24 novembre 2008
Art de la drague
L’art de la drague
J’ai été invité, il y a quelques semaines, aux journées pédagogiques du SNALC à Nice. Bien sûr, j’aurais pu parler de la réforme du lycée, mal engagée, de la nécessaire réforme du collège, encore dans les limbes, de la formation des maîtres, « a tale, told by an idiot , and signifying nothing», ou de la « mastérisation », projet brouillon défini dans l’urgence — quelle urgence ? Mais de tout cela, nous étions les uns et les autres déjà convaincus. De surcroît, la spécialiste nationale des questions de pédagogie en avait fait le tour avec maestria : inutile de répéter ce qui venait d’être clairement exposé.
J’ai donc raconté ce que j’appellerai « le dilemme d’Anthony ».
Anthony est l’un de mes élèves, au lycée Thiers à Marseille. Dans une classe de « SPE » qui n’existe nulle part ailleurs, une sorte de propédeutique aux IEP, réservée aux meilleurs élèves des trois lycées ZEP de la ville. De la discrimination positive intelligente, au fond : remonter en un an au niveau requis par les concours, pour toutes les disciplines, des élèves méritants, mais dont la formation initiale, en milieu hostile, les handicape par rapport à leurs homologues de lycées « classiques »…
Quelques jours auparavant, ce brave garçon — futé, sportif, l’un des plus délurés des loustics de la classe, « au demeurant le meilleur fils du monde » — m’avait lancé, à propos de la technique de séduction de Bel-Ami, que nous étions en train d’étudier : « M’sieur, comment on fait pour draguer les hypokhâgneuses ? » Comme ça, de but en blanc. Le retour en direct live du refoulé.
« On n’est pas sérieux quand on a dix-sept ans », disait Rimbaud. Anthony avait l’œil qui pétillait, mais derrière la provocation assumée de sa question, j’ai discerné une interrogation plus essentielle — l’informulé trouve toujours sa voie, n’est-ce pas…
L’Hypokhâgne BL, que j’ai aussi, est mitoyenne — et fortement féminisée de jeunes, jolies et intelligentes jeunes filles. Un simple mur sépare les deux classes…
Mais voilà, il n’existe pas de « simple mur ». Le vrai obstacle, Anthony l’avait bien perçu, est intellectuel. Entre ces deux classes, entre ces divers élèves qui venaient de passer les mêmes Bacs (ES et S, pour la plupart), se dressait une grande muraille culturelle. Deux classes différentes — à tous les sens du terme.
En théorie, ils avaient bénéficié les uns et les autres du même enseignement, dans le même cursus, avec les mêmes programmes. Et passé les mêmes Bacs, avec le même succès, et les mêmes mentions. À l’arrivée pourtant, rien de plus dissemblable. Et les élèves de SPE l’ont bien senti dès leur arrivée dans ce lycée antique et solennel, l’un des trois premiers créés par Napoléon, où avaient étudié, dans la même classe, Marcel Pagnol et Albert Cohen — entre autres. Et où j’ai été moi-même élève — en prépas, justement. J’y reviendrai. Ils l’ont si bien senti que, dans les premiers jours, et même un peu plus, ils restaient dans leur salle, se hasardant à peine jusqu’à l’escalier le plus proche, prompts à réintégrer leur tanière. N’osant pas bien se mêler aux filles et fils de la bourgeoisie marseillaise qu’abrite, pour l’essentiel, l’aile « prépas » de cet honorable établissement, qui, dans son architecture même d’ancien couvent reconverti, est à des années-lumière des structures « modernes », c’est-à-dire hautement bio-dégradables, des trois lycées où ils avaient fait l’essentiel de leurs études.
Pour parachever le tableau, Thiers est un établissement qui abrite tout le cursus, de la Sixième aux Prépas — et tous les établissements qui perpétuent cet ancien système sont en moyenne bien meilleurs que ceux qui ont choisi entre Premier et Second cycle — bien meilleurs surtout pour les élèves. Avec un règlement intérieur (l’interdiction des portables, par exemple) qui laissa initialement rêveurs mes loulous.
« M’sieur, comment on drague les hypokhâgneuses ? »
J’avais justement un paquet de dissertations que j’allais rendre, l’heure suivante, aux dites hypokhâgneuses (qui sont flanqués de dignes hypokhâgneux, que les filles de SPE, pour diverses raisons toutes mauvaises, n’osent pas séduire). Je les ai distribuées à ces jeunes gens si anxieux de connaître la langue de l’autre — parce que tout le problème est là, évidemment. Exclamations diverses — « M’sieur, il n’y a même pas de fautes ! », « Il y a des tas de citations et de références ! » « M’sieur, vous leur mettez de meilleures notes qu’à nous… »
Encore que le dernier point n’était pas ce qui les choquait — au sens pur du terme — le plus. L’objet premier d’ébahissement, c’était la langue, du moins une maîtrise de la langue différente de la leur, et le réseau de connivences culturelles tissé dans des copies dont je trouvais, par ailleurs, qu’elles étaient encore loin de ce que j’attendais — mais que ces déshérités de la culture et de l’Education situaient dans un espace inatteignable.
- Voilà, dis-je, mon ambition, cette année, c’est de vous rendre aptes à draguer les hypokhâgneuses. Et par ailleurs, ajoutai-je, cela devrait suffire pour vous hisser au niveau attendu dans les concours que vous présenterez.
Toujours coupler l’objectif scolaire et le désir… On n’a pas attendu les pédagogues lyonnais pour le savoir.
Ainsi parlai-je devant les congressistes du SNALC niçois. Une petite dame à l’œil espiègle prit la parole à la fin de ma parabole, se présenta comme prof de Khâgne AL à Masséna — l’un des meilleurs lycées du Midi —, et avoua que son ambition à elle était de permettre à ses élèves, la fine fleur de l’intellect azuréen, de draguer les minettes de Fénelon (ou Henri IV, ou Saint-Louis, ou Louis-le-Grand, l’un ou l’autre de ces établissements situés dans le triangle d’or des prépas parisiennes). Parce que, expliqua-t-elle, l’écart entre les meilleurs ici et les meilleurs là-bas était aussi grand qu’entre les gosses issus des quartiers défavorisés de Marseille et ceux arrivant d’établissements prestigieux de la même région — privés ou publics.
Et je me suis rappelé que dans ma propre hypokhâgne marseillaise, en 1970-1972, nous avions été 12 à intégrer les diverses ENS. 12 — dont l’actuel représentant de la FSU, Gérard Aschieri. Aujourd’hui, quand il y en a deux, on ouvre le champagne…
C’est que les bons élèves de 1970, ces « héritiers » que fustigeait Bourdieu et qui ne l’étaient pas toujours, et bien moins qu’aujourd’hui, restaient sur place. À présent, ils appartiennent à des milieux suffisamment huppés pour se trouver une tante ou une grand-mère qui les domicilient sur la Montagne Sainte-Geneviève, ou leur offrir un studio dans le même quartier. Le taux d’enfants issus des classes populaires, et intégrant des grandes écoles, en quarante ans, est passé de 12% à… moins de 2. Ecole, ton nom moderne est Endogamie.
Cette anecdote, à laquelle je ne veux pas donner plus de sens qu’elle n’en a, est néanmoins éloquente sur plusieurs points.
D’abord, les concours supérieurs, pierres de touche de l’élitisme à la française, supposent une connivence linguistique et culturelle que les élèves de ZEP n’ont pas — et n’acquerront qu’au prix d’efforts insensés. Ensuite, le même Bac — la même étiquette — renferme des niveaux fort différents, malgré une identité de résultats et de mentions (les SPE ont fait la même collection de mentions Bien et Très bien dans leurs examens que les HKH, comme on dit dans le jargon des prépas). Aucun de ces élèves n’a sérieusement étudié un texte antérieur au XIXème siècle. Aucun n’est jamais allé au théâtre, n’a volontairement franchi le seuil d’une grande bibliothèque, ne passe de temps à fureter dans les librairies. On ne leur a pas donné les armes, ni linguistiques, ni culturelles — ni les réflexes pour les acquérir. Enfin, à vouloir à toute force leur « parler », on les interdit de parole, tout bonnement : ou du moins, on leur suggère que toute drague hors de leurs quartiers serait accouplement exogène, voué à l’échec — que toute espérance professionnelle hors de chez eux est forcément illusoire. Le rapport Pochard ne préconisait-il pas de créer un concours spécial de recrutement pour étudiants issus des ZEP et désireux d’y rester ? Tu es né dans la rue ? Tu y restes.
C’est contre la fatalité sociale qu’on a inventé l’Ecole de la République. C’est contre le discours lénifiant de ceux qui, tout au fond d’eux, veulent maintenir les barbares de l’autre côté du périph’, si je puis ainsi m’exprimer, qu’il faut se battre. Et l’égalitarisme qui sévit depuis plus de vingt ans dans les discours officiels ne fait qu’entériner les différences sociales et culturelles, alors même qu’il prétend l’éradiquer : l’hypocrisie est la qualité la mieux partagée par les bourgeois de droite et les bobos de gauche.
Anthony, mon ami, en vérité je vous le dis : ce ne sera pas facile. On vous a enseigné le minimum vital — le socle ! —, et malgré toutes vos belles qualités, malgré votre appétit de savoir et de promotion sociale, malgré votre désir, ce minimum-là est insuffisant pour draguer les jeunes filles de bonne famille qui vous attendent peut-être de l’autre côté de la cloison. Et il va vous falloir de la patience, de l’obstination, et une capacité de travail bien supérieure à la leur pour abattre le mur — parce que le système éducatif dans lequel on vous a élevé a édifié l’obstacle patiemment, de renonciation pédagogique en baisse concertée de niveau, — en prétendant le détruire.
Et pour commencer, Anthony, mon cher, dites dorénavant « séduire » au lieu de « draguer » !
Jean-Paul Brighelli
PS. Il m’apparaît que je l’ai appelé Anthony, au lieu de le prénommer Mouloud ou Mohammed, comme la majorité de ses petits camarades de classe. La Halde va m’en vouloir, c’est sûr. Mais si Anthony a formulé la question, c’est aussi parce que Mouloud, ou Idriss, ou Mohamed, n’en sont même pas à espérer draguer les hypokhâgneuses. Dans l’école du désespoir pédagogique, dans les Zones d’Exclusion Programmée, on ne drague pas, mon bon monsieur — pas les filles et fils de bourgeois. Ah, ils ont bonne mine, tous ces Saint-Jean-Bouche-d’Or qui se répandent en cris stériles, « Egalité ! », « Fraternité ! », et qui pour rien au monde n’admettraient que leur fille leur rejoue « Devine qui vient dîner » ! (1)
(1) Apparemment, le film de Stanley Kramer, avec Spencer Tracy, Katherine Hepburn et Sidney Poitier n’est pas disponible ailleurs que sur des sites d’occasions. C’est bien dommage.
DERNIERE HEURE
Je reçois un courrier qui m’alerte sur la disparition programmée des I.U.T. Je le relaie tel quel.
« Les Instituts Universitaires de Technologie sont actuellement confrontés à de graves attaques de la part du Ministère. Le site "Sauver l'Université résume ainsi le problème d'actualité brûlante qui émeut étudiants et enseignants :
"Dans le cadre de la mise en application de la nouvelle loi « Libertés et Responsabilités des Universités » (LRU), le nouveau système de répartition des moyens par l’Etat retire toute dotation directe (financière et humaine) aux IUT. Ceux-ci négocieront désormais leurs moyens au sein de leurs universités de rattachement pour des formations qui pourront devenir celles que décideront les conseils d’administration d’université."
Autrement dit, les IUT ne seront plus libres de rien dans la gestion de leurs moyens : le système de financement appelé S.Y.M.P.A. (ça ne s'invente pas !) attribuera l'ensemble des moyens à l'Université, qui décidera ensuite ce qu'elle fera de cet argent (libre à elle de le donner ou non aux IUT, et de leur demander de l'utiliser à telle ou telle fin).
Une lettre a été adressée par Jean-François Mazoin (IUT A Paul Sabatier à Toulouse) à l'ensemble des chefs de département des 116 IUT de France. Tous les cours en IUT seront suspendus mardi 25 novembre (il semble que, même lors de la révolte contre Claude Allègre, cela ne s'était pas produit).
Dans l'esprit du système S.Y.M.P.A., les IUT seront en effet réduits au simple rôle d'exécutants d'un budget décidé par l'Université, alors qu'ils étaient jusqu'ici responsables des moyens qui leur étaient directement attribués par l'Etat. La journée de mobilisation des IUT le mardi 25 novembre et la pétition en ligne lancée par l'Association des Directeurs d'IUT ont pour but de s'opposer à cette réforme, qui introduira nécessairement de graves disparités entre IUT, et qui rendra les IUT financièrement et administrativement dépendants des décisions de leur Université de rattachement.
La pétition peut être signée au lien suivant : http://www.iut-fr.net/petitions/?petition=2 Quand on connaît le rôle d'ascenseur social que jouent les IUT envers les bacheliers de classes sociales modestes et moyennes, on se dit que le gouvernement a bien tort de négliger des formations qui ont l'avantage d'être courtes, ambitieuses et efficaces.





Commentaires
Les IUT aussi? Après le transfert des crédits brusquement supprimés aux associations parascolaires vers le "Gomité dé Zurveillancé" du net, une nouvelle épouvantable de plus, mais pas tellement surprenante!
Mais vous avez raison, Jean-Paul! Il faut retrouver les bonnes "motivations intrinsèques" pour faire avancer les choses. C'ert, encore et encore, "mettre les mains dans le cambouis" plutôt que se lamenter. Le désir, toujours le désir! Avec ses transpositions au collège, (pas trop dur), et en maternelle et en élémentaire, (on va trouver!)
Bonne journée à tous!
;-), Saperlipopette!
Ecrit par : Christophe Sibille | 24 novembre 2008
Saperlotte Christophe! ;):) associer le désir à "mettre les mains dans le cambouis" comme c'est étrange...expliquez-vous ...
Pirouette de Saperlipopette
Ecrit par : Saperlipopette | 24 novembre 2008
MOTION
sur le rapport publié par la HALDE
Place des stéréotypes et des discriminations dans les manuels scolaires
Le Comité de l’APL, réuni le 22 novembre 2008, a pris connaissance avec stupeur et indignation du rapport intitulé Place des stéréotypes et des discriminations dans les manuels scolaires, réalisé pour le compte de la Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l’Égalité. Entre autres exemples, elle relève dans ce rapport les remarques regrettant que parmi les écrivains cités dans les manuels de français le nombre des femmes soit très inférieur à celui des hommes (p. 97 sqq.), ou bien qu’un poème tel que « Mignonne, allons voir si la rose… » « véhicule une image somme toute très négative des seniors » (p. 181).
1. L’APL dénie à toute autorité politique le droit de censure sur le contenu scientifique des manuels scolaires, en matière d’histoire littéraire comme dans les autres domaines. Ce que la HALDE appelle stéréotype dans les manuels n’est critiquable que quand il est contraire à l’exactitude scientifique.
2. Elle rappelle que la formation de l’esprit critique, vocation essentielle de l’école, implique qu’on arme l’enfant face à la réalité en l’amenant à la voir telle qu’elle est et telle qu’elle a été, et non pas qu’on le trompe en la remodelant en fonction d’un idéal. Si les femmes sont peu nombreuses parmi les auteurs, comme parmi les personnages politiques des siècles passés, cela tient à l’asservissement dans lequel elles ont été longtemps tenues, ce qui est un fait indéniable.
3. Quand bien même certains textes véhiculeraient des stéréotypes contestables, il est utile que l’enseignement des lettres, consistant pour une bonne part dans la discussion critique, les porte à la connaissance des élèves, ne serait-ce que pour les en prémunir.
4. Elle souligne le fait que, si l’on supprimait des manuels de lettres tous les textes donnant de le vieillesse une image défavorable, on devrait par exemple interdire l’étude de L’Avare ou du Malade imaginaire. Elle rappelle que la critique des vieillards a été un des thèmes à travers lesquels s’est exprimée dans l’histoire la libre pensée, tout comme la critique de certaines catégories professionnelles comme les médecins, ou comme celle des religions.
5. Plus généralement, elle rappelle que le droit à la critique, quand il ne tombe pas sous le coup de la loi, est inhérent à la démocratie et qu’un régime qui interdirait l’expression de toute opinion de nature à déplaire à telle ou telle catégorie de personnes (ce qui n’a rien à voir avec une discrimination réelle, par exemple quand il s’agit d’obtenir un emploi ou un logement), ne serait qu’une tyrannie qui, en ce qui concerne l’école, prétendrait conditionner la jeunesse à un conformisme intellectuel, moral et politique qui est tout le contraire de sa vocation.
Paris, le 22 novembre 2008.
Ecrit par : retraitée | 24 novembre 2008
Merci pour l'info, Retraitée…
JPB
Ecrit par : brighelli | 24 novembre 2008
Merci, Monsieur Brighelli, pour votre pugnacité. Où allez- vous chercher cette énergie qui vous permet de maintenir le cap ?
Mes élèves du technique comprenaient fort bien " Bel ami" , et je n'oubliais pas de proposer à leur esprit critique le passage du duel. Ah," les enjoleux", comme leurs belles paroles sont séduisantes, c'est vrai ! Tout de même ce sont de fiéffés menteurs et souvent de grands trouillards, incapables d'affronter les épreuves oubliant d'accorder leurs belles paroles aux actes qui s'imposent.
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 24 novembre 2008
Histoire de Lisette.
J'étais une enfant vive, intelligente, "spéciale". Les bonnes soeurs de l'école maternelle en étaient persuadées.
Lorsque je suis rentrée en première élémentaire (CP) j'ai appris à lire avec la "méthode globale". Je l'ai découvert récemment en relisant mes cahiers d'école.
Aucun souci. Contrairement à mes camarades, je lisais parfaitement bien!
A l'école j'avais toujours" très bien" en lecture.
A onze ans je suis donc rentrée au collège. La maîtresse avait écrit sur mon bulletin "Lisette n'aura aucun problème pour s'insérer au collège".
Mais "au collège" il fallait lire beaucoup de textes. Je me suis vite aperçue que, en effet, je ne savais lire que des textes qui avaient déjà été lus en classe. Je suis vite rentrée dans l'échec. Mais ce n'était pas un problème car - dans mon collège - être une élève "en échec" me garantissait une certaine visibilité, un statut important auprès de mes camarades. Oui, la réforme du collège "unique" (parificato) avait déjà eu lieu dans mon pays...Et les élèves brillants étaient mélangés avec les enfants qui n'avaient aucune envie de continuer leurs études et qui voyaient les trois années de "scuola media" comme une "imposition" injuste!. Dans les quartiers chics de la ville cela ne posait aucun problème, mais dans mon "village GESCAL" (HLM) ... Les caïds étaient vite ressentis comme des modèles.
J'étais en plein échec scolaire, j'allais à la dérive... mais mes parents (qui se souvenaient de la petite fille vive, brillante, intelligente)ont voulu me faire poursuivre mes études dans un lycée du centre ville.
La première année fut un désastre.
Ensuite, j'ai recommencé à m'intéresser à ce qui se faisait en classe (grâce à un professeur qui n'avait rien de "moderne"...au contraire il semblait sorti tout droit du XIX siècle!)Mais je n'avais pas les moyens pour suivre!
Je me suis prise en charge.
Chers "pédagogues" qui vivez de nos échecs, savez-vous comment? En recopiant sur un cahier de longs textes de la "tradition"( Dante, Pétrarque, Manzoni)...C'était dur de recopier sans faire de fautes. Très dur. Je recopiais des textes et je cherchais les mots dans le dictionnaire. Un mot, deux mots, trois mots...Quand je regarde mon petit calepin de mots j'en suis presque attendrie ("albino" "catartico" "canuto"). J'ai pu ensuite faire quelques résumés (vers l'âge de 15 ans). Plus tard, des synthèses. A 17 ans, je pouvais me lancer dans quelques interprétations.
En étudiant ainsi, toute seule, à la maison, j'essayais de refaire un jeu que je faisais quand j'étais enfant...Car, déjà toute petite, j'avais compris! Mon jeu consistais à m'installer dans le salon avec d' ANCIENS MANUELS de mes parents et en compagnie d' un PERSONNAGE IMAGINAIRE: une vieille prof hyper sévère qui contrôlait ce que je faisais. Je jouais "au collège anglais"!!! Je créais dans mes jeux ce que l'école ne me donnait pas. Il y avait surement un peu de sadisme là dedans, j'en sais rien...Mais Inconsciemment j'avais compris où résidait mon problème.
J'entends déjà vos rires, mais c'est la vérité.
J'ai fait mes études à la fac, en Italie, puis en France. Avec un retard de 5 ans sur mes congénères -dû aussi au changement de langue - je suis aujourd'hui "agrégée" : moi aussi, comme les autres. Car j'étais une enfant vive, brillante, intelligente.
Anthony, si vous êtes là et que vous lisez : ne vous rendez pas, jamais. Vous aurez des choses à raconter un jour aux belles hypokhâgneuses!
Ecrit par : Quand papa wilhelm était Lisette | 24 novembre 2008
Il y en a qui ont osé concrètement et ont ouvert la voie à nous tous ,les "complexés".
Des exemples récents.
Qui a fait le premier pas je ne sais.
Christine Angot et Doc Gynéco, moi intello toi pas trop.
Sarkozy avec Carla Bruni,moi physiquement petit banal et toi physiquement grande sublime .
Doit bien y avoir d'autres exemples dans le passé et dans l'actualité.
Un super intello qui aurait dragué et emballé pour la vie une femme aux mains hyper cagneuses de la France profonde (Ou le contraire,soyons haldement correct ) ?
Mais qui leur a mis dans la tête qu'ils ne pouvaient draguer ces filles là,ou ces garçons là ( attention !!)
En 1960,fils de paysan qui n'était jamais sorti de son canton,je jouais au ping-pong et draguais pendant les vacances toutes les jeunes bourgeoises qui descendaient de Paris. Ca marchait ou ça ne marchait pas, mais je draguais.
Qui les a complexés comme ça ?
hi hi je m'amuse tout seul.
Ecrit par : bernard | 24 novembre 2008
Robin, papa wlhelm est Lisette. Voilà la raison cachée de mes bisous.
Felts acceptez-vous maintenat mes bisous?
Amélie, je vous admire, et quand une femme admire une autre femme il y a des raisons profondes et vraies.
Ecrit par : papa wilhelm redevient Lisette | 24 novembre 2008
Bernard, merci pour votre post.
Ecrit par : lisette ex papa wilhelm | 24 novembre 2008
@AMÉLIE
ps. au fil précédent. Cela fait trois fois que je tente sans succès de poster cette adresse. Le Che et la maternelle, c'est là.
http://www.slecc.fr/programmes_grip/historique_progmat_janv2008.pdf
Ecrit par : guy morel | 24 novembre 2008
@Amélie
PS. au fil précédent. Le lien pour l'analyse de la circulaire Chevénement sur la maternelle.
http://www.slecc.fr/programmes_grip/historique_progmat_janv2008.pdf
Ecrit par : guy morel | 24 novembre 2008
Pour lire d'autres motions, voir ce lien.
http://www.aplettres.org/
Ecrit par : retraitée | 24 novembre 2008
Très jolie, l'histoire de Lisette…
JPB
Ecrit par : brighelli | 24 novembre 2008
Les histoires d'Anthony et de Lisette sont en effet passionantes.
Il se peut que les programmes du Che pour la maternelle le soient aussi, ou le contraire. Je vous avoue que j'en ai rien à foutre. La question que je pose à Guy Morel est celle-ci : quand le SLECC aura fini de faire ses merveilleux programmes, se souciera-t-il enfin de savoir quels profs vont pouvoir les enseigner? Où et comment auront-ils été formés et quelques autres broutilles de ce genre? Les profs qui vont être recrutés dans les années à venir vont être là pour le demi-siècle à venir. Mais le GRIP s'en fout, il fait ses programmes.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 24 novembre 2008
Bonjour
J'ai trouvé une solution personnelle : tant qu'il n'y a pas d'engueulade à la noix, je me manifeste si j'ai un truc à dire. Après, ciao pour le reste de la journée.
Bien que ne l'ayant pas lu, je pensais à l'amant de Lady Chatterley, écrit par DH Lawrence, et je lis le début de l'oeuvre sur Wikisource :
"Ours is essentially a tragic age, so we refuse to take it tragically. "
Comme quoi, je n'aurai pas fait une licence d'anglais pour rien...
Ecrit par : johnmarguerite | 24 novembre 2008
Après avoir usé et abusé, sous un fallacieux prétexte, du procédé publicitaire du pilonnage, Rouletabille-Morel laisse un petit caillou pour guider Robin sur la piste de Toraille, l'assassin des grands mères.
Robin, l'affreux, le sanguinolent Toraille fut repéré dès 1983 par deux collègues qui livrèrent à l'époque les résultats de leurs investigations dans Le poisson rouge dans le Perrier.
Que fit alors la police ? Rien. Que fera-t-elle après les nouvelles révélations - qui ne vont pas tarder- de Rouletabille-Morel sur l'assassin des grands mères ? Probablement rien encore. D'ailleurs il y a prescription.
Mais que l'on ne s'étonne pas si tant de jeunes gens élevés sans grand mère peinent à émettre autre chose que des vagissements !
(tiens, ce ne serait pas un mauvais titre ça pour une pièce "générationnelle" : Les monologues du vagissement" )
Ecrit par : guy morel | 24 novembre 2008
@Robin, papa wlhelm est Lisette. Voilà la raison cachée de mes bisous.
Felts acceptez-vous maintenant mes bisous?
Moi qui pensait que Pépère Wilhem était un vieux schnock, je dois complètement réorganisé mes images mentales pour intégrer que Lisette est une jeune vierge folle, agrégée de surcroit et même pas allemande. Mais cet effort n'est rien comparé à celui de ces sinistres individus qui pensaient que Pépère Wilhem et Felts étaient la même personne. Seuls des ânes, et de la pire espèce (ceux qui n'ont pas de cerveau) peuvent être capable de telles confusions.
Pour les bisous, je vous répondrai quand vous me direz où vous les faites : sur la joue, sur les lèvres ou dans le cou.
Pour votre nom, Lisette, je trouve que cela fait un peu hirondelle des faubourgs. J'aurais préféré Gertrude. C'est un prénom qui tient mieux au corps…
Ecrit par : Roger Felts | 24 novembre 2008
@Felts : ne m'obligez pas à dévoiler en public la nature de mes bisous. Laissez libre cours à votre imagination.
Quant à mon nom, je ne peux vraiement pas me décider pour "Gertrude" (toujours à cause de ma juvenile lecture de Manzoni)
Je change donc mon pseudonyme en "Lisa".
Ecrit par : Lisa fut Lisette | 24 novembre 2008
"Mais cet effort n'est rien comparé à celui de ces sinistres individus qui pensaient que Pépère Wilhem et Felts étaient la même personne. Seuls des ânes, et de la pire espèce (ceux qui n'ont pas de cerveau) peuvent être capable de telles confusions."
Ecrit par: Felts-Wilhelm.
Quand même, vous insistez un peu lourdement pour nous persuader du contraire. Personnellement, je trouve ça un peu louche! :-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 24 novembre 2008
Allons, Sibille, Felts est freudien, en gros — rien à voir avec le Wilhelm (quatrième) Reich…
JPB
Ecrit par : brighelli | 24 novembre 2008
Ecrit par: Felts-Wilhelm.
Quand même, vous insistez un peu lourdement pour nous persuader du contraire. Personnellement, je trouve ça un peu louche! :-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 24 novembre 2008
Sibille, je vous en prie.
Je suis Lisa-Lisette ex papa wilhelm. J'ai mon identité à moi. Identité confuse, je vous l'accorde. Mais j'existe.
"Secrétement" amoureuse de Felts et de Robin, je suis venue sur ce blog avec l'intention "voilée" de les "draguer". Le texte de Brighelli sur la drague m'a poussé au " Coming-out" . J'ai raconté mon histoire. Je suis sincère.
Folle, c'est sûr! Je suis folle : Felts l'a compris (c'est son métier).
Acceptez-moi dans ce blog ! Je vous en prie Sieur Sibille, je me plais beaucoup ici!
Ecrit par : Lisa fut Lisette | 24 novembre 2008
Les histoires d'Anthony et de Lisette sont en effet passionantes.
Il se peut que les programmes du Che pour la maternelle le soient aussi, ou le contraire. Je vous avoue que j'en ai rien à foutre. La question que je pose à Guy Morel est celle-ci : quand le SLECC aura fini de faire ses merveilleux programmes, se souciera-t-il enfin de savoir quels profs vont pouvoir les enseigner? Où et comment auront-ils été formés et quelques autres broutilles de ce genre? Les profs qui vont être recrutés dans les années à venir vont être là pour le demi-siècle à venir. Mais le GRIP s'en fout, il fait ses programmes.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 24 novembre 2008
Mon cher camarade,
Comme je crois sentir une légère, une imperceptible, une effleurante agressivité dans tes propos, je me hâte de la mettre au compte de l'impatience que tu peux éprouver eu égard à l'activité du GRIP et aux espoirs que tu ne cesses de placer dans l'action dudit GRIP.
Permets-moi tout de même de te faire tendrement remarquer que le GRIP n'a jamais répandu l'illusion - contrairement à d'autres - que l'on pourrait rebâtir le système éducatif en cinq ans ( c'est bien ce que j'ai entendu dire un certain jour rue de Grenelle ?), et même qu'il a pris la précaution d'expliquer que cela risquait d'être, à condition que la volonté politique existe, un tantinet plus long.
Et à condition, ce qui n'est nullement accessoire, que le mouvement antipédagogiste se mette à réfléchir sérieusement aux causes de la destruction de l'enseignement ainsi qu'aux raisons pour lesquelles ledit mouvement a été incapable de s'opposer à cette destruction.
Pour autant, le GRIP se désintéresse-t-il - je préfère ce verbe à se foutre - de la formation des maîtres ?
Certes pas - et tu devrais te renseigner davantage - puisqu'il organise un certain nombre de stages qui sont autant d'occasions de formation, qu'il publie - et c'est le seul mouvement antipédagogiste à le faire - un certain nombre d'ouvrages et de fiches pour la classe, que certains de ses membres - je songe à la maternelle - passent un certain temps sur ce blog à faire partager leur expérience pédagogique etc.
C'est trop peu ? Sans doute. Mais on fait avec les forces que l'on a.
Un dernier mot tout de même sur les programmes, et leur importance que tu semble sous estimer.
Je lis ici et là des témoignages réconfortants de collègues qui, dans la déroute générale, tiennent à honneur de continuer à enseigner comme il convient, qui la grammaire, qui la lecture, qui le calcul ou toute autre matière. Et j'entends dire par ailleurs que, la liberté pédagogique restaurée, la partie serait gagnée, chacun faisant dans sa classe ce qu'il veut.
C'est là une illusion que de toute évidence tu ne partages pas puisque tu te soucies fort justement de la formation des maîtres. Or réfléchis : quelle formation des maîtres est-elle possible si elle ne s'appuie pas sur des programmes et des progressions solides, intelligemment conçus pour être mis en oeuvre dans toutes les écoles de France, aussi bien par le maître le mieux inspiré que par le plus maladroit ?
Il y faut du temps certes, mais n'avons-nous pas la vie devant nous ?
Cordialement.
GM
PS. Je te félicite pour la restructuration du site de RE.
Un détail : parmi les liens tu as oublié Projet-Slecc. Or c'est là que se trouvent les documents pour la classe.
Ecrit par : guy morel | 24 novembre 2008
J'ai publié ce commentaire dans la note précédente, alors que celle-ci était en train de naitre… Je corrige donc mon tir :
@ Sibille écrit :
« Mais vous en êtes un autre! La preuve, vous êtes en quasi-pâmoison devant l'expression en langue française de Monsieur Felts. »
Je réponds :
@ « Il est vrai qu'avec une moyenne de trois lignes et demie par intervention, il est difficile de se pâmer devant la beauté de votre langage. »
Sibille n'hésite pas à répondre :
@ « Évidemment, si pour vous, qualité est synonyme de quantité, vous êtes sur la bonne voie. »
Je ferai remarquer à l'honorable Sibille qu'il manie mal la dialectique :
Si incontestablement une petite ou une grande quantité d'expression écrite ne garantit en aucun cas de la qualité du contenu ; il y a beaucoup plus de chance d'avoir un contenu cohérent et intellectuellement satisfaisant dans un texte développé que dans un texte trop bref. Il n'y a qu'un génie pour être capable de faire ressentir la richesse du monde en trois lignes et demie.
Je n'ai pas ouï dire que dans “Bonnet d'âne”un génie était parmi nous et encore moins que ce génie pouvait s'appeler Christophe Sibille…
Par contre, la catégorie des ânes semble progresser régulièrement. Ce qui sur un site portant un tel nom apparaît naturel :
Nous avions l'âne de Guy Morel qui de par ses qualités spécifiques mérite bien ce qualificatif.
Plus subtilement un individu ayant emprunté mon identité trouva le terme d'équidé pour qualifier les difficultés qu'avaient certains à manier le concept de phobie. Un esprit avancé y ajouta le terme de solipède. Nous avons exclu celui qui pensait que gastéropode pourrait aussi faire l'affaire.
Enfin, l'habitude fâcheuse de certains à relever les fautes d'orthographe de leurs petits camarades amena les esprits les plus éclairés à relever que le souci pointilliste et obsessionnel de telles pratiques était un bel exemple de la science des ânes… C'est à ce titre que vous Christophe Sibille faite partie de cette confrérie. Mais vous aurez le plaisir de savoir que votre société vient d'augmenter d'une unité en la personne de Merde en Boudin. Étant arrivé à relever deux fautes d'orthographe sur deux de mes textes, il apparaît assez pourvu pour pouvoir prétendre à la titularisation dans la science des ânes…
Vous êtes assez versé dans ce domaine pour ne pas confondre avec la science des âmes qui est un domaine beaucoup plus aléatoire dont vous êtes d'ailleurs exclu. Les ânes n'ont pas d'âme, ils ont par contre une queue avec laquelle ils chassent les mouches qui se réfugient alors sur des boudins… Ainsi va le cycle de la vie des mouches, des ânes et des boudins !
Ecrit par : Roger Felts | 24 novembre 2008
Les ânes n'ont pas d'âme, ils ont par contre une queue avec laquelle ils chassent les mouches qui se réfugient alors sur des boudins… Ainsi va le cycle de la vie des mouches, des ânes et des boudins !
Ecrit par: Felts
Quelle plume! Dommage que ce ne soit pas un peu plus long, on pourrait vous confondre avec Marcel Proust. :-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 24 novembre 2008
Très touchant Lisa, votre histoire.
J'aime les femmes de caractères !
(*_*) De très gros bisous Lisa Wilhelm.
Ecrit par : carole | 24 novembre 2008
@ Christophe Sibille écrit (Dans la note précédante)
« Je peux développer mon point de vue, mais une très longue contributions risquent d'ennuyer les blogueurs; (je ne suis pas Roger Felts, qui réussit si merveilleusement à être tellement passionnant dans ses messages de quatre-vingt lignes). »
Il y a beaucoup d'autres différences entre nous, mais sur la question, c'est sans doute une conception différente de la liberté et de l'image de soi :
Si Christophe Sibille pond une longue note sur l'enseignement de la musique où il semble avoir des compétences :
Soit ce qu'il écrit m'intéresse et je le lis, en faisant éventuellement des commentaires qui pourront être critiques ou élogieux selon ce que j'y trouve…
Soit cela ne m'intéresse pas, je ne le lis pas (ou que les premières lignes) et je ne fais pas de commentaire.
Si je ponds une longue note, Christophe Sibille estime en fonction de ce qu'il croit savoir sur moi qu'elle est sans intérêt, il ne la lit pas mais n'hésite pas à décréter publiquement qu'elle est sans intérêt (cf ce qu'il a écrit juste au dessus). Certains jours, il peut lui arriver de parcourir le texte, ce n'est JAMAIS pour en discuter sur le fond. C'est au plus pour y relever une faute d'orthographe et de décréter à partir de là qu'il est nul et non avenu…
Finalement et pour faire bref : vous craignez d'ennuyer les bloggers, je ne crains pas d'ennuyer les imbéciles.
Le résultat : vous faites court et creux, je fais long et parfois je réussis à donner du contenu.
Ecrit par : Roger Felts | 24 novembre 2008
Robin, papa wlhelm est Lisette. Voilà la raison cachée de mes bisous.
Felts acceptez-vous maintenant mes bisous?
Amélie, je vous admire, et quand une femme admire une autre femme il y a des raisons profondes et vraies.
Ecrit par : papa wilhelm redevient Lisette | 24 novembre 2008
Elle est très belle votre histoire, Lisette ; moi aussi je vais devoir "révolutionner mes images mentales" !
...Et poser désormais sur les joues de Lisette
Le bisou destiné au pif d'Achille Talon ! ;-)
Ecrit par : robin | 24 novembre 2008
Ce blog est de plus en plus surréaliste.
Ecrit par : robin | 24 novembre 2008
C Sibille,
Vous avez évité de me répondre sur le cartellisme de la gauche à l'école, suite à ma réponse sur les "cornichons".
Quant à la façon dont vous percevez ou enseignez où faites enseigner la musiqueà l'école, sachez que la longueur de posts ne me dérange pas, quand elle est instructive.
De plus, nous serons nombreux (je m'avance peut-être) à avoir une réponse sur l'enseignement de cette matière.
Jean, Robin, Catmano et autres expliquent volontiers leurs pratiques. Pourquoi pas vous ?
Ecrit par : carole | 24 novembre 2008
Excellente remarque, Jean-Paul, sur ces belles âmes que j’appelle des dames patronnesses. Belles âmes, en vérité, qui ont réussi l’exploit de chasser les classes populaires des classes prépa tout en se posant comme des démocrates !
Elles font preuve sans arrêt de leur amour ostentatoire des “exclus”, de ces jeunes étrangers si “énergiques” qui sont leurs “frères” mais pas question qu’ils deviennent leurs beaux-frères !
Ecrit par : Pierre LaRiba | 24 novembre 2008
Ce blog est de plus en plus surréaliste.
Ecrit par : robin | 24 novembre 2008
Il a pas de travail... ou il a des prix partout ?
Ecrit par : PFC | 24 novembre 2008
Je pense que les « connivences culturelles » qui manquent à vos élèves venant de ZEP sont surtout visibles dans les « sciences humaines » . Il doit exister moins de différences en sciences exactes entre ces élèves et les autres dans les prépas scientifiques. Les acquis hors école dont peuvent bénéficier les élèves de prépas littéraires et autres IEP sont très peu nombreux dans les disciplines scientifiques et j'ai vu peu de bibliothèques de parents culturellement favorisés contenir des traités de math et de physique que leur enfants pourraient « dévorer »! La quasi totalité de la culture scientifique (la vraie, pas la vulgarisation de magazine ou de télé!) passe encore par l'école. Un bon élève de ZEP en sait autant en math et physique qu'un élève de lycée de centre-ville, même abonné à « Science et Vie ».
Ecrit par : Archytas | 24 novembre 2008
Archytas, c'est tout à fait juste. D'où le fait que les élèves susdits ont en général passé le Bac S. Mais on leur présente l'addition à un moment ou un autre. Ceux-là passeraient volontiers les IEP, Sciences-Pô, se voient faire du journalisme… Comment diable leur expliquer qu'on ne les a pas formés à cela ? Et qu'un contre-apprentissage est nécessaire — et long et douloureux ?
JPB
Ecrit par : brighelli | 24 novembre 2008
Le chef de la brigade chargée de la surveillance du blog "Bonnêt d'âne" à M. Gosminé :
Monsieur le directeur,
J'ai l'honneur de vous remettre les premiers éléments de synthèse du fil ouvert le 22/11/2008, intitulé "L'art de la drague".
1°) M. Jean-Paul Brighelli, professeur de Lettres en section SPE au lycée Thiers à Marseille fait lire à Anthony les devoirs de Lisette pour lutter contre "l'endogamie scolaire".
2°) Il s'avère que le dénommé "tontonwilhelm" est en réalité la dite jeune fille prénommée Lisette.
3°) rectificatif : Roger
3°) rectificatif : Lisa
4°) Christophe Sibille et Roger Felts alias Lisette, alias Lisa sont peut-être une seule et même personne.
Je vous remercie d'avoir bien voulu alerter M. le directeur des ressources humaines au sujet du remplacement urgent de Mlle. R..., de M. M. et de Mme. P. en congé maladie de longue durée et d'avoir bien voulu accepter le triplement de la prime de risque de Mlle. P., arrivée ce matin.
Ecrit par : Robin | 24 novembre 2008
C'est bien les gars, vous n'avez pas été long, vous ne m'avez pas déçu !
Allez, au revoir !
Ecrit par : johnmarguerite | 24 novembre 2008
PS pour Robin :
Et si vous faisiez la grêve du commentaire intelligent et drôle, histoire de faire comprendre à certains qu'on en a marre de leur discussions de cour d'école ?!
A demain !
Ecrit par : johnmarguerite | 24 novembre 2008
le niveau monte encore !
http://psychotherapeute.blogspot.com/
Ecrit par : carole | 24 novembre 2008
A votre place JPB, je ne conseillerais pas à Anthony de (trop) changer ; chacun sait que le désir cherche la "différence intéressante" (voir Proust) et celle d'Anthony devrait être propre à séduire une jeune hypokhâgneuse romantique et intelligente.
Je crois me souvenir d'un film sur ce sujet avec Robin Williams, excellent comme d'habitude, dans le rôle d'un professeur : une idylle entre un jeune surdoué issu d'un milieu populaire et d'une jeune fille de la haute bourgeoisie.
Ecrit par : Robin | 24 novembre 2008
Justement : il était surdoué…
Je veux bien que la jeune fille modèle éprouve pour la belle brute blonde (c'est justement ce qu'il est) une sympathie instinctive, si je puis dire. Mais ça n'ira pas au-delà du premier "contact des deux épidermes", comme disait l'autre (Chamfort, en l'occurrence).
JPB
Ecrit par : brighelli | 24 novembre 2008
« Allons, Sibille, Felts est freudien, en gros »
JPB | 24 novembre 2008
« Comme vous y allez ! En grassouillet, tout au plus. »
Felts, abrégé de grammaire, 80 / 1,90.
Ecrit par : Tailleboudin | 24 novembre 2008
LE CHE, MON CHOUCHOU…
La crise dramatique qui se développe au parti socialiste ne laisse personne indifférent surtout si on estime être personnellement engagé à gauche… Du “je vous l'avez bien dit !” au “Sont-ils tous pourris ?” en passant par le “Que faire ?”, bien des interrogations s'imposent avant même d'envisager des ébauches de solutions…
La voix de Jean-Pierre Chevènement est devenu audible. De tous les hommes politiques connus ayant eu des expériences de pouvoir, je ne crains pas de dire que c'est par ses positions et son action un de ceux qui mérite le plus le respect.
Je suis à peu près certain qu'il a pu commettre des erreurs, je ne suis pas sûr d'être toujours d'accord avec lui, je ne suis même pas assuré que dans nos désaccords, c'est plutôt moi qui ait raison (il a plus d'expériences et est beaucoup mieux informé que moi, même si mon point de vie “basique” peut-être parfois plus pertinent.). De tous les hommes politiques, c'est sûrement le plus cohérent et le plus rationnellement et raisonnablement réformateur. À l'heure actuelle, alors que la situation le rend plus audible, déjà de petites et grosses voix retentissent pour “casser” le message qui pourrait passer. Sur ce blog, j'en ai pointé trois (il y en a peut-être plus) :
- L'un, parce qu'il s'est prononcé pour de nouvelles élections au sein du P.S., souligne son ralliement à Ségolène alors que rien dans ses déclarations ne permet de le supposer… Cela n'a pas d'importance, on décrète qu'il se rallie. Si on fait une analyse plus fine de son point de vue, on constate qu'il évalue que Martine Aubry est porteuse d'une certaine continuité avec ses garanties et aussi ses impasses alors que Royal est d'avantage porteuse de changement avec toutes les incertitudes que suggèrent les nombreux manques de son programme.
Rien qui permet de présumer un ralliement sur des bases aussi floues.
- On ironise sur son délabrement psychologique sur la base de son prétendu engagement derrière la pintade et des conséquences dramatiques sur les questions d'enseignements. Faut-il rappeler que le M.R.C. est sur le plan politique, l'organisation qui est la plus proche des théses fondatrices du mouvement anti-pédagogiste et que son ralliement à Royal est une fiction. Pour l'instant le MRC et son président ne sont en position que de donner des conseils au P.S. pour l'aider à sortir de la crise.
Quand au Che, à écouter son interview (http://rogerfelts.blog.lemonde.fr/2008/11/23/chevenement-sur-la-crise-du-ps-et-la-crise-mondiale/) sur Radio J sur le crise du P.S. et la crise économique, on souhaiterait qu'il y ait d'avantage d'hommes politiques qui soient dans son état de délabrement.
- Enfin Guy Morel, et ce n'est pas la première fois, pointe (dans le sens, on ne peut lui accorder notre soutien) que ministre de l'éducation, il s'est fourvoyé sur certains programmes (maternelle, calcul ?)… Je n'ai aucune sympathie pour Laurent Fabius. Mais quand à l'occasion de l'Affaire du Sang Contaminé, on a cherché à lui faire endosser la responsabilité de la chose, j'ai trouvé que c'était abusif… De la même manière, si ces nouveaux programmes étaient des erreurs (et je fais confiance à Guy Morel pour bien l'évaluer) ceci sont d'une technicité qui met d'avantage en jeu les services spécialisés de l'Éducation que le “patte” politique de son ministre. Pour l'essentiel l'orientation du ministre était au plus près de ce que pouvaient espérer les anti-pédagogistes (dans un rapport de force où ils n'étaient malheureusement pas seuls). Personnellement je lui reprocherai plutôt sa déclaration des 80 % au niveau du bac qui fut la source d 'énormes malentendus. Un homme politique est responsable de ses propos, mais aussi des dérives qu'ils peuvent entrainer…
CECI DIT, EN CE MOMENT, IL FAUT ENTENDRE CHEVÈNEMENT…
Ecrit par : Roger Felts | 24 novembre 2008
Ce que vous racontez me rappelle un sujet d'invention que j'ai donné à mes secondes à partir du roman de Bernard Chapuis « Vieux garçon »
On y voyait une scène de séduction entre deux ados de 17 ans et deux jeunes filles de 20-25 ans, à la terrasse d'un café parisien (la suite du roman se déroule beaucoup autour des Baronnies, Dobolino !)
J'ai demandé à mes élèves de reproduire la situation (la critique de la stratégie d'un des garçons par l'autre, personnage nommé "Furtif", plein de principes très drôles sur la séduction, mais éternellement devancé par son compère.)
Il en est ressorti que mes élèves comptent essentiellement sur les effets désinhibants de l'alcool pour « trouver une femme »
Si ça intéresse quelqu'un, je peux mettre ici la page, assez mignonne, dont ils étaient censés s'inspirer.
Ecrit par : Sanjuro | 24 novembre 2008
Francis Penin, qui a pris sa retraite il y a quelques années déjà, m'a demandé par mail ce qu'était la "constante macabre". Pourriez-vous lui expliquer cette doctrine et ses fâcheuses conséquences de terrain ? Ou lui donner des liens vers des analyses sur le sujet.
Ecrit par : dobolino | 24 novembre 2008
Merci pour vos commentaires courageux et si bien écrits (au moins pour le physicien que je suis).
Je suis juste surpris que vous ne fassiez, à ma connaissance, jamais de lien avec le contexte économique. Le pédagogisme des quarante dernières années n'est-il pas simplement la conséquence française et socialiste du libéralisme économique qui s'est imposé dans le monde occidental à la même époque?
cordialement
O.taviau
Ecrit par : olivier taviau | 24 novembre 2008
@ J.P. Brighelli écrit :
« Allons, Sibille, Felts est freudien, en gros »
JPB | 24 novembre 2008
@ Le génial Tailleboudin plaisante :
« Comme vous y allez ! En grassouillet, tout au plus. »
Felts, abrégé de grammaire, 80 / 1,90.
Felts en rajoute en disant :
Un cancereux en chimiothérapie est rarement grassouillet, d'ailleurs il ne fait plus que 77 kilos pour 1,90…
Ecrit par : Rodger Fédérateur | 24 novembre 2008
"Je suis juste surpris que vous ne fassiez, à ma connaissance, jamais de lien avec le contexte économique. Le pédagogisme des quarante dernières années n'est-il pas simplement la conséquence française et socialiste du libéralisme économique qui s'est imposé dans le monde occidental à la même époque?"
écrit Olivier Taviau.
C'est tout à fait juste — c'est pour moi un sous-entendu permanent, mais cela va sans doute mieux en le disant. D'où le fait qu'une certaine gauche "libérale" (en gros, Royal, son ex, Delanoe, Valls et leurs partisans) s'entend comme cochons en foire avec les pédagogistes — eux-mêmes de gauche ; et qu'une large majorité de la droite, tout en tenant un discours réactionnaire au sens pur du terme, s'en accommode finalement assez bien. D'où aussi le fait que nous sommes, ici, pris entre deux feux — et moi-même, traité de fasciste par les uns, et tenu en haute suspicion par les autres.
JPB
Ecrit par : brighelli | 24 novembre 2008
- Enfin Guy Morel, et ce n'est pas la première fois, pointe (dans le sens, on ne peut lui accorder notre soutien) que ministre de l'éducation, il s'est fourvoyé sur certains programmes (maternelle, calcul ?)… Je n'ai aucune sympathie pour Laurent Fabius. Mais quand à l'occasion de l'Affaire du Sang Contaminé, on a cherché à lui faire endosser la responsabilité de la chose, j'ai trouvé que c'était abusif… De la même manière, si ces nouveaux programmes étaient des erreurs (et je fais confiance à Guy Morel pour bien l'évaluer) ceci sont d'une technicité qui met d'avantage en jeu les services spécialisés de l'Éducation que le “patte” politique de son ministre. Pour l'essentiel l'orientation du ministre était au plus près de ce que pouvaient espérer les anti-pédagogistes (dans un rapport de force où ils n'étaient malheureusement pas seuls). Personnellement je lui reprocherai plutôt sa déclaration des 80 % au niveau du bac qui fut la source d 'énormes malentendus. Un homme politique est responsable de ses propos, mais aussi des dérives qu'ils peuvent entrainer…
CECI DIT, EN CE MOMENT, IL FAUT ENTENDRE CHEVÈNEMENT…
Ecrit par : Roger Felts | 24 novembre 2008
Cher Roger Felts,
Sur le Chevénement politique et le débat au PS, Aubry, Royal etc. je n'ai strictement rien à dire.
De manière générale, et de plus en plus en prenant de l'âge, j'essaie de m'en tenir à ce qui paraît être raisonnablement à ma portée. Par exemple la réflexion sur les programmes de maternelle, sujet qui, me semble-t-il intéresse quelques personnes sur ce blog et que l'actualité périodiquement ramène sur le tapis.
J'ai donc fourni à la demande d'Amélie deux analyses critiques - pas de moi mais de Pascal Dupré -, la première sur les programmes Haby, la seconde sur la circulaire Chevénement. Ces analyses montrent, sans discussion possible à mon sens, que les orientations données à ce cycle d'enseignement, par des ministres de droite et de gauche - et encore aujourd'hui par X.Darcos - sont nocives.
Il est bien possible que les "experts" estampillés que vous accablez pour exonérer les politiques de leur responsabilité y soient pour quelque chose. Et même c'est sûr. Mais alors il faut m'expliquer la constance avec laquelle tous les politiques se sont entourés de si mauvais conseillers pour aller tous dans une seule et unique mauvaise direction.
Vous évoquez l'affaire du sang contaminé ; j'évoquerai moi l'affaire Virenque : un ministre serait-il condamné à n'agir qu'à l'insu de son plein gré ?
Cordialement.
GM
Ecrit par : guy morel | 24 novembre 2008
Justement : il était surdoué…
Je veux bien que la jeune fille modèle éprouve pour la belle brute blonde (c'est justement ce qu'il est) une sympathie instinctive, si je puis dire. Mais ça n'ira pas au-delà du premier "contact des deux épidermes", comme disait l'autre (Chamfort, en l'occurrence).
JPB
Ecrit par : brighelli | 24 novembre 2008
Chamfort était approximatif : "du contact de quelques muqueuses" convient mieux.
GM :-)))
Ecrit par : guy morel | 24 novembre 2008
La connivence culturelle ? Pas facile à définir. Des enfants de collègues sont des emm… et des fainéants. C’est vrai que les fils de profs ont plus le bac que les autres mais je ne me suis jamais adressé à mes enfants avec un plan dialectique en trois parties, jamais je ne les ai bassinés avec les identités remarquables. Et moi-même je ne sors pas de la cuisine de Jupiter ;)
Peut-être aussi que les enfants de profs font partie des rares enfants qui voient leurs parents travailler devant eux.
Il y avait hier soir une interview de Depardieu (ça repasse samedi 29 novembre à 5 h). Il a eu un père analphabète et avoue qu’il n’a rien compris pendant un moment à certains textes qu’il jouait. Quand il tournait “Le plus beau métier du monde” avec des petits banlieusards, il leur disait : « Tu n’en as pas marre d’éructer ? Tu n’as pas envie de parler comme l’autre, à la télé. » Il leur proposait d’apprendre par cœur des textes. Les gosses se sont pris au jeu ! Sortir de son milieu, ça passe par la langue.
D’ailleurs, Rachida Dati (quoi qu’on pense d’elle) ou Zidane “n’éructent” pas avec des « nique ta mère » comme ponctuation toutes les dix secondes. Il faut voir aussi comment les bourgeois marseillais parlent avec leur accent « remonte-pente » comme disait Pagnol. Passer un oral de concours avec un accent régional peut malheureusement faire rigoler certains membres des jurys. C’est de l’accent dont ils se souviendront plus que du reste. Il faut être réaliste : les rois ont disparu mais la cour existe toujours.
Ecrit par : Pierre LaRiba | 24 novembre 2008
"C Sibille,
Vous avez évité de me répondre sur le cartellisme de la gauche à l'école, suite à ma réponse sur les "cornichons".
Quant à la façon dont vous percevez ou enseignez où faites enseigner la musique à l'école, sachez que la longueur de posts ne me dérange pas, quand elle est instructive.
De plus, nous serons nombreux (je m'avance peut-être) à avoir une réponse sur l'enseignement de cette matière.
