10 novembre 2008
Cacophonies syndicales
Cacophonies syndicales
Jeudi dernier 6 novembre était organisée au Ministère des Universités, rue Descartes, une réunion au sommet sur la mastérisation et les nouveaux concours.
J’ai eu ici même l’occasion d’en dire tout ce qu’on pouvait en penser – m’appuyant sur des analyses bien plus pertinentes que ce que j’aurais pu produire seul (1) : je comprends le souci de s’aligner sur ce qui se fait en Europe, je saisis bien, parce que j’ai lu Marie Duru-Bellat (2), que cette « mastérisation » témoigne d’une fuite en avant dans l’inflation générale des diplômes, je sais même que la plupart des syndicats y sont favorables (3), et je me doute que renvoyer la balle aux universités, en leur suggérant de définir des masters « professionnels », vise sans doute, à moyen terme, à régionaliser le recrutement pour en alléger la charge financière… Reste toutefois à matérialiser ces masters : les premiers à réagir ont été les IUFM. Supposés dissous dans les facs, ils ont vu dans cette mastérisation l’occasion non seulement d’y survivre, mais d’en prendre le contrôle. Les universitaires, confinés dans leurs UFR, n’ont compris ce qu’on leur faisait qu’avec un léger retard… Les voici donc alarmés, les voici qui donnent de la voix (4).
La DGES, dorénavant patronnée par Patrick Hetzel, auparavant conseiller Education de François Fillon (et qui s’intéressait déjà à la question à Matignon), a publié à la mi-octobre un document de travail relativement bien accueilli, en ce qu’il ouvre la possibilité d’inventer des masters diversifiés. La DGES suggère ainsi de « veiller à ce que les formations offertes constituent des masters au sens plein du terme, répondant au double objectif de préparer les étudiants au doctorat et de leur offrir un parcours qualifiant et professionnalisant », et précise : « Tous les masters donnent accès aux concours de recrutement des enseignants ». C’est redonner aux disciplines une priorité que la dictature des Sciences de l’Education semblait étouffer.
L’objet de la réunion tenait donc moins à la définition desdits masters qu’aux difficultés liées à un calendrier trop serré, de l’avis de tout le monde (les maquettes sont censées être remises fin décembre). La discussion promettait d’être stimulante… D’autant que la salle choisie pour les trente personnes présentes tenait plus du cagibi, dans les combles d’un joli hôtel particulier dont les salons resteront définitivement privés, promettait, par son aspect sauna, de faciliter les contacts…
Et pour animer les débats, Valérie Pécresse a délégué un certain Thierry Coulhon, mathématicien de son état, président, jusqu’à la rentrée, de l’université de Cergy-Pontoise (5). Cheveux poivre et sel, et des rides parallèles qui trahiraient peut-être un goût pour le rire, s’il n’avait pas choisi de se composer un masque aussi rébarbatif que possible. Je ne comprendrai jamais que l’on choisisse, pour dialoguer avec des syndicats fort dissemblables et plus susceptibles qu’un boisseau de jolies filles, les personnes les moins faites pour les séduire. Il fallait un danseur, ce fut un mathématicien qui l’obtint.
Thierry Coulhon a donc pris la parole pour lancer les débats, d’un ton cassant, le débit précipité, le regard froid derrière ses lunettes — tous les signes extérieurs de cet autoritarisme que les demi-habiles croient être de l’autorité, et qui témoigne en fait d’une vraie crainte de ne pas être pris au sérieux.
Le représentant de la CGT prend alors la parole. C’est un syndicat où, quelle que soit la branche, ils se déguisent en métallos : ventru, bourru et moustachu, il pose une question sur la formation des PLP, et des disciplines professionnelles. Thierry Coulhon, décidé à ne pas en rater une, réplique en lui suggérant de relire Marx…
Le SNESUP affirme qu’il est favorable à l’amélioration de la formation, que l’objectif master lui paraît cohérent, pourvu qu’il mène toujours à des concours nationaux recrutant des personnels statutaires — les uns et les autres sentent bien, dans le projet, la tentation de réinventer les maîtres-auxiliaires de jadis, avec les « reçus-collés » de ces masters nouveaux. Mais il dénonce d’un même élan un calendrier « démentiel » : le président d’université qu’est Thierry Coulhon, dit-il, devrait savoir qu’il faut au bas mot deux ans pour construire des maquettes cohérentes, afin d’envisager au mieux des dispositifs transitoires, des systèmes de soutien financier pour favoriser la diversité sociale du recrutement. Pour l’instant, les étudiants de M1 paniquent : y aura-t-il des bourses pour les postulants ? Sur quels critères ? Sociaux, s’il vous plaît, les critères, hein ! Pas question de bourses au mérite… Et ne pourrait-on envisager des mesures de pré-recrutement ?
Au tour de la représentante de la Fédération Nationale Enseignement Culture FO. Elle se dit elle aussi très attaché à des concours nationaux, et redoute que la « professionnalisation » amène une baisse des niveaux disciplinaires (ricanements du Conseiller, amusé qu’on demande moins de professionnalisation). Elle s’inquiète du projet qui suggère que des « membres de la société civile » soient au jury des concours. Enfin, elle proteste contre le projet de compagnonnage non rémunéré qui, sur le modèle des défunts CPR, servirait de formation professionnelle in situ aux nouveaux diplômés. Finalement, FO demande l’abandon complet du projet de mastérisation, et la non-publication du document : il ne s’agit plus même de revoir sa copie, mais de la déchirer. FO ne serait-il pas le plus réactionnaire de tous les syndicats ?
Le SGEN, inquiet lui aussi du calendrier, reste cohérent avec l’idéologie constructiviste qui est la sienne : le projet, explique-t-il, ne va pas assez loin ; il donne encore trop de poids aux disciplines, au détriment de l’aspect « professionnel », alors qu’une multiplication des stages, « des allers-retours entre théorie et pratique », donnerait bien plus « d’outils d’analyse » (?) aux futurs enseignants. Sans compter les nécessaires connaissances épistémologiques, didactiques, historiques… Le SGEN, ces derniers temps, aspire à dépasser le ministère sur sa droite.
Le SNALC, après avoir remarqué que la concertation se fait dans l’urgence et le désordre, après avoir revendiqué une plus grande formation disciplinaire, et non une pseudo-formation professionnelle (comme si la seconde ne dépendait pas de la première), pose la question de l’agrégation : si tout le monde est recruté à M2, quelle sera la spécificité du dernier concours de recrutement sérieux ? ( « Y’a qu’à la supprimer », a rigolé le représentant du SGEN assis à côté d’elle). Pour les bourses, ne serait-il pas possible de panacher critères sociaux et mérite ? Quant aux masters, le SNALC se félicite que subsiste une distinction forte entre masters disciplinaires de recherche et masters professionnels tout en s’inquiétant du contenu de ces derniers.
(Pour la petite histoire, le représentant du SGEN, qui se tenait à côté de la représentante du SNALC, lui a fait un signe de tête à la fin de son intervention — le côté « j’ai dit ce que je devais dire, vous avez dit ce que vous deviez dire, nous sommes l’un et l’autre dans notre rôle, si nous allions prendre un pot en sortant ? » Monsieur Cadart, je vous y prends !)
L’UNSA note qu’il eût été bon d’organiser une concertation avant, plutôt qu’après : ce que ce syndicat accepte pour la réforme des lycées, il le dénonce pour celle de la formation. Comprenne qui pourra… Et d’ajouter qu’il ne comprenait pas qu’on fasse encore des distinctions byzantines entre masters de recherche conduisant au CAPES et masters professionnels dévolus aux futurs PE : ne faisons-nous pas tous le même métier ?
Un certain Barjot intervient alors pour le Syndicat Autonome. Il s’inquiète lui aussi du calendrier (« Trois mois de plus, s’il vous plaît, Monsieur le bourreau… »), fait sur l’agrégation quelques suggestions pertinentes (un M2 complet, ce qui permettrait de dégager une année supplémentaire pour étudier un programme spécifique), et s’inquiète finalement de ce que vont devenir les étudiants collés : des maîtres-aux ! Des maîtres-aux, vous dis-je !
Alors Coulhon parla. Pour dire qu’il n’avait pas de réponses. Qu’il serait bien tenté de dire à ces messieurs-dames d’aller voir chez l’employeur (la rue de Grenelle), mais qu’il va tenter de s’en garder ! Que le ministère discute de façon positive sur le sujet avec l’Inspection Générale… Au représentant de la CGT, il affirme que les masters ne concernent pas les PLP — ce que son adjointe (Marie-Danielle Campion, directrice adjointe du Cabinet) dément aussitôt (au ministère aussi, ils devraient pratiquer la concertation préalable) : tout le monde sera recruté à Bac + 5, précise-t-elle. Et c’est un master mutualisé pour les parcours des PE / PLP / Certifiés qu’il faut monter : un dispositif très complexe, reconnaît-elle…
Flou inacceptable, déclare alors le responsable de l’UNSA. Mais Thierry Coulhon tente de reprendre la main : « Toutes vos questions touchent à la formation des maîtres, pas à la circulaire qui est aujourd’hui l’objet du débat. Vous avez bien saisi l’ambition de la réforme — et certes le calendrier est serré, mais incontournable… » Il n’est pire sourd que… Il s’aperçoit soudain qu’il a oublié la vaseline : « Discussion riche et intéressante », lâche-t-il. « Serait-il possible de mettre par écrit tout ce qui a été dit ? Ainsi, quand nous nous reverrons début décembre… « Le 2 ? » suggère assez fielleusement le SGEN. Monsieur le Conseiller ne relève pas : il n’a pas l’air de savoir que c’est la date des élections professionnelles… Il reste sur sa superbe et son quant-à-soi. On pourra, dit-il, proposer des maquettes pour fin décembre, et les affiner dans les deux années à venir… La règle du jeu ne peut d’emblée être parfaite…
Il doit être spécialiste du principe d’incertitude, ce mathématicien-là.
Néanmoins, il consent à suggérer à Patrick Hetzel de donner jusqu’au printemps pour définir les maquettes de masters. Les discours du style « mais c’est impossible ! » ne l’intéressent pas. La mutualisation des masters est souhaitable, mais il faut aussi les différencier, car les métiers de PE et de Profs du Second degré ne sont pas tout à fait semblables : mais il n’y aura pas un « master chic » pour les uns, et un « master pauvre » pour les autres. Tous égaux ! « Ouais, marmonne le responsable CGT, les PE, ils doivent aussi apprendre à changer les couches… »
Et quant à la maquette des concours, c’est au Ministère de l’Education de fixer les choses. Ça, c’est la technique bien connue dite de la patate chaude. Même chose en ce qui concerne les stages : adressez-vous à Darcos !
Commence alors une vive discussion sur la question des bourses et de l’allongement des études. La CGT, très remontée, fait remarquer que le recrutement à M2 augmentera les difficultés financières des étudiants. Et d’en déplorer le principe même, comme FO — ce à quoi Frédérique Rollet, représentant le SNES, objecte qu’au contraire, l’allongement des études revalorisera toute la profession… « Tous les cadres de rang A de la Fonction Publique sont recrutés à Bac + 5, alors, pourquoi pas nous ? » Ils devraient aussi se concerter, chez les syndicats de gauche…
Thierry Coulhon reprend la parole pour préciser les modalités de stages : entre l’écrit des concours (janvier) et l’oral (juin), il y aura bien de quoi caser la préparation de l’oral, le passage des masters, et des stages en situation : ce n’est plus Marx qu’il devrait citer, c’est Stakhanov. La question amène une discussion animée — c’est le moins que l’on puisse dire : on était à deux doigts du pugilat — entre les divers syndicats présents… Il y a toujours, dans ces réunions, un moment où le coffre — et la « rude carrure », voir plus haut — reprennent le dessus. Peut-être devrait-on commencer par là : on les enferme, on les laisse régler les comptes, et on se plie à l’avis des survivants.
Quant à ceux qui échoueront… Heu, franchement, c’est une question difficile, dit Monsieur le Conseiller… Mais si les représentants du ministère ne sont là que pour répondre aux questions faciles, avons-nous encore besoin d’eux ?
Il est 17h45. Cela fait plus de trois heures que l’on se dispute de façon parfaitement stérile. On convient donc de reprendre les conversations en décembre. D’ici là, le Conseiller va s’informer — et les syndicalistes faire des haltères et du sac de sable.
Jean-Paul Brighelli
(1) Voir en particulier la remarquable analyse sur la mastérisation de notre ami Pedro Cordoba sur http://www.r-lecole.freesurf.fr/
(2) Marie Duru-Bellat, l’Inflation scolaire, les désillusions de la méritocratie, la République des idées, Seuil, 2006.
(3) Le SNALC a ainsi proposé en 2007 un recrutement pour le CAPES à M1, et à M2 pour l’agrégation. Le ministère a cru mieux faire…
(4) Voir http://www.sauvonsluniversite.com/. On y trouvera non seulement les textes officiels (ainsi, l’intégralité de la « circulaire Hetzel), mais aussi quelques analyses de valeur.
(5) Voir http://www.u-cergy.fr/rech/pages/coulhon/




Commentaires
Comme toujours le premier commentaire est creux et n'existe que pour être le premier commentaire…
D'autant plus facilement que sur le sujet un non professionnel comme moi n'a aucune, mais aucune connaissance de ce que peut être le Schmilblick.
Machin corrigez s'il y a des fautes, en particulier à Schmilblick
Ecrit par : Roger Felts | 10 novembre 2008
Mouais...
Pas vraiment encourageant tout cela.
comme d'habitude, je remarque que les sociétés et les associations de profs du supérieur, ou bien des délégations fac par fac, n'ont pas été conviées. Normal : eux au moins sont à 99% d'accord et ont des arguments contre l'inique réforme. Le ministère n'aime pas trop traiter avec eux.
Je remarque aussi que la discussion sur le calendrier (tout comme celle sur parcours disciplinaire-parcours professionnel) oblitère complètement la question des contenus desdits concours. Mais ça, on s'en fiche pas mal.
Mais pourquoi j'écris cela!? Je vais être fiché et catalogué comme dangereux opposant (voir l'article sur RUE89 d'hier). Pauvre de moi. Pauvre de nous.
Ecrit par : fabien | 10 novembre 2008
"Finalement, FO demande l’abandon complet du projet de mastérisation, et la non-publication du document : il ne s’agit plus même de revoir sa copie, mais de la déchirer. FO ne serait-il pas le plus réactionnaire de tous les syndicats ?"
Jean-Paul Brighelli
Si fait.
Et je vous invite à vous souvenir, en cette période d'élections professionnelles, qu'il est des "réactions" complètement progressistes.
Ecrit par : victor | 10 novembre 2008
"Ah ! m’y voilà donc enfin au feu ! se dit-il. J’ai vu le feu ! se
répétait-il avec satisfaction. Me voici un vrai militaire. »
Il y a une chose que je n'ai pas bien comprise: notre héraut JPB participait-il lui-même à cette bataille épique (à cette danse des candides) et à quel titre?
Très belle description: je m'étais toujours demandé comment se passent de telles rencontres dans les allées du pouvoir. Le camarade de la CGT renvoyé à ses chères études marxiennes...
Ecrit par : buntovchik | 10 novembre 2008
Il y a une chose que je n'ai pas bien comprise: notre héraut JPB participait-il lui-même à cette bataille épique (à cette danse des candides) et à quel titre?
Ecrit par : buntovchik | 10 novembre 2008
Allons ! vous ignoriez donc tout de l'art de la fugue ?
GM:-)))
Ecrit par : guy morel | 10 novembre 2008
"Le représentant de la CGT prend alors la parole. C’est un syndicat où, quelle que soit la branche, ils se déguisent en métallos : ventru, bourru et moustachu,"
C'est en tous cas comme ça que JPB fantasme les métallos!!!
Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 10 novembre 2008
"ignoreriez" ; je corrige avant de me faire corriger.
GM
Ecrit par : guy morel | 10 novembre 2008
JPB a écrit : "Il fallait un danseur, ce fut un mathématicien qui l’obtint."
Les mathématiciens font toujours à l'extrême ce que les autres font souvent de façon terne et mesurée. Notamment, en ce qui concerne le problème général du tarissement des capacités créatives chez les chercheurs *. Chez les mathématiciens, cela vient souvent assez tôt et se traduit par des reconversions dans des domaines très variés. Thierry Coulhon **, lui, a choisi l'administration.
Comme j'ai de la mémoire ***. Je me suis rappelé ce que le sinistre avait déjà déblatéré chez Clarini au grain à moudre (émission du 01/05/2007).
Je vous en livre une transcription partielle **** où vous trouverez pêle-mêle sa vision du rôle social de l'université, des maths et de Feynmann. Un vrai bonheur de main à la pâte...
* un chercheur est une espèce qu'on rencontre parfois dans les universités.
** qui a peut-être atteint un niveau 5 ou 6 dans l'échelle de l'inénarrable Françoise Castex (retenez aussi son nom !)
*** je me rappelle en général assez bien ce que j'ai enregistré sur mon disque dur et à quel endroit.
****
Thierry COULHON : … Il y a la constatation du fait qu'aujourd'hui, une université est une organisation complexe. C'est pas tellement la massification ; parce que, vous mettez cinq cents gamins devant un prof de droit, ça ne coûte pas cher et puis il n'y a pas besoin de sur administrer ça. Ceci dit, y compris aujourd'hui, nos amis juristes, ont bien compris que c'est autrement qu'il fallait procéder si on voulait, avec les nouvelles populations qui arrivent, parce qu'il y a aussi la question de l'équité sociale. Il faudrait peut être …
Julie CLARINI : Elles n'arrivent pas trop en droit !
Thierry COULHON : Si Si Si ! Dans le Val d'Oise, avec un million d'habitants et des beurettes qui sont en première année de droit et qui de toute évidence ne se marieront pas comme leur mère se sont mariées. Ne serait ce que parce qu'elles ont passer quelques années en droit et ne serait ce que parce qu'elles ont eu un emploi à la sortie. Il faut quand même dire ce genre de choses.
Ce sont devenues des organisations complexes aussi parce qu'on cherche à se préoccuper des étudiants de plus près et d'autre part, parce que c'est une organisation autogérée. Alors j'ai au fond du respect et de la compréhension pour cette attitude d'individualisme de beaucoup de collègues qui sont des artistes, un petit peu, qui ont du mal avec une bureaucratie qui de temps en temps, c'est vrai, est un peu caricaturale quand on cherche à l'organiser. Au fond, il faut quand même bien qu'on comprenne que si on cherche à continuer à gérer des organisations qui sont compliquées et qui le sont pour de bonnes raisons parce qu'elles cherchent à s'adapter à un public nouveau et divers et qu'on les gère soi-même (c'est à dire qu'on peut être élu dans les Conseils, vous pouvez bosser, aller dans divers endroits. Ca fait beaucoup de boulot et nous, on est un certain nombre à considérer, ça nous passionne. Ceci dit, il reste qu'un certain nombre de choses que vous pointez sont réelles ; c'est à dire que les universités sont sous administrées. On manque de personnel administratif même si ça s'améliore beaucoup.
Le deuxième grand point de la discussion c'est celui de la structure du savoir et de l'idée d'université, au fond. J'entends ce truc de l'idée d'université et je vous avoue que ça ne me plait pas énormément. Parce que si la référence est Georges STEINER, Alan BLOOM, etc., une certaine conception de la culture, ce n'est vraiment pas du tout la mienne.
Julie CLARINI : Vous ne pensez pas que l'université doit être transcendante à la société ?
Thierry COULHON : Ni qu'elle soit transcendante à la société ni que la structure du savoir soit un savoir désintéressé et isolé. HARDY, un grand mathématicien, a écrit "An apology of mathematicians" et a expliqué que les maths pures devaient être … et jouer au cricket – il adorait le cricket - et puis il y avait les maths et il fallait surtout pas se salir. Moi je préfère les figures comme celle de Feynman. Feynman c'est à la fois le type, le physicien, qui écrit des diagrammes que les matheux ne comprennent pas on ne sait toujours pas très bien ce qu'il a voulu dire avec ses intégrales de phase. C'est à dire qu'il a fait exploser un certain nombre de secteurs de pensée physique et mathématique. C'est aussi le type qui va à Caltech enseigner en première année et qui fait un cours de première année en nous expliquant pourquoi la soupe refroidit quand vous soufflez dessus. C'est à dire qui est d'un sens pédagogique, avec très peu de maths - il n'aime pas les maths - c'est très qualitatif et très intelligent. Et c'est le type qui comprend pourquoi la navette Challenger a explosé en disant "c'est simple : le joint était trop froid", etc. Ca c'est un modèle d'intellectuel et je ne suis pas sûr que le modèle monastique soit plus intéressant et ça répond à l'autre question : faut-il que l'université soit isolée de la société ?
Ecrit par : dugong | 10 novembre 2008
Je n'ai RIEN compris!
C'était peut-être voulu?
Ecrit par : papa wilhelm | 10 novembre 2008
Buntovchik, c'est la petite souris qui m'a raconté tout ça... J'avais juste l'intention d'en faire quelque chose d'un peu plus vivant qu'un compte-rendu syndical.
Fabien, les syndicats du Supérieur sont supposés représenter les enseignants du Supérieur, non ? Ils sont bien élus, ces gens-là ?
Guy, merci pour l'Art de la fugue - tout à fait mon genre de beauté...
JPB
Ecrit par : brighelli | 10 novembre 2008
On avait déjà signalé l'appel d'offre lancé par le Moloch pour une veille internet de l'opinion. Sa lecture détaillée vaut la peine. (http://www.fabula.org/actualites/documents/26772.pdf)
On y lit (page 4) : " Clé de voûte du dispositif de veille, le passage en « mode alerte » visera à transmettre systématiquement les informations stratégiques ou les signaux faibles susceptibles de monter de manière inhabituellement accélérée."
On pourrait évidemment se gausser * des magiciens qui sauraient reconnaître l'embryon d'un signal pertinent noyé dans le bruit ambiant et d'en interpréter immédiatement la signification, mais le pire est ailleurs. C'est l'expression de la croyance des grands prêtres du Moloch dans la possibilité même d'une telle détection.
Spécialistes autoproclamés du décodage du zeitgeist bruité, à vos machines !
Plus loin, on lit "Une présentation qui facilite la lecture et l’appropriation, tout en préservant la profondeur de l’analyse et l’exhaustivité du corpus, sera fortement appréciée."
Autrement dit, je veux tout en une page. Pas assez d'énarques au Moloch ?
J'espère que l'identité de l'heureuse (?) structure élue sera rendue publique afin que nous puission tous l'aider dans sa noble démarche.
* désolé, c'est plus fort que moi.
Ecrit par : dugong | 10 novembre 2008
http://www.rue89.com/print/73068
Il paraît que tout n'est pas une question de moyens... ;-(
Jean-Paul, vous êtes vraiment un virtuose de la plume, (et du clavier). Votre compte-rendu est exceptionnel.
Le fait que les concours dépendent de Darcos et la formation de Pécresse est absolument indéniable. Et il paraît que la communication entre les deux ministères est proche de zéro.
Ceci-dit, je tiens à vous rappeler, (bien que n'étant absolument ni membre, ni même proche de "l'UNSA"), qu'ils ont été dès le début très méfiants concernant l'intégration des IUFM aux universités. Et également vis à vis de la mastérisation.
Maintenant, il faut évidemment, au delà des problèmes de délais, se battre contre une éventuelle mainmise des sciences de l'éducation sur la formation.
Ecrit par : Christophe Sibille | 10 novembre 2008
Citation du grand physicien et prix Nobel Richard Feynman qui est une magnifique définition des prétendues sciences de l'éducation constructivistes :
« Nous devrions nous préoccuper un peu plus des théories qui ne marchent pas et des sciences qui n’en sont pas. Les sciences et la psychologie de l’éducation sont à mon avis des exemples de ces pseudosciences dont je serais tenté de dire qu’elles s’apparentent au “culte du cargo’’. Dans les îles du Pacifique sud règne ce que l’on appelle le culte du cargo. Les indigènes qui ont vu pendant toute la guerre atterrir des avions chargés de marchandises aimeraient bien que ça recommence. Pour ce faire, ils construisent des espèces de pistes d’atterrissage où rien ne manque, depuis les feux de signalisation jusqu’à la hutte en bois dans laquelle se tient un soi-disant contrôleur aérien, avec son casque sur la tête, d’où sortent, en guise d’antennes, des tiges de bambou. Et ils attendent l’arrivée des avions. Tout est exactement comme c’était pendant la guerre et pourtant, rien ne se passe ; ça ne marche pas ; aucun avion ne vient atterrir. Si j’assimile toutes ces pseudosciences au culte du cargo c’est parce que, dans un cas comme dans l’autre, les règles formelles de la vraie recherche scientifique sont respectées ; mais il manque visiblement quelque chose d’essentiel, puisque les avions n’atterrissent pas. »
— Richard P. Feynman, « La Science-Culte de l’avion cargo » dans Vous voulez rire, Monsieur Feynman !, Odile Jacob, 2000.
Ecrit par : LaRiba | 10 novembre 2008
JPB a écrit : "Le représentant de la CGT prend alors la parole. C’est un syndicat où, quelle que soit la branche, ils se déguisent en métallos : ventru, bourru et moustachu,"
Le métallo se met aussi à l'anis avec l'âge et du coup, s'identifie souvent au ballon qu'il porte.
Cette façon de monter au ballon dans la hiérarchie syndicale est qualifiée de "coup de Montgolfier" au syndicat de la magistrature.
Ecrit par : dugong | 10 novembre 2008
"Jean-Paul, vous êtes vraiment un virtuose de la plume, (et du clavier). Votre compte-rendu est exceptionnel"
C. Sibille
Alors c'est papa wilhelm qui est complètement déficient. Pourquoi donc n'ai-je rien compris?Manque de concentration me diriez-vous...Vieillesse, aprêté de la matière traitée, problème linguistique...
Bref, je n'ai strictement rien compris. Si ces gens là parlent vraiment en ces termes de l'avenir de nos enfants, nous sommes vraiment dans la merde jusqu'au cou!
La voiture a ejecté le conducteur : arrêtons-la!
Ecrit par : papa wilhelm | 10 novembre 2008
Je m'excuse de la longueur inhabituelle d'un de mes messages mais je me mets la pression pour monter dans le top ten aussi bien au classement de compteur de jets que de celui de compteur de jus.
Il n'y a pas que le classement de Shanghaï qui compte ! Y compris au tennis où je constate que ni JPB ni CS ne ont dans les masters...
Ecrit par : dugong | 10 novembre 2008
ne sont...
Ecrit par : dugong | 10 novembre 2008
Merci Lariba pour cet extrait de Feynmann que je ne conaissais pas.
En plus, c'est politiquement très incorrect pour les iliens du Pacifique sud. Gare à la Halde !
Ecrit par : dugong | 10 novembre 2008
Merci Lariba!
"les règles formelles de la vraie recherche scientifique sont respectées ; mais il manque visiblement quelque chose d’essentiel, puisque les avions n’atterrissent pas"
Parfois je pense qu' il en va de même de toutes les disciplines: On tourne, on tourne, on tourne autour du bon morceau et personne n'a le courage de le manger. Ce qui compte le plus c'est de tourner. Alors tournons. A force de tourner on a presque oublié pourquoi on tourne...Mais qu'importe?
Tournons!
Des cours de tournage au tour du tour sont déjà institués à la fac ( cela s'appelle : "la méthodologie"). Il faut dire que pour les tourneurs de tour c'est une grande chance. Alors :formalisons-nous! et que le diable importe les derniers affamés de vérité !(de toute façon, elle n'existe plus... alors tournons...)
Ecrit par : papa wilhelm | 10 novembre 2008
Papa wilhelm, c’est vrai que la méthodologie est la mode, les pédagogos appellent ça (en pédagol) “métacognition”, c’est le sujet de l’excellent livre La Pédagogie du vide. Comme ils se refusent à enseigner, ils espèrent que les zaprenans vont “construire leur savoir” avec une boîte à outils.
Toujours l’obsession de l’utilitaire, sauf que ces outils ne marchent qu’avec des connaissances, dans leur boîte ils ne servent à rien…
Ecrit par : LaRiba | 10 novembre 2008
Tournons!
Des cours de tournage au tour du tour sont déjà institués à la fac ( cela s'appelle : "la méthodologie").
Ecrit par : papa wilhelm | 10 novembre 2008
Hélas, papa wilhelm, cette folie douce a aussi gagné les collèges! Dans le mien, on fait des cours de méthodologie aux élèves de 6ème. La documentaliste en bave de plaisir...
Les bambins savent à peine lire et écrire, mais qui s'en soucie? L'important, dans la bataille, c'est l'histoire, c'est l'histoire, la façon dont on la raconte pour se faire valoir. Ces cours de méthodologie figureront en bonne place dans le pompeux et vain "projet d'établissement", dont les vrais professeurs se contrefichent...
Ecrit par : Jean | 10 novembre 2008
Il n'y a pas que le classement de Shanghaï qui compte ! Y compris au tennis où je constate que ni JPB ni CS ne ont dans les masters...
Ecrit par : dugong | 10 novembre 2008
Non! Mais je suis monté nettement plus haut que lui dans le classement français!!! ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 10 novembre 2008
Moi, je dirais que depuis le temps qu'on tourne, il n'y a peut-être plus rien à manger et qu'effectivement il ne reste rien d'autre à faire que tourner : " Dansons la capucine, y' a pas de pain chez nous, y 'en a chez la voisine mais ce n'est pas pour nous ."
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 10 novembre 2008
Saperlotte de Saperlipopette!
bisous mon cher Jean-Paul
Ecrit par : Saperlipopette | 10 novembre 2008
Vous avez raison, Christophe... La façon dont vous êtes monté peut intéresser ces dames...
JPB
PS. Cela dit, vous pourriez peut-être donner quelques conseils utiles à tous ces syndicats, dont certains sont visiblement désemparés...
Ecrit par : brighelli | 10 novembre 2008
Comment ? Trois heures de discussions stériles sans boire un verre, ne serait-ce qu'un verre d'eau !
Ces gens ont la foi du charbonnier. Ce sont des saints. Baste ! ça ou faire trois heures de cours stériles, quelle différence ?
Vivent les syndicats !
Ecrit par : Francis Penin | 10 novembre 2008
"Vous avez raison, Christophe... La façon dont vous êtes monté peut intéresser ces dames...
JPB"
Ecrit par : brighelli | 10 novembre 2008
Désolé, Jean-Paul. Pour le coup, (si j'ose dire), ce jeu de mot était totalement involontaire de ma part.
Mais il me semble aussi téméraire de votre part de porter ce type d'appréciation sans juger "sur pièces", (ce que vous ne ferez jamais, je vous rassure) que de supputer sur ma vie sexuelle, que ce soit sur le plan quantitatif ou qualitatif.
Pour ce qui est des syndicats, (si je peux en juger sur une expérience plus locale), les problèmes viennent surtout du fait que chacun veut prouver au voisin qu'il en a une plus grosse que lui, justement. Et nos gouvernants ont fort habilement su gérer ce concours de quéquettes.
Ecrit par : Christophe Sibille | 10 novembre 2008
Le Monde titre sur l'essoufflement du programme erasmus :
"sur les 27000 bourses offertes cette année aux étudiants français, 4000 n'ont pas trouvé preneur".
Plus haut, on apprennait qu' "Il y avait cent soixante mille étudiants Erasmus recensés en 2006-2007, soit seulement 3,2 % de plus que l'année précédente. D'après une étude de l'agence Campus France, ce sont les derniers pays entrés dans l'Union européenne (UE) qui permettent de relever les statistiques."
Tout cela est bien mystérieux : 27000 - 4000 donne 23000.
Sur la base des onze mille verges, doit-on penser que des Roumains ont détourné la différence ?
Ecrit par : dugong | 10 novembre 2008
Pour compléter le post de Lariba sur Feynman (un autre extrait, juste avant ce qu'elle a cité) :
"Et pourtant, toutes ces choses se prétendent scientifiques, et il y a des gens qui font des recherches dans ces domaines-là. A mon avis, toute cette pseudo-science ne sert qu'à impressionner l'homme de la rue. Si, par exemple, une institutrice trouve quelques bonnes recettes pour apprendre à lire aux enfants, elle se voit immédiatement rappelée à l'ordre et obligée de procéder autrement... quand elle ne s'auto-censure pas et ne s'imagine pas d'elle même que sa méthode n'est pas la bonne..."
Rappelons que Feynman, outre son prix Nobel, est considéré comme l'un des meilleurs vulgarisateurs et enseignants en physique ; ses célèbres "Cours de physique" ont influencé bon nombre d'étudiants et de professeurs ; il a même pendant quelques années été sollicité pour sélectionné les livres scientifiques pour les lycéens parmi les propositions des éditeurs....
Dans au autre ouvrage La Nature de la Physique (des retranscriptions écrites d'excellentes conférences de vulgarisation), on découvre avec grand plaisir une conférence destinées des professeurs du second degré, conférence qui avait pour objectif de leur expliquer comment enseigner la physique. Il commence comme ceci :
"J'enseigne moi-même la science. Et mon expérience, qui se limite à l'enseignement de la physique à des étudiants d'université, me suffit pour savoir que je ne sais pas comment enseigner. Mais je suis sûr que vous-aussi, les vrais-enseignants, qui travaillez à la base de cette hiérarchie des professeurs, conseillers pédagogiques, et autres experts, vous ne savez pas non plus comment faire ; sinon vous ne seriez pas ici.
[...] Ce n'est pas moi qui ait choisi le titre de cette conférence.
[...]D'abord, parce que vu la manière dont j'ai introduit cette conférence, on pourrait croire que je me prépare à vous dire comment enseigner la science - ce qui n'est absolument pas le cas, car j'ignore tout des enfants. J'en ai un ; et donc je sais que je ne sais rien. Ensuite parce qu'il y a, dans ce domaine, tant d'experts, de colloques et d'articles, que la plupart d'entre vous devez souffrir d'une espèce manière ou d'une autre ou d'un certain manque d'assurance. On ne cesse de vous faire la leçon, de vous répéter que ça ne va pas et qu'il fait enseigner autrement. Mon intention n'est pas de vous sermonner une fois de plus, de dire que vous faites mal votre travail, ni de vous dire comment l'améliorer."
Et enfin le clou du spectacle pour terminer en beauté :
"Prenons le cas de ces études de pédagogie où les gens font des expériences, des listes, des statistiques, etc. Cela n'en fait pas pour autant de la science véritable, du savoir authentique ; il n'y a là que des copies de la science, comparables à ces aérodromes et tours de contrôle en bois qu'on trouve dans les îles du Pacifique Sud. [...] Cette imitation pseudo-scientifique a pour but de produire des experts. Mais vous, vous êtes vraiment experts et vous devriez peut-être, vous, les vrais enseignants qui avez affaire aux enfants à la base, mettre en doute de temps en temps la parole des experts. D'ailleurs, je pourrais donner de la science cette autre définition : la science est la croyance en l'ignorance des experts.
[...] Dans un domaine aussi compliqué que l'enseignement, où la vraie science ne mène encore à rien, il nous faut nous en remettre à une sorte de sagesse traditionnelle, de bon sens élémentaire. J'essaie ici de suggérer aux enseignants à la base, qu'ils peuvent placer leur espoir et leur confiance dans l'intelligence naturelle et le sens commun. Les experts qui vous guident peuvent se tromper."
Tout celà, entre 1963 et 1964...!
Ecrit par : Sacco | 10 novembre 2008
Monsieur Dugong, dit l'Hospodar héréditaire,
Je doute que les Roumains candidats à la découverte de l'Europe soient tous des étudiants Erasmus. Mais, comme le héros d'Apollinaire, peut-être en ont-ils assez de se faire enculer à Bucarest et souhaitent-ils se rendre à Paris pour y connaître, comme on dit dans la Bible, la belle Culculine d'Ancône et la délicieuse Alexine Mangetout.
JPB
PS. La mastérisation, ça n'inspire personne ? Je ne vais quand même pas faire une Note "littérature érotique" pour plaire (pardon : complaire) à tel ou telle...
Ecrit par : brighelli | 10 novembre 2008
Je confirme — sinon, j'en aurais parlé : trois heures de discussion dans une salle étroite, sans même un verre d'eau. C'est la faute du mathématicien en chef : ils auraient dû prendre un philosophe, il aurait recréé le symposium antique, avec au milieu un cratère plein d'un Chiroubles délectable...
JPB
Ecrit par : brighelli | 10 novembre 2008
En parlant de littérature érotique, JPB, c'est vous le compteur de JETS ??
Ecrit par : Amélie | 10 novembre 2008
PS. La mastérisation, ça n'inspire personne ? Je ne vais quand même pas faire une Note "littérature érotique" pour plaire (pardon : complaire) à tel ou telle...
Ecrit par : brighelli | 10 novembre 2008
J'attends que le sujet dévie, ce qui ne saurait tarder.
Ecrit par : dobolino | 10 novembre 2008
Qui ne dit mot, consent ?
A votre avis, Dobolino ?
Ecrit par : Amélie | 10 novembre 2008
Faut-il s'inquiéter sérieusement de cette surveillance de l'opinion initiée par le ministère ? Jusqu'à présent, ici, il y a relativement peu de réactions.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 10 novembre 2008
Amélie, quand on aime, on ne compte pas.
JPB
Ecrit par : brighelli | 10 novembre 2008
JPB a écrit : "PS. La mastérisation, ça n'inspire personne ? Je ne vais quand même pas faire une Note "littérature érotique" pour plaire (pardon : complaire) à tel ou telle..."
Nous, les gueux du second degré, attendons de voir quels masters sortiront de l'esprit des vrais hospodars héréditaires.
En espérant quand même encore un peu que certains étudiants chanceux parviendront à devenir lauréat de concours sans jamais avoir entendu parler de Meirieu, de constructivisme et de main à la pâte.
Heureux les coeurs purs.
PS : je tire de cette note un enseignement précieux : toujours apporter de quoi brespailler dans un tel colloque. Les gens de paille des Molochs ne savent pas vivre.
Ecrit par : dugong | 10 novembre 2008
Gare à la Halde !
Ecrit par : dugong
Les haldes, en termes d'ingénieur minier, ce sont les déchets de la mine. Les monceaux de gravats stériles.
Ecrit par : moot | 10 novembre 2008
embryon de signal pertinent... bip bip... embryon de signal pertinent... bip bip... embryon de signal pertinent... bip bip... embryon de signal pertinent... bip bip... sshkrrreeeiiipouououffff !
Ecrit par : catmano | 10 novembre 2008
Catmano, ne perdez pas votre temps à faire du bruit pour masquer votre signal, vous êtes déjà repérée.
Votre place au Vélodrome lors du grand regroupement est H17 (virage sud Chevalier Roze).
Si vous voulez changer de place, dépêchez vous : ça se remplit vite !
Et ne vous plaignez pas ! Vous au moins, vous avez une place assise.
Ecrit par : dugong | 10 novembre 2008
Je dis des bêtises : il n'y a pas de places assises dans le virage sud...
Ça vous fera les pieds.
Ecrit par : dugong | 10 novembre 2008
Je rechigne habituellement à laisser des commentaires trop longs, mais je vous livre tel quel l'article de "Rue89" relatif à la "surveillance de l'opinion" (les blogs notamment) dans le secteur de l'éducation. Wahouuu!
Education : 220 000 euros par an pour surveiller l'opinion
Par Chloé Leprince | Rue89 | 09/11/2008 | 17H24
Le ministère veut renforcer la surveillance de ses fonctionnaires trop critiques. Témoignages de réfractaires à la base élèves.
Xavier Darcos, déjà très décrié pour ses saillies sur les couches à la maternelle et ses 11 900 suppressions de postes, ne pouvait pas mieux s'y prendre pour crisper davantage les enseignants: depuis quelques jours circule sur le Net un document officiel de huit pages intitulé "Cahier des clauses particulières - Objet: veille de l'opinion".
Ce document, qui relève d'un appel d'offre, émane de la délégation à la Communication du ministère de l'Education nationale et date du 15 octobre, soit il y a trois semaines:
"Article 1: Les présents marchés portent sur la veille de l'opinion dans les domaines de l'éducation, de l'enseignement supérieur et de la recherche. (...)
Article 4 : Chaque marché est conclu du 1er janvier 2009 jusqu'au 31 décembre 2009."
C'est un peu plus loin que la volonté des ministères concernés apparait le plus explicitement ("description des prestations"):
"Le dispositif de veille vise, en particulier sur Internet, à:
identifier les thèmes stratégiques (pérennes, prévisibles, émergents)
identifier et analyser les sources stratégiques ou structurant l'opinion
repérer les leaders d'opinion, les lanceurs d'alerte, et analyser leur potentiel d'influence et leur capacité à se constituer en réseau
décrypter les sources des débats et leur mode de propagation
anticiper les risques de contagion et de crise.
En clair: le ministère de l'Education nationale va débourser 100 000 euros par an, et celui de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, 120 000 euros, pour surveiller l'opinion dans la Toile.
Suit une liste des espaces à surveiller de plus près, blogs et sites participatifs notamment, auxquels s'ajoutent, selon les termes de l'appel d'offre, médias traditionnels, dépêches d'agences, baromètres et enquêtes annuelles.
Non, ce n'est pas un canular: sur le site du Journal officiel, on retrouve bien cet appel d'offre pour le marché public de la veille de l'opinion parmi les personnels de l'Education nationale.
Aussi spectaculaire soit-elle, cette volonté d'identifier les leaders de la contestation n'est pas nouvelle. C'est en tous cas ce dont témoignait samedi une vingtaine de directeurs d'école réfractaires, réunis à Paris pour une journée de travail sur le fichier base-élèves.
Dans le Lot, quarante réfractaires à la base élève en avril, quatre aujourd'hui
Au total, cette toute première journée de coordination nationale, qui réunissait une vingtaine de collectifs départementaux, a rassemblé 75 personnes, dont de nombreux parents d'élèves. Leur but: faire le point sur "le fichage des enfants", notamment depuis le nouveau décret qui est venu modifier le contenu du fichier le 1er novembre dernier.
Mais aussi soutenir les directeurs d'écoles récalcitrants. Car le ministère met la pression sur ces derniers résistants au fichier, parfois quatre ans après le lancement de la base-élèves dans leur zone. Ils le disent d'ailleurs eux-mêmes, à l'instar de Jean:
"Entre une entrée en vigueur morcellée et le discours moderniste qui allait avec, le ministère a réussi à émietter la contestation. Le milieu enseignant a fini par entrer dedans honteusement. Dans le Lot, nous étions quarante directeurs d'école réfractaires en avril, dix en juillet, et seulement quatre aujourd'hui. Il était temps de monter au front nationalement alors que certains renonçaient parce qu'ils se sentaient lâchés."
Jean, à trois ans de la retraite, enseigne depuis trente-trois ans et gagne 2600 euros net. Directeur depuis plus de vingt ans, il travaille dans de "très petites écoles" et est aujourd'hui à la tête d'une classe unique:
"Dans les petites écoles, on suit les enfants pendant cinq ans, on a une relation beaucoup moins administrative au terrain. Or la Base-élèves et le fichage des élèves, c'est la mise à mort d'un encadrement que le ministère juge trop humaniste. J'en fais une question de principe et accepter de ficher mes élèves, ce serait comme un reniement à la fin de ma carrière."
Pression financière et menaces de fermetures de classes
Parce qu'il s'oppose, Jean y perd financièrement: pour faire taire la bronca contre le fichier base-élèves et ses scories (comme le numéro d'identifiant qui immatricule les enfants jusqu'à… 35 ans), la hiérarchie de l'Education nationale a décidé de sanctionner sur la fiche de paye.
Pour l'instant, le directeur d'école du Lot a eu deux retenues sur salaire, à raison d'un trentième du brut, soit environ 104 euros de moins à chaque fois. Une folie militante?
"Avant cela, je n'avais jamais eu de conflit dur avec l'inspection d'académie, j'étais bien noté et j'avais acquis une certaine légitimité: on me fait venir à l'IUFM! J'étais comme un dinosaure endormi, rangé des voitures en ce qui concerne le militantisme. Mais pour moi cette lutte-ci est encore plus fondamentale que toutes les autres, même celles pour les suppressions de postes."
Mireille, elle, est à la retraite depuis l'été, mais a ferraillé contre la base-élèves pendant deux ans depuis le Vercors, où elle était directrice d'école. Elle raconte que, lors d'une réunion publique organisée dans un village par des parents, la hiérarchie académique lui a ordonné de se taire, en la menaçant de sanctions. Elle n'en a rien fait et a même déposé un recours devant le Conseil d'Etat, cosigné d'un parent d'élèves. L'audience devant le Conseil d'Etat aura lieu le 26 novembre.
"On immatricule des enfants de cinq ans pour les trente-cinq années suivantes!"
Mireille, contrairement aux autres, n'a jamais vu son salaire amputé mais raconte que certains directeurs d'école commencent à flancher. Ainsi, cette instit rennaise qui a renoncé à un poste de direction à force de pressions. Ou encore ce courrier de l'inspection d'académie du Lot, que Rue89 s'est procuré, qui menace les directeurs d'école de fermer des classes:
Les parents d'élèves prennent le relais
Les enseignants mobilisés l'assurent: l'avenir de la contestation contre le fichage est dans les mains des parents d'élèves. Samedi, Rue89 a rencontré deux mères et un père, qui avaient fait le déplacement à Paris depuis l'Ille-et-Vilaine et le Lot. Extraits:
Mathilde: "Ça fait quatre ans que base élèves existe en Ille-et-Vilaine. Que sont devenues les informations enregistrées avant que le décret ne vienne modifier les champs du fichier, comme par exemple la nationalité, le lieu de naissance ou la catégorie sociale? Le ministère refuse d'apporter la preuve de la destruction de ces fichiers."
Maryline: "L'Etat utilise l'obligation scolaire à partir de six ans pour ficher toute la population. Mais pourquoi ma fille de trois ans devrait-elle avoir un matricule et rendre des comptes à la société? Parce que je le refusais, on m'a menacée de refuser d'inscrire ma fille."
Philippe: "Les modalités ont été si différentes d'un département à l'autre voire d'un canton à l'autre, que ça a renforcé notre suspicion. Même s'ils ont supprimé des champs, ce fichier existe, et personne ne peut nous répondre sur ce qu'il va devenir."
"Le premier constat des saisies des élèves fait apparaître une diminution de l'ordre de cinq cents élèves par rapport à l'an dernier. Je rappelle que le constat arrêté au niveau académique et national sur lequel s'appuiera le travail de préparation de rentrée, notamment pour les suppressions et créations d'emplois, est celui de la base élèves."
Christophe, lui, promet de tenir bon. Directeur dans la Vienne, il avait pris contact avec Rue89 il y a plusieurs semaines mais hésitait à s'exprimer au grand jour (même s'il est syndiqué). Comme d'autres, il a subi des pressions. Par oral, on l'a menacé de sanctions de l'ordre d'une journée de salaire retenue par journée réfractaire. Sachant qu'il n'a pas flanché depuis la rentrée de septembre, la fronde commençait à peser cher: Christophe, six ans au compteur, gagne 1700 euros par mois.
Finalement,la pénalité sera la même que pour les autres: un trentième par lettre d'injonction. Sorti de l'anonymat, il espère mobiliser à nouveau:
"La base-élèves et le numéro d'immatriculation des enfants sont devenus des sujets tabous. Quand on en parle, on dirait que les collègues ne sont pas fiers, ils préfèrent regarder ailleurs."
En écho, Jean, pour qui les menaces verbales se sont transformées en retenue d'un trentième par injonction écrite, s'interroge : "comment la profession a pu basculer là-dedans?"
En juin, Darcos a parlé à l'Assemblée de "fichier liberticide". Depuis, ils disent qu'ils sont revenus en arrière en supprimant certains champs. Mais c'est un écran de fumée, car ce que nous avons fini par comprendre, c'est que c'est le numéro d'identifiant qui est le plus problématique. On immatricule des enfants de cinq ans pour les trente-cinq années suivantes!"
Côté ministère, on espère faire taire la contestation en affirmant que des modifications ont bien été faites dans le fichier, après que le ministre avait reconnu certains écueils à l'ancienne mouture, le 13 juin dernier.
Photo: Nicolas Sarkozy en visite dans une école primaire de Distre en juin 2008 (Stephane Mahe/Reuters).
base élèves Darcos école éducation fichage
Ecrit par : Daniel Arnaud | 10 novembre 2008
Daniel Arnaud a cité un extrait de Rue 89 : "On immatricule des enfants de cinq ans pour les trente-cinq années suivantes!"
trois fois pendant 35 ans ?! Des enfants de cinq ans ?!
Quelle honte !
Ecrit par : dugong | 10 novembre 2008
Dans le jus pédagol du jour, on lit :
"Lycée : de nouveaux programmes dès le 15 décembre
Les nouveaux programmes de seconde devraient être prêts dans un mois, le 15 décembre. Un délai ultra-court qui donne à penser que tous les arbitrages disciplinaires sont déjà clos…"
Je ne sais d'où ils sortent ça, mais si c'est vrai :
1- des gens (IGEN ?) trafiquent en loucedé des programmes (ce serait une première ?)
2- c'est encore pire que ce qui était annoncé (nouveaux programmes en juin 2009).
Ecrit par : dugong | 10 novembre 2008
http://www.universite-democratique.org/spip.php?article362
Ecrit par : guy morel | 10 novembre 2008
http://smf.emath.fr/Enseignement/Masterisation/Petition/formulaire.cgi
Ecrit par : guy morel | 10 novembre 2008
Daniel Arnaud, j'avais déjà mis le lien, pour l'article de "rue 89" ... Deux fois, même!
;-(
Jean-Paul, beaucoup de choses ont déjà été écrites ici concernant la masterisation, et depuis un moment! Pedro en a parlé pas mal, j'ai dit aussi ce que j'en pensais, et nous ne sommes pas les seuls!
Ecrit par : Christophe Sibille | 10 novembre 2008
Catmano, ne perdez pas votre temps à faire du bruit pour masquer votre signal, vous êtes déjà repérée.
Votre place au Vélodrome lors du grand regroupement est H17 (virage sud Chevalier Roze).
Si vous voulez changer de place, dépêchez vous : ça se remplit vite !
Et ne vous plaignez pas ! Vous au moins, vous avez une place assise.
Ecrit par : dugong | 10 novembre 2008
M'en fous, j'irai pas !
Mon pépé n'est jamais allé se faire inscrire sur les fichiers de Pétain, il n'a jamais porté l'étoile jaune et moi, j'f'rai comme lui !
Je prendrai le maquis et je mangerai des pois chiches ! Même pas peur !
Ecrit par : catmano | 10 novembre 2008
Cher Guy Morel, vous voulez qu'on signe ça ?
"...Ils protestent avec énergie contre la suppression de l'année de stage en situation à l'issue des concours, car ils sont convaincus que la formation théorique (didactique, disciplinaire et pédagogique) et l'expérience pratique et en responsabilité de l'enseignement doivent être liées."
Ecrit par : dugong | 10 novembre 2008
Un inspecteur arrive dans une classe, où officie une fort jeune et fort jolie agrégée d'anglais.
Celle-ci écrit en haut du tableau, mettant en valeur une anatomie avantageuse que couvre une non moins charmante mini-jupe:
"Pussy is a cat, and Snoopy is a dog".
Puis elle demande dans la classe:
"Qui peut traduire ce que j'ai écrit?
-Moi, madame" dit Toto. "Ca veut dire: "quel beau petit cul".
"Toto, tu sors, et tu reviendras en retenue samedi", dit la prof, scandalisée.
Alors Toto sort en regardant l'inspecteur d'un oeil noir, et lui dit: "quand on sait pas, on souffle pas".
Ecrit par : Christophe Sibille | 10 novembre 2008
Vous voulez qu'on signe ça ?
"...Ils protestent avec énergie contre la suppression de l'année de stage en situation à l'issue des concours, car ils sont convaincus que la formation théorique (didactique, disciplinaire et pédagogique) et l'expérience pratique et en responsabilité de l'enseignement doivent être liées."
Ecrit par : dugong | 10 novembre 2008
Ben oui, pourquoi?
Ecrit par : Christophe Sibille | 10 novembre 2008
"Suit une liste des espaces à surveiller de plus près, blogs et sites participatifs notamment, auxquels s'ajoutent, selon les termes de l'appel d'offre, médias traditionnels, dépêches d'agences, baromètres et enquêtes annuelles."
