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22 novembre 2008

Mauvais perdants

Mauvais perdants

Ce blog a pour vocation de s’occuper d’enseignement — et c’est à ce titre que j’avais, il y a quelques semaines, examiné les offres éducatives des différentes listes en concurrence au Parti socialiste.
Mais devant les réactions des perdants, je me sens un peu obligé de commenter les déluges de manipulation et de mauvaise foi qui, depuis cette nuit, noient le champ médiatique.

Voici donc Martine Aubry élue à la tête du PS. De peu — il est des grandes victoires qui se jouent sur le fil : après tout, Kennedy ne l’a emporté que de 500 000 voix contre Nixon, une paille dans le contexte américain des années 60. Ce n’était pas joué d’avance, la loi de Murphy me rendant circonspect sur l’anticipation de tout résultat. Et hier soir, dès 19 heures, un secrétaire national de ce parti au bord de l’implosion annonçait une victoire de Ségolène Royal avec une marge considérable, alors même que l’on votait encore dans les fédérations. Sainte Intox est de retour.
Puis, dans la nuit, arrivèrent les résultats de Lille, qui (et j’ai du mal à comprendre que l’on s’en étonne) donnait une avance décisive à son maire. Et — clin d’œil qu’un ami comprendra —, ceux de Seine Maritime, où les fabusiens n’ont laissé aucune chance aux forces de la réaction.
Car il faut bien le dire : le vote Royal est un vote éminemment réactionnaire. Cette quinquagénaire qui n’a jamais été qu’une apparatchik a tenté de surfer sur le slogan qui a réussi à Barak Obama, le « changement » — beau changement qui prévoyait de porter à la tête de l’un des plus vieux partis de France une équipe qui piaffe depuis des années autour de François Hollande, avec lui tant que le couple fatal a semblé uni, contre lui depuis que madame a choisi de croquer Guimauve le Conquérant. Vote réactionnaire d’une ligne tellement obnubilée par le centre qu’elle louche carrément à droite. Demandez donc à Manuel Valls qui l’a contacté, ces derniers temps, pour participer à un gouvernement Fillon-bis.

« Nous ne nous laisserons pas voler notre victoire ! » barrit aujourd'hui ce même Manuel Valls — mais aussi Vincent Peillon ou Julien Dray, tous ceux qui avaient uni leur destin à celui de la Madone des liftings, et se partageaient déjà les postes après son futur et inévitable succès à une présidentielle où les Français, culpabilisés d’avoir voté contre une femme en 2007, ne sauraient manquer de la porter au pouvoir… On se rappelle Ruy Blas : « Donnez-moi l’arsenic, je vous laisse les nègres… » Bon appétit, messieurs !
Et la Bernadette Soubirous de l’ex-gauche, la Jeanne d'Arc du libéralisme à la française, de réclamer immédiatement un troisième tour — puis un quatrième, puis un cinquième, jusqu’à ce que les urnes excédées crachent enfin, après quelques bourrages adéquats (voir les résultats de La Réunion), quelques pressions pas forcément amicales (voir les Bouches-du-Rhône de Guérini ou le Languedoc de Frèche), le résultat conforme à ses ambitions…
Curieuse démocratie que la nôtre, où l’échec n’est pas rédhibitoire. Les Américains, au moins, ne laissent pas une seconde chance aux bras cassés de l’élection précédente. Mais il faut croire que notre personnel politique est bien pauvre, pour que sans cesse les mêmes perdants s’offrent à nos suffrages.

Parlons net. Martine Aubry n’est pas une révolutionnaire, sa gauche est d’un rose un peu passé, mais je veux croire, non que ses intentions sont pures (le mot, en politique, prête à sourire), mais qu’elle est bien entourée. Pour en rester au chapitre éducation, je fais davantage confiance, parmi les soutiens du maire de Lille, à quelqu’un comme Claude Roiron (1) qu’à l’inévitable et insubmersible Pierre Frakowiack, penseur du pédagogisme à la sauce Ségo, ou à Philippe Meirieu, l’oracle de Collomb — autre soutien inconditionnel de Sainte Ségo — en Rhône-Alpes. Et ce n’est qu’un exemple parmi d’autres : les vrais trentenaires, le sang neuf du PS, il est là — pas dans les ambitions tristement recuites des frustrés qui ont préféré attendre les résultats du vote dans les salons feutrés d’un édifice bien parisien plutôt que rue de Solférino, où ils se savent mal aimés — les pôvres !
Je ne crains qu’une chose : que le goût létal des « synthèses » n’amène le PS — dont je ne suis pas, je le répète — à hésiter à trancher dans le vif. Mais si certains veulent arriver en bon ordre en 2012, sans attendre 2017, il est indispensable qu’ils se constituent en Comité de Salut Public — quitte à faire tomber quelques têtes qui iront, selon leur pente naturelle, rouler dans les ornières gouvernementales.

Jean-Paul Brighelli


(1) Elle a participé à côté de Jean-Pierre Obin à la rédaction du fameux rapport dénonçant l’entrisme, à l’école, de l’obscurantisme religieux
(ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/syst/igen/rapports/rapport_obin.pdf). Rapport qui a été finalement publié chez Max Milo (2006) sous le titre L’Ecole face à l’obscurantisme religieux : comme j’ai participé à ce livre, je renvoie le lecteur à une analyse faite par des adversaires (http://www.cahiers-pedagogiques.com/article.php3?id_article=3005), et au débordement de haine d’un autre partisan de Madame Royal, l’ineffable Jean Baubérot, partisan de la « laïcité ouverte » — comme les cuisses du même nom :
(http://jeanbauberotlaicite.blogspirit.com/archive/2006/10/28/l-obscurantisme-fonctionnel-du-rapport-obin-suite.html)

Commentaires

Votre mépris suinte par tous les pores de vos doigts.

Comme quoi un mao reste toujours un mao.

Haineux, voilà le terme qui vous caractérise le mieux.

Mais êtes-vous capable de vous en apercevoir drapé dans vos certitudes?

Écrit par : merlemocoeur | 22 novembre 2008

Je ne comprends pas le commentaire de "merlemocoeur".

Comme disait un cul de jatte de mes amis, "les sujets de satisfaction sont rares, par les temps qui courent". Il ne faut donc pas, je pense, bouder notre plaisir de voir bouter hors la télévangéliste. Même si on sait que ça risque de ne pas être simple.
Personnellement, j'ouvrirai une bonne bouteille à midi.
Et grand merci à Jean-Paul pour cette note.
C'est la première fois que je suis d'accord à 100% avec ce que vous écrivez, même si j'y ai souvent trouvé des "points de convergence".

Écrit par : Christophe Sibille | 22 novembre 2008

A la Sainte-Cécile,
Buvez un coup avec Sibille.

Écrit par : Magister | 22 novembre 2008

Merlemocoeur a pris pour lui ce que j'écrivais. Non sans raison, sans doute : on vous avait promis un poste de lèche-cul en chef de la Madone ? Ou de Frèche soi-même, peut-être ?
Allez, ce n'est pas une journée à faire de la polémique, ni à couper le sifflet des merles. Mais avouez que vous manquez de logique : vous m'accablez pendant deux ans de sarcasmes parce que je serais un suppôt de Satan et de Sarkozy réunis, voici que je vous fais une Note saluant le succès de valeurs de gauche, et vous fulminez ! Comme si vous ne saviez pas que le succès de Ségolène Royal était espéré par l'équipe au pouvoir ! Comme si le succès de Ségolène Royal n'était pas espéré, aussi, par le fatal Facteur ! Aubry a une chance de couper l'herbe sous les pieds du plus petit commun diviseur de la Ligue, et de représenter une alternative crédible face à ce que vous dites exécrer… Ou alors, vous êtes un sarkozyste déguisé ?
Je pars faire un tour dans les montagnes, ça me changera d'air, et je vous exhorte à en faire autant, dût la fréquentation de ce blog en pâtir !
JPB

Écrit par : brighelli | 22 novembre 2008

Je ne comprends pas le commentaire de "merlemocoeur".
Ecrit par : Christophe Sibille | 22 novembre 2008

Si vous ne comprenez pas, c'est que comme votre bon maître, la haine vous fait oublier ce qu'est l'humanité, le respect et le combat des idées.

Si la tête pense mal, coupons-la !

Si le peuple pense mal, changeons-le!

Écrit par : Merlemocoeur | 22 novembre 2008

Merlemocoeur a pris pour lui ce que j'écrivais. Non sans raison, sans doute : on vous avait promis un poste de lèche-cul en chef de la Madone ?

Ecrit par : brighelli | 22 novembre 2008

Encore et toujours des insultes

Je suis un citoyen de base, petit fonctionnaire anonyme du 93 et je n'attends rien de rien ni de personne.

Je ne suis encarté nulle part mais je dis toujours ce que je pense et pire je crois ce que je dis .

Vous voyez, moi aussi j'ai un peu de Robespierre mais c'est vrai que contrairement à lui ( et à vous !!!) je n'irai pas loin!!!

Écrit par : Merlemocoeur | 22 novembre 2008

(1) Elle a participé à côté de Jean-Pierre Obin à la rédaction du fameux rapport dénonçant l’entrisme, à l’école, de l’obscurantisme religieux
(ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/syst/igen/rapports/rapport_obin.pdf). Rapport qui a été finalement publié chez Max Milo (2006) sous le titre L’Ecole face à l’obscurantisme religieux : comme j’ai participé à ce livre, je renvoie le lecteur à une analyse faite par des adversaires (http://www.cahiers-pedagogiques.com/article.php3?id_article=3005), et au débordement de haine d’un autre partisan de Madame Royal, l’ineffable Jean Baubérot, partisan de la « laïcité ouverte » — comme les cuisses du même nom :
(http://jeanbauberotlaicite.blogspirit.com/archive/2006/10/28/l-obscurantisme-fonctionnel-du-rapport-obin-suite.html)

Ecrit par : brighelli | 22 novembre 2008


OUI MAIS.....LA REALITE NE MANGE PAS DE GAUFRES, NI DE COULEUVRES !

Riposte laïque

"Dans la région lilloise, elle s’entend comme larronne en foire avec le recteur UOIF de la mosquée de Lille, Amar Lasfar. Elle n’a rien à lui refuser. Il exige, dans l’espace public, des horaires de piscine réservés aux femmes musulmanes ? Accordé, avec en plus les fenêtres dissimulées, des fois qu’un passant mécréant puisse deviner la forme d’une silhouette pieuse. Amar Bergham, français d’origine maghrébine, libre penseur, entend se faire incinérer, selon ses convictions, et ses dernières volontés, transmises à ses enfants ?

Son ex-femme, de qui il est séparé depuis longtemps, proteste, et se plaint auprès d’Amar Lasfar, qui bien sur se plaint auprès de Martine. Celle-ci pond un arrêté ordonnant aux pompes funèbres de suspendre l’incinération programmée d’Amar Bergham. Le citoyen Bergham sera enterré selon les rites musulmans, contre sa volonté.

Est-ce un hasard si l’époux de Martine Aubry, l’avocat Jean-Louis Brochen, est le défenseur attitré de l’UOIF dans le nord, et que les militants laïques le retrouvent, dans les tribunaux, dans le camp d’en face, celui des islamistes ?

Il est pour le moins cocasse, quand on sait tout cela, d’entendre le maire de Lille, à la tribune, faire un discours « à gauche toutes », et se présenter au congrès, et aux électeurs, comme le rempart de Ségolène Royal, suspectée de « dérive droitière ».

Une lectrice du Nord, Fanny Deulin, nous a d’ailleurs fait régulièrement parvenir les exploits de Martine Aubry contre la laïcité (1)."

Écrit par : Amélie | 22 novembre 2008

Mince! C'est vrai, c'est la Sainte-Cécile aujourd'hui! Je vous invite, Magister! ;-)

Merlemocoeur, sachez que la haine et la pratique d'insultes ne font pas tellement partie de mon mode de fonctionnement. Mais le ras le bol vis à vis de Ségolène Royal, oui, et depuis longtemps.
Et Jean-Paul a raison. Royal était la meilleure alliée de Sarko. Même si la manière dont les choses se passent au PS en ce moment doivent lui faire se frotter les mains, à Zébulon.

Écrit par : Christophe Sibille | 22 novembre 2008

avec tout ça on en a pas fini avec le " sarkosysme " et la droit jubile, pau vres base, c'est elle qui paiera les pots cassés; les le checuls sont partout, et le temps des cerises encore loin merle moqueur

Écrit par : ginette | 22 novembre 2008

"une Note saluant le succès de valeurs de gauche, et vous fulminez !"
Ecrit par : brighelli | 22 novembre 2008

Vous faites de l'humour ou vous y croyez vraiment ?

Écrit par : Amélie | 22 novembre 2008

Pour en rester au chapitre éducation, je fais davantage confiance, parmi les soutiens du maire de Lille, à quelqu’un comme Claude Roiron (1) qu’à l’inévitable et insubmersible Pierre Frakowiack, penseur du pédagogisme à la sauce Ségo, ou à Philippe Meirieu, l’oracle de Collomb — autre soutien inconditionnel de Sainte Ségo — en Rhône-Alpes.

Jean-Paul Brighelli

Il est vrai que les "têtes" apparaissent le plus souvent comme des arbres à cacher la forêt. Dans ce sens, si on regarde un peu autour et derrière l'arbre-façade, l'entourage d'Aubry est d'emblée plus rassurant que celui de Royal, même s'il est toujours téméraire, sinon suicidaire, d'accorder sa confiance à quelque politique que ce soit.
Martine Aubry est pour la liberté pédagogique totale. Cette seule position la place d'emblée à contre-pied du totalitarisme pédagogiste. Cela ne lui vaut certes pas indulgence plénière -ne la croyant pas dépourvu d'angélisme- mais augure d'une orientation plus positive à notre égard. Pour le reste, notamment l'usine à gaz de la mixité sociale, elle peut se le garder. J'ajouterai que sa laïcité ne me semble pas estampillée AOC. Sans illusions donc.

Écrit par : Magister | 22 novembre 2008

Mince! C'est vrai, c'est la Sainte-Cécile aujourd'hui! Je vous invite, Magister! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 22 novembre 2008

Ni la distance géographique, ni la diversité de nos sensibilités ne sauraient m'empêcher de trinquer moralement avec vous, que je tiens au demeurant pour un homme courtois et honnête (au sens qu'avait cette qualité au 18e siècle), n'en déplaise à Roger Felts dont j'apprécie la plume.
D'ailleurs, entre jardiniers de terrain, on peut bien se rentrer dans le chou... à la mode de chez nous.

Écrit par : Magister | 22 novembre 2008

"Vous faites de l'humour ou vous y croyez vraiment ?"

Ecrit par : Amélie | 22 novembre 2008

Entre deux maux...
Merci à vous, Magister. Je vous renvoie le compliment. Et je continue à penser que les inimitiés ou affinités qui se font jour ici seraient un peu différentes dans la "vie réelle". C'est la glorieuse incertitude du web! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 22 novembre 2008

Amélie, je suis allé sur le lien. Superbe image ! Laissez-vous entendre que Martine va devoir faire le ménage au PS (Lang Jack y compris) ou ferait-elle mieux de rester cette femme d'intérieure qu'elle n'a sans doute jamais été (sachant qu'un homme politique ne sait pas planter un clou dans un mur ni une femme politique manier un balai...).

Écrit par : Magister | 22 novembre 2008

Si le peuple pense mal, changeons-le!

Ecrit par : Merlemocoeur | 22 novembre 2008

Et si le peuple vote mal, revotons !

Écrit par : yann | 22 novembre 2008

Sur mon Blog, une histoire courte :
LE PITT-BULL et la PINTADE
avec photos cochonnes à l'appui…

Écrit par : Rodger Fédérateur | 22 novembre 2008

!!!

Écrit par : !!! | 22 novembre 2008

J'aurais mis Chevènement à la place de Sarkozy,Roger !

Écrit par : remember | 22 novembre 2008

Roger, voilà une image à distribuer aux consommateurs déprimés en ces temps troubles de pénitence. Ils y trouveraient l'icône de soutien à leur rêve américain.

(Encore une petite retouche Photoshop, et c'est parfait !)

Écrit par : Magister | 22 novembre 2008

Et Jean-Paul a raison. Royal était la meilleure alliée de Sarko. Même si la manière dont les choses se passent au PS en ce moment doivent lui faire se frotter les mains, à Zébulon.

Ecrit par : Christophe Sibille | 22 novembre 2008


Et les affirmations de François Bayrou disant qu'Aubry lui avait dit qu'elle avait voté pour lui au 1er tour, vous l'avez oublié?

Et les appels à voter Nicolas Sarkozy de JPB, je les ai rêvés ?

Franchement sur ce coup, vous jouez beaucoup de fausses notes, M. Sibille!

Quant aux insultes du Maître de ces lieux, elles en disent plus sur lui que sur ceux (celle devrais-je écrire prioritairement) qui sont visés.

Écrit par : Merlemocoeur | 22 novembre 2008

Apres ce que Valls, Mignard et Dray ont dit, je ne vois pas d'autre possibilité que la scission du parti entre une voie de centre-gauche incarnée par Royal, et une ligne gauche-gauche dirigée par Aubry. Elles n'apprtiennent plus au même parti. Mais je trouve pitoyable que la scission se fasse non sur des idées, mais sur la contestation de 21 voix.

Comme pour les jeux videos, nous aurons donc PS1 et PS2.

Écrit par : Jeremy | 22 novembre 2008

Tiens, vous allez rigoler : il y a grève générale à la poste.

Tous les syndicats appellent à la grève.

Tous sauf un.

Le seul syndicat qui n'appelle pas à la grève, c'est l'UNSA-Poste.

Écrit par : Jeremy | 22 novembre 2008

Y'a un truc qui me choque avec certains "ségolènistes" dont il serait de bon goût d'annoncer le nombre, c'est qu'ils ne s'encartent au PS que pour venir voter Ségolène. Le PS, en soi, ils n'en ont rien à faire. Ils ont payé 60 euros, et pour certains 25 euros par internet, en automne 2006 pour pouvoir voter aux primaires du PS puis on ne les a plus vus. Ils n'ont pas cotisé en 2007 et se sont réinscrits dernièrement.
Je me pose vraiment la question de savoir quel est le rapport de ces "militants" au socialisme ?
On voit ça même dans une section de 20 militants comme la mienne où j'en décompte, si je ne me trompe pas, 2 ( si j'étais vache, je dirais 3 ) soit 10%, ce qui n'est pas une paille quand la désignation du premier secrétaire se joue à 42 voix sur 134 784 suffrages soit 0.03 %.
On n'a néanmoins pas assisté cette fois-ci aux adhésions massives de 2006 mais je prends le pari que si on doit revoter et que ça traîne un peu au lieu d'être organisé pour jeudi prochain, le nombre d'adhérents au PS va s'envoler dans les semaines à venir (même les morts du cimetière s'encarteront ) et Ségo sera élue à une indiscutable majorité par des gens qui n'auront même pas lu les motions, à défaut d'en avoir débattu en réunion.
Je sais bien qu'il s'agit de politique où tous les coups sont permis mais il ne faut pas s'étonner, dans ces conditions, si le PS ne représente plus une opposition crédible.

Écrit par : dobolino | 22 novembre 2008

Bonjour les résultats, le PS c'est vraiment un parti unique !!!

résultats de 976 MAYOTTE
Inscrits 244
votants 227 93,03%

Aubry 221 voix 97,36%
Royal 6 voix 2,64 %

merci Mayotte!

Écrit par : Merlemocoeur | 22 novembre 2008

Conditions pour participer aux différents scrutins : (Article 3.4 des statuts du PS)

Seuls votent les adhérents ayant au moins six mois d’ancienneté à jour de leurs cotisations. Les élus doivent en outre être à jour de leurs cotisations d’élus. Il est possible de se mettre à jour de sa cotisation le jour du scrutin, préalablement au vote. Le vote est secret. Aucune procuration n’est admise. Chaque adhérent doit justifier de son identité avant de voter.


Comme les listes des adhérents ne sont pas revues méthodiquement chaque année, tout au moins chez nous, les adhérents 2006 peuvent revenir demain, rédiger un chèque de 120 euro pour 2007 et 2008 en invoquant des difficultés financières (sortez vos mouchoirs) et mettre un bulletin dans l'urne.

Écrit par : dobolino | 22 novembre 2008

Comme les listes des adhérents ne sont pas revues méthodiquement chaque année, tout au moins chez nous, les adhérents 2006 peuvent revenir demain, rédiger un chèque de 120 euro pour 2007 et 2008 en invoquant des difficultés financières (sortez vos mouchoirs) et mettre un bulletin dans l'urne.

Ecrit par : dobolino | 22 novembre 2008

Et à Mayotte, c'est comment ???

Écrit par : Merlemocoeur | 22 novembre 2008

@ Jean

Jean, vous avez parlé d'une excellente grammaire latine de 1961 dans un commentaire du post précédent. Auriez-vous la référence équivalente en grammaire française, niveau 4e ? (ou peut-être même un niveau 6e, ce qui serait, j'imagine, amplement suffisant pour ceux de mes petits gersois qui pataugent sévère).

Merci !

@+

Écrit par : Rodrigue du Gers | 22 novembre 2008

Et à Mayotte, c'est comment ???

Ecrit par : Merlemocoeur | 22 novembre 2008
La Réunion
Ségolène 1571
Aubry 124

Guadeloupe

Ségolène 1536
Aubry 329

Écrit par : dobolino | 22 novembre 2008

(ou peut-être même un niveau 6e, ce qui serait, j'imagine, amplement suffisant pour ceux de mes petits gersois qui pataugent sévère).

Merci !

@+

Ecrit par : Rodrigue du Gers | 22 novembre 2008
J'en ai une super, niveau sixième/cinquième, avec le livre de dictée/ questions assorti mais je l'ai prêté à une dame qui lit ici et qui, si elle passe par là, pourra vous en donner les références.
J'ai aussi celle de quatrième/troisième mais c'est vraiment trop ardu et trop spécialisé.

Écrit par : dobolino | 22 novembre 2008

Guadeloupe

Ségolène 1536
Aubry 329

Ecrit par : dobolino | 22 novembre 2008


971 GUADELOUPE
Inscrits :2330
votants 1872 80,34%

On est quand même loin des 93% de participation et des 97 % pour Mme Royal dans l'exemple que vous donnez sinon elle serait élu.

Écrit par : Merlemocoeur | 22 novembre 2008

élue avec un e, même si là c'est plutôt d'un noeud dont il faudrait parler et très coulant voire un neu-neu!

Écrit par : Merlemocoeur | 22 novembre 2008

Saperlotte !
ça s'anime et s'envenime ici!

Écrit par : Saperlipopette | 22 novembre 2008

Bon, très sincèrement, qu'est-ce qu'on a à faire du PS ? Il faut bien que les journaleux de bas étage aient manqué de marronniers en cette saison pour nous avoir gavé à propos de ce non-événement. Le Beaujolais nouveau ne leur a pas suffi ? Dommage.

Écrit par : moot | 22 novembre 2008

...rédiger un chèque de 120 euro pour 2007 et 2008 en invoquant des difficultés financières (sortez vos mouchoirs) et mettre un bulletin dans l'urne.

Ecrit par : dobolino | 22 novembre 2008

Et en plus, Ségo rembourse !

Écrit par : yann | 22 novembre 2008

J'en ai une super, niveau sixième/cinquième, avec le livre de dictée/ questions assorti mais je l'ai prêté à une dame qui lit ici et qui, si elle passe par là, pourra vous en donner les références.
J'ai aussi celle de quatrième/troisième mais c'est vraiment trop ardu et trop spécialisé.

Ecrit par : dobolino | 22 novembre 2008

Merci ! Je retiens.

Écrit par : Rodrigue du Gers | 22 novembre 2008

Deux évènements importants en juin 2009 :

- le bac (en avoir ou pas ?)
- les européennes

Pour les européennes, il faudra que chacun regarde de très près les noms des gens sur chaque liste. Jusque dans les bas fonds. Dans une perspective de chasse anti pédagols.

Notamment, on verra bien si Aubry est réellement mieux entourée que la Pintade...

Pas de prisonniers. Pas de complaisance.

Taïaut !

Écrit par : dugong | 22 novembre 2008

Le problème est que Marlène Royal représente une dynamique, peut-être vide et fragile mais existante. Il aurait donc été utile de chercher à se la gagner.

A l'opposé Ségotine Aubry n'est qu'un replâtrage hâtif de cadavres bien avancés. Il n'y a là ni ambition pour le pays, ni moyens d'en réaliser une.

C'est bien joli de se faire plaisir entre enseignants nostalgiques de Béria, mais le peuple, les parents d'élèves, ne sont pas si bêtes, on pourrait les convaincre. A condition de ne pas lier son sort à celui de vieilles momies.
C'est paradoxal, mais je crois qu'ainsi c'est vous qui assassinez le service public d'instruction ...

PS: Selon certaines remontées, le GRIP serait en train de suivre la même pente : la stratégie du bunker style OAS.
Bon courage !

Écrit par : Julius | 22 novembre 2008

Rodrigue

A la découverte de notre langue,
de Le Lay/Hinard-Idray,
chez Magnard, niveau 6e/5e

n'est pas mal du tout.
Elle pourra même vous servir en seconde!

Écrit par : retraitée | 22 novembre 2008

J'en ai une super, niveau sixième/cinquième, avec le livre de dictée/ questions assorti mais je l'ai prêté à une dame qui lit ici et qui, si elle passe par là, pourra vous en donner les références.
J'ai aussi celle de quatrième/troisième mais c'est vraiment trop ardu et trop spécialisé.

Ecrit par : dobolino | 22 novembre 2008

Merci ! Je retiens.

Ecrit par : Rodrigue du Gers | 22 novembre 2008

Non, sans blague, c'est vachement plus fondamental que les convulsions de notre Parti, camarade !
Il s'agit du bouquin de mon époux (bac 71) en sixième-cinquième: il est très bien fait et, sans rire, je crois bien que l'auteur s'appelle Hamon...
Catmano a peut-être les références puisque, dans un premier temps, elle les avait "mailées" à la dame en question.

Écrit par : dobolino | 22 novembre 2008

Rodrigue

A la découverte de notre langue,
de Le Lay/Hinard-Idray,
chez Magnard, niveau 6e/5e

n'est pas mal du tout.
Elle pourra même vous servir en seconde!

Ecrit par : retraitée | 22 novembre 2008

Celle de Hamon, niveau quatrième-troisième, en remontrerait probablement à bien des jeunes capessiens de lettres ...
J'avoue sans rougir mais en le déplorant que mon BEPC 1973 ne me donne pas les moyens de l'utiliser proprement pour enseigner ma fille.

Écrit par : dobolino | 22 novembre 2008

On est quand même loin des 93% de participation et des 97 % pour Mme Royal dans l'exemple que vous donnez sinon elle serait élu.

Ecrit par : Merlemocoeur | 22 novembre 2008

Le mieux, c'est Wallis et Futuna !

Écrit par : dobolino | 22 novembre 2008

Je viens d'envoyer une requête à la HALDE.

Par sexisme et gynécophobie le premier parti politique de gauche vient d'écarter Ségolène Royal de sa tête.

Il montre ainsi toute sa détermination à faire perdurer les discriminations en son sein.

Écrit par : Zorglub | 22 novembre 2008

Le clan Aubry ne manque pas non plus de contempteurs : de mère Emptoire (ce qui lui allait bien), la voilà affublée du coquet sobriquet de "moule joufflue".

Écrit par : dugong | 22 novembre 2008

PS: Selon certaines remontées, le GRIP serait en train de suivre la même pente : la stratégie du bunker style OAS.
Bon courage !
Ecrit par : Julius | 22 novembre 2008
Je ne sais pas d'où vous tenez cela. À ma connaissance, le GRIP s'occupe en ce moment de la publication sur Internet des fiches du maître de Compter Calculer au CP de Pascal Dupré ( site du Projet SLECC), de la publication prochaine du livre de Thierry Venot De l'écoute des sons à la lecture, de l'écriture en voie d'achèvement d'un fichier de calcul pour le CE1 et de quelques petites autres choses comme les prochaines journées SLECC à Pâques, ou encore les programmes de grammaire pour les classes de sixième et de cinquième.
GM

Écrit par : guy morel | 22 novembre 2008

Le Beaujolais nouveau ne leur a pas suffi ? Dommage.

Ecrit par : moot | 22 novembre 2008

D'autant que le Beaujolais nouveau, ça vous a un gentil petit air paillard de derrière les fagots d'une Vieille France moribonde, dans le fond méprisée par tous ces pisse-vinaigre qui se la jouent gens d'importance, quelques uns tentant même de se hisser au providentiel. Une chose est certaine : les classes moyennes continueront de subir la spoliation fiscale, d'éponger les incuries et de porter les fantasmes d'une coterie de parasites qui passe son temps à se réunir et à reconditionner des idées aseptisées.
Aubrylène ou Ségobry, il y aura toujours un Lang Jack dans quelque boîte à ressort.

Écrit par : Magister | 22 novembre 2008

Dobolino, vous qui connaissez la bête sur le terrain,
comment expliquez-vous un taux d'abstention si important (au premer comme au second tour) ?

On pourrait penser que les adhérents d'un parti politique sont a priori motivés pour aller voter ce qui est un des éléments de base de la démarche citoyenne.

Écrit par : Zorglub | 22 novembre 2008

@ Rodrique du gers
Le jean Dubois (couverture noire et jaune) publié par Larousse dans les années 70 n'était pas mal.

GM

Écrit par : guy morel | 22 novembre 2008

C'est bien joli de se faire plaisir entre enseignants nostalgiques de Béria, mais le peuple, les parents d'élèves, ne sont pas si bêtes, on pourrait les convaincre. A condition de ne pas lier son sort à celui de vieilles momies.
C'est paradoxal, mais je crois qu'ainsi c'est vous qui assassinez le service public d'instruction ...

Ecrit par : Julius | 22 novembre 2008

Pouvez-vous développer, Julius ? Ce que vous dites m'intéresse .

Écrit par : Amélie | 22 novembre 2008

C'est bien joli de se faire plaisir entre enseignants nostalgiques de Béria, mais le peuple, les parents d'élèves, ne sont pas si bêtes, on pourrait les convaincre. A condition de ne pas lier son sort à celui de vieilles momies.
C'est paradoxal, mais je crois qu'ainsi c'est vous qui assassinez le service public d'instruction ...

Ecrit par : Julius | 22 novembre 2008

Pouvez-vous développer, Julius ? Ce que vous dites m'intéresse .
Ecrit par : Amélie | 22 novembre 2008
C'est vrai ça ! J'aurais cru que les enseignants étaient plutôt nostalgiques de Iéjov et de Iagoda que de Béria.
GM :-))))

Écrit par : guy morel | 22 novembre 2008

J'ai utilisé la Hamon au début de ma carrière, en 4e /3e. C'est dire si le niveau a chuté.
Les agrégatifs aussi pourraient la potasser.
Elle est au grenier, qui la veut?

