventivement reglés (...) le seul vrai désaccord radical qui pourrait encore se produire sur cette terre (...) Ils ne remettent en cause que ce qu'on leur a dit de remettre en cause. Ils ne désignent comme coupable que ce qui est unanimement condamné. Et, d'une façon générale, ils ne montrent que ce qu'on leur a donné l'ordre de montrer"
P. Muray

Écrit par : Lisa fut Lisette | 04 décembre 2008

Dégénérescence de la profitude ?????


SMACH, SMACH Amélie y Lisa.

Écrit par : carole | 04 décembre 2008

Entre le shadok qui pompe et les paquets de message qui avec leurs tit' pattes marchent vers un avenir lumineux, Christophe Sibille ne va plus savoir où donner de la tête… À mon avis, il devrait faire comme s'il n'en avait pas. De toute manière, c'est exactement pareil…

Écrit par : Degré moins dix. | 04 décembre 2008

En ce moment, la réaction a l'air plutôt féminine. Cela voudrait-il dire que l'“action” est plutôt… réactionnaire ?

Écrit par : Degré moins vingt | 04 décembre 2008

On apprend qu'un jeune garçon a été battu par une bande de "copains"de classe . Mais comme le dit la télé, c'est juste un jeu qui a mal tourné (traumatisme cranien) et donc pas besoin de crier au scandale, ni de demander des explications essentielles qui conduiraient peut-être à parler de racisme anti-blancs ou de remettre en question l'école

Ecrit par : Scarlett Martinez | 04 décembre 2008

Vous noterez que la première personne à en avoir ici parlé, avant-hier soir, était l'inhumaine Dobolino !
"C'était son regard d'inhumaine, la cicatrice à son cou nu ... "

Écrit par : dobolino | 04 décembre 2008

Allez Dobolino, personne ne pense ici que vous êtes inhumaine.
On s'est juste un peu bagarré sur une phrase "un peu" blessante et qui était - elle - inhumaine dans la mesure où nous ne pouvons pas connaître la force intime de la personne que nous blessons (là intervient l'humain pour nous arrêter). Surtout sur un certian sujet. Entre mes "paquets qui marchent" et ce que vous avez dit, il y a un certain fossé.


Pour reprendre le discours d'Amélie sur le silence et la réalité, sur la distance entre "débat" et réel...
Depuis quelques années, entre midi et 13heures, du bahut situé en bas de chez moi sort une étrange humanité, mais personne n'a le droit d'évoquer l'existence de plus en plus concrète de ce "novhomme". Ce sont des garçons et des filles qui semblent être en parfaite santé physique , mais j'en dirais pas autant pour le mental. Ce sont des "lycéens" qui lancent des cris informes dès qu'ils sortent du lycée. Ils simulent des viols dans la rue,ils se bagarrent violemment entre eux et s'en prennent aux passants... C'est quand ils s'en prennent aux passants (gratuitement) que ces deux univers parallèles semblent se rencontrer pendant quelques instants : le monde en carton-plâtre qui les entoure devient tout à coup sensible à cette existence.Le tapage dure une heure, plus ou moins.
Pourquoi personne n'évoque ces scènes que, personnellement, je vis au quotidien? Pourquoi on continue de faire comme si de rien n'était? Car je ne parle pas d' un ou deux cas isolés. Mais de la totalité des enfants qui sortent de ces portes! (les profs je ne sais pas où ils sont, peut-être il y en a même plus)
Ces enfants, bien habillés, en bonne santé, n'ont plus de cervelle, n'ont plus d'âme...Ce sont des bouches, des corps prêts à consommer et se faire habiller, et que l'on gare dans les lycées pendant quelques années parce qu'il faut bien les mettre quelque part.
Autrefois on faisait de la chair à canon, aujourd'hui c'est plutôt de la chair à consommation que l'on produit. Et ça fait mal quand on est une mère. Mais...ccchut, silence...Parlons tout bas, ou l' on gâcherait la fête de nos belles Pluto-démocraties (je réactualise le vocable tombé en désuétude)...et nos petites opinions nous préparent un avenir magnifique (les chiens humanisés par exemple!? ;o))...Dommage qu'il y ait " novhomme" au coin de la rue.

Écrit par : Lisa fut Lisette | 04 décembre 2008

Sanseverina, en toute amitié ;-), j'ai le même statut que vous, et pourtant je ne pouvais LÉGALEMENT refuser les quatre heures supplémentaires par semaine nécessaires pour compléter mon service jusqu'à hauteur de celui du professeur certifié que je remplace (qui avait accepté une heure sup).

Comme quoi la fonction de TZR constitue un déni de statut caractérisé.

Il faut donc la supprimer.

Ecrit par : TotoWeininger | 03 décembre 2008

Quand on est TZR, c'est exact, impossible de refuser si l'on est sur un poste de certifié. Mais j'ai cru comprendre que ce n'est pas le cas de Robin. Et si je me suis trompée, alors effectivement il ne pouvait rien. S'il était sur poste fixe, il pouvait refuser au-delà de la première heure et sans aller au TA.
Oui, nous faisons notre boulot à la sda. Et plus nous serons nombreux...

Écrit par : Sanseverina | 04 décembre 2008

@Lisa fut Lisette
Vous écrivez :
"Depuis quelques années, entre midi et 13heures, du bahut situé en bas de chez moi sort une étrange humanité, mais personne n'a le droit d'évoquer l'existence de plus en plus concrète de ce "novhomme". Ce sont des garçons et des filles qui semblent être en parfaite santé physique , mais j'en dirais pas autant pour le mental. Ce sont des "lycéens" qui lancent des cris informes dès qu'ils sortent du lycée. Ils simulent des viols dans la rue,ils se bagarrent violemment entre eux et s'en prennent aux passants... C'est quand ils s'en prennent aux passants (gratuitement) que ces deux univers parallèles semblent se rencontrer pendant quelques instants : le monde en carton-plâtre qui les entoure devient tout à coup sensible à cette existence.Le tapage dure une heure, plus ou moins.
Pourquoi personne n'évoque ces scènes que, personnellement, je vis au quotidien? Pourquoi on continue de faire comme si de rien n'était? Car je ne parle pas d' un ou deux cas isolés. Mais de la totalité des enfants qui sortent de ces portes! (les profs je ne sais pas où ils sont, peut-être il y en a même plus)
Ces enfants, bien habillés, en bonne santé, n'ont plus de cervelle, n'ont plus d'âme...Ce sont des bouches, des corps prêts à consommer et se faire habiller, et que l'on gare dans les lycées pendant quelques années parce qu'il faut bien les mettre quelque part. "
Je salue votre lucidité.
Cela fait un bon moment que je m'interroge moi aussi sur les capacités d'aveuglement des adultes en général, des profs en particulier devant la jeunesse que nous avons réussi à produire en quelques décennies.
Quand je parlais, à propos du bac, de "paravent du désastre", c'était de ce désastre que je voulais parler, et de l'hypocrisie bien plus grande que d'accorder le bac à des ignorants qui consiste à ne pas voir, à ne pas dire une sauvagerie juvénile en voie de devenir la norme.

GM

Écrit par : guy morel | 04 décembre 2008

Désolé Dobolino, mais aussi Lisa, l'ihumanité ne s'inscrit pas dans la permanence, mais plus souvent dans des moments d'exception… Ce qui est inhumain, c'est d'être capable À LA FOIS de s'apitoyer sur un petit chat, une petite autiste, ou un jeune lycéen et de balancer las abominations que vous avez été capable de formuler à mon égard tout en m'envoyant en parallèle sur mon mail personnel des photos de vaches tarentaises prise par votre fille, en n'oubliant pas de glisser "de ne pas trop fantasmer sur les mamelles"
Entre Dobolino et les d'jeunes qui sortent du bahut, il y a sûrement une différence de génération. Faudra regarder à deux fois avant de déceler une différence “d'humanité”.

Écrit par : Roger Felts | 04 décembre 2008

La déshumanisation, c'est ce silence, cette volonté délibérée de refuser la réalité et de ne s'intéresser qu'à ce qui est loin, hors de portée, à des combats anodins et sans risques, alors que c'est l'horrible réel, ici, qui devrait crever les yeux .

C'est ça le monde des medias-bobos. Le crime porte le masque commode du jeu ! Il y a quelques temps, on disait "incivilités". La novlangue progresse.

Déshumanisation ou degénérescence, c'est pareil.

Ecrit par : Scarlett Martinez | 04 décembre 2008

J'approuve totalement. Les conseils de classe sont pleins de ces bobos-là: du vasouillage psychologisant et quand vous soulevez un problème concret à propos d'un élève, problème qu'on pourrait résoudre avec un peu moins d'hypocrisie, tout le monde vous regarde comme si vous étiez en train de vous déshabiller en public. Et ils sont toujours sauvés par le temps ceux-qui-sont contre-toutes-les-injustices-mais-qui-doivent-vite-rentrer-chez-eux-parce-qu'ils-ont-tellement-de-choses-à-faire-et-qui-trouvent-que-vous-avez-raison-mais-qu'on-ne-peut-rien-faire-et-que-ça-a-toujours-été-comme-ça.

Écrit par : Sanseverina | 04 décembre 2008

On s'est juste un peu bagarré sur une phrase "un peu" blessante et qui était - elle - inhumaine dans la mesure où nous ne pouvons pas connaître la force intime de la personne que nous blessons (là intervient l'humain pour nous arrêter).
Ecrit par : Lisa fut Lisette | 04 décembre 2008

Phrase résolument et volontairement blessante, à des fins stratégiques humanistes.

Écrit par : dobolino | 04 décembre 2008

" L'hypocrisie qui consiste à ne pas voir, à ne pas dire, une sauvagerie juvénile en passe de devenir la norme" (Guy Morel)

C'est exactement ce que je ressens, et cela me terrifie.

Écrit par : Sylvie Huguet | 04 décembre 2008

@Roger Felts
Cher Roger Felts,
Deux mots, puisque j'ai un peu de temps, pour m'immiscer dans une querelle où je n'ai pas part, encore que j'aie tenté d'y faire passer un ange jammesien.
Les voici : à supposer même que vous ayez raison dans cette dispute vous allez finir assurément par avoir tort à force de la prolonger.
Cordialement.

Écrit par : guy morel | 04 décembre 2008

Phrase résolument et volontairement blessante, à des fins stratégiques humanistes.

Ecrit par : dobolino | 04 décembre 2008

Cette fois-ci, je n'ai pas compris.Vous parlez de ma phraseà moi ou de VOTRE célèbre et GRATUITE sortie de l'autre jour?

Écrit par : Lisa fut Lisette | 04 décembre 2008

Les voici : à supposer même que vous ayez raison dans cette dispute vous allez finir assurément par avoir tort à force de la prolonger.
Cordialement.

Ecrit par : guy morel | 04 décembre 2008

Je ne veux pas non plus prolonger le débat. Mais Monsieur Morel, dire "à supposer même que vous ayez raison" n'est pas la phrase exacte à prononcer dans ce cas.
Il faut être sincère et courageux et dire ce qu'on a vu.
Il y a bien eu une attaque gratuite, injustifiée et abjecte de la part de quelqu'un. C'est cette petite nuance ("à supposer") que l'on introduit dans la vérité qui risque de provoquer des réactions. Surtout que vous n'êtes pas le seul à y avoir recours. Non, quand on a vu on a pas le droit de changer les données pour apaiser le débat. Le débat n'est ainsi que retardé et ...alimenté davantage.
C'est mon petit " éloge de la discorde". Ce n'est pas en chageant la réalité -même d'un tout petit peu-que vous éliminerez le problème.
Cordialement,

Écrit par : Lisa fut Lisette | 04 décembre 2008

"Je n'ai pas bonne mémoire, mais en revanche j'ai une très bonne imagination... et je vois (je vous le jure!) tous ces petits paquets de messages qui marchent sur leurs deux pattes vers un avenir lumineux."

Ecrit par : Lisa fut Lisette | 04 décembre 2008

Je vois que c'est Toto qui vous fournit aussi! :-)

Écrit par : Christophe Sibille | 04 décembre 2008

"Mes écrits, effectivement sentent bon la campagne, les tiens ne sentent rin !
Je te l'avions d'jà dit, tu es vide.
:o)"
Ecrit par : toto | 04 décembre 2008

Si c'est vous qui le dites, cela ne peut effectivement qu'être la vérité. Avec, en plus, le soutien de Lisette, je comprends que vous vous sentiez fort. :-)))))

Écrit par : Christophe Sibille | 04 décembre 2008

Phrase résolument et volontairement blessante, à des fins stratégiques humanistes.

Ecrit par : dobolino | 04 décembre 2008

Cette fois-ci, je n'ai pas compris.Vous parlez de ma phraseà moi ou de VOTRE célèbre et GRATUITE sortie de l'autre jour?

Ecrit par : Lisa fut Lisette | 04 décembre 2008
De ma phrase. En plus, ce n'était pas gratuit car ça m'a grandement soulagée.

Écrit par : dobolino | 04 décembre 2008

"Il y a bien eu une attaque gratuite, injustifiée et abjecte de la part de quelqu'un."

Ecrit par : Lisa fut Lisette | 04 décembre 2008

Ah oui? La paille et la poutre, ça vous dit quelque chose?

Écrit par : Christophe Sibille | 04 décembre 2008

Je vois que c'est Toto qui vous fournit aussi! :-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 04 décembre 2008

:o))))))

Écrit par : Lisa fut Lisette | 04 décembre 2008

"Cette fois-ci, je n'ai pas compris.Vous parlez de ma phraseà moi ou de VOTRE célèbre et GRATUITE sortie de l'autre jour?

Ecrit par : Lisa fut Lisette | 04 décembre 2008
De ma phrase. En plus, ce n'était pas gratuit car ça m'a grandement soulagée."

Ecrit par : dobolino | 04 décembre 2008

Incroyable! Non seulement, Lisette est grossier en accusant les autres de l'être mais, en plus, il ne comprend rien! :-)))

Écrit par : Christophe Sibille | 04 décembre 2008

Désolé Dobolino, mais aussi Lisa, l'ihumanité ne s'inscrit pas dans la permanence, mais plus souvent dans des moments d'exception… Ce qui est inhumain, c'est d'être capable À LA FOIS de s'apitoyer sur un petit chat, une petite autiste, ou un jeune lycéen et de balancer las abominations que vous avez été capable de formuler à mon égard tout en m'envoyant en parallèle sur mon mail personnel des photos de vaches tarentaises prise par votre fille, en n'oubliant pas de glisser "de ne pas trop fantasmer sur les mamelles"
Entre Dobolino et les d'jeunes qui sortent du bahut, il y a sûrement une différence de génération. Faudra regarder à deux fois avant de déceler une différence “d'humanité”.

Ecrit par : Roger Felts | 04 décembre 2008
L'essentiel pour moi est que ça vous mette en colère.
Quant à savoir si la jeunesse actuelle est plus ou moins humaniste qu'une autre, je ne me prononcerai pas.

Écrit par : dobolino | 04 décembre 2008

"Si c'est vous qui le dites, cela ne peut effectivement qu'être la vérité. Avec, en plus, le soutien de Lisette, je comprends que vous vous sentiez fort. :-)))))
Ecrit par : Christophe Sibille | 04 décembre 2008 "

On a les soutient qu'on pneu, toi c'est manu, moi c'est Lisette.

Moi po être momosexuel...
Amusez-vous bien tous les deux.

:o)

Écrit par : toto | 04 décembre 2008

"Il y a bien eu une attaque gratuite, injustifiée et abjecte de la part de quelqu'un."

Ecrit par : Lisa fut Lisette | 04 décembre 2008

Ah oui? La paille et la poutre, ça vous dit quelque chose?

Ecrit par : Christophe Sibille | 04 décembre 2008


Sibille, restez dans la rigolade (votre blague sur toto qui me refournit était drôle)parce que lorsque vous essayez autre chose cela vous réussit très mal.
Dans le texte que Felts avait prouit l'autre jour, il n'y avait rien qui meritait la "sortie" très grave et gratuite de dobolino( peu m'importe si "ça l'a soulagée", l'humain est autre chose qu'un soulagement).
Cela dit, il est important de savoir lire un texte sans y mettre son propre "sens" . Je sais que de nos jours c'est de plus en plus difficile...Mais on peut essayer.
Pour moi le débat est clos, sauf provocation de votre part.

Écrit par : Lisa fut Lisette | 04 décembre 2008

Felts, vous avez un caractère déplorable, vous êtes d'une méchanceté peu commune, vous n'êtes préoccupé que de vous-même et tenez régulièrement des propos haineux, arrogants ou méprisants à l'égard d'autrui. Je me plais à penser que votre état de santé et les thérapies drastiques auxquelles vous êtes soumis ne sont pas pas étrangers à ce comportement anti-social et dépourvu d'humanisme.
Je refuse de m'apitoyer sur votre sort car je vous envisage dans l'hypothèse de la rémission et de la guérison, d'un retour à la courtoisie dont vous faites certainement preuve quand vous êtes en bonne santé.
Le temps que vous passerez à être hargneux avec moi sera déjà épargné à vos proches.
Je refuse de vous traiter en malade en fin de vie et j'espère ne pas avoir tort.
Comme je ne peux par ailleurs m'empêcher de nourrir pour vous un certain attachement affectueux, bien que vous soyez actuellement une bourrée d'épines, je vous envoie des photos de vaches ainsi qu'à JPB d'ailleurs.
Si vous voulez, je peux aussi vous mailer les photos du cadavre de loup qui s'est fait renverser par une voiture dans la nuit de lundi à mardi à Saint Marcel les Valence. C'est un scoop car il ne sera dans les journaux que demain et pas avec d'aussi belles photos.
Qui veut des photos de loup ?
Pour l'instant je ne les ai envoyé qu'aux Drômois.

Écrit par : dobolino | 04 décembre 2008

Incroyable! Non seulement, Lisette est grossier en accusant les autres de l'être mais, en plus, il ne comprend rien! :-)))

Ecrit par : Christophe Sibille | 04 décembre 2008

Je n'ai été grossiERE qu'une seule fois, lorsque je vous ai traité de CON car vous l'aviez bien cherché.

J'ai l'habitude, depuis toute petite, de demander des reinseignements lorsque je n'ai pas compris quelque chose. Car j'ai peur de partir sur une fausse piste, comme dans ce cas. Oui, je n'ai pas peur de dire : "je n'ai pas compris!".
Si dobolino, ou vous, ou l'ineffable Yann l'aviez fait l'autre soir à propos du texte de Felts, nous nous en serions pas là maintenant.
Mais l'orgueil est bien plus important. L'apparence! Faire semblant d'avoir compris, de peur qu'un Sibille vous traite d'idiot... Voilà ce qui vous paralyse dans la vie : la peur que tout le monde soit comme vous!
Et bien, moi j'espère toujours que vous soyez un peu comme moi... Mais votre petite blague ("ouh jamais de la vie!") se pointe déjà sur vos lèvres!

Écrit par : Lisa fut Lisette | 04 décembre 2008

Sans rapport avec ce qui précède, mais vaut vraiment le tour, ce post sur le blog de Pierre Assouline en date du 02 décembre 2008 : http://passouline.blog.lemonde.fr/2008/12/02/dehors-la-culture-generale/

Dehors, la culture générale !

Finalement, nous y voilà. Que ceux qui nous reprochaient d’accorder trop d’importance à la sarkozienne détestation pour la Princesse de Clèves le reconnaissent : il y avait bien une intention cachée sous la robe de Mme de La Fayette. Ça mis le temps mais c’est là et ça éclate même en lettres de néon dans Le Figaro de ce matin par la voix d’André Santini, secrétaire d’Etat à la Fonction publique : la culture générale va être chassée des concours administratifs. Dès l’année à venir, les épreuves seront mieux adaptées aux compétences requises par les candidats. Se basant sur le rapport de deux inspecteurs, l’accès aux concours va donc être réformé. Il s’y dit notamment que cette réforme doit permettre aux classes populaires et notamment aux enfants d’immigrés, d’être en mesure de postuler. Au nom de la diversité et de l’égalité des chances.

“Nous avons atteint les limites d’un élitisme stérile”. Le message d’André Santini est clair : moins de connaissances, plus de compétences. Il a également révélé un scoop : outre le traumatisme personnel de l’élève Sarkozy avec la Clèves, la secrétaire du président de la République, fonctionnaire de catégorie C (la moins qualifiée) a raté un concours interne parce qu’elle ignorait qui était la princesse… “Discrimination invisible !”s’enflamme M. Santini. Lui parle-t-on d’une baisse de niveau redoutée, il répond “Efficacité!”. Lui est-il jamais venu à l’idée que l’on pouvait aussi, éventuellement, tirer les gens vers le haut, puisque vers le bas la télévision s’en charge déjà ? Consternant.

Répétons-le une fois de plus : ceux qui soutiennent la culture générale dans ce type de concours ne le font dans l’idée de coller un futur pompier sur la bataille de Lépante ou une future iconographe de la Mairie de Paris sur une question de droit public. Il ne s’agit pas de refaire “Questions pour un champion” mais de posséder un niveau de langue minimum appuyé sur des connaissances. Le but n’est pas de coller le candidat sur les véritables intentions du duc de Nemours telles qu’elles apparaissent à travers sa déconstruction lexicale, mais de faire lire La Princesse de Clèves pour enrichir notre langue à tous dans les rapports quotidiens entre administrés. Il est d’autant plus curieux d’avoir à rappeler tout ceci que, ceux qui jettent la culture générale aux orties reconnaissent eux-mêmes que les candidats à des postes de secrétaires administratifs ou d’agent d’accueil du Sénat sont surdiplômés en raison de la crise de l’emploi !

Est-il normal que tant de gens (chauffeurs de taxi, gardiens de la paix, fonctionnaires de la Ratp etc) soient handicapés lorsqu’ils cherchent une rue sur un plan parce ce qu’ils n’ont aucune idée de la manière dont s’écrit un nom historique pour n’en avoir jamais entendu parler ? Récemment encore, j’ai porté plainte au commissariat pour vol. La jeune policière qui a pris ma déposition, avec une certaine difficulté, m’a tendu ma déposition à signer ; je l’ai lue et j’ai refusé tant c’était de la bouillie à tous égards. Je lui ai proposé gentiment de la réécrire, ce qu’elle a accepté avec enthousiasme. On en est là. Et c’est le moment qu’on choisit pour abaisser un peu plus le niveau au motif démagogique de la prétendue “égalité des chances” ? Comme si c’est là que ça se passe et non bien en amont, à l’école et à la maison !

On croit savoir que le service de découpage de l’Elysée, de concert avec son service de traduction, devrait bientôt déposer sur le bureau du président de la République un texte de nature à bouleverser sa stratégie en matière de politique sociale (mais ça, contrairement à la réforme annoncée, hélas, c’est du troisième degré, attention…). Cet article du New York Times lui avait en effet échappé car, s’il est de notoriété publique que le chef de l’Etat épluche systématiquement ce qui s’y publie à la rubrique littéraire, il fait l’impasse sur sa rubrique « Santé » dans lequel il est paru récemment. Il fait état de la nécessité pour un certain nombre de métiers, notamment les médecins, d’inclure la littérature dans leurs études. Un rapport montre en effet que l’exposition d’internes normalement constitués au rayonnement de grands textes de prose peut à terme modifier leur analyse clinique ; il préconise de leur faire écrire des nouvelles, de brefs essais et de la poésie. Les théoriciens de cette pratique l’appellent narrative medicine. Anton Tchekhov poussa si loin cette logique qu’il abandonna la médecine pour la littérature.

Sans aller jusqu’à cette extrémité, ils estiment que le training littéraire des étudiants en médecine, tels qu’ils ont pu l’analyser ces quinze dernières années dans différentes facultés, développe par la suite l’instinct compassionnel des médecins ; leur savoir-faire y gagne en empathie, notamment pendant les opérations chirurgicales ; ils sont plus enclins à partager, et donc à comprendre, le point de vue et les angoisses de leur patient. Ils se mettent plus naturellement à la place de l’Autre. La lecture d’œuvres de Tolstoï et de Virginia Woolf en particulier, et les discussions de groupe autour des enseignements à tirer de leurs œuvres, sont particulièrement profitables, notamment durant l’internat. Tant et si bien que le Saint Barnabas Medical Center de Livingston, dans le New Jersey, a rendu cette pratique obligatoire ; les étudiants en chirurgie de l’université Vanderbilt et les futurs gynécologues qui étudient à Columbia doivent également passer par les classiques de la littérature.

Il s’agit de sauver des vies. Dans l’administration en France, en apprenant à mieux se parler et à mieux se comprendre au quotidien grâce aux quelques diamants que recèle notre culture, il s’agit aussi de sauver la langue française. Ce n’est pas moins noble.

Écrit par : FGuichard | 04 décembre 2008

Robin, vite ! Claude Vigée dans quelques minutes sur France 2, dans Des mots de minuit ! Réveillez-vous vite !

Ecrit par : Jérémy | 04 décembre 2008

Too late ! Et pourtant, j'aurais dû le savoir : "Restez éveillé, car vous ne savez ni le jour, ni l'heure !" ;-)

Merci quand même Jérémy !

Écrit par : robin | 04 décembre 2008

Il n'y a pas que des mauvaises nouvelles.
La cour européenne des droits de l'homme vient de débouter les deux jeunes musulmanes qui protestaient parce qu'elles avaient été exclues à force d'obstination à vouloir porter le voile :
http://cmiskp.echr.coe.int/tkp197/view.asp?item=1&portal=hbkm&action=html&highlight=31645/04&sessionid=16779220&skin=hudoc-pr-fr
Un pas en avant pour la laïcité à la française (pour les pas en arrière, on verra ultérieurement…).

Gros dossier dans le Point sur Darcos et les programmes. Marie-Sandrine Sgherri a décidé de faire siennes les thèses du journal — et du ministre.
Je n'en retiendrai qu'une chose, parce qu'elle me paraît malheureusement juste : le ministère compte sur la faible mobilisation des nouveaux profs (qui seront de plus en plus nombreux dans les années à venir, pour cause de papy-boom), qui n'ont pas été formés à réagir…
Quand je passe sur certains forums de "nouveaux titulaires", et que je lis leurs angoisses à l'hypothèse de ne pas marcher dans les clous (Jean, si vous saviez ce qu'ils sont respectueux des "séquences", et au-delà même de ce que l'inspecteur le plus tatillon pourrait exiger), je me demande s'il n'a pas raison. Que disait Caligula (celui de Camus) quand on lui demandait ce qu'il lui restait d'humain ? "Oui — le mépris."
JPB

Écrit par : brighelli | 04 décembre 2008

Quand je passe sur certains forums de "nouveaux titulaires", et que je lis leurs angoisses à l'hypothèse de ne pas marcher dans les clous (Jean, si vous saviez ce qu'ils sont respectueux des "séquences", et au-delà même de ce que l'inspecteur le plus tatillon pourrait exiger), je me demande s'il n'a pas raison. Que disait Caligula (celui de Camus) quand on lui demandait ce qu'il lui restait d'humain ? "Oui — le mépris."
JPB

Ecrit par : brighelli | 04 décembre 2008

Avez-vous les adresses de ces forums, Jean-Paul?
Cela m'amuserait d'y mettre un peu d'animation!
A propos, le terme "séquence" a disparu du Préambule des nouveaux programmes de français du collège, remplacé par celui de "période", nettement moins connoté. Exit donc l'ancienne "séquence", "liberté pédagogique" (inscrite "dans le marbre de la loi") oblige!
Reste à interroger le Ministère sur le sens exact qu'il donne au mot "période" dans ce contexte!

Écrit par : Jean | 04 décembre 2008

Il s’agit de sauver des vies. Dans l’administration en France, en apprenant à mieux se parler et à mieux se comprendre au quotidien grâce aux quelques diamants que recèle notre culture, il s’agit aussi de sauver la langue française. Ce n’est pas moins noble.

Ecrit par : FGuichard | 04 décembre 2008

J'approuve à 100 % ce que vous écrivez FGuichard ; malheureusement, il y a une grosse proportion d'imbéciles heureux dans ce pays, dont Monsieur Santini dont la prétention à faire de la politique et à passer à la télévision, ainsi que la haute idée qu'il se fait de lui-même, nous impose de supporter périodiquement le fardeau cumulé de sa laideur et sa stupidité, ce qui est beaucoup demander, il faut bien en convenir, même aux âmes charitables.

Sur une classe de 28, je dois avoir 5 ou 6 êtres humains à peu près normaux, proportion que l'on doit retrouver également au niveau de la nation et de ses représentants.

Il y a des jours où je comprends la misanthropie viscérale de Louis-Ferdinand Céline, l'antisémitisme en moins.

Merde à Santini et vive la princesse de Clèves !

Écrit par : robin | 04 décembre 2008

Dans le texte que Felts avait prouit l'autre jour,
par : Lisa fut Lisette | 04 décembre 2008

Il y a un "i" en trop, ou c'est un nouveau verbe? ;-)

"Cela dit, il est important de savoir lire un texte sans y mettre son propre "sens" . Je sais que de nos jours c'est de plus en plus difficile...Mais on peut essayer.
Pour moi le débat est clos, sauf provocation de votre part."

Ecrit par : Lisa fut Lisette | 04 décembre 2008

Pas mieux de ma part! Je reprends votre message au mot près!

Écrit par : Christophe Sibille | 04 décembre 2008

vous êtes juste plus égocentrique qu'une poule. Et psychiatrocentrique sans doute, ...

Ecrit par : yann | 03 décembre 2008

Cela m'a permis d'apprendre que les vétérinaires se posaient non seulement en rivaux de presque toutes les spécialités médicales (en dehors de la psychiatrie), ...

Ecrit par : Roger Felts | 03 décembre 2008

QED.

Écrit par : yann | 04 décembre 2008

On croit savoir que le service de découpage de l’Elysée,...

Ecrit par : FGuichard | 04 décembre 2008

Y a-t-il aussi un service de coloriage, et un service de collage de gommettes ?

Écrit par : yann | 04 décembre 2008

Je reviens sur la note initiale.
Pour ceux qui ont du mal à saisir ce que signifie la présence (et les méthodes) policière en Corse.
Un extrait d'un autre article du magazine "Corsica" de décembre, intitulé "Quand la police dérape" :
"[...] Le port de la cagoule est d'ailleurs devenu si "branché" chez certains policiers que, de temps en temps, on en voit certains en porter alors qu'ils sortent en voiture du commissariat pour circuler en ville. Pratique dont on ne sait si elle est révélatrice d'une peur panique de la population locale ou une simple frime destinée à impressionner on ne sait qui."
En bref, si on parle des "cagoulés" insulaires, on aura compris qu'il pourrait s'agir plus des "forces de l'ordre" que des clandestins eux-mêmes"...

Écrit par : Daniel Arnaud | 04 décembre 2008

Milady, bonne fête...
JPB

Ecrit par : brighelli | 04 décembre 2008

Mon calendrier me dit que c'est le jour de la sainte Barbara.
Serait-ce un restant de catholicisme dont vous n'arrivez pas à vous débarrasser, JPB ?

Écrit par : Japhet | 04 décembre 2008

Les gardes à vue des enseignants sont également à replacer dans ce contexte.
Cependant, au-delà de la méthode, ne soyons pas naïfs quant au déroulement de cette affaire : le recteur serait-il monté au créneau si son plus proche collaborateur n'avait pas été impliqué? Pour ma part, je n'en crois rien.

Écrit par : Daniel Arnaud | 04 décembre 2008

C'est ça le monde des medias-bobos. Le crime porte le masque commode du jeu ! Il y a quelques temps, on disait "incivilités". La novlangue progresse.
Déshumanisation ou degénérescence, c'est pareil.

Ecrit par : Scarlett Martinez | 04 décembre 2008

Eh, Amélie, faudrait voir à pas trop dramatiser. Dans mon jeune âge, interne dans un lycée de garçons du Sud-Ouest, les bagarres étaient monnaie courante et plutôt violentes. Affrontements inter-dortoirs à la serviette mouillée et au polochon bien tassé, tirs nourris à la "chiqueuse" avec projectiles en papier durci à la colle (et renforcés d'une punaise au cas où...). Sans compter l'inspection du lundi matin, revue des marrons du week-end reçus dans les bals de village. J'en passe et des pires. D'assez nombreux blessés graves au final et deux morts.
Mes gamins de 20 et 25 ans me regardent avec des yeux ronds, eux qui n'ont pas connu le tiers ou le quart de cette violence là qui faisait rigoler les adultes au nom du "il faut bien que jeunesse se passe".
J'éviterai la description des cuites collectives et autres horreurs masculines comparables aux violences subies par les troufions dans certaines unités.
Bref, je ne ferai pas l'apologie de la violence mais vos propos me semblent un peu décalés. D'ailleurs en dix ans de présence comme prof dans mon ancien bahut, je compte les bagarres sur les doigts des deux mains. Comme le chantait quelqu'un " ça tire plus vraiment".

Écrit par : victor | 04 décembre 2008

Et puis le recteur peut bien s'offrir une tribune de deux pages, il ne risque pas d'être contredit. Les enseignants qui pourraient lui apporter la contradiction et dénoncer certains "dysfonctionnements", voire un "double discours", en sont empêchés, puisqu'ils s'exposeraient à un "manquement au devoir de réserve" décrété par ce même recteur pour les faire taire.
Constant Sbraggia (l'auteur de l'interview), comme la plupart des journalistes qui interrogent un institutionnel, se rend-il bien compte que cela revient à interviewer un responsable du PC chinois sur l'état des droits de l'homme en Chine? Parole officielle, exclusive et autorisée, comme n'importe quel système totalitaire...

Écrit par : Daniel Arnaud | 04 décembre 2008

"[...] comme dans n'importe quel système totalitaire..."

Écrit par : Daniel Arnaud | 04 décembre 2008

Avez-vous les adresses de ces forums, Jean-Paul?
Cela m'amuserait d'y mettre un peu d'animation!


Ecrit par : Jean | 04 décembre 2008

Si j'en crois Catmano qui travaille sur les forums similaires pour jeunes PE, vous allez trouver des gens assoiffés de conseils d'enseignement. L'idéal, Jean, pour eux et pour nos élèves de France, serait que vous y alliez calmement, avec toute votre expérience et votre sagesse, sans entrer en polémique avec les pédagogo acharnés. Les jeunes vont apprendre plein de connaissances et de techniques à votre contact, ils vont les tester en classe et seront ravis de voir à quel point ça fonctionne et à quel point ils "tiennent " enfin leur classe, à quel point les élèves progressent.

Écrit par : dobolino | 04 décembre 2008

"Aux rebellocrates, qui constituent en somme, et dans tous les domaines, l'élite dirigente de nouveaux temps, correspond une troupe maintenant bien équipée de rebellographes, programmés pour exciter à intervalles réguliers des querelles truquées notoirement indispensables à fin que tout semble donner l'impression de continuer encore. Ces âpres polémiques pour théâtre de Guignols n'ont d'autre but que de masquer par l'emploi de notions devenues dérisoires et d'enjeux préventivement reglés (...) le seul vrai désaccord radical qui pourrait encore se produire sur cette terre (...) Ils ne remettent en cause que ce qu'on leur a dit de remettre en cause. Ils ne désignent comme coupable que ce qui est unanimement condamné. Et, d'une façon générale, ils ne montrent que ce qu'on leur a donné l'ordre de montrer"
P. Muray

Ecrit par : Lisa fut Lisette | 04 décembre 2008

LES BOBOS REBELLOCRATES ET LE PETIT PEUPLE, le rire final du contentement de soi est terrible :


http://fr.youtube.com/watch?v=prIZVZ3rl5g

Écrit par : Scarlett Martinez | 04 décembre 2008

- des normaliens agrégés font leur stage en collège ZEP, sont débordés, et on leur dit que ce sont des nuls,


Ecrit par : Jérémy | 04 décembre 2008

Sans blague?

L'EN a complètement perdu la tête.

Ecrit par : TotoWeininger

J'ai connu plusieurs de mes camarades littéraires (au sens large) auxquels c'est arrivé, et cela n'a rien de récent. Par exemple, un docteur en histoire romaine qui n'avait pas trouvé de poste de MDC après avoir soutenu sa thèse. Pour l'EN, les professeurs sont des pions qui servent à remplir des cases.
Aussi incroyable que cela paraisse, l'EN méprise le savoir !

Écrit par : moot | 04 décembre 2008

"Aussi incroyable que cela paraisse, l'EN méprise le savoir !"

Ecrit par : moot | 04 décembre 2008

Non, non... ce n'est même plus incroyable du tout.

Écrit par : Daniel Arnaud | 04 décembre 2008

Si j'en crois Catmano qui travaille sur les forums similaires pour jeunes PE, vous allez trouver des gens assoiffés de conseils d'enseignement. L'idéal, Jean, pour eux et pour nos élèves de France, serait que vous y alliez calmement, avec toute votre expérience et votre sagesse, sans entrer en polémique avec les pédagogo acharnés. Les jeunes vont apprendre plein de connaissances et de techniques à votre contact, ils vont les tester en classe et seront ravis de voir à quel point ça fonctionne et à quel point ils "tiennent " enfin leur classe, à quel point les élèves progressent.

Ecrit par : dobolino | 04 décembre 2008

Je confirme, catmano y est sollicitée, reconnue pour ses sages conseils, écoutée et suivie.
Mais elle y marche sur des oeufs avec beaucoup de diplomatie même si pafois, trop souvent même, elle grince des dents et se retient prudemment de leur rentrer dans le chou...
Là-bas, catmano est une "missionnaire en terrain aride" qui inlassablement explique, réexplique.... et sait convaincre intelligemment mais fermement.

Écrit par : Maminou | 04 décembre 2008

catmano est une "missionnaire en terrain aride"

Respect !

C'est ce que je ne sais plus faire. Maintenant, je me protège en respirant lentement quand je me sens renauder.

Écrit par : dugong | 04 décembre 2008

C'est ça le monde des medias-bobos. Le crime porte le masque commode du jeu ! Il y a quelques temps, on disait "incivilités". La novlangue progresse.
Déshumanisation ou degénérescence, c'est pareil.

Ecrit par : Scarlett Martinez | 04 décembre 2008

Eh, Amélie, faudrait voir à pas trop dramatiser. Dans mon jeune âge, interne dans un lycée de garçons du Sud-Ouest, les bagarres étaient monnaie courante et plutôt violentes.
Ecrit par : victor | 04 décembre 2008

Chez nous, dans les banlieues, en 1965/66, autour des immeubles, c'était un vaste terrain vague où nous étions en guerre perpétuelle contre ceux des tours et, dans les tranchées creusées dans la glaise, nous (6/12 ans) nous affrontions à coup de boule de terre moulées au tour d'un caillou coupant appelé silex (c'était bonnard, y'en avait pleins). Pour se fendre la gueule, on se fendait la gueule ! Et les généralistes savaient encore poser des points de suture.
Les plus grands y allaient à coups de chaînes de vélo. On les appelait "les blousons noirs "...

Écrit par : dobolino | 04 décembre 2008

J'éviterai la description des cuites collectives et autres horreurs masculines comparables aux violences subies par les troufions dans certaines unités.


Ecrit par : victor | 04 décembre 2008

On a vécu ça à l'Ecole véto. Ça ne faisait pas dans la finesse !

Écrit par : dobolino | 04 décembre 2008

Rappel!
Sur www.appeldu8novembre.fr, on peut signer une pétition contre la réforme des concours.

Écrit par : Jean | 04 décembre 2008

"Aussi incroyable que cela paraisse, l'EN méprise le savoir !"

Ecrit par : moot | 04 décembre 2008

Non, non... ce n'est même plus incroyable du tout.

Ecrit par : Daniel Arnaud | 04 décembre 2008

l'EN méprise les savoirs...Et ceux qui cherchent encore à les transmettre.

Le personnage de Dostoïevski pour qui "Shakespeare ne valait pas une paire de bottes", celui qui arrêta Lavoisier en lui disant que "la République n'avait pas besoin de savants" et ceux qui s'en prennent à cette pauvre Princesse de Clèves peuvent se donner la main.

Les pédagos-pédagos et les "ravis de la modernité" complèteront la ronde des philistins.

Écrit par : Robin | 04 décembre 2008

“Nous avons atteint les limites d’un élitisme stérile”. Le message d’André Santini est clair : moins de connaissances, plus de compétences.

Ecrit par : FGuichard | 04 décembre 2008

Et c'est bien là le propre d'une société termitière détournée vers l'utilitaire où les individus sont totalement livrés à la contingence. Et comme la fuite en avant quasi instituée, qu'on s'est convenu d'appeler de manière incantatoire la modernité, est en train de se radicaliser, l'utile d'aujourd'hui sera vite obsolète.
Supprimons la culture générale puis la culture tout court.
Soclons les élèves puis dupons-les avec des diplômes de pacotille.
Du passé faisons table rase et précipitons les masses pâteuses dans les moules interchangeables de l'immédiateté.
Le prêt-à-sentir fera office de sensibilité et l'appétence de goût.
La relation humaine se déclinera en terme de communication.
Travaillons le dimanche, faisons éclater la semaine, entrons dans l'ère de la consommation perpétuelle et foin de la structure familiale et de ses nécessaires rythmes temporels.
Mangeons des fraises en janvier, buvons du lait de Chine et portons des robes cousues en Inde.
Mixons tout puisque tout se vaut.
Etc. etc.

Un début de résistance : lisons, relisons, faisons lire la princesse de Clèves. Face à la barbarie du décervelage organisé et revendiqué, de l'abrutissement des masses grégaires et de l'imbécilité endogène des élites délités, même cette littérature-là devient une haute oeuvre.

Écrit par : Magister | 04 décembre 2008

On a vécu ça à l'Ecole véto. Ça ne faisait pas dans la finesse !

Ecrit par : dobolino | 04 décembre 2008

Je partageais le dortoir des vétos première année au lycée Hoche à Versailles, en 1969. J'étais en hypokhâgne à La Bruyère. Je me souviens en effet qu'ils étaient assez loin de la princesse de Clèves ;-) Mais ils n'ont jamais embêté les "Lettres sup."

Écrit par : Robin | 04 décembre 2008

"lisons, relisons, faisons lire la princesse de Clèves"

Oui euh... bof. Il faut connaître la Princesse de Clèves, mais de là à la lire in extenso, et qui plus est à la relire, merci bien.

Désolé de dire que je n'apprécie pas La Princesse de Cèves, mais j'avais cette opinion bien avant les déclarations de Sarkozy. Qu'on fasse lire Racine, plutôt, ou Corneille.

Écrit par : Jérémy | 04 décembre 2008

Avez-vous les adresses de ces forums, Jean-Paul?
Cela m'amuserait d'y mettre un peu d'animation!


Ecrit par : Jean | 04 décembre 2008


Vous rigolez ?! Je n'arrête pas de vous la donner, mais personne ne s'est encore inscrit !

Il s'agit de : http://neoprofs.forumactif.net

Vous y êtes bienvenus !

Écrit par : John de Neoprofs | 04 décembre 2008

pédagos-pédagos

Les pédagos-démagos ! J'en bégaie.

Écrit par : Robin | 04 décembre 2008

Désolé de dire que je n'apprécie pas La Princesse de Cèves, mais j'avais cette opinion bien avant les déclarations de Sarkozy. Qu'on fasse lire Racine, plutôt, ou Corneille.

Ecrit par : Jérémy | 04 décembre 2008

La Princesse de Cèves ? Joli lapsus Jérémy !

Écrit par : Robin | 04 décembre 2008

"lisons, relisons, faisons lire la princesse de Clèves"

Oui euh... bof. Il faut connaître la Princesse de Clèves, mais de là à la lire in extenso, et qui plus est à la relire, merci bien.

Désolé de dire que je n'apprécie pas La Princesse de Cèves, mais j'avais cette opinion bien avant les déclarations de Sarkozy. Qu'on fasse lire Racine, plutôt, ou Corneille.

Ecrit par : Jérémy | 04 décembre 2008

Jérémy, vous êtes en train de me casser la baraque ! La princesse de Clèves n'était au fond qu'une figure de rhétorique, simplement pour évoquer plus largement les classiques, la culture racinaire (pour ne pas dire radicale).

Écrit par : Magister | 04 décembre 2008

...Et qui ne manque pas de Sève ! ;-)

Écrit par : Robin | 04 décembre 2008

Pour ceux que ça intéresse, le Snalc se tient prêt à afficher les résultats des élections dès que ceux-ci lui parviennent. Vous pouvez cliquer sur le lien ci-dessous à partir de demain soir, je pense :

http://www.snalc.fr/publi_documents2.tpl?sku1=34369790741497938

Écrit par : Manu | 04 décembre 2008

Tout le monde parle de la Princesse de Clèves, mais n'oubliez pas que "la moitié de la cour n'avait d'yeux que pour le duc de Nemours" ;-)

Écrit par : Robin | 04 décembre 2008

Là-bas, catmano est une "missionnaire en terrain aride" qui inlassablement explique, réexplique.... et sait convaincre intelligemment mais fermement.

Ecrit par : Maminou | 04 décembre 2008

Merci Maminou. Vous avez juste oublié de dire que vous faisiez exactement la même chose que moi. Je rectifie donc.

Écrit par : catmano | 04 décembre 2008

Qu'on fasse lire Racine, plutôt, ou Corneille.

Ecrit par : Jérémy | 04 décembre 2008
Une bonne blague qui illustre la disparition de la vieille culture lycéenne. J'avais appris à mon fils, il y a trois ou quatre ans "Prends un siège Cinna et assieds-toi par terre / Et si tu veux parler, commence par te taire ". J'ai découvert ce matin qu'il avait pris ça pour argent comptant et n'avait toujours pas compris que c'était une blague de potache.
Alors ?
"Rodrigue, as-tu du cœur ? Non, j'ai du trèfle et si tu me le piques, j'te fous sur le carreau ! ".

Écrit par : dobolino | 04 décembre 2008

Je confirme, catmano y est sollicitée, reconnue pour ses sages conseils, écoutée et suivie.
Mais elle y marche sur des oeufs avec beaucoup de diplomatie même si pafois, trop souvent même, elle grince des dents et se retient prudemment de leur rentrer dans le chou...
Là-bas, catmano est une "missionnaire en terrain aride" qui inlassablement explique, réexplique.... et sait convaincre intelligemment mais fermement.

Ecrit par : Maminou | 04 décembre 2008

Excellente idée...j'irais bien y faire un tour de temps en temps (une de mes amies ayant les idées trés claires m'en avait parlé), mais je crains de n'avoir la patience de Catmano et de rentrer tôt ou tard (quelque part entre 10 et 12 secondes) dans le lard des péda-cuculs.

Savez-vous qui modère ce forum ? Si ce sont des membres de la secte à Meirieu, on peut aussi jouer à celui qui se fait virer le plus vite (Toto, vous êtes hors-concours, merci...)

Écrit par : Manu | 04 décembre 2008

J'éviterai la description des cuites collectives et autres horreurs masculines comparables aux violences subies par les troufions dans certaines unités.


Ecrit par : victor | 04 décembre 2008

On a vécu ça à l'Ecole véto. Ça ne faisait pas dans la finesse !

Ecrit par : dobolino | 04 décembre 2008

Bande de veinards. Finalement, il n' y a qu' à l' IUFM qu'on s'emmerde...

(pardon Christophe, ce n'était qu'une blague).

Écrit par : Manu | 04 décembre 2008

"Madame de Clèves acheva de danser et pendant qu'elle cherchait des yeux quelqu'un qu'elle avait dessein de prendre, le roi lui cria de prendre celui qui arrivait. Elle se tourna, et vit un homme qu'elle crut d'abord ne pouvoir être que monsieur de Nemours, qui passait par-dessus quelques sièges pour arriver où l'on dansait. Ce prince était fait d'une sorte, qu'il était difficile de n'être pas surprise de le voir quand on ne l'avait jamais vu, surtout ce soir-là, où le soin qu'il avait pris de se parer augmentait encore l'air brillant qui était dans sa personne ; mais il était difficile aussi de voir madame de Clèves pour la première fois, sans avoir un grand étonnement.

Monsieur de Nemours fut tellement surpris de sa beauté, que, lorsqu'il fut proche d'elle, et qu'elle lui fit la révérence, il ne put s'empêcher de donner des marques de son admiration. Quand ils commencèrent à danser, il s'éleva dans la salle un murmure de louanges. Le roi et les reines se souvinrent qu'ils ne s'étaient jamais vus, et trouvèrent quelque chose de singulier de les voir danser ensemble sans se connaître. Ils les appelèrent quand ils eurent fini, sans leur donner le loisir de parler à personne, et leur demandèrent s'ils n'avaient pas bien envie de savoir qui ils étaient, et s'ils ne s'en doutaient point..."

Écrit par : Robin | 04 décembre 2008

Bande de veinards. Finalement, il n' y a qu' à l' IUFM qu'on s'emmerde...

(pardon Christophe, ce n'était qu'une blague).

Ecrit par : Manu | 04 décembre 2008

Ça vous dit, de bouffer des vers de terre crus avec du sable et du soda, le tout mélangé ?
Vous aimeriez être un bizuth (ou une bizuthe ) à qui on fait avaler un Ricard-Martini (trois doses+ cinq doses), sous peine d'ostracisation ?

Écrit par : dobolino | 04 décembre 2008

Les forums de Catmano, je ne sais pas.
Celui dont "John", ci-dessus, donne les références (http://neoprofs.forumactif.net) est très bien tenu, par des gens ouverts. On y trouve de tout, et à part les injures directes, je ne crois pas que l'on censure grand-chose.

Pas même mes provocations enfantines…
JPB

Écrit par : brighelli | 04 décembre 2008

Vous aimeriez être un bizuth (ou une bizuthe ) à qui on fait avaler un Ricard-Martini (trois doses+ cinq doses), sous peine d'ostracisation ?

Ecrit par : dobolino | 04 décembre 2008

Shaken, not stirred.

Saloperie de Ségolène Royal.

Écrit par : Manu | 04 décembre 2008

"Le roi et les reines se souvinrent qu'ils ne s'étaient jamais vus, et trouvèrent quelque chose de singulier de les voir danser ensemble sans se connaître."

"quelque chose de singulier"

C'est cette singularité-là que les philistins ne supportent pas et qu'admiraient les rois.

Écrit par : Robin | 04 décembre 2008

C'est cette singularité-là que les philistins ne supportent pas et qu'admiraient les rois.

Ecrit par : Robin | 04 décembre 2008

"Profonde est la haine de la beauté dans les coeurs abjects" (Ersnt Jünger, "Sur les falaises de marbre"))

Écrit par : Robin | 04 décembre 2008

Ernst ! Jünger

Voilà que je fais de la dyslexie !

Écrit par : Robin | 04 décembre 2008

Savez-vous qui modère ce forum ? Si ce sont des membres de la secte à Meirieu, on peut aussi jouer à celui qui se fait virer le plus vite (Toto, vous êtes hors-concours, merci...)

Ecrit par : Manu | 04 décembre 2008

Sur le forum où je vais (primaire), il y a très peu de modération. Cela a dû m'arriver deux ou trois fois, toujours pour les mêmes raisons et avec la même personne (PEMF, militante AGEEM, elle-même modératrice sur le forum, à ce que j'ai compris). Elle n'aime pas qu'on lui dise qu'elle n'a pas le monopole du cœur...

Sinon, pas de problème.

J'ai mis des liens vers le projet SLECC, conseillé les programmes du GRIP, fait de la promo pour le fichier de maths de Pascal Dupré et la méthode de lecture-écriture de Thierry Venot, donné des titres de vieux manuels de grammaire (au fait, si vous en connaissez un bien pour des CM, j'ai une demande en cours), expliqué que le passé antérieur au CM2, ça n'avait rien d'une torture chinoise, proposé Boscher à des instits de CE1 désespérées à la rentrée par leurs trop nombreux "non-lecteurs" (plus de la moitié de la classe, quand ce n'est pas les trois quarts), tapé à bras raccourcis sur la Main à la Pâte, hurlé contre les ateliers tournants et la demi-heure d'accueil tous les matins en maternelle, rien n'a jamais disparu, sauf dans les profondeurs des listes de questions.

Écrit par : catmano | 04 décembre 2008

Elle n'aime pas qu'on lui dise qu'elle n'a pas le monopole du cœur...

Ecrit par : catmano | 04 décembre 2008

Normal, c'est un peu comme si vous lui brisiez la glace dans laquelle elle aime à se mirer. Catmano, vous êtes une insupportable iconoclaste, une turlupineuse de gégés...

Écrit par : Magister | 04 décembre 2008

Vous aimeriez être un bizuth (ou une bizuthe ) à qui on fait avaler un Ricard-Martini (trois doses+ cinq doses), sous peine d'ostracisation ?

Ecrit par : dobolino | 04 décembre 2008

Shaken, not stirred.

Saloperie de Ségolène Royal.

Ecrit par : Manu | 04 décembre 2008
Complètement zinzin ? Pauvre Manu !

Écrit par : dobolino | 04 décembre 2008

Vous affectionnez le bizuthage, Manu ? Je vous en propose un, véridique et très masculin, septembre ou octobre 1976, à une époque où, Dieu soit loué, la super glue n'existait pas. X..., interne véto, 17 ans, ayant besoin de reconnaissance, accepte une sodomisation. Son ami le vaseline, pour le préparer à cette introduction, avec un tube de ... colle Scotch. Tellement véridique que toutes les prépas furent au courant, élèves féminines comprises, sous l'œil benoît du proviseur.
Si vous en rêvez, venez, je vous le fais gratos ! Et à la Super Glue.

Écrit par : dobolino | 04 décembre 2008

Je le remets pour que tout le monde le sache :

" Et de rappeler comment la secrétaire de Nicolas Sarkozy, fonctionnaire de catégorie C (la moins qualifiée), a échoué à un concours interne parce qu'elle ne savait qui avait écrit La Princesse de Clèves, ‘‘un sujet qui divise jusqu'aux spécialistes'', selon André Santini.»

"un sujet qui divise jusqu'aux spécialistes"
"un sujet qui divise jusqu'aux spécialistes"

Mesdames, messieurs,

vous serez donc ravis d'apprendre que Madame de la Fayette n'a peut-être pas écrit "La Princesse de Clèves".
C'est le grand Santini, dixseptièmiste reconnu mondialement, qui l'affirme.

De plus, d'après mes informations, Molière serait retiré des programmes scolaires l'an prochain au motif, toujours selon notre grand philologue d'Issy-les-Moulineaux, que nous ne sommes pas sûrs que c'est Molière qui a écrit lui-même ses pièces, mais bien plutôt Corneille, ou bien encore Marc Lévy pour les pièces de la dernières périodes.

Écrit par : Fabien | 04 décembre 2008

Oui, Victor, je confirme : je ne crois pas que les 15/25 ans soient plus violents qu'autrefois !

Je me souviens d'une époque où les trains étaient pleins de permissionnaires avinés et en bande, et on serrait les fesses parfois...

Aujourd'hui, je fais parfois le pion dans les compartiments de TER, et en général ils se calment quand ils s'aperçoivent qu'ils ne sont pas tout seuls.

Mais on se disait à l'époque « Il faut bien que jeunesse se passe », « ils finiront par se caser et ils seront plus calmes… » ; aujourd'hui, on se demande s'ils arriveront à trouver une place dans la société, un équilibre, et on s'inquiète.

Moi, ce qui me choque, c'est la génération des quinquas/sexas, tout entière consacrée à renier ses anciens idéaux.

Ceux qui prennent des airs supérieurs quand ils parlent du Lagarde et Michard, à les entendre le summum de la ringardise, et qui font mille fois pire dans leurs cours.

Ceux qui sont pétris de bonne conscience et qui en réalité ont capitulé, qui abandonnent les élèves à l'ignorance.

Ceux qui prétendent incarner la jeunesse éternelle, et qui refusent la transmission de peur de céder leur place dominante dans la société.

Je ne sais plus qui parlait de « violence symbolique » : c'est surtout dans cette génération qu'on trouve ceux qui déglinguent des jeunes qui me paraissent au contraire étonnamment lucides, parfois, sur ce qu'on leur fait comme mauvais coup.

Je sors d'une « heure de vie de classe » préparatoire à un conseil, et j'en ai entendu des vertes et des pas mûres sur les collègues constructionnistes : mes TL veulent du carré, du structuré, du lourd !

Écrit par : sanjuro | 04 décembre 2008

Merci à Victor et à Dobolino pour les nuances qu'il et elle apportent au message d'Amélie sur "les-jeunes-qui-sont-tous-des-psychopathes-maman-j'ai-peur-faites-quelque-chose-enfermez-les-dès-12-ans".

J'ai été dans le collège réputé "difficile" de ma ville (il n'y a pas très longtemps) : je n'ai jamais été ennuyé et ai très très rarement vu de véritables bagarres. La "guerre des boutons" de Pergaud, ça date de quand déjà?
Cela arrive, cela est condamnable, mais de là à dire que nos rues ressemblent à un champ de bataille volodinien post-apocalyptique et que les jeunes sont tous des sauvages à peine humains...

Sinon (et je sens que je vais me faire dézinguer, mais tant pis) : hier, j'ai entendu le témoignage de deux jeunes agrégées de lettres qui enseignent depuis 4-5 ans en banlieue parisienne : eh bien elles disaient que, globalement, tout se passait plutôt pas mal, qu'elles arrivaient à parler aux djeuns' de l'explosion de la mine dans Germinal, des Lumières, de Molière, de la fable, et que ça finissait par les intéresser. Et elles ont témoigné que, sur les listes des textes de bac, les listes des monchéris du 5ème arrondissement de Paris et celles des sauvages de Sarcelles étaient finalement bien proches et présentaient les mêmes oeuvres. Tout n'est pas rose, il faut de la patience, mais l'on arrive à faire de belles choses. Telles étaient leurs paroles. et elles ont ajouté que leur autorité ne leur venait pas de leur charisme, de leur sévérité innée ou forcée, ou de "trucs", mais de leur savoir, de ce qu'elles avaient à transmettre, et que leurs élèves respectaient cet enseignement.

Voilà, je dis juste cela ici, car à force de lire qu'on vit au milieu de singes décérébrés et dangereux, on a envie de se tirer une balle. Xavier Darcos nous déprime assez comme cela pour qu'on en rajoute pas en plus. Et d'ailleurs, elles ajoutaient que Darcos leur posait plus de problèmes que leurs élèves...

Désolé pour ce message d'espoir, et vous pouvez commencer à tirer à boulets rouges. ;)

Écrit par : Fabien | 04 décembre 2008

Merci à vous, Fabien.

Écrit par : Christophe Sibille | 04 décembre 2008

"hier, j'ai entendu le témoignage de deux jeunes agrégées de lettres qui enseignent depuis 4-5 ans en banlieue parisienne : eh bien elles disaient que, globalement, tout se passait plutôt pas mal, qu'elles arrivaient à parler aux djeuns' de l'explosion de la mine dans Germinal, des Lumières, de Molière, de la fable, et que ça finissait par les intéresser. Et elles ont témoigné que, sur les listes des textes de bac, les listes des monchéris du 5ème arrondissement de Paris et celles des sauvages de Sarcelles étaient finalement bien proches et présentaient les mêmes oeuvres. Tout n'est pas rose, il faut de la patience, mais l'on arrive à faire de belles choses. Telles étaient leurs paroles. et elles ont ajouté que leur autorité ne leur venait pas de leur charisme, de leur sévérité innée ou forcée, ou de "trucs", mais de leur savoir, de ce qu'elles avaient à transmettre, et que leurs élèves respectaient cet enseignement."

Les oiseaux chantaient, le soleil brillait, et le ciel était tout bleu.

Écrit par : Jérémy | 04 décembre 2008

Je ne sais plus qui parlait de « violence symbolique »

C'est Bourdieu. Vous allez vous faire mal voir !

Écrit par : Jérémy | 04 décembre 2008

QUAND LE POINT PRÊCHE UNE RÉVOLUTION CULTURELLE DANS L'ÉCOLE.

JPB en a parlé plus haut. Voici le titre et la conclusion de l'article de Marie-Sandrine Sgherri qui en appelle à une Révolution culturelle dans l'école. Sans craindre au passage de malmener la réalité des faits : ah ces salauds de grévistes payés jusque 2003 !
Et vive la jeunesse, n'est-ce pas, la saine jeunesse prête à tous les efforts et qui réanimera par son esprit de sacrifice et de dévouement le grand corps malade de l'ED.Nat !
Révolution culturelle ? Plutôt retour en force de la Révolution nationale et de son éloge de l'aplatissement.
GM.

"Education nationale - Tout ce que l'on n'ose pas dire sur les profs

Trente-trois grèves en huit ans. Les enseignants vont mal. Un malaise auquel Xavier Darcos s'attaque avec vigueur. Il leur promet de gagner plus s'ils acceptent de travailler autrement. Révolution culturelle à l'Education nationale.

Emilie Lanez et Marie-Sandrine Sgherri (avec Anne-Noémie Dorion)

>
> Le traitement de choc est peut-être la seule méthode possible. Mais c'est aussi la plus risquée. Jusqu'à présent, malgré les manifs, Darcos frise le sans-faute. Les grèves se multiplient, mais les cortèges n'ont rien de massif et, dans les rangs, ce n'est pas l'espoir du grand soir, plutôt une morne résignation. « Qu'attendez-vous de cette grève ? demande-t-on à une jeune professeure des écoles. -Euh, 60 à 65 euros de moins sur ma fiche de paie. » Depuis 2003, les grévistes passent à la caisse, ce qui refroidit bien des ardeurs.

> La révolution culturelle suscite des résistances. Mais, pour l'instant, ça passe et ça ne casse pas. Et si les profs, du moins les plus jeunes d'entre eux, étaient prêts, finalement ? « Les jeunes enseignants ne refuseront pas de gagner mieux leur vie, mais veulent surtout travailler mieux, avoir plus de temps avec leurs élèves. Ils sont prêts à s'investir dans leur rôle d'éducateur » , analyse Patrick Rayou, sociologue et professeur en sciences de l'éducation. Cet universitaire connaît bien les états d'âme du corps professoral. Et admet que « Darcos n'a pas tout faux, car il a capté chez eux cette envie de travailler mieux » . La preuve : malgré les déclarations syndicales, le nombre d'heures supplémentaires effectué par les enseignants a augmenté de 20 %. « Toutes celles que nous avons proposées ont été prises, et sur la base stricte du volontariat », précise l'entourage du ministre. Ces heures supplémentaires, essentiellement destinées au soutien, pendant les vacances ou après la classe, sont aussi l'occasion pour les professeurs de s'occuper d'élèves peu nombreux et motivés. Elles permettent de ne pas seulement se lamenter sur son impuissance, mais de se colleter avec l'échec scolaire. De se sentir utile. C'est sans doute aussi par là que passe la longue route de la révolution."

Écrit par : Guy morel | 04 décembre 2008

"Jérémy, vous êtes en train de me casser la baraque ! La princesse de Clèves n'était au fond qu'une figure de rhétorique, simplement pour évoquer plus largement les classiques, la culture racinaire (pour ne pas dire radicale)."

Ecrit par : Magister | 04 décembre 2008

Oups, pardon Magister !

Je vous rejoins : il faut évoquer la culture racinaire, radicale et racinienne !

Écrit par : Jérémy | 04 décembre 2008

Complètement zinzin ? Pauvre Manu !

Ecrit par : dobolino | 04 décembre 2008

Qui ça, moi ? Et je vous rappelle que pour le "pauvre", que je considère comme insultant, vous pouvez repasser. Ce n'est pas parce que vous avez une grande gueule (qui vous cause pas mal de problème ces derniers temps, non ?) que vous pouvez tout vous permettre. Tout comme vos saillies de pilier de comptoir du style "moi j'ai tout compris à la vie et pas vous", c'est super-gonflant à la longue.

Pour tenter de vous rassurer, mon message était une petite réponse ironique en référence à James Bond ( "shaken, not stirred") et je ne suis pas plus pour le bizuthage extrême que vous (je ne connais pas, effectivement, ces pratiques), même si je regrette que dans le même temps, votre grande copine Gogolène s'en soit servi pour faire sa pub dans les médias, comme d'habitude.

Alors vous pouvez arrêter de rouler des mécaniques 2 secondes, ça n'impressionne personne ici.

C'est là aussi qu'on voit que vous êtes socialiste : vous ne pouvez pas vous empêcher de vous prendre au sérieux et d'emmerder le monde en prétendant le sauver.

Contentez-vous de sauver la vie des animaux qui vous sont confiés, c'est déja beaucoup et apparemment c'est quelque chose que vous faites trés bien. Quand au reste, vous ne nous en voudrez pas si on s'adresse à quelqu'un d'autre.

Écrit par : Manu | 04 décembre 2008

"La révolution culturelle suscite des résistances. Mais, pour l'instant, ça passe et ça ne casse pas. Et si les profs, du moins les plus jeunes d'entre eux, étaient prêts, finalement ? « Les jeunes enseignants ne refuseront pas de gagner mieux leur vie, mais veulent surtout travailler mieux, avoir plus de temps avec leurs élèves. Ils sont prêts à s'investir dans leur rôle d'éducateur » , analyse Patrick Rayou, sociologue et professeur en sciences de l'éducation. Cet universitaire connaît bien les états d'âme du corps professoral."

Mouahahahaha !

Le Point n'a rien trouvé de mieux pour justifier Darcos que d'aller interroger un professeur en sciences de l'éducation !

Le magazine où Jacques Marseille demandait la suppression des IUFM ! On croit rêver !

Écrit par : Jérémy | 04 décembre 2008

Pour ceux que cela intéresse,dimanche se tient le colloque annuel de l'Amitié Charles Péguy avec pour thème cette année: Péguy et la presse.

Plus de détails ici :
http://www.fabula.org/actualites/article26616.php

Écrit par : Merlemocoeur | 04 décembre 2008

On pavoise, dans l'autre camp, grâce à une étude anglaise, figurez-vous :
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« 6 milliards pour décoder

Grosse déception outre-atlantique. Le programme d'apprentissage de la lecture "Reading First", subventionné pour 6 milliards de dollars par de gouvernement fédéral, aurait de mauvais résultats.

Ce programme repose sur une "instruction explicite" de la lecture : apprentissage systématique des syllabes et du vocabulaire par exemple. Or, selon une étude fédérale, il serait efficace en ce qui concerne le décodage. Les élèves qui le suivent obtiennent de meilleurs résultats sur ce point.

Mais il est inefficace pour l'apprentissage de la lecture. Les élèves ânonnent mais ne comprennent pas mieux que les autres le sens de ce qu'ils lisent. Ces six milliards dépensés en vain nous ramènent à un vieux débat français… »
------------------------------------------------------
Ouuuuh ! la malice de ces points de suspension !

Aaaaaah ! le SENS ! Sûr que quand on laisse les élèves construire le sens de ce qu'ils lisent, ça pulse !

Sinon, sérieusement : info ou intox ?

Écrit par : Sanjuro | 04 décembre 2008

Les oiseaux chantaient, le soleil brillait, et le ciel était tout bleu.

Ecrit par : Jérémy | 04 décembre 2008

Je suis 100 % d'accord avec Jérémy et j'ajoute que je ne croit pas à la parole angélique de certaines personnes de "gôche" qui nous expliquent régulièrement qu'au fond tout n'est pas si terrible voire que tout va trés bien madame la marquise.

Il peut bien sûr y avoir quelques endroits paisibles (y compris en Zep) quand ils sont bien gérés pas un chef d'établissement qui ne soit pas un gros démago, mais c'est de plus en plus rare.

J'enseigne personellement dans un collège de centre-ville dont la population est considérée comme socialement trés favorisée. Le palmarès de l'an dernier est le suivant : 6 conseils de discipline dont un pour port d'arme à feu (le gamin avait amené un gros flingue dans le collège. Que voulait-il faire avec ? Probablement pas cueillir des fleurs).

Je précise qu'en ce qui concerne les conseils de discipline, on aurait pu en faire sans problème 10 ou 15 de plus. Alors les oiseaux qui chantent et les renoncules qui s'enc... comme dit Jérémy : à d'autres.

Écrit par : Manu | 04 décembre 2008

"Il peut bien sûr y avoir quelques endroits paisibles (y compris en Zep) quand ils sont bien gérés pas un chef d'établissement qui ne soit pas un gros démago, mais c'est de plus en plus rare."

Ecrit par : Manu | 04 décembre 2008

Manu, je crois que Fabien dit la même chose que vous!
Ne faut-il pas se raccrocher à ses "oasis", et essayer de les généraliser?

Écrit par : Christophe Sibille | 04 décembre 2008

Collège et lycée, ce n'est pas le même tableau...

Écrit par : sanjuro | 04 décembre 2008

J'enseigne dans une cité scolaire : 400 collégiens, 700 lycéens.

Chaque année, une dizaine de conseils de discipline en collège, souvent aucun en lycée. Deux ou trois ces cinq dernières années, en fait.

Le patron est le même dans les deux établissements, par définition...

Écrit par : sanjuro | 04 décembre 2008

Les oiseaux chantaient, le soleil brillait, et le ciel était tout bleu.
Ecrit par : Jérémy | 04 décembre 2008

les oiseaux qui chantent et les renoncules qui s'enc... comme dit Jérémy : à d'autres.
Ecrit par : Manu | 04 décembre 2008


http://fr.youtube.com/watch?v=12B80dpIxf8

Écrit par : Scarlett Martinez | 04 décembre 2008

Je rajoute un point car, apparemment -et d'ailleurs je m'y attendais - je me suis fait mal comprendre :

il y a autant de témoignages de profs que de profs. Et d'une. Et jje vois pas pourquoi le témoignage de Monsieur Manu serait plus vrai (ou moins vrai) que le témoignage de ces deux profs.

Le propos des deux jeunes agrégées de lettres n'était pas de dire que leur classe était une verte prairie au milieu de laquelle coule une rivière. des problèmes, il y en a.
Mais elles voulaient signifier aussi que ce n'est pas le champ de bataille qu'on veut nous faire croire (Le Point d'ailleurs y est allé allègrement dans ce genre de discours), où chaque élève cache un cran d'arrêt dans sa poche, pisse sur la table, crache à la gueule du prof. Des problèmes, il y en a, mais ils se résolvent, avec patience et confiance.

Voilà, dès qu'on relaie ici un message PLUTOT à peu près positif, on passe pour un gros mythomane ou un fou, ou, pire, suprêêêême insulte, un "mec de gôche".

Ok, je cède, tout va mal, je veux fusiller tout ce qui a moins de 25 ans, que des débiles, je veux me pendre, m'ouvrir les veines, de toutes façons tout fiche le camp, mieux vaut fieller seul dans son coin en citant Muray...

enfin, c'est fou comme "être de gôche" est devenue ici une insulte (alors, je sais, on va me sortir que la gauche n'est plus la gauche et bla et bla et bla)

Mais je préfère la gauche à la droite et je ne vois pas pourquoi je devrais en avoir honte, pourquoi je devrais le renier.

J'attends par contre les critiques contre l'article du Point, sombre torche-cul que Rabelais n'a pas retenu car il est encore trop rugueux et malséant. Mais là, bizarrement, pas grand chose. Ouh la la, faudrait pas dire du mal de la drôate et de Monsieur Darcos, le génie de l'EN à en croire la "journaliste".

Je retourne au pays des Bisounours. Bonne soirée.

Écrit par : Fabien | 04 décembre 2008

Un chef d'oeuvre, le Raffarin du the yes needs the no to win againt the no enfoncé!!!

http://www.marianne2.fr/Sarkozy-perd-l-equilibre-_a93985.html?voir_commentaire=oui&order=2&start=50#comments

Et oui, quand l'élocution et la pensée en vrac se téléscopent, le brouillard jaillit du néant!

Écrit par : Merlemocoeur | 04 décembre 2008

Un chef d'oeuvre, le Raffarin du:
The yes needs the no to win against the no enfoncé!!!

Écrit par : Merlemocoeur | 04 décembre 2008

"Le propos des deux jeunes agrégées de lettres n'était pas de dire que leur classe était une verte prairie au milieu de laquelle coule une rivière."
En tout cas, elles nous rassurent : dans leur classe, ça va. Nous nous en réjouissons.


"Des problèmes, il y en a. Mais elles voulaient signifier aussi que ce n'est pas le champ de bataille qu'on veut nous faire croire (Le Point d'ailleurs y est allé allègrement dans ce genre de discours), où chaque élève cache un cran d'arrêt dans sa poche, pisse sur la table, crache à la gueule du prof. Des problèmes, il y en a, mais ils se résolvent, avec patience et confiance."

Cher Fabien, avez-vous remarqué à quel degré d'exagération vous êtes obligé d'aller pour que l'on acquiesce ? Si vous aviez dit que parmi les problèmes, il y a des élèves qui insultent leur prof, des classes complètement bordélisées, des cours où l'on fait des bruits de vaches et de chèvres, des stagiaires qu'on menace de non-titularisation parce qu'ils ont une classe qui ne les respecte pas, des profs qui se font agresser, etc., ce n'aurait pas été de l'exagération.

Alors si vous voulez nous dire qu'il reste encore des classes où tout va bien, et qu'on a trouvé deux agrégées qui enchantent leur classe par leur simple savoir, je trouve que votre message contredit singulièrement l'optimisme qu'il est censé véhiculer.

Comme dit Christophe : c'est "un oasis" ! Mais je ne me réjouis pas de trouver un oasis quand je devrais être en pleine mer ou dans une terre fertile.

Écrit par : Jérémy | 04 décembre 2008

Pourquoi ne pas envoyer systématiquement les agrégés en ZEP?
Ils ont passé un examen bien plus dur que le CAPES ! Ce sont donc sans doute des super-profs, adorant leur matière et ayant à cœur de vouloir faire partager leurs connaissances !

Écrit par : candide | 04 décembre 2008

Pourquoi ne pas envoyer systématiquement les agrégés en ZEP?

Ecrit par : candide

Parce qu'il y a des spécialistes en sciences de l'éducation qui sont bien plus qualifiés qu'eux pour faire s'épanouir merveilleusement les jeunes cervelles en difficulté.
Après vous, messieurs-dames.

Écrit par : moot | 04 décembre 2008

Moi, je sens GROS COMME UNE MAISON que les rectorats vont donner 400 points aux agrégés, tout comme l'a demandé la société des agrégés.

Vi vi vi.

Et pour des postes lycée, en plus.

MAIS...

MAIS...

Ils vont donner 400 points sur le voeu "Tout lycée dans l'académie" !

150 points pour le voeu "Tout lycée dans le département"

Et 90 points pour les voeux "tout lycée dans la ville" ou "lycée X".

Et hop, un tour de loterie en plus !

On parie ?

Écrit par : Jérémy | 05 décembre 2008

Je précise que ce serait d'une perversité sans nom.

Écrit par : Jérémy | 05 décembre 2008

PENSEE DU SOIR : C. LEVI-STRAUSS


"En face de la bienveillance universelle du bouddhisme, du désir chrétien de dialogue, l'intolérance musulmane adopte une forme inconsciente chez ceux qui s'en rendent coupables ; car s'ils ne cherchent pas toujours, de façon brutale, à amener autrui à partager leur vérité, ils sont pourtant (et c'est plus grave) incapables de supporter l'existence d'autrui comme autrui". Cl. Lévi-Strauss, Tristes tropiques, éd. 10/18, 1955, p. 364.

"Nous sommes contaminés par l’intolérance islamique". Claude Lévi-Strauss, Le Nouvel Observateur du jeudi 10 octobre 2002.

Écrit par : Scarlett Martinez | 05 décembre 2008

Il me semble que la licence ou même la maitrise en sciences de l'éducation est chose aisée à obtenir pour peu que l'on adopte le langage utilisé à l'IUFM. L'agrégation c'est tout de même d'un autre tonneau. Alors pourquoi si peu de Saint-Bernard parmi eux pour aller instruire ces sauvageons dans les ZEP ?

Écrit par : candide | 05 décembre 2008

@Victor, Dobolino et d'autres
Je lis :
"Eh, Amélie, faudrait voir à pas trop dramatiser. Dans mon jeune âge, interne dans un lycée de garçons du Sud-Ouest, les bagarres étaient monnaie courante et plutôt violentes.
Ecrit par : victor | 04 décembre 2008

Chez nous, dans les banlieues, en 1965/66, autour des immeubles, c'était un vaste terrain vague où nous étions en guerre perpétuelle contre ceux des tours et, dans les tranchées creusées dans la glaise, nous (6/12 ans) nous affrontions à coup de boule de terre moulées au tour d'un caillou coupant appelé silex (c'était bonnard, y'en avait pleins). Pour se fendre la gueule, on se fendait la gueule ! Et les généralistes savaient encore poser des points de suture.
Les plus grands y allaient à coups de chaînes de vélo. On les appelait "les blousons noirs "...
Ecrit par : dobolino | 04 décembre 2008"

Bezons-Argenteuil ( la bande de la cité de Gode), c'est là que j'ai grandi. Donc blousons noirs, chaînes à vélo, copains d'école en taule pour diverses choses plus ou moins graves ( coups et blessures, vols, et même dans un seul cas proxénétisme), j'ai connu. De même les chahuts monstrueux, les déferlantes de potaches, les cognes de cours de récré, les pavetons contre les barres de fer d'Occident etc.
Je ne suis donc pas du genre vieux con se complaisant à enjoliver l'hier ou l'avant-hier pour me lamenter sur l'aujourd'hui. Je me garde bien aussi de parler de "dégénérescence", du moins sans prendre grand soin de préciser ce qui dégénère.
Ces précautions étant prises, je maintiens qu'il suffit d'ouvrir les yeux, ou de ne pas les fermer, pour voir dans quel état effrayant et relativement nouveau de sauvagerie se trouvent aujourd'hui les d'jeuns, et parfois les enfants.
Que certains ( Nembrini, Dati) en profitent pour avancer leurs pions sécuritaires et rêver tout haut de mettre au gnouf les rejetons des "classes dangereuses" est une chose, une autre est de nier les conséquences de la décomposition sociale et celle de la destruction de l'école sur des fractions grandissantes de la jeunesse. Et je ne parle pas seulement de la violence. L'article du Point parie-t-il, sur autre chose - oh certes en des termes lénifiants - que sur l'aplatissement moral, l'individualisme le plus sot, l'indifférence la plus totale à l'instruction publique dont sont supposés être capables nos futurs jeunes collègues ?
GM

Écrit par : Guy morel | 05 décembre 2008

Correction : Bénisti, celui du rapport sur la détection précoce de la dangerosité, pas Nembrini.
GM

Écrit par : Guy morel | 05 décembre 2008

Voilà, Guy a tout dit.

Écrit par : Manu | 05 décembre 2008

L'article du Point parie-t-il, sur autre chose - oh certes en des termes lénifiants - que sur l'aplatissement moral, l'individualisme le plus sot, l'indifférence la plus totale à l'instruction publique dont sont supposés être capables nos futurs jeunes collègues ?
écrit par GM

« Nos jeunes maîtres étaient beaux comme des hussards noirs.
Sveltes ; sévères ; sanglés. Sérieux, et un peu tremblants de leur précoce, de leur soudaine omnipotence. » Charles Péguy

Pourquoi les agrégés ne pourraient-ils-pas être les nouveaux hussards de la République, les garants d'un savoir et d'une autorité morale et intellectuelle indéniables ? Quel beau combat à mener !

