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30 novembre 2008

SNALC what else

SNALC what else

Quels que soient mes talents de « petite souris » (ou de gros rat, disent les dames qui m’aiment), je ne m’amuserai pas à rendre compte de toutes les séances des CSL (Commission Spécialisée Lycée — ou CSC, pour le Collège, ou CSE, pour le Primaire), CSE (Conseil Supérieur de l’Education) ou CIC (Comité Interprofessionnel Consultatif), bref, de tous ces machins, aurait dit Mongénéral, qui rassemblent dans des salles plus ou moins confortables des représentants syndicaux convoqués pour donner leur opinion (toujours consultative) sur les décisions du Ministère. Je l’ai fait en détail il y a peu (http://bonnetdane.midiblogs.com/archive/2008/11/10/cacophonies-syndicales.html
). Comme disait Ian Fleming, « c’est moins drôle à vivre qu’à raconter. »

Même si parfois ça me démange… Ainsi, jeudi dernier (27 novembre), lesdits syndicats étaient invités à se pencher sur la réforme des programmes du Lycée Professionnel, censés mener en souplesse au Bac Pro rénové (j’ai dit jadis tout le bien que j’en pensais — voir http://bonnetdane.midiblogs.com/archive/2007/11/27/lp.html) : là déjà, le ministère, visiblement porté à l’éjaculation précoce, mettait la charrue avant les bœufs, et la réforme du Lycée, professionnel ou non, avant celle du Collège, où les profs se déplacent de profil, comme les crabes, pour éviter les injures et les coups de poignard dans le dos.

Donc…
Ce CSE faisait suite à une CSL qui s’était réunie le 12 novembre, où les mêmes projets avaient été soumis aux mêmes syndicats, avec les mêmes Inspecteurs Généraux venus tenir les mêmes discours lénifiants — enfin, pas si lénifiants que ça, comme on va le voir.

Le SNALC a été prié par le représentant de la DEGESCO qui présidait mollement aux débats (1) d’ouvrir les débats. La responsable dudit SNALC a donc commencé par constater que ce CSE se tenait un mois après un autre CSE où avaient été présentés, et pour l’essentiel rejetés, des projets de décrets relatifs à la voie professionnelle, « ce qui marque assez l’importance que le ministère accorde à cette instance consultative, et son goût pour le passage en force, au mépris de la démocratie la plus élémentaire ». Puis elle s’est inquiétée du « chaos » entourant à la fois la réforme du lycée, mal préparée, et la formation des maîtres, mal conçue, avant de signaler que l’union intersyndicale manifestée le 20 novembre devrait mettre la puce à l’oreille du ministre. « Le SNALC ne saurait donc cautionner une réforme dont les objectifs ne semblent plus que budgétaires, et dont les modalités mettent en concurrence, sinon en conflit, les disciplines comme les professeurs ».
Quant au délai supplémentaire (de six semaines) accordé aux universités pour peaufiner leur projet de « masters professionnels »,il s’agit sans doute d’une plaisanterie : les facs en sont tout juste à réaliser ce qu’on leur fait, et sans beurre ; il leur faut un peu plus de temps pour penser une formation digne de ce nom. À moins de s’en remettre aux projets délirants des « sciences de l’éducation », maîtres d’œuvre de projets où le « disciplinaire » s’efface derrière le dogmatique.
Ainsi parla-t-elle — si ce ne sont ses mots exacts, c’en est toutefois l’âme…
Le responsable de la CGT, après elle, nerveux comme une puce, souligna que l’heure était grave : la preuve, il approuvait en gros et en détail la déclaration préalable du SNALC (2).
Il avait ouvert les vannes : les divers intervenants, après lui, entonnèrent le même refrain. Jusqu’aux représentants de l’UNL, le principal « syndicat » lycéen. Même l’UNSA — à ceci près que la représentante de ce déshonorable syndicat ajouta quelques remarques sur la réforme du Primaire qui, selon elle, en remettant l’accent sur l’apprentissage des savoirs, augmentait les inégalités sociales… On est pédago ou on ne l’est pas.

Je ne vais pas passer en revue toutes les interventions préalables. On finit par passer aux choses sérieuses, avec l’examen des nouveaux programmes, matière par matière. Sauf que, comme le SNALC le souligna d’emblée, la légèreté avec laquelle a été décidée la rénovation de la voie professionnelle ne peut qu’entraîner un vote globalement négatif (sauf en EPS, où ça concerte ferme). En Histoire, des « flashes » sans continuité chronologique — même si l’Inspection générale a mis de l’eau dans son vin pédagogiste, et laisse une entière liberté pédagogique pour évoquer « personnages » et « événements », dans la continuité des programmes du collège.
Enfin Anna Armand vint, Inspectrice Générale de Lettres, en charge des programmes de LP — « déjà anciens, et qu’il fallait nécessairement changer », commença-t-elle. C’est comme le Beaujolais Nouveau, supposé plus digeste que les vieux Chiroubles ou Juliénas. Et moins cher, n’est-ce pas…
Mi-novembre, cette digne dame avait vainement tenté de justifier le fait que la plupart des « objets d’étude » du « nouveau » programme portent sur la littérature des XIXème et XXème siècle, malgré les protestations du SNALC, apparemment seul choqué qu’on passe les siècles antérieurs aux profits et pertes — surtout aux pertes. Elle répéta consciencieusement la même argumentation, spécifiant même que les textes du XXème siècle étaient « plus accessibles » aux élèves. Et, sans doute, aux maîtres que nous concoctent les réformes à venir de la formation.
Accessibles ? Je n’en suis pas bien sûr. Il n’y a à peu près au XXème siècle aucun texte théâtral (Sartre ? Giraudoux ? Camus ? Anouilh ?) qui ne soit pétri de littératures antérieures. Même chose en poésie (Claudel ? Péguy ? Saint-John Perse ?). Il faut donc en conclure que la littérature du XXème siècle selon Anne Armand, c’est la prose la plus « contemporaine » (les articles de Libé ? Ceux de Luc Cédelle ?).
Ça me rappelle les excès post-suixante-huitards qui, dans les années 1970, amenaient tant d’enseignants à centrer leurs cours sur le plus mauvais de Roger Vailland (325 000 francs) ou l’inénarrable Claire Etcherelli (Elise ou la vraie vie — qui lit encore ça ?). De la condition ouvrière pour les futurs ouvriers, y a que ça de vrai (3).
Allons, Madame l’Inspectrice ! Vous avez commis l’année dernière un joli volume, édité chez Gallimard, des « Plus belles pages de la littérature française ». J’en avais parlé ici même (http://bonnetdane.midiblogs.com/archive/2007/12/27/canossa.html), saluant même ce que je pensais être une prise de conscience des aberrations du pédagogisme-roi. Et voilà que vous rechutez ! Voilà que vous ressuscitez une Littérature à deux vitesses — les « belles pages » pour la rue Sébastien-Bottin, et plus généralement pour le VIIème arrondissement (les Vème et VIème aussi, sans doute : il ne faut pas désespérer Saint-Germain), et la « littérature prolétarienne » pour les LP de banlieue (la Seine Saint-Denis comme les Quartiers Nord de Marseille d’où vient le bienheureux Anthony dont je parlais dans ma précédente Note).
Mme Armand, en pleine effervescence idéologique, ajouta d’ailleurs qu’infliger une heure de Philosophie en LP (une revendication de l’UNL et de Philippe Meirieu réunis), c’était méconnaître les graves difficultés d’expression de ces élèves, auquel il convient donc de ne pas « faire trop d’enseignement de la grammaire », ce qui serait « prendre le risque » de les confronter à nouveau à leurs difficultés du collège. Qu’ils continuent à parler petit-nègre !
Mais ce n’est pas comme ça qu’ils parviendront à draguer leurs copines des Lycées d’Enseignement général — pour ne pas parler des gamines de Notre-Dame-des-Petis-Oiseaux (celles-là, elles ont la bibliothèque familiale pour se faire une langue et une culture) ni les privilégiés des « lycées internationaux », qui viennent de se faire confirmer que la future réforme ne les concernait pas…

C’est épuisant de répéter toujours la même chose, mais s’il faut le redire encore une fois, je n’hésiterai pas : comme aurait pu dire Nicolas Sarkozy, il faut donner plus à ceux qui ont moins — et non le contraire. Il faut leur apprendre Ronsard, Corneille, Racine, et toutes les Lumières. À moins qu’on ne désire vraiment les voir opter pour les ténèbres. Mais on a déjà vu, lors des émeutes de 2004, que la Nuit peut gagner rapidement. En vérité, Madame Armand, je vous le dis : si vous voulez sauver le VIIème arrondissement, il ne faut pas mépriser les banlieues. Sinon, comme l’émeutier de Victor Hugo qui ne sait pas lire et brûle les bibliothèques, les « classes laborieuses » auront toutes les déraisons de devenir dangereuses.

Il y a, mardi 2 décembre (Austerlitz !), des élections professionnelles. J’encourage fortement les électeurs de la CGT , de FO et de la FSU (3) à se mettre en accord avec leurs dirigeants, — et à voter pour le SNALC, seul vrai défenseur de leurs idées. Les discussions avec le ministère vont reprendre — et aux sujets en cours, formation des maîtres ou réforme du lycée, pourrait bien s’ajouter la réforme du collège : autant désigner les représentants les plus susceptibles de faire avancer les choses. Comme dit (presque) George Clooney pour Nescafé : « The SNALC — what else ? » Même si, comme pour les derniers modèles Fiat, le SNALC est livré « sans George ».


Jean-Paul Brighelli


(1) Celui-là s’appelait Patrick Hallal. Le responsable de la DEGESCO, Jean-Louis Nembrini, se garde bien de venir en personne à des réunions qui le font ch/suer. Et Xavier Darcos a autre chose à faire… Alors, un plus ou moins haut fonctionnaire ou un autre… Des anonymes, cultivant l’anonymat (celui-ci ne s’est présenté qu’au bout d’une demi-heure, et encore parce que le représentant de la CGT le lui a expressément demandé). Ce ne sont plus des hommes, ce sont des photocopieuses, distribuant les imprimés. Il fallait un héros, ce fut un administratif qui l’obtint. Ce n’est pas avec de tels hommes qu’on gagne Austerlitz : on se précipite à toute allure vers un Waterloo allégrien.
(2) Il n’y a plus que Luc Cédelle, dans le Monde, pour ajouter systématiquement, après les cinq lettres de SNALC, l’épithète quasi homérique « traditionnellement classé à droite ». Gauche et Droite n’ont plus grand sens, ces jours-ci — et dans l’Education moins encore qu’ailleurs. Mais je sais que le SNALC est actuellement le moins conservateur des syndicats. Et, pratiquement, celui que Xavier Darcos récuse le plus violemment. Tant pis pour lui.
(3) Au fond, ces suggestions pour le Français sont cohérentes avec les programmes d’Histoire, où la Révolution Industrielle ne sera étudiée qu’à travers le thème transversal « Etre ouvrier en France ». On voudrait les confiner dans une destinée sociale qu’on ne s’y prendrait pas mieux.
(4) Ceux de l’UNSA (ou du SGEN) sont irrécupérables, et je renonce à les convaincre.

Commentaires

SNFOLC... of course.

Écrit par : victor | 30 novembre 2008

Not bad, Master! :)
Je crois qu'ils rêvent tous de voir en vrai la Révolution - pour ces dames les beaux émeutiers sans culotte, pour ces messieurs le bonheur du sang chaud leur coulant sur la tempe... Nous fabriquent une petite révolution aux petits oignons, tout ça à l'ancienne, mitonnée depuis tant et tant de temps qu'il faudra bien la goûter, la soupe.
C'est la seule explication plausible de la crétinerie de trois péteux/asses qui se prennent pour des élites de la France ( O prépas, ô profs qui accueillez ainsi tant de pauvres gars en leur gonflant d'entrée et à jamais des chevilles débiles, - crétins en haut crétins en bas ). On a les crétins qu'on mérite, après tout.

Écrit par : Milady | 30 novembre 2008

Le seul qui ait gardé sa virginité dans la réforme des lycées, là où tous les autres sont allés faire un petit tour de "valse" avec Darky...

Écrit par : victor | 30 novembre 2008

SN-FO-LC ou SNALC, les collègues du secondaire ont le choix : les deux syndicats agissent et ont une existence réelle depuis bien des années.

Pour les collègues du primaire en revanche, il serait dommage que certains "gaspillent" leur voix en l'apportant à un syndicat qui s'affiche volontiers depuis quelque temps dans les réunions des mouvements instructionnistes, mais que l'on n'a guère vu à l'oeuvre sur le terrain, en particulier lorsque les instits instructionnistes -y compris ceux de SLECC et de la 3ème Voie- se faisaient allègrement canarder par la hiérarchie au cours des dix dernières années.

Pour les instits du primaire, n'ayons pas la mémoire courte :un vote utile : SNUDI-FO !!!

Écrit par : Un hussard | 30 novembre 2008

Excellent comme d'habitude, JPB.
Et comme vous, pour ce 2 décembre - je m'étais fait le rapprochement avec Austerlitz - I HAVE A DREAM.......... celui qu'une majorité de collègues ouvrent enfin les yeux et votent pour LE syndicat qui fait depuis des lustres les seules propositions sensées pour une Ecole de qualité !
Alors le 2 décembre , avec la SNALC, tous ensembles pour convaincre le ministre de laisser tomber cette réforme du lycée et de commencer par celle du collège ! Tous ensembles YES WE CAN, YES WE CAN.......

Écrit par : Daphné | 30 novembre 2008

Pour les instits du primaire, n'ayons pas la mémoire courte :un vote utile : SNUDI-FO !!!

Ecrit par : Un hussard | 30 novembre 2008

C'est ce que j'ai fait (les personnels des écoles de moins de 8 classes ne peuvent voter que par correspondance). C'est le seul qui demande le retrait des décrets Darcos sans hurler à la mécanisation des apprentissages et qui ne demande pas un "statut" des directeurs, porte ouverte à la création des EPEP.
http://site.voila.fr/snudi-fo69/profoinat.pdf

Écrit par : catmano | 30 novembre 2008

En réponse un peu tardive à Carole, concernant les pratiques musicales à l’école primaire.

Je pense, tout d’abord, que l’enseignement de la musique à l’école n’a pas à se substituer à l’enseignement spécialisé et que, en tous cas pour ce qui concerne les premières années de maternelle, il convient avant tout d’essayer de donner le goût de la musique aux enfants. Cela ne demande pas obligatoirement à ceux qui seront leurs instituteurs d’être des virtuoses ou des historiens de la musique, (quoique plus ils en sauront, mieux cela sera), mais, par contre, d’avoir, autant que faire se peut, une solide culture générale d’écoute musicale, et maîtriser au moins quelques « fondamentaux » en ce qui concerne leur pratique du chant et du rythme.

Apprendre un chant à une classe de maternelle n’est pas extrêmement difficile techniquement. Cela demande cependant par le PE une certaine maîtrise de la justesse, dans toutes les acceptions de ce mot. (Justesse de l’intonation et justesse rythmique, évidemment, mais également justesse de l’intention correspondant au type de chant).
J’explique aux PE que, chez les tout petits ou les petits, la classe qu’ils auront en face d’eux ne chantera pas, excepté peut-être certains enfants auxquels les parents chantent des chansons à la maison, (phénomène hélas de plus en plus rare) et que, au fur et à mesure de l’avancement dans la scolarité, pour peu que ce qui est dit en « substantificque moëlle » dans les textes officiels concernant l’apprentissage du chant soit à peu près tenu sans interruption jusqu’au CM2, les élèves finiront par chanter, à ce dernier niveau de classe, des canons à quatre voix ou des chants à trois voix sous leur direction. Dans l’idéal, si les heures de musique auxquelles les stagiaires en formation ont droit n’étaient pas distribuées avec une telle parcimonie.
Pour ce qui est du répertoire, (je parle de la maternelle et du début de l’élémentaire, jusqu’en CE1), les « classiques » sont les bienvenus. Je pense que la plupart des blogueurs d’ici les connaissent au moins par « ouï chanter », (dans la forêt, pêle même et à titre d’exemples, une puce, un pou, mon âne, petit escargot, la ronde des légumes, chère Elise). Je conseille de manière assez ferme aux stagiaires de connaître ces chants (et d’autres) de mémoire pour se donner vraiment les moyens de les chanter par cœur. Mais, dans le cadre de mes cours, je préfère évidemment leur souffler les idées de titres et leur dire de les apprendre en dehors, (ils n’ont pas besoin de moi pour ce travail précis), préférant consacrer le temps que je leur dois à des apprentissages un peu plus techniques et culturels (et liés aux plus grandes classes) qui, de toutes façons, leur donneront suffisamment de « billes » pour pouvoir travailler en maternelle après, (ce qui concerne aussi « l’écoute »). Qui peut le plus peut le moins.
Pour ce qui est du répertoire spécifique au cycle 2, j’utilise aussi les classiques, donc, (voir plus haut), mais j’ai également quelques titres un peu plus « modernes ».

Le travail que j’effectue autour de « la voix » avec les PE consiste essentiellement, au départ, à leur « remettre d’aplomb » cette voix, qui est rarement placée naturellement sur une respiration abdominale. Leur expliquer cette respiration est extrêmement simple, (l’inspiration est une détente de la ceinture abdominale qui va contribuer à ce que le diaphragme descende, et que la course plus ample de l’air ainsi obtenue mette en vibration les cordes vocales sans qu’il y ait besoin d’appuyer dessus, et mette, par la même cause, les résonateurs du « masque » en action de manière optimale pour que la voix se place). Mais la sentir vraiment est moins aisé que la comprendre de manière purement cérébrale.
Mais, une fois qu’on y est (à peu près) parvenu en cours, le fait qu’ils en montrent correctement l’exemple aux élèves sans forcément l’accompagner de tout le laïus et les explications que je leur donne à ce sujet suffira pour que les élèves respirent à peu près correctement. Même si, en cycle 3, quelques explications puissent être données.
Le travail d’apprentissage d’un chant « en imitation », c'est-à-dire phrase par phrase avec, petit à petit, mise en place des enchaînements est, pour eux, le plus difficile, car, pour qu’il soit efficace au maximum, la pulsation doit être maintenue, et on ne doit pas « débander » jusqu’à ce qu’un couplet et un refrain puissent être chantés à peu près en place.
Je leur donne la partition intégrale de la chanson une fois qu’on est parvenu à ce résultat. La manière de procéder sera, a priori, la même pour eux avec leur classe, à ceci près que très peu d’entre eux puissent le faire avec un accompagnement instrumental, ce qui est dommage. Mais je leur conseille d’apprendre des rudiments d’accompagnement à la guitare, (maîtriser le nombre d’accords susceptible d’accompagner une bonne partie du répertoire scolaire avec un accompagnement en « pompe », peut ne pas demander trop de temps. J’espère que Manu confirmera… ;-)
Pour ce qui est du répertoire possible à apprendre en cycle 3 : Brassens, (le petit cheval blanc, la cane de Jeanne), Pierre Perret ? (Mon p’tit loup, Lily… non, pas sur la tête…, les ours heureux, Napo), Higelin, (Mamy, la croisade des enfants), Renaud, (la ballade nord-irlandaise, Mistral gagnant), et pas mal d’autres encore. Pas mal de canons à trois ou quatre voix, dont les miens.
Je passe pas mal de temps également à leur apprendre les rudiments de la direction d’un canon, en leur faisant diriger leurs camarades ; (a priori, qui pouvant le plus pouvant le moins, ils seront à peu près « débrouillés » pour pouvoir s’en sortir avec une classe à peu près normale, c'est-à-dire dans laquelle les pratiques auront été ce qu’elles doivent être avant qu’ils en héritent en CM1 ou CM2. Mais tout cela reste assez schématique).

Pour ce qui est du travail rythmique, réussir à maintenir une pulsation, et mettre en place une « batucada » assez simple, et adaptable soit seule, soit en accompagnement de certains chants ; (je réduis cette batucada aux mesures à 3 temps et à 4 temps, celles-ci étant les plus usitées, et a trois ostinati, au maximum quatre, en sus de la pulsation). Mais j’y consacre un certain nombre de séances, pour que les PE la maîtrisent suffisamment pour oser en tenter la mise en place, tout ou partie, dans les classes qu’ils auront en charge.
Pour ce qui est de l’écoute musicale, j’aborde à peu près tous les styles avec eux. Sauf ceux auxquels eux-mêmes, (et les enfants) ont le plus facilement, (trop facilement) accès par le biais des radios qu’ils écoutent.
Cela peut aller de Mozart à Chanson plus bi-fluorée, en passant par Purcell, Miles Davis, Zap Mama, Strawinsky, Gyorgy Ligeti.
Ce ne sont que quelques exemples. En ce moment, j’ai quelques morceaux de prédilection, (le scherzo de la sonate « le printemps », ou l’andante de la septième symphonie de Beethoven, « Watermelon man », d’Herbie Hancock, les « fantaisies pour violes », de Purcell, « I love U », du groupe « Take six », « Take me Koko », de Zap Mama, la « danse des adolescentes », du Sacre du printemps, le « In paradisum », du requiem de Fauré, « I got the feeling », de James Brown, et des dizaines d’autres… La liste n’est évidemment pas limitative).
On écoute ensemble, et je leur demande un peu ce qu’ils ont entendu. A partir de là, j’aiguille un peu la conversation, (qui devient petit à petit un « vrai cours » mais interactif) en fonction de ce qu’ils me disent, leur expliquant un peu pourquoi ils ont fait telle ou telle association, pour aboutir à une analyse, (relativement succincte, mais la plus panoramique quand même ; en partant de leur « ressenti », instruments, structure, style, contexte) de l’extrait, et terminant par un résumé écrit assez court.
La phrase à laquelle je suis le plus confronté est : « les goûts et les couleurs, ça se discute pas ». (Sic).
Je leur explique que tels sont leurs goûts, mais qu’ils peuvent (et doivent, là, en général, je suis assez directif) les faire évoluer en essayant au maximum d’élargir la palette d’écoutes musicales qui est la leur, cette dernière étant souvent trop réduite.
Ce n’est pas toujours très bien perçu, et j’ai même eu quelques empoignades verbales avec certains, mais tant pis.
Pour résumer, ce qui leur fait évidemment le plus peur dans la pratique du chant est de se « lancer » seuls devant une classe de CM1 ou de CM2, pour le travail rythmique, d’être un peu tendres sur la maîtrise du sujet et, pour les écoutes, de ne pas pouvoir commencer la séance, ou d’être pris en défaut par rapport à une question précise de tel ou tel élève.

J’ai sûrement été très incomplet et trop long, mais je pense que ce malgré tout trop bref exposé risque de barber un peu la majorité des blogueurs. Si certains veulent en savoir plus, poser des questions, ou même m’insulter, ;-)
Ch.sibille@wanado.fr

Je parlerai du théâtre une autre fois.

Écrit par : Christophe Sibille | 30 novembre 2008

Le Snalc, vous voulez dire ceux qui négocient encore avec Darcos et qui tiennent donc un double discours ? C'est en fait le même discours que le SNES : "pour ne pas laisser une chaise vide face au SE et SGEN" (propos de Kuntz).
Ils ont aussi signé les points de convergence...
Alors si on veut vraiment défendre quelque chose c'est peut-être pas là qu'il faut aller. On sait de plus comment ils savent se ranger derrière l'autorité ceux-là.

Il y a SUD qui lui que je sache ne négocie pas et n'est pas dans toutes les instances à grenouiller comme les autres. Là il y a un discours radicalement différent, mais c'est sans doute trop politique...

Écrit par : DD | 30 novembre 2008

« The SNALC — what else ? »

L'idée a déjà été prise par le Snes, qui disait "Le Snes, what else ?"

J'aimais mieux "Think different, think Snalc!"

Écrit par : J.J. | 30 novembre 2008

DD a écrit : "Il y a SUD qui lui que je sache ne négocie pas"

SUD ne négocie jamais. Comment le pourrait-il ? Il n'est pas représentatif.

SUD n'est revenu de rien. D'ailleurs SUD est à l'ouest.

extrait de jus de crâne sur le site de sud éducation à propos des nouveaux programmes au primaire :

"recentrage obsessionnel sur les maths et le français, bachotage, évaluations, morcellement en disciplines, vision mécaniste des apprentissages, du sport, de la morale, du patriotisme mais moins de découverte du monde, et encore moins de temps laissé aux enfants pour s’approprier et mettre en relation les savoirs…"

J'arrête là bien que la suite soit savoureuse.

Écrit par : dugong | 30 novembre 2008

"ch.sibille@wanado.fr"

Ecrit par : Christophe Sibille | 30 novembre 2008

Sans majuscule, sorry.

Écrit par : Christophe Sibille | 30 novembre 2008

Bonne fin de we à tous.........

Saperlotte de saperlipopette

Écrit par : saperlipopette | 30 novembre 2008

J'adore la pub avec George Clooney, déclinée depuis de manières toutes plus excellentes les unes que les autres. Un vrai classique : la preuve, le "what else?" qui commence à être repris.
Ah, la "what else? attitude"!

Écrit par : Daniel Arnaud | 30 novembre 2008

Merci à Dugong pour la précision nécessaire sur SUD : ils ont toujours été ultra-pédagos sous un habillage révolutionnaire et comme Meirieu prétendent libérer les enfants du peuple par l'ignorance. Je suis d'accord avec lui (avec Dugong, pas avec Meirieu) : lire la prose de SUD est toujours un moment d'intense hilarité. Ces gens là sont passés maître dans l'art du mensonge à soi-même.

Ce n'est guère mieux chez FO où on prétend depuis des années défendre le statut tout en refusant obstinément de combattre ce qui le détruit de l'intérieur : le mot "pédagogisme" n'est JAMAIS prononcé et à l'occasion on publie discrètement sur le site du SN-FO-LC un article d'Antoine Prost, péda-cucul bien connu qui combat les nouveaux programmes du primaire (article intitulé "Un Munich pédagogique"), FO défend une coquille vide (ou qui se vide de plus en plus) en prétendant défendre le statut sans défendre le métier, le tout en attendant le grand soir. Rien a espérer de ce côté là, hélas.

Quand à l'accusation récurrente -et malhonnête- qui consiste à diaboliser le Snalc parce qu'il a signé un torchon (les fameux "points de convergence") uniquement parce que c'était la condition sine qua non pour aller défendre l'intérêt des collègues, elle ne tient pas debout : il n'était pas forcément plus intelligent de pratiquer la poilitique de la chaise vide et, in fine, laisser le SGEN et l'UNSA négocier seuls au nom de tous les professeurs de France et de Navarre.

De même niveau est l'accusation systématique (Merci M. Cédelle, vos maîtres vous rémunèrent bien, j'espère) pour le Snalc d'être "de droite" voire carrément, d' "extrême-droite" (je l'ai déja entendu) : ça permet d'éviter de réfléchir un peu et Je vous laisse imaginer un instant l'ami Brighelli militant chez les chemises brunes . Fou-rire garanti pour ceux qui le connaissent vraiment.

Comme toujours, choisir c'est comparer. Il peut-être intéressant d'aller de temps en temps sur Snalc.fr, rubrique "actualités", puis "à la une". Histoire de se faire une idée par soi-même.

Écrit par : Manu | 30 novembre 2008

"J'adore la pub avec George Clooney"

Je verrais bien une pub où G. Clooney brandirait un manuel SLECC sous le nez de Pedro Cordoba en lâchant "GRIP, what else ?"

Écrit par : dugong | 30 novembre 2008

Pour les collègues du primaire en revanche, il serait dommage que certains "gaspillent" leur voix en l'apportant à un syndicat qui s'affiche volontiers depuis quelque temps dans les réunions des mouvements instructionnistes, mais que l'on n'a guère vu à l'oeuvre sur le terrain, en particulier lorsque les instits instructionnistes -y compris ceux de SLECC et de la 3ème Voie- se faisaient allègrement canarder par la hiérarchie au cours des dix dernières années.

Pour les instits du primaire, n'ayons pas la mémoire courte :un vote utile : SNUDI-FO !!!

Ecrit par : Un hussard | 30 novembre 2008

C'est bizarre, j'y étais, moi, au dernier congrès du GRIP/SLECC (avec JPB, d'ailleurs, qui peut confirmer mes dires s'il a bonne mémoire),et il n'y avais personne du SNUDI-FO à part Brigitte Guigui (instit victime d'un véritable procès en sorcellerie parce qu'elle enseigne à lire et à écrire avec une méthode syllabique).

En revanche, le SNALC avait dépêché tout à fait officellement sa secrétaire nationale à la pédagogie, rien de moins.

Est-ce un hasard si par ailleurs des instits admirables (le mot est faible) et égérie du SLECC comme Françoise Candelier est membre du SNE, (le syndicat que "un hussard" refuse pudiquement de citer) ?

Pour ceux qui ne connaissent pas, le SNE est le cousin du Snalc, mais chez les Instits.

Alors "pour les instits du primaire, n'ayons pas la mémoire courte" : un vote utile" - un seul : le SNE !


http://sne-csen.net/

Écrit par : Manu | 30 novembre 2008

Porthos-Brighelli tient une forme éblouissante et pourfend les séides du cardinal d'Arcos avec malice et énergie.
Je n'ai plus longtemps à enseigner, mais je vais adhérer dès ce soir au Snalc, un beau geste à la Cyrano, je trouve.

Écrit par : Cunégonde | 30 novembre 2008

SUD n'est revenu de rien. D'ailleurs SUD est à l'ouest.

extrait de jus de crâne sur le site de sud éducation à propos des nouveaux programmes au primaire :

"recentrage obsessionnel sur les maths et le français, bachotage, évaluations, morcellement en disciplines, vision mécaniste des apprentissages, du sport, de la morale, du patriotisme mais moins de découverte du monde, et encore moins de temps laissé aux enfants pour s’approprier et mettre en relation les savoirs…"

J'arrête là bien que la suite soit savoureuse.

Ecrit par : dugong | 30 novembre 2008

SUD est l'avatar gauchiste de la CFDT ; chez nous c'est un SGEN qui s'est refait une virginité syndicaliste et donne dans la surenchère pédagogiste.
Chez beaucoup de nos collègues handicapés de l'histoire du syndicalisme et de la politique, ils vont donc faire un carton.

Écrit par : victor | 30 novembre 2008

Chères toutes et tous,

ci-dessous un lien vers le compte-rendu d'une réunion entre SLU et des représentants du Ministère de L'Ignorance supérieure (pardon, de l'Enseignement supérieur) qui a eu lieu vendredi.
Y apparaît :
- l'ignorance crasse des conseillers du ministère (dont un ancien président de fac tout de même - et dire qu'on leur met le pouvoir absolu dans les mains?!)
- leur souverain mépris pour nous, pour la contestation en cours; leur assurance sans faille.
- leur mépris pour la recherche (un comble, vu l'intitulé du ministère) : cf. la façon dont ils jugent les masters 1 en mathématiques comme "trop pointus" et inutiles. Je n'ose imaginer ce qu'ils pensent d'un M1 en Histoire ou en lettres. Cf. aussi leur mépris pour le contenu disciplinaire des concours (voir la remarque perfide sur la présence de Plotin à l'agreg de philo).

http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?article993

La question à se poser : comment répliquer à de telles horreurs ??? !!!!

Écrit par : Fabien | 30 novembre 2008

Hitler et Staline sont-ils toujours absents des projets de programme en Histoire?

Écrit par : ProfAnonyme | 30 novembre 2008

Je sens qu'on va avoir droit au défilé du ban et de l'arrière-ban syndical pour nous faire l'article avec surenchère obligatoire contre le Maître du Moloch.

Et bien sur, mémoire évanescente, amalgames, mauvaise foi et bourrage de mou à tous les étages…

Ca me fait penser aux cris d'orfraie poussés par les innombrables de l'ARAPED * actuellement "en lutte" pour protester contre la suppression des subsides que le Moloch leur prodiguait.

Je veux bien admettre qu'il y ait des organismes qui font du bon boulot.
Je veux bien taper sur le petit Maître du Moloch lorsqu'il s'apprête à pédagoliser le lycée sans états d'âme.
En revanche, je lui reconnais d'avoir, dès son arrivée, réglé positivement le problème de détachements précaires de collègues dans des associations ou organismes où ils bossent vraiment **.

Que tous, syndicats et associations diverses jouent cartes sur table et arrêtent de nous baver sur les rouleaux, ça déblaiera singulièrement l'horizon !


* Acronyme de "Association Révolutionnaire des Assistés et Parasites de l'Education", amas globulaire non exempt de nébuleuses. En vrac, Ligue de l'enseignement, Jeunesse au Plein Air, Eclaireuses et Eclaireurs de France, Allumeuses et Allumeurs Unifiés, etc.

** Exemple : Les Doigts Qui Rêvent (LDQR), maison d'édition de livres tactiles pour aveugles et malvoyants.

Écrit par : dugong | 30 novembre 2008

La question à se poser : comment répliquer à de telles horreurs ??? !!!!

Ecrit par : Fabien | 30 novembre 2008

Il y en a qui ne suivent pas au fond : la réponse est le sujet même traité par Brighelli aujourd'hui.

http://bonnetdane.midiblogs.com/archive/2008/11/30/snalc-what-else.html#c240050

Écrit par : Manu | 30 novembre 2008

Hitler et Staline sont-ils toujours absents des projets de programme en Histoire?

Ecrit par : ProfAnonyme | 30 novembre 2008

Je ne sais pas, mais Meirieu, Antibi et Foucambert sont toujours là en filigrane.

Écrit par : Manu | 30 novembre 2008

Existe-t-il des gens parmi les inspecteurs qui se bougent? Ou sont-ils essentiellement recrutés d'après leur capacité à se soumettre et à ramper?

Écrit par : ProfAnonyme | 30 novembre 2008

J'adore la pub avec George Clooney, déclinée depuis de manières toutes plus excellentes les unes que les autres. Un vrai classique : la preuve, le "what else?" qui commence à être repris.
Ah, la "what else? attitude"!

Ecrit par : Daniel Arnaud

Si la formule commence à nous envahir, il va falloir se préparer à la remiser aux what else closets.

Écrit par : moot | 30 novembre 2008

(voir la remarque perfide sur la présence de Plotin à l'agreg de philo).

Ecrit par : Fabien | 30 novembre 2008

Le plus tristre est que ce sinistre individu, polytechnicien et agrégé de mathématique, a fait des études de philosophie :
http://www.u-cergy.fr/rech/pages/coulhon/CVcourt.pdf

Écrit par : Romuald | 30 novembre 2008

Excusez-moi de retomber dans le bête train-train quotidien de l'instituteur, mais, là, j'ai vraiment besoin de soutien, voire d'aide personnalisée !
Suis-je incurablement débile ou ce message lu sur EDP est-il un entaché d'âneries grammaticales ?

"Bonjour,

L'attribut du sujet est bien un complément (de verbe ou essentiel). Tu peux utiliser le classement suivant :

- Compléments de phrase (ou non essentiels) : les compléments circonstanciels

- Compléments de verbe (ou essentiels) :
quand le verbe est être (ou d'état) : attribut du sujet
quand le verbe est transitif : COD, COI... (ou CED, CEI...)"

Écrit par : c. cru | 30 novembre 2008

Voyons Manu, vos propos témoignent-ils d'une certaine forme d'amnésie, de mauvaise foi, ou tout simplement d'une étrange méconnaissance de ce qui s'est passé dans le primaire au cours des dix voire vingt dernières années ?

1) Si certains instits instructionnistes peuvent depuis peu s'appuyer sur des réseaux qui ont obtenu une certaine reconnaissance officielle, ce n'était pas le cas il y a quelques années. Et face aux pressions, brimades et sanctions en tous genres, je maintiens que le SNUDI-FO a toujours assuré la défense opiniâtre et bien concrète des collègues instructionnistes. Que vous ne connaissiez pas nécessairement chacun d'entre eux est une autre histoire !

2) Vous prenez la liberté de citer le nom de certains collègues en mentionnant leur appartenance syndicale. C'est là une façon de faire que je trouve quelque peu cavalière : nous n'avons pas pour habitude au SNUDI-FO de nous arroger le droit de divulguer le nom de nos adhérents sur la place publique et considérons que c'est à eux qu'il appartient de faire état ou non de leur appartenance à notre organisation. Cela dit, je peux vous dire que bon nombre d'instits instructionnistes -y compris certaines "personnalités"- sont syndiqués au SNUDI-FO, et ce depuis près de 20 ans pour certains d'entre eux.

3) Vous faites référence au dernier congrès du GRIP/SLECC pour justifier vos propos. J'ai une grande estime pour les collègues instits qui militent dans ce réseau, mais faut-il vous rappeler ou vous apprendre que le nombre d'instits qui s'évertuent à instruire leurs élèves ne se limite pas au nombre d'adhérents SLECC, 3ème Voie ou autre. Heureusement d'ailleurs, car la défense de l'école républicaine serait sans espoir dans le cas contraire...

4) Enfin, je vous rappelle que le SNALC n'existe pas dans le primaire, et que l'on ne peut pas dire que son petit frère le SNE ait brillé au cours des 20 dernières années par des actions bien concrètes sur le terrain, en particulier lorsqu'il s'agissait d'assurer la défense des collègues harcelés par la hiérarchie voire victimes de cabales associant parents d'élèves ou élus locaux. Ou d'intervenir auprès de l'IA pour soutenir des collègues confrontés à l'intégration sauvage d'élèves présentant des troubles comportementaux voire psychiatriques et obtenir en urgence des places en structure spécialisée, afin de permettre à ces collègues de pouvoir exercer leur métier et à leurs élèves de pouvoir s'instruire dans des conditions décentes.

5) Enfin, le SNUDI-FO est le seul syndicat du primaire qui ait une position claire quant aux décrets Darcos sur les 108 h et aux EPEP. Mais je peux comprendre qu'un enseignant du secondaire n'ait pas le temps de se pencher sur la question, vu les joyeusetés qui pleuvent sur les collèges, lycées... et au-delà.

Donc, je maintiens ce que j'ai écrit plus haut : si les collègues du secondaire, selon leur appréciation de la situation du secondaire et leurs convictions, ont le choix entre plusieurs syndicats, pour le primaire, voter utile, c'est voter SNUDI-FO !

Écrit par : Un hussard | 30 novembre 2008

Il ressort du dernier billet de JPB, qui nous rapporte l'aveugle obstination des instances décisionnaires, une impression de misérabilisme chronique. Sous prétexte de ne pas les mettre face à leur échec scolaire (dont ils ne sont d'ailleurs pas la cheville ouvrière), on continue de servir la soupe populaire aux élèves de banlieue. C'est bel et bien un prétexte, qui se prévaut de bons sentiments, mais qui traduit une lâcheté certaine : celle qui consiste à renoncer à l'exigence pour tous. Alors, on nous ressert le fameux "la réussite de tous", une escroquerie notoire qui exclut de la culture humaniste ceux à qui elle fait le plus défaut. C'est même une forfaiture dans ce sens qu'on manque au devoir de donner à tous le meilleur et donc de les y exposer. En réalité, on se moque d'enfoncer ou non le clou de leur échec ; on n'a surtout pas le courage de les encadrer sérieusement et fermement et on préfère donc laisser pourrir la situation. C'est la politique de la poussière sous le tapis. Genre : "Moins ils seront en échec, moins ils seront révoltés et plus nous serons tranquilles. Donc, abaissons la barre et les statistiques feront le reste."

Ou alors, réellement, on s'est convaincu que les masses populaires, n'ayant nul besoin d'études longues et consistantes, il est suffisant de les "socler". D'ailleurs, qu'en ferait-on, tandis qu'on est déjà en surnombre ? Un abruti consommateur a-t-il besoin de faire ses humanités !

Dans le fond, ce sont là les effets pervers de la fumeuse idéologie égalitariste qui manque cruellement du sens de l'équité. Le multiculturalisme ne doit pas exclure la culture commune car c'est elle qui cimente. Et si l'école n'est plus la clef de son appropriation, qu'est-ce qui le sera ? Montaigne, Rabelais, Racine et Molière nous appartiennent et nous les partageons plus que volontiers. Non par générosité, mais par nécessité.

Si la culture commune se réduit au consumérisme, nous sommes mûrs pour la termitière.

Écrit par : Magister | 30 novembre 2008

à un hussard : Sur 7 paragraphes, vous n'avez cité que 5 fois le SNUDI-FO.

Vous pouvez mieux faire.

La prose de ce syndicat est remarquable de retenue maîtrisée : pas une seule appréciation sur le contenu des nouveaux programme de primaire. Utilisation usée jusqu'à la corde d'un mot d'ordre "retrait des mesures Darcos"

C'est quoi une mesure ?

Écrit par : dugong | 30 novembre 2008

Excusez-moi de retomber dans le bête train-train quotidien de l'instituteur, mais, là, j'ai vraiment besoin de soutien, voire d'aide personnalisée !
Suis-je incurablement débile ou ce message lu sur EDP est-il un entaché d'âneries grammaticales ?

"Bonjour,

L'attribut du sujet est bien un complément (de verbe ou essentiel). Tu peux utiliser le classement suivant :

- Compléments de phrase (ou non essentiels) : les compléments circonstanciels

- Compléments de verbe (ou essentiels) :
quand le verbe est être (ou d'état) : attribut du sujet
quand le verbe est transitif : COD, COI... (ou CED, CEI...)"

Ecrit par : c. cru | 30 novembre 2008

L'attribut du sujet ("Ce café est bon") ou du complément d'objet direct ("J'ai trouvé ce café bon") n'est pas un complément "essentiel".

On appelle "compléments essentiels" le complément d'objet direct, indirect, et le complément d'objet second (complément d'objet indirect succédant à un complément d'objet direct, appelé aussi "complément d'attribution" et qui correspond au "datif" latin, grec et allemand : "J'ai offert un cadeau (cod) à ma femme (cos).

Le complément circonstanciel s'oppose aux compléments essentiels dont il se distingue, en général, par la mobilité et précise, comme son nom l'indique les circonstances de l'action (temps, lieu, moyen, cause, but, conséquence...) :

"Il a l'habitude de sortir le soir" = "Le soir, il a l'habitude de sortir"

Le verbe est dit transitif quand il admet un cod (transitif direct) ou un coi (transitif indirect)

ex. manger : transitif direct
parler : transitif indirect (parler à quelqu'un)

Le verbe est dit intransitif quand il n'admet pas de complément (ex. : s'envoler). Ce sont souvent des verbes pronominaux (qui se conjuguent avec un pronom réfléchi), mais pas toujours (voler par exemple est tantôt intransitif : l'oiseau vole, tantôt transitif : C'est Arsène Lupin qui a volé le collier"), mais le sens n'est pas le même (polysémie)

Écrit par : Robin | 30 novembre 2008

Sur Hitler et Mussolini…
Le premier est au programme de Troisième (et de Première, puisque la Seconde guerre mondiale est censée y être étudiée — en fin d'année, je suppose). Mussolini (pas assez totalitaire, je présume) n'est plus étudié nulle part. On pourra faire ingurgiter de l'huile de ricin aux intellectuels des années à venir sans avoir l'impression de copier. Pour tout renseignement précis, voir le site d'Eduscol (http://eduscol.education.fr/default.htm?sommairedesthemes)
JPB

Écrit par : brighelli | 30 novembre 2008

La DGSE recrute.

Message aux futurs masterisés qui seraient recalés aux concours d'enseignement : en réussissant un concours de renseignement, vous pourriez être affectés au Moloch comme sous-marin de poche *.

Même pas besoin d'avoir fait pedagol aux langues o' (formation interne)

http://www.defense.gouv.fr/dgse/breves/recrutement

* je propose, par anticipation, de les appeler des spocks (contraction de "pocket submarine" et de pedagol spoken")

Écrit par : dugong | 30 novembre 2008

La cgt nous "cause".
Partout sur les affiches:votez La cgt,votez La cgt !
Voter La cgt ?
Que je vote La cgt ?
Que la cgt soit votée par moi ?
La cgt a été votée par x% des salariés.
Thibault va sûrement nous demander le jour venu si on a bien été voter, pendant qu'on y est .
Tu me causes,LA cgt,bien des ennuis grammaticaux.
A part ça ,what else ?

