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24 novembre 2008

Art de la drague

L’art de la drague


J’ai été invité, il y a quelques semaines, aux journées pédagogiques du SNALC à Nice. Bien sûr, j’aurais pu parler de la réforme du lycée, mal engagée, de la nécessaire réforme du collège, encore dans les limbes, de la formation des maîtres, « a tale, told by an idiot , and signifying nothing», ou de la « mastérisation », projet brouillon défini dans l’urgence — quelle urgence ? Mais de tout cela, nous étions les uns et les autres déjà convaincus. De surcroît, la spécialiste nationale des questions de pédagogie en avait fait le tour avec maestria : inutile de répéter ce qui venait d’être clairement exposé.

J’ai donc raconté ce que j’appellerai « le dilemme d’Anthony ».

Anthony est l’un de mes élèves, au lycée Thiers à Marseille. Dans une classe de « SPE » qui n’existe nulle part ailleurs, une sorte de propédeutique aux IEP, réservée aux meilleurs élèves des trois lycées ZEP de la ville. De la discrimination positive intelligente, au fond : remonter en un an au niveau requis par les concours, pour toutes les disciplines, des élèves méritants, mais dont la formation initiale, en milieu hostile, les handicape par rapport à leurs homologues de lycées « classiques »…
Quelques jours auparavant, ce brave garçon — futé, sportif, l’un des plus délurés des loustics de la classe, « au demeurant le meilleur fils du monde » — m’avait lancé, à propos de la technique de séduction de Bel-Ami, que nous étions en train d’étudier : « M’sieur, comment on fait pour draguer les hypokhâgneuses ? » Comme ça, de but en blanc. Le retour en direct live du refoulé.
« On n’est pas sérieux quand on a dix-sept ans », disait Rimbaud. Anthony avait l’œil qui pétillait, mais derrière la provocation assumée de sa question, j’ai discerné une interrogation plus essentielle — l’informulé trouve toujours sa voie, n’est-ce pas…
L’Hypokhâgne BL, que j’ai aussi, est mitoyenne — et fortement féminisée de jeunes, jolies et intelligentes jeunes filles. Un simple mur sépare les deux classes…
Mais voilà, il n’existe pas de « simple mur ». Le vrai obstacle, Anthony l’avait bien perçu, est intellectuel. Entre ces deux classes, entre ces divers élèves qui venaient de passer les mêmes Bacs (ES et S, pour la plupart), se dressait une grande muraille culturelle. Deux classes différentes — à tous les sens du terme.
En théorie, ils avaient bénéficié les uns et les autres du même enseignement, dans le même cursus, avec les mêmes programmes. Et passé les mêmes Bacs, avec le même succès, et les mêmes mentions. À l’arrivée pourtant, rien de plus dissemblable. Et les élèves de SPE l’ont bien senti dès leur arrivée dans ce lycée antique et solennel, l’un des trois premiers créés par Napoléon, où avaient étudié, dans la même classe, Marcel Pagnol et Albert Cohen — entre autres. Et où j’ai été moi-même élève — en prépas, justement. J’y reviendrai. Ils l’ont si bien senti que, dans les premiers jours, et même un peu plus, ils restaient dans leur salle, se hasardant à peine jusqu’à l’escalier le plus proche, prompts à réintégrer leur tanière. N’osant pas bien se mêler aux filles et fils de la bourgeoisie marseillaise qu’abrite, pour l’essentiel, l’aile « prépas » de cet honorable établissement, qui, dans son architecture même d’ancien couvent reconverti, est à des années-lumière des structures « modernes », c’est-à-dire hautement bio-dégradables, des trois lycées où ils avaient fait l’essentiel de leurs études.
Pour parachever le tableau, Thiers est un établissement qui abrite tout le cursus, de la Sixième aux Prépas — et tous les établissements qui perpétuent cet ancien système sont en moyenne bien meilleurs que ceux qui ont choisi entre Premier et Second cycle — bien meilleurs surtout pour les élèves. Avec un règlement intérieur (l’interdiction des portables, par exemple) qui laissa initialement rêveurs mes loulous.

« M’sieur, comment on drague les hypokhâgneuses ? »
J’avais justement un paquet de dissertations que j’allais rendre, l’heure suivante, aux dites hypokhâgneuses (qui sont flanqués de dignes hypokhâgneux, que les filles de SPE, pour diverses raisons toutes mauvaises, n’osent pas séduire). Je les ai distribuées à ces jeunes gens si anxieux de connaître la langue de l’autre — parce que tout le problème est là, évidemment. Exclamations diverses — « M’sieur, il n’y a même pas de fautes ! », « Il y a des tas de citations et de références ! » « M’sieur, vous leur mettez de meilleures notes qu’à nous… »
Encore que le dernier point n’était pas ce qui les choquait — au sens pur du terme — le plus. L’objet premier d’ébahissement, c’était la langue, du moins une maîtrise de la langue différente de la leur, et le réseau de connivences culturelles tissé dans des copies dont je trouvais, par ailleurs, qu’elles étaient encore loin de ce que j’attendais — mais que ces déshérités de la culture et de l’Education situaient dans un espace inatteignable.
- Voilà, dis-je, mon ambition, cette année, c’est de vous rendre aptes à draguer les hypokhâgneuses. Et par ailleurs, ajoutai-je, cela devrait suffire pour vous hisser au niveau attendu dans les concours que vous présenterez.
Toujours coupler l’objectif scolaire et le désir… On n’a pas attendu les pédagogues lyonnais pour le savoir.

Ainsi parlai-je devant les congressistes du SNALC niçois. Une petite dame à l’œil espiègle prit la parole à la fin de ma parabole, se présenta comme prof de Khâgne AL à Masséna — l’un des meilleurs lycées du Midi —, et avoua que son ambition à elle était de permettre à ses élèves, la fine fleur de l’intellect azuréen, de draguer les minettes de Fénelon (ou Henri IV, ou Saint-Louis, ou Louis-le-Grand, l’un ou l’autre de ces établissements situés dans le triangle d’or des prépas parisiennes). Parce que, expliqua-t-elle, l’écart entre les meilleurs ici et les meilleurs là-bas était aussi grand qu’entre les gosses issus des quartiers défavorisés de Marseille et ceux arrivant d’établissements prestigieux de la même région — privés ou publics.
Et je me suis rappelé que dans ma propre hypokhâgne marseillaise, en 1970-1972, nous avions été 12 à intégrer les diverses ENS. 12 — dont l’actuel représentant de la FSU, Gérard Aschieri. Aujourd’hui, quand il y en a deux, on ouvre le champagne…
C’est que les bons élèves de 1970, ces « héritiers » que fustigeait Bourdieu et qui ne l’étaient pas toujours, et bien moins qu’aujourd’hui, restaient sur place. À présent, ils appartiennent à des milieux suffisamment huppés pour se trouver une tante ou une grand-mère qui les domicilient sur la Montagne Sainte-Geneviève, ou leur offrir un studio dans le même quartier. Le taux d’enfants issus des classes populaires, et intégrant des grandes écoles, en quarante ans, est passé de 12% à… moins de 2. Ecole, ton nom moderne est Endogamie.

Cette anecdote, à laquelle je ne veux pas donner plus de sens qu’elle n’en a, est néanmoins éloquente sur plusieurs points.
D’abord, les concours supérieurs, pierres de touche de l’élitisme à la française, supposent une connivence linguistique et culturelle que les élèves de ZEP n’ont pas — et n’acquerront qu’au prix d’efforts insensés. Ensuite, le même Bac — la même étiquette — renferme des niveaux fort différents, malgré une identité de résultats et de mentions (les SPE ont fait la même collection de mentions Bien et Très bien dans leurs examens que les HKH, comme on dit dans le jargon des prépas). Aucun de ces élèves n’a sérieusement étudié un texte antérieur au XIXème siècle. Aucun n’est jamais allé au théâtre, n’a volontairement franchi le seuil d’une grande bibliothèque, ne passe de temps à fureter dans les librairies. On ne leur a pas donné les armes, ni linguistiques, ni culturelles — ni les réflexes pour les acquérir. Enfin, à vouloir à toute force leur « parler », on les interdit de parole, tout bonnement : ou du moins, on leur suggère que toute drague hors de leurs quartiers serait accouplement exogène, voué à l’échec — que toute espérance professionnelle hors de chez eux est forcément illusoire. Le rapport Pochard ne préconisait-il pas de créer un concours spécial de recrutement pour étudiants issus des ZEP et désireux d’y rester ? Tu es né dans la rue ? Tu y restes.

C’est contre la fatalité sociale qu’on a inventé l’Ecole de la République. C’est contre le discours lénifiant de ceux qui, tout au fond d’eux, veulent maintenir les barbares de l’autre côté du périph’, si je puis ainsi m’exprimer, qu’il faut se battre. Et l’égalitarisme qui sévit depuis plus de vingt ans dans les discours officiels ne fait qu’entériner les différences sociales et culturelles, alors même qu’il prétend l’éradiquer : l’hypocrisie est la qualité la mieux partagée par les bourgeois de droite et les bobos de gauche.
Anthony, mon ami, en vérité je vous le dis : ce ne sera pas facile. On vous a enseigné le minimum vital — le socle ! —, et malgré toutes vos belles qualités, malgré votre appétit de savoir et de promotion sociale, malgré votre désir, ce minimum-là est insuffisant pour draguer les jeunes filles de bonne famille qui vous attendent peut-être de l’autre côté de la cloison. Et il va vous falloir de la patience, de l’obstination, et une capacité de travail bien supérieure à la leur pour abattre le mur — parce que le système éducatif dans lequel on vous a élevé a édifié l’obstacle patiemment, de renonciation pédagogique en baisse concertée de niveau, — en prétendant le détruire.
Et pour commencer, Anthony, mon cher, dites dorénavant « séduire » au lieu de « draguer » !


Jean-Paul Brighelli


PS. Il m’apparaît que je l’ai appelé Anthony, au lieu de le prénommer Mouloud ou Mohammed, comme la majorité de ses petits camarades de classe. La Halde va m’en vouloir, c’est sûr. Mais si Anthony a formulé la question, c’est aussi parce que Mouloud, ou Idriss, ou Mohamed, n’en sont même pas à espérer draguer les hypokhâgneuses. Dans l’école du désespoir pédagogique, dans les Zones d’Exclusion Programmée, on ne drague pas, mon bon monsieur — pas les filles et fils de bourgeois. Ah, ils ont bonne mine, tous ces Saint-Jean-Bouche-d’Or qui se répandent en cris stériles, « Egalité ! », « Fraternité ! », et qui pour rien au monde n’admettraient que leur fille leur rejoue « Devine qui vient dîner » ! (1)

(1) Apparemment, le film de Stanley Kramer, avec Spencer Tracy, Katherine Hepburn et Sidney Poitier n’est pas disponible ailleurs que sur des sites d’occasions. C’est bien dommage.


DERNIERE HEURE

Je reçois un courrier qui m’alerte sur la disparition programmée des I.U.T. Je le relaie tel quel.

« Les Instituts Universitaires de Technologie sont actuellement confrontés à de graves attaques de la part du Ministère. Le site "Sauver l'Université résume ainsi le problème d'actualité brûlante qui émeut étudiants et enseignants :

"Dans le cadre de la mise en application de la nouvelle loi « Libertés et Responsabilités des Universités » (LRU), le nouveau système de répartition des moyens par l’Etat retire toute dotation directe (financière et humaine) aux IUT. Ceux-ci négocieront désormais leurs moyens au sein de leurs universités de rattachement pour des formations qui pourront devenir celles que décideront les conseils d’administration d’université."

Autrement dit, les IUT ne seront plus libres de rien dans la gestion de leurs moyens : le système de financement appelé S.Y.M.P.A. (ça ne s'invente pas !) attribuera l'ensemble des moyens à l'Université, qui décidera ensuite ce qu'elle fera de cet argent (libre à elle de le donner ou non aux IUT, et de leur demander de l'utiliser à telle ou telle fin).

Une lettre a été adressée par Jean-François Mazoin (IUT A Paul Sabatier à Toulouse) à l'ensemble des chefs de département des 116 IUT de France. Tous les cours en IUT seront suspendus mardi 25 novembre (il semble que, même lors de la révolte contre Claude Allègre, cela ne s'était pas produit).

Dans l'esprit du système S.Y.M.P.A., les IUT seront en effet réduits au simple rôle d'exécutants d'un budget décidé par l'Université, alors qu'ils étaient jusqu'ici responsables des moyens qui leur étaient directement attribués par l'Etat. La journée de mobilisation des IUT le mardi 25 novembre et la pétition en ligne lancée par l'Association des Directeurs d'IUT ont pour but de s'opposer à cette réforme, qui introduira nécessairement de graves disparités entre IUT, et qui rendra les IUT financièrement et administrativement dépendants des décisions de leur Université de rattachement.

La pétition peut être signée au lien suivant : http://www.iut-fr.net/petitions/?petition=2 Quand on connaît le rôle d'ascenseur social que jouent les IUT envers les bacheliers de classes sociales modestes et moyennes, on se dit que le gouvernement a bien tort de négliger des formations qui ont l'avantage d'être courtes, ambitieuses et efficaces.

Commentaires

Les IUT aussi? Après le transfert des crédits brusquement supprimés aux associations parascolaires vers le "Gomité dé Zurveillancé" du net, une nouvelle épouvantable de plus, mais pas tellement surprenante!
Mais vous avez raison, Jean-Paul! Il faut retrouver les bonnes "motivations intrinsèques" pour faire avancer les choses. C'ert, encore et encore, "mettre les mains dans le cambouis" plutôt que se lamenter. Le désir, toujours le désir! Avec ses transpositions au collège, (pas trop dur), et en maternelle et en élémentaire, (on va trouver!)
Bonne journée à tous!
;-), Saperlipopette!

Écrit par : Christophe Sibille | 24 novembre 2008

Saperlotte Christophe! ;):) associer le désir à "mettre les mains dans le cambouis" comme c'est étrange...expliquez-vous ...

Pirouette de Saperlipopette

Écrit par : Saperlipopette | 24 novembre 2008

MOTION
sur le rapport publié par la HALDE
Place des stéréotypes et des discriminations dans les manuels scolaires

Le Comité de l’APL, réuni le 22 novembre 2008, a pris connaissance avec stupeur et indignation du rapport intitulé Place des stéréotypes et des discriminations dans les manuels scolaires, réalisé pour le compte de la Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l’Égalité. Entre autres exemples, elle relève dans ce rapport les remarques regrettant que parmi les écrivains cités dans les manuels de français le nombre des femmes soit très inférieur à celui des hommes (p. 97 sqq.), ou bien qu’un poème tel que « Mignonne, allons voir si la rose… » « véhicule une image somme toute très négative des seniors » (p. 181).

1. L’APL dénie à toute autorité politique le droit de censure sur le contenu scientifique des manuels scolaires, en matière d’histoire littéraire comme dans les autres domaines. Ce que la HALDE appelle stéréotype dans les manuels n’est critiquable que quand il est contraire à l’exactitude scientifique.

2. Elle rappelle que la formation de l’esprit critique, vocation essentielle de l’école, implique qu’on arme l’enfant face à la réalité en l’amenant à la voir telle qu’elle est et telle qu’elle a été, et non pas qu’on le trompe en la remodelant en fonction d’un idéal. Si les femmes sont peu nombreuses parmi les auteurs, comme parmi les personnages politiques des siècles passés, cela tient à l’asservissement dans lequel elles ont été longtemps tenues, ce qui est un fait indéniable.

3. Quand bien même certains textes véhiculeraient des stéréotypes contestables, il est utile que l’enseignement des lettres, consistant pour une bonne part dans la discussion critique, les porte à la connaissance des élèves, ne serait-ce que pour les en prémunir.

4. Elle souligne le fait que, si l’on supprimait des manuels de lettres tous les textes donnant de le vieillesse une image défavorable, on devrait par exemple interdire l’étude de L’Avare ou du Malade imaginaire. Elle rappelle que la critique des vieillards a été un des thèmes à travers lesquels s’est exprimée dans l’histoire la libre pensée, tout comme la critique de certaines catégories professionnelles comme les médecins, ou comme celle des religions.

5. Plus généralement, elle rappelle que le droit à la critique, quand il ne tombe pas sous le coup de la loi, est inhérent à la démocratie et qu’un régime qui interdirait l’expression de toute opinion de nature à déplaire à telle ou telle catégorie de personnes (ce qui n’a rien à voir avec une discrimination réelle, par exemple quand il s’agit d’obtenir un emploi ou un logement), ne serait qu’une tyrannie qui, en ce qui concerne l’école, prétendrait conditionner la jeunesse à un conformisme intellectuel, moral et politique qui est tout le contraire de sa vocation.


Paris, le 22 novembre 2008.

Écrit par : retraitée | 24 novembre 2008

Merci pour l'info, Retraitée… 
JPB

Écrit par : brighelli | 24 novembre 2008

Merci, Monsieur Brighelli, pour votre pugnacité. Où allez- vous chercher cette énergie qui vous permet de maintenir le cap ?
Mes élèves du technique comprenaient fort bien " Bel ami" , et je n'oubliais pas de proposer à leur esprit critique le passage du duel. Ah," les enjoleux", comme leurs belles paroles sont séduisantes, c'est vrai ! Tout de même ce sont de fiéffés menteurs et souvent de grands trouillards, incapables d'affronter les épreuves oubliant d'accorder leurs belles paroles aux actes qui s'imposent.

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 24 novembre 2008

Histoire de Lisette.

J'étais une enfant vive, intelligente, "spéciale". Les bonnes soeurs de l'école maternelle en étaient persuadées.
Lorsque je suis rentrée en première élémentaire (CP) j'ai appris à lire avec la "méthode globale". Je l'ai découvert récemment en relisant mes cahiers d'école.
Aucun souci. Contrairement à mes camarades, je lisais parfaitement bien!
A l'école j'avais toujours" très bien" en lecture.
A onze ans je suis donc rentrée au collège. La maîtresse avait écrit sur mon bulletin "Lisette n'aura aucun problème pour s'insérer au collège".

Mais "au collège" il fallait lire beaucoup de textes. Je me suis vite aperçue que, en effet, je ne savais lire que des textes qui avaient déjà été lus en classe. Je suis vite rentrée dans l'échec. Mais ce n'était pas un problème car - dans mon collège - être une élève "en échec" me garantissait une certaine visibilité, un statut important auprès de mes camarades. Oui, la réforme du collège "unique" (parificato) avait déjà eu lieu dans mon pays...Et les élèves brillants étaient mélangés avec les enfants qui n'avaient aucune envie de continuer leurs études et qui voyaient les trois années de "scuola media" comme une "imposition" injuste!. Dans les quartiers chics de la ville cela ne posait aucun problème, mais dans mon "village GESCAL" (HLM) ... Les caïds étaient vite ressentis comme des modèles.
J'étais en plein échec scolaire, j'allais à la dérive... mais mes parents (qui se souvenaient de la petite fille vive, brillante, intelligente)ont voulu me faire poursuivre mes études dans un lycée du centre ville.
La première année fut un désastre.
Ensuite, j'ai recommencé à m'intéresser à ce qui se faisait en classe (grâce à un professeur qui n'avait rien de "moderne"...au contraire il semblait sorti tout droit du XIX siècle!)Mais je n'avais pas les moyens pour suivre!

Je me suis prise en charge.

Chers "pédagogues" qui vivez de nos échecs, savez-vous comment? En recopiant sur un cahier de longs textes de la "tradition"( Dante, Pétrarque, Manzoni)...C'était dur de recopier sans faire de fautes. Très dur. Je recopiais des textes et je cherchais les mots dans le dictionnaire. Un mot, deux mots, trois mots...Quand je regarde mon petit calepin de mots j'en suis presque attendrie ("albino" "catartico" "canuto"). J'ai pu ensuite faire quelques résumés (vers l'âge de 15 ans). Plus tard, des synthèses. A 17 ans, je pouvais me lancer dans quelques interprétations.
En étudiant ainsi, toute seule, à la maison, j'essayais de refaire un jeu que je faisais quand j'étais enfant...Car, déjà toute petite, j'avais compris! Mon jeu consistais à m'installer dans le salon avec d' ANCIENS MANUELS de mes parents et en compagnie d' un PERSONNAGE IMAGINAIRE: une vieille prof hyper sévère qui contrôlait ce que je faisais. Je jouais "au collège anglais"!!! Je créais dans mes jeux ce que l'école ne me donnait pas. Il y avait surement un peu de sadisme là dedans, j'en sais rien...Mais Inconsciemment j'avais compris où résidait mon problème.
J'entends déjà vos rires, mais c'est la vérité.

J'ai fait mes études à la fac, en Italie, puis en France. Avec un retard de 5 ans sur mes congénères -dû aussi au changement de langue - je suis aujourd'hui "agrégée" : moi aussi, comme les autres. Car j'étais une enfant vive, brillante, intelligente.
Anthony, si vous êtes là et que vous lisez : ne vous rendez pas, jamais. Vous aurez des choses à raconter un jour aux belles hypokhâgneuses!

Écrit par : Quand papa wilhelm était Lisette | 24 novembre 2008

Il y en a qui ont osé concrètement et ont ouvert la voie à nous tous ,les "complexés".
Des exemples récents.
Qui a fait le premier pas je ne sais.
Christine Angot et Doc Gynéco, moi intello toi pas trop.
Sarkozy avec Carla Bruni,moi physiquement petit banal et toi physiquement grande sublime .
Doit bien y avoir d'autres exemples dans le passé et dans l'actualité.
Un super intello qui aurait dragué et emballé pour la vie une femme aux mains hyper cagneuses de la France profonde (Ou le contraire,soyons haldement correct ) ?
Mais qui leur a mis dans la tête qu'ils ne pouvaient draguer ces filles là,ou ces garçons là ( attention !!)
En 1960,fils de paysan qui n'était jamais sorti de son canton,je jouais au ping-pong et draguais pendant les vacances toutes les jeunes bourgeoises qui descendaient de Paris. Ca marchait ou ça ne marchait pas, mais je draguais.
Qui les a complexés comme ça ?
hi hi je m'amuse tout seul.

Écrit par : bernard | 24 novembre 2008

Robin, papa wlhelm est Lisette. Voilà la raison cachée de mes bisous.
Felts acceptez-vous maintenat mes bisous?
Amélie, je vous admire, et quand une femme admire une autre femme il y a des raisons profondes et vraies.

Écrit par : papa wilhelm redevient Lisette | 24 novembre 2008

Bernard, merci pour votre post.

Écrit par : lisette ex papa wilhelm | 24 novembre 2008

@AMÉLIE
ps. au fil précédent. Cela fait trois fois que je tente sans succès de poster cette adresse. Le Che et la maternelle, c'est là.
http://www.slecc.fr/programmes_grip/historique_progmat_janv2008.pdf

Écrit par : guy morel | 24 novembre 2008

@Amélie
PS. au fil précédent. Le lien pour l'analyse de la circulaire Chevénement sur la maternelle.

http://www.slecc.fr/programmes_grip/historique_progmat_janv2008.pdf

Écrit par : guy morel | 24 novembre 2008

Pour lire d'autres motions, voir ce lien.
http://www.aplettres.org/

Écrit par : retraitée | 24 novembre 2008

Très jolie, l'histoire de Lisette…
JPB

Écrit par : brighelli | 24 novembre 2008

Les histoires d'Anthony et de Lisette sont en effet passionantes.
Il se peut que les programmes du Che pour la maternelle le soient aussi, ou le contraire. Je vous avoue que j'en ai rien à foutre. La question que je pose à Guy Morel est celle-ci : quand le SLECC aura fini de faire ses merveilleux programmes, se souciera-t-il enfin de savoir quels profs vont pouvoir les enseigner? Où et comment auront-ils été formés et quelques autres broutilles de ce genre? Les profs qui vont être recrutés dans les années à venir vont être là pour le demi-siècle à venir. Mais le GRIP s'en fout, il fait ses programmes.

Écrit par : Pedro Cordoba | 24 novembre 2008

Bonjour

J'ai trouvé une solution personnelle : tant qu'il n'y a pas d'engueulade à la noix, je me manifeste si j'ai un truc à dire. Après, ciao pour le reste de la journée.

Bien que ne l'ayant pas lu, je pensais à l'amant de Lady Chatterley, écrit par DH Lawrence, et je lis le début de l'oeuvre sur Wikisource :

"Ours is essentially a tragic age, so we refuse to take it tragically. "

Comme quoi, je n'aurai pas fait une licence d'anglais pour rien...

Écrit par : johnmarguerite | 24 novembre 2008

Après avoir usé et abusé, sous un fallacieux prétexte, du procédé publicitaire du pilonnage, Rouletabille-Morel laisse un petit caillou pour guider Robin sur la piste de Toraille, l'assassin des grands mères.
Robin, l'affreux, le sanguinolent Toraille fut repéré dès 1983 par deux collègues qui livrèrent à l'époque les résultats de leurs investigations dans Le poisson rouge dans le Perrier.
Que fit alors la police ? Rien. Que fera-t-elle après les nouvelles révélations - qui ne vont pas tarder- de Rouletabille-Morel sur l'assassin des grands mères ? Probablement rien encore. D'ailleurs il y a prescription.
Mais que l'on ne s'étonne pas si tant de jeunes gens élevés sans grand mère peinent à émettre autre chose que des vagissements !
(tiens, ce ne serait pas un mauvais titre ça pour une pièce "générationnelle" : Les monologues du vagissement" )

Écrit par : guy morel | 24 novembre 2008

@Robin, papa wlhelm est Lisette. Voilà la raison cachée de mes bisous.
Felts acceptez-vous maintenant mes bisous?

Moi qui pensait que Pépère Wilhem était un vieux schnock, je dois complètement réorganisé mes images mentales pour intégrer que Lisette est une jeune vierge folle, agrégée de surcroit et même pas allemande. Mais cet effort n'est rien comparé à celui de ces sinistres individus qui pensaient que Pépère Wilhem et Felts étaient la même personne. Seuls des ânes, et de la pire espèce (ceux qui n'ont pas de cerveau) peuvent être capable de telles confusions.

Pour les bisous, je vous répondrai quand vous me direz où vous les faites : sur la joue, sur les lèvres ou dans le cou.

Pour votre nom, Lisette, je trouve que cela fait un peu hirondelle des faubourgs. J'aurais préféré Gertrude. C'est un prénom qui tient mieux au corps…

Écrit par : Roger Felts | 24 novembre 2008

@Felts : ne m'obligez pas à dévoiler en public la nature de mes bisous. Laissez libre cours à votre imagination.
Quant à mon nom, je ne peux vraiement pas me décider pour "Gertrude" (toujours à cause de ma juvenile lecture de Manzoni)
Je change donc mon pseudonyme en "Lisa".

Écrit par : Lisa fut Lisette | 24 novembre 2008

"Mais cet effort n'est rien comparé à celui de ces sinistres individus qui pensaient que Pépère Wilhem et Felts étaient la même personne. Seuls des ânes, et de la pire espèce (ceux qui n'ont pas de cerveau) peuvent être capable de telles confusions."

Ecrit par: Felts-Wilhelm.

Quand même, vous insistez un peu lourdement pour nous persuader du contraire. Personnellement, je trouve ça un peu louche! :-)

Écrit par : Christophe Sibille | 24 novembre 2008

Allons, Sibille, Felts est freudien, en gros — rien à voir avec le Wilhelm (quatrième) Reich…
JPB

Écrit par : brighelli | 24 novembre 2008

Ecrit par: Felts-Wilhelm.

Quand même, vous insistez un peu lourdement pour nous persuader du contraire. Personnellement, je trouve ça un peu louche! :-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 24 novembre 2008


Sibille, je vous en prie.
Je suis Lisa-Lisette ex papa wilhelm. J'ai mon identité à moi. Identité confuse, je vous l'accorde. Mais j'existe.
"Secrétement" amoureuse de Felts et de Robin, je suis venue sur ce blog avec l'intention "voilée" de les "draguer". Le texte de Brighelli sur la drague m'a poussé au " Coming-out" . J'ai raconté mon histoire. Je suis sincère.
Folle, c'est sûr! Je suis folle : Felts l'a compris (c'est son métier).
Acceptez-moi dans ce blog ! Je vous en prie Sieur Sibille, je me plais beaucoup ici!

Écrit par : Lisa fut Lisette | 24 novembre 2008

Les histoires d'Anthony et de Lisette sont en effet passionantes.
Il se peut que les programmes du Che pour la maternelle le soient aussi, ou le contraire. Je vous avoue que j'en ai rien à foutre. La question que je pose à Guy Morel est celle-ci : quand le SLECC aura fini de faire ses merveilleux programmes, se souciera-t-il enfin de savoir quels profs vont pouvoir les enseigner? Où et comment auront-ils été formés et quelques autres broutilles de ce genre? Les profs qui vont être recrutés dans les années à venir vont être là pour le demi-siècle à venir. Mais le GRIP s'en fout, il fait ses programmes.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 24 novembre 2008
Mon cher camarade,
Comme je crois sentir une légère, une imperceptible, une effleurante agressivité dans tes propos, je me hâte de la mettre au compte de l'impatience que tu peux éprouver eu égard à l'activité du GRIP et aux espoirs que tu ne cesses de placer dans l'action dudit GRIP.
Permets-moi tout de même de te faire tendrement remarquer que le GRIP n'a jamais répandu l'illusion - contrairement à d'autres - que l'on pourrait rebâtir le système éducatif en cinq ans ( c'est bien ce que j'ai entendu dire un certain jour rue de Grenelle ?), et même qu'il a pris la précaution d'expliquer que cela risquait d'être, à condition que la volonté politique existe, un tantinet plus long.
Et à condition, ce qui n'est nullement accessoire, que le mouvement antipédagogiste se mette à réfléchir sérieusement aux causes de la destruction de l'enseignement ainsi qu'aux raisons pour lesquelles ledit mouvement a été incapable de s'opposer à cette destruction.
Pour autant, le GRIP se désintéresse-t-il - je préfère ce verbe à se foutre - de la formation des maîtres ?
Certes pas - et tu devrais te renseigner davantage - puisqu'il organise un certain nombre de stages qui sont autant d'occasions de formation, qu'il publie - et c'est le seul mouvement antipédagogiste à le faire - un certain nombre d'ouvrages et de fiches pour la classe, que certains de ses membres - je songe à la maternelle - passent un certain temps sur ce blog à faire partager leur expérience pédagogique etc.
C'est trop peu ? Sans doute. Mais on fait avec les forces que l'on a.
Un dernier mot tout de même sur les programmes, et leur importance que tu semble sous estimer.
Je lis ici et là des témoignages réconfortants de collègues qui, dans la déroute générale, tiennent à honneur de continuer à enseigner comme il convient, qui la grammaire, qui la lecture, qui le calcul ou toute autre matière. Et j'entends dire par ailleurs que, la liberté pédagogique restaurée, la partie serait gagnée, chacun faisant dans sa classe ce qu'il veut.
C'est là une illusion que de toute évidence tu ne partages pas puisque tu te soucies fort justement de la formation des maîtres. Or réfléchis : quelle formation des maîtres est-elle possible si elle ne s'appuie pas sur des programmes et des progressions solides, intelligemment conçus pour être mis en oeuvre dans toutes les écoles de France, aussi bien par le maître le mieux inspiré que par le plus maladroit ?
Il y faut du temps certes, mais n'avons-nous pas la vie devant nous ?
Cordialement.
GM
PS. Je te félicite pour la restructuration du site de RE.
Un détail : parmi les liens tu as oublié Projet-Slecc. Or c'est là que se trouvent les documents pour la classe.

Écrit par : guy morel | 24 novembre 2008

J'ai publié ce commentaire dans la note précédente, alors que celle-ci était en train de naitre… Je corrige donc mon tir :

@ Sibille écrit :
« Mais vous en êtes un autre! La preuve, vous êtes en quasi-pâmoison devant l'expression en langue française de Monsieur Felts. »

Je réponds :
@ « Il est vrai qu'avec une moyenne de trois lignes et demie par intervention, il est difficile de se pâmer devant la beauté de votre langage. »

Sibille n'hésite pas à répondre :
@ « Évidemment, si pour vous, qualité est synonyme de quantité, vous êtes sur la bonne voie. »

Je ferai remarquer à l'honorable Sibille qu'il manie mal la dialectique :
Si incontestablement une petite ou une grande quantité d'expression écrite ne garantit en aucun cas de la qualité du contenu ; il y a beaucoup plus de chance d'avoir un contenu cohérent et intellectuellement satisfaisant dans un texte développé que dans un texte trop bref. Il n'y a qu'un génie pour être capable de faire ressentir la richesse du monde en trois lignes et demie.
Je n'ai pas ouï dire que dans “Bonnet d'âne”un génie était parmi nous et encore moins que ce génie pouvait s'appeler Christophe Sibille…
Par contre, la catégorie des ânes semble progresser régulièrement. Ce qui sur un site portant un tel nom apparaît naturel :
Nous avions l'âne de Guy Morel qui de par ses qualités spécifiques mérite bien ce qualificatif.
Plus subtilement un individu ayant emprunté mon identité trouva le terme d'équidé pour qualifier les difficultés qu'avaient certains à manier le concept de phobie. Un esprit avancé y ajouta le terme de solipède. Nous avons exclu celui qui pensait que gastéropode pourrait aussi faire l'affaire.
Enfin, l'habitude fâcheuse de certains à relever les fautes d'orthographe de leurs petits camarades amena les esprits les plus éclairés à relever que le souci pointilliste et obsessionnel de telles pratiques était un bel exemple de la science des ânes… C'est à ce titre que vous Christophe Sibille faite partie de cette confrérie. Mais vous aurez le plaisir de savoir que votre société vient d'augmenter d'une unité en la personne de Merde en Boudin. Étant arrivé à relever deux fautes d'orthographe sur deux de mes textes, il apparaît assez pourvu pour pouvoir prétendre à la titularisation dans la science des ânes…
Vous êtes assez versé dans ce domaine pour ne pas confondre avec la science des âmes qui est un domaine beaucoup plus aléatoire dont vous êtes d'ailleurs exclu. Les ânes n'ont pas d'âme, ils ont par contre une queue avec laquelle ils chassent les mouches qui se réfugient alors sur des boudins… Ainsi va le cycle de la vie des mouches, des ânes et des boudins !

Écrit par : Roger Felts | 24 novembre 2008

Les ânes n'ont pas d'âme, ils ont par contre une queue avec laquelle ils chassent les mouches qui se réfugient alors sur des boudins… Ainsi va le cycle de la vie des mouches, des ânes et des boudins !

Ecrit par: Felts

Quelle plume! Dommage que ce ne soit pas un peu plus long, on pourrait vous confondre avec Marcel Proust. :-)

Écrit par : Christophe Sibille | 24 novembre 2008

Très touchant Lisa, votre histoire.
J'aime les femmes de caractères !

(*_*) De très gros bisous Lisa Wilhelm.

Écrit par : carole | 24 novembre 2008

@ Christophe Sibille écrit (Dans la note précédante)
« Je peux développer mon point de vue, mais une très longue contributions risquent d'ennuyer les blogueurs; (je ne suis pas Roger Felts, qui réussit si merveilleusement à être tellement passionnant dans ses messages de quatre-vingt lignes). »

Il y a beaucoup d'autres différences entre nous, mais sur la question, c'est sans doute une conception différente de la liberté et de l'image de soi :
Si Christophe Sibille pond une longue note sur l'enseignement de la musique où il semble avoir des compétences :
Soit ce qu'il écrit m'intéresse et je le lis, en faisant éventuellement des commentaires qui pourront être critiques ou élogieux selon ce que j'y trouve…
Soit cela ne m'intéresse pas, je ne le lis pas (ou que les premières lignes) et je ne fais pas de commentaire.

Si je ponds une longue note, Christophe Sibille estime en fonction de ce qu'il croit savoir sur moi qu'elle est sans intérêt, il ne la lit pas mais n'hésite pas à décréter publiquement qu'elle est sans intérêt (cf ce qu'il a écrit juste au dessus). Certains jours, il peut lui arriver de parcourir le texte, ce n'est JAMAIS pour en discuter sur le fond. C'est au plus pour y relever une faute d'orthographe et de décréter à partir de là qu'il est nul et non avenu…

Finalement et pour faire bref : vous craignez d'ennuyer les bloggers, je ne crains pas d'ennuyer les imbéciles.
Le résultat : vous faites court et creux, je fais long et parfois je réussis à donner du contenu.

Écrit par : Roger Felts | 24 novembre 2008

Robin, papa wlhelm est Lisette. Voilà la raison cachée de mes bisous.
Felts acceptez-vous maintenant mes bisous?
Amélie, je vous admire, et quand une femme admire une autre femme il y a des raisons profondes et vraies.

Ecrit par : papa wilhelm redevient Lisette | 24 novembre 2008

Elle est très belle votre histoire, Lisette ; moi aussi je vais devoir "révolutionner mes images mentales" !

...Et poser désormais sur les joues de Lisette
Le bisou destiné au pif d'Achille Talon ! ;-)

Écrit par : robin | 24 novembre 2008

Ce blog est de plus en plus surréaliste.

Écrit par : robin | 24 novembre 2008

C Sibille,

Vous avez évité de me répondre sur le cartellisme de la gauche à l'école, suite à ma réponse sur les "cornichons".

Quant à la façon dont vous percevez ou enseignez où faites enseigner la musiqueà l'école, sachez que la longueur de posts ne me dérange pas, quand elle est instructive.

De plus, nous serons nombreux (je m'avance peut-être) à avoir une réponse sur l'enseignement de cette matière.
Jean, Robin, Catmano et autres expliquent volontiers leurs pratiques. Pourquoi pas vous ?

Écrit par : carole | 24 novembre 2008

Excellente remarque, Jean-Paul, sur ces belles âmes que j’appelle des dames patronnesses. Belles âmes, en vérité, qui ont réussi l’exploit de chasser les classes populaires des classes prépa tout en se posant comme des démocrates !

Elles font preuve sans arrêt de leur amour ostentatoire des “exclus”, de ces jeunes étrangers si “énergiques” qui sont leurs “frères” mais pas question qu’ils deviennent leurs beaux-frères !

Écrit par : Pierre LaRiba | 24 novembre 2008

Ce blog est de plus en plus surréaliste.

Ecrit par : robin | 24 novembre 2008

Il a pas de travail... ou il a des prix partout ?

Écrit par : PFC | 24 novembre 2008

Je pense que les « connivences culturelles » qui manquent à vos élèves venant de ZEP sont surtout visibles dans les « sciences humaines » . Il doit exister moins de différences en sciences exactes entre ces élèves et les autres dans les prépas scientifiques. Les acquis hors école dont peuvent bénéficier les élèves de prépas littéraires et autres IEP sont très peu nombreux dans les disciplines scientifiques et j'ai vu peu de bibliothèques de parents culturellement favorisés contenir des traités de math et de physique que leur enfants pourraient « dévorer »! La quasi totalité de la culture scientifique (la vraie, pas la vulgarisation de magazine ou de télé!) passe encore par l'école. Un bon élève de ZEP en sait autant en math et physique qu'un élève de lycée de centre-ville, même abonné à « Science et Vie ».

Écrit par : Archytas | 24 novembre 2008

Archytas, c'est tout à fait juste. D'où le fait que les élèves susdits ont en général passé le Bac S. Mais on leur présente l'addition à un moment ou un autre. Ceux-là passeraient volontiers les IEP, Sciences-Pô, se voient faire du journalisme… Comment diable leur expliquer qu'on ne les a pas formés à cela ? Et qu'un contre-apprentissage est nécessaire — et long et douloureux ?
JPB

Écrit par : brighelli | 24 novembre 2008

Le chef de la brigade chargée de la surveillance du blog "Bonnêt d'âne" à M. Gosminé :

Monsieur le directeur,

J'ai l'honneur de vous remettre les premiers éléments de synthèse du fil ouvert le 22/11/2008, intitulé "L'art de la drague".

1°) M. Jean-Paul Brighelli, professeur de Lettres en section SPE au lycée Thiers à Marseille fait lire à Anthony les devoirs de Lisette pour lutter contre "l'endogamie scolaire".

2°) Il s'avère que le dénommé "tontonwilhelm" est en réalité la dite jeune fille prénommée Lisette.

3°) rectificatif : Roger

3°) rectificatif : Lisa

4°) Christophe Sibille et Roger Felts alias Lisette, alias Lisa sont peut-être une seule et même personne.

Je vous remercie d'avoir bien voulu alerter M. le directeur des ressources humaines au sujet du remplacement urgent de Mlle. R..., de M. M. et de Mme. P. en congé maladie de longue durée et d'avoir bien voulu accepter le triplement de la prime de risque de Mlle. P., arrivée ce matin.

Écrit par : Robin | 24 novembre 2008

C'est bien les gars, vous n'avez pas été long, vous ne m'avez pas déçu !

Allez, au revoir !

Écrit par : johnmarguerite | 24 novembre 2008

PS pour Robin :

Et si vous faisiez la grêve du commentaire intelligent et drôle, histoire de faire comprendre à certains qu'on en a marre de leur discussions de cour d'école ?!

A demain !

Écrit par : johnmarguerite | 24 novembre 2008

le niveau monte encore !

http://psychotherapeute.blogspot.com/

Écrit par : carole | 24 novembre 2008

A votre place JPB, je ne conseillerais pas à Anthony de (trop) changer ; chacun sait que le désir cherche la "différence intéressante" (voir Proust) et celle d'Anthony devrait être propre à séduire une jeune hypokhâgneuse romantique et intelligente.

Je crois me souvenir d'un film sur ce sujet avec Robin Williams, excellent comme d'habitude, dans le rôle d'un professeur : une idylle entre un jeune surdoué issu d'un milieu populaire et d'une jeune fille de la haute bourgeoisie.

Écrit par : Robin | 24 novembre 2008

Justement : il était surdoué…
Je veux bien que la jeune fille modèle éprouve pour la belle brute blonde (c'est justement ce qu'il est) une sympathie instinctive, si je puis dire. Mais ça n'ira pas au-delà du premier "contact des deux épidermes", comme disait l'autre (Chamfort, en l'occurrence).
JPB

Écrit par : brighelli | 24 novembre 2008

« Allons, Sibille, Felts est freudien, en gros »
JPB | 24 novembre 2008

« Comme vous y allez ! En grassouillet, tout au plus. »
Felts, abrégé de grammaire, 80 / 1,90.

Écrit par : Tailleboudin | 24 novembre 2008

LE CHE, MON CHOUCHOU…
La crise dramatique qui se développe au parti socialiste ne laisse personne indifférent surtout si on estime être personnellement engagé à gauche… Du “je vous l'avez bien dit !” au “Sont-ils tous pourris ?” en passant par le “Que faire ?”, bien des interrogations s'imposent avant même d'envisager des ébauches de solutions…
La voix de Jean-Pierre Chevènement est devenu audible. De tous les hommes politiques connus ayant eu des expériences de pouvoir, je ne crains pas de dire que c'est par ses positions et son action un de ceux qui mérite le plus le respect.
Je suis à peu près certain qu'il a pu commettre des erreurs, je ne suis pas sûr d'être toujours d'accord avec lui, je ne suis même pas assuré que dans nos désaccords, c'est plutôt moi qui ait raison (il a plus d'expériences et est beaucoup mieux informé que moi, même si mon point de vie “basique” peut-être parfois plus pertinent.). De tous les hommes politiques, c'est sûrement le plus cohérent et le plus rationnellement et raisonnablement réformateur. À l'heure actuelle, alors que la situation le rend plus audible, déjà de petites et grosses voix retentissent pour “casser” le message qui pourrait passer. Sur ce blog, j'en ai pointé trois (il y en a peut-être plus) :
- L'un, parce qu'il s'est prononcé pour de nouvelles élections au sein du P.S., souligne son ralliement à Ségolène alors que rien dans ses déclarations ne permet de le supposer… Cela n'a pas d'importance, on décrète qu'il se rallie. Si on fait une analyse plus fine de son point de vue, on constate qu'il évalue que Martine Aubry est porteuse d'une certaine continuité avec ses garanties et aussi ses impasses alors que Royal est d'avantage porteuse de changement avec toutes les incertitudes que suggèrent les nombreux manques de son programme.
Rien qui permet de présumer un ralliement sur des bases aussi floues.

- On ironise sur son délabrement psychologique sur la base de son prétendu engagement derrière la pintade et des conséquences dramatiques sur les questions d'enseignements. Faut-il rappeler que le M.R.C. est sur le plan politique, l'organisation qui est la plus proche des théses fondatrices du mouvement anti-pédagogiste et que son ralliement à Royal est une fiction. Pour l'instant le MRC et son président ne sont en position que de donner des conseils au P.S. pour l'aider à sortir de la crise.
Quand au Che, à écouter son interview (http://rogerfelts.blog.lemonde.fr/2008/11/23/chevenement-sur-la-crise-du-ps-et-la-crise-mondiale/) sur Radio J sur le crise du P.S. et la crise économique, on souhaiterait qu'il y ait d'avantage d'hommes politiques qui soient dans son état de délabrement.

- Enfin Guy Morel, et ce n'est pas la première fois, pointe (dans le sens, on ne peut lui accorder notre soutien) que ministre de l'éducation, il s'est fourvoyé sur certains programmes (maternelle, calcul ?)… Je n'ai aucune sympathie pour Laurent Fabius. Mais quand à l'occasion de l'Affaire du Sang Contaminé, on a cherché à lui faire endosser la responsabilité de la chose, j'ai trouvé que c'était abusif… De la même manière, si ces nouveaux programmes étaient des erreurs (et je fais confiance à Guy Morel pour bien l'évaluer) ceci sont d'une technicité qui met d'avantage en jeu les services spécialisés de l'Éducation que le “patte” politique de son ministre. Pour l'essentiel l'orientation du ministre était au plus près de ce que pouvaient espérer les anti-pédagogistes (dans un rapport de force où ils n'étaient malheureusement pas seuls). Personnellement je lui reprocherai plutôt sa déclaration des 80 % au niveau du bac qui fut la source d 'énormes malentendus. Un homme politique est responsable de ses propos, mais aussi des dérives qu'ils peuvent entrainer…

CECI DIT, EN CE MOMENT, IL FAUT ENTENDRE CHEVÈNEMENT…

Écrit par : Roger Felts | 24 novembre 2008

Ce que vous racontez me rappelle un sujet d'invention que j'ai donné à mes secondes à partir du roman de Bernard Chapuis « Vieux garçon »

On y voyait une scène de séduction entre deux ados de 17 ans et deux jeunes filles de 20-25 ans, à la terrasse d'un café parisien (la suite du roman se déroule beaucoup autour des Baronnies, Dobolino !)

J'ai demandé à mes élèves de reproduire la situation (la critique de la stratégie d'un des garçons par l'autre, personnage nommé "Furtif", plein de principes très drôles sur la séduction, mais éternellement devancé par son compère.)

Il en est ressorti que mes élèves comptent essentiellement sur les effets désinhibants de l'alcool pour « trouver une femme »

Si ça intéresse quelqu'un, je peux mettre ici la page, assez mignonne, dont ils étaient censés s'inspirer.

Écrit par : Sanjuro | 24 novembre 2008

Francis Penin, qui a pris sa retraite il y a quelques années déjà, m'a demandé par mail ce qu'était la "constante macabre". Pourriez-vous lui expliquer cette doctrine et ses fâcheuses conséquences de terrain ? Ou lui donner des liens vers des analyses sur le sujet.

Écrit par : dobolino | 24 novembre 2008

Merci pour vos commentaires courageux et si bien écrits (au moins pour le physicien que je suis).
Je suis juste surpris que vous ne fassiez, à ma connaissance, jamais de lien avec le contexte économique. Le pédagogisme des quarante dernières années n'est-il pas simplement la conséquence française et socialiste du libéralisme économique qui s'est imposé dans le monde occidental à la même époque?
cordialement
O.taviau

Écrit par : olivier taviau | 24 novembre 2008

@ J.P. Brighelli écrit :
« Allons, Sibille, Felts est freudien, en gros »
JPB | 24 novembre 2008
@ Le génial Tailleboudin plaisante :
« Comme vous y allez ! En grassouillet, tout au plus. »
Felts, abrégé de grammaire, 80 / 1,90.

Felts en rajoute en disant :
Un cancereux en chimiothérapie est rarement grassouillet, d'ailleurs il ne fait plus que 77 kilos pour 1,90…

Écrit par : Rodger Fédérateur | 24 novembre 2008

"Je suis juste surpris que vous ne fassiez, à ma connaissance, jamais de lien avec le contexte économique. Le pédagogisme des quarante dernières années n'est-il pas simplement la conséquence française et socialiste du libéralisme économique qui s'est imposé dans le monde occidental à la même époque?"
écrit Olivier Taviau.

C'est tout à fait juste — c'est pour moi un sous-entendu permanent, mais cela va sans doute mieux en le disant. D'où le fait qu'une certaine gauche "libérale" (en gros, Royal, son ex, Delanoe, Valls et leurs partisans) s'entend comme cochons en foire avec les pédagogistes — eux-mêmes de gauche ; et qu'une large majorité de la droite, tout en tenant un discours réactionnaire au sens pur du terme, s'en accommode finalement assez bien. D'où aussi le fait que nous sommes, ici, pris entre deux feux — et moi-même, traité de fasciste par les uns, et tenu en haute suspicion par les autres.
JPB

Écrit par : brighelli | 24 novembre 2008

- Enfin Guy Morel, et ce n'est pas la première fois, pointe (dans le sens, on ne peut lui accorder notre soutien) que ministre de l'éducation, il s'est fourvoyé sur certains programmes (maternelle, calcul ?)… Je n'ai aucune sympathie pour Laurent Fabius. Mais quand à l'occasion de l'Affaire du Sang Contaminé, on a cherché à lui faire endosser la responsabilité de la chose, j'ai trouvé que c'était abusif… De la même manière, si ces nouveaux programmes étaient des erreurs (et je fais confiance à Guy Morel pour bien l'évaluer) ceci sont d'une technicité qui met d'avantage en jeu les services spécialisés de l'Éducation que le “patte” politique de son ministre. Pour l'essentiel l'orientation du ministre était au plus près de ce que pouvaient espérer les anti-pédagogistes (dans un rapport de force où ils n'étaient malheureusement pas seuls). Personnellement je lui reprocherai plutôt sa déclaration des 80 % au niveau du bac qui fut la source d 'énormes malentendus. Un homme politique est responsable de ses propos, mais aussi des dérives qu'ils peuvent entrainer…

CECI DIT, EN CE MOMENT, IL FAUT ENTENDRE CHEVÈNEMENT…
Ecrit par : Roger Felts | 24 novembre 2008
Cher Roger Felts,
Sur le Chevénement politique et le débat au PS, Aubry, Royal etc. je n'ai strictement rien à dire.
De manière générale, et de plus en plus en prenant de l'âge, j'essaie de m'en tenir à ce qui paraît être raisonnablement à ma portée. Par exemple la réflexion sur les programmes de maternelle, sujet qui, me semble-t-il intéresse quelques personnes sur ce blog et que l'actualité périodiquement ramène sur le tapis.
J'ai donc fourni à la demande d'Amélie deux analyses critiques - pas de moi mais de Pascal Dupré -, la première sur les programmes Haby, la seconde sur la circulaire Chevénement. Ces analyses montrent, sans discussion possible à mon sens, que les orientations données à ce cycle d'enseignement, par des ministres de droite et de gauche - et encore aujourd'hui par X.Darcos - sont nocives.
Il est bien possible que les "experts" estampillés que vous accablez pour exonérer les politiques de leur responsabilité y soient pour quelque chose. Et même c'est sûr. Mais alors il faut m'expliquer la constance avec laquelle tous les politiques se sont entourés de si mauvais conseillers pour aller tous dans une seule et unique mauvaise direction.
Vous évoquez l'affaire du sang contaminé ; j'évoquerai moi l'affaire Virenque : un ministre serait-il condamné à n'agir qu'à l'insu de son plein gré ?
Cordialement.
GM

Écrit par : guy morel | 24 novembre 2008

Justement : il était surdoué…
Je veux bien que la jeune fille modèle éprouve pour la belle brute blonde (c'est justement ce qu'il est) une sympathie instinctive, si je puis dire. Mais ça n'ira pas au-delà du premier "contact des deux épidermes", comme disait l'autre (Chamfort, en l'occurrence).
JPB
Ecrit par : brighelli | 24 novembre 2008
Chamfort était approximatif : "du contact de quelques muqueuses" convient mieux.
GM :-)))

Écrit par : guy morel | 24 novembre 2008

La connivence culturelle ? Pas facile à définir. Des enfants de collègues sont des emm… et des fainéants. C’est vrai que les fils de profs ont plus le bac que les autres mais je ne me suis jamais adressé à mes enfants avec un plan dialectique en trois parties, jamais je ne les ai bassinés avec les identités remarquables. Et moi-même je ne sors pas de la cuisine de Jupiter ;)

Peut-être aussi que les enfants de profs font partie des rares enfants qui voient leurs parents travailler devant eux.

Il y avait hier soir une interview de Depardieu (ça repasse samedi 29 novembre à 5 h). Il a eu un père analphabète et avoue qu’il n’a rien compris pendant un moment à certains textes qu’il jouait. Quand il tournait “Le plus beau métier du monde” avec des petits banlieusards, il leur disait : « Tu n’en as pas marre d’éructer ? Tu n’as pas envie de parler comme l’autre, à la télé. » Il leur proposait d’apprendre par cœur des textes. Les gosses se sont pris au jeu ! Sortir de son milieu, ça passe par la langue.

D’ailleurs, Rachida Dati (quoi qu’on pense d’elle) ou Zidane “n’éructent” pas avec des « nique ta mère » comme ponctuation toutes les dix secondes. Il faut voir aussi comment les bourgeois marseillais parlent avec leur accent « remonte-pente » comme disait Pagnol. Passer un oral de concours avec un accent régional peut malheureusement faire rigoler certains membres des jurys. C’est de l’accent dont ils se souviendront plus que du reste. Il faut être réaliste : les rois ont disparu mais la cour existe toujours.

Écrit par : Pierre LaRiba | 24 novembre 2008

"C Sibille,

Vous avez évité de me répondre sur le cartellisme de la gauche à l'école, suite à ma réponse sur les "cornichons".

Quant à la façon dont vous percevez ou enseignez où faites enseigner la musique à l'école, sachez que la longueur de posts ne me dérange pas, quand elle est instructive.

De plus, nous serons nombreux (je m'avance peut-être) à avoir une réponse sur l'enseignement de cette matière.
Jean, Robin, Catmano et autres expliquent volontiers leurs pratiques. Pourquoi pas vous ?"

Ecrit par : carole | 24 novembre 2008

Si vous parlez de "cartellisme de gauche" à l'école, ça va faire rigoler tous ceux qui sont vraiment de gauche! Et moi avec.
Je veux bien pondre un post assez long sur la manière dont je conçois (et mets en oeuvre) "mon" enseignement de la musique*, si cette perspective n'ennuie pas trop les blogueurs ici-présents. Ce sera fait avant la fin du week-end prochain, (la semaine commencée est assez chargée).

Roger, je lis tous vos posts. Même s'ils m'intéressent effectivement de manière inégale. Et ça fait un bon moment que je n'ai pas fait de commentaires sur votre orthographe, (depuis exactement la date où je vous avais dit que je n'en ferais plus).


*(Egalement visible sur: "Echos", aux éditions Fuzeau, si vous le trouvez encore, ou "chansons de nous", aux éditions du CRDP de l'académie d'Orléans Tours).

Écrit par : Christophe Sibille | 24 novembre 2008

@ Francis Penin, sur la demande de Dobolino, une note AFP sur LA CONSTANTE MACABRE.

"--afp--060921---- Les enseignants admettent de plus en plus qu'à chaque contrôle en classe ils réservent systématiquement un pourcentage de mauvaises notes à leurs élèves, selon une enquête inédite réalisée par André Antibi professeur d'université et révélée mercredi lors d'un colloque au Sénat.

"J'ai réalisé ces huit derniers mois une enquête auprès de 1.900 professeurs dans une vingtaine de régions leur demandant si «la constante macabre existe»", a expliqué à l'AFP M. Antibi.

"Par «Constante macabre», j'entends qu'inconsciemment les enseignants s'arrangent toujours, sous la pression de la société, pour mettre un certain pourcentage de mauvaises notes. Ce pourcentage est la constante macabre", a précisé André Antibi.

Selon son enquête, "95 % des enseignants répondent que «la constante macabre existe», ce qui signifie qu'ils reconnaissent ce pourcentage systématique de mauvaises notes".

André Antibi s'est fait connaître en 2003 à travers un livre, "La Constante macabre", dans lequel il dénonçait déjà le poids excessif de la note au sein d'un système qui sélectionne par l'échec et finit par décourager beaucoup d'élèves.

Il a mis en place depuis deux ans une expérimentation pour lutter contre cette "constante macabre".

Ce nouveau système intitulé "Système d'évaluation par contrat de confiance" (EPCC) fonctionne "sur un principe simple", selon M. Antibi: une semaine avant un contrôle, l'enseignant donne le programme de l'examen à l'élève en choisissant une liste d'exercices déjà corrigés en classe. L'élève n'a plus qu'à refaire les exercices le jour du contrôle et il obtient une très bonne note, en ayant "bien appris".

L'expérimentation de la méthode a déjà prouvé que ces élèves avaient le même niveau aux évaluations nationales."

Ajoutons que dans les milieux de matheux de haut vol, Antibi est bien connu pour la manière dont il a dû passer sa thèse de doctorat.

Écrit par : guy morel | 24 novembre 2008

Tout ce que vous avez écrit encore !
Je vous lirai ce soir. Aujourd'hui, j'ai acheté mon échographe (chez SCIL, avec la ristourne prévue ).

Écrit par : dobolino | 24 novembre 2008

Que de métamorphoses ! M.Jackson se convertit à l'islam pour pouvoir se voiler la face et éviter les miasmes en toute quiétude et incognito( a?) et Wilhelm le vieil allemand se change en belle et jeune princesse italienne !

Lisa, à vrai dire, j'avais un peu beaucoup deviné, le jour où dans un commentaire vous avez accordé, en parlant de vous, un participe au féminin : il y avait un e de trop ! Et puis les bisous ! Que va faire Robin, maintenant ?

Et tant pis pour nos citoyens du monde qui ne se reconnaissent pas de racines (et que cela emmerde ou fait vomir, car cela rénove de vieux démons !) j'avais reconnu en vous ce "je ne sais quoi" de "rital", ce grain de folie perceptible seulement par un autre rital !

Mais "le monde appelle fous ceux qui ne sont pas fous de la folie commune." a dit Madame Roland qui a fini, la pauvre sur l'échafaud !

Pour tout cela et au nom de notre commune Rodger-groupie-attitude, io la bacio !

Je remercie tous mes fans, sur ce fil et sur le précédent et aussi Guy Morel( qui sort de sa réserve ) pour le lien qu'il a eu tant de mal à envoyer !

Écrit par : Amélie | 24 novembre 2008

Me voici reconnectée, après dix jours de big panne informatique et téléphonique ! Je suis en pleine session de rattrapage sur les trois post précédents -- et y'a d'quoi lire, sspas ?
Assez d'accord avec la collègue de Masséna : nos louveteaux et louvettes de prépa, même brillants, se sentent quelque peu "coucougnets" (en provençal dans le texte) face à leurs petits camarades de Lakanal, Fénelon et autres H Quatre. La "khâgne rurale", n'est-ce pas, n'a pas bonne presse du côté de la montagne Ste Geneviève... Cela dit, ils apprennent vite, y compris côté séduction, ces petits.
Post Scriptum pour ma minute d'auto-satisfaction : une de mes anciennes étudiantes, après être passée par l'IEP Paris, gardant la nostalgie de la littérature et l'amour de l'art, vient de trouver un job à "France Culture". Bravo, Florence ! Forza !

Écrit par : FGuichard | 24 novembre 2008

Francis Penin, qui a pris sa retraite il y a quelques années déjà, m'a demandé par mail ce qu'était la "constante macabre". Pourriez-vous lui expliquer cette doctrine et ses fâcheuses conséquences de terrain ? Ou lui donner des liens vers des analyses sur le sujet.

Ecrit par : dobolino | 24 novembre 2008

Très brièvement et fort imparfaitement à partir de ce que j'ai pu glaner comme informations sur un nouveau penseur de génie, d'emblée réputé pédagogue inspiré, répondant au patronyme d'ANTIBI.
"La Constante macabre" est le titre d'un livre d'environ 250 pages écrit par un certain ANTIBI (André), professeur de sciences de l'éducation à Clermont-Ferrand (je croââ), ci-devant un illustre inconnu. Dans cet ouvrage, sur lequel se sont jetés avec délectation les pédagogistes de tout poil et certains membres (les indéboulonnables) de la haute hiérarchie de l'Education nationale, ledit ANTIBI fait part au public d'une illumination qu'il aurait eue selon laquelle les professeurs s'arrangeraient toujours pour noter leurs classes - à l'insu de leur plein gré, "nolentes volentes", qu'ils dormissent ou qu'ils veillassent, etc. - en trois paquets d'égale dimension: les "bons", les "moyens", les "mauvais". Selon cet esprit pénétrant -grâces soient rendues à lui! - les professeurs seraient taraudés par la crainte insconsciente de passer pour laxistes, pour des gens qui surnotent, et DONC il y aurait dans TOUS les paquets de copie OBLIGATOIREMENT un tiers de mauvaises notes. C'est cela que l'inégalable et sémillant ANTIBI appelle la "constante macabre".
"Constante" parce que , selon lui, c'est toujours ainsi dans toutes les classes et avec tous les professeurs, du moins avec tous ceux qui en sont encore à l'ancien système de notation et de contrôle des connaissances (on voit bien pourquoi les susdits ont fait bisous-bisous avec le précieux ANTIBI: il leur donnait une raison de plus de s'en prendre aux professeurs qui ont la détestable manie d'envoyer paître tous ceux qui veulent les contraindre à "enseigner autrement"!).
"Macabre", parce que , nous explique le génial ANTIBI, les professeurs font exprès de tuer l'avenir de leurs élèves en leur mettant de mauvaises notes (puisque chacun sait bien en effet que mettre une mauvaise note à un élève , c'est FORCEMENT compromettre son avenir!).
Voilà en très bref la merveille des merveilles!
On a donc beaucoup parlé d'ANTIBI et sur ANTIBI ces deux ou trois dernières années. C'est sans aucun doute ce que ce génie méconnu cherchait, las de l'anonyme tristesse de l'Institut de sciences de l'éducation de Clermont-Ferrand. Le soufflé est, depuis, quelque peu retombé.
La "théorie" de l'auteur m'apparaît , en réalité, comme une sombre ânerie et une nouvelle attaque scandaleuse et démagogique contre les professeurs. Car il me paraît évidemment complètement faux que les professeurs donnent systématiquement un tiers de mauvaises notes pour la raison fantasmagorique qu'ils s'y contraindraient consciemment ou pas. Les professeurs notent les copies qu'ils ont sous les yeux, et la déontologie la plus élémentaire les contraint à être justes et donc à mettre aux copies les notes qu'elles méritent. Il peut ainsi se trouver des paquets de copies dont pas une note ne descend en-dessous de 10/20, ou ne dépasse la note de 10/20.
J'ajoute qu'une invention aussi vaseuse appelait en corollaire une nouvelle façon de noter qui laissera songeur: ANTIBI propose, d'après ce que j'ai capté au hasard des articles sur lui, de n'interroger les élèves que sur des questions dont les réponses leur auront été données au préalable.
Voilà du moins ce que j'ai retenu de cette fulgurante (et semble-t-il fugace) apparition dans le ciel "pédago".
En un mot:
- "ANTIBI"?
- "Sans intérêt!".

Écrit par : Jean | 24 novembre 2008

Cher Jean-Paul Brighelli,
Je vous aime bien. Mais j'aimerais trouver plus souvent sous votre plume une once de critique de ce système de classes préparatoires "que le monde entier nous envie". Le soi-disant niveau élevé des élèves sortant de ce moule s'avère bien souvent décevant. Et pendant ce temps-là les universités, qui accueillent la piétaille ou jugée telle, souffrent de mille difficultés : il suffit ici de comparer la somme allouée à un élève de ces classes et la somme dont bénéficie un étudiant à l'Université. Avec la dualité classes préparatoires /universités on a créé une mécanique infernale et perverse.

Écrit par : Aristote | 24 novembre 2008

FGuichard a écrit : "une de mes anciennes étudiantes, après être passée par l'IEP Paris, gardant la nostalgie de la littérature et l'amour de l'art, vient de trouver un job à "France Culture"."

J'espère que Cécile de Kervasdoué(e), jobeuse à France Cul, n'est pas de vos anciennes.

J'ai un souvenir inoubliable d'une revue de presse, à vrai dire menée sur un tempo de record du monde, où elle nous parla d'un certain roi Léar.

Personne n'avait relevé.

La royauté y perdit.

Écrit par : dugong | 24 novembre 2008

@À PROPOS D'ANTIBI
La biblio d'Antibi, qui n'est pas chercheur en SE à Clermont-Ferrand, mais Directeur de l'IREM de Toulouse.

http://www.twenga.fr/auteurs-ecrivains/113705-Andre-Antibi.html

GM

Écrit par : guy morel | 24 novembre 2008

Je pense que les « connivences culturelles » qui manquent à vos élèves venant de ZEP sont surtout visibles dans les « sciences humaines » . Il doit exister moins de différences en sciences exactes entre ces élèves et les autres dans les prépas scientifiques.

Ecrit par : Archytas | 24 novembre 2008

Plutôt faux, à mon avis, même si les différences peuvent varier en fonction de la provenance des élèves "bourgeois" (idem pour la culture, du reste).
Certains lycées proposent un programme scientifique qui va bien au-delà du programme de base.

Écrit par : yann | 24 novembre 2008

Sur l'escrocquerie intellectuelle bâtie par Antibi, voir la péroraison en ligne sur le site de l'ESEN (Ecole Supérieure de l'Education Nationale) qui lui a ouvert ses locaux. Pour mémoire, un ancien IA du Lot, son vieux pote, avait fortement incité les lèche-culs de service à lui ouvrir largement les portes des collèges et lycées de son département. Je suppose que, comme à l'ESEN, notre homme était "invité" sur les deniers publics.
Le lien ESEN :
http://www.esen.education.fr/fr/ressources-par-type/conferences-en-ligne/detail-d-une-conference/?idRessource=819&cHash=77fd04577b

Écrit par : victor | 24 novembre 2008

Au delà des murs symboliques dressés autour des désirs (hypo)khâgneux, qui se préoccupe de ceux qui titillent le petit clergé molochoïde * pour certains enseignants ** et vice et versa ?

Les uns comme les autres ont-ils les codes ?

Offrir des fleurs ou le dernier forfait du Meiriol ?

D'ailleurs, dans cet entre-deux, on ne drague pas. On ne séduit pas non plus. On chasse et on tire.

* patron(ne) d'EPLE, CPE, etc.
** n'y voyez aucune implication personnelle : je poursuis sur ce point un programme d'exogamie rigoureuse

Écrit par : dugong | 24 novembre 2008

il suffit ici de comparer la somme allouée à un élève de ces classes et la somme dont bénéficie un étudiant à l'Université. Avec la dualité classes préparatoires /universités on a créé une mécanique infernale et perverse.

Ecrit par : Aristote | 24 novembre 2008

Pia, pia, pia...
Comparez donc le coût par heure de travail, et vous aurez une idée plus juste de la situation.

Écrit par : yann | 24 novembre 2008

JPB a écrit : "Je les ai distribuées à ces jeunes gens si anxieux de connaître la langue de l’autre — parce que tout le problème est là, évidemment."

Copie anonymée de l'autre ?

Écrit par : dugong | 24 novembre 2008

@À PROPOS D'ANTIBI
La biblio d'Antibi, qui n'est pas chercheur en SE à Clermont-Ferrand, mais Directeur de l'IREM de Toulouse.

http://www.twenga.fr/auteurs-ecrivains/113705-Andre-Antibi.html

GM

Ecrit par : guy morel | 24 novembre 2008

Il était venu faire une conférence dans ma ville, invité par une association de parents frétillant qui frétillait à n'en plus pouvoir devant ce nouvel apôtre du bonheur des élèves. Le recteur, invité à ladite conférence, avait commencé par se fâcher tout rouge devant un tel déploiement d'âneries, mais, diplomatie oblige, avait considérablement baissé de ton au cours de la réunion.
Qu'Antibi soit directeur de l'IREM de Toulouse et présenté par certains par erreur comme professeur de sciences de l'éducation à Clermont-Ferrand ne change rien au fait qu'il aurait infiniment mieux fait de s'abstenir d'encombrer l'édition avec un livre niais et vain.

Écrit par : Jean | 24 novembre 2008

Oh la la ! J'arrive juste du boulot, et que vois-je ? Une nouvelle note et déjà 64 commentaires à lire !

Écrit par : catmano | 24 novembre 2008

Les enfants de Dolto en congrès.

Les CMPP organisent leurs journées d’études. Au programme, la liberté thérapeutique…

Troubles du comportement, troubles psychomoteurs, échecs scolaires…
Cent quatre-vingt-mille enfants en difficulté sont accueillis chaque année dans les 306 CMPP (centres médico-psycho-pédagogiques) de France.

Nés en 1946 de la rencontre d’enseignants et de médecins, ils se définissent comme des « enfants de Dolto » et restent fidèles à une approche psychanalytique pour traiter les troubles. Une de leurs particularités est d’offrir une prise en charge pluridisciplinaire.

« Nous sommes une structure associant éducation et soins, explique le Dr Tristan Garcia-Pons, psychanalyste et directeur de CMPP. Les équipes sont composées de psychiatres, de pédiatres, de psychologues et d’orthophonistes, mais aussi d’enseignants spécialisés qui dépendent de l’Education nationale. »

Les enfants, le plus souvent orientés par le milieu scolaire pour des troubles de l’apprentissage, sont reçus avec leur famille. Les équipes effectuent si nécessaire des bilans, puis déterminent un traitement : psychothérapie individuelle ou en groupe, thérapie familiale, rééducation psychomotrice, aide psychopédagogique…

Financés par l’assurance-maladie – les soins sont couverts - , et gérés par des associations, les CMPP s’inquiètent pour leur avenir. Les demandes des familles sont toujours plus nombreuses, mais les moyens s’affaiblissent, rendant plus difficile cette thérapeutique plurielle. Par ailleurs, les pouvoirs publics semblent préférer à ces méthodes héritées de Dolto des soins plus simples et plus économiques.

Autant de sujets qui seront abordés lors des journées d’études des CMPP, sur le thème : « L’enfant, les CMPP…Quelles libertés ? ». Liberté pour les uns de s’épanouir dans une société qui mise sur la réussite scolaire et professionnelle avant tout, liberté pour les autres de choisir la thérapie qu’ils entendent privilégier.

(Article de Martine Betti-Cusso, Le Figaro Magazine du 22 novembre 2008 )

Encore une "hypermédicalisation" des enfants devenus incapables d'apprendre à lire, écrire, compter.

Les 180.000 enfants en question sont ceux qui sortent du système scolaire quasiment illettrés quelques années après, sans aucun diplôme, ou qui disparaissent des universités après quelques moi de cours.

Catmano, combien de vos élèves envoyez-vous chez ces "Enfants de Dolto?

Roger Felts, qu'en pensez-vous?

Écrit par : Anne-Marie Valette | 24 novembre 2008

Article - non signé - du Monde :

"Un collectif réunissant les principaux syndicats de l'éducation – FSU, UNSA-Education, SGEN-CFDT –, les lycéens de l'UNL, les étudiants de l'UNEF et les parents d'élèves de la FCPE notamment a appelé, lundi 24 novembre, à une nouvelle journée de manifestations partout en France, le mercredi 10 décembre, contre les mesures éducatives du gouvernement. Le choix d'un mercredi est "destiné à rassembler des enseignants mais aussi les lycéens, parents d'élèves, étudiants, militants associatifs, citoyens", a déclaré Luc Bérille, le secrétaire général du SE-UNSA. "Il n'y a pas d'appel à la grève ce jour-là", a ajouté Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU."

Une manif, pas de grève, un mercredi, contre des "mesures éducatives".

Pas à dire, ces gens là sont à la ramasse.

Envie passagère de napalm.

Écrit par : dugong | 24 novembre 2008

Ajoutons que dans les milieux de matheux de haut vol, Antibi est bien connu pour la manière dont il a dû passer sa thèse de doctorat.

Ecrit par : guy morel | 24 novembre 2008

Ce qui veut dire ? Merci de préciser...

Dans mon nouveau Lycée, la méthode Antibi n'a pas survécu au premier devoir sur table.
L'équipe avait eu droit à une conférence du Monsieur et mettait un point d'honneur de mettre incontinent en pratique la méthode.
Pendant la réunion disciplinaire de prérentrée j'ai eu droit à un enthousiasme débordant : la moyenne des classes serrait supérieure à 15 en physique chimie cette année... Malheureusement les premiers concernés - les élèves - n'avaient pas été consultés et ne pouvait donc acquiescer.
Après avoir travaillé un exercice en classe mes collègues l'ont resservi tel quel encore tiède au contrôle... et bien sûr la moyenne était plus proche de 10 que de 20. Allez savoir pourquoi ?
A part faire culpabiliser les professeurs et nous faire perdre notre temps, je ne vois pas à quoi peut bien servir cette méthode Antibi ?

Écrit par : Philippe | 24 novembre 2008

puisque c'est d'actualité:
http://fr.news.yahoo.com/2/20081124/tfr-classe-speciale-defavorises-au-lycee-b7b6525.html
voilà de quoi alimenter vos conversations...

Bonne soirée

Écrit par : Saperlipopette | 24 novembre 2008

Philippe a écrit : "Après avoir travaillé un exercice en classe mes collègues l'ont resservi tel quel encore tiède au contrôle... et bien sûr la moyenne était plus proche de 10 que de 20"

ce que je reproche le plus à mes "collègues" de physique, c'est cette incroyable naïveté qui les pousse à tester expérimentalement tout ce qu'on leur sert.

Comme s'il n'y avait pas d'autres critères de validité scientifique.

Dans ce cadre, du poisson rouge dans le Perrier au test d'efficacité du Zyklon B, y a-t-il un si grand écart ?

Écrit par : dugong | 24 novembre 2008

A propos du texte sur les IUT, je lis : "le nouveau système de répartition des moyens par l’Etat retire toute dotation directe (financière et humaine) aux IUT. Ceux-ci négocieront désormais leurs moyens au sein de leurs universités de rattachement pour des formations qui pourront devenir celles que décideront les conseils d’administration d’université."

Sur le site de l'IUT de Digne, je lis, par exemple : "le projet de l’IUT a été conçu pour être adapté au tissu économique et aux potentialités traditionnelles du département et de la région »
...
Car la vocation de l’institut est d’abord d’être au service de l’emploi et de l’économie régionale"

Ainsi, les IUT ne pourront plus disposer en direct des subsides accordés par le MEDF local ?

C'est scandaleux !

Où faut-il signer ?

Écrit par : dugong | 24 novembre 2008

Une excellente note, Jean-Paul, qui illustre bien cette "fracture culturelle" entretenue par le système.
Mes élèves de BEP, pour la plupart, ne sont jamais allés au théâtre, ne fréquentent pas les librairies, etc. Au contraire, la petite fille que j'ai croisée dans les premières rangées de l'opéra Bastille, voilà quelques années, devait déjà avoir quelques dizaines d'opéras et de pièces de théâtre à son actif. A la limite, sans même avoir besoin de l'école, elle possèderait bientôt les 3000 mots et les codes linguistiques qui lui permettrait d'intégrer Henri IV puis une grande école...
Comment imaginer que les premiers puissent draguer la seconde?

Écrit par : Daniel Arnaud | 24 novembre 2008

MEDEF...

Écrit par : dugong | 24 novembre 2008

Aucun de ces élèves n’a sérieusement étudié un texte antérieur au XIXème siècle. Aucun n’est jamais allé au théâtre, n’a volontairement franchi le seuil d’une grande bibliothèque, ne passe de temps à fureter dans les librairies. On ne leur a pas donné les armes, ni linguistiques, ni culturelles — ni les réflexes pour les acquérir. Enfin, à vouloir à toute force leur « parler », on les interdit de parole, tout bonnement : ou du moins, on leur suggère que toute drague hors de leurs quartiers serait accouplement exogène, voué à l’échec —

Jean-Paul Brighelli

Témoignage en réponse. Mon mari qui a votre âge, Jean-Paul, à quelque peu près ( 11/08/1953 ), a su me séduire grâce à sa culture littéraire et philosophique supérieure à la mienne. Si c'est certes moi, docteur-vétérinaire, fille d'universitaire qui l'ai dragué, il n'a nullement hésité à me répondre et son niveau de langage et de culture générale égalaient largement le mien. Il est fils de petit paysan de montagne, est allé à l'école de sa commune à cinq ans, puis au collège du chef-lieu puis de la Sous-Préfecture dès la quatrième parce qu'il faisait latin puis au grand lycée parce qu'il suivait une section C puis à la fac de Grenoble pour finalement retourner cultiver la terre de ses parents (choix politique 1973...).
Il a donc à l'école reçu les clés intellectuelles nécessaires pour séduire par son langage une parisienne, pas de la bourgeoisie certes, mais issue de l'intelligentsia produite par la Troisième République, et pour se faire adopter sans mépris et d'égal à égal par la famille de celle-ci. Il est vrai que nous restons des gens simples conscients eux-aussi de ce que leur a apporté l'école.
A contrario (peut-être ?), c'est grâce à son intelligence bien éduquée conjointe à la libéralisation des mœurs qui entoura ses fantasmes d'adolescent, donc à 1968, en résumé symbolique, qu'il put parachever au lit la séduction verbale.
L'école traditionnelle et, également les turbulences de 1968 à 1980 , indissociables, permettent aussi bien à mon mari qu'à Brighelli d'aller séduire ailleurs que dans leur classe sociale d'origine.
Comment recréer des conditions équivalentes à celles vécues par ces hommes et femmes nées entre 1940 et 1955 ?

Écrit par : dobolino | 24 novembre 2008

Parce que j'ai l'impression que les petits jeunes de maintenant, de ZEP ou du V°, n'ont pas le même désir que leurs aînés de se rendre dignes de la complexe sexualité féminine ?

Écrit par : dobolino | 24 novembre 2008

Petit lexique de l'enseignant
(à utiliser lors des entretiens avec les parents ou pour remplir les livrets scolaires)

On ne doit plus dire...mais on doit dire...:

-'Un cancre, une croûte', mais 'Un élève en difficulté'.

-'Il est fainéant', mais 'Il manifeste un léger déficit de motivation induisant une phase de repos intellectuel qui n'est probablement que temporaire'

-'Il est paresseux', mais 'Il ne présente aucune appétence génétique manifeste pour le travail scolaire et se montre réfractaire à toute dépense d'énergie intempestive'

-'Il a un poil dans la main', mais 'Ses caractéristiques génétiques l'empêchent de tirer le meilleur parti de tout le potentiel de ses membres supérieurs'

-'Il ne fait rien', mais 'On ne trouve nulle trace concrète, ni même virtuelle de son activité débordante, mais sa volonté de bien faire commence à devenir perceptible'

-'Il est nul', mais 'Les objectifs pédagogiques sont inadaptés à ses potentialités mais sa marge de progression n'en demeure pas moins substantielle'

-'Il est bête', mais 'Ses connections cervicales ne sont pas encore toutes assurées mais le processus de réflexion devrait connaître un déblocage imminent'

-'C'est un abruti', mais 'Il connaît un épanouissement ralenti, mais certaines lueurs indiquent qu'il ne demande qu'à s'éveiller à la moindre étincelle'

-'Il a des difficultés', mais 'Il pourrait certainement mieux faire si le contexte s'y prêtait et que les lacunes rédhibitoires ne cessaient de croître de façon exponentielle'

-'Il n'est pas doué', mais 'Il ne semble pas prédisposé à postuler au passage dans la classe supérieure sans ouvrir ses manuels scolaires et redoubler d'efforts'

-'Il dort en classe', mais 'Il connaît un léger décalage horaire et son horloge biologique semble réglée sur l'heure estivale de l'hémisphère sud'

-'Il fait des bêtises', mais 'Son manque de maturité implique des comportements déviants peu propices à maintenir son attention et son sérieux'

-'Il fait le clown', mais 'Son sens inné de la plaisanterie le conduit à distraire ses camarades et à animer le cours sans se soucier de l'ordre établi'

-'Il monte sur les tables', mais ' Il recherche le meilleur point de vue panoramique et tente d'oxygéner d'avantage les cellules de son cerveau afin d'augmenter sa productivité'

-'Il court dans la classe', mais 'Sa motivation irrépressible à rendre service enrhume un peu ses voisins mais sa vitesse de course fait merveille au cours de gym'

-'Il ennuie les autres', mais 'Son esprit taquin et joueur retarde son intégration et provoque une pénurie dans l'armoire pharmaceutique de l'école'

-'Il est violent', mais 'Son instinct possessif et revendicatif le pousse à des actes impulsifs qu'il regrette immédiatement malgré ses récidives chroniques'

-'Il est détesté', mais ' Sa capacité impulsive aboutit à un manque de popularité et à un isolement regrettable qui l'empêchent de se faire délégué'

-' Il est pris en grippe', mais ' Il est victime d'un déficit affectif de la part de la maîtresse qui ne concentre pas toute l'attention nécessaire à son égo'

-' Il ne sait rien', mais ' L'imprégnation cognitive résiduelle n'est pas encore quantifiable mais on constate des progrès méthodologiques dans l'ouverture du cartable'

-' Il ne retient rien ', mais 'Ses capacités mnémotechniques sont encore peu développées en raison d'une carence en phosphore'

-'Il est têtu et borné', mais 'il souffre d'un manque de flexibilité intellectuelle et son ouverture d'esprit n'est pas encore optimale'

Écrit par : catmano | 24 novembre 2008

Le témoignage de dobolino vient enrichir un recueil de belles histoires. Elle évoque cette époque où l'instruction, la culture humaniste, avaient une reconnaissance réelle et une valeur certaine et pouvaient offrir une véritable clef de passage d'un milieu à l'autre.

"Comment recréer des conditions équivalentes à celles vécues par ces hommes et femmes nées entre 1940 et 1955 ?"

Sans doute qu'à cette époque, tout n'était pas encore soluble dans l'argent... Quels sont aujourd'hui les modèles sociologiques mis en avant . L'instruction, la culture générale, l'intelligence même... ça eût payé !

Écrit par : Magister | 24 novembre 2008

Quels sont aujourd'hui les modèles sociologiques mis en avant ? (c'était bien une question)

Écrit par : Magister | 24 novembre 2008

Merci à catmano pour son inventaire novlangue (que je m'empresse de diffuser) ou comment éviter d'appeler le chat par son nom. Magnifique !

Écrit par : Magister | 24 novembre 2008

Bien que ne l'ayant pas lu, je pensais à l'amant de Lady Chatterley, écrit par DH Lawrence,

Ecrit par : johnmarguerite | 24 novembre 2008
Ça, c'est autre chose et n'a rien à voir avec l'ambition de séduction d'Anthony !

Écrit par : dobolino | 24 novembre 2008

Catmano, combien de vos élèves envoyez-vous chez ces "Enfants de Dolto ?

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 24 novembre 2008

Au cours des 15 dernières années, un pour problèmes comportementaux. Les parents ont tenu 6 mois et puis, ils sont allés voir un neuropédiatre qui a diagnostiqué une hyperactivité.
Le gamin est actuellement en 1° S.

Sinon, il y a deux ans, j'aurais bien aimé que les parents de Kéké suivent les conseils de la maîtresse, du psychologue et du médecin scolaires et se décident à prendre ce fameux rendez-vous au CMPP.
Mais il n'a été dans notre école "que 10 mois ;-)" et comme nous nous battions aussi pour une visite chez l'ophtalmo, obtenue de haute lutte en juillet, ça faisait vraiment beaucoup trop pour les parents.
Depuis, il a re-re-re-changé d'école et il paraît qu'il met parfois ses lunettes... Pour le retard de langage, de compréhension, de motricité fine (excusez-moi LaRiba), je pense que rien n'a été fait. Et comme, comble de chance pour lui, la nouvelle école est dans un autre département et une autre académie, le temps que les dossiers suivent, il aura à nouveau déménagé.

Écrit par : catmano | 24 novembre 2008

Parce que, des Lady Chatterley qui en ont leur claque, momentanément ou définitivement, des hommes raffinés à bite molle et qui se cherchent un bel étalon rude, rustique et bien monté, y'en a toujours eu et il y en aura toujours.

Écrit par : dobolino | 24 novembre 2008

Pour votre nom, Lisette, je trouve que cela fait un peu hirondelle des faubourgs. J'aurais préféré Gertrude. C'est un prénom qui tient mieux au corps…

Ecrit par : Roger Felts | 24 novembre 2008

@Felts : ne m'obligez pas à dévoiler en public la nature de mes bisous. Laissez libre cours à votre imagination.
Quant à mon nom, je ne peux vraiement pas me décider pour "Gertrude" (toujours à cause de ma juvenile lecture de Manzoni)
Je change donc mon pseudonyme en "Lisa".

Ecrit par : Lisa fut Lisette | 24 novembre 2008

Et Wilhelmina, ça ne vous plairait pas ?

Bisous.

Écrit par : dobolino | 24 novembre 2008

C'est là une illusion que de toute évidence tu ne partages pas puisque tu te soucies fort justement de la formation des maîtres. Or réfléchis : quelle formation des maîtres est-elle possible si elle ne s'appuie pas sur des programmes et des progressions solides, intelligemment conçus pour être mis en oeuvre dans toutes les écoles de France, aussi bien par le maître le mieux inspiré que par le plus maladroit ?
Il y faut du temps certes, mais n'avons-nous pas la vie devant nous ?
Cordialement.
GM
PS. Je te félicite pour la restructuration du site de RE.
Un détail : parmi les liens tu as oublié Projet-Slecc. Or c'est là que se trouvent les documents pour la classe.

Ecrit par : guy morel | 24 novembre 2008

Alors là, chapeau bas ! J'apprécie énormément cette réponse pragmatique et sensée et suis prête à me constituer membre de bienfaisance du GRIP. Rome ne s'est pas faite en un jour.
non, franchement vous avez raison et c'est très très bien, ce que vous avez écrit ici ce jour.

Écrit par : dobolino | 24 novembre 2008

Francis Penin, qui a pris sa retraite il y a quelques années déjà, m'a demandé par mail ce qu'était la "constante macabre". Pourriez-vous lui expliquer cette doctrine et ses fâcheuses conséquences de terrain ? Ou lui donner des liens vers des analyses sur le sujet.

Ecrit par : dobolino | 24 novembre 2008

Un professeur à la retraite qui n'a jamais entendu parler de la constante macabre. Et on prétend que l'âge d'or est un mythe !

Écrit par : Robin | 24 novembre 2008

Je n'ai pas ouï dire que dans “Bonnet d'âne”un génie était parmi nous et encore moins que ce génie pouvait s'appeler Christophe Sibille…


Ecrit par : Roger Felts | 24 novembre 2008

Ce génie, qui résume la vie en trois mots incisifs, s'appelle ... Dobolino !

Écrit par : dobolino | 24 novembre 2008

Je remets en ligne le lien que proposait Saperlipopette, où le proviseur d'Henri IV se félicite du taux de réussite de ses "prépas propédeutiques" — en clair, deux classes réservées à des élèves "boursiers" venus d'ailleurs pour leur donner le niveau d'entrer en première année de… prépas.
Je n'ai rien contre, nous faisons peu ou prou la mê^mê^chose à Thiers. Le scandale, c'est que nous soyons obligés de le faire, et de le faire pouir des élèves qui ont un Bac très officiel : qu'est-ce qu'ils ont donc appris, bon sang ?

Dobolino, comme vous dites, votre jules et moi sommes de la même génération. Et le petit voyou que j'étais avait précocement trouvé à l'école de quoi séduire les jolies bourgeoises marseillaises — après, ça ne compte pas. Parce que l'école m'a donné les armes.
Quant à ma formation sexuelle, je l'ai faite aussi par les livres, mais par hasard familial. Mon père, comme je l'ai raconté dans la Fabrique du crétin, avait été flic, et avait ramené à la maison toutes sortes d'ouvrages licencieux saisis en ces années de censure tâtillonne. Ça m'a servi de base — Histoire d'O dans l'édition Pauvert, et l'intégrale de Sade chez le même. Après ça, comment vouliez-vous que mes goûts évoluassent ?
JPB

Écrit par : brighelli | 24 novembre 2008

" (la semaine commencée est assez chargée)."
Dis plutôt que ça t'emmerde de parler de ton taf.
Vu le temps qu'tu passes ici ...

ange

Écrit par : toto | 24 novembre 2008

Bravo pour votre lexique, Catmano !

Écrit par : Sylvie Huguet | 24 novembre 2008

http://www.echecscolaire.be/accueil.html

Vous verrez qu'en Belgique, Antibi a un certain succès avec sa constante.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 24 novembre 2008

Bravo pour votre lexique, Catmano !

Ecrit par : Sylvie Huguet | 24 novembre 2008

Moi, je me suis juste contentée de le repiquer quelque part. Il m'a plu, j'ai pensé à vous.

Écrit par : catmano | 24 novembre 2008

Chère Dobolino, l'époux de Lady Chatterley est impuissant mais surtout imbu de sa personne et de ses préjugés de caste. Il se prend pour un grand écrivain et pour un être supérieur. Il réagira cependant comme un gamin quand sa femme le quittera.
Quant à l'amant qui vient combler, c'est vrai , tout ce qu'une femme jeune, saine et parfaitement normale est en droit d'attendre, il ne faut pas oublier que c'est un tendre, lucide et sensible et qu'il écrit de fort belles lettres. Tous deux sont prêts à tout reconstruire en y mettant le prix. J'ai lu et relu ce livre, à différentes époques de ma vie, tant en français que dans le texte et j'ai apprécié l'adaptation cinématographique diffusée en deux épisodes à la télévision i'an passé je crois. Cette adaptation mettait en valeur la pureté de l'amour physique en harmonie avec la nature ( un peu comme dans "La faute de l'abbé Mouret") sans négliger l'injustice sociale criante de l'époque.

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 24 novembre 2008

ô Robin, Carole, Amélie, Dobolino : je vous aime! Vous êtes adorables!

Robin ...vous savez...
Carole...Combattive!
Amélie...Trop!
Dobolino...J'adore quand elle pète un cable! Elle est parfaite!

je me fais toute petite, ici dans un coin, et je vous regarde.

Écrit par : Lisa fut Lisette | 24 novembre 2008

Quant à ma formation sexuelle, je l'ai faite aussi par les livres, mais par hasard familial. Mon père, comme je l'ai raconté dans la Fabrique du crétin, avait été flic, et avait ramené à la maison toutes sortes d'ouvrages licencieux saisis en ces années de censure tâtillonne. Ça m'a servi de base — Histoire d'O dans l'édition Pauvert, et l'intégrale de Sade chez le même. Après ça, comment vouliez-vous que mes goûts évoluassent ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 24 novembre 2008
Je souligne le mot "censure tâtillonne" qui me semble fondateur. Quand tout est permis, il n'y a plus de sel à rien.
Lorsque j'ai eu accès à la bibliothèque section "adultes", je me suis jetée en affamée sur Sade.

Écrit par : dobolino | 24 novembre 2008

"" (la semaine commencée est assez chargée)."
Dis plutôt que ça t'emmerde de parler de ton taf.
Vu le temps qu'tu passes ici ...

ange"

Ecrit par : toto | 24 novembre 2008

Allons, allons Toto, la jalousie est un vilain défaut! J'aime beaucoup mon travail, et le faire, (et en parler), ne me dérange absolument pas, contrairement vraisemblablement à vous!
Vous passez certainement plus de temps que moi ici. Mais comme il vous faut certainement, à chacune de vos apparition, deux petites heures pour évacuer une partie des vapeurs alccoliques et shiteuses qui vous imprègnent avant de comprendre ce qui est écrit, et, consécutivement, y éructer vos borborygmes habituels...
Ne soyez pas impatient, vous aurez un commentaire assez détaillé avant la fin du week-end à venir! Si vous saviez vraiment lire, vous l'auriez sans doute compris! :-)

Écrit par : Christophe Sibille | 24 novembre 2008

Putaing il s'est lâché !

ange

Écrit par : toto | 24 novembre 2008

"le projet de l’IUT a été conçu pour être adapté au tissu économique et aux potentialités traditionnelles du département et de la région.
Car la vocation de l’institut est d’abord d’être au service de l’emploi et de l’économie régionale. Ainsi, les IUT ne pourront plus disposer en direct des subsides accordés par le MEDEF local ?"

Ah, vous croyez que les entreprises subventionnent les IUT ? Si seulement, mon pauvre ami, si seulement ! Mais lisez un peu mieux : "être au service de l'économie locale" signifie que les élèves iront travailler surtout dans les entreprises proches, pas que les entreprises donnent leurs sous aux IUT situés près de chez elles !

Les IUT forment encore un peu la culture des étudiants, c'est "la prépa des classes modestes", alors franchement, jeter l'opprobre sur les IUT en leur reprochant de l'argent qu'is n'ont pas, c'est idiot !

Écrit par : Polyxène | 24 novembre 2008

Chère Dobolino, l'époux de Lady Chatterley est impuissant mais surtout imbu de sa personne et de ses préjugés de caste. Il se prend pour un grand écrivain et pour un être supérieur. Il réagira cependant comme un gamin quand sa femme le quittera.
Quant à l'amant qui vient combler, c'est vrai , tout ce qu'une femme jeune, saine et parfaitement normale est en droit d'attendre, il ne faut pas oublier que c'est un tendre, lucide et sensible et qu'il écrit de fort belles lettres. Tous deux sont prêts à tout reconstruire en y mettant le prix. J'ai lu et relu ce livre, à différentes époques de ma vie, tant en français que dans le texte et j'ai apprécié l'adaptation cinématographique diffusée en deux épisodes à la télévision i'an passé je crois. Cette adaptation mettait en valeur la pureté de l'amour physique en harmonie avec la nature ( un peu comme dans "La faute de l'abbé Mouret") sans négliger l'injustice sociale criante de l'époque.

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 24 novembre 2008

A rapprocher aussi du superbe film de Losey "Le messager", où Julie Christie est si belle. Le roman est également très beau.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 24 novembre 2008

"Putaing il s'est lâché !

ange"

Ecrit par : toto | 24 novembre 2008

Il ne sait toujours pas lire! :-)

Écrit par : Christophe Sibille | 24 novembre 2008

PS. Je te félicite pour la restructuration du site de RE.
Un détail : parmi les liens tu as oublié Projet-Slecc. Or c'est là que se trouvent les documents pour la classe.
Ecrit par : guy morel | 24 novembre 2008
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Rectifié : l'ex-site du GRIP est changé en SLECC. Je ne suis pas un webmestre aguerri et je laisse toujours des petites erreurs ou de petits oublis qui m'obligent à rééditer constamment les mêmes pages et m'empêchent, par manque de temps, de réactualiser le dossier "mastérisation". Merci pour tes remarques sur le nouveau design du site de RE.

Pour le reste, la divergence est totale. Je n'arrive même pas à comprendre votre "ligne". Contrairement à toi, je pense qu'un bon maître peut faire des merveilles avec un programme merdique (et d'abord parce qu'il ne le respectera pas) et qu'un mauvais prof fera des ravages parmi ses élèves avec le plus merveilleux des programmes. Quand, en plus, tu dis que nous avons la vie devant nous, je me demande si c'est sérieux. Ou aussi délirant que les lendemains qui chantent. Dans les années qui viennent des dizaines de milliers de profs, dont toi et moi, vont partir à la retraite. Et ce n'est pas SLECC qui va former les remplaçants. SLECC, combien de bataillons? 10 instits à former (je ne compte évidemment pas Pascal, Rachel et les autres qui le sont déjà) parmi les 800 000 enseignants en poste? Tu sais ce que c'est les ordres de grandeur? Ou c'est pas encore au programme? Au mieux, vous deviendrez l'école Freinet du XXI siècle, avec les dérives à prévoir du style "pédagogie institutionnellle". Au pire, une sorte de secte installée dans une position maniaque (au sens psychiatrique). Ce programme là, si tu me permets de jouer sur le mot "programme", c'est celui de la bolchévisation des années 20, pas celui de la Résistance.
En toute amitié quand même
pc

Écrit par : Pedro Cordoba | 24 novembre 2008

Le message de Cordoba fait en effet réfléchir...

Écrit par : Lisa fut Lisette | 24 novembre 2008

Ajoutons que dans les milieux de matheux de haut vol, Antibi est bien connu pour la manière dont il a dû passer sa thèse de doctorat.

Ecrit par : guy morel | 24 novembre 2008

Ce qui veut dire ? Merci de préciser...

Ecrit par : Philippe | 24 novembre 2008
Ce que ça veut dire : qu'il ne se trouve - et ne s'est trouvé - aucun matheux de haut vol pour certifier les qualités de mathématicien du sieur Antibi. Ce qui n'empêche nullement celui-ci de diffuser des manuels de classe ( voir la biblio que j'ai donnée) et de bénéficier d'appuis puissants ( celui du recteur Joutard, par exemple) pour répandre ses âneries au cours de conférences quasi officielles.
Nous avons-là un bon exemple de la manière dont fonctionne le système depuis pas mal de temps, en injectant dans le circuit des individus dont la médiocrité-même, jointe à des qualités d'histrion, fait d'excellents auxiliaires.
Autre exemple, Bentolila.
Cordialement.
GM

Écrit par : guy morel | 24 novembre 2008

Dans les années qui viennent des dizaines de milliers de profs, dont toi et moi, vont partir à la retraite. Et ce n'est pas SLECC qui va former les remplaçants. SLECC, combien de bataillons? 10 instits à former (je ne compte évidemment pas Pascal, Rachel et les autres qui le sont déjà) parmi les 800 000 enseignants en poste?

Ecrit par : Pedro Cordoba | 24 novembre 2008

Il y a pas mal de travail, il faut beaucoup écrire, envoyer des fiches et des conseils, mais, plus ou moins, sur les forums d'instits, on arrive à faire bouger ne serait-ce que d'un cheveu deux ou trois personnes par semaine.

Une goutte d'eau dans la mer, certes. Mais, on peut toujours essayer de compter sur l'effet-papillon.