Écrit par : candide | 05 décembre 2008

« Nos jeunes maîtres étaient beaux comme des hussards noirs.
Sveltes ; sévères ; sanglés. Sérieux, et un peu tremblants de leur précoce, de leur soudaine omnipotence. » Charles Péguy

Pourquoi les agrégés ne pourraient-ils-pas être les nouveaux hussards de la République, les garants d'un savoir et d'une autorité morale et intellectuelle indéniables ? Quel beau combat à mener !
Ecrit par : candide | 05 décembre 2008

À propos des "hussards noirs", appellation souvent galvaudée,rappelons que Péguy appelait ainsi les premières générations d'instituteurs buissonniens sorties des écoles normales après 1882. Et que soixante dix-mille d'entre eux laissèrent leur peau dans les tranchées de 14-18. Autrement dit, pour reformer des "hussards noirs" faudrait d'abord regarder sérieusement sous tous ses aspects ce qu'a été la révolution pédagogique initiés par Buisson et son équipe.
Cordialement.
GM

Écrit par : Guy Morel | 05 décembre 2008

"du désir chrétien de dialogue"

Comment dit-on "dialogue" chez les Conquistadores, les Inquisiteurs et les Intégristes ?

Écrit par : Jérémy | 05 décembre 2008

Je n'ai pas bien compris la chose, ni quand elle a commencé exactement:
des ânes bâtés sont arrivés dans mes classes
J'adore les ânes et tous les animaux. Sauf les insectes.
Je me suis dit: soulageons-les de leur charge.
A la fin de l'année, je les trouvais plus légers, mais versatiles et incohérents. Prêts à brouter de n'importe quel pré la largeur de la langue....
Donc ânes ils étaient restés.
Et en tant que tels ils sont allés brouter les pâturages supérieurs (à ce qu'on dit). Devenus anémiques: la nourriture ne leur convenait guère.
Certains, à grand peine, ont réussi à garder leur pré carré, et ruminent à leur profit.
D'autres, en accédant, après force contorsions, à la manne céleste, l'ont trouvée amère et bonne pour des goujats.
Et leur noria tourne auprès de puits dont ils ignorent la source.

Écrit par : bral | 05 décembre 2008

« Depuis quelques années, entre midi et 13heures, du bahut situé en bas de chez moi sort une étrange humanité... »
Lisa fut Lisette | 04 décembre 2008

« Et c'est en sortant vers minuit Monsieur le Commissaire
Que tous les soirs de chez la Montalant
De jeunes peigne-culs... »

Écrit par : Tailleboudin | 05 décembre 2008

"une" oasis, Jeremy, enfin!!! ;-)
Vous avez totalement raison, Fabien. Et, après tout, il vaut mieux avoir un état d'esprit un peu "bobo" que très "mochemoche".
Ceci étant dit, nuit des écoles, ce soir. Ca commence peut-être à bouger un peu sérieusement contre les réformes Darcosy.

Écrit par : Christophe Sibille | 05 décembre 2008

A Jérémy :

si j'ai volontairement "exagéré", c'est justement parce que je lis à longueur de temps sur ce forum des paroles qui voient systématiquement tout en noir foncé, qui sont systématiquement dans la déploration, la résignation, le catastrophisme, ou, pire, la haine et le fiel. Moi, ça me fatigue. Mais j'ai peut-être l'esprit encore trop optimiste et raisonnablement combattif pour recevoir ce genre de discours.

Au passage, je me demande comment l'on peut continuer à enseigner et, en même temps, tenir de tels propos.

Le propos des 2 agrégées visait simplement à dire qu'il existe un milieu entre le "tout fout le camp" décliniste des uns et le "monde merveilleux des apprenants - quelle belle énergie créatrice" des autres. Mais, apparemment, les notions de diversité des situations ou de nuance ont du mal à passer...

Moi, personnellement, ça me donne du courage et de l'espoir d'entendre deux jeunes femmes dire que leur autorité vient de leur discipline, et non de leur masse musculaire ou de leur capacité à dépasser les 123 décibels.
Alors, bien sûr, elles ont dit qu'il fallait accepter de dire, trois fois par semaine à X ou Y, de cracher son chewing-gum ou d'arrêter de bavarder. Mais, une fois qu'elles le demandent, ils arrêtent.
Et elles ont précisé qu'elles parlaient DU LYCEE, de LEUR lycée de Seine-St-Denis classé zep, et non du collège où elles n'ont pas enseigné. Là aussi, nuançons, précisons.
Je sais très bien qu'il y a des classes où cela ne marche pas. Des profs qui craquent. Des comportements intolérables. de la bêtise. Mais Je suis conscient de la diversité des choses. Mais de là à faire croire aux gens que 50 à 60% des classes sont des zones de non-droit, je le refuse, je le conteste, et je trouve ça pervers vis-à-vis de l'opinion.

Écrit par : Fabien | 05 décembre 2008

Au fait, il vient ce compte-rendu de la société des agrégés?

Quelqu'un sait ce qui s'est dit hier?

Je suis un peu inquiet : le communiqué devait arriver très vite en fin d'après-midi. Il doit être long à rédiger... C'est mauvais signe.

No pasaran, le combat continuera quoi qu'il arrive.

Écrit par : Fabien | 05 décembre 2008

Voilà, Guy a tout dit.

Ecrit par : Manu | 05 décembre 2008

D'accord aussi. Il y a certainement des remèdes à apporter sur le plan scolaire mais... nous sommes bien d'accord pour reconnaître que si c'est nécessaire, absolument nécessaire, c'est loin d'être suffisant ?
Quand j'étais ado dans les banlieues, sont arrivées les premières grandes surfaces et, avec elles les tentations de consommation et une augmentation des vols qui étaient commis par des ados de plus en plus jeunes. C'est un exemple.

Écrit par : dobolino | 05 décembre 2008

Je ne saurais trop recommander, sur la question de la culture générale sacrifiée aux petits esprits et à la démagogie ambiante, la chronique de notre ami David Desgouilles
http://daviddesgouilles.rmc.fr/386705/Lettre-au-cancre-a-l-imbecile-et-au-raciste/
JPB

Écrit par : brighelli | 05 décembre 2008

Autre constatation de mes douze/treize ans/ seize ans.
Certains de nos camarades de classe commençaient à regarder tout et n'importe quoi à la télé et au ciné, sans contrôle parental. On commençait à voir des ados vraiment bizarres, aux propos très violents.
Le shit était encore néanmoins principalement réservé aux plus de quinze ans et sa diffusion très confidentielle dans les lycées, inexistante dans les collèges.
La première fois où on m'a proposé de l'acide, j'étais déjà âgée de 17 ans.
Après, vu le juteux marché représenté par ces substances, les vendeurs ont tenté avec un succès grandissant de les proposer à un public plus large, donc aux collégiens.
Ceux qui n'avaient pas les moyens de se les offrir se sont rabattus sur des ersatz, colle et eau écarlate.
Tout ça n'a rien à voir avec l'école, malheureusement.

Écrit par : dobolino | 05 décembre 2008

De quoi vous plaignez-vous, Brighelli ? Vous avez un ministre , Darcos, qui fait la politique rétrograde que vous vouliez, qui nous fait retourner aux méthodes et aux contenus tertio-républicains !
Vous avez tant tapé sur les "pédagogistes", alors qu'ils n'ont jamais influencé réellement les pratiques de l'Education Nationale, pas plus que Freinet n'a influencé les pratiques de l'Instruction publique !
Finalement, vous trouvez des défauts à ce gouvernement qui nous fait tous vivre (y compris le Recteur d'Ajaccio) , dans un "fascisme soft" : vous êtes l'arroseur arrosé ! Car ceux que vous avez appelés "pédagogistes" voulaient une école de citoyens libres et responsables, et non pas l'école du dressage que vous nous avez proposée !

Écrit par : Georges GLISE | 05 décembre 2008

L'inspecteur à la retraite Glise nous sert le sophisme habituel : les pédagogistes sont de gauche donc ils sont bons et leur foi est élevée.

Disons plutôt que la gauche est largement pédagogiste et que cela la discrédite.

Écrit par : dugong | 05 décembre 2008

5 décembre, 12:57

...étrange sensation : on a fait le tour de la question.
On a tout dit, maintenant il faut que ça bouge...
rendez vous dans nos classes, dans nos conseils de classe, dans nos conseils d 'UFR pour l'ouvrir, sans peur, devant tout le monde. Elèves , parents, professeurs, instituteurs : levez-vous!
Maintenant ou jamais.
;o)

Écrit par : Lisa fut Lisette | 05 décembre 2008

Non seulement le pédagogisme a détruit l'école, mais il a dévalué la Gauche qu'il a infiltrée, tout en continuant à inspirer la politique ministérielle — et j'ai assez de couilles pour le dire à Darcos, parce que l'amitié est toujours un combat —, et en fabriquant actuellement les conditions historiques pour instaurer le règne définitif des Héritiers — ses propres enfants. Qu'un homme qui a été au cœur du système ne le voie pas est symptomatique du degré de mauvaise foi (ou peut-être d'inintelligence ?) que peuvent atteindre les représentants de l'anti-savoir, le tout au nom des "grands principes". Ça me rappelle les salopards du CRAN et autres Ligues politiquement correctes, qui, en écrivant "droits de l'homme" sur leur étendard, prétendent que tous les autres sont fascistes. Comme disent les gosses : "C'est celui qui le dit qui l'est."
JPB

Écrit par : brighelli | 05 décembre 2008

Petite lueur d'espoir, lu sur le blog de lire écrire:

"Une petite fille ( en CP ) a écrit dans sa liste destinée au père Noël
-un déguisemaent ( des fois que le Père Noël serait pointilleux sur l'orthographe, je mets les deux....) "

tout est là!

Écrit par : Lisa fut Lisette | 05 décembre 2008

On a tout dit, maintenant il faut que ça bouge...
rendez vous dans nos classes, dans nos conseils de classe, dans nos conseils d 'UFR pour l'ouvrir, sans peur, devant tout le monde. Elèves , parents, professeurs, instituteurs : levez-vous!
Maintenant ou jamais.
;o)

Ecrit par : Lisa fut Lisette | 05 décembre 2008

C'est fait. Depuis longtemps, et encore dans les derniers conseils de classe : mise au parfum des parents présents, des élèves, mais... toute seule...: il y a beaucoup de Sibille !

Écrit par : Scarlett Martinez | 05 décembre 2008

Contentez-vous de sauver la vie des animaux qui vous sont confiés, c'est déja beaucoup et apparemment c'est quelque chose que vous faites trés bien. Quand au reste, vous ne nous en voudrez pas si on s'adresse à quelqu'un d'autre.

Ecrit par : Manu | 04 décembre 2008

Beau conseil !
Vous ne trouvez pas qu'en ce monde d'individualisme consommateur, il y a déjà trop de citoyens qui se contentent de rester dans leur petit pré carré en se moquant du tiers comme du quart ?
Depuis que je viens ici, Manu, j'ai appris énormément de choses que j'ignorais concernant l'éducation nationale, j'ai énormément modifié mon jugement et c'est tout particulièrement en intervenant que je suis arrivée à une vision plus claire, moins agressive, moins "café du commerce".
Il est évident que je me ferai moins de mal à court terme en m'en lavant les mains de même qu'en rendant ma carte du PS et en ne me posant pas de questions.
Il y a deux ans, j'étais effectivement "ségoléniste" sans vouer à cette femme quelque culte que ce soit. J'ai opté pour la gauche du PS ces six derniers mois en bonne partie du fait de mes lectures sur ce blog mais surtout pas pour des raisons de personne. Toutes les basses critiques et les insultes méprisantes proférées contre Ségolène Royal n'y sont pour rien, bien au contraire. Il s'agit d'un raisonnement politique.
Manu, je suis un être intelligent et qui réfléchit et pas seulement dans le cadre des insuffisances mitrales et des cholangiohépatites. Mes choix et options politiques sont aussi inspirés par la politique française et européenne en matière d'agriculture et d'élevage et je suis frustrée souvent de ne pouvoir ici vous exposer mes réflexions à ce sujet car elles rejoignent le constat fait ici concernant la politique éducative franco-européenne. Elles sont d'excellente qualité et je vous assure que je me sens bien seule, bien isolée.
L'instruction publique, laïque, gratuite et obligatoire est mon deuxième sujet de prédilection. J'ai été élevée dans une famille où c'était le sujet principal de conversation. Ce qui se dit ici, je l'entends dire depuis quarante ans, parfois sous une autre forme.

Pour situer, mon père était adhérent à l'UNI de 1970 à 1976 ... Je ne me suis jamais fâchée avec lui pour des raisons d'ordre politique.
Après, j'ai mon caractère. Vous ne pouvez me le reprocher car vos propos à mon égard sont largement délétères pour moi et que vous me blessez vous aussi profondément, de manière qu'on peut qualifier de l'adjectif "inhumain".
Vous avez l'impression de taper sur un mur en béton ?
Très bien !
Concédez-moi de pouvoir ressentir la même impression vis à vis de certains.

Si je suis ces temps-ci si à fleur de peau, c'est que j'ai un peu l'impression d'être victime d'une chasse aux sorcières. Tous mes propos sont détournés, transformés, manipulés, pour me faire passer pour une imbécile qui tient des propos de Café du Commerce (voir ce qu'on a fait de mes explications désespérées sur ma répugnance à lire Michéa sans être certaine d'avoir les moyens de le comprendre ). On affiche un profond mépris pour ma profession en termes blessants, à plusieurs reprises.

Si Christophe qui en a pris également pour son grade et moi, écœurés, blessés, abandonnons la place, qui sera la prochaine victime des bien-pensants nouveau genre de ce blog ? Je doute que vous (collectif et non de politesse) vous arrêtiez là.
Ceux qui me répugnent le plus sont ceux qui instrumentalisent Roger Felts. C'est ignoble.

Écrit par : dobolino | 05 décembre 2008

« Et c'est en sortant vers minuit Monsieur le Commissaire
Que tous les soirs de chez la Montalant
De jeunes peigne-culs... »

Ecrit par : Tailleboudin | 05 décembre 2008

Sûr monsieur (madame?) tailleboudin, je suis une petite bourgeoise! Je suis née dans la rue, mais je ne suis pas à la rue. Mais, malgré mes efforts, ma fenêtre - fatalité sociale? - donne toujours sur la même rue (ici ou en Italie, c'est étrange, on reste toujours c'est qu'on est : une prolétaire)
Et vous? Votre peaux d'orange? ça va? Un macaron pour 4 heures? à la violette?

Écrit par : Lisa fut Lisette | 05 décembre 2008

On a tout dit, maintenant il faut que ça bouge...
rendez vous dans nos classes, dans nos conseils de classe, dans nos conseils d 'UFR pour l'ouvrir, sans peur, devant tout le monde. Elèves , parents, professeurs, instituteurs : levez-vous!
Maintenant ou jamais.
;o)

Ecrit par : Lisa fut Lisette | 05 décembre 2008

En tant que parents d'élèves, c'est ce que nous avons fait. Ce sont nos enfants qui ont payé et cher. On nous a pris pour des fous, des éducateurs dangereux. Ce fut une expérience que je ne renouvellerai pas.
C'est la raison pour laquelle je préfère œuvrer ici et au PS, ainsi qu'au Café du Commerce.

Écrit par : dobolino | 05 décembre 2008

« Depuis quelques années, entre midi et 13heures, du bahut situé en bas de chez moi sort une étrange humanité... »
Lisa fut Lisette | 04 décembre 2008

« Et c'est en sortant vers minuit Monsieur le Commissaire
Que tous les soirs de chez la Montalant
De jeunes peigne-culs... »
Ecrit par : Tailleboudin | 05 décembre 2008

Tranchepâté vous êtes bien bon, mais ça fait longtemps que la Montalant a mis la clef sous la porte. Les chansons de Brel ont parfois un petit côté fin de siècle - le XIXe - qui ne devrait pas vous échapper. Faut vivre dans votre époque, Tranche andouille : les amazones sont sur le bitume, les tapineuses dans les parkinges souterrains, les travelos au bois, les Bulgares sur les Maréchaux etc.
Et Lisa dit sans effarouchement excessif ce qu'on voit de sa fenêtre. Et même de la mienne qui donne pourtant sur quelques hectares de forêt. Mais j'ai encore d'assez bons yeux pour voir plus loin.
Bonne tranche de journée.

Écrit par : Guy Morel | 05 décembre 2008

Excellente, la lettre de David Desgouille.

Écrit par : Sylvie Huguet | 05 décembre 2008

Moi, personnellement, ça me donne du courage et de l'espoir d'entendre deux jeunes femmes dire que leur autorité vient de leur discipline, et non de leur masse musculaire ou de leur capacité à dépasser les 123 décibels.
Alors, bien sûr, elles ont dit qu'il fallait accepter de dire, trois fois par semaine à X ou Y, de cracher son chewing-gum ou d'arrêter de bavarder. Mais, une fois qu'elles le demandent, ils arrêtent.
Et elles ont précisé qu'elles parlaient DU LYCEE, de LEUR lycée de Seine-St-Denis classé zep, et non du collège où elles n'ont pas enseigné. Là aussi, nuançons, précisons.
Je sais très bien qu'il y a des classes où cela ne marche pas. Des profs qui craquent. Des comportements intolérables. de la bêtise. Mais Je suis conscient de la diversité des choses. Mais de là à faire croire aux gens que 50 à 60% des classes sont des zones de non-droit, je le refuse, je le conteste, et je trouve ça pervers vis-à-vis de l'opinion.

Ecrit par : Fabien | 05 décembre 2008

Assez d'accord avec Fabien. Pour tourner sur de nombreux lycées en Terminale mais pas en région parisienne, les classes ingérables sont relativement peu nombreuses, et les classes hostiles plus rares encore. J'ai même assez souvent affaire à quelques élèves curieux, qui essaient d'écrire ou s'intéressent au cinéma; mais tous se heurtent à deux ou trois obstacles de taille : 1) ils manquent des instruments minimaux pour organiser leur pensée ; la déliquescence de la langue écrite est telle, même chez des élèves travailleurs et réputés d'un bon niveau, qu'il faudrait passer tout son temps à faire des cours d'expression écrite; 2) ils ne savent pas travailler; quand ils veulent travailler, ils ne savent pas ce qu'il faut faire (notamment en LSH, ils sont perdus entre l'essentiel et l'accessoire, incapables de repérer ce qu'il faut savoir; du coup, faute de savoir qu'apprendre, ils n'apprennent rien). Le faux-fuyant serait de dire qu'ils manquent de méthode, mais c'est tout simplement qu'ils n'ont pas l'habitude (les pédagos les ont enchaînés à l'obsession d'une expression spontanée sans leur faire éprouver la nécessité de la contrainte, les instructionnistes, au lycée, les laissent la plupart du temps démunis face à des exigences qu'ils sont incapables de remplir).3) Enfin, pour certaines classes, généralement techniques, ils ne savent pas écouter. On peut imposer le silence dans un rapport de force, mais ce silence n'est pas pour autant de l'écoute.

On parle assez peu sur ce blog des travaux de B. Stiegler qui cerne fort bien la déstructuration de l'attention liée à l'émergence de l'économie contemporaine; voir ici notamment :

http://www.arsindustrialis.org/?q=node/2983

http://skhole.fr/

Je ne suis pas sûr de suivre Stiegler jusqu'au bout; la technicité de son langage rend parfois insaisissable certaines thèses, mais il y a certainement des éléments pertinents à réexploiter.

Écrit par : Romuald | 05 décembre 2008

C'est la raison pour laquelle je préfère œuvrer ici et au PS, ainsi qu'au Café du Commerce.

Ecrit par : dobolino | 05 décembre 2008

Moi je préfère le réel.
Sur le PS et les élites d'aujourd'hui (car, chez "nous les prolos", le PS c'est l'élite...)... On en parle depuis un siècle mais c'est toujours pas rentré) :

"Toute élite qui n'est pas prête à livrer bataille, pour défendre ses positions, est en pleine décadence, il ne lui reste plus qu'à laisser sa place à une autre élite ayant les qualité viriles qui lui manquent. C'est pure rêverie, si elle s'imagine que les principes humanitaires qu'elle a proclamés lui seront appliqués: les vainqueurs feront résonner à ses oreilles l'implacable vae victis. Le couperet de la guillotine s'aiguisait dans l'ombre quand, à la fin du siècle XVIIIe, les classes dirigeantes françaises s'appliquaient à développer leur « sensibilité ». Cette société oisive et frivole, qui vivait en parasite dans le pays, parlait, dans ses soupers élégants, de délivrer le monde de « la superstition et d'écraser l'infâme », sans se douter qu'elle-même allait être écrasée."

Écrit par : Lisa fut Lisette | 05 décembre 2008

Le communiqué de presse de la Société des agrégés vient d'être publié! Le voici.


*COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU 5 DÉCEMBRE 2008*

*Audience auprès de Xavier DARCOS*


M. Jean-Michel LÉOST, Président de la Société des agrégés, a fait à la Presse la déclaration suivante :

Une délégation du Bureau de la Société des agrégés de l’Université a été reçue en audience, le jeudi 4 décembre 2008, par le Ministre de l’Éducation nationale, accompagné d’un membre de son Cabinet.

La Société des agrégés de l’Université a rappelé les analyses et les critiques qui l’ont conduite à condamner la réforme du lycée, telle qu’elle est actuellement conçue : passage de la réforme des programmes de l’école primaire à la réforme du lycée sans réflexion approfondie sur la situation du collège ; modification de la Seconde sans aucune perspective précise sur l’avenir de la Première et de la Terminale ; problèmes pédagogiques et administratifs engendrés par la « modularisation » des enseignements complémentaires et par la semestrialisation, réduction des horaires dans le tronc commun…

Le Ministre a défendu la cohérence de sa réforme : retour aux fondamentaux à l’école primaire, socle commun au collège, culture commune en Seconde. Il a particulièrement insisté sur la nécessité d’offrir en Seconde, à chaque élève, un accompagnement personnalisé, sous la forme de trois heures-élève, afin de lutter contre l’échec scolaire et contre le redoublement ou de permettre aux élèves qui n’ont pas de difficultés de pratiquer d’autres types d’activités (approfondissement, travaux interdisciplinaires…).

En ce qui concerne les concours de recrutement des professeurs, la Société des agrégés de l’Université a rappelé sa satisfaction de voir l’agrégation maintenue en l’état, mais aussi son opposition à l’infléchissement pédagogique d’une épreuve orale et à l’ajout d’une « épreuve d’entretien avec le jury », actuellement prévus. Elle ne peut accepter non plus la dévalorisation disciplinaire des épreuves du CAPES.

En outre, la Société des agrégés de l’Université s’interroge sur les objectifs réels de la « mastérisation » des concours : elle estime qu’elle s’explique plus par l’objectif d’une harmonisation européenne et par l’intention de constituer un vivier dans lequel les recteurs et les chefs d’établissement pourraient recruter des contractuels, que par la volonté de rehausser le niveau disciplinaire des candidats et de permettre une revalorisation matérielle des professeurs sur laquelle rien de concret n’est dit.

La Société des agrégés de l’Université ne saurait non plus accepter que l’action des IUFM, qui assurent actuellement, durant l’année de stage en responsabilité, une formation professionnelle initiale des professeurs pour le moins discutable, notamment dans le domaine des « sciences de l’éducation », soit anticipée et se pratique désormais au sein de masters d’enseignement qui constitueraient un terrain privilégié pour semer des conceptions pédagogiques et didactiques néfastes au détriment des savoirs disciplinaires, qui sont le fondement essentiel de la compétence pédagogique d’un professeur. Elle demande que la formation pratique des professeurs se situe après le concours, sous la forme d’un stage en responsabilité, avec un service réduit, supervisé par des professeurs chevronnés.

Écrit par : Jean | 05 décembre 2008

j'ai écrit "peaux" e "c'est qu'on est" pour rester proche de mes origines, que tailleboudin ne vienne pas me prendre la tête!

Amélie, Dobolino. Je sais.
Mon fils aussi a payé parce que j'ai osé "dire"!
c'est dur, mais... voilà : nuance de taille, quand on est prof on ne peut vraiment pas se taire.

Écrit par : Lisa fut Lisette | 05 décembre 2008

Les socialistes que je fréquente n'appartiennent pas à l'élite. Aussi bien sur le plan social que culturel, je suis en haut de l'échelle de ma section. Le secrétaire de section est menuisier ébéniste Compagnon du Devoir. C'est une autre sorte d'élite, pas celle à laquelle vous pensez.

Écrit par : dobolino | 05 décembre 2008

Les socialistes que je fréquente n'appartiennent pas à l'élite. Aussi bien sur le plan social que culturel, je suis en haut de l'échelle de ma section. Le secrétaire de section est menuisier ébéniste Compagnon du Devoir. C'est une autre sorte d'élite, pas celle à laquelle vous pensez.

Ecrit par : dobolino | 05 décembre 2008

Le discours se fait intéressant dobolino, parce que, justement, dans le livre que j'essaie d'écrire je m'occupe du rapport entre les "sections" et la structure "parti" (dans l'histoire de l'Italie). Je comprends ce que vous voulez dire. Mais vous ne pouvez pas ignorer ce que Michels appelait la "loi d'airain de l'oligarchie". Elle est là. Ce n'est pas une invention...bien que Michels soit aujourd'hui pratiquement oublié (hasard?)...sa théorie est toujours valable (amha, comme dirait toto, que je salue au passage). Et si ça continue comme ça : les issues ne sont pas heureuses!

Écrit par : Lisa fut Lisette | 05 décembre 2008

Je parlais de Robert Michels.
Un sinistre personnage qu'on a fait taire définitivement (mais ses livres sont savoureux! ;o)

Écrit par : Lisa fut Lisette | 05 décembre 2008

http://www.archive.org/stream/lespartispolitiq00michuoft

Écrit par : Lisa fut Lisette | 05 décembre 2008

@dobolino :"Aussi bien sur le plan social que culturel, je suis en haut de l'échelle de ma section"

Un autre détail important. La critique qui était adressé systèmatiquement aux chefs socialistes (locaux) du siècle dernier (2009-100= 1909) était le" manque de culture".
C'est cela qui est difficile à vivre lorsqu'on est (vraiment) historien : on est condamné à voir le présent.
(2022-100 = 1922)

Écrit par : Lisa fut Lisette | 05 décembre 2008

Darcos fait semblant de ne pas comprendre ce que lui dit la Sda. Autant parler à un sourd, on sera moins déçu. Lamentable.

Écrit par : TotoWeininger | 05 décembre 2008

Et c'est pour cela que vais aussi dans votre sens dobolino lors que vous dites : "Ceux qui me répugnent le plus sont ceux qui instrumentalisent Roger Felts. C'est ignoble"
Car Felts, nous l'avons compris, est une personne intelligente et, sous certains aspects, visionnaire. Le risque c'est que les chemises noires de 2022 ne soient les seules a écouter son discours (je prends Felts comme exemple)... Mais pour cela il faut que la gôche se reveille un peu!

Écrit par : Lisa fut Lisette | 05 décembre 2008

Je ne vous cache pas que je viens sur ce blog pour mieux comprendre "mon histoire". Il y a tous les personnages du passé (les Sibille et le Felts, les coupables et les responsables). De temps en temps je provoque : "levez-vous!" je disais.
Et le fait que mon appel ait été accueilli tièdement, me rassure quelque part. L'histoire n'est pas inutile.

Allez, bisous à Felts, Amélie et dobolino...à la papa wilhelm.

Écrit par : Lisa fut Lisette | 05 décembre 2008

Quelqu'un peut me dire ici si le Jean-Christophe de Rolland est encore publié?
"La révolte" et "la Foire sur la place" sont encore d'actualité en France?

Ce serait dommage de perdre un si beau témoignage du temps...présent!

Écrit par : Lisa fut Lisette | 05 décembre 2008

"Toute élite qui n'est pas prête à livrer bataille, pour défendre ses positions, est en pleine décadence, il ne lui reste plus qu'à laisser sa place à une autre élite ayant les qualité viriles qui lui manquent. C'est pure rêverie, si elle s'imagine que les principes humanitaires qu'elle a proclamés lui seront appliqués: les vainqueurs feront résonner à ses oreilles l'implacable vae victis. Le couperet de la guillotine s'aiguisait dans l'ombre quand, à la fin du siècle XVIIIe, les classes dirigeantes françaises s'appliquaient à développer leur « sensibilité ». Cette société oisive et frivole, qui vivait en parasite dans le pays, parlait, dans ses soupers élégants, de délivrer le monde de « la superstition et d'écraser l'infâme », sans se douter qu'elle-même allait être écrasée."
Ecrit par : Lisa fut Lisette | 05 décembre 2008

Paretto ?

Écrit par : guy morel | 05 décembre 2008

"On a tout dit, maintenant il faut que ça bouge...
rendez vous dans nos classes, dans nos conseils de classe, dans nos conseils d 'UFR pour l'ouvrir, sans peur, devant tout le monde. Elèves , parents, professeurs, instituteurs : levez-vous!
Maintenant ou jamais.
;o)

Ecrit par : Lisa fut Lisette | 05 décembre 2008

C'est fait. Depuis longtemps, et encore dans les derniers conseils de classe : mise au parfum des parents présents, des élèves, mais... toute seule...: il y a beaucoup de Sibille !"

Ecrit par : Scarlett Martinez | 05 décembre 2008


Ca veut dire quoi, ça?

Écrit par : Christophe Sibille | 05 décembre 2008

Je comprends ce que vous voulez dire. Mais vous ne pouvez pas ignorer ce que Michels appelait la "loi d'airain de l'oligarchie". Elle est là. Ce n'est pas une invention...

Ecrit par : Lisa fut Lisette | 05 décembre 2008
Oui, bien sûr mais croyez-vous que ce soit en leur abandonnant totalement le terrain que ça sera mieux ? Est-ce que fonder un nouveau parti changera quelque chose à terme ?

Écrit par : dobolino | 05 décembre 2008

Oui, c'est bien Pareto, Guy Morel.
On ose plus le citer aujourd'hui, à cause de son histoire.
Mais ses théories peuvent avoir une valeur si on est conscient de notre passé (mais l'historiographie aujourd'hui...parlons-en!). Dommage ... à force de cacher, on finit par recommencer...

Écrit par : Lisa fut Lisette | 05 décembre 2008

Ca veut dire quoi, ça?

Ecrit par : Christophe Sibille | 05 décembre 2008

La dame-jeanne dit au litron: "je te Com-prends, mais tu ne me com-prends pas"

Écrit par : Lisa fut Lisette | 05 décembre 2008

Dobolino, ne vous inquiétez pas, personne ne pourra me faire partir d'ici!!! Ni Amélie, ni Papalisa, ni Toto. ;-)
Jean-Paul, si Darcos a mis toutes ses réformes en route, ce n'est en aucune manière pour faire plaisir aux pédagogistes. C'est pour faire des économies, et casser le service public. Point.

Écrit par : Christophe Sibille | 05 décembre 2008

Ca veut dire quoi, ça?

Ecrit par : Christophe Sibille | 05 décembre 2008

La dame-jeanne dit au litron: "je te Com-prends, mais tu ne me com-prends pas"

Ecrit par : Lisa fut Lisette | 05 décembre 2008

Vous avez tort d'essayer de faire de l'humour, Papalisa... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 05 décembre 2008

Je comprends ce que vous voulez dire. Mais vous ne pouvez pas ignorer ce que Michels appelait la "loi d'airain de l'oligarchie". Elle est là. Ce n'est pas une invention...

Ecrit par : Lisa fut Lisette | 05 décembre 2008
Oui, bien sûr mais croyez-vous que ce soit en leur abandonnant totalement le terrain que ça sera mieux ? Est-ce que fonder un nouveau parti changera quelque chose à terme ?

Ecrit par : dobolino | 05 décembre 2008

Le débat à l'époque fut justement : faut-il créer un autre parti? Beaucoup s'y opposèrent. Ils créèrent alors un "mouvement" (ehm ehm, je ne vous dirai pas le nom du "mouvement")
Je ne sais pas. Dur de répondre.
Mais peut-être qu'un autre parti va rafraîchir un peu l'élite (qui restera, hélas, une élite)

Écrit par : Lisa fut Lisette | 05 décembre 2008

"C'est fait. Depuis longtemps, et encore dans les derniers conseils de classe : mise au parfum des parents présents, des élèves, mais... toute seule...: il y a beaucoup de Sibille !"

Ecrit par : Scarlett Martinez | 05 décembre 2008

Puisque vous êtes là, si vous pouvez me mettre ça en clair, Papalisa... Je vous serais obligé!

Écrit par : Christophe Sibille | 05 décembre 2008

C'est vrai qu'il y a au PS tout un tas d'élus qui tiennent le terrain et qui n'ont pas vraiment envie que ça bouge trop. C'est un vieux parti qui tient plein de bastions et qui n'a guère de liberté idéologique. C'est assez pesant. Chaque élu a trop à perdre. Il y a des réseaux, des pions placés partout. Dans un département comme le mien où en dehors de quelques périodes d'alternance le PS tient les pouvoirs depuis la Libération, même le fait que, comme ces temps-ci, tous nos députés soient UMP, dont Hervé Mariton, ne change absolument rien.

Écrit par : dobolino | 05 décembre 2008

A Dobolino

Laissez-les dire, tous les médisants, ceux qui ne savent que cracher sur le PS avec sempiternellement les mêmes arguments à deux balles (et les élites, et les bobos, etc etc)... Même si tout n'est pas rose (ah ah ah), il me semble qu'on est plus utile au PS qu'à la LCR antigouvernementale (c'est si facile) ou au PCF sous perfusion. Et n'hésitez pas à laisser des messages sur l'agriculture; personnellement, cela m'intéresse (et me préoccupe, quand on écoute certains de la fnsea...)

A Romuald,
Merci à vous. Je connais mal Stiegler, mais le peu qu'on m'en a dit, c'est que ses analyses sont intéressantes et fort instructives, sans tomber dans un nihilisme paralysant à la Finkielkraut... Genre : un même constat, mais des réponses différentes... Il me semble (et là, par pitié, ne me fusillez pas tous en même temps!) que le débat aujourd'hui doit moins porter sur le pédagogisme-didactisme en soi (on peut toujours formuler quelques idées et critiques sur telle ou telle méthode, certes) que sur ce qui me semble être le vrai pb, la vraie racine des dysfonctionnements : à savoir la société actuelle dans sa continuelle pression médiatico-informatico-publicitaire. S' il y a des pbs d'attention, d'écriture, d'expression, de concentration et de hiérarchisation des informations chez les élèves, il me semble (humble avis, échine courbée) que cela vient davantage des médias et des outils de communication que de tel ou tel mot dans les programmes officiels.

En gros, et pour être schématique : un gamin qui passe son temps à tchater et à envoyer des textos dans un pré-langage à peine phonétique aura-t-il sensiblement une meilleure orthographe avec une méthode d'apprentissage de l'orthographe "à l'ancienne" (ne voyez pas de mépris dans cette expression!) ? J'ai peur que non... Mais bon, faudrait que je creuse tout cela.

Il y avait cette expérience en Alsace de "semaine sans télé" pour toute une classe : l'instit avait constaté une très nette amélioration de l'attention et du travail. Peut-être un peu d'intox là-dedans, mais sûrement pas mal de vrai aussi...

Écrit par : fabien | 05 décembre 2008

Puisque vous êtes là, si vous pouvez me mettre ça en clair, Papalisa... Je vous serais obligé!

Ecrit par : Christophe Sibille | 05 décembre 2008

Je pense que Amélie fait référence à une certaine attitude que vous incarnez ici sur ce blog.
Elle exprime l'impuissance de ses énergies vitales à s'exprimer dans une ambiance dominée par la langue codée des élites. Je suis très sérieuse. L'histoire est remplie d'Amélie et de Sibille. Peut-être que les petits enfants d'Amélie seront les Sibille de demain. Je ne le sais pas, tout dépend de son courage à elle. Tout dépend du nombre d'Amélie. C'est une "fille du peuple" , je le sens dans son expression vive et inhibée. Vous êtes déjà autre chose, hélas pour vous.
ahn , j'oubliais : ;-)

Écrit par : Lisa fut Lisette | 05 décembre 2008

@Fabien:A Dobolino

Laissez-les dire, tous les médisants, ceux qui ne savent que cracher sur le PS avec sempiternellement les mêmes arguments à deux balles (et les élites, et les bobos, etc etc)...

On dirait un extrait de " l'Avanti" trois jours avant la marche sur Rome!
Vous êtes à côté de vos pompes Fabien!
Dobolino, au moins elle regarde autour d'elle!

Écrit par : Lisa fut Lisette | 05 décembre 2008

Grosse colère

Jean va encore voir rouge, mais bon, j'y vais :

voilà donc le communiqué de la société des Agrégés. Je le résume :

- on critique la réforme du lycée. Soit.
- XD la défend avec les mêmes arguments que d'habitude, tous aussi pourris les uns que les autres. Sujet clos. Ah? apparemment la Société n'a pas répliqué et n'a pas contredit ces pseudo-arguments.


Quand je lis :
" En ce qui concerne les concours de recrutement des professeurs, la Société des agrégés de l’Université a rappelé sa satisfaction de voir l’agrégation maintenue en l’état, mais aussi son opposition à l’infléchissement pédagogique d’une épreuve orale et à l’ajout d’une « épreuve d’entretien avec le jury », actuellement prévus. Elle ne peut accepter non plus la dévalorisation disciplinaire des épreuves du CAPES."
je constate qu'il y a 5 lignes et demie pour l'agreg presque inchangée et 1 ligne pour le Capes bouleversé......

Bref, et pour résumer, j'ai approuvé des deux mains le communiqué de la SdAg du 1er décembre. Mais aller voir XD simplement pour le lui lire sans la moindre discussion, la moindre négociation...

Alors : est-ce XD qui a refusé une véritable discussion, ou est-ce la SdAg qui est juste venue au ministère pour lire personnellement au ministre son communiqué publique, et puis s'en va...?

- On se félicite que l'agreg soit quasiment inchangée. Bon bon...
- on ose dire un mot sur le capes. On réitère tout le communiqué du 1er décembre.
- Réponse de XD : euh... non, en fait, pas de réponse du tout. rien d'écrit dans le communiqué.


- soit le communiqué publié ici est incomplet
- soit XD a été brusquement frappé d'aphasie, soit il a perdu sa voix et a envoyé ses conseillers lui acheter des Valda à la pharmacie du coin
- soit la société des agrégés n'a pas écrit la réponse de XD
-soit XD les a poliment mis à la porte.

Bref, too much noise for nothing. Dommage. J'espère qu'ils vont revenir à la charge! Que comptez-vous faire maintenant que vous avez constaté que XD refuse absolument le dialogue?!

Écrit par : fabien | 05 décembre 2008

Oui, bien sûr mais croyez-vous que ce soit en leur abandonnant totalement le terrain que ça sera mieux ? Est-ce que fonder un nouveau parti changera quelque chose à terme ?

Ecrit par : dobolino | 05 décembre 2008

mais VOUS êtes leur terrain, sans vous, ils ne sont rien.
Et ils le savent.

Écrit par : Lisa fut Lisette | 05 décembre 2008

Vous avez tant tapé sur les "pédagogistes", alors qu'ils n'ont jamais influencé réellement les pratiques de l'Education Nationale, pas plus que Freinet n'a influencé les pratiques de l'Instruction publique !
Ecrit par : Georges GLISE | 05 décembre 2008

Ahurissant ! Et ce type aurait été inspecteur ?
Il suffit d'avoir été élève d'une Ecole Normale/IUFM entre 1970 et aujourd'hui pour mesurer le lavage de cerveaux qui y a été accompli par les pédagogistes. Je tiens mes "cours" à la disposition du clairvoyant Georges Glise.

Écrit par : victor | 05 décembre 2008

Le problème, Lisa, c'est que même si nos apparatchiks sont désolants, nous sommes satisfaits du résultat sur le terrain, dans notre département de gauche et notre région de gauche, tenus par des socialistes. Evidemment, ma vue est un peu faussée par le fait que j'habite dans un riche département d'une riche région mais, franchement, nos élus ont sur le terrain quotidien un comportement de gauche, on ne peut le nier, autant que faire se peut. Ce pourrait être encore mieux mais c'est déjà bien. Bien sûr la préfecture entérine les coupes sombres dans tous les services publics qui dépendent de l'Etat, au mépris de l'opinion des élus, mais ce qui dépend directement du département et de la région en matière de service public, de culture et d'éducation est, me semble-t-il, très correct, dans le cadre actuel de l'orientation vers la privatisation des services à la personne.

Écrit par : dobolino | 05 décembre 2008

en matière de laïcité aussi !
Je me souviens il y a quelques années, d'un beau tollé à droite quand le conseil général avait offert un double jeu de livres à tous les élèves de sixième de l'enseignement public et uniquement de l'enseignement public, de façon à alléger les cartables des enfants de la République.

Écrit par : dobolino | 05 décembre 2008

Rien à attendre de XD puisqu'il attend sa récompense en faisant sagement tout ce que son maître lui dit. La Sda fait son boulot. Elle ne va pas le séquestrer pour lui redonner un brin de conscience professionnelle.
Dans les bonnes nouvelles, que peut-on trouver?
Europeana. C'est bien, non? Les mangeurs de scones nous rejoindront peut-être un jour.
La mise en scène de "Fantasio" à la Comédie qui est superbe.
L'expo sur Mantegna qui est fort jolie.
Les chocolats qu'une élève m'a offerts et qui sont très bons.
La pluie qui s'est arrêtée.
La liste est ouverte...

Écrit par : Sanseverina | 05 décembre 2008

Monsieur l'Inspecteur.
Septembre 1969, je suis dans une classe de CPPN de 41 élèves, d'un collège (pas encore terminé)d'une zone dite "difficile" des hauts de Rouen. Je n'ai presque pas d'expérience (je ne joue pas sur les mots). Ma collègue qui a les filles (moi, j'ai les garçons!) voit ce que je fais et me dit:"Tu fais du Freinet?". "C'est quoi ça?", je lui réponds. Arrivé dans le Jura en 76, je trouve un courrier de "l'Ecole Moderne" dans la poubelle de la salle des profs. Je prends contact avec le responsable local et je prends conscience enfin du mouvement en question. Il m'a toujours influencé et j'en suis très heureux. Je serais le seul? Eh bien je confirme ma devise, celle d'Ibsen "The majority is never rignt. She rules the lies"!!!!Pardon, une peite traduction alors:La majorité n'a jamais raison. Elle régit le mensonge".

Écrit par : Francoli | 05 décembre 2008

La pluie qui s'est arrêtée.
La liste est ouverte...

Ecrit par : Sanseverina | 05 décembre 2008

Je ne suis pas d'accord avec la pluie qui s'est arrêtée car il faut bien que les saisons se fassent et, surtout, que les nappes phréatiques se remplissent. Cela étant, comme disait toujours Pierre Dac, il vaut mieux qu'il pleuve maintenant que quand il fait beau.

Écrit par : Magister | 05 décembre 2008

Quelqu'un peut me dire ici si le Jean-Christophe de Rolland est encore publié?

Ecrit par : Lisa fut Lisette | 05 décembre 2008

Très certainement ! Il y était encore il y a peu en livre de poche et je n'ai encore jamais vu une bibliothèque municipale, de collège ou de lycée qui n'en détienne pas un exemplaire.

Écrit par : dobolino | 05 décembre 2008

Vous avez tant tapé sur les "pédagogistes", alors qu'ils n'ont jamais influencé réellement les pratiques de l'Education Nationale, pas plus que Freinet n'a influencé les pratiques de l'Instruction publique !
Ecrit par : Georges GLISE | 05 décembre 2008

Ahurissant ! Et ce type aurait été inspecteur ?
Il suffit d'avoir été élève d'une Ecole Normale/IUFM entre 1970 et aujourd'hui pour mesurer le lavage de cerveaux qui y a été accompli par les pédagogistes. Je tiens mes "cours" à la disposition du clairvoyant Georges Glise.

Ecrit par : victor | 05 décembre 2008

C'est également ce que ne cesse d'affirmer Meirieu. C'est intellectuellement malhonnête. Ils devraient préciser : les pédagogistes ont toujours cherché à influencer les pratiques sans toutefois réellement parvenir à imposer ou à généraliser leurs théories autrement que de manière ponctuelle ou sporadique (lors d'une inspection, par exemple). Pourquoi ? Parce que la conduite d'une classe au quotidien selon leurs préceptes, voire leurs dogmes, eu égard à la réalité du métier et à la contingence, est tout simplement et humainement impossible à tenir dans la durée. Le pédocentrisme a cette particularité d'ignorer le professeur comme humain et de le réduire au rôle de technicien mettant en oeuvre des stratégies d'émergences (méthodologie, mises en situation, transversalité, pédagogie différenciée, évaluation, remédiation...) au détriment du disciplinaire et donc de la transmission des connaissances. Toujours en défaut de la pédagogie adaptée (en fait, décrétée comme telle), le professeur culpabilisait, le métier virait à l'obsession et basculait facilement dans la névrosité. Cela a amené bon nombre de professeurs à se soucier davantage de la conformité de leur pratique que du contenu de leur enseignement.
Les pédagogistes ont largement noyauté les IUFM et l'encadrement intermédiaire. Leur influence fut donc à la hauteur de leurs moyens de pression, sans même parler de la caution de la plupart des syndicats et de la complaisance mercantile des éditeurs.

Écrit par : Magister | 05 décembre 2008

QUELLE SAUVAGERIE ?
J'évoquais hier les formes nouvelles que prend aujourd'hui la "sauvagerie juvénile". VOUS-NOUS-ILS, la revue d'informations financée par la CASDEN en fournit ce vendredi un bon exemple avec ce Stéphane Bonnéry -jeune et assez beau d'après la photo. Dans mon village, c'est ce qu'on appellerait un "kéké". Dans le village Ed.Nat, c'est un "chercheur".
Bonne lecture.
GM

Les enjeux du décrochage cognitif

Enseignant chercheur en sciences de l’éducation et membre du laboratoire ESSI-ESCOL1, Stéphane Bonnéry s’interroge sur les mécanismes de construction de la difficulté scolaire dans un ouvrage2 qui fait le lien entre le décrochage cognitif des élèves et les situations d’échec. Explications.



Peut-on le prévenir ?
Oui, le décrochage cognitif peut être traité en amont. Mon propos n’est pas de culpabiliser les enseignants, mais de souligner l’intérêt de les aider à réduire au maximum la part d’implicites dans leurs pratiques pédagogiques et à créer des situations d’apprentissage3 qui permettent à tous les élèves de comprendre, au lieu de faire appel à de supposés prérequis.
Comment définissez-vous le décrochage cognitif ?

Il s’agit du processus qui conduit un élève à se détacher progressivement de l’effort intellectuel nécessaire aux apprentissages. Il se construit presque toujours en dépit d’une volonté de bien faire, à force d’échecs de compréhension et de malentendus non dissipés. Le décrochage cognitif naît d’une somme d’humiliations et de découragements qui résultent eux-mêmes de l’incapacité pour un élève de comprendre ce que l’on attend de lui dans l’accomplissement d’une consigne ou dans la restitution de ses connaissances. L’élève travaille, mais ne perçoit pas les implicites pédagogiques des dispositifs mis en œuvre par l’enseignant.

Vous auriez un exemple à nous donner ?

Prenons le cas d’un travail sur la carte des reliefs de la France. En mettant l’accent sur le code chromatique du document, l’enseignant attend de ses élèves qu’ils puissent lire et traduire n’importe quelle autre carte utilisant la même signalétique, la même légende. Or pour certains élèves peu familiers de la culture scolaire, la finalité pédagogique de la manœuvre n’est pas évidente. Et l’incompréhension est à son comble lorsqu’on leur demande le jour du contrôle sur table d’analyser la carte des reliefs de l’Espagne. Ils s’interrogent : pourquoi leurs efforts déployés pour colorier et apprendre la carte française ne sont-ils pas récompensés ? Et comment se fait-il que l’exercice ne pose aucun problème aux copains ? Etaient-ils au courant à l’avance ? La victimisation s’installe.

Quel est le lien entre ce décrochage et l’échec scolaire ?

Le décrochage cognitif n’est pas l’apanage d’une certaine catégorie d’élèves. Il n’existe pas d’enfant « décrocheur », « perturbateur » ou « en échec » par essence. On parle ici de situations qui se sont construites au fil des difficultés rencontrées, des questions restées sans réponse. Nombre d’élèves sont confrontés à des difficultés cognitives au cours de leur scolarité sans pour autant glisser dans la spirale de l’échec scolaire. Mais plus de la moitié des élèves sont de milieux populaires : ils n’ont que l’école pour apprendre les savoirs scolaires et décoder les attentes parfois implicites de l’école. Tout est fonction des raisons qui les conduisent à décrocher et des problèmes (identitaires, langagiers, etc.) qui viennent ou non se greffer à ces incompréhensions. Le décrochage cognitif traduit, en quelque sorte, la part enterrée des difficultés d’apprentissage dans les difficultés scolaires qui est liée à la plus ou moins grande complicité familiale avec les implicites scolaires.

Identifier, à temps, le décrochage cognitif permettrait-il d’anticiper les situations de rupture ?

Il n’existe pas de profil type permettant de pronostiquer les futurs décrocheurs. Il n’y a ni déterminisme social, ni déterminisme mécanique dans les trajectoires de décrochage. Mais on observe que les élèves accueillis dans des dispositifs relais ont tous connu des difficultés d’apprentissage avant d’avoir des problèmes de comportement. Si les enseignants étaient aidés pour identifier ces incompréhensions, ils pourraient revenir sur les ratés, permettre aux élèves de surmonter leurs erreurs avant qu’ils ne se réfugient, par défaut, dans une attitude de résistance au monde scolaire.

Propos recueillis par Marie-Laure Maisonneuve

(1) Université Paris-VIII (Vincennes - Saint-Denis)
(2) « Comprendre l’échec scolaire. Elèves en difficultés et dispositifs pédagogiques » (La Dispute, collection L’enjeu scolaire, novembre 2007)
(3) Comme le cours dialogué où l’enseignant pose une question pour que l’élève se la pose à son tour

Écrit par : Guy morel | 05 décembre 2008

Très certainement ! Il y était encore il y a peu en livre de poche et je n'ai encore jamais vu une bibliothèque municipale, de collège ou de lycée qui n'en détienne pas un exemplaire.

Ecrit par : dobolino | 05 décembre 2008

Merci. Je chercherai encore. Je l'ai lu (pas en entier) il y a fort longtemps dans une traduction et je voulais le lire en français. Mais à la Fnac et chez Gibert on m'a dit qu'il n'est plus édité.

Écrit par : Lisa fut Lisette | 05 décembre 2008

Arrivé dans le Jura en 76, je trouve un courrier de "l'Ecole Moderne" dans la poubelle de la salle des profs. Je prends contact avec le responsable local et je prends conscience enfin du mouvement en question. Il m'a toujours influencé et j'en suis très heureux. Je serais le seul? Eh bien je confirme ma devise, celle d'Ibsen "The majority is never rignt. She rules the lies"!!!!Pardon, une peite traduction alors:La majorité n'a jamais raison. Elle régit le mensonge".

Ecrit par : Francoli | 05 décembre 2008

Ce qu'il y a de bien chez les pédagogistes, c'est leur accès au dogme par illumination : des petits Ignace de Loyola et sainte Thérèse d'Avila en somme. Une fois la révélation reçue, leur foi reste chevillée au corps :"j'en suis très heureux". Tant mieux pour vous, c'est le propre des imbéciles !

Écrit par : victor | 05 décembre 2008

un bon exemple avec ce Stéphane Bonnéry, qui écrit:
Mais plus de la moitié des élèves sont de milieux populaires : ils n’ont que l’école pour apprendre les savoirs scolaires et décoder les attentes parfois implicites de l’école.

Ecrit par : Guy morel | 05 décembre 2008

Evidemment, voyons, c'est la faute des professeurs, parce qu'ils ne veulent pas écouter les oracles des sciences de l'éducation! Pour ce Bonnéry - encore une espèce de faux intellectuel qui s'imagine avoir inventé l'eau tiède! - les élèves venant de milieux populaires sont une race à part, intrinsèquement crétins, dépourvus de raison - Descartes disait donc des bêtises. Pas une seconde, ce Bonnéry ne se demande pourquoi les enfants des milieux populaires devenaient Normaliens-Ulm autrefois et presque plus aujourd'hui! Et dire que ça, c'est rémunéré sur nos impôts!

Écrit par : Jean | 05 décembre 2008

les pédagogistes ont toujours cherché à influencer les pratiques sans toutefois réellement parvenir à imposer ou à généraliser leurs théories autrement que de manière ponctuelle ou sporadique (lors d'une inspection, par exemple). Pourquoi ? Parce que la conduite d'une classe au quotidien selon leurs préceptes, voire leurs dogmes, eu égard à la réalité du métier et à la contingence, est tout simplement et humainement impossible à tenir dans la durée. Le pédocentrisme a cette particularité d'ignorer le professeur comme humain et de le réduire au rôle de technicien mettant en oeuvre des stratégies d'émergences (méthodologie, mises en situation, transversalité, pédagogie différenciée, évaluation, remédiation...) au détriment du disciplinaire et donc de la transmission des connaissances.

Ecrit par : Magister | 05 décembre 2008

On ne saurait mieux dire les choses.

Écrit par : Jean | 05 décembre 2008

Guy morel nous "gratifie" d'un extrait de pure pensée pédagogiste avec sa cohérence interne. Un passage intéressant : " Le décrochage cognitif traduit, en quelque sorte, la part enterrée des difficultés d’apprentissage dans les difficultés scolaires qui est liée à la plus ou moins grande complicité familiale avec les implicites scolaires."

Quels sont ces implicites scolaires dont le défaut serait la cause du décrochage cognitif ? Si ce défaut procède du champ familial, en quoi l'école peut-elle le compenser ? Le peut-elle vraiment ? de manière générale et systématique, c'est-à-dire instituée ?
Une fois encore, on a le sentiment que l'école doit avoir réponse à tout et que c'est donc aux professeurs de porter encore et toujours le poids de plus en plus lourd des carences et des faillites sociales dont les causes sont extérieures à l'école.
Le tout psychologique a aplani les voies de la médicalisation des difficultés (une mane). Certes, il faut du social, de la psychologie et de la médecine. Mais attention à ne pas transformer l'école en sous-traitant de la chose. On dira que c'est déjà chose faite et qu'elle est devenue une véritable cour des miracles. Sauf que les professeurs ne sont pas nécessairement liés par un sacerdoce, ce qu'on serait fort malvenu de leur reprocher.

Écrit par : Magister | 05 décembre 2008

Les pédagogistes ont largement noyauté les IUFM et l'encadrement intermédiaire. Leur influence fut donc à la hauteur de leurs moyens de pression, sans même parler de la caution de la plupart des syndicats et de la complaisance mercantile des éditeurs.

Ecrit par : Magister | 05 décembre 2008

Tout à fait d'accord avec vous.
Outre le don de la grâce divine, les pédagogistes ont un sens aigü du commerce, à défaut de celui du ridicule et d'une élémentaire pudeur.
Je vous invite à découvrir la rubrique "bibliographie" de quelques-uns de leurs blogs : la succession d'ouvrages est proprement stupéfiante. Ils en sont au rythme de deux ou trois par an, sans compter les "articles" et "conférences". Je vous recommande mes deux chouchous : Defrance et De Vecchi. Des hommes qui ont fait fortune avec le pédagogisme. On comprend leur acharnement à le défendre.

Écrit par : victor | 05 décembre 2008

un bon exemple avec ce Stéphane Bonnéry, qui écrit:
Mais plus de la moitié des élèves sont de milieux populaires : ils n’ont que l’école pour apprendre les savoirs scolaires et décoder les attentes parfois implicites de l’école.

Ecrit par : Guy morel | 05 décembre 2008

Evidemment, voyons, c'est la faute des professeurs, parce qu'ils ne veulent pas écouter les oracles des sciences de l'éducation! Pour ce Bonnéry - encore une espèce de faux intellectuel qui s'imagine avoir inventé l'eau tiède! - les élèves venant de milieux populaires sont une race à part, intrinsèquement crétins, dépourvus de raison - Descartes disait donc des bêtises. Pas une seconde, ce Bonnéry ne se demande pourquoi les enfants des milieux populaires devenaient Normaliens-Ulm autrefois et presque plus aujourd'hui! Et dire que ça, c'est rémunéré sur nos impôts!
Ecrit par : Jean | 05 décembre 2008

Oh ! ce n'est pas moi qui ai écrit cela ; c'est le sauvageon Bonnéry : un petit eugéniste qui s'ignore. Prof de fac en plus.
La preuve vivante que l'ascenseur social fonctionne encore.
GM :-)))

Écrit par : Guy morel | 05 décembre 2008

une manne (au lieu de mane).

Écrit par : Magister | 05 décembre 2008

Victor osa :
Les pédagogistes ont un sens aigü du commerce.

Et j'ajoute : certains antipédagogistes ont le sens aigu de l'intelligence. Mettre un tréma c'est signe de trop grande culture.

Mouche ton cul avant d'oser la ramener, sale con.

Écrit par : un ga agacé | 05 décembre 2008

AGREGES (18 résultats sur 34)

#
SNALC-CSEN (FGAF) : 15,5 %
#
Snes (FSU) : 48,8 %
#
Sgen (CFDT) : 11,6 %
#
Se (UNSA) : 4,7 %
#
Snfolc (FO) : 5,6 %
#
SUD : 5,0 %

Si l'on retire le snalc et le snfolc, les agrégés ont voté en majorité pour ceux qui les nient. Et avec si peu d'intelligence, il faudrait qu'ils soient nommés en lycée ? (:-)))

Écrit par : victor | 05 décembre 2008

Si l'on retire le snalc et le snfolc, les agrégés ont voté en majorité pour ceux qui les nient.

Ecrit par : victor | 05 décembre 2008

Sans doute une forme particulière du syndrome de Stockholm.

Écrit par : Magister | 05 décembre 2008

XD refuse absolument le dialogue!

Ecrit par : fabien | 05 décembre 2008

Ce n'est pas exact, Fabien, d'écrire cela.
Le Communiqué de la Société des agrégés est un résumé de la discussion qui a eu lieu. Le détail des propos qui ont été échangés n'y est pas. Chacun a exposé son point de vue et ses arguments, c'est déjà pas si mal. Xavier Darcos est convaincu de la justesse de sa ligne de conduite. Comme ce n'est pas tout à fait le premier venu, vous ne pouviez pas espérer qu'il "plierait" lors d'une rencontre avec la Société des agrégés! Le Communiqué rend compte de l'esprit général de l'audience, à savoir qu'on s'est écouté, mais que chacun est resté sur ses positions.

Écrit par : Jean | 05 décembre 2008

Victor osa :
Les pédagogistes ont un sens aigü du commerce.

Et j'ajoute : certains antipédagogistes ont le sens aigu de l'intelligence. Mettre un tréma c'est signe de trop grande culture.

Mouche ton cul avant d'oser la ramener, sale con.

Ecrit par : un ga agacé | 05 décembre 2008

Très bonne remarque orthographique.
Mais je mouche mon nez ; nous devons pas posséder la même anatomie. Votre vocabulaire m'inciterait à penser qu'un certain orifice anal vous tient lieu de bouche.
Alors pour employer votre langage je change de registre : "Gaga, je regrette vraiment d'avoir mis deux points sur le "u" plutôt que deux poings sur ta gueule !"

Écrit par : victor | 05 décembre 2008

Mouche ton cul avant d'oser la ramener, sale con.

Ecrit par : un ga agacé | 05 décembre 2008

Ainsi s'exprime un pédagogiste qui perd ses nerfs quand on lui dis des choses qui le dérangent.
Frackowiack s'était fendu jadis d'un texte célèbre contre la liberté pédagogique qui était de la même veine spirituelle quoique rédigé en termes moins vulgaires.

Écrit par : Jean | 05 décembre 2008

Gaga, je sais bien que Brighelli a titré son fil "pur porc" mais ce n'est pas une raison pour vous tromper de blog !

Écrit par : victor | 05 décembre 2008

Croyez bien que par ailleurs, je suis à fond pour la dénonciation du pédagogisme… mais…
POUR SOLDE DE…

Dans le décours du long et violent débat de ces derniers jours. il y a eut l'intervention de Guy Morel :
« Cher Roger Felts,
Deux mots, puisque j'ai un peu de temps, pour m'immiscer dans une querelle où je n'ai pas part, encore que j'aie tenté d'y faire passer un ange jammesien.
Les voici : à supposer même que vous ayez raison dans cette dispute vous allez finir assurément par avoir tort à force de la prolonger.
Cordialement. »

Bien je sois assez souvent d'accord avec Guy Morel… Et quand ce n'est pas le cas, une prolongation de la discussion ramène le désaccord à de justes proportions, cette fois son propos me restait au travers du gosier… J'allais lui répondre quand Lisa donna son point de vue :

« Je ne veux pas non plus prolonger le débat. Mais Monsieur Morel, dire "à supposer même que vous ayez raison" n'est pas la phrase exacte à prononcer dans ce cas.
Il faut être sincère et courageux et dire ce qu'on a vu.
Il y a bien eu une attaque gratuite, injustifiée et abjecte de la part de quelqu'un. C'est cette petite nuance ("à supposer") que l'on introduit dans la vérité qui risque de provoquer des réactions. Surtout que vous n'êtes pas le seul à y avoir recours. Non, quand on a vu on n'a pas le droit de changer les données pour apaiser le débat. Le débat n'est ainsi que retardé et ...alimenté davantage.
C'est mon petit " éloge de la discorde". Ce n'est pas en changeant la réalité, même d'un tout petit peu, que vous éliminerez le problème.
Cordialement, »

Lisa ayant bien dit ce qu'il y avait à dire, fallait-il se rendre à la raison morelienne et faire comme le camarade Thorez, le bien-aimé “il faut savoir s'arrêter devant le train de la déraison”… ou quelque chose d'approchant !
J'avoue que j'avais quelques petits reproches à retourner à Dobolino quand, Manu qu'elle avait traité de “Pauvre Manu, complètement Zinzin”, osa lui tenir ces propos :
« Qui ça, moi ? Et je vous rappelle que pour le "pauvre", que je considère comme insultant, vous pouvez repasser. Ce n'est pas parce que vous avez une grande gueule (qui vous cause pas mal de problèmes ces derniers temps, non ?) que vous pouvez tout vous permettre. Tout comme vos saillies de pilier de comptoir du style "moi j'ai tout compris à la vie et pas vous", c'est super-gonflant à la longue…
…alors, vous pouvez arrêter de rouler des mécaniques deux secondes, ça n'impressionne personne ici.
C'est là aussi qu'on voit que vous êtes socialiste : vous ne pouvez pas vous empêcher de vous prendre au sérieux et d'emmerder le monde en prétendant le sauver.
Contentez-vous de sauver la vie des animaux qui vous sont confiés, c'est déjà beaucoup et apparemment c'est quelque chose que vous faites très bien. Quant au reste, vous ne nous en voudrez pas si on s'adresse à quelqu'un d'autre. »

Bien que pensant qu'il n'avait pas fait le tour de la question, ma grande mansuétude me poussait à croire que c'était largement suffisant. Il ne fallait pas trop chargé le baudet, en l'occurrence l'ânesse (que Guy Morel me pardonne de comparer son animal préféré à Dobolino)…
Quand, cette dernière s'est autorisé un long développement sur sa manière de voir ma pathologie, mes états d'âme et sa conception du traitement qu'elle pensait devoir m'infliger à titre gracieux au titre de la confraternité universelle… Ceci ne m'a pas laissé indifférent (entre le fou rire inextinguible, le hurlement de rage et le mâchouillage du bord de mon oreiller).
Aussi armé de ma science, qui est sûrement plus grande en psychiatrie que la sienne en oncologie et en psychologie des cancers, je m'apprêtais à lui faire une tartine sur la psychose maniaco-dépressive et la structure para logique du discours hypo maniaque quand je me suis brutalement dit : “De quoi j' me mêle ! Tu n'as que des bribes d'éléments cliniques. C'est une correspondante comme une autre. Tu n'as à connaître d'elle que ce qu'elle dit sur le blog. Elle dit parfois des choses géniales, prenons-les comme telles. Souvent, c'est n'importe quoi, prenons patience, ou marquons notre impatience. Et quelquefois quand elle est odieuse, attends qu'elle s'excuse…
C'est là que le petit diable présent dans un coin de ma tête et qui connaît bien les troubles cyclothymiques, m'a glissé : tu peux attendre longtemps !

Pour ceux que cela intéresse, j'ai fait sur mon site un résumé synthèse assez long (5 pages A4) de ce long débat (plus de trente pages) qui s'intitule “UN DÉBAT UN PEU CRISPÉ”.
http://rogerfelts.blog.lemonde.fr/2008/12/05/un-debat-un-peu-crispe/
Je m'excuse de n'avoir pu intégrer certaines interventions lumineuses et aussi, pour le contraste, quelques-unes particulièrement débiles ( sauf dans l'introduction, Christophe Sibille n'est jamais cité. Ce qui devrait en encourager plus d'un à lire mon “résumé”.)…
Les textes dans leurs dimensions originales, il est vrai d'une longueur encore plus éprouvante, sont visibles sur les pages de “Bonne d'âne”.

Écrit par : Roger Felts | 05 décembre 2008

Guy, il n'y a que toi pour dénicher des cinglés pareils. L'exemple des couleurs sur la carte a mis en joie une certaine géographe de ta connaissance.
JPB

Écrit par : brighelli | 05 décembre 2008

Il faut que ça bouge?
Je pense qu'un préalable est indispensable : en finir avec la lâcheté du corps enseignant. En conseil de classe ou en correction d'examen, c'est en bout de chaîne le prof lui-même qui s'exprime, qui apprécie et qui note. Pas le ministre, ni le recteur, ni Meirieu! Il peut alors appliquer un principe universel : dire "non"... "no", "nein", "niet". Bref, refuser de remonter ses notes pour "faire bien" ou "éviter d'être mal vu".
Que les profs aient le cran de faire ça le jour du bac, et le mur des 80% de réussite tombera (comme le mur de Berlin en son temps). L'Educ' nat' ne pourra plus alors s'abriter derrière les chiffres pour masquer le désastre. Tout le reste en découlera. Et les collègues éviteront peut-être même une garde à vue!

Écrit par : Daniel Arnaud | 05 décembre 2008

Pour ceux qui ne lisent pas Marianne, je conseille vivement la lecture de cet article, ni polémique, ni politique, sur un grave problème de la quotidienneté du consommateur moyen auquel nous sommes tous confrontés régulièrement :
http://www.marianne2.fr/Le-mystere-de-la-petite-cuiller_a93706.html?PHPSESSID=e2a6388b352dec4da07227438a0fa607

Écrit par : dobolino | 05 décembre 2008

Avec tout ça, on ne sait même pas si on a les 401 points pour les vœux lycée...

M'inspirant d'une remarque de victor, je propose de compléter le barème des mutations comme suit :
1000 points de malus pour les agrégés qui ont voté SNES.
Affectation d'office en collège pour ceux qui ont voté Sgen.
Déchéance du titre d'agrégé et reclassement dans le corps des clowns publics (crée pour l'occasion, mais dont l'utilité crève les yeux) pour ceux qui ont voté SE.

Ça aura le mérite de faire de la place.

Écrit par : TotoWeininger | 05 décembre 2008

Très certainement ! Il y était encore il y a peu en livre de poche et je n'ai encore jamais vu une bibliothèque municipale, de collège ou de lycée qui n'en détienne pas un exemplaire.

Ecrit par : dobolino | 05 décembre 2008

Merci. Je chercherai encore. Je l'ai lu (pas en entier) il y a fort longtemps dans une traduction et je voulais le lire en français. Mais à la Fnac et chez Gibert on m'a dit qu'il n'est plus édité.

Ecrit par : Lisa fut Lisette | 05 décembre 2008
C'est vrai . Vous avez raison. J'avais le tome 1 en Poche et quand j'ai voulu acheter le tome 2, pas moyen.
Je suis certaine que vous pouvez le trouver sur chapitre.com
C'est quand même fou qu'on n'édite plus ce livre !

Écrit par : dobolino | 05 décembre 2008

TotoWeininger, voilà une suggestion fort intelligente : je souscris !

Écrit par : victor | 05 décembre 2008

TotoWeininger, voilà une suggestion fort intelligente : je souscris !

Ecrit par : victor | 05 décembre 2008

Vous reconnaissez finalement que l'affectation d'un agrégé en collège est bien une sanction;-)

Écrit par : TotoWeininger | 05 décembre 2008

Je pense qu'un préalable est indispensable : en finir avec la lâcheté du corps enseignant.

Ecrit par : Daniel Arnaud | 05 décembre 2008

C'est effectivement LE préalable.

Exercices préparatoires : se regarder dans la glace tous les soirs, jusqu'à la correction des épreuves du Bac, et se demander, les yeux dans les yeux : ai-je été un homme aujourd'hui ?

Epreuve terminale, le matin des dits corrigés : serai-je un homme aujourd'hui ou continuerai-je d'être l'esclave grec du Palais ?

Idem pour les femmes (qui en ont souvent plus que les hommes quand elles sont des esprits libres).

Ce sera difficile car on a tant escamoté le réel qu'une clarté trop soudaine embraserait tout.
Au passage, excellentes chroniques " Dernières nouvelles du front " de Daniel Arnaud sur son site. A lire absolument "Paris comme salle de séjour. Chapitre XII : la fabrique du barbare."

Écrit par : Magister | 05 décembre 2008

Excellent, Dobolino, le coup de la petite cuiller. Dans le genre, il y a aussi la chaussette qui disparaît mystérieusement après une machine à laver!

Écrit par : Daniel Arnaud | 05 décembre 2008

Pour Lisa fut Lisette:

http://www.chapitre.com/CHAPITRE/fr/search/Default.aspx?search=true

Écrit par : dobolino | 05 décembre 2008

Daniel Arnaud a écrit : "Bref, refuser de remonter ses notes pour "faire bien" ou "éviter d'être mal vu".
Que les profs aient le cran de faire ça le jour du bac, et le mur des 80% de réussite tombera"

Depuis que j'enseigne *, personne ne m'a jamais demandé de remonter des notes. Je n'ai jamais été témoin de ce genre de chose.

Je ne dis pas que cela n'existe pas. Je dis que le problème est bien moins là que dans la définition d'un barême que l'on vous colle dans les pattes avec le paquet de copies à corriger.

Ces barêmes sont faits pour qu'il y ait 85% de réussite et ceux qui les font s'y prennent plutôt bien.**

Bientôt les professeurs d'université et maître de conf en sciences de l'éduc viendront en masse présider les jurys de bac. Il y en a déjà, peut-être (?). Dans ce cas, ils ne s'en vantent pas en se présentant.

En avez vous déjà rencontré ?

* début de carrière au crétacé

** c'est peut-être ce qu'on appelle le "professionnalisme" ?

Écrit par : dugong | 05 décembre 2008

Pour rebondir sur ce que dit Magister (que je remercie au passage pour son message) :

"L'immaturité des enseignants est d'autant plus éclatante qu'ils ne risquent rien. [...]
S'ils sont titulaires, les enseignants n'ont rien à craindre professionnellement, leur résistance n'a pas, comme dans le secteur privé, de conséquence dramatique : ils ne risquent pas d'être licenciés. Ni même, à moins d'entrer ivres morts à l'école ou de violer un(e) élève dans les toilettes, d'être suspendus. [...]" (Maurice T. Maschino, "L'Ecole de la lâcheté", chez Jean-Claude Gawsewitch).

Écrit par : Daniel Arnaud | 05 décembre 2008

Daniel, il est devenu bouddhiste, Culioli ?
JPB

Écrit par : brighelli | 05 décembre 2008

Bientôt les professeurs d'université et maître de conf en sciences de l'éduc viendront en masse présider les jurys de bac. Il y en a déjà, peut-être (?). Dans ce cas, ils ne s'en vantent pas en se présentant.

En avez vous déjà rencontré ?

Ecrit par : dugong | 05 décembre 2008

Bof, moi l'an dernier, j'ai du présider le jury parce que le président s'était défilé (prétextant sans doute quelque colloque à l'étranger - ou quelque colique à la maison;-)). Il parait que c'est une pratique courante. J'en ai profité pour refuser tout "repêchage", mais le mal était déjà fait.

Écrit par : TotoWeininger | 05 décembre 2008

Dans le Monde (rubrique Société) un publireportage "Réformer l'ortografe pour l'enseigner"

Chervel et ses sbires ont leurs réseaux.

Écrit par : dugong | 05 décembre 2008

Excellent, Dobolino, le coup de la petite cuiller. Dans le genre, il y a aussi la chaussette qui disparaît mystérieusement après une machine à laver!

Ecrit par : Daniel Arnaud | 05 décembre 2008
Les Chaussettes ? C'est des putes !
Et encore, vous, vous ne portez pas de bas ! C'est un sommet, les bas, qu'ils soient autofixants ou pour jaretelles.

Écrit par : dobolino | 05 décembre 2008

"Daniel Arnaud a écrit : "Bref, refuser de remonter ses notes pour "faire bien" ou "éviter d'être mal vu".
Que les profs aient le cran de faire ça le jour du bac, et le mur des 80% de réussite tombera"

Depuis que j'enseigne, personne ne m'a jamais demandé de remonter des notes. Je n'ai jamais été témoin de ce genre de chose."

Ecrit par : dugong | 05 décembre 2008

En effet, c'est rarement dit comme ça. Mais plutôt... suggéré (certains administratifs sont passés maîtres en manipulation pour ce qui est de relayer sur le terrain les consignes qui viennent de plus haut). La référence à la "constante macabre" permet ainsi d'inciter les enseignants à "valoriser"... Et je n'ai pour ma part jamais vu, à ce jour, un prof avoir le cran de mettre en cause cette théorie devant son chef d'établissement, quand ce dernier est en train de la "vendre" à un parterre docile. C'est aussi le prof qui a des moyennes très basses (peut-être parce qu'il note justement les copies pour ce qu'elles valent) par rapport à celles de ses collègues pendant un conseil de classe et à qui on ne manque pas de le faire remarquer... Une fois mis bien mal à l'aise, il peut lui aussi être tenté de "valoriser" au trimestre suivant... Pendant les corrections d'examen, certains profs s'autocensurent : "Si je note comme ça, les candidats n'auront pas la moyenne!".
Pour ma part, je sais que des chefs d'établissements ne se gênent plus maintenant pour exiger d'un enseignant qu'il modifie une appréciation avant un conseil de classe (les infos que je tiens de différentes académies, et régulièrement, vont dans ce sens).
Quant aux fameux barêmes, justement : pourquoi les profs n'auraient-ils pas enfin le cran de refuser de les appliquer et de participer à cette mascarade? Il me semble même que les textes permettraient un tel refus. Le fonctionnaire n'a-t-il pas obligation de désobéir à un ordre s'il est illégal ou de nature à compromettre gravement un intérêt public? Si dissimuler à grands coups de "80%" la baisse du niveau dans un Etat moderne tel que la France ce n'est pas "compromettre gravement un intérêt public", alors qu'est-ce que c'est?
Il suffit d'appliquer le barême? Je crois qu'à une certaine époque, on disait : "Je n'ai fait qu'obéir aux ordres...". Et on s'en lave les mains!

Écrit par : Daniel Arnaud | 05 décembre 2008

Si je suis ces temps-ci si à fleur de peau, c'est que j'ai un peu l'impression d'être victime d'une chasse aux sorcières. Tous mes propos sont détournés, transformés, manipulés, pour me faire passer pour une imbécile qui tient des propos de Café du Commerce (voir ce qu'on a fait de mes explications désespérées sur ma répugnance à lire Michéa sans être certaine d'avoir les moyens de le comprendre ). On affiche un profond mépris pour ma profession en termes blessants, à plusieurs reprises.

Ecrit par : dobolino | 05 décembre 2008

Bonsoir Dobolino,

Nul besoin de vous sentir persécutée ou méprisée a priori (pas de ma part en tout cas, même si vous avez le don de me faire sortir de mes gonds). Ce que je n'aime pas -parfois- chez vous, c'est la forme et non le fond, et manifestement vous ne vous en rendez pas toujours compte. Voire vous insistez lourdement, et c'est bien ça le problème.

Il y a une manière "brute de décoffrage" dans votre expression dont vous vous êtes déja vantée (c'est ça le pire) qui peut sembler sympathique à certains et que d'autres (dont moi, vous l'avez compris) considèrent comme la dernière des incorrections (le fameux "pauvre Manu", par exemple, "charitable" et condescendant dans toute son horreur...). Par pitié, enguelez-moi si vous voulez si j'ai dit une connerie, mais épargnez-moi cette condescendance de bobo (que vous n'êtes pas, je le sais) qui affiche l'indiscutablité de ses dogmes et de sa fausse conscience comme une forme de don de soi (ce qui n'est pas autre chose qu'une forme de manipulation inconsciente, d'ailleurs).

Dit plus simplement, ce qui m'horripile dans ces moments-là, c'est votre absence de DOUTE. Vous avez parfois une façon de mettre les pieds dans le plat avec des gros sabots qui m'est proprement insupportable.

Pour le reste, je trouve souvent vos interventions pertinentes et je n'ai jamais eu de mépris pour votre profession (je vous l'ai déja dit), bien au contraire (je serais bien incapable d'en faire autant).

Je suis sincèrement convaincu que la grosse dispute entre Felts et vous, par exemple, provient non pas de son traitement médical (comme vous l'avez affirmé un peu vite), mais bien de ce qu'il faut appeler votre maladresse ponctuelle.
Je doute d'ailleurs que ce soit la 1ère fois qu'on vous le "reproche", vu la façon dont vous vous y prenez.

Bref, désolé si je vous ai blessé, mais manifestement, même si vous ne vous en rendez pas compte, vous l'avez un peu cherché...

A mon avis vous devriez être un peu plus précautionneuse lorsque vous vous adressez à des gens sur ce forum, certains sont particulièrement cultivés (je ne me compte pas dedans) et à un certain point, la forme rejoint le fond. Il est donc difficile à mon sens de s'adresser à eux comme on pourrait le faire avec les gars de votre section qui sont en dessous de la chaîne alimentaire, comme vous nous l'avez poétiquement expliqué.

Écrit par : Manu | 05 décembre 2008

Jean-Paul, pour Culioli je ne sais pas, mais je regrette en tout cas qu'il ne tienne plus son excellent blog corsicaregina.


"Les Chaussettes ? C'est des putes !
Et encore, vous, vous ne portez pas de bas ! C'est un sommet, les bas, qu'ils soient autofixants ou pour jaretelles."

Ecrit par : dobolino | 05 décembre 2008

"Moi, c'est moralement que j'ai mes élégances..." ("Cyrano de Bergerac").

Écrit par : Daniel Arnaud | 05 décembre 2008

"L'immaturité des enseignants est d'autant plus éclatante qu'ils ne risquent rien. [...]
S'ils sont titulaires, les enseignants n'ont rien à craindre professionnellement, leur résistance n'a pas, comme dans le secteur privé, de conséquence dramatique : ils ne risquent pas d'être licenciés. Ni même, à moins d'entrer ivres morts à l'école ou de violer un(e) élève dans les toilettes, d'être suspendus. [...]" (Maurice T. Maschino, "L'Ecole de la lâcheté", chez Jean-Claude Gawsewitch).