Jean, Robin, Catmano et autres expliquent volontiers leurs pratiques. Pourquoi pas vous ?"
Ecrit par : carole | 24 novembre 2008
Si vous parlez de "cartellisme de gauche" à l'école, ça va faire rigoler tous ceux qui sont vraiment de gauche! Et moi avec.
Je veux bien pondre un post assez long sur la manière dont je conçois (et mets en oeuvre) "mon" enseignement de la musique*, si cette perspective n'ennuie pas trop les blogueurs ici-présents. Ce sera fait avant la fin du week-end prochain, (la semaine commencée est assez chargée).
Roger, je lis tous vos posts. Même s'ils m'intéressent effectivement de manière inégale. Et ça fait un bon moment que je n'ai pas fait de commentaires sur votre orthographe, (depuis exactement la date où je vous avais dit que je n'en ferais plus).
*(Egalement visible sur: "Echos", aux éditions Fuzeau, si vous le trouvez encore, ou "chansons de nous", aux éditions du CRDP de l'académie d'Orléans Tours).
Ecrit par : Christophe Sibille | 24 novembre 2008
@ Francis Penin, sur la demande de Dobolino, une note AFP sur LA CONSTANTE MACABRE.
"--afp--060921---- Les enseignants admettent de plus en plus qu'à chaque contrôle en classe ils réservent systématiquement un pourcentage de mauvaises notes à leurs élèves, selon une enquête inédite réalisée par André Antibi professeur d'université et révélée mercredi lors d'un colloque au Sénat.
"J'ai réalisé ces huit derniers mois une enquête auprès de 1.900 professeurs dans une vingtaine de régions leur demandant si «la constante macabre existe»", a expliqué à l'AFP M. Antibi.
"Par «Constante macabre», j'entends qu'inconsciemment les enseignants s'arrangent toujours, sous la pression de la société, pour mettre un certain pourcentage de mauvaises notes. Ce pourcentage est la constante macabre", a précisé André Antibi.
Selon son enquête, "95 % des enseignants répondent que «la constante macabre existe», ce qui signifie qu'ils reconnaissent ce pourcentage systématique de mauvaises notes".
André Antibi s'est fait connaître en 2003 à travers un livre, "La Constante macabre", dans lequel il dénonçait déjà le poids excessif de la note au sein d'un système qui sélectionne par l'échec et finit par décourager beaucoup d'élèves.
Il a mis en place depuis deux ans une expérimentation pour lutter contre cette "constante macabre".
Ce nouveau système intitulé "Système d'évaluation par contrat de confiance" (EPCC) fonctionne "sur un principe simple", selon M. Antibi: une semaine avant un contrôle, l'enseignant donne le programme de l'examen à l'élève en choisissant une liste d'exercices déjà corrigés en classe. L'élève n'a plus qu'à refaire les exercices le jour du contrôle et il obtient une très bonne note, en ayant "bien appris".
L'expérimentation de la méthode a déjà prouvé que ces élèves avaient le même niveau aux évaluations nationales."
Ajoutons que dans les milieux de matheux de haut vol, Antibi est bien connu pour la manière dont il a dû passer sa thèse de doctorat.
Ecrit par : guy morel | 24 novembre 2008
Tout ce que vous avez écrit encore !
Je vous lirai ce soir. Aujourd'hui, j'ai acheté mon échographe (chez SCIL, avec la ristourne prévue ).
Ecrit par : dobolino | 24 novembre 2008
Que de métamorphoses ! M.Jackson se convertit à l'islam pour pouvoir se voiler la face et éviter les miasmes en toute quiétude et incognito( a?) et Wilhelm le vieil allemand se change en belle et jeune princesse italienne !
Lisa, à vrai dire, j'avais un peu beaucoup deviné, le jour où dans un commentaire vous avez accordé, en parlant de vous, un participe au féminin : il y avait un e de trop ! Et puis les bisous ! Que va faire Robin, maintenant ?
Et tant pis pour nos citoyens du monde qui ne se reconnaissent pas de racines (et que cela emmerde ou fait vomir, car cela rénove de vieux démons !) j'avais reconnu en vous ce "je ne sais quoi" de "rital", ce grain de folie perceptible seulement par un autre rital !
Mais "le monde appelle fous ceux qui ne sont pas fous de la folie commune." a dit Madame Roland qui a fini, la pauvre sur l'échafaud !
Pour tout cela et au nom de notre commune Rodger-groupie-attitude, io la bacio !
Je remercie tous mes fans, sur ce fil et sur le précédent et aussi Guy Morel( qui sort de sa réserve ) pour le lien qu'il a eu tant de mal à envoyer !
Ecrit par : Amélie | 24 novembre 2008
Me voici reconnectée, après dix jours de big panne informatique et téléphonique ! Je suis en pleine session de rattrapage sur les trois post précédents -- et y'a d'quoi lire, sspas ?
Assez d'accord avec la collègue de Masséna : nos louveteaux et louvettes de prépa, même brillants, se sentent quelque peu "coucougnets" (en provençal dans le texte) face à leurs petits camarades de Lakanal, Fénelon et autres H Quatre. La "khâgne rurale", n'est-ce pas, n'a pas bonne presse du côté de la montagne Ste Geneviève... Cela dit, ils apprennent vite, y compris côté séduction, ces petits.
Post Scriptum pour ma minute d'auto-satisfaction : une de mes anciennes étudiantes, après être passée par l'IEP Paris, gardant la nostalgie de la littérature et l'amour de l'art, vient de trouver un job à "France Culture". Bravo, Florence ! Forza !
Ecrit par : FGuichard | 24 novembre 2008
Francis Penin, qui a pris sa retraite il y a quelques années déjà, m'a demandé par mail ce qu'était la "constante macabre". Pourriez-vous lui expliquer cette doctrine et ses fâcheuses conséquences de terrain ? Ou lui donner des liens vers des analyses sur le sujet.
Ecrit par : dobolino | 24 novembre 2008
Très brièvement et fort imparfaitement à partir de ce que j'ai pu glaner comme informations sur un nouveau penseur de génie, d'emblée réputé pédagogue inspiré, répondant au patronyme d'ANTIBI.
"La Constante macabre" est le titre d'un livre d'environ 250 pages écrit par un certain ANTIBI (André), professeur de sciences de l'éducation à Clermont-Ferrand (je croââ), ci-devant un illustre inconnu. Dans cet ouvrage, sur lequel se sont jetés avec délectation les pédagogistes de tout poil et certains membres (les indéboulonnables) de la haute hiérarchie de l'Education nationale, ledit ANTIBI fait part au public d'une illumination qu'il aurait eue selon laquelle les professeurs s'arrangeraient toujours pour noter leurs classes - à l'insu de leur plein gré, "nolentes volentes", qu'ils dormissent ou qu'ils veillassent, etc. - en trois paquets d'égale dimension: les "bons", les "moyens", les "mauvais". Selon cet esprit pénétrant -grâces soient rendues à lui! - les professeurs seraient taraudés par la crainte insconsciente de passer pour laxistes, pour des gens qui surnotent, et DONC il y aurait dans TOUS les paquets de copie OBLIGATOIREMENT un tiers de mauvaises notes. C'est cela que l'inégalable et sémillant ANTIBI appelle la "constante macabre".
"Constante" parce que , selon lui, c'est toujours ainsi dans toutes les classes et avec tous les professeurs, du moins avec tous ceux qui en sont encore à l'ancien système de notation et de contrôle des connaissances (on voit bien pourquoi les susdits ont fait bisous-bisous avec le précieux ANTIBI: il leur donnait une raison de plus de s'en prendre aux professeurs qui ont la détestable manie d'envoyer paître tous ceux qui veulent les contraindre à "enseigner autrement"!).
"Macabre", parce que , nous explique le génial ANTIBI, les professeurs font exprès de tuer l'avenir de leurs élèves en leur mettant de mauvaises notes (puisque chacun sait bien en effet que mettre une mauvaise note à un élève , c'est FORCEMENT compromettre son avenir!).
Voilà en très bref la merveille des merveilles!
On a donc beaucoup parlé d'ANTIBI et sur ANTIBI ces deux ou trois dernières années. C'est sans aucun doute ce que ce génie méconnu cherchait, las de l'anonyme tristesse de l'Institut de sciences de l'éducation de Clermont-Ferrand. Le soufflé est, depuis, quelque peu retombé.
La "théorie" de l'auteur m'apparaît , en réalité, comme une sombre ânerie et une nouvelle attaque scandaleuse et démagogique contre les professeurs. Car il me paraît évidemment complètement faux que les professeurs donnent systématiquement un tiers de mauvaises notes pour la raison fantasmagorique qu'ils s'y contraindraient consciemment ou pas. Les professeurs notent les copies qu'ils ont sous les yeux, et la déontologie la plus élémentaire les contraint à être justes et donc à mettre aux copies les notes qu'elles méritent. Il peut ainsi se trouver des paquets de copies dont pas une note ne descend en-dessous de 10/20, ou ne dépasse la note de 10/20.
J'ajoute qu'une invention aussi vaseuse appelait en corollaire une nouvelle façon de noter qui laissera songeur: ANTIBI propose, d'après ce que j'ai capté au hasard des articles sur lui, de n'interroger les élèves que sur des questions dont les réponses leur auront été données au préalable.
Voilà du moins ce que j'ai retenu de cette fulgurante (et semble-t-il fugace) apparition dans le ciel "pédago".
En un mot:
- "ANTIBI"?
- "Sans intérêt!".
Ecrit par : Jean | 24 novembre 2008
Cher Jean-Paul Brighelli,
Je vous aime bien. Mais j'aimerais trouver plus souvent sous votre plume une once de critique de ce système de classes préparatoires "que le monde entier nous envie". Le soi-disant niveau élevé des élèves sortant de ce moule s'avère bien souvent décevant. Et pendant ce temps-là les universités, qui accueillent la piétaille ou jugée telle, souffrent de mille difficultés : il suffit ici de comparer la somme allouée à un élève de ces classes et la somme dont bénéficie un étudiant à l'Université. Avec la dualité classes préparatoires /universités on a créé une mécanique infernale et perverse.
Ecrit par : Aristote | 24 novembre 2008
FGuichard a écrit : "une de mes anciennes étudiantes, après être passée par l'IEP Paris, gardant la nostalgie de la littérature et l'amour de l'art, vient de trouver un job à "France Culture"."
J'espère que Cécile de Kervasdoué(e), jobeuse à France Cul, n'est pas de vos anciennes.
J'ai un souvenir inoubliable d'une revue de presse, à vrai dire menée sur un tempo de record du monde, où elle nous parla d'un certain roi Léar.
Personne n'avait relevé.
La royauté y perdit.
Ecrit par : dugong | 24 novembre 2008
@À PROPOS D'ANTIBI
La biblio d'Antibi, qui n'est pas chercheur en SE à Clermont-Ferrand, mais Directeur de l'IREM de Toulouse.
http://www.twenga.fr/auteurs-ecrivains/113705-Andre-Antibi.html
GM
Ecrit par : guy morel | 24 novembre 2008
Je pense que les « connivences culturelles » qui manquent à vos élèves venant de ZEP sont surtout visibles dans les « sciences humaines » . Il doit exister moins de différences en sciences exactes entre ces élèves et les autres dans les prépas scientifiques.
Ecrit par : Archytas | 24 novembre 2008
Plutôt faux, à mon avis, même si les différences peuvent varier en fonction de la provenance des élèves "bourgeois" (idem pour la culture, du reste).
Certains lycées proposent un programme scientifique qui va bien au-delà du programme de base.
Ecrit par : yann | 24 novembre 2008
Sur l'escrocquerie intellectuelle bâtie par Antibi, voir la péroraison en ligne sur le site de l'ESEN (Ecole Supérieure de l'Education Nationale) qui lui a ouvert ses locaux. Pour mémoire, un ancien IA du Lot, son vieux pote, avait fortement incité les lèche-culs de service à lui ouvrir largement les portes des collèges et lycées de son département. Je suppose que, comme à l'ESEN, notre homme était "invité" sur les deniers publics.
Le lien ESEN :
http://www.esen.education.fr/fr/ressources-par-type/conferences-en-ligne/detail-d-une-conference/?idRessource=819&cHash=77fd04577b
Ecrit par : victor | 24 novembre 2008
Au delà des murs symboliques dressés autour des désirs (hypo)khâgneux, qui se préoccupe de ceux qui titillent le petit clergé molochoïde * pour certains enseignants ** et vice et versa ?
Les uns comme les autres ont-ils les codes ?
Offrir des fleurs ou le dernier forfait du Meiriol ?
D'ailleurs, dans cet entre-deux, on ne drague pas. On ne séduit pas non plus. On chasse et on tire.
* patron(ne) d'EPLE, CPE, etc.
** n'y voyez aucune implication personnelle : je poursuis sur ce point un programme d'exogamie rigoureuse
Ecrit par : dugong | 24 novembre 2008
il suffit ici de comparer la somme allouée à un élève de ces classes et la somme dont bénéficie un étudiant à l'Université. Avec la dualité classes préparatoires /universités on a créé une mécanique infernale et perverse.
Ecrit par : Aristote | 24 novembre 2008
Pia, pia, pia...
Comparez donc le coût par heure de travail, et vous aurez une idée plus juste de la situation.
Ecrit par : yann | 24 novembre 2008
JPB a écrit : "Je les ai distribuées à ces jeunes gens si anxieux de connaître la langue de l’autre — parce que tout le problème est là, évidemment."
Copie anonymée de l'autre ?
Ecrit par : dugong | 24 novembre 2008
@À PROPOS D'ANTIBI
La biblio d'Antibi, qui n'est pas chercheur en SE à Clermont-Ferrand, mais Directeur de l'IREM de Toulouse.
http://www.twenga.fr/auteurs-ecrivains/113705-Andre-Antibi.html
GM
Ecrit par : guy morel | 24 novembre 2008
Il était venu faire une conférence dans ma ville, invité par une association de parents frétillant qui frétillait à n'en plus pouvoir devant ce nouvel apôtre du bonheur des élèves. Le recteur, invité à ladite conférence, avait commencé par se fâcher tout rouge devant un tel déploiement d'âneries, mais, diplomatie oblige, avait considérablement baissé de ton au cours de la réunion.
Qu'Antibi soit directeur de l'IREM de Toulouse et présenté par certains par erreur comme professeur de sciences de l'éducation à Clermont-Ferrand ne change rien au fait qu'il aurait infiniment mieux fait de s'abstenir d'encombrer l'édition avec un livre niais et vain.
Ecrit par : Jean | 24 novembre 2008
Oh la la ! J'arrive juste du boulot, et que vois-je ? Une nouvelle note et déjà 64 commentaires à lire !
Ecrit par : catmano | 24 novembre 2008
Les enfants de Dolto en congrès.
Les CMPP organisent leurs journées d’études. Au programme, la liberté thérapeutique…
Troubles du comportement, troubles psychomoteurs, échecs scolaires…
Cent quatre-vingt-mille enfants en difficulté sont accueillis chaque année dans les 306 CMPP (centres médico-psycho-pédagogiques) de France.
Nés en 1946 de la rencontre d’enseignants et de médecins, ils se définissent comme des « enfants de Dolto » et restent fidèles à une approche psychanalytique pour traiter les troubles. Une de leurs particularités est d’offrir une prise en charge pluridisciplinaire.
« Nous sommes une structure associant éducation et soins, explique le Dr Tristan Garcia-Pons, psychanalyste et directeur de CMPP. Les équipes sont composées de psychiatres, de pédiatres, de psychologues et d’orthophonistes, mais aussi d’enseignants spécialisés qui dépendent de l’Education nationale. »
Les enfants, le plus souvent orientés par le milieu scolaire pour des troubles de l’apprentissage, sont reçus avec leur famille. Les équipes effectuent si nécessaire des bilans, puis déterminent un traitement : psychothérapie individuelle ou en groupe, thérapie familiale, rééducation psychomotrice, aide psychopédagogique…
Financés par l’assurance-maladie – les soins sont couverts - , et gérés par des associations, les CMPP s’inquiètent pour leur avenir. Les demandes des familles sont toujours plus nombreuses, mais les moyens s’affaiblissent, rendant plus difficile cette thérapeutique plurielle. Par ailleurs, les pouvoirs publics semblent préférer à ces méthodes héritées de Dolto des soins plus simples et plus économiques.
Autant de sujets qui seront abordés lors des journées d’études des CMPP, sur le thème : « L’enfant, les CMPP…Quelles libertés ? ». Liberté pour les uns de s’épanouir dans une société qui mise sur la réussite scolaire et professionnelle avant tout, liberté pour les autres de choisir la thérapie qu’ils entendent privilégier.
(Article de Martine Betti-Cusso, Le Figaro Magazine du 22 novembre 2008 )
Encore une "hypermédicalisation" des enfants devenus incapables d'apprendre à lire, écrire, compter.
Les 180.000 enfants en question sont ceux qui sortent du système scolaire quasiment illettrés quelques années après, sans aucun diplôme, ou qui disparaissent des universités après quelques moi de cours.
Catmano, combien de vos élèves envoyez-vous chez ces "Enfants de Dolto?
Roger Felts, qu'en pensez-vous?
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 24 novembre 2008
Article - non signé - du Monde :
"Un collectif réunissant les principaux syndicats de l'éducation – FSU, UNSA-Education, SGEN-CFDT –, les lycéens de l'UNL, les étudiants de l'UNEF et les parents d'élèves de la FCPE notamment a appelé, lundi 24 novembre, à une nouvelle journée de manifestations partout en France, le mercredi 10 décembre, contre les mesures éducatives du gouvernement. Le choix d'un mercredi est "destiné à rassembler des enseignants mais aussi les lycéens, parents d'élèves, étudiants, militants associatifs, citoyens", a déclaré Luc Bérille, le secrétaire général du SE-UNSA. "Il n'y a pas d'appel à la grève ce jour-là", a ajouté Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU."
Une manif, pas de grève, un mercredi, contre des "mesures éducatives".
Pas à dire, ces gens là sont à la ramasse.
Envie passagère de napalm.
Ecrit par : dugong | 24 novembre 2008
Ajoutons que dans les milieux de matheux de haut vol, Antibi est bien connu pour la manière dont il a dû passer sa thèse de doctorat.
Ecrit par : guy morel | 24 novembre 2008
Ce qui veut dire ? Merci de préciser...
Dans mon nouveau Lycée, la méthode Antibi n'a pas survécu au premier devoir sur table.
L'équipe avait eu droit à une conférence du Monsieur et mettait un point d'honneur de mettre incontinent en pratique la méthode.
Pendant la réunion disciplinaire de prérentrée j'ai eu droit à un enthousiasme débordant : la moyenne des classes serrait supérieure à 15 en physique chimie cette année... Malheureusement les premiers concernés - les élèves - n'avaient pas été consultés et ne pouvait donc acquiescer.
Après avoir travaillé un exercice en classe mes collègues l'ont resservi tel quel encore tiède au contrôle... et bien sûr la moyenne était plus proche de 10 que de 20. Allez savoir pourquoi ?
A part faire culpabiliser les professeurs et nous faire perdre notre temps, je ne vois pas à quoi peut bien servir cette méthode Antibi ?
Ecrit par : Philippe | 24 novembre 2008
puisque c'est d'actualité:
http://fr.news.yahoo.com/2/20081124/tfr-classe-speciale-defavorises-au-lycee-b7b6525.html
voilà de quoi alimenter vos conversations...
Bonne soirée
Ecrit par : Saperlipopette | 24 novembre 2008
Philippe a écrit : "Après avoir travaillé un exercice en classe mes collègues l'ont resservi tel quel encore tiède au contrôle... et bien sûr la moyenne était plus proche de 10 que de 20"
ce que je reproche le plus à mes "collègues" de physique, c'est cette incroyable naïveté qui les pousse à tester expérimentalement tout ce qu'on leur sert.
Comme s'il n'y avait pas d'autres critères de validité scientifique.
Dans ce cadre, du poisson rouge dans le Perrier au test d'efficacité du Zyklon B, y a-t-il un si grand écart ?
Ecrit par : dugong | 24 novembre 2008
A propos du texte sur les IUT, je lis : "le nouveau système de répartition des moyens par l’Etat retire toute dotation directe (financière et humaine) aux IUT. Ceux-ci négocieront désormais leurs moyens au sein de leurs universités de rattachement pour des formations qui pourront devenir celles que décideront les conseils d’administration d’université."
Sur le site de l'IUT de Digne, je lis, par exemple : "le projet de l’IUT a été conçu pour être adapté au tissu économique et aux potentialités traditionnelles du département et de la région »
...
Car la vocation de l’institut est d’abord d’être au service de l’emploi et de l’économie régionale"
Ainsi, les IUT ne pourront plus disposer en direct des subsides accordés par le MEDF local ?
C'est scandaleux !
Où faut-il signer ?
Ecrit par : dugong | 24 novembre 2008
Une excellente note, Jean-Paul, qui illustre bien cette "fracture culturelle" entretenue par le système.
Mes élèves de BEP, pour la plupart, ne sont jamais allés au théâtre, ne fréquentent pas les librairies, etc. Au contraire, la petite fille que j'ai croisée dans les premières rangées de l'opéra Bastille, voilà quelques années, devait déjà avoir quelques dizaines d'opéras et de pièces de théâtre à son actif. A la limite, sans même avoir besoin de l'école, elle possèderait bientôt les 3000 mots et les codes linguistiques qui lui permettrait d'intégrer Henri IV puis une grande école...
Comment imaginer que les premiers puissent draguer la seconde?
Ecrit par : Daniel Arnaud | 24 novembre 2008
MEDEF...
Ecrit par : dugong | 24 novembre 2008
Aucun de ces élèves n’a sérieusement étudié un texte antérieur au XIXème siècle. Aucun n’est jamais allé au théâtre, n’a volontairement franchi le seuil d’une grande bibliothèque, ne passe de temps à fureter dans les librairies. On ne leur a pas donné les armes, ni linguistiques, ni culturelles — ni les réflexes pour les acquérir. Enfin, à vouloir à toute force leur « parler », on les interdit de parole, tout bonnement : ou du moins, on leur suggère que toute drague hors de leurs quartiers serait accouplement exogène, voué à l’échec —
Jean-Paul Brighelli
Témoignage en réponse. Mon mari qui a votre âge, Jean-Paul, à quelque peu près ( 11/08/1953 ), a su me séduire grâce à sa culture littéraire et philosophique supérieure à la mienne. Si c'est certes moi, docteur-vétérinaire, fille d'universitaire qui l'ai dragué, il n'a nullement hésité à me répondre et son niveau de langage et de culture générale égalaient largement le mien. Il est fils de petit paysan de montagne, est allé à l'école de sa commune à cinq ans, puis au collège du chef-lieu puis de la Sous-Préfecture dès la quatrième parce qu'il faisait latin puis au grand lycée parce qu'il suivait une section C puis à la fac de Grenoble pour finalement retourner cultiver la terre de ses parents (choix politique 1973...).
Il a donc à l'école reçu les clés intellectuelles nécessaires pour séduire par son langage une parisienne, pas de la bourgeoisie certes, mais issue de l'intelligentsia produite par la Troisième République, et pour se faire adopter sans mépris et d'égal à égal par la famille de celle-ci. Il est vrai que nous restons des gens simples conscients eux-aussi de ce que leur a apporté l'école.
A contrario (peut-être ?), c'est grâce à son intelligence bien éduquée conjointe à la libéralisation des mœurs qui entoura ses fantasmes d'adolescent, donc à 1968, en résumé symbolique, qu'il put parachever au lit la séduction verbale.
L'école traditionnelle et, également les turbulences de 1968 à 1980 , indissociables, permettent aussi bien à mon mari qu'à Brighelli d'aller séduire ailleurs que dans leur classe sociale d'origine.
Comment recréer des conditions équivalentes à celles vécues par ces hommes et femmes nées entre 1940 et 1955 ?
Ecrit par : dobolino | 24 novembre 2008
Parce que j'ai l'impression que les petits jeunes de maintenant, de ZEP ou du V°, n'ont pas le même désir que leurs aînés de se rendre dignes de la complexe sexualité féminine ?
Ecrit par : dobolino | 24 novembre 2008
Petit lexique de l'enseignant
(à utiliser lors des entretiens avec les parents ou pour remplir les livrets scolaires)
On ne doit plus dire...mais on doit dire...:
-'Un cancre, une croûte', mais 'Un élève en difficulté'.
-'Il est fainéant', mais 'Il manifeste un léger déficit de motivation induisant une phase de repos intellectuel qui n'est probablement que temporaire'
-'Il est paresseux', mais 'Il ne présente aucune appétence génétique manifeste pour le travail scolaire et se montre réfractaire à toute dépense d'énergie intempestive'
-'Il a un poil dans la main', mais 'Ses caractéristiques génétiques l'empêchent de tirer le meilleur parti de tout le potentiel de ses membres supérieurs'
-'Il ne fait rien', mais 'On ne trouve nulle trace concrète, ni même virtuelle de son activité débordante, mais sa volonté de bien faire commence à devenir perceptible'
-'Il est nul', mais 'Les objectifs pédagogiques sont inadaptés à ses potentialités mais sa marge de progression n'en demeure pas moins substantielle'
-'Il est bête', mais 'Ses connections cervicales ne sont pas encore toutes assurées mais le processus de réflexion devrait connaître un déblocage imminent'
-'C'est un abruti', mais 'Il connaît un épanouissement ralenti, mais certaines lueurs indiquent qu'il ne demande qu'à s'éveiller à la moindre étincelle'
-'Il a des difficultés', mais 'Il pourrait certainement mieux faire si le contexte s'y prêtait et que les lacunes rédhibitoires ne cessaient de croître de façon exponentielle'
-'Il n'est pas doué', mais 'Il ne semble pas prédisposé à postuler au passage dans la classe supérieure sans ouvrir ses manuels scolaires et redoubler d'efforts'
-'Il dort en classe', mais 'Il connaît un léger décalage horaire et son horloge biologique semble réglée sur l'heure estivale de l'hémisphère sud'
-'Il fait des bêtises', mais 'Son manque de maturité implique des comportements déviants peu propices à maintenir son attention et son sérieux'
-'Il fait le clown', mais 'Son sens inné de la plaisanterie le conduit à distraire ses camarades et à animer le cours sans se soucier de l'ordre établi'
-'Il monte sur les tables', mais ' Il recherche le meilleur point de vue panoramique et tente d'oxygéner d'avantage les cellules de son cerveau afin d'augmenter sa productivité'
-'Il court dans la classe', mais 'Sa motivation irrépressible à rendre service enrhume un peu ses voisins mais sa vitesse de course fait merveille au cours de gym'
-'Il ennuie les autres', mais 'Son esprit taquin et joueur retarde son intégration et provoque une pénurie dans l'armoire pharmaceutique de l'école'
-'Il est violent', mais 'Son instinct possessif et revendicatif le pousse à des actes impulsifs qu'il regrette immédiatement malgré ses récidives chroniques'
-'Il est détesté', mais ' Sa capacité impulsive aboutit à un manque de popularité et à un isolement regrettable qui l'empêchent de se faire délégué'
-' Il est pris en grippe', mais ' Il est victime d'un déficit affectif de la part de la maîtresse qui ne concentre pas toute l'attention nécessaire à son égo'
-' Il ne sait rien', mais ' L'imprégnation cognitive résiduelle n'est pas encore quantifiable mais on constate des progrès méthodologiques dans l'ouverture du cartable'
-' Il ne retient rien ', mais 'Ses capacités mnémotechniques sont encore peu développées en raison d'une carence en phosphore'
-'Il est têtu et borné', mais 'il souffre d'un manque de flexibilité intellectuelle et son ouverture d'esprit n'est pas encore optimale'
Ecrit par : catmano | 24 novembre 2008
Le témoignage de dobolino vient enrichir un recueil de belles histoires. Elle évoque cette époque où l'instruction, la culture humaniste, avaient une reconnaissance réelle et une valeur certaine et pouvaient offrir une véritable clef de passage d'un milieu à l'autre.
"Comment recréer des conditions équivalentes à celles vécues par ces hommes et femmes nées entre 1940 et 1955 ?"
Sans doute qu'à cette époque, tout n'était pas encore soluble dans l'argent... Quels sont aujourd'hui les modèles sociologiques mis en avant . L'instruction, la culture générale, l'intelligence même... ça eût payé !
Ecrit par : Magister | 24 novembre 2008
Quels sont aujourd'hui les modèles sociologiques mis en avant ? (c'était bien une question)
Ecrit par : Magister | 24 novembre 2008
Merci à catmano pour son inventaire novlangue (que je m'empresse de diffuser) ou comment éviter d'appeler le chat par son nom. Magnifique !
Ecrit par : Magister | 24 novembre 2008
Bien que ne l'ayant pas lu, je pensais à l'amant de Lady Chatterley, écrit par DH Lawrence,
Ecrit par : johnmarguerite | 24 novembre 2008
Ça, c'est autre chose et n'a rien à voir avec l'ambition de séduction d'Anthony !
Ecrit par : dobolino | 24 novembre 2008
Catmano, combien de vos élèves envoyez-vous chez ces "Enfants de Dolto ?
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 24 novembre 2008
Au cours des 15 dernières années, un pour problèmes comportementaux. Les parents ont tenu 6 mois et puis, ils sont allés voir un neuropédiatre qui a diagnostiqué une hyperactivité.
Le gamin est actuellement en 1° S.
Sinon, il y a deux ans, j'aurais bien aimé que les parents de Kéké suivent les conseils de la maîtresse, du psychologue et du médecin scolaires et se décident à prendre ce fameux rendez-vous au CMPP.
Mais il n'a été dans notre école "que 10 mois ;-)" et comme nous nous battions aussi pour une visite chez l'ophtalmo, obtenue de haute lutte en juillet, ça faisait vraiment beaucoup trop pour les parents.
Depuis, il a re-re-re-changé d'école et il paraît qu'il met parfois ses lunettes... Pour le retard de langage, de compréhension, de motricité fine (excusez-moi LaRiba), je pense que rien n'a été fait. Et comme, comble de chance pour lui, la nouvelle école est dans un autre département et une autre académie, le temps que les dossiers suivent, il aura à nouveau déménagé.
Ecrit par : catmano | 24 novembre 2008
Parce que, des Lady Chatterley qui en ont leur claque, momentanément ou définitivement, des hommes raffinés à bite molle et qui se cherchent un bel étalon rude, rustique et bien monté, y'en a toujours eu et il y en aura toujours.
Ecrit par : dobolino | 24 novembre 2008
Pour votre nom, Lisette, je trouve que cela fait un peu hirondelle des faubourgs. J'aurais préféré Gertrude. C'est un prénom qui tient mieux au corps…
Ecrit par : Roger Felts | 24 novembre 2008
@Felts : ne m'obligez pas à dévoiler en public la nature de mes bisous. Laissez libre cours à votre imagination.
Quant à mon nom, je ne peux vraiement pas me décider pour "Gertrude" (toujours à cause de ma juvenile lecture de Manzoni)
Je change donc mon pseudonyme en "Lisa".
Ecrit par : Lisa fut Lisette | 24 novembre 2008
Et Wilhelmina, ça ne vous plairait pas ?
Bisous.
Ecrit par : dobolino | 24 novembre 2008
C'est là une illusion que de toute évidence tu ne partages pas puisque tu te soucies fort justement de la formation des maîtres. Or réfléchis : quelle formation des maîtres est-elle possible si elle ne s'appuie pas sur des programmes et des progressions solides, intelligemment conçus pour être mis en oeuvre dans toutes les écoles de France, aussi bien par le maître le mieux inspiré que par le plus maladroit ?
Il y faut du temps certes, mais n'avons-nous pas la vie devant nous ?
Cordialement.
GM
PS. Je te félicite pour la restructuration du site de RE.
Un détail : parmi les liens tu as oublié Projet-Slecc. Or c'est là que se trouvent les documents pour la classe.
Ecrit par : guy morel | 24 novembre 2008
Alors là, chapeau bas ! J'apprécie énormément cette réponse pragmatique et sensée et suis prête à me constituer membre de bienfaisance du GRIP. Rome ne s'est pas faite en un jour.
non, franchement vous avez raison et c'est très très bien, ce que vous avez écrit ici ce jour.
Ecrit par : dobolino | 24 novembre 2008
Francis Penin, qui a pris sa retraite il y a quelques années déjà, m'a demandé par mail ce qu'était la "constante macabre". Pourriez-vous lui expliquer cette doctrine et ses fâcheuses conséquences de terrain ? Ou lui donner des liens vers des analyses sur le sujet.
Ecrit par : dobolino | 24 novembre 2008
Un professeur à la retraite qui n'a jamais entendu parler de la constante macabre. Et on prétend que l'âge d'or est un mythe !
Ecrit par : Robin | 24 novembre 2008
Je n'ai pas ouï dire que dans “Bonnet d'âne”un génie était parmi nous et encore moins que ce génie pouvait s'appeler Christophe Sibille…
Ecrit par : Roger Felts | 24 novembre 2008
Ce génie, qui résume la vie en trois mots incisifs, s'appelle ... Dobolino !
Ecrit par : dobolino | 24 novembre 2008
Je remets en ligne le lien que proposait Saperlipopette, où le proviseur d'Henri IV se félicite du taux de réussite de ses "prépas propédeutiques" — en clair, deux classes réservées à des élèves "boursiers" venus d'ailleurs pour leur donner le niveau d'entrer en première année de… prépas.
Je n'ai rien contre, nous faisons peu ou prou la mê^mê^chose à Thiers. Le scandale, c'est que nous soyons obligés de le faire, et de le faire pouir des élèves qui ont un Bac très officiel : qu'est-ce qu'ils ont donc appris, bon sang ?
Dobolino, comme vous dites, votre jules et moi sommes de la même génération. Et le petit voyou que j'étais avait précocement trouvé à l'école de quoi séduire les jolies bourgeoises marseillaises — après, ça ne compte pas. Parce que l'école m'a donné les armes.
Quant à ma formation sexuelle, je l'ai faite aussi par les livres, mais par hasard familial. Mon père, comme je l'ai raconté dans la Fabrique du crétin, avait été flic, et avait ramené à la maison toutes sortes d'ouvrages licencieux saisis en ces années de censure tâtillonne. Ça m'a servi de base — Histoire d'O dans l'édition Pauvert, et l'intégrale de Sade chez le même. Après ça, comment vouliez-vous que mes goûts évoluassent ?
JPB
Ecrit par : brighelli | 24 novembre 2008
Donc :
http://fr.news.yahoo.com/2/20081124/tfr-classe-speciale-defavorises-au-lycee-b7b6525.html
JPB
Ecrit par : brighelli | 24 novembre 2008
" (la semaine commencée est assez chargée)."
Dis plutôt que ça t'emmerde de parler de ton taf.
Vu le temps qu'tu passes ici ...
ange
Ecrit par : toto | 24 novembre 2008
Bravo pour votre lexique, Catmano !
Ecrit par : Sylvie Huguet | 24 novembre 2008
http://www.echecscolaire.be/accueil.html
Vous verrez qu'en Belgique, Antibi a un certain succès avec sa constante.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 24 novembre 2008
Bravo pour votre lexique, Catmano !
Ecrit par : Sylvie Huguet | 24 novembre 2008
Moi, je me suis juste contentée de le repiquer quelque part. Il m'a plu, j'ai pensé à vous.
Ecrit par : catmano | 24 novembre 2008
Chère Dobolino, l'époux de Lady Chatterley est impuissant mais surtout imbu de sa personne et de ses préjugés de caste. Il se prend pour un grand écrivain et pour un être supérieur. Il réagira cependant comme un gamin quand sa femme le quittera.
Quant à l'amant qui vient combler, c'est vrai , tout ce qu'une femme jeune, saine et parfaitement normale est en droit d'attendre, il ne faut pas oublier que c'est un tendre, lucide et sensible et qu'il écrit de fort belles lettres. Tous deux sont prêts à tout reconstruire en y mettant le prix. J'ai lu et relu ce livre, à différentes époques de ma vie, tant en français que dans le texte et j'ai apprécié l'adaptation cinématographique diffusée en deux épisodes à la télévision i'an passé je crois. Cette adaptation mettait en valeur la pureté de l'amour physique en harmonie avec la nature ( un peu comme dans "La faute de l'abbé Mouret") sans négliger l'injustice sociale criante de l'époque.
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 24 novembre 2008
ô Robin, Carole, Amélie, Dobolino : je vous aime! Vous êtes adorables!
Robin ...vous savez...
Carole...Combattive!
Amélie...Trop!
Dobolino...J'adore quand elle pète un cable! Elle est parfaite!
je me fais toute petite, ici dans un coin, et je vous regarde.
Ecrit par : Lisa fut Lisette | 24 novembre 2008
Quant à ma formation sexuelle, je l'ai faite aussi par les livres, mais par hasard familial. Mon père, comme je l'ai raconté dans la Fabrique du crétin, avait été flic, et avait ramené à la maison toutes sortes d'ouvrages licencieux saisis en ces années de censure tâtillonne. Ça m'a servi de base — Histoire d'O dans l'édition Pauvert, et l'intégrale de Sade chez le même. Après ça, comment vouliez-vous que mes goûts évoluassent ?
JPB
Ecrit par : brighelli | 24 novembre 2008
Je souligne le mot "censure tâtillonne" qui me semble fondateur. Quand tout est permis, il n'y a plus de sel à rien.
Lorsque j'ai eu accès à la bibliothèque section "adultes", je me suis jetée en affamée sur Sade.
Ecrit par : dobolino | 24 novembre 2008
"" (la semaine commencée est assez chargée)."
Dis plutôt que ça t'emmerde de parler de ton taf.
Vu le temps qu'tu passes ici ...
ange"
Ecrit par : toto | 24 novembre 2008
Allons, allons Toto, la jalousie est un vilain défaut! J'aime beaucoup mon travail, et le faire, (et en parler), ne me dérange absolument pas, contrairement vraisemblablement à vous!
Vous passez certainement plus de temps que moi ici. Mais comme il vous faut certainement, à chacune de vos apparition, deux petites heures pour évacuer une partie des vapeurs alccoliques et shiteuses qui vous imprègnent avant de comprendre ce qui est écrit, et, consécutivement, y éructer vos borborygmes habituels...
Ne soyez pas impatient, vous aurez un commentaire assez détaillé avant la fin du week-end à venir! Si vous saviez vraiment lire, vous l'auriez sans doute compris! :-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 24 novembre 2008
Putaing il s'est lâché !
ange
Ecrit par : toto | 24 novembre 2008
"le projet de l’IUT a été conçu pour être adapté au tissu économique et aux potentialités traditionnelles du département et de la région.
Car la vocation de l’institut est d’abord d’être au service de l’emploi et de l’économie régionale. Ainsi, les IUT ne pourront plus disposer en direct des subsides accordés par le MEDEF local ?"
Ah, vous croyez que les entreprises subventionnent les IUT ? Si seulement, mon pauvre ami, si seulement ! Mais lisez un peu mieux : "être au service de l'économie locale" signifie que les élèves iront travailler surtout dans les entreprises proches, pas que les entreprises donnent leurs sous aux IUT situés près de chez elles !
Les IUT forment encore un peu la culture des étudiants, c'est "la prépa des classes modestes", alors franchement, jeter l'opprobre sur les IUT en leur reprochant de l'argent qu'is n'ont pas, c'est idiot !
Ecrit par : Polyxène | 24 novembre 2008
Chère Dobolino, l'époux de Lady Chatterley est impuissant mais surtout imbu de sa personne et de ses préjugés de caste. Il se prend pour un grand écrivain et pour un être supérieur. Il réagira cependant comme un gamin quand sa femme le quittera.
Quant à l'amant qui vient combler, c'est vrai , tout ce qu'une femme jeune, saine et parfaitement normale est en droit d'attendre, il ne faut pas oublier que c'est un tendre, lucide et sensible et qu'il écrit de fort belles lettres. Tous deux sont prêts à tout reconstruire en y mettant le prix. J'ai lu et relu ce livre, à différentes époques de ma vie, tant en français que dans le texte et j'ai apprécié l'adaptation cinématographique diffusée en deux épisodes à la télévision i'an passé je crois. Cette adaptation mettait en valeur la pureté de l'amour physique en harmonie avec la nature ( un peu comme dans "La faute de l'abbé Mouret") sans négliger l'injustice sociale criante de l'époque.
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 24 novembre 2008
A rapprocher aussi du superbe film de Losey "Le messager", où Julie Christie est si belle. Le roman est également très beau.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 24 novembre 2008
"Putaing il s'est lâché !
ange"
Ecrit par : toto | 24 novembre 2008
Il ne sait toujours pas lire! :-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 24 novembre 2008
PS. Je te félicite pour la restructuration du site de RE.
Un détail : parmi les liens tu as oublié Projet-Slecc. Or c'est là que se trouvent les documents pour la classe.
Ecrit par : guy morel | 24 novembre 2008
----
Rectifié : l'ex-site du GRIP est changé en SLECC. Je ne suis pas un webmestre aguerri et je laisse toujours des petites erreurs ou de petits oublis qui m'obligent à rééditer constamment les mêmes pages et m'empêchent, par manque de temps, de réactualiser le dossier "mastérisation". Merci pour tes remarques sur le nouveau design du site de RE.
Pour le reste, la divergence est totale. Je n'arrive même pas à comprendre votre "ligne". Contrairement à toi, je pense qu'un bon maître peut faire des merveilles avec un programme merdique (et d'abord parce qu'il ne le respectera pas) et qu'un mauvais prof fera des ravages parmi ses élèves avec le plus merveilleux des programmes. Quand, en plus, tu dis que nous avons la vie devant nous, je me demande si c'est sérieux. Ou aussi délirant que les lendemains qui chantent. Dans les années qui viennent des dizaines de milliers de profs, dont toi et moi, vont partir à la retraite. Et ce n'est pas SLECC qui va former les remplaçants. SLECC, combien de bataillons? 10 instits à former (je ne compte évidemment pas Pascal, Rachel et les autres qui le sont déjà) parmi les 800 000 enseignants en poste? Tu sais ce que c'est les ordres de grandeur? Ou c'est pas encore au programme? Au mieux, vous deviendrez l'école Freinet du XXI siècle, avec les dérives à prévoir du style "pédagogie institutionnellle". Au pire, une sorte de secte installée dans une position maniaque (au sens psychiatrique). Ce programme là, si tu me permets de jouer sur le mot "programme", c'est celui de la bolchévisation des années 20, pas celui de la Résistance.
En toute amitié quand même
pc
Ecrit par : Pedro Cordoba | 24 novembre 2008
Le message de Cordoba fait en effet réfléchir...
Ecrit par : Lisa fut Lisette | 24 novembre 2008
Ajoutons que dans les milieux de matheux de haut vol, Antibi est bien connu pour la manière dont il a dû passer sa thèse de doctorat.
Ecrit par : guy morel | 24 novembre 2008
Ce qui veut dire ? Merci de préciser...
Ecrit par : Philippe | 24 novembre 2008
Ce que ça veut dire : qu'il ne se trouve - et ne s'est trouvé - aucun matheux de haut vol pour certifier les qualités de mathématicien du sieur Antibi. Ce qui n'empêche nullement celui-ci de diffuser des manuels de classe ( voir la biblio que j'ai donnée) et de bénéficier d'appuis puissants ( celui du recteur Joutard, par exemple) pour répandre ses âneries au cours de conférences quasi officielles.
Nous avons-là un bon exemple de la manière dont fonctionne le système depuis pas mal de temps, en injectant dans le circuit des individus dont la médiocrité-même, jointe à des qualités d'histrion, fait d'excellents auxiliaires.
Autre exemple, Bentolila.
Cordialement.
GM
Ecrit par : guy morel | 24 novembre 2008
Dans les années qui viennent des dizaines de milliers de profs, dont toi et moi, vont partir à la retraite. Et ce n'est pas SLECC qui va former les remplaçants. SLECC, combien de bataillons? 10 instits à former (je ne compte évidemment pas Pascal, Rachel et les autres qui le sont déjà) parmi les 800 000 enseignants en poste?
Ecrit par : Pedro Cordoba | 24 novembre 2008
Il y a pas mal de travail, il faut beaucoup écrire, envoyer des fiches et des conseils, mais, plus ou moins, sur les forums d'instits, on arrive à faire bouger ne serait-ce que d'un cheveu deux ou trois personnes par semaine.
Une goutte d'eau dans la mer, certes. Mais, on peut toujours essayer de compter sur l'effet-papillon.
Ecrit par : catmano | 24 novembre 2008
Ce programme là, si tu me permets de jouer sur le mot "programme", c'est celui de la bolchévisation des années 20, pas celui de la Résistance.
En toute amitié quand même
pc
Ecrit par : Pedro Cordoba | 24 novembre 2008
Cher Pedro,
Je te l'ai dit, j'ai de moins en moins de goût pour les grands mots et le lyrisme aussi enflammé que sans suite. Je crains que là ne soit la vraie origine de notre désaccord. Toi resté jeune ado jetant sa gourme et moi de plus en plus vieillard au coin de l'âtre. Tu vas chercher la" bolchévisation des années 20" et le "programme de la résistance" - allusions fines sans doute à ma généalogie politique que d'autres récemment ont trouvé aussi intelligent de faire. Allez, encore un effort et nous en serons aux volontaires de l'An II : levée en masse, pieds nus, et sus à Meirieu, à l'ERT et à tous les méchants ! Debout la République !
Et voilà même que tu endosses la défroque du petit père des peuples : "Le Vatican-slecc, combien de divisions ?"
Laisse-moi sourire - avec sympathie - devant cette débauche verbale.
Le GRIP et Slecc, tu as raison de le dire, c'est très peu de gens. Quelques énergies perdues dans la masse et ramant à contre-courant. Et de ce point de vue je comprends d'ailleurs assez mal l'énergie que tu déploies contre eux.
Mais enfin, tu dois avoir tes raisons : quelque chose comme une stratégie gagnante. Je t'en prie, ne nous fais pas attendre davantage. Expose-là.
Cordialement.
GM
Ecrit par : guy morel | 24 novembre 2008
"Expose la" ; pardon.
GM
Ecrit par : guy morel | 24 novembre 2008
C'est tout à fait juste — c'est pour moi un sous-entendu permanent, mais cela va sans doute mieux en le disant. D'où le fait qu'une certaine gauche "libérale" (en gros, Royal, son ex, Delanoe, Valls et leurs partisans) s'entend comme cochons en foire avec les pédagogistes — eux-mêmes de gauche ; et qu'une large majorité de la droite, tout en tenant un discours réactionnaire au sens pur du terme, s'en accommode finalement assez bien. D'où aussi le fait que nous sommes, ici, pris entre deux feux — et moi-même, traité de fasciste par les uns, et tenu en haute suspicion par les autres.
JPB
Ecrit par : brighelli | 24 novembre 2008
Cette complicité entre les politiques de gauche et les pédagogistes (pour lesquels il n'est pas besoin de dire "de gauche", car ils le sont tous, peu ou prou, je crois), je l'ai perçue il y a bien longtemps (dans les années 1980) et elle me navre au point que je ne pourrai plus voter socialiste. Je suis pourtant de gauche et cela est déchirant mais "Contre la stupidité les dieux eux-mêmes se battent en vain." (Schiller, je crois)
Je suis évidemment d'accord avec votre texte initial.
Ecrit par : Francis Penin | 24 novembre 2008
@ Pedro,
tu écris : "Contrairement à toi, je pense qu'un bon maître peut faire des merveilles avec un programme merdique (et d'abord parce qu'il ne le respectera pas) "
J'y reviens parce que cette proposition entre violemment en contradiction avec ce que tu dis de la nécessité de former les maîtres.
Comment en effet formerait-on de bons maîtres avec de mauvais programmes - donc de mauvais manuels, soit dit en passant puisque les éditeurs suivent les programmes ?
Par exemple, comment un maître qui n'a pas appris, étant élève, à faire une division, parviendrait-il à enseigner la division ?
GM
Ecrit par : guy morel | 24 novembre 2008
Guy Morel, c'est quoi l'ERT ?!
Ecrit par : Jeremy | 24 novembre 2008
Selon son enquête, "95 % des enseignants répondent que «la constante macabre existe», ce qui signifie qu'ils reconnaissent ce pourcentage systématique de mauvaises notes".
Ecrit par Guy Morel (24 novembre 2008)
Merci, Guy Morel.
Je suis donc des 5 % restants.
Mais là où les bras m'en tombent, c'est quand je comprends que M. Antibi est professeur d'université en mathématiques ! Je croyais que c'était un littéraire.
Je donnais en classe des devoirs (de sciences physiques surveillés par moi) qui ressemblaient fort aux exercices résolus en classe auparavant (les données numériques étaient différentes, non le raisonnement), et tout élève non archinul, sérieux et courageux, avait aisément la moyenne. Mes notes
allaient de 0 à 20, ces notes extrêmes étant rares. La moyenne de la classe atteignait entre 12 et 15 dans les années 1980, et bien moins dans la décennie suivante. Je n'ai jamais fait ce que prétend M. Antibi. Si un devoir était entièrement bon, n'avait pas trop de fautes de français, était présenté avec soin, il recevait la note 20. Si tout était faux (cela arrivait rarement), il obtenait 0. J'ai eu d'excellents élèves mêlés à des cancres. Fallait-il à tout prix que tous les élèves obtinssent la moyenne ? Ridicule ! Il m'est arrivé de donner en classe des exercices que j'avais résolus en classe, sans même changer les valeurs numériques, ce qui étonnait les meilleurs élèves qui croyaient que j'avais fait cela par inadvertance. Certains cancres avaient 0. En terminale !
Alors, que faire ?
Aurais-je dû procéder autrement ?
Ecrit par : Francis Penin | 24 novembre 2008
« Le micmac du PS rappellera aux Niortais qui ont de la mémoire certaine soirée de 1995, où un vote ric-rac contesté avait donné lieu à un imbroglio tragi-burlesque. Ségolène Royal, partie à l’assaut de la mairie, tentait de se faire désigner candidate par les militants qui lui préférèrent ce soir-là Alain Baudin… à sept voix près. Chaude ambiance. Qu’à cela ne tienne, l’état-major départemental du PS, une demi-heure plus tard, annulait le vote lors d’une réunion en urgence que présidait… Ségolène Royal, patronne du parti dans le département. On n’est jamais mieux servi que par soi-même. 1995-2008, l’éternel retour ? »
Ecrit par : Jeremy | 24 novembre 2008
On chasse et on tire.
Ecrit par : dugong
On ferait mieux de tirer la chasse, oui.
Ecrit par : moot | 25 novembre 2008
Antibi, je suis supposé l'expliquer à mes étudiants option enseignement, c'est au "programme" que mes patrons m'imposent.
Inutile de dire que je lui laisse rien passer.
Le truc le plus énorme qu'il ait escamoté dans son raisonnement, c'est que les profs, quand ils font un devoir, se posent deux questions :
1) à quel examen je prépare,
2) quel devoir puis-je donner qui corresponde à peu près à la moyenne du niveau de mes élèves ?
On pondère les deux, en général, et il n'y a rien d'anormal à ce qu'une portion d'élèves réussisse, qu'une autre échoue, et que la majorité s'en sorte moyennement.
Ce n'est pas par goût de l'échec qu'on procède ainsi, c'est parce qu'on veut faire progresser les élèves. À quoi ça sert de leur donner des objectifs irréalistes ou démagogiques ?
Ecrit par : sanjuro | 25 novembre 2008
"Contrairement à toi, je pense qu'un bon maître peut faire des merveilles avec un programme merdique (et d'abord parce qu'il ne le respectera pas)..."
... et peut-être même surtout parce qu'il ne les respectera pas.
"... et qu'un mauvais prof fera des ravages parmi ses élèves avec le plus merveilleux des programmes."
Ecrit par : Pedro Cordoba | 24 novembre 2008
Tout comme un mauvais cuisinier ne fera qu'une grossière tambouille avec les meilleurs produits et ustensiles.
C'est vrai, dans le fond, l'institution n'est rien, la personne est tout.
Ecrit par : Magister | 25 novembre 2008
Pour parler des IUT,
Je peut vous raconter ce qu'il me reste en mémoire des dizaines d'heur de conseil passés l'an passé.
J'ai fait partis l'année dernière du conseil d'administration de l'IUT A Paul Sabatier de Toulouse. Celle dont parle M. Brighelli, en tant que représentant étudiant.
Pour situer un peut le fil, cet IUT est la plus importante de France avec 5300 étudiants ( Lyon, 2nd, 2000 ).
M. Mazoin, par le rang de son IUT, a suffisamment de poids afin de négocier avec Mme Pecresse. Il se veut même porte parole des IUT de France et soucieux des petites IUT.
Alors pour essayer d'être claire, la problématique exposée dans ce courrier a ete débattue durant toute l'année au sein des conseils et nous avons réfléchis à comment mettre en oeuvre la loi LRU sans se faire manger.
Je ne serai pas étonné que ce courrier provienne directement du dernier CA .
Il y a deux problématique en faite.
La première est l'attribution des fonds. Jusqu'à présent cela fonctionne sur un calcul prenant en compte le nombre d'étudiant. Les fonds versés sont donc prévisible.
De mémoire, les dotations de l'état représentent la moitié des fonds de l'IUT. l'autre moitié provient de la taxe professionnel. Les DUT fonctionnent à 50% sur la taxe.
Avec la loi LRU, sur la dotation, je voie selon les propos de M. Brighelli que on n'a pas bougé depuis 8 mois. Toujours le même questionnement.
En même temps, le ministère a versé une enveloppe pour la rentrée 2008 pour aider l'insertion des bacheliers technos dans les IUT. En général cela a été utilisé en heur de soutient. On voie donc que pour Mme Pecresse, les IUT ne comptent pas pour rien puisqu'elle s'en préocupe.
( Au passage, j'ai appris que j'ai voté une décision du CA pour que tout bachelier techno ayant une mention TB au bac soit admis d'office à l'IUT Paul Sab. Très bonne initiative complétant celle du ministère. Dommage que je ne l'ai pas vu passer en conseil … )
Enfin il y a une autre point de la loi LRU, c'est la gestion du personnel. Jusqu'à présent, cela etait géré par l'état. Aujourd'hui , avec la loi, les IUT vont devoir s'occuper elles mêmes de la gestion du personnel. Le problème, c'est qu'apparemment une tel gestion est tres lourde à gérer et à moins d'avoir 1500 etudiants au minimum, toutes les petites IUT sont voués à s'écrouler par cette nouvelle responsabilité.