Écrit par : catmano | 24 novembre 2008

Ce programme là, si tu me permets de jouer sur le mot "programme", c'est celui de la bolchévisation des années 20, pas celui de la Résistance.
En toute amitié quand même
pc
Ecrit par : Pedro Cordoba | 24 novembre 2008
Cher Pedro,
Je te l'ai dit, j'ai de moins en moins de goût pour les grands mots et le lyrisme aussi enflammé que sans suite. Je crains que là ne soit la vraie origine de notre désaccord. Toi resté jeune ado jetant sa gourme et moi de plus en plus vieillard au coin de l'âtre. Tu vas chercher la" bolchévisation des années 20" et le "programme de la résistance" - allusions fines sans doute à ma généalogie politique que d'autres récemment ont trouvé aussi intelligent de faire. Allez, encore un effort et nous en serons aux volontaires de l'An II : levée en masse, pieds nus, et sus à Meirieu, à l'ERT et à tous les méchants ! Debout la République !
Et voilà même que tu endosses la défroque du petit père des peuples : "Le Vatican-slecc, combien de divisions ?"
Laisse-moi sourire - avec sympathie - devant cette débauche verbale.
Le GRIP et Slecc, tu as raison de le dire, c'est très peu de gens. Quelques énergies perdues dans la masse et ramant à contre-courant. Et de ce point de vue je comprends d'ailleurs assez mal l'énergie que tu déploies contre eux.
Mais enfin, tu dois avoir tes raisons : quelque chose comme une stratégie gagnante. Je t'en prie, ne nous fais pas attendre davantage. Expose-là.
Cordialement.
GM

Écrit par : guy morel | 24 novembre 2008

"Expose la" ; pardon.
GM

Écrit par : guy morel | 24 novembre 2008

C'est tout à fait juste — c'est pour moi un sous-entendu permanent, mais cela va sans doute mieux en le disant. D'où le fait qu'une certaine gauche "libérale" (en gros, Royal, son ex, Delanoe, Valls et leurs partisans) s'entend comme cochons en foire avec les pédagogistes — eux-mêmes de gauche ; et qu'une large majorité de la droite, tout en tenant un discours réactionnaire au sens pur du terme, s'en accommode finalement assez bien. D'où aussi le fait que nous sommes, ici, pris entre deux feux — et moi-même, traité de fasciste par les uns, et tenu en haute suspicion par les autres.
JPB

Ecrit par : brighelli | 24 novembre 2008

Cette complicité entre les politiques de gauche et les pédagogistes (pour lesquels il n'est pas besoin de dire "de gauche", car ils le sont tous, peu ou prou, je crois), je l'ai perçue il y a bien longtemps (dans les années 1980) et elle me navre au point que je ne pourrai plus voter socialiste. Je suis pourtant de gauche et cela est déchirant mais "Contre la stupidité les dieux eux-mêmes se battent en vain." (Schiller, je crois)
Je suis évidemment d'accord avec votre texte initial.

Écrit par : Francis Penin | 24 novembre 2008

@ Pedro,
tu écris : "Contrairement à toi, je pense qu'un bon maître peut faire des merveilles avec un programme merdique (et d'abord parce qu'il ne le respectera pas) "
J'y reviens parce que cette proposition entre violemment en contradiction avec ce que tu dis de la nécessité de former les maîtres.
Comment en effet formerait-on de bons maîtres avec de mauvais programmes - donc de mauvais manuels, soit dit en passant puisque les éditeurs suivent les programmes ?
Par exemple, comment un maître qui n'a pas appris, étant élève, à faire une division, parviendrait-il à enseigner la division ?
GM

Écrit par : guy morel | 24 novembre 2008

Guy Morel, c'est quoi l'ERT ?!

Écrit par : Jeremy | 24 novembre 2008

Selon son enquête, "95 % des enseignants répondent que «la constante macabre existe», ce qui signifie qu'ils reconnaissent ce pourcentage systématique de mauvaises notes".
Ecrit par Guy Morel (24 novembre 2008)

Merci, Guy Morel.
Je suis donc des 5 % restants.
Mais là où les bras m'en tombent, c'est quand je comprends que M. Antibi est professeur d'université en mathématiques ! Je croyais que c'était un littéraire.

Je donnais en classe des devoirs (de sciences physiques surveillés par moi) qui ressemblaient fort aux exercices résolus en classe auparavant (les données numériques étaient différentes, non le raisonnement), et tout élève non archinul, sérieux et courageux, avait aisément la moyenne. Mes notes
allaient de 0 à 20, ces notes extrêmes étant rares. La moyenne de la classe atteignait entre 12 et 15 dans les années 1980, et bien moins dans la décennie suivante. Je n'ai jamais fait ce que prétend M. Antibi. Si un devoir était entièrement bon, n'avait pas trop de fautes de français, était présenté avec soin, il recevait la note 20. Si tout était faux (cela arrivait rarement), il obtenait 0. J'ai eu d'excellents élèves mêlés à des cancres. Fallait-il à tout prix que tous les élèves obtinssent la moyenne ? Ridicule ! Il m'est arrivé de donner en classe des exercices que j'avais résolus en classe, sans même changer les valeurs numériques, ce qui étonnait les meilleurs élèves qui croyaient que j'avais fait cela par inadvertance. Certains cancres avaient 0. En terminale !
Alors, que faire ?
Aurais-je dû procéder autrement ?

Écrit par : Francis Penin | 24 novembre 2008

« Le micmac du PS rappellera aux Niortais qui ont de la mémoire certaine soirée de 1995, où un vote ric-rac contesté avait donné lieu à un imbroglio tragi-burlesque. Ségolène Royal, partie à l’assaut de la mairie, tentait de se faire désigner candidate par les militants qui lui préférèrent ce soir-là Alain Baudin… à sept voix près. Chaude ambiance. Qu’à cela ne tienne, l’état-major départemental du PS, une demi-heure plus tard, annulait le vote lors d’une réunion en urgence que présidait… Ségolène Royal, patronne du parti dans le département. On n’est jamais mieux servi que par soi-même. 1995-2008, l’éternel retour ? »

Écrit par : Jeremy | 24 novembre 2008

On chasse et on tire.

Ecrit par : dugong

On ferait mieux de tirer la chasse, oui.

Écrit par : moot | 25 novembre 2008

Antibi, je suis supposé l'expliquer à mes étudiants option enseignement, c'est au "programme" que mes patrons m'imposent.

Inutile de dire que je lui laisse rien passer.

Le truc le plus énorme qu'il ait escamoté dans son raisonnement, c'est que les profs, quand ils font un devoir, se posent deux questions :
1) à quel examen je prépare,
2) quel devoir puis-je donner qui corresponde à peu près à la moyenne du niveau de mes élèves ?

On pondère les deux, en général, et il n'y a rien d'anormal à ce qu'une portion d'élèves réussisse, qu'une autre échoue, et que la majorité s'en sorte moyennement.

Ce n'est pas par goût de l'échec qu'on procède ainsi, c'est parce qu'on veut faire progresser les élèves. À quoi ça sert de leur donner des objectifs irréalistes ou démagogiques ?

Écrit par : sanjuro | 25 novembre 2008

"Contrairement à toi, je pense qu'un bon maître peut faire des merveilles avec un programme merdique (et d'abord parce qu'il ne le respectera pas)..."



... et peut-être même surtout parce qu'il ne les respectera pas.

"... et qu'un mauvais prof fera des ravages parmi ses élèves avec le plus merveilleux des programmes."

Ecrit par : Pedro Cordoba | 24 novembre 2008

Tout comme un mauvais cuisinier ne fera qu'une grossière tambouille avec les meilleurs produits et ustensiles.
C'est vrai, dans le fond, l'institution n'est rien, la personne est tout.

Écrit par : Magister | 25 novembre 2008

Pour parler des IUT,

Je peut vous raconter ce qu'il me reste en mémoire des dizaines d'heur de conseil passés l'an passé.

J'ai fait partis l'année dernière du conseil d'administration de l'IUT A Paul Sabatier de Toulouse. Celle dont parle M. Brighelli, en tant que représentant étudiant.

Pour situer un peut le fil, cet IUT est la plus importante de France avec 5300 étudiants ( Lyon, 2nd, 2000 ).
M. Mazoin, par le rang de son IUT, a suffisamment de poids afin de négocier avec Mme Pecresse. Il se veut même porte parole des IUT de France et soucieux des petites IUT.

Alors pour essayer d'être claire, la problématique exposée dans ce courrier a ete débattue durant toute l'année au sein des conseils et nous avons réfléchis à comment mettre en oeuvre la loi LRU sans se faire manger.
Je ne serai pas étonné que ce courrier provienne directement du dernier CA .

Il y a deux problématique en faite.

La première est l'attribution des fonds. Jusqu'à présent cela fonctionne sur un calcul prenant en compte le nombre d'étudiant. Les fonds versés sont donc prévisible.
De mémoire, les dotations de l'état représentent la moitié des fonds de l'IUT. l'autre moitié provient de la taxe professionnel. Les DUT fonctionnent à 50% sur la taxe.

Avec la loi LRU, sur la dotation, je voie selon les propos de M. Brighelli que on n'a pas bougé depuis 8 mois. Toujours le même questionnement.

En même temps, le ministère a versé une enveloppe pour la rentrée 2008 pour aider l'insertion des bacheliers technos dans les IUT. En général cela a été utilisé en heur de soutient. On voie donc que pour Mme Pecresse, les IUT ne comptent pas pour rien puisqu'elle s'en préocupe.
( Au passage, j'ai appris que j'ai voté une décision du CA pour que tout bachelier techno ayant une mention TB au bac soit admis d'office à l'IUT Paul Sab. Très bonne initiative complétant celle du ministère. Dommage que je ne l'ai pas vu passer en conseil … )

Enfin il y a une autre point de la loi LRU, c'est la gestion du personnel. Jusqu'à présent, cela etait géré par l'état. Aujourd'hui , avec la loi, les IUT vont devoir s'occuper elles mêmes de la gestion du personnel. Le problème, c'est qu'apparemment une tel gestion est tres lourde à gérer et à moins d'avoir 1500 etudiants au minimum, toutes les petites IUT sont voués à s'écrouler par cette nouvelle responsabilité.
Pour les grosses comme la mienne. Ce n'est pas un problème car par l'importance c'est une nécessitée déja acquise.
En revanche il y a des IUT qui comptent 400 etudiants ( un département dans l'IUT chez nous va de 300 à 900 avec 16 départements au total). Avec une si petite taille, il est difficile d'avoir les ressources permettant de gérer le personnel.

La solution ? La fusion des IUT. Cela a déjà commencé d'après ce que j'ai entendu. La fusion des iut au niveau des départements ou des région dans le but de rassembler les forces afin d'avoir plus de poids pour gérer le personnel.
Ce poids je suppose doit permettre aussi de pouvoir se garantir face a l'université et son attribution d'enveloppe.

Les IUT aujourd'hui sont tres performantes. Les étudiants qui en sortent ont un tres gros bagage et l'emploi est la sous nos yeux.
Dommage que nous choisissions presque tous de poursuivre les etudes entre la licence pro, l'IUP, la licence universitaire et les écoles d'ingénieurs. Il y a des matins ou je me reveil en me disant : Tu est con de te fatiguer a la fac. Tu n'a aucun poids face aux ecoles d'ingénieurs. Va plutôt taper à la porte de Thales, ils cherchent des intérim IUT désespérément ( vraiment tres bien payés )
Mais mon choix de continuer s'inscrit dans une envie d'emmagasiner des connaissances générales et de m'assurer un meilleur emploi.

Les industriels se préoccupent des IUT. Je ne me fait donc pas de soucis pour elles pour survivre. Apres tout, nous sommes déja "privatisé" à 51% ( pour mon département en tout cas )

Question mobilisation du personnel des IUT. Ce ne seront pas mes anciens professeurs qui feront grêve. Nos programmes sont trop lourds pour se permettre d'aller manifester ( parole d'étudiant et de prof ).
On vise la réussite au travers de notre DUT, pas l'encroutement comme malheuresement c'est le cas a la fac.

Écrit par : Meryl Perreard | 25 novembre 2008

Un mot sur la masterisation.

A la fac, c'est vraiment le gros "merdier". Personne ne sais rien et on sais tous que ca va s'appliquer dans 9 mois.
Cette semaine, nous passons en soutenance sur une matiere intitulée "Connaissance du milieu professionnel"
Cette matière vise à se poser des questions et aller se renseigner auprès de professionnels pour répondre à nos problématiques sur un métier.
Cela permet d'etre au courant des voies à suivre.

Problématique pour les étudiants préparant une soutenance sur le secteur de l'enseignement. Nôtres responsable de formation n'est en aucune mesure de nous éclairer et on nage sans la soupe pour pouvoir préparer quelque chose .
Mais bon. On est tous pareil.

Jusqu'à y a quelques mois profs m'intéressait. Mais quand e voie que c'est encore plus obscure qu'avant.
Quel idée de passer à un Master 2 quand on a qu'une passion, c'est enseigner à des enfants...

Pôvre binome que j'ai. Elle a pour désire d'enseigner à des enfants sourds-muets. Malheureusement la physique c'est pas son fort ... Et aujourd'hui si elle veut réaliser son rêve, elle devra supporter encore 3 années de physique... Elle est au bout du rouleau et lorgne sur les offres d'emploi de…
"La poste"

Faites quelque chose !
C'est pire qu'avant

Écrit par : Meryl Perreard | 25 novembre 2008

(Article de Martine Betti-Cusso, Le Figaro Magazine du 22 novembre 2008 )

Encore une "hypermédicalisation" des enfants devenus incapables d'apprendre à lire, écrire, compter.

Les 180.000 enfants en question sont ceux qui sortent du système scolaire quasiment illettrés quelques années après, sans aucun diplôme, ou qui disparaissent des universités après quelques moi de cours.

Catmano, combien de vos élèves envoyez-vous chez ces "Enfants de Dolto?

Roger Felts, qu'en pensez-vous?

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 24 novembre 2008


Il n'y a pas que ces 180 000 enfants, il y a aussi tous ces enfants qui ne sont pas pris en charge par les CMPP, mais qui consultent dans le privé, et dont on n'a pas de stats.

Je me souviens de ce petit amour de petite fille, dont le papa était sourd et muet. Sur les conseils du CMPP, trop "surchargé", les parents ont dû consulter un psy privé.
DEUX ANS de consultation, 2 fois/mois.
Motif : enfant confuse et perturbée dû au handicap du papa.
L'objet des rdv : complexe par rapport au handicap, le regard des autres...... Et rien comme résultat.

J'ai vu une enfant inquiète, le jour où son papa a voulu me rencontrer. Nous échangions avec ce monsieur par écrit, et au fur et à mesure, la petite s'est détendue, et s'est mise très naturellement à me parler et à communiquer avec son papa par signes. Une conversation à trois que je ne suis pas prête d'oubllier. Une petite fille merveilleuse et très vive.
Puis les cahiers, ces fameux cahiers pleins de reproches : enfant souillon, ne sait pas écrire, trop lente, ne termine pas ses copies, des coups de stylo rouges (naturellement), ne sais pas tenir son crayon (je souligne les fameux crayons gros comme des barreaux de chaise imposés par l'enseignante), élève passive, élève inquiète, rdv avec la maman (bien sûr, le papa handicapé ne pouvait comprendre) ..............
Cette petite qui ne pouvait pas être à l'aise à l'écrit puisqu'on ne lui avait jamais appris, essayait de bien faire, mais sans résultat. Des lettres sans forme, sans lien, des pattes de mouches ou repassées sur plusieurs épaisseurs, d'où la perte de temps.
La maîtrise de l'écrit, cet outil de communication indispensable, lui faisait défaut, dans toutes les matières scolaires. Condamnée d'office, donc l'unique solution : consulter.
Je lui ai appris à écrire les lettres (minuscules-majuscules), les chiffres, les nombres, lentement puis avec rapidité, à tenir une règle, à tracer, à gommer, à utiliser un compas.... uniquement avec de la patience et de l'encouragement. 6 mois plus tard, son "problème", avec sa petite volonté à Elle, avait disparu. Savoir ECRIRE, une solution qui aurait dû être apportée par l'école, mais non, c'était tellement simple d'enrichir le psy du coin. Le problème n'est plus à l'école, il est en dehors de l'école. Mon Dieu, combien d'enfants ?

Le plus drôle et triste à la fois, c'est que l'enseignante de l'année en cours (le "cas" de cette petite étant connu), convoqua la maman et lui dit. Vraiment vous avez bien fait de suivre nos conseils, votre fille a mûri ! Tu parles !!!
J'avais dit aux parents, "ne dites rien à l'école, attendez leurs réactions".
Enfant mûr, immature, l'éternel refrain. Je me suis toujours demandé sur quelle échelle les enseignants mesuraient la maturité ? Un autre débat.
Non, elle n'avait pas mûri, on lui avait donné simplement réponse à son handicap à Elle, savoir écrire et ainsi avoir confiance, ne plus être la risée des autres avec ses cahiers tous rouges et surtout ne plus avoir la maîtresse sur le dos.

Je ne nie pas que des enfants ont besoin d'être suivis, mais lorsque l'on parle de milliers de moufflets, on ne peut que se poser des questions, surtout lorsque l'on voit le contenu des cahiers. Poly, poly, poly, pocket (CA assuré pour les professions médicales et para-médicales).

Je précise que lorsque que j'aide des enfants, je ne prends pas un centime.Ma plus grande joie est le sourire du gamin qui sait qu'il a gagné.

Écrit par : carole | 25 novembre 2008

Je ne sais plus quel prof de maths ou physique se posait des questions sur la compréhension des élèves.

Ce monsieur sait-il qu'au collège, par ex en maths :
Le prof ne fait pas cours, il pose une "espèce d'exercice" au tableau. Les enfants doivent chercher et découvrir ce dont le prof veut parler. Bien sûr le titre de la lecon est annoncée, mais c'est du "chinois" pour les enfants.
L'élève rentre chez lui avec exercices à faire, en rapport avec la fameuse leçon. Où est le cours ? Il n'y en a pas, mais plus tard, suivant l'"opinion" des élèves, le prof sélectionnera la meilleure réponse et on écrira un nano-cours dans le cahier.
Personne n'a compris, mais on s'en balance, le programme avance.
Ce ne sont plus des professeurs que nous avons, mais des animateurs. C'est bien les chéris, vous avez à peu près saisi ce que voulait dire la leçon, on passe !

L'école est devenue une grande farce à devinettes.
Déjà qu'au primaire, les tables, les divisions à virgules, le calcul mental, c'est du zapping permanent, quand on voit le collège, c'est dramatique.
Alors messieurs les profs de maths et physique, ne criez pas au loup. Les coupables sont vos collègues. Ils vous refilent allègrement des cerveaux incapables de comprendre quoi que ce soit, puisque l'enseignement n'existe pas.

Et après, on dira les "bourgeois" aident leurs enfants. Mais, il ne faut pas rêver, quand vous avez fait math sup/spé et que vous voyez l'ignominie des cours, le devoir de tout parent est de parer à toute catastrophe. Le plus terrible dans tout cela, ce sont ces familles, qui ne savent pas détecter le faible contenu des cours. Ce n'est pas qu'ils ne veulent pas, c'est qu'ils ne peuvent pas. Et après on parlera d'injustice sociale, c'est tellement simple comme principe de défense, qu'elle est gobée par le plus grand nombre.

Écrit par : carole | 25 novembre 2008

Ce programme là, si tu me permets de jouer sur le mot "programme", c'est celui de la bolchévisation des années 20, pas celui de la Résistance.
En toute amitié quand même
pc
Ecrit par : Pedro Cordoba | 24 novembre 2008
Cher Pedro,
Je te l'ai dit, j'ai de moins en moins de goût pour les grands mots et le lyrisme aussi enflammé que sans suite. Je crains que là ne soit la vraie origine de notre désaccord. Toi resté jeune ado jetant sa gourme et moi de plus en plus vieillard au coin de l'âtre. Tu vas chercher la" bolchévisation des années 20" et le "programme de la résistance" - allusions fines sans doute à ma généalogie politique que d'autres récemment ont trouvé aussi intelligent de faire. Allez, encore un effort et nous en serons aux volontaires de l'An II : levée en masse, pieds nus, et sus à Meirieu, à l'ERT et à tous les méchants ! Debout la République !
Et voilà même que tu endosses la défroque du petit père des peuples : "Le Vatican-slecc, combien de divisions ?"
Laisse-moi sourire - avec sympathie - devant cette débauche verbale.
Le GRIP et Slecc, tu as raison de le dire, c'est très peu de gens. Quelques énergies perdues dans la masse et ramant à contre-courant. Et de ce point de vue je comprends d'ailleurs assez mal l'énergie que tu déploies contre eux.
Mais enfin, tu dois avoir tes raisons : quelque chose comme une stratégie gagnante. Je t'en prie, ne nous fais pas attendre davantage. Expose-là.
Cordialement.
GM

Ecrit par : guy morel | 24 novembre 2008

"Le Vatican-SLECC, combien de divisions ?"

Vous n'en aurez aucunes. Bravo et continuez, pour les enfants.

Écrit par : carole | 25 novembre 2008

Plutôt faux, à mon avis, même si les différences peuvent varier en fonction de la provenance des élèves "bourgeois" (idem pour la culture, du reste).
Certains lycées proposent un programme scientifique qui va bien au-delà du programme de base.

Ecrit par : yann | 24 novembre 2008




Ecrit par : Aristote | 24 novembre 2008

Pia, pia, pia...
Comparez donc le coût par heure de travail, et vous aurez une idée plus juste de la situation.

Ecrit par : yann | 24 novembre 2008


Une fois n'est pas coutume, d'accord avec Yann.

Écrit par : carole | 25 novembre 2008

Un mot sur la masterisation.

A la fac, c'est vraiment le gros "merdier". Personne ne sais rien et on sais tous que ca va s'appliquer dans 9 mois.
Cette semaine, nous passons en soutenance sur une matiere intitulée "Connaissance du milieu professionnel"
Cette matière vise à se poser des questions et aller se renseigner auprès de professionnels pour répondre à nos problématiques sur un métier.
Cela permet d'etre au courant des voies à suivre.

Ecrit par : Meryl Perreard | 25 novembre 2008


9 mois, cela vous laisse le temps.


Bon, je file.

Écrit par : carole entre 2 vols (temps à perdre) | 25 novembre 2008

Mais là où les bras m'en tombent, c'est quand je comprends que M. Antibi est professeur d'université en mathématiques ! Je croyais que c'était un littéraire.

Ecrit par : Francis Penin | 24 novembre 2008

Bien sûr, c'est certain, les littéraires ont le privilège de la connerie...Pas un auguste scientifique dont nous ne dirons jamais assez qu'ils sont l'avenir de la nation et de l'enseignement, surtout pas un prix nobel voire même deux, ne pourrait encourager un constructivisme débridé sous prétexte de susciter la curiosité scientifique. C'est vraiment un truc de littéraires avec leurs esprits faux. (Comment réactiver une guerre d'un autre âge?)

J'aime bien aussi les leçons de la dame patronnesse Carole, tout y est pour tirer la petite larme; on se croirait presque dans l'instit (à non, pas dans l'instit, cette odieuse série de fonctionnaires nantis), ou plutôt dans le département fiction de TF1.

Bref, d'humeur masochiste au réveil, je me suis demandé : où pourrais-je me faire insulter à peu de prix? Il suffit de faire un tour dans les commentaires du blog de JPB.

Au demeurant, la note est vraiment très intéressante; mais elle laisse l'enseignant sur sa faim : comment en un an arrivez-vous à une réappropriation de la langue? Je suppose que la lecture des grands textes ne suffit pas, et qu'il doit bien y avoir à un moment ou à un autre un travail sur le vocabulaire et l'expression, mais je serais assez curieux de savoir comment concrètement cela se passe.

Écrit par : Romuald | 25 novembre 2008

"je pense qu'un bon maître peut faire des merveilles avec un programme merdique (et d'abord parce qu'il ne le respectera pas) et qu'un mauvais prof fera des ravages parmi ses élèves avec le plus merveilleux des programmes",
écrit Pedro.

Bien sûr… Mais combien de "bons" profs ? 5% ? 10 % ? Pas plus que de bons boulangers ou de bons médecins : la proportion est constante dans tous les métiers — et j'aurais tendance à dire qu'elle est naturelle.
On ne peut pas compter là-dessus pour améliorer le système, sinon comme exemples et incitateurs. Minorités agissantes. D'autant que je suis à peu près sûr, à présent, que le "vraiment bon" prof ne se fabrique pas.
Je crois en revanche que l'on peut forger des profs acceptables, qui non seulement ne feront pas de dégâts, mais alimenteront le désir de savoir. Ma fréquentation des forums de profs (néoprofs, par exemple, où comme le disait John hier, il y a des choses fort intéressantes) m'incite à penser que la plupart de nos collègues, particulièrement les jeunes qui sortent d'un système constamment macabre, purs produits qu'ils sont de l'apocalypse molle de la réforme Jospin (1989), sont améliorables, pourvu qu'on leur donne de l'aliment. Et là, la question des programmes et des méthodes devient primordiale. Alors, certes, on n'y arrivera pas en deux ou trois ans. Il va falloir arracher les concessions l'une après l'autre. Fabriquer de sprogressions, comme dit le GRIP, aussi solides et maniaques que possible. On ne travaille pas seulement pour les meilleurs, Pedro, on bosse aussi pour tous les autres.
Allez, bonne journée à tous…
JPB

Écrit par : brighelli | 25 novembre 2008

Polyxene a écrit : "Ah, vous croyez que les entreprises subventionnent les IUT ? Si seulement, mon pauvre ami, si seulement !
...
Les IUT forment encore un peu la culture des étudiants, c'est "la prépa des classes modestes", alors franchement, jeter l'opprobre sur les IUT en leur reprochant de l'argent qu'is n'ont pas, c'est idiot !"

Et la taxe professionnelle ?

Quant à la "prépa des classes modestes" et tout le violon que vous nous jouez, on frise l'imposture. Vous devriez d'ailleurs plutôt réclamer un rattachement au ministère des affaires sociales...

Le positionnement des IUT est fondamentalement ambigu puisqu'un diplome à bac +2 est en France la garantie d'une stagnation salariale dans un statut de non cadre. D'où l'inflation des "continuants" en licence", masteres pros, etc.

Ah, être universitaire sans l'être...

Écrit par : dugong | 25 novembre 2008

D'après une étude heuristique plutôt insipide, Polyxène serait une princesse de l'Aube qui a mal fini (fixée par Néoprène).

D'autres la tiennent comme une native germano-platine.

Quand la Lune nous montre sa face cendrée, c'est d'Hécube que vient l'explication.

Écrit par : dugong | 25 novembre 2008

Pendant ce temps, au PS, on récole.
C'est dire que savoir compter
sert même aux pédagols.
Car pintade domptée
provoque la rigole.

Écrit par : dugong | 25 novembre 2008

"Comment en effet formerait-on de bons maîtres avec de mauvais programmes - donc de mauvais manuels, soit dit en passant puisque les éditeurs suivent les programmes ?
Par exemple, comment un maître qui n'a pas appris, étant élève, à faire une division, parviendrait-il à enseigner la division ?
GM"

Ecrit par : guy morel | 24 novembre 2008

Peut-être simplement parce que, parfois, dans les instituts de formation, on sait aussi contourner les programmes.

Écrit par : Christophe Sibille | 25 novembre 2008

Enfin des aveux : CS pratique la division.

Écrit par : dugong | 25 novembre 2008

Peut-être simplement parce que, parfois, dans les instituts de formation, on sait aussi contourner les programmes.
Ecrit par : Christophe Sibille | 25 novembre 2008

"Parfois" en effet, ce qui signifie que toutes les autres fois on ne les contourne pas.
GM

Écrit par : guy morel | 25 novembre 2008

Question mobilisation du personnel des IUT. Ce ne seront pas mes anciens professeurs qui feront grêve. Nos programmes sont trop lourds pour se permettre d'aller manifester ( parole d'étudiant et de prof ).
On vise la réussite au travers de notre DUT, pas l'encroutement comme malheuresement c'est le cas a la fac.

Ecrit par : Meryl Perreard | 25 novembre 2008

Là, franchement, pour le gouvernement actuel, affaiblir les IUT, c'est se tirer une balle dans le pied. Les étudiants sont en général peu remuants politiquement et leur principal souci est de s'intégrer à la société telle qu'elle est et de gagner leur vie le plus rapidement possible.

L'ouverture d'esprit et les connaissances générales sont relativement limitées. J'ai des gens comme ça dans ma famille ; impossible d'avoir la moindre discussion de fond ; ils votent évidemment N. Sarkozy les yeux fermés, sans états d'âme.

J'ai appris à vivre avec au fil des années, puisque, comme on dit justement (bien qu'un peu bêtement) "il faut de tout pour faire un monde".

Bon, maintenant j'attends le retour de bâton, mais je sais de quoi je parle et la "condescendance" vis-à-vis de celui qui a fait six d'études après le bac, qui est "cultivé" (à quoi ça sert ?), mais qui n'a pas très bien su se débrouiller dans la vie et qui ne gagne que dans les 2000 euros par mois en fin de carrière, je connais et j'en ai souffert sans jamais pouvoir le dire, sauf aujourd'hui sur ce blog.

Dixi !

Écrit par : Robin | 25 novembre 2008

Meryl Perreard a écrit : "On vise la réussite au travers de notre DUT, pas l'encroutement comme malheuresement c'est le cas a la fac."

"Personne ne sais rien et on sais tous"

"Nôtres responsable de formation n'est en aucune mesure de nous éclairer"

"Quel idée de passer à un Master 2 quand on a qu'une passion"

etc. ad nauseam.

Réussite d'autant plus éclatante que le (ou la ?) Méryl semble s'y connaître question orthographe, grammaire et qualité d'expression.

Écrit par : dugong | 25 novembre 2008

Selon son enquête, "95 % des enseignants répondent que «la constante macabre existe»,

Ecrit par Guy Morel (24 novembre 2008)

C'est absolument impossible! On nage en plein délire! Il faudrait voir quel genre d'"enquête"! Tout est cousu de fil blanc. Scandaleusement!

Écrit par : Jean | 25 novembre 2008

@Jeremy
ERT : European Round Table of Industrialists
Je vous mets un lien dans le post suivant.
GM

Écrit par : guy morel | 25 novembre 2008

Merci, Catmano, de votre réponse.
De plus, vous maniez la novlangue avec une rare dextérité.
Vous faites la pige à celle des IUFM.

Merci à Carole pour son témoignage. L'écriture est très importante, et est rarement enseignée correctement de nos jours, (sauf dans les programmes SLECC), et ce n'est pas d'aujourd'hui : il suffit de faire un peu de soutien scolaire en collège pour s'en rendre compte.
Dans les premières années de la scolarité, (GS, CP) les enfants doivent très souvent écrire sans lignage.
Madame Liliane Lurçat a écrit un livre sur ce sujet :"Savoir écrire pour savoir lire".

Écrit par : Anne-Marie Valette | 25 novembre 2008

ERT : un lien assez bienveillant
http://www.cafebabel.com/fre/article/11242/lert-mere-de-tous-les-lobbies.html

Écrit par : guy morel | 25 novembre 2008

ERT : un lien moins bienveillant

http://assoreveil.org/ert.html

Écrit par : guy morel | 25 novembre 2008

"Grève des notes dans l'enseignement agricole"

Eux savent qu'on ne peut récolter que ce qu'on a pris la peine de semer...

Écrit par : dugong | 25 novembre 2008

Meryl Perreard est probablement issue de la perfide Albion??
Soyez indulgents.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 25 novembre 2008

En lycée, on entre dans la période des conseils de classe.

Je sens que des syndicats vont faire un appel à la grève des notes juste après...

Écrit par : dugong | 25 novembre 2008

Les titres de Bentolila sont aussi légers que ceux de Meirieu.

Petit rappel.

Bentolila (suite)

Le rapport Bentolila sur la grammaire: info ou promo?

Rappel des épisodes précédents
France-Inter 29 novembre 2006 ; journal de Nicolas Demorand

Nicolas Demorand recevait ce matin Alain Bentolila, à propos de la remise au ministre de l’éducation nationale Gilles de Robien, de son rapport sur l’enseignement de la grammaire. Cet auteur, familier parisien des radios et des télés, est venu énoncer à France Inter quelques banalités et une ou deux sottises, comme par exemple que « pallier » (transitif, ce qui est la norme) avait définitivement remplacé, dans l’usage ordinaire, « pallier à » qui est, sur ce point fautif !
On peut juger par là des qualités d’observateur de l’auteur pour les faits de langue. Notons au passage que, dans cette émission, l’intervention de Bernard Guetta a été bien plus pertinente et intéressante que celle du prétendu spécialiste.

Mais le problème est ailleurs.

Il est d’abord et surtout dans le fait qu’Alain Bentolila qui enseigne à Paris V, est surtout employé depuis des décennies par les éditions Nathan et que tout le monde le sait, sauf le cabinet du ministre de l’éducation nationale.

Sans doute n’est-il pas employé administrativement par Nathan, pour éviter des problèmes juridiques et statutaires (les règles du cumul dans la fonction publique le lui interdisent) et fiscaux (la rémunération par les droits d’auteur permet de contourner le problème, avec en outre de notables avantages fiscaux), mais l’usage permanent d’un bureau et la simple observation des activités de l’intéressé suffisent à établir les faits.

N’est-il pas étrange que le ministre confie à l’employé occulte d’un éditeur de manuels un rapport sur une réforme qui, si elle a quelques suites, conduira inévitablement à une production massive de manuels scolaires (marché captif juteux, puisque les livres pour le primaire sont en général fournis par les écoles) ?

Les activités passées d’A. Bentolila au service de Nathan auraient, en outre, dû détourner d’un choix si étrange. En tant que responsable de collections chez Nathan (c’est là sans doute sa seule fonction officielle dans la maison, même s’il s’en fait souvent le VRP), A. Bentolila a produit et continue à produire et à faire vendre, pour cet éditeur, les méthodes globales puis semi-globales d’apprentissage de la lecture ( ces dernières ne valent guère mieux que les premières aux yeux des cognitivistes qui ont étudié le processus neuronal de la lecture).

Ayant par là contribué fortement à créer l’illettrisme en France, A. Bentolila s’applique désormais à le dénoncer et sans doute Nathan va-t-il bientôt mettre sur le marché des méthodes et des produits dérivés pour « pallier » les méfaits causés par les méthodes antérieures.

Tout cela fait marcher le commerce des uns et des autres. Mais comment les conseillers du ministre ont-ils pu lui suggérer de confier un tel rapport à quelqu’un qui, en outre, n’a aucune compétence particulière dans ce domaine, comme le montre le rapide examen de ses travaux scientifiques dont le nombre et l’étendue sont modestes ?

Il ne manque pas pourtant en France, sur ces questions, de spécialistes reconnus, à qui on aurait sans doute pu demander ce travail, au lieu de préparer par là une prochaine campagne de promotion des futurs ouvrages de grammaire scolaire que ne manqueront sans doute pas de produire, sous la direction d’Alain Bentolila, les éditions Nathan.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 25 novembre 2008

Message à relayer et à diffuser, bonnes âmes.

En plus, c'est ludique : il faut cliquer sur un lien : plus l'on est nombreux à cliquer, plus le lien est mis en évidence sur le site et plus de gens peuvent lire l'article et s'informer. Alors, remuez et musclez votre index, c'est pour la bonne cause.

Ca parle de réforme des concours, as usual.

http://www.fabula.org/actualites/article27182.php

Voilà, en plus, ils touchent même aux IUT, et vont s'attaquer aux prépas (cf. le rapport sur le site de SLU préconisant la fonte des prépas dans les facs, et la réforme du lycée qui va fragiliser la transdiciplinarité desdites prépas)...
Jusqu'où pourra-t-on tolérer cela????!!!!

Écrit par : Fabien | 25 novembre 2008

" Cette complicité entre les politiques de gauche et lers pédagogistes, je l'ai perçue il y a bien longtemps, et elle me navre au point que je ne pourrai plus voter socialiste;" (Francis Penin)

C'est exactement mon cas.

Au fait, on dit bien un, et pas une IUT? C'est bien l'abréviation de " Institut universitaire de technologie ? Je m'informe parce que dans un des posts précédents le sigle était constamment employé au féminin.

Écrit par : Sylvie Huguet | 25 novembre 2008

Fabien a écrit : "la réforme du lycée qui va fragiliser la transdiciplinarité desdites prépas"

Cher lobbyiste, pourriez vous préciser ce que vous entendez par là SVP ?

Écrit par : dugong | 25 novembre 2008

Parenthèse anecdotique.
A l'école primaire rurale de mon enfance dans les années 55, on découpait la tarte dessinée par le maître au tableau noir pour étudier les fractions. On les réduisait, on les multipliait, on les divisait, on les réduisait au même dénominateur commun pour les additionner. C'était chouette car je pensais à la bonne tarte aux pommes ou aux mirabelles que ma mère confectionnait le dimanche. Et quand j'aidais ma mère à faire la tarte je pensais à la tarte du tableau noir et aux opérations de fractions. J'étais contente car à l'école comme à la maison j'apprenais des tas de choses.
Aujourd'hui c'est différent.
Lundi 17 novembre, comme chaque lundi, mon quotidien régional publie le courrier des lecteurs où sont abordés les sujets les plus divers. Une lectrice ardennaise exprime son indignation sur la condition enseignante. L'enfant roi a toujours raison, les parents tout autant et la hiérarchie ne soutient guère son personnel. Bref, l'enseignant est la personne à abattre dans de nombreux cas même si ici et là tout se passe bien.
Lundi 24 novembre. Une lettre donne son avis sur la guerre 14-18 en rappelant que cette guerre a considérablement enrichi les industriels de l'armement et cite Rosa Luxembourg : " Quand les prolétaires tombent, les profits montent." Je passe à la lettre suivante qui répond à celle du lundi précédent. On y parle du partage d'un gâteau dans une école, maternelle ou primaire, ce n'est pas précisé. Un mère d'élève a apporté un gâteau pour l'anniversaire de son enfant. La maîtresse le partage entre les élèves de la classe. L'un d'entre eux estime que sa part est plus petite que celle des autres Il en parle à sa mère laquelle écrit au ministère où un haut fonctionnaire prenant la réclamation en considération , diligente une enquête qui redescend par toute la voie hiérarchique pour arriver à la direction de l'école où l'histoire du gâteau de transforme en jus de boudin.
Cette histoire est-elle authentique ? Qu'elle le soit ou non, il va falloir draguer pour attirer les jeunes recrues désirant entrer dans la carrière.

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 25 novembre 2008

"Comment en effet formerait-on de bons maîtres avec de mauvais programmes - donc de mauvais manuels, soit dit en passant puisque les éditeurs suivent les programmes ?
Par exemple, comment un maître qui n'a pas appris, étant élève, à faire une division, parviendrait-il à enseigner la division ?
GM"

Ecrit par : guy morel | 24 novembre 2008

Par exemple en suivant les conseils avisés des membres de SLECC sur Neo-profs ou ailleurs.
On peut aussi songer à une bonne formation des néo-titulaires, ce qui aurait des effets plus massifs que le travail de fourmi. Toujours les ordres de grandeur. Et pour cela, refuser la nouvelle formation des maîtres qui abaissera encore le niveau actuel.

Écrit par : Pedro Cordoba | 25 novembre 2008

D'après Peillon, "Après le premier travail de la commission hier, il n'y a plus que quatre voix d'écart sur 135 000 votants entre les deux candidates".

Quatre voix pour un seul parti c'est encore et toujours trop.

Une suggestion que je renouvelle : a-t-on compté les militants (y compris les manchots royaux) des TAAF ?

Écrit par : dugong | 25 novembre 2008

ANTIBI ET LA COURBE DE GAUSS
Ce que traficote Antibi, c'est en fait la fameuse courbe de Gauss qui permet à l'enseignant d'évaluer l'efficacité de son enseignement.
1- faire cours, avec leçon, explications, exercices.
2- faire un devoir pour savoir si le cours est rentré dans les têtes.
3- regarder les résultats.
Si les notes se répartissent harmonieusement sur une courbe de Gauss dont le sommet est à la moyenne ( un bon paquet entre 8 et 12, deux petits paquets, en-dessous de 8 et au-dessus de 12, vous pouvez estimer que vous n'avez pas trop mal réussi. Si le sommet de la courbe de Gauss est à 6 ou 7, vous devez penser soit que votre cours visait trop haut, soit que la majorité des élèves n'avaient pas les prérequis nécessaires pour suivre. Si le sommet de la courbe de Gauss est à 15 ou 16, vous devez vous inquiéter de votre propension à sous estimer les capacités des élèves.
Dans ces deux derniers cas, vous avez intérêt à remettre votre enseignement en cause de manière à ce que votre cours profite au plus grand nombre, permette aux meilleurs d'exprimer leurs qualités et aux moins bons de ne pas être lâchés.
Cette méthode éprouvée suppose évidemment que, année après année, l'école ait transmis quelque chose, un bagage qui permette aux élèves de suivre dans la classe où ils sont par exemple.
À défaut, la solution antibiesque s'impose : ne donner aux élèves en devoir que des exercices déjà faits moult fois ( c'est ce qui se passe au bac en maths, y compris au bac S). L'ennui est que cela ne change pas grand chose aux résultats, ce qui se conçoit puisque le taux d'échec dans l'exécution d'une tâche répétitive est ordinairement assez élevé - tout adjudant de carrière qui a entraîné de jeunes recrues à marcher au pas vous dira que la constante macabre attachée à ce type d'exercice demeure considérable en dépit des coups de gueule et des coups de pied au derrière.
Complément indispensable à la méthode Antibi et au calibrage des sujets, le traficotage des barèmes, les commissions d'harmonisation etc.

L'ennui dans tout cela, c'est que le système demeure très lourd, financièrement coûteux, producteur de grèves, de contrariétés politiques, d'affrontements idéologiques d'un autre âge.

C'est pourquoi, ayant réfléchi à la question, j'avais, il y a quelques années, suggéré que le bac fût attribué non sur épreuves, mais à l'issue d'une course de vitesse sur minitel : à la date et à l'heure indiquées, tapez 3615- examen du bac ; attribution du titre dans la limite des 80% disponibles.
Cette solution n'a malheureusement pas été retenue.
C'est dommage parce qu'elle nous aurait épargné, outre beaucoup de frais, l'ouvrage de monsieur Antibi et beaucoup d'autres considérations sur l'échec scolaire.

Écrit par : guy morel | 25 novembre 2008

On peut aussi songer à une bonne formation des néo-titulaires, ce qui aurait des effets plus massifs que le travail de fourmi. Toujours les ordres de grandeur. Et pour cela, refuser la nouvelle formation des maîtres qui abaissera encore le niveau actuel.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 25 novembre 2008

Bonne idée que cette "bonne formation des néo-titulaires" !
Je note que dès la prochaine rentrée, les membres les plus capables du GRIP - et d'autres j'espère - seront requis à cet effet.
L'approbation du ministre, celle des syndicats et celle des divers lobbies pédagogistes est déjà acquise.
Bien à toi.

Écrit par : guy morel | 25 novembre 2008

On ne travaille pas seulement pour les meilleurs, Pedro, on bosse aussi pour tous les autres.
Allez, bonne journée à tous…
JPB
---
En essayant de défendre une bonne formation pour les PE et certifiés nouvelle mouture, je n'ai vraiment pas l'impression de travailler pour les meilleurs. Les meilleurs, je les connais aussi : ils sont à la rue d'Ulm, en prépa agreg à la Sorbonne ou en thèse à l'EHESS. Quand ils n'ont pas tout laissé tomber pour entrer à l'ENA ou faire un PhD à Columbia ou à Stanford.

La réforme Darcos n'est pas seulement une catastrophe pour la formation des maîtres, qui seront encore plus ignorants qu'aujourd'hui. Elle va aussi provoquer un cataclysme dans les universités. Il y a encore une dizaine de jours, je pensais que seules les petites universités de province étaient menacées. Je me trompais. Ce sont de très grosses facs qui sont en train de se suicider : Bordeaux, Toulouse, Rennes, etc. Les quelques éléments positifs qui se trouvent dans la circulaire Hetzel s'avèrent inapplicables dans la pratique. En plus Pécresse et la CPU appliquent à l'Université un truc très simple, mais ravageur, qu'on enseigne dans toutes les écoles de gestion : le "management par le stress". Les profs de fac, surtout s'ils sont littéraires, ne connaissent rien à ces techniques : ils se font piéger comme des bleus.

Pour finir : en quoi faire de bons programmes pour le primaire (qui n'ont aucune chance d'être généralisés puisque cette réforme a déjà eu lieu) empêche-t-il de s'intéresser au reste du monde?

Écrit par : Pedro Cordoba | 25 novembre 2008

Bonne idée que cette "bonne formation des néo-titulaires" !
Je note que dès la prochaine rentrée, les membres les plus capables du GRIP - et d'autres j'espère - seront requis à cet effet.
L'approbation du ministre, celle des syndicats et celle des divers lobbies pédagogistes est déjà acquise.
Bien à toi.

Ecrit par : guy morel | 25 novembre 2008

Certainement pas. C'est même le contraire. Et c'est bien pourquoi il faut empêcher ce qui se prépare.

Écrit par : Pedro Cordoba | 25 novembre 2008

Le conseil des Maîtres des divers Molochs européens veut promouvoir un Erasmus des enseignants.

Pour mieux les perdre dans la profonde forêt (sans fin)landaise ?

Un avertissement solemnel à mes collègues de maths : si on vous propose un séminaire, tous frais payés, sur l'étude du cercle polaire, renseignez vous sur le détail du programme.

Écrit par : dugong | 25 novembre 2008

Fabriquer de sprogressions, comme dit le GRIP, aussi solides et maniaques que possible.
Allez, bonne journée à tous…
JPB

Je n'appliquais pas l'adjectif "maniaque" aux programmes. J'avais précisé : au sens psychiatrique. Et que je sache les programmes n'ont pas de psyché. Un maniaque, c'est quand un obsessionnel devient fou : ce que je dis est vrai, ce que je fais est juste, je suis le seul à dire le vrai, le seul à faire ce qu'il faut.

Écrit par : Pedro Cordoba | 25 novembre 2008

Quand plusieurs maniaques se rencontrent, ils forment une secte. Pourquoi l'Association des professeurs d'art plastiques n'a-t-elle pas signé l'Appel du 8 novembre?

Écrit par : Pedro Cordoba | 25 novembre 2008

Certainement pas. C'est même le contraire. Et c'est bien pourquoi il faut empêcher ce qui se prépare.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 25 novembre 2008

Ce qui se prépare, comme tu dis, c'est l'arrivée de quelque chose comme un train mis sur les rails depuis longtemps et lancé à pleine vitesse. Tu veux l'arrêter ? Avec l'Appel du 8 novembre signé enfin par l'association des profs d'art plastiques ? Un peu tard. Il fallait poser les mines il y a trente ou quarante ans.
Ce train va arriver en gare, et je ne vois pas ce qui pourrait l'en empêcher.
Et si nous ne voulons pas prendre encore trente ans de retard, l'urgence n'est pas de s'agiter mais de prendre enfin le temps de réfléchir aux raisons pour lesquelles ceux qui s'autobaptisent antipédagogistes sont condamnés à regarder les trains leur passer sur le corps.
Bien à toi.
GM
ps. merci pour le lien SLECC sur RE.

Écrit par : guy morel | 25 novembre 2008

Rectificatif : la première date indiquée est le lundi 10 novembre et non le 17. La lectrice ardennaise réagissait à propos du suicide du professeur axonnais qui s'est suicidé après sa garde à vue.

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 25 novembre 2008

ANTIBI ET LA COURBE DE GAUSS
Ce que traficote Antibi, c'est en fait la fameuse courbe de Gauss qui permet à l'enseignant d'évaluer l'efficacité de son enseignement.
1- faire cours, avec leçon, explications, exercices.
2- faire un devoir pour savoir si le cours est rentré dans les têtes.
3- regarder les résultats.
Ecrit par : guy morel | 25 novembre 2008

La courbe de Gauss nous avait été expliquée en 198O, pendant l'année de CPR ! Les IUFM n'existaient pas . A l'époque, on était déjà quelques uns à être morts de rire !

Écrit par : Amélie | 25 novembre 2008

Pedro Cordoba a écrit :

" Les meilleurs, je les connais aussi : ils sont à la rue d'Ulm, en prépa agreg à la Sorbonne ou en thèse à l'EHESS. Quand ils n'ont pas tout laissé tomber pour entrer à l'ENA ou faire un PhD à Columbia ou à Stanford. "

Vision réductrice, assez choquante, parisiano-centrée (ah bon, on ne peut pas avoir son agreg en province? Mince! Mon diplome était donc un faux!) Ah et ils sont aussi à ULM, sutout pas à Cachan ou à Lyon, pensez-vous...
et puis ils sont aux USA, forcément, c'est toujours là que sont les meilleurs...

On peut être élitiste sans être réducteur...

Écrit par : Fabien | 25 novembre 2008

Pour la fragilisation des prépas, je me réfère à des pensées de profs de prépas qui font le raisonnement suivant :

- fin d'un vrai multidiciplinaire avec le nouveau lycée et le futur nouveau bac.
- prépas d'essence multidisciplinaire.
- d'où : fragilisation des prépas, de leur essence même et de leur fonctionnement.

Voilà, je livre le raisonnement comme il m'a été dit. Il me parait devoir être considéré et médité...

Écrit par : Fabien | 25 novembre 2008

Pour info, pour les non-initiés. Certaines prépas (les HK / K BL par exemple) sont déjà multidisciplinaires. On y fait des Lettres, de l'économie et des maths.
JPB

Écrit par : brighelli | 25 novembre 2008

Seulement 1487 signatures sur la pétition du Snalc contre le lycée super-light. C'est bien triste!
(www.snalc.asso.fr)

Écrit par : Jean | 25 novembre 2008

Réussite d'autant plus éclatante que le (ou la ?) Méryl semble s'y connaître question orthographe, grammaire et qualité d'expression.
Ecrit par : dugong | 25 novembre 2008

Je m'y attendais à la remarque. Et je n'aurai pour défense qu'un modeste vieux cheval de trait si ce n'est que j'ai écris cela à 2h30 du matin...

Vous êtes pour la majorités des enseignants, ayant suivi pour parti des études littéraires, et vous avez reçu de bonnes formations.
Je suis étudiant et je n'ai pas suivi un cursus général. Je viens tout juste de sortir de 5 ans de formation "technologique" ou l'expression est une des dernières des préoccupations.

Je trouve navrant que quand un jeune essai de s'exprimer sur un espace de discutions tel que celui ci, on va le casser car il n'a pas de culture dans sa peau, de littérature, d'expression.

Oui je n'en ai pas de la culture et compagnie. Et alors ? Ainsi seul les HPK ont le droit de s'exprimer sur ce blog ? On rejette les autres en leurs mettant au fait qu'ils sont nul.

C'est que j'avais fait un effort tout de même dans la rédaction.

Moi je m'estime content. Je ne vous dirait pas que je suis dyslexique car bien entendu ceci est de la pure foutaise pour vous. J'ai reçu une formation d'une ecole "élitiste" des Alpes maritimes. Malheureusement j'ai toujours peiné sur l'expression ( Qu'on ne me parle pas de méthode globale j'ai pas connu ). Alors que j'avais un niveau médiocre, j'ai finis pas quitter cet enseignement pour des etudes qui me passionnent et me motivent et aujourd'hui même je termine mon grand écart en entrant à la faculté, motivé par un désir d'apprendre.

Voila ce qu'est pour moi la réussite. Parce qu'elle est unique pour chaque personnes, et parce qu'elle dépend de la hauteur ou on a placé sa carotte.

A l'IUT, pour certains la réussite, c'est d'intégrer une école d'ingénieur de bon niveau. Quand on a suivit un cursus STI, c'est une grande réussite.
Pour d'autres c'est l'acces à l'IUP ou a la faculté. Quel réussite de passer d'un enseignement technique à une licence de physique par exemple avec pour motivation de faire de la recherche.
Et enfin c'est l'acces à un emploi pour une autre partie. Ils ont fréquentés les ZEP. Ils ont eu un bac Techno, ils ont tout donné en IUT et on leur offre un emploi en sortie qui est tout de même bien mieux que faire la sécurité dans les station de métro de Toulouse.

Nous ne courons pas après le même lapin. Ou alors je m'en suis trouvé un autre car je n'avais pas le gabarit afin de franchir la porte qu'il venait d'emprunter.

Je voudrais enfin parler de la jeunesse ellitiste.
M. Brighelli apprend l'art de la drague afin de s'en approcher.
Mais personnellement, quand je les observe, je suis bien content d'etre comme je suis, dans ma formation universitaire, avec les gens qui ne vivent pas de débauche et qui de toute manière ne jouent que par copinage
Et tant pis si je n'ai pas leur culture, je suis bien heureux.

Faut vous mettre dans à l'idée que l'élitisme nous écœure.

Pourquoi je suis la ?
Parce que j'ai peur pour les génération qui me suivent. Je les voient échouer de tout les cotés. C'est vraiment grave.
Je ne voie que trop de cas d'orientation en CAP.

Si j'ai opté pour sarkozy, ce n'est pas les yeux fermés comme m'en accuse Robin ( Je pousse un peu loin car je ne parlerai que mon cas ). C'est parce que c'est la seul personne présidentiable qui a compris l'urgence de travailler sur l'éducation.
Lorsque Mme Royal n'avais que pour seul discours la division par 2 des classes sans parle un moindre mot du fait de devoir augmenter le nombre de professeurs, j'ai fait mon choix.

Et puis ... Un peut de remise de respect comme le souhaitais notre président ne ferait pas de mal. Cela a très bien fonctionné et quand on a cherché l'horizontalité et non la verticalité, cela donné une palme d'or.
C'est bien trop lourd l'or pour nager dans la soupe de l'éducation !!

Écrit par : Meryl Perreard | 25 novembre 2008

""Parfois" en effet, ce qui signifie que toutes les autres fois on ne les contourne pas.
GM"

Ecrit par : guy morel | 25 novembre 2008

Guy, on a (quand même un peu) les libertés qu'on se donne. Ce n'est pas vous qui allez me contredire là-dessus!

Écrit par : Christophe Sibille | 25 novembre 2008

Meryl Perreard est probablement issue de la perfide Albion??
Soyez indulgents.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 25 novembre 2008

J'aurai appris une expression aujourd'hui. Merci

Pour répondre à la question, il n'y a que mon prénom qui est blanc comme les falaises de Douves

Écrit par : Meryl Perreard | 25 novembre 2008

Alors que j'avais un niveau médiocre, j'ai finis pas quitter cet enseignement pour des etudes qui me passionnent et me motivent et aujourd'hui même je termine mon grand écart en entrant à la faculté, motivé par un désir d'apprendre.

Voila ce qu'est pour moi la réussite. Parce qu'elle est unique pour chaque personnes, et parce qu'elle dépend de la hauteur ou on a placé sa carotte.

Ecrit par : Meryl Perreard | 25 novembre 2008

Très juste, Meryl, la réussite est d'abord personnelle et non sociale. Chacun doit essayer d'atteindre son propre sommet, par le versant qui lui correspond le mieux. Et je ne crois pas qu'il y ait une hiérarchie dans les réussites dès lors que les personnes sont ajustées à leur chemin de vie. Je le répète souvent à mes élèves : ne cherchez pas à être meilleurs que les autres, mais, chaque jour, meilleurs que vous-mêmes. Si les autres peuvent servir d'exemples, le modèle ne se peut trouver qu'en soi-même (au sens qu'il s'agit de se mouler dans sa propre nature).

Un océan ne rend pas davantage compte de la nature de l'eau qu'une seule petite goutte.

Écrit par : Magister | 25 novembre 2008

"Le truc le plus énorme qu'il ait escamoté dans son raisonnement, c'est que les profs, quand ils font un devoir, se posent deux questions :
1) à quel examen je prépare,
2) quel devoir puis-je donner qui corresponde à peu près à la moyenne du niveau de mes élèves ?

On pondère les deux, en général, et il n'y a rien d'anormal à ce qu'une portion d'élèves réussisse, qu'une autre échoue, et que la majorité s'en sorte moyennement.

Ce n'est pas par goût de l'échec qu'on procède ainsi, c'est parce qu'on veut faire progresser les élèves. À quoi ça sert de leur donner des objectifs irréalistes ou démagogiques ?"
Ecrit par : sanjuro | 25 novembre 2008

C'est une évidence pour tout prof digne de ce nom, mais Entubi a-t-il vraiment enseigné?
J'ajouterai que, quand toute une classe rate son devoir, on réexplique ce qui n'a pas été compris, et on donne un autre devoir, ou, dans des cas moins graves, on modifie le barème initial.
Rien n'est plus facile d'avoir 16 de moyenne à un devoir, mais quel intérêt?
PS : j'ai retrouvé la grammaire Hamon, bien esquintée, je l'ai feuilletée, la nomenclature est parfois discutable, mais quelle mine!
Je n'ai guère envie de donner mon mail, mais JPB pourra servir de truchement. Mais dois-je offrir le bouquin à Jérémy, qui a dégainé le premier ou à celui qui prépare l'agrég?
Je vais contacter de vieux collègues, on pourra peut-être contenter les deux!

Écrit par : retraitée | 25 novembre 2008

Vision réductrice, assez choquante, parisiano-centrée (ah bon, on ne peut pas avoir son agreg en province? Mince! Mon diplome était donc un faux!) Ah et ils sont aussi à ULM, sutout pas à Cachan ou à Lyon, pensez-vous...
et puis ils sont aux USA, forcément, c'est toujours là que sont les meilleurs...

On peut être élitiste sans être réducteur...

Ecrit par : Fabien | 25 novembre 2008

Faut prenre le temps de lire avant de s'emballer. Je parlais de "ceux que je connais". Etant à Paris, je connais des parisiens, pas des lyonnais, des aixois ou des bordelais. Je ne doute pas qu'il y ait un peu partout de très bons étudiants. Mais les parisiens, lorsqu'ils décident de partir, choisissent plutôt Columbia que Pau ou Albi.

Écrit par : Pedro Cordoba | 25 novembre 2008

Pour Fabien (suite),
En tant que membre, pendant plusieurs années, du jury de la rue d'Ulm, je peux certifier que les BL (pluridisciplinaires) sont globalement bien meilleurs dans les disciplines littéraires que les AL (littéraires purs).

Écrit par : Pedro Cordoba | 25 novembre 2008

Je n'ai guère envie de donner mon mail, mais JPB pourra servir de truchement. Mais dois-je offrir le bouquin à Jérémy, qui a dégainé le premier ou à celui qui prépare l'agrég?
Je vais contacter de vieux collègues, on pourra peut-être contenter les deux!

Ecrit par : retraitée | 25 novembre 2008

Il y en a à vendre, pas cher, sur Amazon .

Écrit par : Amélie | 25 novembre 2008

Entubi a-t-il vraiment enseigné?

Ecrit par : retraitée | 25 novembre 2008

"Entubi" rêve de notoriété! Comme Meirieu!
Instrumentaliser les questions pédagogiques pour se mettre en avant, obsession de ceux qui n'ont jamais eu d'élèves réels en face d'eux, ou qui se sont empressés de fuir l'enseignement.

Écrit par : Jean | 25 novembre 2008

Pedro Cordoba, puis-je me permettre une petite rectification sur un point de détail, que Roger Felts entérinera sûrement : un maniaque, au sens psychiatrique, ce n'est pas un obsessionnel devenu fou. La manie s'observe dans la psychose maniaco-dépressive. C'est un état de surexcitation et d'euphorie extrême, qui peut s'accompagner de délire. Le contraire exact de la dépression.

Écrit par : Sylvie Huguet | 25 novembre 2008

Dites donc, dugong, vous avez enseigné ou même étudié en IUT ? Vous critiquez sans en connaître une ligne.

Le texte que cite Brighelli est l'écho d'une protestation soutenue par la CGPME et le Medef. Et même plus par la CGPME que par le Medef. Alors pour vos déductions ridicules, vous repasserez.

Et pourquoi devenez-vous aggressif ? "Quant à la "prépa des classes modestes" et tout le violon que vous nous jouez, on frise l'imposture. Vous devriez d'ailleurs plutôt réclamer un rattachement au ministère des affaires sociales..." Vous vous moquez de l'expression que j'emploie, qui correspond à une réalité (la notion de cadre intermédiaire vous semble certainement méprisable), mais vous ne dites pas en quoi les IUT ne seraient pas l'équivalent des prépas pour les classes modestes. Vous faites sans doute partie de ces gens qui considèrent que les places en écoles d'ingénieur, attribuées aux lauréats du D.U.T., sont une hérésie et une injustice.

Vous dites : "Un diplome à bac +2 est en France la garantie d'une stagnation salariale dans un statut de non cadre". Eh bien vous êtes un fiefé imbécile. Les techniciens supérieurs titulaires de D.U.T. sont des cadres intermédiaires. Votre terme de "non cadre" est d'un mépris exécrable.

Et quand vous lancez : "être universitaire sans l'être", c'est le pompon. Ca vous gène, une formation technologique universitaire ? Vous préféreriez qu'il n'y ait que des B.T.S., système qui vous paraît peut-être le seul acceptable aux côtés de la prestigieuse prépa et des voies universitaires générales ?

Répondez-moi s'il vous plaît point par point, sans vous réfugier derière des phrases à l'emporte-pièce du genre "les IUT sont universitaires sans l'être". Les enseignants en IUT sont des universitaires à part entière, idem pour les étudiants.

Écrit par : Polyxene | 25 novembre 2008

retraitée a écrit : "Mais dois-je offrir le bouquin à Jérémy, qui a dégainé le premier ou à celui qui prépare l'agrég?"

Le mieux serait de le scanner et ensuite de le metrre à dispositon via dl.free.fr ou équivalent.

Écrit par : dugong | 25 novembre 2008

polyxene a écrit : "Répondez-moi s'il vous plaît point par point".

Non.

Écrit par : dugong | 25 novembre 2008

Pedro Cordoba, puis-je me permettre une petite rectification sur un point de détail, que Roger Felts entérinera sûrement : un maniaque, au sens psychiatrique, ce n'est pas un obsessionnel devenu fou. La manie s'observe dans la psychose maniaco-dépressive. C'est un état de surexcitation et d'euphorie extrême, qui peut s'accompagner de délire. Le contraire exact de la dépression.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 25 novembre 2008

Merci. C'est ce que je croyais savoir, mais j'étais si terrifié à l'idée d'avoir contracté la "bolchévisation des années 1920" que je n'ai pas osé le dire.
GM ;-)))

Écrit par : guy morel | 25 novembre 2008

Avec un léger retard par rapport au commentaire de Sylvie Huguet

@ Pedro Cordoba écrit :
« Je n'appliquais pas l'adjectif "maniaque" aux programmes. J'avais précisé : au sens psychiatrique. …Un maniaque, c'est quand un obsessionnel devient fou : ce que je dis est vrai, ce que je fais est juste, je suis le seul à dire le vrai, le seul à faire ce qu'il faut.…Quand plusieurs maniaques se rencontrent, ils forment une secte.… »

Je suis au regret de dire que même les Universitaires qui savent ce qu'est une véritable élite, devraient revoir leurs bases quand ils s'intéressent au vocabulaire psychiatrique et la première chose qu'ils devraient retenir, c'est que ce vocabulaire est aussi fou que les malades qu'il est censé désigner.
Le “maniaque” dans le sens courant, c'est le petit obsessionnel psychiatrique qui a ses habitudes, ses manies, son amour de l'ordre et du rangement, sa méticulosité pointilleuse et à forte consommation d'énergie.
Le “maniaque” au sens psychiatrique, c'est un état d'excitation plus ou moins important avec parfois passage à l'acte, euphorie agressive et violence, dépenses inconsidérées, hyper activité non productive, insomnie, fuite des idées avec pensée du type coq à l'âne, etc. L'état maniaque se présente assez souvent en alternance avec une dépression sérieuse, c'est l'état maniaco-dépressif. À bas-bruit, c'est l'état cyclo-thymique où en phase hypo-maniaque, le sujet passe pour un joyeux drille.
En aucun cas un maniaque n'est un obsessionnel qui devient fou. D'ailleurs, un obsessionnel devient rarement fou (dans le sens de perdre le sens du réel). Quand un obsessionnel décompense, le garçon hyper rangé qu'il était, devient complètement bordélique : il n'a plus la force de mettre en ordre dans la réalité, l'hyper ordre qui règne dans sa tête… D'où le bordel…
Quant à ce que Pedro Cordoba appelle un raisonnement d'obsessionnel devenant fou : « ce que je dis est vrai, ce que je fais est juste, je suis le seul à dire le vrai, le seul à faire ce qu'il faut. », c'est en fait un raisonnement typique de paranoïaque. Le rationalisme morbide est un des traits spécifiques du génie paranoïaque
La frontière entre le grand obsessionnel et le petit paranoïaque étant plus flou que le mur de Berlin (quand il existait) et les obsessionnels étant de grands raisonneurs ils leurs arrivent parfois de succomber au rationalisme morbide. Mais c'est moins caractéristique de l'obsessionnel que du parano…
Ceux qui ont su pénétrer dans beaucoup de mes textes ont pu s'apercevoir que j'étais un grand raisonneur et pourront faire le lien avec un de mes traits de personnalités :je suis, et oui, un petit obsessionnel… Mais ils trouveront rarement des traces de rationalisme morbide : je ne suis pas parano. (ouf !). J'espère que les correctifs que j'ai apportés au vocabulaire psychiatrique des commentateurs de ce blog ne me vaudront pas l'accusation que je les traite de “parano”.
J'espère que lorsque Pedro Cordoba s'est lancé dans une grande polémique sur l'inexistence des races, ses références étaient meilleures que celles de son vocabulaire psychiatrique.

Écrit par : Roger Felts | 25 novembre 2008

À titre complémentaire : ne pas confondre le délire PARANOÏDE qui est le délire du schizophrène non organisé, non structuré, et le délire PARANOÏAQUE qui est un délire apparemment rationnel, organisé et structuré.
Exemple convainquant : Christophe Sibille n'a pas plus de délire paranoïaque que de manifestations paranoïde… CQFD…

Écrit par : Roger Felts | 25 novembre 2008

mais vous ne dites pas en quoi les IUT ne seraient pas l'équivalent des prépas pour les classes modestes.

Ecrit par : Polyxene | 25 novembre 2008

Tout simplement parce que rien n'interdit aux "classes modestes" d'accéder en prépa. A part l'ambition ou le niveau.

Et ne parlez pas de pognon, ou de codes culturels. On est toujours le plouc de quelqu'un.
Exemple : une jeune fille de bonne famille, toute petite notabilité d'une ville rurale d'un département où les amis de Pedro Cordoba ne vont surtout pas, qui se retrouve dans une grande prépa de grande ville de province, se trouve complètement larguée aussi bien au niveau des codes culturels que du niveau scientifique.
Quand elle parvient, avec ses petits camarades, à intégrer une grande école d'ingénieurs dans une beaucoup plus grosse ville de province, crac, revanche : les copains sont tout aussi ploucs qu'elle !
Et ça leur fera pareil quand ils iront à Columbia...

Écrit par : yann | 25 novembre 2008

@bolchévisation
Au cas où cela intéresserait quelqu'un :
http://search.marxists.org/francais/inter_com/1926/ic_1926.htm
GM

Écrit par : guy morel | 25 novembre 2008

Merci Yann.

Moi, je n'en peux plus...

Écrit par : dugong | 25 novembre 2008

Carole, je suis navré que vous soyez obligée d'être d'accord avec moi ;o)-
Mais n'en abusez pas, vous allez me déconsidérer aux yeux de tous...

¢[:o))-

Écrit par : yann | 25 novembre 2008

retraitée a écrit : "Mais dois-je offrir le bouquin à Jérémy, qui a dégainé le premier ou à celui qui prépare l'agrég?"

Le mieux serait de le scanner et ensuite de le metrre à dispositon via dl.free.fr ou équivalent.

Ecrit par : dugong | 25 novembre 2008

Bonjour les radins ! ça ira plus vite de le commander sur Amazon :13 €

Écrit par : Amélie | 25 novembre 2008

Christophe Sibille n'a pas plus de délire paranoïaque que de manifestations paranoïde… CQFD…

Ecrit par : Roger Felts | 25 novembre 2008

Finalement, il est normal le concasseur de Chamonix ?

Écrit par : Amélie | 25 novembre 2008

Merci, dugong, d'avoir répondu aussi précisément à ma question sur le mépris que vous avez envers les IUT. Je ne pensais pas que vous l'avoueriez et l'assumerez aussi cruement.

Yann écrit : "rien n'interdit aux "classes modestes" d'accéder en prépa. A part l'ambition ou le niveau."

Yann ne pense peut-être pas que tout le monde n'a pas le niveau pour aller en prépa. Et qu'il faut bien des établissements pour s'occuper de ces étudiants-là. Et que bizarrement, les élèves qui s'en tirent le moins bien sont issus des classes modestes.

Je ne m'attendais pas à ce qu'on tape ici sur les IUT. Ni qu'on les accuse de faire le jeu du Medef. C'est surprenant, et contre-productif.

Écrit par : Polyxene | 25 novembre 2008

Je précise : Yann ne pense peut-être pas que tout le monde n'a pas le niveau pour aller en prépa. Et que tout le monde n'a pas forcément l'ambition d'aller en prépa.

Et pourtant, il faut bien des cadres intermédiaires, non ? Les services vétérinaires ne font plus appel aux laboratoires d'analyses ? Un laborantin leur suffit ?

Écrit par : Polyxene | 25 novembre 2008

Ce serait une drôle de société que celle où il y aurait les prépas d'un côté et les BTS de l'autre. Et au milieu, les sortants des voies générales de l'Université, qui vont s'inscrire en masse au chômage.

Il manque juste 150 00 étudiants. Mais ils font le jeu du Medef, n'est-ce pas Dugong ?

Écrit par : Polyxene | 25 novembre 2008

La courbe de Gauss nous avait été expliquée en 198O, pendant l'année de CPR ! Les IUFM n'existaient pas . A l'époque, on était déjà quelques uns à être morts de rire !
Ecrit par : Amélie | 25 novembre 2008
Bref, nous nous gaussons, Amélie

A propos d'Hamon , la grammaire, pas le PS
1 Je n'ai plus de scanner.
2 C'est écrit trop petit, il y aurait trop de boulot pour le correcteur.

Carole, je ne sais pas où se trouve le collège dont vous parlez, mais dans celui que j'ai fréquenté jusqu'il y a peu, TOUS les profs de maths faisaient des cours, des devoirs communs, et, souvent, du soutien bénévole aux plus faibles.
Vous devez vraiment être mal lotie!

Écrit par : retraitée | 25 novembre 2008

Polyxene, prépas et IUT ne forment pas à la même chose.
Même si quelques places sont réservées, l'IUT n'est pas la meilleure voie pour devenir ingénieur.
Il y a donc bien une différence d'ambition, dans tous les sens du terme. Manque d'ambition sociale ou professionnelle, peur du rythme de travail, peur de l'échec, désir de pratiquer un métier de technicien, sans recherche de responsabilités, désir (ou besoin financier) d'intégrer au plus vite le monde (merveilleux) du travail. Etc.
Ce n'est pas forcément péjoratif.
Et quant au niveau, certains IUT sont bien plus sélectifs que certaines "petites" (mais honorables) prépas : je pense à une d'entre elles, dans une des petites villes que Pedro méprise, où le rythme de travail n'est pas celui des grosses prépas de la grosse ville voisine, mais qui a de bien corrects résultats malgré tout.
Y compris (et surtout), avec des élèves "modestes" (et pompon).

Écrit par : yann | 25 novembre 2008

Et pourtant, il faut bien des cadres intermédiaires, non ? Les services vétérinaires ne font plus appel aux laboratoires d'analyses ? Un laborantin leur suffit ?

Ecrit par : Polyxene | 25 novembre 2008

Messages croisés.
Il en faut. Mais la modestie n'est pas la raison.

Écrit par : yann | 25 novembre 2008

Pour parler plus crûment : le discours de gôche sur la modestie, ça va un peu.
Modeste ou pas, le système français permet encore de s'en sortir si on se tire les pouces du cul.
S'pas, Carole ? ;O))

Écrit par : yann | 25 novembre 2008

Tout simplement parce que rien n'interdit aux "classes modestes" d'accéder en prépa. A part l'ambition ou le niveau.

Et ne parlez pas de pognon, ou de codes culturels. On est toujours le plouc de quelqu'un.
Exemple : une jeune fille de bonne famille, toute petite notabilité d'une ville rurale d'un département où les amis de Pedro Cordoba ne vont surtout pas, qui se retrouve dans une grande prépa de grande ville de province, se trouve complètement larguée aussi bien au niveau des codes culturels que du niveau scientifique.
Quand elle parvient, avec ses petits camarades, à intégrer une grande école d'ingénieurs dans une beaucoup plus grosse ville de province, crac, revanche : les copains sont tout aussi ploucs qu'elle !
Et ça leur fera pareil quand ils iront à Columbia...

Ecrit par : yann | 25 novembre 2008

L'idée que les enfants des classes franchement défavorisées accédaient aux prépas dans un âge d'or antérieur m'a toujours paru faux. Un petit nombre, tout petit, petit, d'enfants d'ouvriers, oui, mais souvent ceux qui appartenaient à "l'aristocratie" ouvrière.
Complètement d'accord avec la seconde partie de votre message, Yann.
La grande bourgeoisie marseillaise ou d'ailleurs n'est sûrement pas prête à laisser ses fifilles frayer avec les banlieusards d'où qu'ils soient, quand bien même ils auraient acquis les codes culturels ad hoc. D'abord, parce que la culture n'a plus cette aura qu'elle avait il y a quelques années et qu'elle ne sert plus de clé comme jadis...
Ensuite, parce que les trois quarts de la bonne bourgeoisie s'est toujours fichue éperdument de la culture et qu'elle ne donne en mariage ( donc pour les choses sérieuses) ses donzelles qu'à celui qui a des arguments financiers sérieux ou un papa" tout doré".
Après, cela n'empêche pas les fifilles d'avoir des amourettes avec qui elles veulent tant que cela n'engage à rien.
On sait aussi qu'en période de crise économique la perméabilité entre les groupes sociaux se fait de moins en moins bien. Il y a repli généralisé. Bien sûr, il y aura toujours le contre-exemple qu'on voit rarement dans la vie mais beaucoup dans les films ou les romans. La vie, ce n'est pas "Match Point" tous les jours ( à supposer que cela soit enviable) et plutôt de moins en moins fréquemment.

Écrit par : Sanseverina | 25 novembre 2008

Ensuite, parce que les trois quarts de la bonne bourgeoisie s'est toujours fichue éperdument de la culture et qu'elle ne donne en mariage ( donc pour les choses sérieuses) ses donzelles qu'à celui qui a des arguments financiers sérieux ou un papa" tout doré".

Ecrit par : Sanseverina | 25 novembre 2008

C'est plus qu'évident car la bourgeoisie est née de l'argent, s'est toujours alliée à l'argent et demeure soluble dans l'argent. La culture ne lui est qu'un ornement, quand elle s'en affecte, c'est-à-dire un faire-valoir, un peu comme jadis, quand elle se piquait d'aristocratie.

Écrit par : Magister | 25 novembre 2008

L'IUT n'est pas la meilleur voie pour accéder en école d'ingénieur, c'est certes un fait.
Mais L'IUT permet tout de même d'y accéder de 2 manier :

La première a déjà été relatée, c'est à dire des places pour les majors. Concrètement, si je prend l'exemple de mon IUT :
1er à de rares occasions : SUP'ELEC
Du 1er au 3 eme : INSA, ENSEEIHT...
Du 20 eme au 50 eme : CESI ( école d'ingé par alternance )
( à noter que entre les 5 eme et 25 eme on choisis la voie de l'IUP qui a de tres bons résultat, pour certaines )

La seconde solution : Compléter avec une année de Math-Spé
Cela s'appelle classe ATS. C'est une année de prépa réservé aux étudiants sortant de BTS et DUT.
Une année de remise à niveau intensive dans les matières générales ( Math, Physique, Francais ... )
En fin d'année, on passe des concours, réservés aux classes ATS. C'est en faite un concours parallèle aux concours CPGE et qui permet d'intégrer les mêmes écoles ( pas toutes les écoles j'avoue, du genre Sup'Aero, c'est impossible )
Pour accéder à cette année préparatoire, il faut être dans les 20 premiers de promo environ

Au final, avec une classe ATS, on fait une année de plus qu'une CPGE, mais avec un diplôme intermédiaire

Pour moi, la voie IUT/ATS est un très bon parcours pour un etudiants qui aurai compris plus tardivement que les autres qu'en travaillant, on peut réussir à intégrer une école d'ingénieur. On a donc une montée progressive de la charge de travail.
Un lycéen d'un quartier défavorisé, motivé, pourra, sans poursuivre un cursus général, intégrer une école d'ingénieur.

Suffit de motivation, et ca, c'est de plus en plus dur à trouver. Quand la vie est facile, on ne veut pas fournir le moindre effort. C'est le probleme de la France, face aux pays émergents. Et nous, nous suivons les etats unis dans a chute intellectuelle. On n'y peut rien

Aller dire à un collégien de ZEP que si il veut réussir, il faut qu'il en ait la hargne...

Pour moi, voila tout le probleme de fond.
Il suffit d'un déclic, d'un but.
L'idée de pouvoir draguer les filles de Hypo en est un excellent.



Pourquoi reussisiez vous ? A votre époque, le pays etait en reconstruction et dominé par les Etats Unis. Il fallait etre brillant pour s'imposer.
Voila une motivation nationaliste suffisante pour vous donner la soif de réussite.

Aujourd'hui, il se passe quoi ? Le pays sait faire face aux Etats Unis, qui eux aujourd'hui sont en déclin. Notre industrie est performante, nous envoyons des fusées dans l'espace …
On trouve tout sur internet, les jeunes peuvent discuter sans se lever du lit avec le téléphone portable.
Nous avons débarqués dans une civilisation aboutie, accomplie. Du coup pour nous, on se dit que tout est facile.
Pourquoi vouloir se tuer a la tache. De toute manière internet est la pour nous aider et nous faire passer le temps.
Nous, jeunes, en tres grande majorité, somme des "branleurs". On fait passer le temps, on essai d'apprendre juste histoire de réussir le contrôle du lendemain.

Qui donc pour nous donner un coup de pied au cul pour donner le meilleur de nous même ? Personne...

Et finalement, une nation décline progressivement.
Quand je voie la génération qui me pousse, celle qui a grandis avec internet et le téléphone portable dans la main,
j'ai peur.
Zero ambition. Zéro motivation.

Et les autres montent. Ex les pays de l'est, l'inde, la chine ( quoi que la ils commencent a faire comme nous )

Voila la valse des nations ... Ca monte et ca redescend

Les etats unis ont 20 ans d'avance. Ils ont atteint le summum et ont chutés progressivement. Aujourd'hui ils commencent a apercevoir le fond et remonter.
Nous en feront de même d'ici 20 ans

C'était ma philosophie sur l'ordre mondiale

Nous auront bon tout faire en sorte que les programmes d'enseignement soient les meilleurs possible, personne ne donnera de coup de pieds aux enfants pour réussir.

Tout ceci est exacte, à l'exception des élitistes qui eux sont obligés, pour ne pas être à l'écart de la famille. Question de tradition

Écrit par : Meryl Perreard | 25 novembre 2008

Non, ce n'est pas un canular, le Meryl existe :

http://www.merylperreard.fr/merylperreard/Fiche_personnelle.html

Ventura peut se rhabiller...

un extrait : "Ma main a commencé de prendre la forme d’une souris lorsque j’avais six ans"

Roger !

Écrit par : dugong | 25 novembre 2008

Qui donc pour nous donner un coup de pied au cul pour donner le meilleur de nous même ? Personne...

Ecrit par : Meryl Perreard | 25 novembre 2008

Pour faire cela, il faut une sacrée pointure et ne pas craindre de se retrouver en garde à vue (on l'est pour moins que ça). Une société hyper contientieuse, des parents doltoïsés, le pédocentrisme et le jeunisme ambiants, une éducation nationale émasculée -et j'en passe et des meilleurs- n'incitent guère à donner du nerf à la gélatine.

Écrit par : Magister | 25 novembre 2008

"Une société hyper contentieuse"

Écrit par : Magister | 25 novembre 2008

Suffit de motivation, et ca, c'est de plus en plus dur à trouver. Quand la vie est facile, on ne veut pas fournir le moindre effort.

Ecrit par : Meryl Perreard | 25 novembre 2008

Voilà, voilà. Nous sommes en phase.

Belle gueule, d'Artagnan !

Écrit par : yann | 25 novembre 2008

Dites, Meryl, le gâteau à la crème devant lequel vous posez sur votre site, il est où au juste, près de Toulouse ?

Écrit par : yann | 25 novembre 2008

Ah, non, au temps pour moi, il est en Inde. Osho ??

Écrit par : yann | 25 novembre 2008

"Non, ce n'est pas un canular, le Meryl existe ..."
Ecrit par : dugong | 25 novembre 2008

Hem Hem …

Que dire …
C'est du joli... Merci ...

Continu…

Pourrai tu expliquer quel est ton intérêt , Dugong d'exposer mon site internet ( et par de même ma vie personnel ) sur un blog ?
Cela ne me plaît guère.
Alors au moins, s'il te plaît, va au fond de tes pensées.

Si tu souhaite me descendre, fait le, mais il y a des règles pour cela.

Écrit par : Meryl Perreard | 25 novembre 2008

Yann,

S'il te plaît ! je suis à la BU de ma fac ... Alors tes commentaires, je suis mort de rire. C'est pas sérieux ca. Il y en a qui travaillent derrière moi !

Merci pour la gueule de D'artagnan ;-) On va dire que c'est un devoir de mémoire ( comme l'aime notre président ) envers la littérature de Dumas, que j'accomplis.

Pour le gâteau, bravo !! :-P J'ai pas mieux.
Disons qu'on a tout besoin, un jour ou l'autre, de se recentrer sur soi-même par un voyage...

Écrit par : Meryl Perreard | 25 novembre 2008

"Si tu souhaite me descendre, fait le, mais il y a des règles pour cela."

Au sabre ou à la clé de 12 ?

Écrit par : dugong | 25 novembre 2008

Meryl, j'ai visité votre site. J'aime votre allure et votre troisième devise : "Se respecter sois même, c’est respecter les autres." C'est une clef. En effet, il ne sert à rien d'essayer d'inculquer à des brutes le respect d'autrui avant même de les amener à se respecter eux-mêmes et donc, en quelque sorte, à s'aimer. Mais comment ? C'est là que joue votre première devise "vivre l'instant présent", que je retournerais pour l'appliquer au premier devoir parental d'éducation : être présent à l'enfant (qui, quant à lui, vit véritablement l'instant présent, au sein duquel tout se détermine). Un enfant aimé, c'est-à-dire auquel on est présent, développe naturellement le respect de lui-même et par extension celui d'autrui.

Écrit par : Magister | 25 novembre 2008

Si tu souhaite me descendre, fait le, mais il y a des règles pour cela.
Ecrit par : Meryl Perreard | 25 novembre 2008

@Dugong, dans les règles, dans les règles !

Mince, on s'amuse ici !
GM:-)))))))

Écrit par : guy morel | 25 novembre 2008

Roger, merci pour votre avant-dernier message qui est extrêmement clair, et où il n'y a pas un mot de trop, (à mon avis) dans les explications que vous donnez.
Mais quel besoin avez-vous d'y avoir ajouté ce dernier paragraphe où vous parlez de vous?

Écrit par : Christophe Sibille | 25 novembre 2008

Finalement, il est normal le concasseur de Chamonix ?

Ecrit par : Amélie | 25 novembre 2008

Vous êtes une inconditionnelle du "comique" de répétition?

Écrit par : Christophe Sibille | 25 novembre 2008

http://www.jeux-geographiques.com/Jeux-geographiques-Villes-de-France-jeux-geographiques_pageid12.html
Allez jouer à ce petit jeu et, après, revenez vous moquer des capessiens de géo ...

Écrit par : dobolino | 25 novembre 2008

A y réfléchir de près, c'est mal de se moquer de notre Narsaucisson.

Par les temps qui courent, c'est peut-être un futur collègue...

Vision parano : on vous bombarde tuteur de l'engin...

Écrit par : dugong | 25 novembre 2008

Pour le gâteau, bravo !! :-P J'ai pas mieux.
Disons qu'on a tout besoin, un jour ou l'autre, de se recentrer sur soi-même par un voyage...

Ecrit par : Meryl Perreard | 25 novembre 2008

Sérieux, il est où, le gâteau ?
Il faudra que j'aille voir ça.

Écrit par : yann | 25 novembre 2008

Et bien je ne pensais pas que ma vie vous passionnerais à ce point. A se demander si … Non quand même pas ^^

Yann : Loupé pour Osho. Essai encore

Dugong et Guy : S'il vous plaît! Je vais devoir quitter la BU si ca continue. Apparemment je m'esclaffe un peut trop fort.

Magister : Ca me fait plaisir que vous ayez noté ces citations.
L'analyse que vous en tirez est vraiment intéressante.
Quand on vie l'instant présent, on ne se démoralise pas avec le passé, ni avec ce qu'il va se passer dans le futur. On met toute son énergie dans ce que l'on fait au moment même.
Le problème quand on pense au future, c'est que l'on établis des scénarios en tête. Seulement le jour ou les scénarios s'accomplissent, ils ne seront jamais comme on l'avais imaginé. Nous ne tirerons de ce moment que déception, au lieu de le voir comme un jour nouveau et d'en tirer pleinement partie.
Pour un parent, si il ne met que des attentes sur son enfant, et pense à ses erreurs, il ne verra jamais son enfant présent sous ses yeux, grandir. Et l'autre se sentira mal aimé par la suite. Ainsi répercutions il y aura.

Il y a une chose a faire attention tout de même. On ne peut pas évoluer sans avoir d'objectif. C'est a dire dans penser au futur.
Mais quel futur ? Celui de se voir riche et célèbre ? Ingénieur ? Ou bien celui de se voir réussir son contrôle du lendemain, puis son trimestre, année, diplôme ...
Si on avance en regardant trop loin, on n'a aucune conviction et motivation.
En revanche, si on avance en regardant les étapes, les une après les autres, alors on sais que la marche suivante est toute proche et on se donne la motivation de la franchir, pour avoir un nouvel objectif atteignable. Marche après marche
Une fois cet objectif dans un futur réalisable fixé. Il est nécessaire de revenir au présent pour se donner toute l'énergie pour accomplir ce que l'on fait.
Ainsi va la vie...

J'ai assisté à une conférence un jour d'un français qui a réalisé il y a 2/3 ans Paris-Tokyo en courant, sans jours de repos.
19 000 Km à raison de 80km par jours ( si je ne me trompe pas )
Croyez vous que si il était partis de paris je se disant " Je veut arriver à Tokyo" il aurait réussi ?
Imaginez vous en plein Europe de l'est en vous disant "Plus que douze milles kilomètres à courir "
Impossible.
Son objectif à lui : Courir de 2 minutes en 2 minutes " Aller. Je cours 2 minutes de plus"
Il pensais à ou il sera 2 minutes plus tard.
( Pour la petite histoire, cet homme est banquier à l'origine, a une sorte de malformation au pied et boite )

Bon. Il est temps de quitter la BU, j'ai un code de la route à passer :-P

Écrit par : Meryl Perreard | 25 novembre 2008

Yann,
pour le gâteau :
Bangalore en Inde
Centre international de la fondation Art of Living
( "bangalore ashram" dans google)

Écrit par : Yann | 25 novembre 2008

Roger ?!

Jamais là quand on a besoin de lui pour une urgence...

Écrit par : dugong | 25 novembre 2008

Bon. Il est temps de quitter la BU, j'ai un code de la route à passer :-P
Ecrit par : Meryl Perreard | 25 novembre 2008

Faisons gaffe, c'est une balise du gosminé. On est épiés. D'ailleurs il l'a dit : "j'ai du monde qui travaille derrière moi".
Et puis vous avez-vu sa botte ?
Dugong, si j'étais vous, je renoncerais à la clef de 12 pour un tronçonneuse ( guide de 80 cm).
Faut pas rigoler avec des gars qu'ont un code à passer.

Écrit par : guy morel | 25 novembre 2008

Yann : Loupé pour Osho. Essai encore

Bangalore ! Plus près que je ne croyais de mes attaches. J'irai.

Dis donc, c'est le grand écart en deux semaines !

Écrit par : yann | 25 novembre 2008

Yann,
pour le gâteau :
Bangalore en Inde
Centre international de la fondation Art of Living
( "bangalore ashram" dans google)

Ecrit par : Yann | 25 novembre 2008

Oh, Meryl, c'est pas moi qui ai écrit ça.
Et, en plus, j'ai trouvé tout seul (gràce à glouglou, quand même)

Écrit par : yann | 25 novembre 2008

Bonjour,

pardonnez moi tout d'abord de laisser un commentaire quelque peu hors sujet. Je suis une élève du lycée Jean Jacques Rousseau à Sarcelles. Actuellement en 1ere L, j'ai un projet à réaliser et à présenter au mois de mars prochain. Mon sujet est le suivant : Mai 1968 et l'Image. Je réalise ainsi un court métrage sur ce sujet, et contacte des personnes susceptibles d'apporter leur pierre à l'édifice. Ce serait donc un honneur pour moi de pouvoir interviewer, l'espace de quelques minutes, un ancien militant d'extrême gauche en mai 1968.

Merci d'avance pour votre réponse, qu'elle soit positive ou négative.

BRAUN Lou

Écrit par : Lou Braun | 25 novembre 2008

C'est la journée des Trolls?

Écrit par : TotoWeininger | 25 novembre 2008

Le problème quand on pense au future, c'est que l'on établis des scénarios en tête.

Ecrit par : Meryl Perreard | 25 novembre 2008

Contre les maux de tête, essayez le no future, version punk du carpe diem. Indémodable.

Écrit par : TotoWeininger | 25 novembre 2008

Tout ce que je sais des IUT, je le tiens de l'expérience suivante : je postulai l'an dernier pour un poste de prag dans un IUT de province (hé oui, quand on vous dit que les temps sont durs) et parmi les raisons que j'invoquai pour expliquer ma candidature, je glissai candidement que j'aime bien les étudiants motivés et bosseurs, et là un type me coupe net la parole, se fendant d'un : "ben, c'est pas ici que vous les trouverez!"

Finalement, ils m'ont classé deuxième. Je l'ai échappé belle.

Écrit par : TotoWeininger | 25 novembre 2008

Ce serait donc un honneur pour moi de pouvoir interviewer, l'espace de quelques minutes, un ancien militant d'extrême gauche en mai 1968.

Merci d'avance pour votre réponse, qu'elle soit positive ou négative.

BRAUN Lou

Ecrit par : Lou Braun | 25 novembre 2008

PFFF ! Ils étaient collégiens en mai 1968 ...

Écrit par : dobolino | 25 novembre 2008

Bonsoir

Est-ce qu'une boîte de prod' anticonstructiviste veut bien contacter Meryl Perreard ?

- Un, ça nous changera de Mickaël Vendetta, mon amour perdu

- Deux, c'est une occasion unique de créer le buzz et de donner un visage athlétique et zen à la transmission des savoirs

Écrit par : johnmarguerite | 25 novembre 2008

Je vais encore perdre un temps « fou » à cause d’une remarque totalement secondaire. C’est ainsi que de petites bifurcations plongent le blog dans des turbulences chaotiques…

Sylvie Huguet réagit normalement à ce qui lui semble, à juste titre, une hérésie terminologique. Guy Morel en profite pour accrocher son wagon au train lancé à toute vitesse qui doit me passer sur le ventre. Et Rogers Felts, trop heureux de me prendre en délit d’ignorance, savoure ce qu’il croit être une victoire a posteriori sur le thème des races.

Je suis d’abord heureux de constater que notre ami psychiatre revient aux saines distinctions du temps jadis, après avoir donné l’impression à propos de Dolto et de Pleux qu’il adoptait sans barguigner les thèses comportementalo-cognitivistes. Il se trouve que tout ce que nous dit Roger Felts, je le connais sur le bout des doigts. Connaissance purement livresque puisque je n’ai aucune expérience clinique pour des raisons évidentes. Il y a donc le champ des névroses (obsessionnelle, hystérique, phobique) et celui des psychoses (paranoïa, schizophrénie, et psychose maniaco-dépressive). A cela s’ajoute le champ des perversions : fétichisme, voyeurisme, exhibitionnisme, sadisme, masochisme, homosexualité. Je pense qu’il faut défaire le couple sado-maso et voyeur-exhibitionniste et me demande si Freud avait vraiment raison de mettre l’homosexualité dans le grand sac des perversions (vaste sujet de débat depuis plusieurs décennies mais passons). En tout cas, les pervers sont encore plus « incurables » que les psychotiques et on définit classiquement la névrose comme le « négatif d’une perversion ».

Il se trouve aussi que je me suis intéressé plus particulièrement à la cyclothymie (psychose maniaco-dépressive) pour des raisons professionnelles. Car cela renvoie à la grande théorie de la mélancolie, déjà élaborée par les médecins de l’Antiquité (avec l’hystérie, ce sont les deux seules maladies mentales connues et théorisées à l’époque). Or Platon et Aristote avaient mis en rapport la mélancolie (excès de bile noire) avec la prophétie et la poésie. Tout cela est repris à partir du XVIe et XVIIe (Burton, mais aussi les écrivains eux-mêmes) et amène à Nerval (« soleil noir »), Baudelaire (« spleen »), le premier Neruda, etc. Magnifique reprise par Benjamin à propos du drame baroque allemand (Trauerspiel) et de Baudelaire. Bref, « Deuil et mélancolie » est l’un des textes de Freud que j’utilise le plus dans mes cours sur la littérature baroque (avec de moins en moins de succès car la psychanalyse n’est plus à la mode). J’utilise moins aujourd’hui la Gradiva et, de façon générale, la théorie freudienne du fantastique (Hoffmann) parce que je n’ai plus beaucoup l’occasion d’aborder la littérature contemporaine. Mais cela m’arrive à propos de l’esthétique du grotesque (Bosch, Arcimboldo, et aussi des écrivains comme Quevedo). J’utilise enfin beaucoup « Le roman familial des névrosés » (développé et présenté par Marthe Robert). Contrairement à « Deuil et mélancolie », cela marche toujours parce que c’est toujours en prise avec le vécu des étudiants. Le cas d’Anthony (et celui des étudiants d’IUT ou des khâgnes rurales) est d’ailleurs tout à fait caractéristique.

Ayant rapidement étalé mon savoir (tout à fait rudimentaire), j’en viens à la phrase qui m’est reprochée. Elle consiste à dire qu’un névrosé (obsessionnel) peut « adopter une position maniaque ». C’était ma première formulation – et la plus juste. Elle ne traduit pas une ignorance (voir l’étalage antérieur) mais constitue une sorte de défi, ou d’invite, lancé aux psychiatres et psychanalystes. Est-ce qu’on doit se contenter des classifications classiques (répétition volontaire car le classicisme manifeste une obsession des classements) ? C’est l’un des problèmes de la psychiatrie actuelle. Roger Felts sait très bien, par exemple, que les co-cos ont « déclassé » l’hystérie malgré son pedigree millénaire. Et pourtant une amie psychiatre me disait, il y a quelques années, qu’on voyait encore dans les hôpitaux les hystériques les plus « classiques » qui soient, avec le grand arc de Charcot et tout et tout. Il y a donc toute une histoire des maladies mentales, qui frappent plus ou moins selon les époques. Les TOCS sont à la mode mais plus l’hystérie. Ce qui est à la mode aussi – et Roger Felts ne me démentira pas – ce sont les « borderline ». Autrement dit les « états limites » entre névrose et psychose. On en trouve à tous les coins de rue et ils déstabilisent les savoirs les mieux assurés. Je me demande donc s’il ne faudrait pas s’intéresser à des bordeline obsessionnel-maniaque. L’idée n’est pas vraiment de moi. Je l’ai trouvée exprimée récemment à propos de Badiou. Et c’est pourquoi, sans trop réfléchir, je l’ai appliquée au GRIP. Dans un contexte politique, donc. Il est évident que si l’on se situe dans le champ des borderline, les définitions classiques n’ont plus cours. « Adopter une position maniaque » est incompatible avec un état psychotique pur. Seuls les névrosés, et plus particulièrement les obsessionnels, adoptent des positions. De même faut-il alors découpler manie et dépression. La manie ne se traduit plus, dans ce cas, par des états d’exaltation pouvant amener au meurtre (Althusser) mais par un délire qui est plus proche de la paranoïa sans toutefois verser dans la folie des grandeurs ou le délire de persécution : borderline, quoi.

Je me demande donc (et c'est le fin mot de l'histoire) si les temps actuels, marqués par la fin de ce qui a circulé sous le nom de communisme, ne sont pas propices à des états borderline de ce type. Ceux qui n’arrivent pas à faire le deuil du communisme et qui ne sombrent pas non plus dans la folie maniaco-dépressive seraient alors prédisposés à adopter (névrotiquement) une position « maniaque » (puisque la manie renvoie, comme la dépression, à une perte au carré, perte de la perte : dans le deuil on sait ce qu'on a pedu, pas dans la mélancolie). Badiou, Morel même combat ? Voilà qui ne va pas faire plaisir à Morel. Ni à Badiou s’il lisait ce blog. Voilà surtout qui nous mène fort loin des programmes et des concours. Mais je réplique toujours quand on me met en cause. Sale habitude d’obsessionnel. Ou peut-être de maniaque, qui sait ?

Écrit par : Pedro Cordoba | 25 novembre 2008

Ainsi répercutions il y aura.

Ecrit par : Meryl Perreard | 25 novembre 2008

En grand danger, vous êtes.
T'aider, je puis.
Bonnes relations avec les Wookies, j'entretiens.
À vos intuitions, vous fier, il faut.

De commencer vient la guerre des clones.

Écrit par : TotoWeininger | 25 novembre 2008

Pour Lou BRAUN
Vous pourriez vous adresser à Herta Alvarez-Escudero. Tapez son nom sur Google

Écrit par : Pedro Cordoba | 25 novembre 2008

C'est plus qu'évident car la bourgeoisie est née de l'argent, s'est toujours alliée à l'argent et demeure soluble dans l'argent. La culture ne lui est qu'un ornement, quand elle s'en affecte, c'est-à-dire un faire-valoir, un peu comme jadis, quand elle se piquait d'aristocratie.
Ecrit par : Magister | 25 novembre 2008
Oui et non, c’est aussi un ensemble de codes culturels qui demeurent, un temps, quand la fortune a disparu. Cela me fait souvenir d’une phrase de R. Camus qui observait que , de nos jours, la seul chose qui sépare un riche d’un pauvre c’est l’argent. Avec ce sous-entendu qu’autrefois la culture allait avec l’argent(d’où l’aspect vulgaire et très nouveau riche de nos politiques, industriels, grands patrons). Combien de générations faut-il pour faire un gentleman ?