Ecrit par : Daniel Arnaud | 05 décembre 2008

Vous n'avez pas l'impression que le projet actuel est de précariser un maximum d'enseignants (et de fonctionnaires en général ) pour qu'ils se retrouvent en majorité, d'ici cinq ans, aussi menacés qu'un employé du privé ?
Il y a dix ans, ils se contentaient d'être naïfs, endoctrinés, immatures mais, là, ces jours-ci, ça commence à sentir, à terme, la précarité, pire que dans le privé.
Ceux de ma génération (1955/60) qui sont dans le privé peuvent regretter de n'avoir pas choisi d'opter pour la fonction publique mais il faudrait être fou pour conseiller à présent à son enfant ou ado de s'engager dans cette voie sans garde-fou et situation de repli.
Pas vrai ?
Enfin, si les politiques en place vont au bout de leur projet qui est somme toute, très clairement énoncé.

Écrit par : dobolino | 05 décembre 2008

Vous n'avez pas l'impression que le projet actuel est de précariser un maximum d'enseignants (et de fonctionnaires en général ) pour qu'ils se retrouvent en majorité, d'ici cinq ans, aussi menacés qu'un employé du privé ?

Ecrit par : dobolino | 05 décembre 2008

Exact. Il existe d'ailleurs un LP situé à une cinquantaine de kilomètres au nord de Paris où le personnel était contractuel à près de 50% voilà déjà quelques années...

Écrit par : Daniel Arnaud | 05 décembre 2008

Daniel Arnaud a écrit : "Il suffit d'appliquer le barême? Je crois qu'à une certaine époque, on disait : "Je n'ai fait qu'obéir aux ordres...". Et on s'en lave les mains!"

Arrêtez de nous la jouer "Aux armes, citoyens" sur un épiphénomène.

Arrivé le jour du bac, le mal est déjà fait : programmes indigents *, épreuves pour sous doués.

Les brèmes étant déjà truquées, les barêmes ne sont qu'un fignolage.

* bien que longs à traiter.

Écrit par : dugong | 05 décembre 2008

"Arrêtez de nous la jouer "Aux armes, citoyens" sur un épiphénomène."

Procédé rhétorique commode pour minimiser. Et fuir la part de responsabilité du correcteur dans le processus?

Écrit par : Daniel Arnaud | 05 décembre 2008

Dobolino a écrit : "Vous n'avez pas l'impression que le projet actuel est de précariser un maximum d'enseignants (et de fonctionnaires en général ) pour qu'ils se retrouvent en majorité, d'ici cinq ans, aussi menacés qu'un employé du privé ?"

Je ne sais pas si c'est une priorité explicite du package mais c'en est sûrement une conséquence assez plaisante.

Il y en a qui doivent se dire que de nombreux "instructionnistes", définitivement convaincus qu'ils n'ont plus leur place dans les ruines du public, iront sonner aux portes du privé. On les accueillera avec le sourire compatissant de ceux qui ont déjà préparé de longue date des contrats à petits salaires pour ces nécessiteux.

Je parie même que certains participants à ce blog signeront leur contrat sans même discuter le salaire proposé. Du moment qu'on les laisserait "faire un peu d'instruction pour rester propre".

Écrit par : dugong | 05 décembre 2008

Vous n'avez pas l'impression que le projet actuel est de précariser un maximum d'enseignants (et de fonctionnaires en général ) pour qu'ils se retrouvent en majorité, d'ici cinq ans, aussi menacés qu'un employé du privé ?


Ecrit par : dobolino | 05 décembre 2008

En fait, je voulais écrire " plus " menacés ...

Écrit par : dobolino | 05 décembre 2008

Arrivé le jour du bac, le mal est déjà fait : programmes indigents *, épreuves pour sous doués.
Ecrit par : dugong

C'est vrai quoi ! Donnez nous des élèves doués (surdoués même de préférence) qui puissent comprendre ce qu'on leur dit sans que l'on soit obligé de s'adapter à leur niveau !

Avec les pédago, il faut placer l'élève au centre ... (bien démago comme idée) mais avec tous les profs ronchons de ce blog, il faudrait pratiquer une nouvelle pédagogie : placer le prof au centre ! et surtout ne jamais se remettre en cause. Si tout va si mal dans l'Education Nationale,ce n'est pas de leur faute, c'est la faute à la société, aux élèves ou aux programmes etc...

Écrit par : candide | 05 décembre 2008

Candide, t*g*.

Oh là là, le Snes est largement majoritaire partout même chez les agrégés.

Écrit par : Jérémy | 05 décembre 2008

Daniel Arnaud a écrit : "Procédé rhétorique commode pour minimiser. Et fuir la part de responsabilité du correcteur dans le processus?"

Libre à vous de faire une fixette sur ce que je persiste à qualifier d'épiphénomène.

Comme ne l'a pas dit Rimbaud, le vrai vice est ailleurs.

Une fois acceptée la fontion de correcteur, je ne crois pas qu'on puisse appliquer un barême perso et se vivre comme un résistant.

Vous serez dégagé de correction du bac les années suivantes, ce que vous auriez pu obtenir plus courageusement en refusant dès le départ d'en être.

Écrit par : dugong | 05 décembre 2008

A mon avis vous devriez être un peu plus précautionneuse lorsque vous vous adressez à des gens sur ce forum, certains sont particulièrement cultivés (je ne me compte pas dedans) et à un certain point, la forme rejoint le fond. Il est donc difficile à mon sens de s'adresser à eux comme on pourrait le faire avec les gars de votre section qui sont en dessous de la chaîne alimentaire, comme vous nous l'avez poétiquement expliqué.

Ecrit par : Manu | 05 décembre 2008

Je suis très " brut de décoffrage " mais connais le sens de "chaîne alimentaire" que vous employez à mauvais escient. On ne va pas se chamailler ad vitam aeternam mais, pour ce faire, il faudrait qu' avant de me répondre, vous lisiez la totalité de mes textes.
Pour vous aider à les lire, deux littérateurs m'ont comparée, en mon style, à Céline . Je vous concède que c'est bien excessif et peut-être plus lié à mon hypothétique usage du porte-jaretelle qu'à mes capacités en écriture mais ça donne néanmoins une piste ...





Pour le reste, je trouve souvent vos interventions pertinentes et je n'ai jamais eu de mépris pour votre profession (je vous l'ai déja dit), bien au contraire (je serais bien incapable d'en faire autant).


Ecrit par : Manu | 05 décembre 2008

Si ç'avait été votre vocation, vous auriez fait tout autant que moi ! Que vous n'ayez aucun goût pour le soin aux animaux ne veut pas dire que, si vous y aviez eu goût, vous n'auriez pas eu les mêmes compétences que moi.

Écrit par : dobolino | 05 décembre 2008

Candide a écrit : "mais avec tous les profs ronchons de ce blog, il faudrait pratiquer une nouvelle pédagogie : placer le prof au centre ! et surtout ne jamais se remettre en cause."

Candide est perspicace : il a deviné que ce que je fais depuis longtemps pourrait être utilement appliqué à d'autres.

Encore bravo !

Écrit par : dugong | 05 décembre 2008

Je parie même que certains participants à ce blog signeront leur contrat sans même discuter le salaire proposé. Du moment qu'on les laisserait "faire un peu d'instruction pour rester propre".

Ecrit par : dugong | 05 décembre 2008

Les plus jeunes, seulement ! Les "vieux" resteront protégés et n'auront pas à avaler la pilule.
On imagine aisément ce que cette situation produira.
Après avoir attisé la haine et la compétition entre micro-classes sociales, on divisera jeunes et vieux dans la même profession.

Écrit par : dobolino | 05 décembre 2008

Si tout va si mal dans l'Education Nationale,ce n'est pas de leur faute, c'est la faute à la société, aux élèves ou aux programmes etc...

Ecrit par : candide | 05 décembre 2008

Tout faux, ou presque... ! En particulier pour le "c'est la faute à la société". Vous lisez mal ou ne comprenez guère mieux. je vous invite à acheter pour 6 euros un remarquable petit livre de poche intitulé "La fabrique du Crétin", et dont j'ai oublié le nom de l' auteur. Vous verrez alors que nos thèses sont trés exctement a l'opposé de ce que vous affirmez (sauf pour les programmes, là, vous avez raison...).

Écrit par : Manu | 05 décembre 2008

Je suis très " brut de décoffrage " mais connais le sens de "chaîne alimentaire" que vous employez à mauvais escient.

Ecrit par : dobolino | 05 décembre 2008

D'autant plus à mauvais escient que je l'ai fait exprès (notamment suite au fait que vous vous étiez plainte que l'on "déformait vos propos" - j'ai donc déformé ça pour rigoler).

En fait, c'est tellement gros que je pensais que vous alliez le voir. reposez-vous un peu, vous en avez besoin. Ça ira mieux demain.

Écrit par : Manu | 05 décembre 2008

Candide a écrit : "mais avec tous les profs ronchons de ce blog, il faudrait pratiquer une nouvelle pédagogie : placer le prof au centre ! et surtout ne jamais se remettre en cause."

Candide est perspicace : il a deviné que ce que je fais depuis longtemps pourrait être utilement appliqué à d'autres.

Encore bravo !

Ecrit par : dugong | 05 décembre 2008

C'est évidemment la situation idéale, Dugong, et de loin la plus efficace. Mais , pour en revenir aux autres considérations du débat, qui, étant battant et sûr de lui et de ses convictions, ira encore s'engager dans la fonction publique en général et l'enseignement en particulier ?

Écrit par : dobolino | 05 décembre 2008

Et je précise pour Candide que le fameux "c'est la faute à la société" est précisément LE mantra obligatoire de tout pédagogiste qui se respecte pour justifier son incurie. Si ses élèves sont nuls, ce n'est pas parce qu'il refuse de transmettre des connaissances (ou qu'il en est incapable), mais bien parce que "c'est la faute à la société" (sic).

Moi j'entends ça tous les jours dans mon bahut chez les collègues les plus péda-cucul.

Écrit par : Manu | 05 décembre 2008

Bonne question ! Je ne connais pas de réponse globale.

Je crains qu'il n'y en ait pas beaucoup.

Je confirme en tout cas qu'il y a bien longtemps qu'aucun de mes élèves de terminale S ne declare plus vouloir devenir enseignant.

S'il s'en trouve un, je vous l'amène tout de suite pour que vous trouviez quelqu'un pour le "naturaliser"...

Écrit par : dugong | 05 décembre 2008

En fait, c'est tellement gros que je pensais que vous alliez le voir. reposez-vous un peu, vous en avez besoin. Ça ira mieux demain.

Ecrit par : Manu | 05 décembre 2008
Manu, admettez une bonne fois pour toutes que je suis conne et basique. Prenez-vous en à moi tant que vous voulez du moment que vous oubliez qu'il y en a d'autres ici qui sont pour la maternelle républicaine et laïque disponible pour tous dès l'âge de deux ans.
J'aurais au moins servi à quelque chose !

Écrit par : dobolino | 05 décembre 2008

C'est évidemment la situation idéale, Dugong, et de loin la plus efficace. Mais , pour en revenir aux autres considérations du débat, qui, étant battant et sûr de lui et de ses convictions, ira encore s'engager dans la fonction publique en général et l'enseignement en particulier ?

Ecrit par : dobolino | 05 décembre 2008


Bonne question ! Je ne connais pas de réponse globale.

Je crains qu'il n'y en ait pas beaucoup.

Je confirme en tout cas qu'il y a bien longtemps qu'aucun de mes élèves de terminale S ne declare plus vouloir devenir enseignant.

S'il s'en trouve un, je vous l'amène tout de suite pour que vous trouviez quelqu'un pour le "naturaliser"...

Ecrit par : dugong | 05 décembre 2008

La boucle est bouclée !
Déjà que c'était le cas pour les PE depuis quelques années, en dehors de quelques exceptionnelles vocations chevillées à l'âme, phénomène assez rare mais méritant d'être signalé, les étudiants ne se rabattront plus qu'en désespoir de cause sur les métiers de professeurs de collège et professeurs de lycée. Tout va dans ce sens.

C'est très triste !

Écrit par : dobolino | 05 décembre 2008

je vous remercie de votre sollicitude Manu. Cela fait un certain temps déjà que j'ai acheté le livre "La fabrique du Crétin"mais aussi "A bonne école"et "Une école sous influence". Je les ai partagés avec tout mon entourage et je dois vous dire que je suis malheureusement très mal entouré. Tous, comme moi, doivent mal lire et mal comprendre. J'ai encore acheté "Fin de recré" mais là, plus personne autour de moi n'a accepté de le lire. Nous ne devons sans doute pas partager "vos" thèses.

Écrit par : candide | 05 décembre 2008

Je confirme en tout cas qu'il y a bien longtemps qu'aucun de mes élèves de terminale S ne declare plus vouloir devenir enseignant.
Ecrit par : dugong

Pour ma part il apparaît que ,dans ma classe, nombreux sont ceux qui n'ont absolument aucune idée de ce qu'ils veulent faire plus tard.

Écrit par : candide | 05 décembre 2008

Assez d'accord avec Fabien, sur le rôle délétère de la société actuelle, et de sa pression "médiatico-informatico-publicitaire", pour expliquer l'état de destructuration de l'intelligence et de la langue qui caractérise de plus en plus d'élèves. Les méthodes d'enseignement y sont pour quelque chose, mais je ne pense pas qu'elles expliquent tout.

Écrit par : Sylvie Huguet | 05 décembre 2008

Ce que je viens d'écrire n'est évidemment pas pour dédouaner les pédagogistes de leur responsabilité.

Écrit par : Sylvie Huguet | 05 décembre 2008

Nous ne devons sans doute pas partager "vos" thèses.

Ecrit par : candide | 05 décembre 2008

Ou refuser de les comprendre, manifestement, à défaut de les partager.

Parce que faire dire à JPB (et aux autres) le contraire de ce qu'il dit effectivement, c'est tout de même un peu gros.

Dans quel but ?

Écrit par : Manu | 05 décembre 2008

Ecrit par : Manu | 05 décembre 2008
Manu, admettez une bonne fois pour toutes que je suis conne et basique. Prenez-vous en à moi tant que vous voulez du moment que vous oubliez qu'il y en a d'autres ici qui sont pour la maternelle républicaine et laïque disponible pour tous dès l'âge de deux ans.
J'aurais au moins servi à quelque chose !

Ecrit par : dobolino | 05 décembre 2008

Je ne pensais pas à mal, mon propos n'était pas ironique. Vous êtes effectivement à fleur de peau en ce moment ( your own words).

Et j'ai autre chose à faire que de passer mon temps à m'en prendre à vous. Je ne suis pas atteint pas ce genre de perversité.

Écrit par : Manu | 05 décembre 2008

Pédagogo ou pas, vous ne verrez jamais ça si le Ministre de l'Intérieur est une merde de socialo (bouh ! bouh ! le vilain pas beau ! ):
http://www.telerama.fr/radio/a-s-est-passe-en-france-dans-une-ecole-en-2008,36573.php
Ça ne vous ennuie pas, si je préfère adhérer au Parti Socialiste ?
A tout prendre, vous savez, moi ...

Écrit par : dobolino | 05 décembre 2008

"Pour ma part il apparaît que ,dans ma classe, nombreux sont ceux qui n'ont absolument aucune idée de ce qu'ils veulent faire plus tard.
Ecrit par : candide | 05 décembre 2008"

Ah non mais c'est pas candide, c'est con-con ! Dugong parle de ses terminales.
Si vos terminales n'ont absolument aucune idée de ce qu'is feront plus tard, c'est très grave !

Écrit par : Jérémy | 05 décembre 2008

Parce que faire dire à JPB (et aux autres) le contraire de ce qu'il dit effectivement, c'est tout de même un peu gros.

Dans quel but ?

Ecrit par : Manu | 05 décembre 2008
Alors ça ... On doit être trop bêtes pour comprendre, vous et moi ! Peut-être est-ce une histoire de chaîne alimentaire ?
Au fond, nous sommes tous deux du plancton, Manu ?
Ou juste deux molécules d'azote, une de carbone et deux d'oxygène ?
Admettons que vous avez deux azote quand je n'en peux revendiquer qu'un seul parce que je crains de ne pas comprendre Michéa si je le lis toute seule dans mon coin?
Faudrait peut-être arrêter de se battre sur nos atomes , crochus ou décrochus?

Écrit par : dobolino | 05 décembre 2008

Personne ne parle de Devedjian ici ?

Pourtant c'est lui qui a la croissance de la France entre ses mains.

Écrit par : Jérémy | 05 décembre 2008

Tout récemment j'ai fait un “revenez-y” sur un débat récent que j'ai intitulé “Pour solde de…” Et je viens de m'apercevoir que j'avais oublié un paragraphe. C'est celui où j'évoquais notre hôte J.P. Brighelli. Plutôt silencieux pendant une grande partie de la polémique, il intervient, sans doute par solidarité avec les chiens cancéreux, en saluant la mort du sien :
“Et au passage, la mort et les funérailles de mon dernier chien m'ont anéanti… Lui, j'ai enterré vingt ans de vie commune avec sa maîtresse en même temps… Et quitte à me fâcher avec certain(e)s, il y a un paquet de gens dont la mort m'a laissé beaucoup plus indifférent.
Cela soit dit et mette fin à des polémiques stériles. ”
Ce qui ne fut pas le cas puisqu'il eut droit à la réplique de Lisa qui là encore, tapait où cela fait mal :
“Vous voulez dire que je dois arrêter mon indignation parce que le Demiurge du blog le commande en raison de l'attachement à son chien et de l'antipathie qu'il a éprouvé dans sa vie pour certaines personnes?
Ai-je besoin, moi, de déclarer ici que j'ai pleuré et que j'ai fait ma petite déprime lorsque mes chats sont morts, ai-je besoin de faire cela avant de pouvoir me permettre de dire que je trouve inhumains les propos de Dobolino et de Yann ainsi que l'attitude de tous les autres qui ont même osé m'attaquer en me disant que j'étais affectée "d'étroitesse d'esprit"? Etc? Dois-je faire étalage de mes larmes pour avoir un brin de légitimité ?”
J'avais ressenti à peu près la même chose en lisant les propos de Brighelli… Mais je n'ai rien écrit car ma relation avec lui allait au-delà des échanges de “Bonnet d'âne”.
Quand je suis tombé gravement malade l'an dernier, la tenue d'un journal que je publiais sur mon site m'a beaucoup aidé pour ma stabilité psychique.
Il se trouve que Brighelli, que je soutenais par ailleurs pour son combat pour l'école, a eu connaissance de mon site et m'a contacté pour que je le transforme en livre… Ceci a donné un manuscrit “Rire au nez du cancer – Mémoires bio-dégradables” que Brighelli (et quelques autres) ont jugé digne d'intérêt… et de publication. N'ayant aucune relation avec le monde de l'édition, j'étais bien content de compter sur l'entregent de Brighelli pour être édité !
Voilà ti pas que s'il a enlevé l'élève du centre du système, c'est pour y mettre un chien. Il ébranle ma position, que je croyais forte, où c'était mon manuscrit qui était au centre de mon système…
J'en suis là, et bien las ! ! !”

Écrit par : Roger Felts | 05 décembre 2008

Manu, admettez une bonne fois pour toutes que je suis conne et basique. Prenez-vous en à moi tant que vous voulez du moment que vous oubliez qu'il y en a d'autres ici qui sont pour la maternelle républicaine et laïque disponible pour tous dès l'âge de deux ans.
J'aurais au moins servi à quelque chose !

Ecrit par : dobolino | 05 décembre 2008

Je ne pensais pas à mal, mon propos n'était pas ironique. Vous êtes effectivement à fleur de peau en ce moment ( your own words).

Et j'ai autre chose à faire que de passer mon temps à m'en prendre à vous. Je ne suis pas atteint pas ce genre de perversité.

Ecrit par : Manu | 05 décembre 2008

Du moment que vous ne vous ne vous en prenez pas à la maternelle ouverte et gratuite et laïque, avec PE dûment formés, dès l'âge de deux ans pour ceux qui ont acquis la continence diurne,
perversité bien plus grande à une attaque en règle de ma petite personne individuelle,
C'est pas grave !

Écrit par : dobolino | 05 décembre 2008

Personne ne parle de Devedjian ici ?

Pourtant c'est lui qui a la croissance de la France entre ses mains.

Ecrit par : Jérémy | 05 décembre 2008
Momentanément, à ce sujet, j'ai opté pour une politique autruchienne.
Auriez-vous plus ample informé ?

Écrit par : dobolino | 05 décembre 2008

Il se trouve que Brighelli, que je soutenais par ailleurs pour son combat pour l'école, a eu connaissance de mon site et m'a contacté pour que je le transforme en livre… Ceci a donné un manuscrit “Rire au nez du cancer – Mémoires bio-dégradables” que Brighelli (et quelques autres) ont jugé digne d'intérêt… et de publication. N'ayant aucune relation avec le monde de l'édition, j'étais bien content de compter sur l'entregent de Brighelli pour être édité !
Voilà ti pas que s'il a enlevé l'élève du centre du système, c'est pour y mettre un chien. Il ébranle ma position, que je croyais forte, où c'était mon manuscrit qui était au centre de mon système…
J'en suis là, et bien las ! ! !”

Ecrit par : Roger Felts | 05 décembre 2008

La réponse de JPB m'avait également surprise et choquée, et je l'ai trouvée fort mal venue et blessante, d'autant plus qu'elle prétendait calmer les ardeurs.
Vouloir neutraliser les belligérants en prenant parti pour les uns contre les autres, cela s'appelle une alliance. Il me semble que Roger Felts méritait mieux que cela.

Écrit par : Scarlett Martinez | 05 décembre 2008

60% DES AGREGES VOTENT SNES, SGEN OU SE-UNSA !

ON CROIT REVER !!!

Écrit par : Jérémy | 05 décembre 2008

"Vous serez dégagé de correction du bac les années suivantes, ce que vous auriez pu obtenir plus courageusement en refusant dès le départ d'en être."

Ecrit par : dugong | 05 décembre 2008

Ce que j'ai obtenu ou pas, vous n'en savez rien du tout, dugong. Alors à l'avenir, abstenez-vous d'en juger.

Écrit par : Daniel Arnaud | 05 décembre 2008

"Assez d'accord avec Fabien, sur le rôle délétère de la société actuelle, et de sa pression "médiatico-informatico-publicitaire", pour expliquer l'état de destructuration de l'intelligence et de la langue qui caractérise de plus en plus d'élèves. Les méthodes d'enseignement y sont pour quelque chose, mais je ne pense pas qu'elles expliquent tout."

Ecrit par : Sylvie Huguet | 05 décembre 2008

Pas mieux. Je remercie Fabien, une fois de plus.
Joli concert ce soir. Soixante-dix choristes sur scène, et public extêmement chaleureux.
Allez, Dobolino, haut les c(h)oeurs! :-)

Écrit par : Christophe Sibille | 05 décembre 2008

Assez d'accord avec Fabien, sur le rôle délétère de la société actuelle, et de sa pression "médiatico-informatico-publicitaire", pour expliquer l'état de destructuration de l'intelligence et de la langue qui caractérise de plus en plus d'élèves. Les méthodes d'enseignement y sont pour quelque chose, mais je ne pense pas qu'elles expliquent tout.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 05 décembre 2008

Pas mieux. Je remercie Fabien, une fois de plus!
Joli concert, ce soir, avec soixante-dix choristes bien "pêchus" sur scène... Chanson française de toutes les époques!
Allez, Dobolino! Haut les c(h)oeurs!

Écrit par : Christophe Sibille | 05 décembre 2008

Et mille excuses pour le doublon! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 05 décembre 2008

Assez d'accord avec Fabien, sur le rôle délétère de la société actuelle, et de sa pression "médiatico-informatico-publicitaire", pour expliquer l'état de destructuration de l'intelligence et de la langue qui caractérise de plus en plus d'élèves. Les méthodes d'enseignement y sont pour quelque chose, mais je ne pense pas qu'elles expliquent tout.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 05 décembre 2008

Pour ma part, je suis entièrement d'accord avec Fabien. Le pouvoir médiatico-informatico-publicitaire est une machine à manger les contemporains et à instrumentaliser la moindre parcelle du champ existentiel.
Autres facteurs de dégénérescence : l'alimentation carencée, chimique, déséquilibrée... et certaines pratiques médicales.
Et je ne vous parle même pas de la mentalité matérialiste induite par une conscience linéaire et unidimensionnée par quoi tout finit par se valoir et donc se confondre. Il n'est dès lors plus étonnant que la sphère globale ait toute latitude pour tisser son rets au travers du mondialisme et de la pensée unique. Et quand les esprits seront clonés, on pourra passer à la vitesse supérieure : cloner leur support carné, génétiquement "nettoyé". Ce n'est plus de la science fiction. C'est à notre porte et ça toque déjà...
L'école n'est donc pas seule à fabriquer du crétin et du barbare. Je ne dis pas la chose pour décharger les pédagogistes hallucinés ni les cerveaux secs qui dirigent le rafiot mais pour appuyer l'idée que, même si nous arrivions à refaire une école de la raison et du savoir, nous aurions contre nous le monde entier, abîmé dans sa fuite en avant vers cette projection de paradis qu'il n'atteindra absolument jamais, sinon sous sa forme inversée...
Ce serait déjà un miracle si les enseignants, dans leur ensemble, prenaient la mesure réelle du fossoyage de l'école (les dernières élections démontrent le contraire). Alors, pour ce qui est d'un changement de conscience...

Écrit par : Magister | 05 décembre 2008

"La réponse de JPB m'avait également surprise et choquée, et je l'ai trouvée fort mal venue et blessante, d'autant plus qu'elle prétendait calmer les ardeurs.
Vouloir neutraliser les belligérants en prenant parti pour les uns contre les autres, cela s'appelle une alliance. Il me semble que Roger Felts méritait mieux que cela."

Ecrit par : Scarlett Martinez | 05 décembre 2008

Peut-être que Roger agace (aussi) Jean-Paul, allez savoir!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 05 décembre 2008

Si vos terminales n'ont absolument aucune idée de ce qu'is feront plus tard, c'est très grave !

Ecrit par : Jérémy

Avez-vous des terminales ? Savez-vous combien les élèves d'aujourd'hui sont perdus et sans repère même arrivés en Terminale.

Écrit par : candide | 05 décembre 2008

"Pour ma part, je suis entièrement d'accord avec Fabien. Le pouvoir médiatico-informatico-publicitaire est une machine à manger les contemporains et à instrumentaliser la moindre parcelle du champ existentiel."

Le pouvoir médiatico-informatico-publicitaire m'a fait découvrir Jean-Paul Brighelli, Dominique Fernandez, Caroline Fourest, Marie-Monique Robin, Alain Finkielkraut, Jean-Luc Romero, Corinne Lepage, et même indirectement Michéa (grâce à Manu) !

Alors il ne faut pas jeter le bébé avec l'eau du bain.

Wilson réclamait que la politique soit publique, ouverte, connue de tous. Il n'y a pas trop de pouvoir informatique et médiatique, il n'y en a pas assez. Et surtout, il est généralement contrôlé par des cons, c'est ça le risque : le mépriser pour le laisser maîtriser par d'autres.

Écrit par : Jérémy | 05 décembre 2008

Peut-être que Roger agace (aussi) Jean-Paul, allez savoir!!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 05 décembre 2008

Si vous voulez dire que lorsqu' on veut tuer son chien, on dit qu'il a la rage, c'est encore plus décevant !

Écrit par : Scarlett Martinez | 05 décembre 2008

L'école n'est donc pas seule à fabriquer du crétin et du barbare. Je ne dis pas la chose pour décharger les pédagogistes hallucinés ni les cerveaux secs qui dirigent le rafiot mais pour appuyer l'idée que, même si nous arrivions à refaire une école de la raison et du savoir, nous aurions contre nous le monde entier, abîmé dans sa fuite en avant vers cette projection de paradis qu'il n'atteindra absolument jamais, sinon sous sa forme inversée
Ecrit par : Magister | 05 décembre 2008

Le vrai souci est de faire comprendre, et d'admettre soi-même, qu'avancée technologique n'est pas obligatoirement synonyme de "progrès" à acquérir de toute urgence à titre individuel. Ça dépasse largement les enjeux de l'instruction.

Écrit par : dobolino | 05 décembre 2008

Sans aller chercher très loin, regardez le nombre de familles qui sont persuadées que la réusite scolaire de leur lycéen, voire collégien, est conditionnée à la détention d'un ordinateur personnel avec connexion internet.

Écrit par : dobolino | 05 décembre 2008

Avoir le choix entre un chien cancéreux et un chien enragé, c'est quand même plus digne que de jouer la queue basse comme sait si bien le faire Christophe Sibille…

Écrit par : Ouaf-ouaf | 05 décembre 2008

Je partage l'avis de Fabien, Sylvie et Magister. La question de l'école doit être mise en perspective, et il n'y a pas que la nouvelle pédagogie pour fabriquer du crétin.
Mais tout au moins, l'école républicaine devait initialement être ce lieu neutre et laïc permettant à l'élève (et au futur citoyen) de se doter du matériel critique nécessaire pour comprendre (ne serait-ce qu'un peu) le monde. Et ne pas être un simple "homo consommatus" (cf. le "99 franc" de Beigbeder).
Or, le problème est que la dérive actuelle du "il faut s'adapter à l'élève" implique l'entrée dans l'école de toutes ces influences qui aboutissent au crétin. Pour le dire autrement, la classe est trop souvent tributaire de l'extérieur, au lieu d'être le lieu où on y apprend la distance (par rapport à l'utilisation des nouvelles technologies par exemple).

Écrit par : Daniel Arnaud | 05 décembre 2008

Wilson réclamait que la politique soit publique, ouverte, connue de tous. Il n'y a pas trop de pouvoir informatique et médiatique, il n'y en a pas assez. Et surtout, il est généralement contrôlé par des cons, c'est ça le risque : le mépriser pour le laisser maîtriser par d'autres.

Ecrit par : Jérémy | 05 décembre 2008

Il faut en contrepartie des structures scolaires qui apprennent à lire à tout le monde. Et j'écris " lire " au sens large .

Écrit par : dobolino | 05 décembre 2008

Alors il ne faut pas jeter le bébé avec l'eau du bain.

Wilson réclamait que la politique soit publique, ouverte, connue de tous. Il n'y a pas trop de pouvoir informatique et médiatique, il n'y en a pas assez. Et surtout, il est généralement contrôlé par des cons, c'est ça le risque : le mépriser pour le laisser maîtriser par d'autres.

Ecrit par : Jérémy | 05 décembre 2008

Bien entendu, les plus belles fleurs poussent parfois sur le fumier. Et nous-mêmes, sur ce blog, faisons oeuvre médiatique. Mais pour combien de personnes ? Certes, il ne faut pas regarder au quantitatif quand on admet qu'un peu de levain fait lever la pâte tout entière. Cependant, le rapport de force est colossalement inéquitable. Quant à découvrir JPB, la vitrine d'une librairie a fait l'affaire et, de toute manière, les hommes éveillés se sont toujours rencontrés de tous temps. L'outil n'est efficace que chez celui qui sait se servir de sa main.

Écrit par : Magister | 05 décembre 2008

Or, le problème est que la dérive actuelle du "il faut s'adapter à l'élève" implique l'entrée dans l'école de toutes ces influences qui aboutissent au crétin. Pour le dire autrement, la classe est trop souvent tributaire de l'extérieur, au lieu d'être le lieu où on y apprend la distance (par rapport à l'utilisation des nouvelles technologies par exemple).

Ecrit par : Daniel Arnaud | 05 décembre 2008

On ne saurait être plus pertinent. L'école devait rester l'ultime sanctuaire, un lieu de recul et de distance, où l'on puisse aussi prendre de la hauteur autant que de se replonger dans ses racines. Au lieu de cela, des imbéciles patentés l'ont décrétée lieu de vie ouvert au monde, c'est-à-dire livrée à la contingence et à tous les vents.

Écrit par : Magister | 05 décembre 2008

Assez d'accord avec Fabien, sur le rôle délétère de la société actuelle, et de sa pression "médiatico-informatico-publicitaire", pour expliquer l'état de destructuration de l'intelligence et de la langue qui caractérise de plus en plus d'élèves. Les méthodes d'enseignement y sont pour quelque chose, mais je ne pense pas qu'elles expliquent tout.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 05 décembre 2008
Bonsoir,
Deux ou trois petites choses à ce sujet :
1- On mesure mal la puissance de la propagande qui a précédé la guerre de 1914-18 et jeté les peuples européens dans une boucherie sans nom.
2-Personne pourtant n'aurait eu à l'époque l'idée de chercher là aucune explication à des dysfonctionnements de l'école.
3- Il ne résulte pas de 1 et de 2 que l'état de la "société" n'a pas d'influence sur celui de l'école, mais
4- admettre que cette influence est déterminante revient à admettre l'inutilité de l'école.
GM

Écrit par : Guy morel | 05 décembre 2008

4- admettre que cette influence est déterminante revient à admettre l'inutilité de l'école.
GM

Ecrit par : Guy morel | 05 décembre 2008

... parce que le roi est nu.

Écrit par : Magister | 05 décembre 2008

On ne saurait être plus pertinent. L'école devait rester l'ultime sanctuaire, un lieu de recul et de distance, où l'on puisse aussi prendre de la hauteur autant que de se replonger dans ses racines. Au lieu de cela, des imbéciles patentés l'ont décrétée lieu de vie ouvert au monde, c'est-à-dire livrée à la contingence et à tous les vents.
Ecrit par : Magister | 05 décembre 2008
L'école n'a jamais été un "sanctuaire". À la brillante époque des Hussards, on y faisait de la morale à quatre sous ( certains rêvent de revenir à cet abrutissement) et on y chantait "vous n'aurez pas l'Alsace et la Lorraine" ( 70 000 instituteurs l'ont fait chanter et en sont morts pour y avoir cru).
La "coupure" dont parlait Jean Muglioni, par exemple, n'a rien à voir avec cette idée de "sanctuaire".
GM

Écrit par : Guy Morel | 06 décembre 2008

On ne saurait être plus pertinent. L'école devait rester l'ultime sanctuaire, un lieu de recul et de distance, où l'on puisse aussi prendre de la hauteur autant que de se replonger dans ses racines. Au lieu de cela, des imbéciles patentés l'ont décrétée lieu de vie ouvert au monde, c'est-à-dire livrée à la contingence et à tous les vents.
Ecrit par : Magister | 05 décembre 2008
L'école n'a jamais été un "sanctuaire". À la brillante époque des Hussards, on y faisait de la morale à quatre sous ( certains rêvent de revenir à cet abrutissement) et on y chantait "vous n'aurez pas l'Alsace et la Lorraine" ( 70 000 instituteurs l'ont fait chanter et en sont morts pour y avoir cru).
La "coupure" dont parlait Jean Muglioni, par exemple, n'a rien à voir avec cette idée de "sanctuaire".
GM

Écrit par : Guy Morel | 06 décembre 2008

Pour ma part il apparaît que ,dans ma classe, nombreux sont ceux qui n'ont absolument aucune idée de ce qu'ils veulent faire plus tard.

Ecrit par : candide

Bon sang mais c'est bien sûr ! Le khâgneux illuminé de "l'éducation sépulcrale" est de retour.

Écrit par : moot | 06 décembre 2008

Or, le problème est que la dérive actuelle du "il faut s'adapter à l'élève" implique l'entrée dans l'école de toutes ces influences qui aboutissent au crétin. Pour le dire autrement, la classe est trop souvent tributaire de l'extérieur, au lieu d'être le lieu où on y apprend la distance (par rapport à l'utilisation des nouvelles technologies par exemple).

Ecrit par : Daniel Arnaud | 05 décembre 2008

On ne saurait être plus pertinent.

Ecrit par : Magister | 05 décembre 2008

La dérive actuelle du "il faut s'adapter à l'élève" ne me paraît pas si condamnable que cela.(sauf si l'on en arrive à des excès type "cours" à la "Begaudeau"). Refuser de s'adapter à l'élève d'aujourd'hui me paraît bien plus dangereux.
Quant à l'école sanctuaire, c'est vrai que j'en suis nostalgique aussi mais les temps ont changé et les élèves aussi.
Pour finir, l'utilisation des nouvelles technologies me paraît tout à fait bénéfique pour peu que les enseignants n'y soient pas trop réfractaires et qu'eux mêmes aient un recul suffisant. Les T.I.C.E., comme on dit, ne doivent être perçus que comme un outil de plus mais pas comme une fin en soi.

Écrit par : candide | 06 décembre 2008

"Sans aller chercher très loin, regardez le nombre de familles qui sont persuadées que la réusite scolaire de leur lycéen, voire collégien, est conditionnée à la détention d'un ordinateur personnel avec connexion internet.
Ecrit par : dobolino | 05 décembre 2008"

Ca aide quand meme. Ca fait gagner du temps, disons.

Écrit par : Jérémy | 06 décembre 2008

Sans aller chercher très loin, regardez le nombre de familles qui sont persuadées que la réusite scolaire de leur lycéen, voire collégien, est conditionnée à la détention d'un ordinateur personnel avec connexion internet.
Ecrit par : dobolino | 05 décembre 2008
Combien y a-t-il de parents et de profs qui sont persuadés que les élèves deviendraient meilleurs en orthographe s'il lisaient.
La superstition, toujours et encore. Autrefois le rameau de buis au mur ou l'épi de blé sur l'armoire, hier le CDI de la loi Jospin, aujourd'hui l'ordinateur ; des amulettes.
Bonsoir.

Écrit par : Guy Morel | 06 décembre 2008

Bon sang mais c'est bien sûr !
Ecrit par : moot

Serait ce "Les Cinq Dernières Minutes" de votre présence sur ce blog ?

Écrit par : candide | 06 décembre 2008

Les T.I.C.E., comme on dit, ne doivent être perçus que comme un outil de plus mais pas comme une fin en soi.

Ecrit par : candide | 06 décembre 2008

OUI et c'est bien là le problème, pour parler de la matière que j'enseigne ( les mathématiques ), trop souvent on ( les programmes ) se force à utiliser les TICE alors qu'il n'y en a absolument aucune utilité la plus part du temps. Ils arrivent comme un cheveu sur la soupe et de façon ARTIFICIELLE.
Il est dramatique de constater que en terminal S les élèves ne savent pas:
Tracer une figure géométrique (simple!) avec des outils de géométrie.
Tracer une fonction ou ne serait-ce qu'en faire une ébauche même grossière.
Ce sont pour moi des conséquences directes de l'utilisation des TICE, qui restent de la poudre aux yeux et une grosse perte de temps. Car au final les élèves ne maîtrisent RIEN lorsqu'ils se retrouvent devant leur feuille.

BACK TO BASICS !!!! non de dieu.

Écrit par : paul | 06 décembre 2008

Candide a écrit : "Savez-vous combien les élèves d'aujourd'hui sont perdus et sans repère même arrivés en Terminale."

Oui, notamment ceux qui ont forcé le passage.

On les comprend (pour les conséquences).

Ceux là procèdent par élimination successives : je ne peux pas faire ça, ni ça, etc. Qu'est ce qui reste ?

Ah oui, un BTS de communication ? Juste un petit problème, 90% des places en BTS sont maintenant réservées aux bac pro.

Le principe de réalité revient par la fenêtre et il n'est pas content...

Écrit par : dugong | 06 décembre 2008

Guy, je sais bien que ça n'a rien d'automatique, mais si on enseigne à lire correctement, et qu'on fait de la grammaire intelligemment, ça ne peut pas faire de mal à l'orthographe que de lire — et beaucoup, si possible. Mais c'est certainement ce que tu voulais dire.

Roger, ce n'est pas bien de venir ici pour me reprocher de ne pas avoir assez soutenu votre texte. J'ai fait tout ce que j'ai pu — et je vous ai expliqué en privé que les éditeurs ont leurs critères, et qu'entre autres, la capacité du postulant à venir défendre son œuvre dans des émissions est aujourd'hui le critère le plus déterminant.

Quant à la mort de mon dernier chien, je n'ai pas à l'expliquer. Ceux qui me connaissent en ce moment se doutent bien qu'il représentait bien plus qu'un chien — c'était vingt ans de vie commune avec sa maîtresse que j'enterrais. On peut être libertin et se laisser aller, une fois de temps en temps, au sentiment. C'est même ce qui caractérise le libertinage — voir les Liaisons, ou Belle du seigneur, que je viens de relire avec délectation.
JPB
PS. Pour le commentaire des élections professionnelles, attendre le milieu de matinée. Le SNES est en tête ? Je crois bien, il représentait déjà la moitié des votes. La grande nouvelle, c'est qu'il régresse ou qu'il stagne partout.

Écrit par : brighelli | 06 décembre 2008

Dobolino a écrit : "Sans aller chercher très loin, regardez le nombre de familles qui sont persuadées que la réusite scolaire de leur lycéen, voire collégien, est conditionnée à la détention d'un ordinateur personnel avec connexion internet."

Guy Morel a bien raison de parler de superstition dans ce domaine.

La façon dont le Moloch traite les TICE relève du mana. Parfois pour cacher le réel, instrumentaliser les enseignants *, souvent par pseudo-idéalisme gnangnan. Voir cette énorme bouse de B2i que j'ai déjà largement conchié ici **.

En terminale, tous mes exercices sont sur un site dédié avec des corrigés très détaillés. A charge pour eux de les télécharger, de les bosser et de m'envoyer des courriels pour poser des questions ***. Réponses détaillées garanties dans la journée.

Ce n'est manifestement pas la "culture" de la plupart de mes élèves. J'ironise périodiquement en les suppliant d'arrêter de me submerger de courriels.

On est loin du cliquage énervé et décervelé sur mulots. Pauvres bêtes.

Les TICE ont parfois des vertus quand on ne les utilise pas comme un écran de fumée : éclairer les endroits sombres de nos petits arrangements avec le réel et ouvrir de réelles perspectives de progrès. Elles sont exigeantes.

J'arrête parce que je commence à utiliser des mots de manager.

* pardon : de les professionnaliser.

** quand je vois le nombre d'enseignants qui collaborent activement à cette chose avilissante, ma tension monte.

*** Précises les questions ! et écrites dans une langue correcte.

Écrit par : dugong | 06 décembre 2008

"Avoir le choix entre un chien cancéreux et un chien enragé, c'est quand même plus digne que de jouer la queue basse comme sait si bien le faire Christophe Sibille…"

Ecrit par : Ouaf-ouaf | 05 décembre 2008

Encore un message aussi énigmatique que le pseudo de celui qui l'envoie... Un spécialiste du "bégaiement", (ouaf-ouaf, hum-hum, et quelques autres sûrement, encore? ... ...
Et de la vérolerie en même temps?


"Le pouvoir médiatico-informatico-publicitaire m'a fait découvrir Jean-Paul Brighelli, Dominique Fernandez, Caroline Fourest, Marie-Monique Robin, Alain Finkielkraut, Jean-Luc Romero, Corinne Lepage, et même indirectement Michéa (grâce à Manu) !

Alors il ne faut pas jeter le bébé avec l'eau du bain."

Ecrit par : Jérémy | 05 décembre 2008

Très sincèrement, Jeremy, je ne pense pas que c'est à ce "pouvoir médiatico-informatico-publicitaire" que Fabien faisait allusion hier soir. Pouvoir qui est d'ailleurs plutôt un contre-pouvoir, et qui n'est pas vraiment "publicitaire", (les annonceurs du même nom se caractérisant par leur capacité d'imposer le vrai pouvoir médiatique, et son encadrement par des moyens qui eux, sont colossaux, et dont le contrepouvoir ne dispose évidemment pas).
Ce pouvoir, c'est la "star-ac", le journal de Jean-Pierre Pernaut, les émissions de Julien Courbet, la publicité pour les jeux video et téléphones portables qui peuvent tout faire sauf la vaisselle, et tutti quanti. Tout ce contre quoi ce blog, qui n'est qu'un blog, quel que soit le respect qu'on puisse éprouver à l'égard de Jean-Paul, lutte avec ses moyens, qui sont évidemment sans rapports avec ceux du vrai (pouvoir médiatico-informatico-publicitaire). Et blog dans lequel la plupart des participants sont des gens honnêtes. Eux.
Même s'il y a parfois quelques caractériels... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 06 décembre 2008

Oups... "je ne pense pas que ce soit"...
Mais je ne veux pas penser à la place de Fabien! Il nous le dira peut-être lui-même.

Écrit par : Christophe Sibille | 06 décembre 2008

Christophe, vous avez raison et vous avez tort. Un blog n'est rien par rapport au "pouvoir médiatico-politique", comme vous dites, mais des centaines de blogs tous plus ou moins inter-connectés, c'est une force de frappe dont le ministère (entre autres) s'est bien rendu compte (quoiqu'un peu tard), puisqu'il loue les services d'entreprises spécialisées pour en rendre compte — alors qu'il observe fort peu de ce qui se passe à la télé : les vrais groupes de pression sont en train de se déplacer.
JPB

Écrit par : brighelli | 06 décembre 2008

Dobolino, ce que je voulais dire hier soir, c'est qu'il n'y a pas que "bonnet d'âne" dans la vie!
Vous faites des choses formidables en dehors, et, si je reconnais qu'il se dit très souvent ici des choses fort intéressantes, ((et je dis ceci d'autant plus volontiers que la cible principale, (ou une des cibles principales) de ce blog est mon lieu de travail)), je pense qu'il faut avoir un usage de ce blog relativement modéré, (vingt minutes par jour me semblent une bonne moyenne), et ne pas se fixer sur le côté (volontairement ou non) provocateur de certaines contributions.
Mais je reconnais que c'est parfois assez pénible.

Écrit par : Christophe Sibille | 06 décembre 2008

"Christophe, vous avez raison et vous avez tort. Un blog n'est rien par rapport au "pouvoir médiatico-politique", comme vous dites, mais des centaines de blogs tous plus ou moins inter-connectés, c'est une force de frappe dont le ministère (entre autres) s'est bien rendu compte (quoiqu'un peu tard), puisqu'il loue les services d'entreprises spécialisées pour en rendre compte — alors qu'il observe fort peu de ce qui se passe à la télé : les vrais groupes de pression sont en train de se déplacer.
JPB"

Ecrit par : brighelli | 06 décembre 2008

Hééé!! Je n'ai pas dit que ce n'était rien! Sinon, je ne viendrais plus du tout! Et on a vu leur effet au moment de la campagne pour le référendum sur le traité européen!
Par contre, pour l'interconnexion, je suis un peu scpetique. Mais pourquoi pas?

Écrit par : Christophe Sibille | 06 décembre 2008

Et si le gouvernement regarde ce qui se passe sur les blogs, c'est pour savoir à quoi tout cela peut aboutir.
S'il ne regarde pas la télé, c'est qu'il n'a pas besoin d'en apprendre les effets dévastateurs, puisqu'il les connaît déjà. Et s'apprête d'ailleurs à les maîtriser encore mieux, en faisant nommer le chef de France télévision par le chef de l'état lui-même.

Écrit par : Christophe Sibille | 06 décembre 2008

Juste un petit message pour dire à Brighelli que je ne mettais nullement en cause la légitimité de ses larmes. Ce que je ne peux pas digérer c'est qu'en vertu de ses larmes (qui n'ont rien à voir dans la question) on puisse "mettre fin à la polémique". Pour moi, reconnaître la blessure qu'on a infligé à Felts l'autre soir serait une meilleure façon de clore cette histoire.
Dans cette logique étrange où l'on s'acharne à voiler la réalité, je perçois des hiérarchies parallèles dont je ne connais- fort heureusement -pas la nature. J'espère me tromper. Mais si j'avais fait moi une sortie comme celle de dobolino, cela m'aurait "coûté" très cher ...

Sibille, ne vous plaignez pas de la présence de Ouaf-Ouaf sur ces lieux : vous l'avait appelée de tous vos voeux.
Très original votre discours sur la star-ac!
ahn, j'oubliais :;-)

Écrit par : Lisa fut Lisette | 06 décembre 2008

Il est dramatique de constater que en terminal S les élèves ne savent pas:
Tracer une figure géométrique (simple!) avec des outils de géométrie.

Ecrit par : paul | 06 décembre 2008

Aaaaah boooooon !
Alors je dédramatise avec mes scrogneugneu de CE1 qui après 3 mois d'utilisation ne voient toujours pas les lignes de leur papier quadrillé et me tracent des segments d'environ 3 cm se joignant pour former à peu près un angle droit ?

Écrit par : catmano | 06 décembre 2008

"les vrais groupes de pression sont en train de se déplacer."
JPB

Obama l'a bien compris.

http://www.informer-autrement.fr/post/2008/11/17/Demonstration-de-la-vitalite-des-reseaux-sociaux-en-politique

http://novovision.fr/?Retour-sur-ma-nuit-americaine

Écrit par : revue de presse | 06 décembre 2008

Juste un petit message pour dire à Brighelli que je ne mettais nullement en cause la légitimité de ses larmes. Ce que je ne peux pas digérer c'est qu'en vertu de ses larmes (qui n'ont rien à voir dans la question) on puisse "mettre fin à la polémique". Pour moi, reconnaître la blessure qu'on a infligé à Felts l'autre soir serait une meilleure façon de clore cette histoire.
Ecrit par : Lisa fut Lisette | 06 décembre 2008

J'ai compris et ressenti exactement la même chose. Pour mettre fin à la polémique, il suffisait, ce soir-là, d'ajouter quelques mots de compréhension AUSSI en direction de Felts, au lieu de prendre parti pour le "clan" Dobolino au nom des larmes versées pour le chien tant aimé et prendre ainsi le risque de se montrer indélicat et blessant .

Ce n'est "pas bien" !

Écrit par : Scarlett Martinez | 06 décembre 2008

Toujours à propos d'Obama, les spécialistes politiques s'inquiètent parce qu'il s'exprime correctement !

"Les millions d'Américains qui ont regardé M. Obama sur CBS lors de l'émission "Soixante Minutes" dimanche ont constaté le tic verbal peu orthodoxe du nouveau président : M. Obama a employé des phrases grammaticalement correctes pratiquement chaque fois qu'il a parlé."

"Chaque fois qu'Obama ouvre la bouche, ses sujets et ses verbes sont accordés," dit M. Logsdon. "S'il continue comme cela, il est risque de ressembler à un élitiste."

http://www.borowitzreport.com/article.aspx?ID=6961

Écrit par : revue de presse | 06 décembre 2008

"Ah, si ! C'est une excellente idée, surtout s'il s'agit d'un Boxer femelle. Ce sont des chiennes qui sont avec les enfants d'une douceur et d'une attention exceptionnelles. C'est, en règle générale, sans le moindre danger. Elles sont attentives, patientes et très douces.
L'assistante maternelle qui a gardé mon fils bébé avait deux Boxers. Ils ont contribué avec efficacité à l'éducation du minot. Je n'aurais pas confié mon enfant à n'importe quel chien, mais, le Boxer, c'est du velours, sauf exception.
Pour garder un bébé, j'aurais plus confiance en un Boxer femelle qu'en un CAP petite enfance tout venant.

Ecrit par : dobolino | 02 décembre 2008 "

On parle bien de la même chose ?
exemple:

http://www.dogstory.net/mordu_par_un_boxer.htm

Ce n'est qu'un exemple, il y en a d'autres, àmha !

Ya po plus con qu'un 'boxer'...Si, 2 boxers. Très gentil ET très con, (? kom sibilibili ?).

Essaie de lui faire du Léo & Léa pour voir ... :)

Écrit par : toto | 06 décembre 2008

Ce n'est "pas bien" !

Ecrit par : Amélie Poulain | 06 décembre 2008

Écrit par : V comme Vendetta | 06 décembre 2008

A propos d'Obama…
Les spécialistes américains avaient calculé pendant la campagne qu'il s'exprimait comme un élève de Seconde (en équivalent français), et Mc Cain comme un élève de CM2. Deux stratégies — et je trouve intéressant que es Américains aient finalement choisi le plus grammatical. C'est encourageant.
N'oubliez pas que pendant la campagne présidentielle, Sarkozy a parlé le Guaino dans le texte. Evidemment, quand on ne lui écrit pas ses textes, le niveau baisse.
Manque de culture générale, sans doute. Il devrait lire la Princesse de Clèves.
JPB

Écrit par : brighelli | 06 décembre 2008

Roger, ce n'est pas bien de venir ici pour me reprocher de ne
pas avoir assez soutenu

Ecrit par : brighelli | 06 décembre 2008

Ce n'est "pas bien" !

Ecrit par : Amélie Poulain | 06 décembre 2008

Ecrit par : V comme Vendetta | 06 décembre 2008


I comme Ironie !

Écrit par : Scarlett Martinez | 06 décembre 2008

"...et je trouve intéressant que les Américains aient finalement choisi le plus grammatical. C'est encourageant." JBP

Surtout que ce sont les voix des jeunes qui lui ont permis de remporter l'élection !

Écrit par : revue de presse | 06 décembre 2008

J'ai reçu un message personnel de Dobolino qui met les choses à plat, et je m'estime quitte avec elle du fait de cet éclaircissement…
Il n'en demeure pas moins que certains (à mon avis, un peu trop) ont eu un comportement étonnant et la nécessaire mise au point répétitive pour redresser les choses fut particulièrement éprouvante… J'ai pris la peine de faire un résumé synthèse sur mon site. Pour ceux que cela intéresse !
http://rogerfelts.blog.lemonde.fr/2008/12/05/un-debat-un-peu-crispe/
Je constate avec la dernière intervention de Brighelli que les dérives interprétatives demeurent. Il écrit :
« Roger, ce n'est pas bien de venir ici pour me reprocher de ne pas avoir assez soutenu votre texte. J'ai fait tout ce que j'ai pu …»
Où a-t-il vu un reproche dans le fait que je sois satisfait que l'entregent de Brighelli puisse favoriser la carrière de mon manuscrit ? Ce que j'ai regretté c'est que dans une situation où le point de départ était un chien cancéreux et un homme cancéreux, Brighelli avoue qu'il a pleuré son chien.
Personnellement j'ai pleuré quand j'ai dû amener le vieux chien impotent de ma mère au vétérinaire pour le faire piquer. Mais il ne me serait même pas venu à l'idée de comparer ces larmes avec celles que j'ai versées quelques années plus tard quand elle passa sur l'autre rive. Les larmes avaient la même composition chimique, mais sûrement pas les mêmes composantes psychologiques.
Personne ne doute que même J.P. Brighelli puisse pleurer son chien. Je le croyais plus à même de sentir que ce n'était pas tout à fait le sujet.
Jean-Pierre ajoute :
« - et je vous ai expliqué en privé que les éditeurs ont leurs critères, et qu'entre autres, la capacité du postulant à venir défendre son œuvre dans des émissions est aujourd'hui le critère le plus déterminant. »
Vous devez confondre avec une autre personne… Car j'aurais soulevé que le critère télévisuel m'apparaissait farfelu puisque Gaussewitz ne m'a jamais vu, que j'ai un excellent profil gauche, que vous m'avez dit plusieurs fois que malgré mon cancer j'avais bonne mine… et que je suis capable sur un sujet que je connais de tenir une conversation, y compris intéressante…
Non, ce que vous m'avez dit c'est que c'était la crise, que les éditeurs n'avaient pas de fonds propre, qu'ils étaient forcés d'emprunter pour sortir un livre et qu'en ce moment les banques ne prêtent pas facilement… Vous ne l'avez pas dit, mais c'était implicite : il n'était pas sur de faire son beurre, et le mien (7 %) et le votre (1%), il a donc reculé… Je n'ai aucune raison de vous en vouloir et de vous faire des reproches à ce niveau. C'est moins la Manuscritude que la canitude dans le contexte de la larmitude et de la cancerofolitude qui me tracasse. (noter que je n'ai pas écrit : la tracassitude)

Écrit par : Roger Felts | 06 décembre 2008

Cette semaine, j'ai piqué deux chats et un chien. Y'a pas eu la moindre larme furtive ou mimique évoquant la peine à quitter son compagnon. C'est reposant, certes, mais ça fait bizarre. Pour deux d'entre eux, c'était prévu et prévisible (urémie) donc, l'absence d'expression de peine est concevable mais pour le troisième c'était brutal, décidé en dix minutes au détour d'une consultation qui apporta la quasi-certitude d'un lymphosarcome stade IV.

Écrit par : dobolino | 06 décembre 2008

Manque de culture générale, sans doute. Il devrait lire la Princesse de Clèves.
JPB

Ecrit par : brighelli | 06 décembre 2008

Ou écouter plus souvent Evans Gill!

Bon, alors les résultats du SNALC, maintenant qu'on connait ceux du SNES et du SNI?

Écrit par : marigot | 06 décembre 2008

Personnellement j'ai pleuré quand j'ai dû amener le vieux chien impotent de ma mère au vétérinaire pour le faire piquer. Mais il ne me serait même pas venu à l'idée de comparer ces larmes avec celles que j'ai versées quelques années plus tard quand elle passa sur l'autre rive. Les larmes avaient la même composition chimique, mais sûrement pas les mêmes composantes psychologiques.

Ecrit par : Roger Felts | 06 décembre 2008
Tout le monde est bien d'accord là-dessus, je crois.
Inversons la situation: votre mère décède et vous prenez en charge son vieux chien. Quelques mois ou années plus tard, vous devez faire euthanasier le chien de votre maman, le dernier compagnon de ses vieux jours, celui qui la stimulait, lui donnait encore goût à vivre, à sortir en promenade, à manger. Et là, d'un coup, toute la peine que vous avez eu du décès de votre maman, remonte d'un coup en gros sanglots bouillonants, ceux que vous n'aviez pas eu le loisir de verser lors du décès maternel, plongé que vous étiez dans toute l'immonde paperasserie et pompe funèbre qui vous bouffaient alors.
C'est le plus souvent ça, la mort de l'animal de compagnie. Les pleurs qui l'accompagnent sont souvent en grande partie les pleurs qu'on n'a pas eu l'occasion de verser et qui remontent à vous étouffer.
Quand on euthanasie le chien ou le chat ou le cheval d'une personne de plus de 75 ans, on entend toujours cette phrase "ce sera mon dernier, je suis trop âgé pour en reprendre un autre. Qui s'en occupera quand je ne serai plus là ?". Extrêmement difficile à gérer pour l'euthanasieur.

Écrit par : dobolino | 06 décembre 2008

Ce sont de gros paresseux, au SNALC, et ils n'ont pas encore mis à jour leurs statistiques, alors que la quasi-totalité des résultats est disponible.
Donc, on trouvera les résultats bruts et les stats 2005-2008 sur
http://www.snes.edu/capnhtml/synthese.html
Pour faire court, le SNES reste largement dominant, même s'il régresse (en moyenne de 2%) dans toutes les catégories, le SNALC progresse à peu près partout (sauf chez les profs de Chaire sup…), le SGEN est en retrait, le SE-UNSA, SUD et FO progressent très légèrement. Le nombre de votants est en nette augmentation (alors que dans le même temps les votants aux prudhommes se font de plus en plus rares), signe certain d'une inquiétude chez les enseignants — et je ne peux leur donner tort.
On en tirera les conclusions que l'on veut. Le SNES paye une politique de gang dominant, où il a eu tendance à multiplier justement les tendances, comme Unilever les dentifrices, afin de tout attraper. Le SNALC est certainement conforté dans ses analyses — ni droite ni gauche, mais certainement pas un blanc-seing au ministre en exercice, pas même un "soutien critique" —, le SGEN ou SUD cristallisent les jusqu'auboutistes de la pédagogie ou d'une extrême-gauche extrêmement fatiguée, apparemment en retrait (alors qu'on ne les a jamais autant entendus sur l'espace médiatique et administratif), l'UNSA gagne dans des secteurs bien spécifiques (et pas forcément dans l'enseignement au sens strict).
Je me suis intéressé prioritairement aux résultats des syndicats présents de façon significative dans le Secondaire. Je laisse à plus qualifié que moi le commentaire des résultats dans le Primaire ou le Supérieur. Pour le détail par académie, voir les tableaux spécifiques.
JPB

Écrit par : brighelli | 06 décembre 2008

Avez-vous des terminales ? Savez-vous combien les élèves d'aujourd'hui sont perdus et sans repère même arrivés en Terminale.

Ecrit par : candide | 05 décembre 2008

A quoi cela serait-il dû et que proposez-vous pour y remédier ?

Écrit par : victor | 06 décembre 2008

"Sibille, ne vous plaignez pas de la présence de Ouaf-Ouaf sur ces lieux : vous l'avait appelée de tous vos voeux.
Très original votre discours sur la star-ac!
ahn, j'oubliais :;-)"

Ecrit par : Lisa fut Lisette | 06 décembre 2008

Ne pas voir les similitudes entre les conceptions orthographiques de Roger et celles de Papalisa est proprement stupéfiant... :-)

Écrit par : Christophe Sibille | 06 décembre 2008

RIONS OU PLEURONS AVEC XAVIER DARCOS (épisode 249) :

Agenda officiel du ministre la semaine prochaine: on y lit :

"Petit-déjeuner avec le directeur de Pernod-Ricard"


Ceci n'est pas une blague. Vous pouvez aller vérifier.
Que dire?... Ce qui est bien avec M.Darcos, c'est qu'il ne nous déçoit jamais.

Écrit par : Fabien | 06 décembre 2008

Pernod-Ricard sponsorise déjà de nombreuses fêtes d'étudiants, il veut peut-être maintenant sponsoriser des lycées ou des collèges, peut-être même des jardins d'éveil, qui sait ?
N'oublions pas que la crise fait rage et qu'il est de notre devoir de relancer la croissance. :o)

Écrit par : catmano | 06 décembre 2008

@ agenda du ministre.
Démenti : pas de Ricard au petit-déjeuner.

Écrit par : guy morel | 06 décembre 2008

Ne pas voir les similitudes entre les conceptions orthographiques de Roger et celles de Papalisa est proprement stupéfiant... :-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 06 décembre 2008

C'est à dire?
Allez au bout de votre pensée, expliquez-vous!
Si j'ai fait une faute et qu'elle vous dérange, corrige-la. Je vous en serai reconnaissainte. Je vous avoue que le français est la dernière chose que j'ai étudiée dans ma vie. J'ai une formation artistique et littéraire ainsi qu' une passion vive pour l'historiographie .Le français n'est pour moi qu' un instrument comme les autres, un outil qui me permet d' exprimer ma pensée aux habitants d'outre-Alpes (qui trop souvent n'entendent pas ma langue maternelle)
Alors, je sais que je fais des fautes. Mais je suis prête à m'améliorer avec votre aide et vos conseils. Je ne me rends pas aux premières difficultés, je suis opiniâtre!

Écrit par : Lisa fut Lisette | 06 décembre 2008

"Le nombre de votants est en nette augmentation (alors que dans le même temps les votants aux prudhommes se font de plus en plus rares), signe certain d'une inquiétude chez les enseignants — et je ne peux leur donner tort."
Je tiens à rappeler que les professeurs votent dans leurs établissements, ce qui n'est pas le cas pour les élections prud'homales. Dans les entreprises où on pouvait voter, le taux de participation était beaucoup plus élevé, 50% ou davantage.
Sans oublier le fait que l'administration ( en tout cas, dans les établissements que j'ai fréquentés) venait quasiment vous chercher à la récré ou à la fin des cours pour que vous votiez.
@Dobolino
J'ai fait piquer bien des chats, j'ai retenu mes larmes chez le véto pour mieux sangloter chez moi. Ne tirez donc pas de conclusions hâtives à une (apparente) absence de chagrin.
Amicalement

Écrit par : retraitée | 06 décembre 2008

"Ne pas voir les similitudes entre les conceptions orthographiques de Roger et celles de Papalisa est proprement stupéfiant... :-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 06 décembre 2008 "
Connaissant Papalisa, je peux t'assurer qu'il/elle ne ressemble vraiment pas à Rodger, en tous cas physiquement.

Je ne sais pas si tu l'as remarqué, évidemment que non, mais l'un est psychiatre alors que l'autre est historien/ne ?

Essaie L&L, ça peut põ t'faire de mõl !


:)

Écrit par : toto | 06 décembre 2008

Ne pas voir les similitudes entre les conceptions orthographiques de Roger et celles de Papalisa est proprement stupéfiant... :-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 06 décembre 2008

En lisant le blog, au cours de denières années, j'ai pu comprendre que vous avez à peu près l'âge de mon papa.
ça me fait tout drôle que vous m'appeliez papa. Mais ce n'est pas désagréable non plus.
Je vais changer de pseudo!

Écrit par : papa Lisa | 06 décembre 2008

Contrairement à ce qu'écrit Guy Morel qui a peut-être des actions Pernod-Ricard, ou qui est aveuglé dans son adminration pour notre fulgurant ministre, Xavier Darcos a bien rdv avec le directeur de l'entreprise de spiritueux :

Voici le lien :
http://www.education.gouv.fr/pid94/l-agenda.html

Voici le copié-collé :

08h00 Petit déjeuner avec Pierre Pringuet, directeur général de Pernod Ricard
11h30 Conférence de presse avec l’association «Les Amis de Magnum photo »
pour soutenir les programmes « L’École du regard »
Fondation Henri Cartier-Bresson
2, impasse Lebouis Paris 14ème
17h30 Remise des « Prix du Concours national de la Résistance et de la Déportation» aux Invalides

Écrit par : Fabien | 06 décembre 2008

Contrairement à ce qu'écrit Guy Morel qui a peut-être des actions Pernod-Ricard, ou qui est aveuglé dans son adminration pour notre fulgurant ministre, Xavier Darcos a bien rdv avec le directeur de l'entreprise de spiritueux :

Voici le lien :
http://www.education.gouv.fr/pid94/l-agenda.html

Voici le copié-collé :

08h00 Petit déjeuner avec Pierre Pringuet, directeur général de Pernod Ricard
11h30 Conférence de presse avec l’association «Les Amis de Magnum photo »
pour soutenir les programmes « L’École du regard »
Fondation Henri Cartier-Bresson
2, impasse Lebouis Paris 14ème
17h30 Remise des « Prix du Concours national de la Résistance et de la Déportation» aux Invalides
Ecrit par : Fabien | 06 décembre 2008

Le démenti ne s'appliquait qu'à la consommation de boisson anisée au petit déjeuner.

Écrit par : guy morel | 06 décembre 2008

"Connaissant Papalisa, je peux t'assurer qu'il/elle ne ressemble vraiment pas à Rodger, en tous cas physiquement.

Je ne sais pas si tu l'as remarqué, évidemment que non, mais l'un est psychiatre alors que l'autre est historien/ne ? "

Ecrit par : toto | 06 décembre 2008

Si vous le dites! Vous êtes quelqu'un d'assez fiable, finalement! ;-)

Simplement, je suis assez étonné qu'on puisse, comme Papalisa, avoir un discours souvent sophistiqué, limite précieux, même, et par ailleurs écrire: " vous l'avait appelée de tous vos voeux" en lieu de: "vous l'avez appelée de tous vos voeux". Et c'est le type de fautes que Roger commet assez souvent. C'est tout.
Toto, c'est à Papalisa qu'il faut conseiller la lecture de "leo et lea". Pas à moi!!! :-)

Écrit par : Christophe Sibille | 06 décembre 2008

Toto, c'est à Papalisa qu'il faut conseiller la lecture de "leo et lea". Pas à moi!!! :-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 06 décembre 2008

C'est déjà fait merci. Et c'est vrai que "Léo et Léa" m'a aidé plus que n'importe quel cours de français.
Vous savez, quand on est étranger on peut faire quelques fautes . Surtout lorsqu'il s'agit d'écrire dans cette espèce de latin de cuisine : votre (pauvre) langue. Pour les accords genre/pluriel etc... ne vous en faites pas pour moi, je les ai dans l'oreille, dans le corps, depuis mon enfance. Je sais que pour toi ça été dur d'apprendre ta petite science...Tu vois, mon grand, en Italie on arrête les dictées à 7 ans : c'est trop fastoche!
Et ce qui à nous les Latins nous fait marrer le plus ce sont les Gaulois de 40 ans qui, par des nuits d'hiver, font la dictée devant le Pivot de l'écran!
Je te conseille de suivre le conseil de Brighelli : ce n'est pas la peine de corriger l'orthographe des autres.
Et si vraiement on a rien à dire : on la boucle!

Écrit par : papa Lisa | 06 décembre 2008

@Dobolino
J'ai fait piquer bien des chats, j'ai retenu mes larmes chez le véto pour mieux sangloter chez moi. Ne tirez donc pas de conclusions hâtives à une (apparente) absence de chagrin.
Amicalement

Ecrit par : retraitée | 06 décembre 2008

Quelqu'un qui retient ses larmes, ça se voit. C'est une attitude digne, très sympa pour nous et assez courante.
Je connais bien le vécu de l'euthanasie des animaux de compagnie: je vous annonce trois euthanasies cette semaine et ça fait 27 ans que je pratique cette profession. Vous pouvez imaginer le nombre de cas divers et variés auxquels j'ai été confronté. j'ai même eu droit aux larmes de crocodiles.

Écrit par : dobolino | 06 décembre 2008

Christophe Sibille, votre seul talent est d'être médiocre (Oua-oua, plus méchant, avait parlé de chien ayant la queue entre les jambes). Vous continuez à faire des commentaires sur l'orthographe des gens parce que vous êtes incapable d'avoir un discours cohérent sur les réalités abordées ici.
Lisa fait des fautes… Elle a des excuses. Le français n'est pas sa langue maternelle.
Je fais des fautes… J'ai des excuses. Je suis en chimiothérapie.
Vous faites vous aussi des fautes… Vous avez des excuses. Vous êtes un imbécile.
Cela dit, ne transformez pas la réalité. Si on fait le rapport entre le nombre de fautes et le nombre de lignes écrites, ou mieux entre le nombre de fautes et l'intérêt de l'intervention, c'est le médiocre imbécile la queue entre les jambes, vous, qui êtes le champion…

Pour le lecteur non sibyllin, je précise que la violence de mon propos vient de mon énervement de voir cet imbécile faire une constance majeure d'un fait anectodique.
… J'aime imaginer aussi qu'il pourrait passer en revue toutes mes interventions pour y trouver toutes les fautes prouvant qu'il tient des propos raisonnables, scientifiquement incontestables… Cela l'occuperait utilement…

Écrit par : Roger Felts | 06 décembre 2008

Retraitée, c'est comme si, jugeant un élève rapidement du fait de votre expérience, je vous disais de ne pas tirer de conclusions hâtives.
Y'a un truc qui m'horrifie, ce sont les maisons où, dans le salon ou la chambre à coucher, trônent sur la cheminée les urnes funéraires de Kiki 1; Kiki 2 ... Kiki n avec leurs photos.

Écrit par : dobolino | 06 décembre 2008

A PROPOS DES CONCOURS ET DE LA DISPARITION DES EPREUVES DE CULTURE GENERALE.



ENCORE UN JOURNALISTE DE DROITE QUI BASCULE A L'EXTRÊME-DROITE. QUE DES SALES FASCISTES !

Bloc-notes: la sous-culture, ce produit officiel de la diversité
Par Ivan Rioufol le 5 décembre 2008 0h01 |

L'offensive des bons sentiments revient au galop, avec le gouvernement comme allié. Au nom de la lutte contre les discriminations des populations issues de l'immigration, le ministère de la Fonction publique a annoncé, mardi, le remplacement des épreuves de culture générale par "des questions de bons sens, en rapport avec la matière", pour les concours de fonctionnaires (André Santini, Le Figaro, lundi). Le multiculturalisme promeut donc la déculturation.

Le Conseil représentatif des associations noires (Cran), qui voit du racisme partout sauf dans son propre intitulé, se félicite de cette mesure qui veut mettre fin à un "académisme ridicule". Son président, Patrick Lozès (1), rappelle qu'il l'avait suggérée à Santini dès août 2007, en dénonçant devant lui " l'élitisme contre-productif des concours administratifs". Il s'était aussi étonné qu'un candidat de catégorie C (la moins qualifiée) soit interrogé sur La Princesse de Clèves : un argument repris, depuis, par le président de la République.

Résumons: sous la pression d'une minorité (le Cran) et avec l'aval de la Haute Autorité de lutte contre les discriminations (Halde), le pouvoir va prochainement solder un peu de l'âme française. En effet, s'il est légitime de vouloir un service public "davantage à l'image de la population", l'abandon par l'État d'une exigence culturelle pour ses agents des catégories B et C dévoile symboliquement son acceptation d'une future nation amnésique, voire illettrée. "À quoi sert d'avoir une épreuve d'histoire pour les pompiers ?", questionne Santini. Seraient-ils inaptes face au savoir ?

La politique d'identité nationale et de civilisation, défendue par Nicolas Sarkozy, va évidemment à rebours de ce renoncement à faire partager une culture commune, dont les livres cimentent le langage. Pourquoi les immigrés d'aujourd'hui seraient-ils plus incapables que ceux d'hier ? Accéder aux demandes d'exemption des minorités, qui ne s'estimeraient pas concernées par un héritage vu parfois comme un néocolonialisme, ne peut que fragiliser le lien social.

Le Cran, tout à son combat ambigu pour la promotion des Noirs, n'a pas à influer sur le contenu des concours administratifs. La Halde n'a pas à se substituer à la communauté nationale. Celle-ci est en droit de sentir inquiète (voir mon blog) devant cet arasement qui accompagne la promotion de la diversité. Où est l'enrichissement promis, dans cette officialisation de la sous-culture ?

LA SUITE. ATTENTION NE VOUS FAITES PAS DE MAL:

http://blog.lefigaro.fr/rioufol/2008/12/bloc-notes-la-sous-culture-ce.html

Écrit par : Scarlett Martinez | 06 décembre 2008

Christophe Sibille et Tailleboudin, chasseurs des fautes des gens qui ne pensent pas comme eux !

Tailleboudin, version rabelaisienne du ravi de la gauche !

Écrit par : Scarlett Martinez | 06 décembre 2008

Bruno Julliard chargé de l'Education au PS…
Sans moi (et j'ai vraiment envisagé de rejoindre le PS). J'ai fait il y a trois ans une émission avec ce petit mec — en présence d'Aubry, qui le couvait déjà. Il n'osait pas même mordre sans se réfugier immédiatement dans les jupes de sa maman.
Mélenchon ?
JPB

Écrit par : brighelli | 06 décembre 2008

"La politique d'identité nationale et de civilisation, défendue par Nicolas Sarkozy, va évidemment à rebours de ce renoncement à faire partager une culture commune, dont les livres cimentent le langage." I.Rioufol

Santini n'est-il pas au gouvernement ? Comment s'appelle l'auteur de la mauvaise plaisanterie sur le guichetier et La princesse de Clèves ?
GM

Écrit par : Guy morel | 06 décembre 2008

Le démenti ne s'appliquait qu'à la consommation de boisson anisée au petit déjeuner.

Ecrit par : guy morel | 06 décembre 2008

A doses modérées, dès la maternelle, ça pourrait peut-être (modérément) relancer la croissance ! ;0)

Écrit par : Robin | 06 décembre 2008

Julliard à l'éducation, le fils Sarko déjà bien en place. Hum! La jeune génération d'enfer! Et puis il y a aussi le petit Pintadeau qui montre le bout de son nez...
Et tout ce petit monde est arrivé là, bien sûr, à la force du poignet et dans la plus grande légitimité.
Alors, vous voyez bien que vos histoires de culture générale et de défense des concours, ça ne sert à rien!

Écrit par : Sanseverina | 06 décembre 2008

Christophe Sibille et Tailleboudin, chasseurs des fautes des gens qui ne pensent pas comme eux !

Ecrit par : Scarlett Martinez | 06 décembre 2008

Penser, vous? Je vous trouve un peu prétentieuse, sur ce coup-là!!! :-)
Un peu comme Papalisa et Roger qui, à part insulter, ne disent vraiment pas grand-chose d'intéressant.

Écrit par : Christophe Sibille | 06 décembre 2008

Le trio d'enfer!

Écrit par : Christophe Sibille | 06 décembre 2008

je n'ai pas vu s'afficher mon message; j'ai des ennuis en moment avec mon accès Internet. Je recommence.

Nouvelles du front :

Une collègue (éducation musicale) a donné un petit questionnaire vendredi à ses élèves de 5ème : "Quel genre de musique aimez-vous ?"

Réponse d'un garçon dont elle me dit que c'est un élève moyen, assez renfermé", moyen, qui ne pose pas de problèmes de comportement :

"Je voudrais tué des gens".

Extrait d'une rédaction d'une de mes élèves de 4ème :

"C'était un dimansh (sic) 2006 moi et mon meilleur ami trainion beaucoup dans une sorte de décharge près de chez moi, comme d'habitude il n'y avai rien de special appart fair des circuits de vélos, des rampes de skate des cabannes, main ce jour la on a eu la facheuse idée de mettre le feu à cette entreprise."

J'ai conservé l'orthographe. Oui, je sais ça pourrait faire un beau début de roman noir (en améliorant un peu le style) : "C'est ce jour-là qu'on a eu la fâcheuse idée de mettre le feu à cette entreprise."

Mais je sais que ça pourrait être "pour de vrai" et ça me fait peur.

Écrit par : Robin | 06 décembre 2008

"ce petit monde est arrivé là, bien sûr, à la force du poignet ".

Ecrit par : Sanseverina | 06 décembre 2008

Croyez-vous ? Je ne sais que penser de cette expression.

Écrit par : guy morel | 06 décembre 2008

Guy, tu es très drôle. Et en ce qui concerne Julliard, figure de poupe de l'équipe Delanoë, c'est bien vu.
JPB

Écrit par : brighelli | 06 décembre 2008

L'incohérence s'installe de nouveau dans les propos de Monsieur Sibille (voir les deux derniers messages en contradiction patente).
Son "art" consiste à éviter systématiquement le contenu et à se concentrer sur la forme (dans son cas spécifique la "micro-forme": un "t" à la place d'un "s", un "é" de moins etc). Il cherche l'insulte, délibérement.
Lorsqu'il parvient à obtenir ce qu'il désirait avec autant de convoitise, il peut enfin affirmer que ses "adversaires" ne savent qu'insulter (pour engendrer ainsi une lutte sans merci, de plus en plus sadique et où il aurait le rôle de la victime)
Sa procédure, avec l'âge, se fait de moins en moins voilée et de plus en plus GROSSE.

ahn : ;o) (au fond, vous le savez que je vous aime bien)

Écrit par : Lisa fut Lisette | 06 décembre 2008

Guy, tu es très drôle. Et en ce qui concerne Julliard, figure de poupe de l'équipe Delanoë, c'est bien vu.
JPB
Ecrit par : brighelli | 06 décembre 2008
À propos de poupe, pour jack London, c'était plutôt la proue et les amants du gaillard d'avant.
GM

Écrit par : guy morel | 06 décembre 2008

Je reviens un instant sur ce que rappelait (fort justement) Guy Morel hier soir au sujet de l'école sous la IIIe République, et notamment avant la Ière Guerre mondiale :

"On mesure mal la puissance de la propagande qui a précédé la guerre de 1914-18 et jeté les peuples européens dans une boucherie sans nom."

Et :

"[...] À la brillante époque des Hussards, on y faisait de la morale à quatre sous ( certains rêvent de revenir à cet abrutissement) et on y chantait "vous n'aurez pas l'Alsace et la Lorraine" ( 70 000 instituteurs l'ont fait chanter et en sont morts pour y avoir cru)."

