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10 novembre 2008
Cacophonies syndicales
Cacophonies syndicales
Jeudi dernier 6 novembre était organisée au Ministère des Universités, rue Descartes, une réunion au sommet sur la mastérisation et les nouveaux concours.
J’ai eu ici même l’occasion d’en dire tout ce qu’on pouvait en penser – m’appuyant sur des analyses bien plus pertinentes que ce que j’aurais pu produire seul (1) : je comprends le souci de s’aligner sur ce qui se fait en Europe, je saisis bien, parce que j’ai lu Marie Duru-Bellat (2), que cette « mastérisation » témoigne d’une fuite en avant dans l’inflation générale des diplômes, je sais même que la plupart des syndicats y sont favorables (3), et je me doute que renvoyer la balle aux universités, en leur suggérant de définir des masters « professionnels », vise sans doute, à moyen terme, à régionaliser le recrutement pour en alléger la charge financière… Reste toutefois à matérialiser ces masters : les premiers à réagir ont été les IUFM. Supposés dissous dans les facs, ils ont vu dans cette mastérisation l’occasion non seulement d’y survivre, mais d’en prendre le contrôle. Les universitaires, confinés dans leurs UFR, n’ont compris ce qu’on leur faisait qu’avec un léger retard… Les voici donc alarmés, les voici qui donnent de la voix (4).
La DGES, dorénavant patronnée par Patrick Hetzel, auparavant conseiller Education de François Fillon (et qui s’intéressait déjà à la question à Matignon), a publié à la mi-octobre un document de travail relativement bien accueilli, en ce qu’il ouvre la possibilité d’inventer des masters diversifiés. La DGES suggère ainsi de « veiller à ce que les formations offertes constituent des masters au sens plein du terme, répondant au double objectif de préparer les étudiants au doctorat et de leur offrir un parcours qualifiant et professionnalisant », et précise : « Tous les masters donnent accès aux concours de recrutement des enseignants ». C’est redonner aux disciplines une priorité que la dictature des Sciences de l’Education semblait étouffer.
L’objet de la réunion tenait donc moins à la définition desdits masters qu’aux difficultés liées à un calendrier trop serré, de l’avis de tout le monde (les maquettes sont censées être remises fin décembre). La discussion promettait d’être stimulante… D’autant que la salle choisie pour les trente personnes présentes tenait plus du cagibi, dans les combles d’un joli hôtel particulier dont les salons resteront définitivement privés, promettait, par son aspect sauna, de faciliter les contacts…
Et pour animer les débats, Valérie Pécresse a délégué un certain Thierry Coulhon, mathématicien de son état, président, jusqu’à la rentrée, de l’université de Cergy-Pontoise (5). Cheveux poivre et sel, et des rides parallèles qui trahiraient peut-être un goût pour le rire, s’il n’avait pas choisi de se composer un masque aussi rébarbatif que possible. Je ne comprendrai jamais que l’on choisisse, pour dialoguer avec des syndicats fort dissemblables et plus susceptibles qu’un boisseau de jolies filles, les personnes les moins faites pour les séduire. Il fallait un danseur, ce fut un mathématicien qui l’obtint.
Thierry Coulhon a donc pris la parole pour lancer les débats, d’un ton cassant, le débit précipité, le regard froid derrière ses lunettes — tous les signes extérieurs de cet autoritarisme que les demi-habiles croient être de l’autorité, et qui témoigne en fait d’une vraie crainte de ne pas être pris au sérieux.
Le représentant de la CGT prend alors la parole. C’est un syndicat où, quelle que soit la branche, ils se déguisent en métallos : ventru, bourru et moustachu, il pose une question sur la formation des PLP, et des disciplines professionnelles. Thierry Coulhon, décidé à ne pas en rater une, réplique en lui suggérant de relire Marx…
Le SNESUP affirme qu’il est favorable à l’amélioration de la formation, que l’objectif master lui paraît cohérent, pourvu qu’il mène toujours à des concours nationaux recrutant des personnels statutaires — les uns et les autres sentent bien, dans le projet, la tentation de réinventer les maîtres-auxiliaires de jadis, avec les « reçus-collés » de ces masters nouveaux. Mais il dénonce d’un même élan un calendrier « démentiel » : le président d’université qu’est Thierry Coulhon, dit-il, devrait savoir qu’il faut au bas mot deux ans pour construire des maquettes cohérentes, afin d’envisager au mieux des dispositifs transitoires, des systèmes de soutien financier pour favoriser la diversité sociale du recrutement. Pour l’instant, les étudiants de M1 paniquent : y aura-t-il des bourses pour les postulants ? Sur quels critères ? Sociaux, s’il vous plaît, les critères, hein ! Pas question de bourses au mérite… Et ne pourrait-on envisager des mesures de pré-recrutement ?
Au tour de la représentante de la Fédération Nationale Enseignement Culture FO. Elle se dit elle aussi très attaché à des concours nationaux, et redoute que la « professionnalisation » amène une baisse des niveaux disciplinaires (ricanements du Conseiller, amusé qu’on demande moins de professionnalisation). Elle s’inquiète du projet qui suggère que des « membres de la société civile » soient au jury des concours. Enfin, elle proteste contre le projet de compagnonnage non rémunéré qui, sur le modèle des défunts CPR, servirait de formation professionnelle in situ aux nouveaux diplômés. Finalement, FO demande l’abandon complet du projet de mastérisation, et la non-publication du document : il ne s’agit plus même de revoir sa copie, mais de la déchirer. FO ne serait-il pas le plus réactionnaire de tous les syndicats ?
Le SGEN, inquiet lui aussi du calendrier, reste cohérent avec l’idéologie constructiviste qui est la sienne : le projet, explique-t-il, ne va pas assez loin ; il donne encore trop de poids aux disciplines, au détriment de l’aspect « professionnel », alors qu’une multiplication des stages, « des allers-retours entre théorie et pratique », donnerait bien plus « d’outils d’analyse » (?) aux futurs enseignants. Sans compter les nécessaires connaissances épistémologiques, didactiques, historiques… Le SGEN, ces derniers temps, aspire à dépasser le ministère sur sa droite.
Le SNALC, après avoir remarqué que la concertation se fait dans l’urgence et le désordre, après avoir revendiqué une plus grande formation disciplinaire, et non une pseudo-formation professionnelle (comme si la seconde ne dépendait pas de la première), pose la question de l’agrégation : si tout le monde est recruté à M2, quelle sera la spécificité du dernier concours de recrutement sérieux ? ( « Y’a qu’à la supprimer », a rigolé le représentant du SGEN assis à côté d’elle). Pour les bourses, ne serait-il pas possible de panacher critères sociaux et mérite ? Quant aux masters, le SNALC se félicite que subsiste une distinction forte entre masters disciplinaires de recherche et masters professionnels tout en s’inquiétant du contenu de ces derniers.
(Pour la petite histoire, le représentant du SGEN, qui se tenait à côté de la représentante du SNALC, lui a fait un signe de tête à la fin de son intervention — le côté « j’ai dit ce que je devais dire, vous avez dit ce que vous deviez dire, nous sommes l’un et l’autre dans notre rôle, si nous allions prendre un pot en sortant ? » Monsieur Cadart, je vous y prends !)
L’UNSA note qu’il eût été bon d’organiser une concertation avant, plutôt qu’après : ce que ce syndicat accepte pour la réforme des lycées, il le dénonce pour celle de la formation. Comprenne qui pourra… Et d’ajouter qu’il ne comprenait pas qu’on fasse encore des distinctions byzantines entre masters de recherche conduisant au CAPES et masters professionnels dévolus aux futurs PE : ne faisons-nous pas tous le même métier ?
Un certain Barjot intervient alors pour le Syndicat Autonome. Il s’inquiète lui aussi du calendrier (« Trois mois de plus, s’il vous plaît, Monsieur le bourreau… »), fait sur l’agrégation quelques suggestions pertinentes (un M2 complet, ce qui permettrait de dégager une année supplémentaire pour étudier un programme spécifique), et s’inquiète finalement de ce que vont devenir les étudiants collés : des maîtres-aux ! Des maîtres-aux, vous dis-je !
Alors Coulhon parla. Pour dire qu’il n’avait pas de réponses. Qu’il serait bien tenté de dire à ces messieurs-dames d’aller voir chez l’employeur (la rue de Grenelle), mais qu’il va tenter de s’en garder ! Que le ministère discute de façon positive sur le sujet avec l’Inspection Générale… Au représentant de la CGT, il affirme que les masters ne concernent pas les PLP — ce que son adjointe (Marie-Danielle Campion, directrice adjointe du Cabinet) dément aussitôt (au ministère aussi, ils devraient pratiquer la concertation préalable) : tout le monde sera recruté à Bac + 5, précise-t-elle. Et c’est un master mutualisé pour les parcours des PE / PLP / Certifiés qu’il faut monter : un dispositif très complexe, reconnaît-elle…
Flou inacceptable, déclare alors le responsable de l’UNSA. Mais Thierry Coulhon tente de reprendre la main : « Toutes vos questions touchent à la formation des maîtres, pas à la circulaire qui est aujourd’hui l’objet du débat. Vous avez bien saisi l’ambition de la réforme — et certes le calendrier est serré, mais incontournable… » Il n’est pire sourd que… Il s’aperçoit soudain qu’il a oublié la vaseline : « Discussion riche et intéressante », lâche-t-il. « Serait-il possible de mettre par écrit tout ce qui a été dit ? Ainsi, quand nous nous reverrons début décembre… « Le 2 ? » suggère assez fielleusement le SGEN. Monsieur le Conseiller ne relève pas : il n’a pas l’air de savoir que c’est la date des élections professionnelles… Il reste sur sa superbe et son quant-à-soi. On pourra, dit-il, proposer des maquettes pour fin décembre, et les affiner dans les deux années à venir… La règle du jeu ne peut d’emblée être parfaite…
Il doit être spécialiste du principe d’incertitude, ce mathématicien-là.
Néanmoins, il consent à suggérer à Patrick Hetzel de donner jusqu’au printemps pour définir les maquettes de masters. Les discours du style « mais c’est impossible ! » ne l’intéressent pas. La mutualisation des masters est souhaitable, mais il faut aussi les différencier, car les métiers de PE et de Profs du Second degré ne sont pas tout à fait semblables : mais il n’y aura pas un « master chic » pour les uns, et un « master pauvre » pour les autres. Tous égaux ! « Ouais, marmonne le responsable CGT, les PE, ils doivent aussi apprendre à changer les couches… »
Et quant à la maquette des concours, c’est au Ministère de l’Education de fixer les choses. Ça, c’est la technique bien connue dite de la patate chaude. Même chose en ce qui concerne les stages : adressez-vous à Darcos !
Commence alors une vive discussion sur la question des bourses et de l’allongement des études. La CGT, très remontée, fait remarquer que le recrutement à M2 augmentera les difficultés financières des étudiants. Et d’en déplorer le principe même, comme FO — ce à quoi Frédérique Rollet, représentant le SNES, objecte qu’au contraire, l’allongement des études revalorisera toute la profession… « Tous les cadres de rang A de la Fonction Publique sont recrutés à Bac + 5, alors, pourquoi pas nous ? » Ils devraient aussi se concerter, chez les syndicats de gauche…
Thierry Coulhon reprend la parole pour préciser les modalités de stages : entre l’écrit des concours (janvier) et l’oral (juin), il y aura bien de quoi caser la préparation de l’oral, le passage des masters, et des stages en situation : ce n’est plus Marx qu’il devrait citer, c’est Stakhanov. La question amène une discussion animée — c’est le moins que l’on puisse dire : on était à deux doigts du pugilat — entre les divers syndicats présents… Il y a toujours, dans ces réunions, un moment où le coffre — et la « rude carrure », voir plus haut — reprennent le dessus. Peut-être devrait-on commencer par là : on les enferme, on les laisse régler les comptes, et on se plie à l’avis des survivants.
Quant à ceux qui échoueront… Heu, franchement, c’est une question difficile, dit Monsieur le Conseiller… Mais si les représentants du ministère ne sont là que pour répondre aux questions faciles, avons-nous encore besoin d’eux ?
Il est 17h45. Cela fait plus de trois heures que l’on se dispute de façon parfaitement stérile. On convient donc de reprendre les conversations en décembre. D’ici là, le Conseiller va s’informer — et les syndicalistes faire des haltères et du sac de sable.