Écrit par : retraitée | 22 novembre 2008

Je viens de tomber sur ce texte, que je vous fais partager.


L'école des âmes monarchiques
Teacher Pride
par Tristan Béal
En ligne le 7 novembre 2008

Tristan Béal retrace ici comment, pris d'un sentiment jubilatoire en lisant un texte d'Alain, il retrouve la fierté d'enseigner. Hélas cette fierté n'est pas simplement ignorée par les IUFM et le lobby pédagogiste : elle est soigneusement évitée par eux. Mais où irait-t-on si instituteurs et professeurs redressaient la tête et s'avisaient de redevenir des maîtres qui instruisent et élèvent ? Il leur est plutôt demandé de former des adaptés sociaux et, à cette fin, de donner l'exemple d'une âme servile. Ainsi la classe, qui devrait être le lieu de l'émancipation où l'on s'enorgueillit à juste titre du savoir, devient un parc à moutons où l'on se règle sur l'opinion d'autrui.

J'ai fait l'autre nuit un rêve bien étrange et saugrenu. Je me trouvais sur un de ces grands boulevards de Paris sur lesquels manifestent volontiers les enseignants en colère. Cette fois encore, il s'agissait bien d'une manifestation, mais assez particulière, je dois dire. Les enseignants avaient le sourire aux lèvres et le regard pétillant voire mutin ; ils arboraient joyeusement des banderoles plus bariolées les unes que les autres et aux slogans particulièrement déroutants : qui brandissait un dantonien « Après le pain, le premier besoin du peuple est l'éducation », qui un platonicien « Nul n'entre ici s'il n'est géomètre », qui un radical « République et École, même combat », qui encore un sibyllin « Apprendre, c'est se ressouvenir », qui enfin un cartésien « A bas tous les châteaux de savoir fondés sur du sable », et bien d'autres encore... On était là fort loin des revendications de la gent enseignante que l'on juge souvent bien trop matérielles. Et soudain je compris d'où provenait cette festive et guillerette bonne humeur : je me trouvais au beau milieu non pas d'une manifestation corporatiste (comme on aime à le dire), mais de ce qu'un char rutilant et ouvrant cette jubilante marche appelait une Teacher Pride. Et effectivement, tel un leitmotiv entêtant et enthousiasmant, les enseignants scandaient, sur des tons et des notes différentes : « Nous sommes fiers d'enseigner ! ». Mon rêve prit brusquement fin avec, en fin de cortège, la vision d'un Jaurès au visage égaré avec, comme dirait Rimbaud, deux trous rouges au côté droit de la tête.
À mon réveil, et en pauvre lecteur de Freud, je me mis aussitôt à chercher de quel reste diurne ce rêve était le symbole. Et très vite je trouvai.

En effet, on m'avait mis dernièrement entre les mains un court texte d'un auteur passablement inconnu dans les rayons de pédagogie et publié il y a fort longtemps (en janvier 1901) dans une revue au nom assez exotique et désuet (Revue de Métaphysique et de Morale) : « Le Culte de la Raison comme fondement de la République » d'Alain (1).
Je dois dire que cet article m'avait particulièrement éclairé : en une argumentation serrée et limpide, j'avais su quelle était la nature de mon métier et, du même coup, combien, jusqu'à présent, je l'avais pratiqué sans en savoir toute la beauté et l'honneur qui lui en incombait. A la fin de ma lecture, j'avais soudain été fier d'enseigner.
Néanmoins la joie avait vite laissé place au doute, à l'incompréhension et au soupçon : comment se faisait-il que ce texte ne m'eût jamais été soumis lors de ma préparation à l'IUFM ou bien par les inspecteurs ou les conseillers pédagogiques qui nous éclairent à l'envi de leurs lumières en matière d'enseignement ? Comment se faisait-il que cet auteur fût si occulté aux yeux d'un professeur des écoles ? Comment se faisait-il, en d'autres termes, que l'on m'eût parlé jusqu'à plus soif de Meirieu et non pas d'Alain ?
Soudain la réponse s'était faite d'elle-même ; elle était contenue dans le sentiment même de joie et de fierté qui m'avait empli à cette lecture. Autrement dit, c'est précisément parce que ce texte m'enorgueillissait en tant qu'instituteur qu'il m'avait été recelé jusqu'à présent et par mes formateurs et par ma hiérarchie.

Que je m'explique.
Alain commence ainsi en quatre phrases magistrales par leur forte simplicité : « Tout gouvernement qui n'est pas la République est exactement représenté par l'image du pasteur et du troupeau. Le pasteur protège ses moutons, il a des chiens pour cela. Mais il tond les moutons. Les moutons vivent non pour eux, mais pour lui ». Ensuite le coup à l'estomac, le soufflet jeté à nos visages de pleutres adulateurs : « Or on voit bien comment le pasteur reste pasteur de son troupeau : les moutons n'ont ni dents ni griffes. Mais on ne voit pas comment un roi ou un petit nombre de gouvernants peuvent gouverner par la force un peuple d'hommes. Un tel gouvernement est à vrai dire impossible ». Conséquemment, un gouvernement ne nous tient que dans la stricte mesure où nous y tenons. Ce n'est pas la force brute qui nous soumet (un seul ou quelques-uns n'ont jamais fait le poids), mais c'est la crainte, une volonté dévoyée et couarde certes, mais une volonté. Le pouvoir de nos gouvernants est moral : c'est « un pouvoir sur les âmes ».
Le despotisme va donc de pair avec la confiance que l'âme des opprimés voue à son despote. Âme qu'Alain qualifie de « monarchique », âme dont le trait essentiel est « une disposition à régler son opinion sur celle d'autrui ».
Inversement, il n'y a de République qu'à une seule condition : que la défiance soit la vertu de l'âme ; défiance signifiant ici cette promesse jurée à soi-même de ne jamais « croire sans comprendre », c'est-à-dire de « n'accepter comme vraies que les opinions qui lui paraîtront évidemment être telles ».
Autrement dit, alors que l'esclave adhère, va dessus la foi de son despote comme l'âne épongier de la fable, le citoyen républicain refuse de faire partie, il cultive la distance, et tout d'abord la distanciation vis-à-vis de lui-même, de ce lui-même phagocyté par les opinions, en lui sans lui ; bref, il juge.
D'où le lien essentiel entre la République et l'École. D'où aussi les écailles qui m'étaient tombées des yeux à la lecture de cet article. D'où enfin l'enthousiasme et l'orgueil ressentis.

Si le citoyen "citoyennement" citoyen est celui qui use librement de sa raison (tout le contraire de ce que l'on appelle communément un bon citoyen), alors il ne saurait y avoir de République sans école comme lieu où l'âme prend conscience d'elle-même et de sa force adamantine de raison. L'école est ce lieu où l'âme se déprend de tout ce qui en elle n'est pas elle, c'est ce lieu à la fois paisible et dangereux où l'âme renaît à elle-même en mourant à ce qui n'est pas elle (2). Rien de plus beau, mais aussi rien de plus angoissant.
Et Alain de continuer de mettre à bas tout ce qui jusqu'à présent m'avait été présenté comme la panacée en matière d'enseignement. Non, il n'est pas vrai qu'il faille partir des représentations des élèves ; non ce n'est pas à eux de "construire" leur savoir, si par cette activité constructrice on entend que l'élève, au petit bonheur la chance, répète le vrai sans l'entendre. La vraie pédagogie, le vrai art d'instruire, c'est l'élémentarisation au contraire. Apprendre, c'est certes construire un édifice aux fondations parfaitement solides, mais une telle construction n'est possible pour l'élève que parce que tout d'abord le maître a lui-même découpé les pierres. Le maître d'école est un maître d'œuvre paradoxal : il vise un projet (un savoir sûr de ses bases) qu'il ne réalise pas (ce n'est pas lui qui le construit, mais l'élève dans la solitude de son jugement) et qu'il n'impose pas (le magister n'est pas un dominus, pour le dire en latin) (3). L'élève « raisonnable ne doit point croire que deux et deux font quatre, mais comprendre que deux et deux font quatre. Et pour y arriver, que fera-t-il ? Il divisera la difficulté ».

Maintenant je sais pourquoi ce magnifique texte n'est pas connu de tous les professeurs des écoles de France : c'est parce qu'il est dangereux de par la haute idée qu'il véhicule du métier d'enseignant. Si ce texte est aussi sciemment mis sous le boisseau, c'est qu'il fait de l'instituteur un pilier de la République (4). Si ce texte est si éhontément nié, c'est que, loin de montrer aux enseignants le caniveau, il les grandit et les exhorte.
Maintenant je sais également qu'un pays dont le président ose affirmer que, dans la transmission des valeurs, jamais l'instituteur ne saurait égaler le prêtre ou le pasteur, qu'un tel pays est une république moutonnière et que son école est une école des « âmes monarchiques » (5).
Maintenant je sais aussi hélas ! qu'un État qui considère que pour sa jeunesse l'enseignement de l'histoire et de la philosophie peut être optionnel, qu'un tel État est un État Janus, face démocratique et revers tyrannique. Ces deux enseignements sont en effet puissamment émancipateurs : l'histoire, telle qu'enseignée au lycée, n'est pas seulement succession de dates mais enseignement moral, elle exhorte à la résistance et elle permet de démonter tous les mécanismes d'oppression qui aimeraient rester tapis dans l'ombre. La philosophie, quant à elle, apprend ce que parler veut dire : loin de réduire la parole à un acte de communication où les mots ont autant de transparence que la pièce de monnaie mallarméenne circulant de main en main, la philosophie révère paradoxalement le mot ; elle en cherche la signification (c'est toujours le qu'est-ce que socratique) parce que par delà cette signification c'est l'accord que l'on vise, un accord sur le sens des mots d'abord, puis un accord sur ce qui est et enfin, parce que s'entendre en vérité est possible, un accord politique : on peut faire peuple. La philosophie va de pair avec l'idée que les hommes ne peuvent vivre ensemble que si premièrement ils sont capables de se mesurer à la même aune (ici, le mot), de dire non pas la même chose sur le réel, mais de parler au sujet du même réel, d'habiter un lieu commun. Partant, brader ces deux enseignements, c'est tout à la fois interdire à la jeunesse une distance vis-à-vis de son époque, c'est l'enfermer dans un ici et maintenant (mollement ?) totalitaire, mais c'est aussi l'empêcher de penser le lien politique. C'est donc faire de sa jeunesse un vil troupeau seulement préoccupé de sa pâture du moment, c'est cultiver en elle une âme moutonnière et du coup méprisable.

Mais je dois mettre mon enthousiasme en sourdine ainsi que ma juste colère. Demain j'ai école et je dois remplir servilement deux ou trois fiches de préparation ; c'est moins roboratif que la lecture d'Alain, mais c'est ce que l'institution a trouvé de mieux pour nous occuper quand nous ne sommes pas dans notre classe, pour nous divertir de notre noble cause, pour éteindre le plus possible la flamme républicaine qui pourrait encore tout de même brûler en nous, maîtres que l'on espère bientôt vulgaires tâcherons (6)...

© Tristan Béal et Mezetulle, 2008


Notes

1 - http://classiques.uqac.ca/classiques/Alain/culte_de_la_raison/culte_de_la_raison.html

2 - Ainsi, en classe, un élève pourra dire que dans la phrase : Claudine va au marché, marché est un verbe car on dit, comme c'est écrit dans la leçon, « je marche, tu marches, ... ». L'élève a donc ici une justification vraisemblable, une raison bonne (un verbe est un mot qui se conjugue) mais qu'il applique mal (ici, marché est un nom commun précédé d'un article).

3 - Rappelons que le maître d'école et le maître d'un esclave n'ont pas la même étymologie. Le premier provient de magister, le second de dominus. Le premier, donc, est sous le signe du plus, du magis : le maître est celui qui en sait plus et vers le savoir duquel s'élève l'enfant à qui ce savoir est indiqué. Le second, au contraire, n'a de souci que pour sa maison, sa domus : il ne cherche que l'accroissement de son propre bien. Le magister enrichit d'humanité son élève sans s'appauvrir de la sienne ; le dominus ne peut s'enrichir qu'à condition de n'avoir aucun souci de son esclave, ou sinon par accident, comme par surcroît.

4 - Il est donc honteux que dernièrement, sur un plateau de télévision, un maître à penser ès pédagogisme, idolâtré dans tous les IUFM et par une grande partie de la gauche, ait eu le front de parier qu'il pourrait proposer un plan à même de se défaire d'un nombre encore plus grand d'enseignants que celui fourbi en ces temps par le Ministère de l'Épuration nationale.

5 - En passant, voici ce que l'on peut lire dans l'article d'Alain : « Ce que je vous invite à remarquer tout de suite, c’est que cet état d’esprit [celui de l'âme monarchique] est tout à fait d’accord avec ce que l’on appelle communément la Religion, et ce que l’on doit appeler exactement la Religion révélée. La Religion révélée exige en effet que l’on règle ses opinions sur les opinions contenues dans de certains livres dits sacrés, ou enseignées par de certains hommes qui sont dits dépositaires de la parole divine. Cette brève remarque nous explique déjà pourquoi Religion et Monarchie se tiennent et se soutiennent par leur nature même, encore que par accident et pour un temps elles semblent parfois lutter l’une contre l’autre. »

6 - Pour preuve... « Cela [la mise en place d'un suivi pédagogique au lycée] suppose une redéfinition du service enseignant. Ceux-ci devront travailler ensemble et communiquer entre eux. Pour cela, il faut des enseignants impliqués autrement. Ce ne sera plus l'enseignant qui vient donner son cours et qui rentre chez lui corriger ses copies. Ce sera un enseignant pédagogue. » Philippe Meirieu, http://www.lesechos.fr/info/france/4753164--la-reforme-suppose-une-redefinition-du-service-enseignant-.htm

Écrit par : retraitée | 22 novembre 2008

Chacun voit midi à sa porte...
Martine Aubry soutenue par Jean-Christophe Cambadélis, bras droit de Dominique Strauss-Kahn, représenterait donc la gauche du parti.
Alors que Ségolène Royal serait le libéralisme...

Il est assez amusant de noter que si Christophe Sibille, par exemple, n'aime pas Ségolène Royal, c'est parce qu'elle n'est pas libérale, mais plutôt conservatrice.

Ce qu'ont compris Ségolène Royal, Vincent Peillon ou Manuel Valls, c'est que si la gauche a perdu les présidentielles de 1995, 2002 et 2007, c'est parce qu'elle a perdu une part de l'électorat qui a fait les succès de Mitterrand en 1981 et 1988, qu'on pourra appeler pour faire vite une partie de son électorat populaire. Cet électorat, qui provenait en partie du PCF, est désormais chez Sarkozy, en s'étant parfois arrêté sur la case Le Pen. Cet électorat n'est donc pas chez Besancenot, et la surenchère gauchiste d'Aubry, qui n'est pas sans rappeler celle de Guy Mollet n'aura aucun effet sur cet électorat, malgré son efficacité en interne au PS.
L'électorat populaire qui a voté pour celui qui leur promettait de gagner plus s'il travaillait plus et s'il se levait le matin a à mon avis plus de chance de se retrouver dans le discours de Royal ou Valls (l'ordre, la justice sociale, que de libéralisme en effet !) que dans les surréalistes appels de Martine Aubry à mettre les Français dans la rue.
Quand bien même Aubry se ferait décerner par là même un brevet de gauchisme par Jean-Paul Brighelli et par la gauche bien pensante, qui a toujours préféré les Rocard et les Jospin, sans jamais comprendre que le peuple ne vote pas pour eux.

Écrit par : Pat | 22 novembre 2008

Dobolino, vous qui connaissez la bête sur le terrain,
comment expliquez-vous un taux d'abstention si important (au premer comme au second tour) ?

On pourrait penser que les adhérents d'un parti politique sont a priori motivés pour aller voter ce qui est un des éléments de base de la démarche citoyenne.

Ecrit par : Zorglub | 22 novembre 2008

Il y a eu une grande vague d'adhésions en 2006, dont beaucoup, quoique n'étant pas restés très longtemps, sont encore sur les fichiers et avaient la possibilité de régulariser leur situation au moment du vote.
Sur les adhérents à jour de cotisations en 2007 ou 2008, l'abstention est moins forte : entre 20 et 30 % environ.

Écrit par : Pat | 22 novembre 2008

J'ai utilisé la Hamon au début de ma carrière, en 4e /3e. C'est dire si le niveau a chuté.
Les agrégatifs aussi pourraient la potasser.
Elle est au grenier, qui la veut?

Ecrit par : retraitée | 22 novembre 2008

Ah, moi je la veux bien !

Vous voulez bien me l'envoyer par la poste ?

Je peux vous écrire à quelle adresse-mail ?

Écrit par : Jeremy | 22 novembre 2008

@Retraitée
L'élève « raisonnable ne doit point croire que deux et deux font quatre, mais comprendre que deux et deux font quatre. Et pour y arriver, que fera-t-il ? Il divisera la difficulté ». Alain.
On ne saurai mieux dire.
Donc au CP : COMPTER CALCULER AU CP, Pascal Dupré, Grip-éditions.

Écrit par : guy morel | 22 novembre 2008

Contrairement à certains, je me garderai bien de me réjouir de la “victoire” de l'une ou de me désespérer de la “défaite” de l'autre.
Dans les deux cas, il y a plus que des ambiguïtés. Ce sont de véritables fourvoiements sur les chemins qu'elles sont censées nous tracer vers ce que je crois être l'aspiration de la plupart des participants de ce blog : une société plus juste, mais plus juste dans l'épanouissement et non dans la médiocrité.
D'un côté, on sent bien qu'il y a d'abord et avant tout la préservation des intérêts d'une élite bureaucratique, mais il y a aussi l'inquiétude de bons nombres de citoyens sincères devant une aventure personnelle ne présentant pas de garanties suffisantes pour être autre chose qu'un évapéronisme à la française. La volonté d'un authentique réformisme y apparaît plus qu'ambiguë quand on voit la liste des chefs s'étant engagés dans cet “à gauche toute”. Et même la fraction la plus authentique semble bien infiltrée des tares qui ont permis à ses devancières d'ouvrir un boulevard au sarkozisme…
De l'autre, on sent bien que ce qui fait l'attrait autant que l'effet repoussoir c'est le caractère “populiste” de la candidature. Bien que les médias et le “politiquement correct” aient tout fait pour donner un caractère exclusivement péjoratif à ce terme, comme le fait remarquer Michéa, il n'en est rien quand le populisme est l'expression politique plus ou moins cohérente des intérêts du peuple. C'est quand il est sous-tendu par le carriérisme d'un leader charismatique en demande de pouvoir personnel que la dénonciation de ce type de populisme a un sens.
Il faut bien convenir qu'en ce qui concerne le ségolénisme, le tri s'avère difficile entre le renouvellement d'un discours ayant davantage le souci du peuple et de ses intérêts, et une modernité destinée avant tout à assurer la carrière politique de son chef…
C'est pourquoi, avec toute l'expérience politique que j'ai acquise, ce qui se passe en ce moment au P.S. me semble surtout évoquer le tableau, oh combien célèbre, de Vanceslas de la Trémouille :
« Combat de nègres dans un tunnel le jour de la grande panne d'électricité. »
C'est l'ancien titre de l'œuvre qui s'intitule présentement :
« Dialogue d'essence matérialiste entre sujets à taux de mélanine élevé dans un espace interstitiel de jonction entre deux vides séparés par un plein, la nuit où la fornication remplaça avantageusement l'absence de programmes télévisuels. »

Écrit par : Roger Felts | 22 novembre 2008

Merci à retraitée pour la diffusion de ce texte qui nous fait prendre de la hauteur et assigne à néant certains penseurs de fête foraine.

Écrit par : Magister | 22 novembre 2008

J'ai utilisé la Hamon au début de ma carrière, en 4e /3e. C'est dire si le niveau a chuté.
Les agrégatifs aussi pourraient la potasser.
Elle est au grenier, qui la veut?

Ecrit par : retraitée | 22 novembre 2008

Oui, je suis preneur ! (pensez ! je repasse l'agrégation interne l'an prochain...). Vendez-vous ? donnez-vous ?

PS : merci au passage à dobolino et guy morel pour les réfs

Écrit par : Rodrigue du Gers | 22 novembre 2008

Oui, je suis preneur ! (pensez ! je repasse l'agrégation interne l'an prochain...). Vendez-vous ? donnez-vous ?

PS : merci au passage à dobolino et guy morel pour les réfs
Ecrit par : Rodrigue du Gers | 22 novembre 2008

Hamon et Dubois ne seront pas de trop, mais pour l'agrégation potassez la RPR, c'est la Bible actuelle.
Cordialement.
GM

Écrit par : guy morel | 22 novembre 2008

Dans les deux cas, il y a plus que des ambiguïtés. Ce sont de véritables fourvoiements sur les chemins qu'elles sont censées nous tracer vers ce que je crois être l'aspiration de la plupart des participants de ce blog : une société plus juste, mais plus juste dans l'épanouissement et non dans la médiocrité.

Ecrit par : Roger Felts | 22 novembre 2008

Oui, car dans l'esprit des professionnels de la bonne parole citoyenne, une société plus juste se traduirait immanquablement par une harmonisation par le bas, donc au détriment des classes moyennes, les seules qu'on puisse encore tondre.
Une société plus juste c'est d'abord une société de l'équité, principe que John Rawls précise de la manière suivante :

"L'idée principale est la suivante: quand un certain nombre de personnes s'engagent dans une entreprise de coopération mutuellement avantageuse selon des règles et donc imposent à leur liberté des limites nécessaires pour produire des avantages pour tous, ceux qui se sont soumis à ces restrictions ont le droit d'espérer un engagement semblable de la part de ceux qui ont tiré avantage de leur propre obéissance. Nous n'avons pas à tirer profit de la coopération des autres sans contrepartie équitable. Les deux principes de la justice définissent ce qu'est une contrepartie équitable dans le cas des institutions de la structure de base. Ainsi, si le système est juste, chacun recevra une contrepartie équitable à condition que chacun (y compris lui-même) coopère."
(Théorie de la justice, § 18, p. 142)

On peut fort craindre qu'une société plus juste telle qu'elle aujourdhui proclamée ne se réduise encore et toujours qu'à davantage d'assistanat.

Écrit par : Magister | 22 novembre 2008

... telle qu'elle est aujourdhui proclamée...

Écrit par : Magister | 22 novembre 2008

Dobolino, vous qui connaissez la bête sur le terrain,
comment expliquez-vous un taux d'abstention si important (au premer comme au second tour) ?

On pourrait penser que les adhérents d'un parti politique sont a priori motivés pour aller voter ce qui est un des éléments de base de la démarche citoyenne.

Ecrit par : Zorglub | 22 novembre 2008

C'est l'âge moyen des militants! Le soir, les pépés boivent leur soupe et vont au lit. Vous ne voulez tout de même pas qu'ils se lancent la nuit sur des routes verglacés alors qu'ils n'y voient plus rien ?

Écrit par : dobolino | 22 novembre 2008

Bidentôt, va falloir recueillir les votes en faisant le tour des maisons de retraite avec une urne portative.

Écrit par : dobolino | 22 novembre 2008

Marine Le Pen a montré que Lily de Pierre Perret était une chanson qui pouvait amener à voter F.N., car elle montrait qu'elle était toujours valable aujourd'hui.

Le pire, c'est que sa logique était implacable !

Et pourtant la conclusion mesemble difficile à accepter.

Écrit par : Jeremy | 22 novembre 2008

Marine Le Pen a montré que Lily de Pierre Perret était une chanson qui pouvait amener à voter F.N., car elle montrait qu'elle était toujours valable aujourd'hui.

Le pire, c'est que sa logique était implacable !

Et pourtant la conclusion mesemble difficile à accepter.
Ecrit par : Jeremy | 22 novembre 2008

Cf. article ci-dessous.
Bac
Sujet douteux

Émoi le 14 juin dernier à l'aca démie de Nantes, lors de la réunion d'une cinquantaine de professeurs de français chargés de corriger les copies des candidats aux bacs technologiques STT et STI. Et ça n'était pas, pour une fois, les consignes de notation (conçues depuis longtemps pour qu'il soit très difficile d'obtenir moins de dix points) qui héris saient les consciences, mais le sujet lui-même. Ou plus exacte­ment l'un d'entre eux, dit “d'in vention”, qui consistait cette année à rédiger une lettre en se mettant dans la peau de « Lily (la jeune immigrée chantée par Pierre Perret) écrivant à sa famille res tée en Somalie pour dénoncer le racisme et l'intolérance dont elle est victime en France ».
L'un des correcteurs, Guy Morel, par ailleurs auteur de deux ouvrages * sur l'Éducation nationale, s'est aussitôt fait le porte-parole de ses collègues - « dont un bon quart, issus de l'immigration, qui étaient les plus révoltés et qui m'ont tous approuvé » - pour s'insurger contre ce qu'il considère à la fois comme « une offense » et « un scandale ». « Je n'ai rien contre la chanson de Pierre Perret ; elle décrit une réalité que personne ne songe à nier, précise-t-il. Mais je trouve inadmissible, et incroyablement pernicieux, que l'Éducation nationale puisse s'appuyer sur un tel texte - non sans avoir mentionné qu'il avait “obtenu le prix de la Licra” - pour inviter tous les élèves à décrire la France comme un pays où règne le racisme et l'intolérance, et exclusivement comme cela ! »
De la façon dont il était rédigé, le sujet n'autorisait en effet aucun débat sur la question. Les candi dats étaient certes libres “d'in venter”, mais à condition d'abonder tous dans le même sens. « C'est typiquement le genre d'attitude qui encourage et légitime le racisme, poursuit Guy Morel. Tout le contraire des valeurs que l'on nous demande d'enseigner à longueur d'année en tant que professeurs d'une République dont je suis person nellement fier, d'un pays qui n'a jamais cessé d'être une terre d'ac cueil ! » Et de conclure : « Com ment voudriez-vous que nous soyons crédibles après ça, dès lors qu'au cours d'un examen aussi important pour nos élèves que le bac, on leur demande de décrire complaisamment le contraire, sous peine d'être hors sujet ? »
Véronique Grousset

* L'Horreur pédagogique et Petit vocabulaire de la déroute scolaire, avec Daniel Tual-Loizeau, aux éditions Ramsay.

Écrit par : guy morel | 22 novembre 2008

A propos de LILI donnée au bac, en 2005 . Une démagogie honteuse . Le sujet était à vomir...et la correction donc !!!

LILI à 2' 28
http://www.dailymotion.com/video/x1qd58_finkielkraut-contre-pierre-perret_politics

Écrit par : Amélie | 22 novembre 2008

Amélie, vous êtes insupportable ! On vous explique que Martine Aubry est entourée (ceinturée ?) de laïcards républicains, dont l'un des principaux — un fabiusien qui prend actuellement ses distances avec Laurent — m'affirmait mercredi dernier (moi aussi, je travaille, dans mon coin) qu'il était plus que temps de faire revenir à la maison (i.e. au PS) les chevènementistes partis faire la république ailleurs ; on vous suggère de revoir vos jugements sur le passé — et s'il est vrai que la politique locale d'Aubry fut indécise, cela ne signifie pas qu'une structure collégiale l'adoptera) ; on vous prouve que Ségolène Royal est, elle, bardée d'idées nocives pour la république — et, globalement, pour la gauche, qu'elle a pour fonction d'enterrer, comme tous les populistes (qui parlait plus haut d'"évapéronisme" ? C'est un néologisme remarquable) — et vous n'êtes toujours pas convaincue ? Convaincue au moins de laisser à une nouvelle direction quelques mois pour faire ses preuves ? Vous n'êtes pas plus logique que merlemocoeur : vous voulez tout tout de suite, sans voir quel est le bon chemin pour arriver à faire passer (un peu) de nos idées. L'élection de la Pintade en 2007 aurait été une catastrophe, sa désignation aujourd'hui (et donc en 2012) était plébiscitée par la droite — non sans raison. Je ne sais pas si l'équipe d'Aubry aura le courage de légiférer dans le PS en faisant taire les petits (tout petits, quand il s'agit de Valls, qui devra bien se résoudre à être un excellent maire d'Evry) ambitieux qui s'y agitaient encore hier. Quitte à leur proposer de collaborer — on ne fait rien sans l'appui des fédérations locales, en flattant le goût du pouvoir des caciques minuscules qui s'y pavanent, comme on ne fait rien dans un syndicat national sans l'appui des instances régionales — quitte à quelques concessions. Alors, soyons clair pour la dernière fois : l'arrivée de Sarkozy au pouvoir était la dernière chance d'une vraie gauche. Qu'elle sache quoi faire aujourd'hui, c'est encore une autre histoire : Lorenzaccio a apporté la démocratie sur un plateau en assassinant le duc qu'il avait servi si fidèlement (relisez donc un peu les classiques, merlemocoeur, avant d'accuser les autres du haut de vos certitudes), mais l'opposition de 1536 n'a pas su quoi en faire. Je ne me fie pas aux strausskhaniens, je ne me fie pas à Martine Aubry elle-même, si on ne la contrôle pas, mais j'ai des espoirs raisonnables (pas plus !) de voir évoluer les choses au PS — particulièrement en matière d'Education.

Écrit par : Abraxas | 22 novembre 2008

Pour LILI, je fus la seule, lors de la réunion d'harmonisation à dénoncer le choix du sujet, comme celui de la qualité littéraire du texte écrit en vers de mirliton .

Grimaces offusquées, étonnement des inspecteurs et des collègues . Ah bon, où était le problème, non, vraiment, on ne voyait pas et de plus, j'avais tort, c'était une jolie chanson ! Et puis, comme je sortais des clous, je devais être un peu réac, un peu facho ! Air connu !

Une fois de plus, le mot qui convient c'est : LÂCHETE ! On a l'école et les profs qu'on mérite !

Écrit par : Amélie | 22 novembre 2008

"Il est assez amusant de noter que si Christophe Sibille, par exemple, n'aime pas Ségolène Royal, c'est parce qu'elle n'est pas libérale, mais plutôt conservatrice."

Ecrit par : Pat | 22 novembre 2008

Non. Au départ, c'est parce qu'elle a tenté, pour des raisons de basse politique, de faire passer un certain nombre d'enseignants pour des pédophiles notoires à la suite d'un malheureux incident qui n'avait rien à voir avec, en 2001.(l'affaire "Jean Zay", à Châteauroux, en 2001).

Écrit par : Christophe Sibille | 22 novembre 2008

A propos de LILI donnée au bac, en 2005 . Une démagogie honteuse . Le sujet était à vomir...et la correction donc !!!

LILI à 2' 28
http://www.dailymotion.com/video/x1qd58_finkielkraut-contre-pierre-perret_politics
Ecrit par : Amélie | 22 novembre 2008
Finkielkraut, dans la deuxième partie de son intervention, tient des propos que je réprouve totalement.
GM

Écrit par : guy morel | 22 novembre 2008

Ce n'est pas un blog de gauche, et je n'ai pas demandé à y être cité, mais quand la gauche est aussi stupide que la droite...

http://www.arnaudclement.org/article-10257362.html

Écrit par : Christophe Sibille | 22 novembre 2008

D'ailleurs, les libéraux, (dans l'acception actuelle qu'a pris ce mot) sont assez souvent très conservateurs.