Il faut d'ailleurs lire ou relire Charles Péguy décrivant l’éducation donnée par les « hussards noirs » et l’esprit de revanche entretenu dans les écoles envers « l’ennemi », c’est-à-dire les « Prussiens » .
A cet égard, je précise que, lorsqu'il m'arrive d'évoquer le "projet républicain initial", je me réfère non pas à une école "idéale" qui n'a probablement jamais existé, mais bien plutôt à l'intention des Lumières, et à Condorcet notamment. Ses "Mémoires sur l'instruction publique" n'ont rien perdu de leur force. On y retrouve tout du long ce but essentiel de l'école (avant même la formation professionnelle) : former des citoyens capables d'exercer leur esprit critique afin d'être libres.
Je suppose d'ailleurs que Condorcet n'aurait nullement cautionné l'esprit revanchard d'avant 1914, puisque lui-même distingue nettement l'école qui transmet les outils intellectuels qui permettent le jugement de celle qui dicte à un individu ce qu'il doit penser ou croire. C'est même la source de la différence qu'il fait entre instruction et éducation.

Écrit par : Daniel Arnaud | 06 décembre 2008

Trois sites remarquables :

1) La Bibliothèque électronique de Lisieux : une collection de textes littéraires et documentaires du domaine public francophone proposée par la Médiathèque André Malraux de Lisieux : une mine !

http://www.bmlisieux.com/index.html

2) BIBLIOTHECA CLASSICA SELECTA : un site qui se propose d'être une introduction aux études classiques, destinée prioritairement aux étudiants de lettres classiques et d'histoire ancienne : très riche !

http://bcs.fltr.ucl.ac.be/default.htm

3) Philosophie et Spiritualité : un site d'une haute tenue qui propose des textes philosophiques de tous les temps et de tous les horizons, des leçons de philosophie sur les thèmes les plus variés, des exercices de dissertations... mais aussi des extraits d'oeuvre dans les domaines de l'anthropologie, l'histoire, la psychologie, la physique, la biologie, l'écologie, la sociologie, la littérature, l'épistémologie, etc. Un index thématique permet d'aller très rapidement aux textes en rapport. Bref, une caverne d'Ali Baba !

http://sergecar.club.fr/index.htm

Écrit par : Magister | 06 décembre 2008

Je signale que la fin de mes "Dernières nouvelles du front, choses vues dans un système éducatif à la dérive" est en ligne depuis 18h00 sur http://generation69.blogs.nouvelobs.com/ (en attendant la parution chez L'Harmattan). J'ai laissé une page pour les commentaires. Avis et critiques sont les bienvenus!

Écrit par : Daniel Arnaud | 06 décembre 2008

Autres sites ressources intéressants :

1) Cynscribe.com : une sacrée liste de liens dans le domaine de la calligraphie :

http://www.cynscribe.com/french.html

2) L'aménagement linguistique dans le monde : histoire du français - histoire du français au Québec - en Louisiane - histoire de l'anglais - Lois linguistiques - familles linguistiques -etc. etc. Un site pour les linguistes, les profs de langues et tous les esprits curieux de la chose parlée :

http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/index.shtml

3)La Guerre de Sécession américaine vue à travers le journal d'époque Harper's Weekly Newspapers, année par année + biographies et portraits des protagonistes (en anglais) :

http://www.sonofthesouth.net/

4) Historic Cities : un fabuleux fond de cartes anciennes sur des dizaines de villes (du 15e au 18e) :

http://historic-cities.huji.ac.il/

5) PEPLUM - IMAGES DE L'ANTIQUITE : site dévoué au cinéma et à la BD historico-mythologiques : également une mine d'or pour les amateurs du genre : des analyses de films, des articles de fond, des bibliographies fouillées...

http://www.peplums.info/index.htm

Écrit par : Magister | 06 décembre 2008

"ce petit monde est arrivé là, bien sûr, à la force du poignet ".
Ecrit par : Sanseverina | 06 décembre 2008

Croyez-vous ? Je ne sais que penser de cette expression.
Ecrit par : guy morel | 06 décembre 2008

Guy, tu es très drôle. Et en ce qui concerne Julliard, figure de poupe de l'équipe Delanoë, c'est bien vu.
JPB
Ecrit par : brighelli | 06 décembre 2008

J'ai compris l'humour de Guy Morel sur le mot "poignet", mais je n'ai pas compris ce qu'il avait bien vu sur Julliard.

J'en suis à me demander s'il ne faut pas comprendre que Julliard couche avec Delanoé (?!) ou avec qq'un son équipe (?!).

C'est ça, ou il fallait comprendre autre chose, que vous aurez la gentillesse de m'expliquer ?

Écrit par : Jérémy | 06 décembre 2008

J'aurais beucoup de choses à dire sur la propagande de 1914, si je n'avais pas peur de brûler tous les sujets de ma recherche sur le blog de JPB. ;o) Mais la question est très complexe : surtout sur la question du "jugement" . Ne reduisez pas à rien les réthoriques "des autres" (trop souvent elles sont autre chose que de simples réthoriques acceptables sur la base d'un terrain commun et pour lequel l'éducation aurait eut sa part)...Il faut se demander : qui était le plus réthorique en 1914 : les pacifistes internationalistes ou les antimilitaristes révoltés à la Gustave Hervé?)

Écrit par : Lisa fut Lisette | 06 décembre 2008

"L'incohérence s'installe de nouveau dans les propos de Monsieur Sibille"

Ecrit par : Lisa fut Lisette | 06 décembre 2008

Je vous rappelle que vous aviez dit, à propos de ma pomme: "sauf provocation de sa part, toute polémique est close". Et vous avez recommencé direct à polémiquer, sans que je vous adresse la parole entre temps, (à propos du message de "ouaf ouaf" le si merveilleusement nommé).
Alors, qui est incohérent?
Que vous "m'aimiez bien" ou pas m'indiffère absolument. Comme quand je vais faire cours, me faire aimer n'est pas plus dans mes intentions que me faire détester quand je viens ici.
Je viens d'ailleurs ici surtout pour apprendre des choses de la part de beaucoup de blogueurs que je trouve très intéressants, même si (et surtout, peut-être bien parce que) je ne suis pas d'accord avec eux.
Allez, une résolution que je vais tenter de tenir; je ne répondrai plus avec sérieux à un message provocateur de Felts, ni de Papalisa, ni de Scarlett, ni de Toto. ;-)))))

Écrit par : Christophe Sibille | 06 décembre 2008

"Allez, une résolution que je vais tenter de tenir"
Pignouf !

ange

Écrit par : toto | 06 décembre 2008

Bruno Julliard chargé de l'Education au PS…
Sans moi (et j'ai vraiment envisagé de rejoindre le PS).

Ecrit par : brighelli | 06 décembre 2008

On a parfois des pensées inconsidérées, comme ça...

Écrit par : Manu | 06 décembre 2008

Dobolino, si vous m'indiquez votre mail, je peux vous envoyer le texte que j'avais écrit sur la mort de mon premier chien. Cela vous intéresserait peut-être.
syl.huguet@orange.fr

Écrit par : Sylvie Huguet | 06 décembre 2008

Et tout ce petit monde est arrivé là, bien sûr, à la force du poignet

Guy m'a doublée, j'allais écrire : des petits branleurs, quoi!
Et la veuve pour l'équipe Royal?

Dobolino, je prends acte de vos précisions. Effectivement, les gens qui se retiennent de pleurer, ça se voit.

Écrit par : retraitée | 06 décembre 2008

"ouaf ouaf" le si merveilleusement nommé

:o))))

Écrit par : Lisa fut Lisette | 06 décembre 2008

Jérémy, aucune allusion particulièrement salace dans ce que Guy et moi sous-entendions. Simplement, Napoléon n'a pas hésité à utiliser les capacités de Cambacérès, quoiqu'il ait été accusé d'avoir "le petit défaut", comme on disait à l'époque. Mais il était compétent — comme dit Sanseverina. Julliard, je l'ai eu en face de moi dans A vous de juger, l'émission de Chabot, où toutes les cinq secondes il se retournait vers maman Aubry pour savoir ce qu'il devait répondre au grand méchant moustachu. Puis il s'est trouvé un papa gâteau en Delanoë — et quid de la compétence, pendant ce temps ? Idem pour le fils Sarkozy — et tous les fils et filles de, les parachutés du syndicalisme (étudiant, en ce qui concerne Julliard), les rapatriés de tel ou tel échec politique, les recasés dans des sinécures où on espère qu'ils feront le moins de mal possible. C'est dur, vous savez, ces périodes de crise où dans le CV c'est l'état civil qui prime sur la formation et les compétences.
JPB

Écrit par : brighelli | 06 décembre 2008

Manu, promis, la prochaine tentation à laquelle je céderai, ce sera celle de Venise.
JPB

Écrit par : brighelli | 06 décembre 2008

"Le Conseil représentatif des associations noires (Cran), qui voit du racisme partout sauf dans son propre intitulé, se félicite de cette mesure qui veut mettre fin à un "académisme ridicule". Son président, Patrick Lozès (1), rappelle qu'il l'avait suggérée à Santini dès août 2007, en dénonçant devant lui " l'élitisme contre-productif des concours administratifs". Il s'était aussi étonné qu'un candidat de catégorie C (la moins qualifiée) soit interrogé sur La Princesse de Clèves : un argument repris, depuis, par le président de la République"

OK ! On va remplacer Mme de Lafayette par Aimé Césaire... Sûr que ça sera plus facile !

Écrit par : dobolino | 06 décembre 2008

Cela va être très dur pour moi de traiter Sibille de crétin tout en sachant qu'il s'est engagé à ne plus répondre à mes provocations.
…Tiens moi aussi je fais faire une promesse : Je m'engage à traiter Sibille de crétin tant qu'il se comportera comme une andouille…

Écrit par : Roger Felts | 06 décembre 2008

Avez-vous des terminales ? Savez-vous combien les élèves d'aujourd'hui sont perdus et sans repère même arrivés en Terminale.

Ecrit par : candide | 05 décembre 2008

A quoi cela serait-il dû et que proposez-vous pour y remédier ?

Ecrit par : victor | 06 décembre 2008

Bien vu Victor ! Il y a des limites à la candeur...

Écrit par : Manu | 06 décembre 2008

Catmano vient de refuser les Palmes Académiques ! Elle a dit qu'elle n'avait pas besoin de palmes pour nager.
Je regrette beaucoup car j'aurais pu lui offrir la jolie décoration comme cadeau de Noël. J'adoooore les boutiques poussiéreuses du Palais Royal.

Écrit par : dobolino | 06 décembre 2008

Et puis bonne chance au PS et aux militants qui restent!

Avec Harlem Désir, c'est le réalisme à la barre ! Je vous avais cassé les pieds avec la dhimmitude de M. Aubry. Bonjour la laïcité ultra-positive !

Désolée d'avoir eu raison.On sait vers quels électeurs le PS se tourne.

Écrit par : Scarlett Martinez | 06 décembre 2008

…Tiens moi aussi je fais faire une promesse : Je m'engage à traiter Sibille de crétin tant qu'il se comportera comme une andouille…

Ecrit par : Roger Felts | 06 décembre 2008

A ce compte là, et pour rester dans le champ lexical de la boucherie-charcuterie, traitez-le de crépine.

Écrit par : dobolino | 06 décembre 2008

Sibille est une crépine farcie de vide…

(avec l'aimable collaboration de Dobolino)

Quelque part, je pense que c'est aussi ce qu'on appelle chez l'enfant un objet transitionnel.

Écrit par : Roger Felts | 06 décembre 2008

Manu, promis, la prochaine tentation à laquelle je céderai, ce sera celle de Venise.
JPB

Ecrit par : brighelli | 06 décembre 2008

Ayant lu cette réponse, je me suit dit comme un crétin "tiens, il y en a une qui va être contente...". Mais... j'ai été au collège en Zep (je manque parfois singulièrement de culture) et connaissant notre ami Brighelli... je suis donc allé vérifier et j'ai trouvé ça pour ceux qui sont aussi ignorant que moi.

Comme on dit en Bourgogne "je me coucherai moins con ce soir" (merci au passage, M. Brighelli). Voici donc :

"La tentation de Venise c'est ce rêve de vie pas forcément inaccessible mais qu'on refuse de rendre vrai (par devoir, peur, ambition, responsabilités, etc...). Souvent une passion, une envie vraie mais un peu folle. On peut la considérer comme un rêve frustré ou abandonné pour de bonnes ou mauvaises raisons. C'est un idéal souvent un peu survalorisé auquel on pense avec regret et envie sans forcer le destin pour l'atteindre."

Écrit par : Manu | 06 décembre 2008

Pour faire plaisir à Siboudin !


Réformer l'ortografe pour l'enseigner"
LE MONDE 2 | 05.12.08 | 15h39 •


Voilà que des cours d'orthographe sont dispensés à l'université. Les enseignants se lassent de lire des dissertations truffées de fautes. Voilà que la dictée devient obligatoire à l'entrée de grandes écoles scientifiques, d'ingénieurs ou de commerce. Logique : dans leur processus d'embauche, les entreprises se mettent à évaluer les compétences orthographiques des postulants. Elles en ont soupé de ces jeunes cadres incapables de rédiger le moindre rapport ou courriel dans un français correct.

Pour combler leurs lacunes, ils pourront toujours recourir aux services d'un coach en orthographe, nouvelle profession en plein essor. Tout autant que les ventes des logiciels d'entraînement, ou les tirages des bons vieux Bled et Bescherelle… Qu'il affole, désole ou indiffère, le constat est désormais unanimement dressé, et scientifiquement démontré, d'une baisse de la maîtrise orthographique – ces vingt dernières années notamment – particulièrement visible en cette ère numérique. Jamais on n'avait autant écrit, jamais, surtout, autant de monde n'avait eu besoin d'écrire. L'orthographe défaillante devient une barrière à l'embauche, un frein aux évolutions de carrière.


C'est dans ce contexte qu'est récemment parue L'orthographe en crise à l'école. Et si l'histoire montrait le chemin ?, d'André Chervel. Un petit livre qui offre une mise en perspective historique particulièrement éclairante. Agrégé de grammaire, docteur ès lettres, André Chervel a été enseignant durant trente ans, du collège à l'université, avant de devenir chercheur au Service d'histoire de l'éducation de l'Institut national de recherche pédagogique.


Lui qui a passé plus de cinquante ans à étudier la langue française et son enseignement, publiant de nombreux ouvrages (dont une Histoire de l'enseignement du français du XVIIe au XXe siècle, prix Guizot 2007 de l'Académie française), lui qui en connaît les plus infimes évolutions au cours des siècles, qui en goûte toutes les subtilités, n'hésite plus à appeler de ses vœux une réforme drastique. Sinon, affirme-t-il, l'orthographe deviendra une pratique d'élite. Contrairement à bien des idées reçues, en réformant, nous respecterions la tradition historique.


Peut-on réellement parler d'une "crise" de l'orthographe ? Le niveau baisse-t-il réellement de façon spectaculaire, ou a-t-on aussi un peu affaire à un discours passéiste, en référence à un âge d'or mythique de l'école laïque et républicaine ?


Cette crise est une évidence. Les enseignants de tous niveaux avec lesquels je discute se plaignent d'une insuffisante maîtrise orthographique de leurs élèves ou de leurs étudiants. On observe désormais à l'université ce qu'on constatait il y a quelques années au niveau du primaire ou des premières classes de collège. J'ai, moi-même, longtemps cru que ce discours du "Tout-fout-le-camp" ne reposait sur rien. Avec Danièle Manesse (professeure en sciences du langage à Paris-III), nous avions même démontré le contraire, en 1989, en publiant une enquête menée à partir de dictées du xixe siècle, auxquelles nous avions soumis les élèves d'il y a vingt ans. Nous avions prouvé qu'entre 1875 et 1987, le niveau orthographique des 9-14 ans avait énormément grimpé. Ce qui était logique : en 1875, près de la moitié des femmes et un quart des hommes étaient encore analphabètes. Rappelons-nous qu'en 1830, la grosse majorité des maîtres ignoraient l'orthographe et que l'école n'a réellement été chargée de l'enseigner qu'à partir de la loi Guizot de 1833. Il a ensuite fallu un bon siècle pour que cet enseignement produise tous ses effets.

D'autres enquêtes ont-elles ensuite démontré que le niveau baissait ?


Oui, en prenant d'autres dates de référence. En 1996, une enquête du ministère de l'éducation nationale a pris comme point de comparaison les années 1920. Et là, les résultats se sont avérés beaucoup moins flatteurs pour les élèves de 12-14 ans de 1995, qui faisaient 2,5 fois plus de fautes que leurs camarades des années 1920. La thèse de la progression continue des connaissances orthographiques devenait caduque. En fait, il semble qu'il y ait eu un apogée de la maîtrise orthographique pendant la première moitié du XXe siècle, durant la période 1920-1950, au terme d'un long processus enclenché au début du XIXe siècle. L'orthographe devient peu à peu la discipline reine à l'école, la dictée est la grande préoccupation du certificat d'études, les élèves sont surentraînés. Dans la seconde moitié du xxe siècle commence une baisse de niveau, qui s'est accélérée ces vingt dernières années. En février 2007, Danièle Manesse et Danièle Cogis (maître de conférences à l'IUFM de Paris) ont montré que les élèves d'aujourd'hui avaient deux années scolaires de retard en orthographe par rapport aux élèves d'il y a vingt ans. Les collégiens de 5e de 2005 sont au niveau des CM2 de 1987. La maîtrise orthographique, surtout en orthographe grammaticale, chute indéniablement.

Comment cela s'explique-t-il ?


Le déclin qui s'amorce dans les années 1950 est la conséquence d'un mouvement qui remonte très loin. Après la défaite de 1871 face à la Prusse, l'opinion publique a, non sans raison, accusé l'école primaire de ne pas avoir joué son rôle, de ne pas avoir sorti la nation de son ignorance. Les jeunes Français ne connaissaient ni la géographie de leur pays, ni ses grands écrivains, ni son histoire. Au début de la IIIe République, vers 1880, Jules Ferry, ministre de l'instruction publique, et Ferdinand Buisson, directeur de l'instruction primaire, décident donc d'introduire à l'école de nouvelles disciplines : histoire, leçon de choses, chant… L'enseignement du français s'enrichit de matières qui étaient à peu près inconnues jusque-là : lecture des beaux textes, récitation de poésies, petites rédactions, exercices de vocabulaire. Dès la fin du XIXe siècle, on consacre à l'orthographe beaucoup moins de temps dans les écoles normales et peu à peu l'école primaire change elle aussi. Aujourd'hui l'enseignement de l'orthographe est réparti à la fois sur l'école élémentaire et sur les collèges, chaque niveau se reposant sur l'autre. Même à l'université, on se montre plus tolérant. Jadis, on ne pouvait pas être un bon élève avec des dissertations bourrées de fautes. Ce n'est plus tout à fait vrai aujourd'hui. Dans les IUFM, on explique aux futurs enseignants que l'orthographe, ce n'est pas aussi important que le reste. De manière générale, la maîtrise de l'orthographe est moins valorisée.

PASCALE KREMER

Écrit par : Scarlett Martinez | 06 décembre 2008

Catmano vient de refuser les Palmes Académiques ! Elle a dit qu'elle n'avait pas besoin de palmes pour nager.
Je regrette beaucoup car j'aurais pu lui offrir la jolie décoration comme cadeau de Noël. J'adoooore les boutiques poussiéreuses du Palais Royal.

Ecrit par : dobolino | 06 décembre 2008

Dommage, s'il y en a une qui les méritait, c'était bien elle, pourtant...

Écrit par : Manu | 06 décembre 2008

Manu, promis, la prochaine tentation à laquelle je céderai, ce sera celle de Venise.
JPB

Ecrit par : brighelli | 06 décembre 2008
Séducteur de dames sur le retour va nous rejouer Mort à Venise.

Écrit par : dobolino | 06 décembre 2008

Dommage, s'il y en a une qui les méritait, c'était bien elle, pourtant...

Ecrit par : Manu | 06 décembre 2008

Elle doit penser qu'on la donne à trop d'abrutis et que cette décoration est limite une insulte pour quelqu'un qui est droit dans ses bottes ?

Écrit par : dobolino | 06 décembre 2008

LA SUITE. ATTENTION NE VOUS FAITES PAS DE MAL:

http://blog.lefigaro.fr/rioufol/2008/12/bloc-notes-la-sous-culture-ce.html

Ecrit par : Scarlett Martinez | 06 décembre 2008

Dans les commentaires à cet article, j'ai apprécié celui-ci que je me permets de vous citer:


5 décembre 2008 10h44
Alexis a dit :
Sans passer par le constat si réel et aisé du déni de nos ascendances judéo-chrétiennes, je voudrais me concentrer sur cette nouvelle décision de renoncement qu'officialise le changement des épreuves de concours.

Oui, il y a une certaine logique à ne pas vouloir de questions purement culturelles dans une épreuve sélectionnant pour une fonction dite manuelle. Effectivement il peut être difficle de prime abord de justifier l'intérêt pour un poompier de connaitre l'Histoire de France... Mais les mots importants ici sont "prime abord".
Renoncer à l'exigence culturelle c'est ramener l'homme à sa seule fonction. Si avant d'être un citoyen, conscient de ses responsabilités car connaisseur de leur origine et des combats qu'elles ont rendus nécessaires, l'homme n'est qu'un travailleur, il perd sa fonction citoyenne.
De même que je ne vais pas demander à la rame de métro qui me véhicule le matin de voter aux prochaines élecctions, je ne peux pas envisager de demander à celui qui l'opère de me donner son avis... s'il n'a pas le bagage culturel minimal requis poour formuler une décision un tant soit peu intelligente.
Déconnecté de l'histoire et de la culture un citoyen ne fonctionne plus que dans l'instant. Ignorant pourquoi les choses sont ainsi il ne saurait se projeter dans l'avenir et conséquemment effectuer les choix nécessaires à une amélioration sur le moyen-long terme. Il est dès lors hors de question qu'il puisse participer à un vote car il en fausserait la bonne intelligence.
Le propos peut sembler extrème, mais les faits sont déjà là. Combien de fois avons nous vu l'argument bassement populiste l'emporter sur le raisonnement fondé? Combien de fois avons nous vu l'argument du cerveau tomber face à l'argument du coeur? De plus en plus les électeurs votent avec leurs tripes car ils sont devenus incapables de le faire avec leurs têtes. Et ça n'est pas en les privant d'une exigence culturelle que l'on va arranger les choses.

Sous prétexte d'égalitarisme face aux épreuves des concours généraux, l'Etat est en train de fractionner un peu plus encore la population. D'un côté les "mains", aculturées, heureuses de ne pas avoir à apprendre des choses qu'elles estiment inutiles. Et de l'autre l'élite, car c'est le mot qui convient, seul réservoir du savoir

Écrit par : dobolino | 06 décembre 2008

Sibille est une crépine farcie de vide…

(avec l'aimable collaboration de Dobolino)

Quelque part, je pense que c'est aussi ce qu'on appelle chez l'enfant un objet transitionnel.

Ecrit par : Roger Felts | 06 décembre 2008

Je complète: la crépine fut l'epiplon et s'appelle à présent le grand omentum. Ce que j'ai pu en suer pour comprendre grand et petit omentum (ti), à l'école, sur le papier, alors que je te les gère tiptop quand je tripatouille à présent dans un bide de chien.
Le monument anatomique, c'est le grand omentum des bovins avec leurs quatre estomacs.
J'ai peu de notions sur les camélidés bien que notre professeur d'anatomie, pied-noir d'origine, nous ait abreuvé d'infos et de contrôles intempestifs.

Écrit par : dobolino | 06 décembre 2008

Horreur !!! épiploon, abreuvés !

Écrit par : dobolino | 06 décembre 2008

En matière de titulaire de chaire pied-noir, j'ai eu aussi à avaler en parasitologie les parasites des colombidés d'Afrique du Nord. Faut le faire, Scarlett-Amélie, en 1980, dans ce doux pays de France où existe une école de spécialisation pour ceux qui ont goût à aller bosser en Afrique: l' IEMVT.

Écrit par : dobolino | 06 décembre 2008

Catmano vient de refuser les Palmes Académiques ! Elle a dit qu'elle n'avait pas besoin de palmes pour nager.
Je regrette beaucoup car j'aurais pu lui offrir la jolie décoration comme cadeau de Noël. J'adoooore les boutiques poussiéreuses du Palais Royal.

Ecrit par : dobolino | 06 décembre 2008

Dommage, s'il y en a une qui les méritait, c'était bien elle, pourtant...

Ecrit par : Manu | 06 décembre 2008

Approuvé !

Écrit par : Robin | 06 décembre 2008

M'enfin, je suis grande maintenant, je n'ai plus besoin de bons points quand je fais des efforts pour bien tenir mes cahiers.

Écrit par : catmano | 06 décembre 2008

Vous auriez pu demander s'il y avait le masque et le tuba pour aller avec, Catmano!

Écrit par : Christophe Sibille | 06 décembre 2008

Certains d'entre vous s'interrogent sur le débordement du pédagogisme constructiviste dans le reste de la société en dehors de l'école.(Lariba en particulier).
Je peux hélas répondre par l'affirmative.

(Un devoir de réserve m'interdit de dire de quel organisme il émane : je vous indique seulement qu'il s'agit de la gestion d'une panne éventuelle d'informatique).

" Expression du besoin

(1) Le besoin à exprimer correspond à la donnée d’entrée de l’action « Exprimer le besoin » dans la procédure « Gestion du système d’information. »

(2) L’utilisateur doit, en fonction de la nature de son besoin, utiliser un formulaire particulier, décrit dans l’enregistrement « Typologie des besoins. »

(3) L’action « Réceptionner le besoin » enclenche une identification de la nature du besoin en fonction de la table de typologie des besoins. Selon cette classification, une réponse adaptée sera apportée à ce besoin.

(4) La DSI (Direction des services d’information ) vérifie si le besoin est correctement exprimé et s’il est recevable en l’état.

(5) Le besoin exprimé est la donnée de sortie de l’action « Exprimer le besoin ».

Contexte.
Gestion des interventions.
Avant de contacter le helpdesk (point d’entrée du service informatique pour les utilisateurs), le client doit avoir vérifié que le problème est reproductible tant pour un problème technique que fonctionnel.

Le client communiquera, au préalable par télécopie les messages d’erreur et les circonstances du problème.

Le client s’engage à donner tous les renseignements nécessaires à la bonne prise en compte de sa demande (informations relatives au domaine d’activité concerné, login applicatif, informations précises relatives aux données faisant l’objet d’un problème.)

La prise en compte de l’anomalie ne pourra se faire qu’après qualification du problème et le délai de l’intervention ne pourra être indiqué qu’à partir de cette qualification.

Gestion des nouveaux besoins.
Toute demande doit être formulée dans le cadre d’une expression de besoin et représente un besoin.

Le client dans ce cadre doit fournir :
Une expression détaillée des besoins :
• Formaliser les demandes.
• Evaluer la maturité des demandes.
• Evaluer l’impact sur les processus existants.

Le client doit s’investir dans l’analyse du besoin et devenir membre actif du projet.

Le client doit fournir à la DSI tous les éléments concourant à la réalisation du projet. "

Écrit par : Anne-Marie Valette | 06 décembre 2008

Vous auriez pu demander s'il y avait le masque et le tuba pour aller avec, Catmano!

Ecrit par : Christophe Sibille | 06 décembre 2008

Exactement !
Franchement, déjà qu'il paraît que je ne fais pas assez attention à mon allure vestimentaire, des grandes palmes violettes aux pieds, ça m'achèverait !
En plus, je n'ai rien qui va avec du violet.

Écrit par : catmano | 06 décembre 2008

OTAGES TORTURéS A BOMBAY :

http://blog.lefigaro.fr/inde/2008/12/attaques-de-bombay-les-otages.html


http://pointdebasculecanada.ca/spip.php?breve1226

Écrit par : Scarlett Martinez | 06 décembre 2008

Il va rassurer nos chers agrégés sur la réforme des concours, ils repartiront contents, tout cela va sentir bon le ciel bleu et les petits oiseaux.
Je doute que ladite société se fasse fermement le porte-parole des milliers de protestataires contre la mort du Capes et des formations universitaires.

Pas fou le ministre : jamais il ne recevra SLU, Reconstruire L'Ecole, et autres délégations d'universitaires en lutte... Il préfère la polissée et assez corporatiste société des agrégés (je précise au passage que je suis agrégé et que je défends ce concours).

Je pense au passage qu'il oubliera quand même de leur dire combien de postes en moins il y aura cette année (les concours de l'enseignement : le seul concours public pour lequel on ne connait le nbre de postes quand on commence à le préparer...), et surtout il oubliera de leur rappeler que l'agreg passera purement et simplement à la trappe d'ici une toute petite pincée d'année.

Mais la Société des Agrégés demain sera contente, et youp la boum.

Ecrit par : Fabien | 03 décembre 2008
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Ne me dites pas, mon cher Fabien, que vous êtes agrégé de lettres (modernes ou classiques). Mais je cherche en vain dans quelle discipline vous êtes agrégé. Dites-le-moi ! (Je suis agrégé de sciences physiques, par concours interne, non par "liste d'aptitude". [sic] )

Mais, non, la Société des agrégés ne sera pas contente demain. Adhérez à cette association (régie par la loi de 1901), et vous verrez que vous faites erreur. Elle condamne la réforme du lycée, et reproche au ministre de n'avoir pas commencé par réformer le collège.
La Société des agrégés est en effet policée. Et, oui, sans doute corporatiste. Mais quoi ? Depuis des décennies cette catégorie de professeurs n'a pas été revalorisée !
La Société des agrégés défend l'existence du CAPES. Mais elle est radicalement contre les épreuves qui ne sont pas purement disciplinaires.
Non, décidément, ne dites pas que la Société des agrégés est une assemblée de béni-oui-oui.
Allez voir son site, et vous verrez ses communiqués de presse.
Et nous en reparlons ensuite, si vous voulez.
Amicalement vôtre, mon cher collègue.

Écrit par : Francis Penin | 06 décembre 2008

Certains d'entre vous s'interrogent sur le débordement du pédagogisme constructiviste dans le reste de la société en dehors de l'école.(Lariba en particulier).
Je peux hélas répondre par l'affirmative.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 06 décembre 2008

Ce ne serait pas plutôt l'inverse, Anne-Marie ? Il me semble que c'est du sabir managérial du monde de l'entreprise que se sont inspirés les pédagols, dans la mesure où leurs théories s'échafaudent sur la volonté de rationaliser le fonctionnement de l'école et donc de le standartiser. Christophe Dejours l'analyse fort bien dans son livre "Souffrance en France" (Seuil 1998), auquel fait suite "Les illusions du management : Pour le retour du bon sens" (Poches Essais 2003).
Mais avant de contaminer l'école française, ces pratiques avaient déjà cours aux Etats-Unis. Il est d'ailleurs bon de rappeler que le soleil pédagogiste s'est levé à l'Ouest. L'origine du pédagogisme à la française est donc étroitement liée au modèle pédagogique de référence dit la pédagogie de maîtrise, mise au point aux Etats-Unis par Benjamin Bloom, à l'époque où le festival de Woodstock bouclait le mouvement hippie tandis que les G.Is flippaient dans la jungle du Vietnam et qu'en France on se remettait à peine des évènements de mai 68, en attendant la crise pétrolière de 73 et le marasme économique naissant qui allait si bien soutenir et accentuer le marasme social déjà bien installé et aujourd'hui triomphant.

La thèse de cette pédagogie made in U. S. A. déclare que 75 à 80 % des élèves, dans des conditions favorables, sont capables de maîtriser les objectifs fixés par l'école, ce qui laisse quand même ou ne laisse que 20 à 25 % d'échec scolaire, comme on voudra. Or, les conditions favorables, c'est-à-dire appropriées d'enseignement, se fondent sur quatre grands piliers :

1 - Tout nouvel apprentissage doit préalablement découler d'une vérification de la présence, chez les enfants, des pré-requis cognitifs et affectifs nécessaires. D'autre part, afin de vraiment valoriser l'école, celle-ci ne doit pas se cantonner dans l'évaluation formative. En gros, il n'est plus simplement question d'attendre un élève à la fin d'un parcours, mais de l'accompagner sur ce parcours et de l'y éveiller à son propre processus de cognition. Enfin, l'intégration parentale dans le système éducatif contribuera à davantage ancrer l'école dans les réalités sociales, du moins les parents sont-ils appelés à plus de responsabilité dans le vécu scolaire de leurs enfants. Cette association ou plutôt ce partenariat parents-école devrait alors développer la cohésion entre deux univers jusqu'alors séparés, la convivialité des structures devant normalement induire et favoriser la convergence des attitudes éducatives.

2 - Pour atteindre plus sûrement ses objectifs, l'école doit se donner ou plutôt donner à l'enfant suffisamment de temps, dans le strict cadre de l'horaire scolaire qu'il n'est pas souhaitable d'alourdir. Il n'est donc plus question, pour les enfants, d'acquérir uniformément et en même temps les compétences exigées par l'école, chacun ayant la possibilité de parcourir son cursus selon un rythme d'apprentissage conforme à ses possibilités réelles.

3 - Pour ce, une organisation différenciée de la classe s'impose. L'information des élèves sur la nature des objectifs suivis et de la maîtrise à atteindre fera d'eux de véritables partenaires au lieu des simples sujets qu'ils étaient.

4 - Enfin, une aide réelle aux élèves en difficulté et jusqu'ici marginalisés élèvera l'école à sa vraie dimension : la prise en compte active de tous ceux qu'elle accueille.

Les bons sentiments, comme on le voit, ont toujours servis de cheval de Troie. On pense évidemment à cette réplique dans la pièce de Jean Anouilh : "Ce sont toujours nos bons sentiments qui nous font faire de vilaines choses." (Ardèle ou la Marguerite)

Écrit par : Magister | 06 décembre 2008

"ont toujours servi"

Écrit par : Magister | 06 décembre 2008

1 - Tout nouvel apprentissage doit préalablement découler d'une vérification de la présence, chez les enfants, des pré-requis cognitifs et affectifs nécessaires. D'autre part, afin de vraiment valoriser l'école, celle-ci ne doit pas se cantonner dans l'évaluation formative. En gros, il n'est plus simplement question d'attendre un élève à la fin d'un parcours, mais de l'accompagner sur ce parcours et de l'y éveiller à son propre processus de cognition.

D'autre part, afin de vraiment valoriser l'école, celle-ci ne doit pas se cantonner dans l'évaluation formative.

N'est-ce pas plutôt dans l'évaluation "sommative" (évaluation de fin de parcours) ?

Écrit par : Robin | 06 décembre 2008

N'est-ce pas plutôt dans l'évaluation "sommative" (évaluation de fin de parcours) ?

Ecrit par : Robin | 06 décembre 2008

Exact, j'ai commis un lapsus.

Écrit par : Magister | 06 décembre 2008

Catmano vient de refuser les Palmes Académiques ! Elle a dit qu'elle n'avait pas besoin de palmes pour nager.
Je regrette beaucoup car j'aurais pu lui offrir la jolie décoration comme cadeau de Noël. J'adoooore les boutiques poussiéreuses du Palais Royal.
Ecrit par : dobolino | 06 décembre 2008

Si ce n'est pas une plaisanterie de Dobolino ; si c'est vrai, alors bravo ! De tout coeur.
Guy Morel

Écrit par : guy morel | 07 décembre 2008

@Daniel Arnaud, Scarlett
Il est trop tard. Je répondrai demain sur Condorcet et sur les délires de Chervel repris dans Le Monde.
GM

Écrit par : Guy morel | 07 décembre 2008

Bien vu Victor ! Il y a des limites à la candeur...

Ecrit par : Manu | 06 décembre 2008


Candeur, toujours adorable. On en est rempli ou on n’en a pas du tout.

Écrit par : candide | 07 décembre 2008

Pour tout vous avouer, je ne savais même pas que Julliard était homo (ce qui, pourtant, a l'air connu d'un bon nombre d'internautes), d'où ma demande d'explications.

Ca ne me le rend pas plus sympathique pour autant : il défendra toujours, comme il le faisait du temps de l'UNEF, les positions du Snes et du Snesup : il réclamera des moyens, des sorties pédagogiques, de l'égalité des chances et du TPE en veux-tu en-voilà.

Guigou, Bartolone, Julliard... Le renouveau du P.S., c'est pas pour demain. En tout cas, Hamon porte-parole, c'est gonflé. Un commentateur a dit : "Il ne fera pas taire les autres, mais c'est lui qui parlera le plus fort." Tout cela est pathétique.

Vous rejoignez Die Linke, Jean-Paul ?

Écrit par : Jeremy | 07 décembre 2008

J'y pense, j'y pense…
JPB

Écrit par : brighelli | 07 décembre 2008

« des gens qui ne pensent pas comme eux ! »
S. M. | 06 décembre 2008
« je pense »
80 / 1,90 | 06 décembre 2008

Dans la citerne étroite que vous appelez « Pensée »...

Écrit par : Tailleboudin | 07 décembre 2008

« notre professeur d'anatomie, pied-noir d'origine, nous [a] abreuvés... »
dobolino | 06 décembre 2008

Ah ! Vous avouez enfin que ces histoires de verres d'eau que les pieds-noirs auraient refusés à nos soldats sont pures menteries !

Écrit par : Starlett Ramirez | 07 décembre 2008

La Société des agrégés est en effet policée. Et, oui, sans doute corporatiste.[...]
Allez voir son site, et vous verrez ses communiqués de presse.
Et nous en reparlons ensuite, si vous voulez.
Amicalement vôtre, mon cher collègue.

Ecrit par : Francis Penin | 06 décembre 2008

Corporatisme: défense exclusive des intérêts professionnels d'une catégorie déterminée de travailleurs.

Ce terme ne peut donc s'appliquer à la Société des agrégés, qui, en défendant certes les intérêts de tous ceux qui ont passé un concours difficle qui est ouvert à TOUS les citoyens, défend aussi l'école de la République et par là les intérêts de tous les professeurs de France attachés à la transmission des connaissances contre l'hydre pédagogiste. Je rappelle que le combat mené en 1998 contre les délires réformateurs du sinistre Meirieu ont valu à la Présidente de la Société des agrégés les attaques personnelles les plus graves et les plus basses du non moins sinistre Allègre. Alors parler de "corporatisme" à propos de la Société des agrégés, c'est vraiment se repaître de préjugés.
Rien de tel, pour se faire une idée exacte du combat républicain mené par la Société des agrégés et de la force de ses positions (Xavier Darcos, qui en était membre jusqu'en 2007, n'a pas renouvelé son adhésion) que d'aller voir sur www.societedesagreges.net.

Écrit par : Jean | 07 décembre 2008

"Le propos peut sembler extrème, mais les faits sont déjà là. Combien de fois avons nous vu l'argument bassement populiste l'emporter sur le raisonnement fondé? Combien de fois avons nous vu l'argument du cerveau tomber face à l'argument du coeur? De plus en plus les électeurs votent avec leurs tripes car ils sont devenus incapables de le faire avec leurs têtes. Et ça n'est pas en les privant d'une exigence culturelle que l'on va arranger les choses.

Sous prétexte d'égalitarisme face aux épreuves des concours généraux, l'Etat est en train de fractionner un peu plus encore la population. D'un côté les "mains", aculturées, heureuses de ne pas avoir à apprendre des choses qu'elles estiment inutiles. Et de l'autre l'élite, car c'est le mot qui convient, seul réservoir du savoir"


D'accord mais c'est déjà un moyen de résister contre ce nivellement administratif que de ne pas laisser aux créateurs de la novlangue le mot de populisme. Singulière histoire que celle de ce terme qui vire du positif au négatif et dont Taguieff a parlé. Ce n'est pas un hasard si tout ce qui renvoie au populus est stigmatisé par les affidés de Science (pi)po et tous les experts en expertologie qui se répandent partout comme le Déluge universel. Sans populus à unifier pas de république (Léviathan) et pas de doctrine républicaine (Behemoth), les deux piliers de la construction de l'Etat chez Hobbes.
A l'heure de l'éclatement de la France en "cités", en "quartiers difficiles" (en oubliant totalement les territoires enclavés, les campagnes, comme le faisait remarquer le sociologue Castel, mais passons, "les ploucs" habitent trop loin du périphérique), il est normal de liquider la référence à une culture commune qui ne peut être que la référence de nostalgiques à un Occident blanc et culturellement pur (pour les lecteurs éclairés [sic, sic et resic] du Libémonde].
Entre le chez-soi (tribal et tripal) et les codes par lesquels se reconnaissent les dominants de notre temps, il y a(vait) une place pour un échelon intermédiaire, on appelait cela l'instruction -ce jalon indispensable pour penser un cosmopolitisme éclairé.
Mais enfin, avec des ministres qui participent aux grosses têtes et qui nous parlent doctissime de la Princesse de Clèves, les niveauxmontistes ont bien raison : le niveau de bêtise monte.
Bouvard et San... Pardon, Bouvard et Pécuchet partout!

Écrit par : Sénéchal | 07 décembre 2008

"Les attaques personnelles les plus graves et les plus basses du non moins sinistre Allègre."

Ecrit par : Jean | 07 décembre 2008

Alors là, Jean, je ne vais pas laisser passer un point de vue que je partage en totalité avec vous... Allègre, et Charasse, deux des hontes du PS. D'ailleurs, en ce moment, Cloclo, le limité de l'expression orale, lèche le cul de Sarko avec tellement d'énergie que ça va finir par avoir un certain impact sur le réchauffement climatique.

Écrit par : Christophe Sibille | 07 décembre 2008

"Pour tout vous avouer, je ne savais même pas que Julliard était homo (ce qui, pourtant, a l'air connu d'un bon nombre d'internautes), d'où ma demande d'explications.

Ca ne me le rend pas plus sympathique pour autant".

Ecrit par : Jeremy | 07 décembre 2008

Je ne vois pas en quoi cela pourrait nous le rendre plus sympathique, ou moins sympathique, d'ailleurs, Jeremy. C'est sa vie privée, ça!

Écrit par : Christophe Sibille | 07 décembre 2008

Vous rejoignez Die Linke, Jean-Paul ?

Ecrit par : Jeremy | 07 décembre 2008

J'y pense, j'y pense…
JPB

Ecrit par : brighelli | 07 décembre 2008

Va falloir éviter un sujet de conversation avec le grand méchant con! ( surnom autrefois donné à notre ex-barbu !)

Quel regard porte Jean-Luc Mélenchon sur le congrès de Reims et sur Ségolène Royal ? «C'est un personnage remarquable de pugnacité, de combativité, et elle annonce clairement ce qu'elle veut faire, contrairement à tous les autres», estime Jean-Luc Mélenchon !

http://www.lefigaro.fr/le-talk/2008/11/18/01021-20081118ARTFIG00529-melenchon-royal-est-remarquable-de-pugnacite-.php

Je pouffe, et contrairement à vous, n'y voyez aucune allusion à une certaine personne!!!

Écrit par : Merlemocoeur | 07 décembre 2008

Bah, il n'a pas tort, quant à la pugnacité de la volaille— elle ne se rendra que cuite. Ni sur l'habileté de Sarkozy (la plus grande faute en politique, c'est de mésestimer ses adversaires, ne croyez-vous pas ?) Et la même interview affirme, sur la république et la laïcité, des choses qui ne sont pas fausses, non ? Enfin, si j'attends un homme politique totalement satisfaisant en tous points, je ne voterai jamais que pour moi — et encore, il y a des jours où je ne suis pas d'accord avec moi-même : c'est même pour ça que je ne fais pas de politique — sinon ici.
JPB

Écrit par : brighelli | 07 décembre 2008

Quelques commentaires plus haut (hier ou avant-hier) J.P. Brighelli nous a émus en évoquant son chagrin à la mort de son chien… À titre de remerciement, et en espérant que l'émotion perdure, je vous retranscris une nouvelle célébrant elle aussi la perte d'un être cher… Ce texte se trouve dans le manuscrit que Gaussewitz aurait estimé non éditable parce que télévisuellement non porteur !

LES FÈVES…

Au printemps, pendant quelques semaines, ma mère et moi parta­gions un plaisir infini, celui de pouvoir manger des fèves fraîches. Pas n'importe lesquelles ! Pour qu’elles soient très tendres, sans les désagréments d’une peau trop épaisse, il faut qu’elles soient très jeunes. La cosse ne doit pas faire plus de douze centimètres de long et les petites fèves, d’un vert plus délicat que les grosses, pas plus d’un centimètre et plutôt moins… Un morceau de pain frais, un peu de beurre, une pincée de sel et deux ou trois fèves plaquées sur le beurre, une bouchée : un vrai délice !
En saison, ma mère, en faisant ses courses, s’appliquait à bien choisir chez l’un de ses marchands de légumes ces fameuses petites fèves fraîches qui allaient nous permettre de satisfaire notre gour­mandise. Quand je venais déjeuner chez elle, elle avait parfois pris la peine de les écosser à l’avance. Un grand bol à demi plein était posé sur la table et elle en versait les trois quarts dans mon assiette en me disant que la veille, elle en avait déjà mangé. Quand elle n’avait pas pu le faire, nous les épluchions ensemble. Mais ses mains prestes allaient plus vite que les miennes, alors qu’elle ne se pressait pas pour les goûter… Là encore, elle versait la moitié de sa production dans mon assiette en me disant que la veille… L’âge venant, elle n’a plus pu faire ses courses. Elle sut éduquer son aide ménagère pour ses achats de légumes et, au printemps, en quatre ou cinq occasions, le cérémonial des fèves put être respecté. Avec l’âge et la fatigue, le bol de fèves préparées à l’avance se fit plus rare. Les rhumatismes, les mains ankylosées firent leurs œuvres. C’était moi qui allais désormais plus vite pour les écosser… Il m’est arrivé alors de verser un tiers de ma production dans son assiette ou peut-être même un quart.
Les toutes dernières années, elle n’avait plus la force physique de faire la cuisine. Je ne venais plus déjeuner. Je passais deux ou trois fois par semaine à l’heure de l’apéritif avec quelques amuse-bouches que nous partagions avec deux verres de Porto. Dans les derniers temps, pour elle, c’était plutôt un verre de jus d’orange ou un verre d’eau qui tenait lieu d’apéritif… Cette année pourtant à la mi-avril, j’ai retrouvé deux fois une pleine assiette de fèves fraîches que nous avons dégustées ensemble ; elle les mangea avec beau­coup plus d’appétit que sa nourriture habituelle.
Ce vendredi de Pâques, je passe chez elle vers onze heures. Elle est assise épuisée dans la cuisine. Elle n’a pas eu la force de faire son petit-déjeuner. Elle n’a pris que ses médicaments. Son aide ménagère, Monique, arrive et à trois nous évaluons la situation. Ma mère est contrariée, car l’association qui gère aides-soignantes et aide-ménagères ne l’a pas avertie de certains changements d’horaire :
“Ils nous prennent pour des pions. Ils n’ont aucun respect pour notre âge. Ils ne se rendent pas compte que lorsqu’on attend quelqu’un pour rien, on le vit comme une agression et une bles­sure…”.
Bien qu’elle devienne un peu dure d’oreille, à quatre-vingt-douze ans, elle fonctionne intellectuellement très bien. Si elle souffre moralement de son mauvais état physique, il lui reste assez de force pour dire qu’elle existe et qu’il ne faut pas trop lui marcher sur les pieds.
À cause de sa fatigue, je lui annonce que je doublerai ma pro-chaine visite en passant samedi et dimanche. Dans l’escalier quand je la quitte, je l’entends dire à son aide ménagère :
“Monique, en faisant les courses demain matin, tâchez de trouver des petites fèves fraîches. Mon fils passe en fin de matinée. Il se régalera bien de quelques fèves. ”

Le lendemain, c’est jour de grasse matinée. Vers dix heures, je suis en train de me préparer quand le téléphone sonne. C’est la voix de Monique :
“Monsieur Felts, je viens d’arriver chez votre maman. Je crois qu’elle est morte. ”
J’accuse le coup par deux secondes de silence et ne dis qu’un seul mot :
“J’arrive.”
Quand il n’y a pas d’embouteillage, il me faut vingt à vingt-cinq minutes pour faire le trajet. Ce jour-là, il n’y a pas d’embouteillage, mais je mets trente-cinq minutes pour arriver à destination. Je me presse lentement. Il n’y a plus d’urgence, les jeux sont faits et surtout mes jambes sont trop molles pour pouvoir appuyer sur l’accélérateur. La conductrice dont la voiture est rangée à côté de la mienne, le temps d’un feu rouge, doit me trouver bien impassible. Pourtant à l’intérieur c’est le trop-plein, ça palpite, ça s’entre­choque, et de temps en temps ça se vide quand un sanglot intérieur serre ma gorge silencieusement. Seul signe de mon trouble : une larme perle au coin de l’œil, bien vite essuyée. Des tas de choses du passé défilent dans ma tête. Elles se résument en une phrase :

“ça y est, c’est fini, le cordon ombilical est définitivement coupé”
Monique et une aide soignante sont là pour m’accueillir. Leur air triste et compassé est dans l’ordre des choses. Je sais que la tristesse de Monique est bien réelle… Je me dirige vers la chambre de ma mère. Elle est couchée sur son lit, en tenue de jour. Elle a dû s’allonger hier soir, épuisée, sans avoir la force de se déshabiller… Et j’ose imaginer qu’elle s’est endormie ; que tout s’est passé en douceur, sans qu’elle souffre, sans qu’elle se rende compte de rien.
Ses yeux et sa bouche sont fermés. Elle est dans une position de sommeil un peu agité, son cou en extension, un bras replié sous la tête, le corps penché sur le côté… C'est ainsi que je l’avais vue il y a quelque temps, malade, en train de dormir ; mais il manque la respiration, bruyante et saccadée. Je me rapproche. Je l’embrasse, une fois, sur la joue. Puis je me recule et je me recueille quelques minutes. Ma tête reste vide pendant un moment. C'est alors que je vais être à nouveau assailli par la tristesse et la douleur que le poids des obligations et des contraintes, conséquences d’une telle situa­tion me procure une brève diversion…
En ce samedi de Pâques, je suis seul à Marseille. Ma femme s'en est alleé pour quelques jours à la Croix-Valmer pour aider sa mère ; mon frère cadet est parti hier matin pour les États-Unis ; ma sœur est à Paris, mon frère aîné à Pau ; nos enfants un peu partout. En ce début de week-end prolongé, je me demande bien comment je vais pouvoir opérer la prise en main des démarches concernant le décès et les funérailles.
“Elle aurait quand même pu choisir un autre jour ! ”
Je chasse cette mauvaise pensée. Il y a deux mois, j’étais parti une dizaine de jours au Maroc et je lui avais dit :
“Tu tiens le coup jusqu’à mon retour. ”
Mon frère, hier, avant son départ aux Amériques, a du oublié de lui dire ? C’était une tactique pour qu’elle devienne centenaire. Ces dernières années plusieurs grosses alertes nous avaient fait craindre le pire. Nous lui disions : “Tu tiens le coup jusqu’au mariage de Didier.”, puis, “jusqu’à la naissance de Hugo.” Il y avait toujours un événement familial qui rendait indispensable le fait qu’elle tienne le coup… Il faut croire que cela ne marche pas à tous les coups : la naissance de Camille et le mariage de Boris se feront sans elle.
Il faut donc que je m’active. Pendant plusieurs heures, le télé­phone va être un compagnon de route capricieux : un samedi de Pâques, les gens sont rarement chez eux. Le messager du malheur se heurte le plus souvent au silence des sonneries de téléphone quand ce n’est pas la voix mécanique des répondeurs.
Midi est largement passé, les choses se mettent progressivement en place comme malgré moi. Une entreprise de Pompes Funèbres passera en début d’après-midi ; tout comme le médecin qui doit faire le constat de décès. Quelques proches ont pu être contactés et vont jouer le rôle de relais pour en avertir d’autres. Ma sœur arrive­ra de Paris ce soir par le TGV… De temps en temps, je quitte le téléphone pour jeter un regard dans la chambre : ma mère dort toujours !
Monique, qui était venue travailler deux heures, est encore là. Elle ne partira que dans la soirée. Elle s’affaire ; elle met de l’ordre ; elle me propose de choisir les vêtements du dernier voyage. Ceux que le thanatopracteur va utiliser tout à l’heure pour que sur son lit puis dans son cercueil, ma mère présente bien et fasse une dernière fois bonne figure.

Monique traîne aussi dans la cuisine et vers treize heures elle installe un couvert sur la table du séjour. Elle me dit qu’il faut que je mange si je veux tenir toute la journée. Elle amène, l’air modeste, comme si cela allait de soi, du pain frais, une plaquette de beurre, un flacon de sel et un bol plein de petites fèves fraîches épluchées.
La dernière phrase que j’ai entendu prononcer par ma mère, c’était tout juste hier :
“… Mon fils passera demain en fin de matinée. Il se régalera bien de quelques fèves.”
Monique a respecté la dernière volonté de ma mère. Je vais donc la respecter aussi en vidant le bol. Dans la pièce à côté, sa présence -absence ne permet plus le partage… Ce sont les meilleures fèves que j’aie jamais mangées, car ce ne sont plus des fèves que j’avale, c’est l’amour d’une mère qui m’absorbe. Ce sont peut-être les dernières, car à partir d’aujourd’hui, elle ne sera plus là pour dire que demain, je me régalerai…

Écrit par : Roger Felts | 07 décembre 2008

À propos de faire partie d’un mouvement politique, rappelons-nous de ce que disait Groucho Marx :

« J’ai envoyé un télégramme au club : acceptez ma démission, SVP. Je ne veux pas faire partie d’un club qui m’accepterait comme membre. »

Écrit par : Pierre LaRiba | 07 décembre 2008

Avez-vous des terminales ? Savez-vous combien les élèves d'aujourd'hui sont perdus et sans repère même arrivés en Terminale.

Ecrit par : candide | 05 décembre 2008

Pour avoir suivi de près (comme parent) deux classes de term, et avoir constaté que presque aucun élève n'a été "perdu", que presque tous ont trouvé chaussure à leur pied, même si quelques uns se réorientent en cours de route, et ce grâce aux profs, à l'équipe dirigeant le lycée, aux parents bénévoles palliant au manque de conseiller d'orientation, je pense que si tant d'élèves sont "désorientés" chez vous, il faut y voir une faute collective de l'établissement dans lequel vous exercez vos talents, et non un défaut structurel.
Je fais court, puisque je sais qu'il n'y aura pas de débat à ce sujet.

Écrit par : yann | 07 décembre 2008

J'adore les Marx Brother's"!
Cela rejoint, (ou, plus exactement, est complété par) ce que disait Tachan, il y a presque quatre décennies maintenant:
"dans mon parti, y'a qu'moi, et c'est déjà l'merdier".

Écrit par : Christophe Sibille | 07 décembre 2008

Magnifique texte, Roger ! Je l'avais lu sur votre Blog et il m'émeut toujours autant ! Aussi beau que du Cohen, cet hommage du fils à la mère, à toutes ces mères qui jusqu'au bout savent donner de l'amour.

Si cet éditeur y a été insensible, nul doute que d'autres sauront l'apprécier !

Écrit par : Scarlett Martinez | 07 décembre 2008

Si ce n'est pas une plaisanterie de Dobolino ; si c'est vrai, alors bravo ! De tout coeur.
Guy Morel

Ecrit par : guy morel | 07 décembre 2008

Pour les avoir eues ou pour les avoir refusées ?

Écrit par : Robin | 07 décembre 2008

Bien vu Victor ! Il y a des limites à la candeur...

Ecrit par : Manu | 06 décembre 2008


Candeur, toujours adorable. On en est rempli ou on n’en a pas du tout.

Ecrit par : candide | 07 décembre 2008

De l'art de s'auto-attribuer des mérites imaginaires. Ça me rappelle le générique d'un manga particulièrement niais dans les années 80 qui commençait comme ça :

"Au pays de Candy, il y a des méchants et des gentils..."

Allez les choeur ! (Gogol 1er)

Écrit par : Manu | 07 décembre 2008

Groucho Marx :

La politique, c’est l’art de chercher les problèmes, de les trouver, de les sous-évaluer et ensuite d’appliquer de manière inadéquate les mauvais remèdes.

L’ennui, c’est que nous négligeons le football au profit de l’éducation.

Écrit par : Pierre LaRiba | 07 décembre 2008

Allez voir d'autres éditeurs, Roger Felts, et merci pour votre texte.

Écrit par : Sanseverina | 07 décembre 2008

Dommage, s'il y en a une qui les méritait, c'était bien elle, pourtant...

Ecrit par : Manu | 06 décembre 2008

Elle doit penser qu'on la donne à trop d'abrutis et que cette décoration est limite une insulte pour quelqu'un qui est droit dans ses bottes ?

Ecrit par : dobolino | 06 décembre 2008

Oui, on peut le voir comme ça. On peut aussi en l'acceptant le voir comme le fait de ne pas laisser exclusivement le terrain à ces mêmes "abrutis" (de la même manière qu'il est dangereux de laisser l'amour de la France exclusivement à Le Pen , par exemple). C'est à Catmano d'en décider, bien sûr. Il n' y a pas ici forcément de "bonne solution".

La médaille -virtuelle- de Catmano c'est aussi l'estime que nous avons pour elle et pour son travail sur ce forum,sans parler du plus important : la gratitude de ses élèves.

Écrit par : Manu | 07 décembre 2008

sans parler du plus important : la gratitude de ses élèves.

Ecrit par : Manu | 07 décembre 2008

Vous verriez les yeux torves que me jette parfois T, élève de CE1 ! On ne peut vraiment pas parler de gratitude...
Il y en aura peut-être une, un jour, mais ce sera à titre posthume.

Eh Dob ! Attention, je n'ai rien contre les personnes qui les acceptent, ces fameuses palmes. Que cela soit bien clair, je ne tiens pas à vexer qui que ce soit. Chacun son truc, c'est tout.

Écrit par : catmano | 07 décembre 2008

Et merci à Roger Felts pour ce texte magnifique. Je vois qu'il n'y a pas que moi dont l'éditeur est "au fond du tiroir". Il m'est arrivé aussi d'"éditer" sur le blog pour les "happy (or unhappy) few". Mais votre texte à vous fait effectivement penser aux blus belles pages du "Livre de ma mère" d'Albert Cohen et mériterait de rencontrer l'intérêt d'un éditeur non virtuel.

Écrit par : Robin | 07 décembre 2008

Je savais que Roger était capable de susciter en moi des rires amers. Maintenant je découvre qu'il sait aussi provoquer des larmes sereines.
Merci Felts pour avoir partagé ce texte avec nous.

Écrit par : lisa | 07 décembre 2008

Le problème de Catmano, c'est sa timidité de petite violette et son refus de jouer à la dame. Pour recevoir les Palmes Académiques, y'a une petite cérémonie avec huiles ad hoc et on ne peut pas s'y présenter avec un jean et un vieux sweat décoloré. En plus, après, on ne peut décemment refuser la coupe de mousseux mi-doux de la marque Le Tiède ou de Clairette de Die achetés au hard-dicount avec les bretzels sous cellophane et réclamer du coca.
moi, j'aimerais qu'on me propose pour le Poireau et je me prendrais une bonne pinte de rire mais y'a aucune chance, je fais tout ce qu'il faut pour ... J'ai trop du lire les Possédés. J'ai un profil coktail Molotov.
Quant à mon homme, il est tellement chiant qui ne le lui décernerons pas non plus. C'est dommage ! Je le vois bien en train de citer du René Char et du Giono mélangés dans son petit discours, au grand dam des huilettes locales qui ne sauront à quel saint se vouer dans cette salade.

Écrit par : dobolino | 07 décembre 2008

Je fais court, puisque je sais qu'il n'y aura pas de débat à ce sujet.
Ecrit par : yann
Mon intervention venait d'une affirmation de « dugong » : «  Je confirme en tout cas qu'il y a bien longtemps qu'aucun de mes élèves de terminale S ne déclare plus vouloir devenir enseignant. » ce qui n'est pas le cas dans mon lycée. Jérémy est intervenu ensuite pour énoncer : « Si vos terminales n'ont absolument aucune idée de ce qu'ils feront plus tard, c'est très grave ! »

Ce que je voulais dire ici, c'est que face aux inquiétudes de nos lycéens, les réponses tranchantes et pleines de certitudes de certains sur ce blog me laissaient perplexe. Dans notre lycée, grâce à une équipe dévouée de professeurs qui ne comptent pas leur temps, aidée par une équipe dirigeante compréhensive (ça existe !), malgré l'absence de parents bénévoles (quelle chance vous avez ! ) et en dépit de conseillers d'orientation incompétents, nous arrivons à structurer nos élèves (enfin je l'espère) qui, sans cela, et je persiste, sont souvent désorientés, afin qu'ils trouvent leur voie. Nous avons d'ailleurs réussi à garder contact avec un bon nombre de nos anciens élèves qui n'hésitent pas chaque année à revenir dans notre lycée pour faire part de leurs expériences à ceux qui cherchent encore leur voie.

Mais moi aussi je ne vais pas trop m'étendre sur ce sujet car il ne fera sans doute pas débat ici.

(Je persiste néanmoins à penser qu'un défaut structurel demeure : je ne voudrais pas être élève aujourd'hui)

Écrit par : candide | 07 décembre 2008

Pour s'habiller décemment pour recevoir les Palmes Académiques, Catmano, c'est moins chir que Léo et Léa: tu vas au Stoc-Choc de Niort et tu achètes à vil prix des fringues estampillées CAMIF. Pour t'aider dans ton choix, demande à notre ami MàC, c'est un expert et je doute qu'il refuse de t'aider à choisir la vêture ad hoc pour cette belle occasion.

Écrit par : dobolino | 07 décembre 2008

« notre professeur d'anatomie, pied-noir d'origine, nous [a] abreuvés... »
dobolino | 06 décembre 2008

Ah ! Vous avouez enfin que ces histoires de verres d'eau que les pieds-noirs auraient refusés à nos soldats sont pures menteries !

Ecrit par : Starlett Ramirez | 07 décembre 2008

Ça relevait plutôt du supplice de l'entonnoir dont je ne sais s'il fut utilisé par le FLN ou l'OAS...

Écrit par : dobolino | 07 décembre 2008

De l'art de s'auto-attribuer des mérites imaginaires. Ça me rappelle le générique d'un manga particulièrement niais dans les années 80 qui commençait comme ça :

"Au pays de Candy, il y a des méchants et des gentils..."

Allez les choeur ! (Gogol 1er)

Ecrit par : Manu | 07 décembre 2008

' Faut pas toucher à mes classiques Manu! Je suis en crise là!
Car moi, j'aimais bien Candy! Surtout le délire à la St-Paul school, avec les élèves en uniforme,la grande bibliothèque, le port de Londre... Non, non : c'était bien Candy! il était bien doublé en plus : J'ai appris à parler l'italien avec ce dessin animé (chez moi on ne parlait que le vénitien)
Mon fils apprend l'espagnol, lui aussi avec...Candy! (sur you tube il y a tous les épisodes ;o)...

Lisa

Écrit par : caduta di stile | 07 décembre 2008

Ecrit par : dobolino | 07 décembre 2008

T'as tort, Hector... Le mousseux, les bretzels et le jean usagé, je n'y ai pensé qu'après avoir raccroché le téléphone - au fait, on dit toujours raccrocher, maintenant qu'on appuie sur un bouton et qu'on ne raccroche plus rien ?
La première chose à laquelle j'ai pensé, c'est ça :
http://clipdujour.blogspot.com/2008/03/georges-brassens-les-trompettes-de-la.html
Par ailleurs, je tiens à signaler que je n'ai pas de sweat-shirts.

Écrit par : catmano | 07 décembre 2008

« C’est très bien de" les" refuser ; mais encore faudrait-il ne pas "les" avoir méritées ».

Écrit par : kikadi... à peu près | 07 décembre 2008

Felts, votre texte est poignant. En outre, il confirme ce que je disais hier. La mort d'un père ou d'une mère, d'un grand-père ou d'une grand-mère nous mobilise tant en matière de formalités et paperasseries qu'on n'a pas le temps de pleurer. Des fois, en plus, ça se prolonge avec le déménagement de l'appartement loué, la vente à des inconnus profanateurs de la maison dont votre enfance vous a pétri, les lingots au coffre à la banque, le compte à numéro, en Suisse ou au Luxembourg, et autres joyeusetés qui vous plongent dans une stupéfaction qui se dénouera sur la mort toute simple d'un animal, par intraveineuse ou intracardiaque du produit ad hoc, parfois cinq ans plus tard, sur la table de consultation de votre véto qui, sans en avoir l'air et sans y être formé autrement que par l'expérience, va se prendre toute la charge de votre douleur en pleine poire. Et vous aurez beau lui dire "Excusez-moi, c'est stupide de pleurer ainsi sur un animal ", il faudra bien que le véto se cuirasse et s'endurcisse.

Écrit par : dobolino | 07 décembre 2008

Vous verriez les yeux torves que me jette parfois T, élève de CE1 ! On ne peut vraiment pas parler de gratitude...


Ecrit par : catmano | 07 décembre 2008

Cela viendra. Et pas à titre posthume : elle reviendra peut-être vous voir dans 10 ou 20 ans en vous disant : "si je ne vous avais pas eu, je ne serais pas ce que je suis aujourd'hui". Variante chez certains de mes anciens élèves, devenus adultes : "avec vous, on a appris des tas de trucs !" (désolé pour l'absence de modestie, je ne le referai plus ). C'est dans ces moments là qu'on se dit qu'on est peut-être dans le vrai.

Écrit par : Manu | 07 décembre 2008

Dans notre lycée, grâce à une équipe dévouée de professeurs qui ne comptent pas leur temps, aidée par une équipe dirigeante compréhensive (ça existe !)

Nous avons d'ailleurs réussi à garder contact avec un bon nombre de nos anciens élèves qui n'hésitent pas chaque année à revenir dans notre lycée pour faire part de leurs expériences à ceux qui cherchent encore leur voie.

Ecrit par : candide | 07 décembre 2008

Oui... et vous n'en n'avez pas le monopole, contrairement à ce que vous semblez croire.

Écrit par : Manu | 07 décembre 2008

Mais moi aussi je ne vais pas trop m'étendre sur ce sujet car il ne fera sans doute pas débat ici.

Ecrit par : candide | 07 décembre 2008

Ça, vous n'en savez rien.

Écrit par : Manu | 07 décembre 2008

Par ailleurs, je tiens à signaler que je n'ai pas de sweat-shirts.

Ecrit par : catmano | 07 décembre 2008

Ça n'a pas toujours été le cas !
Disons alors "un grand pull XXXL qui pendigouille" ?

Écrit par : dobolino | 07 décembre 2008

(Je persiste néanmoins à penser qu'un défaut structurel demeure : je ne voudrais pas être élève aujourd'hui).

Ecrit par : candide | 07 décembre 2008

Là, on est entièrement d'accord. JPB et la plupart des intervenants sur ce blog ne disent pas autre chose ! J'en reviens à ma première "impression" (vraie ou fausse) : vous avez lu mais pas vraiment compris "La fabrique du Crétin".

Notez que je ne vous demande pas d'être d'accord a priori, mais bien de reconnaître les thèses qui sont les nôtres sans les déformer a posteriori.

Écrit par : Manu | 07 décembre 2008

Je sais bien, Manu. Ils reviennent tous et dès qu'ils sont en 6°.
On les revoit ensuite à la fête de l'école, vers 14-15 ans, prêts à tenir un stand tout l'après-midi pour qu'ensuite, le soir, on leur permette de sortir l'album photo de l'école où sont collectés tous leurs souvenirs.
Ils pensent aussi à nous lorsqu'ils ont un stage à faire dans le "milieu de l'enfance" et, une fois dans ma classe, retrouvent tout de suite leurs marques pour bosser en collaboration avec "la maîtresse".
Quelques-uns, chargés de famille maintenant, rêvent tout haut de pouvoir inscrire leur bébé encore dans leur landau dans LEUR école et cherchent à savoir si je ne serai pas encore à la retraite pour le CP du petit.
Ça n'empêche que ce brave T. me jette des regards torves et essaie par tous les moyens d'échapper à mes leçons et mes exercices de maths et de français.

Écrit par : catmano | 07 décembre 2008

Oui... et vous n'en n'avez pas le monopole, contrairement à ce que vous semblez croire.

Ecrit par : Manu

Où avez vous vu que je cherchais à en avoir le monopole ? J'essaie simplement de donner un exemple, parmi sans doute beaucoup d'autres, de ce qui peut se faire pour peu que l'on ait envie de faire avancer les choses.

Écrit par : candide | 07 décembre 2008

Vous verriez les yeux torves que me jette parfois T, élève de CE1 ! On ne peut vraiment pas parler de gratitude...


Ecrit par : catmano | 07 décembre 2008

Cela viendra. Et pas à titre posthume : elle reviendra peut-être vous voir dans 10 ou 20 ans en vous disant : "si je ne vous avais pas eu, je ne serais pas ce que je suis aujourd'hui". Variante chez certains de mes anciens élèves, devenus adultes : "avec vous, on a appris des tas de trucs !" (désolé pour l'absence de modestie, je ne le referai plus ). C'est dans ces moments là qu'on se dit qu'on est peut-être dans le vrai.

Ecrit par : Manu | 07 décembre 2008
Pour mon professeur de latin de Terminale, agréé de Lettres Classiques, catholique intégriste monarchiste légitimiste, je n'ai pas attendu dix ou vingt ans ! J'ai attendu que le conseil de classe du troisième trimestre soit passé et mon livret de Bac complété pour aller le remercier de m'avoir ouvert la porte sur d'autres horizons philosophiques que ceux du SNES et du SGEN. J'avais alors seize ans et était une infecte petite "anarchiste" (mon développement mental s'est, peu ou prou, arrêté là ).

Écrit par : dobolino | 07 décembre 2008

Il a été dit plus haut que les agrégés ont voté pour ceux qui les nient ;on peut l'écrire pour beaucoup de profs de lycée.Qu'on le veuille ou non les deux syndicats qui s'opposent radicalement à la réforme du lycée'(SNALC et FO)sont minoritaires ;a peu prés 16% à eux deux .Les syndicats d'opposition molle et indécise et les pédagos sont majoritaires.Soit les profs ne savent pas lire (j'en ai vu dans mon lycée qui découvrait à la hate les affiches publicitaires des syndicats le jour mème du vote),soit ils sont dans l'éduco-masochisme ou le tout ensemble.Comme chantait Léo FERRE:"ils ont voté ...."Il est clair désormais que la réforme passera en totalité ;il n' y aura pas de combat faute de combattants.

Écrit par : defer | 07 décembre 2008

J'essaie simplement de donner un exemple, parmi sans doute beaucoup d'autres, de ce qui peut se faire pour peu que l'on ait envie de faire avancer les choses.

Ecrit par : candide | 07 décembre 2008

J'affirme donc ici que c'est notre cas également, et que nous ne sommes pas que des "ronchons" (juste un peu râleurs parfois, donc bien français, même et surtout pour les plus corses d'entres nous).

Écrit par : Manu | 07 décembre 2008

Mais moi aussi je ne vais pas trop m'étendre sur ce sujet car il ne fera sans doute pas débat ici.

Ecrit par : candide | 07 décembre 2008

Ça, vous n'en savez rien.

Ecrit par : Manu | 07 décembre 2008

En plus, c'est un excellent sujet dont il faut absolument débattre ici. Quel rôle peuvent jouer les professeurs dans l'orientation des élèves, étant entendu que les conseillers d'orientation, outre qu'ils prennent des allures de peau de chagrin, sont totalement incompétents ?
N'y a-t-il pas, par ailleurs, danger à trop impliquer les professeurs qui ont, souvent, du monde du travail, une vision très réductrice et réduite ?
Exemple: ma fille vient d'effectuer son stage en Entreprise, classe de troisième. Inspirée des méthodes des écoles Steiner, j'ai voulu qu'elle l'accomplisse en exploitation agricole car il me paraît que c'est un choix très efficient pour un ado de quatorze ans.
Comme c'était très loin du collège où elle effectue sa scolarité, aucun professeur, on le conçoit, n'est venu observer l'élève et interroger le maître de stage. Son professeur d'anglais ( !!!!!! .... ???????????? quel rapport avec l'élevage bovin ?? ) a néanmoins tenté d'appeler le maître de stage, aux heures ouvrables, justement celles où les agriculteurs sont dans les champs et a laissé un gentil message sur le répondeur de l'exploitation où ell énonçait que la petite Alice ne pouvait que donner entière satisfaction vu son sérieux.
Quel rapport peut-il donc bien y avoir entre le sérieux qu'on peut mettre à apprendre ses verbes irréguliers et l'aptitude à piger où se plantent les piquets d'un parc électrifié mobile pour utiliser au mieux un pâturage ?

Pas assez de stages !
S'inspirer absolument des écoles Steiner Waldorf

Écrit par : dobolino | 07 décembre 2008

N'y a-t-il pas, par ailleurs, danger à trop impliquer les professeurs qui ont, souvent, du monde du travail, une vision très réductrice et réduite

Ecrit par : dobolino | 07 décembre 2008
Rassurez-vous et ne le prenez surtout pas en mauvaise part !
Il n'y a pas un professionnel qui n'est du monde du travail une vision réduite et réductrice !
Chacun voit midi à sa porte, qu'il soit banquier, agriculteur ou fonctionnaire.
C'était certainement plus facile deux cents ans auparavant.

Écrit par : dobolino | 07 décembre 2008

Candeur, toujours adorable. On en est rempli ou on n’en a pas du tout.

Ecrit par : candide

Exact. Au passage, merci pour la démonstration d'hypocrisie.

Écrit par : moot | 07 décembre 2008

Il est clair désormais que la réforme passera en totalité ;il n' y aura pas de combat faute de combattants.

Ecrit par : defer | 07 décembre 2008

L'existence même de ce blog est la preuve que combattants, il y a. Ne parlons même pas des 125 000 exemplaires vendus du bouquin de Marc le Bris et il faudra demander à JPB à combien d'exemplaires s'est vendu "La fabrique du Crétin".

Nous ne sommes pas assez nombreux, soites. Mais verser dans le défaitisme (voire le nihilisme de certaines salles des profs) n'arrange rien et il n' y a jamais plus sûre défaite que lorsqu'on n' a pas livré bataille.

Je me souviens des propos de Bernard Kuntz, président du Snalc, lors d'une réunion, disant quelque chose comme "Le mur de Berlin s'est écroulé, un jour, lui aussi".

Raison de plus pour ne pas attendre qu'il s'écroule tout seul : après tout, on est bien sorti de l'âge de pierre pour arriver un jour au siècle des lumières.

Dans mon académie, nous sommes partis d'assez bas, mais quand même : +20% pour le Snalc chez les certifiés et + 40 % chez les agrégés.

Paris vaut bien une messe, paraît-il. L'École de la République vaut bien que nous ne nous rendions pas sans combattre.

Écrit par : Manu (qui chante la Marseillaise debout sur son bureau) | 07 décembre 2008

Il n'y a pas un professionnel qui n'est du monde du travail une vision réduite et réductrice !


Ecrit par : dobolino | 07 décembre 2008

Qui n'ait !!!!
Excusez-moi !
Ceci dit, ça reste très difficile, qu'on s'oriente en fin de Cinquième, en fin de Troisième, en Terminale ou après la Licence.
Il y a à présent une telle multiplicité de métiers divers et variés, mobiles et changeants, qualifiés, sur-qualifiés ou disqualifiés, qu'on comprend que nos étudiants se perdent dans cette jungle et que certains choisissent la voie des "petits boulots" successifs, pour gagner leur croûte, tout en cultivant par ailleurs leur jardin secret.

Écrit par : dobolino | 07 décembre 2008

Raison de plus pour ne pas attendre qu'il s'écroule tout seul : après tout, on est bien sorti de l'âge de pierre pour arriver un jour au siècle des lumières.


Ecrit par : Manu (qui chante la Marseillaise debout sur son bureau) | 07 décembre 2008

Faudrait voir à espérer que ça prenne un tantinet moins de temps, non ?

Écrit par : dobolino | 07 décembre 2008

@ Dobo :

Ah, l'impatience de la jeunesse... mais vous avez raison, ça ne va pas assez vite.

Alors au taf !

Écrit par : Manu (qui chante la Marseillaise debout sur son bureau) | 07 décembre 2008

Corporatisme: défense exclusive des intérêts professionnels d'une catégorie déterminée de travailleurs.

Ce terme ne peut donc s'appliquer à la Société des agrégés, qui, en défendant certes les intérêts de tous ceux qui ont passé un concours difficle qui est ouvert à TOUS les citoyens, défend aussi l'école de la République et par là les intérêts de tous les professeurs de France attachés à la transmission des connaissances contre l'hydre pédagogiste. Je rappelle que le combat mené en 1998 contre les délires réformateurs du sinistre Meirieu ont valu à la Présidente de la Société des agrégés les attaques personnelles les plus graves et les plus basses du non moins sinistre Allègre. Alors parler de "corporatisme" à propos de la Société des agrégés, c'est vraiment se repaître de préjugés.
Rien de tel, pour se faire une idée exacte du combat républicain mené par la Société des agrégés et de la force de ses positions (Xavier Darcos, qui en était membre jusqu'en 2007, n'a pas renouvelé son adhésion) que d'aller voir sur www.societedesagreges.net.

Ecrit par : Jean | 07 décembre 2008

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Merci, Jean ! Je ne savais comment m'y prendre pour refuter l'accusation de "corporatisme" dont la Société des agrégés était l'objet de la part de notre collègue.
Je suis naturellement au courant de l'attaque d'Allègre contre la présidente qui a précédé l'actuel président de la Société.
Allègre n'a jamais été capable de réussir l'agrégation s'il s'y est présenté, et même s'il ne s'y est pas présenté. Comme Meirieu. Ils ne peuvent pas pardonner cela, même à la Société des agrégés qui n'y est pourtant pour rien...

Écrit par : Francis Penin | 07 décembre 2008

Allègre n'a jamais été capable de réussir l'agrégation s'il s'y est présenté, et même s'il ne s'y est pas présenté. Comme Meirieu. Ils ne peuvent pas pardonner cela, même à la Société des agrégés qui n'y est pourtant pour rien...

Ecrit par : Francis Penin | 07 décembre 2008

D'après ce que je crois savoir, Allègre s'est effectivement présenté à l'agrégation. Quelqu'un a des infos là dessus ?

Il a aussi tenté l'ENS, s'y est magistralement rétamé et a essayé par la suite lorsqu'il est devenu ministre de la foutre en l'air (vengeance, qaund tu nous tiens...). Sans succès, heureusement.

Écrit par : Manu (qui chante la Marseillaise debout sur son bureau) | 07 décembre 2008

Il a aussi tenté l'ENS, s'y est magistralement rétamé et a essayé par la suite lorsqu'il est devenu ministre de la foutre en l'air (vengeance, qaund tu nous tiens...). Sans succès, heureusement.

Des rumeurs ont même couru sur une tentative de fraude. Je n'en sais pas plus, mais si quelqu'un a des tuyaux!

Écrit par : retraitée | 07 décembre 2008

"Il a été dit plus haut que les agrégés ont voté pour ceux qui les nient ;on peut l'écrire pour beaucoup de profs de lycée.Qu'on le veuille ou non les deux syndicats qui s'opposent radicalement à la réforme du lycée'(SNALC et FO)sont minoritaires ;a peu prés 16% à eux deux .Les syndicats d'opposition molle et indécise et les pédagos sont majoritaires.Soit les profs ne savent pas lire (j'en ai vu dans mon lycée qui découvrait à la hate les affiches publicitaires des syndicats le jour mème du vote),soit ils sont dans l'éduco-masochisme ou le tout ensemble."
Ecrit par : Defer

C'est que les professeurs sont mal informés !