Jean-Paul Brighelli
(1) Voir en particulier la remarquable analyse sur la mastérisation de notre ami Pedro Cordoba sur http://www.r-lecole.freesurf.fr/
(2) Marie Duru-Bellat, l’Inflation scolaire, les désillusions de la méritocratie, la République des idées, Seuil, 2006.
(3) Le SNALC a ainsi proposé en 2007 un recrutement pour le CAPES à M1, et à M2 pour l’agrégation. Le ministère a cru mieux faire…
(4) Voir http://www.sauvonsluniversite.com/. On y trouvera non seulement les textes officiels (ainsi, l’intégralité de la « circulaire Hetzel), mais aussi quelques analyses de valeur.
(5) Voir http://www.u-cergy.fr/rech/pages/coulhon/




Commentaires
Comme toujours le premier commentaire est creux et n'existe que pour être le premier commentaire…
D'autant plus facilement que sur le sujet un non professionnel comme moi n'a aucune, mais aucune connaissance de ce que peut être le Schmilblick.
Machin corrigez s'il y a des fautes, en particulier à Schmilblick
Ecrit par : Roger Felts | 10 novembre 2008
Mouais...
Pas vraiment encourageant tout cela.
comme d'habitude, je remarque que les sociétés et les associations de profs du supérieur, ou bien des délégations fac par fac, n'ont pas été conviées. Normal : eux au moins sont à 99% d'accord et ont des arguments contre l'inique réforme. Le ministère n'aime pas trop traiter avec eux.
Je remarque aussi que la discussion sur le calendrier (tout comme celle sur parcours disciplinaire-parcours professionnel) oblitère complètement la question des contenus desdits concours. Mais ça, on s'en fiche pas mal.
Mais pourquoi j'écris cela!? Je vais être fiché et catalogué comme dangereux opposant (voir l'article sur RUE89 d'hier). Pauvre de moi. Pauvre de nous.
Ecrit par : fabien | 10 novembre 2008
"Finalement, FO demande l’abandon complet du projet de mastérisation, et la non-publication du document : il ne s’agit plus même de revoir sa copie, mais de la déchirer. FO ne serait-il pas le plus réactionnaire de tous les syndicats ?"
Jean-Paul Brighelli
Si fait.
Et je vous invite à vous souvenir, en cette période d'élections professionnelles, qu'il est des "réactions" complètement progressistes.
Ecrit par : victor | 10 novembre 2008
"Ah ! m’y voilà donc enfin au feu ! se dit-il. J’ai vu le feu ! se
répétait-il avec satisfaction. Me voici un vrai militaire. »
Il y a une chose que je n'ai pas bien comprise: notre héraut JPB participait-il lui-même à cette bataille épique (à cette danse des candides) et à quel titre?
Très belle description: je m'étais toujours demandé comment se passent de telles rencontres dans les allées du pouvoir. Le camarade de la CGT renvoyé à ses chères études marxiennes...
Ecrit par : buntovchik | 10 novembre 2008
Il y a une chose que je n'ai pas bien comprise: notre héraut JPB participait-il lui-même à cette bataille épique (à cette danse des candides) et à quel titre?
Ecrit par : buntovchik | 10 novembre 2008
Allons ! vous ignoriez donc tout de l'art de la fugue ?
GM:-)))
Ecrit par : guy morel | 10 novembre 2008
"Le représentant de la CGT prend alors la parole. C’est un syndicat où, quelle que soit la branche, ils se déguisent en métallos : ventru, bourru et moustachu,"
C'est en tous cas comme ça que JPB fantasme les métallos!!!
Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 10 novembre 2008
"ignoreriez" ; je corrige avant de me faire corriger.
GM
Ecrit par : guy morel | 10 novembre 2008
JPB a écrit : "Il fallait un danseur, ce fut un mathématicien qui l’obtint."
Les mathématiciens font toujours à l'extrême ce que les autres font souvent de façon terne et mesurée. Notamment, en ce qui concerne le problème général du tarissement des capacités créatives chez les chercheurs *. Chez les mathématiciens, cela vient souvent assez tôt et se traduit par des reconversions dans des domaines très variés. Thierry Coulhon **, lui, a choisi l'administration.
Comme j'ai de la mémoire ***. Je me suis rappelé ce que le sinistre avait déjà déblatéré chez Clarini au grain à moudre (émission du 01/05/2007).
Je vous en livre une transcription partielle **** où vous trouverez pêle-mêle sa vision du rôle social de l'université, des maths et de Feynmann. Un vrai bonheur de main à la pâte...
* un chercheur est une espèce qu'on rencontre parfois dans les universités.
** qui a peut-être atteint un niveau 5 ou 6 dans l'échelle de l'inénarrable Françoise Castex (retenez aussi son nom !)
*** je me rappelle en général assez bien ce que j'ai enregistré sur mon disque dur et à quel endroit.
****
Thierry COULHON : … Il y a la constatation du fait qu'aujourd'hui, une université est une organisation complexe. C'est pas tellement la massification ; parce que, vous mettez cinq cents gamins devant un prof de droit, ça ne coûte pas cher et puis il n'y a pas besoin de sur administrer ça. Ceci dit, y compris aujourd'hui, nos amis juristes, ont bien compris que c'est autrement qu'il fallait procéder si on voulait, avec les nouvelles populations qui arrivent, parce qu'il y a aussi la question de l'équité sociale. Il faudrait peut être …
Julie CLARINI : Elles n'arrivent pas trop en droit !
Thierry COULHON : Si Si Si ! Dans le Val d'Oise, avec un million d'habitants et des beurettes qui sont en première année de droit et qui de toute évidence ne se marieront pas comme leur mère se sont mariées. Ne serait ce que parce qu'elles ont passer quelques années en droit et ne serait ce que parce qu'elles ont eu un emploi à la sortie. Il faut quand même dire ce genre de choses.
Ce sont devenues des organisations complexes aussi parce qu'on cherche à se préoccuper des étudiants de plus près et d'autre part, parce que c'est une organisation autogérée. Alors j'ai au fond du respect et de la compréhension pour cette attitude d'individualisme de beaucoup de collègues qui sont des artistes, un petit peu, qui ont du mal avec une bureaucratie qui de temps en temps, c'est vrai, est un peu caricaturale quand on cherche à l'organiser. Au fond, il faut quand même bien qu'on comprenne que si on cherche à continuer à gérer des organisations qui sont compliquées et qui le sont pour de bonnes raisons parce qu'elles cherchent à s'adapter à un public nouveau et divers et qu'on les gère soi-même (c'est à dire qu'on peut être élu dans les Conseils, vous pouvez bosser, aller dans divers endroits. Ca fait beaucoup de boulot et nous, on est un certain nombre à considérer, ça nous passionne. Ceci dit, il reste qu'un certain nombre de choses que vous pointez sont réelles ; c'est à dire que les universités sont sous administrées. On manque de personnel administratif même si ça s'améliore beaucoup.
Le deuxième grand point de la discussion c'est celui de la structure du savoir et de l'idée d'université, au fond. J'entends ce truc de l'idée d'université et je vous avoue que ça ne me plait pas énormément. Parce que si la référence est Georges STEINER, Alan BLOOM, etc., une certaine conception de la culture, ce n'est vraiment pas du tout la mienne.
Julie CLARINI : Vous ne pensez pas que l'université doit être transcendante à la société ?
Thierry COULHON : Ni qu'elle soit transcendante à la société ni que la structure du savoir soit un savoir désintéressé et isolé. HARDY, un grand mathématicien, a écrit "An apology of mathematicians" et a expliqué que les maths pures devaient être … et jouer au cricket – il adorait le cricket - et puis il y avait les maths et il fallait surtout pas se salir. Moi je préfère les figures comme celle de Feynman. Feynman c'est à la fois le type, le physicien, qui écrit des diagrammes que les matheux ne comprennent pas on ne sait toujours pas très bien ce qu'il a voulu dire avec ses intégrales de phase. C'est à dire qu'il a fait exploser un certain nombre de secteurs de pensée physique et mathématique. C'est aussi le type qui va à Caltech enseigner en première année et qui fait un cours de première année en nous expliquant pourquoi la soupe refroidit quand vous soufflez dessus. C'est à dire qui est d'un sens pédagogique, avec très peu de maths - il n'aime pas les maths - c'est très qualitatif et très intelligent. Et c'est le type qui comprend pourquoi la navette Challenger a explosé en disant "c'est simple : le joint était trop froid", etc. Ca c'est un modèle d'intellectuel et je ne suis pas sûr que le modèle monastique soit plus intéressant et ça répond à l'autre question : faut-il que l'université soit isolée de la société ?
Ecrit par : dugong | 10 novembre 2008
Je n'ai RIEN compris!
C'était peut-être voulu?
Ecrit par : papa wilhelm | 10 novembre 2008
Buntovchik, c'est la petite souris qui m'a raconté tout ça... J'avais juste l'intention d'en faire quelque chose d'un peu plus vivant qu'un compte-rendu syndical.
Fabien, les syndicats du Supérieur sont supposés représenter les enseignants du Supérieur, non ? Ils sont bien élus, ces gens-là ?
Guy, merci pour l'Art de la fugue - tout à fait mon genre de beauté...
JPB
Ecrit par : brighelli | 10 novembre 2008
On avait déjà signalé l'appel d'offre lancé par le Moloch pour une veille internet de l'opinion. Sa lecture détaillée vaut la peine. (http://www.fabula.org/actualites/documents/26772.pdf)
On y lit (page 4) : " Clé de voûte du dispositif de veille, le passage en « mode alerte » visera à transmettre systématiquement les informations stratégiques ou les signaux faibles susceptibles de monter de manière inhabituellement accélérée."
On pourrait évidemment se gausser * des magiciens qui sauraient reconnaître l'embryon d'un signal pertinent noyé dans le bruit ambiant et d'en interpréter immédiatement la signification, mais le pire est ailleurs. C'est l'expression de la croyance des grands prêtres du Moloch dans la possibilité même d'une telle détection.
Spécialistes autoproclamés du décodage du zeitgeist bruité, à vos machines !
Plus loin, on lit "Une présentation qui facilite la lecture et l’appropriation, tout en préservant la profondeur de l’analyse et l’exhaustivité du corpus, sera fortement appréciée."
Autrement dit, je veux tout en une page. Pas assez d'énarques au Moloch ?
J'espère que l'identité de l'heureuse (?) structure élue sera rendue publique afin que nous puission tous l'aider dans sa noble démarche.
* désolé, c'est plus fort que moi.
Ecrit par : dugong | 10 novembre 2008
http://www.rue89.com/print/73068
Il paraît que tout n'est pas une question de moyens... ;-(
Jean-Paul, vous êtes vraiment un virtuose de la plume, (et du clavier). Votre compte-rendu est exceptionnel.
Le fait que les concours dépendent de Darcos et la formation de Pécresse est absolument indéniable. Et il paraît que la communication entre les deux ministères est proche de zéro.
Ceci-dit, je tiens à vous rappeler, (bien que n'étant absolument ni membre, ni même proche de "l'UNSA"), qu'ils ont été dès le début très méfiants concernant l'intégration des IUFM aux universités. Et également vis à vis de la mastérisation.
Maintenant, il faut évidemment, au delà des problèmes de délais, se battre contre une éventuelle mainmise des sciences de l'éducation sur la formation.
Ecrit par : Christophe Sibille | 10 novembre 2008
Citation du grand physicien et prix Nobel Richard Feynman qui est une magnifique définition des prétendues sciences de l'éducation constructivistes :
« Nous devrions nous préoccuper un peu plus des théories qui ne marchent pas et des sciences qui n’en sont pas. Les sciences et la psychologie de l’éducation sont à mon avis des exemples de ces pseudosciences dont je serais tenté de dire qu’elles s’apparentent au “culte du cargo’’. Dans les îles du Pacifique sud règne ce que l’on appelle le culte du cargo. Les indigènes qui ont vu pendant toute la guerre atterrir des avions chargés de marchandises aimeraient bien que ça recommence. Pour ce faire, ils construisent des espèces de pistes d’atterrissage où rien ne manque, depuis les feux de signalisation jusqu’à la hutte en bois dans laquelle se tient un soi-disant contrôleur aérien, avec son casque sur la tête, d’où sortent, en guise d’antennes, des tiges de bambou. Et ils attendent l’arrivée des avions. Tout est exactement comme c’était pendant la guerre et pourtant, rien ne se passe ; ça ne marche pas ; aucun avion ne vient atterrir. Si j’assimile toutes ces pseudosciences au culte du cargo c’est parce que, dans un cas comme dans l’autre, les règles formelles de la vraie recherche scientifique sont respectées ; mais il manque visiblement quelque chose d’essentiel, puisque les avions n’atterrissent pas. »
— Richard P. Feynman, « La Science-Culte de l’avion cargo » dans Vous voulez rire, Monsieur Feynman !, Odile Jacob, 2000.