Écrit par : Christophe Sibille | 22 novembre 2008

Livres de grammaire (6°-5°, années 60) :
Grammaire française expliquée 6°-5° (G et R Galichet), éditions Charles - Lavauzelle et Cie.
Hatier - Lavauzelle, Dictées préparées, dictées de contrôle, livre du professeur (Galichet).

Écrit par : catmano | 22 novembre 2008

Pour LILI, je fus la seule, lors de la réunion d'harmonisation à dénoncer le choix du sujet, comme celui de la qualité littéraire du texte écrit en vers de mirliton .

Grimaces offusquées, étonnement des inspecteurs et des collègues .
Ecrit par : Amélie | 22 novembre 2008

Voyez plus haut : non vous ne fûtes pas la seule, et non les inspecteurs et les collègues ne grimacèrent pas tous quand on expliqua devant eux en quoi ce sujet était scandaleux.
GM.

Écrit par : guy morel | 22 novembre 2008

mais j'ai des espoirs raisonnables (pas plus !) de voir évoluer les choses au PS — particulièrement en matière d'Education.
Ecrit par : Abraxas | 22 novembre 2008

N'est-il pas vrai que l'on ne vit que d'espoirs ?
Bien à toi.
Guy

Écrit par : guy morel | 22 novembre 2008

Amélie, vous êtes insupportable !

Ecrit par : Abraxas | 22 novembre 2008

Oui, c'est normal.

J'énerve Brighelli et il délègue sa vindicte au furax Abraxas !

Pourquoi cette conduite d'évitement ?

Écrit par : Amélie | 22 novembre 2008

Christophe, je ne connaissais pas cette histoire de Châteauroux. Mais rien qui m'étonne de la part d'une femme qui est repsonsable de la mort d'un enseignant (lire et relire l'Ecole du soupçon de Marie-Monique Robin).
JPB

Écrit par : brighelli | 22 novembre 2008

Voyez plus haut : non vous ne fûtes pas la seule, et non les inspecteurs et les collègues ne grimacèrent pas tous quand on expliqua devant eux en quoi ce sujet était scandaleux.
GM.

Ecrit par : guy morel | 22 novembre 2008

Oui, j'ai vu, et je suis ravie que dans l'académie de Nantes, "on en ait" ! Chez nous, je faisais vraiment tache.

J'ai vécu un très grand moment de solitude !

Écrit par : Amélie | 22 novembre 2008

Voyez plus haut : non vous ne fûtes pas la seule, et non les inspecteurs et les collègues ne grimacèrent pas tous quand on expliqua devant eux en quoi ce sujet était scandaleux.
GM.

Ecrit par : guy morel | 22 novembre 2008

Oui, j'ai vu, et je suis ravie que dans l'académie de Nantes, "on en ait" ! Chez nous, je faisais vraiment tache.

J'ai vécu un très grand moment de solitude !
Ecrit par : Amélie | 22 novembre 2008
Pas seulement dans l'académie de Nantes, mais aussi dans les colonnes de Ouest-France, du Fig-mag et du Figaro et aussi à la tribune de l'Assemblée nationale (question d'un député de la Sarthe).
GM

Écrit par : guy morel | 22 novembre 2008

Si les faits ne conviennent pas à votre théorie, changez les faits...

On nous dit que des gens dans l'entourage de Martine Aubry pourraient peut-être avoir l'intention d'amorcer une invitation au retour des chevènementistes.
On peut se rappeler que Ségolène Royal a été soutenue de bout en bout par Jean-Pierre Chevènement pendant sa campagne présidentielle, qu'elle y a mis en avant certains de ses thèmes favoris (République, Nation...).

Effectivement, la preuve est faite qu'Aubry est bien entourée et que Royal est pleine d'idées nocives pour la République.

Et puis sinon, on peut toujours - un comble pour contrer une femme à qui on reproche souvent de privilégier l'affectif au rationnel - mettre en avant la mort d'un homme. Quoi de mieux pour réduire au silence ses interlocuteurs ?

Écrit par : Pat | 22 novembre 2008

Finkielkraut, dans la deuxième partie de son intervention, tient des propos que je réprouve totalement.
GM

Ecrit par : guy morel | 22 novembre 2008

Que réprouvez-vous exactement ?

Écrit par : Amélie | 22 novembre 2008

Lu sur le site du Figaro :

Edouard Balladur commente les difficultés du Parti socialiste, qui élira soit Martine Aubry, soit Ségolène Royal, vendredi soir au poste de premier secrétaire. «C'est beaucoup plus ouvert qu'on ne pouvait le croire. On ne sait pas très bien ce que les socialistes veulent, et ce qu'ils sont. Il faut une clarification, que l'opposition présente une alternative. Ce n'est pas le cas actuellement. J'espère que les socialiste sauront surmonter leurs difficultés»

En voilà un au moins qui a une position constructive.

Il aurait dû se présenter.

NB : les correcteurs disparaissent dans tous les journaux.

Écrit par : dugong | 22 novembre 2008

Sur FR 5, en ce moment, débat sur la réforme Darcos avec Paul Amar, des profs et Pécresse.

Écrit par : Amélie | 22 novembre 2008

Merci pour "l'accusé de réception", Pat.

Jean-Paul, on en avait pas mal parlé, de cette histoire, à l'époque! J'étais même "monté" à Paris pour intervenir à ce sujet dans l'émission "cas d'école", d'Elisabeth Martichoux. Et dire, (je ne sais plus exactement en quels termes, mais Manu a dit qu'il avait un enregistrement de l'émission) par petit écran interposé à Ségolène Royal ce que je pensais de son intervention dans cette affaire.

Écrit par : Christophe Sibille | 22 novembre 2008

Une erreur de comptage à Talange en Moselle porterait à seulement 18 l'écart entre nos deux gallinacées.

Par ailleurs, à Carmaux, un certain Jean Joresse (Auguste Marie Joseph Jean Léon) aurait racheté tous ses timbres manquants pour avoir sa carte à jour.

Encore un effort, camarades !

Écrit par : dugong | 22 novembre 2008

Sur FR 5, en ce moment, débat sur la réforme Darcos avec Paul Amar, des profs et Pécresse.

Ecrit par : Amélie | 22 novembre 2008

Ils ont même passé une question SMS de moi ^^

Écrit par : Jeremy | 22 novembre 2008

Finkie a fumé la moquette, et Hortefeux est son dealer!
Il a vu où, que qui que ce soit prétendait que la Somalie était un paradis?
Il y a des gens qui, par crainte de ne pas être politiquement incorrect, sont prêts vraiment à pratiquer des amalgames hallucinants.

Écrit par : Christophe Sibille | 22 novembre 2008

"incorrects"
En plus, il (Finkielkraut) tronque et transforme le texte de Perret, (fond et forme) pour mieux dire qu'il est pourrave. Quelle honnêteté intellectuelle!
Ce type me fait gerber. Demorand avait bien fait de le virer (presque à coups de lattes, c'était le fun) des studios de France-inter, lors du 7-10, l'année dernière.

Écrit par : Christophe Sibille | 22 novembre 2008

A propos de LILI donnée au bac, en 2005 . Une démagogie honteuse . Le sujet était à vomir...et la correction donc !!!

Ecrit par : Amélie | 22 novembre 2008
J'ai eu, en 1971, comme sujet de rédaction, en quatrième, "Que pensez-vous de la vie dans les "grands ensembles" ? "
Le professeur avait pour but de livrer nos copies à un sociologue dont le but était de démontrer que nous autres, gosses de banlieue, vivions un enfer. J'étais abominablement hérissée et ai produit, avec l'aide de ma mère dont les talents en dissertation française étaient incontestables et incontestés, une belle rédaction sur tous les avantages que nous procuraient notre vie dans les grands ensembles, nom qu'on donnait aux cités à cette lointaine époque, appartements spacieux et dignement viabilisés, espaces verts, transports en commun, centre omnisport, conservatoire municipal, centre socio-éducatif, transport en commun direct vers Paris Centre.
J'ai ramassé un onze, justifié essentiellement par la saleté de ma copie, mais elle a bien été forcée de me mettre la moyenne !
Croyez-vous vraiment que si le candidat-Lili écrit une belle lettre en parlant de la facilité à se procurer à manger, des aides substantielles de la CAF pour se loger et élever ses enfants, de l'assurance maladie et des lois respectées qui empêchent les gens de vous mutiler à coups de machette en toute impunité, bien écrite, bien construite, faisant allusion au respect de la Déclaration des Droits de l'Homme dans ce beau pays européen, il récoltera un deux?

Écrit par : dobolino | 22 novembre 2008

En caricaturant tout, il décrédibilise totalement son argumentation d'un point de vue en partie justifié comme quoi donner un tel sujet était effectivement tendancieux.

Écrit par : Christophe Sibille | 22 novembre 2008

Livres de grammaire (6°-5°, années 60) :
Grammaire française expliquée 6°-5° (G et R Galichet), éditions Charles - Lavauzelle et Cie.
Hatier - Lavauzelle, Dictées préparées, dictées de contrôle, livre du professeur (Galichet).

Ecrit par : catmano | 22 novembre 2008
Voilà, c'est ça, Rodrigue ! Complet, très bien conçu et avec plein d'exercices d'application.

Écrit par : dobolino | 22 novembre 2008

"Ils ont même passé une question SMS de moi "

Ecrit par : Jeremy | 22 novembre 2008

Bravo, Jeremy! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 22 novembre 2008

Ils ont même passé une question SMS de moi "

Ecrit par : Jeremy | 22 novembre 2008

Bien ! Laquelle ?

Écrit par : Amélie | 22 novembre 2008

En plus, il (Finkielkraut) tronque et transforme le texte de Perret, (fond et forme) pour mieux dire qu'il est pourrave. Quelle honnêteté intellectuelle!
Ecrit par : Christophe Sibille | 22 novembre 2008

C'est votre interprétation personnelle de la chanson qui vous fait dire qu'il tronque et transforme :

On la trouvait plutôt jolie, Lily

Elle arrivait des Somalies Lily

Dans un bateau plein d'émigrés

Qui venaient tous de leur plein gré

Vider les poubelles à Paris

Elle croyait qu'on était égaux Lily

Au pays de Voltaire et d'Hugo Lily

Mais pour Debussy en revanche

Il faut deux noires pour une blanche

Ça fait un sacré distinguo

Elle aimait tant la liberté Lily

Elle rêvait de fraternité Lily

Un hôtelier rue Secrétan

Lui a précisé en arrivant

Qu'on ne recevait que des Blancs



Elle a déchargé des cageots Lily

Elle s'est tapé les sales boulots Lily

Elle crie pour vendre des choux-fleurs

Dans la rue ses frères de couleur

L'accompagnent au marteau-piqueur

Et quand on l'appelait Blanche-Neige Lily

Elle se laissait plus prendre au piège Lily

Elle trouvait ça très amusant

Même s'il fallait serrer les dents

Ils auraient été trop contents

Elle aima un beau blond frisé Lily

Qui était tout prêt à l'épouser Lily

Mais la belle-famille lui dit nous

Ne sommes pas racistes pour deux sous

Mais on veut pas de ça chez nous



Elle a essayé l'Amérique Lily

Ce grand pays démocratique Lily

Elle aurait pas cru sans le voir

Que la couleur du désespoir

Là-bas aussi ce fût le noir

Mais dans un meeting à Memphis Lily

Elle a vu Angela Davis Lily

Qui lui dit viens ma petite sœur

En s'unissant on a moins peur

Des loups qui guettent le trappeur

Et c'est pour conjurer sa peur Lily


Qu'elle lève aussi un poing rageur Lily

Au milieu de tous ces gugus

Qui foutent le feu aux autobus

Interdits aux gens de couleur



Mais dans ton combat quotidien Lily

Tu connaîtras un type bien Lily

Et l'enfant qui naîtra un jour

Aura la couleur de l'amour

Contre laquelle on ne peut rien

On la trouvait plutôt jolie, Lily

Elle arrivait des Somalies Lily

Dans un bateau plein d'émigrés

Qui venaient tous de leur plein gré

Vider les poubelles à Paris.

Écrit par : Amélie | 22 novembre 2008

Ségolène Royal vient de dire sur TF1, en évoquant de nouvelles élections au P.S. entre Martine Aubry et elle : "Si je n'arrive pas devant, nous aiderons celle qui n'est pas devant."

Bref, si tu avances quand je recule, hein...

Écrit par : Jeremy | 22 novembre 2008

Lu sur Mediapart (blog de Lelièvre) :

"Selon des informations qui commencent à circuler, le groupe de presse "La Vie-Le Monde" a décidé d’arrêter après décembre 2008 la parution du "Monde de l’éducation"

Manquait plus que ça.

Heureusement, le jus et les cahiers pédagols tiennent encore la boutique.

Écrit par : dugong | 22 novembre 2008

Ecoutez, arrêtez vos approximations, Amélie. C'est comme pour les propos que vous m'avez prêtés hier, en prétendant que je me lamentais de la baisse de niveau mentionnée par Bernard dans toutes les disciplines en faisant chorus avec lui, alors que je ne parlais que de l'orthographe, et l'ai contredit explicitement sur le reste.
Relisez le texte de la chanson de Perret, que vous avez vous-même posté, et réécoutez Finkie.

Écrit par : Christophe Sibille | 22 novembre 2008

"Bref, si tu avances quand je recule, hein..."

Ecrit par : Jeremy | 22 novembre 2008

Comment veux-tu, comment veux-tu? ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 22 novembre 2008

Croyez-vous vraiment que si le candidat-Lili écrit une belle lettre en parlant de la facilité à se procurer à manger, des aides substantielles de la CAF pour se loger et élever ses enfants, de l'assurance maladie et des lois respectées qui empêchent les gens de vous mutiler à coups de machette en toute impunité, bien écrite, bien construite, faisant allusion au respect de la Déclaration des Droits de l'Homme dans ce beau pays européen, il récoltera un deux?

Ecrit par : dobolino | 22 novembre 2008

Le sujet obligeait le candidat à se plaindre du racisme en France ! Il n'y avait aucune possibilité de le contourner !

Mais si j'avais eu une telle copie à corriger, j'aurais mis une très bonne note . Pour intelligence, clairvoyance, refus d'obtempérer et désobeïssance civile ! Tout le temps de la correction, j'ai espéré en trouver une comme ça, c'est à dire "hors sujet" !

Écrit par : Amélie | 22 novembre 2008

Relisez le texte de la chanson de Perret, que vous avez vous-même posté, et réécoutez Finkie.

Ecrit par : Christophe Sibille | 22 novembre 2008

Justement, c'est parce que j'ai réécouté et relu que je ne changerai pas d'avis .

"C'est comme pour les propos que vous m'avez prêtés hier, en prétendant que je me lamentais de la baisse de niveau mentionnée par Bernard dans toutes les disciplines en faisant chorus avec lui, alors que je ne parlais que de l'orthographe,"

Là aussi, j'ai répondu hier et j'ai tout bon : on parlait tous les deux d'orthographe .

Écrit par : Amélie | 22 novembre 2008

Vous êtes la bonne foi personnifiée, Amélie.

Écrit par : Christophe Sibille | 22 novembre 2008

Mélenchon, mais un peu tard...
Par Éric Zemmour
Publié le 14/11/2008 dans Le Figaro
.

Ne l'appelez plus Jean-Luc mais Oskar. Il y a quelques années, le ministre socialiste des Finances allemand, Oskar Lafontaine, rompait avec le chancelier Schröder ; son parti Die Linke - qui dénonce l'adaptation de la gauche à la mondia lisation libérale - taille depuis des croupières au vénérable SPD à chaque élection outre-Rhin.

Jean-Luc Mélenchon est parti tard. Trop. En 2005, après le référendum sur l'Europe, c'était le moment opportun. Il l'a dit à Laurent Fabius. Mais Fabius n'a pas saisi son kairos, comme il dit. Il s'est enfermé - emmuré vivant - dans la motion Aubry. Mélenchon bouge pour ne pas mourir emmuré.

Il prend un risque médiatique : seuls les dissidents des grands partis attirent la lumière. Un risque poli tique : le représentant de la gauche, l'ancien rocardien Benoît Hamon, triomphe avec près de 20 % des suffrages ; mais c'est un triomphe en trompe-l'œil : la gauche du parti flirtait jadis avec les 40 % des voix ! Il prend un risque idéologique enfin : s'il se distinguera aisément du PS sur l'Europe et le libre-échange, et du NPA de Besancenot sur la violence révolutionnaire, que l'ami de Rouillan a du mal à rejeter, il est plus difficile de faire entendre sa voix « de gauche » quand la crise financière mondiale redonne des trémolos anticapi talistes à des socialistes opposants en carton pâte qui approuvent discrètement la plupart des grands choix économiques ou géostratégiques de Sarkozy.

Le départ de Mélenchon signe peut-être tout simplement l'atomisation d'un PS condamné à mourir au petit feu de la petite cuisine de François, Bertrand, Martine et des autres, ou dans une belle explosion finale sous la férule honnie de Ségolène. On achève bien les partis.

Écrit par : Manu | 22 novembre 2008

J'ai vécu un très grand moment de solitude !
Ecrit par : Amélie | 22 novembre 2008

Si je me laissais aller, je vous ferais bien une proposition !
Bon c'était pour rire. Sur Finkie, je vous réponds plus tard ; je suis dans le tapuscrit de Thierry Venot.
Bien à vous.
GM

Écrit par : guy morel | 22 novembre 2008

Christophe, je ne connaissais pas cette histoire de Châteauroux. Mais rien qui m'étonne de la part d'une femme qui est repsonsable de la mort d'un enseignant (lire et relire l'Ecole du soupçon de Marie-Monique Robin).
JPB

Ecrit par : brighelli | 22 novembre 2008
Suite à la lecture de cet article et à une belle empoignade, mon mari a dit qu'il préférait rendre sa carte au PS à briser notre couple. Et hop !, une voix de moins pour Ségo !

Écrit par : dobolino | 22 novembre 2008

C'est écrit où, que vous parliez d'orthographe aussi? Sur votre message, vous écrivez simplement que je me désole "du niveau", sans préciser.

"Christophe, vous vous désolez, avec d'autres, du niveau des jeunes profs et des élèves."

Ecrit par : Amélie | 21 novembre 2008

J'ai écrit ça? Ah bon?

Ecrit par : Christophe Sibille | 21 novembre 2008

Je n'ai pas rêvé !!!!

Le problème des institutrices (eurs) actuels, c'est que, dans leur grande majorité, ils ne maîtrisent ni le français, ni les mathématiques, ni l'histoire, ni les sciences, etc, (niveau primaire j'entends). Alors le nouveau programme décrété par le gouvernement leur fait peur. Ils s'y opposent donc, sans avouer cette insuffisance, mais en prétextant que ces programmes sont arriérés, et l'honneur est sauf.

Ecrit par: Bernard

Ca, c'est un peu n'importe-quoi, sauf votre respect. Ceci-dit, pour ce qui concerne l'orthographe, je ne peux que vous donner raison."

Ecrit par : Christophe Sibille | 21 novembre 2008

Écrit par : Christophe Sibille | 22 novembre 2008

Ah, on sent qu'il a un léger début d'érection, là, Zemmour!

Écrit par : Christophe Sibille | 22 novembre 2008

Le sujet obligeait le candidat à se plaindre du racisme en France ! Il n'y avait aucune possibilité de le contourner !

Ecrit par : Amélie | 22 novembre 2008

Aucun sujet n'oblige aucun candidat, s'il ne fait pas de hors-sujet !
C'est l'endoctrinement subi à l'école sans contre-partie familiale qui entraîne les gosses à être les ânes d'une monarchie ou de l'autre qui se dissimulent sous les oripeaux de la République .
Si les migrants affluent chez nous et dans les autres pays d'Europe, il est évident que c'est parce que la soupe y est moins mauvaise que chez eux. Personne n'aurait, tout de même, le culot de le nier !
Ce qui ne constitue pas néanmoins une raison valable pour que ceux que nous plaçons en centre de rétention dans l'attente d'une hypothétique reconduite à la frontière soient traités avec moins d'égard que votre chien ou l'âne de Guy Morel.

Écrit par : dobolino | 22 novembre 2008

Une erreur de comptage à Talange en Moselle porterait à seulement 18 l'écart entre nos deux gallinacées.

Par ailleurs, à Carmaux, un certain Jean Joresse (Auguste Marie Joseph Jean Léon) aurait racheté tous ses timbres manquants pour avoir sa carte à jour.

Encore un effort, camarades !

Ecrit par : dugong | 22 novembre 2008
Ça manque de smileys par ici !
Dugong, vous me rappelez mon grand frère ... Ça doit être l'humour de physicien ?

Écrit par : dobolino | 22 novembre 2008

J'n'attends plus rien interprétée par Fréhel :

On suit son chemin tout au long des jours
Un soir on butte au détour
Le coeur douloureux lassé se replie
On regarde au loin la vie
Et derrière soi le rong ruban
Des peines et des joies s'étend
Comme un cheval sur le halage
Trime et tombe au cours du voyage

J'n'attends plus rien
Rien désormais ne m'appartient
Je n'ai gardé que d' vieilles histoires
Au fond de ma mémoire
J'n'attends plus rien
Errant dans la vie comme un chien
Sans un ami qui me console
D'un geste ou d'une parole
J'n'attends plus rien
Je me demande à quoi je tiens
Les mauvais souvenirs raisonnent
Dans mon crâne qui bourdonne
J'n'attends plus rien
Aucune main ne me retient
Je vais errant si solitaire
Si loin que j'aille sur Terre
Quand j'étais enfant j'avais des joujoux
Et plus tard j'eus des bijoux
Dansant et chantant et menant la vie
Au tintement des folies
L'heure a sonné si brusquement
Quand dans les yeux de mon amant
J'ai lu l'amour d'une autre femme
Ce jour là j'ai perdu mon âme

J'n'attends plus rien
Rien désormais ne m'appartient
Je n'ai gardé que d'vieilles histoires
Au fond de ma mémoire
J'n'attends plus rien
Errant dans la vie comme un chien
Sans un ami qui me console
D'un geste ou d'une parole
J'n'attends plus rien
Je me demande à quoi je tiens
Les mauvais souvenirs raisonnent
Dans mon crâne qui bourdonne
J'n'attends plus rien
Aucune main ne me retient
Lassée de vivre sans tendresse
J'créverai dans ma tristesse.

Écrit par : dobolino | 22 novembre 2008

Si les migrants affluent chez nous et dans les autres pays d'Europe, il est évident que c'est parce que la soupe y est moins mauvaise que chez eux. Personne n'aurait, tout de même, le culot de le nier !

Ecrit par : dobolino | 22 novembre 2008

Je ne sais pas, moi.... demandez aux "Indigènes de la République" par exemple.

Écrit par : Manu | 22 novembre 2008

"Bref, si tu avances quand je recule, hein..."

Ecrit par : Jeremy | 22 novembre 2008

Comment veux-tu, comment veux-tu? ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 22 novembre 2008

C'est pas bientôt fini vous deux ?!! Bande de gamins !!!

Écrit par : Manu | 22 novembre 2008

Plus que + 12 ai-je lu quelque part.
Bientôt il n'y aura plus de mauvais perdants car il n'y aura plus de perdants du tout.
Surréaliste !

Écrit par : 5 4 3 2 1 0....... | 22 novembre 2008

"Bientôt il n'y aura plus de mauvais perdants car il n'y aura plus de perdants du tout."

Pas du tout car Jean Joresse compte triple (voir statuts aticle 13 alinéa 29).

Écrit par : dugong | 22 novembre 2008

Endoctrinement subi à l'école ?

Effroyable !

http://www.mrap-landes.fr/spip.php?article180


Besos Amélie

Écrit par : carole | 22 novembre 2008

D'habitude, je me tiens à l'écart de toute polémique mais je ne peux tout de même pas laisser dire sans réagir que Finkielkraut est "à gerber". J'ai lu de lui des livres d'une intelligence remarquable, ses positions sur l'enseignement sont courageuses, et je préfère être réactionnaire avec lui que progressiste avec Jack Lang !

Écrit par : Sylvie Huguet | 22 novembre 2008

"C'est écrit où, que vous parliez d'orthographe aussi? Sur votre message, vous écrivez simplement que je me désole "du niveau", sans préciser."

C'est juste, mais le reste du message ne laissait aucun doute subsister . Pas grave, ce malentendu . A moins que vous n'ayez envie qu'on se dispute, pour mettre un peu d'ambiance ? :-))

Écrit par : Amélie | 22 novembre 2008

Aucun sujet n'oblige aucun candidat, s'il ne fait pas de hors-sujet !
Ecrit par : dobolino | 22 novembre 2008

Si, et c'est ce qui était scandaleux ! Ce n'était pas un sujet de discussion, il ne pouvait y avoir de débat, justement !

Si vous écoutez la vidéo de Finkielkraut, vous entendrez le sujet et vous comprendrez . Lili écrit une lettre à sa famille pour raconter ses malheurs en France, la discrimination etc..

Écrit par : Amélie | 22 novembre 2008

D'habitude, je me tiens à l'écart de toute polémique mais je ne peux tout de même pas laisser dire sans réagir que Finkielkraut est "à gerber". J'ai lu de lui des livres d'une intelligence remarquable, ses positions sur l'enseignement sont courageuses, et je préfère être réactionnaire avec lui que progressiste avec Jack Lang !
Ecrit par : Sylvie Huguet | 22 novembre 2008

Pardon, je prends au vol. Qui a dit que Finkielkraut est à "gerber" ?
Pas moi en tout cas, même s'il m'arrive de ne pas encenser ce qu'il dit.
gm

Écrit par : guy morel | 22 novembre 2008

Ce qui ne constitue pas néanmoins une raison valable pour que ceux que nous plaçons en centre de rétention dans l'attente d'une hypothétique reconduite à la frontière soient traités avec moins d'égard que votre chien ou l'âne de Guy Morel.
Ecrit par : dobolino | 22 novembre 2008

Je confirme : le pouvoir qui traite moins bien les hommes que je traite Bongo mérite d'être foulé aux pieds par Bongo. Il est d'accord.

Écrit par : guy morel | 22 novembre 2008

"Bientôt il n'y aura plus de mauvais perdants car il n'y aura plus de perdants du tout."

Pas du tout car Jean Joresse compte triple (voir statuts aticle 13 alinéa 29).

Ecrit par : dugong | 22 novembre 2008

Arrête, Ducong !

Écrit par : dobolino | 22 novembre 2008

Aucun sujet n'oblige aucun candidat, s'il ne fait pas de hors-sujet !
Ecrit par : dobolino | 22 novembre 2008

Si, et c'est ce qui était scandaleux ! Ce n'était pas un sujet de discussion, il ne pouvait y avoir de débat, justement !

Si vous écoutez la vidéo de Finkielkraut, vous entendrez le sujet et vous comprendrez . Lili écrit une lettre à sa famille pour raconter ses malheurs en France, la discrimination etc..

Ecrit par : Amélie | 22 novembre 2008

Pfff!!! Arrête ton char, Ben Hur, tu vas déraper !

Écrit par : dobolino | 22 novembre 2008

Livres de grammaire (6°-5°, années 60) :
Grammaire française expliquée 6°-5° (G et R Galichet), éditions Charles - Lavauzelle et Cie.
Hatier - Lavauzelle, Dictées préparées, dictées de contrôle, livre du professeur (Galichet).

Ecrit par : catmano | 22 novembre 2008

Voilà, c'est ça, Rodrigue ! Complet, très bien conçu et avec plein d'exercices d'application.

Ecrit par : dobolino | 22 novembre 2008

Merci, camarade(s) !

Écrit par : Rodrigue du Gers | 22 novembre 2008

Et croyez bien que j'aimerais que tout le monde s'arrête de déraper ...

Écrit par : dobolino | 22 novembre 2008

Pardon, je prends au vol. Qui a dit que Finkielkraut est à "gerber" ?
Ecrit par : guy morel | 22 novembre 2008

Je ne voudrais pas jeter de l'huile sur le feu mais le prénom du coupable commence par un C et son nom par un S et je crois qu'il est de temps en temps à l'IUFM en tant que formateur . Et il braille dans les manifs !

Écrit par : Amélie | 22 novembre 2008

Je confirme : le pouvoir qui traite moins bien les hommes que je traite Bongo mérite d'être foulé aux pieds par Bongo. Il est d'accord.

Ecrit par : guy morel | 22 novembre 2008
Bongo ne dérape jamais ! Et si une pathologie le fait déraper, son véto et son maréchal-ferrant se donneront la main pour éviter que ce brave animal ne dérape plus que l'inévitable.

Écrit par : dobolino | 22 novembre 2008

"Ça doit être l'humour de physicien ?"
"Et croyez bien que j'aimerais que tout le monde s'arrête de déraper ..."

Un physicien ne dérape jamais. Au pire, il dérive...

Écrit par : dugong | 22 novembre 2008

Besos Carole ! Vous ne saviez pas ?

J'avais posté ce lien, il y a quelques temps, mais ça n'a pas eu l'air d' intéresser grand monde... vu mon statut d'islamophobe avérée, patentée et incurable !

Écrit par : Amélie | 22 novembre 2008

Sur Wikipedia, à la rubrique Parti Socialiste, le premier secrétaire s'appelle déjà Martine Aubry.

Wikipedia est-il noyauté par les éléphants ?

Dans ce cas, à défaut d'être dans la réalité du temps, ils sont dans le temps réel !

Écrit par : dugong | 22 novembre 2008

J'ai trouvé, c'est Crétin de Salon et il est formateur de formateur dans l'étude des silences. Il ne braille pas, il bêle…
C'est un délicat, Zemmour aussi le fait gerber…

Écrit par : Crétin du Soir | 22 novembre 2008

"... et je préfère être réactionnaire avec lui [Finkielkraut] que progressiste avec Jack Lang !"

Ecrit par : Sylvie Huguet | 22 novembre 2008

Alors là, je vous suis à 150 % (et je me contiens).

Écrit par : Magister | 22 novembre 2008

Les collègues anglais de CS ont parfois une étrange façon d'enseigner le pipeau :

http://www.telegraph.co.uk/education/primaryeducation/ ?

Écrit par : dugong | 22 novembre 2008

Sur Wikipedia, à la rubrique Parti Socialiste, le premier secrétaire s'appelle déjà Martine Aubry.

Wikipedia est-il noyauté par les éléphants ?

Dans ce cas, à défaut d'être dans la réalité du temps, ils sont dans le temps réel !

Ecrit par : dugong | 22 novembre 2008

Aubry que ça coûte !

Écrit par : Magister | 22 novembre 2008

J"'ai trouvé, c'est Crétin de Salon et il est formateur de formateur dans l'étude des silences. Il ne braille pas, il bêle…
C'est un délicat, Zemmour aussi le fait gerber…"

Ecrit par : Crétin du Soir | 22 novembre 2008

En voila un qui n'a pas volé son pseudo! :-)

Écrit par : Christophe Sibille | 22 novembre 2008

"On pourrait penser que les adhérents d'un parti politique sont a priori motivés pour aller voter ce qui est un des éléments de base de la démarche citoyenne.