Écrit par : uncertain | 25 novembre 2008

.La pensée du jour :

"Seulement le jour ou les scénarios s'accomplissent, ils ne seront jamais comme on l'avais imaginé. Nous ne tirerons de ce moment que déception, "

Quand on a voté Sarko, par exemple?

Votre voyage en Inde, c'était le Mer(r)yl (s)Trip?

Écrit par : retraitée | 25 novembre 2008

Combien de générations faut-il pour faire un gentleman ?

Ecrit par : uncertain | 25 novembre 2008

Pour le défaire : une vie - parfois bien moins - suffit.

Écrit par : TotoWeininger | 25 novembre 2008

Moi, quand je suis entrée en prépa, c'était les autres que je trouvais largués, et pourtant c'était une prépa à huit kilomètres de Paris. Quand j'ai intégré l'école véto de Lyon, alors là !!!! J'avais jamais vu des engins pareils, lourds, bourgeois, englués. Mes allures de banlieusarde les impressionnait plutôt que d'engendrer le mépris. C'était mon langage qui primait et je n'ai jamais vu personne me mépriser !
Faut dire qu'il y avait des antécédents dans la famille, mon père ayant sorti le cran d'arrêt pour calmer les élèves d'hypokhâgne de Henri IV lors des bizuthages puis s'étant rendu dans ce célèbre grand Lycée avec des bottes d'égouttier pour prouver qu'il n'en avait rien à cirer (c'est le cas de le dire...), d'être un gosse d'ouvrier usurpateur.

Écrit par : dobolino | 25 novembre 2008

PFFF ! Ils étaient collégiens en mai 1968 ...
Ecrit par : dobolino | 25 novembre 2008

Qui, ils? Moi j'étais dans les manifs, et j'occupais la fac (c'était génial, il faisait beau, on avait planté des tentes sur la pelouse)!

Écrit par : retraitée | 25 novembre 2008

Il faut défendre les IUT. C'est ce qu'on a inventé de mieux depuis 40 ans. Ils marchent très bien, trop bien peut-être. De telle sorte qu'ils finissent par devenir des lieux hyper-sélectifs. Dans l'une de ces petites villes qu'un type qui ne me connaît absolument pas me reproche de mépriser, Troyes, l'IUT s'est même transformé en Université technologique. Désormais ils n'acceptent plus en première année que des Bacs S avec mention. Et du coup, les bacs pro-rattrapage s'inscrivent à la fac de lettres. Dommage pour les facs de lettres mais le fait que les IUT s'ouvrent de plus en plus à des écoles d'ingénieurs ou à des licences pro est très positif pour les étudiants des IUT. Quand on a 2,5 millions d'étudiants, ils ne peuvent pas tous devenir agrégés ou faire un PhD à Columbia. Il faut à la fois s'intéressr à une élite intellectuelle et au plus grand nombre. Est-ce que cette remarque me vaudra absolution pour tous les péchés dont on m'accable?

Écrit par : Pedro Cordoba | 25 novembre 2008

Quant à l'idée de draguer un de ces petits bourges de province compassés et chiraquiens, ça ne m'a jamais effleurée.

Écrit par : dobolino | 25 novembre 2008

Qui, ils? Moi j'étais dans les manifs, et j'occupais la fac (c'était génial, il faisait beau, on avait planté des tentes sur la pelouse)!

Ecrit par : retraitée | 25 novembre 2008

Bande de feignants !

Écrit par : dobolino | 25 novembre 2008

c'était génial, il faisait beau

Ecrit par : retraitée | 25 novembre 2008

C'est vrai qu'en ce moment c'est plus trop ça. Ya de quoi être nostalgique.

Écrit par : TotoWeininger | 25 novembre 2008

Pour le défaire : une vie - parfois bien moins - suffit.
Ecrit par : TotoWeininger | 25 novembre 2008
Allons au bout de votre pensée : combien d’années dans l’EN avant que le phénomène ne se produise ? :- )

Écrit par : uncertain | 25 novembre 2008

Facile de gagner !

http://www.le-mammouth-dechaine.fr/Ndj/files/page2_blog_entry175_6.jpg

Écrit par : Amélie | 25 novembre 2008

Si j'ai opté pour sarkozy, ce n'est pas les yeux fermés comme m'en accuse Robin ( Je pousse un peu loin car je ne parlerai que mon cas ). C'est parce que c'est la seul personne présidentiable qui a compris l'urgence de travailler sur l'éducation.
Lorsque Mme Royal n'avais que pour seul discours la division par 2 des classes sans parle un moindre mot du fait de devoir augmenter le nombre de professeurs, j'ai fait mon choix.

Je ne pensais pas à vous Meryl, mais à quelqu'un d'autre. Je vous trouve beaucoup plus sympathique que la personne en question et je vous ai lu avec beaucoup d'intérêt.

Écrit par : Robin | 25 novembre 2008

Dernières nouvelles du front (insulaire).

Suite de l'affaire de fraude dans l'académie de Corse. Le bras droit du recteur est bien mis en examen.
Mais aujourd'hui, c'est dans le corps enseignant que ça bouge. En effet, les profs du lycée de Corte n'ont pas supporté de voir deux collègues poursuivis pour "complicité de fraude aux examens", et veulent lancer un mouvement de soutien dans toute l'île. Ils dénoncent notamment "l'amalgame" entre la fraude au concours de recrutement des professeurs des écoles en 2007, qui serait bien réelle, et la remontée des notes en commission d'harmonisation au Bac 2008. Dans le deuxième cas, la procédure aurait été habituelle :
"Nous avons le sentiment qu'on veut jeter le discrédit sur le système des examens en Corse. Il est pourtant identique au système national" ("Corse-Matin", ce jour).
Ah, l'école de la lâcheté! Car justement, au lieu de défendre l'image de l'institution par corporatisme, voilà qui devrait être l'occasion de dénoncer les pressions exercées sur le correcteur, et la mascarade des 80% de réussite qui s'ensuit, que ce soit en Corse ou sur le continent!
On pouvait attendre du SNALC, dont je ne suis pas, et qui est majoritaire en Corse, une position allant dans ce sens. Eh bien, je dois dire que sa réaction est pour l'heure pitoyable, et de nature à cautionner toutes les dérives pédagogiques qu'il prétend dénoncer. Extraits de son communiqué publié dans "Corse-Matin" hier :

"[...] il est révoltant que l'on procède à un amalgame entre des situations différentes entraînant du même coup [...] une insupportable équivalence entre, d'une part, des affaires graves portant atteinte au bon déroulement des concours de 2007 et, d'autre part, des discussions pédagogiques nécessaires et légales à l'oral du baccalauréat 2008, le résultat étant de jeter en pâture à la vindicte publique des personnes respectables et respectées.
A-t-il donc fallu que les preuves concernant les affaires les plus graves aient cruellement manqué pour qu'on se rabatte sur des procédures pédagogiques réglementaires et courantes transformées du même coup en chef d'inculpation? Le SNALC demande que ces dossiers dévoyés au pénal soient réintégrés au sein de l'Education nationale qui a les moyens d'y voir clair."

Finalement, le SNALC serait-il lui aussi un syndicat d'accompagnement du système tel qu'il (dys)fonctionne selon les "procédures pédagogiques réglementaires et courantes"?

Écrit par : Daniel Arnaud | 25 novembre 2008

Allons au bout de votre pensée : combien d’années dans l’EN avant que le phénomène ne se produise ? :- )

Ecrit par : uncertain | 25 novembre 2008

Combien d'année dans l'EN avant l'anéantissement de notre propre éducation? Oh, quelques mois, tout au plus, je crois, si l'on n'y prend pas garde. Pour certains, plus fragiles, c'est même une question de jours, tant l'EN est une entreprise de destruction efficace - ils sauvent leur épiderme (et le reste) en claquant précipitamment la porte sans demander leur reste.

Écrit par : TotoWeininger | 25 novembre 2008

PS : par la fin du communiquer du SNALC, il faut sans doute entendre :

"[...] Le SNALC demande que ces dossiers dévoyés au pénal soient réintégrés au sein de l'Education nationale qui a les moyens... de les enterrer."!!!

Écrit par : Daniel Arnaud | 25 novembre 2008

"du communiqué...", bien sûr.

Écrit par : Daniel Arnaud | 25 novembre 2008

Oui et non, c’est aussi un ensemble de codes culturels qui demeurent, un temps, quand la fortune a disparu.

Ecrit par : uncertain | 25 novembre 2008

D'accord. Passant, cela me renvoie à ce que disait Luc Ferry lors de son audition par la Commission sur le métier d'enseignant du 8 au 12 octobre 2007 : "Les professeurs vivent comme des bourgeois avec des salaires de prolétaires."

Mais dans le cas des professeurs qui vivent comme des bourgeois, la fortune n'a pas disparu car elle n'a pas même pointé l'ombre de son nez. Remarquez, tel n'est pas l'objet de nos attentes quand il s'agit simplement d'être rémunéré décemment.

Écrit par : Magister | 25 novembre 2008

"Contrairement à toi, je pense qu'un bon maître peut faire des merveilles avec un programme merdique (et d'abord parce qu'il ne le respectera pas)..."



... et peut-être même surtout parce qu'il ne les respectera pas.

"... et qu'un mauvais prof fera des ravages parmi ses élèves avec le plus merveilleux des programmes."

Ecrit par : Pedro Cordoba | 24 novembre 2008

Tout comme un mauvais cuisinier ne fera qu'une grossière tambouille avec les meilleurs produits et ustensiles.
C'est vrai, dans le fond, l'institution n'est rien, la personne est tout.

Ecrit par : Magister | 25 novembre 2008

Ma fille a subi à une enseignante probablement irrécupérable quelque soit le programme en CP; CE1; CM1; CM2. Il lui en reste certes de séquelles mais ce n'est pas mon propos. Discutant avec Catmano de ce cas quand même très particulier et particulièrement rare, celle-ci m'a dit qu'il faudrait qu'elle soit nommée en CE2 dans une école à cinq classes ou plus, ce qui la réduirait à un pouvoir de nuisance minimum.
J'ai subi moi-même un professeur de mathématique absolument inefficace de la sixième à la quatrième, une terreur qui plus est et qui nous jugulait par un régime de peurs et de sanctions perpétuel. Cet homme, néanmoins, genre maniaco-dépressif, appliquait des programmes convenables au pied de la lettre, heure après heure, semaine après semaine. L'excellent professeur dont j'ai bénéficié en troisième a orienté un bon tiers de la classe en seconde C. Comme quoi, je continue à penser que Guy Morel a raison de faire ce qu'il fait et d'œuvrer comme il œuvre.

Écrit par : dobolino | 25 novembre 2008

PFFF ! Ils étaient collégiens en mai 1968 ...

Ecrit par : dobolino | 25 novembre 2008

Ah non, pas moi ! J'étais au lycée...en seconde, mais au lycée. Je veux bien que vous m'interviewiez. Je suis presque aussi passionnant que Mickaël Vendetta.

J'ai eu une vie très intéressante, mais au fond, je suis quelqu'un de très simple, de très modeste.

Je suis un peu vieux, mais encore très beau ! Mai 68, je pourrais vous en parler pendant des heures !

Mais aussi de la guerre de 14 !

La maquilleuse est douée ? C'est pour quelle chaîne ? ;-)

Écrit par : Robin | 25 novembre 2008

« Remarquez, tel n'est pas l'objet de nos attentes quand il s'agit simplement d'être rémunéré décemment. »

Parfois, ce n’est même plus une question de décence mais de survie . Si l’on songe aux T Z R , dont on parle peu sur ce blog, certains , avec le système d’établissement de rattachement, ne gagnent presque rien à venir travailler, à part, peut-être , le simple renouvellement de leur force de travail : ce qui reste est absorbé en frais divers.
Dieu merci, j’ai quitté depuis quelque temps ce camp des « prolétaires » de l’EN que sont les remplaçants. Mais , chaque jour, j’ai l’exemple de professeurs titulaires traités en chiens par le système.

Écrit par : uncertain | 25 novembre 2008

la fortune [...], tel n'est pas l'objet de nos attentes [...]

Ecrit par : Magister | 25 novembre 2008

Parlez pour vous! ;-)

Écrit par : TotoWeininger | 25 novembre 2008

Ou alors la fortune dans son sens étymologique, bonne ou mauvaise, mais le plus souvent mauvaise. .

Écrit par : uncertain | 25 novembre 2008

Si l’on songe aux T Z R , dont on parle peu sur ce blog

Ecrit par : uncertain | 25 novembre 2008

J'en suis!

Ce que vous dites au sujet de ces "prolétaires" est rigoureusement exact. C'est d'eux dont je parlais il y a quelques jours lorsque j'évoquai de jeunes collègues qui n'avaient même pas les moyens de faire un jour de grève et qui, pour reprendre leur expression, "payent pour travailler".

L'impayable SNES a poussé la maladresse jusqu'à envoyer récemment une brochure à tous les TZR dans laquelle il se vante d'être à l'origine de cette fonction.

Je crois que l'on va de nouveau vers l'utilisation massive de contractuels pour les remplacements, tant la situation est devenue intolérable pour beaucoup de titulaires. (elle le sera bien plus encore pour les contractuels, mais ils auront moins de moyens pour résister aux horreurs qu'on leur fera subir)

Écrit par : TotoWeininger | 25 novembre 2008

Ou alors la fortune dans son sens étymologique

Ecrit par : uncertain | 25 novembre 2008

C'est bien dans ce sens là que je l'entendais ;-)

Écrit par : TotoWeininger | 25 novembre 2008

La maquilleuse est douée ? C'est pour quelle chaîne ? ;-)

Ecrit par : Robin | 25 novembre 2008

C'est pour XXL, et c'est pas 68 mais 69. Vous êtes prié de venir avec votre compagne pour les premières prises.

La maquilleuse, c'est en option.

Écrit par : TotoWeininger | 25 novembre 2008

"Contre les maux de tête, essayez le no future, version punk du carpe diem. Indémodable.

Ecrit par : TotoWeininger | 25 novembre 2008 "


http://fr.youtube.com/results?search_query=the+clash&search_type=&aq=f

Écrit par : Clash fan club de l'éducation nationale | 25 novembre 2008

Cet homme, néanmoins, genre maniaco-dépressif, appliquait des programmes convenables au pied de la lettre, heure après heure, semaine après semaine. L'excellent professeur dont j'ai bénéficié en troisième a orienté un bon tiers de la classe en seconde C. Comme quoi, je continue à penser que Guy Morel a raison de faire ce qu'il fait et d'œuvrer comme il œuvre.

Ecrit par : dobolino | 25 novembre 2008

C'est de l'ironie?

Écrit par : Pedro Cordoba | 25 novembre 2008

Mais , chaque jour, j’ai l’exemple de professeurs titulaires traités en chiens par le système.

Ecrit par : uncertain | 25 novembre 2008

Oui, d'où mon mouvement d'humeur de ce matin, qui n'était pas dirigé contre Meryl, mais contre ceux qui estiment que c'est normal puisque nous ne sommes pas devenus, comme eux, des "commerciaux efficaces".

Excusez-moi de ne pouvoir m'expliquer davantage.

Ceux et celles d'entre vous qui ont le bonheur (et le malheur) d'être des "intellos" (de "sales intellos" ! comme disent le élèves, comme on disait "sales juifs" : les "vilains petits canards de la famille, et qui souffrent de méconnaissance dans leur propre milieu (frères, soeurs, parents, beaux-frères et belles-soeurs et toute la smala. "famille, je vous hais !", comme disait si bien André Gide)... me comprendront.

Et il se trouve que la famille est à l'image de la France entière.

J'en ai gros sur la patate ce soir.

Pour le dire en mots plus clairs, je repense à ma journée d'aujourd'hui et je pense que c'est une honte d'être si peu considérés et si peu payés pour le travail que nous faisons.

Je m'arrête là.

Écrit par : Robin | 25 novembre 2008

Je viens de voir vingt minutes de reportage sur la grève de l'audiovisuel public pendant le journal de France 2. C'était très, très bien fait !
Jolies vues de la manif' sous la Tour Eiffel avec interview(s?excusez-moi, je n'ai pas étudié l'anglais) longues de "gens de la base" intéressants (une présentatrice du journal de F3 et une grande reporter de F2), comparatifs avec d'autres pays européens, débat entre deux députés, etc.
On nous a bien tout expliqué : casse du service public, "réforme" faite à la va-vite sans consulter la base dans le but évident de diminuer des coûts déjà faibles, pont d'or fait au privé, suppression de ce qui, paraît-il, marchait mal alors qu'il suffirait de le réformer...
La ressemblance était flagrante. S'ils en avaient fait seulement la moitié jeudi dernier pour expliquer les soucis de l'Education encore un peu Nationale, nous aurions actuellement 80 % des Français derrière nous.
Fonctionnaires de tous les pays, unissez-vous !

Écrit par : catmano | 25 novembre 2008

La maquilleuse est douée ? C'est pour quelle chaîne ? ;-)

Ecrit par : Robin | 25 novembre 2008

C'est pour XXL, et c'est pas 68 mais 69. Vous êtes prié de venir avec votre compagne pour les premières prises.

La maquilleuse, c'est en option.

Ecrit par : TotoWeininger | 25 novembre 2008

Je peux venir sans ma compagne et prendre la maquilleuse en option ? ;-)

Écrit par : Robin | 25 novembre 2008

Pour Lou Braun encore,
J'avais mal compris votre demande. Je vous parlais d'Herta parce qu'elle est devenue réalisatrice. C'est une anar espagnole, passée au 22 mars puis aux maos. Et qui, contrairement à ses anciens copains (Geismar, July) n'a pas rejoint le camp du social-libéralisme. Je vois que vous cherchez simplement des anciens militants. On en trouve à la pelle. Mais où est alors le rapport entre mai 68 et l'image?

Écrit par : Pedro Cordoba | 25 novembre 2008

C'est de l'ironie?

Ecrit par : Pedro Cordoba | 25 novembre 2008
Mais non que c'est pas de l'ironie ! C'est un constat de terrain. Plus un prof est con et nul, plus il faut que les programmes soient lisibles, simples et clairement balisés. Ça leur évite de divaguer comme de jeunes chiens fous, d'activités épanouissantes en sorties scolaires véreuses.

Écrit par : dobolino | 25 novembre 2008

Pour Lou Braun encore,
J'avais mal compris votre demande. Je vous parlais d'Herta parce qu'elle est devenue réalisatrice. C'est une anar espagnole, passée au 22 mars puis aux maos.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 25 novembre 2008

N'importe quoi ! C'est une sorte de saucisse sous plastique avec 50% d'amidon de maïs. Les enfants adorent ça !

Écrit par : dobolino | 25 novembre 2008

Suite à la mise au point de Pedro Cordoba sur les terminologies psychiatrique, je suis prêt à reconnaître après lui que « tout est dans tout et réciproquement ».
Je rappelle que mes propos étaient consécutifs à ce qu'il avait exprimé :
« Je n'appliquais pas l'adjectif "maniaque" aux programmes. J'avais précisé : au sens psychiatrique. … Un maniaque, c'est quand un obsessionnel devient fou : ce que je dis est vrai, ce que je fais est juste, je suis le seul à dire le vrai, le seul à faire ce qu'il faut.…Quand plusieurs maniaques se rencontrent, ils forment une secte.… »
Et après relecture de ces quelques lignes, de ma propre prose et double lecture de la longue justification de Cordoba qui s'en est suivi, je dois reconnaître que je ne comprends plus rien à la langue française et que je vais de ce pas participer aux débats en langage Han où je suis à peu près sûr que ce sera l'incompréhension totale… Mais là, cela me rassurera ! Car je pourrai leur dire que non seulement je n'ai pas la même langue qu'eux, mais en plus que je ne suis pas de la même race… Et ils ne se vexeront même pas !

Écrit par : Roger Felts | 25 novembre 2008

Je crois que l'on va de nouveau vers l'utilisation massive de contractuels pour les remplacements, tant la situation est devenue intolérable pour beaucoup de titulaires. (elle le sera bien plus encore pour les contractuels, mais ils auront moins de moyens pour résister aux horreurs qu'on leur fera subir)

Ecrit par : TotoWeininger | 25 novembre 2008

Lu et approuvé à 100% C'est exactement ce vers quoi le système s'oriente actuellement, du moins en collège. Je vis ça tous les jours.

On casse tout dans ce pays en ce moment : l'économie réelle, les services, l'école, les médias, les gens.

Mais après tout qu'est-ce qu'une "personne" pour les gestionnaires aux ordres, un rouage, un simple rouage, échangeable, remplaçable, jetable...Personne.

Écrit par : Robin | 25 novembre 2008

Bon, Roger Felts prend la chose avec humour, c'est bien. Mais ce que j'essaie de dire a un côté sérieux, peut-être susceptible d'intéresser un psychiatre. C'est pas très facile à expliquer mais la remarque de R. Felts nous met sur le bon chemin : je ne comprends plus rien, dit-il, à la langue française. Or si la langue assimile les "manies" avec ce que les psys appellent des comportements obsessionnels, c'est bien qu'il y a un borderline possible non seulement entre obsession et paranoïa (ce qui est connu depuis toujours) mais aussi entre obsession et manie (ce qui serait plus nouveau) : quand un obsédé devient fou (borderline) il peut devenir maniaque. Une phrase comme "je suis le seul à avoir raison" pourrait être symptôme de manie et non de paranoïa. Le cas de Badiou, scotché au maoïsme de sa jeunesse et pas paranoïaque du tout, est assez représentatif du phénomène.
Si vous prenez des cours de Han, l'âne de Morel pourrait vous donner des cours de Hi...

Écrit par : Pedro Cordoba | 25 novembre 2008

Il faut défendre les IUT. C'est ce qu'on a inventé de mieux depuis 40 ans. Ils marchent très bien, trop bien peut-être. De telle sorte qu'ils finissent par devenir des lieux hyper-sélectifs. Dans l'une de ces petites villes qu'un type qui ne me connaît absolument pas me reproche de mépriser, Troyes, l'IUT s'est même transformé en Université technologique. Désormais ils n'acceptent plus en première année que des Bacs S avec mention. Et du coup, les bacs pro-rattrapage s'inscrivent à la fac de lettres. Dommage pour les facs de lettres mais le fait que les IUT s'ouvrent de plus en plus à des écoles d'ingénieurs ou à des licences pro est très positif pour les étudiants des IUT. Quand on a 2,5 millions d'étudiants, ils ne peuvent pas tous devenir agrégés ou faire un PhD à Columbia. Il faut à la fois s'intéressr à une élite intellectuelle et au plus grand nombre. Est-ce que cette remarque me vaudra absolution pour tous les péchés dont on m'accable?

Ecrit par : Pedro Cordoba | 25 novembre 2008

Ce Pedro Cordoba, que je salue, est un homme plein de bon sens. Il faudrait que d'aucuns en prennent de la graine.

Écrit par : Polyxene | 25 novembre 2008

Moi non plus, je ne comprends désormais pas grand chose à la langue française. Après nous avoir dit que son mauvais prof de maths était une catastrophe avec de bons programmes, Dobolino prétend qu'il suffit de bons programmes pour neutraliser les mauvais profs.

Écrit par : Pedro Cordoba | 25 novembre 2008

Bonsoir

Est-ce qu'une boîte de prod' anticonstructiviste veut bien contacter Meryl Perreard ?

- Un, ça nous changera de Mickaël Vendetta, mon amour perdu
- Deux, c'est une occasion unique de créer le buzz et de donner un visage athlétique et zen à la transmission des savoirs
Ecrit par : johnmarguerite | 25 novembre 2008

Mort de rire... Lorsque l'adresse de mon site a circulé, j'etait persuadé que j'allais etre comparé à Mickael Vendetta. Moi qui n'arrive pas a supporter mec, cela me fait plaisir de savoir qu'on me met a pied d'égalité avec lui ... Merci ^^

"un visage athlétique et zen à la transmission des savoirs"
Oui c'est vrai hein ! Cela nous changera de celui à moustache. Démodé je vous dis. Place au mien
Place à a Zénitude dans l'éducation ... Oups .. Pardon

--------------

.La pensée du jour :

"Seulement le jour ou les scénarios s'accomplissent, ils ne seront jamais comme on l'avais imaginé. Nous ne tirerons de ce moment que déception, "

Quand on a voté Sarko, par exemple?
[...]
Ecrit par : retraitée | 25 novembre 2008

He oui c'est tres juste, mais bon ... la on tombe dans l'extrême.

Quoi que je m'attend au pire.
Parce que bon, pour sarkozy, nous étions 10 millions a placer tous nos espoirs sur sa (petite) taille.
Mais prenez Obama. C'est le monde entier qui place tout les espoirs inimaginable sur cet homme donc on ne connaît toujours pas son programme par ailleurs. Certes il est d'apparence costaud (lui), mais l'homme a ses limites.
Alors quand on voie le resultats avec le notre, ca va faire des dégâts chez les étoilés.

-----------------

Je ne pensais pas à vous Meryl, mais à quelqu'un d'autre. Je vous trouve beaucoup plus sympathique que la personne en question et je vous ai lu avec beaucoup d'intérêt.
Ecrit par : Robin | 25 novembre 2008

Cela fait chaud au coeur de savoir, moi petit etudiant que je suis, que je suis lu avec intérêt dans ce blog que je compare à une arène.
Serai-je considéré comme du Sang frais ? Tout le monde s'intéresse à ma personne, à ma vie afin de mieux me savourer. Car bon, je suppose que vous en avez assez de vous taper dessus à longueur de journée. Et voilas qu'une nouvelle proie fait sa percée ( avec fierté au passage ).
Bien entendu tout ceci est de l'ironie hein.

Dommage que mes réflexions aient été engloutis par tant de hors sujet ( auxquels je participe )

Écrit par : Meryl Perreard | 25 novembre 2008

Eh oh, ce n'est pas hors sujet, moi, c'est pour défendre les IUT que le cause.

Si on écoute Dugong, les IUT sont le cheval de Troie des entreprises, et sont "universitaires sans l'être".

Yann est déjà plus modéré.

Et Pedro Cordoba a bien parlé.

Écrit par : Polyxene | 25 novembre 2008

*que le cause = que je cause.

Écrit par : Polyxene | 25 novembre 2008

3Mort de rire... Lorsque l'adresse de mon site a circulé, j'etait persuadé que j'allais etre comparé à Mickael Vendetta. Moi qui n'arrive pas a supporter mec, cela me fait plaisir de savoir qu'on me met a pied d'égalité avec lui ... Merci ^^3


Euh, non, je m'en voudrais quand même ! Mikael nous vient de l'Institut Universitaire de Tectonik, ce n'est pas pareil !

Écrit par : johnmarguerite | 25 novembre 2008

Et puis j'ai un DUT Métiers du Livre, alors ce n'est pas moi qui vais cracher sur les IUT !

Alors, ne cherchez pas à rivaliser avec Mikael (c'est de toutes façons un combat perdu d'avance, sauf si vous arrivez à entrer en méditation zen ET à vous passer de l'huile sur le corps en même temps : à ce moment-là, je VEUX la vidéo !)

Écrit par : johnmarguerite | 25 novembre 2008

Si vous prenez des cours de Han, l'âne de Morel pourrait vous donner des cours de Hi...
Ecrit par : Pedro Cordoba | 25 novembre 2008

Pedro,
Laisse mon âne hors de nos petites querelles.
À part cela, c'était assez drôle ton développement sur les névroses, les psychoses etc, tout cela pour en arriver à la mélancolie post-communiste. Avec Badiou en renfort. Franchement, à ton âge, tu devrais être assez raisonnable pour ne plus recourir à ce genre de sornettes
Pour ce qui est du train dont je parlais, il est en route et rien ne l'arrêtera.
Sinon bien sûr une insurrection générale.

Écrit par : guy morel | 25 novembre 2008

Il faut défendre les IUT. C'est ce qu'on a inventé de mieux depuis 40 ans. Ils marchent très bien, trop bien peut-être. De telle sorte qu'ils finissent par devenir des lieux hyper-sélectifs. Dans l'une de ces petites villes qu'un type qui ne me connaît absolument pas me reproche de mépriser, Troyes, l'IUT s'est même transformé en Université technologique. Désormais ils n'acceptent plus en première année que des Bacs S avec mention. Et du coup, les bacs pro-rattrapage s'inscrivent à la fac de lettres. Dommage pour les facs de lettres mais le fait que les IUT s'ouvrent de plus en plus à des écoles d'ingénieurs ou à des licences pro est très positif pour les étudiants des IUT. Quand on a 2,5 millions d'étudiants, ils ne peuvent pas tous devenir agrégés ou faire un PhD à Columbia. Il faut à la fois s'intéressr à une élite intellectuelle et au plus grand nombre. Est-ce que cette remarque me vaudra absolution pour tous les péchés dont on m'accable?

Ecrit par : Pedro Cordoba | 25 novembre 2008

Saviez vous que les IUT ont été à l'origine crées à l'égard des étudiants venant des filières S uniquement ? Aujourd'hui on en pense tout l'inverse et on dis que les IUT sont devenues fermés et seuls les S sont acceptés.
On dis que les IUT sont de plus en plus fermés pour les S et que la selection est accrue. Cela ne viens pas que de vous, Pedro, mais du ministère également.
Il faut tout d'abord penser qu'il y a des formations plus ou moins adaptés à des etudiants venant de STI , STT et STL.
Je pense par exemple aux formations "Mesures Physiques". Rare sont les STI qui y réussissent. Après, il y a des formations plus ouvertes ou on ne demande pas un bagage trop important. Je pense notamment aux formations Electronique, Informatique, Mécanique, Telecommunication.
Il peut être intéressant de regarder les critères de sélections. En faite, chaque département au sein d'un IUT définie sa règle. En premier lieu c'est un calcul automatique sur les notes trimestriels obtenues au cours de la premiere et la terminale. Chacun fait sa sauce pour sélectionner les profils correspondant au mieu à la formation proposée. C'est pas étonnant qu'un etudiant venant de STI Electronique sera refusé en Gestion entreprise et administration par exemple ou en Technique commercial.

Enfin, il y a un autre facteur qui module la sélection: La baisse de l'effectif. Je suppose que vous serez surpris d'apprendre que l'on s'inquiette au sein des conseils de la baisse du nombre d'effectifs dans les IUT. On ne sais pas vraiment ou ils vont, mais il y a un fait qui commence à s'avérer.
Il faut savoir que les lycées font la guerre avec les universités pour garder leurs étudiants en BTS plutôt que les envoyer à l'IUT

Un exemple ? Cela fait 2 années de suite que mon DUT appel les fond de liste d'attente pour remplir les amphithéâtres. Etant donné que on peut postuler librement dans n'importe quel IUT de France, il est certain que les désistements sont en nombre. Je verrai ce que cela donnera avec la promotion qui sortira en 2009

Pour en revenir sur le sujet principal, Mme Pecresse a justement demandé l'année dernière à ce que les IUT prennent plus d'étudiants en provenance de filières technologiques. Comme quoi l'ascenseur social est avéré.
Ainsi pour cette rentrée il a été pris soin d'essayer de prendre un peut plus de Technos.
Ceci est couplé à l'enveloppe ministériel destinée à aider les bacheliers technos en IUT.

Avec tout cela, et l'implication du Conseil d'administration de la plus grosse IUT de France pour que les IUT restent le plus indépendantes possible, je me pose des questions mais je suis tout de même confiant.

Nb. J'ai retrouvé le compte rendu de CA relatant du soutien du MEDEF entre autre pour les IUT et les démarches en cours afin d'assurer un financement par les université de manière sécurisée et surveillé par le ministère.

Note à part :
Amusez vous à associer une formation IUT + IUP ( institut universitaire pro ) et vous remettez en cause la formation universitaire classique DESS
Verra t'on un jour des Universités technologiques différenciés des Universités classiques ?
Avec un IUP, vous obtenez une embauche en 3 mois en CDI. C'est une excellente poursuite après un IUT.
Mais afin de se prémunir de toute dérive, les universités s'arrangent pour que les IUP deviennent des Master Pro ( DESS )

Bon Il va falloir que je décroche de ce blog un moment. Vous m'avez bouffé une journée et demi. Me voila en retard pour préparer mon exposé de demain soir sur le rejet des diplômes universitaires dans les grandes entreprises face aux diplômes d'ingénieurs.

Écrit par : Meryl Perreard | 25 novembre 2008

Alors, ne cherchez pas à rivaliser avec Mikael

Ecrit par : johnmarguerite | 25 novembre 2008


Vous m'en soulagez !

Écrit par : Meryl Perreard | 25 novembre 2008

Après nous avoir dit que son mauvais prof de maths était une catastrophe avec de bons programmes, Dobolino prétend qu'il suffit de bons programmes pour neutraliser les mauvais profs.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 25 novembre 2008

Je ne crois pas que Dobolino ait dit cela. En revanche, toi tu dis avec constance quelque chose de troublant : si les mauvais programmes ne sont pour rien dans le délabrement de l'enseignement, à quelle autre cause attribuer ce délabrement si ce n'est à la nullité du corps enseignant ?
Bonsoir.

Écrit par : guy morel | 25 novembre 2008

J'en ai gros sur la patate ce soir.

Pour le dire en mots plus clairs, je repense à ma journée d'aujourd'hui et je pense que c'est une honte d'être si peu considérés et si peu payés pour le travail que nous faisons.

Je m'arrête là.

Ecrit par : Robin | 25 novembre 2008

Je continue ici.

C'est même un scandale qui discrédite par avance toute réforme prétendue améliorer le système. La première chose à faire, d'urgence, était de sortir le monde enseignant de son déclassement pécunier. Oh ! on ne manque jamais de le brosser dans le sens des poils -les profs ceci, les profs cela- mais au fond « ils » les méprisent (preuve incontestable : la fiche de paye).

Le sacerdoce, c'est affaire et choix personnels ; la juste rétribution, c'est affaire d'Etat. Rien n'ira plus sans une motivation sonnante et trébuchante à la hauteur des ambitions affichées. Certes, l'argent n'est pas tout, mais ce n'est pas rien non plus. Si les professeurs n'apparaissent pas comme des modèles sociologiques, ils n'ont aucune autorité (car ne servant pas d'exemples et encore moins de modèles) et l'école n'est qu'une coquille vide où les choses fonctionnent par défaut et très mal, un champ de foire où l'on joue à être sérieux. Certes, un cours a toujours plus ou moins tenu de la comédie, mais il y fallait tout de même un art consommé. Aujourd'hui, on prétend faire passer un vaudeville au rang de tragédie. Ce qui m'inspire le dicton du jour :

A la Sainte-Catherine,
Te prends pas pour Racine.

On prétend gagner la guerre sans motiver les troupes ? C'est inconséquent, c'est bête, c'est à hurler de rire. Rions donc. Monter le niveau de recrutement ? Bon, encore qu'un niveau d'aujourd'hui ne vaut pas son sous-niveau d'autrefois. Tarte à la crème ! C'est une fuite en avant, une surenchère d'évitement : celui du prioritaire = payer les profs et non leur faire l'aumône. Car si l'on redonnait du vrai contenu, une vraie exigence aux enseignements, il n'y aurait pas lieu de tirer sur l'élastique. Ce qui fait que maintenant, pour postuler à un quelconque job d'été, il faut afficher un niveau d'études sans commune mesure avec le travail et le salaire proposés.

Après la mastérisation des concours, leur doctorisation ? Pour, à l'arrivée, tirer le diable par la queue quand même ? C'est un jeu de dupes que nous jouent les politiques et il n'y en a pas un pour racheter l'autre. Ce qui se passe actuellement au PS relève de la cour de récré. Et ce n'est pas une figure de rhétorique. D'ailleurs, ces tartuffes sont en train de transformer le pays tout entier en pétaudière. Mais ne sont-ils pas à l'image des gogos, des cocus qui les portent au pouvoir, toujours prêts à croire monts et merveilles ?

Vous fûtes simples randonneurs ? Vous allez être de vrais alpinistes. Mais nous n'avons que des charentaises à vous proposer (fabriquées en Chine Maritime)...

Écrit par : Magister | 25 novembre 2008

Dites, Meryl, vous ne voudriez pas vérifier un peu vos contributions? Toutes ces fautes ne me donnent pas envie de vous lire...

Écrit par : Cunégonde | 25 novembre 2008

Pedro Cordoba, grâce à vous, je viens de découvrir un nouveau concept. À côté du délire paranoïde, du délire paranoïaque, du délire paraphrénique, je constate dans les notes de ce blog investissant la psychiatrie qu'existe aussi un délire para borderlino cordobachien qui comme le cul avec la chemise autorise l'obsessionnel décompensé a plongé dans les délices de l'excitation maniaque. Je ne prolonge pas le débat, car là je n'aurai même pas besoin d'un Pichot pour qu'on ne fasse par prendre pour des vessies les lanternes de la psychiatrie. Je veux quand même lever une confusion. Badiou n'est ni maniaque, ni paranoïaque, ni borderline, c'est un universitaire. Althusser était aussi universitaire, mais il a tué sa femme : il était maniaco-dépressif. Quelque soit son mode de relation aux autres (les universitaires ont le plus souvent un mode relationnel parano ou hystérique, quelquefois maniaque, exceptionnellement paranoïde (schizophrénique)) Badiou a des thèses que je considère comme sympathique quand il débat avec B.H.L., parfaitement ridicule quand il débat avec des féministes sur le port du voile… Mais ce que je veux préciser, c'est qu'il n'y a pas grand-chose de commun entre les maladies obsessionnelle, maniaque, paranoïaque ou schizophrénique et les comportements et attitudes auxquels on accole les mêmes noms pour le commun des mortels et même le commun de nos élites… À quelques exceptions près qui font tout le charme de la confusion.

Écrit par : Roger Felts | 25 novembre 2008

Suis bien content que Pedro et moi — et quelques autres — soyons d'accord sur l'utilité pédagogique et sociale des IUT and co.
PAr ailleurs, la CPU est en train de lancer une opération grand style en direction des prépas. Devraient pas, ce sera la goutte d'eau qui fera déborder le vase… Faut pas toucher au terrain de chasse des enfants de bobos.
JPB
PS. Royal fait la tête… On se retient de pouffer : elle a peut-être compris qu'elle a cisaillé ses chances d'être présente à la présidentielle prochaine ? Le Modem sur sa droite, le PS sur sa gauche, et elle dans le trou. Ne lui reste plus qu'à faire de s miracles (hilarante couverture de Charlie cette semaine à ce sujet…)

Écrit par : brighelli | 25 novembre 2008

Dites, Meryl, vous ne voudriez pas vérifier un peu vos contributions? Toutes ces fautes ne me donnent pas envie de vous lire...
Ecrit par : Cunégonde | 25 novembre 2008


Et pourtant je ne fais que cela.
Du moins, je fait de mon mieux
Ne cherchez pas. Vous avez affaire à un pure produit des programmes des années 1990 ( lecture globale en moins )

Écrit par : Meryl Perreard | 25 novembre 2008

Effectivement Royal est out
mais Aubry tout pareil fivti fivti
Delanoë un trouillard qui sera jamais chef de la France
Hamon un apparatchik brrrr .... de papier
DSK pourrait revenir un jour sans crainte il n'aurait aucun mal à s'imposer à tous ces petits gaulois de foutoir socialiste incompétents.
Mais DSK souvent rechigne devant l'obstacle au dernier moment.
La gauche est pas sortie de son auberge .
Hollande ?
nooooooooooooooooooonn !

Écrit par : tchuss ! | 25 novembre 2008

Aubry prend la tête .....au ps .

Écrit par : enfin ou déjà | 25 novembre 2008

Aubry prend la tête .....au ps .

Ecrit par : enfin ou déjà | 25 novembre 2008

Aubry que ça a coûté et que ça coûtera encore !
Au fait, comment donc se positionne Lang Jack ? Il est pour quelle gallinacée ?

Écrit par : Magister | 25 novembre 2008

La gauche est pas sortie de son auberge .
Hollande ?
nooooooooooooooooooonn !

Ecrit par : tchuss ! | 25 novembre 2008

Elle est du moins sortie de son auberge hollandaise pour se retrouver dans une auberge espagnole où elle jouera à chaise musicale.

Écrit par : Magister | 26 novembre 2008

Jack,il s'est enfermé à gauche avec Aubry qui malheureusement pour lui a gagné.
Sinon,il filait au gouvernement.
Jackpaspot !

Écrit par : mais enfin | 26 novembre 2008

à la chaise musicale.

"Rassemblons-nous. Que chacun apporte sa différence car c'est cela un grand parti démocratique. Mais n'oubliez pas que c'est moi qui veut devenir Présidente de la Raie Publique."

Écrit par : Magister | 26 novembre 2008

Jack,il s'est enfermé à gauche avec Aubry qui malheureusement pour lui a gagné.
Sinon,il filait au gouvernement.
Jackpaspot !

Ecrit par : mais enfin | 26 novembre 2008

On a eu chaud ! Il était prévu aux PTT ou... ne me dites pas l'Education Nationale ou la Cuculture !

Écrit par : Magister | 26 novembre 2008

Est-ce que votre belle brute blonde, Jean-Paul, possède la grâce du calamar géant ci-joint?... Tout au bout du fond des abysses abyssaux... Si un jour l'on m'avait parlé de l'élégance du calamar du Golfe du Mexique, aurais-je cru cela envisageable...

Ami(e)s des profondeurs, je vous souhaite la nuit bonne.


http://news.nationalgeographic.com/news/2008/11/081124-giant-squid-magnapinna.html

Écrit par : Pendariès | 26 novembre 2008

Je passe à la lettre suivante qui répond à celle du lundi précédent. On y parle du partage d'un gâteau dans une école, maternelle ou primaire, ce n'est pas précisé. Un mère d'élève a apporté un gâteau pour l'anniversaire de son enfant. La maîtresse le partage entre les élèves de la classe. L'un d'entre eux estime que sa part est plus petite que celle des autres Il en parle à sa mère laquelle écrit au ministère où un haut fonctionnaire prenant la réclamation en considération , diligente une enquête qui redescend par toute la voie hiérarchique pour arriver à la direction de l'école où l'histoire du gâteau de transforme en jus de boudin.
Cette histoire est-elle authentique ? Qu'elle le soit ou non, il va falloir draguer pour attirer les jeunes recrues désirant entrer dans la carrière.

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 25 novembre 2008

Il est bien possible, hélas, que cette histoire le soit (authentique). En voici une autre, dans le même genre : il y a quelques temps j'ai entendu de mes propres oreilles l'IA de mon département parler, lors d'une courte interview télévisée, du service qui s'occupait -à plein temps- de traiter et de classer les plaintes des parents à toutes sortes de propos.

Et il citait comme exemple celui d'une mère d'élève protestant "qu'à l'école on n' avait pas fêté l'anniversaire de sa fille" (sic)

La débilité consumériste et égotiste est décidément sans limites.

Écrit par : Manu | 26 novembre 2008

Ne cherchez pas. Vous avez affaire à un pure produit des programmes des années 1990 ( lecture globale en moins )

Ecrit par : Meryl Perreard | 25 novembre 2008

Et comment donc expliquez-vous vos confusions systématiques masculin/féminin ou singulier/pluriel si ce n'est par la méthode globale (ou une de ses dérivées, ce qui revient exactement au même)?

Comment, si ce n'est en considérant le mot comme une image, une sorte d'entité approximative et floue, peut-on écrire "un purE produit", comme vous venez de le faire à l'instant ?

Écrit par : Manu | 26 novembre 2008

Le Modem sur sa droite, le PS sur sa gauche, et elle dans le trou.

Ecrit par : brighelli | 25 novembre 2008

Qu'elle y reste. Je suis volontaire pour reboucher.

Elle emmerdera les taupes et les asticots. Chacun son tour, après tout.

Écrit par : Manu | 26 novembre 2008

Pendariès, c'est la longueur du tentacule qui vous séduit ?-:)))
Bises…
JPB

Écrit par : brighelli | 26 novembre 2008

Guy Morel a écrit : "Pour ce qui est du train dont je parlais, il est en route et rien ne l'arrêtera.
Sinon bien sûr une insurrection générale."

Créons l'Insurrection Générale (IGEN) qui créera à son tour les IPR (Insurrections sur le Plan Régional)...

Ils viendront vérifier partout que les trains sont bien arrêtés.

PS : à propos des IUT, je constate une fois encore que les gens ne lisent pas, ils dialisent...
Dans ce cas, je ne discute pas. La vie est trop courte.

Écrit par : dugong | 26 novembre 2008

« Non, ce n'est pas un canular, le Meryl existe »
Ecrit par : dugong | 25 novembre 2008

La vache !...
On dirait bien que oui, en effet.
Mes contemporains sont pour moi une source perpétuelle d'ébahissement.

Écrit par : Tailleboudin | 26 novembre 2008

Pardon à tous les Ventura que j'ai confondu hier par erreur avec les Vendetta...

Gaffe ! Je ne veux pas en provoquer.

Écrit par : dugong | 26 novembre 2008

Pour ceux qui se réjouiraient un peu trop vite de l'éviction de la pintade, lisez d'article de Renaud Dély sur le site de marianne.

Écrit par : dugong | 26 novembre 2008

Dugong, vous êtes toujours sur Marseille et libre pour déjeuner ? Appelez-moi.
JPB

Écrit par : brighelli | 26 novembre 2008

Et comment donc expliquez-vous vos confusions systématiques masculin/féminin ou singulier/pluriel si ce n'est par la méthode globale (ou une de ses dérivées, ce qui revient exactement au même)?

Comment, si ce n'est en considérant le mot comme une image, une sorte d'entité approximative et floue, peut-on écrire "un purE produit", comme vous venez de le faire à l'instant ?

Ecrit par : Manu | 26 novembre 2008

J'ai dit que je trouvais Meryl sympathique, comme je trouve sympathiques (et digne d'intérêt) la plupart de mes élèves (avec certains, je me force, il est vrai, un peu plus qu'avec d'autres !).

Mais ce qui est en question ici, c'est le résultat d'une certaine manière de transmettre la langue : méthode globale sans doute, mais aussi pas ou peu d'apprentissage systématique des "gammes" : orthographe, grammaire, vocabulaire et d'accès aux grands textes.

Plus profondément, je pense que le phénomène relève d'une idéologie de la langue comme simple instrument de communication qui existerait en dehors de la pensée, l'idée absolument aberrante disait Wittgenstein, après Hölderlin, Hegel et toute une tradition qui remonte à la pensée grecque que la langue n'est qu'un "instrument" au service la pensée.

Cette conception instrumentale, technique de la langue partagée et diffusée par un grand nombre de "penseurs qui ne savent pas ce que penser veut dire" qui inerve (ou plutôt qui déssèche) l'apprentissage du français à l'école a transformé l'appropriation 1°) des règles 2°) des grands textes littéraires, poétiques, romanesques en stylistique, en linguistique, en "communication".

Que cette conception philosophique qui remonte au Cratyle de Platon et de la discussion avec les Sophistes ait des implications politiques et éthiques extrêmement préoccupantes ne fait malheureusement aucun doute.

En d'autres termes, le respect des règles de l'orthographe et de la grammaire n'est pas une option facultative et secondaire, mais un effort pour structurer la pensée, pour la rendre plus claire, plus limpide, plus ouverte à la recherche de la vérité, bref, que la grammaire (et la langue en générale) est consubstantielle à la pensée.

"Honneur des hommes saint langage" (Paul Valéry)

Écrit par : Robin | 26 novembre 2008

Message à relayer et à diffuser, bonnes âmes.

En plus, c'est ludique : il faut cliquer sur un lien : plus l'on est nombreux à cliquer, plus le lien est mis en évidence sur le site et plus de gens peuvent lire l'article et s'informer. Alors, remuez et musclez votre index, c'est pour la bonne cause.

Ca parle de réforme des concours, as usual.

http://www.fabula.org/actualites/article27182.php

Voilà, en plus, ils touchent même aux IUT, et vont s'attaquer aux prépas (cf. le rapport sur le site de SLU préconisant la fonte des prépas dans les facs, et la réforme du lycée qui va fragiliser la transdiciplinarité desdites prépas)...
Jusqu'où pourra-t-on tolérer cela????!!!!

Écrit par : Fabien | 26 novembre 2008

Il est curieux que Roger Felts applaudisse lorsqu'un gus quelconque met en cause les fondements de la biologie actuelle et qu'il se cabre lorsqu'on suggère qu'il peut y avoir des approches nouvelles de phénomènes (les borderline) que la psychiatrie elle-même n'arrive pas à définir.

Écrit par : Pedro Cordoba | 26 novembre 2008

Je pense que les concepts psy peuvent – et doivent – être utilisés dans l’analyse des phénomènes économiques, sociaux, culturels, historiques et politiques. Guy Morel pense qu’il s’agit de « sornettes ». Les chose sont donc claires : nous ne sommes pas d’accord.

Si l’on laisse de côté la petite bifurcation psy, la question qui a tout déclenché est la suivante : j’avais demandé à Guy Morel pourquoi l’Association des professeurs d’art plastique n’avait pas signé l’Appel du 8 novembre. Non pas que je me soucie d’une signature de plus ou de moins. Ce que je trouvais intéressant, c’est de réfléchir aux raisons pour lesquelles elle ne l’avait pas fait. Pour Guy Morel, ce devrait être une question à deux balles. Pour d’autres sur le blog, il est peut-être plus difficile de trouver rapidement la réponse. Une piste : c’est en rapport avec ce qui se passe quand un maniaque (ou un simple obsessionnel pour ne pas réalimenter le débat annexe) en rencontre d’autres comme lui.

Sans daigner satisfaire ma curiosité, Guy Morel avait alors proposé sa propre énigme. Si on ne peut pas faire dérailler le train lancé à grande vitesse contre la réforme des concours, c’est parce que depuis trente ans, ceux qui se proclament anti-pédagos n’ont pas assez réfléchi aux raisons pour lesquelles on en est arrivé là. Ça, pour le coup, c’est une question à même pas deux centimes. C’est parce que les mauvais programmes sont la cause du mal et que les bons programmes seront la solution. J’ai pas gagné ? Fastoch quand on a affaire à des obsessionnels, sinon des maniaques, regroupés en secte. Mais si on réfléchit un peu plus, on peut par exemple se demander : pour quelles raisons les mauvais programmes ont-ils remplacé les bons programmes ? Est-ce que c’est simplement dû à l’ineptie des faiseurs de programmes ou bien y aurait-il des causes économiques, sociales, culturelles, historiques et politiques ? Et dans ce cas la réflexion devient nettement plus ardue et les réponses moins évidentes. Car il ne suffira pas de remplacer les faiseurs de mauvais programmes par des faiseurs de bons programmes.

Écrit par : Pedro Cordoba | 26 novembre 2008

Suite au post de dugong.
Je n'ai pas lu l'article de Marianne mais, contrairement à JPB (bonne bouillabaisse, vous allez aux Goudes?), je ne crois pas du tout que la pintade soit dans le trou. Je pense même qu'il y a de très fortes chances pour qu'elle soit la prochaine présidente de la République. Il est vrai que beaucoup de choses peuvent se passer d'ici là...

Écrit par : Pedro Cordoba | 26 novembre 2008

@ Gros Boudin écrit :
Mes contemporains sont pour moi une source perpétuelle d'ébahissement.

Regardez-vous dans une glace, Gros Boudin, vous serez également ébahi de voir qu'il existe aussi des imbéciles heureux…

Écrit par : Roger Felts | 26 novembre 2008

Je me permets de vous copier ici la lettre de la cnarela (association des langues anciennes). La réforme de Darcos nous fait simplement disparaître. J'ai une vingtaine d'élèves en grec cette année en seconde, tous volontaires et travailleurs (je dois juste combler leurs lacunes en grammaire, ce que ce cours me laisse le temps de faire).
Dire qu'il y a quelques années nous avions créé en collège avec une collègue une classe spéciale de latin pour les élèves en difficulté !
Plus de latin et de grec...c 'est la fin d'une civilisation, la nôtre ! Car nous ne comprendrons plus tout à fait notre propre littérature.
Je conseille aussi à ce sujet la lecture du livre de Pierre Judet de La Combe et de Heinz Wismann, L'avenir des Langues, Cerf, 2004.

Aidez-nous ! Sauvez-nous !

Qui veut la mort du latin et du grec ?
Lettre ouverte au Ministre de l’Education nationale
Monsieur le Ministre,
Ministre, récession, affection nosocomiale, métaphore, idéal, idéalisme, démocratie, stratosphère, géopolitique, to stand, stehen, estar, mujer…
Ces mots scientifiques ou du vocabulaire de tous les jours, ces mots français, anglais, allemands, espagnols puisent leurs racines communes dans le latin et le grec, langues‐mères de l’Europe.
De la Renaissance au XXIème siècle, architectes, peintres, sculpteurs, musiciens conversent avec l’art, l’histoire, la mythologie du monde gréco‐romain.
De la Renaissance au XXIème siècle, en Europe, les écrivains, les philosophes, les politiques font référence à Homère, Socrate, Platon, Aristote, Tacite, Virgile…
465 000 élèves du collège au lycée en L, mais surtout en S et ES étudient le latin (seconde langue étudiée après l’anglais) et le grec, parce qu’ils ont bien compris que les langues et cultures de l’antiquité leur permettaient de s’approprier la langue française et le patrimoine culturel européen.
Or la réforme de la classe de seconde du lycée organise la mort du latin et du grec :

La réforme interdit de facto aux élèves scientifiques de choisir des langues anciennes en établissant une concurrence entre les modules Sciences et Humanités, en offrant dans les modules un enseignement renforcé des matières de tronc commun.

La réforme, loin de supprimer les filières, les renforce en marginalisant encore davantage la filière littéraire sans présenter les débouchés qu’elle offre.

La réforme remet en question la continuité d’enseignement du latin et du grec entre le collège et le lycée. De plus, les lycéens ne s’investiront pas dans un enseignement qu’ils ne pourront pas valider au baccalauréat.

La réforme, en marginalisant le latin et le grec, prive l’enseignement d’un facteur d’intégration et de promotion sociale.
N’agissez pas dans la précipitation, Monsieur le Ministre. Ne soyez pas le fossoyeur du latin et du grec qui vous ont nourri et qui nourrissent le patrimoine linguistique et culturel de l’Europe
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NOM, prénom: .................................................................................................................
Statut (profession, élève, étudiant, parent d’élève): ............................................................................
Ville et département, adresse facultative: .................................................................................
.........................................................................................................................................
Mail: .................................................................................................................................
A envoyer à M. Xavier Darcos, Ministre de l’Education nationale, 110 rue de Grenelle, 75007 Paris.

Écrit par : Anne | 26 novembre 2008

La cnarela est malheureusement en grande partie responsable de la mort du latin et du grec. Elle récolte ce qu'elle a semé.

Écrit par : Pedro Cordoba | 26 novembre 2008

A propos de la cnarela, je donne entièrement raison à Guy Morel. C'est une question de programmes. Mais je doute que Guy Morel se soit jamais intéressé aux programmes de latin et de grec.

Écrit par : Pedro Cordoba | 26 novembre 2008

http://webmail1d.orange.fr/webmail/fr_FR/download/Download.html?IDMSG=4067&PJRANG=2&NAME=Audit_Schubert.pps&FOLDER=INBOX

"Pardon à tous les Ventura que j'ai confondu hier par erreur avec les Vendetta...

Gaffe ! Je ne veux pas en provoquer."

Ecrit par : dugong | 26 novembre 2008

J'ai cru que c'était fait exprès! Une telle confusion est quand même difficile à imaginer!!! ;-)
Effectivement, Robin, je pense qu'une des raisons de l'orthographe un peu déficiente de Meryl vient du fait qu'il a dû, dans son enfance, remplacer les heures qu'il aurait pu passer à bouquiner par un maximum de temps passé devant un écran quelconque, (de jeux video, de téléphone portable à envoyer des sms, d'ordinateur, voire les trios à la fois.)

Un salut à tous.

Écrit par : Christophe Sibille | 26 novembre 2008

Bonjour

Je note que personne ne s'est encore exprimé sur l'art de la dague, alors qu'hier nous en avions l'opportunité avec l'escrime artistique, hu hu hu ! (j'ai de plus en plus de choses à dire)

Écrit par : johnmarguerite | 26 novembre 2008

Un calamar avec des coudes !
On aura tout vu, ici.

Eh, Dobolino, cet écho, ça marche ?

Écrit par : yann | 26 novembre 2008

Meryl, quoi que vous croyiez, vous avez dû apprendre à lire par la "globale" à l'insu de votre plein gré, comme dirait Virenque.
Je serais surprise qu'on vous ait appris que B+A=BA!
Ceci dit, et sans méchanceté aucune, il va falloir vous mettre au boulot, acheter un Bled et un Bescherelle, potasser les leçons et faire les exercices, bref, vous escrimer pour progresser. Parce que, franchement, votre niveau de langue, c'est la cata totale.
Je vous joins un site d'exos sur le net. Vous en trouverez d'autres en tapant simplement "exercices de français "sur Google.
http://www.restena.lu/amifra/exos/doc/exosa-0.htm

Écrit par : retraitée | 26 novembre 2008

"Meryl, quoi que vous croyiez, vous avez dû apprendre à lire par la "globale" à l'insu de votre plein gré, comme dirait Virenque.
Je serais surprise qu'on vous ait appris que B+A=BA!"

"Effectivement, Robin, je pense qu'une des raisons de l'orthographe un peu déficiente de Meryl vient du fait qu'il a dû, dans son enfance, remplacer les heures qu'il aurait pu passer à bouquiner par un maximum de temps passé devant un écran quelconque,"

Bon, je crois que notre ami Meryl a compris qu'il fallait faire des efforts : attention à ne pas le dégouter non plus !

Bonne idée en tout cas de lui donner des exercices, pour aller au-delà du simple diagnostic !

Écrit par : johnmarguerite | 26 novembre 2008

Mais ce qui est en question ici, c'est le résultat d'une certaine manière de transmettre la langue : méthode globale sans doute, mais aussi pas ou peu d'apprentissage systématique des "gammes" : orthographe, grammaire, vocabulaire et d'accès aux grands textes.

Plus profondément, je pense que le phénomène relève d'une idéologie de la langue comme simple instrument de communication qui existerait en dehors de la pensée, l'idée absolument aberrante disait Wittgenstein, après Hölderlin, Hegel et toute une tradition qui remonte à la pensée grecque que la langue n'est qu'un "instrument" au service la pensée.

Cette conception instrumentale, technique de la langue partagée et diffusée par un grand nombre de "penseurs qui ne savent pas ce que penser veut dire" qui inerve (ou plutôt qui déssèche) l'apprentissage du français à l'école a transformé l'appropriation 1°) des règles 2°) des grands textes littéraires, poétiques, romanesques en stylistique, en linguistique, en "communication".

Que cette conception philosophique qui remonte au Cratyle de Platon et de la discussion avec les Sophistes ait des implications politiques et éthiques extrêmement préoccupantes ne fait malheureusement aucun doute.

En d'autres termes, le respect des règles de l'orthographe et de la grammaire n'est pas une option facultative et secondaire, mais un effort pour structurer la pensée, pour la rendre plus claire, plus limpide, plus ouverte à la recherche de la vérité, bref, que la grammaire (et la langue en générale) est consubstantielle à la pensée.

"Honneur des hommes saint langage" (Paul Valéry)

Ecrit par : Robin | 26 novembre 2008

Excellent, Robin. Merci !

Écrit par : Manu | 26 novembre 2008

Fastoch quand on a affaire à des obsessionnels, sinon des maniaques, regroupés en secte. Mais si on réfléchit un peu plus, on peut par exemple se demander : pour quelles raisons les mauvais programmes ont-ils remplacé les bons programmes ? Est-ce que c’est simplement dû à l’ineptie des faiseurs de programmes ou bien y aurait-il des causes économiques, sociales, culturelles, historiques et politiques ? Et dans ce cas la réflexion devient nettement plus ardue et les réponses moins évidentes. Car il ne suffira pas de remplacer les faiseurs de mauvais programmes par des faiseurs de bons programmes.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 26 novembre 2008

Pedro,
Où as-tu contracté la détestable habitude de prendre les autres pour des blaireaux, voire pour des agités du bocal, maniaques sectaires et autres obsessionnels ?
Où as-tu vu que je niais l'existence de causes économiques, sociales, politiques, historiques etc. à la crise de l'école pour n'incriminer que les mauvais faiseurs de programmes ? J'ai dis et je répète que l'épine dorsale d'un système d'enseignement ce sont les programmes, de la maternelle à l'université. Mais dire cela, ce n'est pas s'interdire de réfléchir aux raisons - complexes - pour lesquelles depuis quarante ans, de manière continue, les programmes ont été dégradés et le système d'enseignement bricolé.
C'est même à cette réflexion que quelques membres du GRIP dont je suis invitent en vain depuis un bout de temps les mouvements de la mouvance antipédagogiste, ne recueillant que silence dédaigneux ou rebuffades insultantes : "maniaques", "sectaires" etc.
Il te faut d'ailleurs un sacré culot pour faire comme si les membres du GRIP dont je parle n'avaient pas et depuis longtemps entamé cette réflexion (voir les analyses accumulées sur le site de Michel Delord, et voir bientôt sur le site du Projet-Slecc l'ensemble des textes qui ont peu à peu organisé la dégradation de l'enseignement de la langue française).
Quant à la critique des orientations actuelles, permets moi de te rafraîchir la mémoire en rappelant la manière dont tous les mouvements antipédagogistes réunis au ministère, sauf le GRIP, ont laissé passer sans réagir les déplorables programmes de maternelle qui imposent trois années d'apprentissage idéovisuel de la lecture. En te rappelant aussi qu'à ce jour la seule analyse critique consistante - je ne parle pas des protestations platoniques - de la réforme du lycée émane d'un membre du GRIP, Rudolf Bkouche, et qu'elle a d'ailleurs été publiée sur ce blog.
Bon, il fait un temps splendide ; par la fenêtre de mon bureau, j'aperçois Bongo au milieu de son pré blanchi par la frime, et en me penchant, sur la rivière, les quatre cygnes familiers qui attendent leur ration de pain sec.
Je pense qu'après m'être occupé des bêtes, je vais aller faire du bois. Ah les stridences de la tronçonneuse, et l'odeur de la sciure !
Avec mes salutations de maniaque sectaire.
GM

Écrit par : guy morel | 26 novembre 2008

Guy, je te le dis en toute amitié : tu as une susceptibilité de violette vierge.
JPB
PS. Pedro, tu descends quand sur Marseille, que je te montre où on peut manger une bouillabaisse meilleure qu'au vallon des Auffes ?

Écrit par : brighelli | 26 novembre 2008

je me demandais justement s'il existe une quelconque formations adaptée aux adultes pour les déficiences d'orthographe de grammaire. ( Il va falloir y réfléchir car nous sommes toute une flambée à débarquer )
Voilas un début avec des exercices. Merci.

Je prendrai le temps de rédiger une réponse ce soir.

Écrit par : Meryl Perreard | 26 novembre 2008

Et bien, puisque la cnarela est responsable ...
(peut-être, je n'en sais rien, mais c'est actuellement le seul site où nous avons des informations sur la réforme pour les langues anciennes ...)...
laissons le latin et le grec disparaître... ?

Écrit par : Anne | 26 novembre 2008

A propos de la cnarela, je donne entièrement raison à Guy Morel. C'est une question de programmes. Mais je doute que Guy Morel se soit jamais intéressé aux programmes de latin et de grec.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 26 novembre 2008

Là tu permets, mais tu sombres dans la dingoterie !
Je ne suis ni latiniste ni helléniste, mais d'une part, j'ai écrit, dans la préface à l'anthologie des textes de Buisson qu'une des erreurs des fondateurs de l'Instruction publique avait été de ne pas mettre le latin au programme des EPS ; d'autre part, je sors d'une session de grammaire SLECC animée par trois ou quatre collègues latinistes et hellénistes auxquels je m'empresse de faire lire ton post et qui vont bien rire.
Sur ce, je m'en vais affûter ma tronçonneuse.
GM

Écrit par : GUY MOREL | 26 novembre 2008

Guy, je te le dis en toute amitié : tu as une susceptibilité de violette vierge.
JPB
C'est pour ça que j'aime pas que les mouches aux noirtes-ailes
bombinent autour de ma corolle !
Guy :-)))

Écrit par : guy morel | 26 novembre 2008

je me demandais justement s'il existe une quelconque formations adaptée aux adultes pour les déficiences d'orthographe de grammaire. ( Il va falloir y réfléchir car nous sommes toute une flambée à débarquer )
Voilas un début avec des exercices. Merci.

Je prendrai le temps de rédiger une réponse ce soir.

Ecrit par : Meryl Perreard | 26 novembre 2008

Nous pouvons aussi vous aider en corrigeant vos fautes en live. Mais, nous ne le ferons que sur votre autorisation écrite, prudence oblige... ;-)

Écrit par : catmano | 26 novembre 2008

Quant à la critique des orientations actuelles, permets moi de te rafraîchir la mémoire en rappelant la manière dont tous les mouvements antipédagogistes réunis au ministère, sauf le GRIP, ont laissé passer sans réagir les déplorables programmes de maternelle...

Ecrit par : guy morel | 26 novembre 2008

Un point pour nous dans mon école : mes collègues de maternelle vont peut-être supprimer la fameuse demi-heure d'accueil chaque matin qui est censée "permettre à l'enfant de passer en douceur de la chaude rassurance du milieu familial à l'univers concentrationnaire d'un lieu de vie encore trop souvent consacré à l'étude, sans tenir compte de la richesse des échanges sociaux entre pairs" ! Yes !
J'explique plus tard, si ça vous intéresse, pour l'instant, j'ai un travail en route.

Écrit par : catmano | 26 novembre 2008

Bon, je crois que notre ami Meryl a compris qu'il fallait faire des efforts : attention à ne pas le dégouter non plus !

Bonne idée en tout cas de lui donner des exercices, pour aller au-delà du simple diagnostic !

Ecrit par : johnmarguerite | 26 novembre 2008

Ce qu'il y a de plus important au monde, c'est la "bonne volonté" (Emmanuel Kant) et notre ami Meryl semble bien armé de ce côté-là.

Ne croyez pas, Meryl que je sois né avec la "réminiscence" de la langue française.

Pas du tout, je l'ai apprise, comme tout le monde et comme toutes les personnes sur ce blog qui essayent d'écrire à peu près correctement, à l'école communale et je n'étais pas spécialement doué en orthographe.

Le maître (on disait "l'instituteur" à cette époque-là, dans les années 60, je trouve ça plus beau que "professeur dézécoles") s'était aperçu qu'il y avait un problème général dans la classe et nous faisait une dictée préparée - pas très longue - tous les matins.

Excellente "remédiation" à nos lacunes, et, mine de rien accès à de beaux textes signés Pagnol, Giono, Hugo, Colette et même Rimbaud ! ("C'est un large buffet...")

On faisait aussi beaucoup de grammaire : les règles d'accord des participes passés, l'accord du verbe avec le sujet, de l'adjectif avec le nom auquel il se rapporte...qu'il fallait apprendre par coeur.

Oh ! comme je lui ai donné mon coeur à la langue française.

A cette époque-là, on faisait des rédactions, beaucoup de rédactions, on apprenait des mots nouveaux, beaucoup de mots nouveaux et on avait - quelle horreur ! ;-) des cours de morale.

J'ai appris, longtemps après que le maître nous faisait réfléchir sur des "maximes" et ça m'a bien aidé quand j'ai planché sur La critique de la Raison pratique de Kant et sur Emmanuel Lévinas...Evidemment aussi dans ma vie personnelle.


Les "modèles" ou les "exemples" si vous préférez, rien de tel que les "exemples" !

Je ne dis pas que le menu était parfait, mais il me semble qu'on "nourrissait" mieux les enfants qu'aujourd'hui.

La langue n'était pas encore considéré comme un "moyen de communication" et on nous expliquait que les autres non plus n'étaient pas de simples "moyens".

Écrit par : Robin | 26 novembre 2008

Eh, Dobolino, cet écho, ça marche ?

Ecrit par : yann | 26 novembre 2008

Ça va marcher ! Je l'aurai après le Congrès de l'AFVAC. Le bout du tunnel n'est peut-être plus si loin ...

Écrit par : dobolino | 26 novembre 2008

La cnarela est malheureusement en grande partie responsable de la mort du latin et du grec. Elle récolte ce qu'elle a semé.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 26 novembre 2008

Alors là, Pedro, c'est tout à fait mon avis.
La Cnarela s'est imaginée que pour défendre le latin et le grec, il fallait s'échiner à montrer leur actualité. Lourde erreur, car le latin et le grec se défendent par eux-mêmes, en en faisant, tout simplement, et en faisant vraiment. Par terreur de ne pas être "moderne", la Cnarela a donné tête baissée dans les "séquences" et dans les "textes authentiques" sous prétexte qu'il fallait "intéresser" les élèves! Or avec les "séquences" et les "textes authentiques", on tuait le latin et le grec à coup sûr puisqu'on en écoeurait les élèves.
Il n'y a pourtant qu'une seule façon de défendre les langues anciennes, c'est de les enseigner EN TANT QUE LANGUES, c'est-à-dire avant tout pour leur intérêt grammatical et lexical, pour la gymnastique intellectuelle à laquelle oblige la traduction, surtout au collège, là où le goût pour cette étude s'affermit, ensuite seulement pour leur intérêt culturel plus large (littérature, civilisation et histoire....). C'est une lourde erreur de la Cnarela que d'avoir méconnu cette évidence.
Par ailleurs, on n'a jamais vu la Cnarela entreprendre le moindre combat concret, c'est-à-dire politique, pour préserver des horaires corrects, surtout au moment où le Ministère était de gauche , et pour cause: les cadres de la Cnarela étant pour l'essentiel de sensibilité socialiste.
On peut dire de la Cnarela ce qu'on dit de la morale de Kant: elle a les mains pures, mais elle n'a pas de mains...

Écrit par : Jean | 26 novembre 2008

"qu'une des erreurs des fondateurs de l'Instruction publique avait été de ne pas mettre le latin au programme des EPS"

Ecrit par : GUY MOREL | 26 novembre 2008

Encore un drame de l'interdisciplinarité?

Écrit par : Christophe Sibille | 26 novembre 2008

"Je conseille aussi à ce sujet la lecture du livre de Pierre Judet de La Combe et de Heinz Wismann, L'avenir des Langues, Cerf, 2004."

Je ne risque pas d'acheter des ouvrages du Cerf !

Si vraiment il est bon, je l'emprunterai. Mais le Cerf ne verra pas mes sous !

Écrit par : Jeremy | 26 novembre 2008

"Qu'une des erreurs des fondateurs de l'Instruction publique avait été de ne pas mettre le latin au programme des EPS"

Ecrit par : GUY MOREL | 26 novembre 2008

Encore un drame de l'interdisciplinarité!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 26 novembre 2008

Valérie Pécresse a déclaré que les RASED, en fait étaient trop élitistes, s'adressant à un public trop restreint. C'est pourquoi on les supprime. C'est au fond comme la recherche sur la mucovicidose. Trop élitiste. Trop restreinte, Zzzzzzou, on sucre.

Quelle bande de rats!!!
Et c'est vrai qu'à l'approche des élections professionnelles , ça drageu dur. Même les motteux du SNES, aimables, soudain, à l'écoute des pégreleux. le SNALC prêt à chanter l'Internationale si on le lui demande....
Et pourtant, dans la société civile , ces élections professionnelles ont une portée incalculable. Plus que les autres scrutins, elle impriment une marque essentielle sur la vie quotidienne. Ainsi, nous devons remercier le SGEN et le SNES, si nous n'avons ni Comité d'Entreprise, ni Tickets Restau, ni aucun des avantages dont bénéficient les gars de la SNCF, d'EDF etc etc... Merci donc, aux crétins sgeneux et snesseux des années 75 (dont mon père, ancien syndiclaiste, entre autres, a une interessante collection de tracts, très édifiante) d'avoir cru dans ces délires christiano-boutonneux de nootre métier comme un SACERDOCE...Ça sert de cartilage, oui, pour ronger, quand on est à sec....bandes d'idéologues courts-de-souffle, qui ont escroqué toute une profession par doltoïsme mal digéré. Par utopie du dévouement gratuit.
Et la droite, alors, ça fait 25 ans que, lorsqu'elle est au pouvoir et maintenant avec le PS,(sur lequel je viens déposer ma crotte sur l'autre billet) elle l'est pour 100 ans, n'a qu'à se baisser pour ramasser les copeaux. Un Aschiiéri quelconque, une FSU Camiffée, un SNES collabo et magouilleur, un SNALC dinosaurien ,qui en est resté pour réclamer, quasiment, que les ronds de serviette pour agrégés, à la cantoche soient en ivoire, ceux des certifiés en loupe d'orme et ceux des autres en plastoc...
Pas une seule revendication pour plus de fric, bordel. Vous croyez qu'on bosse par plaisir. Parce qu'on en a marre de se faire pomper par bobonne à la maison? parce que les cinémas porno sont trop chers??? parce qu'on était pas capables de faire un autre boulot???
Bande de fromages!!!!

Terminer une carrière de hors-classe à 4000 euros net vendeur, c'est pas la gloire. Regardez combien palpe un analyste du Crédit Lyonnais semi-inculte, en début de carrière....
Je voterai nul. Cequi s'accorde parfaitement à ce que je pense des syndicats enseignants.
Et pour que JPB n'ait pas d'emmerdements, je signe et persiste

JEAN-PHILIPPE GOLDSCHMIDT

et mort aux cons!

Écrit par : montaigneàcheval | 26 novembre 2008

Mille excuses pour le doublon...:-(


"Les déplorables programmes de maternelle qui imposent trois années d'apprentissage idéovisuel de la lecture.
GM"

Ecrit par : guy morel | 26 novembre 2008

Guy, très franchement, dans les faits, il y a une foultitude d'instituteurs de maternelle qui contournent allègrement ces programmes!

Écrit par : Christophe Sibille | 26 novembre 2008

"Bandes d'idéologues courts-de-souffle, qui ont escroqué toute une profession par doltoïsme mal digéré."

Ecrit par : montaigneàcheval | 26 novembre 2008

Excellent! C'est exactement ça! Mal digéré! On lui a fait tenir tellement de propos en totale contradiction avec ce qu'elle a réellement dit!

Écrit par : Christophe Sibille | 26 novembre 2008

Moi non plus, je ne comprends désormais pas grand chose à la langue française. Après nous avoir dit que son mauvais prof de maths était une catastrophe avec de bons programmes, Dobolino prétend qu'il suffit de bons programmes pour neutraliser les mauvais profs.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 25 novembre 2008

Je vais essayer de mieux m'expliquer: le professeur était un homme malade psychiquement et s'est d'ailleurs quelques années plus tard suicidé. Il nous faisait travailler dans un climat de terreur perpétuel peu propice aux apprentissages et évitait toute interaction avec nous. Néanmoins, même durant les trois premiers mois de sixième consacrés aux "mathématiques modernes", il a dispensé pas à pas et pied à pied l'enseignement prescrit, avec l'heure d'exercices hebdomadaire en demi-groupe. Le manuel qu'il utilisait était suffisament bien conçu pour que nous puissions l'exploiter. Les dégâts occasionnés par cet homme, en matière d'élèves en situation d'échec en mathématique, n'atteignent pas, j'en suis certaine, et de loin, ce qu'une même personnalité obtiendrait avec les théories pédagogiques et les manuels actuels, sans parler des problèmes qu'il rencontrerait avec l'administration, les parents d'élèves et les élèves. Sans compter qu'il accueillerait en classe de sixième des élèves ne maîtrisant ni l'écoute silencieuses bras croisés sur la table ni les quatre opérations.
Ce genre d'individu, inévitable, nécessite un programme clair, linéaire et bien construit avec manuel et exercices ad hoc.
Je n'en démords pas !

Écrit par : dobolino | 26 novembre 2008

Eh bé ! De toute cette masse de contributions, j'ai appris quelque chose : Bongo est un âne. J'avais toujours cru que c'était un homard.

Non, ne me prenez pas au mot : je plaisante !

Cette réforme du lycée est atterrante. D'un point de vue strictement personnel, elle m'inquiète, car, dernier arrivé dans mon nouveau lycée, mes "chances" d'en partir dès juin prochain ne sont pas négligeables. Et pour aller où, en plus ? Risquant de me trouver copieusement accompagné en "mesure de carte scolaire", je n'aurai aucune possibilité d'user de mes points-cadeaux pour trouver à coup sûr un poste convenable.

D'un point de vue scientifique, la réforme repousse encore d'une année le moment où les élèves feront des choses sérieuses. J'ai coutume de dire aux élèves de seconde, en début d'année, que la discipline va progressivement passer du "qualitatif" au "quantitatif", et que les mathématiques vont progressivement l'envahir. Je commence toujours par leur donner (les programmes, étrangement, ne le prévoient pas, je fais donc du hors-programme dès le début !) les quelques "bases" indispensables pour mener un calcul : utilisation rationnelle des unités, prise en compte de la précision limitée des mesures en physique, etc.

Tout cela va être foutu en l'air au nom du sacro-saint caractère expérimental des sciences. Une année sera gâchée à "découvrir" comme on l'a fait déjà depuis la cinquième. Et l'opération, avantageuse pour l'État, ne le sera pas pour les Régions : on imagine la débauche de matériel qu'il va falloir se faire offrir pour que les petits aient tous des jouets.

De plus, vous, je ne sais pas, mais moi, je ne vois pas le moindre morceau d'information quant au contenu des futurs programmes. À qui me pose la question, je prétends qu'au ministère même, personne sans doute n'est au courant.

S'il est une évidence, elle réside dans le fait que la réforme a pour unique raison l'économie réalisée sur le budget de l'État. Coûte que coûte (si j'ose dire), il faut que le lycée soit moins cher. Et après cela, peu importe le reste.

Écrit par : moot | 26 novembre 2008

un SNALC dinosaurien ,qui en est resté pour réclamer, quasiment, que les ronds de serviette pour agrégés, à la cantoche soient en ivoire, ceux des certifiés en loupe d'orme et ceux des autres en plastoc...

Ecrit par : montaigneàcheval | 26 novembre 2008

Si c'est vrai, j'envoie illico mon bulletin d'adhésion.

Quelqu'un pour confirmer?

Écrit par : TotoWeininger | 26 novembre 2008

Ah bah non, je m'en fous, j'mange pas à la cantoche.

Écrit par : TotoWeininger | 26 novembre 2008

On gagne ça à la hors classe, MàC ?
Je vais la redemander, tiens…
JPB, 3000 euros par mois

Écrit par : brighelli | 26 novembre 2008

Bin oui, au 7ème, je vous assure. Bon ,c'estr vrai, j'ai une prime ZEP, mais quand même.
bàV

Écrit par : montaigneàcheval | 26 novembre 2008

dernier arrivé dans mon nouveau lycée, mes "chances" d'en partir dès juin prochain ne sont pas négligeables. Et pour aller où, en plus ?

Ecrit par : moot | 26 novembre 2008

Ben dans un collège à l'autre bout de l'académie, comme les néo-agrégés dépourvus de cons-joints.

Ce que je ne vous souhaite évidemment pas, mais vous admettrez cependant que cela devrait calmer vos angoisses -légitimes- face à la réforme du lycée.

Écrit par : TotoWeininger | 26 novembre 2008

JPB, 3000 euros par mois

Ecrit par : brighelli | 26 novembre 2008

En prépa? Et les heures sup? Et les colles?

Petit cachotier, va.

Écrit par : TotoWeininger | 26 novembre 2008

moot écrit : blabla ... "un poste convenable".

on voit flotter de ces étrons, parfois.
faut faire ses armes, moot, voilà tout.

Écrit par : annexy | 26 novembre 2008

Certifié hors classe dernier échelon : 2 931 € net (hors primes)
Agrégé hors classe dernier échelon 3 615 € net (hors primes)

source : MEN

Écrit par : TotoWeininger | 26 novembre 2008

Il me semble impossible de ne sélectionner à coup sûr que des professeurs talentueux, que ce soit en axant la sélection sur les savoirs disciplinaires ou en l'axant sur les aptitudes pédagogiques ou sur les deux valeurs.
Des professeurs talentueux, nous en avons tous eu, à un moment ou l'autre de notre carrière scolaire et, dans une même classe, qui était jugé talentueux par un groupe d'élèves pouvait être mal noté par d'autres qui se noyaient avec lui.
Les méthodes et programmes actuels sont un véritable "casse-gueule" pour une majorité d'élèves et de professeurs, quelque soit le niveau des uns et des autres.
Sans parler de l'enseignement des langues vivantes qui atteint des sommets d'inefficacité, l'enseignement efficace du français au collège par séquences relève de l'exploit pédagogique même pour un agrégé de lettres classiques 1975 doté de dons pédagogiques exceptionnels et donc, a fortiori pour un vacataire recruté à "bac+5" 2008.
Donc, et à nouveau: "Vive le GRIP !", car, en l'état actuel et dans la mesure où les professeurs recrutés existent et exercent, revenir à des programmes et des manuels efficaces est la première urgence pour limiter les dégats même si votre combat, Monsieur Pedro, est tout aussi indispensable, à long terme.
Il me semble simplement que le GRIP a plus de chance de faire boule de neige à court terme que vos justes revendications d'aboutir.
Je pousserai même plus loin mon analyse: si le GRIP fait boule de neige au sein du corps enseignant, les jeunes enseignants pourront mesurer les lacunes graves de l'enseignement disciplinaire qu'ils ont reçu et seront alors plus à même de soutenir les revendications universitaires de vous-même et vos pairs.

Écrit par : dobolino | 26 novembre 2008

D'autant plus que le GRIP, ça ne coûte rien à l'Etat et que ça peut constituer une belle bouée de sauvetage pour bien des enseignants en exercice à la dérive.

Écrit par : dobolino | 26 novembre 2008

"Et les colles?

Petit cachotier, va."

Les colles ? C'est pas le pérou !

Et en plus, c'est payé à l'étudiant, pas à l'heure. En gros c'est 14 euros (brut) par étudiant, et chaque étudiant doit passer 20 mn. Apres, il y a moyen de gruger, mais c'est quand meme pas enorme.

Écrit par : Jeremy | 26 novembre 2008

En tout cas, bravo à Montaigneàcheval pour sa colère saine : moi, quand je vois les papiers à la con qui sont imprimés pour les "bulletins de vote" de ces élections en CAPA et CAPN, j'ai un soupir de compassion pour les forêts du monde (ça leur fait une belle jambe).

Je pense que ça n'intéresse personne, mais j'ai bien sûr voté Snalc (je défendais déjà le Snalc ici-même il y a quelques années, en tapant sur Aschiéri, qui n'a vraiment rien fait pour se racheter). Il faut dire que le Snalc revendique par exemple une revalorisation des salaires pour les agrégés ET les certifiés : les ronds de serviette en ivoire seront pour tout le monde.

Écrit par : Jeremy | 26 novembre 2008

JPB, 11échelon depuis 7 ans, barré par ses divers chefs d'établissement pour mauvais esprit. Pas très aimé de l'Inspection jusqu'à ces derniers temps. Pas d'heures sup. Passe 30 à 40 minutes par étudiant, n'en déclare pas la moitié à l'administration. Quel con, ce mec…
JPB

Écrit par : brighelli | 26 novembre 2008

Mille excuses pour le doublon...:-(


"Les déplorables programmes de maternelle qui imposent trois années d'apprentissage idéovisuel de la lecture.
GM"

Ecrit par : guy morel | 26 novembre 2008

Guy, très franchement, dans les faits, il y a une foultitude d'instituteurs de maternelle qui contournent allègrement ces programmes!

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 novembre 2008

Des noms, s'il vous plaît, Christophe ! Des noms !

Écrit par : catmano | 26 novembre 2008

Dans laquelle de ses œuvres Stendhal expose-t-il le phénomène de la cristallisation ?

Écrit par : dobolino | 26 novembre 2008

MàC (on aime, ou on n'aime pas se faire insulter par lui, là n'est pas la question) vient de créer (sûrement pas tout seul ;O)) un blog.
Et comme il n'est pas foutu de poster un lien sans s'emmêler les pinceaux, je le fais pour lui : http://lardlibres.canalblog.com/

PS (non, ce n'est pas un gros mot, c'est du latin) : ça n'a rien à voir avec un mouvement de libération des cochons.

Écrit par : yann | 26 novembre 2008

Ou donnez-vous des colles, Jérémy ?
Je donne des colles de physique en sup et en spé, et c'est bien mieux payé que ce que vous dites: pour une heure, c'est environ 53 euros net en sup et 58 en spé. Cela ne paraît pas énorme, mais il suffit d'en donner 4h par semaine pour bien compléter nos maigres salaires de professeurs. En plus, c'est assez amusant.

Écrit par : François Duhem | 26 novembre 2008

Et en plus, c'est payé à l'étudiant, pas à l'heure. En gros c'est 14 euros (brut) par étudiant, et chaque étudiant doit passer 20 mn. Apres, il y a moyen de gruger, mais c'est quand meme pas enorme.

Ecrit par : Jeremy | 26 novembre 2008
Si peu ???????????????? !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Oh ben merde alors, c'est moins cher qu'un vaccin pour chien.
Quand on sait le travail que ça représente et l'efficacité indiscutable de ce procédé, c'est une véritable honte !

Écrit par : dobolino | 26 novembre 2008

@ Pedro Cordoba écrit :
Il est curieux que Roger Felts applaudisse lorsqu'un gus quelconque met en cause les fondements de la biologie actuelle et qu'il se cabre lorsqu'on suggère qu'il peut y avoir des approches nouvelles de phénomènes (les borderline) que la psychiatrie elle-même n'arrive pas à définir.


Je ne tomberai pas, comme cet été, dans un débat sur le sexe des anges. Je me contente de corriger des approches réductrices en particulier quand elles dénaturent mes positions. Je n'applaudis pas aux thèses de Pichot. Je constate que sur une question où nous débattions, il a émi dans un contexte différent un point de vue très proche du mien. Ultérieurement, il a produit un livre qui a fait l'objet de vives polémiques et pour lequel j'ai fait une fiche de lecture sur mon blog “André Pichot… Le retour !” ( http://rogerfelts.blog.lemonde.fr/2008/11/12/andre-pichot%E2%80%A6-le-retour/ )
Bien entendu, si j'apprenais que les positions du dit Pichot sur des problèmes politiques précis concernant les problèmes d'identités n'avaient rien à voir avec les miennes, j'en tirerai les conclusions qui s'imposent.
Cela dit, il faudrait enfin que dans les milieux où on est censé penser, on ne continue pas à conserver des réflexes pavloviens dès que l'auteur d'un propos sent le soufre… Quand Le Pen dit que la table est noire, le raisonnement ne peut-être, “c'est Le Pen qui l'a dit, donc c'est faux” ; il ne peut même pas être, au moins dans un premier temps, “pourquoi lui, ce salaud, dit-il que la table est noire ?” Le premier temps d'une démarche scientifique, c'est de savoir si la table est réellement noire (ou bleu foncé, mais mal éclairé). Beaucoup de penseurs oublient de penser ce premier temps de la démarche réflexive : le rapport avec le réel… L'idéalisme même chez les matérialistes n'a pas arrêté de faire des dégâts…
Idem pour la psychiatrie… Je ne me cabre pas… de 25 ans, premier poste de responsabilité à l'hôpital à 65 ans, ultime poste de psychiatre en cabinet, 40 années de contact avec la maladie mentale pour m'assurer que son image n'est pas toujours en harmonie avec les descriptions princeps que nos pairs ont faites, ajusté, modifiée en fonction des nécessités de l'heur et du temps… À leur crédit quand même, on tombait parfois sur des tableaux ressemblant étrangement à ceux que l'on trouvait dans les livres. Cette constatation amenait tout simplement à penser que la réalité est toujours plus complexe et plus nuancé que sa description aussi objective est-elle… Le borderline entrait dans nos têtes moins par le livre que par la réalité. Que le livre commence à s'en préoccuper n'est sûrement pas une mauvaise chose… À condition de ne pas écrire n'importe quoi. Qu'il y est du liant entre les mécaniques obsessionnelles et paranoïaques, soit. Qu'afin d'être créatif, innovant, moderne on veuille appareiller l'obsessionnalité et l'excitation maniaque sous le sigle de la border-linéarité, ma foi ! Si quelqu'un l'a rencontré, qu'il dise que cela existe, pourquoi pas ? (Bien que quelqu'un ayant écrit : Dieu existe, je l'ai rencontré, ne fournit aucune garantie quant à la véracité de ses affirmations)… La cohérence de mon propos tient au fait que lorsque j'en parle, j'évoque la vraie névrose obsessionnelle et le vrai état maniaque et pas le simple trait de personnalité. Une personne dont on peut dire qu'elle a quelques traits de personnalité obsessionnelle (rangement, tendance à rationaliser) peut très bien faire une décompensation maniaco-dépressive. Elle n'était pas dans la névrose obsessionnelle, si elle tombe bien dans l'état maniaco-dépressif et la notion de borderline n'y est d'aucunes utilité.
Cela dit, à une époque où Althusser était à la mode, ce n'était pas notre Dieu (notre Dieu, c'était Mao) mais c'était un archange, nous (en province) ne savions pas qu'il était maniaco-dépressif. Et c'est seulement quand il a occis sa femme (mais il n'était plus à la mode) que nous avons su (en province) qu'une partie de son être côtoyait la folie… Si j'aurais su, j'aurions préparé une carrière universitaire plutôt qu'une carrière révolutionnaire où je n'ai même pas pu terminer comme ministre de la rééducation nationale internationaliste ! ! !
C'est comme notre bien-aimé Foucault avec qui nous avons déliré sur l'histoire de la folie à l'âge classique, sans savoir (au moins en Province) que c'était un pervers de la plus belle eau, complètement amoral (et ce n'est pas moi qui le dis, c'est Chomsky dont on ne peut pas dire qu'il se situe à l'extrême droite de l'échiquier politique). Cela n'enlève peut-être pas grand-chose à la validité de ses propos, mais je crois qu'une meilleure évaluation peut-être faite si on sait d'où il parle.
Alors Badiou ? A-t-il par une manifestation quelconque significative (harcèlement sexuel, meurtre divers, torture intellectuelle lors des oraux d'examen, etc.) fait la preuve d'une pathologie mentale avérée ou n'est-il qu'un universitaire ayant la chance d'être contre B.H.L. et pour le voile islamique (mais là je crois qu'universitaire ou pas, il est complètement dingue).

Écrit par : Roger Felts | 26 novembre 2008

Je donne des colles de physique en sup et en spé, et c'est bien mieux payé que ce que vous dites: pour une heure, c'est environ 53 euros net en sup et 58 en spé. Cela ne paraît pas énorme, mais il suffit d'en donner 4h par semaine pour bien compléter nos maigres salaires de professeurs. En plus, c'est assez amusant.

Ecrit par : François Duhem | 26 novembre 2008

Vous me rassurez !

Écrit par : dobolino | 26 novembre 2008

Je donne des colles de physique en sup et en spé, [...] En plus, c'est assez amusant.

Ecrit par : François Duhem | 26 novembre 2008

Ça l'est parfois moins pour les élèves (souvenirs) ;-)

Écrit par : TotoWeininger | 26 novembre 2008

Les "modèles" ou les "exemples" si vous préférez, rien de tel que les "exemples" !

Je ne dis pas que le menu était parfait, mais il me semble qu'on "nourrissait" mieux les enfants qu'aujourd'hui.
Ecrit par : Robin | 26 novembre 2008

Ce qui me permet de revenir au latin , qui n’est pas qu’une formation de l’esprit mais aussi une formation de l’âme : de la morale par l’exemple des hommes illustres. Les latinistes d’ailleurs sont des gens dangereux , des révolutionnaires, obsédés par la « vertu » (au sens ancien du terme).Je me demande même s’il n’y a pas quelque chose comme ça chez Musset : rien de plus dangereux, pour le pouvoir, qu’un jeune homme qui sort du collège la tête pleine de latin et de grec et découvre le monde tel qu’il est.

Écrit par : uncertain | 26 novembre 2008

Dans laquelle de ses œuvres Stendhal expose-t-il le phénomène de la cristallisation ?

Ecrit par : dobolino | 26 novembre 2008

"De l'amour" (source Wikipédia)

Écrit par : yann | 26 novembre 2008

Le montant d'une heure de colle dépend de votre maximum de service, crois-je. Pour un chaire sup', ça s'envole (mais bon, ça ne concerne pas grand monde, c'est vrai).

Les heures de colle ne sont pas défiscalisées -contrairement aux heures sup' "de droit commun"- pour les enseignants dont la majorité du service n'est pas effectué en prépa, ce qui est scandaleux (en fait, c'est la défiscalisation des heures sup' qui est scandaleuse).

Écrit par : TotoWeininger | 26 novembre 2008

JPB, 3000 euros par mois

Ecrit par : brighelli | 26 novembre 2008
Ce n'est pas si mal payé si c'est associé à une garantie absolue de l'emploi, à neuf mois de travail par an et à l'assurance d'une retraite à taux plein à soixante ans.
Si on vous précarise, faudra doubler ce montant.

Écrit par : dobolino | 26 novembre 2008

Dans laquelle de ses œuvres Stendhal expose-t-il le phénomène de la cristallisation ?

Ecrit par : dobolino | 26 novembre 2008

"De l'amour" (source Wikipédia)

Ecrit par : yann | 26 novembre 2008
Merci !
Jean-Paul, la première chose à enseigner à Anthony, c'est la cristallisation stendhalienne et ses effets pervers sur le terrain de la drague. Plus il cristallisera sur les hypokhâgneuses avant passage à l'acte, moins il aura de chances d'y arriver. S'il ne cristallise pas du tout, la jouissance sera médiocre lors du passage à l'acte et il sera très déçu. Le dosage est très savant !
Une fois le couple constitué, il faut gérer encore plus serré et se garder de projeter cette cristallisation sur les lardons, tout en cristallisant un peu sur eux mais pas trop et arriver à encore cristalliser sur celui qui pète et rote à vos côtés, et qui parfois souille son slip que vosu devrez laver !

Écrit par : dobolino | 26 novembre 2008

je me demande même s’il n’y a pas quelque chose comme ça chez Musset
Ecrit par : uncertain | 26 novembre 2008

Musset. N’importe quoi. Tocqueville
« C'est ici qu'il est besoin de bien s'entendre.

Une étude peut être utile à la littérature d'un peuple et ne point être appropriée à ses besoins sociaux et politiques.

Si l'on s'obstinait à n'enseigner que les belles-lettres, dans une société où chacun serait habituellement conduit à faire de violents efforts pour accroître sa fortune ou pour la maintenir, on aurait des citoyens très polis et très dangereux; car l'état social et politique leur donnant, tous les jours, des besoins que l'éducation ne leur apprendrait jamais à satisfaire, ils troubleraient l'État, au nom des Grecs et des Romains, au lieu de le féconder par leur industrie. »

Écrit par : uncertain | 26 novembre 2008

Au passage, j'évoque un autre scandale concernant les TZR : un agrégé TZR NE PEUT PAS refuser les trois heures sup' nécessaires pour compléter son service lorsqu'il remplace un certifié. C'est ce qui se produit 9 fois sur 10 (pour moi c'est du 100% sur deux ans). Merveilleux.

Vous me direz, si l'on est un brin cynique, on remarquera avec plaisir que les heures sup' qu'un agrégé effectue dans un collège sont payées comme des heures de colle en prépa (53 net)! Cela demande moins de préparation, mais c'est nettement moins amusant.

Je connais même un agrégé d'HG qui fait des heures de soutien en collège, pas moins de quatre par sem

Écrit par : TotoWeininger | 26 novembre 2008

Au passage, j'évoque un autre scandale concernant les TZR : un agrégé TZR NE PEUT PAS refuser les trois heures sup' nécessaires pour compléter son service lorsqu'il remplace un certifié. C'est ce qui se produit 9 fois sur 10 (pour moi c'est du 100% sur deux ans). Merveilleux.

Vous me direz, si l'on est un brin cynique, on remarquera avec plaisir que les heures sup' qu'un agrégé effectue dans un collège sont payées comme des heures de colle en prépa (53 net)! Cela demande moins de préparation, mais c'est nettement moins amusant.

Je connais même un agrégé d'HG qui fait des heures de soutien en collège, pas moins de quatre par sem

Écrit par : TotoWeininger | 26 novembre 2008

Au passage, j'évoque un autre scandale concernant les TZR : un agrégé TZR NE PEUT PAS refuser les trois heures sup' nécessaires pour compléter son service lorsqu'il remplace un certifié. C'est ce qui se produit 9 fois sur 10 (pour moi c'est du 100% sur deux ans). Merveilleux.

Vous me direz, si l'on est un brin cynique, on remarquera avec plaisir que les heures sup' qu'un agrégé effectue dans un collège sont payées comme des heures de colle en prépa (53 net)! Cela demande moins de préparation, mais c'est nettement moins amusant.

Je connais même un agrégé d'HG qui fait des heures de soutien en collège, pas moins de quatre par sem

Écrit par : TotoWeininger | 26 novembre 2008

Je pousserai même plus loin mon analyse: si le GRIP fait boule de neige au sein du corps enseignant, les jeunes enseignants pourront mesurer les lacunes graves de l'enseignement disciplinaire qu'ils ont reçu et seront alors plus à même de soutenir les revendications universitaires de vous-même et vos pairs.

Ecrit par : dobolino | 26 novembre 2008

Un jeune collègue ( 10 ans d'enseignement, agrégé ) m'a dit récemment, très inquiet :"si on doit faire de la grammaire à l'ancienne au lycée, nous, on ne saura pas, on connait pas " !

Donc, il faudrait les former ?

Écrit par : Amélie | 26 novembre 2008

Oups ma tension monte dès que j'évoque ces questions brûlantes, milles excuses, je reprends calmement :

Je connais même un agrégé d'HG qui fait des heures de soutien en collège, pas moins de quatre par semaine sur toute l'année. Et il n'enseigne même pas sa discipline, mais il aide les élève à faire leurs devoirs de math, d'italien etc. le tout payé autant que des heures de colle en sup!

N'importe quoi.