Ils ne sont mis au courant par personne ! Personne n'a le moyen de les joindre tous, sauf le ministère !

Pour les informer (ce que chacun ici aurait dû faire depuis longtemps), il faut aller sur
http://neoprofs.forumactif.net, s'inscrire, et parler avec 1039 autres inscrits.

Catmano le fait, elle, pour les P.E. - pourquoi personne ici ne s'en charge pour les professeurs du secondaire ? Pourquoi la SdA par exemple ne se fait-elle pas connaître sur neoprofs ? Elle attend que le Snes lui fasse de la pub dans les établissements du secondaire ?

Écrit par : J.-J. | 07 décembre 2008

Tout comme il dit !
JPB

Écrit par : brighelli | 07 décembre 2008

Gloria in exelsis deo !
Il est 16H30 et pas un seul accident de chasse pour l'instant !
Ou alors, je suis tellement nulle qu'ils ne veulent plus venir chez moi ?

Écrit par : dobolino | 07 décembre 2008

D'après ce que je crois savoir, Allègre s'est effectivement présenté à l'agrégation. Quelqu'un a des infos là dessus ?

Il a aussi tenté l'ENS, s'y est magistralement rétamé et a essayé par la suite lorsqu'il est devenu ministre de la foutre en l'air (vengeance, qaund tu nous tiens...). Sans succès, heureusement.

Ecrit par : Manu (qui chante la Marseillaise debout sur son bureau) | 07 décembre 2008

C'est également ce type d'analyse que j'ai toujours entendue.
Allègre est un vieux frustré vexé qui veut démolir ce qu'il n'a pas réussi à vaincre.

Écrit par : dobolino | 07 décembre 2008

Ceci dit, je vais à Sault acheter nougats et macarons pour les fêtes.

Écrit par : dobolino | 07 décembre 2008

http://www.nougat-boyer.fr/

Écrit par : dobolino | 07 décembre 2008

Un article sur la suppression des Rased :

http://libelyon.blogs.liberation.fr/info/2008/12/disparition-des.html

Une petite citation trouvée, ensuite, qui pourrait bien s'appliquer à la menace qui pèse sur l'Histoire-géographie au lycée et dans le supérieur :
" Je trouve sur tout utile et de bonne grace de n'ignorer pas les choses principales qui se sont passées chez nous et chez nos voisins de nostre temps, et s'il se peut, de sçavoir encore l'origine et la suitte de tant de Royaumes, d'Estats et de Gouvernements differents, qui se sont eslevez sur les ruynes d'un seul Empire ».

Nicolas Faret, L'Honnête homme ou l'art de plaire à la cour (1630).

Écrit par : Fabien | 07 décembre 2008

Pourquoi la SdA par exemple ne se fait-elle pas connaître sur neoprofs ? Elle attend que le Snes lui fasse de la pub dans les établissements du secondaire ?

Ecrit par : J.-J. | 07 décembre 2008

Allez, J.-J., on va essayer!

Écrit par : Jean | 07 décembre 2008

P.S. On va essayer, disais-je, mais on peut s'y mettre à plusieurs, ajouté-je!

Écrit par : Jean | 07 décembre 2008

Réaction tardive mais sincère : vous avez posté un très beau texte, Roger Felts, et d'une écriture très maîtrisée.

Écrit par : Sylvie Huguet | 07 décembre 2008

Après les compliments (bien mérités) qu'a reçu mon texte “Les Fèves”, je m'attendais à ce que Christophe Sibille intervienne, pas pour corriger les fautes d'orthographe - il n'y en a pas - mais pour me dire qu'il avait été ému… RIEN ! ! ! Cette incapacité à accéder à l'émotion, me fait penser qu'il participe à une autre catégorie, celle des inamovibles…
Pourtant, j'ai noté que après deux provocations, c'est-à-dire deux insultes venant de moi, il n'a pas répondu, contrairement à son habitude. J'en déduis qu'il s'améliore : du statut d'andouille, il passe à la qualification d'andouillette… ou (avec l'aimable autorisation de Dobolino) de crépine, il devient crépinette… farcie évidemment d'un je ne sais quoi de rien, mélangé à un chouïa de pas grand chose…

Écrit par : Roger Felts | 07 décembre 2008

Encore un autre fat (d'aise) : notre philosophe de salon à lunettes, j'ai nommé Luc Ferry.
Je l'entendais il y a peu pérorer un matin : il faudrait exiger du ministère qu'il n'y ait pas plus de quinze élèves dans les classes de CP. Certes, ce serait préférable dans les ZEP (ma fille en a 23, avec plusieurs niveaux, Catmano ne dira pas le contraire), mais cela ne résoudrait pas tout, tant que seules les méthodes globales sont utilisées en maternelle, et 95 % en CP et classes suivantes.

Des classes ont d'ailleurs été dédoublées, et il n'y a pas eu d'amélioration significative sur le nombre d'enfants en difficulté d'apprentissage de la lecture.

Depuis son ministère, rien n'a changé. Son livret pour les maîtres du CP, d'octobre 2003, cosigné par Darcos et la ministre de la recherche de l'époque, Aigneré, si mes souvenirs sont exacts, est la plus épouvantable "couillonnerie" (Voltaire) que j'aie lue dans le genre pédago constructiviste. (Avec comme sous-titre pompeux : combat contre l'illettrisme !!! C'était plutôt : comment on crée l'illettrisme.)

Il vient de pondre un pavé sur la mythologie (ce qui motivait son interview ), vous en saurez tout autant en dégustant la salade mythologique.


Salade mythologique

* Chant premier

Pénélope enée d'oreste héra sis

Que je vous archonte ulysse troie.

Nous phéniciens de déjanire,

Il n'était pas tartare,

Encore était titan que cela phénix !

Je m'étais borée d'homère encelade,

Et peu s'en phallus que je n'eurotas

Tant je sentais l'éros

Se rebellérophon de mon estomac.

Somme toute, j'étais achéron...


* Chant second

J'étais vénus à Pâris pour faire la fête.

Fallait voir comme j'ai thémis !

J'avais ma casquette à hellespont,

Un nœud gordien, un colchique,

Et je tenais mon styx à pomone d'hécate

J'avais pluton l'air d'un aristote

Que d'un pelée !


* Chant troisième

J'allais rendre visite amathonte

Je frappe à sa cambyse... Pan !... Pan !...

Atrée ! dit-elle.

J'atrée... Égérie car j'arrivais fort atropos.

Elle était anchise persée en train d'uranie.

Elle se leva et gynécée comment elle cypris,

Mais après un paphos sur dédale numide,

Alphée le grand icare et je lui ai vulcain.

Il n'est pas aphrodite,

Il est pollux et apollon

Et je crois même qu'elle circé poils,

Afin qu'ils narcisse.

Ce n'est pas vraiment la toison d'or !


* Chant quatrième


La voyant cybèle, je tombe à ses junon

Je commence par des pattes d'arachnée

Puis j'illyssus lycaon

Hélène énée qu'elle a vénus

Car j'avais mis ses jupiter.


* Chant cinquième


Alors je tityre mon dardannus

Qui satyre d'une bellone sans qu'on léda.

Dès qu'elle le voit elle s'écrie :

" Qu'il érèbe ! Phédon !"

On se met thalie, je l'euterpe à bras-le-corps

Et d'un seul coup je la chloé.

Je pousse, il faut cassandre ou calchas.

Télémaque ! L' atrée oreste, n'était pas thésée.

Bien que tout le monde hymette.

Médée qu'elle laocon,

Voilà castor et qu'elle en radamanthe !


* chant sixième


Elle crie : " Odyssée bon !... Iliade quoi mourir ! "

Ca prométhée !... J'en tircis !... C'est baucis !

Mais, je ne puis alexis

Car cela n'arrange pallas antée.

Que cérès si j'avais proserpine !

Ménélas je n'en neptune !

Alors, on nessus pas ? demandai-je.

Quand céphée, elle soupire :

" Qu'est-ce que ça minerve !... Fais moi donc minos."

" Hébé, que je fais, ç'atlas pas"

" Au contraire... surtout si tu me caresses ausi les thétis. "

Après elle saturne vivement

Et je l'hercule par troie fois sans qu'elle m'en priape.

* Chant septième

Au plus fort de l'ixion, voilà qu'elle fait un pégase;

Elle vesta si vous aimez mieux.

Ce doux zéphyr bien qu'éphémère,

N'était pas parfumé osiris !

Cela sentait pluton le chloris dryade d'ammon eaque,

Elle amphion. Elle fit zeus. Elle amphitrite !

Faudrait bien ganymède un python

Dans la ligne mais diane d'éphèse

Pour forcer l'uranus à cythère !

Mais tout a une fin :

Je retire mon eupolis car je crains que son péluse.

Elle supplie : " Oreste encore... Est-ce que je thessalie ? "

" Bah ! que je lydie, ce n'est qu'un peu de mède ! "


* Chant huitième

Hécate jour après mon nestor...

Je me mets à psyché des lames de rasoir.

Hellas ! Que m'avait-elle danaé là !

Que phaéton en pareil cas ?

On centaure lapithe de harpie,

On se fait des ajax io, mais ce n'est pas des sisyphe

Cela ne sert presque ariane.

Et je daphné chaque jour plus malade.

Après simoïs ou un andromède au mercure

Le mal avait empyrée

Fallait-il qu'on me la cupidon ?

Agamemnon ! J'aimerais mieux qu'on me la pinde

L'armide épire que le mal !

Passant, silène te démange,

Némésis ithaque de corynthe calchas

Ou callipyge la éole !


Tiré du jouissif bouquin de Claude Gagnière "Au Bonheur Des Mots " éditions Robert Laffont.

PS : Merci à Magister pour sa mise au point.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 07 décembre 2008

Roger !
JPB

Écrit par : brighelli | 07 décembre 2008

Après les compliments (bien mérités) qu'a reçu mon texte “Les Fèves”, je m'attendais à ce que Christophe Sibille intervienne, pas pour corriger les fautes d'orthographe - il n'y en a pas - mais pour me dire qu'il avait été ému… RIEN ! ! !

Ecrit par : Roger Felts | 07 décembre 2008
Si vous étiez un peu plus attentif, vous auriez noté qu'il n'est pas intervenu depuis la parution de votre texte et qu'il a peut-être autre chose à faire le dimanche qu'attendre, comme moi, que les chasseurs appellent pour un chien estrassé.
Quant à vous féliciter, il faudrait qu'il soit aussi pervers envers lui-même que je le suis.
Le plus grave, concernant Christophe, c'est qu'il ignore ce qu'est une caillette ...
NB: je dis ça rapport à la crépine qui enveloppe cette charcutaille.

Écrit par : dobolino | 07 décembre 2008

Pas un seul accident de chasse aujourd'hui ! Ou les chasseurs sont épuisés par le Téléthon ou les sangliers sont myopathes ...

Écrit par : dobolino | 07 décembre 2008

Puisqu’on évoque Allègre…
Je ne résiste pas à rappeler certains de ses hauts faits et dires :
« L’éducation nationale est dévorée par la maladie du mensonge, de faux bruits s’y propagent, y compris sur Internet – et je ne peux entretenir toute une escouade de nettoyeurs d’Internet. » Tiens ! Darcos n’a donc rien inventé !

«Le PS ? Un troupeau de PEGC encadré par une poignée d’énarques. »

«Tous ceux qui n’ont pas fait grève et qui donc sont d’accord avec moi...»

Allègre a le sens de la concertation :
Il ne reçoit que les syndicats qui sont d’accord avec ses idées – et cela ne fait pas vraiment 70 % du corps enseignant ! Plutôt 4 % selon les dernières élections... tout en se vantant urbi et orbi de procéder dans la concertation. On appréciera, entre mille exemples, le sel de cette phrase dans une lettre au Recteur Bancel :
«Vous mènerez votre mission en toute liberté, en vous assurant bien entendu d’une large consultation des enseignants eux-mêmes et de leurs organisations représentatives ainsi que des acteurs et partenaires du système éducatif. Vous veillerez à ce que les mesures que vous serez amené à proposer concernant l’organisation du temps de travail soient cohérentes avec la réforme des lycées que nous préparons à la suite du travail de Philippe Meirieu. »

Allègre a sévi lors de l’éruption de la Soufrière, faisant évacuer à grand frais toute une population alors que Haroun Tazieff clamait haut et fort qu’il n’y avait pas... le feu (mais Allègre n’allait quand même pas respecter l’avis de Tazieff en matière de volcans !

On appréciera ce qu’en disait feu Haroun Tazieff à propos de cette affaire de la Soufrière :
« La calomnie et l’affirmation de contre-vérités finissent par agacer. Je me permettrai deux remarques liminaires :
1) M. Allègre fait depuis longtemps courir la rumeur selon laquelle je ne suis pas, au contraire de lui, un scientifique véritable, mais un “baroudeur”, un “cinéaste”, un “sportif”, un “vulgarisateur”, etc. Sans rougir le moins du monde, au contraire, de ces qualificatifs, je tiens néanmoins à préciser que, entre autres, je sors de trois grandes écoles (agro, mines et géologie), alors que lui-même n’est jamais entré dans aucune.
2) Je suis géologue de profession, spécialisé dans l’étude des mécanismes éruptifs depuis mars 1948. M. Allègre, lui, n’a jamais encore de sa vie étudié la moindre éruption. Il est aussi incompétent en la matière qu’un anatomiste en cardiologie. Mais il est dévoré par le désir d’arriver ; sa soif de puissance l’égare. M. Allègre, qui a avancé des chiffres biaisés pour prendre le contre-pied de mes déclarations rassurantes et entretenir une inquiétude scientifiquement injustifiée, est mal placé pour évoquer la déontologie. »

Écrit par : Pierre LaRiba | 07 décembre 2008

Pour Dobolino, en manque de chasseurs :

http://www.chassons.com/409-Video-chasse-Les-chevaliers-du-fiel-Les-chasseurs.html

Écrit par : Pierre LaRiba | 07 décembre 2008

« Après les compliments (bien mérités) qu'a reçu[s] mon texte... »

Tant d'humilité confond...

Écrit par : Tailleboudin | 07 décembre 2008

Certainement un peu tard, mais il n'est jamais trop tard.

Aux propos d’un certain SANTINI appelant à la suppression de l’épreuve de culture générale aux concours administratifs, au prétexte de l’échec d’un(e) candidat(e) qui aurait échoué à cause d’une question de culture (l’auteur de « Justine ou Les Malheurs de la vertu » je crois ?)…

De mon père pratiquement illettré, j’ai récupéré l’esprit paysan et il me dit : l’épreuve de culture devait comporter assurément plusieurs questions, et le concours plusieurs épreuves… Il se pourrait bien que le(a) concourant(e) ne devait pas briller sur d’autres plans aussi…

Ayant aussi hérité d’un certain goût pour les proverbes.
Ainsi celui-ci : Quand le sage montre la lune, l’idiot regarde le doigt !

Je laisse à la sagacité du lectorat de ce blog de trancher si le précédant nommé n’a vu que le doigt ou nous prend pour des idiots !

Écrit par : Roger Meunier | 07 décembre 2008

@ Tailleboudin reprend :
« Après les compliments (bien mérités) qu'a reçus mon texte... »
Puis écrit :
Tant d'humilité confond...
Ecrit par : Tailleboudin

Gros Boudin veut sans doute dire que les compliments n'étaient pas mérités… Il est tellement habitué à ce que ses propos n'aient aucune portée qu'il n'arrive pas à comprendre la possibilité de mélanger le premier et le second degré pour un texte d'une certaine importance…
Oui, je suis fier d'avoir écrit ce texte…
Oui, je suis fier que les gens qui le lisent l'apprécient…
Oui, je suis conscient qu'être publié est un cheminement difficile et qu'être apprécié n'est pas forcément nécessaire, mais est encore moins suffisant…
Gros Boudin, amical conseil, au lieu de corriger les fautes d'orthographe, écris !

Écrit par : Roger Felts | 07 décembre 2008

Je laisse à la sagacité du lectorat de ce blog de trancher si le précédant nommé n’a vu que le doigt ou nous prend pour des idiots !

Ecrit par : Roger Meunier | 07 décembre 2008

Ce n'est pas à nous les profs que S... s'adresse. Apparemment, certains font leur cet aphorisme :
"Si vous désirez la sympathie des masses, vous devez leur dire les choses les plus stupides et les plus crues."
Adolf Hitler, Mein Kampf (1925)

Écrit par : Magister | 07 décembre 2008

Après les compliments (bien mérités) qu'a reçu mon texte “Les Fèves”, je m'attendais à ce que Christophe Sibille intervienne, pas pour corriger les fautes d'orthographe - il n'y en a pas - mais pour me dire qu'il avait été ému… RIEN ! ! !

Ecrit par : Roger Felts | 07 décembre 2008

Et... s'il ne l'avait pas lu, tout simplement ?

Rassurez-moi, Roger, ça n'est pas obligatoire, tout de même ?

Écrit par : Manu (qui chante la Marseillaise debout sur son bureau) | 07 décembre 2008

Des rumeurs ont même couru sur une tentative de fraude. Je n'en sais pas plus, mais si quelqu'un a des tuyaux!

Ecrit par : retraitée | 07 décembre 2008

Oui ! Merci Retraitée ! J'avais moi-même eu vent de ces rumeurs, mais pour l'agrégation... et j'aurais bien sûr préféré des preuves. Lorsqu'on est éliminé d'un concours pour tricherie, n'est-ce pas consigné quelque part ? Et le public y a-t- il accès ?

Écrit par : Manu (qui chante la Marseillaise debout sur son bureau) | 07 décembre 2008

« Après les compliments (bien mérités) qu'a reçu[s] mon texte... »

Tant d'humilité confond...

Ecrit par : Tailleboudin | 07 décembre 2008

Autodérision, auto-dérision, on met un tiret ou pas, Coupesaucisse ?

Écrit par : Scarlett Martinez | 07 décembre 2008

Puisqu’on évoque Allègre…

Ecrit par : Pierre LaRiba | 07 décembre 2008

Merci Lariba pour cette magnifique synthèse, que je garde précieusement dans mes archives. Je retiens -entre autres cet extrait :

"Allègre a le sens de la concertation :
Il ne reçoit que les syndicats qui sont d’accord avec ses idées – et cela ne fait pas vraiment 70 % du corps enseignant ! Plutôt 4 %"

Je me souviens trés bien, à l'époque, LE "syndicat" bombardé "représentatif" parce que d'accord avec ses idées pourries, c'était l'UNSA (anciennement la FEN et aujourd'hui le SE).

Le cancrelat qui était à sa tête -toujours à l'époque- était un certain Hervé Baro, trop heureux de voir les caméras soudainement débarquer dans sa petite vie insignifiante parce qu'il avait vendu toute la profession pour une bouchée de pain médiatique. Un genre de Bégaudeau, quoi, mais en plus soft.

Écrit par : Manu (qui chante la Marseillaise debout sur son bureau) | 07 décembre 2008

« aides-soignantes et aide-ménagères »
« Ma femme s'en est alleé »
« Mon frère [...] a du oublié »
80 / 1,90 | 07 décembre 2008

« les fautes d'orthographe - il n'y en a pas »
80 / 1,90 | 07 décembre 2008

Écrit par : Tailleboudin | 07 décembre 2008

Gros Boudin, amical conseil, au lieu de corriger les fautes d'orthographe, écris !

Ecrit par : Roger Felts | 07 décembre 2008


"Si vous désirez la sympathie des masses, vous devez leur dire les choses les plus stupides et les plus crues."
Adolf Hitler, Mein Kampf (1925)

Ecrit par : Magister | 07 décembre 2008
Y'en a dont on préfèrerait que la prose reste impubliée et impubliable. Même que s'ils avaient pu s'empêcher de vivre, la face du monde en aurait été changée.

Écrit par : dobolino | 07 décembre 2008

@ Manu écrit :
Et... s'il ne l'avait pas lu, tout simplement ?
Rassurez-moi, Roger, ça n'est pas obligatoire, tout de même ?

Ici, rien n'est obligatoire… Mais Christophe Sibille est ici le spécialiste (concurrencé, il est vrai par Gros Boudin) de la correction orthographique. De temps à autre cependant, il a soutenu pouvoir tenir un discours critique sur des textes qu'il n'a pas lu… De là mon inquiétude… Mais rien de dramatique là dedans. Simplement, montrer qu'un être humain simplex (moi en l'occurrence) peut avoir la tête dans les nuages (les fèves) et les pieds dans la merde (Sibille).

Écrit par : Roger Felts | 07 décembre 2008

Jean- Paul ! ! !

R.F.

Écrit par : Roger Felts | 07 décembre 2008

Autodérision, auto-dérision, on met un tiret ou pas, Coupesaucisse ?

Ecrit par : Scarlett Martinez | 07 décembre 2008

Et si on entamait un autre "débat musclé" au sujet de l'autodérision? Histoire d'occuper la semaine? Pour rendre la chose plus sympa on pourrait même refaire les équipes une sorte de "renversement des alliances" : moi et Amélie VS Felts et Sibille (épaulés par gros boudin, histoire d'équilibrer le jeu...). Dommage que Sibille n'ait pas l'air de vouloir participer!

Peut-être il a mieux à faire...trahison!

Écrit par : Lisa fut Lisette | 07 décembre 2008

« Gros Boudin, amical conseil, au lieu de corriger les fautes d'orthographe, écris ! »
80 / 1,90 | 07 décembre 2008

Merci du conseil, mon felts feltsouillant, mais il vient un peu tard.
Déjà fait, déjà publié. Et pas à compte d'auteur. Du bon et du moins bon. Loin d'être le seul : il n'y a rien là de très original, tu en conviendras.
Mais ne croyant pas que ce blog soit le lieu où étaler ce genre d'adolescentes rodomontades, je t'en laisse l'exclusivité, ô feltsissime felts.

Écrit par : Tailleboudin | 07 décembre 2008

Ecrit par : Magister | 07 décembre 2008
Y'en a dont on préfèrerait que la prose reste impubliée et impubliable. Même que s'ils avaient pu s'empêcher de vivre, la face du monde en aurait été changée.

Ecrit par : dobolino | 07 décembre 2008

Les hommes publics ne sont que le fruit du collectif, dont les ramifications vont bien en-deçà du phénomène le plus visible. Quant à l'idée que certaines proses devraient restées implubliées, la liste serait longue et redoutablement risquée. Et si les esprits mal tournés n'avaient aucun écrit de fondement et de justification, ils seraient fichus d'instrumentaliser n'importe quel torchon, voire le catalogue de la Redoute s'il n'y avait que cela.
Le "Mein kampf" fut traduit et publié en France par l'éditeur Fernand Sorlot sous la couverture des Nouvelles Éditions Latines, en 1934. Le livre n'a alors soulevé aucune vague littéraire et passera quasi inaperçu. Si les politiques de l'époque l'eussent sérieusement lu, on aurait peut-être senti venir les choses et... mais ceci est un autre débat.

Écrit par : Magister | 07 décembre 2008

Peut-être il a mieux à faire...trahison!

Ecrit par : Lisa fut Lisette | 07 décembre 2008
On ne peut que l'espérer pour lui !
J'aimerais mieux qu'on débatte du rôle que peut avoir le corps enseignant dans l'orientation professionnelle et des encadrements ad hoc à mettre en place quand il n'y pas derrière l'élève des parents informés autant que faire se peut et lucides autant qu'on leur permet de l'être et impliqués autant qu'ils ont envie ou se sentent aptes à l'être.
Quand je vois le temps que j'y passe, à essayer d'aider mes descendants à louvoyer, parfois dans la plus totale incertitude, j'imagine à quel point le parcours de certains élèves, moins dotés que mes minots, doit être périlleux au milieu des diverses embûches et doux ou pieux mensonges.

Écrit par : dobolino | 07 décembre 2008

Y'en a dont on préfèrerait que la prose reste impubliée et impubliable. Même que s'ils avaient pu s'empêcher de vivre, la face du monde en aurait été changée.

Ecrit par : dobolino | 07 décembre 2008

Les hommes publics ne sont que le fruit du collectif, dont les ramifications vont bien en-deçà du phénomène le plus visible. Quant à l'idée que certaines proses devraient restées implubliées, la liste serait longue et redoutablement risquée.

Ecrit par : Magister | 07 décembre 2008

OK ! C'est bien pourquoi j'ai écrit impubliés et " impubliables ". N'est publiable, hors à compte d'auteur, que ce que le collectif a goût à lire. Ne me faites pas plus bête que je ne suis.

Écrit par : dobolino | 07 décembre 2008

@ Manu écrit :
Et... s'il ne l'avait pas lu, tout simplement ?
Rassurez-moi, Roger, ça n'est pas obligatoire, tout de même ?

Ici, rien n'est obligatoire… Mais Christophe Sibille est ici le spécialiste (concurrencé, il est vrai par Gros Boudin) de la correction orthographique.

Ecrit par : Roger Felts | 07 décembre 2008

Me voilà rassuré...et impatient de connaître le brillant auteur qu'est Tailleboudin puisqu'il a déja publié... J'en frémis d'avance.

Écrit par : Manu | 07 décembre 2008

Enfin Gros Boudin se dévoile : c'est un auteur publié… Et qui prône ses valeurs. Pour lui, un blog n'est pas un lieu d'échange, c'est un lieu de correction orthographique… Il y réussit assez bien. Pour sa pratique d'écrivain, comme il ne donne ni son nom, ni ses titres, on doit lui faire confiance. C'est un bon, et en plus un modeste… Ce n'est pas comme ces charlatans qui donnent leur nom et dévoilent ce qu'ils font… Les prétentieux !
P.S. : Je ne pratique pas le tutoiement inamical. Je n'ai aucun moyen de vous convaincre d'en faire autant. Sachez qu'il conforte la vulgarité dans laquelle vous semblez vous complaire…
Orthographe : au-dessus de la moyenne. Goujaterie : proche de la perfection…

Écrit par : Roger Felts | 07 décembre 2008

Pour Dobolino, en manque de chasseurs :

http://www.chassons.com/409-Video-chasse-Les-chevaliers-du-fiel-Les-chasseurs.html

Ecrit par : Pierre LaRiba | 07 décembre 2008
Merci ! On vient de se payer une bonne pinte de rigolade et j'en ai encore les yeux humides. Je viens de déverser le lien sur un forum véto.
Vous noterez que c'est une revue de chasse qui nous offre cette aimable plaisanterie. Les "bons chasseurs ", ça existe et ce n'est pas une blague!

Écrit par : dobolino | 07 décembre 2008

De bonnes nouvelles, selon le site "Sauvez les lettres". Je copie-colle :

"Collège : la fin des " programmes bling-bling ".


M. Fromont, IPR de lettres, après avoir inspecté tous les collègues de lettres du lycée Hélène Boucher (Paris), nous a invités à une réunion le mercredi 3 décembre. Nous devions avoir lu le B.O. spécial n° 6 du 28 août 2008 définissant les nouveaux programmes du collège. Ci-dessous le compte rendu succinct des propos tenus.

En introduction : lecture de passages du texte définissant le socle commun. Quelle est notre mission selon la loi ? " Qu’est-ce qui ne bougera jamais ? Apprendre à lire, écrire, parler, maîtriser la langue. "

Qu’est-ce qu’il ne faut pas (plus) faire ? Exemple d’un cours en 3e avec comme corpus un mode d’emploi d’un chauffe-eau ELM Leblanc, à coté de quelques lignes de Mir(a?)beau, et un autre texte aussi court. Et, en caractères 18, le titre : " Fonction conative ". Autant " mettre devant le préfixe de- ", il y a là " confusion entre l’outil et la science ", et l’outil blesse parfois les élèves.

Quelle est donc la spécificité des professeurs de français ? Ce sont des " experts dans la poétique et la rhétorique des textes " et ce qu’ils doivent faire, c’est un " travail en profondeur sur les textes " qui " disent l’homme et le monde ".

Nous en venons au nouveaux programmes de collège.

" Plus de mot séquence, disparition totale du mot discours ", " notion englobante " promue " au nom de la didactique triomphante ". Disparition d’autres " notions diafoirisantes ", par exemple les " formes du discours " (descriptif, argumentatif…) quand il s’agit simplement de désigner la " visée du texte ".

Nous avons assisté à des " dérives " : les textes ne servaient plus qu’à illustrer des notions. Les nouveaux programmes insistent sur l’écriture, " au-delà du bilan de séquence " ou de la " pédagogie du prospectus ". Non aux " Diafoirus " de " l’ancré/coupé ", il faut commencer par la grammaire de phrase. Fin de " l’instrumentalisation de l’enseignement du français ". " Quand c’est mal fait, les chants désespérés sont les champs lexicaux ".

Bref, nous sommes passés " d’instructions qui étaient bling-bling à des instructions un peu plan-plan ". Le bling-bling " des discours, des séquences, du coupé/ancré, ça suffit ". Un seul objectif à la place : " quels sont les enjeux de sens ? "

Bon, il n’y a pas que des mauvaises nouvelles ces temps-ci.

Michel Buttet
07/12/08"

Écrit par : Manu | 07 décembre 2008

Déjà fait, déjà publié. Et pas à compte d'auteur. Du bon et du moins bon. Loin d'être le seul : il n'y a rien là de très original, tu en conviendras.
Mais ne croyant pas que ce blog soit le lieu où étaler ce genre d'adolescentes rodomontades, je t'en laisse l'exclusivité, ô feltsissime felts.

Ecrit par : Tailleboudin | 07 décembre 2008

Moi je connais trois oeuvres de Boudingue:

"Comment se faire des amis", bref essai de psychologie, en collaboration avec Jacques Salomé ( 10 pages )

"Minuscule Traité de l'humour"( 3 pages )

"Petit précis d'Orthographe: la virgule et l'accent circonflexe "
(900 pages )

Écrit par : Scarlett Martinez | 07 décembre 2008

Il est au courant qu'ils ont dit le contraire pendant plus de 15 ans, tout de même ?

Écrit par : Jérémy | 07 décembre 2008

Boudingue : c'est le nom littéraire de Gros Boudin ?

Écrit par : Boudiné | 07 décembre 2008

Je parlais de Fromont.

Écrit par : Jérémy | 07 décembre 2008

Tailleboudin, c'est le vrai nom de Gros Boudin ?

Écrit par : Boudinette | 07 décembre 2008

Mais il est aussi l'auteur d'un roman autobiograhique qui a été un best-seller l'an dernier et que chacun ici a lu ! Ah, quel cachotier ! Il signe aussi sous le pseudo de Couilledeloup !


http://www.blog-inutile.com/wp-content/gallery/martine/20ca19654eb6120c5267c9050aad3983.jpg

Écrit par : Scarlett Martinez | 07 décembre 2008

Fromont, IPR de lettres…
Rien à voir avec Boudingue, Gros Boudin et Tailleboudin, ni avec les emmerdeurs Scarlett Martinez, Boudiné et Boudinette.

Écrit par : Boudinitude | 07 décembre 2008

"Petit précis d'Orthographe: la virgule et l'accent circonflexe "
(900 pages )

Incroyable, celui-là je l'ai, il me sert à caler la porte de mes chiottes !!!!


C'est diiiiinnnnnnggguuuuueeeeee !!

ange

Écrit par : toto | 07 décembre 2008

Toto, vous n'avez pas précisé si vous caliez la porte de vos lieux de réflexion en position ouverte ou fermée ?
En position ouverte sachez que Sibille risque de vous surprendre !

Écrit par : Roger Felts | 07 décembre 2008

Je me perds en conjectures au sujet du compte rendu de l'audience de la Sda auprès de Darcos. Il n'est pas fait mention de la question de l'affectation prioritaire des agrégés en lycée, alors que les autres points du communiqué du 30 novembre sont repris presque sans modification. Je vois au moins quatre hypothèses pour expliquer cette bizarrerie :

1. La Sda a obtenu de Darcos les 401 points de bonification pour les agrégés (voire même davantage), mais elle préfère ne pas communiquer là dessus, afin qu'on ne puisse lui reprocher de s'être laissé acheter.

2. La Sda n'a rien obtenu, mais elle préfère ne pas communiquer là dessus pour des raisons évidentes.

3. La Sda a oublié d'en parler à Darcos, et maintenant c'est trop tard.

4. Le type qui a rédigé le compte rendu est une sorte de Guy Morel qui ne se préoccupe que des problèmes importants.

Écrit par : TotoWeininger | 07 décembre 2008

Si sibilibili est dans la maison, c'est pour garder la porte fermée.
Tu vois sibilibili aller dans des lieux de réflexions ? Il fait directement sur lui, c'est pour ça qu'il est collé devant son pc.

ange

Écrit par : toto | 07 décembre 2008

"Qu’est-ce qu’il ne faut pas (plus) faire ? Exemple d’un cours en 3e avec comme corpus un mode d’emploi d’un chauffe-eau ELM Leblanc"

Il est au courant qu'ils ont dit le contraire pendant plus de 15 ans, tout de même ?

Ecrit par : Jérémy | 07 décembre 2008

Y-a-t-il un numéro vert où l'on puisse joindre l'inspection afin de savoir en temps réel ce qu'il est possible et ce qu'il n'est pas possible de faire?

Écrit par : TotoWeininger | 07 décembre 2008

Il est au courant qu'ils ont dit le contraire pendant plus de 15 ans, tout de même ?

Ecrit par : Jérémy | 07 décembre 2008

A mon avis, oui. Auquel cas c'est bien la preuve que ces gens là ne sont pas autre chose que des politiques (dans le pire sens du terme).

Écrit par : Manu | 07 décembre 2008

Et je rajoute : il serait fdonc nécessaire et suffisant de leur souffler un bon coup dans les bronches pour qu'ils retournent leur veste. Ce n'est pas JPB qui citait récemment Edgar Faure disant : "ce n'est pas la girouette qui tourne, c'est le vent" ?

Écrit par : Manu | 07 décembre 2008

Y-a-t-il un numéro vert où l'on puisse joindre l'inspection afin de savoir en temps réel ce qu'il est possible et ce qu'il n'est pas possible de faire?

Ecrit par : TotoWeininger | 07 décembre 2008

Les pauvres petits chéris, si seulement ils le savaient eux-mêmes ! Ils n'ont pas été devant des élèves depuis si longtemps...

Écrit par : Manu | 07 décembre 2008

Il est au courant qu'ils ont dit le contraire pendant plus de 15 ans, tout de même ?

Ecrit par : Jérémy | 07 décembre 2008

A mon avis, oui. Auquel cas c'est bien la preuve que ces gens là ne sont pas autre chose que des politiques (dans le pire sens du terme).

Ecrit par : Manu

Ah, vous dites "politiques", vous ? J'emploierais un mot beaucoup plus court, en trois lettres, avec une référence au sexe féminin. Mais je pense que nos pensées ne sont pas du tout éloignées.

Écrit par : Jérémy | 07 décembre 2008

Il est au courant qu'ils ont dit le contraire pendant plus de 15 ans, tout de même ?

Ecrit par : Jérémy | 07 décembre 2008

A mon avis, oui. Auquel cas c'est bien la preuve que ces gens là ne sont pas autre chose que des politiques (dans le pire sens du terme).

Ecrit par : Manu | 07 décembre 2008

Ils sont donc assimilables à des commissaires politiques qui inspectent les kolkoses scolaires lesquels, au lieu de devoir produire 2,5 millions de tonnes de pommes de terre, doivent produire n% de diplômés.

Écrit par : Magister | 07 décembre 2008

Il est au courant qu'ils ont dit le contraire pendant plus de 15 ans, tout de même ?

Ecrit par : Jérémy | 07 décembre 2008

Peut-être que le sieur Froment, IPR de son état, fait partie de cette minorité d' inspecteurs sincèrement soulagés de voir que le pédantisme et la cuistrerie ont été balayés des programmes et des méthodes de l'enseignement du français par Darcos. Peut-être fait-il partie de ceux qui aiment l'enseignement. Si, si, il doit y en avoir quelques uns....

Qu'on se le dise: LA SEQUENCE A VECU!
Meirieu doit en être vert de rage...

Écrit par : Jean | 07 décembre 2008

Qu'on se le dise: LA SEQUENCE A VECU!
Meirieu doit en être vert de rage...

Ecrit par : Jean | 07 décembre 2008

Meirieu ? C'est qui ce mec ?

Écrit par : Magister | 07 décembre 2008

Michel Buttet, relatant les propos de Roger Fromont, a écrit :

"Nous en venons aux nouveaux programmes de collège. "Plus de mot séquence, disparition totale du mot discours ", " notion englobante " promue " au nom de la didactique triomphante ". Disparition d’autres " notions diafoirisantes ", par exemple les " formes du discours " (descriptif, argumentatif…) quand il s’agit simplement de désigner la " visée du texte ".
Non aux " Diafoirus " de " l’ancré/coupé ", il faut commencer par la grammaire de phrase. Fin de " l’instrumentalisation de l’enseignement du français ". Bref, nous sommes passés " d’instructions qui étaient bling-bling à des instructions un peu plan-plan ". Le bling-bling " des discours, des séquences, du coupé/ancré, ça suffit ". Un seul objectif à la place : " quels sont les enjeux de sens ? "

Dites-donc...

Vous savez ce qu'il écrivait, Roger Fromont, quand il commentait les épreuves de latin en 2004 ?

Je cite :

"Pas de grammaire pour la grammaire, mais une inscription de la langue dans la pragmatique du discours" ; "quelques examinateurs confondent leur fonction avec celle de terroriste" ; "le projet pédagogique sera décliné, comme il se doit, en séquences", et alors le fin du fin :

"Réitération des finalités, en rapport avec l'enseignement du français ET LA MAITRISE DES DISCOURS"

Il se fout de notre gueule, ce type-là ? Hein ? Quand meme un peu, non ?

C'est le nouveau Coluche ? C'est un cousin de Jean-Pierre Soisson ?

Tout va bien, Monsieur Fromont ?

Écrit par : Jérémy | 07 décembre 2008

"Pas de grammaire pour la grammaire, mais une inscription de la langue dans la pragmatique du discours" ; "quelques examinateurs confondent leur fonction avec celle de terroriste" ; "le projet pédagogique sera décliné, comme il se doit, en séquences", "Réitération des finalités, en rapport avec l'enseignement du français ET LA MAITRISE DES DISCOURS"

scripsit Fromont, 2004 an. dom.

Écrit par : Jérémy | 07 décembre 2008

"il serait fdonc nécessaire et suffisant de leur souffler un bon coup dans les bronches pour qu'ils retournent leur veste."

Ecrit par : Manu

Qu'on se le dise: LA SEQUENCE A VECU!
Meirieu doit en être vert de rage...

Ecrit par : Jean | 07 décembre 2008

Ravi de vous voir exulter, toutes et tous, mais j'apporte un petit bémol à ce concert d'allégresse : il n'y a pas que l'enseignement des lettres qui souffre sous le joug pédagogiste. Un professeur de physique me racontait la semaine dernière ce qu'est devenu l'enseignement de sa discipline au collège et en seconde. L'élève au centre du laboratoire qui construit son propre savoir, à coup de tâtonnements expérimentaux isotropes, c'est ce que pratique la grande majorité de ses collègues, et l'inspection y veille toujours.

En mathématiques, il me semble que le pédagogisme s'est toujours senti en territoire ennemi et n'a jamais vraiment percé. Je peux me tromper : je n'ai jamais croisé le moindre inspecteur et n'ai pas mis les pieds à l'IUFM. J'ai parfois le sentiment d'être le seul professeur de math à fréquenter ce blog (c'est pourtant une matière aussi importante que l'EPS, non?), s'il y en a d'autres, ils voudront bien confirmer ou infirmer mes propos (je me sentirai déjà moins seul).

Écrit par : TotoWeininger | 07 décembre 2008

En mathématiques, il me semble que le pédagogisme s'est toujours senti en territoire ennemi et n'a jamais vraiment percé.

Ecrit par : TotoWeininger | 07 décembre 2008

Un stagiaire en IUFM me souffle à l'instant dans l'oreillette que je raconte n'importe quoi et que j'ai bien de la chance de n'avoir jamais mis les pieds dans l'Institut qui les lui casse (les pieds) quotidiennement.

Écrit par : TotoWeininger | 07 décembre 2008

"En mathématiques, il me semble que le pédagogisme s'est toujours senti en territoire ennemi et n'a jamais vraiment percé" Ecrit par Toto Weininger

Mouhahahahahaaha !

Guy Morel a le coeur solide s'il a tenu le choc en lisant cette phrase !

Écrit par : Jérémy | 08 décembre 2008

"En mathématiques, il me semble que le pédagogisme s'est toujours senti en territoire ennemi et n'a jamais vraiment percé" Ecrit par Toto Weininger

Mouhahahahahaaha !

Guy Morel a le coeur solide s'il a tenu le choc en lisant cette phrase !

Ecrit par : Jérémy | 08 décembre 2008

Jérémy, voyons, soyez charitable, ne vous moquez pas. Je suis la preuve vivante que l'on peut enseigner les mathématiques au collège et au lycée sans rien connaître des orientations pédagogiques officielles et en s'en foutant totalement.

Écrit par : TotoWeininger | 08 décembre 2008

Ravi de vous voir exulter, toutes et tous, mais j'apporte un petit bémol à ce concert d'allégresse : il n'y a pas que l'enseignement des lettres qui souffre sous le joug pédagogiste.

Ecrit par : TotoWeininger | 08 décembre 2008

En anglais aussi, je sais de source sûre que c'est l'horreur (le mot est faible).

Quand à entendre mes "collègues" de SVT dans la salle des profs (et qui adhèrent pour la plupart au discours pédagogo sans rien y comprendre), ce n'est effectivement pas mieux.

Écrit par : Manu | 08 décembre 2008

Ils sont donc assimilables à des commissaires politiques[...]

Ecrit par : Magister | 07 décembre 2008

Exactement : en musique, ma dernière inspection m'a renseigné sur mon "incompétence" : on me reproche d'avoir des elèves instruits et disciplinés ainsi que de délivrer un enseignement structuré (sic). Le rapport d'inspection est une sorte de grille idéologique trés précisément calquée sur celle de Foucambert qui comporte 5 axes majeurs selon les travaux de Liliane Lurçat. L'inspecteur s'est donc contenté de constater la non-conformité idéologique de mon cours point par point :

1) Rejet de la discipline parce qu'"elle correspond à une logique de soumission" (dixit Foucambert)

2)Refus du par coeur (l'inspecteur me reproche de faire appel à la mémoire des élèves. C'est paaaaas bien !)

3)Rejet de l'émulation assimilée à de l'élitisme (je mets tous mes élèves au travail alors que je devrais attendre qu'il s'y mettent spontanément et seulement s'ils en ont envie)

4)Substitution de la "réalité sociale" à la "réalité scolaire" (mon IPR est scandalisé que j'aie fait étudier une oeuvre du patrimoine à mes élèves. J'aurai dû faire un rap ou une merde quelconque pour être "proche d'eux" et de leur "univers").

5)Foucambert fustige le synthétisme et préconise pour la lecture une des variantes de la méthode globale. Ici c'est plus subtil, mais mon IPR me reproche bel et bien -bien que la discipline soit différente- le fait que mes élèves "ont des connaissances précises" (c'est marqué noir sur blanc) et donc préfèrerais que j'aie une approche plus "globale", moins explicite, en un mot plus floue, au nom de la liberté des élèves dont j' "empêche l'expression" (ce qui est faux, en plus, ils ont participé pendant toute l'heure). Car faire cours, c'est "empêcher l'expression des élèves" (vieille tarte à la crème constructiviste).

Résultat : note pédagogique (pédagogiste ?) dégueulasse et avancement à l'ancienneté.

On doit être quelques-uns dans ce cas, je pense, sur ce forum.

Écrit par : Manu | 08 décembre 2008

J'auraiS dû. Désolé.

Écrit par : Manu | 08 décembre 2008

Bah, Manu, dans cinq ans l'IPR rigolera avec vous en disant que tout ce qui se faisait avant, c'était de la rigolade.

En tout cas, ce Roger Frémont, je voudrais bien lui faire lire son rapport de 2004 exaltant le pédagogisme et les séquences, puis lui faire lire ses déclarations au lycée Helene Boucher.

Et lui faire manger son noeud papillon !

Écrit par : Jeremy | 08 décembre 2008

"En mathématiques, il me semble que le pédagogisme s'est toujours senti en territoire ennemi et n'a jamais vraiment percé" Ecrit par Toto Weininger

Mouhahahahahaaha !

Guy Morel a le coeur solide s'il a tenu le choc en lisant cette phrase !

Ecrit par : Jérémy | 08 décembre 2008

Jérémy, voyons, soyez charitable, ne vous moquez pas. Je suis la preuve vivante que l'on peut enseigner les mathématiques au collège et au lycée sans rien connaître des orientations pédagogiques officielles et en s'en foutant totalement.

Ecrit par TotoWeininger

C'est surtout pour Guy Morel. Le pauvre a vécu ça de près, la destruction sauvage des maths par le pédagogisme et les billevesées (c'était d'ailleurs l'entrée du ver dans le fruit, bien avant que les lettres ne fussent contaminées). Alors si vous lui dites que les maths ont été préservées, il va faire une attaque.

Bon allez, au lit, demain c'est réveil à 6h30, et des heures de route dans le brouillard (je ne vous dirai pas combien j'ai d'heures de cours ce lundi, PERSONNE ici ne me croirait).

Écrit par : Jeremy | 08 décembre 2008

HAN ! MALHEUR !

Je viens de relire les résultats des élections professionnelles...

AGREGES
Snes (FSU) : 47,99 %
Sgen (CFDT) + Se (UNSA) : 15,24 %
SNALC-CSEN (FGAF) : 15,11%
Snfolc (FO) : 5,57 %
SUD : 5,05 %

Le Sgen et Se-UNSA font plus que le Snalc chez les agrégés ! (ils se sont présentés séparément, c'est moi qui fais l'addition) C'est... y a pas de mot !
--------------------------------------------------------------------------------

CERTIFIES
Snes (FSU) : 50,75 %
Sgen (CFDT) + SE (UNSA) : 18,89 %
SNALC-CSEN (FGAF) : 8,96 %
Snfolc (FO) : 6,86 %
SUD : 6,96 %

C'est encore pire chez les certifiés !
Le Sgen tout seul (10,3%) fait mieux que le Snalc !!!!!!!
Le Sgen et SE-UNSA font mieux que le Snalc et FO réunis !!!!!!!!

Les profs sont une majorité de cons. Voilà, c'est dit.

Écrit par : Jeremy | 08 décembre 2008

"En mathématiques, il me semble que le pédagogisme s'est toujours senti en territoire ennemi et n'a jamais vraiment percé" Ecrit par Toto Weininger

Peut-être ne connaissez-vous pas (ce qui serait étonnnant) le travail de l'association Sesamath.
Pédago ou antipédago?
Voilà justement une entreprise qui se situe hors de ce débat stérile que vous entretenez juste pour vous donner un semblant d'existence.
Ce sont des gens qui TRAVAILLENT et se soucient peu des grenouilles de bénitiers ministérielles à moustache.
Allez-y jeter un oeil.

Écrit par : praska | 08 décembre 2008

« Gros Boudin [...] écris ! »
80 / 1,90 | 07 décembre 2008

« Je ne pratique pas le tutoiement »
80 / 1,90 | 07 décembre 2008

Écrit par : Tailleboudin | 08 décembre 2008

« Incroyable, celui-là je l'ai, il me sert à caler la porte de mes chiottes !!!! »
toto | 07 décembre 2008

Je me disais bien aussi que je vous avais déjà vu quelque part.

Écrit par : Tailleboudin | 08 décembre 2008

« Ce n'est pas JPB qui citait récemment Edgar Faure disant : "ce n'est pas la girouette qui tourne, c'est le vent" ? »
Ecrit par : Manu | 07 décembre 2008

Rendez à Camille Desmoulins ce qu'Edgar Faure lui a volé.

Écrit par : Tailleboudin | 08 décembre 2008

« il n'y a pas que l'enseignement des lettres qui souffre sous le joug pédagogiste. »
TotoWeininger | 08 décembre 2008

« En anglais aussi, je sais de source sûre que c'est l'horreur (le mot est faible). »
Manu | 08 décembre 2008

Je confirme.

Écrit par : Tailleboudin | 08 décembre 2008

Mais non, Jérémy, il ne faut pas désespérer ! Certains syndicats se tassent sérieusement (le SNES), d'autres baissent vraiment (le SGEN). Et le SNALC monte partout (sauf dans les Chaires Sup, où, apparemment parce qu'un prof n'est pas allé voter, ils perdent un siège — à quoi ça tient, hein…). Si vous aviez fait en 1788 un sondage sur la royauté et la religion, quels chiffres auriez-vous obtenus ? Et quatre ans plus tard ?
JPB

Écrit par : brighelli | 08 décembre 2008

Tailleboudin, c'est bien Camille Desmoulins, à l'origine, qui a eu l'idée de la phrase que tout le monde connaît via Edgar Faure.
Ça ne lui a pas porté chance. Comme quoi il faut toujours se méfier de ce que l'on dit — ou écrit.
JPB

Écrit par : brighelli | 08 décembre 2008

"Je me disais bien aussi que je vous avais déjà vu quelque part.
Ecrit par : Tailleboudin | 08 décembre 2008 "


Sûr que là où il est, il a "le bruit et les odeurs".

ange

Écrit par : toto | 08 décembre 2008

Tiens, Roger, mon avis vous intéresse autant que ça??? ;-)
Désolé de ne pas avoir satisfait à votre égocentrisme en n'ayant pas fait de commentaire sur vos oeuvres littéraires ci publiées, mais, comme l'ont remarqué deux blogueurs aussi estimables qu'observateurs, j'étais absent de chez moi toute la journée hier.
Je m'en serais quand même voulu de me priver d'une charmante journée avec une personne du sexe opposé ma foi fort agréable pour avoir la joie d'être le premier critique littéraire du blog! Il y a aussi de la vie ailleurs qu'ici, vous savez!
J'ai donc fait retour en arrière pour lire attentivement votre texte, au sujet duquel je vous donne mon point de vue avec grand plaisir.
Très sincèrement, j'aime beaucoup. Bien tourné, bien écrit, émouvant.
Ceci-dit, je trouve la comparaison de Robin avec les plus belles pages d'Albert Cohen un tantinet complaisante.

Écrit par : Christophe Sibille | 08 décembre 2008

Et je vois, par contre, que Toto n'a toujours pas appris à lire... :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 08 décembre 2008

Peut-être que le sieur Froment, IPR de son état, fait partie de cette minorité d' inspecteurs sincèrement soulagés de voir que le pédantisme et la cuistrerie ont été balayés des programmes et des méthodes de l'enseignement du français par Darcos. Peut-être fait-il partie de ceux qui aiment l'enseignement. Si, si, il doit y en avoir quelques uns....

S'il aimait l'enseignement, il enseignerait. Mais ce qu'il préfère, c'est être dans le sens du vent...qui tourne. Mais à mon avis, la girouette s'est fatiguée pour nada.

Écrit par : robin | 08 décembre 2008

Ceci-dit, je trouve la comparaison de Robin avec les plus belles pages d'Albert Cohen un tantinet complaisante.

Ecrit par : Christophe Sibille | 08 décembre 2008

Christophe, vous risquez le procès en diffamation ! ;-)

Écrit par : robin | 08 décembre 2008

Quelques commentaires plus haut (hier ou avant-hier) J.P. Brighelli nous a émus en évoquant son chagrin à la mort de

son chien…

À titre de remerciement, et en espérant que l'émotion perdure , je vous retranscris une nouvelle célébrant elle aussi la perte

d'un être cher…

Il offre un beau texte,mais pas gratuitement avec ce prologue ( méprisant ?? ).
Pour moi,ça a gâché,comme dit Guy Roux.

Écrit par : prends ça JP | 08 décembre 2008

Ils sont donc assimilables à des commissaires politiques[...]

Ecrit par : Magister | 07 décembre 2008

Les IPR sont chargés de contrôler l'application de la doctrine pédagogique du jour. Pour cela, ils ont dû renoncer à leur liberté de parole. Rien que pour cette raison, ce métier ne présente guère d' intérêt par rapport à celui de professeur. Donc rien d'étonnant à la palinodie du sieur Fromont (ou Frémont - on n'est pas sûr que ce soit le même). D'ailleurs peut-être que ledit Fromont-Frémont est maintenant sincère après avoir joué la comédie - ou l'inverse! Question intéressante: pourquoi devient-on IPR étant donné qu'on sera amené un jour ou l'autre à dire ou à faire le contraire de ses convictions profondes?

Écrit par : Jean | 08 décembre 2008

S'il aimait l'enseignement, il enseignerait.

Ecrit par : robin | 08 décembre 2008

C'est l'évidence même.

Écrit par : Jean | 08 décembre 2008

Exactement : en musique, ma dernière inspection m'a renseigné sur mon "incompétence" : on me reproche d'avoir des elèves instruits et disciplinés ainsi que de délivrer un enseignement structuré (sic). Le rapport d'inspection est une sorte de grille idéologique trés précisément calquée sur celle de Foucambert qui comporte 5 axes majeurs selon les travaux de Liliane Lurçat. L'inspecteur s'est donc contenté de constater la non-conformité idéologique de mon cours point par point :

1) Rejet de la discipline parce qu'"elle correspond à une logique de soumission" (dixit Foucambert)

2)Refus du par coeur (l'inspecteur me reproche de faire appel à la mémoire des élèves. C'est paaaaas bien !)

3)Rejet de l'émulation assimilée à de l'élitisme (je mets tous mes élèves au travail alors que je devrais attendre qu'il s'y mettent spontanément et seulement s'ils en ont envie)

4)Substitution de la "réalité sociale" à la "réalité scolaire" (mon IPR est scandalisé que j'aie fait étudier une oeuvre du patrimoine à mes élèves. J'aurai dû faire un rap ou une merde quelconque pour être "proche d'eux" et de leur "univers").

5)Foucambert fustige le synthétisme et préconise pour la lecture une des variantes de la méthode globale. Ici c'est plus subtil, mais mon IPR me reproche bel et bien -bien que la discipline soit différente- le fait que mes élèves "ont des connaissances précises" (c'est marqué noir sur blanc) et donc préfèrerais que j'aie une approche plus "globale", moins explicite, en un mot plus floue, au nom de la liberté des élèves dont j' "empêche l'expression" (ce qui est faux, en plus, ils ont participé pendant toute l'heure). Car faire cours, c'est "empêcher l'expression des élèves" (vieille tarte à la crème constructiviste).

Résultat : note pédagogique (pédagogiste ?) dégueulasse et avancement à l'ancienneté.

On doit être quelques-uns dans ce cas, je pense, sur ce forum.

Ecrit par : Manu | 08 décembre 2008

Excellent résumé, Manu, du délire "pédagogiste". C'était quand, cette inspection-sanction?
Si vous êtes agrégé, ou si des collègues agrégés à vous ont vécu la même scandaleuse expérience, il serait peut-être utile que Jean-Michel LEOST en prenne connaissance.

Écrit par : Jean | 08 décembre 2008

P.S. Manu, je fais comme vous, mais en français et en latin, exactement tout ce qui vous est reproché!

Écrit par : Jean | 08 décembre 2008

Si vous êtes agrégé, ou si des collègues agrégés à vous ont vécu la même scandaleuse expérience, il serait peut-être utile que Jean-Michel LEOST en prenne connaissance

Ecrit par : Jean | 08 décembre 2008

si vous n'êtes pas agrégé, on s'en balèc.

Écrit par : hic et nunc | 08 décembre 2008

si vous n'êtes pas agrégé, on s'en balèc.

Ecrit par : hic et nunc | 08 décembre 2008

Je m'attendais à une réaction de ce genre, et au reproche de "corporatisme".
Je rappelle donc à hic et nunc que la Société des agrégés défend certes les intérêts des professeurs agrégés par concours, mais aussi la conception d'"une école qui avant tout transmette des connaissances" et que ce faisant elle défend aussi les intérêts de tous les autres. Une intervention de Jean-Michel LEOST auprès du Cabinet du Ministre à propos de l'inspection caricaturalement "pédagogiste" de Manu ou de n'importe quel autre professeur de musique aussi injustement traité profiterait donc à tous. La Société des agrégés est en première ligne contre le "pédagogisme". C'est ce que je voulais dire.

Écrit par : Jean | 08 décembre 2008

J'aimerais mieux qu'on débatte du rôle que peut avoir le corps enseignant dans l'orientation professionnelle et des encadrements ad hoc à mettre en place [...]

Ecrit par : dobolino | 07 décembre 2008

Quand je disais que ça ne ferait pas un débat.
Beaucoup préfèrent continuer à enc.. les virgules et les accents circonflexes.
Bof.

Écrit par : yann | 08 décembre 2008

Bonjour,

je vous signale, en plus de l'appel du 8 novembre qu'il faut absolument signer si ce n'est fait encore (dénoncez-vous les abstentionnistes), cet autre appel, tout aussi fondamental, que je vous encourage "stalinement" à signer, pour la sauvegarde des IUT-DUT.

http://www.iut-fr.net/petitions/index.php?petition=2

Sachez, par exemple, qu'au retour des vacances de Toussaint, les élèves de l'IUT de Roanne ont eu la surprise de voir toutes les nombreuses conférences auxquelles ils devaient assister supprimées, pour raisons financières!
A Toulouse, même farine : résultat : 2500 élèves d'IUT dans la rue, sur 5000 élèves en tout dans l'agglomération toulousaine. 50% de manifestants, voilà un beau score.


P.S. : à Jean : je précise que je ne suis pas "Hic et nunc" qui vient de critiquer la SdA!
P.P.S. : faites signer ces deux pétitions par vos amis et collègues : il est urgent de faire connaitre ces détricotages!

Écrit par : Fabien | 08 décembre 2008

Au fait :

à Jean :

y aurait-il un moyen pour que les 9000 membres de la SdA soient contactés et amenés à signer l'appel du 8 novembre?

Il y a aujourd'hui 16 000 signatures : cela signifie qu'il en manque encore quelques-unes des la part des membres de la SdA, alors que l'association elle-même, en tant qu'entité, l'a signé.
On pourrait arriver facilement à 20 000 je pense grâce à une telle annonce.

Écrit par : Fabien | 08 décembre 2008

Au fait :

à Jean :

y aurait-il un moyen pour que les 9000 membres de la SdA soient contactés et amenés à signer l'appel du 8 novembre?

Il y a aujourd'hui 16 000 signatures : cela signifie qu'il en manque encore quelques-unes de la part des membres de la SdA, alors que l'association elle-même, en tant qu'entité, l'a signé.
On pourrait arriver facilement à 20 000 je pense grâce à une telle annonce.

Ecrit par : Fabien | 08 décembre 2008

Ce que la Sda peut faire, c'est mettre un encart de rappel dans son prochain bulletin, mais de toute façon, même si le Bureau a approuvé la signature déposée par le Président, elle ne dispose pas, en toute rigueur, de la liberté de choix de ses membres à titre individuel. L'un des agrégés signataires peut aussi, s'il le souhaite, proposer un petit texte incitatif qui pourra être inséré dans la rubrique "Tribune libre" dudit bulletin.
Mais vous savez, Fabien, même 20 000 signatures, qu'est-ce que ça pèse là où il en faudrait 200 000, avec défilés dans la rue, etc. ?

Écrit par : Jean | 08 décembre 2008

@ Sibille écrit :
« Tiens, Roger, mon avis vous intéresse autant que ça??? »… Et la suite……

Vous n'y êtes pas du tout… En regrettant votre absence de commentaire, je pensais que propulsé par mes propos - je disais que ce texte n'avait pas de fautes - vous alliez chercher la petite bête et en dégotter une, ou deux, ou trois. Pour un texte à vocation éditoriale, un correcteur gratis, c'est toujours bon à prendre…
Vous avez été remplacé avantageusement par un dénommé Gros Boudin qui en a trouvé deux et demi… Correction faite ce texte est maintenant, au moins orthographiquement, parfait. Grâce à la collaboration virtuelle de Sibille et bien réelle de Gros Boudin.
Quant au caractère complaisant de la comparaison de Robin avec Albert Cohen, comme c'est la cinquième personne qui me le dit, je préfère leur douce musique au son de cloche de Sibille. Cela dit cette comparaison me gêne aux entournures quand je dois avouer que je n'ai jamais lu Albert Cohen… Personne n'est parfait !

Écrit par : Roger Felts | 08 décembre 2008

@ L'anonyme « prend ça JP » écrit :
«Il offre un beau texte,mais pas gratuitement avec ce prologue ( méprisant ?? ).
Pour moi,ça a gâché,comme dit Guy Roux. »

L'anonyme devrait savoir que lorsqu'on rapporte des faits, il vaut s'en tenir à leur déroulement réel plutôt qu'à un tronçonnage “organisé”.
Au départ il y a une polémique née de propos insultants pour lesquels une des personnes les ayant prononcés a bien voulu reconnaître par courrier privé qu'ils étaient très mal venus. En gros on disait qu'on pleurerait plus un chien cancéreux que moi (qui suis cancéreux et dont on pronostiquait la mort “sans” chagrin). De là un débat très vif s'organise et à un moment, le maître de céans intervient en évoquant la mort de son chien et le chagrin qu'il en a eu… J'en ai déduit comme d'autres qu'il prenait position.
Pour réintroduire dans ce débat le sens de la nuance, des convenances, de la différence entre animalité et humanité, j'ai cru bon de prolonger cette prise de position en évoquant concrètement la mort d'un humain. Et comme il y avait quelque indécence à parler de la mienne, j'ai évoqué celle de ma mère.

Écrit par : Roger Felts | 08 décembre 2008

Qu'on se le dise: LA SEQUENCE A VECU!
Meirieu doit en être vert de rage...

Ecrit par : Jean | 07 décembre 2008
Si je vous donne l'adresse du professeur de français de ma fille, seriez-vous assez gentil pour l'en avertir en lui expliquant comment on peut faire autrement ?

Écrit par : dobolino | 08 décembre 2008

A terme assez proche, nous nous orientons vers la disparition des départements au profit des régions qui auraient alors pour interlocuteurs les communautés de communes. Je me demande qui alors va s'occuper des collèges, les communautés de communes ou les Régions ?

Écrit par : dobolino | 08 décembre 2008

Manu, vous n’êtes pas seul dans cette situation d’inspection idéologique. Je vous comprends très bien. Pour ces IPR pédagogistes, la réalité ne doit pas altérer le dogme !

Incapable de faire semblant, même une heure, devant ce genre de commis, j’ai de mauvaises notes et je ne peux comme vous avancer qu’à l’ancienneté. Les reproches faits par les IPR montrent leurs partis pris. Ainsi, unes des pires critiques qu’ils pensent devoir me faire c’est que « les élèves écoutent poliment » ! Leitmotiv pédago par excellence, qui est pour eux le signe de la soumission des zaprenans au « maître » qui les brime et les prive de liberté ! Tous ces abrutis voudraient voir non des cours mais des « activités », des « productions » d’élèves dans la saine ambiance bruyante du travail en groupe (où un seul bosse pour tout le groupe…). Surtout ne pas leur faire remarquer que les élèves ont besoin de recevoir d’abord les bases qu’on leur a refusées à l’école ou au collège…

Ce n’est pas évidemment pas très agréable d’être traité ainsi et de voir des fumistes passer à la hors classe en faisant de la lèche. Ce qu’ils veulent c’est notre soumission au pédagogiquement correct. Quand nous faisons notre boulot correctement, nous, nous pouvons nous regarder dans la glace. Je préfère les remarques des anciens élèves ou de leurs parents qui me remercient aux éventuels bons points de ces esclaves.

Écrit par : Pierre LaRiba | 08 décembre 2008

Personne : à cette échéance-là (trois-quatre ans), tout sera privé dans l'Education.
JPB

Écrit par : brighelli | 08 décembre 2008

En regrettant votre absence de commentaire, je pensais que propulsé par mes propos - je disais que ce texte n'avait pas de fautes - vous alliez chercher la petite bête et en dégotter une, ou deux, ou trois.

Ecrit par: Roger Felts.

-Raté.

Vous avez été remplacé avantageusement par un dénommé Cela dit cette comparaison me gêne aux entournures quand je dois avouer que je n'ai jamais lu Albert Cohen…

Ecrit par: Roger Felts.

-Vous devriez; c'est magnifique.

Écrit par : Christophe Sibille | 08 décembre 2008

Manu, si vous avez le courage de me détailler un peu votre "inspection"*, je vous (re) laisse mon mail:
ch.sibille@wanadoo.fr

*Pour "l'apprécier" en tant que collègue.

Écrit par : Christophe Sibille | 08 décembre 2008

Excellent résumé, Manu, du délire "pédagogiste". C'était quand, cette inspection-sanction?
Si vous êtes agrégé, ou si des collègues agrégés à vous ont vécu la même scandaleuse expérience, il serait peut-être utile que Jean-Michel LEOST en prenne connaissance.

Ecrit par : Jean | 08 décembre 2008

Merci pour votre soutien, Jean. Cette "inspection-commando" ou "inspection punitive" comme je l'appelle parfois a eu lieu il y a 4 ans, probablement sur demande de mon chef d'établissement d'alors qui n'aimait pas beaucoup les défenseurs de l'Instruction publique, n'ayant lui même jamais enseigné. Ancien CPE, Il avait réussi l'exploit lors de son arrivée dans l'établissement de nous faire un discours de plus de 4 H -montre en main- sans prononcer UNE SEULE FOIS les mots "élève" et "professeur" (nous avions été affublé le jour de la pré-rentrée du joli sobriquet de "co-animateur" (sic)).

L' IPR et lui même se sont reconnus lors de la visite : même âge, même haine de l'instruction et de ceux qui la dispensent, même culture au ras des paquerettes (et plus bas si possible) même propension à fustiger l'autorité des professeurs et les rapports directs au profit d'un discours manipulateur, ils ont fuit tous les deux les élèves tout au long de leur "carrière",

Le problème était donc non pas seulement de se défendre contre l'IPR, mais aussi contre le principal, ce qui est plus difficile.
Étant syndiqué à l'époque, mais sans responsabilité particulière, je me suis alors tourné logiquement vers ce syndicat pour me défendre contre ce rapport-lynchage, ce qu'il s'est bien gardé de faire, n'étant intéressé en rien par la lutte contre le pédagogisme (malgré quelques déclarations vertueuses extrêmement ponctuelles au moment des élections).

J'ai quand même envoyé un contre-rapport à l'IG et au rectorat avec l'aide de quelques amis (hélas, Jean, je ne suis que certifié... c'est hic et plouc qui va être content !). Ce contre-rapport est resté sans réponse des deux côtés (même pas un accusé de réception !). Depuis, il doit dormir dans un tiroir (s'il n'est pas allé directement à la poubelle).

Cet évènement (pour moi) a intensifié mon intérêt sur cette question du pédagogisme. Une fois le choc passé (choc assez rude quand même : pendant quelques temps on se demande si on est vraiment fait pour ce métier. C'était le but, d'ailleurs : casser un professeur non converti à l'idéologie péda-cucu et qui -en plus !- obtient des résultats. Pensez donc, ma bonne dame, des élèves "instruits et disicplinés" au XXI ème siècle ?!! Mais c'est de la démence ! A quand la réouverture des camps de concentration si on continue sur cette voie ?), j'ai naturellement cherché à comprendre pourquoi et comment on en était arrivé là.

J'ai donc commencé à me renseigner auprès des gens de Sauvez les lettres, j'ai lu, comme vous tous ici, les ouvrages de JPB, de Marc le Bris, de Liliane Lurçat (où j'ai retrouvé dans les toutes 1ères pages de "La destruction de l'enseignement élémentaire et ses penseurs" les 5 axes de l'idéologie de Foucambert. J'ai fait un bon en me disant : Bon sang de bonsoir ! C'est mon inspection ! Tout y étais : point par point. Pas un seul paramètre ne manquait...
Je fus fort déçu, d'ailleurs, moi qui croyais à la "créativité", tant vantée par mon IPR... lui-même n'était qu'un petit soldat, triste mercenaire au service d'une idéologie périmée et idiote).

Depuis, continuant à militer, j'ai mis entre parenthèse mon cas personnel pour défendre l'École de la République dans son ensemble à travers un certains nombre de mandats syndicaux.
J'ai franchi le dernier cap en changeant de syndicat : j'ai bien sûr adhéré au Snalc, seul syndicat véritablement humaniste et Républicain, suite à quelques discussions (entre autres avec un brillant commisaire paritaire de la Réunion et une charmante Secrétaire nationale experte en matière de pédagogie). La lecture de l'excellentissime livre de B. Kuntz, intitulé de façon un peu provocatrice "Prof de droite ?" a achevé de me convaincre.

Voilà, Jean, vous savez tout sur ma vie sexuelle et plus encore. Plus sérieusement, je vous remercie une fois de plus pour votre soutien moral (qui m'est trés précieux) et vous prie de m'excuser pour la longueur de ces confidences (ou je vous répondais assez longuement ou pas du tout). Mais encore une fois, je pense que mon cas est loin d'être unique, même si à ma manière et comme la plupart des intervenants de ce blog, mon histoire est celle de quelqu'un qui refuse de rentrer dans le rang au nom de fausses valeurs prétendument "modernes" et de fausse conscience. Nous ne sommes pas prêts à en finir avec la civilisation pour un plat de lentille.

Écrit par : Manu | 08 décembre 2008

Merci Christophe ! Au moment où je vous lis, je viens juste de terminer une sorte de "résumé" assez long... que je viens d'envoyer. Je le laisse à votre sagacité mais dois partir maintenant. A bientôt.

Écrit par : Manu | 08 décembre 2008

Voilà qui va rafraîchir l'enthousiasme de certains :

http://www.lemonde.fr/societe/article/2008/12/05/reformer-l-ortografe-pour-l-enseigner_1126561_3224.html

Ce n'est pas du pur porc chez lequel tout est bon !

Écrit par : Roger Meunier | 08 décembre 2008

Question intéressante: pourquoi devient-on IPR étant donné qu'on sera amené un jour ou l'autre à dire ou à faire le contraire de ses convictions profondes?

Ecrit par : Jean | 08 décembre 2008

On ne devient pas IPR "par conviction", mais comme disait Zazie (celle du métro) "pour faire c...les profs".

Écrit par : robin | 08 décembre 2008

En 1968, Chervel constituait (avec Claire-Blanche Benvéniste, la fille du linguiste, et un grammairien remarquable du nom de Jean Stefanini) la triade contestataire de la fac d'Aix-en-Provence, où il m'arrivait de passer, à l'époque. Il a publié dans ces années-là "Et on apprit à lire et à écrire à tous les petits Français" — chez Maspero, ce qui n'est pas indifférent, puis un gros livre sur l'Orthographe pour expliquer que c'était une notion bourgeoise mise en place sous Napoléon Ier afin de créer de la discrimination avec les ouvriers (ce qui est fondamentalement faux : c'étaient les aristocrates qui se targuaient de ne pas avoir d'orthographe, et les enfants des classes populaires ont fort bien assimilé, durant un siècle, les principes orthographiques "bourgeois"). Cela pour vous donner une idée du lieu d'où arrive ce sinistre crétin. Il n'a pas bougé d'un iota — il fait partie de ceux que, dans mon dernier livre, j'appelais les faux héritiers de Bourdieu, qui était bien plus intelligent que pas mal de ses lecteurs (comme Rousseau, au passage).
JPB

Écrit par : brighelli | 08 décembre 2008

Merci Christophe de me dire qu'Albert Cohen, c'est magnifique. Cela me réjouit de penser que “Les Fèves” ont pu chez quelques personnes leur rappeler une si belle lecture.

Écrit par : Roger Felts | 08 décembre 2008

Voilà qui va rafraîchir l'enthousiasme de certains :

http://www.lemonde.fr/societe/article/2008/12/05/reformer-l-ortografe-pour-l-enseigner_1126561_3224.html

Ce n'est pas du pur porc chez lequel tout est bon !

Ecrit par : Roger Meunier | 08 décembre 2008

Le type qui continue à s'imaginer qu'on peut réformer l'orthographe alors que toutes les tentatives récentes ont échoué est véritablement ou d'une incommensurable bêtise ou mû par une ambition antibiesque. Régulièrement, des inspirés se lèvent pour nous faire part du produit de leurs veilles extatiques. IL y a peu, nous avons vu se lever puis décliner presque aussitôt l'étoile d'un ci-devant illustre inconnu répondant au patronyme d'"Antibi". Elle s'est éteinte, et déjà on ne parle quasiment plus d'Antibi sinon de façon résiduelle. La même chose va arriver, c'est prévisible, à Chervel. Ces deux illuminés étaient en mal de reconnaissance publique. L'un et l'autre s'y prennent de la façon la plus illusoire qui soit: la démagogie.
En réalité, personne ne réussira à imposer de réforme de l'orthographe pour la double raison que la langue française telle qu'elle est fixée maintenant est un instrument de communication qui donne entière satisfaction à ses utilisateurs, et que l'apprendre aux élèves est tout à fait faisable pour peu qu'on le veuille vraiment et qu'on ne construise pas la maison par le toit.
La langue française dans sa forme actuelle est le bien à la fois commun et très intime de quelques dizaines de millions de Français et de quelques millions d'étrangers francophones. En face de tous ces propriétaires jaloux de leur bien, que pèse le caprice vaniteux d'un Chervel?

Écrit par : Jean | 08 décembre 2008

Réformer ou déformer?

Amusant l'affirmation de l'autre sinistre : "Réformer l'orthographe (et non, pas encore avec un "f") pour mieux l'enseigner".

De l'art de la fausse dialectique qui consiste à laisser deux affirmations opposées : à ma droite le chien (réformer = simplifier, enfin couper tout rapport de la langue avec son histoire et ses médiations institutionnelles), à ma gauche le chat (enseigner, transmettre un code pour la communication, etc. ). Je veux bien que chien et chat vivent ensemble, mais bon ici un La Fontaine ne suffira plus pour les faire se supporter.
Il est amusant de le voir nommer la fabuleuse réforme de 1990. Ah, l'heureux temps où les technocrates se décident de nous apprendre à écrire après nous dire quoi penser. L'usage de la langue ne se décrète pas dans les officines ministérielles et des Diafoirus de la langue qui croient racheter leur infinie médiocrité par les dégâts qu'ils laissent derrière eux.

Écrit par : Sénéchal | 08 décembre 2008

Réformer ou déformer?

Amusant l'affirmation de l'autre sinistre : "Réformer l'orthographe (et non, pas encore avec un "f") pour mieux l'enseigner".

De l'art de la fausse dialectique qui consiste à laisser deux affirmations opposées : à ma droite le chien (réformer = simplifier, enfin couper tout rapport de la langue avec son histoire et ses médiations institutionnelles), à ma gauche le chat (enseigner, transmettre un code pour la communication, etc. ). Je veux bien que chien et chat vivent ensemble, mais bon ici un La Fontaine ne suffira plus pour les faire se supporter.
Il est amusant de le voir nommer la fabuleuse réforme de 1990. Ah, l'heureux temps où les technocrates se décident de nous apprendre à écrire après nous dire quoi penser. L'usage de la langue ne se décrète pas dans les officines ministérielles et des Diafoirus de la langue qui croient racheter leur infinie médiocrité par les dégâts qu'ils laissent derrière eux.

Écrit par : Sénéchal | 08 décembre 2008

A Jean,

je sais bien que cela peut être au final inutile.

Mais je me dis que, sur les 9000 membres, on va dire que 2000 s'y intéressent vraiment, signent l'appel, que chacun de ces 2000 agrégés en parlent à 3 ou 4 collègues, et à 3 ou 4 parents et amis : 2000 au départ, 16 000 à l'arrivée, et ainsi de suite!

Ne tempérez pas mon enthousiasme! Alors, que pleuvent les encarts dans le bulletin de la SdA et d'autres revues, journaux, bulletins, etc etc!

Je suis un agrégé débout, comme diraient les ségolâtres (blague privée à l'attention d'un ami qui se reconnaîtra)

Écrit par : Fabien | 08 décembre 2008

Mais je me dis que, sur les 9000 membres, on va dire que 2000 s'y intéressent vraiment, signent l'appel, que chacun de ces 2000 agrégés en parlent à 3 ou 4 collègues, et à 3 ou 4 parents et amis : 2000 au départ, 16 000 à l'arrivée, et ainsi de suite!

Ecrit par : Fabien | 08 décembre 2008

En théorie, oui. En pratique, c'est moins automatique.
De toute façon, on restera loin des 200 ou 300 000 signatures qui pourraient faire un peu bouger les choses.

De toute façon, encore, rien ne vous empêche de rejoindre la Société des agrégés, et de proposer aussi sec une "Tribune libre" sur l'appel du 8 novembre!

Écrit par : Jean | 08 décembre 2008

Le cassoulet aux fèves, c'est bien meilleur qu'au haricots, et ca ne fait pas péter.

Écrit par : malhotru | 08 décembre 2008

Pour en revenir au sujet initial de ce fil de JPB, des collègues PLP m’ont raconté comment un nouveau CAP serait « donné ».

En stage, les formateurs ont en effet annoncé aux collègues que, étant donné le très faible niveau des candidats, il fallait avoir un fort taux de reçus.

Comment ? Eh, bien, comme l’examen est organisé par le prof pour ses propres élèves dans propre lycée, il suffit de faire deux sujets d’examen : un très simple pour ceux qui n’ont pas le niveau et l’autre pour ceux qui ont le niveau ! Et même si un élève n’est pas présent, ne pas mettre zéro ou absent mais aller le dénicher (sur son canapé ? au bistrot ?) afin de lui faire passer l’épreuve un autre jour !

Les profs sont consternés : d’autres collègues leur ont avoué qu’ils le faisaient sinon c’était la persécution par leur proviseur qui veut du chiffre !

Écrit par : Pierre LaRiba | 08 décembre 2008

"Etant donné le très faible niveau des candidats, il fallait un fort taux de reçus"

Quelle logique admirable ! Les bras m'en tombent.

Écrit par : Sylvie Huguet | 08 décembre 2008

Quelle logique admirable ! Les bras m'en tombent.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 08 décembre 2008

Vous voulez faire concurrence à la Vénus de Milo?

D'accord, c'est nul, je me retire... ;-)

Écrit par : Maminou | 08 décembre 2008

POUR ROGER FELTS,

ALBERT COHEN " Le Livre de ma Mère "


(A la mort de sa mère adorée, les images reviennent d'une femme douce et timide qui chantait si bien les berceuses et qu'un mot de son fils faisait accourir.)


"Dans ma solitude, je me chante la berceuse douce, si douce, que ma mère me chantait, ma mère sur qui la mort a posé ses doigts de glace et je me dis, avec dans la gorge un sanglot sec qui ne veut pas sortir, je me dis que ses petites mains ne sont plus chaudes et que jamais plus je ne les porterai douces à mon front. Plus jamais je ne connaîtrai ses maladroits baisers à peine posés. Plus jamais, glas des endeuillés, chant des morts que nous avons aimés. Je ne la reverrai plus jamais et jamais je ne pourrai effacer mes indifférences ou mes colères.