Écrit par : voter quoi ? | 30 novembre 2008

Rue 89 titre sur cette importante mise au point : "Pour en finir avec la théorie d'un Adolf Hitler à une seule couille"

http://www.rue89.com/2008/11/30/pour-en-finir-avec-la-theorie-dun-adolf-hitler-a-une-seule-couille

La conclusion de l'article : "D’une certaine manière, l’attention portée à la supposée anormalité sexuelle d’Hitler devient le testicule qui manque à l’Allemagne: celle de la déculpabilisation monocausale et monorchide des meurtres de masse. Ne l’encourageons pas."

Une de perdue, deux de retrouvées.

Écrit par : dugong | 30 novembre 2008

à un hussard : Sur 7 paragraphes, vous n'avez cité que 5 fois le SNUDI-FO.
La prose de ce syndicat est remarquable de retenue maîtrisée : pas une seule appréciation sur le contenu des nouveaux programme de primaire. Utilisation usée jusqu'à la corde d'un mot d'ordre "retrait des mesures Darcos"

Ecrit par : dugong | 30 novembre 2008

Dugong, le rôle d'un syndicat de l'En, c'est d'abord d'aller au plus urgent.
L'engagement antipédagogiste du SNUDI ou du SNFOLC ne fait aucun doute pour ceux qui les connaissent vraiment ou y adhèrent. Il y a un fil ou deux, un hussard ou Hervé de Strasbourg (ou quelqu'un qui me pardonnera si je l'ai déjà oublié) a posté une suite éloquente de chroniques parues dans sa presse syndicale et qui sont sans équivoque sur les susdites positions.
Même nos adversaires les connaissent parfaitement : cherchez un pédagogiste syndiqué à FO !

Écrit par : victor | 30 novembre 2008

Allez ! Va pour le label "Syndicat reconnu indemne de pédagose" comme on placardait autrefois sur les portes d'étable "Etable reconnue indemne de tuberculose".

Écrit par : dugong | 30 novembre 2008

2) Vous prenez la liberté de citer le nom de certains collègues en mentionnant leur appartenance syndicale. C'est là une façon de faire que je trouve quelque peu cavalière : nous n'avons pas pour habitude au SNUDI-FO de nous arroger le droit de divulguer le nom de nos adhérents sur la place publique et considérons que c'est à eux qu'il appartient de faire état ou non de leur appartenance à notre organisation.

Ecrit par : Un hussard | 30 novembre 2008

Je veux bien me faire engueuler par Brigitte, qui d'ailleurs ne fait pas mystère de son appartenance syndicale (le congrès du GRIP où elle est intervenue était public, il me semble. Auquel cas elle a bel et bien affirmé -publiquement- qu'elle appartenait à ce syndicat).

Elle aurait peut-être même souhaité être un peu plus médiatisée, allez savoir (y compris par exemple dans le "Syndicaliste Indépendant" : silence radio !). Ça aurait pu être plus efficace pour lui éviter la sanction qui lui est tombé dessus : bravo au passage au SNUDI-FO pour son "efficacité". Même si je reconnais bien volontiers qu'il l'a défendue, il ne l'a pas fait selon moi avec les bons arguments.

En attendant, vous pouvez toujours nous épargner vos assertions de vertu auto-proclamée (nous les purs, nous les justes,etc.). Je pourrais aussi vous relater une ou deux conversations avec des dirigeants du Snudi (sans citer de nom, rassurez-vous) sur ce qu'ils pensent de Marc Le Bris, et de son combat -réel, celui-là- pour l'Instruction.

Je crois que le problème est magistralement résumé par Dugong, que je cite ci-dessous :

"à un hussard : Sur 7 paragraphes, vous n'avez cité que 5 fois le SNUDI-FO.

Vous pouvez mieux faire.

La prose de ce syndicat est remarquable de retenue maîtrisée : pas une seule appréciation sur le contenu des nouveaux programme de primaire. Utilisation usée jusqu'à la corde d'un mot d'ordre "retrait des mesures Darcos"

C'est quoi une mesure ?

Ecrit par : dugong | 30 novembre 2008"

Écrit par : Manu | 30 novembre 2008

à Dugong

"Pas une seule appréciation sur le contenu des nouveaux programmes", prétendez-vous. Faux :
http://site.voila.fr/snudi-fo69/articles/programmes.pdf

Seriez-vous donc déçu de ne pas entendre le SNUDI-FO réclamer, avec la bande des trois, le retrait des nouveaux programmes ?

Il ne faut pourtant pas y compter, car ces nouveaux programmes -même s'ils posent techniquement problème quant à leur mise en oeuvre avec la perte de 2 heures d'enseignement hebdomadaires- satisfont à certaines revendications du SNUDI-FO : définition de contenus disciplinaires par niveau et dans une langue intelligible, liberté pédagogique... Dommage qu'ils aillent de pair avec des saletés.

Pour le reste, pas le temps de développer à cette heure. Mais si vraiment l'incidence des décrets Darcos sur l'école primaire vous intéresse, nous pourrons toujours en reparler plus tard... (?!)

Une humble question pour terminer, que je me permets de livrer à votre haute sagacité : comment se fait-il que certains intervenants de ce blog, n'enseignant pas en primaire, comme Manu ou vous-même, réagissent si promptement à toute allusion positive au SNUDI-FO, syndicat du primaire ?

Écrit par : Un hussard | 30 novembre 2008

Si la culture commune se réduit au consumérisme, nous sommes mûrs pour la termitière.

Ecrit par : Magister | 30 novembre 2008

Vous avez absolument raison. Les deux grands romans "utopiques" du XXème siècle : "1984" de Georges Orwell, "Le Meilleur des mondes" d'Aldous Huxley n'envisagent pas l'avenir de la même manière, mais ont comme point commun la réduction de la "culture"(et du langage en général) à la portion congrue pour la majeure partie de la population.

Dans les deux cas, le but est de créer une société "sans Histoire" et donc sans mémoire et sans avenir, la majorité des hommes (à l'exception des dirigeants) vivant comme des enfants dociles et décérébrés dans un éternel présent (l'hyper consommation sous perfusion permanente de drogues anxiolythiques ou l'extrême pénurie avec élimination immédiate des "récalcitrants")

"Le socle commun", la disparition des "humanités" (la mémoire des origines de l'Europe à la fois grecque, romaine et chrétienne), de la "chronologie" en Histoire, l'allègement des programmes, la disparition de l'étude des grands textes littéraires au profit de la "stylistique" et de la "communication", contribuent, en effet, à dessiner les contours d'une société "utopique" sans "sujets, dans laquelle chacun est rivé, sa vie entière, à l'accomplissement mécanique d'une "fonction".
utilitaire, comme dans les sociétés d'insectes.

Ce n'est pas un hasard si la société de consommation à tendance de plus en plus "ultra libérale" dans laquelle nous vivons renouvelle à sa manière (douce, ludique, cool...) l'entreprise de démolition des possibilités du langage (raréfaction et distorsion des concepts) qui caractérise ces "fourmillières humaines" que sont les régimes totalitaires.

Écrit par : Robin | 30 novembre 2008

Un hussard a écri t: "comment se fait-il que certains intervenants de ce blog, n'enseignant pas en primaire, comme Manu ou vous-même, réagissent si promptement à toute allusion positive au SNUDI-FO, syndicat du primaire ?"

Déjà démasqué !

J'avoue : je passais une épreuve pratique d'intox pour intégrer le futur service de renseignement Moloch-DGSE. A cause de vous, je n'aurai pas de seconde carrière.

Vous pouvez être fier !

De toute façon, ils m'avaient déjà fait comprendre qu'avec mes oreilles normales j'étais mal parti pour faire le spock.

Écrit par : dugong | 30 novembre 2008

"L'attribut du sujet est bien un complément (de verbe ou essentiel). Tu peux utiliser le classement suivant :"

C'est une énormité et je commence à comprendre pourquoi les élèves dans la phrase :

"Ce chaton est gris" m'expliquent que "gris" est complément d'objet direct (essentiel) du verbe être. Ils ne font que répéter ce qu'on leur a appris.

Écrit par : Robin | 30 novembre 2008

"De toute façon, ils m'avaient déjà fait comprendre qu'avec mes oreilles normales j'étais mal parti pour faire le spock."
Ecrit par : dugong | 30 novembre 2008

Oh, mais si ce n'est que ça, nous pouvons rattraper le coup. Vous savez bien que, d'après nos amis les pédagogos, tout instit qui applique les nouveaux programmes maîtrise à la perfection l'art du tirage d'oreilles !!!

Écrit par : Un hussard | 30 novembre 2008

Une humble question pour terminer, que je me permets de livrer à votre haute sagacité : comment se fait-il que certains intervenants de ce blog, n'enseignant pas en primaire, comme Manu ou vous-même, réagissent si promptement à toute allusion positive au SNUDI-FO, syndicat du primaire ?

Ecrit par : Un hussard | 30 novembre 2008

Parce que le monde de l'EN et des syndicats n'est pas particulièrement hermétique entre le primaire et le secondaire et que nous avons le droit de donner notre avis, ne vous déplaise.

Et pour jouer sur votre registre : Dugong -avant d'être démasqué- et moi-même avions-nous déja affirmé publiquement que nous n' appartenions pas au primaire ?

Écrit par : Manu | 30 novembre 2008

"L'attribut du sujet est bien un complément (de verbe ou essentiel). Tu peux utiliser le classement suivant :"

C'est une énormité et je commence à comprendre pourquoi les élèves dans la phrase :

"Ce chaton est gris" m'expliquent que "gris" est complément d'objet direct (essentiel) du verbe être. Ils ne font que répéter ce qu'on leur a appris.


Ecrit par : Robin | 30 novembre 2008

D'autant qu'il a confusion entre la nature d'un mot (la catégorie grammaticale à laquelle il appartient) et sa fonction (le rôle qu'il joue dans la phrase).

"Attribut" est une fonction et non une catégorie grammaticale.

"gris" :
nature : adjectif qualificatif
fonction : attribut du sujet

Le complément d'objet n'est pas une catégorie grammaticale, mais une fonction et une fonction totalement distincte de la fonction d'attribut.

Il faut donc distinguer :

1°) compléments d'objets (essentiels)
2°) compléments circonstanciels
3°) attributs

Écrit par : Robin | 30 novembre 2008

Quant à la couleur, verte si je ne m'abuse, nous pourrons vous la faire acquérir, si j'en crois nos amis les pédagogues effervescents, par un traitement quotidien à base d'exercices du Bled + 4 opérations dès le CP + méthode syllabique. Voyons, il ne faut pas vous laisser aller au désespoir, mon petit Dugong !

Écrit par : Un hussard | 30 novembre 2008

Les arguments des pro-FO et des pro-SNALC me semblent tour à tour pertinents, si bien que je ne sais toujours pas pour qui voter.
C'est grâce aux intervenants de ce blog que j'ai découvert FO. Quant au SNALC, je n'aurais jamais imaginé concevoir un jour l'idée de voter pour lui, tant il est vrai qu'à mes débuts dans l'enseignement, il y a dix ans, on m'avait présenté ce syndicat comme une émanation de l'extrême-droite, ainsi que cela a déjà été mentionné plus haut. Le collègue représentant le SNALC dans le lycée où j'ai effectué mon stage était effectivement considéré comme un fasciste. Mais encore une fois, grâce au blog, j'ai découvert un syndicat proche de la façon dont je conçois l'enseignement.
Etant encore syndiquée au SNES l'an dernier (j'ai moi aussi ce problème de prélèvement automatique), je reçois toujours leur abondante littérature. Les sections disciplinaires se sont toutes fendues dernièrement d'un état des lieux par matière à l'intérieur d'un fascicule intitulé "Contenus et programmes d'enseignements". Désormais, le groupe Lettres, qui me concerne directement - et je n'ai lu que cette partie du livret, il ne faut quand même pas pousser le zèle trop loin... -, est entièrement voué au pédagogisme le plus débridé, prenant ainsi le parfait contre-pied de ce qu'il écrivait il y a encore quatre ou cinq ans. Comme quoi le pédagogisme est plus à la mode que jamais. Les diverses productions du SNES en sont d'ailleurs littéralement farcies, ce qui m'a décidée cette année à ne plus renouveler mon adhésion.

Écrit par : Anne | 30 novembre 2008

"Parce que le monde de l'EN et des syndicats n'est pas particulièrement hermétique entre le primaire et le secondaire et que nous avons le droit de donner notre avis, ne vous déplaise.
Ecrit par : Manu | 30 novembre 2008

Fort bien. Et si, au lieu d'aller déverser votre agressivité sur le SNUDI, vous utilisiez votre énergie à convaincre un éditeur de publier le remarquable fichier de calcul de Pascal Dupré, ne serait-ce pas plus constructif ?

Écrit par : Un hussard | 30 novembre 2008

à Dugong

"Pas une seule appréciation sur le contenu des nouveaux programmes", prétendez-vous. Faux :
http://site.voila.fr/snudi-fo69/articles/programmes.pdf


Ecrit par : Un hussard | 30 novembre 2008

C'est mou, pour le moins (chacun peut effectivement le constater) en particulier pour de prétendus "anti-pédagogistes" comme l'affirme Victor. C'est beau la méthode Coué.

Tiens, au passage, c'est rigolo : je ne savais pas que Montreuil, c'était dans le Rhône( 69). Regardez la signature en bas et l'en-tête en haut...

Écrit par : Manu | 30 novembre 2008

Un compte rendu de la journée Humanités du Snes est disponible sur le site de SLL :

http://www.sauv.net/humanitesausnes.php

Écrit par : Romuald | 30 novembre 2008

Les arguments des pro-FO et des pro-SNALC me semblent tour à tour pertinents, si bien que je ne sais toujours pas pour qui voter.

Ecrit par : Anne | 30 novembre 2008

Bonsoir Anne,

Allez là : http://www.snalc.fr/

et là : http://fo-snfolc.fr/.

Furetez un peu. Lisez,et faites votre choix. Pour moi, il n' ya pas photo mais Victor vous dirait la même chose. Concernant M. Brighelli, puisqu'il s'agit de son blog, il semble qu'il ait aussi fait son choix, et plus anti-pédagogiste que lui tu meurs...

Écrit par : Manu | 30 novembre 2008

@anne

Oui, j'ai lu aussi la prose de leur "observatoire des pratiques", et franchement je crois que je préfère l'époque où ils ne parlaient jamais de pédagogie !

Quant à la FSU, elle est encore plus contaminée !

Je crois bien qu'ils ont perdu ma voix pour le 2/12...

Écrit par : sanjuro | 30 novembre 2008

Merci, Robin.
J'ai pris la liberté d'aller copier-coller votre "cours" sur le forum EDP. J'espère que vous ne m'en voudrez pas.

Écrit par : c. cru | 30 novembre 2008

Fort bien. Et si, au lieu d'aller déverser votre agressivité sur le SNUDI, vous utilisiez votre énergie à convaincre un éditeur de publier le remarquable fichier de calcul de Pascal Dupré, ne serait-ce pas plus constructif ?

Ecrit par : Un hussard | 30 novembre 2008

Il est déjà publié, ici :
http://www.slecc.fr/

Et bientôt, ce devrait au tour de l'excellente méthode de lecture-écriture de Thierry Venot pour la GS.

Écrit par : catmano | 30 novembre 2008

Fort bien. Et si, au lieu d'aller déverser votre agressivité sur le SNUDI, vous utilisiez votre énergie à convaincre un éditeur de publier le remarquable fichier de calcul de Pascal Dupré, ne serait-ce pas plus constructif ?

Ecrit par : Un hussard | 30 novembre 2008

Mon cher Hussard,

Mon "agressivité" n'est certainement pas pire que la vôtre et apparemment, vous ne supportez pas de lire des arguments qui contredisent votre peinture idyllique (et parfois imaginaire, désolé) du Snudi. C'est votre problème : Je m'exprime ici librement, tant pis si vous même n'en n'avez pas l'habitude.

Maintenant, si ça peut vous rassurer, je préfère largement qu'un collègue vote pour vous que pour la CFDT ou le Snuipp, il n' y a pas photo. Et je reconnais aussi qu'il y a parmi vous des gens de valeur et sincères (Brigitte, bien sûr, vous, qui sait ?).

Je vais même vous donner raison sur un point : concernant les 10 ou 20 dernières années, je ne suis pas complètement renseigné sur l'action des syndicats en primaire. Ce que j'affirme ici porte plus sur les années les plus récentes (2 ou 3 ans).

Écrit par : Manu | 30 novembre 2008

"Oui, j'ai lu aussi la prose de leur "observatoire des pratiques", et franchement je crois que je préfère l'époque où ils ne parlaient jamais de pédagogie !

Quant à la FSU, elle est encore plus contaminée !

Je crois bien qu'ils ont perdu ma voix pour le 2/12..."

Ecrit par : sanjuro | 30 novembre 2008

Vous parlez du "SNES"? Jusqu'à preuve du contraire, ils font partie de la FSU.

Écrit par : Christophe Sibille | 30 novembre 2008

Bon, Manu, je sais bien que d'après ce que vous écrivez sur ce blog, vous êtes prof de musique et non de géographie, mais quand même... Le SNUDI-FO est depuis 2005 le 3ème syndicat national dans le primaire et est donc implanté dans un nombre croissant de départements. Les communiqués du secrétariat national, domicilié à Montreuil (93), sont de ce fait diffusés dans de nombreux départements, qui peu à peu mettent en place leur propre site tels le 94, le 75, le 53, le 84, le 62... et le 69 !

Allez, pour ceux qui accordent plus d'importance aux écrits qu'à l'action quotidienne, je vais pour une fois m'autoriser un petit copié-collé d'un précédent message en date du 20 novembre.



"FORCE OUVRIERE n'a cessé de dénoncer et combattre les réformes de destruction de l'école, quelle que soit la couleur du gouvernement en place. Et ce dès la loi Jospin de 1989.

Le SNUDI-FO pour le primaire, le SN-FO-LC pour le secondaire, la FNEC... mais aussi la Confédération elle-même.

Je viens de retomber sur des articles écrits il y a plus de 10 ans, entre 1995 et 1998, par Rémi Caillat (à l'époque où il était secrétaire confédéral chargé des questions d'enseignement) et publiés régulièrement dans FO Hebdo, le journal de la Confédération. En voici quelques extraits, sur différents thèmes.

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FO Hebdo n°2248 du 5 mai1995 « Les Précieuses ridicules sont de retour »
Au sujet du jargon des pédagols : extraits

« Ces perles sont les grandes trouvailles de ce que d’aucuns appellent les « scientifiques de l’éducation » ou d’autres, dont je suis, « les pédagogues effervescents ». Ils sévissent depuis quelques années et sont tous issus des hautes sphères du ministère de l’Education nationale.
Ils ont, en tout cas, participé grandement à la mise en place de la méthode globale de lecture, des maths modernes, de l’éveil à la place de l’histoire et de la géographie, des activités à la place de la dictée, etc. (...)

« Ces soixante-huitards attardés sont aussi ceux qui demandent que les élèves fassent eux-mêmes leur autodiscipline. On voit où cela nous a menés. »

« Voilà comment dans les MAFPEN et les IUFM, on manie allègrement un jargon prétentieux et pédant tant il est vrai, comme le disait Montaigne, que « les niais aiment et admirent surtout ce qu’il y a de caché sous des termes ambigus ».

Mais peut-être que derrière cela il y a tout simplement une volonté de casser définitivement l’Instruction publique... »

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FO Hebdo n°2298 du 29 mai 1996 « Une priorité nationale ? »
Au sujet de l’apprentissage de la lecture : extraits

« « Combien de « maîtres pensants », n’ayant jamais mis les pieds dans un cours préparatoire, se sont permis de dénigrer des méthodes ayant pourtant fait leurs preuves ? Souvent pour préconiser d’autres méthodes, qui avaient l’avantage de permettre à des inspecteurs de l’Education nationale de faire des livres cautionnant les fameux maîtres-penseurs tout en leur permettant d’acquérir une certaine notoriété sonnante et trébuchante. »

« Qu’on le veuille ou non, il y a des étapes dans l’apprentissage de la lecture, l’une des premières étant indéniablement le déchiffrage. D’ailleurs, une page de lecture pourrait être comparée à une partition musicale. »

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FO Hebdo n°2314 du 23 octobre 1996 : « A propos du foulard »

« Les limites des différentes circulaires que nous avons évoquées précédemment se trouvent ainsi démontrées. Il ne pouvait d’ailleurs en être autrement et la Confédération Force Ouvrière l’avait parfaitement pressenti dès 1989. Le ministre avait laissé se développer un débat dont nous disions alors qu’il risquait d’avoir des effets multiplicateurs. Il aurait dû à l’époque soutenir de façon indéfectible les chefs d’établissement qui ne faisaient qu’appliquer la réglementation élaborée à partir de la loi de 1905. »

« La laïcité, puisqu’une fois de plus il s’agit de cela, ne saurait être à géométrie variable. Elle implique le respect de toutes les convictions religieuses et politiques mais sans un favoriser une seule. Et elle ne peut qu’interdire tout port d’insigne discret aussi bien qu’ostentatoire. »

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FO Hebdo n°2328 du 5 février 1997 « Quand l’école de la République ne remplit plus son rôle »
Au sujet de la mise en place des « parcours » au collège en 1996

« Autrement dit, chaque collège va pouvoir bénéficier de fourchettes horaires différentes et ce y compris dans un même ville. Un élève de 6e du collège X pourra avoir jusqu’à 240-250 heures de cours de plus qu’un élève du collège Y. Mieux, dans une même collège, deux classes pourront avoir des horaires différents. Incroyable mais vrai ! (...)
Quant au cycle central des 5e-4e, c’est jusqu’à 612 heures en moins qu’un élève pourra avoir en deux ans. »

« Or l’Ecole de la République ne doit-elle pas avant tout offrir à chaque enfant, tout au long de sa scolarité, donc au futur citoyen, une égalité de traitement devant le droit à l’instruction ? A terme, c’est la fin des programmes nationaux, donc des diplômes nationaux, qui est programmée. »

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FO Hebdo n°2387 du 29 avril 1998 « L’échec de l’école lieu de vie »
Sur la violence scolaire, suite aux graves incidents au lycée de Goussainville : extraits

« La confiance dans l’avènement d’une discipline librement consentie conduisit à bâtir des lycées et collèges sans clôture ou mur d’enceinte, laissant ainsi grandes ouvertes les portes d’accès aux établissements existants, et à ne plus ou mal contrôler les entrées et les sorties.

On voit où tout cela nous a menés et, qu’on le veuille ou non, cet état d’esprit a grandement contribué à la détérioration de l’école.(...) Pour notre part, cela fait des années que nous disons que, sous prétexte de « sortir l’école de son ghetto », en prétendant « l’ouvrir au monde », on y a fait entrer tous les maux de la société, gravement perturbée, nous ne le dirons jamais assez, par l’extension du chômage. (...)

Lors d’un CSE, j’avais stigmatisé, en présence du ministre de l’Education nationale de l’époque, « les pédagogues effervescents » qui allaient jusqu’à dire que l’école avait pour mission non pas d’enseigner des connaissances précises, de transmettre un savoir, mais d’être avant tout « un lieu de vie ». Cela m’avait attiré les sarcasmes du ministre mais aussi ceux de la FEN et de la FSU. Or c’est avant tout à l’échec de « l’école lieu de vie » que nous assistons aujourd’hui. La réalité, c’est que l’école est victime du laxisme général dont elle a été l’objet et qu’elle subit encore. » (...)
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Les faits sont têtus !!!
Ecrit par : Un hussard | 20 novembre 2008

Écrit par : Un hussard | 30 novembre 2008

J'aurais aimé avoir un commentaire de Manu sur ma (succincte) description de l'enseignement de la musique dans le premier degré...

Écrit par : Christophe Sibille | 30 novembre 2008

A Catmano

Je sais bien que le fichier est publié aux éditions du GRIP. Mais de ce fait, sa diffusion reste malheureusement confidentielle, et quelle galère pour le faire acheter sur les crédits mairie ! Ce que je voulais dire, c'est qu'il est bien regrettable qu'il ne soit pas publié chez un éditeur scolaire "classique". Cela dit, j'imagine bien qu'il doit être perçu comme une création du diable par toutes ces bonnes gens, et que ce n'est donc pas gagné !

Écrit par : Un hussard | 30 novembre 2008

Je prends la liberté de compléter le message de Robin. On appelle aussi compléments essentiels, dans l’actuelle terminologie, certains compléments, autrefois considérés comme circonstanciels , mais on dont on ne peut se passer :


Les enfants vont à l’école ( c essentiel de lieu)


Il mesure deux mètres, il sent la rose, le cours dure deux heures , le livre coûte 20 euros


Certaines grammaires universitaires observent qu’ils fonctionnent comme des CO (ils sont essentiels) et suggèrent de les rapprocher des CO.


D’où la différence entre :


A Paris, les logements sont chers ( CC) et je vais souvent à Paris


En Argentine, les troupes se battent (CC) et Les troupes se rendent en Argentine.

Écrit par : uncertain | 30 novembre 2008

comme le disait Montaigne, que « les niais aiment et admirent surtout ce qu’il y a de caché sous des termes ambigus ».

Ecrit par : Un hussard | 30 novembre 2008

Merci à hussard pour cette revue de presse et pour la citation de Montaigne qui devait déjà, le cher homme, pressentir l'avènement des pédagogistes et de leurs émules. En tous les cas, la formule résume tout à fait bien ceux qui se targuent d'une pensée scientifique mais qui ne sont que des charlots emphatiques.

Écrit par : Magister | 30 novembre 2008

Les faits sont têtus !!!
Ecrit par : Un hussard | 20 novembre 2008

Ecrit par : Un hussard | 30 novembre 2008

Et oui, je suis bien d'accord avec vous ! Rien à voir, mais au passage : cette phrase est bien de Lénine n'est-ce pas (je l'utilise souvent moi-même) ?

Et le problème est bien là :

1) les extraits que vous nous soummettez (sincèrement merci !) sont des extraits de FO- Hebdo, c'est à dire le journal de tous les adhérents si et seulement si l'on s'abonne, ce qui est loin d'être le cas de tous les adhérents du Snudi et du SN-FO-LC ! Il ne s'agit pas là d' extraits du "Syndicaliste Indépendant" qui est le canard syndical que recoivent automatiquement tous les enseignants syndiqués à FO.

2) Enfin, ces extraits sont splendides et pour le coup sans équivoque mais...ils ont franchement de la bouteille (le plus récent a 10 ans d'âge. Ça commence à être intérssant pour un whisky single malt, mais pour le reste...)
Jamais en des années et des années de lecture du Syndicaliste inépendant, je n'ai trouvé de telles choses... et dernièrement, ça allait plutôt en s'aggravant, comme semble l'indiquer l'article d'Antoine Prost sur le site du SNFOLC.

Notre problème,semble-t-il, est le suivant : vous me parlez d'un FO mythique qui a effectivement existé, mais qui selon moi n'existe plus. Et je vous jure que je suis le 1er à le regretter.

Écrit par : Manu | 30 novembre 2008

J'aurais aimé avoir un commentaire de Manu sur ma (succincte) description de l'enseignement de la musique dans le premier degré...

Ecrit par : Christophe Sibille | 30 novembre 2008

Oui Christophe : Revenant d'un concert avec certains de mes élèves (et anciens), je ne l'avais pas trouvé si succint que ça (si nous aprlons bien du même). Je l'avait survolé en me disant que j'y reviendrai plus tard. Il faut que je le retrouve...

Écrit par : Manu | 30 novembre 2008

Je le remets, je le répète, car cela doit se savoir :

Le lien vers le compte-rendu d'une réunion entre SLU et des représentants du Ministère de L'Ignorance supérieure (pardon, de l'Enseignement supérieur) qui a eu lieu vendredi.
Y apparaît :
- l'ignorance crasse des conseillers du ministère (dont un ancien président de fac tout de même - et dire qu'on leur met le pouvoir absolu dans les mains?!)
- leur souverain mépris pour nous, pour la contestation en cours.
- leur mépris pour la recherche (un comble, vu l'intitulé du ministère) : cf. la façon dont ils jugent les masters 1 en mathématiques comme "trop pointus" et inutiles. Je n'ose imaginer ce qu'ils pensent d'un M1 en Histoire ou en lettres. Cf. aussi leur mépris pour le contenu disciplinaire des concours (voir la remarque perfide sur la présence de Plotin à l'agreg de philo).

http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?article993

Cela se passe de commentaires, mais cela ne devrait pas se passer de gifles, et c'est un apôtre de la non-violence qui vous le dit.

Écrit par : Fabien | 30 novembre 2008

Cela se passe de commentaires, mais cela ne devrait pas se passer de gifles, et c'est un apôtre de la non-violence qui vous le dit.

Ecrit par : Fabien | 30 novembre 2008

Les gifles leur viendront d'une autre manière, selon l'imparable loi de cause à effet. Bien mal acquis ne profite jamais.

Écrit par : Magister | 30 novembre 2008

Mais je leur conseille d’apprendre des rudiments d’accompagnement à la guitare, (maîtriser le nombre d’accords susceptible d’accompagner une bonne partie du répertoire scolaire avec un accompagnement en « pompe », peut ne pas demander trop de temps. J’espère que Manu confirmera… ;-)

Ecrit par Christophe Sibille

Et bien...non, désolé, Christophe. Les 1er pas à la guitare ont été longs, lents et plutôt difficile à la guitare pour moi et la plupart des élèves à qui j'ai appris à en jouer (dans le cadre d'ateliers). C'est un instrument que je trouve difficile au début et plus facile ensuite (exactement le contraire du piano, par exemple).

Ce n'est qu'une opinion,ceci dit. Et d'autant plus que je suis plutôt autodidacte sur le sujet (un élève de 3ème m'a montré comment tenir un médiator il y a plus de 10 ans et m'a donné quelques rapides conseils - Merci Rémy ! - c'est tout ce que j'ai eu comme "cours")

Je tenterai de répondre à d'autres parties de votre long mais intéressant texte ( c'était de l'humour, pour le terme "succint" ?) sur le sujet un peu plus tard.

Écrit par : Manu | 30 novembre 2008

A Manu

Je ne puis vous répondre quant à la formule "Les faits sont têtus" car j'avoue que je n'en connais pas l'auteur. Et j'avoue dans la foulée (que de confidences !), que Lénine et autres révolutionnaires russes ne sont pas vraiment ma "cup of tea" !

Pour ce qui est des extraits que j'ai cités, je les ai tirés d'un petit recueil des meilleurs articles de Rémy Caillat qui avait été offert à chaque délégué lors de mon premier congrès national du SNUDI, il y a quelques années.

Des extraits de certaines chroniques de Rémy Caillat étaient d'ailleurs publiés à l'occasion dans l'Ecole syndicaliste, le canard du SNUDI, pour notre plus grand plaisir. Je me souviens que nous avons également eu droit un jour, dans un autre style, à un extrait de la chronique de Meyer consacrée aux "irréductibles Bretons" de Médréac : les collègues s'étaient bien régalés...

Loin de moi l'idée de prétendre que le SNUDI est parfait, mais je puis vous assurer que pas une seule fois depuis que j'y suis je n'ai regretté d'avoir pris ma carte. Ni de lui avoir consacré du temps à certaines périodes. Et essentiellement, au-delà des écrits, parce que je lui dois, ainsi que plusieurs de mes amis, d'être encore en poste malgré des choix pédagogiques peu conformes aux dogmes officiels !

Écrit par : Un hussard | 30 novembre 2008

Je ne puis vous répondre quant à la formule "Les faits sont têtus" car j'avoue que je n'en connais pas l'auteur.

Ecrit par : Un hussard | 30 novembre 2008

Voici l'extrait d'une "lettre aux camarades" signée lénine et paru les 1, 2 et 3 novembre (19, 20 et 21 octobre) 1917 dans le journal«Rabotchi Pout » n° 40, 41 et 42.

"«Éclairer» les bonapartistes et leurs valets du Préparlement s'est avéré impossible autrement que par l'insurrection.

C'est un fait. Les faits sont têtus. Et un « argument » de fait de cette nature en faveur de l'insurrection est plus fort que mille tergiversations «pessimistes» d'un politicien hésitant et timoré."

Écrit par : Magister | 30 novembre 2008

« Qu’on le veuille ou non, il y a des étapes dans l’apprentissage de la lecture, l’une des premières étant indéniablement le déchiffrage. D’ailleurs, une page de lecture pourrait être comparée à une partition musicale. »

FO Hebdo n°2298 du 29 mai 1996 « Une priorité nationale ? »
Au sujet de l’apprentissage de la lecture : extraits cité par hussard

Un des principaux arguments en faveur des méthodes globales portait sur la nécessité de "donner du sens", une formule quasi magique et récurrente du pédagogisme. Ce dogme s'appuie notamment sur le fait que les enfants des milieux défavorisés ne bénéficient pas d'un environnement culturel compensatoire, capable de relayer l'accès au sens. On centrait tout sur "Lire c'est comprendre" en escamotant le "Lire c'est d'abord apprendre à lire" et en déniant le fait de bon sens qu'il faut d'abord intégrer les mécanismes de la lecture pour mieux s'en affranchir, de sorte à être ensuite pleinement disponible pour le sens.
"Donner du sens". Une belle formule qui amène à mettre la charrue avant les boeufs et à conduire des contingents d'élèves dans une impasse... ou devant un sens interdit.

Écrit par : Magister | 30 novembre 2008

Merci Magister ! c'était donc bien Lénine ! La 1ère fois que je l'ai entendu cité, c' était avec une certaine malice (mais aussi beaucoup de sérieux) dans une réunion de quartier par l'ancien -et excellent- maire de Dijon, M. Robert Poujade ( ancien et 1er ministre de l'environnement sous Pompidou). Un homme cultivé, d'une politesse absolument délicieuse qui était passé par la rue d'ULM dans sa jeunesse. J'avais été frappé à l'époque par la tenue et la distinction de cet homme de droite, donc forcément "dans le camp du mal" comme je le pensais sincèrement à l'époque (pitié, j'étais jeune !). Il était réélu systématiquement au 1er tour avec 65 ou 70 % des voix, et ce n'était pas par bourrage des urnes ou clientélisme.

Aujourd'hui, les dijonnais ont...Rebsamen (défense de rire). Tout fout le camp : même la moutarde, ils vont aller la fabriquer à pétaouchnok (en tchéckie, je crois) parce que c'est plus "rentable". Lamentable.


Pour sortir de la nostalgie et pour répondre à "un Hussard", je pense qu'effectivement, FO a un sérieux besoin de retrouver des Rémy Caillats (et particulièrement au SN-FO-LC où ils ont totalement disparus). En nombre, si possible.

Aujourd'hui et pour le secondaire, les Rémy Caillats sont au Snalc. Ils s'appellent Bernard Kuntz ou Claire Mazeron pour les plus connus.

Écrit par : Manu | 01 décembre 2008

Les gifles leur viendront d'une autre manière, selon l'imparable loi de cause à effet. Bien mal acquis ne profite jamais.

Ecrit par : Magister | 30 novembre 2008

Vous voulez combien de milliers de contre-exemples ?

Écrit par : Jérémy | 01 décembre 2008

Manu, nous voilà au moins d'accord sur un point : la nostalgie c'est charmant, mais superfétatoire dans les circonstances actuelles. J'ai tenté d'apporter quelques réponses à ceux qui exprimaient des doutes quant à l'engagement anti-pédagogiste de FO puisque c'est manifestement un préalable nécessaire à leurs yeux, mais on pourrait très bien s'en tenir à ce que dit très justement Victor : "cherchez un pédagogiste syndiqué à FO !". Et si j'ai cité des textes qui remontent à une dizaine d'années, c'est aussi pour démontrer que les positions défendues par FO ne sont pas à géométrie variable, selon la couleur du gouvernement en place.

A présent que Dugong nous a accordé le précieux label "Syndicat reconnu indemne de pédagose", venons-en au vif du sujet. Même si les nouveaux programmes sont moins mauvais que les précédents (encore qu'il y ait de quoi dire sur le maintien d'un bain de lecture globale pur jus pendant 3 ans en maternelle, et d'autres défauts que le GRIP a d'ailleurs très justement recensés), cela devient vraiment secondaire par rapport aux réformes qui tombent sur l'école primaire.

Ce qui est à l'ordre du jour dans le premier degré, c'est tout simplement la destruction pure et simple de l'Ecole républicaine, dans le droit fil des réformes qui se succèdent depuis près de vingt ans. Darcos n'a d'ailleurs pas eu à se fatiguer beaucoup : il s'est contenté de pomper la Charte pour l'école du XXIème siècle, élaborée par Allègre et Royal avec la collaboration efficace des pédagogues effervescents.

Sur la Charte, je vous renvoie directement à ce qu'en disaient à l'époque les "irréductibles Bretons", ce qui nous fera gagner du temps puisque votre confiance leur est acquise :

"La charte du XXI ème siècle est le point final de la destruction et de l’atomisation de l’instruction publique française. C’est une catastrophe pour les générations d’enfants actuelles et à venir. C’est la suppression des après-midi d’enseignement, effectué par des enseignants dans toute la France, pour les remplacer par des après-midi d’activité, tenues par divers animateurs communaux et autres emplois-jeunes sans statut ni retraite, ni formation –mais coûtant seulement le SMIC. C’est une réforme économique –donc pour faire des économies- qui ne s’encombre même pas d’un habillage pédagogique comme ont pu le faire les réformes économiques précédentes (cycles, NPE, projet individualisé, études dirigées ..)."

Darcos a semble-t-il tenu compte de cette dernière remarque puisqu'il a choisi de doter cette réforme d'un habillage pédagogique très habile : les nouveaux programmes. Ce qui lui permet d'une part de justifier les suppressions massives de postes en s'appuyant sur les arguments souvent développés par des instructionnistes sincères : avec de bons programmes, peu importe le nombre d'élèves dans les classes, même s'il s'élève à 35 ou davantage ! Ce qui lui permet d'autre part de mettre en oeuvre une belle tactique de diversion : pendant que la majorité des syndicats bramaient au printemps dernier contre ces nouveaux programmes, ils ne s'occupaient pas des autres réformes. Enfin, c'est aussi un moyen efficace de diviser parents d'élèves et instits au moment de faire passer d'autres volets de ses réformes dont il sait très bien qu'ils risquent d'être rejetés par un front uni parents/instits.

Certains vont peut-être m'objecter qu'aucun texte pour l'instant ne parle de supprimer les après-midi. Ben oui, notre cher ministre n'est pas stupide ! Il prépare subtilement le terrain par le décret sur les 108 h annualisées et leur mise en oeuvre à travers des expérimentations diverses et variées ; ce qui se passe dans certains départements tels le Val de Marne par exemple est à suivre de près...

A cela s'ajoute la suppression progressive des sections de l'école maternelle : les tout-petits pour 2009, puis les petits et les moyens ensuite (cf les directives données aux CAF). En ne conservant à terme que les grands, qui seront versés à l'école élémentaire (ne font-ils pas déjà partie du cycle 2, merci Jospin!).

Ce n'est pas tout : suppression des classes spécialisées intégrées dans les établissements spécialisés et scolarisation d'office de tous les élèves dans les écoles ordinaires, quelle que soit la nature de leur handicap. Donc arrivée massive d'enfants affectés de handicaps moteurs ou sensoriels graves, mais aussi d'enfants souffrant de troubles psychiatriques sévères. A côté de ça, les premiers effets de la loi Montchamp, c'est quasiment de la gnognotte !

Il ne manque plus que les deux pièces maîtresses du dispositif : les EPEP et la réforme de notre statut.

Car comme le disait Allègre dans sa charte : "les missions et le statut de l'enseignant sont à redéfinir". Autrement dit, ceux qui s'imaginent qu'ils sont entrés dans l'enseignement primaire pour instruire leurs élèves sont des ringards : leur nouvelle mission consistera certes à faire quelques heures de français-maths, mais surtout à encadrer les nuées de précaires en tous genres qui graviteront autour des zapprenants et à s'enquiller réunions et paperasses jusqu'à la nausée. Et pour vaincre les réticences, la solution qui a fait ses preuves : une jolie pri-prime pour ces futurs cadres inférieurs !

Écrit par : Un hussard | 01 décembre 2008

Pour c.cru et Robin : "gris" analysé comme COD dans "le petit chat est gris", je l'ai lu et entendu au CAPES de Lettres l'année dernière.

Fabien, le RThierry Coulon qu'a rencontré SLU est le même que celui que j'épinglais dans ma Note "Cacophonies syndicales". Un virtuose.

Anne, le problème avec le SNES, c'est ce double jeu / double langage entre une direction qui est unanimement pédago, et, en vertu du droit de tendance, des militants qui ne le sont pas forcément. Mais l'ensemble de la FSU (cela tient peut-être à son époque de recrutement) est à fond derrière l'idéologie pédagogiste, qu'ils s'obstiennent à confondre avec une idéologie de gauche.

Sur le SNALC enfin : ce syndicat est actuellement infesté, dans ses instances dirigeantes, de chevénementistes et de "républicains" divers (des "gauchistes", a dit un conseiller du inistre). Et il marginalise gentiment les "anciens" qui, parfois, ne lorgnaient pas beaucoup du côté de la gauche, je vous le concède.
JPB

Écrit par : brighelli | 01 décembre 2008

Ah, j'allais oublier un "détail" : pas de souci pour les parents. L'enseignement catholique cher à Darcos sera là pour les accueillir à bras ouverts, ainsi que leur progéniture. Nos bons pères s'apprêtent d'ailleurs à développer les classes maternelles, à commencer par les sections de tout-petits (vous savez, ceux qu'il ne faut pas scolariser trop tôt) avec la bénédiction de la CAF !

Écrit par : Un hussard | 01 décembre 2008

Certains vont peut-être m'objecter qu'aucun texte pour l'instant ne parle de supprimer les après-midi. Ben oui, notre cher ministre n'est pas stupide ! Il prépare subtilement le terrain par le décret sur les 108 h annualisées et leur mise en oeuvre à travers des expérimentations diverses et variées ; ce qui se passe dans certains départements tels le Val de Marne par exemple est à suivre de près...

Ecrit par : Un hussard | 01 décembre 2008

Et l'Accompagnement Educatif, réservé pour le moment aux ZEP, et qui doit être généralisé à toutes les écoles (même dans les quartiers ou les villages dans lesquels très peu de besoins se font sentir), n'est-ce pas un magnifique tremplin pour mettre facilement en œuvre cette mesure, quand l'opinion sera prête ?

Écrit par : catmano | 01 décembre 2008

"Et bien...non, désolé, Christophe. Les 1er pas à la guitare ont été longs, lents et plutôt difficile à la guitare pour moi et la plupart des élèves à qui j'ai appris à en jouer (dans le cadre d'ateliers). C'est un instrument que je trouve difficile au début et plus facile ensuite (exactement le contraire du piano, par exemple)."

Ecrit par : Manu | 30 novembre 2008

Je croyais, (point de vue confirmé par beaucoup de guitaristes) que si effectivement la guitare classique était l'instrument le plus ingrat qui soit, en tous cas pour au moins les trois premières années, la guitare d'accompagnement, (pour peu qu'on prête moins d'attention à des détails du genre "attaque à droite, ;-) ou "attaque à gauche" des différentes écoles classiques ou à la perfection du son, et plus au fait d'enchaîner en toute simplicité des accords) était, au contraire, assez rapidement gratifiante.
N'étant pas guitariste moi-même pour des raisons physiologiques, (un tendon malheureusement sectionné à l'index gauche dans ma jeunesse, ce qui m'interdisait à tout jamais les "barrés"), je ne peux pas juger par moi-même, mais je l'ai souvent entendu dire, (et confirmer dans les faits) par des musiciens ayant un peu tâté de la "six cordes" et du piano.
Bonne journée à vous. Et à tous.

Écrit par : Christophe Sibille | 01 décembre 2008

Merci à "un hussard" d'avoir développé ce point de vue. Ca fait un moment que je le dis aussi.

Écrit par : Christophe Sibille | 01 décembre 2008

La guitare d'accompagnement (la "guitare sommaire" de Bobby Lapointe) est tout de même très simple. Une après-midi si on n'est pas doué. Commencez par le Brassens des origines, quand il ne connaissait que trois accords, et encore sans barrés. Puis faites un crochet par le blues (trois accords toujours). Si vous paniquez, repliez-vous sur "Ces gens-là", de Brel (un accord, et le plus simple qui soit — tout et dans le rythme). Alors seulement vous pourrez entonner "Jésus revient" avec vos chers petits, comme Patrick Bouchitey dans la Vie est un long fleuve tranquille…
JPB, qui compléta longtemps son misérable salaire de Normalien dans les années 70 en faisant la manche avec un autre copain de l'NES devant les cinémas du Quartier Latin, à faire des imitations de Johnny Halliday et Eddy Mitchell.