Écrit par : TotoWeininger | 26 novembre 2008

Une fois le couple constitué, il faut gérer encore plus serré et se garder de projeter cette cristallisation sur les lardons, tout en cristallisant un peu sur eux mais pas trop et arriver à encore cristalliser sur celui qui pète et rote à vos côtés, et qui parfois souille son slip que vosu devrez laver !
Ecrit par : dobolino | 26 novembre 2008
La sagesse de la mère dans « Le Livre de ma mère »
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Écrit par : uncertain | 26 novembre 2008

Une fois le couple constitué, il faut gérer encore plus serré et se garder de projeter cette cristallisation sur les lardons, tout en cristallisant un peu sur eux mais pas trop et arriver à encore cristalliser sur celui qui pète et rote à vos côtés, et qui parfois souille son slip que vosu devrez laver !
Ecrit par : dobolino | 26 novembre 2008
La sagesse de la mère dans « Le Livre de ma mère »
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Écrit par : uncertain | 26 novembre 2008

Excusez. Voilà la citation :

>

Écrit par : uncertain | 26 novembre 2008

Une fois le couple constitué, il faut gérer encore plus serré et se garder de projeter cette cristallisation sur les lardons, tout en cristallisant un peu sur eux mais pas trop et arriver à encore cristalliser sur celui qui pète et rote à vos côtés, et qui parfois souille son slip que vosu devrez laver !

Ecrit par : dobolino | 26 novembre 2008

Les agriculteurs mettent des slips sous la combinaison, dans la Drôme ?
C'est moderne.
Pas par chez nous.

Écrit par : yann | 26 novembre 2008

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N'importe quoi.
Ecrit par : TotoWeininger | 26 novembre 2008
Vous voulez pire. Je connais quelqu’un qui effectue 20 h de service dont 14 dans une autre matière que la sienne. Quand on est TZR on doit tout accepter, c’est la loi.

Écrit par : uncertain | 26 novembre 2008

"Je ne risque pas d'acheter des ouvrages du Cerf !

Si vraiment il est bon, je l'emprunterai. Mais le Cerf ne verra pas mes sous !"

Voilà la plus parfaite illustration de l'absence d'ouverture d'esprit. Cette maison d'édition a été la seule à accepter de publier une revue, "Cause Commune" que je vous recommande. Qu'est-ce que c'est que ce sectarisme ridicule.
On est toujours le cul-bénit de quelqu'un
!http://www.causeco.fr/

Écrit par : retraitée | 26 novembre 2008

Correction: Vous voulez pire?

Écrit par : uncertain | 26 novembre 2008

Une fois le couple constitué, il faut gérer encore plus serré et se garder de projeter cette cristallisation sur les lardons, tout en cristallisant un peu sur eux mais pas trop et arriver à encore cristalliser sur celui qui pète et rote à vos côtés, et qui parfois souille son slip que vosu devrez laver !
Ecrit par : dobolino | 26 novembre 2008
La sagesse de la mère dans « Le Livre de ma mère »
>

Ecrit par : uncertain | 26 novembre 2008

Très exactement ...

Écrit par : dobolino | 26 novembre 2008

Quand on est TZR on doit tout accepter, c’est la loi.

Ecrit par : uncertain | 26 novembre 2008

Disons qu'il est beaucoup plus difficile de refuser que si l'on est en poste fixe, d'autant que tout vous tombe dessus au dernier moment, personne n'est là pour vous soutenir, les syndicats s'en foutent ou considèrent comme normales des situations pourtant illégales qu'ils combattraient s'il s'agissait de défendre un "poste fixe".

Pour l'exemple que vous citez, "on" ne peut pas, en principe, imposer même à un TZR un service dans une autre discipline que la sienne. La loi prévoit que l'accord de l'intéressé soit obtenu. Mais dans le cas d'un TZR, on voit bien combien la loi est de peu de poids devant les pressions qui ne manquent pas de s'exercer : "Vous ne voulez pas enseigner une autre matière dans cet établissement, très bien, dans ce cas nous vous avons trouvé un complément de service -de sevices, devrait-on dire- dans deux établissement à 150 km, vous commencez demain 8 heures, bien le bonsoir."

Il faut résister. C'est ce que je fais depuis le début de l'année (et je ne suis pourtant pas dans la situation la plus merdique). Il faut n'avoir aucun scrupule à l'égard d'un système qui a déjà pris eau de toute part et qui essaie de nous entraîner dans son naufrage. TOUS LES MOYENS SONT BONS, en particulier lorsqu'on est TZR, pour faire fléchir ET l'administration ET les syndicats.

Écrit par : TotoWeininger | 26 novembre 2008

D’ailleurs, pour en rajouter : seul un poste dans une autre matière ET dans une autre zone que la sienne peut être rejeté(pour autant que je sache mais quelqu’un pourra peut-être confirmer).
« Allô, M. X, vous enseignez l’HG c’est ça ? Eh bien je vous appelle pour remplacer un prof de math à 120 km de chez vous. Vous commencez demain. »
Finalement, tant qu’il y a quelqu’un devant les élèves, tout le monde s’en moque.


« Moi, mon fils, je n’ai pas étudié comme toi, mais l’amour qu’on raconte dans les livres , c’est des manières de païens. Moi je dis qu’ils jouent la comédie. Ils ne se voient que quand ils sont bien coiffés, bien habillés, comme au théâtre. Ils s'adorent, ils pleurent, ils se donnent de ces abominations de baisers sur la bouche, et un an après ils divorcent! Alors, où est l'amour? Ces mariages qui commencent par de l'amour, c'est mauvais signe. Ces grands amoureux, dans les histoires qu'on lit, je me demande s'ils continueraient à aimer leur poétesse si elle était très malade, toujours au lit, et qu'il soit obligé, l'homme, de lui donner les soins qu'on donne aux bébés, enfin tu me comprends, des soins déplaisants. Eh bien, moi je crois qu'il ne l'aimerait plus. Le vrai amour, veux-tu que je te dise, c'est l'habitude, c'est vieillir ensemble. Tu les veux avec des petits pois ou avec des tomates, les boulettes ? »(A. Cohen)

Écrit par : uncertain | 26 novembre 2008

TotoWeininger,nos posts se sont croisés. Vous voulez rire un peu plus ? Il y a quelques années, mais il n’y a pas si longtemps que ça, à l’époque où je « faisais » les remplacements, le téléphone sonne un matin, vers 8h30, et une voix me demande de me trouver au collège X, à 60 km de chez moi, pour 10 h 00. Bonne poire j’ai accepté et j’ai même pris les élèves à 11h00 ( et encore, j’ai dû négocier , ils voulaient me les confier dès 10h00, à mon arrivée). Je crois que vous avez raison. J’aurais dû les envoyer ch… Le maître siffle, le chien rapplique.

Écrit par : uncertain | 26 novembre 2008

J’aurais dû les envoyer ch…

Ecrit par : uncertain | 26 novembre 2008

C'est ce que je fais désormais systématiquement.

Il ne faut pas seulement instruire nos élèves, voyez-vous, mais également - et surtout lorsqu'on est remplaçant- éduquer l'administration (leur apprendre le RESPECT;-)), sans oublier non plus nos inénarrables collègues.

Mais je reconnais que l'an dernier, j'ai répondu moi aussi au coup de fil du rectorat et me suis rendu dans mon établissement sans attendre l'arrêté d'affectation. On ne m'y reprendra pas.

Écrit par : TotoWeininger | 26 novembre 2008

Pendariès, c'est la longueur du tentacule qui vous séduit ?-:)))
Bises…
JPB

Ecrit par : brighelli | 26 novembre 2008

Cher, le calmar (puisqu'il faut ainsi l'orthographier) est doté de huit bras et de deux tentacules pourvues de grandes ventouses. N'en fesse point trop pour un seul homme?

Écrit par : Pendariès | 26 novembre 2008

TotoWeininger , je me suis planté. Vous avez raison . Rien de légal dans tout ça . Ça me rappelle le proviseur qui m’avait menacé de contacter inspection, administration et tout le toutim pour « abandon de poste » en cas de refus. En fait, un gros coup de bluff. C’est important finalement de connaître ses droits.

Écrit par : uncertain | 26 novembre 2008

"Si quand j'avance tu tentacules, Comment veux-tu…"
Allez, j'arrête… Bonne journée à vous, mon cher, et bonjour affectueux de qui vous savez.

Écrit par : Abraxas | 26 novembre 2008

Ça me rappelle le proviseur qui m’avait menacé de contacter inspection, administration et tout le toutim pour « abandon de poste » en cas de refus.

Ecrit par : uncertain | 26 novembre 2008

Belle ordure, celui-là.

On peut faire reculer l'administration et les chefs d'établissement sur pas mal de points, mais il faut avoir les nerfs solides et ne pas avoir peur d'user de moyens "déloyaux", si vous voyez ce que je veux dire. Et surtout, TRÈS IMPORTANT, se débarrasser absolument de toute considération pour ce que les cons bien - et souvent fort injustement -lotis nous rappellent sans cesse, pour mieux obtenir notre assentiment par le moyen de la culpabilisation : l'INTÉRET DES ÉLÈVES. Je ne peux plus entendre cette expression sans devenir subitement très violent (et je l'ai encore entendu pas plus tard que la semaine dernière dans la bouche d'une "collègue")

Écrit par : TotoWeininger | 26 novembre 2008

Au passage, j'évoque un autre scandale concernant les TZR : un agrégé TZR NE PEUT PAS refuser les trois heures sup' nécessaires pour compléter son service lorsqu'il remplace un certifié. C'est ce qui se produit 9 fois sur 10 (pour moi c'est du 100% sur deux ans).

Ecrit par : TotoWeininger | 26 novembre 2008

Tu as de la chance, au moins le collègue que tu remplaces n'a pris d'heures sup parce qu'on ne peut pas les refuser non plus (voilà comment des fois, on se retrouve avec 6 heures sup. sans rien pouvoir faire pour les refuser)...

Le tézédariat est le laboratoire du devenir futur des postes fixes, mais ils ne s'en rendent pas souvent compte, les pauvres. Ah! La joie des postes partagés sur des établissements dans des communes séparées (contrairement aux décrets de 50), la découverte de l'ouverture du CDI (même si les textes précisent que cela ne peut se faire que sur la base du volontariat) sans parler du fait d'être pris pour un guignol par tous ses interlocuteurs (de l'élève au proviseur)! Je ne parle même pas des remarques débiles des collègues auxquelles on a droit à la prérentrée (sur la chance de ne pas travailler...)

Pour les syndicats, tu es trop sévère; la plupart ont fait beaucoup de progrès pour prendre en compte les problèmes spécifiques des TZR; il y a eu une époque où c'était le désert total (sous prétexte que la lutte des TZR était catégorielle); aujourd'hui, il y a un monsieur TZR dans la plupart des syndicats, on est à peu près sûr d'avoir des infos fiables de sa part; les contestations liées à la fonction remontent dans des stages généralement ouverts à tous (syndiqués ou non); certes, ce n'est pas encore parfait, loin de là (l'image du TZR glandant dans son établissement alors que les autres travaillent est persistante (les ministres successifs n'hésitent d'ailleurs pas à l'entretenir)), mais objectivement depuis 7 ans, il y a du progrès dans la prise en compte syndicale de la situation (le poids des collectifs n'y est pas pour rien).

A un certain, il ne faut jamais partir sur un coup de fil sans arrêté écrit, c'est une histoire à avoir des problèmes en cas d'accident sur la route ou de problème avec les élèves.

Écrit par : Romuald | 26 novembre 2008

J’en suis bien conscient Romuald,mais, alors, j’étais encore victime du syndrome serviteur-de-l’état-je-dois faire-mon-devoir. Allez-y , vous pouvez rire de ma naïveté. : - )

Écrit par : uncertain | 26 novembre 2008

moot écrit : blabla ... "un poste convenable".

on voit flotter de ces étrons, parfois.
faut faire ses armes, moot, voilà tout.

Ecrit par : annexy

C'est du second degré ou vous êtes juste un sale con ?

Écrit par : moot | 26 novembre 2008

Ce qui me permet de revenir au latin , qui n’est pas qu’une formation de l’esprit mais aussi une formation de l’âme : de la morale par l’exemple des hommes illustres. Les latinistes d’ailleurs sont des gens dangereux , des révolutionnaires, obsédés par la « vertu » (au sens ancien du terme).

Ecrit par : uncertain | 26 novembre 2008

A voir, il y a ceci qui sort à la fin du mois aux Belles Lettres :

;-)

Maria Grazia Bajoni, Les Grammairiens lascifs : La grammaire à la fin de l'Empire romain

" « Il se laissait appeler le Lascif, et ce surnom, si contraire à la pureté de sa vie, il ne le repoussa jamais, parce qu'il plaisait aux oreilles de ses amis. »
Pourquoi Ausone, dans sa Commémoration des professeurs de Bordeaux, a-t-il centré sur ce surnom à connotation érotique, Lascivus, l'évocation funèbre du grammairien Leontius, son ami et homme de grande dignité morale ? Tel est le point de départ de l'étude sociologique que Maria Grazia Bajoni consacre aux différents acteurs de la profession enseignante à Rome, depuis le grammaticus qui donnait la formation élémentaire, jusqu'au professeur de rhétorique qui prenait la suite, le même terme de grammaticus désignant aussi les grammairiens érudits, ancêtres de nos linguistes modernes.
L'immoralité des grammairiens est presqu'un lieu commun de la civilisation romaine. Pervers, libidineux ou seulement incultes, les chasseurs de barbarismes passent pour avoir des mœurs dissolues. À qui la faute ? Le type du « maître corrompu » se trouve un peu partout dans les textes anciens. Suétone (70-122) présente un Remmius Palaemon méprisable qui se consacre à des pratiques infamantes envers les femmes. Ausone (310-395) dit de même dans les épigrammes consacrés au grammairien Eunus, plaisantant sur la perversion du personnage qui n’a d’égale que son ignorance. Sexe et grammaire : pourquoi et comment s'est constituée cette relation ? Comment expliquer ce rapport entre l'écriture, l'écrit et le comportement de celui qui maîtrise la grammaire ?
Loin d’être un essai sur l’éducation dans l’Antiquité classique, ce livre est une enquête sur une profession et des hommes qui, en Grèce et à Rome, se trouvaient à la fois au sommet et à la marge de la culture imposée par la tradition et les institutions politiques. "

Écrit par : Romuald | 26 novembre 2008

Les syndicats devraient être conséquent et cohérent dans leur défense des enseignants. Un choix stratégique s'impose :

Soit on abandonne les remplacements aux non-titulaires, dont la défense ne relève pas des syndicats, me semble-t-il. Tout titulaire se voit attribué un poste fixe et les TZR disparaissent. Le problème est déplacé sur une catégorie hyper-précarisée, -avec le risque de voir cette précarité devenir la norme de recrutement dans l'avenir (le fameux laboratoire, délocalisé, en quelque sorte)

Soit on s'attaque au cœur du problème : Qui devient TZR et combien de temps le reste-t-il? Et on en vient immédiatement à la question des mutations et du barème, sujet explosif, mais sur lequel on ne peut plus faire l'impasse.

Écrit par : TotoWeininger | 26 novembre 2008

"Je vais essayer de mieux m'expliquer: le professeur était un homme malade psychiquement et s'est d'ailleurs quelques années plus tard suicidé. Il nous faisait travailler dans un climat de terreur perpétuel peu propice aux apprentissages et évitait toute interaction avec nous. Néanmoins, même durant les trois premiers mois de sixième consacrés aux "mathématiques modernes", il a dispensé pas à pas et pied à pied l'enseignement prescrit, avec l'heure d'exercices hebdomadaire en demi-groupe. Le manuel qu'il utilisait était suffisament bien conçu pour que nous puissions l'exploiter."

Ecrit par : dobolino | 26 novembre 2008

Dans votre première description, j'étais sûr que nous avions eu le même, mais, là, je vois que ce n'est pas possible; celui que j'ai eu, (une ou deux années après) ne s'est pas suicidé.

Si, si, il y en a, Catmano, je vous assure!

Écrit par : Christophe Sibille | 26 novembre 2008

au moins le collègue que tu remplaces n'a pris d'heures sup parce qu'on ne peut pas les refuser non plus (voilà comment des fois, on se retrouve avec 6 heures sup. sans rien pouvoir faire pour les refuser)...

Ecrit par : Romuald | 26 novembre 2008

Si, en fait je me retrouve avec 4 heures sup'

Écrit par : TotoWeininger | 26 novembre 2008

« Sexe et grammaire : pourquoi et comment s'est constituée cette relation ? »




Vous savez bien que je parle de l’image transmise par des générations d’auteurs de manuels prompts à dispenser les bons exemples. Mais enfin, je dois avouer que c’est un sujet intéressant. D’ailleurs, tiens , je vais m’y mettre et pondre une nouvelle « séquence » qui aura pour thème « sexe et grammaire » et je la propose dès demain à mes jeunes élèves. Après ça , l’administration devrait comprendre que j’ai besoin de longues, très très longues vacances. : - )

Écrit par : uncertain | 26 novembre 2008

Ben dans un collège à l'autre bout de l'académie, comme les néo-agrégés dépourvus de cons-joints.

Ecrit par : TotoWeininger

Le collège, c'est théoriquement possible (mais dans ce cas, je démissionne pour fonder une officine). À l'autre bout de l'académie, ça ne saurait faire bien loin.

P.S. pour annexy alias le crétin de service : 13 années dans un lycée de l'académie de Créteil, et qui caracole (si j'ose dire) dans l'extrême fin du classement national, un des ces établissements qui vont à vau-l'eau, un de ces bahuts quitté inexorablement par les "vieilles barbes", où les professeurs restent juste le temps d'être mutés ailleurs, c'est déjà bien, non ?

Et puis question stupide : si ce n'est pour s'aigrir irrémédiablement, quelle utilité y a-t-il à "faire ses armes" dans un de ces dépotoirs que le simple bon sens devrait obliger à fermer ? Ah non, mince, il faut "accueillir les jeunes" !

Écrit par : moot | 26 novembre 2008

Pas une seule revendication pour plus de fric, bordel. Vous croyez qu'on bosse par plaisir. Parce qu'on en a marre de se faire pomper par bobonne à la maison? parce que les cinémas porno sont trop chers??? parce qu'on était pas capables de faire un autre boulot???
Bande de fromages!!!!

Terminer une carrière de hors-classe à 4000 euros net vendeur, c'est pas la gloire. Regardez combien palpe un analyste du Crédit Lyonnais semi-inculte, en début de carrière....
Je voterai nul. Cequi s'accorde parfaitement à ce que je pense des syndicats enseignants.
Et pour que JPB n'ait pas d'emmerdements, je signe et persiste

JEAN-PHILIPPE GOLDSCHMIDT

et mort aux cons!

Ecrit par : montaigneàcheval | 26 novembre 2008

Tout à fait d'acord avec vous, MàC sur l'inefficacité totale des syndicats enseignants (je me suis bien promis de ne plus jamais remettre les pieds dans une manifestation après celle de l'autre jour ; c'était absolument pathétique.

Tout à fait d'accord, donc, sauf que pour moi, il faut diviser les 4 000 par 2.

Heureusement qu'il me reste, grâce au SNALC l'inappréciable consolation des ronds de serviette en loupe d'orme !

Je pense que le vôtre doit être en ivoire, vous êtes un vieil éléphant comme moi, mais avec plus de défenses. ;-)

Écrit par : Robin | 26 novembre 2008

Allez, allez, pour tout le monde, on lit:

a) "L'art d'avoir toujours raison" (Ed. 1001 nuits ou chez Circé/poche),

b) "L'art de se faire respecter" de Schopenhauer Arthur (Circé/poche).

(Jean-Paul, bises à qui je sais)

Et puis pour le seul bonheur d'être accompagné de et par (pas bonne cette eau "Hépar"...) RILKE - quand comme moi on se languit devant sa Kilkenny, dans un pub irlandais à Montpellier: "Notes sur la mélodie des choses" (Allia) - rien que le titre, déjà....

Écrit par : Pendariès | 26 novembre 2008

D’ailleurs, tiens , je vais m’y mettre et pondre une nouvelle « séquence » qui aura pour thème « sexe et grammaire » et je la propose dès demain à mes jeunes élèves. Après ça , l’administration devrait comprendre que j’ai besoin de longues, très très longues vacances. : - )

Ecrit par : uncertain | 26 novembre 2008

Organisez un débat contradictoire entre les filles et les garçons sur le genre des mots (LE soleil et LA lune) et pourquoi le masculin devrait continuer à l'emporter sur le féminin, étant donné le nouveau contexte socio-culturel.

Prévoyez des gants de boxe ; les filles ne sont plus ce qu'elles étaient. Puis faites leur rédiger une pétition à l'attention du secrétaire perpétuel de l'académie française.

Ca pourrait commencer par "bande de vieux crabes..." et se terminer par : "Vous allez nous changer tout ça vite fait".

Signé : Les élèves de 5ème du Clg...et leur professeur de français M.... (copie au Dircab du ministre de l'éducation nationale) sous couvert de M. l'inspecteur général de Lettres.

Accès direct à la "hors classe" garanti !

Écrit par : Robin | 26 novembre 2008

Soit on s'attaque au cœur du problème : Qui devient TZR et combien de temps le reste-t-il? Et on en vient immédiatement à la question des mutations et du barème, sujet explosif, mais sur lequel on ne peut plus faire l'impasse.

Ecrit par : TotoWeininger | 26 novembre 2008

Je crois que tu surdétermines le pouvoir des syndicats ; on leur fait une proposition qu'ils ne retouchent qu'à la marge.

Hormis pour les disciplines "rares" (SES, philo, musique...) où les problèmes de mouvement sont un peu plus compliqués, le barème était relativement pertinent jusqu'à ce que De Robien le modifie en profondeur :
- les TZR bénéficiaient d'une bonification de 20 points par an (en plus de l'ancienneté), ce qui garantissait un changement relativement rapide de fonction (au bout de quatre ou cinq ans). Ces bonifications sont passées à la trappe pour le mouvement inter (avec suppression rétroactive des points ainsi accumulés, merci De Robien!) et sont diversement utilisées - avec plus ou moins de bonheur - au mouvement intra.
- le rapprochement de conjoint à l'inter a explosé (il est passé de 80 à 150,2), déséquilibrant complètement la prise en compte de l'ancienneté; à l'intra, les barèmes sont variables.
- le nombre de poste fixe à pourvoir diminue; et les collègues dont les postes sont fermés ont une réaffectation prioritaire

Avec ce triple changement, il est évident qu'envisager un poste fixe est désormais inaccessible pour les TZR sans conjoint. (Il est absurde de dire que tout dépend du nombre de poste - comme le font certains au Snes - mais il est tout aussi absurde de nier que c'est un des facteurs qui bloque le mouvement; idem pour le barème).

(Je ne remonte pas jusqu'à la période pré-Allègre où les mutations ne se faisaient pas à l'aveugle puisque le mouvement n'était pas coupé en inter et intra, et où le tézédariat (TR et TA à l'époque) pouvait être un choix pour se trouver dans une académie inaccessible autrement; c'était sans doute bien plus lourd à gérer mais infiniment plus sécurisant pour les enseignants).

L'équilibre du barème est vraiment une question délicate (le coup du voile d'ignorance de Rawls serait bien requis); les syndicats hésitent à y toucher, bien sûr, pour ne pas prendre de front la majorité de leurs cotisants (assez âgés, plutôt en couple, plutôt sur poste fixe (à vérifier)), mais aussi pour la bonne raison qu'ils savent que le barème est indicatif, qu'il n'a aucune valeur légale, et que le ministère peut décider du jour au lendemain de le supprimer (pour décider les affectations par un coup de dés ou plus probablement par recrutement local ce qui ouvre une boite de Pandore pire encore).

Écrit par : Romuald | 26 novembre 2008

Vous riez Robin, mais je suis presque sûr qu’on doit trouver des séquences de genre. : - )

Écrit par : uncertain | 26 novembre 2008

4 000 euros net, c'est ce nous touchons à deux, ma femme et moi et nous roulons en 2 CV. Montaigneàcheval doit rouler au moins dans un gros 4x4, alors il devrait changer de pseudo ;))

Écrit par : LaRiba | 26 novembre 2008

Un peu comme l’hilarant « presse-purée » qu’on trouve sur SLL

Écrit par : uncertain | 26 novembre 2008

"Organisez un débat contradictoire entre les filles et les garçons sur le genre des mots (LE soleil et LA lune) et pourquoi le masculin devrait continuer à l'emporter sur le féminin, étant donné le nouveau contexte socio-culturel."

Ecrit par : Robin | 26 novembre 2008

Et profitez de la proposition de Robin (pas le ministre, ;-) pour leur faire chanter un peu de Trenet, dans le cadre d'un projet pluridisciplinaire avec votre collègue de musique.

Écrit par : Christophe Sibille | 26 novembre 2008

« Regardez-vous dans une glace, Gros Boudin, vous serez également ébahi de voir qu'il existe aussi des imbéciles heureux… »
abrégé de grammaire, 80 / 1,90 | 26 novembre 2008

Ah ! Vous voyez bien que quand vous faites court — on vous l'a déjà conseillé, je crois — vous arrivez à ne pas faire de fautes.
En revanche, le style laisse toujours un peu à désirer : ce doublon « également / aussi » semble en être la preuve.
Quant au fond — « c'est çui qui dit qui y est » —, je ne suis pas certain qu'il soit des plus originaux, mais c'est un bon début pour un garçon de votre âge. N'hésitez pas à approfondir et à développer, dans les limites du raisonnable, bien sûr.
Ne vous découragez pas, cela dit : nous sommes tous (ou poresque) passés par une phase d'apprentissage.

Écrit par : Tailleboudin | 26 novembre 2008

pour décider les affectations par recrutement local ce qui ouvre une boite de Pandore pire encore

Ecrit par : Romuald | 26 novembre 2008

Ceux qui sont enfermés dans la boîte, souffrant dans l'indifférence générale tous les maux de l'humanité, n'ont rien à perdre à ce qu'on l'ouvre, bien au contraire (puisqu'il n'ont rien à perdre).

Tant pis pour ceux qui se sont accommodés jusqu'ici de ce système, sans parler de ceux qui l'on appelé de leurs vœux, qui en ont profité, ou qui pensaient en profiter.

Que Darcos anéantisse au moins le système actuel des mutations, avant de partir; son bilan n'en serait pas moins lamentable, mais il aurait au moins servi à quelque chose.

Remplacer un bureaucratisme aveugle, incroyablement lourdingue et d'une inefficacité inouï par le despotisme fébrile et crétin des chefaillons, là, ça serait une vraie réforme de droite.

Écrit par : TotoWeininger | 26 novembre 2008

Vous riez Robin, mais je suis presque sûr qu’on doit trouver des séquences de genre. : - )

Ecrit par : uncertain | 26 novembre 2008

Moi aussi, hélàs !

Écrit par : Robin | 26 novembre 2008

Lariba a écrit : "nous roulons en 2 CV"

Mais c'est une voiture de collection, ça.

Nantis !

J'écris immédiatement une lettre de signalement à votre inspecteur (des impôts).

Écrit par : dugong | 26 novembre 2008

Et profitez de la proposition de Robin (pas le ministre, ;-) pour leur faire chanter un peu de Trenet, dans le cadre d'un projet pluridisciplinaire avec votre collègue de musique.

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 novembre 2008

Alors, si en plus le projet est "pluridisciplinaire" !

"La soleil a rendez-vous avec le lune
Mais le lune ne la voit pas et la soleil le voit...."

Écrit par : Robin | 26 novembre 2008

Ou plutôt :

"La soleil a rendez-vous avec le lune
Mais le lune ne la voit pas et la soleil l'attend."

Tous en choeur !

Écrit par : Robin | 26 novembre 2008

TotoWeininger a écrit : "Remplacer un bureaucratisme aveugle, incroyablement lourdingue et d'une inefficacité inouï par le despotisme fébrile et crétin des chefaillons, là, ça serait une vraie réforme de droite."

Un peu de patience ! Vous voulez tout tout de suite !

Allez voir sur le site des "chefs" d'établissement. Notamment ce qu'ils se disent dans le doux cocon de l'entre-soi à propos de cette bouse intense qu'est le "conseil pédagogique" :

http://personnel-de-direction.fr/index.php?option=com_fireboard&Itemid=34&func=view&catid=6&id=20378#20378

Ah ! comme certains aimeraient que ce soit une instance de décision !

Patience ! Patience !

Écrit par : dugong | 26 novembre 2008

Dugong, je précise qu'à l'arrière de ma deuche il n'y a pas l'autocollant "nucléaire, non merci" ;)

Écrit par : Pierre LaRiba | 26 novembre 2008

Dans quelques années *, chacun de nous disposera d'un CCP ** qui devra impérativement être à jour chaque fois que vous prendrez un nouveau poste de quinzaine ***

Il sera dûment visé et informé par les conseils pédagogiques. Pour une meilleure fluidité de l'information.

* avec quelques < 10

** certificat de conformité pédagogique

*** un poste de quinzaine est un service partiel de 15 jours que vous effectuerez sur simple courriel du petit Moloch local.
Une grande souplesse prévaudra à ce service puisque vous pourrez négocier le nombre et les modalités de vos heures supplémentaires.

Écrit par : dugong | 26 novembre 2008

TotoWeininger a écrit : "Remplacer un bureaucratisme aveugle, incroyablement lourdingue et d'une inefficacité inouï par le despotisme fébrile et crétin des chefaillons, là, ça serait une vraie réforme de droite."

Un peu de patience ! Vous voulez tout tout de suite !

Allez voir sur le site des "chefs" d'établissement. Notamment ce qu'ils se disent dans le doux cocon de l'entre-soi à propos de cette bouse intense qu'est le "conseil pédagogique.

Ah ! comme certains aimeraient que ce soit une instance de décision !

Patience ! Patience !

Ecrit par : dugong | 26 novembre 2008

Beeerk ! Et dire qu'ils vont nous imposer cela en primaire avec leurs *$!ù:$^ù! d'EPEP !
Il y a des jours où je me dis qu'une retraite même un peu réduite, finalement, ça serait vachement bon pour mon moral.

Écrit par : catmano | 26 novembre 2008

Merci Dugong pour le lien! C'est un vrai bonheur ce forum de CE...

Ce fil sur les méchants TZR qui ne veulent pas évaluer fera plaisir à TotoWeininger :
http://personnel-de-direction.fr/index.php?option=com_fireboard&Itemid=34&func=view&id=18826&catid=6

Écrit par : Romuald | 26 novembre 2008

4 000 euros net, c'est ce nous touchons à deux, ma femme et moi et nous roulons en 2 CV. Montaigneàcheval doit rouler au moins dans un gros 4x4, alors il devrait changer de pseudo ;))

Ecrit par : LaRiba | 26 novembre 2008

Non seulement un gros 4x4 bien polluant de fabrication allemande, mais avec l'autocollant de la MAIF sur le pare-brise!

Écrit par : marigot | 26 novembre 2008

Bonjour à tous,

je vous livre ci-dessous le témoignage d'un papa et d'une petite fille de 4e, victime d'une "descente" de gendarmerie dans une salle de classe. Les gendarmes (avec chien et maître-chien) recherchaient du cannabis.

Le papa est l'ami de collègues de mon entourage proche ; la source est authentique. Le papa lui-même a demandé à ce qu'on fasse circuler ce double témoignage. C'est effrayant... (les passages marqués par */ sont ceux du père ; les autres ceux de sa fille ; j'ai masqué les noms propres).

*Envoyé le Lundi, 24 Novembre 2008.

*Objet :* Un papa un peu bouleversé , très en colère!!!

*/J'ai eu cette semaine un mail concernant un descente de police dans un lycée du Gers... On a pu entendre aussi le témoignage sur France inter. J’étais absolument abasourdi par les méthodes utilisées…. Mais vous savez parfois on se dit que les gens exagèrent dans leur témoignage…. Bref je reste interrogateur !/*

*/Mais voilà que ce WE, j'accueille ma fille XXXX–elle a 13 ans- de retour du collège de YYYY.... Elle me raconte son mercredi au collège....colère à l'intérieur de moi.... révolte...... que faire???/*

*J'ai demandé à XXXX d'écrire ce qu’elle me disait là. Elle a accepté.*

*Voici donc son témoignage, avec ses mots à elle :*

"" Il nous l'avait dit, le CPE, que des gendarmes allaient venir nous faire une prévention pour les 4ème et les 3ème.

Ce mercredi là (19/11/2008), toutes les classes sont entrées en cours comme à leur habitude, en suivant les profs.

A peine 10 minutes plus tard – nous étions assis-, deux gendarmes faisaient déjà le tour de la salle où nous étions. La prof avec qui nous étions, les regardait en nous disant « Ils font leur ronde!?? » . Elle n'était à priori au courant de rien bien sûr. Soudain , la porte s'est ouverte, laissant entrer deux gendarmes... Enfin non, pas exactement!!! Il y avait un monsieur chauve habillé en militaire (le dresseur de chien en fait!) et un gendarme très gros.

Le chauve nous a dit: « Nous allons faire entrer un chien! Mettez vos mains sur les tables, restez droit, ne le regardez pas! Quand il mord, ça pique! »

Enfin il a dit ça, à peu près... Je me rappelle surtout du «Quand il mord, ça pique! »

Après, il est sorti deux minutes et est revenu avec deux autres gendarmes et le chien. Les gendarmes se sont placés aux deux extrémités de la classe tandis que le dresseur regardait son chien déjà à l’œuvre. Le chien s'appelait Bigo. Bigo s'est acharné sur plusieurs sacs, en mordant et arrachant tout ce qui dépassait. Quant à la prof, elle restait derrière son bureau bouche bée.

Le chien s'est attaqué au sac de mon amie, à coté de moi. Le dresseur a claqué des doigts en disant: « Sortez mademoiselle, avec toutes vos affaires! » Elle a rangé son sac, s'est levée et s'est apprêtée à sortir mais le dresseur l'a repris vite: « Et ton manteau! » Elle a rougi et
emporté aussi son blouson.

Plusieurs personnes de la classe sont ainsi sorties. Le chien vient alors sentir mon sac. Voyant que le chien ne scotchait pas, que rien ne le retenait là, le dresseur lui a fait sentir mon corps avant de s'empresser de me faire sortir. Dehors m'attendait une petite troupe de gendarmes... Enfin, non, pas dehors: nous étions entre deux salles de classe.

Me voyant arriver, ils se dépêchèrent de finir de fouiller une autre fille. Mon amie était déjà retournée dans la classe. Quand ils eurent fini, ils s'emparèrent de mon sac et le vidèrent sur le sol. Un gendarme me fit vider les poches du devant de mon sac. Il vérifia après moi. Je n'étais pas la seule élève. Avec moi, il y avait une autre fille qui se faisait fouiller les poches par *une* gendarme.

Ils étaient deux gendarmes hommes à la regarder faire. Le Gendarme qui fouillait mon sac vida ma trousse, dévissa mes stylos, mes surligneurs et cherchait dans mes doublures.

La fille qui était là fouillée elle aussi, se fit interroger sur les
personnes qui l'entouraient chez elle. Elle assurait que personne ne fumait dans son entourage. Ils la firent rentrer en classe.

C'était à mon tour! La fouilleuse me fit enlever mon sweat sous le regard des deux autres gendarmes.....

Je décris: Un gendarme à terre disséquait mes stylos, un autre le surveillait, un autre qui regardait la fouilleuse qui me fouillait et le reste de la troupe dehors. Ne trouvant rien dans ma veste, elle me fit enlever mes chaussures et déplier mes ourlets de pantalon. Elle cherche dans mes chaussettes et mes chaussures. Le gars qui nous regardait, dit à l'intention de l'autre gendarme: « On dirait qu'elle n'a pas de hash
mais avec sa tête mieux vaut très bien vérifier! On ne sait jamais... »
Ils ont souri et la fouilleuse chercha de plus belle! Elle cherche dans les replis de mon pantalon, dans les doublures de mon tee shirt sans bien sûr rien trouver. Elle fouilla alors dans mon soutif et chercha en passant ses mains sur ma culotte! Les gendarmes n'exprimèrent aucune surprise face à ce geste mais ce ne fut pas mon cas!!!!!!

Je dis à l'intention de tous « C'est bon arrêtez, je n'ai rien!!!! »

La fouilleuse s'est arrêtée, j'ai remis mon sweat et mon fouilleur de sac m'a dit: « tu peux ranger! ».

J'ai rebouché mes stylos et remis le tout dans mon sac et suis repartie en classe après avoir donné le nom du village où j'habite.

De retour en classe, la prof m'a demandé ce qu'ils ont fait. Je lui ai répondu qu'ils nous avaient fouillé. Je me suis assise et j'ai eu du mal à me consacrer au math!

Tout ça c'est ce que j'ai vécu mais mon amie dans la classe à coté m'a aussi raconté.

Le chien s'est acharné sur son sac à elle et elle a eu le droit au même traitement. Mais ses affaires sentaient, alors ils l'ont carrément emmené à l'internat où nous dormons. Le chien s'est acharné sur toutes ses affaires m'a t-elle dit. Le gendarme lui a demandé si elle connaissait des fumeurs de hash, vue qu'ils ne trouvaient rien. Elle leur a simplement répondu que le WE dernier elle a assisté à un concert!

Le CPE l'a ramené ensuite au collège et elle m'a raconté.

Après les cours, le principal a rassemblé tous les élèves et nous a dit que bientôt allait avoir lieu une prévention pour tout le monde.

Une prévention? Avec des chiens? Armés comme aujourd'hui?

Une élève de 4ème nous a dit que le chien s'est jeté sur son sac car il y avait à manger dedans. Elle a eu très peur.

Les profs ne nous en ont pas reparlé....Ils avaient l'air aussi surpris que nous!

Tous les élèves de 3ème & 4ème ont du se poser la même question: Que se passe t il?

Et tous les 6ème et 5ème aussi même si ils n'ont pas été directement concernés! ""

XXXX XXXX

*/Qu'en pensez vous?/* */Que dois je faire ? Qui parle de violence ?/*

*/Il me semble important d’écrire ici que ni le principal, ni quiconque du collège a jugé important de communiquer sur ces faits( ???). Nous sommes lundi 24/11/2008, il est 15h30 et si XXXX ne m’en avait pas parlé, je n’en saurais rien. Combien de parents sont au courant ?/*

*/Les enfants « victimes » -et je pèse ce mot- de ces actes sont en 4ème et 3ème . /*

*/Ils ont donc entre 12 et 14 ans ! Je n’en reviens pas…. /*

ZZZZ ZZZZ

(fin du témoignage)

Je suis moi-même resté bouche-bée devant ces lignes. Débarquer sans crier gare dans une classe, les flics et les gendarmes en ont-ils le droit ? Et fouiller des gamines dans un couloir, devant des adultes masculins, avant de la renvoyer aussitôt en cours ?

La direction du bahut n'a-t-elle pas une lourde responsabilité dans cette histoire ? (quelqu'un était bien auc courant)

Comment aurait-on réagi si l'on avait été à la place de la prof ?

Comment le papa peut-il se défendre ?

Après les fumeurs de hasch de 13 ans (!!!), ce sera quoi : les petits sans-papiers ? les petits juifs et les petits Tsiganes ? (on remet ça, comme en 42 ?)
Merde, non !

QUE FAIRE ???

Écrit par : Rodrigue du Gers | 26 novembre 2008

« poresque »
Tailleboudin | 26 novembre 2008

Poresque / boudin : logique.

Écrit par : Tailleboudin | 26 novembre 2008

Obssession, manie, paranoïa...comme ça vous plaira, moi j'ai des nouvelles...

R.M.C (Radio MultiCulturelle )

SUR LE FRONT DU JIHAD :

http://www.youtube.com/watch?v=U1KeeT1qdxI&eurl

Écrit par : Amélie | 26 novembre 2008

QUE FAIRE ???

Ecrit par : Rodrigue du Gers | 26 novembre 2008

Témoignage stupéfiant...sans jeu de mots et s'il est authentique! (à peine croyable...)

QUE FAIRE?

Authentifier l'info, et la faire circuler sur le WEB...

Écrit par : marigot | 26 novembre 2008

Obssession, manie, paranoïa...comme ça vous plaira, moi j'ai des nouvelles...

R.M.C (Radio MultiCulturelle )

SUR LE FRONT DU JIHAD :

http://www.youtube.com/watch?v=U1KeeT1qdxI&eurl

Ecrit par : Amélie | 26 novembre 2008

QUE FAIRE ???

Ecrit par : Rodrigue du Gers | 26 novembre 2008

Témoignage stupéfiant...sans jeu de mots et s'il est authentique! (à peine croyable...)

QUE FAIRE?

Authentifier l'info, et la faire circuler sur le WEB...

Ecrit par : marigot | 26 novembre 2008

Oui, QUE FAIRE ? ça rappelle furieusement LHLPSDNH : la valise ou le cercueil. Algérie,1962 .

Écrit par : Amélie | 26 novembre 2008

QUE FAIRE?

Authentifier l'info, et la faire circuler sur le WEB...

Ecrit par : marigot | 26 novembre 2008

Je l'ai lue ici aussi, mais elle concerne des élèves plus âgés :

http://forums-enseignants-du-primaire.com/index.php?showtopic=182867&st=0

Écrit par : catmano | 26 novembre 2008

@ Gros Boudin écrit :
« Mes contemporains sont pour moi une source perpétuelle d'ébahissement. »

@ Je complète :
« Regardez-vous dans une glace, Gros Boudin, vous serez également ébahi de voir qu'il existe aussi des imbéciles heureux… »

@ Gros Boudin répond :
« Ah ! Vous voyez bien que quand vous faites court — on vous l'a déjà conseillé, je crois — vous arrivez à ne pas faire de fautes.
En revanche, le style laisse toujours un peu à désirer : ce doublon « également / aussi » semble en être la preuve.
Quant au fond — « c'est çui qui dit qui y est » —, je ne suis pas certain qu'il soit des plus originaux, mais c'est un bon début pour un garçon de votre âge. N'hésitez pas à approfondir et à développer, dans les limites du raisonnable, bien sûr.
Ne vous découragez pas, cela dit : nous sommes tous (ou poresque) passés par une phase d'apprentissage. »

Je précise :
« Gros Boudin aime bien jouer à l'enseignant paternaliste, donneur de leçon et de bons conseils. Sur ce site où domine le thème de la fabrique du crétin, cela doit correspondre à une immense frustration. Qu'il n'y ajoute pas une illusion : si je fais court, ce n'est pas pour suivre un conseil, c'est que le sujet, boudin, ne justifie à l'usage que trois ou quatre lignes. »

Écrit par : Roger Felts | 26 novembre 2008

, et à nouveau: "Vive le GRIP !", car, en l'état actuel et dans la mesure où les professeurs recrutés existent et exercent, revenir à des programmes et des manuels efficaces est la première urgence pour limiter les dégats même si votre combat, Monsieur Pedro, est tout aussi indispensable, à long terme.
Il me semble simplement que le GRIP a plus de chance de faire boule de neige à court terme que vos justes revendications d'aboutir.
Je pousserai même plus loin mon analyse: si le GRIP fait boule de neige au sein du corps enseignant, les jeunes enseignants pourront mesurer les lacunes graves de l'enseignement disciplinaire qu'ils ont reçu et seront alors plus à même de soutenir les revendications universitaires de vous-même et vos pairs.

Ecrit par : dobolino | 26 novembre 2008

- C'est exactement le contraire. La résistance sur le front des concours concerne l'immédiat et la totalité des futurs enseignants du primaire et du secondaire. Le combat du GRIP est à très long terme. IL a, comme nous le disait GM, toute la vie devant lui. Et les classes SLECC ne concernent qu'une minorité si microscopique d'élèves et d'instits qu'aucun statisticien ne pourrait la prendre en compte. En outre leur vie risque d'être fort brève (écouter De Falla en musique de fond). Dès que la gauche reviendra au pouvoir (peut-être en 2012), elle les supprimera. Et comme les instits SLECC n'auront pas les moyens de créer des écoles privées hors contrat, ils n'auront plus qu'une solution s'ils veulent continuer à enseigner selon le programme GRIP : se faire embaucher par Anne Coffinier, qui sera enchantée de les recevoir. SOS Education, c'est bidon mais pas Créer son école.

Vous parlez surtout du collège, madame Dobolino. Or il est totalement exclu (pour des raisons institutionnelles) que l'on puisse étendre au collège des classes de type SLECC.

Quand à "mes" revendications, elles ne sont pas d'ordre universitaire pour ce qui est des concours. L'aspect universitaire se situe du côté des masters. Mais sur cette question, je suis encore plus minoritaire auprès de mes collègues que le GRIP-SLECC dans l'enseignement scolaire. J'en ai pris mon parti.

PS. Pour ce qui est de votre prof de maths, merci pour vos précisions. Le pauvre homme était donc vraiment fou. Cela exclut qu'on puisse tenir compte de cet exemple ni pour ni contre aucune thèse générale sur l'école.

Écrit par : Pedro Cordoba | 26 novembre 2008

"Ou donnez-vous des colles, Jérémy ?
Je donne des colles de physique en sup et en spé, et c'est bien mieux payé que ce que vous dites: pour une heure, c'est environ 53 euros net en sup et 58 en spé. Cela ne paraît pas énorme, mais il suffit d'en donner 4h par semaine pour bien compléter nos maigres salaires de professeurs. En plus, c'est assez amusant.
Ecrit par : François Duhem | 26 novembre 2008

Et en plus, c'est payé à l'étudiant, pas à l'heure. En gros c'est 14 euros (brut) par étudiant, et chaque étudiant doit passer 20 mn. Apres, il y a moyen de gruger, mais c'est quand meme pas enorme.
Ecrit par : Jeremy | 26 novembre 2008
Si peu ???????????????? !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Oh ben merde alors, c'est moins cher qu'un vaccin pour chien.
Quand on sait le travail que ça représente et l'efficacité indiscutable de ce procédé, c'est une véritable honte !

Ecrit par : dobolino | 26 novembre 2008

François, environ 53 euros divisé par 3, ca fait bien 17 euros brut ? Bon ben les 14 euros ça doit être net. Ou alors on me gruge. Et moi je suis payé à l'étudiant : pas vous ?!

Écrit par : Jeremy | 26 novembre 2008

Bouillabaisses de Marseille : Je ne connais que :
- le Miramar sur le Vieux Port (bien mais on y est souvent très serré, trop de touristes aussi)
- Fonfon et l'Epuisette au Vallon des Auffes (cadre super, bouillabaisse idemi)
- L'Escale aux Goudes (en plus de la bouillabaisse et des photos des joueurs de l'OM, une omelette norvégienne à couper le souffle).
Mais je suis tout près à suivre les conseils de JPB pour d'autres adresses.

Écrit par : Pedro Cordoba | 26 novembre 2008

Pour ce qui concerne l'authenticité du témoignage, je pourrai en fournir la preuve à court terme. Oui, il est arrivé la même chose dans un lycée des Métiers gersois (le père dont j'ai relayé le propos en parle justement en préambule de son témoignage ; les liens viennent d'être mis en post ci-dessus, merci aux intéressés). On passe donc du lycée au collège... à quand les fouilles au corps des petites sections ?!

Faites circuler mon post ! Merci.

Écrit par : Rodrigue du Gers | 26 novembre 2008

tout prêt

Écrit par : Pedro Cordoba | 26 novembre 2008

Entre Fonfon et l'Epuisette, une petite préférence pour Fonfon

Pedro, qui ne fait pas que dans le parisianisme et l'élitisme intellectuel.

Écrit par : Pedro Cordoba | 26 novembre 2008

"La soleil a rendez-vous avec le lune
Mais le lune ne la voit pas et la soleil l'attend."

Tous en choeur !"

Ecrit par : Robin | 26 novembre 2008

Et la soleil la tend?

Écrit par : Christophe Sibille | 26 novembre 2008

La soleil latte, han !

Écrit par : Jeremy | 26 novembre 2008

C'est exactement le contraire. La résistance sur le front des concours concerne l'immédiat et la totalité des futurs enseignants du primaire et du secondaire. Le combat du GRIP est à très long terme.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 26 novembre 2008
Le fait est ! Mais, j'ai la triste certitude que votre résistance ne servira à rien ou, au mieux, à une vague reculade gouvernementale qui vous lachera un nonos à ronger et que, par contre, le travail du GRIP et les résultats qui seront obtenus sur le terrain par des classes SLECC nous donnent à moyen terme l'espoir que les citoyens qui en useront (professeurs) aussi bien que ceux qui en bénéficieront (élèves et leurs parents) en viennent dans un deuxième temps à exiger un retour aux compétences disciplinaires pour la sélection des professeurs.

Écrit par : dobolino | 26 novembre 2008

Dobolino dit: ....que, par contre, le travail du GRIP et les résultats qui seront obtenus sur le terrain par des classes SLECC nous donnent à moyen terme l'espoir que les citoyens qui en useront (professeurs) aussi bien que ceux qui en bénéficieront (élèves et leurs parents) en viennent dans un deuxième temps à exiger un retour aux compétences disciplinaires pour la sélection des professeurs......

Je pense pareillement.
Il faut faire connaitre les résultats.

Écrit par : bernard | 26 novembre 2008

Pour ce qui est des fouilles d'élèves de collège à la recherche de stupéfiants, je l'ai vu plusieurs fois devant l'entrée du collège de Sault 84390, le matin, à l'arrivée des élèves. Les gendarmes, n'écoutant que leur légendaire courage, fouillaient les sacs des élèves qui arrivaient dans les cars de transport scolaires ou seuls, à pied, mais n'ont jamais fouillé mes enfants qui descendaient de la voiture maternelle.
Si je pouvais vous joindre une photo de mon fils à l'époque, cherchant du hash, vous l'auriez déshabillé d'entrée ! La présence de môman a toujours dissuadé nos braves pandores de l'interroger, ce qui prouve que, même en extérieur de collège, ça ne doit pas être très légal de passer à la fouille un gosse de treize ans sans accord parental.

Écrit par : dobolino | 26 novembre 2008

Trouvé sur un autre forum (gidp) : l'enseignement catholique se mobiliserait pour pouvoir accueillir les 2 ans!
source : canard enchainé.

Je copie l'article à partir du forum du gidp car je ne le trouve pas directement en ligne :
OPA des cathos sur les bambins.
>
> Les bons pères sont en embuscade pour mettre la main sur un nouveau créneau. C’est la revue « Enseignement catholique actualités » qui, en février 2008, a annoncé la couleur. Dans un dossier intitulé « Place aux tout-petits », les grands prêtres expriment leur désir d’ouvrir des crèches à l’intérieur de leurs établissements pour permettre un accueil précoce des enfants, « dès 18 mois ou même en deçà ». Et à la demande du secrétariat général de l’Enseignement Catholique, les directeurs diocésains ont été priés de nommer, dans chaque département, un référent en matière de petite enfance, en vue d’une grand-messe célébrée le 26 novembre 2008 à Paris.
>
> Pas besoin d’une étude de marché : les moins de 3 ans, cela représente 2,5 millions de bouts de chou. Et autant de « clients ». Un bon moyen de capter une clientèle qui, avec un peu de chance, restera dans le privé durant toute sa scolarité. C’est ce qu’on appelle un investissement à long terme. Avec, côté financement, la bénédiction de la Caisse Nationale des Allocations Familiales. Son patron, Jean-Louis Deroussen, était jusqu’à sa nomination, en 2006, le président de la Confédération Française des Travailleurs Chrétiens de l’enseignement privé. Jean-Louis Deroussen a été invité, bien sûr, à siéger au Haut Conseil de la Famille, un machin créé, le 28 octobre 2008, par la secrétaire d’Etat chargée de la famille, Nadine Morano, et présidé par François Fillon.
>
> Extraordinaire hasard, Darcos, ardent supporter de l’Enseignement catholique, a préparé le terrain. Le 14 novembre 2008, devant les sénateurs, le ministre de l’Education affirmait que l’école maternelle était tout à fait inadaptée aux moins de 3 ans, et qu’il vaudrait mieux s’orienter vers des « jardins d’éveil ».
>
> En juillet dernier, déjà, Darcos avait poussé ce cri du cœur :
« Est-il vraiment logique, alors que nous sommes si soucieux de la bonne utilisation des crédits de l’Etat, que nous fassions passer des concours à bac + 5 à des personnes dont la fonction va être essentiellement de faire faire des siestes à des enfants, ou de leur changer les couches ? »
>
> Excepté le ministre Darcos, tous les parents savent que l’école n’accueille pas les enfants qui ne sont pas propres. C’est même LA condition pour l’entrée des têtes blondes dans le circuit scolaire.
>
> Darcos ne s’est pas appesanti sur cette vérité statistique toute bête : faute de postes d’instits, 40 000 bambins, pour la plupart issus des milieux défavorisés, n’ont pu être scolarisés à la rentrée 2008 – 2009.
>
> Les cathos vont accomplir un miracle ?

Brigitte Rossigneux, Le Canard Enchaîné, 26 novembre 2008, page 4.

Écrit par : catmano | 26 novembre 2008

Il faut faire connaitre les résultats.

Ecrit par : bernard | 26 novembre 2008
La meilleure façon de les faire connaître est de les appliquer d'une part et, d'autre part, d'aller, calmement et sans insultes et avec le moins de polémiques possibles, les faire passer patiemment sur les sites et forums où les jeunes professeurs cherchent des conseils pour exercer leur métier.

Écrit par : dobolino | 26 novembre 2008

Le fait est ! Mais, j'ai la triste certitude que votre résistance ne servira à rien ou, au mieux, à une vague reculade gouvernementale qui vous lachera un nonos à ronger et...
Dobolino
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- D'accord sur ce premier point. Les universitaires ont réagi trop tard et je ne suis pas sûr qu'ils soient vraiment prêts à engager un bras de fer. Mais qui sait? Quant aux enseignants du primaire et du secondaire, qui sont les plus concernés, ils ne bougent pas du tout. Idem pour leurs syndicats. La bataille est mal engagée. Mais lorsqu'il y a des mobilisations collectives - et c'est le cas à l'Université - les choses peuvent brusquement basculer dans une radicalisation extrême. Il suffirait qu'il se crée une Coordination nationale des UFR de Lettres et Sciences humaines. Les coordinations sont la hantise de tout gouvernement, habitué aux petits arrangements avec les syndicats. Avec une coordination, il n'y a plus personne avec qui négocier. Négociations, piège à cons.
PC

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que, par contre, le travail du GRIP et les résultats qui seront obtenus sur le terrain par des classes SLECC nous donnent à moyen terme l'espoir que les citoyens qui en useront (professeurs) aussi bien que ceux qui en bénéficieront (élèves et leurs parents) en viennent dans un deuxième temps à exiger un retour aux compétences disciplinaires pour la sélection des professeurs.

Ecrit par : dobolino | 26 novembre 2008

---- Je vous trouve pour le coup, très, très optimiste. Personne en France n'a la moindre idée de l'existence du GRIP. Et pour faire connaître les résultats, il faudrait au moins disposer d'une évaluation, comme on dit aujourd'hui. Or cette évaluation est impossible parce qu'il faudrait qu'un nombre significatif d'élèves aient une scolarité SLECC complète à l'entrée en sixième et qu'on puisse comparer leurs résultats avec ceux d'élèves présentant les mêmes caractéristiques familiales, sociales, etc. Aucune de ces conditions n'est ni ne sera remplie.

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Écrit par : Pedro Cordoba | 26 novembre 2008

Pour ce qui est de l'affaire des fouilles, les nouveaux professeurs seront sélectionnés pour devenir des collabos. C'est le but de la seule épreuve discriminante des nouveaux concours, la deuxième épreuve d'oral. Les nouveaux concours ne sont pas destinés à recruter des professeurs mais des employés soumis et serviles. Aux ordres des chefs d'établissement, eux-mêmes aux ordres des recteurs.

Écrit par : Pedro Cordoba | 26 novembre 2008

....calmement et sans insultes et avec le moins de polémiques possibles, les faire passer patiemment sur les sites et forums où les jeunes professeurs cherchent des conseils pour exercer leur métier.

vous avez entièrement raison.

Écrit par : bernard | 26 novembre 2008

Les nouveaux concours ne sont pas destinés à recruter des professeurs mais des employés soumis et serviles.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 26 novembre 2008

Et l'Etat créera des épreuves communes avec celles des concours de recrutement des flics ! Question d'oral : "comment préparer psychologiquement les élèves à une intervention de gendarmerie dans une classe ?"

Le pire, c'est qu'aujourd'hui, tout ça ne paraît plus impossible...

Écrit par : Rodrigue du Gers | 26 novembre 2008

Pedro, il semble bien que la meilleure, depuis quelques temps, soit chez Michel, aux Catalans. Les autres,je les ai essayés (pas le Miramar). Et c'est bien — joli cadre, surtout). Il faudra qu'un jour nous soyons quelques-uns, et que je la fasse. Tu fourniras le blanc de Cassis.
JPB
PS. C'est un peu hallucinant, ces récits de fouilles. L'article de journal est authentique, et concerne des "grands". Le récit donné ci-dessus ressemble un eu à une urban legend.

Écrit par : brighelli | 26 novembre 2008

Pour ce qui est du travail de fourmi, patient, "calme et sans insultes", je crois davantage au succès de la Troisième Voie qu'à celui du GRIP. Il est moins idéologique, beaucoup plus pragmatique, et, surtout, n'a pas besoin de classes expérimentales. Les instits troisième voie n'ont donc aucune épée de Damoclès au-dessus de la tête. Quelles que soient les mesures que puisse prendre tel ou tel gouvernement, ils peuvent donc étendre progressivement leur réseau.

Écrit par : Pedro Cordoba | 26 novembre 2008

Et l'Etat créera des épreuves communes avec celles des concours de recrutement des flics ! Question d'oral : "comment préparer psychologiquement les élèves à une intervention de gendarmerie dans une classe ?"

Le pire, c'est qu'aujourd'hui, tout ça ne paraît plus impossible...

Ecrit par : Rodrigue du Gers | 26 novembre 2008

--- C'est exactement cela : le même "entretien d'embauche" que pour les flics. Bien sûr que ce n'est pas impossible. C'est la triste réalité des temps qu'il nous a été donné de vivre : l'illimitation du contrôle.

Écrit par : Pedro Cordoba | 26 novembre 2008

Un côté "urban legend" peut frapper à la première lecture, en effet. Je vous tiendrai tous informés des suites de cette histoire dès que possible (j'espère que les profs et les parents du collège en question - qui se trouve dans un village organisateur d'un célèbre festival de jazz... - vont se bouger et faire remonter l'affaire dans la presse). A bientôt.

Écrit par : Rodrigue du Gers | 26 novembre 2008

"PS. C'est un peu hallucinant, ces récits de fouilles. L'article de journal est authentique, et concerne des "grands". Le récit donné ci-dessus ressemble un eu à une urban legend."

Ecrit par : brighelli | 26 novembre 2008

Et moi qui pensais que, depuis certaines histoires, les testicules des chefs d'établissement avaient un peu poussé, (c'est une image! Que les féministes du blog ne me tombent pas dessus!)...
Me serais-je fourré le doigt dans l'oeil?


"j'espère que les profs et les parents du collège en question - qui se trouve dans un village organisateur d'un célèbre festival de jazz... - vont se bouger et faire remonter l'affaire dans la presse). A bientôt."

Ecrit par : Rodrigue du Gers | 26 novembre 2008

Moi aussi.
Marciac?

Écrit par : Christophe Sibille | 26 novembre 2008

Moi aussi.
Marciac?

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 novembre 2008

Dans le mille, Sibille ! (si je puis me permettre).

Écrit par : Rodrigue du Gers | 26 novembre 2008

" Le gendarme lui a demandé si elle connaissait des fumeurs de hash, vue qu'ils ne trouvaient rien. Elle leur a simplement répondu que le WE dernier elle a assisté à un concert!"
Ecrit par : Rodrigue du Gers | 26 novembre 2008


CRS SS! CRS SS !

NON A LA REPRESSION !

LE PEDAGOGISME NE SUFFIT PAS, LAISSEZ-NOUS NOUS ACHEVER AVEC LE HASH !

IL FAUT JOUIR SANS ENTRAVES !

Écrit par : Amélie | 26 novembre 2008

RS SS! CRS SS !

NON A LA REPRESSION !

LE PEDAGOGISME NE SUFFIT PAS, LAISSEZ-NOUS NOUS ACHEVER AVEC LE HASH !

IL FAUT JOUIR SANS ENTRAVES !

Ecrit par : Amélie | 26 novembre 2008

On se dit parfois, en vous lisant, qu'à défaut de hash, une bonne hache ferait l'affaire.

Écrit par : Robespierre, Paul ou Jacques | 26 novembre 2008

On se dit parfois, en vous lisant, qu'à défaut de hash, une bonne hache ferait l'affaire.

Ecrit par : Robespierre, Paul ou Jacques | 26 novembre 2008

NON A LA TERREUR
NON A LA REPRESSION
NON A LA PEINE DE MORT
NON A LA POLICE DE LA PENSEE

CITOYEN ROBESPIERRE TU PERDS LA TÊTE !

Écrit par : Amélie | 26 novembre 2008

@ Pedro, tu es décidément très en forme.
Tu écris - et peu importe de qui :" Il est moins idéologique, beaucoup plus pragmatique".
J'ai rangé ma tronçonneuse, donc je te ferai grâce d'un démontage en tranches de cette étrange proposition qui, sortant le "pragmatisme" de l'idéologie, fait du même coup de John Dewey le moins idéologue des pédagos.
Et comme ce soir je suis de bonne humeur - une humeur de violette, comme dit Jean-Paul -, je te fais grâce également de l'acharnement que tu mets depuis deux jours - sous les yeux intéressés de qui tu sais - à démontrer que SLECC ne sert à rien.
Au fait, les instituteurs SLECC dont quelques-uns sont inscrits sur ce blog, ont fait ou sont en train de faire leurs évaluations.
Bonne nuit.
GM

Écrit par : GUY MOREL | 26 novembre 2008

REBELLE ET TAIS-TOI
Le nouveau rebelle est très facile à identifier : c’est celui qui dit oui. Oui à Delanoël. Oui aux initiatives qui vont dans le bon sens, aux marchés bio, au tramway nommé désert, aux haltes-garderies, au camp du progrès, aux quartiers qui avancent. Oui à tout.

Sauf à la France d’en bas, bien sûr, et aux ploucs qui n’ont pas encore compris que la justice sociale ne débouche plus sur la révolution mais sur un séjour d’une semaine à Barcelone défiant toute concurrence.

Par opposition à son ancêtre le rebelle-de-Mai, ou rebellâtre, on l’appellera rebelle à roulettes. Car la glisse, pour lui, est une idée neuve en Europe. Le rebelle-de-Mai est d’ailleurs mal en point, par les temps qui courent. Ce factieux assermenté, qui riait de se voir éternellement rebelle en ce miroir, ce spécialiste libertaire des expéditions plumitives sans risques, écume de rage depuis qu’on s’est mis à l’accuser de complicité avec les « pédocriminels ».

Le rebelle à roulettes, en revanche, a le vent dans les voiles et vapeurs. C’est un héros positif et lisse, un brave qui défie à vélo les intempéries. Il est prêt à descendre dans la rue pour exiger une multiplication significative des crèches dans les centres-villes (le rebelle à roulettes est très souvent un jeune ménage avec enfants). Il aime la transparence, les objets équitables et les cadeaux altruistes que l’on trouve dans les boutiques éthiques. Il applaudit chaque fois que l’on ouvre une nouvelle brèche législative dans la forteresse du patriarcat. Il s’est débarrassé de l’ancienne vision cafardeuse et médiévale du couple (la différence sexuelle est quelque chose qui doit être dépassé). Il veut que ça avance. Que ça avance. Que ça avance. Et que ça avance.

Et ce n’est vraiment pas à son intention que Bernanos écrivait, peu après la dernière guerre : « Ce monde se croit en mouvement parce qu’il se fait du mouvement l’idée la plus matérielle. Un monde en mouvement est un monde qui grimpe la pente, et non pas un monde qui la dégringole. Si vite qu’on dégringole une pente, on ne fait jamais que se précipiter, rien de plus. »

Le rebelle à roulettes descend et il croit qu’il bouge. C’est pour ça qu’il est entré dès son plus jeune âge dans la secte des Avançistes du Septième Jour. À Paris, il a voté Delanoël, rebelle d’Hôtel de Ville. Car, comme ce dernier, il est contre le désordre. À fond. « Nous sommes les candidats de l’ordre », avait d’ailleurs proclamé le Delanoël dans son dernier meeting de campagne.

Et en effet, il n’y a plus qu’un désordre, plus qu’une anarchie : ne pas être en phase avec l’idéologie du rebelle à roulettes.

Exorcismes spirituels III Philippe MURAY

Écrit par : Amélie | 26 novembre 2008

@ Pedro encore,
Un oubli : Thierry Venot vient d'achever ses fiches pour la classe de GS "De l'écoute des sons à la lecture". Elles seront bientôt à la disposition des enseignants de maternelle désireux d'échapper à l'idéovisuelle. Le livre du maître paraîtra lui au printemps chez GRIP-Éditions.
GM

Écrit par : Guy Morel | 26 novembre 2008

Un côté "urban legend" peut frapper à la première lecture, en effet. Je vous tiendrai tous informés des suites de cette histoire dès que possible

Ecrit par : Rodrigue du Gers | 26 novembre 200

Effectivement, ça ressemble à de l'intox anar ou d'extrême- gauche.

Ceci dit, si c'est vrai, que fait Ségolène Royal (vous savez, la défenseurE des petits nenfants dans l'affaire de Chateauroux) ?

Et que fout la FCPE ? C'est excellent pour son fond de commerce, ça...

Écrit par : Manu | 26 novembre 2008

Ça y est, la paye vient de tomber, les gars (la fin de la phrase à prononcer grassement, façon Bigard).

Pour moi c'est 3184,32 euros ce mois-ci.

C'est mon unique consolation dans la vallée de larmes qu'est ce bas monde : je bats JPB à plate couture! et avec une seule année d'ancienneté dans la boîte (de Pandore?)!

Pourtant, j'échange ma suppléance pourrie en collège contre n'importe quel poste fixe ou même n'importe quelle suppléance en LYCÉE. Parce que, dussè-je le hurler jusqu'à m'en faire décoller la mâchoire, les agrégés n'ont rien à faire au collège. BORDEL DE MERDE.

Et en plus, je suis payé à rien foutre.

Quelle merde, l'EN.

Écrit par : TotoWeininger | 27 novembre 2008

3238,47 ! Niqué, le Tzr ! Ça paye plus, les ISS, ou quoi ? Moi je montais à plus de 4000, avec, et dans ma deuxième année d'enseignement !

Une heure sup et demie, PP en terminale, ni Hse ni colles.

Je vais me faire un trésor de guerre pour une grève dure. Tant pis pour Noël.

Écrit par : Sanjuro | 27 novembre 2008

Comme dit l'autre : Tarpe diem à Marciac.

Pandores à l'école désœuvrés, bavure rurale assurée.

Tôt ou tard, il y en a qui se feront traduire canebière en langage ordinaire. J'en connais alors qui vont devoir changer leur plant à Marseille...

Jusqu'à ce qu'on voit plus l'évêché…

Écrit par : dugong | 27 novembre 2008

« le sujet, boudin, ne justifie à l'usage que trois ou quatre lignes. »
l'abrégé de grammaire, 80 / 1,90 | 26 novembre 2008

A propos de lignes, je ne sais si vous vous approvisionnez à la même adresse que la cinglée de l'OAS mais, de toute évidence, c'est de la bonne. Faudra nous en faire profiter, hein ?

Écrit par : Tailleboudin | 27 novembre 2008

@ Guy Morel

Je ne crois pas être en train de m'acharner sur le GRIP-SLECC. Il se trouve qu'on en parle depuis deux jours sur le blog et que je suis donc amené à dire ce que j'en pense. De même que tu ne t'es pas privé de donner ton opinion sur la réforme des conocurs : quand toutes les Universités de France sont en ébullition, quans 150 motions y sont votées, quans une pétition rassemble plus de 13 000 signataires en quelques jours, tu dis qu'il s'agit d'une "agitation stérile". Avec pour seule explication que ce train là va nous passer sur le ventre parce que nous n'avons pas assez réfléchi. Pas très encourageant pour ceux qui essaient de résister en sabotant les voies ou les caténaires...

Pour ce qui est des stratégies différentes de SLECC et de la Troisième Voie (je ne vois pas pourquoi il serait interdit de mentionner leur nom), tu as raison sur un point. Les "autres" peuvent dériver dans un nouveau dogme pédagogique. Mais en même temps, c'est plus "pragmatique" parce qu'ils peuvent s'accomoder des programmes tels qu'ils sont (un peu moins mauvais qu'avant) et n'ont donc pas besoin d'un statut dérogatoire qui peut vous être enlevé n'importe quand.

Quant à l'auto-évaluation SLECC, il s'agit d'une évaluation en interne qui, comme je le disais, ne peut servir de base à une évaluation comparative et n'a donc aucune valeur statistique. Je suis persuadé que les résultats SLECC sont excellents mais il est impossible d'en persuader l'opinion. C'est tout ce que je voulais dire. Il n'y a là aucune méchanceté ni aucun acharnement.

Pedro du matin

Écrit par : Pedro Cordoba | 27 novembre 2008

Tailleboudin a écrit : "...la cinglée de l'OAS..."

Doit-on comprendre qu'Amélie fait voile de tous bords ?

OAS = Omnium des Agrégés Stigmatisés ?

Dans ce cas, il y en a pour tous les genres :

Amélie : persécutée pour ses convictions religieuses dévoilées

TotoWeininger : injustement maintenu en collège contre son plein gré.

Jeremy : pour sa lecture cursive désordonnée (saute souvent des posts sans s'en apercevoir)
etc.

Écrit par : dugong | 27 novembre 2008

Amélie ne dépose pas des bombes partout que je sache. Vous avez ouvert votre poste comme moi ce matin ? Au moins 100 morts en Inde suite à des attentats islamistes. Ils n'aiment pas "les occidentaux" paraît-il...

On se demande qui est l'andouille dans l'affaire. Pas vrai Boudin ?

Écrit par : Manu | 27 novembre 2008

Ça y est, la paye vient de tomber, les gars (la fin de la phrase à prononcer grassement, façon Bigard).

Pour moi c'est 3184,32 euros ce mois-ci.

Et en plus, je suis payé à rien foutre.

Quelle merde, l'EN.

Ecrit par : TotoWeininger | 27 novembre 2008

Tiens ? Moi c'est l'inverse : moitié moins (1500 euros) pour bosser comme un taré. Nous connaissons des fortunes diverses.

Écrit par : Manu | 27 novembre 2008

(suite)

Je devrais peut-être aller dealer du shit dans le Gers avec Rodrigue...

(je plaisantais, inutile ed lâcher les chiens, M. le gendarme).

Écrit par : Manu | 27 novembre 2008

Amélie : persécutée pour ses convictions religieuses dévoilées

Ecrit par : dugong | 27 novembre 2008


Amélie ne dépose pas des bombes partout que je sache. Vous avez ouvert votre poste comme moi ce matin ? Au moins 100 morts en Inde suite à des attentats islamistes. Ils n'aiment pas "les occidentaux" paraît-il...

On se demande qui est l'andouille dans l'affaire. Pas vrai Boudin ?

Ecrit par : Manu | 27 novembre 2008

Merci les copains .

Une fois de plus, nous constatons que nos belles âmes ont l'indignation très sélective .

Écrit par : Amélie | 27 novembre 2008

"Ceci dit, si c'est vrai, que fait Ségolène Royal (vous savez, la défenseurE des petits nenfants dans l'affaire de Chateauroux) ?"

Ecrit par : Manu | 26 novembre 2008

Elle est très occupée! Elle prépare 2012 sur le web!
1500 Euros, Manu? Comment c'est possible? Vous avez aussi trois pensions alimentaires à payer? ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 27 novembre 2008

Arrêtez, Amélie! Je ne pense pas qu'il y ait une seule personne ici que les attentats islamistes n'indignent pas! Et aucun des blogueurs, je pense, ne laisserait entrer une jeune fille voilée dans un de ses cours.
On dit simplement qu'assimiler islam radical et pratique de la religion dans le strict cadre privé ne rend pas service aux musulmans laïcs qui, ici comme au Pakistan, sont bel et bien les premières victimes des attentats.

Écrit par : Christophe Sibille | 27 novembre 2008

"De même que tu ne t'es pas privé de donner ton opinion sur la réforme des conocurs"

Ecrit par : Pedro Cordoba | 27 novembre 2008

Les "conocurs", ce sont les centres de thalasso réservés aux conseillers de Pécresse et Darcos? ;-)
Salut du matin, Pedro.

Écrit par : Christophe Sibille | 27 novembre 2008

A propos de lignes, je ne sais si vous vous approvisionnez à la même adresse que la cinglée de l'OAS mais, de toute évidence, c'est de la bonne. Faudra nous en faire profiter, hein ?

Ecrit par : Tailleboudin | 27 novembre 2008

FANTASMES ET DELIRES DE CAMéS. PROFITEZ !



Interview d’Eric Denécé, directeur du Centre Français de Recherche sur le Renseignement (CF2R).

C'est en français après l'intro du présentateur ( quelques secondes ).

http://www.youtube.com/user/IslamInEurope

Bien le bonjour "chez vous" !

Écrit par : Amélie | 27 novembre 2008

Et aucun des blogueurs, je pense, ne laisserait entrer une jeune fille voilée dans un de ses cours.
Ecrit par : Christophe Sibille | 27 novembre 2008

Là, je crois que vous rêvez ! J'en connais que ça ne gênerait pas . De plus, si le chef d'établissement nous y oblige, on fait grève ? Les cantines hallal, ça existe déjà. Il y a eu des manifs de profs ?

Écrit par : Amélie | 27 novembre 2008

@Jérémy,

Pour moi c'est du net, pas du brut, il y a donc un léger écart. Les colles ne sont pas organisées comme en lettres: on fait passer 3 étudiants à la fois au tableau noir. Comme nous avons systématiquement des trios d'étudiants, il ne m'était pas venu à l'esprit de compter le salaire par tête.
@Totoweininger: j'y suis passé aussi, et je me souviens de quelques séances mémorables. Mais c'est aussi l'occasion d'apprendre très vite, c'est comme si on recevait un cours particulier avec quelqu'un qui vous donne les trucs et astuces pour aller plus vite. Je trouve cela très formateur.
Sinon, je relaie ce que vous dites, quoiqu'en pensent certains imbéciles bien-pensants: si vous ne l'avez pas expressément demandé, VOUS N'AVEZ RIEN A FAIRE EN COLLEGE !

Écrit par : François Duhem | 27 novembre 2008

si vous ne l'avez pas expressément demandé, VOUS N'AVEZ RIEN A FAIRE EN COLLEGE !

Ecrit par : François Duhem | 27 novembre 2008

Non seulement je ne l'ai pas demandé, mais j'ai même exigé le contraire, dans un courrier adressé au recteur et au chef de la DPE, il y a quatre mois. Ce qui n'a pas empêché ces nullards de ne me donner que des suppléances en collège depuis le début de l'année, avec mise en demeure après un premier refus de ma part.

Écrit par : TotoWeininger | 27 novembre 2008

Ce qui n' empêche pas ces mêmes nullards de reconnaître aujourd'hui que je n'ai effectivement rien à faire en collège. Sans pour autant réviser mon affectation.

Écrit par : TotoWeininger | 27 novembre 2008

Même si c'est assez mal écrit, un peu fourre-tout et assez mal construit, le fond de cet article est juste et alarmant.

Et l'on va encore me dire que Messieurs Sarkozy et Darcos ne sont pas si méchants que ça au fond...

http://www.fabula.org/actualites/article27243.php

Jamais l'heure n'a été aussi grave. L'école publique, laïque et républicaine est en train d'être battue à mort.

Écrit par : Fabien | 27 novembre 2008

Effectivement, ça ressemble à de l'intox anar ou d'extrême- gauche.

Ecrit par : Manu | 26 novembre 2008

Ca ressemble beaucoup à de l'intox. Cherchez donc sur le net, vous trouverez des dizaines de récits tous différents calqués sur le même modèle, et narrés par l'homme qui connaît l'homme qui a vu l'homme, etc.
Ceci dit, quand ça arrive "pour de vrai", peut-être est-ce justifié par le fait que les gendarmes en ont marre de ramasser les cadavres de jeunes accidentés bourrés d'alcool et de cannabis sur les bords de nos belles routes de campagne bordés de sournois platanes ?
Voyez donc les dernières statistiques du Gers, Rodrigue, et celles des départements voisins (d'ailleurs, les platanes ne sont pas seuls en cause, il y a peu, une cabine de péage s'est lâchement jetée sur une automobile innocente, vous devez l'avoir lu).

Écrit par : yann | 27 novembre 2008

LA DEPECHE du 27/11

Auch. Polémique sur les contrôles de stupéfiants au collège

Les gendarmes ont, à deux reprises, « fait une descente» dans des établissements scolaires à la recherche de produits stupéfiants.

Les policiers et les gendarmes sont-ils dans leur rôle en faisant rentrer des chiens renifleurs dans une classe pour chercher de la drogue ?

La réponse est oui pour Chantal Firmigier-Michel, la procureure de la République du Gers qui, depuis son arrivée dans le département en 2005, répond positivement à toutes les demandes faites en ce sens par les responsables d'établissement scolaire.

Seulement voilà, les deux opérations conduites la semaine dernière, au CFA de Pavie et au collège de Marciac, n'en finissent pas de susciter la polémique (lire La Dépêche du 20 novembre). La dernière en date en particulier, qui a concerné des élèves de 13 et 14 ans au collège de Marciac.

Hier, la FSU a d'ailleurs interpellé l'inspecteur d'académie sur ce sujet. Réponse de Jean-René Louvet : « Je n'ai pas encore eu de remontée sur cette opération. » Étonnant sept jours après !

Christian Pethieu, le principal du collège, lui en revanche, a reçu quelques coups de fil de parents mécontents. Mais il relativise. « Le contrôle s'est fait dans quatre classes et n'a pas semblé susciter une émotion extraordinaire. Il y a une procédure qui, à mon sens, a été respectée. Je n'ai pas senti de climat particulier de tension. » Enfin, dans un premier temps.
Le témoignage de Zoé

Mais depuis, Frédéric David lui a transmis le récit que sa fille lui avait fait par écrit de l'événement. Zoé, une bonne élève dotée d'une belle plume, raconte : « Un gendarme disséquait mes stylos, un autre le surveillait, un autre qui regardait la fouilleuse qui me fouillait et le reste de la troupe dehors. Ne trouvant rien dans ma veste, elle me fit enlever mes chaussures et déplier mes ourlets de pantalon. Le gars qui nous regardait, dit à l'intention de l'autre gendarme : « On dirait qu'elle n'a pas de hash mais avec sa tête mieux vaut très bien vérifier ! La fouilleuse chercha de plus belle… fouilla alors dans mon soutif et chercha en passant ses mains sur ma culotte !»

Christian Pethieu a donc décidé hier de transmettre ce courrier à la procureure. «De suite après l'exercice, je suis passé dans les classes pour dire qu'un maître-chien viendrait prochainement expliquer comment il travaille. Mais après réflexion, je conçois que l'intervention puisse avoir un côté impressionnant. A l'avenir, il faudrait peut-être revoir la procédure et faire une visite explicative en amont de ce genre d'exercice. » Le débat est ouvert."

Le lien plus haut ne fonctionne pas.

Écrit par : revue de presse | 27 novembre 2008

Niqué, le Tzr ! Ça paye plus, les ISS, ou quoi ?

Ecrit par : Sanjuro | 27 novembre 2008

Nan, ça eut payé, mais ça paye plus. Les ISSR (indemnité de sujétion spéciale de remplacement) sont désormais versées au prorata des journées effectuées et non plus tous les jours de la période de suppléance (dimanche compris), comme au bon vieux temps (que vous avez manifestement eu la chance de connaître, comme beaucoup d'intervenants sur ce blog). Cela constitue en moyenne une baisse de plus de 40%, parfois de plus de la moitié. Pour ce qui me concerne, j'ignore même si elles figurent dans ma paye de ce mois-ci, tant il faut violenter l'administration si l'on ne veut pas les toucher plus d'un an après la fin de la mission.

C'est une des raisons (mais pas la seule) pour lesquelles la situations des TZR est aujourd'hui un véritable scandale.

Prenons un exemple : un TZR certifié à l'échelon 2 (vous voyez, je ne suis pas sectaire) rattaché administrativement dans un établissement A et qui réside près de cet établissement. Ce TZR est affecté pour une suppléance à l'année dans un établissement situé à 100 km du premier. En voilà un qui, à défaut d'une vie de tout repos, va rouler sur l'or grâce aux ISSR, direz-vous? Et bien absolument pas! Pour un remplacement à l'année, pas d'indemnité! (comme s'il n'y avait pas "sujétion") L'année suivante, le même TZR pourra être affecté en suppléance dans son établissement de rattachement, cette fois, donc pas question de déménager. Ce TZR effectuera donc 200km par jour, pour un traitement princier de 1382.35 euros (valeur du point d'indice 10/2008). Ceci explique que certains de mes jeunes -mais pas toujours- collègues constatent qu'ils "payent pour travailler"

Écrit par : TotoWeininger | 27 novembre 2008

On dit simplement qu'assimiler islam radical et pratique de la religion dans le strict cadre privé ne rend pas service aux musulmans laïcs qui, ici comme au Pakistan, sont bel et bien les premières victimes des attentats.

Ecrit par : Christophe Sibille | 27 novembre 2008

Des musulmans laïcs et modérés au Pakistan !!?
C'est une espèce en voie de disparition rapide, Christophe.

Écrit par : yann | 27 novembre 2008

Et je ne parle pas des affectations dans deux, voire trois établissements, des affectations hors zone - on se demande à quoi elles servent alors, les zones; ah oui, à poser une limite déjà bien large à la corvéabilité des TZR, ou tout simplement à rappeler le plus élémentaires des principes de réalité à une administration qui ne se sent plus déraisonner - des affectation hors discipline ou encore dans des LP pour des certifiés et même des agrégés.

Toute cette belle merde ne concerne encore que d'une manière exceptionnelle les "postes fixes", à ma connaissance, mais elle est la réalité dans laquelle se débat la majorité des TZR aujourd'hui.

Je ne connais pour ma part aucun TZR volontaire. C'est le barème du mouvement intra-académique qui fait d'un titulaire un paria dans son propre corps.

Écrit par : TotoWeininger | 27 novembre 2008

Jamais l'heure n'a été aussi grave. L'école publique, laïque et républicaine est en train d'être battue à mort.

Ecrit par : Fabien | 27 novembre 2008

Fabula reprenant un article de Bellaciao (Oui! Une autre narratologie est possible! :-)), la Société des Agrégés dans la même délégation que SUD-Edu auprès de la CPU dans le cadre de l'appel du 8 novembre, une journée de grève qui va du Snalc au Sgen, il ne manque plus qu'une étincelle... Et je parie qu'elle va venir des lycéens qui commencent à remuer dans et surtout hors de leurs organisations; il y a entre autres cet appel qui tourne sur le net:

http://classesvides-5dec.over-blog.fr/

Pour le message sur le contrôle de police en collège, il est diffusé, on le trouve en ligne sur un feuille d'informations locales qui n'a pas les caractères de l'ultra-gauche:

http://nogarojournal.imadiez.com/

Mais cela n'implique pour autant qu'il ne s'agisse pas d'une légende urbaine, tous les codes qui la caractérisent s'y retrouvent, et les journaux en ont souvent véhiculés comme des informations vraies (ah! le lsd dans les décalcomanies).

Écrit par : Romuald | 27 novembre 2008

Nogaro est un charmant village, mais admirez la précision des sources du "journaliste" :
"J’ai eu cette semaine un mail concernant une descente de police dans un lycée du Gers… On a pu entendre aussi le témoignage sur France inter. "

Imparable, non ?

Écrit par : yann | 27 novembre 2008

A propos des descentes de gendarmes au collège de Marciac

Il semble que cette affaire ennuie les autorités.

Ce matin vers 8h30 figurait sur le site de "La dépêche" un article où la procureure de la République qui a mandaté les gendarmes donnait son point de vue sur l'affaire, mais depuis il a disparu du site a été mis en ligne celui qui mentionne le récit de Zoé.

L'article "disparu" peut être retrouvé via le "cache" de Google.

Apparemment ce n'est pas une légende urbaine.

Écrit par : revue de presse | 27 novembre 2008

Bonjour,

Voici l'article tant attendu sur les descentes de gendarmerie dans les établissements scolaires du Gers (il y est question de l'histoire de Marciac dont je vous avais donné témoignage hier soir) :

http://www.ladepeche.fr/article/2008/11/27/499588-Auch-Polemique-sur-les-controles-de-stupefiants-au-college.html

Écrit par : Rodrigue du Gers | 27 novembre 2008

A quand les descentes de gendarmes dans les collèges pour dénicher les agrégés clandestins qui y sont affectés?

Écrit par : TotoWeininger | 27 novembre 2008

Dernières nouvelles du front (insulaire).
Dans l'affaire de fraude au rectorat de Corse, le recteur a été très habile. En moins d'une petite semaine, il a réussi à rallier les principaux syndicats enseignants à la "cause" de l'institution. Pour ce faire, il a pu jouer sur le fait que, dans les cinq mis en examen, il y avait deux profs (d'où un mouvement de solidarité corporatiste, un effet d'emballement, et bien sûr aucun recul critique). Du même coup, il peut communiquer sur le thème du "les collègues défendent l'Education nationale injustement mise en cause" et en profiter pour mieux couvrir ses plus proches collaborateurs...
Concrètement : l'ensemble des établissements insulaires sont aujourd'hui en grève. Une grève annoncée hier en grande pompe par le... rectorat, qui prévoit (cette info reste à vérifier) de ne pas retirer de journée de salaire aux grévistes par "solidarité".
Les profs manifestent à Corte à 14h : moutons, chair à canon ou, pour mieux dire, esprits obscurcis qui s'en vont nourrir la main qui demain peut les battre.
Ils feraient mieux de rester chez eux et de relire Sénèque, mais ça m'étonnerait qu'ils connaissent :

"[...] gardons-nous bien de suivre, à la manière des moutons, le troupeau de ceux qui précèdent en allant non pas vers où il faut aller, mais simplement où vont tous les autres." ("La Vie heureuse").

Le recteur, qui est philosophe, l'aura lu, lui, et sait parfaitement utiliser la docilité du plus grand nombre...

Écrit par : Daniel Arnaud | 27 novembre 2008

Amélie a écrit : "De plus, si le chef d'établissement nous y oblige, on fait grève ?"

Quel CE aurait assez de convictions ET de courage pour vous l'ordonner PAR ECRIT ?

Ecrit sur lequel, en passant, je m'assiérais posément. La jeune fille étant systématiquement exclue au début de chaque cours. En cas de refus, arrêt du cours, envoi des délégués chercher le/les CPE.

Pression maximale sur les élèves et les parents. Mouillage systématique de tous (écrire, faire écrire). Stratégie de refus qu'un problème pour TOUS devienne un problème pour moi seul *. Ce qui ne manquerait pas de se passer si vous laissez faire...

Arrêt rapide de 99% des déconnantes et des bassesses.

Basta cosi.

* tendance très "naturelle" au Moloch

Écrit par : dugong | 27 novembre 2008

Dugong, je n'ai qu'un mot à dire! Bravo.

Écrit par : Christophe Sibille | 27 novembre 2008

Sur ce blog, il y a parfois des interventions où le dérisoire confine au tragique. C'est le cas de la personne qui signe “Gros Boudin”. Le choix d'un patronyme peut prédéterminer la personne à œuvrer de la pire des manières. On est rassuré, c'est le cas. Son sort a été provisoirement réglé quand Amélie ayant utilisé un très beau texte de Philippe Muray (Exorcismes spirituels III), Gros Boudin la qualifie de cinglée de l'OAS, manifestant une culture détonnante pour un boudin.… Juste au moment où des intégristes islamistes provoquaient un attentat de plus de cent morts en Inde… On lui a vissé son clou, et c'est très bien ainsi…
Je m'attarderai sur un individu, que je ne connais ni d'Ève, ni des dents, qui s'est autorisé à faire un commentaire qui fait pitié tant il est piteux :
Quand Amélie s'indigne des attaques dont elle vient d'être victime, mais est satisfaite des soutiens qu'elle a reçus (auxquels je joins le mien), et oppose la réalité du fait intégriste islamique (la centaine de morts dirait que c'est une bien triste réalité), on pourrait s'attendre à une ferme approbation de la totalité des participants de ce blog… Eh bien non, Christophe Sibille soi-même, ne s'indigne pas des procédés du Boudin, pas plus, sinon formellement, des incivilités des intégristes en Inde. Celle qui doit arrêter, c'est Amèlie : elle ne se rend pas compte qu'elle sème une telle confusion en France entre intégrisme, fondamentalisme et laïcisme musulmans par ses dénonciations indignées que ses pauvres laïques musulmans au Pakistan (mais en l'occurrence plutôt en Inde) sont les premières victimes des attentats… C'est l'effet papillon où Amèlie est un bombyx à tête de mort…
Boudin est tragiquement dérisoire… Sibille est dérisoirement tragique !

Écrit par : Roger Felts | 27 novembre 2008

Roger, y aurait-il un seul musulman laïc au Pakistan, j'aurais écrit exactement la même chose.
Et j'attends toujours la réponse d'Amélie me disant ce qu'elle fait concrètement contre l'Islam radical en France, (à part stigmatiser tout ce qui se rapporte à la religion musulmane, et citer Muray.)
Pour ce qui concerne les attaques injustifiées, je ne suis pas le seul à ne même pas y faire attention et, par ailleurs, je ne vous ai pas souvent entendu, vous non plus, vous insurger contre les borborygmes, (qui me semblent nettement pires que les interventions auxquelles vous faites allusion) de Toto à mon égard. Vous sembliez même plutôt de son côté.
Cordialement.

Écrit par : Christophe Sibille | 27 novembre 2008

Et vous, d'ailleurs, Roger Felts, que faites-vous contre la violence islamiste?

Écrit par : Christophe Sibille | 27 novembre 2008

Ceci-dit, je me trouve vraiment très patient avec vous, (sans aucun jeu de mot). Mais c'est un exercice intéressant! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 27 novembre 2008

Ceci dit, quand ça arrive "pour de vrai", peut-être est-ce justifié par le fait que les gendarmes en ont marre de ramasser les cadavres de jeunes accidentés bourrés d'alcool et de cannabis sur les bords de nos belles routes de campagne bordés de sournois platanes ?

Ecrit par : yann | 27 novembre 2008

On en a tous marre d'enterrer les enfants de nos amis et de nos proches. Mais crois-tu vraiment que ces incursions musclées, qui se font depuis longtemps dans les foyers pour jeunes délinquants et pré-délinquants, ont quelque efficacité et ne sont pas plus nuisibles qu'autre chose ?
Les premières mesures que je prendrais, dans un monde où la croissance exponentielle de la consommation des ménages et de leur endettement ne serait pas le premier objectif, c'est de repousser l'âge du permis de conduire (et du permis de chasse ! ) à 21 ans, de saisir toute mob débridée dont la vitesse maximum est supérieure à 40 km/h.

Je me souviens d'une fouille musclée dans un foyer pour jeunes délinquants, il y a quinze ans. Le bilan fut de deux chiens intoxiqués au cannabis: celui de la cuisinière qui en est mort et celui d'une éducatrice qui m'a donné bien du souci. Les gendarmes n'avaient pas trouvé tout le shit et la vengeance des gosses fut immédiate.
L'autre jour, un homme de soixante ans a voulu m'offrir un petit paquet de cinquante grammes d'herbe pour me remercier des soins apportés à son chat. Il a insisté, pensant que je me gênais !

Écrit par : dobolino | 27 novembre 2008

Carole, je ne sais pas où se trouve le collège dont vous parlez, mais dans celui que j'ai fréquenté jusqu'il y a peu, TOUS les profs de maths faisaient des cours, des devoirs communs, et, souvent, du soutien bénévole aux plus faibles.
Vous devez vraiment être mal lotie!

Ecrit par : retraitée | 25 novembre 2008


Ce n'est pas moi qui suis mal lotie. Ce sont les enfants.
Vous parlez d'un seul collège.
Hélas, il existe des milliers de collèges sur mode de fonctionnement différent, en France et dans le monde.
Il faut que vous sachiez que les parents ont des outils superbes : le téléphone, le net, skype ou autre, le scan. Et pour s'échanger les "cours" des profs, les contrôles, les cops de classeurs, c'est hyper facile. Pas besoin de faire partie de ces syndicats boîteux de parents d'élèves, pour savoir comment l'on doit réagir.

On attend patiemment que le SLECC arrive à faire passer ses programmes. Mais les enfants du système actuel n'ont pas trop de temps. Alors, on a mit en place un autre système d'urgence. Et je peux vous dire que de France, Suède, Liban, Tokio............................ cela fonctionne pas mal.

Je peux aussi vous dire que beaucoup de parents ne sont pas conscients du désastre. Ils payent ou bien font confiance à l'école les yeux fermés. Leur niveau de clairvoyance est limité.

Ex : Dernièrement, je prévenais une femme que la dengue faisait des ravages au sud du Brésil sur les primates, donc les autorités sanitaires ont recommandé le vaccin de la fièvre jaune. Réponse de cette femme : "oh, pas de problème, là où nous allons les chemins sont balisés".
Putaing, comme dit Toto, cela en dit long sur le raisonnement, et sur lécole c'est pareil.

Écrit par : carole | 27 novembre 2008

Yann,
Le ridicule n'est pas mortel. Les caniches, ce n'est pas mon truc ! Mais, vous êtes véto, je comprends.

Écrit par : carole | 27 novembre 2008

Et vous, d'ailleurs, Roger Felts, que faites-vous contre la violence islamiste?

Ecrit par : Christophe Sibille | 27 novembre 2008

L'hypocrisie, ça suffit, Christophe. Et vous, que faites-vous ?

Vous savez très bien que le but du politiquement correct est de fermer la bouche à toute critique en brandissant l'arme de l'amalgame à ne surtout pas faire entre les gentils musulmans qu'il faut protéger et les méchants .

C'est calculé . Et ça marche, la preuve, vos réactions !

Donc, à part en parler, on ne peut rien faire ; j'attends que les gentils musulmans dénoncent les méchants, condamnent leurs attaques contre la laïcité. Vous me dites qu'ils sont nombreux, qu'ils sont majoritaires, mais je ne les entends pas.

Écrit par : Amélie | 27 novembre 2008

"J'attends que les gentils musulmans dénoncent les méchants, condamnent leurs attaques contre la laïcité. Vous me dites qu'ils sont nombreux, qu'ils sont majoritaires, mais je ne les entends pas."

Ecrit par : Amélie | 27 novembre 2008

Je ne sais pas si "attendre" est la meilleure solution. Parler, oui; pas seulement ici, je pense.
Et essayer "d'étendre un peu" les endroits où on peut faire entendre ce discours. Le médiatiser. Pas seulement ici, je pense, ni uniquement dans sa "sphère professionnelle".

"Vous savez très bien que le but du politiquement correct est de fermer la bouche à toute critique en brandissant l'arme de l'amalgame à ne surtout pas faire entre les gentils musulmans qu'il faut protéger et les méchants ."

Et ça, vous savez très bien que c'est faux, et dangereux.

Écrit par : Christophe Sibille | 27 novembre 2008

Ceci-dit, je suis d'accord avec vous. On est obligé de s'appuyer sur le point de vue des musulmans laïcs. Ceci-dit, pas mal d'entre eux se sont exprimés à l'occasion du "procès des caricatures".

Écrit par : Christophe Sibille | 27 novembre 2008

Et si Sarko s'appuyait un peu moins sur la division, en exaltant plus ou moins directement les communautarismes, ceux-ci auraient peut-être été mieux entendus.

Écrit par : Christophe Sibille | 27 novembre 2008

"Putaing, comme dit Toto"

Ecrit par : carole | 27 novembre 2008

Ah, les références à la grande littérature... :-)))

Écrit par : Christophe Sibille | 27 novembre 2008

Les Québécois ont de l'humour, eux... peut-être parce qu'ils sont lucides ?



http://www.youtube.com/watch?v=lSEbqokecrI&feature=related

Écrit par : Amélie | 27 novembre 2008

Ils font même des chansons très politiquement incorrectes !

http://www.youtube.com/watch?v=_WPrun52vV8

Écrit par : Amélie | 27 novembre 2008

Mohamed SIFAOUI vous répond ,Christophe


Je peux être en total désaccord avec Robert Redeker - et ce n'est pas le cas - et le soutenir. C'est d'abord pour moi une position de principe. Mais au-delà, il y a une autre raison, de fond celle-ci, qui me conforte dans le fait qu'il est impératif, vital, et peut-être surtout pour un musulman, de soutenir Robert Redeker.

Dans son article publié par Le Figaro, le philosophe pose une question fondamentale : "Face aux intimidations islamistes, que doit faire le monde libre ?". Fondamentale cette question l'est parce que les sociétés, musulmanes ou occidentales, rejetant l'islamisme ainsi que les dirigeants des pays musulmans ou ceux des pays démocratiques ne savent toujours pas quelle attitude adopter face à ce fascisme, qu'est l'islamisme. Force est de constater, en effet, que lorsqu'ils ne sont pas pétrifiés par le phénomène, les dirigeants européens notamment, mais aussi certains "intellectuels", s'accommodent assez facilement de l'intégrisme musulman. Pour peu qu'il soit jugé, par eux, comme "modéré", il n'y a plus alors aucun problème. Pour peu que leur interlocuteur taille sa barbe, laisse tomber la djellaba pour le costard cravate et prétend honnir Ben Laden, cela suffit à certains pour adouber et cautionner les pourfendeurs des principes laïcs.