Ecrit par : LaRiba | 10 novembre 2008
JPB a écrit : "Le représentant de la CGT prend alors la parole. C’est un syndicat où, quelle que soit la branche, ils se déguisent en métallos : ventru, bourru et moustachu,"
Le métallo se met aussi à l'anis avec l'âge et du coup, s'identifie souvent au ballon qu'il porte.
Cette façon de monter au ballon dans la hiérarchie syndicale est qualifiée de "coup de Montgolfier" au syndicat de la magistrature.
Ecrit par : dugong | 10 novembre 2008
"Jean-Paul, vous êtes vraiment un virtuose de la plume, (et du clavier). Votre compte-rendu est exceptionnel"
C. Sibille
Alors c'est papa wilhelm qui est complètement déficient. Pourquoi donc n'ai-je rien compris?Manque de concentration me diriez-vous...Vieillesse, aprêté de la matière traitée, problème linguistique...
Bref, je n'ai strictement rien compris. Si ces gens là parlent vraiment en ces termes de l'avenir de nos enfants, nous sommes vraiment dans la merde jusqu'au cou!
La voiture a ejecté le conducteur : arrêtons-la!
Ecrit par : papa wilhelm | 10 novembre 2008
Je m'excuse de la longueur inhabituelle d'un de mes messages mais je me mets la pression pour monter dans le top ten aussi bien au classement de compteur de jets que de celui de compteur de jus.
Il n'y a pas que le classement de Shanghaï qui compte ! Y compris au tennis où je constate que ni JPB ni CS ne ont dans les masters...
Ecrit par : dugong | 10 novembre 2008
ne sont...
Ecrit par : dugong | 10 novembre 2008
Merci Lariba pour cet extrait de Feynmann que je ne conaissais pas.
En plus, c'est politiquement très incorrect pour les iliens du Pacifique sud. Gare à la Halde !
Ecrit par : dugong | 10 novembre 2008
Merci Lariba!
"les règles formelles de la vraie recherche scientifique sont respectées ; mais il manque visiblement quelque chose d’essentiel, puisque les avions n’atterrissent pas"
Parfois je pense qu' il en va de même de toutes les disciplines: On tourne, on tourne, on tourne autour du bon morceau et personne n'a le courage de le manger. Ce qui compte le plus c'est de tourner. Alors tournons. A force de tourner on a presque oublié pourquoi on tourne...Mais qu'importe?
Tournons!
Des cours de tournage au tour du tour sont déjà institués à la fac ( cela s'appelle : "la méthodologie"). Il faut dire que pour les tourneurs de tour c'est une grande chance. Alors :formalisons-nous! et que le diable importe les derniers affamés de vérité !(de toute façon, elle n'existe plus... alors tournons...)
Ecrit par : papa wilhelm | 10 novembre 2008
Papa wilhelm, c’est vrai que la méthodologie est la mode, les pédagogos appellent ça (en pédagol) “métacognition”, c’est le sujet de l’excellent livre La Pédagogie du vide. Comme ils se refusent à enseigner, ils espèrent que les zaprenans vont “construire leur savoir” avec une boîte à outils.
Toujours l’obsession de l’utilitaire, sauf que ces outils ne marchent qu’avec des connaissances, dans leur boîte ils ne servent à rien…
Ecrit par : LaRiba | 10 novembre 2008
Tournons!
Des cours de tournage au tour du tour sont déjà institués à la fac ( cela s'appelle : "la méthodologie").
Ecrit par : papa wilhelm | 10 novembre 2008
Hélas, papa wilhelm, cette folie douce a aussi gagné les collèges! Dans le mien, on fait des cours de méthodologie aux élèves de 6ème. La documentaliste en bave de plaisir...
Les bambins savent à peine lire et écrire, mais qui s'en soucie? L'important, dans la bataille, c'est l'histoire, c'est l'histoire, la façon dont on la raconte pour se faire valoir. Ces cours de méthodologie figureront en bonne place dans le pompeux et vain "projet d'établissement", dont les vrais professeurs se contrefichent...
Ecrit par : Jean | 10 novembre 2008
Il n'y a pas que le classement de Shanghaï qui compte ! Y compris au tennis où je constate que ni JPB ni CS ne ont dans les masters...
Ecrit par : dugong | 10 novembre 2008
Non! Mais je suis monté nettement plus haut que lui dans le classement français!!! ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 10 novembre 2008
Moi, je dirais que depuis le temps qu'on tourne, il n'y a peut-être plus rien à manger et qu'effectivement il ne reste rien d'autre à faire que tourner : " Dansons la capucine, y' a pas de pain chez nous, y 'en a chez la voisine mais ce n'est pas pour nous ."
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 10 novembre 2008
Saperlotte de Saperlipopette!
bisous mon cher Jean-Paul
Ecrit par : Saperlipopette | 10 novembre 2008
Vous avez raison, Christophe... La façon dont vous êtes monté peut intéresser ces dames...
JPB
PS. Cela dit, vous pourriez peut-être donner quelques conseils utiles à tous ces syndicats, dont certains sont visiblement désemparés...
Ecrit par : brighelli | 10 novembre 2008
Comment ? Trois heures de discussions stériles sans boire un verre, ne serait-ce qu'un verre d'eau !
Ces gens ont la foi du charbonnier. Ce sont des saints. Baste ! ça ou faire trois heures de cours stériles, quelle différence ?
Vivent les syndicats !
Ecrit par : Francis Penin | 10 novembre 2008
"Vous avez raison, Christophe... La façon dont vous êtes monté peut intéresser ces dames...
JPB"
Ecrit par : brighelli | 10 novembre 2008
Désolé, Jean-Paul. Pour le coup, (si j'ose dire), ce jeu de mot était totalement involontaire de ma part.
Mais il me semble aussi téméraire de votre part de porter ce type d'appréciation sans juger "sur pièces", (ce que vous ne ferez jamais, je vous rassure) que de supputer sur ma vie sexuelle, que ce soit sur le plan quantitatif ou qualitatif.
Pour ce qui est des syndicats, (si je peux en juger sur une expérience plus locale), les problèmes viennent surtout du fait que chacun veut prouver au voisin qu'il en a une plus grosse que lui, justement. Et nos gouvernants ont fort habilement su gérer ce concours de quéquettes.
Ecrit par : Christophe Sibille | 10 novembre 2008
Le Monde titre sur l'essoufflement du programme erasmus :
"sur les 27000 bourses offertes cette année aux étudiants français, 4000 n'ont pas trouvé preneur".
Plus haut, on apprennait qu' "Il y avait cent soixante mille étudiants Erasmus recensés en 2006-2007, soit seulement 3,2 % de plus que l'année précédente. D'après une étude de l'agence Campus France, ce sont les derniers pays entrés dans l'Union européenne (UE) qui permettent de relever les statistiques."
Tout cela est bien mystérieux : 27000 - 4000 donne 23000.
Sur la base des onze mille verges, doit-on penser que des Roumains ont détourné la différence ?
Ecrit par : dugong | 10 novembre 2008
Pour compléter le post de Lariba sur Feynman (un autre extrait, juste avant ce qu'elle a cité) :
"Et pourtant, toutes ces choses se prétendent scientifiques, et il y a des gens qui font des recherches dans ces domaines-là. A mon avis, toute cette pseudo-science ne sert qu'à impressionner l'homme de la rue. Si, par exemple, une institutrice trouve quelques bonnes recettes pour apprendre à lire aux enfants, elle se voit immédiatement rappelée à l'ordre et obligée de procéder autrement... quand elle ne s'auto-censure pas et ne s'imagine pas d'elle même que sa méthode n'est pas la bonne..."
Rappelons que Feynman, outre son prix Nobel, est considéré comme l'un des meilleurs vulgarisateurs et enseignants en physique ; ses célèbres "Cours de physique" ont influencé bon nombre d'étudiants et de professeurs ; il a même pendant quelques années été sollicité pour sélectionné les livres scientifiques pour les lycéens parmi les propositions des éditeurs....
Dans au autre ouvrage La Nature de la Physique (des retranscriptions écrites d'excellentes conférences de vulgarisation), on découvre avec grand plaisir une conférence destinées des professeurs du second degré, conférence qui avait pour objectif de leur expliquer comment enseigner la physique. Il commence comme ceci :
"J'enseigne moi-même la science. Et mon expérience, qui se limite à l'enseignement de la physique à des étudiants d'université, me suffit pour savoir que je ne sais pas comment enseigner. Mais je suis sûr que vous-aussi, les vrais-enseignants, qui travaillez à la base de cette hiérarchie des professeurs, conseillers pédagogiques, et autres experts, vous ne savez pas non plus comment faire ; sinon vous ne seriez pas ici.
[...] Ce n'est pas moi qui ait choisi le titre de cette conférence.
[...]D'abord, parce que vu la manière dont j'ai introduit cette conférence, on pourrait croire que je me prépare à vous dire comment enseigner la science - ce qui n'est absolument pas le cas, car j'ignore tout des enfants. J'en ai un ; et donc je sais que je ne sais rien. Ensuite parce qu'il y a, dans ce domaine, tant d'experts, de colloques et d'articles, que la plupart d'entre vous devez souffrir d'une espèce manière ou d'une autre ou d'un certain manque d'assurance. On ne cesse de vous faire la leçon, de vous répéter que ça ne va pas et qu'il fait enseigner autrement. Mon intention n'est pas de vous sermonner une fois de plus, de dire que vous faites mal votre travail, ni de vous dire comment l'améliorer."
Et enfin le clou du spectacle pour terminer en beauté :
"Prenons le cas de ces études de pédagogie où les gens font des expériences, des listes, des statistiques, etc. Cela n'en fait pas pour autant de la science véritable, du savoir authentique ; il n'y a là que des copies de la science, comparables à ces aérodromes et tours de contrôle en bois qu'on trouve dans les îles du Pacifique Sud. [...] Cette imitation pseudo-scientifique a pour but de produire des experts. Mais vous, vous êtes vraiment experts et vous devriez peut-être, vous, les vrais enseignants qui avez affaire aux enfants à la base, mettre en doute de temps en temps la parole des experts. D'ailleurs, je pourrais donner de la science cette autre définition : la science est la croyance en l'ignorance des experts.
[...] Dans un domaine aussi compliqué que l'enseignement, où la vraie science ne mène encore à rien, il nous faut nous en remettre à une sorte de sagesse traditionnelle, de bon sens élémentaire. J'essaie ici de suggérer aux enseignants à la base, qu'ils peuvent placer leur espoir et leur confiance dans l'intelligence naturelle et le sens commun. Les experts qui vous guident peuvent se tromper."
Tout celà, entre 1963 et 1964...!
Ecrit par : Sacco | 10 novembre 2008
Monsieur Dugong, dit l'Hospodar héréditaire,
Je doute que les Roumains candidats à la découverte de l'Europe soient tous des étudiants Erasmus. Mais, comme le héros d'Apollinaire, peut-être en ont-ils assez de se faire enculer à Bucarest et souhaitent-ils se rendre à Paris pour y connaître, comme on dit dans la Bible, la belle Culculine d'Ancône et la délicieuse Alexine Mangetout.
JPB
PS. La mastérisation, ça n'inspire personne ? Je ne vais quand même pas faire une Note "littérature érotique" pour plaire (pardon : complaire) à tel ou telle...
Ecrit par : brighelli | 10 novembre 2008
Je confirme — sinon, j'en aurais parlé : trois heures de discussion dans une salle étroite, sans même un verre d'eau. C'est la faute du mathématicien en chef : ils auraient dû prendre un philosophe, il aurait recréé le symposium antique, avec au milieu un cratère plein d'un Chiroubles délectable...
JPB
Ecrit par : brighelli | 10 novembre 2008
En parlant de littérature érotique, JPB, c'est vous le compteur de JETS ??
Ecrit par : Amélie | 10 novembre 2008
PS. La mastérisation, ça n'inspire personne ? Je ne vais quand même pas faire une Note "littérature érotique" pour plaire (pardon : complaire) à tel ou telle...
Ecrit par : brighelli | 10 novembre 2008
J'attends que le sujet dévie, ce qui ne saurait tarder.