Ecrit par : Zorglub | 22 novembre 2008 "

Il se pourrait aussi:

- qu'aucune des candidates ne leur donne envie de voter
- que la querelle des chefs en démoralise plus d'un
- qu'ils pensent que ça ne changera pas grand chose...

ou autre chose encore...

Écrit par : Hervé de Strasbourg | 22 novembre 2008

je m'voyais déjà

21h25: la Nouvelle Calédonie pourrait faire basculer le scrutin
Sur les résultats officiels diponibles sur le site du PS, il manque encore deux fédérations: la Nouvelle Calédonie et la Polynésie, environ 50 inscrits chacun. Et voilà que sur son site, le PS de Nouvelle-Calédonie donne Royal à... 81%.
Bon maintenant il faut sortir la règle à calcul. Il y 49 inscrits sur les listes, si on table sur une participation conforme au niveau national de 58%, ça réduirait l'écart entre Aubry et Royal à... plus ou moins deux voix! Ce qu'a bien noté Jean-Pierre Mignard, l'avocat de Ségolène Royal, dans un communiqué

Écrit par : 4 3 2 1 0 | 22 novembre 2008

"Sur Wikipedia, à la rubrique Parti Socialiste, le premier secrétaire s'appelle déjà Martine Aubry."

OUI MAIS...


http://lh6.ggpht.com/anna.collongues/SCRECFox5vI/AAAAAAAAAbQ/9C4ykV3Cb8s/becassine_thumb%5B3%5D.jpg

Écrit par : Amélie | 22 novembre 2008

Crétin du Soir !
@ En voila un qui n'a pas volé son pseudo!
C.S.

Moins que l'andouille et le boudin qui partagent souvent les mêmes points de vue que le Crétin de Salon

Écrit par : Crétin du Soir | 22 novembre 2008

"De la façon dont il était rédigé, le sujet n'autorisait en effet aucun débat sur la question. Les candi dats étaient certes libres “d'in venter”, mais à condition d'abonder tous dans le même sens. « C'est typiquement le genre d'attitude qui encourage et légitime le racisme, poursuit Guy Morel. Tout le contraire des valeurs que l'on nous demande d'enseigner à longueur d'année en tant que professeurs d'une République dont je suis person nellement fier, d'un pays qui n'a jamais cessé d'être une terre d'ac cueil ! » Et de conclure : « Com ment voudriez-vous que nous soyons crédibles après ça, dès lors qu'au cours d'un examen aussi important pour nos élèves que le bac, on leur demande de décrire complaisamment le contraire, sous peine d'être hors sujet ?"
Véronique Grousset

Ecrit par : guy morel | 22 novembre 2008

En quelque sorte "vous êtes libre de penser ce qu'il faut penser"... N'est-ce pas là une pratique totalitaire ? Effectivement, avec de telles dérives quasi sectaires, la crédibilité de ces déjà cinglés se déchire tel un décor de papier. Il faut admettre que ce genre de névrose se produit dans un climat hystérico-dépressif qui incite les esprits non couillus à se montrer absolument comme faisant partie du camp des gentils bons. C'est pitoyable, navrant et proprement contre-productif.

Écrit par : Magister | 22 novembre 2008

"Moins que l'andouille et le boudin qui partagent souvent les mêmes points de vue que le Crétin de Salon"

Ecrit par : Crétin du Soir | 22 novembre 2008

Ah, si seulement Jean-Paul pouvait nous livrer les secrets des adresses IP qui, il faut bien le dire, empoisonnent un peu le blog. :-(

Écrit par : Christophe Sibille | 22 novembre 2008

"Il faut admettre que ce genre de névrose se produit dans un climat hystérico-dépressif qui incite les esprits non couillus à se montrer absolument comme faisant partie du camp des gentils bons. C'est pitoyable, navrant et proprement contre-productif."

Ecrit par : Magister | 22 novembre 2008

Houlala! Ne parlez pas d'hystérie, malheureux! Ce sont des mots qui fâchent! Surtout par les temps qui courent! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 22 novembre 2008

La Moselle réduit l'écart entre Royal et Aubry de 42 voix à... 18 voix !

Écrit par : Jeremy | 22 novembre 2008

Ceci-dit, je maintiens, crétin du soir, que vous méritez amplement votre pseudo. Et votre dernier message le démontre encore de manière éclatante.

Écrit par : Christophe Sibille | 22 novembre 2008

La Moselle réduit l'écart entre Royal et Aubry de 42 voix à... 18 voix !

Ecrit par : Jeremy | 22 novembre 2008

http://zapface.plugtv.be/ximages/MC40MzYwOTUwMCAxMTg5NDM4MTIx.jpg

Écrit par : Amélie | 22 novembre 2008

"Outre l'erreur de calcul en Moselle - qui réduirait l'écart à 18 voix entre Martine Aubry et Ségolène Royal", il existe "une divergence de 20 foix en faveur de Martine Aubry entre les résultats de la section et ceux annoncés par la fédération" à Lille. "Troisième exemple parmi d'autres, en Nouvelle-Calédonie, dont les résultats n'ont pas été pris en compte dans le calcul national, Ségolène Royal emporte 81,25 % des suffrages, soit environ 20 voix"

Écrit par : Jeremy | 22 novembre 2008

C'est marrant, que certains ne supportent pas qu'on dise du mal de Zemmour ou de Finkie. Serait-ce à ce point "politiquement incorrect"? Soyons iconoclastes jusqu'au bout!

Écrit par : Christophe Sibille | 22 novembre 2008

Martine part en couille... et revient à pied.

Écrit par : Christophe Sibille | 22 novembre 2008

Puisqu'on parle de politique, je ne résiste pas à la joie de vous donner l'avis d'une apprenante du lycée. Je vous assure que j'aurais aimé l'inventer !

A la question "comment peut-on définir le communisme et le capitalisme ?" (après des leçons sur la guerre froide), elle répond :
"Le capitalisme et un régime politique instoré par la capital, le communisme par la commune."

Voilà le résultat d'années d'une "formation citoyenne" chère à Ségo et ses amis où les pov zaprenans passent démocratiquement dans la classe supérieure...

Écrit par : LaRiba | 22 novembre 2008

Soyons iconoclastes jusqu'au bout!

Ecrit par : Christophe Sibille | 22 novembre 2008




http://sibillechristophe.com/video.htm

Écrit par : Amélie | 22 novembre 2008

@Ah, si seulement Jean-Paul pouvait nous livrer les secrets des adresses IP qui, il faut bien le dire, empoisonnent un peu le blog.
Crétin de Salon

Vous me faites gerber Crétin de Salon avec vos tentatives de séduction de notre hôte (qui je vous le signale n'est pas homosexuel). Vous voulez en plus en faire un délateur et que nous retombions dans les pires moments de notre histoire… Ce n'est plus Crétin de Salon, mais Corbeau de Sanisette qu'il va falloir vous appeler.
Sachez Môssieu que nous sommes des personnages beaucoup trop importants pour révéler notre identité au commun des Crétins de Salon et encore moins à un Corbeau de Sanisette… Pendant quelques commentaires vous pouvez faire illusion et faire croire que vous êtes le meilleur des hommes, mais il suffit de vous titiller un peu et le naturel revient trop vite au galop. Le corbeau fait Croa-Croa.

Écrit par : Crétin du Soir | 22 novembre 2008

N'est-ce pas là une pratique totalitaire ? Effectivement, avec de telles dérives quasi sectaires, la crédibilité de ces déjà cinglés se déchire tel un décor de papier. Il faut admettre que ce genre de névrose se produit dans un climat hystérico-dépressif qui incite les esprits non couillus à se montrer absolument comme faisant partie du camp des gentils bons. C'est pitoyable, navrant et proprement contre-productif.
Ecrit par : Magister | 22 novembre 2008
Magister, je profite de votre mail pour dire que de manière assez générale je désapprouve l'utilisation inconsidérée et pourtant courante de "totalitaires", "Khmers rouges" et autres "chemises brunes".
Dans le camp anti-pédagogiste, je crois que l'on ferait bien de s'en tenir à plus de mesure et en même temps à s'occuper davantage de grammaire et de calcul. Ce qui est moins facile, je vous l'accorde.
GM
GM

Écrit par : guy morel | 22 novembre 2008

Merci pour "l'accusé de réception", Pat.

Ecrit par : Christophe Sibille | 22 novembre 2008

Christophe, ce n'est pas vous que je visais. Votre propos était tout à fait mesuré et compréhensible.
En revanche, j'ai trouvé le "une femme responsable de la mort d'un homme" de Jean-Paul assez indigne.

Écrit par : Pat | 22 novembre 2008

"Vous me faites gerber Crétin de Salon avec vos tentatives de séduction de notre hôte (qui je vous le signale n'est pas homosexuel). Vous voulez en plus en faire un délateur et que nous retombions dans les pires moments de notre histoire… Ce n'est plus Crétin de Salon, mais Corbeau de Sanisette qu'il va falloir vous appeler.
Sachez Môssieu que nous sommes des personnages beaucoup trop importants pour révéler notre identité au commun des Crétins de Salon et encore moins à un Corbeau de Sanisette… Pendant quelques commentaires vous pouvez faire illusion et faire croire que vous êtes le meilleur des hommes, mais il suffit de vous titiller un peu et le naturel revient trop vite au galop. Le corbeau fait Croa-Croa."

Ecrit par : Crétin du Soir | 22 novembre 2008

Je le copie-colle! C'est trop beau pour être vrai!
Que vous êtes susceptible! Ressaisissez-vous en reprenant votre vraie identité! Celle que vous utilisez ici en sera rendue à son rôle de qualificatif apposé, et amplement mérité.

Écrit par : Christophe Sibille | 22 novembre 2008

En lisant les commentaires, je me demande où est le problème.
On connaît les idées de M. Brighelli, ses livres sont clairs. Allait-il accueillir avec joie le "triomphe" au PS de personnes qui ont transformé l'école à partir de 1989 en usines à relever les compétences, qui ont placé les IUFM sous la coupe des psychologues de l'apprentissage qui ne savent pas faire la différence entre apprendre et comprendre et qui ont fini par faire accuser les enseignants d'incompétents face à une jeunesse qui n'est plus encline à lire et de laquelle on finit par ne plus rien exiger ?
Je trouve salutaire qu'il nous parle de l'entourage de Mme Royal et de son passé "au service" de l'école.
Cependant, je trouve l'expression vulgaire et j'en suis gêné, je ne m'attendais pas à cela !
Même si les coups qu'il a reçus de la part de cet entourage ont dû être durs à encaisser, le style mérite toujours d'être travaillé.

Écrit par : Edmond | 22 novembre 2008

Merci, Pat. Mais j'ai vraiment éprouvé, à ce moment-là, quelque chose qui pouvait ressembler à de la haine pour Ségolène Royal. D'autant que je connaissais assez bien ceux qu'elle aurait bien aimé envoyer en taule pour flatter l'électorat populaire.

Écrit par : Christophe Sibille | 22 novembre 2008

Je ne sais pas si mon post est passé. J'ai peur d'avoir fait une mauvaise manoeuvre.

Je voulais simplement dire que le niveau des élèves n'avait pas seulement baissé en orthographe, mais aussi en grammaire, dans la maîtrise de la syntaxe (organisation des phrases) et en expression écrite.

Les trois "compétences" sont étroitement liées.

Un élève ne peut pas réinvestir efficacement ses connaissances en expression écrite ou comprendre ce qu'il lit s'il manque de vocabulaire et s'il n'est pas capable d'appliquer les règles (orthographe, grammaire) dans des exercices simples et il ne peut pas les appliquer s'il ne les a pas apprises.

Un élève qui faites une dictée préparée, ne fait pas seulement de l'orthographe lexicale, il fait aussi de la grammaire, il s' imprègne d'une syntaxe généralement correcte et il découvre, en général, un texte au vocabulaire riche, intéressant et bien écrit.

Mais ce sont là des truismes indignes des grands esprits qui font et qui défont les méthodes d'instruction des enfants dans ce pays et qui ont décréte qu'il fallait minimiser l'importance de l'orthographe et ne plus faire de dictées.

Écrit par : Robin | 22 novembre 2008

Merci, Amélie, mais si vous aviez été un peu plus attentive (et moins approximative), vous auriez vu que ce lien a été donné ici-même il y a très peu de temps. Il me semblait même, de mémoire, que c'était par vous, ou que vous l'aviez déjà commenté! :-)

Écrit par : Christophe Sibille | 22 novembre 2008

Mais vous avez oublié que c'était moi ?

Oulala, Christophe, vous avez la mémoire qui flanche ! Je ne suis pas approximative, non, c'est de façon très calculée que j'ai remis ce lien !

Écrit par : Amélie | 23 novembre 2008

Dans le camp anti-pédagogiste, je crois que l'on ferait bien de s'en tenir à plus de mesure et en même temps à s'occuper davantage de grammaire et de calcul. Ce qui est moins facile, je vous l'accorde.
GM

Ecrit par : guy morel | 22 novembre 2008

Pour ce qui est de la grammaire, soyez assuré que je m'en occupe chaque jour sur le terrain, même et surtout pendant les années de plomb où cette pratique était proscrite et vous valait d'être saqué. Quant à l'utilisation selon vous inconsidérée du mot totalitaire, je persiste car c'est bien insidieusement et non moins benoîtement vers cette abomination que nous conduisent la pensée unique et la novlangue actuelle. Aujourd'hui, utiliser le terme dans sa seule acception politique, au sens de régime de cette nature, géographiquement circonscrit, ne répond plus du réel. L'heure est aux masses interchangeables, dans un monde apatride et centrifuge qui se globalise. La pensée se trouve logiquement entraînée dans le même sens. Certes, le mot totalitaire est fort et d'en abuser peut en émousser la charge et menace de le banaliser, mais il s'agit maintenant de tirer à balles réelles sur tout ce qui contribue à en creuser le lit. La globalisation nous a aussi fait sortir de l'anodin. Plus rien n'est neutre et le temps presse.

Écrit par : Magister | 23 novembre 2008

"j'ai trouvé le "une femme responsable de la mort d'un homme" de Jean-Paul assez indigne"

Mais elle l'est vraiment !

Ségolène Royal :
- a fait de son secretariat d'Etat le tremplin des pédagogos,
- a mis en place des mesures démagos du genre "interdiction du zéro" car traumatisant pour les élèves
- a toujours flatté l'électorat des parents d'élèves contre les profs (elle a remis ça en 2007 en accusant les profs de trouverle temps de donenr des cours particuliers)
- a fait de chaque professeur un pédophile présumé en déclarant que la présompion d'innocence ne pouvait pas prévaloir dans ce genre d'affaire, mais que c'était à l'accusé de prouver son innocence
- M'empêche de manger des gaufres à la cassonnade tranquille : je n'ai toujours pas pu en avaler une miette, avec leurs conneries !

Écrit par : Jeremy | 23 novembre 2008

"Dans le camp anti-pédagogiste, je crois que l'on ferait bien de s'en tenir à plus de mesure et en même temps à s'occuper davantage de grammaire et de calcul."

Oui, eh bien parti comme c'est, dans 20 ans il n'y aura plus personne qui connaîtra la notion même de "complément d'agent".

Demandez au hasard à cent jeunes de 20 ans s'ils savent ce que c'est un complément d'agent... Je vous parie que le résultat sera inférieur à 5 ?

Écrit par : Jeremy | 23 novembre 2008

"- M'empêche de manger des gaufres à la cassonnade tranquille : je n'ai toujours pas pu en avaler une miette, avec leurs conneries !"

Ecrit par : Jeremy | 23 novembre 2008

Mince! Aurais-je ouvert une bonne bouteille pour rien?

"Mais vous avez oublié que c'était moi ?

Oulala, Christophe, vous avez la mémoire qui flanche ! Je ne suis pas approximative, non, c'est de façon très calculée que j'ai remis ce lien !"

Ecrit par : Amélie | 23 novembre 2008

Encore une approximation de votre part, Amélie: j'ai dit: "il me semble". Je me demande décidément si vous savez vraiment lire!
Mais seriez-vous, en plus, légèrement perverse? ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 23 novembre 2008

"il me semblait", même.

Écrit par : Christophe Sibille | 23 novembre 2008

"Ah, si seulement Jean-Paul pouvait nous livrer les secrets des adresses IP qui, il faut bien le dire, empoisonnent un peu le blog. :-("

Ecrit par : Christophe Sibille | 22 novembre 2008

Ceci-dit, j'avoue que j'ai eu tort de dire ça; alors, je précise; disons, faire disparaître les messages de ceux qui usent d'une double identité pour poster des messages à la limite de l'ordurier.

Écrit par : Christophe Sibille | 23 novembre 2008

"Oui, eh bien parti comme c'est, dans 20 ans il n'y aura plus personne qui connaîtra la notion même de "complément d'agent"."

Ecrit par : Jeremy | 23 novembre 2008

Une HSA? Mais l'agent ne fait pas le bonheur!

Écrit par : Christophe Sibille | 23 novembre 2008

Christophe, loin de moi l'idée de faire disparaître l'ordurier. Je crois que c'est la vertu première des blogs — amener très vite les gens (certains, du moins) à formuler l'informulable — c'est uenlibération des tensions souvent utile. Mis c'est aussi leur limite : l'anonymat, en enlevant tout riue (toute chance ?) de sanction, implique une fausse libération. Nous écrivons entre les deux — sauf quand nous signons.
JPB
PS. Cela dit, il m'est arrivé de faire disparaître des posts qui étaient du pur remplissage hostile, ou des attaques ad hominem non indispensables.

Écrit par : brighelli | 23 novembre 2008

« le tableau, oh combien célèbre, de Vanceslas de la Trémouille : "Combat de nègres dans un tunnel le jour de la grande panne d'électricité."
Ecrit par : 80 kilos pour 1 mètre quatre-vingt-dix | 22 novembre 2008

Le monochrome intitulé "Combat de nègres dans un tunnel" est de Paul Bihaud.
Il fut accroché à la première expo des Arts Incohérents en 1882 (et ne manqua pas d'attirer l'attention d'Allais).

Écrit par : Tailleboudin | 23 novembre 2008

Ségolène s'accroche : on va la rebaptiser Sécotine!

D'ailleurs, elle aurait dit à Martine : ducasse-toi, pauv' conne.

Écrit par : retraitée | 23 novembre 2008

Service minimum : une mère de famille poursuivie pour violences contre une directrice d'école

Une mère de famille est poursuivie pour violences volontaires et outrage contre la directrice d'une école maternelle de Nîmes qui avait refusé d'accueillir sa fille jeudi dans le cadre du service minimum alors qu'il y avait une grève dans l'Education nationale, a-t-on appris samedi de source judiciaire.

La mère de famille, âgée de 38 ans et qui encourt cinq ans de prison, a été convoquée pour le 31 décembre devant le tribunal correctionnel de Nîmes ainsi que sa soeur âgée de 30 ans, a-t-on précisé. Les deux femmes avaient été présentées samedi au parquet après avoir été placées en garde à vue vendredi soir.

Jeudi, jour de grève dans l'Education nationale, la mère de famille était venue avec sa soeur accompagner sa petite fille à l'école maternelle Charles Martel de Nîmes. Mais l'école avait refusé d'accueillir l'enfant car le dispositif mis en place par la mairie de Nîmes était réservé aux parents actifs ou de familles monoparentales.

La mère avait alors bousculé une Atsem (agent territorial spécialisé des écoles maternelles) enceinte de huit mois puis s'en était pris à la directrice, qui avait porté plainte. La mère a toutefois nié avoir porté un coup au ventre à la directrice, qui n'a pas reçu d'ITT.

La mère est poursuivie pour violences volontaires sur personne chargée d'une mission de service public à l'intérieur d'un établissement scolaire et outrage à l'encontre de la directrice.

Elle est également poursuivie pour violences volontaires sur une personne particulièrement vulnérable enceinte de 8 mois chargée d'une mission de service public dans un établissement scolaire.

Sa soeur est poursuivie pour outrage envers la directrice et menace de crime ou délit à son encontre.

source AFP

Écrit par : catmano | 23 novembre 2008

@ « le tableau, oh combien célèbre, de Vanceslas de la Trémouille : "Combat de nègres dans un tunnel le jour de la grande panne d'électricité."
Ecrit par : 80 kilos pour 1 mètre quatre-vingt-dix | 22 novembre 2008

Le monochrome intitulé "Combat de nègres dans un tunnel" est de Paul Bihaud.
Il fut accroché à la première expo des Arts Incohérents en 1882 (et ne manqua pas d'attirer l'attention d'Allais).
Ecrit par : Merde en boudin | 23 novembre 2008

Il semble que pour faire oublier, tout en le conservant, le choix de son malheureux patronyme, Merle Boudin souhaite étaler sa culture qui est grande jusqu'à la faire croire incomparable et bien méritante… Nous la saluerons comme elle le mérite quand il nous aura précisés le sort qu'il réserve à Vanceslas de la Trémouille…

Écrit par : Grassouillet de 80 kilos pour 1 mètre quatre-vingt-dix | 23 novembre 2008

@ Jean

Jean, vous avez parlé d'une excellente grammaire latine de 1961 dans un commentaire du post précédent. Auriez-vous la référence équivalente en grammaire française, niveau 4e ? (ou peut-être même un niveau 6e, ce qui serait, j'imagine, amplement suffisant pour ceux de mes petits gersois qui pataugent sévère).

Merci !

@+

Ecrit par : Rodrigue du Gers | 22 novembre 2008

Désolé de n'avoir pu vous répondre plus tôt.
La grammaire que j'enseigne à mes élèves de collège est fabriquée par moi. Il s'agit d'une étude détaillée, sur plusieurs mois, de la liste des natures ( 9) et de celle des fonctions (25). J'aborde ensuite l'étude de la nature et de la fonction des propositions. Autrement dit, je fais d'abord de l'analyse "grammaticale" (celle des mots) puis de l'analyse "logique" (celle des propositions). Je n'utilise aucun manuel pour la bonne raison qu'ils sont tous inutilisables, tous en "séquences", c'est-à-dire qu'ils ont tous pour but de rendre l'esprit des élèves le plus confus possible (l"esprit "pédago" dans toute sa splendeur!). Je dicte donc par petits bouts un vrai "cours de grammaire", qui prend sa place entre les explications de texte, les récitations, les dictées, les rédactions et les interrogations écrites de conjugaison. L'emploi du temps de la semaine a toujours la même structure: le lundi et le mardi, explication de texte, le jeudi, dictée (préparée) ou rédaction et la semaine d'après corrigé desdites, le vendredi grammaire. Un cahier petit format grands carreaux 100 pages couvert en rouge pour la grammaire et la rédaction, un autre couvert en jaune pour les explications de texte. C'est tout simple, et ça a l'air de marcher. Alors leurs "séquences" et leurs manuels conçus par des pédants et des cuistres, ils peuvent se les mettre où nous savons...
Vous me demandiez si j'ai des références de bons livres de grammaire. Je n'en ai pas à l'esprit, mais je peux vous dire que toute grammaire qui a été confectionnée avant 1970 me paraît utilisable. Il faut vous fabriquer votre propre cours à partir de ces vieux livres.

Écrit par : Jean | 23 novembre 2008

Christophe, loin de moi l'idée de faire disparaître l'ordurier. Je crois que c'est la vertu première des blogs — amener très vite les gens (certains, du moins) à formuler l'informulable — c'est une libération des tensions souvent utile. Mis c'est aussi leur limite : l'anonymat, en enlevant tout risque (toute chance ?) de sanction, implique une fausse libération. Nous écrivons entre les deux — sauf quand nous signons.
JPB
PS. Cela dit, il m'est arrivé de faire disparaître des posts qui étaient du pur remplissage hostile, ou des attaques ad hominem non indispensables."

Ecrit par : brighelli | 23 novembre 2008

Dois-je en conclure que le dernier message de "crétin du soir", (qui, vu l'heure à laquelle il a posté, s'est donc qualifié lui-même avec une justesse et une précision diaboliques), était une attaque ad hominem indispensables?
Je ne sais pas si je suis d'accord avec vous, ceci-dit. Je n'assimile pas ce type de réactions "premier jet" à une catharsis, mais plus précisément, justement, à un plaisir un peu honteux qui pourrait s'apparenter à une éjaculation précoce, (voire "ante portas").
Je crois qu'il vaut mieux tourner sa langue sept fois dans sa bouche, (voire dans celle de son ou sa partenaire, donc), avant de poster des choses qui ne sont que d'énormes impolitesses, et qui n'ont aucun intérêt. Si ce n'est de satisfaire à un premier besoin un peu primaire d'écraser mentalement son poing dans la tronche de son vis-à-vis, ce qui n'a jamais mené à grand-chose.
Là où vous avez raison, c'est en disant qu'effectivement le fait de se planquer derrière un pseudo un peu idiot doive légèrement tempérer ce plaisir!

Par ailleurs, je suis vraiment sidéré de voir à quel point le fait de s'attaquer à quelques icônes de droite peut rendre certains blogueurs d'ici épidermiques!
Voyons, Sylvie, il est parfaitement possible de mal supporter ET Finkie, ET Jack Lang!

Écrit par : Christophe Sibille | 23 novembre 2008

Ah, si seulement Jean-Paul pouvait nous livrer les secrets des adresses IP qui, il faut bien le dire, empoisonnent un peu le blog. :-(

Ecrit par : Christophe Sibille | 22 novembre 2008
Il semblerait qu'il soit, pour un informaticien un peu débrouillard, très facile d'y accéder. Le même m'a conseillé de mettre une fausse adresse pour m'éviter d'être inondée de Spam, ce que je fais consciencieusement.

Écrit par : dobolino | 23 novembre 2008

Je crois qu'il vaut mieux tourner sa langue sept fois dans sa bouche, (voire dans celle de son ou sa partenaire, donc), avant de poster des choses qui ne sont que d'énormes impolitesses, et qui n'ont aucun intérêt. Si ce n'est de satisfaire à un premier besoin un peu primaire d'écraser mentalement son poing dans la tronche de son vis-à-vis, ce qui n'a jamais mené à grand-chose

Ecrit par : Christophe Sibille | 23 novembre 2008

Aujourd'hui Dimanche, jour du Seigneur, CS fait son mea culpa . Nous l'en félicitons chaleureusement.

Amen.

SMILEY+++ (^^)

Écrit par : Amélie | 23 novembre 2008

Un élève qui faites une dictée préparée, ne fait pas seulement de l'orthographe lexicale, il fait aussi de la grammaire, il s' imprègne d'une syntaxe généralement correcte et il découvre, en général, un texte au vocabulaire riche, intéressant et bien écrit.

Ecrit par : Robin | 22 novembre 2008

D'où l'intérêt d'en faire une par semaine, en choisissant des textes soutenus. L'apprentissage implicite, pour être efficient, doit s'inscrire dans la régularité et la durée, en une sorte de rituel (les élèves y sont très sensibles). La dictée préparée sera complétée par une non préparée, sans filet donc, sinon qu'elle offre l'occasion de repréciser, tout au long de l'année, les règles d'orthographe et de grammaire.
Un tel régime sur plusieurs années scolaires, ajouté aux cours explicites et aux exercices systématiques (n'en déplaise aux pédagols), ce serait bien le diantre si le niveau général ne montait pas !

Écrit par : Magister | 23 novembre 2008

Ah, si seulement Jean-Paul pouvait nous livrer les secrets des adresses IP qui, il faut bien le dire, empoisonnent un peu le blog. :-(

Ecrit par : Christophe Sibille | 22 novembre 2008

Il semblerait qu'il soit, pour un informaticien un peu débrouillard, très facile d'y accéder
Ecrit par : dobolino | 23 novembre 2008

Demandez à Darcos !

Écrit par : Amélie | 23 novembre 2008

Demandez au hasard à cent jeunes de 20 ans s'ils savent ce que c'est un complément d'agent... Je vous parie que le résultat sera inférieur à 5 ?

Ecrit par : Jeremy | 23 novembre 2008
Je serais curieuse de savoir ce que ça donne avec cent personnes de cinquante, soixante ou soixante-dix ans, prises au hasard.
Si ça peut vous rassurer mes deux enfants le savent mais l'élève de collège le sait mieux que l'élève de terminale qui met déjà plus de temps à répondre à cette question qu'il ne l'aurait fait en troisième.

Écrit par : dobolino | 23 novembre 2008

Lariba écrit
A la question "comment peut-on définir le communisme et le capitalisme ?" (après des leçons sur la guerre froide), elle répond :
"Le capitalisme et un régime politique instoré par la capital, le communisme par la commune."

Et alors, c'est vrai !!

Écrit par : Philippe Reimieu | 23 novembre 2008

Si ça peut vous rassurer mes deux enfants le savent mais l'élève de collège le sait mieux que l'élève de terminale qui met déjà plus de temps à répondre à cette question qu'il ne l'aurait fait en troisième.

Ecrit par : dobolino |

Ah ben si la notion de complément d'agent est encore connue et assimilée, la grammaire est encore bien enseignée ! Parce qu'il y a quinze ans, ça ne semblait pas une notion si simple que ça, donc si elle est sue et connue, c'est que l'état de la grammaire n'est pas si catastrophique.

Mais comment expliquer alors que beaucoup d'élèves moyens ne sachent pas reconnaître un C.O.D. dans une phrase simple ?

Écrit par : Jeremy | 23 novembre 2008

flute et saperlotte je n'ai pas réussi à suivre depuis hier...il faut que je recoche la petite case "s'abonner"
bon dimanche
Pirouette de Saperlipopette

Écrit par : Saperlipopette | 23 novembre 2008

En fait, c'est assez bizarre, cette histoire de l'enseignement de la grammaire à la sauce moderne, vu de l'extérieur. On leur fait faire un truc ou l'autre, ponctuellement, au besoin pendant deux heures mais, après, ça ne revient plus sur le tapis pendant un an ou deux ans.
J'ai remarqué, pour les deux enfants, que la voie passive était enseignée et même beaucoup, mais comme hors contexte, comme si elle constituait une fin en soi et n'avait rien à voir avec la globalité de la phrase ou de la conjugaison.
Ce qui me choque le plus, c'est la façon d'enseigner la subordonnée relative qui au lieu d'être vu méthodiquement du CE2 à la troisième est brutalement balancée aux élèves de quatrième, en deux heures, sans enseignement méthodique préalable des classes de mot et donc des pronoms relatifs (cf Jean).
C'est ce côté "ponctuellement" qui me choque, que ce soit en français ou en langue. En fait, cette manière de balancer les notions de grammaire brutalement sans jamais y revenir me semble bien plus "frontale" que la vieille méthode qui les fait revoir et repasser chaque semaine en les enrichissant peu à peu aussi bien dans le cadre de la leçon de grammaire que des questions de dictée.
Même chose pour les conjugaisons dont l'apprentissage systématique et par cœur apparaît brutalement en troisième alors que ça fait bien huit ans que ç'aurait dû être une répétition hebdomadaire, du plus courant vers le plus exceptionnel, année après année.
Et je ne vous raconte pas la notion de complément du nom et les suées qu'on prend à leur faire gober le génitif.