Pour les grosses comme la mienne. Ce n'est pas un problème car par l'importance c'est une nécessitée déja acquise.
En revanche il y a des IUT qui comptent 400 etudiants ( un département dans l'IUT chez nous va de 300 à 900 avec 16 départements au total). Avec une si petite taille, il est difficile d'avoir les ressources permettant de gérer le personnel.
La solution ? La fusion des IUT. Cela a déjà commencé d'après ce que j'ai entendu. La fusion des iut au niveau des départements ou des région dans le but de rassembler les forces afin d'avoir plus de poids pour gérer le personnel.
Ce poids je suppose doit permettre aussi de pouvoir se garantir face a l'université et son attribution d'enveloppe.
Les IUT aujourd'hui sont tres performantes. Les étudiants qui en sortent ont un tres gros bagage et l'emploi est la sous nos yeux.
Dommage que nous choisissions presque tous de poursuivre les etudes entre la licence pro, l'IUP, la licence universitaire et les écoles d'ingénieurs. Il y a des matins ou je me reveil en me disant : Tu est con de te fatiguer a la fac. Tu n'a aucun poids face aux ecoles d'ingénieurs. Va plutôt taper à la porte de Thales, ils cherchent des intérim IUT désespérément ( vraiment tres bien payés )
Mais mon choix de continuer s'inscrit dans une envie d'emmagasiner des connaissances générales et de m'assurer un meilleur emploi.
Les industriels se préoccupent des IUT. Je ne me fait donc pas de soucis pour elles pour survivre. Apres tout, nous sommes déja "privatisé" à 51% ( pour mon département en tout cas )
Question mobilisation du personnel des IUT. Ce ne seront pas mes anciens professeurs qui feront grêve. Nos programmes sont trop lourds pour se permettre d'aller manifester ( parole d'étudiant et de prof ).
On vise la réussite au travers de notre DUT, pas l'encroutement comme malheuresement c'est le cas a la fac.
Ecrit par : Meryl Perreard | 25 novembre 2008
Un mot sur la masterisation.
A la fac, c'est vraiment le gros "merdier". Personne ne sais rien et on sais tous que ca va s'appliquer dans 9 mois.
Cette semaine, nous passons en soutenance sur une matiere intitulée "Connaissance du milieu professionnel"
Cette matière vise à se poser des questions et aller se renseigner auprès de professionnels pour répondre à nos problématiques sur un métier.
Cela permet d'etre au courant des voies à suivre.
Problématique pour les étudiants préparant une soutenance sur le secteur de l'enseignement. Nôtres responsable de formation n'est en aucune mesure de nous éclairer et on nage sans la soupe pour pouvoir préparer quelque chose .
Mais bon. On est tous pareil.
Jusqu'à y a quelques mois profs m'intéressait. Mais quand e voie que c'est encore plus obscure qu'avant.
Quel idée de passer à un Master 2 quand on a qu'une passion, c'est enseigner à des enfants...
Pôvre binome que j'ai. Elle a pour désire d'enseigner à des enfants sourds-muets. Malheureusement la physique c'est pas son fort ... Et aujourd'hui si elle veut réaliser son rêve, elle devra supporter encore 3 années de physique... Elle est au bout du rouleau et lorgne sur les offres d'emploi de…
"La poste"
Faites quelque chose !
C'est pire qu'avant
Ecrit par : Meryl Perreard | 25 novembre 2008
(Article de Martine Betti-Cusso, Le Figaro Magazine du 22 novembre 2008 )
Encore une "hypermédicalisation" des enfants devenus incapables d'apprendre à lire, écrire, compter.
Les 180.000 enfants en question sont ceux qui sortent du système scolaire quasiment illettrés quelques années après, sans aucun diplôme, ou qui disparaissent des universités après quelques moi de cours.
Catmano, combien de vos élèves envoyez-vous chez ces "Enfants de Dolto?
Roger Felts, qu'en pensez-vous?
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 24 novembre 2008
Il n'y a pas que ces 180 000 enfants, il y a aussi tous ces enfants qui ne sont pas pris en charge par les CMPP, mais qui consultent dans le privé, et dont on n'a pas de stats.
Je me souviens de ce petit amour de petite fille, dont le papa était sourd et muet. Sur les conseils du CMPP, trop "surchargé", les parents ont dû consulter un psy privé.
DEUX ANS de consultation, 2 fois/mois.
Motif : enfant confuse et perturbée dû au handicap du papa.
L'objet des rdv : complexe par rapport au handicap, le regard des autres...... Et rien comme résultat.
J'ai vu une enfant inquiète, le jour où son papa a voulu me rencontrer. Nous échangions avec ce monsieur par écrit, et au fur et à mesure, la petite s'est détendue, et s'est mise très naturellement à me parler et à communiquer avec son papa par signes. Une conversation à trois que je ne suis pas prête d'oubllier. Une petite fille merveilleuse et très vive.
Puis les cahiers, ces fameux cahiers pleins de reproches : enfant souillon, ne sait pas écrire, trop lente, ne termine pas ses copies, des coups de stylo rouges (naturellement), ne sais pas tenir son crayon (je souligne les fameux crayons gros comme des barreaux de chaise imposés par l'enseignante), élève passive, élève inquiète, rdv avec la maman (bien sûr, le papa handicapé ne pouvait comprendre) ..............
Cette petite qui ne pouvait pas être à l'aise à l'écrit puisqu'on ne lui avait jamais appris, essayait de bien faire, mais sans résultat. Des lettres sans forme, sans lien, des pattes de mouches ou repassées sur plusieurs épaisseurs, d'où la perte de temps.
La maîtrise de l'écrit, cet outil de communication indispensable, lui faisait défaut, dans toutes les matières scolaires. Condamnée d'office, donc l'unique solution : consulter.
Je lui ai appris à écrire les lettres (minuscules-majuscules), les chiffres, les nombres, lentement puis avec rapidité, à tenir une règle, à tracer, à gommer, à utiliser un compas.... uniquement avec de la patience et de l'encouragement. 6 mois plus tard, son "problème", avec sa petite volonté à Elle, avait disparu. Savoir ECRIRE, une solution qui aurait dû être apportée par l'école, mais non, c'était tellement simple d'enrichir le psy du coin. Le problème n'est plus à l'école, il est en dehors de l'école. Mon Dieu, combien d'enfants ?
Le plus drôle et triste à la fois, c'est que l'enseignante de l'année en cours (le "cas" de cette petite étant connu), convoqua la maman et lui dit. Vraiment vous avez bien fait de suivre nos conseils, votre fille a mûri ! Tu parles !!!
J'avais dit aux parents, "ne dites rien à l'école, attendez leurs réactions".
Enfant mûr, immature, l'éternel refrain. Je me suis toujours demandé sur quelle échelle les enseignants mesuraient la maturité ? Un autre débat.
Non, elle n'avait pas mûri, on lui avait donné simplement réponse à son handicap à Elle, savoir écrire et ainsi avoir confiance, ne plus être la risée des autres avec ses cahiers tous rouges et surtout ne plus avoir la maîtresse sur le dos.
Je ne nie pas que des enfants ont besoin d'être suivis, mais lorsque l'on parle de milliers de moufflets, on ne peut que se poser des questions, surtout lorsque l'on voit le contenu des cahiers. Poly, poly, poly, pocket (CA assuré pour les professions médicales et para-médicales).
Je précise que lorsque que j'aide des enfants, je ne prends pas un centime.Ma plus grande joie est le sourire du gamin qui sait qu'il a gagné.
Ecrit par : carole | 25 novembre 2008
Je ne sais plus quel prof de maths ou physique se posait des questions sur la compréhension des élèves.
Ce monsieur sait-il qu'au collège, par ex en maths :
Le prof ne fait pas cours, il pose une "espèce d'exercice" au tableau. Les enfants doivent chercher et découvrir ce dont le prof veut parler. Bien sûr le titre de la lecon est annoncée, mais c'est du "chinois" pour les enfants.
L'élève rentre chez lui avec exercices à faire, en rapport avec la fameuse leçon. Où est le cours ? Il n'y en a pas, mais plus tard, suivant l'"opinion" des élèves, le prof sélectionnera la meilleure réponse et on écrira un nano-cours dans le cahier.
Personne n'a compris, mais on s'en balance, le programme avance.
Ce ne sont plus des professeurs que nous avons, mais des animateurs. C'est bien les chéris, vous avez à peu près saisi ce que voulait dire la leçon, on passe !
L'école est devenue une grande farce à devinettes.
Déjà qu'au primaire, les tables, les divisions à virgules, le calcul mental, c'est du zapping permanent, quand on voit le collège, c'est dramatique.
Alors messieurs les profs de maths et physique, ne criez pas au loup. Les coupables sont vos collègues. Ils vous refilent allègrement des cerveaux incapables de comprendre quoi que ce soit, puisque l'enseignement n'existe pas.
Et après, on dira les "bourgeois" aident leurs enfants. Mais, il ne faut pas rêver, quand vous avez fait math sup/spé et que vous voyez l'ignominie des cours, le devoir de tout parent est de parer à toute catastrophe. Le plus terrible dans tout cela, ce sont ces familles, qui ne savent pas détecter le faible contenu des cours. Ce n'est pas qu'ils ne veulent pas, c'est qu'ils ne peuvent pas. Et après on parlera d'injustice sociale, c'est tellement simple comme principe de défense, qu'elle est gobée par le plus grand nombre.
Ecrit par : carole | 25 novembre 2008
Ce programme là, si tu me permets de jouer sur le mot "programme", c'est celui de la bolchévisation des années 20, pas celui de la Résistance.
En toute amitié quand même
pc
Ecrit par : Pedro Cordoba | 24 novembre 2008
Cher Pedro,
Je te l'ai dit, j'ai de moins en moins de goût pour les grands mots et le lyrisme aussi enflammé que sans suite. Je crains que là ne soit la vraie origine de notre désaccord. Toi resté jeune ado jetant sa gourme et moi de plus en plus vieillard au coin de l'âtre. Tu vas chercher la" bolchévisation des années 20" et le "programme de la résistance" - allusions fines sans doute à ma généalogie politique que d'autres récemment ont trouvé aussi intelligent de faire. Allez, encore un effort et nous en serons aux volontaires de l'An II : levée en masse, pieds nus, et sus à Meirieu, à l'ERT et à tous les méchants ! Debout la République !
Et voilà même que tu endosses la défroque du petit père des peuples : "Le Vatican-slecc, combien de divisions ?"
Laisse-moi sourire - avec sympathie - devant cette débauche verbale.
Le GRIP et Slecc, tu as raison de le dire, c'est très peu de gens. Quelques énergies perdues dans la masse et ramant à contre-courant. Et de ce point de vue je comprends d'ailleurs assez mal l'énergie que tu déploies contre eux.
Mais enfin, tu dois avoir tes raisons : quelque chose comme une stratégie gagnante. Je t'en prie, ne nous fais pas attendre davantage. Expose-là.
Cordialement.
GM
Ecrit par : guy morel | 24 novembre 2008
"Le Vatican-SLECC, combien de divisions ?"
Vous n'en aurez aucunes. Bravo et continuez, pour les enfants.
Ecrit par : carole | 25 novembre 2008
Plutôt faux, à mon avis, même si les différences peuvent varier en fonction de la provenance des élèves "bourgeois" (idem pour la culture, du reste).
Certains lycées proposent un programme scientifique qui va bien au-delà du programme de base.
Ecrit par : yann | 24 novembre 2008
Ecrit par : Aristote | 24 novembre 2008
Pia, pia, pia...
Comparez donc le coût par heure de travail, et vous aurez une idée plus juste de la situation.
Ecrit par : yann | 24 novembre 2008
Une fois n'est pas coutume, d'accord avec Yann.
Ecrit par : carole | 25 novembre 2008
Un mot sur la masterisation.
A la fac, c'est vraiment le gros "merdier". Personne ne sais rien et on sais tous que ca va s'appliquer dans 9 mois.
Cette semaine, nous passons en soutenance sur une matiere intitulée "Connaissance du milieu professionnel"
Cette matière vise à se poser des questions et aller se renseigner auprès de professionnels pour répondre à nos problématiques sur un métier.
Cela permet d'etre au courant des voies à suivre.
Ecrit par : Meryl Perreard | 25 novembre 2008
9 mois, cela vous laisse le temps.
Bon, je file.
Ecrit par : carole entre 2 vols (temps à perdre) | 25 novembre 2008
Mais là où les bras m'en tombent, c'est quand je comprends que M. Antibi est professeur d'université en mathématiques ! Je croyais que c'était un littéraire.
Ecrit par : Francis Penin | 24 novembre 2008
Bien sûr, c'est certain, les littéraires ont le privilège de la connerie...Pas un auguste scientifique dont nous ne dirons jamais assez qu'ils sont l'avenir de la nation et de l'enseignement, surtout pas un prix nobel voire même deux, ne pourrait encourager un constructivisme débridé sous prétexte de susciter la curiosité scientifique. C'est vraiment un truc de littéraires avec leurs esprits faux. (Comment réactiver une guerre d'un autre âge?)
J'aime bien aussi les leçons de la dame patronnesse Carole, tout y est pour tirer la petite larme; on se croirait presque dans l'instit (à non, pas dans l'instit, cette odieuse série de fonctionnaires nantis), ou plutôt dans le département fiction de TF1.
Bref, d'humeur masochiste au réveil, je me suis demandé : où pourrais-je me faire insulter à peu de prix? Il suffit de faire un tour dans les commentaires du blog de JPB.
Au demeurant, la note est vraiment très intéressante; mais elle laisse l'enseignant sur sa faim : comment en un an arrivez-vous à une réappropriation de la langue? Je suppose que la lecture des grands textes ne suffit pas, et qu'il doit bien y avoir à un moment ou à un autre un travail sur le vocabulaire et l'expression, mais je serais assez curieux de savoir comment concrètement cela se passe.
Ecrit par : Romuald | 25 novembre 2008
"je pense qu'un bon maître peut faire des merveilles avec un programme merdique (et d'abord parce qu'il ne le respectera pas) et qu'un mauvais prof fera des ravages parmi ses élèves avec le plus merveilleux des programmes",
écrit Pedro.
Bien sûr… Mais combien de "bons" profs ? 5% ? 10 % ? Pas plus que de bons boulangers ou de bons médecins : la proportion est constante dans tous les métiers — et j'aurais tendance à dire qu'elle est naturelle.
On ne peut pas compter là-dessus pour améliorer le système, sinon comme exemples et incitateurs. Minorités agissantes. D'autant que je suis à peu près sûr, à présent, que le "vraiment bon" prof ne se fabrique pas.
Je crois en revanche que l'on peut forger des profs acceptables, qui non seulement ne feront pas de dégâts, mais alimenteront le désir de savoir. Ma fréquentation des forums de profs (néoprofs, par exemple, où comme le disait John hier, il y a des choses fort intéressantes) m'incite à penser que la plupart de nos collègues, particulièrement les jeunes qui sortent d'un système constamment macabre, purs produits qu'ils sont de l'apocalypse molle de la réforme Jospin (1989), sont améliorables, pourvu qu'on leur donne de l'aliment. Et là, la question des programmes et des méthodes devient primordiale. Alors, certes, on n'y arrivera pas en deux ou trois ans. Il va falloir arracher les concessions l'une après l'autre. Fabriquer de sprogressions, comme dit le GRIP, aussi solides et maniaques que possible. On ne travaille pas seulement pour les meilleurs, Pedro, on bosse aussi pour tous les autres.
Allez, bonne journée à tous…
JPB
Ecrit par : brighelli | 25 novembre 2008
Polyxene a écrit : "Ah, vous croyez que les entreprises subventionnent les IUT ? Si seulement, mon pauvre ami, si seulement !
...
Les IUT forment encore un peu la culture des étudiants, c'est "la prépa des classes modestes", alors franchement, jeter l'opprobre sur les IUT en leur reprochant de l'argent qu'is n'ont pas, c'est idiot !"
Et la taxe professionnelle ?
Quant à la "prépa des classes modestes" et tout le violon que vous nous jouez, on frise l'imposture. Vous devriez d'ailleurs plutôt réclamer un rattachement au ministère des affaires sociales...
Le positionnement des IUT est fondamentalement ambigu puisqu'un diplome à bac +2 est en France la garantie d'une stagnation salariale dans un statut de non cadre. D'où l'inflation des "continuants" en licence", masteres pros, etc.
Ah, être universitaire sans l'être...
Ecrit par : dugong | 25 novembre 2008
D'après une étude heuristique plutôt insipide, Polyxène serait une princesse de l'Aube qui a mal fini (fixée par Néoprène).
D'autres la tiennent comme une native germano-platine.
Quand la Lune nous montre sa face cendrée, c'est d'Hécube que vient l'explication.
Ecrit par : dugong | 25 novembre 2008
Pendant ce temps, au PS, on récole.
C'est dire que savoir compter
sert même aux pédagols.
Car pintade domptée
provoque la rigole.
Ecrit par : dugong | 25 novembre 2008
"Comment en effet formerait-on de bons maîtres avec de mauvais programmes - donc de mauvais manuels, soit dit en passant puisque les éditeurs suivent les programmes ?
Par exemple, comment un maître qui n'a pas appris, étant élève, à faire une division, parviendrait-il à enseigner la division ?
GM"
Ecrit par : guy morel | 24 novembre 2008
Peut-être simplement parce que, parfois, dans les instituts de formation, on sait aussi contourner les programmes.
Ecrit par : Christophe Sibille | 25 novembre 2008
Enfin des aveux : CS pratique la division.
Ecrit par : dugong | 25 novembre 2008
Peut-être simplement parce que, parfois, dans les instituts de formation, on sait aussi contourner les programmes.
Ecrit par : Christophe Sibille | 25 novembre 2008
"Parfois" en effet, ce qui signifie que toutes les autres fois on ne les contourne pas.
GM
Ecrit par : guy morel | 25 novembre 2008
Question mobilisation du personnel des IUT. Ce ne seront pas mes anciens professeurs qui feront grêve. Nos programmes sont trop lourds pour se permettre d'aller manifester ( parole d'étudiant et de prof ).
On vise la réussite au travers de notre DUT, pas l'encroutement comme malheuresement c'est le cas a la fac.
Ecrit par : Meryl Perreard | 25 novembre 2008
Là, franchement, pour le gouvernement actuel, affaiblir les IUT, c'est se tirer une balle dans le pied. Les étudiants sont en général peu remuants politiquement et leur principal souci est de s'intégrer à la société telle qu'elle est et de gagner leur vie le plus rapidement possible.
L'ouverture d'esprit et les connaissances générales sont relativement limitées. J'ai des gens comme ça dans ma famille ; impossible d'avoir la moindre discussion de fond ; ils votent évidemment N. Sarkozy les yeux fermés, sans états d'âme.
J'ai appris à vivre avec au fil des années, puisque, comme on dit justement (bien qu'un peu bêtement) "il faut de tout pour faire un monde".
Bon, maintenant j'attends le retour de bâton, mais je sais de quoi je parle et la "condescendance" vis-à-vis de celui qui a fait six d'études après le bac, qui est "cultivé" (à quoi ça sert ?), mais qui n'a pas très bien su se débrouiller dans la vie et qui ne gagne que dans les 2000 euros par mois en fin de carrière, je connais et j'en ai souffert sans jamais pouvoir le dire, sauf aujourd'hui sur ce blog.
Dixi !
Ecrit par : Robin | 25 novembre 2008
Meryl Perreard a écrit : "On vise la réussite au travers de notre DUT, pas l'encroutement comme malheuresement c'est le cas a la fac."
"Personne ne sais rien et on sais tous"
"Nôtres responsable de formation n'est en aucune mesure de nous éclairer"
"Quel idée de passer à un Master 2 quand on a qu'une passion"
etc. ad nauseam.
Réussite d'autant plus éclatante que le (ou la ?) Méryl semble s'y connaître question orthographe, grammaire et qualité d'expression.
Ecrit par : dugong | 25 novembre 2008
Selon son enquête, "95 % des enseignants répondent que «la constante macabre existe»,
Ecrit par Guy Morel (24 novembre 2008)
C'est absolument impossible! On nage en plein délire! Il faudrait voir quel genre d'"enquête"! Tout est cousu de fil blanc. Scandaleusement!
Ecrit par : Jean | 25 novembre 2008
@Jeremy
ERT : European Round Table of Industrialists
Je vous mets un lien dans le post suivant.
GM
Ecrit par : guy morel | 25 novembre 2008
Merci, Catmano, de votre réponse.
De plus, vous maniez la novlangue avec une rare dextérité.
Vous faites la pige à celle des IUFM.
Merci à Carole pour son témoignage. L'écriture est très importante, et est rarement enseignée correctement de nos jours, (sauf dans les programmes SLECC), et ce n'est pas d'aujourd'hui : il suffit de faire un peu de soutien scolaire en collège pour s'en rendre compte.
Dans les premières années de la scolarité, (GS, CP) les enfants doivent très souvent écrire sans lignage.
Madame Liliane Lurçat a écrit un livre sur ce sujet :"Savoir écrire pour savoir lire".
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 25 novembre 2008
ERT : un lien assez bienveillant
http://www.cafebabel.com/fre/article/11242/lert-mere-de-tous-les-lobbies.html
Ecrit par : guy morel | 25 novembre 2008
ERT : un lien moins bienveillant
http://assoreveil.org/ert.html
Ecrit par : guy morel | 25 novembre 2008
"Grève des notes dans l'enseignement agricole"
Eux savent qu'on ne peut récolter que ce qu'on a pris la peine de semer...
Ecrit par : dugong | 25 novembre 2008
Meryl Perreard est probablement issue de la perfide Albion??
Soyez indulgents.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 25 novembre 2008
En lycée, on entre dans la période des conseils de classe.
Je sens que des syndicats vont faire un appel à la grève des notes juste après...
Ecrit par : dugong | 25 novembre 2008
Les titres de Bentolila sont aussi légers que ceux de Meirieu.
Petit rappel.
Bentolila (suite)
Le rapport Bentolila sur la grammaire: info ou promo?
Rappel des épisodes précédents
France-Inter 29 novembre 2006 ; journal de Nicolas Demorand
Nicolas Demorand recevait ce matin Alain Bentolila, à propos de la remise au ministre de l’éducation nationale Gilles de Robien, de son rapport sur l’enseignement de la grammaire. Cet auteur, familier parisien des radios et des télés, est venu énoncer à France Inter quelques banalités et une ou deux sottises, comme par exemple que « pallier » (transitif, ce qui est la norme) avait définitivement remplacé, dans l’usage ordinaire, « pallier à » qui est, sur ce point fautif !
On peut juger par là des qualités d’observateur de l’auteur pour les faits de langue. Notons au passage que, dans cette émission, l’intervention de Bernard Guetta a été bien plus pertinente et intéressante que celle du prétendu spécialiste.
Mais le problème est ailleurs.
Il est d’abord et surtout dans le fait qu’Alain Bentolila qui enseigne à Paris V, est surtout employé depuis des décennies par les éditions Nathan et que tout le monde le sait, sauf le cabinet du ministre de l’éducation nationale.
Sans doute n’est-il pas employé administrativement par Nathan, pour éviter des problèmes juridiques et statutaires (les règles du cumul dans la fonction publique le lui interdisent) et fiscaux (la rémunération par les droits d’auteur permet de contourner le problème, avec en outre de notables avantages fiscaux), mais l’usage permanent d’un bureau et la simple observation des activités de l’intéressé suffisent à établir les faits.
N’est-il pas étrange que le ministre confie à l’employé occulte d’un éditeur de manuels un rapport sur une réforme qui, si elle a quelques suites, conduira inévitablement à une production massive de manuels scolaires (marché captif juteux, puisque les livres pour le primaire sont en général fournis par les écoles) ?
Les activités passées d’A. Bentolila au service de Nathan auraient, en outre, dû détourner d’un choix si étrange. En tant que responsable de collections chez Nathan (c’est là sans doute sa seule fonction officielle dans la maison, même s’il s’en fait souvent le VRP), A. Bentolila a produit et continue à produire et à faire vendre, pour cet éditeur, les méthodes globales puis semi-globales d’apprentissage de la lecture ( ces dernières ne valent guère mieux que les premières aux yeux des cognitivistes qui ont étudié le processus neuronal de la lecture).
Ayant par là contribué fortement à créer l’illettrisme en France, A. Bentolila s’applique désormais à le dénoncer et sans doute Nathan va-t-il bientôt mettre sur le marché des méthodes et des produits dérivés pour « pallier » les méfaits causés par les méthodes antérieures.
Tout cela fait marcher le commerce des uns et des autres. Mais comment les conseillers du ministre ont-ils pu lui suggérer de confier un tel rapport à quelqu’un qui, en outre, n’a aucune compétence particulière dans ce domaine, comme le montre le rapide examen de ses travaux scientifiques dont le nombre et l’étendue sont modestes ?
Il ne manque pas pourtant en France, sur ces questions, de spécialistes reconnus, à qui on aurait sans doute pu demander ce travail, au lieu de préparer par là une prochaine campagne de promotion des futurs ouvrages de grammaire scolaire que ne manqueront sans doute pas de produire, sous la direction d’Alain Bentolila, les éditions Nathan.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 25 novembre 2008
Message à relayer et à diffuser, bonnes âmes.
En plus, c'est ludique : il faut cliquer sur un lien : plus l'on est nombreux à cliquer, plus le lien est mis en évidence sur le site et plus de gens peuvent lire l'article et s'informer. Alors, remuez et musclez votre index, c'est pour la bonne cause.
Ca parle de réforme des concours, as usual.
http://www.fabula.org/actualites/article27182.php
Voilà, en plus, ils touchent même aux IUT, et vont s'attaquer aux prépas (cf. le rapport sur le site de SLU préconisant la fonte des prépas dans les facs, et la réforme du lycée qui va fragiliser la transdiciplinarité desdites prépas)...
Jusqu'où pourra-t-on tolérer cela????!!!!
Ecrit par : Fabien | 25 novembre 2008
" Cette complicité entre les politiques de gauche et lers pédagogistes, je l'ai perçue il y a bien longtemps, et elle me navre au point que je ne pourrai plus voter socialiste;" (Francis Penin)
C'est exactement mon cas.
Au fait, on dit bien un, et pas une IUT? C'est bien l'abréviation de " Institut universitaire de technologie ? Je m'informe parce que dans un des posts précédents le sigle était constamment employé au féminin.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 25 novembre 2008
Fabien a écrit : "la réforme du lycée qui va fragiliser la transdiciplinarité desdites prépas"
Cher lobbyiste, pourriez vous préciser ce que vous entendez par là SVP ?
Ecrit par : dugong | 25 novembre 2008
Parenthèse anecdotique.
A l'école primaire rurale de mon enfance dans les années 55, on découpait la tarte dessinée par le maître au tableau noir pour étudier les fractions. On les réduisait, on les multipliait, on les divisait, on les réduisait au même dénominateur commun pour les additionner. C'était chouette car je pensais à la bonne tarte aux pommes ou aux mirabelles que ma mère confectionnait le dimanche. Et quand j'aidais ma mère à faire la tarte je pensais à la tarte du tableau noir et aux opérations de fractions. J'étais contente car à l'école comme à la maison j'apprenais des tas de choses.
Aujourd'hui c'est différent.
Lundi 17 novembre, comme chaque lundi, mon quotidien régional publie le courrier des lecteurs où sont abordés les sujets les plus divers. Une lectrice ardennaise exprime son indignation sur la condition enseignante. L'enfant roi a toujours raison, les parents tout autant et la hiérarchie ne soutient guère son personnel. Bref, l'enseignant est la personne à abattre dans de nombreux cas même si ici et là tout se passe bien.
Lundi 24 novembre. Une lettre donne son avis sur la guerre 14-18 en rappelant que cette guerre a considérablement enrichi les industriels de l'armement et cite Rosa Luxembourg : " Quand les prolétaires tombent, les profits montent." Je passe à la lettre suivante qui répond à celle du lundi précédent. On y parle du partage d'un gâteau dans une école, maternelle ou primaire, ce n'est pas précisé. Un mère d'élève a apporté un gâteau pour l'anniversaire de son enfant. La maîtresse le partage entre les élèves de la classe. L'un d'entre eux estime que sa part est plus petite que celle des autres Il en parle à sa mère laquelle écrit au ministère où un haut fonctionnaire prenant la réclamation en considération , diligente une enquête qui redescend par toute la voie hiérarchique pour arriver à la direction de l'école où l'histoire du gâteau de transforme en jus de boudin.
Cette histoire est-elle authentique ? Qu'elle le soit ou non, il va falloir draguer pour attirer les jeunes recrues désirant entrer dans la carrière.
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 25 novembre 2008
"Comment en effet formerait-on de bons maîtres avec de mauvais programmes - donc de mauvais manuels, soit dit en passant puisque les éditeurs suivent les programmes ?
Par exemple, comment un maître qui n'a pas appris, étant élève, à faire une division, parviendrait-il à enseigner la division ?
GM"
Ecrit par : guy morel | 24 novembre 2008
Par exemple en suivant les conseils avisés des membres de SLECC sur Neo-profs ou ailleurs.
On peut aussi songer à une bonne formation des néo-titulaires, ce qui aurait des effets plus massifs que le travail de fourmi. Toujours les ordres de grandeur. Et pour cela, refuser la nouvelle formation des maîtres qui abaissera encore le niveau actuel.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 25 novembre 2008
D'après Peillon, "Après le premier travail de la commission hier, il n'y a plus que quatre voix d'écart sur 135 000 votants entre les deux candidates".
Quatre voix pour un seul parti c'est encore et toujours trop.
Une suggestion que je renouvelle : a-t-on compté les militants (y compris les manchots royaux) des TAAF ?
Ecrit par : dugong | 25 novembre 2008
ANTIBI ET LA COURBE DE GAUSS
Ce que traficote Antibi, c'est en fait la fameuse courbe de Gauss qui permet à l'enseignant d'évaluer l'efficacité de son enseignement.
1- faire cours, avec leçon, explications, exercices.
2- faire un devoir pour savoir si le cours est rentré dans les têtes.
3- regarder les résultats.
Si les notes se répartissent harmonieusement sur une courbe de Gauss dont le sommet est à la moyenne ( un bon paquet entre 8 et 12, deux petits paquets, en-dessous de 8 et au-dessus de 12, vous pouvez estimer que vous n'avez pas trop mal réussi. Si le sommet de la courbe de Gauss est à 6 ou 7, vous devez penser soit que votre cours visait trop haut, soit que la majorité des élèves n'avaient pas les prérequis nécessaires pour suivre. Si le sommet de la courbe de Gauss est à 15 ou 16, vous devez vous inquiéter de votre propension à sous estimer les capacités des élèves.
Dans ces deux derniers cas, vous avez intérêt à remettre votre enseignement en cause de manière à ce que votre cours profite au plus grand nombre, permette aux meilleurs d'exprimer leurs qualités et aux moins bons de ne pas être lâchés.
Cette méthode éprouvée suppose évidemment que, année après année, l'école ait transmis quelque chose, un bagage qui permette aux élèves de suivre dans la classe où ils sont par exemple.
À défaut, la solution antibiesque s'impose : ne donner aux élèves en devoir que des exercices déjà faits moult fois ( c'est ce qui se passe au bac en maths, y compris au bac S). L'ennui est que cela ne change pas grand chose aux résultats, ce qui se conçoit puisque le taux d'échec dans l'exécution d'une tâche répétitive est ordinairement assez élevé - tout adjudant de carrière qui a entraîné de jeunes recrues à marcher au pas vous dira que la constante macabre attachée à ce type d'exercice demeure considérable en dépit des coups de gueule et des coups de pied au derrière.
Complément indispensable à la méthode Antibi et au calibrage des sujets, le traficotage des barèmes, les commissions d'harmonisation etc.
L'ennui dans tout cela, c'est que le système demeure très lourd, financièrement coûteux, producteur de grèves, de contrariétés politiques, d'affrontements idéologiques d'un autre âge.
C'est pourquoi, ayant réfléchi à la question, j'avais, il y a quelques années, suggéré que le bac fût attribué non sur épreuves, mais à l'issue d'une course de vitesse sur minitel : à la date et à l'heure indiquées, tapez 3615- examen du bac ; attribution du titre dans la limite des 80% disponibles.
Cette solution n'a malheureusement pas été retenue.
C'est dommage parce qu'elle nous aurait épargné, outre beaucoup de frais, l'ouvrage de monsieur Antibi et beaucoup d'autres considérations sur l'échec scolaire.
Ecrit par : guy morel | 25 novembre 2008
On peut aussi songer à une bonne formation des néo-titulaires, ce qui aurait des effets plus massifs que le travail de fourmi. Toujours les ordres de grandeur. Et pour cela, refuser la nouvelle formation des maîtres qui abaissera encore le niveau actuel.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 25 novembre 2008
Bonne idée que cette "bonne formation des néo-titulaires" !
Je note que dès la prochaine rentrée, les membres les plus capables du GRIP - et d'autres j'espère - seront requis à cet effet.
L'approbation du ministre, celle des syndicats et celle des divers lobbies pédagogistes est déjà acquise.
Bien à toi.
Ecrit par : guy morel | 25 novembre 2008
On ne travaille pas seulement pour les meilleurs, Pedro, on bosse aussi pour tous les autres.
Allez, bonne journée à tous…
JPB
---
En essayant de défendre une bonne formation pour les PE et certifiés nouvelle mouture, je n'ai vraiment pas l'impression de travailler pour les meilleurs. Les meilleurs, je les connais aussi : ils sont à la rue d'Ulm, en prépa agreg à la Sorbonne ou en thèse à l'EHESS. Quand ils n'ont pas tout laissé tomber pour entrer à l'ENA ou faire un PhD à Columbia ou à Stanford.
La réforme Darcos n'est pas seulement une catastrophe pour la formation des maîtres, qui seront encore plus ignorants qu'aujourd'hui. Elle va aussi provoquer un cataclysme dans les universités. Il y a encore une dizaine de jours, je pensais que seules les petites universités de province étaient menacées. Je me trompais. Ce sont de très grosses facs qui sont en train de se suicider : Bordeaux, Toulouse, Rennes, etc. Les quelques éléments positifs qui se trouvent dans la circulaire Hetzel s'avèrent inapplicables dans la pratique. En plus Pécresse et la CPU appliquent à l'Université un truc très simple, mais ravageur, qu'on enseigne dans toutes les écoles de gestion : le "management par le stress". Les profs de fac, surtout s'ils sont littéraires, ne connaissent rien à ces techniques : ils se font piéger comme des bleus.
Pour finir : en quoi faire de bons programmes pour le primaire (qui n'ont aucune chance d'être généralisés puisque cette réforme a déjà eu lieu) empêche-t-il de s'intéresser au reste du monde?
Ecrit par : Pedro Cordoba | 25 novembre 2008
Bonne idée que cette "bonne formation des néo-titulaires" !
Je note que dès la prochaine rentrée, les membres les plus capables du GRIP - et d'autres j'espère - seront requis à cet effet.
L'approbation du ministre, celle des syndicats et celle des divers lobbies pédagogistes est déjà acquise.
Bien à toi.
Ecrit par : guy morel | 25 novembre 2008
Certainement pas. C'est même le contraire. Et c'est bien pourquoi il faut empêcher ce qui se prépare.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 25 novembre 2008
Le conseil des Maîtres des divers Molochs européens veut promouvoir un Erasmus des enseignants.
Pour mieux les perdre dans la profonde forêt (sans fin)landaise ?
Un avertissement solemnel à mes collègues de maths : si on vous propose un séminaire, tous frais payés, sur l'étude du cercle polaire, renseignez vous sur le détail du programme.
Ecrit par : dugong | 25 novembre 2008
Fabriquer de sprogressions, comme dit le GRIP, aussi solides et maniaques que possible.
Allez, bonne journée à tous…
JPB
Je n'appliquais pas l'adjectif "maniaque" aux programmes. J'avais précisé : au sens psychiatrique. Et que je sache les programmes n'ont pas de psyché. Un maniaque, c'est quand un obsessionnel devient fou : ce que je dis est vrai, ce que je fais est juste, je suis le seul à dire le vrai, le seul à faire ce qu'il faut.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 25 novembre 2008
Quand plusieurs maniaques se rencontrent, ils forment une secte. Pourquoi l'Association des professeurs d'art plastiques n'a-t-elle pas signé l'Appel du 8 novembre?
Ecrit par : Pedro Cordoba | 25 novembre 2008
Certainement pas. C'est même le contraire. Et c'est bien pourquoi il faut empêcher ce qui se prépare.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 25 novembre 2008
Ce qui se prépare, comme tu dis, c'est l'arrivée de quelque chose comme un train mis sur les rails depuis longtemps et lancé à pleine vitesse. Tu veux l'arrêter ? Avec l'Appel du 8 novembre signé enfin par l'association des profs d'art plastiques ? Un peu tard. Il fallait poser les mines il y a trente ou quarante ans.
Ce train va arriver en gare, et je ne vois pas ce qui pourrait l'en empêcher.
Et si nous ne voulons pas prendre encore trente ans de retard, l'urgence n'est pas de s'agiter mais de prendre enfin le temps de réfléchir aux raisons pour lesquelles ceux qui s'autobaptisent antipédagogistes sont condamnés à regarder les trains leur passer sur le corps.
Bien à toi.
GM
ps. merci pour le lien SLECC sur RE.
Ecrit par : guy morel | 25 novembre 2008
Rectificatif : la première date indiquée est le lundi 10 novembre et non le 17. La lectrice ardennaise réagissait à propos du suicide du professeur axonnais qui s'est suicidé après sa garde à vue.
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 25 novembre 2008
ANTIBI ET LA COURBE DE GAUSS
Ce que traficote Antibi, c'est en fait la fameuse courbe de Gauss qui permet à l'enseignant d'évaluer l'efficacité de son enseignement.
1- faire cours, avec leçon, explications, exercices.
2- faire un devoir pour savoir si le cours est rentré dans les têtes.
3- regarder les résultats.
Ecrit par : guy morel | 25 novembre 2008
La courbe de Gauss nous avait été expliquée en 198O, pendant l'année de CPR ! Les IUFM n'existaient pas . A l'époque, on était déjà quelques uns à être morts de rire !
Ecrit par : Amélie | 25 novembre 2008
Pedro Cordoba a écrit :
" Les meilleurs, je les connais aussi : ils sont à la rue d'Ulm, en prépa agreg à la Sorbonne ou en thèse à l'EHESS. Quand ils n'ont pas tout laissé tomber pour entrer à l'ENA ou faire un PhD à Columbia ou à Stanford. "
Vision réductrice, assez choquante, parisiano-centrée (ah bon, on ne peut pas avoir son agreg en province? Mince! Mon diplome était donc un faux!) Ah et ils sont aussi à ULM, sutout pas à Cachan ou à Lyon, pensez-vous...
et puis ils sont aux USA, forcément, c'est toujours là que sont les meilleurs...
On peut être élitiste sans être réducteur...
Ecrit par : Fabien | 25 novembre 2008
Pour la fragilisation des prépas, je me réfère à des pensées de profs de prépas qui font le raisonnement suivant :
- fin d'un vrai multidiciplinaire avec le nouveau lycée et le futur nouveau bac.
- prépas d'essence multidisciplinaire.
- d'où : fragilisation des prépas, de leur essence même et de leur fonctionnement.
Voilà, je livre le raisonnement comme il m'a été dit. Il me parait devoir être considéré et médité...
Ecrit par : Fabien | 25 novembre 2008
Pour info, pour les non-initiés. Certaines prépas (les HK / K BL par exemple) sont déjà multidisciplinaires. On y fait des Lettres, de l'économie et des maths.
JPB
Ecrit par : brighelli | 25 novembre 2008
Seulement 1487 signatures sur la pétition du Snalc contre le lycée super-light. C'est bien triste!
(www.snalc.asso.fr)
Ecrit par : Jean | 25 novembre 2008
Réussite d'autant plus éclatante que le (ou la ?) Méryl semble s'y connaître question orthographe, grammaire et qualité d'expression.
Ecrit par : dugong | 25 novembre 2008
Je m'y attendais à la remarque. Et je n'aurai pour défense qu'un modeste vieux cheval de trait si ce n'est que j'ai écris cela à 2h30 du matin...
Vous êtes pour la majorités des enseignants, ayant suivi pour parti des études littéraires, et vous avez reçu de bonnes formations.
Je suis étudiant et je n'ai pas suivi un cursus général. Je viens tout juste de sortir de 5 ans de formation "technologique" ou l'expression est une des dernières des préoccupations.
Je trouve navrant que quand un jeune essai de s'exprimer sur un espace de discutions tel que celui ci, on va le casser car il n'a pas de culture dans sa peau, de littérature, d'expression.
Oui je n'en ai pas de la culture et compagnie. Et alors ? Ainsi seul les HPK ont le droit de s'exprimer sur ce blog ? On rejette les autres en leurs mettant au fait qu'ils sont nul.
C'est que j'avais fait un effort tout de même dans la rédaction.
Moi je m'estime content. Je ne vous dirait pas que je suis dyslexique car bien entendu ceci est de la pure foutaise pour vous. J'ai reçu une formation d'une ecole "élitiste" des Alpes maritimes. Malheureusement j'ai toujours peiné sur l'expression ( Qu'on ne me parle pas de méthode globale j'ai pas connu ). Alors que j'avais un niveau médiocre, j'ai finis pas quitter cet enseignement pour des etudes qui me passionnent et me motivent et aujourd'hui même je termine mon grand écart en entrant à la faculté, motivé par un désir d'apprendre.
Voila ce qu'est pour moi la réussite. Parce qu'elle est unique pour chaque personnes, et parce qu'elle dépend de la hauteur ou on a placé sa carotte.
A l'IUT, pour certains la réussite, c'est d'intégrer une école d'ingénieur de bon niveau. Quand on a suivit un cursus STI, c'est une grande réussite.
Pour d'autres c'est l'acces à l'IUP ou a la faculté. Quel réussite de passer d'un enseignement technique à une licence de physique par exemple avec pour motivation de faire de la recherche.
Et enfin c'est l'acces à un emploi pour une autre partie. Ils ont fréquentés les ZEP. Ils ont eu un bac Techno, ils ont tout donné en IUT et on leur offre un emploi en sortie qui est tout de même bien mieux que faire la sécurité dans les station de métro de Toulouse.
Nous ne courons pas après le même lapin. Ou alors je m'en suis trouvé un autre car je n'avais pas le gabarit afin de franchir la porte qu'il venait d'emprunter.
Je voudrais enfin parler de la jeunesse ellitiste.
M. Brighelli apprend l'art de la drague afin de s'en approcher.
Mais personnellement, quand je les observe, je suis bien content d'etre comme je suis, dans ma formation universitaire, avec les gens qui ne vivent pas de débauche et qui de toute manière ne jouent que par copinage
Et tant pis si je n'ai pas leur culture, je suis bien heureux.
Faut vous mettre dans à l'idée que l'élitisme nous écœure.
Pourquoi je suis la ?
Parce que j'ai peur pour les génération qui me suivent. Je les voient échouer de tout les cotés. C'est vraiment grave.
Je ne voie que trop de cas d'orientation en CAP.
Si j'ai opté pour sarkozy, ce n'est pas les yeux fermés comme m'en accuse Robin ( Je pousse un peu loin car je ne parlerai que mon cas ). C'est parce que c'est la seul personne présidentiable qui a compris l'urgence de travailler sur l'éducation.
Lorsque Mme Royal n'avais que pour seul discours la division par 2 des classes sans parle un moindre mot du fait de devoir augmenter le nombre de professeurs, j'ai fait mon choix.
Et puis ... Un peut de remise de respect comme le souhaitais notre président ne ferait pas de mal. Cela a très bien fonctionné et quand on a cherché l'horizontalité et non la verticalité, cela donné une palme d'or.
C'est bien trop lourd l'or pour nager dans la soupe de l'éducation !!
Ecrit par : Meryl Perreard | 25 novembre 2008
""Parfois" en effet, ce qui signifie que toutes les autres fois on ne les contourne pas.
GM"
Ecrit par : guy morel | 25 novembre 2008
Guy, on a (quand même un peu) les libertés qu'on se donne. Ce n'est pas vous qui allez me contredire là-dessus!
Ecrit par : Christophe Sibille | 25 novembre 2008
Meryl Perreard est probablement issue de la perfide Albion??
Soyez indulgents.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 25 novembre 2008
J'aurai appris une expression aujourd'hui. Merci
Pour répondre à la question, il n'y a que mon prénom qui est blanc comme les falaises de Douves
Ecrit par : Meryl Perreard | 25 novembre 2008
Alors que j'avais un niveau médiocre, j'ai finis pas quitter cet enseignement pour des etudes qui me passionnent et me motivent et aujourd'hui même je termine mon grand écart en entrant à la faculté, motivé par un désir d'apprendre.
Voila ce qu'est pour moi la réussite. Parce qu'elle est unique pour chaque personnes, et parce qu'elle dépend de la hauteur ou on a placé sa carotte.
Ecrit par : Meryl Perreard | 25 novembre 2008
Très juste, Meryl, la réussite est d'abord personnelle et non sociale. Chacun doit essayer d'atteindre son propre sommet, par le versant qui lui correspond le mieux. Et je ne crois pas qu'il y ait une hiérarchie dans les réussites dès lors que les personnes sont ajustées à leur chemin de vie. Je le répète souvent à mes élèves : ne cherchez pas à être meilleurs que les autres, mais, chaque jour, meilleurs que vous-mêmes. Si les autres peuvent servir d'exemples, le modèle ne se peut trouver qu'en soi-même (au sens qu'il s'agit de se mouler dans sa propre nature).
Un océan ne rend pas davantage compte de la nature de l'eau qu'une seule petite goutte.
Ecrit par : Magister | 25 novembre 2008
"Le truc le plus énorme qu'il ait escamoté dans son raisonnement, c'est que les profs, quand ils font un devoir, se posent deux questions :
1) à quel examen je prépare,
2) quel devoir puis-je donner qui corresponde à peu près à la moyenne du niveau de mes élèves ?
On pondère les deux, en général, et il n'y a rien d'anormal à ce qu'une portion d'élèves réussisse, qu'une autre échoue, et que la majorité s'en sorte moyennement.
Ce n'est pas par goût de l'échec qu'on procède ainsi, c'est parce qu'on veut faire progresser les élèves. À quoi ça sert de leur donner des objectifs irréalistes ou démagogiques ?"
Ecrit par : sanjuro | 25 novembre 2008
C'est une évidence pour tout prof digne de ce nom, mais Entubi a-t-il vraiment enseigné?
J'ajouterai que, quand toute une classe rate son devoir, on réexplique ce qui n'a pas été compris, et on donne un autre devoir, ou, dans des cas moins graves, on modifie le barème initial.
Rien n'est plus facile d'avoir 16 de moyenne à un devoir, mais quel intérêt?
PS : j'ai retrouvé la grammaire Hamon, bien esquintée, je l'ai feuilletée, la nomenclature est parfois discutable, mais quelle mine!
Je n'ai guère envie de donner mon mail, mais JPB pourra servir de truchement. Mais dois-je offrir le bouquin à Jérémy, qui a dégainé le premier ou à celui qui prépare l'agrég?
Je vais contacter de vieux collègues, on pourra peut-être contenter les deux!
Ecrit par : retraitée | 25 novembre 2008
Vision réductrice, assez choquante, parisiano-centrée (ah bon, on ne peut pas avoir son agreg en province? Mince! Mon diplome était donc un faux!) Ah et ils sont aussi à ULM, sutout pas à Cachan ou à Lyon, pensez-vous...
et puis ils sont aux USA, forcément, c'est toujours là que sont les meilleurs...
On peut être élitiste sans être réducteur...
Ecrit par : Fabien | 25 novembre 2008
Faut prenre le temps de lire avant de s'emballer. Je parlais de "ceux que je connais". Etant à Paris, je connais des parisiens, pas des lyonnais, des aixois ou des bordelais. Je ne doute pas qu'il y ait un peu partout de très bons étudiants. Mais les parisiens, lorsqu'ils décident de partir, choisissent plutôt Columbia que Pau ou Albi.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 25 novembre 2008
Pour Fabien (suite),
En tant que membre, pendant plusieurs années, du jury de la rue d'Ulm, je peux certifier que les BL (pluridisciplinaires) sont globalement bien meilleurs dans les disciplines littéraires que les AL (littéraires purs).
Ecrit par : Pedro Cordoba | 25 novembre 2008
Je n'ai guère envie de donner mon mail, mais JPB pourra servir de truchement. Mais dois-je offrir le bouquin à Jérémy, qui a dégainé le premier ou à celui qui prépare l'agrég?
Je vais contacter de vieux collègues, on pourra peut-être contenter les deux!
Ecrit par : retraitée | 25 novembre 2008
Il y en a à vendre, pas cher, sur Amazon .
Ecrit par : Amélie | 25 novembre 2008
Entubi a-t-il vraiment enseigné?
Ecrit par : retraitée | 25 novembre 2008
"Entubi" rêve de notoriété! Comme Meirieu!
Instrumentaliser les questions pédagogiques pour se mettre en avant, obsession de ceux qui n'ont jamais eu d'élèves réels en face d'eux, ou qui se sont empressés de fuir l'enseignement.
Ecrit par : Jean | 25 novembre 2008
Pedro Cordoba, puis-je me permettre une petite rectification sur un point de détail, que Roger Felts entérinera sûrement : un maniaque, au sens psychiatrique, ce n'est pas un obsessionnel devenu fou. La manie s'observe dans la psychose maniaco-dépressive. C'est un état de surexcitation et d'euphorie extrême, qui peut s'accompagner de délire. Le contraire exact de la dépression.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 25 novembre 2008
Dites donc, dugong, vous avez enseigné ou même étudié en IUT ? Vous critiquez sans en connaître une ligne.
Le texte que cite Brighelli est l'écho d'une protestation soutenue par la CGPME et le Medef. Et même plus par la CGPME que par le Medef. Alors pour vos déductions ridicules, vous repasserez.
Et pourquoi devenez-vous aggressif ? "Quant à la "prépa des classes modestes" et tout le violon que vous nous jouez, on frise l'imposture. Vous devriez d'ailleurs plutôt réclamer un rattachement au ministère des affaires sociales..." Vous vous moquez de l'expression que j'emploie, qui correspond à une réalité (la notion de cadre intermédiaire vous semble certainement méprisable), mais vous ne dites pas en quoi les IUT ne seraient pas l'équivalent des prépas pour les classes modestes. Vous faites sans doute partie de ces gens qui considèrent que les places en écoles d'ingénieur, attribuées aux lauréats du D.U.T., sont une hérésie et une injustice.
Vous dites : "Un diplome à bac +2 est en France la garantie d'une stagnation salariale dans un statut de non cadre". Eh bien vous êtes un fiefé imbécile. Les techniciens supérieurs titulaires de D.U.T. sont des cadres intermédiaires. Votre terme de "non cadre" est d'un mépris exécrable.
Et quand vous lancez : "être universitaire sans l'être", c'est le pompon. Ca vous gène, une formation technologique universitaire ? Vous préféreriez qu'il n'y ait que des B.T.S., système qui vous paraît peut-être le seul acceptable aux côtés de la prestigieuse prépa et des voies universitaires générales ?
Répondez-moi s'il vous plaît point par point, sans vous réfugier derière des phrases à l'emporte-pièce du genre "les IUT sont universitaires sans l'être". Les enseignants en IUT sont des universitaires à part entière, idem pour les étudiants.
Ecrit par : Polyxene | 25 novembre 2008
retraitée a écrit : "Mais dois-je offrir le bouquin à Jérémy, qui a dégainé le premier ou à celui qui prépare l'agrég?"
Le mieux serait de le scanner et ensuite de le metrre à dispositon via dl.free.fr ou équivalent.
Ecrit par : dugong | 25 novembre 2008
polyxene a écrit : "Répondez-moi s'il vous plaît point par point".
Non.
Ecrit par : dugong | 25 novembre 2008
Pedro Cordoba, puis-je me permettre une petite rectification sur un point de détail, que Roger Felts entérinera sûrement : un maniaque, au sens psychiatrique, ce n'est pas un obsessionnel devenu fou. La manie s'observe dans la psychose maniaco-dépressive. C'est un état de surexcitation et d'euphorie extrême, qui peut s'accompagner de délire. Le contraire exact de la dépression.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 25 novembre 2008
Merci. C'est ce que je croyais savoir, mais j'étais si terrifié à l'idée d'avoir contracté la "bolchévisation des années 1920" que je n'ai pas osé le dire.
GM ;-)))
Ecrit par : guy morel | 25 novembre 2008
Avec un léger retard par rapport au commentaire de Sylvie Huguet
@ Pedro Cordoba écrit :
« Je n'appliquais pas l'adjectif "maniaque" aux programmes. J'avais précisé : au sens psychiatrique. …Un maniaque, c'est quand un obsessionnel devient fou : ce que je dis est vrai, ce que je fais est juste, je suis le seul à dire le vrai, le seul à faire ce qu'il faut.…Quand plusieurs maniaques se rencontrent, ils forment une secte.… »
Je suis au regret de dire que même les Universitaires qui savent ce qu'est une véritable élite, devraient revoir leurs bases quand ils s'intéressent au vocabulaire psychiatrique et la première chose qu'ils devraient retenir, c'est que ce vocabulaire est aussi fou que les malades qu'il est censé désigner.
Le “maniaque” dans le sens courant, c'est le petit obsessionnel psychiatrique qui a ses habitudes, ses manies, son amour de l'ordre et du rangement, sa méticulosité pointilleuse et à forte consommation d'énergie.
Le “maniaque” au sens psychiatrique, c'est un état d'excitation plus ou moins important avec parfois passage à l'acte, euphorie agressive et violence, dépenses inconsidérées, hyper activité non productive, insomnie, fuite des idées avec pensée du type coq à l'âne, etc. L'état maniaque se présente assez souvent en alternance avec une dépression sérieuse, c'est l'état maniaco-dépressif. À bas-bruit, c'est l'état cyclo-thymique où en phase hypo-maniaque, le sujet passe pour un joyeux drille.