Lorsqu'un islamiste "modéré" exige d'un maire l'aménagement de plages horaires pour les femmes, il sape les fondements même de la République. Et lorsque le maire accède à sa demande il se rend forcément complice d'un acte ignoble contre la laïcité : faire passer la "loi de Dieu" avant celle des hommes. Lorsqu'un responsable politique soutient une attaque en justice contre la liberté d'expression - comme cela a été le cas lors de l'affaire des caricatures - il se rend complice d'un travail de sape visant un principe fondamental d'une démocratie : la liberté de la presse et le droit - oui le droit - de critiquer les religions et les dogmes, toutes les religions et tous les dogmes.
(...)
J'aimerais bien que les musulmans, notamment les religieux, qu'ils soient de la Mosquée de Paris ou de l'UOIF, qu'il soient en djellaba ou en costard cravate, j'aimerais bien qu'ils me donnent une explication claire, cohérente et logique qui me permettrait de dormir en paix et de comprendre leur silence au lendemain des attentats de Londres, Madrid, New York, Charm Echeïkh, Istanbul, Alger, Casablanca, Bali, Djerba et j'en passe. Pourquoi sont-ils si silencieux lorsque des "illuminés", nous dit-on, menacent Redeker et si prompts à poursuivre en justice Charlie Hebdo pour un simple coup de crayon ? Pourquoi organisent-ils, ou laissent-ils s'organiser, des manifestations pour le voile et devenir subitement boiteux lorsqu'il s'agit de manifester contre la barbarie terroriste qui s'applique au nom de l'islam donc en leur nom aussi ? Il est temps de rompre avec les thèses bien-pensantes. Les "musulmans modérés" ou plutôt les musulmans laïcs existent. Mais ils n'existent vraiment que lorsqu'ils exprimeront leur condamnation claire et limpide à l'égard de l'intégrisme qui tue, menace, lapide, harcèle, intimide, viole, pille, violente tout en préférant l'obscurantisme à la lumière, l'archaïsme à la modernité et la mort à la vie.


Pour lire l'article en entier :



http://atunion.free.fr/jour%20le%20jour/jour%20le%20jour%20n%B09.htm

Écrit par : Amélie | 27 novembre 2008

Yann,
Le ridicule n'est pas mortel. Les caniches, ce n'est pas mon truc ! Mais, vous êtes véto, je comprends.

Ecrit par : carole | 27 novembre 2008

Gniéééé ?
Et en français, ça donne quoi ?

Écrit par : yann | 27 novembre 2008

Les caniches, ce n'est pas mon truc !

Ecrit par : carole | 27 novembre 2008

Allusion zoophile ?
Référence maroquinière ?
Culinaire ? Vestimentaire ?
Je m'interroge.

Écrit par : yann | 27 novembre 2008

Coucou Amélie,

Ca commence comme ça !

http://www.wikio.fr/video/633669

Écrit par : carole | 27 novembre 2008

Bisous, Carole, j'allais justement poster cette vidéo ! Merci.

Écrit par : Amélie | 27 novembre 2008

A partir d'aujourd'hui, les rédacteurs de "un extrait par jour" offrent aux lecteurs de "Bonnet d'âne" la possibilité de mieux comprendre notre belle religion dans son message profond.


"Combattez ceux qui ne croient ni en Allah ni au Jour dernier, qui n'interdisent pas ce qu'Allah et Son messager ont interdit et qui ne professent pas la religion de la vérité, parmi ceux qui ont reçu le Livre, jusqu'à ce qu'ils versent la capitation par leurs propres mains, après s'être humiliés.﴾29﴿ Les Juifs disent: ‹Uzayr est fils d'Allah› et les Chrétiens disent: ‹Le Christ est fils d'Allah›. Telle est leur parole provenant de leurs bouches. Ils imitent le dire des mécréants avant eux. Qu'Allah les anéantisse! "

Écrit par : un extrait par jour | 27 novembre 2008

Et ça finit comme ça .


http://www.wikio.fr/video/641475

Écrit par : Amélie | 27 novembre 2008

A quand les descentes de gendarmes dans les collèges pour dénicher les agrégés clandestins qui y sont affectés?

Ecrit par : TotoWeininger | 27 novembre 2008

Très drôle, TotoWeininger! Ravie que vous preniez le relai, ici. Moi, j'en avais marre.
Quelles nouvelles de votre académie sur le barème octroyé aux agrégés pour leur mutation?

Écrit par : Sanseverina | 27 novembre 2008

Le FLN agissait ainsi en Algérie. Sartre approuvait et les porteurs de valises se faisaient les complices de cette barbarie.
Ces images ravivent de sinistres et sanglants souvenirs d'enfant. Indélébiles, même quand on n'avait que quatre ans alors.

http://videos.leparisien.fr/video/iLyROoafJY-3.html

Écrit par : Amélie | 27 novembre 2008

Parmi les cocus, il y a en a d'ordinaires et de magnifiques.

Et je n'en connais pas de plus magnifiques que ceux qui ont voté pour Sarkozy au second tour "pour sauver l'école de la République".

J'ai peut-être "le coeur pur" (voir posts précédents), mais je ne suis pas complètement idiot, Idiot, peut-être, dans le sens de Dostoïevski, mais je ne vois actuellement que deux possibilités, en termes d'efficacité politique :

La première une grève générale et/ou une insurrection de type révolutionnaire. C'est peu problable, ce sont mes origines russes qui parlent, mais vous les Français, vous êtes des gens raisonnables, n'est-ce pas ? ;-)

La seconde, une alliance entre les éléments les plus "modérés" du PS et le MODEM en vue des élections présidentielles de 2012.

Laissez tomber vos préventions contre Ségolène Royal (ça sera dur aussi pour moi) et réfléchissez-y !

Écrit par : Robin | 27 novembre 2008

http://www.afrique-du-nord.com/article.php3?id_article=10

Écrit par : dobolino | 27 novembre 2008

http://www.tohu-bohu.info/archives/numero6/dossier/jeu.html

Écrit par : dobolino | 27 novembre 2008

Quelqu'un a-t-il entendu parler de Gérard Barthoux, prof de philo en Polynésie ?

En tout cas, il a mis en ligne une synthèse magistrale sur le constructivisme (qu'il appelle inductivisme) à l'adresse suivante :

http://www.itereva.pf/disciplines/philo/Enseignement%20de%20la%20philosophie/Bulletins/Bulletin12/induction/induction%20plan.htm

Pour ma part, je trouve que c'est bien cette démarche qui pourrit l'école d'aujourd'hui : Barthoux montre bien que, quels que soient les programmes, si on les aborde de cette façon, on condamne les élèves à l'errance indéfinie dans leur propre ignorance, sauf à les manipuler avec la plus parfaite hypocrisie.

De loin ce que j'ai lu de plus lumineux sur le sujet depuis un moment. Il a écrit un bouquin sur le relativisme culturel, mais pas autre chose pour le moment. Il doit être assez jeune.

Brighelli ! Contactez-le si ce n'est pas déjà fait !

Écrit par : sanjuro | 27 novembre 2008

@Sanjuro.

Les nouvelles mettent longtemps à arriver en Polynésie et à en revenir.
Regardez les références bibliographiques de notre collègue. Donc rien qui n'ait été dit cent fois.
Avec cette erreur répétée elle aussi cent fois : la confusion entre "constructivisme" ( par tâtonnements) et démarche inductive ( qui part de l'intuition pour conduire à l'abstraction par degrés).
Un bon point : notre collègue connaît l'inspecteur Toraille, assassin des grands mères.
Cordialement.

Écrit par : guy morel | 27 novembre 2008

Dernières nouvelles du front (insulaire).
Lu aujourd'hui dans "Corse-Matin" :

"Le SNALC indique soutenir "le recteur Michel Barat. Nous nous opposerons à toute menace touchant la carrière d'un recteur dont la nomination à la tête de cette académie, l'esprit d'ouverture et la forte personnalité représentent un espoir après de trop longues années stériles.
[...]""

N'est-ce pas là ce qu'on appelle un acte d'allégeance? Pour le coup, le communiqué de la Ghjuventù Indipendentista est plus nuancé et commence par rappeler l'essentiel, dès qu'il est question d'éducation :

"Parce que la formation des hommes et en particulier celle de la jeunesse est une impérieuse nécessité pour notre pays, il relève de l'évidence que nous ne pouvons accepter quelque pratique frauduleuse, à quelque niveau que ce soit, lors de la tenue d'examens ou de concours.
Cependant, les récents placements en garde à vue et mises en examen de deux enseignants accusés d'avoir réévalué une notation dans le cadre des procédures d'harmonisation des notes du baccalauréat par le jury d'examen apparaissent des plus arbitraires.
Si ces pratiques peuvent être contestables sur le fond, elles sont réglementairement encadrées et donc reconnues par l'administration [...]".

Quant au SGEN-CFDT Corsica, il tente de faire la part des choses :

"[...] Nous dénonçons l'amalgame qui est fait entre des fraudes avérées à certains concours de l'Education Nationale lors des sessions 2007 et ce qui est le fonctionnement normal d'un jury de baccalauréat. [...]".

Il y a deux affaires dans cette affaire. Les concours 2007, pour lesquels la fraude semble avérée, et le Bac 2008.
Pour ce dernier, toute la question est la suivante : s'agissait-il d'une procédure "habituelle" d'harmonisation, ou bien l'anonymat des copies aurait-il été rompu et des notes auraient-elles été relevées "sur ordre"? Dans le premier cas, nous sommes renvoyés au problème Educ' nat' et, dans le second, il y aurait alors fraude...

Écrit par : Daniel Arnaud | 27 novembre 2008

Inductif-déductif
Le collègue cité par Sanjuro écrit ceci à propos de l'enseignement de la géographie :
"Même dans la géographie physique, on ne regroupe pas par exemple différents massifs montagneux à partir de l'observation de leurs caractéristiques visibles communes, comme le faisait l'ancienne géographie descriptive finalement peu scientifique, on les rapproche (Appalaches, Massif Armoricain et Massif Rhénan par exemple) comme aboutissements semblables d'une même logique géologique, exposée dans une théorie (on pourrait donner un exemple plus proche de nous : Rangiroa et Makatea, dont une démarche inductiviste aurait bien du mal à déceler la communauté de structure). La carte elle-même, outil essentiel de la géographie, est moins une description de l'espace qu'une épuration, une modélisation de celui-ci effectuée, là encore, en fonction d'a priori théoriques."

C'est révélateur des errements pédagogiques auxquels a conduit, dans l'étape de destruction de l'enseignement qui précède l'avènement du constructivisme, la volonté d'appliquer dés l'enseignement primaire le modèle de la science en train de se faire ( voir l'introduction de axiomatique en CP avec les maths modernes).
La "logique géologique" dont parle notre collègue est inenseignable au primaire et ne le devient que très progressivement au collège puis au lycée. De même la classification phylogénétique.
Au primaire, le point de départ est toujours l'intuition et la démarche est inductive. Tout au moins, c'était comme cela pendant la période de l'instruction publique. Après, il y a eu les maths modernes et la linguistique ( années 70) puis le constructivisme a triomphé sur le tombeau de la méthode inductive - je simplifie.
Un exemple de méthode inductive : les fiches de calcul CP de Pascal Dupré dans lequelles on ne trouve à l'évidence aucun tâtonnement constructiviste.

Écrit par : guy morel | 27 novembre 2008

Dieu, (si j'ose dire), Amélie, que vous êtes fatigante!
J'ai été un des premiers, ici, à stigmatiser une certaine forme de collusion entre les islamistes et les altermondialistes, si la mémoire ne vous fait pas trop défaut. Alors, merci pour l'article que vous postez, mais il ne m'apprend pas grand-chose, ni ne me fera changer de point de vue, (au sujet duquel, si votre relatif aveuglement et votre habitude de "foncer comme un taureau" sans lire attentivement ce qu'écrivent les autres ne vous en empêchaient, vous vous rendriez compte que, sur le fond du moins, il n'est pas tellemment différent du vôtre).
Ceci-dit, les liens vers "l'humoriste" québécois et la chanson "politiquement incorrecte" sont pathétiques.

Écrit par : Christophe Sibille | 27 novembre 2008

Robin a écrit : " Parmi les cocus, il y a en a d'ordinaires et de magnifiques.

Et je n'en connais pas de plus magnifiques que ceux qui ont voté pour Sarkozy au second tour "pour sauver l'école de la République". "

je ne saurais mieux dire. Cela rassure de lire ce genre de choses.

Au moment où nous parlons, divers chercheurs précaires occupent les locaux de l'ANR. Salutations à eux et bon courage!

Écrit par : Fabien | 27 novembre 2008

@ Suite à "inductif-déductif"
Si les "obstacles épistémologiques" et la "transposition didactique" intéressent quelques participants à ce blog, je ne saurais trop leur conseiller ce texte de Rudolf Bkouche

http://michel.delord.free.fr/rb/rb-transpo.pdf

Écrit par : Guy Morel | 27 novembre 2008

"Bonjour,

Voici l'article tant attendu sur les descentes de gendarmerie dans les établissements scolaires du Gers (il y est question de l'histoire de Marciac dont je vous avais donné témoignage hier soir) : "

Pour info, cela fait grand bruit ici :

http://plumedepresse.info/

Je suis désabusé, c'est le genre d'évènement à la con qui ruine tout effort pour discuter de l'école, chose que je faisais avec ma collègue hier.

Sa vision de l'école était en gros celle d'un système pourri et liberticide, pensé contre les élèves désirant sortir de la norme.

J'en ai marre de subir les deux extrèmes.

Écrit par : johnmarguerite | 27 novembre 2008

Mince, j'ai fait une fausse manip! Le lien renvoie directement vers ma boîte mail! Comment est-ce possible? J'avais juste recopié un lien vers l'article de "l'UFAL" contre la masterisation.
Est-ce qu'il serait possible de faire disparaître le dernier lien que j'ai posté? Merci d'avance!

Écrit par : Christophe Sibille | 27 novembre 2008

« On lui a vissé son clou... »
l'abrégé (80 / 1,90) | 27 novembre 2008

... et rivé son boulon.

Écrit par : Tailleboudin | 27 novembre 2008

Guy, je ne sais pas si je comprends bien votre pensée, mais il me semble que Barthoux ne disqualifie pas la démarche inductive, il veut démontrer qu'elle n'est pas à elle seule la démarche scientifique, et que c'est donc sur des bases fausses que la "pédagogie nouvelle" s'est érigée, sur une conception erronée de la science.

Que l'on parte de ce que les élèves savent, c'est évident, surtout quand ils sont très jeunes, mais leur faire formuler eux-mêmes les conclusions, c'est négliger le fait que même les chercheurs confrontent leurs observations à des théories (et même observent EN FONCTION de ces théories).

Voyez son exemple des élèves de terminale à qui on fait définir eux-mêmes ce qu'est le bonheur, ou la philo. C'est en réalité une fiction, puisque le prof de philo les oriente, et cela conforte leur opinion au lieu de la confronter à d'autres visions.

Je pense qu'il emploie « inductivisme » par rapport à « inductif » dans le sens que l'on donne à « nationalisme » par rapport à « nation », par exemple. L'utilisation exclusive, le culte de la méthode inductive, et non son emploi pertinent.

Je me trompe ?

Écrit par : sanjuro | 27 novembre 2008

Mince, j'ai fait une fausse manip! Le lien renvoie directement vers ma boîte mail! Comment est-ce possible? J'avais juste recopié un lien vers l'article de "l'UFAL" contre la masterisation.
Est-ce qu'il serait possible de faire disparaître le dernier lien que j'ai posté? Merci d'avance!

Ecrit par : Christophe Sibille | 27 novembre 2008

Pas de souci, Christophe. Ce lien renvoie chez moi à MA boîte mail. Il doit en être de même pour tous ceux qui sont chez Orange. Et les autres, ça les envoie où ?

Écrit par : catmano | 27 novembre 2008

Merci, Catmano! J'ai eu un peu peur, je vous avoue!
Bonne soirée à vous...

Écrit par : Christophe Sibille | 27 novembre 2008

« Boudin est tragiquement dérisoire… »
l'abrégé (80 / 1,90) | 27 novembre 2008

Se voir infliger une leçon de morale par un ancien mao est un plaisir à peu d'autres pareil.
Ceux qui comme moi ont le désagrément d'être assez vieux pour un jour avoir eu affaire à cette engeance sauront apprécier tout le sel de la chose.

Écrit par : Tailleboudin | 27 novembre 2008

dobolino, merci, mais j'ai du mal à y croire pour la bonne raison que dans cette majorité de musulmans "modérés" que nous croisons chaque jour dans les rues, il y a une majorité croissante de femmes voilées !

La modération se cacherait-elle sous le voile ? En tout cas cela me parait oxymorique . C'est l'évidence même, visible à l'oeil nu.

Écrit par : Amélie | 27 novembre 2008

Ceci-dit, les liens vers "l'humoriste" québécois et la chanson "politiquement incorrecte" sont pathétiques.

Ecrit par : Christophe Sibille | 27 novembre 2008

Je conçois que ça dérange, c'est fait pour ça, d'ailleurs !

Que ça ne plaise pas à CS en particulier ne me pose aucun problème.

Écrit par : Amélie | 27 novembre 2008

Quelqu'un a-t-il entendu parler de Gérard Barthoux, prof de philo en Polynésie ?
En tout cas, il a mis en ligne une synthèse magistrale sur le constructivisme

....ça décoiffe, dans le bon sens du terme. Merci Sanjuro !

Écrit par : victor | 27 novembre 2008

"Merci, Catmano! J'ai eu un peu peur, je vous avoue!
Bonne soirée à vous..."

"Il doit en être de même pour tous ceux qui sont chez Orange. "

Sauf si tu chnages un peu les paramètres... Là tu rigoles ...


ange

Écrit par : toto | 27 novembre 2008

Daniel, les dernières rumeurs faisaient état du désir du recteur, exprimé bien avant cette affaire, de quitter l'île. Et je tiens l'info du SNALC — la direction parisienne de cet honorable syndicat a un peu de mal à se mettre en phase avec son antenne corse…
JPB

Écrit par : brighelli | 27 novembre 2008

un extrait par jour vous devriez indiquer les numéros de verset et sourate.

Écrit par : mabiche | 27 novembre 2008

@ « On lui a vissé son clou... »
... et rivé son boulon.
Ecrit par : Tailleboudin | 27 novembre 2008

Désolé Boudin, votre clou a une large fente sur sa tête, ce qui permet de le visser quand les marteaux s'estiment insuffisants pour vous planter.

@« Boudin est tragiquement dérisoire… »
Se voir infliger une leçon de morale par un ancien mao est un plaisir à peu d'autres pareil.
Ceux qui comme moi ont le désagrément d'être assez vieux pour un jour avoir eu affaire à cette engeance sauront apprécier tout le sel de la chose.
Ecrit par : Tailleboudin | 27 novembre 2008

“Boudin est tragiquement dérisoire ” n'est pas une leçon de morale, c'est une constatation objective comme de dire que Felts est un ancien Mao ou de choisir Boudin comme surnom comme preuve d'une intelligence exceptionnelle. Par contre, qualifier l'ensemble des anciens maos, d'engeance c'est s'enfoncer dans le subjectivisme de la plus belle eau. C'est un peu comme si, parce que de 3 à 5 ans votre mot favori était Caca Boudin, vous vous sentiez obligé de choisir à 50-60 ans le surnom de Gros Boudin. Vous vous sentiriez complètement ridicule ! Hé bien traiter tous les anciens maos, d'engeance est tout aussi ridicule !

Écrit par : Roger Felts | 27 novembre 2008

un extrait par jour vous devriez indiquer les numéros de verset et sourate.

Ecrit par : mabiche | 27 novembre 2008

Il me tarde de lire l'extrait du jour de demain ! Est-ce qu'on pourrait en avoir deux pour le même prix ? Un le matin, un le soir pour nous "instructionner" ! S'il vous plait !

Écrit par : Amélie | 27 novembre 2008

Rumeur :
Thanksgiving : on bouffe de la dinde au PS ce soir.

Écrit par : Zorglub | 27 novembre 2008

Sauf si tu changes un peu les paramètres... Là tu rigoles ...

ange

Ecrit par : toto | 27 novembre 2008

Non !
C'est juste les cookies sur LEURS postes qui les renvoie dans LEUR boîte de réception.
On arrive à l'accueil et donc bon bazar pour chercher le mot de passe (un peu long ! + déni d'envoi répété depuis même adresse IP)

Écrit par : Zorglub | 27 novembre 2008

Zorglub, elle est excellente !
JPB

Écrit par : brighelli | 27 novembre 2008

Par rapport à la réalité de l'Intégrisme, on peut constater deux choses :
- la faiblesse actuelle des réactions des communautés musulmanes vis-à-vis d'un système d'oppression dont elles sont les premières, mais pas les seules victimes.
- la faiblesse et l'absence d'homogénéité des réactions dans les pays démocratiques des populations acquises à un mode de fonctionnement démocratique ainsi que des états qui sont censés les diriger.

On peut reprocher aux musulmans favorables à un fonctionnement démocratique l'insuffisance de leur soutien… Mais vu les dangers actuels bien réels qu'ils courent quand ils s'expriment publiquement… il semble que le premier devoir de l'état où ils résident serait de leur garantir une protection totale contre les menaces intégristes… Hors à travers les positions idéologiques de quelques fractions (des idiots utiles aux courants obsédés par l'islamophobie) et à travers une partie de l'appareil d'État et des élus (pour des raisons petitement électoralistes ou d'intérêts économiques particuliers), la position “républicaine” face aux manifestations concrètes de l'intégrisme est bien mal tenue. Face aux différents courants multiculturalistes, communautaristes, intégristes qui font peser sur la France un risque bien réel, le soutien des populations directement impliquées ne pourra se faire que si un retour en force du républicanisme laïque et citoyen et de ses valeurs s'opère rapidement.

Écrit par : Roger Felts | 27 novembre 2008

(13)Et quiconque désobéit à Allah et à Son messager, et transgresse Ses ordres, Il le fera entrer au Feu pour y demeurer éternellement. Et celui- là aura un châtiment avilissant.﴾14﴿ Celles de vos femmes qui forniquent, faites témoigner à leur encontre quatre d'entre vous. S'ils témoignent, alors confinez ces femmes dans vos maisons jusqu'à ce que la mort les rappelle ou qu'Allah décrète un autre ordre à leur égard.

Écrit par : un extrait par jour | 27 novembre 2008

"Non !
C'est juste les cookies sur LEURS postes qui les renvoie dans LEUR boîte de réception.
On arrive à l'accueil et donc bon bazar pour chercher le mot de passe (un peu long ! + déni d'envoi répété depuis même adresse IP)

Ecrit par : Zorglub | 27 novembre 2008 "

Sauf si tu connais un poto qui bosse chez orange ...


ange

Écrit par : toto | 27 novembre 2008

""Si un homme frappe du bâton son esclave, homme ou femme, et que l'esclave meure sous sa main, le maître sera puni.
Mais s'il survit un jour ou deux, le maître ne sera point puni; car c'est son argent."
(Exode 21 :20-21)"

Écrit par : Hervé de Strasbourg | 27 novembre 2008

"Si un homme commet un adultère avec une femme mariée, s'il commet un adultère avec la femme de son prochain, l'homme et la femme adultères seront punis de mort."
(Lévitique 20:10)

Écrit par : Hervé de Strasbourg | 27 novembre 2008

"Thanksgiving : on bouffe de la dinde au PS ce soir."

Et du Flamby * au dessert ?

* pour les ignares : appellation courante de Hollande au PS.

Écrit par : dugong | 27 novembre 2008

"C'est des nations qui vous entourent que tu prendras ton esclave et ta servante qui t'appartiendront, c'est d'elles que vous achèterez l'esclave et la servante.

Vous pourrez aussi en acheter des enfants des étrangers qui demeureront chez toi, et de leurs familles qu'ils engendreront dans votre pays; et ils seront votre propriété."
(Lévitique 25:44-46)

Écrit par : Hervé de Strasbourg | 27 novembre 2008

OPA des cathos sur les bambins.
>
> Les bons pères sont en embuscade pour mettre la main sur un nouveau créneau. C’est la revue « Enseignement catholique actualités » qui, en février 2008, a annoncé la couleur. Dans un dossier intitulé « Place aux tout-petits », les grands prêtres expriment leur désir d’ouvrir des crèches à l’intérieur de leurs établissements pour permettre un accueil précoce des enfants, « dès 18 mois ou même en deçà ». Et à la demande du secrétariat général de l’Enseignement Catholique, les directeurs diocésains ont été priés de nommer, dans chaque département, un référent en matière de petite enfance, en vue d’une grand-messe célébrée le 26 novembre 2008 à Paris.
>
> Pas besoin d’une étude de marché : les moins de 3 ans, cela représente 2,5 millions de bouts de chou. Et autant de « clients ». Un bon moyen de capter une clientèle qui, avec un peu de chance, restera dans le privé durant toute sa scolarité. C’est ce qu’on appelle un investissement à long terme. Avec, côté financement, la bénédiction de la Caisse Nationale des Allocations Familiales. Son patron, Jean-Louis Deroussen, était jusqu’à sa nomination, en 2006, le président de la Confédération Française des Travailleurs Chrétiens de l’enseignement privé. Jean-Louis Deroussen a été invité, bien sûr, à siéger au Haut Conseil de la Famille, un machin créé, le 28 octobre 2008, par la secrétaire d’Etat chargée de la famille, Nadine Morano, et présidé par François Fillon.
>
> Extraordinaire hasard, Darcos, ardent supporter de l’Enseignement catholique, a préparé le terrain. Le 14 novembre 2008, devant les sénateurs, le ministre de l’Education affirmait que l’école maternelle était tout à fait inadaptée aux moins de 3 ans, et qu’il vaudrait mieux s’orienter vers des « jardins d’éveil ».
>
> En juillet dernier, déjà, Darcos avait poussé ce cri du cœur :
« Est-il vraiment logique, alors que nous sommes si soucieux de la bonne utilisation des crédits de l’Etat, que nous fassions passer des concours à bac + 5 à des personnes dont la fonction va être essentiellement de faire faire des siestes à des enfants, ou de leur changer les couches ? »
>
> Excepté le ministre Darcos, tous les parents savent que l’école n’accueille pas les enfants qui ne sont pas propres. C’est même LA condition pour l’entrée des têtes blondes dans le circuit scolaire.
>
> Darcos ne s’est pas appesanti sur cette vérité statistique toute bête : faute de postes d’instits, 40 000 bambins, pour la plupart issus des milieux défavorisés, n’ont pu être scolarisés à la rentrée 2008 – 2009.
>
> Les cathos vont accomplir un miracle ?

Brigitte Rossigneux, Le Canard Enchaîné, 26 novembre 2008, page 4.

Ecrit par : catmano | 26 novembre 2008

Up !!!!

Écrit par : dobolino | 27 novembre 2008

"Ainsi, dit le Seigneur à son peuple, si ton frère, fils de ta mère, ou ton fils ou ta fille, ou la femme qui repose sur ton sein, ou l'ami que tu aimes comme toi-même, t'incite secrètement en disant :
Allons et servons d'autres dieux ! des dieux que ni toi, ni ton père n'ont connu,… tu ne jetteras pas sur lui un regard de pitié, tu ne l'épargneras pas, tu ne le couvriras pas. Mais tu le feras mourir, tu dois le tuer, que ta main soit la première sur lui pour le mettre à mort…"
(Deutéronome 13:6)

Écrit par : Hervé de Strasbourg | 27 novembre 2008

"Si quelqu'un vient à moi, et s'il ne hait pas son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères, et ses soeurs, et même sa propre vie, il ne peut être mon disciple."
(Luc 14:26)

Écrit par : Hervé de Strasbourg | 27 novembre 2008

"Les hommes sont supérieurs aux femmes à cause des qualités par lesquelles Dieu a élevé ceux-là au-dessus de celles-ci, et parce que les hommes emploient leurs biens pour doter les femmes. Les femmes vertueuses sont obéissantes et soumises." (4/38) (là, c'est le Coran)

Écrit par : Hervé de Strasbourg | 27 novembre 2008

Merdre à toutes ces conneries!!!

Écrit par : Hervé de Strasbourg | 27 novembre 2008

Les gars, vous vous êtes faits enfumer par Darcos et Sarkozy? Ou, faut-il changer le " f " en " c " et le "m " en " l " ?

Écrit par : dobolino | 27 novembre 2008

"Je veux cependant que vous sachiez que Christ est le chef de tout homme, que l'homme est le chef de la femme, et que Dieu est le chef de Christ."
(1ère épître aux Corinthiens / 11:3)

"Toute femme qui prie ou parle sous l'inspiration de Dieu sans voile sur la tête, commet une faute identique, comme si elle avait la tête rasée. Si donc une femme ne porte pas de voile, qu'elle se tonde; ou plutôt, qu'elle mette un voile puisque c'est une faute pour une femme d'avoir les cheveux tondus ou rasés."
(1ère épître aux Corinthiens / 11:5-6)

"L'homme ne doit pas se couvrir la tête puisqu'il est l'image et la gloire de Dieu, tandis que la femme est la gloire de l'homme."
(1ère épître aux Corinthiens / 11:7)

"C'est pourquoi la femme, à cause des anges doit avoir sur la tête une marque de l'autorité dont elle dépend."
(1ère épître aux Corinthiens / 11:10)

"Jugez-en vous-même : Est-il convenable qu`une femme prie Dieu sans être voilée ?"
(1ère épître aux Corinthiens / 11:13)

"Que les femmes se taisent pendant les assemblées; il ne leur est pas permis d'y parler, elle doivent obtempérer comme le veut la loi. Si elles souhaitent une explication sur quelque point particulier, qu'elles interrogent leur mari chez elles, car il n'est pas convenable à une femme de parler dans une assemblée."
(1ère épître aux Corinthiens / 14:34-35)

"Femmes, soyez soumises à vos maris, comme au Seigneur;
car le mari est le chef de la femme, comme Christ est le chef de l'église, qui est son corps, et dont il est le Sauveur.
Or, de même que l'Eglise est soumise à Christ, les femmes aussi doivent l'être à leurs maris en toutes choses."
(Epître aux Ephésiens / 5:22-24)

"Femmes, soyez tout dévouement pour vos maris comme il convient à des personnes unies au Seigneur."
(Epître aux Colossiens / 3:18)

"Votre parure ne sera pas extérieure: ondulations des cheveux, bijoux d'or, élégance des toilettes; elle sera toute intérieure: une âme douce et paisible en son secret. Voila ce qui est précieux au regard de Dieu."
(1ère Epître de Pierre / 3:3)

"Que la femme écoute l`instruction en silence, avec une entière soumission.
Je ne permets pas à la femme d'enseigner, ni de prendre de l'autorité sur l'homme : mais elle doit demeurer dans le silence. C'est Adam a été formé le premier, Eve ensuite ; et ce n'est pas Adam qui a été séduit, mais c'est la femme qui séduite, s'est rendu coupable de transgression."
(1ère Epître de Timothée / 2:11-14)

"Elle sera néanmoins sauvée en devenant mère, si elle persévère avec modestie dans la foi, dans la charité, et dans la sainteté."
(1ère Epître de Timothée / 2:15)

"Celle qui est véritablement veuve, et qui est demeurée dans l'isolement, met son espérance en Dieu et persévère nuit et jour dans les supplications et les prières. Mais celle qui vit dans les plaisirs est mortes, quoique vivante. Déclare-leur ces choses, afin qu'elles soient irréprochables."
(1ère Epître de Timothée / 5:5-7)

Écrit par : Hervé de Strasbourg | 27 novembre 2008

Le mardi 2 décembre 2008 (la semaine prochaine !), vous serez amené(e) à vous prononcer sur l'avenir de l'Ecole et de notre profession.

Si, comme nous l'espérons, vous voterez pour les listes académiques et nationales du SNALC (pensez-y s'il vous plaît, notez la date sur votre agenda !), nous souhaitons attirer votre attention sur un point particulier et TRES important :

Certains de nos collègues votant par correspondance ont crû voir 2 bulletins SNALC pour leur corps, notamment pour le vote national (bulletins blancs), et nous ont interrogés à ce sujet.


ATTENTION : il y a un A dans SNALC ! Il existe un syndicat groupusculaire, le Sncl, qui lors de sa création, a plagié notre syndicat, son sigle et son logo, allant dans certaines académies jusqu'à coller leur sigle sur nos affiches afin d'entretenir la confusion !

S'il vous plaît, faites vraiment attention : il n'y a pas de "A" dans Sncl, mais il y a un "A" dans SNALC !!

Nous avons bien sûr pu récupérer les votes des collègues qui nous ont contactés... mais pour vous, ce sera impossible. Alors, en cas de doute, et même dans tous les cas, rappelez-vous du "A" !


Par avance, MERCI BEAUCOUP pour votre geste.


Très cordialement,

Laurent Marconcini

Vice-président national du SNALC-CSEN


P.S : Si les résultats des élections vous intéressent, nous vous informons que nous les mettrons en ligne en temps réel dès vendredi matin (jour du dépouillement) sur le site national du SNALC www.snalc.fr : vous y trouverez tous les résultats du SNALC par académie, ainsi qu'un point CAPN dans chaque corps pour les principaux syndicats.

Écrit par : Robin | 27 novembre 2008

"Les hommes sont supérieurs aux femmes à cause des qualités par lesquelles Dieu a élevé ceux-là au-dessus de celles-ci, et parce que les hommes emploient leurs biens pour doter les femmes. Les femmes vertueuses sont obéissantes et soumises." (4/38) (là, c'est le Coran)

Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 27 novembre 2008
Yes ! Yes ! I go ...

Écrit par : dobolino | 27 novembre 2008

"Elle sera néanmoins sauvée en devenant mère, si elle persévère avec modestie dans la foi, dans la charité, et dans la sainteté."
(1ère Epître de Timothée / 2:15)


Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 27 novembre 2008

Ça, alors, c'est tout moi !
Je suis sauvééééée !

Écrit par : dobolino | 27 novembre 2008

Soyons réalistes ! Ce Saint-Paul, au fond, c'était vraiment un mal baisé, non ?

Écrit par : dobolino | 27 novembre 2008

Et puis, de toute façon, Hervé, ce n'est pas parce que le Catholicisme, de notoriété publique, est immonde, que l'Islam est forcé de faire de la surenchère.

Écrit par : dobolino | 27 novembre 2008

Et du Flamby * au dessert ?

* pour les ignares : appellation courante de Hollande au PS.

Ecrit par : dugong | 27 novembre 2008

Marrant, mais à la maison on l'appelle "Mou de veau" depuis des années ...

Écrit par : Zorglub | 27 novembre 2008

Le Coran cité par Hervé de Strasbourg "Les hommes emploient leurs biens pour doter les femmes."

Sans vouloir passer pour l'herméneute de service, ne serait ce pas plutôt :

"les hommes endoyent leurs femmes pour bien les ploter" ?

Écrit par : dugong | 27 novembre 2008

Le mardi 2 décembre 2008 (la semaine prochaine !), vous serez amené(e) à vous prononcer sur l'avenir de l'Ecole et de notre profession.

Si, comme nous l'espérons, vous voterez pour les listes académiques et nationales du SNALC (pensez-y s'il vous plaît, notez la date sur votre agenda !), nous souhaitons attirer votre attention sur un point particulier et TRES important :

Certains de nos collègues votant par correspondance ont crû voir 2 bulletins SNALC pour leur corps, notamment pour le vote national (bulletins blancs), et nous ont interrogés à ce sujet.


ATTENTION : il y a un A dans SNALC ! Il existe un syndicat groupusculaire, le Sncl, qui lors de sa création, a plagié notre syndicat, son sigle et son logo, allant dans certaines académies jusqu'à coller leur sigle sur nos affiches afin d'entretenir la confusion !

S'il vous plaît, faites vraiment attention : il n'y a pas de "A" dans Sncl, mais il y a un "A" dans SNALC !!

Nous avons bien sûr pu récupérer les votes des collègues qui nous ont contactés... mais pour vous, ce sera impossible. Alors, en cas de doute, et même dans tous les cas, rappelez-vous du "A" !


Par avance, MERCI BEAUCOUP pour votre geste.


Très cordialement,

Laurent Marconcini

Vice-président national du SNALC-CSEN


P.S : Si les résultats des élections vous intéressent, nous vous informons que nous les mettrons en ligne en temps réel dès vendredi matin (jour du dépouillement) sur le site national du SNALC www.snalc.fr : vous y trouverez tous les résultats du SNALC par académie, ainsi qu'un point CAPN dans chaque corps pour les principaux syndicats.

Ecrit par : Robin | 27 novembre 2008

Si les professeurs de nos enfants en sont à ne plus savoir distinguer SNLC de SNALC, et s'il faut les mettre en garde pour qu'ils repèrent un A ...
L'heure est grave ou grve ?

Écrit par : dobolino | 27 novembre 2008

Merdre à toutes ces conneries!!!

Ecrit par : Hervé de Strasbourg

Merci à vous pour nous avoir rappelé qu'il y a des religions dont depuis belle lurette même les prêtres* n'appliquent plus à la lettre les textes, ces derniers renfermant en pagaille de belles conneries.

Écrit par : moot | 27 novembre 2008

Et du Flamby * au dessert ?

* pour les ignares : appellation courante de Hollande au PS.

Ecrit par : dugong | 27 novembre 2008

Marrant, mais à la maison on l'appelle "Mou de veau" depuis des années ...

Ecrit par : Zorglub | 27 novembre 2008

Il y a Droopy, aussi.

http://www.greluche.info/coloriage-droopy-0.html

Écrit par : catmano | 27 novembre 2008

Si les professeurs de nos enfants en sont à ne plus savoir distinguer SNLC de SNALC, et s'il faut les mettre en garde pour qu'ils repèrent un A ...

L'heure est grave ou grve ?

Ecrit par : dobolino

La France, et plus particulièrement sa Capitale, a pour devoir absolu de s'attacher à la défense inconditionnelle de la lettre "A", sans laquelle Paris serait pris.

Écrit par : moot | 27 novembre 2008

Et puis, de toute façon, Hervé, ce n'est pas parce que le Catholicisme, de notoriété publique, est immonde, que l'Islam est forcé de faire de la surenchère.

Ecrit par : dobolino | 27 novembre 2008

Si ma mémoire est bonne, la religion responsable de tout ce désastre, celle à l'origine des deux autres, les seules que vous citez d'ailleurs, la 1ère religion qui a réussi à faire avaler à ses adeptes que Dieu n'était pas qu'un épouvantail à blaireaux, c'est quand même le judaïsme.

Écrit par : Robespierre, Paul ou Jacques | 27 novembre 2008

Dieu n'était pas qu'un épouvantail à blaireaux, c'est quand même le judaïsme.

Ecrit par : Robespierre, Paul ou Jacques | 27 novembre 2008

Dénoncez-vous vous-même !

https://www.halde.fr/Saisir-en-ligne.html

Je vous l'avais dit que vous finiriez mal, Robespierre !

Écrit par : Amélie | 27 novembre 2008

Si ma mémoire est bonne, la religion responsable de tout ce désastre, celle à l'origine des deux autres, les seules que vous citez d'ailleurs, la 1ère religion qui a réussi à faire avaler à ses adeptes que Dieu n'était pas qu'un épouvantail à blaireaux, c'est quand même le judaïsme.

Ecrit par : Robespierre, Paul ou Jacques | 27 novembre 2008
Lire ou relire " Tout le sable de la mer " .

Écrit par : dobolino | 27 novembre 2008

L'heure est grave ou grve ?

Ecrit par : dobolino

La France, et plus particulièrement sa Capitale, a pour devoir absolu de s'attacher à la défense inconditionnelle de la lettre "A", sans laquelle Paris serait pris.

Ecrit par : moot | 27 novembre 2008
Gniourf !


http://fr.youtube.com/watch?v=LnYAX2lNZu4

Écrit par : dobolino | 27 novembre 2008

Si les professeurs de nos enfants en sont à ne plus savoir distinguer SNLC de SNALC, et s'il faut les mettre en garde pour qu'ils repèrent un A ...
L'heure est grave ou grve ?

Ecrit par : dobolino | 27 novembre 2008

Mdr !

Ah enfin je rigole sur ce blog !

Ca faisait un petit bout de temps, mine de rien !

Merci Dobolino !

Écrit par : Jeremy | 27 novembre 2008

"Jeremy : pour sa lecture cursive désordonnée (saute souvent des posts sans s'en apercevoir)"

Hein ??? Je lis les messages qui s'affichent !

Écrit par : Jeremy | 27 novembre 2008

Et y a-t-il toujours le syndicat des dyslexiques qui votent SNES ?

la SFU ?

Je ne plaisante pas, ça existait il y a quelques temps, est-ce toujours le cas ?

SFU à côté de la FSU,
SNLC à côté du SNALC...

les dégâts de la globale ou de gros malinous subventionnés par le ministre ?

Écrit par : Sanjuro | 27 novembre 2008

Darcos est en mauvais point ! Il a maintenat l'ENS-Lyon contre lui ! Quand les Ecoles Normales Supérieures se sont rebellées contre Allègre, c'était le début de la fin.


Motion votée lors du conseil d'Administration de l'Ecole Normale Supérieure - Lettres et Sciences Humaines (Lyon) du 26 novembre 2008.


"Le Conseil d'Administration de l'ENS LSH, réuni en séance plénière le 26 novembre 2008, s'inquiète des conditions dans lesquelles est mise en oeuvre la réforme de la formation des professeurs des écoles, des collèges et des lycées.Il proteste contre un calendrier qui oblige les universités à prévoir pour 2009-2010, dans la précipitation, l'application d'une réforme des concours dont le contenu n'est connu que depuis le 17 octobre dernier."

Écrit par : Jeremy | 27 novembre 2008

JPB a écrit :

"Bien sûr… Mais combien de "bons" profs ? 5% ? 10 % ? Pas plus que de bons boulangers ou de bons médecins : la proportion est constante dans tous les métiers — et j'aurais tendance à dire qu'elle est naturelle.
On ne peut pas compter là-dessus pour améliorer le système, sinon comme exemples et incitateurs. Minorités agissantes. D'autant que je suis à peu près sûr, à présent, que le "vraiment bon" prof ne se fabrique pas.
Je crois en revanche que l'on peut forger des profs acceptables, qui non seulement ne feront pas de dégâts, mais alimenteront le désir de savoir. Ma fréquentation des forums de profs (néoprofs, par exemple, où comme le disait John hier, il y a des choses fort intéressantes) m'incite à penser que la plupart de nos collègues, particulièrement les jeunes qui sortent d'un système constamment macabre, purs produits qu'ils sont de l'apocalypse molle de la réforme Jospin (1989), sont améliorables, pourvu qu'on leur donne de l'aliment. Et là, la question des programmes et des méthodes devient primordiale. Alors, certes, on n'y arrivera pas en deux ou trois ans. Il va falloir arracher les concessions l'une après l'autre. Fabriquer de sprogressions, comme dit le GRIP, aussi solides et maniaques que possible. On ne travaille pas seulement pour les meilleurs, Pedro, on bosse aussi pour tous les autres.
Allez, bonne journée à tous…"
JPB

Ecrit par : brighelli | 25 novembre 2008
______________

Je ne sais pas si l'on peut avancer des poucentages aussi précis de bons professeurs (5 % ou 10 %)
Qui plus est, ce pourcentage peut être différent d'une catégorie disciplinaire à une autre.
Je ne peux guère parler que des professeurs dont j'ai été l'élève, car je les ai vus enseigner. Pour mes collègues, c'est différent. J'ai entendu des on-dit sur mes collègues. Surtout sur les collègues de très bonne réputation et ceux de très mauvaise réputation, toutes disciplines confondues. Pour les autres peut-être peut-on penser qu'ils sont bons, sans être géniaux, avec de bonnes chances de penser juste, me semble-t-il.
Maintenant, en ce qui concerne les jeunes professeurs qui sont nés après 1970, peut-être sont-ils de bonne volonté au même point que les plus anciens, mais je crains que leur formation disciplinaire et pédagogique soit mauvaise. Mais, parmi eux, il doit bien y en avoir qui ont eu de très bons professeurs et se souviennent d'eux et s'inspirent de la façon d'enseigner de ces anciens, ignorant les stupidités qu'on a essayé de leur faire ingurgiter à l'IUFM, à la manière dont a agi une institutrice de ma connaissance née en 1927 et qui a commencé sa carrière un peu après la fin de la Deuxième Guerre mondiale : elle m'a dit que lorsque des instructions lui sont venues de l'inspection, lui enjoignant d'oublier sa façon d'apprendre la lecture et de pratiquer la méthode globale (ou semi-globale), elle s'est soumise aux ordres... quelques jours. Constatant le désastre - "Les élèves étaient perdus et désemparés." m'a-t-elle dit - elle revint à sa bonne vieille méthode syllabique qui avait fait ses preuves. Et, m'a-elle dit encore, lorsqu'un inspecteur débarquait dans ma classe, je lui servais une leçon à la sauce moderne, et il repartait satisfait et mon avancement ne souffrait pas de ma désobéissance, supposée inconnue. Intrigué, je lui demandai ce qu'elle entendait par "supposée inconnue". Elle me dit que l'inspecteur n'était probablement pas dupe.
J'ai trouvé mes instituteurs excellents. Mon appréciation est, en revanche, partagée sur mes professeurs de lycée (6ème à terminale "math. élem."). Il y en a que j'ai beaucoup aimés et d'autres que j'ai détestés pour leur façon d'enseigner et leur méchanceté. Ils n'étaient jamais chahutés avant 1958 ; il n'y avait quasiment pas de bavardage.
De nos jours il y a un brouhaha permanent dans beaucoup de classes.
Je considère comme un exploit d'enseigner, de nos jours, dans le silence total. Un professeur jeune qui y parvient ne peut pas être franchement mauvais...

Resterait à parler des professeurs d'université. J'ai vu le meilleur et le pire en propédeutique (première année d'études supérieures avant 1967, remplacée par le DEUG en deux ans, en raison de l'échec massif des étudiants en propédeutique). Une fois passé ce barrage assez sélectif, les cours se passaient dans le silence, le calme et le sérieux, et j'ai trouvé bons tous les professeurs. Je faisais des études de sciences physiques. J'ignore ce qui se passait dans les autres disciplines scientifiques et dans les disciplines littéraires.

Écrit par : Francis Penin | 27 novembre 2008

mise à jour : la SFU s'appelle maintenant « EIL », « Efficacité Indépendance Laïcité »

Écrit par : sanjuro | 27 novembre 2008

Ma distinguée consœur Françoise Guichard s'est fendue d'une analyse du dernier état du lycée avant inventaire — et après réforme — que l'on trouvera et lira avec intérêt sur
http://www.r-lecole.freesurf.fr/tb_guichardlycee.htm
Merci à elle, et bonne lecture (et bonne nuit) aux autres…
JPB

Écrit par : brighelli | 27 novembre 2008

Spéciale dédicace à Amélie :

lettre du 28-10-2008
MEN - IG

Sur proposition du doyen de l'inspection générale de l'Éducation nationale, est confiée à Stéphane de Tapia, directeur de recherche au Centre national de la recherche scientifique, une mission d'inspection générale pour suivre l'enseignement du turc à compter du 1er novembre 2008 et jusqu'à la fin de l'année scolaire 2008-2009.
Stéphane de Tapia exerce la mission qui lui est confiée au sein du groupe « langues vivantes » et sous l'autorité du doyen de l'inspection générale de l'Éducation nationale.

Je pose la question à Amélie : dans quels lycéees et collèges enseignera-t-on le turc ?

Bises Amélie...

Écrit par : Jeremy | 28 novembre 2008

Le code de l'éducation prévoit, pour chaque élève du premier degré, un livret scolaire, instrument de liaison entre les maîtres, ainsi qu'entre l'école et les parents. Il permet d'attester progressivement des compétences et connaissances acquises par chaque élève au cours de sa scolarité.
Le livret scolaire suit l'élève jusqu'à la fin de la scolarité primaire. Il est transmis à l'école d'accueil en cas de changement d'école.
Dès l'école maternelle, les élèves acquièrent des connaissances et des compétences qui servent d'appui aux enseignements de l'école élémentaire. C'est pourquoi, un bilan des acquisitions de l'école maternelle, réalisé en référence aux programmes, est effectué en fin de grande section et joint au livret scolaire.

Le livret scolaire comporte :
1) Les documents d'évaluations périodiques en usage dans l'école pour suivre régulièrement les progrès de l'élève au fil de chaque année scolaire.

2) Les résultats, en français et en mathématiques, aux évaluations nationales de CE1 et de CM2 présentées selon le modèle en annexe 1.

3) Les attestations de maîtrise des connaissances et compétences en CE1 et en CM2 en référence aux programmes de l'école présentées selon le modèle en annexe 2.
En fin de cycle des apprentissages fondamentaux (CE1), ces attestations concernent :
- la maîtrise de la langue française ;
- les principaux éléments de mathématiques ;
- les compétences sociales et civiques.
En fin de cycle des approfondissements (CM2), ces attestations concernent :
- la maîtrise de la langue française ;
- la pratique d'une langue vivante étrangère ;
- les principaux éléments de mathématiques et la culture scientifique et technologique ;
- la maîtrise des techniques usuelles de l'information et de la communication ;
- la culture humaniste ;
- les compétences sociales et civiques ;
- l'autonomie et l'initiative.

4) Les attestations de premier secours et de première éducation à la route présentées selon le modèle en annexe 3.

5) Le cas échéant, les attestations de compétence en langue vivante, au niveau A1 du cadre européen commun de référence lorsque l'élève maîtrise une autre langue que celle dont l'attestation de compétence figure au point 3.

6) Les propositions faites par le conseil des maîtres et les décisions prises en fin d'année scolaire sur les conditions dans lesquelles se poursuit la scolarité.

À la fin de l'école élémentaire, le livret scolaire est remis aux parents. Les éléments relatifs à la maîtrise des connaissances et des compétences en CM2, les résultats aux évaluations nationales en CM2 ainsi que les attestations figurant aux points 4 et 5 sont transmis au collège d'accueil de l'élève.
Le livret scolaire


Pour le ministre de l'Éducation nationale
et par délégation,
Le directeur général de l'enseignement scolaire
Jean-Louis Nembrini

Écrit par : Jeremy | 28 novembre 2008

Dédicace pour Amélie aussi : http://www.youtube.com/watch?v=pV36lOMGhRg&feature=related

http://www.youtube.com/watch?v=K3UpVlG2zgk&feature=related

Je ne sais pas pourquoi, mais je suis plié tout seul devant mon écran, en train d'imaginer Amélie en Calamity. Promis, je consulterai, mais à condition qu'Amélie écoute les deux liens.

Et le message ci-dessus sur l'enseignement du turc était sérieux (celui-ci, pas tellement).

Écrit par : Jeremy | 28 novembre 2008

Tiens, ils ont encore nommé IGEN un membre de l'UMP battu aux dernières élections.

En tout cas elle plaira à la Halde : c'est une femme, Guyanaise, de 50 ans, ex-députée UMP.

Il ne savent vraiment plus qui recaser.

Écrit par : Jeremy | 28 novembre 2008

On peut faire un master 2 sur Annie Cordy ?

http://www.youtube.com/watch?v=YPv22P8Wh8k&feature=related

http://www.deezer.com/#music/result/all/cordy%20veut

Écrit par : Jeremy | 28 novembre 2008

Il faudrait qu'il y ait de la musique pour accompagner la lecture de ce blog. Je propose l'oeuvre inégalable d'une jeune artiste talentueuse :

http://www.deezer.com/track/2554637

Écrit par : Jeremy | 28 novembre 2008

"Olivier Secardin clôt l'ouvrage avec une étude au titre pour le moins surprenant : " le fragment comme jouissance de l'Idiot ou pour une herméneutique de l'hybridité : -Mallarmé- Madonna- " Après avoir évoqué le fait que chez Mallarmé la fragmentation correspond à une double crise " spirituelle et linguistique " (p.343) et qu'elle constitue plus une expérience qu'une pratique, il compare l'auteur de Divagations à Madonna, les deux ayant " cette crise en horreur mais [en ayant] aussi la nostalgie. Si bien qu'ils s'installent tous deux dans l'exil : pour vivre au plus près de la perte -l'Autre -la mère - la morte- qui permet de dire le ‘‘corps'' : la jouissance. " (p.343). Le rapprochement de Mallarmé et de Madonna permet alors à Secardin de se livrer à une étude comparative entre le fragment moderne et le fragment post-moderne (à travers l'analyse des vidéo-clips de Madonna). Il en conclut que " si les pratiques de Mallarmé et de Madonna ne sont pas les mêmes […] elles assignent comme une sorte de contour du fonctionnement fragmentaire - sa limite aussi. Moderne - post-moderne : deux aspirations plus qu'inactuelles. D'un côté, il y le Livre - impossible et nécessaire à la fois ; de l'autre, il y a le signifiant aléatoire, possible mais non nécessaire. " (p.359)

Écrit par : Jeremy | 28 novembre 2008

Vous êtes ringard Jérémy, franchement Annie Cordy.

Non, je préfère cela :

http://www.youtube.com/watch?v=Q4AJcKrQAvI&feature=related

Big bisous Amélie

Écrit par : carole | 28 novembre 2008

« ce qui permet de le visser quand les marteaux s'estiment insuffisants pour vous planter. »
80 / 1,90 | 27 novembre 2008
Allez, hop ! Encore une belle à épingler dans la boîte à cacologie. Merci d'alimenter ma collec.

« qualifier l'ensemble des anciens maos, d'engeance c'est s'enfoncer dans le subjectivisme de la plus belle eau »
Ibid.
Subjectivisme ou non, l'abrégé, vous me permettrez de n'éprouver que peu d'affection envers les staliniens. Repentis ou pas. Et si ça se trouve, je ne suis pas le seul.
Vous avez raison, cela dit. A la réflexion, je retire « engeance ». Lisez plutôt « canaille ».
(Et ôtez-moi vite fait cette virgule après le mot « maos », si vous voulez qu'on vous comprenne mieux.)

Écrit par : Tailleboudin | 28 novembre 2008

Si les professeurs de nos enfants en sont à ne plus savoir distinguer SNLC de SNALC, et s'il faut les mettre en garde pour qu'ils repèrent un A ...
L'heure est grave ou grve ?

Ecrit par : dobolino | 27 novembre 2008

Mdr !

Ah enfin je rigole sur ce blog !

Ca faisait un petit bout de temps, mine de rien !

Merci Dobolino !

Ecrit par : Jeremy | 27 novembre 2008

Quant à moi, j'ai fait l'âne pour avoir du foin !

Écrit par : Robin | 28 novembre 2008

http://snudifo62.over-blog.com/article-25220399.html

Écrit par : catmano | 28 novembre 2008

Je suis désabusé, c'est le genre d'évènement à la con qui ruine tout effort pour discuter de l'école, chose que je faisais avec ma collègue hier.

Sa vision de l'école était en gros celle d'un système pourri et liberticide, pensé contre les élèves désirant sortir de la norme.

J'en ai marre de subir les deux extrèmes.

Ecrit par : johnmarguerite | 27 novembre 2008

"In medio stat virtus". Rien à voir avec le gros bon sens, ni avec la tiédeur.

Une vertu qui est "souffrance en vue du Bien" : se maintenir dans la tension entre les extrêmes.

Aristote (Ethique à Nicomaque"), Epictète, Marc-Aurèle...

Entre les bêtes et les dieux, C'est à cela que l'on reconnaît ceux qui s'efforcent d'être des hommes.

Serrons-nous (tristement ?) la main !

Écrit par : Robin | 28 novembre 2008

Bien joué! Merci, Catmano.

"J'ai trouvé mes instituteurs excellents. Mon appréciation est, en revanche, partagée sur mes professeurs de lycée (6ème à terminale "math. élem."). Il y en a que j'ai beaucoup aimés et d'autres que j'ai détestés pour leur façon d'enseigner et leur méchanceté. Ils n'étaient jamais chahutés avant 1958 ; il n'y avait quasiment pas de bavardage.
De nos jours il y a un brouhaha permanent dans beaucoup de classes.
Je considère comme un exploit d'enseigner, de nos jours, dans le silence total. Un professeur jeune qui y parvient ne peut pas être franchement mauvais...

Resterait à parler des professeurs d'université. J'ai vu le meilleur et le pire en propédeutique (première année d'études supérieures avant 1967, remplacée par le DEUG en deux ans, en raison de l'échec massif des étudiants en propédeutique). Une fois passé ce barrage assez sélectif, les cours se passaient dans le silence, le calme et le sérieux, et j'ai trouvé bons tous les professeurs. Je faisais des études de sciences physiques. J'ignore ce qui se passait dans les autres disciplines scientifiques et dans les disciplines littéraires."

Ecrit par : Francis Penin | 27 novembre 2008

Plus réservé sur les instituteurs, (certain aimait beaucoup prendre des élèves, pourtant bien moins "terribles" que certains d'aujourd'hui, par la petite touffe de cheveux qui se trouve juste devant l'oreille, la tordre et tirer vers le haut, avec un plaisir évident), tout à fait d'accord pour les profs, (mais certainement, avec le recule, et en dehors de l'orthographe, pas tellement plus cultivés que ceux d'aujourd'hui), brillantissimes pour la plupart en fac, (mais, à Paris VIII, ce n'étaient pas vraiment des profs; simplement des gens hyper-brillants dans leur spécialité, et passionnants de par le fait). En musique, en tous cas. Et je me souviens que Paris VIII et Paris IV, (beaucoup plus classique), se "tiraient la bourre" tous les ans pour les résultats au CAPES, et que Vincennes gagnait régulièrement.
Gérard Frémy, Daniel Caux, Francis Bayer, Evelyne Andréani, Daniel Charles, Patrick Greussay, soyez encore remerciés.
Tous des Pedro Cordoba de l'enseignement de la musique en université.

Écrit par : Christophe Sibille | 28 novembre 2008

"le recul"... :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 28 novembre 2008

Superbe lapsus ce matin à France Culture à propos des évènements de Bombay : on y parlait du "motus operandi"

Un peu haché par les tirs et explosions, je suppose qu'il s'agit de ce silence de paroles dont parle le truand Tuco : "quand on veut tuer un homme, on tire d'abord et on (en) parle après".

Visiblement, à Bombay, certains ont vu et analysé le film.

Écrit par : dugong | 28 novembre 2008

Dugong ! Ces références cinématographiques de bon matin ! Dzrnière production de Bollywood : le Bombay, les brutes et les Musulmans.
JPB

Écrit par : brighelli | 28 novembre 2008

Il faut célébrer dignement le centième anniversaire de Lévi-Strauss : j'ai le souvenir d'un texte que j'avais aimé : "Propos retardataires sur l'enfant créateur".

Écrit par : Anne-Marie Valette | 28 novembre 2008

Merci à F. Guichard pour son état des lieux claivoyant.

Deux analyses semblent s'opposer :

D'un côté la lucidité de Pedro Cordoba qui insiste sur la dynamique rapide autorisée par les réformes de structure.

De l'autre, celle du GRIP qui insiste sur les contenus de programme et laisse entrevoir la lumière sur des échelles quasi géologiques.

Le pauvre erre enseignant constate qu'une dynamique sur les structures est à l'oeuvre, rapide et efficace, mais qu'elle est entièrement vouée à la destruction.

Amère lucicité que la nôtre.

Écrit par : dugong | 28 novembre 2008

Ma petite-fille est un pur produit de l'apocalypse molle, comme vous le dites si joliment, JP.
Quand je lis le programme ambitieux du ministère décrit par Jérémy sur les acquis souhaitables du primaire, il y a de quoi être mdr (jaune).
En quatrième, elle a eu 17,5 en maths, avec "Très bon devoir, FORMIDABLE ! (sic)"
(Je n'ai pas vérifié si elle sait enfin faire une division.)

Par contre, le "globish" en anglais, dans le primaire comme au collège, c'est catastrophique !
Dans un devoir sur les pronoms personnels, elle avait 12 pronoms faux ...sur 15 !
Même en français, la notion n'est pas claire pour elle.
Cela donnait :
I hate they all.
I told she to go out, etc.

Heureusement, ce n'était pas noté, ce qui lui permet de croire qu'elle est bonne élève, même en anglais.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 28 novembre 2008

Le jus pédagol du jour titre :
"Primaire : le ras-le-bol multiforme ne s'affaiblit pas"


Multiforme ? Tu l'as dit bouffi.

Autre titre : "Où en est l'Erasmus des professeurs ?"

l'Erasmus, je ne sais pas mais, en deutchfranglish, eraser les professeurs est manifestement un devoir pour certains.

Cette erase muss des têtes deviendra vite aussi un film culte...

Écrit par : dugong | 28 novembre 2008

En noir et blanc, évidemment !

Écrit par : dugong | 28 novembre 2008

MA QUÊTE DU SENS :

Je salue ici la mémoire de Rabelais pour lui glisser à l'oreille qu'il doit se méfier de certains de ses épigones qui en choisissant comme surnom “Gros Boudin” terminent leur tragique destin à l'endroit habituel.


Ma note « NE PAS RESPECTER LES CROYANCES » a suscité un débat intense et fructueux. En partant de l’examen d’une peinture d’aurochs dans une caverne de l’ère Jurassique, nous sommes arrivés à la question du sens. C’est de là que je démarre avec “Ma quête du sens”. Comme j’ai su demeurer un être simple et pas fier, je vais opérer avec beaucoup de sincérité et de naturel.

Soit Balthazar Lecter, un bambin de cinq ans en maternelle des grands, dans le tout premier temps de son accès aux savoirs académiques (car dans sa sphère privée, Balthazar est déjà un puit de sciences).
Son instite (ou professeure des écoles pour les Modernes) est une partisane fanatique de la méthode syllabique. Dans la logique de cet engagement qu’elle croit irréversible, elle l’initie à des combi­naisons entre la première voyelle qu’il a eu à connaître, le a et deux ou trois consonnes qu’il apprend à différencier, le p, le t et le c… Et miracle ! Les fruits de ces combinaziones donnent papa, tata et caca. Ce qui est proprement stupéfiant et nous ouvre le champ du possible pour un discours où le sens va prendre sens.

Balthazar qui a oublié d’être bête, relie quasi instantanément cette organisation de signes cabalistiques, “papa”, à son géniteur, Hannibal. Certes, il ne sait pas encore ce que veut dire “géniteur” mais il le conceptualise très bien au niveau de ce qu’il peut en entendre. p + a + p + a désigne le mec qui dort avec maman, qui lui file une baffe quand il s’agite un peu trop, qui le protège des ennemis divers qui le menacent à toute heure du jour et de la nuit (mais plutôt la nuit). Bien qu’il l’ait vécu très intensément entre deux et trois ans, il ne conceptualise pas que papa désigne aussi le mec qu’il voulait liquider pour prendre sa place au côté de sa maman chérie. Ce n’est qu’en classe de philo ou un peu avant, s’il est un esprit curieux, qu’il accèdera à ce sens caché… Entre-temps évidemment, il n’aura ni tué son père, ni couché avec sa mère (à quelques exceptions près).
Il y a bien d’autres “sens cachés” du mot “papa” : le père tout puissant qu'il soit aux cieux ou dans le lit avec maman, le père contesté, l’héritage du père (génétique, culturel, matériel), etc, etc. La trajectoire existentielle de Balthazar lui permettra de les éprou­ver un à un… À cinq ans, que p + a + p + a lui permettent de lire et même d’écrire le mot familier désignant son père suffit largement à son bonheur.

Pour “caca”, c’est du pareil au même, si j'ose dire… Balthazar sait depuis longtemps de quoi il retourne : la désignation orale de cette chose à l’odeur ineffable et usuelle. Il l’a découverte dans ses couches, puis expulsée dans le pot pour faire plaisir à “maman”, jusqu’au moment où il a pu s’asseoir sur le trône égalitaire où tout le monde est Roi. Que cela s’écrive “c + a + c + a” ajoute à sa maitrise de la chose et satisfait sa soif de connaissances.
Que les phases de rétention ou d’expulsion précédant l’acquisition de la propreté, puissent, selon les cas, procurer plaisir ou douleur lors du stade dénommé sadico-anal, que le premier caca dans le pot soit le premier cadeau de l’enfant à sa mère, que cette matière soit considérée comme un équivalent symbolique de l’argent, pourront à d’autres moments nourrir son esprit et enrichir sa capacité à entretenir une conversation sur le sujet. Pour l’heure, lire et écrire “caca” risque plutôt de provoquer chez lui des rires cristallins, rires prolongés par le fameux cri de guerre “caca-boudin” ! Avec comme bénéfice secondaire la possibilité d’introduire ultérieurement dans son enseignement le b, le ou, le d, le n et le in… ce qui lui donnera la possibilité extraordinaire non seulement de pousser le cri de guerre, mais de l’écrire, de le lire et passer ainsi de la sauvageonnerie à la civilisation !… baba ! dada ! nana! tout un programme de vie !

Avec “tata”, on entre carrément dans la complexité. Non seule­ment ce mot est la forme familière qui désigne la sœur du père ou de la mère ; c’est aussi la troisième personne du singulier du passé simple du verbe tâter ; c’est, du moins dans la ville de Marseille, le nom donné aux assistantes des institutrices des classes maternelles ; c’est enfin une forme dérivée des mots “tante” et “tantouze”, termes vulgaires et péjoratifs désignant une minorité sexuelle. Le dernier sens est voué à l’extinction, si l’efficacité des lois de la République, Une et Indivisible se vérifie. La loi sur l’homophobie devrait éradiquer ce type de pratique langagière. L’enseignante aura pédagogiquement deux possibilités : soit la non évocation du sens (le sens interdit) avec pour conséquence la disparition du mot dans la cour de récréation ( !), soit un cours citoyen sur la place des minorités dans le Destin National, sur le choix d’objet dans la sexualité et sur l’exclusion du principe d’exclusion.
Devant l’immensité de la tâche, Madame Potaufeu *, l’“instite” disjoncta. Au lieu de proposer à partir de ces trois mots, la cons­truction de phrases simples, introduction sereine à la littérature selon les modèle des grammaires génératives :
- La tata de papa fait caca.
ou - Le papa de tata est caca.
… Des relents constructivistes envahirent son esprit. Elle distri­bua ces mots sur des bouts de papier en demandant aux enfants de les combiner pour faire une phrase qui ferait sens.
Cela donna entre autres :
- La tata du caca fait papa.
- Le caca de papa fait tata.
- Le papa du caca fait tata.
- Le caca de tata fait papa.
… De nombreuses heures furent fructueusement consacrées dans une atmosphère sérieuse et ludique à savoir si un caca pouvait avoir un papa ou une tata. À cette question fondamentale, il fut répondu oui pour le papa (c’est celui qui fait le caca) et non pour la tata (aucune contorsion ou circonlocution dialectique ou didac­tique ne permit d’établir une filiation quelconque entre tata et caca)…
Personnellement je regrette qu’un des sens possibles de “tata” soit exclu de cet ensemble de phrases. Je préfère, et de loin, ce qui suit :
“Tata tata le caca de papa”, où la diversité du sens et sa poéti-que sont beaucoup plus manifestes. Car il est permis, à partir de cette phrase inaugurale de composer une ode à la mémoire de Sigismond Freud !

N. B. Il faudrait préciser aux enfants que la littérature ce n’est pas la réalité et qu’il ne s’agit pas de mettre en pratique tout ce qui est écrit. Pas question d’aller tâter le caca de qui que ce soit. C’est réservé au premier âge et parfois au tout dernier… Le verbe tâter peut-être conjugué de bien d’autres manières. Citons : “Allons tâter ce sein que je ne saurais voir”.
Évidemment, ça, c’est de la littérature pour troisième cycle de l’Enseignement Supérieur.

* Ce nom “Potaufeu” n'est pas une création littéraire. La “Potaufeu” a bel et bien existé. Mais elle n'était pas instite, mais plus institutionnellement concierge. Comme quoi la réalité dépasse l'affliction et le surréalisme est bien notre horizon indépassable.


(Cet article a été écrit en octobre 2006 entre l'éternité de Rabelais et la triste réalité de Gros Boudin. Une version, avec photos cochonnes ou non, est sur mon blog http://rogerfelts.blog.lemonde.fr/2007/01/31/ma-quete-du-sens/#comments )

Écrit par : Roger Felts | 28 novembre 2008

Il faut célébrer dignement le centième anniversaire de Lévi-Strauss : j'ai le souvenir d'un texte que j'avais aimé : "Propos retardataires sur l'enfant créateur".

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 28 novembre 2008

Seul apparemment à connaître ce texte dans notre mouvance (ce n'est pas un grand mérite puisque je suis surtout ethnologue), j'en avais scanné de longs extraits. Même le Monde de l'éduc avait fini par y faire référence. En hommage à Lévi-Strauss, je pensais donc le remonter aujourd'hui du fond fond de nos archives à la page d'accueil. Le message d'Anne-Marie Valette confirme que c'est une bonne idée.

Écrit par : Pedro Cordoba | 28 novembre 2008

Champagne! Procès SOS Education : SLL et RE relaxés des délits d'injure et diffamation.

Écrit par : Pedro Cordoba | 28 novembre 2008

Marrant, mais à la maison on l'appelle "Mou de veau" depuis des années ...

Ecrit par : Zorglub | 27 novembre 2008

Il y a Droopy, aussi.

Ecrit par : catmano | 27 novembre 2008

Et "Porcinet", aussi.

Écrit par : yann | 28 novembre 2008

Champagne! Procès SOS Education : SLL et RE relaxés des délits d'injure et diffamation.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 28 novembre 2008

Bravo ! Et que le Grand Crique les croque.
GM

Écrit par : guy morel | 28 novembre 2008

Françoise Guichard écrit : " Creusement des inégalités, tout d’abord : il n’est besoin d’être grand clerc pour comprendre que les familles les mieux informées seront les seules à même de se dépêtrer dans l’épais maquis des options, dominantes, modules d’enseignement complémentaires et autres joies de la semestrialisation. "

C'est déjà le cas, au-delà du choix de la filière !
QUI est au courant que, apparemment, le choix de la spécialité SVT en term S (ce qui ne semble pas hyper-important, comme ça) empêche le lycéen d'être sélectionné pour une admission à l'INSA ?

Alors, les modules, bonjour le bordel !
Sauf si le choix est très court, et si l'information est transparente (on peut rêver).
Choix très court => réforme du collège unique (j'avais écrit inique...).

Écrit par : yann | 28 novembre 2008

"Suite à la communication de Xavier Darcos, Pierre Léna, membre de
l'Académie des sciences, membre fondateur de la Main à la pâte, a pris
la parole pour faire part des recommandations de l'Académie des
sciences dans ce domaine.
L'Académie aimerait voir se développer le travail expérimental et la
pédagogie d'investigation dans l'enseignement"

Et pourquoi pas le dogme hypocrite de l'élève au centre tant qu'il y sont. Ils ont vraiment tant besoin d'argent dans les labos??
cordialement
O.Taviau

Écrit par : olivier taviau | 28 novembre 2008

"Le pauvre erre enseignant"

Ecrit par : dugong | 28 novembre 2008

Est-ce fait voulu, Dugong? Avec vous, on ne sait jamais... ;-)

"Dugong ! Ces références cinématographiques de bon matin ! Dernière production de Bollywood : le Bombay, les brutes et les Musulmans.
JPB"

Ecrit par : brighelli | 28 novembre 2008
Dernier tube en vogue:

"T'as voulu voir Bombay, et on a vu bomber".

Écrit par : Christophe Sibille | 28 novembre 2008

Yann a écrit : "QUI est au courant que, apparemment, le choix de la spécialité SVT en term S (ce qui ne semble pas hyper-important, comme ça) empêche le lycéen d'être sélectionné pour une admission à l'INSA ?"

Pour les 5 INSA, chaque spécialité de terminale "fait l'objet d'un classement spécifique", la spécialité SVT n'est pas explicitement exclue (voir http://www.insa-france.fr/images/upload/portfolio_img/img_Modalites%201ere%20annee%202009_168.pdf)

J'ai le souvenir (lointain) d'élèves spécialité SVT ayant fait acte de candidature INSA. Malheureusement, je ne sais pas ce qu'il en est advenu.

Je ne sais pas s'il y a des quotas et s'ils sont différents par spécialité.

Le terme "empêcher" me paraît excessif.

Si vous avez des précisions là-dessus ?

Écrit par : dugong | 28 novembre 2008

Je vous prie d'excusez mon égoïsme mais en BTS, je ne récupère plus que des élèves qui attendent tranquillement qu'on leur donne le BTS en faisant un peu de cinéma sur les disciplines "presse-bouton". La plupart du temps, ils travaillent une vingtaine d'heures par semaine par nécessité mais aussi par consumérisme.
Au final, ils ont un diplôme que les syndicats ne peuvent plus défendre par les conventions collectives.
Cela ne dérange pas du tout le MEDEF qui veut pouvoir payer au plus bas prix les bons comme les mauvais.
Je pense que cela durera tant que le droit du travail ne sera pas complètement anéanti. Alors si l'on réduit un peu les recrutements en sections de techniciens supérieur, j'arriverais peut-être à en former des vrais!
amitiés authentiquement syndicales
O.Taviau

Écrit par : olivier taviau | 28 novembre 2008

CS a écrit : ""Le pauvre erre enseignant"

Ecrit par : dugong | 28 novembre 2008

Est-ce fait voulu, Dugong?"

Quand l'inconscient se met à parler, il m'arrive parfois de l'écrire...

"Dernier tube en vogue"

Un tube qu'on lance ? Comme le tube lance rockette ?

Écrit par : dugong | 28 novembre 2008

"Je conçois que ça dérange, c'est fait pour ça, d'ailleurs !

Que ça ne plaise pas à CS en particulier ne me pose aucun problème."

Ecrit par : Amélie | 27 novembre 2008

Amélie, il ne suffit pas d'être "politiquement incorrect"* pour être drôle.
Font et Val, Coluche, Desproges, revenez, ils sont devenus fous!
*Bof...
Bon, je vais aller acheter le dernier album de Lavilliers.

Écrit par : Christophe Sibille | 28 novembre 2008

On a encore parlé de nous sur France Inter ce matin vers 9H45. J'ai eu le temps d'écouter la radio vu que j'ai mis deux heures à ralier mon lieu de travail à cause de l'enneigement des routes.
Et ça, c'est pour le vieil obsédé qui m'envoie des mails cochons:

http://fr.youtube.com/watch?v=AnXMyODihKY
Avec toutes mes amitiés !

Écrit par : dobolino | 28 novembre 2008

Les MontyPython sur YouTube :

http://fr.youtube.com/watch?v=dmyz_f8Sx14&feature=PlayList&p=CDFEA6D52E5CC0EC&index=8

et d'autres !

Écrit par : dugong | 28 novembre 2008

Ainsi qu'une discussion théologique quantitative qui montre la difficulté pour un artiste d'être libre :

http://fr.youtube.com/watch?v=w1IJiAXjj7k&feature=PlayList&p=CDFEA6D52E5CC0EC&index=11

Sixtine disciples ?

Écrit par : dugong | 28 novembre 2008

et spéciale dédicace pour Amélie :

http://fr.youtube.com/watch?v=MIaORknS1Dk&NR=1

Écrit par : dugong | 28 novembre 2008

Juste pour rire sur NousVousIls:

Une enveloppe "exceptionnelle" de trois millions d'euros a été attribuée par le ministre de l'Education Xavier Darcos pour équiper les écoles primaires en outils numériques interactifs, a annoncé son ministère vendredi dans un communiqué.
Cette somme, qui sera distribuée selon le nombre d'élèves à toutes les académies, servira notamment à équiper les écoles en tableaux blancs interactifs (TBI) et en matériel de visioconférences.
"Les jeunes élèves ont, en effet, accès de plus en plus tôt au numérique et à Internet et il est important que l'école joue son rôle éducatif pour un apprentissage de ce média et de son usage responsable et raisonné", selon le ministère.
Les 68 écoles distinguées jeudi, au salon Educatec-Educatice, par les labels "Ecole internet", montrent "la voie à l'ère du numérique", a conclu le ministère dans son communiqué.

Écrit par : Romuald | 28 novembre 2008

Sur Canal + vient de passer vers 13 h un sujet sur l'enseignement privé. Pris comme illustration le collège catho Saint-Mauron à Marseillle : 80 % de musulmans. Une élève : "Dans l'autre collège (public), ils insultent les profs, c'est la cata."

On ne lui fait pas dire !

Question : pourquoi dans les collèges l'ordre et la sécurité ne sont pas prioritaires ? Il est vrai que la vocation des collèges publics c'est "l'accueil." C'est qu'on appelle la démocratisation...

Écrit par : Pierre LaRiba | 28 novembre 2008

Pourquoi, comme j'en ai été le témoin, dans un lycée de centre-ville un élève qui est pris en train d'embrasser sa copine est puni alors que dans un lycée Albert--Moulin ou Jean-Camus un abruti peut impunément foutre le bordel ?

Les marxistes, avec mauvais esprit, diraient que les classes dirigeantes se protègent et laissent les classes "dangereuses" à la merci du lumpen-prolétariat. Ou comme disait-on en latin, pour notre ami le sous-commandant Darcos : "Is fecit cui prodest."

Écrit par : Pierre LaRiba | 28 novembre 2008

"Suite à la communication de Xavier Darcos, Pierre Léna, membre de l'Académie des sciences, membre fondateur de la Main à la pâte, a pris la parole pour faire part des recommandations de l'Académie des sciences dans ce domaine.
L'Académie aimerait voir se développer le travail expérimental et la pédagogie d'investigation dans l'enseignement"

Et pourquoi pas le dogme hypocrite de l'élève au centre tant qu'il y sont. Ils ont vraiment tant besoin d'argent dans les labos ??

Ecrit par : olivier taviau

Pierre Léna, le brave Pierre Léna, devrais-je dire (j'ai fréquenté père et fils) a depuis longtemps une vision naïve et idyllique de l'enseignement. C'est lui qui a appelé de ses vœux le développement, à côté de la vraie Science déjà mature, d'une science de l'éducation autant valable que les autres, laquelle rendrait enfin efficace ce qui ressemblera toujours à des tâtonnements et à des pratiques empiriques.
Tout cela, non par idéologie, mais parce qu'il croit (toujours, sans doute) que l'enseignement peut être systématisé de façon scientifique.

Écrit par : moot | 28 novembre 2008

Je ne sais pas pourquoi, mais je suis plié tout seul devant mon écran, en train d'imaginer Amélie en Calamity. Promis, je consulterai, mais à condition qu'Amélie écoute les deux liens.

Et le message ci-dessus sur l'enseignement du turc était sérieux (celui-ci, pas tellement).

Ecrit par : Jeremy | 28 novembre 2008

Vous êtes ringard Jérémy, franchement Annie Cordy.

Non, je préfère cela :

Big bisous Amélie

Ecrit par : carole | 28 novembre 2008

Ne vous disputez pas, vous avez tous deux raison.

Ah, l'intuition féminine !

Une calamitude assumée (et travaillée ), car, parait-il, génétique ; mais, en beaucoup plus sexy et classe ( héréditaire aussi, "à cause" de mon métissage culturel ) que dans la chanson de Cordy !
Tout le monde s'est habitué, plus personne (évidemment ) ne se plaint, depuis longtemps. Il n'y a qu'ici, chez les profs, qu'on ait quelques difficultés, semble-t-il, à tolérer les différences !

Mais que voulez-vous, c'est ce mélange détonnant qui fait mon charme, qu'on dit surprenant ! :-))

Là, Carole a tout de même visé plus juste que Jérémy, mais c'est normal !

(^^)

Merci à vous et gros bisous !

PS. Je sais qu'ici on pratique beaucoup "la tête de turc", mais j'ignore où s'enseignera la langue turque . Au fait, ça ne présage rien de bon, mmmhh, côté immigration ? Je galège bien sûr, car au point où on en est...!!

PS. Christophe, j'aime beaucoup Desproges, AUSSI ! Vous êtes un peu niais, parfois, non ?

Écrit par : Amélie | 28 novembre 2008

Merci Dugong, bisous !

C'est la Sainte Amélie, aujourd'hui !!

Écrit par : Amélie | 28 novembre 2008

Si vous avez des précisions là-dessus ?

Ecrit par : dugong | 28 novembre 2008

Oui.
Pas explicitement, en effet, mais il s'agit d'un fait expérimental (quoiqu'isolé pour une école et une année, mais sur un échantillon de 800 élèves, quand même, échantillon que n'importe quel granjournaliste considèrera comme laaargement représentatif).

Écrit par : yann | 28 novembre 2008

Pierre Léna, membre de
l'Académie des sciences, membre fondateur de la Main à la pâte, a pris
la parole ....

Ecrit par : olivier taviau | 28 novembre 2008

Et quelqu'un écoute encore cette bande de gâteux ?

Écrit par : yann | 28 novembre 2008

euh! un peu de respect tout de même pour ce que devrait être un académicien. Enfin, ils ne font pas l'unanimité chez eux mais curieusement (enfin...), c'est eux que l'on entend.

Écrit par : olivier taviau | 28 novembre 2008

Oups : considérera.

"pour ce que devrait être" : eh oui, devrait.

Écrit par : yann | 28 novembre 2008

J'ai jadis (il y a trois-quatre ans) travaillé avec unorganisme qui se bat pour lé défense et préservation de la langue française.
Ledit organisme est membre d'une académie qui décerne chaque année un "prix de la carpette anglaise", à celles et ceux qui ont fait le plus fort, dans l'année, pour éradiquer le français. Et je reçois ça d'Albert Salon, président de ladite organisaion :

Voici le résultat du vote pour le prix de la carpette anglaise, attribué chaque année par l'académie du même nom.
Transmis par l'association "Avenir de la langue française" :




Académie de la Carpette anglaise Le 26 novembre 2008

PRIX 2008 DE LA CARPETTE ANGLAISE

COMMUNIQUÉ DE l'ACADÉMIE DE LA CARPETTE ANGLAISE

L'académie de la Carpette anglaise1 s'est réunie le 26 novembre. Le jury, présidé par Philippe de Saint Robert, était composé de représentants du monde associatif2, syndical et littéraire.

Au premier tour de scrutin, par onze voix contre deux, le prix de la Carpette anglaise 2008 a été décerné, à Mme Valérie PECRESSE, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche pour avoir déclaré que le français était une langue en déclin et qu'il fallait briser le tabou de l'anglais dans les institutions européennes, ainsi que dans les universités françaises, en rendant obligatoire l'enseignement intensif de cette langue au détriment de toutes les autres (ce qui est notamment contraire au traité de l'Élysée de 1963).

À titre étranger3, la Carpette anglaise a été décernée au premier tour de scrutin, par douze voix contre une, à EUROSTAT, service des statistiques de la Commission européenne, qui diffuse depuis avril 2008 sa publication « Statistiques en bref » uniquement en anglais, renonçant aux langues allemande et française.

Hervé Bourges, Paul-Marie Coûteaux, Anne Cublier, Jean-Loup Cuisiniez (représentant du monde syndical), Yves Frémion et Dominique Noguez sont membres de cette académie, ainsi que les présidents des associations fondatrices.



1) La Carpette anglaise, prix d'indignité civique, est attribué à un membre des « élites françaises » qui s'est particulièrement distingué par son acharnement à promouvoir la domination de l'anglo-américain en France au détriment de la langue française.

2) Association pour la sauvegarde et l'expansion de la langue française (Asselaf), Avenir de la langue française (ALF), Cercle des écrivains cheminots (CLEC), Défense de la langue française (DLF) et Le Droit de comprendre (DDC).

3) Le prix spécial à titre étranger est attribué à un membre de la nomenklatura européenne ou internationale, pour sa contribution servile à la propagation de la langue anglaise.

Contact : Marc Favre d'Échallens, secrétaire de l'académie de la Carpette anglaise.

Courriel : parlerfranc@aol.com

Académie de la Carpette anglaise, chez le Droit de Comprendre, 34 bis, rue de Picpus, adresse d' « Avenir de la langue française » 75012 Paris.

Voici la liste des « candidats » à ce même prix. Ceux d'entre eux qui n'ont pu l'obtenir, malgré leurs efforts méritoires, peuvent faire l'objet de votre part, de toutes les consolations que votre imagination fertile saura trouver (A. Salon)… :



1) Candidats à titre français :



- Xavier DARCOS, ministre de l'Éducation nationale, pour la promotion continue d'une « France bilingue » qui est la traduction de l'anglophonisation à marche forcée de la France.

- L'ÉCOLE NATIONALE DES PONTS ET CHAUSSÉES pour avoir mis en place, par le biais d'une « School of International Management », un programme dit Executive MBA enseigné entièrement en anglais.

- Valérie PÉCRESSE , ministre de l'Enseignement supérieur, pour avoirdéclaré , qu'elle voulait « briser le tabou de l'anglais » à l'universitéfrançaise en y développant des cours en anglais et en rendant obligatoirel'apprentissage intensif de cette langue, et pour avoir annoncé qu'elle ne militait pas « pour imposer l'usage déclinant du français dans lesinstitutions européennes » à l'occasion de la présidence française de l'Union » ! Elle s'efforce, malgré les recours intentés par les associations, d'introduire des enseignements et épreuves de concours en anglais obligatoire aussi pour les étudiants français et francophones au sein de leurs curricula normaux, en infraction flagrante à l'article 1er de la loi dite « Toubon » du 4 août 1994.

- FRANCE 3, chaîne publique du groupe France Télévisions, et sa directricedes Jeux, pour avoir imposé une chanson en anglais pour représenter la France lors du grand prix 2008 de l'Eurovision à Belgrade ; pour un résultat espéré glorieux par cette personne, mais qui le fut fort peu : la France n'a été que 19ème sur 25 !....

- CARREFOUR, premier groupe français de distribution, pour avoir débaptisé ses supermarchés « Champion » et les appeler désormais « Carrefour market »

- Le groupe français Nelson qui chante en anglais , pour avoir déclaré, parl a voix de son chanteur, " J. B. ", que " le débit du français nuisait à la musicalité " !

- L'ÉCOLE DES HAUTES ÉTUDES EN SANTÉ PUBLIQUE, pour avoir ouvert à Parisen septembre 2008 un « Master » interdisciplinaire en santé publique dispensé en langue anglaise.

- Christophe BARBIER, directeur de rédaction de l'Express, pour avoir déclaré, le 13 juin 2008 : l'Europe a un « outil de communication commun, c'est l'anglais. On pourrait d'ailleurs l'utiliser pour faciliter tout ça en mettant dans sa poche, avec le mouchoir par dessus, une fierté un peu dépassée. »

Candidats au Prix Spécial du Jury à titre étranger :

- Margot WALLSTRÖM, vice-présidente de la Commission européenne, qui diffuse son bloc-notes informatique uniquement en anglais.

- EUROSTAT, le service des statistiques de la Commission européenne, qui diffuse depuis avril 2008 sa publication " Statistiques en bref " uniquement en anglais renonçant aux langues française et allemande.

JPB

Écrit par : brighelli | 28 novembre 2008

Ça existe, le prix de la carpette anglaise, en Allemagne ?

Écrit par : dobolino | 28 novembre 2008

"PS. Christophe, j'aime beaucoup Desproges, AUSSI ! Vous êtes un peu niais, parfois, non ?"

Ecrit par : Amélie | 28 novembre 2008

Comment peut-on à la fois apprécier Desproges ET la niaiserie que vous nous avez mise en lien? Là serait plutôt la vraie question!

Écrit par : Christophe Sibille | 28 novembre 2008

"- Le groupe français Nelson qui chante en anglais , pour avoir déclaré, par la voix de son chanteur, " J. B. ", que " le débit du français nuisait à la musicalité " !

JPB"

Ecrit par : brighelli | 28 novembre 2008

Là, on peut difficilement trouver plus niais!!! :-)))
Jambon-beurre n'a pas la reconnaissance du ventre, en plus!

Écrit par : Christophe Sibille | 28 novembre 2008

J'ai reçu ce mail... voilà:


Monsieur mon ministre,



Je viens d’apprendre par la presse que votre ministère allait dépenser 220 000 euros pour surveiller sur la toile tous les individus qui, en ayant l’outrecuidance de contester le bienfait de vos réformes, représenteraient un « risque d’opinion ».

Je m’étonne, en ces temps de crise, que vous vouliez dépenser l’équivalent de 8 ans du salaire d’un professeur certifié, 6e échelon (1) pour démêler les fils que tricotent, un blog à l’endroit un blog à l’envers, tous les Spidermen mal intentionnés, tapis dans les recoins de la toile.

Mazette ! Si j’avais su à temps que vous disposiez d’une telle somme, je me serais fait un plaisir de vous proposer mes services, car j’ai déjà répondu à de nombreuses enquêtes d’opinion et pour pas cher !

Si vous étiez plus démocrate et plus respectueux des gens, il m’eut été possible de répondre. Et j’eusse répondu.

Alors j’aurai pu proclamer partout : « je répondis après qu’on m’eut interrogé » (2)

Monsieur mon ministre, si vous voulez faire des économies, au lieu d’écouter aux portes, demandez aux enseignants ce qu’ils pensent de vos réformes. Ils ont assez le sens des responsabilités et de la mesure pour faire le tri entre ce qui est discutable et ce qui représente un progrès.

Mais vous êtes tellement aveuglé par votre détestation des profs, et par votre peur d’un mouvement de protestation que vous préférez faire taire ceux qui posent les problèmes plutôt que de chercher à les résoudre.



Vous faites partout courir le bruit que notre système scolaire est mauvais, qu’il est incapable de réduire les inégalités culturelles, qu’il produit trop d’illettrés et de non diplômés. Certes notre école est imparfaite, nous en sommes conscients et nous voulons bien prendre notre part de responsabilité. Mais devrais-je vous rappeler, Monsieur mon ministre, que vous œuvrez dans les hautes sphères de l’Education nationale depuis plusieurs décennies, comme d’ailleurs la plupart des hauts fonctionnaires qui tournent depuis des années d’une direction à un poste rectoral dans une infernale danse du balai. Vous avez aussi votre part de responsabilité, cet échec, c’est aussi le vôtre.



Monsieur mon ministre, votre mépris et votre peur du corps professoral font que plutôt que de l’informer de vos projets vous ne laissez paraître que de misérables bribes de vos intentions, alors que se développent rumeurs et supputations. Il vous est ensuite plus facile de démentir.

Au jour où nous écrivons, personne ne sait comment sera organisé le lycée de l’année prochaine, ni même ce qu’on y enseignera. Rien non plus sur la façon dont seront recrutés les futurs professeurs du primaire et du secondaire.

Seuls quelques privilégiés, dans le Saint des Saints ont le droit de connaître vos projets de réforme (3).

Il est plus facile de mentir à l’opinion que de l’informer et de l’affronter.

Vous préférez, avec un art consommé de la provocation, amuser la carpette médiatique et télévisuelle en lâchant une provocation hebdomadaire. Une semaine ce sont les enseignants de maternelle qui sont payés à changer les couches, une autre vous voulez punir les sauvageonnes et les sauvageons à coup de marseillaise apprise par cœur, à moins que vous ne vouliez les récompenser par des bons points.

On sent à votre imagination débordante, ce passé de littéraire qui n’a jamais dû accoucher que de rédactions laborieuses qui mises bout à bout finissent par faire une agrégation de la même couleur.

Môssieu mon ministre, tout ceci ne serait que broutilles, qu’un prurit qui me permettrait de me gratter là où ça me démange, si je ne me sentais pas dans l’obligation de me révolter contre la politique éducative la plus antisociale que l’on ait connue depuis Waldeck Rousseau (celui qui avait dit : « je suis un républicain modéré mais je ne suis pas modérément républicain »)

Deux exemples suffiront.

La suppression des RASED, ces réseaux d’aide et de soutien aux enfants en forte difficulté scolaire, familiale et affective dans lesquels des enseignants dévoués se sont investis, est une mesure de destruction sociale. C’est enfoncer ces enfants et leur famille dans la pauvreté intellectuelle. C’est une volonté de marginaliser encore plus les enfants issus des classes populaires. Vous savez ceux qui vous font peur et qui habitent dans les zones de non-droit où j’enseigne !

La suppression des Iufm et masteurisation des concours de recrutement des professeurs, condamne les futurs enseignants à un parcours de 5 longues années d’études. De fait, vous interdisez aux enfants issus des classes populaires l’accès à ce métier, car eux ou leurs parents n’auront jamais les moyens de financer un si long cursus universitaire.

Avant même le concours vous éliminez les enfants des quartiers difficiles. Le fossé culturel et social entre ceux qui enseignent et ceux qui sont enseignés ne peut que s’accroître avec tous les risques de tension que cela suppose. Sachez monsieur le ministre répressif et régressif que vous êtes un fauteur de troubles, un dangereux agitateur qui souffle sur les braises de la guerre sociale. J’espère qu’un jour elle vous culbutera. Je ne me fais pas de soucis pour vous, vous saurez rebondir et vous caser au chaud, dans la fonction publique, jusqu’à 70 ans.



________________________________________________________________

(1) J’ai choisi cet exemple parce qu’un certifié au 6e échelon gagne un peu plus de 2000 euros par mois, ça facilite les calculs, d’autant que vous avez visiblement des problèmes avec la règle de trois.

(2) Cette phrase est inutile mais c’est pour le plaisir de mettre un passé antérieur, un temps avec lequel vous êtes fâché. Il est précédé d’un conditionnel passé deuxième forme.

(3) On sait aussi que vous avez une sainte horreur des fuites depuis l’époque où vous fûtes accusé d’avoir proposé à vos élèves des sujets proches de ceux du bac à venir.


bref, en ce qui me concerne, j'espère que les concours sont anonymes...

Vincent.

Écrit par : Matheutorduinvisible | 28 novembre 2008

Christophe, vous le trouvez marrant Alévèque ? Moi, non .

L'humour"engagé" politiquement correct est ce que je connais de plus nul et chiant .Guy Bedos et Alévèque, même combat convenu . Rien de subversif, ni de bien dangereux pour ces rebelles à roulettes !



http://www.youtube.com/watch?v=x77CVHnauzU

Écrit par : Amélie | 28 novembre 2008

... tableaux blancs interactifs (TBI) et en matériel de visioconférences :
"Les jeunes élèves ont, en effet, accès de plus en plus tôt au numérique et à Internet et il est important que l'école joue son rôle éducatif pour un apprentissage de ce média et de son usage responsable et raisonné", selon le ministère.
Les 68 écoles distinguées jeudi, au salon Educatec-Educatice, par les labels "Ecole internet", montrent "la voie à l'ère du numérique", a conclu le ministère dans son communiqué.

Ecrit par : Romuald | 28 novembre 2008

Il me semble en effet vraiment fondamental pour un élève d'école primaire d'apprendre "l'usage responsable et raisonné" du TBI et du matériel de visioconférence...
C'est vrai quoi, on ne se rend pas compte de l'importance de cette compétence : on laisserait des gosses filer au collège sans savoir maîtriser l'usage responsable d'un TBI, comme ça, bêtement. Ça lui manquerait toute sa vie après et nous, pauvres pécheurs, nous nous en mordrions les doigts jusqu'à l'os de culpabilité.
Et les assurances ? Elles nous couvriraient lorsqu'un djeunn', devenu majeur depuis peu, porterait plainte contre nous pour maltraitance : "Y m'ont pas appris l'usage raisonné et responsable du TBI, et maintenant, ça me manque horriblement et quotidiennement !"
On serait dans de beaux draps, tiens !
Je m'en vais remplir les 3526 pages du dossier de demande de participation à "Ecole internet", je ne veux pas avoir une telle charge sur la conscience !

Écrit par : catmano | 28 novembre 2008

Excellent, la lettre de Vincent!

Amélie, allez le voir en scène, (Alévêque)! Je vous garantis que, même vous, ;-), vous passerez un bon moment!
Mais, personnellement, je préfère Didier Porte, (en radio, du moins. En scène, il est moins bon que Christophe).
Par contre, j'ai été extrêmement déçu par le dernier spectacle de Bedos, (donné en direct sur Paris-première, la semaine dernière).

Écrit par : Christophe Sibille | 28 novembre 2008

Petit clin d'oeil à JPB :

Poupée vaudou : Nicolas Sarkozy obtient gain de cause en appel
France Info - 14:19

*

La cour d’appel de Paris a estimé que la poupée vaudou à l’effigie du président constituait bien une "atteinte à la dignité" du chef de l’Etat mais a autorisé sa commercialisation sous conditions.

Difficile d’imaginer que cette "affaire de poupée vaudou" aurait autant mobilisé prétoires et salles de rédaction.
Dernier volet du dossier, l’arrêt de la cour d’appel de Paris, qui en début d’après-midi a finalement donné raison au plaignant, le chef de l’Etat lui-même.

Ainsi, il a été considéré que cette poupée à son effigie, dotée de douze aiguilles d’une sorte de "mode d’emploi" humoristique, constituait bien une "atteinte à la dignité" de Nicolas Sarkozy.

La poupée en question pourra continuer à être vendue, mais la société qui la commercialise (Tear Prod) devra désormais apposer un bandeau indiquant que la piquer "porte atteinte à la dignité du président de la République".

Le chef de l’Etat réclamait le retrait de la vente au nom de son "droit à l’image absolu et exclusif".
Le 29 octobre, le tribunal de grande instance de Paris avait autorisé la poursuite de la commercialisation.

La cour d’appel a notamment estimé, aujourd’hui, que "la mesure d’interdiction sollicitée n’est pas proportionnée et adéquate en ce qu’elle est une mesure spécialement attentatoire à la liberté d’expression".

Écrit par : Manu | 28 novembre 2008

"Si vous étiez plus démocrate et plus respectueux des gens, il m’eut été possible de répondre. Et j’eusse répondu."

Il faut écrire : il m'eût été, ( 2 subjonctifs plus-que-parfaits, ou 2 conditionnels passés 2e forme, comme on disait aussi autrefois)

Alors j’aurais pu proclamer partout : « je répondis après qu’on m’eut interrogé » (2)
Le voilà, le passé antérieur, après "après que", avec un passé simple dans la principale.
Rectifiez vite, car il ne va pas manquer de vous allumer, le Darcos!

Écrit par : retraitée | 28 novembre 2008

Christophe, dès qu'il passe dans ma région, j'y vais (Alévêque)!
et merci pour le lien!

Cela dit; Sans le sacraliser, je sais qu'il n'aurait pas aimé, et moi non plus, Desproges est éternel!


Aller, je vais finir de préparer mon rôti de veau Orloff ...
Bon vendredi soir à tout le monde!


Vincent

Écrit par : matheutordunearthefour | 28 novembre 2008

Cela dit; Sans le sacraliser, je sais qu'il n'aurait pas aimé, et moi non plus, Desproges est éternel!

Vincent

Ecrit par : matheutordunearthefour | 28 novembre 2008
Je ne sais pas si il est éternel mais il est certain qu'il est pour l'instant indémodable. Mon fils de 17 ans connait bon nombre de ses sketchs par cœur et a souvent fait rire ses copains avec alors que Bedos, bof !

Écrit par : dobolino | 28 novembre 2008

Merci Dugong, bisous !

C'est la Sainte Amélie, aujourd'hui !!

Ecrit par : Amélie | 28 novembre 2008

A la Sainte-Amélie,
Le Coran tu lis.