Écrit par : dobolino | 23 novembre 2008

Un élève qui faites une dictée préparée, ne fait pas seulement de l'orthographe lexicale, il fait aussi de la grammaire, il s' imprègne d'une syntaxe généralement correcte et il découvre, en général, un texte au vocabulaire riche, intéressant et bien écrit.

Ecrit par : Robin | 22 novembre 2008

D'où l'intérêt d'en faire une par semaine, en choisissant des textes soutenus. L'apprentissage implicite, pour être efficient, doit s'inscrire dans la régularité et la durée, en une sorte de rituel (les élèves y sont très sensibles). La dictée préparée sera complétée par une non préparée, sans filet donc, sinon qu'elle offre l'occasion de repréciser, tout au long de l'année, les règles d'orthographe et de grammaire.
Un tel régime sur plusieurs années scolaires, ajouté aux cours explicites et aux exercices systématiques (n'en déplaise aux pédagols), ce serait bien le diantre si le niveau général ne montait pas !

Ecrit par : Magister | 23 novembre 2008

Ah bon, vous faites des dictées préparées... Je n'en ai jamais fait, même et surtout quand j'avais des CM.
Je dictais, des textes d'auteurs, adaptés à leur niveau, d'une centaine de mots environ (c'était la longueur prévue par l'examen d'entrée en 6° lorsqu'il existait encore), une fois par semaine aussi longtemps qu'il y a eu classe tous les samedis matins, puis une fois par quinzaine lorsque nous n'avons plus eu que deux samedis sur trois et j'enlevais 1 point par faute d'orthographe lexicale et 2 par faute de grammaire (1/2 pour les majuscules et les accents sur é, è et ê).
Je ne les ai jamais choisies non plus en fonction de ce que nous étions en train de travailler en conjugaison et en grammaire. Je prenais les textes dans un recueil de dictées CM en choisissant plutôt dans les premières pages en début d'année et plutôt en fin d'ouvrage au mois de juin. Comme j'étais en classe unique (élèves allant du CP au CM2), ils étaient peu nombreux et j'arrivais à faire une correction individuelle en expliquant à chaque gamin où étaient ses fautes et comment arriver à ne plus les faire la prochaine fois. C'était du "sans filet" pur jus et ça ne marchait pas si mal que cela (notes allant de 8/20 à 20/20 avec une majorité de notes au-dessus de 15).
Avec des élèves jeunes, ou moins sensibles que les autres à l'existence de règles (ceux qui sont dans le "faire pour faire", en gros), j'avais peur que, pavec une dictée préparée, ils apprennent par cœur le texte de la dictée mais oublient de transférer cet apprentissage à d'autres mots ou d'autres tournures de phrases.

Écrit par : catmano | 23 novembre 2008

Jean, s'ils pouvaient être tous comme vous.

Je vous salue bien.

Écrit par : carole | 23 novembre 2008

Cher Christophe, je ne vous ai jamais contesté le droit de mal supporter Finkielkraut, même si , pour ma part, j'éprouve de l'admiration à son égard ! C'est la formule "à gerber" qui m'a paru franchement injuste et surtout inutilement déplaisante. Vous devriez être sensible à cette répugnance, vous qui réclamez à juste titre plus de mesure dans l'expression.

Écrit par : Sylvie Huguet | 23 novembre 2008

Mais comment expliquer alors que beaucoup d'élèves moyens ne sachent pas reconnaître un C.O.D. dans une phrase simple ?

Ecrit par : Jeremy | 23 novembre 2008

Ils ne font jamais d'analyse grammaticale. On leur enfourne les notions hyper-frontalement et très "ponctuellement".
Que Catmano nous fasse une dissertation sur l'usage du "on le fait ponctuellement" par ses collègues de maternelle.
"Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage " est une notion périmée.

Écrit par : dobolino | 23 novembre 2008

Un élève qui faites une dictée préparée,

Ecrit par : Robin | 22 novembre 2008

Gracias a Dios, le flic du web L'andouille, ne rôde pas ce matin.

Écrit par : carole | 23 novembre 2008

"Aujourd'hui Dimanche, jour du Seigneur, CS fait son mea culpa . Nous l'en félicitons chaleureusement. "

Ecrit par : Amélie | 23 novembre 2008

Après m'en avoir félicité, prenez-en de la graine... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 23 novembre 2008

Si ça peut vous rassurer mes deux enfants le savent mais l'élève de collège le sait mieux que l'élève de terminale qui met déjà plus de temps à répondre à cette question qu'il ne l'aurait fait en troisième.

Ecrit par : dobolino | 23 novembre 2008


Le résultat d'un précepteur at home, n'est-ce pas Dobolino ?

Écrit par : carole | 23 novembre 2008

Ah bon, vous faites des dictées préparées... Je n'en ai jamais fait, même et surtout quand j'avais des CM.


Ecrit par : catmano | 23 novembre 2008

Les dictées préparées, est-ce utile et productif ?
Les auto-dictées, est-ce utile et productif ?
Surtout si le nombre d'heures de cours se réduit de plus en plus ?
Ces exercices qui mettent souvent en jeu l'intervention parentale ne sont-ils pas inégalitaires ?

Écrit par : dobolino | 23 novembre 2008

Le résultat d'un précepteur at home, n'est-ce pas Dobolino ?

Ecrit par : carole | 23 novembre 2008

Ah non ! Je n'ai jamais traité la voie passive avec mes enfants.
J'ai travaillé avec ma fille les expansions du nom, complément du nom et subordonnée relative, qui me semblent fondamentaux pour enrichir aussi bien l'expression orale qu'écrite mais ne suis jamais intervenue sur le complément d'agent. Ça a été fait au collège.

Écrit par : dobolino | 23 novembre 2008

C'est ce côté "ponctuellement" qui me choque, que ce soit en français ou en langue. En fait, cette manière de balancer les notions de grammaire brutalement sans jamais y revenir me semble bien plus "frontale" que la vieille méthode qui les fait revoir et repasser chaque semaine en les enrichissant peu à peu aussi bien dans le cadre de la leçon de grammaire que des questions de dictée.
Ecrit par : dobolino | 23 novembre 2008

Mais je t'ai déjà expliqué pourquoi. C'est à cause des livrets de compétences et de la pédagogie par objectifs.
C'est un truc qui est d'ailleurs devenu carrément dramatique pour l'apprentissage de la lecture par exemple (ou pour énormément de trucs en maternelle).
Sur EDP, je n'arrête pas d'expliquer à mes petites collègues qu'il est très difficile à un élève d'apprendre à lire si l'on décompose cette tâche en une myriade de petites tâches totalement indépendantes les unes des autres et sans jamais n'établir de passerelles entre elles.
Elles vont, par exemple, leur faire faire de la "phonologie", ils joueront à trouver des rimes en ou, des mots qui contiennent ou dans la première syllabe ou au milieu du mot ; de l'écriture où elles leur feront travailler la forme des lettres cursives et leur liaison ; de la "combinatoire" où elles commenceront par leur apprendre l'alphabet entier, puis des syllabes choisies sans forcément de progression pour enfin se mettre à leur faire lire ou écrire des mots ; et "du sens" où elles travailleront sur des "écrits décrochés" sans forcément leur faire réinvestir ce qu'ils ont appris en combinatoire, en phonologie et en écriture.
C'est assez sidérant et j'ai mis un moment à comprendre comment elles "fonctionnaient".
En fait, pour changer, leur but, c'est de pouvoir cocher les petites cases, sans se rendre compte, la plupart du temps, que, pour pouvoir cocher ces petites cases, on n'est absolument pas obligé de travailler ces fameuses compétences les unes après les autres en prévoyant pour chacune d'elle une séquence de plusieurs séances, et que cela marcherait beaucoup mieux si elles considéraient la tâche de lire dans sa globalité et qu'elles partaient chaque jour de ce que les élèves ont compris la veille pour avancer dans tous les domaines d'un petit millimètre ou deux.
Le pire, on le trouve chez celles qui prennent le référentiel de compétences dans l'ordre. Elles considèrent que tant qu'elles n'ont pas obtenu 100% de réussite dans la première (Connaître le nom des lettres et l'ordre alphabétique), elles ne peuvent pas passer à la suivante (Distinguer entre la lettre et le son qu'elle transcrit).

Écrit par : catmano | 23 novembre 2008

"Ah bon, vous faites des dictées préparées... Je n'en ai jamais fait, même et surtout quand j'avais des CM."

Ecrit par : catmano | 23 novembre 2008

La dictée préparée s'apparente davantage à une lecture, disons insistante, au point d'en pouvoir facilement restituer l'orthographe. C'est en quelque sorte l'équivalent écrit de la récitation poétique où la lecture insistante et répétée a pour but de s'imprégner d'un texte au point de le pouvoir dire de mémoire. C'est le principe de l'infusion.

"Je ne les ai jamais choisies non plus en fonction de ce que nous étions en train de travailler en conjugaison et en grammaire."

Ecrit par : catmano | 23 novembre 2008

C'est, me semble-t-il, la bonne méthode, car un lien trop direct ne rendrait pas vraiment compte du degré d'assimilation des règles.

Écrit par : Magister | 23 novembre 2008

Je vous assure que je n'ai jamais compris pourquoi, dans ce désert grammatical qu'est l'enseignement du français au collège, les professeurs de mes enfants accordaient une telle importance à voie active/ voie passive .
Même constation en latin.

Écrit par : dobolino | 23 novembre 2008

Je vous assure que je n'ai jamais compris pourquoi, dans ce désert grammatical qu'est l'enseignement du français au collège, les professeurs de mes enfants accordaient une telle importance à voie active/ voie passive .
Même constation en latin.

Ecrit par : dobolino | 23 novembre 2008

Qui a une interprétation psychanalytique ou psychologique ou historique ?
Une piste:
"Les français élisent Sarkozy " / " Sarkozy est élu par les français ".

Écrit par : dobolino | 23 novembre 2008

Qui a une interprétation psychanalytique ou psychologique ou historique ?
Une piste:
"Les français élisent Sarkozy " / " Sarkozy est élu par les français ".

Ecrit par : dobolino | 23 novembre 2008

Dans le première proposition, ce sont les Français qui sont mis en avant. Dans la seconde, c'est surtout de Sarkozy que l'on veut parler. Question de point de mire ?

Écrit par : Magister | 23 novembre 2008

Mais je t'ai déjà expliqué pourquoi. C'est à cause des livrets de compétences et de la pédagogie par objectifs.
C'est un truc qui est d'ailleurs devenu carrément dramatique pour l'apprentissage de la lecture par exemple (ou pour énormément de trucs en maternelle).
Sur EDP, je n'arrête pas d'expliquer à mes petites collègues qu'il est très difficile à un élève d'apprendre à lire si l'on décompose cette tâche en une myriade de petites tâches totalement indépendantes les unes des autres et sans jamais n'établir de passerelles entre elles.


Ecrit par : catmano | 23 novembre 2008

Oui, mais j'appartiens à la civilisation écrite et les écrits restent alors que les paroles s'envolent ! D'où le fait que l'explication écrite m'est indispensable pour "ancrer" mes savoirs.

Écrit par : dobolino | 23 novembre 2008

Le problème serait donc que ces jeunes enseignants n'ont pas accédé à la globalisation des savoirs et sont restés bloqués au niveau de la segmentation. A l'extrême, ils seront incapables d'utiliser l'inconnue x dans le cadre de l'application du théorème de Thalès, étant incapables de mêler géométrie et algèbre ?

Écrit par : dobolino | 23 novembre 2008

C'est ce côté "ponctuellement" qui me choque, que ce soit en français ou en langue. En fait, cette manière de balancer les notions de grammaire brutalement sans jamais y revenir me semble bien plus "frontale" que la vieille méthode qui les fait revoir et repasser chaque semaine en les enrichissant peu à peu aussi bien dans le cadre de la leçon de grammaire que des questions de dictée.
Ecrit par : dobolino | 23 novembre 2008

Mais je t'ai déjà expliqué pourquoi. C'est à cause des livrets de compétences et de la pédagogie par objectifs.
C'est un truc qui est d'ailleurs devenu carrément dramatique pour l'apprentissage de la lecture par exemple (ou pour énormément de trucs en maternelle).
Sur EDP, je n'arrête pas d'expliquer à mes petites collègues qu'il est très difficile à un élève d'apprendre à lire si l'on décompose cette tâche en une myriade de petites tâches totalement indépendantes les unes des autres et sans jamais n'établir de passerelles entre elles.
Elles vont, par exemple, leur faire faire de la "phonologie", ils joueront à trouver des rimes en ou, des mots qui contiennent ou dans la première syllabe ou au milieu du mot ; de l'écriture où elles leur feront travailler la forme des lettres cursives et leur liaison ; de la "combinatoire" où elles commenceront par leur apprendre l'alphabet entier, puis des syllabes choisies sans forcément de progression pour enfin se mettre à leur faire lire ou écrire des mots ; et "du sens" où elles travailleront sur des "écrits décrochés" sans forcément leur faire réinvestir ce qu'ils ont appris en combinatoire, en phonologie et en écriture.
C'est assez sidérant et j'ai mis un moment à comprendre comment elles "fonctionnaient".
En fait, pour changer, leur but, c'est de pouvoir cocher les petites cases, sans se rendre compte, la plupart du temps, que, pour pouvoir cocher ces petites cases, on n'est absolument pas obligé de travailler ces fameuses compétences les unes après les autres en prévoyant pour chacune d'elle une séquence de plusieurs séances, et que cela marcherait beaucoup mieux si elles considéraient la tâche de lire dans sa globalité et qu'elles partaient chaque jour de ce que les élèves ont compris la veille pour avancer dans tous les domaines d'un petit millimètre ou deux.
Le pire, on le trouve chez celles qui prennent le référentiel de compétences dans l'ordre. Elles considèrent que tant qu'elles n'ont pas obtenu 100% de réussite dans la première (Connaître le nom des lettres et l'ordre alphabétique), elles ne peuvent pas passer à la suivante (Distinguer entre la lettre et le son qu'elle transcrit).

Ecrit par : catmano | 23 novembre 2008


Brillante explication Catmano, autant en français qu'en Langue, totalement d'accord.
Pour les Langues, un ex avec la phonétique :
Contrôle d'anglais : on ne demande pas à l'élève d'écrire un mot, sur un poly les mots sont en français, et il doit le "transcrire" en phonétique. D'une absurdité totale.
Les 3/4 des gosses (dont l'écriture est incertaine) recopient des "schimlblik"(?) hasardeux, imaginez le résultat.
Quand j'ai le plaisir de montrer la composition des cours et surtout le type de contrôle qui s'en suit dans les écoles étrangères, les professeurs sont horrifiés.
"Mais comment peut-on apprendre comme cela ?" Ce n'est pas possible que les petits français apprennent les langues étrangères. Igual pour le français.

Écrit par : carole | 23 novembre 2008

Qui a une interprétation psychanalytique ou psychologique ou historique ?
Une piste:
"Les français élisent Sarkozy " / " Sarkozy est élu par les français ".

Ecrit par : dobolino | 23 novembre 2008

Dans le première proposition, ce sont les Français qui sont mis en avant. Dans la seconde, c'est surtout de Sarkozy que l'on veut parler. Question de point de mire ?

Ecrit par : Magister | 23 novembre 2008

Le sujet appelle un COD ou le sujet exige un complément d'agent ... On tient un embryon d'hypothèse ! Sommes-nous des sujets ou des compléments ?

Écrit par : dobolino | 23 novembre 2008

@ "Ah, si seulement Jean-Paul pouvait nous livrer les secrets des adresses IP qui, il faut bien le dire, empoisonnent un peu le blog. :-("

Ceci-dit, j'avoue que j'ai eu tort de dire ça; alors, je précise; disons, faire disparaître les messages de ceux qui usent d'une double identité pour poster des messages à la limite de l'ordurier.
Écrit par : Christophe Sibille | 22 et 23 novembre 2008

@ Christophe, loin de moi l'idée de faire disparaître l'ordurier. Je crois que c'est la vertu première des blogs — amener très vite les gens (certains, du moins) à formuler l'informulable — c'est une libération des tensions souvent utile. Mis c'est aussi leur limite : l'anonymat, en enlevant tout risque (toute chance ?) de sanction, implique une fausse libération. Nous écrivons entre les deux — sauf quand nous signons.
JPB
PS. Cela dit, il m'est arrivé de faire disparaître des posts qui étaient du pur remplissage hostile, ou des attaques ad hominem non indispensables.
Ecrit par : brighelli | 23 novembre 2008

Ces quelques considérations sur les “signatures” des intervenants sont d'un grand intérêt…
Elles permettent d'abord d'accorder à Christophe Sibille un diplôme de CRÉTIN D'HONNEUR, car il le mérite bien : après avoir appelé à la délation et reconnu qu'il s'était trompé, il demande dans la même envolée que l'on recoure à la censure… Il faut bien du mérite pour succomber à de tels penchants, d'où ce diplôme. Qu'il en fasse bon usage !
Nous ne lui demandons pas (nous de majesté) de préciser ce qu'il entend par “limite”, car chez une personne que nous savons limitée, il convient de maintenir dans le flou, une pensée dont les frontières sont le néant, avec comme horizon indépassable le sociétalisme, à la sauce…! ! ! Sans sauce… Pur et dur comme les montres du tableau de Dali !
Notre hôte, qui n'a peut-être pas la liberté de traiter Sibille de crétin (il ne le pense peut-être pas, l'agrégation n'est pas une dispense à l'erreur…), explique qu'il n'est pas question de faire disparaître l'ordurier… Mais sur un site dont une des richesses est l'absence de censure, il concède faire disparaître des posts. Autant, je n'ai pas d'objection à la disparition de textes qui ne sont que du remplissage physique, sans contenu réel et destinés à saboter bêtement le blog, autant je trouve que la censure des “attaques ad hominem non indispensables” m'apparait être une mesure qui ne correspond pas à la philosophie originelle du blog. Qui donne un contenu au terme “non indispensable” si ce n'est justement celui qui pratique la censure ?
Dans le temps, sur ce blog, j'ai subi des attaques ad hominem parfaitement blessantes… Je n'ai jamais pensé que la bonne réponse était de les faire disparaître, car on perdait la raison principale de leur intérêt : connaître et reconnaître de quoi sont capables certains individus anonymement ou pas. À l'époque, ce que j'attendais, c'est que d'autres personnes s'élèvent contre de tels procédés… Ceci fut fait et m'a satisfait pleinement. Seul Christophe Sibille resta dans le prolongement de ces attaques… tout en déclarant qu'elles étaient inqualifiables : c'est son côté “cul entre deux chaises” qui ajoute encore à mon plaisir de faire ressortir ses qualités.
Cette censure de l'attaque ad hominem “non indispensable” entretient par ailleurs une ambiguïté : ce qui n'est pas censuré, est donc “indispensables”, à la limite J.P.B. pense que c'est justifié… Quand Crétin du Soir écrit que Sibille est un crétin, sa non-censure peut prendre pour sens que J.P.B. adhère à la chose (c'est d'ailleurs comme cela que Sibille l'a entendu : « Dois-je en conclure que le dernier message de "crétin du soir" était une attaque ad hominem indispensable ? » J'aurais tendance à donner raison pour une fois à Christophe Sibille : Crétin du Soir, J.P.B. et moi-même aurions tendance à prendre cette attaque pour une attaque fondée. Mais l'accord avec Sibille n'est que très provisoire : alors que pour lui, cela légitime la censure (évidemment par un esprit “éclairé”), pour moi, cela légitime la NON-censure, car même un esprit éclairé est aveuglé par son pouvoir de censure. En ce qui me concerne, ce qui m'autorise à porter un tel jugement sur Sibille, ce n'est pas principalement que ce jugement soit en résonance avec X ou Y mais qu'il soit fondé sur ce qu'écrit Sibille depuis des mois et des mois… Et en plus, j'ai la satisfaction de constater que certains ne sont pas d'accord avec moi : il n'y a pas longtemps, Magister qui sait habilement ménager la chèvre et le chou, tout en reconnaissant prendre du plaisir à ma lecture, a pu donner un certificat d'honorabilité à Christophe Sibille… Je me suis dit que cela me donnerait ultérieurement l'occasion de montrer le monde de fonctionnement du pervers (même petit et même crétin) qui passe toujours par une phase de séduction. Moi aussi, quand j'ai commencé à lire ce blog avant d'y intervenir, je me disais : tiens, ce Sibille apparaît sage et mesuré, il apporte du liant là où certaines interventions sont souvent trop entières. J'ai changé d'avis quand je l'ai vu participer activement à la curée, au lynchage d'intervenants qui n'étaient pas dans la bien pensance admissible… Avant d'être moi-même une victime non consentante de ces agissements inadmissibles.
Quand j'écris victime, c'est une notion relative. J'ai assez de répondant pour croire que ce fut un état passager. De plus en ce qui me concerne, c'est moins une attaque personnelle que la convergence d'une réalité politique plus générale : le caractère de plus en plus inquiétant que prend l'idéologie du politiquement correct et dont Sibille sur ce blog est un des plus éminents représentants.

Écrit par : Roger Felts | 23 novembre 2008

"Felts, qui fanstasme sur Sibille, dévie le sujet"
ou
"Le sujet est dévié par Felts qui fantasme sur Sibille"
Mesdames et Messieurs les grammairiens, exposez-nous la nuance entre ces deux phrases. Felts est-il sujet ou complément d'agent de ce blog ?

Écrit par : dobolino | 23 novembre 2008

@Jean


Tu voudrais pas nous faire un chtit 'cahier' d'latin, un peu comme le cahier d'math de pascal Dupré ?

Écrit par : toto | 23 novembre 2008

@Jean


Tu voudrais pas nous faire un chtit 'cahier' d'latin, un peu comme le cahier d'math de pascal Dupré ?

Ecrit par : toto | 23 novembre 2008

Commande n'importe quel livre de latin de sixième édité entre 1955 et 1965, et ça le fera !

Écrit par : dobolino | 23 novembre 2008

Invitation au latin 4° + Abrégé de grammaire latine.

On peut réussir l'épreuve de version latine écrite à l'agreg moderne ou classique avec l'abrégé de grammaire !

Écrit par : Jeremy | 23 novembre 2008

« Ces quelques considérations
[...]
des plus éminents représentants. »
80 kilos pour 1 mètre quatre-vingt-dix | 23 novembre 2008

Le fondement luy escappoit une après dinée, le xxiije jour de novembre, par trop avoir mangé de gaudebillaux. Gaudebillaux sont grasses tripes de coiraux. Coiraux sont beufz engressez à la creche et prez guimaulx. Prez guimaulx sont qui portent herbe deux fois l'an...

Écrit par : Tailleboudin | 23 novembre 2008

Très beau reportage, à "Dimanche +", sur les jeunes gommeux de l'UMP qui sortent de leur huitième arrondissement pour essayer d'aller convaincre les élèves des lycées des quartiers un peu populaires du bien-fondé des doctrines de Zébulon, et, accessoirement, de les encarter*. J'aurais voulu savoir ce qu'en pense Carole, si soucieuse qu'on préserve les lycéens de toute subornation politique.
De quelque bord qu'elle soit, cette subornation?

*Ces pompeux cornichons mériteraient peut-être le même traitement, à une consonne près, par le bon Noël Godin.

Écrit par : Christophe Sibille | 23 novembre 2008

Roger, les très rares messages que j'ai fait disparaître le furent souvent à la demande même de ceux qui les avaient postés, qui réalisaient brutalement qu'un propos tenu dans la chaleur du discours risquait de leur procurer de sérieux ennuis (administratifs, par exemple). Et deux fois (en trois ans…), j'ai éliminé des messages qui étaient de la diffamation pure, et qui concernaient la vie privée. C'est tout. Le reste, je le laisse bien entendu — y compris des attaques très personnelles contre moi, venant de gens de mon entourage… Mais vous devez voir ce que je veux dire.
JPB

Écrit par : brighelli | 23 novembre 2008

Le sujet appelle un COD ou le sujet exige un complément d'agent ... On tient un embryon d'hypothèse ! Sommes-nous des sujets ou des compléments ?

Ecrit par : dobolino | 23 novembre 2008

Ainsi vu, la question devient sensible. Nous sommes sujets quand nous faisons l'action (d'élire Sarkozy) tout en restant citoyens. Nous devenons compléments quand nous subissons l'action (de Zarkozy et de son gouvernement). Donc, si cessons de subir, le sujet se retrouve sans complément... et demeure en suspension.

D'où le dicton pour le dimanche 23 novembre :

A la Saint-Clément,
Change de complément.

Écrit par : Magister | 23 novembre 2008

Donc, si nous cessons de subir... (du coup, j'avais oublié le sujet du verbe !)

Écrit par : Magister | 23 novembre 2008

"Il n'y a pas longtemps, Magister qui sait habilement ménager la chèvre et le chou, tout en reconnaissant prendre du plaisir à ma lecture, a pu donner un certificat d'honorabilité à Christophe Sibille".

Ecrit par: Roger Felts

C'est effectivement tout récent. :-)
Roger, ce n'est pas parce que votre ego a gravement souffert du fait que Magister vous ait donné tort qu'il faut encore nous en tartiner quatre-vingts lignes! Pitié! Consultez donc, plutôt! :-)

Écrit par : Christophe Sibille | 23 novembre 2008

Ainsi vue ? (la question est ainsi vue). Saint-Bled, priez pour moi !

Écrit par : Magister | 23 novembre 2008

"J'ai changé d'avis quand je l'ai vu participer activement à la curée, au lynchage d'intervenants qui n'étaient pas dans la bien pensance admissible…"

Ecrit par: Roger Felts

Ah oui? Quand ça?

Écrit par : Christophe Sibille | 23 novembre 2008

Demandez au hasard à cent jeunes de 20 ans s'ils savent ce que c'est un complément d'agent...

Ecrit par : Jeremy

On ne dit pas "complément d'agent". On dit : "adjoint à la sécurité". Merdre :-)) !

Écrit par : moot | 23 novembre 2008

Doboliino, entre voie active et passive, tout dépend de qui est agi, et de qui est agent. "Je l'aime" la constitue en objet. "Elle est aimée de moi" la reconstitue en sujet — mais me permet de décaler ce "moi" en fin de phrase, forme emphatique du Je. La grammaire, c'est aussi de la psychologie…
JPB

Écrit par : brighelli | 23 novembre 2008

Le problème serait donc que ces jeunes enseignants n'ont pas accédé à la globalisation des savoirs et sont restés bloqués au niveau de la segmentation. A l'extrême, ils seront incapables d'utiliser l'inconnue x dans le cadre de l'application du théorème de Thalès, étant incapables de mêler géométrie et algèbre ?

Ecrit par : dobolino

Quand on voit ce que font des élèves de terminale scientifique, lesquels sont souvent incapables d'appliquer aux sciences physiques leurs connaissances mathématiques, on ne peut que confirmer vos propos.

Par exemple, depuis qu'ils "font" les fonctions, ils n'ont toujours pas compris que la courbe n'est pas la fonction, et que la valeur de la fonction n'est ni la fonction ni la courbe. D'où les expressions fautives : "la courbe est croissante", ou, prêtant plus à sourire : "la droite est linéaire", et les raisonnements faux tels que : "f(1)=0 donc f(1) est constante donc sa dérivée est nulle".

De plus, ils ont énormément de mal à admettre que x(t) est une fonction dont le nom est "x" et dont la variable s'appelle "t". Bien ancrée dans leur cerveau est l'idée selon laquelle toute fonction s'appelle f(x) et que "x" est forcément la variable.

Imaginez le calvaire que peut être l'enseignement de la mécanique newtonienne dans ces conditions !

Écrit par : moot | 23 novembre 2008

Tout récemment j'ai consacré 80 lignes à la question des signatures d'intervenants et à une invitation à la délation et à une éventuelle censure sollicitée par Christophe Sibille. J.P.B. a bien voulu précisé, après des propos qui pouvaient prêter à interprétations, qu'il n'était pas question de pratiquer la moindre censure… Ce qui m'a rassuré sur le destin de ce blog. Je suis par contre très inquiet quand au fonctionnement intellectuel d'un de ses membres les plus actifs (classé second quand au nombre d'interventions et dixième quand au contenu).
C'est ainsi qu'il a de gros troubles de la mémoire : il ne se souvient pas le pôvre avoir participé au lynchage internetien de quelques participants de ce blog qui ont depuis abandonné le terrain… Internet a un inconvénient, on y a facilement la mémoire courte… Mais un énorme avantage : on peut très facilement se référer au passé. Il suffit d'aller consulter les documents anciens… Qu'on ne compte pas sur moi pour faire ce travail de fourmis… Mais si on repose la question : Quand çà ? Mais dans les archives de ces notes qui commencent en novembre 2005 (A.M. Valette, Toto, Catmano, Buntovchik, Jeremi et Cadichon étaient déjà là)… Mais plus particulièrement depuis que Sibille intervient…
Il a également de gros troubles de la compréhension puisqu'il fait dire le contraire à ce que j'avance pour conclure à l'inutilité de mon propos…
Voilà ce qu'il écrit :
@ « Roger, ce n'est pas parce que votre ego a gravement souffert du fait que Magister vous ait donné tort qu'il faut encore nous en tartiner quatre-vingts lignes! Pitié! Consultez donc, plutôt ! »

Voilà ce que j'avais dit :
@ « … Et en plus, j'ai la satisfaction de constater que certains ne sont pas d'accord avec moi : il n'y a pas longtemps, Magister qui sait habilement ménager la chèvre et le chou, tout en reconnaissant prendre du plaisir à ma lecture, a pu donner un certificat d'honorabilité à Christophe Sibille… Je me suis dit que cela me donnerait ultérieurement l'occasion de montrer le monde de fonctionnement du pervers (même petit et même crétin) qui passe toujours par une phase de séduction. Moi aussi, quand j'ai commencé à lire ce blog avant d'y intervenir, je me disais : tiens, ce Sibille apparaît sage et mesuré, il apporte du liant là où certaines interventions sont souvent trop entières. J'ai changé d'avis quand je l'ai vu participer activement à la curée, au lynchage d'intervenants qui n'étaient pas dans la bien pensance admissible… Avant d'être moi-même une victime non consentante de ces agissements inadmissibles. »

J'ajoute que je m'intéresse au cas Sibille parce qu'il m'apparaît exemplaire de la bien pensance et du politiquement correct qui est un des éléments déterminants de la dérive intellectuelle de la gôche moderne.