Si la liste, c'est le Forum education de France2 avec la clique à Eldu, le site de Lubin et le Café pédagogique, je milite immédiatement pour l'ouverture de rizières et de mines de rééducation. Je veux bien jouer le rôle de dénonciateur.
Amélie, êtes-vous satisfaite par le Prix Goncourt d'aujourd'hui ?
Ecrit par : dobolino | 10 novembre 2008
Y'a personne qui veut un petit chaton tabby, poil mi-long, mâle, âgé à vue de nez de six à sept semaines et plutot sympa, QI supérieur à 130 ?
Ecrit par : dobolino | 10 novembre 2008
Cher Guy Morel, vous voulez qu'on signe ça ?
"...Ils protestent avec énergie contre la suppression de l'année de stage en situation à l'issue des concours, car ils sont convaincus que la formation théorique (didactique, disciplinaire et pédagogique) et l'expérience pratique et en responsabilité de l'enseignement doivent être liées."
Ecrit par : dugong | 10 novembre 2008
Rassurez-vous Dugong, je ne veux rien du tout. Je transmets des textes qui donnent une idée du débat sur la masterisation, ce qui ne veut pas dire que je les approuve.
Cordialement.
GM
Ecrit par : guy morel | 10 novembre 2008
Rassurez-vous Dugong, je ne veux rien du tout. Je transmets des textes qui donnent une idée du débat sur la masterisation, ce qui ne veut pas dire que je les approuve.
Cordialement.
GM
Ecrit par : guy morel | 10 novembre 2008
A priori, je serais assez favorable à signer cette pétition, dans la mesure où elle signale qu'il est urgent d'attendre et de poser le problème à plat. Y'en a marre de ces réformes à la va vite, sans savoir où on va (cf réforme des lycées et, même, réforme du primaire qui demende à des enseignants qui ne les maîtrsent pas de revenir aux fondamentaux, sans leur donner les moyens d'être efficients).
Ecrit par : dobolino | 10 novembre 2008
Rassurez-vous, papa wilhelm, je n'ai rien compris non plus ; ce genre de "symposiums", c'est un peu comme le Banquet de Platon, sauf que c'est le contraire : rien à boire, rien à manger, rien à apprendre.
Et pendant que les syndicalistes comparent leurs "appareils" et que Thierry Coulhon (coulons ?) amuse le monde en célébrant le "culte du cargo", j'étais sur le terrain depuis 8 heures du matin et j'en sors (un tour d'horloge complet).
Michelet s'est réjoui trop vite. La Révolution n'a pas supprimé les perruquiers, l'espèce repousse toujours, d'une manière ou d'une autre.
Ecrit par : Robin | 10 novembre 2008
"...Ils protestent avec énergie contre la suppression de l'année de stage en situation à l'issue des concours, car ils sont convaincus que la formation théorique (didactique, disciplinaire et pédagogique) et l'expérience pratique et en responsabilité de l'enseignement doivent être liées."
Ecrit par : dugong | 10 novembre 2008
A part le mot "pédagogique" qui demande des éclaircissements, je serais plutôt pour, en ce qui me concerne.
Ecrit par : Robin | 10 novembre 2008
A part le mot "pédagogique" qui demande des éclaircissements, je serais plutôt pour, en ce qui me concerne.
Ecrit par : Robin | 10 novembre 2008
Je veux dire pour la motion contre la suppression de l'année de stage en situation.
Ecrit par : Robin | 10 novembre 2008
Amélie, êtes-vous satisfaite par le Prix Goncourt d'aujourd'hui ?
Ecrit par : dobolino | 10 novembre 2008
Et vous ?
Le sujet est très vendeur aujourd'hui, mais il faudrait que j'aie lu le roman pour avoir un avis .
Ecrit par : Amélie | 10 novembre 2008
Au temps pour moi, Christophe.
Ecrit par : Daniel Arnaud | 10 novembre 2008
Amélie, êtes-vous satisfaite par le Prix Goncourt d'aujourd'hui ?
Ecrit par : dobolino | 10 novembre 2008
Et vous ?
Le sujet est très vendeur aujourd'hui, mais il faudrait que j'aie lu le roman pour avoir un avis .
Ecrit par : Amélie | 10 novembre 2008
J'ai entendu l'auteur, en extrait, sur France-Inter, et, à ce qu'il a dit, j'ai immédiatement pensé à vous en me demandant si vous alliez l'adopter comme lard ou comme cochon ...
Ecrit par : dobolino | 10 novembre 2008
Avez-vous lu: "les cerfs-volants de Kaboul"? Qu'en avez-vous pensé?
Ecrit par : Christophe Sibille | 10 novembre 2008
J'ai entendu l'auteur, en extrait, sur France-Inter, et, à ce qu'il a dit, j'ai immédiatement pensé à vous en me demandant si vous alliez l'adopter comme lard ou comme cochon ...
Ecrit par : dobolino | 10 novembre 2008
Si ce Goncourt rapproche de nous ces lointaines burkas et contribue à faire réfléchir le lecteur sur les "nôtres", ce sera un petit pas pour la femme, un grand pas pour l'humanité .
Un élève tunisien, qui vient toujours à la fin du cours demander des conseils, m'a dit ce matin : " Ma mère ne porte pas le voile, car il faut s'intégrer ! Moi, je suis plus naturel avec les filles non-voilées; avec les voilées, il y a un barrage . Seulement, avec le voile, je respecte .
( cette ambiguïté m'a laissée songeuse !)
Mais vous savez, en Tunisie, ils suivent pas la religion; ça leur prend dès qu'ils arrivent en France !"
J'espère que le dispositif de veille sur Internet remplit correctement son office et prend des notes !
Ecrit par : Amélie | 10 novembre 2008
Avez-vous lu: "les cerfs-volants de Kaboul"? Qu'en avez-vous pensé?
Ecrit par : Christophe Sibille | 10 novembre 2008
Oui, Talibanisme et Nazisme ex aequo ! Très dur à lire, ça retourne les tripes . Au Stade Vélodrome, à la mi-temps des matchs de foot, on peut voir des Pom-Pom girls; à Kaboul, pendant ce temps "mort, les femmes sont lapidées " !
Amour, paix et tolérance !
Ecrit par : Amélie | 10 novembre 2008
Je suis en train de lire Tableau noir, de Iannis Roder, dont JPB parlait dans une précédente note. Je découvre une réalité encore pire que je ne pensais. " En novembre 2007, une collègue d'histoire sortit bouleversée du cours d'éducation civique qu'elle fit à ses élèves de sixième, lesquels affirmaient haut et fort que le plus important c'était évidemment la religion et que " la France c'est pas bien parce que la religion ici c'est pas important" ajoutant également qu' "il faut que la France comprend (sic)" (...) j'ai pu vérifier dans mon enseignement quotidien que les revendications de certains se présentant haut et fort comme musulmans dépassent le simple domaine de la croyance pour s'ingérer dans le domaine public et politique. Nulle stigmatisation. Un constat."
Ecrit par : Sylvie Huguet | 10 novembre 2008
"...Ils protestent avec énergie contre la suppression de l'année de stage en situation à l'issue des concours, car ils sont convaincus que la formation théorique (didactique, disciplinaire et pédagogique) et l'expérience pratique et en responsabilité de l'enseignement doivent être liées."
Ecrit par : dugong | 10 novembre 2008
A part le mot "pédagogique" qui demande des éclaircissements, je serais plutôt pour, en ce qui me concerne.
Ecrit par : Robin | 10 novembre 2008
Rétablir l'année de stage, c'est rétablir la surveillance exercée par les IUFM. Je ne suis pas pour.
"Alors Coulhon parla. Pour dire qu’il n’avait pas de réponses. Qu’il serait bien tenté de dire à ces messieurs-dames d’aller voir chez l’employeur (la rue de Grenelle), mais qu’il va tenter de s’en garder ! Que le ministère discute de façon positive sur le sujet avec l’Inspection Générale… Au représentant de la CGT, il affirme que les masters ne concernent pas les PLP — ce que son adjointe (Marie-Danielle Campion, directrice adjointe du Cabinet) dément aussitôt (au ministère aussi, ils devraient pratiquer la concertation préalable) : tout le monde sera recruté à Bac + 5, précise-t-elle."
Ecrit par Brighelli.
Hein ?! mais c'est dément ?! Il n'est manifestement pas au courant ! Et pourquoi Pécresse n'était-elle pas présente ? Il faut savoir que la ministre est déjà en campagne pour la Région Parisienne : entre un premierministrable et une candidate au suffrage direct, il y a sûrement une place pour imposer quelques revendications.
"Et c’est un master mutualisé pour les parcours des PE / PLP / Certifiés qu’il faut monter : un dispositif très complexe, reconnaît-elle…"
Ecrit par Brighelli.
Rien que ça ? C'est signé SGEN tout craché.
"Néanmoins, il consent à suggérer à Patrick Hetzel de donner jusqu’au printemps pour définir les maquettes de masters."
Ecrit par Brighelli.
"Au printemps tu verras je serai de retour, / le printemps c'est joli pour se parler d'amour / Nous irons voir ensemble les lycées refleuris /, et déambulerons dans les rues de Pariiiiiis ."
"Commence alors une vive discussion sur la question des bourses et de l’allongement des études. La CGT, très remontée, fait remarquer que le recrutement à M2 augmentera les difficultés financières des étudiants. Et d’en déplorer le principe même, comme FO — ce à quoi Frédérique Rollet, représentant le SNES, objecte qu’au contraire, l’allongement des études revalorisera toute la profession… « Tous les cadres de rang A de la Fonction Publique sont recrutés à Bac + 5, alors, pourquoi pas nous ? »
Ecrit par Brighelli.
Quelle cruche, cette Rollet ! Quelle cruche ! Ah mais quelle cruche ! Aussi inefficace que du temps de note2be : tout va bien, circulez, ne contredisez pas le Snes, qui a tout vu, tout vécu, tout pensé. Ah mais, quelle cruche !
"La question amène une discussion animée — c’est le moins que l’on puisse dire : on était à deux doigts du pugilat — entre les divers syndicats présents… [...] Il est 17h45. Cela fait plus de trois heures que l’on se dispute de façon parfaitement stérile. On convient donc de reprendre les conversations en décembre. D’ici là, le Conseiller va s’informer — et les syndicalistes faire des haltères et du sac de sable."
Du sac de sable au bac à sable, la différence est mince... Mais... il était content de lui, le Monsieur Plus de Valérie Pécresse ? Elle servait à quelque chose, Marie-Danièle Campion ?
Tout cela fait peur.
Ecrit par : Jeremy | 10 novembre 2008
J'ai lu aussi "Tableau noir", tableau sans fard d'une réalité scolaire longtemps occultée par le politiquement correct, l'angélisme et la bien-pensance ! J'ai entendu des proviseurs dire qu'il ne fallait pas dénoncer,"stigmatiser", ni punir les "incivilités"( doux euphémisme) pour ne pas faire monter le FN !
Amusant, non ? Et quelle efficacité en 2002 !
Ecrit par : Amélie | 10 novembre 2008
"J'espère que le dispositif de veille sur Internet remplit correctement son office et prend des notes !
Ecrit par : Amélie | 10 novembre 2008"
Ils devraient prévoir une ligne directe pour qu'on les prévienne, au lieu de nous observer cachés...
Rubrique MESSAGES PERSONNELS
Et maintenant, un message particulier pour le grand G.O.M.I.N.E. (Gentil Observateur des Medias et Informateur Numérique de l'Education) :
"Les rectorats et les ministères sont composés en grande partie d'arrivistes incompétents."
Je répète :
"Les recotrats et les ministères sont composés en grande partie d'arrivistes incompétents".
Je répète :
"Les recotrats et les ministères sont composés en grande partie d'arrivistes incompétents".
Ecrit par : Jeremy | 10 novembre 2008
http://www.mediapart.fr/club/blog/sebastien-rome/110708/x-darcos-va-supprimer-l-ecole-maternelle
Ecrit par : catmano | 10 novembre 2008
"Appel du 8 novembre
L'Éducation Nationale en danger !
Pour une vraie formation des enseignants
Les enseignants-chercheurs, les enseignants, les chercheurs, les parents d'élèves, les membres
du personnel de l'éducation nationale et de l'enseignement supérieur ou de la recherche et les
étudiants, réunis ce samedi 8 novembre à l'Université Diderot-Paris 7, protestent contre la mise en
oeuvre précipitée d'une réforme radicale de la formation des enseignants. Cette réforme est porteuse à
terme d'un véritable bouleversement dans la nature des formations et dans le statut des savoirs au sein
de l'enseignement primaire, secondaire et universitaire. Elle met gravement en danger la qualité de la
formation des élèves à tous les niveaux de l'Éducation nationale. Elle complète et renforce la
destruction du système national d'éducation et de recherche et contribue à mettre en position de
concurrence établissements, formations et acteurs de l'enseignement.
Cette transformation radicale de la formation des enseignants et des concours de recrutement a
été engagée sans demander l'avis de celles et ceux qui assurent cette formation ou en bénéficient. Ce
mépris manifeste pour les principaux intéressés (enseignants et étudiants) va de pair avec l'imposition
d'un rythme effréné qui dissimule mal la volonté de faire taire toute réflexion critique. Récemment,
plusieurs présidents d'universités parisiennes ont pu parler de véritable « farce » à propos de ce
processus. Le manque de précision quant au contenu des futurs concours et le calendrier absurde
proposé par le Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche nécessitent donc une
réponse ferme et claire.
Soucieux de ne pas nous laisser imposer un traitement dans l'urgence d'une question
aussi importante socialement et scientifiquement, nous demandons l'abandon de tout
calendrier pour la remise de nouvelles maquettes de masters et le retrait de ce projet
ministériel sous sa forme actuelle.
À ce titre, le « moratoire » demandé est la condition indispensable pour le lancement d'un
débat national impliquant tous ceux qui sont concernés par la formation des enseignants et devant
déboucher sur des négociations avec les ministères concernés. En conséquence, ce moratoire ne
saurait se limiter à un répit de quelques mois.
Les signataires de cet appel font leurs les cinq principales critiques qui se sont exprimées
durant les dernières semaines :
a) La destruction d'une véritable formation professionnelle et disciplinaire, initiale et continue,
des enseignants. D'un côté, les épreuves des concours sont vidées en grande partie de leur contenu
disciplinaire, et, de l'autre, la suppression de l'année de stage qui suit la réussite au concours - au nom
de purs calculs budgétaires – remet en cause toute formation professionnelle sérieuse, la
« didactique » n'ayant pas de sens en l'absence d'une réelle pratique de classe en responsabilité.
b) La fragilisation de nombreuses formations à l'Université. De fait, dans toutes les disciplines
dont le principal « débouché professionnel » immédiat est l'enseignement, cette réforme aura des
effets néfastes sur la qualité – et le nombre - des travaux de recherches en Masters et en Doctorat mais
aussi sur la nature même de la formation en Licence. En ce qui concerne l'agrégation, si elle semble
épargnée du point de vue disciplinaire, la confusion entre le master et la préparation au
concours rend son avenir incertain.
c) L'extension de la contractualisation et de la précarisation dans l'enseignement primaire et
secondaire. Le recrutement de vacataires sera en effet mécaniquement facilité par l'existence d'un
nombre important d'étudiants détenteurs d'une qualification reconnue par un diplôme mais non reçus
aux concours nationaux.
d) Une atteinte grave à l'articulation entre enseignement et recherche ainsi qu'à la nature des
connaissances et des savoirs produits et transmis dans l'université comme dans l'enseignement
primaire et secondaire. Sur ce point, le lien est manifeste entre cette réforme de la formation et la
réforme des enseignements en cours dans l'ensemble de l'Éducation Nationale (au lycée, la
distinction entre matières obligatoires et matières optionnelles, la semestrialisation, la possibilité
évoquée d'un recrutement direct des contractuels par les chefs d'établissement ; dans les écoles
primaires et maternelles, la réduction unilatérale du temps scolaire, la suppression des RASED, la
remise en cause des petites et moyennes sections des écoles maternelles).
e) L'injustice et la perte de la diversité sociales du futur corps enseignant (auxquelles
s'ajouteront les incertitudes sur les débouchés professionnels) : le prétendu prolongement
d'études ne sera en effet qu'un prolongement des études non rémunérées.
C'est pourquoi nous appelons à l'issue d'un large débat national à des négociations sans préalable
afin de garantir et promouvoir
1. le respect du caractère national de tous les concours de recrutement pour l'enseignement
secondaire avec maintien d'un concours et d'un jury national (composé de personnes spécialistes des
matières concernées), assorti d'un lien explicite entre la réussite aux concours et l'accès (après un
stage de titularisation) à un poste et un statut de fonctionnaire d'État
2. une préparation aux concours de recrutement tant pour les professeurs des écoles que pour les
enseignants du secondaire, qui en amont reste ancrée dans des licences disciplinaires, et qui, en aval,
préserve une année de formation professionnelle rémunérée postérieure à la réussite au concours
3. le respect de la base disciplinaire dans les masters comme dans les concours de recrutement pour
les enseignants du secondaire, selon les caractéristiques propres à chaque discipline
4. le maintien d'une formation pratique initiale, postérieure à la réussite au concours, rémunérée et
liée à une charge d'enseignement réduite, ainsi que le développement d'une formation continue
disciplinaire au sein des universités.
5. La place centrale de la recherche dans les enseignements à l'université et son rôle essentiel dans la
formation des futurs enseignants.
Un des enjeux fondamentaux du débat national proposé sera l'articulation entre masters et
concours, afin de préserver un enseignement et une recherche de qualité pour tous les étudiants mais
aussi une vraie formation disciplinaire et professionnelle pour les futurs enseignants.
Les signataires de cet appel se retrouveront le samedi 22 novembre à 10 h pour analyser les
réactions et réponses suscitées et pour lancer toute action qu'ils jugeront utile contre cette réforme
néfaste."
Pour info.
GM
Ecrit par : guy morel | 10 novembre 2008
Je prendrai le maquis et je mangerai des pois chiches ! Même pas peur !
Ecrit par : catmano | 10 novembre 2008
Est-ce que ça pousse, par chez vous, les pois chiches???
Ecrit par : Maminou | 10 novembre 2008
RADIO COULOIRS ET SUITE DES MESSAGES PERSONNELS :
Cacophonie . Les parents des élèves de 3ème s'énervent car ils ne savent rien de ce que sera le lycée à la rentrée et harcèlent les proviseurs qui ne savent rien non plus et s'énervent aussi !
On attend des nouvelles fraîches car CA COMMENCE A SENTIR MAUVAIS !
Ecrit par : Amélie | 10 novembre 2008
Merci, Guy. Rien à ajouter.
Ecrit par : Christophe Sibille | 10 novembre 2008
J'ai entendu des proviseurs dire qu'il ne fallait pas dénoncer,"stigmatiser", ni punir les "incivilités"( doux euphémisme) pour ne pas faire monter le FN !
Ecrit par : Amélie | 10 novembre 2008
Il faudrait leur offrir un martinet pour l'autoflagellation quotidienne. Les pénitents d'antan avaient pour le moins des prétentions mystiques ; ces pénitents-là n'ont que la gestion de leur incurie et de leur lâcheté.
Ecrit par : Magister | 10 novembre 2008
Pétition signée.
Ecrit par : Christophe Sibille | 10 novembre 2008
Merci, Guy. Rien à ajouter.
Ecrit par : Christophe Sibille | 10 novembre 2008
Surtout que je n'ai rien dit.
GM
Ecrit par : guy morel | 10 novembre 2008
Rubrique MESSAGES PERSONNELS
Et maintenant, un message particulier pour le grand G.o.m.i.n.é. (Gentil Observateur des Medias et Informateur Numérique de l'Education) :
"Les rectorats et les ministères sont composés en grande partie d'arrivistes incompétents."
Je répète :
"Les rectorats et les ministères sont composés en grande partie d'arrivistes incompétents".
Je répète :
"Les rectorats et les ministères sont composés en grande partie d'arrivistes incompétents".
Ca devrait finir par parvenir aux oreilles du ministre, non ?
Ecrit par : Jeremy | 10 novembre 2008
Mais vous savez, en Tunisie, ils suivent pas la religion; ça leur prend dès qu'ils arrivent en France !"
Ecrit par : Amélie | 10 novembre 2008
Et ceux qui traditionnellement relayaient l'idée que la religion était l'opium du peuple ont sombré dans un mutisme assourdissant...
Ecrit par : Magister | 10 novembre 2008
"Les rectorats et les ministères sont composés en grande partie d'arrivistes incompétents".
Ca devrait finir par parvenir aux oreilles du ministre, non ?
Ecrit par : Jeremy | 10 novembre 2008
Jeremy, vous frisez le pléonasme ! Dans le fond, ces arrivistes sont arrivés depuis lurette : ils sont en train de creuser...
Ecrit par : Magister | 10 novembre 2008
Aaaaaah !!!! Aaaaaahhhhhh !!! (ce n'est pas un orgasme, mais un hurlement d'effroi).
Le ministre va proposer un crédit à taux zéro.
Le ministre va proposer un crédit à taux zéro pour acheter une maison.
Le ministre va proposer un crédit à taux zéro en cas de mutation.
MAIS VOUS EN CONNAISSEZ BEAUCOUP, DES PROFS QUI ACHETERAIENT UNE MAISON, DES LA PREMIERE ANNEE APRES LEUR MUTATION ???????
Ecrit par : Jeremy | 10 novembre 2008
Jeremy, vous frisez le pléonasme ! Dans le fond, ces arrivistes sont arrivés depuis lurette : ils sont en train de creuser...
Ecrit par : Magister | 10 novembre 2008
...Notre tombe ?
Ecrit par : Jeremy | 10 novembre 2008
J'ignorais que Feynmann avait dit que les sciences de l'éducation (entre autres) sont des pseudo-sciences. Je suis ravi de savoir cela. C'est une caution de poids pour nous qui devrions répéter sans cesse que les sciences de l'éducation sont de fausses sciences. Le répéter surtout à tous les non-scientifiques, à commencer par M. Darcos.
Ces prétendues sciences de l'éducation ont fait des milliers de gens ignorants de l'orthographe et de la grammaire, par ailleurs bons scientifiques.
Cela signifie que ces "sciences" ont fait plus de mal en lettres qu'en (vraies) sciences.
Un de mes amis professeur d'université en chimie m'a dit avoir été maître de thèse pour des jeunes agrégés de chimie qui font des fautes de français ahurissantes.
Aura-t-on un jour la peau de ces "sciences bidon" ?
Ecrit par : Francis Penin | 10 novembre 2008
Jeremy, vous frisez le pléonasme ! Dans le fond, ces arrivistes sont arrivés depuis lurette : ils sont en train de creuser...
Ecrit par : Magister | 10 novembre 2008
...Notre tombe ?
Ecrit par : Jeremy | 10 novembre 2008
Certes, mais à terme... la leur.
Ecrit par : Magister | 10 novembre 2008
J'ignorais que Feynmann avait dit que les sciences de l'éducation (entre autres) sont des pseudo-sciences. Je suis ravi de savoir cela. C'est une caution de poids pour nous qui devrions répéter sans cesse que les sciences de l'éducation sont de fausses sciences. Le répéter surtout à tous les non-scientifiques, à commencer par M. Darcos.
Ecrit par : Francis Penin | 10 novembre 2008
Vous oubliez que les pseudo scientifiques de fête foraine sont imperméables à toute pensée qui n'abonde pas dans leur sens, même si Einstein en personne revenait leur mettre les pendules à l'heure, leurs "sciences" procèdant d'une idéologie quasi millénariste (d'où les dérives sectaires qui furent rapportées par de nombreuses victimes).
Ecrit par : Magister | 11 novembre 2008
"procédant" bien entendu.
Ecrit par : Magister | 11 novembre 2008
Faut-il s'inquiéter sérieusement de cette surveillance de l'opinion initiée par le ministère ? Jusqu'à présent, ici, il y a relativement peu de réactions.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 10 novembre 2008
Oui et non. Si un pouvoir s'abîme dans ce genre de pratique, c'est qu'il est fichu. C'est le début de la fin.
Ecrit par : Magister | 11 novembre 2008
Gérard Longuet: «J'avais une question malicieuse, mais je la poserai plus tard. C'était de savoir où commençait et où s'arrêtait l'homophobie. Mais enfin, bon, ça c'est un autre sujet.
Xavier Darcos: La gay pride a été consacrée à l'éducation, et nous sommes arrivés à avoir 800.000 personnes qui défilaient sans dire du mal de nous.
Gérard Longuet: Certes, c'est extrêmement réjouissant de savoir que l'on promeut en effet des formes nouvelles de sexualité dans l'école. Et qu'on combat en même temps la pédophilie. Y a quand même un moment où il faut savoir (se) sur quelles valeurs on s'arrête, mais enfin.»
Ecrit par : Jeremy | 11 novembre 2008
Je n'en peux plus de me pisser dessus depuis 1h ( lecture lente mais toujours assidue des commentaires ). Si tout cela n'était qu'un rêve, nous ne ririons pas jaune :p.
Apparemment, la division syndicale est bien entretenue pendant que M Darcos continue de manœuvrer efficacement. Au fait étant donné son état manifeste de démence sénile n'y aurait-il pas un volontaire pour l'euthanasier? Alalala si l'on ne peux même plus faire un peu d'humour, ni de remarques constructives sans être ficher, ne dérivons nous pas vers le totalitarisme?
Ces quelques judicieuses citations de Feynmann sont d'un réel bonheur, qui me réconforte et me donne envie de participer activement à la lutte contre le pédagogisme délibéré.
Mais que faire? Discuter c'est bien, mais cela reste et restera toujours insuffisant. Il faut agir de façon unie ( là c'est pas gagné :p ) et efficace.
J'ai été certifié ( dans les 100 premiers au CAPES de mahts ) "non certifié(TM) pour L'EN" par une succession de visites d'inspecteurs ( dont un IG ! ) m'indiquant que je ne savais pas enseigner (!). Cela déstabilise un peu au départ mais au final quand l'on voit à quel point leur discours est décalé on se dit qu'ils n'ont pas pu lire ce que Feynmann écrivait 45 ans auparavant.
Actuellement, je suis professeur particulier à plein temps et croule sous la demande. J'enseigne ainsi avec cœur, passion et liberté (si vous saviez comme cela peut être jouissif). Pourtant l'espoir secret, que la quantité de prof particulier diminue, brûle en moi. Je vie un peu tel une sangsue aux crochets des déboires de L'EN. Mais à cette EN qui m'a tant donné, j'aimerais vraiment lui rendre la pareille.
Va-t-on s'orienter vers un système comme il en existe au japon, avec des cours supplémentaires le soir pour que les enfants de la upper-middle class réussissent?
Paul la sangsue de L'EN :(
Ps : Mon cher JPB,
je me délecte chaque semaine de votre fine plume et attend avec impatience la prochaine note.
Ecrit par : paul | 11 novembre 2008
Sacco a écrit : "Feynman, outre son prix Nobel, est considéré comme l'un des meilleurs vulgarisateurs et enseignants en physique ; ses célèbres "Cours de physique" ont influencé bon nombre d'étudiants et de professeurs"
Oui. C'était quelqu'un de fascinant dans sa capacité à parler la physique (y compris dans ses aspects les plus mathématiques). Mais cela n'a pas empêché certains allumés de se servir de Feynman pour décréter la nécessité d'enseigner partout la "physique avec les mains" (math=beurk). On voit jusqu'à certains matheux en rajouter dans le genre (voir plus haut l'illustre Coulhon dans ses œuvres).
Evidemment, c'est une imposture. Lisez plutôt cet extrait de la préface que Feynmann a rédigé en 1963 à son propre cours de physique de premier cycle :
"La question est bien sûr de savoir comment cette expérience a réussi. Mon propre point de vue qui cependant ne semble pas être partagé par la plus grande partie des personnes qui ont travaillé avec les étudiants est pessimiste. Je ne pense pas que j'ai réellement bien travaillé avec les étudiants. Lorsque je considère la manière dont la majorité des étudiants traitaient les problèmes aux examens, je pense que le système est un échec. Bien entendu, mes amis m'ont fait remarquer qu'il y avait une ou deux douzaines d'étudiants qui d'une manière très surprenante comprenaient presque tous les cours et qui étaient très actifs, travaillant avec le contenu de ces leçons et se préoccupant des divers points d'une manière intéressée et passionnée. Ceux-ci ont maintenant, je le pense, un bagage fondamental de première qualité en physique et ils sont après tout ceux auxquels je désirais m'adresser. Mais alors, « La puissance de l'instruction est rarement de grande efficacité à l'exception de ces dispositions heureuses où elle est pratiquement superflue » (Gibbons).
Toutefois je ne désirais laisser aucun étudiant complètement en arrière, comme peut-être je l'ai fait. Je pense qu'une manière par laquelle nous pourrions aider davantage les étudiants, serait de faire plus d'effort pour développer un ensemble de problèmes qui permettraient d'élucider certaines des idées dans les cours. Les problèmes donnent une bonne occasion d'utiliser les matériaux des leçons et de rendre plus réalistes, plus complètes et plus ancrées dans les esprits, les idées qui ont été exposées.
Je pense cependant qu'il n'y a aucune solution à ce problème d'éducation autre que de réaliser que le meilleur enseignement ne peut être obtenu que lorsqu'il y a une relation directe et individuelle entre un étudiant et un bon professeur une situation dans laquelle l'étudiant discute les idées, pense sur les choses et parle des choses. Il est impossible d'en apprendre beaucoup simplement en assistant à un cours ou même simplement en faisant les problèmes qui sont demandés. Mais à notre époque moderne nous avons tellement d'étudiants à enseigner qu'il nous faut essayer de trouver quelques substituts à l'idéal. Peut-être mes cours pourrontils apporter une certaine contribution. Peut-être, ça et là où se trouvent en nombre restreint des enseignants et des étudiants, pourrontils tirer un peu d'inspiration ou quelques idées de ces cours. Peut-être aurontils du plaisir à les lire et à y réfléchir ou à essayer de pousser plus loin le développement de certaines de ces idées."
Les sciences de l'éduc ont construit leur imposture sur une relecture fantasmatique de ce dernier paragraphe.
Ecrit par : dugong | 11 novembre 2008
Je prendrai le maquis et je mangerai des pois chiches ! Même pas peur !
Ecrit par : catmano | 10 novembre 2008
Est-ce que ça pousse, par chez vous, les pois chiches???
Ecrit par : Maminou | 10 novembre 2008
Oh oui ! Chez nous, à l'origine, il y avait trois ou quatre trucs qui poussaient sans aucune difficulté : les cailloux, les chèvres et les moutons, et les pois chiches.
Après, ils ont rajouté la lavande, les arbres fruitiers et la vigne, mais ça, c'était à l'époque où ils ont voulu nous rendre rentables.
Ils nous ont déjà enlevé les moutons, les arbres fruitiers et la lavande, ils sont en train de nous enlever la vigne, ils cassent les pieds aux éleveurs de chèvres, il nous reste donc les cailloux et les pois chiches.
Ecrit par : catmano | 11 novembre 2008
"Mais à notre époque moderne nous avons tellement d'étudiants à enseigner qu'il nous faut essayer de trouver quelques substituts à l'idéal."
Ecrit par : dugong | 11 novembre 2008
Cette phrase me paraît très mesurée, effectivement, et peut montrer les limites d'un cours "uniquement magistral", (comme d'ailleurs le reste du paragraphe). Mais je me pose une question; est-ce qu'on enseigne un étudiant? Feynman a t-il réellement écrit ceci comme ça? Cela me semble aller au delà d'une petite imprécision grammaticale.
Ecrit par : Christophe Sibille | 11 novembre 2008
"Merci, Guy. Rien à ajouter.
Ecrit par : Christophe Sibille | 10 novembre 2008
Surtout que je n'ai rien dit.
GM"
Ecrit par : guy morel | 10 novembre 2008
Vous avez posé ce lien, et ce texte, ici. Ce n'est déjà pas mal!
Ecrit par : Christophe Sibille | 11 novembre 2008
CS a écrit : "Mais je me pose une question; est-ce qu'on enseigne un étudiant? Feynman a t-il réellement écrit ceci comme ça? Cela me semble aller au delà d'une petite imprécision grammaticale."
Le texte original dit ceci : "But in our modern times we have so many students to teach that we have to try to find some substitute for the ideal".
Ecrit par : dugong | 11 novembre 2008
Par ailleurs, si un cours magistral a des limites claires, un cours non magistral n'en a aucune...
C'est bien là le problème.
Ecrit par : dugong | 11 novembre 2008
Merci pour ces éclaircissements, Dugong!
"Par ailleurs, si un cours magistral a des limites claires, un cours non magistral n'en a aucune...
C'est bien là le problème."
Ecrit par : dugong | 11 novembre 2008
Oui, son efficacité dépend directement du talent (et des limites apportées, d'ailleurs) de celui qui le donne. Comme le "magistral", évidemment. Tout est une question d'enseignant, et pas vraiment de méthode "sticto sensu".
Ecrit par : Christophe Sibille | 11 novembre 2008
Oh oui ! Chez nous, à l'origine, il y avait trois ou quatre trucs qui poussaient sans aucune difficulté : les cailloux, les chèvres et les moutons, et les pois chiches.
Après, ils ont rajouté la lavande, les arbres fruitiers et la vigne, mais ça, c'était à l'époque où ils ont voulu nous rendre rentables.
Ils nous ont déjà enlevé les moutons, les arbres fruitiers et la lavande, ils sont en train de nous enlever la vigne, ils cassent les pieds aux éleveurs de chèvres, il nous reste donc les cailloux et les pois chiches.
Ecrit par : catmano | 11 novembre 2008
Encore une fois , Bonnet d'âne nous prouve qu'il est une source inépuisable de culture... et aujourd'hui nous avons le privilège de nous pencher sur la culture des pois chiche...
Une réapparition !
Le pois chiche est un produit courant depuis l'antiquité. Il a conquis l'Europe du Nord durant le Moyen Age où il s'est ensuite largement répandu.
A partir du XVème siècle, il est souvent présent sur les tables campagnardes et il a su ensuite séduire la gastronomie occidentale réservée jusque là aux produits carnés.
Ainsi, au fil des siècles, se multiplièrent les bonnes recettes gourmandes aux pois chiches et autres légumes secs.
Longuement oubliés depuis la fin du 19ème siècle, les pois chiches sont revenus avec les émigrés d'Afrique de Nord mais aussi avec le développement de nos échanges avec l'Espagne, la Turquie, et autres pays du bassin méditérranéen.
Avec une consommation en progression, la culture du pois chiche est réapparue en France au début des années 90.
Implantée d'abord en Provence, c'est surtout dans le Lauragais que la culture connaît une nouvelle jeunesse.
Dans les départements du Tarn et de la Haute Garonne la progression des pois chiches est remarquable.
Ainsi, avec 350 hectares en 1999 nous sommes aujourd'hui à des prévisions de plus de 2000 ha.
Une culture bien adaptée au midi de la France
Le pois chiche s'est bien acclimaté au Sud de la France.
La culture valorise les sols secs et elle est excellente en rotation, notamment en 3ème année après un blé dur. Avec l'appui de l'UNIP et de l'ITCF, la production est aujourd'hui bien maîtrisée. Une seul mise en garde : le pois chiche est sensible à l'excès d'eau !
Ecrit par : Maminou | 11 novembre 2008
Oh oui ! Chez nous, à l'origine, il y avait trois ou quatre trucs qui poussaient sans aucune difficulté : les cailloux, les chèvres et les moutons, et les pois chiches.
Après, ils ont rajouté la lavande, les arbres fruitiers et la vigne, mais ça, c'était à l'époque où ils ont voulu nous rendre rentables.
Ils nous ont déjà enlevé les moutons, les arbres fruitiers et la lavande, ils sont en train de nous enlever la vigne, ils cassent les pieds aux éleveurs de chèvres, il nous reste donc les cailloux et les pois chiches.
Ecrit par : catmano | 11 novembre 2008
Il n' y a pas que chez vous !
Un ami, agriculteur ici, fait du mouton ( 220 têtes ). Or le mouton ça eût payé, mais ça ne paie plus. Donc, il décide de se tourner vers la vache : 10 têtes pour faire de la tomme - et sa tomme, c'est une merveille !
Que nenni mon brave ! Refus de je ne sais plus quel organisme agricole.
Pas de quota, pas de tomme ! Pas de vaches, pas de moutons, pas de revenus...L'avenir est dégagé, l'horizon s'éclaire : l'ami n'a qu'à bouffer ses chiens. C'est plus goûteux que les pois chiches.
Ecrit par : guy morel | 11 novembre 2008
Relativisme des "méthodes" et croyance absolue au talent ?
Mais le "talent" s'enseigne-t-il ? Et où ? en IUFM ? A Chateauroux ?
Certains croyaient que le centre du monde était la gare de Perpignan. Nous savons maintenant que c'était une erreur.
Merci CS.
Ecrit par : dugong | 11 novembre 2008
Mais je me pose une question; est-ce qu'on enseigne un étudiant? Feynman a t-il réellement écrit ceci comme ça? Cela me semble aller au delà d'une petite imprécision grammaticale.
Ecrit par : Christophe Sibille | 11 novembre 2008
"Enseigner quelqu'un", c'est correct, Christophe .
Victor Hugo :"Chaque enfant qu'on enseigne est un homme qu'on gagne ."
Ecrit par : Amélie | 11 novembre 2008
À Dugong et Magister : vu vos réponses. D'accord avec vous. Merci.
Ecrit par : Francis Penin | 11 novembre 2008
Et ceux qui traditionnellement relayaient l'idée que la religion était l'opium du peuple ont sombré dans un mutisme assourdissant...
Ecrit par : Magister | 10 novembre 2008
C'est la religion chrétienne qui est "l'opium du peuple". l'Islam, lui, aurait plutôt tendance à l'"exciter".
Là, je suis carrément "incorrect". Je compte sur Mélanie pour le comité de soutien en cas de "fatoua".
Ecrit par : Robin | 11 novembre 2008
Ils nous ont déjà enlevé les moutons, les arbres fruitiers et la lavande, ils sont en train de nous enlever la vigne, ils cassent les pieds aux éleveurs de chèvres, il nous reste donc les cailloux et les pois chiches.
Ecrit par : catmano | 11 novembre 2008
Belle métaphore sur la dégradation de la condition enseignante que Marcel Pagnol ne désavouerait pas, s'il ressuscitait aujourd'hui.
Ecrit par : Robin | 11 novembre 2008
À propos du verbe enseigner : il n'y a pas si longtemps, j'ai été surpris de l'emploi de ce verbe,"enseigner quelqu'un". Cela fait tout de même entre dix et vingt ans, mais comme j'en ai soixante-huit, cela (me) paraît récent.
Au lycée où j'enseignais, j'ai tenu pour correct cet emploi fréquent dans la bouche de professeurs de français. Il me paraissait improbable que cet emploi fût fautif (non que je tienne tous les professeurs de français pour infaillibles).
Mais, maintenant que je suis retraité, tranquille chez moi, je serais impardonnable de ne pas prendre la peine d'ouvrir mon dictionnaire lorsqu'une incertitude surgit.
Le Petit Robert indique d'abord le sens commun : enseigner quelque chose à quelqu'un. Ensuite il indique :(vieux) instruire."Quiconque enseigne une femme à ces degrés supérieurs" (Michelet).
Ecrit par : Francis Penin | 11 novembre 2008
l'ami n'a qu'à bouffer ses chiens. C'est plus goûteux que les pois chiches.
Ecrit par : guy morel | 11 novembre 2008
Alors là, permettez-moi de douter... Je crois qu'il me faudrait quelques années de maquis avant de goûter au chien.
Je pense que j'essaierais la corneille avant. Prise au nid, bien jeune, en la faisant cuire longtemps, ça doit bien aller avec les pois chiches, sans oublier le petit filet d'huile d'olive, bien sûr (AOC Nyons) !
Ecrit par : catmano | 11 novembre 2008
catmano a écrit : "il nous reste donc les cailloux et les pois chiches."
D'où l'expression avoir un pois chiche dans la tête.
Remarquez que ce n'est pas infamant parce qu'un pois chiche peut-être riche (alimentairement parlant).
Ecrit par : dugong | 11 novembre 2008
Oui et non. Si un pouvoir s'abîme dans ce genre de pratique, c'est qu'il est fichu. C'est le début de la fin.
Ecrit par : Magister | 11 novembre 2008
Je pense qu'ils ont effectivement la trouille à cause du malaise, diffus, mais palpable, partout.
J'entends autour de moi, quotidiennenment (le coiffeur, le plombier, le garagiste, le parent d'élève lamda et bien entendu les collègues...), toutes sortes de gens représentatifs de la "France d'en bas" des propos tout à fait nouveaux et inhabituels où dominent des sentiments contradictoires mais intenses : la colère, la défiance et l'inquiétude (le terme est faible).
Les gens "inteligents" qui nous gouvernent, ou plutôt qui feignent d'organiser les choses, sont peut-être comme des gamins qui construisent un château de cartes et qui se demandent avec angoisse si le poids et la mauvaise position de la prochaine ne seront pas fatals à la "construction".
Ecrit par : Robin | 11 novembre 2008
Quitte à manger quelque chose de chiche , autant qu'il soit kebab plutôt que pouah!
Ecrit par : Merlemocoeur | 11 novembre 2008
Et puis mon épouse m'a formellement interdit d'en manger, je vous laisse deviner pourquoi!
Ecrit par : Merlemocoeur | 11 novembre 2008
Le pois chiche s'est bien acclimaté au Sud de la France.
La culture valorise les sols secs et elle est excellente en rotation, notamment en 3ème année après un blé dur. Avec l'appui de l'UNIP et de l'ITCF, la production est aujourd'hui bien maîtrisée. Une seul mise en garde : le pois chiche est sensible à l'excès d'eau !
Ecrit par : Maminou | 11 novembre 2008
Merci à Maminou pour son cours extrêmement clair et bien documenté sur le poids chiche ! ;-)
Ecrit par : Robin | 11 novembre 2008
Victor Hugo :"Chaque enfant qu'on enseigne est un homme qu'on gagne ."
Ecrit par : Amélie | 11 novembre 2008
Avec "l'éducation nouvelle", c'est 100% de pertes.
Ecrit par : Robin | 11 novembre 2008
Apparemment, la division syndicale est bien entretenue pendant que M Darcos (...]
Ecrit par : paul | 11 novembre 2008
Vous oubliez une chose : pour qu'il y ait division, il faut qu'il y ait eu union ou réunion au départ.
On ne peut diviser ce qui n'a jamais été assemblé.
Ecrit par : Manu | 11 novembre 2008
Ils nous ont déjà enlevé les moutons, les arbres fruitiers et la lavande, ils sont en train de nous enlever la vigne, ils cassent les pieds aux éleveurs de chèvres, il nous reste donc les cailloux et les pois chiches.
Ecrit par : catmano | 11 novembre 2008
Je suis ravi de voir que vous n'entérinez pas, à la différence de votre soeur, l'usurpation de la truffe...
Blague à part, c'est pareil chez nous mais "la colère gronde au sein des masses" comme disait Desproges. Pour la première fois de ma vie, j'ai entendu des agriculteurs envisager un refus de vente aux grandes surfaces pour revenir aux coopératives. Le paysan quercinois pro-kolkhoze, qui l'eût cru ?
Ecrit par : victor | 11 novembre 2008
Maminou nous apprend que "Dans les départements du Tarn et de la Haute Garonne la progression des pois chiches est remarquable."
Plutôt que de procéder à de coûeuses enquêtes en Finlande, qu'attend Luc Cedelle pour investiguer le sud-ouest ?
A propos du Monde, une dénommée Martine Laronche nous gratifie d'un publireportage sur un colloque qui se tiendra à Lyon le 15/11 sur le thème "La difficulté de communiquer entre parents et enseignants". On y lit :
"Il faut que les enseignants, entraînés par les chefs d'établissement, acceptent de consacrer davantage de temps aux parents", considère Florence Castincaud, rédactrice en chef des Cahiers pédagogiques et professeur de français.
et l'inévitable Meiriol qui en profite pour en remettre une couche sur la "nécessaire professionnalisation" des enseignants : "Nous avons besoin de professionnalisme dans l'accueil des familles, assure Philippe Meirieu, pédagogue à l'initiative du colloque. L'enseignement privé le fait bien. Il est de la responsabilité des établissements publics de ne pas lui en laisser le monopole."
Quand vous entendez un pédagol comme le télégénique Primat des pédagols parler de "professionnalisation", il s'agit de la sienne, celle fourguée par les sciences de l'éduc.
Sortez le napalm !
Ecrit par : dugong | 11 novembre 2008
Je crois me souvenir que pois chiche en latin se dit "cicero". le consul et l'écrivain Cicéron avait par ailleurs une excroissance sur le visage en forme de "pois chiche". (Oui, je sais, ça n'est pas très important, mais ça amuse (amusait) les 6ème quand on faisait encore sérieusement du latin et qu'on avait besoin de décompressser)
Ecrit par : Robin | 11 novembre 2008
Merci à Maminou pour son cours extrêmement clair et bien documenté sur le poids chiche ! ;-)
Ecrit par : Robin | 11 novembre 2008
"Pois chiche", pas "poids chiche" : cette faute d'orthographe de pois (poids) n'était pas volontaire.
Ecrit par : Robin | 11 novembre 2008
Je crois me souvenir que pois chiche en latin se dit "cicero". le consul et l'écrivain Cicéron avait par ailleurs une excroissance sur le visage en forme de "pois chiche". (Oui, je sais, ça n'est pas très important, mais ça amuse (amusait) les 6ème quand on faisait encore sérieusement du latin et qu'on avait besoin de décompressser)
Ecrit par : Robin | 11 novembre 2008
C'est bien ce que je disais :
parler de la cuture du poids chiche permet de se cultiver !
Ecrit par : Maminou | 11 novembre 2008
C'est bien ce que je disais :
parler de la cuture du poids chiche permet de se cultiver !
Ecrit par : Maminou | 11 novembre 2008
Quelle horreur...
Pois chiche... je vais me cacher...
Ecrit par : Maminou | 11 novembre 2008
Les gens "inteligents" qui nous gouvernent, ou plutôt qui feignent d'organiser les choses, sont peut-être comme des gamins qui construisent un château de cartes et qui se demandent avec angoisse si le poids et la mauvaise position de la prochaine ne seront pas fatals à la "construction".
Ecrit par : Robin | 11 novembre 2008
"Attention à la prochaine carte! J
Je répète : "Attention à la prochaine carte !"
"Les carottes sont cuites !
Je répète "les carottes sont cuites !"
"Ceci est un signal faible susceptible de grossir de façon imprévisible !"
Je répète :
"Ceci est un signal faible susceptible de grossir de façon imprévisible !"
Ecrit par : Robin | 11 novembre 2008
Là, je suis carrément "incorrect". Je compte sur Mélanie pour le comité de soutien en cas de "fatoua".
Ecrit par : Robin | 11 novembre 2008
Et Lycée de Versailles, comme disent nos soeurs Brontë !
La garde meurt mais ne se rend pas, Cambronne dixit !
PS. je suppose que Mélanie, c'est moi ?
Ecrit par : Amélie | 11 novembre 2008
Robin a écrit : "Ceci est un signal faible susceptible de grossir de façon imprévisible !"
J'aimerais vraiment voir la tête de celui (ou celle ?) qui a pondu le texte de l'appel d'offre.
Par pure curiosité d'entomologique.
Ecrit par : dugong | 11 novembre 2008
PS. je suppose que Mélanie, c'est moi ?
Ecrit par : Amélie | 11 novembre 2008
Pardonnez-moi Amélie ; oui, c'était bien à vous que je pensais. J'ai un pois chiche dans la tête !
Ecrit par : Robin | 11 novembre 2008
Pardonnez-moi Amélie ; oui, c'était bien à vous que je pensais. J'ai un pois chiche dans la tête !
Ecrit par : Robin | 11 novembre 2008
...Et soyez assuré de mon dévouement en cas de fatouah, comme à Waterloo ! ;-)
Ecrit par : Robin | 11 novembre 2008
La confusion récurrente entre "pois chiche" et "poids chiche" ne me semble pas fautive.
Ce sont plutôt des symboles particuliers de l'universalité du chiche (dans son premier sens).
Ecrit par : dugong | 11 novembre 2008
Victor a écrit : "Le paysan quercinois pro-kolkhoze, qui l'eût cru ?"
Ne criez pas victoire trop vite, Victor ! Pour l'instant, ils se contentent d'en khoser.
Ecrit par : dugong | 11 novembre 2008
ICI RADIO LONDRES . MARDI, JOUR DE RIPOSTE LAÏQUE .
Les Français parlent aux Français .
LES SANGLOTS LONGS DES VIOLONS DE L'AUTOMNE BLESSENT MON COEUR D'UNE LANGUEUR MONOTONE
Je répète : LES SANGLOTS LONGS DES VIOLONS DE L'AUTOMNE BLESSENT MON COEUR D'UNE LANGUEUR MONOTONE
http://www.ripostelaique.com/La-France-a-t-elle-besoin-d-un.html
L’effet Obama, dont on nous rebat les oreilles depuis quelques jours, ce n’est pas autre chose qu’un prétexte de plus pour la dislocation de la République : la République, celle qui, en 1792, a fondé la nation sur l’adhésion à un pacte citoyen, un pacte politique faisant de la religion une affaire privée.
Cet effet Obama, que l’on appelle de ses vœux, ce n’est pas autre chose qu’un découpage des citoyens en blocs ethniques et/ou religieux ; blocs ethno religieux qui devraient être représentés en tant que tels par la « diversité ».
Dans la phase actuelle, il s’agit aussi de faire des quartiers de hautes sécurité vestimentaires, auxquels certaines femmes sont condamnées à vie ou sous lesquelles d’autres s’emprisonnent « volontairement », (hijab, bourqua), une marque de cette « diversité » base sociale d’un nouveau numerus clausus dans l’établissement des listes de candidats aux élections politiques puis professionnelles. Derrière les discours hypocrites sur la "diversité", il y a, je le crains, comme de l’esprit munichois devant les exigences rétrogrades de l’organisation des états islamiques (OCI).
Alain Rubin
Ecrit par : Amélie | 11 novembre 2008
Il me vient brusquement dans le pois chiche (révélation divine ?) que Meiriol est en fait un téléévangéliste frustré.
D'ailleurs il ne se contente pas de faire la quête aux deniers publics pour faire fonctionner sa chaîne de télé-rachat *.
* je fais allusion à un des nanans pédagols rebaptisé pour faire laïc : remédiation, deuxième chance et tous les avatars du même tonneau.
Pour Victor, je précise davantage : les paysans se contentent de khoser d'un proto-kol khose.
Ecrit par : dugong | 11 novembre 2008
"Mais le "talent" s'enseigne-t-il ? Et où ? en IUFM ? A Chateauroux ?
Certains croyaient que le centre du monde était la gare de Perpignan. Nous savons maintenant que c'était une erreur.
Merci CS."
Ecrit par : dugong | 11 novembre 2008
Non, Dugong, je ne crois pas. Je crois que je suis simplement comme vous. J'essaie de faire de mon mieux. Sans être sûr d'y parvenir. Et je crois qu'on peut s'améliorer, à chaque instant.
Quelquefois, je suis content de ce que je fais, quelquefois, je pense avoir été catastrophique.
Ecrit par : Christophe Sibille | 11 novembre 2008
Kolkhose toujours, tu riras moins que tu seras au goulag disait ce brave Djerzinski!
Ecrit par : Merlemocoeur | 11 novembre 2008
à CS : Les didacticiens de tout poil se chargeront de vous expliquer pourquoi vous avez toujours tort d'être parfois content de ce que vous faites.
La culpabilisation permanente des enseignants est une des réussites des "pas sciences de l'éduc".
Ecrit par : dugong | 11 novembre 2008
l'inévitable Meiriol qui en profite pour en remettre une couche sur la "nécessaire professionnalisation" des enseignants : "Nous avons besoin de professionnalisme dans l'accueil des familles, assure Philippe Meirieu, pédagogue à l'initiative du colloque.
Ecrit par : dugong | 11 novembre 2008
Une seule chose manque à ce sale bonhomme qui ne rate aucune occasion de se faire mousser alors qu'il se garde bien de mettre ses mains blanches de bavard mondain dans le cambouis des collèges, c'est l'intelligence.