Écrit par : victor | 28 novembre 2008

Vous savez quoi ? Je crois que la cour d'Appel est bourrée d'humour. Vous imaginez, un bandeau disant "porte atteinte à la dignité du chef de l'Etat" ? C'est une pub inimaginable — de quoi faire de la poupée un "collector" immédiat.
JPB

Écrit par : brighelli | 28 novembre 2008

Si je connais bien Guy Bedos, pour lequel j'avais une petite estime, jusqu'au jour où je l'ai vu cul et chemise avec Bernard Tapie, je ne connaissais pas Alévèque, et j'ai donc été voir le sketch recommandé par Amélie… Je dois dire que son humour m'a fait froid dans le dos. Qu'il descende en flamme l'Impérialisme américain, la politique de Bush, et même la manière dont la société américaine a présenté le drame et a réagi (en particulier en envahissant l'Irak qui n'y était pour rien) ne me gênerait en rien… Malheureusement dans son humour, il n'y a aucune frontière entre l'illicite et le licite. Le drame lui-même apparaît comme une occasion facile de rigoler. Bien entendu, il dira que c'est du troisième degré… Sauf que les rieurs n'ont pas les moyens de faire la différence entre le scandale du drame qui est majeur et la récupération du drame où il y a du mineur (la manière dont cela a été présenté) et du majeur (l'envahissement de l'Irak)… Tout s'annule dans le rire… qui est parfois sordide.
Je ne suis pas sûr que la formule “On peut rire de tout, mais pas avec n'importe qui” soit juste. Le “n'importe comment” a son importance… Alévèque fait un peu trop souvent dans le n'importe comment… Le cynisme couplé à la dérision participe à une certaine forme de politiquement correct. Ils sont très éloignés de la “common décency”. Si Sibille est un fan d'Alévèque (tel qu'il se montre dans le sketch), cela ne m'étonne pas que je le maltraite autant au point qu'il en éprouve quelque lassitude…

Écrit par : Roger Felts | 28 novembre 2008

Non, Roger, ne cherchez pas de fausses excuses pour me "maltraiter"; (mais ne vous inquiétez pas de ça, je m'en remets... Vous me rappelez deux anciennes "maîtresses" qui m'ont un peu harcelées à une époque de ma vie parce qu'elles me reprochaient de les avoir laissé tomber... ;-)

Le sketch d'Alévêque est simplement décontextualisé du reste du spectacle... C'est souvent le problème avec les citations tronquées, où les propos incomplets de tous types, auxquels "on" fait dire ce qu'on veut, dans un sens où dans l'autre, et ce qu'"on" veut n'est pas toujours très avouable. Souvent pervers, stricto sensu, même. Et pervertissant.
Ceci étant dit, je suis content de voir que vous êtes suffisamment politiquement incorrect pour fixer vous même tout seul les limites de la "common decency".
Et je ne suis pas un "fan" d'Alévêque. Je préfère Porte.

Écrit par : Christophe Sibille | 28 novembre 2008

Devant la perspective de la confection d’une poupée Vaudou à l’effigie de Rachida Dati, un préavis de grève vient d’être déposé par la confrérie des aiguilles.

Écrit par : Christophe Sibille | 28 novembre 2008

A la Sainte-Amélie,
Le Coran tu lis.

Ecrit par : victor | 28 novembre 2008

A la Saint Victor,
Le Coran tu honores
Mieux que faucille et marteau...morts !

Écrit par : Amélie | 28 novembre 2008

"qui m'ont un peu harcelé", nuance!!! :-)

Écrit par : Christophe Sibille | 28 novembre 2008

Dernières nouvelles du front (insulaire).

Cette fois, appel à la grève illimitée! Tout était encore bloqué aujourd'hui...

Écrit par : Daniel Arnaud | 28 novembre 2008

@Sanjuro
Pardon de n'avoir pas répondu plus tôt à votre dernier post sur la démarche inductive.
Ce qui tombe bien puisque depuis il y a eu quelques échanges sur Pierre Léna et "la main à la pâte".
Peut-être dans cette matière - la pédagogie - faudrait-il comme ailleurs commencer par lire les classiques.
Un petit lien
http://michel.delord.free.fr/fb_intuit.pdf
Cordialement.
GM

Écrit par : Guy Morel | 28 novembre 2008

Sur "Mezzo", en ce moment, (19h41), un concert donné en 1983; Stan Getz et Chet Baker...
Magique est le mot.

Écrit par : Christophe Sibille | 28 novembre 2008

Vous savez quoi ? Je crois que la cour d'Appel est bourrée d'humour. Vous imaginez, un bandeau disant "porte atteinte à la dignité du chef de l'Etat" ? C'est une pub inimaginable — de quoi faire de la poupée un "collector" immédiat.
JPB

Ecrit par : brighelli | 28 novembre 2008

C'est très exactement ce que dit le fabricant de la poupée en question. Il est ravi ! Ça va s'arracher comme des peits pains !

Écrit par : dobolino | 28 novembre 2008

Si je connais bien Guy Bedos, pour lequel j'avais une petite estime, jusqu'au jour où je l'ai vu cul et chemise avec Bernard Tapie, je ne connaissais pas Alévèque, et j'ai donc été voir le sketch recommandé par Amélie… Je dois dire que son humour m'a fait froid dans le dos. Qu'il descende en flamme l'Impérialisme américain, la politique de Bush, et même la manière dont la société américaine a présenté le drame et a réagi (en particulier en envahissant l'Irak qui n'y était pour rien) ne me gênerait en rien… Malheureusement dans son humour, il n'y a aucune frontière entre l'illicite et le licite. Le drame lui-même apparaît comme une occasion facile de rigoler. Bien entendu, il dira que c'est du troisième degré… Ecrit par : Roger Felts | 28 novembre 2008

Moi, je me suis marrée au 25 ° degré en l'écoutant, pensant aux amélies et autres feltss. Si je ne vous connaissais point, j'aurais trouvé lourd son humour mais là, c'était à se rouler par terre en pensant à vous. Peut-être cet humoriste travaille-t-il au trente-sixième degré, connaissant encore plus encapuchonnés que vous ?

Écrit par : dobolino | 28 novembre 2008

Devant la perspective de la confection d’une poupée Vaudou à l’effigie de Rachida Dati, un préavis de grève vient d’être déposé par la confrérie des aiguilles.

Ecrit par : Christophe Sibille | 28 novembre 2008

Des aiguilles à tricoter ?

Écrit par : dobolino | 28 novembre 2008

Guy, je veux bien lire vos "classiques", mais franchement, des phrases pareilles (dans le précédent)...

« La transposition didactique peut être considérée comme l'exemple canonique de la construction d'une épistémologie ad hoc, moins une épistémologie de la didactique qu'une épistémologie de la discipline dont elle étudie l'enseignement; une telle épistémologie se propose essentiellement d'assurer la légitimité scientifique du discours didactique quitte à réinterpréter, en fonction des concepts didactiques, les aspects proprement scientifiques de la discipline en question et par cela même l'histoire de
cette discipline dont elle propose une grille de lecture. »

Dire "lisez ceci, et après on pourra discuter", ça revient pas un peu à dire : "ta gueule" ?

Écrit par : sanjuro | 28 novembre 2008

« La transposition didactique peut être considérée comme l'exemple canonique de la construction d'une épistémologie ad hoc, moins une épistémologie de la didactique qu'une épistémologie de la discipline dont elle étudie l'enseignement; une telle épistémologie se propose essentiellement d'assurer la légitimité scientifique du discours didactique quitte à réinterpréter, en fonction des concepts didactiques, les aspects proprement scientifiques de la discipline en question et par cela même l'histoire de
cette discipline dont elle propose une grille de lecture. »

Ecrit par : sanjuro | 28 novembre 2008

Et bla et bla et bla, et regardez comme que chuis intelligent! Un vrai casse-tête, ce truc!
Alors que "ce que l'on conçoit bien ...."!

Écrit par : Jean | 28 novembre 2008

Matheutorduinvisible a écrit ça :

"(1) J’ai choisi cet exemple parce qu’un certifié au 6e échelon gagne un peu plus de 2000 euros par mois, ça facilite les calculs, d’autant que vous avez visiblement des problèmes avec la règle de trois."

c'est faux, écrit comme ça.
c'est le traitement brut d'un certifié 6 ech. qui s'élève à 2134€.

façon de parler.

Écrit par : annexy | 28 novembre 2008

Sur "Mezzo", en ce moment, (19h41), un concert donné en 1983; Stan Getz et Chet Baker...
Magique est le mot.


Oui, je crois l'avoir déjà vu.... il y a une semaine j'ai récupéré trois albums de Jamal année 56, on l'écoute, on se régale, et après, je vous dis pas....

Écrit par : matheutorduinthejazz | 28 novembre 2008

Vous savez quoi ? Je crois que la cour d'Appel est bourrée d'humour. Vous imaginez, un bandeau disant "porte atteinte à la dignité du chef de l'Etat" ? C'est une pub inimaginable — de quoi faire de la poupée un "collector" immédiat.
JPB

Ecrit par : brighelli | 28 novembre 2008

Bourrée d'humour... involontaire à mon avis (je trouve l'énoncé du jugement un peu tordu...). La justice est un des rares trucs qui déconne encore plus que l'EN dans ce pays ces derniers temps. Mais quelques juges pourvus d'un cerveau sévissent peut-être encore. Ils ont peut-être leurs Brighellis et leurs Guy Morels à eux...

Écrit par : Manu | 28 novembre 2008

Matheutorduinvisible a écrit ça :

"(1) J’ai choisi cet exemple parce qu’un certifié au 6e échelon gagne un peu plus de 2000 euros par mois, ça facilite les calculs, d’autant que vous avez visiblement des problèmes avec la règle de trois."

c'est faux, écrit comme ça.
c'est le traitement brut d'un certifié 6 ech. qui s'élève à 2134€.

façon de parler.

Ecrit par : annexy | 28 novembre 2008

Exactement : pourquoi parler d'un traitement "brut" que de toute façon on ne touche pas ? Un échelon plus loin (Au 7ème) on n'en n'est pas encore à ces fameux 2 000 euros. Il faut attendre le 8ème. Quel but poursuivez-vous en faisant de la désinformation, Matheutordu ?

Écrit par : Manu | 28 novembre 2008

@ Dobolino écrit :
« Moi, je me suis marrée au 25 ° degré en l'écoutant, pensant aux amélies et autres feltss. »

Moi, en écoutant le monologue de Alévèque, je me suis demandé si les quelques milliers de victimes du 11 septembre dans leurs cercueils, leurs urnes ou dispersés dans la nature se retournent sur eux-mêmes tellement ils sont contents d'être sujet d'hilarité d'un comique troupier français. Ils ont une autre raison de se réjouir : un peu plus d'une centaine d'Indiens viennent de les rejoindre dans cette joyeuse sarabande. Comme le dit Dobolino, c'est à se rouler par terre ! ! !

Écrit par : Roger Felts | 28 novembre 2008

A 100% avec Felts.
Mais, la nôtre est une humanité nouvelle, une humanité en carton-plâtre , imbue de cynisme et de bien-pensance : elle peut rire de tout ce qui est vraiment tragique, mais elle ne peut plus rire de ses frivolités.

Écrit par : Lisa fut Lisette | 28 novembre 2008

Comme le dit Dobolino, c'est à se rouler par terre ! ! !

Ecrit par : Roger Felts | 28 novembre 2008



D'autant que se moquer des victimes américaines est beaucoup moins risqué que de rire des bourreaux islamistes toujours bien vivants, eux ! Sur le sujet, Alévèque est moins inspiré . On se demande bien pourquoi .

Écrit par : Amélie | 28 novembre 2008

Comme le dit Dobolino, c'est à se rouler par terre ! ! !

Ecrit par : Roger Felts | 28 novembre 2008



D'autant que se moquer des victimes américaines est beaucoup moins risqué que de rire des bourreaux islamistes toujours bien vivants, eux ! Sur le sujet, Alévèque est moins inspiré . On se demande bien pourquoi .

Écrit par : Amélie | 28 novembre 2008

Ben, Amélie, ça ne vous fait pas réagir plus que ça, des cours de turc ?

Je doute qu'on enseigne le turc dans les lycées de centre ville.

Et qu'on ne me dise pas qu'il est normal qu'on enseigne le turc parce que la Turquie est un grand pays peuplé : il me semble par exemple qu'en France, dans le secondaire, on ne peut apprendre aucune des langues officielles de l'Inde. Le choix du turc devrait vous alerter, Amélie, et moi il m'amène à me poser des questions sur les collèges et lycées qui choisiront de l'enseigner, ainsi que sur le but poursuivi par cet enseignement.

Écrit par : Jeremy | 28 novembre 2008

Le choix du turc devrait vous alerter, Amélie, et moi il m'amène à me poser des questions sur les collèges et lycées qui choisiront de l'enseigner, ainsi que sur le but poursuivi par cet enseignement.

Ecrit par : Jeremy | 28 novembre 2008

Je m'auto-censure.

Écrit par : Amélie | 28 novembre 2008

Le 11 septembre. La fine équipe du 11.


http://www.youtube.com/watch?v=QucwSU_ArbA

Écrit par : Amélie | 28 novembre 2008

@Sanjuro
« La transposition didactique peut être considérée comme l'exemple canonique de la construction d'une épistémologie ad hoc, moins une épistémologie de la didactique qu'une épistémologie de la discipline dont elle étudie l'enseignement; une telle épistémologie se propose essentiellement d'assurer la légitimité scientifique du discours didactique quitte à réinterpréter, en fonction des concepts didactiques, les aspects proprement scientifiques de la discipline en question et par cela même l'histoire de
cette discipline dont elle propose une grille de lecture. »

Dire "lisez ceci, et après on pourra discuter", ça revient pas un peu à dire : "ta gueule" ?

Ecrit par : sanjuro | 28 novembre 2008

-1- Vous citez une phrase alambiquée de Bkouche. Bon. Mais cela n'invalide pas son propos. Au fait, quel est-il, ce propos ?
-2- Vous dites à propos des textes de Buisson que j'aurais dit : "Lisez ceci, et après on pourra discuter". (Passons sur "ta gueule!".) Je n'ai jamais dit cela.

C'est curieux comme toute ouverture de dialogue un peu approfondi, vous fait renvoyer ici dans les cordes.
Mais c'est votre affaire et vous faites comme vous voulez.
Cordialement.
GM

Écrit par : Guy morel | 28 novembre 2008

Et bla et bla et bla, et regardez comme que chuis intelligent! Un vrai casse-tête, ce truc!
Alors que "ce que l'on conçoit bien ...."!
Ecrit par : Jean | 28 novembre 2008

Je vais être charitable ce qui n'est pas dans mes habitudes : Jean, ce que vous dites est ordinairement très clair, c'est ce qui vous donne l'illusion de penser.
Bonne soirée.
GM

Écrit par : Guy morel | 28 novembre 2008

Après 2001, 1905 .


http://www.youtube.com/watch?v=SlKrdTCF1WQ&feature=related

Écrit par : Amélie | 28 novembre 2008

A Manu:

" J'ai reçu ce mail... voilà:...."

Je ne cherche pas à faire de la désinformation, je fais circuler un mail que j'ai reçu, c'est tout....
Il me semble que même si quelques informations contenues dans ce message sont erronées, l'enseignant qui en est l'auteur exprime un mécontentement général que nous partageons peu ou prou.

j'ajoute que je suis encore étudiant et que le traitement brut du 6ème échelon, j'avoue, n'a pas retenu mon attention, surtout ce soir.

J'en prends bonne note.

Bonne soirée

Vincent

Écrit par : Matheutorduinvisible | 28 novembre 2008

Je vous prie d'excusez mon égoïsme mais en BTS, je ne récupère plus que des élèves qui attendent tranquillement qu'on leur donne le BTS en faisant un peu de cinéma sur les disciplines "presse-bouton". La plupart du temps, ils travaillent une vingtaine d'heures par semaine par nécessité mais aussi par consumérisme.
Au final, ils ont un diplôme que les syndicats ne peuvent plus défendre par les conventions collectives.
Cela ne dérange pas du tout le MEDEF qui veut pouvoir payer au plus bas prix les bons comme les mauvais.
Je pense que cela durera tant que le droit du travail ne sera pas complètement anéanti. Alors si l'on réduit un peu les recrutements en sections de techniciens supérieur, j'arriverais peut-être à en former des vrais!
amitiés authentiquement syndicales
O.Taviau

Ecrit par : olivier taviau | 28 novembre 2008

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D'accord avec vous ! J'ai eu des fainéants, ignorant le français et faibles en mathématiques et en sciences physiques dans des sections de techniciens supérieurs (de 1998 à 2000, année de mon départ à la retraite).
Le professeur de la matière technique la plus importante, qui était chargé de trouver des stages dans les industries de la région où nous étions, m'a dit ceci :"Les patrons savent très bien à quoi s'en tenir sur ces prétendus techniciens supérieurs, mais ils en ont besoin. Ils les embauchent donc, mais ils les considèrent comme de bons BEP d'il y a vingt ans, et ils les rémunèrent comme tels."

Écrit par : Francis Penin | 28 novembre 2008

Il est à noter que les B.T.S. forment des techniciens supérieurs moins reconnus que les techniciens supérieurs des IUT.

Écrit par : Jeremy | 28 novembre 2008

A l'IUFM de Paris, on est prévoyant !

"L'Université de Paris IV (I.U.F.M. de Paris) recrute un professeur de l'enseignement secondaire, certifié ou agrégé, pour former les étudiants aux métiers de l'enseignement dans le cadre des nouveaux masters."

Écrit par : Jeremy | 28 novembre 2008

"Je viens d’apprendre par la presse que votre ministère allait dépenser 220 000 euros pour surveiller sur la toile tous les individus qui, en ayant l’outrecuidance de contester le bienfait de vos réformes, représenteraient un « risque d’opinion »."

Oui, la rémunération des enseignants est importante et m'importe... cela dit, Manu, ce n'est pas ce qui m'a paru être le plus important...

Lachez votre fiche de paie et au lieu de couper les euros du 6ème échelon en quatre, relisez et informez...

Vincent

Écrit par : MatheutorduinAlaska | 29 novembre 2008

"L'Université de Paris IV (I.U.F.M. de Paris) recrute un professeur de l'enseignement secondaire, certifié ou agrégé, pour former les étudiants aux métiers de l'enseignement dans le cadre des nouveaux masters."

J'insiste.

Cette information me semble de taille.

Écrit par : Jeremy | 29 novembre 2008

Ségolène Royal vous lance un appel à projets :

http://www.dailymotion.com/relevance/search/segolene%2Broyal/video/x7ivr2_message-de-sgolne-royal-le-25-novem_news

A très bientôt !

Écrit par : Desirsdavenir | 29 novembre 2008

A propos de Pierre Léna et des académiciens des sciences.

Cela fait déjà bien longtemps qu'un certain nombre d'entre nous réclament protection contre les naïvetés crasseuses de quelques académiciens ou Nobel désoeuvrés qui ont des idées sur l'éducation.

Il y a des gens de haut niveau * qui comprennent très bien ce qu'il y a de pervers, voire de toxique, derrière des choses comme la main à la pâte **. Mais ils sont très peu nombreux à s'exprimer. ***

Peur de prendre des coups dans un domaine où ils peuvent pleuvoir sec ?

En sciences physiques, le silence est assourdissant.

Mesdames et messieurs, un peu de courage SVP !

Pour l'instant, notre dernier Nobel de physique (A. Fert) ne semble pas faire de fixette particulière sur l'éducation. Peut être cela vaut-il mieux que d'avoir à se coltiner un nouveau Charpak ?

* au moins des niveaux 6 ou 7 dans l'échelle de la Castex.

** Je propose de multiplier les solstices d'été et de bien les étaler tout au long de l'année afin que nos petits bambins puissent beaucoup mieux profiter des bienfaits de l'expérience d'Eratosthène toujours et encore ressassée. Ad nauseam.

*** une exception notable et connue pour le mathématicien JP Demailly qui s'y est usé... Je le salue !

Écrit par : dugong | 29 novembre 2008

Je peux comprendre l'agacement de certains lorsqu'on leur dit "lisez ceci, et après on pourra discuter".

Il y a indéniablement un côté "allez voir comment vos considérations éparses et partielles ont été si merveilleusement formulées et structurées il y a longtemps par nos penseurs favoris".

Ne pas réinventer l'eau tiède à chaque fois (à chaque changement de structures au Moloch ?) : oui
Asséner systématiquement des textes "fondateurs" comme on le ferait d'os de seiche pour nourrir les serins de la cage : non.

Surtout dans un domaine comme l'éducation…

Écrit par : dugong | 29 novembre 2008

Des perspectives grandioses pour nos petits chefs d'EPLE : devenir chef de bassin *.

Rien à voir avec la natation **

Pour mieux gérer la prévisible pénurie d'enseignants dans le radieux lycée de demain, on ferait appel à une sorte de super proviseur dont une des fonctions serait de répartir dynamiquement *** les individus mis à disposition non plus d'un établissement mais d'un bassin d'établissements.

Le lycée Meiriol a besoin d'un informaticien pour un module bidon ? Bougez pas, je vois ce que j'ai en magasin. J'ai un prof de techno et un autre de sciences physiques. Voulez vous voir leur pédigrée ? etc.

Autant dire que les meilleurs chefs d'établissement vont postuler.

Le Moloch est (aussi) un aspirateur de carrières.


* il s'agit de rumeurs molochoïdes encore mal identifiées

** quoique...

*** forcément dynamiquement.

Écrit par : dugong | 29 novembre 2008

"L'Université de Paris IV (I.U.F.M. de Paris) recrute un professeur de l'enseignement secondaire, certifié ou agrégé, pour former les étudiants aux métiers de l'enseignement dans le cadre des nouveaux masters."

J'insiste.

Cette information me semble de taille.

Ecrit par : Jeremy | 29 novembre 2008

Pas mal comme idée.
Toujous moins toxique que de faire appel à des chercheurs en (fausses) sciences de l'éducation!
Mais il faudrait y mettre comme condition que ledit professeur conservât son poste, au moins partiellement, en collège ou en lycée.
J'avoue que si j'habitais sur place, je serais tenté, histoire de rappeler aux futurs collègues les vérités simples et évidentes sur la pratique de ce métier à vrai dire exaltant, comme celle-ci: "En collège, la punition est aussi nécessaire aux élèves que l'eau à la plante verte.", ou bien :"Il n'y a pas de cours possible sans le silence absolu; n'ayez pas peur d'interdire tout bavardage.", ou encore: "Pour savoir si vous avez fait le bon choix en souhaitant être professeur, demandez-vous si vous aimez EXPLIQUER, EXPLIQUER, EXPLIQUER encore et toujours pendant quarante ans sans vous lasser. Si vous n'êtes pas sûr de votre réponse, fuyez!", ou encore: "Certains individus particulièrement médiatisés ont bâti toute leur carrière sur des considérations fumeuses sur la pédagogie, notamment un certain P.M.. Si ses écrits vous donnent la nausée, c'est que vous avez l'esprit clair et juste.", ou encore: "On naît professeur, on ne le devient pas. Ce qu'on acquiert avec le temps, c'est le métier, qui est un art et non une science (ici, clin d"oeil à Christophe!)." Entre autres...

Écrit par : Jean | 29 novembre 2008

« encore plus encapuchonnés que vous ? »
dobolino | 28 novembre 2008

Magnifique, cet « encapuchonnés » !
You make my day.

Écrit par : Tailleboudin | 29 novembre 2008

Jean a écrit : "On naît professeur, on ne le devient pas."

Attention : On n'est pas loin des discours sur le bénévolat et le dévouement.

Pour certains, ça sert d'os à ronger...

Écrit par : dugong | 29 novembre 2008

Donc, avis aux agrégés qui se sentent mal en collège : peut-être se sentiront-ils mieux à l'IUFM… Postulez, que diable !

Dobolino, "aiguilles à tricoter" ! Vous n'avez pas honte ? Et la solidarité féminine, qu'en faites-vous ?

Allez, je m'absente quelques heures : j'ai une Note à rédiger, ça allègera l'ouverture du blog.
JPB

Écrit par : brighelli | 29 novembre 2008

"L'Université de Paris IV (I.U.F.M. de Paris) recrute un professeur de l'enseignement secondaire, certifié ou agrégé, pour former les étudiants aux métiers de l'enseignement dans le cadre des nouveaux masters."
J'insiste.
Cette information me semble de taille.

Ecrit par : Jeremy | 29 novembre 2008

Pas mal comme idée.
Toujous moins toxique que de faire appel à des chercheurs en (fausses) sciences de l'éducation!

Ecrit par : Jean | 29 novembre 2008

Désolé de gâcher votre joie mais les IUFM ont toujours recruté des PRAG; d'ailleurs, chaque année, la quasi-majorité des postes de PRAG sont en IUFM (et en IUT). Il n'y a donc rien de nouveau. Il n'y a pas tant que cela de spécialistes de sciences de l'éduc. (à vérifier, mais je n'en ai pas vu un seul quand j'étais à l'IUFM), cela n'implique pas pour autant que le paradigme des sciences de l'éduc. ne soit pas dominant.
Pour ceux que ces postes intéressent, la liste est ici :
http://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/pid20536/rubrique-bo.html?cid_bo=23042

Écrit par : Romuald | 29 novembre 2008

Désolé de gâcher votre joie mais les IUFM ont toujours recruté des PRAG; d'ailleurs, chaque année, la quasi-majorité des postes de PRAG sont en IUFM (et en IUT). Il n'y a donc rien de nouveau. Il n'y a pas tant que cela de spécialistes de sciences de l'éduc. (à vérifier, mais je n'en ai pas vu un seul quand j'étais à l'IUFM)."

Ecrit par : Romuald | 29 novembre 2008

Je confirme absolument cette partie de votre message, Romuald.

Écrit par : Christophe Sibille | 29 novembre 2008

Mais il y en a quand même (quelques-uns), des "spécialistes de sciences de l'éducation."

Écrit par : Christophe Sibille | 29 novembre 2008

Bon anniversaire !!

Écrit par : yann | 29 novembre 2008

Bon anniversaire !!

Ecrit par : yann | 29 novembre 2008

Oui, bon anniversaire !!!

Écrit par : catmano | 29 novembre 2008

"D'autant que se moquer des victimes américaines est beaucoup moins risqué que de rire des bourreaux islamistes toujours bien vivants, eux ! Sur le sujet, Alévèque est moins inspiré . On se demande bien pourquoi ."

Ecrit par : Amélie | 28 novembre 2008

"Se moquer des victimes américaines"... N'importe quoi! Vous parlez en toute ignorance de cause, Amélie. Allez voir un spectacle entier, vous qui faites, en principe, partie des gens qui n'apprécient pas l'approximation et la désinformation.
Par ailleurs, mettre le doigt là où ça fait mal, en ce qui concerne cette guerre en Irak, aurait plutôt tendance à pointer l'attention du spectateur sur les vrais responsables.
"Montrez (par le biais de l'humour noir) les vrais responsables du doigt, l'imbécile regarde le doigt".
Et lisez Alévêque dans "Siné hebdo", tous les mercredis.

Écrit par : Christophe Sibille | 29 novembre 2008

il me semble par exemple qu'en France, dans le secondaire, on ne peut apprendre aucune des langues officielles de l'Inde.

Ecrit par : Jeremy | 28 novembre 2008

Si. L'anglais.

Écrit par : yann | 29 novembre 2008

De qui est-ce l'anniversaire ?
JPB

Écrit par : brighelli | 29 novembre 2008

@ Dugong :

Y a-t-il une pétition que l'on pourrait signer, contre la main dans la pâte ?

"pedigree", sans accents. (désolé, déformation professionnelle)

Écrit par : yann | 29 novembre 2008

De Chirac, entre autres.

Écrit par : catmano | 29 novembre 2008

De qui est-ce l'anniversaire ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 29 novembre 2008




Par déduction, de Dobolino , non ?

Écrit par : Amélie | 29 novembre 2008

Elle est enfin majeure ?
JPB

Écrit par : brighelli | 29 novembre 2008

Bon anniversaire aussi! :-)

Écrit par : Christophe Sibille | 29 novembre 2008

Guy Morel, vous regardez le doigt quand je montre la lune !

Le texte que vous m'avez présenté comme « un classique », je l'ai lu, il fait 28 pages , 113 notes, et je ne comprend pas la moitié de ce qui y est dit ! Après 15 ans d'études supérieures !

Un classique, c'est un texte qui est enseigné dans les classes ! Je suis sûr qu'il n'y a pas 100 personnes en France qui peuvent comprendre le texte de Bkouche.

Le texte de Barthoux, au contraire, est clair, concis et concret. Pourquoi ne voulez-vous pas en parler ? Vous choisissez toujours votre propre terrain quand un débat est lancé sur le blog : tout doit toujours aboutir à vos références et aux textes que vous connaissez.

Sortez de votre tour d'ivoire ! et dites-moi clairement ce qui vous pose problème dans ce texte, car moi je me sens porter à embrasser son auteur sur les deux joues, « pour l'amour du grec » et de la République ; alors si vous avez des critiques à faire sur sa façon de penser, allez-y, faites tomber les écailles de mes yeux, ça me rendra service.

Mais les liens vers le site de Delord, ça va comme ça...

Écrit par : sanjuro | 29 novembre 2008

Ne vous fatiguez pas Christophe, Alévêque ( comme Bedos et quelques autres ) ressemble à tous les gens et les profs de gôche ( mais c'est un pléonasme, ils sont tous de gôche) que je connais .
Mêmes moqueries, mêmes indignations pavloviennes, même chasse aux nazis et à la France moisie quand, par exemple, Zemmour prononce le mot "race" . Le ridicule ne tue pas, heureusement ! Molière, au secours !
Les années ont passé, mais pour eux, le temps s'est arrêté, ils vivent toujours en 68 ! CRS SS !

Écrit par : Amélie | 29 novembre 2008

Amélie, vous ne pouvez pas caricaturer 68 d'un revers de souris. Il y avait de tout en ces temps-là, y compris une flopée de gens très intelligents — les Situationnistes, par exemple. Vous ne pouvez pas tout assimiler aux Jeunesses Ouvrières Chrétiennes où militait Meirieu, et qui ont effectivement donné les gros bataillons de la Vie / Télérama / Le Monde, ces trois Pravdas de la pensée unique politiquement correcte.

Écrit par : brighelli | 29 novembre 2008

http://www.flickr.com/photos/gunthert/3065029179/sizes/l/

Écrit par : Amélie | 29 novembre 2008

Pedro, quand est-ce qu'on prend un pot ensemble?
On pourra parler de Levi-Strauss !
Amitiés.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 29 novembre 2008

Ça va s'arracher comme des peits pains !

Des petits pains dans la gueule!

Cela me donne une idée. Si je fabriquais des punching balls, je les ferais à l'effigie de Sarkozy, Darcos, Ségolène ou d'autres, au choix. Cela ferait de superbes défouloirs.
Quant aux aiguilles à tricoer, pour Rachida, elle peuvent encore servir à la layette, mais pour le reste, c'est un peu tard!

Écrit par : retraitée | 29 novembre 2008

Amélie, vous ne pouvez pas caricaturer 68 d'un revers de souris. Il y avait de tout en ces temps-là, y compris une flopée de gens très intelligents — les Situationnistes, par exemple. Vous ne pouvez pas tout assimiler aux Jeunesses Ouvrières Chrétiennes où militait Meirieu, et qui ont effectivement donné les gros bataillons de la Vie / Télérama / Le Monde, ces trois Pravdas de la pensée unique politiquement correcte.

Ecrit par : brighelli | 29 novembre 2008

Certes, et je ne dis pas le contraire, je parle seulement de ce que je constate aujourd'hui sur le terrain, chez les profs ( et ailleurs sur les ondes et dans les medias-pravdas ) et qui m'agace prodigieusement . Les jeunes profs sont en général moins atteints que les 45/50 ans et plus ( les seniors !) .

Écrit par : Amélie | 29 novembre 2008

il me semble par exemple qu'en France, dans le secondaire, on ne peut apprendre aucune des langues officielles de l'Inde.

Ecrit par : Jeremy | 28 novembre 2008

Si. L'anglais.

Ecrit par : yann | 29 novembre 2008

J'oubliais le français, qui est langue officielle du territoire de Pondichéry (devenue depuis peu Puducherry).
Mais il est vrai que le français est si peu enseigné dans le secondaire de nos jours...

Écrit par : yann | 29 novembre 2008

Il faut célébrer dignement le centième anniversaire de Claude Lévi-Strauss : j'ai le souvenir d'un texte que j'avais aimé : "Propos retardataires sur l'enfant créateur".

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 28 novembre 2008

Ils ont fait un gros effort à France-Culture pour couvrir la célébration de son centième anniversaire, au musée des Arts Premiers, quai Branly.

Daniel Mesguiche a lu un texte dans lequel Lévy-Strauss, le penseur de la permanence des structures évoque la disparition possible du "structurant", c'est à dire de l'homme (dans un sens un peu différent de Michel Foucault) et même fort différent car Lévy-Strauss ne pense pas seulement à la disparition du "sujet", mais de l'espèce. Il y a une phrase qui m'a beaucoup touché : "Il ne restera que la connivence avec le regard d'un chat."

J'ai pris quelques notes que je vous livre en vrac :

"L'occident transforme les réalités vivantes" en objet.

"Picasso avec les "demoiselles d'Avignon" : Mettre "l'art nègre" au coeur de la peinture occidentale, c'est bien, mais c'est de l'art expérimental et ça reste de l'art occidental. Le masque bantou que Picasso a posé sur le visage des "demoiselles" d'Avignon n'est pas un objet et encore moins un objet d'art.

"Le père de Lévy-Strauss, portraitiste de talent a été ruiné par la photographie."

"La "fraise" de Catherine de Médicis" ou quand la toile renvoie aux structures sociales. (le "faire" et le "concept")

Le refus du "subjectivisme" et de l'art moderne" (pas de "structures")

L'analyse de la toile de Nicolas Poussin : "Et in Arcadia Ego" (Et moi (la Mort), je suis en aussi ici en Arcadie, le pays du bonheur).

Bon, je crois que je vais me refaire un programme de lecture !

Écrit par : Robin | 29 novembre 2008

Vous avez raison, Amélie, soyons "modernes". C'est bien Madelin qui avait changé le sens de ce mot pour ringardiser des acquis sociaux qui avaient à peine un siècle, non?
Pauvre Zemmour...! Attaqué de toutes part alors qu'il détient la vérité... Ca me fait de la peine pour lui. P'tit père, va. :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 29 novembre 2008

"L'occident transforme les réalités vivantes en objets".
J'ai mal placé les guillemets et il faut un s à objets !

Écrit par : Robin | 29 novembre 2008

Robin, rassurez-nous, vous n'avez pas pris de notes tout en écoutant la radio sur la route ? ;))

Écrit par : Pierre LaRiba | 29 novembre 2008

"L'Université de Paris IV (I.U.F.M. de Paris) recrute un professeur de l'enseignement secondaire, certifié ou agrégé, pour former les étudiants aux métiers de l'enseignement dans le cadre des nouveaux masters."
J'insiste.
Cette information me semble de taille.

Ecrit par : Jeremy | 29 novembre 2008

Il vaudrait mieux que le professeur en question n'ait pas trop enseigné et n'ait pas dépassé la trentaine.

ll faudra aussi que le "jury" chosisse le candidat en fonction d'un adage peu usité en Sorbonne : "Moins on en sait, mieux ça vaut !"

Mais je ne me fais pas trop de souci. S'il y a bien une espèce qui prolifère en ce moment , c'est bien celle des "traîtres savants".

Écrit par : Robin | 29 novembre 2008

Robin, rassurez-nous, vous n'avez pas pris de notes tout en écoutant la radio sur la route ? ;))

Ecrit par : Pierre LaRiba | 29 novembre 2008

Si, si. Et en plus, je mangeais un sandwich et je téléphonais avec mon portable ! Quand on parle de Lévy-Straus, je deviens fou ! ;-)

Écrit par : Robin | 29 novembre 2008

ll faudra aussi que le "jury" choisisse le candidat en fonction d'un adage peu usité en Sorbonne :

"Moins on en sait, mieux ça vaut !"

Il est vrai qu'ils ne trahiront pas non plus la devise "Veritas". C'est celle de Harvard.

Écrit par : Robin | 29 novembre 2008

"L'Université de Paris IV (I.U.F.M. de Paris) recrute un professeur de l'enseignement secondaire, certifié ou agrégé, pour former les étudiants aux métiers de l'enseignement dans le cadre des nouveaux masters."
J'insiste.
Cette information me semble de taille.

Ecrit par : Jeremy | 29 novembre 2008

Désolé de gâcher votre joie mais les IUFM ont toujours recruté des PRAG. Il n'y a donc rien de nouveau.
Ecrit par : Romuald |

Je confirme absolument cette partie de votre message, Romuald.
Ecrit par : Christophe Sibille |

Mais non, vous n'avez pas compris !

L'IUFM recrute un PRAG ou un Prce, ça, ca n'a rien de nouveau du tout !

Mais dans quel but ? Pour "exercer dans le cadre des nouveaux masters d'enseignement" ! Autrement dit, pendant que Paris IV demande un moratoire sur les maquette de masters, l'IUFM de Paris recrute déjà pour dispenser ces masters !!! Donc, ils vont être créés et managés par qui, les masters d'enseignement qui, parmi d'autres, permettront de passer le Capes et l'agreg ? Par les IUFM. Non seulement Darcos n'a pas supprimé les IUFM, mais en plus il vient de leur donner la responsabilité d'établir des masters (bac +4 et bac +5), pendant que la fac se déclare incapable de construire ces memes masters !

Écrit par : Desirsdavenir | 29 novembre 2008

Ah oui, au fait, "Desirsdavenir", c'était moi, j'avais envie de voir ce que ça faisait d'être royaliste trente secondes.

Ben je n'ai pas connu les transes que j'espérais :-(

Écrit par : Jeremy | 29 novembre 2008

une flopée de gens très intelligents — les Situationnistes

Ecrit par : brighelli | 29 novembre 2008

Ça ne coûte pas très cher d'écrire cela aujourd'hui. C'est par ailleurs très discutable. Je préfère pour ma part la lucidité du Debord "réactionnaire" de l'après scission de l'IA aux éjaculations infra-surréalistes franchement niaises de la période "épique" (avant l'exclusion du clown joyeux Vaneigem).

Écrit par : TotoWeininger | 29 novembre 2008

Amélie, vous ne pouvez pas caricaturer 68 d'un revers de souris. Il y avait de tout en ces temps-là, y compris une flopée de gens très intelligents — les Situationnistes, par exemple. Vous ne pouvez pas tout assimiler aux Jeunesses Ouvrières Chrétiennes où militait Meirieu, et qui ont effectivement donné les gros bataillons de la Vie / Télérama / Le Monde, ces trois Pravdas de la pensée unique politiquement correcte.

Ecrit par : brighelli | 29 novembre 2008

J'étais dans les Jeunesse Ouvrières Chrétiennes et ai fort heureusement échappé au formatage des esprits. Maintenant que j'y repense, on y pratiquait une savante alchimie entre une idéologie marxiste "filtrée et pasteurisée" et une doctrine chrétienne prédicative. Dès lors, je ne m'étonne plus de ce qu'un Meirieu respire autant le dogmatisme exhalté. C'est un mystificateur abouti, appuyé sur deux racines éprouvées qui ont en commun d'être des terreaux de la pensée totalitaire. On a vu à quel point le pédagogisme a peu à peu relativisé et finir par primé le disciplinaire, au point de le reléguer dans l'accessoire, préparant ainsi le chemin à l'actuel fossoyage de maintes matières.

Écrit par : Magister | 29 novembre 2008

les Jeunesses... (sacrebleu !)

Écrit par : Magister | 29 novembre 2008

et fini par primer... (j'ai inversé les terminaisons du participe passé et de l'infinitif). Va falloir mieux se relire !

Écrit par : Magister | 29 novembre 2008

avis aux agrégés qui se sentent mal en collège : peut-être se sentiront-ils mieux à l'IUFM… Postulez, que diable !

Ecrit par : brighelli | 29 novembre 2008

C'est en cours. Je lorgne aussi sur un poste de MCF en IUFM qui devrait être ouvert dans le courant de l'année (source officieuse).

Eh oui, les IUFM semblent vendre chèrement leur peau.


S'il y a bien une espèce qui prolifère en ce moment , c'est bien celle des "traîtres savants".

Ecrit par : Robin | 29 novembre 2008

Je ne me prétends pas "savant", mais je suis prêt à faire pas mal de concessions au cours d'un entretien (et seulement à ce moment là) pour obtenir un poste.

Écrit par : TotoWeininger | 29 novembre 2008

Vous ne pouvez pas tout assimiler aux Jeunesses Ouvrières Chrétiennes où militait Meirieu, et qui ont effectivement donné les gros bataillons de la Vie / Télérama / Le Monde, ces trois Pravdas de la pensée unique politiquement correcte.

Ecrit par : brighelli | 29 novembre 2008

Bien sur il y a eu Claude Julien mais les Plenel, Schneidermann, Mauduit, Greilsammer, Amalric, Carton.... voilà je ne les savais pas anciens membres connus des JOC qui ont sévi en tant que gros bataillons du Monde de la grande époque de la pensée unique !

Mais il est vrai que M. Brighelli sort son canon de 75 dès qu'il voit le mot chrétien écrit quelque part!

Je suis certain que M. JPB ne manquera pas de me citer les noms d'anciens membres de la JOC ayant sévi au Monde Pravdadien pour me clouer le bec !!

J'oubliais que pour vous, le 68 libérateur doit être d'abord celui guidé par les anciens Maos dont je vous éviterais l'énumération pour ne pas vous mêler aux vrais clowns dont certains sont devenus les imprécateurs de la pensée dominante actuelle !

Je vous préfère vraiment quand vous nous parlez d'éducation et de la littérature, là oui je reconnais sans barguiner vos très grandes compétences!

Écrit par : Merlemocoeur | 29 novembre 2008

de l'après scission de l'IA

Ecrit par : TotoWeininger | 29 novembre 2008

Bien entendu, Debord n'a pas dissous l'IA (Inspection Académique? Intelligence Artificielle?) mais bien l'IS (Internationale Situationniste)

Écrit par : TotoWeininger | 29 novembre 2008

TotoWeininger a écrit : "je suis prêt à faire pas mal de concessions au cours d'un entretien (et seulement à ce moment là) pour obtenir un poste."

Voulez vous qu'on vous prépare un coaching ?

Feu roulant de questions toutes plus tordues les unes que les autres. Tentative de vous faire prononcer GRIP, disciplinaire, instruction,..., sur le mode du ni oui ni non. Immersion faciale prolongée dans le Perrier, de la main dans la pâte, etc.

Préparez vous !

Écrit par : dugong | 29 novembre 2008

"Feu roulant de questions toutes plus tordues les unes que les autres. Tentative de vous faire prononcer GRIP"

Ecrit par : dugong | 29 novembre 2008

Là, vous aurez certainement un regard d'incompréhension de la part du jury, du style: "c'est quoi, ça, le GRIP?".
Ils n'en connaissent même pas l'existence, pour la plupart d'entre eux.

Écrit par : Christophe Sibille | 29 novembre 2008

Non seulement Darcos n'a pas supprimé les IUFM, mais en plus il vient de leur donner la responsabilité d'établir des masters (bac +4 et bac +5), pendant que la fac se déclare incapable de construire ces memes masters !

Ecrit par : Desirsdavenir | 29 novembre 2008

Moi, j'avais compris Jérémy et j'ai compris aussi que l'obscur objet du désir ne gagne rien à être éclairci ! ;-)

Écrit par : Robin | 29 novembre 2008

S'il y a bien une espèce qui prolifère en ce moment , c'est bien celle des "traîtres savants".

Ecrit par : Robin | 29 novembre 2008

Je ne me prétends pas "savant", mais je suis prêt à faire pas mal de concessions au cours d'un entretien (et seulement à ce moment là) pour obtenir un poste.

Ecrit par : TotoWeininger | 29 novembre 2008

Je ne pensais pas au "postulant", mais à ceux qui vont le choisir et aux critères de sélection, si du moins tout ceci n'est pas de l'intox.

Écrit par : Robin | 29 novembre 2008

**Je propose de multiplier les solstices d'été et de bien les étaler tout au long de l'année afin que nos petits bambins puissent beaucoup mieux profiter des bienfaits de l'expérience d'Eratosthène toujours et encore ressassée. Ad nauseam.

*** une exception notable et connue pour le mathématicien JP Demailly qui s'y est usé... Je le salue !

Ecrit par : dugong

** -> On ferait bien de mettre les moyens, et d'envoyer un bon nombre d'entre eux au fond du célébrissime puits d'Assouan.

*** -> Parmi ceux qui sont maintenant morts, il y avait Laurent Schwartz. J'ai quand même l'impression que les matheux sont moins contaminés, et ce pour deux raisons :
- leur discipline n'est pas vraiment expérimentale ;
- ils sont les premières victimes de l'expérimentalisme à tout crin, puisque le but des opérations "la main à la pâte" est aussi de faire croire aux gens que l'on peut être physicien sans savoir faire des maths.

Écrit par : moot | 29 novembre 2008

e vous prie d'excusez mon égoïsme mais en BTS, je ne récupère plus que des élèves qui attendent tranquillement qu'on leur donne le BTS en faisant un peu de cinéma sur les disciplines "presse-bouton". La plupart du temps, ils travaillent une vingtaine d'heures par semaine par nécessité mais aussi par consumérisme.
Au final, ils ont un diplôme que les syndicats ne peuvent plus défendre par les conventions collectives.
Cela ne dérange pas du tout le MEDEF qui veut pouvoir payer au plus bas prix les bons comme les mauvais.
Je pense que cela durera tant que le droit du travail ne sera pas complètement anéanti. Alors si l'on réduit un peu les recrutements en sections de techniciens supérieur, j'arriverais peut-être à en former des vrais!
amitiés authentiquement syndicales
O.Taviau

Ecrit par : olivier taviau | 28 novembre 2008

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D'accord avec vous ! J'ai eu des fainéants, ignorant le français et faibles en mathématiques et en sciences physiques dans des sections de techniciens supérieurs (de 1998 à 2000, année de mon départ à la retraite).
Le professeur de la matière technique la plus importante, qui était chargé de trouver des stages dans les industries de la région où nous étions, m'a dit ceci :"Les patrons savent très bien à quoi s'en tenir sur ces prétendus techniciens supérieurs, mais ils en ont besoin. Ils les embauchent donc, mais ils les considèrent comme de bons BEP d'il y a vingt ans, et ils les rémunèrent comme tels."

Ecrit par : Francis Penin | 28 novembre 2008


Oui, c'est aussi ce que mes collègues me font avaler depuis quelques années pendant que l'inspecteur m'explique que je suis vraiment nul de ne pas pouvoir les former scientifiquement.
N'empêche qu'avec la récession économique qui se profile, je doute que les câbleurs et autres réparateurs de distributeurs aient encore de beaux jours devant eux!!

O.Taviau

Écrit par : olivier taviau | 29 novembre 2008

Quelles nouvelles de votre académie sur le barème octroyé aux agrégés pour leur mutation?

Ecrit par : Sanseverina | 27 novembre 2008

Rien de neuf, pour l'instant.

Je ne suis pas franchement optimiste : je ne parviens même pas à faire sauter ma suppléance en collège, alors que les responsables de la DPE étaient d'accord sur le principe il y a une dizaine de jours (Ce principe m'a été formulé d'une manière claire par le chef du bureau des affectations, au rectorat : plus d'affectation d'agrégé en collège, même pour un remplacement). Je leur remets la pression depuis une semaine, au risque de me prendre une inspection "sanction" en retour, mais je m'en contrefiche. Ça ne peut pas me mener plus bas.

Écrit par : TotoWeininger | 29 novembre 2008

Je l'ai déjà dit, mais moi aussi je trouve que les agrégés ne devraient pas être affectés en collège.

Écrit par : Jeremy | 29 novembre 2008

Dans la série "le privé, c'est bien mieux que le public !", ne loupez pas l'épisode suivant :

" Merci beaucoup a tous ceux et celles qui m'ont conseillé pour mon entretien d'embauche : J'AI ETE PRISE !!!!!!

Ma séance littérature sur "Histoire-Télégramme" de Bernard Friot a été un succès ! Les élèves ont adoré et la directrice (bien que certains points avaient besoin d'être développés) a été contente de moi et a trouvé mon idée plutot sympa (encore merci a tout le monde !!!!!!!)

Maintenant voila ou j'en suis : je débute lundi 8 decembre dans un CM2 de 18 élèves, mais (il y a toujours un mais) je suis super inquiète :
dans la classe il n'y a ni progression, ni emploi du temps, ni affichages, ni rien de rien..............
En fait c'est comme si je prenais la classe en début d'année alors qu'on est au mois de décembre !
Et mon problème : ou devraient en être les élèves ? Que devraient-ils deja savoir ? Quel est le programme des CM2 a cette période ?

Je suis la 3ème enseignante qui arrive dans la classe et les élèves sont vachement dissipés : pas de règles, ils ne sont pas du tout cadrés, et surtout ils sont complètement perdus !
Le niveau est plutot bon d'après ce que j'ai vu, mais je n'ai jamais enseigné a des cycle 3.
J'ai fait quelques remplacements par le Diocèse en tant que suppléante, mais c'etait pour des petites section, CP, et CE1. D'où mon stress !!!!

Est ce que quelqu'un pourrait m'indiquer quelles sont les étapes, par quoi commencer, comment m'organiser pour reprendre cette classe dans les meilleures conditions possibles ?
Niveau programme, je me dois de potasser a fond mes bouquins, et voir quels sont leurs manuels.
Je dois aussi discuter avec la maitresse que je remplace mais elle n'est restée qu'un mois et rien n'a été mis en place.

HELP ! "

Écrit par : c. cru | 29 novembre 2008

:"Les patrons savent très bien à quoi s'en tenir sur ces prétendus techniciens supérieurs, mais ils en ont besoin. Ils les embauchent donc, mais ils les considèrent comme de bons BEP d'il y a vingt ans, et ils les rémunèrent comme tels."

Ecrit par : Francis Penin | 28 novembre 2008

C'est pourquoi nos collégiens et lycéens sachant très bien à quoi s'en tenir sur de telles perspectives de carrière dans ces conditions d'hyper-capitalisme auraient bien tort de forcer leurs talents.
Il n'est plus dans les usages d'associer le monde de l 'école à celui de l'exploitation capitaliste (la lutte des classes et le capitalisme ayant soudainement disparu un soir de 1989). La lecture politique de l'école ayant été abolie, ne reste qu'une lecture apolitique, pédagogique, technique et managériale.
Ce blog en est une parfaite illustration. Non?

Écrit par : david.D | 29 novembre 2008

Ici, http://sauvons-lecole.over-blog.com/#SlideFrame_1 , il y a une jolie vidéo (vendredi 28 novembre) !

Écrit par : catmano | 29 novembre 2008

C'est pourquoi nos collégiens et lycéens sachant très bien à quoi s'en tenir sur de telles perspectives de carrière dans ces conditions d'hyper-capitalisme auraient bien tort de forcer leurs talents.

Si je pouvais être sûr que c'est la seule raison, ça me remonterait sacrément le moral, mais...

Écrit par : Robin | 29 novembre 2008

Un cours de sibilibili ?

//veille-education.org/post/2008/11/20/Les-formations-de-lIUFM-%3A-Respirer-par-le-sexe-Temoignage

Écrit par : toto | 29 novembre 2008

La lecture politique de l'école ayant été abolie, ne reste qu'une lecture apolitique, pédagogique, technique et managériale.
Ce blog en est une parfaite illustration. Non?

Ecrit par : david.D | 29 novembre 2008

Il me semble que nous parlons au contraire beaucoup de politique sur ce blog et la remarque de Francis Pennin était bien d'ordre politique (évidemment, ce n'est pas de l'ordre des discours convenus du café pédagogique et c'est beaucoup plus dérangeant).

Les salaires que nos élèves sont en droit de toucher en fonction de leur niveau de qualification, voilà une question éminemment politique.

Les patrons, eux, l'ont compris.

Écrit par : Robin | 29 novembre 2008

Robin, vous perdez votre temps à écouter des émissions sur les jeans au lieu de peaufiner vos progressions, programmations et objectifs notionnels.

Écrit par : LaRiba | 29 novembre 2008

Ici, http://sauvons-lecole.over-blog.com/#SlideFrame_1 , il y a une jolie vidéo (vendredi 28 novembre) !

Ecrit par : catmano | 29 novembre 2008

J'avais beaucoup hésité à recopier cette lettre en entier...
Cela vaudrait certainement la peine de le faire...
A vous de le faire si vous le sentez ...

Écrit par : Maminou | 29 novembre 2008

J’ai besoin d’aide.
Figurez-vous que, pour des raisons complètement stupides de prélèvement automatique et de flemme, je suis toujours syndiquée au SNUipp. J’en ai vraiment honte, mais c’est comme ça.
Cela doit faire au moins deux ans, peut-être même un peu plus, que, périodiquement, je décide que, incessamment sous peu, je prendrai mon clavier et je leur écrirai ma lettre de demande de radiation.
Et je ne le fais pas. Pourtant, chaque fois que je reçois leurs tracts, leur presse, je me demande pourquoi et comment je peux adhérer à une organisation sans adhérer à aucune de ses thèses.
Globalement, il m’arrive relativement souvent d’être d’accord avec leurs mots d’ordre, mais il ne m’arrive quasiment jamais d’approuver les solutions qu’ils proposent pour régler les problèmes qu’ils soulèvent.

Quant à leurs théories pédagogiques, aux méthodes qu’ils proposent pour réduire l’échec scolaire, neuf fois sur dix, elles me font hurler. Bon, déjà, l’échec scolaire, lorsque l’on parle d’élèves de maternelle, ou du début de l’élémentaire, ça m’énerve. Ils arrivent, ces pauvres gosses, ils ne peuvent donc pas être en échec.
C’est comme si l’on disait qu’un noyau de cerise à peine craché avait déjà des problèmes et risquait de ne pas devenir un magnifique cerisier qui refleurira chaque printemps et donnera au mois de juin une récolte savoureuse et abondante.
Ils n’ont qu’à les planter dans de la bonne terre bien drainée, en choisissant une exposition ensoleillée, si possible à l’abri des courants d’air, leur apporter suffisamment d’eau mais pas trop, un petit peu de compost chaque année et suivre tout ça avec intérêt sans essayer de forcer ces pauvres arbres... euh, pardon, gosses.

Ensuite, cette bande de joyeux ahuris privilégie toujours les théories les plus fumeuses, celles qui sont les plus difficiles à mettre en place et qui, même menées par des maîtres expérimentés, ont toutes les chances de précipiter dans le fameux échec scolaire non seulement les gamins qui n’ont pas tout ce qu’il faut là où il le faut mais en plus tous ceux qui normalement n’auraient dû rencontrer cet horrible monstre, parfois très ponctuellement d’ailleurs, que quelque part entre la 4° de collège et la fin des études supérieures...

Chaque année, à l’automne, ces défenseurs de la veuve et de l’orphelin se réunissent à l’occasion de leur Université d’automne.
Quelques semaines plus tard, les syndiqués reçoivent une revue spéciale du « Fenêtres sur cours » dans laquelle ils ont droit aux résumés et commentaires des différents « ateliers » ouverts à cette occasion.
Je place cette revue dans un endroit tranquille et la lis intégralement, mais à petites doses. Et je hurle de désespoir à la lecture de chacune de ses pages ! Ne me demandez pas pourquoi je ne la jette pas plutôt directement au tri sélectif, je n’en sais rien. Curiosité malsaine, sans doute.

Ce matin, c’était le petit encadré violet (ils n’ont aucun respect pour les vieilles barbes atteintes par la limite d’âge qui se crèvent les yeux à lire du noir écrit tout petit sur fond violet) de la page 64 qui sert d’introduction à un article sur l’atelier animé par André Ouzoulias sur le thème « alléchant » de l’écriture de textes par les élèves de cycle 2. L’auteur de l’encadré violet n’est pas mentionné.

Comme il n’y a aucune raison que je souffre seule et en silence, et ne reculant devant aucun sacrifice pour mes pauvres yeux, je tiens à vous en faire profiter (après tout, il y en a bien qui nous mettent des liens vers le Jus Pédagol) :

« L’entrée dans l’univers du langage écrit est l’une des missions confiées à l’école maternelle.
[Tiens, moi je croyais que c’était la préparation à cette entrée la mission de l’école maternelle, à moins que, comme nos bons dirigeants, le SNUipp considère que l’école maternelle commence à 5 ans et qu’avant ce ne soit qu’une garderie améliorée où l’on surveille des siestes et change des couches. Ou alors ils en sont restés aux salles d’asile où, au son du claquoir, les petits répétaient en chœur B... A, BA, B... O, BO...]

Les recherches ont démontré l’importance d’exposer le jeune enfant aux contraintes et règles de la langue écrite.
[Aaaahhh, c’est sûr, il vaut mieux les « exposer aux contraintes de la langue écrite » que de les exposer au soleil de juillet sans chapeau ni crème solaire pendant trois heures ou pire de les exposer à des radiations atomiques par exemple ! « Viens là, mon p’tit bonhomme, je vais t’exposer aux contraintes de la langue écrite, ne bouge pas surtout. Tu vas voir, ça va venir ! Tu comprends rien ? C’est pas grave. L’important, c’est le temps d’exposition !»].

Dès la maternelle, se confronter aux connaissances du monde passe par la possibilité de communiquer aussi bien par le langage oral que par l’écrit.
[Communiquer ? Euh... quand ils arrivent à deux ans, ou même trois, ils communiquent très bien... avec eux-mêmes ! Il me semble que si la maîtresse arrive à faire extérioriser cette communication intérieure intense, ne serait-ce que par quelques signes d’intérêt aux autres et à elle-même, et mieux, par des phrases construites de plus de deux ou trois mots, elle leur aura déjà fait faire un bon bout de chemin.
Si j’en crois ce que je lis ici ou là, certains collégiens n’en sont pas encore à ce stade.
Quant au langage écrit de communication, comment voulez-vous que cela puisse les intéresser ? Pour certains d’entre eux, ils ne sont même pas encore capables de regarder une image et d’y repérer une représentation du réel, ne voyant ni le petit chien, ni la voiture de maman, ni l’arbre qu’ils croisent tous les jours en venant à l’école. Quant à produire eux-mêmes un écrit de communication, il faudrait non seulement qu’ils aient déjà la possibilité de parler, mais en plus celle de diriger leur crayon volontairement !]

Ces conditions essentielles favorisent l’apprendre à lire puis à écrire.
[Désolée, braves gens. Des années et des années de fréquentation des bambins de 4 à 6 ans m’ont permis de remarquer que, sauf cas exceptionnels, la plupart d’entre eux procèdent dans l’autre sens, ils préfèrent commencer par « l’apprendre à écrire », comme vous dites.
Vous savez, ce sont des actifs primaires, en grande majorité. Couvrir une page de pattes de mouches, ça, pour eux, c’est productif, ça se voit, donc c’est bien. Ils aiment beaucoup être vus, à cet âge-là. A nous de faire coller leurs envies aux nôtres en leur proposant tout de suite de lire ce qu’ils écrivent. Et là, ils seront satisfaits et ne demanderont qu’à progresser.]

Pour autant, comme nous l’a signalé la psychologie du langage [c’est qui, « la » psychologie du langage ?], les difficultés pour l’enfant ne sont pas minces.
[Je ne vous le fais pas dire ! Foutez-leur la paix et vous verrez, ils iront beaucoup mieux, et vous aussi !]

L’écriture est une abstraction, c’est un système de signes, un ensemble de lettres et de graphèmes sur un autre système de signes que sont les mots de la chaîne parlée.
[Eh beh, oui. Et alors ? Faites-les parler afin qu’ils maîtrisent le premier système et préparez-les à l’abstraction du deuxième système en leur proposant des jeux, des exercices où la symbolisation sera de plus en plus abstraite... De l’observation d’un imagier représentant le plus fidèlement possible les objets de leur quotidien aux taches de couleur ou aux représentations de formes géométriques sur une boîte pour trier des objets, en passant par les flèches, les feux rouges, les schémas pour se diriger dans un parcours d’EPS ou pour coder un rythme musical, le choix est vaste en PS et MS.
Je ne comprends pas comment vous faites pour refuser d’une part que des CM2 apprennent à diviser des nombres décimaux par des nombres décimaux ou à conjuguer l’auxiliaire au passé simple qu’ils ont déjà appris et à y ajouter le participe passé du verbe parce que ce serait « trop difficile pour eux » et pour accepter d’autre part que des élèves de PS soient confrontés à l’abstraction du système alphabétique !]

Pour se familiariser avec cette nouvelle langue [Pfff !], l’enfant développera quatre compétences à la maternelle [allez, c’est reparti, on morcelle ! Divisées en combien de sous-compétences, qu’on rigole ?]:

- comprendre que l’écrit est un message différé dans le temps et dans l’espace,
[Oui, bon, d’accord. C’est si urgent que ça de formaliser ? Ça ne viendra pas tout seul, en son temps ? Il faut que cela précède l’apprentissage ? Vous les prenez pour des gogols ou quoi ? La lettre au Père Noël, ils ne la trouvent pas tout seuls, les vôtres ? Tous les enfants que j’ai eu la chance de côtoyer en 50 ans de vie ont compris tout seuls que, lorsque le facteur met dans la boîte aux lettres les catalogues de Noël, ils peuvent déchirer la page qui les intéresse, entourer d’une main ferme LE (ou LES) cadeau(x) qu’ils souhaitent recevoir et poser cela bien en évidence dans un endroit où ils pensent que le Père Noël viendra le chercher !]

- devenir acteur en étant guidé par un scripteur compétent qui utilise des techniques de communication pédagogique maîtrisées comme la dictée à l’adulte,
[Ce ne serait pas un peu pompeux, votre truc ? Vous ne pourriez pas dire cela plus simplement, non ?
Un truc du genre : « le maître donne l’occasion à l’élève de dessiner pour s’exprimer et lui apprend progressivement à raconter son dessin par quelques mots puis quelques phrases qu’il transcrit sur le dessin de l’enfant. Il saisit toute occasion pour montrer aux élèves que le fait de savoir écrire lui permet de communiquer avec les absents (lettres aux parents ou à d’autres élèves), de garder une trace d’un événement (compte-rendu de travaux divers, résumés de contes et de récits). »
Pour parler comme vous, je suis un scripteur compétent qui utilise la technique de la dictée à l’adulte, mais c’est pour moi une technique de communication pédagogique maîtrisée pour l’acquisition du langage oral, au moins jusqu’à la deuxième moitié de la GS. C’est à l’oral que l’enfant s’exerce, aidé par l’adulte qui lui fait reformuler, corrige sa prononciation, enrichit son vocabulaire lexical et syntaxique. En revanche, c’est un excellent exercice pour leur permettre d’acquérir la première compétence citée.
Hélas, quand je vois à quelles aberrations cela conduit, non seulement en GS, mais aussi en MS, ça m’assoit par terre ! Demandez à Anne-Marie Valette, elle vous remettra son copié-collé de Brigaudiot.]

- maîtriser les gestes nécessaires à la formation des signes graphiques correctement tracés,
[Apprendre à écrire, quoi ?
Ben oui, en GS. En liant cet apprentissage à celui de la lecture.
Avant, apprendre à dessiner, peindre, découper, coller, modeler, enfiler, trier de petits objets, les aligner, afin de délier les doigts en PS, et, petit à petit, en MS, apprendre à diriger son crayon, tenu fermement entre le pouce et le côté du majeur, l’index placé au-dessus et servant à le guider, pour tracer des boucles, des vagues, des ponts, des ronds, toutes ces formes qui constituent les bases de l’écriture cursive.]

- utiliser l’écriture de manière autonome et découvrir le fonctionnement de la langue.
[Dans les dernières semaines du dernier trimestre de GS, pourquoi pas ? Si la progression a été bien menée pendant les trois ou quatre années de maternelle, beaucoup réussiront à écrire seuls une petite phrase simple de quelques mots.
Fonctionnement de la langue, quoi t’est-ce ? Je ne vous trouve pas très précis sur ce coup-là. Attention, tout le monde ne va pas comprendre la même chose. Vous devriez plutôt dire le principe alphabétique, les premières règles d’orthographe et de grammaire, non ? Ça éviterait les collègues qui veulent faire étudier Jules Verne à des CE1 (si, si, il y en a), celles qui veulent passer l’année de PS à obtenir d’eux qu’ils écrivent leur prénom en majuscules d’imprimerie et qui bloquent là-dessus depuis déjà deux mois et sont bien décidées à ne pas avancer d’un pas tant qu’ils n’y arriveront pas tous, et celles qui recommencent à zéro le programme de grammaire de l’école élémentaire au CM2 et qui, en novembre, ne leur ont pour l’instant « appris » (on se demande ce qu’ont fichu les collègues des quatre années précédentes) qu’à repérer le verbe dans une phrase !]

Dernière phrase, introduisant l’article sur Ouzoulias : Les ateliers d’écriture offrent, sur ce point, des situations intéressantes.
[Tout ça pour dire ça !]

Et il y en a 98, des pages comme celle-ci. Sur tout, tout, tout ! La maternelle, l’élémentaire, les RASED, la difficulté scolaire, les relations avec les familles, les nouveaux programmes. Tout, je vous dis.
Sur les 64 premières, je n’ai rien, mais alors rien trouvé qui me convienne.

Et j’en reviens donc à mon problème et à ma demande d’aide. Il faut que je leur écrive cette fameuse lettre de demande de radiation. Une lettre ferme, mais néanmoins gentille... Si toutefois celle-ci pouvait servir à déciller, même un tout petit peu, les yeux des quelques militants qui la liront, ça me ferait plaisir.
Juste semer une petite graine qui dirait que c’est avec des théories comme celles qu’ils diffusent qu’ils ont réussi à faire admettre à l’opinion publique que, finalement, cette maternelle coûte bien cher pour son peu d’utilité et que les enfants seraient peut-être mieux soutenus par leurs familles, même en grande difficulté, ou par de braves filles qui n’ont pas eu besoin de longues études pour savoir s’occuper de petits enfants.
C’est quand même extraordinaire, quand on pense à l’histoire du XX° siècle, aux tragédies financières et politiques que la France a traversées, de voir que ce qui n’a jamais effleuré le cerveau de ses dirigeants aux heures les plus sombres de notre histoire, à des moments où l’argent public était plus que rare, passe maintenant comme une lettre à la poste (ah oui, la Poste, parlons-en aussi, il paraît qu’eux aussi, ils sont trop chers. « On ne peut plus se permettre de... gna gna gna ») !
Même Pétain n’avait pas songé à retirer à cette gueuse d’école laïque la charge d’éduquer et d’instruire les tout-petits ! Faut l’faire, non ?
Et j’en aurais autant à leur dire sur les RASED, sur les ZEP, sur l’accueil des familles, sur...

Alors voilà. J’ai besoin d’aide pour écrire cette fameuse lettre. Sinon, je me connais, dans dix ans, je serai à la retraite et je cotiserai toujours au SNUipp.
Merci pour tout.

Écrit par : catmano | 29 novembre 2008

Robin, vous perdez votre temps à écouter des émissions sur les jeans au lieu de peaufiner vos progressions, programmations et objectifs notionnels.

Ecrit par : LaRiba | 29 novembre 2008

Je suis capable de faire les deux en même temps...tout en conduisant, en mangeant un sandwich et en téléphonant sur mon portable! ;-)

Pauvre C. L.-S. ! J'espère qu'on lui cache un peu que pour la plupart des gens (en particulier des jeunes gens, y compris, hélàs, des étudiants) "Lévy-Strauss" n'évoque effectivement qu'une marque de jeans.

Écrit par : Robin | 29 novembre 2008

Pauvre C. L.-S. ! J'espère qu'on lui cache un peu que pour la plupart des gens [...]

Ecrit par : Robin | 29 novembre 2008

Est-il gâteux au point que l'on puisse ainsi lui cacher (un peu) l'évidence?

Écrit par : TotoWeininger | 29 novembre 2008

La lettre de "sauvons l'école" pratique allègrement l'amalgame. Sous prétexte de protester — ce que je peux entendre — contre la suppression des RASED (dont il faudra tout de même me prouver l'utilité), ou la diminution de l'horaire en Primaire (que j'ai combattue dès le début, la contrepartie me paraissant un peu molle), ladite lettre, en jouant sur la corde sensible d'une école à deux vitesses pour "ma fille" et un "Victor" très défavorisé sur le plan de l'intellect, ne suggère rien d'autre que d'en revenir au statu quo ante, dont nous savons les uns et les autres qu'il a conduit l'Ecole dans une impasse — et dans le mur au fond de l'impasse.
JPB
PS. Catmano, je vais penser à votre problème rhétorique. Encore qu'en général vous ne soyez pas trop empêchée, côté rhétorique, non ? Votre long post peut, en soi, être une lettre de démission. Du style : je cherchais à formuler mes raisons de démissionner, voici ce que j'ai écrit, je vous le recopie tout cru, vous comprendrez que dans ces conditions… Non ?

Écrit par : brighelli | 29 novembre 2008

"Ma séance littérature sur "Histoire-Télégramme" de Bernard Friot a été un succès ! Les élèves ont adoré et la directrice (bien que certains points avaient besoin d'être développés) a été contente de moi et a trouvé mon idée plutot sympa (encore merci a tout le monde !!!!!!!)"

Si c'est le Bernard Friot que je connais, alors là, c'est du catho, du vrai, du bon façon Meirieu
Qui peut éclairer ma lanterne?

C Cru, personne ne pourrait dire à cette jeune postulante que bien que est suivi du subjonctif? Je passe sur à et a, c'est de la broutille...!

Écrit par : retraitée | 29 novembre 2008

Vérification faite sur gogol, c'est un homonyme. Ouf

Écrit par : retraitée | 29 novembre 2008

moi aussi je trouve que les agrégés ne devraient pas être affectés en collège.

Ecrit par : Jeremy | 29 novembre 2008

Merci de le répéter tant nous sommes peu nombreux à nous accorder sur ce point. Dans le meilleur des cas, le plus souvent, les gens s'en foutent, quand ils ne nous reprochent pas de semer la division "alors que l'immensité du péril qui nous menace devrait nous voir unis comme un seul membre etc." Et je ne parle même pas de ceux qui jubilent intérieurement - et pas seulement - de voir notre statut foulé aux pieds par l'administration et les syndicats monstrueusement accouplés pour l'occasion. Les mêmes qui viendront pleurnicher lorsque le ministère se torchera avec leurs propres statuts, ce qui ne tardera guère. Et je ne parle pas particulièrement des personnes qui interviennent sur ce blog, mais plus généralement des enseignants (certifiés et agrégés) avec qui j'ai discuté de cette question IRL.

En revanche, dès que vous en parlez hors EN, avec des gens qui savent seulement ce qu'est l'agrégation, et qui ont un peu de bon sens - ou de "common decency" - ces derniers sont le plus souvent scandalisés par une gestion du personnel qu'ils trouvent si calamiteuse.

Écrit par : TotoWeininger | 29 novembre 2008

C Cru, personne ne pourrait dire à cette jeune postulante que bien que est suivi du subjonctif? Je passe sur à et a, c'est de la broutille...!

Ecrit par : retraitée | 29 novembre 2008

Elle a été recrutée dans une école privée. Que le diocèse lui envoie un formateur pour le lui dire !
J'ai largement assez de boulot avec les ceusses de la Laïque et, de plus, je suppose qu'elle est largement aussi susceptible qu'eux.

Je me ferai un plaisir en revanche de vous donner des nouvelles de ses progrès en orthographe et de ses déboires de jeune recrutée sur le tas, si elle intervient à nouveau sur le forum.

Écrit par : c. cru | 29 novembre 2008

moi aussi je trouve que les agrégés ne devraient pas être affectés en collège.

Ecrit par : Jeremy | 29 novembre 2008

Il faudrait leur laisser la liberté d'être en lycée ou en collège. Car on peut être très heureux en collège aussi et y faire du bon travail, par exemple expliquer à fond, linéairement, scène après scène , une grande pièce classique. Au lycée, essayez donc d'expliquer ainsi, c'est-à-dire expliquer "vraiment" ( pas faire des schémas merdiques et vains et bazarder la pièce en trois séances) l'Avare, le Cid, les Femmes savantes, les Précieuses ridicules, les Fourberies de Scapin, le Bourgeois gentilhomme, le Malade imaginaire, ces chefs d'oeuvre absolus dont la connaissance approfondie fait la base d'une vraie culture! Ce n'est plus, vous dira-t-on, de l'âge des élèves - comme s'il y avait un âge pour découvrir les grandes oeuvres! Mais surtout l'absurde et pédant saucissonnage en genres et registres, et pour faire bonne mesuredans le superficiel et l'à-peu-près, les inénarrables "corpus" empêchent tout travail approfondi.
Pour moi, je ne voudrais pour rien au monde être en lycée, me taper le zapping permanent auquel nous contraint l'EAF, et ennuyer profondément mes élèves avec une quincaillerie de notions abstraites de linguistique et d'analyse des discours qui ne peuvent prendre leur intérêt que lorsque l'on a deja une bonne expérience de la littérature française. Or les élèves qui arrivent en seconde n'en ont aucune, puisque au collège, déjà, on les emmerde - il n'y a pas d'autre mot pour qualifier ce qu'ils ressentent - en français et on les en dégoûte avec une préfiguration du programme de français de seconde. C'est pour cela que la réforme Darcos des programmes de collège, qui redonne sa place à la grammaire et rappelle, me semble-t-il, que ce qui important c'est plus le texte littéraire lui-même que le commentaire acrobatique que les didacticiens enragés veulent en faire, va dans le bon sens.
Autre avantage à être en collège, pour un agrégé: le titre donne tout de même une certaine indépendance à l'égard des inspecteurs, qui ne se frottent pas trop aux agrégés, du moins le crois-je. Si bien qu'en collège, un agrégé de Lettres fait à peu près ce qu'il veut sans être enquiquiné.

Écrit par : Jean | 29 novembre 2008

Est ce que quelqu'un pourrait m'indiquer quelles sont les étapes, par quoi commencer, comment m'organiser pour reprendre cette classe dans les meilleures conditions possibles ?
Niveau programme, je me dois de potasser a fond mes bouquins, et voir quels sont leurs manuels.
Je dois aussi discuter avec la maitresse que je remplace mais elle n'est restée qu'un mois et rien n'a été mis en place.

HELP ! "

Ecrit par : c. cru | 29 novembre 2008

Commencer par imposer le silence total, et punir tout de suite les récalcitrants(des copies du Bescherelle de la conjugaison) , histoire de bien marquer que c'est vous qui commandez dans la boutique! Surtout ne pas parler en l'air: vous avez défendu, ils ont entendu, vous punissez.
Cela, c'est le préalable à tout travail possible.

Écrit par : Jean | 29 novembre 2008

P.S. Faites, pour commencer, jusqu'à ce que vous ayez composé votre programme hebdomadaire, des séries de dictées préparées et non-préparées et des explications de fables de La Fontaine très détaillées. Ainsi, vous annoncerez la couleur (= "Avec moi, on travaille!") et vous allez mettre aussitôt les parents, qui en ont par-dessus la tête de cette école qui n'apprend rien à leurs enfants, de votre côté!

Écrit par : Jean | 29 novembre 2008

Mêmes moqueries, mêmes indignations pavloviennes, même chasse aux nazis et à la France moisie quand, par exemple, Zemmour prononce le mot "race" . Le ridicule ne tue pas, heureusement ! Molière, au secours !
Les années ont passé, mais pour eux, le temps s'est arrêté, ils vivent toujours en 68 ! CRS SS !

Ecrit par : Amélie | 29 novembre 2008

Il y en a de plus vieux pour qui le temps s'est arrêté quelque part entre 1933 et 1945 ; pour d'autres ce fut entre 1945 et 1962. Je suis heureux que cela entraîne toujours certaines "indignations pavloviennes" et tant pis si elles sont ridicules puisque le ridicule, lui, ne tue pas !

Écrit par : victor | 29 novembre 2008

Le texte que vous m'avez présenté comme « un classique », je l'ai lu, il fait 28 pages , 113 notes, et je ne comprend pas la moitié de ce qui y est dit ! Après 15 ans d'études supérieures !

Un classique, c'est un texte qui est enseigné dans les classes ! Je suis sûr qu'il n'y a pas 100 personnes en France qui peuvent comprendre le texte de Bkouche.

Le texte de Barthoux, au contraire, est clair, concis et concret.

Ecrit par : sanjuro | 29 novembre 2008

Eh oui!

Écrit par : Jean | 29 novembre 2008

LE MONOLOGUE D'ALÉVÈQUE…
@ AMÉLIE : "D'autant que se moquer des victimes américaines est beaucoup moins risqué que de rire des bourreaux islamistes toujours bien vivants, eux ! Sur le sujet, Alévèque est moins inspiré . On se demande bien pourquoi ."

@ SIBILLE : "Se moquer des victimes américaines"... N'importe quoi! Vous parlez en toute ignorance de cause, Amélie. Allez voir un spectacle entier, vous qui faites, en principe, partie des gens qui n'apprécient pas l'approximation et la désinformation.
Par ailleurs, mettre le doigt là où ça fait mal, en ce qui concerne cette guerre en Irak, aurait plutôt tendance à pointer l'attention du spectateur sur les vrais responsables.
"Montrez (par le biais de l'humour noir) les vrais responsables du doigt, l'imbécile regarde le doigt".
Et lisez Alévêque dans "Siné hebdo", tous les mercredis.

« Quand l'imbécile montre la lune du doigt, regardez l'imbécile. C'est en général Christophe Sibille.
Celui-ci est notre plus éminent représentant de la pensée molle. C'est-à-dire quelque chose qui a l'apparence d'une pensée mais qui est secrêtée par une apparence de cerveau en fromage blanc coulant.
Il est question d'un monologue d'Alévèque qui dure plusieurs minutes et évoque le 11 septembre… Ce monologue est plus que discutable car il n'opère aucune hiérarchisation entre les composantes américaines de ce drame (pour ne rien dire des responsables en acte de cet évènement…
Sibille croit défendre Alévèque en évoquant des propos isolés de leur contexte… Sauf qu'il s'agit d'un long monologue et que justement dans ce long monologue rien ne vient contextualiser des propos indignes pour les rendre “admissibles”.
Sibille nous conseille de voir tout le spectacle. Mais que ce monologue soit une perle dans un écrin de fumier, ou du fumier dans un écrin de perles, qu'il puisse y avoir des perles à entendre, ne nous empêche pas en entendant le monologue d'avoir les oreilles pleines de fumier.
Si j'ai bien compris Sibille, par le biais de l'humour noir, Alévèque nous fait comprendre que les vrais responsables ce sont les américains et en particulier le premier d'entre eux… “en ce qui concerne cette guerre en Irak…” Sauf, que nous sommes en train d'évoquer le 11 septembre, et qu'à cette date l'invasion criminelle de l'Irak n'a pas eu lieu. Celle-ci est une conséquence (d'ailleurs non fondée) et non une cause de l'abomination des Deux Tours…
Certes l'impérialisme américain était déjà une réalité… Tout autant que l'intégrisme islamique ! Et l'un comme l'autre coupables de bien des méfaits… Mais si la liste des atrocités commises d'un côté comme de l'autre commence bien avant, c'est bien le 11 septembre qui signe le passage a une dimension nouvelle dans l'affrontement entre les deux terrorismes… Christophe Sibille ferait-il partie de ceux qui évoque la théorie du complot pour estimer que la seule culpabilité réelle est portée par l'Impérialisme Américain ?
Dans ce cas là, comme avec notre Nimbus numéro 1, Paris est de plus en plus une sous préfecture de Washington, je lui conseille de choisir au plus vite comme lieu de résidence un lieu où c'est plutôt l'Ordre Musulman, qui semble avoir toute sa sympathie, qui triomphe. Au choix le Yémen, l'Arabie Skevoudite, l'Afghanistan, l'Iran, le Pakistan et j'en passe…
Simplement pour pointer que si on peut parler de l'opposition entre deux terrorismes, à tout prendre il est impossible de les trouver équivalent. Quand nous critiquons à juste titre notre mondialisation libérale, il est à craindre qu'en poussant le raisonnement bien au delà des limites acceptables, nombres idiots utiles s'emploient à tracer un boulevard pour les gars de l'autre bord.

PS : Sibille : @ « Et lisez Alévêque dans "Siné hebdo", tous les mercredis. »
Personnellement, je ne connaissais Alévèque qu'à travers une émission où il s'était opposé au PDG de Charlie-Hebdo et je l'avais trouvé plutôt sympathique : il trouvait scandaleux le licenciement de Siné par Val. À la même époque, Sibille défendait comme un mort de faim l'intégrité intellectuelle et morale de Val. Je constate qu'il fait maintenant de la publicité pour Alévèque… Ceci confirme bien que le fromage blanc liquide est adaptatif à son environnement. C'est ce qu'on appelle une maladie opportuniste !

Écrit par : Roger Felts | 29 novembre 2008

Merci de le répéter tant nous sommes peu nombreux à nous accorder sur ce point. Dans le meilleur des cas, le plus souvent, les gens s'en foutent, quand ils ne nous reprochent pas de semer la division "alors que l'immensité du péril qui nous menace devrait nous voir unis comme un seul membre etc." Et je ne parle même pas de ceux qui jubilent intérieurement - et pas seulement - de voir notre statut foulé aux pieds par l'administration et les syndicats monstrueusement accouplés pour l'occasion. Les mêmes qui viendront pleurnicher lorsque le ministère se torchera avec leurs propres statuts, ce qui ne tardera guère. Et je ne parle pas particulièrement des personnes qui interviennent sur ce blog, mais plus généralement des enseignants (certifiés et agrégés) avec qui j'ai discuté de cette question IRL.

En revanche, dès que vous en parlez hors EN, avec des gens qui savent seulement ce qu'est l'agrégation, et qui ont un peu de bon sens - ou de "common decency" - ces derniers sont le plus souvent scandalisés par une gestion du personnel qu'ils trouvent si calamiteuse.

Ecrit par : TotoWeininger | 29 novembre 2008

-----------------------------------------------------------------------
Il me semble que peu d'agrégés se satisfont d'être nommés dans des collèges. Ceux qui le sont à leur demande ( ils sont peu nombreux, ou me trompé-je ?) en sont satisfaits, bien sûr, pour des raisons diverses. Pour ma part, même quand j'étais certifié (de sciences physiques), je n'étais pas enthousiasmé outre mesure de me trouver en collège, même quand j'avais de bonnes classes.
Que des agrégés soient nommés dans des collèges ou des LEP est un scandale dès lors qu'ils ont demandé à être nommés dans des lycées où leur place se trouve.
Il s'agit bien là d'une dévalorisation du statut d'agrégé. Pour ma part, élève en quatrième, en 1953/1954, j'ai eu un agrégé de lettres. Je n'ai su que plus tard qu'il l'était (j'ignorais, à treize ans, les divers statuts des personnels enseignants, bien sûr, mais pas que les agrégés étaient les professeurs les plus titrés de l'enseignement secondaire, très rares à l'époque, je crois, et qu'ils avaient une espèce d'aura, tant les adultes parlaient d'eux avec respect), alors qu'il n'était plus là, par le professeur de français de troisième. (Je ne me rappelle plus pour quelle raison il nous a dit cela.) Je suppose qu'il enseignait dans ce lycée de Béthune - en classe de quatrième, entre autres - juste après son succès au concours, car il était très jeune. Mais quelle autorité, quelle clarté, quelle qualité ! J'ai perçu la différence avec les autres professeurs de français d'avant et d'après la quatrième, sans vouloir amoindrir le mérite des professeurs non agrégés. Je ne sais si le professeur de français que j'ai eu en seconde et première (de 1955 à 1957) était agrégé, mais il était excellent, lui aussi, et je lui dois beaucoup aussi. (Celui de quatrième m'a appris la grammaire d'une manière inoubliable. Celui de première m'a appris à mettre de l'ordre dans mes idées et a perfectionné mon expression écrite)
Les agrégés devraient être nommés presque exclusivement dans les lycées dans les classes de première et de terminale.
Les agrégés qui demanderaient à être en collège pour se rapprocher de leurs conjoints, ne devraient pas y rester jusqu'à la fin de leur carrière contre leur gré, mais seulement de façon provisoire.
Bien sûr, ce fut le cas du professeur que j'ai eu en quatrième. (Il était vu à la gare de Béthune régulièrement en fin de semaine, pour regagner Paris je crois.) Je sentais qu'il cherchait à "élever le débat", et cela me ravissait. Mais j'étais assez isolé...

Écrit par : Francis Penin | 29 novembre 2008

XD devrait s'inspirer de ce qui se passe ici plutôt que de copier le système finlandais :
Mercredi 26 novembre 2008
"Le fait que la Saxe soit classée en tête par la dernière évaluation internationale de l’OCDE (réalisée en 2006) sur le niveau scolaire en lecture et en mathématiques n’en finit pas d’occuper le débat public allemand. Si l’on regarde de plus près les résultats, on constate même que tous les Länder de l’Est sont, pour la moyenne générale, classés dans les dix premières places. La Thuringe et la Saxe-Anhalt sont au-dessus de la moyenne allemande, comme la Saxe.

Les lanternes rouges sont les Länder du nord-ouest de l’Allemagne : Brême et Hambourg. Pour comprendre ces différentiels, il faut voir que ce qui désavantage certains Länder par rapport à d’autres, c’est l’homogénéité sociale relative de la population scolarisée. Dans les Länder où vivent des enfants d’immigrés mal intégrés, les écarts de résultat sont plus grands : on a affaire à une spécificité de la vieille Allemagne de l’Ouest ; la population des Länder de l’Est est socialement plus homogène et dans leur système scolaire on croit plus à la méritocratie qu’à l’Ouest.

Dans une interview au Spiegel (4/8/2008), Wolfgang Nowak, ancien ministre de l’Education de Saxe, explique en outre que l’une des clés de la réussite a été de refuser absolument de suivre un « modèle » proposé par l’Ouest sous prétexte que cela venait de l’Ouest. Le SPD, explique-t-il, conseillait le collège unique ; la CDU se référait à la réussite des Länder du sud de l’Allemagne, où l’orientation des élèves vers l’enseignement professionnel reste très précoce.

La Saxe a choisi de rénover le système d’enseignement en comptant sur ses propres forces et sans renier ce qu’il y avait de bon dans l’expérience de la RDA. Surtout, les Allemands de l’Est ont eu, dans ce Land, le sentiment de décider par eux-mêmes de leur avenir. Dans tous les cas, ce qui arrive à la Saxe confirme la justesse de l’intuition de Kurt Biedenkopf, l’adversaire de Helmut Kohl au sein de la CDU au moment de la réunification : là où l’ancien chancelier encourageait un système de prise en main par les gens de l’Ouest des nouveaux Länder, Biedenkopf, élu ministre-président de Saxe en 1990, a immédiatement recruté des « Ossies » à côté des « Wessies » et il leur a confié des postes de responsabilité. Dernier élément à mentionner, qui joue un rôle important à l’Est : la dépolitisation des nominations de directeur d’école et de professeur – par rejet du passé communiste."
http://www.marianne2.fr/Ma-semaine-allemande-L-industrie-automobile-crie-Au-secours,-je-peris-!-_a93759.html?PHPSESSID=4e23b991fe69fb50b85d3b2a96950efb
La greffe ne prendra pas et que de temps perdu dans ce cas.
Sic transit...

Écrit par : Philippe | 29 novembre 2008

Jean a écrit : "On naît professeur, on ne le devient pas."
-----------------------------------------------------------------------
Je suis assez d'accord avec cette affirmation qui me rappelle quelque chose.
A vingt ans, en 1960, je me disais (déjà !) : "Quand je vois en quelle piètre estime beaucoup d'élèves tiennent les professeurs, je n'ai pas envie de le devenir." Mais j'aimais expliquer la physique à mes parents, mes frères et sœurs,mes camarades alors que je préparais le baccalauréat. Mais je n'intéressais pas tout le monde ! Cela aurait dû m'alerter... Je ne suis devenu enseignant (maître auxiliaire) qu'à vingt-neuf ans, et j'aimais cela. J'ai eu bien des déboires, mais je n'ai pas cessé d'aimer enseigner.
Reste à savoir si tel est le cas de tous les professeurs...

Écrit par : Francis Penin | 29 novembre 2008

Exclusif !

Nouveau barême de mutation * :

Dans le cadre des discriminations positives de la politique de la Ville, les bilieux ** dûment reconnus par le corps médical bénéficieront dès cette année de 1000 points de bonification pour tout poste à Vichy.

Les bilieux agrégés qui demanderaient uniquement un poste dans un lycée de la ville reçoivent 500 points supplémentaires.

Plus belle la vie à Vichy !

* obtenu grâce à mon lobbying discrètement appuyé dans les bonnes sphères du Moloch.
Qu'est ce qu'on dit à tonton Dugong ?

** les bilieuses enceintes ne peuvent à la fois bénéficier de ces 1000 points et des 1000 points attribué dans le cadre de la circulaire 2549/Moloch/Hépar/Polichinelle/Tiroir.
Non mais !

Écrit par : dugong | 29 novembre 2008

attribués

Écrit par : dugong | 29 novembre 2008

Beau discours en direct de Melenchon sur Public Senat…
JPB

Écrit par : brighelli | 29 novembre 2008

Exclusif !

Nouveau barême de mutation * :

Dans le cadre des discriminations positives de la politique de la Ville, les bilieux ** dûment reconnus par le corps médical bénéficieront dès cette année de 1000 points de bonification pour tout poste à Vichy.

Les bilieux agrégés qui demanderaient uniquement un poste dans un lycée de la ville reçoivent 500 points supplémentaires.

Plus belle la vie à Vichy !

* obtenu grâce à mon lobbying discrètement appuyé dans les bonnes sphères du Moloch.
Qu'est ce qu'on dit à tonton Dugong ?

** les bilieuses enceintes ne peuvent à la fois bénéficier de ces 1000 points et des 1000 points attribué dans le cadre de la circulaire 2549/Moloch/Hépar/Polichinelle/Tiroir.
Non mais !

Ecrit par : dugong | 29 novembre 2008

Bon, d'accord, si je fais la connaissance d'un bilieux, je le lui dirai.

Moi, je viens d'apprendre que je toucherai pas la prime de 400 € promise par le ministre, même si je fais gentiment remonter les résultats des évaluations CE1 de ma classe.
Ils ne sont que 9 et il m'en aurait fallu 15.
Ils l'ont vexé, aussi, avec leur règle de trois. Depuis, il bloque.

Écrit par : catmano | 29 novembre 2008

"Ils l'ont vexé, aussi, avec leur règle de trois. Depuis, il bloque."

La juste prime a été calculée récemment par les ordinateurs du Moloch avec 153 298 décimales.

C'est le bureau des arrondis du service des bouts de chandelle qui est entré en conflit avec la direction des coupes franches.

Il y a eu mort d'hommes.

Le Maître du Moloch s'est énervé et a tranché : 400 € pour tout le monde sauf pour Catmano.

Écrit par : dugong | 29 novembre 2008

Est-il gâteux au point que l'on puisse ainsi lui cacher (un peu) l'évidence?

Ecrit par : TotoWeininger | 29 novembre 2008

Je ne crois pas que C. Lévy-Strauss soit gâteux. En tout cas, il l'est certainement moins que ceux qui le confondent avec une marque de jeans.

Écrit par : Robin | 29 novembre 2008

Jean a écrit : "On naît professeur, on ne le devient pas."

Je suis d'accord avec vous, Jean, mais moi je n'ai pas demandé à naître ! ;-)

Écrit par : Robin | 29 novembre 2008

Un manifeste supplémentaire du sgen :

http://www.expressions-education.fr/?author=4

On y voit notamment CS (de dos) orchestrer ces spécialistes du chancre oral.

Écrit par : dugong | 29 novembre 2008

Ah merci, Dugong !
La manif anti-pédago au Mans le 11 octobre, c'est un grand moment ! Inoubliable ! J'en pleure de rire.
J'y retourne !

Écrit par : catmano | 29 novembre 2008

Je pense, moi aussi, qu'un agrégé ne devrait jamais enseigner en collège contre son gré. Par ailleurs, Jean, on peut tricher avec les programmes de l'EAF. En première, je me rappelle avoir fait, dans le cadre des "objets d'étude", des explications très fouillées de Dom Juan, de Germinal ou des Fleurs du mal.

Écrit par : Sylvie Huguet | 29 novembre 2008

Je me ferai un plaisir en revanche de vous donner des nouvelles de ses progrès en orthographe et de ses déboires de jeune recrutée sur le tas, si elle intervient à nouveau sur le forum.
Ecrit par : c. cru | 29 novembre 2008

Ma remarque était au 2e degré, mais de quel forum s'agit-il, que j'aille y faire un tour, et tenter de m'y rendre utile?
Au fait, on n'embauche pas des retraités pour enseigner la grammaire et l'orthographe aux futurs enseignants? Je postule!

Écrit par : retraitée | 29 novembre 2008

Le forum, c'est celui-ci :
http://forums-enseignants-du-primaire.com/

Et de l'aide, il m'en faudrait là :
http://forums-enseignants-du-primaire.com/index.php?showtopic=183010

Écrit par : c. cru | 29 novembre 2008

Je viens de corriger deux paquets de copies (5ème et 4ème) et je comprends pourquoi la plupart des collègues ne font plus de rédactions. Elles sont impossibles à noter.

J'attends avec une certaine curiosité ce que Darcos va faire en collège. Peut-être va-t-il essayer de faire passer une réforme de la notation, ça serait logique (toujours de son point de vue) et ça va évidemment avec la suppression des redoublements. Il faut aussi qu'il trouve un truc pour tarir l'enseignement du latin (je ne parle pas du grec, c'est déjà fait).

Il attend que les vieux profs (ceux qui sont nés dans les années 50. Vous savez les fameux "statuts") partent à la retraite et il compte sur le "sommeil" des autres.

Le pire, c'est que je comprends fort bien sa logique comptable (le trouille de Bercy) et politique (la trouille des mouvements lycéens).

On lui fait bien de l'honneur en le comparant au cardinal de Retz.

Du temps du cardinal de Retz, les hommes d'Etat ne se réglaient pas exclusivement, comme aujourd'hui, sur "l'opinion publique".

L'adoption du modèle finlandais et non du modèle des landers allemands de l'ex RDA est logique aussi étant donné le contexte français (pédagogisme et massification), mais la France n'est pas la Finlande et je pense que l'on va au devant de graves déconvenues.

Non seulement il va y avoir à plus ou moins long terme un problème de recrutement des "élites" (médecins, ingénieurs, avocats, cadres politiques...) comme ce fut le cas aux Etats-Unis sous Reagan (qui s'en était aperçu et lança un cri d'alarme, comme quoi les cow-boys...), mais aussi des cadres moyens, des artisans, des ouvriers et des techniciens.

Écrit par : Robin | 29 novembre 2008

A propos des postes de PRAG en IUFM.
Que des agrégés veuillent en profiter pour quitter leur collège ou leur lycée est tout à fait normal. Ce qui me semble moins normal, c'est qu'on continue à créer de tels postes. Bien sûr, comme disent Romuald et Christophe Sibille, ils ont toujours existé. Mais les IUFM ont été intégrés, à ce que je crois savoir, dans les Universités. Or l'un des problèmes qui se posent est de savoir ce qu'on va faire des enseignants qui s'y trouvent et qui, bien souvent, n'ont aucun titre leur permettant d'enseigner en Université. Les gens du SNESUP (je ne cherche même pas à savoir ce qu'en disent le SGEN ou l'UNSA) ne cessent de nous enquiquiner avec le sort qui serait réservé à ces formateurs. C'est l'une des raisons pour lesquelles ils ne s'opposent pas vraiment aux "masters professionnels d'enseignement" y compris pour la préparation du CAPES et de l'agrégation : il faut bien leur trouver du travail. On ne peut évidemment envoyer au Goulag tous ces gens en surnombre. Mais on pourrait au moins cesser d'en recruter. D'autant plus qu'il s'agit maintenant d'enseigner en master. Or aucun PRAG ou PRCE de l'Université n'a jamais été autorisé à enseigner en master (tous les masters doivent être "adossés à la recherche" ne cesse de répéter le Ministère). Dans les facs bien réacs comme la mienne (Sorbonne), on n'y tolère même les maîtres de conférence que s'il est vraiment impossible de faire autrement. Je trouve donc que ces recrutements sont assez contradictoires à la fois avec l'intégration des IUFM dans les universités et avec la mastérisation des concours.

Merci à dugong pour son message me concernant. Au moment où Lévi-Strauss (pas de y SVP) a 100 ans, il convenait de rappeler le primat des structures sur les contenus. Le texte de Lévi-Strauss sur l'école dont parlait Anne-Marie Valette se trouve en ligne à partir de la page d'accueil du site de Reconstruire l'Ecole :
http://www.r-lecole.freesurf.fr

Écrit par : Pedro Cordoba | 29 novembre 2008

Beau discours en direct de Melenchon sur Public Senat…
JPB
Ecrit par : brighelli | 29 novembre 2008

je dirai même plus, superbe discours, mais l'entendrons-nous, fût-ce en partie, ce soir aux infos? J'en doute!

Écrit par : retraitée | 29 novembre 2008

** les bilieuses enceintes ne peuvent à la fois bénéficier de ces 1000 points et des 1000 points attribué dans le cadre de la circulaire 2549/Moloch/Hépar/Polichinelle/Tiroir.
Non mais !

Ecrit par : dugong | 29 novembre 2008

En échange, les bilieuses agrégées célibataires, sans enfants qui dmanderaient exclusivement un poste en lycée à Vichy et dont les parents ou les grands-parents auront été décorés de la francisque bénéficieront de 3 000 points supplémentaires.

Écrit par : Robin | 29 novembre 2008

Simplement pour pointer que si on peut parler de l'opposition entre deux terrorismes, à tout prendre il est impossible de les trouver équivalent. Quand nous critiquons à juste titre notre mondialisation libérale, il est à craindre qu'en poussant le raisonnement bien au delà des limites acceptables, nombres idiots utiles s'emploient à tracer un boulevard pour les gars de l'autre bord.
Ecrit par : Roger Felts | 29 novembre 2008

Comme le dit souvent Sibille, entre deux maux, il faut choisir le moindre.
Mais n'est-ce pas alors faire le choix d' entrer dans une spirale de résignation, comme si on n'avait rien à défendre, au lieu de résister, lutter pour refuser les compromissions de la double pensée et pour garder la tête haute ?