En aucun cas un maniaque n'est un obsessionnel qui devient fou. D'ailleurs, un obsessionnel devient rarement fou (dans le sens de perdre le sens du réel). Quand un obsessionnel décompense, le garçon hyper rangé qu'il était, devient complètement bordélique : il n'a plus la force de mettre en ordre dans la réalité, l'hyper ordre qui règne dans sa tête… D'où le bordel…
Quant à ce que Pedro Cordoba appelle un raisonnement d'obsessionnel devenant fou : « ce que je dis est vrai, ce que je fais est juste, je suis le seul à dire le vrai, le seul à faire ce qu'il faut. », c'est en fait un raisonnement typique de paranoïaque. Le rationalisme morbide est un des traits spécifiques du génie paranoïaque
La frontière entre le grand obsessionnel et le petit paranoïaque étant plus flou que le mur de Berlin (quand il existait) et les obsessionnels étant de grands raisonneurs ils leurs arrivent parfois de succomber au rationalisme morbide. Mais c'est moins caractéristique de l'obsessionnel que du parano…
Ceux qui ont su pénétrer dans beaucoup de mes textes ont pu s'apercevoir que j'étais un grand raisonneur et pourront faire le lien avec un de mes traits de personnalités :je suis, et oui, un petit obsessionnel… Mais ils trouveront rarement des traces de rationalisme morbide : je ne suis pas parano. (ouf !). J'espère que les correctifs que j'ai apportés au vocabulaire psychiatrique des commentateurs de ce blog ne me vaudront pas l'accusation que je les traite de “parano”.
J'espère que lorsque Pedro Cordoba s'est lancé dans une grande polémique sur l'inexistence des races, ses références étaient meilleures que celles de son vocabulaire psychiatrique.
Ecrit par : Roger Felts | 25 novembre 2008
À titre complémentaire : ne pas confondre le délire PARANOÏDE qui est le délire du schizophrène non organisé, non structuré, et le délire PARANOÏAQUE qui est un délire apparemment rationnel, organisé et structuré.
Exemple convainquant : Christophe Sibille n'a pas plus de délire paranoïaque que de manifestations paranoïde… CQFD…
Ecrit par : Roger Felts | 25 novembre 2008
mais vous ne dites pas en quoi les IUT ne seraient pas l'équivalent des prépas pour les classes modestes.
Ecrit par : Polyxene | 25 novembre 2008
Tout simplement parce que rien n'interdit aux "classes modestes" d'accéder en prépa. A part l'ambition ou le niveau.
Et ne parlez pas de pognon, ou de codes culturels. On est toujours le plouc de quelqu'un.
Exemple : une jeune fille de bonne famille, toute petite notabilité d'une ville rurale d'un département où les amis de Pedro Cordoba ne vont surtout pas, qui se retrouve dans une grande prépa de grande ville de province, se trouve complètement larguée aussi bien au niveau des codes culturels que du niveau scientifique.
Quand elle parvient, avec ses petits camarades, à intégrer une grande école d'ingénieurs dans une beaucoup plus grosse ville de province, crac, revanche : les copains sont tout aussi ploucs qu'elle !
Et ça leur fera pareil quand ils iront à Columbia...
Ecrit par : yann | 25 novembre 2008
@bolchévisation
Au cas où cela intéresserait quelqu'un :
http://search.marxists.org/francais/inter_com/1926/ic_1926.htm
GM
Ecrit par : guy morel | 25 novembre 2008
Merci Yann.
Moi, je n'en peux plus...
Ecrit par : dugong | 25 novembre 2008
Carole, je suis navré que vous soyez obligée d'être d'accord avec moi ;o)-
Mais n'en abusez pas, vous allez me déconsidérer aux yeux de tous...
¢[:o))-
Ecrit par : yann | 25 novembre 2008
retraitée a écrit : "Mais dois-je offrir le bouquin à Jérémy, qui a dégainé le premier ou à celui qui prépare l'agrég?"
Le mieux serait de le scanner et ensuite de le metrre à dispositon via dl.free.fr ou équivalent.
Ecrit par : dugong | 25 novembre 2008
Bonjour les radins ! ça ira plus vite de le commander sur Amazon :13 €
Ecrit par : Amélie | 25 novembre 2008
Christophe Sibille n'a pas plus de délire paranoïaque que de manifestations paranoïde… CQFD…
Ecrit par : Roger Felts | 25 novembre 2008
Finalement, il est normal le concasseur de Chamonix ?
Ecrit par : Amélie | 25 novembre 2008
Merci, dugong, d'avoir répondu aussi précisément à ma question sur le mépris que vous avez envers les IUT. Je ne pensais pas que vous l'avoueriez et l'assumerez aussi cruement.
Yann écrit : "rien n'interdit aux "classes modestes" d'accéder en prépa. A part l'ambition ou le niveau."
Yann ne pense peut-être pas que tout le monde n'a pas le niveau pour aller en prépa. Et qu'il faut bien des établissements pour s'occuper de ces étudiants-là. Et que bizarrement, les élèves qui s'en tirent le moins bien sont issus des classes modestes.
Je ne m'attendais pas à ce qu'on tape ici sur les IUT. Ni qu'on les accuse de faire le jeu du Medef. C'est surprenant, et contre-productif.
Ecrit par : Polyxene | 25 novembre 2008
Je précise : Yann ne pense peut-être pas que tout le monde n'a pas le niveau pour aller en prépa. Et que tout le monde n'a pas forcément l'ambition d'aller en prépa.
Et pourtant, il faut bien des cadres intermédiaires, non ? Les services vétérinaires ne font plus appel aux laboratoires d'analyses ? Un laborantin leur suffit ?
Ecrit par : Polyxene | 25 novembre 2008
Ce serait une drôle de société que celle où il y aurait les prépas d'un côté et les BTS de l'autre. Et au milieu, les sortants des voies générales de l'Université, qui vont s'inscrire en masse au chômage.
Il manque juste 150 00 étudiants. Mais ils font le jeu du Medef, n'est-ce pas Dugong ?
Ecrit par : Polyxene | 25 novembre 2008
La courbe de Gauss nous avait été expliquée en 198O, pendant l'année de CPR ! Les IUFM n'existaient pas . A l'époque, on était déjà quelques uns à être morts de rire !
Ecrit par : Amélie | 25 novembre 2008
Bref, nous nous gaussons, Amélie
A propos d'Hamon , la grammaire, pas le PS
1 Je n'ai plus de scanner.
2 C'est écrit trop petit, il y aurait trop de boulot pour le correcteur.
Carole, je ne sais pas où se trouve le collège dont vous parlez, mais dans celui que j'ai fréquenté jusqu'il y a peu, TOUS les profs de maths faisaient des cours, des devoirs communs, et, souvent, du soutien bénévole aux plus faibles.
Vous devez vraiment être mal lotie!
Ecrit par : retraitée | 25 novembre 2008
Polyxene, prépas et IUT ne forment pas à la même chose.
Même si quelques places sont réservées, l'IUT n'est pas la meilleure voie pour devenir ingénieur.
Il y a donc bien une différence d'ambition, dans tous les sens du terme. Manque d'ambition sociale ou professionnelle, peur du rythme de travail, peur de l'échec, désir de pratiquer un métier de technicien, sans recherche de responsabilités, désir (ou besoin financier) d'intégrer au plus vite le monde (merveilleux) du travail. Etc.
Ce n'est pas forcément péjoratif.
Et quant au niveau, certains IUT sont bien plus sélectifs que certaines "petites" (mais honorables) prépas : je pense à une d'entre elles, dans une des petites villes que Pedro méprise, où le rythme de travail n'est pas celui des grosses prépas de la grosse ville voisine, mais qui a de bien corrects résultats malgré tout.
Y compris (et surtout), avec des élèves "modestes" (et pompon).
Ecrit par : yann | 25 novembre 2008
Et pourtant, il faut bien des cadres intermédiaires, non ? Les services vétérinaires ne font plus appel aux laboratoires d'analyses ? Un laborantin leur suffit ?
Ecrit par : Polyxene | 25 novembre 2008
Messages croisés.
Il en faut. Mais la modestie n'est pas la raison.
Ecrit par : yann | 25 novembre 2008
Pour parler plus crûment : le discours de gôche sur la modestie, ça va un peu.
Modeste ou pas, le système français permet encore de s'en sortir si on se tire les pouces du cul.
S'pas, Carole ? ;O))
Ecrit par : yann | 25 novembre 2008
Tout simplement parce que rien n'interdit aux "classes modestes" d'accéder en prépa. A part l'ambition ou le niveau.
Et ne parlez pas de pognon, ou de codes culturels. On est toujours le plouc de quelqu'un.
Exemple : une jeune fille de bonne famille, toute petite notabilité d'une ville rurale d'un département où les amis de Pedro Cordoba ne vont surtout pas, qui se retrouve dans une grande prépa de grande ville de province, se trouve complètement larguée aussi bien au niveau des codes culturels que du niveau scientifique.
Quand elle parvient, avec ses petits camarades, à intégrer une grande école d'ingénieurs dans une beaucoup plus grosse ville de province, crac, revanche : les copains sont tout aussi ploucs qu'elle !
Et ça leur fera pareil quand ils iront à Columbia...
Ecrit par : yann | 25 novembre 2008
L'idée que les enfants des classes franchement défavorisées accédaient aux prépas dans un âge d'or antérieur m'a toujours paru faux. Un petit nombre, tout petit, petit, d'enfants d'ouvriers, oui, mais souvent ceux qui appartenaient à "l'aristocratie" ouvrière.
Complètement d'accord avec la seconde partie de votre message, Yann.
La grande bourgeoisie marseillaise ou d'ailleurs n'est sûrement pas prête à laisser ses fifilles frayer avec les banlieusards d'où qu'ils soient, quand bien même ils auraient acquis les codes culturels ad hoc. D'abord, parce que la culture n'a plus cette aura qu'elle avait il y a quelques années et qu'elle ne sert plus de clé comme jadis...
Ensuite, parce que les trois quarts de la bonne bourgeoisie s'est toujours fichue éperdument de la culture et qu'elle ne donne en mariage ( donc pour les choses sérieuses) ses donzelles qu'à celui qui a des arguments financiers sérieux ou un papa" tout doré".
Après, cela n'empêche pas les fifilles d'avoir des amourettes avec qui elles veulent tant que cela n'engage à rien.
On sait aussi qu'en période de crise économique la perméabilité entre les groupes sociaux se fait de moins en moins bien. Il y a repli généralisé. Bien sûr, il y aura toujours le contre-exemple qu'on voit rarement dans la vie mais beaucoup dans les films ou les romans. La vie, ce n'est pas "Match Point" tous les jours ( à supposer que cela soit enviable) et plutôt de moins en moins fréquemment.
Ecrit par : Sanseverina | 25 novembre 2008
Ensuite, parce que les trois quarts de la bonne bourgeoisie s'est toujours fichue éperdument de la culture et qu'elle ne donne en mariage ( donc pour les choses sérieuses) ses donzelles qu'à celui qui a des arguments financiers sérieux ou un papa" tout doré".
Ecrit par : Sanseverina | 25 novembre 2008
C'est plus qu'évident car la bourgeoisie est née de l'argent, s'est toujours alliée à l'argent et demeure soluble dans l'argent. La culture ne lui est qu'un ornement, quand elle s'en affecte, c'est-à-dire un faire-valoir, un peu comme jadis, quand elle se piquait d'aristocratie.
Ecrit par : Magister | 25 novembre 2008
L'IUT n'est pas la meilleur voie pour accéder en école d'ingénieur, c'est certes un fait.
Mais L'IUT permet tout de même d'y accéder de 2 manier :
La première a déjà été relatée, c'est à dire des places pour les majors. Concrètement, si je prend l'exemple de mon IUT :
1er à de rares occasions : SUP'ELEC
Du 1er au 3 eme : INSA, ENSEEIHT...
Du 20 eme au 50 eme : CESI ( école d'ingé par alternance )
( à noter que entre les 5 eme et 25 eme on choisis la voie de l'IUP qui a de tres bons résultat, pour certaines )
La seconde solution : Compléter avec une année de Math-Spé
Cela s'appelle classe ATS. C'est une année de prépa réservé aux étudiants sortant de BTS et DUT.
Une année de remise à niveau intensive dans les matières générales ( Math, Physique, Francais ... )
En fin d'année, on passe des concours, réservés aux classes ATS. C'est en faite un concours parallèle aux concours CPGE et qui permet d'intégrer les mêmes écoles ( pas toutes les écoles j'avoue, du genre Sup'Aero, c'est impossible )
Pour accéder à cette année préparatoire, il faut être dans les 20 premiers de promo environ
Au final, avec une classe ATS, on fait une année de plus qu'une CPGE, mais avec un diplôme intermédiaire
Pour moi, la voie IUT/ATS est un très bon parcours pour un etudiants qui aurai compris plus tardivement que les autres qu'en travaillant, on peut réussir à intégrer une école d'ingénieur. On a donc une montée progressive de la charge de travail.
Un lycéen d'un quartier défavorisé, motivé, pourra, sans poursuivre un cursus général, intégrer une école d'ingénieur.
Suffit de motivation, et ca, c'est de plus en plus dur à trouver. Quand la vie est facile, on ne veut pas fournir le moindre effort. C'est le probleme de la France, face aux pays émergents. Et nous, nous suivons les etats unis dans a chute intellectuelle. On n'y peut rien
Aller dire à un collégien de ZEP que si il veut réussir, il faut qu'il en ait la hargne...
Pour moi, voila tout le probleme de fond.
Il suffit d'un déclic, d'un but.
L'idée de pouvoir draguer les filles de Hypo en est un excellent.
Pourquoi reussisiez vous ? A votre époque, le pays etait en reconstruction et dominé par les Etats Unis. Il fallait etre brillant pour s'imposer.
Voila une motivation nationaliste suffisante pour vous donner la soif de réussite.
Aujourd'hui, il se passe quoi ? Le pays sait faire face aux Etats Unis, qui eux aujourd'hui sont en déclin. Notre industrie est performante, nous envoyons des fusées dans l'espace …
On trouve tout sur internet, les jeunes peuvent discuter sans se lever du lit avec le téléphone portable.
Nous avons débarqués dans une civilisation aboutie, accomplie. Du coup pour nous, on se dit que tout est facile.
Pourquoi vouloir se tuer a la tache. De toute manière internet est la pour nous aider et nous faire passer le temps.
Nous, jeunes, en tres grande majorité, somme des "branleurs". On fait passer le temps, on essai d'apprendre juste histoire de réussir le contrôle du lendemain.
Qui donc pour nous donner un coup de pied au cul pour donner le meilleur de nous même ? Personne...
Et finalement, une nation décline progressivement.
Quand je voie la génération qui me pousse, celle qui a grandis avec internet et le téléphone portable dans la main,
j'ai peur.
Zero ambition. Zéro motivation.
Et les autres montent. Ex les pays de l'est, l'inde, la chine ( quoi que la ils commencent a faire comme nous )
Voila la valse des nations ... Ca monte et ca redescend
Les etats unis ont 20 ans d'avance. Ils ont atteint le summum et ont chutés progressivement. Aujourd'hui ils commencent a apercevoir le fond et remonter.
Nous en feront de même d'ici 20 ans
C'était ma philosophie sur l'ordre mondiale
Nous auront bon tout faire en sorte que les programmes d'enseignement soient les meilleurs possible, personne ne donnera de coup de pieds aux enfants pour réussir.
Tout ceci est exacte, à l'exception des élitistes qui eux sont obligés, pour ne pas être à l'écart de la famille. Question de tradition
Ecrit par : Meryl Perreard | 25 novembre 2008
Non, ce n'est pas un canular, le Meryl existe :
http://www.merylperreard.fr/merylperreard/Fiche_personnelle.html
Ventura peut se rhabiller...
un extrait : "Ma main a commencé de prendre la forme d’une souris lorsque j’avais six ans"
Roger !
Ecrit par : dugong | 25 novembre 2008
Qui donc pour nous donner un coup de pied au cul pour donner le meilleur de nous même ? Personne...
Ecrit par : Meryl Perreard | 25 novembre 2008
Pour faire cela, il faut une sacrée pointure et ne pas craindre de se retrouver en garde à vue (on l'est pour moins que ça). Une société hyper contientieuse, des parents doltoïsés, le pédocentrisme et le jeunisme ambiants, une éducation nationale émasculée -et j'en passe et des meilleurs- n'incitent guère à donner du nerf à la gélatine.
Ecrit par : Magister | 25 novembre 2008
"Une société hyper contentieuse"
Ecrit par : Magister | 25 novembre 2008
Suffit de motivation, et ca, c'est de plus en plus dur à trouver. Quand la vie est facile, on ne veut pas fournir le moindre effort.
Ecrit par : Meryl Perreard | 25 novembre 2008
Voilà, voilà. Nous sommes en phase.
Belle gueule, d'Artagnan !
Ecrit par : yann | 25 novembre 2008
Dites, Meryl, le gâteau à la crème devant lequel vous posez sur votre site, il est où au juste, près de Toulouse ?
Ecrit par : yann | 25 novembre 2008
Ah, non, au temps pour moi, il est en Inde. Osho ??
Ecrit par : yann | 25 novembre 2008
"Non, ce n'est pas un canular, le Meryl existe ..."
Ecrit par : dugong | 25 novembre 2008
Hem Hem …
Que dire …
C'est du joli... Merci ...
Continu…
Pourrai tu expliquer quel est ton intérêt , Dugong d'exposer mon site internet ( et par de même ma vie personnel ) sur un blog ?
Cela ne me plaît guère.
Alors au moins, s'il te plaît, va au fond de tes pensées.
Si tu souhaite me descendre, fait le, mais il y a des règles pour cela.
Ecrit par : Meryl Perreard | 25 novembre 2008
Yann,
S'il te plaît ! je suis à la BU de ma fac ... Alors tes commentaires, je suis mort de rire. C'est pas sérieux ca. Il y en a qui travaillent derrière moi !
Merci pour la gueule de D'artagnan ;-) On va dire que c'est un devoir de mémoire ( comme l'aime notre président ) envers la littérature de Dumas, que j'accomplis.
Pour le gâteau, bravo !! :-P J'ai pas mieux.
Disons qu'on a tout besoin, un jour ou l'autre, de se recentrer sur soi-même par un voyage...
Ecrit par : Meryl Perreard | 25 novembre 2008
"Si tu souhaite me descendre, fait le, mais il y a des règles pour cela."
Au sabre ou à la clé de 12 ?
Ecrit par : dugong | 25 novembre 2008
Meryl, j'ai visité votre site. J'aime votre allure et votre troisième devise : "Se respecter sois même, c’est respecter les autres." C'est une clef. En effet, il ne sert à rien d'essayer d'inculquer à des brutes le respect d'autrui avant même de les amener à se respecter eux-mêmes et donc, en quelque sorte, à s'aimer. Mais comment ? C'est là que joue votre première devise "vivre l'instant présent", que je retournerais pour l'appliquer au premier devoir parental d'éducation : être présent à l'enfant (qui, quant à lui, vit véritablement l'instant présent, au sein duquel tout se détermine). Un enfant aimé, c'est-à-dire auquel on est présent, développe naturellement le respect de lui-même et par extension celui d'autrui.
Ecrit par : Magister | 25 novembre 2008
Si tu souhaite me descendre, fait le, mais il y a des règles pour cela.
Ecrit par : Meryl Perreard | 25 novembre 2008
@Dugong, dans les règles, dans les règles !
Mince, on s'amuse ici !
GM:-)))))))
Ecrit par : guy morel | 25 novembre 2008
Roger, merci pour votre avant-dernier message qui est extrêmement clair, et où il n'y a pas un mot de trop, (à mon avis) dans les explications que vous donnez.
Mais quel besoin avez-vous d'y avoir ajouté ce dernier paragraphe où vous parlez de vous?
Ecrit par : Christophe Sibille | 25 novembre 2008
Finalement, il est normal le concasseur de Chamonix ?
Ecrit par : Amélie | 25 novembre 2008
Vous êtes une inconditionnelle du "comique" de répétition?
Ecrit par : Christophe Sibille | 25 novembre 2008
http://www.jeux-geographiques.com/Jeux-geographiques-Villes-de-France-jeux-geographiques_pageid12.html
Allez jouer à ce petit jeu et, après, revenez vous moquer des capessiens de géo ...
Ecrit par : dobolino | 25 novembre 2008
A y réfléchir de près, c'est mal de se moquer de notre Narsaucisson.
Par les temps qui courent, c'est peut-être un futur collègue...
Vision parano : on vous bombarde tuteur de l'engin...
Ecrit par : dugong | 25 novembre 2008
Pour le gâteau, bravo !! :-P J'ai pas mieux.
Disons qu'on a tout besoin, un jour ou l'autre, de se recentrer sur soi-même par un voyage...
Ecrit par : Meryl Perreard | 25 novembre 2008
Sérieux, il est où, le gâteau ?
Il faudra que j'aille voir ça.
Ecrit par : yann | 25 novembre 2008
Et bien je ne pensais pas que ma vie vous passionnerais à ce point. A se demander si … Non quand même pas ^^
Yann : Loupé pour Osho. Essai encore
Dugong et Guy : S'il vous plaît! Je vais devoir quitter la BU si ca continue. Apparemment je m'esclaffe un peut trop fort.
Magister : Ca me fait plaisir que vous ayez noté ces citations.
L'analyse que vous en tirez est vraiment intéressante.
Quand on vie l'instant présent, on ne se démoralise pas avec le passé, ni avec ce qu'il va se passer dans le futur. On met toute son énergie dans ce que l'on fait au moment même.
Le problème quand on pense au future, c'est que l'on établis des scénarios en tête. Seulement le jour ou les scénarios s'accomplissent, ils ne seront jamais comme on l'avais imaginé. Nous ne tirerons de ce moment que déception, au lieu de le voir comme un jour nouveau et d'en tirer pleinement partie.
Pour un parent, si il ne met que des attentes sur son enfant, et pense à ses erreurs, il ne verra jamais son enfant présent sous ses yeux, grandir. Et l'autre se sentira mal aimé par la suite. Ainsi répercutions il y aura.
Il y a une chose a faire attention tout de même. On ne peut pas évoluer sans avoir d'objectif. C'est a dire dans penser au futur.
Mais quel futur ? Celui de se voir riche et célèbre ? Ingénieur ? Ou bien celui de se voir réussir son contrôle du lendemain, puis son trimestre, année, diplôme ...
Si on avance en regardant trop loin, on n'a aucune conviction et motivation.
En revanche, si on avance en regardant les étapes, les une après les autres, alors on sais que la marche suivante est toute proche et on se donne la motivation de la franchir, pour avoir un nouvel objectif atteignable. Marche après marche
Une fois cet objectif dans un futur réalisable fixé. Il est nécessaire de revenir au présent pour se donner toute l'énergie pour accomplir ce que l'on fait.
Ainsi va la vie...
J'ai assisté à une conférence un jour d'un français qui a réalisé il y a 2/3 ans Paris-Tokyo en courant, sans jours de repos.
19 000 Km à raison de 80km par jours ( si je ne me trompe pas )
Croyez vous que si il était partis de paris je se disant " Je veut arriver à Tokyo" il aurait réussi ?
Imaginez vous en plein Europe de l'est en vous disant "Plus que douze milles kilomètres à courir "
Impossible.
Son objectif à lui : Courir de 2 minutes en 2 minutes " Aller. Je cours 2 minutes de plus"
Il pensais à ou il sera 2 minutes plus tard.
( Pour la petite histoire, cet homme est banquier à l'origine, a une sorte de malformation au pied et boite )
Bon. Il est temps de quitter la BU, j'ai un code de la route à passer :-P
Ecrit par : Meryl Perreard | 25 novembre 2008
Yann,
pour le gâteau :
Bangalore en Inde
Centre international de la fondation Art of Living
( "bangalore ashram" dans google)
Ecrit par : Yann | 25 novembre 2008
Roger ?!
Jamais là quand on a besoin de lui pour une urgence...
Ecrit par : dugong | 25 novembre 2008
Bon. Il est temps de quitter la BU, j'ai un code de la route à passer :-P
Ecrit par : Meryl Perreard | 25 novembre 2008
Faisons gaffe, c'est une balise du gosminé. On est épiés. D'ailleurs il l'a dit : "j'ai du monde qui travaille derrière moi".
Et puis vous avez-vu sa botte ?
Dugong, si j'étais vous, je renoncerais à la clef de 12 pour un tronçonneuse ( guide de 80 cm).
Faut pas rigoler avec des gars qu'ont un code à passer.
Ecrit par : guy morel | 25 novembre 2008
Yann : Loupé pour Osho. Essai encore
Bangalore ! Plus près que je ne croyais de mes attaches. J'irai.
Dis donc, c'est le grand écart en deux semaines !
Ecrit par : yann | 25 novembre 2008
Yann,
pour le gâteau :
Bangalore en Inde
Centre international de la fondation Art of Living
( "bangalore ashram" dans google)
Ecrit par : Yann | 25 novembre 2008
Oh, Meryl, c'est pas moi qui ai écrit ça.
Et, en plus, j'ai trouvé tout seul (gràce à glouglou, quand même)
Ecrit par : yann | 25 novembre 2008
Bonjour,
pardonnez moi tout d'abord de laisser un commentaire quelque peu hors sujet. Je suis une élève du lycée Jean Jacques Rousseau à Sarcelles. Actuellement en 1ere L, j'ai un projet à réaliser et à présenter au mois de mars prochain. Mon sujet est le suivant : Mai 1968 et l'Image. Je réalise ainsi un court métrage sur ce sujet, et contacte des personnes susceptibles d'apporter leur pierre à l'édifice. Ce serait donc un honneur pour moi de pouvoir interviewer, l'espace de quelques minutes, un ancien militant d'extrême gauche en mai 1968.
Merci d'avance pour votre réponse, qu'elle soit positive ou négative.
BRAUN Lou
Ecrit par : Lou Braun | 25 novembre 2008
C'est la journée des Trolls?
Ecrit par : TotoWeininger | 25 novembre 2008
Le problème quand on pense au future, c'est que l'on établis des scénarios en tête.
Ecrit par : Meryl Perreard | 25 novembre 2008
Contre les maux de tête, essayez le no future, version punk du carpe diem. Indémodable.
Ecrit par : TotoWeininger | 25 novembre 2008
Tout ce que je sais des IUT, je le tiens de l'expérience suivante : je postulai l'an dernier pour un poste de prag dans un IUT de province (hé oui, quand on vous dit que les temps sont durs) et parmi les raisons que j'invoquai pour expliquer ma candidature, je glissai candidement que j'aime bien les étudiants motivés et bosseurs, et là un type me coupe net la parole, se fendant d'un : "ben, c'est pas ici que vous les trouverez!"
Finalement, ils m'ont classé deuxième. Je l'ai échappé belle.
Ecrit par : TotoWeininger | 25 novembre 2008
Ce serait donc un honneur pour moi de pouvoir interviewer, l'espace de quelques minutes, un ancien militant d'extrême gauche en mai 1968.
Merci d'avance pour votre réponse, qu'elle soit positive ou négative.
BRAUN Lou
Ecrit par : Lou Braun | 25 novembre 2008
PFFF ! Ils étaient collégiens en mai 1968 ...
Ecrit par : dobolino | 25 novembre 2008
Bonsoir
Est-ce qu'une boîte de prod' anticonstructiviste veut bien contacter Meryl Perreard ?
- Un, ça nous changera de Mickaël Vendetta, mon amour perdu
- Deux, c'est une occasion unique de créer le buzz et de donner un visage athlétique et zen à la transmission des savoirs
Ecrit par : johnmarguerite | 25 novembre 2008
Je vais encore perdre un temps « fou » à cause d’une remarque totalement secondaire. C’est ainsi que de petites bifurcations plongent le blog dans des turbulences chaotiques…
Sylvie Huguet réagit normalement à ce qui lui semble, à juste titre, une hérésie terminologique. Guy Morel en profite pour accrocher son wagon au train lancé à toute vitesse qui doit me passer sur le ventre. Et Rogers Felts, trop heureux de me prendre en délit d’ignorance, savoure ce qu’il croit être une victoire a posteriori sur le thème des races.
Je suis d’abord heureux de constater que notre ami psychiatre revient aux saines distinctions du temps jadis, après avoir donné l’impression à propos de Dolto et de Pleux qu’il adoptait sans barguigner les thèses comportementalo-cognitivistes. Il se trouve que tout ce que nous dit Roger Felts, je le connais sur le bout des doigts. Connaissance purement livresque puisque je n’ai aucune expérience clinique pour des raisons évidentes. Il y a donc le champ des névroses (obsessionnelle, hystérique, phobique) et celui des psychoses (paranoïa, schizophrénie, et psychose maniaco-dépressive). A cela s’ajoute le champ des perversions : fétichisme, voyeurisme, exhibitionnisme, sadisme, masochisme, homosexualité. Je pense qu’il faut défaire le couple sado-maso et voyeur-exhibitionniste et me demande si Freud avait vraiment raison de mettre l’homosexualité dans le grand sac des perversions (vaste sujet de débat depuis plusieurs décennies mais passons). En tout cas, les pervers sont encore plus « incurables » que les psychotiques et on définit classiquement la névrose comme le « négatif d’une perversion ».
Il se trouve aussi que je me suis intéressé plus particulièrement à la cyclothymie (psychose maniaco-dépressive) pour des raisons professionnelles. Car cela renvoie à la grande théorie de la mélancolie, déjà élaborée par les médecins de l’Antiquité (avec l’hystérie, ce sont les deux seules maladies mentales connues et théorisées à l’époque). Or Platon et Aristote avaient mis en rapport la mélancolie (excès de bile noire) avec la prophétie et la poésie. Tout cela est repris à partir du XVIe et XVIIe (Burton, mais aussi les écrivains eux-mêmes) et amène à Nerval (« soleil noir »), Baudelaire (« spleen »), le premier Neruda, etc. Magnifique reprise par Benjamin à propos du drame baroque allemand (Trauerspiel) et de Baudelaire. Bref, « Deuil et mélancolie » est l’un des textes de Freud que j’utilise le plus dans mes cours sur la littérature baroque (avec de moins en moins de succès car la psychanalyse n’est plus à la mode). J’utilise moins aujourd’hui la Gradiva et, de façon générale, la théorie freudienne du fantastique (Hoffmann) parce que je n’ai plus beaucoup l’occasion d’aborder la littérature contemporaine. Mais cela m’arrive à propos de l’esthétique du grotesque (Bosch, Arcimboldo, et aussi des écrivains comme Quevedo). J’utilise enfin beaucoup « Le roman familial des névrosés » (développé et présenté par Marthe Robert). Contrairement à « Deuil et mélancolie », cela marche toujours parce que c’est toujours en prise avec le vécu des étudiants. Le cas d’Anthony (et celui des étudiants d’IUT ou des khâgnes rurales) est d’ailleurs tout à fait caractéristique.
Ayant rapidement étalé mon savoir (tout à fait rudimentaire), j’en viens à la phrase qui m’est reprochée. Elle consiste à dire qu’un névrosé (obsessionnel) peut « adopter une position maniaque ». C’était ma première formulation – et la plus juste. Elle ne traduit pas une ignorance (voir l’étalage antérieur) mais constitue une sorte de défi, ou d’invite, lancé aux psychiatres et psychanalystes. Est-ce qu’on doit se contenter des classifications classiques (répétition volontaire car le classicisme manifeste une obsession des classements) ? C’est l’un des problèmes de la psychiatrie actuelle. Roger Felts sait très bien, par exemple, que les co-cos ont « déclassé » l’hystérie malgré son pedigree millénaire. Et pourtant une amie psychiatre me disait, il y a quelques années, qu’on voyait encore dans les hôpitaux les hystériques les plus « classiques » qui soient, avec le grand arc de Charcot et tout et tout. Il y a donc toute une histoire des maladies mentales, qui frappent plus ou moins selon les époques. Les TOCS sont à la mode mais plus l’hystérie. Ce qui est à la mode aussi – et Roger Felts ne me démentira pas – ce sont les « borderline ». Autrement dit les « états limites » entre névrose et psychose. On en trouve à tous les coins de rue et ils déstabilisent les savoirs les mieux assurés. Je me demande donc s’il ne faudrait pas s’intéresser à des bordeline obsessionnel-maniaque. L’idée n’est pas vraiment de moi. Je l’ai trouvée exprimée récemment à propos de Badiou. Et c’est pourquoi, sans trop réfléchir, je l’ai appliquée au GRIP. Dans un contexte politique, donc. Il est évident que si l’on se situe dans le champ des borderline, les définitions classiques n’ont plus cours. « Adopter une position maniaque » est incompatible avec un état psychotique pur. Seuls les névrosés, et plus particulièrement les obsessionnels, adoptent des positions. De même faut-il alors découpler manie et dépression. La manie ne se traduit plus, dans ce cas, par des états d’exaltation pouvant amener au meurtre (Althusser) mais par un délire qui est plus proche de la paranoïa sans toutefois verser dans la folie des grandeurs ou le délire de persécution : borderline, quoi.
Je me demande donc (et c'est le fin mot de l'histoire) si les temps actuels, marqués par la fin de ce qui a circulé sous le nom de communisme, ne sont pas propices à des états borderline de ce type. Ceux qui n’arrivent pas à faire le deuil du communisme et qui ne sombrent pas non plus dans la folie maniaco-dépressive seraient alors prédisposés à adopter (névrotiquement) une position « maniaque » (puisque la manie renvoie, comme la dépression, à une perte au carré, perte de la perte : dans le deuil on sait ce qu'on a pedu, pas dans la mélancolie). Badiou, Morel même combat ? Voilà qui ne va pas faire plaisir à Morel. Ni à Badiou s’il lisait ce blog. Voilà surtout qui nous mène fort loin des programmes et des concours. Mais je réplique toujours quand on me met en cause. Sale habitude d’obsessionnel. Ou peut-être de maniaque, qui sait ?
Ecrit par : Pedro Cordoba | 25 novembre 2008
Ainsi répercutions il y aura.
Ecrit par : Meryl Perreard | 25 novembre 2008
En grand danger, vous êtes.
T'aider, je puis.
Bonnes relations avec les Wookies, j'entretiens.
À vos intuitions, vous fier, il faut.
De commencer vient la guerre des clones.
Ecrit par : TotoWeininger | 25 novembre 2008
Pour Lou BRAUN
Vous pourriez vous adresser à Herta Alvarez-Escudero. Tapez son nom sur Google
Ecrit par : Pedro Cordoba | 25 novembre 2008
C'est plus qu'évident car la bourgeoisie est née de l'argent, s'est toujours alliée à l'argent et demeure soluble dans l'argent. La culture ne lui est qu'un ornement, quand elle s'en affecte, c'est-à-dire un faire-valoir, un peu comme jadis, quand elle se piquait d'aristocratie.
Ecrit par : Magister | 25 novembre 2008
Oui et non, c’est aussi un ensemble de codes culturels qui demeurent, un temps, quand la fortune a disparu. Cela me fait souvenir d’une phrase de R. Camus qui observait que , de nos jours, la seul chose qui sépare un riche d’un pauvre c’est l’argent. Avec ce sous-entendu qu’autrefois la culture allait avec l’argent(d’où l’aspect vulgaire et très nouveau riche de nos politiques, industriels, grands patrons). Combien de générations faut-il pour faire un gentleman ?
Ecrit par : uncertain | 25 novembre 2008
.La pensée du jour :
"Seulement le jour ou les scénarios s'accomplissent, ils ne seront jamais comme on l'avais imaginé. Nous ne tirerons de ce moment que déception, "
Quand on a voté Sarko, par exemple?
Votre voyage en Inde, c'était le Mer(r)yl (s)Trip?
Ecrit par : retraitée | 25 novembre 2008
Combien de générations faut-il pour faire un gentleman ?
Ecrit par : uncertain | 25 novembre 2008
Pour le défaire : une vie - parfois bien moins - suffit.
Ecrit par : TotoWeininger | 25 novembre 2008
Moi, quand je suis entrée en prépa, c'était les autres que je trouvais largués, et pourtant c'était une prépa à huit kilomètres de Paris. Quand j'ai intégré l'école véto de Lyon, alors là !!!! J'avais jamais vu des engins pareils, lourds, bourgeois, englués. Mes allures de banlieusarde les impressionnait plutôt que d'engendrer le mépris. C'était mon langage qui primait et je n'ai jamais vu personne me mépriser !
Faut dire qu'il y avait des antécédents dans la famille, mon père ayant sorti le cran d'arrêt pour calmer les élèves d'hypokhâgne de Henri IV lors des bizuthages puis s'étant rendu dans ce célèbre grand Lycée avec des bottes d'égouttier pour prouver qu'il n'en avait rien à cirer (c'est le cas de le dire...), d'être un gosse d'ouvrier usurpateur.
Ecrit par : dobolino | 25 novembre 2008
PFFF ! Ils étaient collégiens en mai 1968 ...
Ecrit par : dobolino | 25 novembre 2008
Qui, ils? Moi j'étais dans les manifs, et j'occupais la fac (c'était génial, il faisait beau, on avait planté des tentes sur la pelouse)!
Ecrit par : retraitée | 25 novembre 2008
Il faut défendre les IUT. C'est ce qu'on a inventé de mieux depuis 40 ans. Ils marchent très bien, trop bien peut-être. De telle sorte qu'ils finissent par devenir des lieux hyper-sélectifs. Dans l'une de ces petites villes qu'un type qui ne me connaît absolument pas me reproche de mépriser, Troyes, l'IUT s'est même transformé en Université technologique. Désormais ils n'acceptent plus en première année que des Bacs S avec mention. Et du coup, les bacs pro-rattrapage s'inscrivent à la fac de lettres. Dommage pour les facs de lettres mais le fait que les IUT s'ouvrent de plus en plus à des écoles d'ingénieurs ou à des licences pro est très positif pour les étudiants des IUT. Quand on a 2,5 millions d'étudiants, ils ne peuvent pas tous devenir agrégés ou faire un PhD à Columbia. Il faut à la fois s'intéressr à une élite intellectuelle et au plus grand nombre. Est-ce que cette remarque me vaudra absolution pour tous les péchés dont on m'accable?
Ecrit par : Pedro Cordoba | 25 novembre 2008
Quant à l'idée de draguer un de ces petits bourges de province compassés et chiraquiens, ça ne m'a jamais effleurée.
Ecrit par : dobolino | 25 novembre 2008
Qui, ils? Moi j'étais dans les manifs, et j'occupais la fac (c'était génial, il faisait beau, on avait planté des tentes sur la pelouse)!
Ecrit par : retraitée | 25 novembre 2008
Bande de feignants !
Ecrit par : dobolino | 25 novembre 2008
c'était génial, il faisait beau
Ecrit par : retraitée | 25 novembre 2008
C'est vrai qu'en ce moment c'est plus trop ça. Ya de quoi être nostalgique.
Ecrit par : TotoWeininger | 25 novembre 2008
Pour le défaire : une vie - parfois bien moins - suffit.
Ecrit par : TotoWeininger | 25 novembre 2008
Allons au bout de votre pensée : combien d’années dans l’EN avant que le phénomène ne se produise ? :- )
Ecrit par : uncertain | 25 novembre 2008
Facile de gagner !
http://www.le-mammouth-dechaine.fr/Ndj/files/page2_blog_entry175_6.jpg
Ecrit par : Amélie | 25 novembre 2008
Si j'ai opté pour sarkozy, ce n'est pas les yeux fermés comme m'en accuse Robin ( Je pousse un peu loin car je ne parlerai que mon cas ). C'est parce que c'est la seul personne présidentiable qui a compris l'urgence de travailler sur l'éducation.
Lorsque Mme Royal n'avais que pour seul discours la division par 2 des classes sans parle un moindre mot du fait de devoir augmenter le nombre de professeurs, j'ai fait mon choix.
Je ne pensais pas à vous Meryl, mais à quelqu'un d'autre. Je vous trouve beaucoup plus sympathique que la personne en question et je vous ai lu avec beaucoup d'intérêt.
Ecrit par : Robin | 25 novembre 2008
Dernières nouvelles du front (insulaire).
Suite de l'affaire de fraude dans l'académie de Corse. Le bras droit du recteur est bien mis en examen.
Mais aujourd'hui, c'est dans le corps enseignant que ça bouge. En effet, les profs du lycée de Corte n'ont pas supporté de voir deux collègues poursuivis pour "complicité de fraude aux examens", et veulent lancer un mouvement de soutien dans toute l'île. Ils dénoncent notamment "l'amalgame" entre la fraude au concours de recrutement des professeurs des écoles en 2007, qui serait bien réelle, et la remontée des notes en commission d'harmonisation au Bac 2008. Dans le deuxième cas, la procédure aurait été habituelle :
"Nous avons le sentiment qu'on veut jeter le discrédit sur le système des examens en Corse. Il est pourtant identique au système national" ("Corse-Matin", ce jour).
Ah, l'école de la lâcheté! Car justement, au lieu de défendre l'image de l'institution par corporatisme, voilà qui devrait être l'occasion de dénoncer les pressions exercées sur le correcteur, et la mascarade des 80% de réussite qui s'ensuit, que ce soit en Corse ou sur le continent!
On pouvait attendre du SNALC, dont je ne suis pas, et qui est majoritaire en Corse, une position allant dans ce sens. Eh bien, je dois dire que sa réaction est pour l'heure pitoyable, et de nature à cautionner toutes les dérives pédagogiques qu'il prétend dénoncer. Extraits de son communiqué publié dans "Corse-Matin" hier :
"[...] il est révoltant que l'on procède à un amalgame entre des situations différentes entraînant du même coup [...] une insupportable équivalence entre, d'une part, des affaires graves portant atteinte au bon déroulement des concours de 2007 et, d'autre part, des discussions pédagogiques nécessaires et légales à l'oral du baccalauréat 2008, le résultat étant de jeter en pâture à la vindicte publique des personnes respectables et respectées.
A-t-il donc fallu que les preuves concernant les affaires les plus graves aient cruellement manqué pour qu'on se rabatte sur des procédures pédagogiques réglementaires et courantes transformées du même coup en chef d'inculpation? Le SNALC demande que ces dossiers dévoyés au pénal soient réintégrés au sein de l'Education nationale qui a les moyens d'y voir clair."
Finalement, le SNALC serait-il lui aussi un syndicat d'accompagnement du système tel qu'il (dys)fonctionne selon les "procédures pédagogiques réglementaires et courantes"?
Ecrit par : Daniel Arnaud | 25 novembre 2008
Allons au bout de votre pensée : combien d’années dans l’EN avant que le phénomène ne se produise ? :- )
Ecrit par : uncertain | 25 novembre 2008
Combien d'année dans l'EN avant l'anéantissement de notre propre éducation? Oh, quelques mois, tout au plus, je crois, si l'on n'y prend pas garde. Pour certains, plus fragiles, c'est même une question de jours, tant l'EN est une entreprise de destruction efficace - ils sauvent leur épiderme (et le reste) en claquant précipitamment la porte sans demander leur reste.
Ecrit par : TotoWeininger | 25 novembre 2008
PS : par la fin du communiquer du SNALC, il faut sans doute entendre :
"[...] Le SNALC demande que ces dossiers dévoyés au pénal soient réintégrés au sein de l'Education nationale qui a les moyens... de les enterrer."!!!
Ecrit par : Daniel Arnaud | 25 novembre 2008
"du communiqué...", bien sûr.
Ecrit par : Daniel Arnaud | 25 novembre 2008
Oui et non, c’est aussi un ensemble de codes culturels qui demeurent, un temps, quand la fortune a disparu.
Ecrit par : uncertain | 25 novembre 2008
D'accord. Passant, cela me renvoie à ce que disait Luc Ferry lors de son audition par la Commission sur le métier d'enseignant du 8 au 12 octobre 2007 : "Les professeurs vivent comme des bourgeois avec des salaires de prolétaires."
Mais dans le cas des professeurs qui vivent comme des bourgeois, la fortune n'a pas disparu car elle n'a pas même pointé l'ombre de son nez. Remarquez, tel n'est pas l'objet de nos attentes quand il s'agit simplement d'être rémunéré décemment.
Ecrit par : Magister | 25 novembre 2008
"Contrairement à toi, je pense qu'un bon maître peut faire des merveilles avec un programme merdique (et d'abord parce qu'il ne le respectera pas)..."
... et peut-être même surtout parce qu'il ne les respectera pas.
"... et qu'un mauvais prof fera des ravages parmi ses élèves avec le plus merveilleux des programmes."
Ecrit par : Pedro Cordoba | 24 novembre 2008
Tout comme un mauvais cuisinier ne fera qu'une grossière tambouille avec les meilleurs produits et ustensiles.
C'est vrai, dans le fond, l'institution n'est rien, la personne est tout.
Ecrit par : Magister | 25 novembre 2008
Ma fille a subi à une enseignante probablement irrécupérable quelque soit le programme en CP; CE1; CM1; CM2. Il lui en reste certes de séquelles mais ce n'est pas mon propos. Discutant avec Catmano de ce cas quand même très particulier et particulièrement rare, celle-ci m'a dit qu'il faudrait qu'elle soit nommée en CE2 dans une école à cinq classes ou plus, ce qui la réduirait à un pouvoir de nuisance minimum.
J'ai subi moi-même un professeur de mathématique absolument inefficace de la sixième à la quatrième, une terreur qui plus est et qui nous jugulait par un régime de peurs et de sanctions perpétuel. Cet homme, néanmoins, genre maniaco-dépressif, appliquait des programmes convenables au pied de la lettre, heure après heure, semaine après semaine. L'excellent professeur dont j'ai bénéficié en troisième a orienté un bon tiers de la classe en seconde C. Comme quoi, je continue à penser que Guy Morel a raison de faire ce qu'il fait et d'œuvrer comme il œuvre.
Ecrit par : dobolino | 25 novembre 2008
PFFF ! Ils étaient collégiens en mai 1968 ...
Ecrit par : dobolino | 25 novembre 2008
Ah non, pas moi ! J'étais au lycée...en seconde, mais au lycée. Je veux bien que vous m'interviewiez. Je suis presque aussi passionnant que Mickaël Vendetta.
J'ai eu une vie très intéressante, mais au fond, je suis quelqu'un de très simple, de très modeste.
Je suis un peu vieux, mais encore très beau ! Mai 68, je pourrais vous en parler pendant des heures !
Mais aussi de la guerre de 14 !
La maquilleuse est douée ? C'est pour quelle chaîne ? ;-)
Ecrit par : Robin | 25 novembre 2008
« Remarquez, tel n'est pas l'objet de nos attentes quand il s'agit simplement d'être rémunéré décemment. »
Parfois, ce n’est même plus une question de décence mais de survie . Si l’on songe aux T Z R , dont on parle peu sur ce blog, certains , avec le système d’établissement de rattachement, ne gagnent presque rien à venir travailler, à part, peut-être , le simple renouvellement de leur force de travail : ce qui reste est absorbé en frais divers.
Dieu merci, j’ai quitté depuis quelque temps ce camp des « prolétaires » de l’EN que sont les remplaçants. Mais , chaque jour, j’ai l’exemple de professeurs titulaires traités en chiens par le système.
Ecrit par : uncertain | 25 novembre 2008
la fortune [...], tel n'est pas l'objet de nos attentes [...]
Ecrit par : Magister | 25 novembre 2008
Parlez pour vous! ;-)
Ecrit par : TotoWeininger | 25 novembre 2008
Ou alors la fortune dans son sens étymologique, bonne ou mauvaise, mais le plus souvent mauvaise. .
Ecrit par : uncertain | 25 novembre 2008
Si l’on songe aux T Z R , dont on parle peu sur ce blog
Ecrit par : uncertain | 25 novembre 2008
J'en suis!
Ce que vous dites au sujet de ces "prolétaires" est rigoureusement exact. C'est d'eux dont je parlais il y a quelques jours lorsque j'évoquai de jeunes collègues qui n'avaient même pas les moyens de faire un jour de grève et qui, pour reprendre leur expression, "payent pour travailler".
L'impayable SNES a poussé la maladresse jusqu'à envoyer récemment une brochure à tous les TZR dans laquelle il se vante d'être à l'origine de cette fonction.
Je crois que l'on va de nouveau vers l'utilisation massive de contractuels pour les remplacements, tant la situation est devenue intolérable pour beaucoup de titulaires. (elle le sera bien plus encore pour les contractuels, mais ils auront moins de moyens pour résister aux horreurs qu'on leur fera subir)
Ecrit par : TotoWeininger | 25 novembre 2008
Ou alors la fortune dans son sens étymologique
Ecrit par : uncertain | 25 novembre 2008
C'est bien dans ce sens là que je l'entendais ;-)
Ecrit par : TotoWeininger | 25 novembre 2008
La maquilleuse est douée ? C'est pour quelle chaîne ? ;-)
Ecrit par : Robin | 25 novembre 2008
C'est pour XXL, et c'est pas 68 mais 69. Vous êtes prié de venir avec votre compagne pour les premières prises.
La maquilleuse, c'est en option.
Ecrit par : TotoWeininger | 25 novembre 2008
"Contre les maux de tête, essayez le no future, version punk du carpe diem. Indémodable.
Ecrit par : TotoWeininger | 25 novembre 2008 "
http://fr.youtube.com/results?search_query=the+clash&search_type=&aq=f
Ecrit par : Clash fan club de l'éducation nationale | 25 novembre 2008
Cet homme, néanmoins, genre maniaco-dépressif, appliquait des programmes convenables au pied de la lettre, heure après heure, semaine après semaine. L'excellent professeur dont j'ai bénéficié en troisième a orienté un bon tiers de la classe en seconde C. Comme quoi, je continue à penser que Guy Morel a raison de faire ce qu'il fait et d'œuvrer comme il œuvre.
Ecrit par : dobolino | 25 novembre 2008
C'est de l'ironie?
Ecrit par : Pedro Cordoba | 25 novembre 2008
Mais , chaque jour, j’ai l’exemple de professeurs titulaires traités en chiens par le système.
Ecrit par : uncertain | 25 novembre 2008
Oui, d'où mon mouvement d'humeur de ce matin, qui n'était pas dirigé contre Meryl, mais contre ceux qui estiment que c'est normal puisque nous ne sommes pas devenus, comme eux, des "commerciaux efficaces".
Excusez-moi de ne pouvoir m'expliquer davantage.
Ceux et celles d'entre vous qui ont le bonheur (et le malheur) d'être des "intellos" (de "sales intellos" ! comme disent le élèves, comme on disait "sales juifs" : les "vilains petits canards de la famille, et qui souffrent de méconnaissance dans leur propre milieu (frères, soeurs, parents, beaux-frères et belles-soeurs et toute la smala. "famille, je vous hais !", comme disait si bien André Gide)... me comprendront.
Et il se trouve que la famille est à l'image de la France entière.
J'en ai gros sur la patate ce soir.
Pour le dire en mots plus clairs, je repense à ma journée d'aujourd'hui et je pense que c'est une honte d'être si peu considérés et si peu payés pour le travail que nous faisons.
Je m'arrête là.
Ecrit par : Robin | 25 novembre 2008
Je viens de voir vingt minutes de reportage sur la grève de l'audiovisuel public pendant le journal de France 2. C'était très, très bien fait !
Jolies vues de la manif' sous la Tour Eiffel avec interview(s?excusez-moi, je n'ai pas étudié l'anglais) longues de "gens de la base" intéressants (une présentatrice du journal de F3 et une grande reporter de F2), comparatifs avec d'autres pays européens, débat entre deux députés, etc.
On nous a bien tout expliqué : casse du service public, "réforme" faite à la va-vite sans consulter la base dans le but évident de diminuer des coûts déjà faibles, pont d'or fait au privé, suppression de ce qui, paraît-il, marchait mal alors qu'il suffirait de le réformer...
La ressemblance était flagrante. S'ils en avaient fait seulement la moitié jeudi dernier pour expliquer les soucis de l'Education encore un peu Nationale, nous aurions actuellement 80 % des Français derrière nous.
Fonctionnaires de tous les pays, unissez-vous !
Ecrit par : catmano | 25 novembre 2008
La maquilleuse est douée ? C'est pour quelle chaîne ? ;-)
Ecrit par : Robin | 25 novembre 2008
C'est pour XXL, et c'est pas 68 mais 69. Vous êtes prié de venir avec votre compagne pour les premières prises.
La maquilleuse, c'est en option.
Ecrit par : TotoWeininger | 25 novembre 2008
Je peux venir sans ma compagne et prendre la maquilleuse en option ? ;-)
Ecrit par : Robin | 25 novembre 2008
Pour Lou Braun encore,
J'avais mal compris votre demande. Je vous parlais d'Herta parce qu'elle est devenue réalisatrice. C'est une anar espagnole, passée au 22 mars puis aux maos. Et qui, contrairement à ses anciens copains (Geismar, July) n'a pas rejoint le camp du social-libéralisme. Je vois que vous cherchez simplement des anciens militants. On en trouve à la pelle. Mais où est alors le rapport entre mai 68 et l'image?
Ecrit par : Pedro Cordoba | 25 novembre 2008
C'est de l'ironie?
Ecrit par : Pedro Cordoba | 25 novembre 2008
Mais non que c'est pas de l'ironie ! C'est un constat de terrain. Plus un prof est con et nul, plus il faut que les programmes soient lisibles, simples et clairement balisés. Ça leur évite de divaguer comme de jeunes chiens fous, d'activités épanouissantes en sorties scolaires véreuses.
Ecrit par : dobolino | 25 novembre 2008
Pour Lou Braun encore,
J'avais mal compris votre demande. Je vous parlais d'Herta parce qu'elle est devenue réalisatrice. C'est une anar espagnole, passée au 22 mars puis aux maos.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 25 novembre 2008
N'importe quoi ! C'est une sorte de saucisse sous plastique avec 50% d'amidon de maïs. Les enfants adorent ça !
Ecrit par : dobolino | 25 novembre 2008
Suite à la mise au point de Pedro Cordoba sur les terminologies psychiatrique, je suis prêt à reconnaître après lui que « tout est dans tout et réciproquement ».
Je rappelle que mes propos étaient consécutifs à ce qu'il avait exprimé :
« Je n'appliquais pas l'adjectif "maniaque" aux programmes. J'avais précisé : au sens psychiatrique. … Un maniaque, c'est quand un obsessionnel devient fou : ce que je dis est vrai, ce que je fais est juste, je suis le seul à dire le vrai, le seul à faire ce qu'il faut.…Quand plusieurs maniaques se rencontrent, ils forment une secte.… »
Et après relecture de ces quelques lignes, de ma propre prose et double lecture de la longue justification de Cordoba qui s'en est suivi, je dois reconnaître que je ne comprends plus rien à la langue française et que je vais de ce pas participer aux débats en langage Han où je suis à peu près sûr que ce sera l'incompréhension totale… Mais là, cela me rassurera ! Car je pourrai leur dire que non seulement je n'ai pas la même langue qu'eux, mais en plus que je ne suis pas de la même race… Et ils ne se vexeront même pas !