Le "professionnalisme", roucoule ce nabot de la pensée? On croit rêver! C'est Meirieu, une espèce de faux intellectuel payé depuis vingt ans avec nos impôts à brasser du vent avec du vide, qui nos jette à la tête ce vocable?
Que Meirieu reprenne donc, ne serait-ce qu'une seule semaine, une seule des classes de français de Robin - et d'autres, avec les trajets pour se détendre! Ce sera amusant de voir combien de minutes ce "Monsieur-je-suis-un-grand-pédagogue-et-la-preuve-c'est-que-c'est-moi-qui-le-dis" tiendra devant des élèves réels.
Sur le sujet de cet inutile colloque (lucratif, à n'en pas douter, pour certains, puisqu'il y a de l'argent pour ce qui est inutile et pas un sou pour le nécessaire):
la question est simple: c'est à l'Etat, et non aux professeurs, de rappeler aux parents leur devoir d'éducateurs. S'il le faut, une loi doit être votée, qui prévoira des sanctions pour défaut d'éducation. Car c'est aux parents à inculquer aux enfants le respect de l'école et des professeurs. C'est aux chefs d'établissements de veiller à ce que ce respect de l'école et des professeurs soit effectif dans leurs murs. C'est à eux de se retourner contre les parents si leur gamin perturbe les cours. L'anarchie dans les collèges est telle et elle s'accentue à une vitesse tellement exponentielle (même dans mon collège tranquille jusqu'ici, Robin, par la faiblesse et la démagogie de la direction) que seule une reprise en main disciplinaire de la plus grande fermeté initiée par le Ministère et s'appuyant sur la Loi de la République pourrait redonner à ces établissements leur caractère de lieu d'enseignement.
Les colloques merdiques à la sauce Meirieu n'ont en réalité comme finalité que de désigner les professeurs comme des boucs émissaires et de dédouaner les parents de leur responsabilité. On brasse du vent, du creux, on se rengorge, on agite des solutions vaseuses, mais on est content: on s'est fait valoir.
Ecrit par : Jean | 11 novembre 2008
RADIO LONDRES :
MESSIEURS, FAITES VOS JEUX ! ON SORT DE LA DOUBLE PENSEE .
Je répète :
MESSIEURS, FAITES VOS JEUX ! ON SORT DE LA DOUBLE PENSEE
L’EDITO DE CYRANO
Sommes-nous d’affreux franchouillards si nous aimons notre pays, la France ?
mardi 11 novembre 2008
Nous avons reçu, après nos deux dernières publications, où nous exprimions notre indignation sur les sifflets contre « La Marseillaise » entendus au Stade de France, des courriers plus fréquents que d’habitude. Si la majorité de nos lecteurs nous ont félicités pour notre position, qu’ils considèrent courageuse, nous avons reçu aussi quelques lettres plus que critiques pour ne pas dire carrément insultantes.
Dans le meilleur des cas, nous sommes qualifiés de « franchouillards », et cela passe parfois à « nationalistes », à « émules de Le Pen et de Villiers », voire « fascistoïde », comme nous a qualifiés un lecteur qui nous a demandé de le désabonner.
Il est vrai que, dans un autre registre, le plumitif d’un site républicain de gauche nous qualifie élégamment d’émules de Doriot et de Déat (1). Dans un texte hallucinant de sectarisme, Jérôme Manouchian, pseudonyme derrière lequel se cache l’idéologue de la revue, Bernard Teper, n’a qu’un seul objectif : démontrer que tous ceux qui, comme Riposte Laïque, appellent à l’alliance des républicains des deux rives pour défendre la République et combattre l’offensive de l’islam contre la laïcité sont forcément des défenseurs de l’occident chrétien, héritiers de ceux qui ont basculé de la gauche vers le fascisme dans les années 30 ! Même le Mrap ne nous l’avait pas encore faite, celle là !
http://www.ripostelaique.com/spip.php?page=sommaire
PS . La lecture de "La double Pensée " de Michéa est jubilatoire !
Ecrit par : Amélie | 11 novembre 2008
Luc Paul ROCHE, secrétaire départemental syndicat Force Ouvrière lycées et collèges, à Jean Paul BRIGHELLI, intellectuel indépendant.
Cher et éminent Collègue,
Bien lu votre article sur les "fornications syndicales". Nous ne sous sentons aucunement concerné par ce terme de "fornications" : nous ne couchons avec personne, surtout pas avec le Ministère, et ce que vous dites de FO, seul syndicat à demander l'abrogation des réformes toxiques du supérieur (comme du secondaire et du primaire), me semble tout à notre honneur, et c'est encore un argument pour voter FO le 2 décembre dans les lycées et les collèges.
Par ailleurs, même si j'appartiens plus ou moins à votre mouvance républicano-sérieuse, vous me semblez souffrir d'individualisme. Vos positions, globalement justes, deviennent un tremplin pour dénigrer le syndicalisme, ce qui, de la part d'un salarié de l'éducation, me paraît être de bien mauvaise stratégie. Il n'est pas bon, je crois, de suggérer quelque chose comme "moi l'intellectuel, moi l'écrivain, je vaux mieux que les organisations de salariés, ces grosses machines supposées être paralytico-bureaucratiques". Sachez que les syndicats sont avant tout une armée obscure de bénévoles - comme moi - qui consacrent un temps fou à résoudre les problèmes dont ils sont saisis (par des individus en souffrance, pardonnez !) sans bien évidemment toucher un centime de rétribution (puisqu'un engagement militant n'est pas un métier).
Par ailleurs, l'étiquette "syndicat de gauche", dont vous affublez presque tous les syndicats dont FO, est un non-sens fonctionnel ; le syndicalisme doit rester indépendant et ne pas être confondu avec les partis politiques. Du reste, vous nous reprochez avec morgue de ne pas accorder nos violons... Mais c'est justement parce que FO n'accorde pas ses violons avec les autres syndicats dits "de gauche" que FO conserve son indépendance. Il ne manquerait plus qu'on signe des réformes toxiques avec les autres ! Je rappelle que FO est la seule organisation à ne pas avoir signé en juillet 2008 les "16 points de convergences", texte préparatoire à la réforme des lycées.
Bref, la seule chose que je puisse ajouter, c'est de vous encourager à voter et à faire voter FO aux prochaines élections professionnelles du 2 décembre. Nous préférons, c'est normal, un bon camarade à un mauvais détracteur.
Vive le syndicalisme libre et indépendant.
Vive la confédération générale du travail Force Ouvrière.
Luc Paul Roche
Professeur de philosophie
Secrétaire départemental Force Ouvrière - Nièvre
Ecrit par : Luc Paul Roche | 11 novembre 2008
"à CS : Les didacticiens de tout poil se chargeront de vous expliquer pourquoi vous avez toujours tort d'être parfois content de ce que vous faites."
Ecrit par : dugong | 11 novembre 2008
Je ne pense pas qu'ils soient tous comme ça, mais, effectivement, ceux là, je commence par les em..., ensuite je leur p. à la r. et, enfin, je leur demande de faire le cours à ma place.
Tiens, à propos, je sens que ça va vous plaire; ;-)
vous savez ce que c'est qu'un inspecteur?
C'est quelqu'un qui connaît la route, mais qui ne sait pas conduire la voiture.
(Personnellement, je dirais: "qui ne sait souvent plus conduire la voiture).
Ecrit par : Christophe Sibille | 11 novembre 2008
" J'entends autour de moi, quotidiennement (le coiffeur, le plombier, le garagiste, le parent d'élève lamda et bien entendu les collègues...), toutes sortes de gens représentatifs de la "France d'en bas" des propos tout à fait nouveaux et inhabituels où dominent des sentiments contradictoires mais intenses : la colère, la défiance et l'inquiétude (le terme est faible).
Les gens "intelligents" qui nous gouvernent, ou plutôt qui feignent d'organiser les choses, ... "
Ecrit par : Robin | 11 novembre 2008
... seraient peut-être bien inspirés de relire l'Histoire truffée d'excellentes leçons, notamment celle qui enseigne qu'il ne faut jamais mésestimer le travail des idées, surtout si elles boivent aux sources profondes du ressentiment. Les blogs-forums d'aujourd'hui jouent très exactement le rôle des salons philosophiques de jadis. Ce propos trouve d'ailleurs son écho dans l'intention « d'écouter » la Toile plus attentivement...
Ecrit par : Magister | 11 novembre 2008
@ Christophe Sibille écrit :
Quelquefois, je suis content de ce que je fais, quelquefois, je pense avoir été catastrophique.
Je lève un doute : les deux “quelquefois” sont de trop. Choisissez l'univers de la certitude : vous êtes TOUJOURS catastrophique.
Exception exceptionnelle à la règle fondamentale du GONG :
« La culpabilisation permanente des enseignants est une des réussites des "non sciences de l'éducation". »
Qui ne doit pas faire oublier le propos de café du commerce (à cause des impôts) de Jean :
« …Meirieu, une espèce de faux intellectuel payé depuis vingt ans avec nos impôts à brasser du vent avec du vide… »
Ecrit par : Roger Felts | 11 novembre 2008
le propos de café du commerce (à cause des impôts) de Jean
Ecrit par : Roger Felts | 11 novembre 2008
Cela ne prouve qu'une chose : nous vivons dans un monde qui devient si caricatural que des propos de café du commerce semblent atteindre plus surement le Vrai que des analyses intellectuelles plus sophistiquées. Ce qui ne signifie pas qu'ils l'atteignent effectivement.
Au fait, Jean, sans vouloir relancer la polémique, que pensez-vous des déclarations de Darcos réaffirmant la vocation des agrégés à enseigner en lycée et non au collège?
Ecrit par : TotoWeininger | 11 novembre 2008
La reprise de la citation de Jean était allégorique… La capacité de Meirieu à brasser du vent avec du vide a fait d'excellents émules. Nous en avons un très bon représentant sur ce blog bien qu'il se défende d'être un élève de Meirieu. Je ne citerai pas son nom afin qu'on ne m'accuse pas d'une quelconque vindicte contre qui que ce soit… En toute chose j'œuvre pour le bien de l'humanité…
Ecrit par : Roger Felts | 11 novembre 2008
vous savez ce que c'est qu'un inspecteur?
C'est quelqu'un qui connaît la route, mais qui ne sait pas conduire la voiture.
Ecrit par : Christophe Sibille | 11 novembre 2008
Excellente métaphore. On pourrait ajouter : "qui connaît la route qu'il s'ingénie à truffer de sens interdits, de péages, de radars, de feux rouges, de ronds points, de contours et autres détours...
Pour l'heure, la voiture est au garage et on ne trouve plus les pièces détachées pour réparer le tacot... qui revient cher au kilométrage. Le pompon, c'est que la carte grise est sans doute périmée.
Ecrit par : Magister | 11 novembre 2008
Cela ne prouve qu'une chose : nous vivons dans un monde qui devient si caricatural que des propos de café du commerce semblent atteindre plus surement le Vrai que des analyses intellectuelles plus sophistiquées. Ce qui ne signifie pas qu'ils l'atteignent effectivement.
Ecrit par : TotoWeininger | 11 novembre 2008
Certes, mais qu'on le veuille ou non, le pays réel se rencontre davantage au Café du Commerce que dans les sphères intellectuelles qui ont cette propension à se poser en cénacles. Les deux échelles sont également nécessaires car un brillant traité d'agronomie n'atteindra jamais le niveau de l'art de planter un pied de chou, la terre étant basse et salissante.
Ecrit par : Magister | 11 novembre 2008
Pour filer la métaphore :
- les concours deviendront-ils des permis à points ?
- Qui sortira le premier avertisseur automatique d'inspection qui ne soit pas un papelard jeté à la diable dans le casier ?
Ecrit par : dugong | 11 novembre 2008
- Qui sortira le premier avertisseur automatique d'inspection qui ne soit pas un papelard jeté à la diable dans le casier ?
Ecrit par : dugong | 11 novembre 2008
Oui, une sorte de détecteur intégré dans le GPS (la Garantie Pédagogique de Sûreté).
Ecrit par : Magister | 11 novembre 2008
Puisqu'il est question de syndicats dans ce fil de discussion, on remarquera que le seul syndicat qui s'oppose à l'affectation imposée d'un agrégé au collège est le SAGES, le syndicat des... agrégés! Tous les autres, sans exception, tout en tenant de virils discours de défense générale des statuts de la fonction publique, ne se sont pas gênés pour essuyer leurs sales bottes sur celui des agrégés, et ceci depuis des années, sans réaction véritable de la part des intéressés, quand ce n'est pas avec leur accord. Il me semble que les choses commencent à bouger et que montent la révolte et la colère des "privilégiés".
Si vous êtes agrégé affecté en collège et que vous souhaitez faire l'expérience -a vos dépens, bien sur- de ce qu'est le "totalitarisme de la majorité", c'est très simple : évoquez simplement cette question en salle des profs. Vos dernières illusions sur le comportement collectif des êtres humains voleront en éclats.
Ecrit par : TotoWeininger | 11 novembre 2008
Témoignage à propos des RASED...
"Pour le RASED, je suis nommée maitre E cette année, sans être formée, ni l'avoir demandé, autant vous dire que je ne suis pas la seule dans ce cas!
Tout ça pour dire sans me sous-estimer que je ne pense pas que je sois d'une précieuse aide aux élèves qui sont en échec scolaire puisque je ne suis pas spécialisée et les gens dans mon cas, idem! Il est donc légitime qu'on supprime des postes de maitre E qui sont occupés par des gens non formés et non motivés pour l'être!
Pour ce qui est des vrais maîtres E, j'ai déjà donné mon point de vue sur un autre post, je ne connais pas un RASED réellement efficace vu le nombre d'écoles sur lesquelles les maitres E et G doivent intervenir, elles ne peuvent pas se couper en 5 et sont obligées de prendre des groupes d'enfants 1 ou 2 fois par semaine max, ce qui est dérisoire!
Vu leurs conditions de travail,il est normal que leur aide paraisse bien insuffisante pour les enfants en grosses difficultés scolaires!
La plupart, en plus, se réunissent beaucoup trop à mon goût et ne débutent leur travail qu'àprès les vacances de la Toussaint, ce qui reste incompréhensible et permet d'affirmer dans ce cas que ces postes ne sont pas indispensables."
Ecrit par : c.cuit | 11 novembre 2008
Plutôt que de dire qu'ils ne sont pas indispensables, il vaudrait mieux faire en sorte que leur fonctionnement soit optimisé. Ce témoignage reflète exactement ce que le ministre veut entendre pour asseoir sa politique d'économies.
Ecrit par : Christophe Sibille | 11 novembre 2008
Je tente toujours de placer mon chaton. Il a à présent un parrain, un certain Roger Felts, qui l'a baptisé du joli nom de Clitoris. JPB, Christophe, ça vous intéresse ?
Ecrit par : dobolino | 11 novembre 2008
Ce témoignage reflète exactement ce que le ministre veut entendre pour asseoir sa politique d'économies.
Ecrit par : Christophe Sibille | 11 novembre 2008
Message reçu 5 sur 5 !
Ecrit par : Dispositif de Veille sur Internet | 11 novembre 2008
Que cela ne vous empêche pas de poursuivre votre discussion !
Ecrit par : Dispositif de Veille sur Internet | 11 novembre 2008
Je suis ravi de voir que vous n'entérinez pas, à la différence de votre soeur, l'usurpation de la truffe...
Blague à part, c'est pareil chez nous mais "la colère gronde au sein des masses" comme disait Desproges. Pour la première fois de ma vie, j'ai entendu des agriculteurs envisager un refus de vente aux grandes surfaces pour revenir aux coopératives. Le paysan quercinois pro-kolkhoze, qui l'eût cru ?
Ecrit par : victor | 11 novembre 2008
Damned ! J'ai oublié la truffe ! La seule production non taxée de France, avec le cuissot de sanglier !
Prière donc de rajouter "la truffe" dans tous mes écrits de ce matin. Merci.
Pour le reste du message, à chaque discussion d'apéro du 11 novembre et autres lieux et places où j'ai l'occasion d'émettre des embryons de signaux pertinents, je conseille à mes relations agricoles de diriger leurs productions vers l'autarcie : un beau jardin avec trois ou quatre rangées de pois chiches, une belle basse-cour, des chèvres et puis quelques moutons, quelques truffiers, un ami chasseur, une vigne ou deux et après, ils peuvent venir les tigres, avec leurs griffes, eux au moins, ils seront peinards !
Ecrit par : catmano | 11 novembre 2008
On apprend que le centre nautique de l'INSEP vient de brûler.
Ce haut lieu du pédagogisme en EPS vient de fermer leur clapet à ceux qui voudrait le mettre en extinction en montrant l'efficacité de leur méthode.
Il y a eu le poisson dans le Perrier, voici le flambage de l'eau.
Trop fort !
Ecrit par : dugong | 11 novembre 2008
"La plupart, en plus, se réunissent beaucoup trop à mon goût..."
Ecrit par : c.cuit | 11 novembre 2008
La réunionite n'est pas une pathologie propre aux collègues du RASED ; c'est une pratique qui approche l'exponentiel, phénomène symptomatique des états d'impotence d'un corps constitué. C'est en quelque sorte le tropisme du surplace.
Ecrit par : Magister | 11 novembre 2008
Un ami, agriculteur ici, fait du mouton ( 220 têtes ). Or le mouton ça eût payé, mais ça ne paie plus.
Ecrit par : guy morel | 11 novembre 2008
Ça peut se discuter ! Je n'en suis pas aussi certaine que vous et votre ami agriculteur. Il faut juste adopter les bonnes stratégies de commercialisation et exercer sa profession sur les bons territoires, de façon à engranger les primes. Faut être très gestionnaire mais je suis persuadée qu'on peut encore y arriver de diverses manières que ce soit en exploitant l'Aïd ou en vendant ses agnelles en reproduction, aussi bien qu'en valorisant ses pois-chiches.
Ecrit par : dobolino | 11 novembre 2008
L'INSEP n'est pas qu'un haut lieu du "pédagogisme"! Ceci-dit, Dugong, vous êtes toujours aussi bon!
Ecrit par : Christophe Sibille | 11 novembre 2008
Citation ironique du bouquin de Michéa à propos de la gauche bobo qui se veut rebelle, dérangeante, etc. Elle s’invente des ennemis idéologiques à sa mesure (qu'elle désigne sous le nom menaçant de nouveaux réactionnaires). Et elle voit la France de façon proprement délirante, prétendument dominée par le néoconservatisme :
« Un subtil mélange d’austérité religieuse (effectivement très pratiqué sous nos latitudes), de contrôle éducatif impitoyable des enfants, et de renforcement continu des institutions patriarcales et de nos obligations patriotiques et militaires. »
Toute ressemblance avec Philippe Val est fortuite...
Ah ! Comme se doit être épuisant à la fin de la journée d’adopter cette posture de rebellitude comme dirait Ségolène. Achetez vite le DVD du spectacle de Ségolène, les 1 000 premiers fans auront un poster !
Ecrit par : Pierre LaRiba | 11 novembre 2008
CS a écrit : "L'INSEP n'est pas qu'un haut lieu du "pédagogisme"! Ceci-dit, Dugong, vous êtes toujours aussi bon!"
Je vous le concède...
Ecrit par : dugong | 11 novembre 2008
"Achetez vite le DVD du spectacle de Ségolène, les 1 000 premiers fans auront un poster !"
Un poster des 10 cassés ? Hollande, Delanoé, Lang, Fabius, Ivanoé, Roosevelt...
Ecrit par : dugong | 11 novembre 2008
Ce sera amusant de voir combien de minutes ce "Monsieur-je-suis-un-grand-pédagogue-et-la-preuve-c'est-que-c'est-moi-qui-le-dis" tiendra devant des élèves réels.
Ecrit par : Jean | 11 novembre 2008
Je n'ai pas cette impression, cher collègue : ce que je constate dans mon établissement, c'est que les pédagols ont la cote auprès des élèves et qu'ils s'en tirent très bien !
Que risque-t-on en effet à mettre des notes 4 à 5 points supérieures à celles que les collègues peuvent donner ? Que risque-t-on à débiner les collègues auprès des élèves en leur expliquant qu'on utilise des méthodes MODERNES, au contraire de ce que les autres font, et PARTICIPATIVES, parce qu'on est un VRAI démocrate ?
Et puis, quand le bac vient démentir ces résultats à la Potemkine, pencher la tête de côté quand un élève vient dire « M'sieur, j'comprends pas, avec vous j'avais toujours 14 et au bac j'ai eu 8 !» et lui répondre : « ah, quand même, y'a des collègues pas sympas... »
Certains élèves comprennent qu'ils ont été dupés, occupés à des âneries, mais c'est souvent trop tard. La plupart des élèves dira : moi j'aimais bien M'sieur Untel ou Madame Untelle, il/elle était SYMPA !
Et ce qu'on ne rappellera jamais assez, ceux qui vont le plus loin dans cette démago ce sont les syndiqués au SGEN !
La moindre critique des élèves et de la bêtise qu'ils encouragent chez eux vous vaut cette remarque définitive : t'es un réac, t'es pire que Sarkozy !
Pour moi, c'est vraiment la pire des escroqueries que ce gens-là se présentent comme la vraie gauche, mais on est peu nombreux à le penser et encore moins à le dire !
Maintenant, ça ne m'empêche pas de balayer devant ma porte et je saigne de plus en plus quand je paye ma cotise au SNES, sans parler du désespoir que j'ai à voir que ni le PC, ni Juquin, ni Chevènement n'ont su proposer une alternative crédible sur le long terme.
Et j'aime bien Mélanchon, mais je n'y crois pas tellement non plus.
Ecrit par : sanjuro | 11 novembre 2008
Au sujet de l'incendie du centre nautique de l'INSEP
"On évoque la piste d'un court circuit..." RTL
Evidemment, à force d'y donner des cours circuits...
Ecrit par : Magister | 11 novembre 2008
Pour Victor, je précise davantage : les paysans se contentent de khoser d'un proto-kol khose.
Ecrit par : dugong | 11 novembre 2008
Venez faire un stage de remédiation chez moi !
Ecrit par : dobolino | 11 novembre 2008
Pour la première fois de ma vie, j'ai entendu des agriculteurs envisager un refus de vente aux grandes surfaces pour revenir aux coopératives. Le paysan quercinois pro-kolkhoze, qui l'eût cru ?
Ecrit par : victor | 11 novembre 2008
Sont en retard chez vous ! Par chez nous, j'en entends parler et j'en vosi agir depuis mon installation en 1984 ...
Ecrit par : dobolino | 11 novembre 2008
Ceci dit, je ne crois pas que ces techniques de survie individuelle assurent à terme la survie alimentaire de six et bientôt neuf milliards d'êtres humains sur notre planète. En l'espèce, on peut qualifier ce comportement agricole de repli communautaire et si tous l'adoptent, les famines vont proliférer et Soleil Vert ne relèvera plus de la fiction.
En conclusion, il y a un avenir aussi bien pour la FNSEA que pour la Confédération Paysanne.
Ecrit par : dobolino | 11 novembre 2008
À propos de l'INSEP, vous vous souvenez de cette affaire qui impliquait des sportifs de haut niveau de cette institution ? Il y avait eu viol et tentative d'étouffer l'affaire. Si vous voulez mon avis, je penche pour l'incendie criminel... À tous les coups on va soulever une affaire du même genre dans les jours à venir.
Ecrit par : sanjuro | 11 novembre 2008
Assemblée nationale
XIIIe législature
Session ordinaire de 2008-2009
Compte rendu
Première séance du mardi 4 novembre 2008
Présidence de M. Marc Le Fur
1. Projet de loi de finances pour 2009
M. Xavier Darcos, ministre de l’éducation nationale:
"14 000 postes seront mis au concours dans le premier et dans le second degré, en 2009, avant la refonte des modes de recrutement."
L'an dernier, il me semble qu'il y avait plus de 20000 postes mis au concours. Joli baisse (mon petit doigt me dit que l'agreg externe va en faire principalement les frais). A confirmer.
Ecrit par : TotoWeininger | 11 novembre 2008
Et cette phrase qui met du baume au coeur et l'esprit à l'endroit :
" Lorsqu'un intellectuel contemporain soutient, d'ouvrage en ouvrage, que les notions de" frontières d'Etat" et "d'identité nationale" sont intrinsèquement fascistes, et qu'EN CONSEQUENCE, le peuple tibétain et le peuple palestinien devraient se voir enfin reconnues des frontières d'Etat précises et conformes à leur identité nationale, nous avons clairement affaire à un cas de DOUBLE PENSEE(malheureusement très répandu)." Michéa, La Double Pensée, page 16
Ecrit par : Amélie | 11 novembre 2008
Sanjuro, vous sous-entendez qu'ils auraient voulu noyer le poisson (dans le Perrier) ?
Pas bô pour des nageurs.
Plus sérieux, cherchez sur le web des infos sur viols, les dérives pédo chez les éduc sportifs et entraineurs, etc. c'est édifiant et semble plus que banal !
Ecrit par : Zorglub | 11 novembre 2008
Pour le reste du message, à chaque discussion d'apéro du 11 novembre et autres lieux et places où j'ai l'occasion d'émettre des embryons de signaux pertinents, je conseille à mes relations agricoles de diriger leurs productions vers l'autarcie : un beau jardin avec trois ou quatre rangées de pois chiches, une belle basse-cour, des chèvres et puis quelques moutons, quelques truffiers, un ami chasseur, une vigne ou deux et après, ils peuvent venir les tigres, avec leurs griffes, eux au moins, ils seront peinards !
Ecrit par : catmano | 11 novembre 2008
Caractéristique du repli communautaire, du syndrome de la borie à Lure et du "charité bien ordonnée commence par soi-même" ! Quant à ceux "des villes", qu'ils crèvent de faim, on s'en bat les couilles!
Tout en partant du principe qu'on ne sera jamais malade, qu'on ne devra jamais envoyer ses gamins à l'université, qu'on ne se connectera plus jamais à internet, qu'on n'ira plus jamais remplir son caddy à Leclerc, qu'on se couchera sur la paille ou la litière de feuilles, qu'on aura la biche à la cave avec les pièces d'or dedans et plus de compte bancaire. A part une belle épidémie de peste noire combinée à une guerre mondiale de cent ans qui réduisent la population mondiale à 750 millions d'habitants ...
Ecrit par : dobolino | 11 novembre 2008
Et cette phrase qui met du baume au coeur et l'esprit à l'endroit :
" Lorsqu'un intellectuel contemporain soutient, d'ouvrage en ouvrage, que les notions de" frontières d'Etat" et "d'identité nationale" sont intrinsèquement fascistes, et qu'EN CONSEQUENCE, le peuple tibétain et le peuple palestinien devraient se voir enfin reconnues des frontières d'Etat précises et conformes à leur identité nationale, nous avons clairement affaire à un cas de DOUBLE PENSEE(malheureusement très répandu)." Michéa, La Double Pensée, page 16
Ecrit par : Amélie | 11 novembre 2008
Et, bien sûr, plus de Michéa pour nous les briser menues !
Ecrit par : dobolino | 11 novembre 2008
"... nous avons clairement affaire à un cas de DOUBLE PENSEE(malheureusement très répandu)." Michéa, La Double Pensée, page 16
Et la double pensée c'est aussi et nécessairement la langue fourchue...
Ecrit par : Magister | 11 novembre 2008
dobolino a écrit : 'Venez faire un stage de remédiation chez moi !'
Si vous avez du grain (alcool de) et de la paille (bres)...
Ecrit par : dugong | 11 novembre 2008
Mmmm...
Ecrit par : Les zrofs | 11 novembre 2008
Pour le reste du message, à chaque discussion d'apéro du 11 novembre et autres lieux et places où j'ai l'occasion d'émettre des embryons de signaux pertinents, je conseille à mes relations agricoles de diriger leurs productions vers l'autarcie : un beau jardin avec trois ou quatre rangées de pois chiches, une belle basse-cour, des chèvres et puis quelques moutons, quelques truffiers, un ami chasseur, une vigne ou deux et après, ils peuvent venir les tigres, avec leurs griffes, eux au moins, ils seront peinards !
Ecrit par : catmano | 11 novembre 2008
Par ici, nous avons tout un réseau de producteurs qui font cela pour nous...
Jeannette qui fournit le pain et la pâtisserie au Collège du coin et aux villageois.
Jean-Noël fournit le lait, les oeufs, les poules et les poulets à ce même collège et aux villageois.
Raphaël produit des légumes extras qu'il vend aux particuliers et à tous les restaurants du secteur...
Etienne vend du fromage de chèvres bio délicieux (un peu réservé à ceux qui sont très riches ou qui n'ont pas trop faim...)
Jeannot presse nos pommes dans son pressoir moderne.
Nous n'avons guère besoin des grandes surfaces... elles sont réservées aux pauvres gens qui habitent la ville...
Ecrit par : Maminou | 11 novembre 2008
"« M'sieur, j'comprends pas, avec vous j'avais toujours 14 et au bac j'ai eu 8 !» et lui répondre : « ah, quand même, y'a des collègues pas sympas... »"( Sanjuro)
Pour moi( et pour les ringards antipédagols), c'est l'inverse : d'abord 8, et au bac 14 . Et, faisant abstraction du trucage bien connu des notes du bac, je réponds à l'élève éberlué d'être aussi balèze : " Et grâce à qui, 14, hein ?
Ne pas oublier, dès la rentrée, de préciser avec bravitude et orwellitude, que le moderne en pédagogie, maintenant, c'est l'ancien ! Ils adorent et leurs parents aussi !
Est-ce que dispositif g.o.m.i.n.é veille ? Merci .
Ecrit par : Amélie | 11 novembre 2008
Ben, Dobolino, Michéa vous agace ? C'est lumineux, pourtant ! Et d'une logique imparable !
Ecrit par : Amélie | 11 novembre 2008
En cette date symbolique de l'armistice, commémoration officielle et non encore rejetée par Kapuccini (historien percolateur), puis-je vous suggérer une chanson de circonstance (et de Brassens aussi) ?
Moi mon Coulhon
Celle que j'préfère
C'est la guerre de 14-18 .... etc ....
Ecrit par : Yfig, trublion honoraire, intermittent et éphémère | 11 novembre 2008
Sanjuro a écrit : "Que risque-t-on à débiner les collègues auprès des élèves en leur expliquant qu'on utilise des méthodes MODERNES, au contraire de ce que les autres font, et PARTICIPATIVES, parce qu'on est un VRAI démocrate ?"
A finir par s'entendre rétorquer : "Monsieur Machin, le prof de..., nous a dit que ceux qui n'étaient pas exigeants avec nous, ne nous respectaient pas"
Essayez !
Ca marche du feu de dieu (de quoi mettre le feu à l'insep)
Ecrit par : dugong | 11 novembre 2008
Émouvant, sur Arte : mercredi 12 novembre 2008 à 19 h,
Le DUGONG et l'enfant
Grâce à ses liens d'amitié avec un DUGONG, un garçonnet nous ouvre le monde de ce mammifère en voie de disparition !
Bravo ! Encore un sauveur des enfants !
Ecrit par : Pierre LaRiba | 11 novembre 2008
L'anarchie dans les collèges est telle et elle s'accentue à une vitesse tellement exponentielle (même dans mon collège tranquille jusqu'ici, Robin, par la faiblesse et la démagogie de la direction) que seule une reprise en main disciplinaire de la plus grande fermeté initiée par le Ministère et s'appuyant sur la Loi de la République pourrait redonner à ces établissements leur caractère de lieu d'enseignement.
J'ai "reçu" votre message 5 sur 5, Jean.
Le "dispositif de veille" s'est contenté de le "lire".
Quant à ceux pour qui "travaillent" le dispositif de veille (les nouveaux "perruquiers" que n'avait pas prévus Michelet), Dieu seul sait, et encore, ce qu'ils feront des "renseignements" (le dieu "Moloch", celui de "sacrifices humains" lui, le sait de façon certaine).
En ce qui concerne Meiriol et ses émules ils organisent le "cadre" depuis 20 ans, ils ne lisent pas plus qu'ils n'apprennent à lire, ils profitent.
"Cadre" qui aboutit aux dérives que vous évoquez dans votre "petit collège qui devrait être tranquille" et au conseil de dscipline dont je ne peux pas parler à cause du "devoir de réserve" et que j'ai vécu, hier, pour la première fois en trente ans de carrière en tant que témoin et victime.
Il m'est arrivé déjà, il y a six ans, de me faire insulter par une élève de 4ème ("Ta gueule connard") parce que je lui demandais courtoisement et pour la cinquième fois de bien vouloir se retourner et d'arrêter de parler pour que je puisse commencer mon cours (ça coûtait 3 jours de renvoi en 2002 de traiter un professeur de "connnard" ; aujourd'hui, c'est la garde à vue...pour le professeur).
Mais "connard", ça n'est rien à côté de ce que m'a dit l'élève de cette année.
Et je vous assure que je ne leur ai jamais manqué de respect, que je passe mon temps à prendre sur moi, que je m'efforce de faire les meilleurs cours possibles, de "m'adapter", de rester calme et de ne pas m'arracher les cheveux devant l'ignorance.
Bref, je ne mérite pas d'être traité comme ça. Mais je ne suis pas le seul à ne pas "mériter" ça.
Ceci est un "signal faible", mais multiplié par cent mille, ça pourrait devenir un signal assourdissant...
Une révolte ? Non, sire, une Révolution !
Même la patience des gens raisonnables et mesurés a des limites.
Ecrit par : Robin | 11 novembre 2008
Suite du témoignage de la même personne...
"J'ai bien dit que les conditions n'étaient pas favorables pour que l'aide apportée par les maitre E et G paraissent suffisantes puisqu'on nous demande d'intervenir sur 5 écoles, donc de prendre des groupes d'enfants qu'une fois par semaine, voire certaines ne seront sur des écoles que 7 fois dans l'année entière!!!!
Si les conditions étaient réunies peut être que tous les réseaux seraient efficaces!
J'en connais un de super performant car les maîtres E et G interviennent sur UN seul groupe scolaire, ont donc des groupes d'enfants 3 fois par semaine, 45Mn à chaque fois + des interventions en classe.
ça change tout!
Ces conditions de travail ne sont pas dépendantes des maitres E ou G mais les demandes sont supérieures aux offres! Il aurait fallu augmenter justement le nombre d'enseignants E et G pour évaluer leur efficacité ou pas, concernant la diminution de l'échec scolaire.
Mais augmenter ne veut pas dire, prendre des enseignants ordinaires comme moi et les foutre au casse pipe sans formation !
Cependant, malgré mon absence de formation, je précise justement sur le post des maitres E que j'ai demandé une petite formation car je suis un minimun consciencieuse et j'ai rencontré lors de cette formation des PE toutes motivées et voulant faire tout leur possible pour occuper au mieux le poste qu'on nous a attribué, moi y compris!
Des PE qui ont pris en charge les enfants dès le 20/09, tout comme moi.
Je n'ai pas vu une telle prise en charge si rapide chez les maître E , les vrais qui attendent après les vacances de la toussaint, voire plus tard pour débuter. C'est du vécu, je le constate!
Pour ce qui est de la piètre idée que j'ai des postes spécialisés, c'est pas moi qui l'aie, ce sont les maitres E et G eux mêmes, au bout de 20 ans de carrière, qui m'ont confié ne plus avoir la foi en leur mission, n'avoir aucune prise sur les difficultés des élèves et dégoutées de voir que les enfants qu'elles suivaient en MS de mater, elles les retrouvent chaque année jusqu'en CM2.
Ce sont leurs désillusions que je relate et qui m'influencent dans mon point de vue. Ce sont elles qui vivent mal leur impression de ne pas se sentir utiles, elles le disent elles mêmes, donc ta belle phrase: "Par ailleurs, je reconnais qu'occuper un poste de maître E en ayant une telle opinion des RASED, ça ne doit pas être facile à vivre ", tu peux la dédier à certaines personnes du RASED, mais pas à moi car même si je me sens un peu démunie sur mon poste, je fais tout mon possible pour compenser mon manque de spécialisation en bossant et en m'informant de la tâche et des méthodes des maîtres E et au final, je le vis très bien!
J'apprends même des choses que je pourrai réinvestir quand j'aurai ma classe."
Ecrit par : c.cuit | 11 novembre 2008
Utiliser les enfants pour promouvoir leur sauvetage !
Décidément, ces dugongs ne respectent rien !
Ecrit par : dugong | 11 novembre 2008
L'anarchie dans les collèges est telle et elle s'accentue à une vitesse tellement exponentielle (même dans mon collège tranquille jusqu'ici, Robin, par la faiblesse et la démagogie de la direction)
Ecrit par : Jean | 11 novembre 2008
Des 4° ? Ah, ce sont "les 95" (enfants nés en...) ! Fouillez dans les vieux messages, je vous l'avais dit en 2006 que cette fournée-là était gratinée !
Et je ne voudrais pas vous décourager, mais "les 2001" les battent à plate couture !
Dans le genre "il ne faut pas une longue epérience pour sentir combien il est agréable d'agir par les mains d'autrui et de n'avoir besoin que de remuer la langue pour faire mouvoir l'univers." (J. J. Rousseau, l'Emile, cité par Didier Pleux, page 141, Génération Dolto), ce sont des champions toutes catégories !
Ecrit par : catmano | 11 novembre 2008
Robin, hier une jeune prof d'Histoire, visiblement excédée par sa dure matinée de cours, m'a dit qu'elle ne resterait pas dans l'enseignement . Un autre, tout aussi jeune, qui corrigeait ses copies de maths, nous a appris que sa reconversion en ingénieur était en marche ! Ils ne tiennent pas le choc du réel !
PS. Avez-vous remarqué que beaucoup de nouveaux profs "souchiens" ont l'accent caillera ? J'en souffre beaucoup, mais je n'y peux rien bien sûr, c'est ça l'assimilation !
Ecrit par : Amélie | 11 novembre 2008
Et je ne voudrais pas vous décourager, mais "les 2001" les battent à plate couture !
Vous ne me découragez pas, catmano. Si je sais encore un peu calculer, je ne les aurai pas.
Ecrit par : Robin | 11 novembre 2008
Dans le genre "il ne faut pas une longue epérience pour sentir combien il est agréable d'agir par les mains d'autrui et de n'avoir besoin que de remuer la langue pour faire mouvoir l'univers." (J. J. Rousseau, l'Emile, cité par Didier Pleux, page 141, Génération Dolto), ce sont des champions toutes catégories !
Ecrit par : catmano | 11 novembre 2008
Ca, c'est magnifique et tellement vrai...Promis, je ne dirai plus jamais de mal de J.J. Rousseau.
Ecrit par : Robin | 11 novembre 2008
A moins qu'ils ne repoussent l'âge de la retraite des enseignants à 65 ans, ce qui n'a rien d'impossible, au train où ça va.
Ecrit par : Robin | 11 novembre 2008
Sur l'air de "la Madelon" :
Thierry Coulhon n'a pas servi à boiiiireeeuh,
Aux syndicats, qu'il prend pour des moutoooons,
A chacun, il raconte des histoiiiiiireuuuhs,
Sur la mas-te-ri-sa-tion,
Ratatata !
Thierry Coulon pour eux est bien sévèreuuuuh
Quand ils évoquent les revalorisations,
Il délaye, c'est tout ce qu'il sait faiiiiireuuuuh
Thierry Coulhon, Thierry Coulhon, Thierry Coulhon,
Ratatata !
Ecrit par : Jeremy | 11 novembre 2008
A finir par s'entendre rétorquer : "Monsieur Machin, le prof de..., nous a dit que ceux qui n'étaient pas exigeants avec nous, ne nous respectaient pas"
Essayez !
Ca marche du feu de dieu (de quoi mettre le feu à l'insep)
Ecrit par : dugong | 11 novembre 2008
Bien sûr, que je le dis, mais les habitudes sont ancrées et quand on est peu nombreux à tenir ce discours, cela n'a que peu de force !
J'ai parfois envie de raconter la blague que j'ai entendue dans un western spaghetti (je ne sais plus lequel... « Mon nom est Personne ? » Il y a des érudits du nanar ici qui vont venir à mon secours...)
C'est un petit poussin tombé du nid qui appelle à l'aide sur la route. Une vache le croise, se retourne, et lui lâche une grosse bouse sur la tête. le petit poussin, bien au chaud, est content et pépie de satisfaction. Arrive ensuite un renard qui voit le petit poussin, le retire de la bouse, l'essuie bien proprement et le gobe.
Moralité : c'est pas toujours ceux qui te foutent dans la merde qui t'en veulent le plus !
Au moins ils comprendraient, des fois, que quand on les emmerde c'est pour leur bien !
Ecrit par : sanjuro | 11 novembre 2008
Et maintenant, un message particulier pour le grand G.O.M.I.N.E. (Gentil Observateur des Medias et Informateur Numérique de l'Education) :
Je trouve monsieur Darcos très sympathique et ses réformes judicieuses.
Je voudrais passer au prochain échelon au grand choix et même plus vite si c'est possible.
Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 11 novembre 2008
Et Jeremy : excellent !
Ecrit par : sanjuro | 11 novembre 2008
"Hervé de S a écrit : Je trouve monsieur Darcos très sympathique et ses réformes judicieuses.
Je voudrais passer au prochain échelon au grand choix et même plus vite si c'est possible."
Petit joueur ! Pourquoi ne demandez vous pas tout de suite la hors classe ?
Ecrit par : dugong | 11 novembre 2008
pour G.O.M.I.N.E. je préfèrerais Grandes Oreilles du Moloch Interne pour Ni... les Enseignants
Ecrit par : dugong | 11 novembre 2008
Je reviens sur ce qu'a dit dugong :
J'ai l'impression (je ne suis pas dans leur cours, mais j'aimerais bien, des fois) que certains collègues vont loin dans la politique d'encouragement systématique de l'élève. mot d'ordre : ne jamais contrarier, ne jamais décevoir !
Je le perçois par l'attitude de mes lycéens quand je dialogue avec eux en cours : je pose une question, et j'essaie d'accueillir les réponses avec tact : un simple "non", une grimace désolée qui laisse entendre que c'est presque ça, des formules du style "c'est pas tout à fait exact", bref, je ne passe pas mon temps à dire "c'est nul" ou à lever les yeux au ciel, comme je le voyais faire dans ma propre scolarité tous les jours.
Eh bien ce n'est pas assez ! Des élèves se rebutent, balaient rageusement leur table, protestent, me mettent au défi "si vous savez la réponse, z'avez qu'à la dire !"
À croire qu'on les a systématiquement habitués à ce que leur participation soit accueillie avec enthousiasme, quelle que soit leur qualité, et qu'on ne les incite que rarement à réfléchir.
C'est ce phénomène qui fait qu'on a du mal à enseigner avec rigueur : les pédagos ne foutent pas seulement en l'air leurs élèves, dans le secondaire, mais toute l'atmosphère d'un lycée.
Je l'ai constaté au collège aussi, et dans d'autres matières : quand un prof d'espagnol veut travailler la grammaire et que tous ses collègues ne font que des BD de Mafalda toute l'année, bonne chance à lui !
Mon proviseur-adjoint disait que les choses s'arrangeaient, au collège, et que les générations montantes étaient plus cadrées, mais je n'observe pas cela au quotidien : d'ailleurs, même s'ils sont travailleurs et de bonne volonté, un mois de démagogie et une classe entière peut virer à la fainéantise et au mauvais esprit.
Ecrit par : sanjuro | 11 novembre 2008
Je reviens sur ce qu'a dit dugong :
J'ai l'impression (je ne suis pas dans leur cours, mais j'aimerais bien, des fois) que certains collègues vont loin dans la politique d'encouragement systématique de l'élève. mot d'ordre : ne jamais contrarier, ne jamais décevoir !
Je le perçois par l'attitude de mes lycéens quand je dialogue avec eux en cours : je pose une question, et j'essaie d'accueillir les réponses avec tact : un simple "non", une grimace désolée qui laisse entendre que c'est presque ça, des formules du style "c'est pas tout à fait exact", bref, je ne passe pas mon temps à dire "c'est nul" ou à lever les yeux au ciel, comme je le voyais faire dans ma propre scolarité tous les jours.
Eh bien ce n'est pas assez ! Des élèves se rebutent, balaient rageusement leur table, protestent, me mettent au défi "si vous savez la réponse, z'avez qu'à la dire !"
À croire qu'on les a systématiquement habitués à ce que leur participation soit accueillie avec enthousiasme, quelle que soit leur qualité, et qu'on ne les incite que rarement à réfléchir.
C'est ce phénomène qui fait qu'on a du mal à enseigner avec rigueur : les pédagos ne foutent pas seulement en l'air leurs élèves, dans le secondaire, mais toute l'atmosphère d'un lycée.
Je l'ai constaté au collège aussi, et dans d'autres matières : quand un prof d'espagnol veut travailler la grammaire et que tous ses collègues ne font que des BD de Mafalda toute l'année, bonne chance à lui !
Mon proviseur-adjoint disait que les choses s'arrangeaient, au collège, et que les générations montantes étaient plus cadrées, mais je n'observe pas cela au quotidien : d'ailleurs, même s'ils sont travailleurs et de bonne volonté, un mois de démagogie et une classe entière peut virer à la fainéantise et au mauvais esprit.
Ecrit par : sanjuro | 11 novembre 2008
Oui, sanjuro, j'ai fait les memes constations.
Ecrit par : Jeremy | 11 novembre 2008
Dites donc, la mise en page a changé !
C'est très laid !
Personne n'a ces changements ?
C'est depuis qu'on est sous veille que l'apparence de la page est complètement bouleversée ?
Ecrit par : Jeremy | 11 novembre 2008
Jeremy, j'ai l'impression que vous êtes le premier à être au centre du sytème de surveillance...
Fermez les yeux. Voyez vous des phosphènes ?
Si oui, consultez. Sinon, fuyez sans vous retournez.
Ecrit par : dugong | 11 novembre 2008
"Je tente toujours de placer mon chaton. Il a à présent un parrain, un certain Roger Felts, qui l'a baptisé du joli nom de Clitoris. JPB, Christophe, ça vous intéresse ?"
Ecrit par : dobolino | 11 novembre 2008
Clitoris? Si c'est une chatte, il y a là une certaine logique. Mais non merci, j'aurais peur que cette petite bête n'accepte pas de m'adopter!!!
Ecrit par : Christophe Sibille | 11 novembre 2008
PS à Jeremy : envoyez moi un chèque de 22 euros (je ne suis pas un spécialiste).
Vous me remercierez plus tard.
Ecrit par : dugong | 11 novembre 2008
Pour les messages top secrets, on pourrait miner les nerfs du Gominé ! Une petite formation s'impose à ceux qui n'ont jamais été scouts...
http://baslac.scout.ch/Machine-a-chiffrer.html
Traduisez, c'est un test : lyx myebkqo !!( codage avocat, décalage 4 )
Ecrit par : Amélie | 11 novembre 2008
Voici maintenant notre rubrique tant attendue :
"Messages personnels pour le grand G.o.m.i.n.é. (Gentil Observateur des Medias et Informateur Numérique de l'Education, ou, selon des sources officieuses, Grandes Oreilles du Moloch Interne pour Niquer les Enseignants)" :
1) Cher Monsieur G.o.m.i.n.é., je tiens à vous faire savoir que, bien qu'ayant été accusé de gauchisme plusieurs fois sur ce blog, JE NE SUIS PAS RESPONSABLE DES INCIVILITES CONTRE LES CATENAIRES DE LA SNCF. Veuillez en prévenir Madame M.A.M., qui m'a sûrement déjà fiché plusieurs fois, au point où on en est.
2) Monsieur G.o.m.i.n.é., je tiens à appuyer la demande de mon ami Hervé de Strasbourg, qui est fort recommandable. Comme c'est mon ami, je quémande de votre haute mansuétude de bien vouoir glisser mon dossier sur le bureau du ministre, dans la corbeille "Mutations à accorder et promotions à faciliter".
3) Monsieur G.o.m.i.n.é., pouvez-vous féliciter M. Darcos pour sa nouvelle coupe de cheveux et sa belle cravate ? Cet homme de goût finira sûrement Premier ministre.
Bien à vous,
Jeremy.
Ecrit par : Jeremy | 11 novembre 2008
Eh bien ce n'est pas assez ! Des élèves se rebutent, balaient rageusement leur table, protestent, me mettent au défi "si vous savez la réponse, z'avez qu'à la dire !"
Ecrit par : sanjuro | 11 novembre 2008
J'ai vécu cela l'an dernier au lycée. Par exemple, un jour, je répondis d'un "simple non" à une réponse hautement fantaisiste d'un élève. Ce dernier rétorqua, sur un ton offensé : "Ah ouais, non? carrément?"
Aurais-je du platement m'excuser pour son erreur?
Comme je regrette de ne pas avoir suivi de stage IUFM! Sans doute y aurais-je appris à ne pas blesser la susceptibilité des élèves, brisant ainsi leur frêle enthousiasme en osant leur dire d'une manière aussi directe qu'ils se trompent!
Mon proviseur-adjoint disait que les choses s'arrangeaient, au collège, et que les générations montantes étaient plus cadrées
Ecrit par : sanjuro | 11 novembre 2008
C'est loin d'être le cas dans mon collège - qui est pourtant sans doute plus proche de celui de Jean que de celui de Robin. L'agitation perpétuelle et sans but est le mode d'être de mes collégiens (dans la cour, dans les couloirs et, si on ne gueule pas, jusque dans la classe). On peut sans trop de mal imposer le silence et le travail aux cinquièmes - à condition d'être impitoyable. Pour les quatrièmes, c'est une autre affaire.
Ecrit par : TotoWeininger | 11 novembre 2008
Et je ne parle pas des élèves qui entrent dans la salle des profs-dont l'entrée leur est pourtant officiellement interdite- sans frapper, ou sans attendre qu'on leur en donne l'autorisation, comme ils vont vider leurs vessies et autres, aux chiottes.
Ecrit par : TotoWeininger | 11 novembre 2008
Bonjour,
Je suis chefs louveteaux en Bretagne et je voulais vous remercier pour votre machine à chiffrer qui m’a fait gagner un temps précieux dans la préparation d’un jeux. (sic)
Moi, pour avoir la pai, je vais remplacer le cours de français par des cours de code avec les 4ème.
Transcrire : "Je préfère le jeux au travail" en code avocat (A vaut K) et x ne vaut rien.
Ecrit par : Robin | 11 novembre 2008
Et je ne parle pas des élèves qui entrent dans la salle des profs-dont l'entrée leur est pourtant officiellement interdite- sans frapper, ou sans attendre qu'on leur en donne l'autorisation, comme ils vont vider leurs vessies et autres, aux chiottes.
Ecrit par : TotoWeininger | 11 novembre 2008
De toutes façons, ils ne nous foutent jamais la paix, sauf aux ch...et encore !
Ecrit par : Robin | 11 novembre 2008
Il est vrai, Amélie, que certains au Moloch doivent croire qu'un tel chiffrage est absolument indécodable.
A force probablement de pondre des circulaires déjà illisibles avant même chiffrage.
Ecrit par : dugong | 11 novembre 2008
Message top secret à Jérémy ..même codage
tobowi,to x'kswo zkc ne dyed voc mbkfkdoc no nkbmyc , xs ck myezo no mrofoeh !
Ecrit par : Amélie | 11 novembre 2008
Cher Monsieur GOMINE,
Pouvez-vous informer sa Haute Excellence, monsieur Xavier Darcos, le ministre de l'Education nationale le plus intelligent et le plus cultivé que nous ayions eu depuis l'ère jurassique que l'individu qui signe Robin et qui a l'outrecuidance de ne pas approuver sans réserve tout ce que vous avez fait, faites et ferez pour notre glorieuse Education nationale... n'est pas moi.
Ecrit par : Robin | 11 novembre 2008
Félicitations Robin !
Mais attention aux crises de schizophrénie, surtout en Novembre.
Couvrez vous bien !
Ecrit par : dugong | 11 novembre 2008
"Haute excellence" Buntovchik et catmano, lectrice assidue de Boris Akounine (cf. Azazel "table des rangs" page 319) savent ce qu'est une "Haute excellence".
Pour les autres, il s'agit du titre le plus élevé dans la hiérarchie civile et militaire de la classification des fonctionnaires russes crée par Pierre Le Grand en 1722 et qui restera en vigueur jusqu'à la Révolution bolchévique.