Je fus méchant avec elle, une fois, et elle ne le méritait pas. Cruauté des fils. Cruauté de cette absurde scène que je fis. Et pourquoi? Parce que, inquiète de ne pas me voir rentrer, ne pouvant jamais s'endormir avant que son fils fût rentré, elle avait téléphoné, à quatre heures du matin, à mes mondains inviteurs qui ne la valaient certes pas. Elle avait téléphoné pour être rassurée, pour être sûre que rien de mal ne m'était arrivé. De retour chez moi, je lui avais fait cette affreuse scène. Elle est tatouée dans mon cœur, cette scène. Je la revois, si humble, ma sainte, devant mes stupides reproches, bouleversante d'humilité, si consciente de sa faute, de ce qu'elle était persuadée être une faute. Si convaincue de sa culpabilité, la pauvre qui n'avait rien fait de mal. Elle sanglotait, ma petite enfant. Oh, ses pleurs que je ne pourrai jamais n'avoir pas fait couler. Oh, ses petites mains désespérées où des taches bleues étaient apparues. Chérie, tu vois, je tâche de me racheter en avouant. Combien nous pouvons faire souffrir ceux qui nous aiment et quel affreux pouvoir de mal nous avons sur eux. Et comme nous faisons usage de ce pouvoir. Et pourquoi cette indigne colère? Peut-être parce que son accent étranger et ses fautes de français en téléphonant à ces crétins cultivés m'avaient gêné. Je ne les entendrai plus jamais, ses fautes de français et son accent étranger.

Vengé de moi-même, je me dis que c'est bien fait et que c'est juste que je souffre, moi qui ai fait, cette nuit-là, souffrir une maladroite sainte, une vraie sainte, qui ne savait pas qu'elle était une sainte. Frères humains, frères en misère et en superficialité, c'est du propre, notre amour filial. Je me suis fâché contre elle parce qu'elle m'aimait trop, parce qu'elle avait le cœur riche, l'émoi rapide et qu'elle craignait trop pour son fils. Je l'entends qui me rassure. Tu as raison, Maman, je n'ai été méchant qu'une fois avec toi et je t'ai demandé un pardon que tu accordas avec tant de joie. Tu le sais, n'est-ce pas, je t'ai totalement aimée. Comme nous étions bien ensemble, quels bavards complices et intarissables amis. Mais j'aurais pu t'aimer plus encore et tous les jours t'écrire et tous les jours te donner ce sentiment d'importance que seul je savais te donner et qui te rendait si fière, toi humble et méconnue, ma géniale, Maman, ma petite fille chérie.

Je ne lui écrivais pas assez. Je n'avais pas assez d'amour pour l'imaginer, ouvrant sa boîte aux lettres, à Marseille, plusieurs fois par jour et n'y trouvant jamais rien. (Maintenant, chaque fois que j'ouvre ma boîte aux lettres et que je n'y trouve pas la lettre de ma fille, cette lettre que j'attends depuis des semaines, j'ai un petit sourire. Ma mère est vengée.) Et le pire, c'est que j'étais quelquefois agacé par ses télégrammes. Pauvres télégrammes de Marseille, toujours les mêmes: «Inquiète sans nouvelles télégraphie santé». Je me hais d'avoir télégraphié une fois en réponse, le parfum d'une nymphe encore sur mon visage: «Je me porte admirablement bien lettre suit». La lettre n'avait pas vite suivi. Chérie, ce livre, c'est ma dernière lettre.
Je me raccroche à cette idée que, devenu adulte (ça a pris du temps), je lui donnais de l'argent en cachette, ce qui lui procurait la joie désintéressée de se savoir protégée par son fils. J'aurais dû lui offrir un aspirateur à poussière. Elle en aurait eu un poétique plaisir. Elle serait allée lui rendre visite de temps en temps, l'aurait chéri, regardé sous toutes ses faces avec un recul artiste et une respiration satisfaite. Ces choses étaient importantes pour elle, fleurissaient sa vie. Je me raccroche aussi à cette idée que je l'ai beaucoup écoutée, que j'ai participé hypocritement aux dissensions de famille qui l'intéressaient tant et qui m'ennuyaient un peu. J'abondais dans son sens, je l'approuvais de critiquer tel parent en disgrâce, le même qu'elle portait aux nues, deux jours plus tard, si elle en recevait une lettre aimable. Je me raccroche à cette pauvre consolation que je savais régler mon pas sur son pas lent de cardiaque. «Toi, au moins, mon fils, tu n'es pas comme les autres, tu marches normalement, c'est un plaisir de se promener avec toi.» Je pense bien, on faisait du trois cents mètres à l'heure.

Ce qui me fait du bien aussi, c'est de me dire que j'ai su la flatter. Quand elle mettait une nouvelle robe, qui n'était jamais nouvelle mais toujours transformée, et qui lui allait assez mal, je lui disais: «Tu es élégante comme une jeune fille.» Elle rayonnait alors d'un timide bonheur, rougissait, me croyait. A chacun de mes énormes compliments, ce geste mignon qu'elle avait de porter sa petite main à la lèvre. Elle vivait alors extrêmement, était réhabilitée. Que lui importait d'être une isolée et une dédaignée? Elle s'abreuvait de mes louanges, avait un fils. Mais le seul vrai réconfort, c'est qu'elle n'assiste pas à mon malheur de sa mort. Me frottant les mains pour essayer d'être gai, je viens de confier cette pensée à ma chatte qui a ronronné courtoisement.

Un autre remords, c'est que je considérais tout naturel d'avoir une mère vivante. Je ne savais pas assez combien ses allées et venues dans mon appartement étaient précieuses, éphémères. Je ne savais pas assez qu'elle était en vie. Je n'ai pas assez désiré ses venues à Genève. Est-ce possible? Il y a donc eu un temps merveilleux où je n'avais qu'à envoyer un télégramme de dix mots pour que, deux jours plus tard, elle débarque sur le quai de la gare, avec son sourire conventionnel de timide, ses valises toujours un peu démantibulées et son chapeau trop étroit. Je n'avais qu'à écrire dix mots et elle était là, magiquement. J'étais le maître de cette magie et je l'ai si peu utilisée, idiotement occupé que j'étais par des nymphes. "

Écrit par : Scarlett Martinez | 08 décembre 2008

Je ne vous communique pas souvent ici les "mots d'enfants" que je glane dans ma classe, mais celui-ci, je suis sûre qu'il va vous plaire (ne vous fâchez pas, Monsieur Felts, je vous prie).

Cet après-midi, Peau d'Âne, au cinéma.
A un moment critique du film, le père de Peau d'Âne entre dans une pièce sombre où bouillonnent dans des tubes ou des marmites des liquides de toutes les couleurs dégageant d'énormes volutes de fumée.
L, 7 ans, assis à côté de moi, murmure : "Ah là là, des potions ! C'est grave !"
C'est alors que l'on voit apparaître le maître des lieux, grande barbe blanche, air sombre et sournois, nez crochu (on se demande ce qu'attend la HALDE pour faire interdire ce film), longue robe noire, et L. s'exclame à mi-voix tout de même :
"Ah ! Malheur ! C'est un PSYCHOLOGUE !"

Écrit par : catmano | 08 décembre 2008

Il faut absolument que je rachète le Livre de ma Mère. J'ai un jour commis la bêtise de l'offrir à un imbécille illettré qui ne l'a probablement pas lu et ne me l'a jamais rendu, ce qui aurait été le mieux à faire.

Écrit par : dobolino | 08 décembre 2008

Catmano vous êtes une vraie peau d'âne et comme dirait de Gaulle “Vous ne m'avez pas compris”… Je suis contre la psychologisation de notre société et mes poils se hérissent chaque fois qu'une merde fait flop quelque part qu'on puisse entendre toujours le rituel de “Une cellule antistress a été mis en place”.
La réflexion du gamin est excellente. Le vrai visage de la psychologie à la portée de tous les manipulateurs de sens commence à transparaitre.

Écrit par : Roger Felts | 08 décembre 2008

On parle du texte sur “les fèves”
@ Sibille écrit :
“… Ceci-dit, je trouve la comparaison de Robin avec les plus belles pages d'Albert Cohen un tantinet complaisante.”

@ Toto écrit (sur le blog de Felts)
“Je ne sais pas pour les autres, mais moi je me suis retenu pour ne pas chialer comme une baleine”

Je suis sur qu'Albert Cohen aurait serré la main de Toto…

Écrit par : Roger Felts | 08 décembre 2008

"Cet évènement (pour moi) a intensifié mon intérêt sur cette question du pédagogisme. Une fois le choc passé (choc assez rude quand même : pendant quelques temps on se demande si on est vraiment fait pour ce métier."

Merci, Manu, de nous faire partager votre expérience. Je crois que c'est très important.
En effet, on est toujours seul devant sa classe, ou devant l'inspecteur. A partir de là, la hiérarchie est très forte, quand on fait mine de sortir du rang, pour nous isoler ou nous faire croire que le "problème" vient de nous. D'où le doute sur notre capacité à enseigner... Aussi est-il essentiel que la parole se libère, que les récits d'inspections-sanctions ou autres dysfonctionnements puissent circuler. Ce blog contribue à une telle libération, tout comme les ouvrages de Brighelli ou Maschino.
Cependant, je crois aussi que c'est pour prévenir ce "risque" que l'institution ressort depuis quelques temps le fameux "devoir de réserve" : habile moyen d'empêcher les témoignages. Comme dans n'importe quel système totalitaire.
L'isolement (un peu comme dans "Le Joueur d'échecs" de Zweig) est en outre caractéristique des processus de harcèlement moral sur le lieu de travail. Je crains que ces derniers ne se développent de plus en plus dans l'enseignement : pour faire passer des couleuvres, pour faire douter les récalcitrants, pour maintenir le côté kafkaien du système.

Écrit par : Daniel Arnaud | 08 décembre 2008

Dans la même veine, ce poème de Sergueï Essenine

Ты жива еще, моя старушка?
Жив и я. Привет тебе, привет!
Пусть струится над твоей избушкой
Тот вечерний несказанный свет.

Пишут мне, что ты, тая тревогу,
Загрустила шибко обо мне,
Что ты часто ходишь на дорогу
В старомодном ветхом шушуне.

И тебе в вечернем синем мраке
Часто видится одно и тож:
Будто кто-то мне в кабацкой драке
Саданул под сердце финский нож.
Ничего, родная! Успокойся.
Это только тягостная бредь.
Не такой уж горький я пропойца,
Чтоб тебя не видя, умереть.

Я по-прежнему такой же нежный
И мечтаю только лишь о том,
Чтоб скорее от тоски мятежной
Воротиться в низенький наш дом.

Я вернусь, когда раскинет ветви
По-весеннему наш белый сад.
Только ты меня уж на рассвете
Не буди, как восемь лет назад.

Не буди того, что отмечталось.
Не волнуй того, что не сбылось, -
Слишком раннюю утрату и усталость
Испытать мне в жизни привелось.

И молиться не учи. Не надо!
К старому возврата больше нет.
Ты одна мне помощь и отрада,
Ты одна мне несказанный свет.

Так забудь же про свою тревогу.
Не грусти так шибко обо мне.
Не ходи так часто на дорогу
В старомодном ветхом шушуне.


La trado arrive !

Écrit par : dobolino | 08 décembre 2008

Je suis sur qu'Albert Cohen aurait serré la main de Toto…

Ecrit par : Roger Felts | 08 décembre 2008
Psst ! Toto ! Tu sais quoi elle était, la mère d'Albert Cohen ?
... Juive séfarade !!!!!!!!!!!!!!!!!
Comment on fait le smiley mort de rire qui se roule par terre ?

Écrit par : dobolino | 08 décembre 2008

Les textes de Roger FELTS et d'Albert COHEN me touchent particulièrement car je viens de perdre ma mère. A la lisière de l'automne de ma vie s'ouvre une double entrée dans un hiver dont l'un ne finira jamais... Mais c'est aussi une deuxième naissance. D'où ce poème que je lui dédie, à elle et à toutes celles, déjà parties, qui passèrent le relais de la vie.

L'automne,
c'est le printemps à l'envers ;
c'est le baume devenu saveur ;
c'est la tendresse raffermie.

L'automne,
c'est la terre rendue qui,
par ses labours profonds,
se retourne sur elle-même.
C'est le ciel gris de sagesse.

L'automne,
c'est le rappel du poète
vers le fuyant,
ce voile qui se déplie à l'infini
jusqu'à l'ineffable transparence.

L'automne,
c'est la promesse tenue
du printemps accompli.

C'est le oui quand même,
malgré le spectre de l'hiver.

Écrit par : Magister | 08 décembre 2008

Je suis contre la psychologisation de notre société et mes poils se hérissent chaque fois qu'une merde fait flop quelque part qu'on puisse entendre toujours le rituel de “Une cellule antistress a été mis en place”.

Ecrit par : Roger Felts | 08 décembre 2008

Là, je vous rejoins. Il faut dire que les psychologues jouent aujourd'hui le rôle des confesseurs de jadis. On ne refait pas les hommes...

Écrit par : Magister | 08 décembre 2008

On parle du texte sur “les fèves”
@ Sibille écrit :
“… Ceci-dit, je trouve la comparaison de Robin avec les plus belles pages d'Albert Cohen un tantinet complaisante.”


Ecrit par: Roger Felts.

Roger, si vous aviez été honnête intellectuellement, vous auriez copié-collé mon message entier.

Écrit par : Christophe Sibille | 08 décembre 2008

Traduction:


Lettre à ma mère


Toujours vivante, ma vieille maman ?
Moi je le suis. Salut à toi, salut !
Que ruisselle encore sur ta vieille isba
L'indicible lumière du soir !

On m'écrit que, cachant ton tourment,
Tu te fais pour moi bien du chagrin.
Que souvent tu sors sur le chemin
Dans ton vieux manteau démodé.

Et le soir, dans la ténèbre bleue,
Une image obsédante te poursuit :
au cabaret, un quidam lors d'une rixe,
Plonge une lame dans le cœur de ton fils.

Rien de tout cela, mère ! T'inquiète !
Ce n'est qu'un mauvais cauchemar.
Je ne suis pas encore cet endurci pochard
Que je veuille mourir sans t'avoir revue.

Je suis un tendre comme avant
Qui ne rêve, sais-tu, qu'à une chose :
quitter au plus vite le spleen de la révolte
et retrouver notre maisonnette.

Je reviendrais lorsque le jardin tout de blanc
étirera ses branches à l'appel du printemps.
Mais il ne faudra plus m'éveiller aux aurores
comme tu le faisais il y a huit ans.

Ne va pas rappeler les rêves passés
ni ranimer les desseins avortés ;
j'ai trop connu dans l'existence
de tribulations harassantes.

Et ne me dis pas de prier. Surtout pas !
Au passé on ne retourne pas.
Toi seule est mon secours et ma joie,
toi seule mon indicible lumière.

Oublie donc, mère, angoisses et soucis,
ne t'afflige plus tant à mon propos.
Ne sors plus si souvent sur le chemin
dans ton vieux manteau démodé.



( 1924 )

Écrit par : dobolino | 08 décembre 2008

Ça chauffe dur en Grèce !
Un jour, ça pourrait être pareil chez nous !
L'Europe, c'est pas les Etats-Unis, ce n'est pas la même histoire.

Écrit par : dobolino | 08 décembre 2008

"Comment on fait le smiley mort de rire qui se roule par terre ?"
"(Maintenant, chaque fois que j'ouvre ma boîte aux lettres et que je n'y trouve pas la lettre de ma fille, cette lettre que j'attends depuis des semaines, j'ai un petit sourire. Ma mère est vengée.) "


:))))
ange

Écrit par : toto | 08 décembre 2008

"-Vous devriez; c'est magnifique.
Ecrit par : Christophe Sibille | 08 décembre 2008
@dobolinette
tu crois que ce nain là peut comprendre un Albert ?

Écrit par : toto | 08 décembre 2008

Alors, Toto, plutôt Mangeclous, Salomon, Michaël, ou Mattathias?
Je pencherai plutôt pour le dernier...
Merci pour la caillette, Dobolino... Je crois que j'ai un sauvignon exceptionnel, et pas trop vif, qui va parfaitement faire l'affaire... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 08 décembre 2008

c'est pas pour faire le savant... quoique...

http://ecx.images-amazon.com/images/I/51HWDSA54KL._SS500_.jpg

Écrit par : jeanh | 08 décembre 2008

"Je pencherai plutôt pour le dernier..."

A question conne, réponse jamais très intelligente.

Tu vas la fourrer ?
:o)

Écrit par : toto | 08 décembre 2008

"-Vous devriez; c'est magnifique.
Ecrit par : Christophe Sibille | 08 décembre 2008
@dobolinette
tu crois que ce nain là peut comprendre un Albert ?

Ecrit par : toto | 08 décembre 2008

Va savoir ! Tu n'en sais rien, de sa maman ! Il ne t'en a jamais parlé ! Peut-être que son nom de naissance, c'est Kahn ou Lévy ou Blumenstein ?
Ceci dit, le deal tient toujours ! Tu nous refiles ta maman trois mois et tu prends la nôtre en échange !

Écrit par : dobolino | 08 décembre 2008

"Je pencherai plutôt pour le dernier..."

A question conne, réponse jamais très intelligente.

Tu vas la fourrer ?
:o)

Ecrit par : toto | 08 décembre 2008

Allons, allons, Toto. Ne fantasmez pas! Il n'y a que des hommes dans les quatre personnages de "Mangeclous" que j'ai cités.
Merveilleux roman! Vous devriez le lire, après la 4276è page de leo et lea... :-)))

Écrit par : Christophe Sibille | 08 décembre 2008

En plus, même, Toto, la maman de Christophe, elle est peut-être auvergnate ?
Ma tante, la femme de mon oncle, qui est auvergnate, elle dit qu'un auvergnat vaut deux juifs.

Écrit par : dobolino | 08 décembre 2008

"elle dit qu'un auvergnat vaut deux juifs."
Et un juif séfarade auvergnat, ça vaut combien ? :)

"Peut-être que son nom de naissance, c'est Kahn ou Lévy ou Blumenstein ?"
La põvre !

:)

Écrit par : toto | 08 décembre 2008

"Il n'y a que des hommes dans les quatre personnages "
J'ose põ demander ce qu'il a compris ...
Je parlais d'la caillette.

ange

Écrit par : toto | 08 décembre 2008

"La põvre !"

T'imagines ?
Après avoir fait Bac C et + (???)
Il a fini dans un ifum pourri d'banlieue comme prof de tamtam ?

"Comment on fait le smiley mort de rire qui se roule par terre ?"
J'aimerai bien savoir ...

:ange:

Écrit par : toto | 08 décembre 2008

Bon, alors j'ai fait un tour sur neoprofs comme je m'y étais engagé. J'ai répondu à une certaine "Marquisedemerteuil" qui pleurait toutes les larmes de son corps parce qu'elle venait de se prendre une gamelle carabinée à une dissert de prépatration d'agreg.
Mais c'est d'une complexité effarante. On ne sait plus qui parle à qui, qui répond à qui ni à quoi! Il m'a fallu un bon quart d'heure et plusieurs essais pour retrouver mon message!

Écrit par : Jean | 08 décembre 2008

"En mathématiques, il me semble que le pédagogisme s'est toujours senti en territoire ennemi et n'a jamais vraiment percé" Ecrit par Toto Weininger

Mouhahahahahaaha !

Guy Morel a le coeur solide s'il a tenu le choc en lisant cette phrase !

Ecrit par : Jérémy | 08 décembre 2008

Jérémy, voyons, soyez charitable, ne vous moquez pas. Je suis la preuve vivante que l'on peut enseigner les mathématiques au collège et au lycée sans rien connaître des orientations pédagogiques officielles et en s'en foutant totalement.
Ecrit par : TotoWeininger | 08 décembre 2008

D'une part, Guy Morel se porte comme un charme quoi qu'il lise, d'autre part il ne croit pas au "preuves vivantes".
Il a cru dire il n'y a pas si longtemps sur ce blog que l'enseignement des mathématiques avait été mis à mal non par les "pédagogistes" mais par les "didacticiens".
Il a quelques raisons de penser, en dépit des "preuves vivantes", que des babioles telles que le théorème des parallèles ne sont pas enseignées, et que le niveau des élèves en mathématiques est notoirement catastrophique.
GM

Écrit par : guy morel | 08 décembre 2008

Il n'y a pas grand monde ce soir...
Bonne nuit !

Écrit par : Sylvie Huguet | 08 décembre 2008

Merci, Manu, de nous faire partager votre expérience. Je crois que c'est très important.

Ecrit par : Daniel Arnaud | 08 décembre 2008

C'est vrai que ça faisait un peu confession, mais je pense qu'il serait intéressant d'avoir d'autres témoignages d'inspections. Je ne suis pas le seul (c'est ce qu'on croit au début) à qui c'est arrivé.

Écrit par : Manu | 08 décembre 2008

Le type qui continue à s'imaginer qu'on peut réformer l'orthographe alors que toutes les tentatives récentes ont échoué est véritablement ou d'une incommensurable bêtise ou mû par une ambition antibiesque. Régulièrement, des inspirés se lèvent pour nous faire part du produit de leurs veilles extatiques. IL y a peu, nous avons vu se lever puis décliner presque aussitôt l'étoile d'un ci-devant illustre inconnu répondant au patronyme d'"Antibi". Elle s'est éteinte, et déjà on ne parle quasiment plus d'Antibi sinon de façon résiduelle. La même chose va arriver, c'est prévisible, à Chervel. Ces deux illuminés étaient en mal de reconnaissance publique. L'un et l'autre s'y prennent de la façon la plus illusoire qui soit: la démagogie.
En réalité, personne ne réussira à imposer de réforme de l'orthographe pour la double raison que la langue française telle qu'elle est fixée maintenant est un instrument de communication qui donne entière satisfaction à ses utilisateurs, et que l'apprendre aux élèves est tout à fait faisable pour peu qu'on le veuille vraiment et qu'on ne construise pas la maison par le toit.
La langue française dans sa forme actuelle est le bien à la fois commun et très intime de quelques dizaines de millions de Français et de quelques millions d'étrangers francophones. En face de tous ces propriétaires jaloux de leur bien, que pèse le caprice vaniteux d'un Chervel?
Ecrit par : Jean | 08 décembre 2008

Cher collègue, j'admire votre assurance et vous en sait gré.
Il est certain que les élucubrations d'Antibi et de Chervel sont promises à un oubli rapide autant que définitif. La preuve en est la manière très stricte dont tous les enseignants, soutenus par tous les parents, continuent à noter dictées et autres exercices scolaires.
GM
PS. Il est aussi notoire aussi que le livre d'André Chervel sur la grammaire dite "traditionnelle" n'a eu aucun impact sur l'enseignement grammatical qui se maintient à un excellent niveau.
PPS. On peut d'ailleurs dire, de manière générale, qu'aucune des théories dites "pédagogistes" n'a eu la moindre influence dans notre système scolaire ; ce qui est normal puisqu'elles sont stupides.

Écrit par : guy morel | 08 décembre 2008

"T'imagines ?
Après avoir fait Bac C et + (???)
Il a fini dans un ifum pourri d'banlieue comme prof de tamtam ?"

Ecrit par : toto | 08 décembre 2008

Confirmation définitive que Toto ne sait absolument pas lire.
:-))
"ifum"
Ah, non, vous confondez! Celui qui fume, c'est vous!
Encore un sale coup du miroir? Pas très magnanime, décidément! :-)

Écrit par : Christophe Sibille | 08 décembre 2008

Concernant les résultats des élections professionnelles il ne faut peut-etre pas désespérer mais les chiffres sont les chiffres et ça dure comme ça depuis des décennies .Tous ces profs gaucho-socialo-pédagos seront finalement les "idiots utiles " du systéme libéral sarkozyste.Darcos a du sabler le champagne ce week-end ;ceux qui vont l'aider à faire passer sa réforme mortifére du lycée ,ceux qui trouvent qu'il ne va pas assez loin sont en téte .Ils avaient tout loisir pendant trois semaines d'affichage dans les salles à leur nom de s'informer;non ils ne l'ont pas fait ;ils ne veulent ;ils ne savent pas lire ! Pensent-ils vraiment ?C'est curieux cet instinct de décadence ; d'aller dans le sens inverse de son intérèt .

Écrit par : defer | 08 décembre 2008

"Bon, alors j'ai fait un tour sur neoprofs comme je m'y étais engagé. J'ai répondu à une certaine "Marquisedemerteuil" qui pleurait toutes les larmes de son corps parce qu'elle venait de se prendre une gamelle carabinée à une dissert de prépatration d'agreg.
Mais c'est d'une complexité effarante. On ne sait plus qui parle à qui, qui répond à qui ni à quoi! Il m'a fallu un bon quart d'heure et plusieurs essais pour retrouver mon message!

Ecrit par : Jean | 08 décembre 2008"

Ce n'est pas si compliqué que ça !

D'aileurs votre passage a été remarqué et animé.

Écrit par : J.J. | 08 décembre 2008

Bonsoir Manu. A peu près à la même époque que vous, j'ai été inspectée par une hyène pédagogiste et le ton est monté parce que je me suis défendue (donc, j'ai gardé ma vieille note minable donnée par un même pas inspecteur qui a fait 6 mois chez les fous et s'est suicidé, véridique, je le jure!)
J'ai donc l'honneur d'être parmi les 7 derniers sur 1500 promouvables à la hors classe.
Faut dire que j'avais fait fort: l'intégrale de "Dom Juan" en 3° avec travail parallèle sur l'opéra de Mozart, vidéo de Bluwal-Piccoli-Brasseur (avec ma collègue agrégée de musique) et nous sommes tous allés à l'opéra ensuite;
Trop difficile pour eux, trop élitiste, trop de remédiation en orthographe, pas de séquences, a dit la hyène. Je n'en ai pas démordu, mes grands parents étaient paysans, vive l'élitisme républicain.
Depuis je continue de plus belle (bah, agrégée au 11° échelon, ça suffit pour vivre): littérature par ordre chronologique, petites dissertations, culture générale, grosses dictées, cours magistraux qu'ils écoutent bouche bée et aussi (salut Jean) du latin à l'ancienne avec leçons et thèmes. Eh bien, ils m'aiment, ils bossent, ils progressent, je donne parfois un Carambar pour une bonne réponse, je leur lis des nouvelles, je leur donne des lignes!
La hyène n'est pas revenue, on en a même vu une autre qui disait l'inverse. Je n'aurai pas la hors-classe mais je suis assez fière de ce que j'ai fait, les anciens collégiens reviennent souvent m'en remercier, même des années après et parfois, ils ont encore mes petits polycops "Comment faire une explication de texte" ou mes tableaux de grammaire.
Ces minables lèche-bottes d'inspecteurs voient à présent se lever de nouvelles générations de profs du même tabac que nous, vieux réfractaires. Mes conseils et mes fiches ont pas mal infléchi la pédagogie de mes collègues vers un travail structuré, la discipline et l'instruction. Ils voient que ça marche, ils continueront. Résistance!

Écrit par : Cunégonde | 08 décembre 2008

Mais si, Sylvie Huguet, il y a du monde sur ce blog ce sir — cette nuit… Il y a même le maître des lieux.
Etre deux corrections de copies,, donc…

Guy, tu n'as pas tort d'ironiser sur les certitudes de Jean à propos d el'orthographe, mais il n'a pas tort non plus de les avoir. Cela fait à peu près cinq cents ans que divers illuminés proposent des réformes fondamentales — dès le XVIème, on a suggéré de calquer le français sur l'italien, en n'écrivant que ce qui se prononce, et comme ça se prononce. Et on n'a jamais modifié qu'à l'extrême marge, parce que la Langue a un pouvoir de résistance considérable. On est arrivé à faire passer (dans le Monde et autres publications boboïsées) "professeure" et autres monstres, mais je ne sais pas si ça durera, et je n'ai entendu nulle part le peuple reprendre ces aberrations. Il est fort possible qu'un de ces quatre, on décrète la fin de l'accord du participe avec le COD antéposé — on a déjà essayé en 1905. Cette fois, ça marchera peut-être, mais c'est à vrai dire une curiosité lexicale qui ne mérite sans doute pas de survivre encore quelques siècles. Pour le reste, ça tiendra bon, si nus tenons bon.
Il est vrai également que tant de nos collègues fournissent tant d'occasions au mépris… Vrai aussi qu'ils votent contre leurs propres intérêts. Vrai sans doute que le ministère a de quoi se féliciter, dans l'ensemble, du résultat des élections professionnelles. Ces gens-là adoptent la stratégie du lemming.

Cunégonde, Manu, de tout cœur avec vous. Le récit donné plus haut du petit discours de l'Inspecteur venu au collège Hélène Boucher prouve que, comme dit Michel Buttet, petit patron de Sauver es Lettres, il n'y a pas que des mauvaises nouvelles en ce moment sur certains fronts.

Enfin, qui a dit tout récemment, pour fêter le soixantième anniversaire de la Déclaration universelle des Droits de l'Homme — et, tant qu'à faire, justifier l'excision, l'infibulation et autres joyeusetés ethniques : "Personne ne peut décréter qu’un comportement ou un interdit est universel avant d’avoir constaté qu’il l’est effectivement. Les mutilations sont des pratiques que personnellement je réprouve complètement, mais ce sont les sociétés concernées qui sont les plus à même de les faire évoluer. Je souhaite que ces pratiques évoluent, mais je ne considère ni justifié, ni surtout efficace, d’avoir des gens de l’extérieur qui arrivent pour y mettre un terme Il faut abolir les barrières qui délimitent les actes « civilisés » des actes « barbares ». Cela ne signifie pas que je ne puisse ressentir une répulsion face à certaines pratiques, comme les mutilations sexuelles par exemple. Mais le fait de s’opposer à ces pratiques ne s’inscrit pas dans l’universalité des droits de l’homme."
Allez, bonnes recherches. J'ai une longue nuit et une très longue journée devant moi. Dire qu'il y en a qui sont à la retraite…
JPB

Écrit par : brighelli | 09 décembre 2008

A Cunégonde :

Votre témoignage est absolument incroyable (en particulier l'histoire du "même pas l'inspecteur" - un "conseiller pédagogique" ? - qui termine chez les fous) ! On devrait peut-être placarder quelque chose comme ça sur certains IUFM ou à l'INRP :

"Douzazil - clinique spécialisée - eau trés froide dans toutes les chambres - Pilules roses & douches glacées à volonté - personnel qualifié & camisoles molletonnées - thérapie par électrochocs sur demande - Établissement agréé MGEN - Le Dr Bégaudeau reçoit sur rendez-vous- "

Alors merci infiniment pour avoir témoigné vous aussi, Cunégonde.

Je ne sais plus qui avait un jour eu l'idée de publier une sorte de florilège des inspections les plus délirantes ? Ce serait peut-être une idée à relancer.

Écrit par : Manu | 09 décembre 2008

On avait déjà noté à l'époque que ce n'était pas légalement possible, le texte des inspecteurs leur appartient.
JPB

Écrit par : brighelli | 09 décembre 2008

Cunégonde, Manu, de tout cœur avec vous.

Ecrit par : brighelli | 09 décembre 2008

Et au passage, un grand merci à vous, M. Brighelli : ces moments diificiles -suite à ce genre d' inspection- ont été autrement plus faciles à supporter une fois lue "La fabrique...", amenant la compréhension progressive du problème.

Ce fut une sorte de grand soulagement : a mon avis, vous avez remonté le moral de pas mal de collègues, inconsciemment, même si ce n'était pas bien sûr le 1er objectif du livre.

Écrit par : Manu | 09 décembre 2008

Bon, alors j'ai fait un tour sur neoprofs comme je m'y étais engagé. J'ai répondu à une certaine "Marquisedemerteuil" qui pleurait toutes les larmes de son corps parce qu'elle venait de se prendre une gamelle carabinée à une dissert de prépatration d'agreg.
Mais c'est d'une complexité effarante. On ne sait plus qui parle à qui, qui répond à qui ni à quoi! Il m'a fallu un bon quart d'heure et plusieurs essais pour retrouver mon message!

Ecrit par : Jean | 08 décembre 2008

Insistez si vous avez le temps et vous verrez qu'après quelques visites, vous vous repérerez de mieux en mieux sur ce forum.
Nous avons un gros avantage sur nos collègues "pédagos" qui réprouvent formellement les "recettes de cuisine", c'est celui de savoir répondre de façon pratique et utilisable tout de suite.
Il faut y aller de temps de sa proposition de progression ou d'une petite fiche de préparation avec exercices tout prêts, mais, franchement, quand deux ou trois semaines plus tard, l'on vous répond que, bien que peu convaincu, l'on a essayé et que "ça marche", c'est assez satisfaisant moralement.

Écrit par : catmano | 09 décembre 2008

" A mon avis, vous avez remonté le moral de pas mal de collègues" (Manu)

Je confirme.

Écrit par : Sylvie Huguet | 09 décembre 2008

"Confirmation définitive que Toto ne sait absolument pas lire. "
@dobolinette

On est d'accord, il ne comprend põ grand chose, le nain ?

:petitbonhommequiserouleparterre:

Écrit par : toto | 09 décembre 2008

Rony Braumann? J'ai vraiment du mal à le croire...

Je confirme, Toto, n'étant pas un "Champollion des murs de waters", j'ai effectivement un peu de mal à comprendre vos graffiti. Ecrits avec quoi? ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 09 décembre 2008

Est-il certain que l'ensemble de la réforme des lycées sera bien un ensemble homogène de bouses dégradées ?

Le jus pédagol d'hier n'en est pas certain et commet un long article sur une nouveauté qui risque, localement de donner naissance à un enseignement de qualité : le module "informatique et société numérique" dans la classe de seconde de la filière scientifique.

http://www.cafepedagogique.net/lesdossiers/Pages/2008/99_QuestionCultureNumerique.aspx

Selon l'auteur, anonyme, il ne manquerait plus qu'on y remette de la "programmation pure et dure" et de "l'ouverture de boîte" comme au début des années 1980 : "l'échec d'un enseignement asphyxié par l'élitisme, l'absence de parité et l'inadaptation. Il faut donc poser la question des contenus de ce module, non pas en termes de programme mais d'orientation générale."
Traduction : les programmes (au double sens du terme !) importent beaucoup moins que l'idéologie qu'on y mettra.

Première affirmation : "L'envahissement par les TIC de la sphère privée, après celle de la sphère professionnelle met à mal les modèles éducatifs traditionnels"… "C’est en partant de pratiques réelles qu’il est possible de construire du sens à celles-ci."
Les mimiles et apprentis mimiles utilisent essentiellement l'informatique pour affermir leur soumission aux modèles consuméristes dégradants ? TF1 et leurs meilleures préparatoires (NRJ, Skyrock, …) sont des modèles dominants ? Il est bien sur nécessaire que l'école républicaine y colle au plus près. On a beau proclamer que c'est pour mieux s'en dégager, il ne s'agit que de mantras par brassage de vent. La bouse fraîche freine et colle…

Deuxième affirmation : "L’école est pour une grande part un lieu de capitalisation. En transformant les savoirs pour les rendre accessibles au jeune, elle les invite en retour à les accumuler pour ensuite pouvoir les réinjecter dans la vie. L’observation des effets de ce choix est observable dix années après la fin des études quand on mesure ce qu’il reste des acquis scolaires."
"L'observation observable" des pédagols n'observe que ce qu'elle veut. Cherche-t-on vraiment à mesurer les ossatures d'analyse et de raisonnement que l'école a permis de mettre en place par ce qui reste de contenus purs et durs ? De quelle capitalisation ose-t-on parler ? De celle du vide ?

Troisième affirmation : "Mais, si l’on se souvient de l’enseignement du langage Basic aux futurs comptables et secrétaires, force est de constater que ce type d’enseignement a perdu rapidement sa raison d’être."
J'arrête là mon herméneutique de l'étron. Ceux qui ont un masque à gaz trouveront dans la suite quelques pépites pédagoles d'un bon fumet.

Merci aux sentinelles de la nullité qui ont commis cette abjection. A l'évidence, vous trouverez des soutiens objectifs chez nos gouvernants (Sarkosy, Santini et al).

Vous vous fantasmez vrais gens de gauche. Vous n'êtes que de vrais ennemis de classes.


PS : Il y aura des résistants. J'en serai. Dans la peinture des années trente en URSS, il y avait des Nikritine… D'ailleurs, allez voir l'expo consacrée à "l'avant-garde" russe au musée Maillol à Paris et notamment, l'invraisemblable "Femme qui boit". Le pire n'est jamais sûr.

Écrit par : dugong | 09 décembre 2008

Un lien explosif (corse ?) à voir pour le coup :

http://leszrofs.blogspot.com/2008/12/la-physique-chimie.html

Écrit par : les zrofs | 09 décembre 2008

@Rodger

T'as vu ?
Sega c'est plus fort que lui, trop con il est, le nain .

:petitbonhommequiserouleparterremdr:

Écrit par : toto | 09 décembre 2008

Souvent ce blog, quand il fonctionne bien, évolue sous un double discours.
D'un côté, des propos de praticiens donnant un éclairage sur la réalité concrète de l'enseignement. Et ce discours est le plus souvent univoque.
De l'autre, des échanges plus généralistes sur des grands thèmes divers où l'on s'empaille à qui mieux mieux pour un monde meilleur.
N'étant pas professionnel de l'éducation, j'ai plutôt tendance à être partie prenante des discours généralistes… Il ne faudrait pas que ceux qui sont sur le terrain, et tiennent un discours soutenu sur la question, croient que l'autre versant se désintéresserait de leur propos. Simplement n'étant pas dedans, ils peuvent estimer que ceux qui y sont, en parlent mieux ou plus spécifiquement.
Cela dit, ce ne sont pas des discours d'exclusion et il est probable que s'il n'y avait que l'un ou l'autre, le risque du virtuel serait encore plus grand…

Écrit par : Roger Felts | 09 décembre 2008

Par “univoque" j'entends essentiellement que c'est la voix (voie) des anti-pédagogistes et cela n'a aucune connotation négative…

Écrit par : Roger Felts | 09 décembre 2008

Superbe témoignage, Cunégonde.
Bravo à Jean et à vous.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 09 décembre 2008

Bon, alors j'ai fait un tour sur neoprofs comme je m'y étais engagé. J'ai répondu à une certaine "Marquisedemerteuil" qui pleurait toutes les larmes de son corps parce qu'elle venait de se prendre une gamelle carabinée à une dissert de prépatration d'agreg.
Mais c'est d'une complexité effarante. On ne sait plus qui parle à qui, qui répond à qui ni à quoi! Il m'a fallu un bon quart d'heure et plusieurs essais pour retrouver mon message!

Ecrit par : Jean | 08 décembre 2008

Insistez si vous avez le temps et vous verrez qu'après quelques visites, vous vous repérerez de mieux en mieux sur ce forum.


Ecrit par : catmano | 09 décembre 2008
D'accord avec Catmano. Accrochez-vous, s'il vous plait, Jean. C'est certes un travail de fourmi et, à titre individuel, ça parait aussi inefficace que de l'homéopathie en hautes dilutions korsakoviennes mais à chaque professeur de français que vous convaincrez, même partiellement, ça fera 100 élèves de plus qui feront du français.
Comme nous ne sommes pas encore assez nombreux ni assez exaspérés pour convaincre par les armes et le combat de rue et que les pétitions et les votes sont sans le moindre intérêt, la solution de l'intervention méthodique et systématique sur forum est à l'heure actuelle la seule option productive.
En tant que parent d'élève ou citoyen impliqué, c'est moins productif mais on peut aussi arriver à faire son petit bonhomme de chemin dans les têtes.

Écrit par : dobolino | 09 décembre 2008

@Daniel Arnaud
Vous écriviez :
"A cet égard, je précise que, lorsqu'il m'arrive d'évoquer le "projet républicain initial", je me réfère non pas à une école "idéale" qui n'a probablement jamais existé, mais bien plutôt à l'intention des Lumières, et à Condorcet notamment. Ses "Mémoires sur l'instruction publique" n'ont rien perdu de leur force. On y retrouve tout du long ce but essentiel de l'école (avant même la formation professionnelle) : former des citoyens capables d'exercer leur esprit critique afin d'être libres.
Je suppose d'ailleurs que Condorcet n'aurait nullement cautionné l'esprit revanchard d'avant 1914, puisque lui-même distingue nettement l'école qui transmet les outils intellectuels qui permettent le jugement de celle qui dicte à un individu ce qu'il doit penser ou croire. C'est même la source de la différence qu'il fait entre instruction et éducation.
Ecrit par : Daniel Arnaud | 06 décembre 2008"

J'avais promis de répondre. Voici.
Vous n'avez sans doute pas tort de relever l'importance des thèses de Condorcet sur l'instruction publique, cependant je ne pense pas que se référer à un "projet républicain initial" dispense de réfléchir à ce que furent les contradictions de l'école républicaine réelle. De ce point de vue, on ne peut qu'être frappé par le fait que les "républicains" d'aujourd'hui ont curieusement tendance à mettre en avant les aspects les plus critiquables de l'école républicaine : la morale, la discipline, et à enterrer ses aspect les plus positifs, l'émancipation par l'instruction, la priorité accordée aux contenus, sous la formule douteuse d'"élitisme républicain".
Au moins pourraient-ils prendre garde au fait que c'est sur cette base idéologique mouvante qu'un Philippe Nemo adopte comme eux la posture de défenseur de l'école de Jules Ferry.
Il est des compagnonnages qui devraient troubler.
Mais il est vrai que l'époque n'est pas à la rigueur de l'analyse : on a pu lire il n'y a pas si longtemps sous la plume d'un adepte de Condorcet que ce dernier avait par avance et heureusement préservé l'existence et le développement d'écoles hors contrat.
Cordialement.
GM

Écrit par : Guy morel | 09 décembre 2008

Pour compléter le post précédent.
GM

http://www.slecc.fr/GRIP/de-la-pedagogie.pd

Écrit par : Guy morel | 09 décembre 2008

"Votre témoignage [celui de Cunégonde] est absolument incroyable (en particulier l'histoire du "même pas l'inspecteur" - un "conseiller pédagogique" ? - qui termine chez les fous) ! On devrait peut-être placarder quelque chose comme ça sur certains IUFM ou à l'INRP :

"Douzazil - clinique spécialisée - eau trés froide dans toutes les chambres - Pilules roses & douches glacées à volonté - personnel qualifié & camisoles molletonnées - thérapie par électrochocs sur demande - Établissement agréé MGEN - Le Dr Bégaudeau reçoit sur rendez-vous- ""

Ecrit par : Manu | 09 décembre 2008

J'ai une théorie là dessus. Je pense que pas mal de formateurs, de proviseurs et d'inspecteurs sont à proprement parler cinglés. Mais comme la politique de l'EN est "pas de vagues", on évite de les envoyer se faire soigner dans les structures qui pourraient les accueillir. Alors on les laisse à leur place, et on construit l'asile autour d'eux : ça s'appelle un IUFM, un collège ou un lycée. Certaines pratiques vous semblent étranges dans vos établissements respectifs? Vous doutez quelquefois de votre santé mentale? Certaines aberrations vous font dire "mais on est chez les fous!"? Soyez rassurez, c'est que vous y êtes. Et revenez à l'axiöme de base : si ces fous vous désapprouvent ou vous cassent, c'est précisément le signe que vous allez très bien!

@ Guy : merci d'avoir pris le temps de me répondre.
Et je pense que vous avez raison de rappeler qu'il faut être prudent quant à l'utilisation du terme "républicain". Cordialement.

Écrit par : Daniel Arnaud | 09 décembre 2008

Contre-intox ???????


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Je vous autorise à retransmettre et à diffuser sans restriction aucune et sans masquer mon nom les faits relatés et mon commentaire sur l'intervention de ce professeur.


"Bonjour, avant d'écouter l'intervention de ce professeur sur les ondes de FRANCE INTER, je tiens à préciser les points suivants.


"Les faits dénoncés sont totalement faux et je vais vous dire pourquoi je suis bien au courant de ces faits. Le lundi 17 novembre 2008 de 10 h 30 à 12 h 00 sur la demande du directeur de l'école des métiers de AUCH/PAVIE ( lettre à l'appui) et sur réquisition de madame le Procureur de la République à AUCH, une recherche de produits stupéfiants est organisée dans cet établissement. 18 classes sont prévues (274 étudiants âgés entre 17 et 30 ans ) sont concernés. 14 gendarmes + 2 maîtres de chiens sont en charge de ce contrôle.


"Je suis à la tête de ce groupe et responsable de ce contrôle ( c'est pour celà que je connais bien ce dossier ). Je suis le Major TRIBOUT, Jeannyck, commandant la brigade territoriale autonome de AUCH ( vous voyez, moi je n'ai rien à cacher ).


"Lorsque nous entrons dans la classe de ce professeur, nous sommes 4 gendarmes et un chien de recherche STUP. Nous avons été précédés du directeur de l'établissement qui rentre le premier et explique le but de la visite.


"Lorsque nous rentrons, nous disons bonjour ( nous attendons toujours la réponse du professeur ) . Nous indiquons aux étudiants comment nous allons opérer et leur demandons de ne faire aucun geste brusque, ne pas regarder le chien dans les yeux et de le laisser travailler.


"A ce moment là ce professeur ouvre la fenêtre et déclare " en 50 ans de carrière je n'ai jamais vu çà, nous sommes dans un Etat policier ".....Ce professeur à la cinquantaine !! Nous refermons effectivement la fenêtre.


"Pendant toute la durée du contrôle, le professeur tourne le dos à la classe, regarde par la fenêtre, il ne verra rien de cette intervention proprement dite et il n'adressera à aucun moment la parole à qui que ce soit...même pas pour soi-disant défendre ses élèves.


"Le chien n'a agressé personne et n'a démoli aucun ordinateur ou vêtement. Il y a eu des fouilles/palpations de personnes qui ont été "marqués" par le chien avec leur accord. Aucune personne ne s'est retrouvée en caleçon.


Lorsque les gendarmes ont quitté la classe l'un d'eux a effectivement dit " au revoir messieurs dames "car dans les classes précédentes il y avait des femmes, dans celle-ci il n'y en avait pas, mais il n'a jamais été dit "salut les filles".


"Ce que le professeur oublie de dire, c'est que lorsque nous avons quitté sa classe il a dit aux élèves " ouvrez vite les fenêtres çà pue "......çà c'est pédagogique !!!!! Il faut savoir que lors de ce contrôle 6 étudiants ont été trouvés porteur de STUP dont un avec 34 grammes et une petite balance électronique sur lui pour la revente. Si ce professeur accepte çà...l'avenir de nos enfants est bien sombre.


"Il faut savoir également que 1 mois 1/2 auparavant deux gendarmes ( formateurs relais anti drogue ) sont intervenus dans cet établissement pour faire de la prévention, c'est à dire informer du danger de la drogue sur la santé, sur les conséquences pénales, et ont averti les étudiants qu'il y aurait des contrôles.


"Ce professeur soixante-huitard sur le retour et défenseur des causes perdues est surtout un " GROS MENTEUR " et par contre lui, ne fait pas honneur à sa profession, car je connais bon nombre de professeurs qui ont de vraies valeurs pédagogiques et qui font de la prévention en étroite collaboration avec les gendarmes...mais lui, il retarde d'une " révolution".


"Maintenant, vous pouvez écouter ce tissu de mensonges, mais moi Major TRIBOUT, Jeannyck, commandant la BTA AUCH et responsable de cette opération certifie que tous les propos de ce professeur sont mensongers". ------Signé Jeannyck TRIBOUT

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Écrit par : carole | 09 décembre 2008

Le discours de réception du prix Nobel de JM Le Clézio (prononcé hier) : "Dans la forêt des paradoxes" est disponible. Si vous voulez vous remonter un peu le moral :

http://www.svenskaakademien.se/web/Conference_Nobel_2008_en.aspx

Écrit par : robin | 09 décembre 2008

Merci Daniel Arnaud.
Beaucoup d’intervenants ici ont témoigné sur la santé mentale de nos chers « administratifs ». Avoir des troubles psychiatriques semble en effet un critère de recrutement ! Le docteur Felts sait-il quelque chose là-dessus ?

Mon proviseur est un dingue, beaucoup d’IPR passés ces temps derniers au lycée ne sont pas mal non plus ! J’ai moi-même été inspecté par un “auteur” de manuels d’éducation civique bien taré et je vous laisse deviner la suite…

Et dire qu’on veut donner plus de pouvoir aux chefs d’établissement…

Écrit par : Pierre LaRiba | 09 décembre 2008

On avait déjà noté à l'époque que ce n'était pas légalement possible, le texte des inspecteurs leur appartient.
JPB

Ecrit par : brighelli | 09 décembre 2008

Et l'on risque quoi ? Une amende de la prison ferme du harcèlement moral ?

"L'observation observable" des pédagols n'observe que ce qu'elle veut
Ecrit par : dugong | 09 décembre 2008

Comme disait un journaliste des années 80 (repris par colluche) "On s'autorise à penser dans les milieux autorisés..."

"Merci aux sentinelles de la nullité qui ont commis cette abjection. A l'évidence, vous trouverez des soutiens objectifs chez nos gouvernants (Sarkosy, Santini et al)."
Ecrit par : dugong | 09 décembre 2008

Ayant pratiqué quelques années l'informatique de haut niveau ( ingénieur en informatique, pour le CNES et Airbus ), je me permet de rappeler certaines choses quand aux connaissances numérique/informatiques.
Il faut avoir à l'esprit quand on parle de TICE, c'est que les connaissances dans ce domaine, aussi pointues et utiles soient-elle aujourd'hui, seront plus qu'obsolètes dans 30 ans. En revanche dans 30, et sans trop me mouiller, louis XIV aura toujours été un roi de France , 2+2 fera encore 4 et le verbe être se conjugera de la même façon.

Bref l'enseignement de bases solides, auxquelles chacun pourra se référer dans sa vie futur, apparait fondamental.

Écrit par : paul | 09 décembre 2008

Robin, une analyse du discours de Le Clézio chez Assouline :

http://passouline.blog.lemonde.fr/2008/12/07/le-clezio-dans-la-foret-des-paradoxes/

Écrit par : Pierre LaRiba | 09 décembre 2008

SUJET D'ORDRE GENERAL : L'IMMIGRATION, UNE CHANCE POUR LA FRANCE ET POUR L'ECOLE .


http://www.ripostelaique.com/Dans-quels-buts-inavouables.html


REPUBLIQUE LAIQUE ET SOCIALE

Dans quels buts inavouables supprime-t-on la culture générale aux concours administratifs ?
lundi 8 décembre 2008, par Gabrielle Desarbres



Oui, pour ne pas accabler nos chères petites têtes brunes et pour saborder la fonction publique, André Santini supprime la culture générale aux concours administratifs !

Le 3 décembre 2008, le secrétaire d’Etat a annoncé, dans le cadre de la réforme des concours de la fonction publique, sa volonté de supprimer dès l’année 2009 l’épreuve de culture générale pour les concours de catégories C et B.

Pour faire passer cette réforme auprès des médias, Monsieur Santini, spécialiste des cigares et des bonnes blagues, a pris soin de la justifier en prenant quelques exemples de questions caricaturales dignes de l’Almanach Vermot, expliquant que "les épreuves étaient trop académiques et ridiculement difficiles.." L’épreuve de culture générale a pour objectif, à l’écrit comme à l’oral, de tester la capacité de réflexion et d’analyse sur une question de société en rapport avec le domaine du métier qui sera exercé. Les questions portent parfois sur des questions extrêmement basiques : savoir par exemple si un candidat à un concours interne de C en B connaît le nom de son ministre. Loin des caricatures de M.Santini, quand elles paraissent surprenantes, c’est qu’elles sont sorties de leur contexte car l’examinateur rebondit sur les réponses faites par le candidat. Devant un candidat ayant affiché une licence en lettres, il peut être tenté de lui parler de la Princesse de Clèves.

Si la préoccupation était de rendre les épreuves plus intelligentes, nul besoin de supprimer la culture générale, il suffisait d’une circulaire invitant ceux qui concoctent les sujets ou qui composent les jurys à poser des questions intelligentes.

Certes, il est sans doute nécessaire également d’améliorer l’organisation des concours administratifs qui attire tant de candidats et qui est une opération très lourde et coûteuse. Afin d’alléger l’organisation des concours, pourquoi ne pas faire passer comme pour les écoles de commerce un seul concours pour l’admissibilité ( les épreuves de droit public, de culture générale et d’options sont identiques) et ensuite des épreuves différenciées pour l’admission ?

Quand on veut tuer son chien, on dit qu’il a la rage.

En réalité l’objectif n’est pas l’amélioration du recrutement dans la Fonction publique mais la destruction du principe d’égalité. En effet, cette attaque s’inscrit dans la bataille que mènent depuis des années les courants libéraux contre les concours de la fonction publique, symbole du principe d’égalité qu’ils ont en horreur comme leur détestation des fonctionnaires d’ailleurs. La volonté de remettre en cause les concours et le principe d’égalité aux emplois publics trouve son origine notamment dans les rapports rédigés par M.Roger Fauroux lorsqu’il était Président du HCI pour lutter contre les discriminations, suivi par les rapports de Madame Versini et d’autres.

Depuis des années, un certain nombre de courants libéraux dont le fameux Institut Montaigne et l’inévitable Claude Bébéar militent pour casser les concours de la Fonction publique, considérés comme un obstacle à l’intégration des enfants d’immigrés et facteur de discrimination. Ils n’ont eu de cesse de commanditer de pseudo s études pour prouver qu’il y avait discrimination. Ils ont su trouver à l’appui de leurs combats des chercheurs (de gauche évidement) convaincus d’une discrimination qu’il fallait trouver coûte que coûte.

Ce club, fer de lance du libéralisme, s’est particulièrement illustré pour ringardiser la République et pour promouvoir la diversité. Pour ce cénacle, le concours, égalitaire (pour eux l’égalité, c’est le communisme) devait être supprimé. Mais ils trouvaient sans doute que s’attaquer de but en blanc au principe du concours était un peu osé. Leur travail de sape a donc commencé par la propagation de l’idée que les jeunes d’origine étrangère n’accédaient pas suffisamment aux concours de la Fonction publique. Précisons que pour les idéologues de la diversité seuls comptent, Dieu seul sait pourquoi, les Maghrébins et les Noirs. Les Portugais, les Turcs ou les Asiatiques, voire les Polonais ne les intéressent jamais.

La seule étude sérieuse sur l’accès des enfants d’origine étrangère à la fonction publique a été réalisée par Hubert Pérez en 2003 qui mettait en évidence que leur moindre présence tenait surtout au fait que la plupart ne connaissaient pas les concours de la fonction publique. Par culture familiale, ils se dirigeaient plus souvent vers des filières du commerce ou de gestion (je parle de ceux qui font des études universitaires) que vers des filières qui conduisent vers les métiers de la fonction publique.

Cette étude rigoureuse n’était pas simple car comment interroger des candidats qui ne sont pas candidats ? En tout état de cause, cette étude n’avait pas fait apparaître de discrimination. Mais les autres chercheurs ne se sont pas embarrassés d’autant de rigueur. Quand on veut tuer son chien, on dit qu’il a la rage. Ces obstinés de la discrimination ont donc poursuivi des travaux complaisamment payés par les fonds publics (INED, Acsé, ISM Corum) malgré la réticence des représentants de la Fonction publique. Il y avait encore quelques Républicains pour défendre le principe d’égalité. Les écrits étant anonymes, c’était certainement au niveau de l’oral que les candidats étaient discriminés. Là encore quelques enquêtes ponctuelles n’ont pas été concluantes. Ils ont alors inventé le concept imparable de discrimination systémique. Ce ne sont pas les examinateurs qui discriminent, c’est le système du concours lui même qui crée la discrimination. Et l’idée a commencé à germer que c’était la faute à la culture générale.

Les enfants d’origine immigrée ne baignant pas dans le même bain culturel que les Français, ils sont donc forcément discriminés. A l’appui de son article (Le Monde daté du 02/12/08) Laetitia Van Eeckhout cite une étude de Madame Dominique Meurs qui a porté sur le suivi des candidats aux IRA (Instituts régionaux administratifs, porte d’entrée au concours de catégorie A) qui démontrerait que les candidats d’origine africaine et maghrébine chutent sur les épreuves de culture générale. En cherchant sur Internet, j’ai découvert que la Fonction publique avait déjà modifié le concours des IRA. C’est sur la base d’une étude dont on aimerait avoir quelques indications sur la méthode, que l’on jette aux orties la culture générale. On ne peut pas avoir une preuve plus flagrante de cette sainte alliance entre les chercheurs et l’ultra libéralisme pour détruire les principes fondateurs de la République et de l’égalité. Car on l’aura compris, ce dont il s’agit c’est d’une manière ou d’une autre d’introduire la discrimination positive et de pouvoir, en rupture avec le principe d’égalité, privilégier le recrutement dans la Fonction publique de candidats n’ayant pas les compétences requises mais qui seront recrutés pour assurer la divine diversité.

Que je sache, jamais nos ultra libéraux ne se sont préoccupés de l’inégalité que subissaient les enfants d’ouvriers ou d’employés. Pourquoi sont-ils tellement attachés à proclamer cette diversité pour laquelle l’Etat, inefficace en matière d’intégration, dépense sans compter pour mobiliser les DRH, délivrer des labels, signer des chartes dite pour l’égalité. A-ton déjà vu dans l’histoire un tel effort pour modéliser les esprits qui confine à l’endoctrinement ? Essayez de contester ces formations …

Pourtant loin de cette manipulation intellectuelle, l’observateur objectif de la société française aura remarqué que certains métiers évoluent. Ainsi, par exemple on remarque que de plus en plus d’enseignants sont issus de l’immigration. En effet, l’enseignement a toujours été un métier de transition. C’est d’abord un métier que l’on connaît, auquel on peut s’identifier même lorsque l’on est de milieu modeste. Tous ces enseignants issus de l’immigration ne semblent pas avoir souffert de discrimination notable et on apparemment acquis la culture générale nécessaire.

La décision prise par le gouvernement révèle à leur égard comme à celle de tous les descendants d’immigrés d’ une attitude singulièrement méprisante. Il suffit pourtant de lire les listes de ceux qui sont reçus dans les concours les plus difficiles, médecine ou les grandes écoles de commerce, Ecole de la magistrature pour constater le nombre de noms à consonance étrangère, encore que cette méthode imparfaite sous estime le nombre réel.

D’ailleurs, selon l’INSEE, s’il y a 94,1 % des Français dans la Fonction publique dont les parents sont nés en France et seulement 2,3 dont les parents sont immigrés ce n’est pas très différent des chiffres parmi les salariés du privé respectivement 92,1 et 3,9. Il y a donc un peu plus de fonctionnaires « de souche » mais le différentiel est très limité. Il est somme toute assez normal que, compte tenu de leur appartenance sociale, les immigrés et leurs enfants soient moins présents au sein d’une fonction publique qui recrute plus de diplômés que d’ouvriers.(chiffres publiés dans la Tribune 3/12/2008)

Cette discordance entre la réelle promotion des enfants d’immigrés que la République arrive encore à assurer malgré la faillite du système scolaire, montre que l’objectif affiché de cette réforme n’est pas celui recherché. Au lieu d’encourager les plus méritants, ou veut rabaisser le niveau des concours de la Fonction publique après avoir abaissé celui du baccalauréat.

Pour avoir une fonction publique aux couleurs de la France, comme le proclament certains, va-t-on détruire le principe de l’égalité devant les concours ? Renoncer à la culture générale est le premier pas vers cette destruction. Va-t-on ouvrir les métiers de la Fonction publique à des jeunes maîtrisant si mal le français qu’ils sont incapables de rédiger un devoir de synthèse ?

La France a su intégrer au sein de la fonction publique qui a servi d’ascenseur social et de creuset de la nation les enfants des classes moyennes. Les enfants d’ouvriers ou de paysans français mais aussi d’origine espagnole, portugaise, polonaise mais aussi algériens, marocains, vietnamiens sont devenus instituteurs, postiers, employés, policiers. Leurs enfants ont pu accéder à leur tour à la haute administration et devenir professeurs, magistrats.. On se demande bien pourquoi les enfants d’immigrés d’aujourd’hui ne suivraient pas le même chemin sans favoritisme, sans passe-droit, sans discrimination positive.

Au lieu de choisir la voie du nivellement par le bas et le communautarisme, les pouvoirs publics devraient enfin prendre à bras le corps l’intégration et l’assimilation des immigrés.

En réalité, il existe au sein des administrations centrales une caste d’énarques, véritables fossoyeurs de la République formés dans le moule idéologique de l’ultralibéralisme et de la mondialisation heureuse, qui se disent de gauche - il est vrai qu’on les retrouve aussi souvent dans les plus hautes instances du PS et ce ne sont pas les plus brillants- qui n’ont que mépris pour les fonctionnaires et pour qui la notion de sens du service public et de l’intérêt général est étranger car pour eux seuls comptent la carrière et le pantouflage mais, à la différence de leurs collègues de droite, ils pantouflent moins. Ils peuvent toujours, dans les discours du dimanche, pourfendre le sarkozysme, dès le lundi matin ils participent à la démolition de la République et l’exemple de cette charte de la diversité ou de l’égalité des chance en est l’exemple le plus flagrant. Avez vous lu ou vu un seul commentaire de la gauche, une seule protestation syndicale pour dénoncer cette imposture ? Je suis sûre et certaine que si Ségolène Royal avait été élue on aurait exactement la même décision.

Certes, il faut moderniser la fonction publique, la rendre plus efficace, plus réactive. Les administrations sont actuellement l’objet d’une énorme réforme (RGPP Révision générale des politiques publiques) inspirée par le Canada qui n’intéresse pas les médias et qui pourtant va complètement bouleverser le paysage administratif. La France qui dispose d’une administration efficace qu’il faut sans doute moderniser risque de se retrouver l’année prochaine avec une administration déstabilisée, cassée sur un modèle à l’américaine. Avec vingt ans ou dix ans de retard, la tendance est d’imiter l’Amérique de Reagan sans voir le résultat de ces politiques alors que l’ouragan Katherina a montré à quel points les services publics américains étaient déficients.

A l’heure où les théoriciens de l’ultra libéralisme ont entraîné le monde dans une crise financière et économique majeure, il est pour le moins étrange qu’on suive encore leurs absurdes recommandations au lieu de les renvoyer sagement mais fermement dans les oubliettes de l’histoire.

Ils vont tous dans le même sens : La lutte contre les discriminations ethniques dans le domaine de l’emploi Roger Fauroux , juillet 2005 Renouvellement démographique de la Fonction publique d’Etat : vers une intégration prioritaire des Français issus de l’immigration ? Gwenaele Calvès Direction générale de la Fonction publique, février 2005 La documentation française Rapport sur la diversité dans la fonction publique Dominique Versini

Sauf lui mais a –t-il pu résister au rouleau compresseur du culte de la diversité ? L’accès aux fonctions publiques des jeunes d’origine immigrée Peres Hubert Résumé : La présente synthèse rend compte d’une étude menée en 2003 pour le compte de la DPM. L’enquête, réalisée dans trois sites (Montpellier, Grenoble et Bordeaux), a eu pour objectifs d’appréhender et d’analyser les éventuelles disparités d’accès aux fonctions publiques des jeunes Français d’origine immigrée, d’évaluer l’impact des représentations des personnes qui les orientent dans leurs choix personnels puis de déterminer la perception qu’ils ont de ces métiers. >> Migrations études n° 122, avril 2004 (Pdf, 120 Ko)(1)

Gabrielle Desarbres

Écrit par : Scarlett Martinez | 09 décembre 2008

Juste pour contredire Guy Morel, ou lui faire préciser sa pensée.
Tant que l'école publique sera ce qu'elle est, c'est-à-dire dominé par la secte pédagogiste, l'existence d'école hors contrat n'a pas à être couvert d'opprobres. On peut certes condamné le hors-contrat à fric, mais les expériences pédagogiques (quand elles existent) illustrations (partielles) de l'esprit républicain ou contre-exemples démonstratifs sont tout à fait dignes d'illustrer la construction d'une Nouvelle École…

Je n'ai pas tellement en tête que les défenseurs modernes de l'école républicaine privilégient le “mauvais” à savoir morale et discipline et ignoreraient le “bon”, émancipation et contenus (à moins que l'on considère comme D.M.E.R, l'extrême droite en général et S.O.S. École en particulier). Je ne suis pas sur d'ailleurs que la discipline, si on ne la confond pas à un corset creux, ou la morale, si c'est celle de la common décency, soient le “mauvais” d'une école républicaine moderne dégagée des contradictions de sa naissance et de son développement (de Condorcet en passant par la troisième République jusqu'aux débuts de la cinquième).

Je me souviens d'avoir lu le livre de Nemo sur l'école au moment de sa parution. Il n'y avait pas grand-chose à enlever à sa critique de l'école d'il y a une quinzaine d'années. C'est quand il passait aux propositions pour y remédier qu'il révélait son visage de grand libéral. On peut jeter le bébé Némo mais l'eau du bain peut encore servir…

Écrit par : Roger Felts | 09 décembre 2008

Roger, auriez-vous un avis de pro sur la dinguerie (je ne connais pas les termes techniques) si répandue chez les proviseurs et inspecteurs ?

Écrit par : Pierre LaRiba | 09 décembre 2008

@Roger Felts.
Vous écrivez : "Je me souviens d'avoir lu le livre de Nemo sur l'école au moment de sa parution. Il n'y avait pas grand-chose à enlever à sa critique de l'école d'il y a une quinzaine d'années. C'est quand il passait aux propositions pour y remédier qu'il révélait son visage de grand libéral. On peut jeter le bébé Némo mais l'eau du bain peut encore servir…"
Ecrit par : Roger Felts | 09 décembre 2008

Pour que le débat soit clair, pourriez-vous rappeler en quoi consistait la critique de l'école par Philippe Nemo ?
Bien à vous.
GM

Écrit par : Guy morel | 09 décembre 2008

"


18 classes sont prévues (274 étudiants âgés entre 17 et 30 ans ) sont concernés.



"Maintenant, vous pouvez écouter ce tissu de mensonges, mais moi Major TRIBOUT, Jeannyck, commandant la BTA AUCH et responsable de cette opération certifie que tous les propos de ce professeur sont mensongers". ------Signé Jeannyck TRIBOUT"

C'est possible, mais je trouve que les élèves de ce collège ont beaucoup redoublé pour avoir entre 17 et 30 ans!


Du coup, je me pose des questions sur la validité de ce témoignage auto-proclamé "autorisé".

Écrit par : Hervé de Strasbourg | 09 décembre 2008

@Roger Felts
Vous écrivez :
"Juste pour contredire Guy Morel, ou lui faire préciser sa pensée.
Tant que l'école publique sera ce qu'elle est, c'est-à-dire dominé par la secte pédagogiste, l'existence d'école hors contrat n'a pas à être couvert d'opprobres. On peut certes condamné le hors-contrat à fric, mais les expériences pédagogiques (quand elles existent) illustrations (partielles) de l'esprit républicain ou contre-exemples démonstratifs sont tout à fait dignes d'illustrer la construction d'une Nouvelle École…"
Deux observations.
1-C'est une analyse bien courte que celle qui consiste à expliquer la destruction de l'école par les agissements de la "secte pédagogiste".
2-Et une conclusion bien dangereuse de légitimer par là, comme une sorte de recours, le développement des écoles hors contrat.
Mais le 2 découle du 1.
Amicalement.
GM

Écrit par : guy morel | 09 décembre 2008

D'autres témoignages:

http://www.ladepeche.fr/article/2008/11/20/495638-Auch-La-descente-de-gendarmes-emeut-a-l-ecole-des-Metiers.html

Écrit par : Hervé de Strasbourg | 09 décembre 2008

Dans ma pratique, je n'ai pas fréquenté de proviseurs ni d'inspecteurs. J'ai été en relation conflictuelle avec une principale de collège et elle m'était apparue un peu hystérique et pas mal perverse.
Ceci dit je pense qu'une étude sur les délires théoriques auxquels cette population est très sensible témoignerait de leur déséquilibre mental.

Écrit par : Roger Felts | 09 décembre 2008

LE BÉBÉ NEMO ET L'EAU DE SON BAIN

Le 13 septembre 2003 Philippe Nemo écrivait :
"Le résultat réellement produit par un cours ne dépend pas en effet seulement du cours lui-même, mais aussi des structures mentales des élèves qui le reçoivent.

Pour suivre l'enseignement secondaire classique, qui, même élémentaire, est déjà par nature scientifique, il faut, dès l'entrée en 6e à l'âge de 10 ans, avoir atteint ce que les psychologues de l'intelligence comme Jean Piaget appelle le stade de la pensée «abstraite» et «désintéressée». Or ce stade n'est atteint à l'âge de l'entrée en 6e que par les enfants vivant dans un milieu familial où leur intelligence abstraite est activement stimulée, c'est-à-dire dans les milieux «bourgeois»."
J'avoue avoir du mal à ne pas noyer le bébé dans l'eau sale de son bain.
GM

Écrit par : Guy morel | 09 décembre 2008

C'est possible, mais je trouve que les élèves de ce collège ont beaucoup redoublé pour avoir entre 17 et 30 ans!


Du coup, je me pose des questions sur la validité de ce témoignage auto-proclamé "autorisé".

Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 09 décembre 2008

Il s'agit de l'Ecole des métiers D'AUCH et non du collège de Marciac.
Quelque part, dans un autre article, c'est le prof lui-même qui parle de sa classe de BTS; l'âge n'a donc rien d'étonnant. J'ai eu des élèves de 28 ans .

Écrit par : Scarlett Martinez | 09 décembre 2008

@Guy Morel,
ce n'est pas bien de dénaturer de manière aussi outrancière ma pensée. Mais pour vous répondre, une tartine d'au moins deux heures se profilent dans mon cortex… Comme j'ai malheureusement d'autres obligations, je suis contraint à un simple avis de désaccord… Quand je rentrerai ce soir, le thème abordé se développera sur d'autres continents…
Au prochain désaccord !

Écrit par : Roger Felts | 09 décembre 2008

En parlant d'informatique, quand j'ai fait ma thèse, soutenue en février 1983, j'avais réalisé un travail très original et très novateur sur la gestion de la production laitière d'un troupeau caprin avec analyse de la production réelle, de la production théoriquement atteignable et de la production permise par l'alimentation, en m'inspirant de ce qui se faisait en bovins laitiers. La partie théorique était étayée par le suivi sur deux ans de quatre troupeaux. Mon frère à qui j'avais expliqué mon travail m'avait proposé d'informatiser ce suivi. Nous avons donc passé quelques soirées dans son labo de Sophia Antipolis à rédiger, à partir de ce que j'ignorais encore s'appeler un organigramme et qui était mon travail, très personnel, sorti de mon petit cerveau après des recherches biblio très fragmentaires. Programmation sur PC en langage basic que mon frère m'a appris à ce moment-là. C'est vrai que c'était génial car ça éditait les tableaux et les courbes et permettait de gagner une bonne heure de travail pour chaque troupeau: il n' y avait qu'à entrer les données dans la machine pour obtenir très rapidement les documents à analyser.
en annexe de ma thèse, j'avais imprimé le programme lui-même ce qui était paraît-il une grosse bourde commerciale ...
J'étais très fière de mon travail intellectuel et trouvait l'informatisation très pratique.
Ma thèse provoqua une belle admiration du jury et des étudiants qui s'intéressaient à ... l'informatique.
Ce dont j'étais fière, c'était du beau travail théorique et pratique que j'avais réalisé et qui permettait et permet encore à n'importe quel informaticien, moyennant quelques explications, d'écrire rapidement un programme performant et ce pourquoi je fus félicitée, ce pourquoi on me décerna les échanges, m'épargnant les échanges internationaux, trop onéreux à l'époque du fait des coûts d'impression, ce fut en réalité l'annexe en langage basic écrit en une heure par mon frère et inutilisable dix ans plus tard ...
La programmation, c'est bien joli, mais pour programmer, il faut être apte à concevoir un programme qui présente un intérêt et qui est scientifiquement juste.

Si je n'avais su utiliser la règle de trois et les abaques,, utiliser les pourcentages, calculer un rationnement, écrire une introduction et une conclusion qui tiennent la rourte, faire des recherches bibliographiques et les synthétiser, convaincre quatre éleveurs de me confier leurs résultats de contrôle laitier, me ressortir leurs factures de fourrages et de céréales pour retrouver les tonnages utilisés pour l'alimentation...
y'aurait pas eu de programme, ni en Basic, ni en schmurtz bidule truc.

Mes professeurs, de la GS à la quatrième année d'école véto avaient soigneusement atteler les bœufs à la charrue, ce qui n'a pas empêché les mêmes de s'extasier le jour de ma soutenance sur l'arbre qui cachait la forêt qu'eux-mêmes années après années avaient plantée, avec méthode et soin.
Si des titulaires de chaire de l'enseignement supérieur ont pu à ce point être aveuglés il y a 25 ans, il ne faut pas s'étonner du résultat scolaire à terme: bédeuzi et autre TICE appliqués à des gamins à qui on a oublié d'enseigner préalablement à lire et comprendre un texte, à traiter un problème etc
Charrue sans bœufs, arbre sans forêt.

Écrit par : dobolino | 09 décembre 2008

@Roger Felts,
Vous écrivez :
@Guy Morel,
ce n'est pas bien de dénaturer de manière aussi outrancière ma pensée. Mais pour vous répondre, une tartine d'au moins deux heures se profilent dans mon cortex… Comme j'ai malheureusement d'autres obligations, je suis contraint à un simple avis de désaccord… Quand je rentrerai ce soir, le thème abordé se développera sur d'autres continents…
Au prochain désaccord !"
Ben je ne vois pas où j'ai déformé. Je vous ai demandé de rappeler quelles étaient les thèses de Nemo dans Pourquoi ont-ils tué Jules Ferry.
Bonne après midi, en espérant que vous trouverez le courage de beurrer de la tartine.
GM

Ecrit par : Roger Felts | 09 décembre 2008

Écrit par : Guy morel | 09 décembre 2008

Il parait que Robert Hue vient de créer le "Nouvel Espace Progressiste" (NEP *).

Est ce un espace doté d'une métrique ?

Pourra-t-il supporter plus d'un élément ?

Le monde entier observe.

* ça ne s'invente pas.

Écrit par : dugong | 09 décembre 2008

"En mathématiques, il me semble que le pédagogisme s'est toujours senti en territoire ennemi et n'a jamais vraiment percé" Ecrit par Toto Weininger

Mouhahahahahaaha !

Guy Morel a le coeur solide s'il a tenu le choc en lisant cette phrase !

Ecrit par : Jérémy | 08 décembre 2008

Jérémy, voyons, soyez charitable, ne vous moquez pas. Je suis la preuve vivante que l'on peut enseigner les mathématiques au collège et au lycée sans rien connaître des orientations pédagogiques officielles et en s'en foutant totalement.
Ecrit par : TotoWeininger | 08 décembre 2008

D'une part, Guy Morel se porte comme un charme quoi qu'il lise, d'autre part il ne croit pas au "preuves vivantes".
Il a cru dire il n'y a pas si longtemps sur ce blog que l'enseignement des mathématiques avait été mis à mal non par les "pédagogistes" mais par les "didacticiens".
Il a quelques raisons de penser, en dépit des "preuves vivantes", que des babioles telles que le théorème des parallèles ne sont pas enseignées, et que le niveau des élèves en mathématiques est notoirement catastrophique.
GM

Ecrit par : guy morel | 08 décembre 2008

Le niveau des élèves en mathématiques est effectivement catastrophique, je n'ai pas prétendu être une "preuve vivante" du contraire!. A fortiori, celui des étudiants dans le premier cycle universitaire : les meilleurs élèves sont en CPGE. L'agrégation - le concours - sert au moins à mesurer l'abîme qui sépare les étudiants qui sont passés par une prépa (5 à 10%, me semble-t-il) et les autres.

Les raisons, tout le monde les connait; en vrac : baisse continue du nombre d'heures de cours, programmes sans cesse élagués, obsession de la "mise en activité" des élèves et de la "résolution de problèmes", joujou informatique etc.

Un ami qui redouble actuellement son année de stage en IUFM me dit ceci : les "activités" consistent à donner à faire les exercices avant la leçon. Au fil de la séance, les élèves sont censés émettre des conjectures, à partir desquelles on parvient à une synthèse, qui tient lieu de leçon. On perd beaucoup de temps à procéder ainsi, et on embrouille pas mal de choses pourtant simples, mais cela explique que les programmes soient vides. En procédant dans l'ordre, on peut boucler le programme de cinquième en un trimestre.

Écrit par : TotoWeininger | 09 décembre 2008

En procédant dans l'ordre, on peut boucler le programme de cinquième en un trimestre.
Ecrit par : TotoWeininger | 09 décembre 2008
Merci de votre réponse. Mais ce qui intéresse un non-matheux comme moi ( je suis devenu lettreux après la terminale), c'est de savoir ce qu'il y a et ce qu'il n'y a pas dans ces fichus programmes- par rapport aux programmes des année soixante.
J'ai envoyé l'an dernier des élèves de première qui faisaient les malins faire au tableau la démonstration de la somme des angles d'un triangle. - Fastoche ! ont-ils dit, et d'y aller, sur une figure mal dessinée, avec une droite courbe passant par le sommet dudit triangle des angles alternes etc.
-Bon : vous n'avez rien oublié ?
-Bah non !
- Faudrait-il pas que la droite qui passe par le sommet soit un peu particulière pour que ça marche votre truc ?
- Euhh !
- Par un point, on peut faire passer combien de droites ?
- Ah oui, mais celle-là, elle est parallèle à la base du triangle. C'est pour ça que les angles etc.
D'où ma question : quels sont les programmes de géométrie aujourd'hui ?
Amicalement.
GM

Écrit par : Guy morel | 09 décembre 2008

Un ami qui redouble actuellement son année de stage en IUFM me dit ceci : les "activités" consistent à donner à faire les exercices avant la leçon. Au fil de la séance, les élèves sont censés émettre des conjectures, à partir desquelles on parvient à une synthèse, qui tient lieu de leçon. On perd beaucoup de temps à procéder ainsi, et on embrouille pas mal de choses pourtant simples, mais cela explique que les programmes soient vides. En procédant dans l'ordre, on peut boucler le programme de cinquième en un trimestre.

Ecrit par : TotoWeininger | 09 décembre 2008

Ravie de lire ceci. Je l'ai dit, il y a peu de temps, et une personne de ce blog m'a dit que je n'avais pas de chance.
CE SONT LES ENFANTS QUI N'ONT PAS DE CHANCE.

Dites-moi TotoWeininger, votre ami stagiaire, il redouble parce qu'il ne comprend rien de ce fonctionnement scabreux ?
Imaginez les pauvres gosses qui se traînent des apprentissages de la sorte depuis le CP.............. Un véritable massacre !

Pour ceux qui appliquent ce genre de dégommage intellectuelle, ils méritent la palme de l'égalité par la connerie.

Écrit par : carole | 09 décembre 2008

"Imaginez les pauvres gosses qui se traînent des apprentissages de la sorte depuis le CP.............. Un véritable massacre !"

Là, normalement, on devrait voir rappliquer sibilibili, qui va nous dire que "pas du tout", et que de toutes façons "tout est joué avant 3 ans" ...

:o)

Écrit par : toto | 09 décembre 2008

[...]merci aux sentinelles de la nullité qui ont commis cette abjection. A l'évidence, vous trouverez des soutiens objectifs chez nos gouvernants (Sarkosy, Santini et al).

Vous vous fantasmez vrais gens de gauche. Vous n'êtes que de vrais ennemis de classes.


Ecrit par : dugong | 09 décembre 2008

Excellent Dugong : merci ! J'aime bien votre esprit "synthétique"...