Ecrit par : Roger Felts | 25 novembre 2008
Je crois que l'on va de nouveau vers l'utilisation massive de contractuels pour les remplacements, tant la situation est devenue intolérable pour beaucoup de titulaires. (elle le sera bien plus encore pour les contractuels, mais ils auront moins de moyens pour résister aux horreurs qu'on leur fera subir)
Ecrit par : TotoWeininger | 25 novembre 2008
Lu et approuvé à 100% C'est exactement ce vers quoi le système s'oriente actuellement, du moins en collège. Je vis ça tous les jours.
On casse tout dans ce pays en ce moment : l'économie réelle, les services, l'école, les médias, les gens.
Mais après tout qu'est-ce qu'une "personne" pour les gestionnaires aux ordres, un rouage, un simple rouage, échangeable, remplaçable, jetable...Personne.
Ecrit par : Robin | 25 novembre 2008
Bon, Roger Felts prend la chose avec humour, c'est bien. Mais ce que j'essaie de dire a un côté sérieux, peut-être susceptible d'intéresser un psychiatre. C'est pas très facile à expliquer mais la remarque de R. Felts nous met sur le bon chemin : je ne comprends plus rien, dit-il, à la langue française. Or si la langue assimile les "manies" avec ce que les psys appellent des comportements obsessionnels, c'est bien qu'il y a un borderline possible non seulement entre obsession et paranoïa (ce qui est connu depuis toujours) mais aussi entre obsession et manie (ce qui serait plus nouveau) : quand un obsédé devient fou (borderline) il peut devenir maniaque. Une phrase comme "je suis le seul à avoir raison" pourrait être symptôme de manie et non de paranoïa. Le cas de Badiou, scotché au maoïsme de sa jeunesse et pas paranoïaque du tout, est assez représentatif du phénomène.
Si vous prenez des cours de Han, l'âne de Morel pourrait vous donner des cours de Hi...
Ecrit par : Pedro Cordoba | 25 novembre 2008
Il faut défendre les IUT. C'est ce qu'on a inventé de mieux depuis 40 ans. Ils marchent très bien, trop bien peut-être. De telle sorte qu'ils finissent par devenir des lieux hyper-sélectifs. Dans l'une de ces petites villes qu'un type qui ne me connaît absolument pas me reproche de mépriser, Troyes, l'IUT s'est même transformé en Université technologique. Désormais ils n'acceptent plus en première année que des Bacs S avec mention. Et du coup, les bacs pro-rattrapage s'inscrivent à la fac de lettres. Dommage pour les facs de lettres mais le fait que les IUT s'ouvrent de plus en plus à des écoles d'ingénieurs ou à des licences pro est très positif pour les étudiants des IUT. Quand on a 2,5 millions d'étudiants, ils ne peuvent pas tous devenir agrégés ou faire un PhD à Columbia. Il faut à la fois s'intéressr à une élite intellectuelle et au plus grand nombre. Est-ce que cette remarque me vaudra absolution pour tous les péchés dont on m'accable?
Ecrit par : Pedro Cordoba | 25 novembre 2008
Ce Pedro Cordoba, que je salue, est un homme plein de bon sens. Il faudrait que d'aucuns en prennent de la graine.
Ecrit par : Polyxene | 25 novembre 2008
Moi non plus, je ne comprends désormais pas grand chose à la langue française. Après nous avoir dit que son mauvais prof de maths était une catastrophe avec de bons programmes, Dobolino prétend qu'il suffit de bons programmes pour neutraliser les mauvais profs.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 25 novembre 2008
Bonsoir
Est-ce qu'une boîte de prod' anticonstructiviste veut bien contacter Meryl Perreard ?
- Un, ça nous changera de Mickaël Vendetta, mon amour perdu
- Deux, c'est une occasion unique de créer le buzz et de donner un visage athlétique et zen à la transmission des savoirs
Ecrit par : johnmarguerite | 25 novembre 2008
Mort de rire... Lorsque l'adresse de mon site a circulé, j'etait persuadé que j'allais etre comparé à Mickael Vendetta. Moi qui n'arrive pas a supporter mec, cela me fait plaisir de savoir qu'on me met a pied d'égalité avec lui ... Merci ^^
"un visage athlétique et zen à la transmission des savoirs"
Oui c'est vrai hein ! Cela nous changera de celui à moustache. Démodé je vous dis. Place au mien
Place à a Zénitude dans l'éducation ... Oups .. Pardon
--------------
.La pensée du jour :
"Seulement le jour ou les scénarios s'accomplissent, ils ne seront jamais comme on l'avais imaginé. Nous ne tirerons de ce moment que déception, "
Quand on a voté Sarko, par exemple?
[...]
Ecrit par : retraitée | 25 novembre 2008
He oui c'est tres juste, mais bon ... la on tombe dans l'extrême.
Quoi que je m'attend au pire.
Parce que bon, pour sarkozy, nous étions 10 millions a placer tous nos espoirs sur sa (petite) taille.
Mais prenez Obama. C'est le monde entier qui place tout les espoirs inimaginable sur cet homme donc on ne connaît toujours pas son programme par ailleurs. Certes il est d'apparence costaud (lui), mais l'homme a ses limites.
Alors quand on voie le resultats avec le notre, ca va faire des dégâts chez les étoilés.
-----------------
Je ne pensais pas à vous Meryl, mais à quelqu'un d'autre. Je vous trouve beaucoup plus sympathique que la personne en question et je vous ai lu avec beaucoup d'intérêt.
Ecrit par : Robin | 25 novembre 2008
Cela fait chaud au coeur de savoir, moi petit etudiant que je suis, que je suis lu avec intérêt dans ce blog que je compare à une arène.
Serai-je considéré comme du Sang frais ? Tout le monde s'intéresse à ma personne, à ma vie afin de mieux me savourer. Car bon, je suppose que vous en avez assez de vous taper dessus à longueur de journée. Et voilas qu'une nouvelle proie fait sa percée ( avec fierté au passage ).
Bien entendu tout ceci est de l'ironie hein.
Dommage que mes réflexions aient été engloutis par tant de hors sujet ( auxquels je participe )
Ecrit par : Meryl Perreard | 25 novembre 2008
Eh oh, ce n'est pas hors sujet, moi, c'est pour défendre les IUT que le cause.
Si on écoute Dugong, les IUT sont le cheval de Troie des entreprises, et sont "universitaires sans l'être".
Yann est déjà plus modéré.
Et Pedro Cordoba a bien parlé.
Ecrit par : Polyxene | 25 novembre 2008
*que le cause = que je cause.
Ecrit par : Polyxene | 25 novembre 2008
3Mort de rire... Lorsque l'adresse de mon site a circulé, j'etait persuadé que j'allais etre comparé à Mickael Vendetta. Moi qui n'arrive pas a supporter mec, cela me fait plaisir de savoir qu'on me met a pied d'égalité avec lui ... Merci ^^3
Euh, non, je m'en voudrais quand même ! Mikael nous vient de l'Institut Universitaire de Tectonik, ce n'est pas pareil !
Ecrit par : johnmarguerite | 25 novembre 2008
Et puis j'ai un DUT Métiers du Livre, alors ce n'est pas moi qui vais cracher sur les IUT !
Alors, ne cherchez pas à rivaliser avec Mikael (c'est de toutes façons un combat perdu d'avance, sauf si vous arrivez à entrer en méditation zen ET à vous passer de l'huile sur le corps en même temps : à ce moment-là, je VEUX la vidéo !)
Ecrit par : johnmarguerite | 25 novembre 2008
Si vous prenez des cours de Han, l'âne de Morel pourrait vous donner des cours de Hi...
Ecrit par : Pedro Cordoba | 25 novembre 2008
Pedro,
Laisse mon âne hors de nos petites querelles.
À part cela, c'était assez drôle ton développement sur les névroses, les psychoses etc, tout cela pour en arriver à la mélancolie post-communiste. Avec Badiou en renfort. Franchement, à ton âge, tu devrais être assez raisonnable pour ne plus recourir à ce genre de sornettes
Pour ce qui est du train dont je parlais, il est en route et rien ne l'arrêtera.
Sinon bien sûr une insurrection générale.
Ecrit par : guy morel | 25 novembre 2008
Il faut défendre les IUT. C'est ce qu'on a inventé de mieux depuis 40 ans. Ils marchent très bien, trop bien peut-être. De telle sorte qu'ils finissent par devenir des lieux hyper-sélectifs. Dans l'une de ces petites villes qu'un type qui ne me connaît absolument pas me reproche de mépriser, Troyes, l'IUT s'est même transformé en Université technologique. Désormais ils n'acceptent plus en première année que des Bacs S avec mention. Et du coup, les bacs pro-rattrapage s'inscrivent à la fac de lettres. Dommage pour les facs de lettres mais le fait que les IUT s'ouvrent de plus en plus à des écoles d'ingénieurs ou à des licences pro est très positif pour les étudiants des IUT. Quand on a 2,5 millions d'étudiants, ils ne peuvent pas tous devenir agrégés ou faire un PhD à Columbia. Il faut à la fois s'intéressr à une élite intellectuelle et au plus grand nombre. Est-ce que cette remarque me vaudra absolution pour tous les péchés dont on m'accable?
Ecrit par : Pedro Cordoba | 25 novembre 2008
Saviez vous que les IUT ont été à l'origine crées à l'égard des étudiants venant des filières S uniquement ? Aujourd'hui on en pense tout l'inverse et on dis que les IUT sont devenues fermés et seuls les S sont acceptés.
On dis que les IUT sont de plus en plus fermés pour les S et que la selection est accrue. Cela ne viens pas que de vous, Pedro, mais du ministère également.
Il faut tout d'abord penser qu'il y a des formations plus ou moins adaptés à des etudiants venant de STI , STT et STL.
Je pense par exemple aux formations "Mesures Physiques". Rare sont les STI qui y réussissent. Après, il y a des formations plus ouvertes ou on ne demande pas un bagage trop important. Je pense notamment aux formations Electronique, Informatique, Mécanique, Telecommunication.
Il peut être intéressant de regarder les critères de sélections. En faite, chaque département au sein d'un IUT définie sa règle. En premier lieu c'est un calcul automatique sur les notes trimestriels obtenues au cours de la premiere et la terminale. Chacun fait sa sauce pour sélectionner les profils correspondant au mieu à la formation proposée. C'est pas étonnant qu'un etudiant venant de STI Electronique sera refusé en Gestion entreprise et administration par exemple ou en Technique commercial.
Enfin, il y a un autre facteur qui module la sélection: La baisse de l'effectif. Je suppose que vous serez surpris d'apprendre que l'on s'inquiette au sein des conseils de la baisse du nombre d'effectifs dans les IUT. On ne sais pas vraiment ou ils vont, mais il y a un fait qui commence à s'avérer.
Il faut savoir que les lycées font la guerre avec les universités pour garder leurs étudiants en BTS plutôt que les envoyer à l'IUT
Un exemple ? Cela fait 2 années de suite que mon DUT appel les fond de liste d'attente pour remplir les amphithéâtres. Etant donné que on peut postuler librement dans n'importe quel IUT de France, il est certain que les désistements sont en nombre. Je verrai ce que cela donnera avec la promotion qui sortira en 2009
Pour en revenir sur le sujet principal, Mme Pecresse a justement demandé l'année dernière à ce que les IUT prennent plus d'étudiants en provenance de filières technologiques. Comme quoi l'ascenseur social est avéré.
Ainsi pour cette rentrée il a été pris soin d'essayer de prendre un peut plus de Technos.
Ceci est couplé à l'enveloppe ministériel destinée à aider les bacheliers technos en IUT.
Avec tout cela, et l'implication du Conseil d'administration de la plus grosse IUT de France pour que les IUT restent le plus indépendantes possible, je me pose des questions mais je suis tout de même confiant.
Nb. J'ai retrouvé le compte rendu de CA relatant du soutien du MEDEF entre autre pour les IUT et les démarches en cours afin d'assurer un financement par les université de manière sécurisée et surveillé par le ministère.
Note à part :
Amusez vous à associer une formation IUT + IUP ( institut universitaire pro ) et vous remettez en cause la formation universitaire classique DESS
Verra t'on un jour des Universités technologiques différenciés des Universités classiques ?
Avec un IUP, vous obtenez une embauche en 3 mois en CDI. C'est une excellente poursuite après un IUT.
Mais afin de se prémunir de toute dérive, les universités s'arrangent pour que les IUP deviennent des Master Pro ( DESS )
Bon Il va falloir que je décroche de ce blog un moment. Vous m'avez bouffé une journée et demi. Me voila en retard pour préparer mon exposé de demain soir sur le rejet des diplômes universitaires dans les grandes entreprises face aux diplômes d'ingénieurs.
Ecrit par : Meryl Perreard | 25 novembre 2008
Alors, ne cherchez pas à rivaliser avec Mikael
Ecrit par : johnmarguerite | 25 novembre 2008
Vous m'en soulagez !
Ecrit par : Meryl Perreard | 25 novembre 2008
Après nous avoir dit que son mauvais prof de maths était une catastrophe avec de bons programmes, Dobolino prétend qu'il suffit de bons programmes pour neutraliser les mauvais profs.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 25 novembre 2008
Je ne crois pas que Dobolino ait dit cela. En revanche, toi tu dis avec constance quelque chose de troublant : si les mauvais programmes ne sont pour rien dans le délabrement de l'enseignement, à quelle autre cause attribuer ce délabrement si ce n'est à la nullité du corps enseignant ?
Bonsoir.
Ecrit par : guy morel | 25 novembre 2008
J'en ai gros sur la patate ce soir.
Pour le dire en mots plus clairs, je repense à ma journée d'aujourd'hui et je pense que c'est une honte d'être si peu considérés et si peu payés pour le travail que nous faisons.
Je m'arrête là.
Ecrit par : Robin | 25 novembre 2008
Je continue ici.
C'est même un scandale qui discrédite par avance toute réforme prétendue améliorer le système. La première chose à faire, d'urgence, était de sortir le monde enseignant de son déclassement pécunier. Oh ! on ne manque jamais de le brosser dans le sens des poils -les profs ceci, les profs cela- mais au fond « ils » les méprisent (preuve incontestable : la fiche de paye).
Le sacerdoce, c'est affaire et choix personnels ; la juste rétribution, c'est affaire d'Etat. Rien n'ira plus sans une motivation sonnante et trébuchante à la hauteur des ambitions affichées. Certes, l'argent n'est pas tout, mais ce n'est pas rien non plus. Si les professeurs n'apparaissent pas comme des modèles sociologiques, ils n'ont aucune autorité (car ne servant pas d'exemples et encore moins de modèles) et l'école n'est qu'une coquille vide où les choses fonctionnent par défaut et très mal, un champ de foire où l'on joue à être sérieux. Certes, un cours a toujours plus ou moins tenu de la comédie, mais il y fallait tout de même un art consommé. Aujourd'hui, on prétend faire passer un vaudeville au rang de tragédie. Ce qui m'inspire le dicton du jour :
A la Sainte-Catherine,
Te prends pas pour Racine.
On prétend gagner la guerre sans motiver les troupes ? C'est inconséquent, c'est bête, c'est à hurler de rire. Rions donc. Monter le niveau de recrutement ? Bon, encore qu'un niveau d'aujourd'hui ne vaut pas son sous-niveau d'autrefois. Tarte à la crème ! C'est une fuite en avant, une surenchère d'évitement : celui du prioritaire = payer les profs et non leur faire l'aumône. Car si l'on redonnait du vrai contenu, une vraie exigence aux enseignements, il n'y aurait pas lieu de tirer sur l'élastique. Ce qui fait que maintenant, pour postuler à un quelconque job d'été, il faut afficher un niveau d'études sans commune mesure avec le travail et le salaire proposés.
Après la mastérisation des concours, leur doctorisation ? Pour, à l'arrivée, tirer le diable par la queue quand même ? C'est un jeu de dupes que nous jouent les politiques et il n'y en a pas un pour racheter l'autre. Ce qui se passe actuellement au PS relève de la cour de récré. Et ce n'est pas une figure de rhétorique. D'ailleurs, ces tartuffes sont en train de transformer le pays tout entier en pétaudière. Mais ne sont-ils pas à l'image des gogos, des cocus qui les portent au pouvoir, toujours prêts à croire monts et merveilles ?
Vous fûtes simples randonneurs ? Vous allez être de vrais alpinistes. Mais nous n'avons que des charentaises à vous proposer (fabriquées en Chine Maritime)...
Ecrit par : Magister | 25 novembre 2008
Dites, Meryl, vous ne voudriez pas vérifier un peu vos contributions? Toutes ces fautes ne me donnent pas envie de vous lire...
Ecrit par : Cunégonde | 25 novembre 2008
Pedro Cordoba, grâce à vous, je viens de découvrir un nouveau concept. À côté du délire paranoïde, du délire paranoïaque, du délire paraphrénique, je constate dans les notes de ce blog investissant la psychiatrie qu'existe aussi un délire para borderlino cordobachien qui comme le cul avec la chemise autorise l'obsessionnel décompensé a plongé dans les délices de l'excitation maniaque. Je ne prolonge pas le débat, car là je n'aurai même pas besoin d'un Pichot pour qu'on ne fasse par prendre pour des vessies les lanternes de la psychiatrie. Je veux quand même lever une confusion. Badiou n'est ni maniaque, ni paranoïaque, ni borderline, c'est un universitaire. Althusser était aussi universitaire, mais il a tué sa femme : il était maniaco-dépressif. Quelque soit son mode de relation aux autres (les universitaires ont le plus souvent un mode relationnel parano ou hystérique, quelquefois maniaque, exceptionnellement paranoïde (schizophrénique)) Badiou a des thèses que je considère comme sympathique quand il débat avec B.H.L., parfaitement ridicule quand il débat avec des féministes sur le port du voile… Mais ce que je veux préciser, c'est qu'il n'y a pas grand-chose de commun entre les maladies obsessionnelle, maniaque, paranoïaque ou schizophrénique et les comportements et attitudes auxquels on accole les mêmes noms pour le commun des mortels et même le commun de nos élites… À quelques exceptions près qui font tout le charme de la confusion.
Ecrit par : Roger Felts | 25 novembre 2008
Suis bien content que Pedro et moi — et quelques autres — soyons d'accord sur l'utilité pédagogique et sociale des IUT and co.
PAr ailleurs, la CPU est en train de lancer une opération grand style en direction des prépas. Devraient pas, ce sera la goutte d'eau qui fera déborder le vase… Faut pas toucher au terrain de chasse des enfants de bobos.
JPB
PS. Royal fait la tête… On se retient de pouffer : elle a peut-être compris qu'elle a cisaillé ses chances d'être présente à la présidentielle prochaine ? Le Modem sur sa droite, le PS sur sa gauche, et elle dans le trou. Ne lui reste plus qu'à faire de s miracles (hilarante couverture de Charlie cette semaine à ce sujet…)
Ecrit par : brighelli | 25 novembre 2008
Dites, Meryl, vous ne voudriez pas vérifier un peu vos contributions? Toutes ces fautes ne me donnent pas envie de vous lire...
Ecrit par : Cunégonde | 25 novembre 2008
Et pourtant je ne fais que cela.
Du moins, je fait de mon mieux
Ne cherchez pas. Vous avez affaire à un pure produit des programmes des années 1990 ( lecture globale en moins )
Ecrit par : Meryl Perreard | 25 novembre 2008
Effectivement Royal est out
mais Aubry tout pareil fivti fivti
Delanoë un trouillard qui sera jamais chef de la France
Hamon un apparatchik brrrr .... de papier
DSK pourrait revenir un jour sans crainte il n'aurait aucun mal à s'imposer à tous ces petits gaulois de foutoir socialiste incompétents.
Mais DSK souvent rechigne devant l'obstacle au dernier moment.
La gauche est pas sortie de son auberge .
Hollande ?
nooooooooooooooooooonn !
Ecrit par : tchuss ! | 25 novembre 2008
Aubry prend la tête .....au ps .
Ecrit par : enfin ou déjà | 25 novembre 2008
Aubry prend la tête .....au ps .
Ecrit par : enfin ou déjà | 25 novembre 2008
Aubry que ça a coûté et que ça coûtera encore !
Au fait, comment donc se positionne Lang Jack ? Il est pour quelle gallinacée ?
Ecrit par : Magister | 25 novembre 2008
La gauche est pas sortie de son auberge .
Hollande ?
nooooooooooooooooooonn !
Ecrit par : tchuss ! | 25 novembre 2008
Elle est du moins sortie de son auberge hollandaise pour se retrouver dans une auberge espagnole où elle jouera à chaise musicale.
Ecrit par : Magister | 26 novembre 2008
Jack,il s'est enfermé à gauche avec Aubry qui malheureusement pour lui a gagné.
Sinon,il filait au gouvernement.
Jackpaspot !
Ecrit par : mais enfin | 26 novembre 2008
à la chaise musicale.
"Rassemblons-nous. Que chacun apporte sa différence car c'est cela un grand parti démocratique. Mais n'oubliez pas que c'est moi qui veut devenir Présidente de la Raie Publique."
Ecrit par : Magister | 26 novembre 2008
Jack,il s'est enfermé à gauche avec Aubry qui malheureusement pour lui a gagné.
Sinon,il filait au gouvernement.
Jackpaspot !
Ecrit par : mais enfin | 26 novembre 2008
On a eu chaud ! Il était prévu aux PTT ou... ne me dites pas l'Education Nationale ou la Cuculture !
Ecrit par : Magister | 26 novembre 2008
Est-ce que votre belle brute blonde, Jean-Paul, possède la grâce du calamar géant ci-joint?... Tout au bout du fond des abysses abyssaux... Si un jour l'on m'avait parlé de l'élégance du calamar du Golfe du Mexique, aurais-je cru cela envisageable...
Ami(e)s des profondeurs, je vous souhaite la nuit bonne.
http://news.nationalgeographic.com/news/2008/11/081124-giant-squid-magnapinna.html
Ecrit par : Pendariès | 26 novembre 2008
Je passe à la lettre suivante qui répond à celle du lundi précédent. On y parle du partage d'un gâteau dans une école, maternelle ou primaire, ce n'est pas précisé. Un mère d'élève a apporté un gâteau pour l'anniversaire de son enfant. La maîtresse le partage entre les élèves de la classe. L'un d'entre eux estime que sa part est plus petite que celle des autres Il en parle à sa mère laquelle écrit au ministère où un haut fonctionnaire prenant la réclamation en considération , diligente une enquête qui redescend par toute la voie hiérarchique pour arriver à la direction de l'école où l'histoire du gâteau de transforme en jus de boudin.
Cette histoire est-elle authentique ? Qu'elle le soit ou non, il va falloir draguer pour attirer les jeunes recrues désirant entrer dans la carrière.
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 25 novembre 2008
Il est bien possible, hélas, que cette histoire le soit (authentique). En voici une autre, dans le même genre : il y a quelques temps j'ai entendu de mes propres oreilles l'IA de mon département parler, lors d'une courte interview télévisée, du service qui s'occupait -à plein temps- de traiter et de classer les plaintes des parents à toutes sortes de propos.
Et il citait comme exemple celui d'une mère d'élève protestant "qu'à l'école on n' avait pas fêté l'anniversaire de sa fille" (sic)
La débilité consumériste et égotiste est décidément sans limites.
Ecrit par : Manu | 26 novembre 2008
Ne cherchez pas. Vous avez affaire à un pure produit des programmes des années 1990 ( lecture globale en moins )
Ecrit par : Meryl Perreard | 25 novembre 2008
Et comment donc expliquez-vous vos confusions systématiques masculin/féminin ou singulier/pluriel si ce n'est par la méthode globale (ou une de ses dérivées, ce qui revient exactement au même)?
Comment, si ce n'est en considérant le mot comme une image, une sorte d'entité approximative et floue, peut-on écrire "un purE produit", comme vous venez de le faire à l'instant ?
Ecrit par : Manu | 26 novembre 2008
Le Modem sur sa droite, le PS sur sa gauche, et elle dans le trou.
Ecrit par : brighelli | 25 novembre 2008
Qu'elle y reste. Je suis volontaire pour reboucher.
Elle emmerdera les taupes et les asticots. Chacun son tour, après tout.
Ecrit par : Manu | 26 novembre 2008
Pendariès, c'est la longueur du tentacule qui vous séduit ?-:)))
Bises…
JPB
Ecrit par : brighelli | 26 novembre 2008
Guy Morel a écrit : "Pour ce qui est du train dont je parlais, il est en route et rien ne l'arrêtera.
Sinon bien sûr une insurrection générale."
Créons l'Insurrection Générale (IGEN) qui créera à son tour les IPR (Insurrections sur le Plan Régional)...
Ils viendront vérifier partout que les trains sont bien arrêtés.
PS : à propos des IUT, je constate une fois encore que les gens ne lisent pas, ils dialisent...
Dans ce cas, je ne discute pas. La vie est trop courte.
Ecrit par : dugong | 26 novembre 2008
« Non, ce n'est pas un canular, le Meryl existe »
Ecrit par : dugong | 25 novembre 2008
La vache !...
On dirait bien que oui, en effet.
Mes contemporains sont pour moi une source perpétuelle d'ébahissement.
Ecrit par : Tailleboudin | 26 novembre 2008
Pardon à tous les Ventura que j'ai confondu hier par erreur avec les Vendetta...
Gaffe ! Je ne veux pas en provoquer.
Ecrit par : dugong | 26 novembre 2008
Pour ceux qui se réjouiraient un peu trop vite de l'éviction de la pintade, lisez d'article de Renaud Dély sur le site de marianne.
Ecrit par : dugong | 26 novembre 2008
Dugong, vous êtes toujours sur Marseille et libre pour déjeuner ? Appelez-moi.
JPB
Ecrit par : brighelli | 26 novembre 2008
Et comment donc expliquez-vous vos confusions systématiques masculin/féminin ou singulier/pluriel si ce n'est par la méthode globale (ou une de ses dérivées, ce qui revient exactement au même)?
Comment, si ce n'est en considérant le mot comme une image, une sorte d'entité approximative et floue, peut-on écrire "un purE produit", comme vous venez de le faire à l'instant ?
Ecrit par : Manu | 26 novembre 2008
J'ai dit que je trouvais Meryl sympathique, comme je trouve sympathiques (et digne d'intérêt) la plupart de mes élèves (avec certains, je me force, il est vrai, un peu plus qu'avec d'autres !).
Mais ce qui est en question ici, c'est le résultat d'une certaine manière de transmettre la langue : méthode globale sans doute, mais aussi pas ou peu d'apprentissage systématique des "gammes" : orthographe, grammaire, vocabulaire et d'accès aux grands textes.
Plus profondément, je pense que le phénomène relève d'une idéologie de la langue comme simple instrument de communication qui existerait en dehors de la pensée, l'idée absolument aberrante disait Wittgenstein, après Hölderlin, Hegel et toute une tradition qui remonte à la pensée grecque que la langue n'est qu'un "instrument" au service la pensée.
Cette conception instrumentale, technique de la langue partagée et diffusée par un grand nombre de "penseurs qui ne savent pas ce que penser veut dire" qui inerve (ou plutôt qui déssèche) l'apprentissage du français à l'école a transformé l'appropriation 1°) des règles 2°) des grands textes littéraires, poétiques, romanesques en stylistique, en linguistique, en "communication".
Que cette conception philosophique qui remonte au Cratyle de Platon et de la discussion avec les Sophistes ait des implications politiques et éthiques extrêmement préoccupantes ne fait malheureusement aucun doute.
En d'autres termes, le respect des règles de l'orthographe et de la grammaire n'est pas une option facultative et secondaire, mais un effort pour structurer la pensée, pour la rendre plus claire, plus limpide, plus ouverte à la recherche de la vérité, bref, que la grammaire (et la langue en générale) est consubstantielle à la pensée.
"Honneur des hommes saint langage" (Paul Valéry)
Ecrit par : Robin | 26 novembre 2008
Message à relayer et à diffuser, bonnes âmes.
En plus, c'est ludique : il faut cliquer sur un lien : plus l'on est nombreux à cliquer, plus le lien est mis en évidence sur le site et plus de gens peuvent lire l'article et s'informer. Alors, remuez et musclez votre index, c'est pour la bonne cause.
Ca parle de réforme des concours, as usual.
http://www.fabula.org/actualites/article27182.php
Voilà, en plus, ils touchent même aux IUT, et vont s'attaquer aux prépas (cf. le rapport sur le site de SLU préconisant la fonte des prépas dans les facs, et la réforme du lycée qui va fragiliser la transdiciplinarité desdites prépas)...
Jusqu'où pourra-t-on tolérer cela????!!!!
Ecrit par : Fabien | 26 novembre 2008
Il est curieux que Roger Felts applaudisse lorsqu'un gus quelconque met en cause les fondements de la biologie actuelle et qu'il se cabre lorsqu'on suggère qu'il peut y avoir des approches nouvelles de phénomènes (les borderline) que la psychiatrie elle-même n'arrive pas à définir.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 26 novembre 2008
Je pense que les concepts psy peuvent – et doivent – être utilisés dans l’analyse des phénomènes économiques, sociaux, culturels, historiques et politiques. Guy Morel pense qu’il s’agit de « sornettes ». Les chose sont donc claires : nous ne sommes pas d’accord.
Si l’on laisse de côté la petite bifurcation psy, la question qui a tout déclenché est la suivante : j’avais demandé à Guy Morel pourquoi l’Association des professeurs d’art plastique n’avait pas signé l’Appel du 8 novembre. Non pas que je me soucie d’une signature de plus ou de moins. Ce que je trouvais intéressant, c’est de réfléchir aux raisons pour lesquelles elle ne l’avait pas fait. Pour Guy Morel, ce devrait être une question à deux balles. Pour d’autres sur le blog, il est peut-être plus difficile de trouver rapidement la réponse. Une piste : c’est en rapport avec ce qui se passe quand un maniaque (ou un simple obsessionnel pour ne pas réalimenter le débat annexe) en rencontre d’autres comme lui.
Sans daigner satisfaire ma curiosité, Guy Morel avait alors proposé sa propre énigme. Si on ne peut pas faire dérailler le train lancé à grande vitesse contre la réforme des concours, c’est parce que depuis trente ans, ceux qui se proclament anti-pédagos n’ont pas assez réfléchi aux raisons pour lesquelles on en est arrivé là. Ça, pour le coup, c’est une question à même pas deux centimes. C’est parce que les mauvais programmes sont la cause du mal et que les bons programmes seront la solution. J’ai pas gagné ? Fastoch quand on a affaire à des obsessionnels, sinon des maniaques, regroupés en secte. Mais si on réfléchit un peu plus, on peut par exemple se demander : pour quelles raisons les mauvais programmes ont-ils remplacé les bons programmes ? Est-ce que c’est simplement dû à l’ineptie des faiseurs de programmes ou bien y aurait-il des causes économiques, sociales, culturelles, historiques et politiques ? Et dans ce cas la réflexion devient nettement plus ardue et les réponses moins évidentes. Car il ne suffira pas de remplacer les faiseurs de mauvais programmes par des faiseurs de bons programmes.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 26 novembre 2008
Suite au post de dugong.
Je n'ai pas lu l'article de Marianne mais, contrairement à JPB (bonne bouillabaisse, vous allez aux Goudes?), je ne crois pas du tout que la pintade soit dans le trou. Je pense même qu'il y a de très fortes chances pour qu'elle soit la prochaine présidente de la République. Il est vrai que beaucoup de choses peuvent se passer d'ici là...
Ecrit par : Pedro Cordoba | 26 novembre 2008
@ Gros Boudin écrit :
Mes contemporains sont pour moi une source perpétuelle d'ébahissement.
Regardez-vous dans une glace, Gros Boudin, vous serez également ébahi de voir qu'il existe aussi des imbéciles heureux…
Ecrit par : Roger Felts | 26 novembre 2008
Je me permets de vous copier ici la lettre de la cnarela (association des langues anciennes). La réforme de Darcos nous fait simplement disparaître. J'ai une vingtaine d'élèves en grec cette année en seconde, tous volontaires et travailleurs (je dois juste combler leurs lacunes en grammaire, ce que ce cours me laisse le temps de faire).
Dire qu'il y a quelques années nous avions créé en collège avec une collègue une classe spéciale de latin pour les élèves en difficulté !
Plus de latin et de grec...c 'est la fin d'une civilisation, la nôtre ! Car nous ne comprendrons plus tout à fait notre propre littérature.
Je conseille aussi à ce sujet la lecture du livre de Pierre Judet de La Combe et de Heinz Wismann, L'avenir des Langues, Cerf, 2004.
Aidez-nous ! Sauvez-nous !
Qui veut la mort du latin et du grec ?
Lettre ouverte au Ministre de l’Education nationale
Monsieur le Ministre,
Ministre, récession, affection nosocomiale, métaphore, idéal, idéalisme, démocratie, stratosphère, géopolitique, to stand, stehen, estar, mujer…
Ces mots scientifiques ou du vocabulaire de tous les jours, ces mots français, anglais, allemands, espagnols puisent leurs racines communes dans le latin et le grec, langues‐mères de l’Europe.
De la Renaissance au XXIème siècle, architectes, peintres, sculpteurs, musiciens conversent avec l’art, l’histoire, la mythologie du monde gréco‐romain.
De la Renaissance au XXIème siècle, en Europe, les écrivains, les philosophes, les politiques font référence à Homère, Socrate, Platon, Aristote, Tacite, Virgile…
465 000 élèves du collège au lycée en L, mais surtout en S et ES étudient le latin (seconde langue étudiée après l’anglais) et le grec, parce qu’ils ont bien compris que les langues et cultures de l’antiquité leur permettaient de s’approprier la langue française et le patrimoine culturel européen.
Or la réforme de la classe de seconde du lycée organise la mort du latin et du grec :
•
La réforme interdit de facto aux élèves scientifiques de choisir des langues anciennes en établissant une concurrence entre les modules Sciences et Humanités, en offrant dans les modules un enseignement renforcé des matières de tronc commun.
•
La réforme, loin de supprimer les filières, les renforce en marginalisant encore davantage la filière littéraire sans présenter les débouchés qu’elle offre.
•
La réforme remet en question la continuité d’enseignement du latin et du grec entre le collège et le lycée. De plus, les lycéens ne s’investiront pas dans un enseignement qu’ils ne pourront pas valider au baccalauréat.
•
La réforme, en marginalisant le latin et le grec, prive l’enseignement d’un facteur d’intégration et de promotion sociale.
N’agissez pas dans la précipitation, Monsieur le Ministre. Ne soyez pas le fossoyeur du latin et du grec qui vous ont nourri et qui nourrissent le patrimoine linguistique et culturel de l’Europe
‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐‐
NOM, prénom: .................................................................................................................
Statut (profession, élève, étudiant, parent d’élève): ............................................................................
Ville et département, adresse facultative: .................................................................................
.........................................................................................................................................
Mail: .................................................................................................................................
A envoyer à M. Xavier Darcos, Ministre de l’Education nationale, 110 rue de Grenelle, 75007 Paris.
Ecrit par : Anne | 26 novembre 2008
La cnarela est malheureusement en grande partie responsable de la mort du latin et du grec. Elle récolte ce qu'elle a semé.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 26 novembre 2008
A propos de la cnarela, je donne entièrement raison à Guy Morel. C'est une question de programmes. Mais je doute que Guy Morel se soit jamais intéressé aux programmes de latin et de grec.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 26 novembre 2008
http://webmail1d.orange.fr/webmail/fr_FR/download/Download.html?IDMSG=4067&PJRANG=2&NAME=Audit_Schubert.pps&FOLDER=INBOX
"Pardon à tous les Ventura que j'ai confondu hier par erreur avec les Vendetta...
Gaffe ! Je ne veux pas en provoquer."
Ecrit par : dugong | 26 novembre 2008
J'ai cru que c'était fait exprès! Une telle confusion est quand même difficile à imaginer!!! ;-)
Effectivement, Robin, je pense qu'une des raisons de l'orthographe un peu déficiente de Meryl vient du fait qu'il a dû, dans son enfance, remplacer les heures qu'il aurait pu passer à bouquiner par un maximum de temps passé devant un écran quelconque, (de jeux video, de téléphone portable à envoyer des sms, d'ordinateur, voire les trios à la fois.)
Un salut à tous.
Ecrit par : Christophe Sibille | 26 novembre 2008
Bonjour
Je note que personne ne s'est encore exprimé sur l'art de la dague, alors qu'hier nous en avions l'opportunité avec l'escrime artistique, hu hu hu ! (j'ai de plus en plus de choses à dire)
Ecrit par : johnmarguerite | 26 novembre 2008
Un calamar avec des coudes !
On aura tout vu, ici.
Eh, Dobolino, cet écho, ça marche ?
Ecrit par : yann | 26 novembre 2008
Meryl, quoi que vous croyiez, vous avez dû apprendre à lire par la "globale" à l'insu de votre plein gré, comme dirait Virenque.
Je serais surprise qu'on vous ait appris que B+A=BA!
Ceci dit, et sans méchanceté aucune, il va falloir vous mettre au boulot, acheter un Bled et un Bescherelle, potasser les leçons et faire les exercices, bref, vous escrimer pour progresser. Parce que, franchement, votre niveau de langue, c'est la cata totale.
Je vous joins un site d'exos sur le net. Vous en trouverez d'autres en tapant simplement "exercices de français "sur Google.
http://www.restena.lu/amifra/exos/doc/exosa-0.htm
Ecrit par : retraitée | 26 novembre 2008
"Meryl, quoi que vous croyiez, vous avez dû apprendre à lire par la "globale" à l'insu de votre plein gré, comme dirait Virenque.
Je serais surprise qu'on vous ait appris que B+A=BA!"
"Effectivement, Robin, je pense qu'une des raisons de l'orthographe un peu déficiente de Meryl vient du fait qu'il a dû, dans son enfance, remplacer les heures qu'il aurait pu passer à bouquiner par un maximum de temps passé devant un écran quelconque,"
Bon, je crois que notre ami Meryl a compris qu'il fallait faire des efforts : attention à ne pas le dégouter non plus !
Bonne idée en tout cas de lui donner des exercices, pour aller au-delà du simple diagnostic !
Ecrit par : johnmarguerite | 26 novembre 2008
Mais ce qui est en question ici, c'est le résultat d'une certaine manière de transmettre la langue : méthode globale sans doute, mais aussi pas ou peu d'apprentissage systématique des "gammes" : orthographe, grammaire, vocabulaire et d'accès aux grands textes.
Plus profondément, je pense que le phénomène relève d'une idéologie de la langue comme simple instrument de communication qui existerait en dehors de la pensée, l'idée absolument aberrante disait Wittgenstein, après Hölderlin, Hegel et toute une tradition qui remonte à la pensée grecque que la langue n'est qu'un "instrument" au service la pensée.
Cette conception instrumentale, technique de la langue partagée et diffusée par un grand nombre de "penseurs qui ne savent pas ce que penser veut dire" qui inerve (ou plutôt qui déssèche) l'apprentissage du français à l'école a transformé l'appropriation 1°) des règles 2°) des grands textes littéraires, poétiques, romanesques en stylistique, en linguistique, en "communication".
Que cette conception philosophique qui remonte au Cratyle de Platon et de la discussion avec les Sophistes ait des implications politiques et éthiques extrêmement préoccupantes ne fait malheureusement aucun doute.
En d'autres termes, le respect des règles de l'orthographe et de la grammaire n'est pas une option facultative et secondaire, mais un effort pour structurer la pensée, pour la rendre plus claire, plus limpide, plus ouverte à la recherche de la vérité, bref, que la grammaire (et la langue en générale) est consubstantielle à la pensée.
"Honneur des hommes saint langage" (Paul Valéry)
Ecrit par : Robin | 26 novembre 2008
Excellent, Robin. Merci !
Ecrit par : Manu | 26 novembre 2008
Fastoch quand on a affaire à des obsessionnels, sinon des maniaques, regroupés en secte. Mais si on réfléchit un peu plus, on peut par exemple se demander : pour quelles raisons les mauvais programmes ont-ils remplacé les bons programmes ? Est-ce que c’est simplement dû à l’ineptie des faiseurs de programmes ou bien y aurait-il des causes économiques, sociales, culturelles, historiques et politiques ? Et dans ce cas la réflexion devient nettement plus ardue et les réponses moins évidentes. Car il ne suffira pas de remplacer les faiseurs de mauvais programmes par des faiseurs de bons programmes.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 26 novembre 2008
Pedro,
Où as-tu contracté la détestable habitude de prendre les autres pour des blaireaux, voire pour des agités du bocal, maniaques sectaires et autres obsessionnels ?
Où as-tu vu que je niais l'existence de causes économiques, sociales, politiques, historiques etc. à la crise de l'école pour n'incriminer que les mauvais faiseurs de programmes ? J'ai dis et je répète que l'épine dorsale d'un système d'enseignement ce sont les programmes, de la maternelle à l'université. Mais dire cela, ce n'est pas s'interdire de réfléchir aux raisons - complexes - pour lesquelles depuis quarante ans, de manière continue, les programmes ont été dégradés et le système d'enseignement bricolé.
C'est même à cette réflexion que quelques membres du GRIP dont je suis invitent en vain depuis un bout de temps les mouvements de la mouvance antipédagogiste, ne recueillant que silence dédaigneux ou rebuffades insultantes : "maniaques", "sectaires" etc.
Il te faut d'ailleurs un sacré culot pour faire comme si les membres du GRIP dont je parle n'avaient pas et depuis longtemps entamé cette réflexion (voir les analyses accumulées sur le site de Michel Delord, et voir bientôt sur le site du Projet-Slecc l'ensemble des textes qui ont peu à peu organisé la dégradation de l'enseignement de la langue française).
Quant à la critique des orientations actuelles, permets moi de te rafraîchir la mémoire en rappelant la manière dont tous les mouvements antipédagogistes réunis au ministère, sauf le GRIP, ont laissé passer sans réagir les déplorables programmes de maternelle qui imposent trois années d'apprentissage idéovisuel de la lecture. En te rappelant aussi qu'à ce jour la seule analyse critique consistante - je ne parle pas des protestations platoniques - de la réforme du lycée émane d'un membre du GRIP, Rudolf Bkouche, et qu'elle a d'ailleurs été publiée sur ce blog.
Bon, il fait un temps splendide ; par la fenêtre de mon bureau, j'aperçois Bongo au milieu de son pré blanchi par la frime, et en me penchant, sur la rivière, les quatre cygnes familiers qui attendent leur ration de pain sec.
Je pense qu'après m'être occupé des bêtes, je vais aller faire du bois. Ah les stridences de la tronçonneuse, et l'odeur de la sciure !
Avec mes salutations de maniaque sectaire.
GM
Ecrit par : guy morel | 26 novembre 2008
Guy, je te le dis en toute amitié : tu as une susceptibilité de violette vierge.
JPB
PS. Pedro, tu descends quand sur Marseille, que je te montre où on peut manger une bouillabaisse meilleure qu'au vallon des Auffes ?
Ecrit par : brighelli | 26 novembre 2008
je me demandais justement s'il existe une quelconque formations adaptée aux adultes pour les déficiences d'orthographe de grammaire. ( Il va falloir y réfléchir car nous sommes toute une flambée à débarquer )
Voilas un début avec des exercices. Merci.
Je prendrai le temps de rédiger une réponse ce soir.
Ecrit par : Meryl Perreard | 26 novembre 2008
Et bien, puisque la cnarela est responsable ...
(peut-être, je n'en sais rien, mais c'est actuellement le seul site où nous avons des informations sur la réforme pour les langues anciennes ...)...
laissons le latin et le grec disparaître... ?
Ecrit par : Anne | 26 novembre 2008
A propos de la cnarela, je donne entièrement raison à Guy Morel. C'est une question de programmes. Mais je doute que Guy Morel se soit jamais intéressé aux programmes de latin et de grec.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 26 novembre 2008
Là tu permets, mais tu sombres dans la dingoterie !
Je ne suis ni latiniste ni helléniste, mais d'une part, j'ai écrit, dans la préface à l'anthologie des textes de Buisson qu'une des erreurs des fondateurs de l'Instruction publique avait été de ne pas mettre le latin au programme des EPS ; d'autre part, je sors d'une session de grammaire SLECC animée par trois ou quatre collègues latinistes et hellénistes auxquels je m'empresse de faire lire ton post et qui vont bien rire.
Sur ce, je m'en vais affûter ma tronçonneuse.
GM
Ecrit par : GUY MOREL | 26 novembre 2008
Guy, je te le dis en toute amitié : tu as une susceptibilité de violette vierge.
JPB
C'est pour ça que j'aime pas que les mouches aux noirtes-ailes
bombinent autour de ma corolle !
Guy :-)))
Ecrit par : guy morel | 26 novembre 2008
je me demandais justement s'il existe une quelconque formations adaptée aux adultes pour les déficiences d'orthographe de grammaire. ( Il va falloir y réfléchir car nous sommes toute une flambée à débarquer )
Voilas un début avec des exercices. Merci.
Je prendrai le temps de rédiger une réponse ce soir.
Ecrit par : Meryl Perreard | 26 novembre 2008
Nous pouvons aussi vous aider en corrigeant vos fautes en live. Mais, nous ne le ferons que sur votre autorisation écrite, prudence oblige... ;-)
Ecrit par : catmano | 26 novembre 2008
Quant à la critique des orientations actuelles, permets moi de te rafraîchir la mémoire en rappelant la manière dont tous les mouvements antipédagogistes réunis au ministère, sauf le GRIP, ont laissé passer sans réagir les déplorables programmes de maternelle...
Ecrit par : guy morel | 26 novembre 2008
Un point pour nous dans mon école : mes collègues de maternelle vont peut-être supprimer la fameuse demi-heure d'accueil chaque matin qui est censée "permettre à l'enfant de passer en douceur de la chaude rassurance du milieu familial à l'univers concentrationnaire d'un lieu de vie encore trop souvent consacré à l'étude, sans tenir compte de la richesse des échanges sociaux entre pairs" ! Yes !
J'explique plus tard, si ça vous intéresse, pour l'instant, j'ai un travail en route.
Ecrit par : catmano | 26 novembre 2008
Bon, je crois que notre ami Meryl a compris qu'il fallait faire des efforts : attention à ne pas le dégouter non plus !
Bonne idée en tout cas de lui donner des exercices, pour aller au-delà du simple diagnostic !
Ecrit par : johnmarguerite | 26 novembre 2008
Ce qu'il y a de plus important au monde, c'est la "bonne volonté" (Emmanuel Kant) et notre ami Meryl semble bien armé de ce côté-là.
Ne croyez pas, Meryl que je sois né avec la "réminiscence" de la langue française.
Pas du tout, je l'ai apprise, comme tout le monde et comme toutes les personnes sur ce blog qui essayent d'écrire à peu près correctement, à l'école communale et je n'étais pas spécialement doué en orthographe.
Le maître (on disait "l'instituteur" à cette époque-là, dans les années 60, je trouve ça plus beau que "professeur dézécoles") s'était aperçu qu'il y avait un problème général dans la classe et nous faisait une dictée préparée - pas très longue - tous les matins.
Excellente "remédiation" à nos lacunes, et, mine de rien accès à de beaux textes signés Pagnol, Giono, Hugo, Colette et même Rimbaud ! ("C'est un large buffet...")
On faisait aussi beaucoup de grammaire : les règles d'accord des participes passés, l'accord du verbe avec le sujet, de l'adjectif avec le nom auquel il se rapporte...qu'il fallait apprendre par coeur.
Oh ! comme je lui ai donné mon coeur à la langue française.
A cette époque-là, on faisait des rédactions, beaucoup de rédactions, on apprenait des mots nouveaux, beaucoup de mots nouveaux et on avait - quelle horreur ! ;-) des cours de morale.
J'ai appris, longtemps après que le maître nous faisait réfléchir sur des "maximes" et ça m'a bien aidé quand j'ai planché sur La critique de la Raison pratique de Kant et sur Emmanuel Lévinas...Evidemment aussi dans ma vie personnelle.
Les "modèles" ou les "exemples" si vous préférez, rien de tel que les "exemples" !
Je ne dis pas que le menu était parfait, mais il me semble qu'on "nourrissait" mieux les enfants qu'aujourd'hui.
La langue n'était pas encore considéré comme un "moyen de communication" et on nous expliquait que les autres non plus n'étaient pas de simples "moyens".
Ecrit par : Robin | 26 novembre 2008
Eh, Dobolino, cet écho, ça marche ?
Ecrit par : yann | 26 novembre 2008
Ça va marcher ! Je l'aurai après le Congrès de l'AFVAC. Le bout du tunnel n'est peut-être plus si loin ...
Ecrit par : dobolino | 26 novembre 2008
La cnarela est malheureusement en grande partie responsable de la mort du latin et du grec. Elle récolte ce qu'elle a semé.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 26 novembre 2008
Alors là, Pedro, c'est tout à fait mon avis.
La Cnarela s'est imaginée que pour défendre le latin et le grec, il fallait s'échiner à montrer leur actualité. Lourde erreur, car le latin et le grec se défendent par eux-mêmes, en en faisant, tout simplement, et en faisant vraiment. Par terreur de ne pas être "moderne", la Cnarela a donné tête baissée dans les "séquences" et dans les "textes authentiques" sous prétexte qu'il fallait "intéresser" les élèves! Or avec les "séquences" et les "textes authentiques", on tuait le latin et le grec à coup sûr puisqu'on en écoeurait les élèves.
Il n'y a pourtant qu'une seule façon de défendre les langues anciennes, c'est de les enseigner EN TANT QUE LANGUES, c'est-à-dire avant tout pour leur intérêt grammatical et lexical, pour la gymnastique intellectuelle à laquelle oblige la traduction, surtout au collège, là où le goût pour cette étude s'affermit, ensuite seulement pour leur intérêt culturel plus large (littérature, civilisation et histoire....). C'est une lourde erreur de la Cnarela que d'avoir méconnu cette évidence.
Par ailleurs, on n'a jamais vu la Cnarela entreprendre le moindre combat concret, c'est-à-dire politique, pour préserver des horaires corrects, surtout au moment où le Ministère était de gauche , et pour cause: les cadres de la Cnarela étant pour l'essentiel de sensibilité socialiste.
On peut dire de la Cnarela ce qu'on dit de la morale de Kant: elle a les mains pures, mais elle n'a pas de mains...
Ecrit par : Jean | 26 novembre 2008
"qu'une des erreurs des fondateurs de l'Instruction publique avait été de ne pas mettre le latin au programme des EPS"
Ecrit par : GUY MOREL | 26 novembre 2008
Encore un drame de l'interdisciplinarité?
Ecrit par : Christophe Sibille | 26 novembre 2008
"Je conseille aussi à ce sujet la lecture du livre de Pierre Judet de La Combe et de Heinz Wismann, L'avenir des Langues, Cerf, 2004."
Je ne risque pas d'acheter des ouvrages du Cerf !
Si vraiment il est bon, je l'emprunterai. Mais le Cerf ne verra pas mes sous !
Ecrit par : Jeremy | 26 novembre 2008
"Qu'une des erreurs des fondateurs de l'Instruction publique avait été de ne pas mettre le latin au programme des EPS"
Ecrit par : GUY MOREL | 26 novembre 2008
Encore un drame de l'interdisciplinarité!!! ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 26 novembre 2008
Valérie Pécresse a déclaré que les RASED, en fait étaient trop élitistes, s'adressant à un public trop restreint. C'est pourquoi on les supprime. C'est au fond comme la recherche sur la mucovicidose. Trop élitiste. Trop restreinte, Zzzzzzou, on sucre.
Quelle bande de rats!!!
Et c'est vrai qu'à l'approche des élections professionnelles , ça drageu dur. Même les motteux du SNES, aimables, soudain, à l'écoute des pégreleux. le SNALC prêt à chanter l'Internationale si on le lui demande....
Et pourtant, dans la société civile , ces élections professionnelles ont une portée incalculable. Plus que les autres scrutins, elle impriment une marque essentielle sur la vie quotidienne. Ainsi, nous devons remercier le SGEN et le SNES, si nous n'avons ni Comité d'Entreprise, ni Tickets Restau, ni aucun des avantages dont bénéficient les gars de la SNCF, d'EDF etc etc... Merci donc, aux crétins sgeneux et snesseux des années 75 (dont mon père, ancien syndiclaiste, entre autres, a une interessante collection de tracts, très édifiante) d'avoir cru dans ces délires christiano-boutonneux de nootre métier comme un SACERDOCE...Ça sert de cartilage, oui, pour ronger, quand on est à sec....bandes d'idéologues courts-de-souffle, qui ont escroqué toute une profession par doltoïsme mal digéré. Par utopie du dévouement gratuit.
Et la droite, alors, ça fait 25 ans que, lorsqu'elle est au pouvoir et maintenant avec le PS,(sur lequel je viens déposer ma crotte sur l'autre billet) elle l'est pour 100 ans, n'a qu'à se baisser pour ramasser les copeaux. Un Aschiiéri quelconque, une FSU Camiffée, un SNES collabo et magouilleur, un SNALC dinosaurien ,qui en est resté pour réclamer, quasiment, que les ronds de serviette pour agrégés, à la cantoche soient en ivoire, ceux des certifiés en loupe d'orme et ceux des autres en plastoc...
Pas une seule revendication pour plus de fric, bordel. Vous croyez qu'on bosse par plaisir. Parce qu'on en a marre de se faire pomper par bobonne à la maison? parce que les cinémas porno sont trop chers??? parce qu'on était pas capables de faire un autre boulot???
Bande de fromages!!!!
Terminer une carrière de hors-classe à 4000 euros net vendeur, c'est pas la gloire. Regardez combien palpe un analyste du Crédit Lyonnais semi-inculte, en début de carrière....
Je voterai nul. Cequi s'accorde parfaitement à ce que je pense des syndicats enseignants.
Et pour que JPB n'ait pas d'emmerdements, je signe et persiste
JEAN-PHILIPPE GOLDSCHMIDT
et mort aux cons!
Ecrit par : montaigneàcheval | 26 novembre 2008
Mille excuses pour le doublon...:-(
"Les déplorables programmes de maternelle qui imposent trois années d'apprentissage idéovisuel de la lecture.
GM"
Ecrit par : guy morel | 26 novembre 2008
Guy, très franchement, dans les faits, il y a une foultitude d'instituteurs de maternelle qui contournent allègrement ces programmes!