Écrit par : brighelli | 01 décembre 2008

Allez, pour égayer votre journée climatiquement morose :

Ceci est une guitare...
Je ne joue pas de la guitare classique. Je ne joue
pas du Flamenco.
Je joue de la guitare sommaire.
Je suis professeur de guitare sommaire.
Je ne suis pas ici pour vous distraire, mais pour
instruire.
Maintenant, s'il y en a que ça amuse de rire, je
peux aussi distraire...
Je peux instruire en 'distraisant.".. treize ans et
demi maximum...
Après je prends ma retraite.

Petit cours de guitare sommaire :
Une guitare...est un instrument... en forme de
guitare...qui comporte six cordes. Si l'on partage la
guitare en deux par le milieu (ce qui n'est pas à
conseiller...)
On obtient deux moitiés de guitare... et ...3 cordes
d'un côté... 3 cordes de l'autre.
Ces 3 cordes du haut s'appellent par conséquent
les basses.. en guitare "classique" !
En guitare "sommaire" on ne les appelle pas : on
les ignore !
La grosse difficulté de la guitare sommaire est
d'éviter de toucher à ces cordes du haut qu'on
appelle "les basses."
Pour ce : ne tripotons pas la guitare avec tous les
doigts...
Servons nous uniquement du pouce...
Comme son nom l'indique "Pouce" ça ne compte
pas.
Pouce, c'est pour rire : Ah ! Ah ! Ah ! Ah !... Assez
ri : 1re leçon :
Les deux accords : en guitare sommaire, nous
avons deux accords. C'est beaucoup...
Ce n'est pas trop.
Pour effectuer ces deux accords, nous avons une
main gauche avec un pouce (qui ne compte pas...
ah ! ah !) et un index.
Avec l'index, nous viendrons appuyer sur les
cordes à proximité (c'est-à-dire pas trop loin).
Soit sur cette corde-ci (que nous appellerons la
corde "si"), soit sur cette corde-là que nous
appellerons donc la corde "mi") et, nous
obtiendrons les deux accords suivants : bling et
blang !...
C"est très facile : bling... (c'est facile mais il ne faut
pas toucher la corde à côté...)
Bling !... et blang !... (comme j'ai montré tout à
l'heure).
Exercice pour la prochaine fois.
Sur un cahier propre :
Dix lignes de "bling"
Dix lignes de "blang."

JPB

Écrit par : brighelli | 01 décembre 2008

JPB, qui compléta longtemps son misérable salaire de Normalien dans les années 70 en faisant la manche avec un autre copain de l'NES devant les cinémas du Quartier Latin, à faire des imitations de Johnny Halliday et Eddy Mitchell.

Ecrit par : brighelli | 01 décembre 2008

C'était toujours moins misérable que la situation de la grande majorité des étudiants, qui eux ne percevaient aucun salaire. Mais bon, si ça vous amusait de faire le clown...

Écrit par : TotoWeiningerlebilieux | 01 décembre 2008

N'étant pas directement concerné par ces problèmes, j'estime (peut-être à tort) que les différences entre SNALC et FO, ou entre GRIP et Troisième Voie sont relativement secondaires. Elles relèvent de ce qu'on appelait jadis les "contradictions au sein du peuple". Que chacun choisisse donc selon sa conscience. Si la suite des événements lui donne tort, il pourra toujours se reporter sur l'option qu'il avait d'abord délaissée.

Écrit par : Pedro Cordoba | 01 décembre 2008

Mieux vaut faire le clown dans la rue que dans une salle de classe. Vous me direz, ça dépend des rues et des classes. Certaines classes sont bien plus glaciales que certaines rues, même en hiver. Les professeurs finiront par préférer crever de froid dans la rue, comme certains SDF, plutôt que d'aller faire le clown en classe. C'est une question de dignité. Certains "foyers des enseignants" (je crois que je préfère encore l'ancienne terminologie "salle des professeurs") sont plus infects encore que le pire des foyers pour vagabonds.

Je sais, je sais, j'exagère.

Écrit par : TotoWeininger | 01 décembre 2008

Merci, Robin.
J'ai pris la liberté d'aller copier-coller votre "cours" sur le forum EDP. J'espère que vous ne m'en voudrez pas.

Ecrit par : c. cru | 30 novembre 2008 Je prends la liberté de compléter le message de Robin. On appelle aussi compléments essentiels, dans l’actuelle terminologie, certains compléments, autrefois considérés comme circonstanciels , mais on dont on ne peut se passer :


Les enfants vont à l’école ( c essentiel de lieu)

Il mesure deux mètres, il sent la rose, le cours dure deux heures , le livre coûte 20 euros

Certaines grammaires universitaires observent qu’ils fonctionnent comme des CO (ils sont essentiels) et suggèrent de les rapprocher des CO.

D’où la différence entre :

A Paris, les logements sont chers ( CC) et je vais souvent à Paris

En Argentine, les troupes se battent (CC) et Les troupes se rendent en Argentine.

Vous pouvez ajouter le message d'un certain que je découvre ce matin et que j'approuve.

Mon "cours" était un peu schématique (niveau primaire/collège !)

Ce qui m'a énervé, c'est la confusion entre la fonction attribut et la fonction complément d'objet.

C'est le mot "essentiel" qui pose problème. Essentiel à quoi ? A la compréhension de la phrase ? A sa correction syntaxique ?

Sans doute les deux. Vous dites à juste titre : "dont on ne peut pas se passer" (pour le sens)

Effectivement "Les troupes se rendent en Argentine" "en Argentine est un complément essentiel, bien que circonstanciel à cause de la polysémie du verbe "se rendre" (aller/déposer les armes).

J'évite au collège de parler de "compléments essentiels" car ils ont suffisamment de mal comme cela à distinguer les compléments d'objets, les compléments circonstanciels et les attributs.

Les conseils qe vous avez mis en lignes, destinés à des élèves de primaire (!) montrent bien les errances de l'enseignement de la grammaire à l'heure actuelle : erreurs manifestes (vous avez raison de le souligner) : confusion du cod et de l'attribut ; notions trop complexes et faisant l'objet de discussions entre grammairiens comme "l'essentialité" d'un complément ou d'un attribut.

Écrit par : robin | 01 décembre 2008

On appelle aussi compléments essentiels, dans l’actuelle terminologie, certains compléments, autrefois considérés comme circonstanciels , mais on dont on ne peut se passer :


Les enfants vont à l’école ( c essentiel de lieu)

Ecrit par : robin | 01 décembre 2008

Il faut laisser les grammairiens s'étriper sur ces choses tout à fait indifférentes, car on se fiche complètement -- enfin, moi, les autres font ce qu'ils veulent! -- de savoir si "à l'école" est un complément "essentiel" ou "pas essentiel", d'autant qu'"essentiel" n'a qu'un seul sens dans le langage de tout le monde qui doit être aussi celui des professeurs: "capital".
Je ne vois donc pas en quoi "à l'école" est un complément "capital". Un tel langage est grotesque, pédantissime, cuistroïde!
Simplifions-nous la vie, chers collègues! Les cervelles de nos élèves sont déjà vides ou à peu près, ne les rendons pas, en plus, confuses!
Bref, voilà comment j'apprends aux miens à analyser "école":
école: nom commun, féminin singulier,
complément circonstanciel de lieu du verbe "vont".
Qu'ils sachent faire cela leur suffit et a suffi à mainte génération de gens de haute culture avant eux.
Et au diable les cuistres!

Écrit par : Jean | 01 décembre 2008

Excusez-moi de retomber dans le bête train-train quotidien de l'instituteur, mais, là, j'ai vraiment besoin de soutien, voire d'aide personnalisée !
Suis-je incurablement débile ou ce message lu sur EDP est-il un entaché d'âneries grammaticales ?

"Bonjour,

L'attribut du sujet est bien un complément (de verbe ou essentiel). Tu peux utiliser le classement suivant :

- Compléments de phrase (ou non essentiels) : les compléments circonstanciels

- Compléments de verbe (ou essentiels) :
quand le verbe est être (ou d'état) : attribut du sujet
quand le verbe est transitif : COD, COI... (ou CED, CEI...)"
Ecrit par : c. cru | 30 novembre 2008

GRIP-SLECC s'apprête à publier sur le site Prpjet-slecc des petites mises au point grammaticales pour répondre à ce type d'interrogations.
GM

Écrit par : GUY MOREL | 01 décembre 2008

A Catmano

@ Un hussard,
Vous écrivez : "Je sais bien que le fichier est publié aux éditions du GRIP. Mais de ce fait, sa diffusion reste malheureusement confidentielle, et quelle galère pour le faire acheter sur les crédits mairie ! "
Ecrit par : Un hussard | 30 novembre 2008
C'est un peu compliqué c'est vrai, mais un coup de fil ou un mail à votre serviteur et cela est réglé, y compris par un envoi des fichiers commandés avant même que la chose ne soit réglée.
GM

Écrit par : Guy Morel | 01 décembre 2008

Excusez-moi de retomber dans le bête train-train quotidien de l'instituteur, mais, là, j'ai vraiment besoin de soutien, voire d'aide personnalisée !
Suis-je incurablement débile ou ce message lu sur EDP est-il un entaché d'âneries grammaticales ?

"Bonjour,

L'attribut du sujet est bien un complément (de verbe ou essentiel). Tu peux utiliser le classement suivant :

- Compléments de phrase (ou non essentiels) : les compléments circonstanciels

- Compléments de verbe (ou essentiels) :
quand le verbe est être (ou d'état) : attribut du sujet
quand le verbe est transitif : COD, COI... (ou CED, CEI...)"

Ecrit par : c. cru | 30 novembre 2008

Au fait, c.cru, mes conseils, vous les avez lus (imposer le silence total, faire plein de dictées, etc.)?
Pour répondre plus en détail, je dirai que les "classements ("compléments essentiels" et "non essentiels") on n'en a rien à f..... Les "pédagos", qui n'ont rien à enseigner, passent leur temps à classer: voyez le progamme du bac de français, avec ses genres, ses registres, ses corpusses!
Par contre, il faut apprendre à vos élèves qu'un attribut du sujet se rencontre après un verbe d'état et leur donner la liste desdit (être, sembler, paraître, devenir, demeurer, rester, passer pour, avoir l'air), car ça c'est concret et ça leur permettra d'accorder "blanches" dans "les maisons sont blanches".
La grammaire que nous devons enseigner aux élèves est entièrement normative: celle qui existe déjà est largement suffisante pour donner aux élèves une conscience de la construction des phrases et justifier les accords. Toute "observation réfléchie de la langue" qui va au-delà ne concerne que les recherches universitaires et n'a rien à faire ni à l'école ni au collège, ni au lycée.

Écrit par : Jean | 01 décembre 2008

Si la formule "cherchez un pédagogiste à FO, il n'y en a pas" est sans doute valable, je préfère "cherchez des anti-pédagos au SNALC, il n'y a que ça"! Un peu de prosélytisme, tôt le matin, ne nuit pas...

Pour Anne, qui semble hésiter : le SNES ou la FSU ont parfois de bonnes idées, mais n'ont jamais le courage d'aller au bout. Un exemple, parmi tant d'autres : lors du CSE du 23 octobre dernier, où étaient examinés les textes de "rénovation" de la voie professionnelle (comprenez bac pro en 3 ans), je me retrouve en accord avec le représentant SNUep de la FSU (représentant des PLP, minoritaire depuis la séparation avec le SNEETA) pour dénoncer l'évaluation du BEP en CCF (contrôle en cours de formation, variante du contrôle continu). Au nom de l'équité entre élèves, etc etc... Je propose donc un amendement - sans enjeu, tant le SGEN, le SE et la FCPE réunis ont mis de coeur à voter contre! - disant que le BEP doit être passé en épreuves terminales. Et là, la FSU réunie (avec SNES, SNUipp et SNEP notamment) se fend d'une explication de vote pour dire que le CCF c'est pas bien, mais qu'il ne faut pas en revenir à des épreuves terminales non plus. Un peu "mou du genou", non? A moins qu'ils aient eu peur de se salir les mains en votant avec le SNALC... Possible aussi.... Bref, ça manque de persévérance dans les convictions tout ça!! Et puis, de manière plus générale, ça ferait tellement mal au ministère, si le SNALC sortait grand vainqueur aux élections... quand le cabinet, qui nous traite de gauchistes, a tout fait pour qu'on se plante (reconnaître comme représentatif, par exemple, un certain syndicat groupusculaire dissident). Je n'ai rien contre FO, loin de là! Mais il faudra du biscuit au SNALC dans les mois à venir pour peser dans les discussions...

Écrit par : Claire | 01 décembre 2008

"Le ministère actuel de l'Education Nationale est le fossoyeur de l'école républicaine publique et laïque."
- "le fossoyeur de l'école républicaine publique et laïque" : attribut du sujet "le ministère ..."

"Monsieur Darcos nous méprise."
- "nous" COD de "méprise"

"Valérie Pécresse annihile les concours."
- "les concours" COD de "annihile"

http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?article993

Le savoir? Peu leur chaut apparemment.
"Leur", COI du verbe challoir?

Écrit par : Fabien | 01 décembre 2008

@c.cru
Un exemple de Fiche-SLECC, par Cécile Revéret

VERBES TRANSITIFS – VERBES INTRANSITIFS

Transitif vient du verbe latin transeo = passer.( cf. transition = passage)

a) Un verbe transitif exprime une action qui s’exerce sur quelque chose - ou quelqu’un- qu’on appelle l’OBJET de l’action. L’action « passe », du sujet qui l’accomplit, à l’objet.
Ex. : Pierre mange une pomme > la pomme est l’objet de son repas.
Il songe à ses vacances > les vacances sont l’objet de ses songes.
L’action de manger s’exerce sur la pomme. Les songes ont pour objet : les vacances
Pomme est complément d’objet du verbe mange.
Vacances est complément d’objet du verbe songe
b) Un verbe intransitif exprime une action qui ne « passe » pas sur un objet, qui ne s’exerce sur rien.
L’enfant rit.
Le chat miaule.

Certains verbes transitifs ont besoin d’une préposition pour introduire leur complément d’objet. On les appelle verbes transitifs indirects :
J’ai douté de sa réussite. > la réussite est l’objet du doute = ce sur quoi s’exerce le doute.
Les verbes dont le complément d’objet est introduit SANS préposition, directement, s’appellent verbes transitifs directs.
La différence entre verbe transitif direct et verbe transitif indirect est purement formelle. Elle consiste simplement en la présence, ou non, d’une préposition entre le verbe et son objet. Dans les deux cas, l’objet est ce sur quoi s’exerce l’action.
Pierre aime Jacqueline → Jacqueline est l’OBJET de son amour
Pierre pense à Jacqueline → Jacqueline est l’OBJET de ses pensées.

* C’est pourquoi il faut éviter d’appeler complément d’objet second des compléments qui sont, certes, introduits par une préposition, mais n’expriment en aucune façon l’objet de l’action.
La bibliothécaire distribue les livres aux élèves.
L’objet de la distribution, ce sont les livres. En aucun cas, ce ne sont les élèves. Les élèves sont les personnes à qui sont attribués les livres. Nous conserverons donc l’appellation complément d’attribution pour désigner la personne dans l’intérêt de qui s’accomplit l’action.

N.B. Certains verbes sont tantôt transitifs, tantôt intransitifs. Ils sont très utiles pour expliquer, justement, le terme : transitif
Je descends à la cave. > sens intransitif : l’action de descendre s’arrête au sujet.
Je descends les bouteilles de vin à la cave. > sens transitif : l’action de descendre s’exerce sur les bouteilles.
Certains verbes sont tantôt transitifs directs, tantôt transitifs indirects. Certains ont les trois constructions :
J’ai changé mes euros en dollars > sens transitif direct
J’ai changé de voiture > sens transitif indirect.
Il a changé ; je le reconnais à peine > sens intransitif.

Il a joué la bonne carte > sens transitif direct
Les petites filles jouent à la marelle > sens transitif indirect
Le bois a joué ; le tiroir ne ferme plus > sens intransitif

N.B. Certains verbes transitifs (directs ou indirects) peuvent être utilisés sans qu’on précise l’objet de l’action. Ils sont transitifs malgré tout.
- Puis-je lui téléphoner à 20 h. ? – Non ; à cette heure-là, il mange.
On ne précise pas ce qu’il mange, mais il mange nécessairement quelque chose.
On dit que le verbe manger, dans cette phrase, est utilisé intransitivement
Cesse de lui réclamer de l’argent. Tu abuses. ( On ne précise pas : tu abuses de sa générosité, ou de sa patience. Mais le verbe abuser est bel et bien transitif indirect.)

Écrit par : Guy Morel | 01 décembre 2008

FO-SNALC-FSU-SE-SGEN-SUD-FCPE-SNEETA etc...

Ecrit par : Claire | 01 décembre 2008

L'Eternel dit: "Voici, ils sont un peuple et ont tous une même langue, et c'est là ce qu'ils ont entrepris; maintenant rien ne les empêcherait de faire tout ce qu'ils auraient projeté.
- Allons! descendons, et là confondons leur langage afin qu'ils n'entendent plus la langue les uns des autres."
Et l'Eternel les dispersa loin de là sur la surface de la terre; et ils cessèrent de bâtir la ville. C'est pourquoi on l'appela du nom de Babel...

Elle est pas belle la vie syndicale française? Il y en a là-haut qui doivent se frotter les mains!

Écrit par : buntovchik | 01 décembre 2008

@C.Cru
On dit sur je ne sais plus quel forum : "

L'attribut du sujet est bien un complément (de verbe ou essentiel). Tu peux utiliser le classement suivant :

- Compléments de phrase (ou non essentiels) : les compléments circonstanciels

- Compléments de verbe (ou essentiels) :
quand le verbe est être (ou d'état) : attribut du sujet
quand le verbe est transitif : COD, COI... (ou CED, CEI...)""

Réponse SLECC, par Cécile Revéret :
" On entend dire que l'attribut serait complément du verbe être comme la pomme est complément du verbe manger. Quelle erreur !

Cette distinction fondamentale, le latin la marquait déjà. Pierre est un paysan. Petrus est agricola . Petrus et agricola sont au même cas : le nominatif.
On ne parle que d'un seul individu.
Alors que dans Pierre mange une pomme, il y a deux "individus" : Pierre et la pomme.
Il me semble qu'on apprend ce truc majeur aux enfants dès les petites classes."
Cordialement.
GM

Écrit par : Guy Morel | 01 décembre 2008

Pour Anne :

Je connais -TRES- bien le SNALC. Trop longtemps, les adversaires des idées défendues par ce syndicat ont prétendu, ("qui veut noyer son clebs.."), qu'il était peuplé de "fachos". Si c'était le cas, il y fort longtemps que je m'en serais barré. Il y a bien eu, dans le passé, une tentative d'infiltration par le FN, que les structures troskystes ont sans doute épargnée à FO. (Mais un totalitarisme peut en cacher un autre !...) Je peux vous garantir qu'au SNALC, le nettoyage par le vide a été a été fait, et bien fait !!! (Ouste !...)

Pour Manu : "For those about to vote (SNALC), we salute you !"

Pour Claire : Poisson cru à volonté en cas de victoire. Sinon vous serez obligée de dîner aux chandelles avec... Cadart, après le prochain CSE !!

Écrit par : BKZ | 01 décembre 2008

BKZ = Bernard Kuntz himself ?

Écrit par : dugong | 01 décembre 2008

Je descends à la cave. > sens intransitif
L'action de descendre s’arrête au sujet
Je descends les bouteilles de vin à la cave. > sens transitif : l’action de descendre s’exerce sur les bouteilles.
Certains verbes sont tantôt transitifs directs, tantôt transitifs indirects. Certains ont les trois constructions :
J’ai changé mes euros en dollars > sens transitif direct
J’ai changé de voiture > sens transitif indirect.
Il a changé ; je le reconnais à peine > sens intransitif.

Il a joué la bonne carte > sens transitif direct
Les petites filles jouent à la marelle > sens transitif indirect
Le bois a joué ; le tiroir ne ferme plus > sens intransitif

N.B. Certains verbes transitifs (directs ou indirects) peuvent être utilisés sans qu’on précise l’objet de l’action. Ils sont transitifs malgré tout.
- Puis-je lui téléphoner à 20 h. ? – Non ; à cette heure-là, il mange.
On ne précise pas ce qu’il mange, mais il mange nécessairement quelque chose.
On dit que le verbe manger, dans cette phrase, est utilisé intransitivement
Cesse de lui réclamer de l’argent. Tu abuses. ( On ne précise pas : tu abuses de sa générosité, ou de sa patience. Mais le verbe abuser est bel et bien transitif indirect.)

Ecrit par : Guy Morel | 01 décembre 2008

Très bien, la fiche de grammaire de Cécile Réveret!
Il y a juste une chose ou deux qui me chagrinent:

"L'action de descendre s’arrête au sujet":
l'expression est malheureuse car les élèves vont immanquablement répondre: "Mais non , Madame, l'action s'arrête à la cave!"
Je propose donc que Cécile remplace cte exemple par celui-ci:
"Maman, je descends!"

"l’action de descendre s’exerce sur les bouteilles" :
je dirais plutôt: "les bouteilles sont l'objet de l'action de descendre".

"Certains verbes sont tantôt transitifs directs, tantôt transitifs indirects. Certains ont les trois constructions :
J’ai changé mes euros en dollars > sens transitif direct
J’ai changé de voiture > sens transitif indirect.
Il a changé ; je le reconnais à peine > sens intransitif.":

je dirais plutôt, pour une question de clarté:
"Il existe des verbes qui peuvent être soit transitifs directs soit transitifs indirects:
"La maman veille son enfant malade (transitif direct, car "enfant" est COD)."
"Veille à faire ton exercice à temps (transitif indirect, car "faire" est COI)."
Il existe des verbes qui peuvent être soit transitifs directs, soit transitifs indirects, soit intransitifs:
J'ai changé mes habitudes (transitif direct car "habitudes" est COD).
J'ai changé de voiture (transitif indirect, car "voiture" est COI).
J'ai changé (intransitif, car il n'y a ni COD ni COI) ."

Tout ayant été expliqué clairement, le "N.B." me paraît superflu.

Écrit par : Jean | 01 décembre 2008

Entre deux credos syndicaux, je reviens sur la suggestion que fit Yann dans la note précédente : lancer une pétition réclamant la suppression de la main à pâte ("lamap").

Pourquoi pas ? *

Mais

En France, lamap est promue activement par Charpak, Quéré et Léna (Nobel pour le premier, académiciens des sciences pour les deux autres). Pas un physicien, chimiste ou biologiste de renom pour apporter au moins quelques bémols.

La question des sciences (de la Nature !) à l'école est difficile à poser de façon non biaisée :
- tout le monde est d'accord pour qu'il y ait un enseignement de ces sciences à l'école primaire.
- tout le monde est d'accord pour que cet enseignement comporte un volet expérimental
- tout le monde est d'accord sur l'impossibilité de multiplier les horaires d'enseignement
Il faudra que (beaucoup) d'autres que moi disent clairement que :
- lamap est une démarche chronophage,
- lamap est basée sur une idéologie constructiviste,
- l'enseignement des sciences de la Nature est importante mais non essentielle à l'école primaire

* surtout si on peut compter sur le soutien actif et massif de FO !

Écrit par : dugong | 01 décembre 2008

C.Cru
Complément sur verbes transitifs, CO et COI.
gm

"Certains verbes, très rares, sont suivis de deux compléments d’objet. L’un est direct, l’autre est indirect ( il s’agit alors toujours de la préposition de )
Elle a privé son fils de dessert.
Fils est complément d’objet direct
Dessert est complément d’objet indirect.
Il a averti son fils du danger .
Fils est complément d’objet direct
Danger est complément d’objet indirect.
Cette rection concerne un nombre très limité de verbes.

Écrit par : Guy morel | 01 décembre 2008

Le jus pédagol du jour rend compte du colloque, organisé par l’Inspection Générale de Mathématiques et la DGESCO, « Avenir de l’enseignement des Mathématiques » qui s'est tenu fin novembre à la Sorbonne.

Je cite :

"A ce propos, a été annoncée la composition de la commission qui travaille actuellement d’arrache-pied à la réécriture des programmes de la classe de Seconde, qui doivent entrer en vigueur en septembre 2009 : elle est présidée par Brigitte Gajou et Jacques Moisan (Inspecteurs Généraux), et comporte deux universitaires (René Cori, Président de l’ADIREM, et Directeur de l’IREM de Paris7, et Patrick Foulon, Professeur à l’Université Louis Pasteur à Strasbourg), une IA-IPR (Françoise Munck, Académie de Nantes), et un enseignant de l’Académie de Créteil (E. Saurosina)."

Il y a donc une (des ?) commission qui "travaille d'arrache-pied" sur les programmes du nouveau lycée ?

Grande nouveauté, le caractère secret de la commission...

De quoi ou qui a-t-on peur ?

Qu'on tire dans le pied avec lequel ces gens travaillent ?

Écrit par : dugong | 01 décembre 2008

UNE OUVERTURE SUR UN AUTRE MONDE !
Sur le plan intellectuel, il peut être très intéressant de prendre la mesure d'un domaine qui vous est totalement étranger et le restera probablement le reste de votre vie.
C'est pour cela qu'il faut être reconnaissant à Christophe Sibille d'avoir fait un long exposé sur sa manière d'initier à la musique de jeunes enfants et les maîtres chargés de leurs donner les premiers rudiments… Pour une fois, je me garderai bien d'émettre une critique sur sa production. Le fait d'avoir eu une ouverture sur cette question me suffit amplement. Ma posture professionnelle, pour être dans le relationnel, n'a rien à voir avec celle de celui qui enseigne. Cela ne fait pas de mal d'avoir de temps en temps l'accès à une vision complètement étrangère, très spécifique et en même temps universelle…
J'avais ressenti ce besoin d'avoir un œil sur quelque chose d'inaccessible quand j'ai tenu le journal, peut-être un jour édité, de ma maladie. En faisant le récit de mon opération en tant que sujet-acteur, j'ai été confronté à un sérieux point aveugle : les six-sept heures de l'opération elle même !…
J'ai pu avoir, privilège de médecin, le récit détaillé de l'acte chirurgical par le neuro-chirurgien soi-même. Pour n'importe quel citoyen, cet acte très technique, peut lui apparaître complètement hors de son monde… Il l'est… Pourtant y avoir accès au moins une fois, n'est pas sans intérêt.
Evidemment quand c'est de votre propre cervelle qu'il s'agit, cela donne à la chose une dimension supplémentaire…

Quelques semaines après l'opération, en tant que médecin traitant de moi-même, je reçus à mon cabinet le compte-rendu opératoire suivant :
«  Sous anesthésie générale, intubation orotrachéale, le patient est installé en décubitus dorsal, un billot sous l'épaule droite, la tête tournée à 80° vers la gauche et fixée dans un étrier trois pointes en légère antéflexion. On dégage ainsi l'écaille occipitale droite. Aseptie selon protocole, après rasage a minima. Clampage et anesthésie locale du scalp.
Incision cutanée sous occipitale droite rectiligne verticale, à 2 cm de la ligne médiane. Hémostase de l'artère occipitale, rugination de la masse musculaire sous occipitale après désinsertion au bistouri électrique dans un axe légèrement décalé latéralement. Exposition de l'écaille occipitale en restant du coté droit. Réalisation d'un trou de trépan sous torcular en position para médiane et découpe d'un volet osseux au craniotome. La dure mère apparaît tendue, on optimise la résection osseuse au fraisage. Ouverture de la dure mère en étoile. Cette dure mère est pathologique notamment à la partie supéro médiale de la région. On résèque un fragment de dure mère et l'on suspend le reste. Au microscope opératoire, on est sur le pôle externe de la tumeur qui apparaît extrèmement indurée. Compte tenu de la petite taille de l'ouverture et de la tension cérébelleuse, on morcelle la lésion. Les fragments sont adressés au laboratoire de bactériologie notamment pour recherche de BK. D'autres fragments sont adressés pour biopsie extemporanée. On procède à une alternance de phases de dissection périphérique et de résection intra capsulaire. Il existe un plan de clivage sur l'ensemble de la convexité, la lésion s'enchasse profondément dans le lobule semi lunaire supérieur et vient en contact de la tente vers le haut.
Sur la ligne médiane, la lésion est clairement adhérente à la jonction entre le torcular et un sinus médian sous occipital qui se développe à partir de la faux du cervelet. On a en effet beaucoup de mal à réséquer cette zone et malgré la ligature de ce sinus, on laisse en place quelques fragments de la lésion que l'on coagule. L'hémostase du sinus est obtenu par l'opposition de trois clips de Weck en titane. De même, on laisse quelques fragments de tumeur à la jonction entre ce sinus et la partie inférieure du torcular.
Le résultat de la biopsie extemporanée répond au diagnostic possible de métastase d'un carcinome. quoi qu'il en soit, on ne peut optimiser l'exérèse plus avant, on rince abondamment la cavité opératoire au sérum tiède, le cervelet est normalement battant et normo tendu. On retrouve une extériorisation normale de LCR. Le lit de la tumeur est tapissé par quelques fragments de surgicel. La dure mère est rapprochée à prolène 5. 0 et l'on appose une plastie de type Neuropatch qui est également encollée.
On repose et l'on fixe le volet osseux par trois points de fil non résorbable décimal 4. La graisse musculaire sous occipitale est suturée au vicryl 4 en deux plans, la sous peau au vicryl 3 et la peau par des agraphes sans drainage. »

Ah ! La poésie et le mystère de la littérature chirurgicale !…

Je ne conseille pas, contrairement à la guitare, le passage de la chirurgie classique à la chirurgie sommaire… Sauf, peut-être, si on veut devenir citoyen-boucher. Il n'en faut aussi.
L'initiation des enfants à la musique, un acte chirurgicale complexe, deux domaines qui nous sont complètement étrangers. Si d'une manière ou d'une autre, ils peuvent l'être un peu moins, le monde ne sera pas bouleversifier, mais on aura un peu moins d'œillères.

P.S. : le débat sur le complément d'objet, pour un non professionnel m'est apparu par contre lourd à digérer… Pôvres gosses !… Il faudrait faire une étude fouillée sur la notion psycho-pathologique de “bourreau d'enfants”.

Écrit par : Roger Felts | 01 décembre 2008

Pour apporter mon grain de sel aux discours sur le COD :

Au Moloch, il y en a manifestement qui se disent que les contenus de programme sont des compléments circonstanciels (non essentiels) des nouvelles structures.

Écrit par : dugong | 01 décembre 2008

"BKZ = Bernard Kuntz himself ?"
Dugong, quelle perspicacité !
JPB

Écrit par : brighelli | 01 décembre 2008

P.S. : le débat sur le complément d'objet, pour un non professionnel m'est apparu par contre lourd à digérer… Pôvres gosses !… Il faudrait faire une étude fouillée sur la notion psycho-pathologique de “bourreau d'enfants”.
Ecrit par : Roger Felts | 01 décembre 2008
Cher Roger,
Quelle lucidité ! La pédagogie, c'est lourd à digérer, en effet, quand on veut enseigner quelque chose. C'est pour cela que les pédagos ont renoncé à enseigner quoi ce soit.
Pour votre pénitence, me ferez un petit paragraphe léger comme une pâte feuilletée sur l'enseignement de la phylogenèse en GS de maternelle !
Cordialement
GM.

Écrit par : Guy Morel | 01 décembre 2008

Merci, Roger.
J'ai également fait un scanner récemment. J'ai été confronté à des problèmes de déchiffrage du compte rendu afférent d'autant plus inextricables que la radiologue, dont je ne discuterai en aucune manière les compétences par ailleurs, est presque incapable d'aligner trois mots en français, (elle est apparemment polonaise).
Aux questionnements légitimes que je lui ai exprimés, elle n'a su me dire que: "orthopédie" et "chirurgie". Un peu léger, donc.

Écrit par : Christophe Sibille | 01 décembre 2008

"Pour Anne, qui semble hésiter : le SNES ou la FSU ont parfois de bonnes idées"

Ecrit par : Claire | 01 décembre 2008

Le SNES fait partie de la FSU! C'est déjà assez compliqué comme ça!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 01 décembre 2008

"JPB, qui compléta longtemps son misérable salaire de Normalien dans les années 70 en faisant la manche avec un autre copain de l'ENS devant les cinémas du Quartier Latin, à faire des imitations de Johnny Halliday et Eddy Mitchell."

Ecrit par : brighelli | 01 décembre 2008

"C'était toujours moins misérable que la situation de la grande majorité des étudiants, qui eux ne percevaient aucun salaire. Mais bon, si ça vous amusait de faire le clown..."

Ecrit par : TotoWeiningerlebilieux | 01 décembre 2008

Ah, c'était donc vous, Jean-Paul? ;-)
Blague à part, mes respects. Et ce n'était pas interdi aux autres étudiants d'en faire autant, ou d'essayer!
Clown est un des métiers les plus nobles qui soient! ((Un des "personnages" auxquels je voue la plus grande admiration a cette profession dans ses multiples cordes, si je puis dire en parlant de lui.)

Écrit par : Christophe Sibille | 01 décembre 2008

CS a écrit : "elle n'a su me dire que: "orthopédie" et "chirurgie".

Ne vous emballez pas !

Il y a, parait-il, d'autres moyens médicaux que la chirurgie pour mieux prendre son pied.

La polonaise avait peut-être utilisée une notation inverse ? Les polonais sont coutumiers du fait.

Écrit par : dugong | 01 décembre 2008

Wikipedia vient de m'apprendre que BKZ est aussi l'indicatif IATA de l'aéroport de Bukoba en Tanzanie.

Y aurait-il un safari au Serengeti à gagner en participant à la grande tombola de demain ?

On nous cache tout, on nous dit rien.

Écrit par : dugong | 01 décembre 2008

Envolée du Primat des pédagols sur son blog :

"Aider à l’émergence d’un sujet, c’est créer des situations éducatives et non développer des systèmes de conditionnement. Une situation éducative se caractérise par le fait qu’elle propose des contenus, accessibles et exigeants à la fois, qui permettent au sujet de s’exhausser au-dessus de sa situation présente. Cette situation travaille, en même temps, des savoirs et du social. Elle permet de s’engager dans l’apprendre et de se déprendre de la pulsion de toute-puissance (qui, elle, invite à « savoir » et « pouvoir »… sans avoir à apprendre !). Elle nécessite des rituels spécifiques. Elle impose la présence d’un adulte qui incarne le lien consubstantiel du plaisir et de l’exigence : exigence de précision, de justesse, de vérité."

La Grâce pour le prêtre-enseignant, donc.

La professionnaliser à coup de séminaire(s) ?

Écrit par : dugong | 01 décembre 2008

interdi
Ecrit par : Christophe Sibille | 01 décembre 2008

Écrit par : Correcteur automatictoc | 01 décembre 2008

@ Guy Morel reconnaît mes qualités :
« Cher Roger, quelle lucidité ! La pédagogie, c'est lourd à digérer, en effet, quand on veut enseigner quelque chose. C'est pour cela que les pédagos ont renoncé à enseigner quoi ce soit.

Je précise : je ne serai pas sur ce site, si j'étais contre l'enseignement de la grammaire. Mais trop souvent, le mieux est l'ennemi du bien, et je ne suis pas sur qu'en revendiquant le retour de la grammaire, on ne se farcisse pas aussi la résurrection des sophistes de la grammaire… Ma réflexion ne visait pas la grammaire mais le retour de la sophistique… Et il me semble, au moins pour un non professionnel, pas trop mauvais à son époque en “analyse logique” (c'est comme cela qu'on appelait une partie de cette grammaire) que dans le débat qui vous animait, la ligne de démarcation était difficile à tracer…
Mais le retour aux sources a peut-être parfois l'allure d'un chemin de croix ? Il faut faire attention que nos charmants bambins ne sont pas des Jésus…

@ Dugong et le Primat des pédagols…

Je trouve que le Primat parle bien et est digne de présider un séminaire de Lacano-littérature. La pédagologie arrive au firmament du discours sur l'irréalité où elle rejoint le lacano-pompiérisme pour briller de milles feux… Mais qui peut encore être éblouit par de tels propos ?

Écrit par : Roger Felts | 01 décembre 2008

Envolée du Primat des pédagols sur son blog :

"Aider à l’émergence d’un sujet, c’est créer des situations éducatives et non développer des systèmes de conditionnement. Une situation éducative se caractérise par le fait qu’elle propose des contenus, accessibles et exigeants à la fois, qui permettent au sujet de s’exhausser au-dessus de sa situation présente. Cette situation travaille, en même temps, des savoirs et du social. Elle permet de s’engager dans l’apprendre et de se déprendre de la pulsion de toute-puissance (qui, elle, invite à « savoir » et « pouvoir »… sans avoir à apprendre !). Elle nécessite des rituels spécifiques. Elle impose la présence d’un adulte qui incarne le lien consubstantiel du plaisir et de l’exigence : exigence de précision, de justesse, de vérité."

La Grâce pour le prêtre-enseignant, donc.


Ecrit par : dugong | 01 décembre 2008

Toujours la même soupe. Il devrait changer de disque, celui-ci commence à être rayé. Je traduit :

1) L'école (la vraie, qu'il rejette) est un camp militaire où l'on "conditionne" les élèves (comprendre: les instruire). Cette école fantasmée, d'ailleurs, n'existe plus depuis longtemps, mais la dénoncer en faisant frémir dans les chaumières du Sgen et de la FCPE permet de se situer soi-même dans le camp du Bien tout en continuant d'oeuvrer à la destruction de ce qu'il en reste. Là est la marque du gourou : on n'est jamais assez "pur", on ne va jamais assez loin dans le délire. Et il est tellement plus facile de fantasmer et chasser les démons quand on n'enseigne plus soi-même...

2) "Cette situation travaille, en même temps du savoir et du social".

Traduction : L'école existe pour "faire la révolution" (cf "l' école ou la guerre civile"), c'est à dire formater idéologiquement les élèves pour qu'ils réagissent au 1/4 de tour à des mots d'ordre politiques ou tout simplement à ce que voudra bien exiger d'eux le marché.

3)La "pulsion de toute puissance, qui, elle invite à savoir... sans avoir à apprendre"

Traduction : il ne faut pas mettre les élèves au travail, c'est faciste. Il faut les manipuler pour les amener à croire que ce que demande le maître vient en réalité d'eux même. Diriger et ordonner de façon non frontale, "sans en avoir l'air".
Il faut que j'envoie à Meirieu un excellent album de Metallica qui s'appelle "Master of Puppets" (le maître des marionnettes). Sinon, il y a un passage de l'Émile de Rousseau qui n'est pas mal non plus, sur le sujet (cité dans le livre de Fanny Capel "Qui a eu un jour cette idée folle de casser l'école? ")

Notons aussi le passage "savoir sans avoir à apprendre". Sans commentaire : le délire pédagol à l'état pur.


4) "Elle nécessite des rituels spécifiques"

Bienvenue dans la secte. Si vous êtes blonde à forte poitrine, le bureau du gourou est au fond, à droite. Si vous êtes plus ordinaire, quelques exercices de contrition pédagogiste suffiront amplement.

Pénitence !!!!!!

Écrit par : Manu, en forme. | 01 décembre 2008

"interdi"
Ecrit par : Christophe Sibille | 01 décembre 2008

Ecrit par : Correcteur automatictoc | 01 décembre 2008

Merci... J'ai posté un peu vite et sans me relire, à la pause déjeuner.

Écrit par : Christophe Sibille | 01 décembre 2008

"Aider à l’émergence d’un sujet, c’est créer des situations éducatives et non développer des systèmes de conditionnement. Une situation éducative se caractérise par le fait qu’elle propose des contenus, accessibles et exigeants à la fois, qui permettent au sujet de s’exhausser au-dessus de sa situation présente. Cette situation travaille, en même temps, des savoirs et du social. Elle permet de s’engager dans l’apprendre et de se déprendre de la pulsion de toute-puissance (qui, elle, invite à « savoir » et « pouvoir »… sans avoir à apprendre !). Elle nécessite des rituels spécifiques. Elle impose la présence d’un adulte qui incarne le lien consubstantiel du plaisir et de l’exigence : exigence de précision, de justesse, de vérité."

Ecrit par : dugong | 01 décembre 2008

Qu'est ce qu'il ne faut pas tortiller du cul pour ch... droit l'expression: "faire cours"!!! Et faire court.

Écrit par : Christophe Sibille | 01 décembre 2008

Je ne conseille pas, contrairement à la guitare, le passage de la chirurgie classique à la chirurgie sommaire… Sauf, peut-être, si on veut devenir citoyen-boucher. Il n'en faut aussi.

Ecrit par : Roger Felts | 01 décembre 2008

Vous seriez surpris de la dextérité que requiert le métier de boucher...quand il est bien fait.
Et de la dose d'improvisation et de bricolage que nécessite toute chirurgie, même si le compte-rendu post-op n'y fait pas trop allusion.
PS : bon courage.

Écrit par : yann | 01 décembre 2008

La question des sciences (de la Nature !) à l'école est difficile à poser de façon non biaisée :
- tout le monde est d'accord pour qu'il y ait un enseignement de ces sciences à l'école primaire.
- tout le monde est d'accord pour que cet enseignement comporte un volet expérimental
- tout le monde est d'accord sur l'impossibilité de multiplier les horaires d'enseignement
Il faudra que (beaucoup) d'autres que moi disent clairement que :
- lamap est une démarche chronophage,
- lamap est basée sur une idéologie constructiviste,
- l'enseignement des sciences de la Nature est importante mais non essentielle à l'école primaire

Ecrit par : dugong | 01 décembre 2008

"chronophage" et "constructiviste" : il y a là comme une redondance.
Et il faut arrêter avec l'image d'Epinal du scientifique qui cherche, qui cherche, au petit bonheur la chance, et qui fait par hasard une découverte majeure.
La démarche expérimentale vient après la démarche intellectuelle, et non avant.
Fleming a fait beaucoup de tort à la science en oubliant un yaourth dans son frigo (ou ses chaussettes dans son placard, peu importe).
Et je ne parle pas de cette feignasse de Newton qui passait son temps à roupiller au pied d'un pommier !

Écrit par : yann | 01 décembre 2008

Je pense que notre Rodger National a (encore une fois) compris la nature vraie et véritable du problème.


Cependant, l'école française est née avec certaines "marques d'origine" qui ont fait - dans le temps - tout son prestige.
Dur de plier un français au seul rôle qu'il devrait avoir en Europe : la rigueur unie à un extrême rationnel. Dur dur!
Je m'explique.
C'est l'image que nous avons de la France, de sa culture, en Italie. La France a cette étrange fonction pour nous de rationnaliser nos problèmes. De les analyser comme l'on fait l'autopsie d'un cadavre...tout en ayant une oreille tendue vers l'humanisme.
La culture italienne est différente. Handicapée, elle n'a pas cette source certesienne que le Français puise dans ...dans sa langue, (dans sa Grammaire?).
Oui. Elle a autre chose, l'Italie. Quand elle renconce à son "autre chose"...Elle fait n'importe quoi de ses enfants.Le structuralisme - par exemple - en Italie est vécu comme une véritable invasion!( La culture, tu la ressens tout petit dans ce qui t'entoure...du "bla bla" vous me direz!)

La France a une tradition . Elle doit s'y attacher. De ces temps, c'est notre seul espoir.

Bon, Felts l'a déjà dit, je suis folle.

Mais je suis profondement persuadée que, oui, les sophistes de la grammaire, dans un monde qui se perd dans un langage plat...Ces sophistes (que souvent - trop souvent - je méprise au plus haut point)...et bien, ils ont un rôle important à jouer.
Mon fils a un maître "style GRIP" ...Il me fait peur! Il me corrige! Il me dit : "attention maman tu dis autre chose là! "
IL est français! Mon corps italien a généré un français! C'est magnifique!
Vive le GRIP!