A sa Haute Ecellence sous couvert de Monsieur GOMINE :
Je réprouve hautement la suppression de la Table des Rangs par la Révolution bolchévique et je demande son rétablissement en France dans l'Education nationale.
Je me joins aux compliments de Jérémy au sujet de la cravate de sa Haute Excellence et je demande humblement à sa Haute excellence le privilège d'accéder au rang d'assesseur de collège" et Jérémy de "conseiller aulique".
Veuillez agréer, votre Haute excellence, l'expression de nos sentiments les plus respecteux et les plus dévoués.
Ecrit par : Robin | 11 novembre 2008
Dans la table de rang, j'apprends qu'un greffier de collège doit bénéficier d'un "Votre Noblesse"
La chatte de dobonino va en prendre pour son grade.
Ecrit par : dugong | 11 novembre 2008
PUB ! PUB !
COMPTER CALCULER AU CP.
Pascal Dupré, Grip-Éditions
"Cette première publication du GRIP pour les mathématiques SLECC montre une excellente appréciation de l'esprit d'un enfant et de la nature des mathématiques et elle s'appuie sur les deux pour commencer un programme d'enseignement de l'arithmétique attrayant et raisonné."
Ralph A. Raimi. Dept. of Mathematics, University of Rochester,
Rochester, NY, USA
4 October 2008
Ecrit par : guy morel | 11 novembre 2008
Veuillez agréer, votre Haute excellence, l'expression de nos sentiments les plus respectueux et les plus dévoués.
Ecrit par : Robin | 11 novembre 2008
Et votre haute considération, Qu'en faites vous? malheureux!
Sa Haute excellence appréciera...
Ça sent la révocation immédiate.
Ecrit par : TotoWeininger | 11 novembre 2008
Guy Morel a écrit : "PUB ! PUB !
COMPTER CALCULER AU CP.
Pascal Dupré, Grip-Éditions
"Cette première publication du GRIP pour les mathématiques SLECC montre une excellente appréciation de l'esprit d'un enfant et de la nature des mathématiques et elle s'appuie sur les deux pour commencer un programme d'enseignement de l'arithmétique attrayant et raisonné."
Ralph A. Raimi. Dept. of Mathematics, University of Rochester,
Rochester, NY, USA
4 October 2008"
Cher Guy Morel, n'y aurait-il pas en France (mis à part L. Lafforgue, JP Demailly et R. Bkouche) des mathématiciens de renom qui pourraient contribuer à lancer ce bel ouvrage ?
Ecrit par : dugong | 11 novembre 2008
Cher Guy Morel, n'y aurait-il pas en France (mis à part L. Lafforgue, JP Demailly et R. Bkouche) des mathématiciens de renom qui pourraient contribuer à lancer ce bel ouvrage ?
Ecrit par : dugong | 11 novembre 2008
Thierry Coulhon ! Thierry Coulhon !
Ecrit par : Jérémy | 11 novembre 2008
Un débat avec Xavier Darcos, Ministre de l'Education Nationale, sera organisé le 13 novembre 2008, à 19h, à l'université Paris Dauphine.
Ce débat sera ouvert à tous, et laissera la parole à l'assemblée.
Plus de renseignements ici (il faut s'inscrire en quelques secondes pour accéder à ce lien, et ce n'est pas surveillé par l'Institut de Veille Sanitaire de l'Education) : http://neoprofs.forumactif.net/l-education-dans-l-actualite-f5/paris-rencontrez-darcos-jeudi-a-19h-t3220.htm
Ecrit par : John de Neoprofs | 11 novembre 2008
"Haute Excellence" Buntovchik et catmano, lectrice assidue de Boris Akounine (cf. Azazel "table des rangs" page 319) savent ce qu'est une "Haute excellence".
Correspond aux grades de : chancelier de l'Empire, conseiller privé actuel (hiérarchie civile) ; Feld-maréchal, Général d'infanterie, de cavalerie, d'artillerie (hiérarchie militaire)
Votre Haute Excellence,
Outre la goût exquis avec lequel vous choisissez vos cravates, j'apprécie tout particulièrement la beauté de vos chaussures et je serais grandement honoré de me les voir confier pour leur conférer cet aspect lustré après un cirage soigneux qui sied aux personnes brillantes.
A titre bénévole, bien entendu : "il faut donner gratuitement ce qui d'habitude se paie".
Veuillez agréer, votre Haute Excellence, l'assurance de ma haute considération et de mes sentiments très respecteux et très dévoués.
Alexandre Robinovitch, futur conseiller de collège.
Ecrit par : Robin | 11 novembre 2008
Sanjuro, c'est Terence Hill qui raconte l'histoire du petit poussin dans "Mon nom est personne"
Ecrit par : Sylvie Huguet | 11 novembre 2008
Robin a écrit : "je serais grandement honoré de me les voir confier pour leur conférer cet aspect lustré après un cirage soigneux qui sied aux personnes brillantes."
Robin, avez vous vu
http://www.tousuniquestousunis.com/Les-J-O-du-precaire ?
Prenez en de la graine.
Ecrit par : dugong | 11 novembre 2008
Et votre haute considération, Qu'en faites vous? malheureux!
Sa Haute excellence appréciera...
Ça sent la révocation immédiate.
Ecrit par : TotoWeininger | 11 novembre 2008
Merci pour ce rappel à l'ordre. Espérons que le cirage compensera.
Ecrit par : Robin | 11 novembre 2008
Ben, Dobolino, Michéa vous agace ? C'est lumineux, pourtant ! Et d'une logique imparable !
Ecrit par : Amélie | 11 novembre 2008
Je ne supporte plus les gens qui pensent pour gagner leur vie. On ne devrait avoir le droit de penser que pour se distraire.
Ecrit par : dobolino | 11 novembre 2008
La chatte de dobonino va en prendre pour son grade.
Ecrit par : dugong | 11 novembre 2008
D'abors c'est pas une chatte, c'est un chat, un mâle.
Ecrit par : dobolino | 11 novembre 2008
Et vous l'avez appelé Clitoris? Les mânes d'Eric Zemmour vont fondre sur vous!
Ah, non, c'est vrai, il est encore vivant!!! ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 11 novembre 2008
Y a plus personne ? Y a un bug ?
Vous êtes partis commémorer tant qu'on en a le droit ?
Vous avez été raflés par le grand G.o.m.i.n.é., qui a trouvé vos adresses, et dont je suis le prochain sur la liste ?
Ecrit par : Jérémy | 11 novembre 2008
Y a plus personne ? Y a un bug ?
Vous êtes partis commémorer tant qu'on en a le droit ?
Vous avez été raflés par le grand G.o.m.i.n.é., qui a trouvé vos adresses, et dont je suis le prochain sur la liste ?
Ecrit par : Jérémy | 11 novembre 2008
J'ai parfois envie de raconter la blague que j'ai entendue dans un western spaghetti (je ne sais plus lequel... « Mon nom est Personne ? » Il y a des érudits du nanar ici qui vont venir à mon secours...)
Ce nanar, c'est l'Odyssée, quand Ulysse arrive chez les Cyclopes.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 11 novembre 2008
"Si vous voulez mon avis, je penche pour l'incendie criminel..."
Ecrit par : sanjuro | 11 novembre 2008
A moins qu'un des nageurs qui s'entraînaient n'ait fait pipi dans la piscine en nageant... Ces nouveaux produits dopants sont quelquefois pleins de surprises!!!
Ecrit par : Christophe Sibille | 11 novembre 2008
"J'ai clu voil un glos minet !"
Hé, les Titis, faites gaffe au Gominé !
Ecrit par : Robin | 11 novembre 2008
Il n'y a plus que moi. Je vous surveille. N'oubliez pas:
« La liberté, c'est l’esclavage. »
« L'ignorance, c'est la force. »
« 2 + 2 = 5 »
"il faut donner gratuitement ce qui d'habitude se paie".
Ecrit par : Big Brother | 11 novembre 2008
Oui, donc c'est bien « Mon nom est personne », merci Sylvie Huguet, mais pour Anne-Marie Valette, ce n'est pas la version filmée de l'Odyssée, la version filmée de l'Odyssée, c'est « O Brother, Where art thou » des frères Cohen... définitivement !
Ecrit par : sanjuro | 11 novembre 2008
En ce qui concerne Meiriol et ses émules ils organisent le "cadre" depuis 20 ans, ils ne lisent pas plus qu'ils n'apprennent à lire, ils profitent.
"Cadre" qui aboutit aux dérives que vous évoquez dans votre "petit collège qui devrait être tranquille" et au conseil de dscipline dont je ne peux pas parler à cause du "devoir de réserve" et que j'ai vécu, hier, pour la première fois en trente ans de carrière en tant que témoin et victime.
Il m'est arrivé déjà, il y a six ans, de me faire insulter par une élève de 4ème ("Ta gueule connard") parce que je lui demandais courtoisement et pour la cinquième fois de bien vouloir se retourner et d'arrêter de parler pour que je puisse commencer mon cours (ça coûtait 3 jours de renvoi en 2002 de traiter un professeur de "connnard" ; aujourd'hui, c'est la garde à vue...pour le professeur).
Mais "connard", ça n'est rien à côté de ce que m'a dit l'élève de cette année.
Et je vous assure que je ne leur ai jamais manqué de respect, que je passe mon temps à prendre sur moi, que je m'efforce de faire les meilleurs cours possibles, de "m'adapter", de rester calme et de ne pas m'arracher les cheveux devant l'ignorance.
Bref, je ne mérite pas d'être traité comme ça. Mais je ne suis pas le seul à ne pas "mériter" ça.
Ceci est un "signal faible", mais multiplié par cent mille, ça pourrait devenir un signal assourdissant...
Une révolte ? Non, sire, une Révolution !
Même la patience des gens raisonnables et mesurés a des limites.
Ecrit par : Robin | 11 novembre 2008
Tout ce que vous dites, Jean et Robin, a déjà été raconté par M.Maschino, en 2002, dans "Parents contre Profs", y compris les amères réflexions sur le Primate des Gaules.
J'ouvre le livre au hasard, et tombe sur ces lignes :
"L'enseignant, comme le dit l'idéologue de la rue de Grenelle, Philippe Meirieu, maître à penser des ministres successifs, et démolisseur en chef de l'école, l'enseignant n'est plus qu'un "pourvoyeur d'occasions, et d'occasions de bavarder".
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 11 novembre 2008
Robin a écrit : "je serais grandement honoré de me les voir confier pour leur conférer cet aspect lustré après un cirage soigneux qui sied aux personnes brillantes."
Robin, avez vous vu
http://www.tousuniquestousunis.com/Les-J-O-du-precaire ?
Prenez en de la graine.
Ecrit par : dugong | 11 novembre 2008
Merci Dugong. Donc pas de cirage noir sur les baskets de sa Haute Excellence.
Ecrit par : Robin | 11 novembre 2008
Il m'est arrivé déjà, il y a six ans, de me faire insulter par une élève de 4ème ("Ta gueule connard") parce que je lui demandais courtoisement et pour la cinquième fois de bien vouloir se retourner et d'arrêter de parler pour que je puisse commencer mon cours (ça coûtait 3 jours de renvoi en 2002 de traiter un professeur de "connnard" ; aujourd'hui, c'est la garde à vue...pour le professeur).
Mais "connard", ça n'est rien à côté de ce que m'a dit l'élève de cette année.
Et je vous assure que je ne leur ai jamais manqué de respect, que je passe mon temps à prendre sur moi, que je m'efforce de faire les meilleurs cours possibles, de "m'adapter", de rester calme et de ne pas m'arracher les cheveux devant l'ignorance.
Bref, je ne mérite pas d'être traité comme ça. Mais je ne suis pas le seul à ne pas "mériter" ça.
Ceci est un "signal faible", mais multiplié par cent mille, ça pourrait devenir un signal assourdissant...
Une révolte ? Non, sire, une Révolution !
Même la patience des gens raisonnables et mesurés a des limites.
Ecrit par : Robin | 11 novembre 2008
Robin, à quelle décision a abouti le conseil de discipline ?
Je ne suis pas votre optimisme : combien pensez-vous qu'il existe de professeurs qui ont vécu déjà la même situation cette année, l'année dernière et l'année d'avant ? On impose ce qu'on veut aux professeurs : j'en ai la preuve tous les jours.
Ecrit par : Jérémy | 11 novembre 2008
L'enseignant est un facilitateur en pédagol, il ne doit pas être devant les élèves mais à côté ! Nous sommes des personnes-ressources (si, si !) et ceux et celles qui sont passés par les IUFM sont des vrais professionels, eux. Je dis ça pour les amateurs qui n'auraient pas connu cette formation ;))
Mais ne soyez pas tristes, une pratique réflexive peut remédiationner à cette situation-problème !
Ecrit par : Pierre LaRiba, instituteur des lycées | 11 novembre 2008
Robin, à quelle décision a abouti le conseil de discipline ?
Je ne suis pas votre optimisme : combien pensez-vous qu'il existe de professeurs qui ont vécu déjà la même situation cette année, l'année dernière et l'année d'avant ? On impose ce qu'on veut aux professeurs : j'en ai la preuve tous les jours.
Ecrit par : Jérémy | 11 novembre 2008
Je ne sais pas. Je le saurai mercredi ou jeudi.
Vous avez raison sur la capacité d'endurance (ou plutôt de courber l'échine). C'est ce qui m'étonne le plus.
Ecrit par : Robin | 11 novembre 2008
et Dugong, et FGuichard ? Personne ne veut un chat superbe ?
C'est nul, ce blog !
Qui d'autre, habitant du sud-est ?
Ecrit par : dobolino | 11 novembre 2008
et Dugong, et FGuichard ? Personne ne veut un chat superbe ?
C'est nul, ce blog !
Qui d'autre, habitant du sud-est ?
Ecrit par : dobolino | 11 novembre 2008
J'habite le sud-est, mais mon chat - ma chatte, en fait - prendrait la mouche si je lui impose un compagnon.
Ecrit par : TotoWeininger | 11 novembre 2008
Vous avez raison sur la capacité d'endurance (ou plutôt de courber l'échine). C'est ce qui m'étonne le plus.
Ecrit par : Robin | 11 novembre 2008
Le pire, c'est que je ne l'ai pas demandé ce conseil de discipline et que je ne souhaite pas qu'il soit renvoyé définitivement.
C'est ça mon drame. Le Prof princ. que j'aime bien et qui ne doit pas être bien loin de la retraite, lui non plus, m'a dit qu'il fallait "dompter" des fauves.
Les pédagols disent qu'il faut "accompagner" des"apprenants".
Moi, je pense qu'il faut les considérer comme des êtres humains et essayer de leur apprendre quelque chose.
Paraît qu'y faut pas. Z'ont peut-être tous raison, c'est vrai que ça devient dangereux quand on n'est ni dompteur, ni pédago.
Ecrit par : Robin | 11 novembre 2008
On impose ce qu'on veut aux professeurs : j'en ai la preuve tous les jours.
Ecrit par : Jérémy | 11 novembre 2008
Jérémy, je viens d'avoir une révélation : vous êtes chef d'établissement!
Ou bien recteur d'académie?
Quelle chance, pour peu que vous soyez un brin sadique!
Ecrit par : TotoWeininger | 11 novembre 2008
et Dugong, et FGuichard ? Personne ne veut un chat superbe ?
C'est nul, ce blog !
Qui d'autre, habitant du sud-est ?
Ecrit par : dobolino | 11 novembre 2008
Désolé dobolino. La nôtre est complètement caractérielle et ne supporte rien ni personne, à part nous, et encore !
Ecrit par : Robin | 11 novembre 2008
Torturée par sa propre famille
Pour une jeune fille dont le cas est examiné par les médias, combien d’autres gémissent dans des appartements, sous la surveillance quotidienne de membres de leurs familles ?
Une lycéenne de 18 ans d'origine algérienne aime un garçon. Le seul défaut de ce brave gars est qu’il est français, blanc, un « souchien », comme aiment à le définir les Indigènes de la République.
Non pas qu’il soit au dessous d’un canidé, non, cela, les Indigènes n’y ont pas pensé, même si cela effleure souvent ce qui leur reste de conscience. Un souchien (et non un sous-chien) est un français de souche. Fallait y penser !
Précisons, pour finir sur ce point, que le mouvement des Indigènes de la République est représenté dans les médias par la très belle, très bavarde et très insupportable Houria Bouteldja.
À l'occasion d'une émission télévisée, cette femme membre du collectif féministe les Blédardes, avait déclaré : «C'est le reste de la société qu'il faut éduquer, (…) c'est le reste de la société occidentale… Enfin de ce qu'on appelle, nous, les “souchiens”, parce qu'il faut bien leur donner un nom, les “blancs”.»
Précisons également que l’actuel et si médiatique Mouvement des Indigènes de la République est le produit d’une scission et d’une prise de pouvoir, au sein du mouvement à l’origine nettement plus équilibré, par une frange fanatisée, notamment par les comités de vigilance Palestine, les CCCIPP et l’ineffable Tarik Ramadan.
On a beau se pencher de manière attentive sur les déclarations de l’actuel MIR. Il ne dénonce pas l’horreur vécue par cette jeune algérienne, sous prétexte qu’elle aime un blanc et qu’elle refuse de se marier en Algérie avec un conjoint qu'on lui impose.
Des traditions qui mènent à la violence
La jeune fille a été enlevée et séquestrée par sa famille. Elle a eu, durant des heures, le visage et l'abdomen lacérés par un couteau. Le parquet de Toulon a ouvert une information judiciaire pour "enlèvement, séquestration, violences aggravées".
Interpellées en fin de semaine dernière, les trois accusées (sa mère et ses deux jeunes soeurs) ont été déférées dimanche devant le parquet de Toulon.
Pour cette jeune femme qui parvient à se libérer, qui trouve la force de porter plainte, combien sont mariées de force, combien subissent la loi des petits mâles incultes, d'une famille inconsciente, combien sont obligées de renoncer à ce que leur cœur leur dicte ?
Et le bon français, quelle que soit son origine, sa couleur de peau, sa religion, a parfois les larmes aux dents devant ces mouvements qui ne représentent souvent plus qu’eux-mêmes (MIR, MRAP et autres LDH).
Certes, le racisme est encore bien présent dans la société. Il est même à craindre qu’il augmente avec la crise et le repli communautariste. Depuis quelques temps également, on assiste à une montée dangereuse du discours antisémite officiel, ou du moins approuvé.
L'antisémitisme de base, celui des bons français, est exacerbé, comme celui des populations d'origine méditerranéenne, par une situation économique devenue ingérable, en termes de lien social.
Une phrase, prononcée par Patrick Doutreligne, de la fondation Abbé Pierre, et relevée par Jean-Luc Porquet (Le Canard enchaîné, 5 novembre 2008) devrait mobiliser l’ensemble de la classe politique et médiatique : « Notre niveau de tolérance est en train d’augmenter ».
Tolérance, non vis-à-vis de l’autre, mais au contraire, par rapport à l’intolérable, à l’abject. Nous nous habituons au pire. Torturée par sa propre famille ! Et, fait aggravant, selon les premiers éléments de l'enquête, par sa mère et ses deux jeunes soeurs !
Les discriminations, si elles augmentent, ne doivent pas cacher que la plus grande exclusion est celle qui est activement perpétrée contre les femmes.
En 2007, 47.500 d’entre elles ont déposé plainte contre leurs conjoints pour violences conjugales. Le chiffre est en augmentation de 31% par rapport à 2004, mais représente seulement un peu plus de 10% des 410.000 femmes, qui sont chaque année violentées par leur compagnon.
6 femmes décèdent chaque mois sous les coups de leur mari.
Les violences faites aux femmes ne se produisent pas que dans le cadre restreint du couple. 2% des salariées ont subi des attouchements sur leurs lieux de travail tandis que 17 % ont été la cible d'injures verbales. 130.000 femmes ont été victimes de viol en 2005 et 2006.
70 000 adolescentes de 10 à 18 ans sont potentiellement menacées de mariage forcé en Île-de-France et dans six départements à forte population immigrée. Plusieurs milliers sont excisées tous les ans, pour transmettre un héritage soit disant culturel.
Combien de vies gâchées ?
Est-il raciste de le dire ? Est-il raciste de dénoncer ces violences particulières faites aux femmes, aux jeunes filles qui ne peuvent sortir qu’à heures fixes, en permanence surveillées par les frères, battues par leur mère, torturées par l’entourage ?
Malheureusement, la loi silencieuse des Indigènes ne vaut pas mieux que les lois de la République contre le racisme, la xénophobie, le sexisme si celles-ci restent inappliquées.
Et merde à la Halde, à ses 11 millions d’euros gâchés année après année, à ses hauts fonctionnaires recasés là par le fait du Prince et qui, en matière de discrimination, savent rarement distinguer le vrai du faux !
Merde surtout à ceux qui ne savent dénoncer la discrimination que lorsqu’elle est le fait de l’autre, l’autre, avec un petit « a ».
Pierre Lefebvre © Primo, 11 novembre 2008
Ecrit par : kwovso (nom de code avocat) | 11 novembre 2008
et Dugong, et FGuichard ? Personne ne veut un chat superbe ?
C'est nul, ce blog !
Qui d'autre, habitant du sud-est ?
Ecrit par : dobolino | 11 novembre 2008
Ma chère soeur, je te sais gré de m'avoir omise dans ta liste des habitants du sud-est de ce blog.
Mano et Do you se sentent très bien à deux.
Ecrit par : catmano | 11 novembre 2008
et Dugong, et FGuichard ? Personne ne veut un chat superbe ?
C'est nul, ce blog !
Qui d'autre, habitant du sud-est ?
Ecrit par : dobolino | 11 novembre 2008
J'habite le Sud, mais entre les chats et moi, il y a toujours eu incompatibilité d'humeur ! Désolée !
Ecrit par : kwovso (nom de code avocat) | 11 novembre 2008
J'habite le Sud, mais entre les chats et moi, il y a toujours eu incompatibilité d'humeur ! Désolée !
Ecrit par : Amélie | 11 novembre 2008
FICHE DE LECTURE
Après Pleux et sa “Génération DOLTO”
ANDRÉ PICHOT… LE RETOUR !
Il y a six mois, le nom de PICHOT m'était totalement inconnu. C'est un débat, cet été, sur l'existence ou la non-existence des races sur le site de “Bonnet d'âne” qui me l'a fait connaître. Pedro Cordoba et moi-même étions les fers de lance des thèses qui s'opposaient, et en bon universitaire polémiste, il me demandait quelles étaient mes sources, mes pairs (pères) universitaires. Moi, qui n'avais que mon solide bon sens et une petite culture médicale et politique, j'étais bien emmerdé. Quand Christophe Sibille, croyant mettre une pierre dans mon jardin (un dolmen sans doute), me livra par erreur un lien qui me conduisit à un document d'André Pichot sur le sujet… Je croyais lire un texte d'universitaire qui aller réduire à néant mes thèses, et c'était en fait des propos qui confortaient totalement les miens, avec l'avantage d'être écrit pas un spécialiste, donc encore plus affûté. Ce Pichot était sûrement un mec bien.
Ce ne fut pas l'avis de Cordoba qui ne le connaissait pas plus que moi, mais qui, grâce à Internet, réussit à en faire un portrait apocalyptique manifestement très subjectif.
Il y a quelque temps, je lis dans Marianne qu'un certain PICHOT, chercheur en épistémologie des sciences au CNRS vient de pondre un livre critique sur le Darwinisme « AUX ORIGINES DES THÉORIES RACIALES DE LA BIBLE À DARWIN ». D'après Marianne ce livre sent le souffre, et si le terme de négationnisme apparaît trop fort, un révisionnisme à connotation anti sémitique ressort de la critique du livre…
Je suis souvent d'accord avec Marianne dont la composante dominante est plutôt républicaine de gauche. Mais sur la question juive, globalement progressiste, elle n'en demeure pas moins marquée par la composition de sa rédaction. Alors le document de Pichot avec lequel je suis pleinement d'accord est-il oui ou non l'arbre qui cache la forêt d'une idéologie devant finir sa course dans les poubelles de l'histoire ?
À l'occasion du bi centenaire de la naissance de Darwin, dans une émission de fin de soirée à la télé, un débat est organisé et l'un des protagonistes est André Pichot qui vient de sortir son dernier livre… Je suis frappé par l'étrange mimétisme des deux débatteurs : l'un comme l'autre, quarante ans après semblent échappés du bagne de Mai 68. Les cheveux longs et abondants, légèrement hirsutes, comme au plus beau temps de leur jeunesse, peut-être pas aussi denses, un embonpoint certain leur donnant une certaine assise, sans doute l'âge et le manque d'exercices, ils apparaissent tous les deux complètement décalés, donnant à la question de Darwin un petit air désuet qui ajoute au charme de la chose.
Un élément fondamental pourtant les sépare : au niveau des apparences, le chevalier blanc, c'est Pichot avec son abondante chevelure blanche et gris clair (l'âge !) et l'autre, c'est le chevalier noir avec une crinière aile de corbeau (l'éternelle jeunesse ? Ou le teinturier ?). Autre chose les sépare et on comprend qu'ils ne peuvent être d'accord : ils ne parlent pas de la même chose. L'un évoque Darwin, un homme très remarquable qui a énoncé des tas de choses intéressantes et incontestables et l'autre (Pichot) critique le darwinisme, peut-être une science, mais surtout une idéologie bien de son temps et dont certains développements ont entrainé des effets bien contestables.
Dans cette affaire on sentait bien que c'était le chevalier blanc malgré son aspect honorable qui dégageait une odeur de soufre même si c'était moins évident que dans Marianne.
J'ai senti qu'il y avait du politiquement incorrect là-dessous et que rien ne valait mieux qu'une appréciation personnelle : Je suis allé commander le livre chez mon libraire le plus proche… D'où ma fiche de lecture :
Pour faire le résumé d'un livre, rien ne vaut le quatrième de couverture. Il a généralement été écrit par l'auteur… Ce qui présente le maximum de garantie pour qu'il ne soit pas dénaturé.
Dont acte…
“ Une opinion très répandue veut que l'évolutionnisme, et plus spécialement le darwinisme, ait révolutionné la conception que l'homme a de lui‑même. D'une vision anthropocentrique ‑ souvent comparée à la vision géocentrique d'avant Copernic ‑, on serait passé à une vision décentrée où l'homme n'est plus qu'un animal parmi d'autres. D'un homme créé par Dieu à un homme produit par le hasard et la nécessité. Le tout se serait accompagné d'un épouvantable scandale, et la conception darwinienne ne l'aurait emporté contre l'obscurantisme qu'au prix d'une lutte acharnée.
Cette opinion, popularisée par les biologistes eux‑mêmes, est largement
imaginaire. En 1859, lorsque Darwin publie L'Origine des espèces, l'évolutionnisme n'est plus une nouveauté depuis longtemps; son application à l'homme, non plus. Rien donc qui justifie le moindre scandale. En outre, la thèse de Darwin diffère de ce que nous appelons aujourd'hui « darwinisme » et, très rapidement, profitant de ses imprécisions, chacun l'interprétera à sa manière. Le darwinisme qui s'ensuivra ne sera pas, et de très loin, une doctrine homogène, ni dans ses aspects théoriques, ni dans ses applications à l'homme.
Quant à l'explication biblique de l'origine de l'homme par la création divine d'Adam ‑ supposée alors universellement admise ‑, elle avait en fait déjà subi les pires outrages. Diverses religions, plus ou moins sectaires, avaient depuis longtemps concocté des lectures de la Bible assez curieuses, et imaginé des conceptions de l'homme bien «pires» que celle qui consistait à le faire descendre du singe. À côté d'elles, Darwin fait souvent figure d'enfant de chœur.”
Je l'ai donc lu… Ce n'est pas un polar. C'est un pavé de 500 pages, avec une bibliographie à vous couper le souffle… Si Pichot a lu seulement la moitié des œuvres qu'il cite, il a sûrement droit à la surqualification de rat de bibliothèque. On comprend qu'il n'ait pas le temps d'aller chez le coiffeur, mais on peut lui conseiller pour lutter contre son embonpoint de faire toutes les heures, cent mètres dans les couloirs de circulation de la biblio… Cela prouve quand même une chose, ce qu'il dit est ettayé par nombre de documents d'époque.
Personnellement, la première partie qui aborde l'explication biblique de l'origine et ses dérives ne m'a pas passionné. Il y a longtemps qu'entre Adam et Éve et la paramécie, j'ai choisi mon camp. je n'ai aucune certitude pour savoir si je descends du singe ou si j'en suis un cousin très, très éloigné, mais je suis sur que la paramécie est mon arrière, arrière, arrière grand-mère, et si ce n'est elle, c'est donc sa sœur ou bien quelqu'une des siennes. Moi qui ai neuf côtes en moins sans avoir pu fabriquer la moindre pucelle, j'ai de la peine à croire qu'une seule côte d'Adam a permis de créer la première femme. Ce qui me surprend le plus, c'est qu'on ait pu faire avaler cela à des tas de gens pendant des siècles et des siècles.
Exit la première partie.
Quand on entre dans la modernité avec Darwin, ses précurseurs et ses épigones cela devient beaucoup plus intéressant.
Mais c'est la troisième partie qui sent le soufre et où l'affrontement entre l'historien et le politiquement correct prend toute sa place. Contrairement à ce que pourraient faire penser les accusations de révisionnisme de Marianne, en aucun cas il ne s'agit d'une tentative de rédemption de thèses racialistes sous une forme plus ou moins édulcorée.
Cette troisième et dernière partie qui s'intitule : Vers le nazisme, comprend trois parties :
L'hygiène raciale et le surhomme
Le juif et les Aryens
Après 1900
Son livre s'arrête avant la montée du nazisme et du développement de l'euthanasie comme forme “évoluée” de l'eugénisme
C'est évidemment à l'articulation à la fin du 19e et au début du 20e siècle entre judaïsme et sionisme, monde anglo-saxon et idéologie aryenne, sous-tendue sur le plan socio-économique par la rivalité entre capitalisme bancaire et capitalisme industriel que se pose le problème, au moins pour certains.
Pichot met en évidence que l'idéologie du politiquement correct depuis 1945 a voilé des pans entiers de l'histoire des idées et a pu aller jusqu'à la falsification de certains faits. C'est sûrement ce qu'on lui reproche.
On a vu récemment à propos de l'esclavage ou de la transmission des textes de la tradition grecque à l'occident que des historiens apportant un regard plus ou moins divergent par rapport à la doxa officielle, ce sont vus accusé des pires pêchers plutôt que d'une réfutation éventuelle sur la base d'une étude SÉRIEUSE sans a priori idéologique de leurs affirmations. On ne s'étonnera donc pas d'une telle attitude tout en s'autorisant à souhaiter qu'on lutte contre, dans le monde scientifique et politique.
Je n'ai pas les compétences historiques pour savoir si sa thèse pour laquelle il fournit une documentation particulièrement dense comporte des manques ou des faiblesses qui pourraient remettre en cause partie ou totalité de ce qu'il avance… Ce que je peux dire c'est que j'ai une connaissance empirique de la vision subjective d'un échantillonnage d'une population donnée à travers 35 ans de confidences. Les opinions exprimées avec une censure minimum allaient de la droite la plus extrême à la gauche radicale, du sionisme le plus affirmé à l'antisémitisme nationaliste et l'anti sionisme palestinien… Et bien de manière plus ou moins explicite, plus ou moins organisée, plus ou moins parcellaire, on retrouvait des tas d'éléments de ce que Pichot relève de l'histoire des idées de ces époques passées…
Alors que dans les médias officiels, à travers l'idéologie du politiquement correct ont fait comme si cela n'existait pas et parfois même n'avait jamais existé.
Un exemple : lorsqu’il y a quelque temps à propos d'un fait douloureux certains ont voulu médiatiquement réactiver dans les esprits la question de l'euthanasie et redonner à cette question une virginité qu'elle n'a sûrement pas. À aucun moment n'a été abordée sérieusement la question historique de la manière dont l'euthanasie dans la suite d'un eugénisme “bien compris” (États Unis, Australie, Allemagne) s'est installée dans les esprits. Rien sur ses magnifiques résultats chez les nazis ( infirmes, malades mentaux, avant de passer aux Tsiganes, homosexuelles et juifs).
On prétend que ce qui est inacceptable c'est que ce soit imposé. Alors que la vision moderne se pare du libre arbitre… L'histoire nous montre justement que le libre arbitre est une fiction quand il se pare de la reconnaissance sociale. C'est la notion d'euthanasie socialement acceptée qui est inacceptable.
Ecrit par : Roger Felts | 11 novembre 2008
On impose ce qu'on veut aux professeurs : j'en ai la preuve tous les jours.
Ecrit par : Jérémy | 11 novembre 2008
Jérémy, je viens d'avoir une révélation : vous êtes chef d'établissement!
Ou bien recteur d'académie?
Quelle chance, pour peu que vous soyez un brin sadique!
Ecrit par : TotoWeininger | 11 novembre 2008
J'aurais dû préciser : j'en ai la preuve accablante chaque jour. Et j'aurais dû préciser que je suis plutôt l'enclume que le marteau.
Ecrit par : Jérémy | 11 novembre 2008
Encore du flood, ce soir.
Ecrit par : TotoWeininger | 11 novembre 2008
Ah non, c'est Roger Felts!
Ecrit par : TotoWeininger | 11 novembre 2008
"Personne ne veut un chat superbe ?"
En nem, il vaudrait quoi ?
Ecrit par : dugong | 11 novembre 2008
J'aurais dû préciser : j'en ai la preuve accablante chaque jour. Et j'aurais dû préciser que je suis plutôt l'enclume que le marteau.
Ecrit par : Jérémy | 11 novembre 2008
Très honoré de partager votre destin d'enclume.
Ecrit par : TotoWeininger | 11 novembre 2008
Jérémy, je viens d'avoir une révélation : vous êtes chef d'établissement!
Ou bien recteur d'académie?
Quelle chance, pour peu que vous soyez un brin sadique!
Ecrit par : TotoWeininger | 11 novembre 2008
Si tout va bien, Sa Haute Excellence va nommer Jérémy "conseiller aulique".
Ecrit par : Robin | 11 novembre 2008
Ma chère soeur, je te sais gré de m'avoir omise dans ta liste des habitants du sud-est de ce blog.
Mano et Do you se sentent très bien à deux.
Ecrit par : catmano | 11 novembre 2008
Moi non plus.
Bambi, mon chat, ne tolère que le voisinage de Bongo, mon âne, et celui de la fouine qui me nargue de temps en temps du toit de la remise par la fenêtre de mon bureau.
GM.
Ecrit par : guy morel | 11 novembre 2008
Si tout va bien, Sa Haute Excellence va nommer Jérémy "conseiller aulique".
Ecrit par : Robin | 11 novembre 2008
Et le décorer de l'ordre de l'enclume.
Il faudra patienter un peu pour l'ordre du marteau.
C'est ce qui s'appelle "se forger un destin".
Ecrit par : Robin | 11 novembre 2008
Bambi, mon chat, ne tolère que le voisinage de Bongo, mon âne, et celui de la fouine qui me nargue de temps en temps du toit de la remise par la fenêtre de mon bureau.
GM.
Ecrit par : guy morel | 11 novembre 2008
La fouine, elle s'appelerait pas Gominé par hasard ?
Caresses à Bambi et mes amitiés fraternelles à Bongo !
Ecrit par : Robin | 11 novembre 2008
Est-il raciste de le dire ? Est-il raciste de dénoncer ces violences particulières faites aux femmes, aux jeunes filles qui ne peuvent sortir qu’à heures fixes, en permanence surveillées par les frères, battues par leur mère, torturées par l’entourage ?
Pierre Lefebvre © Primo, 11 novembre 2008
Ecrit par : kwovso (nom de code avocat) | 11 novembre 2008
Pour venir à bout de ces ignominies, une seule solution me parait efficace: exploser les ghettos !
Dans la bourgade de 500 habitants où je travaille, il y a une famille de marocains avec quatre filles. Aucune n'est voilée, elles travaillent toutes mais l'une d'entre elles s'est, malgré tout, plus faible que ses sœurs, laissée marier de force il y a quatre ou cinq ans avec un marocain qui voulait s'installer en France, un cousin qui avait vingt ou trente ans de plus qu'elle. Elle a vécu six mois de cauchemar avec ce gars fainéant et intégriste puis un lien féminin s'est créé avec toutes les femmes du village. Elle a quitté le domicile conjugal, hébergé par l'une ou l'autre, confortée, réconfortée, soutenue jusqu'à obtenir le divorce. A présent, elle vit avec un gars du cru, (un souchien ?) et a un joli bébé et une vie sociale. Elle rit tout le temps et travaille tranquillement. Tout le monde s'y est mis pour l'aider, jusqu'au bureau d'aide sociale, parce que chez nous, ça n'a rien de banal, une femme mariée de force et une fille maltraitée alors que dans les ghettos de banlieue, c'est devenu tellement banal et totalement ingérable.
Ecrit par : dobolino | 11 novembre 2008
Si je résume, nous sommes tous dans la même galère, dotés d'un chat exclusif et susceptible ?
Le seul espoir de Clit... réside en Felts à moins que JPB ?
Ecrit par : dobolino | 11 novembre 2008
J'habite le Sud, mais entre les chats et moi, il y a toujours eu incompatibilité d'humeur ! Désolée !
Ecrit par : Amélie | 11 novembre 2008
Objection rejetée ! Donnez-moi votre adresse ! Je vous l'amène dès demain matin. Il va vous adorer.
Ecrit par : dobolino | 11 novembre 2008
Mano et Do you se sentent très bien à deux.
Ecrit par : catmano | 11 novembre 2008
C'est le nom de code de Manu et Amélie en code avocat ?
Ecrit par : Jérémy | 11 novembre 2008
Objection rejetée ! Donnez-moi votre adresse ! Je vous l'amène dès demain matin. Il va vous adorer.
Ecrit par : dobolino | 11 novembre 2008
"Exclusif et susceptible", ils vont s'adorer !
En plus, ce n'est pas un chat noir, Amélie va être aux anges.
(je vous taquine, Amélie, je vous taquine...)
Ecrit par : Jérémy | 11 novembre 2008
Je remercie Dugong, Robin et Totoweininger de m'avoir bien fait rire ^^
Ecrit par : Jérémy | 11 novembre 2008
Je remercie Dugong, Robin et Totoweininger de m'avoir bien fait rire ^^
Ecrit par : Jérémy | 11 novembre 2008
Jérémy, j'espère que ce n'est pas cette horreur
"Personne ne veut un chat superbe ?"
En nem, il vaudrait quoi ?
Ecrit par : dugong | 11 novembre 2008
qui vous a fait rire!
Robin m'a bien fait rire, aussi.
Ecrit par : TotoWeininger | 11 novembre 2008
Mano et Do you se sentent très bien à deux.
Ecrit par : catmano | 11 novembre 2008
C'est le nom de code de Manu et Amélie en code avocat ?
Ecrit par : Jérémy | 11 novembre 2008
Ah non... C'est ceux de mes deux chats, enfin de mon chat et du chat qu'on m'a gentiment demandé de garder quelque temps (ça doit faire trois ou quatre ans qu'il est ici).
Au fait, j'ai essayé le code avocat, mais je ne dois pas avoir bien compris le mode d'emploi, ça ne me traduit rien du tout.
Ecrit par : catmano | 11 novembre 2008
Objection rejetée ! Donnez-moi votre adresse ! Je vous l'amène dès demain matin. Il va vous adorer.
Ecrit par : dobolino | 11 novembre 2008
Ils m'aiment toujours, c'est moi qui ne les aime pas !
Ecrit par : Amélie | 11 novembre 2008
L'histoire nous montre justement que le libre arbitre est une fiction quand il se pare de la reconnaissance sociale. C'est la notion d'euthanasie socialement acceptée qui est inacceptable.
Ecrit par : Roger Felts | 11 novembre 2008
Très juste. Ce serait une boîte de Pandore de plus car l'euthanasie socialement acceptée finirait immanquablement par être instituée et finalement banalisée, avec le champ ouvert à toutes les évolutions possibles. C'est méconnaître gravement la gente humaine que de la croire incapable du pire, sous prétexte qu'elle est capable du meilleur. L'histoire n'est pas encore terminée et nul ne saurait raisonnablement jurer du lendemain.
Ne rêve-t-on pas d'un homme génétiquement parfait, c'est-à-dire dépourvu de toutes les tares et même des possibilités de les développer ? Les nazis aussi nourrissaient ce rêve. Veillons à ne pas inscrire dans la longueur, avec cette benoîte amoralité de la science, ce que les premiers tentèrent de réaliser avec une violence inouïe.
Ecrit par : Magister | 11 novembre 2008
Au fait, j'ai essayé le code avocat, mais je ne dois pas avoir bien compris le mode d'emploi, ça ne me traduit rien du tout.
Ecrit par : catmano | 11 novembre 2008
En effet, ça traduit seulement dans le sens français/langage codé . Il reste la possibilité de le faire "à la main" !
Ecrit par : Amélie | 11 novembre 2008
Vous avez raison sur la capacité d'endurance (ou plutôt de courber l'échine). C'est ce qui m'étonne le plus.
Ecrit par : Robin | 11 novembre 2008
Ou les gens ont trop de choses à perdre pour oser prendre de véritables risques ; ou alors ils ont peur de passer pour des réactionnaires, c'est-à-dire des hérétiques. Le terrorisme intellectuel est encore opérant. Personne ne voulant jouer le rôle du méchant, la bêtise et la méchanceté peuvent progresser sans limites véritables. On se donne des airs de propreté en mettant la poussière sous le tapis (qui commence sérieusement à se plisser en dos d'âne...).
Ecrit par : Magister | 11 novembre 2008
La capacité de Meirieu à brasser du vent avec du vide a fait d'excellents émules.
Ecrit par : Roger Felts | 11 novembre 2008
Pitoyables, ses émules : avec une telle capacité, un ingénieur astucieux aurait tôt fait de mettre au point une éolienne mue par le vent brassé avec le vide.
Je réclame de ce pas un prix Nobel (avec une option pour la stèle commémorative "aux bienfaiteurs de l'humanité" assortie d'une place réservée au Panthéon) que nous partagerons pour avoir démontré la possibilité d'extraire l'énergie du vide.
Ecrit par : moot | 11 novembre 2008
Les gens ont tout simplement peur de perdre beaucoup, et de se griller face au pouvoir qui exerce le terrorisme intellectuel.
Ca ne vaut pas que pour les profs, ça.
Ecrit par : Jérémy | 11 novembre 2008
Les gens "intelligents" qui nous gouvernent, ou plutôt qui feignent d'organiser les choses, ...
Ecrit par : Robin
Desproges ne disait-il pas que dans la déroute et la pagaille, l'important est de faire croire que l'on a tout organisé ?
Ecrit par : moot | 11 novembre 2008
Pour le code "avocat" (ou les autres du même type) : si vous n'avez pas la clé, essayez avec toutes les valeurs (de 1 à 25). L'une d'elles est obligatoirement la bonne.
Si en effet, par exemple, les lettres ont été décalées de 8 rangs et que vous les décalez à nouveau, dans le même sens, de 18 rangs, au total, cela fait 26 et donc chaque lettre retrouve sa place, ayant effectué un "tour" complet de l'alphabet.
Ecrit par : moot | 11 novembre 2008
Bonsoir,
Un commentaire a été laissé sur mon dernier article. Je ne sais point de qui il s'agit mais j'aimerais simplement la remercier au passage.
Par ailleurs pour les adeptes de Répliques, une émission de cher Alain Finkielkraut qui devrait, je pense, vous plaire à tous :
http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/repliques/index.php
Bonne soirée à tout le monde et au plaisir de débattre prochainement avec vous !
Ecrit par : Sandra WAGNER | 11 novembre 2008
Merci, Sandra! Vous êtes une muse!
Ecrit par : Christophe Sibille | 11 novembre 2008
@Roger Felts écrit :
"Pour faire le résumé d'un livre, rien ne vaut le quatrième de couverture. Il a généralement été écrit par l'auteur… Ce qui présente le maximum de garantie pour qu'il ne soit pas dénaturé.
Dont acte…"
Ah bon ?
J'ai dû rédiger X 4emes de couverture de livres qui n'étaient pas rédigés par l'auteur vu qu'il n'y avait pas d'auteur.
En outre, il arrive souvent que l'auteur d'un livre soit aussi incapable d'en rédiger la quatrième qu'il l'a été de rédiger ce livre qui pourtant a paru réécrit par un nègre.
Roger, vous êtes d'une fraîcheur d'âme qui m'étonne.
Voyez donc ce que Dugong dit plus haut des matheux français capables de reconnaître les qualités du bouquin de CP de Dupré.
Bien à vous.
GM
Ecrit par : guy morel | 11 novembre 2008
PUB ! PUB !
COMPTER CALCULER AU CP.
Pascal Dupré, Grip-Éditions
"Cette première publication du GRIP pour les mathématiques SLECC montre une excellente appréciation de l'esprit d'un enfant et de la nature des mathématiques et elle s'appuie sur les deux pour commencer un programme d'enseignement de l'arithmétique attrayant et raisonné."
Ralph A. Raimi. Dept. of Mathematics, University of Rochester,
Rochester, NY, USA
4 October 2008
Ecrit par : guy morel | 11 novembre 2008
Ce fichier mérite vraiment qu'on le fasse connaître....
Ecrit par : Maminou | 11 novembre 2008
@Roger Felts : à propos de 4e de couv. voyez ce qui suit.
Et dites-moi qui a rédigé cette enfilade de perles.
Marcel Gauchet, Marie-Claude Blais, Dominique Ottavi
Les conditions de l'éducation
Stock - 8 octobre 2008
Ce livre propose un diagnostic : ce sont les conditions de possibilité mêmes de l'entreprise éducative qui se voient aujourd'hui remises en question par l'évolution de nos sociétés. Toute une série de données qui semblaient aller de soi et qui servaient de socle à l'institution scolaire ont été ébranlées, voire sont en passe de disparaître. Il ne s'agit pas de déplorer l'évanouissement d'un passé vers lequel aucun retour n'est imaginable ni souhaitable. Il s'agit de mettre en lumière l'impact d'une série de transformations majeures et de faire ressortir le défi qu'elles représentent. Ce n'est qu'à ce niveau qu'on peut véritablement comprendre les difficultés auxquelles l'éducation est en butte et prendre la mesure de la tâche de refondation qui est devant nous.
L'analyse se développe sur quatre fronts : les relations de l'école avec la famille, le sens des savoirs qu'elle dispense, l'autorité dont elle a besoin, sa place dans la société.
- quatrième de couverture -
Ecrit par : guy morel | 11 novembre 2008
Euréka ! Pour déchiffrer, il faut cliquer sur la case "décaler de", après avoir mis le chiffre 16 . Pour le message top secret à Jérémy, ça marche ! Le code 4 était une erreur.
Ecrit par : Amélie | 11 novembre 2008
Merci MOOT de m'avoir donné la clé !
Ecrit par : Amélie | 11 novembre 2008
Dugong, un texte un peu long qui vous ravira sans doute et nos ramènera au propos initial de ce fil.
De Rudolf Bkouche :
Sur la réforme des lycées
"offrir de nouveaux services aux élèves et aux familles"
Xavier Darcos
La destruction de l'enseignement continue et le ministre actuel sait aussi bien faire que ses prédécesseurs.
Après avoir montré quelques velléités de réformes pour l'enseignement primaire, le ministre de l'Education Nationale a repris le flambeau du cassage de l'école. Une vague réformette du collège qui ne change pas grand'chose, et puis les grandes réformes, celle de la formation des maîtres qui se résume à l'intégration des IUFM dans les universités et à la mise en place de vagues mastères, réforme de structure qui permet d'occulter le manque de réflexion sur le su-jet, celle des lycées qui se présente comme le redécoupage de l'année scolaire en modules semestriels . Mais il est vrai que le ministre continue une tradition déjà ancienne qui consiste à réduire toute réforme à une simple réforme de structure, ce qui a pour effet de donner, à défaut de changement, l'image du changement. Mais une réforme de structure peut aller plus loin qu'un simple ravaudage et contribuer à la mise en place de nombreux dégâts. Ce fut le cas avec l'invention des IUFM, cela risque d'être le cas avec leur suppression, et c'est le cas de la réforme annoncée des lycées avec la modularisation.
Il y a bien longtemps que l'on ne s'intéresse plus aux contenus dans l'enseignement et ce dé-sintérêt permet d'inventer des innovations destructrices.
En ce qui concerne le lycée, on peut considérer que le modèle a été donné par la multiplica-tion des options. Avec la suppression des filières, suppression présentée comme un progrès, sans que l'on sache très bien de quel progrès il s'agissait, on a inventé une multitude d'options dont certaines se sont avérées comme autant de filières cachées. L'un des cas extrêmes, qui relève de l'escroquerie intellectuelle, a été la fusion des terminales C et D en une terminale S assortie de la mise en place d'enseignement dits de spécialité, lesquels ont fini par constituer trois filières de fait.
Mais la question n'est pas seulement la reconstitution de filières cachées, elle est celle de la cohérence d'un enseignement. On ne construit pas l'enseignement d'une discipline en se contentant de mettre bout à bout des chapitres de cette discipline. Une discipline n'est pas constituée par une simple accumulation de connaissances sans lien entre elles, mais elle est une construction organisée de ces connaissances, ce qui exige du temps, du temps pour celui qui enseigne, mais surtout du temps pour les élèves qui doivent comprendre les principes de cette organisation .
Un enseignement modulaire conduit à morceler le savoir et par conséquent à ne présenter aux élèves que des bribes à retenir pour le jour de l'examen. On peut dire que c'est ce qui se passe aujourd'hui, ce que l'on peut considérer comme l'une des raisons de l'échec de l'enseignement, mais on ne saurait mettre fin à l'un des fléaux actuels de l'enseignement en favorisant les conditions qui le produisent. Il est vrai que pour faire "passer la sauce", on insiste sur la liber-té de choix des élèves, une façon de se moquer d'eux. La liberté de choix suppose que l'on sache ce que l'on choisit, autrement dit que l'on ait acquis les connaissances permettant de choisir en connaissance de cause. Et le rôle de l'enseignement n'est pas de dire : "vous êtes libres de choisir", mais de donner les moyens de la liberté de choix. Cela suppose un ensei-gnement qui permette à chaque élève de maîtriser ce qu'il apprend, ce qui renvoie à la nécessi-té d'une construction cohérente des programmes.
En ce qui concerne les mathématiques, la dernière construction cohérente d'un programme a été la réforme des mathématiques modernes. Si cette réforme a échoué, cet échec est dû à la non-pertinence des principes qui la soutenaient, en particulier sa volonté d'enseigner la mo-dernité mathématique aux élèves, et ce dès l'école primaire, comme s'il suffisait de dire cette modernité pour qu'elle soit comprise. On a ainsi confondu l'ordre imposé par une reconstruc-tion logique du corpus façon les Eléments de Mathématiques de Bourbaki et l'ordre de l'ensei-gnement fondé sur des progressions convenables. Plutôt que de revenir sur cette confusion, on a cherché les causes de l'échec dans la trop grande abstraction de l'enseignement issu de la réforme, critique quelque peu simpliste qui a conduit à une contre-réforme mettant l'accent sur un prétendu concret au détriment de toute théorisation. Après quelques années de flottement, cette contre-réforme a abouti à la réforme Chevènement complétée par les réformettes qui ont suivi, réformettes qui avaient moins pour objectif de construire un enseignement cohérent que de vider l'enseignement de toutes difficultés afin de permettre aux élèves de réussir . Mais la question n'a jamais été posée de la signification de cette réussite, se contentant d'aligner des statistiques qui montraient que le nombre de reçus au baccalauréat augmentait.
J'ai déjà parlé de la fusion des terminales C et D en une terminale unique S, les filières étant subrepticement rétablies pas des enseignements dits de spécialité qui cassaient la cohérence de l'enseignement dans chacune des trois disciplines scientifiques concernées, mathématiques, sciences physiques, sciences de la vie et de le terre. S'il y eut une tentative de sortir de l'or-nière (en ce qui concerne les mathématiques, il s'agit des programmes proposés par Claudine Schwartz), celle-ci ne pouvait qu'échouer, et cela principalement pour deux raisons. D'abord elle ne portait que sur le lycée alors qu'il fallait revoir l'enseignement secondaire dans sa glo-balité, compte tenu de la dégradation de l'enseignement des mathématiques au collège suite à la contre-réforme, ensuite, elle était grevée par une seconde atrophiée ; dans ces conditions, le projet de Claudine Schwartz de réintégrer les mathématiques dans l'enseignement des mathé-matiques devenait impraticable.