Écrit par : Roger Felts | 23 novembre 2008

@catmano
Vous n'avez pas besoin de faire des dictées préparées parce que vous avez préparé vos élèves, en leur enseignant la langue.
Mais, si vous "touchez" des élèves de 3e qui n'ont jamais, ou quasiment jamais fait de dictée, vous êtes obligé de tout décortiquer.
Ils n'ont même pas idée des questions qu'il leur faut se poser, ils vous écriront de 3 façons différentes le même mot, à 2 lignes d'intervalle.
Alors, avec de tels élèves (certains étaient incapables de retenir 3 mots prononcés lentement ), je lisais le texte choisi, 1 ou 2 fois, et je leur demandais sur quels mots ils "butaient".
J'écrivais au tableau les mots en question, et cela restait sous les yeux des élèves. Si la faute était néanmoins commise, j'enlevais 3 points, en mentionnant "tableau".
Puis, si les difficultés relevées étaient d'ordre grammatical, ou révélaient une méconnaissance de la conjugaison, je faisais des mises au point.
Puis, dictée, lente (trop lente!) avec insistance sur les liaisons, puis relecture, parfois même, je posais moi-même les questions qu'ils ne se posaient pas etc.
Eh bien, souvent, après tout ça, des zéros (= io fautes, pas 5) à la pelle.

Écrit par : retraitée | 23 novembre 2008

Mais dans les archives de ces notes qui commencent en novembre 2005 (A.M. Valette, Toto, Catmano, Buntovchik, Jeremi et Cadichon étaient déjà là)…

Ecrit par : Roger Felts | 23 novembre 2008

Non, je suis arrivée plus tard, en juin ou juillet 2006.
Mais, à l'époque, il y avait encore peu de commentaires sur les notes (la première, 17 seulement, ridicule !), alors, quand on arrivait, on se mettait rapidement à fouiller dans les archives et on y ajoutait notre petit grain de sel.

Écrit par : catmano | 23 novembre 2008

Un poème, cela ne peut pas nous faire de mal.
Un poème "engagé" qui plus est. D'Aragon, bien sûr.
GM

Contre la poésie pure

Fontaine aux oiseaux fontaine profonde
Fontaine froide ainsi que les eaux sans amour
On y vient par les airs des quatre coins du monde
Jouer dans l'eau légère et la lumière blonde
Qui vous font oublier le jour

Fontaine aux oiseaux fontaine démente
Fraîche comme la mort le mensonge et le miel
Le songe de la sauge et le parfum des menthes
Dégriment du soleil dégrisent des tourmentes
Les pèlerins ailés du ciel

Le passereau le merle et la mésange
Le paon le rouge-gorge et le chardonneret
Y donnent un concert que les grands cerfs dérangent
Et que jalousement dans leurs ailes les anges
Surveillent du toit des forêts

On n'y voit jamais rétive
L'aronde toute noire et son gorgerin clair
Andromaque du vent de soi-même captive
Ce doux refus ailé qui se déprend et prive
L'eau de son reflet d'air

D'un Cid oiseau chère et folle Chimène
Crains-tu de l'oublier dans l'eau froide à plaisir
Ce deuil aérien que partout tu promènes
Aronde que j'adore inhumaine inhumaine
Qui n'as pas voulu me choisir

Au disparu pourquoi rester fidèle
J'ai des ailes aussi comme ton paysan
Ô veuve blanche et noire Au fond des asphodèles
L'aigle fait rossignol chante pour l'hirondelle
Un long minuit de ver-luisant

Je ne crois pas à tes métamorphoses
Je ne veux de plaisir que ceux de mon malheur
C'est trop d'un rameau vert sur l'arbre où je me pose
Je m'enfuirais d'un pré pour une seule rose
C'est une insulte qu'une fleur

Où qu'elle soit je troublerai l'eau pure
Si tu me tends le feu je souffle et je l'éteins
Si tu me tends ton cœur je le jette aux ordures
Ah que le jour me blesse ah que la nuit me dure
Jusqu'aux fantômes du matin

Un vieil Hector faisait une Andromaque
Un pauvre Cid Chimène et ce grand bruit du sort
Me comparer à ces forains dans leur baraque
Compte si tu peux les étoiles du lac
Je pleure tout un ciel de morts

Fontaine du rêve où meurt la mémoire
Où tournent les couleurs du beau monde volant
Doux mentir de tes eaux poésie ô miroir
Fable entre les roseaux les oiseaux vont y boire
Excepté l'oiseau noir et blanc

Si l'oiseau blessé la source méprise
Cette aronde est mon cœur et qui la va chassant
Qu'il assure sa fronde et sache qu'il me vise
Pour avoir préférant la vie à la feintise
Préféré le sang à l'encens

Écrit par : guy morel | 23 novembre 2008

Imaginez le calvaire que peut être l'enseignement de la mécanique newtonienne dans ces conditions !

Ecrit par : moot | 23 novembre 2008

Non seulement j'imagine mais je vais veiller à éviter que ma gamine soit dans cet état. Pour l'instant, nous en sommes aux identités remarquables et elle gobe me semble-t-il que a peut s'écrire 2x et b 3y, ce qui n'est pas gagné d'avance avec tous les cerveaux humains.

Écrit par : dobolino | 23 novembre 2008

Petite illustration du découpage en micro-compétences en maternelle :

"Question : bonjour je commence la discrimination visuelle avec mes élèves mais je ne suis pas trop sûre de la compétence
c'est bien de la "pré-lecture", en gros il s'agit d'identifier les éléments qui permettent ou ne permettent pas de dire que c'est la même chose?"

Que répondre, mais que répondre à une question pareille, sans vexer son auteur, bien sûr ? ;-)
Que la discrimination visuelle, ses élèves l'ont commencée le jour de leur naissance et qu'ils la continueront tout au long de leur vie, ce qui ne dispense bien évidemment pas l'école de la rendre plus efficace du premier jour de la Petite Section jusqu'au dernier du CM2 en saisissant toute occasion qui leur permettra d'observer finement et d'exprimer, à l'oral d'abord, puis à l'écrit, ce qu'ils remarquent ?
Qu'il faut qu'elle arrête de décomposer l'éducation sensorielle en tranches de prosciutto, sottile, sottilissime, et qu'elle se mette à considère plutôt chacun de ses élèves comme un être humain en construction mais néanmoins perfectible ?

Écrit par : catmano | 23 novembre 2008

"Question : bonjour je commence la discrimination visuelle avec mes élèves mais je ne suis pas trop sûre de la compétence..."

Saint-Georges nous protège ! Surtout pas de discrimination visuelle car elle risque d'amorcer un processus irréversible et discriminogène...

Écrit par : Magister | 23 novembre 2008

"Question : bonjour je commence la discrimination visuelle avec mes élèves mais je ne suis pas trop sûre de la compétence..."

Saint-Georges nous protège ! Surtout pas de discrimination visuelle car elle risque d'amorcer un processus irréversible et discriminogène...

Ecrit par : Magister | 23 novembre 2008

Vous avez raison, c'est ça que je vais lui répondre ! ;-)))

Écrit par : catmano | 23 novembre 2008

"Question : bonjour je commence la discrimination visuelle avec mes élèves mais je ne suis pas trop sûre de la compétence..."

Saint-Georges nous protège ! Surtout pas de discrimination visuelle car elle risque d'amorcer un processus irréversible et discriminogène...

Ecrit par : Magister | 23 novembre 2008

Comme dirait Amélie : https://www.halde.fr/Saisir-en-ligne.html

Écrit par : yann | 23 novembre 2008

Ca alors !!
Effectivement, quand on poste le lien vers la halde, on n'a pas droit au code secret !
Je ne sais pas vous, mais moi, ça me fait flipper.

Écrit par : yann | 23 novembre 2008

"Mais comment peut-on apprendre comme cela ?" Ce n'est pas possible que les petits français apprennent les langues étrangères. Igual pour le français.

Ecrit par : carole | 23 novembre 2008

Je débarque et relève cette phrase.
A tout hasard, je précise qu'en 3ème, les élèves de mon collège sont TOUS incapables de traduire en allemand "le livre de l'élève"!
Quand je leur explique, dans le cadre de mon ""cours de grammaire", ce que c'est qu'un complément du nom, ils semblent faire une découverte. Le génitif? Entièrement nouveau, jamais vu! La déclinaison allemande non plus! Alors , après quatre ans d'allemand au collège, sans compter deux ou trois ans d'initiation à l'école primaire, ignorer que "le livre de l'élève" se dit "das Buch des Schülers", c'est quand même un grand succès de la pédagogie moderne des langues vivantes!

Écrit par : Jean | 23 novembre 2008

Un élève qui faites une dictée préparée,

Ecrit par : Robin | 22 novembre 2008

Gracias a Dios, le flic du web L'andouille, ne rôde pas ce matin.

Ecrit par : carole | 23 novembre 2008

Désolé. J'ai beau me relire, je laisse des fautes, et justement quand je parle d'orthographe. La disposition verticale du texte doit y être pour quelque chose. Non, pas d'excuse, l'andouille c'est moi !

Écrit par : Robin | 23 novembre 2008

Ca alors !!
Effectivement, quand on poste le lien vers la halde, on n'a pas droit au code secret !
Je ne sais pas vous, mais moi, ça me fait flipper.

Ecrit par : yann | 23 novembre 2008

Si vous voulez, on peut s'amuser: on se dénonce les uns les autres ?

Écrit par : dobolino | 23 novembre 2008

Robin, vos "erreurs" m'importent peu. C'est juste le constat d'acharnement envers les "uns" et des "autres". Vous n'avez pas à vous justifier quant à la position verticale du texte. Je pourrais en faire autant, pour pratiquer d'autres langues, qui vous font parfois chercher vos mots en français.
Mais j'avoue que vous avez un avantage sur moi, vous vous relisez.

Écrit par : carole | 23 novembre 2008

@Felts :"J'ajoute que je m'intéresse au cas Sibille parce qu'il m'apparaît exemplaire de la bien pensance et du politiquement correct qui est un des éléments déterminants de la dérive intellectuelle de la gôche moderne".

Tout à fait d'accord avec Rodger.
Le mode de fonctionnement de Monsieur Sibille - tel qu'il apparaît sur ce forum - doit être systèmatiquement dénoncé... Dans d'autres domaines (je pense à la recherche historique)ce fonctionnement paralyse toute activité "non conforme" (à travers des intimidations verbales masquées de tolérance)

Les syndicalistes révolutionnaires du début du siècle dernier, avaient déjà largement dénoncé la nuisance de ce type de pratiques qui se transforment en véritable chape de plomb sur la pensée autonome. Lorsque la chape devient trop lourde...On invente des moyens pour créer une alternative...La violence en est un.
Voilà pourquoi il serait bien de stopper ces tendences dès maintenant!
L'histoire nous rattrappe!

Il faut dénoncer. Toujours.
Big bisous !

Écrit par : papa wilhelm | 23 novembre 2008

Catmano, le pire c'est que Meirieu & Co vous rétorqueront que la "discrimination visuelle", la "motricité" ou la "latéralisation", c'est du vocabulaire technique ! Alors que c'est du foutage de gueule.

Il faut exiger un vocabulaire simple. Quand on le fait dans des réunions, par exemple, on empêche en grande partie ces incompétents d'enfumer le monde. Beaucoup de parents apprécient et le font savoir, ils en ont marre qu'ont leur fasse du sous-Dolto. A part les adeptes de la ségolénitude, of course...

Écrit par : Pierre LaRiba | 23 novembre 2008

Un petit délire de Dolto :

"Et il paraît qu’après ces paroles, on est rentrées à la maison : je suis allée près de la fenêtre… la mort… la fenêtre.
– Oui, la fenêtre, la « fait naître », la « feu-naître ». La mort du placenta, « condition de la vie à l’air libre », et la mort comme passage à ce que les chrétiens nomment « la Vie éternelle ». Voilà, apparemment, l’objet de ta réflexion enfantine."

Pinpon, pinpon !

Écrit par : Pierre LaRiba | 23 novembre 2008

La disparition des connaissances des élèves en grammaire est évidemment liée à l'enseignement en séquences, au fait qu'il n'y a plus de jour consacré exclusivement à telle ou telle activité, mais que l'on "fait" une notion, par exemple la description et que l'on utilise des "outils" (par exemple l'adjectif, le complément de détermination et la subordonnée relative).

Pour peu que le professeur de français de 5ème ait choisi de ne pas "faire" la description, mais par exemple "la poésie" pendant la plus grande partie de l'année, les élèves ne verront pas les trois notions grammaticales essentielles liées à la notion de description.

Par ailleurs les professeurs de latin sont de moins en moins nombreux à faire travailler les élèves sur la langue (thèmes et versions, apprentissage des déclinaisons et des conjugaisons).

Écrit par : Robin | 23 novembre 2008

@Felts :"J'ajoute que je m'intéresse au cas Sibille parce qu'il m'apparaît exemplaire de la bien pensance et du politiquement correct qui est un des éléments déterminants de la dérive intellectuelle de la gôche moderne".

Tout à fait d'accord avec Rodger.
Le mode de fonctionnement de Monsieur Sibille - tel qu'il apparaît sur ce forum - doit être systèmatiquement dénoncé... Dans d'autres domaines (je pense à la recherche historique)ce fonctionnement paralyse toute activité "non conforme" (à travers des intimidations verbales masquées de tolérance) (...)
Il faut dénoncer. Toujours.
Big bisous !

Ecrit par : papa wilhelm | 23 novembre 200

PapaW, faudrait voir à pas nous enfumer et sous prétexte de dénoncer la "bien-pensance" et le "politiquement correct" réhabiliter les bienfaits de la colonisation, le matraquage islamocentrisé, j'en passe et des plus tristes. J'apprécie modérément le "il faut dénoncer, toujours" (vous l'avez fait exprès ?).
Ce n'est pas parce qu' aux yeux de ses adversaires le blog de Brighelli passe pour un repaire de réacs qu'il faut tout faire pour le confirmer.
Je crois l'avoir déjà dit : "faut pas jeter le bobo avec l'eau du bien".
C. S. et moi nous nous sommes déjà engueulés sur ce blog mais de là à le diaboliser à ce point...

Écrit par : victor | 23 novembre 2008

ce nest pas le but de ce blog que de parler de ça

Écrit par : NON | 23 novembre 2008

Je recommence , je coche la petite case mais je ne reçois aucun mail d'alerte dans ma boite! bizarre, y a un bug docteur?

Écrit par : Saperlipopette | 23 novembre 2008

" Les professeurs de latin sont de moins en moins nombreux à faire travailler les élèves sur la langue" (Robin)

Je confirme. Les élèves que je récupérais en première avaient l'habitude de "traduire" globalement -et avec quelle fantaisie ! -, incapables qu'ils étaient d'analyser une phrase simple . Personne ne leur avait jamais demandé de s'astreindre à un rigoureux mot à mot.

Écrit par : Sylvie Huguet | 23 novembre 2008

Avant de retourner corriger mes copies et de vous souhaiter une bonne nuit, je voudrais dire deux choses :

1°) Il vaut mieux avoir l'intelligence à droite (être "réac") et le coeur ( + le portefeuille) à gauche que l'inverse.

2°) Merci à JPB et à saperlipopette de l'intérêt qu'ils manifestent pour ma santé (le coeur en particulier).

Promis, je vais essayer de me ménager un peu plus !

Écrit par : Robin | 23 novembre 2008

"réhabiliter les bienfaits de la colonisation, le matraquage islamocentrisé, j'en passe et des plus tristes. J'apprécie modérément le "il faut dénoncer, toujours" (vous l'avez fait exprès ?)."
Ecrit par : victor | 23 novembre 2008

C'est la bien-pensance et le politiquement correct qui ont décrété que tout cela était réac ! C'est plutôt cette forme de terrorisme qui est sinistre . Et c'est pourquoi il faut le dénoncer !

Donc Sibille n' est visé qu' en tant que symbole .



Vous pouvez frapper !

Écrit par : Amélie | 23 novembre 2008

Catmano, le pire c'est que Meirieu & Co vous rétorqueront que la "discrimination visuelle", la "motricité" ou la "latéralisation", c'est du vocabulaire technique ! Alors que c'est du foutage de gueule.

Il faut exiger un vocabulaire simple. Quand on le fait dans des réunions, par exemple, on empêche en grande partie ces incompétents d'enfumer le monde. Beaucoup de parents apprécient et le font savoir, ils en ont marre qu'ont leur fasse du sous-Dolto. A part les adeptes de la ségolénitude, of course...

Ecrit par : Pierre LaRiba | 23 novembre 2008

Discrimination visuelle, latéralisation, motricité, ce n'est pas ce que l'on peut trouver de pire dans le vocabulaire technique...
Le tout est de savoir que lors d'un atelier permanent de "métacognition" (dans ma classe, je fais "métacognition" de 9 heures à 12 heures et de 13 heures 30 à 16 h 30, je crois que je n'exclus même pas les récréations), on n'est pas obligé de les employer, pas plus d'ailleurs que pendant le "temps imparti à la concertation avec les familles lors des 48 heures globalisées sur l'année scolaire".
On a donc un mot court à écrire sur les documents à présenter à l'IEN lors de "l'évaluation professionnelle" et un discours à tenir devant les élèves ou leurs parents, un peu différent, mais qui veut dire la même chose : apprendre à bien regarder, à bouger tout ou partie de son corps, à se repérer par rapport à...
Ce que je trouvais bien plus dramatique dans la question que posait la collègue, c'était cette certitude de pouvoir traiter en une séquence répartie sur quelques jours LA "discrimination visuelle" et qu'au lieu de s'interroger sur les activités qu'elle pourrait mener avec ses élèves, tout au long de l'année et dans tous les domaines du programme de sa classe, sa principale préoccupation était de savoir quelle compétence (au singulier qui plus est) elle pourrait ensuite cocher sur le livret d'évaluation des élèves.

Écrit par : catmano | 23 novembre 2008

La disparition des connaissances des élèves en grammaire est évidemment liée à l'enseignement en séquences, au fait qu'il n'y a plus de jour consacré exclusivement à telle ou telle activité, mais que l'on "fait" une notion, par exemple la description et que l'on utilise des "outils" (par exemple l'adjectif, le complément de détermination et la subordonnée relative).

Pour peu que le professeur de français de 5ème ait choisi de ne pas "faire" la description, mais par exemple "la poésie" pendant la plus grande partie de l'année, les élèves ne verront pas les trois notions grammaticales essentielles liées à la notion de description.


Ecrit par : Robin | 23 novembre 2008

L'idée de rattacher l'adjectif, le complément du nom (le "complément de détermination", j'ignore ce que c'est!) et la proposition subordonnée relative à la description n'a pu gerner que dans la tête d'un didacticien fumeux. Quand je dis "l'âge du capitaine", je ne décris pas le capitaine, quand je dis "les élèves qui n'ont pas fait leur travail ont été punis", je ne décris pas les élèves. C'est à cela que l'on mesure la puissance de tout rendre confus des "séquences".
Au surplus, Robin, les élèves qui auront "fait", comme vous dites, de belles "séquences" sur la "description" pendant leur année de 5ème n'en auront à peu près rien retenu. Comme ce candidat à l'EAF qui n'avait retenu du texte de Voltaire qu'il présentait à l'oral que ceci: il était du genre "descriptif" et on pouvait y repérer des "connecteurs logiques". Il n'avait rien compris au texte lui-même.

Écrit par : Jean | 23 novembre 2008

@Victor : Merci pour votre texte qui est un bel exemple de ce que je décris.

@Non : dès qu'on touche le vrai problème les matons s'insurgent! Je vous rappelle qu'on est dans un fil où l'on parle de PS et mon intervention sur les syndicalistes de 1900 est tout à fait pertinente !

Écrit par : papa wilhelm | 23 novembre 2008

Vive la littérature française... !






" Que peut-il ? Tout. Qu'a-t-il fait ? Rien.
> Avec cette pleine puissance,
> en huit mois un homme de génie eût changé la face de la France,
> de l'Europe peut-être.
> Seulement voilà, il a pris la France et n'en sait rien faire

Dieu sait pourtant que le Président se démène :
> il fait rage, il touche à tout, il court après les projets ; ne pouvant
> créer, il décrète ; il cherche à donner le change sur sa nullité ; c'est
> le mouvement perpétuel ; mais, hélas ! cette roue tourne à vide.
> L'homme qui, après sa prise du pouvoir a épousé une princesse étrangère
> est un carriériste avantageux.
> Il aime la gloriole, les paillettes, les grands mots, ce qui sonne, ce qui
> brille, toutes les verroteries du pouvoir. Il a pour lui l'argent,
> l'agio, la banque, la Bourse, le coffre-fort. Il a des caprices, il faut
> qu'il les satisfasse. Quand on mesure l'homme et qu'on le trouve si petit
> et qu'ensuite on mesure le succès et qu'on le trouve énorme, il est

impossible que l'esprit n'éprouve pas quelque surprise. On y
> ajoutera le cynisme car, la France, il la foule aux pieds, lui rit au
> nez, la brave, la nie, l'insulte et la bafoue ! Triste spectacle que celui
> du galop, à travers l'absurde, d'un homme médiocre échappé ".
>


>
> Victor HUGO, dans " Napoléon, le petit "
> Réédité chez Actes Sud
>
> Vous pensiez à qui ?...

Écrit par : Christophe Sibille | 23 novembre 2008

"Tout à fait d'accord avec Rodger."

Ecrit par : papa wilhelm | 23 novembre 2008

Tu m'étonnes! Il ne manquait plus qu'Amélie, ça n'a pas tardé à suivre! Vous parliez de lynchage, Monsieur Felts?

Écrit par : Christophe Sibille | 23 novembre 2008

Tout à fait d'accord avec Rodger."

Ecrit par : papa wilhelm | 23 novembre 2008

Tu m'étonnes! Il ne manquait plus qu'Amélie, ça n'a pas tardé à suivre! Vous parliez de lynchage, Monsieur Felts?

Ecrit par : Christophe Sibille | 23 novembre 2008

Pour une fois vous m'avez fait rire Monsieur Sibille!
Vraiment
Cordialement,

Écrit par : papa wilhelm | 23 novembre 2008

Il suffit d'aller consulter les documents anciens… Qu'on ne compte pas sur moi pour faire ce travail de fourmi…
Mais si on repose la question : Quand çà ? Mais dans les archives de ces notes qui commencent en novembre 2005 (A.M. Valette, Toto, Catmano, Buntovchik, Jeremy et Cadichon étaient déjà là)… Mais plus particulièrement depuis que Sibille intervient…

Ecrit par: Roger Felts

C'est Toto qui vous fournit? :-)

Écrit par : Christophe Sibille | 23 novembre 2008

P.S. Je ne "fais" en 5ème ni la "description" ni la "poésie"! En revanche, je fais découvrir à mes élèves "Les Fourberies de Scapin": leur étonnement et leurs rires clairs et spontanés à la lecture de la première scène, lorsque Octave est tout inquiet d'apprendre que son père revient et que Sylvestre n'est pas plus rassuré témoignent de la force du texte de Molière.

Écrit par : Jean | 23 novembre 2008

"Pour une fois vous m'avez fait rire Monsieur Sibille!
Vraiment
Cordialement"

Ecrit par : papa wilhelm | 23 novembre 2008

Vous m'en voyez ravi! Vraiment! :-)

Écrit par : Christophe Sibille | 23 novembre 2008

Concept 6bil, spice de bégaudeau !

Pour le plaissssiiiirrrrrr .


ange

Écrit par : toto | 23 novembre 2008

C'est la bien-pensance et le politiquement correct qui ont décrété que tout cela était réac ! C'est plutôt cette forme de terrorisme qui est sinistre . Et c'est pourquoi il faut le dénoncer !

Ecrit par : Amélie | 23 novembre 2008

Etre qualifié de réactionnaire est une imprécation que beaucoup craignent en ces temps troubles où règne une police de la pensée, desservie par des professionnels de l'indignation. Je l'avais déjà énoncé dans un autre commentaire : aujourd'hui, poursuivre l'oeuvre des Lumières consiste à saper les bases de la monarchie du politiquement correct et de ses bras armés que sont la novlangue et la bienpensance, non pas pour s'en payer des tranches ou pour se la jouer rebelle, mais pour la liberté de la pensée. Un homme qui ne pense plus par soi-même a perdu sa dignité. C'est donc un combat pour l'homme contre une mécanique décérébrante, contre l'inféodation à cet avatar de la globalisation qu'est la pensée unique. Et celle-ci se drape toujours de bons sentiments et des meilleures intentions, à l'instar du diable qui apparaît volontiers en beau jeune homme. Le loup qui se montre tel quel est moins inquiétant que celui qui se déguise en agneau : le premier, on le voit venir ; le second est déjà dans la place.

Écrit par : Magister | 23 novembre 2008

"P.S. Je ne "fais" en 5ème ni la "description" ni la "poésie"! En revanche, je fais découvrir à mes élèves "Les Fourberies de Scapin": leur étonnement et leurs rires clairs et spontanés à la lecture de la première scène, lorsque Octave est tout inquiet d'apprendre que son père revient et que Sylvestre n'est pas plus rassuré témoignent de la force du texte de Molière."

Ecrit par : Jean | 23 novembre 2008

Le leur faites-vous jouer en cours, Jean?

Écrit par : Christophe Sibille | 23 novembre 2008

« Vous pouvez frapper ! »
Amélie | 23 novembre 2008

De toute évidence, il n'en est nul besoin : frappée, vous l'êtes déjà.

Écrit par : Tailleboudin | 23 novembre 2008

Victor écrit :
@ PapaW, faudrait voir à pas nous enfumer…

Victor, n'est-ce pas vous qui enfumait un peu… Où avez-vous vu dans l'intervention de ce pauvre vieux, un matraquage islamocentrisé ou la défense des bienfaits de la colonisation (quand vous étudiez la gaule gallo-romaine, n'oubliez pas de dénoncer les méfaits du colonialisme spaghetti sur la magnifique civilisation gauloise). Il dénonce la pratique intellectuelle qui depuis une trentaine d'année a envahi le discours d'une fraction trop importante de le gôche et nous permet d'assister au magnifique spectacle qui nous est offert, gratuitement, depuis une semaine. Ne croyez-vous pas que ce triste “débat” démocratique est le signe que le mouvement dit progressiste s'est dégagé du réel… Je veux parler du réel de la gauche, la lutte contre les abus et l'exploitation.
Vous seriez de mauvaise foi si vous ne constatiez pas que sur ce blog, Sibille en est un des meilleurs représentants… La dénonciation de ce mode de fonctionnement est une pratique vertueuse. Vous confondez positions réactionnaires, parfaitement condamnables et attitudes réactionnelles à des pratiques qui n'ont sur le fond rien à voir avec l'engagement à gauche… Un exemple très généraliste : mettre l'accent sur les dysfonctionnements sociétaux plutôt que de privilégier la lutte contre les injustices économiques fondamentales.

P.S. : Sibille écrit :
@ C'est Toto qui vous fournit?
Sibille, pour lire vos errements, il suffit de plonger dans les archives de ce blog. Le fait que Toto soit un habitué de la première heure n'a rien de déstabilisant ni pour vous ni pour moi… C'est encore le genre de propos gratuit qui met en évidence la profondeur de votre pensée.

Écrit par : Roger Felts | 23 novembre 2008

Merci Felts ! j'aimerais tant avoir votre plume en français...
Un de ces 4 je vais intervenir en allemand, histoire de me faire comprendre.

Écrit par : papa wilhelm | 23 novembre 2008

"Victor, n'est-ce pas vous qui enfumait un peu… "

Ecrit par: Roger

Mais non, c'est vous! Je viens de le dire! Faites tourner, Papawilhelm en prendrait bien un peu avant que ça cartonne!

:-)

Écrit par : Christophe Sibille | 23 novembre 2008

Sibille écrit
@Vous parliez de lynchage, Monsieur Felts?

Tout le monde connait l'expression
“Tuer un âne à coup de figues"…
Sibille, si on vous lynche c'est à coup de figues parce que vous êtes un âne… Normalement, cela ne devrait pas trop obérer votre avenir…

Écrit par : Roger Felts | 23 novembre 2008

De toute évidence, il n'en est nul besoin : frappée, vous l'êtes déjà.

Ecrit par : Tailleboudin | 23 novembre 2008

Vous ne savez donc qu'insulter,Tailleboudine/triplandouilline !

Merci, vous apportez de l'eau à notre moulin et vous prouvez chaque fois que nous avons raison et que le combat contre le politiquement correct est une entreprise de salut public !

Oui, je suis frappée, c'est à dire consternée et désolée, par tant d'intolérance, de hargne, d'aigreur et de refus de regarder le réel en face . Il y a longtemps que j'ai choisi mon camp et j'en suis très contente !

Écrit par : Amélie | 23 novembre 2008

@Sibille:Faites tourner, Papawilhelm en prendrait bien un peu avant que ça cartonne!

Comme quoi Sibille vous êtes capable de grandes vérités!

Écrit par : papa wilhelm | 23 novembre 2008

J'ai oubliez de précisez que tuer un âne à coup de figues c'est être confronté à une tache quasi impossible…
Je me demande si les violents efforts que nous nous imposons pour essayer d'améliorer la "pensée Sibille” ne sont pas vains… Mais ce sacrifice que nous nous imposons, si la génération actuelle n'en bénéficie pas, nous espérons que nos enfants en recueilleront les fruits…

Écrit par : Roger Felts | 23 novembre 2008

Chevènement dans les bras de Royal


Jean-Pierre Chevènement estime que le PS devrait «organiser un nouveau vote» pour départager Martine Aubry et Ségolène Royal, mais devrait surtout «remettre du contenu politique» dans son projet. «Cela se joue vraiment à quelques voix. Cela n'a pas beaucoup de sens de décider que l'une ou l'autre l'a vraiment emporté.

(...) Les dirigeants socialistes seraient bien inspirés d'organiser un nouveau vote,» a jugé le président du Mouvement républicain et citoyen (MRC), au «Forum» de Radio-J.

«Il faudrait surtout remettre du contenu politique», a poursuivi le sénateur du Territoire de Belfort, «faire en sorte qu'une nouvelle élection intervienne sur la base de deux textes où chacune des protagonistes préciserait ce que sont son projet, son programme, ses objectifs».
«Ce qui me frappe c'est l'absence totale de débat d'idées au congrès de Reims», a estimé l'ancien ministre qui a quitté le PS en 1993.

Chevènement, qui avait soutenu Mme Royal à la présidentielle de 2007, a jugé qu'il fallait «que le Parti socialiste s'ouvre, qu'il accepte l'idée d'un grand parti et peut-être provisoirement d'une fédération ou d'une confédération avec la responsabilité d'organiser ces vastes primaires présidentielles où tous les sympathisants de la gauche (...) pourront venir s'exprimer».