Ecrit par : dobolino | 10 novembre 2008
Qui ne dit mot, consent ?
A votre avis, Dobolino ?
Ecrit par : Amélie | 10 novembre 2008
Faut-il s'inquiéter sérieusement de cette surveillance de l'opinion initiée par le ministère ? Jusqu'à présent, ici, il y a relativement peu de réactions.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 10 novembre 2008
Amélie, quand on aime, on ne compte pas.
JPB
Ecrit par : brighelli | 10 novembre 2008
JPB a écrit : "PS. La mastérisation, ça n'inspire personne ? Je ne vais quand même pas faire une Note "littérature érotique" pour plaire (pardon : complaire) à tel ou telle..."
Nous, les gueux du second degré, attendons de voir quels masters sortiront de l'esprit des vrais hospodars héréditaires.
En espérant quand même encore un peu que certains étudiants chanceux parviendront à devenir lauréat de concours sans jamais avoir entendu parler de Meirieu, de constructivisme et de main à la pâte.
Heureux les coeurs purs.
PS : je tire de cette note un enseignement précieux : toujours apporter de quoi brespailler dans un tel colloque. Les gens de paille des Molochs ne savent pas vivre.
Ecrit par : dugong | 10 novembre 2008
Gare à la Halde !
Ecrit par : dugong
Les haldes, en termes d'ingénieur minier, ce sont les déchets de la mine. Les monceaux de gravats stériles.
Ecrit par : moot | 10 novembre 2008
embryon de signal pertinent... bip bip... embryon de signal pertinent... bip bip... embryon de signal pertinent... bip bip... embryon de signal pertinent... bip bip... sshkrrreeeiiipouououffff !
Ecrit par : catmano | 10 novembre 2008
Catmano, ne perdez pas votre temps à faire du bruit pour masquer votre signal, vous êtes déjà repérée.
Votre place au Vélodrome lors du grand regroupement est H17 (virage sud Chevalier Roze).
Si vous voulez changer de place, dépêchez vous : ça se remplit vite !
Et ne vous plaignez pas ! Vous au moins, vous avez une place assise.
Ecrit par : dugong | 10 novembre 2008
Je dis des bêtises : il n'y a pas de places assises dans le virage sud...
Ça vous fera les pieds.
Ecrit par : dugong | 10 novembre 2008
Je rechigne habituellement à laisser des commentaires trop longs, mais je vous livre tel quel l'article de "Rue89" relatif à la "surveillance de l'opinion" (les blogs notamment) dans le secteur de l'éducation. Wahouuu!
Education : 220 000 euros par an pour surveiller l'opinion
Par Chloé Leprince | Rue89 | 09/11/2008 | 17H24
Le ministère veut renforcer la surveillance de ses fonctionnaires trop critiques. Témoignages de réfractaires à la base élèves.
Xavier Darcos, déjà très décrié pour ses saillies sur les couches à la maternelle et ses 11 900 suppressions de postes, ne pouvait pas mieux s'y prendre pour crisper davantage les enseignants: depuis quelques jours circule sur le Net un document officiel de huit pages intitulé "Cahier des clauses particulières - Objet: veille de l'opinion".
Ce document, qui relève d'un appel d'offre, émane de la délégation à la Communication du ministère de l'Education nationale et date du 15 octobre, soit il y a trois semaines:
"Article 1: Les présents marchés portent sur la veille de l'opinion dans les domaines de l'éducation, de l'enseignement supérieur et de la recherche. (...)
Article 4 : Chaque marché est conclu du 1er janvier 2009 jusqu'au 31 décembre 2009."
C'est un peu plus loin que la volonté des ministères concernés apparait le plus explicitement ("description des prestations"):
"Le dispositif de veille vise, en particulier sur Internet, à:
identifier les thèmes stratégiques (pérennes, prévisibles, émergents)
identifier et analyser les sources stratégiques ou structurant l'opinion
repérer les leaders d'opinion, les lanceurs d'alerte, et analyser leur potentiel d'influence et leur capacité à se constituer en réseau
décrypter les sources des débats et leur mode de propagation
anticiper les risques de contagion et de crise.
En clair: le ministère de l'Education nationale va débourser 100 000 euros par an, et celui de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, 120 000 euros, pour surveiller l'opinion dans la Toile.
Suit une liste des espaces à surveiller de plus près, blogs et sites participatifs notamment, auxquels s'ajoutent, selon les termes de l'appel d'offre, médias traditionnels, dépêches d'agences, baromètres et enquêtes annuelles.
Non, ce n'est pas un canular: sur le site du Journal officiel, on retrouve bien cet appel d'offre pour le marché public de la veille de l'opinion parmi les personnels de l'Education nationale.
Aussi spectaculaire soit-elle, cette volonté d'identifier les leaders de la contestation n'est pas nouvelle. C'est en tous cas ce dont témoignait samedi une vingtaine de directeurs d'école réfractaires, réunis à Paris pour une journée de travail sur le fichier base-élèves.
Dans le Lot, quarante réfractaires à la base élève en avril, quatre aujourd'hui
Au total, cette toute première journée de coordination nationale, qui réunissait une vingtaine de collectifs départementaux, a rassemblé 75 personnes, dont de nombreux parents d'élèves. Leur but: faire le point sur "le fichage des enfants", notamment depuis le nouveau décret qui est venu modifier le contenu du fichier le 1er novembre dernier.
Mais aussi soutenir les directeurs d'écoles récalcitrants. Car le ministère met la pression sur ces derniers résistants au fichier, parfois quatre ans après le lancement de la base-élèves dans leur zone. Ils le disent d'ailleurs eux-mêmes, à l'instar de Jean:
"Entre une entrée en vigueur morcellée et le discours moderniste qui allait avec, le ministère a réussi à émietter la contestation. Le milieu enseignant a fini par entrer dedans honteusement. Dans le Lot, nous étions quarante directeurs d'école réfractaires en avril, dix en juillet, et seulement quatre aujourd'hui. Il était temps de monter au front nationalement alors que certains renonçaient parce qu'ils se sentaient lâchés."
Jean, à trois ans de la retraite, enseigne depuis trente-trois ans et gagne 2600 euros net. Directeur depuis plus de vingt ans, il travaille dans de "très petites écoles" et est aujourd'hui à la tête d'une classe unique:
"Dans les petites écoles, on suit les enfants pendant cinq ans, on a une relation beaucoup moins administrative au terrain. Or la Base-élèves et le fichage des élèves, c'est la mise à mort d'un encadrement que le ministère juge trop humaniste. J'en fais une question de principe et accepter de ficher mes élèves, ce serait comme un reniement à la fin de ma carrière."
Pression financière et menaces de fermetures de classes
Parce qu'il s'oppose, Jean y perd financièrement: pour faire taire la bronca contre le fichier base-élèves et ses scories (comme le numéro d'identifiant qui immatricule les enfants jusqu'à… 35 ans), la hiérarchie de l'Education nationale a décidé de sanctionner sur la fiche de paye.
Pour l'instant, le directeur d'école du Lot a eu deux retenues sur salaire, à raison d'un trentième du brut, soit environ 104 euros de moins à chaque fois. Une folie militante?
"Avant cela, je n'avais jamais eu de conflit dur avec l'inspection d'académie, j'étais bien noté et j'avais acquis une certaine légitimité: on me fait venir à l'IUFM! J'étais comme un dinosaure endormi, rangé des voitures en ce qui concerne le militantisme. Mais pour moi cette lutte-ci est encore plus fondamentale que toutes les autres, même celles pour les suppressions de postes."
Mireille, elle, est à la retraite depuis l'été, mais a ferraillé contre la base-élèves pendant deux ans depuis le Vercors, où elle était directrice d'école. Elle raconte que, lors d'une réunion publique organisée dans un village par des parents, la hiérarchie académique lui a ordonné de se taire, en la menaçant de sanctions. Elle n'en a rien fait et a même déposé un recours devant le Conseil d'Etat, cosigné d'un parent d'élèves. L'audience devant le Conseil d'Etat aura lieu le 26 novembre.
"On immatricule des enfants de cinq ans pour les trente-cinq années suivantes!"
Mireille, contrairement aux autres, n'a jamais vu son salaire amputé mais raconte que certains directeurs d'école commencent à flancher. Ainsi, cette instit rennaise qui a renoncé à un poste de direction à force de pressions. Ou encore ce courrier de l'inspection d'académie du Lot, que Rue89 s'est procuré, qui menace les directeurs d'école de fermer des classes:
Les parents d'élèves prennent le relais
Les enseignants mobilisés l'assurent: l'avenir de la contestation contre le fichage est dans les mains des parents d'élèves. Samedi, Rue89 a rencontré deux mères et un père, qui avaient fait le déplacement à Paris depuis l'Ille-et-Vilaine et le Lot. Extraits:
Mathilde: "Ça fait quatre ans que base élèves existe en Ille-et-Vilaine. Que sont devenues les informations enregistrées avant que le décret ne vienne modifier les champs du fichier, comme par exemple la nationalité, le lieu de naissance ou la catégorie sociale? Le ministère refuse d'apporter la preuve de la destruction de ces fichiers."
Maryline: "L'Etat utilise l'obligation scolaire à partir de six ans pour ficher toute la population. Mais pourquoi ma fille de trois ans devrait-elle avoir un matricule et rendre des comptes à la société? Parce que je le refusais, on m'a menacée de refuser d'inscrire ma fille."
Philippe: "Les modalités ont été si différentes d'un département à l'autre voire d'un canton à l'autre, que ça a renforcé notre suspicion. Même s'ils ont supprimé des champs, ce fichier existe, et personne ne peut nous répondre sur ce qu'il va devenir."
"Le premier constat des saisies des élèves fait apparaître une diminution de l'ordre de cinq cents élèves par rapport à l'an dernier. Je rappelle que le constat arrêté au niveau académique et national sur lequel s'appuiera le travail de préparation de rentrée, notamment pour les suppressions et créations d'emplois, est celui de la base élèves."
Christophe, lui, promet de tenir bon. Directeur dans la Vienne, il avait pris contact avec Rue89 il y a plusieurs semaines mais hésitait à s'exprimer au grand jour (même s'il est syndiqué). Comme d'autres, il a subi des pressions. Par oral, on l'a menacé de sanctions de l'ordre d'une journée de salaire retenue par journée réfractaire. Sachant qu'il n'a pas flanché depuis la rentrée de septembre, la fronde commençait à peser cher: Christophe, six ans au compteur, gagne 1700 euros par mois.
Finalement,la pénalité sera la même que pour les autres: un trentième par lettre d'injonction. Sorti de l'anonymat, il espère mobiliser à nouveau:
"La base-élèves et le numéro d'immatriculation des enfants sont devenus des sujets tabous. Quand on en parle, on dirait que les collègues ne sont pas fiers, ils préfèrent regarder ailleurs."
En écho, Jean, pour qui les menaces verbales se sont transformées en retenue d'un trentième par injonction écrite, s'interroge : "comment la profession a pu basculer là-dedans?"
En juin, Darcos a parlé à l'Assemblée de "fichier liberticide". Depuis, ils disent qu'ils sont revenus en arrière en supprimant certains champs. Mais c'est un écran de fumée, car ce que nous avons fini par comprendre, c'est que c'est le numéro d'identifiant qui est le plus problématique. On immatricule des enfants de cinq ans pour les trente-cinq années suivantes!"
Côté ministère, on espère faire taire la contestation en affirmant que des modifications ont bien été faites dans le fichier, après que le ministre avait reconnu certains écueils à l'ancienne mouture, le 13 juin dernier.
Photo: Nicolas Sarkozy en visite dans une école primaire de Distre en juin 2008 (Stephane Mahe/Reuters).
base élèves Darcos école éducation fichage
Ecrit par : Daniel Arnaud | 10 novembre 2008
Daniel Arnaud a cité un extrait de Rue 89 : "On immatricule des enfants de cinq ans pour les trente-cinq années suivantes!"
trois fois pendant 35 ans ?! Des enfants de cinq ans ?!
Quelle honte !
Ecrit par : dugong | 10 novembre 2008
Dans le jus pédagol du jour, on lit :
"Lycée : de nouveaux programmes dès le 15 décembre
Les nouveaux programmes de seconde devraient être prêts dans un mois, le 15 décembre. Un délai ultra-court qui donne à penser que tous les arbitrages disciplinaires sont déjà clos…"
Je ne sais d'où ils sortent ça, mais si c'est vrai :
1- des gens (IGEN ?) trafiquent en loucedé des programmes (ce serait une première ?)