Écrit par : Manu | 09 décembre 2008

A propos des maths au collège, il faut savoir que, dans le socle commun, en 3ème figure la "capacité" :

"Connaître (a + b)2 = a2 + 2ab + b2"

Il faut savoir aussi que dans ce programme, on fait une différence marquée entre "connaître" et "connaître et savoir utiliser".

Que dire de plus ?

Écrit par : dugong | 09 décembre 2008

- par rapport aux programmes des années soixante.

Ecrit par : Guy morel | 09 décembre 2008

Pouvez-vous me communiquer un lien où je puisse trouver ces programmes?

Sinon, juste un exemple, mais sans remonter aux années soixante : j'ai entre les mains un sujet du BEPC 1980 (Reims). On y trouve entre autres choses une question sur la composition de deux fonctions. Cette notion n'est désormais qu'au programme des 1ère S et ES. Même chose pour la résolution d'une équation polynômiale du second degré (Aix en Provence), la valeur absolue (désormais au programme de seconde) etc.
Pour ce qui est de la géométrie, tous les sujets donnés au BEPC en 1980 sont des sujets de géométrie vectorielle, qui correspondent au programme actuel de seconde, mais qui sont nettement plus difficiles que les devoirs communs donnés l'an dernier en seconde dans l'établissement que je fréquentai.

Écrit par : TotoWeininger | 09 décembre 2008

Oh, Dugong, tant que vous êtes par là ! Je me suis fait pourrir par ma fille car ellea entendu la relation que je faisais à mon époux de vos explications sur la non-mathématisation de la physique en collège et lycée. Il paraît que c'est faux et que leur professeur vient justement de leur apprendre à tracer une courbe, exemple que vous nous donniez.
Quand aux identités remarquables, elle est justement en train d'apprendre à les utiliser pour factoriser des équations et elle râle à cause de ceux qui ne comprennent pas.

Écrit par : dobolino | 09 décembre 2008

que je fréquentais, plutôt.

Écrit par : TotoWeininger | 09 décembre 2008

"Il paraît que c'est faux et que leur professeur vient justement de leur apprendre à tracer une courbe, exemple que vous nous donniez."

tant mieux pour elle ! Cela veut dire qu'il y a encore, ça et là des enseignants qui enseignent. Vérifiez quand même que cela va bien jusqu'à savoir choisir les échelles...

Par ailleurs, en maths, le socle commun n'est que le "minimum syndical". C'est bien là le problème : beaucoup s'en contenteront...

Écrit par : dugong | 09 décembre 2008

Dites-moi TotoWeininger, votre ami stagiaire, il redouble parce qu'il ne comprend rien de ce fonctionnement scabreux ?

Ecrit par : carole | 09 décembre 2008

Il redouble parce qu'il n'avait pas compris que tant qu'on n'est pas titulaire, on risque gros à ne pas suivre les directives des IUFM. Cette année, il tente de jouer plus finement avec les inspections. Le problème, c'est que pas mal de professeurs doivent continuer d'enseigner ainsi une fois titularisés.

Je ne sais pas quelle est la proportion de professeurs de mathématiques conditionnés à vie par l'IUFM - avec les piqures de rappel que constituent les inspections.

Écrit par : TotoWeininger | 09 décembre 2008

En physique, un collègue anti-"main à la pâte" me disait récemment qu'il se sentait bien seul. Il enseigne en collège et en seconde.

Écrit par : TotoWeininger | 09 décembre 2008

@Totoweininger

Il n' y a qu'à demander.

http://media.education.gouv.fr/file/special_6/52/5/Programme_math_33525.pdf

Écrit par : guy morel | 09 décembre 2008

@Totoweiniger
Idiot que je suis ; je viens de vous envoyer les programmes 2009 !
Quant aux programmes de 1960, faut pas rêver, on ne les trouve nulle part. Peut-être dans les vieux Lebossé-Emery. Le ministère efface ses traces...
GM

Écrit par : Guy morel | 09 décembre 2008

@Totoweiniger
[...] je viens de vous envoyer les programmes 2009 !

Ecrit par : Guy morel | 09 décembre 2008

Oui, ceux-là je les ai - il parait même que je suis censé les enseigner.

Il ne reste plus qu'à aller sur ebay à la recherche de vieux manuels, si je comprends bien.

Écrit par : TotoWeininger | 09 décembre 2008

J'avais écrit :
« Tant que l'école publique sera ce qu'elle est, c'est-à-dire dominé par la secte pédagogiste, l'existence d'école hors contrat n'a pas à être couvert d'opprobres. »

@Avec Guy Morel cela devient :
1-C'est une analyse bien courte que celle qui consiste à expliquer la destruction de l'école par les agissements de la "secte pédagogiste".
2-Et une conclusion bien dangereuse de légitimer par là, comme une sorte de recours, le développement des écoles hors contrat.

Je n'ai pas parlé de “destruction” pas plus que de “développement”.
Je veux dire qu'une certaine forme de totalitarisme dans l'école publique, à la fois en collaboration et en opposition (au moins apparente) avec le système libéral a accouché d'un espèce de monstre idéologique : le pédagogisme et tant que ceux qui luttent pour une école républicaine dans une société démocratique n'auront pas liquider ce monstre froid, il est vain de s'opposer au double secteur. Il vaut mieux mettre en avant POUR TOUS des valeurs comme émancipation, contenus, moral, discipline. Le combat public-privé, sous-contrat-hors contrat n'étant que second à la défense de ces valeurs pour tous.
Évidemment tout cela est lié… mais au niveau du combat politique, il y a un ordre et des priorités.

Écrit par : Roger Felts | 09 décembre 2008

Je vérifierai demain en ce qui concerne cette mathématisation.
Je n'ai pas un gros recul n'ayant suivi que deux scolarités de collégien mais j'ai toujours trouvé, sur ces huit années, que les matières scientifiques étaient beaucoup moins sinistrées et pédagogisées que les matières littéraires et l'histoire-géographie.
En mathématiques, pour ma fille qui est une élève sérieuse, je ne vois pas de différence majeure avec l'enseignement que j'ai suivi dans les mêmes classes entre 1969 et 1973. Il y a moins d'heures mais elle reçoit le même type d'enseignement avec les mêmes progressions, des cours "magistraux", des exercices en classe et à la maison. Plus d'exercices à la maison que moi au même âge mais c'est probablement parce qu'ayant une heure de cours en moins, il faut en faire plus en dehors.
Les déficits criants dont souffre la gamine proviennent du primaire: mauvaise maîtrise des tables d'addition et multiplication surtout. Il est évident qu'elle ne jongle pas avec les nombres comme je le faisais à son âge et qu'elle a plus de peine à analyser les énoncés de problèmes et à les traiter.
Il lui manque de toute évidence tout ce que nous avons fait en "calcul" en Primaire.
Mais pour le collège, rien à dire.
Nous avons apparemment eu de la chance ?

Écrit par : dobolino | 09 décembre 2008

"elle râle à cause de ceux qui ne comprennent pas."
Si c'est une âme charitable, kom toi, alors elle peut essayer de leur expliquer.
Si elle y parvient alors cela signifie qu'elle aura tout compris, sinon, elle recommence mais en plus simple...

J'ai appris les maths avec une copine, l'anglais avec une autre, etcetcetc .... fõ bien ksa servent à kkchose... les filles ...

ange

Écrit par : toto | 09 décembre 2008

@Roger Felts
Vous écrivez :
"tant que ceux qui luttent pour une école républicaine dans une société démocratique n'auront pas liquider ce monstre froid, il est vain de s'opposer au double secteur. Il vaut mieux mettre en avant POUR TOUS des valeurs comme émancipation, contenus, moral, discipline. Le combat public-privé, sous-contrat-hors contrat n'étant que second à la défense de ces valeurs pour tous.
Évidemment tout cela est lié… mais au niveau du combat politique, il y a un ordre et des priorités.
Ecrit par : Roger Felts | 09 décembre 2008"

Et aussi :
"Je me souviens d'avoir lu le livre de Nemo sur l'école au moment de sa parution. Il n'y avait pas grand-chose à enlever à sa critique de l'école d'il y a une quinzaine d'années. C'est quand il passait aux propositions pour y remédier qu'il révélait son visage de grand libéral. On peut jeter le bébé Némo mais l'eau du bain peut encore servir…"

C'est la différence entre nous ; je ne crois pas que la désignation d'un ennemi commun suffise pour faire oublier aux uns l'eau sale où barbotent les autres. Ou plutôt je pense que la diabolisation de cet ennemi est très utile aux seconds qui se fichent pas mal des "valeurs", de l'émancipation etc.
Bien à vous.
GM
PS. Vous devriez faire un tour sur le site de SOS-éduc ou celui des Écoles différentes.

Écrit par : guy morel | 09 décembre 2008

"Ou plutôt je pense que la diabolisation de cet ennemi est très utile aux seconds qui se fichent pas mal des "valeurs", de l'émancipation etc."
Les "seconds"(*), on s'en fout, par contre, les "r2d2" sont vraiment très nombreux. àmha. Et ils font énormément de dégâts... tous les ans... Je me serais bien passé (je suis en privésouscontrat) de la dernière folle (soi-disant "professionnelle" depuis 20 ans) iufoumisé l'année dernière... Je t'explique pas le boulot à rattraper ET pour moi ET pour le prof qui récupère les gamins encore incapables d'écrire 'korrectement' (cm1)... Et je peux dire qu'il fait du super boulot !

:hello:


(*)sosduduche etc

Écrit par : toto | 09 décembre 2008

Il est vrai qu'il est très difficile de se servir pour aider son collégien des livres de maths de collège. On peut concevoir que les élèves qui ont la malchance de bénéficier de professeurs de math qui procèdent selon la méthode utilisée dans le manuel doivent avoir bien de la peine à comprendre quelque chose.
Toto, ma fille aide ses copines internes mais tous ne sont pas internes.

Écrit par : dobolino | 09 décembre 2008

Bon, je viens de commander le Lebosse-Hemery (Arithmétique, algèbre et géométrie. Classe de quatrième. 1962) sur ebay (6 euros livraison comprise, c'est dans les moyens d'un agrégé;-)). Cela fournira un élément de comparaison. Merci à Guy Morel pour la référence.

Entre temps, les programmes ont pas mal fluctué. En terminale C au milieu des années quatre-vingts, ils étaient devenus pléthoriques : gros manuels en deux volumes. Les deux-tiers du programme d'alors relève aujourd'hui des deux premiers trimestre de sup. On y étudiait : les matrices (introduites en classe de première), les espaces vectoriels de dimension N, les applications linéaires, la définition rigoureuse (donc la seule) de la continuité d'une fonction; en géométrie, les coniques, les transformations du plan (en long en large et en travers) etc.

Aujourd'hui, en terminale S? le vide, ou presque. Et encore, seule une infime partie de ce vide est nécessaire pour avoir un note "honorable" à l'épreuve de math du bac. Il n'y a plus qu'en prépa qu'on mange à sa faim (parfois jusqu'à l'indigestion, c'est vrai, mais il ne faut pas s'en étonner tant les estomacs sont si peu préparés à un tel régime)

Écrit par : TotoWeininger | 09 décembre 2008

En mathématiques, pour ma fille qui est une élève sérieuse, je ne vois pas de différence majeure avec l'enseignement que j'ai suivi dans les mêmes classes entre 1969 et 1973.

Ecrit par : dobolino | 09 décembre 2008

Était-ce vraiment dans les mêmes classes? Comme je l'ai écrit précédemment, je constate un glissement de deux ans sur l'année d'enseignement des notions les plus importantes depuis 1980.

Les sujets du BEPC de 1980 sont infaisables même par un bon élève de troisième actuel, tout simplement parce que les notions qui y figurent ne sont plus au programme du collège.

Par exemple, dans le programme de troisième actuel, je lis : "toute définition générale de la notion de fonction et d'ensemble de définition sont hors programme", alors allez expliquer la composition de deux fonctions!

Écrit par : TotoWeininger | 09 décembre 2008

Le PS rêve-t-il de récupération du bordel grec ?

Pour en encaisser les dividendes, il faudrait qu'il puisse appuyer sur le champignon sans mettre le ouaille dans l'evzone.

Écrit par : dugong | 09 décembre 2008

"J'ai appris les maths avec une copine, l'anglais avec une autre, etcetcetc .... fõ bien ksa servent à kkchose... les filles ...

ange"

Ecrit par : toto | 09 décembre 2008

Alors, Toto, des comptes à régler? :-)))

Écrit par : Christophe Sibille | 09 décembre 2008

"Là, normalement, on devrait voir rappliquer sibilibili, qui va nous dire que "pas du tout", et que de toutes façons "tout est joué avant 3 ans" ...

:o)"

Ecrit par : toto | 09 décembre 2008

Confirmation, (ça fait un certain nombre de fois en peu de temps), que vous ne savez vraiment pas lire et, qu'en plus, la beuh attaque sérieusement votre mémoire. Comme, apparemment, vous ne faites pas autre chose avec les filles que des math ou de l'anglais, que vous reste t-il, mon pauvre ami? :-)

Écrit par : Christophe Sibille | 09 décembre 2008

Pour ceux qui ont beaucoup misé sur la relation homme-chien en oubliant qu'un chien vit cinq fois moins longtemps qu'un homme, j'ai essayé en écrivant “Les fèves” de les sensibiliser à une relation purement humaine comme la relation parent-enfant. Certes il y a toujours une interruption, mais le plus souvent seulement au bout de cinquante-soixante ans…
À un autre niveau, nous avons tous été marqué pendant notre enfance par les bandes dessinés de l'impérialisme américain. C'est pourquoi Superman joue un rôle fondamental dans notre imaginaire et dans notre identification à un homme qui n'a qu'à lever le petit doigt pour tomber les filles, et qui ne le fait pas, par fidélité à une femme qui sait repasser les chemises sans barguiner…
Mais nous sommes français… Déjà Sarkozy a lancé un défi à Superman. Le perdant devait porter son slip par dessus sa tenue…
Cette victoire national m'a poussé à écrire une histoire qui donne une vision rénovée du héros moderne, celui du XXIème siècle : c'est “L'effet Edelweiss”.
Ce récit fait parti du manuscrit “Rire au nez du cancer” dont l'éditeur Gaussewitz aurait dit que son auteur ne serait pas télégénique.

L'EFFET EDELWEISS


J’ai horreur des pratiques ritualisées, des célébrations conven­tionnelles et des commémorations solennelles à amusements pré programmés. Aussi, grande fut ma joie quand le secrétariat de l’Hôpital m’informa que j’étais de garde pour les urgences psychiatriques, le 31 décembre 1999.
Je m’attendais à assumer toutes les catégories de l’imprégnation éthylique, du simple coma à l’agitation euphorique et joyeuse. À titre préventif et afin de traiter le mal par le mal, j’étais en train de faire, en solitaire, le tour de ma deuxième bouteille de champagne quand deux solides infirmiers m’amenèrent un individu de sexe masculin, qui avait dépassé la trentaine, d’allure très ordinaire et dont le seul signe distinctif était d’avoir la braguette largement ouverte. Mon flair clinique me fit subodorer d’emblée un exhibi­tionnisme millénariste, version rarissime de l’exhibitionnisme banal, puisqu’il ne se reproduit que tous les mille ans. J’étais loin du compte, car mon patient comme il me l’expliqua longuement avait été victime de l’effet Edelweiss.
Voici ce qu’il me raconta :

Pourquoi ce jour d’orage me suis j’engagé seul dans une prome­nade à travers la forêt ? J’ai marché longtemps, trop longtemps. Fatigué, j’aurais bien opté pour une longue station christique où, à la satisfaction de l’inessentiel, j’aurais pu ajouter quelques médita­tions transcendantales. Mais le ciel très sombre s’illumina brutale­ment ; des roulements de tonnerre effrayèrent les petits oiseaux, les gentils lapins et le jeune faon qui cheminaient à mes côtés et me tenaient compagnie. Un besoin naturel m’interpella au plus profond de mon être et avant que les grandes eaux du ciel ne me tombent sur la tête, il était urgent d’éliminer les miennes.
Pour comprendre l’avatar extraordinaire dont j’allais être l’objet, il est nécessaire de développer les faits dans un récit explicite, avec toute la précision nécessaire et le plus grand respect du détail, afin que les plus grands historiens des sciences ne puissent pas y contester la moindre virgule.
J’étais donc dans une clairière où un gros éboulis de granit donnait quelques reliefs. Je m’en approchai, dégrafai ma ceinture, baissai à fond le zip de ma braguette, et les deux pieds bien à plat sur le sol argileux, je me mis en déséquilibre avant en appuyant les mains sur le flanc du rocher. Puis, sans aucune intervention de ma dextre, par le simple jeu harmonieux de mes hanches ondulantes, je dirigeai un jet puissant et généreux pour atteindre en plein vol un malheureux hanneton qui butinait d’une fleur à l’autre. Rien de plus ni de moins que ce que tout être humain de sexe mâle peut accomplir à la campagne, en dehors des problèmes de style propres à chaque personnalité : s’attaquer aux fourmis rampantes plutôt qu’aux coléoptères volants traduisant évidemment un total manque d’ambition.

Deux événements fortuits, d’importance inégale, mais de conjonction parfaite, vinrent enrichir cette situation, jusque-là de la plus extrême banalité.
Le premier, anodin en apparence, fut que, derrière le hanneton butineur, un morceau de calcaire constituait le terme de mon jet libérateur ; et là il faut pointer une trilogie fondamentale : mes deux pieds sur le sol argileux, mes deux mains sur une roche granitique - dont je précise qu’elle était légèrement radioactive - enfin, mon muscle pénien en continuité absolue, mais provisoire avec cette pierre grâce au fluide qui nous unissait. Dans l’instant où prenait forme cette triade : argile, granit, calcaire dont je constituais l’unité unificatrice, le ciel, sans respect pour les mânes de Benjamin Franklin, prit la pointe de ma boucle de ceinture pour un mini para­tonnerre, et déchargea un éclair de plusieurs milliards de volts sur ma pauvre personne.
Je fus victime d’un phénomène dont tout laisse à penser qu’il est régi par le principe d’Edelweiss. C’est une des rares théories physique et mathématiques que les chercheurs es sciences humai­nes n’ont pas su exploiter dans leurs écrits.
Pris dans le chaos de leur pensée - rien à voir avec la théorie du chaos - comblés par la vacuité de leur œuvre - sans rapport avec le théorème d’incomplétude de Gödel - inquiets quand à l’incertitude de leur avenir, plus que par le principe d’incertitude d’Heisenberg, ils négligèrent l’apport déterminant d’Edelweiss. Aussi inaccessible que la petite fleur de haute montagne, ce théorème peu connu par les praticiens des sciences molles, est ignoré du commun des mortels.
Je n’en ferai pas un argument d’autorité ; je ne suis pas sûr d’ailleurs que mon autorité dans le domaine des sciences humaines, ou dans l’univers physico-mathématique soit assez reconnue pour qu’une explication ne s’avère nécessaire et qu'on me croit sur parole. Aussi vais-je énoncer ce principe aussi simplement que possible…
Théophraste Edelweiss affirme que ” tout corps plongé dans un bain énergétique de plusieurs milliards de volts ne se transforme pas en carbone, sous la condition nécessaire et suffisante que cinq de ses parties dont au moins deux bilatérales soient en conduction électro bionique avec trois composés minéraux de nature différente dont au moins un radioactif. Ce corps subit alors de haut en bas une poussée transformatrice interne qui optimise le seuil critique de son fonctionnement… Comme courir les cents mètres en moins de sept secondes ou soulever huit cents kilos avec aisance à l'épaulée-jetée ! ”
Jusque-là, ce théorème n’avait pu être vérifié expérimentalement, aucun garçon de laboratoire n’ayant accepté de recevoir plusieurs milliards de volts, même pour faire progresser la science… Le petit personnel n’est plus ce qu’il était et l'idéal scientifique ne motive plus la jeunesse intellectuelle !
Je n’ose imaginer à quoi j’aurais été réduit si je n’avais pas res­pecté les exigences d’Edelweiss et si l’une de mes mains, au lieu d’être plaquée sur le granit, avait tenu mon sexe pour mieux occire l’insecte. Je ne serais plus qu’un petit tas de cendres, bien en peine de vous raconter mes vaticinations.
Sur le plan subjectif, ce ne fut pas si terrible que cela ; l’équi­valent d’un petit orgasme rapide, de ceux que l’on s’oblige à avoir après une dure journée de travail. Mais alors que la sensation clas­sique se développe du creux des reins au bas du ventre, là, elle se mobilisa sur un plan longitudinal, de la pointe des cheveux aux ongles des pieds, sans soulager pour autant un ongle incarné qui me faisait souffrir depuis huit jours.
Les seuls aspects négatifs de ce bouleversement furent que je n’ai plus jamais revu le hanneton, et que la fermeture éclair de ma braguette restât coincée, et me contraignît à faire le chemin du retour avec un pantalon baillant plus que de raison.

Je me sentais étonnamment bien, paradoxalement très délié dans mes mouvements et doté d’une souplesse totale. Je voyais, j’enten­dais, je sentais, je ressentais, je percevais avec une acuité phénomé­nale. C’était comme si une énergie sans limites pouvait sortir par tous les pores de ma peau.
Le faon qui me suivait, effrayé par l’éclair, s’était enfui : il se retrouvait figé en position d’attente à environ cent soixante-sept mètres, vingt-six centimètres et trois millimètres ; je fus dans l’incapacité d’évaluer les quelques microns excédentaires entre la pointe de son museau et ma cornée. À mes pieds, un petit bloc de granit d’environ cinq kilos attira mon attention. Je le saisis comme si c’était une pièce de cinq centimes. Stupide, je lançai la grosse pierre dans sa direction comme l'aurait fait un enfant. J'avais malheureusement visé la tête : exit le faon dont le crâne vola en éclats. Os, quartz, chair, mica, matière cérébrale, feldspath et amphibole se mêlèrent joyeusement.

J’étais effaré : l’effet Edelweiss avait agi sur moi plus efficace­ment que la Kriptonite sur Superman, les décoctions de champi­gnons sur le comte de Champignac, la potion magique sur Obélix et même les épinards… sur les enfants capricieux.
Mais cette extraordinaire découverte fut gâchée par le spectacle du corps agonisant du jeune animal, mort prématurément avant d'avoir pu commencer une brillante carrière de cerf en rut dont le brâme affolerait les timides biches aux abois, le soir au fond des bois. Les chants funèbres des petits oiseaux, le regard désolé et plein de reproches des gentils lapins qui m’avaient accompagné sur mon chemin me firent comprendre que, d’une manière ou d’une autre, il fallait que je répare les effets inconsidérés de mon geste athlétique. Je devais me mettre au service du Bien et de l'Humanité.
Dès cet l’instant, je sus que mon corps, devenu une extraordinaire machine à exploits, devait me servir pour accomplir une œuvre de Rédemption. J’eus une illumination : j’allais sauver la psychiatrie de sa dérive carcérale et faire tomber les murs de l’asile du troisième millénaire.
Qu’en pensez-vous, Docteur ? ”

Mis en face de mes responsabilités, j’eus une moue dubitative, fis un effort de réflexion et lui dis :
- Écoutez, le troisième millénaire commence en 2001. Nous avons encore trois cent soixante-cinq jours pour éclaircir la question. Tout ce tintamarre autour de l’an 2000, c’est un coup des produc­teurs de champagne pour écouler leur surproduction. J’ai d’ailleurs une bouteille de Pol Roger – cuvée Sir Wiston Chuchill année 95 au frais. Voulez-vous la partager avec moi ? Nous pour­rons deviser agréablement sur la saveur des Havanes, les avanies des activités sportives et la valeur d'une ivrognerie raisonnée…
Et bien, aussi extraordinaire que cela puisse paraître, mon patient préféra boire une coupe de champagne plutôt que d’aller renverser les murs de l’hôpital.

Écrit par : Roger Felts | 09 décembre 2008

"Toto, ma fille aide ses copines internes mais tous ne sont pas internes."
Déjà tu la remercies grandement de ma part, ensuite "Quand aux identités remarquables", ;), moi j'ai intégré tout le programme de TB en 3 jours (3*3heures) alors les identités remarquables c'est juste une histoire de 3*20minutes à la pause de midi ;)

ange

Écrit par : toto | 09 décembre 2008

"Dans ma pratique, je n'ai pas fréquenté de proviseurs ni d'inspecteurs. J'ai été en relation conflictuelle avec une principale de collège et elle m'était apparue un peu hystérique et pas mal perverse."

Ecrit par : Roger Felts | 09 décembre 2008

Tiens, ça me rappelle quelque chose...

Écrit par : Daniel Arnaud | 09 décembre 2008

Le PS rêve-t-il de récupération du bordel grec ?

Pour en encaisser les dividendes, il faudrait qu'il puisse appuyer sur le champignon sans mettre le ouaille dans l'evzone.

Ecrit par : dugong | 09 décembre 2008

Sans compter que le pirée toujours à venir... (la preuve !)

Écrit par : victor | 09 décembre 2008

En parlant du pire, petites nouvelles du front.
Cours ordinaire de 3° sur la Seconde guerre mondiale, je vidéoprojette un extrait du discours de Roosevelt devant le Congrès après Pearl Harbor en prévenant les élèves qu'il n'y a pas de traduction mais que le débit du président est tout à fait acceptable et que sa bonne éducation lui a donné un accent oxfordien. Quelques minutes plus tard, c'est la quasi-unanimité "Ouaaiiiiiis, on n'a rien compris !". Je m'indigne et là une petite voix s'insurge : "mais monsieur, on n'a jamais fait allemand !".

Écrit par : victor | 09 décembre 2008

@Totoweininger

Lebossé et Hemery 1951 Classe de quatrième

http://www.re2.freesurf.fr/l-anc/LH4a.pdf

Écrit par : guy morel | 09 décembre 2008

Y'a des cas, à l'UMP ! Ils n'ont vraiment rien à envier au PS, ces gens-là !

http://fr.youtube.com/watch?v=YvprI1yghJU&feature=related

Écrit par : dobolino | 09 décembre 2008

Les sujets du BEPC de 1980 sont infaisables même par un bon élève de troisième actuel, tout simplement parce que les notions qui y figurent ne sont plus au programme du collège.

Par exemple, dans le programme de troisième actuel, je lis : "toute définition générale de la notion de fonction et d'ensemble de définition sont hors programme", alors allez expliquer la composition de deux fonctions!

Ecrit par : TotoWeininger | 09 décembre 2008

C'est vrai, vous avez raison. En fait, je n'ai pas un souvenir exact de tout ce que j'ai abordé en troisième, vu tout ce qui a été enseigné après. C'est vrai qu'en matière de vecteurs, par exemple, il y a un fossé.
Ce que j'aurais du plutôt écrire c'est que je ne voyais pas de différence notoire entre la façon dont les notions au programme étaient enseignées par mes professeurs de math et la façon dont elles sont enseignées par les professeurs de ma fille. Si je dois l'aider, j'y retrouve mes petits et suis très vite dans le bain alors qu'en français ou en latin, c'est la misère, je ne comprends rien, ni aux méthodes d'apprentissage, ni aux programmes ...

Écrit par : dobolino | 09 décembre 2008

Excellent, Dobolino! Vous pensez qu'il s'est fait piéger?
Je n'ai pourtant pas l'impression qu'on lui ait mis le pistolet sur la tempe pour qu'il nous serve cette "gâterie"... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 09 décembre 2008

Han !

Une parole de bon sens ! Soulignons-la !

"Il faut avoir à l'esprit quand on parle de TICE, c'est que les connaissances dans ce domaine, aussi pointues et utiles soient-elle aujourd'hui, seront plus qu'obsolètes dans 30 ans. En revanche dans 30, et sans trop me mouiller, louis XIV aura toujours été un roi de France , 2+2 fera encore 4 et le verbe être se conjugera de la même façon.

Bref l'enseignement de bases solides, auxquelles chacun pourra se référer dans sa vie futur, apparait fondamental.

Ecrit par : paul | 09 décembre 2008

Écrit par : Jeremy | 09 décembre 2008

Excellent, Dobolino! Vous pensez qu'il s'est fait piéger?
Je n'ai pourtant pas l'impression qu'on lui ait mis le pistolet sur la tempe pour qu'il nous serve cette "gâterie"... ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 09 décembre 2008

Ouais... Excellent, si on veut.
Je n'arrive pas à l'écouter sans voir les petits blousons minables de K. et de sa petite soeur quand elles sont reparties de l'école ce soir sous la neige fondue et le vent glacé.

Écrit par : catmano | 09 décembre 2008

Quand je dis: "excellent", je parle évidemment du mec qui est arrivé à faire parler son inconscient en direct, à cette engeance...
Quand même, Manu, au PS, il n'y en a pas des comme ça! Remarquez, peut-être Scarlett Martinez va t-elle apprécier son attitude "politiquement incorrecte"?

Écrit par : Christophe Sibille | 09 décembre 2008

Lebossé et Hemery 1951 Classe de quatrième

http://www.re2.freesurf.fr/l-anc/LH4a.pdf

Ecrit par : guy morel | 09 décembre 2008

Merci pour le lien.

Je viens de survoler rapidement et je suis consterné : il n'y avait pas de "thèmes de convergences" dans les programmes de mathématiques de 1947. Rien sur l'énergie! sur l'environnement et le développement durable! sur la météorologie! sur la sécurité!(?) sur la santé! Ils étaient vraiment sous-développés à l' époque. A croire qu'ils sortaient d'une guerre mondiale.

Bon, je vais potasser ça plus sérieusement, mais cela me semble sans appel.

Écrit par : TotoWeininger | 09 décembre 2008

Toto Weininger va potasser le Lebossé et Hemery 1951 Classe de quatrième.

Vous allez voir qu'il va vouloir rester en collège...

Comme Jean *, on dira que la vocation lui est venu...

* dans les Tontons !

Écrit par : dugong | 09 décembre 2008

Bon, je vais potasser ça plus sérieusement, mais cela me semble sans appel.
Ecrit par : TotoWeininger | 09 décembre 2008

Tant que vous y serez, voici la géométrie :

http://www.re2.freesurf.fr/l-anc/LH4g.pdf

Écrit par : guy morel | 09 décembre 2008

lui est venue !

Écrit par : dugong | 09 décembre 2008

Le style aussi.

Écrit par : dugong | 09 décembre 2008

Excellent, Dobolino! Vous pensez qu'il s'est fait piéger?
Je n'ai pourtant pas l'impression qu'on lui ait mis le pistolet sur la tempe pour qu'il nous serve cette "gâterie"... ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 09 décembre 2008
Faut reconnaître qu'il a fait fort, le gars !
Je crois, à sa décharge, qu'il s'est fait piéger dans un discours mais, bon, ce n'est pas une excuse pour autant. Quand on est aussi niais, on évite de faire de la politique !

Vous avez entendu ? Nos SDF, nous, on les lave !

Écrit par : dobolino | 09 décembre 2008

OKzou
livres anciens
http://www.r-lecole.freesurf.fr/l-anc/anc.html

Il faut télécharger l'applet java...absolument
http://pernoux.pagesperso-orange.fr/main.htm

Écrit par : toto | 09 décembre 2008

Une parole de bon sens ! Soulignons-la !

"Il faut avoir à l'esprit quand on parle de TICE, c'est que les connaissances dans ce domaine, aussi pointues et utiles soient-elle aujourd'hui, seront plus qu'obsolètes dans 30 ans. En revanche dans 30, et sans trop me mouiller, louis XIV aura toujours été un roi de France , 2+2 fera encore 4 et le verbe être se conjugera de la même façon.

Bref l'enseignement de bases solides, auxquelles chacun pourra se référer dans sa vie futur, apparait fondamental.

Ecrit par : paul | 09 décembre 2008

Ecrit par : Jeremy | 09 décembre 2008

Et mon illustration par l'exemple, avec ma thèse de doctorat, c'est nul et non avenu ?
Ou alors, vous êtes tellement embarqués tous dans vos enseignements que vous n'en voyez pas les applications de terrain ?
Pour le coup, je suis vexée ! J'ai fait patienter un client qui me rapportait du fric, du pognon, du flouze, du brouzouf, cet après-midi, pour vous raconter ma soutenance de thèse et les mirages de l'informatique, mais, ça, vous vous en branlez ?
Pas un commentaire ! Y'en a peut-être même pas un seul qui m'a lu, du genre : " Encore Dobolino, cette grosse vulgaire ! Mais quand donc JPB nous débarrassera-t-il de cette pauvre connasse qui pollue notre ambiance? "
Et pourtant, qu'ai-je, par l'exemple, illustré d'autre que cette phrase mise en exergue par Jeremy
"Bref l'enseignement de bases solides, auxquelles chacun pourra se référer dans sa vie futur, apparait fondamental.

Ecrit par : paul | 09 décembre 2008"

La différence entre Paul et moi, c'est quoi ? Le fait que je ne suis pas prof mais praticien ?

Écrit par : dobolino | 09 décembre 2008

Ou alors, c'est l'idée qu'on puisse appliquer des fonctions, des abaques et des courbes à des chèvres qui dépassent votre entendement ?
Par pitié, ne me faites pas aussi peur !
Vous ne croyez tout de même pas que le seul salut de vos élèves est d'enseigner ?

Écrit par : dobolino | 09 décembre 2008

Ah non mais Dobolino, il était très juste, votre message.

Mais vous l'avez dit vous-même : les messages les plus intéressants n'ont pas toujours de réponse.

Et honnêtement, je l'avais passé car il était précéde de longs messages inintéressnts qui n'étaient pas de vous : j'ai tendance à sauter les longs messages inutiles car ce sont en général des copiés-collés de Riposte laïque, ou des digressions dénuées d'intérêt, pour la plupart tirées d'un blog qu'on peut aller lire ailleurs.

Il se trouve que cette fois-là, c'était un message de vous, et j'en suis bien marri.

Écrit par : Jeremy | 09 décembre 2008

La question est que reste t-il de vos années d'études 25 ans plus tard ? Vous savez peut être toujours programmer en BASIC ( ce qui est mon cas :p ), mais à quoi cela sert-il aujourd'hui? En revanche, le raisonnement logique et la constitution d'organigrammes que vous aviez faits eux perdure dans le temps et au delà des langages informatiques.

Ps pour doboloino : avant chaque post, je lis la totalité de tout les commentaires, ce qui me parait être le strict minimum de respect pour ceux qui se cassent le c** à écrire quelque chose d'intelligible. Vous avez au moins un lecteur ;).

Écrit par : paul | 09 décembre 2008

Jean-Paul !

Le N.E.P. de Robert Hue ! Un infirmier de formation ! Qui pense aux jeunes ! Qui est copain avec Karl Zero ! Qui a fait partie d'un groupe de rock ! Qui a écrit à Marie-George Buffet que le P.C. n'est plus réformable ! Qui critique les "bolchéviques" du parti (le mot est de lui) ! Qui vient de dire "je ne serai jamais social-démocrate" ! Qui critique la structure en partis actuelle ! Qui vient de déclarer "Je suis en construction d'un mouvement [...] On a un devoir d'invention" ! Qui vient de dire : "il ne faut jamais faire table rase du passé" !

Ca peut être une bonne idée d'engagement, non ?

Il cherche des idées pour construire une nouvelle force progressiste !

Je lui ferai(s) beaucoup plus confiance qu'à Melenchon...

Bon, à suivre, en tout cas. La mode est aux retours gagnants : la tournée d' "Age tendre et tete de bois" fait un carton. Le manager et les conseillers de la tournée ont bien joué.

Écrit par : Jeremy | 09 décembre 2008

"Bon, à suivre, en tout cas. La mode est aux retours gagnants : la tournée d' "Age tendre et tete de bois" fait un carton. Le manager et les conseillers de la tournée ont bien joué."

Ecrit par : Jeremy | 09 décembre 2008

43 Euros la place, à Tours... Pour paraphraser Coluche: "quand on pense qu'il suffirait que personne n'ait envie d'aller les voir pour qu'ils ne tournent pas"...

Écrit par : Christophe Sibille | 09 décembre 2008

En revanche, le raisonnement logique et la constitution d'organigrammes que vous aviez faits eux perdure dans le temps et au delà des langages informatiques.

Ecrit par : paul | 09 décembre 2008
Très exactement ! C'est bien là le nœud du problème. Pour programmer, il faut savoir ce que l'on a à programmer et, pour le savoir, il faut maîtriser pas mal de choses préalablement, la programmation étant alors la cerise au sommet du gâteau, un "simple" langage qui permettra de gagner ensuite beaucoup de temps.
Il est dommageable à tous de faire croire que ce langage est une fin en soi.

Écrit par : dobolino | 09 décembre 2008

Bonjour à tous . Je suis agrégé de maths (concours interne) depuis cette année, et je partage totalement le point de vue de TotoWeininger ; j'interviens pour confirmer ses dires. Les programmes de maths au collège (et c'est pire au lycée) ont été amputés (surtout dernièrement) de ce qui leur donnait leur unité... Les mathématiques sont désormais galvaudées par un enseignement par "activités" : il faudrait que l'activité de l'élève soit visible, mesurable, comme à l'école primaire (dont la plupart des théories didactiques sont issues...) J'aime l'école et les mathématiques qui m'ont tant donné, mais qu'est-ce que je déteste la démagogie dont certains usent sans limite. De nos jours, on ne reconnaît pas à l'élève le droit à réfléchir, en écoutant simplement le cours, en le notant, en y révant, en se l'appropriant mentalement ... On veut que l'élève soit artificiellement actif, on veut qu'il s'agite autour d'un pseudo-projet, qu'il "bouine" (les didacticiens parlent d'expérience kinestesique, j'ai appris ça il y a un mois, et je ne m'en suis pas encore remis), on ne donne à l'élève aucune des clefs qui lui permettraient de comprendre de que cette discipline exigeante a de beau et d'universel, et on ne lui montre surtout pas que si on s'adonne un peu aux maths, on en tire de vraies grandes satisfactions intellectuelles, et que cela peut aider à se construire.
Par ailleurs, nos dirigeants nous parlent d'assurer l'égalité des chances ... Ce n'est pas avec de la didactique des maths (au lieu de vrais cours) que cet objectif sera atteint ! Je pense au contraire, qu'à trop vouloir mettre en avant le "sens", on vide les choses de leur contenu : c'est comme si on focalisait tellement sur un objet qu'on visualise à la perfection le détail de cet objet (ce sont les "compétences" tellement à la mode de nos jours), en oubliant totalement la globalité de l'objet, sa nature, son intérêt.
Les maths étaient il y a encore 20 ans une voie permettant une vraie égalité des chances, mais c'est fini : en maths, la seule vraie méthode de travail, c'est le travail lui même, et cette valeur n'est pas franchement à la mode. De plus, leur apprentissage ne dépend pas du milieu socio-professionnel. Si on en finit avec les maths comme moyen de sélection objectif, il faudra en trouver un autre, mais dont on pourra davantage douter de l'objectivité.
Mais pour les maths, je crois que c'est trop tard : les pédagos et autres didacticiens ont imposés leur loi : les matheux sont souvent des gens respectueux des règles, des lois, et ils respectent les consignes à la mode, en essayant d'y voir le minimum de contradictions (alors qu'elles sont souvent absurdes). Je ne sais pas pourquoi, je n'arrive pas à penser ainsi, peut être parce que j'aime ma matière, contrairement à certains profs de maths, qui, dégoutés des maths, se réfugient derrière le rideau de fumée des TICE, de la pédagogie "pourrie" dont on nous sert une bonne rasée à chaque stage PAF, etc, ou comme le dit TotoWeininger, on est obsédé par l'activité de l'élève dont je parlais, par le constructivisme, et non par la construction soignée (je ne parle pas de rigueur) des savoirs. Mais je m'en fous ; j'ai l'agregation, c'et à dire une rente à vie, ma famille est à l'abri de l'ignorance en mathématiques (et espérons le, en ce qui concerne les autres humanités), et la conservation des élites est assurée...
En espérant vous faire réagit à mes propos, peut être un peu décousus, mais exprimés avec sincérité.

Écrit par : D | 09 décembre 2008

La mode est aux retours gagnants : la tournée d' "Age tendre et tete de bois" fait un carton. Le manager et les conseillers de la tournée ont bien joué.

Ecrit par : Jeremy | 09 décembre 2008
"Age tendre et tête de bois ", quand ça passait à la télé, j'étais vraiment jeune !
Alors, je croyais que c'était " Hache tendre et tête de bois ".
Vous comprenez ? La hache, c'est pour fendre le bois ...
Imperturbable logique de mes six ans.

Écrit par : dobolino | 09 décembre 2008

En espérant vous faire réagir à mes propos, peut être un peu décousus, mais exprimés avec sincérité.

Ecrit par : D | 09 décembre 2008

Témoignage précieux qui augure positivement de la relève, même si cela paraît marginal. Un esprit éclairé pèse plus lourd que mille cerveaux lobotomisés, à l'instar d'une petite allumette qui brise les ténèbres les plus obscures. C'est peut-être un peu emphatique comme commentaire, mais quand on sait l'état du terrain...

Écrit par : Magister | 09 décembre 2008

"Bon, à suivre, en tout cas. La mode est aux retours gagnants : la tournée d' "Age tendre et tete de bois" fait un carton. Le manager et les conseillers de la tournée ont bien joué."

Ecrit par : Jeremy | 09 décembre 2008

43 Euros la place, à Tours... Pour paraphraser Coluche: "quand on pense qu'il suffirait que personne n'ait envie d'aller les voir pour qu'ils ne tournent pas"...

Ecrit par : Christophe Sibille | 09 décembre 2008

Ah mais, j'aime bien, moi, la tournée d'Age tendre et tete de bois !

Annie Cordy, Michèle Torr, Stone et Charden... !

Ce n'est pas pire que Vincent Delerm, Cali, Bénabar, Abd Al Malik et Grand corps Malade, mais au moins ça se prend pour ce que c'est : de la chanson de loisir.

Écrit par : Jeremy | 09 décembre 2008

"Age tendre et tête de bois ", quand ça passait à la télé, j'étais vraiment jeune !
Alors, je croyais que c'était " Hache tendre et tête de bois ".
Vous comprenez ? La hache, c'est pour fendre le bois ...
Imperturbable logique de mes six ans.

Ecrit par : dobolino | 09 décembre 2008

Rires !

Pour certains aujourd'hui, ce serait :
"Hasch tendre et tete en bas..."

Écrit par : Jeremy | 09 décembre 2008

"C'est peut-être un peu emphatique comme commentaire" ... je fais allusion au mien et non pas au vôtre, de sorte qu'il n'y ait pas de quiproquo.

Écrit par : Magister | 09 décembre 2008

Très exactement ! C'est bien là le nœud du problème. Pour programmer, il faut savoir ce que l'on a à programmer et, pour le savoir, il faut maîtriser pas mal de choses préalablement, la programmation étant alors la cerise au sommet du gâteau, un "simple" langage qui permettra de gagner ensuite beaucoup de temps.
Il est dommageable à tous de faire croire que ce langage est une fin en soi.

Ecrit par : Dobolino

C'est comme pour s'exprimer : il faut avoir des choses à dire.

Écrit par : Jeremy | 09 décembre 2008

"les didacticiens parlent d'expérience kinestesique"

Oui, et de la maieutique, aussi.

Écrit par : Jeremy | 09 décembre 2008

Bonjour à tous . Je suis agrégé de maths (concours interne) depuis cette année

Ecrit par : D | 09 décembre 2008

Avez-vous pensé, cher néo-agrégé de maths, à venir renforcer les rangs de la Société des agrégés (www.societedesagreges.net)?


De nos jours, on ne reconnaît pas à l'élève le droit à réfléchir, en écoutant simplement le cours, en le notant, en y révant, en se l'appropriant mentalement ... On veut que l'élève soit artificiellement actif, on veut qu'il s'agite autour d'un pseudo-projet,

Ecrit par : D | 09 décembre 2008

C'est la même chose en français, avec les brillants résultats que l'on voit: des classes d'excités bavards et irréfléchis, et au bout l'ignorance crasse de la langue ( pour ne rien dire de la culture) française. En latin et en grec, avec la participation active de la Cnarela, même non-méthode, et même désastre.

J'ai relu en diagonale les nouveaux programmes de français de collège, et je me demande si Michel Buttet ne s'est pas réjoui un peu trop vite, car l'inspiration desdits me semble rester bien bien constructiviste: certes le mot "séquence" en a totalement disparu, mais coucou, voilà à sa place... la "période", "autour d'un ou plusieurs objectifs"! Si ce n'est pas la "séquence", cela y ressemble comme deux gouttes d'eau! Décidément, on n'en sortira jamais!
J'ai été assez stupéfait aussi de découvrir qu'il n'y avait, selon ces pésumés "nouveaux" programmes, que deux types possibles d'"approche des textes": la lecture "analytique" et la lecture "cursive". De l'"explication de texte" "linéaire", la seule qui soit utile aux élèves parce qu'elle leur permet de "comprendre" le texte, pas de trace! Trop directive , sans aucun doute! On a peur que les élèves apprennent quelque chose, ma parole!

Écrit par : Jean | 09 décembre 2008

Il cherche des idées pour construire une nouvelle force progressiste !

Ecrit par : Jeremy | 09 décembre 2008

Il lui faudra donc progresser dans les nouvelles idées constructrices...

Écrit par : Magister | 09 décembre 2008

"Avez-vous pensé, cher néo-agrégé de maths, à venir renforcer les rangs de la Société des agrégés (www.societedesagreges.net)?"

Ecrit par : Jean | 09 décembre 2008

Je ne sais pas si ça a marché avec D., mais pour moi, ça y est : votre dernier message a été le bon (la répétition a donc bel et bien quelques vertus), et j'ai préparé mon adhésion, que j'enverrai demain.

Pour le SNALC, ce sera peut-être pour plus tard. Après tout, je viens tout juste finalement de voter pour lui pour la première fois...

Écrit par : Anne | 09 décembre 2008

On a peur que les élèves apprennent quelque chose, ma parole!

Ecrit par : Jean | 09 décembre 2008

On a surtout peur d'être renvoyé dans les oubliettes de la pensée scientifique. Car si les apprenants apprenaient quelque chose, à quoi servirait la pédagogie et ... ceux dont c'est le fond de commerce ? Tenez, c'est un peu comme si vous trouviez un remède universel qui guérirait tous les cancers : au mieux, vous seriez traité de charlatan ; au pire, il vous faudrait vous cacher, voire fuir le pays. Car là aussi la recherche est un fond de commerce. Idem pour la pédagogie : elle circonvolue à l'intérieur de sa propre problématique. Mais pour qu'elle puisse fonctionner, il ne faut pas que l'école fonctionne. L'instructionniste frontal, voilà l'ennemi.

Écrit par : Magister | 09 décembre 2008

Moi aussi, j'ai voté SNALC, ne voyant pas d'autre choix crédible dans le sens de l'Ecole (je m'efforce de raisonner au lieu de me rallier à un courant de pensée, ce qui est certes plus facile, mais bien moins intéressant : le SNALC serait de droite... c'est une opinion, et non une certitude. Mais surtout c'est pas franchement ce qui m'intéresse : ce qui me semble fondamental, c'est que les papiers du SNALC me parlent, me semblent honnêtes, très clairs et réalistes).
Quant à la société des agrégés, je compte y adhérer dans un futur très proche, merci du conseil Jean !

Écrit par : D | 09 décembre 2008

"... C'est la même chose en français, avec les brillants résultats que l'on voit: des classes d'excités bavards et irréfléchis..."

Ecrit par : Jean | 09 décembre 2008

Cela me renvoie au texte de R. Wainer et à son article paru sur Sauver les Lettres : "Eloge du silence". C'est vu avec beaucoup de finesse, de sensibilité et de lucidité. A lire sans réserve.

http://www.sauv.net/silence.htm

Écrit par : Magister | 09 décembre 2008

En espérant vous faire réagit à mes propos, peut être un peu décousus, mais exprimés avec sincérité.

Ecrit par : D | 09 décembre 2008

Yeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeesssssssssssss, et de deux aujourd'hui.
Vos propos ne sont pas décousus.
Splendide.
Merci mille fois monsieur D pour votre sincérité.


PS : Vous pouvez imaginer le "boulot" des parents pour reprendre le "décervelage" de nos enfants.

Kinestésique, on y arrive il vont bientôt nous faire de l'analyse transactionnelle sur nos bambins.

Écrit par : carole | 09 décembre 2008

On a peur que les élèves apprennent quelque chose, ma parole!

Ecrit par : Jean | 09 décembre 2008

Jean, si je puis me permettre, vous en doutiez ?
Plus un peuple est ignare, plus il est maléable à souhait.

Le plus grave, c'est que c'est dans tous les domaines. Et nos enfants sont des "matières premières" modelables à souhait !

Écrit par : carole | 09 décembre 2008

Monsieur TotoWeiniger a dit plus haut à propos des mathématiques:

Aujourd'hui, en terminale S? le vide, ou presque.



Oui, effectivement. Mais s'il n'y avait que du vide on réussirait sans doute plus facilement à le remplir! On passe du vide à l'impossibilité de construire proprement l'espace mathématique quand on introduit des notions instables pour ne pas dire foireuses dans ces classes...
Et je vous passe le manque de satisfaction intellectuelle ou encore les erreurs de conception et de compréhension des objets...

J'argumente ma remarque, et je vous prie de m'excuser de toutes les grossièretés que je vais employer ci-dessous:

J'ai eu à faire un cours -particulier et gratuit- en première S sur le produit scalaire. Sachez que l'on introduit cette notion de la façon suivante:

"Soient A, B,C 3 points non alignés du plan. On a AB scalaire AC égal à mesure algébrique de AH que multiplie mesure algébrique de AC, où H est le projeté orthogonal de B sur AC".

Mon commentaire:
Avant tout, je ne vois pas pourquoi A,B,C ne peuvent pas être alignés...
Ensuite on parle de plan et c'est bien mignon mais, au fait: qu'est-ce qu'un plan?
Bref, voici le plus succulent: "H est le projeté orthogonal de C sur AB", fort bien; Qu'est-ce qu' un projeté orthogonal? comment définit-on une orthogonalité?
En fait, pour être tout à fait exact, et surtout en restant très classique:
On prend un R-espace vectoriel de dimension quelconque, on lui flanque dans la brioche une forme bilinéaire symétrique définie et positive (un produit scalaire); on a alors un Euclidien si la dimension est finie ou un pré-hilbertien si la dimension ne l'est pas, ET APRES on dit que deux vecteurs x et y sont orthogonaux si et seulement si x scalaire y égal 0. C'est la définition.
Enfin on caractérise l'orthogonalité par: x orthogonal à y si et seulement si on a l'égalité de Pythagore.

En fait, pour épargner aux élèves la difficulté on en vient à commettre des erreurs.

Dans mon exemple, on se sert de l'orthogonalité pour définir le produit scalaire alors qu'il n'y a pas d'orthogonalité sans une forme bilinéaire symétrique au départ.



On a donc des erreurs de logique dans la construction même des notions. Pour une matière qui pédagogiquement est censée en donner c'est un peu grotesque...

Est-ce que les élèves se souviendront de Pythagore? peut-être pas. Mais en vérité, ce n'est pas grave: le but est d'inscrire à un moment clé de leur vie les mécanismes du raisonnement et de la rigueur.
Cela n'est possible que si la matière est construite proprement, et non comme un salmigondis infect de "trucs" plutôt louches.


Bon, je vais me coucher, bonne nuit à tous ou bon réveil!

Écrit par : Matheutordu | 10 décembre 2008

http://nouvel-espace-progressiste.fr/

Robert se lance dans la bataille.

Écrit par : Jeremy | 10 décembre 2008

Tiens, la rectrice de Limoges vient de quitter son poste il y a un mois. Elle est devenue rectrice d'Amiens.

J'ai regardé par curiosité ce qu'était devenu le recteur d'Amiens : eh bien il a tout simplement disparu. Volatilisé ! Plus aucune trace de lui, rien de rien depuis plus d'un mois !

Anne Sancier-Chateau, que tous les littéraires connaissent, est devenue rectrice d'Amiens. Mais Ahmed Charaï, qu'elle remplace, qui a vécu l'affaire de la gifle de Berlaimont et les bizutages à la fac de médecine, n'a laissé aucune trace ! Il avait 51 ans, il n'a donc pas pris sa retraite. Vous croyez qu'il a fait une dépression sévère ?

En tout cas, PERSONNE NE DIT CE QU'EST DEVENU AHMED CHARAI. Je vais lancer une alerte enlèvement.


Oh, peut-être une bonne nouvelle malgré tout : Il se murmure que Patrick Hetzel prendrait la place de Pécresse en janvier/février. Voilà une bonne nouvelle ! Du moment que ce n'est pas Thierry Coulhon, le mathématicien fou !

Écrit par : Jeremy | 10 décembre 2008

Bon apparemment pour Ahmed Charai ca s'est très mal passé, et il a réintégré son univsersité d'origine (Aix-Marseille) après cinq mois d'exercice.

Il faut croire que gérer une gifle, une garde à vue, un suicide, des bizutages et l'incendie d'un CIO deux mois après son arrivée, ça a dû le fatiguer plus vite qu'il ne le pensait au départ...

Écrit par : Jeremy | 10 décembre 2008

Ce serait une bonne chose — c'est un type très intelligent. mis j'en arrive parfois à douter que l'intelligence puisse encore servir à quelque chose, dans un système aussi gangrené d'appétits divers…
Et que faites-vous debout à une heure pareille, mon cher ?
JPB

Écrit par : brighelli | 10 décembre 2008

Bouffée délirante au jus pédagol du jour : "il est essentiel que l’enfant, le jeune, l’adulte en situations d’apprentissages, donc de changements permanents, puissent expliciter en quoi ils s’approprient ces processus de changement et leurs effets. Cette exigence d’une évaluation pédagogique partagée entre l’apprenant et l’expert requiert une conception des programmes scandés par les phases de régulation initiale, formative, terminale. Chaque ensemble de programmes devrait annoncer dès le début ses visées, ses objectifs et ses compétences-clés terminales (en fin de cycle) avec leurs situations d’évaluation et les seuils d’exigence, la contribution des différentes disciplines scolaires. L’élève verrait alors d’emblée la cohérence des apprentissages entre eux et de chaque programme disciplinaire. En fait, c’est le sens qui lui apparaîtrait d’abord. Dans tout projet de changement, le sens est toujours premier."


A quoi bon, dans ces conditions, exposer patiemment un vrai contenu détaillé et parcellisé en disciplines ?

Bon prince, je signale à tous les apprenants en sciences de l'éduc quel est son sens premier : sentir le vide d'emblée. Il suffit ensuite d'en étudier la structure (langagière). Cela peut être fort long.

D'autant que la tentation de construire un métavide sera fatalement très forte en cours de route. Il faut beaucoup de rigueur dans le fondement pour ne pas s'écarter de la question initiale.

Tu la sens ma compétence ?

Écrit par : dugong | 10 décembre 2008

J'avais oublié de citer les auteurs du jus de crâne précédent :

Alain Bollon, expert auprès de l’Unesco sur l’évaluation des systèmes éducatifs

Olivier Masson, secteur Education de la Ligue de l’enseignement

Deux experts de longue date.

Écrit par : dugong | 10 décembre 2008

Pour certains aujourd'hui, ce serait :
"Hasch tendre et tete en bas..."

Ecrit par : Jeremy | 09 décembre 2008

Ou: "hasch tendre et leo et lea?" ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 10 décembre 2008

"Bon, je vais me coucher, bonne nuit à tous ou bon réveil!"

Ecrit par : Matheutordu | 10 décembre 2008

Merci, à vous aussi... :-(
Il faudrait rajouter Marini, dans la liste d'hier... Encore un fameux, celui-là...
Tiens, Carole, vous m'aviez demandé un compte-rendu sur l'enseignement de la musique en primaire... Et vous n'avez laissé aucun commentaire suite à celui que j'ai laissé ici, un peu plus haut.

Écrit par : Christophe Sibille | 10 décembre 2008

Les textes longs n'appellent souvent aucun commentaire soit parce qu'ils sont trop bons, soit parce qu'ils sont trop cons…

Écrit par : le panseur de service | 10 décembre 2008

PS : Vous pouvez imaginer le "boulot" des parents pour reprendre le "décervelage" de nos enfants.

Kinestésique, on y arrive il vont bientôt nous faire de l'analyse transactionnelle sur nos bambins.

Ecrit par : carole | 09 décembre 2008

Et puis, Carole, n'allez surtout pas chercher du côté du "hors-contrat". La gestion mentale de Antoine de La Garanderie y a aussi très bonne presse.


http://biancopelle.chez-alice.fr/html/gestion_mentale.html

http://www.garanderie.com/le-projet-pedagogique/la-pedagogie-des-gestes-mentaux/

Écrit par : catmano | 10 décembre 2008

"Tiens, la rectrice de Limoges vient de quitter son poste il y a un mois. Elle est devenue rectrice d'Amiens.
Jeremy."

Notre nouvelle rectrice est une charmante et brillante pharmacienne, ancien enseignant chercheur à la faculté d'Amiens. "Potarde", comme dirait Christophe Sibille, qui considère cette profession avec le plus grand mépris (peut-être parce que j'en fais partie??).
(Il n'y a que huit femmes recteurs sur 30 recteurs.)

Sans doute Christophe ignore-t-il que cette profession a été (et est toujours) une pépinière de grands savants et de bienfaiteurs de l'humanité.

J'en cite quelques-uns :
Pelletier et Caventou, inventeurs de la quinine, Charles Moureu, Marcel Delépine (médaille d'or du CNRS),Ernest Fourneau, Marc Tiffeneau, Camille Poulenc, et tant d'autres.
La plupart des grands chimistes du siècle dernier, successeurs de Marcellin Berthelot au Collège de France, étaient des pharmaciens.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 10 décembre 2008

J'oubliais mon condisciple et ami, Pierre Potier, membre de l'Académie des sciences, médaille d'or du CNRS, inventeur d'un médicament anticancéreux utilisé dans le monde entier.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 10 décembre 2008

Lu sur le forum EDP. Excusez-moi, je n'ai pas la "source" du mail :

"Agonie de la fonction publique enseignante
>
> Après avoir raté son coup contre l'école maternelle, après avoir bien
> mordu dans la viande des RASED, le ministre prédateur Darcos se taille
> des morceaux de roi dans les entrailles du statut de la fonction
> publique enseignante. Alors que jusqu'ici les remplacements étaient
> assurés par des agents titulaires (ZIL, TZR, brigade...), les inspections
> académiques et les directeurs d'établissement se servent désormais
> directement à l'ANPE. Ceci n'est pas une prédiction lugubre, c'est la
> réalité actuelle. Cela se passe aujourd'hui, en France.
>
> Exemples :
>
> a.. Dans le 93 (Le Raincy), l'ANPE recrute des " instituteurs "
> remplaçants (bac+3 exigé) en CDD 5 mois, 26h hebdomadaires à 8,71 € de
> l'heure. À ce tarif, je connais des femmes de ménage qui feraient la
> fine bouche et qui auraient bien raison.
> b.. Dans le 79 (Nord-deux-Sèvres), l'IA recrute pour un CDD d'un mois,
> un professeur des écoles rémunéré 1330 € mensuels pour un service de 35h
> hebdomadaires.
> c.. En Côte d’Armor, l'IA fait appel à l'ANPE pour trouver un professeur
> d'école remplaçant, CDD 1 mois, remplacements courte et longue durée
> pour 1 330,05 € mensuels
> d.. Dans l'enseignement spécialisé pour jeunes handicapés, CDD de 3
> mois, 27h hebomadaires pour 1326 € mensuels, bac+3 exigé. Autre exemple
> : " Pour un remplacement du 1er au 5 décembre: vous donnerez des cours
> pour des adolescents de 14 a 16 ans ayant des troubles du comportement.
> vous avez le soutien d'un éducateur spécialise. Niveau primaire. 27h de
> cours et 5 h de préparation. possibilité prolongation du contrat.
> Rémunération : 8,71 € de l'heure.
> e.. Des proviseurs de Moselle s'adressent directement à l'ANPE pour
> remplacer des professeurs de philosophie, CDD 3 mois. Je n'ai pas
> connaissance des rémunérations, les candidats (et les curieux) peuvent
> téléphoner directement aux N° suivants : 03.87.67.17.90 (lycée Julie
> Daubie, demander Mme Decheppe), 03.87.29.25.40 (Lycée Condorcet,
> demander M. Mourer).
> f.. L'ANPE recherche également des conseillers d’orientation
> psychologues pour intervenir dans les établissements publics: CDD 4
> mois, 35h hebdomadaires, 1 595,14 € mensuels.
> Vous pouvez poursuivre cette visite du site de l'ANPE pour trouver
> d'autres exemples.
>
> J'édite : pour le Raincy, il s'agit d'une école privée sous contrat. "

Écrit par : catmano | 10 décembre 2008

a.. Dans le 93 (Le Raincy), l'ANPE recrute des " instituteurs "
> remplaçants (bac+3 exigé) en CDD 5 mois, 26h hebdomadaires à 8,71 € de
> l'heure.

Les bûcherons qui travaillent chez moi, gens courageux et durs à l'ouvrage, sont payés 10 euros de l'heure.
GM

Écrit par : Guy morel | 10 décembre 2008

"À ce tarif, je connais des femmes de ménage qui feraient la fine bouche et qui auraient bien raison."
Elle bosse dans le XVIème ? En ce cas là d'accord, sinon ...

Il faudrait commencer à comprendre que le pain 'blanc' il est derrière nous. Ca va peut-être faire très mal en 2009 ...

Écrit par : toto | 10 décembre 2008

J'en cite quelques-uns :
Pelletier et Caventou, inventeurs de la quinine, Charles Moureu, Marcel Delépine (médaille d'or du CNRS),Ernest Fourneau, Marc Tiffeneau, Camille Poulenc, et tant d'autres.
La plupart des grands chimistes du siècle dernier, successeurs de Marcellin Berthelot au Collège de France, étaient des pharmaciens.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 10 décembre 2008

Mouahahahahahahah !!!

Pauvre Christophe, ce n'est pas lui qui parle de potarde, c'est moi.
Ne soyez pas injuste.

Écrit par : yann | 10 décembre 2008

Cette profession (les pharmaciens) a été (et est toujours) une pépinière de grands savants et de bienfaiteurs de l'humanité.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 10 décembre 2008

La pharmacie mène à tout à condition d'en sortir : le D.N.O., diplôme national d'oenologie, est né en 1957 à la fac de Pharma de Montpellier. C'est-y pas du bienfait de l'humanité, ça ? Et puis que faites-vous de Louis Jouvet ? Pharmacien lui aussi ! Ainsi qu'Alphonse Allais, si je me souviens bien. Autre bienfaiteur de l'humanité souffrante : thérapie par le rire, en somme

Écrit par : FGuichard, enfin reconnectée | 10 décembre 2008

Pour Anne Marie, le premier billet :

http://psychotherapeute.blogspot.com/

Eclairant !

Écrit par : yann | 10 décembre 2008

C'est-y pas du bienfait de l'humanité, ça

Ecrit par : FGuichard, enfin reconnectée | 10 décembre 2008

http://oldmaps.free.fr/images/taridepasteur39.jpg

Écrit par : yann | 10 décembre 2008

A remarquer que Pasteur n'était pas pharmacien, mais normalien.

Écrit par : yann | 10 décembre 2008

A remarquer que Pasteur n'était pas pharmacien, mais normalien.

Ecrit par : yann

Il était surtout chimiste. Ses premiers travaux notables avaient pour sujet la chiralité des molécules, mise en évidence par celle des cristaux d'acide tartrique, qu'il mit en correspondance avec l'activité optique de cette substance.

Quant à l'infirmation de la "génération spontanée", c'était le résultat d'une expérience de chimie !

Accesoirement, ce bienfaiteur de l'humanité fut un sous-directeur de l'ENS de triste mémoire, pointilleux à l'excès, même pour l'époque, à cheval sur un réglement intérieur qu'il rendit digne d'une prison.

Écrit par : moot | 10 décembre 2008

Oups ! Accessoirement avec deux "s" (par les temps qui courent, méfions-nous des coupeurs de boudin en quatre) !

Écrit par : moot | 10 décembre 2008

Olivier Masson, secteur Education de la Ligue de l’enseignement

Ecrit par : dugong | 10 décembre 2008

Encore un que j'aimerais bien voir sur le terrain : devant une classe (une vraie, avec des élèves, et tout et tout).

Le gouvernement veut faire dse économies ? Cessons de subventionner la Ligue de l'enseignement et toutes ces officines diafoiresques qui regorgent de planqués.

Mettons aussi tous les inspecteurs devant des élèves, ou alors à la porte direct.

Écrit par : Manu | 10 décembre 2008

Et pendant ce temps, les pédagogistes se mobilisent. La FCPE occupe des écoles. Objectif : empêcher les instits d'enseigner - à n'importe quel prix -.

Ci-dessous l'article ed France-Info :

"Des manifestations, sans appel à la grève, sont prévues sur l’ensemble du territoire. Objectif : que le gouvernement investisse dans l’éducation.

Enseignants, lycéens et parents d’élèves appellent à une journée de manifestations partout en France aujourd’hui. Des dizaines de rassemblements, d’actions et de manifestations se dérouleront sur l’ensemble du territoire pour demander au gouvernement "d’investir dans l’éducation".

Les principales fédérations de l’Education, des organisations lycéennes et étudiantes, les parents de la FCPE, ou encore des mouvements pédagogiques (sic, NDLR) sont à l’origine de cette mobilisation sans appel à la grève"

Écrit par : Manu | 10 décembre 2008

Globalement, Pasteur est un bienfaiteur de l'humanité, nul n'est parfait.
Son traitement dela rage (Dobolino?) que je sache n'a pas beaucoup évolué.

La nouvelle "rectrice" de Limoges s'est distinguée dans la région d'Amiens par sa lutte contre l'alcoolisme, et en particulier celui des jeunes, qui devient de plus en plus dramatique, et très "prégnant" dans cette région.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 10 décembre 2008

La plupart des grands chimistes du siècle dernier, successeurs de Marcellin Berthelot au Collège de France, étaient des pharmaciens.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 10 décembre 2008

Vous parlez à juste titre du siècle dernier. Cela étant, beaucoup de pharmaciens ne sont plus que des épiciers dont la seule compétence est de savoir déchiffrer les écritures de cochon des médecins, de chercher la boîte sur le rayon et, au mieux, d'encaisser avec un sourire commercial puis de s'empêtrer dans la paperasse de la CPAM et associées. Bien évidemment, comme partout, il reste quelques derniers des Mohicans qui essaient de renouer avec l'esprit du métier que le mercantilisme ambiant et généralisé a complètement corrompu. (Je tiens ces propos de mon épouse qui connaît la chose, disons... de l'intérieur).
Quant aux bienfaiteurs de l'humanité, ils font feu de tout bois et il n'est aucun domaine où ces esprits supérieurs ne trouvent à oeuvrer.
Je ne tenais pas à vous casser la baraque, Anne-Marie. Vous défendez votre corporation. Mais celle-ci n'a aucune réalité concrète car, au final et dans le réel, c'est toujours une question de personnes et non d'institution. C'est pareil dans l'éducation nationale : c'est du meilleur au pire selon les personnes qu'on y rencontre.

Écrit par : Magister | 10 décembre 2008

Le gouvernement veut faire dse économies ? Cessons de subventionner la Ligue de l'enseignement et toutes ces officines diafoiresques qui regorgent de planqués.

Mettons aussi tous les inspecteurs devant des élèves, ou alors à la porte direct.

Ecrit par : Manu | 10 décembre 2008

C'est tout à fait souhaitable, en effet. Tous devant des élèves!
Et que nul ne puisse postuler à une fonction d'inspecteur pédagogique s'il n'a pas enseigné vingt ans, trente ans pour être inspecteur général. Quand on lit les nouveaux programmes de collège, on se demande si ceux qui les ont rédigés ont une expérience personnelle de l'enseignement!

Écrit par : Jean | 10 décembre 2008

On critique la FCPE, mais on ne dit rien sur la PEEP qui est extrêmement satisfaite de la réforme du lycée et qui estime avoir été "entendue".


Deux poids deux mesures, toujours...

Écrit par : Fabien | 10 décembre 2008

On critique la FCPE, mais on ne dit rien sur la PEEP qui est extrêmement satisfaite de la réforme du lycée et qui estime avoir été "entendue".


Deux poids deux mesures, toujours...

Ecrit par : Fabien | 10 décembre 2008

C'est la FCPE qui est la plus bruyante, et elle bénéficie de sa proximité d'âme avec le PS. On parle beaucoup moins de la PEEP, qu'on sait pas trop situer sur l'échiquier politique.

Au fait, Fabien, réponds-je à un futur (ou déjà) sociétaire?

Écrit par : Jean | 10 décembre 2008

On critique la FCPE, mais on ne dit rien sur la PEEP qui est extrêmement satisfaite de la réforme du lycée et qui estime avoir été "entendue".


Deux poids deux mesures, toujours...
Ecrit par : Fabien | 10 décembre 2008

Bien vu. La PEEP soutient les pires âneries autant que la FCPE.
GM

Écrit par : guy morel | 10 décembre 2008

C'est tout à fait souhaitable, en effet. Tous devant des élèves!
Et que nul ne puisse postuler à une fonction d'inspecteur pédagogique s'il n'a pas enseigné vingt ans, trente ans pour être inspecteur général.

Ecrit par : Jean | 10 décembre 2008

Ce serait le bon sens même. Mais on ne demande pas à des inspecteurs d'avoir des capacités d'enseignement dans une fonction qui s'apparente plutôt aux missi dominici d'une époque. Ce sont davantage des commissaires politiques aux ordres d'un pouvoir que des officiers de terrain devant leurs troupes. Ils seraient plutôt du type gagneurs de batailles sur carte, loin du front. Et quand ils s'y pointent, c'est pour vous reprocher d'avoir de la terre dans le canon de votre fusil.

Écrit par : Magister | 10 décembre 2008

"J'édite : pour le Raincy, il s'agit d'une école privée sous contrat. "

Ecrit par : catmano | 10 décembre 2008

Et c'est Eric Raoult qui en est le maire (UMP). A ajouter à la liste, (non exhaustive), initiée par Catmano avec Balkany.

Écrit par : Christophe Sibille | 10 décembre 2008

"Je ne tenais pas à vous casser la baraque, Anne-Marie. Vous défendez votre corporation. Mais celle-ci n'a aucune réalité concrète car, au final et dans le réel, c'est toujours une question de personnes et non d'institution. C'est pareil dans l'éducation nationale : c'est du meilleur au pire selon les personnes qu'on y rencontre."

Ecrit par : Magister | 10 décembre 2008

Hé oui!

Écrit par : Christophe Sibille | 10 décembre 2008

@Roger Felts
Vous écriviez :" mais au niveau du combat politique, il y a un ordre et des priorités."
Ecrit par : Roger Felts | 09 décembre 2008"

"Au niveau" de la réflexion politique, sans laquelle le combat politique s'apparente au grand guignol, voilà près de trois mois que mon excellent collègue Michel Delord a posé sur ce blog quelques questions
http://michel.delord.free.fr/bilan-mvt-antipedago.pdf
auxquelles personne n'a encore jugé utile de répondre.
Je les repose.

GM

Écrit par : guy morel | 10 décembre 2008

C'est la FCPE qui est la plus bruyante, et elle bénéficie de sa proximité d'âme avec le PS. On parle beaucoup moins de la PEEP, qu'on sait pas trop situer sur l'échiquier politique.

Au fait, Fabien, réponds-je à un futur (ou déjà) sociétaire?

Ecrit par : Jean | 10 décembre 2008

Ce qui est aberrant en soi c'est le fait que les parents d'élèves qu'ils soient de droite , de gauche ou du centre "indépendant" puisse avoir leur mot à dire dans les affaires d'instruction des élèves à l'école. Est-ce que les profs vont se mêler de la façon dont les parents éduquent ou n'éduquent pas leurs enfants?
Le frein le plus important aujourd'hui pour instruire les élèves (un mot en passe d'être retiré du vocabulaire élémentaire de l'éducation) est cette comédie et cette simulation de la démocratie à l'école.
Il ne peut y avoir d'instruction que si un corps spécialisé est doté arbitrairement du pouvoir d'infliger la marque arbitraire de la culture.
Je crois savoir que c'est le cas en Allemagne (qui a évité de tomber dans le piège du collège unique) où les parents n'interviennent pas d'une manière ou d'une autre pour empêcher les enseignants de sanctionner, de marquer du sceau de la culture les élèves bien plus strictement que nous en France.

Écrit par : marigot | 10 décembre 2008

Ce week end, le maître du Moloch visite le Mémorial de Yad Vashem à Jérusalem.

Songe-t-il déjà à un mémorial de l'école publique ?

Qui laisserait son nom à jamais associé ?

Écrit par : dugong | 10 décembre 2008

Je nuancerais, comme d'habitude : exclure les parents d'élèves de l'Ecole de manière stricte et totale n'est pas forcément productif. Ce sont parfois les derniers "liens" qui donnent dans l'opinion une image correcte des profs, face à des crétins ignorants qui croient encore que lesdits profs ne travaillent "que" 18h par semaine (cf. réactions du nouvel obs aujourd'hui).

Par contre, il est évident qu'il s'agit de trouver cet équilibre, précaire et difficile j'en conviens, dans la place des parents. Bien sûr que les parents ne doivent pas s'immiscer dans des décisions pédagogiques. Mais quand je vois ces mères et pères d'un petit village de Bourgogne qui se sont tant mobilisés pour empêcher la fermeture d'une classe de primaire, je me dis qu'il est dangereux de les exclure manu militari.

et l'on a beau dire : les problèmes viennent surtout de l'administration de tel ou tel établissement : soit le proviseur X s'écrase devant les parents quoi qu'ils disent, et là c'est la catastrophe, soit le proviseur Y privilégie l'équipe pédagogique et les décisions professorales, et tout va bien.

Surtout que les parents qui nous em***** sont souvent les plus friqués et aisés, dans les beaux quartiers. Leur compte en banque semble leur donner tous les droits.
A mon avis, ce n'est pas trop dans les établissements "difficiles" que les parents posent problème aux profs...

Écrit par : Fabien | 10 décembre 2008

Merci Roger Felts pour votre réponse.

Écrit par : Pierre LaRiba | 10 décembre 2008

Je vais, ensuite, me faire critiquer mais tant pis :

je ne suis pas tout à fait d'accord sur l'analyse généralement partagée ici pour le primaire, et c'est pourquoi je soutiens les actuelles manifestations d'enseignants du primaire et l'aide que peuvent leur fournir certains parents à cette occasion.

La suppression du samedi, pour moi, c'est plus que grave : c'est carrément de la discrimination sociale (toutes les familles n'ont pas des résidences secondaires en Normandie).
De plus, avec les programmes plus lourds, c'est encore plus absurde...

Ensuite : je n'ai pas encore entendu un instit trouver que "l'aide personnalisé" était bénéfique et productive. C'est juste très fatigant et compliqué à mettre en place, pour un résultat mitigé.
Je ne parle pas des Rased supprimés (bel article sur LibéLyon il y a une poignée de jours pour ceux que ça intéresse).

Enfin, les programmes : une anecdote (sans valeur générale, mais quand même) : le petit frère de mon amie est un élève doué en cm1; il lit très bien, a une très bonne culture. Mais il trouve que cette année l'école est beaucoup plus ennuyeuse car "l'on ne fait que des maths et du français". Il regrette de ne plus faire vraiment d'Histoire et de Géo, ni d'éveil et de sciences... Le maître en fait le plus possible, mais le temps est limité. Il a d'ailleurs choisi de ne pas faire d'anglais (qui devient fort envahissant dans les nouveaux programmes - belle diversité) pour privilégier l'histoire-géo et les sciences...

Écrit par : Fabien | 10 décembre 2008

Par contre, il est évident qu'il s'agit de trouver cet équilibre, précaire et difficile j'en conviens, dans la place des parents. Bien sûr que les parents ne doivent pas s'immiscer dans des décisions pédagogiques. Mais quand je vois ces mères et pères d'un petit village de Bourgogne qui se sont tant mobilisés pour empêcher la fermeture d'une classe de primaire, je me dis qu'il est dangereux de les exclure manu militari.
...

Surtout que les parents qui nous em***** sont souvent les plus friqués et aisés, dans les beaux quartiers. Leur compte en banque semble leur donner tous les droits.
A mon avis, ce n'est pas trop dans les établissements "difficiles" que les parents posent problème aux profs...

Ecrit par : Fabien | 10 décembre 2008

Tout à fait d'accord avec vous, Fabien. Chez nous, ce sont eux qui ont réussi à obtenir (avec les mairies), il y a quelques années, que l'on nomme un remplaçant à temps complet pour une classe de l'école. L'administration avait en effet nommé une personne pour les lundis et mardis, laissant les élèves à la charge des familles (ou des collègues des autres classes) les jeudis et vendredis.
Il avait fallu que les parents d'élèves nous "séquestrent en nous empêchant de faire classe" le jour où les mairies avaient convoqué la presse.
Le lendemain, une solution avait été trouvée.

Pour la deuxième partie, en revanche, le secteur de recrutement de notre école est "moyen-faible", mon avis est donc partiel, puisque nous n'avons que très, très peu de parents "friqués" et de parents en état d'extrême pauvreté.

Il nous est arrivé d'avoir quelques soucis aussi bien avec "ceux d'en haut" ("Mon enfant est EIP, vous devez en tenir compte." ou "Vous ne pouvez pas asseoir mon enfant à côté du petit Untel, cela lui porte tort et le tire vers le bas.") qu'avec "ceux d'en bas" ("Vous en voulez personnellement à mon gosse." ou "Si vous ne le supportez pas, c'est que vous n'aimez pas les gamins. Vous n'avez qu'à changer de métier !").
Chez nous, ce sont généralement plus des problèmes de personnalité que des problèmes de compte en banque.

En revanche, pour ma demande d'inscription au projet SLECC, l'avis était unanime, tant chez les Le Quesnoy que chez les Groseille : " Oui, absolument. Où doit-on signer pour appuyer votre demande ? Et les deux autres classes, c'est pour quand ? "

Écrit par : catmano | 10 décembre 2008

Qu'on ne se trompe pas sur ce que je veux dire :
je suis d'accord avec le retour du par coeur et autres méthodes. Mais celles-ci ne doivent pas faire passer une pilule indigeste pour autant.
Pour les primaires, l'urgence, c'est :
- le rétablissement du samedi
- la détection dès les deux-trois premiers mois du CP des grandes difficultés de lecture et d'écriture pour des prises en charge personnalisées.
- le rétablissement des Rased (conséquence du point 2)
- le retour de l'histoire-géo, de l'éveil et des sciences (et, à travers ces matières, on continue à faire du français, du calcul, de l'expression orale, de la mémorisation...)
- une formation des instits extrêmement solide en culture générale (encore plus que maintenant) pour que les petits apprennent tôt à apprécier et à connaître les oeuvres d'art, littéraires, picturales, cinématographiques...

Bref, des gamins qui sachent lire et écrire et compter, mais qui connaissent un minimum l'espace et le Temps dans lesquels ils vivent. Qui soient ouverts d'esprit.

Écrit par : Fabien | 10 décembre 2008

"La suppression du samedi, pour moi, c'est plus que grave :"

Les entraîneurs de foot sont super content, ils ont leur après –midi de libre.
Le gamin est content de se réveiller avant 8h pour aller faire son match… po moi …

"je n'ai pas encore entendu un instit trouver que "l'aide personnalisé" était bénéfique et productive"
Moi si ...