Écrit par : Lisa fut Lisette | 01 décembre 2008

j'ai écrit: "Dur de plier un français au seul rôle qu'il devrait avoir en Europe : la rigueur unie à un extrême rationnel. Dur dur!
Je m'explique.
C'est l'image que nous avons de la France, de sa culture, en Italie. La France a cette étrange fonction pour nous de rationnaliser nos problèmes. De les analyser comme l'on fait l'autopsie d'un cadavre...tout en ayant une oreille tendue vers l'humanisme."

Felts est pour moi un exemple de cette "vocation" française. C'est pour cela que je reste toujours "bouche bée" devant ses textes Sibille. C'est cette volonté d'aller au bout de la pensée (qui est le propre des français)qui me fascine au plus haut point.

Écrit par : Lisa fut Lisette | 01 décembre 2008

La plongée dans les abysses de la bêtise sera-t-elle infinie ?

Lu sur NousVousIls :

Fonction Publique: vers une réduction de la culture générale aux concours (Santini)


La part de la culture générale dans les concours de la Fonction publique devrait diminuer pour mettre fin à des questions parfois "trop académiques et ridiculement difficiles", a déclaré le secrétaire d'Etat à la Fonction publique André Santini dans une interview au Figaro lundi.

Les épreuves de culture générale "ont été dévoyées et servent maintenant à coller les candidats par ailleurs bien trop nombreux", affirme M. Santini, indiquant que ces épreuves seront remplacées, notamment pour certains concours de catégories B (intermédiaire) et C (la plus basse), par "des questions de bon sens en rapport avec la matière".

Il s'agit selon lui de "mieux valoriser l'expérience, la compétence et moins les connaissances théoriques".

"On pose (aux candidats) des questions trop académiques et ridiculement difficiles qui n'indiquent en rien de leurs réelles aptitudes à remplir un poste", poursuit-il.

"A quoi nous sert d'avoir une épreuve d'histoire pour les pompiers? Ou des gardiens de la paix à Bac+4?" s'interroge-t-il encore.

En outre, ces questions "éliminent tous ceux qui n'ont pas ces codes souvent hérités du milieu familial. C'est une forme de discrimination invisible". "Nous avons atteint les limites d'un élitisme stérile", juge-t-il.

Souhaitant toutefois "conserver les concours qui sont le moins pire des systèmes de sélection", il juge "évident qu'il faut mutualiser un certain nombre" d'entre eux.

Écrit par : Romuald | 01 décembre 2008

La démarche expérimentale vient après la démarche intellectuelle, et non avant.
Fleming a fait beaucoup de tort à la science en oubliant un yaourth dans son frigo (ou ses chaussettes dans son placard, peu importe).
Et je ne parle pas de cette feignasse de Newton qui passait son temps à roupiller au pied d'un pommier !
Ecrit par : yann | 01 décembre 2008
Là-dessus, voir à :
http://michel.delord.free.fr/3notes-socleprim.pdf

Écrit par : guy morel | 01 décembre 2008

Mon Dieu Romuald!
Le texte que vous venez de poster est inquiétant. Surtout quand on connaît la péparation disciplinaire de certains reçus au CAPES (et même de quelques reçus à l' agrégation... Je pense surtout aux agrég de langue où il suffit d'étudier 4 auteurs pour être déclaré savant à tout jamais!)
On se demande où on va...

Écrit par : Lisa fut Lisette | 01 décembre 2008

Pour DUGONG :

BKZ = Bundes Kultur Zeitung : z'est un chournal gui z'oggub peaugoup de l'Etugazion nazionale... (Rien à voir avec l'autre usurpateur, donc...)

Le Serengueti, ça doit être sympa, la Tanzanie aussi. Mais je préfère Madagascar, a priori : y'a des Lémuriens avec une longue queue striée qui mangent des bananes et se fichent éperdument de Meirieu...

Écrit par : BKZ | 01 décembre 2008

Romuald nous rapporte : "Les épreuves de culture générale "ont été dévoyées et servent maintenant à coller les candidats par ailleurs bien trop nombreux", affirme M. Santini, indiquant que ces épreuves seront remplacées, notamment pour certains concours de catégories B (intermédiaire) et C (la plus basse)"

Je comprends Santini : pour ces catégories à (très) bas salaire, il faut de la bête de somme * pas du personnel à histoire(s).

Le problème, très paradoxal, est de débusquer les "intellectuels" qui parasitent ces concours (ayant échoué à ceux de catégorie A). C'est l'anticoncours par excellence : on cherche à déceler des réflexes "intellectuels" pour éliminer mais les intellectuels défaillants savent de plus en plus simuler (?) l'ignorance.

La course en sac a aussi sa noblesse. Il est urgent de l'inscrire comme épreuve éliminatoire.

Merci au camarade Santini pour la rigolade.

* qui sache à la rigueur additionner mais pas roupiller...

Écrit par : dugong | 01 décembre 2008

Pas de u à Serengeti. La preuve que je ne suis pas celui que vous croyez : lui, il ne se trompe pas.

Écrit par : BKZ | 01 décembre 2008

Merci Dugong pour cette petite dose de Frère Meirieu ! Ah ! Ça fait du bien !
Vous assurez donc la veille sur l’Internet rayon délires pédagos. Courage, il ne vous reste plus qu’à vous farcir les sites des Cahiers pédagogiques et du Café du même nom et même, pourquoi pas, le site de l’inénarrable Lubin, le mutin de Panurge ;)

Il y a des moments où, rempli d’un professionnalisme réflexif, je me dis que j’aimerais rédiger carrément une sorte de “Pédagol sans peine”.

Exemple : comment traduire « les enfants font les andouilles avant le cours de judo »
Voir : http://bonnetdane.midiblogs.com/archive/2007/06/01/mens-sana-in-corpore-sano.html
Rechercher “attachement groupal”.

Écrit par : Pierre LaRiba | 01 décembre 2008

Pas de u à Serengeti. La preuve que je ne suis pas celui que vous croyez : lui, il ne se trompe pas.

Ecrit par : BKZ | 01 décembre 2008

Ça c'est bien vrai. Pas plus qu'il n'écouterait de la musique de sauvage genre AC / DC.

C'est comme M. Brighelli en train de faire des imitations de chanteurs yéyé dans le quartier latin. Qui peut croire à une telle fable ? La Fontaine n'a qu'a aller se rhabiller.

Et pourquoi pas Meirieu en train de danser le hula hoop au ministère ou Bégeaudeau brailler avec des rappeurs, heiin ?

Écrit par : Manu, en forme. | 01 décembre 2008

@ C.Cru

j'arrive un peu après la bataille, et je n'ai pas lu tous les messages, mais à propos de l'attribut rangé(!) dans les compléments, je vous livre quelques "tuyaux" sur la façon dont je faisais des synthèses de grammaire aux élèves de 3ème ou seconde, pour qui il était impossible de tout reprendre à la base.

Nous raisonnons à partir de la phrase "de base", déclarative, active, positive;
Cette phrase comporte 2, 3, ou 4 "éléments", verbe compris.

A) Phrase à 2 éléments.
Sujet+ verbe (intransitif, ou construit intransitivement)
exemples : Je dors/ Mon vieux chien dort.

B) 3 éléments
a) sujet+verbe+COD
b) Sujet+verbe+COI
c) Sujet + verbe+attribut du sujet.

C) 4 éléments
a) Sujet+verbe+cod+cos
b)sujet+verbe+cod+attribut du COD

On peut y ajouter 2 cas plus tordus et sujets à discussion.

c) Sujet+verbe+attribut du cod+ COS "Elle me semble fatiguée"

d) sujet+verbe+coi+cos
Exemple : "Elle donne à manger aux oiseaux", car "à manger" est construit avec préposition, donc COI, mais on lui substitue un GN COd (Elle donne des miettes aux oiseaux)

Ensuite, on précise qu'à toutes ces phrases, on peut ajouter des CC en nombre variable.

Puis, on examine ce que cela devient dans les différents types de phrases (plus de sujet à l'impératif, par exemple), et dans la transformation passive (le sujet devient agent, l'attribut du cod devient attribut du sujet)

On manipulait, on réduisait, on substituait des pronoms aux Gn ou aux subordonnées, et on parvenait assez vite à décortiquer toutes sortes de phrases;

Écrit par : retraitée | 01 décembre 2008

@Guy
Je descends à la cave. > sens intransitif
L'action de descendre s’arrête au sujet
Je descends les bouteilles de vin à la cave. > sens transitif : l’action de descendre s’exerce sur les bouteilles.

Et on fera remarquer que l'auxiliaire de conjugaison n'est pas le même!
Je suis descendue à la cave
J'ai descendu les bouteilles à la cave
J'ai descendu une bouteille à moi seule!

Écrit par : retraitée | 01 décembre 2008

On manipulait, on réduisait, on substituait des pronoms aux Gn ou aux subordonnées, et on parvenait assez vite à décortiquer toutes sortes de phrases;
Ecrit par : retraitée | 01 décembre 2008
Vous me pardonnerez, retraitée, mais cela, c'est de l'entartement grammatical ! Pour des secondes qui n'ont pas fait de grammaire encore plus.
Soyons simples : Pierre est paysan. Pierre mange des pommes.
" Pierre = paysan" attribut
"Pierre # pomme" c.o.d
Pour la transitivité:
Passage direct du sujet à l'objet par l'intermédiaire d'un verbe: transitivité directe = c.o.d
Passage indirect du sujet à l'objet par l'intermédiaire d'un verbe + préposition , transitivité indirecte = c.o.i
Pas de passage, l'action s'arrête au verbe = intransitivité.
Et pas de COS ! Dans "elle donne du grain aux oiseaux", voulez-vous me dire en quoi "oiseaux" est l'objet de l'action ?

Écrit par : guy morel | 01 décembre 2008

@Guy
Je descends à la cave. > sens intransitif
L'action de descendre s’arrête au sujet
Je descends les bouteilles de vin à la cave. > sens transitif : l’action de descendre s’exerce sur les bouteilles.

Et on fera remarquer que l'auxiliaire de conjugaison n'est pas le même!
Je suis descendue à la cave
J'ai descendu les bouteilles à la cave
J'ai descendu une bouteille à moi seule!
Ecrit par : retraitée | 01 décembre 2008

Excellent !
Et que pensez-vous de "je me suis descendu un bouteille à moi seule !" ou de "Je me suis descendue à la cave, par mes propres moyens, mais il a fallu que les pompiers me remontent." ?
GM :-)))

Écrit par : Guy morel | 01 décembre 2008

"Et pourquoi pas Meirieu en train de danser le hula hoop au ministère ou Bégaudeau brailler avec des rappeurs, heiin ?"

Ecrit par : Manu, en forme. | 01 décembre 2008

Qu'y aurait-il de si extraordinaire là-dedans?

Écrit par : Christophe Sibille | 01 décembre 2008

@ Christophe Sibille :

Vous n'apprenez à personne que le SNES fait partie de la FSU, cher collègue !

Mais vous apprendrez peut-être, pour votre part, que lorsqu'on est syndiqué au SNES on reçoit trois journaux !

1) le bulletin syndical du S2 (le département, en jargon snesseux) : on y trouve de temps à autre des déclarations d'amour à Meirieu, mais la plupart du temps ce sont des considérations purement économiques et juridiques : le statut, les moyens, point.

2) « L'Université syndicaliste » le canard national du SNES, dans lequel cela fluctue. On y lit parfois des articles un peu tendancieux, vaguement imprégnés d'un pédagogisme light, qui suscitent parfois des réactions de la part des lecteurs. D'autres fois, on y lit des positions très proches des nôtres, mais mesurées, prudentes.

3) « Pour », le canard de la FSU. Là, c'est du grand guignol, de la « compétence », de « l'éducation tout au long de la vie » à gogo, et pour moi c'est illisible depuis des mois. Je ne l'ouvre même plus, il va à la poubelle dans son blister.

Comprenez-vous les subtiles nuances que nous pouvons faire entre SNES et FSU sur la question du pédagogisme ?

Écrit par : sanjuro | 01 décembre 2008

SUBJECTIVITÉ :

@ Gros Boudin en parlant de moi écrit :
“S'il n'existait pas, il faudrait l'inventer, celui-là.”

Puis :
“Pareille fatuité alliée à tant de bêtise, ça ne peut qu'être inné.”

Et encore (en ajoutant la vulgarité du tutoiement inamicale) :
“Encore, mon felts, encore, tu progresses.
Dis, t'aurais pas bossé en URSS vers la fin des années 70 ? Non ? T'aurais bien aimé pourtant, hein, mon felts ? T'aurais pu te lâcher, là.”

Après le Gros Boudin que je pourrais aussi qualifier de Colombin, c'est une douce colombe italienne au nom évocateur de Lisa qui donne un autre LA :

@ “Felts est pour moi un exemple de cette "vocation" française. C'est pour cela que je reste toujours "bouche bée" devant ses textes. C'est cette volonté d'aller au bout de la pensée (qui est le propre des français)qui me fascine au plus haut point.”

ou encore : “Je pense que notre Rodger National a (encore une fois) compris la nature vraie et véritable du problème… Dur de plier un français au seul rôle qu'il devrait avoir en Europe : la rigueur unie à un extrême rationnel. Dur dur!… La France a cette étrange fonction pour nous de rationaliser nos problèmes. De les analyser comme l'on fait l'autopsie d'un cadavre...tout en ayant une oreille tendue vers l'humanisme. La France a une tradition . Elle doit s'y attacher. De ces temps, c'est notre seul espoir. Bon, Felts l'a déjà dit…”

Peut-on devant des déclarations aussi contradictoires accéder à une parcelle de vérité ? J'ai fait un violent effort sur moi-même et je vous en rapporte les fruits (mûrs) pour que vous puissiez vous en délecter ;
La première conclusion est relativement facile à tirer. N'importe qui aurait pu le faire. Je vous la donne comme je la ressens : Gros Boudin est un con…
Comme il n'a pas oublié de signaler qu'il était assez avancé en âge, j'ajouterai que c'est un vieux con.
Attention, l'âge ne fait rien à l'affaire. Moi aussi, bien que je fasse plus jeune que mon âge, on pourrait dire que je suis un vieux… Mais moi, je suis un vieux… rationaliste.
La deuxième conclusion que je tirerai, c'est que Lisa, notre colombe italienne est une fine mouche. Pour elle qui prétend toujours avoir un français hésitant, il faut qu'elle sache qu'il n'y a dans le rationalisme de notre langue aucune objection à ce qu'elle soit à la fois une colombe et une mouche. Fine mouche parce qu'elle a très bien perçu ce qui dans notre identité nationale participe à notre spécificité (tout en percevant ce qui dans le politiquement correct risque de nous la faire perdre). Et qu'elle a aussi vu que Felts était l'exemple type du français moyen qui outre son béret basque, sa flûte de pain sous le bras et son litron de rouge dans la main gauche, s'efforce d'avoir un cerveau qui fonctionne entre les deux oreilles, surtout quand il a l'index de la main droite dans le nez.

Entre les interventions de Gros Boudin, de Lisa et de ma pomme, j'espère que vous aurez une meilleure vision de ces trois beaux brins d'humanité…
Pour être exact le fond de ma pensée, c'est deux beaux brins d'humanité et une belle merde (boudin, colombin) d'inhumanité…

Écrit par : Roger Felts | 01 décembre 2008

Et pas de COS ! Dans "elle donne du grain aux oiseaux", voulez-vous me dire en quoi "oiseaux" est l'objet de l'action ?

Ecrit par : guy morel | 01 décembre 2008

Absolument! D'où l'utilité de cette vieille notion de "complément d'attribution", et de la vieille grammaire en général.
Je ne parle jamais de COS à mes élèves.


"Je descends à la cave. > sens intransitif
L'action de descendre s’arrête au sujet."

Ecrit par : retraitée | 01 décembre 2008

Je persiste: "Elle s'arrête à la cave.", diront en choeur les élèves...

Écrit par : Jean | 01 décembre 2008

Toujours la même soupe. Il devrait changer de disque, celui-ci commence à être rayé. Je traduit :

1) L'école (la vraie, qu'il rejette) est un camp militaire où l'on "conditionne" les élèves (comprendre: les instruire). Cette école fantasmée, d'ailleurs, n'existe plus depuis longtemps, mais la dénoncer en faisant frémir dans les chaumières du Sgen et de la FCPE permet de se situer soi-même dans le camp du Bien tout en continuant d'oeuvrer à la destruction de ce qu'il en reste. Là est la marque du gourou : on n'est jamais assez "pur", on ne va jamais assez loin dans le délire. Et il est tellement plus facile de fantasmer et chasser les démons quand on n'enseigne plus soi-même...

2) "Cette situation travaille, en même temps du savoir et du social".

Traduction : L'école existe pour "faire la révolution" (cf "l' école ou la guerre civile"), c'est à dire formater idéologiquement les élèves pour qu'ils réagissent au 1/4 de tour à des mots d'ordre politiques ou tout simplement à ce que voudra bien exiger d'eux le marché.

3)La "pulsion de toute puissance, qui, elle invite à savoir... sans avoir à apprendre"

Traduction : il ne faut pas mettre les élèves au travail, c'est faciste. Il faut les manipuler pour les amener à croire que ce que demande le maître vient en réalité d'eux même. Diriger et ordonner de façon non frontale, "sans en avoir l'air".
Il faut que j'envoie à Meirieu un excellent album de Metallica qui s'appelle "Master of Puppets" (le maître des marionnettes). Sinon, il y a un passage de l'Émile de Rousseau qui n'est pas mal non plus, sur le sujet (cité dans le livre de Fanny Capel "Qui a eu un jour cette idée folle de casser l'école? ")

Notons aussi le passage "savoir sans avoir à apprendre". Sans commentaire : le délire pédagol à l'état pur.


4) "Elle nécessite des rituels spécifiques"

Bienvenue dans la secte. Si vous êtes blonde à forte poitrine, le bureau du gourou est au fond, à droite. Si vous êtes plus ordinaire, quelques exercices de contrition pédagogiste suffiront amplement.

Pénitence !!!!!!

Ecrit par : Manu, en forme. | 01 décembre 2008

Très en forme en effet! Bravo!

Écrit par : Jean | 01 décembre 2008

Les gifles leur viendront d'une autre manière, selon l'imparable loi de cause à effet. Bien mal acquis ne profite jamais.

Ecrit par : Magister | 30 novembre 2008

Vous voulez combien de milliers de contre-exemples ?

Ecrit par : Jérémy | 01 décembre 2008

Je vois ce que vous sous-entendez, Jérémy, et votre question est une réplique, disons ajustée à notre réalité immédiate. Mais votre question, peut-être purement rhétorique, s'inscrit dans une logique linéaire et unidimentionnelle du réel et de l'existence. La roue tourne toujours... quelque part. Mais je ne chercherai pas à vous en convaincre car ceci appartient à une certitude personnelle.

Écrit par : Magister | 01 décembre 2008

Notons aussi le passage "savoir sans avoir à apprendre". Sans commentaire : le délire pédagol à l'état pur.

Ecrit par : Manu, en forme. | 01 décembre 2008
Ecrit par : Jean | 01 décembre 2008

Oui, car apprendre c'est se donner de la peine et donc traumatisant, chose proprement insupportable dans l'esprit pédocentrique qui ne jure que par le ludique et le spontané.

Écrit par : Magister | 01 décembre 2008

"Je descends à la cave. > sens intransitif
L'action de descendre s’arrête au sujet."

Ecrit par : retraitée | 01 décembre 2008

Je persiste: "Elle s'arrête à la cave.", diront en choeur les élèves...
Ecrit par : Jean | 01 décembre 2008

Très bonne occasion de plaisanter en faisant de la grammaire, surtout si dans la classe un fils de cadre sup a le bon goût d'ajouter : " Non m'sieur, elle s'arrête au bar du salon ! ousque ma darombe vide les bouteilles de gin partir de 11 heures du matin."

Écrit par : guy morel | 01 décembre 2008

se descendre, verbe pronominal?
se est-il COS ?

Excusez-moi, Guy, mais j'ai résumé, archi résumé , et bien entendu, j'expliquais ce que signifiait transitif/intransitif, etc.
mais cela évitait qu'on me trouve dans une même phrase un attribut du sujet et un Cod.
Quant aux manipulations/substitutions, elles sont utiles, car un adjectif n'est jamais COD et permet de vérifier sans erreur, si on le substitue à un Gn, si celui-ci est ou non attribut.
L'hôtesse accueille une belle blonde/L'hôtesse est une belle blonde.
Ca permet aussi de repérer les attributs après un verbe d'action. Il partit soldat, il revint général/Il partit jeune, il revint vieux.

Écrit par : retraitée | 01 décembre 2008

Je persiste: "Elle s'arrête à la cave.", diront en choeur les élèves...

Cela me rappelle les élèves à qui on avait dit de poser la question"quoi" pour trouver le COD, et qui, dans la phrase "La voiture s'arrête devant le collège" avaient dit "devant quoi?" et découvert que le collège était un COD

Écrit par : retraitée | 01 décembre 2008

Il partit jeune, il revint vieux.
Ecrit par : retraitée | 01 décembre 2008

Le problème, c'est que je finis par commencer à vieillir et que je n'en reviens pas !
Cordialement.
GM

Écrit par : GUY MOREL | 01 décembre 2008

ousque ma darombe vide les bouteilles de gin partir de 11 heures du matin."
Ecrit par : guy morel | 01 décembre 2008

"daronne", pas "darombe" ! Les connaisseurs auront rectifié.

Écrit par : guy morel | 01 décembre 2008

« Lisa [...] : “Felts [...] je reste toujours "bouche bée" devant ses textes.” »
« Lisa, notre colombe italienne est une fine mouche... »
80 / 1,90 | 01 décembre 2008

Scatophaga ?
Calliphorida ?
De toute évidence, vous les attirez, ô pyramidal bredin, pontifiante bedole, ô gros plein de soi.

Écrit par : Tailleboudin | 01 décembre 2008

Gros Boudin, les fines mouches que je fréquente sont des colombes. Je me demande si même les mouches à merde peuvent être intéressé par vos déjections…

Écrit par : Roger Felts | 01 décembre 2008

Merci et encore merci à toutes les bonnes gens qui ont saturé le blog de cours de grammaire (ça nous change un peu).

Le problème, c'est que ce que j'aurais aimé, c'est que l'on aille dispenser ces cours (ou tout du moins river son clou) à l'auteur du message que je citais.

Les compléments essentiels et non-essentiels, la mixture infâme entre [complément essentiel = complément d'objet] et [attribut = complément essentiel] => [attribut = complément d'objet], tout ça, ce n'était pas de moi. La Déesse Raison m'en garde ! Quelle horreur !

Là-bas, chez les instits de base, j'ai eu la réponse un peu tard le soir... L'auteur du message est une adepte de la secte de Charmeux ! D'où les compléments essentiels, non-essentiels, les poissons qui sont des poissons, et la baleine qui est une exception et tout le tremblement.

Le problème, c'est que la pauvre Carmen est toute seule là-bas et qu'à chaque fois qu'elle arrive à convaincre une petite jeune que la méthode de Jean (qui est aussi la sienne) est très simple et suffit très largement pour l'école élémentaire, l'Adepte rapplique et leur en recolle une tartine. Et les petits jeunots sont tout déboussolés, ne comprennent plus rien, plaignent leurs pauvres élèves et parlent d'abandonner l'étude des compléments avant que ces gamins ne deviennent complètement chèvres (n'avertissez pas la HALDE, j'ai beaucoup de respect pour les chèvres).

Et Carmen a une envie terrible de couper les compteurs de tout le monde et de partir sur son vieux vélo avec son cageot à patates pour filer des faux bonbons à la réglisse aux mouflets des squares, malgré la mission que la Déesse Raison lui a confiée.

Écrit par : c. cru | 01 décembre 2008

Si Tailleboudin allongeait son vrai blase, cela aurait un peu plus de gueule.

Écrit par : guy morel | 01 décembre 2008

Tout ceci est bien beau, mais moi, demain, je vote aussi (et pour la 1ère fois) pour le Snalc... et je prépare les cahouets pour les résultats vendredi (qui seront publiés quelque part, j'espère).

Écrit par : fépétélescahouets | 01 décembre 2008

Tailleboudin, l'insulte a ses limites. Je pense qu'il vaut mieux partir de votre réalité profonde et de votre créativité. En dehors des quelques citations de Rabelais sur ce blog, pouvez-vous nous indiquer un site où vous exprimez le meilleur de vous-même et où nous pourrions vous juger sur des bases plus solides que l'inimitié que vous exprimez et qui reçoit en retour un traitement de même type ?… Nous sommes impatients d'adhérer ou de critiquer les thèses que vous pourriez défendre en toute liberté.

Écrit par : Roger Felts | 01 décembre 2008

Je ne conseille pas, contrairement à la guitare, le passage de la chirurgie classique à la chirurgie sommaire… Sauf, peut-être, si on veut devenir citoyen-boucher. Il n'en faut aussi.

Ecrit par : Roger Felts | 01 décembre 2008

Vous seriez surpris de la dextérité que requiert le métier de boucher...quand il est bien fait.
Et de la dose d'improvisation et de bricolage que nécessite toute chirurgie, même si le compte-rendu post-op n'y fait pas trop allusion.
PS : bon courage.

Ecrit par : yann | 01 décembre 2008

D'ailleurs, il y a entente cordiale entre les bouchers et les chirurgiens, tout au moins les chirurgiens vétérinaires, d'autant plus que les vétérinaires recevant un enseignement en découpe de la viande savent à quel point le travail du boucher est délicat et ardu.

Écrit par : dobolino | 01 décembre 2008

Tout ceci est bien beau, mais moi, demain, je vote aussi (et pour la 1ère fois) pour le Snalc... et je prépare les cahouets pour les résultats vendredi (qui seront publiés quelque part, j'espère).

Ecrit par : fépétélescahouets | 01 décembre 2008

Moi-z-aussi, comme dirait le sapeur Camember. Sauf que c'est pas la première fois. Par contre, j'ai adhéré cette année, suivant en cela le maître de ces lieux et auteur d'un livre qui avait contribué à ébranler le crédit des "pédagos" aurpsè du grand public ("La Fabrique...").
C'est le seul syndicat qui n'ait pas de position ambiguë à l'égard de l'Agrégation et des agrégés en dehors du Sages, syndicat archi-minoritaire dont le principal titre de gloire est d'avoir dénaturé l'attribution de la hors-classe par un recours bien mal inspiré devant le Conseil d'Etat!

Écrit par : Jean | 01 décembre 2008

C'est le seul syndicat qui n'ait pas de position ambiguë à l'égard de l'Agrégation et des agrégés en dehors du Sages, syndicat archi-minoritaire dont le principal titre de gloire est d'avoir dénaturé l'attribution de la hors-classe par un recours bien mal inspiré devant le Conseil d'Etat!

Ecrit par : Jean | 01 décembre 2008

Le SNALC a-t-il signé la pétition lancé à l'initiative de la Société des agrégés contre l'affectation forcée des agrégés en collège?

Non.

A-t-il relayé cette pétition, qui circule depuis plus d'un an?

Non.

Le Snalc devra se passer d'au moins une voix, demain.

Écrit par : TotoWeininger | 01 décembre 2008

pétition lancéE

Écrit par : TotoWeininger | 01 décembre 2008

Spécial Fabien : Une interview intéressante d'Antoine Compagnon sur le site de VousNousIls, à propos de la mastérisation et des concours :http://www.vousnousils.fr/page.php?P=data/ca_vous_parle/l_invite/&key=itm_20081125_164718_antoine_compagnon__cest_une_faus.txt
JPB

Écrit par : brighelli | 01 décembre 2008

"Le problème, c'est que ce que j'aurais aimé, c'est que l'on aille dispenser ces cours (ou tout du moins river son clou) à l'auteur du message que je citais."
"L'auteur du message est une adepte de la secte de Charmeux !"
"Le problème, c'est que la pauvre Carmen est toute seule là-bas"


Le sushi c'est que chuis qu'au CM1, alors, pour ton 'bordel essentiel"à la charmeux j'va pas pourvoir t'aider, surtout que ces enfoirés sont payés pour balancer leur nâneries sur les fouroums, zont ksa à foutre ces charlots !

Donc je compte sur les zôtres pour te donner un coup d'main...

A la limite si il faut arracher qq poils de Q chuis là .

ange

Écrit par : toto | 01 décembre 2008

La société des agrégés a-t-elle signé la pétition du SNALC contre défense des concours (dont l'agrégation)?

Non

La société des agrégés a-t-elle participé aux manifestations contre cette même réforme?

Non

La société des agrégés est-elle un syndicat, avec des élus en CAPA et CAPN qui agissent effectivement, en commission, pour que les agrégés ne soient pas affectés en collège?

Ben non...

Bref, j'aime beaucoup la société des agrégés, mais je ne vois pas bien quel est l'enjeu par rapport aux élections... puisqu'elle ne présente pas de listes demain! Et je rappelle - merci Jean! - que ses actions dans la vie concrète se sont pour l'instant soldées par le désastre, au TA, du barème à la hors-classe.

Si maintenant TotoWeiniger tente de nous dire qu'il va voter pour un syndicat groupusculaire et si corporatiste qu'il limite son champ de syndicalisation aux agrégés de ll'enseignement supérieur, grand bien lui fasse! Mais il devrait s'interroger sur les alliances électorales de ce dernier, avant de donner des leçons à tout le monde...

Écrit par : Claire | 01 décembre 2008

La confusion entre complément essentiel et complément d'objet peut en amener certains à conclure que dans la phrase "Je vais à Paris" , Paris est COI de "vais". Je l'ai entendu soutenir par un ami instituteur, par ailleurs intelligent et cultivé.

Écrit par : Sylvie Huguet | 01 décembre 2008

"TC : vous vous rendez compte qu’une année il y a eu Plotin au programme de l’agrégation de philosophie !"

Vous rendez-vous compte qu’on étudie l’oeuvre d’un philosophe, en philosophie ? Encore un vain érudit qui confond la philosophie avec ce qui n’est qu’un de ses secteurs - l’étude des concepts produits par les scientifiques.

Écrit par : Pli | 01 décembre 2008

Il va à Paris.
J'ai toujours dit à mes CM complément circonstanciel de lieu du verbe aller.
Mais comment analyse-t-on ?
1 Il va se coucher......
Dans le sens il est en train de monter l'escalier.
2 Il va se coucher.....
Dans le sens il se couchera bientôt.
Merci d'avance.

Écrit par : bernard | 01 décembre 2008

la confusion entre complément essentiel et complément d'objet peut en amener certains à conclure que dans la phrase "Je vais à Paris" , Paris est COI de "vais". Je l'ai entendu soutenir par un ami instituteur, par ailleurs intelligent et cultivé.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 01 décembre 2008
Votre ami n’avait pas tout à fait tort. Je cite la conclusion de la « Grammaire méthodique »( p. 145) :

« Du coup, on s’interdit de distinguer entre le complément d’objet indirect du verbe « aller » dans « Cet enfant va à l’école » et le complément circonstanciel dans « Cet enfant travaille bien à l’école », sous le prétexte que les deux constituants jouent le rôle sémantique de lieu dans les deux phrases et qu’ils répondent à la question où ? »

D’où, peut-être , l’utilité du complément essentiel de lieu qui permet de distinguer complément de verbe et complément de lieu sans étiqueter forcément comme CO les compléments locatifs.

Écrit par : uncertain | 01 décembre 2008

complément de verbe et complément de PHRASE

Écrit par : uncertain | 01 décembre 2008

Il va à Paris.
J'ai toujours dit à mes CM complément circonstanciel de lieu du verbe aller.
Mais comment analyse-t-on ?
1 Il va se coucher......
Dans le sens il est en train de monter l'escalier.
2 Il va se coucher.....
Dans le sens il se couchera bientôt.
Merci d'avance.

Ecrit par : bernard | 01 décembre 2008

semi-auxiliaire d'aspect?

Écrit par : uncertain | 01 décembre 2008

complément de progrédience pour le mouvement et semi-auxiliaire d'aspect pour le temps.

Écrit par : uncertain | 01 décembre 2008

1 Il va se coucher......
Dans le sens il est en train de monter l'escalier.

Ecrit par : uncertain | 01 décembre 2008

Complément circonstanciel de but.

Écrit par : Jean | 01 décembre 2008

Moi Zorglub persiste et signe. Je ne voterai à nouveau pas (et pour encore longtemps).

AUCUN syndicat ne remet en cause (et bien au contraire) une règle inique qui m’est appliquée depuis des années : celle consistant à entériner la rente de situation d’une majorité en sacrifiant une minorité.

J’explique : la tradition (il n’y a, sauf erreur, pas de texte) bien établie et LARGEMENT soutenue par TOUS les syndicats veut qu’en cas de carte scolaire dans un établissement, le dernier arrivé soit touché.

La conséquence en est évidente, après quelques années TZR, on finit par retrouver un poste et on est alors … le dernier arrivé prêt pour la nouvelle charrette.

A 50 ans ce sera sans doute la 3ème carte scol pour moi en février !

Je n’ai jamais entendu quiconque (en dehors des quelques connards dans ma situation) s’insurger contre ce protocole inique consistant à désigner un (petit) lot de victimes expiatoires sur l’autel du Moloch afin que la majorité vive une carrière sereine et paisible.

C’est particulièrement vrai dans les matières à faible effectif : on ne peut jamais ressortir du puits de potentiel.

Je n’ai JAMAIS entendu un argument acceptable justifiant cette pratique (et suis éventuellement tout ouïe).

Dans le système tel qu’il est, il est illusoire d’envisager qu’on foute en carte scol une quiche de service (elles ont nombreuses, au vu et au su de tous, faisant généralement l’unanimité). Mais là pas touche, pour les syndicats, inconcevable de mettre en place un système de reconnaissance des mérites individuels ni de sanction des dérives évidentes. Est-il par ailleurs besoin de rappeler que le taux de syndicalisation est exceptionnellement élevé chez les brèles : bonnes clientes, elles connaissent fort bien le profit qu’elles pourront tirer de leur adhésion en cas de souci avec les gosses ou leurs parents …

On pourrait imaginer un tirage au sort qui lui, faute d’être juste, serait au moins équitable ! Pas pire qu’une règle débile ne reposant sur aucun fondement rationnel.
Lorsque je fais cette proposition en salle des profs, on me regarde étrangement et on me renvoie jouer aux billes dans la cour : « Ben ! Nous on trouve qu’elle est vachement bonne cette règle. Trois ou quatre pour cent de cons dans ton genre permettent la nécessaire adaptation des effectifs enseignants à celui des élèves. Et ça nous va pas mal puisqu’ils assurent notre confort »

Alors, du haut de mes 1,80 m je pisse durablement à la raie de syndicats collabos qui, non seulement se satisfont, mais pire DÉFENDENT un dispositif assurant au plus grand nombre une relative stabilité aux dépens d’une minorité qui ne sortira jamais du trou.

Écrit par : Zorglub | 01 décembre 2008

2 Il va se coucher.....
Dans le sens il se couchera bientôt.

Ecrit par : uncertain | 01 décembre 2008

Futur proche. Semi-auxilaire en effet, et donc "se coucher" ne s'analyse pas comme un complément.

Écrit par : Jean | 01 décembre 2008

Comme disaient pas mal de cheminots en des temps anciens et troublés : « Faut bien que les trains circulent ».

Écrit par : Zorglub | 01 décembre 2008

dans la phrase "Je vais à Paris" , Paris est COI de "vais".Je l'ai entendu soutenir par un ami instituteur, par ailleurs intelligent et cultivé.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 01 décembre 2008

Ouais, mais pourquoi ne pas dire aux élèves, plus simplement: "Paris est complément circonstanciel de lieu"?

Écrit par : Jean | 01 décembre 2008

Merci Jean et Uncertain.
Donc CC de but dans un cas et Verbe au futur proche dans l'autre.
Je ne me souviens pas que le futur proche était marqué dans les tableaux de conjugaison ( Bescherelle par exemple).

Écrit par : bernard | 01 décembre 2008

Alors, du haut de mes 1,80 m je pisse durablement à la raie de syndicats collabos qui, non seulement se satisfont, mais pire DÉFENDENT un dispositif assurant au plus grand nombre une relative stabilité aux dépens d’une minorité qui ne sortira jamais du trou.

Ecrit par : Zorglub | 01 décembre 2008

Zorglub, vous avez mon soutien et toute ma sympathie.

Je pensai il n'y a pas longtemps à cette règle inique, et dans les mêmes termes que vous (bien que je ne sois pas directement concerné, du moins, pas encore).

Je crois avoir lu quelque chose là dessus dans le BO sur les mutations. Je vais y jeter un coup d'œil.

Écrit par : TotoWeininger | 01 décembre 2008

je ne me souviens pas de ce que..

Écrit par : bernard | 01 décembre 2008

Jean, je sais que vous n’aimez pas le langage des cuistres, mais on parle bien de complément de progrédience quand un infinitif suit aller ou venir avec son sens de mouvement. Toutefois , je vous accorde que l’ancienne grammaire l’analysait comme C C de but :

Il va chanter à la messe : il va POUR chanter

Mais enfin, je ne suis pas responsable de l’évolution de la terminologie.

Écrit par : uncertain | 01 décembre 2008

http://www.dailymotion.com/video/k7HCdwd4GYXDLHRpR1

Écrit par : catmano | 01 décembre 2008

Je ne me souviens pas que le futur proche était marqué dans les tableaux de conjugaison ( Bescherelle par exemple).

Ecrit par : bernard | 01 décembre 2008

Exact, mais le futur proche existe nez-en-moins, et c'est encore la façon la plus simple d'analyser la forme: "[Dans un instant], je vais entrer sur la scène."

Encoe que même dans ce cas, il ne soit pas absurde de continuer à analyser "entrer" comme un complément circonstanciel de but.


Jean, je sais que vous n’aimez pas le langage des cuistres, mais on parle bien de complément de progrédience quand un infinitif suit aller ou venir avec son sens de mouvement. Toutefois , je vous accorde que l’ancienne grammaire l’analysait comme C C de but :

Il va chanter à la messe : il va POUR chanter

Mais enfin, je ne suis pas responsable de l’évolution de la terminologie.

Ecrit par : uncertain | 01 décembre 2008

"Complément de progrédience"?
Jamais entendu!
Le plus marrant dans l'affaire, c'est que "progrédience" vient du latin "progredi" qui signifie "avancer". Si bien que "complément de progrédience" signifie "complément d'avancement" ou "de progression". Et comme on peut se douter que celui qui va chanter à la messe avance vers la messe où il va chanter (futur proche!), l'expression "complément de progrédience" rappelle fâcheusement la "vertu dormitive de l'opium" ("opium facit dormire quia est in eo virtus dormitiva" ("Malade imaginaire", Epilogue).
Très franchement, je ne vois pas l'intérêt que peut présenter pour l'analyse cette nouvelle appellation. Mais le mot fait savant, ça c'est sûr....
La terminologie doit demeurer au service de la clarté, et si elle ne réussit pas à s'imposer (c'est le cas, également, du COS), la déontologie oblige, du moins le crois-je et le pratiqué-je, à s'en séparer...

Écrit par : Jean | 01 décembre 2008

Bref, j'aime beaucoup la société des agrégés, mais je ne vois pas bien quel est l'enjeu par rapport aux élections... puisqu'elle ne présente pas de listes demain! Et je rappelle - merci Jean! - que ses actions dans la vie concrète se sont pour l'instant soldées par le désastre, au TA, du barème à la hors-classe.

Si maintenant TotoWeiniger tente de nous dire qu'il va voter pour un syndicat groupusculaire et si corporatiste qu'il limite son champ de syndicalisation aux agrégés de ll'enseignement supérieur, grand bien lui fasse!

Ecrit par : Claire | 01 décembre 2008

Lisez ce que j'écris au lieu de me prêter des intentions cachées. Je n'oppose pas le SNALC à la Société des agrégés, cela n'aurait pas de sens. Je dis simplement que la position et les déclarations du SNALC sur la question de l'affectation des agrégés au collège sont d'une mollesse qui détonne avec la virulence de sa prose contre la réforme du lycée et des concours. C'est pour le moins décevant, vous le concèderez, de la part d'un syndicat qui se présente par ailleurs comme un ardent défenseur des statuts.

Je n'ai pas dit un mot du SAGES, que vous semblez confondre avec la Société des agrégés. Je ne voterai pas demain.

Écrit par : TotoWeininger | 01 décembre 2008

La terminologie doit demeurer au service de la clarté, et si elle ne réussit pas à s'imposer (c'est le cas, également, du COS), la déontologie oblige, du moins le crois-je et le pratiqué-je, à s'en séparer...

Ecrit par : Jean | 01 décembre 2008

Bien d’accord. Remarquez que je n’ai jamais dit que je l’utilisais avec mes collégiens.

Écrit par : uncertain | 01 décembre 2008

http://www.dailymotion.com/video/k7HCdwd4GYXDLHRpR1
Ecrit par : catmano | 01 décembre 2008

Une version moins drôle existe : le rapport Benisti.

Écrit par : guy morel | 01 décembre 2008

Le Sages s'engage davantage pour les agrégés que le Snalc. Il n'est pas corporatiste : il fait ce que les autres syndicats auraient dû faire.

Écrit par : Hésitant | 01 décembre 2008

Pour Fabien (suite)

Sur le site de Reconstruire l'école. Lire surtout la fin.

Communiqué de "Qualité de la science française" sur la mastérisation des concours (19 novembre).

Interview d'Antoine Compagnon, président de Qualité de la science française.

Compte rendu d'audience au Ministère de l'Éducation nationale de la Société des hispanistes français (24 novembre). Le Ministère est inflexible sur le calendrier (nous pouvons signer toutes les motions possibles et imaginables, cela n'y changera rien), refuse de répondre sur la suppression de l'année de stage (cela ne concerne pas les universitaires et la SHF "n'est pas un syndicat"), admet que les épreuves du nouveau concours ne permettent pas d'évaluer vraiment la maîtrise d'une langue étrangère à l'oral mais ne propose rien de concret pour y remédier, comprend que l'année de stage à l'étranger ne peut être organisée dans le cadre des nouveaux masters mais n'a pas l'air de s'en émouvoir outre mesure, reconnaît que la préparation de l'agrégation est impossible dans le nouveau dispositif mais demande aux universités d'être "imaginatives" (autrement dit, de résoudre, à la place du Ministère de l'Éducation nationale, les problèmes insolubles qu'il a créés de toutes pièces en imposant un système absurde de formation). Bref, après avoir fait risette pendant des mois et promis que nos demandes seraient prises en compte, le MEN tombe le masque et se moque ouvertement de nous.

Compte rendu d'audience de Sauvons l'Université au Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche (28 novembre). Les deux ministères se renvoient la balle. Ils prétendent que les rôles sont désormais plus clairs entre le MEN (qui recrute) et le MESR (qui forme) et refusent d'admettre l'évidence : en plaçant les concours de recrutement à l'intérieur des masters, ce sont eux qui brouillent les cartes. Le manque de logique ne les gêne pas puisqu'il s'agit simplement de passer en force. Il est donc inutile d'argumenter plus longtemps, nous devons maintenant organiser la résistance et faire capituler les deux ministères à la fois.

La mesure la plus urgente est de créer une Coordination nationale des UFR de Lettres et Sciences humaines (voir rubrique "Actions") : c'est en France la hantise de tout gouvernement puisque ses interlocuteurs favoris (les syndicats) sont alors débordés et qu'on ne peut plus les rallier avec des concessions sur des sujets annexes ou des promesses imprécises pour l'avenir. Il faut désormais mener la bataille sur deux fronts :

1. la Coordination des UFR dans le bras de fer politique avec Xavier Darcos et Valérie Pécresse (qui n'en a plus pour très longtemps) : il s'agit pour l'essentiel d'obtenir un moratoire d'un an minimum et, par suite, la suppression de la date-butoir de 2010 pour la mise en place des nouveaux concours;

2. une plate-forme commune des Associations de spécialistes du supérieur et des Sections correspondantes du CNU, qui sont les seules à avoir la légitimité scientifique nécessaire pour élaborer un cadrage national des maquettes de master. Le moratoire doit en effet permettre de mener un large débat national : les nouveaux masters doivent assurer effectivement - et non de façon verbale - la possibilité pour les étudiants de s'orienter vers des études doctorales, passer les concours de recrutement (après l'obtention d'un master) ou obtenir un diplôme terminal avec de vrais débouchés professionnels. Il faut donc mettre un terme à l'hétérogénéité actuelle des différents projets, qui dessinent une carte chaotique de formations incompatibles d'une Académie à l'autre. En ce qui concerne les parcours menant aux concours de recrutement, l'année de préparation et la définition même de ces concours, les Associations de spécialistes de l'enseignement secondaire doivent avoir une place essentielle.