2- c'est encore pire que ce qui était annoncé (nouveaux programmes en juin 2009).
Ecrit par : dugong | 10 novembre 2008
http://www.universite-democratique.org/spip.php?article362
Ecrit par : guy morel | 10 novembre 2008
http://smf.emath.fr/Enseignement/Masterisation/Petition/formulaire.cgi
Ecrit par : guy morel | 10 novembre 2008
Daniel Arnaud, j'avais déjà mis le lien, pour l'article de "rue 89" ... Deux fois, même!
;-(
Jean-Paul, beaucoup de choses ont déjà été écrites ici concernant la masterisation, et depuis un moment! Pedro en a parlé pas mal, j'ai dit aussi ce que j'en pensais, et nous ne sommes pas les seuls!
Ecrit par : Christophe Sibille | 10 novembre 2008
Catmano, ne perdez pas votre temps à faire du bruit pour masquer votre signal, vous êtes déjà repérée.
Votre place au Vélodrome lors du grand regroupement est H17 (virage sud Chevalier Roze).
Si vous voulez changer de place, dépêchez vous : ça se remplit vite !
Et ne vous plaignez pas ! Vous au moins, vous avez une place assise.
Ecrit par : dugong | 10 novembre 2008
M'en fous, j'irai pas !
Mon pépé n'est jamais allé se faire inscrire sur les fichiers de Pétain, il n'a jamais porté l'étoile jaune et moi, j'f'rai comme lui !
Je prendrai le maquis et je mangerai des pois chiches ! Même pas peur !
Ecrit par : catmano | 10 novembre 2008
Cher Guy Morel, vous voulez qu'on signe ça ?
"...Ils protestent avec énergie contre la suppression de l'année de stage en situation à l'issue des concours, car ils sont convaincus que la formation théorique (didactique, disciplinaire et pédagogique) et l'expérience pratique et en responsabilité de l'enseignement doivent être liées."
Ecrit par : dugong | 10 novembre 2008
Un inspecteur arrive dans une classe, où officie une fort jeune et fort jolie agrégée d'anglais.
Celle-ci écrit en haut du tableau, mettant en valeur une anatomie avantageuse que couvre une non moins charmante mini-jupe:
"Pussy is a cat, and Snoopy is a dog".
Puis elle demande dans la classe:
"Qui peut traduire ce que j'ai écrit?
-Moi, madame" dit Toto. "Ca veut dire: "quel beau petit cul".
"Toto, tu sors, et tu reviendras en retenue samedi", dit la prof, scandalisée.
Alors Toto sort en regardant l'inspecteur d'un oeil noir, et lui dit: "quand on sait pas, on souffle pas".
Ecrit par : Christophe Sibille | 10 novembre 2008
Vous voulez qu'on signe ça ?
"...Ils protestent avec énergie contre la suppression de l'année de stage en situation à l'issue des concours, car ils sont convaincus que la formation théorique (didactique, disciplinaire et pédagogique) et l'expérience pratique et en responsabilité de l'enseignement doivent être liées."
Ecrit par : dugong | 10 novembre 2008
Ben oui, pourquoi?
Ecrit par : Christophe Sibille | 10 novembre 2008
"Suit une liste des espaces à surveiller de plus près, blogs et sites participatifs notamment, auxquels s'ajoutent, selon les termes de l'appel d'offre, médias traditionnels, dépêches d'agences, baromètres et enquêtes annuelles."
Si la liste, c'est le Forum education de France2 avec la clique à Eldu, le site de Lubin et le Café pédagogique, je milite immédiatement pour l'ouverture de rizières et de mines de rééducation. Je veux bien jouer le rôle de dénonciateur.
Amélie, êtes-vous satisfaite par le Prix Goncourt d'aujourd'hui ?
Ecrit par : dobolino | 10 novembre 2008
Y'a personne qui veut un petit chaton tabby, poil mi-long, mâle, âgé à vue de nez de six à sept semaines et plutot sympa, QI supérieur à 130 ?
Ecrit par : dobolino | 10 novembre 2008
Cher Guy Morel, vous voulez qu'on signe ça ?
"...Ils protestent avec énergie contre la suppression de l'année de stage en situation à l'issue des concours, car ils sont convaincus que la formation théorique (didactique, disciplinaire et pédagogique) et l'expérience pratique et en responsabilité de l'enseignement doivent être liées."
Ecrit par : dugong | 10 novembre 2008
Rassurez-vous Dugong, je ne veux rien du tout. Je transmets des textes qui donnent une idée du débat sur la masterisation, ce qui ne veut pas dire que je les approuve.
Cordialement.
GM
Ecrit par : guy morel | 10 novembre 2008
Rassurez-vous Dugong, je ne veux rien du tout. Je transmets des textes qui donnent une idée du débat sur la masterisation, ce qui ne veut pas dire que je les approuve.
Cordialement.
GM
Ecrit par : guy morel | 10 novembre 2008
A priori, je serais assez favorable à signer cette pétition, dans la mesure où elle signale qu'il est urgent d'attendre et de poser le problème à plat. Y'en a marre de ces réformes à la va vite, sans savoir où on va (cf réforme des lycées et, même, réforme du primaire qui demende à des enseignants qui ne les maîtrsent pas de revenir aux fondamentaux, sans leur donner les moyens d'être efficients).
Ecrit par : dobolino | 10 novembre 2008
Rassurez-vous, papa wilhelm, je n'ai rien compris non plus ; ce genre de "symposiums", c'est un peu comme le Banquet de Platon, sauf que c'est le contraire : rien à boire, rien à manger, rien à apprendre.
Et pendant que les syndicalistes comparent leurs "appareils" et que Thierry Coulhon (coulons ?) amuse le monde en célébrant le "culte du cargo", j'étais sur le terrain depuis 8 heures du matin et j'en sors (un tour d'horloge complet).
Michelet s'est réjoui trop vite. La Révolution n'a pas supprimé les perruquiers, l'espèce repousse toujours, d'une manière ou d'une autre.
Ecrit par : Robin | 10 novembre 2008
"...Ils protestent avec énergie contre la suppression de l'année de stage en situation à l'issue des concours, car ils sont convaincus que la formation théorique (didactique, disciplinaire et pédagogique) et l'expérience pratique et en responsabilité de l'enseignement doivent être liées."
Ecrit par : dugong | 10 novembre 2008
A part le mot "pédagogique" qui demande des éclaircissements, je serais plutôt pour, en ce qui me concerne.
Ecrit par : Robin | 10 novembre 2008
A part le mot "pédagogique" qui demande des éclaircissements, je serais plutôt pour, en ce qui me concerne.
Ecrit par : Robin | 10 novembre 2008
Je veux dire pour la motion contre la suppression de l'année de stage en situation.
Ecrit par : Robin | 10 novembre 2008
Amélie, êtes-vous satisfaite par le Prix Goncourt d'aujourd'hui ?
Ecrit par : dobolino | 10 novembre 2008
Et vous ?
Le sujet est très vendeur aujourd'hui, mais il faudrait que j'aie lu le roman pour avoir un avis .
Ecrit par : Amélie | 10 novembre 2008
Au temps pour moi, Christophe.
Ecrit par : Daniel Arnaud | 10 novembre 2008
Amélie, êtes-vous satisfaite par le Prix Goncourt d'aujourd'hui ?
Ecrit par : dobolino | 10 novembre 2008
Et vous ?
Le sujet est très vendeur aujourd'hui, mais il faudrait que j'aie lu le roman pour avoir un avis .
Ecrit par : Amélie | 10 novembre 2008
J'ai entendu l'auteur, en extrait, sur France-Inter, et, à ce qu'il a dit, j'ai immédiatement pensé à vous en me demandant si vous alliez l'adopter comme lard ou comme cochon ...
Ecrit par : dobolino | 10 novembre 2008
Avez-vous lu: "les cerfs-volants de Kaboul"? Qu'en avez-vous pensé?
Ecrit par : Christophe Sibille | 10 novembre 2008
J'ai entendu l'auteur, en extrait, sur France-Inter, et, à ce qu'il a dit, j'ai immédiatement pensé à vous en me demandant si vous alliez l'adopter comme lard ou comme cochon ...
Ecrit par : dobolino | 10 novembre 2008
Si ce Goncourt rapproche de nous ces lointaines burkas et contribue à faire réfléchir le lecteur sur les "nôtres", ce sera un petit pas pour la femme, un grand pas pour l'humanité .
Un élève tunisien, qui vient toujours à la fin du cours demander des conseils, m'a dit ce matin : " Ma mère ne porte pas le voile, car il faut s'intégrer ! Moi, je suis plus naturel avec les filles non-voilées; avec les voilées, il y a un barrage . Seulement, avec le voile, je respecte .
( cette ambiguïté m'a laissée songeuse !)
Mais vous savez, en Tunisie, ils suivent pas la religion; ça leur prend dès qu'ils arrivent en France !"
J'espère que le dispositif de veille sur Internet remplit correctement son office et prend des notes !
Ecrit par : Amélie | 10 novembre 2008
Avez-vous lu: "les cerfs-volants de Kaboul"? Qu'en avez-vous pensé?
Ecrit par : Christophe Sibille | 10 novembre 2008
Oui, Talibanisme et Nazisme ex aequo ! Très dur à lire, ça retourne les tripes . Au Stade Vélodrome, à la mi-temps des matchs de foot, on peut voir des Pom-Pom girls; à Kaboul, pendant ce temps "mort, les femmes sont lapidées " !
Amour, paix et tolérance !
Ecrit par : Amélie | 10 novembre 2008
Je suis en train de lire Tableau noir, de Iannis Roder, dont JPB parlait dans une précédente note. Je découvre une réalité encore pire que je ne pensais. " En novembre 2007, une collègue d'histoire sortit bouleversée du cours d'éducation civique qu'elle fit à ses élèves de sixième, lesquels affirmaient haut et fort que le plus important c'était évidemment la religion et que " la France c'est pas bien parce que la religion ici c'est pas important" ajoutant également qu' "il faut que la France comprend (sic)" (...) j'ai pu vérifier dans mon enseignement quotidien que les revendications de certains se présentant haut et fort comme musulmans dépassent le simple domaine de la croyance pour s'ingérer dans le domaine public et politique. Nulle stigmatisation. Un constat."
Ecrit par : Sylvie Huguet | 10 novembre 2008
"...Ils protestent avec énergie contre la suppression de l'année de stage en situation à l'issue des concours, car ils sont convaincus que la formation théorique (didactique, disciplinaire et pédagogique) et l'expérience pratique et en responsabilité de l'enseignement doivent être liées."
Ecrit par : dugong | 10 novembre 2008
A part le mot "pédagogique" qui demande des éclaircissements, je serais plutôt pour, en ce qui me concerne.
Ecrit par : Robin | 10 novembre 2008
Rétablir l'année de stage, c'est rétablir la surveillance exercée par les IUFM. Je ne suis pas pour.
"Alors Coulhon parla. Pour dire qu’il n’avait pas de réponses. Qu’il serait bien tenté de dire à ces messieurs-dames d’aller voir chez l’employeur (la rue de Grenelle), mais qu’il va tenter de s’en garder ! Que le ministère discute de façon positive sur le sujet avec l’Inspection Générale… Au représentant de la CGT, il affirme que les masters ne concernent pas les PLP — ce que son adjointe (Marie-Danielle Campion, directrice adjointe du Cabinet) dément aussitôt (au ministère aussi, ils devraient pratiquer la concertation préalable) : tout le monde sera recruté à Bac + 5, précise-t-elle."
Ecrit par Brighelli.
Hein ?! mais c'est dément ?! Il n'est manifestement pas au courant ! Et pourquoi Pécresse n'était-elle pas présente ? Il faut savoir que la ministre est déjà en campagne pour la Région Parisienne : entre un premierministrable et une candidate au suffrage direct, il y a sûrement une place pour imposer quelques revendications.
"Et c’est un master mutualisé pour les parcours des PE / PLP / Certifiés qu’il faut monter : un dispositif très complexe, reconnaît-elle…"
Ecrit par Brighelli.
Rien que ça ? C'est signé SGEN tout craché.
"Néanmoins, il consent à suggérer à Patrick Hetzel de donner jusqu’au printemps pour définir les maquettes de masters."
Ecrit par Brighelli.
"Au printemps tu verras je serai de retour, / le printemps c'est joli pour se parler d'amour / Nous irons voir ensemble les lycées refleuris /, et déambulerons dans les rues de Pariiiiiis ."