Ecrit par : Christophe Sibille | 26 novembre 2008
"Bandes d'idéologues courts-de-souffle, qui ont escroqué toute une profession par doltoïsme mal digéré."
Ecrit par : montaigneàcheval | 26 novembre 2008
Excellent! C'est exactement ça! Mal digéré! On lui a fait tenir tellement de propos en totale contradiction avec ce qu'elle a réellement dit!
Ecrit par : Christophe Sibille | 26 novembre 2008
Moi non plus, je ne comprends désormais pas grand chose à la langue française. Après nous avoir dit que son mauvais prof de maths était une catastrophe avec de bons programmes, Dobolino prétend qu'il suffit de bons programmes pour neutraliser les mauvais profs.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 25 novembre 2008
Je vais essayer de mieux m'expliquer: le professeur était un homme malade psychiquement et s'est d'ailleurs quelques années plus tard suicidé. Il nous faisait travailler dans un climat de terreur perpétuel peu propice aux apprentissages et évitait toute interaction avec nous. Néanmoins, même durant les trois premiers mois de sixième consacrés aux "mathématiques modernes", il a dispensé pas à pas et pied à pied l'enseignement prescrit, avec l'heure d'exercices hebdomadaire en demi-groupe. Le manuel qu'il utilisait était suffisament bien conçu pour que nous puissions l'exploiter. Les dégâts occasionnés par cet homme, en matière d'élèves en situation d'échec en mathématique, n'atteignent pas, j'en suis certaine, et de loin, ce qu'une même personnalité obtiendrait avec les théories pédagogiques et les manuels actuels, sans parler des problèmes qu'il rencontrerait avec l'administration, les parents d'élèves et les élèves. Sans compter qu'il accueillerait en classe de sixième des élèves ne maîtrisant ni l'écoute silencieuses bras croisés sur la table ni les quatre opérations.
Ce genre d'individu, inévitable, nécessite un programme clair, linéaire et bien construit avec manuel et exercices ad hoc.
Je n'en démords pas !
Ecrit par : dobolino | 26 novembre 2008
Eh bé ! De toute cette masse de contributions, j'ai appris quelque chose : Bongo est un âne. J'avais toujours cru que c'était un homard.
Non, ne me prenez pas au mot : je plaisante !
Cette réforme du lycée est atterrante. D'un point de vue strictement personnel, elle m'inquiète, car, dernier arrivé dans mon nouveau lycée, mes "chances" d'en partir dès juin prochain ne sont pas négligeables. Et pour aller où, en plus ? Risquant de me trouver copieusement accompagné en "mesure de carte scolaire", je n'aurai aucune possibilité d'user de mes points-cadeaux pour trouver à coup sûr un poste convenable.
D'un point de vue scientifique, la réforme repousse encore d'une année le moment où les élèves feront des choses sérieuses. J'ai coutume de dire aux élèves de seconde, en début d'année, que la discipline va progressivement passer du "qualitatif" au "quantitatif", et que les mathématiques vont progressivement l'envahir. Je commence toujours par leur donner (les programmes, étrangement, ne le prévoient pas, je fais donc du hors-programme dès le début !) les quelques "bases" indispensables pour mener un calcul : utilisation rationnelle des unités, prise en compte de la précision limitée des mesures en physique, etc.
Tout cela va être foutu en l'air au nom du sacro-saint caractère expérimental des sciences. Une année sera gâchée à "découvrir" comme on l'a fait déjà depuis la cinquième. Et l'opération, avantageuse pour l'État, ne le sera pas pour les Régions : on imagine la débauche de matériel qu'il va falloir se faire offrir pour que les petits aient tous des jouets.
De plus, vous, je ne sais pas, mais moi, je ne vois pas le moindre morceau d'information quant au contenu des futurs programmes. À qui me pose la question, je prétends qu'au ministère même, personne sans doute n'est au courant.
S'il est une évidence, elle réside dans le fait que la réforme a pour unique raison l'économie réalisée sur le budget de l'État. Coûte que coûte (si j'ose dire), il faut que le lycée soit moins cher. Et après cela, peu importe le reste.
Ecrit par : moot | 26 novembre 2008
un SNALC dinosaurien ,qui en est resté pour réclamer, quasiment, que les ronds de serviette pour agrégés, à la cantoche soient en ivoire, ceux des certifiés en loupe d'orme et ceux des autres en plastoc...
Ecrit par : montaigneàcheval | 26 novembre 2008
Si c'est vrai, j'envoie illico mon bulletin d'adhésion.
Quelqu'un pour confirmer?
Ecrit par : TotoWeininger | 26 novembre 2008
Ah bah non, je m'en fous, j'mange pas à la cantoche.
Ecrit par : TotoWeininger | 26 novembre 2008
On gagne ça à la hors classe, MàC ?
Je vais la redemander, tiens…
JPB, 3000 euros par mois
Ecrit par : brighelli | 26 novembre 2008
Bin oui, au 7ème, je vous assure. Bon ,c'estr vrai, j'ai une prime ZEP, mais quand même.
bàV
Ecrit par : montaigneàcheval | 26 novembre 2008
dernier arrivé dans mon nouveau lycée, mes "chances" d'en partir dès juin prochain ne sont pas négligeables. Et pour aller où, en plus ?
Ecrit par : moot | 26 novembre 2008
Ben dans un collège à l'autre bout de l'académie, comme les néo-agrégés dépourvus de cons-joints.
Ce que je ne vous souhaite évidemment pas, mais vous admettrez cependant que cela devrait calmer vos angoisses -légitimes- face à la réforme du lycée.
Ecrit par : TotoWeininger | 26 novembre 2008
JPB, 3000 euros par mois
Ecrit par : brighelli | 26 novembre 2008
En prépa? Et les heures sup? Et les colles?
Petit cachotier, va.
Ecrit par : TotoWeininger | 26 novembre 2008
moot écrit : blabla ... "un poste convenable".
on voit flotter de ces étrons, parfois.
faut faire ses armes, moot, voilà tout.
Ecrit par : annexy | 26 novembre 2008
Certifié hors classe dernier échelon : 2 931 € net (hors primes)
Agrégé hors classe dernier échelon 3 615 € net (hors primes)
source : MEN
Ecrit par : TotoWeininger | 26 novembre 2008
Il me semble impossible de ne sélectionner à coup sûr que des professeurs talentueux, que ce soit en axant la sélection sur les savoirs disciplinaires ou en l'axant sur les aptitudes pédagogiques ou sur les deux valeurs.
Des professeurs talentueux, nous en avons tous eu, à un moment ou l'autre de notre carrière scolaire et, dans une même classe, qui était jugé talentueux par un groupe d'élèves pouvait être mal noté par d'autres qui se noyaient avec lui.
Les méthodes et programmes actuels sont un véritable "casse-gueule" pour une majorité d'élèves et de professeurs, quelque soit le niveau des uns et des autres.
Sans parler de l'enseignement des langues vivantes qui atteint des sommets d'inefficacité, l'enseignement efficace du français au collège par séquences relève de l'exploit pédagogique même pour un agrégé de lettres classiques 1975 doté de dons pédagogiques exceptionnels et donc, a fortiori pour un vacataire recruté à "bac+5" 2008.
Donc, et à nouveau: "Vive le GRIP !", car, en l'état actuel et dans la mesure où les professeurs recrutés existent et exercent, revenir à des programmes et des manuels efficaces est la première urgence pour limiter les dégats même si votre combat, Monsieur Pedro, est tout aussi indispensable, à long terme.
Il me semble simplement que le GRIP a plus de chance de faire boule de neige à court terme que vos justes revendications d'aboutir.
Je pousserai même plus loin mon analyse: si le GRIP fait boule de neige au sein du corps enseignant, les jeunes enseignants pourront mesurer les lacunes graves de l'enseignement disciplinaire qu'ils ont reçu et seront alors plus à même de soutenir les revendications universitaires de vous-même et vos pairs.
Ecrit par : dobolino | 26 novembre 2008
D'autant plus que le GRIP, ça ne coûte rien à l'Etat et que ça peut constituer une belle bouée de sauvetage pour bien des enseignants en exercice à la dérive.
Ecrit par : dobolino | 26 novembre 2008
"Et les colles?
Petit cachotier, va."
Les colles ? C'est pas le pérou !
Et en plus, c'est payé à l'étudiant, pas à l'heure. En gros c'est 14 euros (brut) par étudiant, et chaque étudiant doit passer 20 mn. Apres, il y a moyen de gruger, mais c'est quand meme pas enorme.
Ecrit par : Jeremy | 26 novembre 2008
En tout cas, bravo à Montaigneàcheval pour sa colère saine : moi, quand je vois les papiers à la con qui sont imprimés pour les "bulletins de vote" de ces élections en CAPA et CAPN, j'ai un soupir de compassion pour les forêts du monde (ça leur fait une belle jambe).
Je pense que ça n'intéresse personne, mais j'ai bien sûr voté Snalc (je défendais déjà le Snalc ici-même il y a quelques années, en tapant sur Aschiéri, qui n'a vraiment rien fait pour se racheter). Il faut dire que le Snalc revendique par exemple une revalorisation des salaires pour les agrégés ET les certifiés : les ronds de serviette en ivoire seront pour tout le monde.
Ecrit par : Jeremy | 26 novembre 2008
JPB, 11échelon depuis 7 ans, barré par ses divers chefs d'établissement pour mauvais esprit. Pas très aimé de l'Inspection jusqu'à ces derniers temps. Pas d'heures sup. Passe 30 à 40 minutes par étudiant, n'en déclare pas la moitié à l'administration. Quel con, ce mec…
JPB
Ecrit par : brighelli | 26 novembre 2008
Mille excuses pour le doublon...:-(
"Les déplorables programmes de maternelle qui imposent trois années d'apprentissage idéovisuel de la lecture.
GM"
Ecrit par : guy morel | 26 novembre 2008
Guy, très franchement, dans les faits, il y a une foultitude d'instituteurs de maternelle qui contournent allègrement ces programmes!
Ecrit par : Christophe Sibille | 26 novembre 2008
Des noms, s'il vous plaît, Christophe ! Des noms !
Ecrit par : catmano | 26 novembre 2008
Dans laquelle de ses œuvres Stendhal expose-t-il le phénomène de la cristallisation ?
Ecrit par : dobolino | 26 novembre 2008
MàC (on aime, ou on n'aime pas se faire insulter par lui, là n'est pas la question) vient de créer (sûrement pas tout seul ;O)) un blog.
Et comme il n'est pas foutu de poster un lien sans s'emmêler les pinceaux, je le fais pour lui : http://lardlibres.canalblog.com/
PS (non, ce n'est pas un gros mot, c'est du latin) : ça n'a rien à voir avec un mouvement de libération des cochons.
Ecrit par : yann | 26 novembre 2008
Ou donnez-vous des colles, Jérémy ?
Je donne des colles de physique en sup et en spé, et c'est bien mieux payé que ce que vous dites: pour une heure, c'est environ 53 euros net en sup et 58 en spé. Cela ne paraît pas énorme, mais il suffit d'en donner 4h par semaine pour bien compléter nos maigres salaires de professeurs. En plus, c'est assez amusant.
Ecrit par : François Duhem | 26 novembre 2008
Et en plus, c'est payé à l'étudiant, pas à l'heure. En gros c'est 14 euros (brut) par étudiant, et chaque étudiant doit passer 20 mn. Apres, il y a moyen de gruger, mais c'est quand meme pas enorme.
Ecrit par : Jeremy | 26 novembre 2008
Si peu ???????????????? !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Oh ben merde alors, c'est moins cher qu'un vaccin pour chien.
Quand on sait le travail que ça représente et l'efficacité indiscutable de ce procédé, c'est une véritable honte !
Ecrit par : dobolino | 26 novembre 2008
@ Pedro Cordoba écrit :
Il est curieux que Roger Felts applaudisse lorsqu'un gus quelconque met en cause les fondements de la biologie actuelle et qu'il se cabre lorsqu'on suggère qu'il peut y avoir des approches nouvelles de phénomènes (les borderline) que la psychiatrie elle-même n'arrive pas à définir.
Je ne tomberai pas, comme cet été, dans un débat sur le sexe des anges. Je me contente de corriger des approches réductrices en particulier quand elles dénaturent mes positions. Je n'applaudis pas aux thèses de Pichot. Je constate que sur une question où nous débattions, il a émi dans un contexte différent un point de vue très proche du mien. Ultérieurement, il a produit un livre qui a fait l'objet de vives polémiques et pour lequel j'ai fait une fiche de lecture sur mon blog “André Pichot… Le retour !” ( http://rogerfelts.blog.lemonde.fr/2008/11/12/andre-pichot%E2%80%A6-le-retour/ )
Bien entendu, si j'apprenais que les positions du dit Pichot sur des problèmes politiques précis concernant les problèmes d'identités n'avaient rien à voir avec les miennes, j'en tirerai les conclusions qui s'imposent.
Cela dit, il faudrait enfin que dans les milieux où on est censé penser, on ne continue pas à conserver des réflexes pavloviens dès que l'auteur d'un propos sent le soufre… Quand Le Pen dit que la table est noire, le raisonnement ne peut-être, “c'est Le Pen qui l'a dit, donc c'est faux” ; il ne peut même pas être, au moins dans un premier temps, “pourquoi lui, ce salaud, dit-il que la table est noire ?” Le premier temps d'une démarche scientifique, c'est de savoir si la table est réellement noire (ou bleu foncé, mais mal éclairé). Beaucoup de penseurs oublient de penser ce premier temps de la démarche réflexive : le rapport avec le réel… L'idéalisme même chez les matérialistes n'a pas arrêté de faire des dégâts…
Idem pour la psychiatrie… Je ne me cabre pas… de 25 ans, premier poste de responsabilité à l'hôpital à 65 ans, ultime poste de psychiatre en cabinet, 40 années de contact avec la maladie mentale pour m'assurer que son image n'est pas toujours en harmonie avec les descriptions princeps que nos pairs ont faites, ajusté, modifiée en fonction des nécessités de l'heur et du temps… À leur crédit quand même, on tombait parfois sur des tableaux ressemblant étrangement à ceux que l'on trouvait dans les livres. Cette constatation amenait tout simplement à penser que la réalité est toujours plus complexe et plus nuancé que sa description aussi objective est-elle… Le borderline entrait dans nos têtes moins par le livre que par la réalité. Que le livre commence à s'en préoccuper n'est sûrement pas une mauvaise chose… À condition de ne pas écrire n'importe quoi. Qu'il y est du liant entre les mécaniques obsessionnelles et paranoïaques, soit. Qu'afin d'être créatif, innovant, moderne on veuille appareiller l'obsessionnalité et l'excitation maniaque sous le sigle de la border-linéarité, ma foi ! Si quelqu'un l'a rencontré, qu'il dise que cela existe, pourquoi pas ? (Bien que quelqu'un ayant écrit : Dieu existe, je l'ai rencontré, ne fournit aucune garantie quant à la véracité de ses affirmations)… La cohérence de mon propos tient au fait que lorsque j'en parle, j'évoque la vraie névrose obsessionnelle et le vrai état maniaque et pas le simple trait de personnalité. Une personne dont on peut dire qu'elle a quelques traits de personnalité obsessionnelle (rangement, tendance à rationaliser) peut très bien faire une décompensation maniaco-dépressive. Elle n'était pas dans la névrose obsessionnelle, si elle tombe bien dans l'état maniaco-dépressif et la notion de borderline n'y est d'aucunes utilité.
Cela dit, à une époque où Althusser était à la mode, ce n'était pas notre Dieu (notre Dieu, c'était Mao) mais c'était un archange, nous (en province) ne savions pas qu'il était maniaco-dépressif. Et c'est seulement quand il a occis sa femme (mais il n'était plus à la mode) que nous avons su (en province) qu'une partie de son être côtoyait la folie… Si j'aurais su, j'aurions préparé une carrière universitaire plutôt qu'une carrière révolutionnaire où je n'ai même pas pu terminer comme ministre de la rééducation nationale internationaliste ! ! !
C'est comme notre bien-aimé Foucault avec qui nous avons déliré sur l'histoire de la folie à l'âge classique, sans savoir (au moins en Province) que c'était un pervers de la plus belle eau, complètement amoral (et ce n'est pas moi qui le dis, c'est Chomsky dont on ne peut pas dire qu'il se situe à l'extrême droite de l'échiquier politique). Cela n'enlève peut-être pas grand-chose à la validité de ses propos, mais je crois qu'une meilleure évaluation peut-être faite si on sait d'où il parle.
Alors Badiou ? A-t-il par une manifestation quelconque significative (harcèlement sexuel, meurtre divers, torture intellectuelle lors des oraux d'examen, etc.) fait la preuve d'une pathologie mentale avérée ou n'est-il qu'un universitaire ayant la chance d'être contre B.H.L. et pour le voile islamique (mais là je crois qu'universitaire ou pas, il est complètement dingue).
Ecrit par : Roger Felts | 26 novembre 2008
Je donne des colles de physique en sup et en spé, et c'est bien mieux payé que ce que vous dites: pour une heure, c'est environ 53 euros net en sup et 58 en spé. Cela ne paraît pas énorme, mais il suffit d'en donner 4h par semaine pour bien compléter nos maigres salaires de professeurs. En plus, c'est assez amusant.
Ecrit par : François Duhem | 26 novembre 2008
Vous me rassurez !
Ecrit par : dobolino | 26 novembre 2008
Je donne des colles de physique en sup et en spé, [...] En plus, c'est assez amusant.
Ecrit par : François Duhem | 26 novembre 2008
Ça l'est parfois moins pour les élèves (souvenirs) ;-)
Ecrit par : TotoWeininger | 26 novembre 2008
Les "modèles" ou les "exemples" si vous préférez, rien de tel que les "exemples" !
Je ne dis pas que le menu était parfait, mais il me semble qu'on "nourrissait" mieux les enfants qu'aujourd'hui.
Ecrit par : Robin | 26 novembre 2008
Ce qui me permet de revenir au latin , qui n’est pas qu’une formation de l’esprit mais aussi une formation de l’âme : de la morale par l’exemple des hommes illustres. Les latinistes d’ailleurs sont des gens dangereux , des révolutionnaires, obsédés par la « vertu » (au sens ancien du terme).Je me demande même s’il n’y a pas quelque chose comme ça chez Musset : rien de plus dangereux, pour le pouvoir, qu’un jeune homme qui sort du collège la tête pleine de latin et de grec et découvre le monde tel qu’il est.
Ecrit par : uncertain | 26 novembre 2008
Dans laquelle de ses œuvres Stendhal expose-t-il le phénomène de la cristallisation ?
Ecrit par : dobolino | 26 novembre 2008
"De l'amour" (source Wikipédia)
Ecrit par : yann | 26 novembre 2008
Le montant d'une heure de colle dépend de votre maximum de service, crois-je. Pour un chaire sup', ça s'envole (mais bon, ça ne concerne pas grand monde, c'est vrai).
Les heures de colle ne sont pas défiscalisées -contrairement aux heures sup' "de droit commun"- pour les enseignants dont la majorité du service n'est pas effectué en prépa, ce qui est scandaleux (en fait, c'est la défiscalisation des heures sup' qui est scandaleuse).
Ecrit par : TotoWeininger | 26 novembre 2008
JPB, 3000 euros par mois
Ecrit par : brighelli | 26 novembre 2008
Ce n'est pas si mal payé si c'est associé à une garantie absolue de l'emploi, à neuf mois de travail par an et à l'assurance d'une retraite à taux plein à soixante ans.
Si on vous précarise, faudra doubler ce montant.
Ecrit par : dobolino | 26 novembre 2008
Dans laquelle de ses œuvres Stendhal expose-t-il le phénomène de la cristallisation ?
Ecrit par : dobolino | 26 novembre 2008
"De l'amour" (source Wikipédia)
Ecrit par : yann | 26 novembre 2008
Merci !
Jean-Paul, la première chose à enseigner à Anthony, c'est la cristallisation stendhalienne et ses effets pervers sur le terrain de la drague. Plus il cristallisera sur les hypokhâgneuses avant passage à l'acte, moins il aura de chances d'y arriver. S'il ne cristallise pas du tout, la jouissance sera médiocre lors du passage à l'acte et il sera très déçu. Le dosage est très savant !
Une fois le couple constitué, il faut gérer encore plus serré et se garder de projeter cette cristallisation sur les lardons, tout en cristallisant un peu sur eux mais pas trop et arriver à encore cristalliser sur celui qui pète et rote à vos côtés, et qui parfois souille son slip que vosu devrez laver !
Ecrit par : dobolino | 26 novembre 2008
je me demande même s’il n’y a pas quelque chose comme ça chez Musset
Ecrit par : uncertain | 26 novembre 2008
Musset. N’importe quoi. Tocqueville
« C'est ici qu'il est besoin de bien s'entendre.
Une étude peut être utile à la littérature d'un peuple et ne point être appropriée à ses besoins sociaux et politiques.
Si l'on s'obstinait à n'enseigner que les belles-lettres, dans une société où chacun serait habituellement conduit à faire de violents efforts pour accroître sa fortune ou pour la maintenir, on aurait des citoyens très polis et très dangereux; car l'état social et politique leur donnant, tous les jours, des besoins que l'éducation ne leur apprendrait jamais à satisfaire, ils troubleraient l'État, au nom des Grecs et des Romains, au lieu de le féconder par leur industrie. »
Ecrit par : uncertain | 26 novembre 2008
Au passage, j'évoque un autre scandale concernant les TZR : un agrégé TZR NE PEUT PAS refuser les trois heures sup' nécessaires pour compléter son service lorsqu'il remplace un certifié. C'est ce qui se produit 9 fois sur 10 (pour moi c'est du 100% sur deux ans). Merveilleux.
Vous me direz, si l'on est un brin cynique, on remarquera avec plaisir que les heures sup' qu'un agrégé effectue dans un collège sont payées comme des heures de colle en prépa (53 net)! Cela demande moins de préparation, mais c'est nettement moins amusant.
Je connais même un agrégé d'HG qui fait des heures de soutien en collège, pas moins de quatre par sem
Ecrit par : TotoWeininger | 26 novembre 2008
Au passage, j'évoque un autre scandale concernant les TZR : un agrégé TZR NE PEUT PAS refuser les trois heures sup' nécessaires pour compléter son service lorsqu'il remplace un certifié. C'est ce qui se produit 9 fois sur 10 (pour moi c'est du 100% sur deux ans). Merveilleux.
Vous me direz, si l'on est un brin cynique, on remarquera avec plaisir que les heures sup' qu'un agrégé effectue dans un collège sont payées comme des heures de colle en prépa (53 net)! Cela demande moins de préparation, mais c'est nettement moins amusant.
Je connais même un agrégé d'HG qui fait des heures de soutien en collège, pas moins de quatre par sem
Ecrit par : TotoWeininger | 26 novembre 2008
Au passage, j'évoque un autre scandale concernant les TZR : un agrégé TZR NE PEUT PAS refuser les trois heures sup' nécessaires pour compléter son service lorsqu'il remplace un certifié. C'est ce qui se produit 9 fois sur 10 (pour moi c'est du 100% sur deux ans). Merveilleux.
Vous me direz, si l'on est un brin cynique, on remarquera avec plaisir que les heures sup' qu'un agrégé effectue dans un collège sont payées comme des heures de colle en prépa (53 net)! Cela demande moins de préparation, mais c'est nettement moins amusant.
Je connais même un agrégé d'HG qui fait des heures de soutien en collège, pas moins de quatre par sem
Ecrit par : TotoWeininger | 26 novembre 2008
Je pousserai même plus loin mon analyse: si le GRIP fait boule de neige au sein du corps enseignant, les jeunes enseignants pourront mesurer les lacunes graves de l'enseignement disciplinaire qu'ils ont reçu et seront alors plus à même de soutenir les revendications universitaires de vous-même et vos pairs.
Ecrit par : dobolino | 26 novembre 2008
Un jeune collègue ( 10 ans d'enseignement, agrégé ) m'a dit récemment, très inquiet :"si on doit faire de la grammaire à l'ancienne au lycée, nous, on ne saura pas, on connait pas " !
Donc, il faudrait les former ?
Ecrit par : Amélie | 26 novembre 2008
Oups ma tension monte dès que j'évoque ces questions brûlantes, milles excuses, je reprends calmement :
Je connais même un agrégé d'HG qui fait des heures de soutien en collège, pas moins de quatre par semaine sur toute l'année. Et il n'enseigne même pas sa discipline, mais il aide les élève à faire leurs devoirs de math, d'italien etc. le tout payé autant que des heures de colle en sup!
N'importe quoi.
Ecrit par : TotoWeininger | 26 novembre 2008
Une fois le couple constitué, il faut gérer encore plus serré et se garder de projeter cette cristallisation sur les lardons, tout en cristallisant un peu sur eux mais pas trop et arriver à encore cristalliser sur celui qui pète et rote à vos côtés, et qui parfois souille son slip que vosu devrez laver !
Ecrit par : dobolino | 26 novembre 2008
La sagesse de la mère dans « Le Livre de ma mère »
>
Ecrit par : uncertain | 26 novembre 2008
Une fois le couple constitué, il faut gérer encore plus serré et se garder de projeter cette cristallisation sur les lardons, tout en cristallisant un peu sur eux mais pas trop et arriver à encore cristalliser sur celui qui pète et rote à vos côtés, et qui parfois souille son slip que vosu devrez laver !
Ecrit par : dobolino | 26 novembre 2008
La sagesse de la mère dans « Le Livre de ma mère »
>
Ecrit par : uncertain | 26 novembre 2008
Excusez. Voilà la citation :
>
Ecrit par : uncertain | 26 novembre 2008
Une fois le couple constitué, il faut gérer encore plus serré et se garder de projeter cette cristallisation sur les lardons, tout en cristallisant un peu sur eux mais pas trop et arriver à encore cristalliser sur celui qui pète et rote à vos côtés, et qui parfois souille son slip que vosu devrez laver !
Ecrit par : dobolino | 26 novembre 2008
Les agriculteurs mettent des slips sous la combinaison, dans la Drôme ?
C'est moderne.
Pas par chez nous.
Ecrit par : yann | 26 novembre 2008
>
N'importe quoi.
Ecrit par : TotoWeininger | 26 novembre 2008
Vous voulez pire. Je connais quelqu’un qui effectue 20 h de service dont 14 dans une autre matière que la sienne. Quand on est TZR on doit tout accepter, c’est la loi.
Ecrit par : uncertain | 26 novembre 2008
"Je ne risque pas d'acheter des ouvrages du Cerf !
Si vraiment il est bon, je l'emprunterai. Mais le Cerf ne verra pas mes sous !"
Voilà la plus parfaite illustration de l'absence d'ouverture d'esprit. Cette maison d'édition a été la seule à accepter de publier une revue, "Cause Commune" que je vous recommande. Qu'est-ce que c'est que ce sectarisme ridicule.
On est toujours le cul-bénit de quelqu'un
!http://www.causeco.fr/
Ecrit par : retraitée | 26 novembre 2008
Correction: Vous voulez pire?
Ecrit par : uncertain | 26 novembre 2008
Une fois le couple constitué, il faut gérer encore plus serré et se garder de projeter cette cristallisation sur les lardons, tout en cristallisant un peu sur eux mais pas trop et arriver à encore cristalliser sur celui qui pète et rote à vos côtés, et qui parfois souille son slip que vosu devrez laver !
Ecrit par : dobolino | 26 novembre 2008
La sagesse de la mère dans « Le Livre de ma mère »
>
Ecrit par : uncertain | 26 novembre 2008
Très exactement ...
Ecrit par : dobolino | 26 novembre 2008
Quand on est TZR on doit tout accepter, c’est la loi.
Ecrit par : uncertain | 26 novembre 2008
Disons qu'il est beaucoup plus difficile de refuser que si l'on est en poste fixe, d'autant que tout vous tombe dessus au dernier moment, personne n'est là pour vous soutenir, les syndicats s'en foutent ou considèrent comme normales des situations pourtant illégales qu'ils combattraient s'il s'agissait de défendre un "poste fixe".
Pour l'exemple que vous citez, "on" ne peut pas, en principe, imposer même à un TZR un service dans une autre discipline que la sienne. La loi prévoit que l'accord de l'intéressé soit obtenu. Mais dans le cas d'un TZR, on voit bien combien la loi est de peu de poids devant les pressions qui ne manquent pas de s'exercer : "Vous ne voulez pas enseigner une autre matière dans cet établissement, très bien, dans ce cas nous vous avons trouvé un complément de service -de sevices, devrait-on dire- dans deux établissement à 150 km, vous commencez demain 8 heures, bien le bonsoir."
Il faut résister. C'est ce que je fais depuis le début de l'année (et je ne suis pourtant pas dans la situation la plus merdique). Il faut n'avoir aucun scrupule à l'égard d'un système qui a déjà pris eau de toute part et qui essaie de nous entraîner dans son naufrage. TOUS LES MOYENS SONT BONS, en particulier lorsqu'on est TZR, pour faire fléchir ET l'administration ET les syndicats.
Ecrit par : TotoWeininger | 26 novembre 2008
D’ailleurs, pour en rajouter : seul un poste dans une autre matière ET dans une autre zone que la sienne peut être rejeté(pour autant que je sache mais quelqu’un pourra peut-être confirmer).
« Allô, M. X, vous enseignez l’HG c’est ça ? Eh bien je vous appelle pour remplacer un prof de math à 120 km de chez vous. Vous commencez demain. »
Finalement, tant qu’il y a quelqu’un devant les élèves, tout le monde s’en moque.
« Moi, mon fils, je n’ai pas étudié comme toi, mais l’amour qu’on raconte dans les livres , c’est des manières de païens. Moi je dis qu’ils jouent la comédie. Ils ne se voient que quand ils sont bien coiffés, bien habillés, comme au théâtre. Ils s'adorent, ils pleurent, ils se donnent de ces abominations de baisers sur la bouche, et un an après ils divorcent! Alors, où est l'amour? Ces mariages qui commencent par de l'amour, c'est mauvais signe. Ces grands amoureux, dans les histoires qu'on lit, je me demande s'ils continueraient à aimer leur poétesse si elle était très malade, toujours au lit, et qu'il soit obligé, l'homme, de lui donner les soins qu'on donne aux bébés, enfin tu me comprends, des soins déplaisants. Eh bien, moi je crois qu'il ne l'aimerait plus. Le vrai amour, veux-tu que je te dise, c'est l'habitude, c'est vieillir ensemble. Tu les veux avec des petits pois ou avec des tomates, les boulettes ? »(A. Cohen)
Ecrit par : uncertain | 26 novembre 2008
TotoWeininger,nos posts se sont croisés. Vous voulez rire un peu plus ? Il y a quelques années, mais il n’y a pas si longtemps que ça, à l’époque où je « faisais » les remplacements, le téléphone sonne un matin, vers 8h30, et une voix me demande de me trouver au collège X, à 60 km de chez moi, pour 10 h 00. Bonne poire j’ai accepté et j’ai même pris les élèves à 11h00 ( et encore, j’ai dû négocier , ils voulaient me les confier dès 10h00, à mon arrivée). Je crois que vous avez raison. J’aurais dû les envoyer ch… Le maître siffle, le chien rapplique.
Ecrit par : uncertain | 26 novembre 2008
J’aurais dû les envoyer ch…
Ecrit par : uncertain | 26 novembre 2008
C'est ce que je fais désormais systématiquement.
Il ne faut pas seulement instruire nos élèves, voyez-vous, mais également - et surtout lorsqu'on est remplaçant- éduquer l'administration (leur apprendre le RESPECT;-)), sans oublier non plus nos inénarrables collègues.
Mais je reconnais que l'an dernier, j'ai répondu moi aussi au coup de fil du rectorat et me suis rendu dans mon établissement sans attendre l'arrêté d'affectation. On ne m'y reprendra pas.
Ecrit par : TotoWeininger | 26 novembre 2008
Pendariès, c'est la longueur du tentacule qui vous séduit ?-:)))
Bises…
JPB
Ecrit par : brighelli | 26 novembre 2008
Cher, le calmar (puisqu'il faut ainsi l'orthographier) est doté de huit bras et de deux tentacules pourvues de grandes ventouses. N'en fesse point trop pour un seul homme?
Ecrit par : Pendariès | 26 novembre 2008
TotoWeininger , je me suis planté. Vous avez raison . Rien de légal dans tout ça . Ça me rappelle le proviseur qui m’avait menacé de contacter inspection, administration et tout le toutim pour « abandon de poste » en cas de refus. En fait, un gros coup de bluff. C’est important finalement de connaître ses droits.
Ecrit par : uncertain | 26 novembre 2008
"Si quand j'avance tu tentacules, Comment veux-tu…"
Allez, j'arrête… Bonne journée à vous, mon cher, et bonjour affectueux de qui vous savez.
Ecrit par : Abraxas | 26 novembre 2008
Ça me rappelle le proviseur qui m’avait menacé de contacter inspection, administration et tout le toutim pour « abandon de poste » en cas de refus.
Ecrit par : uncertain | 26 novembre 2008
Belle ordure, celui-là.
On peut faire reculer l'administration et les chefs d'établissement sur pas mal de points, mais il faut avoir les nerfs solides et ne pas avoir peur d'user de moyens "déloyaux", si vous voyez ce que je veux dire. Et surtout, TRÈS IMPORTANT, se débarrasser absolument de toute considération pour ce que les cons bien - et souvent fort injustement -lotis nous rappellent sans cesse, pour mieux obtenir notre assentiment par le moyen de la culpabilisation : l'INTÉRET DES ÉLÈVES. Je ne peux plus entendre cette expression sans devenir subitement très violent (et je l'ai encore entendu pas plus tard que la semaine dernière dans la bouche d'une "collègue")
Ecrit par : TotoWeininger | 26 novembre 2008
Au passage, j'évoque un autre scandale concernant les TZR : un agrégé TZR NE PEUT PAS refuser les trois heures sup' nécessaires pour compléter son service lorsqu'il remplace un certifié. C'est ce qui se produit 9 fois sur 10 (pour moi c'est du 100% sur deux ans).
Ecrit par : TotoWeininger | 26 novembre 2008
Tu as de la chance, au moins le collègue que tu remplaces n'a pris d'heures sup parce qu'on ne peut pas les refuser non plus (voilà comment des fois, on se retrouve avec 6 heures sup. sans rien pouvoir faire pour les refuser)...
Le tézédariat est le laboratoire du devenir futur des postes fixes, mais ils ne s'en rendent pas souvent compte, les pauvres. Ah! La joie des postes partagés sur des établissements dans des communes séparées (contrairement aux décrets de 50), la découverte de l'ouverture du CDI (même si les textes précisent que cela ne peut se faire que sur la base du volontariat) sans parler du fait d'être pris pour un guignol par tous ses interlocuteurs (de l'élève au proviseur)! Je ne parle même pas des remarques débiles des collègues auxquelles on a droit à la prérentrée (sur la chance de ne pas travailler...)
Pour les syndicats, tu es trop sévère; la plupart ont fait beaucoup de progrès pour prendre en compte les problèmes spécifiques des TZR; il y a eu une époque où c'était le désert total (sous prétexte que la lutte des TZR était catégorielle); aujourd'hui, il y a un monsieur TZR dans la plupart des syndicats, on est à peu près sûr d'avoir des infos fiables de sa part; les contestations liées à la fonction remontent dans des stages généralement ouverts à tous (syndiqués ou non); certes, ce n'est pas encore parfait, loin de là (l'image du TZR glandant dans son établissement alors que les autres travaillent est persistante (les ministres successifs n'hésitent d'ailleurs pas à l'entretenir)), mais objectivement depuis 7 ans, il y a du progrès dans la prise en compte syndicale de la situation (le poids des collectifs n'y est pas pour rien).
A un certain, il ne faut jamais partir sur un coup de fil sans arrêté écrit, c'est une histoire à avoir des problèmes en cas d'accident sur la route ou de problème avec les élèves.
Ecrit par : Romuald | 26 novembre 2008
J’en suis bien conscient Romuald,mais, alors, j’étais encore victime du syndrome serviteur-de-l’état-je-dois faire-mon-devoir. Allez-y , vous pouvez rire de ma naïveté. : - )
Ecrit par : uncertain | 26 novembre 2008
moot écrit : blabla ... "un poste convenable".
on voit flotter de ces étrons, parfois.
faut faire ses armes, moot, voilà tout.
Ecrit par : annexy
C'est du second degré ou vous êtes juste un sale con ?
Ecrit par : moot | 26 novembre 2008
Ce qui me permet de revenir au latin , qui n’est pas qu’une formation de l’esprit mais aussi une formation de l’âme : de la morale par l’exemple des hommes illustres. Les latinistes d’ailleurs sont des gens dangereux , des révolutionnaires, obsédés par la « vertu » (au sens ancien du terme).
Ecrit par : uncertain | 26 novembre 2008
A voir, il y a ceci qui sort à la fin du mois aux Belles Lettres :
;-)
Maria Grazia Bajoni, Les Grammairiens lascifs : La grammaire à la fin de l'Empire romain
" « Il se laissait appeler le Lascif, et ce surnom, si contraire à la pureté de sa vie, il ne le repoussa jamais, parce qu'il plaisait aux oreilles de ses amis. »
Pourquoi Ausone, dans sa Commémoration des professeurs de Bordeaux, a-t-il centré sur ce surnom à connotation érotique, Lascivus, l'évocation funèbre du grammairien Leontius, son ami et homme de grande dignité morale ? Tel est le point de départ de l'étude sociologique que Maria Grazia Bajoni consacre aux différents acteurs de la profession enseignante à Rome, depuis le grammaticus qui donnait la formation élémentaire, jusqu'au professeur de rhétorique qui prenait la suite, le même terme de grammaticus désignant aussi les grammairiens érudits, ancêtres de nos linguistes modernes.
L'immoralité des grammairiens est presqu'un lieu commun de la civilisation romaine. Pervers, libidineux ou seulement incultes, les chasseurs de barbarismes passent pour avoir des mœurs dissolues. À qui la faute ? Le type du « maître corrompu » se trouve un peu partout dans les textes anciens. Suétone (70-122) présente un Remmius Palaemon méprisable qui se consacre à des pratiques infamantes envers les femmes. Ausone (310-395) dit de même dans les épigrammes consacrés au grammairien Eunus, plaisantant sur la perversion du personnage qui n’a d’égale que son ignorance. Sexe et grammaire : pourquoi et comment s'est constituée cette relation ? Comment expliquer ce rapport entre l'écriture, l'écrit et le comportement de celui qui maîtrise la grammaire ?
Loin d’être un essai sur l’éducation dans l’Antiquité classique, ce livre est une enquête sur une profession et des hommes qui, en Grèce et à Rome, se trouvaient à la fois au sommet et à la marge de la culture imposée par la tradition et les institutions politiques. "
Ecrit par : Romuald | 26 novembre 2008
Les syndicats devraient être conséquent et cohérent dans leur défense des enseignants. Un choix stratégique s'impose :
Soit on abandonne les remplacements aux non-titulaires, dont la défense ne relève pas des syndicats, me semble-t-il. Tout titulaire se voit attribué un poste fixe et les TZR disparaissent. Le problème est déplacé sur une catégorie hyper-précarisée, -avec le risque de voir cette précarité devenir la norme de recrutement dans l'avenir (le fameux laboratoire, délocalisé, en quelque sorte)
Soit on s'attaque au cœur du problème : Qui devient TZR et combien de temps le reste-t-il? Et on en vient immédiatement à la question des mutations et du barème, sujet explosif, mais sur lequel on ne peut plus faire l'impasse.
Ecrit par : TotoWeininger | 26 novembre 2008
"Je vais essayer de mieux m'expliquer: le professeur était un homme malade psychiquement et s'est d'ailleurs quelques années plus tard suicidé. Il nous faisait travailler dans un climat de terreur perpétuel peu propice aux apprentissages et évitait toute interaction avec nous. Néanmoins, même durant les trois premiers mois de sixième consacrés aux "mathématiques modernes", il a dispensé pas à pas et pied à pied l'enseignement prescrit, avec l'heure d'exercices hebdomadaire en demi-groupe. Le manuel qu'il utilisait était suffisament bien conçu pour que nous puissions l'exploiter."
Ecrit par : dobolino | 26 novembre 2008
Dans votre première description, j'étais sûr que nous avions eu le même, mais, là, je vois que ce n'est pas possible; celui que j'ai eu, (une ou deux années après) ne s'est pas suicidé.
Si, si, il y en a, Catmano, je vous assure!
Ecrit par : Christophe Sibille | 26 novembre 2008
au moins le collègue que tu remplaces n'a pris d'heures sup parce qu'on ne peut pas les refuser non plus (voilà comment des fois, on se retrouve avec 6 heures sup. sans rien pouvoir faire pour les refuser)...
Ecrit par : Romuald | 26 novembre 2008
Si, en fait je me retrouve avec 4 heures sup'
Ecrit par : TotoWeininger | 26 novembre 2008
« Sexe et grammaire : pourquoi et comment s'est constituée cette relation ? »
Vous savez bien que je parle de l’image transmise par des générations d’auteurs de manuels prompts à dispenser les bons exemples. Mais enfin, je dois avouer que c’est un sujet intéressant. D’ailleurs, tiens , je vais m’y mettre et pondre une nouvelle « séquence » qui aura pour thème « sexe et grammaire » et je la propose dès demain à mes jeunes élèves. Après ça , l’administration devrait comprendre que j’ai besoin de longues, très très longues vacances. : - )
Ecrit par : uncertain | 26 novembre 2008
Ben dans un collège à l'autre bout de l'académie, comme les néo-agrégés dépourvus de cons-joints.
Ecrit par : TotoWeininger
Le collège, c'est théoriquement possible (mais dans ce cas, je démissionne pour fonder une officine). À l'autre bout de l'académie, ça ne saurait faire bien loin.
P.S. pour annexy alias le crétin de service : 13 années dans un lycée de l'académie de Créteil, et qui caracole (si j'ose dire) dans l'extrême fin du classement national, un des ces établissements qui vont à vau-l'eau, un de ces bahuts quitté inexorablement par les "vieilles barbes", où les professeurs restent juste le temps d'être mutés ailleurs, c'est déjà bien, non ?
Et puis question stupide : si ce n'est pour s'aigrir irrémédiablement, quelle utilité y a-t-il à "faire ses armes" dans un de ces dépotoirs que le simple bon sens devrait obliger à fermer ? Ah non, mince, il faut "accueillir les jeunes" !
Ecrit par : moot | 26 novembre 2008
Pas une seule revendication pour plus de fric, bordel. Vous croyez qu'on bosse par plaisir. Parce qu'on en a marre de se faire pomper par bobonne à la maison? parce que les cinémas porno sont trop chers??? parce qu'on était pas capables de faire un autre boulot???
Bande de fromages!!!!
Terminer une carrière de hors-classe à 4000 euros net vendeur, c'est pas la gloire. Regardez combien palpe un analyste du Crédit Lyonnais semi-inculte, en début de carrière....
Je voterai nul. Cequi s'accorde parfaitement à ce que je pense des syndicats enseignants.
Et pour que JPB n'ait pas d'emmerdements, je signe et persiste
JEAN-PHILIPPE GOLDSCHMIDT
et mort aux cons!
Ecrit par : montaigneàcheval | 26 novembre 2008
Tout à fait d'acord avec vous, MàC sur l'inefficacité totale des syndicats enseignants (je me suis bien promis de ne plus jamais remettre les pieds dans une manifestation après celle de l'autre jour ; c'était absolument pathétique.
Tout à fait d'accord, donc, sauf que pour moi, il faut diviser les 4 000 par 2.
Heureusement qu'il me reste, grâce au SNALC l'inappréciable consolation des ronds de serviette en loupe d'orme !
Je pense que le vôtre doit être en ivoire, vous êtes un vieil éléphant comme moi, mais avec plus de défenses. ;-)
Ecrit par : Robin | 26 novembre 2008
Allez, allez, pour tout le monde, on lit:
a) "L'art d'avoir toujours raison" (Ed. 1001 nuits ou chez Circé/poche),
b) "L'art de se faire respecter" de Schopenhauer Arthur (Circé/poche).
(Jean-Paul, bises à qui je sais)
Et puis pour le seul bonheur d'être accompagné de et par (pas bonne cette eau "Hépar"...) RILKE - quand comme moi on se languit devant sa Kilkenny, dans un pub irlandais à Montpellier: "Notes sur la mélodie des choses" (Allia) - rien que le titre, déjà....
Ecrit par : Pendariès | 26 novembre 2008
D’ailleurs, tiens , je vais m’y mettre et pondre une nouvelle « séquence » qui aura pour thème « sexe et grammaire » et je la propose dès demain à mes jeunes élèves. Après ça , l’administration devrait comprendre que j’ai besoin de longues, très très longues vacances. : - )
Ecrit par : uncertain | 26 novembre 2008
Organisez un débat contradictoire entre les filles et les garçons sur le genre des mots (LE soleil et LA lune) et pourquoi le masculin devrait continuer à l'emporter sur le féminin, étant donné le nouveau contexte socio-culturel.
Prévoyez des gants de boxe ; les filles ne sont plus ce qu'elles étaient. Puis faites leur rédiger une pétition à l'attention du secrétaire perpétuel de l'académie française.
Ca pourrait commencer par "bande de vieux crabes..." et se terminer par : "Vous allez nous changer tout ça vite fait".
Signé : Les élèves de 5ème du Clg...et leur professeur de français M.... (copie au Dircab du ministre de l'éducation nationale) sous couvert de M. l'inspecteur général de Lettres.
Accès direct à la "hors classe" garanti !
Ecrit par : Robin | 26 novembre 2008
Soit on s'attaque au cœur du problème : Qui devient TZR et combien de temps le reste-t-il? Et on en vient immédiatement à la question des mutations et du barème, sujet explosif, mais sur lequel on ne peut plus faire l'impasse.
Ecrit par : TotoWeininger | 26 novembre 2008
Je crois que tu surdétermines le pouvoir des syndicats ; on leur fait une proposition qu'ils ne retouchent qu'à la marge.
Hormis pour les disciplines "rares" (SES, philo, musique...) où les problèmes de mouvement sont un peu plus compliqués, le barème était relativement pertinent jusqu'à ce que De Robien le modifie en profondeur :
- les TZR bénéficiaient d'une bonification de 20 points par an (en plus de l'ancienneté), ce qui garantissait un changement relativement rapide de fonction (au bout de quatre ou cinq ans). Ces bonifications sont passées à la trappe pour le mouvement inter (avec suppression rétroactive des points ainsi accumulés, merci De Robien!) et sont diversement utilisées - avec plus ou moins de bonheur - au mouvement intra.
- le rapprochement de conjoint à l'inter a explosé (il est passé de 80 à 150,2), déséquilibrant complètement la prise en compte de l'ancienneté; à l'intra, les barèmes sont variables.
- le nombre de poste fixe à pourvoir diminue; et les collègues dont les postes sont fermés ont une réaffectation prioritaire
Avec ce triple changement, il est évident qu'envisager un poste fixe est désormais inaccessible pour les TZR sans conjoint. (Il est absurde de dire que tout dépend du nombre de poste - comme le font certains au Snes - mais il est tout aussi absurde de nier que c'est un des facteurs qui bloque le mouvement; idem pour le barème).
(Je ne remonte pas jusqu'à la période pré-Allègre où les mutations ne se faisaient pas à l'aveugle puisque le mouvement n'était pas coupé en inter et intra, et où le tézédariat (TR et TA à l'époque) pouvait être un choix pour se trouver dans une académie inaccessible autrement; c'était sans doute bien plus lourd à gérer mais infiniment plus sécurisant pour les enseignants).
L'équilibre du barème est vraiment une question délicate (le coup du voile d'ignorance de Rawls serait bien requis); les syndicats hésitent à y toucher, bien sûr, pour ne pas prendre de front la majorité de leurs cotisants (assez âgés, plutôt en couple, plutôt sur poste fixe (à vérifier)), mais aussi pour la bonne raison qu'ils savent que le barème est indicatif, qu'il n'a aucune valeur légale, et que le ministère peut décider du jour au lendemain de le supprimer (pour décider les affectations par un coup de dés ou plus probablement par recrutement local ce qui ouvre une boite de Pandore pire encore).
Ecrit par : Romuald | 26 novembre 2008
Vous riez Robin, mais je suis presque sûr qu’on doit trouver des séquences de genre. : - )
Ecrit par : uncertain | 26 novembre 2008
4 000 euros net, c'est ce nous touchons à deux, ma femme et moi et nous roulons en 2 CV. Montaigneàcheval doit rouler au moins dans un gros 4x4, alors il devrait changer de pseudo ;))
Ecrit par : LaRiba | 26 novembre 2008
Un peu comme l’hilarant « presse-purée » qu’on trouve sur SLL
Ecrit par : uncertain | 26 novembre 2008
"Organisez un débat contradictoire entre les filles et les garçons sur le genre des mots (LE soleil et LA lune) et pourquoi le masculin devrait continuer à l'emporter sur le féminin, étant donné le nouveau contexte socio-culturel."
Ecrit par : Robin | 26 novembre 2008
Et profitez de la proposition de Robin (pas le ministre, ;-) pour leur faire chanter un peu de Trenet, dans le cadre d'un projet pluridisciplinaire avec votre collègue de musique.
Ecrit par : Christophe Sibille | 26 novembre 2008
c'est la danse du canard
http://www.20minutes.fr/article/275716/Media-Le-Canard-Enchaine-repond-au-livre-et-les-auteurs-du-livre-repondent-au-Canard-Enchaine.php
Ecrit par : ô my duck | 26 novembre 2008
« Regardez-vous dans une glace, Gros Boudin, vous serez également ébahi de voir qu'il existe aussi des imbéciles heureux… »
abrégé de grammaire, 80 / 1,90 | 26 novembre 2008
Ah ! Vous voyez bien que quand vous faites court — on vous l'a déjà conseillé, je crois — vous arrivez à ne pas faire de fautes.
En revanche, le style laisse toujours un peu à désirer : ce doublon « également / aussi » semble en être la preuve.
Quant au fond — « c'est çui qui dit qui y est » —, je ne suis pas certain qu'il soit des plus originaux, mais c'est un bon début pour un garçon de votre âge. N'hésitez pas à approfondir et à développer, dans les limites du raisonnable, bien sûr.
Ne vous découragez pas, cela dit : nous sommes tous (ou poresque) passés par une phase d'apprentissage.
Ecrit par : Tailleboudin | 26 novembre 2008
pour décider les affectations par recrutement local ce qui ouvre une boite de Pandore pire encore
Ecrit par : Romuald | 26 novembre 2008
Ceux qui sont enfermés dans la boîte, souffrant dans l'indifférence générale tous les maux de l'humanité, n'ont rien à perdre à ce qu'on l'ouvre, bien au contraire (puisqu'il n'ont rien à perdre).
Tant pis pour ceux qui se sont accommodés jusqu'ici de ce système, sans parler de ceux qui l'on appelé de leurs vœux, qui en ont profité, ou qui pensaient en profiter.
Que Darcos anéantisse au moins le système actuel des mutations, avant de partir; son bilan n'en serait pas moins lamentable, mais il aurait au moins servi à quelque chose.
Remplacer un bureaucratisme aveugle, incroyablement lourdingue et d'une inefficacité inouï par le despotisme fébrile et crétin des chefaillons, là, ça serait une vraie réforme de droite.
Ecrit par : TotoWeininger | 26 novembre 2008
Vous riez Robin, mais je suis presque sûr qu’on doit trouver des séquences de genre. : - )
Ecrit par : uncertain | 26 novembre 2008
Moi aussi, hélàs !
Ecrit par : Robin | 26 novembre 2008
Lariba a écrit : "nous roulons en 2 CV"
Mais c'est une voiture de collection, ça.
Nantis !
J'écris immédiatement une lettre de signalement à votre inspecteur (des impôts).
Ecrit par : dugong | 26 novembre 2008
Et profitez de la proposition de Robin (pas le ministre, ;-) pour leur faire chanter un peu de Trenet, dans le cadre d'un projet pluridisciplinaire avec votre collègue de musique.
Ecrit par : Christophe Sibille | 26 novembre 2008
Alors, si en plus le projet est "pluridisciplinaire" !
"La soleil a rendez-vous avec le lune
Mais le lune ne la voit pas et la soleil le voit...."
Ecrit par : Robin | 26 novembre 2008
Ou plutôt :
"La soleil a rendez-vous avec le lune
Mais le lune ne la voit pas et la soleil l'attend."
Tous en choeur !
Ecrit par : Robin | 26 novembre 2008
TotoWeininger a écrit : "Remplacer un bureaucratisme aveugle, incroyablement lourdingue et d'une inefficacité inouï par le despotisme fébrile et crétin des chefaillons, là, ça serait une vraie réforme de droite."
Un peu de patience ! Vous voulez tout tout de suite !
Allez voir sur le site des "chefs" d'établissement. Notamment ce qu'ils se disent dans le doux cocon de l'entre-soi à propos de cette bouse intense qu'est le "conseil pédagogique" :
http://personnel-de-direction.fr/index.php?option=com_fireboard&Itemid=34&func=view&catid=6&id=20378#20378
Ah ! comme certains aimeraient que ce soit une instance de décision !
Patience ! Patience !
Ecrit par : dugong | 26 novembre 2008
Dugong, je précise qu'à l'arrière de ma deuche il n'y a pas l'autocollant "nucléaire, non merci" ;)
Ecrit par : Pierre LaRiba | 26 novembre 2008
Dans quelques années *, chacun de nous disposera d'un CCP ** qui devra impérativement être à jour chaque fois que vous prendrez un nouveau poste de quinzaine ***
Il sera dûment visé et informé par les conseils pédagogiques. Pour une meilleure fluidité de l'information.
* avec quelques < 10
** certificat de conformité pédagogique
*** un poste de quinzaine est un service partiel de 15 jours que vous effectuerez sur simple courriel du petit Moloch local.
Une grande souplesse prévaudra à ce service puisque vous pourrez négocier le nombre et les modalités de vos heures supplémentaires.
Ecrit par : dugong | 26 novembre 2008
TotoWeininger a écrit : "Remplacer un bureaucratisme aveugle, incroyablement lourdingue et d'une inefficacité inouï par le despotisme fébrile et crétin des chefaillons, là, ça serait une vraie réforme de droite."
Un peu de patience ! Vous voulez tout tout de suite !
Allez voir sur le site des "chefs" d'établissement. Notamment ce qu'ils se disent dans le doux cocon de l'entre-soi à propos de cette bouse intense qu'est le "conseil pédagogique.