Le tempo politique ne nous est pas défavorable. Si Darcos devient premier ministre, comme il en rêve depuis des mois, et si Pécresse est nommée à d'autres fonctions, nous aurons probablement de nouveaux interlocuteurs avant le 15 février : si nous réussissons à nous organiser d'ici là, il sera possible d'entreprendre alors de vraies négociations avec un calendrier plus réaliste et une articulation masters/concours plus rationnelle.

Écrit par : Pedro Cordoba | 01 décembre 2008

Le Sages s'engage davantage pour les agrégés que le Snalc. Il n'est pas corporatiste : il fait ce que les autres syndicats auraient dû faire.

Ecrit par : Hésitant | 01 décembre 2008

Il DIT ce que le SNALC devrait FAIRE.

Écrit par : TotoWeininger | 01 décembre 2008

La confusion entre complément essentiel et complément d'objet peut en amener certains à conclure que dans la phrase "Je vais à Paris" , Paris est COI de "vais". Je l'ai entendu soutenir par un ami instituteur, par ailleurs intelligent et cultivé.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 01 décembre 2008


Et si " je m'en vais, au vent mauvais " , c'est quoi, "au vent mauvais " ? Un C.C. de lieu, de manière ?
Un COI ?
Qu'importe le flacon pourvu qu'on ait l'ivresse !

Écrit par : dobolino | 01 décembre 2008

Le SAGES, en croyant bien faire, et pendant que le SNALC s'efforçait d'obtenir un décret du ministre, a porté la question des points supplémentaires à donner aux agrégés devant les tribunaux. Qui l'ont débouté (ça remonte à deux ou trois ans, si je me souviens bien), ce qui a ouvert la voie à tous les rectorats qui, depuis, affectent au petit bonheur certifiés et agrégés là où ça les arrange (les rectorats…). En fait, il a scié les chances des agrégés d'être officiellement retenus prioritairement pour les lycées.
Je signale à l'honorable assemblée que le SNALC, à son dernier congrès à Dijon, s'est prononcé sans ambiguïté pour que l'on donne la préférence aux agrégés dans les mutations en lycées. Mais le jugement obtenu, si je puis dire, par le SAGES, lie les mains de tout le monde — sauf celles de l'administration.
J'ai résumé, mais vous avez la substance. Et le SAGES, qui n'est pas un syndicat, peut toujours plastronner : il a foutu tout le monde dans une merde noire.
JPB

Écrit par : brighelli | 01 décembre 2008

[...] le SAGES, qui n'est pas un syndicat [...]

Ecrit par : brighelli | 01 décembre 2008

Ben si. C'est la Sda qui n'en est pas un. On s'y perd, dans cette merde noire.

Écrit par : TotoWeininger | 01 décembre 2008

la confusion entre complément essentiel et complément d'objet peut en amener certains à conclure que dans la phrase "Je vais à Paris" , Paris est COI de "vais". Je l'ai entendu soutenir par un ami instituteur, par ailleurs intelligent et cultivé.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 01 décembre 2008
Votre ami n’avait pas tout à fait tort. Je cite la conclusion de la « Grammaire méthodique »( p. 145) :

« Du coup, on s’interdit de distinguer entre le complément d’objet indirect du verbe « aller » dans « Cet enfant va à l’école » et le complément circonstanciel dans « Cet enfant travaille bien à l’école », sous le prétexte que les deux constituants jouent le rôle sémantique de lieu dans les deux phrases et qu’ils répondent à la question où ? »

D’où, peut-être , l’utilité du complément essentiel de lieu qui permet de distinguer complément de verbe et complément de lieu sans étiqueter forcément comme CO les compléments locatifs.

Ecrit par : uncertain | 01 décembre 2008

Soyez gentils, avant d'entrer dans ces finesses, de "nous leur faire apprendre" le COD et les autres données de base, avant la fin de la troisième ! Ça serait déjà pas mal ...
On va en rester à:
Pierre (sujet) mange (verbe) une pomme ( COD ) et, le pommier (sujet du verbe "donne ") du jardin (complément du nom "pommier ") donne des pommes (COD) .
Merci d'avance et avec mes respectueuses salutations (C.C de manière) de parent (complément du nom "salutations") désemparé (adjectif épithète de parent).
Ça sera déjà plus que ce qu'on nous offre !

Écrit par : dobolino | 01 décembre 2008

"Et le SAGES, qui n'est pas un syndicat"

Si le reste de l'analyse est à l'avenant, ça prouve son niveau de sérieux !

Écrit par : Hésitant | 01 décembre 2008

(ça remonte à deux ou trois ans, si je me souviens bien), ce qui a ouvert la voie à tous les rectorats qui, depuis, affectent au petit bonheur certifiés et agrégés là où ça les arrange

Ecrit par : brighelli | 01 décembre 2008

L'affectation abusive des agrégés en collège, ça remonte quand même à plus de 2 ou 3 ans, non? La voie étaient déjà bien large. Qui l'avait ouvert?

Écrit par : TotoWeininger | 01 décembre 2008

Soyez gentils, avant d'entrer dans ces finesses, de "nous leur faire apprendre" le COD et les autres données de base, avant la fin de la troisième ! Ça serait déjà pas mal ...
On va en rester à:
Pierre (sujet) mange (verbe) une pomme ( COD ) et, le pommier (sujet du verbe "donne ") du jardin (complément du nom "pommier ") donne des pommes (COD) .
Merci d'avance et avec mes respectueuses salutations (C.C de manière) de parent (complément du nom "salutations") désemparé (adjectif épithète de parent).
Ça sera déjà plus que ce qu'on nous offre !

Ecrit par : dobolino | 01 décembre 2008

C'est bien mon avis!

Écrit par : Jean | 01 décembre 2008

Après avoir lu cet article, on peut vraiment se demander si cela est encore utile d'avoir la moindre parcelle de culture pour réussir !

http://www.marianne2.fr/Xavier-Bertrand-ne-regarde-que-TF1_a93962.html?voir_commentaire=oui#comments

Et dire qu'on en parle comme d'un possible futur 1er ministre !

Villepin avait sûrement raison lorsqu'il évoquait Xavier Bertrand ainsi: " la question est de savoir comment un tout mou, sans formes, peut prendre toutes les formes. La question, c’est de savoir comment l’habileté peut être un supplétif au manque d’intelligence et de courage. »

Écrit par : Merlemocoeur | 01 décembre 2008

Soyez gentils, avant d'entrer dans ces finesses...
Ecrit par : dobolino | 01 décembre 2008
Ah non, pas question de dire que ce fourbi de "compléments essentiels" "indéplaçables" etc. c'est "des finesses" !
C'est précisément ce genre de trucs qui a bousillé l'enseignement grammatical à l'école primaire. Du mécanisme pur, de l'étiquetage par tâtonnements, sans le moindre raisonnement !
Vous en donne un exemple dans le post qui suit.

Écrit par : guy morel | 01 décembre 2008

La conséquence en est évidente, après quelques années TZR, on finit par retrouver un poste et on est alors … le dernier arrivé prêt pour la nouvelle charrette.

A 50 ans ce sera sans doute la 3ème carte scol pour moi en février !

Ecrit par : Zorglub | 01 décembre 2008

Si je comprends bien, en lieu et place d'une tradition certes contestable, vous proposez d'établir une sélection "au mérite" de ceux qui devraient dégager ? Qui décidera et sur quels critères ?
Je trouve que les syndicats ont bon dos pour que vous les chargiez d'une mesure qui ne dépend en fait que de la hiérarchie. "Pissez à la raie" de vos chefs, ça sera plus logique !
Question subsidiaire et de pure curiosité : à 50 ans vous êtes TZR ? Vous enseignez quoi ?

Écrit par : victor | 01 décembre 2008

A M. Brighelli et M. Cordoba

Merci pour lé lien

mé finalemen je croa que la raiforme dé concour cé tré bi1, ça serre à ri1 d'aprendre tou cé trucs intellos; cé du vant.

Et cé pareye dans la foncsion publik, la culture général c'est inutil.

Et puis ki cé ce "Plotin" bidon que le conséyier de Paicresse se moque. Pfff encore dé vieu trucs pl1 de poussière. Alé ! Oups ! ungros cou de balé dans tou sa !!!
"les concours" COD de "annihile"

http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?article993

Merci madame et meussieu les ministres

Bon, cé pa tou sa, mé je vé préparé mé cour pour mé petit élève !

Écrit par : Fabien | 01 décembre 2008

@Dobolino, Roger Felts
Un exemple d'enseignement grammatical idiot à :
http://membres.lycos.fr/sosgrammaire/cpesscir.html

Écrit par : guy morel | 01 décembre 2008

vous proposez d'établir une sélection "au mérite" de ceux qui devraient dégager ? Qui décidera et sur quels critères ?

Ecrit par : victor | 01 décembre 2008

Aucun agrégé ne devrait être concerné par une mesure de carte scolaire tant qu'il reste des non-agrégés dans l'établissement. Ces derniers se débrouillent entre eux comme ils le souhaitent pour désigner la "victime".

S'il ne reste plus que des agrégés, le rang au concours est souverain.

Écrit par : TotoWeininger | 01 décembre 2008

L'affectation abusive des agrégés en collège, ça remonte quand même à plus de 2 ou 3 ans, non? La voie étaient déjà bien large. Qui l'avait ouvert?

Ecrit par : TotoWeininger | 01 décembre 2008

Une autre question me taraude : si les agrégés sont de superprofs, pourquoi seraient-ils outragés d'enseigner en collège où ils seront au moins aussi utiles qu'en lycée ?

Écrit par : victor | 01 décembre 2008

Une autre question me taraude : si les agrégés sont de superprofs, pourquoi seraient-ils outragés d'enseigner en collège où ils seront au moins aussi utiles qu'en lycée ?

Ecrit par : victor | 01 décembre 2008

Personne n'a dit ici que les agrégés sont des "superprofs", voyons. Ce n'est pas une question d' outrage, mais de simple respect des statuts (qu'il faudrait par ailleurs nettoyer de quelques légères mais coupables ambiguïté).

Écrit par : TotoWeininger | 01 décembre 2008

Aucun agrégé ne devrait être concerné par une mesure de carte scolaire tant qu'il reste des non-agrégés dans l'établissement. Ces derniers se débrouillent entre eux comme ils le souhaitent pour désigner la "victime".

S'il ne reste plus que des agrégés, le rang au concours est souverain.

Ecrit par : TotoWeininger | 01 décembre 2008

Et alors peut-être faudra-t-il pondérer le rang par l'année de passation dudit concours pour tenir compte du nombre de postes offerts, du nombre de candidats, puis des conditions de passation et de la difficulté du sujet d'oral... La météo et les phases de la lune pourraient aussi compter ainsi que la situation familiale de l'intéressé (mon petit dernier faisait ses dents la veille d'un de mes passages à l'oral). Sans compter qu'il faudrait aussi compenser le désavantage des provinciaux obligés de monter à Paris avec fatigue et stress à l'appui.

Écrit par : victor | 01 décembre 2008

(qu'il faudrait par ailleurs nettoyer de quelques légères mais coupables ambiguïté).

Ecrit par : TotoWeininger | 01 décembre 2008

L'est fatigué le Toto agrégé, l'oublie les accords!

Écrit par : Merlemocoeur | 01 décembre 2008

Oh là là, il est temps de mettre une pincée de clarté là-dedans!

Le SAGES:
Syndicat des Agrégés de l'Enseignement Supérieur; groupusculaire: quelques centaines de membres au mieux; si peu nombreux qu'il ne présente pas de liste académiques aux élections professionnelles de demain, du moins pas dans mon académie; comme son nom (ne) l'indique (pas), prétend recruter aussi dans les collèges et les lycées; joue sur la ressemblance entre "Syndicat des agrégés " et "Société des agrégés" pour attirer à lui des recrues (le Geai paré des plumes du Paon); a effectivement "foutu la merde" dans l'accès à la hors-classe des agrégés en transformantt l'accès normal par ancienneté, notes et titres en "accès au mérite"sur la base d'"appréciations" du chef d'établissement et de l'IPR, ouvrant ainsi la voie à l'arbitraire et au clientélisme.

La Société des agrégés de l'Université:
pas un syndicat mais une association de professeurs ouverte aux agrégés par concours (externe ou interne) exerçant en collège, en lycée, en classes préparatoires et dans l'enseignement supérieur, ou exerçant des fonctions de chefs d'établissement ou d'inspection ; entre 9000 et 10 000 Sociétaires (12 000 sous Allègre, à l'époque du projet Meirieu de réforme du lycée); objectifs: la défense des intérêts des professeurs agrégés par concours, la défense du recrutement des professeurs du secondaire par concours nationaux avec écrit anonyme et oral apprécié par un jury collégial, la défense d'un enseignement d'une qualité suffisante pour permettre à chaque élève d'acquérir, en vue de sa vie personnelle et professionnelle, tout le savoir dont il est capable; à ces trois titres, adversaire farouche du "pédagogisme"; a réussi en 1998, par un rapport au vitriol, à ridiculiser le projet Meirieu, provoquant la fureur d'Allègre, lequel s'est abattu sur sa Présidente; les "voeux" transmis au gouvernement à la suite du Comité de la Société des agrégés (en automne) et de l'Assemblée générale ( au printemps) sont des textes solides qu'il est difficile de réfuter.

Écrit par : Jean | 01 décembre 2008

Une autre question me taraude : si les agrégés sont de superprofs, pourquoi seraient-ils outragés d'enseigner en collège où ils seront au moins aussi utiles qu'en lycée ?
Ecrit par : victor | 01 décembre 2008

"Taraudé" non : suis trop blindé pour l'être, mais un tantinet étonné que dans l'état de dégénérescence où est l'enseignement, ces questions paraissent encore importantes.

Écrit par : guy morel | 01 décembre 2008

L'est fatigué le Toto agrégé, l'oublie les accords!

Ecrit par : Merlemocoeur | 01 décembre 2008

L'est agrégé de math, le Toto, alors les accords...

Écrit par : TotoWeininger | 01 décembre 2008

"Taraudé" non : suis trop blindé pour l'être, mais un tantinet étonné que dans l'état de dégénérescence où est l'enseignement, ces questions paraissent encore importantes.

Ecrit par : guy morel | 01 décembre 2008

C'est l'étonnement d'un sage. Mes respects nocturnes M. Morel, je vais me coucher avec le "Petit vocabulaire..." car demain j'ai stage et ça peut m'être utile.

Écrit par : victor | 01 décembre 2008

Cher Victor, héraut de la bien pensance (et défenseur sans doute ... de votre confort), relisez ma modeste contribution jusqu'au bout.

C'était justement en pensant à vous que j'ai proposé un tirage au sort !

C'est parfois bien marris que mes "chefs" durent me placer en carte scol sous la pression de syndicats qui ont largement préféré soutenir d'une part une règle absurde (et vernaculaire) de l'autre un collègue notoirement incompétent et très ouvertement j'm'en foutiste ...

Il serait pour CE COUP absurde de reporter la vilénie sur des "chefs" qui n'ont fait que céder à la vindicte populaire et à la pression populiste de syndicats clientélistes.

(ce qui, par ailleurs, n'exonère en rien lesdits "chefs" de nombreuses autres infamies)

Voui, voui, j'ai 50 ans et suis certifié depuis 1983.
Ma carrière (brillante par ailleurs) a consisté à me rapprocher à pas de fourmi du domicile de mon conjoint. Tantôt en poste fixe, tantôt TA, avec pour suivre carte scol et 5 ans TZR et enfin il y a 3 ans un poste dans la ville qui me convient. Une grosse douzaine d'établissements, mon IPR n'a pas manqué de me rappeler le "formidable enrichissement en expériences nouvelles" que ça représentait ...
Et sans doute en février, nouvelle carte scol et TZR en attendant la retraite.

Normal, toujours le dernier arrivé sur qui pleuvent les emmerds'
Et ce, avec la bénédiction des syndicats qui non seulement approuve, mais défendent, cette règle inique.

Je suis surpris que vous, Victor, grand défenseur de la veuve et de l'orphelin, n'envisagiez pas qu'il serait un peu normal de partager la merde plutôt que de la refourguer systématiquement toujours aux-mêmes.
(à moins qu'au bal des faux culs vous ne soyez pas le dernier ? ...)

Ne me répondez pas qu'il suffit de faire en sorte qu'il n'y ait pas de merde ! Y'en a obligatoirement pour ajuster moyens et effectifs.
Votre intervention montre que vous faites très exactement partie des collabos.

C’est pas grave, mais c’est ballot.
(enfin c’est ske j’en dis … parce que pour le reste, je suis certain que vous avez une très haute image de vous-même. Et Tartufe ? … Le pauvre homme).

Écrit par : Zorglub | 01 décembre 2008

Une autre question me taraude : si les agrégés sont de superprofs, pourquoi seraient-ils outragés d'enseigner en collège où ils seront au moins aussi utiles qu'en lycée ?

Ecrit par : victor | 01 décembre 2008

Victor, vous êtes pour la suppression de l'agreg, non ? Sinon vous êtes un incroyable farceur. S'il faut vous expliquer la différence entre un cinquième et un première ES, la troisième hypothèse qui me vient à l'esprit n'est pas flatteuse pour vous.

Zorglub, vous dites "conjoint" pour un pacs, vous ? Vous n'êtes pas un peu en avance sur 2017, lorsque Strauss-Kahn arrivera (enfin) au pouvoir ?

Écrit par : Jeremy | 01 décembre 2008

"Je descends à la cave. > sens intransitif
L'action de descendre s’arrête au sujet."

Ecrit par : retraitée | 01 décembre 2008

Je persiste: "Elle s'arrête à la cave.", diront en choeur les élèves...

Ecrit par : Jean

Ça me rappelle le fameux : "on est prié de s'essuyer les pieds au préalable". À la question : "que signifie "au préalable" ?", les gamins répondent tous en chœur : "au paillasson" !

Écrit par : moot | 02 décembre 2008

Paris, le 21 novembre 2008

Monsieur le ministre,

Au mois de juin dernier nous avons signé avec vous les points de convergences sur le lycée. Nous avons signé ce texte parce que les principes qu’il contient sont ceux qui s’imposent à toutes celles et ceux qui veulent que se mette en place un lycée véritablement démocratique. Nous avons signé ce texte pour que les discussions engagées aboutissent à une réforme ambitieuse et partagée par l’ensemble des personnels. Nous n’avons pas signé ce texte simplement pour avoir une place au sein des discussions, ou pour mieux en partir.

Les travaux engagés par la mission pilotée par Monsieur de Gaudemar nous semblaient aller dans le bon sens, en particulier la possibilité envisagée de la mise en place d’un véritable lycée modulaire et polyvalent était pour nous une réponse adéquate aux difficultés rencontrées par les lycéens d’aujourd’hui.

Nous étions pleinement conscient des difficultés pratiques de mises en œuvre d’une réforme de telle ampleur surtout dans le calendrier contraint que vous vous étiez vous même imposé. C’était le sens de la distinction que nous faisions entre le calendrier de définition de la réforme et celui de sa mise en oeuvre et donc de notre demande du report d’un an de l’application de la réforme à l’ensemble des classes de seconde.

Nous regrettons vivement que vous ayez préféré amoindrir les ambitions de la réforme pour en sauver le calendrier.

En l’état les annonces que vous avez faites le 21 octobre dernier ne nous conviennent pas. Si bien des aspects de la nouvelle classe de seconde restent ouverts et à déterminer, il est évident que nous n’y retrouvons pas l’ensemble des ambitions affirmées par la mission lycée. Par exemple, l’abandon de l’idée d’un tronc commun organisé en modules ne peut permettre de mettre un terme aux trop nombreux redoublements, objectif pourtant affiché dans les points de convergences..

Aujourd’hui les personnels, les lycéens et les parents d’élèves sont inquiets. Ils considèrent le plus souvent que, même avec des ambitions revues à la baisse, le temps manque pour une application correcte d’une réforme dont le sens profond leur échappe. Aujourd’hui, compte tenu de la teneur de vos annonces du 21 octobre, nous ne pouvons que nous interroger : les points de convergences engagent-ils encore les signataires et notamment le ministère ? Est-ce bien sur cette base que les discussions doivent se poursuivre ?

Pour être assurés d’une réponse positive à cette question, il est nécessaire que nous soyons entendus sur les points suivants qui concerne la future classe de seconde :

le choix des modules du bloc 2 que nous souhaitons voir encadré afin de ne pas permettre la constitution de filières et la fin de la seconde de détermination,
la place des SES que nous souhaitons voir intégrer le tronc commun et dont en tout état de cause l’avenir doit être précisé et garanti dans le cycle terminal,
des garanties sur les dédoublements nécessaires,
la possibilité de véritables parcours diversifiés,
la possibilité offerte aux établissements de mise en place d’enseignements pluridisciplinaires par exemple dans le domaine de l’éducation au développement durable.
Par ailleurs et pour conforter l’ensemble de la démarche de réforme engagée, et en conformité avec les points de convergences, nous vous demandons avec force d’ouvrir dans les délais les plus bref de véritables négociations, en présence conjointe des organisations syndicales représentatives , de votre administration et de votre cabinet, sur les questions liées à cette réforme qui concerneront directement les personnels : conditions de travail, définitions des services, temps de travail, organisation des établissements...

En particulier il nous paraît fondamental que les heures d’accompagnement prévues dans le bloc 3 soient intégrées dans le temps de service des enseignants.

Dans les circonstances présentes, vous comprendrez, Monsieur le ministre, qu’une réponse rapide et positive de votre part permettant de réaffirmer fortement les engagements pris lors de la signature des points de convergences est nécessaire.

Je vous prie de croire Monsieur le Ministre, à l’assurance de mes sentiments déférents.

Écrit par : Jeremy | 02 décembre 2008

C'est une lettre du Sgen, évidemment.

Écrit par : Jeremy | 02 décembre 2008

Zorglub, vous dites "conjoint" pour un pacs, vous ? Vous n'êtes pas un peu en avance sur 2017, lorsque Strauss-Kahn arrivera (enfin) au pouvoir ?

Ecrit par : Jeremy | 01 décembre 2008

Non Jérémy, c'est une femme !
Bien que longtemps très indécis, j'ai choisi (beaucoup par commodité et un peu par conformisme social) d'être hétéro.

Je souhaite à DSK de garder jusqu'en 2017 la forme éblouissante qui fit sa réputation cette année, mais ... c'est pas gagné à 68 ans.

Écrit par : Zorglub | 02 décembre 2008

Tout ceci est bien beau, mais moi, demain, je vote aussi (et pour la 1ère fois) pour le Snalc... et je prépare les cahouets pour les résultats vendredi (qui seront publiés quelque part, j'espère).

Ecrit par : fépétélescahouets | 01 décembre 2008

Allez voir sur le site du Snalc, ils seront publiés dès que possible . Je ferai volontiers péter les cahouets avec vous en cas de bon résultat : tout comme vous, j'ai voté (par correspondance) pour la 1ère fois pour le Snalc... et raaaaahhhhh ça fait du bien !

Il y a des petites satisfactions comme ça, parfois.

Écrit par : Manu, en forme. | 02 décembre 2008

C'est une lettre du Sgen, évidemment.

Ecrit par : Jeremy | 02 décembre 2008

Tiens, accessoirement, s'ils pouvaient se prendre une branlée monumentale aux élections, cette bande de clowns, ça ferait du bien aussi.

Je fantasme toujours beaucoup vers les 2 H du matin.

Écrit par : Manu | 02 décembre 2008

"quand j'entends le mot culture, je sors mon rapport"

L'unanimisme de la caste médiatique était général hier pour se gausser des questionnaires de culture générale aux différents concours de la fonction publique. Quelques remarques :

1° on a un avantage certain à confondre la culture générale avec des questionnaires qui laissent la place au hasard et ne permettent justement pas de voir la culture générale de l'individu. La culture générale ce n'est pas une somme de connaissances mais bien un état d'esprit particulier nourri d'autres choses que de soi-même et des rumeurs de son époque. Le fait même d'assimiler la culture générale à des questionnaires relevait d'une trahison de la culture générale -et pour soigner le malade, on le tue : on ne fera pas de la culture générale autrement mais on la réduira à une partie insignifiante.

2° on enrobe le tout sous des déclarations lénifiantes destinées à montrer qu'il s'agit d'ouverture sociale, et patati patata -alors que l'objectif est d'économiser et de ne plus consacrer autant d'argent à faire passer les concours, payer les correcteurs. Bientôt on finira par redécouvrir que jadis certaines charges s'achetaient, c'est quand même bien plus commode non?

3° le clou, c'est quand même entendre Régine Desforges, un des auteurs qui a participé au rapport sur la réforme des concours, se gausser de la question portant sur la différence entre le crétacé et le jurassique; il ne s'agit pas de savoir s'il faut connaître cette différence pour être garde forestier mais de bien mesurer à quelle ignominie on s'abaisse lorsque ceux qui sont censés aimer la culture et les idées entonnent ce même hymne à l'utilité, croyant par là même être acceptés par le monde prosaïque qui les tolère. Au lieu de lever la tête on courbe l'échine.
Et on se prend à rêver à une résurrection d'un Flaubert tonnant contre tous ces apôtres de l'utilité, ces thuriféraires du social et ces assassins de l'idéal. Faire du français, de la poésie (ha ha) ne sert à rien; de la communication suffit amplement. Barbares.

Écrit par : Sénéchal | 02 décembre 2008

Ça fantasme sec, effectivement.

Une précision : j'ai enseigné sept ans en collège. Cinq heures et demie de transports journaliers. Des élèves de tous niveaux, dans un bourg normand dont la spécialité est l'abattage. C'était en tout début de carrière, et j'ai appris à enseigner. Je ne me suis pas senti dégradé — nous étions deux agrégés en tout et pour tout. Personnellement, en dehors de toute considération syndicale, je serais assez partisan de demander aux gens où ils veulent enseigner, de les satisfaire dans la mesure du possible, puis, pour le reste, de nommer les profs là où ils seront le plus efficaces. Evidemment, cela suppose un certain travail "à la main", que l'informatique moderne et les petits arrangements de certains syndicats préfèrent ignorer.

Quant à Xavier Bertrand… En vérité, Merlemocœur, je vous le dis, je l'ai rencontré, cet homme, et vous êtes encore en dessous de la vérité. Et Villepin aussi, parce qu'il n'a pas noté la méchanceté qui se dégage de ce type, la veulerie, le sentiment béat de satisfaction d'un homme arrivé au bout du Principe de Peter.

Allez, votez selon votre conscience, ou ne votez pas, mais ne votez pas con.
JPB

Écrit par : brighelli | 02 décembre 2008

Sénéchal, ce que la "caste médiatique" connaît de la culture, c'est juste la première syllabe.
JPB

Écrit par : brighelli | 02 décembre 2008

« pouvez-vous nous indiquer un site où vous exprimez le meilleur de vous-même et où nous pourrions vous juger »
80 / 1,90 | 01 décembre 2008

Tiens ! Le Roy Bean des blogs is back !
On se croit Felts-Tinville on n'est que Lambert ou Burgaud.

Écrit par : Tailleboudin | 02 décembre 2008

Soyez gentils, avant d'entrer dans ces finesses...
Ecrit par : dobolino | 01 décembre 2008
Ah non, pas question de dire que ce fourbi de "compléments essentiels" "indéplaçables" etc. c'est "des finesses" !
C'est précisément ce genre de trucs qui a bousillé l'enseignement grammatical à l'école primaire. Du mécanisme pur, de l'étiquetage par tâtonnements, sans le moindre raisonnement !
Vous en donne un exemple dans le post qui suit.

Ecrit par : guy morel | 01 décembre 2008

Je suis bien d'acord, mais ils ont tellement de mal à les apprendre ces fichues règles et à les poser ces "étiquettes" qu'on hésite à poser des questions "explosives", par exemple que signifie exactement "essentiel" ("indéplaçable", c'est facile, mais ce n'est pas la même chose) et pourquoi des compléments "circonstanciels" peuvent être "essentiels". Est-ce qu'il ne vaut mieux dessiner d'abord des contours, même si ce sont que des châteaux de sable, avant de les inviter à réfléchir sur le "sens". Il m'arrive de m'arrêter et de leur dire : "Bon, je vous dis cela ainsi, mais c'est plus compliqué." J'ai parfois des regards de connivence.

Écrit par : Robin | 02 décembre 2008

Monsieur JPB, on va finir par toucher le fond mais il sera si mou qu'on ne pourra jamais pousser pour remonter!

Oui, j'ai l'impression que vous perdez malheureusement votre temps , oh grand manitou de ce site, à vous décarcasser pour sauver les lettres et la culture!!!

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2008/11/27/01016-20081127ARTFIG00790-la-culture-generale-chassee-des-concours-administratifs-.php

Tous devant TF1, un verre de coca dans une main et une chips dans l'autre et tout sera pour le mieux dans le meilleur des mondes!

Écrit par : Merlemocoeur | 02 décembre 2008

"Quant à Xavier Bertrand… En vérité, Merlemocœur, je vous le dis, je l'ai rencontré, cet homme, et vous êtes encore en dessous de la vérité. Et Villepin aussi, parce qu'il n'a pas noté la méchanceté qui se dégage de ce type, la veulerie, le sentiment béat de satisfaction d'un homme arrivé au bout du Principe de Peter."

JPB

Ecrit par : brighelli | 02 décembre 2008

Sans vouloir faire de la psy à deux balles, (pardon, à 0,30 Euros, à peu près), Xavier Bertrand n'est rien de plus qu'un gros petit bonhomme qui, vraisemblablement, a dû se faire vanner pendant toute sa scolarité sur son embonpoint, (bouboule, va chercher le cahier de textes; pousse-toi, tu prends deux places avec ton gros cul). Etc.
De rage, il s'est inscrit à l'UMP et, maintenant, fait payer ce qu'il a vécu au maximum de gens. Comme il est très habile, il sait faire le faux gentil. Mais ce type est un vrai méchant.

Écrit par : Christophe Sibille | 02 décembre 2008

"« Du coup, on s’interdit de distinguer entre le complément d’objet indirect du verbe « aller » dans « Cet enfant va à l’école » et le complément circonstanciel dans « Cet enfant travaille bien à l’école », sous le prétexte que les deux constituants jouent le rôle sémantique de lieu dans les deux phrases et qu’ils répondent à la question où ? »

D’où, peut-être , l’utilité du complément essentiel de lieu qui permet de distinguer complément de verbe et complément de lieu sans étiqueter forcément comme CO les compléments locatifs."

Ecrit par : uncertain | 01 décembre 2008

Serait-ce parce qu'il y a déplacement vers le lieu, dans le premier cas, et pas dans le deuxième? Merci.

Écrit par : Christophe Sibille | 02 décembre 2008

"l’utilité du complément essentiel de lieu qui permet de distinguer complément de verbe et complément de lieu sans étiqueter forcément comme CO les compléments locatifs."

Est-il vraiment nécessaire de savoir où l'on va pour se faire avoir * où l'on est ?

C'est Xavier Bertrand qui me l'a dit.

Y'a pas, ce type assure...

* "s'avoir" ?

Écrit par : dugong | 02 décembre 2008

Avant de reprendre à 9 heures avec un cours de grammaire justement, je reprends ma petite réflexion/discussion avec gu morel sur les "finasseries" utiles ou inutiles (sont-ce des finasseries ?)

Les catégories de la langue et de la pensée sont consubstancielles. Hegel (et plus tard Gramsci) en étaient bien conscient quand ils soulignaient l'un et l'autre l'importance de l'apprentissage de la grammaire pour les enfants.

Il me semble que c'est Alexandre Koyré qui a montré le plus fortement de lien entre la pensée grecque et la langue grecque, notamment quand il analyse la notion philosophique d'"upokaimenon" chez Aristote (ce qui se tient au dessous de, la substantia des scolastiques), qui deviendra le "sujet" cartésien. La notion "d'attribut" vient aussi de la philosophie grecque, via le "grammairien de la Révolution française" Lhomond. En cette année de la célébration de l'anniversaire de la naissance de Lévi-Strauss, on peut se demander : quid des autres langues ? Vous voyez où tout cela nous mène !...Tout droit à la question du "sens", c'es-à-dire de la vérité. Je termine ça vient de sonner. Je me souviens du choc reçu quand Claude Vigée nous a expliqué qu'en hébreu, le nom de Dieu s'écrivait librement au futur.

Écrit par : Robin | 02 décembre 2008

Pour notre "ami" TotoWeiniger: je ne suis peut-être qu'une novice en syndicalisme (encore que...), mais je ne confonds pas SAGES et SDA. C'est vous qui entretenez vaillamment la confusion entre l'un et l'autre, en laissant planer le doute d'une alliance objective.

Le SNALC n'a certes pas signé cette pétition - que je ne connaissais d'ailleurs même pas, tant les annonces de la SDA restent confidentielles! - mais oeuvre au quotidien, sur le terrain, pour le respect des droits des agrégés. Qui existent d'ailleurs, via une circulaire précisant qu'ils doivent être prioritairement affectés en lycée. Certes, circulaire n'a pas force de loi... Mais vous m'expliquerez comment on peut s'en servir quand on n'a pas d'élus dans les CAPA d'affectation pour en rappeler la substantifique moëlle, et qu'on laisse ainsi la place aux SGENeux qui s'en donnent à coeur joie pour éjecter les agrégés en collège (au passage, j'y suis personnellement pas si mal, toute agrégée que je suis. La question est surtout, comme le rappelait JPB, de laisser chacun libre de décider!). Et il vaut mieux être nombreux. Faire poids. Donc voter, pour un syndicat qui défend les agrégés sans être groupusculaire (j'aime pas le coup du vote utile mais là, quand même!) et qui agit autrement que sur le papier. Les pétitions, c'est bien gentil, mais ça fait doucement rigoler un ministère qui ne daigne même plus se montrer au CSE...

Écrit par : Claire | 02 décembre 2008

Il a fallu attendre deux mois, mais enfin, le voilà : le premier article dans la presse nationale sur la mastérisation des concours de l'enseignement.

C'est dans l'Humanité. C'est surtout insistant sur le côté "précarisation" des futurs profs, et cela dit peu de choses sur "le contenu" des concours, mais c'est vraiment mieux que rien.

http://www.fabula.org/actualites/article27355.php

Écrit par : Fabien | 02 décembre 2008

A mon avis il faudrait laisser tomber Gros Boudin.
Je suis une mouche à merde et - de par mon expérience - je sais qu'on peut bouffer des colombins, mais pas entamer une conversation avec eux.
Gros boudin, je te bouffe tout cru et on s'arrête là.

Écrit par : Lisa fut Lisette | 02 décembre 2008

@ Robin,
Je me lève tard, comme c'est le privilège des retraités ( j'ai raccroché à la rentrée, à 63 ans), et je tombe sur votre message qui illumine ce début de journée.
Vous conviendrez que les réflexions sur l'enseignement de la grammaire où s'entrecroisent Aristote, Lhomond, Gramsci, Hegel et Vigée nous éloignent de ce que j'appelle des "finasseries", les machins assez récemment imaginés sur la "déplaçabilité" et "l'essentialité" des compléments.
J'ai donné un exemple, entre cent, des pratiques totalement mécanistes auxquelles donnent lieu ce type de choses. Ce n'est pas facile d'amener les élèves à penser, mais on arrive assez bien à les dresser à ne pas penser.
Cordialement.
GM

Écrit par : Guy morel | 02 décembre 2008

Il est important de souligner qu'une grammaire se pense et
qu'elle a une structure théorique qu'on peut dévoiler progressivement.

Qu'il y ait des aspects arbitraires dans une théorie, c'est l'évidence. En physique, par exemple, une énergie potentielle définie à une constante additive près.

L'essentiel est d'éradiquer ceux qui voudraient faire croire que tout est arbitraire dans la grammaire (ça sonne d'ailleurs, chez eux, comme un slogan). Il y en a.

Enfin, pour de jeunes élèves, il est important aussi de souligner qu'une grammaire ne doit pas être entièrement formalisée *. Il est bien connu qu'un système dont on appliquerait scrupuleusement toutes les règles (supposées complètes) ne tarderait pas à se bloquer.

Comment énoncerait-on alors les conneries qui sont vitales à notre fonctionnement quotidien ?

* je ne parle même pas de l'impossibilité de cette tache...

Écrit par : dugong | 02 décembre 2008

@ Guy Morel écrit :
« Dobolino, Roger Felts Un exemple d'enseignement grammatical idiot à :
http://membres.lycos.fr/sosgrammaire/cpesscir.html »

Guy Morel ne trouvez vous pas curieux qu'au moment où, au moins ici, tout le monde se prononce pour un retour à la grammaire, deux honorables membres de la société “Bonnet d'âne”, il est vrai non professionnels (non enseignants) s'élèvent contre les risques d'une dérive vers la sophistique et s'inquiètent que les défenseurs de la chose risquent d'en devenir les fossoyeurs involontaires.
Pour être un défenseur intransigeant de l'école centrée sur la diffusion du Savoir et des savoirs, je n'oublie pas que notre ennemi intime c'est le mieux, ennemi du bien, c'est le scientisme, c'est l'algodicée telle que la définit Bouveresse :
« … Spengler… adopte le point de vue… de l’”algodicée” : la position de l’homme qui prétend regarder les choses avec la froideur et le détachement d’un esprit scientifique, d’un point de vue cosmique qui permet de réduire à des proportions insignifiantes les bouleversements, les catastrophes, les guerres et les massacres qui se préparent. Selon Spengler, l’humanité européenne doit vouloir ce qui va, de toute façon, lui arriver ou rien du tout. …, l’attitude de Kraus est évidemment aux antipodes du pathos stoïcien ou pseudo-stoïcien et de la prétendue “ sagesse ” qui consent à l’inévitable. Son point de vue est à l’opposée de la fuite dans l’inhumain que préconise et pratique Spengler. Il est… celui de l’indignation et de la révolte de ceux que Spengler voit en victimes déjà résignées et virtuellement condamnées… »
Evidemment, il y a loin de Spengler et Kraus à l'élève qui “apprend” sa grammaire, mais si le non-savoir est un mal absolu, la manière dont la “science” pénètre les esprits compte quelque peu. Faisons gaffe que la science grammaticale ne soit pas celle de rustres “cultivés”…

Je viens de terminer cette note, quand je lis la dernière mise au point de Guy Morel, jeune retraité se levant tard… Dans le fond on est assez d'accord sauf peut-être sur l'ambiguïté de sa dernière phrase : « J'ai donné un exemple, entre cent, des pratiques totalement mécanistes auxquelles donnent lieu ce type de choses. Ce n'est pas facile d'amener les élèves à penser, mais on arrive assez bien à les dresser à ne pas penser. »
… Il pète trop haut… Il ne s'agit pas de les amener à penser, ou à ne pas penser (objectif idéaliste illustrant le sentiment de toute puissance illusoire de l'enseignant). Il s'agit de leur apprendre à parler français en respectant les règles fondamentales de la grammaire de base.
Penser, c'est la cerise sur le gâteau…

Écrit par : Roger Felts | 02 décembre 2008

Oserais-je conjecturer qu'il y a même dans les concepts de base d'une grammaire un caractère "naturel" ?

Écrit par : dugong | 02 décembre 2008

@ Lisa fut Lisette :

Je ne suis pas d'accord avec vous. Vous êtes une fine mouche pas une mouche à merde.
Ceci dit, je crois que vous avez raison. Échanger des insultes ou essayer de converser avec Gros Boudin est une perte de temps qui ne se justifie que lorsqu'on a du temps à perdre… Adieu Gros Boudin…

Écrit par : Roger Felts | 02 décembre 2008

Il s'agit de leur apprendre à parler français en respectant les règles fondamentales de la grammaire de base.
Penser, c'est la cerise sur le gâteau…

Ecrit par : Roger Felts | 02 décembre 2008

J'approuve!

Aujourd'hui, élections professionnelles!
Si le SNALC était un peu plus fort en face du SNES complice des "pédagos", ce n'en serait que mieux, me semble-t-il, pour les élèves et pour les professeurs...

Écrit par : Jean | 02 décembre 2008

Sans vouloir faire de la psy à deux balles, (pardon, à 0,30 Euros, à peu près), Xavier Bertrand n'est rien de plus qu'un gros petit bonhomme qui, vraisemblablement, a dû se faire vanner pendant toute sa scolarité sur son embonpoint, (bouboule, va chercher le cahier de textes; pousse-toi, tu prends deux places avec ton gros cul). Etc.
De rage, il s'est inscrit à l'UMP et, maintenant, fait payer ce qu'il a vécu au maximum de gens. Comme il est très habile, il sait faire le faux gentil. Mais ce type est un vrai méchant.

Ecrit par : Christophe Sibille | 02 décembre 2008

Vous allez voir, Christophe : vous allez finir par souhaiter que Darcos décroche le poste de 1er ministre à Noël !

Écrit par : Manu | 02 décembre 2008

"une véritable formation universitaire progressivement
professionnalisante suivie d'une solide formation professionnelle après le concours", dit le communiqué de la FSU
---

Je viens donc de lire l'article de l'Huma et le communiqué de la FSU sur la mastérisation des concours. Toujours les mêmes conneries. Pour défendre leurs parts de marché syndical dans les IUFM, le SNESUP, le SNES et tous les syndicats de la FSU réclament la même chose que le SGEN et la CDIUFM : une formation progressivement professionnalisante des futurs enseignants à partir de la première année de licence. C'est ce qu'ils appellent la "formation en biseau", de plus en plus professionnelle, avec de plus en plus de stages, de plus en plus de théories iufémesques, etc. Autrement dit, c'est la chimère d'une formation en alternance avec un concours à la fin. Or ces deux modèles - alternance et formation succesive - sont incompatibles. On peut choisir l'un ou l'autre, pas les deux à la fois. La formation en alternance n'est possible que si la sélection a lieu AVANT : c'est ainsi que fonctionnaient les Ecoles normales avant leur infection par le virus du pédagogisme. Il y avait un concours d'entrée qu'on passait en fin de troisième, puis une formation en alternance jusqu'au premier poste d'instit. Les IUFM ont détruit ce système. Et ils voudraient le beurre et l'argent du beurre, garder la formation en alternance mais avant le conours : c'est ça, la formation en biseau. Les gens de la FSU ont-ils le cerveau si ramolli pour ne pas comprendre que c'est rigoureusement impossible? Comment pourrait-on trouver des places de stagiaires pour tous les candidats potentiels aux concours? Prenons le cas d'une discipline en voie d'extinction où les choses devraient être plus faciles. Il y a quand même 1500 étudiants inscrits en Lettres classiques à la Sorbonne. On les envoie où en stage? Tous à Henri IV?

Autre chose qui devrait en principe intéresser des syndicalistes : qu'est-ce qu'ils deviennent tous ces étudiants qu'on a progressivement professionnalisés pendant 3 ou 4 ou 5 ans, et qui ensuite se font rétamer au concours? Changeurs de couches? Promeneurs de chiens?

Écrit par : Pedro Cordoba | 02 décembre 2008

"quand j'entends le mot culture, je sors mon rapport"

L'unanimisme de la caste médiatique était général hier pour se gausser des questionnaires de culture générale aux différents concours de la fonction publique. Quelques remarques :

1° on a un avantage certain à confondre la culture générale avec des questionnaires qui laissent la place au hasard et ne permettent justement pas de voir la culture générale de l'individu. La culture générale ce n'est pas une somme de connaissances mais bien un état d'esprit particulier nourri d'autres choses que de soi-même et des rumeurs de son époque. Le fait même d'assimiler la culture générale à des questionnaires relevait d'une trahison de la culture générale -et pour soigner le malade, on le tue : on ne fera pas de la culture générale autrement mais on la réduira à une partie insignifiante.