"Commence alors une vive discussion sur la question des bourses et de l’allongement des études. La CGT, très remontée, fait remarquer que le recrutement à M2 augmentera les difficultés financières des étudiants. Et d’en déplorer le principe même, comme FO — ce à quoi Frédérique Rollet, représentant le SNES, objecte qu’au contraire, l’allongement des études revalorisera toute la profession… « Tous les cadres de rang A de la Fonction Publique sont recrutés à Bac + 5, alors, pourquoi pas nous ? »
Ecrit par Brighelli.
Quelle cruche, cette Rollet ! Quelle cruche ! Ah mais quelle cruche ! Aussi inefficace que du temps de note2be : tout va bien, circulez, ne contredisez pas le Snes, qui a tout vu, tout vécu, tout pensé. Ah mais, quelle cruche !
"La question amène une discussion animée — c’est le moins que l’on puisse dire : on était à deux doigts du pugilat — entre les divers syndicats présents… [...] Il est 17h45. Cela fait plus de trois heures que l’on se dispute de façon parfaitement stérile. On convient donc de reprendre les conversations en décembre. D’ici là, le Conseiller va s’informer — et les syndicalistes faire des haltères et du sac de sable."
Du sac de sable au bac à sable, la différence est mince... Mais... il était content de lui, le Monsieur Plus de Valérie Pécresse ? Elle servait à quelque chose, Marie-Danièle Campion ?
Tout cela fait peur.
Ecrit par : Jeremy | 10 novembre 2008
J'ai lu aussi "Tableau noir", tableau sans fard d'une réalité scolaire longtemps occultée par le politiquement correct, l'angélisme et la bien-pensance ! J'ai entendu des proviseurs dire qu'il ne fallait pas dénoncer,"stigmatiser", ni punir les "incivilités"( doux euphémisme) pour ne pas faire monter le FN !
Amusant, non ? Et quelle efficacité en 2002 !
Ecrit par : Amélie | 10 novembre 2008
"J'espère que le dispositif de veille sur Internet remplit correctement son office et prend des notes !
Ecrit par : Amélie | 10 novembre 2008"
Ils devraient prévoir une ligne directe pour qu'on les prévienne, au lieu de nous observer cachés...
Rubrique MESSAGES PERSONNELS
Et maintenant, un message particulier pour le grand G.O.M.I.N.E. (Gentil Observateur des Medias et Informateur Numérique de l'Education) :
"Les rectorats et les ministères sont composés en grande partie d'arrivistes incompétents."
Je répète :
"Les recotrats et les ministères sont composés en grande partie d'arrivistes incompétents".
Je répète :
"Les recotrats et les ministères sont composés en grande partie d'arrivistes incompétents".
Ecrit par : Jeremy | 10 novembre 2008
http://www.mediapart.fr/club/blog/sebastien-rome/110708/x-darcos-va-supprimer-l-ecole-maternelle
Ecrit par : catmano | 10 novembre 2008
"Appel du 8 novembre
L'Éducation Nationale en danger !
Pour une vraie formation des enseignants
Les enseignants-chercheurs, les enseignants, les chercheurs, les parents d'élèves, les membres
du personnel de l'éducation nationale et de l'enseignement supérieur ou de la recherche et les
étudiants, réunis ce samedi 8 novembre à l'Université Diderot-Paris 7, protestent contre la mise en
oeuvre précipitée d'une réforme radicale de la formation des enseignants. Cette réforme est porteuse à
terme d'un véritable bouleversement dans la nature des formations et dans le statut des savoirs au sein
de l'enseignement primaire, secondaire et universitaire. Elle met gravement en danger la qualité de la
formation des élèves à tous les niveaux de l'Éducation nationale. Elle complète et renforce la
destruction du système national d'éducation et de recherche et contribue à mettre en position de
concurrence établissements, formations et acteurs de l'enseignement.
Cette transformation radicale de la formation des enseignants et des concours de recrutement a
été engagée sans demander l'avis de celles et ceux qui assurent cette formation ou en bénéficient. Ce
mépris manifeste pour les principaux intéressés (enseignants et étudiants) va de pair avec l'imposition
d'un rythme effréné qui dissimule mal la volonté de faire taire toute réflexion critique. Récemment,
plusieurs présidents d'universités parisiennes ont pu parler de véritable « farce » à propos de ce
processus. Le manque de précision quant au contenu des futurs concours et le calendrier absurde
proposé par le Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche nécessitent donc une
réponse ferme et claire.
Soucieux de ne pas nous laisser imposer un traitement dans l'urgence d'une question
aussi importante socialement et scientifiquement, nous demandons l'abandon de tout
calendrier pour la remise de nouvelles maquettes de masters et le retrait de ce projet
ministériel sous sa forme actuelle.
À ce titre, le « moratoire » demandé est la condition indispensable pour le lancement d'un
débat national impliquant tous ceux qui sont concernés par la formation des enseignants et devant
déboucher sur des négociations avec les ministères concernés. En conséquence, ce moratoire ne
saurait se limiter à un répit de quelques mois.
Les signataires de cet appel font leurs les cinq principales critiques qui se sont exprimées
durant les dernières semaines :
a) La destruction d'une véritable formation professionnelle et disciplinaire, initiale et continue,
des enseignants. D'un côté, les épreuves des concours sont vidées en grande partie de leur contenu
disciplinaire, et, de l'autre, la suppression de l'année de stage qui suit la réussite au concours - au nom
de purs calculs budgétaires – remet en cause toute formation professionnelle sérieuse, la
« didactique » n'ayant pas de sens en l'absence d'une réelle pratique de classe en responsabilité.
b) La fragilisation de nombreuses formations à l'Université. De fait, dans toutes les disciplines
dont le principal « débouché professionnel » immédiat est l'enseignement, cette réforme aura des
effets néfastes sur la qualité – et le nombre - des travaux de recherches en Masters et en Doctorat mais
aussi sur la nature même de la formation en Licence. En ce qui concerne l'agrégation, si elle semble
épargnée du point de vue disciplinaire, la confusion entre le master et la préparation au
concours rend son avenir incertain.
c) L'extension de la contractualisation et de la précarisation dans l'enseignement primaire et
secondaire. Le recrutement de vacataires sera en effet mécaniquement facilité par l'existence d'un
nombre important d'étudiants détenteurs d'une qualification reconnue par un diplôme mais non reçus
aux concours nationaux.
d) Une atteinte grave à l'articulation entre enseignement et recherche ainsi qu'à la nature des
connaissances et des savoirs produits et transmis dans l'université comme dans l'enseignement
primaire et secondaire. Sur ce point, le lien est manifeste entre cette réforme de la formation et la
réforme des enseignements en cours dans l'ensemble de l'Éducation Nationale (au lycée, la
distinction entre matières obligatoires et matières optionnelles, la semestrialisation, la possibilité
évoquée d'un recrutement direct des contractuels par les chefs d'établissement ; dans les écoles
primaires et maternelles, la réduction unilatérale du temps scolaire, la suppression des RASED, la
remise en cause des petites et moyennes sections des écoles maternelles).
e) L'injustice et la perte de la diversité sociales du futur corps enseignant (auxquelles
s'ajouteront les incertitudes sur les débouchés professionnels) : le prétendu prolongement
d'études ne sera en effet qu'un prolongement des études non rémunérées.
C'est pourquoi nous appelons à l'issue d'un large débat national à des négociations sans préalable
afin de garantir et promouvoir
1. le respect du caractère national de tous les concours de recrutement pour l'enseignement
secondaire avec maintien d'un concours et d'un jury national (composé de personnes spécialistes des
matières concernées), assorti d'un lien explicite entre la réussite aux concours et l'accès (après un
stage de titularisation) à un poste et un statut de fonctionnaire d'État
2. une préparation aux concours de recrutement tant pour les professeurs des écoles que pour les
enseignants du secondaire, qui en amont reste ancrée dans des licences disciplinaires, et qui, en aval,
préserve une année de formation professionnelle rémunérée postérieure à la réussite au concours
3. le respect de la base disciplinaire dans les masters comme dans les concours de recrutement pour
les enseignants du secondaire, selon les caractéristiques propres à chaque discipline
4. le maintien d'une formation pratique initiale, postérieure à la réussite au concours, rémunérée et
liée à une charge d'enseignement réduite, ainsi que le développement d'une formation continue
disciplinaire au sein des universités.
5. La place centrale de la recherche dans les enseignements à l'université et son rôle essentiel dans la
formation des futurs enseignants.
Un des enjeux fondamentaux du débat national proposé sera l'articulation entre masters et
concours, afin de préserver un enseignement et une recherche de qualité pour tous les étudiants mais
aussi une vraie formation disciplinaire et professionnelle pour les futurs enseignants.
Les signataires de cet appel se retrouveront le samedi 22 novembre à 10 h pour analyser les
réactions et réponses suscitées et pour lancer toute action qu'ils jugeront utile contre cette réforme
néfaste."
Pour info.
GM
Ecrit par : guy morel | 10 novembre 2008
Je prendrai le maquis et je mangerai des pois chiches ! Même pas peur !
Ecrit par : catmano | 10 novembre 2008
Est-ce que ça pousse, par chez vous, les pois chiches???
Ecrit par : Maminou | 10 novembre 2008
RADIO COULOIRS ET SUITE DES MESSAGES PERSONNELS :
Cacophonie . Les parents des élèves de 3ème s'énervent car ils ne savent rien de ce que sera le lycée à la rentrée et harcèlent les proviseurs qui ne savent rien non plus et s'énervent aussi !
On attend des nouvelles fraîches car CA COMMENCE A SENTIR MAUVAIS !
Ecrit par : Amélie | 10 novembre 2008
Merci, Guy. Rien à ajouter.
Ecrit par : Christophe Sibille | 10 novembre 2008
J'ai entendu des proviseurs dire qu'il ne fallait pas dénoncer,"stigmatiser", ni punir les "incivilités"( doux euphémisme) pour ne pas faire monter le FN !
Ecrit par : Amélie | 10 novembre 2008
Il faudrait leur offrir un martinet pour l'autoflagellation quotidienne. Les pénitents d'antan avaient pour le moins des prétentions mystiques ; ces pénitents-là n'ont que la gestion de leur incurie et de leur lâcheté.
Ecrit par : Magister | 10 novembre 2008
Pétition signée.
Ecrit par : Christophe Sibille | 10 novembre 2008
Merci, Guy. Rien à ajouter.
Ecrit par : Christophe Sibille | 10 novembre 2008
Surtout que je n'ai rien dit.
GM
Ecrit par : guy morel | 10 novembre 2008
Rubrique MESSAGES PERSONNELS
Et maintenant, un message particulier pour le grand G.o.m.i.n.é. (Gentil Observateur des Medias et Informateur Numérique de l'Education) :
"Les rectorats et les ministères sont composés en grande partie d'arrivistes incompétents."
Je répète :
"Les rectorats et les ministères sont composés en grande partie d'arrivistes incompétents".
Je répète :
"Les rectorats et les ministères sont composés en grande partie d'arrivistes incompétents".
Ca devrait finir par parvenir aux oreilles du ministre, non ?
Ecrit par : Jeremy | 10 novembre 2008
Mais vous savez, en Tunisie, ils suivent pas la religion; ça leur prend dès qu'ils arrivent en France !"
Ecrit par : Amélie | 10 novembre 2008
Et ceux qui traditionnellement relayaient l'idée que la religion était l'opium du peuple ont sombré dans un mutisme assourdissant...
Ecrit par : Magister | 10 novembre 2008
"Les rectorats et les ministères sont composés en grande partie d'arrivistes incompétents".
Ca devrait finir par parvenir aux oreilles du ministre, non ?
Ecrit par : Jeremy | 10 novembre 2008
Jeremy, vous frisez le pléonasme ! Dans le fond, ces arrivistes sont arrivés depuis lurette : ils sont en train de creuser...
Ecrit par : Magister | 10 novembre 2008
Aaaaaah !!!! Aaaaaahhhhhh !!! (ce n'est pas un orgasme, mais un hurlement d'effroi).
Le ministre va proposer un crédit à taux zéro.
Le ministre va proposer un crédit à taux zéro pour acheter une maison.
Le ministre va proposer un crédit à taux zéro en cas de mutation.
MAIS VOUS EN CONNAISSEZ BEAUCOUP, DES PROFS QUI ACHETERAIENT UNE MAISON, DES LA PREMIERE ANNEE APRES LEUR MUTATION ???????