Il est donc nécessaire de mener une réforme globale de l'enseignement secondaire, réforme qui prenne en compte les deux aspects de l'activité scientifique, la résolution des problèmes et la construction d'un discours cohérent. La contre-réforme, en mettant l'accent, sous prétexte de concret, sur la seule résolution de problèmes, n'a pu que mener à un activisme pédagogique de peu d'intérêt .
Mais une telle réforme suppose d'abord la mise en place d'un enseignement cohérent au col¬lège, ensuite une diversification du lycée qui se traduise par la définition de filières clairement définies. Rappelons que ce ne sont pas les filières qui posent problème, mais leur hiérarchisa-tion qui consistait, à l'époque, à envoyer les meilleurs en C, ce qui avait pour conséquence d'ôter à la filière C son caractère de filière à vocation mathématique et physique pour en faire la section des meil¬leurs et par cela même de dévaloriser les autres filières . Cette hiérarchisa-tion continue avec la terminale S qui apparaît encore comme la section des meilleurs avec les mêmes effets pervers. La réforme décidée par Xavier Darcos est loin de répondre aux condi-tions ci-dessus ; elle sera au mieux inutile, au pis nocive.
Parmi les raisons alléguées pour défendre l'enseignement modulaire, les réformateurs expli-quent qu'il faut préparer les ly¬céens à suivre les enseignements universitaires semestrialisés et modularisés depuis plusieurs années. C'est, encore une fois, parler de l'enseignement en ter-mes de structures, la liaison lycée-université étant réduite à une question purement sociologi-que : il faut que les structures se ressemblent pour mieux intégrer les bacheliers arrivant à l'université. Cette conception sociologisante du passage du lycée à l'université permet d'oc-culter deux problèmes.
Premier problème, la préparation des lycéens aux études universitaires ne se réduit pas aux questions structurelles, elle se situe dans des contenus enseignés permettant aux bacheliers arrivant à l'université de suivre les enseignements qu'on leur propose.
Second problème, l'enseignement modulaire à l'université pose les mêmes problèmes de cohé¬rence globale. Un cours se construit dans la durée, autant pour permettre au professeur de construire un ensemble cohérent que pour permettre aux étudiants la maturation nécessaire pour appréhender ce qu'on leur a enseigné, sauf à considérer qu'il suffit que le professeur dise pour que ce qu'il dit soit compris par les étudiants . Il faut ajouter que cette mise en place de modules resserrés dans le temps conduit à multiplier les examens ; ceux-ci ont lieu souvent trop tôt, avant même que les étudiants aient pu assimiler ce qu'on leur a enseigné, sauf évi¬demment si on enseigne suffisamment peu pour que les étudiants puissent réussir, mais que signifie cette réussite ?
L'unification sociologisante que l'on propose aux lycéens revient à transporter dans les lycées les défauts de l'enseignement supérieur, dans des conditions encore plus difficiles.
Pour comprendre ces réformes, il faut alors revenir sur les objectifs de l'enseignement. Il y a quelques années, un recteur de Lille déclarait dans une grand'messe IUFM que l'objectif était moins de transmettre des connaissances que de permettre aux élèves de réussir. Aussi scanda-leuse que soit cette déclaration, il faut comprendre ce qu'elle signifie.
L'opposition entre la transmission des connaissances et la réussite des élèves n'est pas une simple boutade . Cela explique la grande place accordée à l'évaluation. Il n'est plus question d'évaluer les acquisitions des élèves, mais de faire qu'ils réussissent, ce qui implique que les contenus d'enseignement soient définis moins en fonction des savoirs que pour assurer a prio-ri la réussite des élèves. C'est donc l'évaluation qui commande et les structures sont définies moins en fonction des nécessités de l'enseignement que des conditions de l'évaluation.
La réforme Darcos s'inscrit ainsi dans les réformes précédentes, que ce soit celle de Jospin qui a placé l'élève au centre de l'enseignement ou celle de Bayrou qui a introduit la semestrialisa-tion systématique dans les enseignements universitaires. L'objectif reste encore d'assurer la réussite formelle des élèves, formelle au sens qu'elle ne s'appuie pas sur un ensemble cohérent de connaissances acquises, mais qu'elle constitue, indépendamment de son contenu, un brevet d'entrée sur le marché du travail.
Mais la réforme Darcos y ajoute un second objectif, celui des économies budgétaires. Si l'en-seignement a abandonné son objectif de transmission des connaissances, objectif essentiel de la démocratisation de l'enseignement, à quoi bon dépenser trop pour assurer le service public d'enseignement ? Les nombreuses suppressions de postes ne sont alors que la conséquence logique de la dégradation de l'enseignement. On ne peut que noter la cohérence d'une politi-que qui tire les conclusions des réformes antérieures. Libéré des contraintes électoralistes de ses prédécesseurs de gauche dans leurs rapports avec les enseignants, Xavier Darcos peut prendre l'initiative de diminuer le nombre de postes en arguant que "la solution quantitative" ne répond pas aux problèmes de l'enseignement, une façon de s'appuyer sur ce sophisme clas-sique : "ce qui n'est pas suffisant n'est pas nécessaire".
On peut alors se poser la question des raisons de cet abandon de l'objectif d'instruire et on peut en distinguer plusieurs, d'ordre idéologique ou d'ordre socio-économique. On peut voir d'abord la conjonction de deux idéologies, celle que l'on peut appeler l'idéologie savante qui s'appuie sur les diverses théories de l'apprentissage et celle que l'on peut appeler l'idéologie moralisante qui conduit à placer l'élève au centre du système éducatif et qui a été officialisée par la loi Jospin de 1989 . Mais il faut aussi voir une raison d'ordre socio-économique liée au fait qu'une société techni¬quement développée a besoin d'un nombre restreint de cadres et de nombreux exécutants. Si l'école a pour premier objectif de fabriquer les rouages de la société, on comprend que l'on réserve l'instruction aux seuls futurs cadres de la société. Aux autres il suffit de donner ce qui est nécessaire au bon fonctionnement de la machine économico-sociale. La question reste de comprendre comment se retrouvent ensemble ces diverses rai-sons, raisons dites "de gauche" que constituent les idéologies savantes et moralisantes et raison de droite qui s'inscrit dans l'idéo¬logie libérale, au sens économique du terme, qui mar-que notre époque. En fait ces diverses raisons, celles "de gauche" comme celle de droite, s'inscrivent dans la dévalorisation sociale du sa¬voir. Pour les uns, le savoir n'est plus une forme d'appréhension du monde et l'enseigne¬ment doit répondre aux demandes supposées des élèves , pour les autres, le savoir, considéré du seul point de vue de son apport au dévelop-pement économique , est réservé à la seule élite dirigeante, des bribes de savoir pouvant être distribuées aux autres en fonction des besoins de la machine économico-sociale . Ces diver-ses raisons se retrouvent ainsi dans la mise à l'écart de l'ins¬truction et la réduction de l'école à la seule fabrication des rouages de la machine économico-sociale, mais il est vrai que le dis-cours sur l'école citoyenne développée par l'idéologie "de gauche" permet de recouvrir l'école de la fabrication des rouages d'une couche pseudo-huma¬niste plus appétissante.
Dans un article ultérieur, nous reviendrons sur les programmes de la contre-réforme et leur inconsistance . Quant aux programmes de la réforme des lycées à venir, ils devront d'une part prendre en compte l'enseignement du collège actuel, d'autre part s'intégrer dans le découpage annoncé. La modularisation ne pourra que renforcer la tendance à la réduction de l'enseigne-ment à un ensemble disparate de connaissances sans lien entre elles et favoriser l'activisme pédagogique, d'autant que, comme l'a déclaré Xavier Darcos dans l'article cité du Monde (cf. note 2), "nous n'avons pour l'instant abordé que la classe de seconde", ajoutant "Les discus-sions n'ont pas commencé sur la première et la terminale".
rudolf bkouche
IREM de Lille
Ecrit par : guy morel | 11 novembre 2008
Pour Johnmarguerite :
http://www.facebook.com/group.php?gid=32071358934&ref=nf
Ecrit par : Jérémy | 11 novembre 2008
Ben, Dobolino, Michéa vous agace ? C'est lumineux, pourtant ! Et d'une logique imparable !
Ecrit par : Amélie | 11 novembre 2008
Je ne supporte plus les gens qui pensent pour gagner leur vie. On ne devrait avoir le droit de penser que pour se distraire.
Ecrit par : dobolino | 11 novembre 2008
Grotesque. Et insultant, en plus. D'après mes infos, Michéa continue de gagner sa vie comme professeur de philo en lycée et reverse l'intégralité du fric ramassé par la vente de ses bouquins (info à vérifier, mais ça ne m'étonnerait pas d'un type comme lui).
Vous commencez à me gonfler, Dobolino, avec vos considérations de pilier de comptoir. J'ai l'impression d'entendre certains de mes collègues d'EPS dont certains ont arrêtés les études en 3ème (et croyez-moi, ça se sent. Et ça s'entend).
Vous, vous en avez pourtant fait des études. Il ne faut pourtant pas être trop débile, en théorie, pour pratiquer un métier comme le vôtre et qui n'est pas à la portée du 1er venu. Vous êtes sûre que vous êtes vétérinaire, ça n'est pas une blague ?
Ecrit par : Manu | 11 novembre 2008
Guy Morel demande :
Roger Felts : à propos de 4e de couv. voyez ce qui suit.
Et dites-moi qui a rédigé cette enfilade de perles.
Je ne suis pas devin, mais si c'est un des trois auteurs. Celui-ci tenait à n'être lu que par des masochistes et à justifier qu'il ne soit tirer qu'à deux milles exemplaires.
Ecrit par : Roger Felts | 11 novembre 2008
D'après mes infos, Michéa continue de gagner sa vie comme professeur de philo en lycée et reverse l'intégralité du fric ramassé par la vente de ses bouquins (info à vérifier, mais ça ne m'étonnerait pas d'un type comme lui).
Écrit Manu.
Qu'est-ce que cela peut vous faire la manière dont le fils d'un célèbre chroniqueur sportif fait de son fric ?
GM
Ecrit par : guy morel | 11 novembre 2008
Caractéristique du repli communautaire, du syndrome de la borie à Lure et du "charité bien ordonnée commence par soi-même" ! Quant à ceux "des villes", qu'ils crèvent de faim, on s'en bat les couilles!
Tout en partant du principe qu'on ne sera jamais malade, qu'on ne devra jamais envoyer ses gamins à l'université, qu'on ne se connectera plus jamais à internet, qu'on n'ira plus jamais remplir son caddy à Leclerc, qu'on se couchera sur la paille ou la litière de feuilles, qu'on aura la biche à la cave avec les pièces d'or dedans et plus de compte bancaire. A part une belle épidémie de peste noire combinée à une guerre mondiale de cent ans qui réduisent la population mondiale à 750 millions d'habitants ...
Ecrit par : dobolino | 11 novembre 2008
Tiens ? Dobolino qui réfléchit, que dis-je ? Qui philosophe (et pas trop mal, en plus) !
Elle va finir un jour par lire du Michéa !
Ecrit par : Manu | 11 novembre 2008
Pardon : "ce que...fait de son fric".
Il y a des fois où les propos échangé sur ce blog passent la limite.
GM
Ecrit par : guy morel | 11 novembre 2008
D'après mes infos, Michéa continue de gagner sa vie comme professeur de philo en lycée et reverse l'intégralité du fric ramassé par la vente de ses bouquins (info à vérifier, mais ça ne m'étonnerait pas d'un type comme lui).
Écrit Manu.
Qu'est-ce que cela peut vous faire la manière dont le fils d'un célèbre chroniqueur sportif fait de son fric ?
GM
Ecrit par : guy morel | 11 novembre 2008
A moi ? Rien, cher M. Morel. Vous m'avez lu trop vite.
Je ne faisais que répondre à Dobolino fustigeant "les gens qui pensent pour gagner leur vie" (je cite).
On peut aller trés loin avec ce genre de considérations, pour le moins dangereuses.
Ecrit par : Manu | 11 novembre 2008
Pardon : "ce que...fait de son fric".
Il y a des fois où les propos échangé sur ce blog passent la limite.
GM
Ecrit par : guy morel | 11 novembre 2008
Tout à fait. Selon moi, c'est Dobolino qui va trop loin en fustigeant "les gens qui pensent" (sic) tout en assassinant sans arrêt Michéa qu'elle prétend ne pas comprendre, le tout sans jamais l'avoir lu, ce qui est tout de même un tour de force.
Effectivement, il y a des limites. Ou plutôt il devrait y en avoir.
Ecrit par : Manu | 11 novembre 2008
Grotesque. Et insultant, en plus. [...]
Vous commencez à me gonfler, Dobolino, avec vos considérations de pilier de comptoir. J'ai l'impression d'entendre certains de mes collègues d'EPS dont certains ont arrêtés les études en 3ème (et croyez-moi, ça se sent. Et ça s'entend).
Je me demande si l'accusation de mépris est bien dirigée contre la bonne personne ?!
Ecrit par : Jérémy | 12 novembre 2008
En plus, ce n'est pas un chat noir, Amélie va être aux anges.
(je vous taquine, Amélie, je vous taquine...)
Ecrit par : Jérémy | 11 novembre 2008
Tst,tst...On dit "un chat de couleur", Jérémy ! :0)
Ecrit par : Robin | 12 novembre 2008
Jérémy, j'ai bien précisé que je parle de MES collègues, qui sont dans ce domaine particulièrement gratinés (dont un qui fustige la philosophie qui "ne sert à rien" (sic) et "les intellos" (re-sic). Je vous garanti ces exemples authentiques, hélas.
Désolé si vos collègues d'EPS ne sont pas comme, ça, Jérémy, et tant mieux, aussi. Mais vous comprendrez que cet anti-intellectuallisme primaire et de facade me gonfle absolument, surtout quand on avoue ne pas savoir de quoi on parle, ce qui est le cas chez Dobolino qui dit n'en avoir jamais lu ( de Michéa).
Personne ne la force à en lire, mais qu'elle cesse de baver à longueur de Post sur ce qui est aujourd'hui un des philosophes les plus respectés voire un des plus admirés de notre époque. Et non sans raison, il me semble.
Qu'elle change de tête de turc. BHL ou un autre feront trés bien l'affaire. Ou alors qu'elle se décide enfin à le lire pour le critiquer, Mais cette fois-ci en connaisance de cause et avec d'autres "arguments" que -je cite- "quelqu'un peut-il me traduire ça en Français ?" ou encore "je ne supporte plus les gens qui pensent pour gagner leur vie", ce qui est en principe ce que font les 800 000 professeurs de ce pays, Catmano incluse, mais aussi, au final, ce qu'elle fait elle-même : je doute en effet qu'un vétérinaire puisse se permettre de ne pas "penser" lorsqu'il exerce son métier.
Ce forum n'est tout demême pas l'endroit l'idéal pour faire du poujadisme a 2 balles, voilà ! Et merde à la fin.
Ecrit par : Manu | 12 novembre 2008
"un des philosophes les plus respectés voire un des plus admirés de notre époque"
Avec Finkielkraut, Ferry et Zemmour, j'imagine.
Sacrée philosophie !
Ecrit par : Jérémy | 12 novembre 2008
Ah, au fait, pour le Grand G.o.m.i.n.é. (Gentil Observateur des Médias et Informateur Numérique de l'Education), j'ai un message :
ET SI LE MINISTERE ANNONCAIT LE NOMBRE DE POSTES AUX CONCOURS AVANT DE CLORE LES INSCRIPTIONS ?
Ecrit par : Jérémy | 12 novembre 2008
Quand pourrons-nous regarder Brighelli-TV ?
Parce que de l'autre côté de la barrière, ça s'active !
Cap Canal prend le large
Par François Malliet
La télévision lyonnaise consacrée à l’éducation et à la connaissance a présenté le 25 septembre dernier sa nouvelle grille de programmes. Elle nourrit des ambitions qui vont l’amener à relever plusieurs défis lors des prochains mois.
Cap Canal relève le pari de faire de la télévision un formidable moyen d’éducation pour tous les publics. Philippe Meirieu, directeur de Cap Canal, part du constat que la chaîne est la seule aujourd’hui à exister pour l’éducation. En effet, face à la déferlante du flux télévisuel et au télé-zapping, le premier défi à relever est celui de la diffusion.
UNE DIFFUSION NATIONALE et de nouveaux programmes
Actuellement, la chaîne est accessible par le câble sur les bassins lyonnais, grenoblois et stéphanois. Les autres vecteurs de diffusion sont essentiellement le site Internet et l’édition de DVD. Les responsables de la chaîne reconnaissent qu’il est très difficile d’en mesurer l’audience réelle, malgré une forte augmentation de la fréquentation du site et de la distribution des DVD. Cependant Cap Canal se donne pour objectif d’atteindre UNE DIFFUSION NATIONALE sur les voies hertziennes ou par le câble. Cela suppose déjà que la production suive. Une nouvelle grille voit ainsi le jour dès cette rentrée avec des émissions inédites.
Les P’tits Léz’Arts sera un magazine d’actualité hebdomadaire destiné aux 6-12 ans. Ce projet reprend une idée développée par TV-Rennes et propose autour d’un thème de faire la visite d’un lieu ou d’un événement culturel.
Chemin des réussites , émission coproduite avec l’Afpa [1], s’intéressera aux domaines du développement personnel et de la formation professionnelle. Émission de témoignages plutôt que de formation proprement dite, ce sont des parcours de vie qui seront donnés à voir.
Questions d’éducation : le rendez-vous des parents reprend la formule de Questions de parents et donnera libre cours à une association.
Plusieurs programmes sont également en préparation : Fais ton cinéma qui permettra à des jeunes de réaliser leurs films et de les confronter aux regards de grands noms du cinéma ou bien encore Faire face qui sera une émission traitant de questions éducatives vues par des personnalités de tous les domaines.
L’ensemble de ces programmes doit permettre de regarder autrement les écrans en suscitant échanges, débats et partage d’expériences ou de savoirs. Donner à voir plus largement Cap Canal ne doit pas s’affranchir de la volonté d’éduquer à l’image et par l’image qui fonde la chaîne éducative, ni renoncer à préserver une autonomie éditoriale et le choix des formats d’émissions. Reste qu’il est bien difficile de maîtriser ce qui se passe au niveau de la réception des images. Les enseignants peuvent certainement trouver là matière à faire travailler les regards de leurs élèves. Et il est un principe sur lequel l’équipe de Cap Canal ne transigera pas : l’antenne ne comportera pas de coupures publicitaires.
Sur le front juridique et financier
Cap Canal, créé en 1991 par la ville de Lyon, fonctionne sous le mode d’une régie municipale directe. Si ce régime permet aux élus d’exercer une forme de contrôle démocratique, il entraîne une lourdeur administrative excessive qui pourrait nuire à la mise en place des multiples projets de la chaîne. C’est pourquoi la création d’une société d’économie mixte (Sem) est en préparation, ce qui garantit une mission de service public tout en donnant à la chaîne les marges de manœuvre dont elle a besoin. La ville de Lyon conservant sa fonction de pilotage, l’association de partenaires à cette nouvelle société est indispensable. De nombreux projets sont déjà réalisés en partenariat, il s’agit maintenant de s’ouvrir davantage à d’autres institutions, collectivités, organismes d’éducation ou mouvements d’éducation populaire. Cette ouverture est d’autant plus nécessaire que le budget alloué par la ville de Lyon va rester constant et que la part d’autofinancement doit croître. Cette part est déjà passée de 12 % à 45 % au cours des trois dernières années. Cette tendance devra être renforcée pour atteindre les objectifs de Cap Canal.
Accéder à une dimension nationale tout en construisant une nouvelle structure est un gros chantier pour une équipe aux effectifs modestes. Bien que la chaîne s’appuie sur un réseau de producteurs pour réaliser ses programmes, la multiplication des programmes ne doit pas se faire au détriment d’une éthique qui fait à la fois l’originalité et la qualité de l’antenne. Il s’agit non seulement de dégager les moyens nécessaires, mais encore de concilier un ancrage régional bien établi en Rhône-Alpes avec l’ambition de couvrir l’ensemble du territoire. L’arrivée de nouveaux partenaires devra également se faire tout en préservant la politique de la chaîne. Philippe Meirieu est conscient des difficultés à surmonter et insiste sur la nécessité d’offrir une télévision qui éduque et qui fait réfléchir. Il est vrai que les médias offrent peu de supports éducatifs sur leurs antennes, mais surtout font trop souvent la part belle aux débats caricaturaux et stériles sur l’école et d’éducation. Nous ne pouvons que souhaiter qu’à travers une offre alternative, Cap Canal rencontre son public et participe à une autre manière de faire de la télévision, qu’elle parvienne à en faire un outil de lien social. Bon vent à Cap Canal.
François Malliet, rédacteur en chef-adjoint des Cahiers pédagogiques, chargé du site www.cahiers-pedagogiques.com.
Ecrit par : Jérémy | 12 novembre 2008
A propos du publireportage éhonté de Malliet sur cap canal : "Les enseignants peuvent certainement trouver là matière à faire travailler les regards de leurs élèves."
Mettre des élèves devant cave canal !
Même Anthony Burgess n'avait pas pensé à cette méthode violemment douce de décervelage !
S'il vous êtes assez pervers pour le faire, n'omettez pas les fixe-paupières...
Ecrit par : dugong | 12 novembre 2008
Dans le publireportage sur cave canal, on lit : "Si ce régime permet aux élus d’exercer une forme de contrôle démocratique, il entraîne une lourdeur administrative excessive qui pourrait nuire à la mise en place des multiples projets de la chaîne. C’est pourquoi la création d’une société d’économie mixte (Sem) est en préparation, ce qui garantit une mission de service public tout en donnant à la chaîne les marges de manœuvre dont elle a besoin."
Traduction : on voudrait éprouver le délicieux frisson du privé "libre" sans en avoir les risques.
Cave canal fonctionne par parasitage de structures publiques avec la complicité de certains responsables influents (la seule structure réellement privée dans la liste des "partenaires" de la chaîne est numericable : voir http://www.capcanal.com/capcanal/sections/fr/la_chaine/les_partenaires)
Reste que la transparence de la chaîne s'améliorerait si elle détaillait son budget réel global (en incluant le salaire de ses fonctionnaires détachés).
Evidemment, vous ne le saurez pas en lisant le publireportage.
Ecrit par : dugong | 12 novembre 2008
Si vous êtes assez pervers...
Ecrit par : dugong | 12 novembre 2008
Guy, le papier, (ou le discours) de Rudolf Bkouche est exceptionnel, et lumineux. Avez-vous un lien lui correspondant? J'aimerais le poster sur l'"ENT" de l'IUFM Orléans-Tours. Merci.
Ecrit par : Christophe Sibille | 12 novembre 2008
Philippe Meirieu est conscient des difficultés à surmonter et insiste sur la nécessité d’offrir une télévision qui éduque et qui fait réfléchir.
Ecrit par : Jérémy | 12 novembre 2008
Encoe lui, ce renégat de l'enseignement, qui n'a ni CAPES ni agrégation et qui a prudemment fui le contact avec les élèves réels!
Pendant que les vrais professeurs s'esquintent la santé parce que les chefs d'établissements sont imbibés de l'idéologie de "l'élève a tous les droits et le professeur tous les torts" et parce qu'une certaine pédagogie officielle (je parle de ces confusionnelles "séquences", qui heureusement ont disparu - du moins le terme - des nouveaux programmes Darcos de français du collège) les empêche d'enseigner, Monsieur Meirieu ("Je-suis-un-grand-pédagogue-et-la-preuve-c'est-que-je-le-dis-et-que-tous-mes-amis-me-le-confirment") ...
S'AMUSE!
Ecrit par : Jean | 12 novembre 2008
Caractéristique du repli communautaire, du syndrome de la borie à Lure et du "charité bien ordonnée commence par soi-même" ! Quant à ceux "des villes", qu'ils crèvent de faim, on s'en bat les couilles!
Tout en partant du principe qu'on ne sera jamais malade, qu'on ne devra jamais envoyer ses gamins à l'université, qu'on ne se connectera plus jamais à internet, qu'on n'ira plus jamais remplir son caddy à Leclerc, qu'on se couchera sur la paille ou la litière de feuilles, qu'on aura la biche à la cave avec les pièces d'or dedans et plus de compte bancaire. A part une belle épidémie de peste noire combinée à une guerre mondiale de cent ans qui réduisent la population mondiale à 750 millions d'habitants ...
Ecrit par : dobolino | 11 novembre 2008
Tiens ? Dobolino qui réfléchit, que dis-je ? Qui philosophe (et pas trop mal, en plus) !
Elle va finir un jour par lire du Michéa !
Ecrit par : Manu | 11 novembre 2008
Là, Dobolino répondait à une proposition de ma part de retour à l'autarcie pour les agriculteurs.
Ce que j'avais oublié de préciser dans cette proposition, c'est que le but n'était pas de se suffir à soi-même, se dispensant du coup de médecin, d'école, de défense nationale ou européenne, de vêtements ou de casseroles mais plutôt un acte de rébellion contre ce que l' "extérieur" leur impose.
Un petit peu comme le refus de noter les épreuves du baccalauréat ou l'idée de mettre 18 à tout le monde sans même jeter un coup d'œil à la pile de copies.
"Vous voulez des abricots et vous proposez de me les payer 0,30 € le kg ? Eh bien ça tombe mal, des abricots, je n'en fais plus ! Enfin, juste pour ma consommation personnelle et celle de deux ou trois copains ! Des salades, à 10 centimes pièce ? Ah non, ça non plus, je n'en fais plus..."
Un acte révolutionnaire, quoi... Sans doute est-ce complètement stupide, je n'ai jamais été douée pour le réalisme, mais c'est mon embryon de signal pertinent à moi.
Ecrit par : catmano | 12 novembre 2008
@ Magister fait un commentaire sur un de mes propos :
« L'histoire nous montre justement que le libre arbitre est une fiction quand il se pare de la reconnaissance sociale. C'est la notion d'euthanasie socialement acceptée qui est inacceptable. »
Je salue son propos qui vient prolonger et éclaircir le mien… Mais je salue encore plus son courage, car mon propos était le terme ultime d'une fiche de lecture longue comme un jour sans pain. Je suis satisfait de penser qu'il y a au moins une personne sur ce blog qui aura lu mon texte dans sa complétude… Si cela pousse ladite personne à lire le livre de Pichot, ma satisfaction sera complète. Je dois l'avertir cependant que son livre est beaucoup plus long et un peu plus chiant, mais tout comme “l'instruction” quand on l'assume, on se sent après quand même plus libre… au moins d'esprit.
Ecrit par : Roger Felts | 12 novembre 2008
Bien chères professeuses,
bien chers professeurs,
membress du corps,
assistantes,
assistants,
délégué(e)s et syndicalistes de tous bords, tous horizons .....
je suis le messie et je viens vous apporter le réconfort que vous attendez tou(te)s ...... le gouvernement assumera, comme il se doit, ses responsabilités et va vous libérer du poids considérable sous lequel vous pliez l'échine !
A vous lire, on sent bie que les temps sont venus de vous délivrer du mal qui vous torture et vous fait tant souffrir ....
Soyez rassuré(e)s la déclaration est sur le bureau de notre très vénéré président de la France et des ses colonies (les cinq continents) ..... nous allons envoyer tout ces petits cons se faire massacrer dans la prochaine guerre mondiale et totale !
ite et missa sont sur un contre torpilleur .... vive la Somalie libre et productive !
Ecrit par : Yfig, trublion honoraire, intermittent et éphémère | 12 novembre 2008
Cela faisait fort longtemps que je n'étais passé lire vos jérémiades .... vous atteignez un paroxisme sans cesse dépasssé .... comment faites-vous ?
Le pire, c'est que mon petit fils s'éclate dans sa toute petite école à la campagne .....
Les instits sont super et mon petit fils a appris son alphabet (minuscules et majuscules) en un mois et qu'il a un sac de mots déjà bien dodu .....
Il est vrai que dans cette toute petite école, il n'y a que des têtes blondes .... les enfants de paysans ont des tronches pas possibles, avec dans le regard cette détermination terreuse des futurs laboureurs qu'ils deviendront peut-être si on ne les envoie pas tuer nos ennemis qui ne sont que les amis des ennemis de nos propres amis dont on ne sait plus trop pourquoi ils sont nos amis puisqu'ils détruisent nos économies en faisant des paris stupides sur celui qui empochera le max de blé !
bon ... je vois bien que je vous ai dérangé dans vos langueurs permanentes ..... je vous y laisse bien volontiers ... mon petit fils va au foot .... labourer la pelouse avec ses potes !
Ecrit par : Yfig, trublion honoraire, intermittent et éphémère | 12 novembre 2008
La vermine aussi se reproduit.
Ecrit par : Jérémy | 12 novembre 2008
Je ne sais si j'avais mis (ou FG) les coordonnées du site où s'étale le rapport du bon Christian Philip, député UMP, frère d'un cancérologue lyonnais réputé (et socialiste, par esprit de contradiction) pour lequel j'ai jadis écrit deux ou trois choses, sur les (futures) relations entre Universités et Grandes écoles (et prépas au milieu). On peut donc le trouver sur
http://www.nouvelleuniversite.gouv.fr/rapport-de-christian-philip-sur-les-partenariats.html
JPB
Ecrit par : brighelli | 12 novembre 2008
Je salue son propos qui vient prolonger et éclaircir le mien… Mais je salue encore plus son courage, car mon propos était le terme ultime d'une fiche de lecture longue comme un jour sans pain.
Ecrit par : Roger Felts | 12 novembre 2008
J'ai effectivement lu votre note de lecture très attentivement car c'est un thème qui m'intéresse.. Donc, pour le courage, n'exagérons rien. J'ai plus particulièrement réagi à votre conclusion car elle est ouverte et laisse donc à réfléchir, notamment sur la notion « d'euthanasie socialement acceptée ». Car les deux grandes thèses qui s'affrontent -celle du créationnisme et celle de l'évolutionnisme- peuvent avoir des développements et des implications majeurs. En réalité, la pensée ontologique est première à toutes les autres car elle pose la question du sens. La conception d'un homme qui ne serait que le produit hasardeux d'une mécanique non moins hasardeuse et celle d'un homme qui serait le fruit d'une volonté ne développent pas du tout le même type de société. Chair ou viande ? Corps ou biomasse ? Les idées engendrent d'autres idées qui finissent immanquablement par se traduire en actes et ces derniers en systèmes. Étant au bout de toutes les chaînes, l'homme finit toujours par s'appliquer à lui-même ce qu'il inflige aux choses.
Cela dit, aucune thèse ne nous met à l'abri de l'abomination. Ce sont toujours et en définitive le niveau de conscience et la tournure d'esprit qui décident, en vertu du fait que ce n'est pas la direction du vent qui détermine celle du bateau, mais la position des voiles.
Ecrit par : Magister | 12 novembre 2008
uy, le papier, (ou le discours) de Rudolf Bkouche est exceptionnel, et lumineux. Avez-vous un lien lui correspondant? J'aimerais le poster sur l'"ENT" de l'IUFM Orléans-Tours. Merci.
Ecrit par : Christophe Sibille | 12 novembre 2008
Vous pouvez vous adresser directement à Rudolf.
rbkouche@wanadoo.fr
GM
Ecrit par : guy morel | 12 novembre 2008
Merci beaucoup, Guy... Je m'occupe de ça dès que j'ai (un peu plus de) cinq minutes! (demain).
Cordialement.
Ecrit par : Christophe Sibille | 12 novembre 2008
"Vous voulez des abricots et vous proposez de me les payer 0,30 € le kg ? Eh bien ça tombe mal, des abricots, je n'en fais plus ! Enfin, juste pour ma consommation personnelle et celle de deux ou trois copains ! Des salades, à 10 centimes pièce ? Ah non, ça non plus, je n'en fais plus..."
Un acte révolutionnaire, quoi... Sans doute est-ce complètement stupide, je n'ai jamais été douée pour le réalisme, mais c'est mon embryon de signal pertinent à moi.
Ecrit par : catmano | 12 novembre 2008
C'est très loin d'être stupide et beaucoup d'agriculteurs y pensent !
Ecrit par : victor | 12 novembre 2008
Ça a l'air de vous paniquer complètement cette histoire Dobolino/Michéa. J'ai la flemme d'aller chercher mon post de départ, le seul qui vaille quelque chose. La suite n'est que provocation et rire amer.
Si vous voulez que je vous fasse un TPE sur Michéa, c'est sans problème bien sûr. J'arriverai même à une certaine pertinence. Je pourrais aussi, si le temps m'en était donné, vous pondre un bel article genre Nouvel Obs
Quand je dis que je ne comprends pas, prenez-le en positif, dans le sens où je ne conçois pas le terme compréhension sans un niveau d'exigence digne de ce nom. Quand je lis un texte, je suis assez cultivée pour cerner les limites de ma compréhension et déplorer ou mesurer mes défaillances de connaissance et c'est ma force et non ma faiblesse.
Si ça peut vous rassurer, je comprends très bien Dominique Lestel qu'on m'a conseillé ici, même dans l'état de fatigue où je suis actuellement.
L'éducation que j'ai reçue de mes parents m'a enseigné à ne pas sombrer dans le dilettantisme et le picorage sans en être consciente. J'ai de ce fait exécré la tournure que prenaient mes études littéraires et historiques en second cycle du secondaire entre 1973 et 1976 et mes suis butée face aux productions qu'on me demandait.
Ceci dit, je peux très bien faire "impression" si je veux car "au royaume des aveugles, les borgnes sont rois".
Si vous ne comprenez pas, j'aurai fait ce que je pouvais !
Ecrit par : dobolino | 12 novembre 2008
« Avec Finkielkraut, Ferry et Zemmour, j'imagine. »
Il n’y a que deux intrus dans la liste . Finkielkraut a écrit de bons ouvrages de vulgarisation et Ferry, avant de devenir un médiatique, a composé quelques bouquins d’esthétique parfois cités dans les bibliographies universitaires( « Homo aestheticus ». et « le sens du beau » je crois). Ils pourraient d’ailleurs vous être utiles lorsque vous cherchez à préciser la notion de culture.
Ecrit par : uncertain | 12 novembre 2008
Explication par l'exemple:
Vous préférez Yfig ou Dobo ?
Ecrit par : dobolino | 12 novembre 2008
En fait ma ligne directrice, c'est:
" Les cons, ça ose tout, c'est même à ça qu'on les reconnaît ! "
Ecrit par : dobolino | 12 novembre 2008
Dobolino, celle-là, elle n'est pas de vous !
JPB
Ecrit par : brighelli | 12 novembre 2008
Vous commencez à me gonfler, Dobolino, avec vos considérations de pilier de comptoir.
Ecrit par : Manu | 11 novembre 2008
C'est connu que les vétos ruraux picolent largement autant que les facteurs ruraux. C'est consubstanciel, comme les instits qui corrigent les fautes d'orthographe !
Ecrit par : dobolino | 12 novembre 2008
Vous, vous en avez pourtant fait des études. Il ne faut pourtant pas être trop débile, en théorie, pour pratiquer un métier comme le vôtre et qui n'est pas à la portée du 1er venu. Vous êtes sûre que vous êtes vétérinaire, ça n'est pas une blague ?
Ecrit par : Manu | 11 novembre 2008
Ouais ! Thèse de Doctorat avec la mention "Très honorable avec éloges et échanges ". Ils ont été sympas, le jury, car je n'avais pas les moyens d'assurer les échanges internationaux à cette époque où la disquette était encore très confidentielle et où il fallait assumer financièrement l'impression.
Ecrit par : dobolino | 12 novembre 2008
En fait ma ligne directrice, c'est:
" Les cons, ça ose tout, c'est même à ça qu'on les reconnaît ! "
Ecrit par : dobolino | 12 novembre 2008
Dobolino, celle-là, elle n'est pas de vous !
JPB
Ecrit par : brighelli | 12 novembre 2008
D'où le fait qu'elle est entre guillemets !
Vous ne voulez pas un chat, par hasard ?
Ecrit par : dobolino | 12 novembre 2008
Ma chère, j'en ai déjà 4. Enfin, pour le moment, c'est mon épouse qui les a, mais je compte bien en arracher au moins un à ses griffes… Et je suis un peu trop souvent sur les routes…
JPB
Ecrit par : brighelli | 12 novembre 2008
Un enseignement modulaire conduit à morceler le savoir et par conséquent à ne présenter aux élèves que des bribes à retenir pour le jour de l'examen. On peut dire que c'est ce qui se passe aujourd'hui, ce que l'on peut considérer comme l'une des raisons de l'échec de l'enseignement
rudolf bkouche
IREM de Lille
Ecrit par : guy morel | 11 novembre 2008
Et c'est ainsi que tout un chacun peut affirmer qu'il "comprend" Michéa et même Hegel !
Que veut dire "comprendre" ?
Ecrit par : dobolino | 12 novembre 2008
Ma chère, j'en ai déjà 4. Enfin, pour le moment, c'est mon épouse qui les a, mais je compte bien en arracher au moins un à ses griffes… Et je suis un peu trop souvent sur les routes…
JPB
Ecrit par : brighelli | 12 novembre 2008
Vous savez, les chats, ça a horreur des délocalisations. Vous feriez mieux d'en prendre un neuf.
Je connais justement quelqu'un qui en a un à refourguer. ;-) En plus, je l'ai vu, il est beau comme tout.
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C'est très loin d'être stupide et beaucoup d'agriculteurs y pensent !
Ecrit par : victor | 12 novembre 2008
J'avais omis une phrase à cause du Vel d'Hiv' de Dugong (j'y peux rien, ça me fait peur, moi, ces trucs-là), la version complète, c'est : "Vous voulez des abricots et vous proposez de me les payer 0,30 € le kg ? Eh bien ça tombe mal, des abricots, je n'en fais plus ! Enfin, juste pour ma consommation personnelle et celle de deux ou trois copains ! Des salades, à 10 centimes pièce ? Ah non, ça non plus, je n'en fais plus... Maintenant, c'est pas tout, j'ai du boulot, excusez-moi mais, j'ai deux ou trois fers à béton à forger ! "
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Pour aider ma p'tite soeur, cette citation de Didier Pleux (Génération Dolto, page 204) :
"Il existe une confusion entre la pseudo-maturité intellectuelle et la maturité affective. Beaucoup d'adultes sont séduits par les réflexions d'un petit enfant qui tient des propos très avancés pour son âge. Or ces pensées de l'enfant ne sont, le plus souvent, que des mixages de réflexions adultes prises au hasard des conversations, il reste tard à table avec les convives et assiste à tous les programmes de télévision sans censure. Imiter le langage adulte, cela n'a rien à voir avec la maturité. [...] Il parle beaucoup, c'est sûr, et à force d'entendre que "tout est langage", il est devenu un bon petit acteur, il sait jouer le rôle attendu."
Ecrit par : catmano | 12 novembre 2008
Pour aider ma p'tite soeur, cette citation de Didier Pleux (Génération Dolto, page 204) :
"Il existe une confusion entre la pseudo-maturité intellectuelle et la maturité affective. Beaucoup d'adultes sont séduits par les réflexions d'un petit enfant qui tient des propos très avancés pour son âge. Or ces pensées de l'enfant ne sont, le plus souvent, que des mixages de réflexions adultes prises au hasard des conversations, il reste tard à table avec les convives et assiste à tous les programmes de télévision sans censure. Imiter le langage adulte, cela n'a rien à voir avec la maturité. [...] Il parle beaucoup, c'est sûr, et à force d'entendre que "tout est langage", il est devenu un bon petit acteur, il sait jouer le rôle attendu."
d'où le personnage de Jaromil, futur poète car narcissique précoce, dans "La Vie est ailleurs" de Kundera .
Ecrit par : uncertain | 12 novembre 2008
Dugong, un texte un peu long qui vous ravira sans doute et nos ramènera au propos initial de ce fil.
De Rudolf Bkouche :
Sur la réforme des lycées
Ecrit par : guy morel | 11 novembre 2008
Il m'a ravie aussi ! Je l'imprime pour le diffuser auprès de ceux qui ont ricané l'autre soir, lors du vote des motions, parce que j'accordais une placé prépondérante à l'instruction des enfants et ados et ont cru y voir une préoccupation égoïste de mère de famille.
Ecrit par : dobolino | 12 novembre 2008
Il m'a ravie aussi ! Je l'imprime pour le diffuser auprès de ceux qui ont ricané l'autre soir, lors du vote des motions, parce que j'accordais une placé prépondérante à l'instruction des enfants et ados et ont cru y voir une préoccupation égoïste de mère de famille.
Ecrit par : dobolino | 12 novembre 2008
Ne t'embête pas à le remettre en page, je te l'envoie. Je l'envoie par la même occasion à Christophe Sibille.
Ecrit par : catmano | 12 novembre 2008
"Vous voulez des abricots et vous proposez de me les payer 0,30 € le kg ? Eh bien ça tombe mal, des abricots, je n'en fais plus ! Enfin, juste pour ma consommation personnelle et celle de deux ou trois copains ! Des salades, à 10 centimes pièce ? Ah non, ça non plus, je n'en fais plus..."
Un acte révolutionnaire, quoi... Sans doute est-ce complètement stupide, je n'ai jamais été douée pour le réalisme, mais c'est mon embryon de signal pertinent à moi.
Ecrit par : catmano | 12 novembre 2008
Ouais ! Joli, comme idée !
T'as juste oublié les emprunts au Crédit Agricole et la FNSEA, syndicat majoritaire. Ceci dit, en gérant bien le truc, les menchéviks peuvent devenir les bolchéviks et là, gare !
Ecrit par : dobolino | 12 novembre 2008
Je salue son propos qui vient prolonger et éclaircir le mien… Mais je salue encore plus son courage, car mon propos était le terme ultime d'une fiche de lecture longue comme un jour sans pain.
Ecrit par : Roger Felts | 12 novembre 2008
J'ai effectivement lu votre note de lecture très attentivement car c'est un thème qui m'intéresse.. Donc, pour le courage, n'exagérons rien. J'ai plus particulièrement réagi à votre conclusion car elle est ouverte et laisse donc à réfléchir, notamment sur la notion « d'euthanasie socialement acceptée ».
Ecrit par : Magister | 12 novembre 2008
Yann et moi, nous vous en mettrions des pages, sur l'euthanasie socialement acceptée, si c'était le propos de ce blog ! C'est un sujet dont nous connaissons tous les méandres, puisque nous sommes ici les représentants de la seule profession à détenir, en France, le droit d'euthanasier. On pourrait vous en raconter, de ces inavouables compromissions, de ces chroniques d'une mort annoncée, de ces économies d'espèces sonnantes et trébuchantes, de ces éliminations de bébés indésirables ou non conformes ...
Ecrit par : dobolino | 12 novembre 2008
Il y a une jolie façon de dire euthanasie ! C'est: thérapeutique de la cartouche de douze.
Ecrit par : dobolino | 12 novembre 2008
Et je suis un peu trop souvent sur les routes…
JPB
Ecrit par : brighelli | 12 novembre 2008
Ça tombe bien, Clitoris adore les voyages !
Ecrit par : dobolino | 12 novembre 2008
@ Jérémy
"et dont je suis le prochain sur la liste ?"
sans prétention, et en toute fraternité, il faut écrire "et sur la liste duquel je suis le prochain".
Dont ne peut compléter un nom lui même introduit par une préposition.(SUR la liste de "dont")
Ecrit par : retraitée | 12 novembre 2008
dont auquel je suis le prochain
Ecrit par : dobolino | 12 novembre 2008
Tenez , Amélie, ça va vous faire plaisir :
« Halde là !
Il faut dissoudre la Haute Autorité de lutte contre les discriminations »
http://www.causeur.fr/halde-la,1307
Ecrit par : uncertain | 12 novembre 2008
Merci, uncertain, j'étais justement en train de le lire, avec les commentaires .
Beaucoup s'étonnent que ni les enseignants, ni les parents ne réagissent ! Jusqu'où va-t-on descendre ?
Ecrit par : Amélie | 12 novembre 2008
Morituri
je trouve que ce blog porte très bien son nom.
j'ai beaucoup ri à la critique d'entre les murs vus par M. l'auto suffisant qui s'auto suffit, "filmé à la diable par un caméraman îvre" (et oui, le cinéma s'autorise à ne plus filmer comme du temps d'Autant Lara, et ce depuis ces salops de jeunes (de l'époque) de la Nouvelle Vague).
Le mouvement c'est la vie, mais rien ne faut une ponne fieille reprezion !
ach !
maréchaaaaaaaaaaaaaaaaal !...... Nous voilàààààààààà !
et vous êtes "professeur de lettres"
Non de l'être, for sure.
Ecrit par : Violette pas spécialement pour cette note | 12 novembre 2008
¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨
La vermine aussi se reproduit.
Ecrit par : Jérémy | 12 novembre 2008
¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨¨
Il est des nôooootres ...... !
Jérémy, vous devriez prendre le temps de relire, de temps à autres, à tête reposée (neurone à l'arrêt) ... vous et vos congénères .....
Vous êtes dedans ... à donf .... et vous perdez tout recul !
Quand j'avance ... comment veux-tu ..... ?
En tout cas, je me sens vraiment honoré d'être à vos yeux une vermine .... ça me conforte de savoir que je ne vous ressemble pas.
Ecrit par : Yfig, trublion honoraire, intermittent et éphémère | 12 novembre 2008
Meirieu et Darcos ont RAISON. Les acteurs de terrain n'y connaissent rien, parce qu'ils ont le nez dans le guidon.
Ci-joint une jolie citation que je viens de taper moi-même avec mes petits doigts :
" Les gens savent ce qu'ils doivent à un soldat. Ils disputent sur ce que nous devons annexer. Le directeur, qui porte une chaîne de montre en fer, est le plus gourmand : il lui faut toute la Belgique, les régions houillères de la France et de grands morceaux de la Russie. Il donne les raisons exactes pour lesquelles cela doit nous revenir et il reste inflexible tant que les autres ne cèderont pas.
Alors il se met à expliquer en quel endroit doit se faire la percée du front français, et sur ces entrefaites, il se tourne vers moi :" Eh bien, avancez donc un peu, là-bas, avec votre éternelle guerre de positions. Flanquez une tripotée à ces bougres-là, alors nous aurons la paix."
Je réponds que, selon notre opinion, une rupture du front est impossible, car les gens d'en face ont, pour cela, beaucoup trop de réserves. En outre, je dis que la guerre est bien différente de ce que l'on croit.
Il riposte d'un air supérieur et me prouve que je n'y entends rien. "A coup sûr, pour ce qui est des détails, vous avez raison, dit-il, mais ce qui importe c'est l'ensemble et, cela, vous n'êtes pas en état de le juger. Vous ne voyez que votre petit secteur et c'est pourquoi vous ne pouvez pas avoir d'aperçu général. Vous faites votre devoir, vous risquez votre vie, cela mérite les plus grands honneurs. Chacun de vous devrait avoir la croix de fer. Mais, avant tout, le front ennemi doit être rompu dans les Flandres et puis il faut le faire céder de haut en bas."
Erich Maria Remarque, A l'ouest rien de nouveau....
D'où les 220 000 euros - pour un ministère qu'a pas une thune, à ce qu'il dit, - ! pour vérifier que les profs la bouclent !
Donc, maintenant, on dit :
Tout va bien, les classes sont à 10 élèves par professeur.
Le niveau monte.
Le baccalauréat est un examen exigeant et personne ne demande une moyenne par paquet, et personne ne donne des points pendant les jurys.
Les élèves sont autonomes.
Les profs sont tous des sales cons qui quittent les établissements en courant la tête baissée pour ne pas voir leurs élèves.
Les profs ne travaillent que 18 heures par semaine, rassurons-nous ça va changer, ils vont travailler en vrai.
Les profs n'aiment pas leurs élèves, c'est pour cela qu'on a changé le recrutement : on va prendre ceux qui aiment les élèves.
Les profs sont tous des vilains méchants pas beaux, mais nous les respectons.
Il n'y a pas de problèmes de violence, ni entre élèves, ni entre élèves-adultes.
La cantine est délicieuse.
Les locaux sont modernes et bien équipés.
Les programmes sont magnifiques.
Les programmes sont magnifiques.
Les programmes sont ma gni fi ques ! Comment faut-il encore le redire ???? !
On va célébrer Guy Moquet toutes les semaines.
Les élèves ont besoin de cours utiles : la capote, la pote-ca, la clope c'est pas bô, la drogue c'est maleu, il faut conduire avec le permis sinon c'est pô bien non plus, boire d'accord mais alors conduisez à pied sinon c'est maleu aussi, fô être gentil avec ses amis, fô aussi être gentil avec ses pas-amis et pi on va tous regarder les intégraleu de walt disney tous les ans, ça c'est utile.
Les élèves avaient trop de cours chiants, rassurons-nous, on va en supprimer tout un paquet.
Le tricot est aussi important qu'un cours de math.
Le macramé qu'un cours de grec ancien.
La cuisine qu'un cours magistral de français.
La danse est une activité dont on peut se resservir dans une activité professionnelle : par exemple, dansez devant votre futur employeur, il sera conquis et vous engagera.
Les gosses de riches, ils vont tous venir dans notre nouveau lycée, pourquoi qu'ils s'embêteraient avec les études à l'ancienne mode, hein ???
Les écoles supérieures françaises vont adapter leurs exigences à notre nouveau lycée, promis, vous ferez l'X si vous maîtrisez le montage de Lego, et l'ENA si vous êtes doué en module barbapapa !
On ne supprime pas les IUT, on les modernise.
On ne supprime pas la maternelle, on l'adapte au monde.
On ne supprime pas les RASED, on supprime ???? rien, rien...
On ne supprime pas le Baccalauréat, on l'individualise.
Bon, là-dessus, faut absolument que j'apprenne à faire pousser du riz, vu tout ce que j'ai mal causé moi !
Ecrit par : Milady | 12 novembre 2008
OBAMA DECLENCHE UNE GUERRE ETHNIQUE !
Lu dans le Figaro :
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2008/11/12/01016-20081112ARTFIG00074-diversite-nicolas-sarkozy-nomme-un-prefet-noir-.php
""Avec Obama, l'Amérique a restauré son idéal. Nicolas Sarkozy espère, lui, changer les mentalités, avec la nomination, ce matin, d'un préfet d'origine africaine, Pierre N'Gahane, qui prendra ses fonctions dans les Alpes-de-Haute-Provence.....
... des groupes constitués insistent pour qu'une politique plus ciblée, de promotion, et parfois de réparation, soit mise en œuvre.
L'élection d'Obama a réveillé leurs ardeurs. Qu'importe si le démocrate incarne la fin de la société raciale aux États-Unis. Les partisans d'une forme d'ethnicisation de la politique en France brandissent son nom pour réclamer la diversité maintenant. Le Conseil représentatif des associations noires (Cran) a été reçu à l'Élysée lundi pour demander de la couleur sur les listes des élections européennes. Cette démarche a aussitôt suscité l'ire d'autres associations, dont celles des Domiens, qui lui contestent le monopole des Noirs. Les Maghrébins, entrés en politique plus tôt que les enfants d'Africains, craignent aussi d'être éclipsés au profit des Noirs et se sont manifestés, raconte-t-on en coulisse à l'Élysée. Enfin, certains tentent l'alliance de toutes les minorités visibles, comme le Manifeste de la diversité, déjà proposé lors des présidentielles et ressorti après l'élection d'Obama par Yazid Sabeg, ancien grand patron. Avec le soutien de Carla Bruni-Sarkozy. Une première dame, que certains croient en mission. Même si l'Élysée ne confirme rien.""
Ecrit par : Amélie | 12 novembre 2008
Bon, là-dessus, faut absolument que j'apprenne à faire pousser du riz, vu tout ce que j'ai mal causé moi !
Ecrit par : Milady | 12 novembre 2008
Il y a une alternative au riz, Milady. C'est le pois chiche ! Enfin, là où j'habite... Chez vous, ce serait plutôt la patate, ou la betterave.