2° on enrobe le tout sous des déclarations lénifiantes destinées à montrer qu'il s'agit d'ouverture sociale, et patati patata -alors que l'objectif est d'économiser et de ne plus consacrer autant d'argent à faire passer les concours, payer les correcteurs. Bientôt on finira par redécouvrir que jadis certaines charges s'achetaient, c'est quand même bien plus commode non?

3° le clou, c'est quand même entendre Régine Desforges, un des auteurs qui a participé au rapport sur la réforme des concours, se gausser de la question portant sur la différence entre le crétacé et le jurassique; il ne s'agit pas de savoir s'il faut connaître cette différence pour être garde forestier mais de bien mesurer à quelle ignominie on s'abaisse lorsque ceux qui sont censés aimer la culture et les idées entonnent ce même hymne à l'utilité, croyant par là même être acceptés par le monde prosaïque qui les tolère. Au lieu de lever la tête on courbe l'échine.
Et on se prend à rêver à une résurrection d'un Flaubert tonnant contre tous ces apôtres de l'utilité, ces thuriféraires du social et ces assassins de l'idéal. Faire du français, de la poésie (ha ha) ne sert à rien; de la communication suffit amplement. Barbares.

Ecrit par : Sénéchal | 02 décembre 2008

Excellent, Sénéchal. Merci !

Écrit par : Manu | 02 décembre 2008

Allez, votez selon votre conscience, ou ne votez pas, mais ne votez pas con.
JPB

Ecrit par : brighelli | 02 décembre 2008

Ah, ah ? Encore un fantasme ?

Écrit par : Manu, insolent | 02 décembre 2008

"avant le conours"

Ecrit par: Pedro CORDOBA

Décidément, Pedro, après: "conocurs", vous avez un vrai problème avec ce vocable!! ;-)
Ceci-dit, je suis d'accord avec votre message, et encore plus avec le précédent. Mais, concrètement, on fait quoi??? :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 02 décembre 2008

Je viens de terminer cette note, quand je lis la dernière mise au point de Guy Morel, jeune retraité se levant tard… Dans le fond on est assez d'accord sauf peut-être sur l'ambiguïté de sa dernière phrase : « J'ai donné un exemple, entre cent, des pratiques totalement mécanistes auxquelles donnent lieu ce type de choses. Ce n'est pas facile d'amener les élèves à penser, mais on arrive assez bien à les dresser à ne pas penser. »
… Il pète trop haut… Il ne s'agit pas de les amener à penser, ou à ne pas penser (objectif idéaliste illustrant le sentiment de toute puissance illusoire de l'enseignant). Il s'agit de leur apprendre à parler français en respectant les règles fondamentales de la grammaire de base.
Penser, c'est la cerise sur le gâteau…
Ecrit par : Roger Felts | 02 décembre 2008

Les amener à une pratique "exacte et sûre de la langue", c'est la formule qu'on trouve dans toutes les instructions jusque dans les années cinquante. Ce qui n'exclut pas de leur apprendre à penser, cher Roger. Ne mettons pas ici dans "penser"- ce qui serait en effet "péter trop haut" - des attentes déraisonnables peu en rapport avec l'âge des élèves.
Compter trois, quatre, cinq pommes, additionner trois paquets de cinq pommes, c'est déjà "penser" puisque cela suppose de faire abstraction des particularités de chacune des pommes.
Écrire ce que l'on entend, passer du son d'une lettre à son "portrait, c'est-à-dire au signe, lire ce signe c'est faire un énorme bond du point de vue de la pensée.
Passer du vert, du rouge, du bleu à l'idée de "couleur", du chaud et du froid à l'idée de température, c'est aussi "penser".
De même distinguer noms propres et noms communs, nom, verbe et adjectif.
C'est pourquoi, sans ignorer "la part inévitable de mécanisme" dans les apprentissages, il faut éviter de recourir à des procédés artificiels dépourvus de sens du point de vue de l'intelligence de la langue comme cette histoire de compléments "essentiels", "déplaçables", "supprimables".
Bien à vous.
GM

Écrit par : guy morel | 02 décembre 2008

Oserais-je conjecturer qu'il y a même dans les concepts de base d'une grammaire un caractère "naturel" ?
Ecrit par : dugong | 02 décembre 2008

Conjecturez Dugong !

Écrit par : guy morel | 02 décembre 2008

@ Guy Morel
On est d'accord. Dans "apprendre le français” j'entendais bien l'exclusion de ce qui depuis des décennies fait qu'on apprend mal ou pas à parler français…

Écrit par : Roger Felts | 02 décembre 2008

J'aimerais bien que vous m'analysiez "au vent mauvais " dans la phrase
"et je m'en vais, au vent mauvais "
Merci !

Écrit par : dobolino | 02 décembre 2008

@Roger
Vous écrivez :
Evidemment, il y a loin de Spengler et Kraus à l'élève qui “apprend” sa grammaire, mais si le non-savoir est un mal absolu, la manière dont la “science” pénètre les esprits compte quelque peu. Faisons gaffe que la science grammaticale ne soit pas celle de rustres “cultivés”…"

Et j'approuve des deux mains comme à ce qu'écrit Dugong. Mais justement, quand on regarde ce qui s'est passé depuis quarante ans avec la grammaire scolaire, que voit-on ?D'abord le triomphe, dans les années soixante-dix, de "rustres cultivés", de scientistes bardés de théories linguistiques qui prétendaient rendre compte du système de la langue. Assez en phase avec d'autres pour qui la langue n'était qu'un système de communication. Puis, à partir de la fin des années quatre-vingt, de rustres sans culture pour qui - je simplifie - l'enseignement grammatical se résume à des manipulations, mais dont beaucoup ( j'ai des exemples nombreux) ne sont pas fichus de distinguer un verbe "actif" au passé composé d'un présent du passif.
L'ambition du groupe-lettres de GRIP-SLECC - voyez les explications de Cécile Revéret -, c'est de rétablir un enseignement grammatical clair, simple, à l'écart des subtilités et des complications qui n'intéressent que les philologues et les linguistes.
Êtes-vous rassuré ?
GM
PS. Mais simple et clair ne signifie pas rudimentaire ni purement mécanique. Relisons Hegel - dont le texte sur la grammaire figure en exergue du projet SLECC - et Gramsci.

Écrit par : guy morel | 02 décembre 2008

Ce matin a lieu le procès de 4 coconnes, dont on peut dire que si la culture ne prévient pas systématiquement de la bêtise, l'inverse se vérifie souvent (on a beaucoup plus de chance de ne pas être complètement débile lorsqu'on est un tant soit peu instruit). En tout cas, à entendre l'une d'entre elle s' "expliquer", on est à peu près sûr qu'elle n' a pas lu la princesse de Clèves. Voici un extrait de l'article de France-Info :

Incendie de L’Haÿ-les-Roses : le procès de la bêtise
France Info - 06:14

"Le 4 septembre 2005, un incendie d’origine criminelle dans un immeuble HLM de L’Haÿ-les-Roses, dans le Val-de-Marne, faisait 18 morts, dont trois enfants. Quatre jeunes filles ont été mises en examen "pour destruction volontaire par incendie ayant provoqué la mort". Trois d’entre elles, mineures à l’époque des faits, sont jugées à partir d’aujourd’hui par la cours d’assises des mineurs de Créteil. Elles risquent la prison à perpétuité.


Elles sont quatre. Quatre jeunes filles âgées de 15 à 18 ans. L’une d’elle habite dans cette tour HLM de 18 étages, à l’Hay-Les-Roses (Val-de-Marne). C’est aussi dans cette tour que réside une ex-copine, avec laquelle elles ne s’entendent plus. Alors elles décident de mettre le feu à sa boîte à lettres. Un geste dont les quatre ados, toutes dépourvues de casier judiciaire, n’imaginent visiblement pas les conséquences dramatiques."

- Et j'ajoute : comment le pourraient-elles, avec un cerveau complètement vide ?

Écrit par : Manu | 02 décembre 2008

J'aimerais bien que vous m'analysiez "au vent mauvais " dans la phrase
"et je m'en vais, au vent mauvais "
Merci !
Ecrit par : dobolino | 02 décembre 2008

Complément de manière.

Écrit par : guy morel | 02 décembre 2008

J'ai voté tout à l'heure au niveau académique et au niveau national : deux fois pour le SNALC ! Taa taam ! Préparons le champagne et les cahouettes !

Écrit par : robin | 02 décembre 2008

C'est pourquoi, sans ignorer "la part inévitable de mécanisme" dans les apprentissages, il faut éviter de recourir à des procédés artificiels dépourvus de sens du point de vue de l'intelligence de la langue comme cette histoire de compléments "essentiels", "déplaçables", "supprimables".
Bien à vous.
GM

Ecrit par : guy morel | 02 décembre 2008
De toute façon, même s'il s'agissait d'enseigner des mécanismes, ce qui n'est pas si bête et même indispensable, les phrases à analyser étaient, dès que la maîtrise de la grammaire commençait à bien s'intaller, choisies dans des textes d'auteurs.
Un exemple précis m'est resté. L'analyse des verbes dans cette phrase, en classe de quatrième:

"Je le vis, je rougis, je pâlis à sa vue ;"
C'est quand même plus intelligent que d'analyser une facture EDF ou une notice de machine à laver et ça ouvre plus la porte à la faculté de penser ?

Écrit par : dobolino | 02 décembre 2008

Enfin, la presse nationale ( l'Humanité, Libé...) relaye l'information de la Dépêche du midi qu'avait rapporté ici Rodrigue du Gers sur la descente de flics dans des établissements scolaires du Gers.

Écrit par : david.D | 02 décembre 2008

J'aimerais bien que vous m'analysiez "au vent mauvais " dans la phrase
"et je m'en vais, au vent mauvais "
Merci !
Ecrit par : dobolino | 02 décembre 2008

Complément de manière.

Ecrit par : guy morel | 02 décembre 2008


Complément circonstanciel de sale temps.

Écrit par : robin | 02 décembre 2008

J'aimerais bien que vous m'analysiez "au vent mauvais " dans la phrase
"et je m'en vais, au vent mauvais "
Merci !
Ecrit par : dobolino | 02 décembre 2008

Complément de manière.

Ecrit par : guy morel | 02 décembre 2008
Traduisez moi ça en russe à présent. Quel cas pour au vent mauvais ? Instrumental ou locatif ?
En latin
En allemand

Écrit par : dobolino | 02 décembre 2008

Enfin, la presse nationale ( l'Humanité, Libé...) relaye l'information de la Dépêche du midi qu'avait rapporté ici Rodrigue du Gers sur la descente de flics dans des établissements scolaires du Gers.

Ecrit par : david.D | 02 décembre 2008
J'ai entendu ça ce matin. Et hier, y'a pas un gamin qui s'est fait tabassé par ses petits camarades jusqu'à fracture du crâne pour un motif débile ?

Écrit par : dobolino | 02 décembre 2008

"Complément circonstanciel de sale temps."

Ecrit par : robin | 02 décembre 2008

Excellent.

"- Et j'ajoute : comment le pourraient-elles, avec un cerveau complètement vide ?"

Ecrit par : Manu | 02 décembre 2008

Encore un coup de l'ultra gauche, contre la privatisation de la poste? :-)

Écrit par : Christophe Sibille | 02 décembre 2008

Mon cher Christophe, nonobstant votre trait d'humour, je doute que n'importe laquelle de ces jeunes filles ait la moindre conscience de ce qu'est ou pourrait être la gauche ou la droite, hélas...

Écrit par : Manu | 02 décembre 2008

Bah, moi j'ai quand même voté SNES au niveau académique, vu que les candidats, j'en connais pas mal, ils sont pas qu'il y a de pire.

J'ai voté snalc au plan national, c'est la première fois, alors soyez indulgents j'ai fait un effort.

Écrit par : sanjuro | 02 décembre 2008

HIERARCHIE…
À la suite d'une intervention de Christophe Sibille développant la richesse et la technicité de sa pratique d'enseignement de la musique à de jeunes enfants, j'ai fait une intervention où j'abordais la technicité “déshumanisé” et pourtant trop humaine du neurochirurgien sur un cerveau… En conclusion, je faisais une allusion au boucher qui n'a pas tout à fait le même soucis…
… Et cela a débouché sur les interventions de Yann et Dobolino tendant à la valorisation du métier de boucher… et de vétérinaire, de leur haute compétence et de leur utilité sociale.
Je n'ai aucun mépris pour ces fonctions. Que la viande du boucher et que nos amis les bêtes soient bien découpée ou bien recousues pour notre confort alimentaire ou leur propre confort m'apparaît plutôt une bonne chose. Je voudrais rétablir quand même un certain niveau de hiérarchie.
Que ce soit pour les manger ou pour les soigner, dans un cas, il s'agit d'animaux pour lesquels la pratique est essentiellement utilitaire et économique.
Dans l'autre cas, apprentissage de la musique ou soins très spécialisés, il s'agit d'une technicité de haut niveau où il est question d'humaniser l'humain en l'éduquant ou en le soignant.
Qu'un boucher fasse preuve d'habileté en découpant des steacks ou qu'un neurochirurgien puisse faire preuve de maladresse en titillant un cerveau n'a pas tout à fait la même signification.
Il serait curieux que l'égalitarisme installé dans nos têtes depuis le plus jeune âge et dont on retrouve ici les effets pervers ne soit pas sur ce site justement dénoncé…
Il n'y a qu'à voir le débat sur professeurs certifiés et agrégés ou sur le retour de la grammaire pour se rendre compte que c'est difficile ! Il est vrai que nous reconnaîtrons unanimement qu'un boucher comme un neurochirurgien doit être bien formé… Mais qui oserait prétendre, au moins sur ce site, que leur formation doit être équivalente ?…
N.B.: Ne rigolez pas, il y a quelques années, j'ai entendu un prof de Prépa, militant syndicaliste (et membre du P.S.) déclaré que de la première année de maternelle jusqu'aux classes préparatoires aux grandes Écoles, la formation devait être équivalente (ce qui induisait forcément statut et traitement identique)… L'utopie destructrice de la réalité ! ! !
N.B. 2 : Bien entendu, les différences de formation, la hiérarchie relative dans les statuts, fonctions et salaires n'impliquent pas (ne devraient pas…) que des frontières étanches et des privilèges abusifs soient la règle. Cf mon utopie destructrice des abus de la réalité prescrivant qu'aucun revenu ne devait être supérieur à 20 fois le revenu de base……… http://rogerfelts.blog.lemonde.fr/2008/11/02/cauchemar-reedition%E2%80%A6/

Écrit par : Roger Felts | 02 décembre 2008

Chanson d‘automne
Les sanglots longs
Des violons
De l'automne
Blessent mon coeur
D' une langueur
Monotone.

Tout suffocant
Et blême, quand
Sonne l‘ heure,
Je me souviens
Des jours anciens
Et je pleure;

Et je m'en vais
Au vent mauvais
Qui m' emporte
DeV à, delà,
Pareil à la
Feuille morte.

Paul Verlaine

Herbstlied

Seufzer gleiten
Die saiten
Des herbsts entlang
Treffen mein herz
Mit einem schmerz
Dumpf und bang.

Beim glockenschlag
Denk ich zag
und voll peinen
An die zeit
Die nun schon weit
Und muss weinen.

Im bösen winde
Geh ich und finde
Keine statt...
Treibe fort
Bald da bald dort –
Ein welkes blatt.

Übertragung: Stefan George

Écrit par : bernard | 02 décembre 2008

Im bösen winde
Geh ich und finde
Keine statt...
Treibe fort
Bald da bald dort –
Ein welkes blatt.

Übertragung: Stefan George
Ecrit par : bernard | 02 décembre 2008


J'avais envoyé ce qui suit à un ami prof de lettres classiques et polyglotte :

" On me demande : "J'aimerais bien que vous m'analysiez "au vent mauvais " dans la phrase
"et je m'en vais, au vent mauvais "
Merci !"

Je réponds : "Complément de manière."

Et l'on me demande : "Traduisez moi ça en russe à présent. Quel cas pour au vent mauvais ? Instrumental ou locatif ?
En latin
En allemand"

Qu'en penses-tu ?

En allemand, cela pourrait donner "im bösen Wind" ( datif), ce qui ne m'empêcherait pas de penser que c'est une manière de s'en aller."
Je persiste à penser que complément de manière n'est pas idiot.
GM

Écrit par : Guy morel | 02 décembre 2008

Quand je lis "et je m'en vais aux vents mauvais" je ressens "et je m'abandonne,je me donne aux vents mauvais".
A quoi ?
Mais bon , c'est "vais" qui est écrit.
Comment ?

Écrit par : bernard | 02 décembre 2008

je ressens aussi
je m'en vais au vent mauvais
je disparais au vent mauvais
je ne suis plus rien

s'en aller au vent mauvais
s'en aller au savon de Marseille
CC de moyen ?

Écrit par : bernard | 02 décembre 2008

je m'en vais DANS le vent mauvais : cpt de lieu

je m'en vais AVEC le vent mauvais : cpt d'accompagnement ou de moyen

je m'en vais quand le vent est mauvais: cpt de temps

Les trois à la fois ?

Pas d'accord pour cpt de manière.

Écrit par : Scarlett Martinez | 02 décembre 2008

@Dobolino et autres amateurs de grammaire.

La réponse de Nicolas, l'ami dont je parlais ( groupe GRIP-Lettres)

" On traduit des génitifs absolus du grec en ablatifs absolus en latin et en datifs absolus dans les langues baltes...
Dans beaucoup de langues, le lieu où l'on est comme le lieu où l'on va sont marqués par le locatif. Dans d'autres ces deux sens sont marqués de façon opposée par l'accusatif et le locatif. Tout cela à l'intérieur du domaine indo-européen.
Si elle est un argument intéressant, la traduction n'est pas un argument suffisant.
D'autre part il me semble que le lieu est une catégorie fondatrice de la pensée humaine, d'où on peut à peu près tout faire dériver. L'accusatif a fondamentalement une valeur de marquage comme étendue délimitée, ce qui permet "ensuite" de considérer un mot à l'accusatif comme un objet sur lequel peut s'appliquer la pensée.
De même, plus simplement, "je crois en Dieu", comporte bien, étymologiquement un CCL, mais dont le sens est devenu si figuré qu'on le considère parfois comme un objet.

Les prépositions "à" et "de" se comprennent fondamentalement avec des représentations spatiales. (direction, proximité...) Mais elles prennent nombre de sens figurés.
Ainsi, une voile peut battre au vent : sous l'effet du vent.

Ce qui est certain au plan syntaxique c'est que "vent" est ici complément du verbe (métonymie pour proposition) "s'en aller".
Pour le reste, au plan sémantique, je crois que vous avez le droit de vous écharper, étant donné que Verlaine a choisi bien à propos une préposition très ouverte, afin que la relation au vent soit la plus complexe possible. Lieu, accompagnement, cause, manière... Tout ce que vous voulez, si vous avez des arguments : il s'agit d'interprétation, plus littéraire que syntaxique.

Amitiés.

N.

Écrit par : guy morel | 02 décembre 2008

s'en aller au savon de Marseille
CC de moyen ?
Ecrit par : bernard | 02 décembre 2008

S'en aller à vau-l'eau.
CC de manière ( en suivant le fil de l'eau) ?

Écrit par : guy morel | 02 décembre 2008

Le problème, c'est que ce que j'aurais aimé, c'est que l'on aille dispenser ces cours (ou tout du moins river son clou) à l'auteur du message que je citais.


J'y vais, mais où? (y et où = cc de lieu)
Merci de me fournir le lien.
Amitiés

Écrit par : retraitée | 02 décembre 2008

"« Du coup, on s’interdit de distinguer entre le complément d’objet indirect du verbe « aller » dans « Cet enfant va à l’école » et le complément circonstanciel dans « Cet enfant travaille bien à l’école », sous le prétexte que les deux constituants jouent le rôle sémantique de lieu dans les deux phrases et qu’ils répondent à la question où ? »

D’où, peut-être , l’utilité du complément essentiel de lieu qui permet de distinguer complément de verbe et complément de lieu sans étiqueter forcément comme CO les compléments locatifs."

Ecrit par : uncertain | 01 décembre 2008

Serait-ce parce qu'il y a déplacement vers le lieu, dans le premier cas, et pas dans le deuxième? Merci.

Ecrit par : Christophe Sibille | 02 décembre 2008

Ubi quo unde qua ?
Ah, la vache, qu'est-ce qu'on a souffert, hein, Dobo ?
Pire que Xavier Bertrand !

Écrit par : catmano | 02 décembre 2008

Qu'un boucher fasse preuve d'habileté en découpant des steacks ou qu'un neurochirurgien puisse faire preuve de maladresse en titillant un cerveau n'a pas tout à fait la même signification.

Ecrit par : Roger Felts | 02 décembre 2008

Roger, je conçois que vous attachiez plus d'importance au trifouillage de votre matière grise et de votre dure-mère qu'à la découpe de votre steak, mais mon intervention n'a rien à voir avec l'"égalitarisme" que vous fustigez.
Même si cela blesse votre amour-propre, dites-vous bien qu'un neurochirurgien est un travailleur manuel au même titre qu'un boucher ou un horloger. Et qe la matière qu'il façonne n'est ni plus, ni moins noble qu'une autre.

Écrit par : yann | 02 décembre 2008

Et je m'en vais
Au vent mauvais
Qui m' emporte
De là, de là,
Pareil à la
Feuille morte.

Je dirais aussi complètement de manière ou éventuellement de moyen. "Sous l'effet du vent mauvais", comme on dirait "au fil de l'eau", "au hasard" = sous l'effet du courant, porté par le courant ; guidé par le hasard. Comment ? Porté (ou plutôt brassé, chahuté) par le vent...idée d'un mouvement erratique, d'une errance sans but, d'une dérive, d'une destinée subie plutôt que voulue.

La construction active recouvre en fait la voie passive. Dans ce cas on pourrait aller jusqu'à faire de "au vent mauvais" (agité PAR le vent mauvais) un complément d'agent, mais je m'avance peut-être un peu loin.

Écrit par : robin | 02 décembre 2008

Le problème, c'est que ce que j'aurais aimé, c'est que l'on aille dispenser ces cours (ou tout du moins river son clou) à l'auteur du message que je citais.


J'y vais, mais où? (y et où = cc de lieu)
Merci de me fournir le lien.
Amitiés

Ecrit par : retraitée | 02 décembre 2008


Là : http://forums-enseignants-du-primaire.com/

Écrit par : c. cru | 02 décembre 2008

Que ce soit pour les manger ou pour les soigner, dans un cas, il s'agit d'animaux pour lesquels la pratique est essentiellement utilitaire et économique.
Dans l'autre cas, apprentissage de la musique ou soins très spécialisés, il s'agit d'une technicité de haut niveau où il est question d'humaniser l'humain en l'éduquant ou en le soignant.


Ecrit par : Roger Felts | 02 décembre 2008

Toujours aussi blessant, arrogant méprisant et injuste. Je vous signale à tout hasard qu'il existe des neurochirurgiens vétérinaires, des spécialistes en imagerie, des gastro entérologues et toutes autres spécialités médicales.
Vous habitez Marseille ? Un jour où vous ne serez pas trop fatigué, allez visiter la clinique vétérinaire du Prado.
Si notre pratique n'était qu'utilitaire, nous ne serions pas exposé à l'épuisement compassionnel. Notre présence sur le terrain est à l'origine de nombreuses économies de consultations psy et de neuroleptiques.
Nous travaillons au quotidien en toute science et conscience sur du vivant doté d'un affectif et souvent surchargé d'affectivité.
Il y a des chiens qui reçoivent les mêmes traitements que vous et qui seront peut-être pleurés plus longtemps que vous ne le serez et par plus de personnes lorsqu'ils quitteront cette terre car, même cancéreux, ils n'ont pas votre méchanceté.
Et merde à la fin !

Écrit par : dobolino | 02 décembre 2008

L'idée de complèment circonstanciel de lieu (déplacement erratique dans l'espace) n'est pas stupide non plus, comme dans l'expression "aller au diable".

Écrit par : robin | 02 décembre 2008

Certains se shootent à la bière,
Moi c'est au coca,à la frite,et à TF1,comprendra qui pourra,voir plus haut.
Verlaine ,c'est au vent mauvais .
Il s'en va ( il part,il vient,il jouit) au vent mauvais,en poète masochiste incompris du monde .
Chacun sa drogue.
C C de moyen ?

Écrit par : bernard | 02 décembre 2008

Il y a des chiens qui reçoivent les mêmes traitements que vous et qui seront peut-être pleurés plus longtemps que vous ne le serez et par plus de personnes lorsqu'ils quitteront cette terre car, même cancéreux, ils n'ont pas votre méchanceté.
Et merde à la fin !
Ecrit par : dobolino | 02 décembre 2008

Pourquoi Roger s'en prend-il aux vétos ? N'est-ce pas parce qu'il a au fond de lui le regret de ne pas être une bête ?

Écrit par : guy morel | 02 décembre 2008

Etre pleuré quand on est mort, c'est un bien un truc de vivant, ça !

Écrit par : dugong | 02 décembre 2008

Pourquoi Roger s'en prend-il aux vétos ? N'est-ce pas parce qu'il a au fond de lui le regret de ne pas être une bête ?

Ecrit par : guy morel | 02 décembre 2008
Probablement ! Il sait que nos amis les bêtes ont plus de chances de recevoir baisers et caresses de leur vétérinaire lors d'un soin ou d'une hospitalisation que les patients humains, même nourissons, de leurs médecins.

Écrit par : dobolino | 02 décembre 2008

Etre pleuré quand on est mort, c'est un bien un truc de vivant, ça !

Ecrit par : dugong | 02 décembre 2008
C'est pourtant ce qui pousse des vivants au suicide et qui en retient d'autres, plus altruistes et qui pensent à la souffrance de ceux qu'ils laisseront derrière eux.

Écrit par : dobolino | 02 décembre 2008

En russe, si je ne me trompe pas, le lieu où on va est à l'accusatif, celui où on est au locatif.
Ceci dit, j'aime lire et entendre dans "au vent mauvais" un CC de lieu.

Écrit par : dobolino | 02 décembre 2008

L'idée de complèment circonstanciel de lieu (déplacement erratique dans l'espace) n'est pas stupide non plus, comme dans l'expression "aller au diable".

Ecrit par : robin

Et dans le langage populaire : "aller au coiffeur", comme la vache va au taureau et la femme du paysan au Mammouth (décidément, on y revient !).

Écrit par : moot | 02 décembre 2008

Je m'en vais en enfer. C'est vrai que la virgule n'autorise peut être pas une telle perception ?
je m'en vais , au vent mauvais

Écrit par : dobolino | 02 décembre 2008

" Il s'agit d'animaux pour lesquels la pratique est essentiellement utilitaire et économique" (Roger Felts)

Désolée, il y a dans notre rapport à l'animal une dimension affective et éthique qu'on ne peut nier à moins d'être soi-même une brute. Relisez Kundera et Yourcenar. "Le véritable test moral de l'humanité (le plus radical,qui se situe à un niveau si profond qu'il échappe à notre regard) ce sont ses relations avec ceux qui sont à sa merci : les animaux. Et c'est ici que s'est produite la plus grande déroute de l'homme, débâcle fondamentale dont toutes les autres dépendent." (L'Insoutenable légèreté de l'être)

Écrit par : Sylvie Huguet | 02 décembre 2008

Il y a une virgule dans le poème ? Je ne pense pas.
..
Oui ça peut être un lieu.
Aller au vent mauvais ,aller au cinéma,aller aux putes ( pardon,mais ça explique bien ) .
Si c'est un lieu,il y va délibérément.Ca je ne le crois pas dans le poème.

Écrit par : bernard | 02 décembre 2008

Traduisez moi ça en russe à présent. Quel cas pour au vent mauvais ? Instrumental ou locatif ?

Ecrit par : dobolino | 02 décembre 2008

Les 2 mon commandant! (voire même les 3)

Et je m'en vais
Au vent mauvais
Qui m' emporte
Deçà, delà,
Pareil à la
Feuille morte.

Traduction littérale:

Я ухожу (брожу)
В сильный ветер (с сильным ветром)
Который уносит меня
Туда-сюда
Как мертвый листок

On peut recourir soit à l'accusatif (v silny veter), soit à l'intrumental (s silnim vetrom).

Traduction poétique de V Brioussova:

Выйду я в поле
Ветер на воле (dans le grand air...littéralement, donc locatif)
Мечется, смелый
Схватит он, бросит
Словно уносит
Лист пожелтелый.

Écrit par : buntovchik | 02 décembre 2008

Je ne comprends pas votre polémique dobolino.
J'espère de me tromper, mais si votre compassion pour le monde des animaux et l'estime pour vos pairs vous poussent à mettre sur le même plan un homme malade et un chien malade...Au point de faire référence à la maladie d'un des intervenants de ce blog en lui souhaitant ce que vous lui souhaitez...

je ne sais pas...
J'ai l'impression que lorsque vous essayez d'être "politiquement incorrecte" vous tombez dans l'inhumain. Ce n'est pas la première fois que je vois ce type de remarque sur ce blog.
Dans la bienpensance il y a bien de l'inhumain... Je l'avais ressenti, mais jamais à ce point là.
Je ne sais plus quoi penser.

Écrit par : Lisa fut Lisette | 02 décembre 2008

@ cette réponse à Yann a été rédigé avant d'avoir lu le défoulement de Dobolino… A laquelle je répondrai ultérieurement…

Arriver à dire que votre intervention n'a rien à voir avec l'égalitarisme que je fustige pour écrire tout de suite après “qu'un neurochirurgien est un travailleur manuel au même titre qu'un boucher ou un horloger. Et que la matière qu'il façonne n'est ni plus, ni moins noble qu'une autre.” est-elle une introduction à un nouvel ordre logique ?
Mettre sur le même plan une montre, Rolex ou pas, mécanique inerte, un morceau de bœuf, Charolais ou Européen, matière à consommation et le cerveau d'un être humain vivant, mon frère, c'est avoir une curieuse échelle des valeurs…
Vous nous confrontez à la notion de travailleur manuel. Outre qu'on peut la distinguer du travailleur exclusivement intellectuel, on peut reconnaître des professions mixtes où il y a union du travail intellectuel et manuel dans des proportions variables. On s'accordera pour reconnaître que bien des jardiniers sont super intelligents, mais qu'un débile léger peut effectuer les tâches manuelels courantes d'un jardinier. Ce sera beaucoup plus difficile dans l'horlogerie et seulement hyper encadré. Il pourra être l'assistant (sous-payé) du vétérinaire, mais il n'a aucune chance de se retrouver vétérinaire. Et on ne le trouvera jamais dans le bloc opératoire d'un neurochirurgien.
Je ne sais pas si l'amour propre de mon neuro-chirurgien serait satisfait d'une qualification de travailleur manuel. Il est assez intelligent pour constater qu'une part importante de son travail l'est, mais cela s'accompagne d'une maîtrise très intellectuelle de la chose et d'une compétence intellectuel et technique qui en fait une approche globale de haut niveau. Personnellement j'ai le regret d'être dans l'incomplétude : mon travail est purement intellectuelle. Heureusement qu'en début et fin de séance, je serre la main de mes victimes. Je me convaincs ainsi de ne pas être un pur esprit.

Ce qui me tracasse le plus quand même, c'est votre confusion entre la Rolex, l'entrecôte charolaise et le cerveau d'un être humain vivant… Comme c'est mon jour de bonté, je me dispense de divaguer sur de tels propos.

Écrit par : Roger Felts | 02 décembre 2008

Il y a des chiens qui reçoivent les mêmes traitements que vous et qui seront peut-être pleurés plus longtemps que vous ne le serez et par plus de personnes lorsqu'ils quitteront cette terre car, même cancéreux, ils n'ont pas votre méchanceté.
Et merde à la fin !

Ecrit par : dobolino | 02 décembre 2008

J'étais moins en pétard que Dobolino quand j'ai répondu à Roger.
Entretemps, j'ai vu une adorable chienne boxer métastasée jusqu'aux yeux, qu'il va falloir piquer bientôt, et que sa jeune maitresse autiste ("Caline (1)...pas...meurt") pleurera bien plus longtemps que Roger ne le sera par quiconque.
Et merde à la fin aussi !
A moins que vous n'ayez un conseil judicieux de psy à me donner pour mieux faire passer la pilule ?

(1) : le nom de la chienne a été changé.

Écrit par : yann | 02 décembre 2008

...le cerveau d'un être humain vivant, mon frère, ...

Ecrit par : Roger Felts | 02 décembre 2008

"Tu es comme le scorpion, mon frère,
dans une nuit d'épouvante..."

Écrit par : yann | 02 décembre 2008

Je sais que Dobolino aime la littérature latine. Peut-être qu'une plus grande intimité avec les textes de nos classiques(Pétrarque par exemple) lui permettrait de concevoir l'humain et le bestial.
Je l'encourage dans ce sens.

Écrit par : Lisa fut Lisette | 02 décembre 2008

C'est tout l'humanisme qui part en couille dans la bien -pensance.

Écrit par : Lisa fut Lisette | 02 décembre 2008

Dans la bienpensance il y a bien de l'inhumain... Je l'avais ressenti, mais jamais à ce point là.
Je ne sais plus quoi penser.

Ecrit par : Lisa fut Lisette | 02 décembre 2008

Accident du travail. Dobolino s'est peut-être fait mordre par un chien enragé ?

Amélie est Scarlett Martinez

Écrit par : Scarlett Martinez | 02 décembre 2008

C'est tout l'humanisme qui part en couille dans la bien -pensance.

Ecrit par : Lisa fut Lisette | 02 décembre 2008

Et la bien-pensance n'est rien d'autre que de la couille molle .

Écrit par : Scarlett Martinez | 02 décembre 2008

"Entretemps, j'ai vu une adorable chienne boxer métastasée jusqu'aux yeux, qu'il va falloir piquer bientôt, et que sa jeune maitresse autiste ("Caline (1)...pas...meurt") pleurera bien plus longtemps que Roger ne le sera par quiconque.
Et merde à la fin aussi !
A moins que vous n'ayez un conseil judicieux de psy à me donner pour mieux faire passer la pilule ?

(1) : le nom de la chienne a été changé."

Ecrit par : yann | 02 décembre 2008

Yann, vous me faites pleurer comme une madeleine... Vais aller boire un coup, moi.
Ou bien, faire le travailleur manuel en pianotant un peu...

Écrit par : Christophe Sibille | 02 décembre 2008

"Amélie est Scarlett Martinez"

Ecrit par : Scarlett Martinez | 02 décembre 2008

Oui, on avait compris, merci.

Écrit par : Christophe Sibille | 02 décembre 2008

Les molosses sont de sortie ce soir !

Écrit par : dugong | 02 décembre 2008

"A moins que vous n'ayez un conseil judicieux de psy à me donner pour mieux faire passer la pilule ?"

Il faudrait plus d'info !

Mais donner un cleps à une petite, et surtout si c'est un boxer, c'est peut-être po une 'good idea' ?

C'est quoi c't'histoire qu'Pedro aurait une clinique à Marseille?

ange

Écrit par : toto | 02 décembre 2008

"Entretemps, j'ai vu une adorable chienne boxer métastasée jusqu'aux yeux, qu'il va falloir piquer bientôt, et que sa jeune maitresse autiste ("Caline (1)...pas...meurt") pleurera bien plus longtemps que Roger ne le sera par quiconque.
Et merde à la fin aussi !
A moins que vous n'ayez un conseil judicieux de psy à me donner pour mieux faire passer la pilule ?

(1) : le nom de la chienne a été changé."

Ecrit par : yann | 02 décembre 2008

Yann, vous me faites pleurer comme une madeleine... Vais aller boire un coup, moi.
Ou bien, faire le travailleur manuel en pianotant un peu...

Ecrit par : Christophe Sibille | 02 décembre 2008

@Sibille, @Yann, pour nous, dans mon Pays, le cynisme c'est le contraire de l'or : il n'est bon que lorsqu'il est faux.

Écrit par : Lisa fut Lisette | 02 décembre 2008

"Entretemps, j'ai vu une adorable chienne boxer métastasée jusqu'aux yeux, qu'il va falloir piquer bientôt, et que sa jeune maitresse autiste ("Caline (1)...pas...meurt") pleurera bien plus longtemps que Roger ne le sera par quiconque.
Et merde à la fin aussi !
A moins que vous n'ayez un conseil judicieux de psy à me donner pour mieux faire passer la pilule ?

(1) : le nom de la chienne a été changé."

Ecrit par : yann | 02 décembre 2008

Je ne suis pas psy, je n'y connais rien de rien en ce qui concerne les animaux....
(Je n'aime pas beaucoup les animaux (pas taper, Dobolino, pas taper) mais j'aime beaucoup les enfants...
Une idée qui est peut être stupide...

Pourquoi ne pas offrir à cette petite fille autiste un jeune chiot dont elle s'occuperait en même temps que de son chien malade?
Simplement pour atténuer son désarroi quand le moment sera venu pour elle de laisser aller "Câline"?

Écrit par : Maminou | 02 décembre 2008

"Autre chose qui devrait en principe intéresser des syndicalistes : qu'est-ce qu'ils deviennent tous ces étudiants qu'on a progressivement professionnalisés pendant 3 ou 4 ou 5 ans, et qui ensuite se font rétamer au concours? Changeurs de couches? Promeneurs de chiens?"
se demande Pedro C***

On en fait des maîtres aux, des supplétifs, de la chair à canon de Pachelbel, et, pour les filles, des "tatas" — c'est comme ça qu'on appelle à Marseille les dames de la cantine. Accessoirement, des profs pour le privé, payés nettement moins cher. Eventuellement, des interrogateurs à 8€ de l'heure chez Acadomia. Il y aura plein de possibilités. Je ne comprends pas que tu t'inquiètes…
JPB
PS. Merlemocœur, ce matin, c'était sur France-Inter, la charge contre les programmes insensés des fonctionnaires de rang B ou C auxquels on demande tant de culture générale — l'exemple c'était la différence entre Crétacé et Jurassique. Bientôt, on parquera des Crétinacés dans des Jurassic Park.

Écrit par : brighelli | 02 décembre 2008

En regardant les commantaires postés depuis quelques minutes:

C'est de plus en plus vrai que , dans le Monde de la bien pensance perpétuellement indignée, lorsqu'il faut vraiment s'indigner ...y a plus personne...

Écrit par : Lisa fut Lisette | 02 décembre 2008

Il y a des chiens qui reçoivent les mêmes traitements que vous et qui seront peut-être pleurés plus longtemps que vous ne le serez et par plus de personnes lorsqu'ils quitteront cette terre car, même cancéreux, ils n'ont pas votre méchanceté.
Et merde à la fin !

Ecrit par : dobolino | 02 décembre 2008

Là, la preuve qu' on part en couille . Si on doit dépenser en chimiothérapie pour un animal de compagnie le même budget que pour un humain, et mettre sur le même plan, à égalité, l'un et l'autre, c'est qu'on a perdu le sens de la mesure et de l'humain .

Écrit par : Scarlett Martinez | 02 décembre 2008

Serait-ce parce qu'il y a déplacement vers le lieu, dans le premier cas, et pas dans le deuxième? Merci.
Ecrit par : Christophe Sibille | 02 décembre 2008
Parce qu’il suffit d’opérer les tests habituels ( déplacement , suppression) pour voir que , malgré son sens ( lieu) , le complément en question ne répond pas aux critères syntaxiques du CC

A l’école, cet enfant travaille bien. Cet enfant travaille bien.
A l’école cet enfant va *


On le complète par la pronominalisation. Le 2e réclame un pronom en cas de déplacement, pas l’autre.
A l’école, cet enfant y va.

Différence de statut donc : dans un cas , le verbe, dans l’autre la phrase entière.
PS : inutile de me tomber dessus. Je ne fais que résumer le propos de l’auteur.

Écrit par : uncertain | 02 décembre 2008

tiens, moi aussi j'ai choisi le SNALC

Écrit par : uncertain | 02 décembre 2008

Dernier point ( excusez- moi, mon message est un peu tardif). N’idéalisons pas non plus l’ancienne grammaire . Si j’ouvre un manuel d’analyse grammaticale des années 60, au chapitre CC, je trouve :

Discourir d’une affaire : cc de propos
Egaler quelqu’un en courage :cc de point de vue
Il change l’eau en vin : cc de résultat


Et ainsi de suite.

Une telle profusion ( approximation ? ) entretenait la confusion au moins autant que le problème des c essentiels.

Écrit par : uncertain | 02 décembre 2008

Si on doit dépenser en chimiothérapie pour un animal de compagnie le même budget que pour un humain, et mettre sur le même plan, à égalité, l'un et l'autre, c'est qu'on a perdu le sens de la mesure et de l'humain .

Ecrit par : Scarlett Martinez | 02 décembre 2008
Si ça peut vous rassurer, c'est évidemment mille fois moins cher, tout au moins en Europe. Aux Etats-Unis d'Amérique, les prix sont similaires mais c'est surtout lié au comportement procédurier des clients qui obligent là-bas les vétérinaires à appliquer à fond le principe de précaution. En plus, il y aurait amoralité si l'argent dépensé était remboursé par une assurance-maladie obligatoire où tous, propriétaires ou non d'animaux, devaient cotiser, avec CSG et CRDS et soutien de l'Etat. Ce n'est le cas nul part. En conséquence, il n'est pas plus immoral d'administrer à des animaux des produits disponibles, sans en priver les humains, et avec ses propres deniers, que de s'offrir une semaine aux sports d'hiver en haute saison à Val d'Isère ou à Courchevel sans se priver de rien ou d'aller acheter ses fringues Avenue Montaigne.
Amélie, même en changeant de pseudo, vous êtes stupide, irrémédiablement.

Écrit par : dobolino | 02 décembre 2008

Amélie, même en changeant de pseudo, vous êtes stupide, irrémédiablement.

Ecrit par : dobolino | 02 décembre 2008

Je vous prie de vous relire dobolino. Ne regardez pas la petite paille dans l'oeil de votre voisine.

Écrit par : Lisa fut Lisette | 02 décembre 2008

"Adero michi ipse quantum potero, et sparsa fragmenta recolligam morarborque mecum sedulo"

Francesco Petrarca, De Secretu conflictu curarum mearum

Écrit par : Lisa fut Lisette | 02 décembre 2008

Profitez de cette brutale réémergence du règne animal sur le blog pour (re)lire "nos amis les bêtes" de Reiser.

Quel bestiaire, ce blog !

Par ailleurs, apparemment, l'annonce de l'existence de commissions qui s'activent en loucedé pour détruire ce qui reste encore d'acceptable dans les programmes de lycée ne semble faire vibrer personne.

Personnellement ça me fait osciller les valseuses en opposition de phase.

Je suis sûr que Bongo compatit.

Écrit par : dugong | 02 décembre 2008

Pourquoi ne pas offrir à cette petite fille autiste un jeune chiot dont elle s'occuperait en même temps que de son chien malade?
Simplement pour atténuer son désarroi quand le moment sera venu pour elle de laisser aller "Câline"?

Ecrit par : Maminou | 02 décembre 2008

Question très intéressante mais qui pose problème. L'attachement que l'enfant nourrit envers son animal est un attachement de personne à personne. Si c'était la maman de l'enfant qui était malade à en mourir, proposeriez-vous d'installer une mère de remplacement ?
La petite fille, qu'elle soit autiste ou autre, va devoir faire son deuil de Câline avant de s'attacher à un autre animal.
Sachez, Maminou, que les animaux sont également des êtres sensibles: les animaux de "remplacement" comme les enfants du même nom, développent des troubles psychosomatiques impressionnants, de véritables pathologies. Ce qu'on attend d'eux est trop lourd, le comparatif perpétuellement établi avec le regretté disparu les rend littéralement malades, comme Salvador Dali, enfant de remplacement.
Si on doit absolument apporter un animal de remplacement, ce qui peut être nécessaire, il faut le choisir totalement différent en morphologie, poil et couleur et de sexe opposé à l'animal décédé.

Lisez Lestel et ne lisez Descartes qu'avec des pincettes: l'animal n'est pas une machine !