Ecrit par : Jeremy | 10 novembre 2008
Jeremy, vous frisez le pléonasme ! Dans le fond, ces arrivistes sont arrivés depuis lurette : ils sont en train de creuser...
Ecrit par : Magister | 10 novembre 2008
...Notre tombe ?
Ecrit par : Jeremy | 10 novembre 2008
J'ignorais que Feynmann avait dit que les sciences de l'éducation (entre autres) sont des pseudo-sciences. Je suis ravi de savoir cela. C'est une caution de poids pour nous qui devrions répéter sans cesse que les sciences de l'éducation sont de fausses sciences. Le répéter surtout à tous les non-scientifiques, à commencer par M. Darcos.
Ces prétendues sciences de l'éducation ont fait des milliers de gens ignorants de l'orthographe et de la grammaire, par ailleurs bons scientifiques.
Cela signifie que ces "sciences" ont fait plus de mal en lettres qu'en (vraies) sciences.
Un de mes amis professeur d'université en chimie m'a dit avoir été maître de thèse pour des jeunes agrégés de chimie qui font des fautes de français ahurissantes.
Aura-t-on un jour la peau de ces "sciences bidon" ?
Ecrit par : Francis Penin | 10 novembre 2008
Jeremy, vous frisez le pléonasme ! Dans le fond, ces arrivistes sont arrivés depuis lurette : ils sont en train de creuser...
Ecrit par : Magister | 10 novembre 2008
...Notre tombe ?
Ecrit par : Jeremy | 10 novembre 2008
Certes, mais à terme... la leur.
Ecrit par : Magister | 10 novembre 2008
J'ignorais que Feynmann avait dit que les sciences de l'éducation (entre autres) sont des pseudo-sciences. Je suis ravi de savoir cela. C'est une caution de poids pour nous qui devrions répéter sans cesse que les sciences de l'éducation sont de fausses sciences. Le répéter surtout à tous les non-scientifiques, à commencer par M. Darcos.
Ecrit par : Francis Penin | 10 novembre 2008
Vous oubliez que les pseudo scientifiques de fête foraine sont imperméables à toute pensée qui n'abonde pas dans leur sens, même si Einstein en personne revenait leur mettre les pendules à l'heure, leurs "sciences" procèdant d'une idéologie quasi millénariste (d'où les dérives sectaires qui furent rapportées par de nombreuses victimes).
Ecrit par : Magister | 11 novembre 2008
"procédant" bien entendu.
Ecrit par : Magister | 11 novembre 2008
Faut-il s'inquiéter sérieusement de cette surveillance de l'opinion initiée par le ministère ? Jusqu'à présent, ici, il y a relativement peu de réactions.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 10 novembre 2008
Oui et non. Si un pouvoir s'abîme dans ce genre de pratique, c'est qu'il est fichu. C'est le début de la fin.
Ecrit par : Magister | 11 novembre 2008
Gérard Longuet: «J'avais une question malicieuse, mais je la poserai plus tard. C'était de savoir où commençait et où s'arrêtait l'homophobie. Mais enfin, bon, ça c'est un autre sujet.
Xavier Darcos: La gay pride a été consacrée à l'éducation, et nous sommes arrivés à avoir 800.000 personnes qui défilaient sans dire du mal de nous.
Gérard Longuet: Certes, c'est extrêmement réjouissant de savoir que l'on promeut en effet des formes nouvelles de sexualité dans l'école. Et qu'on combat en même temps la pédophilie. Y a quand même un moment où il faut savoir (se) sur quelles valeurs on s'arrête, mais enfin.»
Ecrit par : Jeremy | 11 novembre 2008
Je n'en peux plus de me pisser dessus depuis 1h ( lecture lente mais toujours assidue des commentaires ). Si tout cela n'était qu'un rêve, nous ne ririons pas jaune :p.
Apparemment, la division syndicale est bien entretenue pendant que M Darcos continue de manœuvrer efficacement. Au fait étant donné son état manifeste de démence sénile n'y aurait-il pas un volontaire pour l'euthanasier? Alalala si l'on ne peux même plus faire un peu d'humour, ni de remarques constructives sans être ficher, ne dérivons nous pas vers le totalitarisme?
Ces quelques judicieuses citations de Feynmann sont d'un réel bonheur, qui me réconforte et me donne envie de participer activement à la lutte contre le pédagogisme délibéré.
Mais que faire? Discuter c'est bien, mais cela reste et restera toujours insuffisant. Il faut agir de façon unie ( là c'est pas gagné :p ) et efficace.
J'ai été certifié ( dans les 100 premiers au CAPES de mahts ) "non certifié(TM) pour L'EN" par une succession de visites d'inspecteurs ( dont un IG ! ) m'indiquant que je ne savais pas enseigner (!). Cela déstabilise un peu au départ mais au final quand l'on voit à quel point leur discours est décalé on se dit qu'ils n'ont pas pu lire ce que Feynmann écrivait 45 ans auparavant.
Actuellement, je suis professeur particulier à plein temps et croule sous la demande. J'enseigne ainsi avec cœur, passion et liberté (si vous saviez comme cela peut être jouissif). Pourtant l'espoir secret, que la quantité de prof particulier diminue, brûle en moi. Je vie un peu tel une sangsue aux crochets des déboires de L'EN. Mais à cette EN qui m'a tant donné, j'aimerais vraiment lui rendre la pareille.
Va-t-on s'orienter vers un système comme il en existe au japon, avec des cours supplémentaires le soir pour que les enfants de la upper-middle class réussissent?
Paul la sangsue de L'EN :(
Ps : Mon cher JPB,
je me délecte chaque semaine de votre fine plume et attend avec impatience la prochaine note.
Ecrit par : paul | 11 novembre 2008
Sacco a écrit : "Feynman, outre son prix Nobel, est considéré comme l'un des meilleurs vulgarisateurs et enseignants en physique ; ses célèbres "Cours de physique" ont influencé bon nombre d'étudiants et de professeurs"
Oui. C'était quelqu'un de fascinant dans sa capacité à parler la physique (y compris dans ses aspects les plus mathématiques). Mais cela n'a pas empêché certains allumés de se servir de Feynman pour décréter la nécessité d'enseigner partout la "physique avec les mains" (math=beurk). On voit jusqu'à certains matheux en rajouter dans le genre (voir plus haut l'illustre Coulhon dans ses œuvres).
Evidemment, c'est une imposture. Lisez plutôt cet extrait de la préface que Feynmann a rédigé en 1963 à son propre cours de physique de premier cycle :
"La question est bien sûr de savoir comment cette expérience a réussi. Mon propre point de vue qui cependant ne semble pas être partagé par la plus grande partie des personnes qui ont travaillé avec les étudiants est pessimiste. Je ne pense pas que j'ai réellement bien travaillé avec les étudiants. Lorsque je considère la manière dont la majorité des étudiants traitaient les problèmes aux examens, je pense que le système est un échec. Bien entendu, mes amis m'ont fait remarquer qu'il y avait une ou deux douzaines d'étudiants qui d'une manière très surprenante comprenaient presque tous les cours et qui étaient très actifs, travaillant avec le contenu de ces leçons et se préoccupant des divers points d'une manière intéressée et passionnée. Ceux-ci ont maintenant, je le pense, un bagage fondamental de première qualité en physique et ils sont après tout ceux auxquels je désirais m'adresser. Mais alors, « La puissance de l'instruction est rarement de grande efficacité à l'exception de ces dispositions heureuses où elle est pratiquement superflue » (Gibbons).
Toutefois je ne désirais laisser aucun étudiant complètement en arrière, comme peut-être je l'ai fait. Je pense qu'une manière par laquelle nous pourrions aider davantage les étudiants, serait de faire plus d'effort pour développer un ensemble de problèmes qui permettraient d'élucider certaines des idées dans les cours. Les problèmes donnent une bonne occasion d'utiliser les matériaux des leçons et de rendre plus réalistes, plus complètes et plus ancrées dans les esprits, les idées qui ont été exposées.
Je pense cependant qu'il n'y a aucune solution à ce problème d'éducation autre que de réaliser que le meilleur enseignement ne peut être obtenu que lorsqu'il y a une relation directe et individuelle entre un étudiant et un bon professeur une situation dans laquelle l'étudiant discute les idées, pense sur les choses et parle des choses. Il est impossible d'en apprendre beaucoup simplement en assistant à un cours ou même simplement en faisant les problèmes qui sont demandés. Mais à notre époque moderne nous avons tellement d'étudiants à enseigner qu'il nous faut essayer de trouver quelques substituts à l'idéal. Peut-être mes cours pourrontils apporter une certaine contribution. Peut-être, ça et là où se trouvent en nombre restreint des enseignants et des étudiants, pourrontils tirer un peu d'inspiration ou quelques idées de ces cours. Peut-être aurontils du plaisir à les lire et à y réfléchir ou à essayer de pousser plus loin le développement de certaines de ces idées."
Les sciences de l'éduc ont construit leur imposture sur une relecture fantasmatique de ce dernier paragraphe.
Ecrit par : dugong | 11 novembre 2008
Je prendrai le maquis et je mangerai des pois chiches ! Même pas peur !
Ecrit par : catmano | 10 novembre 2008
Est-ce que ça pousse, par chez vous, les pois chiches???
Ecrit par : Maminou | 10 novembre 2008
Oh oui ! Chez nous, à l'origine, il y avait trois ou quatre trucs qui poussaient sans aucune difficulté : les cailloux, les chèvres et les moutons, et les pois chiches.
Après, ils ont rajouté la lavande, les arbres fruitiers et la vigne, mais ça, c'était à l'époque où ils ont voulu nous rendre rentables.
Ils nous ont déjà enlevé les moutons, les arbres fruitiers et la lavande, ils sont en train de nous enlever la vigne, ils cassent les pieds aux éleveurs de chèvres, il nous reste donc les cailloux et les pois chiches.
Ecrit par : catmano | 11 novembre 2008
"Mais à notre époque moderne nous avons tellement d'étudiants à enseigner qu'il nous faut essayer de trouver quelques substituts à l'idéal."
Ecrit par : dugong | 11 novembre 2008
Cette phrase me paraît très mesurée, effectivement, et peut montrer les limites d'un cours "uniquement magistral", (comme d'ailleurs le reste du paragraphe). Mais je me pose une question; est-ce qu'on enseigne un étudiant? Feynman a t-il réellement écrit ceci comme ça? Cela me semble aller au delà d'une petite imprécision grammaticale.
Ecrit par : Christophe Sibille | 11 novembre 2008
"Merci, Guy. Rien à ajouter.
Ecrit par : Christophe Sibille | 10 novembre 2008
Surtout que je n'ai rien dit.
GM"
Ecrit par : guy morel | 10 novembre 2008
Vous avez posé ce lien, et ce texte, ici. Ce n'est déjà pas mal!
Ecrit par : Christophe Sibille | 11 novembre 2008
CS a écrit : "Mais je me pose une question; est-ce qu'on enseigne un étudiant? Feynman a t-il réellement écrit ceci comme ça? Cela me semble aller au delà d'une petite imprécision grammaticale."
Le texte original dit ceci : "But in our modern times we have so many students to teach that we have to try to find some substitute for the ideal".
Ecrit par : dugong | 11 novembre 2008
Par ailleurs, si un cours magistral a des limites claires, un cours non magistral n'en a aucune...
C'est bien là le problème.
Ecrit par : dugong | 11 novembre 2008
Merci pour ces éclaircissements, Dugong!
"Par ailleurs, si un cours magistral a des limites claires, un cours non magistral n'en a aucune...
C'est bien là le problème."
Ecrit par : dugong | 11 novembre 2008
Oui, son efficacité dépend directement du talent (et des limites apportées, d'ailleurs) de celui qui le donne. Comme le "magistral", évidemment. Tout est une question d'enseignant, et pas vraiment de méthode "sticto sensu".
Ecrit par : Christophe Sibille | 11 novembre 2008
Oh oui ! Chez nous, à l'origine, il y avait trois ou quatre trucs qui poussaient sans aucune difficulté : les cailloux, les chèvres et les moutons, et les pois chiches.
Après, ils ont rajouté la lavande, les arbres fruitiers et la vigne, mais ça, c'était à l'époque où ils ont voulu nous rendre rentables.
Ils nous ont déjà enlevé les moutons, les arbres fruitiers et la lavande, ils sont en train de nous enlever la vigne, ils cassent les pieds aux éleveurs de chèvres, il nous reste donc les cailloux et les pois chiches.