Leparisien.fr avec AFP

Écrit par : remember | 23 novembre 2008

AU SECOURS, LISEZ-MOI, JE ME MEURS CHAQUE JOUR UN PEU PLUS:
Dans une des classes (CE1) où je suis affecté cette année comme Auxiliaire de Vie Scolaire je dois pour la première fois (en six ans et quatorze classes) supporter LA NULLITE à l'état pur et je me sens très mal:
1er exemple: reprise orale du règlement de vie de classe par la maîtresse lisant: Je dois écouter....
Je dois attendre... etc...
MAIS ELLE DIT: je doi T'écouter, je doi T attendre

2è exemple: Ecriture: on révise le o et le O en cursive minuscule et majuscule: la maîtresse explique que pour la majuscule on part de la droite pour finir à gauche aux trente et un élèves éberlués qui apprennent depuis la petite section à tourner le rond de gauche à droite pour accrocher la lettre suivante et elle leur dit: "Vous faites tous vos o à l'envers".
Là je suis intervenu, j'étais au bord de la syncope.
Elle a corrigé le tir le lendemain après avoir consulté une collègue. Ouf pour les élèves.
3è exemple: On étudie la lettre et son vocabulaire. Une élève vive, lève le doigt et rapproche destinataire et destinée (mot étudié la veille.
REPONSE: "non cela n'a rien à voir". J ai envie de mourir!
4è exemple: On doit deviner en posant des questions la signification du mor "écu" les élèves vifs et intéressés parlent d'armure et de chevaliers, elle leur dit: "p ourquoi parlez-vous d'armes il n'y a pas de rapport" AU SECOURS puis elle explique qu'il s'agit de pièces de monnaie du Moyen Age.
Un élève demande pourquoi on dit Moyen Age, elle répond;"Je ne sais pas" puis fait une frise au tableau.
Elle écrit: Préhistoire, Antiquité (en disant que César n'en fait pas partie), Moyen Age puis HORREUR! elle écrit Renaissance en disant le temps des rois, Louis XIV Louis XV!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
puis XX siècle.
Merci de m'avoir lu car je ne peux en parler nulle part qu'ici chez vous que je lis souvent.

Écrit par : cafecalva | 23 novembre 2008

Ca ne m'étonne pas !

Discussion entre une prof. de lettres et un prof d'hsitoire-géo :

- C'est quoi, la Régence ? Ils disent que les Lettres persanes ca a été écrit pendant la régence...

- Ah, la régence c'est Catherine de Médicis !

- Ah oui, je le savais. Je vais pouvoir le dire aux élèves.

[Pas de bol : les lettres persanes ont été écrites pendant la régence de Philippe d'Orléans...]

Écrit par : Jeremy | 23 novembre 2008

"P.S. Je ne "fais" en 5ème ni la "description" ni la "poésie"! En revanche, je fais découvrir à mes élèves "Les Fourberies de Scapin": leur étonnement et leurs rires clairs et spontanés à la lecture de la première scène, lorsque Octave est tout inquiet d'apprendre que son père revient et que Sylvestre n'est pas plus rassuré témoignent de la force du texte de Molière."

Ecrit par : Jean | 23 novembre 2008

Le leur faites-vous jouer en cours, Jean?

Ecrit par : Christophe Sibille | 23 novembre 2008

Evidemment, et dès la première scène. Ils sont ravis de jouer devant leurs camarades, et ceux-ci écoutent de toutes leurs oreilles. C'est vraiment étonnant. Ou plutôt ça ne l'est pas.
A la rentrée, un élève que j'ai retrouvé en 3ème m'a sorti des extraits du "Médecin malgré lui" qu'il avait appris en 4ème à mes cours et en était tout fier.

Écrit par : Jean | 23 novembre 2008

@calva

Si c'est vrai, faut l'achever !
:(

Écrit par : toto | 23 novembre 2008

Merci Cafécalva.
Le niveau monte qu'ils disent !

Et après, Moot se pose des questions sur la terminale sur le niveau de compréhension de ses élèves.
A mourir de rire (è_é)......................

Écrit par : carole | 23 novembre 2008

Evidemment, et dès la première scène. Ils sont ravis de jouer devant leurs camarades, et ceux-ci écoutent de toutes leurs oreilles. C'est vraiment étonnant. Ou plutôt ça ne l'est pas.
A la rentrée, un élève que j'ai retrouvé en 3ème m'a sorti des extraits du "Médecin malgré lui" qu'il avait appris en 4ème à mes cours et en était tout fier.

Ecrit par : Jean | 23 novembre 2008

Merci.

Écrit par : Christophe Sibille | 23 novembre 2008

"@Sibille:Faites tourner, Papawilhelm en prendrait bien un peu avant que ça cartonne!

Comme quoi Sibille vous êtes capable de grandes vérités!"

Ecrit par : papa wilhelm | 23 novembre 2008

Mais vous en êtes un autre! La preuve, vous êtes en quasi-pâmoison devant l'expression en langue française de Monsieur Felts. ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 23 novembre 2008

Le Che est fatigué… Heureusement qu'il n'en est pas de même pour les ex-chevènementistes (dont je ne suis pas, même si l'aspect "républicain" de Chevènemebnt a des aspects séduisants. Mais je pardonne difficilement à l'ex-ministre de l'Intérieur d'avoir nommé en Corse le préfet Bonnet, et ce qui s'en suivit : et je crois qu'il a surtout un compte à régler avec Jospin, qui ne s'est pas caché d'avoir voté Aubry).
JPB

Écrit par : brighelli | 23 novembre 2008

Merci de m'avoir lu car je ne peux en parler nulle part qu'ici chez vous que je lis souvent.

Ecrit par : cafecalva | 23 novembre 2008

Les voies de Meirieu sont impénétrables.

Écrit par : Magister | 23 novembre 2008

@ Sibille écrit :
Mais vous en êtes un autre! La preuve, vous êtes en quasi-pâmoison devant l'expression en langue française de Monsieur Felts. ;-)

Il est vrai qu'avec une moyenne de trois lignes et demie par intervention, il est difficile de se pâmer devant la beauté de votre langage

Écrit par : Roger Felts | 23 novembre 2008

Un élève demande pourquoi on dit Moyen Age, elle répond;"Je ne sais pas" puis fait une frise au tableau.
Elle écrit: Préhistoire, Antiquité (en disant que César n'en fait pas partie), Moyen Age puis HORREUR! elle écrit Renaissance en disant le temps des rois, Louis XIV Louis XV!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
puis XX siècle.
Merci de m'avoir lu car je ne peux en parler nulle part qu'ici chez vous que je lis souvent.

Ecrit par : cafecalva | 23 novembre 2008

Merci pour votre témoignage cafecalva.

Hélàs, hélàs, trois fois hélàs. Les élèves des années 90 se retrouvent maintenant professeurs des écoles et ne peuvent que restituer (si l'on peut dire) l'inculture, l'approximation, l'imprécision du "menu unique" qu'ils ont ingéré au collège puis au lycée.

C'est bien triste et bien significatif que vous ne puissiez en parler que sur un "blog de réacs".

Si l'on reprend vos trois sujets d'exaspération : le tracé du "o", la méconnaissance de la polysémie du mot "écu" et l'assimilation de Louis XIV à la Renaissance, on voit bien les conséquences d'une transmission des savoirs qui fait passer à la trappe (comme dirait le Père Ubu) la chronologie et la culture générale.

En ce qui concerne le tracé du "o", c'est encore plus grave. Là, nous sommes au coeur du problème de la formation des maîtres à l'apprentissage de la lecture et de l'écriture qui est la base de tout.

Écrit par : Robin | 23 novembre 2008

Merci de m'avoir lu car je ne peux en parler nulle part qu'ici chez vous que je lis souvent.

Ecrit par : cafecalva | 23 novembre 2008

J'ai oublié le refus du rapprochement pourtant pertinent fait par l'élève entre "destinataire et destinée" (pourquoi ne pas évoquer, même en primaire, l'étymologie latine commune "destinare" ?)

On voit bien aussi ce que peut avoir de désolant et de contreproductif ce mélange d'ignorance et de méthodes pédagogiques déconnectées des connaissances, des attentes et des questions des élèves.

Écrit par : Robin | 23 novembre 2008

"3è exemple: On étudie la lettre et son vocabulaire. Une élève vive, lève le doigt et rapproche destinataire et destinée (mot étudié la veille.
REPONSE: "non cela n'a rien à voir". J ai envie de mourir!"

Ecrit par : cafecalva | 23 novembre 2008

Tiens, ça me rappelle un(e) IPR de Lettres-Histoire qui affirmait de manière péremptoire : "Il n'y a strictement et SCIENTIFIQUEMENTaucun rapport entre la compréhension et la reformulation!". Alors que la capacité à reformuler le contenu d'un texte (au lieu de réciter par coeur un passage que l'on ne comprend pas) permet précisément de voir s'il a été compris...

Écrit par : Daniel Arnaud | 23 novembre 2008

On voit bien aussi ce que peut avoir de désolant et de contreproductif ce mélange d'ignorance et de méthodes pédagogiques déconnectées des connaissances, des attentes et des questions des élèves.

Ecrit par : Robin | 23 novembre 2008

Au royaume des pédagogistes, les borgnes guident les aveugles... ou l'inverse ?

Écrit par : Magister | 23 novembre 2008

Hélàs, hélàs, trois fois hélàs. Les élèves des années 90 se retrouvent maintenant professeurs des écoles et ne peuvent que restituer (si l'on peut dire) l'inculture, l'approximation, l'imprécision du "menu unique" qu'ils ont ingéré au collège puis au lycée.

Écrit par : Robin (23 nov 2008)

J'y ai souvent pensé, de même que je me suis fait la réflexion que les parents d'élèves ont été élevés à la méthode globale.
Alors que ma femme et moi, nés en 1940, avons pu aider nos enfants grâce à notre bonne connaissance du français, les parents d'élèves nés après 1980 (pour fixer les idées) sont ignorants en français (sauf quelques rescapés).

Écrit par : Francis Penin | 23 novembre 2008

"Il est vrai qu'avec une moyenne de trois lignes et demie par intervention, il est difficile de se pâmer devant la beauté de votre langage."

Ecrit par: Felts

Evidemment, si pour vous, qualité est synonyme de quantité, vous êtes sur la bonne voie.

Écrit par : Christophe Sibille | 23 novembre 2008

"Je doiT écouter"...Ah oui, ça aussi, c'est gratiné. Je ne m'étonne plus de l'état dans lequel certains nous arrivent en 6ème.

Écrit par : Robin | 23 novembre 2008

Je doiT écouter - c'est peut-être une chiraquienne ?

Écrit par : Jeremy | 23 novembre 2008

Alors que la capacité à reformuler le contenu d'un texte (au lieu de réciter par coeur un passage que l'on ne comprend pas) permet précisément de voir s'il a été compris...

Ecrit par : Daniel Arnaud | 23 novembre 2008

Cela tombe sous le sens. Une chose n'est comprise que si elle peut être transmise (puisque reformuler c'est aussi transmettre). Ce n'est peut-être pas scientifique, mais telle est la réalité (que ne connaissent que ceux qui la vivent et la pratiquent).

Écrit par : Magister | 23 novembre 2008

Etre qualifié de réactionnaire est une imprécation que beaucoup craignent en ces temps troubles où règne une police de la pensée, desservie par des professionnels de l'indignation.
(...) Le loup qui se montre tel quel est moins inquiétant que celui qui se déguise en agneau : le premier, on le voit venir ; le second est déjà dans la place.

Ecrit par : Magister | 23 novembre 2008

Je ne suis pas sûr que beaucoup craignent désormais d'être traités de réactionnaires. Quant au loup déguisé en agneau, il pourrait tout aussi bien être ce "rebelle" qui au nom de la lutte contre la "bien-pensance" rénove les vieux démons.

Écrit par : victor | 23 novembre 2008

Quand j'écrivais que
.......Le problème des institutrices (eurs) actuels, c'est que,
dans leur grande majorité,
ils ne maîtrisent ni le français, ni les mathématiques, ni l'histoire, ni les sciences, etc, (niveau primaire j'entends). Alors .......
..
je savais bien que ce n'était pas "n'importe quoi" ( mais qui a écrit ça de moi ?) et que beaucoup se chargeraient à un moment ou un autre d'illustrer mon propos,constat de 20 ans de vie scolaire dans un groupe entre 20 (au début ) et 12 (à la fin) enseignants.

Écrit par : bernard | 23 novembre 2008

Victor, Magister, Jean, Robin, Amélie, Manu, vous qui enseignez dans le secondaire...

Vous êtes cordialement invités à venir voir sur neoprofs.forumactif.net ce que disent les profs, jeunes et anciens.

On essaie d'y débattre intelligemment, vous y aurez toute votre place.

Écrit par : John de Neoprofs | 23 novembre 2008

MERCI de m'avoir répondu, cela m'aidera à y retourner demain matin!

Écrit par : cafecalva | 23 novembre 2008

AU SECOURS, LISEZ-MOI, JE ME MEURS CHAQUE JOUR UN PEU PLUS:
Dans une des classes (CE1) où je suis affecté cette année comme Auxiliaire de Vie Scolaire je dois pour la première fois (en six ans et quatorze classes) supporter LA NULLITE à l'état pur et je me sens très mal:
1er exemple: reprise orale du règlement de vie de classe par la maîtresse lisant: Je dois écouter....
Je dois attendre... etc...
MAIS ELLE DIT: je doi T'écouter, je doi T attendre

Écrit par : cafécalva (23 novembre 2008)

C'est ce qu'on appelle une liaison mal-t-à propos. Mais, si une telle faute de liaison peut occasionnellement être commise par des personnes cultivées dans un moment de fatigue, d'émotion (cela m'est arrivé il y a près de cinquante ans et je me le suis toujours rappelé), il est ahurissant qu'elle soit commise par une personne qui lit un texte.
Mais y a-t-il vraiment lieu de s'étonner ? Ce n'est qu'un des miracles des sciences de l'éducation.
Il y a, en revanche, bien lieu de se désoler.

Écrit par : Francis Penin | 23 novembre 2008

«Il faudrait surtout remettre du contenu politique», a poursuivi le sénateur du Territoire de Belfort, «faire en sorte qu'une nouvelle élection intervienne sur la base de deux textes où chacune des protagonistes préciserait ce que sont son projet, son programme, ses objectifs».
«Ce qui me frappe c'est l'absence totale de débat d'idées au congrès de Reims», a estimé l'ancien ministre qui a quitté le PS en 1993. "

Il me semble que Chevènement n'attaque personne en particulier et son propos est frappé au coin du bon sens . C'est bien ce qui manque aux socialistes, non ? Un contenu, des idées, un programme ?

Écrit par : Amélie | 23 novembre 2008

@victor:Quant au loup déguisé en agneau, il pourrait tout aussi bien être ce "rebelle" qui au nom de la lutte contre la "bien-pensance" rénove les vieux démons.

Ô mon Dieu! Si je rénove les vieux démons, je m'arrête tout de suite! Vous avez gagné Victor! Je ne veux pas être rangé parmi "ceux qui rénovent les vieux démons". Alors promis, je ne dirai plus rien. Vous avez gagné...

Écrit par : papa wilhelm plus jamais rebelle | 23 novembre 2008

Imaginez le calvaire que peut être l'enseignement de la mécanique newtonienne dans ces conditions !

Ecrit par : moot | 23 novembre 2008

J'imagine cela sans difficulté. J'imagine le calvaire qu'est l'enseignement de n'importe quelle matière...

Écrit par : Francis Penin | 23 novembre 2008

" rénove les vieux démons."

Papa Wilhelm, vous sentez le parfum nauséabond qui s'exhale de l'expression ? La métaphore est connotée et laisse planer sur nos consciences le souvenir horrible des HLPSDNH ( les heures les plus sombres etc..)

REMEMBER !

Écrit par : Amélie plus jamais ça ! | 23 novembre 2008

La disparition des connaissances des élèves en grammaire est évidemment liée à l'enseignement en séquences, au fait qu'il n'y a plus de jour consacré exclusivement à telle ou telle activité, mais que l'on "fait" une notion, par exemple la description et que l'on utilise des "outils" (par exemple l'adjectif, le complément de détermination et la subordonnée relative).

Ecrit par : Robin | 23 novembre 2008
Cher Robin,
Loin de moi l'idée de défendre les séquences, mais l'effondrement de l'enseignement grammatical a des causes plus anciennes. N'avez-vous pas entendu parler du Plan Rouchette, du Manifeste de Charbonnières ou des délires de l'inspecteur Toraille ?
Cordialement.

Écrit par : guy morel | 23 novembre 2008

"Les délires de l'inspecteur Toraille"

Ca ferait un titre sympa de roman ou de film comique.

Guy, où peut-on se renseigner de manière brève et efficace sur le plan Rouchette, le manifeste de Charbonnières et l'inspecteur Toraille ?

Écrit par : John de Neoprofs | 23 novembre 2008

Il me semble que Chevènement n'attaque personne en particulier et son propos est frappé au coin du bon sens . C'est bien ce qui manque aux socialistes, non ? Un contenu, des idées, un programme ?
Ecrit par : Amélie | 23 novembre 2008
Tout ce que dit le Che n'est-il pas "frappé" au coin du bon sens ?
Les programmes de maternelle et de maths qu'il a patronnés ne l'étaient-ils pas aussi ?
GM :-)))

Écrit par : guy morel | 23 novembre 2008

Chevènement a dit aujourd'hui :"je ne peux pas demander aux socialistes de faire leur autocritique car ils n'en sont pas capables. C'est dommage car le courage disait Jaurès, c'est de chercher la vérité et de la dire. Mais demander du courage à tous ces éléphants qui ont été complices de beaucoup de choix très critiquables !...il faudrait qu'ils soient capables d'une autocritique tellement radicale que je ne la leur demande pas ." Il est pas gaga le Che !

C'était sur radio J. Pour vous régaler de la totalité de l'entretien :
http://rogerfelts.blog.lemonde.fr/2008/11/23/chevenement-sur-la-crise-du-ps-et-la-crise-mondiale/

Écrit par : Amélie plus jamais ça ! | 23 novembre 2008

@ Jean

Merci pour tout. Je travaille déjà comme ça (sans manuel), avec des leçons de grammaire que je concocte moi-même. Mais quel boulot ! D'autant que je suis à la fois en collège et lycée, que je me farcis une TL (dont je suis PP), une seconde, deux quatrièmes + une heure de soutien, deux heures de cours de cinéma et deux heures d'accompagnement éducatif pendant lesquelles je donne des cours de théâtre à mes collégiens (je sais, je n'étais pas obligé mais, étant au 5e échelon, il faut bien croûter avec quelques heures sup et, puisque je monte L'Avare, il est de circonstance que je pense à ma cassette). Soit en tout 22 heures de cours. La joie. Vous imaginez bien qu'un manuel de grammaire digne de ce nom me ferait gagner un temps précieux... C'est d'ailleurs pourquoi je remercie chaleureusement ceux et celles de ce blog qui, en votre absence, m'ont donné de bonnes références ! Bien à vous.

Écrit par : Rodrigue du Gers | 23 novembre 2008

Les programmes de maternelle et de maths qu'il a patronnés ne l'étaient-ils pas aussi ?
GM :-)))

Ecrit par : guy morel | 23 novembre 2008

Je suis trop jeune pour le savoir ! Pouvez-vous m'en dire plus au lieu de jouer au Sphinx ?:-°°)))

Écrit par : Amélie plus jamais ça ! | 23 novembre 2008

Les programmes de maternelle et de maths qu'il a patronnés ne l'étaient-ils pas aussi ?
GM :-)))

Ecrit par : guy morel | 23 novembre 2008

Je suis trop jeune pour le savoir ! Pouvez-vous m'en dire plus au lieu de jouer au Sphinx ?:-°°)))
Ecrit par : Amélie plus jamais ça ! | 23 novembre 2008
Amélie,
Laissez tomber le Sphynx et cessez de me faire remarquer que j'ai de la bouteille ! Cela fait un bout de temps que la critique des programmes Chevénement est sur Projet-Slecc.
Charbonnières et Toraille y seront bientôt.
Salut Jeunesse !
GM :-)))-

Écrit par : guy morel | 24 novembre 2008

"Les délires de l'inspecteur Toraille"

Ca ferait un titre sympa de roman ou de film comique.

Guy, où peut-on se renseigner de manière brève et efficace sur le plan Rouchette, le manifeste de Charbonnières et l'inspecteur Toraille ?
Ecrit par : John de Neoprofs | 23 novembre 2008
Bonsoir,
Rouchette, c'est sur Google ( site de Samuel Huet). Charbonnières et Toraille, on vous fait bientôt un paquet cadeau sur Projet-slecc. Où paraîtront bientôt aussi quelques fiches de grammaire.
Cordialement.
GM

Écrit par : guy morel | 24 novembre 2008

Guy Morel, je me moquais de MOI, qui ignore les programmes de Chevènement pour les maternelles ! Que vous êtes susceptible ! Mea culpa !

Écrit par : Amélie plus jamais ça ! | 24 novembre 2008

Guy Morel, je me moquais de MOI, qui ignore les programmes de Chevènement pour les maternelles ! Que vous êtes susceptible ! Mea culpa !
Ecrit par : Amélie plus jamais ça ! | 24 novembre 2008
hop, hop ! vous ne m'avez pas susceptibilisé le moins du monde.
Pour les programmes du Che, tapez Projet Slecc.
Cordialement.
GM

Écrit par : guy morel | 24 novembre 2008

Je ne suis pas sûr que beaucoup craignent désormais d'être traités de réactionnaires.

Ecrit par : victor | 23 novembre 2008

On ne doit pas habiter la même planète.

Écrit par : Manu | 24 novembre 2008

Un élève demande pourquoi on dit Moyen Age, elle répond;"Je ne sais pas" puis fait une frise au tableau.
Elle écrit: Préhistoire, Antiquité (en disant que César n'en fait pas partie), Moyen Age puis HORREUR! elle écrit Renaissance en disant le temps des rois, Louis XIV Louis XV!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
puis XX siècle.
Merci de m'avoir lu car je ne peux en parler nulle part qu'ici chez vous que je lis souvent.

Ecrit par : cafecalva | 23 novembre 2008

Il y a 2 ou 3 ans, une collègue néo-titulaire faisait démarrer la période médiévale au VIII ème siècle dans une sorte de séquence à la con se rapportant vaguement à de l'histoire de la musique. Je lui ai parlé de Venance Fortunat (VIème siècle) et des hymnes de St Ambroise (IVème siècle) sans que cela provoque de réaction...sans doute une forme de double-pensée acquise à l'IUFM.

Écrit par : Manu | 24 novembre 2008

Un élève demande pourquoi on dit Moyen Age, elle répond;"Je ne sais pas" puis fait une frise au tableau.
Elle écrit: Préhistoire, Antiquité (en disant que César n'en fait pas partie), Moyen Age puis HORREUR! elle écrit Renaissance en disant le temps des rois, Louis XIV Louis XV!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
puis XX siècle.
Merci de m'avoir lu car je ne peux en parler nulle part qu'ici chez vous que je lis souvent.

Ecrit par : cafecalva | 23 novembre 2008

Il y a 2 ou 3 ans, une collègue néo-titulaire faisait démarrer la période médiévale au VIII ème siècle dans une sorte de séquence à la con se rapportant vaguement à de l'histoire de la musique. Je lui ai parlé de Venance Fortunat (VIème siècle) et des hymnes de St Ambroise (IVème siècle) sans que cela provoque de réaction...sans doute une forme de double-pensée acquise à l'IUFM.

Écrit par : Manu | 24 novembre 2008

« On peut réussir l'épreuve [...] avec l'abrégé de grammaire ! »
Jeremy | 23 novembre 2008

« n'est-ce pas vous qui enfumait un peu / une trentaine d'année / J'ai oubliez / une tache quasi impossible... »
Felts, abrégé de grammaire, 80 kilos pour 1 mètre quatre-vingt-dix | 23 novembre 2008

Écrit par : Tailleboudin | 24 novembre 2008

Cafecalva, sympathisez avec elle, cela vous permettra peut-être de lui susurrer quelques petites choses hors de la présence des élèves (très important, à cet âge-là, les caméléons supportent très mal les couvertures écossaises), prenez votre mal en patience et passez très vite le concours de l'IUFM avant qu'ils le suppriment. Même si vous ne le réussissez pas, ils vous recruteront peut-être ensuite comme LC.
Si vous sentez que des PE font un boulot "pas terrible", qu'attendez-vous et pourquoi préférez-vous rester sur cette charge ô combien précaire d'AVS ? Apparemment, vous seriez largement aussi utile ailleurs.

Écrit par : catmano | 24 novembre 2008

Ecrit par : Robin | 23 novembre 2008
Cher Robin,
Loin de moi l'idée de défendre les séquences, mais l'effondrement de l'enseignement grammatical a des causes plus anciennes. N'avez-vous pas entendu parler du Plan Rouchette, du Manifeste de Charbonnières ou des délires de l'inspecteur Toraille ?
Cordialement.

Ecrit par : guy morel | 23 novembre 2008

Nous attendons avec impatience les résultats de l'enquête de l'inspecteur Morel-Rouletabille sur ces trois "crimes parfaits" dont personne ne connaissait jusqu'à présent les auteurs !

L'inspecteur Toraille aurait assassiné la grand-mère ? Bigre, c'est pire que "Le mystère de la chambre jaune" !

Bonne journée à tous et bonne enquête ! ;-)

Écrit par : Robin | 24 novembre 2008

"Je ne suis pas sûr que beaucoup craignent désormais d'être traités de réactionnaires."

Ecrit par : victor | 23 novembre 2008

C'est évident! C'est presque devenu une qualité, maintenant!
Ségolène Royal, la télévangéliste, (sur France inter en ce moment), est "moderne", Reagan et Thatcher, qui prônaient le retour à l'âge de pierre social, étaient "modernes", et ceux qui protestent contre la mise à sac du PNR, (qui a un peu plus de soixante ans) sont des réactionnaires! Le voilà, le "double langage", le vrai.

Écrit par : Christophe Sibille | 24 novembre 2008

Qui illustre une assez remarquable "double pensée".

Écrit par : Christophe Sibille | 24 novembre 2008

"Cafecalva, sympathisez avec elle, cela vous permettra peut-être de lui susurrer quelques petites choses hors de la présence des élèves (très important, à cet âge-là, les caméléons supportent très mal les couvertures écossaises), prenez votre mal en patience et passez très vite le concours de l'IUFM avant qu'ils le suppriment. Même si vous ne le réussissez pas, ils vous recruteront peut-être ensuite comme LC.
Si vous sentez que des PE font un boulot "pas terrible", qu'attendez-vous et pourquoi préférez-vous rester sur cette charge ô combien précaire d'AVS ? Apparemment, vous seriez largement aussi utile ailleurs."

Ecrit par : catmano | 24 novembre 2008

C'est vrai, outre le fait que ce témoignage donne lieu, comme d'habitude, à une généralisation peu scientifique, (je peux témoigner, en passant pas mal de temps dans les écoles, que c'est plus l'exception que la règle), je suis tout à fait d'accord avec le témoignage de Catmano. Il vaut mieux faire ce qu'il faut pour aller vraiment "mettre les mains dans le cambouis" que se lamenter.
Et merci à Guy. J'attends aussi avec impatience le compte rendu, sur le site de "projet Slecc".

Écrit par : Christophe Sibille | 24 novembre 2008

"Il y a 2 ou 3 ans, une collègue néo-titulaire faisait démarrer la période médiévale au VIII ème siècle dans une sorte de séquence à la con se rapportant vaguement à de l'histoire de la musique. Je lui ai parlé de Venance Fortunat (VIème siècle) et des hymnes de St Ambroise (IVème siècle) sans que cela provoque de réaction...sans doute une forme de double-pensée acquise à l'IUFM."

Ecrit par : Manu | 24 novembre 2008

Oh, c'est vraisemblablement bien antérieur, et ressemblerait plus à des carences datant de son parcours universitaire.

Écrit par : Christophe Sibille | 24 novembre 2008

Merci pour tout. Je travaille déjà comme ça (sans manuel), avec des leçons de grammaire que je concocte moi-même. Mais quel boulot !

Ecrit par : Rodrigue du Gers | 23 novembre 2008

N'allez pas trop vite! La grammaire ne s'infuse pas en quelques semaines à des élèves qui n'en ont jamais fait de leur vie. "Qui va piano va sano". Alors ne vous écrasez pas sous le travail en 4ème. Du moins à mon humble avis et compte-tenu de mon expérience. Pour ma part j'y vais à un rythme tranquille. Tout est tellement nouveau pour eux...

Écrit par : Jean | 24 novembre 2008

@Amélie,
Il doit y avoir un bug quelque part ; cela fait quatre fois que je poste le lien avec l'analyse de la circulaire Chevènement sur la maternelle.
Et rien ne passe.

Écrit par : guy morel | 24 novembre 2008

Ah, j'exagère ?
Tapez "affaire de Montmirail" sur Google, et jetez donc un coup d'œil sur les premiers sites (entre autres le premier :
http://desirsdavenir.over-blog.com/article-1870012.html
Et puis après, revenez discuter, si vous osez.
JPB

Écrit par : brighelli | 24 novembre 2008

Spéciale dédicace pour notre obsédée du blog

http://www.telegraph.co.uk/news/newstopics/celebritynews/3494296/Michael-Jackson-converts-to-Islam-and-changes-name-to-Mikaeel.html

Écrit par : amélie fan club | 24 novembre 2008

Après qu'Amélie ait terrassé CS, voilà que même les perfides albioneux s'en mêlent.

Avoir sciemment inséré la photo de notre ami dans une brève relatant les activités d'un prof de musique pédophile, c'est vraiment abject.

Voilà, c'est dit.

http://www.telegraph.co.uk/education/primaryeducation/

Écrit par : dugong | 24 novembre 2008

Comment, monsieur Brighelli, peut-on être assez cruel pour se gausser de la déliquescence du premier parti de France qui va devenir le parti le premier parti ! ?

Ne voyez-vous pas, derrière vos grands yeux de biche aux bois, la détresse des camarades, les larmes et les pleurs !

Vous riez sans pudeur du malheur de vos ennemis !

Bah !
je le savais, moi, que vous êtes un être sans coeur ni éthique !
Bon, je suis d'accord avec vous contre les curetons (de toutes natures) mais Amélie a raison, Aubry joue avec le feu musulman .... elle pourrait bien s'y brûler les moustaches et la barbe !!!!!

Allez, c'est dimanche, parlons d'autre chose !


Dimanche 23 novembre 2008

Mal bouffe et compassion

J’ai mangé, bien que ça me soit interdit, des tripes à la mode de Caen.
Et cette simple désobéissance m’a remémoré tant de souvenirs !
Quand j’étais jeune, ma maman me disait :
« Yfig, tiens, prends le porte-monnaie et va nous acheter trois kilos de tripes chez le boucher. »
Les tripes, ça ne valait rien. Un vrai plat de pauvres.
Les tripes, elles trempaient dans une bassine en inox et le boucher nous les pesait large, pour compenser les pertes.
Les boyaux étaient entiers, ou presque.
Il fallait les laver longuement et l’odeur était difficile à supporter.
Il fallait les laisser tremper toute la nuit dans la saumure après les avoir coupée grossièrement.
Ensuite, il fallait les laisser cuire dans la bassine sur le poêle à bois toute une journée.
Enfin, on les cuisinait avec beaucoup de carottes et quelques pommes de terre.
Et on en mangeait pendant au moins deux ou trois semaines.