Écrit par : Amélie | 29 novembre 2008

moi aussi je trouve que les agrégés ne devraient pas être affectés en collège.

Ecrit par : Jeremy | 29 novembre 2008

Il faudrait leur laisser la liberté d'être en lycée ou en collège.

Ecrit par : Jean

-> Moi aussi je trouve que les agrégés ne devraient pas être affectés en collège contre leur gré.


"A propos des postes de PRAG en IUFM. [...]
Aucun PRAG ou PRCE de l'Université n'a jamais été autorisé à enseigner en master (tous les masters doivent être "adossés à la recherche" ne cesse de répéter le Ministère). Dans les facs bien réacs comme la mienne (Sorbonne), on n'y tolère même les maîtres de conférence que s'il est vraiment impossible de faire autrement."

Il me semble pourtant évident que tous les Prce, Prag, MdC et PU seront titulaires de leur poste en fac dès 2009, non ? C'est déjà le cas actuellement : Eric Hoppenot, par exemple, formateur à l'IUFM de Paris, est ainsi présenté : "Eric Hoppenot. Professeur de Lettres à l’IUFM de Paris IV / Sorbonne". Actuellement, les enseignants des IUFM n'enseignent qu'à bac +4 et bac +5, il semble donc normal qu'ils enseignent maintenant en master. Ils ont doublé par la droite les milieux universitaires encroutés et sclérosés, dirigés par des P.U. par définition réacs et consevateurs, qui ont juste eu la force de creuser leur propre tombe, et celle des autres.

Je ne vous cache pas que je n'ai aucun sentiment pour le système universitaire qui s'écoule, et que je suis presque reconnaissant aux IUFM de le mettre à moitié par terre. La fac est délabrée comme un égooût, c'est normal que les rats l'envahissent. C'est juste dommage d'y jeter le bébé avec l'eau du bain.

Écrit par : Jeremy | 29 novembre 2008

Salut tout le monde ! J'ai fini ma journée et j'arrive pour vous lire. u boulot !

Écrit par : dobolino | 29 novembre 2008

[...]pour le système universitaire qui s'écoule

Ecrit par : Jeremy | 29 novembre 2008

qui s'écroule?

Remarquez, non, vous avez raison : il s'est liquéfié depuis longtemps.

Écrit par : TotoWeininger | 29 novembre 2008

Bon anniversaire !!

Ecrit par : yann | 29 novembre 2008

Bon anniversaire !!

Ecrit par : yann | 29 novembre 2008

Oui, bon anniversaire !!!

Ecrit par : catmano | 29 novembre 2008
Merci les gars ! Ça a été ma fête aujourd'hui ! J'ai passé au moins vingt mètres de fil et un mètre cube d'oxygène.
J'vais pouvoir me racheter des robes Thierry Mügler sans affamer mes enfants et jeter mes pièces d'or .

Écrit par : dobolino | 29 novembre 2008

Elle est enfin majeure ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 29 novembre 2008
Plutôt crever !
Remarquez qu'au PS, ils m'ont laissé voter. Quand je veux, je peux faire impression.

Écrit par : dobolino | 29 novembre 2008

Admirable texte de Claude Lévi-Strauss :


"Que, dans ce monde de facilité et de gaspillage, l’école reste le seul lieu où il faille prendre de la peine, subir une discipline, essuyer des vexations, progresser pas à pas, vivre, comme on dit, « à la dure », les enfants ne l’admettent pas parce qu’ils ne peuvent plus le comprendre. D’où la démoralisation qui les gagne, à souffrir toutes sortes de contraintes auxquelles la société et le milieu familial ne les ont pas préparés, et les conséquences parfois tragiques de ce dépaysement."

Bien vu.

"Il faut suivre sa pente, pourvu que ce soit en montant." (André Gide)

Au fond, il n'y a que deux positions possibles face à l'école ( la "troisième voie" rejoignant celle de Lévi-Strauss) : suivre la pente en descendant (c'est celle du ministre, de Meirieu et de ses émules, de la FCPE, des néo-libéraux, des socialistes tendance Royal...) et celle de Lévi-Strauss : suivre la pente en montant...Et comme il est plus facile de descendre que de monter.

Écrit par : Robin | 29 novembre 2008

Dobolino, "aiguilles à tricoter" ! Vous n'avez pas honte ? Et la solidarité féminine, qu'en faites-vous ?

JPB

Ecrit par : brighelli | 29 novembre 2008
Putain ! Si l'usage de l'aiguille à tricoter ne relève pas de la plus pure solidarité féminine, c'est qu'il n'y a jamais eu de solidarité féminine.

Écrit par : dobolino | 29 novembre 2008

Dobolino, "aiguilles à tricoter" ! Vous n'avez pas honte ? Et la solidarité féminine, qu'en faites-vous ?

JPB

Ecrit par : brighelli | 29 novembre 2008
Putain ! Si l'usage de l'aiguille à tricoter ne relève pas de la plus pure solidarité féminine, c'est qu'il n'y a jamais eu de solidarité féminine.

Ecrit par : dobolino | 29 novembre 2008

Pour le scrutateur, il s'agit bien d'un embryon de signal pertinent ! Les femmes françaises ne sont pas prêtes à renoncer à leurs droits sur leur utérus et leur hymen et à voir réviser les lois sur la légalisation de la contraception et de l'avortement. Non au voile !

Écrit par : dobolino | 29 novembre 2008

Le texte de Lévi-Strauss sur l'Ecole indiqué par Anne-Marie Valette et Pedro Cordoba est à rapprocher d'un autre, sur la disparition du "métier" dans la peinture qui figure également, il me semble, dans "Regards éloignés".

Écrit par : Robin | 29 novembre 2008

Excusez-moi, messieurs les sérieux, je me défoule ...

Écrit par : dobolino | 29 novembre 2008

Allons, allons, Roger!
Christophe Alévêque garde une rancune tenace à Philippe Val de son attitude lors de "l'affaire Font". C'est ce qui justifie son animosité vis à vis de lui, (avec, en plus, le fait d'avoir été refusé comme chroniqueur à "Charlie" au début de sa reparution, en 1992).
Je connais personnellement Alévêque depuis dix ans, Val depuis trente ans, et si j'ai une petite idée sur les qualités humaines des uns et des autres, je ne mets aucunement en doute leurs convictions politiques.
Essayez de moins parler de choses que vous connaissez assez peu, finalement. Si vous ne savez pas, demandez-moi!

Dans votre animosité à mon égard, vous êtes encore pire que les deux "ex" auxquelles je faisais référence un peu plus haut, finalement!
Un amour déçu?
Je ne vois guère autre chose qui puisse valoir une telle attitude de votre part! :-)

Écrit par : Christophe Sibille | 29 novembre 2008

Pour filer la métaphore de la pente, il faudra bien aussi se résigner à la continuation du déclin de la France et à la perte du 4 ème rang international qu'elle avait du temps du général de Gaulle (on le voit bien avec A. Merkel que N. Sarkozy n'impressionne pas du tout), déclin qui va évidemment de pair avec la destruction de son système d'enseignement.

Écrit par : Robin | 29 novembre 2008

Excusez-moi, messieurs les sérieux, je me défoule ...

Ecrit par : dobolino | 29 novembre 2008

Sachez, Madame, que ce blog n'est pas une cour de récréation ! ;-)

Écrit par : Robin | 29 novembre 2008

"Les gens du SNESUP (je ne cherche même pas à savoir ce qu'en disent le SGEN ou l'UNSA) ne cessent de nous enquiquiner avec le sort qui serait réservé à ces formateurs. C'est l'une des raisons pour lesquelles ils ne s'opposent pas vraiment aux "masters professionnels d'enseignement" y compris pour la préparation du CAPES et de l'agrégation : il faut bien leur trouver du travail."

Ecrit par: Pedro Cordoba

Pedro, c'est justement la raison pour laquelle il aurait fallu s'opposer à cette masterisation!
Personnellement, (et je ne suis pas le seul), je pense que je suis parfaitement légitime pour enseigner la musique et le théâtre à des "bac + 3" chargés d'enseigner ces disciplines à l'école primaire, et n'ayant, en ce qui concerne ces disciplines, que des connaissances qui datent de la troisième, (pardon, Manu). A part quelques licenciés en musicologie, dont la culture générale assez faible m'a souvent fait me poser des questions quant à la fac, (merci, Jeremy).
Pour ce qui est d'enseigner en master, n'en ayant pas moi-même, j'ai un léger doute, du moins sur le plan de la logique institutionnelle!

Écrit par : Christophe Sibille | 29 novembre 2008

Je connais personnellement Alévêque depuis dix ans, Val depuis trente ans, et si j'ai une petite idée sur les qualités humaines des uns et des autres, je ne mets aucunement en doute leurs convictions politiques

Ecrit par : Christophe Sibille | 29 novembre 2008

Mais Christophe, on peut être un très chic type et Alévêque l'est sûrement,( je le vois gentil et bon vivant) et faire des sketches pathétiques ! Je l'avais vu à ses débuts, avant qu'il ne se donne ces airs d'artiste engagé ; il était bien plus marrant !

Écrit par : Amélie | 29 novembre 2008

"Mais Christophe, on peut être un très chic type".

Ecrit par : Amélie | 29 novembre 2008


Certainement! Je suis même presque sûr que Roger en est un aussi!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 29 novembre 2008

"il faut bien leur trouver du travail."

- Apporter des nems aux mandarins ?

- s'investir dans le transdisciplinaire : triage de lentilles, le matin dans un labo d'optique, l'après midi dans un labo de l'INRA.

Quoi d'autre ?

Écrit par : dugong | 29 novembre 2008

Bon anniversaire dobolino, d'autant que nous partageons une excellente année (19*9 me semble-t-il ?)

Écrit par : victor | 29 novembre 2008

"Bon anniversaire dobolino, d'autant que nous partageons une excellente année (19*9 me semble-t-il ?)"

Bon anniversaire !

Quand même, juste trop jeunes pour vous rappeler de la révolte de Kronstadt, c'est rageant !

Écrit par : dugong | 29 novembre 2008

"Pour ce qui est d'enseigner en master, n'en ayant pas moi-même, j'ai un léger doute, du moins sur le plan de la logique institutionnelle!
Ecrit par : Christophe Sibille"

Bah, Chrsitophe, si vous saviez !

Oh là là, si vous aviez ! D'ailleurs, quand on se verra, c'est-à-dire la prochaine fois que vous monterez à Paris et que vous me préviendrez juste avant, je vous en raconterai de belles, voire de très belles. Et là, vous vous sentirez même habilité à enseigner en thèse.

Écrit par : Jeremy | 29 novembre 2008

Bon anniversaire Dobolino...de la part d'un qui a participé à la révolte de Kronstadt et qui remettrait bien ça ! ;-)

(Rappelons que cette "maladie infantile du communisme" fut radicalement "guérie" par le Dr. Léon Trotski.)

Écrit par : Robin | 29 novembre 2008

TrotskY !

Le nom de la ville russe de Kronstadt est associé à une révolte de la population de Kronstadt contre le pouvoir bolchevique en mars 1921.

Les révoltés étaient notamment des marins révolutionnaires qui revendiquaient un pouvoir à des conseils libres de déterminer le déroulement de la révolution, et non plus au parti bolchevique. La révolte fut écrasée par une intervention militaire décidée par le pouvoir bolchevique, qui fut suivie d’une répression des insurgés. Il s'agit d'un litige entre socialistes-révolutionnaires, anarchistes et bolcheviques, les premiers considéraient la révolte de Kronstadt comme légitime émanant du peuple, pouvant déboucher sur une démocratie directe, fédérale, réelle et les derniers la présentaient comme « bourgeoise » et risquant de déboucher sur une invasion des armées blanches.

Écrit par : Robin | 29 novembre 2008

J'ai découvert (grâce à ce blog) le merveilleux Max Rouquette. Je viens de découvrir quelqu'un de tout aussi extraordinaire (j'en ai pleuré d'émotion et d'admiration en l'écoutant sur France-Culture l'autre jour : Marcelle Delpastre.

Quelqu'un en a-t-il entendu parler ?

Marcelle Delpastre : Lo chant de la terra

Zo vos dise, perfum, passarai tala 'na ombra.
E pus redde qu’un fum passarai tras lo riu.

L'arcana dins lo ciau durara mai que ieu.
E n'ai pas tant de temps coma l'aur de la ròsa.

Zo te dise, mar prionda, e sorda a mos prepaus,
Zo te dise, me'n vau – a penas si 'riebe.

Un rire de luna sus la cresta d'una onda,
E l'ai pas vist 'chabar. Un rai dins 'na gota d'aiga.

Ai l'atge, o es pertant ai l'atge de l'estiala.
E la solelh m'a coat dempuei lo primier jorn.

E la terra m'a portat, e me laschara pas,
Que lo fuec li cremava lo ventre.

E l'aiga m'a menat davant que fugués l'aiga
e que lo vent fugués lo vent. En la negror dau temps
ieu germenave. Que sui faugiera, aubre mai blat.
Que sui la peira e sa poussiere, e l'arma que lai duerm.

Que sui lo rire, la raior, la dança, e lo sang de l'eternitat.

Je vous le dis, parfum, je passerai telle une ombre.
Plus vite qu’un brouillard je passerai près du ruisseau.

L'arc-en-ciel dans le ciel durera plus que moi.
Et je n'ai pas autant de temps que l'or des roses.

Je te le dis, mer profonde et sourde à mes propos,
je te le dis, je pars – à peine si j'arrive.

Un rire de lune sur la crête d'une vague,
Je n'en vois pas la fin. Un rayon dans la goutte d’eau.

J'ai l'âge, oui pourtant j'ai l'âge de l’étoile,
le soleil m'a couvé depuis le premier jour.

La terre m'a porté, elle ne me lâchera pas,
que le feu ne lui brûle le ventre.

L'eau m'a mené avant que d'être l'eau,
que le vent fût le vent. Dans la noirceur du temps
je germais. Je suis fougère, arbre et blé.
Je suis la pierre et sa poussière, l'âme qui dort dedans.

Je suis le rire, la lumière, la danse, et le sang de l'éternité.

Marcelle Delpastre, extrait de Paraulas per questa terra
(édicions dau chamin de Sent-Jaume)

Écrit par : Robin | 29 novembre 2008

Bon anniversaire dobolino, d'autant que nous partageons une excellente année (19*9 me semble-t-il ?)

Ecrit par : victor | 29 novembre 2008

"Bon anniversaire dobolino, d'autant que nous partageons une excellente année (19*9 me semble-t-il ?)"

Bon anniversaire !

Quand même, juste trop jeunes pour vous rappeler de la révolte de Kronstadt, c'est rageant !

Ecrit par : dugong | 29 novembre 2008

Hélas ! Mais j'ai "fait" Russe première langue (carte scolaire oblige ! ) et l'idole de mes treize ans, mon grand amour, fut Sergueï Iessenine.

Écrit par : dobolino | 29 novembre 2008

Ah !!! S.D. contre S.R. ! Toute ma jeunesse enfuie à l'heure de la ménopause !
1959 ! Osons !

Écrit par : dobolino | 29 novembre 2008

C'est aussi l'anniversaire de notre copain Philippe, si je ne m'abuse ?
Cé ki ke vous préférez, Dobo, Chirac ou Meirieu ???????????????

Écrit par : dobolino | 29 novembre 2008

Не жалею, не зову, не плачу,
Все пройдет, как с белых яблонь дым.
Увяданья золотом охваченный,
Я не буду больше молодым.

Ты теперь не так уж будешь биться,
Сердце, тронутое холодком,
И страна березового ситца
Не заманит шляться босиком.

Дух бродяжий! ты все реже, реже
Расшевеливаешь пламень уст
О, моя утраченная свежесть,
Буйство глаз и половодье чувств!

Я теперь скупее стал в желаньях,
Жизнь моя, иль ты приснилась мне?
Словно я весенней гулкой ранью
Проскакал на розовом коне.

Все мы, все мы в этом мире тленны,
Тихо льется с кленов листьев медь...
Будь же ты вовек благословенно,
Что пришло процвесть и умереть.
1921

Écrit par : dobolino | 29 novembre 2008

Art de la drague
L’art de la drague


« On n’est pas sérieux quand on a dix-sept ans », disait Rimbaud. Anthony avait l’œil qui pétillait, mais derrière la provocation assumée de sa question, j’ai discerné une interrogation plus essentielle — l’informulé trouve toujours sa voie, n’est-ce pas…
... / ...
Et pour commencer, Anthony, mon cher, dites dorénavant « séduire » au lieu de « draguer » !


Jean-Paul Brighelli





Я не буду больше молодым...

Écrit par : dobolino | 29 novembre 2008

Bon je suis bien d'accord avec vous pour une fois. C'est plus facile de draguer les khâgneuses avec un peu de littérature que des équations de diffusion... Mais je pense que vous avez une approche biaisée de la chose, elles savent bien moins de chose qu’elles n’en n’ont l’air, j’ai appris il y a quelque mois à une de ces demoiselle ce que saltimbanque voulait dire ce qui nous à fait beaucoup rire… (et, oui j’aime bien les points de suspension).
P.E.

Écrit par : Paul Elziere | 29 novembre 2008

Message de ma fille, Alice, élève de Troisième:
" Joyeux anniversaire, Philippe ! En espérant que vous creviez avant que mes enfants arrivent au collège parce qu'on en a marre des classes "hétérogènes" ou de vos soi-disants classes "homogènes" ".
Mon fils: "Bon anniversaire ! ".

Écrit par : dobolino | 29 novembre 2008

Bon je suis bien d'accord avec vous pour une fois. C'est plus facile de draguer les khâgneuses avec un peu de littérature que des équations de diffusion... Mais je pense que vous avez une approche biaisée de la chose, elles savent bien moins de chose qu’elles n’en n’ont l’air,
Ecrit par : Paul Elziere | 29 novembre 2008

Pour sûr, pauvres chouquettes ! Plus ignorantes que des rosières !

Écrit par : dobolino | 29 novembre 2008

Dobolino, vous resterez toujours jeune!
Je n'ai pas encore réussi à trouver le clavier cyrillique donc impossible de vous répondre dans cette langue que j'affectionne autant que vous...
et très bon Anniversaire!

Écrit par : Saperlipopette | 29 novembre 2008

Trouvé sur Wikipedia:
" Philippe Meirieu, né le 29 novembre 1949 à Alès, est un pédagogue français, inspirateur de réformes pédagogiques (instauration des modules au lycée ainsi que des IUFM au début des années 1990).

"
Merde ! Dans dix ans, j'aurai son âge d'aujourd'hui ! J'espère que je n'aurai pas la moustache ad hoc !
Franchement, dix ans, ça fait une sacrée différence !

Écrit par : dobolino | 29 novembre 2008

Dobolino, vous resterez toujours jeune!
Je n'ai pas encore réussi à trouver le clavier cyrillique donc impossible de vous répondre dans cette langue que j'affectionne autant que vous...
et très bon Anniversaire!

Ecrit par : Saperlipopette | 29 novembre 2008

Merci et un lien :
http://www.recherches-slaves.paris4.sorbonne.fr/Ressources/Clavier.htm

Écrit par : dobolino | 29 novembre 2008

C'est aussi l'anniversaire de notre copain Philippe, si je ne m'abuse ?
Cé ki ke vous préférez, Dobo, Chirac ou Meirieu ???????????????

Ecrit par : dobolino | 29 novembre 2008

Vous oubliez mon neveu Raphaël, 21 ans !
Happy birthday !

Écrit par : Amélie | 30 novembre 2008

Naulleau vient de dire à Peillon (agrégé de philo ), qui est un type très bien :" Je me demande ce que vous venez faire dans ce merdier ( le PS )!"

Écrit par : Amélie | 30 novembre 2008

@ Christophe Sibille écrit :
« Allons, allons, Roger!
Christophe Alévêque garde une rancune tenace à Philippe Val de son attitude lors de "l'affaire Font". C'est ce qui justifie son animosité vis à vis de lui, (avec, en plus, le fait d'avoir été refusé comme chroniqueur à "Charlie" au début de sa reparution, en 1992).
Je connais personnellement Alévêque depuis dix ans, Val depuis trente ans, et si j'ai une petite idée sur les qualités humaines des uns et des autres, je ne mets aucunement en doute leurs convictions politiques.
Essayez de moins parler de choses que vous connaissez assez peu, finalement. Si vous ne savez pas, demandez-moi!
Dans votre animosité à mon égard, vous êtes encore pire que les deux "ex" auxquelles je faisais référence un peu plus haut, finalement!
Un amour déçu?
Je ne vois guère autre chose qui puisse valoir une telle attitude de votre part ! »

@ Amélie commente :
« Mais Christophe, on peut être un très chic type et Alévêque l'est sûrement,( je le vois gentil et bon vivant) et faire des sketches pathétiques ! Je l'avais vu à ses débuts, avant qu'il ne se donne ces airs d'artiste engagé ; il était bien plus marrant ! »

@ Sibille en rajoute :
« Certainement! Je suis même presque sûr que Roger en est un aussi !!! »

Je crois que je vais devoir enlever quelques illusions à Christophe Sibille : si une partie de mes interventions lui apparaissent centrées sur sa petite personne, ce n'est pas à la suite d'une déception amoureuse (qui, sur la base de ce qu'il écrit sur ce blog, pourrait avoir ne serait-ce qu'un zeste d'idéalisation à son égard ?), ou parce que je serai un chic type déguisé en mauvais garçon et qui pour le faire croire, prendrait du plaisir à dire du mal de lui… Cette psychologie de merde peut être une composante du discours sibillin, mais en aucun cas, ce qui peut guider mon attitude.
Cette “fixation” sur Sibille correspond à la reconnaissance qu'il possède une qualité extraordinaire. Christophe Sibille est exemplaire ! Il est sur ce blog, le meilleur exemple de l'idéologie boboisante de la gôche de ces trente dernières années. Celle qui a permis que l'on passe de cette apparente vérité : nous avions en France la droite la plus bête du monde, à cette autre vérité énoncée récemment par un des leaders de cette droite : “Nous avons gagné la bataille idéologique contre la gauche”. C'est pour cela que dans ce que j'écris et qui le concerne, il y a toujours un lien avec une ou plusieurs des tares ayant transformé la gauche, celle du peuple en gôche boboisante salonarde-aubervillieriste. C'est la dimension “universaliste” de Sibille qui m'autorise à insister sur ce cas si particulier.
Un exemple, il me fait la leçon : je parle de chose que je ne connais pas. Lui qui connaît Val depuis 30 ans et Alévêque depuis 10 ans connaît leurs “qualités” humaines et peut écrire “Si vous ne savez pas, demandez-moi !” Prototype du discours imbécile. La connaissance de Val et d'Alévèque, personnages qui m'intéressent exclusivement au niveau de leur fonction médiatique, c'est ce qu'ils en font. Val, directeur de Charlie-hebdo et successeur du Professeur Choron a licencié Siné. Rien qu'en entendant ce résumé de sa vie en deux lignes, on pouffe… Alévèque est l'auteur d'un monologue de plusieurs minutes sur le 11 septembre. Rien qu'en l'entendant, on souffre !

Écrit par : Roger Felts | 30 novembre 2008

Roger, allez vous coucher ! Il est tard…
JPB

Écrit par : brighelli | 30 novembre 2008

Et moi j'ai attendu ( comme d'habitude, en pareille occasion ) que les musulmans modérés qui sont parait-il si nombreux chez nous, manifestent ou publient un communiqué pour condamner les attentats de Bombay, ne serait-ce que pour nous rassurer. RIEN!

Il est vrai que le 11 septembre, ils avaient plutôt poussé des cris de joie ! Donc, ne nous plaignons pas !

C'est un peu cette joie morbide qu'on entend résonner dans le sketch d'Alévêque . Voilà pourquoi certains n'ont pas envie de rire avec lui .

Écrit par : Amélie | 30 novembre 2008

Amélie, allez vous coucher — il est tôt…
JPB

Écrit par : brighelli | 30 novembre 2008

Amélie, allez vous coucher — il est tôt…
JPB

Ecrit par : brighelli | 30 novembre 2008

JPB, vous n'avez pas sommeil, vous montez la garde, ou bien vous corrigez des copies, vous aussi ?

Écrit par : Amélie | 30 novembre 2008

Les trois, mon enfant…
JPB

Écrit par : brighelli | 30 novembre 2008

« Marcelle Delpastre.
Quelqu'un en a-t-il entendu parler ? »
Robin | 29 novembre 2008

Pour habiter pas très loin de sa ferme de Germont, je la connaissais.
Un immense poète lyrique ; le plus grand poète limousin depuis les troubadours, dit avec raison Jan dau Melhau.

Écrit par : Tailleboudin | 30 novembre 2008

Roger Felts vient d'inventer la psychiatrie par le web... Encore plus fort que le tennis par correspondance, (non, ce n'est pas un contrepet).
Vous avez une fille qui s'appelle Alice, Dobolino? Bienvenue au club!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 30 novembre 2008

"Et moi j'ai attendu ( comme d'habitude, en pareille occasion ) que les musulmans modérés qui sont parait-il si nombreux chez nous, manifestent ou publient un communiqué pour condamner les attentats de Bombay, ne serait-ce que pour nous rassurer. RIEN!

Il est vrai que le 11 septembre, ils avaient plutôt poussé des cris de joie ! Donc, ne nous plaignons pas !

C'est un peu cette joie morbide qu'on entend résonner dans le sketch d'Alévêque . Voilà pourquoi certains n'ont pas envie de rire avec lui ."

Ecrit par : Amélie | 30 novembre 2008

J'en ai entendu une ce matin, sur RTL. Très indignée.
Les musulmans laïcs et-ou modérés ont crié leur joie le jour du 11 septembre? Alors là, Amélie, ça devient grave.
Et j'entends plutôt le monologue de Christophe Alévêque comme un cri d'impuissance jeté à la face de la connerie humaine. Ce qui pourrait être le point commun à tous les humoristes d'aujourd'hui dignes de ce nom, (en l'occurrence, "l'impolitesse du désespoir"?)
Jean-Paul a raison, vous-même, (ainsi que Roger), devriez veiller un peu moins.

Écrit par : Christophe Sibille | 30 novembre 2008

Roger Felts, quand même, vous pourriez reconnaître une bonne fois pour toutes que, si vous m'asticotez, c'est uniquement parce que j'avais pointé chez vous une contradiction entre vos propos en apparence très élaborés, et même "chiadés", et une orthographe pour le moins défaillante. Cela vous avait un peu vexé.
J'ai eu tort. Comme le jour où, un peu agacé, (agacement légitime, vu la teneur de certains propos tenus là-bas, et la manière dont certains contradicteurs extrêmement modérés* étaient systématiquement et méchamment renvoyés dans les cordes) j'avais demandé sur le site "lire et écrire" si le modérateur ne pouvait pas limer les gonades de Toto, le pitt-bull d'Anne-Marie Valette.
Bon, j'ai certainement eu tort dans les deux cas. Mea culpa.

*Et, là, je ne parle pas de moi.

Écrit par : Christophe Sibille | 30 novembre 2008

Superbe poème de Marcelle Delpastre, que je ne connaissais pas. Merci de l'avoir cité, Robin !

Écrit par : Sylvie Huguet | 30 novembre 2008

[...]mais la France n'est pas la Finlande et je pense que l'on va au devant de graves déconvenues.

Non seulement il va y avoir à plus ou moins long terme un problème de recrutement des "élites" (médecins, ingénieurs, avocats, cadres politiques...) [...], mais aussi des cadres moyens, des artisans, des ouvriers et des techniciens.

Ecrit par : Robin | 29 novembre 2008

Détails insignifiants que tout cela! A quoi bon produire des élites, il suffit de les inviter! Il faut pour cela revoir de fond en comble notre mode de sélection. Remplaçons donc nos concours archaïques et poussifs par une méthode plus fine et plus élégante : le bal des débutant(e)s. Et pour ceux qui douteraient de la puissance attractive de notre capitale, voici une nouvelle qui les rassurera :

"Les acteurs Bruce Willis et Alain Delon ont ouvert, au bras de leurs filles respectives, le Bal des Débutantes de Paris, dans la nuit de samedi à dimanche à l'hôtel de Crillon, a constaté un journaliste de l'AFP.

Selon une tradition aristocratique millénaire instituée en Grande-Bretagne, des jeunes filles de la "bonne société" font ainsi leur "entrée dans le monde".

Le Bal des Débutantes de Paris a été classé par le magazine Forbes parmi les dix événements mondains internationaux annuels.

Peu après minuit, sous les ors du Crillon, Alain Delon a invité Bruce Willis ouvrir le bal aux bras d'Anouchka Delon, 18 ans, en Elie Saab, et Scout Larue Willis, 19 ans, en Christian Lacroix, sur la valse de Nino Rota, musique originale du " Guépard ", le film de Visconti dont l'acteur français joue le personnage principal.

Alain Delon et Bruce Willis ont rapidement échangé leurs filles sous les applaudissements des 300 invités triés sur le volet et le regard ému de Rosalie Van Bremen et Demi Moore, les mères d'Anouchka et de Scoot Larue. Divorcés, les parents avaient tenu à se retrouver pour cette occasion particulière. Demi Moore était accompagnée par son actuel époux, l'acteur Ashton Kutcher.

"Je suis très heureux et fou de bonheur" a confié à la presse Alain Delon, visiblement transporté par l'événement.

Interrompu en 1968, le Bal des " debs " de Paris est donné à nouveau depuis 1990. Cette année, l'événement était au profit de la fondation Mélita Bern-Schlanger en faveur de la recherche sur le diabète insulino-dépendant.

Pour la première fois, des débutante égyptiennes et philippines étaient présentes. Outre Scout Larue Willis, les Etats-Unis étaient représentés aussi par Billie Lourd, fille de l'actrice Carie Fisher et petite-fille de Debbie Reynolds.

Sokhna Ndour, 17 ans, fille du chanteur Youssou Ndour, représentait le Sénégal. Chelsea Chau, arrière petite-fille de Sir Chau Sik-nin, défendait les couleurs de la Chine. L'Italie était représentée par Gloria Rizzo, fille du photographe Willy Rizzo, et la jeune comtesse Tatiana de Pahlen, fille de Marguerita Agnelli, dans une robe Versace.

Côté Français aussi, Jean Rochefort présentait sa fille, Clémence, 16 ans. Le gotha européen était représenté notamment par India Oxenberg, petite-fille de la princesse Elizabeth de Yougoslavie.

Le secrétaire d'Etat à l'Outre-Mer Yves Jego et son collègue aux Affaires européennes Jean-Pierre Jouyet comptaient parmi les nombreuses personnalités présentes."

AFP 30.11.08 | 01h52


Il reste ainsi au moins un domaine de l'activité humaine où nous figurons dans le TOP 10 mondial. Puissent les universités françaises s'inspirer de ce bel exemple.

Écrit par : TotoWeininger | 30 novembre 2008

A ce bal des debs, y avait-il un(e) vétrinaire garant de la bonne tenue sanitaire de la chose ?

Écrit par : dugong | 30 novembre 2008

Superbe poème de Marcelle Delpastre, que je ne connaissais pas. Merci de l'avoir cité, Robin !

Ecrit par : Sylvie Huguet | 30 novembre 2008

Tentez aussi Max-Philippe Delavouët ("Cantico pèr lo blad" / "Cantique pour le blé"), - côté de la Provence.
Et puis ici, encore: http://www.cardabelle.fr/occitan.htm

La choucroute alasacienne d'hier midi me pèse encore....

Écrit par : Pendariès | 30 novembre 2008

"Cantique pour le blé".

Ecrit par : Pendariès | 30 novembre 2008

Il va falloir aller le chanter sous les fenêtres de Darcos! Peut-être cela réussira t-il à stopper les réformes en cours, dont le blé est le seul moteur?

Écrit par : Christophe Sibille | 30 novembre 2008

Я не буду больше молодым...

Ecrit par : dobolino | 29 novembre 2008

С ДНЕМ РОЖДЕНИЯ !

A paru il y a quelques années aux éditions La Différence le "Journal d'un Poète". Les poèmes sont en bilingue et traduits par Christiane Pighetti.
C'est le meilleur ouvrage qu'on puisse trouver en français sur Essénine.

Je vous recommande aussi le CD d'Elena Frolova "Zerkalo". Elle y chante merveilleusement quelques poèmes d'Essénine, de Brodsky, de Nabokov en plus des siens.

"J'accepte ce qui fut, et ce qui ne fut pas.
En ma trentième année, je n'ai qu'un regret :
avoir de ma jeunesse exigé trop peu,
à m'égarer dans les vapeurs de troquets". (Есенин)

Écrit par : buntovchik | 30 novembre 2008

Amélie, vous ne pouvez pas caricaturer 68 d'un revers de souris. Il y avait de tout en ces temps-là, y compris une flopée de gens très intelligents — les Situationnistes, par exemple. Vous ne pouvez pas tout assimiler aux Jeunesses Ouvrières Chrétiennes où militait Meirieu, et qui ont effectivement donné les gros bataillons de la Vie / Télérama / Le Monde, ces trois Pravdas de la pensée unique politiquement correcte.

Ecrit par : brighelli | 29 novembre 2008


Vous oubliez, Jean Paul, la création de la "Nouvelle Droite" deux mois avant mai 68. Un courant qui, avec les revues Krisis et Nouvelle Ecole et le magazine Elements, n'a cessé de se développer grâce au brillant esprit qu'est Alain de Benoist. Une Nouvelle droite ainsi baptisée par les médias et qui, si on la lit régulièrement, apparaît quasi inclassable. A ce jour, Element est le magazine le plus intelligent dans la presse française !

Écrit par : Hum...hum... | 30 novembre 2008

wiki pour sibille
........réactions beaucoup moins emphatiques d'une partie de la population mondiale, de certains intellectuels et partisans de l'extrême gauche ; en France, les délégués et militants de la CGT présents à la fête de l'Humanité des 15-16 septembre 2001 refusèrent de s'associer aux trois minutes de silence en hommage aux victimes.
réactions partagées de personnes qui observent que les quelques trois mille victimes aux États-Unis qui, selon eux, méritent leur respect, ont cependant un impact médiatique sans commune mesure avec celle des victimes de terrorisme en Afrique ou ailleurs, et notamment celles du génocide au Rwanda pour lesquels 800 000 morts n'a jamais provoqué de telles manifestations ;
réactions de joie d'une partie de la population mondiale allant jusqu'à la proclamation d'une « victoire contre l'impérialisme américain » par certains groupes ou certaines populations, notamment dans de nombreux pays musulmans mais également en Amérique latine et Asie du Sud-Est.......

Écrit par : pravda | 30 novembre 2008

J'en ai entendu une ce matin, sur RTL. Très indignée.
Les musulmans laïcs et-ou modérés ont crié leur joie le jour du 11 septembre? Alors là, Amélie, ça devient grave.
Ecrit par : Christophe Sibille | 30 novembre 2008

Une sur 6 millions, c'est bien, réjouissons-nous ! Cela confirme ce que dit Sifaoui dans le texte que j'ai posté !

Le 11 septembre, évidemment, il n'y avait pas les caméras de FR2 dans les banlieues ni dans les rues où on entendait ces manifestations de joie ! Vous allez me dire que, sans doute, ceux que j'ai entendus, fêtaient l'anniversaire de Dobolino, Chirac et Meirieu avec un peu d'avance ?


Mohamed SIFAOUI

"J'aimerais bien que les musulmans, notamment les religieux, qu'ils soient de la Mosquée de Paris ou de l'UOIF, qu'il soient en djellaba ou en costard cravate, j'aimerais bien qu'ils me donnent une explication claire, cohérente et logique qui me permettrait de dormir en paix et de comprendre leur silence au lendemain des attentats de Londres, Madrid, New York, Charm Echeïkh, Istanbul, Alger, Casablanca, Bali, Djerba et j'en passe. Pourquoi sont-ils si silencieux lorsque des "illuminés", nous dit-on, menacent Redeker et si prompts à poursuivre en justice Charlie Hebdo pour un simple coup de crayon ? Pourquoi organisent-ils, ou laissent-ils s'organiser, des manifestations pour le voile et devenir subitement boiteux lorsqu'il s'agit de manifester contre la barbarie terroriste qui s'applique au nom de l'islam donc en leur nom aussi ? Il est temps de rompre avec les thèses bien-pensantes. Les "musulmans modérés" ou plutôt les musulmans laïcs existent. Mais ils n'existent vraiment que lorsqu'ils exprimeront leur condamnation claire et limpide à l'égard de l'intégrisme qui tue, menace, lapide, harcèle, intimide, viole, pille, violente tout en préférant l'obscurantisme à la lumière, l'archaïsme à la modernité et la mort à la vie."

Écrit par : Amélie | 30 novembre 2008

"Pourquoi sont-ils si silencieux lorsque des "illuminés", nous dit-on, menacent Redeker"

Ils n'allaient quand même pas s'en prendre à Blacketdeker qui comme chacun sait font beaucoup de bruit.

Écrit par : dugong | 30 novembre 2008

Mais, Amélie, je suis tout à fait d'accord avec vous! Et Pravda, (à qui je rappelle, une fois de plus, que j'ai été un des premiers ici à hurler contre l'islamo-gauchisme), aussi! Pourquoi me dites-vous ça????

Écrit par : Christophe Sibille | 30 novembre 2008

** les bilieuses enceintes ne peuvent à la fois bénéficier de ces 1000 points et des 1000 points attribué dans le cadre de la circulaire 2549/Moloch/Hépar/Polichinelle/Tiroir.
Non mais !

Ecrit par : dugong | 29 novembre 2008

En échange, les bilieuses agrégées célibataires, sans enfants qui demanderaient exclusivement un poste en lycée à Vichy et dont les parents ou les grands-parents auront été décorés de la francisque bénéficieront de 3 000 points supplémentaires.

Ecrit par : Robin | 29 novembre 2008

Att./ SC/ M. GOMINE/ Mutations, 6ème bureau affaires spéciales.

Nous vous remercions de nous avoir envoyé la personne que nous recherchions.

Il reste un poste à pourvoir (secrétariat de la société des amis du maréchal). Même profil, six enfants au moins. 1 000 points par enfant. Tiers-temps, même salaire.

(circulaire 2550/moloch/hépar/mères méritantes/maréchalnousvoili !)

Écrit par : Robin | 30 novembre 2008

"Pourquoi sont-ils si silencieux lorsque des "illuminés", nous dit-on, menacent Redeker"

Ils n'allaient quand même pas s'en prendre à Blacketdeker qui comme chacun sait font beaucoup de bruit.

Ecrit par : dugong | 30 novembre 2008

Black et d'équerre ?

(hum, c'est pas "correct" !)

Écrit par : Robin | 30 novembre 2008

"On y voit notamment CS (de dos) orchestrer ces spécialistes du chancre oral."

Ecrit par : dugong | 29 novembre 2008

Ce n'est pas moi! Je ne suis que spécialiste de la (mets ta) physique des parties cules.

Écrit par : Christophe Sibille | 30 novembre 2008

Amélie, les deux équipages de B17 revenant respectivement de Hiroshima et Nagasaki ont été acclamés de retour à leur base. Ceux du 11 septembre l'ont été aussi.
C'est triste et révoltant mais quelle utilité à nous le rappeler ?

Votre psychanalyse islamophobe va-t-elle durer encore longtemps ? C'est lassant. Je pense que sur ce blog tout le monde est à l'abri du fanatisme religieux, le message est passé.

Écrit par : victor | 30 novembre 2008

........réactions beaucoup moins emphatiques d'une partie de la population mondiale, de certains intellectuels et partisans de l'extrême gauche ; en France, les délégués et militants de la CGT présents à la fête de l'Humanité des 15-16 septembre 2001 refusèrent de s'associer aux trois minutes de silence en hommage aux victimes.
Ecrit par : pravda | 30 novembre 2008

Y-a-til eu ou non un journal,( mais lequel ?) qui a titré en couverture : "On en rêvait, ils l'ont fait !"

Ou alors c'est moi qui cauchemarde ? Quelqu'un se souvient-il ?

Pour les minutes de silence, j'atteste que beaucoup de collègues de Gôche étaient CONTRE !

Écrit par : Amélie | 30 novembre 2008

tout le monde est à l'abri du fanatisme religieux

Ecrit par : victor | 30 novembre 2008

Curieuse formule !

"C'est triste et révoltant mais quelle utilité à nous le rappeler "

Le pédagogisme aussi, alors quelle utilité à le rappeler ?

Écrit par : Amélie | 30 novembre 2008

« Marcelle Delpastre.
Quelqu'un en a-t-il entendu parler ? »
Robin | 29 novembre 2008

Pour habiter pas très loin de sa ferme de Germont, je la connaissais.
Un immense poète lyrique ; le plus grand poète limousin depuis les troubadours, dit avec raison Jan dau Melhau.

Ecrit par : Tailleboudin | 30 novembre 2008

Mes grands-parents paternels étaient originaires de Bellac (la patrie de Jean Giraudoux). Ils habitaient Paris, près du pavillon de Baltard. Mon grand-père, blessé et gazé de guerre, avait plus que participé aux grèves ouvrières de 36 et travaillé toute sa vie aux usines Citroën, quai de Javel. Mais ils avaient laissé une part d'eux-mêmes dans un "là-bas" que je ne connaissais pas et dont ils parlaient en mots de passe mystérieux que j'essayais de capturer au passage, tantôt en français : "roche aux fées", "pied bleu", "geai", "prendre la train"...tantôt en occitan.

Écrit par : Robin | 30 novembre 2008

Robion a écrit : "Il reste un poste à pourvoir (secrétariat de la société des amis du maréchal). Même profil, six enfants au moins. 1 000 points par enfant. Tiers-temps, même salaire."

Ces postes à profil sont vraiment offerts avec beaucoup trop de détachement.

Dans le cas présent, le tiers temps s'impose car procréer plus nécessite du temps libre en plus.

Français, si vous voulez travaillez moins, remettez vos projets inséminateurs à plus tard.

Écrit par : dugong | 30 novembre 2008

Pour les minutes de silence, j'atteste que beaucoup de collègues de Gôche étaient CONTRE !

Ecrit par : Amélie | 30 novembre 2008

De gôche ou de drouatte, il fallait être pour ?

Écrit par : victor | 30 novembre 2008

Le pédagogisme aussi, alors quelle utilité à le rappeler ?

Ecrit par : Amélie | 30 novembre 2008

En effet, je crois que tout le monde ici en est tout aussi convaincu, sauf que c'est justement le sujet du blog. Celui qui en serait lassé pourrait aller disserter ailleurs de la pêche à la ligne ou du réchauffement climatique.

Écrit par : victor | 30 novembre 2008

Ou alors c'est moi qui cauchemarde ? Quelqu'un se souvient-il ?

Pour les minutes de silence, j'atteste que beaucoup de collègues de Gôche étaient CONTRE !

Ecrit par : Amélie | 30 novembre 2008

Non, vous ne cauchemardez pas, Amélie. Il y a des gens pour qui un homme est plus ou moins homme qu'un autre, par exemple quand il est Américain.

Je me souviens de cette minute de silence comme d'un cauchemar aussi. Certains élèves (des 5ème) s'amusaient à péter.

Je sais qu'on n'est pas sérieux à 14 ans et que la tragédie humaine vous dépasse. Mais il y en a qui restent comme ça, conservent l'indifférence à la souffrances des autres et ne gagnent que le sérieux.

Quand je pense à tout ce qu'il faut pour faire un homme, je me demande comment on peut envisager d'en faire naître un de plus dans un monde pareil. Il est vrai qu'on ne fait pas les enfants avec la tête.

(Oubliez le dernier paragraphe, c'est du mauvais Cioran, mais c'est exactement ce que ressens, certains jours, le 11 septembre en particulier)

Écrit par : Robin | 30 novembre 2008

Le pédagogisme aussi, alors quelle utilité à le rappeler ?

Ecrit par : Amélie | 30 novembre 2008

En effet, je crois que tout le monde ici en est tout aussi convaincu, sauf que c'est justement le sujet du blog. Celui qui en serait lassé pourrait aller disserter ailleurs de la pêche à la ligne ou du réchauffement climatique.

Ecrit par : victor | 30 novembre 2008

Mais peut-on rendre la raison aux monomaniaques de tous poils?

Écrit par : Pendariès | 30 novembre 2008

Trouvé en passant sur le blog de notre jeune ex-ami libéral Franck Boizard, "la lime". Il s'y interroge sur les dangers de l'anonymat et des pseudonymes :

"Mais, prenons l'exemple d'un des milieux les plus fliqués qui soit, l'Education Nationale.

J'imagine bien Jean Dupond, prof de maths au collège de Trifouills-les-Calbutes, ville moyenne, ostracisé par ses collègues, menés par Albert Dugland syndicaliste depuis trente ans et fier de l'être, à cause de son blog fasciste, scandaleusement fasciste (c'est-à-dire qu'il est de centre droit).

Mais si tous les Jean Dupond se donnaient la main, l'oppression serait-elle aussi aisée ?

Imaginez des journées de la «fierté libérale» dans les cours des collèges et des lycées, organisées grâce à internet et au réseaux des profs blogueurs libéraux ?"


Après les mascarades du SGEN, la "libéralpride" : qui s'inscrit ?

Écrit par : victor | 30 novembre 2008

Non, vous ne cauchemardez pas, Amélie. Il y a des gens pour qui un homme est plus ou moins homme qu'un autre, par exemple quand il est Américain.

Je me souviens de cette minute de silence comme d'un cauchemar aussi. Certains élèves (des 5ème) s'amusaient à péter.

Je sais qu'on n'est pas sérieux à 14 ans et que la tragédie humaine vous dépasse. Mais il y en a qui restent comme ça, conservent l'indifférence à la souffrances des autres et ne gagnent que le sérieux.

Quand je pense à tout ce qu'il faut pour faire un homme, je me demande comment on peut envisager d'en faire naître un de plus dans un monde pareil. Il est vrai qu'on ne fait pas les enfants avec la tête.

(Oubliez le dernier paragraphe, c'est du mauvais Cioran, mais c'est exactement ce que ressens, certains jours, le 11 septembre en particulier)

Ecrit par : Robin | 30 novembre 2008

Merci Robin de nous rappeler le sens du mot "HUMAIN".

Ce jour-là, moi aussi, j'ai été effrayée . Collègues et élèves, goguenards ou indifférents à cette tragédie, symbolisaient pour moi l'ultime phase de dégénescence, de déshumanisation et de barbarie . J'ai découvert en même temps l'islamo-gauchisme et ses idiots utiles .

Écrit par : Amélie | 30 novembre 2008

....suite du fauilleton :

"Il n'en irait pas de même si vous étiez, par exemple, un professeur de base à l'Education nationale, où le fait de se proclamer libéral fait de vous à peu près l'équivalent d'un nazi. Si vous étiez persuadé que vos perspectives de promotion et de mutation (dépendant de syndicats étatistes) seraient bloquées à jamais, si vous étiez menacé d'être blackboulé par vos collègues autour de la machine à café, lâché par votre chef d'établissement au moindre problème, harcelé par la fédération de parents d'élèves qui est à la botte des syndicats de profs gauchistes, êtes-vous si sûr que vous écririez sous votre nom?"

... ce qui prouve qu'il y a longtemps que l'auteur n'a pas mis les pieds dans un établissement scolaire. Avec les pédagogistes, il y découvrirait, ravi, le "socle de compétences" et son livret, "l'éducation tout au long de la vie", "la validation des acquis de l'expérience".
Et dire qu'il croit qu'on les a exterminés autour de la machine à café (cubain of course) !
Il faut donc rassurer notre chroniqueur : se proclamer libéral dans l'éd. nat., cela ne fait pas de vous l'équivalent d'un nazi mais l'équivalent d'un couillon. Rien de bien grave.

Écrit par : victor | 30 novembre 2008

C'est vrai quoi, il faut assumer ce qu'on pense et interdire l'anonymat partout.

En conséquence, il faut lever l'anonymat à l'épreuve de philosophie du bac.

En sciences, ce n'est pas nécessaire : cela fait déjà un moment qu'on n'y pense plus.

Écrit par : dugong | 30 novembre 2008

Ce jour-là, moi aussi, j'ai été effrayée . Collègues et élèves, goguenards ou indifférents à cette tragédie, symbolisaient pour moi l'ultime phase de dégénescence, de déshumanisation et de barbarie . J'ai découvert en même temps l'islamo-gauchisme et ses idiots utiles .

Ecrit par : Amélie | 30 novembre 2008

Amélie ne jouez pas la vertu outragée ! En clair, ne faites pas l'andouille...
Pour combien de tragédies avez-vous offert une minute de silence à vos élèves ? Un million et demi de Français sont morts dans les deux guerres mondiales : à quel moment de leur scolarité gratuite, laïque et obligatoire leur a-t-on demandé de se recueillir en classe ?

Écrit par : victor | 30 novembre 2008

Mais ils avaient laissé une part d'eux-mêmes dans un "là-bas" que je ne connaissais pas et dont ils parlaient en mots de passe mystérieux que j'essayais de capturer au passage, tantôt en français : "roche aux fées", "pied bleu", "geai", "prendre la train"...tantôt en occitan.

Ecrit par : Robin | 30 novembre 2008

...Saint-Léonard de Noblat, Oradour sur Glane...

"quand il est américain". Pas de majuscule à américain ; c'est un adjectif attribut.

Écrit par : Robin | 30 novembre 2008

Ce jour-là (...) j'ai découvert en même temps l'islamo-gauchisme et ses idiots utiles .

Ecrit par : Amélie | 30 novembre 2008

Un dégât collatéral que les terroristes n'avaient pas prévu !

Écrit par : victor | 30 novembre 2008

"quand il est américain". Pas de majuscule à américain ; c'est un adjectif attribut.

Ecrit par : Robin | 30 novembre 2008

Pas du tout, c'est une exception : "Américain" prend toujours une majuscule... sauf peut-être dans le Bled où c'est "Islamiste" qui prend une majuscule.

Écrit par : victor | 30 novembre 2008

A paru il y a quelques années aux éditions La Différence le "Journal d'un Poète". Les poèmes sont en bilingue et traduits par Christiane Pighetti.
C'est le meilleur ouvrage qu'on puisse trouver en français sur Essénine.



Ecrit par : buntovchik | 30 novembre 2008

Je me suis jetée dessus dès sa publication. J'ai acheté le même jour, dans une petite librairie russe parisienne, L'Homme Noir chez Circé , traduction de Henri Abril.

Écrit par : dobolino | 30 novembre 2008

Car "Islamiste" est un Hadjectif à tribu.

Écrit par : victor | 30 novembre 2008

"Bon, j'ai certainement eu tort dans les deux cas. Mea culpa."
Ah ben putaing, il était temps !

Excuses acceptées !

Il est bon tu comprennes enfin que le premier délit est ici !
Maintenant, parce que tu es un habitué de cette méthode...
Combien de temps vas-tu tenir ? :)

Bonjour chez toi.

Écrit par : toto | 30 novembre 2008

Beau discours en direct de Melenchon sur Public Senat…
JPB

Ecrit par : brighelli | 29 novembre 2008

Quels sont ses liens avec l'extrême-gauche ? On peut nourrir quelque appréhension, du moins une forte réserve quant à cette nouvelle gauche recousue... Dans Melenchon, il y a "mélangeons"...

Écrit par : Magister | 30 novembre 2008

"Car "Islamiste" est un Hadjectif à tribu."

Ces Mecques ont tendance à s'y regrouper

Écrit par : dugong | 30 novembre 2008

Merci Victor.

Écrit par : catmano | 30 novembre 2008

Victor, et Dugong, humour toujours imparable !
JPB

Écrit par : brighelli | 30 novembre 2008

Quels sont ses liens avec l'extrême-gauche ? On peut nourrir quelque appréhension (...)
Ecrit par : Magister | 30 novembre 2008

Rassurez-vous Magister, quand un sénateur a un couteau entre les dents, c'est plutôt du Christofle ou du Guy Degrenne que de l'opinel. Vous aurez plus de boulot à nourrir Mélenchon que votre appréhension.

Écrit par : victor | 30 novembre 2008

Slavoj ZiZEK dans "Bienvenue dans le désert du réel (2002)": "Pourquoi la catastrophe du WTC devrait-elle être d'une manière ou d'une autre privilégiée par rapport aux massacres de masse des Hutus par les Tutsis au Rwanda en 1994 par exemple? Ou par rapport aux bombardements massifs et au gazage des Kurdes au début des années 1990? Ou par rapport aux meurtres de masse perpétrés par les forces indonésiennes au Timor-Oriental? Ou par rapport à...La liste des pays est longue où la souffrance de masse était et est incomparablement plus grande que celle de New-York mais qui n'ont pas eu la chance d'être élevés au statut de sublimes victimes du mal radical: si l'on s'obstine donc à faire usage de ce terme, il faut l'appliquer à toutes ses occurences, car nous avons affaire dans tous les cas au mal radical..."

Écrit par : buntovchik | 30 novembre 2008

Il ne faut désespérer de rien. Les gouffres les plus profonds ont néanmoins un fond. Sibille l'a atteint et a trouvé suffisamment de ressources en lui. Il a pu donner le coup de pied le faisant remonter au moins provisoirement à la surface des choses.

@ Il écrit :
« Roger Felts, quand même, vous pourriez reconnaître une bonne fois pour toutes que, si vous m'asticotez, c'est uniquement parce que j'avais pointé chez vous une contradiction entre vos propos en apparence très élaborés, et même "chiadés", et une orthographe pour le moins défaillante. Cela vous avait un peu vexé. »

Effectivement ma polarisation Sibillesque est en rapport avec deux choses, une volonté, d'ordre générale de dénoncer la bobo-lili attitude caractéristique de la gôche caviar, et un désir très subjectif de régler son compte au dénommé Sibille qui avait fait preuve de la goujaterie la plus extrême à mon égard.
Là où il continue de se tromper c'est quand il pense que je me suis vexé parce qu'il avait mis le doigt sur une “contradiction” entre des textes “chiadés” et une orthographe défaillante.
Notons que pour les besoins de la démonstration Sibille est forcé de reconnaître que beaucoup de mes textes sont élaborés. C'est bien que finalement il le reconnaisse. Il n'est pas encore levé le jour où j'écrirai que Sibille a quelques textes pensés.
Il m'affuble d'une orthographe défaillante. Nobody is perfect mais il ne faut pas jeter le bouchon trop loin : si on faisait le rapport entre le nombre de mes fautes et la quantité de texte rédigé, il est bon nombre de personne y compris le dénommé Sibille qui ne font pas mieux que moi. Pour être réelle, cette “centration” sur mes fautes longtemps systématique et renouvelée est plus que suspecte. Cependant ce n'est pas pour cela que je me suis vexé…
Quand un imbécile a cru bon sur un de mes textes ayant du contenu de pointer une ou deux fautes d'orthographe, j'ai cru bon de m'expliquer en disant que j'étais en pleine chimiothérapie pour cancer et que les effets délétères de ces traitements expliquaient en grande partie ma négligence partielle. Mon mérite m'apparaissait d'autant plus évident que le contenu de mon texte avait du “sens”… Et bien, c'est là que j'ai eu la révélation de la goujaterie du sieur Sibille : il a remis une puis plusieurs couches sur mes “nombreuses” fautes d'orthographe (sans à aucun moment aborder les problèmes de fond qui étaient traités). J'ai pu vivre personnellement que les proclamations vertueuses dénonçant les pires abus que les masses mondialisés devaient subir, confrontées à un simple petit problème de compréhension et de compassion étaient une vaste fumisterie. Le principe : “on ne tire pas sur une ambulance” ne participe pas aux vertus de cette gôche caviar.
Comme pour Val, comme pour Alévêque, ce ne sont pas les moments convenus, les gentilles formules de politesse ou les gouzis-gouzis qu'il envoie à gauche et même à droite qui me font juge de Sibille mais des faits qui m'apparaissent autrement significatifs…
Il y en a qui apprécie Bernard Canta et qui aimeraient qu'il revienne sur scène parce qu'il a une jolie voix et que beaucoup de ses chansons sont “engagées”… Moi je trouve plus sain que médiatiquement, il n'existe plus.

P.S. : Je ne sais quel sens je dois donner à : “Roger, allez vous coucher ! Il est tard…” Pour moi, c'est un langage trop elliptique.
Certains (Sibille) l'entendent comme une critique « Jean-Paul a raison, vous-même - Amélie -, (ainsi que Roger), devriez veiller un peu moins. ».
J'ai tendance à le prendre comme un compliment :  « Après le texte remarquable que vous venez d'écrire et connaissant la fragilité de votre santé, en tant que Sainte Mère Poule veillant à la santé de mes poussins les plus menacés, je vous conseille d'aller vous reposer. ». Mais cette interprétation a une faiblesse : Notre Sainte Mère Poule applique quasiment le même traitement à Amélie… Alors que selon toutes les apparences, elle pète de santé ! ! !

Écrit par : Roger Felts | 30 novembre 2008

Roger, j'ai conseillé à l'un (vous) de se coucher enfin, et à l'autre (Amélie) de se lever plus tard… L'une pète de santé, elle a donc besoin de dormir, et l'autre a besoin de reprendre des forces, autant que je sache…
Amitiés à tous deux…
JPB

Écrit par : brighelli | 30 novembre 2008

Non, vous ne cauchemardez pas, Amélie. Il y a des gens pour qui un homme est plus ou moins homme qu'un autre, par exemple quand il est Américain.

Je me souviens de cette minute de silence comme d'un cauchemar aussi. Certains élèves (des 5ème) s'amusaient à péter.

Je sais qu'on n'est pas sérieux à 14 ans et que la tragédie humaine vous dépasse.

Ecrit par : Robin | 30 novembre 2008

Y a-t-il une échelle dans l'horreur ?
Mon fils, en troisième, a fait un exposé sur la Question Juive en France entre 1940 et 1944.
Dans le but louable de faire prendre conscience aux élèves de la réalité des faits exposés, le professeur a choisi d'expliquer que si mon fils avait été chargé de cet exposé, c'est qu'il était concerné de près par ce fait historique et disposait de documents pour l'illustrer, son arrière-grand-père étant un juif allemand réfugié en France.
Ricanements puis fusent ces paroles "Ah ! Je comprends mieux maintenant pour quoi ce type est taré et anormal !".

Écrit par : dobolino | 30 novembre 2008

Je me suis jetée dessus dès sa publication. J'ai acheté le même jour, dans une petite librairie russe parisienne, L'Homme Noir chez Circé , traduction de Henri Abril.

Ecrit par : dobolino | 30 novembre 2008

Большое спасибо сообщить мне эту книгу Генри Абрила.

Dobolino, je me ferais un plaisir à l'occasion de votre anniversaire, de vous faire parvenir un recueil de poëmes d'Aleksandr BLOK en bilingue traduit par un ami français, prof de lettres et grand connaisseur d'Essenine.
Vous pouvez me contacter à cette adresse:

buntovchik2003@kist.ru

Écrit par : buntovchik | 30 novembre 2008

Rassurez-vous Magister, quand un sénateur a un couteau entre les dents, c'est plutôt du Christofle ou du Guy Degrenne que de l'opinel. Vous aurez plus de boulot à nourrir Mélenchon que votre appréhension.

Ecrit par : victor | 30 novembre 2008

Me voilà quelque peu rassuré, même si je suis contrarié de devoir nourrir tous ces ronds de cuir reclassés aux pensées flasques et convenues.

Écrit par : Magister | 30 novembre 2008

"... c'est qu'il était concerné de près par ce fait historique et disposait de documents pour l'illustrer, son arrière-grand-père étant un juif allemand réfugié en France.
Ricanements puis fusent ces paroles "Ah ! Je comprends mieux maintenant pour quoi ce type est taré et anormal !".

Ecrit par : dobolino | 30 novembre 2008

C'est effrayant ! La bêtise fait des progrès tous les jours.

Écrit par : Magister | 30 novembre 2008

"... c'est qu'il était concerné de près par ce fait historique et disposait de documents pour l'illustrer, son arrière-grand-père étant un juif allemand réfugié en France.
Ricanements puis fusent ces paroles "Ah ! Je comprends mieux maintenant pour quoi ce type est taré et anormal !".

Ecrit par : dobolino | 30 novembre 2008

C'est effrayant ! La bêtise fait des progrès tous les jours.

Ecrit par : Magister | 30 novembre 2008

Je ne crois pas qu'elle fasse tant de progrès que ça. On lui donne plus la parole, c'est tout ! Après tout, les imbéciles sont des consommateurs comme les autres et même plus efficients que les autres qui se posent bien trop de questions sur le TEG du crédit du gros quatre-quatre sur huit ans ou autre objet de conso de base.

Écrit par : dobolino | 30 novembre 2008

Ricanements puis fusent ces paroles "Ah ! Je comprends mieux maintenant pour quoi ce type est taré et anormal !".

Ecrit par : dobolino | 30 novembre 2008

Non, il n'y a pas d'échelle dans l'horreur, effectivement. J'ai eu d'autres manifestations du pire mais inutile de les étaler, ça n'effacera pas ces paroles. Comme aurait dit Woody Allen : "Une batte de base-ball peut-être ?"

Écrit par : victor | 30 novembre 2008

Y a-t-il une échelle dans l'horreur ?
Mon fils, en troisième, a fait un exposé sur la Question Juive en France entre 1940 et 1944.
Dans le but louable de faire prendre conscience aux élèves de la réalité des faits exposés, le professeur a choisi d'expliquer que si mon fils avait été chargé de cet exposé, c'est qu'il était concerné de près par ce fait historique et disposait de documents pour l'illustrer, son arrière-grand-père étant un juif allemand réfugié en France.
Ricanements puis fusent ces paroles "Ah ! Je comprends mieux maintenant pour quoi ce type est taré et anormal !".

Ecrit par : dobolino | 30 novembre 2008

Ce qu'il y a de plus pénible à supporter en collège, ce ne sont pas la violence, les insultes, l'ignorance, le manque de travail, mais ce mélange de "perversité innocente" et de "bêtise ordinaire".

On se dit que l'on rêve, que ce n'est pas possible, qu'on a mal compris, qu'on n'a pas employé les bons mots, qu'on n'a pas été assez convaincant...Que c'est finalement de sa faute si ça a "mal tourné"

...Ces éternelles questions que se posent les victimes. Et auxquelles la "bêtise ordinaire" ne répond jamais puisqu'en obligeant les victimes à se les poser, elle atteint le seul but qu'elle puisse atteindre.

Écrit par : Robin | 30 novembre 2008

@ Madâme Dobolino:

Я сделал ошибку. Адресс мой:

buntovchik2003@list.ru

Écrit par : buntovchik | 30 novembre 2008

Mon pauvre Robin, nous sommes tous des juifs allemands !
Quand les Amélies et autres rats pas triés en auront autant bavé que nous, ils accèderont peut-être à l'humour ?
Il est évident pour tout le continent sud-américain et pour bien des européens que le 11 septembre est un complot sioniste. La minute de silence imposée aux élèves dans des pays comme le nôtre, tenus par les juifs et les francs-maçons, en est la preuve criante.

Écrit par : dobolino | 30 novembre 2008

@ Madâme Dobolino:

Я сделал ошибку. Адресс мой:

buntovchik2003@list.ru

Ecrit par : buntovchik | 30 novembre 2008
Merci ! Je gère ça demain. Aujourd'hui, je suis trop fatiguée à cause de l'orgie de couture sur chiens puis des délires brighelliens d'hier qui ont un peu raccourci ma nuit.

Écrit par : dobolino | 30 novembre 2008

Ce qui m'inquiète, dans l'islamisme pur et dur, c'est l'antisémitisme primaire violent et ignoble qu'il véhicule sous couvert d'antisionisme et de beaux arguments politiques et économiques. Ce qui m'horrifie, aussi bien chez Felts que chez Amélie, c'est qu'ils n'y font jamais référence. Il y a, depuis les siècles des siècles, une quantité insupportable et intolérable de victimes de l'antisémistisme qui dépasse en ampleur, injustice et nombre, largement, et dans des proportions extrêmement supérieures, leurs petits soucis de 1950/1965 qui nourrissent leur discours.

Écrit par : dobolino | 30 novembre 2008

Au secours ! Vous avez entendu la nouvelle ? Le permis de conduire aurait un taux de réussite trop bas, les épreuves seraient remplacées par des livrets de compétences. Ça ne vous rappelle rien ?

Les IUFM se diversifient et veulent faire profiter de la pédagogie constructiviste (je parle sous le contrôle de Guy Morel) au reste de la société ?

Imaginons le chauffeur de camion citerne invité à découvrir son propre savoir avec grigrille et acquis ou non acquis, etc.
– Kevin, le passage à niveau est fermé, quels outils vas-tu mettre en œuvre face à cette situation-problème ?
– M'sieur, c’est comment qu’on freine, déjà ? M’sieur, partez pas !

Écrit par : LaRiba | 30 novembre 2008

Mon pauvre Robin, nous sommes tous des juifs allemands !
Quand les Amélies et autres rats pas triés en auront autant bavé que nous, ils accèderont peut-être à l'humour ?
Ecrit par : dobolino | 30 novembre 2008

Mais vous m'insultez !

C'est quoi cette allusion nauséabonde aux rats ? Et aux rapatriés ? Je ne vous souhaite pas, moi, d'en baver autant qu'ils en ont bavé là-bas et ici ! Vous parlez comme un facho . Vous êtes une vraie socialiste et là, vous me confortez dans l'opinion que j'ai de cette engeance .

Vous pensez que l'humour, c'est ça, ce dégueulis de bien-pensance alévêquinesques et atrocement dobolinesques, et que c'est le TOP ?

Écrit par : Amélie | 30 novembre 2008

Ce qui m'inquiète, dans l'islamisme pur et dur, c'est l'antisémitisme primaire violent et ignoble qu'il véhicule sous couvert d'antisionisme et de beaux arguments politiques et économiques.
Ecrit par : dobolino | 30 novembre 2008

Et que dire de l'antisémitisme sans doute bien plus virulent qui sévit en Israel d'après un article à ce sujet que j'ai trouvé et lu dans la Pravda?

Écrit par : buntovchik | 30 novembre 2008

J'ai retrouvé la référence de l'article:
http://www.pravda.ru/society/faith/confessions/23-01-2006/74521-antisemitism-0

Écrit par : buntovchik | 30 novembre 2008

"Ricanements puis fusent ces paroles : "Ah, je comprends maintenant pourquoi ce type est taré et anormal."

Lamentable. Je me plaignais du niveau de mes élèves, mais je ne me rappelle pas avoir rencontré chez eux ce degré de bêtise et d'ignominie.

Écrit par : Sylvie Huguet | 30 novembre 2008

Imaginons le chauffeur de camion citerne invité à découvrir son propre savoir avec grigrille et acquis ou non acquis, etc.
– Kevin, le passage à niveau est fermé, quels outils vas-tu mettre en œuvre face à cette situation-problème ?
– M'sieur, c’est comment qu’on freine, déjà ? M’sieur, partez pas !

Ecrit par : LaRiba | 30 novembre 2008

Les miens, de Kevin et de Jennifer (il y en a de plus en plus aussi, chez les Jennifer), lorsqu'ils arrivent de maternelle, c'est plutôt :

– Kevin (Jennifer), le passage à niveau est fermé, quels outils vas-tu mettre en œuvre face à cette situation-problème ?

- C'est pas tes affaires, maîtresse ! Et pis, moi, je suis plus fort que le train alors je m'en fous du train ! Et pis, d'abord, t'as qu'à descendre si t'es pas contente, tu m'embrouilles dans mon autoconstruction de ma vie ! J'en sais bien plus que toi et tu t'imagines que tu as le droit de me poser des questions ? T'as pas le droit d'être là, va-t-en !

Écrit par : catmano | 30 novembre 2008

"Il y en a qui apprécie Bernard Canta"

Ecrit par : Roger Felts | 30 novembre 2008

"Il y en a qui apprécient Bertrand Cantat", enfin, Roger! Une petite sieste? ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 30 novembre 2008

Avec Amélie??? :-)))

Écrit par : Christophe Sibille | 30 novembre 2008

« beaucoup de mes textes sont élaborés [...] Mon mérite m'apparaissait d'autant plus évident que le contenu de mon texte avait du “sens” […] "Après le texte remarquable que vous venez d'écrire [...]" »
80 / 1,90 | 30 novembre 2008

S'il n'existait pas, il faudrait l'inventer, celui-là.

Écrit par : Tailleboudin | 30 novembre 2008

Les réactions des gauchistes le 11 sept et les propos de Dobolino sur les rapatriés qu'elle traite de rats, me font penser à ces mots de ce salaud de Sartre à propos de la guerre d'Algérie :

"Car, en le premier temps de la révolte, il faut tuer : abattre un Européen c'est faire d'une pierre deux coups: supprimer en même temps un oppresseur et un opprimé : restent un homme mort et un homme libre "

Je préfère Camus qui affirmait :"On ne décide pas de la vérité d'une pensée selon qu'elle est à droite ou à gauche, et moins encore selon ce que la droite et la gauche décident d'en faire. a ce compte, Descartes serait stalinien et Péguy bénirait M. Pinay. Si, enfin, la vérité me paraissait à droite, j'y serais ."

Je ne crois pas que Camus se reconnaitrait dans la gauche d'aujourd'hui, celle de dobolino, Sibille et compagnie . Il s'intéresserait de plus près à la question de l'immigration, que la gauche s'emploie à occulter et qui est pourtant au centre des préoccupations du PEUPLE !

Écrit par : Amélie | 30 novembre 2008

"C'est quoi cette allusion nauséabonde aux rats ? Et aux rapatriés ?"

Laissez tomber ! La patos canarde lourdement au pathos.

Écrit par : dugong | 30 novembre 2008

"C'est quoi cette allusion nauséabonde aux rats ? Et aux rapatriés ?"

Laissez tomber ! La patos canarde lourdement au pathos.

Ecrit par : dugong | 30 novembre 2008

Je laisse tomber, mais je ne pouvais pas laisser passer encore une fois ( car on en a entendu des conneries et ravalé des insultes depuis 62 !) ce mépris affiché depuis 45 ans pour les pieds-noirs par les patos, qui en général étaient totalement ignorants et dénués de toute compassion.

Le pathos du patos était à sens unique . Rien n'a changé .

Écrit par : Amélie | 30 novembre 2008

C'est quoi cette allusion nauséabonde aux rats ? Et aux rapatriés ?

Ecrit par : Amélie | 30 novembre 2008
Vous ne connaissez pas la blague sur les rats triés et les rats pas triés ? Excusez-moi ! Je ne voulais pas vous blesser en vous traitant de rat ...

Écrit par : dobolino | 30 novembre 2008

Je ne vous souhaite pas, moi, d'en baver autant qu'ils en ont bavé là-bas et ici ! Vous parlez comme un facho .

Ecrit par : Amélie | 30 novembre 2008
!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
A s'en étouffer d'indignation.

Écrit par : dobolino | 30 novembre 2008

@ J'avais écrit :
"Il y en a qui apprécie Bernard Canta"
@ Sibille précise :
"Il y en a qui apprécient Bertrand Cantat", enfin, Roger! Une petite sieste?”
“Avec Amélie??? ”

Merci, Sibille de ramener les choses à leur juste valeur. Orthographier correctement quelqu'un qui ne devrait plus justifier que de l'anonymat m'apparaît être un combat digne de vos larges épaules.
Merci de souligner la complicité qui règne entre Amélie et moi… Malheureusement, n'habitant pas la même ville, nous ne pouvons mettre la réalité en accord avec la finesse d'esprit virtuelle de ceux qui osent de telles évocations .

@ Gros Boudin en parlant de moi, écrit :
“S'il n'existait pas, il faudrait l'inventer, celui-là.”

Gros Boudin, quand vous aurez dans la matinée reçu une perfusion d'antimitotique et dans l'après-midi écrit le texte que j'ai produit, tout Gros Boudin que vous soyez, vous traiterez de sale con le mec qui n'y aura vu que deux fautes d'orthographe.
Avec toutes les précisions que j'ai apportées depuis, les individus qui continuent à jouer de ce registre ne peuvent être qualifiés que du même épithète. C'est pour cela que, comme votre collègue Sibille, vous avez droit à un diplôme dûment estampillé de sale con de gros boudin d'honneur. Que ce diplôme vous soit accordé par quelqu'un qui pense que l'estime de soi est un bon moteur pour évaluer les autres doit vous satisfaire amplement.

@ Le 11 septembre et les “rats pas triés”…
Dans un lieu de débat d'assez bonne tenue, brutalement, c'est le n'importe quoi qui déboule à tombeau ouvert. C'est vrai que les différents axes d'interventions proposés : 11 septembre, américains, juifs, rapatriés, immigrés et j'en passe, sentaient le souffre… Mais il faudrait serrier un peu. La réalité de l'impérialisme américain, de la mondialisation libérale, de la montée des communautarismes, de l'intégrisme musulman et de ses doubles inversés mérite mieux que ces échanges d'insultes.

De manière annexe je me pose une question… Quand Dobolino écrit : “Je ne voulais pas vous blesser en vous traitant de rat ...” est-elle sérieuse ? Elle témoignerait alors d'une extraordinaire naïveté tout à l'honneur de son grand âge. Ou vient-elle de voir Ratatouille et dans l'illusion de son éternelle jeunesse, elle croit qu'être un rat est une position très honorifique ?
… Je viens de voir le lien qu'elle vient de mettre sur le blog : c'est une photo d'Auschwitz. J'en déduis que mes deux hypothèses sont fausses… Je n'en ferai pas d'autre…

Écrit par : Roger Felts | 30 novembre 2008

Je n'ai aucun mépris pour les pieds-noirs ni aucune raison d'en avoir sauf si Amélie et Dugong m'en donnent. J'ignorais jusqu'à l'existence du mot "patos" et c'est bien le genre de mot qui peut vous donner des raisons de ...

Écrit par : dobolino | 30 novembre 2008

Si… Elle fait dans la judeïté torturée… Mais avec humour et la délicatesse d'oublier l'humour juif pour investir Desproges…
Je ne supporte pas qu'on utilise les mecs qui sont morts d'un cancer… C'est de la démagogie…

Écrit par : Roger Felts | 30 novembre 2008

De manière annexe je me pose une question… Quand Dobolino écrit : “Je ne voulais pas vous blesser en vous traitant de rat ...” est-elle sérieuse ?

Ecrit par : Roger Felts | 30 novembre 2008
Ma phrase prête à confusion. Quand j'ai employé le mot rat pas trié, je ne pensais qu'à un mauvais jeu de mots sur des rats de labo, petites bêtes inoffensives et fort amusantes. A aucun moment ne m'a effleurée l'idée qu'Amélie ou Dugong allaient se sentir offensés. Je les trouve pour cette réaction épidermique incontrôlée profondément cons et englués dans leur petit trauma. Il leur manque et leur manquera toujours quelques siècles de souffrances et de persécutions répétées. Au rythme où ils réagissent, jamais ils n'auraient pu tenir dans la durée !
En matière de rats, mon hérédité est autrement plus chargée que la leur.

Écrit par : dobolino | 30 novembre 2008

"rats pas triés" et "rats triés" est une référence à une histoire drôle assez connue, Roger et Amélie. Pas la peine d'en faire un fromage!

Écrit par : Christophe Sibille | 30 novembre 2008

"Malheureusement, n'habitant pas la même ville, nous ne pouvons mettre la réalité en accord avec la finesse d'esprit virtuelle de ceux qui osent de telles évocations."

Ecrit par: Felts

Dommage, ça nous aurait fait des vacances... Et d'une paire deux couilles... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 30 novembre 2008

Je ne supporte pas qu'on utilise les mecs qui sont morts d'un cancer… C'est de la démagogie…

Ecrit par : Roger Felts | 30 novembre 2008

On a le droit de citer ceux qui sont morts en déportation ou c'est aussi de la démagogie ?

Écrit par : dobolino | 30 novembre 2008

dobolino, je parle des pieds-noirs que vous appelez des rats et c'est vous qui vous indignez, parce que je fais remarquer tout ce que cette métaphore animale révèle de votre mépris et de votre ignorance ? Pour vous sortir d'affaire vous voulez faire croire que je nie la souffrance des juifs ? Mais c'est honteux !

Moi, mon youtube, il est dans ma tête, parce que j'étais dans le bateau de l'exode, quand on nous a foutus dehors, puis lorsqu'on nous a accueillis comme des assassins en France où on nous répétait que nous n'étions pas chez nous, après nous avoir dit que l'Algérie, c'était pas chez nous . Gaston Deferre ( socialiste !) s'est illustré par une phrase restée célèbre sur les pieds-noirs qu'il souhaitait jeter à la mer.

Ceux qui ont applaudi aux attentats du 11 septembre sont les mêmes que ceux qui ont applaudi au malheur des pieds-noirs.

Écrit par : Amélie | 30 novembre 2008

Mille excuses, Dobolino, nos messages sur les rats se sont croisés.

Écrit par : Christophe Sibille | 30 novembre 2008

"rats pas triés" et "rats triés" est une référence à une histoire drôle assez connue, Roger et Amélie. Pas la peine d'en faire un fromage!

Ecrit par : Christophe Sibille | 30 novembre 2008
Le problème est que je ne m'en souviens plus avec exactitude. C'est une blague de laborantins qui trient les rats.

Écrit par : dobolino | 30 novembre 2008

"Si… Elle fait dans la judaïté torturée… Mais avec humour et la délicatesse d'oublier l'humour juif pour investir Desproges…
Je ne supporte pas qu'on utilise les mecs qui sont morts d'un cancer… C'est de la démagogie…"

Ecrit par: Felts

Alors là, vous êtes vraiment con, ou vous le faites exprès?

Écrit par : Christophe Sibille | 30 novembre 2008

Et quand on a des déportés dans sa famille et qu’on descend de pieds noirs, où se place-t-on ? Aidez-moi à choisir mon camp.

Écrit par : uncertain | 30 novembre 2008

dobolino, je parle des pieds-noirs que vous appelez des rats et c'est vous qui vous indignez, parce que je fais remarquer tout ce que cette métaphore animale révèle de votre mépris et de votre ignorance ? Pour vous sortir d'affaire vous voulez faire croire que je nie la souffrance des juifs ? Mais c'est honteux !


Ceux qui ont applaudi aux attentats du 11 septembre sont les mêmes que ceux qui ont applaudi au malheur des pieds-noirs.

Ecrit par : Amélie | 30 novembre 2008

Je suis née le 29 novembre 1959 ! Je n'ai pas applaudi aux attentats du 11 septembre, je n'ai jamais prétendu que vous niiez la souffrance des juifs et vous me fatiguez beaucoup. Vous revenez perpétuellement sur le même sujet avec une lourdeur et une insistance qui, si j'étais plus conne que je ne le suis, me mènerait à mépriser les pieds-noirs.
Les seuls qui aient jamais été traité de rat sont mles juifs, pâs les pieds-noirs.
Je commence à me demander sérieusement si vous avez la moindre parcelle d'humour et de souplesse d'esprit.

Écrit par : dobolino | 30 novembre 2008

Et quand on a des déportés dans sa famille et qu’on descend de pieds noirs, où se place-t-on ? Aidez-moi à choisir mon camp.

Ecrit par : uncertain | 30 novembre 2008
Juif séfarade !

Écrit par : dobolino | 30 novembre 2008

Dobolino a écrit : "A aucun moment ne m'a effleurée l'idée qu'Amélie ou Dugong allaient se sentir offensés. Je les trouve pour cette réaction épidermique incontrôlée profondément cons et englués dans leur petit trauma."

Je ne suis ni offensé, ni pied-noir.

Vous devriez quand même relire Yeshayahou Leibowitz et revoir "Yizkor, les esclaves de la mémoire" d'Eyal Sivan pour vous refroidir l'entendement.

Écrit par : dugong | 30 novembre 2008

"rats pas triés" et "rats triés" est une référence à une histoire drôle assez connue, Roger et Amélie. Pas la peine d'en faire un fromage!

Ecrit par : Christophe Sibille | 30 novembre 2008

Cette blague, mon cher, ce sont les pieds-noirs eux-mêmes qui l'ont inventée pour se moquer d'eux-mêmes ! Mais le message de dobolino est connoté très différemment, relisez-le ! Sinon, j'aurais été la première à en rire !

Dobolino, le rapatriement des pieds-noirs, c'était comme une déportation . En Algérie on ne voulait plus, ni juifs, ni chrétiens . Mais cet aspect éthnico-religieux, raciste, de la guerre, on l'oublie, parce que ce serait too much !

Écrit par : Amélie | 30 novembre 2008

Je commence à me demander sérieusement si vous avez la moindre parcelle d'humour et de souplesse d'esprit.

Ecrit par : dobolino | 30 novembre 2008

Je commence aussi à me demander si vous lisez attentivement les posts des autres ou si vous vous contentez de partir en vrille sur un mot ou l'autre que vous ramenez à votre obsession.
Pourquoi voulez-vous donc que je méprise qui que ce soit en général et les pieds-noirs en particulier ?

Écrit par : dobolino | 30 novembre 2008

En plus, je tombe des nues car j'ai passé toute mon enfance en banlieue parisienne, dans des cités où vivaient énormément de pieds-noirs et de juifs pieds-noirs. Les enfants étaient à l'école avec nous. Certains furent mes amis, d'autres non mais, ce dont je suis sûre, c'est qu'ils n'étaient pas ostracisés et qu'on ne nous apprenait pas à les mépriser ni à la maison ni à l'école. J'en ai aussi fréquenté qui étaient agriculteurs dans la Drôme.
Je savais que leur accueil en France s'était fait dans de mauvaises conditions et même parfois très mauvaises, que les choix du gouvernement français lors de l'indépendance de l'Algérie soulevaient des questions qui n'avaient toujours pas obtenu de réponse mais, il m'a fallu quand même attendre 2008 pour rencontrer un type comme Amélie, aussi hérissée et voyant des ennemis partout, amalgamant le 11 septembre au rapatriement des pieds-noirs.

Écrit par : dobolino | 30 novembre 2008

Alors les Pieds-Noirs, ils ont un drôle d'accent, et puis ils boivent de l'huile au litre (c'est vrai, zont la peau qui luisent, comment font-ils????), ils causent un patois qui vraiment... ohlala, puis la mère Pied-Noir, elle trouve toujours que sa belle-fille ne peut faire le bonheur de son fils (ah? un point commun avec la môman sémite?), et quand l'héritier vient et qu'il a une vulve, c'est l'APOUCALYPSE!!! moi, che dis (et je le dis en connaissance de cause, ma meilleure amie est maquée avec un fils de Pieds-Noirs).

Sinon - quand un élève pratique l'histoire fiction: "Monsieur, si les Juifs n'avaient pas été massacrés durant la 2de Guerre mondiale, ils seraient les maîtres du monde, non?", je ne dis plus que: "Connerie!" Comment rattraper l'irrattrapable (par manque de savoirs, dogmatisme, et autres discours infusés je ne veux pas savoir où)?

Écrit par : Pendariès | 30 novembre 2008

« Gros Boudin, quand vous aurez dans la matinée reçu une perfusion d'antimitotique et dans l'après-midi écrit le texte que j'ai produit... »
« Je ne supporte pas qu'on utilise les mecs qui sont morts d'un cancer… C'est de la démagogie… »
80 / 1,90 | 30 novembre 2008

« Alors là, vous êtes vraiment con, ou vous le faites exprès? »
Christophe Sibille | 30 novembre 2008

Pareille fatuité alliée à tant de bêtise, ça ne peut qu'être inné.

Écrit par : Tailleboudin | 30 novembre 2008

À notre petit rat inoffensif, mais qui ne craint pas d'être offensif quand le besoin s'en fait sentir.
Je trouve une certaine finesse dans la manière dont Dobolino s'excuse de l'impair qu'elle a commis en ne voyant aucun rapport entre rapatriés et rats pas triés. En qualifiant la réaction de Dugong et d'Amélie de profondément con avec engluement dans leur petit trauma, elle leur permet de prendre conscience de l'injustice faite aux rats comparés depuis tant d'années à des juifs. Grâce à elle ils bénéficient d'une promotion implicite en étant comparés à des pieds-noirs. Évidemment, il s'agit des rats pas triés. Pour les rats triés, elle doit estimer que seuls les juifs pieds-noirs rapatriés ont droit à l'appellation “rats triés” qui leur permet de rejoindre (avec un bémol) la confrérie des rats triés askhénases.
Si j'ai bien compris la généalogie de Dobolino (sous toute réserve), un de ses grands-pères serait juif. Sauf malentendu de ma part, Dobolino n'a aucune inquiétude à avoir concernant sa ratitude. Ce n'est qu'un petit quarteron noyé dans 75 % de sang bien gaulois. Elle peut autant partager les souffrances du peuple gaulois que celles du peuple juif. Nous sangloterons en cœur (Dugong et Amélie compris) sur son triste destin…

Écrit par : Roger Felts | 30 novembre 2008

Y en a qui manquent cruellement d'humour, aujourd'hui.
Une anecdote.
J'avais collaboré à des manuels de Littérature, au début des années 80. Qui ont bien marché, de sorte que nous avons suggéré à l'éditeur de continuer à occuper le champ en faisant un manuel de Philo. Nous nous sommes chargés de recruter une équipe — et nous avons trouvé séparément un philosophe juif ashkénaze (triple synonymie…) et un philosophe juif séfarade (double pléonasme). Nous les avons mis en présence l'un de l'autre, sans rien attendre de précis (allaient-ils parler de philo ? Rien n'était moins sûr…). Nous avons acheté des delicatessen chez Goldenberg, dans le Marais (j'habitais par là, à l'époque), des vins de très bons crus, comme dit Mérimée dans sa fameuse dictée, et la réunion commença.
Ces deux jeunes gens (enfin, pas si jeunes que ça) se sont alors lancé dans un festival de blagues juives plus racistes les unes que les autres, d'un goût vraiment très approximatif. Les raconter ici serait se faire insulter jusqu'à la fin des temps, à l'aune des jours d'aujourd'hui.
Et après avoir profondément joui de nos gueules de goyim pendant qu'ils en assénaient de rudes, ils ont finalement conclu — au bout de deux heures de plaisanteries extrêmement vaseuses — que leur point de tolérance était assez haut pour qu'ils envisagent de travailler ensemble.
Ils ont commis ainsi (avec un troisième, adjoint un peu plus tard) l'un des meilleurs manuels de philo jamais réalisés (La philosophie comme débat entre les textes, chez Magnard, de Sénik, Médina et Morali — jadis conçu pour les Terminales, désormais indispensable à tout candidat au CAPES ou à l'Agreg de Philo).
Faudrait tout de même raison garder, les uns et les autres. Roger, j'ai vraiment cru, comme d'autres, que c'était de l'humour, votre réflexion sur les cancéreux. Noir, si vous voulez, mais de l'humour. Si je me suis trompé, j'en suis désolé pour vous. Amélie, les "rats pas triés" est une vanne vieille comme l'exode. Et par parenthèse, je ne mets pas tous les Pieds-noirs dans le même sac. Ceux qui étaient venus habiter mon quartier de HLM marseillais étaient de petites gens, qui n'étaient racistes que pour se distinguer des Arabes tout aussi petits qu'eux. Mais ceux dont mon père, parmi tant de soldats rappelés, était censé protéger les immenses plantations, et qui refusaient de l'eau à l'armée française sous prétexte que c'étaient "leurs employés", c'était encore autre chose. Que penseriez-vous de moi si je disais "les femmes" ?
JPB

Écrit par : brighelli | 30 novembre 2008

Du fait que cela fuse de tous les côtés, je n'évoquerai pas les interventions de Christophe Sibille et de Gros Boudin. Dans la hiérarchie des valeurs, leur intérêt est très secondaire.

Écrit par : Roger Felts | 30 novembre 2008

Purée de vous autres, arrêtez de vous disputez : les prochains nazis ne feront pas la différence entre rats-ces inférieures. Pieds-Noirs, rouges, ashkénazes ou aïolis de première ou de troisième génération nous sommes tous damnés. Vous n'allez tout de même pas vous battre dans le wagon ?
Au fait Dobolino, connaissez-vous le cours de la truffe au dernier marché de Carpentras (question de mon épouse avant d'aborder celui de Lalbenque) ?

Écrit par : victor | 30 novembre 2008

Il n'y a que Gros Boudin qui n'a pas compris que c'était de l'humour… Que vous ayez eu un doute en donnant acte à Gros Boudin de son délire interprétatif m'inquiète un peu…
Ici et partout ailleurs, il faut se méfier des gens mal intentionnés, surtout quand ils ont le masochisme de prendre le nom de Boudin… Une telle démarche ne peut se traduire ensuite que par une absence complète d'oblativité.

Écrit par : Roger Felts | 30 novembre 2008

Au fait Dobolino, connaissez-vous le cours de la truffe au dernier marché de Carpentras (question de mon épouse avant d'aborder celui de Lalbenque) ?

Ecrit par : victor | 30 novembre 2008

Entre 150 et 200 à Richerenches, 300 directement aux restaurateurs.

Écrit par : catmano | 30 novembre 2008

Et encore merci, Victor.

Écrit par : catmano | 30 novembre 2008

Désolé d'interrompre, mais je remarque le message d'un prof de maths sur le site du Monde : « Chronique d'abonnés,
"Réforme des lycées : un trompe l'oeil" par mathamor, professeur math - 28.11.08 »

Quelques remarques de bon sens sur la réforme qui s'annonce et le fait qu'elle va, en gros, faire le contraire de ce qu'elle prétend accomplir.

En conclusion, une observation qui ruine tout et vous concerne, JPB :
« Il faut analyser cette réforme comme les autres réformes du président :
- sur la forme, faire appel à des personnalités étiquetées "à gauche" (J.P. Gaudemar) et des idées progressistes (l'enseignement modulaire) de façon à faire croire que la réforme est "de gauche" ;
- poursuivre la réduction brutale et irréfléchie de la dépense publique ;
- satisfaire les milieux libéraux-conservateurs : ne pas ruiner le soutien scolaire payant, maintenir un cadre de lycée traditionnel, offrir la possibilité d'un enseignement à deux vitesses ;
- mouiller le plus possible de partenaires socio-économiques : l'ensemble des syndicats a signé un constat sans appel, "le lycée actuel ne fonctionne plus" ;
- brouiller les frontières droite-gauche, conservateurs-progressistes : beaucoup voient dans la réforme l'ombre des "pédagogisants" alors qu'il faudrait aller chercher les cercles "Sauvez-nous de toute évolution" qui entourent ce gouvernement.

Cette réforme n'est en rien progressiste : c'est un magnifique ouvrage de tromperie politique. »

Ne faudrait-il pas rappeler que Meirieu ne s'est plaint que d'une seule chose, concernant cette réforme, c'est qu'elle n'allait pas assez loin ?

Et rappeler que vous-mêmes avez fait des propositions de réforme dans votre dernier bouquin ?

Ce brave matheux me paraît dans un déni assez intéressant : il ne PEUT PAS CROIRE qu'une telle réforme soit inspirée par les pédagogos.

Mais il a bien vu en quoi elle est vicieuse et inefficace. Plus qu'un pas à franchir, camarade !

Écrit par : sanjuro | 30 novembre 2008

« délire interprétatif »
« masochisme »
« absence complète d'oblativité »

« un de ses grands-pères serait juif. Sauf malentendu de ma part, Dobolino n'a aucune inquiétude à avoir concernant sa ratitude. »
80 / 1,90

Encore, mon felts, encore, tu progresses.
Dis, t'aurais pas bossé en URSS vers la fin des années 70 ? Non ? T'aurais bien aimé pourtant, hein, mon felts ? T'aurais pu te lâcher, là.

Écrit par : Tailleboudin | 30 novembre 2008

Entre 150 et 200 à Richerenches, 300 directement aux restaurateurs.

Ecrit par : catmano | 30 novembre 2008

Et encore merci, Victor.

Ecrit par : catmano | 30 novembre 2008

C'est vous que je dois remercier !

Écrit par : victor | 30 novembre 2008

Mais ceux dont mon père, parmi tant de soldats rappelés, était censé protéger les immenses plantations, et qui refusaient de l'eau à l'armée française sous prétexte que c'étaient "leurs employés", c'était encore autre chose. Que penseriez-vous de moi si je disais "les femmes" ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 30 novembre 2008

JPB, pas vous ! La légende du verre d'eau ! Elle a fait le tour des trois départements d'Oran, Alger et Constantine, puis le tour de France !

Je m'étonnais qu'on ne me l'ait pas encore balancée dans la tronche ! Vous ne pouvez imaginer comme ça nous fait rire qu'on ait pu inventer une chose pareille ! Ca n'a jamais existé ! Mais avoir raconté ça prouve la malveillance dont je parlais !

Il est vrai que les Corses n'ont pas apprécié que des pieds-noirs s'installent dans l'île pour cultiver les terres ! Les Corses leur plastiquaient les exploitations agricoles dans les années 70 . Je le sais, j'ai des corses dans la famille et j'ai même eu un mari Corse ( mais très peu de temps, car explosif ) !

Écrit par : Amélie | 30 novembre 2008

Amélie , je confirme ce qu'a dit JPB : mon père, aspirant en Algérie s'est vu refuser de l'eau pour sa section par de grands propriétaires (fabricants d'anisette !). Mon père a alors retiré sa section qui protégeait le coin. Que s'est-il passé après, selon vous ?

Je n'ai rien contre les pieds noirs, une partie de ma famille vient d'Algérie.

Écrit par : LaRiba | 30 novembre 2008

"Purée de vous autres, arrêtez de vous disputez : les prochains nazis ne feront pas la différence entre rats-ces inférieures. Pieds-Noirs, rouges, ashkénazes ou aïolis de première ou de troisième génération nous sommes tous damnés. Vous n'allez tout de même pas vous battre dans le wagon ?"

Victor, ce commentaire sur la guerre ethnique dans le wagon me fait autant rire que ceux de Felts et Dugong !

Écrit par : Amélie | 30 novembre 2008

Au fait Dobolino, connaissez-vous le cours de la truffe au dernier marché de Carpentras (question de mon épouse avant d'aborder celui de Lalbenque) ?

Ecrit par : victor | 30 novembre 2008
Non ! Mais je connais le cours du sanglier au marché noir.

Écrit par : dobolino | 30 novembre 2008

j'ai même eu un mari Corse ( mais très peu de temps, car explosif ) !

Ecrit par : Amélie | 30 novembre 2008

Mary Corse...un peintre très inspirée de Malévitch, lui aussi très explosif!
Amitiés à Amélie!

Écrit par : buntovchik | 30 novembre 2008

Pour les rats triés, elle doit estimer que seuls les juifs pieds-noirs rapatriés ont droit à l'appellation “rats triés” qui leur permet de rejoindre (avec un bémol) la confrérie des rats triés askhénases.

Ecrit par : Roger Felts | 30 novembre 2008

Un gros bémol ! Des gars comme les philosophes décrits par Brighelli, c'est hyper rare.

Écrit par : dobolino | 30 novembre 2008

Je vais être obligé de mettre les points sur les i.
L'histoire, comme vous dites, du "verre d'eau refusé" n'est pas une "légende du bled". J'ai entendu dix fois mon père raconter comment le lieutenant de son unité avait ordonné à ses hommes de se servir, et d'abattre toute personne qui s'y opposerait — le revolver sur la tempe du gros cultivateur dont ils protégeaient les orangers. Vous êtes trop jeune pour vous rappeler l'état des soldats du contingent quand ils sont rentrés d'Algérie.
Quant à la Corse… Le gouvernement de De Gaulle a consenti aux Pieds-Noirs des prêts (jamais remboursés !) qu'il n'avait jamais octroyés aux Corses — et viabilisé, particulièrement sur la côte orientale, des milliers d'hectares de marais insalubres. Deux poids, deux mesures — c'est tout ce qu'ont vu les Corses, à qui l'on a bien fait comprendre qu'ils étaient priés de fermer leur gueule. Et ça n'a pas marché. Voir et lire Main basse sur une île, édité en 1971 — l'archéologie de l'autonomisme — par le Front régionaliste corse. Et l'affaire d'Aleria, qui a mis l'île à feu et à sang, elle ne s'est pas déroulée chez un viticulteur corse, que je sache. Mais chez un viticulteur pied-noir qui prétendait continuer à faire pisser la vigne, comme on dit, comme il le faisait sans doute en Algérie. Je veux bien que nombre de Pieds-noirs aient été broyés par un conflit sanglant, mais il y a eu bon nombre de salopards — et ce sont ceux-là qui s'en sont tiré les braies nettes. Défendre en bloc "les pieds-noirs", c'est se faire objectivement le valet de gens qui ont exploité leurs malheureux compatriotes — puis ont voté pour Tixier-Vignancour. Vous parliez de Defferre ? Mais il était élu, dans son arrondissement, par des commerçants pieds-noirs ! D'extrême-droite ! La politique marseillaise est aussi compliquée que la politique corse.
JPB

Écrit par : brighelli | 30 novembre 2008

Vous êtes trop jeune pour vous rappeler l'état des soldats du contingent quand ils sont rentrés d'Algérie.

JPB

Ecrit par : brighelli | 30 novembre 2008

On notera d'ailleurs que ces jeunes gens de 1960 ne parlent jamais de leur guerre et n'évoquent jamais l'avoir faite, même maintenant, sauf ceux qui avaient une planque comme celui qui m'a raconté son travail de secrétaire-infirmier au bordel de campagne.

Écrit par : dobolino | 30 novembre 2008

JPB, il y a des cons et des salauds partout, je vous le concède bien volontiers, et mes parents en connaissaient, "là-bas"; mais pour les prêts dont vous parlez, n'était-ce pas un peu normal, dans la mesure où les pieds-noirs avaient tout laissé derrière eux et qu'ils avaient tout perdu ?
C'était vrai aussi des agriculteurs . Qu'il y ait eu des crapules, soit, mais si les Corses se sont sentis lésés, était-ce la faute des pieds-noirs ou de cette "discrimination positive" ?

Écrit par : Amélie | 30 novembre 2008

Dobolino, le rapatriement des pieds-noirs, c'était comme une déportation . En Algérie on ne voulait plus, ni juifs, ni chrétiens . Mais cet aspect éthnico-religieux, raciste, de la guerre, on l'oublie, parce que ce serait too much !