Ah ! comme certains aimeraient que ce soit une instance de décision !
Patience ! Patience !
Ecrit par : dugong | 26 novembre 2008
Beeerk ! Et dire qu'ils vont nous imposer cela en primaire avec leurs *$!ù:$^ù! d'EPEP !
Il y a des jours où je me dis qu'une retraite même un peu réduite, finalement, ça serait vachement bon pour mon moral.
Ecrit par : catmano | 26 novembre 2008
Merci Dugong pour le lien! C'est un vrai bonheur ce forum de CE...
Ce fil sur les méchants TZR qui ne veulent pas évaluer fera plaisir à TotoWeininger :
http://personnel-de-direction.fr/index.php?option=com_fireboard&Itemid=34&func=view&id=18826&catid=6
Ecrit par : Romuald | 26 novembre 2008
4 000 euros net, c'est ce nous touchons à deux, ma femme et moi et nous roulons en 2 CV. Montaigneàcheval doit rouler au moins dans un gros 4x4, alors il devrait changer de pseudo ;))
Ecrit par : LaRiba | 26 novembre 2008
Non seulement un gros 4x4 bien polluant de fabrication allemande, mais avec l'autocollant de la MAIF sur le pare-brise!
Ecrit par : marigot | 26 novembre 2008
Bonjour à tous,
je vous livre ci-dessous le témoignage d'un papa et d'une petite fille de 4e, victime d'une "descente" de gendarmerie dans une salle de classe. Les gendarmes (avec chien et maître-chien) recherchaient du cannabis.
Le papa est l'ami de collègues de mon entourage proche ; la source est authentique. Le papa lui-même a demandé à ce qu'on fasse circuler ce double témoignage. C'est effrayant... (les passages marqués par */ sont ceux du père ; les autres ceux de sa fille ; j'ai masqué les noms propres).
*Envoyé le Lundi, 24 Novembre 2008.
*Objet :* Un papa un peu bouleversé , très en colère!!!
*/J'ai eu cette semaine un mail concernant un descente de police dans un lycée du Gers... On a pu entendre aussi le témoignage sur France inter. J’étais absolument abasourdi par les méthodes utilisées…. Mais vous savez parfois on se dit que les gens exagèrent dans leur témoignage…. Bref je reste interrogateur !/*
*/Mais voilà que ce WE, j'accueille ma fille XXXX–elle a 13 ans- de retour du collège de YYYY.... Elle me raconte son mercredi au collège....colère à l'intérieur de moi.... révolte...... que faire???/*
*J'ai demandé à XXXX d'écrire ce qu’elle me disait là. Elle a accepté.*
*Voici donc son témoignage, avec ses mots à elle :*
"" Il nous l'avait dit, le CPE, que des gendarmes allaient venir nous faire une prévention pour les 4ème et les 3ème.
Ce mercredi là (19/11/2008), toutes les classes sont entrées en cours comme à leur habitude, en suivant les profs.
A peine 10 minutes plus tard – nous étions assis-, deux gendarmes faisaient déjà le tour de la salle où nous étions. La prof avec qui nous étions, les regardait en nous disant « Ils font leur ronde!?? » . Elle n'était à priori au courant de rien bien sûr. Soudain , la porte s'est ouverte, laissant entrer deux gendarmes... Enfin non, pas exactement!!! Il y avait un monsieur chauve habillé en militaire (le dresseur de chien en fait!) et un gendarme très gros.
Le chauve nous a dit: « Nous allons faire entrer un chien! Mettez vos mains sur les tables, restez droit, ne le regardez pas! Quand il mord, ça pique! »
Enfin il a dit ça, à peu près... Je me rappelle surtout du «Quand il mord, ça pique! »
Après, il est sorti deux minutes et est revenu avec deux autres gendarmes et le chien. Les gendarmes se sont placés aux deux extrémités de la classe tandis que le dresseur regardait son chien déjà à l’œuvre. Le chien s'appelait Bigo. Bigo s'est acharné sur plusieurs sacs, en mordant et arrachant tout ce qui dépassait. Quant à la prof, elle restait derrière son bureau bouche bée.
Le chien s'est attaqué au sac de mon amie, à coté de moi. Le dresseur a claqué des doigts en disant: « Sortez mademoiselle, avec toutes vos affaires! » Elle a rangé son sac, s'est levée et s'est apprêtée à sortir mais le dresseur l'a repris vite: « Et ton manteau! » Elle a rougi et
emporté aussi son blouson.
Plusieurs personnes de la classe sont ainsi sorties. Le chien vient alors sentir mon sac. Voyant que le chien ne scotchait pas, que rien ne le retenait là, le dresseur lui a fait sentir mon corps avant de s'empresser de me faire sortir. Dehors m'attendait une petite troupe de gendarmes... Enfin, non, pas dehors: nous étions entre deux salles de classe.
Me voyant arriver, ils se dépêchèrent de finir de fouiller une autre fille. Mon amie était déjà retournée dans la classe. Quand ils eurent fini, ils s'emparèrent de mon sac et le vidèrent sur le sol. Un gendarme me fit vider les poches du devant de mon sac. Il vérifia après moi. Je n'étais pas la seule élève. Avec moi, il y avait une autre fille qui se faisait fouiller les poches par *une* gendarme.
Ils étaient deux gendarmes hommes à la regarder faire. Le Gendarme qui fouillait mon sac vida ma trousse, dévissa mes stylos, mes surligneurs et cherchait dans mes doublures.
La fille qui était là fouillée elle aussi, se fit interroger sur les
personnes qui l'entouraient chez elle. Elle assurait que personne ne fumait dans son entourage. Ils la firent rentrer en classe.
C'était à mon tour! La fouilleuse me fit enlever mon sweat sous le regard des deux autres gendarmes.....
Je décris: Un gendarme à terre disséquait mes stylos, un autre le surveillait, un autre qui regardait la fouilleuse qui me fouillait et le reste de la troupe dehors. Ne trouvant rien dans ma veste, elle me fit enlever mes chaussures et déplier mes ourlets de pantalon. Elle cherche dans mes chaussettes et mes chaussures. Le gars qui nous regardait, dit à l'intention de l'autre gendarme: « On dirait qu'elle n'a pas de hash
mais avec sa tête mieux vaut très bien vérifier! On ne sait jamais... »
Ils ont souri et la fouilleuse chercha de plus belle! Elle cherche dans les replis de mon pantalon, dans les doublures de mon tee shirt sans bien sûr rien trouver. Elle fouilla alors dans mon soutif et chercha en passant ses mains sur ma culotte! Les gendarmes n'exprimèrent aucune surprise face à ce geste mais ce ne fut pas mon cas!!!!!!
Je dis à l'intention de tous « C'est bon arrêtez, je n'ai rien!!!! »
La fouilleuse s'est arrêtée, j'ai remis mon sweat et mon fouilleur de sac m'a dit: « tu peux ranger! ».
J'ai rebouché mes stylos et remis le tout dans mon sac et suis repartie en classe après avoir donné le nom du village où j'habite.
De retour en classe, la prof m'a demandé ce qu'ils ont fait. Je lui ai répondu qu'ils nous avaient fouillé. Je me suis assise et j'ai eu du mal à me consacrer au math!
Tout ça c'est ce que j'ai vécu mais mon amie dans la classe à coté m'a aussi raconté.
Le chien s'est acharné sur son sac à elle et elle a eu le droit au même traitement. Mais ses affaires sentaient, alors ils l'ont carrément emmené à l'internat où nous dormons. Le chien s'est acharné sur toutes ses affaires m'a t-elle dit. Le gendarme lui a demandé si elle connaissait des fumeurs de hash, vue qu'ils ne trouvaient rien. Elle leur a simplement répondu que le WE dernier elle a assisté à un concert!
Le CPE l'a ramené ensuite au collège et elle m'a raconté.
Après les cours, le principal a rassemblé tous les élèves et nous a dit que bientôt allait avoir lieu une prévention pour tout le monde.
Une prévention? Avec des chiens? Armés comme aujourd'hui?
Une élève de 4ème nous a dit que le chien s'est jeté sur son sac car il y avait à manger dedans. Elle a eu très peur.
Les profs ne nous en ont pas reparlé....Ils avaient l'air aussi surpris que nous!
Tous les élèves de 3ème & 4ème ont du se poser la même question: Que se passe t il?
Et tous les 6ème et 5ème aussi même si ils n'ont pas été directement concernés! ""
XXXX XXXX
*/Qu'en pensez vous?/* */Que dois je faire ? Qui parle de violence ?/*
*/Il me semble important d’écrire ici que ni le principal, ni quiconque du collège a jugé important de communiquer sur ces faits( ???). Nous sommes lundi 24/11/2008, il est 15h30 et si XXXX ne m’en avait pas parlé, je n’en saurais rien. Combien de parents sont au courant ?/*
*/Les enfants « victimes » -et je pèse ce mot- de ces actes sont en 4ème et 3ème . /*
*/Ils ont donc entre 12 et 14 ans ! Je n’en reviens pas…. /*
ZZZZ ZZZZ
(fin du témoignage)
Je suis moi-même resté bouche-bée devant ces lignes. Débarquer sans crier gare dans une classe, les flics et les gendarmes en ont-ils le droit ? Et fouiller des gamines dans un couloir, devant des adultes masculins, avant de la renvoyer aussitôt en cours ?
La direction du bahut n'a-t-elle pas une lourde responsabilité dans cette histoire ? (quelqu'un était bien auc courant)
Comment aurait-on réagi si l'on avait été à la place de la prof ?
Comment le papa peut-il se défendre ?
Après les fumeurs de hasch de 13 ans (!!!), ce sera quoi : les petits sans-papiers ? les petits juifs et les petits Tsiganes ? (on remet ça, comme en 42 ?)
Merde, non !
QUE FAIRE ???
Ecrit par : Rodrigue du Gers | 26 novembre 2008
« poresque »
Tailleboudin | 26 novembre 2008
Poresque / boudin : logique.
Ecrit par : Tailleboudin | 26 novembre 2008
Obssession, manie, paranoïa...comme ça vous plaira, moi j'ai des nouvelles...
R.M.C (Radio MultiCulturelle )
SUR LE FRONT DU JIHAD :
http://www.youtube.com/watch?v=U1KeeT1qdxI&eurl
Ecrit par : Amélie | 26 novembre 2008
QUE FAIRE ???
Ecrit par : Rodrigue du Gers | 26 novembre 2008
Témoignage stupéfiant...sans jeu de mots et s'il est authentique! (à peine croyable...)
QUE FAIRE?
Authentifier l'info, et la faire circuler sur le WEB...
Ecrit par : marigot | 26 novembre 2008
Obssession, manie, paranoïa...comme ça vous plaira, moi j'ai des nouvelles...
R.M.C (Radio MultiCulturelle )
SUR LE FRONT DU JIHAD :
http://www.youtube.com/watch?v=U1KeeT1qdxI&eurl
Ecrit par : Amélie | 26 novembre 2008
QUE FAIRE ???
Ecrit par : Rodrigue du Gers | 26 novembre 2008
Témoignage stupéfiant...sans jeu de mots et s'il est authentique! (à peine croyable...)
QUE FAIRE?
Authentifier l'info, et la faire circuler sur le WEB...
Ecrit par : marigot | 26 novembre 2008
Oui, QUE FAIRE ? ça rappelle furieusement LHLPSDNH : la valise ou le cercueil. Algérie,1962 .
Ecrit par : Amélie | 26 novembre 2008
QUE FAIRE?
Authentifier l'info, et la faire circuler sur le WEB...
Ecrit par : marigot | 26 novembre 2008
Je l'ai lue ici aussi, mais elle concerne des élèves plus âgés :
http://forums-enseignants-du-primaire.com/index.php?showtopic=182867&st=0
Ecrit par : catmano | 26 novembre 2008
@ Gros Boudin écrit :
« Mes contemporains sont pour moi une source perpétuelle d'ébahissement. »
@ Je complète :
« Regardez-vous dans une glace, Gros Boudin, vous serez également ébahi de voir qu'il existe aussi des imbéciles heureux… »
@ Gros Boudin répond :
« Ah ! Vous voyez bien que quand vous faites court — on vous l'a déjà conseillé, je crois — vous arrivez à ne pas faire de fautes.
En revanche, le style laisse toujours un peu à désirer : ce doublon « également / aussi » semble en être la preuve.
Quant au fond — « c'est çui qui dit qui y est » —, je ne suis pas certain qu'il soit des plus originaux, mais c'est un bon début pour un garçon de votre âge. N'hésitez pas à approfondir et à développer, dans les limites du raisonnable, bien sûr.
Ne vous découragez pas, cela dit : nous sommes tous (ou poresque) passés par une phase d'apprentissage. »
Je précise :
« Gros Boudin aime bien jouer à l'enseignant paternaliste, donneur de leçon et de bons conseils. Sur ce site où domine le thème de la fabrique du crétin, cela doit correspondre à une immense frustration. Qu'il n'y ajoute pas une illusion : si je fais court, ce n'est pas pour suivre un conseil, c'est que le sujet, boudin, ne justifie à l'usage que trois ou quatre lignes. »
Ecrit par : Roger Felts | 26 novembre 2008
http://www.ladepeche.fr/article/2008/11/20/495638-Auch-La-descente-de-gendarmes-emeut-a-l-ecole-des-Metiers.html
Ecrit par : revue de presse | 26 novembre 2008
, et à nouveau: "Vive le GRIP !", car, en l'état actuel et dans la mesure où les professeurs recrutés existent et exercent, revenir à des programmes et des manuels efficaces est la première urgence pour limiter les dégats même si votre combat, Monsieur Pedro, est tout aussi indispensable, à long terme.
Il me semble simplement que le GRIP a plus de chance de faire boule de neige à court terme que vos justes revendications d'aboutir.
Je pousserai même plus loin mon analyse: si le GRIP fait boule de neige au sein du corps enseignant, les jeunes enseignants pourront mesurer les lacunes graves de l'enseignement disciplinaire qu'ils ont reçu et seront alors plus à même de soutenir les revendications universitaires de vous-même et vos pairs.
Ecrit par : dobolino | 26 novembre 2008
- C'est exactement le contraire. La résistance sur le front des concours concerne l'immédiat et la totalité des futurs enseignants du primaire et du secondaire. Le combat du GRIP est à très long terme. IL a, comme nous le disait GM, toute la vie devant lui. Et les classes SLECC ne concernent qu'une minorité si microscopique d'élèves et d'instits qu'aucun statisticien ne pourrait la prendre en compte. En outre leur vie risque d'être fort brève (écouter De Falla en musique de fond). Dès que la gauche reviendra au pouvoir (peut-être en 2012), elle les supprimera. Et comme les instits SLECC n'auront pas les moyens de créer des écoles privées hors contrat, ils n'auront plus qu'une solution s'ils veulent continuer à enseigner selon le programme GRIP : se faire embaucher par Anne Coffinier, qui sera enchantée de les recevoir. SOS Education, c'est bidon mais pas Créer son école.
Vous parlez surtout du collège, madame Dobolino. Or il est totalement exclu (pour des raisons institutionnelles) que l'on puisse étendre au collège des classes de type SLECC.
Quand à "mes" revendications, elles ne sont pas d'ordre universitaire pour ce qui est des concours. L'aspect universitaire se situe du côté des masters. Mais sur cette question, je suis encore plus minoritaire auprès de mes collègues que le GRIP-SLECC dans l'enseignement scolaire. J'en ai pris mon parti.
PS. Pour ce qui est de votre prof de maths, merci pour vos précisions. Le pauvre homme était donc vraiment fou. Cela exclut qu'on puisse tenir compte de cet exemple ni pour ni contre aucune thèse générale sur l'école.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 26 novembre 2008
"Ou donnez-vous des colles, Jérémy ?
Je donne des colles de physique en sup et en spé, et c'est bien mieux payé que ce que vous dites: pour une heure, c'est environ 53 euros net en sup et 58 en spé. Cela ne paraît pas énorme, mais il suffit d'en donner 4h par semaine pour bien compléter nos maigres salaires de professeurs. En plus, c'est assez amusant.
Ecrit par : François Duhem | 26 novembre 2008
Et en plus, c'est payé à l'étudiant, pas à l'heure. En gros c'est 14 euros (brut) par étudiant, et chaque étudiant doit passer 20 mn. Apres, il y a moyen de gruger, mais c'est quand meme pas enorme.
Ecrit par : Jeremy | 26 novembre 2008
Si peu ???????????????? !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Oh ben merde alors, c'est moins cher qu'un vaccin pour chien.
Quand on sait le travail que ça représente et l'efficacité indiscutable de ce procédé, c'est une véritable honte !
Ecrit par : dobolino | 26 novembre 2008
François, environ 53 euros divisé par 3, ca fait bien 17 euros brut ? Bon ben les 14 euros ça doit être net. Ou alors on me gruge. Et moi je suis payé à l'étudiant : pas vous ?!
Ecrit par : Jeremy | 26 novembre 2008
Bouillabaisses de Marseille : Je ne connais que :
- le Miramar sur le Vieux Port (bien mais on y est souvent très serré, trop de touristes aussi)
- Fonfon et l'Epuisette au Vallon des Auffes (cadre super, bouillabaisse idemi)
- L'Escale aux Goudes (en plus de la bouillabaisse et des photos des joueurs de l'OM, une omelette norvégienne à couper le souffle).
Mais je suis tout près à suivre les conseils de JPB pour d'autres adresses.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 26 novembre 2008
Pour ce qui concerne l'authenticité du témoignage, je pourrai en fournir la preuve à court terme. Oui, il est arrivé la même chose dans un lycée des Métiers gersois (le père dont j'ai relayé le propos en parle justement en préambule de son témoignage ; les liens viennent d'être mis en post ci-dessus, merci aux intéressés). On passe donc du lycée au collège... à quand les fouilles au corps des petites sections ?!
Faites circuler mon post ! Merci.
Ecrit par : Rodrigue du Gers | 26 novembre 2008
tout prêt
Ecrit par : Pedro Cordoba | 26 novembre 2008
Entre Fonfon et l'Epuisette, une petite préférence pour Fonfon
Pedro, qui ne fait pas que dans le parisianisme et l'élitisme intellectuel.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 26 novembre 2008
"La soleil a rendez-vous avec le lune
Mais le lune ne la voit pas et la soleil l'attend."
Tous en choeur !"
Ecrit par : Robin | 26 novembre 2008
Et la soleil la tend?
Ecrit par : Christophe Sibille | 26 novembre 2008
La soleil latte, han !
Ecrit par : Jeremy | 26 novembre 2008
C'est exactement le contraire. La résistance sur le front des concours concerne l'immédiat et la totalité des futurs enseignants du primaire et du secondaire. Le combat du GRIP est à très long terme.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 26 novembre 2008
Le fait est ! Mais, j'ai la triste certitude que votre résistance ne servira à rien ou, au mieux, à une vague reculade gouvernementale qui vous lachera un nonos à ronger et que, par contre, le travail du GRIP et les résultats qui seront obtenus sur le terrain par des classes SLECC nous donnent à moyen terme l'espoir que les citoyens qui en useront (professeurs) aussi bien que ceux qui en bénéficieront (élèves et leurs parents) en viennent dans un deuxième temps à exiger un retour aux compétences disciplinaires pour la sélection des professeurs.
Ecrit par : dobolino | 26 novembre 2008
Dobolino dit: ....que, par contre, le travail du GRIP et les résultats qui seront obtenus sur le terrain par des classes SLECC nous donnent à moyen terme l'espoir que les citoyens qui en useront (professeurs) aussi bien que ceux qui en bénéficieront (élèves et leurs parents) en viennent dans un deuxième temps à exiger un retour aux compétences disciplinaires pour la sélection des professeurs......
Je pense pareillement.
Il faut faire connaitre les résultats.
Ecrit par : bernard | 26 novembre 2008
Pour ce qui est des fouilles d'élèves de collège à la recherche de stupéfiants, je l'ai vu plusieurs fois devant l'entrée du collège de Sault 84390, le matin, à l'arrivée des élèves. Les gendarmes, n'écoutant que leur légendaire courage, fouillaient les sacs des élèves qui arrivaient dans les cars de transport scolaires ou seuls, à pied, mais n'ont jamais fouillé mes enfants qui descendaient de la voiture maternelle.
Si je pouvais vous joindre une photo de mon fils à l'époque, cherchant du hash, vous l'auriez déshabillé d'entrée ! La présence de môman a toujours dissuadé nos braves pandores de l'interroger, ce qui prouve que, même en extérieur de collège, ça ne doit pas être très légal de passer à la fouille un gosse de treize ans sans accord parental.
Ecrit par : dobolino | 26 novembre 2008
Trouvé sur un autre forum (gidp) : l'enseignement catholique se mobiliserait pour pouvoir accueillir les 2 ans!
source : canard enchainé.
Je copie l'article à partir du forum du gidp car je ne le trouve pas directement en ligne :
OPA des cathos sur les bambins.
>
> Les bons pères sont en embuscade pour mettre la main sur un nouveau créneau. C’est la revue « Enseignement catholique actualités » qui, en février 2008, a annoncé la couleur. Dans un dossier intitulé « Place aux tout-petits », les grands prêtres expriment leur désir d’ouvrir des crèches à l’intérieur de leurs établissements pour permettre un accueil précoce des enfants, « dès 18 mois ou même en deçà ». Et à la demande du secrétariat général de l’Enseignement Catholique, les directeurs diocésains ont été priés de nommer, dans chaque département, un référent en matière de petite enfance, en vue d’une grand-messe célébrée le 26 novembre 2008 à Paris.
>
> Pas besoin d’une étude de marché : les moins de 3 ans, cela représente 2,5 millions de bouts de chou. Et autant de « clients ». Un bon moyen de capter une clientèle qui, avec un peu de chance, restera dans le privé durant toute sa scolarité. C’est ce qu’on appelle un investissement à long terme. Avec, côté financement, la bénédiction de la Caisse Nationale des Allocations Familiales. Son patron, Jean-Louis Deroussen, était jusqu’à sa nomination, en 2006, le président de la Confédération Française des Travailleurs Chrétiens de l’enseignement privé. Jean-Louis Deroussen a été invité, bien sûr, à siéger au Haut Conseil de la Famille, un machin créé, le 28 octobre 2008, par la secrétaire d’Etat chargée de la famille, Nadine Morano, et présidé par François Fillon.
>
> Extraordinaire hasard, Darcos, ardent supporter de l’Enseignement catholique, a préparé le terrain. Le 14 novembre 2008, devant les sénateurs, le ministre de l’Education affirmait que l’école maternelle était tout à fait inadaptée aux moins de 3 ans, et qu’il vaudrait mieux s’orienter vers des « jardins d’éveil ».
>
> En juillet dernier, déjà, Darcos avait poussé ce cri du cœur :
« Est-il vraiment logique, alors que nous sommes si soucieux de la bonne utilisation des crédits de l’Etat, que nous fassions passer des concours à bac + 5 à des personnes dont la fonction va être essentiellement de faire faire des siestes à des enfants, ou de leur changer les couches ? »
>
> Excepté le ministre Darcos, tous les parents savent que l’école n’accueille pas les enfants qui ne sont pas propres. C’est même LA condition pour l’entrée des têtes blondes dans le circuit scolaire.
>
> Darcos ne s’est pas appesanti sur cette vérité statistique toute bête : faute de postes d’instits, 40 000 bambins, pour la plupart issus des milieux défavorisés, n’ont pu être scolarisés à la rentrée 2008 – 2009.
>
> Les cathos vont accomplir un miracle ?
Brigitte Rossigneux, Le Canard Enchaîné, 26 novembre 2008, page 4.
Ecrit par : catmano | 26 novembre 2008
Il faut faire connaitre les résultats.
Ecrit par : bernard | 26 novembre 2008
La meilleure façon de les faire connaître est de les appliquer d'une part et, d'autre part, d'aller, calmement et sans insultes et avec le moins de polémiques possibles, les faire passer patiemment sur les sites et forums où les jeunes professeurs cherchent des conseils pour exercer leur métier.
Ecrit par : dobolino | 26 novembre 2008
Le fait est ! Mais, j'ai la triste certitude que votre résistance ne servira à rien ou, au mieux, à une vague reculade gouvernementale qui vous lachera un nonos à ronger et...
Dobolino
---
- D'accord sur ce premier point. Les universitaires ont réagi trop tard et je ne suis pas sûr qu'ils soient vraiment prêts à engager un bras de fer. Mais qui sait? Quant aux enseignants du primaire et du secondaire, qui sont les plus concernés, ils ne bougent pas du tout. Idem pour leurs syndicats. La bataille est mal engagée. Mais lorsqu'il y a des mobilisations collectives - et c'est le cas à l'Université - les choses peuvent brusquement basculer dans une radicalisation extrême. Il suffirait qu'il se crée une Coordination nationale des UFR de Lettres et Sciences humaines. Les coordinations sont la hantise de tout gouvernement, habitué aux petits arrangements avec les syndicats. Avec une coordination, il n'y a plus personne avec qui négocier. Négociations, piège à cons.
PC
----
que, par contre, le travail du GRIP et les résultats qui seront obtenus sur le terrain par des classes SLECC nous donnent à moyen terme l'espoir que les citoyens qui en useront (professeurs) aussi bien que ceux qui en bénéficieront (élèves et leurs parents) en viennent dans un deuxième temps à exiger un retour aux compétences disciplinaires pour la sélection des professeurs.
Ecrit par : dobolino | 26 novembre 2008
---- Je vous trouve pour le coup, très, très optimiste. Personne en France n'a la moindre idée de l'existence du GRIP. Et pour faire connaître les résultats, il faudrait au moins disposer d'une évaluation, comme on dit aujourd'hui. Or cette évaluation est impossible parce qu'il faudrait qu'un nombre significatif d'élèves aient une scolarité SLECC complète à l'entrée en sixième et qu'on puisse comparer leurs résultats avec ceux d'élèves présentant les mêmes caractéristiques familiales, sociales, etc. Aucune de ces conditions n'est ni ne sera remplie.
---
Ecrit par : Pedro Cordoba | 26 novembre 2008
Pour ce qui est de l'affaire des fouilles, les nouveaux professeurs seront sélectionnés pour devenir des collabos. C'est le but de la seule épreuve discriminante des nouveaux concours, la deuxième épreuve d'oral. Les nouveaux concours ne sont pas destinés à recruter des professeurs mais des employés soumis et serviles. Aux ordres des chefs d'établissement, eux-mêmes aux ordres des recteurs.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 26 novembre 2008
....calmement et sans insultes et avec le moins de polémiques possibles, les faire passer patiemment sur les sites et forums où les jeunes professeurs cherchent des conseils pour exercer leur métier.
vous avez entièrement raison.
Ecrit par : bernard | 26 novembre 2008
Les nouveaux concours ne sont pas destinés à recruter des professeurs mais des employés soumis et serviles.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 26 novembre 2008
Et l'Etat créera des épreuves communes avec celles des concours de recrutement des flics ! Question d'oral : "comment préparer psychologiquement les élèves à une intervention de gendarmerie dans une classe ?"
Le pire, c'est qu'aujourd'hui, tout ça ne paraît plus impossible...
Ecrit par : Rodrigue du Gers | 26 novembre 2008
Pedro, il semble bien que la meilleure, depuis quelques temps, soit chez Michel, aux Catalans. Les autres,je les ai essayés (pas le Miramar). Et c'est bien — joli cadre, surtout). Il faudra qu'un jour nous soyons quelques-uns, et que je la fasse. Tu fourniras le blanc de Cassis.
JPB
PS. C'est un peu hallucinant, ces récits de fouilles. L'article de journal est authentique, et concerne des "grands". Le récit donné ci-dessus ressemble un eu à une urban legend.
Ecrit par : brighelli | 26 novembre 2008
Pour ce qui est du travail de fourmi, patient, "calme et sans insultes", je crois davantage au succès de la Troisième Voie qu'à celui du GRIP. Il est moins idéologique, beaucoup plus pragmatique, et, surtout, n'a pas besoin de classes expérimentales. Les instits troisième voie n'ont donc aucune épée de Damoclès au-dessus de la tête. Quelles que soient les mesures que puisse prendre tel ou tel gouvernement, ils peuvent donc étendre progressivement leur réseau.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 26 novembre 2008
Et l'Etat créera des épreuves communes avec celles des concours de recrutement des flics ! Question d'oral : "comment préparer psychologiquement les élèves à une intervention de gendarmerie dans une classe ?"
Le pire, c'est qu'aujourd'hui, tout ça ne paraît plus impossible...
Ecrit par : Rodrigue du Gers | 26 novembre 2008
--- C'est exactement cela : le même "entretien d'embauche" que pour les flics. Bien sûr que ce n'est pas impossible. C'est la triste réalité des temps qu'il nous a été donné de vivre : l'illimitation du contrôle.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 26 novembre 2008
Un côté "urban legend" peut frapper à la première lecture, en effet. Je vous tiendrai tous informés des suites de cette histoire dès que possible (j'espère que les profs et les parents du collège en question - qui se trouve dans un village organisateur d'un célèbre festival de jazz... - vont se bouger et faire remonter l'affaire dans la presse). A bientôt.
Ecrit par : Rodrigue du Gers | 26 novembre 2008
"PS. C'est un peu hallucinant, ces récits de fouilles. L'article de journal est authentique, et concerne des "grands". Le récit donné ci-dessus ressemble un eu à une urban legend."
Ecrit par : brighelli | 26 novembre 2008
Et moi qui pensais que, depuis certaines histoires, les testicules des chefs d'établissement avaient un peu poussé, (c'est une image! Que les féministes du blog ne me tombent pas dessus!)...
Me serais-je fourré le doigt dans l'oeil?
"j'espère que les profs et les parents du collège en question - qui se trouve dans un village organisateur d'un célèbre festival de jazz... - vont se bouger et faire remonter l'affaire dans la presse). A bientôt."
Ecrit par : Rodrigue du Gers | 26 novembre 2008
Moi aussi.
Marciac?
Ecrit par : Christophe Sibille | 26 novembre 2008
Moi aussi.
Marciac?
Ecrit par : Christophe Sibille | 26 novembre 2008
Dans le mille, Sibille ! (si je puis me permettre).
Ecrit par : Rodrigue du Gers | 26 novembre 2008
" Le gendarme lui a demandé si elle connaissait des fumeurs de hash, vue qu'ils ne trouvaient rien. Elle leur a simplement répondu que le WE dernier elle a assisté à un concert!"
Ecrit par : Rodrigue du Gers | 26 novembre 2008
CRS SS! CRS SS !
NON A LA REPRESSION !
LE PEDAGOGISME NE SUFFIT PAS, LAISSEZ-NOUS NOUS ACHEVER AVEC LE HASH !
IL FAUT JOUIR SANS ENTRAVES !
Ecrit par : Amélie | 26 novembre 2008
RS SS! CRS SS !
NON A LA REPRESSION !
LE PEDAGOGISME NE SUFFIT PAS, LAISSEZ-NOUS NOUS ACHEVER AVEC LE HASH !
IL FAUT JOUIR SANS ENTRAVES !
Ecrit par : Amélie | 26 novembre 2008
On se dit parfois, en vous lisant, qu'à défaut de hash, une bonne hache ferait l'affaire.
Ecrit par : Robespierre, Paul ou Jacques | 26 novembre 2008
On se dit parfois, en vous lisant, qu'à défaut de hash, une bonne hache ferait l'affaire.
Ecrit par : Robespierre, Paul ou Jacques | 26 novembre 2008
NON A LA TERREUR
NON A LA REPRESSION
NON A LA PEINE DE MORT
NON A LA POLICE DE LA PENSEE
CITOYEN ROBESPIERRE TU PERDS LA TÊTE !
Ecrit par : Amélie | 26 novembre 2008
@ Pedro, tu es décidément très en forme.
Tu écris - et peu importe de qui :" Il est moins idéologique, beaucoup plus pragmatique".
J'ai rangé ma tronçonneuse, donc je te ferai grâce d'un démontage en tranches de cette étrange proposition qui, sortant le "pragmatisme" de l'idéologie, fait du même coup de John Dewey le moins idéologue des pédagos.
Et comme ce soir je suis de bonne humeur - une humeur de violette, comme dit Jean-Paul -, je te fais grâce également de l'acharnement que tu mets depuis deux jours - sous les yeux intéressés de qui tu sais - à démontrer que SLECC ne sert à rien.
Au fait, les instituteurs SLECC dont quelques-uns sont inscrits sur ce blog, ont fait ou sont en train de faire leurs évaluations.
Bonne nuit.
GM
Ecrit par : GUY MOREL | 26 novembre 2008
REBELLE ET TAIS-TOI
Le nouveau rebelle est très facile à identifier : c’est celui qui dit oui. Oui à Delanoël. Oui aux initiatives qui vont dans le bon sens, aux marchés bio, au tramway nommé désert, aux haltes-garderies, au camp du progrès, aux quartiers qui avancent. Oui à tout.
Sauf à la France d’en bas, bien sûr, et aux ploucs qui n’ont pas encore compris que la justice sociale ne débouche plus sur la révolution mais sur un séjour d’une semaine à Barcelone défiant toute concurrence.
Par opposition à son ancêtre le rebelle-de-Mai, ou rebellâtre, on l’appellera rebelle à roulettes. Car la glisse, pour lui, est une idée neuve en Europe. Le rebelle-de-Mai est d’ailleurs mal en point, par les temps qui courent. Ce factieux assermenté, qui riait de se voir éternellement rebelle en ce miroir, ce spécialiste libertaire des expéditions plumitives sans risques, écume de rage depuis qu’on s’est mis à l’accuser de complicité avec les « pédocriminels ».
Le rebelle à roulettes, en revanche, a le vent dans les voiles et vapeurs. C’est un héros positif et lisse, un brave qui défie à vélo les intempéries. Il est prêt à descendre dans la rue pour exiger une multiplication significative des crèches dans les centres-villes (le rebelle à roulettes est très souvent un jeune ménage avec enfants). Il aime la transparence, les objets équitables et les cadeaux altruistes que l’on trouve dans les boutiques éthiques. Il applaudit chaque fois que l’on ouvre une nouvelle brèche législative dans la forteresse du patriarcat. Il s’est débarrassé de l’ancienne vision cafardeuse et médiévale du couple (la différence sexuelle est quelque chose qui doit être dépassé). Il veut que ça avance. Que ça avance. Que ça avance. Et que ça avance.
Et ce n’est vraiment pas à son intention que Bernanos écrivait, peu après la dernière guerre : « Ce monde se croit en mouvement parce qu’il se fait du mouvement l’idée la plus matérielle. Un monde en mouvement est un monde qui grimpe la pente, et non pas un monde qui la dégringole. Si vite qu’on dégringole une pente, on ne fait jamais que se précipiter, rien de plus. »
Le rebelle à roulettes descend et il croit qu’il bouge. C’est pour ça qu’il est entré dès son plus jeune âge dans la secte des Avançistes du Septième Jour. À Paris, il a voté Delanoël, rebelle d’Hôtel de Ville. Car, comme ce dernier, il est contre le désordre. À fond. « Nous sommes les candidats de l’ordre », avait d’ailleurs proclamé le Delanoël dans son dernier meeting de campagne.
Et en effet, il n’y a plus qu’un désordre, plus qu’une anarchie : ne pas être en phase avec l’idéologie du rebelle à roulettes.
Exorcismes spirituels III Philippe MURAY
Ecrit par : Amélie | 26 novembre 2008
@ Pedro encore,
Un oubli : Thierry Venot vient d'achever ses fiches pour la classe de GS "De l'écoute des sons à la lecture". Elles seront bientôt à la disposition des enseignants de maternelle désireux d'échapper à l'idéovisuelle. Le livre du maître paraîtra lui au printemps chez GRIP-Éditions.
GM
Ecrit par : Guy Morel | 26 novembre 2008
Un côté "urban legend" peut frapper à la première lecture, en effet. Je vous tiendrai tous informés des suites de cette histoire dès que possible
Ecrit par : Rodrigue du Gers | 26 novembre 200
Effectivement, ça ressemble à de l'intox anar ou d'extrême- gauche.
Ceci dit, si c'est vrai, que fait Ségolène Royal (vous savez, la défenseurE des petits nenfants dans l'affaire de Chateauroux) ?
Et que fout la FCPE ? C'est excellent pour son fond de commerce, ça...
Ecrit par : Manu | 26 novembre 2008
Ça y est, la paye vient de tomber, les gars (la fin de la phrase à prononcer grassement, façon Bigard).
Pour moi c'est 3184,32 euros ce mois-ci.
C'est mon unique consolation dans la vallée de larmes qu'est ce bas monde : je bats JPB à plate couture! et avec une seule année d'ancienneté dans la boîte (de Pandore?)!
Pourtant, j'échange ma suppléance pourrie en collège contre n'importe quel poste fixe ou même n'importe quelle suppléance en LYCÉE. Parce que, dussè-je le hurler jusqu'à m'en faire décoller la mâchoire, les agrégés n'ont rien à faire au collège. BORDEL DE MERDE.
Et en plus, je suis payé à rien foutre.
Quelle merde, l'EN.
Ecrit par : TotoWeininger | 27 novembre 2008
3238,47 ! Niqué, le Tzr ! Ça paye plus, les ISS, ou quoi ? Moi je montais à plus de 4000, avec, et dans ma deuxième année d'enseignement !
Une heure sup et demie, PP en terminale, ni Hse ni colles.
Je vais me faire un trésor de guerre pour une grève dure. Tant pis pour Noël.
Ecrit par : Sanjuro | 27 novembre 2008
Comme dit l'autre : Tarpe diem à Marciac.
Pandores à l'école désœuvrés, bavure rurale assurée.
Tôt ou tard, il y en a qui se feront traduire canebière en langage ordinaire. J'en connais alors qui vont devoir changer leur plant à Marseille...
Jusqu'à ce qu'on voit plus l'évêché…
Ecrit par : dugong | 27 novembre 2008
« le sujet, boudin, ne justifie à l'usage que trois ou quatre lignes. »
l'abrégé de grammaire, 80 / 1,90 | 26 novembre 2008
A propos de lignes, je ne sais si vous vous approvisionnez à la même adresse que la cinglée de l'OAS mais, de toute évidence, c'est de la bonne. Faudra nous en faire profiter, hein ?
Ecrit par : Tailleboudin | 27 novembre 2008
@ Guy Morel
Je ne crois pas être en train de m'acharner sur le GRIP-SLECC. Il se trouve qu'on en parle depuis deux jours sur le blog et que je suis donc amené à dire ce que j'en pense. De même que tu ne t'es pas privé de donner ton opinion sur la réforme des conocurs : quand toutes les Universités de France sont en ébullition, quans 150 motions y sont votées, quans une pétition rassemble plus de 13 000 signataires en quelques jours, tu dis qu'il s'agit d'une "agitation stérile". Avec pour seule explication que ce train là va nous passer sur le ventre parce que nous n'avons pas assez réfléchi. Pas très encourageant pour ceux qui essaient de résister en sabotant les voies ou les caténaires...
Pour ce qui est des stratégies différentes de SLECC et de la Troisième Voie (je ne vois pas pourquoi il serait interdit de mentionner leur nom), tu as raison sur un point. Les "autres" peuvent dériver dans un nouveau dogme pédagogique. Mais en même temps, c'est plus "pragmatique" parce qu'ils peuvent s'accomoder des programmes tels qu'ils sont (un peu moins mauvais qu'avant) et n'ont donc pas besoin d'un statut dérogatoire qui peut vous être enlevé n'importe quand.
Quant à l'auto-évaluation SLECC, il s'agit d'une évaluation en interne qui, comme je le disais, ne peut servir de base à une évaluation comparative et n'a donc aucune valeur statistique. Je suis persuadé que les résultats SLECC sont excellents mais il est impossible d'en persuader l'opinion. C'est tout ce que je voulais dire. Il n'y a là aucune méchanceté ni aucun acharnement.
Pedro du matin
Ecrit par : Pedro Cordoba | 27 novembre 2008
Tailleboudin a écrit : "...la cinglée de l'OAS..."
Doit-on comprendre qu'Amélie fait voile de tous bords ?
OAS = Omnium des Agrégés Stigmatisés ?
Dans ce cas, il y en a pour tous les genres :
Amélie : persécutée pour ses convictions religieuses dévoilées
TotoWeininger : injustement maintenu en collège contre son plein gré.
Jeremy : pour sa lecture cursive désordonnée (saute souvent des posts sans s'en apercevoir)
etc.
Ecrit par : dugong | 27 novembre 2008
Amélie ne dépose pas des bombes partout que je sache. Vous avez ouvert votre poste comme moi ce matin ? Au moins 100 morts en Inde suite à des attentats islamistes. Ils n'aiment pas "les occidentaux" paraît-il...
On se demande qui est l'andouille dans l'affaire. Pas vrai Boudin ?
Ecrit par : Manu | 27 novembre 2008
Ça y est, la paye vient de tomber, les gars (la fin de la phrase à prononcer grassement, façon Bigard).
Pour moi c'est 3184,32 euros ce mois-ci.
Et en plus, je suis payé à rien foutre.
Quelle merde, l'EN.
Ecrit par : TotoWeininger | 27 novembre 2008
Tiens ? Moi c'est l'inverse : moitié moins (1500 euros) pour bosser comme un taré. Nous connaissons des fortunes diverses.
Ecrit par : Manu | 27 novembre 2008
(suite)
Je devrais peut-être aller dealer du shit dans le Gers avec Rodrigue...
(je plaisantais, inutile ed lâcher les chiens, M. le gendarme).
Ecrit par : Manu | 27 novembre 2008
Amélie : persécutée pour ses convictions religieuses dévoilées
Ecrit par : dugong | 27 novembre 2008
Amélie ne dépose pas des bombes partout que je sache. Vous avez ouvert votre poste comme moi ce matin ? Au moins 100 morts en Inde suite à des attentats islamistes. Ils n'aiment pas "les occidentaux" paraît-il...
On se demande qui est l'andouille dans l'affaire. Pas vrai Boudin ?
Ecrit par : Manu | 27 novembre 2008
Merci les copains .
Une fois de plus, nous constatons que nos belles âmes ont l'indignation très sélective .
Ecrit par : Amélie | 27 novembre 2008
"Ceci dit, si c'est vrai, que fait Ségolène Royal (vous savez, la défenseurE des petits nenfants dans l'affaire de Chateauroux) ?"
Ecrit par : Manu | 26 novembre 2008
Elle est très occupée! Elle prépare 2012 sur le web!
1500 Euros, Manu? Comment c'est possible? Vous avez aussi trois pensions alimentaires à payer? ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 27 novembre 2008
Arrêtez, Amélie! Je ne pense pas qu'il y ait une seule personne ici que les attentats islamistes n'indignent pas! Et aucun des blogueurs, je pense, ne laisserait entrer une jeune fille voilée dans un de ses cours.
On dit simplement qu'assimiler islam radical et pratique de la religion dans le strict cadre privé ne rend pas service aux musulmans laïcs qui, ici comme au Pakistan, sont bel et bien les premières victimes des attentats.
Ecrit par : Christophe Sibille | 27 novembre 2008
http://www.ladepeche.fr/article/2008/11/27/499392-Drogue-La-peur-des-controles-favorise-la-prevention.html
Ecrit par : revue de presse | 27 novembre 2008
"De même que tu ne t'es pas privé de donner ton opinion sur la réforme des conocurs"
Ecrit par : Pedro Cordoba | 27 novembre 2008
Les "conocurs", ce sont les centres de thalasso réservés aux conseillers de Pécresse et Darcos? ;-)
Salut du matin, Pedro.
Ecrit par : Christophe Sibille | 27 novembre 2008
A propos de lignes, je ne sais si vous vous approvisionnez à la même adresse que la cinglée de l'OAS mais, de toute évidence, c'est de la bonne. Faudra nous en faire profiter, hein ?
Ecrit par : Tailleboudin | 27 novembre 2008
FANTASMES ET DELIRES DE CAMéS. PROFITEZ !
Interview d’Eric Denécé, directeur du Centre Français de Recherche sur le Renseignement (CF2R).
C'est en français après l'intro du présentateur ( quelques secondes ).
http://www.youtube.com/user/IslamInEurope
Bien le bonjour "chez vous" !
Ecrit par : Amélie | 27 novembre 2008
Et aucun des blogueurs, je pense, ne laisserait entrer une jeune fille voilée dans un de ses cours.
Ecrit par : Christophe Sibille | 27 novembre 2008
Là, je crois que vous rêvez ! J'en connais que ça ne gênerait pas . De plus, si le chef d'établissement nous y oblige, on fait grève ? Les cantines hallal, ça existe déjà. Il y a eu des manifs de profs ?
Ecrit par : Amélie | 27 novembre 2008
@Jérémy,
Pour moi c'est du net, pas du brut, il y a donc un léger écart. Les colles ne sont pas organisées comme en lettres: on fait passer 3 étudiants à la fois au tableau noir. Comme nous avons systématiquement des trios d'étudiants, il ne m'était pas venu à l'esprit de compter le salaire par tête.
@Totoweininger: j'y suis passé aussi, et je me souviens de quelques séances mémorables. Mais c'est aussi l'occasion d'apprendre très vite, c'est comme si on recevait un cours particulier avec quelqu'un qui vous donne les trucs et astuces pour aller plus vite. Je trouve cela très formateur.
Sinon, je relaie ce que vous dites, quoiqu'en pensent certains imbéciles bien-pensants: si vous ne l'avez pas expressément demandé, VOUS N'AVEZ RIEN A FAIRE EN COLLEGE !
Ecrit par : François Duhem | 27 novembre 2008
si vous ne l'avez pas expressément demandé, VOUS N'AVEZ RIEN A FAIRE EN COLLEGE !
Ecrit par : François Duhem | 27 novembre 2008
Non seulement je ne l'ai pas demandé, mais j'ai même exigé le contraire, dans un courrier adressé au recteur et au chef de la DPE, il y a quatre mois. Ce qui n'a pas empêché ces nullards de ne me donner que des suppléances en collège depuis le début de l'année, avec mise en demeure après un premier refus de ma part.
Ecrit par : TotoWeininger | 27 novembre 2008
Ce qui n' empêche pas ces mêmes nullards de reconnaître aujourd'hui que je n'ai effectivement rien à faire en collège. Sans pour autant réviser mon affectation.
Ecrit par : TotoWeininger | 27 novembre 2008
Même si c'est assez mal écrit, un peu fourre-tout et assez mal construit, le fond de cet article est juste et alarmant.
Et l'on va encore me dire que Messieurs Sarkozy et Darcos ne sont pas si méchants que ça au fond...
http://www.fabula.org/actualites/article27243.php
Jamais l'heure n'a été aussi grave. L'école publique, laïque et républicaine est en train d'être battue à mort.
Ecrit par : Fabien | 27 novembre 2008
Effectivement, ça ressemble à de l'intox anar ou d'extrême- gauche.
Ecrit par : Manu | 26 novembre 2008
Ca ressemble beaucoup à de l'intox. Cherchez donc sur le net, vous trouverez des dizaines de récits tous différents calqués sur le même modèle, et narrés par l'homme qui connaît l'homme qui a vu l'homme, etc.
Ceci dit, quand ça arrive "pour de vrai", peut-être est-ce justifié par le fait que les gendarmes en ont marre de ramasser les cadavres de jeunes accidentés bourrés d'alcool et de cannabis sur les bords de nos belles routes de campagne bordés de sournois platanes ?
Voyez donc les dernières statistiques du Gers, Rodrigue, et celles des départements voisins (d'ailleurs, les platanes ne sont pas seuls en cause, il y a peu, une cabine de péage s'est lâchement jetée sur une automobile innocente, vous devez l'avoir lu).
Ecrit par : yann | 27 novembre 2008
LA DEPECHE du 27/11
Auch. Polémique sur les contrôles de stupéfiants au collège
Les gendarmes ont, à deux reprises, « fait une descente» dans des établissements scolaires à la recherche de produits stupéfiants.
Les policiers et les gendarmes sont-ils dans leur rôle en faisant rentrer des chiens renifleurs dans une classe pour chercher de la drogue ?
La réponse est oui pour Chantal Firmigier-Michel, la procureure de la République du Gers qui, depuis son arrivée dans le département en 2005, répond positivement à toutes les demandes faites en ce sens par les responsables d'établissement scolaire.
Seulement voilà, les deux opérations conduites la semaine dernière, au CFA de Pavie et au collège de Marciac, n'en finissent pas de susciter la polémique (lire La Dépêche du 20 novembre). La dernière en date en particulier, qui a concerné des élèves de 13 et 14 ans au collège de Marciac.
Hier, la FSU a d'ailleurs interpellé l'inspecteur d'académie sur ce sujet. Réponse de Jean-René Louvet : « Je n'ai pas encore eu de remontée sur cette opération. » Étonnant sept jours après !
Christian Pethieu, le principal du collège, lui en revanche, a reçu quelques coups de fil de parents mécontents. Mais il relativise. « Le contrôle s'est fait dans quatre classes et n'a pas semblé susciter une émotion extraordinaire. Il y a une procédure qui, à mon sens, a été respectée. Je n'ai pas senti de climat particulier de tension. » Enfin, dans un premier temps.
Le témoignage de Zoé
Mais depuis, Frédéric David lui a transmis le récit que sa fille lui avait fait par écrit de l'événement. Zoé, une bonne élève dotée d'une belle plume, raconte : « Un gendarme disséquait mes stylos, un autre le surveillait, un autre qui regardait la fouilleuse qui me fouillait et le reste de la troupe dehors. Ne trouvant rien dans ma veste, elle me fit enlever mes chaussures et déplier mes ourlets de pantalon. Le gars qui nous regardait, dit à l'intention de l'autre gendarme : « On dirait qu'elle n'a pas de hash mais avec sa tête mieux vaut très bien vérifier ! La fouilleuse chercha de plus belle… fouilla alors dans mon soutif et chercha en passant ses mains sur ma culotte !»
Christian Pethieu a donc décidé hier de transmettre ce courrier à la procureure. «De suite après l'exercice, je suis passé dans les classes pour dire qu'un maître-chien viendrait prochainement expliquer comment il travaille. Mais après réflexion, je conçois que l'intervention puisse avoir un côté impressionnant. A l'avenir, il faudrait peut-être revoir la procédure et faire une visite explicative en amont de ce genre d'exercice. » Le débat est ouvert."
Le lien plus haut ne fonctionne pas.
Ecrit par : revue de presse | 27 novembre 2008
Niqué, le Tzr ! Ça paye plus, les ISS, ou quoi ?
Ecrit par : Sanjuro | 27 novembre 2008
Nan, ça eut payé, mais ça paye plus. Les ISSR (indemnité de sujétion spéciale de remplacement) sont désormais versées au prorata des journées effectuées et non plus tous les jours de la période de suppléance (dimanche compris), comme au bon vieux temps (que vous avez manifestement eu la chance de connaître, comme beaucoup d'intervenants sur ce blog). Cela constitue en moyenne une baisse de plus de 40%, parfois de plus de la moitié. Pour ce qui me concerne, j'ignore même si elles figurent dans ma paye de ce mois-ci, tant il faut violenter l'administration si l'on ne veut pas les toucher plus d'un an après la fin de la mission.
C'est une des raisons (mais pas la seule) pour lesquelles la situations des TZR est aujourd'hui un véritable scandale.
Prenons un exemple : un TZR certifié à l'échelon 2 (vous voyez, je ne suis pas sectaire) rattaché administrativement dans un établissement A et qui réside près de cet établissement. Ce TZR est affecté pour une suppléance à l'année dans un établissement situé à 100 km du premier. En voilà un qui, à défaut d'une vie de tout repos, va rouler sur l'or grâce aux ISSR, direz-vous? Et bien absolument pas! Pour un remplacement à l'année, pas d'indemnité! (comme s'il n'y avait pas "sujétion") L'année suivante, le même TZR pourra être affecté en suppléance dans son établissement de rattachement, cette fois, donc pas question de déménager. Ce TZR effectuera donc 200km par jour, pour un traitement princier de 1382.35 euros (valeur du point d'indice 10/2008). Ceci explique que certains de mes jeunes -mais pas toujours- collègues constatent qu'ils "payent pour travailler"
Ecrit par : TotoWeininger | 27 novembre 2008
On dit simplement qu'assimiler islam radical et pratique de la religion dans le strict cadre privé ne rend pas service aux musulmans laïcs qui, ici comme au Pakistan, sont bel et bien les premières victimes des attentats.
Ecrit par : Christophe Sibille | 27 novembre 2008
Des musulmans laïcs et modérés au Pakistan !!?
C'est une espèce en voie de disparition rapide, Christophe.
Ecrit par : yann | 27 novembre 2008
Et je ne parle pas des affectations dans deux, voire trois établissements, des affectations hors zone - on se demande à quoi elles servent alors, les zones; ah oui, à poser une limite déjà bien large à la corvéabilité des TZR, ou tout simplement à rappeler le plus élémentaires des principes de réalité à une administration qui ne se sent plus déraisonner - des affectation hors discipline ou encore dans des LP pour des certifiés et même des agrégés.
Toute cette belle merde ne concerne encore que d'une manière exceptionnelle les "postes fixes", à ma connaissance, mais elle est la réalité dans laquelle se débat la majorité des TZR aujourd'hui.
Je ne connais pour ma part aucun TZR volontaire. C'est le barème du mouvement intra-académique qui fait d'un titulaire un paria dans son propre corps.
Ecrit par : TotoWeininger | 27 novembre 2008
Jamais l'heure n'a été aussi grave. L'école publique, laïque et républicaine est en train d'être battue à mort.
Ecrit par : Fabien | 27 novembre 2008
Fabula reprenant un article de Bellaciao (Oui! Une autre narratologie est possible! :-)), la Société des Agrégés dans la même délégation que SUD-Edu auprès de la CPU dans le cadre de l'appel du 8 novembre, une journée de grève qui va du Snalc au Sgen, il ne manque plus qu'une étincelle... Et je parie qu'elle va venir des lycéens qui commencent à remuer dans et surtout hors de leurs organisations; il y a entre autres cet appel qui tourne sur le net:
http://classesvides-5dec.over-blog.fr/
Pour le message sur le contrôle de police en collège, il est diffusé, on le trouve en ligne sur un feuille d'informations locales qui n'a pas les caractères de l'ultra-gauche:
http://nogarojournal.imadiez.com/
Mais cela n'implique pour autant qu'il ne s'agisse pas d'une légende urbaine, tous les codes qui la caractérisent s'y retrouvent, et les journaux en ont souvent véhiculés comme des informations vraies (ah! le lsd dans les décalcomanies).