Ecrit par : catmano | 11 novembre 2008
Encore une fois , Bonnet d'âne nous prouve qu'il est une source inépuisable de culture... et aujourd'hui nous avons le privilège de nous pencher sur la culture des pois chiche...
Une réapparition !
Le pois chiche est un produit courant depuis l'antiquité. Il a conquis l'Europe du Nord durant le Moyen Age où il s'est ensuite largement répandu.
A partir du XVème siècle, il est souvent présent sur les tables campagnardes et il a su ensuite séduire la gastronomie occidentale réservée jusque là aux produits carnés.
Ainsi, au fil des siècles, se multiplièrent les bonnes recettes gourmandes aux pois chiches et autres légumes secs.
Longuement oubliés depuis la fin du 19ème siècle, les pois chiches sont revenus avec les émigrés d'Afrique de Nord mais aussi avec le développement de nos échanges avec l'Espagne, la Turquie, et autres pays du bassin méditérranéen.
Avec une consommation en progression, la culture du pois chiche est réapparue en France au début des années 90.
Implantée d'abord en Provence, c'est surtout dans le Lauragais que la culture connaît une nouvelle jeunesse.
Dans les départements du Tarn et de la Haute Garonne la progression des pois chiches est remarquable.
Ainsi, avec 350 hectares en 1999 nous sommes aujourd'hui à des prévisions de plus de 2000 ha.
Une culture bien adaptée au midi de la France
Le pois chiche s'est bien acclimaté au Sud de la France.
La culture valorise les sols secs et elle est excellente en rotation, notamment en 3ème année après un blé dur. Avec l'appui de l'UNIP et de l'ITCF, la production est aujourd'hui bien maîtrisée. Une seul mise en garde : le pois chiche est sensible à l'excès d'eau !
Ecrit par : Maminou | 11 novembre 2008
Oh oui ! Chez nous, à l'origine, il y avait trois ou quatre trucs qui poussaient sans aucune difficulté : les cailloux, les chèvres et les moutons, et les pois chiches.
Après, ils ont rajouté la lavande, les arbres fruitiers et la vigne, mais ça, c'était à l'époque où ils ont voulu nous rendre rentables.
Ils nous ont déjà enlevé les moutons, les arbres fruitiers et la lavande, ils sont en train de nous enlever la vigne, ils cassent les pieds aux éleveurs de chèvres, il nous reste donc les cailloux et les pois chiches.
Ecrit par : catmano | 11 novembre 2008
Il n' y a pas que chez vous !
Un ami, agriculteur ici, fait du mouton ( 220 têtes ). Or le mouton ça eût payé, mais ça ne paie plus. Donc, il décide de se tourner vers la vache : 10 têtes pour faire de la tomme - et sa tomme, c'est une merveille !
Que nenni mon brave ! Refus de je ne sais plus quel organisme agricole.
Pas de quota, pas de tomme ! Pas de vaches, pas de moutons, pas de revenus...L'avenir est dégagé, l'horizon s'éclaire : l'ami n'a qu'à bouffer ses chiens. C'est plus goûteux que les pois chiches.
Ecrit par : guy morel | 11 novembre 2008
Relativisme des "méthodes" et croyance absolue au talent ?
Mais le "talent" s'enseigne-t-il ? Et où ? en IUFM ? A Chateauroux ?
Certains croyaient que le centre du monde était la gare de Perpignan. Nous savons maintenant que c'était une erreur.
Merci CS.
Ecrit par : dugong | 11 novembre 2008
Mais je me pose une question; est-ce qu'on enseigne un étudiant? Feynman a t-il réellement écrit ceci comme ça? Cela me semble aller au delà d'une petite imprécision grammaticale.
Ecrit par : Christophe Sibille | 11 novembre 2008
"Enseigner quelqu'un", c'est correct, Christophe .
Victor Hugo :"Chaque enfant qu'on enseigne est un homme qu'on gagne ."
Ecrit par : Amélie | 11 novembre 2008
À Dugong et Magister : vu vos réponses. D'accord avec vous. Merci.
Ecrit par : Francis Penin | 11 novembre 2008
Et ceux qui traditionnellement relayaient l'idée que la religion était l'opium du peuple ont sombré dans un mutisme assourdissant...
Ecrit par : Magister | 10 novembre 2008
C'est la religion chrétienne qui est "l'opium du peuple". l'Islam, lui, aurait plutôt tendance à l'"exciter".
Là, je suis carrément "incorrect". Je compte sur Mélanie pour le comité de soutien en cas de "fatoua".
Ecrit par : Robin | 11 novembre 2008
Ils nous ont déjà enlevé les moutons, les arbres fruitiers et la lavande, ils sont en train de nous enlever la vigne, ils cassent les pieds aux éleveurs de chèvres, il nous reste donc les cailloux et les pois chiches.
Ecrit par : catmano | 11 novembre 2008
Belle métaphore sur la dégradation de la condition enseignante que Marcel Pagnol ne désavouerait pas, s'il ressuscitait aujourd'hui.
Ecrit par : Robin | 11 novembre 2008
À propos du verbe enseigner : il n'y a pas si longtemps, j'ai été surpris de l'emploi de ce verbe,"enseigner quelqu'un". Cela fait tout de même entre dix et vingt ans, mais comme j'en ai soixante-huit, cela (me) paraît récent.
Au lycée où j'enseignais, j'ai tenu pour correct cet emploi fréquent dans la bouche de professeurs de français. Il me paraissait improbable que cet emploi fût fautif (non que je tienne tous les professeurs de français pour infaillibles).
Mais, maintenant que je suis retraité, tranquille chez moi, je serais impardonnable de ne pas prendre la peine d'ouvrir mon dictionnaire lorsqu'une incertitude surgit.
Le Petit Robert indique d'abord le sens commun : enseigner quelque chose à quelqu'un. Ensuite il indique :(vieux) instruire."Quiconque enseigne une femme à ces degrés supérieurs" (Michelet).
Ecrit par : Francis Penin | 11 novembre 2008
l'ami n'a qu'à bouffer ses chiens. C'est plus goûteux que les pois chiches.
Ecrit par : guy morel | 11 novembre 2008
Alors là, permettez-moi de douter... Je crois qu'il me faudrait quelques années de maquis avant de goûter au chien.
Je pense que j'essaierais la corneille avant. Prise au nid, bien jeune, en la faisant cuire longtemps, ça doit bien aller avec les pois chiches, sans oublier le petit filet d'huile d'olive, bien sûr (AOC Nyons) !
Ecrit par : catmano | 11 novembre 2008
catmano a écrit : "il nous reste donc les cailloux et les pois chiches."
D'où l'expression avoir un pois chiche dans la tête.
Remarquez que ce n'est pas infamant parce qu'un pois chiche peut-être riche (alimentairement parlant).
Ecrit par : dugong | 11 novembre 2008
Oui et non. Si un pouvoir s'abîme dans ce genre de pratique, c'est qu'il est fichu. C'est le début de la fin.
Ecrit par : Magister | 11 novembre 2008
Je pense qu'ils ont effectivement la trouille à cause du malaise, diffus, mais palpable, partout.
J'entends autour de moi, quotidiennenment (le coiffeur, le plombier, le garagiste, le parent d'élève lamda et bien entendu les collègues...), toutes sortes de gens représentatifs de la "France d'en bas" des propos tout à fait nouveaux et inhabituels où dominent des sentiments contradictoires mais intenses : la colère, la défiance et l'inquiétude (le terme est faible).
Les gens "inteligents" qui nous gouvernent, ou plutôt qui feignent d'organiser les choses, sont peut-être comme des gamins qui construisent un château de cartes et qui se demandent avec angoisse si le poids et la mauvaise position de la prochaine ne seront pas fatals à la "construction".
Ecrit par : Robin | 11 novembre 2008
Quitte à manger quelque chose de chiche , autant qu'il soit kebab plutôt que pouah!
Ecrit par : Merlemocoeur | 11 novembre 2008
Et puis mon épouse m'a formellement interdit d'en manger, je vous laisse deviner pourquoi!
Ecrit par : Merlemocoeur | 11 novembre 2008
Le pois chiche s'est bien acclimaté au Sud de la France.
La culture valorise les sols secs et elle est excellente en rotation, notamment en 3ème année après un blé dur. Avec l'appui de l'UNIP et de l'ITCF, la production est aujourd'hui bien maîtrisée. Une seul mise en garde : le pois chiche est sensible à l'excès d'eau !
Ecrit par : Maminou | 11 novembre 2008
Merci à Maminou pour son cours extrêmement clair et bien documenté sur le poids chiche ! ;-)
Ecrit par : Robin | 11 novembre 2008
Victor Hugo :"Chaque enfant qu'on enseigne est un homme qu'on gagne ."
Ecrit par : Amélie | 11 novembre 2008
Avec "l'éducation nouvelle", c'est 100% de pertes.
Ecrit par : Robin | 11 novembre 2008
Apparemment, la division syndicale est bien entretenue pendant que M Darcos (...]
Ecrit par : paul | 11 novembre 2008
Vous oubliez une chose : pour qu'il y ait division, il faut qu'il y ait eu union ou réunion au départ.
On ne peut diviser ce qui n'a jamais été assemblé.
Ecrit par : Manu | 11 novembre 2008
Ils nous ont déjà enlevé les moutons, les arbres fruitiers et la lavande, ils sont en train de nous enlever la vigne, ils cassent les pieds aux éleveurs de chèvres, il nous reste donc les cailloux et les pois chiches.
Ecrit par : catmano | 11 novembre 2008
Je suis ravi de voir que vous n'entérinez pas, à la différence de votre soeur, l'usurpation de la truffe...
Blague à part, c'est pareil chez nous mais "la colère gronde au sein des masses" comme disait Desproges. Pour la première fois de ma vie, j'ai entendu des agriculteurs envisager un refus de vente aux grandes surfaces pour revenir aux coopératives. Le paysan quercinois pro-kolkhoze, qui l'eût cru ?
Ecrit par : victor | 11 novembre 2008
Maminou nous apprend que "Dans les départements du Tarn et de la Haute Garonne la progression des pois chiches est remarquable."
Plutôt que de procéder à de coûeuses enquêtes en Finlande, qu'attend Luc Cedelle pour investiguer le sud-ouest ?
A propos du Monde, une dénommée Martine Laronche nous gratifie d'un publireportage sur un colloque qui se tiendra à Lyon le 15/11 sur le thème "La difficulté de communiquer entre parents et enseignants". On y lit :
"Il faut que les enseignants, entraînés par les chefs d'établissement, acceptent de consacrer davantage de temps aux parents", considère Florence Castincaud, rédactrice en chef des Cahiers pédagogiques et professeur de français.
et l'inévitable Meiriol qui en profite pour en remettre une couche sur la "nécessaire professionnalisation" des enseignants : "Nous avons besoin de professionnalisme dans l'accueil des familles, assure Philippe Meirieu, pédagogue à l'initiative du colloque. L'enseignement privé le fait bien. Il est de la responsabilité des établissements publics de ne pas lui en laisser le monopole."
Quand vous entendez un pédagol comme le télégénique Primat des pédagols parler de "professionnalisation", il s'agit de la sienne, celle fourguée par les sciences de l'éduc.
Sortez le napalm !
Ecrit par : dugong | 11 novembre 2008
Je crois me souvenir que pois chiche en latin se dit "cicero". le consul et l'écrivain Cicéron avait par ailleurs une excroissance sur le visage en forme de "pois chiche". (Oui, je sais, ça n'est pas très important, mais ça amuse (amusait) les 6ème quand on faisait encore sérieusement du latin et qu'on avait besoin de décompressser)
Ecrit par : Robin | 11 novembre 2008
Merci à Maminou pour son cours extrêmement clair et bien documenté sur le poids chiche ! ;-)
Ecrit par : Robin | 11 novembre 2008
"Pois chiche", pas "poids chiche" : cette faute d'orthographe de pois (poids) n'était pas volontaire.
Ecrit par : Robin | 11 novembre 2008
Je crois me souvenir que pois chiche en latin se dit "cicero". le consul et l'écrivain Cicéron avait par ailleurs une excroissance sur le visage en forme de "pois chiche". (Oui, je sais, ça n'est pas très important, mais ça amuse (amusait) les 6ème quand on faisait encore sérieusement du latin et qu'on avait besoin de décompressser)
Ecrit par : Robin | 11 novembre 2008
C'est bien ce que je disais :
parler