" il lit très bien, a une très bonne culture."
Chouette, et ses camarades de classes ?

Le souci évident, et qu'on ne peut 'généraliser' l'mamouth, et il en joue, le bougre ...

Écrit par : toto | 10 décembre 2008

"est qu'on ne peut " Obligé..

Écrit par : toto | 10 décembre 2008

Avis de recherche.

On mentionne depuis quelque temps la présence d'un ancien ministre de l'éducation nationale, C. A. spécialisé dans les déclarations à l'emporte-pièce et bien en faveur auprès des media ravis de ses propos tonitruants, surtout contre les profs. On l'aurait vu rôder dans l'entourage du Prince de notre temps; on se demande bien pour quel plat de lentilles il viendrait vendre une âme socialiste qu'il n'a plus depuis fort longtemps.
Comme le pire n'est jamais sûr et vu que l'improbable est parfois plus vraisemblable que le vrai, les personnels de l'éducation nationale seront ainsi ravis de retrouver leur ancien ministre à une fonction où, n'en doutons pas, il pourra continuer, de près ou loin, à faire ce qu'il avait commencé.
C'est avec joie et bonheur que tous nous constatons ce retour vers le passé.... des années Jospin, sûrement un cadeau pour l'année 2009.
Encore merci.

Écrit par : Sénéchal | 10 décembre 2008

- la détection dès les deux-trois premiers mois du CP des grandes difficultés de lecture et d'écriture pour des prises en charge personnalisées.
Fabien.

Si on n'enseignait pas du pur global dès la MS, et qu'on suivait en GS la méthode de Thierry Venot, (rééducateur), les grandes difficultés de lecture, le nombre d'orthophonistes, de RASED, de psychologues, de psychiatres, de centres CORIDYS, d'APEDYS, de grands chercheurs du CNRS, de l'INSERM, qui s'occupent des enfants n'ayant pu apprendre à lire avec ces méthodes contre nature, fondraient comme neige au soleil.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 10 décembre 2008

Sénéchal, ne parlez pas de malheur.
Le pire n'est pas obligatoire.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 10 décembre 2008

Si on n'enseignait pas du pur global dès la MS, et qu'on suivait en GS la méthode de Thierry Venot, (rééducateur), les grandes difficultés de lecture, le nombre d'orthophonistes, de RASED, de psychologues, de psychiatres, de centres CORIDYS, d'APEDYS, de grands chercheurs du CNRS, de l'INSERM, qui s'occupent des enfants n'ayant pu apprendre à lire avec ces méthodes contre nature, fondraient comme neige au soleil.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 10 décembre 2008

Vous mettriez justement le pied dans la fourmillière car vous menaceriez un sacré fond de commerce. C'est toujours pareil : les problèmes, c'est fait pour chercher, pas pour trouver. Et si demain, justement, je trouvais une solution miracle pour supprimer toute délinquance, tout crime, j'aurais contre moi un tas de gens qui en vivent indirectement. Idem pour la médecine et idem pour l'école. En vertu de quoi un instituteur s'aviserait-il d'apprendre à lire à tous les enfants et un professeur d'instruire ses élèves ? Que feriez-vous de tous les ronds de cuir et autres parasites qui taitent la truie ?
On pourrait dire la même chose de nombreuses associations à but non lucratif dont la principale activité est d'entretenir la pompe à subventions.
L'éducation nationale pourrait faire sien cet aphorisme : "Il n'y a pas de problèmes, il n'y a que des solutions. Mais il faut les trouver, c'est ça le problème."

Écrit par : Magister | 10 décembre 2008

A propos d'Allègre, effectivement, il lèche, (depuis quelque temps déjà) le cul de Sarko avec une telle énergie que ça va vraisemblablement finir par avoir un impact sur le réchauffement climatique.
D'accord avec vous sur ce que vous dites dans tous vos derniers messages, Fabien. Et surtout sur votre position, pleine de bon sens, concernant l'attitude à adopter vis à vis des parents.
Merci, Dobolino! Le colis vient d'arriver! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 10 décembre 2008

Merci Christophe!

je vais en faire friser quelques-uns, mais pour moi X.Darcos et C.Allègre c'est au jour d'aujourd'hui (j'adore ce multipléonasme, désolé) bonnet blanc et blanc bonnet.

A ceci près peut-être : C.A. est un rustre, méprisant pour les sciences molles, insultant vis-à-vis des profs, mais au moins quand il veut nous nuire, il ne se camoufle pas derrière un paternalisme populiste bon teint. Xavier Darcos lance ses piques "dans le dos", tout en nous la jouant "je suis du métier comme vous, je suis agrégé, j'aiiime la culture, je suis un lettré raffiné".

Je préfère presque que l'on me crache à la figure brutalement plutôt que l'on me profère ces tartufferies vénéneuses... In cauda venenum.

Il y a des rumeurs, sur le net, peu fondées me semble-t-il, mais bon, comme quoi ce serait Mme Dati que l'on retrouverait à l'EN après le remaniement. Je trouve ça trop "énorme" pour être vrai, mais sait-on jamais... Il faudra bien la recaser après son brillant passage place Vendôme. Quant au mammouth, certes, il risque de prendre le fauteuil de Pécresse.

Écrit par : Fabien | 10 décembre 2008

"Il y a des rumeurs, sur le net, peu fondées me semble-t-il, mais bon, comme quoi ce serait Mme Dati que l'on retrouverait à l'EN après le remaniement. Je trouve ça trop "énorme" pour être vrai, mais sait-on jamais... Il faudra bien la recaser après son brillant passage place Vendôme. Quant au mammouth, certes, il risque de prendre le fauteuil de Pécresse."

Ecrit par : Fabien | 10 décembre 2008

Sérieux? Darcos premier ministre, et un "tandem" Dati-Allègre? Ben dis-donc, cette fois, c'est tout le monde dans la rue.
Je ne pense pas que Sarko soit capable d'un truc pareil.

Écrit par : Christophe Sibille | 10 décembre 2008

Je vais, ensuite, me faire critiquer mais tant pis :

je ne suis pas tout à fait d'accord sur l'analyse généralement partagée ici pour le primaire, et c'est pourquoi je soutiens les actuelles manifestations d'enseignants du primaire et l'aide que peuvent leur fournir certains parents à cette occasion.

La suppression du samedi, pour moi, c'est plus que grave : c'est carrément de la discrimination sociale (toutes les familles n'ont pas des résidences secondaires en Normandie).
De plus, avec les programmes plus lourds, c'est encore plus absurde...

Ensuite : je n'ai pas encore entendu un instit trouver que "l'aide personnalisé" était bénéfique et productive. C'est juste très fatigant et compliqué à mettre en place, pour un résultat mitigé.
Je ne parle pas des Rased supprimés (bel article sur LibéLyon il y a une poignée de jours pour ceux que ça intéresse).

Enfin, les programmes : une anecdote (sans valeur générale, mais quand même) : le petit frère de mon amie est un élève doué en cm1; il lit très bien, a une très bonne culture. Mais il trouve que cette année l'école est beaucoup plus ennuyeuse car "l'on ne fait que des maths et du français". Il regrette de ne plus faire vraiment d'Histoire et de Géo, ni d'éveil et de sciences... Le maître en fait le plus possible, mais le temps est limité. Il a d'ailleurs choisi de ne pas faire d'anglais (qui devient fort envahissant dans les nouveaux programmes - belle diversité) pour privilégier l'histoire-géo et les sciences...

Ecrit par : Fabien | 10 décembre 2008

Ce n'est pas moi qui vous critiquerai.

La suppression du samedi matin.
J'en retire une impression de ne pas être encore vraiment entrée dans l'année scolaire, tellement tout est morcelé, découpé, repris, rejointé artificiellement.
Bien sûr, aucun de mes élèves ne peut profiter de ces deux jours d'affilée pour partir où que ce soit et aucune association n'a profité de ce temps libéré pour mettre en place des activités de loisirs sportifs ou culturels, donc c'est "télé-console-invitations aux anniversaires des copains".
C'est aussi couchers très tardifs deux soirs d'affilée, "comme ça, au moins, ils nous foutent la paix le matin !"

Nous en retirons des élèves survoltés ou apathiques chaque lundi matin, et, chez les plus faibles et les plus fragiles au point de vue du "suivi parental", une remise à niveau presque indispensable tant sur les apprentissages que sur le "métier d'élève".

L'aide personnalisée.
Nous en parlions justement hier avec ma collègue de CE2/CM1/CM2.
Chez nous, le bilan n'est pas si négatif que cela. Les deux élèves que je prends en charge ont manifestement progressé, ainsi que les deux autres de ma classe, pris en charge par mes collègues de maternelle. Ce n'est pas foudroyant, mais il y a un mieux manifeste.
Ma collègue de cycle 3 fait le même constat sur les trois élèves de sa classe qui en bénéficient. La plus grande, CM2, qui traînait depuis son arrivée dans notre école un très gros retard en lecture-écriture (début du CE2, lecture très lente et très hésitante, orthographe phonétique avec de plus de nombreuses confusions de sons) s'engage enfin dans son travail scolaire (français et mathématiques) et ces deux heures lui permettent de rattraper ce qu'elle n'a pas le temps de faire en classe puisque son handicap la ralentit considérablement. Par ailleurs, ma collègue a remarqué un léger mieux en orthographe qui lui semble dû au fait que l'élève se sent nettement moins débordée par le manque de temps et peut se consacrer à son travail plus sereinement.
Pour les deux autres, toutes deux au CE2, ces deux heures servent aussi à leur faire récupérer leur lenteur en classe, souvent due au fait que, ne jugeant pas indispensable d'écouter la leçon et d'y participer, elles perdent un temps considérable à se prouver à elles-mêmes qu'elles n'ont vraiment pas besoin de la maîtresse pour construire leurs savoirs, d'autant que les savoirs de la maîtresse ne sont selon elles, pas forcément plus pertinents que les leurs (on en reparle dans le chapitre "RASED", si vous le voulez bien).
Donc bilan quand même plutôt positif chez nous, bien que... nous continuions à être persuadées qu'il y avait sans doute moyen d'aider ces élèves-là sans pour cela priver les autres de deux heures de classe par semaine.

Les RASED.
Chez nous, nous n’avons plus que le psychologue scolaire, le poste de rééducateur n’ayant pas été pourvu après le départ de l’ancienne titulaire qui avait demandé sa mutation et le troisième poste n’ayant jamais été créé. Récemment, nous avons demandé au psychologue de venir pour un élève dont le comportement inquiète maîtresses et ATSEM (agressivité, provocations), mais il est trop tôt pour que nous ayons déjà une réponse et, éventuellement, des solutions pratiques.
Par ailleurs, nous aurions bien aimé demander l’aide du RASED pour les deux élèves dont je vous ai parlé plus haut. Ainsi que pour les cinq autres qui bénéficient de l’aide personnalisée pour des problèmes de lenteur d’apprentissage.
Nous ne l’avons pourtant pas fait. Nous savions en effet que ce serait inutile.

Les deux jeunes « self made women » n’auraient en effet tiré à notre avis aucun profit d’un suivi qui les aurait encouragées à se sentir « seuls maîtres après Dieu » de leur construction des savoirs ou, au pire, victimes d’une administration sclérosante qui essaie coûte que coûte de les faire « entrer dans un moule, les privant par là même d’exercer librement leur créativité » qu’elles ont fort grande, jusqu’à considérer que les obliger à mettre un s au pluriel ou à résoudre bêtement par une multiplication un problème est une intrusion caractérisée et condamnable dans leur espace de liberté personnelle.

Quant aux cinq autres, notre demande aurait été rejetée au prétexte qu’il y a bien pire ailleurs et que notre village bénéficie par miracle d’un microclimat favorable à l’apprentissage qui fait que les élèves en difficulté chez nous seraient en tête de classe dans tous les autres villages du canton. Bizarre.

Ce n’est pas pour cela que je ne condamne pas avec vigueur la suppression programmée des RASED. On n’est pas obligé de tuer son chien à chaque fois qu’il a des puces. On peut très bien se contenter de traiter l’animal contre le parasite et d’éviter qu’il soit recontaminé.
On peut aussi pendant qu’on y est (mais on y va peut-être tout droit) supprimer carrément l’école sous prétexte que le socioconstructivisme a largement montré ses limites !
Nous avons besoin pour nos élèves de structures d’aide psychologique et pédagogique.

C’est donc là aussi d’une réforme dont on avait besoin et d’une re-formation des personnels des RASED. Je suppose que Didier Pleux et Roger Felts ne sont pas les deux seuls représentants d’un courant visant à relativiser les théories de Françoise Dolto... N’y aurait-il pas eu moyen d’essayer de proposer aux membres des RASED des sessions animées par des membres de ce courant ?
N’y aurait-il pas eu aussi possibilité de proposer aux rééducateurs d’autres programmes de remédiation, d’autres statistiques de réussite des élèves, d’autres échelles d’étalonnement des apprentissages ?
Dans ma classe, comme dans toutes les autres classes, certains élèves comprennent tout du premier coup alors que d’autres ont besoin de plus de temps et d’attention individuelle et, si le village semble bénéficier d’un climat vraiment favorable, c’est sans doute beaucoup plus dû à l’emploi d’un programme plus exigeant qu’à une éventuelle source miraculeuse.

Les programmes.
J’applique ceux du GRIP pour la deuxième année. Mon avis sur les programmes de 2008 est donc sans objet.
En revanche, sur les horaires, je ne peux être que d’accord avec le petit frère de votre amie.
Autrefois, c'est-à-dire l’année dernière, lorsque, pour une raison ou une autre, nous avions « débordé » en français ou en mathématiques l’un des jours de la semaine, il nous était très facile d’écourter ou de supprimer une activité du samedi matin, souvent de moindre importance (récitation, illustration de la nouvelle poésie et « vivre ensemble », dans ma classe) et de la remplacer par la matière qui avait « sauté » le jour dit.
Cette année, il suffit du moindre cheveu qui vient gripper la machine (un gamin qui tombe et que l’on doit soigner deux minutes avant la fin de la récréation, un coup de téléphone de l’administration pendant la classe, une leçon plus difficile à mener que les autres pour l’un des trois groupes d’élèves, un thème d’histoire, de géographie ou de sciences qui les passionne) et c’est toute la semaine, déjà bien courte qui s’en trouve affectée.
Nous courons, nous volons, nous effleurons. Bien dommage.

Écrit par : catmano | 10 décembre 2008

Anne-marie, vous connaissez Martine Daoust ? Vous aurez l'occasion de la rencontrer ?

Pour Fabien, vous soutenez, selon moi, bêtise sur bêtise en ce qui concerne le primaire :
rétablissement du samedi (mais la semaine de 4 jours marchait bien là où elle était appliquée)
- détection dès les deux-trois premiers mois du CP des grandes difficultés de lecture et d'écriture pour des prises en charge personnalisées (du soutien, quoi. Dès le C.P.)
- le rétablissement des Rased (vous avez déjà vu l'emploi du temps d'un professeur en Rased ? C'était vraiment une planque.)
- le retour de l'histoire-géo (elle n'a pas disparu), de l'éveil (pardon ? Ca signifie quoi ?) et des sciences (elles n'ont pas disparu) car à travers ces matières, on continue à faire du français, du calcul, de l'expression orale, de la mémorisation (tant qu'à faire des sciences, autant faire des sciences ; et tant qu'à faire de l'histoire-géo, autant faire de l'histoire-géo. Ce que vous dites est un sophisme qui a conduit à réduire à 1h30 par semaine l'horaire d'Observation réfléchie de la langue en 2002)
- une formation des instits extrêmement solide en culture générale (encore plus que maintenant) pour que les petits apprennent tôt à apprécier et à connaître les oeuvres d'art, littéraires, picturales, cinématographiques. (Bien sûr : un manuel de CE2 contenait des poésies de Nerval, et en maternelle on fait imiter Klimt. Vous pouvez me dire l'intérêt de ces exemples concrets et véridiques ?)

Écrit par : Jeremy | 10 décembre 2008

"Quant aux cinq autres, notre demande aurait été rejetée au prétexte

qu’il y a bien pire ailleurs

et que notre village bénéficie par miracle d’un microclimat favorable à l’apprentissage qui fait que les élèves en difficulté chez nous seraient en tête de classe dans tous les autres villages du canton. Bizarre."

:petitbonhommedésespéré:

A relier à :"On n’est pas obligé de tuer son chien à chaque fois qu’il a des puces."

Vous avez une épidémie d'puces dans votre Canton ?
Fõ traiter !!!!

ange

Écrit par : toto | 10 décembre 2008

La semaine de 4 jours là où elle était appliquée allait avec un raccourcissement des vacances scolaires de façon à ce que les élèves aient eux aussi 36 x 26 heures par an.
Par ailleurs, des évaluations, vite mises au placard, avaient bel et bien pointé une efficacité moindre pour les élèves dont le milieu familial n'offrait pas toutes les chances d'ouverture et de responsabilisation des familles au point de vue de l'hygiène de vie des enfants (couchers tardifs, activités extra-scolaires rares remplacées par rien ou moins que rien).

Écrit par : catmano | 10 décembre 2008

J-5 pour le TPE géant.

1 module d'accompagnement offert pour toute inscription avant le 24/12.

Écrit par : dugong | 10 décembre 2008

D.,un pays qui a moins de 10 % d'"élites" devient rapidement un pays "en voie de développement", délicat euphémisme de la nov langue pour dire "pays sous-développé".

Écrit par : Anne-Marie Valette | 10 décembre 2008

La semaine de quatre jours ,c'était deux semaines de perdues fin juin début juillet,du pseudo travail en attendant les vacances,de la garderie en somme,mais fallait pas le dire aux parents,comme beaucoup de pratiques.
La semaine avec le samedi,c'était la comédie des absences tout au long de l'année des uns et des autres justement le samedi,suivant les possibilités de départ ou les activités des parents.
La semaine lu ma mer matin jeu ven marchait très bien dans maintes villes et communes,dont beaucoup de gauche,mais avec J Lang, "tout était si bien".
Face à tous les asticotages de mauvaise foi des enseignants sur cette "semaine",je conseille à Darcos d'imposer cette semaine de 4 jours et demi.
Qu'attend-il ?
Ainsi,le rattrapage qui se passe à midi ( pauvres enseignants quand même qui n'ont eu que cette idée) pourra enfin être supprimé et remis en grande partie le mercredi matin.
..
Prochain poisson d'avril pour Darcos.
Il annonce le 1er avril qu'il remet le samedi.
Chiche !

Écrit par : bernard | 10 décembre 2008

Par ailleurs, des évaluations, vite mises au placard, avaient bel et bien pointé une efficacité moindre pour les élèves dont le milieu familial n'offrait pas toutes les chances d'ouverture et de responsabilisation des familles au point de vue de l'hygiène de vie des enfants (couchers tardifs, activités extra-scolaires rares remplacées par rien ou moins que rien).

Ecrit par : catmano | 10 décembre 2008

Un de mes anciens directeurs avait balayé cette proposition de semaine à quatre jours, d'un revers de main bien d'ici... (avec l'accent)

"Ici, les "chens" ont de "l'archent" et ils font "la chava" le samedi soir...
Si on "lipère" les enfants le samedi, ils feront "déchà" la "chava" le "fentreti" soir...
Et on les récupérera "komment", les "kamins" le lundi matin???"

Et nous avons continué à travailler le samedi matin...

Si on

Écrit par : Maminou | 10 décembre 2008

Pour les physiciens et matheux, j'ai en mémoire une lettre d'un inspecteur de physique, André Vaschalde, adressée à François Bayrou, alors ministre de l'EN, et restée sans réponse, qui expliquait, autant que je puisse en juger, n'étant pas très matheuse, par le découplage de la physique avec les maths, l'effondrement de l'enseignement de la physique.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 10 décembre 2008

Jeremy, qui est Martine Daoust?

Catmano, ma fille, qui fait du soutien scolaire avec 5 ou 6 enfants, en deux groupes, constate chez eux un progrès considérable. L'un d'eux, dont les parents n'ont pas jugé nécessaire de suivre ces cours, se retrouve complètement largué.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 10 décembre 2008

Au fait, Fabien, réponds-je à un futur (ou déjà) sociétaire?

Ecrit par : Jean | 10 décembre 2008

Je précise: www.societedesagreges.com!

Écrit par : Jean | 10 décembre 2008

Et je me plante: c'est www.societedesagreges.net!

Écrit par : Jean | 10 décembre 2008

A.M. Valette a écrit : "ma fille, qui fait du soutien scolaire avec 5 ou 6 enfants, en deux groupes, constate chez eux un progrès considérable. L'un d'eux, dont les parents n'ont pas jugé nécessaire de suivre ces cours, se retrouve complètement largué."

C'est une magnifique mais indirecte caractérisation d'une des probables évolutions des activités SLECC : le travail en officines parascolaires. Efficace et, parfois, lucratif.

C'est aussi, en passant, un élément de réponse à une des questions posées par M. Delord et que G. Morel nous rappelait ce matin : "Y-a-t-il une alternative entre un GRIP quantitativement imposant mais stérile et un GRIP qualitativement réduit mais efficace ?"

Que dire alors du collège et du lycée ?!

En vérité, je vous le dit, c'est quand viendra l'heure de la retraite, que les choses avanceront...

Écrit par : dugong | 10 décembre 2008

je vous le dis

Écrit par : dugong | 10 décembre 2008

"(couchers tardifs, activités extra-scolaires rares remplacées par rien ou moins que rien).
Ecrit par : catmano | 10 décembre 2008 "
Sûr que celui/celle qui cumul les 'tares' parents/profs/méthodes IL/ELLE est mal barré(e) ...

Sinon comment coucher un gamin avant 10heure du soir (même qd tu fais lit 9h /lecture/etc il ne s'endort pas avant ou rarement) quand il fait plein jour ?
Ensuite, avec 'leur' décalage horaire, on te remet une couche ....

???
J'lui fais fumer un spliff ? Ou boire un chtit punch ? Sûr que là il va aller (d'abord vomir) au lit vite fait ...

ange

Écrit par : toto | 10 décembre 2008

Je parlais des 7 9 ans, avant tu peux encore faire la grosse voix, maintenant ça marche plus... :(

Écrit par : toto | 10 décembre 2008

J'lui fais fumer un spliff ? Ou boire un chtit punch ? Sûr que là il va aller (d'abord vomir) au lit vite fait ...

ange

Ecrit par : toto | 10 décembre 2008

Non, il va s'habituer. Il aura l'air un peu zombi le lundi matin, mais ça, on a l'habitude, même (et surtout) dans les villages reculés des zones de moyenne montagne où les maisons bleues adossées à la colline sont fréquentes. ;-(

Écrit par : catmano | 10 décembre 2008

12 bornes aller et 12 bornes retour, ça permet de ruminer le programme de la journée.

Pas de travail à la maison, sinon formaliser ce qui a été construit en chemin.

Écrit par : dugong | 10 décembre 2008

Ainsi,le rattrapage qui se passe à midi ( pauvres enseignants quand même qui n'ont eu que cette idée) pourra enfin être supprimé et remis en grande partie le mercredi matin.

Ecrit par : bernard | 10 décembre 2008

Parce que vous vous imaginez que les instits tiennent à sacrifier leur mercredi, pour qu'on leur colle en plus des réunions à la noix et autres animations pédagocreuses le mercredi après-midi, le samedi matin et le soir, au sortir de journées de classe suffisamment fatiguantes ? On les a revalorisés, mais sans les aligner au niveau horaire des profs de collège. De plus, ils doivent faire les surveillances de cour et se voient augmenter le poids de leur polyvalence (anglais, informatique, natation...) dans un horaire resserré. Jusqu'à présent, ce sont bien eux, les dindons de la farce. Bien entendu, beaucoup s'accordent sur le côté positif du soutien personnalisé car ils sont intellectuellement honnêtes, mais cela ne signifie pas qu'ils adhèrent à cette astreinte.

Écrit par : Magister | 10 décembre 2008

De toute façon, les IEN et les IA ne tiennent pas plus que les instits à sacrifier leur mercredi et ôtent dans bien des départements toute possibilité d'effectuer l'aide personnalisée le mercredi qui est réservé aux animations pédagogiques.
Les animations pédagogiques le soir après l'école sont impossibles à organiser en secteur rural.

Si jamais le 1° avril, Darcos annonce qu'il renonce à la suppression du samedi matin et qu'il nous remet nos 27 heures de classe en présence de tous nos élèves, qu'il supprime toutes les heures de concertations, d'animation du projet pédagogique, de remplissage de tableaux de compétences, de réunions sans rime ni raison et qu'il persiste dans cette idée le 2 avril, je promets que je lui envoie dès le 3 avril le plus gros poisson en chocolat que je trouverai.
Remarquez, je ne risque pas grand-chose.

Écrit par : catmano | 10 décembre 2008

Dans une analyse buissonnante, M. Delord rappelle que "le texte fondateur de la pédagogie de l’instruction publique - le chapitre méthode de l’arrêté du 27 juillet 1882 - , texte fondateur non seulement de la pédagogie de la lecture mais de la pédagogie de toutes les matières était lui-même … pédagogiste ou constructiviste."

Si par constructivisme, on entend le fait que tout "bon" élève pense forcément à divers moments et de diverses façons les connaissances qu'il doit apprendre, c'est une banalité.

Les constructivistes, eux, croient nécessaire de penser, pour tous, la construction de ce chemin intime.

Là est l'étroitesse totalitaire.

Etroite, gainée mais souple. Toutes les apparences d'un progressisme.

Écrit par : dugong | 10 décembre 2008

"... qu'il supprime toutes les heures de concertations, d'animation du projet pédagogique, de remplissage de tableaux de compétences, de réunions sans rime ni raison..."

Ecrit par : catmano | 10 décembre 2008

En somme, qu'il supprime tous les bouche-trous parasitaires, gros mangeurs d'énergie, machine à produire de la paperasse à remplir le vide des armoires.

Écrit par : Magister | 10 décembre 2008

Les constructivistes, eux, croient nécessaire de penser, pour tous, la construction de ce chemin intime.

Là est l'étroitesse totalitaire.

Etroite, gainée mais souple. Toutes les apparences d'un progressisme.

Ecrit par : dugong | 10 décembre 2008

Bien dit ! Je sais que certains n'aiment pas trop que l'on emploie le mot totalitaire de manière impropre, sauf qu'ici, il se prête parfaitement au propos. L'esprit de liberté donne à penser, tandis que l'esprit totalitaire apprend "à penser" (en fait, à se mouler dans cette gaine étroite que vous évoquez). Voilà la différence.
Le pédagogisme est une imposture intellectuelle et une manipulation psychologique.

Écrit par : Magister | 10 décembre 2008

On voit tout de suite que je suis la seule à avoir bénéficié d'une panne de courant pour cause de trop de neige trop lourde sur les fils aériens !
Il y a des jours où on se rend compte du miracle de l'électrification des campagnes reculées...

Écrit par : dobolino | 10 décembre 2008

J'ai regardé par curiosité ce qu'était devenu le recteur d'Amiens : eh bien il a tout simplement disparu. Volatilisé ! Plus aucune trace de lui, rien de rien depuis plus d'un mois !


Ecrit par : Jeremy | 10 décembre 2008
Les recteurs, c'est peut-être comme les petites cuillers ou les chaussettes ?

Écrit par : dobolino | 10 décembre 2008

Le miracle c'est le séchage par électrification des serviettes

Hosanna Acova aux plus haut des cieux.

Écrit par : dugong | 10 décembre 2008

Le socialisme c'est Jalla et Areva !

Écrit par : dugong | 10 décembre 2008

Pour les physiciens et matheux, j'ai en mémoire une lettre d'un inspecteur de physique, André Vaschalde, adressée à François Bayrou, alors ministre de l'EN, et restée sans réponse, qui expliquait, autant que je puisse en juger, n'étant pas très matheuse, par le découplage de la physique avec les maths, l'effondrement de l'enseignement de la physique.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 10 décembre 2008

Cette lettre se trouve dans les textes du GRIP, ce qui n'a rien d''étonnant puisque André Vaschalde fut un des premiers membres du GRIP.

Écrit par : Guy morel | 10 décembre 2008

Bouffée délirante au jus pédagol du jour : "il est essentiel que l’enfant, le jeune, l’adulte en situations d’apprentissages, donc de changements permanents, puissent expliciter en quoi ils s’approprient ces processus de changement et leurs effets. Cette exigence d’une évaluation pédagogique partagée entre l’apprenant et l’expert requiert une conception des programmes scandés par les phases de régulation initiale, formative, terminale. Chaque ensemble de programmes devrait annoncer dès le début ses visées, ses objectifs et ses compétences-clés terminales (en fin de cycle) avec leurs situations d’évaluation et les seuils d’exigence, la contribution des différentes disciplines scolaires. L’élève verrait alors d’emblée la cohérence des apprentissages entre eux et de chaque programme disciplinaire. En fait, c’est le sens qui lui apparaîtrait d’abord. Dans tout projet de changement, le sens est toujours premier."




Tu la sens ma compétence ?

Ecrit par : dugong | 10 décembre 2008

Vieux cochon ! Pornographe !
Je préfère de loin et sans conteste la prose de Roger et, même, celle de Toto ...

Écrit par : dobolino | 10 décembre 2008

@ JPB
Mon fiston, trentenaire, s'est aperçu que vous aviez collaboré au supplément "Et si c'était par la fin que tout commençait" de Vendredi ou la vie sauvage, qu'il a lu enfant.
Il tient à vous remercier pour les "prises de tête" dont il se souvient encore et à vous féliciter pour la pertinence des jeux proposés qui lui ont permis d'apprécier encore plus cette œuvre (commentaire intégralement dicté par téléphone par ledit trentenaire).

Écrit par : catmano | 10 décembre 2008

Merci, Dobolino, d'avoir associer Sens avec Compétence.

Cela restait informulé dans mon esprit !

Écrit par : dugong | 10 décembre 2008

@ Fabien
Vous écrivez :
"Je vais, ensuite, me faire critiquer mais tant pis :" etc

Ce que vous écrivez correspond à peu de choses près à l'appréciation du GRIP sur les nouveaux programmes et aux réactions et analyses des instituteurs des classes SLECC.
Cordialement.
GM

Écrit par : Guy morel | 10 décembre 2008

Magister, je sais que je mets le pied dans des lobbies qui s'engraissent sur le dos des enfants que le système continue à produire à raison de 150.000 ou 160.000 par an.

La question est : sont-ils vraiment innocents, ou sont-ils sans scrupules?

J'ai enregistré un petit film sur la dyslexie, dans lequel interviennent de "grands chercheurs" et spécialistes, comme Liliane Sprenger-Charolles, Jean-François Demonet, plusieurs psychologues, médecins scolaires, orthophonistes, tout ce beau monde finit par envoyer ces malheureux enfants, qui souffrent de "dyspédagogie", au Kremlin-Bicêtre, dans le service de Madame Catherine Billard. (Vous pouvez chercher sur google, vous y verrez que cette chercheuse a reçu un prix important de l'Institut de France)

Quelques petits exemples.
Classe de CE1 au Kremlin-Bicêtre.
Les enfants sont priés de lire ce texte, avec l'institutrice.
"Tout de suite après le premier paragraphe, j'ai voulu boire (sic ??)l'image du loup qui se trouvait sur la page de gauche. Il s'est passé quelque chose d'incroyable." etc...

Dylan a 8 ans, il est en CE2. Il est envoyé par sa maîtresse au médecin de son école.
Celle-ci fait un test de dépistage avec ces mots :

"Galop-dolmen-respect-bourg-aiguille-pâle-baptême-oignon-aquarelle".

L’orthophoniste du service de Catherine Billard expose à celle-ci ce qu’elle va dire lors d’une conférence qu’elle a à faire à des enseignants au sujet de l’apprentissage de la lecture, pour leur faire ressentir, en tant qu’adultes, ce que l’enfant ressent quand il est en difficulté.

Elle montre un écran d’ordinateur sur lequel apparaissent des mots qui s’effacent très rapidement et que les enfants doivent lire. (Gémissements : « on n’a pas eu le temps… ») (Ni moi-même ni Catherine Billard n’ont eu le temps de lire ! Alors un enfant « dyslexique » ! A.M.V.)
« Ramitépraton – la fille mange de la confiture – chrysanthèmes – lesouvriersfontdelapeinture - il fo lontan poura prendre allire. Il faut longtemps pour apprendre à lire. »
On peut rappeler aux enseignants que le langage est juste une suite de sons.
Madame Billard hoche la tête et approuve.

Dylan, qui a une dyslexie touchant le mécanisme de surface de la voie d'adressage, ne PHOTOGRAPHIE pas correctement les mots, ce qui perturbe le fonctionnement de son dictionnaire interne.

Liste des mots qu’il n’arrive pas à lire.

parapluie pare
parasiter parcage
paratonnerre parcellaire
paravent parchemin

Madame Sprenger-Charolles parle de la grande souffrance des enfants dyslexiques : « ils se rendent compte qu’ils sont en échec scolaire ».

La psychologue du Kremlin-Bicêtre fait peindre les enfants. Elle explique sa démarche :
« Mon rôle consiste à relancer l’expression, et à les sécuriser par rapport à ça.
Au fur et à mesure que les angoisses émergent, elles peuvent être canalisées par le dessin. Elles sont là, mais pas débordantes. On peut ensuite aller plus loin dans la compréhension des choses, avec les parents si besoin. La verbalisation montre bien qu’on est dans le langage. Au début, c’était du pulsionnel, du dessin de choses pas forcément figuratives, maintenant, ça devient des dessins représentatifs, de la mise en récit, une histoire, des mots. »

Écrit par : Anne-Marie Valette | 10 décembre 2008

"Vieux cochon ! Pornographe !"

"On peut rappeler aux enseignants que le langage est juste une suite de sons. Madame Billard hoche la tête et approuve."

Pas moi !

Docteur !?

c'est grave si je confonds pornographe et phonographe ?

Écrit par : dugong | 10 décembre 2008

Horreur et damnation : d'avoir associé

Écrit par : dugong | 10 décembre 2008

Globalement, Pasteur est un bienfaiteur de l'humanité, nul n'est parfait.
Son traitement dela rage (Dobolino?) que je sache n'a pas beaucoup évolué.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 10 décembre 2008

Dobo morte de rire aux souvenirs de certains articles de revues de médecines alternatives qui accusent purement et simplement Pasteur d'avoir inoculé la rage à des enfants, avec un peu de casse au passage mais on ne fait pas d'omelette sans casser des œufs et il s'agissait d'enfants pauvres, pour prouver l'efficacité de sa thérapie.

Écrit par : dobolino | 10 décembre 2008

Très bel " Eloge du silence" sur le site de Sauver les Lettres, signalé plus haut par Magister. Exécution en règle de "cette bouillie de culture que préconise la réforme, où tout doit être malaxé au hachoir du lieu commun, sous prétexte de renvoyer l'élève à sa culture et à son "folklore" "
Ne m'étant jamais servie des nouveaux manuels, j'ignorais que les textes littéraires y étaient à ce point réduits à la portion congrue, noyés dans une multitude de textes publicitaires et journalistiques sans hiérarchisation aucune. C'est pire que je ne croyais.

Écrit par : Sylvie Huguet | 10 décembre 2008

Pasteuriser les pauvres ?

A maladie de masse, thérapie de masse ?

Écrit par : dugong | 10 décembre 2008

Et puis quoi, ce bon Pasteur, votre berger céleste, il aurait fait quoi sans les vétérinaires qui l'ont accompagné du charbon bactéridien à la rage ? Il a bien su tirer la couverture à lui !
Ksss ! Ksss!

Écrit par : dobolino | 10 décembre 2008

Merci Dobolino pour votre tombage de statue (t)

Qui a la rage, accuse son chien !

Écrit par : dugong | 10 décembre 2008

Pasteuriser les pauvres ?

A maladie de masse, thérapie de masse ?

Ecrit par : dugong | 10 décembre 2008
Prenons garde qu'ils n'enragent trop !

Écrit par : dobolino | 10 décembre 2008

Il est vrai que ce gouvernement les inocule

Écrit par : dugong | 10 décembre 2008

Pasteurisons le Bois de Vincennes ! Ils n'y mourront plus de froid !
C'est du Balkany ou du Pasteur, ça ?????????

Écrit par : dobolino | 10 décembre 2008

Jeremy, qui est Martine Daoust?

Catmano, ma fille, qui fait du soutien scolaire avec 5 ou 6 enfants, en deux groupes, constate chez eux un progrès considérable. L'un d'eux, dont les parents n'ont pas jugé nécessaire de suivre ces cours, se retrouve complètement largué.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 10 décembre 2008

Ben... C'est votre "charmante pharmacienne", dont vous venez de faire l'éloge, et vous ne connaissez meme pas son nom ?!

Écrit par : Jeremy | 10 décembre 2008

Le cas Pasteur semble de plus en plus controversé. Mais bon , on ne déboulonne un mythe si facilement, d'autant qu'on se heurte ici à un puissant lobbye. Mais il existe de plus en plus d'ouvrages non médicalement correct sur la chose vaccinale, dont celui-ci :

"Vaccins : l'avis d'un avocat : On nous aurait menti ?" de Jean-Pierre Joseph ( Editions Testez 2006) :

Présentation de l'éditeur

Pourquoi nous a-t-on caché le fait que dans les mois qui ont suivi le lancement du 1er vaccin anti-polio en France en 1956, le nombre de cas de polio s'est multiplié par 4 ? Pourquoi nous avait-on caché les mêmes multiplications de cas, lors des vaccinations de masse contre la variole aux Philippines en 1918, contre la diphtérie en France en 1925, et plus récemment contre la méningite en Afrique ? Pourquoi 13 pensionnaires d'une maison de retraite de Lorraine, vaccinées contre la grippe, sont-elles mortes de en hiver 2005 ? Pourquoi a-t-on oublié de nous dire que le chien qui avait mordu le petit alsacien vacciné par Pasteur, avait aussi mordu tout le village qui ne fut ni vacciné ni malade? On nous aurait menti ? Mais pourquoi ?

Écrit par : Magister | 10 décembre 2008

Balkany c'est à l'ouest, Vincennes à l'Est !

Evidemment, si on balkanise Vincennes à fin de pasteurisation, tout devient possible !

Même les utopies les plus graves.

Écrit par : dugong | 10 décembre 2008

"d'ouvrages non médicalement corrects"

Écrit par : Magister | 10 décembre 2008

Excusez-moi, Dugong, mais il faut que je m'arrête momentanément de m'enrager contre ce bon Louis et ses émules car je n'ai pas fini et loin s'enfaut de lire toutes les diverses élucubrations d'aujourd'hui;
D'autant plus qu'il me semble que ni notre bon Roger, ni la Ligue du Nord, ni l'OAS ne sont venus poster aujourd'hui.
En plus, il faut que je concocte une question musique et chant choral pour nos professeurs de musique.
Vous me trouvez donc bien occupée.
C'est dommage car ç'aurait pu devenir saignant mais le devoir prime sur le plaisir...

Écrit par : dobolino | 10 décembre 2008

"D'autant plus qu'il me semble que ni notre bon Roger, ni la Ligue du Nord, ni l'OAS ne sont venus poster aujourd'hui."

Roger est rentré dans ses pénates et c'est tant mieux !

Écrit par : dugong | 10 décembre 2008

Le cas Pasteur semble de plus en plus controversé. Mais bon , on ne déboulonne un mythe si facilement, d'autant qu'on se heurte ici à un puissant lobbye.

Ecrit par : Magister | 10 décembre 2008
Ben, dites-donc mon gars ! On l'a tous eu dans nos bouquins d'histoire de primaire, comme Jenner et la vaccine, Napoléo et le Code du même nom..
Faut être passé par une école véto française pour pincer un tant soit peu les lèvres sans être biololo anthroposophe alternatif.

Écrit par : dobolino | 10 décembre 2008

Institut Pasteur

Institut Meirieu *

Quelle différence ?

* "Caves Canal"

Écrit par : dugong | 10 décembre 2008

Balkany c'est à l'ouest



Ecrit par : dugong | 10 décembre 2008
En enlevant le c', ça devient lisible pour tous, plus démocratique, sans prééminence de ceux qui maîtrisent la géographie de Paris et sa proche banlieue.
Dont acte et là, j'arrête ! Promis, juré.

Écrit par : dobolino | 10 décembre 2008

Je ne voulais rien signifier de différent : enlevons le ç pour un vrai c...

Écrit par : dugong | 10 décembre 2008

Institut Pasteur

Institut Meirieu *

Quelle différence ?

* "Caves Canal"

Ecrit par : dugong | 10 décembre 2008

ben ... Voilà !
Y'a aussi eu l'institut Mérieux .
Ça ne fera pas contrepoids pour autant, mais bon ... Vogue la galère et salut à tous les galériens.

Écrit par : dobolino | 10 décembre 2008

Catmano, les Folio-Junior Edition Spéciale, je ne les faisais pas seul : nus étions trois à avoir bâti la structure générale de tous les volumes, trois à fabriquer les jeux divers et d'été. Les trois mêmes qui commettaient des manuels scolaires historiques (Textes & contextes, chez Magnard — entre autres) au début des années 80. Trois toujours qui avaient signé de leur triple patronyme plusieurs bouquins de la collection Découvertes — et peu importe qui les écrivait, en fin de compte l: chacun y mettait assez son grain de sel pour que l'œuvre soi collective.
Puis l'un des trois est mort — et salement, après trois ans d'une agonie que nous avons accompagnée jour après jour. Je n'ai plus fait grand chose de valable depuis. Un seul être vous manque…
Mais remerciez votre fils quand même. Ce sont des souvenirs que je ne remue pas tous les jours, parce qu'ils sont toujours frais, quinze ans plus tard.
Et je hurle devant ma télé chaque fois que j'entends un journaliste parler de "faire son deuil". Oh, on le fait très bien des gens que l'on n'aime pas.
JPB

Écrit par : brighelli | 10 décembre 2008

Docteur !?

c'est grave si je confonds pornographe et phonographe ?

Ecrit par : dugong | 10 décembre 2008
Non ! C'est une preuve de culture en matière de chanteur désengagé et très engageant.
Et, maintenant, laissez-moi lire , noun dé diou !

Écrit par : dobolino | 10 décembre 2008

Merci, Dobolino! Le colis vient d'arriver! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 décembre 2008

N'oubliez pas que c'est un mets populaire et vous pourrez le goûter avec toute la simplicité qu'il recquiert.

Écrit par : dobolino | 10 décembre 2008

Il y a des expressions qui font enrager :

"faire son deuil"

"processus de paix"

"remédier a priori"

etc.

Écrit par : dugong | 10 décembre 2008

"D'autant plus qu'il me semble que ni notre bon Roger, ni la Ligue du Nord, ni l'OAS ne sont venus poster aujourd'hui."

Roger est rentré dans ses pénates et c'est tant mieux !

Ecrit par : dugong | 10 décembre 2008

C'est très amalgamant, réducteur et désobligeant pour les personnes auxquelles il est fait allusion. Vous diriez cela d'un pédagogiste qui, d'aventure, eût traîné sur ce blog, à la rigueur et encore...

Écrit par : Magister | 10 décembre 2008

"C'est très amalgamant, réducteur et désobligeant pour les personnes auxquelles il est fait allusion"

Pas du tout ! J'aime bien Roger et je tenais à ce que cela soit dit.

Je ne dis pas que des conneries.

Cela ausi doit être dit.

Écrit par : dugong | 10 décembre 2008

"ni la Ligue du Nord, ni l'OAS ne sont venus poster aujourd'hui." dobolino dixit

20H50 : LA MINUTE D'ANTI-ISLAMO-NAZISME PRIMAIRE

Hier, il fallait croire au socialisme, ne pas être "anti-communiste primaire",
aujourd'hui, il faudrait croire au "dialogue des religions", ne pas être "anti-islam",
C'EST à DIRE ... ne pas être "anti-nazi primaire".

Écrit par : Scarlett Martinez | 10 décembre 2008

Chère Scarlett Martinez, allez boire un Martini au Martinez à la santé des Martinez d'Oran.

Je sais, je l'ai déjà faite mais il y en a qui sont plus lent.

Ne soyons pas élitiste !

Écrit par : dugong | 10 décembre 2008

plus lents

Écrit par : dugong | 10 décembre 2008

L'avis d'un proviseur :
http://daviddesgouilles.rmc.fr/388465/Reforme-du-lycee-a-l-envers/
JPB

Écrit par : brighelli | 10 décembre 2008

Desgouilles est proviseur ?

De quoi fût-il professeur avant de dupontaigner ?

Écrit par : dugong | 10 décembre 2008

Est-ce que les profs vont se mêler de la façon dont les parents éduquent ou n'éduquent pas leurs enfants?

Ecrit par : marigot | 10 décembre 2008

Oui, bien sûr ! Et plus souvent qu'à leur tour !
Jusqu'à un principal de lycée qui m'a conseillé d'envoyer mon fils de quatorze ans aux putes (fallait-il que je l'y accompagne ? ) pour le déniaiser, après que sa professeur de français de quatrième, alors qu'il avait douze ans, ait déploré, en sa présence, le fait qu'il ne soit pas révolté contre son père et moi, le tout étant à l'avenant d'écoles maternelle et primaire qui m'avaient qualifiée de "mère juive", alors que, comme l'a si bien souligné notre bon Roger, je n'ai jamais qu'un quart de sang juif.
Tout ça parce que j'étais irritée qu'on ne fasse plus de grammaire française ou latine, de calcul etc
Dobolino avait tout faux ! Dobolino approuve tout !

Écrit par : dobolino | 10 décembre 2008

Et pour sa fille, Dobo a tout approuvé, forte de ses expériences passées. En primaire, ça ne s'est pas trop bien passé parce qu'ils m'avaient dans le collimateur et elle a un peu payé les errances de ses infâmes géniteurs réac ( d'autant plus que le papa, président du SIVOS, tord un peu du nez sur les sorties épanouissantes et qui se traduisent pour le SIVOS en espèces sonnantes et trébuchantes à fond perdu selon lui, vieux con réac qu'il est ) mais au collège, c'est du velours, surtout depuis qu'elle est à 65 km de la maison.

Écrit par : dobolino | 10 décembre 2008

Pas du tout ! J'aime bien Roger et je tenais à ce que cela soit dit.

Je ne dis pas que des conneries.

Cela ausi doit être dit.

Ecrit par : dugong | 10 décembre 2008

Moi aussi ! Mais, des fois, Roger, il est méchant, et là, je ne l'aime pas.
Moi ausi, je ne dis pas que des conneries !
Des fois, oui !

Écrit par : dobolino | 10 décembre 2008

Je crois savoir que c'est le cas en Allemagne (qui a évité de tomber dans le piège du collège unique) où les parents n'interviennent pas d'une manière ou d'une autre pour empêcher les enseignants de sanctionner, de marquer du sceau de la culture les élèves bien plus strictement que nous en France.

Ecrit par : marigot | 10 décembre 2008

D'où le succès, là-bas, des Ecoles Steiner Waldorf ?

Écrit par : dobolino | 10 décembre 2008

Ouf! Tout lu !

Écrit par : dobolino | 10 décembre 2008

Eh bien!
j'ignorais que mes petites et pauvres réflexions sur le primaire rejoignaient celles du GRIP et de SLECC. J'en suis fort ravi. Merci à Catmano pour ses précisions et son long message.

A Jérémy : je n'ai jamais prétendu qu'on devait étudier El Desdichado au CE1. Je dis juste que des poèmes de Prévert, Supervielle, Eluard ou autres peuvent être abordés.
Je dis juste qu'un instituteur doit vaguement connaître les "grandes époques" de la peinture et éventuellement de l'architecture.
Je dis juste que j'étais effondré quand, écoutant avec ma grand-mère un jeu télévisé présenté par Nagui (!), une institutrice n'a pas su répondre à la question "Qu'ont inventé les frères lumières?" (elle a répondu "la radio", hésitant avec "l'électricité"... no comment).
Comment voulez-vous que des collégiens et lycéens s'intéressent aux grands films de l'Histoire (voire des films en noir et blanc et muets, ô suprême ennui!) s'ils n'ont pas été sensibilisé en primaire, ne serait-ce seulement qu'à l'existence de cette histoire-là du cinéma?! Parler de Chaplin et de Keaton à des petits, il me semble que c'est de "l'éveil", de l'ouverture d'esprit, et de la grande culture, il me semble que c'est les sortir de la bêtise télévisuelle, il me semble que c'est faire de l'histoire, etc.

Et on ne m'enlèvera pas de l'idée qu'un gamin qui entre en 6ème en sachant lire et écrire mais en n'étant pas foutu de placer Paris Lyon et Marseille sur une carte de France, et ben ma pôvre dame c'est TRES grave. Encore faut-il prendre le temps (et surtout l'avoir) de le faire...

Écrit par : Fabien | 10 décembre 2008

"Je dis juste que des poèmes de Prévert, Supervielle, Eluard ou autres peuvent être abordés."

Darcos n'a pas supprimé ces poètes du programme !

"Je dis juste qu'un instituteur doit vaguement connaître les "grandes époques" de la peinture et éventuellement de l'architecture."

Mouais... Pour être sélectionné, d'accord, au cas où, mais distinguer le gothique du roman n'a selon moi aucun intérêt en primaire.

"Une institutrice n'a pas su répondre à la question "Qu'ont inventé les frères lumières?" Ca ne vous rassurera pas, mais ça ne date pas d'hier.

"Parler de Chaplin et de Keaton à des petits"
Pourquoi pas ? Mais que ça ne figure pas dans le programme au même titre que la division ou le respect des accords ne me choque pas.

"un gamin qui entre en 6ème en sachant lire et écrire mais en n'étant pas foutu de placer Paris Lyon et Marseille sur une carte de France, c'est TRES grave"
Et les 25% actuels qui ne savent ni lire, ni écrire, ni placer vos villes ? C'est très très très grave, alors ?

Écrit par : Jeremy | 10 décembre 2008

Fabien a écrit : "Je dis juste que j'étais effondré quand, écoutant avec ma grand-mère un jeu télévisé présenté par Nagui (!), une institutrice n'a pas su répondre à la question "Qu'ont inventé les frères lumières?"

Il faut avoir le courage de dire qu'on s'en branle à peu près autant que ceux qui ne savent pas qui est Captain Beefheart.

Courage Santini ! On est avec toi !

Écrit par : dugong | 10 décembre 2008

@ Dobolino écrit :
« Mais, des fois, Roger, il est méchant, et là, je ne l'aime pas. »

Dobolino, ma seule méchanceté quand elle s'exerce à votre égard, c'est d'opposer un discours rationnel à vos propos contradictoires. J'ai eu la courtoisie de ne pas reproduire la lettre d'excuse privée que vous m'aviez envoyée après les propos particulièrement offensants que vous aviez tenus publiquement à mon égard. Et je me suis dispensé de toute explication psycho-pathologique de votre comportement. Aussi j'aimerai que vous vous dispensiez des commentaires désagréables auxquels vous vous livrez. Je ne pense pas qu'ils correspondent à votre pensée. En tous les cas, ils ne correspondent pas à mes actes. Vous êtes en droit de ne pas m'aimer : faites-le silencieusement.

Écrit par : Roger Felts | 10 décembre 2008

Je dis juste qu'un instituteur doit vaguement connaître les "grandes époques" de la peinture et éventuellement de l'architecture.

Ecrit par : Fabien | 10 décembre 2008

C'est aussi une question de pratique personnelle et volontariste que de lire, de s'informer, de s'intéresser, de se cultiver, bref, de nourrir sa connaissance. S'il fallait compter sur la formation...
Pourquoi me semble-t-il que les instituteurs d'autrefois étaient moins diplômés mais plus cultivés ?

Écrit par : Magister | 10 décembre 2008

A maladie de masse, thérapie de masse ?

Ecrit par : dugong

Oui, c'est ça, guérissons-les à coups de masse.

Écrit par : moot | 10 décembre 2008

"Pourquoi me semble-t-il que les instituteurs d'autrefois étaient moins diplômés mais plus cultivés ?"

Ecrit par : Magister | 10 décembre 2008

Peut-être, entre autres, parce qu'ils avaient un certain nombre, (un nombre certains) d'heures de musique et d'arts plastiques, horaires plus importants que ceux qui figurent dans la formation actuelle, elles-mêmes plus nombreuses que celles de la formation de demain.
Vous défendez le socle commun et les nouveaux concours, Magister? Cela me surprend.

Écrit par : Christophe Sibille | 10 décembre 2008

Fabien a écrit : « on ne m’enlèvera pas de l’idée qu’un gamin qui entre en 6e en sachant lire et écrire mais en n’étant pas foutu de placer Paris Lyon et Marseille sur une carte de France, et ben ma pôvre dame c’est TRES grave. »

Fabien, je peux vous certifier qu’en 3e certains zaprenans ne sont pas plus avancés au bout de toutes ces années d’école ! En corrigeant ce mirifique examen du brevet j’avais relevé, entre autres, la Bretagne à la place de la Belgique, Rome à la place de… Lyon ou le Nil à… Toulouse. Nougaro a oublié de chanter les pyramides !

On peut imaginer que les mêmes fournissent le public ignorant et sans vergogne des âneries de TF1. J’espère qu’aucun(e) de ces candidat(e)s n’est devenu chauffeur routier ou ne travaille dans le tourisme…

La prevalenza del cretino comme disaient Fruttero & Lucentini !

Écrit par : Pierre LaRiba | 10 décembre 2008

Jeremy, oui, je connais Martine Daoust, mais comme elle était à Limoges depuis 36 h quand je l'ai rencontrée, j'ignorais son nom.
Merci de me l'avoir communiqué.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 10 décembre 2008

Jeremy, oui, je connais Martine Daoust, mais comme elle était à Limoges depuis 36 h quand je l'ai rencontrée, j'ignorais son nom.
Merci de me l'avoir communiqué.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 10 décembre 2008

Martine Daoust est aussi présidente de la Société française d'alcoologie.
Je me méfie beaucoup - mais j'ai peut-être tort - des addictologues, non pas que je prône la dépendance, mais vouloir délivrer l'humanité de ses tares me paraît une idée étrange.

Écrit par : guy morel | 10 décembre 2008

Merci à D pour son intervention. Nous sommes bien d'accord.

Matheutordu, l'exemple que vous donnez est cocasse. On voit ce que l'on obtient à force de sabrer à l'aveugle dans les programmes, sans se poser le moindre problème de cohérence logique (ce qui est tout de même un comble, concernant les maths).
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Programme de mathématiques 2009, classe de cinquième : "la notion de hauteur d'un triangle ne fait pas partie du socle"

"Des groupes d'experts composés d'inspecteurs et d'enseignants sont chargés de préparer la mise en conformité des programmes avec les finalités du socle commun"

Je me fais du souci pour la hauteur.

Écrit par : TotoWeininger | 11 décembre 2008

FORMATION DES INSTITUTEURS

Quelqu'un m'écrit :

"Un instit SLECC, maman d'une petite fille qui est au CE2, m'écrit :

Par exemple, en « production d'écrit », ma fille écrit :

nous y seron

ma mère travaille

il y a à peu près


La maîtresse corrige :

nous y seront

ma mère travail

il y à un peu près "

Écrit par : guy morel | 11 décembre 2008

Je me fais du souci pour la hauteur.
Ecrit par : TotoWeininger | 11 décembre 2008

Pas du tout : il suffit de concevoir un socle sans hauteur.
GM :-)))

Écrit par : guy morel | 11 décembre 2008

Je me fais du souci pour la hauteur.
Ecrit par : TotoWeininger | 11 décembre 2008

Pas du tout : il suffit de concevoir un socle sans hauteur.
GM :-)))

Ecrit par : guy morel | 11 décembre 2008

Bon, à première vue, le programme de math de quatrième de 1950 est désormais, pour une partie tout au moins, étalé sur trois ans (quatrième, troisième et seconde). Le reste, c'est-à-dire une grosse part, surtout en géométrie, s'est volatilisé. On se retrouve désormais avec des programmes de mesure nulle.

Écrit par : TotoWeininger | 11 décembre 2008

Le pire n'est pas obligatoire.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 10 décembre 2008

Il faut toujours avoir à l'esprit la loi de morphy "si le pire peut arriver alors il arrivera". Quoique...

Écrit par : paul | 11 décembre 2008

Je préfère la version suivante de la loi de Murphy :

Tout ce qui n'est pas impossible est fatal.

Exemple : l'application de programmes GRIP au collège et au lycée.

Écrit par : dugong | 11 décembre 2008

Cher Guy, peut-être ne connaissez-vous pas de jeunes addicts aux drogues.
Quand vous apprenez un jour que votre neveu chéri s'est ouvert les veines dans son bain, car il se droguait à l'ecstasy, après avoir comme tout le monde fumé du h (c'est l'époque où notre bon French Doctor voulait libéraliser le hachish), cela fait un choc.
Justement, cette semaine, le 9-10h France culture parlait de la drogue. ("Il n'y a pas de drogués heureux", d'Olivenstein.)

Écrit par : Anne-Marie Valette | 11 décembre 2008

Pourquoi nous a-t-on caché le fait que dans les mois qui ont suivi le lancement du 1er vaccin anti-polio en France en 1956, le nombre de cas de polio s'est multiplié par 4 ? Pourquoi nous avait-on caché les mêmes multiplications de cas, lors des vaccinations de masse contre la variole aux Philippines en 1918, contre la diphtérie en France en 1925, et plus récemment contre la méningite en Afrique ? Pourquoi 13 pensionnaires d'une maison de retraite de Lorraine, vaccinées contre la grippe, sont-elles mortes de en hiver 2005 ? Pourquoi a-t-on oublié de nous dire que le chien qui avait mordu le petit alsacien vacciné par Pasteur, avait aussi mordu tout le village qui ne fut ni vacciné ni malade? On nous aurait menti ? Mais pourquoi ?

Ecrit par : Magister | 10 décembre 2008

Hélas, c'est peut-être vrai, mais cela confirme le cruel dicton : on ne fait pas d'omelette sans casser des oeufs.

Mon expérience personnelle m'incite à être malgré le mdr de Dobolino, et vous, Magister, farouchement pour la vaccination.
(Evidemment, on peut être pour la sélection naturelle qui se produit en Afrique, avec la résurgence du choléra, de la maladie du sommeil, de la tuberculose résistante à toute antibiothérapie, sans compter le sida, tous les nouveaux virus, et pourquoi pas un jour la variole.)

J'ai vu mourir un homme du tétanos, c'est pas beau à voir.
(Il y a toujours des cas de tétanos chez des gens non vaccinés ou qui n'ont pas renouvelé leur vaccination)
Dans toutes les familles, il y avait des enfants qui mouraient de la diphtérie, j'en ai vu mourir un, car comme cette maladie a été carrément éradiquée, le diagnostic avait été fait trop tardivement.
La polio touchait aussi un grand nombre d'enfants et de jeunes.

Tout le personnel médical est vacciné à juste titre contre l'hépatite B.

Dobo, et Magister, si vous contestez Pasteur, j'espère que vous admirez Gaston Ramon, vétérinaire.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 11 décembre 2008

Cher Guy, peut-être ne connaissez-vous pas de jeunes addicts aux drogues.
Quand vous apprenez un jour que votre neveu chéri s'est ouvert les veines dans son bain, car il se droguait à l'ecstasy, après avoir comme tout le monde fumé du h (c'est l'époque où notre bon French Doctor voulait libéraliser le hachish), cela fait un choc.
Justement, cette semaine, le 9-10h France culture parlait de la drogue. ("Il n'y a pas de drogués heureux", d'Olivenstein.)
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 11 décembre 2008

Chère Anne-Marie,
Je connais parfaitement ; l'une de mes filles travaille au service d'addictologie ( on dit comme cela ?) de l'hôpital G. Pompidou. Mais la médecine est une chose, le discours une autre, et j'ai quelques réticences devant certains messages lénifiants sur la protection de la santé publique qui donnent parfois dans un hygiénisme vaseux. Je ne dis pas que madame Daoust est dans ce cas ; je n'en sais rien.
Cordialement.

Écrit par : guy morel | 11 décembre 2008

"(c'est l'époque où notre bon French Doctor voulait libéraliser le hachish), cela fait un choc."

J'vais p't'ête m'avancer un peu, mais s'ils avaient "legalize it"
ils ne seraient p't'ête pas passé aux ecsta, fõ bien comprendre l'échelle des tarifs...et des bourses...
Pour le sida, si ils n'avaient pas interdit la vente des seringues, cela aurait évité pas mal de contamination ...

Mais à part ça, les ptits vieux/vielles complètement aveugles et sourds ont toujours le droit de conduire :???:

ange

Écrit par : toto | 11 décembre 2008

Paru sur Fabula, un document de travail sur le nouveau CAPES de lettres modernes :
L'écrit, coeff 2 fois 2, reste à peu près disciplinaire. Mais l'oral, 2 fois 3, est totalement pédagonigo-didactico-meiriolé !

http://www.fabula.org/actualites/article27558.php

Nous voilà jolis... Mais fallait s'y attendre !
La lutte continue, bonne journée à tous, sursum corda et animo !

Écrit par : FGuichard | 11 décembre 2008

Complètement d'accord avec Toto, pour cette fois.

Écrit par : Christophe Sibille | 11 décembre 2008

A Fabien :
Citation
"Il va rassurer nos chers agrégés sur la réforme des concours, ils repartiront contents, tout cela va sentir bon le ciel bleu et les petits oiseaux.
Je doute que ladite société se fasse fermement le porte-parole des milliers de protestataires contre la mort du Capes et des formations universitaires.

Pas fou le ministre : jamais il ne recevra SLU, Reconstruire L'Ecole, et autres délégations d'universitaires en lutte... Il préfère la polissée et assez corporatiste société des agrégés (je précise au passage que je suis agrégé et que je défends ce concours).

Je pense au passage qu'il oubliera quand même de leur dire combien de postes en moins il y aura cette année (les concours de l'enseignement : le seul concours public pour lequel on ne connait le nbre de postes quand on commence à le préparer...), et surtout il oubliera de leur rappeler que l'agreg passera purement et simplement à la trappe d'ici une toute petite pincée d'année.

Mais la Société des Agrégés demain sera contente, et youp la boum."

Ecrit par : Fabien | 03 décembre 2008
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Vous vous êtes trompé, Fabien ! Mais il fallait que j'attendisse tout ce temps pour vous le faire remarquer.
Allez sur le site de cette association et vous verrez.
Mais verrez-vous le présent message ?
Amicalement.

Écrit par : Francis Penin | 24 décembre 2008

Jean, je vais finir par la joindre, la Société des Agrégés.
JPB

Ecrit par : brighelli | 04 décembre 2008
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Avez-vous le trac ? Qu'est-ce qui vous fait hésiter ? Il vous est loisible de quitter l'association quand vous le voulez, même si c'est huit jours après avoir adhéré. A mon avis vous serez bien accueilli et, à titre personnel, je vous y souhaite la bienvenue.

Écrit par : Francis Penin | 24 décembre 2008

De quoi vous plaignez-vous, Brighelli ? Vous avez un ministre , Darcos, qui fait la politique rétrograde que vous vouliez, qui nous fait retourner aux méthodes et aux contenus tertio-républicains !
Vous avez tant tapé sur les "pédagogistes", alors qu'ils n'ont jamais influencé réellement les pratiques de l'Education Nationale, pas plus que Freinet n'a influencé les pratiques de l'Instruction publique !
Finalement, vous trouvez des défauts à ce gouvernement qui nous fait tous vivre (y compris le Recteur d'Ajaccio) , dans un "fascisme soft" : vous êtes l'arroseur arrosé ! Car ceux que vous avez appelés "pédagogistes" voulaient une école de citoyens libres et responsables, et non pas l'école du dressage que vous nous avez proposée !

Ecrit par : Georges GLISE | 05 décembre 2008

- - - - - - - - -
Fichtre ! Comme vous y allez, M. Glise !
Je lis que vous êtes IG honoraire.
Vous devez donc être à peu près de mon age (je suis né en 1940).
J'ai connu une école primaire qui était exemplaire, sans laquelle je serais resté ignorant comme je l'étais avant d'y entrer à l'age de cinq ans. L'enseignement secondaire que j'ai reçu était excellent. Il en a été de même de l'enseignement supérieur que j'ai fréquenté de 1964 à 1969.
J'ai enseigné (les sciences physiques) de 1969 à 2000 et ce que j'ai vu, c'est la négation de l'instruction publique, c'est la fabrique du cancre, organisée, programmée.
Sans doute tous les gouvernements (de droite et de gauche confondus - encore que ceux de gauche ne m'aient pas paru vraiment socialistes mais plutot de droite soft, si je puis me permettre cet emprunt à la langue anglaise) trouvent-ils plus aisé de gouverner un peuple inculte qu'un peuple instruit pour avoir laissé ces prétendues "sciences" de l'éducation transformer l'école en lieu de loisir ou l'on n'apprend rien de construit, d'organisé, de rationnel.
Je me perds en conjectures sur la discipline que vous avez enseignée avant de devenir inspecteur pédagogique régional puis inspecteur général. Il est difficile d'imaginer que vous ayez enseigné les mathématiques ou les sciences physiques ou les sciences naturelles (rebaptisées pompeusement "sciences de la vie, de la Terre et de l'Univers"). Il est tout autant difficile de supposer que vous ayez enseigné les lettres classiques... (Dans ces disciplines le dégat est si considérable que vous ne pourriez le nier!)
Restent les langues vivantes, les arts plastiques, l'EPS...
Quoi qu'il en soit, si vous n'avez pas constaté la dégradation de l'instruction publique, c'est que vous et moi ne regardons pas le monde avec les mêmes yeux.
Si ceux que Brighelli appelle les "pédagogistes" ont voulu une école de citoyens libres et responsables, ils ont surtout réussi à faire des citoyens incultes - libres de tout ignorer - mis à part les enfants des classes privilégiées qui, eux, ont appris dans des classes ou règnent la discipline, l'ordre et le respect envers les professeurs.
Le respect que j'ai manifesté envers mes professeurs, je ne l'ai pas reçu de beaucoup de mes élèves, simplement parce que mon érudition n'impressionnait pas tous ces jeunes gens dont la culture se situe au niveau de la Star Académie, non de La Scala, non du Metropolitan Opera, même pas de l'Opéra Bastille. Je doute qu'ils fassent la différence entre les voix de ténor et de baryton, de soprano et d'alto, tous mots absents de leur pauvre vocabulaire.
De là à dire que ce que fait M. Darcos va restaurer l'école de 1950 qui a permis à quelques gosses d'origine pauvre autant matériellement qu'intellectuellement (ce que j'ai été) de s'instruire et de devenir professeur de lycée, il y a un pas que je ne franchirai certes pas.
Mais j'approuve Brighelli sur toute la ligne... est-il besoin de le préciser ?
Et je ne me plains de rien.
P.-S. : je ne dispose pas du temps nécessaire pour mettre en place le "a accent circonflexe" et quelques autres lettres.
Je citerai mon propre message et achèverai le travail.

Écrit par : Francis Penin | 24 décembre 2008

De quoi vous plaignez-vous, Brighelli ? Vous avez un ministre , Darcos, qui fait la politique rétrograde que vous vouliez, qui nous fait retourner aux méthodes et aux contenus tertio-républicains !
Vous avez tant tapé sur les "pédagogistes", alors qu'ils n'ont jamais influencé réellement les pratiques de l'Education Nationale, pas plus que Freinet n'a influencé les pratiques de l'Instruction publique !
Finalement, vous trouvez des défauts à ce gouvernement qui nous fait tous vivre (y compris le Recteur d'Ajaccio) , dans un "fascisme soft" : vous êtes l'arroseur arrosé ! Car ceux que vous avez appelés "pédagogistes" voulaient une école de citoyens libres et responsables, et non pas l'école du dressage que vous nous avez proposée !

Ecrit par : Georges GLISE | 05 décembre 2008

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Fichtre ! Comme vous y allez, M. Glise !
Je lis que vous êtes IG honoraire.
Vous devez donc être à peu près de mon âge (je suis né en 1940).
J'ai connu une école primaire qui était exemplaire, sans laquelle je serais resté ignorant comme je l'étais avant d'y entrer à l'âge de cinq ans. L'enseignement secondaire que j'ai reçu était excellent. Il en a été de même de l'enseignement supérieur que j'ai fréquenté de 1964 à 1969.
J'ai enseigné (les sciences physiques) de 1969 à 2000 et ce que j'ai vu, c'est la négation de l'instruction publique, c'est la fabrique du cancre, organisée, programmée.
Sans doute tous les gouvernements (de droite et de gauche confondus - encore que ceux de gauche ne m'aient pas paru vraiment socialistes mais plutot de droite soft, si je puis me permettre cet emprunt à la langue anglaise) trouvent-ils plus aisé de gouverner un peuple inculte qu'un peuple instruit pour avoir laissé ces prétendues "sciences" de l'éducation transformer l'école en lieu de loisir ou l'on n'apprend rien de construit, d'organisé, de rationnel.
Je me perds en conjectures sur la discipline que vous avez enseignée avant de devenir inspecteur pédagogique régional puis inspecteur général. Il est difficile d'imaginer que vous ayez enseigné les mathématiques ou les sciences physiques ou les sciences naturelles (rebaptisées pompeusement "sciences de la vie, de la Terre et de l'Univers"). Il est tout autant difficile de supposer que vous ayez enseigné les lettres classiques... (Dans ces disciplines le dégat est si considérable que vous ne pourriez le nier!)
Restent les langues vivantes, les arts plastiques, l'EPS...
Quoi qu'il en soit, si vous n'avez pas constaté la dégradation de l'instruction publique, c'est que vous et moi ne regardons pas le monde avec les mêmes yeux.
Si ceux que Brighelli appelle les "pédagogistes" ont voulu une école de citoyens libres et responsables, ils ont surtout réussi à faire des citoyens incultes - libres de tout ignorer - mis à part les enfants des classes privilégiées qui, eux, ont appris dans des classes ou règnent la discipline, l'ordre et le respect envers les professeurs.
Le respect que j'ai manifesté envers mes professeurs, je ne l'ai pas reçu de beaucoup de mes élèves, simplement parce que mon érudition n'impressionnait pas tous ces jeunes gens dont la culture se situe au niveau de la Star Académie, non de La Scala, non du Metropolitan Opera, pas même de l'Opéra Bastille. Je doute qu'ils fassent la différence entre les voix de ténor et de baryton, de soprano et d'alto, tous mots absents de leur pauvre vocabulaire.
De là à dire que ce que fait M. Darcos va restaurer l'école de 1950 qui a permis à quelques gosses d'origine pauvre autant matériellement qu'intellectuellement (ce que j'ai été) de s'instruire et de devenir professeur de lycée, il y a un pas que je ne franchirai certes pas.
Mais j'approuve Brighelli sur toute la ligne... est-il besoin de le préciser ?
Et je ne me plains de rien.
P.-S. : apparemment il ne manquait que deux "â, accent circonflexe" ; ce que c'est que le perfectionnisme, hein ! (Pardon ! je voulais dire "tout de même !" Là, je trahis mon origine : Nord/Pas-de-Calais.) Voilà qui n'est plus guère de rigueur, c'est le cas de le dire.

Écrit par : Francis Penin | 24 décembre 2008

Écrit par : Francis Penin | 25 décembre 2008

Bonsoir,
je ne suis qu'un modeste prof certifié de SVT "cuvée 93" enseignant en Collège dont 11 ans en ZEP-sensible-antiviolence etc. Ces quelques quinze années d'enseignement (si l'on peut dire au vu de ce que l'on peut faire dans un établissement qui regroupe les déshérités de la nation - mode ironique) m'auront appris une chose: hors occupations annexes, point de salut. Le Public dans ces conditions est un véritable mouroir à profs: deux ou trois vrais élèves par classe, pour le reste: faire régner la discipline et faux-semblants.
Je ne crois plus à toutes ces fariboles de l'élève "acteur de son savoir" et autres méthodes actives. Je fais du transmissif, du magistral. Je reste persuadé que le prof est et doit rester un magister, détenteur du savoir, chargé de le transmettre à ses élèves.
Ce qui n'empêche aucunement de faire un cours dialogué et de se servir des connaissances et du vécu de mes élèves, bien au contraire. In fine, je ne me considère pas comme un guide ou un pseudo- animateur scientifique, chargé de guider nos apprenants sur les chemins du savoir!
Concernant les élèves de ZEP, mon plus grand dégoût reste de voir délaissés ceux d'entre eux qui se battent et réussissent au profit des autres, perpétuels abonnés au système démagogique de l'assistanat, de la non-sanction et de la surévaluation calculée de certains. A quoi et à qui servent ces dizaines de millions d'euros jetés dans ces établissements, ces pédagogies de projet qui ne servent que les enseignants qui les pratiquent, cette réunionnite chronique et stérile qui parasite le fonctionnement de ces établissements?
Il reste heureusement quelques dinosaures qui ne transigent pas: respect de l'enseignant, transmission des savoirs, évaluations sans faux-semblants. Ceux-là sont fiers d'envoyer en seconde des élèves de ces quartiers dans le meilleur Lycée de la ville.
Bien évidemment, cette façon de faire est très mal vue par l'Inspection: sortez des fourches caudines et vous serez châtiés! Et bien tant pis, il faut le dire: à mon sens, un bon cours ne se fait qu'avec un prof "à l'aise" et non avec un instrument qui applique des recettes.J'ai franchi le pas et m'en réjouis, tant pis pour l'avancement et les Euros afférents! Qu'on vienne me parler de "liberté pédagogique"...
De ce qu'on glane de-ci de-là sur le web, il apparaitrait que l'auteur de ce blog ne fasse pas l'unanimité quand à son enseignement. Bien! C'est possible. Quelque peu gênant tout de même! Il n'empêche: je le remercie pour son courage et ses écrits.
L'époque est difficile, nos élèves de Collège semblent plus intéressés par les derniers jeux vidéos et le tchat que par leur avenir. Un nihilisme rampant et inquiétant, quelque soit le milieu social. Le "Collège unique" ets une vraie m... qui oblige des ados pas plus bêtes que d'autres à s'ennuyer pendant des années pour se faire fracasser en sortie.

Pour finir, je dirais que, bien occupés à former des "apprenants" , les pays d'Asie forment des cerveaux qui, bientôt, prendront les rênes.
RIP-Ed. Nat?

Écrit par : sisyphe | 27 décembre 2008

Je salue Sisyphe — en voilà un pseudo bien choisi pour caractériser ce treizième travail d'Hercule que constitue l'enseignement ! C'est admirablement résumé — et je reconnais là un frère en désespérance — sauf que nous nous accrochons quand même, pour des élèves qui, pour la plupart, s'en fichent, et des parents qui ne nous trouvent jamais assez attentifs à leurs surdoués du fond de la classe.
JPB

Écrit par : brighelli | 28 décembre 2008

A ce qu'il paraît, notre façon d'enseigner découle en partie de notre propre vécu scolaire. Marrant. Les profs qui m'ont marqué dans mes études ne furent point ceux qui étaient "cool" mais bien les plus exigeants d'entre-eux. Merci à Mme B., prof de physique, M.M, prof de français, entres autres, au sein de ce vieux Lycée St Ch...qui m'hébergea quelques années...

Écrit par : sisyphe | 28 décembre 2008

A ce qu'il paraît, notre façon d'enseigner découle en partie de notre propre vécu scolaire. Marrant. Les profs qui m'ont marqué dans mes études ne furent point ceux qui étaient "cool" mais bien les plus exigeants d'entre-eux. Merci à Mme B., prof de physique, M.M, prof de français, entres autres, au sein de ce vieux Lycée St Ch...qui m'hébergea quelques années...

Ecrit par : sisyphe | 28 décembre 2008
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Entièrement d'accord avec vous, cher collègue (je parle du message cité ci-dessus et du précédent, plus détaillé).
Bon courage si vous avez encore quelques années à galérer.

Écrit par : Francis Penin | 16 janvier 2009

Jean, je vais finir par la joindre, la Société des Agrégés.
JPB

Ecrit par : brighelli | 04 décembre 2008

Je n'avais pas vu ça! Honte à moi!
Alors, c'est fait?
Je crois que ce serait une bonne idée, en effet.
Vous vous faites ensuite élire au bureau national de ladite.

Écrit par : Jean | 16 janvier 2009

A propos de société des agrégés, voici le dernier "Communiqué de presse". Guy Morel le trouvera peut-être aussi inutile que les pensées du cercle des campeurs de St-Jean-de-Monts. Il n'empêche, les choses sont dites, et la modération du propos ne trompe personne...

*COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU 16 JANVIER 2009*

/*La nouvelle organisation des épreuves du baccalauréat*/


M. Jean-Michel LÉOST, Président de la Société des agrégés, a fait à la Presse la déclaration suivante :

Le Ministre vient d’annoncer que la « politique de reconquête du mois de juin », expérimentée l’an dernier dans quatre académies et deux départements, sera généralisée à l’ensemble des académies. Elle se traduira par un nouveau calendrier pour les procédures d’orientation et d’affectation des élèves, ainsi que par un calendrier plus resserré et retardé pour le baccalauréat. Selon le ministère, les élèves auront en moyenne deux semaines de cours en plus au mois de juin.

La Société des agrégés de l’Université estime que cette prolongation des cours pourra permettre utilement aux professeurs d’achever leur programme dans de meilleures conditions ou d’utiliser ce temps pour la révision de parties plus difficiles du programme et pour l’entraînement à des exercices.

Elle demande cependant au ministère de réfléchir aux difficultés supplémentaires créées par une telle organisation pour les professeurs, pour les chefs d’établissement et pour l’ensemble des personnels : gestion des locaux, aménagements des emplois du temps, et, surtout, obligation pour beaucoup de professeurs d’assurer la correction de copies d’examen tout en poursuivant leurs cours dans certaines classes ou en participant à des surveillances.

Sans doute le Ministre prévoit-il une revalorisation des indemnités servies aux chefs d’établissement et à leurs collaborateurs, ainsi qu’une augmentation du taux de correction des copies. Mais il faut aussi tenir compte du fait qu’en cette période de l’année, la multiplication des tâches des professeurs (orientation, rencontres avec les parents, conseils de classe, cours…) est particulièrement lourde et que la fatigue engendrée par ces multiples tâches s’ajoute à la tension que nécessitent les corrections.

C’est pourquoi la Société des agrégés de l’Université invite le Ministre et les Recteurs à se concerter avec les représentants des professeurs pour étudier les mesures propres à favoriser le bon déroulement de cette nouvelle organisation. Les mesures suivantes, qui ne sont pas exhaustives, pourraient être prises :

- diminuer le nombre de copies attribuées à chaque correcteur, en particulier dans les disciplines où la correction est nécessairement longue, de façon qu’il dispose d’un temps de correction suffisant ;

- convoquer les professeurs en nombre suffisant;

- tenir compte des vœux d’affectation des professeurs dans les centres d’examen ;

- ménager pour chaque professeur les conditions propices à une correction efficace (pas de regroupements imposés de correcteurs dans un établissement ou dans une même salle, par exemple).

Le Ministre, les Recteurs, les Inspecteurs pédagogiques régionaux, les Services des examens doivent prendre en compte les réalités objectives du métier d’enseignant auxquelles sont confrontés les correcteurs afin que la « politique de reconquête du mois de juin » soit une réussite et se déroule efficacement dans l’intérêt de tous.

Écrit par : Jean | 16 janvier 2009

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