Ecrit par : Romuald | 27 novembre 2008
Nogaro est un charmant village, mais admirez la précision des sources du "journaliste" :
"J’ai eu cette semaine un mail concernant une descente de police dans un lycée du Gers… On a pu entendre aussi le témoignage sur France inter. "
Imparable, non ?
Ecrit par : yann | 27 novembre 2008
A propos des descentes de gendarmes au collège de Marciac
Il semble que cette affaire ennuie les autorités.
Ce matin vers 8h30 figurait sur le site de "La dépêche" un article où la procureure de la République qui a mandaté les gendarmes donnait son point de vue sur l'affaire, mais depuis il a disparu du site a été mis en ligne celui qui mentionne le récit de Zoé.
L'article "disparu" peut être retrouvé via le "cache" de Google.
Apparemment ce n'est pas une légende urbaine.
Ecrit par : revue de presse | 27 novembre 2008
Bonjour,
Voici l'article tant attendu sur les descentes de gendarmerie dans les établissements scolaires du Gers (il y est question de l'histoire de Marciac dont je vous avais donné témoignage hier soir) :
http://www.ladepeche.fr/article/2008/11/27/499588-Auch-Polemique-sur-les-controles-de-stupefiants-au-college.html
Ecrit par : Rodrigue du Gers | 27 novembre 2008
A quand les descentes de gendarmes dans les collèges pour dénicher les agrégés clandestins qui y sont affectés?
Ecrit par : TotoWeininger | 27 novembre 2008
Dernières nouvelles du front (insulaire).
Dans l'affaire de fraude au rectorat de Corse, le recteur a été très habile. En moins d'une petite semaine, il a réussi à rallier les principaux syndicats enseignants à la "cause" de l'institution. Pour ce faire, il a pu jouer sur le fait que, dans les cinq mis en examen, il y avait deux profs (d'où un mouvement de solidarité corporatiste, un effet d'emballement, et bien sûr aucun recul critique). Du même coup, il peut communiquer sur le thème du "les collègues défendent l'Education nationale injustement mise en cause" et en profiter pour mieux couvrir ses plus proches collaborateurs...
Concrètement : l'ensemble des établissements insulaires sont aujourd'hui en grève. Une grève annoncée hier en grande pompe par le... rectorat, qui prévoit (cette info reste à vérifier) de ne pas retirer de journée de salaire aux grévistes par "solidarité".
Les profs manifestent à Corte à 14h : moutons, chair à canon ou, pour mieux dire, esprits obscurcis qui s'en vont nourrir la main qui demain peut les battre.
Ils feraient mieux de rester chez eux et de relire Sénèque, mais ça m'étonnerait qu'ils connaissent :
"[...] gardons-nous bien de suivre, à la manière des moutons, le troupeau de ceux qui précèdent en allant non pas vers où il faut aller, mais simplement où vont tous les autres." ("La Vie heureuse").
Le recteur, qui est philosophe, l'aura lu, lui, et sait parfaitement utiliser la docilité du plus grand nombre...
Ecrit par : Daniel Arnaud | 27 novembre 2008
Amélie a écrit : "De plus, si le chef d'établissement nous y oblige, on fait grève ?"
Quel CE aurait assez de convictions ET de courage pour vous l'ordonner PAR ECRIT ?
Ecrit sur lequel, en passant, je m'assiérais posément. La jeune fille étant systématiquement exclue au début de chaque cours. En cas de refus, arrêt du cours, envoi des délégués chercher le/les CPE.
Pression maximale sur les élèves et les parents. Mouillage systématique de tous (écrire, faire écrire). Stratégie de refus qu'un problème pour TOUS devienne un problème pour moi seul *. Ce qui ne manquerait pas de se passer si vous laissez faire...
Arrêt rapide de 99% des déconnantes et des bassesses.
Basta cosi.
* tendance très "naturelle" au Moloch
Ecrit par : dugong | 27 novembre 2008
Dugong, je n'ai qu'un mot à dire! Bravo.
Ecrit par : Christophe Sibille | 27 novembre 2008
Sur ce blog, il y a parfois des interventions où le dérisoire confine au tragique. C'est le cas de la personne qui signe “Gros Boudin”. Le choix d'un patronyme peut prédéterminer la personne à œuvrer de la pire des manières. On est rassuré, c'est le cas. Son sort a été provisoirement réglé quand Amélie ayant utilisé un très beau texte de Philippe Muray (Exorcismes spirituels III), Gros Boudin la qualifie de cinglée de l'OAS, manifestant une culture détonnante pour un boudin.… Juste au moment où des intégristes islamistes provoquaient un attentat de plus de cent morts en Inde… On lui a vissé son clou, et c'est très bien ainsi…
Je m'attarderai sur un individu, que je ne connais ni d'Ève, ni des dents, qui s'est autorisé à faire un commentaire qui fait pitié tant il est piteux :
Quand Amélie s'indigne des attaques dont elle vient d'être victime, mais est satisfaite des soutiens qu'elle a reçus (auxquels je joins le mien), et oppose la réalité du fait intégriste islamique (la centaine de morts dirait que c'est une bien triste réalité), on pourrait s'attendre à une ferme approbation de la totalité des participants de ce blog… Eh bien non, Christophe Sibille soi-même, ne s'indigne pas des procédés du Boudin, pas plus, sinon formellement, des incivilités des intégristes en Inde. Celle qui doit arrêter, c'est Amèlie : elle ne se rend pas compte qu'elle sème une telle confusion en France entre intégrisme, fondamentalisme et laïcisme musulmans par ses dénonciations indignées que ses pauvres laïques musulmans au Pakistan (mais en l'occurrence plutôt en Inde) sont les premières victimes des attentats… C'est l'effet papillon où Amèlie est un bombyx à tête de mort…
Boudin est tragiquement dérisoire… Sibille est dérisoirement tragique !
Ecrit par : Roger Felts | 27 novembre 2008
Roger, y aurait-il un seul musulman laïc au Pakistan, j'aurais écrit exactement la même chose.
Et j'attends toujours la réponse d'Amélie me disant ce qu'elle fait concrètement contre l'Islam radical en France, (à part stigmatiser tout ce qui se rapporte à la religion musulmane, et citer Muray.)
Pour ce qui concerne les attaques injustifiées, je ne suis pas le seul à ne même pas y faire attention et, par ailleurs, je ne vous ai pas souvent entendu, vous non plus, vous insurger contre les borborygmes, (qui me semblent nettement pires que les interventions auxquelles vous faites allusion) de Toto à mon égard. Vous sembliez même plutôt de son côté.
Cordialement.
Ecrit par : Christophe Sibille | 27 novembre 2008
Et vous, d'ailleurs, Roger Felts, que faites-vous contre la violence islamiste?
Ecrit par : Christophe Sibille | 27 novembre 2008
Ceci-dit, je me trouve vraiment très patient avec vous, (sans aucun jeu de mot). Mais c'est un exercice intéressant! ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 27 novembre 2008
Ceci dit, quand ça arrive "pour de vrai", peut-être est-ce justifié par le fait que les gendarmes en ont marre de ramasser les cadavres de jeunes accidentés bourrés d'alcool et de cannabis sur les bords de nos belles routes de campagne bordés de sournois platanes ?
Ecrit par : yann | 27 novembre 2008
On en a tous marre d'enterrer les enfants de nos amis et de nos proches. Mais crois-tu vraiment que ces incursions musclées, qui se font depuis longtemps dans les foyers pour jeunes délinquants et pré-délinquants, ont quelque efficacité et ne sont pas plus nuisibles qu'autre chose ?
Les premières mesures que je prendrais, dans un monde où la croissance exponentielle de la consommation des ménages et de leur endettement ne serait pas le premier objectif, c'est de repousser l'âge du permis de conduire (et du permis de chasse ! ) à 21 ans, de saisir toute mob débridée dont la vitesse maximum est supérieure à 40 km/h.
Je me souviens d'une fouille musclée dans un foyer pour jeunes délinquants, il y a quinze ans. Le bilan fut de deux chiens intoxiqués au cannabis: celui de la cuisinière qui en est mort et celui d'une éducatrice qui m'a donné bien du souci. Les gendarmes n'avaient pas trouvé tout le shit et la vengeance des gosses fut immédiate.
L'autre jour, un homme de soixante ans a voulu m'offrir un petit paquet de cinquante grammes d'herbe pour me remercier des soins apportés à son chat. Il a insisté, pensant que je me gênais !
Ecrit par : dobolino | 27 novembre 2008
Carole, je ne sais pas où se trouve le collège dont vous parlez, mais dans celui que j'ai fréquenté jusqu'il y a peu, TOUS les profs de maths faisaient des cours, des devoirs communs, et, souvent, du soutien bénévole aux plus faibles.
Vous devez vraiment être mal lotie!
Ecrit par : retraitée | 25 novembre 2008
Ce n'est pas moi qui suis mal lotie. Ce sont les enfants.
Vous parlez d'un seul collège.
Hélas, il existe des milliers de collèges sur mode de fonctionnement différent, en France et dans le monde.
Il faut que vous sachiez que les parents ont des outils superbes : le téléphone, le net, skype ou autre, le scan. Et pour s'échanger les "cours" des profs, les contrôles, les cops de classeurs, c'est hyper facile. Pas besoin de faire partie de ces syndicats boîteux de parents d'élèves, pour savoir comment l'on doit réagir.
On attend patiemment que le SLECC arrive à faire passer ses programmes. Mais les enfants du système actuel n'ont pas trop de temps. Alors, on a mit en place un autre système d'urgence. Et je peux vous dire que de France, Suède, Liban, Tokio............................ cela fonctionne pas mal.
Je peux aussi vous dire que beaucoup de parents ne sont pas conscients du désastre. Ils payent ou bien font confiance à l'école les yeux fermés. Leur niveau de clairvoyance est limité.
Ex : Dernièrement, je prévenais une femme que la dengue faisait des ravages au sud du Brésil sur les primates, donc les autorités sanitaires ont recommandé le vaccin de la fièvre jaune. Réponse de cette femme : "oh, pas de problème, là où nous allons les chemins sont balisés".
Putaing, comme dit Toto, cela en dit long sur le raisonnement, et sur lécole c'est pareil.
Ecrit par : carole | 27 novembre 2008
Yann,
Le ridicule n'est pas mortel. Les caniches, ce n'est pas mon truc ! Mais, vous êtes véto, je comprends.
Ecrit par : carole | 27 novembre 2008
Et vous, d'ailleurs, Roger Felts, que faites-vous contre la violence islamiste?
Ecrit par : Christophe Sibille | 27 novembre 2008
L'hypocrisie, ça suffit, Christophe. Et vous, que faites-vous ?
Vous savez très bien que le but du politiquement correct est de fermer la bouche à toute critique en brandissant l'arme de l'amalgame à ne surtout pas faire entre les gentils musulmans qu'il faut protéger et les méchants .
C'est calculé . Et ça marche, la preuve, vos réactions !
Donc, à part en parler, on ne peut rien faire ; j'attends que les gentils musulmans dénoncent les méchants, condamnent leurs attaques contre la laïcité. Vous me dites qu'ils sont nombreux, qu'ils sont majoritaires, mais je ne les entends pas.
Ecrit par : Amélie | 27 novembre 2008
"J'attends que les gentils musulmans dénoncent les méchants, condamnent leurs attaques contre la laïcité. Vous me dites qu'ils sont nombreux, qu'ils sont majoritaires, mais je ne les entends pas."
Ecrit par : Amélie | 27 novembre 2008
Je ne sais pas si "attendre" est la meilleure solution. Parler, oui; pas seulement ici, je pense.
Et essayer "d'étendre un peu" les endroits où on peut faire entendre ce discours. Le médiatiser. Pas seulement ici, je pense, ni uniquement dans sa "sphère professionnelle".
"Vous savez très bien que le but du politiquement correct est de fermer la bouche à toute critique en brandissant l'arme de l'amalgame à ne surtout pas faire entre les gentils musulmans qu'il faut protéger et les méchants ."
Et ça, vous savez très bien que c'est faux, et dangereux.
Ecrit par : Christophe Sibille | 27 novembre 2008
Ceci-dit, je suis d'accord avec vous. On est obligé de s'appuyer sur le point de vue des musulmans laïcs. Ceci-dit, pas mal d'entre eux se sont exprimés à l'occasion du "procès des caricatures".
Ecrit par : Christophe Sibille | 27 novembre 2008
Et si Sarko s'appuyait un peu moins sur la division, en exaltant plus ou moins directement les communautarismes, ceux-ci auraient peut-être été mieux entendus.
Ecrit par : Christophe Sibille | 27 novembre 2008
"Putaing, comme dit Toto"
Ecrit par : carole | 27 novembre 2008
Ah, les références à la grande littérature... :-)))
Ecrit par : Christophe Sibille | 27 novembre 2008
Les Québécois ont de l'humour, eux... peut-être parce qu'ils sont lucides ?
http://www.youtube.com/watch?v=lSEbqokecrI&feature=related
Ecrit par : Amélie | 27 novembre 2008
Ils font même des chansons très politiquement incorrectes !
http://www.youtube.com/watch?v=_WPrun52vV8
Ecrit par : Amélie | 27 novembre 2008
Mohamed SIFAOUI vous répond ,Christophe
Je peux être en total désaccord avec Robert Redeker - et ce n'est pas le cas - et le soutenir. C'est d'abord pour moi une position de principe. Mais au-delà, il y a une autre raison, de fond celle-ci, qui me conforte dans le fait qu'il est impératif, vital, et peut-être surtout pour un musulman, de soutenir Robert Redeker.
Dans son article publié par Le Figaro, le philosophe pose une question fondamentale : "Face aux intimidations islamistes, que doit faire le monde libre ?". Fondamentale cette question l'est parce que les sociétés, musulmanes ou occidentales, rejetant l'islamisme ainsi que les dirigeants des pays musulmans ou ceux des pays démocratiques ne savent toujours pas quelle attitude adopter face à ce fascisme, qu'est l'islamisme. Force est de constater, en effet, que lorsqu'ils ne sont pas pétrifiés par le phénomène, les dirigeants européens notamment, mais aussi certains "intellectuels", s'accommodent assez facilement de l'intégrisme musulman. Pour peu qu'il soit jugé, par eux, comme "modéré", il n'y a plus alors aucun problème. Pour peu que leur interlocuteur taille sa barbe, laisse tomber la djellaba pour le costard cravate et prétend honnir Ben Laden, cela suffit à certains pour adouber et cautionner les pourfendeurs des principes laïcs.
Lorsqu'un islamiste "modéré" exige d'un maire l'aménagement de plages horaires pour les femmes, il sape les fondements même de la République. Et lorsque le maire accède à sa demande il se rend forcément complice d'un acte ignoble contre la laïcité : faire passer la "loi de Dieu" avant celle des hommes. Lorsqu'un responsable politique soutient une attaque en justice contre la liberté d'expression - comme cela a été le cas lors de l'affaire des caricatures - il se rend complice d'un travail de sape visant un principe fondamental d'une démocratie : la liberté de la presse et le droit - oui le droit - de critiquer les religions et les dogmes, toutes les religions et tous les dogmes.
(...)
J'aimerais bien que les musulmans, notamment les religieux, qu'ils soient de la Mosquée de Paris ou de l'UOIF, qu'il soient en djellaba ou en costard cravate, j'aimerais bien qu'ils me donnent une explication claire, cohérente et logique qui me permettrait de dormir en paix et de comprendre leur silence au lendemain des attentats de Londres, Madrid, New York, Charm Echeïkh, Istanbul, Alger, Casablanca, Bali, Djerba et j'en passe. Pourquoi sont-ils si silencieux lorsque des "illuminés", nous dit-on, menacent Redeker et si prompts à poursuivre en justice Charlie Hebdo pour un simple coup de crayon ? Pourquoi organisent-ils, ou laissent-ils s'organiser, des manifestations pour le voile et devenir subitement boiteux lorsqu'il s'agit de manifester contre la barbarie terroriste qui s'applique au nom de l'islam donc en leur nom aussi ? Il est temps de rompre avec les thèses bien-pensantes. Les "musulmans modérés" ou plutôt les musulmans laïcs existent. Mais ils n'existent vraiment que lorsqu'ils exprimeront leur condamnation claire et limpide à l'égard de l'intégrisme qui tue, menace, lapide, harcèle, intimide, viole, pille, violente tout en préférant l'obscurantisme à la lumière, l'archaïsme à la modernité et la mort à la vie.
Pour lire l'article en entier :
http://atunion.free.fr/jour%20le%20jour/jour%20le%20jour%20n%B09.htm
Ecrit par : Amélie | 27 novembre 2008
Yann,
Le ridicule n'est pas mortel. Les caniches, ce n'est pas mon truc ! Mais, vous êtes véto, je comprends.
Ecrit par : carole | 27 novembre 2008
Gniéééé ?
Et en français, ça donne quoi ?
Ecrit par : yann | 27 novembre 2008
Les caniches, ce n'est pas mon truc !
Ecrit par : carole | 27 novembre 2008
Allusion zoophile ?
Référence maroquinière ?
Culinaire ? Vestimentaire ?
Je m'interroge.
Ecrit par : yann | 27 novembre 2008
Coucou Amélie,
Ca commence comme ça !
http://www.wikio.fr/video/633669
Ecrit par : carole | 27 novembre 2008
Bisous, Carole, j'allais justement poster cette vidéo ! Merci.
Ecrit par : Amélie | 27 novembre 2008
A partir d'aujourd'hui, les rédacteurs de "un extrait par jour" offrent aux lecteurs de "Bonnet d'âne" la possibilité de mieux comprendre notre belle religion dans son message profond.
"Combattez ceux qui ne croient ni en Allah ni au Jour dernier, qui n'interdisent pas ce qu'Allah et Son messager ont interdit et qui ne professent pas la religion de la vérité, parmi ceux qui ont reçu le Livre, jusqu'à ce qu'ils versent la capitation par leurs propres mains, après s'être humiliés.﴾29﴿ Les Juifs disent: ‹Uzayr est fils d'Allah› et les Chrétiens disent: ‹Le Christ est fils d'Allah›. Telle est leur parole provenant de leurs bouches. Ils imitent le dire des mécréants avant eux. Qu'Allah les anéantisse! "
Ecrit par : un extrait par jour | 27 novembre 2008
Et ça finit comme ça .
http://www.wikio.fr/video/641475
Ecrit par : Amélie | 27 novembre 2008
A quand les descentes de gendarmes dans les collèges pour dénicher les agrégés clandestins qui y sont affectés?
Ecrit par : TotoWeininger | 27 novembre 2008
Très drôle, TotoWeininger! Ravie que vous preniez le relai, ici. Moi, j'en avais marre.
Quelles nouvelles de votre académie sur le barème octroyé aux agrégés pour leur mutation?
Ecrit par : Sanseverina | 27 novembre 2008
Le FLN agissait ainsi en Algérie. Sartre approuvait et les porteurs de valises se faisaient les complices de cette barbarie.
Ces images ravivent de sinistres et sanglants souvenirs d'enfant. Indélébiles, même quand on n'avait que quatre ans alors.
http://videos.leparisien.fr/video/iLyROoafJY-3.html
Ecrit par : Amélie | 27 novembre 2008
Parmi les cocus, il y a en a d'ordinaires et de magnifiques.
Et je n'en connais pas de plus magnifiques que ceux qui ont voté pour Sarkozy au second tour "pour sauver l'école de la République".
J'ai peut-être "le coeur pur" (voir posts précédents), mais je ne suis pas complètement idiot, Idiot, peut-être, dans le sens de Dostoïevski, mais je ne vois actuellement que deux possibilités, en termes d'efficacité politique :
La première une grève générale et/ou une insurrection de type révolutionnaire. C'est peu problable, ce sont mes origines russes qui parlent, mais vous les Français, vous êtes des gens raisonnables, n'est-ce pas ? ;-)
La seconde, une alliance entre les éléments les plus "modérés" du PS et le MODEM en vue des élections présidentielles de 2012.
Laissez tomber vos préventions contre Ségolène Royal (ça sera dur aussi pour moi) et réfléchissez-y !
Ecrit par : Robin | 27 novembre 2008
http://www.afrique-du-nord.com/article.php3?id_article=10
Ecrit par : dobolino | 27 novembre 2008
http://www.tohu-bohu.info/archives/numero6/dossier/jeu.html
Ecrit par : dobolino | 27 novembre 2008
Quelqu'un a-t-il entendu parler de Gérard Barthoux, prof de philo en Polynésie ?
En tout cas, il a mis en ligne une synthèse magistrale sur le constructivisme (qu'il appelle inductivisme) à l'adresse suivante :
http://www.itereva.pf/disciplines/philo/Enseignement%20de%20la%20philosophie/Bulletins/Bulletin12/induction/induction%20plan.htm
Pour ma part, je trouve que c'est bien cette démarche qui pourrit l'école d'aujourd'hui : Barthoux montre bien que, quels que soient les programmes, si on les aborde de cette façon, on condamne les élèves à l'errance indéfinie dans leur propre ignorance, sauf à les manipuler avec la plus parfaite hypocrisie.
De loin ce que j'ai lu de plus lumineux sur le sujet depuis un moment. Il a écrit un bouquin sur le relativisme culturel, mais pas autre chose pour le moment. Il doit être assez jeune.
Brighelli ! Contactez-le si ce n'est pas déjà fait !
Ecrit par : sanjuro | 27 novembre 2008
@Sanjuro.
Les nouvelles mettent longtemps à arriver en Polynésie et à en revenir.
Regardez les références bibliographiques de notre collègue. Donc rien qui n'ait été dit cent fois.
Avec cette erreur répétée elle aussi cent fois : la confusion entre "constructivisme" ( par tâtonnements) et démarche inductive ( qui part de l'intuition pour conduire à l'abstraction par degrés).
Un bon point : notre collègue connaît l'inspecteur Toraille, assassin des grands mères.
Cordialement.
Ecrit par : guy morel | 27 novembre 2008
Dernières nouvelles du front (insulaire).
Lu aujourd'hui dans "Corse-Matin" :
"Le SNALC indique soutenir "le recteur Michel Barat. Nous nous opposerons à toute menace touchant la carrière d'un recteur dont la nomination à la tête de cette académie, l'esprit d'ouverture et la forte personnalité représentent un espoir après de trop longues années stériles.
[...]""
N'est-ce pas là ce qu'on appelle un acte d'allégeance? Pour le coup, le communiqué de la Ghjuventù Indipendentista est plus nuancé et commence par rappeler l'essentiel, dès qu'il est question d'éducation :
"Parce que la formation des hommes et en particulier celle de la jeunesse est une impérieuse nécessité pour notre pays, il relève de l'évidence que nous ne pouvons accepter quelque pratique frauduleuse, à quelque niveau que ce soit, lors de la tenue d'examens ou de concours.
Cependant, les récents placements en garde à vue et mises en examen de deux enseignants accusés d'avoir réévalué une notation dans le cadre des procédures d'harmonisation des notes du baccalauréat par le jury d'examen apparaissent des plus arbitraires.
Si ces pratiques peuvent être contestables sur le fond, elles sont réglementairement encadrées et donc reconnues par l'administration [...]".
Quant au SGEN-CFDT Corsica, il tente de faire la part des choses :
"[...] Nous dénonçons l'amalgame qui est fait entre des fraudes avérées à certains concours de l'Education Nationale lors des sessions 2007 et ce qui est le fonctionnement normal d'un jury de baccalauréat. [...]".
Il y a deux affaires dans cette affaire. Les concours 2007, pour lesquels la fraude semble avérée, et le Bac 2008.
Pour ce dernier, toute la question est la suivante : s'agissait-il d'une procédure "habituelle" d'harmonisation, ou bien l'anonymat des copies aurait-il été rompu et des notes auraient-elles été relevées "sur ordre"? Dans le premier cas, nous sommes renvoyés au problème Educ' nat' et, dans le second, il y aurait alors fraude...
Ecrit par : Daniel Arnaud | 27 novembre 2008
Inductif-déductif
Le collègue cité par Sanjuro écrit ceci à propos de l'enseignement de la géographie :
"Même dans la géographie physique, on ne regroupe pas par exemple différents massifs montagneux à partir de l'observation de leurs caractéristiques visibles communes, comme le faisait l'ancienne géographie descriptive finalement peu scientifique, on les rapproche (Appalaches, Massif Armoricain et Massif Rhénan par exemple) comme aboutissements semblables d'une même logique géologique, exposée dans une théorie (on pourrait donner un exemple plus proche de nous : Rangiroa et Makatea, dont une démarche inductiviste aurait bien du mal à déceler la communauté de structure). La carte elle-même, outil essentiel de la géographie, est moins une description de l'espace qu'une épuration, une modélisation de celui-ci effectuée, là encore, en fonction d'a priori théoriques."
C'est révélateur des errements pédagogiques auxquels a conduit, dans l'étape de destruction de l'enseignement qui précède l'avènement du constructivisme, la volonté d'appliquer dés l'enseignement primaire le modèle de la science en train de se faire ( voir l'introduction de axiomatique en CP avec les maths modernes).
La "logique géologique" dont parle notre collègue est inenseignable au primaire et ne le devient que très progressivement au collège puis au lycée. De même la classification phylogénétique.
Au primaire, le point de départ est toujours l'intuition et la démarche est inductive. Tout au moins, c'était comme cela pendant la période de l'instruction publique. Après, il y a eu les maths modernes et la linguistique ( années 70) puis le constructivisme a triomphé sur le tombeau de la méthode inductive - je simplifie.
Un exemple de méthode inductive : les fiches de calcul CP de Pascal Dupré dans lequelles on ne trouve à l'évidence aucun tâtonnement constructiviste.
Ecrit par : guy morel | 27 novembre 2008
http://webmail16.orange.fr/webmail/fr_FR/read.html?FOLDER=SF_INBOX&IDMSG=4087&ORIGIN=SYSTEM_FOLDER#goSommaire
Ecrit par : Christophe Sibille | 27 novembre 2008
Dieu, (si j'ose dire), Amélie, que vous êtes fatigante!
J'ai été un des premiers, ici, à stigmatiser une certaine forme de collusion entre les islamistes et les altermondialistes, si la mémoire ne vous fait pas trop défaut. Alors, merci pour l'article que vous postez, mais il ne m'apprend pas grand-chose, ni ne me fera changer de point de vue, (au sujet duquel, si votre relatif aveuglement et votre habitude de "foncer comme un taureau" sans lire attentivement ce qu'écrivent les autres ne vous en empêchaient, vous vous rendriez compte que, sur le fond du moins, il n'est pas tellemment différent du vôtre).
Ceci-dit, les liens vers "l'humoriste" québécois et la chanson "politiquement incorrecte" sont pathétiques.
Ecrit par : Christophe Sibille | 27 novembre 2008
Robin a écrit : " Parmi les cocus, il y a en a d'ordinaires et de magnifiques.
Et je n'en connais pas de plus magnifiques que ceux qui ont voté pour Sarkozy au second tour "pour sauver l'école de la République". "
je ne saurais mieux dire. Cela rassure de lire ce genre de choses.
Au moment où nous parlons, divers chercheurs précaires occupent les locaux de l'ANR. Salutations à eux et bon courage!
Ecrit par : Fabien | 27 novembre 2008
@ Suite à "inductif-déductif"
Si les "obstacles épistémologiques" et la "transposition didactique" intéressent quelques participants à ce blog, je ne saurais trop leur conseiller ce texte de Rudolf Bkouche
http://michel.delord.free.fr/rb/rb-transpo.pdf
Ecrit par : Guy Morel | 27 novembre 2008
"Bonjour,
Voici l'article tant attendu sur les descentes de gendarmerie dans les établissements scolaires du Gers (il y est question de l'histoire de Marciac dont je vous avais donné témoignage hier soir) : "
Pour info, cela fait grand bruit ici :
http://plumedepresse.info/
Je suis désabusé, c'est le genre d'évènement à la con qui ruine tout effort pour discuter de l'école, chose que je faisais avec ma collègue hier.
Sa vision de l'école était en gros celle d'un système pourri et liberticide, pensé contre les élèves désirant sortir de la norme.
J'en ai marre de subir les deux extrèmes.
Ecrit par : johnmarguerite | 27 novembre 2008
Mince, j'ai fait une fausse manip! Le lien renvoie directement vers ma boîte mail! Comment est-ce possible? J'avais juste recopié un lien vers l'article de "l'UFAL" contre la masterisation.
Est-ce qu'il serait possible de faire disparaître le dernier lien que j'ai posté? Merci d'avance!
Ecrit par : Christophe Sibille | 27 novembre 2008
« On lui a vissé son clou... »
l'abrégé (80 / 1,90) | 27 novembre 2008
... et rivé son boulon.
Ecrit par : Tailleboudin | 27 novembre 2008
Guy, je ne sais pas si je comprends bien votre pensée, mais il me semble que Barthoux ne disqualifie pas la démarche inductive, il veut démontrer qu'elle n'est pas à elle seule la démarche scientifique, et que c'est donc sur des bases fausses que la "pédagogie nouvelle" s'est érigée, sur une conception erronée de la science.
Que l'on parte de ce que les élèves savent, c'est évident, surtout quand ils sont très jeunes, mais leur faire formuler eux-mêmes les conclusions, c'est négliger le fait que même les chercheurs confrontent leurs observations à des théories (et même observent EN FONCTION de ces théories).
Voyez son exemple des élèves de terminale à qui on fait définir eux-mêmes ce qu'est le bonheur, ou la philo. C'est en réalité une fiction, puisque le prof de philo les oriente, et cela conforte leur opinion au lieu de la confronter à d'autres visions.
Je pense qu'il emploie « inductivisme » par rapport à « inductif » dans le sens que l'on donne à « nationalisme » par rapport à « nation », par exemple. L'utilisation exclusive, le culte de la méthode inductive, et non son emploi pertinent.
Je me trompe ?
Ecrit par : sanjuro | 27 novembre 2008
Mince, j'ai fait une fausse manip! Le lien renvoie directement vers ma boîte mail! Comment est-ce possible? J'avais juste recopié un lien vers l'article de "l'UFAL" contre la masterisation.
Est-ce qu'il serait possible de faire disparaître le dernier lien que j'ai posté? Merci d'avance!
Ecrit par : Christophe Sibille | 27 novembre 2008
Pas de souci, Christophe. Ce lien renvoie chez moi à MA boîte mail. Il doit en être de même pour tous ceux qui sont chez Orange. Et les autres, ça les envoie où ?
Ecrit par : catmano | 27 novembre 2008
Merci, Catmano! J'ai eu un peu peur, je vous avoue!
Bonne soirée à vous...
Ecrit par : Christophe Sibille | 27 novembre 2008
« Boudin est tragiquement dérisoire… »
l'abrégé (80 / 1,90) | 27 novembre 2008
Se voir infliger une leçon de morale par un ancien mao est un plaisir à peu d'autres pareil.
Ceux qui comme moi ont le désagrément d'être assez vieux pour un jour avoir eu affaire à cette engeance sauront apprécier tout le sel de la chose.
Ecrit par : Tailleboudin | 27 novembre 2008
dobolino, merci, mais j'ai du mal à y croire pour la bonne raison que dans cette majorité de musulmans "modérés" que nous croisons chaque jour dans les rues, il y a une majorité croissante de femmes voilées !
La modération se cacherait-elle sous le voile ? En tout cas cela me parait oxymorique . C'est l'évidence même, visible à l'oeil nu.
Ecrit par : Amélie | 27 novembre 2008
Ceci-dit, les liens vers "l'humoriste" québécois et la chanson "politiquement incorrecte" sont pathétiques.
Ecrit par : Christophe Sibille | 27 novembre 2008
Je conçois que ça dérange, c'est fait pour ça, d'ailleurs !
Que ça ne plaise pas à CS en particulier ne me pose aucun problème.
Ecrit par : Amélie | 27 novembre 2008
Quelqu'un a-t-il entendu parler de Gérard Barthoux, prof de philo en Polynésie ?
En tout cas, il a mis en ligne une synthèse magistrale sur le constructivisme
....ça décoiffe, dans le bon sens du terme. Merci Sanjuro !
Ecrit par : victor | 27 novembre 2008
"Merci, Catmano! J'ai eu un peu peur, je vous avoue!
Bonne soirée à vous..."
"Il doit en être de même pour tous ceux qui sont chez Orange. "
Sauf si tu chnages un peu les paramètres... Là tu rigoles ...
ange
Ecrit par : toto | 27 novembre 2008
Daniel, les dernières rumeurs faisaient état du désir du recteur, exprimé bien avant cette affaire, de quitter l'île. Et je tiens l'info du SNALC — la direction parisienne de cet honorable syndicat a un peu de mal à se mettre en phase avec son antenne corse…
JPB
Ecrit par : brighelli | 27 novembre 2008
un extrait par jour vous devriez indiquer les numéros de verset et sourate.
Ecrit par : mabiche | 27 novembre 2008
@ « On lui a vissé son clou... »
... et rivé son boulon.
Ecrit par : Tailleboudin | 27 novembre 2008
Désolé Boudin, votre clou a une large fente sur sa tête, ce qui permet de le visser quand les marteaux s'estiment insuffisants pour vous planter.
@« Boudin est tragiquement dérisoire… »
Se voir infliger une leçon de morale par un ancien mao est un plaisir à peu d'autres pareil.
Ceux qui comme moi ont le désagrément d'être assez vieux pour un jour avoir eu affaire à cette engeance sauront apprécier tout le sel de la chose.
Ecrit par : Tailleboudin | 27 novembre 2008
“Boudin est tragiquement dérisoire ” n'est pas une leçon de morale, c'est une constatation objective comme de dire que Felts est un ancien Mao ou de choisir Boudin comme surnom comme preuve d'une intelligence exceptionnelle. Par contre, qualifier l'ensemble des anciens maos, d'engeance c'est s'enfoncer dans le subjectivisme de la plus belle eau. C'est un peu comme si, parce que de 3 à 5 ans votre mot favori était Caca Boudin, vous vous sentiez obligé de choisir à 50-60 ans le surnom de Gros Boudin. Vous vous sentiriez complètement ridicule ! Hé bien traiter tous les anciens maos, d'engeance est tout aussi ridicule !
Ecrit par : Roger Felts | 27 novembre 2008
un extrait par jour vous devriez indiquer les numéros de verset et sourate.
Ecrit par : mabiche | 27 novembre 2008
Il me tarde de lire l'extrait du jour de demain ! Est-ce qu'on pourrait en avoir deux pour le même prix ? Un le matin, un le soir pour nous "instructionner" ! S'il vous plait !
Ecrit par : Amélie | 27 novembre 2008
Rumeur :
Thanksgiving : on bouffe de la dinde au PS ce soir.
Ecrit par : Zorglub | 27 novembre 2008
Sauf si tu changes un peu les paramètres... Là tu rigoles ...
ange
Ecrit par : toto | 27 novembre 2008
Non !
C'est juste les cookies sur LEURS postes qui les renvoie dans LEUR boîte de réception.
On arrive à l'accueil et donc bon bazar pour chercher le mot de passe (un peu long ! + déni d'envoi répété depuis même adresse IP)
Ecrit par : Zorglub | 27 novembre 2008
Zorglub, elle est excellente !
JPB
Ecrit par : brighelli | 27 novembre 2008
Par rapport à la réalité de l'Intégrisme, on peut constater deux choses :
- la faiblesse actuelle des réactions des communautés musulmanes vis-à-vis d'un système d'oppression dont elles sont les premières, mais pas les seules victimes.
- la faiblesse et l'absence d'homogénéité des réactions dans les pays démocratiques des populations acquises à un mode de fonctionnement démocratique ainsi que des états qui sont censés les diriger.
On peut reprocher aux musulmans favorables à un fonctionnement démocratique l'insuffisance de leur soutien… Mais vu les dangers actuels bien réels qu'ils courent quand ils s'expriment publiquement… il semble que le premier devoir de l'état où ils résident serait de leur garantir une protection totale contre les menaces intégristes… Hors à travers les positions idéologiques de quelques fractions (des idiots utiles aux courants obsédés par l'islamophobie) et à travers une partie de l'appareil d'État et des élus (pour des raisons petitement électoralistes ou d'intérêts économiques particuliers), la position “républicaine” face aux manifestations concrètes de l'intégrisme est bien mal tenue. Face aux différents courants multiculturalistes, communautaristes, intégristes qui font peser sur la France un risque bien réel, le soutien des populations directement impliquées ne pourra se faire que si un retour en force du républicanisme laïque et citoyen et de ses valeurs s'opère rapidement.
Ecrit par : Roger Felts | 27 novembre 2008
(13)Et quiconque désobéit à Allah et à Son messager, et transgresse Ses ordres, Il le fera entrer au Feu pour y demeurer éternellement. Et celui- là aura un châtiment avilissant.﴾14﴿ Celles de vos femmes qui forniquent, faites témoigner à leur encontre quatre d'entre vous. S'ils témoignent, alors confinez ces femmes dans vos maisons jusqu'à ce que la mort les rappelle ou qu'Allah décrète un autre ordre à leur égard.
Ecrit par : un extrait par jour | 27 novembre 2008
"Non !
C'est juste les cookies sur LEURS postes qui les renvoie dans LEUR boîte de réception.
On arrive à l'accueil et donc bon bazar pour chercher le mot de passe (un peu long ! + déni d'envoi répété depuis même adresse IP)
Ecrit par : Zorglub | 27 novembre 2008 "
Sauf si tu connais un poto qui bosse chez orange ...
ange
Ecrit par : toto | 27 novembre 2008
""Si un homme frappe du bâton son esclave, homme ou femme, et que l'esclave meure sous sa main, le maître sera puni.
Mais s'il survit un jour ou deux, le maître ne sera point puni; car c'est son argent."
(Exode 21 :20-21)"
Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 27 novembre 2008
"Si un homme commet un adultère avec une femme mariée, s'il commet un adultère avec la femme de son prochain, l'homme et la femme adultères seront punis de mort."
(Lévitique 20:10)
Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 27 novembre 2008
"Thanksgiving : on bouffe de la dinde au PS ce soir."
Et du Flamby * au dessert ?
* pour les ignares : appellation courante de Hollande au PS.
Ecrit par : dugong | 27 novembre 2008
"C'est des nations qui vous entourent que tu prendras ton esclave et ta servante qui t'appartiendront, c'est d'elles que vous achèterez l'esclave et la servante.
Vous pourrez aussi en acheter des enfants des étrangers qui demeureront chez toi, et de leurs familles qu'ils engendreront dans votre pays; et ils seront votre propriété."
(Lévitique 25:44-46)
Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 27 novembre 2008
OPA des cathos sur les bambins.
>
> Les bons pères sont en embuscade pour mettre la main sur un nouveau créneau. C’est la revue « Enseignement catholique actualités » qui, en février 2008, a annoncé la couleur. Dans un dossier intitulé « Place aux tout-petits », les grands prêtres expriment leur désir d’ouvrir des crèches à l’intérieur de leurs établissements pour permettre un accueil précoce des enfants, « dès 18 mois ou même en deçà ». Et à la demande du secrétariat général de l’Enseignement Catholique, les directeurs diocésains ont été priés de nommer, dans chaque département, un référent en matière de petite enfance, en vue d’une grand-messe célébrée le 26 novembre 2008 à Paris.
>
> Pas besoin d’une étude de marché : les moins de 3 ans, cela représente 2,5 millions de bouts de chou. Et autant de « clients ». Un bon moyen de capter une clientèle qui, avec un peu de chance, restera dans le privé durant toute sa scolarité. C’est ce qu’on appelle un investissement à long terme. Avec, côté financement, la bénédiction de la Caisse Nationale des Allocations Familiales. Son patron, Jean-Louis Deroussen, était jusqu’à sa nomination, en 2006, le président de la Confédération Française des Travailleurs Chrétiens de l’enseignement privé. Jean-Louis Deroussen a été invité, bien sûr, à siéger au Haut Conseil de la Famille, un machin créé, le 28 octobre 2008, par la secrétaire d’Etat chargée de la famille, Nadine Morano, et présidé par François Fillon.
>
> Extraordinaire hasard, Darcos, ardent supporter de l’Enseignement catholique, a préparé le terrain. Le 14 novembre 2008, devant les sénateurs, le ministre de l’Education affirmait que l’école maternelle était tout à fait inadaptée aux moins de 3 ans, et qu’il vaudrait mieux s’orienter vers des « jardins d’éveil ».
>
> En juillet dernier, déjà, Darcos avait poussé ce cri du cœur :
« Est-il vraiment logique, alors que nous sommes si soucieux de la bonne utilisation des crédits de l’Etat, que nous fassions passer des concours à bac + 5 à des personnes dont la fonction va être essentiellement de faire faire des siestes à des enfants, ou de leur changer les couches ? »
>
> Excepté le ministre Darcos, tous les parents savent que l’école n’accueille pas les enfants qui ne sont pas propres. C’est même LA condition pour l’entrée des têtes blondes dans le circuit scolaire.
>
> Darcos ne s’est pas appesanti sur cette vérité statistique toute bête : faute de postes d’instits, 40 000 bambins, pour la plupart issus des milieux défavorisés, n’ont pu être scolarisés à la rentrée 2008 – 2009.
>
> Les cathos vont accomplir un miracle ?
Brigitte Rossigneux, Le Canard Enchaîné, 26 novembre 2008, page 4.
Ecrit par : catmano | 26 novembre 2008
Up !!!!
Ecrit par : dobolino | 27 novembre 2008
"Ainsi, dit le Seigneur à son peuple, si ton frère, fils de ta mère, ou ton fils ou ta fille, ou la femme qui repose sur ton sein, ou l'ami que tu aimes comme toi-même, t'incite secrètement en disant :
Allons et servons d'autres dieux ! des dieux que ni toi, ni ton père n'ont connu,… tu ne jetteras pas sur lui un regard de pitié, tu ne l'épargneras pas, tu ne le couvriras pas. Mais tu le feras mourir, tu dois le tuer, que ta main soit la première sur lui pour le mettre à mort…"
(Deutéronome 13:6)
Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 27 novembre 2008
"Si quelqu'un vient à moi, et s'il ne hait pas son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères, et ses soeurs, et même sa propre vie, il ne peut être mon disciple."
(Luc 14:26)
Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 27 novembre 2008
"Les hommes sont supérieurs aux femmes à cause des qualités par lesquelles Dieu a élevé ceux-là au-dessus de celles-ci, et parce que les hommes emploient leurs biens pour doter les femmes. Les femmes vertueuses sont obéissantes et soumises." (4/38) (là, c'est le Coran)
Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 27 novembre 2008
Merdre à toutes ces conneries!!!
Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 27 novembre 2008
Les gars, vous vous êtes faits enfumer par Darcos et Sarkozy? Ou, faut-il changer le " f " en " c " et le "m " en " l " ?
Ecrit par : dobolino | 27 novembre 2008
"Je veux cependant que vous sachiez que Christ est le chef de tout homme, que l'homme est le chef de la femme, et que Dieu est le chef de Christ."
(1ère épître aux Corinthiens / 11:3)
"Toute femme qui prie ou parle sous l'inspiration de Dieu sans voile sur la tête, commet une faute identique, comme si elle avait la tête rasée. Si donc une femme ne porte pas de voile, qu'elle se tonde; ou plutôt, qu'elle mette un voile puisque c'est une faute pour une femme d'avoir les cheveux tondus ou rasés."
(1ère épître aux Corinthiens / 11:5-6)
"L'homme ne doit pas se couvrir la tête puisqu'il est l'image et la gloire de Dieu, tandis que la femme est la gloire de l'homme."
(1ère épître aux Corinthiens / 11:7)
"C'est pourquoi la femme, à cause des anges doit avoir sur la tête une marque de l'autorité dont elle dépend."
(1ère épître aux Corinthiens / 11:10)
"Jugez-en vous-même : Est-il convenable qu`une femme prie Dieu sans être voilée ?"
(1ère épître aux Corinthiens / 11:13)
"Que les femmes se taisent pendant les assemblées; il ne leur est pas permis d'y parler, elle doivent obtempérer comme le veut la loi. Si elles souhaitent une explication sur quelque point particulier, qu'elles interrogent leur mari chez elles, car il n'est pas convenable à une femme de parler dans une assemblée."
(1ère épître aux Corinthiens / 14:34-35)
"Femmes, soyez soumises à vos maris, comme au Seigneur;
car le mari est le chef de la femme, comme Christ est le chef de l'église, qui est son corps, et dont il est le Sauveur.
Or, de même que l'Eglise est soumise à Christ, les femmes aussi doivent l'être à leurs maris en toutes choses."
(Epître aux Ephésiens / 5:22-24)
"Femmes, soyez tout dévouement pour vos maris comme il convient à des personnes unies au Seigneur."
(Epître aux Colossiens / 3:18)
"Votre parure ne sera pas extérieure: ondulations des cheveux, bijoux d'or, élégance des toilettes; elle sera toute intérieure: une âme douce et paisible en son secret. Voila ce qui est précieux au regard de Dieu."
(1ère Epître de Pierre / 3:3)
"Que la femme écoute l`instruction en silence, avec une entière soumission.
Je ne permets pas à la femme d'enseigner, ni de prendre de l'autorité sur l'homme : mais elle doit demeurer dans le silence. C'est Adam a été formé le premier, Eve ensuite ; et ce n'est pas Adam qui a été séduit, mais c'est la femme qui séduite, s'est rendu coupable de transgression."
(1ère Epître de Timothée / 2:11-14)
"Elle sera néanmoins sauvée en devenant mère, si elle persévère avec modestie dans la foi, dans la charité, et dans la sainteté."
(1ère Epître de Timothée / 2:15)
"Celle qui est véritablement veuve, et qui est demeurée dans l'isolement, met son espérance en Dieu et persévère nuit et jour dans les supplications et les prières. Mais celle qui vit dans les plaisirs est mortes, quoique vivante. Déclare-leur ces choses, afin qu'elles soient irréprochables."
(1ère Epître de Timothée / 5:5-7)
Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 27 novembre 2008
Le mardi 2 décembre 2008 (la semaine prochaine !), vous serez amené(e) à vous prononcer sur l'avenir de l'Ecole et de notre profession.
Si, comme nous l'espérons, vous voterez pour les listes académiques et nationales du SNALC (pensez-y s'il vous plaît, notez la date sur votre agenda !), nous souhaitons attirer votre attention sur un point particulier et TRES important :
Certains de nos collègues votant par correspondance ont crû voir 2 bulletins SNALC pour leur corps, notamment pour le vote national (bulletins blancs), et nous ont interrogés à ce sujet.
ATTENTION : il y a un A dans SNALC ! Il existe un syndicat groupusculaire, le Sncl, qui lors de sa création, a plagié notre syndicat, son sigle et son logo, allant dans certaines académies jusqu'à coller leur sigle sur nos affiches afin d'entretenir la confusion !
S'il vous plaît, faites vraiment attention : il n'y a pas de "A" dans Sncl, mais il y a un "A" dans SNALC !!
Nous avons bien sûr pu récupérer les votes des collègues qui nous ont contactés... mais pour vous, ce sera impossible. Alors, en cas de doute, et même dans tous les cas, rappelez-vous du "A" !
Par avance, MERCI BEAUCOUP pour votre geste.
Très cordialement,
Laurent Marconcini
Vice-président national du SNALC-CSEN
P.S : Si les résultats des élections vous intéressent, nous vous informons que nous les mettrons en ligne en temps réel dès vendredi matin (jour du dépouillement) sur le site national du SNALC www.snalc.fr : vous y trouverez tous les résultats du SNALC par académie, ainsi qu'un point CAPN dans chaque corps pour les principaux syndicats.
Ecrit par : Robin | 27 novembre 2008
"Les hommes sont supérieurs aux femmes à cause des qualités par lesquelles Dieu a élevé ceux-là au-dessus de celles-ci, et parce que les hommes emploient leurs biens pour doter les femmes. Les femmes vertueuses sont obéissantes et soumises." (4/38) (là, c'est le Coran)
Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 27 novembre 2008
Yes ! Yes ! I go ...
Ecrit par : dobolino | 27 novembre 2008
"Elle sera néanmoins sauvée en devenant mère, si elle persévère avec modestie dans la foi, dans la charité, et dans la sainteté."
(1ère Epître de Timothée / 2:15)
Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 27 novembre 2008
Ça, alors, c'est tout moi !
Je suis sauvééééée !
Ecrit par : dobolino | 27 novembre 2008
Soyons réalistes ! Ce Saint-Paul, au fond, c'était vraiment un mal baisé, non ?
Ecrit par : dobolino | 27 novembre 2008
Et puis, de toute façon, Hervé, ce n'est pas parce que le Catholicisme, de notoriété publique, est immonde, que l'Islam est forcé de faire de la surenchère.
Ecrit par : dobolino | 27 novembre 2008
Et du Flamby * au dessert ?
* pour les ignares : appellation courante de Hollande au PS.
Ecrit par : dugong | 27 novembre 2008
Marrant, mais à la maison on l'appelle "Mou de veau" depuis des années ...
Ecrit par : Zorglub | 27 novembre 2008
Le Coran cité par Hervé de Strasbourg "Les hommes emploient leurs biens pour doter les femmes."
Sans vouloir passer pour l'herméneute de service, ne serait ce pas plutôt :
"les hommes endoyent leurs femmes pour bien les ploter" ?
Ecrit par : dugong | 27 novembre 2008
Le mardi 2 décembre 2008 (la semaine prochaine !), vous serez amené(e) à vous prononcer sur l'avenir de l'Ecole et de notre profession.
Si, comme nous l'espérons, vous voterez pour les listes académiques et nationales du SNALC (pensez-y s'il vous plaît, notez la date sur votre agenda !), nous souhaitons attirer votre attention sur un point particulier et TRES important :
Certains de nos collègues votant par correspondance ont crû voir 2 bulletins SNALC pour leur corps, notamment pour le vote national (bulletins blancs), et nous ont interrogés à ce sujet.
ATTENTION : il y a un A dans SNALC ! Il existe un syndicat groupusculaire, le Sncl, qui lors de sa création, a plagié notre syndicat, son sigle et son logo, allant dans certaines académies jusqu'à coller leur sigle sur nos affiches afin d'entretenir la confusion !
S'il vous plaît, faites vraiment attention : il n'y a pas de "A" dans Sncl, mais il y a un "A" dans SNALC !!
Nous avons bien sûr pu récupérer les votes des collègues qui nous ont contactés... mais pour vous, ce sera impossible. Alors, en cas de doute, et même dans tous les cas, rappelez-vous du "A" !
Par avance, MERCI BEAUCOUP pour votre geste.
Très cordialement,
Laurent Marconcini
Vice-président national du SNALC-CSEN
P.S : Si les résultats des élections vous intéressent, nous vous informons que nous les mettrons en ligne en temps réel dès vendredi matin (jour du dépouillement) sur le site national du SNALC www.snalc.fr : vous y trouverez tous les résultats du SNALC par académie, ainsi qu'un point CAPN dans chaque corps pour les principaux syndicats.
Ecrit par : Robin | 27 novembre 2008
Si les professeurs de nos enfants en sont à ne plus savoir distinguer SNLC de SNALC, et s'il faut les mettre en garde pour qu'ils repèrent un A ...
L'heure est grave ou grve ?
Ecrit par : dobolino | 27 novembre 2008
Merdre à toutes ces conneries!!!
Ecrit par : Hervé de Strasbourg
Merci à vous pour nous avoir rappelé qu'il y a des religions dont depuis belle lurette même les prêtres* n'appliquent plus à la lettre les textes, ces derniers renfermant en pagaille de belles conneries.
Ecrit par : moot | 27 novembre 2008
Et du Flamby * au dessert ?
* pour les ignares : appellation courante de Hollande au PS.
Ecrit par : dugong | 27 novembre 2008
Marrant, mais à la maison on l'appelle "Mou de veau" depuis des années ...
Ecrit par : Zorglub | 27 novembre 2008
Il y a Droopy, aussi.
http://www.greluche.info/coloriage-droopy-0.html
Ecrit par : catmano | 27 novembre 2008
Si les professeurs de nos enfants en sont à ne plus savoir distinguer SNLC de SNALC, et s'il faut les mettre en garde pour qu'ils repèrent un A ...
L'heure est grave ou grve ?
Ecrit par : dobolino
La France, et plus particulièrement sa Capitale, a pour devoir absolu de s'attacher à la défense inconditionnelle de la lettre "A", sans laquelle Paris serait pris.
Ecrit par : moot | 27 novembre 2008
Et puis, de toute façon, Hervé, ce n'est pas parce que le Catholicisme, de notoriété publique, est immonde, que l'Islam est forcé de faire de la surenchère.
Ecrit par : dobolino | 27 novembre 2008
Si ma mémoire est bonne, la religion responsable de tout ce désastre, celle à l'origine des deux autres, les seules que vous citez d'ailleurs, la 1ère religion qui a réussi à faire avaler à ses adeptes que Dieu n'était pas qu'un épouvantail à blaireaux, c'est quand même le judaïsme.
Ecrit par : Robespierre, Paul ou Jacques | 27 novembre 2008
Dieu n'était pas qu'un épouvantail à blaireaux, c'est quand même le judaïsme.
Ecrit par : Robespierre, Paul ou Jacques | 27 novembre 2008
Dénoncez-vous vous-même !
https://www.halde.fr/Saisir-en-ligne.html
Je vous l'avais dit que vous finiriez mal, Robespierre !
Ecrit par : Amélie | 27 novembre 2008
Si ma mémoire est bonne, la religion responsable de tout ce désastre, celle à l'origine des deux autres, les seules que vous citez d'ailleurs, la 1ère religion qui a réussi à faire avaler à ses adeptes que Dieu n'était pas qu'un épouvantail à blaireaux, c'est quand même le judaïsme.
Ecrit par : Robespierre, Paul ou Jacques | 27 novembre 2008
Lire ou relire " Tout le sable de la mer " .
Ecrit par : dobolino | 27 novembre 2008
L'heure est grave ou grve ?
Ecrit par : dobolino
La France, et plus particulièrement sa Capitale, a pour devoir absolu de s'attacher à la défense inconditionnelle de la lettre "A", sans laquelle Paris serait pris.
Ecrit par : moot | 27 novembre 2008
Gniourf !
http://fr.youtube.com/watch?v=LnYAX2lNZu4
Ecrit par : dobolino | 27 novembre 2008
Si les professeurs de nos enfants en sont à ne plus savoir distinguer SNLC de SNALC, et s'il faut les mettre en garde pour qu'ils repèrent un A ...
L'heure est grave ou grve ?