L’autre plat de pauvre dont nous nous régalions, c’était la langue de bœuf.
Ca ne valait rien pas comme le foie ou les rognons qui avaient leurs lettres de noblesse !

L’autre jour, je vois mon petit fils qui s’amusait avec son chat qui s’amusait avec une souris.
Bien entendu, nous les adultes, ça nous révolte que des enfants filent un coup de main au chat quand la souris est sur le point de s’en tirer.
Le gamin, lui, il ne demande qu’une chose : que le spectacle continue, c’est pour cela qu’il ne laisse aucune chance à la souris, alors que nous, c’est notre compassion et notre sentiment de justice qui dirige nos sentiments. Si la souris est plus maligne que le chat, et qu’elle sauve sa peau …. Pourquoi lui refuser ?

Nous allons donc agir pour apprendre à notre enfant la compassion et tout l’bordel qui va avec. C’est ce qu’on appelle l’éducation « judéo chrétienne ».

Quand j’étais môme, on élevait dans la petite cour, derrière la maison, des lapins et des poules et c’était moi le tueur.

Nous donnions nos restes aux lapins et poules. Le pain rassis, les épluchures de légumes et même quelques coquilles d’œufs ou d’huîtres à Noël.

J’observais avec curiosité la reproduction des lapins … c’était à la fois fascinant et lassant car si répétitif et rapide !

Une fois, nous avons eu un coq, mais il était si agressif avec les poules, allant jusqu’à les blesser quand elles se refusaient, que nous avons fini par le manger, mais lui, c’est mon père qui l’a tué.

Parfois, le samedi, ma mère me disait :
« Yfig, tue-nous un lapin pour demain. »
J’allais au clapier et je choisissais un mâle, parce qu’on gardait les femelles pour la reproduction et je le laissais pendre en le tenant par les pattes arrières de ma main gauche …. Quand il avait fini de gigoter comme un diable, je lui assénais un grand coup du tranchant de la main droite sur le cou, juste à la base de la tête.
Parfois, ça faisait un craquement …. Ça voulait dire que j’y étais allé trop fort et que j’allais me faire engueuler par mon père qui ne supportait pas que l’on brutalise inutilement les animaux.
Mais la plupart du temps, je tapais juste et il n’est arrivé qu’une seule fois que je dépouille un lapin encore vivant !
Pour dépouiller un lapin, on lui attache une patte avec une ficelle qui est au mur. On fait une encoche, à l’aide d’un couteau bien affûté dans la peau de la patte attachée, puis dans l’autre patte et on coupe entre les deux jusqu’à ce que la chair apparaisse et que la peau pende de chaque coté du derrière. Là, on tire sur la peau à deux mains et la peau se décolle d’elle-même jusqu’à la tête, exactement comme on déshabille une femme ! (je blagueeeeeeeeeeeee !!!).
En tout cas, il faut dépouiller à chaud, parce que à froid, vous risquez d’avoir beaucoup de mal à faire glisser la peau le long de la bête froide.
Ma technique, à moi, c’était d’enfoncer le couteau dans le cul du lapin pour rejoindre l’encoche dans la patte. Ca facilitait largement le travail.
Dans le temps, on gardait les peaux et on les revendaient au fripier quand il passait dans la rue en gueulant « peaux … d’lapins, peaux … d’lapins …. » tout comme le cardeur gueulait « ma…te…las, so..mmier, ma…te…las, so…mmier, ma…te…las ….. » ou le vitrier « vitrier, vitrier … ».
Le fripier prenait aussi les peaux d’chats.

D’autre fois, ma maman me disait :
« Yfig, tue-nous un poulet (ou une poule), pour demain. »
J’allais au poulailler.
Le poulet, on l’accroche, mais par les deux pattes, à la corde qui sert à dépouiller le lapin. De la main gauche, on lui tient la tête en lui couvrant les yeux et de la main droite tenant le ciseau, on lui coupe d’un geste sec et rapide la langue au fond de la gorge et on s’éloigne vivement pour ne pas être arrosé de sang.
Ensuite, il n’y a plus qu’à attendre qu’il soit vidé de son sang.
Souvent, même mort, les nerfs s’agitent encore.
Mais ce n’est rien à côté des grenouilles qui séparées de leurs pattes arrières continuent de crapahuter dans l’herbe sur leurs pattes avant.

Toutes ces pratiques, bien entendu, ne se font plus à la maison. Il y a des endroits pour ça !
Notre civilisation ne supporterait plus ces manières de sauvage.

Mais je me souviens bien, moi, qu’en ce temps là, il ne nous serait jamais venu à l’idée de manger un lapin ou un poulet tué par quelqu’un d’autre sauf si on avait une confiance absolue en cette personne.



PS : message perso : Jeremy, je t'emmmmmmmm

Écrit par : Yfig, et la cuisine électorale ou pastorale | 24 novembre 2008

Pour Jean, trois pages de plus pour sa collection. On en est à combien en tout, maintenant ?

http://www.meirieu.com/ACTUALITE/bloc_notes_19_11_2008.pdf

Écrit par : catmano | 24 novembre 2008

Référence indispensable pour bien comprendre l'actif et le passif (non, ce n'est pas une video X homo, bande de plaisantins) :

http://tf1.lci.fr/infos/france/politique/0,,3435893,00-1981-debat-giscard-mitterrand-.html

Écrit par : Jeremy | 24 novembre 2008

"Une deuxième bonne nouvelle pour les Länder de l’Est au moment où l’évaluation internationale de l’OCDE sur les systèmes scolaires en Europe (Etude PISA) menée en 2006, et dont les résultats analysés ont été publiés la semaine dernière, classe, pour l’Allemagne, la Saxe en tête devant la Bavière. Dans les deux cas, c’est parce qu’on a reconnu une valeur certaine au socle industriel et scientifique de l’ancienne RDA, les deux enquêtes le disent, que ces bons résultats sont obtenus. A Iena, c’est à la fois la tradition de l’Université et la reconversion réussie de Carl Zeiss que l’on a pu attirer les centres d’innovation (Max Planck-, Leibniz- et Fraunhofer Gesellschaft). Dans les lycées de Saxe, la tradition de l’enseignement d’excellence des sciences n’a pas été engloutie dans les restructurations de la réunification."

http://www.marianne2.fr/Ma-semaine-allemande-Opel-est-bien-allemand,-Angela-Merkel-s-en-convainc_a93461.html?PHPSESSID=06b909afaf21260e788b286573633d32

Croyez-vous que les pédagogos commenceraient un début de commencement de repentir... La réalité est trop cruelle, supprimons là et continuons à nous tromper ... et à tromper toute un génération...

Écrit par : Philippe | 24 novembre 2008

Très beau reportage, à "Dimanche +", sur les jeunes gommeux de l'UMP qui sortent de leur huitième arrondissement pour essayer d'aller convaincre les élèves des lycées des quartiers un peu populaires du bien-fondé des doctrines de Zébulon, et, accessoirement, de les encarter*. J'aurais voulu savoir ce qu'en pense Carole, si soucieuse qu'on préserve les lycéens de toute subornation politique.
De quelque bord qu'elle soit, cette subornation?

*Ces pompeux cornichons mériteraient peut-être le même traitement, à une consonne près, par le bon Noël Godin.

Ecrit par : Christophe Sibille | 23 novembre 2008


Je ne peux me permettre de juger ce reportage, vu que TV5 Monde nous présente en boucle (15,20 à 50 fois) de vieux programmes dans le cadre de la Prévention Alzheimer.

D'autre part, je trouve votre remarque osée. Faudrait-il vous rappeler l'histoire du socialisme depuis 1 siècle et l'orientation cartelliste de la gauche à l'école.

Ils sont supers forts à "gôche" :

Leurs armes : infiltration de l'EN (profs syndiqués and co) + manipulation orale + écrits + choix des oeuvres + films + assos style MRAP)....
Rousseau disait : "on façonne les plantes par la culture, les hommes par l'éducation). Cela leur a donné de superbes idées à vos amis.

Leurs munitions : Les élèves + étudiants (la Fac et son superbe état aujourd'hui).

Leurs moyens financiers : mise à disposition du budget de l'état sans contrôle + presse écrite/audio, à la barbe du pauvre contribuable.

Dubreuilh (SFIO) disait au début du siècle :
"Renforcer les troupes du parti - Il ne suffit pas de recruter des éléments nouveaux, il faut les faire nôtres, expressément nôtres et définitivement". Il faut creuser !

Mais, à cette époque, les enfants lisaient, comptaient, écrivaient et comprenaient ce qu'on leur disait, même s'ils n'allaient pas très loin dans leurs études. La classe ouvrière avait peu de moyens (pas de télé, etc...). Donc c'était du recrutement sur terrain, dans les "cagnes", universités... Il fallait viser le psychisme des masses. Il fallait aller plus loin : l'ECOLE. Vivier de cerveaux tous neufs, influençables à souhait. On va formater tout ce petit monde et parier sur l'avenir. Vengeance sur la fameuse bourgeoisie et la religion.
Ce qu'ils ont oublié, à travers ce type de manoeuvre, c'est que des "experts-socios-démagos" allaient anéantir intellectuellement tous ces gamins. Certes, ils réfléchissent mal, certes, ils écrivent mal, certes on leur a volé l'instruction, mais autant aux enfants de gauche que de droite.
Les seuls chanceux, si je puis dire, ce sont les gosses de parents qui peuvent parer au désastre. Et encore !

Et le résultat aujourd'hui, c'est que des familles de gauche comme de droite connaissent le ravage fait par l'école.
L'école devrait être neutre et ce n'est pas le cas.

Donc, sans défendre ceux que vous traitez aimablement de cornichons, s'ils sont en dehors de l'école, pourquoi pas ?
La démocratie existe encore, non ?

J'ai moi aussi une question à vous poser, monsieur le professeur de musique IUFM.
"Comment DOIT être ENSEIGNEE la musique à l'école ?

En privé, je sais, mais à l'école, je ne sais pas, c'est le trou noir.

Écrit par : carole | 24 novembre 2008

@Amélie.
http://www.slecc.fr/programmes_grip/historique_progmat_janv2008.pdf

Écrit par : guy morel | 24 novembre 2008

L'inspecteur Toraille aurait assassiné la grand-mère ? Bigre, c'est pire que "Le mystère de la chambre jaune" !

Bonne journée à tous et bonne enquête ! ;-)

Ecrit par : Robin | 24 novembre 2008



http://tf1.lci.fr/infos/high-tech/0,,3333776,00-cluedo-debarque-sur-internet-.html

Écrit par : Amélie plus jamais ça ! | 24 novembre 2008

L'inspecteur Toraille aurait assassiné la grand-mère ? Bigre, c'est pire que "Le mystère de la chambre jaune" !

Bonne journée à tous et bonne enquête ! ;-)

Ecrit par : Robin | 24 novembre 2008




http://tf1.lci.fr/infos/high-tech/0,,3333776,00-cluedo-debarque-sur-internet-.html

Écrit par : Amélie | 24 novembre 2008

@Amélie
Le Che et la maternelle
http://www.slecc.fr/programmes_grip/historique_progmat_janv2008.pdf

Écrit par : guy morel | 24 novembre 2008

Nouvel essai
http://www.slecc.fr/programmes_grip/historique_progmat_janv2008.pdf

Écrit par : guy morel | 24 novembre 2008

"J'ai moi aussi une question à vous poser, monsieur le professeur de musique IUFM.
"Comment DOIT être ENSEIGNEE la musique à l'école ?"

Ecrit par : carole | 24 novembre 2008

J'aurais beaucoup de réponses à la question: "comment ne doit-on pas enseigner la musique à l'école?", et plusieurs à celle: "comment peut-on enseigner la musique à l'école? Aucune précise à celle que vous posez.
On a déjà eu quelques échanges ici avec Manu, et nous sommes, (quoique très éloignés politiquement), concernant ce sujet précis, sur un certain nombre de choses.
Je peux développer mon point de vue, mais une très longue contributions risquent d'ennuyer les blogueurs; (je ne suis pas Roger Felts, qui réussit si merveilleusement à être tellement passionnant dans ses messages de quatre-vingt lignes).
Je (re) laisse donc mon mail, si mes conceptions de l'enseignement de la musique vous intéressent:
ch.sibille@wanadoo.fr
Cordialement.

Écrit par : Christophe Sibille | 24 novembre 2008

Je m'insurge : Christophe, l'ensemble du blog a le droit d'être informé de vos conceptions de l'enseignement ! Même si c'est très long, RF n'y trouvera rien à redire — il connaît la musique…
JPB

Écrit par : brighelli | 24 novembre 2008

@ Sibille écrit :
« Mais vous en êtes un autre! La preuve, vous êtes en quasi-pâmoison devant l'expression en langue française de Monsieur Felts. »

Je réponds :
@ « Il est vrai qu'avec une moyenne de trois lignes et demie par intervention, il est difficile de se pâmer devant la beauté de votre langage. »

Sibille n'hésite pas à répondre :
@  « Évidemment, si pour vous, qualité est synonyme de quantité, vous êtes sur la bonne voie. »

Je ferai remarquer à l'honorable Sibille qu'il manie mal la dialectique :
Si incontestablement une petite ou une grande quantité d'expression écrite ne garantit en aucun cas de la qualité du contenu ; il y a beaucoup plus de chance d'avoir un contenu cohérent et intellectuellement satisfaisant dans un texte développé que dans un texte trop bref. Il n'y a qu'un génie pour être capable de faire ressentir la richesse du monde en trois lignes et demie.
Je n'ai pas ouï dire que dans “Bonnet d'âne”un génie était parmi nous et encore moins que ce génie pouvait s'appeler Christophe Sibille…
Par contre, la catégorie des ânes semble progresser régulièrement. Ce qui sur un site portant un tel nom apparaît naturel :
Nous avions l'âne de Guy Morel qui de par ses qualités spécifiques mérite bien ce qualificatif.
Plus subtilement un individu ayant emprunté mon identité trouva le terme d'équidé pour qualifier les difficultés qu'avaient certains à manier le concept de phobie. Un esprit avancé y ajouta le terme de solipède. Nous avons exclu celui qui pensait que gastéropode pourrait aussi faire l'affaire.
Enfin, l'habitude fâcheuse de certains à relever les fautes d'orthographe de leurs petits camarades amena les esprits les plus éclairés à relever que le souci pointilliste et obsessionnel de telles pratiques était un bel exemple de la science des ânes… C'est à ce titre que vous Christophe Sibille faite partie de cette confrérie. Mais vous aurez le plaisir de savoir que votre société vient d'augmenter d'une unité en la personne de Merde en Boudin. Étant arrivé à relever deux fautes d'orthographe sur deux de mes textes, il apparaît assez pourvu pour pouvoir prétendre à la titularisation dans la science des ânes…
Vous êtes assez versé dans ce domaine pour ne pas confondre avec la science des âmes qui est un domaine beaucoup plus aléatoire dont vous êtes d'ailleurs exclu. Les ânes n'ont pas d'âme, ils ont par contre une queue avec laquelle ils chassent les mouches qui se réfugient alors sur des boudins… Ainsi va le cycle de la vie des mouches, des ânes et des boudins !

Écrit par : Roger Felts | 24 novembre 2008

Ah, j'exagère ?
Tapez "affaire de Montmirail" sur Google, et jetez donc un coup d'œil sur les premiers sites (entre autres le premier :
http://desirsdavenir.over-blog.com/article-1870012.html
Et puis après, revenez discuter, si vous osez.
JPB

Ecrit par : brighelli | 24 novembre 2008

Je n'ai rien à enlever à ce que j'ai dit.
Le procédé est indigne et a effectivement pour but d'éviter tout débat.

Écrit par : Pat | 24 novembre 2008

Les ânes n'ont pas d'âme, ils ont par contre une queue avec laquelle ils chassent les mouches qui se réfugient alors sur des boudins… Ainsi va le cycle de la vie des mouches, des ânes et des boudins !

Ecrit par: Felts

Quelle plume! Dommage que ce ne soit pas un peu plus long, on pourrait vous confondre avec Marcel Proust. :-)

Écrit par : Christophe Sibille | 24 novembre 2008

D'accord, Jean-Paul. Je synthétise, et j'essaie de faire cela dans la semaine. Mais, vous savez, j'ai déjà fait éditer deux recueils dans lesquels mes conceptions sont détaillées!

Écrit par : Christophe Sibille | 24 novembre 2008

Les ânes n'ont pas d'âme, ils ont par contre une queue avec laquelle ils chassent les mouches qui


mais les mouches peuvent changer d'anes avant que la cabane ne tombe sur le chien

Écrit par : rafale | 24 novembre 2008

Le jus pédagol est une mine d'information qui montre sans relâche que les voies de la déconnance sont universelles et sans limites connues.

Le numéro du jour nous présente les travaux de 3 jeunes chercheurs * de l'IPTS/IS/JRC/EU dans le domaine du "Social Computing" ** que je propose de traduire par Pipeaulogie Computationnelle.

A quoi t'est-ce l'IPTS/IS/JRC/EU , me direz vous ? le JRC (Joint Research Center) est une nébuleuse d'organismes de recherche de la Communauté Européenne. Il contient l'IS (unité Société de l'Information) dans laquelle on trouve l'IPTS (Institute for Prospective Technological Studies), basé à Séville.

Le document présenté, en anglais, *** comporte 10 pages en anglais dont 3 de "texte", 1 de biblio et tout le reste en pages de garde **** diverses.

Message principal : "New technologies, and especially social computing **, provide new opportunities for education and training, as they enhance learning and teaching, and facilitate collaboration, innovation and creativity for individuals and organizations. The benefits of deploying social computing and ICT for learning depend on the learning approach used, emphasizing the role and the skills of the teacher and the need for supportive settings for both learners and teachers."
la "Pipeaulogie Computationnelle pour l'Enseignement", voici une voie d'avenir, pleine de vents porteurs, pour tous les pédagols en mal de recyclage.

On attend avec impatience les premiers IGEN/IPR/IEN atteints.

On finira par regretter notre bon vieux meiriol…

* On trouvera les pédigrés des trois gugusses responsables de la chose ainsi que de tout le staff dans http://is.jrc.ec.europa.eu/pages/staff.html
** les outils du "social computing" sont, par exemple, MySpace, Facebook, SecondLife
*** http://ftp.jrc.es/EURdoc/JRC48707.TN.pdf
**** j'aurais préféré une bonne page de mise en garde.

Écrit par : dugong | 24 novembre 2008

Sur la voix passive : je pense qu'il est nécessaire de l'enseigner dès le primaire, ou au début du collège : en 5ème ou 4ème, c'est difficile.
C'est une voix très utilisée en anglais, même si le complément d'agent n'est pas toujours exprimé.
La difficulté qu'éprouvent tant d'enfants au collège pour faire de l'anglais est dûe au fait qu'ils sont nuls en grammaire française, et que l'anglais est abordé de la même façon que le français en GS et Cp : globalement.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 24 novembre 2008

Car il faut bien le dire : le vote Royal est un vote éminemment réactionnaire...
JPB Beau lapsus à l'instant de sainte Ségo sur Canal +: "il faut se tourner sur le passé..." en voulant dire, "vers le futur".

Écrit par : marigot | 24 novembre 2008

;-)... Excellent!

Écrit par : Christophe Sibille | 24 novembre 2008

Un: je vous annonce que j'ai créé mon blog parce qu'uil y a eu du tirage avec la modération du MONDE.
C'est LA REPUBLIQUE DES LIBRES. Il a une semaine et il est bien parti. Mais vous vous en foutez, et vous avez raison.
Deux: Le spectacle, en effet ,que donne le PS est au-delà du consternant. Royal, elle me fait penser à un gonze qui joue au Monopoly depuis des plombes, qu'a réussi à foutre trois maisons sur Avenue de Breteuil, Avenue Foch, Boulevard des Capucines et qui tombe juste là sur la Rue de la Paix avec un hôtel et qui balance tout à dâche tellement elle est mauvaise joueuse.... le PS a atteint , je crois le degré extrême de la bêtise politiquiie. pas de projet social, économique. L'écologie, le réchauffement del a planète??? Vous rigolez. RIen, rien que de sordides petites joutes affligeantes entre bovidés imbus d'eux-mêmes. Ces gens ont forfait à tout, y compris à la crédibilité d'une opposition à Naboléon, et c'est cela la plus grave. Pendant au moins un an , on n'a pas entendu le PS, occupé à préparer son "Congrès de Reims". Puis, maintenant que c'est passé, on va encore n'entendre le PS que pour le voir imploser. Les fromages uiltraconservateurs de l'UMP , qu'est-ce qu'ils se poilent!!!! Ils se haïssent entre aux au moins autant que les aubrystes et les ségolénistes, mais ils donnent l'illusion d'une unité m^ême de façade.
La France a la gauche la plus bête du monde. Le PS n'est qu'un partis de bobos, sans crédibilité populaire. Qui ne sert plus que de knout politique pour corriger l'UMP lors des élections. C'est-à-dire qu'on ne vote pas POUR le PS mais contre l'UMP. Dieu me garde, avant que je ne plie mon pébroque de revoir ces gens-là au pouvoir....et chacun sait le mal qu'ils ont fait à l'enseignement. La droite n'a même plus besoin de batailler, les IUFM ont fait tellement de mal en s'appuyant sur les "préceptes" éducatifs de la gauche et qui furent repris par Jospin , Lang et les autres: leit-motiv: les profs sont des merdes. Des capitalistes du savoir. Des impérialistes de la connaissance. Pour le pS; il fallait mettre l'enfant au centre du....et être d'abord Soeur Sourire avannt que de leur botter le train si nécessaire. On voit où nous en sommes. Darcos, il marche sur un cadavre. Alors facile de réformer...ou de faire semblant, et en fait d'amorcer la privatisation de l'enseignement et d'en exclure les pue-la-sueur. Table RASED!!!!!Les ignominies du pouvoir en place ne furent possibles que grâce aux conneries du PS.
Donc, le PS??? Qu'il crève. Qu'il crève pour avoir flétri les formidables (infantiles sans doutes et alors,) espoirs de 1981.
Je regrette d'avoir toujours voté pour ces cons.
Refondation??? Révolution, oui. Il faut foutre la gauche par-dessus tête, et pas que le PS!!! Le PC, ce vieux dinosaure agonisant, le Besancenot lisse genre Scientologue.....

Écrit par : montaigneàcheval | 26 novembre 2008

Pierre Frackowiak soutien de Ségolène Royal ?
Une fois de plus vous écrivez n'importe quoi, jpb !

Écrit par : lofi | 26 novembre 2008

Quant à Claude Roiron (qui est signataire de la même motion que Pierre Frackowiak , à savoir celle de Martine Aubry !), je doute que vous vous reconnaissiez vraiment dans ses propos ( http://www.reconstruirelagauche.fr/?q=node/1255 ).
Raccourcis, caricatures et mensonges dans vos écrits.
Comme d'habitude.

Écrit par : lofi | 26 novembre 2008

Je ne vois pas trop ce que je reprendrais — sauf à chicaner sur les détails — de la déclaration dont vous donnez les références. Qu'est-ce qui vous gêne, là-dedans ? Le rappel de la merveilleuse idée de Ségolène de mettre les gosses difficiles dans les casernes ? Je ne sais quelles fessées suavement pédagogiques elle a reçues dans son enfance, mais le moins que l'on puisse dire, c'est que ça l'a marquée : les enfants battus deviennent facilement parents batteurs, n'est-ce pas… Tout en interdisant aux autres de le faire. Quant à l'insistance de Claude Roiron sur la laïcité ou la culture commune, actuellement très menacée (mais peu vous chaut, peut-être ?), je la signe des deux mains.
Cela dit, j'ai un léger doute qu'elle l'ait rédigée elle-même. Il traîne là-dedans quelques fautes qui sentent l'étudiant ex-UNEF faisant des piges pour le PS. Mais tous les politiques ont leurs nègres — simplement, celui de Fabius est meilleur que ceux de Ségolène…
Allez, couchés, vous avez perdu. Et pour longtemps. Royal est dans une impasse où elle butera sur Bayrou. Aubry à (sa) gauche, elle est obligée de se démarquer sur sa droite. En entrant au gouvernement, avec Manuel Valls, peut-être ?
JPB

Écrit par : brighelli | 26 novembre 2008

Rien ne me gêne dans cet écrit.

certainement pas la critique concernant les militaires ou a fin de la carte scolaire (j'ai toujours été contre et l'ai écrit il y a bien longtemps ; à l'époque où vous envoyez vos lecteurs sur désirs d'avenir pour y défendre le port de l'uniforme dans les écoles ! ).

certainement pas non plus le rappel de la nécessité de conserver les zep (que vous souhaitez voir supprimées) : "C’est pourquoi, pour plus de justice sociale, il faut doter les établissements en fonction des catégories socio professionnelles qu’ils accueillent."

ni ceci :

"Enfin il faut instaurer une vraie relation de confiance entre les parents et l’école car le soutien, la participation des parents à l’apprentissage scolaire de l’enfant est déterminant dans sa réussite. Pour cela commençons par refuser la culpabilisation des parents dont les enfants posent problèmes et cessons de les classer entre bons ou mauvais parents."
ou encore ceci :
"l’école doit permettre ce temps d’appropriation du savoir par chaque élève cela nécessite une approche nouvelle et des pratiques complémentaires, voire l’extension des missions des enseignants."

ou surtout :
"Il y a donc là une véritable nécessité de justice sociale et le débat ne saurait se limiter à la seule question de l’autorité ou du respect, certes nécessaire, qui ne se décrète pas mais se construit. Nous ne pouvons aujourd’hui nous réfugier dans le discours nostalgique et manichéen de la discipline et du magistère du verbe."

et
"Mis en cause dans l’exercice même de leur profession (exemple l’affaire de la lecture globale)"

Franchement, je ne reconnais pas là les propos exprimés ici ou sur les tracts du snalc ! Je chicane sur des détails ? Ils sont gros les détails; non
Vous n'aimez pas reconnaître que vous aventurez parfois sur des terrains inconnus et que de fait vous écrivez n'importe quoi (Fracko soutien de Ségolène, le pauvre il a dû s'étouffer en lisant ça !).

Que voulez-vous, ceux qui vous citent sont à droite ! et quand vous croyez en trouver à gauche, vous vous trompez !
(Chevènement ? mauvaise pioche)

quant à la laïcité, c'est peut-être la seule idée qui nous rejoint, évitez de faire croire que vos "adversaires" sont contre. Il est vrai que contrairement à certains de vos commentateurs, j'évite de la confondre avec de l'anti-islam primaire.

Écrit par : Lofi | 26 novembre 2008

Message pour Rodrigue du Gers et Dobolino (que je remercie) à propos des livres de Galichet.
Je confirme : ces livres sont excellents. Clarté, logique, précision. Je vais les proposer au professeur de français de ma fille (3ème)...

Écrit par : VBB | 26 novembre 2008

Brighellei ou la mauvaise foi incarnée

Et pas seulement la mauvaise foi

Royal a fait 50% et certainement plus (je suis au PS et je sais ce qui s'y passe!) quand Aubry est passée de 71% (elle a toujours revendiqué ce chiffre) à 50% et certainement moins! Quel gadin!!!!!

Pauvre Brighelli! Ne vous aventurez pas en politique. Vous êtes déja particulièrement faible dans l'art de convaincre, vous voila nullissime dans la lecture de l'événement politique

Allez déversez votre bile sur d'autres; vs savez faire

Vs ne savez faire QUE ça d'ailleurs

Écrit par : cécilia | 27 novembre 2008

Cécilia : aussi nulle que la Dinde! nullissime!

Écrit par : Pedro Cordoba | 27 novembre 2008

C’est le producteur Dominique Besnehard qui organise la chorégraphie des meetings de Ségolène Royal. Quand on voit la tronche du ballet, ça donne pas envie d’être du côté du manche !

Écrit par : Christophe Sibille | 27 novembre 2008

L’adoption de la motion sortante au congrès du PS fonctionne suivant les principes de la quatrième république, le vote pour l’élection du premier secrétaire selon ceux de la cinquième république, Arnaud Montebourg voulait instituer la sixième république. Résultat, Nicolas Sarkozy pourra rétablir la monarchie en mai 2012.

Écrit par : Christophe Sibille | 27 novembre 2008

Message pour Rodrigue du Gers et Dobolino (que je remercie) à propos des livres de Galichet.
Je confirme : ces livres sont excellents. Clarté, logique, précision. Je vais les proposer au professeur de français de ma fille (3ème)...

Ecrit par : VBB | 26 novembre 2008

Dès que vous pouvez me les faire revenir, je m'y remets. J'ai hier corrigé un cours de physique dans le cahier de ma fille. Il y a une nette amélioration mais encore que de participes passés/infinitif du premier groupe inversés, que de c'est à la place des ces, noyeau et manque de s...
Non, Toto, pas Léo et Léa car il ne s'agit plus d'ignorance mais d'automatismes non acquis par manque d'exigences et je m'en foutisme consécutifs, alliés à une absolue non-étude de la grammaire française.

Écrit par : dobolino | 27 novembre 2008

Merci pour votre réponse à ma question précédente.

Un autre point me travaille, c'est l'attitude des académiciens sur l'enseignement des sciences (cf. ci-dessous). A t-on affaire à des vieillards complètement ignorants de la réalité du terrain ou à des carriéristes soucieux de rapporter des financement à leur laboratoire d'attache??
Pourquoi ne pas promouvoir le "travail en équipe", la méthode inductive et le dogme hypocrite de l'"élève au centre" tant qu'ils y sont.?!
D'autant que ce point de vue n'a pas l'air de faire l'unanimité à l'académie non plus!

cordialement
O.Taviau


http://www.canalacademie.com/Xavier-Darcos-la-reforme-de-l.html

"L'enseignement des sciences à l'école est un thème cher à l'Académie des sciences puisque c'est ici qu'est né le concept de La main à la pâte (1996), avec les académiciens Yves Quéré, Pierre Léna et Georges Charpak. Parallèlement, l'Académie des sciences avait émis une série de recommandations au printemps 2008 au ministère de l'Education nationale sur l'enseignement des sciences.
Suite à la communication de Xavier Darcos, Pierre Léna, membre de l'Académie des sciences, membre fondateur de la Main à la pâte, a pris la parole pour faire part des recommandations de l'Académie des sciences dans ce domaine.
(...)
L'Académie aimerait voir se développer le travail expérimental et la pédagogie d'investigation dans l'enseignement, créer des liens plus étroits entre science et technologie"

Écrit par : olivier taviau | 28 novembre 2008

J'adore votre blog, je vous remercie pour votre aide, et je partage complètement votre opinion... J'insiste, votre billet est bon, je reviendrai régulièrement vous lire... PS : Par hasard, auriez-vous des blogs à me recommander ?

Écrit par : poele a granules | 19 octobre 2010

Cécilia,

Vous incarnez ce PS aveugle et sourd, cela fait des décénies que le PS nie la réalité, nie la logique, nie toute forme de pensée.

Nous vous remercions d'être passée.

Écrit par : Anaxagore | 19 octobre 2010

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