Ecrit par : Amélie | 30 novembre 2008

Je viens mettre la mienne - l'Algérie j'ai connu après 62, l'Algérie algérienne, celle des années 70. J'ai vécu dans les maisons des pieds-noirs - biens vacants du gouvernement - et un peu dans celles des algériens. Rien qu'aux baraques, on sentait une différence, - étrange non ? On se serait cru dans de mauvais rêves façon Mazo de la Roche, et v'là Jalna surbricotée sur la côte d'Oran...
C'est marrant, parce qu'on allait à l'Eglise et à la Mosquée, que le soir de Noël c'était blindé de monde, et la plupart n'étaient pas des chrétiens. Comme c'est étrange madame, je n'ose vous croire...
En plus, il restait des français d'avant, auxquels rien de grave n'était arrivé - sans doute parce que c'étaient de braves gens, petites gens. Ils causaient hein, faut pas croire, et ils ne racontaient rien de joli sur la période France, les français bien blancs du coin.
Et ça causait, de l'OAS pas mal. Faudrait pas l'oublier, ils n'ont pas été charmants ceux de l'OAS.
Pas charmants du tout, et ce n'est pas un bon souvenir du tout d'avoir vu ce que ça donne, des corps mutilés de gens vivants.
Voilà, on voyait ça en Algérie du temps d'après: les grandes baraques prétentieuses crevant sous les boiseries et les escaliers à révolution, avec le pitit patio à l'espagnole et la fontaine en mosaïque, on n'était quand même pas si loin des 1001 nuits, et des gars salement abîmés, et des familles explosées, - les Harkis ? Ignorés par tout le monde, reniés, méprisés.
Et ça causait de ceux du FLN, qui ont réussi à force de connerie mal-communisante à faire basculer leur pays dans l'islamisme ( grandement aidés par les politiques d'aide ignobles pratiquées par des occidentaux bien gentils et mauvais penseurs ).

Faudrait arrêter de confondre des origines et des comportements d'excédés donc dangereux et violents. Et tant qu'à causer d'Algérie, faudrait signaler aux Marie-Chantal and Co que l'Algérie a sombré à cause d'une pauvre élite de merde qui n'a laissé aucune autre voie d'espoir à 80% de la population que la Religion.

A force de jouer aux cons, la connerie pète, c'est normal. Et par chez nous, ça joue bien aux cons.
Et qu'est-ce qu'on laisse comme voie d'espoir? Alors au choix : religion pour les uns, sectes pour les autres, jeux pour ceux qu'ont encore de l'espoir ( ouf !!! ils n'ont pas lu Voltaire ) et une grosse haine généralisée qui pue magnifiquement.

Écrit par : Milady | 30 novembre 2008

Madame, vous voulez dire que vous avez vu en Algérie des maisons aussi belles que celles de France à côté d'immeubles moins jolis ? Comme en France ? Et alors? Et avec ça,vous comptez prouver que les pieds-noirs pauvres, les petites gens dont parle Camus,c'est à dire la majorité, n'existait pas, que nous étions de grands seigneurs dans des châteaux ? Vous avez tort de monter sur vos grands chevaux, ma chère, car vous êtes dans l'erreur ! Relisez ce qu'en dit Camus . Les 1001 nuits ? Je suis morte de rire quand je pense aux appartements que j'ai connus là-bas et qui sont occupés aujourd'hui par des algériens, en effet, nos petits appartements minables !

Oui, mon oncle est resté en Algérie, communiste, il a combattu pour l'indépendance aux côtés du FLN et il était content d'y être et alors ? Ca n'efface pas pour autant les crimes du FLN dont j'ai déjà parlé ici .

Les églises et les mosquées, elles ont cohabité pendant 120 ans, donc, rien de nouveau. Je ne vois pas ce que vous voulez démontrer.

Cette élite de merde, c'est le FLN, toujours au pouvoir et qui pratiquait la stratégie de la terreur sur les populations musulmanes comme à Bangkok .

Quant à l'OAS, c'était une organisation de résistance à cette terreur et si j'avais eu 20 ans à cette époque, qu'aurais-je fait? Je ne peux le dire .

C'est facile de parler de ce qu'on a vu APRES, une fois que la plupart des témoins de l'autre bord sont partis. Mais je ne vous en veux pas si vous croyez encore aux images d'Epinal du colon dans son palais . Il y en avait très peu de ceux-là, et il y avait les mêmes en France qui exploitaient la classe ouvrière. Quelle différence ?

Écrit par : Amélie | 30 novembre 2008

Merci à Jean-Paul et à Milady, (content, très content de vous revoir), et à Dobolino. Ouuuf, ça fait du bien.

Écrit par : Christophe Sibille | 30 novembre 2008

"Oui, mon oncle est resté en Algérie, communiste, il a combattu pour l'indépendance aux côtés du FLN et il était content d'y être et alors ? Ca n'efface pas pour autant les crimes du FLN dont j'ai déjà parlé ici."

Ecrit par : Amélie | 30 novembre 2008

Personne ne vous contredira là-dessus!

Écrit par : Christophe Sibille | 30 novembre 2008

"Pas charmants du tout, et ce n'est pas un bon souvenir du tout d'avoir vu ce que ça donne, des corps mutilés de gens vivants."

Encore une erreur !

C'est le FLN qui pratiquait la mutilation des français et des musulmans . J'en ai déjà parlé . Les bombes tuaient aussi les musulmans et le FLN les faisaient mourir de façon horrible pour obliger la population algérienne à se rallier à leur cause.

Écrit par : Amélie | 30 novembre 2008

Je suis, hélas, assez vieux pour confirmer ce qu'écrivent JPB et Milady. De tout cela je me souviens.
Et je n'ai pas oublié non plus le visage de Delphine Renard.
Oser utiliser le mot « résistance » à propos des ordures de l'OAS ressortit à la crapulerie. L'amalgame avec ce que fut la Résistance est insupportable. Comparer ces assassins à des Jean Moulin ! On croit cauchemarder.
Cela dit, les écrits de la dénommée Amélie ne font chaque jour que confirmer l'idée que ceux qui n'ont pas vécu cette époque peuvent se faire de la mentalité de nombre de pieds-noirs. Surtout qu'elle continue.

Écrit par : Tailleboudin | 01 décembre 2008

Merci Boudin, je peux constater que l'intox est toujours opérationnelle . Il y avait les ordures et les révolutionnaires, les bons et les méchants, les victimes et les bourreaux, le Bien et le Mal. Le FLN, blanc comme neige ( cf Bouteflika, un modèle d'honnêteté ). Ses crimes atroces que vous niez n'étaient que justice, ces salauds de pieds-noirs l'ont bien mérité etc..etc...Continuez, cela me permet de voir et de confirmer ce que valent les gens qui croient détenir la vérité sur l'histoire, celle qu'on leur a racontée. Croyez bien que je suis ravie. La grenade qui a roulé à mes pieds et qui visait la sortie de l'école où il y avait une majorité de musulmans ( nous étions 3 français ), était une grenade du FLN et si elle avait explosé, elle aurait tué surtout des enfants musulmans ! C'est un exemple parmi tant d'autres, c'était comme ça, mais on ne vous le disait pas !

Écrit par : Amélie | 01 décembre 2008

« Le FLN [...] Ses crimes atroces que vous niez »
Amélie | 01 décembre 2008

Il va falloir cesser de mentir ou apprendre à lire : où avez-vous vu que je niais les crimes du FLN ? Où ? Citez un message de moi dans lequel je les nie. Je ne les nie pas davantage que ceux de l'OAS.
En revanche, s'il m'avait alors absolument fallu choisir, je sais de quel côté je me serais trouvé. Et ce n'est certainement pas celui des pieds-noirs.

« etc..etc... »
Amélie | 01 décembre 2008

On ne double jamais « etc. » (sauf si on s'appelle Prévert) et on ne le fait jamais suivre de points de suspension.

Écrit par : Tailleboudin | 01 décembre 2008

http://fr.youtube.com/watch?v=xUn10yA09vI&eurl=http://www.facebook.com/inbox/?ref=mb

Dedica per Amelia (ou dédiCE alis adédicasse pour mon Amélie préférée)

Écrit par : Lisa fut Lisette | 01 décembre 2008

Le "a" de alias à glisse un peu plus loin. Pourquoi? Je ne sais pas.

C'était : dédicace alias dédicasse - avec deux S- pour Amélie..)

Écrit par : Lisa fut Lisette | 01 décembre 2008

Bon, d'accord. Les fautes du dernier message vous les corrigez ... ehn..!

Écrit par : Lisa fut Lisette | 01 décembre 2008

"En revanche, s'il m'avait alors absolument fallu choisir, je sais de quel côté je me serais trouvé. Et ce n'est certainement pas celui des pieds-noirs."
(Boudin le dhimmi a dit !)

Tant mieux, on n'aime pas les traitres.

C'est ce que je voulais entendre . Ainsi, je n'ai plus de doute, je sais pourquoi l'islamisation avance aussi vite en France.ETC..ETC....ETC...ETC...

Écrit par : Amélie mieux que Prévert | 01 décembre 2008

Dedica per Amelia (ou dédiCE alis adédicasse pour mon Amélie préférée)

Ecrit par : Lisa fut Lisette | 01 décembre 2008

Merci, Lisa. J'ai vu que dans le film, au début, il y avait une dédicace à Boudine Le Dhimmi, pour sa fête.

Je me permets de la lui souhaiter, car j'avais oublié et la souris me démange:

BOUDINO,
VAFFANCULO, ET CAETERA..ETC.. !

Écrit par : Amélie | 01 décembre 2008

Keep cool, faut pas s'véner avec les malheureux qui ont eu boscher mal fait ... Ils ne voient que si ça rentre dans la case ou non, la forme pas le fond, un sibilibili bis en quelque sorte etc...etc...

:)

Écrit par : toto | 01 décembre 2008

« traitres »

J'aime assez que l'on respecte non ma personne (ce qui m'importe peu) mais ma langue et son orthographe — en règle générale et plus particulièrement quand on s'adresse à moi.
Donc, entre autres, placer un accent circonflexe sur le i de « traîtres ».
Et penser à (re)lire Genet.
Je me doute bien, au vu de la façon dont vous écrivez, que vous n'enseignez pas le français et qu'on ne peut trop exiger de vous, mais essayez quand même de faire un effort : nous vous avons accueillie dans mon pays il y a plus de quarante ans, à ce que j'ai cru comprendre, il serait temps d'en maîtriser la langue.

Écrit par : Tailleboudin | 01 décembre 2008

"NOUS vous avons accueillie dans MON pays"

Toi TU étudier MA grammaire de NOTRE Pays! Belle Grammaire, MA grammaire à NOUs!"

Écrit par : Lisa fut Lisette | 01 décembre 2008

"nous vous avons accueillie dans mon pays "

Dans NOTRE pays, on dit !

Mais est-ce encore votre pays ?

Basta !

Écrit par : Amélie | 01 décembre 2008

Là, pour Amélie, Roger, et tous les autres:
http://www.radiofrance.fr/franceinter/em/etpourtantelletourne/index.php?id=73858
à écouter, une interview de Taslima Nasreen. Amélie, prenez-en de la graine ! Une voix douce, posée, sans agressivité et sans insultes à d'hypothétiques contradicteurs, juste l'énoncé de vérités premières sur l'islamisme tel qu'il est. Une voix comme celle-ci porte mille fois plus, d'autant plus que c'est celle d'une personne concernée au premier chef.
C'est aux alentours de la trentième minute d'émission.

Écrit par : dobolino | 01 décembre 2008

Ils préfèrent ne pas écouter ?????

Écrit par : dobolino | 01 décembre 2008

Mais dobolino, l'islam, nous, on connait depuis 4 générations, 120 ans. Générations concernées au premier chef. Vous, vous découvrez, nous on sait, parce qu'on a vécu DEDANS, en osmose . Pas besoin de Talisma Nasreen .

Écrit par : Amélie | 01 décembre 2008

Quant à l'OAS, c'était une organisation de résistance à cette terreur et si j'avais eu 20 ans à cette époque, qu'aurais-je fait? Je ne peux le dire .

C'est facile de parler de ce qu'on a vu APRES, une fois que la plupart des témoins de l'autre bord sont partis. Mais je ne vous en veux pas si vous croyez encore aux images d'Epinal du colon dans son palais . Il y en avait très peu de ceux-là, et il y avait les mêmes en France qui exploitaient la classe ouvrière. Quelle différence ?

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Ca compense la radio d'un seul bord que vous tenez avec une régularité que je ne peux que saluer.... Et l'Après aussi est intéressant, vous arrêtez l'Histoire vous ?
La différence? : c'est l'origine etnique entre riches et pauvres, je crois que ça a foutu tous les français dehors sans regret. C'est mal vu, de la part d'un pays qui avait supprimé, disait-il, les distinctions par le sang, de les conserver dans d'autres contrées. C'était un rien sot, en somme.
La différence, je vous le concède, n'est pas énorme. Ce pourquoi, d'ailleurs, je perds un peu de temps pour qu'on ne supprime pas au peuple tout espoir de passer chez les riches, ce qui se fait en ce moment avec une connerie à faire tomber tous les murs.

Ce qui me gêne, en fait, c'est votre côté Walt Disney, à force de faire un classement entre gentils et méchants.
N'empêche que chapeau pour l'OAS, c'est bien la première fois que j'entends parler de l'OAS comme d'une organisation de gens de Bien, d'une innocence rare et d'une douceur angélique. Je ne crois avoir dit nulle part que le FLN était composé de doux agneaux. Je ne crois pas du tout d'ailleurs qu'on puisse mener une guerre sans que cela ne soit tout à fait horrible.
- Je suis bien désolée d'avoir dormi plusieurs années dans de mauvais palais de 1001 nuits possédés en d'autres temps par des colons français. Dans mon village, yes ma'ame, il y avait foultitude de vilains palais, that's life, vous ne voulez pas qu'on les rase ????
Quant à Camus, oui j'ai lu, et je suis sûre que vous n'avez pas manqué d'envier la place des algériens de souche dans ses livres. Je dis ça comme ça.
Je pense d'ailleurs avoir rencontré de 'ses français d'en bas' là-bas, après - qui disaient que les leurs, les petits quoi, étaient partis en France en rêvant du fric qui leur serait donné... Ils ne pleuraient pas sur eux, voilà, - s'il ne faut pas le dire, je ne le dis pas.

Surtout je pense que vous vous trompez de combat : l'islam n'est qu'une conséquence de la mise à genoux d'une population. Entreprendre d'asservir un peuple, surtout les peuples contemporains, qui ont entendu parler de révoltes, de révolutions, c'est s'exposer à créer des résistances de plus en plus violentes. Et c'est très dangereux.

Écrit par : Milady | 01 décembre 2008

"Talisma Nasreen ."

Ecrit par : Amélie | 01 décembre 2008

Taslima Nasreen.
On sait, vous n'avez besoin de personne.

Écrit par : Christophe Sibille | 01 décembre 2008

Mais dobolino, l'islam, nous, on connait depuis 4 générations, 120 ans. Générations concernées au premier chef. Vous, vous découvrez, nous on sait, parce qu'on a vécu DEDANS, en osmose . Pas besoin de Talisma Nasreen .

Ecrit par : Amélie | 01 décembre 2008
Vous êtes stupide, ma pauvre !
Bonne nuit !

Écrit par : dobolino | 01 décembre 2008

« "nous vous avons accueillie dans mon pays "
Dans NOTRE pays, on dit ! »
Amélie | 01 décembre 2008

Si vous ne sentez pas la différence entre : « je vous ai accueillie dans mon pays », « nous vous avons accueillie dans notre pays », « je vous ai accueillie dans notre pays » et « nous vous avons accueillie dans mon pays »...

« on connait »
Amélie | 01 décembre 2008

« Connaît » : vous avez décidément un problème avec les accents circonflexes.

Écrit par : Tailleboudin | 02 décembre 2008

Fais quêter les Pataouêêêêêêêêêêêêêêtes... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 02 décembre 2008

BOF ! Les bobos, les Tartuffe, je vous laisse à vos contes et légendes, à vos préjugés, votre prêt à penser, qui n'ont rien à voir avec l'histoire et la vie des pieds-noirs en Algérie, celle de ma famille, qui a trimé, qui ne vivait pas dans l'univers de Scarlett O'Hara et Rhett Butler, qui ne s'est pas enrichie, qui n'avait pas d'esclaves . Et pour la majorité, c'était ainsi. Je regrette cette confusion dans vos esprits, je connais vos indignations sélectives et votre compassion à sens unique. Je n'ai pas dit que l'OAS était composée de gentils, c'est idiot ce que vous dites. Mais la généralisation sans nuances vous arrange, c'est plus confortable. On peut ainsi jeter dans les poubelles de l'histoire tous les innocents, hommes, femmes, enfants, qui ont été tués, mutilés, égorgés par le FLN qui servait une juste cause et qui, soutenu par les intellectuels de gauche, avait le droit de tuer (Sartre appelait au meurtre ) pour défendre son identité et son indépendance, au nom du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes ! Toujours deux poids, deux mesures. C'est triste. Les pieds-noirs, les petits, ont payé pour les erreurs de la France, c'est tout ce que je dis. Oui, c'est triste que vous ne compreniez pas ça. Et De Gaulle qui croyait qu'on allait pouvoir rester !

Walt Disney? Mais c'est plutôt vous, qui êtes allés là-bas en tant que coopérants drapés dans votre bonne conscience . J'en connais de ces bien-pensants qui ont trouvé là-bas comme dans toutes les anciennes colonies , des avantages matériels non négligeables et qui, de retour en France( avec un beau pactole pour construire la villa sur la Côte ) ont eu du mal à se réadapter à une vie de petit profs sans femme de ménage ( ah, pardon, ils appellent ça "créer des emplois" ) et sans tous les avantages "néo-coloniaux". Mais bon, je dis ça comme ça, hein, c'est pas important, et c'est même mesquin de parler d'intendance aux bonnes âmes désintéressées .

Parler de l'Algérie me permet de mesurer l'étendue du mythe, de la désinformation et de l'incompréhension hostile, toujours vivace 40 ans après . C'est tout, c'est un test. Avec toujours le même résultat, les mêmes mots, les mêmes postures depuis 40 ans. Vous interprétez mes propos dans le sens qui vous convient et avec le mépris que tout bien-pensant, adepte de la doxa du politiquement correct, se doit d'afficher. Et pour moi, paradoxalement, c'est très réconfortant . Je sais pourquoi je me sens différente et pourquoi je ne peux plus supporter la propagande de la bien-pensance qui terrorise le peuple, via les medias et les partis politiques et empêche toute pensée critique. Si vous ne voyez pas le rapport, moi, je le vois.

Boudine, vous dites "mon pays" . Je vous rappelle que nous étions français, et pour beaucoup, des étrangers devenus français et fiers de l'être . J'espère que vous êtes aussi sévère ( surtout pour les "accents" dans tous les sens du terme et les fautes de français ) avec ceux que vous avez accueillis chez vous, après nous ( comme c'est curieux) qui brûlent vos bibliothèques, sifflent la Marseillaise et chantent "on va niquer la France " !

Sinon, ce serait injuste pour nous qui, dès notre arrivée, nous sommes écrasés, avons travaillé et nous sommes intégrés, malgré l'hostilité et l'accueil indigne dont nous fûmes l'objet.

Je l'ai déjà cité, mais je vous le remets pour mémoire, car de Camus, on ne cite que les textes qui vont dans le sens de la doxa :

ALBERT CAMUS Chroniques Algériennes Algérie 1958

"Si bien disposé qu'on soit envers la revendication arabe, on doit cependant reconnaître qu'en ce qui concerne l'Algérie, l'indépendance est une formule purement passionnelle . Il n'y a jamais eu encore de Nation Algérienne . Les Juifs, les Turcs, les Grecs, les Italiens, les Berbères auraient autant droit à réclamer la direction de cette nation virtuelle. Actuellement, les Arabes ne forment pas à eux seuls toute l'Algérie. L'importance et l'ancienneté du peuplement français en particulier suffisent à créer un problème qui ne peut se comparer à rien dans l'histoire. Les Français d'Algérie sont eux aussi et au sens fort du terme, des indigènes. Il faut ajouter qu'une Algérie purement arabe ne pourrait accéder à l'indépendance économique sans laquelle l'indépendance politique n'est qu'un leurre. Si insuffisant que soit l'effort français, il est d'une telle envergure qu'aucun pays à l'heure actuelle ne consentirait à le prendre en charge."

Intéressant, non ? Et visionnaire !

ET ENCORE :

"80% des Français D'Algérie ne sont pas des colons mais des salariés ou des commerçants. Le niveau de vie des salariés bien que supérieur à celui des Arabes est inférieur à celui de la Métropole. De plus, en matière d'avantages sociaux, un père de famille de trois enfants perçoit à peu près 7200 francs contre 19000 en France. Voilà les profiteurs de la colonisation (...) Faut-il donc que ces Français laborieux, isolés dans leur bled et leurs villages soient offerts au massacre pour expier les immenses péchés de la France colonisatrice ?"

Chroniques Algériennes. L'Algérie déchirée. La bonne conscience.

Et pour conclure, ce texte de Baudrillard :

" La vraie question devient alors : ne peut-on plus l’ “ouvrir” de quelque façon, proférer quoi que ce soit d’insolite, d’insolent, d’hétérodoxe ou de paradoxal sans être automatiquement d’extrême droite (ce qui est, il faut bien le dire, un hommage rendu à l’extrême droite) ? Pourquoi tout ce qui est moral, conforme et conformiste, et qui était traditionnellement à droite, est-il passé à gauche ? Révision déchirante : alors que la droite incarnait les valeurs morales, et la gauche au contraire une certaine exigence historique et politique contradictoire, aujourd’hui, celle-ci, dépouillée de toute énergie politique, est devenue une pure juridiction morale, incarnation des valeurs universelles, championne du règne de la Vertu et tenancière des valeurs muséales du Bien et du Vrai, juridiction qui peut demander des comptes à tout le monde sans avoir à en rendre à personne. L’illusion politique de la gauche, congelée pendant vingt ans dans l’opposition, s’est révélée, avec l’accession au pouvoir, porteuse, non pas du sens de l’histoire, mais d’une morale de l’histoire. D’une morale de la Vérité, du Droit et de la bonne conscience - degré zéro du politique et sans doute même le point le plus bas de la généalogie de la morale. Défaite historique de la gauche (et de la pensée) que cette moralisation des valeurs. Même la réalité, le principe de réalité, est un article de foi. Mettez donc en cause la réalité d’une guerre : vous êtes aussitôt jugé comme traître à la loi morale. La gauche tout aussi politiquement dévitalisée que la droite - où est donc passé le politique ? Eh bien, du côté de l’extrême droite. Comme le disait très bien Bruno Latour dans le Monde, le seul discours politique en France, aujourd’hui, est celui de Le Pen. Tous les autres sont des discours moraux et pédagogiques, discours d’instituteurs et de donneurs de leçons, de gestionnaires et de programmateurs (…)

Jean Baudrillard, Libération, Mai 1997.

Bien à vous . Et maintenant laissons tomber, on ne peut pas se comprendre, on ne parle pas de la même chose.

Écrit par : Amélie | 02 décembre 2008

Hommage à Amélie et aux pieds-noirs


http://fr.youtube.com/watch?v=QU5TlJTvWU0&feature=related

Écrit par : Scarlett quitte la plantation | 02 décembre 2008

Précisions sur l'arrivée des Pieds-noirs en Corse après la guerre d'Algérie.

"A la fin des années cinquante, tout d’abord, le gouvernement crée la Société de mise en valeur de la Corse (Somivac). Elle a la charge de contribuer au développement économique de l’île en rachetant et en valorisant des terres disponibles, qui seront ensuite vendues à des agriculteurs corses. En 1962, alors que les premiers lots sont prêts à la vente, le gouvernement donne l’ordre d’en réserver quatre-vingt-dix pour cent pour les Pieds-noirs qui rentrent d’Algérie. Devant une répartition aussi inégale des terres qui leur étaient destinées, beaucoup de Corses ont le sentiment de vivre une sorte de colonisation. En 1960, déjà, un tel sentiment avait été avivé par le projet (finalement abandonné) de reconversion du site de l’Argentella, près de Calvi, en centre d’expériences atomiques." ("La Corse et l'idée républicaine", Paris, L'Harmattan, 2006).

Écrit par : Daniel Arnaud | 02 décembre 2008

Et sur l'affaire d'Aleria, qui a marqué le début du "cycle de la violence" en Corse.

"En août 1975, enfin, à Aléria, un groupe de militants de l’Action pour la Renaissance de la Corse (ARC), conduit par Edmond Simeoni, occupe une cave viticole pour dénoncer le scandale des vins frelatés, trafic portant atteinte à la production des petits exploitants. Les cinquante militants sont armés, mais leur démarche se veut avant tout médiatique. Ce qui confère à l’affaire d’Aléria son caractère exceptionnel, ce n’est pas tant la démarche des militants de l’ARC (les agriculteurs du Languedoc menaient également des actions très dures) que la réaction disproportionnée de l’Etat : le ministre de l’Intérieur de l’époque, Michel Poniatowski, déploie sur le terrain deux mille gendarmes mobiles appuyés par des blindés légers. Bilan de l’assaut qui est donné : deux morts parmi les gendarmes mobiles et plusieurs blessés graves. Pour les militants corses, une telle intervention est la preuve que Paris considère leur île comme une colonie. Le FLNC (Front de Libération Nationale de la Corse) est créé l’année suivante." ("La Corse et l'idée républicaine", Paris, L'Harmattan, 2006).

Écrit par : Daniel Arnaud | 02 décembre 2008

J'ai eu l'occasion, voilà quelques temps, de parler d'Aleria avec Edmond Simeoni. Il m'expliquait que le nationalisme corse, initialement en tout cas, n'avait pas pour but de mettre en avant un sentiment communautaire de "corsitude", mais de dénoncer le fait que le contrat (républicain et démocratique, au sens rousseauiste du terme) n'était pas respecté.

Écrit par : Daniel Arnaud | 02 décembre 2008

Merci Daniel pour ces précisions qui me font dire qu'il ne faut pas attribuer aux individus les erreurs de leur propre gouvernement. Etait-ce bien judicieux de saboter les exploitations ?

Merci à Scarlett pour ces images très émouvantes. Dorénavant, je m'appellerai Scarlett Martinez.

Amélie, qui n'est plus Amélie.

Écrit par : Scarlett Martinez | 02 décembre 2008

le gouvernement donne l’ordre d’en réserver quatre-vingt-dix pour cent pour les Pieds-noirs qui rentrent d’Algérie. Devant une répartition aussi inégale des terres qui leur étaient destinées, beaucoup de Corses ont le sentiment de vivre une sorte de colonisation.

Ecrit par : Daniel Arnaud | 02 décembre 2008

On n'employait pas encore le terme de discrimination positive, mais en voilà un bel exemple, avec tout ce que cela comporte d'injustice. Et je ne vois pas dans quel monde un prétendant à une exploitation agricole refuserait la chance qui lui est offerte d'en avoir une, en disant "non, merci, c'est pas mon tour, le monsieur est avant moi dans la queue" !

Écrit par : Scarlett Martinez | 02 décembre 2008

Amélie, je ne suis pas une adepte de la bien-pensance obligatoire (alors que je l'étais en 1962, mais j'avais 16 ans et donc des circonstances atténuantes), et je peux comprendre ce que vous ressentez. Je ne porte pas de jugement sur des événements eux-mêmes parce que j'ai le sentiment de manquer d'informations précises, mais je suis sûre que la réalité est beaucoup plus complexe qu'on n' a voulu nous le faire croire. Et le texte de Baudrillard que vous citez est particulièrement intéressant. Pouvez-vous m'en indiquer la référence?

Écrit par : Sylvie Huguet | 02 décembre 2008

merci Sylvie de ne pas vous en tenir aux stéréotypes de la désinformation ni au lynchage systématique .

Le texte de Baudrillard, je l'ai trouvé sur Causeur qui le donne, à la fin de l'article en cliquant sur "ici" en rouge . Il semble que ce soit un texte paru dans "Libération" . On n'est guère avancées .

http://www.causeur.fr/baudrillard-et-l%e2%80%99affaire-zemmour,1428

Écrit par : Scarlett Martinez | 02 décembre 2008

Excusez-moi, messieurs les sérieux, je me défoule ...

Ecrit par : dobolino | 29 novembre 2008
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On ne vous en veut pas, chère amie !
Ces messieurs sont-ils si sérieux que cela ?

Écrit par : Francis Penin | 02 décembre 2008

Laisser tomber ? Si vous voulez, laissons.
Mais quand même, pardon ma bonne dame, mais question préjugés vous n'êtes pas mauvaise. Je crains d'être nettement plus jeune que vous ne l'imaginez, l'Algérie d'après je l'ai vécue 'eud'dedans, comme enfant, et ne vous communiquerai pas le nom de mon papa, ça risquerait de déranger vos préjugés sur les français... Vous avez une tendance à extrapoler qui est tout à fait extravagante, et qui, le soir, m'amuse un peu.
Qui vous dit que tout le monde était riche chez les pieds-noirs? Vous ? Vous, ça vous arrange de croire que tout le monde est con et le pense. On vous dit juste, mais ça, ça vous dérange, que les pieds-noirs, dits colons par les Algériens ( ils sont cons aussi, hein ???! ), étaient tout de même plus riches que les Algériens-souchiens. Si ça vous contrarie, qu'y puis-je ? On vous dit aussi que ce n'est pas en étant algérien-souchien qu'on avait grand espoir de réussir dans la vie. Voilà. C'est embêtant d'entendre ça????? Tant pis, ma bonne dame. Ils étaient d'une ingratitude crasse, voilà la vérité. Vous croyez que c'est un discours disparu et rebelle ???? En fait de discours ressassé à loisir, trop sans doute, il se pose là. Il a même, à mon avis, forcé l'apparition du discours inverse. Vous vous plaignez de la repentance, mode française ? C'est juste le même phénomène, mais inversé.
Mais vous ne m'avez pas semblé être du style à chercher les équilibres, et l'objectivité au maximum encore moins. Sans quoi, vous n'iriez pas imputer toutes les âneries du monde aux discours que vous ne souhaitez pas lire.
Vous avez plus envie de prendre les gens pour des cons ignorants. C'est étonnant, tout de même. Du moins, moi, ça m'étonne. C'est tout.

Écrit par : Milady | 03 décembre 2008

Ma bonne dame, vous vous emmêlez les pinceaux, je crois, et votre ton, toujours condescendant m'a toujours déplu.

Vous évoquez les palais des mille et une nuits pour ensuite reconnaître que oui, il y avait des pieds-noirs pauvres. En effet, on pouvait être pied-noir et ne pas réussir dans la vie, non plus. Et il y avait des Algériens de familles riches, de gros propriétaires, et d'autres qui réussissaient dans la vie, grâce à l'école française, pourquoi ne le dites-vous pas?

J'ai l'impression que vous ne m'avez pas bien lue. Mais on ne vous suit pas bien, car l'inégalité existe encore, en Algérie, en France, partout, c'est regrettable, et je ne l'ai jamais niée, mais ce n'est pas aux pieds-noirs qu'il faut en faire le reproche. Vous comprenez, ma bonne âme ? Et si vous ne comprenez pas tant pis.

Depuis 40 ans, on n'est plus en Algérie, vous ne prétendez tout de même pas nous faire porter la responsabilité de l' échec de cette nation, depuis que nous sommes partis, depuis presqu'un demi-siècle ? A nous, ou à la France. L'obscurité de votre style m'empêche de voir où vous voulez en venir.

Écrit par : Scarlett Martinez | 03 décembre 2008

À Milady et à Scarlett :

Je viens de lire vos échanges aigre-doux. Cela me consterne. Le sujet dont vous parlez est extrêmement délicat.
J'ai été appelé du contingent en Algérie et me suis intéressé au problème inextricable de la présence des Français de souche sur ce pays colonisé il y a près de deux siècles.
La situation en 1954 était tellement délétère que la seule chose raisonnable à faire eût été de donner immédiatement l'indépendance à l'Algérie en lui offrant la coopération avec la France.
Il fallait, il eût fallu que les Algériens instruits, cultivés fussent véritablement des citoyens français à part entière, et qu'ils pussent accéder à la fonction publique par la voie de concours avec épreuves anonymes (comme le CAPES et l'agrégation par exemple). Il eût fallu aussi que les Algériens de souche pussent accéder au pouvoir politique dans leurs propres départements, et enfin que les enfants reçussent la même instruction quelle que fût leur origine ethnique. Rien de tel n'existait.
Si quelqu'un s'étonne encore aujourd'hui que la situation fût à ce point explosive, c'est qu'il est bien naïf.
Je considère que les hommes politiques français en 1954, ont réagi de la manière la plus sinistre qui soit lors des premiers attentats commis contre les Français de métropole : par la guerre (non qualifiée de telle, mais, très hypocritement, de "maintien de l'ordre"). Au lieu d'ouvrir des discussions sans délai avec les "rebelles" (qualifiés de toutes sortes de noms infamants), ils ont choisi la répression qui, outre les vies de trente mille soldats environ - dont une majorité d'appelés -, a coûté des sommes considérables auxquelles on aurait pu trouver un meilleur usage pour le bien de tous, et, notamment, l'instauration d'une coopération fructueuse entre l'Algérie indépendante et la France.
De toute façon, l'Algérie l'a eue, son indépendance, et c'était prévisible. (Ça l'était bien avant 1954 : vers 1945, vers la fin de la Deuxième Guerre mondiale, un général qui avait rétabli le calme après des émeutes, avait annoncé que ce calme était précaire et qu'il durerait dix ans. Il savait donc bien que la révolte renaîtrait toujours de ses cendres tôt ou tard, et il eut la sagesse de mettre les hommes politiques en garde. Mais ces derniers, en 1954, n'ont eu d'autre réaction que des rodomontades stupides.)
En somme, ce fut un énorme gâchis humain et financier.
Et, de l'autre côté de l'Atlantique, nous avons eu, un demi-siècle plus tard, un épigone de nos illustrissimes hommes politiques des années 1950, que Jacques Chirac a désavoué, agissant, pour une fois, plus finement que dans bien d'autres circonstances.
Et, s'il y a eu des gens clairvoyants pour dénoncer, comme M. Chirac, la folie de cette réaction belliqueuse, il y eut aussi des partisans du va-t-en-guerre d'outre-Atlantique.
La guerre, toujours recommencée, n'a jamais résolu quoi que ce soit définitivement.
À titre personnel, j'ajoute que j'ai fait, dès l'âge de vingt ans, un service militaire de vingt-sept mois (incluant la "permission libérable" d'un mois) dont je me serais bien passé. J'aurais pu faire mes études supérieures plus tôt que je ne les ai faites. Cela ne me pèse plus, car j'ai des amis qui sont revenus mutilés de là-bas, vivant toujours avec leurs souvenirs atroces, et qui, eux, ont de bonnes raisons de ne rien oublier. Mais j'en veux toujours aux hommes politiques des années 1950, même s'ils sont morts. Ma haine inextinguible poursuit ces crétins dans la tombe.
Mais entre nous, chères dames, essayons de nous parler avec calme sur cet excellent lieu d'échanges qu'est le blog de mon éminent collègue !

Écrit par : Francis Penin | 03 décembre 2008

Gilpa, vous êtes un homme qui parle d'or.

Quant à vous, madame, vous êtes un joli cas de paranoïa, comme si le monde entier en voulait aux pieds-noirs. Rassurez-vous, le monde entier s'en fout. Faut-il vraiment vous expliquer que les guerres sont motivées par ceux qui abusent, et non par ceux qui subissent ? Faut-il vraiment vous redire, puisque vous ne lisez pas, qu'il y avait en Algérie, après, des français d'en bas, comme dit l'autre, et qu'ils vivaient sans trouble et n'avaient pas été identifiés comme 'oppresseurs' ?
Que ce qui arrive à l'Algérie actuelle est dû en grande partie aux excès communistes et aux appétits de grandes puissances qui profitèrent de la situation ? - vous ne lisez rien, c'est presque fatiguant.
Et que rien ne vous autorise à affirmer que toutes les horreurs de l'Algérie ont été commises par le FLN. C'est tout ce qu'on vous demande: de cesser de pratiquer les généralisations et les excès, cesser de partir dans tous les sens, de vous draper dans votre dignité pour aller persifler.
Vous prétendez combattre la bien-pensance ? Moi je vous dis que vous ne combattez rien du tout, et que ce 'combat' ne vous sert que d'excuse pour distiller vos haines à vous, qui ne sont pas blanchies par votre faux combat.
Si mon ton vous déplaît, vous m'en voyez amusée, et point marrie, désolée, ce n'est pas ma faute. Et dites-vous que l'inverse est sûrement vrai. Ca rassure, n'est-ce pas, de savoir qu'on peut agacer.

Écrit par : Milady | 03 décembre 2008

Et dire que ce sont des "socialistes" qui ont fait ça! :-(
Amélie-Scarlett, le problème est que vous avez l'impression, (ou vous faites semblant) d'être dérangeante en étant une égérie de la politiquincorrectitude, alors que vous l'êtes en étant tout simplement un tantinet totalitaire.

Écrit par : Christophe Sibille | 03 décembre 2008

Bravo Francis. Que nombreux soient ceux qui vous féliciteront pour ce texte ! Merci Gilpa ! :-)))))

Écrit par : catmano | 03 décembre 2008

Bravo Francis. Que nombreux soient ceux qui vous féliciteront pour ce texte ! Merci Gilpa ! :-)))))

Ecrit par : catmano | 03 décembre 2008
De même ! Bravo, Gilpa / Francis ! Vous montez encore d'un cran dans mon estime et mon affection.
Merci aussi à Milady.
ceci dit et j me répète, je ne considère nullement Amélie/Scarlett/ Martinezcommeun électron libre mais comme une émanation groupusculaire de l'extrême-droite à qui la Ligue du Nord, incarnée par Lisa/Lisette/ Papa Wilhelm donne la réplique
Nous n'avons certainement pas ici des hytériques anodines !

Écrit par : dobolino | 03 décembre 2008

Francis, ce que vous dites est assez juste, même si c'est une vue forcément partielle. Juste une chose, oh, un détail, s'il y avait des Algériens instruits et cultivés, c'est qu'ils étaient allés à l'école avec les pieds-noirs, non ? N'est-ce pas en contradiction avec la suite où vous affirmez qu'on ne leur donnait pas la même instruction?

Dans ma classe de village, nous étions 3 Français et 30 Algériens. Les parents Algériens n'envoyaient pas les filles à l'école, il faut le savoir, du moins, dans les villages.Il y avait aussi les écoles coraniques.
Mes parents ont eu des condisciples algériens. Mais Il y avait aussi, comme en France, des pieds-noirs qui n'allaient pas au-delà du certificat d'études.
Mon instituteur était un Algérien kabyle . Il avait donc étudié.

Je ne répondrai pas à Milady puisqu'elle transforme mes propos et me reproche de généraliser, chose qu'elle parvient merveilleusement à faire de son côté .
A quoi bon, elle dit "oppresseurs", je réponds "oui, mais", elle n'entend ni le oui, ni le mais . Elle ne me lit pas non plus, puisque j'ai parlé de mon oncle resté en Algérie après l'indépendance . Il est revenu en France dans les années 80 pour y mourir et il aura raté la décennie suivante, riche en émotions et massacres, mais là, on n'y était pour rien .

A quoi bon, il y a toujours un "mais" qu'on ne veut pas entendre, qu'on ne peut pas entendre ou dont tout le monde se fout parce qu'il ne vient pas du bon côté...

Et il s'en va au vent mauvais..de l'Histoire...

Écrit par : Scarlett Martinez | 03 décembre 2008

Nous n'avons certainement pas ici des hytériques anodines !

Ecrit par : dobolino | 03 décembre 2008

Il est vrai qu'en hystérie vous avez des connaissances auto-didactes !

Écrit par : Scarlett Martinez | 03 décembre 2008

Merci, mesdames Milady, Catmano, Dobolino et Scarlett. J'avais une crainte en écrivant mon message : celle de fâcher quelqu'un, chose que je déteste surtout lorsqu'il s'agit d'une femme (ici de plusieurs femmes). Je suis heureux de n'avoir fâché personne, apparemment. Je comprends, qui plus est, pourquoi certaines personnes s'affrontent. Ces affrontements sont humains et bien compréhensibles.
J'en viens maintenant à un poiont précis de mon propos soulevé par Scarlett : je cite,
"Francis, ce que vous dites est assez juste, même si c'est une vue forcément partielle. Juste une chose, oh, un détail, s'il y avait des Algériens instruits et cultivés, c'est qu'ils étaient allés à l'école avec les pieds-noirs, non ? N'est-ce pas en contradiction avec la suite où vous affirmez qu'on ne leur donnait pas la même instruction?"

La contradiction n'est qu'apparente. Mais ma vue des choses est en effet partielle, il ne peut en être autrement en si peu de lignes. Je reviens sur la contradiction apparente.
Il y a toujours des gens d'origine modeste, partout dans le monde, qui parviennent à s'instruire contre vents et marées. En France, par exemple, il y a des enfants de milieux modestes qui parviennet à se cultiver bien que le pouvoir ne se démène pas pour cela. Chez les gens de condition modeste, il y a le barrage de l'argent. Il y avait ce barrage, du moins. Dans les années 1950, bien qu'issu d'un milieu modeste tant culturellement que matériellement, j'ai pu atteindre un niveau de culture raisonnable - le baccalauréat - bien que ce fût difficile à l'époque. Le pouvoir politique (bourgeois) ne mettait pas d'obstacle absolu - qui aurait consisté à dire : les enfants d'ouvriers n'ont pas le droit de faire des études secondaires - à l'accès des enfants pauvres à la culture. Mais beaucoup de parents préféraient que leurs enfants aillent (étonnant ! je voulais dire "allassent") en apprentissage dès l'âge de 14 ans. Plusieurs professeurs du lycée de Béthune me toisaient d'une manière non équivoque : de toute évidence ils me faisaient comprendre que ma place n'était pas là. J'étais vêtu pauvrement et j'étais gauche, et j'avais l'accent des gens de condition modeste parlant avec l'accent du ch'nord, comme dans le film "Bienvenue chez les Ch'tis".
J'ai été des rares enfants d'ouvriers à me hisser au-dessus de la condition à laquelle me prédestinait ma naissance.
De même, en Algérie, je suis sûr que des enfants ont pu faire de même dans des conditions encore plus difficiles, peut-être avec l'aide d'instituteurs d'origine métropolitaine. Il y a toujours des exceptions. Il y a chez les enfants de classes sociales défavorisées quelques individus hors du commun qui, nonobstant de grandes difficultés matérielles, parviennent à s'instruire. Je ne suis pas, cependant, un de ces enfants extraordianirement doués. J'ai eu d'excellents instituteurs, c'est tout. Ils m'ont mis le pied à l'étrier. Ensuite j'ai étudié sans forcer la dose (je le regrette, mais j'ai été tout sauf un "glandeur" comme j'en ai vu tout au long de ma carrière de professeur), ce qui explique, en partie, la lenteur de mon accession au grade d'agrégé.
De nos jours, même en naissant dans un milieu assez aisé, beaucoup d'enfants ne se cultivent ni ne s'instruisent. Le pouvoir, qu'il soit de gauche ou de droite, depuis 1970, me semble s'accommoder fort bien de ce système "éducatif" qui n'apprend plus grand-chose aux enfants, ce que mon bon collègue Brighelli appelle "La fabrique du crétin". Quant à votre serviteur, il appelle la période qui s'étend de 1970 à aujourd'hui, "L'ère du cancre-roi".
Effarant, non ?
Bonne nuit, mesdames.

Écrit par : Francis Penin | 04 décembre 2008

Il me semble et reprenez-moi si je me trompe que pour enseigner en Primaire en Algérie française, les diplômes et la formation requis n'étaient pas ceux de métropole ?

Écrit par : dobolino | 04 décembre 2008

Il me semble et reprenez-moi si je me trompe que pour enseigner en Primaire en Algérie française, les diplômes et la formation requis n'étaient pas ceux de métropole ?

Ecrit par : dobolino | 04 décembre 2008
up
??????????????

Écrit par : dobolino | 04 décembre 2008

Il me semble et reprenez-moi si je me trompe que pour enseigner en Primaire en Algérie française, les diplômes et la formation requis n'étaient pas ceux de métropole ?

Ecrit par : dobolino | 04 décembre 2008

Je n'en sais rien.

Mais celui dont je vous parle était sûrement un excellent instituteur( je l'adorais et sortais du rang chaque matin pour l'embrassser !) puisque mise à l'école avec un an d'avance pour que je ne m'ennuie pas trop au village,( je n'étais pas Scarlett et n'avais pas de nounou indigène) je fus placée d'abord au fond de la classe. Puis, un ou deux mois après la rentrée, comme Pagnol, un jour qu'il faisait lire au tableau, ô divine surprise, j'ai lu d'une seule traite, sans prévenir .

Aussitôt, je montai en grade et fut placée au premier rang. Je précise qu'il pratiquait la syllabique.

L'année suivante, en ville cette fois, j'eus une institutrice française, qui ressemblait en tous points à celles que j'ai eues en France. D'ailleurs, lors de mon inscription, on refusa de me prendre avec un an d'avance, "car le niveau, là-bas, forcément n'était pas le même qu'ici", encore des préjugés !

Ma mère demanda qu'on me prenne au moins quelques temps à l'essai . Première de la classe, ça en a bouché un coin à quelques uns qui se demandaient si on était bien Français et qui étaient persuadés qu'on venait d'un pays d'arriérés .

Écrit par : Scarlett Martinez | 04 décembre 2008

L'année suivante, en ville cette fois, j'eus une institutrice française, qui ressemblait en tous points à celles que j'ai eues en France. D'ailleurs, lors de mon inscription, on refusa de me prendre avec un an d'avance, "car le niveau, là-bas, forcément n'était pas le même qu'ici", encore des préjugés !

Ma mère demanda qu'on me prenne au moins quelques temps à l'essai . Première de la classe, ça en a bouché un coin à quelques uns qui se demandaient si on était bien Français et qui étaient persuadés qu'on venait d'un pays d'arriérés .

Ecrit par : Scarlett Martinez | 04 décembre 2008

Si ça peut vous remonter le moral, mon père a du redoubler son CM2 qu'il avait effectué en Haute Normandie du fait de l'exode. Le directeur de l'école primaire de Joinville-le-Pont a considéré cette année comme nulle et non avenue car effectuée chez les ploucs. Il savait pertinemment que le gosse en question était arrivé au CM2 avec deux ans d'avance et était brillantissime puiqu'il avait été élève de son école du CP au CM1 et toujours tête de classe.

Ceci dit, je crois savoir que le brevet élémentaire était un diplome sufisant pour exercer le métier d'instituteur "aux colonies" sous la Troisième et la Quatrième Républiques. a vérifier et affiner. Il semblerait aussi que les effectifs d'une classe aient pu atteindre les 60 élèves.

Écrit par : dobolino | 04 décembre 2008

Il me semble et reprenez-moi si je me trompe que pour enseigner en Primaire en Algérie française, les diplômes et la formation requis n'étaient pas ceux de métropole ?

Ecrit par : dobolino | 04 décembre 2008

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Je suis à peu près sûr que c'est vrai. En gros, on peut dire qu'il vaut mieux apprendre à lire avec une personne ayant son certificat d'études primaires seulement (donc sachant lire, car ce diplôme avait une certaine valeur - ce que je ne garantis pas avec le baccalauréat actuel pour certains de ses impétrants au ras des pâquerettes) que de ne pas apprendre à lire du tout. Ah ! ça me revient, j'ai connu un homme qui avait eu ce genre d'emploi et qui, revenu en France (sans qu'il soit nécessaire d'ajouter "métropolitaine") après le 1er juillet 1962 - date de l'indépendance de l'Algérie - obtint un poste de "surgé" dans un collège.

Écrit par : Francis Penin | 05 décembre 2008

Aussitôt, je montai en grade et fut placée au premier rang. Je précise qu'il pratiquait la syllabique.

Ecrit par : Scarlett Martinez | 04 décembre 2008

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Cela va sans dire.

Écrit par : Francis Penin | 05 décembre 2008

Ma mère demanda qu'on me prenne au moins quelques temps à l'essai . Première de la classe, ça en a bouché un coin à quelques uns qui se demandaient si on était bien Français et qui étaient persuadés qu'on venait d'un pays d'arriérés .

Ecrit par : Scarlett Martinez | 04 décembre 2008

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Rien d'étonnant là-dedans. La stupidité de certains êtres humains est incommensurable.

Écrit par : Francis Penin | 05 décembre 2008

Ceci dit, je crois savoir que le brevet élémentaire était un diplome sufisant pour exercer le métier d'instituteur "aux colonies" sous la Troisième et la Quatrième Républiques. a vérifier et affiner. Il semblerait aussi que les effectifs d'une classe aient pu atteindre les 60 élèves.

Ecrit par : dobolino | 04 décembre 2008

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Exact, ça me revient : l'homme dont je parle dans un précédent message avait ce diplôme, considéré comme "Brevet de capacité de l'enseignement primaire". Il était quelque chose comme suppléant.
Il existait aussi un "brevet supérieur", qui n'était peut-être pas loin d'équivaloir au baccalauréat, au moins dans certaines disciplines (probablement pas en mathématiques de la série "mathématiques élémentaires", niveau très élevé, bien plus élevé - je crois bien - que celui du baccalauréat scientifique actuel).

Écrit par : Francis Penin | 05 décembre 2008

Exact, ça me revient : l'homme dont je parle dans un précédent message avait ce diplôme, considéré comme "Brevet de capacité de l'enseignement primaire". Il était quelque chose comme suppléant.

Ecrit par : Francis Penin | 05 décembre 2008

"Aux colonies", ils avaient le titre de "moniteurs" et étaient en charge des petites classes, particulièrement de la "classe d'initiation" que l'on faisait faire aux élèves avant le CP pour leur apprendre à parler français, les effectifs de ces classes tournaient autour de 50 à 60 élèves.
C'est du moins ce que m'avaient expliqué les directeurs et instituteurs dans les écoles de mes débuts dont certains avaient eu ce statut.
A leur arrivée en France métropolitaine, le MEN avait validé leurs années de monitorat et les avaient intégrés au corps des instituteurs.

Écrit par : catmano | 05 décembre 2008

« Aussitôt, je montai en grade et fut placée au premier rang. »
S. M. | 04 décembre 2008

« Je [...] fut »)...
Qu'est-ce que ça devait être au deuxième rang !

Écrit par : Tailleboudin | 06 décembre 2008

« Je [...] fut »)...
Qu'est-ce que ça devait être au deuxième rang !

Ecrit par : Tailleboudin | 06 décembre 2008

Mais oui, Tronche de Cake, "je fus" ! Tout le monde ici fait des fautes de frappe et d'étourderie et j'en fais plutôt moins que les autres . Regardez les messages de Milady un peu plus haut; si c'est tellement grave, corrigez-les aussi, puisque vous ne savez faire que ça, Justeboudin !

Écrit par : Scarlett Martinez | 06 décembre 2008

Inutile de relever les fautes. C'est une caractéristique des textes que l'on vient d'écrire, et particulièrement de taper. On lit ce que l'on pense avoir écrit, et on ne voit pas ses erreurs. C'est un phénomène bien connu des éditeurs, qui font systématiquement relire leurs textes par des correcteurs extérieurs — parce qu'il est autrement facile de repérer les pailles du voisin, comme disent les Evangiles…
JPB

Écrit par : brighelli | 06 décembre 2008

A leur arrivée en France métropolitaine, le MEN avait validé leurs années de monitorat et les avaient intégrés au corps des instituteurs.

Ecrit par : catmano | 05 décembre 2008

Je pense qu'ils ont été intégrés, mais avec le titre d'instructeurs. Ils n'enseignaient pas mais occupaient des emplois de bureaux dans les collèges. Ce fut le cas de ma tante et d'autres que j'ai rencontrés dans les collèges. Comme le fait remarquer Francis, le brevet supérieur équivalait au Bac, qui était le niveau des instituteurs des écoles normales en France, à l'époque .

Écrit par : Scarlett Martinez | 06 décembre 2008

Il semblerait aussi que les effectifs d'une classe aient pu atteindre les 60 élèves.

Ecrit par : dobolino | 04 décembre 2008

Je reprends ma photo de classe et je compte 36 élèves au cours préparatoire d'une école en ville. Mais dans les villages ?

Écrit par : Scarlett Martinez | 06 décembre 2008

Un exemple de classe en Algérie.

http://ecolerusicade.free.fr/Vic59CP.html

Écrit par : Scarlett Martinez | 06 décembre 2008

Cette photo illustre aussi la "diversité" des classes. J'ai compté environ 15 algériennes sur 35 !

Écrit par : Scarlett Martinez | 06 décembre 2008

A leur arrivée en France métropolitaine, le MEN avait validé leurs années de monitorat et les avaient intégrés au corps des instituteurs.

Ecrit par : catmano | 05 décembre 2008

Je pense qu'ils ont été intégrés, mais avec le titre d'instructeurs. Ils n'enseignaient pas mais occupaient des emplois de bureaux dans les collèges. Ce fut le cas de ma tante et d'autres que j'ai rencontrés dans les collèges. Comme le fait remarquer Francis, le brevet supérieur équivalait au Bac, qui était le niveau des instituteurs des écoles normales en France, à l'époque .

Ecrit par : Scarlett Martinez | 06 décembre 2008

J'en connais personnellement au moins un : le directeur d'une des écoles élémentaires publiques de N... (26) dont j'assurais la décharge de direction en 1984-1985 et 1985-1986.
Il m'avait lui-même raconté son parcours et ses classes d'initiation allant jusqu'à 60 élèves, mais peut-être se vantait-il un peu.
Je ne sais si son épouse, directrice de l'école maternelle voisine, et son collègue, directeur de l'autre école de la bourgade, avaient suivi le même parcours.
Les directeurs de l'école du R..., à P... (26) étaient quant à eux d'anciens élèves de l'Ecole Normale d'Alger et la directrice de l'école maternelle (ainsi que trois de ses collègues adjointes) m'avaient toutes raconté leurs débuts dans des écoles du bled à plus de 45-50 élèves en classe unique (Classe d'initiation à Cours supérieur).

Écrit par : catmano | 06 décembre 2008

des écoles du bled à plus de 45-50 élèves en classe unique (Classe d'initiation à Cours supérieur).

Ecrit par : catmano | 06 décembre 2008

J'essaie de "visualiser" la classe du bled; il me semble en effet qu'on devait être plus de 35.

Écrit par : Scarlett Martinez | 06 décembre 2008

Dans les années 1960, en banlieue parisienne, nos classes primaires comprenaient généralement plus de 40 élèves. Il n'y a pas de raisons qu'il en ait été autrement outre-Méditerranée.

Écrit par : catmano | 06 décembre 2008

PS : A l'époque (jusque dans les années 1980), il existait aussi de minuscules écoles rurales qui continuaient de fonctionner pour les trois ou quatre élèves du village reculé où elles étaient sises.
Maintenant, on préfère imposer à des enfants de 6 ans des transports en car, dépassant parfois la demi-heure matin et soir, sur des routes dont le moins que l'on puisse dire c'est qu'elles ne correspondent en rien aux normes de sécurité imposées par les autorités compétentes.

Écrit par : catmano | 06 décembre 2008

J'essaie de "visualiser" la classe du bled; il me semble en effet qu'on devait être plus de 35.

Ecrit par : Scarlett Martinez | 06 décembre 2008
Vous étiez au bled (on dit comme ça ?) ? Je vous imaginais plutôt à Oran, je ne sais pas pourquoi . Quel métier faisait votre père ?
Pour que ça ne passe pas pour une indiscrétion, le mien était professeur d'allemand et ma mère mère au foyer.

Écrit par : dobolino | 06 décembre 2008

Nouvelles du front :

Une collègue de musique a demandé vendredi à ses élèves de 5ème de noter par écrit leurs goûts musicaux. Réponse de l'un d'entre eux, un garçon assez renfermé de niveau moyen ne posant pas de difficultés particulières de comportement : "Je voudrais tué des gens".

Extrait d'une rédaction d'une de mes élèves de 4ème :

"C'était un dimansh 2006. Moi et mon meilleur ami trainion beaucoup dans une sorte de décharge près de chez moi, comme d'habitude il n'y avai rien de special appart fair des circuits de vélos, des rampes de skate des cabannes, mai ce jour la on a eu la facheuse idée de mettr le feu à cette entreprise."

Écrit par : Robin | 06 décembre 2008

"Au printemps, Tipasa est habitée par les dieux et les dieux parlent dans le soleil et l'odeur des absinthes, la mer cuirassée d'argent, le ciel bleu écru, les ruines couvertes de fleurs et la lumière à gros bouillon dans les amas de pierres."


"Que d'heures passées à écraser les absinthes, à caresser les ruines, à tenter d'accorder ma respiration aux soupirs tumultueux du monde ! Enfoncé parmi les odeurs sauvages et les concerts d'insectes somnolents, j'ouvre les yeux et mon cœur à la grandeur insoutenable de ce ciel gorgé de chaleur. Ce n'est pas si facile de devenir ce qu'on est, de retrouver sa mesure profonde. "

Écrit par : dobolino | 06 décembre 2008

Robin fait classe à des outlaws, comme on dit dans les histoires de Robin… Hood. Et lui, il est censé être le shérif de Nottingham (1)
JPB
(1) Je viens de revoir la rose et la Flèche, de Richard Fleischer, avec le sublime Sean Connery dans le rôle de Robin des bois vieillissant, et Audrey Hepburn dans celui de Lady Marianne vieillissante (et le regretté Robert Shaw, un vrai intellectuel abonné aux rôles de brutes ou de truands — Bons baisers de Russie ou l'Arnaque — dans le rôle du shérif, justement). C'est un film fabuleux. Je vous défie de rester de marbre dans les 20 dernières minutes.

Écrit par : brighelli | 06 décembre 2008

La Rose et la Flèche... Je crois que c'est un des derniers rôles d'Audrey Hepburn, et c'est un film qui illustre parfaitement pour moi la notion de mélange des genres : de l'humour, mais aussi une sensibilité et une nostalgie bouleversantes. Sûrement un de mes films préférés.

Écrit par : Sylvie Huguet | 06 décembre 2008

Regardez les messages de Milady un peu plus haut; si c'est tellement grave, corrigez-les aussi, puisque vous ne savez faire que ça, Justeboudin !

Ecrit par : Scarlett Martinez | 06 décembre 2008

Hou hou, je me suis fait une ennemie, une vraie de vraie !!!

Bon, alors jouons :
Elle écrit : « Dobolino, le rapatriement des pieds-noirs, c'était comme une déportation . En Algérie on ne voulait plus, ni juifs, ni chrétiens . Mais cet aspect éthnico-religieux, raciste, de la guerre, on l'oublie, parce que ce serait too much ! Ecrit par : Amélie | 30 novembre 2008 « 
Je réponds : « En plus, il restait des français d'avant, auxquels rien de grave n'était arrivé - sans doute parce que c'étaient de braves gens, petites gens.
(...) Et ça causait, de l'OAS pas mal. Faudrait pas l'oublier, ils n'ont pas été charmants ceux de l'OAS.
Pas charmants du tout, et ce n'est pas un bon souvenir du tout d'avoir vu ce que ça donne, des corps mutilés de gens vivants.
... les Harkis ? Ignorés par tout le monde, reniés, méprisés.
(...) ça causait de ceux du FLN, qui ont réussi à force de connerie mal-communisante à faire basculer leur pays dans l'islamisme ( grandement aidés par les politiques d'aide ignobles pratiquées par des occidentaux bien gentils et mauvais penseurs ).
Ecrit par : Milady | 30 novembre 2008 »

Elle répond :
« Relisez ce qu'en dit Camus .
Oui, mon oncle est resté en Algérie, communiste, il a combattu pour l'indépendance aux côtés du FLN et il était content d'y être et alors ? Ca n'efface pas pour autant les crimes du FLN dont j'ai déjà parlé ici . 
>> il n'y a pas que les français communistes qui sont restés, voilà, madame... et qui vous parle d'effacer les crimes ? Ni ceux du FLN, ni ceux de l'OAS.

Les églises et les mosquées, elles ont cohabité pendant 120 ans, donc, rien de nouveau. Je ne vois pas ce que vous voulez démontrer. >> que le pb est le même en France, donc pas de problème avec l'Islam, ma'ame scarlett. :) !
-Cette élite de merde, c'est le FLN, toujours au pouvoir et qui pratiquait la stratégie de la terreur sur les populations musulmanes comme à Bangkok . >> je l'avais dit un rien avant vous, alors? Mauvaise foi????
-Quant à l'OAS, c'était une organisation de résistance à cette terreur et si j'avais eu 20 ans à cette époque, qu'aurais-je fait? Je ne peux le dire .
Ecrit par : Amélie | 30 novembre 2008 »
Elle poursuit : "Pas charmants du tout, et ce n'est pas un bon souvenir du tout d'avoir vu ce que ça donne, des corps mutilés de gens vivants."
Encore une erreur !
C'est le FLN qui pratiquait la mutilation des français et des musulmans . J'en ai déjà parlé . Les bombes tuaient aussi les musulmans et le FLN les faisaient mourir de façon horrible pour obliger la population algérienne à se rallier à leur cause.Ecrit par : Amélie | 30 novembre 2008 »
>> Vous n'en crevez pas de honte d'oser écrire cela, n'est-ce pas? Faut donc vous les amener les victimes ? Et vous auriez encore le front de les traiter de menteurs.

Elle écrit :
« Quelle différence ? »
Je réponds : « La différence? : c'est l'origine ethnique entre riches et pauvres, je crois que ça a foutu tous les français dehors sans regret. C'est mal vu, de la part d'un pays qui avait supprimé, disait-il, les distinctions par le sang, de les conserver dans d'autres contrées.
La différence, je vous le concède, n'est pas énorme.
N'empêche que chapeau pour l'OAS, c'est bien la première fois que j'entends parler de l'OAS comme d'une organisation de gens de Bien, d'une innocence rare et d'une douceur angélique. Je ne crois avoir dit nulle part que le FLN était composé de doux agneaux. Je ne crois pas du tout d'ailleurs qu'on puisse mener une guerre sans que cela ne soit tout à fait horrible.
Quant à Camus, oui j'ai lu, et je suis sûre que vous n'avez pas manqué d'envier la place des algériens de souche dans ses livres. Je dis ça comme ça.
Je pense d'ailleurs avoir rencontré de 'ses français d'en bas' là-bas, après - qui disaient que les leurs, les petits quoi, étaient partis en France en rêvant du fric qui leur serait donné... Ils ne pleuraient pas sur eux, voilà, - s'il ne faut pas le dire, je ne le dis pas.
Ecrit par : Milady | 01 décembre 2008 »

Elle écrit :
« Je regrette cette confusion dans vos esprits, je connais vos indignations sélectives et votre compassion à sens unique. Je n'ai pas dit que l'OAS était composée de gentils, c'est idiot ce que vous dites. Mais la généralisation sans nuances vous arrange, c'est plus confortable. On peut ainsi jeter dans les poubelles de l'histoire tous les innocents, hommes, femmes, enfants, qui ont été tués, mutilés, égorgés par le FLN qui servait une juste cause et qui, soutenu par les intellectuels de gauche, avait le droit de tuer (Sartre appelait au meurtre ) pour défendre son identité et son indépendance, au nom du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes ! Toujours deux poids, deux mesures. C'est triste. Les pieds-noirs, les petits, ont payé pour les erreurs de la France, c'est tout ce que je dis. Oui, c'est triste que vous ne compreniez pas ça. Et De Gaulle qui croyait qu'on allait pouvoir rester !
Ecrit par : Amélie | 02 décembre 2008
- Depuis 40 ans, on n'est plus en Algérie, vous ne prétendez tout de même pas nous faire porter la responsabilité de l' échec de cette nation, depuis que nous sommes partis, depuis presqu'un demi-siècle ? Ecrit par : Scarlett Martinez | 03 décembre 2008 »
>>Là, pour Camus, pfff, on ne répond plus rien.
Pour les français d'en bas, on ne répond plus rien d'autre que mon oncle communiste...
Pour les torturés, pfff, plus rien, toujours rien...

Je réponds :
« Faut-il vraiment vous expliquer que les guerres sont motivées par ceux qui abusent, et non par ceux qui subissent ? Faut-il vraiment vous redire, puisque vous ne lisez pas, qu'il y avait en Algérie, après, des français d'en bas, comme dit l'autre, et qu'ils vivaient sans trouble et n'avaient pas été identifiés comme 'oppresseurs' ?
Que ce qui arrive à l'Algérie actuelle est dû en grande partie aux excès communistes et aux appétits de grandes puissances qui profitèrent de la situation ? - vous ne lisez rien, c'est presque fatiguant.
Et que rien ne vous autorise à affirmer que toutes les horreurs de l'Algérie ont été commises par le FLN. C'est tout ce qu'on vous demande: de cesser de pratiquer les généralisations et les excès. »


Et j'ajoute que je vais exiger qu'elle me prouve que je jette dans les poubelles de l'histoire tous les innocents, hommes..., dont elle parle. Qu'elle me prouve que l'OAS n'a commis aucune exaction. Qu'elle me prouve que les mutilés que j'ai vus, auxquels j'ai parlé, étaient des menteurs. Qu'elle me prouve que je dis que les colons sont responsables de l'état actuel de l'Algérie. Qu'elle me prouve que je dis que tous les français du temps de la colonisation étaient des riches.
Après tout, elle me dit bien que les témoignages que je donne sont faux et elle me raconte bien qui a commis des atrocités et des mutilations, sans même imaginer une seconde qu'elle pourrait se tromper, sans même prendre une seconde conscience de l'infection de cette intervention-là. Donc je demande des preuves. Accusez et prouvez.

Évidemment, vous ne pouvez rien prouver de cela, madame, parce que je ne dis pas cela. Nulle part, jamais.
Je donne des éléments que vous refusez d'entendre. Vous vous en tirez par des insultes et des calomnies. C'est assez lamentable. Du coup ça devient drôle, la drôlerie du pathétique en action.
Le plus drôle est que, lorsque je vous parle des Harkis, qui étaient des algériens de souche gagnés à la cause de l'Algérie Française, vous ne dites rien. Mais alors rien du tout ! Et pourquoi donc ? Vous ne me dites pas que eux, ils avaient aimé la France et le système colonial? Vous ne me dites pas que, eux, avaient su voir les bienfaits apportés par la France? Pourquoi ne dites-vous pas cela?Ça irait plutôt bien dans votre argumentaire. Et tout le monde opinerait du bonnet, - personne ne vous dira que les Harkis n'existaient pas. Ni même que leurs familles n'ont pas été durement sanctionnées, torturées même pour certaines, par le FLN.
Et non, il n'y a rien de tout cela dans vos messages. C'est moi, la soi-disant pro-??? quoi donc? , communiste, qui le dis. Mais vous voulez que je pleure de bon cœur sur les pieds-noirs maltraités?
Pourquoi voulez-vous que je pleure sur les pieds-noirs, qui ont eu droit à des bouts de Corse, ou autre, en avant-première? Alors que vous ne pensez pas une seconde à me faire pleurer sur les Harkis qui ont eu droit ... à rien. Et qui avaient perdu au moins autant, - vous me le concédez?- , que les pieds-noirs.
Mis à part cela, vos compassions ne sont pas du tout sélectives.
Faites-moi encore rire.

J'accepte vote animosité à mon égard avec plaisir.
Je ne vous la retourne pas, je ne pense pas que cela soit utile au monde.

Écrit par : Milady | 06 décembre 2008

Vous étiez au bled (on dit comme ça ?) ? Je vous imaginais plutôt à Oran, je ne sais pas pourquoi . Quel métier faisait votre père ?
Pour que ça ne passe pas pour une indiscrétion, le mien était professeur d'allemand et ma mère mère au foyer.

Ecrit par : dobolino | 06 décembre 2008

L'Oranie était peuplée d'Espagnols ( Lopez, Fernandez, Martinez); de l'autre côté, il y avait les Italiens. Mon père était agriculteur sur les hauts plateaux du Constantinois. J'ai dit agriculteur, sans casque colonial et sans cravache. La vie y était rude et le confort sommaire comme dans les campagnes françaises de l'époque.

Il faisait du blé, de la patate et du mouton. Lorsque les récoltes étaient mauvaises ou bouffées par les sauterelles, on se serrait la ceinture, car l'état ne nous dédommageait pas !

Voilà pourquoi je monte sur mes grands chameaux quand je suis traitée de Scarlett par ceux qui vivaient, en France, mieux que nous en Algérie !

Est-ce qu'en France, à la même époque, il y avait beaucoup de gens qui pouvaient aller jusqu'au bac ?

Quand nous sommes partis, déracinés et laissant TOUTE NOTRE VIE derrière, les Algériens du village, après nous avoir offert des souvenirs, pour qu'on ne les oublie pas, et que j'ai encore, ont suivi la voiture en pleurant. Comme nous.

Nous avions, vrillé au corps, l'amour de cette terre où nous étions nés et dont Camus parle si bien dans "Noces à Tipasa", (entre autres textes ):

"Amour que je n'avais pas la faiblesse de revendiquer pour moi seul, conscient et orgueilleux de le partager avec toute une race, née du soleil et de la mer, vivante et savoureuse, qui puise sa grandeur dans sa simplicité et, debout sur les plages, adresse son sourire complice au sourire éclatant de ses ciels"

Écrit par : Scarlett Martinez | 06 décembre 2008

Ma seule réponse à Milady dont les litanies me fatiguent. Elle trouvera là la preuve que le FLN tuait aussi les musulmans. Voilà la liste, année par année:


http://www.piednoir.net/bone/titre_rubrique/listes%20de%20victimes/annee58.html

Écrit par : Scarlett Martinez | 06 décembre 2008

Les églises et les mosquées, elles ont cohabité pendant 120 ans, donc, rien de nouveau. Je ne vois pas ce que vous voulez démontrer. >> que le pb est le même en France, donc pas de problème avec l'Islam, ma'ame scarlett. :) !


Donc vous reconnaissez qu'il s'agit en France, maintenant, d'une colonisation.Il y en a de meilleures que d'autres, au fond. La première, mauvaise, la seconde justifiée par la première dont il faut faire pénitence.

Écrit par : Scarlett Martinez | 06 décembre 2008

Sur les harkis, je sais deux ou trois choses, pour avoir collaboré, comme on dit dans la profession, à un livre intitulé "Harkis Crime d'Etat" et signé Boussad Azni (actuellement conseiller d'un ministre qui s'occupe des anciens combattants de toutes les guerres), chez Ramsay. Ce doit être encore disponible sur Chapitre. Et ce fut très édifiant de travailler sur les docs de ce génocide interne.
JPB

Écrit par : brighelli | 06 décembre 2008

Les Harkis ont toujours été à nos côtés, c'est De Gaulle qui les a oubliés, pas nous. Il nous a réunis dans le même mépris et la même trahison. Dans toutes les Associations de Pieds-noirs, ils sont là. En bas de chez moi, justement, le local d'une de ces associations. Je discute avec eux souvent, car ils sont là, souvent. Quant aux Français de France, on ne les a pas trop entendus au sujet des harkis !

Faites-moi rire encore.

Écrit par : Scarlett Martinez | 06 décembre 2008

Je n'ai pas envie de raconter ma vie ici, dommage, car Milady pourrait comprendre que nous n'avons eu droit à rien nous non plus.

Écrit par : Scarlett Martinez | 06 décembre 2008

En Algérie, c'est le FLN qui est toujours au pouvoir.

Les Algériens mutilés par le FLN ont-ils le courage de le dire, dans cette"république" ? Simple question de bon sens.

Écrit par : Scarlett Martinez | 06 décembre 2008

Je vous énerve, hein???
Allez, c'est Noël, un lien d'amour et d'amitié :

http://fr.youtube.com/watch?v=oHg5SJYRHA0&feature=related

Écrit par : Milady | 06 décembre 2008

Inutile de relever les fautes. C'est une caractéristique des textes que l'on vient d'écrire, et particulièrement de taper. On lit ce que l'on pense avoir écrit, et on ne voit pas ses erreurs. C'est un phénomène bien connu des éditeurs, qui font systématiquement relire leurs textes par des correcteurs extérieurs — parce qu'il est autrement facile de repérer les pailles du voisin, comme disent les Evangiles…
JPB

Ecrit par : brighelli | 06 décembre 2008

---------
Oui, je ne le sais que trop ! Il faut parvenir à se relire comme si le texte n'était pas de soi mais de quelqu'un d'autre. Ce n'est pas facile. Cependant, cela devient plus facile au bout de quelques jours. Sur les forums où il est possible d'éditer ses messages et de les corriger, j'ai souvent corrigé mes fautes deux ou trois jours après les avoir tapés sans que quelqu'un me les signale, gentiment ou non.
Sur votre blog, je fais très attention, mais il y a un jour ou deux j'étais trop fatigué et je n'ai pas relu mon message tout de suite. Ultérieurement, j'y ai vu des fautes, mais je n'en avais cure, vous vous en doutez bien...

Écrit par : Francis Penin | 06 décembre 2008

Enervée, non, on a le sang chaud, c'est tout. Va pour le lien d'amour et d'amitié, on connait aussi.


http://fr.youtube.com/watch?v=En9eiH4dTK0

Écrit par : Scarlett Martinez | 06 décembre 2008

Peut-on interpréter de la même façon le peu de mélange qui existe entre littéraires et scientifiques ?

Écrit par : Liza | 08 décembre 2008

Pas tut à fait. Les scientifiques de prépas sortent en gros des mêmes bahuts que leurs homologues littéraires (de surcroît, j'ai eu en Maths-Sup des élèves tout à fait remarquables en Lettres, doués en musique, connaisseurs en arts, etc.). S'ils se fréquentent peu, c'est peut-être qu'ils se trouvent quelque peu exotiques, les uns et les autres. Mais la classe dont je parle dans ma Note a la spécificité d'arriver de lycées classés en ZEP, qui ont bénéficié, si je puis dire, d'un enseignement ciblé qui a trop souvent laissé de côté l'expression correcte et les références culturelles.
Sans compter les différences de milieux sociaux — que l'école devrait gommer, mais que l'idéologie des ZEP, et plus globalement tout ce qui vient du pédagogisme, n'a fait que renforcer.
JPB

Écrit par : brighelli | 08 décembre 2008

Cela n'a rien de nouveau, et ces inégalités concernent aussi ceux issus de régions rurales .

La différence aujourd'hui par rapport même à il y a dix ans, c'est que les jeunes sont supposés être conscients de ces inégalités aux concours prestigieux, inégalités aussi fortes entre certains établissements parisiens et de province qu'entre classes sociales en province, comme signalé ici .

Or c'est fondamental : ce n'est pas la même chose d'être dans un système censé être égalitaire, d'être moins bien préparé à un concours prestigieux dans un lycée de province par rapport à Louis le Grand et de ne pas s'en rendre compte, que d'en être conscient et de faire ce qui s'impose (bosser deux ou trois fois plus qu'un héritier) .

L'information, l'orientation, c'est très important, et le manque d'information et d'orientation explique d'ailleurs l'échec des facs françaises où de nombreux jeunes sont par fuite de savoir ce qu'ils veulent faire .

Il est vrai qu'en France la jeunesse est la plus déprimée du monde, et les politiques lâches qui n'ont rien réformé sous la pression d'une rue instrumentalisée par l'extrême gauche des postes pépères de sénateur (Assouline) en sont responsables .

Je conseille à JP Brighelli d'être bien plus tranchant dans ses analyses .

Tant que j'y suis, bonne d'âne, c'est nul comme nom de blog, il faut en trouver un autre !

Écrit par : vivien | 23 décembre 2008

Tiens, un troll...

Écrit par : Christophe Sibille | 23 décembre 2008

Votre expression illustre ce qu'elle décrit !!
aucune explication, aucune justification

Écrit par : vivien | 23 décembre 2008

"Tant que j'y suis, bonne d'âne, c'est nul comme nom de blog, il faut en trouver un autre !"

"Ecrit par : vivien | 23 décembre 2008

"Votre expression illustre ce qu'elle décrit !!
aucune explication, aucune justification"

Ecrit par : vivien | 23 décembre 2008

Mais si, ma bonne d'anne...

Vous vous pointez, comme ça, de but en blanc, pour balancer quelques inepties politiques, dire au maître des lieux que le nom de son blog est nul... En vous plantant en en reproduisant le nom! Ca fait beaucoup, non?

Écrit par : Christophe Sibille | 23 décembre 2008

L'information, l'orientation, c'est très important, et le manque d'information et d'orientation explique d'ailleurs l'échec des facs françaises où de nombreux jeunes sont par fuite de savoir ce qu'ils veulent faire .

Ecrit par : vivien | 23 décembre 2008

Christophe, je sais que vous êtes dans le train, et que vous n'y pensez plus, mais c'est un peu raide de traiter de troll un nouveau venu qui parle ... du sujet du blog, lui (suivez mon regard).
Et il n'écrit pas que des inepties (voir ci-dessus).
Il les écrit juste au mauvais endroit du blog ;o)

Écrit par : yann | 23 décembre 2008

1. désolé pour l'erreur typographique
Brighelli a été fort en marketing avec l'expression 'la Fabrique du Crétin' et bien d'autres, mais le nom de ce blog ne fait pas envie (il est question d'envie et de séduction dans ce sujet ...)

2. Ce sujet initié par JP Brighelli montre tout son talent de conteur mais n'apprend rien de nouveau et passe à côté de l'essentiel, j'estime .

Les inégalités sociales ont toujours existé de manière criante, relever ce phénomène n'apporte rien .

Et ce phénomène est ici relevé de manière incomplète, par exemple il y a aussi le cas des jeunes de régions rurales (ou 'rurbaines') qui doivent quitter leur environnement familier pour faire des études loin de chez eux, moins favorisés que les enfants de 'bobos' qui sont dans la prépa où ils étaient déjà au collège et qui vont même déjeuner chez leurs parents à midi .

Ce qui est nouveau aujourd'hui c'est une plus grande accessibilité de l'information .

J'affirme (je n'ai pas lu d'argument de la part de celui qui voit des trolls partout sur ce point) qu'il est fondamentalement différent d'être dans un système hypocrite censé être égalitaire, d'être moins bien préparé à un concours prestigieux dans un lycée de province par rapport à Louis le Grand et de ne pas s'en rendre compte, que d'en être conscient et de faire ce qui s'impose (bosser deux ou trois fois plus qu'un héritier) .

Pour être dans la métaphore comme l'auteur de ce blog, voici un autre exemple, issu de l'apparence physique (encore le sujet de la séduction) : il est fondamentalement différent pour une adolescente de considérer que la perfection des 'models' présentés dans les magazines est la réalité, ou est une illusion fabriquée par sélection, maquillage, mode, photographie et logiciel Photoshop !

L'information, c'est aussi ce sur quoi sont censés se baser les électeurs pour aller voter ...

Voici une question à Brighelli .

Pour un esprit rationnel et scientifique, cela ne sert à rien d'atteindre les plus grandes écoles (ENS, etc) si ce n'est pour être plus libre, or les idéologies d'extrême gauche sont le contraire de la liberté .

Puisque nous sommes faits de sens (toujours le sujet de la séduction) qu'est-ce qui fait rêver, qu'est-ce qui fascine dans l'extrême gauche ?

Absolument rien ou alors je n'ai jamais compris !

La science fait rêver, la beauté du monde (de tel ou tel espace naturel aux paysages, à la biodiversité remarquables) fait rêver, les aventures du Capitaine Cook font rêver, la France des Lumières, l'Angleterre parlementaire, l'esprit des fondateurs des USA, font rêver, mais comment est-il possible, à un moment de sa vie, de rêver de l'extrême gauche (tiens, un sujet pas encore abordé par JL Delarue ...)

(question de séduction) la 'successrice' d'Arlette, elle n'est pas plus 'baisable' idéologiquement que physiquement que celle dont elle est le clone !

Elle est professeur d'économie, c'est dire le niveau de l'enseignement en France (avec ça comme prof d'économie la France n'est pas prête d'atteindre le dynamisme de la Silicon Valley ou du tissu de PME/PMI allemandes) .

Et elle se prétend représenter la classe ouvrière alors qu'en tant que fonctionnaire elle est payée par l'Etat 'fasciste' !

Bref, Brighelli a eu des égarements de jeunesse (en étant d'extrême gauche, enfin je crois, je ne sais plus ...), j'aimerais savoir pourquoi un esprit aussi brillant (qui a eu l'ENS) a pu tellement se tromper, après tout les grands concours sont basés sur le fait qu'il ne faut pas se tromper à 20 ans (être suffisamment conscient de l'importance sociale de ces concours pour suffisamment travailler pour les avoir) ainsi la question posée n'est pas illégitime ...

Où se situe t-il aujourd'hui politiquement, 'extrême-centre républicain' ?

J'ai l'impression qu'il déteste la gauche caviar démago et ambiguë à la Ségo, ainsi que la clique bling bling.

Tant mieux !

Mais pour virer ceux là qui se partagent le pouvoir depuis 1981 (RPR/UMP-PS) avec les résultats qu'on sait (la situation de la jeunesse française à la fin des classements de l'OCDE, bonnet d'âne justement !) il faudrait voter ... Bayrou ? !

Bayrou, celui qui n'a rien fait pendant 4 ans au Ministère de l'Education, qui est complice actif de 'génocide intellectuel' (un peu de provoc ne fait jamais de mal à l'endroit de ceux qui en usent en permanence), qui pendant 4 ans a laissé la noble institution devenir chaque jour un peu plus une Fabrique du Crétin (et qui accessoirement je crois a supprimé des heures dans les matières fondamentales), celui qui a cautionné les méthodes d'encadrement à l'EN (à savoir que des petits chefs disposent d'un fait du prince pour briser la carrière des contestataires des abus, de ceux qui refusent d'être de serviles courtisans et de lécher, et qui lorsque leurs agissements étaient condamnés par la justice (recteurs, inspecteurs, chefs d'établissement voyous) comme tout l'appareil d'Etat qu'il représentent, s'avéraient irresponsables) ...

Que faire ?

Enfin, puisqu'il est question de séduction, un jeu : qui a prononcé la phrase suivante
'au fond, pour moi, qe quoi s'agit-il, de changer de trottoir !'

l'actuel président de la République, du trottoir de la place Beauveau à l'Elysée, cette expression d'un cynisme qui s'assume ouvertement illustre parfaitement ce qu'est la politique trop souvent (je ne veux pas dire systématiquement) : de la prostitution, dire aux électeurs ce qu'ils veulent entendre pour être élu (e)

Écrit par : vivien | 24 décembre 2008

Prenons la question comme une question sérieuse.
J'avais 15-16 ans en 68, et j'habitais Marseille. A la même époque, en cette même ville, à peine plus âgé, habitait Roger Karoutchi, actuellement une huile de l'UMP, et en 68 déjà gaulliste, tenté par le SAC qui avait attaqué le lycée Thiers que j'occupais, avec d'autres, après l'avoir rebaptisé "lycée de la Commune de Paris".
Qu'est-ce qui pouvait jeter un jeune de presque mon âge, futur agrégé d'Histoire, dans les bras de l'UMP ? Ou Darcos, un peu plus âgé, déjà Normalien, en cours de préparation de l'agrégation de Lettres (Classiques), et beaucoup plus intelligent que Karoutchi, dans ceux de l'UNI, au cours des années qui ont suivi ?
Ou Sartre dans les méandres du para-communisme dans les années 50, alors que le stalinisme fonctionnait à plein régime ?
C'est toujours facile, a posteriori, de dire : 'Untel s'est trompé", " je n'aurais pas fait la même chose", etc.
Primo, de mes années gauchistes, je ne regrette absolument rien. La révolution (parce que nous y croyions effectivement, — sans y croire), c'est toujours exaltant, et je ne crois pas qu'un seul des anciens révolutionnaires de 1789? ou de 1793, ait un jour regretté sincèrement d'y avoir participé — y compris les anciens robespierristes. C'était exaltant. Et quelle école de rhétorique !
Et je crois qu'il en était de même pour ceux qui choisissaient l'autre côté. J'ai eu (Marseille, et la Provence en général, étaient des nids historiques de royalistes) pas mal de copains à l'Acion française. "Comment peut-on être partisan du Comte de Paris, en 1968 ?" demanderait Vivien. "Forcément tous des imbéciles…"
Pas même. D'excellents copains — en dehors du fait que nous nous expliquions de façon musclée. Et les amitiés sont souvent indépendantes des options politiques — sinon, quelle tristesse !
Les é&tudes, les cncours, sont affaires de raison. L'engagement politique est question de passion. Ça ne se situe pas au même niveau : sinon, demandez aussi comment des gens si intelligents peuvent tomber — patatras ! — amoureux… C'est du même ordre. Et non, rien, de rien, non, je ne regrette rien. Ni ce que j'ai fait il y a quarante ans. Ni ce que j'ai fait l'année dernière. Ni regret, ni culpabilité : je laisse l'un et l'autre aux imbéciles — ou aux torturés professionnels, qui y trouvent leur compte.
JPB

Écrit par : brighelli | 24 décembre 2008

Merci d'avoir répondu, c'est honnête d'assumer son passé, quand d'autres le renient hypocritement .

Je pose la question des 'erreurs' non pas au sens de regretter ou de culpabilité (demander à quelqu'un de regretter ses actes passés, c'est trop facile, ce qui est fait est fait, et si ce qui s'est passé s'est passé d'une certaine manière, c'est qu'il y avait des raisons pour que cela se passe ainsi), mais au sens de crise des élites .

Il est en France un système dit des grandes écoles (abordé dans le sujet initial), qui survalorise le fait d'être capable, à 20 ans, non pas tant intellectuellement (indispensable tout de même pour avoir ce type de concours), mais surtout en maturité (et certains facteurs sociaux qui aident énormément) .

Ce système, selon ses détracteurs (je ne suis ni enthousiaste ni détracteur de ce système dans l'absolu), 'condamne' 'à vie' ceux qui ont fait l' 'erreur' de ne pas avoir ces concours .
Dit comme cela c'est un peu exagéré évidemment, mais JPB sait certainement de quoi il est question sans plus de précisions .

Les élites sont recrutées suivant un modèle de ne pas se tromper (avoir tel concours à 20 ans est très important et valorisé), mais ce n'est pas parce qu'elles ne se sont pas trompées à l'obtention d'un concours que finalement elles sont compétentes en quoi que ce soit, à part le fait d'avoir obtenu ce concours : par exemple à quoi sert-il qu'Attali ait été si brillant à l'X (avoir presque la note maximum à une composition quand tous les autres avaient presque la note minimum) pour n'avoir finalement fait aucune découverte mathématique et n'avoir été que le courtisan de médiocres présidents dont l'intelligence scientifique d'ailleurs est nulle ?!

Le système des grandes écoles instrumentalise la science, par concours, pour recruter ceux qui mangeront au râtelier du pouvoir, plutôt que pour former des chercheurs, et il y a souvent de la reproduction sociale .

La famille de Bourdieu est l'illustration de cette reproduction sociale qu'il dénonçait !

Ce que je trouve assez exaspérant chez les 'gauchistes' (chaque idéologie a sa manière d'être exaspérante à ses détracteurs), c'est que nombreux sont issus de milieux bourgeois, et qu'ils prétendent parler pour le peuple, à la place du peuple, alors qu'ils ne font que se faire mousser .

Voilà ce qui reste de l'agitation de mai 1968 pour ma génération, non pas les pavés de la plage, mais du vent .

La conquête de liberté était rendue inéluctable par le progrès économique et scientifique et non par ceux qui se demandaient s'ils étaient trotskystes ou maoistes, etc .

J'entends bien qu'une personne vit dans un certain contexte, et qu'il est très facile a posteriori de dire 'il n'aurait pas fallu faire ceci ou cela', encore que justement c'est le travail des intellectuels (ou des chercheurs en neuro-sciences) de se poser ce genre de questions (comme de savoir pourquoi l'Allemagne, une nation aussi cultivée, a pu se donner à la barbarie nazie, facile de poser la question, mais il faut la poser quand même) .

Mais en fait, ce qui est intéressant chez JPB, ce n'est pas que, comme tant d'autres à l'ENS et ailleurs, il ait eu un passé gauchiste (terme assez général), mais que ses positions idéologiques actuelles soient à l'opposé de celles des gauches extrême, alter-mondialiste, bien pensante et caviar d'aujourd'hui dans lesquelles se sont recyclés de nombreux anciens gauchistes, sans que pour autant JPB soit devenu un néo-conservateur (ou rétro-libéral, etc) .

La contradiction n'est peut être pas dans le parcours de JPB (il aurait toujours été et serait toujours d'une 'vraie' gauche') mais dans l'hypocrisie sophiste de ces fausses gauches .

Écrit par : vivien | 28 décembre 2008

précisions sur les 'fausses gauches' :

- l'extrême gauche au pouvoir de manière systématique a plus asservi les peuples qu'elle prétendait défendre qu'ils ne l'étaient par les systèmes capitalistes qu'elle combattait, tant au niveau des conditions économiques que des libertés individuelles

- la gauche caviar est proche de la droite bling bling, cf la courtisane qui a épousé l'actuel président de 42% des français (42% des inscrits soit moins de 40% des français ayant le droit de vote) : l'élève de JP Brighelli emploierait un autre terme (!) qui serait mérité, car le type qu'elle a épousé n'a aucune qualité à part la fonction qu'il contribue à déprécier, sa laideur de personnalité et intellectuelle le dispute à sa laideur d'apparence physique (inutile de développer, lire Marianne !)

- la gauche bien pensante est souvent issue de la gauche caviar des media, BHL un jour défend les principes, la liberté et l'honneur, le lendemain défend des assassins lâches et irresponsables du type Battisti,
ou revendicative, comme Aschieri, qui un jour rejette la société de l'argent, le lendemain réduit les revendications éducatives à toujours plus d'argent et de moyens (mais comment a fait la IIIe République pour avoir autant de succès éducatif avec moins de moyens ?)
tiens, d'ailleurs, encore un autre sujet pour JPB, comment se fait-il qu'il y ait si peu de contestation à l'EN ?
réponse facile : Y€$ c'est le principe du travailler plus pour gagner plus, de nombreux profs de gauche reconnaissent en toute honnêteté intellectuelle que ça les arrange bien les heures sup pour financer leur crédit immobilier, etc, merci les suppressions de postes et les heures sup, ceux qui ne sont pas contents sont ceux qui n'ont pas d'heures sup !
et merci les remplacements de collègues, remunérés, je me dis avec ce principe deux amis profs devraient se remplacer une semaine sur deux, ils seraient deux fois plus payés !

- le cas de la gauche altermondialiste est intéressant, cette mouvance instrumentalise l'écologie à des fins politiques, par exemple seule la décroissance capitaliste l'intéresse et non la décroissance démographique, qui pourtant est la première urgence écologique, avec la décroissance consumériste (cf sujet sur la démographie dans un autre "'fil')

puisqu'il est question de royauté dans une réponse envoyée par JPB,
le président actuel ne fait-il pas regretter Louis XVI ?
(j'ai beau chercher, je ne trouve pas le La Pérouse de ce petit président, je ne trouve que pseudo artistes populo)

je dis cela tout en étant républicain, ce qui n'empêchera pas de préférer Lavoisier à Marat, la Révolution a permis à Marat qui a très mal vécu de n'avoir pas de talent scientifique reconnu de se venger : les révolutionnaires enragés, ou d'ailleurs la plupart des politiques arrivistes, sont des frustrés

ça n'empêche qu'il faudrait une nuit du 4 août

au lieu de cela, la clique bling bling a créé des postes supplémentaires de sénateurs, certains pseudo révolutionnaires s'y sentent d'ailleurs très bien (Mélenchon, Assouline), comme Mitterrand s'est senti très bien à la place (pour 14 ans et non dans l'Histoire) du Général du coup d'Etat permanent ...

Écrit par : vivien | 29 décembre 2008

Le "dilemne d'Anthony"...

Si vous vous interressiez un peu plus à vos élèves au lieu de simplement voir en eux des déchets que vous admirable sauveur avez pour mission de recycler, vous sauriez peut-être (ce n'est même pas certain...) que vos élèves cher "m'sieur" ont non seulement déjà mis les pieds dans un théâtre mais ont également déjà fait leurs preuves en tant qu'acteurs dans un théâtre marseillais de qualité. J'ai assisté à la représentation et je peux vous dire que leur prestation m'a coupé le souffle. Et je doute fortement que la maîtrise parfaite de la langue par vos hypokhagneuses et hypokhagneux puisse seulement apporter à qui que ce soit une once de la satisfaction et du plaisir ressentis par le public ce soir là.
Parce que c'est bien cela le probleme. Bien sûr l'enseignement dispensé dans les lycées ZEP laisse à désirer et lâche dans cette dangereuse forêt que constitue le supérieur des élèves démunis qui auront du mal à faire face aux dangers qu'ils renconteront mais ces élèves ont des qualités (et je parle de qualités "scolaires" et non pas d'humoriste en herbe) indéniables.Ils ont des lacunes mais ne sont pas complètement incultes non plus, ils se sont efforcés de combler comme ils ont pu le manque occasioné par leurs origines modestes et sont parvenus à acquérir quelques armes qui leur permettraient très bien de "séduire" des hypokhagneuses ou hypokhagneux.
Alors à l'avenir lorsque vous tenterez de les défendre évitez de les comparer à des incultes sans intellect et pire encore à des animaux qui n'osent pas sortir de leur "taniere" pour aller affronter la grandeur et le rayonnement de ces superbes étoiles que sont les BL...
Je trouve tout de même étrange qu'un prof de lettres qui manie aussi merveilleusement la langue française contrairement à ces iep qui ne savent pas eux que l'on dit "monsieur" et pas "m'sieur" et "séduire" au lieu de "draguer" ne soit pas capable de masquer une condescendance purement révoltante.

Kira.

PS: Si les spe iep de sexe féminin se refusent à tenter de séduire les BL mâles c'est sans doute qu'elles ne sont pas intéressées.

Écrit par : Kira | 17 janvier 2009

vraiment bravo
bonne continuation

Écrit par : NEBIL | 16 février 2009

Que voici un excellent billet, merci ! Je le découvre tardivement grâce à http://barrejadis.azeau.com/post/2009/09/11/Les-bonnes-surprises-de-l-université-de-rentrée-du-Modem

J'ai quelques points de désaccord avec des billets et surtout des commentateurs de ce blog (si si, ce que dit Philippe Meirieu m'intéresse souvent), mais pour ce billet-ci, P.-S. compris, d'accord sur tout.

Écrit par : FrédéricLN | 14 septembre 2009

ce que dit Philippe Meirieu m'intéresse souvent

Ecrit par : FrédéricLN | 14 septembre 2009

Seriez pas maso, par hasard?

Écrit par : Jean | 14 septembre 2009

Ce que dit Philippe Meirieu m'intéresse souvent),

Ecrit par : FrédéricLN | 14 septembre 2009

Moi non plus.

Écrit par : Robin | 14 septembre 2009

Cher Monsieur,

Je vous adresse le communiqué de l'Académie de la Carpette anglaise qui vient de décerner ses prix 2009.

Très cordialement,

Marc Favre d'Échallens


PRIX 2009 DE LA CARPETTE ANGLAISE

COMMUNIQUÉ DE l’ACADÉMIE DE LA CARPETTE ANGLAISE

L’académie de la Carpette anglaise (1) s’est réunie le 16 Décembre 2009. Le jury, présidé par Philippe de Saint Robert, était composé de représentants du monde associatif (2) et littéraire.

Au premier tour de scrutin, par huit voix contre deux, le prix de la Carpette anglaise 2009 a été décerné, à M. Richard DESCOINGS, directeur de l’Institut d’études politiques de Paris, pour imposer des enseignements uniquement en langue anglaise dans certaines filières proposées et pour correspondre en anglais avec le lycée français de Madrid. Deux voix ont été attribuées à Philippe Varin, président du directoire de Peugeot Citroën, pour promouvoir l’anglais dans le nom de produits de la marque Citroën, la documentation technique et la communication professionnelle.

À titre étranger (3), la Carpette anglaise a été décernée au premier tour de scrutin, par six voix contre quatre, à M. Jean-Louis BORLOO, ministre d'État, ministre de l'Écologie, de l'Énergie, du Développement durable et de la Mer, pour avoir signé, le traité de l’IRENA (International Renewable Energy Agency) dont la seule langue de travail est l’anglais, en invoquant l’urgence, alors que cinq pays importants ne l’ont toujours pas signé.

Anne Cublier, Hervé Bourges, Claude Duneton, Alain Gourdon, Yves Frémion et Dominique Noguez sont membres de cette académie.

1) La Carpette anglaise, prix d’indignité civique, est attribué à un membre des « élites françaises » qui s’est particulièrement distingué par son acharnement à promouvoir la domination de l’anglo-américain en France au détriment de la langue française.

2) Association pour la sauvegarde et l’expansion de la langue française (Asselaf), Avenir de la langue française (ALF), Cercle des écrivains cheminots (CLEC), Défense de la langue française (DLF) et Le Droit de comprendre (DDC).

3) Le prix spécial à titre étranger est attribué à un membre de la nomenklatura européenne ou internationale, pour sa contribution servile à la propagation de la langue anglaise.

Contact : Marc Favre d’Échallens, secrétaire de l’académie de la Carpette anglaise.

Courriel : parlerfranc@aol.com

Académie de la Carpette anglaise, chez Le Droit de Comprendre, 34 bis, rue de Picpus, 75012 Paris.

Écrit par : Marc Favre d'Échallens | 29 décembre 2009

Le vote me va très bien…
Au passage, Descoings pourrait aussi postuler au titre de la carpette française, à créer, que l'on décernerait au lèche-cul le plus exemplaire.
JPB

Écrit par : brighelli | 29 décembre 2009

Merci pour vos propos, tous vos propos, c'en est tellement caricatural que j'adhère ainsi, cela vaut bien un petit mail d'encouragement. Je viens d'envoyer le lien vers votre blog à ma fille, Hypokhâgneuse aussi douée que désinvolte, artiste et dilettante, qui a cependant le loisir de se promener en haut de gamme dans le système scolaire, avec autant d'ambition sociale qu'un caribou nain, c'est là une grande partie de son charme...
J'ai lu et très largement distribué la fabrique du crétin en 2006 et continue à prêcher dans le désert pour que l'école de Jules Ferry ne devienne pas qu'un lointain souvenir. Elle était critiquable à de nombreux égards, mais tout va de mal en pis. Les options prises ne sont pas le fruit du hasard ou des errements des ministres et cabinets successifs : le mythe de la société égalitaire a été fracassé après 1968, par des experts en communication et des démagogues de haut vol. Ils avaient bien compris qu'une société de diplômés cultivés et critiques s'opposerait au profit d'une oligarchie au détriment de la majorité. Dernier avatar : la foire aux profs à Pôle emploi...

Écrit par : Ever | 12 juin 2011

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