Remarquez, dans votre malheur, vous avez du bol. Vous trouverez bien un vieil alambic, au fond d'un hangar, dans un coron désaffecté. L'alcool de patate ou de betterave, ça s'échange, alors que moi, avec mes pois chiches, macache !
Ecrit par : catmano | 12 novembre 2008
Merci infiniment à Guy Morel de nous avoir permis de découvrir cet excellent texte de Rudolf Bkouche.
Voilà enfin un texte qui dénonce et démonte intelligemment la formule creuse, employée malheureusement par quelques syndicats des plus cotés, de la "réussite pour tous les élèves", et qui analyse clairement la casse de l'instruction publique.
L'année dernière, un collègue syndiqué au SGEN m'a fait participer à une enquête nationale réalisée par son syndicat. A une question qui portait sur la "réussite de tous les élèves", je m'étais justement insurgée contre l'emploi d'une formule récurrente qui n'envisageait manifestement cette réussite que dans le cadre de diplômes dévalués, et non dans celui de l'instruction réelle et de l'élévation de la jeunesse et donc de la population. Je me doute bien que mon formulaire a vite été survolé et jeté à la poubelle...
Ecrit par : Anne | 12 novembre 2008
Cat, sans vouloir vous vexer, votre connaissance du Nord me semble aussi approximative que la mienne du Sud. Pas l'ombre d'un coron chez moi, non plus que betteraves et patates. A la rigueur, un bon vieux cidre - couac que c'est alcoolisé, ça, c'est pas tendance. Jus de pomme pour tout le monde ! Mais on n'a jamais vu des bagnards faire des jus de pomme ???? Ce serait ça aussi, la modernisation ???? ouah... j'ai bien fait de vivre jusqu'ici !
Ecrit par : Milady | 12 novembre 2008
Ceci dit, faut commencer par le commencement : si jamais vous pouviez m'apprendre à faire pousser un truc, chiche ou pas, ça m'aiderait drôlement plus tard pour me faire bien voir du kapo-ral de service. Pour l'instant, tout ce qui est vert crève entre mes doigts malhabiles ( sales intellos ! qui croivent tout savoir et qui savent mêmeuh pas s'occuper d'une plante ). Oui je regrette, je regrette, je regrette, je regrrrrrrr
Ecrit par : Milady | 12 novembre 2008
Et je suis un peu trop souvent sur les routes…
JPB
Ecrit par : brighelli | 12 novembre 2008
Ça tombe bien, Clitoris adore les voyages !
Ecrit par : dobolino | 12 novembre 2008
Alors, il aime aller sur les biroutes ?
Ecrit par : Christophe Sibille | 12 novembre 2008
Allez, j'avoue, c'est pas Christophe (mais ça aurait pu), c'est moi.
Me pardonnez-vous l'usurpation, Christophe ?
Ecrit par : yann | 12 novembre 2008
Il y a une jolie façon de dire euthanasie ! C'est: thérapeutique de la cartouche de douze.
Ecrit par : dobolino | 12 novembre 2008
On dit aussi : cryothérapie généralisée (rapport au congélo).
(Qui a dit que notre beau métier rendait cynique ?)
Ecrit par : yann | 12 novembre 2008
et pi on va tous regarder les intégraleu de walt disney tous les ans, ça c'est utile.
Ecrit par : Milady | 12 novembre 2008
Beaucoup plus que les integraleu de Riemann, ça c'est sûr !
Ecrit par : yann | 12 novembre 2008
http://identitenational.canalblog.com/archives/2___revue_de_presse/index.html
Le livre d'un ami.
GM
Ecrit par : guy morel | 12 novembre 2008
Ceci dit, faut commencer par le commencement : si jamais vous pouviez m'apprendre à faire pousser un truc, chiche ou pas, ça m'aiderait drôlement plus tard pour me faire bien voir du kapo-ral de service. Pour l'instant, tout ce qui est vert crève entre mes doigts malhabiles ( sales intellos ! qui croivent tout savoir et qui savent mêmeuh pas s'occuper d'une plante ). Oui je regrette, je regrette, je regrette, je regrrrrrrr
Ecrit par : Milady | 12 novembre 2008
Excusez-moi pour ma vue un peu étriquée du Nord.
Pour le reste, vous avez tout faux ! Il ne s'agit en aucun cas de faire plaisir au kapo ! Mon option, c'est le maquis !
Pour les cours, pas de problème, vous venez quand vous voulez...
Pour la culture des pommes, je déléguerai peut-être la formation à un retraité de ma connaissance, il a longtemps pratiqué l'abricotier, la vigne et l'olivier, il devrait s'en sortir.
Mon rayon à moi, c'est plutôt l'élevage de chèvres, je peux aussi expliquer celui des lapins, des poules et puis, quand on sait s'occuper de chèvres, on doit s'en sortir en moutons.
Les pois chiches, mon pépé y est arrivé malgré un manque effroyable de connaissances en agriculture et sans une once de fumier (les paysans du coin étaient bien sympathiques, la preuve, c'est qu'ils ne l'ont pas dénoncé, mais , "quand c'est la guerre, c'est la guerre, on ne va quand même pas donner du fumier à un estranger qu'on sait même pas bien d'où il sort"). Donc, en associant la culture du pois chiche à l'élevage, nous devrions nous en tirer honorablement.
Ecrit par : catmano | 12 novembre 2008
Je viens de finir la lecture au calme du texte de Rudolf Bkouche. Guy Morel prévoyait que ça allait me plaire mais j'en suis simplement effondré. Pas par l'analyse qui est excellente mais par le surcroit de désespoir qui en résulte.
Y a-t-il encore une autre issue que de sauver sa peau en cherchant à intégrer une des oasis pour nantis (pas seulement symboliquement), celles qui assureront le simple renouvellement du vivier de la caste techno ?
A moins qu'une expatriation à Mykonos ..?
PS qui n'a rien (?) à voir : Pierre LaRiba signalait une mièvrerie dégoulinante programmée ce soir à 19 h sur Arte. Ne regardez pas * ! (Re)Lisez plutôt ces deux chefs-d'oeuvre que sont "Nos amis les bêtes" de Reiser et "Les aventures du bolot occidental" de Bretecher qui vous convaincront peut être qu'il n'y a pas que les hommes qui puissent être de sales bêtes !
* ma ressemblance avec le dugong du pseudo docu est totalement improbable. A part l'élément aquatique, peut-être ?
Ecrit par : dugong | 12 novembre 2008
"A l'ouest, rien de nouveau"d'E.M Remarque est à relire en ces temps de commémoration et l'on peut y ajouter la suite :" Après." du même auteur.
En 2004, la rémoise Gisèle Bienne a publié: " Paysages de l'insomnie." roman à rapprocher d'" Après." Bouleversant, c'est tout ce je peux dire.
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 12 novembre 2008
Le livre d'un ami.
GM
Ecrit par : guy morel | 12 novembre 2008
J'avais lu l'article de Riposte Laïque . Il est aussi spécialiste de l'histoire coloniale de l'Algérie et a écrit :"Pour en finir avec la repentance coloniale " Il contribue à briser bien des tabous et stéréotypes qui ont la vie dure ! D'autant que le gouvernement algérien bloque l'accès à certaines archives ! On se demande bien pourquoi !!???
Cet homme a été bien sûr accusé( ce qui est faux ) d'être à l'extrême droite par les bien-pensants- se- complaisant -dans -leur- ignorance- de la REALITE ! Merci à lui comme à tous les courageux qui ne craignent pas d'affronter les hurlements de ces réality-phobes adeptes de la pensée unique produit de la "double pensée" !
passé colonial français :
rétablir les vérités historiques
Daniel LEFEUVRE
interview
- Quelles accusations certains historiens portent-ils sur le passé colonial français ?
Daniel Lefeuvre - L'accusation est triple. La conquête coloniale a d'abord été une oeuvre d'extermination. La colonisation a ensuite été une oeuvre de pillage des richesses. Enfin, les colons ont profité de ces richesses en exploitant les colonisés.
- La France a-t-elle pillé et profité de la richesse des colonies ?
La métropole a été plus utile aux colonies que l'inverse, surtout pendant la crise économique de 1929. Les produits algériens coûtaient 12% plus cher que les mêmes produits issus du marché mondial. Certes, l'Algérie a été le meilleur client de la France, mais c'était un client bien particulier qui achetait les produits français avec l'argent de son fournisseur... qui n'était autre que la France.
- Les soldats coloniaux étaient-ils de la chair à canon ?
Bien sûr que non. Contrairement à ce qu'a essayé de faire croire le film Indigènes de Rachid Bouchereb sorti en 2006, les soldats coloniaux n'ont pas été envoyés en première ligne pour épargner la vie des soldats français. En tant qu'historien économiste, je m'appuie essentiellement sur les chiffres. Pendant la Première Guerre mondiale, la mortalité des soldats métropolitains s'est élevée à 16% contre 15% pour les soldats musulmans algériens et 15% pour les Français d'Algérie. Et ce sont les Français d'Algérie qu'ont le plus souffert de la Seconde Guerre mondiale. Cela n'enlève rien à l'horreur de ces deux guerres.
- Pourquoi vouloir à tout prix se repentir de l'oeuvre coloniale française ?
L'enjeu est avant tout politique. Des mouvements cherchent à stigmatiser la colonisation pour mieux faire entendre leurs revendications. Pour eux, la colonisation est le péché originel de la République, une tare qui a violé nos principes institutionnels et a conduit aux nombreux actes racistes du vingtième siècle. C'est aussi un problème de méthodologie historique. Certains historiens ne font pas la différence entre le discours d'intention et la pratique. Ils généralisent quelques cas particuliers. Beaucoup font de l'anachronisme et jugent le passé par rapport aux critères moraux d'aujourd'hui. D'emblée, leur but est de condamner la colonisation.
Ecrit par : Amélie | 12 novembre 2008
@ Dugong
Vous écrivez : "Je viens de finir la lecture au calme du texte de Rudolf Bkouche. Guy Morel prévoyait que ça allait me plaire mais j'en suis simplement effondré. Pas par l'analyse qui est excellente mais par le surcroit de désespoir qui en résulte."
Allons ! le désespoir raisonné, c'est le bon bout pour savoir ce qu'on a faire. Le mauvais bout, ce sont les illusions.
Cordialement.
GM
Ecrit par : guy morel | 12 novembre 2008
Pardon, j'avais oublié de citer mes sources ! Quant à l'identité nationale, j'ai l'impression que le sujet est de plus en plus d'actualité et qu'il va falloir que les yeux se décillent et que les esprits s'ouvrent !
passé colonial français :
rétablir les vérités historiques
Daniel LEFEUVRE
http://etudescoloniales.canalblog.com/archives/2008/11/index.html
Ecrit par : Amélie | 12 novembre 2008
@Amélie
Je ne connais pas Daniel Lefeuvre. Michel Renard est un ami. C'est le fils de mon instituteur de CE1 et je l'ai eu dans mon groupe quand j'étais moniteur de colonies de vacances.
GM
Ecrit par : guy morel | 12 novembre 2008
J'en profite pour glisser ma petite plainte corporatiste, lobbyiste et salement égoïste.
Contre l'avis du T.G.I., contre l'avis de la Cour d'appel, contre l'avis de l'Avocat général, la Cour de Cassation a cassé aujourd'hui le jugement qui condamnait Vanneste.
Je peux donc être considéré par quiconque comme inférieur aux autres êtres humains.
Tout le monde peut dire que je suis une menace contre l'humanité, à l'image de tous ceux qui sont comme moi.
Voilà.
Vous pouvez taper, c'est autorisé par la République.
Ecrit par : Jérémy | 12 novembre 2008
@Amélie
Je ne connais pas Daniel Lefeuvre. Michel Renard est un ami. C'est le fils de mon instituteur de CE1 et je l'ai eu dans mon groupe quand j'étais moniteur de colonies de vacances.
GM
Ecrit par : guy morel | 12 novembre 2008
Les amis de nos amis ne sont-ils pas nos amis ?
Je crois que le chapitre des manuels d'histoire sur la colonisation est à revoir et rafraîchir, tout comme les connaissances des enseignants sur le sujet ! C'est pas demain la veille et c'est bien là le problème : cela fait partie de la propagande officielle !
Voilà un intéressant article de Daniel Lefeuvre :
http://www.communautarisme.net/France-Algerie-l-impossible-travail-historique_a996.html?PHPSESSID=e6aeb6526dbeef49f6336381a46212ef
France-Algérie : l’impossible travail historique
par Daniel Lefeuvre, professeur d’histoire contemporaine, Université Paris VIII Saint-Denis et Michel Renard, professeur d’histoire au lycée de Saint-Chamond, chercheur
« Dépasser le contentieux historique » qui oppose la France et l’Algérie, tel et le vœu d’un appel lancé par des universitaires et diverses personnalités françaises et algériennes (voir l'encadré en gris clair ci-dessous).
Au-delà de la démarche généreuse dont il témoigne, et à laquelle nous sommes sensibles, ce texte suscite bien des réserves qui justifient que nous ne pouvons nous y associer.
.....
Laissons la parole à G. Tillion : « seconde série d’explications, également classique : le Colonialisme, vieux Croquemitaine ». Or, relève l’ethnologue, « il n’y a jamais eu de colon, ni hier ni aujourd’hui, à moins de cent kilomètres à la ronde et seuls le vent de sable et les chèvres peuvent à la rigueur être accusés d’une diminution des terres cultivables (mais ce n’est pas le « colonialisme » qui a inventé les chèvres et le vent). » [op. cit., p. 28]. En réalité, rectifie G. Tillion, « la présence française », pour être invisible, était « omniprésente » et distribuait « à pleines mains le Bien et le Mal » : grâce à l’action menée contre le paludisme, le typhus exanthématique et la typhoïde, ces maladies i[« qui dévastaient encore la région il y a quinze ans ont à peu près disparu […] Dans la période antérieure, c’était [sic !] la peste et le choléra qui, par les soins invisibles de nos médecins, avaient opéré la même sortie discrète. À peu près dans le même temps, les famines mortelles et les guerres de tribu, surveillées, de loin, par les Services Préfectoraux, allaient rejoindre les vieilles légendes du passé. »]i [idem, p. 29]
......
Dans une volonté d’équilibre, le texte rappelle, mais cette fois-ci uniquement sur un mode allusif, les « multiples souffrances de Français », parmi lesquels « les déportés en Algérie pour raisons politiques ». Faut-il le préciser, la plupart de ces « déportés » politiques ont été expédiés dans la colonie pour avoir participé aux journées révolutionnaires de juin 1848 ou s’être opposés au coup d’État de Louis-Napoléon Bonaparte. Ils ne sont donc en rien des victimes de la colonisation. La plupart, d’ailleurs regagnent la France sitôt amnistiés. Restent ceux qualifiés de « victimes expiatoires » du système colonial lors de son effondrement. Pourquoi ne pas les nommer ? Pourquoi ne pas parler explicitement du sort des Français d’Algérie ? Pourquoi ne pas rappeler la spoliation massive de leurs biens par l’État algérien et au profit, pour l’essentiel, des nouveaux dignitaires du régime ? Pourquoi ne pas évoquer leurs morts et leurs disparus, notamment ceux qui, plus de 3 000, ont été enlevés par le FLN et, pour la plupart d’entre eux, massacrés même après les accords d’Évian (18 mars 1962). Seraient-elles des victimes historiquement incorrectes pour l’instauration de relations apaisées avec l’Algérie ? Pourquoi, enfin, alors les auteurs, qui récusent l’idée de repentance pour son caractère « religieux », recourent-ils à la parabole biblique de la victime « expiatoire » pour expliquer les malheurs de ceux qu’on appelle désormais les « pieds-noirs » ? Comment des historiens, des politistes, des sociologues peuvent-ils se contenter d’une telle explication, qui fait de la colonisation un péché, sinon parce qu’autrement il faudrait envisager sérieusement l’hypothèse que pour le FLN, ou du moins pour les fractions triomphantes du FLN, la guerre d’Algérie a été, aussi, une guerre d’épuration ethnique et que l’expulsion des Français était partie intégrante de leur projet politique ?
........
Enfin, quel pays, aujourd’hui, « utilise les mémoires meurtries à des fins politiques », sinon l’Algérie ? Qui instrumentalise un passé réécrit pour la circonstance ? Qui évoque les soi-disant « génocides » perpétrés par la France en Algérie ? Qui, sinon les responsables algériens ?
Ecrit par : Amélie | 12 novembre 2008
"Pardon, j'avais oublié de citer mes sources ! Quant à l'identité nationale, j'ai l'impression que le sujet est de plus en plus d'actualité
Ecrit par : Amélie | 12 novembre 2008 "
Etes-vous sûre d'être une vraie et une bonne Française?
Avez-vous la même identité-culture nationale que la mienne?
Avez-vous un chien brun? Si oui, depuis combien de temps?
Avez-vous déjà possédé un chien non-brun?
Parlez-vous une autre langue que la langue de la République à la maison? (l'alsacien par exemple) (Parler français c'est chic)
Etes-vous catholique ou hérétique (par exemple protestant allant au culte en allemand).
Etc.Etc
Pensez-vous?
Ecrit par : Hervé de Strasbourg (Français quoiqu'un peu Alsacien sur les bords et les bords sont larges) | 12 novembre 2008
Jeremy,
je me demande d'où vous sortez ?
Selon vos critères, vous avez le droit, vous, de tout vous permettre y compris traiter les autres de 'vermine', mais il faudrait vous accorder à vous, au nom de je ne sais quel absolutisme dérisoire, l'immunité et la protection contre toute opinion non conforme à la votre.
Votre dieu, peut-être qui vous fait croire par ses intermédiaires que vous êtes supérieur ? Une espèce de nazisme, quoi !
Vous dites souvent des conneries, est-ce donc si insultant de vous le faire savoir ?
Allez, je vous absous, vos conneries n'engagent que vous !
Ecrit par : Yfig, trublion honoraire, intermittent et éphémère | 12 novembre 2008
Yfig, va jouer ailleurs.
Ecrit par : Jérémy | 12 novembre 2008
.
Y'a-t-il encore un syndicalisme digne de ce nom en France ?
.
Mes potes de la CGT disent qu'ils en ont marre de se battre pour des mecs qui restent devant leur télé les jours de manif om ils se retrouvent à 3 pouilleux alors qu'ils descendent par millions dans les rues pour la coupe de France de foot !
.
Y'en a un à qui il lui est arrivé la même chiotte qu'à moi en mon temps (traductrice ..... SVP !) :
Les camarades avaient convenu de s'abstenir de présenter leur candidature à la promotion car la direction refusaient de donner les critères d'évaluations (problème de transparence comme d'hab.)
Donc, ils passent les uns après les autres, lui en premier.
A la sortie, les mecs l'évitent !
Ils avaient tous confirmés leur candidature !
Bah ! la forfaiture n'est pas l'apanage de la haute !
Même les forbans se tirent dans les pattes !
Faudrait peut-être prévoir des cours de tir aux pattes !
Ecrit par : Yfig, trublion honoraire, intermittent et éphémère | 12 novembre 2008
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Yfig, va jouer ailleurs.
Ecrit par : Jérémy | 12 novembre 2008
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Jeremy,
je t'emmerde !
et c'est rien de le dire !!!
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Ecrit par : Yfig, trublion honoraire, intermittent et éphémère | 12 novembre 2008
Il m'a été donné à plusieurs reprises ,depuis une quarantaine d'années de constater l'ampleur de l'ignorance, relative à la guerre d'Algérie tant chez mes collègues enseignants apprenant que j'étais l'épouse d'un GIG, qu'auprès de n'importe qui lorsque je devais résoudre un problème d'accessibilté ou de stationnement au temps où rien n'était prévu pour le résoudre et ce n'est pas si lointain. Il suffisait que j'entende cette remarque :" Invalide de guerre ? Quelle guerre ?" complétée aujourd'hui par une autre question : " Militaire de carrière ?"
Ben non, les appelés et rappelés ( à la solde dérisoire ) qui auraient préféré rester chez eux avec leurs proches n'avaient guère le choix. Le service militaire était obligatoire et jouer au héros ne les tentaient pas tous nécessairement.
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 12 novembre 2008
Yfig,
Va jouer ailleurs.
Ecrit par : Jérémy | 12 novembre 2008
"Mais pourquoi j'écris cela!? Je vais être fiché et catalogué comme dangereux opposant (voir l'article sur RUE89 d'hier). Pauvre de moi. Pauvre de nous."
Fabien
http://noirdez.com/son/jukebox.htm
Ecrit par : Gagnants / Perdants | 12 novembre 2008
Oups
http://noirdez.com/telechargements/gagnantsperdants.htm
Ecrit par : Gagnants / Perdants | 12 novembre 2008
Oups encore : ça répond Néant.
JPB
Ecrit par : brighelli | 12 novembre 2008
Je retire ! Noir est le désir…
JPB
Ecrit par : brighelli | 12 novembre 2008
Il y a une jolie façon de dire euthanasie ! C'est: thérapeutique de la cartouche de douze.
Ecrit par : dobolino | 12 novembre 2008
On dit aussi : cryothérapie généralisée (rapport au congélo).
(Qui a dit que notre beau métier rendait cynique ?)
Ecrit par : yann | 12 novembre 2008
Attends ! C'est vachement rentable le congélo !
T'as vu la marge que tu te fais, sur une congèl si ton organisme d'incinération te fait des prix corrects ?
vaut mieux dix chats à cinq kilo la pièce qu'un Bouvier Bernois de cinquante, c'est vrai, je te le concède
Un jour, on avait une grosse pièce qui s'était coincée dans le congèl en durcissant, on a pété un manche à balai pour l'extraire ...
Cyniques, nous ?
Vous n'avez jamais vu le camion de l'équarissage ? Restez coincé dix minutes derrière par une belle journée d'été, radieuse et ensoleillée, sur le coup de 17 heures, avec un temps orageux, vous allez voir, plutôt sentir, ce qu'est le cynisme à l'état brut.
Ecrit par : dobolino | 12 novembre 2008
Comme disait mon patron quand j'étais une jeune salariée: "Ayez le réflexe Prop'sac !"
Ecrit par : dobolino | 12 novembre 2008
@ Hervé
Qu'est-ce qui vous gêne, au fond ?
Essayez de penser, avant de parler.
Ecrit par : Amélie | 12 novembre 2008
"Mais pourquoi j'écris cela!? Je vais être fiché et catalogué comme dangereux opposant (voir l'article sur RUE89 d'hier). Pauvre de moi. Pauvre de nous."
Fabien
Quoi ? Bertrand Cantat, le bobo assassin ? Le faux rebelle et vrai camé ?
Il a composé ça en prison ?
Ecrit par : Amélie | 12 novembre 2008
Jérémy, nous sommes ce soir compagnons d'infortune, pestiférés, pas pour les mêmes raisons .
Solidarnosc !
Ecrit par : Amélie | 12 novembre 2008
EXTRAIT de la dernière lettre de L'OBSERVATOIRE DU COMMUNAUTARISME
http://www.communautarisme.net/
LES MÉMOIRES CONTRE LA MÉMOIRE de A.G. Slama
…Partout où les intérêts identitaires sont placés en première ligne, le donné l'emporte sur le projet, la nature sur la culture et l'émotion sur la raison (1). Pour citer un témoin extérieur à la scène française, l'historien Eric Hobsbawm, qui n'est pas suspect d'intégrisme républicain, est un de ceux qui ont le plus fortement mis en garde contre les préjugés induits par toutes les formes d'identification émotionnelle à une appartenance, qu'elle soit locale, ethnique ou religieuse. Non seulement l'individu s'enferme dans un déterminisme qui l'incline à renoncer à sa liberté, mais l'histoire écrite sous cette inspiration, noire pour les Noirs, queer pour les homosexuels ou féministe pour les femmes ne peut être équitable. Or, écrit Hobsbawm dans Franc-tireur, à mesure que de nouveaux régimes se désintègrent, que d'anciennes formes politiques disparaissent et que de nouveaux États se multiplient, «la fabrication d'une nouvelle histoire au service des nouveaux régimes, États, mouvements ethniques et groupes identitaires devient une industrie mondiale».
Il est particulièrement instructif de voir cet historien de gauche rejoindre les analyses du sociologue libéral Raymond Boudon pour faire de l'activisme des minorités les plus motivées un des facteurs d'intimidation les plus efficaces des majorités silencieuses, et de l'autocensure du «politiquement correct».
À l'origine, les libéraux français, marqués par la culture des aristocrates éclairés de l'Ancien Régime, n'ont pas toujours su nettement distinguer, dans les corps intermédiaires, ceux qui associaient les libres volontés des citoyens émancipés de ceux qui restaient englués, comme figés dans le carcan de la tradition. Le fait qu'ils aient au XXe siècle transmis une partie de cet aveuglement à leurs continuateurs républicains est une des ironies de l'histoire.
Ecrit par : Roger Felts | 12 novembre 2008
Ah, Amélie, vous aussi vous êtes inférieure au reste de l'humanité, et vous êtes une menace pour l'humanité ?
Topez-là, si vous avez pas peur.
Ecrit par : Jérémy | 12 novembre 2008
Pour le prochain contradicteur qui viendra sur le blog, je propose une intervention toute faite à copier-coller :
-----------------------------------------------------------
Ah tiens, vous êtes marrant, vous dites toujours les mêmes trucs faux ?
Eh ben sachez que Meirieu il est super-intelligent et Begaudeau c'est un génie.
Et pis si vous pensez pas comme moi c'est que vous êtes des nazis.
salut les nazes !
-----------------------------------------------------------
N'oubliez pas, si quelqu'un vous répond, de copier-coller le texte suivant :
-----------------------------------------------------------
ouah l'autre, eh ! y'm traite !
Alors voilà comme quoi vous êtes vraiment super-intolérant, parce que moi j'étais venu dire ce que je pense, et puis vous dites des trucs pas sympas !
Ah ben, je reviendrai jamais ici, vous êtes trop nuls !
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Ecrit par : sanjuro | 12 novembre 2008
Jeremy,
va prier dans ton WC !
____________________________
oui, je sais, c'est pas reluisant !
mais faut dire aussi ............
__________________________________
Dites, vous trouvez pas que la logorrhée diarrhéique de ce blog est particulièrement monotone ?
Pas d'inquiétude, je ne vais pas m'incruster, je ne suis pas de ce pain là !
mais j'étais venu lire un peu ... voir l'évolution .... et ça évolue .... dans le même sens que l'éducation !!!!
Je me demande qui pourrait infléchir le sens de nos socétés, de nos économies, de nos styles de vie, de notre philosophie, de notre résistance, de nos oreintations artistiques, sémantiques ..... si nos éducateurs eux-mêmes sont dépassés par leurs élèves qui les entraînent à la cave pour une tournante ?
Dites ?
Y'a pas comme un certain courage qui a disparu ?
Tiens, comme Jeremy, par exemple qui, à la simple évocation de mon pseudo sort ses grands mots, ses insultes emphatiques et emphysémateuses !
Il fut un temps où la montagne sur son dada tombait de son poney (risquait pas de se faire mal, le bougre ....) à la même incantation .... je sais pas où il est .... pace vobiscum !
bon, la soupe est chaude, assez rigolé !
noz vad
Ecrit par : Yfig, trublion honoraire, intermittent et éphémère | 12 novembre 2008
Je peux donc être considéré par quiconque comme inférieur aux autres êtres humains.
Ecrit par : Jérémy | 12 novembre 2008
Pas inférieur à TOUS les êtres humains, Jérémy. Vous restez supérieur à un homosexuel noir. En revanche, il est vrai que vous venez de vous faire doubler par les hétérosexuels noirs!
Ecrit par : TotoWeininger | 12 novembre 2008
Rires, Totoweininger, c'est vrai. Mais si Vanneste avait dit que les Noirs étaient inférieurs aux autres hommes, il aurait été condamné. Pareil pour les Juifs : eux, ils ne sont pas inférieurs aux autres hommes.
Les homos oui.
Au fait, Yfig,
Va jouer ailleurs.
Ecrit par : Jérémy | 12 novembre 2008
Pareil pour les Juifs : eux, ils ne sont pas inférieurs aux autres hommes.
Les homos oui.
Ecrit par : Jérémy | 12 novembre 2008
Les juifs ne sont pas inférieurs ! Ils sont des monstres ! Et ça, ça revient souvent chez les piliers de comptoir dont j'ai l'honneur de faire partie. Les homos, c'est juste pour rigoler et se donner des frissons érotiques, alors que les juifs, ça, c'est du dur de chez dur !
Ecrit par : dobolino | 12 novembre 2008
"Comment des historiens, des politistes, des sociologues peuvent-ils se contenter d’une telle explication, qui fait de la colonisation un péché"
Amélie, vous pouvez continuer des siècles à hurler à la lune, vous aurez du mal à convaincre la majorité de vos concitoyens et le reste de la planète que la colonisation a été un bienfait pour l'Humanité. Que l'extrêmisme bobo-repentance vous agace, passe, mais vous ne nous ferez pas jeter le bobo avec l'eau du bain.
Ecrit par : victor | 12 novembre 2008
Quoi ? Bertrand Cantat, le bobo assassin ? Le faux rebelle et vrai camé ?
Il a composé ça en prison ?
Ecrit par : Amélie | 12 novembre 2008
Madame la donneuse de leçons, vous êtes haineuse et le terme d'assassin que vous employez pour parler de Bernard Cantat en est la preuve.
La prochaine fois que vous cracherez votre petit venin, prenez un dictionnaire ou réfléchissez avant d'écrire.
Ecrit par : Merlemocoeur | 12 novembre 2008
Les juifs ne sont pas inférieurs ! Ils sont des monstres ! Et ça, ça revient souvent chez les piliers de comptoir dont j'ai l'honneur de faire partie. Les homos, c'est juste pour rigoler et se donner des frissons érotiques, alors que les juifs, ça, c'est du dur de chez dur !
Ecrit par : dobolino | 12 novembre 2008
Et un juif homo ?
Ecrit par : victor | 12 novembre 2008
Extrait de "Tableau noir" : " Priorité obsédante de leur vie quotidienne, le besoin de consommation immédiate et superficielle supplante toute réflexion et ces élèves vivent dans un monde où elle est reine.(...) Demeure le besion de posséder et de consommer pour combler un vide. Besoin qui, par définition, ne sera jamais comblé car le vide est sans fond.L'école ne peut répondre au besoin de jouissance immédiate de ces élèves. Ni Léon Blum, ni Charles de Gaulle, ni la Résistance, la Shoah ou la géopolitique du monde actuel ne répondent à leur quête. (...) L'école n'a pas d'utilité immédiate, elle n'en a donc pas du tout."
Iannis Roder va jusqu"à parler de "rupture anthropologique" . Ce livre est accablant.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 12 novembre 2008
Alors voilà, égaré, perdu, entre nuages et équations, entre Maupassant, les autres, et les extensions de corps (algébriques pour la majeure partie d'entre-eux...), ce matin une nouvelle toute fraîche me fît presque atteindre l'orgasme alors que le dernier disque de Carla toujours pas.
N'étant pas un mauvais bougre, je vous en fait profiter:
"Mesdames, Messieurs,
Vous êtes inscrits à l'IUFM* pour préparer un concours du second degré.
Le nouveau cahier des charges de la formation initiale des enseignants (BO n°1 du 4 janvier 2007) incite vivement à la réalisation de stages en entreprise avant la réussite au concours.
A cet effet, l'IUFM, en partenariat avec le MEDEF **, met en place une action pilote qui vous offre l'opportunité d'effectuer un stage d'observation dans les entreprises de la métropole.
Vous en trouverez ci-joint le descriptif détaillé.
Il se déroulera en trois temps:
1) Quatre demi-journées d'information sur l'entreprise sur le site de l'IUFM les 25 et 26 mars 2009
2) Une semaine d'immersion *** en entreprise du 6 avril au 10 avril 2009
3) Une journée de restitution sur le site de l'IUFM le 15 avril.
Pour des questions d'organisation nous vous demandons de nous faire part de votre intérêt pour cette action pour le 1er décembre.
Veuillez agréer, Mesdames et Messieurs les Etudiants Professeurs, nos salutations distinguées. "
Alors, ça vaut son pesant d'orgasmes non?
*ben oui... je sais... mais bon, par les temps qui courent, on ne sait jamais, mieux vaut un "bon" IUFM qu'une mauvaise inspection une fois en poste...
**C'est quand même un tantinet brut de décoffrage tout de même... A ce moment précis de la lecture j'ai presque failli ne pas aller jusqu'au bout...
***En plongée? en plongée...
Bon, un peu de sérieux tout de même, je suis non seulement un "Etudiant Professeur" mais en plus je reçois des salutations distinguées, donc je me dois d'avoir toute la tenue, et je dirais même presque toute la vertu qui incombe à mon statut.
Peut-on trouver un rapport cohérent entre le début "inscrits à l'IUFM pour préparer un concours du second degré" et tout le reste de la lettre?
Contrairement aux propos de Madame Pécresse, les étudiants ne sont pas du tout déconnectés du monde en entreprise.
En effet, de plus en plus d'étudiants sont salariés indépendamment de la formation qu'ils suivent, et très souvent ces emplois, précaires, sont utilisés à des fins vitales (logement, inscription etc... Par exemple, cette rentrée universitaire me coûte environ 750 euros en frais d'inscriptions et je ne vous parle pas des livres...). Conjuguer emploi et étude, voilà un bien beau défi.
J'affirme de plus, sans la moindre honte qu'il existe des sous-métiers. Mais là je crains ne rien apprendre à Madame la Ministre qui est sans doute plus au parfum des fritures de Mcdo que du dernier Cacharel...
Donc, pour ce qui est de l'expérience en entreprise, on vous remercie sincèrement, mais la difficulté de vivre dans notre monde vous a devancé.
En plus, libérer deux semaines pour "bénéficier" une expérience en entreprise ("immergé" dans le texte) quand on prépare un concours de l'enseignement , donc sans aucun rapport avec le monde entrepreneurial -nous y reviendrons-, est la meilleure façon de perdre deux semaines. Dans les contraintes d'un emploi du temps très chargé pour des échéances qui arrivent vite c'est le meilleur moyen d'être encore "Etudiant Professeur" au lieu de "Professeur" l'année suivante.
D'autant plus qu'avec les réformes qu'ils nous préparent, ça devient carrément du délire. Bien évidemment, on peut souligner que ces stages ne sont pas obligatoires (le texte du BO "incite vivement")... Oui, pour l'instant...
D'autant plus que "incite vivement", dans la langue des petits chefs, est équivalent à "oblige"
Et enfin, à mes yeux, le plus important:
Le rôle de l'enseignant aujourd'hui n'est pas du tout de préparer les élèves à l'entreprise. Ce qui doit préparer à l'entreprise c'est l'entreprise.
De même que l'enseignant n'est pas un éducateur spécialisé, pas un copain (avec qui on peut discuter foot...) , pas un psychologue.... et j'en passe... Hé oui, chacun son métier.
A force de laisser ce genre de bêtises se propager, on vous (nous) demandera bientôt de changer les ampoules...
Ceci étant, c'est une dérive bien plus inquiétante pour l'Instruction que pour le statut. Même si ces derniers sont peu ou prou liés, des énergumènes capables de propager l'idée que les enseignants doivent être liés au monde de l'entreprise au point d'incorporer dans la formation des stages, n'auront aucun scrupule à passer aux oubliettes des pans de programmes entiers pour permettre de faire des stages, des sorties éducatives, des visites à Stroumpfland (comme le disait un auteur récemment -si mes souvenirs sont bons-)... Bref, tout ce que l'on veut sauf Instruire et contribuer à former des individus.
Ce projet d'unifier entreprise et formation enseignante est un fantasme, ni plus ni moins qu'un fantasme. On a les fantasmes qu'on peut...
Finalement, Brassens avait bien raison : Quand les cons sont braves, généralement ils n'emmerdent personne. Le problème c'est que, souvent, ils se sont placés de telle sorte qu' ils jouissent d'un certain pouvoir de nuisance...
Et de fantasme on passe à l'acte parceque finalement, comme le disait Lino Ventura dans une réplique bien connue: "les cons osent tout! C'est même à ça qu'on les reconnaît".
Vincent, alias MatheutorduinAlaskaforever
Ecrit par : Vincent alias matheutorduinAlaskaforever | 12 novembre 2008
oups... faiS.
Ecrit par : matheufatigué | 12 novembre 2008
Vous êtes inscrits à l'IUFM* pour préparer un concours du second degré.
Ecrit par : Vincent alias matheutorduinAlaskaforever | 12 novembre 2008
Avez-vous des infos sur le nombre de postes mis au concours cette année?
Ecrit par : TotoWeininger | 12 novembre 2008
Oui, le seul problème, c'est qu'on doit préparer les élèves à l'entreprise de DANS CINQ OU HUIT ANS !
Ah, j'imagine les profs qui ont devant eux les futurs traders...
Doivent pas trop savoir quoi leur dire...
Vendez ? Achetez ?
Ecrit par : sanjuro | 12 novembre 2008
Go to:
http://www.interneto.fr/forum/mineduc/index.php
Magnez-vous le popotin ! Inondez !
Ecrit par : dobolino | 12 novembre 2008
Bon courage (il en faut) pour cette année de préparation!
Ecrit par : TotoWeininger | 12 novembre 2008
Quoi ? Bertrand Cantat, le bobo assassin ? Le faux rebelle et vrai camé ?
Il a composé ça en prison ?
Ecrit par : Amélie | 12 novembre 2008
Madame la donneuse de leçons, vous êtes haineuse et le terme d'assassin que vous employez pour parler de Bernard Cantat en est la preuve.
La prochaine fois que vous cracherez votre petit venin, prenez un dictionnaire ou réfléchissez avant d'écrire.
Ecrit par : Merlemocoeur | 12 novembre 2008
Z'avez raison, Merlemocoeur, fracasser une gonzesse, c'est pas plus grave que fracasser un juif ou un pédé !
S'ils arrêtaient de nous provoquer, aussi , ces connards et connasses !
Ecrit par : dobolino | 12 novembre 2008
"Ah, j'imagine les profs qui ont devant eux les futurs traders..."
Ils vont avoir affaire à un nouveau type d'élèves qui chercheront non plus à se rassurer mais à se réassurer d'un probable échec au prochain contrôle auprès d'une banque de Singapour qui fait des packges financiers "complexes" que ces cons de profs achèteront * sans même le savoir...
* maintenant qu'ils n'ont plus la camif pour orienter leur goût.
Ecrit par : dugong | 12 novembre 2008
Go to:
http://www.interneto.fr/forum/mineduc/index.php
Magnez-vous le popotin ! Inondez !
Ecrit par : dobolino | 12 novembre 2008
Jusqu'au 15 novembre, dernière limite ! Ça nous fait pas bézef, ça !
Ecrit par : dobolino | 12 novembre 2008
Magnez-vous le popotin ! Inondez !
Ecrit par : dobolino | 12 novembre 2008
"On" aura beau jeu de nous reprocher notre "logorrhée diarrhéique"
Ecrit par : TotoWeininger | 12 novembre 2008
"vous êtes haineuse et le terme d'assassin que vous employez pour parler de Bernard Cantat en est la preuve"
Papa wilhelm se trouve encore une fois confronté à ses problèmes de français. Robin je m'adresse à vous qui êtes mon maître particulier, quelqu'un qui fracasse sa femme est bien un assasin ou doit-on dire "un ôteur de vie"en français correct?
Ecrit par : papa wilhelm | 12 novembre 2008
Avez-vous des infos sur le nombre de postes mis au concours cette année?
Ecrit par : TotoWeininger | 12 novembre 2008
Aucune. Mais le Père Noel va passer avec dans sa hotte, pas grand chose pour nous (vous) cette année...
Bah...
Ecrit par : MatheutorduinAlaska | 12 novembre 2008
Papa wilhelm se trouve encore une fois confronté à ses problèmes de français. Robin je m'adresse à vous qui êtes mon maître particulier, quelqu'un qui fracasse sa femme est bien un assasin ou doit-on dire "un ôteur de vie"en français correct?
Ecrit par : papa wilhelm | 12 novembre 2008
On l'appelle un meurtrier ; l'assassin prémédite son crime, ce qui n'est pas le cas de Cantat. Non que je trouve le premier beaucoup plus réjouissant que le second.
Mais pardon, je ne suis pas Robin.
Ecrit par : Anne | 12 novembre 2008
Extrait de "Tableau noir" : " Priorité obsédante de leur vie quotidienne, le besoin de consommation immédiate et superficielle supplante toute réflexion et ces élèves vivent dans un monde où elle est reine.(...) Demeure le besion de posséder et de consommer pour combler un vide. Besoin qui, par définition, ne sera jamais comblé car le vide est sans fond.L'école ne peut répondre au besoin de jouissance immédiate de ces élèves. Ni Léon Blum, ni Charles de Gaulle, ni la Résistance, la Shoah ou la géopolitique du monde actuel ne répondent à leur quête. (...) L'école n'a pas d'utilité immédiate, elle n'en a donc pas du tout."
Iannis Roder va jusqu"à parler de "rupture anthropologique" . Ce livre est accablant.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 12 novembre 2008
Moi, voyez-vous, Sylvie, j'ai deux enfants: l'aîné, a priori inintégrable puis difficilement intégré suite à d'homériques combats, la cadette, en plein dans le jeu, élève sérieuse et travailleuse, fort bien notée et bien appréciée...
Problème! Là, présentement, j'écoute du Reggiani mais ce pourrait être n'importe quoi, Ferré ou Ferrat, Amadeus de Forman ou Le Guépard ou Kafka ou Goethe : mon fils, à douze ans, était là, présent, vigilant, et des coups sur la gueule, il en a pris pour son grade. Ma fille, à quatorze ans, se barre en secouant la tête et me prie de me taire car elle craint que mes billevesées n'entravent sa carrière en la positionnant en marge. Très lucide, la gamine !
C'est ainsi et vous ne l'en ferez pas démordre.
Ecrit par : dobolino | 12 novembre 2008
L'école répond bel et bien au besoin de jouissance immédiate des bons élèves et la souffrance, le questionnement, l'interpellation, tout ça, c'est obsolète.
Ecrit par : dobolino | 12 novembre 2008
Magnez-vous le popotin ! Inondez !
Ecrit par : dobolino | 12 novembre 2008
"On" aura beau jeu de nous reprocher notre "logorrhée diarrhéique"
Ecrit par : TotoWeininger | 12 novembre 2008
Mais non ! On ne peut chier par la bouche, c'est physiologiquement impossible. Les vomissements fécaloïdes sont typiques de l'occlusion intestinale.
Ecrit par : dobolino | 12 novembre 2008
D'ailleurs, ma fille déteste ma présence ici et m'engueule régulièrement. Elle ne veut rien entendre de vous !
"Faut jouer le jeu, maman !" me dit-elle.
Enfin ! Elle a quand même bien entendu que Darcos allait la débarrasser du latin l'an prochain et, c'est la fête !
Ecrit par : dobolino | 12 novembre 2008
Bon courage (il en faut) pour cette année de préparation!
Ecrit par : TotoWeininger | 12 novembre 2008
Merci...
Vincent
Ecrit par : MatheutorduinAlaska | 12 novembre 2008
Amélie, vous pouvez continuer des siècles à hurler à la lune, vous aurez du mal à convaincre la majorité de vos concitoyens et le reste de la planète que la colonisation a été un bienfait pour l'Humanité. Que l'extrêmisme bobo-repentance vous agace, passe, mais vous ne nous ferez pas jeter le bobo avec l'eau du bain.
Ecrit par : victor | 12 novembre 2008
Je vous croyais plus raisonnable, cher Victor !
Je dis simplement qu'il y a eu beaucoup de mensonges et de désinformation sur la vie des pieds-noirs, sur le déroulement de la guerre elle-même .
Ce n'est pas moi qui le dis, ce sont les historiens qui aujourd'hui, peuvent accéder à certaines archives, à certains évènements volontairement occultés ; les algériens n'étaient pas des esclaves, ils occupaient des emplois, comme ils le font aujourd'hui en France, puisque dans le pays que nous leur avons laissé, il n'y a pas de travail pour eux aujourd'hui .
Je maintiens que la colonisation a eu des aspects positifs, cela ne veut pas dire que j'ignore les négatifs, je suis moins sectaire que vous . Il est regrettable que l'on continue à voir ce moment de l'histoire avec des oeillères terriblement partisanes .
Ecrit par : Amélie | 12 novembre 2008
Je maintiens que la colonisation a eu des aspects positifs, cela ne veut pas dire que j'ignore les négatifs, je suis moins sectaire que vous . Il est regrettable que l'on continue à voir ce moment de l'histoire avec des oeillères terriblement partisanes .
Ecrit par : Amélie | 12 novembre 2008
Résumé bref d'un jeune homme, guide touristique à Saint Louis du Sénégal :
"La colonisation? ....Ce fut un mal nécessaire..."
Ecrit par : Maminou | 12 novembre 2008
Z'avez raison, Merlemocoeur, fracasser une gonzesse, c'est pas plus grave que fracasser un juif ou un pédé !
S'ils arrêtaient de nous provoquer, aussi , ces connards et connasses !
Ecrit par : dobolino | 12 novembre 2008
Quand les bornes sont franchies il n'y a plus de limite alors ne vous arrêtez pas en si bon chemin et faites un paquet cadeau, un pédé juif suffira !
Je rappelais simplement qu'un assassin c'est une personne qui a commis un meurtre avec préméditation.
Ecrit par : Merlemocoeur | 12 novembre 2008
Et un juif homo ?
Ecrit par : victor | 12 novembre 2008
Beaucoup de rabbins et de pratiquants condamnent l'homosexualité, et disent qu'un juif homo ça n'existe pas, ou alors "ça" doit être combattu.
Beaucoup d'homos s'en foutent, de ce qui se dit sur les Juifs.
Entre les deux, Vanneste et Longuet ont encore de beaux jours devant eux. C'est désespérant.
Ecrit par : Jérémy | 12 novembre 2008
Z'avez raison, Merlemocoeur, fracasser une gonzesse, c'est pas plus grave que fracasser un juif ou un pédé !
S'ils arrêtaient de nous provoquer, aussi , ces connards et connasses !
Ecrit par : dobolino | 12 novembre 2008
Fracassons, fracassons.
Il aurait fallu aller jusqu'au bout, en 40-44.
Ecrit par : Jérémy | 12 novembre 2008
Z'avez raison, Merlemocoeur, fracasser une gonzesse, c'est pas plus grave que fracasser un juif ou un pédé !
S'ils arrêtaient de nous provoquer, aussi , ces connards et connasses !
Ecrit par : dobolino | 12 novembre 2008
Fracassons, fracassons.
Il aurait fallu aller jusqu'au bout, en 40-44.
Ecrit par : Jérémy | 12 novembre 2008
" L'hypothèse de l'inconscient rend-elle l'homme irresponsable ?"
"Est-ce que "Je" est un autre?"
Ecrit par : dobolino | 12 novembre 2008
Z'avez raison, Merlemocoeur, fracasser une gonzesse, c'est pas plus grave que fracasser un juif ou un pédé !
S'ils arrêtaient de nous provoquer, aussi , ces connards et connasses !
Ecrit par : dobolino | 12 novembre 2008
Fracassons, fracassons.
Il aurait fallu aller jusqu'au bout, en 40-44.
Ecrit par : Jérémy | 12 novembre 2008
On se fait une petite ratonnade, tous les deux, Jérémy, en fraternisant ?
Ça se dit comment, quand on extermine des pieds-noirs o_u des pédés???????????? Je connais ratonnade et pogrom mais ma culture est limitée.
Ecrit par : dobolino | 12 novembre 2008
Papa wilhelm se trouve encore une fois confronté à ses problèmes de français. Robin je m'adresse à vous qui êtes mon maître particulier, quelqu'un qui fracasse sa femme est bien un assasin ou doit-on dire "un ôteur de vie"en français correct?
Ecrit par : papa wilhelm | 12 novembre 2008
On est un assassin quand on fracasse sa femme avec préméditation, ou son mari, d'ailleurs ! S'il n'y a pas préméditation, c'est juste le fait d'une nervosité bien excusable.
Ceci dit, quand une mère fracasse son gosse, avec ou sans préméditation, ça s'appelle un infanticide.
Maintenant, flanquer une beigne à une gonzesse, bon ... Après tout, si elle crève parce que y'avait un vilain escalier à côté...
Ecrit par : dobolino | 12 novembre 2008
Madame la donneuse de leçons, vous êtes haineuse et le terme d'assassin que vous employez pour parler de Bernard Cantat en est la preuve.
La prochaine fois que vous cracherez votre petit venin, prenez un dictionnaire ou réfléchissez avant d'écrire.
Ecrit par : Merlemocoeur | 12 novembre 2008
J'oubliais, pardon, qu'aujourd'hui, ce sont les voyous qui sont des héros et les bourreaux, des victimes ! Appelez la Halde !
J'ai parlé comme une mère de famille, comme la mère de celle que Cantat a tuée .
Meurtrier, c'est mieux ? Avec pour circonstance atténuante d'avoir tué sous l'emprise de la drogue, ce VENIN ! On va dire que c'est la fatalité, le destin, hein ?
Désolée d'avoir insulté votre idole.
Ecrit par : Amélie | 12 novembre 2008
J'ai parlé comme une mère de famille, comme la mère de celle que Cantat a tuée .
Ecrit par : Amélie | 12 novembre 2008
Vous pouvez aussi parler comme si vous étiez celle dont la survie est menacée par celui qui, sous un rêve d'opium...
Ecrit par : dobolino | 12 novembre 2008
Vous pouvez aussi parler comme si vous étiez celle dont la survie est menacée par celui qui, sous un rêve d'opium...
Ecrit par : dobolino | 12 novembre 2008
Quoique.. A la limite, là, vous l'avez cherché ! C'est vrai, après tout, le brave gars vous avait prévenue ou, s'il avait omis de le faire, vous auriez bien du vous rendre compte avant de vous engager, enfin, Amélie !!!!!
Ecrit par : dobolino | 12 novembre 2008
La conquête des Gaules par les Romains a-t-elle été un bienfait ? Et de la Grande-Bretagne par les Saxons ? Et celle de l'Amérique ? etc. Le problème de la colonisation est celui de la conquête d'un pays ou d'une région par une puissance étrangère, par la force guerrière, les combinaisons politiques ou la migration massive. Où en serait l'Afrique aujourd'hui ? et le reste du monde ? Personnellement, j'ai toujours regretté qu'on n'ait pas laissé ces peuples tranquilles et m'afflige des menaces que les dernières peuplades primitives (donc vierges de la folie du monde moderne) continuent de subir partout où il en reste.
Mais une chose est certaine : le monde fonctionne à l'heure occidentale. Regardez la technique au sens large du terme ? D'où provient-elle ? Voyez le costume : tout le monde finit par s'habiller à la manière occidentale.
L'Amérique est Le rêve et Obama est son prophète !
Ecrit par : Magister | 12 novembre 2008
Désolée d'avoir insulté votre idole.
Ecrit par : Amélie | 12 novembre 2008
Vous pouvez venir chez moi, vous ne trouverez aucun disque de Noir désir!!
Vos arguments me font penser à ceux des personnes favorables à la peine mort qui vous disent toujours lorsque vous essayez de dialoguer avec eux ;"et si c'était votre fils qui avait été tué, hein , si c'était votre fils qui avait été tué, hein là vous ne seriez pas du même avis, hein...
A ceux là je rétorque puisque on est dans le basique de chez basique ; "et si c'était votre fils le meurtrier, vous seriez aussi pour voir sa tête sur le billot", et spécialement pour vous j'ajoute:" appelleriez-vous dans ce cas votre fils un ASSASSIN?"
Ecrit par : Merlemocoeur | 12 novembre 2008
", et spécialement pour vous j'ajoute:" appelleriez-vous dans ce cas votre fils un ASSASSIN?"
Ecrit par : Merlemocoeur | 12 novembre 2008
Relisez Matéo Falcone !
Oui, (je ne suis pas concernée par votre question), mais mon fils sera un assassin en un tel cas, ce qu'à Dieu ne plaise !
Ecrit par : dobolino | 12 novembre 2008
Et Dieu me sera témoin qu'en tant que mère, j'aurai fait ce qu'il faut pour qu'il ne plaise à Dieu d'imposer à mon fils et à moi-même un tel fardeau de honte et de culpabilité.