Autre commentaire: hier, j'ai hospitalisée la petite chienne P..., insuffisante cardiaque, en plein OAP, cyanosée. Il me fallait mettre tout mon art à la sauver et j'y ai passé la journée car la maîtresse de P... avait enterré son époux quatre jours auparavant suite à une maladie similaire. Toute une chaîne de solidarité s'est mise en place: cette dame n'a pas la possibilité de conduire, elle est âgée. La voisine l'a prise en charge, rassurée, a pris une journée de congé pour conduire P. et sa maîtresse chez le véto à 30 km avec col enneigé à passer puis retour. Rebelote l'après-midi pour venir récupérer P. chez le véto, après six heures d'oxygénothérapie, perfusions adaptées etc...
Vous auriez fait quoi, vous, à la place de la voisine, du véto ?
Vous auriez buté le chien pour faire des économies et prescrit du Prozac à cette femme pour faire taire sa souffrance ?
Moi, j'ai préféré œuvrer pour sauver P. et préparer doucement sa maîtresse à l'idée que P. pouvait aussi mourir un jour.
A votre avis, ça a coûté combien à la maîtresse de P., traitement médicamenteux pour un mois inclus ?
Si ça peut vous rassurer, ça n'a pas coûté un sou à la société.

Écrit par : dobolino | 02 décembre 2008

Traduction :

"je m'aiderai du mieux que je pourrai.Je recueillerai les fragments épars de mon âme, je veillerai sur moi"

Pétrarque, Mon secret

Écrit par : Lisa fut Lisette | 02 décembre 2008

à Scarlett Martinez :

y'en a qui descendent des Martini,

d'autres des Martinez (ceux d'Oran).

D'autres enfin descendent au Martinez.

Dans les deux derniers cas, ce sont rarement les mêmes.

Écrit par : dugong | 02 décembre 2008

Excusez-moi dobolino, j'exprimais un point de vue socialiste, pardon, social sur le problème . Je pense qu'il est juste de s'indigner quand il y a la queue aux restos du coeur et juste aussi de penser que cet argent y serait utile . C'était une comparaison stupide, vous avez raison. Mais bon, je dois préférer les humains et ça n'est pas normal, sûrement.

Écrit par : Scarlett Martinez | 02 décembre 2008

Bientôt, on parquera des Crétinacés dans des Jurassic Park.

Ecrit par : brighelli | 02 décembre 2008

Après une dure journée de labeur ( vivement la fin du mois pour l'argent du labeur, quant au cul de la crémière....ma femme lit ce blog ) je vous prie de m'excuser...pour ce qui précède..et ce qui va suivre.

Monsieur Brighelli, je pense qu'ils peuvent faire mieux, qu'ils ne sont pas encore assez crétins et qu'une petite infusion de jus de rassis sera du meilleur effet.

Quand les borgnes sont franchies, Ubu est Roi au pays des aveugles!


Désolé!

Écrit par : Merlemocoeur | 02 décembre 2008

Mais donner un cleps à une petite, et surtout si c'est un boxer, c'est peut-être po une 'good idea' ?

Ecrit par : toto | 02 décembre 2008

Ah, si ! C'est une excellente idée, surtout s'il s'agit d'un Boxer femelle. Ce sont des chiennes qui sont avec les enfants d'une douceur et d'une attention exceptionnelles. C'est, en règle générale, sans le moindre danger. Elles sont attentives, patientes et très douces.
L'assistante maternelle qui a gardé mon fils bébé avait deux Boxers. Ils ont contribué avec efficacité à l'éducation du minot. Je n'aurais pas confié mon enfant à n'importe quel chien, mais, le Boxer, c'est du velours, sauf exception.
Pour garder un bébé, j'aurais plus confiance en un Boxer femelle qu'en un CAP petite enfance tout venant.

Écrit par : dobolino | 02 décembre 2008

« Je m'en vais en enfer. C'est vrai que la virgule n'autorise peut être pas une telle perception ?
je m'en vais , au vent mauvais »
Ecrit par : dobolino | 02 décembre 2008

Cette virgule n'existe pas.

Écrit par : Tailleboudin | 02 décembre 2008

@Dobolino:L'attachement que l'enfant nourrit envers son animal est un attachement de personne à personne

Non, c'est un attachement d' "enfant à enfant".
Et perdre un animal, souffrir de cette perte à 5, 6, 7 ans fait partie du chemin qui nous amène à devenir des adultes( et à avoir un rapport avec un chien de "Humain à chien").
Inutile de discuter sur ces passages obligés.
Soignez plutôt l'âme de ces adultes qui pleurent à 40 ans pour un chien qui meurt.

Écrit par : Lisa fut Lisette | 02 décembre 2008

Excusez-moi dobolino, j'exprimais un point de vue socialiste, pardon, social sur le problème . Je pense qu'il est juste de s'indigner quand il y a la queue aux restos du coeur et juste aussi de penser que cet argent y serait utile . C'était une comparaison stupide, vous avez raison. Mais bon, je dois préférer les humains et ça n'est pas normal, sûrement.

Ecrit par : Scarlett Martinez | 02 décembre 2008
Si vous préférez les humains, ce qui est également mon cas, avec quelque nuance, vous conviendrez volontiers qu'un vétérinaire est créateur d'emploi, contribuable, collecteur de TVA, payeur de Taxe professionnelle (impot qu'on nous assène plein pot !) et que l'argent qui va chez lui n'est pas plus mal employé que celui qui va chez Darty ou à la pompe à essence ou chez l'esthéticienne.
Les soins que nous distribuons aux animaux de compagnie ne privent aucun être humain et en aident bien d'autres à rester ouverts au monde et à ne pas se replier dans la dépression ou l'alcoolisme.

Écrit par : dobolino | 02 décembre 2008

Par ailleurs, apparemment, l'annonce de l'existence de commissions qui s'activent en loucedé pour détruire ce qui reste encore d'acceptable dans les programmes de lycée ne semble faire vibrer personne.

Personnellement ça me fait osciller les valseuses en opposition de phase.

Je suis sûr que Bongo compatit.
Ecrit par : dugong | 02 décembre 2008

Bongo m'en parlait pas plus tard que cette après-midi des programmes du futur lycée. Rudolf a commencé la tâche; Dugong, si vous voulez vous pencher sur ce qui attend la physique, ne vous gênez pas.

Écrit par : guy morel | 02 décembre 2008

Soignez plutôt l'âme de ces adultes qui pleurent à 40 ans pour un chien qui meurt.

Ecrit par : Lisa fut Lisette | 02 décembre 2008
J'aurais plutôt tendance à soigner ceux qui ont honte de pleurer et s'excusent, s'accusent devant moi de leur bêtise quand les larmes leur montent aux yeux et qu'ils n'arrivent plus à contrôler leurs sanglots au décès de leur compagnon.
Quinze ou dix-huit an de vie commune, ce n'est pas rien !

Écrit par : dobolino | 02 décembre 2008

Pourquoi ne pas offrir à cette petite fille autiste un jeune chiot dont elle s'occuperait en même temps que de son chien malade?
Simplement pour atténuer son désarroi quand le moment sera venu pour elle de laisser aller "Câline"?

Ecrit par : Maminou | 02 décembre 2008

Question très intéressante mais qui pose problème. L'attachement que l'enfant nourrit envers son animal est un attachement de personne à personne. Si c'était la maman de l'enfant qui était malade à en mourir, proposeriez-vous d'installer une mère de remplacement ?
La petite fille, qu'elle soit autiste ou autre, va devoir faire son deuil de Câline avant de s'attacher à un autre animal.
Sachez, Maminou, que les animaux sont également des êtres sensibles: les animaux de "remplacement" comme les enfants du même nom, développent des troubles psychosomatiques impressionnants, de véritables pathologies. Ce qu'on attend d'eux est trop lourd, le comparatif perpétuellement établi avec le regretté disparu les rend littéralement malades, comme Salvador Dali, enfant de remplacement.
Si on doit absolument apporter un animal de remplacement, ce qui peut être nécessaire, il faut le choisir totalement différent en morphologie, poil et couleur et de sexe opposé à l'animal décédé.

Lisez Lestel et ne lisez Descartes qu'avec des pincettes: l'animal n'est pas une machine !


Autre commentaire: hier, j'ai hospitalisée la petite chienne P..., insuffisante cardiaque, en plein OAP, cyanosée. Il me fallait mettre tout mon art à la sauver et j'y ai passé la journée car la maîtresse de P... avait enterré son époux quatre jours auparavant suite à une maladie similaire. Toute une chaîne de solidarité s'est mise en place: cette dame n'a pas la possibilité de conduire, elle est âgée. La voisine l'a prise en charge, rassurée, a pris une journée de congé pour conduire P. et sa maîtresse chez le véto à 30 km avec col enneigé à passer puis retour. Rebelote l'après-midi pour venir récupérer P. chez le véto, après six heures d'oxygénothérapie, perfusions adaptées etc...
Vous auriez fait quoi, vous, à la place de la voisine, du véto ?
Vous auriez buté le chien pour faire des économies et prescrit du Prozac à cette femme pour faire taire sa souffrance ?
Moi, j'ai préféré œuvrer pour sauver P. et préparer doucement sa maîtresse à l'idée que P. pouvait aussi mourir un jour.
A votre avis, ça a coûté combien à la maîtresse de P., traitement médicamenteux pour un mois inclus ?
Si ça peut vous rassurer, ça n'a pas coûté un sou à la société.

Ecrit par : dobolino | 02 décembre 2008

Merci, Dobolino...
Merci pour cet éclairage convaincant.

Écrit par : Maminou | 02 décembre 2008

De la valeur du verbe "comprendre": CUM -PREHENDERE (pouvoir contenir, serrer, inclure)

"Comprendre" et se comprendre est une histoire de litrons et de dame-jeanne: la dame-jeanne comprend le litron, et même plusieurs litrons, un litron ne comprend que lui-même.

Écrit par : Lisa fut Lisette | 02 décembre 2008

Dernier point ( excusez- moi, mon message est un peu tardif). N’idéalisons pas non plus l’ancienne grammaire . Si j’ouvre un manuel d’analyse grammaticale des années 60, au chapitre CC, je trouve :

Discourir d’une affaire : cc de propos
Egaler quelqu’un en courage :cc de point de vue
Il change l’eau en vin : cc de résultat


Et ainsi de suite.

Une telle profusion ( approximation ? ) entretenait la confusion au moins autant que le problème des c essentiels.
Ecrit par : uncertain | 02 décembre 2008

Tardif peut-être mais bienvenu parce que juste. Cette inflation a été une des raisons alléguées pour mettre à bas la grammaire scolaire dit "traditionnelle". Évidemment, on oublia de rappeler que durant toute la période de l'entre-deux guerres et même depuis le DP de Buisson, les textes officiels insistaient sur le fait que ladite grammaire scolaire devait rester simple et éviter raffinements et complications.

Écrit par : guy morel | 02 décembre 2008

@dobolino :J'aurais plutôt tendance à soigner ceux qui ont honte de pleurer et s'excusent, s'accusent devant moi de leur bêtise quand les larmes leur montent aux yeux et qu'ils n'arrivent plus à contrôler leurs sanglots au décès de leur compagnon.


S'ils éprouvent cette honte c'est qu'ils sont sur la bonne voie

Écrit par : Lisa fut Lisette | 02 décembre 2008

En fait, le vrai souci, ce ne sont ni les adultes ni les enfants, lors de la mort de l'animal. Le sommet, ce sont les ados, 13/19 ans ! Terrible. Ça me fait toujours peur: agressions verbales, coups de téléphone ou lettres anonymes, agressions sur l'extérieur du local professionnel, j'ai tout vécu !
Certain est même allé jusqu'à m'arracher tous mes géraniums, comme si ça pouvait apaiser sa souffrance.
Un enfant accepte la mort, un adulte la comprend, mais les ados la rejettent avec violence et on a toujours peur des conséquences, surtout pour eux. Ça les met parfois dans une violence impressionnante.

Écrit par : dobolino | 02 décembre 2008

@@@@@@@@@@
J'ai l'impression d'être l'innocente victime d'une injustice aveugle…
À la suite d'une intervention de Christophe Sibille développant la richesse et la technicité de sa pratique d'enseignement de la musique à de jeunes enfants, j'ai fait une intervention où j'abordais la technicité “déshumanisée ” et pourtant trop humaine du neurochirurgien sur un cerveau… En conclusion, je faisais une allusion au boucher qui n'a pas tout à fait le même souci…
… Et cela a débouché sur les interventions de Yann et Dobolino tendant à la valorisation du métier de boucher… et de vétérinaire, de leur haute compétence et de leur utilité sociale. Voici ce qu'ils disaient…
Yann : “Vous seriez surpris de la dextérité que requiert le métier de boucher...quand il est bien fait.
Et de la dose d'improvisation et de bricolage que nécessite toute chirurgie, même si le compte-rendu post-op n'y fait pas trop allusion.
PS : bon courage.”
Dobolino : “D'ailleurs, il y a entente cordiale entre les bouchers et les chirurgiens, tout au moins les chirurgiens vétérinaires, d'autant plus que les vétérinaires recevant un enseignement en découpe de la viande savent à quel point le travail du boucher est délicat et ardu.”

J'ajoutais à mon propos :
Je n'ai aucun mépris pour ces fonctions. Que la viande du boucher et que nos amis les bêtes soient bien découpée ou bien recousues pour notre confort alimentaire ou leur propre confort m'apparaît plutôt une bonne chose. Je voudrais rétablir quand même un certain niveau de hiérarchie.
Que ce soit pour les manger ou pour les soigner, dans un cas, il s'agit d'animaux pour lesquels la pratique est essentiellement utilitaire et économique.
Dans l'autre cas, apprentissage de la musique ou soins très spécialisés, il s'agit d'une technicité de haut niveau où il est question d'humaniser l'humain en l'éduquant ou en le soignant.
Qu'un boucher fasse preuve d'habileté en découpant des steaks ou qu'un neurochirurgien puisse faire preuve de maladresse en titillant un cerveau n'a pas tout à fait la même signification.
Il serait curieux que l'égalitarisme installé dans nos têtes depuis le plus jeune âge et dont on retrouve ici les effets pervers ne soit pas sur ce site justement dénoncé… (j'abrège)

J'ai alors une première intervention de Yann où je pointe tout particulièrement :
“dites-vous bien qu'un neurochirurgien est un travailleur manuel au même titre qu'un boucher ou un horloger. Et que la matière qu'il façonne n'est ni plus, ni moins noble qu'une autre.”
Mon pointage me vaut la réflexion suivante :
"Tu es comme le scorpion, mon frère, dans une nuit d'épouvante..."
C'est lui qui écrit qu'une montre, un steak et un cerveau d'être humain ont la même “noblesse”… et c'est moi le scorpion !…

J'ai également une intervention de Sylvie Huguet évoquant les mânes de Yourcenar et Kundera. Il faudrait qu'elle me développe les liens affectifs des bouchers avec leurs gentilles bêtes ainsi que la proportion dans l'art vétérinaire entre l'industrie agroalimentaire et l'affectif. D'ailleurs, je n'abordais pas du tout le rapport affectif entre l'homme et les animaux, mais la nécessaire hiérarchie entre la technicité de profession où l'axe est essentiellement utilitaire et technique et celle où dans la technique la dimension humaine est primordiale. Cette comparaison je la faisais à l'origine entre un neurochirurgien et un boucher. Deux vétérinaires, sans doute par identification au boucher, ramènent leur fraise et s'incluent dans le débat… Au final pour m'insulter…
Pourquoi des vétérinaires ont-ils cette sensibilité exacerbée par rapport aux médecins . Ils sont le produit d'une sélection bien plus difficile. Leur niveau moyen est supérieur à celui de 90 % des médecins. Ils ont une activité qui peut-être très riche et très diversifiée. Ils gagnent (toujours en moyenne) plus que 95 % des médecins… Pourtant, on ressent chez eux une espèce de rancœur dont l'exemple actuel est le vivant témoignage.
Je pense que c'est l'image de soi qui doit être défaillante… Dans leur inconscient, imprégnés d'humanisme, ils savent qu'à part Dieu (pour ceux qui croient) et malgré ses nombreux défauts, l'homme EST la créature supérieure à nulle autre pareille. Ils bavent de jalousie de devoir s'occuper de veaux, vaches, cochons, chien-chien. La noblesse de leur tâche est réelle et d'ailleurs comme l'a si bien énoncé Dobolino, la mouche comme le cerveau du ptérodactyle n'ont aucun secret pour eux (visite à la clinique du Prado à Marseille sur rendez-vous)… Mais… mais, ils leurs manquent l'humain… Au point d'en devenir inhumain… C'est ce que Yann et Dobolino ont fait sans qu'on les pousse beaucoup. Dobolino a aggravé son cas en traitant Amélie de stupide. Quand on écrit les énormités que vous avez osé écrire, on s'accorde pas une minute, mais une semaine de silence. Je ne suis pas sûr qu'on y aura droit, mais l'espoir fait vivre.
Je viens de lire le blog. Dobo ne fait pas dans le silence mais dans l'occupation de terrain technico-oblatif… C'est une attitude très noble !

Écrit par : Roger Felts | 02 décembre 2008

S'ils éprouvent cette honte c'est qu'ils sont sur la bonne voie

Ecrit par : Lisa fut Lisette | 02 décembre 2008

Ah !!!
C'est une bonne voie de refouler ses émotions et d'en avoir honte, quand elles sont justifiées ?
Ne vous semble-t-il pas plus judiceux d'exprimer sa souffrance là où elle est admise comme normale que de la ravaler ?
D'ailleurs, je ne savais pas qu'il y avait une bonne voie ! Je l'ai bien lu, comme nous tous, dans Le Lotus Bleu, mais j'avais cru à une blague d'Hergé.

Écrit par : dobolino | 02 décembre 2008

Ça les met parfois dans une violence impressionnante.

Ecrit par : dobolino | 02 décembre 2008

Parfois, pas toujours heureusement.
Il y a encore des adolescents qui prennent l' "adolescentia" comme un parcours et non pas un état (malgré le fait que cette société veuille en faire des éternels enfants).

Écrit par : Lisa fut Lisette | 02 décembre 2008

Pourquoi des vétérinaires ont-ils cette sensibilité exacerbée par rapport aux médecins . Ils sont le produit d'une sélection bien plus difficile. Leur niveau moyen est supérieur à celui de 90 % des médecins. Ils ont une activité qui peut-être très riche et très diversifiée. Ils gagnent (toujours en moyenne) plus que 95 % des médecins…
Ecrit par : Roger Felts | 02 décembre 2008

Totalement faux !
Chiffres en tête si ce n'est en main. Ce sont ceux de 2006 ou de 2007.
Revenu net moyen annuel du vétérinaire: 46 500 euros
Revenu net moyen du médecin généraliste: 67 500 euros.

Écrit par : dobolino | 02 décembre 2008

Yann, vous me faites pleurer comme une madeleine... Vais aller boire un coup, moi.
Ou bien, faire le travailleur manuel en pianotant un peu...

Ecrit par : Christophe Sibille | 02 décembre 2008

Vous devez être vraiment une merde d'enseignant! Inhumain!

Écrit par : maman | 02 décembre 2008

Ça les met parfois dans une violence impressionnante.

Ecrit par : dobolino | 02 décembre 2008

Parfois, pas toujours heureusement.
Il y a encore des adolescents qui prennent l' "adolescentia" comme un parcours et non pas un état (malgré le fait que cette société veuille en faire des éternels enfants).

Ecrit par : Lisa fut Lisette | 02 décembre 2008
Pas toujours exprimée vers l'extérieur mais toujours très violent.
A la limite, je préfère que l'ado m'arrache mes géraniums que de le voir retourner cette violence sur lui-même ou ses proches.

Écrit par : dobolino | 02 décembre 2008

Dobolino a aggravé son cas en traitant Amélie de stupide.

Ecrit par : Roger Felts | 02 décembre 2008
Vous préférez que je la soupçonne d'être un sous-marin d'extrême droite ?
Ça ne vous a pas dérangé, vous, son éloge des idéaux de l'OAS ? Ça ne vosu a pas dérangé qu'elle propose à JPB un alliance avec le FN ?
Honnêtement, et après une nuit de réflexion, je ne dirais plus stupide si je révélais le fond de ma pensée. Le phénomène Amélie est tout sauf stupide.

Écrit par : dobolino | 02 décembre 2008

Ils bavent de jalousie de devoir s'occuper de veaux, vaches, cochons, chien-chien. La noblesse de leur tâche est réelle et @Roger:"d'ailleurs comme l'a si bien énoncé Dobolino, la mouche comme le cerveau du ptérodactyle n'ont aucun secret pour eux (visite à la clinique du Prado à Marseille sur rendez-vous)… Mais… mais, ils leurs manquent l'humain… Au point d'en devenir inhumain… "

Et d'ailleurs ils s'attachent au côté pseudo-humain de l'histoire (l'ado qui pleure pour un chien) pour exalter leur propre image. Ils sont dans la contradiction totale. Il serait temps de laver son âme.

Écrit par : Lisa fut Lisette | 02 décembre 2008

" Soignez plutôt l'âme de ces adultes qui pleurent à quarante ans pour un chien qui meurt." ( Lisa qui fut Lisette)

Pourquoi n'avoir pas écrit "qui crève"? Vous devriez vraiment lire L'Insoutenable légèreté de l'être. Votre culture y gagnerait, votre sensibilité aussi.

Écrit par : Sylvie Huguet | 02 décembre 2008

Dobolino, les revenus des médecins sont comptabilisés par la Sécurité Sociale. Ceux des vétérinaires par leur comptable ! ! !
Doublez votre chiffre moyen, vous serez plus proche de la réalité.
Ceci dit, si vous avez ce genre de réaction caractérielle et viscérale au nom d'une injustice économique plutôt que par sentiment de négation narcissique, adhérez au Parti Communiste, il parait qu'il œuvre pour la révolution prolétarienne dont vous faites indubitablement partie.

Écrit par : Roger Felts | 02 décembre 2008

http://www.youtube.com/watch?v=Y7_s2o4hG2A

Écrit par : Kap | 02 décembre 2008

Quand on écrit les énormités que vous avez osé écrire, on s'accorde pas une minute, mais une semaine de silence. Je ne suis pas sûr qu'on y aura droit, mais l'espoir fait vivre.


Ecrit par : Roger Felts | 02 décembre 2008

Donnez-moi l'exemple ! Parce que, en matière d'énormités, sans parler d'agressivité gratuite et hargneuse, vous me rendez des points !
Quant aux énormités que j'ai écrites, le sieur Brighelli peut les censurer, m'écrire un mail de semonce, voir me téléphoner pour me mettre au pas.

Écrit par : dobolino | 02 décembre 2008

Pourquoi n'avoir pas écrit "qui crève"? Vous devriez vraiment lire L'Insoutenable légèreté de l'être. Votre culture y gagnerait, votre sensibilité aussi.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 02 décembre 2008

Depuis quelques heures un message INHUMAIN a été posté sur ce blog.
Deux personnes se sont indignées (moi et Amélie). Et maintenant - ô sommets de la bêtise! seriez vous atteints un jour?- vous venez me conseiller d'enrichir ma culture et ma sensibilité en lisant un livre que j'ai adoré à 15ans parce que j'ai osé dire que la mort d'un chien s'appelle mort d'un chien?

Écrit par : Lisa fut Lisette | 02 décembre 2008

Quant aux énormités que j'ai écrites, le sieur Brighelli peut les censurer, m'écrire un mail de semonce, voir me téléphoner pour me mettre au pas.

Ecrit par : dobolino | 02 décembre 2008
La petite fille demande la punition?
Mais quand on grande on s'excuse...

Écrit par : Lisa fut Lisette | 02 décembre 2008

" Il s'agit d'animaux pour lesquels la pratique est essentiellement utilitaire et économique" (Roger Felts)

Désolée, il y a dans notre rapport à l'animal une dimension affective et éthique qu'on ne peut nier à moins d'être soi-même une brute. Relisez Kundera et Yourcenar. "Le véritable test moral de l'humanité (le plus radical,qui se situe à un niveau si profond qu'il échappe à notre regard) ce sont ses relations avec ceux qui sont à sa merci : les animaux. Et c'est ici que s'est produite la plus grande déroute de l'homme, débâcle fondamentale dont toutes les autres dépendent." (L'Insoutenable légèreté de l'être)

Ecrit par : Sylvie Huguet | 02 décembre 2008
Superbe scène dans ce roman, qui m'a fait venir les larmes aux yeux à chaque lecture: Thomas a disposé autour de la chienne cancéreuse des morceaux de son pain au chocolat favori. Elle n'en veut pas et c'est là qu'il comprend qu'elle demande qu'on la laisse mourir.

Écrit par : dobolino | 02 décembre 2008

OK ! Je suis inhumaine !

Écrit par : dobolino | 02 décembre 2008

"Le véritable test moral de l'humanité (le plus radical,qui se situe à un niveau si profond qu'il échappe à notre regard) ce sont ses relations avec ceux qui sont à sa merci : les animaux. Et c'est ici que s'est produite la plus grande déroute de l'homme, débâcle fondamentale dont toutes les autres dépendent."

Et pourquoi devrais-je y croire? Pourquoi Ce texte serait-il plus vrai et plus parlant que le Secretum de Pétrarque?
Je n'ai pas le culte des auteurs que j'ai aimés.

Écrit par : Lisa fut Lisette | 02 décembre 2008

Nier l'exception humaine et la dignité spécifique de l'homme, c'est évidemment déraisonnable. Mais nier qu'un chien puisse à juste titre attirer compassion et attachement, que sa perte puisse être douloureuse, et que cette douleur ne soit ni ridicule ni dérisoire, c'est faire preuve d'une grande étroitesse d'esprit et de coeur.

Écrit par : Sylvie Huguet | 02 décembre 2008

c'est faire preuve d'une grande étroitesse d'esprit et de coeur.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 02 décembre 2008

Un changement de langue se rend nécessaire. L'italien est la langue de l'humanisme, l'italien est plus apte à répondre Mme de l'Huguet :

"Ma va a quel paese brutta vecchia rincoglionita! Son tre ore che soffro per quello che è stato scritto, nessuno a detto" A", tutti zitti, tutti a parlare di cani, di soldi, di Kundera! Il vuoto umano! E, da quel vuoto, mi arriva l'accusa cieca, insensata,gratuita di ristrettezza di spirito !
Ma toglietevi quel trave dall'occhio!E lavetevi l'anima!

Écrit par : Lisa fut Lisette | 02 décembre 2008

@ Sylvie Huguet
Vous mettez en cause Lisa pour son insensibilité vis à vis “de ces adultes qui pleurent à quarante ans pour un chien qui meurt.” Ce n'est pas de cela qu'il s'agit. Elle remet en cause la soi-disant disponibilité de Dobolino dans son récit détaillé sur les souffrances auxquelles elle est confrontée. Cette remise en cause est en relation avec l'attitude parfaitement indigne qu'elle a eu à mon égard. Elle et son confrère ont eu des propos injurieux et injustes n'ayant aucun rapport réel avec le sujet abordé. Si ce n'est une susceptibilité à fleur de peau qui traduit une réelle infantilisation de leur pensée.
Par ailleurs je vous rappelle que mon propos ne concernait pas les relations affectives avec les animaux mais était une réaction contre l'égalitarisme niveleur… Rien à voir…

Écrit par : Roger Felts | 02 décembre 2008

J'ajouterais, Sylvie, que ceux qui ne sont pas capables de s'en émouvoir sont légèrement inhumains aussi.
Merci, Yann, pour votre message. Il y a une manière de dire les choses qui peut vous faire venir les larmes, et une autre qui peut vous faire vous foutre totalement de celui qui les dit. J'ai évidemment autant versé de larmes pour celles qu'allait verser la petite autiste dont vous parlez que pour le chien vers qui se tournait son amour et sa sensibilité.
Et que "Lisa fut Lisette" ne vienne plus nous parler de "bisous", sous son autre identité.

Écrit par : Christophe Sibille | 02 décembre 2008

C'est toute la différence entre MON cynisme et celui de dobolino chère Mme de l'Hugulette :
le mien est un cynisme pensé et donc faux!
le sien est un cynisme spontané et donc vrai!
mais le bon cynisme, c'est le faux!

Écrit par : Lisa fut Lisette | 02 décembre 2008

Personnellement, j'aime mieux avoir une sensibilité parfois à fleur de peau qu'être totalement insensible. A choisir.

Écrit par : Christophe Sibille | 02 décembre 2008

"C'est toute la différence entre MON cynisme et celui de dobolino chère Mme de l'Hugulette :
le mien est un cynisme pensé et donc faux!
le sien est un cynisme spontané et donc vrai!
mais le bon cynisme, c'est le faux!"

Ecrit par : Lisa fut Lisette | 02 décembre 2008

C'est là toute votre conception de la "common decency"?

Écrit par : Christophe Sibille | 02 décembre 2008

Et que "Lisa fut Lisette" ne vienne plus nous parler de "bisous", sous son autre identité.

Ecrit par : Christophe Sibille | 02 décembre 2008

Un autre changement de langue se rend nécessaire pour ce CON!

Senti, feccia, sei solo un povero strimpellatore frustrato. Anche tu hai il problema dell'immagine e non puoi spezzare le tue catene adamantine che ti tengono stretto alla tua inezia. Vergognati, vai a pulirti la coscienza e poi apri la bocca.

Écrit par : Lisa fut Lisette | 02 décembre 2008

@ Lisa, je vais vous faire un aveu : je ne suis pas du tout doué pour les langues. Si à l'occasion vous pouviez me traduire votre excellent Italien en latin de cuisine, je veux dire en français, je vous en serai éternellement reconnaissant.

Écrit par : Roger Felts | 02 décembre 2008

C'est cela, oui.

Écrit par : Christophe Sibille | 02 décembre 2008

Vous préférez que je la soupçonne d'être un sous-marin d'extrême droite ?
Ça ne vous a pas dérangé, vous, son éloge des idéaux de l'OAS ? Ça ne vosu a pas dérangé qu'elle propose à JPB un alliance avec le FN ?

Ecrit par : dobolino | 02 décembre 2008

Il me semble que sa pensée était beaucoup plus nuancée. Vous retombez dans la caricature,comme pour Michéa.

Et puis il vous faudra l'admettre un jour : tout le monde n'a pas forcément votre sensibilié politique.

Sinon, je ne sais pas combien de fric vous gagnez mais pour les médecins, votre chiffre est juste. La mienne (c'est une femme) doit gagner un peu plus mais elle est dans un quartier plutôt chic de Paris. Je ne suis pas sûr qu'un autre médecin dans une cambrousse paumée gagne autant.

Écrit par : Manu | 02 décembre 2008

"Senti, feccia, sei solo un povero strimpellatore frustrato. Anche tu hai il problema dell'immagine e non puoi spezzare le tue catene adamantine che ti tengono stretto alla tua inezia. Vergognati, vai a pulirti la coscienza e poi apri la bocca."

Ecrit par : Lisa fut Lisette | 02 décembre 2008

E tu, vaï cagare, stronzo.

Écrit par : Christophe Sibille | 02 décembre 2008

"Senti, feccia, sei solo un povero strimpellatore frustrato. Anche tu hai il problema dell'immagine e non puoi spezzare le tue catene adamantine che ti tengono stretto alla tua inezia. Vergognati, vai a pulirti la coscienza e poi apri la bocca."

Ecrit par : Lisa fut Lisette | 02 décembre 2008

E tu, vaï cagare, stronzo.

Ecrit par : Christophe Sibille | 02 décembre 2008

Vous êtes d'une vulgarité impressionante - petite borurgeoise- lorsque vous essayez de vous exprimer en langue étrangère. Vraiment, la partique d'une autre langue ouvre l'âme des affinités sociales.
A veiller l'orthographe, peut mieux faire...

Écrit par : Lisa fut Lisette | 02 décembre 2008

Et, cricri, n'oubliez pas la préposition "à"(mais sans accent!) entre un verbe de mouvement (vai) et un infinitif (cagare)

Écrit par : Lisa fut Lisette | 02 décembre 2008

Par ailleurs je vous rappelle que mon propos ne concernait pas les relations affectives avec les animaux mais était une réaction contre l'égalitarisme niveleur… Rien à voir…

Ecrit par : Roger Felts | 02 décembre 2008

Votre propos ne concernait strictement que l'égocentrisme agressif parfaitement excusable si on tient compte de votre état de santé précaire et des thérapies agressives et délétères qui vous sont appliquées. Je ne peux vous souhaiter que prompte guérison, en toutes sincérité et amitié.
Je n'ai jamais cherché à vous manipuler pour arriver à mes fins et ai grande compassion de vous savoir tant malade. Ce qui ne m'empêche pas d'avoir parfois des réactions basiques qui vous choquent, comme vous choquent celles de votre entourage proche, ainsi que vous m'en avez fait part.
Je suis amicale car je vous laisse libre de penser à votre guise tout en vosu répondant comme à un homme normal et non comem à un grand malade dont on doit épargner les derniers instants. Je ne vous caresse pas dans le sens du poil parce que je n'ai rien à y gagner. Je vous secoue aussi parce que je pense que vous avez à y gagner, si je n'arrive pas trop tard, ce qu'à Dieu ne plaise, en matière de guérison ou de rémission.
Si vous vous préférez en grand malade qui se fait manipuler par des prétendues femmes, dont on ne connaît d'ailleurs pas le sexe, et qui vous utilisent pour développer des thèses qui sont les leurs, cautionnez-les et démolissez-moi !

Écrit par : dobolino | 02 décembre 2008

Merci pour le cours!!! ;-)

"E tu, vai a cagare, stronzo!"

Écrit par : Christophe Sibille | 02 décembre 2008

J'aimions bien comment il prend les nainternautes pour des tanches avec son "vaï" "ï" .

Il a fait combien d'années d'Italien pour arriver à ce niveau ?
Trop fortiche !
Il est bon pour la double habilitation.
ange

Écrit par : toto | 02 décembre 2008

Sinon, je ne sais pas combien de fric vous gagnez mais pour les médecins, votre chiffre est juste. La mienne (c'est une femme) doit gagner un peu plus mais elle est dans un quartier plutôt chic de Paris. Je ne suis pas sûr qu'un autre médecin dans une cambrousse paumée gagne autant.

Ecrit par : Manu | 02 décembre 2008
Merci pour votre témoignage !
L'an dernier, j'ai vécu la misère, 15 000 euros de bénéfice net, avec une fraude fiscale dérisoire.
Cette année, ça va mieux. Je vous annoncerai le chiffre en janvier mais j'ai déjà dépassé les 30 000 euros largement.
Le problème des moyennes, c'est comme celui de la docimologie. C'est bien beau, une courbe de Gauss, mais ça réduit l'individu à l'analyse statistique !

Écrit par : dobolino | 02 décembre 2008

Félicitations, Toto! Vous savez écrire en français, maintenant? Trop fort, leo et lea!!! :-)

Écrit par : Christophe Sibille | 02 décembre 2008

@Dobolino:Votre propos ne concernait strictement que l'égocentrisme agressif parfaitement excusable si on tient compte de votre état de santé précaire et des thérapies agressives et délétères qui vous sont appliquées. Je ne peux vous souhaiter que prompte guérison, en toutes sincérité et amitié.
Très franchement, mais très trsè franchement...je n'ai pas vu cela dans les propos de Felts! Je veux le témoigner pourque dans le fil de la discussion ce détail de taille ne se perde pas.

@Sibille :E tu, vai a cagare, stronzo

Courage, poursuivez vos efforts et attention aux pléonasmes incontrôlés ainsi qu'à la ponctuation française qui se glisse parfois dans vos textes d'ailleurs riches en contenu.

Écrit par : Lisa fut Lisette | 02 décembre 2008

@ Sibille
J'espérai, vu le point de départ de l'affaire que Sibille s'écraserait pour que je n'ai pas encore à me le farcir…
Je vous rappelle au départ que tout est de votre faute. Vous pondez un texte d'une longueur épouvantable. Moi qui suis la bonté personnifiée, je me dis qu'il faut encourager les bœufs de labour et j'écris une lettre pleine de compliments. Pour qu'elle ne soit pas l'air trop artificiel, j'y ajoute ma petite histoire de neurochirurgie et pour qu'on ne me prenne pas pour un veau, j'allume un boucher. Par solidarité concitoyenne, nos deux vétérinaires, dont on peut affirmer avec certitude qu'ils sont plus proches des bouchers que des psychiatres – ce qui est une bonne chose, car les psychiatres, ils sont tous fous, alors que les bouchers, il y en a que la moitié qui sont sadique – donc par solidarités les vetos m'insultent gravement… Ce qui prouve bien, Sibille, que tout est de votre faute. Habituellement c'est vous qu'on insulte… Si vous voulez que je recommence, il suffit que vous continuassiez avec Amélie ou Lisa… À vrai dire, elles sont tout à fait aptes à se débrouiller toutes seules… Mais une certaine solidarité !…

Écrit par : Roger Felts | 02 décembre 2008

Merci! Et vous, attention à l'orthographe!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 02 décembre 2008

"Vous pondez un texte d'une longueur épouvantable."

Ecrit par Felts

Et c'est un grand spécialiste qui vous parle!!! :-)

Écrit par : Christophe Sibille | 02 décembre 2008

Vous préférez que je la soupçonne d'être un sous-marin d'extrême droite ?
Ça ne vous a pas dérangé, vous, son éloge des idéaux de l'OAS ? Ça ne vosu a pas dérangé qu'elle propose à JPB un alliance avec le FN ?

Ecrit par : dobolino | 02 décembre 2008

Il me semble que sa pensée était beaucoup plus nuancée. Vous retombez dans la caricature,comme pour Michéa.

Et puis il vous faudra l'admettre un jour : tout le monde n'a pas forcément votre sensibilité politique.

Ecrit par : Manu | 02 décembre 2008

Ici, et dans le cas d'Amélie, il s'agit de sensibilité clinique !
A défaut d'en avoir, ce que je conçois, je vous conseille des références historiques.
Comment l'Allemagne a-t-elle laissé Hitler devenir chancelier ?

Écrit par : dobolino | 02 décembre 2008

"Trop fort, leo et lea!!! :-)"

Je reprends cette phrase, la question étant trop conne, mais effectivement on dirait que je m'améliore, étant donné que j'en suis déjà à mon quatrième ti'punch 59° et mon 10ème bédo


ange

Vive léo & léa
Vive les alphas

Libérez Marie-Jeanne
ENFERMEZ Eveline, cibil, frakkk, goixgoix, moudupav,
r2d2,choco.... le snuipp (à vos souhaits) !

Écrit par : toto | 02 décembre 2008

Mais où avez-vous vu une question, Toto? Les "bédos" vous font-ils prendre les points d'exclamation pour des points d'interrogation?

Écrit par : Christophe Sibille | 02 décembre 2008

Sibille, après avoir produit un texte en italien d'une demi ligne et après avoir commis 6 fautes dans cette même demi ligne, me conseille de veiller à mon orthographe en français! Décidément le monde part en couille!

Écrit par : Lisa fut Lisette | 02 décembre 2008

Libérez Marie-Jeanne
ENFERMEZ Eveline, cibil, frakkk, goixgoix, moudupav,
r2d2,choco.... le snuipp Hips hips !

Ecrit par : toto | 02 décembre 2008

Écrit par : Christophe Sibille | 02 décembre 2008

Très franchement, mais très trsè franchement...je n'ai pas vu cela dans les propos de Felts! Je veux le témoigner pourque dans le fil de la discussion ce détail de taille ne se perde pas.


Ecrit par : Lisa fut Lisette | 02 décembre 2008
Point de détail ? point de détail ?
Il ne s'agit pas d'un détail de taille mais d'un point de détail !
C'est lamentable.
Au fait, en parlant de point de détail, on ne sait toujours pas si c'est dérangeant que les islamistes fondamentalistes soient, en premier lieu, révisionnistes et fondamentalement antisémites, sous couvert d'antisionisme politique?

Écrit par : dobolino | 02 décembre 2008

j'ai écrit "détail de taille", dobolino, non pas "point de détail".

Allez vous reposer, dobolino, vous avez perdu la boussole.

Écrit par : Lisa fut Lisette | 02 décembre 2008

Je ne sais pas ce que vaut cette pétition, mais je la signale :

"Pour défendre l'école maternelle française publique, laïque et gratuite pour tous, signez la pétition mise en ligne par l'Association Générale des Enseignants des Ecoles Maternelles (AGEEM) que vous trouverez à l'adresse suivante :
http://marnesia.free.fr/phpPetitions/index.php?petition=2
et diffusez-la largement au travers de vos carnets d'adresse. "

Écrit par : Jeremy | 02 décembre 2008

Si vous voulez que je recommence, il suffit que vous continuassiez avec Amélie ou Lisa… À vrai dire, elles sont tout à fait aptes à se débrouiller toutes seules… Mais une certaine solidarité !…

Ecrit par : Roger Felts | 02 décembre 2008

Réveillez-vous, Felts ! Vous êtes solidaire de l'OAS ?
On aura ici vraiment tout vu, tout lu, tout entendu !

Écrit par : dobolino | 02 décembre 2008

Allez vous reposer, dobolino, vous avez perdu la boussole.

Ecrit par : Lisa fut Lisette | 02 décembre 2008
Bof ! Moi, la boussole des FAF !

Écrit par : dobolino | 02 décembre 2008

On aura ici vraiment tout vu, tout lu, tout entendu !

Ecrit par : dobolino | 02 décembre 2008

Je me disais la même chose. Non seulement vous êtes parano (l'assimilation boucher-vétérinaire relevée dans un exemple tout à fait anodin) et sadique (quand tu seras crévé personne ne te pleura), mais en plus masochiste au point de solliciter les méchancetés de Felts(réveillez vous Felts!)
On aura tout lu!

Écrit par : Lisa fut Lisette | 02 décembre 2008

Vous préférez que je la soupçonne d'être un sous-marin d'extrême droite ?
Ça ne vous a pas dérangé, vous, son éloge des idéaux de l'OAS ? Ça ne vosu a pas dérangé qu'elle propose à JPB un alliance avec le FN ?
Honnêtement, et après une nuit de réflexion, je ne dirais plus stupide si je révélais le fond de ma pensée. Le phénomène Amélie est tout sauf stupide.

Ecrit par : dobolino | 02 décembre 2008

Dobolino, je crois que vous avez rêvé . Rien de tout cela n'est vrai .

J'ai dit que pour riposter aux CRIMES terroristes du FLN( créé en 1954), crimes DONT ON NE PARLAIT PAS et toujours occultés EN FRANCE, il y a eu l'OAS ( créée en 1961, à la fin, donc ). La terreur contre la terreur. Il n'y a pas de crimes justes, mais la guerre c'est comme ça ! Oui, c'est pas bien, c'est moche la guerre! Et les pieds-noirs étaient dans la tourmente.

Et si vous pleurez sur les animaux, nous pleurions des proches, des enfants, des innocents, tués dans des embuscades, attentats, ou enlevés (des centaines de disparus dont on n'a plus JAMAIS eu de nouvelles ), de vrais êtres humains. Vous pensez vraiment qu'on devait se laisser descendre, sans nous défendre, attendre d'être égorgés dans notre lit ? C'est comme ça que ça se passait ! On n'était pas dans un film ! Personne ne nous plaignait, je crois, on était du mauvais côté. Alors, voyez-vous, votre indignation d'opérette, votre posture bien-pensante me laissent de marbre, mieux, elles m'amusent.

Moi, j'aurais proposé à JPB une alliance avec le FN ? C'est la meilleure parano de la soirée !

Riposte Laïque est FN ? Tiens lisez donc son édito, Rodger l'a mis sur son blog. Le titre c'est" LE VRAI COURAGE ", celui d'oser parler de l'immigration, dont seul, jusque là, le FN ose parler, un fait qui transforme bien sûr ceux qui osent briser le tabou en sous-marin du FN ! Un classique. C'est ça la bien-pensance. Vous n'en avez pas marre Dobolino ?

Écrit par : Scarlett Martinez | 02 décembre 2008

En ce qui me concerne, la discussion est close. Il semble que j'aie mésinterprété une phrase de Roger, sur laquelle j'ai réagi un peu vite. Qu'il veuille bien m'en excuser. Pour le reste, je persiste et je signe, mais j'arrête là la polémique, ne maniant pas l'italien et ne voulant pas squatter trop longtemps le blog de JPB.

Écrit par : Sylvie Huguet | 02 décembre 2008

"Le titre c'est" LE VRAI COURAGE ", celui d'oser parler de l'immigration, dont seul, jusque là, le FN ose parler"

Ecrit par : Scarlett Martinez | 02 décembre 2008

Je n'ai guère entendu le FN parler de rendre à l'Afrique ce qui continuait à lui être honteusement volé par l'occident, afin que les africains n'aient plus qu'une seule envie, c'était celle de rester en Afrique!

Écrit par : Christophe Sibille | 02 décembre 2008

Le SAGES, en croyant bien faire, et pendant que le SNALC s'efforçait d'obtenir un décret du ministre, a porté la question des points supplémentaires à donner aux agrégés devant les tribunaux. Qui l'ont débouté (ça remonte à deux ou trois ans, si je me souviens bien), ce qui a ouvert la voie à tous les rectorats qui, depuis, affectent au petit bonheur certifiés et agrégés là où ça les arrange (les rectorats…). En fait, il a scié les chances des agrégés d'être officiellement retenus prioritairement pour les lycées.


Vaste plaisanterie! Cela fait bien plus de deux ou trois ans que les rectorats nomment les agrégés n'importe où! Si cela ne faisait que trois ans cela se saurait! Quelle absurdité!
Les rectorats nomment les agrégés en collège contre leur gré parce que la gent syndicale est d'accord avec les rectorats pour ce faire, y compris le SNALC dont on dore et redore le blason à tort sur ce blog. Avant d'avancer pareils propos, il faut recueillir ce qui se dit exactement dans les commissions paritaires et/ou dans les réunions qui sont censées préparer les dites commissions. Or pas un syndicat ne propose un barème précis, un nombre de points bien exact pour la nomination des agrégés en lycée.
Y'a les copains à placer, le donnant donnant avec le rectorat, les tractations d'un syndicat à l'autre, la soupe syndicale quoi. Et les purs là dedans... je me marre! Le pauvre sages! Pas plus responsable que les autres! Juste, un peu plus étroit d'esprit. C'est dire...

Écrit par : Sanseverina | 02 décembre 2008

Vous n'en avez pas marre Dobolino ?

Ecrit par : Scarlett Martinez | 02 décembre 2008

Si ! Beaucoup beaucoup marre ! Bonne nuit, Amélie/ Scarlett !
Mais pas autant marre que mal !

Écrit par : dobolino | 02 décembre 2008

Quelques sites remarquables :

- Le Linguophile : qui se propose de dévoiler les merveilles de la langue française, à l'heure où certains félons font tout pour la rabaisser...
http://site.voila.fr/linguophile/menu.htm

- Itinera Electronica : une fabuleuse mine de textes d'auteurs latins :
http://agoraclass.fltr.ucl.ac.be/concordances/intro.htm

- Textes rares : témoignages sur le monde de l'édition du XVe au XIXe siècle (textes et images) :
http://www.textesrares.com/

- Ab nihilo : plus de 600 citations latines expliquées, commentées et mises en situation :
http://www.abnihilo.com/

- L'arbre, Mémoire de l'homme (de Patrick Courtois) : histoire, poèmes, contes et extraits littéraires autour d'une quarantaine d'arbres :
http://patrick.moostik.net/?1

Écrit par : Magister | 02 décembre 2008

Les rectorats nomment les agrégés en collège contre leur gré parce que la gent syndicale est d'accord avec les rectorats pour ce faire, y compris le SNALC dont on dore et redore le blason à tort sur ce blog. Avant d'avancer pareils propos, il faut recueillir ce qui se dit exactement dans les commissions paritaires et/ou dans les réunions qui sont censées préparer les dites commissions.

Ecrit par : Sanseverina | 02 décembre 2008

Et pour affirmer de telles âneries, avez-vous été commissaire paritaire vous-même, Sanseverina, pour le constater effectivement ou avez-vous fumé un pétard à Toto ?

Écrit par : Manu | 02 décembre 2008

Merci à Magister pour les liens !

Écrit par : Manu | 02 décembre 2008

Ah, enfin des engueulades un peu plus saines! Ouf... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 02 décembre 2008

Eh ! OH ! Ça va, là dedans ?
Les mots d'oiseau volent bas, ce soir.

Pour Daniel A*** Longue interview du recteur de Corse dans Corsica (où votre serviteur fait une brève apparition, caché derrière un pilier du palais-Royal), sur les affaires de manipulation de concours / examens en Corse.
Vous saviez que la police avait mis un certain nombre de profs et d'administratifs sur écoute (y compris de portables), pour avoir le fin mot d'une affaire qui ne tenait pas (parce qu'enfin, comme dit le recteur, des modifications de moyennes au BAc, effectuées de surcroît collégialement c'est la loi…), et avait détenu une toute jeune collègue, qui a peine à s'en remettre, sans lui laisser le loisir d'aller aux toilettes pendant 48 heures , Z'ont plus de scrupules quand ils interviewent les truands de la Brise de mer — et autres delicatessen insulaires…
Je vous ferai un digest de l'aricle demain. Ce soir, je vais me coucher, et conseille aux diverses mauvaises têtes d'en faire autant.
Et au passage, la mort et les funérailles de mon dernier chien m'ont anéanti — on ne sait jamais ce qu'un adulte est capable de mettre dans la dernière piqûre… Lui, j'ai enterré vingt ans de vie commune avec sa maîtresse en même temps. Et la véto a parfaitement té à la hauteur. Merci à elle et aux autres. Et quitte à me fâcher avec certain(e)s, il y a un paquet de gens dont la mort m'a laissé beaucoup plus indifférent.
Cela soit dit et mette fin à des polémiques stériles.
JPB

Écrit par : brighelli | 02 décembre 2008

Mais, Manu, je vois que mon longuissime (et chiantissime, dixit Felts, qui n'est pas à un reniement près) message sur l'enseignement de la musique ne vous a pas tellement inspiré? :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 02 décembre 2008

"Et au passage, la mort et les funérailles de mon dernier chien m'ont anéanti — on ne sait jamais ce qu'un adulte est capable de mettre dans la dernière piqûre… Lui, j'ai enterré vingt ans de vie commune avec sa maîtresse en même temps. Et la véto a parfaitement été à la hauteur. Merci à elle et aux autres. Et quitte à me fâcher avec certain(e)s, il y a un paquet de gens dont la mort m'a laissé beaucoup plus indifférent.
Cela soit dit et mette fin à des polémiques stériles.
JPB"

Ecrit par : brighelli | 02 décembre 2008

Message reçu. Bonne nuit à vous.

Écrit par : Christophe Sibille | 02 décembre 2008

Je ne sais pas ce que vaut cette pétition, mais je la signale :

"Pour défendre l'école maternelle française publique, laïque et gratuite pour tous, signez la pétition mise en ligne par l'Association Générale des Enseignants des Ecoles Maternelles (AGEEM) que vous trouverez à l'adresse suivante :
http://marnesia.free.fr/phpPetitions/index.php?petition=2
et diffusez-la largement au travers de vos carnets d'adresse. "
Ecrit par : Jeremy | 02 décembre 2008

L'AGEEM est une place forte des pédagogistes.

Écrit par : guy morel | 02 décembre 2008

Libérez Marie-Jeanne
ENFERMEZ Eveline, cibil, frakkk, goixgoix, moudupav,
r2d2,choco.... le snuipp Hips hips !

Ecrit par : toto | 02 décembre 2008

Ecrit par : Christophe Sibille | 02 décembre 2008

Ça c'est cruel, Christophe !

:annnnge: :coucoutoto: :pipicaca: areuh gada gada sprotch !!!

Non, décidément, je n'y arrive pas. Son style est inimitable.

Écrit par : Manu | 02 décembre 2008

Et quitte à me fâcher avec certain(e)s, il y a un paquet de gens dont la mort m'a laissé beaucoup plus indifférent.
Cela soit dit et mette fin à des polémiques stériles.
JPB

Ecrit par : brighelli | 02 décembre 2008


Vous voulez dire que je dois arrêter mon indignation parce que le Demiurge du blog le commande en raison de l'attachement à son chien et de l'antipathie qu'il a éprouvé dans sa vie pour certaines personnes?
Ai-je besoin, moi, de déclarer ici que j'ai pleuré et que j'ai fait ma petite déprime lorsque mes chats sont morts, ai-je besoin de faire cela avant de pouvoir me permettre de dire que je trouve inhumains les propos de Dobolino et de Yann ainsi que l'attitude de tous les autres qui ont même osé m'attaquer en me disant que j'étais affectée "d'étroitesse d'esprit"? Etc? Dois-je faire étalage de mes larmes pour avoir un brin de légitimité?

Écrit par : Lisa fut Lisette | 02 décembre 2008

Peut-on demander à Felts d'arrêter de prendre 50 pseudos différents pour dire toujours autant de conneries ?

Écrit par : Marre | 02 décembre 2008

Mais, Manu, je vois que mon longuissime (et chiantissime, dixit Felts, qui n'est pas à un reniement près) message sur l'enseignement de la musique ne vous a pas tellement inspiré? :-(

Ecrit par : Christophe Sibille | 02 décembre 2008

Non non, Christophe, rassurez-vous.

1) il est un peu long

2) En conséquence, je me promet toujours que je reviendrai dessus et par fainéantise et parce que je fais autre chose, j'ai tendance à le négliger.

3) je ne suis pas compétent sur la partie primaire/maternelle (qui concerne la majorité de cet article), je n'ai jamais enseigné qu'au collège (et un peu à des lycéens dans le cadre d'un atelier).

Bref, Il faut que je trouve 1/4 d'heure pour y revenir sérieusement.

Écrit par : Manu | 02 décembre 2008

’avoir, autant que faire se peut, une solide culture générale d’écoute musicale, et maîtriser au moins quelques « fondamentaux » en ce qui concerne leur pratique du chant et du rythme.

Apprendre un chant à une classe de maternelle n’est pas extrêmement difficile techniquement. Cela demande cependant par le PE une certaine maîtrise de la justesse, dans toutes les acceptions de ce mot. (Justesse de l’intonation et justesse rythmique, évidemment, mais également justesse de l’intention correspondant au type de chant).

Ecrit par : Christophe Sibille

Je ne mets pas au même niveau d'exigence rythme et justesse. La justesse prime selon moi. Je n'ai malheureusement pas d'argument pour "justifier" cette position. Peut-être la prédominance de la mélodie dans la culture occidentale ? Ce qui ne signifie pas que le rythme ne soit pas important, mais...

Écrit par : Manu | 02 décembre 2008

Pour revenir à mon 1er commentaire, Christophe, sur votre article, je paralis en fait de la guitare électrique, qui est celle que je pratique, et non de la guitare classique. On n'imagine pas toujours à quel point ces deux instruments peuvent être différents.

Ce qui ne change pas ce que je vous ai dit (la guitare est un instrument délicat au début) si on considère que la classique est aussi difficile que l'électrique, sinon plus. Voilà un autre point de débat.

Écrit par : Manu | 02 décembre 2008

http://marnesia.free.fr/phpPetitions/index.php?petition=2
et diffusez-la largement au travers de vos carnets d'adresse. "
Ecrit par : Jeremy | 02 décembre 2008

L'AGEEM est une place forte des pédagogistes.

Ecrit par : guy morel | 02 décembre 2008

Ahah ! Une pétition pour changer les couches ?

Écrit par : Manu | 03 décembre 2008

En effet, c'est clair (merci à Guy pour sa vigilance et sa connaissance du dossier), l'AGEEM est bien un nid infesté de pédagogistes. Voici un extrait de la pétition :

"MANIFESTE du 5 NOVEMBRE
Depuis sa création le 5 novembre 1921,
l’AGEEM réaffirme avec force :

OUI à l’école maternelle française publique, laïque et gratuite pour tous

Qui considère l’enfant dans sa globalité
Qui lui donne le temps de s’approprier les savoirs
Qui vise la construction et l’épanouissement de sa personne
Qui propose d’apprendre ensemble en étant acteur de ses apprentissages"

Alors Jérémy, on roupille ? Le pédagogisme, il ne passera pas par moi !

Écrit par : Manu | 03 décembre 2008

L'AGEEM est une place forte des pédagogistes.

Ecrit par : guy morel | 02 décembre 2008

C'est donc une excellente raison pour ne pas la signer. De toute manière, je suis contre la maternelle avant 4 ans (surtout dans les conditions actuelles), âge plus que suffisant pour confier les enfants au Moloch Niveleur.

Écrit par : Magister | 03 décembre 2008

Sais pas faire le copié/collé, pour référencer; mais juste pour dire à dobolino mon complet soutien - davantage même - pour ses derniers posts. A tous points de vue.

Écrit par : bral | 03 décembre 2008

Certaines interventions sur ce blog tendent à démontrer que les pieds noirs oranais seraient des primates.

Il est vrai que Orang outan en emporte le vent .

mauvais le vent, mauvais...

Écrit par : dugong | 03 décembre 2008

"Lisez Lestel", écrit dobolino. Excellente lecture en effet. Vous n'avez donc pas cette répulsion pour la philo dont vous faites parfois semblant de vous vanter. Si j'osais, je vous recommanderais aussi "L'animal que donc je suis" de Derrida. Mais ce serait peut-être trop : bien plus difficile à digérer en tout cas que Michéa. Puisque vous vous intéressez aussi aux "enfants de remplacement", avez-vous lu le Saint Lévrier de Jean-Claude Schmitt?

Écrit par : Pedro Cordoba | 03 décembre 2008

Guy Morel a écrit : "Dugong, si vous voulez vous pencher sur ce qui attend la physique, ne vous gênez pas."

Pencher est bien le mot pour observer le presque rien quand on reste debout.

En revanche, rester pencher pour savoir ce qui attend la physique ne sert vraiment à grand chose : on le sait déjà.

Se demander ce qu'on pourrait faire si... non plus : un bon programme de lycée est une chose non pensable avec les structures qui vont être mises en place.

Y réfléchir (seul !) reviendrait pour moi à ouvrir une longue parenthèse dans une éternité. L'éternité c'est, dès le début, déjà trop long pour moi. C'est le sens de la mise entre parenthèses de mes activités au sein du GRIP.

A moins que...

Écrit par : dugong | 03 décembre 2008

"C'est donc une excellente raison pour ne pas la signer. De toute manière, je suis contre la maternelle avant 4 ans (surtout dans les conditions actuelles), âge plus que suffisant pour confier les enfants au Moloch Niveleur."

Ecrit par : Magister | 03 décembre 2008

Pétition signée. L'Ageem est bien autre chose que ce que vous dites, et les quelques représentants que je connais ici, (dans mon département), sont de très bons instituteurs. Compétents, dévoués, et à l'écoute.
Cette catégorisation en "pédagogistes" et "antipédagogistes" est quelquefois extrêmement caricaturale.
Et je suis pour la possibilité de mettre ses enfants à l'école dès deux ans. Pour certains enfants, il est d'ailleurs crucial qu'ils échappent le plus et le plus tôt possible à leur milieu familial.
Bon, je vais encore me prendre quelques coups sur la tête, moi...
A part ça, Manu, le rythme est historiquement la première base de la musique, (avant la mélodie, puis l'harmonie). Une bonne partie de la "musique du monde" est d'ailleurs structurée à partir "d'ostinati."
Mais je pense effectivement qu'il faut "rééquilibrer" et, d'ailleurs, j'ai beaucoup de mal à hiérarchiser ces trois composantes, et même à les rendre indépendantes les unes des autres, même si ça aide parfois à comprendre la manière dont "notre" art est structuré..

Écrit par : Christophe Sibille | 03 décembre 2008

De plus en plus de profs d'école entrent en résistance contre les réformes de Darcos. Dont un jeune directeur, à Montpellier.
Et l'affaire de Marciac commence à faire la "une" des journaux radiophoniques.

Écrit par : Christophe Sibille | 03 décembre 2008

@marre à bout
Moi j'adore les posts de rodger, ils me font bien rigoler.

Merci Feltinou.

Écrit par : toto | 03 décembre 2008

C'est donc une excellente raison pour ne pas la signer. De toute manière, je suis contre la maternelle avant 4 ans (surtout dans les conditions actuelles), âge plus que suffisant pour confier les enfants au Moloch Niveleur.

Ecrit par : Magister | 03 décembre 2008

Extrait du décret du 18 janvier 1887 (modifié par les décrets des 13 juillet 1921 et 11 février 1928)

ART. 5 Seront nommées institutrices d'écoles maternelles ou de classes enfantines les maîtresses qui auront obtenu, au brevet supérieur, la mention "pédagogie de l'école maternlle, puériculture, hygiène et sciences appliquées à la puériculture et à l'hygiène", et celles qui, pourvues du brevet supérieur (ancien régime), l'auront complété de cette mention.

Le Moloch Niveleur vaut ce qu'il vaut et pourrait facilement organiser une validation de la mention "pédagogie de l'école maternelle, etc.", s'il le souhaitait.
Même dans son état actuel, il vaut sans aucun conteste possible bien plus qu'une famille ou une nounou scotchée devant TF1 ou papotant avec les copines au troquet du coin.
Pour ne pas alimenter les polémiques stériles, je ne parlerai pas de tous les autres cas où l'école maternelle dès deux ans peut rendre d'immenses services aux enfants de la population résidant en France.

Écrit par : catmano | 03 décembre 2008

Même dans son état actuel, il vaut sans aucun conteste possible bien plus qu'une famille ou une nounou scotchée devant TF1 ou papotant avec les copines au troquet du coin.
Pour ne pas alimenter les polémiques stériles, je ne parlerai pas de tous les autres cas où l'école maternelle dès deux ans peut rendre d'immenses services aux enfants de la population résidant en France.
Ecrit par : catmano | 03 décembre 2008

Il n'y a pas photo : vu l'état sanitaire et social de bien des familles - et de plus en plus d'entre elles -, supprimer la scolarisation en maternelle est une absurdité. Seule condition : que l'enseignement en maternelle soit confié à des gens capables, donc non influencés par les âneries de l'AGEEM. Désolé Christophe, mais l'AGEEM qui prétend défendre la maternelle est à l'origine de son déclin.
Point d'histoire : c'est en 1970, ou dans ces eaux-là, que le corps des inspectrices de maternelle a été supprimé, l'inspection primaire couvrant dès lors maternelle et élémentaire.

Écrit par : guy morel | 03 décembre 2008

Il n'y a pas photo : vu l'état sanitaire et social de bien des familles - et de plus en plus d'entre elles -, supprimer la scolarisation en maternelle est une absurdité. Seule condition : que l'enseignement en maternelle soit confié à des gens capables, donc non influencés par les âneries de l'AGEEM. Désolé Christophe, mais l'AGEEM qui prétend défendre la maternelle est à l'origine de son déclin.
Point d'histoire : c'est en 1970, ou dans ces eaux-là, que le corps des inspectrices de maternelle a été supprimé, l'inspection primaire couvrant dès lors maternelle et élémentaire.

Ecrit par : guy morel | 03 décembre 2008

Eh oui ! Et c'est bien pour cela que je n'ai pas signé la pétition !
Et que je me bagarre comme un beau diable sur les forums d'instits pour qu'une autre voix se fasse entendre et que, petit à petit, d'autres "techniques" que celles imposées par cette structure (1/2 heure d'accueil quotidien, ateliers tournants, lecture par hypothèses, "production d'écrits" en majuscules d'imprimerie, utilisation abusive de la file numérique et autres "couillonnades") revoient le jour dans les écoles maternelles en sursis.

Écrit par : catmano | 03 décembre 2008

Ce qui est bien avec Roger, c’est que ça part toujours dans tous les sens, et que ça appelle toujours de nombreux commentaires. Je vais donc morceler les miens pour vous faciliter les insultes.

Pourquoi des vétérinaires ont-ils cette sensibilité exacerbée par rapport aux médecins .

Ecrit par : Roger Felts 02 décembre 2008

Ils sont le produit d'une sélection bien plus difficile. : FAUX. J’ai les chiffres, si ça vous intéresse.
Leur niveau moyen est supérieur à celui de 90 % des médecins. : FAUX. Vous êtes un vil flatteur.
Ils ont une activité qui peut-être très riche et très diversifiée. : VRAI. Mais nous vous envions la sécu.
Ils gagnent (toujours en moyenne) plus que 95 % des médecins : FAUX. Les chiffres de Dobolino sont exacts. Et leurs sources sont communes, à savoir les associations de gestion agréées.

Écrit par : yann | 03 décembre 2008

Cette comparaison je la faisais à l'origine entre un neurochirurgien et un boucher. Deux vétérinaires, sans doute par identification au boucher, ramènent leur fraise et s'incluent dans le débat
Par solidarité concitoyenne, nos deux vétérinaires, dont on peut affirmer avec certitude qu'ils sont plus proches des bouchers que des psychiatres – ce qui est une bonne chose, car les psychiatres, ils sont tous fous, alors que les bouchers, il y en a que la moitié qui sont sadique – donc par solidarités les vetos m'insultent gravement…

Ecrit par : Roger Felts 02 décembre 2008

Pour en finir avec la fable du boucher et du chirurgien, je ne prétends pas qu’il faille une égalité de traitement (formation, salaire, statut social, grosse BMW, …), mais qu’une fois que l’homo sapiens a fait son travail (diagnostic pour l’un, pointage pour l’autre), l’homo habilis, lorsqu’il se retrouve le couteau à la main devant la barbaque, prend le relais.
Et que j’ai été aussi impressionné par la dextérité du regretté Pr Sevestre que par celle d’un boucher extrayant une hypophyse d’un crâne de bœuf avec une précision et une propreté « chirurgicale ».
(pour la petite histoire, il s’agissait de remplir les labos (et les caisses) de France-hypophyse, vous savez, la fable des homo sapiens et de la vache folle).
Quant à la réaction des vétos, elle est logique, puisque nous connaissons sûrement mieux le métier de boucher que vous.

Écrit par : yann | 03 décembre 2008

Dans leur inconscient, imprégnés d'humanisme, ils savent qu'à part Dieu (pour ceux qui croient) et malgré ses nombreux défauts, l'homme EST la créature supérieure à nulle autre pareille.

Ecrit par : Roger Felts 02 décembre 2008

Alors là, c’est la totale ! Allez donc au bout de votre logique, et si l’homme EST la créature supérieure, si le chirurgien EST supérieur au boucher, dites nous donc quelle peut bien être la race supérieure ?

Billevesées ! Demandez à n’importe quel chat, il sait bien, lui, que vous avez tort.
Le chien est plus circonspect. Il sait au fond de lui que le chat est supérieur à toute chose, mais il hésitera bassement à l’admettre pour ne pas fâcher la main qui le nourrit.
Et Bongo sait bien qu’il est supérieur à Guy Morel : il a de plus longues (et belles) oreilles.

De toutes façons, en quoi serions nous supérieurs ? L’intelligence, la conscience ? Autant de choses bien difficiles à quantifier. Le statut d’espèce dominante ? Attendez un peu qu’Ebola ait appris à tempérer ses ardeurs.
En fait, il est aussi vain de prétendre à cette supériorité que de prétendre le carré supérieur au cercle pour la raison qu’il possède des angles (le cercle, lui, sait bien qu’en termes d’optimisation de forme, il est bien supérieur au carré).

Votre phrase est mal libellée : vous auriez dû écrire : « Felts EST la créature supérieure à nulle autre pareille. ». Là, ça fait sens. Et on sait de quoi on parle.

Écrit par : yann | 03 décembre 2008

Pour finir, je vous ai SINCEREMENT demandé votre avis de psy concernant l’attitude spécifique à adopter face au deuil (fût-il d’un animal) d’une autiste. Peut-être n’y en a-t-il pas, et doit-elle se contenter de souffrir comme (plus ?) les autres.
Mais en lisant votre psychologie de bazar (« Ils bavent de jalousie de devoir s'occuper de veaux, vaches, cochons, chien-chien. »), j’ai peine à croire que vous puissiez me donner un conseil avisé.
La seule chose que les vétos envient aux médecins, à ma connaissance, est votre statut de quasi-fonctionnaire de la sécu.

Écrit par : yann | 03 décembre 2008

En revanche, rester pencher pour savoir ce qui attend la physique ne sert vraiment à grand chose : on le sait déjà.

Ecrit par : dugong | 03 décembre 2008

Et rester penché, vu ce qui attend la physique, est risqué si vous ne surveillez pas vos arrières !

Écrit par : yann | 03 décembre 2008

Sur Hitler et Mussolini…
Le premier est au programme de Troisième (et de Première, puisque la Seconde guerre mondiale est censée y être étudiée — en fin d'année, je suppose). Mussolini (pas assez totalitaire, je présume) n'est plus étudié nulle part. On pourra faire ingurgiter de l'huile de ricin aux intellectuels des années à venir sans avoir l'impression de copier. Pour tout renseignement précis, voir le site d'Eduscol (http://eduscol.education.fr/default.htm?sommairedesthemes)
JPB

Ecrit par : brighelli | 30 novembre 2008

Je réponds avec beaucoup de retard: je ne parle pas des programmes de LGT, mais du LP. Du temps où le Bac pro se préparait en 4 ans, on étudiait 2 fois Hitler (2de BEP et Tale Bac) et 1 fois Staline (Tale Bac).
Dans le bac pro en 3 ans, on ne fait plus du tout mention ni de l'un, ni de l'autre. Il se trouve que j'enseigne aujourd'hui en collège. J'ai plusieurs classes de 3eme et ceux qui se destinent à la voie professionnelle sèchent et/ou n'écoutent rien en cours...

Écrit par : ProfAnonyme | 03 décembre 2008

Putain, là, Yann, vous m'impressionnez... Chapeau bas!

Écrit par : Christophe Sibille | 03 décembre 2008

La seule chose que les vétos envient aux médecins, à ma connaissance, est votre statut de quasi-fonctionnaire de la sécu.

Ecrit par : yann | 03 décembre 2008
Ah ben non alors ! Moi, je tiens à ma liberté et suis à la limite de rendre mon mandat sanitaire à cause de cette putain de Fièvre Catarrhale européenne.

Écrit par : dobolino | 03 décembre 2008

Envie, bien sûr, en rapport avec les revenus.
Pas avec la liberté.

Écrit par : yann | 03 décembre 2008

Je signale pour ceux qui ne suivent pas de près cette brulante actualité, que c'est moi FELTS qui au départ est eu droit à une immixtion intempestive puis à une bordée d'injure sur des bases on ne peut plus flou, et c'est cette emportement qui m'a fait poser la question du “Pourquoi tant d'agressivité”.
Que mes hypothèses ne donnent pas entièrement satisfaction à mes interlocuteurs je le conçois.
J'accepte le correctif comme quoi l'accés aux études médicales est aussi difficile et le niveau moyen des médecins aussi bon que chez les vétos. Je suis plus réservé pour les revenus car aux déclarations des médecins dans les Sociétés de Gestion Agréée sont opposables les chiffres de la Sécurité Sociale… Pour les Vétos, il n'en est rien… Et la double comptabilité est dans ce cas là une pratique courante… Nous sommes heureux de savoir que les deux vétos de “Bonnet d'âne” ne la pratique pas. Cela renforce la bonne image républicaine du camp de l'antipédagogisme…

Écrit par : Roger Felts | 03 décembre 2008

"Lisez Lestel", écrit dobolino. Excellente lecture en effet. Vous n'avez donc pas cette répulsion pour la philo dont vous faites parfois semblant de vous vanter.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 03 décembre 2008
Décidément, quelle interprétation de mes propos ! Je me tue à vous expliquer que je me considère comme trop ignorante pour aborder la philo autrement que par le biais d'une vulgarisation méprisable et vous entendez répulsion. Je n'ai aucune répulsion pour la philosophie, bien au contraire, mais j'accorde au mot comprendre une signification supérieure.

Écrit par : dobolino | 03 décembre 2008

Guy Morel a écrit : "Dugong, si vous voulez vous pencher sur ce qui attend la physique, ne vous gênez pas."

Pencher est bien le mot pour observer le presque rien quand on reste debout.


Ecrit par : dugong | 03 décembre 2008
Alors, quand ma fille est revenu hier du collège, sautillante comme un petit lapin et si fière d'être première de sa classe de troisième en physique avec 17.5 de moyenne, il fallait que je lui dise que ce n'était rien. Est-ce rien ? Elle s'est donnée, la gosse, à fond, pendant tout le trimestre ! Ça ne vaut vraiment rien de rien ?

Écrit par : dobolino | 03 décembre 2008

Nous sommes heureux de savoir que les deux vétos de “Bonnet d'âne” ne la pratique pas. Cela renforce la bonne image républicaine du camp de l'antipédagogisme…

Ecrit par : Roger Felts | 03 décembre 2008
Je suis parfois contrainte, et particulièrement dans le cadre de l'exécution de mon mandat sanitaire, de produire des faux ou des à-peu-près pour pouvoir gaver l'ordi du Ministère de l'Agriculture. Du fait de mon éducation républicaine par des hussards noirs, ça me rend malade même s'il y a beau temps que j'ai admis qu'ainsi vogue la France, avec sa législation "usine à gaz". En tout cas, je n'ai jamais cherché à m'enrichir et à me gaver en exploitant la législation sur -abondante et essaye d'en être fière, même si je passe pour la dernière des nouilles.

Écrit par : dobolino | 03 décembre 2008

Elle et son confrère ont eu des propos injurieux et injustes ...

...c'est moi FELTS qui au départ est eu droit à une immixtion intempestive puis à une bordée d'injure ...

Ecrit par : Roger Felts | 02 décembre 2008

Quelles injures ?!
Scorpion ? Je ne vous ai pas traité de scorpion, mais cité un poème de Nazim Hikmet (Mamma, Li Turchi ! Au secours, Amélie !) quand vous m'avez appelé "mon frère".
Relisez vos classiques, mon vieux, et allez prendre une douche froide.

Écrit par : yann | 03 décembre 2008

Pour que lecteur ait une juste idée de la bonne foi de Yann :

Felts écrit :
"Arriver à dire que votre intervention (celle de Yann) n'a rien à voir avec l'égalitarisme que je fustige pour écrire tout de suite après “qu'un neurochirurgien est un travailleur manuel au même titre qu'un boucher ou un horloger. Et que la matière qu'il façonne n'est ni plus, ni moins noble qu'une autre.” est-elle une introduction à un nouvel ordre logique ?
Mettre sur le même plan une montre, Rolex ou pas, mécanique inerte, un morceau de bœuf, Charolais ou Européen, matière à consommation, et le cerveau d'un être humain vivant, mon frère, c'est avoir une curieuse échelle des valeurs…"
À cela Yann extrait huit mots de mon texte :
"...le cerveau d'un être humain vivant, mon frère, ..." (Felts)
Puis répond :
"Tu es comme le scorpion, mon frère,
dans une nuit d'épouvante..."
… Je suis content de savoir aujourd'hui que c'est Nazim Hikmet qui me traite de scorpion… être traité de scorpion par un poête, même turc, cela a une autre gueule que de l'être par un Véto tendance boucherie…

Écrit par : Roger Felts | 03 décembre 2008

La plus drôle des créatures

Comme le scorpion, mon frère,
Tu es comme le scorpion
Dans une nuit d’épouvante.
Comme le moineau, mon frère,
Tu es comme le moineau
dans ses menues inquiétudes.
Comme la moule, mon frère,
tu es comme la moule
enfermée et tranquille.
Tu es terrible, mon frère,
comme la bouche d’un volcan éteint.
Et tu n’es pas un, hélas, tu n’es pas cinq,
tu es des millions.
Tu es comme le mouton, mon frère,
quand le bourreau habillé de ta peau
quand le bourreau lève son bâton
tu te hâtes de rentrer dans le troupeau
et tu vas à l’abattoir en courant, presque fier.
Tu es la plus drôle des créatures, en somme,
Plus drôle que le poisson
qui vit dans la mer sans savoir la mer.
Et s’il y a tant de misère sur terre
c’est grâce à toi, mon frère,
Si nous sommes affamés, épuisés,
Si nous sommes écorchés jusqu’au sang,
Pressés comme la grappe pour donner notre vin,
Irai-je jusqu’à dire que c’est de ta faute, non,
Mais tu y es pour beaucoup, mon frère.

Nazim Hikmet, 1948

Écrit par : yann | 03 décembre 2008

Dobolino a écrit : "Alors, quand ma fille est revenu hier du collège, sautillante comme un petit lapin et si fière d'être première de sa classe de troisième en physique avec 17.5 de moyenne, il fallait que je lui dise que ce n'était rien.""

Evidemment non. Il s'agit d'un jugement sur la qualité de ce qu'on leur demande de faire. Les élèves qui y ont de bons résultats n'en sont évidemment pas responsables. Leur dire "ce que tu fais ce n'est rien" serait à la fois injuste (mauvaise cible) et improductif.

"Est ce rien ?" C'est très peu par rapport à ce qu'on pourrait leur demander. Un élève qui aurait travaillé sérieusement et depuis longtemps sur des programmes beaucoup plus amples aurait des résultats tout aussi bons.

Le cas de sciences physiques au collège est un peu décalé car il s'agit d'un enseignement pratiquement démathématisé. Un travail sérieux en l'état actuel des choses apportera sûrement à un élève travailleur une base qualitative de connaissances qui ne peut qu'aider par la suite mais ne garantit rien.

Il ne faut pas se leurrer sur la valeur des programmes actuels de collège. La matière où c'est le plus criant : les mathématiques. Comparez l'actuel socle commun des connaissances avec le programme proposé par JP Demailly via le GRIP :

http://www-fourier.ujf-grenoble.fr/~demailly/manuscripts/renaissance.pdf

Une autre idée de l'infini...

On bride les bons : voilà le problème.

Écrit par : dugong | 03 décembre 2008

« être traité de scorpion par un poête, même turc »
80 / 1,90 / français | 03 décembre 2008

Aaaaah ! Ce : « même turc »...

Écrit par : Tailleboudin | 03 décembre 2008

Manu, je ne dis pas d'âneries. Les rectorats balancent les agrégés n'importe où depuis grande et belle lurette. Je peux vous dire que l'an passé, une réunion s'est tenue avant les commissions paritaires, dans mon académie afin de discuter barème pour l'intra. Personne ne s'est battu pour que les agrégés aient un barème décent comme l'a suggéré mollement notre fringant ministre. Le SNALC pas plus que les autres. Et je tiens cela du responsable académique du SNALC himself qui me l'a dit dans d'autres circonstances, pas trop fier de lui...
Quant à être commissaire paritaire moi-même... Ricanements! Je ne suis pas prête à faire les ronds de jambes qu'il faut pour cela et il y a tellement de bouquins à lire, de tableaux à regarder et de balades à faire!

Écrit par : Sanseverina | 03 décembre 2008

"Aaaaah ! Ce : « même turc »...

Ecrit par : Tailleboudin | 03 décembre 2008 "

C'est tout de même dommage d'avoir une orthographe quasi "irréprochable" et de ne rien comprendre à ce qu'on lit .

On dirait du charmeux...
Je plains sincèrement ceux qui ont eu Boscher sans la progression/compréhension ... Ils sont grave cons, si ça ne rentre pas dans leur case ils sont complètement paumés.

J'aime autant "petit poucet" même si ça fait mal au cul, au moins on rigole...

ange

Écrit par : toto | 03 décembre 2008

Très beau, le poème de Nazim Hikmet. merci, Yann, de l'avoir cité.

Écrit par : Sylvie Huguet | 03 décembre 2008

Sylvie, si vous ne connaissiez pas Hikmet, je vous conseille fortement de vous précipiter sur une anthologie de son oeuvre, car tout est de la même eau.

"Qui sait, nous ne nous aimerions peut-être pas tant
Si nos âmes ne se voyaient pas de si loin.
Nous ne serions pet-être pas si près, qui sait,
Si le destin ne nous avait séparés."

Écrit par : yann | 03 décembre 2008

Il y a des chiens qui reçoivent les mêmes traitements que vous et qui seront peut-être pleurés plus longtemps que vous ne le serez et par plus de personnes lorsqu'ils quitteront cette terre car, même cancéreux, ils n'ont pas votre méchanceté.
Et merde à la fin !

Ecrit par : dobolino | 02 décembre 2008


Bien sûr Dobolino, vous n'avez rien mis en parallèle.

Écrit par : carole | 03 décembre 2008

Mais, Carole ne vous arrêter pas sur ces "détails" de la conversation...Savourez plutôt le moment de poésie que Yann nous propose.

Écrit par : Lisa fut Lisette | 03 décembre 2008

"Est ce rien ?" C'est très peu par rapport à ce qu'on pourrait leur demander. Un élève qui aurait travaillé sérieusement et depuis longtemps sur des programmes beaucoup plus amples aurait des résultats tout aussi bons.

Le cas de sciences physiques au collège est un peu décalé car il s'agit d'un enseignement pratiquement démathématisé. Un travail sérieux en l'état actuel des choses apportera sûrement à un élève travailleur une base qualitative de connaissances qui ne peut qu'aider par la suite mais ne garantit rien.


Ecrit par : dugong | 03 décembre 2008

C'est ce que je ressens, surtout la démathématisation. Après, je ne fais aucun commentaire à ma fille et l'aide à apprendre ses cours si le besoin s'en fait sentir.
Par ailleurs, je me dis que moi, en troisième, je n'avais abordé aucune des notions qu'elle maîtrise puisque le cours de physique-chimie commençait en Seconde. Elle maîtrise au moins un vocabulaire (proton, neutron, electron, ion, cation, anion etc ) dont, à son stade scolaire, j'ignorais tout. Elle sait monter un circuit électrique et le schématiser avec les sigles conventionnels.
Ce qui m'inquiète le plus, c'est l'absence de corrélation entre maths et physique, et ce, si j'ai bien appréhendé l'enseignement, quasiment jusqu'au bac. C'est dommage de faire perdre autant de temps aux futurs ingénieurs et d'en dérouter certains qui ne peuvent percevoir avant le bac le réel intérêt de la physique.

Écrit par : dobolino | 03 décembre 2008

Je confirme à propos du SNUDI-FO
c'est le seul syndicat qui a défendu systématiquement les collègues ayant eu des ennuis pour cause de méthode syllabique en primaire, et cela depuis longtemps...

Écrit par : THELO | 04 décembre 2008

Est-il vraiment envisageable de faire de la physique mathématisée au collège, même en relevant le niveau d'exigences mathématiques ?
Je ne crois pas que mon niveau mathématique de troisième m'aurait permis de faire grand chose de bien intéressant et je ne faisais pas partie de ceux qui avaient des difficultés avec le programme de math.

Écrit par : dobolino | 04 décembre 2008

Est-il vraiment envisageable de faire de la physique mathématisée au collège, même en relevant le niveau d'exigences mathématiques ?

Oui. A condition de raison garder évidemment.

Exemple : Après avoir réalisé des mesures de la correspondance entre tension et intensité pour une ampoule (caractéristique d'une ampoule), les mesures étant entrées dans un tableau, placer les points dans un graphe.

Les élèves devraient savoir dès le collège, choisir les échelles pour que les points rentrent tous dans le graphe, tout en ayant un nuage de points qui ne soit pas microscopique.

Ils devraient également savoir graduer correctement les axes. Y compris avec des valeurs peu usuelles en maths (par ex 0,01 puis 0,02, etc jusqu'a 0,15).

Serait ce trop demander de comprendre que relier les points obtenus par des segments de droite n'a aucun sens en sciences physiques (c'est délicat mais on devrait pouvoir le faire dès le collège).

Je ne parle même pas d'une droite de tendance....

Combien d'élèves en seconde sont incapables de la moindre chose exposée ci-dessus !

Écrit par : dugong | 04 décembre 2008

Les élèves devraient savoir dès le collège, choisir les échelles pour que les points rentrent tous dans le graphe, tout en ayant un nuage de points qui ne soit pas microscopique.

Ils devraient également savoir graduer correctement les axes. Y compris avec des valeurs peu usuelles en maths (par ex 0,01 puis 0,02, etc jusqu'a 0,15).

!

Ecrit par : dugong | 04 décembre 2008
Ça me paraît jouable et en plus très formateur pour tous, y compris ceux qui envisagent une filière professionnelle à l'issue de la troisième.
Le repère orthonormé continue à être enseigné en mathématiques en cinquième. En plus, c'est le genre de travail qui s'entend bien et c'est vraiment un bon travail pour développer le sens pratique et l'utilisation raisonnée d'un papier millimétré ou quadrillé dans toutes ses dimensions.
Applicable aussi en SVT et en technologie.
Ce sont des choses que j'ai néanmoins, déjà à mon époque, appris à faire au lycée et non au collège.

Écrit par : dobolino | 04 décembre 2008

D'ailleurs, Dugong, ça revient à ce que nous décrit Catmano de ces élèves de CP qui au bout de quatre ans d'école maternelle sont incapables de remplir d'un dessin une feuille 21*29.7 et de s'orienter dans le plan défini par cette feuille.

Écrit par : dobolino | 04 décembre 2008

up pour Dugong et Catmano.

Écrit par : dobolino | 04 décembre 2008

Au sujet du Sages et du SNALC :

http://prag-sages-et-prce-sies.blogspot.com/2008/11/quelques-lments-de-rponse-aux-attaques.html

Écrit par : HCn | 07 décembre 2008

Ça me paraît tout à fait stérile, ce genre d'attaques. Il serait bien plus intelligent de se chercher des ennemis communs que des poux dans la tête. Et de les combattre. Le SAGES est ce qui ressemble le plus à un syndicat corporatiste, et à ce titre, il n'a pas franchement vocation à s'occuper de l'ensemble de l'Education. Je préférerais l'entendre sur la réforme du lycée : le ministère, en donnant au SAGES ou au SIAES la possibilité de miner le SNALC (très partiellement, ou très localement) a une stratégie de division évidente. C'est cette stratégie qu'il faut mettre en échec. Mais évidemment, il est plus naturel de s'attaquer à ce qui est le plus proche — c'est ce genre de raisonnement qui dans les années 70 a amené un émiettement de l'extrême-gauche.
JPB

Écrit par : brighelli | 07 décembre 2008

Ça me paraît tout à fait stérile, ce genre d'attaques. Il serait bien plus intelligent de se chercher des ennemis communs que des pous dans la tête

Ecrit par : brighelli | 07 décembre 2008

Ouh la la, va falloir revenir aux fondamentaux de l'orthographe ou tous les pédagogogistes vont vous les chercher dans la tête!!!!!!!!

Écrit par : Merlemocoeur | 07 décembre 2008

Bijou, caillou, chou, genou, Guigou...
Classé "x".

Écrit par : Christophe Sibille | 07 décembre 2008

Rectifié — à ma grande honte ! Ça présente deux ou trois avantages, d'administrer le blog…
JPB

Écrit par : brighelli | 07 décembre 2008

'Parce qu’en vérité je vous le dis, ce sont des demi-profs que les CAPES Nouveaux recruteront. Des demi-habiles. Des demi-portions.'

Quel comique ce JP Brighelli !

Quand j'étais en classe préparatoire Math Spé M' en 1995 un prof de Physique issu de Normale Sup Paris disait que le CAPES ne valait rien et était donné au rabais .

Sachant qu'une nouvelle recrue du CAPES français proposait dans Envoyé Spécial d'apprendre à lire à ses élèves dans l'annuaire et avec Titeuf, ne faisait que de la diversion bidon (genre un peu de théâtre pour épater la classe des pédago dont elle veut être aussi pour moins se fatiguer), quand elle n'était pas sans cesse en congé maladie la rendant incapable d'assumer ses effets d'annonce grandiloquents sur sa méthode d'enseignement ... je crois sur parole le prof de physique !

C'est quoi une moitié de quelque chose qui ne vaut déjà rien ?

La moitié de zéro c'est toujours zéro, pas trop dur, vous suivez ?!

Écrit par : vivien | 23 décembre 2008

erreur, veuillez effacer ce commentaire d'ici, je l'ai remis dans la bonne rubrique !

Écrit par : vivien | 23 décembre 2008

Ne vous affolez pas, ici, on ne peut pas vraiment parler de rubriques. Les gens arrivent, voient de la lumière (enfin, vraiment au sens premier : leur écran est allumé, n'allez pas mettre un autre sens à mes paroles) et ajoutent leur petit grain de sel (enfin, petit, ça dépend, certains vont jusqu'au sac de 10 kg sans hésiter, et puis, ce n'est pas toujours du sel) là où il tombe.
En fait, l'usage de loin le plus courant, c'est d'ajouter un commentaire dans le dernier fil en date. C'est là que l'on a le plus de chances d'être lu et de pouvoir continuer la discussion.

Écrit par : catmano | 23 décembre 2008

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