Amen.
Ecrit par : dobolino | 12 novembre 2008
Relisez Matéo Falcone !
Oui, (je ne suis pas concernée par votre question), mais mon fils sera un assassin en un tel cas, ce qu'à Dieu ne plaise !
Ecrit par : dobolino | 12 novembre 2008
Je vous rappelle qu'un assassin est quelqu'un qui a tué avec PREMEDITATION, mais il n'est pire aveugle que celui (celles?) qui ne veut pas lire l
Ecrit par : Merlemocoeur | 12 novembre 2008
La préméditation commence dès qu'on ne sait pas se retenir de frapper, dans le cadre d'un couple d'amoureux, qu'on soit homme ou femme. Il peut y avoir ne serait-ce qu'un angle de lit contondant, une statuette aux rebords coupants. Même dans une cour d'école maternelle, on apprend ce genre de choses. Si tel n'était pas le cas, il y aurait des morts tous les jours dans la cour de récré de Catmano et de bien d'autres.
On doit maîtriser ses pulsions et ça n'a rien à voir avec la légitime défense.
Ecrit par : dobolino | 12 novembre 2008
Ça se dit comment, quand on extermine des pieds-noirs o_u des pédés???????????? Je connais ratonnade et pogrom mais ma culture est limitée.
Ecrit par : dobolino | 12 novembre 2008
Les pieds-noirs, familles entières égorgées, y compris les enfants et les bébés dans leurs berceaux, femmes enceintes éventrées et empalées, pendues à des crochets de boucherie, hommes émasculés avec testicules dans la bouche, ou écorchés vifs, attentats à la bombe contre les civils innocents, dans la rue, à la sortie des écoles, de la viande partout ?
Exact, Dobolino, "ça" n'a pas de nom !
Et puis on n'en a jamais parlé dans les journaux ! Car il aurait fallu employer les mots : ASSASSINATS, MEURTRES accomplis selon un rituel !
Mais le terme générique de BOUCHERIE parait plus approprié !
PS . On sait aujourd'hui, par un écrivain algérien qui le raconte, qu'un nazi réfugié en Egypte avait été contacté par le FLN pour entrainer les" troupes" ! Ceci explique cela . Optimisation des compétences .
Ecrit par : Amélie | 12 novembre 2008
Merci à Dobolino et à Amélie de nous rappeler certains faits au sujet de la guerre d'Algérie en ces temps borgnes.
Ecrit par : Magister | 12 novembre 2008
Et Dieu me sera témoin qu'en tant que mère, j'aurai fait ce qu'il faut pour qu'il ne plaise à Dieu d'imposer à mon fils et à moi-même un tel fardeau de honte et de culpabilité.
Amen.
Ecrit par : dobolino | 12 novembre 2008
Alors là, je suis tout ébahi !
Finalement la criminologie prospective avec vous c'est simple, suffit d'appliquer votre citation.
Selon l'éducation que tu auras reçue Dieu décidera si tu tues ( et chapeau pointu!)
Ecrit par : Merlemocoeur | 12 novembre 2008
Merlemocoeur, Obama est pour la peine de mort aussi !
Ecrit par : Amélie | 12 novembre 2008
PS . On sait aujourd'hui, par un écrivain algérien qui le raconte, qu'un nazi réfugié en Egypte avait été contacté par le FLN pour entrainer les" troupes" ! Ceci explique cela . Optimisation des compétences .
Ecrit par : Amélie | 12 novembre 2008
c'est certainement vrai et effectivement ignoble mais, n'y-at-il pas eu en cette ignoble "guerre", le même type de sévices de l'autre "côté" ?
C'est une question ouverte ! Ne montez pas sur vos grands chevaux !
NB: je suis née en fin 1959 et ne me crois pas à même de juger de ce qui s'est passé en Algérie.
Ecrit par : dobolino | 12 novembre 2008
Et Dieu me sera témoin qu'en tant que mère, j'aurai fait ce qu'il faut pour qu'il ne plaise à Dieu d'imposer à mon fils et à moi-même un tel fardeau de honte et de culpabilité.
Amen.
Ecrit par : dobolino | 12 novembre 2008
Alors là, je suis tout ébahi !
Finalement la criminologie prospective avec vous c'est simple, suffit d'appliquer votre citation.
Selon l'éducation que tu auras reçue Dieu décidera si tu tues ( et chapeau pointu!)
Ecrit par : Merlemocoeur | 12 novembre 2008
Fastoche !
On se débine ?
Ecrit par : dobolino | 12 novembre 2008
http://www.sauvonslesrased.org/index.php?p=4
Pétition à signer d'urgence!!!
"Ça tombe bien, Clitoris adore les voyages !
Ecrit par : dobolino | 12 novembre 2008
Alors, il aime aller sur les biroutes ?"
Ecrit par : Yann | 12 novembre 2008
Je vous pardonne, Yann! Et si les voyages que Clitoris adore sont des voyages linguistiques, on lui pardonne aussi!
Jeremy, je suis de tout coeur avec vous! Cette cour de cass' est composés d'ongulés.
Ecrit par : Christophe Sibille | 12 novembre 2008
Et puis on n'en a jamais parlé dans les journaux ! Car il aurait fallu employer les mots : ASSASSINATS, MEURTRES accomplis selon un rituel !
Mais le terme générique de BOUCHERIE parait plus approprié !
PS . On sait aujourd'hui, par un écrivain algérien qui le raconte, qu'un nazi réfugié en Egypte avait été contacté par le FLN pour entrainer les" troupes" ! Ceci explique cela . Optimisation des compétences .
Ecrit par : Amélie | 12 novembre 2008
Et la répression aveugle après les émeutes de SETIF en 1945 ( bien sûr que les crimes des nationalistes algériens le 8 mai étaient horribles) vous appelez cela comment?
Une petite fessée destinée à rappeler qui est le maître et qui est l'élève?
Il n' y a pas d'un côté de gentils civilisateurs et de l'autre d'infâmes assassins mais une guerre dégueulasse où beaucoup ont laissé leur âme et /ou leur vie!
Ecrit par : Merlemocoeur | 12 novembre 2008
Relisez Matéo Falcone !
Oui, (je ne suis pas concernée par votre question), mais mon fils sera un assassin en un tel cas, ce qu'à Dieu ne plaise !
Ecrit par : dobolino | 12 novembre 2008
La préméditation commence dès qu'on ne sait pas se retenir de frapper, dans le cadre d'un couple d'amoureux, qu'on soit homme ou femme. Il peut y avoir ne serait-ce qu'un angle de lit contondant, une statuette aux rebords coupants. Même dans une cour d'école maternelle, on apprend ce genre de choses. Si tel n'était pas le cas, il y aurait des morts tous les jours dans la cour de récré de Catmano et de bien d'autres.
On doit maîtriser ses pulsions et ça n'a rien à voir avec la légitime défense.
Ecrit par : dobolino | 12 novembre 2008
D'accord avec vous, Dobolino !
On va pas jouer sur les mots ; meurtrier ou assassin, quelle différence pour les parents de la victime ? Allez donc leur demander, nul doute qu'ils seront enchantés de la nuance !
Ecrit par : Amélie | 12 novembre 2008
"Je maintiens que la colonisation a eu des aspects positifs, cela ne veut pas dire que j'ignore les négatifs, je suis moins sectaire que vous . Il est regrettable que l'on continue à voir ce moment de l'histoire avec des oeillères terriblement partisanes ."
Ecrit par : Amélie | 12 novembre 2008
On ne vous a entendue mettre en avant que les effets positifs. Parler des autres est-il trop "politiquement correct"?
Ecrit par : Christophe Sibille | 12 novembre 2008
Et Dieu me sera témoin qu'en tant que mère, j'aurai fait ce qu'il faut pour qu'il ne plaise à Dieu d'imposer à mon fils et à moi-même un tel fardeau de honte et de culpabilité.
Amen.
Fastoche !
On se débine ?
Ecrit par : dobolino | 12 novembre 2008
Pas du tout, mais je vous trouve bien présomptueuse de penser que jamais, oui au grand jamais, son propre enfant de par l'éducation qu'on lui a donnée, ne deviendra un meurtrier, un criminel voire un assassin!!!
Ecrit par : Merlemocoeur | 12 novembre 2008
En revanche et par contre, si mon fils devait, en tant qu'appelé du contingent, assister à ou commettre des ignominies telles que celles décrites par Amélie plus haut, le fusil dans le dos, je l'accueillerais sur mon sein et lui dirais: "Pleure mon fils, si tu le peux et puisse mon corps absorber ta souffrance ! Et pardonne-moi de t'avoir fait naître. "
Ecrit par : dobolino | 12 novembre 2008
D'accord avec vous, Dobolino !
On va pas jouer sur les mots ; meurtrier ou assassin, quelle différence pour les parents de la victime ? Allez donc leur demander, nul doute qu'ils seront enchantés de la nuance !
Ecrit par : Amélie | 12 novembre 2008
Et bien si un jour, et je ne vous le souhaite pour rien au monde, votre fils ou fille venait à commettre un crime, en tant que mère vous verriez cette fois là la différence, entre un meurtre et un assassinat.
La différence c'est dans un cas une condamnation à 10 ou 15 ans de prison et dans l'autre une condamnation à perpétuité et pour une mère ça fait une sacrée différence, mais il est vrai que, si j'en crois Dobolino, une mère de meurtrier ou d'assassin est forcément un peu complice et n'a que ce qu'elle mérite non ?
Ecrit par : Merlemocoeur | 12 novembre 2008
Merlemocoeur, la diffamation est la seule chose dont soit capable l’Homme du ressentiment. Le laisser à sa propre vacuité se nier lui-même et se tourner du côté de la création, il n’y a guère que cela qui puisse être fait.
Ecrit par : Gagnants / Perdants | 12 novembre 2008
Pas du tout, mais je vous trouve bien présomptueuse de penser que jamais, oui au grand jamais, son propre enfant de par l'éducation qu'on lui a donnée, ne deviendra un meurtrier, un criminel voire un assassin!!!
Ecrit par : Merlemocoeur | 12 novembre 2008
Je ne présume rien du tout ! Ils seront peut-être des meurtriers, des criminels, des assassins.
J'espère que vosu ne souhaitez pas qu'il en soit ainsi pour me "river le pion" ?
Ecrit par : dobolino | 12 novembre 2008
@Dobolino
Go to:
http://www.interneto.fr/forum/mineduc/index.php
Magnez-vous le popotin ! Inondez !
Jusqu'au 15 novembre, dernière limite ! Ça nous fait pas bézef, ça !
Ecrit par : dobolino | 12 novembre 2008
Ce n'est pas la peine d'inonder ; la barque est déjà sous l'eau. Voyez ce qu'on trouve sur cet inénarrable forum. sur la réforme du lycée. C'est signé par "un proviseur" qui n'a pas dû faire de longues études si l'on en juge par le nombre de fautes d'orthographe et de syntaxe qu'il commet en six lignes.
"Bonjour,
L'autonomie de l'établissement veut que la participation des élèves soit organisée et promu au sein des établissements, que ce soit de l'initiative des élèves, du conseil d'administration, de la direction, ... Il existe aussi des structures de concertation aux niveaux académiques et nationales, gérer par les délégués à la vie de l'élèves.
Ainsi, alors que la réforme en cours est très médiatisée, et que les grèves impliquent qu'ils le veulent ou non tous les acteurs et usagers, chacun peut s'investir dans ce débat et aider à sortir des ornières des vieux débats idéologiques.
Aussi chacun est responsable de ce qu'il adviendra, des décisions prises, de leur application sur le terrain, qu'il s'investisse, qu'il néglige ou qu'il refuse de le faire dans ce débat.
Merci de votre attention."
Ecrit par : guy morel | 12 novembre 2008
mais il est vrai que, si j'en crois Dobolino, une mère de meurtrier ou d'assassin est forcément un peu complice et n'a que ce qu'elle mérite non ?
Ecrit par : Merlemocoeur | 12 novembre 2008
Vous ne croyez rien du tout ! Vous provoquez!
Je peux faire de même sur ce coup-là, aussi bien que vous !
Ecrit par : dobolino | 12 novembre 2008
"Bonjour,
L'autonomie de l'établissement veut que la participation des élèves soit organisée et promu au sein des établissements, que ce soit de l'initiative des élèves, du conseil d'administration, de la direction, ... Il existe aussi des structures de concertation aux niveaux académiques et nationales, gérer par les délégués à la vie de l'élèves.
Ainsi, alors que la réforme en cours est très médiatisée, et que les grèves impliquent qu'ils le veulent ou non tous les acteurs et usagers, chacun peut s'investir dans ce débat et aider à sortir des ornières des vieux débats idéologiques.
Aussi chacun est responsable de ce qu'il adviendra, des décisions prises, de leur application sur le terrain, qu'il s'investisse, qu'il néglige ou qu'il refuse de le faire dans ce débat.
Merci de votre attention."
Ecrit par : guy morel | 12 novembre 2008
J'ai vu et répondu, étouffée de colère !
Ecrit par : dobolino | 12 novembre 2008
Bonne nuit, les petits et gros bisous à tous, avec mention spéciale à Papa Wilhelm et mon pied au cul à Merlemocoeur.
Ecrit par : dobolino | 12 novembre 2008
J'espère que vosu ne souhaitez pas qu'il en soit ainsi pour me "river le pion" ?
Ecrit par : dobolino | 12 novembre 2008
Dobolino ! "River le clou" n'est pas "damer le pion" qui n'a rien à voir avec "mater un fion" ; ne confondons pas tout !
GM-:)))
Ecrit par : guy morel | 12 novembre 2008
Il n' y a pas d'un côté de gentils civilisateurs et de l'autre d'infâmes assassins mais une guerre dégueulasse où beaucoup ont laissé leur âme et /ou leur vie!
Ecrit par : Merlemocoeur | 12 novembre 2008
Je veux faire remarquer que les crimes dont je parle ont été passés sous silence . Mais je crois que vous ( mais avec vous, beaucoup d'autres) ne pouvez pas comprendre, pas plus aujourd'hui qu' en 62 .
Morts ou vivants, tous les pieds-noirs y ont laissé leur vie .
Ecrit par : Amélie | 12 novembre 2008
Merlemocoeur, Obama est pour la peine de mort aussi !
Ecrit par : Amélie | 12 novembre 2008
Et vous aussi je suppose!
Ecrit par : Merlemocoeur | 12 novembre 2008
Dans ce débat où se mêlent colonisation, meurtre et assassinat je voulais émettre un point de vue où j'aurais insisté sur ces salauds d'Italiens qui nous ont colonisés et n'ont pas encore fait leur autocritique avec rituel d'auto flagellation. À cause d'eux en histoire, il fallait se taper le chapitre de la gaule gallo-romaine après la Gaule gauloise…
Mais Magister est passé avant moi et a dit quelque chose qui ressemblait fort à ce que je voulais dire.
Il n'y a qu'un seul Felts et Magister est son prophète…
Ecrit par : Roger Felts | 12 novembre 2008
Bonne nuit, les petits et gros bisous à tous, avec mention spéciale à Papa Wilhelm et mon pied au cul à Merlemocoeur.
Ecrit par : dobolino | 12 novembre 2008
Si cela peut vous soulager, ne vous gênez surtout pas, je vous pardonne!
Ecrit par : Merlemocoeur | 12 novembre 2008
On ne vous a entendue mettre en avant que les effets positifs. Parler des autres est-il trop "politiquement correct"?
Ecrit par : Christophe Sibille | 12 novembre 2008
Les négatifs, vous vous en chargez depuis longtemps, non? Et vous en avez même inventés !
NON, il n'y avait pas d'apartheid, les trains, les bus étaient ouverts à tous, oui les "indigènes" étaient soignés gratuitement dans les hôpitaux, ils étaient scolarisés comme les autres .
Ecrit par : Amélie | 12 novembre 2008
Et vous aussi je suppose!
Ecrit par : Merlemocoeur | 12 novembre 2008
Vous ne nous épargnerez aucun poncif du politiquement correct façon Godwin et les heures les plus sombres etc...blablabla
Ecrit par : Amélie | 12 novembre 2008
A Jean :
Il me semblait bien que M. Meirieu n'avait ni CAPES ni agrégation. Vous confirmez cette impression (venant de ce que je n'ai jamais entendu énoncer d'autre titre universitaire de ce monsieur lorsqu'il est présenté quelque part, que professeur des universités. (En sciences de l'éducation, je suppose.) Par quelle opération du Saint-Esprit ces "sciences" sont-elles nées ? Qui les a crées ? A quelle époque ont-elles eu pignon sur rue en France ? M. Meirieu est-il un professeur des universités auto-proclamé ? Car enfin, pour avoir ainsi démoli si magistralement un système d'instruction publique qui marchait si bien (nonobstant quelques imperfections - rien ni personne n'est parfait) dans les années 1950, il faut un certain talent !
Ecrit par : Francis Penin | 12 novembre 2008
Dans ce débat où se mêlent colonisation, meurtre et assassinat je voulais émettre un point de vue où j'aurais insisté sur ces salauds d'Italiens qui nous ont colonisés et n'ont pas encore fait leur autocritique avec rituel d'auto flagellation. À cause d'eux en histoire, il fallait se taper le chapitre de la gaule gallo-romaine après la Gaule gauloise…
Mais Magister est passé avant moi et a dit quelque chose qui ressemblait fort à ce que je voulais dire.
Il n'y a qu'un seul Felts et Magister est son prophète…
Ecrit par : Roger Felts | 12 novembre 2008
Alors là, Roger Felts, cela nous oblige à rappeler qu'en Algérie il y a eu les romains, les berbères chrétiens convertis ensuite à l'islam, quand les arabes ont envahi le Maghreb, puis les turcs...les français sont arrivés les derniers . Les indigènes ont défendu leur IDENTITE ( pourtant, voyez ce que ce mot provoque comme réactions ici !) et se sont constitués en nation indépendante . Ils ont eu raison . Chacun chez soi ! La valise ou le cercueil, ils nous ont dit !
La guerre d'Algérie a été aussi une guerre ethnique et religieuse . La preuve que le vivre-ensemble était utopique .
Ecrit par : Amélie | 12 novembre 2008
J'en profite pour glisser ma petite plainte corporatiste, lobbyiste et salement égoïste.
Contre l'avis du T.G.I., contre l'avis de la Cour d'appel, contre l'avis de l'Avocat général, la Cour de Cassation a cassé aujourd'hui le jugement qui condamnait Vanneste.
Je peux donc être considéré par quiconque comme inférieur aux autres êtres humains.
Tout le monde peut dire que je suis une menace contre l'humanité, à l'image de tous ceux qui sont comme moi.
Voilà.
Vous pouvez taper, c'est autorisé par la République.
Ecrit par : Jérémy | 12 novembre 2008
En voyant cet abruti de Vanneste pérorer à la télévision, j'ai immédiatement eu une pensée pour vous, Jérémy. Soyez tranquille, il a gagné une bataille mais pas la guerre.
Par ailleurs, elle doit être bien gérée, sa circonscription, s'il n'a rien d' autre chose à foutre que d'emmerder les homos...
Ecrit par : Manu | 13 novembre 2008
A Robin,
Je viens de lire votre message à propos de l'insulte qu'une élève de quatrième vous a lancée sans que l'administration de votre collège s'émeuve.
Vous avez dû penser à ce qui m'était arrivé en 1982 avec un petit morveux de 20 ans. Le proviseur n'avait rien fait.
Ça ne s'est pas arrangé depuis.
Les chefs d'établissement étouffent les incidents survenant dans leurs établissements parce qu'ils en ont reçu l'ordre, je suppose. Et j'ai même entendu dire que l'avancement des proviseurs et principaux est d'autant plus rapide qu'ils signalent le moins possible d'incidents.
Le plus navrant, c'est que les choses se passent de la même façon que l'on soit sous un gouvernement de droite ou de gauche.
Ecrit par : Francis Penin | 13 novembre 2008
Merci Christophe, merci Manu.
Dobolino, je propose qu'on lance une grande opération de fracassage :
Fracassons les femmes (on appelera ça une catonnade), fracassons les homos, fracassons les juifs, fracassons les pieds-noirs, fracassons les Noirs...
Et pour que ce soit plus drôle, je propose que chaque catégorie se fracasse mutuellement ! Il y a sûrement des femmes prêtes à fracasser de l'homo, des homos antisémites, des Noirs qui n'aiment ni les femmes ni les homos, etc.
Ah, en 40-44, ils avaient de bonnes idées, mais ils ne sont pas allés jusqu'au bout ! Allez, hop, au trou les inférieurs ! Faisons des expériences sur les homos pour sauver l'humanité, et débarassons-nous des indécrottables inférieurs. On n'a qu'à mettre les Juifs dans les sous-marins russes qui coulent, les Noirs dans les écoles en Haïti qui s'écroulent, et remettre les pieds-noirs au F.L.N.
Ce qui serait drôle, c'est que le grand G.O.M.I.N.E. tombe sur mes messages et me fiche comme raciste antisemite. De toute façon, homo, anti-Edvige, anti-note2be, brighellien, anti-pédago et taxé de gauchisme, je dois déjà figurer sur une bonne paire de fiches.
Es lebe Herr Vanneste, Es lebe die Republik !
Ecrit par : Jérémy | 13 novembre 2008
Le plus navrant, c'est que les choses se passent de la même façon que l'on soit sous un gouvernement de droite ou de gauche.
Ecrit par : Francis Penin | 13 novembre 20
Avec quelques petites nuances, tout de même :
1) L'EN est un état dans l'état, dont l'administration ne change pas quelquesoient les gouvernements. Ses conceptions sont invariablement les mêmes et elles ne sont pas traditionellement "de droite" (le professeur assimilé au patron et à l'exploiteur est forcément un salaud. L'élève "en difficulté" - c'est à dire le plus souvent le petit branleur qui n'en rame pas une - est forcément une "victime de la société". On entend ça à longueur de conseil de classe par des collègues qui, eux aussi, ne sont pas de droite.
2) Les faits sont têtus. Pour l'instant, les circulaires évoquant l'autorité des professeurs se divisent comme suit :
- Une circulaire "de gauche" qui prétend nous interdire de punir les élèves (circulaire "Royal" du 11 juillet 2000)
-Une circulaire " de droite" qui rétablit l'autorité des professeurs (circulaire "Fillon" du 19 octobre 2004) en réaffirmant notamment le principe fondamental que le professeur -et lui seul- décide de la sanction lorsqu'elle est nécessaire, y compris pour les punitions collectives (qui sont mentionnées sous l'appelation "groupe d'élève identifiés").
Il va de soit que la plupart des chefs d'établissement font semblant d'ignorer l'existence de la circulaire Fillon en s'appuyant -comme par hasard- sur la circulaire Royal, alors que celle-ci est moins récente.
Je vous en recommande la lecture (et la comparaison) tout à fait instructive.
Ecrit par : Manu | 13 novembre 2008
Es lebe die Informationzetteln !
Es lebe der Gomine !
Es lebe die Republik !
Ecrit par : Jérémy | 13 novembre 2008
Manu, je suis prêt à vous suivre, mais une circulaire Royal peut-elle vraiment être qualifiée "de gauche" ? Après son passage sur TF1 déguisée en Catherine Deneuve ? Après son ordre juste ?
Ecrit par : Jérémy | 13 novembre 2008
"groupe d'élèveS..."
Ecrit par : Manu | 13 novembre 2008
Manu, je suis prêt à vous suivre, mais une circulaire Royal peut-elle vraiment être qualifiée "de gauche" ? Après son passage sur TF1 déguisée en Catherine Deneuve ? Après son ordre juste ?
Ecrit par : Jérémy | 13 novembre 2008
Tout le problème, effectivement, est ce qu'on entend par "gauche". Large objet de débats, sujet essentiel des bouquins de Michéa (entre autres).
JPB lui-même n'a-t-il pas été assimilé au FN parce qu'il défendait l'Instruction par un sale type "de gauche" et revendiqué comme tel ? Je pense à M. Christophe Nick lors de l'émission "arrêt sur images" il y a quelques temps...
Et les exemples de ce type sont inombrables. Meirieu, pour ne citer que lui, n'est-il pas " de gauche" ?
Ecrit par : Manu | 13 novembre 2008
Meirieu, pour ne citer que lui, n'est-il pas " de gauche"
Malheureusement, si.
Et Jack Lang. Et Fabius. Et Royal.
Et contre eux il y a bling-bling, Vanneste, Besse et Boutin.
Bayrou est un pantin.
Je vais voter écolo, tiens, quand ils auront fini de se battre entre leurs diverses mouvances. Ou communiste. Y a plus que ça. Que dit le Parti communiste en matière d'éducation ? Euh, bon ben non finalement...
Bon, j'ai trouvé : au prochaines élections, je vote John Kerry. Je vois personne d'autre.
Ecrit par : Jérémy | 13 novembre 2008
PS : je suis pour une Europe fédérale, donc je peux pas voter Le Che ou Duponpont.
Ecrit par : Jérémy | 13 novembre 2008
Y a-t-il un parti :
- Pour l'égalité entre homos et hétéros ?
- Pour mettre le savoir au coeur du système ?
- Pour une Europe fédérale ?
Bon, vu les conneries de l'Europe actuelle, je ne tiens pas particulièrement au tout dernier point.
Ecrit par : Jérémy | 13 novembre 2008
Y a-t-il un parti :
- Pour l'égalité entre homos et hétéros ?
- Pour mettre le savoir au coeur du système ?
- Pour une Europe fédérale ?
Bon, vu les conneries de l'Europe actuelle, je ne tiens pas particulièrement au tout dernier point.
Ecrit par : Jérémy | 13 novembre 2008
Y a-t-il un parti :
- Pour l'égalité entre homos et hétéros ?
- Pour mettre le savoir au coeur du système ?
- Pour une Europe fédérale ?
Bon, vu les conneries de l'Europe actuelle, je ne tiens pas particulièrement au tout dernier point.
Ecrit par : Jérémy | 13 novembre 2008
L'angoisse ne connaît pas les frontières. Le questionnement infini est relancé par l'appel de l'Etre las... Par exemple : "Mickaël Vendetta est-il le fils caché de Brad Pitt ?" se demande un philosophe français.
(Martin Heidgger, la question fondamentale de la métaphysique : le statut ontologique du "Dasein" dans "Chemins qui ne mènent nulle part", page 2214 chap. 19 alinéa 13, nouvelle traduction)
Brade Pitre ?
Bonne journée à tous !
On s'amuse comme on peut ! :O)
Ecrit par : Robin | 13 novembre 2008
Bonne journée, Robin. L'avenir appartient… etc.
JPB
Ecrit par : brighelli | 13 novembre 2008
Bonne journée, Robin. L'avenir appartient… etc.
JPB
Ecrit par : brighelli | 13 novembre 2008
"Mickaël Vendetta est-il le fils caché de Brad Pitt ?"
Heureusement que l'ordinateur ne m'a pas posé la question hier soir.
Je n'en aurais pas dormi de la nuit.
Mais quelle journée vais-je passer avec le poids de cette angoisse ontologique ? :0)
Ecrit par : Robin | 13 novembre 2008
"En voyant cet abruti de Vanneste pérorer à la télévision, etc. "
Je n'ai aucune sympathie pour ce député et pour son propos que je trouve particulièrement affligeant, d'autant plus qu'il se réclame de la philosophie pour le justifier.
Cependant...
On peut estimer que les propos de ce député sont d'une bêtise extrême, que son application de l'impératif catégorique kantien est particulièrement injustifiée (le principe d'universabilisation ne vaut que de la maxime de l'action morale pas du comportement, or la sexualité relève du comportement), mais, quitte à en choquer quelques uns, il est heureux que l'on ait encore le droit de dire des bêtises.
Nier la shoah n'est pas une bêtise, ce n'est pas une opinion comme une autre. C'est tout simplement criminel.
Nier la république n'est pas une bêtise (on a ainsi rétabli le délit d'outrage à l'hymne, etc.) même si cela ne mérite plus la mort aujourd'hui!
Après, a-t-on le droit de sanctionner des propos affirmant la supériorité des uns sur les autres, de telle sexualité sur telle autre, etc.?
Comme on a tout mis sur le même plan, racisme, sexisme et homophobie deviennent équivalents; alors on pourrait distinguer les atteintes aux conditions des personnes et à leur comportement.
Si on ne veut pas faire de la métaphysique à ce niveau (où s'arrête la distinction entre condition et comportement), on peut donc être libéral au niveau des opinions et répressif au niveau des actions. Si ce député pense cela et l'exprime, il en a le droit. Si quelqu'un se sert de ce propos pour justifier une action violente à l'égard de quelqu'un, alors cela mérite d'être traité comme le droit nous y autorise.
Ce n'est pas pour autant qu'on justifie tout et n'importe quoi, qu'on est pour la violence faite aux femmes, etc. sauf à admettre l'hypothèse de la "violence symbolique" qui veut trouver dans les mots la cause d'une partie de nos maux. Parce que le langage véhiculerait des associations troubles, la force des mots (de l'injure, etc.) serait une stigmatisation symbolique qui trouverait fatalement son équivalent dans la réalité sous la forme de la violence réelle. Je connais très bien mon Bourdieu sur ce sujet; il y aurait ici beaucoup de choses à dire sur la performativité des mots et leur conséquence dans la vie réelle.
Rien d'original dans ce que je dis; je vous renvoie à une certaine Marcela Iacub qui a toujours été plus que réservée (c'est le moins que l'on puisse dire, elle qui n'a pas sa langue dans sa poche!) sur ce régime pénal de l'expression qui n'est rien de plus pour elle que la police de l'expression.
Foucault n'est plus là hélas pour nous dire ce qu'il pense de ce nouvel ordre du dire où on part de de la relation supposée entre propos machistes, sexistes, etc. et violence faites aux femmes, etc. pour établir un nouveau régime de l'expression de l'opinion privée dans le champ public.
Inutile de m'agonir d'injures et de me traiter de noms d'oiseaux parce que je rappelle que la liberté de dire des choses bêtes (pas criminelles! c'est là que passe la ligne rouge) est encore un droit constitutionnellement reconnu sous le terme de liberté d'expression.
Ecrit par : Sénéchal | 13 novembre 2008
Amélie aurait pu écrire : "Morts ou vivants, tous les pieds-noirs y ont laissé leur vit"
Le con de ses morts !
Ecrit par : dugong | 13 novembre 2008
"Jeremy, je suis de tout coeur avec vous! Cette cour de cass' est composés d'ongulés."
Le statut d'ongulé est assez faiblement stigmatisant dans l'espèce humaine. En revanche, "ongulé de frais" est un qualificatif plus vachard. Moi, je trouve ça beau.
Ecrit par : dugong | 13 novembre 2008
Le statut d'ongulé est assez faiblement stigmatisant dans l'espèce humaine. En revanche, "ongulé de frais" est un qualificatif plus vachard. Moi, je trouve ça beau.
Ecrit par : dugong | 13 novembre 2008
En l'occurrence, le terme désuet de "solipède"ne conviendrait-il pas mieux ?
Ecrit par : guy morel | 13 novembre 2008
Dans ce débat où se mêlent colonisation, meurtre et assassinat je voulais émettre un point de vue où j'aurais insisté sur ces salauds d'Italiens qui nous ont colonisés et n'ont pas encore fait leur autocritique avec rituel d'auto flagellation.
Tout à fait d'accord. Mais vous pouvez désormais exprimer votre ressentiment vis-à-vis des Italiens grâce à une langue (le français) qui s'approche d'un Italien presque correct. Encore un petit effort...
Bon, qulques difficultés pour les mots courants (oeuf, eau qui se sont reduits à des sons inarticulés, des bégaiementes du corp, comme le dirait Bégodo)...Mais il paraît qu'ils arrivent désormais à vous comprendre (les Italiens)
Pour ce qui est de la "vengence", je dirais que c'est chose faite. Il faudrait d'ailleurs arrêter...Les Italiens touvent assez injuste d'avoir lancé cette pensée qui "découvre" l'Europe et d'avoir ensuite été écrabouillés par cette dernière.
Stop, in the name of love! Laissez vivre les Belles Lettres au moins dans la Péninsule. Stop aux OCDE PISA! Vive Pétrarque!
Ecrit par : papa wilhelm | 13 novembre 2008
Amélie aurait pu écrire : "Morts ou vivants, tous les pieds-noirs y ont laissé leur vit"
Le con de ses morts !
Ecrit par : dugong | 13 novembre 2008
Bisous à dugong pour ce fou-rire matinal ! J'avais oublié cette expression, tombée dans l'oubli, preuve que les pieds noirs se sont bien intégrés, le con de leurs Maures !
Merci à la colonisation romaine et pour répondre à Hervé, le mélange en moi de Bretagne, d'Italie du sud et de piednégritude ne m'empêche pas de me sentir surtout française . Bisous à Papa Wilhelm et Roger Felts .
Je n'oublie pas GMorel à qui on doit le joli mot de solipède !
Allez, Jérémy, riez aussi ! Bisous et bonne journée !
Ecrit par : Amélie | 13 novembre 2008
http://www.interneto.fr/forum/mineduc/
Jean-Paul, Jean, Robin, et tous les autres, dépéchez-vous !
Il reste 48 heures.
PS : c'est aussi "farce" que le Grand Débat de Claude Thélot.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 13 novembre 2008
Amélie, à force de balancer des bisous partout, ceux-ci vont perdre de leur valeur. Votre statut de gôdiche principale de l'écrivain le plus productif de ce blog risque d'en prendre un coup…
Je suis par contre très satisfait que le terme d'ongulé rentre dans la langue courante grâce à Christophe Sibille, à qui la nation française devra une reconnaissance éternelle pour sa défense et illustration de la belle langue française… Une médaille en chocolat pour Morel car son solipède, c'est pas mal non plus.
Ecrit par : Crisedejalousie | 13 novembre 2008
" Inutile de m'agonir d'injures et de me traiter de noms d'oiseaux..." nous avertit Sénéchal.
Albatros, on peut ?
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 13 novembre 2008
Des précisions sur la "veille informatique".
Darcos va surveiller tous les profs sur Internet
Ecrit par : guy morel | 13 novembre 2008
Pardon, oubli du lien :
http://www.ladepeche.fr/article/2008/11/13/491698-Darcos-va-surveiller-tous-les-profs-sur-Internet.html
Ecrit par : guy morel | 13 novembre 2008
Bon, j'ai trouvé : au prochaines élections, je vote John Kerry. Je vois personne d'autre.
Ecrit par : Jérémy | 13 novembre 2008
Moi, je voterais bien pour Mickaël Vendetta, s'il se présente. "Le Coluche de 2008" !
Dernières nouvelles de l'affront :
L'acteur américain Brad Pitt vient d'avouer à un paparazzi de Gala qu'il était bien le père naturel de Mickaël Vendetta.
"Je l'ai "oublié" cette année dans un bac à sable, pendant le festival de Cannes.
Ca fait dix fois que j'essaye de le brader, mais à chaque fois on me ramène ce pitre."
Ecrit par : Robin | 13 novembre 2008
Excusez-moi, papa wilhelm, j'ai passé mon temps sur les routes hier et je n'ai eu le temps ni de vous lire, ni de vous répondre.
Mais je constate avec plaisir que ma remplaçante (Anne) s'en est bien tirée (votre écriture va-t-elle aussi se mêler à la sienne comme dans les "Affinités électives" de Goethe ?) ;-)
"Assassin" implique effectivement, il me semble aussi, l'idée de préméditation "L'assassin habite au 21", contrairement à "meurtrier" : "Je l'ai tuée parce que je l'aimais a expliqué le meurtrier."
Ecrit par : Robin | 13 novembre 2008
Spécialement pour dobolino (les autres peuvent lire aussi).
Chez nous, ça se passe comme ça :
"Un jour, alors que j'était à la chasse, je regardais au viseur de mon fusil, je vis un sanglier qui se brouté dans la boue, on écouté les cerfs brammé, les oiseaux chanté.
Quand soudain (ça s'appelle "l'élément modificateur" du schéma narratif quinaire...Pardon Jean ! ;-), je vis le sanglier me foncé dessus quand j'essairai de lui tiré dessus, la balle ricochat sur l'arbre, le sanglier continué a me foncé dessus quand tout a coup un chasseur tira de mon côté est traversa le sanglier et la balle me toucha dans la jambe. Alors je fis un signe au chasseur le chasseur couru vers moi il m'emmena d'urgence a l'hopital le docteur me retira la balle et tout allez bien après moi et le chasseur somme devenu ami et nous avons fait un parti de chasse et nous avons mangé un bon sanglier. FIN (sic !)
J'ai respecté l'orthographe et la ponctuation.
Ecrit par : Robin | 13 novembre 2008
J'ai respecté l'orthographe et la ponctuation.
Ecrit par : Robin | 13 novembre 2008
(c'est de Freddy, un sympathique élève de 4ème A)
Ecrit par : Robin | 13 novembre 2008
Message pour Dobolino :
J'ai le texte mais il est très, très long ! Où puis-je vous l'envoyer de façon confortable ? Et souhaitez vous une traduction ou voulez vous vous y essayer seul ?
Message pour G.O.M.I.N.E : Gardarèm lo licèu !
Ecrit par : Sarà, prof. d'Occitan | 13 novembre 2008
J'ai respecté l'orthographe et la ponctuation.
Ecrit par : Robin | 13 novembre 2008
(c'est de Freddy, un sympathique élève de 4ème A)
Ecrit par : Robin | 13 novembre 2008
Mais comment diable allez-vous pouvoir vous y prendre pour permettre à Freddy d'améliorer son expression française?
Bon courage !!!
Ecrit par : Maminou | 13 novembre 2008
Message pour Dobolino :
J'ai le texte mais il est très, très long ! Où puis-je vous l'envoyer de façon confortable ? Et souhaitez vous une traduction ou voulez vous vous y essayer seul ?
Message pour G.O.M.I.N.E : Gardarèm lo licèu !
Ecrit par : Sarà, prof. d'Occitan | 13 novembre 2008
vet.coup@wanadoo.fr
A la limite, vous pouvez peut-être le mettre ici, c'est justement le blog des messages très très longs et passablement hors sujet.
Je ne crois d'ailleurs pas que le texte de cette chanson soit absolument hors sujet. Il est certain que son titre ne l'est pas, toujours !
Ecrit par : dobolino | 13 novembre 2008
Robin, comment osez vous ???
Sinon, je profite de la pause déjeuner pour raconter ma vie !
Je viens de faire du jeu de rôle intensif durant ce week-end prolongé :
- j'ai terrassé au lance-flammes un Dragon du Mexique et restitué au peuple Sioux une mine d'or exploité illégalement par le maire d'une ville de visages pâles alors que celui-ci tentait de me corrompre.
- j'ai fait avorter une tentative d'attentat à l'arme nucléaire sur une colonie humaine d'un satellite de Jupiter (mais comme j'ai été assez con pour remettre le détonateur au camp adverse, c'est l'autre colonie qui a explosé : 700 000 morts sur la conscience)
- dans une partie, j'étais un savant fou dans un univers de Western peuplé de morts-vivants, dont les inventions devait améliorer le sort de l'humanité
- dans une autre partie, j'étais en 2189 un cyborg architecte d'intérieur qui s'était fait implanter des diffuseurs de phéromones pour provoquer le désir sexuel male et femelle et sortait d'une période de boulimie-anorexie grâce à une psychotérapie entreprise avec une intelligence artificielle.
Franchement, les amis, inventez un jeu de rôle sur l'univers impitoyable de l'éducation nationale et je rapplique illico pour incarner un chasseur de primes prêt à accepter n'importe quelle mission pour une poignée de pédagols...
Ecrit par : johnmarguerite | 13 novembre 2008
Amélie, à force de balancer des bisous partout, ceux-ci vont perdre de leur valeur. Votre statut de gôdiche principale de l'écrivain le plus productif de ce blog risque d'en prendre un coup…
Ecrit par : Crisedejalousie | 13 novembre 2008
Pardon, Crise de jalousie ! Ne soyez pas si exclusif et possessif !
Pas question de remettre mon titre en jeu ! Papa Wilhelm a lancé la mode des bisous sur ce blog . N'est-ce pas plus convivial et chaleureux ainsi ? Et puis, je trouve très agréable de les distribuer à tous ceux qui font l'effort de pétiller d'humour aux aurores, et propre à ajouter une petite note glamour à la gôdichitude, ce qui me permettra, je l'espère, de monter sur la première marche du podium ! Car vos admiratrices sont nombreuses !
PS. Il est bon de rappeler de temps en temps les mérites de Christophe et en particulier sa brillante prestation, lorsqu'il y a quelques mois, il a inventé le concept d'ongulé . J'espère qu'il vous en sera, pour une fois, reconnaissant .
Ecrit par : Amélie | 13 novembre 2008
Et faites pas attention aux fautes d'accords !
Ecrit par : johnmarguertie | 13 novembre 2008
J'ai respecté l'orthographe et la ponctuation.
Ecrit par : Robin | 13 novembre 2008
En tout cas, il connait le passé simple, ce qui n'est pas rien . Vous en avez tenu compte, j'espère !
Ecrit par : Amélie | 13 novembre 2008
Mais comment diable allez-vous pouvoir vous y prendre pour permettre à Freddy d'améliorer son expression française?
Bon courage !!!
Ecrit par : Maminou | 13 novembre 2008
Freddy est vraiment sympathique ; ce n'était nullement ironique et en plus, comme le prouve son texte il n'est pas rancunier !
Maminou, vous auriez fait une excellente inspectrice. Je vous avoue que je réfléchis depuis des années à la question et que je n'ai toujours pas trouvé LA réponse.
J'envisage un stage en immersion...avec un bon gilet pare-balles, ça devrait faire, surtout si ça se termine autour d'un sanglier, comme dans Astérix.
il faut toujours partir du "vécu de l'élève". Ai-je bien répondu ?
Ecrit par : robin | 13 novembre 2008
@ Crise de jalousie
Re PS. Bisous !
Ecrit par : Amélie | 13 novembre 2008
L'interlocuteur des syndicats n'aurait-il pas été chosi en fonction de son patronyme ? et dans l'espoir que le sens de ce dernier pourrait être, en miroir, le juste terme de ce que l'on espère des syndicats...
Ecrit par : Jean Esmez | 13 novembre 2008
Trucs de BOBOS http://trucsdebobo.wordpress.com/
LES QUOTAS
Lors d’un diner chez les parents bobos de votre copine, il existe des règles à respecter. A travers nos écritures, vous en connaissez quelques unes. Par exemple, si vous êtes d’origine immigrée, vous éviterez soigneusement de leur dire que l’amour que vous porte leur fille est essentiellement une expression de la compassion envers l’étranger qu’ils lui ont gravé dans le cerveau dès son adolescence, lorsqu’ils lui passaient un keffieh autour de son cou pour se rendre aux meetings de Georges Marchais, où elle se voyait systématiquement confier la préparation des pancartes “régularisation massive des sans papiers” à ériger sur la place de la bastille.
Au rayon des sujets qui vous risquent la disgrâce, il y a la délicate question des minorités visibles. Et pour cause, le bobo ne veut et ne peut physiquement pas entendre une idée contraire à sa réalité. Alors faites un effort, et placez vous l’espace d’une seconde à sa place.
Imaginez: vous êtes dans un monde de bulles et de jouets, vos amis sont tantot roses, tantot bleus. Tous ont un arc-en-ciel sur le torse, pour exprimer leur envie de paix et de fraternité. Ca vous dit quelque chose? Et bien oui, se mettre dans la peau d’un bobo qui pense politique, ca se résume souvent à penser au monde des bisounours. Tous différents, tous colorés, mais tous super contents de montrer sur notre t-shirt qu’on laisse la part belle à la paix et qu’on fait la guerre à la maladie.
Une fois que vous avez compris cela, vous comprendrez l’argumentation de Jean-Louis, le père de votre copine, ex soixante huitard, ex trotsko, ex marxiste léniniste, et néo président de Carrefour. Lors de cette interminable discussion après la dégustation d’un verre d’huile de morue du Laos, vous comprendrez pourquoi toute la famille veut être représentée par des institutions qui sont à l’image de la société. De fil en aiguille, ils défendront ardemment la plus belle mesure à leur sens du 20ème siècle après le vote des femmes et la dépénalisation du hashish aux Pays-Bas: la mise en place de quotas dans les assemblées représentatives.
Ce principe réjouit le bobo, d’où qu’il vienne et où qu’il soit. Son rêve ultime est bien de voir une assemblée composée aux 15% d’arabes, 10% de noirs, 5% d’asiatiques, le tout avec 4% d’handicapés rassemblés dans 50% de femmes.
Alors pour contenter le bobo et inventer ce que sera la politique de demain, Canal+ est arrivé. Vous l’entendez, vous qui êtes actuellement chez vos beaux parents bobos ou chez les amis que vous squattez pour boire de bières gratuites en disant des “carrément ouais” à tout bout de champs. L’invention en question, c’est les doubles quotas (voire les triples, comme au scrabble).
Les doubles quotas consistent à faire d’une pierre deux coups et satisfaire deux quotas dans une personne. Plutôt que de longues explications, faisons un tour du plateau du Grand Journal de Canal+ dont le bobo raffole et tirons-en les même conclusions joyeuses et fraternelles que Thibault qui referme systématiquement son MacBook Pro et éteint son iPhone 3G lorsqu’il entend le générique cool, décalé et transgressif de l’émission:
- Ali Badou: arabe et homo.
- Omar Sy: Noir gentil (compte double)
- Mouloud: Arabe, moche, prénom cliché et obèse (score de 4, presque imbattable)
- Ariane Massenet: femme et campagnarde
- Marie Colmant: Femme, vieille, et moche (wow, score de 3)
- Jean Michel Aphatie: vieux, basque (compte double, score de 3)
Vous voila armé d’un atout de poids pour détecter une émission faite pour des bobos, d’une émission faite pour les beaufs.
Nous attendons déja avec impatience la composition 2009 du plateau du grand journal, où on peut se risquer à prévoir un arabe, qui sera surement moche, petit, et pourquoi pas handicapé… il pourrait lui manquer un bras, et pour courronner le tout, on le marierait à une femme belle et intelligente. (mince, ca a déjà été fait) une femme asiatique, de taille inférieure à 1m40, ce qui ferait un score de 3 et plairait énormément dans les lofts de l’est parisien.
Publié dans Politique | Taggé bobo, discrimination positive, minorité visible, quotas | 21 Commentaires »
Ecrit par : Amélie | 13 novembre 2008
Maminou, vous auriez fait une excellente inspectrice. Je vous avoue que je réfléchis depuis des années à la question et que je n'ai toujours pas trouvé LA réponse.
J'envisage un stage en immersion...avec un bon gilet pare-balles, ça devrait faire, surtout si ça se termine autour d'un sanglier, comme dans Astérix.
il faut toujours partir du "vécu de l'élève". Ai-je bien répondu ?
Ecrit par : robin | 13 novembre 2008
Inspectrice?
Dieu m'en garde !!!
Un de mes collègues disait:
"Il faut être vraiment tordu pour quitter une classe et avoir la prétention de juger les autres..."
C'est bien parce qu'on part du vécu de l'élève, qu'on obtient un travail aussi misérable... ce qui n'enlève rien à la sympathie que cet élève vous inspire...
Didier Decoin dans "Avec vue sur la mer" (bouquin tordant !)disait que l'envie (et la capacité) d'écrire vous vient quand vous avez énormément lu...
Oui, mais ils n'aiment pas lire, nos chérubins, et puis "la littérature de jeunesse" qu'on leur propose ne risque pas non plus de les faire progresser...
Ecrit par : Maminou | 13 novembre 2008
Chez nous, ça se passe comme ça :
"Un jour, alors que j'était à la chasse...
Ecrit par : Robin | 13 novembre 2008
Chez moi, ça se passe comme ça :
"Dimanche deux amis étaient à la chasse au petit gibier. Quand soudain, surpris par le déboulé d'un sanglier, l'un d'eux trébuche, appuie malencontreusement - deux fois !- sur la détente et tue son compère. Les gendarmes accourus ont constaté qu'il n'y avait pas de trace d'alcool dans les cartouches. Il n'ont pu recueillir le témoignage du sanglier."
Ecrit par : guy morel | 13 novembre 2008
Alors je fis un signe au chasseur le chasseur couru vers moi il m'emmena d'urgence a l'hopital le docteur me retira la balle et tout allez bien après moi et le chasseur somme devenu ami et nous avons fait un parti de chasse et nous avons mangé un bon sanglier. FIN (sic !)
J'ai respecté l'orthographe et la ponctuation.
Ecrit par : Robin | 13 novembre 2008
Ce que votre élève a oublié de signaler, c'est que le sanglier qu'ils ont mangé avec le copain chasseur, c'est ce même sanglier qu'il avait tué lors de l'accident et qu'ils l'ont laissé au soleil, sans l'avoir vidé, durant tout le temps qu'ils ont passé aux urgences. Ils l'ont tué vers neuf/dix heures du matin et se sont occupés de l'espélier à huit heures le soir. Beark!
Ne vous étonnez pas si votre jeune écrivain est couvert d'acné.
Ecrit par : dobolino | 13 novembre 2008
Pas un hasard que l'on en arrive à ces histoires de chasse. Relisez le leader de JPB :
"je me doute que renvoyer la balle aux universités, en leur suggérant de définir des masters « professionnels », vise sans doute, à moyen terme, à régionaliser le recrutement pour en alléger la charge financière…"
Ecrit par : guy morel | 13 novembre 2008
Dans le Monde :
Un appel d'offres pour une "veille de l'opinion", lancé par les ministères de l'éducation et de l'enseignement supérieur, met en émoi le Web et les professeurs depuis plusieurs jours. A cran, les plus soupçonneux y voient une tentative de surveillance ou de fichage, quand les deux ministères plaident la "transparence" et la banalité d'un travail d'information au service de l'action publique.
Daté du 15 octobre et faisant l'objet d'une annonce dans le Bulletin officiel des annonces de marchés publics (Boamp) du 4 novembre, cet appel d'offres de la délégation à la communication – commune aux deux ministères – prévoit de consacrer 100 000 euros en 2009 à la "veille de l'opinion" pour le compte du ministère de l'éducation et 120 000 euros pour celui de l'enseignement supérieur.
Révélé le 7 novembre par le site Internet Fabula, le texte de l'appel d'offres a, depuis, circulé. Le cahier des charges énumère un certain nombre d'"objectifs" et parle de "repérer les leaders d'opinion", les "lanceurs d'alerte", d'"analyser leur potentiel d'influence et leur capacité à se constituer en réseau", de "décrypter les sources des débats et leurs modes de propagation" et d'"anticiper et évaluer les risques de contagion et de crise".
"C'est comme une extension à Internet des traditionnelles revues de presse", plaide-t-on dans l'entourage du ministre de l'éducation, Xavier Darcos. La délégation à la communication confirme que "cette démarche préexistait au gouvernement actuel" et que le premier marché a été passé en 2006. "Ce n'est pas une démarche de censure et de contrôle mais une démarche d'écoute et de compréhension de l'opinion", assure la délégation.
Les syndicats d'enseignants n'ont pas du tout apprécié cette initiative mais se refusent à la dramatiser. "Parler d'une volonté de fichage des militants me paraît être une surinterprétation", estime Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU. "Le ministère veut simplement anticiper pour adapter sa propagande", ajoute-t-il. Pour Luc Bérille, secrétaire général du SE-UNSA (syndicat des enseignants), "que le ministère soit attentif à l'évolution de l'opinion est une chose, mais que l'objectif annoncé (…) soit de prévenir toute remise en cause ou critique de sa politique en est une autre".
Luc Cédelle
Il est gonflé, Luc Cédelle, il ne parle même pas de mon grand G.o.m.i.n.é. !
Ca leur aurait plu, aux lecteurs du monde !
Bon, d'accord je suis inférieur, mais quand meme, c'est pas une raison.
Ecrit par : Jérémy | 13 novembre 2008
Les syndicats d'enseignants n'ont pas du tout apprécié cette initiative mais se refusent à la dramatiser. "Parler d'une volonté de fichage des militants me paraît être une surinterprétation", estime Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU. "Le ministère veut simplement anticiper pour adapter sa propagande", ajoute-t-il. Pour Luc Bérille, secrétaire général du SE-UNSA (syndicat des enseignants), "que le ministère soit attentif à l'évolution de l'opinion est une chose, mais que l'objectif annoncé (…) soit de prévenir toute remise en cause ou critique de sa politique en est une autre".
Luc Cédelle
Tiens, les syndicats minimisent ; c'est drôle.
Ecrit par : guy morel | 13 novembre 2008
Merci Robin pour votre réponse. Je ne vous cache pas que j'avais cru vous perdre. J'étais trsite. Acceptez mes bisous.
Amélie, je vous couvre de bisous.
Dobolino, bisous, plein de gros bisous à vous aussi.
Comment peut-on croire qu'il y a ici des bisous de trop?
Je n'oublie pas notre Rodger, alias Roger Felts, que j'aime d'un amour passionné et qui m'inspire tous les jours de nouvelles réflexions.
Quel blog les gars! quel blog!
Ecrit par : papa wilhelm | 13 novembre 2008
> Aussi longtemps que les lions n'auront pas leur historien, les récits de chasse tourneront toujours à la gloire du chasseur.
[Proverbe africain]
Ecrit par : Quel blog les gars! quel blog! | 13 novembre 2008
Oh! Bonjour Quel blog les gars quel blog! Je me présente, je suis papa wilhelm, de profession historien des lions . Je suis ravi de faire votre connaissance. Bienvenu ici sur ces lieux. je me permets de vous faire un tout petit bisous même si on se connaît pas encore.
Ecrit par : papa wilhelm | 13 novembre 2008
Moi qui suit un lion j'adore être caressé dans le sens du poil…
Ecrit par : Quel zoo, mes bêtes ! Quel zoo ! | 13 novembre 2008
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Bon, d'accord je suis inférieur, mais quand meme, c'est pas une raison.
Ecrit par : Jérémy | 13 novembre 2008
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Jeremy, c'est bien la racine étimologique de "jérémiades" !
Ne dit-on pas qu'il faut s'en remettre au mur des jérémiades ?
Quel blog les filles ! quel blog !
Ecrit par : Yfig, trublion honoraire, intermittent et éphémère | 13 novembre 2008
"Moi qui suit"
J'ai fait cette faute pour qu'on me reconnaisse sous mon déguisement de lion…
Ecrit par : Quelle faute, mon dieu ! Quelle faute ! | 13 novembre 2008
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Z'avez raison, Merlemocoeur, fracasser une gonzesse, c'est pas plus grave que fracasser un juif ou un pédé !
S'ils arrêtaient de nous provoquer, aussi , ces connards et connasses !
Ecrit par : dobolino | 12 novembre 2008
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J'ai quand même beaucoup plus de respect pour les uns que pour les autres ..... !
Je ne sais pas ce qu'en pense le tueur ?
est-il allé déposer quelques fleurs sur la tombe pour la Toussaint ?
Les remords ne semblent pas trop l'étouffer !
Mais il est vrai qu'il lui est interdit d'en parler ... va peut-être le chanter ! ?
Voici ces quelques roses
pour ma jolie amante
pour elle ces jolies roses
elle qui les aime tant .....
Ecrit par : Yfig, trublion honoraire, intermittent et éphémère | 13 novembre 2008
Par courrier au lycée, une mère d'élève de term me demande un rendez-vous.
J'en parle ce matin à l'élève qui déclare refuser définitivement d'assister à la rencontre.
"M'sieur, elle m'a foutu dehors de chez elle. Alors j'veux plus la voir.
Je vais chez mon père le week-end maintenant.
Avec ma mère, on s'est trop embrouillé .
Cet été, elle m'a demandé 200€ par mois pour la bouffe. Moi, j'voulais bien, à condition qu'elle me rembourse tout le shit qu'elle me doit. Chuis toujours à la dépanner et elle raque jamais.
En plus, elle est trop chiante, chaque fois qu'on fume ensemble, elle tape une parano et ça part en live"
Bon ... Je verrai la maman hors la présence de son fils.
Dans le fond, y a-t-il un problème ?
Ecrit par : Zorglub | 13 novembre 2008
Ah tiens, vous êtes marrant, vous dites toujours les mêmes trucs faux ?
Eh ben sachez que Meirieu il est super-intelligent et Begaudeau c'est un génie (et je ne vous dit rien d'Yfig ... c'est un Grand !).
Et pis si vous pensez pas comme moi c'est que vous êtes des nazis.
salut les nazes !
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inutile de me répondre car voici ma réponse au cas ou il vous viendrait l'idée saugrenue de me répondre :
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ouah l'autre, eh ! y'm traite !
Alors voilà comme quoi vous êtes vraiment super-intolérant, parce que moi j'étais venu dire ce que je pense, et puis vous dites des trucs pas sympas !
Ah ben, je reviendrai jamais ici, vous êtes trop nuls !
Ecrit par : Yfig, trublion honoraire, intermittent et éphémère | 13 novembre 2008
Pour vos droits d'auteur ..... veuillez vous adresser à ma concierge .... quai de la Pipelette allogène.
Ecrit par : Yfig, trublion honoraire, intermittent et éphémère | 13 novembre 2008
Ah ben, je reviendrai jamais ici, vous êtes trop nuls !
Quo fugis? In populo tutior esse potes!
Ecrit par : papa wilhelm | 13 novembre 2008
Quoi ? Bertrand Cantat, le bobo assassin ? Le faux rebelle et vrai camé ?
Il a composé ça en prison ?
Ecrit par : Amélie | 12 novembre 2008
Hé non! pas en prison le pauvre chou! Cela fait déjà un bout de temps qu'il prend l'air frais; j'y ai eu droit ce matin à la radio dans la voiture avant de rejoindre mon délicieux collège. Cela m'a donné la nausée. Le bobo de bonne famille bordelaise ultra friquée qui donne des leçons de morale: le Juste, le Bon (mûr pour la Royal compagnie)qui va se faire du fric en bêlant sur la misère des gens.
Pendant que la petite Marie bouffe les pissenlits par la racine.
Ecrit par : Sanseverina | 13 novembre 2008
"Pendant que la petite Marie bouffe les pissenlits par la racine."
Ecrit par : Sanseverina | 13 novembre 2008
Avec un peu de chance, Nadine a été la première à prendre son billet de concert pour aller faire la claque à Bertrand!
Ecrit par : Christophe Sibille | 13 novembre 2008
Non CS, ce mec est plus élégant, c'est un dandy.
Il lui a fait parvenir une invitation, avec un billet au dos : "Sans rancune.".
Ecrit par : Zorglub | 13 novembre 2008
Yfig,
Va jouer ailleurs.
Ecrit par : Jérémy | 13 novembre 2008
Avant que tous les agrégés soient affectés en lycée
encore combien à attendre
combien à attendre
combien à attendre
encore combien à attendre
encore combien à attendre
tostaky
Ecrit par : TotoWeininger | 13 novembre 2008
Bonsoir Sanseverina
Je ne veux donner de faux espoirs à personne - à commencer par moi-même - mais j'ai le sentiment que les déclarations de Darcos sur l'affectation des agrégés ne sont pas de simples paroles en l'air. Je viens de discuter avec le responsable des affectations du rectorat de mon académie. Il trouve anormal que je fasse une suppléance au collège : ce n'est pas conforme au statut des agrégés, m'a-t-il dit (ce sont pourtant ses services qui m'ont attribué cette affectation!). Je me fais peut-être des illusions, mais j'ai le sentiment que le ministère tente de court-circuiter les syndicats afin de prendre le contrôle des mouvements de mutation.
Patience.
Ecrit par : TotoWeininger | 13 novembre 2008
Bon ... Je verrai la maman hors la présence de son fils.
Dans le fond, y a-t-il un problème ?
Ecrit par : Zorglub | 13 novembre 2008
Pensez à lui réclamer de rendre son shit à ce pauvre gamin. C'est fou comme certaines mères sont sans gêne.
Ecrit par : dobolino | 13 novembre 2008
J'ai beaucoup de sentiments en ce moment - à défaut d'infos fiables.
Ecrit par : TotoWeininger | 13 novembre 2008
http://www.interneto.fr/forum/mineduc/
Nom d'un chat (il n'y a que des chats comme pets sur ce blog, à part l'âne de Guy , bisous à tous les deux) , vous êtes tellement pris par vos bilevesées que vous n'avez prêté aucune attention à ce lien, pourtant très important.
Maminou, en plus d'inspectrice, vous devriez être conseillère pédagogique. Je vous connais suffisamment pour savoir que le résultat serait excellent.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 13 novembre 2008
Animation pédagogique 12 nov 2008 (Récit d’une maîtresse de CP en ZEP.)
Dans le cadre de la formation continue, cette réunion s’est tenue dans un amphi de l’IUFM , devant une assemblée d’environ 60 professeurs des écoles : GS, CP et CE1.
(Je précise que ces réunions sont obligatoires : les instituteurs ont l’obligation d’émarger.)
Elle avait comme sujet les évaluations des élèves, la conférencière était une « conseillère pédagogique, inspectrice l’année dernière.
Des diagrammes étaient projetés.
4 compétences étaient étudiées :
• L’oral
• La phonologie
• L’écriture cursive (recopier une phrase)
• La segmentation des mots, soit en syllabes, soit dans la phrase.
Remarque : pas une seule fois le mot « lecture » n’apparaît sur les diagrammes. (La lecture, considérée comme acquise en CP et CE1, ne fait pas partie des compétences évaluées.)
1) Evaluation GS de maternelle.
- Projection d’une vidéo sur une GS de maternelle.
On voit un groupe de cinq élèves, sur 25. (Les 20 autres sont-ils avec l’ATSEM ??)
On présente une étiquette avec le dessin de papa, et le mot « papa » : tout le monde sait lire papa.
Puis ils « lisent » : « J’ai rêvé que papa était un parapluie ».
Comment reconnaissent-ils « parapluie » ?
Un petit garçon très futé répond.
« Il y a le « PA » de papa. »
On leur a fait écouter une comptine avec le mot « rats ».
Il y a une carte avec le dessin de la pluie, et le mot « pluie ».
Le même petit garçon lit : « Parapluie ».
Ils recopient donc le mot (bien écrit d’ailleurs).
Petit écueil : pa (de papa) est en « attaché », ra est en script comme sur l’image, et pluie est de nouveau en attaché.
- Deuxième vidéo GS.
Il s’agit cette fois de reconnaître « kangourou », « ours », « tortue ».
Il y a les images des animaux, et il faut leur attribuer les mots-étiquettes correspondants.
Un enfant connaît le « K », également le « ou » : il trouve donc facilement « kangourou » où il a entendu deux fois « ou ». Pour « ours », il le déduit facilement.
Il entend deux fois le « T » de tortue, le "lit" donc sans difficulté.
Ma fille intervient : « Un seul de mes élèves de CP sait faire cela ! »
Quelques remarques désobligeantes : il faut qu’elle soit plus positive, qu’elle ne se laisse pas décourager, qu’elle essaie, cela devrait aller tout seul !
- Troisième vidéo GS.
On voit un mur entièrement couvert de phrases.
La phrase étudiée est : « C’est l’anniversaire de Pauline et Julie ».
Ils savent tous lire cette phrase, sans doute présentée tous les jours avec de nouveaux prénoms.
Remarque : La conférencière cite souvent Mireille Brigaudiot, maître de conférences à l’IUFM de Versailles. (Le livre de l’INRP, « Apprentissages progressifs de l’écrit à l’école maternelle », « profession enseignant » , coordonné par elle, est d’une stupidité à pleurer. Ce qui est triste, c’est que 80 enseignants y ont participé sans se poser de questions.)
Tout cela tombe bien puisque d’après les nouveaux programmes, il faut se référer aux imagiers.
2) Evaluation de fin de CP.
Il s’agit d’une dictée :
« Les animaux sont à l’ombre des arbres ».
S’il manque un « x », ce n’est pas compté comme une faute.
En fait, cet exercice est évalué seulement par rapport à la segmentation des mots de la phrase.
Il y a quatre liaisons, donc quatre erreurs possibles.
Tous ont écrit « lombre ».
3) Evaluation de début CE1.
Y sont étudiées la compréhension de quatre particularités de la langue.
• La petite fille « le » regarde.
Quatre images : la petite fille regarde un petit garçon, une autre petite fille, se regarde dans la glace, regarde un groupe d’enfants.
Il faut choisir la bonne image.
• Le camion est suivi par la voiture. Quatre images, il faut choisir la bonne pour trouver cette voix passive.
• Le bol n’est pas cassé. Il faut choisir la bonne image et dire ce que c’est.
• Ils vont mettre « leurs » chaussures.
La conférencière fait remarquer « qu’en CM2, certains n’y arrivent pas ».
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 13 novembre 2008
Nom d'un chat (il n'y a que des chats comme pets sur ce blog, à part l'âne de Guy , bisous à tous les deux) , vous êtes tellement pris par vos bilevesées que vous n'avez prêté aucune attention à ce lien, pourtant très important.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 13 novembre 2008
Mais si ! Je l'ai déjà mis hier soir.
Ecrit par : dobolino | 13 novembre 2008
Cher TotoWeininger, je n'y crois pas. Mais puissent les divinités rectorales vous entendre!
Pour que cela marche, il faudrait qu'il imposât, ce brave homme, un barème, bien concret, bien mathématique, avec de vrais points. Sinon, ce ne seront que des paroles, qui ne seront suivies d'effet que dans certaines académies et pas dans d'autres. Et la mienne, d'académie, est là plus bloquée en lettres mo. de toutes les académies de France et de Navarre. C'est ce que m'a dit, il y a deux jours un représentant du rectorat. Vous voyez, je fais comme vous; je leur rends visite de temps à autre, pour leur montrer que nous ne sommes pas encore morts.
De plus, c'était une promesse électorale de Sarkosy... Et cela ne leur coûterait pas un centime!
Merci pour votre petit mot d'encouragement en tout cas.
Dans mon collège, cela devient ubuesque: la cuisinière pour laquelle j'ai le plus grand respect m'a demandé les notes d'un élève car c'est elle qui a en charge une de mes élèves de 5ème en PPRE! Ben, oui, le PPRE c'est un acte éducatif, tout le monde peut le faire.
Et le bon peuple de gauche m'a regardé de travers quand je me suis étonnée de ce fait étrange. A quand la serpillière après 17h pour nous? Chacun sait que la serpillière est un outil de communication qui permet de souder la communauté éducative. Donc, à vos seaux!
Ecrit par : Sanseverina | 13 novembre 2008
"Pensez à lui réclamer de rendre son shit à ce pauvre gamin. "
Elle l'a fumé, d'ailleur, à c'propos, c'était vraiment d'la daub, tu diras au gamin qu'il me rende mes nuts !
ange
Ecrit par : toto | 13 novembre 2008
Pour ceux que cela intéresse, j'ai fait une analyse (critique) d'un texte d'A.M. Le Pourhiet.
Comme il fallait que ce soit en bi color, je l'ai fait sur mon blog (car moi, sur mon Mac, j'ai le bicolor et la vistavision)
Voici le début :
« ANALYSE d’un texte d’A.M. LE POURHIET
Jusqu’à présent, j’appréciais les positions médiatiques de Anne-Marie Le Pourhiet, fondé essentiellement sur des analyses juridiques – elle est professeur de droit public – concernant de petits ou grands problèmes de notre époque. Sur mon blog d’ailleurs, je l’ai citée favorablement en plusieurs occasions.
Tout récemment, je suis tombé dans l‘Observatoire du Communautarisme sur un texte d’elle datant de Juin 2008.
Ayant largement participé à “l’hystérie collective” qu’elle se plait à dénoncer *, je me suis senti concerné par ses propos et en complet désaccord. Comme c’est une femme habile qui sait utiliser son talent même à mauvais escient, je me suis senti obligé de déconstruire son argumentation.
Je le fais comme je l’ai déjà fait avec un texte d’Eveline Charmeux sous forme de commentaires de texte dans l’immédiate suite de ses propos afin de mieux en cerner les limites… Ceux qui souhaitent avoir son texte sans mes commentaires le trouveront sur le site de l’Observatoire du Communautarisme.
A.M. L.P. est une fine juriste. Ce n’est pas ma profession. Il se peut qu’à ce niveau je sorte quelques âneries ou que sur certains plans, je ne suive pas les détours, les contours et les tours divers du discours juridique. Contrairement à certains juristes, je ne pense pas que la réalité du monde se mesure principalement à l’aune de sa dimension juridique… Et le juridisme est bien une déviance pouvant infiltrer le monde moderne… Tout cela pour dire que mon éventuelle “maladresse juridique” n’obère en rien ma critique de citoyen sur la question… »
La suite sur http://rogerfelts.blog.lemonde.fr/2008/11/13/4667/
Ecrit par : Roger Felts | 13 novembre 2008
"http://www.interneto.fr/forum/mineduc/
vous n'avez prêté aucune attention à ce lien, pourtant très important."
Mais ce lien n'a rien d'important. C'est de la com. Qui peut encore croire que le ministère est "à l'écoute" (enfin si, il est à l'écoute, mais pas dans le bon sens).
Ce site vaut au moins autant que la démocratie participative et les fora de Désir d'avenir. Au contraire, ne pas le nourrir, c'est empêcher notre sinistre ministre de se targuer d'une large consultation sur le net.
Sinon, quelqu'un a-t-il des échos sur les arbitrages à venir?
Ecrit par : Romuald | 13 novembre 2008
Vous voulez vous étouffer ? Alors lisez la dernière.
M. Le ministre, qui veille à ce que sa réforme soit basée sur la plus large concertation, a fait tirer au sort différents établissements de notre beau pays.
Dont le mien - un bol que j'ai : pilote d'an dernier, tiré cette année. Grattée l'an prochain. Passons.
Il a fallu donc chercher QUI irait voir m. le ministre, samedi. Bon, il a demandé à voir un représentant du CVL ( conseil de la vie lycéenne, ânerie qui a pris une heure de cours au passage , élèves élus tout ça ça ) et c'est tout.
Demande faite ce soir par moi-même auprès de notre chef d'établissement : Darcos n'a souhaité rencontrer ni enseignants ni proviseurs. Il ne veut voir QUE des gens que cette réforme implique vraiment, vous comprenez.
Donc, des représentants des élèves.
... Bon, j'ai plus de doigts à manger, ni de bonnet, ni d'écharpe. J'ouvre donc une souscription/un profthon: si qq1 ici a une vieillerie non comestible pour aider un pauvre prof à se passer les nerfs, je suis preneuse.
Ecrit par : Milady | 13 novembre 2008
JPB,
Je suis d'une famille d'enseignants (dévoués), que faire pour que la phrase de Samuel BUTLER qui colle si parfaitement à beaucoup de nos "people politiques", par exemple majors de l'ENA... ne soit plus constamment vérifiée ?
("Il était né stupide et avait considérablement développé ses dons naturels.")
Ecrit par : Ozenfant | 13 novembre 2008
"Un jour, alors que j'était à la chasse, je regardais au viseur de mon fusil, je vis un sanglier qui se brouté dans la boue, on écouté les cerfs brammé, les oiseaux chanté.
Quand soudain (ça s'appelle "l'élément modificateur" du schéma narratif quinaire...Pardon Jean ! ;-), je vis le sanglier me foncé dessus quand j'essairai de lui tiré dessus, la balle ricochat sur l'arbre, le sanglier continué a me foncé dessus quand tout a coup un chasseur tira de mon côté est traversa le sanglier et la balle me toucha dans la jambe. Alors je fis un signe au chasseur le chasseur couru vers moi il m'emmena d'urgence a l'hopital le docteur me retira la balle et tout allez bien après moi et le chasseur somme devenu ami et nous avons fait un parti de chasse et nous avons mangé un bon sanglier. FIN (sic !)
J'ai respecté l'orthographe et la ponctuation.
Ecrit par : Robin | 13 novembre 2008
Pauvre gosse, on peut imaginer qu'il a eu 1 bon prof (passé simple), 2 moyens, 4 médiocres et un nul. C'est cela l'intermitence des profs, le zapping continu.
Dramatique pour ces pauvres gamins innocemment livrés en patûre dans l'école de l'égalité des chances de merde.
Ecrit par : carole | 13 novembre 2008
Evénement aujourd'hui: l'élève Nicolas A., 15 ans, comme je le priais de changer de place, m'a carrément fait un doigt d'honneur en ajoutant: "Oui, oui, vous avez bien vu!".
Dans les 10 minutes, il avait ses 8 jours d'exclusion et avertissement offerts par le principal, mais ça me laisse perplexe sur l'état d'abandon éducatif de certains. Est-ce qu'on est payé pour supporter ça?
Ecrit par : Cunégonde | 13 novembre 2008
"Un jour, alors que j'était à la chasse, je regardais au viseur de mon fusil, je vis un sanglier qui se brouté dans la boue, on écouté les cerfs brammé, les oiseaux chanté.
[...]
J'ai respecté l'orthographe et la ponctuation.
Ecrit par : Robin | 13 novembre 2008
C'est terrifiant ! Il est en quelle classe, cet apprenant ?
Ecrit par : Magister | 13 novembre 2008
Je suis d'accord avec Gérard : cette histoire de veille sur internet ne vaut pas tripette.
100 k€ par an pour de la veille c'est la garantie d'un service de daube : c'est, dans le privé, le coût salarial (charges comprises) de deux tâcherons, même pas énarques, qui ne seraient même pas foutus de présenter clairement des notes de synthèse.
Bien sûr, si le Moloch connaissait mieux ses ressources internes... Sous forme d'une anodine sous direction de l'Ecoute * ?
Bien sûr, on pourrait faire semblant de confier un travail honorifique (genre médiateurs) aux Jo du Moloch (comme je l'ai vu souvent dans les ambassades en Afrique où le délégué aux affaires humanitaires était en général la pire des barbouzes).
Note personnelle au Directeur des Affaires Financières du Moloch : si, ce que je comprendrais très bien, vous répugniez à verser mes émoluments de conseil sur le compte Caisse d'Epargne dont je vous ai fourni le RIB, je peux facilement ouvrir un compte aux Iles Caïman.
* Etre à l'écoute des autres, telle est notre mission, gna gna gna...
Ecrit par : dugong | 13 novembre 2008
"... mais ça me laisse perplexe sur l'état d'abandon éducatif de certains. Est-ce qu'on est payé pour supporter ça?"
Ecrit par : Cunégonde | 13 novembre 2008
L'abandon éducatif... Peut-être parce que les géniteurs manquent eux-mêmes d'éducation. On ne peut pas transmettre ce que l'on ne possède pas. Une des choses au monde les plus importantes, les plus essentielles, les plus lourdes de conséquences -avoir un enfant et l'éduquer-peut se faire sans aucune espèce de préparation... Quant à la misère sociale, elle a parfois bon dos et ne contribue souvent qu'à déresponsabiliser les parents. Donc, il échoit à la société d'en porter tout le poids, c'est-à-dire à des personnes en particulier (la société en soi n'étant qu'une entité abstraite, une espèce de mécanique impersonnelle).
La question est donc : sommes-nous payés pour porter la faillite éducative des prétendus parents ? Non, mais c'est la réalité vécue par la plupart des enseignants, induite voire carrément instituée par les réformes successives et plus encore, le discours ambiant. C'est un peu comme si les enseignants devaient porter la croix...
On dira qu'une bonne éducation parentale ne garantit jamais en absolu la civilité de l'enfant. Certes, et c'est là que jouent d'autres causes, non moins décisives, liées à l'image que la société véhicule d'elle-même, par le cinéma et les médias notamment. On sousestime très certainement l'impact du cinéma qui contribue largement à désacraliser l'adulte, si l'on peut dire, montré dans tous ses états.
Ecrit par : Magister | 13 novembre 2008
Soyons un tantinet honnêtes : les réformes font que les milieux intellectuels, même pas très riches, se mettent à découvrir la 'misère sociale', misère tout court, lieu charmant de saloperies diverses qui vous bousillent un humain avant même qu'il soit adulte, jolie misère qui n'a pas attendu de réformes pour exister. Mais, au moins avant, y avait pas les enfants visibles trop longtemps. Seule différence.
Ecrit par : Milady | 13 novembre 2008
Nom d'un chat (il n'y a que des chats comme pets sur ce blog, à part l'âne de Guy , bisous à tous les deux) ,
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 13 novembre 2008
Nan !
2 serpents, une tortue (nbre de chats variable en relation avec l'attention des automobilistes de ma rue).
Ecrit par : Zorglub | 13 novembre 2008
"Pas question de remettre mon titre en jeu ! Papa Wilhelm a lancé la mode des bisous sur ce blog ."
Big bisous, c'est plutôt Carlos, le Mozart de Françoise Dolto!
Robin, des rédactions plus gratinées encore, j'en ai eu, et en 3e encore.
Quant à certains devoirs de lycée, ils valaient le détour. J'aurais dû les recopier, encore que cela les eût grandement améliorés, car l'écriture aussi était à la hauteur.
Relativisez, et commencez à barrer sur le calendrier les jours qui vous séparent de la retraite.
Ecrit par : retraitée | 13 novembre 2008
Ne vous étonnez pas si votre jeune écrivain est couvert d'acné.
Ecrit par : dobolino | 13 novembre 2008
Exact ! Vous avez un don de double vue !
Ecrit par : Robin | 13 novembre 2008
C'est terrifiant ! Il est en quelle classe, cet apprenant ?
Ecrit par : Magister | 13 novembre 2008
4ème option sanglier.
Ecrit par : Robin | 13 novembre 2008
C'est terrifiant ! Il est en quelle classe, cet apprenant ?
Ecrit par : Magister | 13 novembre 2008
4ème option sanglier.
Ecrit par : Robin | 13 novembre 2008
Donc du brut de coffrage.
Ecrit par : Magister | 13 novembre 2008
En tout cas, il connait le passé simple, ce qui n'est pas rien . Vous en avez tenu compte, j'espère !
Ecrit par : Amélie | 13 novembre 2008
J'ai tendance à noter les copies les unes par rapport aux autres et la sienne est loin d'être la pire : il a traité le sujet, il a respecté le schéma narratif quinaire, il connaît le passé simple et il m'a fait passé un bon moment.
En faisant l'impasse sur le retard de deux semaines, je pense lui mettre 08/20. Ca se passe comme ça la notation maintenant. Et Antibi n'a qu'à aller se rhabiller ! ;0)
Ecrit par : Robin | 13 novembre 2008
"il m'a fait passé un bon moment. "
Ecrit par : Robin | 13 novembre 2008
Enfin, Robin!!! ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 13 novembre 2008
"Il n'y a que des chats comme pets sur ce blog" (Anne-Marie Valette)
Faux, j'ai un shetland (un chien, pas un poney).
Ecrit par : Sylvie Huguet | 13 novembre 2008
"il m'a fait passé un bon moment. "
Ecrit par : Robin | 13 novembre 2008
Enfin, Robin!!! ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 13 novembre 2008
Honte sur moi ! Si ça continue comme ça, je vais redoubler ma 4ème !
Ecrit par : Robin | 13 novembre 2008
Relativisez, et commencez à barrer sur le calendrier les jours qui vous séparent de la retraite.
Ecrit par : retraitée | 13 novembre 2008
Ne vous inquiétez pas. Je barre ! Je barre ! Encore une de finie aujourd'hui, commencée à 8 heures du matin et terminée à heures sur soir (réunion parents-profs).
Ecrit par : Robin | 13 novembre 2008
Non, Robin, je plaisantais. On en fait tous.
Ecrit par : Christophe Sibille | 13 novembre 2008
commencée à 8 heures du matin et terminée à heures sur soir (réunion parents-profs).
Ecrit par : Robin | 13 novembre 2008
C'est 8 (huit) heures du soir. C'est la fatigue !
Ecrit par : Robin | 13 novembre 2008
DISCRIMINATION POSITIVE . L'EFFET OBAMA DANS LE FOOT AUSSI !
APRES LE PREFET NOIR, UN NOUVEL AVANT-CENTRE BLANC POUR LES BLEUS !
QUE DES BONNES NOUVELLES !
Football. France - Uruguay : le Caennais Steve Savidan chez les Bleus
Les milieux Hatem Ben Arfa et Florent Malouda ne font pas partie de la liste des 23 joueurs retenus par le sélectionneur de l'équipe de France Raymond Domenech pour le match amical face à l'Uruguay, le 19 novembre, alors que l'attaquant Steve Savidan est convoqué pour la première fois
http://www.ouest-france.fr/actu/sportsDet_-Football.-France-Uruguay-le-Caennais-Steve-Savidan-chez-les-Bleus_3638-745772_actu.Htm
Ecrit par : Amélie | 13 novembre 2008
Bonne nouvelle ! Finalement, ce n'est pas nous qui sommes surveillés (enfin, pas que...). Ils surveillent aussi les gros cons pédagos "réfractaires" et "resistants", voire "subversifs"... parce qu'en pleine crise de légitime rebellitude, vous l'aurez compris.
C'est curieux d'ailleurs cette propension que les pédagogistes ont à s'introniser eux-mêmes justiciers romantiques d'une noble cause qui ne souffre d'aucune discussion parce que -forcément- au service du Bien (formater de futurs consommateurs idiots, idéologiquement conformes, taillables et corvéables à merci par n'importe quelle agence d'intérim, tout en leur faisant croire qu'ils sont géniaux parce qu'ils font -entre autres-12 fautes d'orthographe par ligne et qu'ils auront passé toute leur scolarité à construire eux-même leur propre savoir, c'est du boulot, ça, ma bonne dame !).
Extrait du lien donné par Guy Morel, voici un bout de l'article concernant un de ces héros résistants qui prie saint Jack, saint Foucambert et saint Bigoudi 3 fois par jour en plus des exercices de contrition qu'il s'impose pour se punir d'être un salaud qui instruit ses élèves (le moins possible, heureusement) :
"L'instit réfractaire convoqué par l'inspecteur d'académie
Depuis vendredi la lettre d'Alain Refalo, professeur des écoles à Colomiers écrite sur blog « résistance et pédagogie », fait trembler l'Éducation nationale qui organise une veille sur internet pour la chasse aux sorcières. C'est plus que ce que cet enseignant de 44 ans, réfractaire à la nouvelle réforme, ne pouvait espérer. Le buzz autour de sa lettre de « désobéissance » a pris. En cinq jours, 13000 internautes en ont eu connaissance. « Des sites l'ont reprise et des centaines d'enseignants me manifestent leur solidarité ».
Convoqué lundi par l'inspecteur de l'Éducation nationale de la 17e circonscription, Alain Refalo s'attend maintenant à être convoqué » par l'Inspecteur d'académie pour désobéissance ». Dans sa longue lettre il s'élève contre » les méthodes des réformes imposées aux enseignants sans aucune concertation en complet décalage avec les besoins réels des établissements scolaires. »
Plus loin il écrit « l'Éducation nationale n'est pas l'armée !
[…] L'objet de ma lettre est de vous informer que je ne participerai pas au démantèlement de l'Éducation nationale. C'est pourquoi en conscience, j'ai décidé de ne pas les appliquer et de continuer à travailler dans l'esprit des programmes de 2002 ». En conséquence, Alain Refalo fait de « l'éducation civique » et non de « l 'instruction morale et civique » et applique à sa manière le dispositif d'aide personnalisé de 2 heures par semaine en travaillant à un « projet théâtral avec ses élèves »."
C'est pas de l'héroïsme, ça, Madame ? Ben zut alors ! C'est vrai quoi, on n'est plus sous la France de Vichy où il fallait carrément mettre les élèves en rang et leur apprendre à lire et à compter... Tremblons, puisque l'Éducation Nationale tremble (paraît-il) ! La vengeance du camp du Bien sera terrible ! Alain Buffalo, armé des textes sacrés (les programmes de 2002) et accompagné de ses féroces apprenants sont là !
Ils sont de retour
Ils ont faim
Ils ne sont pas végétarien
AAAAAAARRRRGGGGGHHHHHH !!!!
Merci à Guy Morel pour le lien.
Ecrit par : Manu | 13 novembre 2008
Relativisez, et commencez à barrer sur le calendrier les jours qui vous séparent de la retraite.
Ecrit par : retraitée | 13 novembre 2008
Bien vu : je crois que c'est devenu la principale activité des profs de France et de Navarre.
En attendant, réunion syndicale aujourd 'hui pour deux constats :
- plus d'argent pour l'aide personnalisée pourtant annoncée à grand renfort de pub par notre ministre ; durée = un mois !
- plus de congés payés pour les AED de notre bahut débauchés la veille des vacances et réembauchés dès la rentrée.
Pas belle la vie dans la Francump ?
Ecrit par : victor | 13 novembre 2008
"Ils ne sont pas végétarien"
Ecrit par : Manu | 13 novembre 2008
Ils ne sont qu'un?
Ecrit par : Christophe Sibille | 13 novembre 2008
C'est de la résistance d'opérette, un soubresaut convulsif ou une fronde sérieuse ? Et le Moloch tremblerait sur ses pieds d'argile ?
Une seule riposte : INSTRUIRE !
Ecrit par : Magister | 13 novembre 2008
J'allais oublier : et fous l'camp Cambert !
Ecrit par : Magister | 13 novembre 2008
Puisque nous parlons des fôtes d'orthographe, voici également un extrait d'article de Libé (article disponible en entier sur le site de SLL).
Le résultat, sans doute, du merveilleux "travail" d'Alain Pédago et de ses potes héros-résistants :
Titre : "Premier cycle de fac : le futur se conjugue aussi au subjoncti"
«Vous avez dit huit temps à l’indicatif ? Vous avez raison. Maintenant, combien y en a-t-il au subjonctif ? Deux ? Qui dit mieux ? Je vois une main qui se lève : vous dites quatre ? Vous avez raison.» Ce matin-là, Anne-Marie Giannechini a décidé de consacrer son cours au verbe en français. Passionnée par son sujet, elle fait partie de ces professeurs qui arrivent à captiver avec les sujets les plus arides. Elle arpente la travée centrale, interpelle l’auditoire, plaisante - «au secours, mon Bescherelle»… Face à elle, vingt-cinq étudiants en première année d’histoire à l’université de Cergy-Pontoise (Val-d’Oise), pour qui les voix, les modes, les temps paraissent de lointains souvenirs. «Vous allez maintenant faire une phrase avec du subjonctif», lance-t-elle. «Impossible», lâche un étudiant. «Que je fusse», tente un autre. «Très bien, nous allons passer aux réjouissances de l’imparfait du subjonctif…»
Suit un exercice au tableau : quatre étudiants sont appelés à écrire des verbes au passé simple. Parmi les perles : «je posa», «ils apparaissèrent»… Agrégée de lettres classiques et professeur de français au lycée d’Achères (Yvelines), Anne-Marie Giannechini anime le cours de grammaire et d’orthographe introduit à la rentrée en première année d’histoire. Après avoir passé un test, la majorité des nouveaux étudiants ont dû s’y inscrire. Durant un semestre, une heure et demie par semaine, ils revoient les bases de la syntaxe, la ponctuation, le lexique.«On s’est aperçu en corrigeant les copies que les étudiants n’arrivent pas toujours à exprimer leurs idées car ils maîtrisent mal la langue, explique Jenny Raflik, enseignante d’histoire contemporaine à Cergy, Cela pose particulièrement problème dans nos disciplines où il faut faire des dissertations, commenter des documents. En plus, beaucoup d’étudiants se destinent à l’enseignement.»
Ecrit par : Manu | 13 novembre 2008
"Ils ne sont pas végétarien"
Ecrit par : Manu | 13 novembre 2008
Ils ne sont qu'un?
Ecrit par : Christophe Sibille | 13 novembre 2008
Belle faute, en effet. Désolé Christophe, j'ai eu Alain Gronigaud comme instit en primaire. Plus sérieusement, je crois que je suis un peu fatigué ce soir.
Ecrit par : Manu | 13 novembre 2008
Avant de prétendre à des postes en lycée (ce que je ne leur conteste pas) bon nombre d'agrégés gagneraient à faire quelque temps en "ambition-réussite".
Cela éviterait à certains de pérorer devant leurs secondes que "le brevet ne sert à rien", qu'ils "n'ont rien fichu au collège" et autre sornettes déconnectées de la réalité du collège unique. Car cela revient aux oreilles de tous ces collégiens qu'on a déjà bien du mal à tenir sans ça.
Peu importe que ce genre de "commentaire" soit fondé ou non ; plutôt que de la fuir avec œillères, il faut savoir ce qu'est la réalité de classe des collègues en collège avant d'ouvrir son claque-merde.
Ecrit par : annexy | 13 novembre 2008
A Manu :
Je crois que le subjonctif imparfait n'est pas un souvenir à réveiller chez ces étudiants. Ils l'apprennent pour la première fois.
Les sciences de l'éducation sont passées par là.
Ecrit par : Francis Penin | 13 novembre 2008
Suit un exercice au tableau : quatre étudiants sont appelés à écrire des verbes au passé simple. Parmi les perles : «je posa», «ils apparaissèrent»… Agrégée de lettres classiques et professeur de français au lycée d’Achères (Yvelines), Anne-Marie Giannechini anime le cours de grammaire et d’orthographe introduit à la rentrée en première année d’histoire. Après avoir passé un test, la majorité des nouveaux étudiants ont dû s’y inscrire. Durant un semestre, une heure et demie par semaine, ils revoient les bases de la syntaxe, la ponctuation, le lexique.«On s’est aperçu en corrigeant les copies que les étudiants n’arrivent pas toujours à exprimer leurs idées car ils maîtrisent mal la langue, explique Jenny Raflik, enseignante d’histoire contemporaine à Cergy, Cela pose particulièrement problème dans nos disciplines où il faut faire des dissertations, commenter des documents. En plus, beaucoup d’étudiants se destinent à l’enseignement.»
Ecrit par : Manu | 13 novembre 2008
Manu, c'est très gentil tout cela, mais - comme pour la rédac' du gamin au sanglier- cela n'explique pas l'espèce de laxisme - je modère mes mots - qui conduit à accepter à l'université des étudiants qui n'ont pas le niveau. S'ils n'ont pas le niveau, alors ils n'ont pas leur place à l'université, point final.
Tant qu'il y aura des profs pour ruser avec cela et pour accepter de donner des cours de conjugaison en faculté, on ne sortira pas de l'auberge. Quand est-ce qu'on arrête de jouer ?
Cordialement.
GM
Ecrit par : guy morel | 13 novembre 2008
La résistance pédagogiste gagne du terrain :
"C’est décidé, j’entre en résistance !! Lettre d’un directeur de Colmar "
http://www.sudeduccreteil.org/spip.php?article489
Cette lettre mérite d'être lue car elle révèle parfaitement bien la pétaudière qu'est devenue l'école et plus encore l'état quasi dépressif du corps enseignant. Dommage que des phrases comme celles citées ci-dessous viennent gâter l'ensemble. Et quand le collègue directeur évoque le formatage et le dogmatisme actuels, il semble oublier les fumeuses théories FUMIstes qui, en ces matières, demeureront inagalées.
Extraits gâte-sauce (quel dommage !) :
"En tout cas, malheureusement, il est déjà certain, (ce n’est pas moi qui le dit mais la plupart des chercheurs en pédagogie)"
[...]
"Comment résister ? Engageons-nous dans les mouvements pédagogiques."
[...]
"L’ICEM (Pédagogie Freinet), l’OCCE, la Ligue de l’enseignement, les PEP, la JPA, les CEMEA et d’autres que j’oublie, ceux qu’on appelait il n’y a pas si longtemps, les œuvres complémentaires de l’école sont peut être les derniers remparts de cette Ecole qui prend l’enfant dans sa globalité pour le faire avancer, pour en faire un citoyen, face au dogmatisme et au formatage de ce qu’on cherche à nous imposer."
Ecrit par : Magister | 13 novembre 2008
demeureront inégalées... Bonne nuit
Ecrit par : Magister | 13 novembre 2008
Avant de prétendre à des postes en lycée (ce que je ne leur conteste pas) bon nombre d'agrégés gagneraient à faire quelque temps en "ambition-réussite".
Cela éviterait à certains de pérorer devant leurs secondes que "le brevet ne sert à rien", qu'ils "n'ont rien fichu au collège" et autre sornettes déconnectées de la réalité du collège unique. Car cela revient aux oreilles de tous ces collégiens qu'on a déjà bien du mal à tenir sans ça.
Peu importe que ce genre de "commentaire" soit fondé ou non ; plutôt que de la fuir avec œillères, il faut savoir ce qu'est la réalité de classe des collègues en collège avant d'ouvrir son claque-merde.
Ecrit par : annexy | 13 novembre 2008
Bien vu ! Et il faudrait aussi que ces agrégés qui demandent à fuir les collèges aillent faire un tour dans les lycées où ils rêvent d'être nommés et qui ne sont guère différents des collèges qu'ils rêvent de quitter. Il n'y a plus d'échappatoire.
GM
Ecrit par : guy morel | 13 novembre 2008
A Magister :
Vous dites :"Une seule réponse : INSTRUIRE. "
Vous avez raison. La première chose à faire est de rebaptiser le ministère chargé de l'enseignement. Il s'appelait autrefois Ministère de l'instruction publique.
On l'a ensuite appelé Ministère de l'éducation nationale. Le malheur, c'est qu'il n'a pas éduqué la jeunesse davantage que les parents ne l'ont fait et dont c'est le rôle.
Quant à l'instruction, il faut croire qu'elle n'a guère d'importance pour le pouvoir (gauche et droite confondues) depuis 1960. On a prétendu vouloir l'accès de tous au savoir, à l'enseignement secondaire, et, maintenant, à l'enseignement supérieur. Vison fugitive... C'est l'accès de beaucoup plus de jeunes à l'ignorance qu'avant 1960.
Naturellement, redonner le nom de ministère de l'instruction publique à ce ministère naufragé et qui n'en finit pas de couler ne suffira pas. Il faudra, entre autres, que les élèves de sixième apprennent l'imparfait du subjonctif, et que la grammaire soit de nouveau enseignée en quatrième de collège de manière bien structurée, comme elle l'était en 1953, l'année où j'étais dans cette classe. Et il semble qu'il en soit resté quelque chose dans mon crâne. (Non : il est évident qu'il en est resté quelque chose dans mon crâne. Ici, l'emploi du subjonctif aurait pu laisser place au doute, même si tout le monde voyait bien qu'il s'agissait de modestie de ma part. L'indicatif s'imposait, au risque de me me faire passer pour arrogant. Mais pas de crainte ici, sur ce blog hanté seulement par des esprits éclairés.)
Ecrit par : Francis Penin | 13 novembre 2008
Manu, c'est très gentil tout cela, mais - comme pour la rédac' du gamin au sanglier- cela n'explique pas l'espèce de laxisme - je modère mes mots - qui conduit à accepter à l'université des étudiants qui n'ont pas le niveau. S'ils n'ont pas le niveau, alors ils n'ont pas leur place à l'université, point final.
Tant qu'il y aura des profs pour ruser avec cela et pour accepter de donner des cours de conjugaison en faculté, on ne sortira pas de l'auberge. Quand est-ce qu'on arrête de jouer ?
Cordialement.
GM
Ecrit par : guy morel | 13 novembre 2008
Tout à fait M. Morel, je suis d'accord avec vous (la plupart du temps, c'est le cas, d'ailleurs). Et l'un n'empèche pas l'autre : on peut ne pas envoyer tout le monde en fac sous prétexte de "massification" ,de "démocratisation" ou de "lutte contre la sélection" tout en faisant en sorte que ceux qu'on y envoie aient précisément reçus une instruction digne de ce nom qui leur permette de suivre. Ce qui implique de ne pas avoir eu Alain Dugogo ou un de ses potes "résistants" comme instit en primaire.
Ecrit par : Manu | 13 novembre 2008
REPUBLIQUE LAIQUE ET SOCIALE
Sarkozy et les siens veulent imposer la discrimination positive à la société française
jeudi 13 novembre 2008, par Cyrano
On sentait cela venir gros comme une maison. 48 heures après la victoire d’Obama aux Etats-Unis, nous avons fait un envoi spécial de notre journal, autour d’un seul thème : « Ne laissons pas les communautaristes instrumentaliser la victoire d’Obama ». (1) Nous voulions ainsi prendre date, car nous sentions que les faits n’allaient pas tarder à confirmer nos craintes.
Le dimanche 9 novembre, le Journal du Dimanche sortait un texte impulsé par Yazid Sabeg, intitulé « Manifeste pour l’égalité réelle, oui nous pouvons ». Ce texte, soutenu de manière très médiatique par Carla Bruni, entendait donner une leçons de « diversité » à une société française jugée trop frileuse, et donnait des pistes inquiétantes, sommant notamment l’Etat de « mettre en place des politiques de promotion de la diversité, fondées sur l’obligation de résultat. » (2) Cela s’appelle tout simplement la discrimination positive et la mise en place de quotas, dans la plus pure tradition anglo-saxonne.
De grosses pointures de l’UMP, Patrick Devedjian et Jean-François Copé signaient, ainsi, bien sûr, que des benêts compassionnels de gauche comme Dominique Voynet, maire Verte de Montreuil, Arnaud Montebourg et Christian Paul, députés socialistes.
On nous parle donc d’un Grenelle de la « diversité », rien de moins !
Saluons ici Fadela Amara qui a eu le courage de s’opposer à ce texte, exprimant son refus de la discrimination positive.
Bien sûr, après l’aval du président de la République, par épouse interposée, les communautaristes pouvaient donner libre cours à leurs fantasmes. Le président du Cran (Conseil Représentatif des Associations Noires) était reçu à l’Elysée dès le lundi 10 novembre, au matin (3). Et le délire commençait : « Il faudra des listes colorées aux prochaines élections européennes ».
C’est quand même incroyable que cela puisse exister, le Cran ! Une association fondée seulement sur la couleur de la peau, cela s’appelle comment ? Ne crierait-on pas au racisme si des fascistes créaient le Crab, en remplaçant Noires par Blanches ?
Dans le même temps, le Parti socialiste se voyait accusé de ne pas avoir son Obama ! Pourtant, il avait déjà fait fort : sur quatre candidats, deux femmes, un homosexuel, et un « djeune » (41 ans) ! Le verdict ? Recalés, les socialos, pas de minorité visible !
Bien entendu, pour ne pas paraître suspect, le CSA embraye sur le même registre : pas assez de couleur sur les chaînes de télévision, il va falloir que cela change (4) !
On a assisté, ce mercredi, lors d’une émission de télévision, « Ce soir ou jamais », à ce spectacle stupéfiant : Marine Le Pen et Alain Soral, du Front national, ont donné une véritable leçon républicaine, sur "la discrimination positive contre les principes républicains", aux représentants de l’UMPS, Thierry Mariani et Malek Boutih. (5) Nous avons ainsi la confirmation que ce parti qui, historiquement a toujours combattu la République – que Le Pen appelait la Ripoublique – et les idéaux de la Révolution française, notamment le concept d’égalité, continue son aggiornamento idéologique, commencé par le discours de Valmy. Il va, aujourd’hui, face au mondialisme et à la course en avant dans la démagogie des autres partis, chercher à occuper le créneau de la Nation et de la République. Et il pourrait bien y parvenir… Faudra-t-il un 21 avril bis pour que l’UMPS se rende compte du boulevard qu’elle offre au Front National ?
Et la suite :
http://www.ripostelaique.com/Sarkozy-et-les-siens-veulent.html
Ecrit par : Amélie | 13 novembre 2008
Avant de prétendre à des postes en lycée (ce que je ne leur conteste pas) bon nombre d'agrégés gagneraient à faire quelque temps en "ambition-réussite".
Ecrit par : annexy | 13 novembre 2008
Bien vu ! Et il faudrait aussi que ces agrégés qui demandent à fuir les collèges aillent faire un tour dans les lycées où ils rêvent d'être nommés et qui ne sont guère différents des collèges qu'ils rêvent de quitter. Il n'y a plus d'échappatoire.
GM
Ecrit par : guy morel | 13 novembre 2008
Ben voyons.
annexy et guy morel, au lieu de perler (faute de frappe, mais je laisse!) pour ne rien dire, lisez plus attentivement les messages que vous "commentez".
J'étais en lycée pas plus tard que l'an dernier, un lycée tout ce qu'il y a de médiocre, avec des classes bien merdiques (TZR oblige) - je pense en particulier à une 1ère STG qui en pourrait en remontrer à n'importe quelle ZEP APV ambition réussite que vous voulez. Alors, vous me faites bien marrer avec vos rêves et vos échappatoires.
Nous parlons simplement de respect des statuts.
"prétendre à des postes en lycée" : il y a des fermetures de claque-merde qui se perdent.
Ecrit par : TotoWeininger | 14 novembre 2008
qui pourrait en remontrer
Ecrit par : TotoWeininger | 14 novembre 2008
C’est quand même incroyable que cela puisse exister, le Cran ! Une association fondée seulement sur la couleur de la peau, cela s’appelle comment ? Ne crierait-on pas au racisme si des fascistes créaient le Crab, en remplaçant Noires par Blanches ?
Ecrit par : Amélie | 13 novembre 2008
Exactement ! Il faut avoir le courage de le dire.
Ecrit par : Manu | 14 novembre 2008
Il va, aujourd’hui, face au mondialisme et à la course en avant dans la démagogie des autres partis, chercher à occuper le créneau de la Nation et de la République. Et il pourrait bien y parvenir… Faudra-t-il un 21 avril bis pour que l’UMPS se rende compte du boulevard qu’elle offre au Front National ?
Ecrit par : Amélie | 13 novembre 2008
Ce créneau de la Nation et de la République est déja occupé - mais de façon confidentielle par manque d'audience - par deux petits partis :
DLR (Debout La République) et le MRC (Mouvement Républicain et Citoyen). Mais les Français connaissent mieux Le Pen que Chevènement ou Nicolas Dupont-Aignan.
Ecrit par : Manu | 14 novembre 2008
"C’est quand même incroyable que cela puisse exister, le Cran"
Pas si incroyable que ça : il y a encore des gens qui pensent et/ou disent "sale nègre". Les victimes (il en reste encore) ont bien le droit de se rassembler.
Finalement, un Crab dans certaines banlieues, ce ne serait peut être pas si mal, et pas inutile du tout.
Ecrit par : Jérémy | 14 novembre 2008
Totoweiniger, toute mauvaise foi dehors et se sentant manifestement visé : "Nous parlons simplement de respect des statuts." Au lieu de réagir bêtement et spontanément, lis mieux mon post. Et puis va quand même voir en collège, gamin.
Ecrit par : annexy | 14 novembre 2008
Le Maître du Moloch est, à sa manière, un artiste. Que dis-je, un magicien du décarpillage !
Dans la réforme des lycées, il nous exhibe lentement la tuyauterie des nouvelles structures. Tout à leur voyeurisme, les gogos hypnotisés ne voient pas que le calendrier file à toute vibure.
Quant aux grossiers qui voudraient que ça aille plus vite, il a beau jeu de leur rétorquer d'un air dégouté que la concertation *, la réflexion, gna gna gna ... du temps.
Pendant ce temps, rien sur les programmes et leur contenu.
* voir le forum de la 25ème heure
Ecrit par : dugong | 14 novembre 2008
La discrimination positive à la française... J'en ris encore... Faudra que je fasse une Note sur le sujet quand je rentrerai du congrès niçois du SNALC où je serai ce samedi "en vrai" :-)))
Tiens, une réflexion connexe venue d'un excellent article de l'excellente Maureen Dowd, journaliste à New York Times et à l'IHT réunis. Sarah Palin, explique-t-elle, est bien la preuve de l'égalité enfin réalisée des hommes et des femmes : désormais, ces dernières ont le droit d'être aussi nulles que les mâles...
JPB
PS. Association d'idées (on se demande bien pourquoi) : la gauche du PS refuse de travailler avec la Pintade. On se demande bien pourquoi :-))) !
Ecrit par : brighelli | 14 novembre 2008
Le Maître du Moloch est, à sa manière, un artiste. Que dis-je, un magicien du décarpillage !
Dans la réforme des lycées, il nous exhibe lentement la tuyauterie des nouvelles structures. Tout à leur voyeurisme, les gogos hypnotisés ne voient pas que le calendrier file à toute vibure.
Quant aux grossiers qui voudraient que ça aille plus vite, il a beau jeu de leur rétorquer d'un air dégouté que la concertation *, la réflexion, gna gna gna ... du temps.
Pendant ce temps, rien sur les programmes et leur contenu.
* voir le forum de la 25ème heure
Ecrit par : dugong | 14 novembre 2008
Même chose chez les tout-petits...
http://snudifo62.over-blog.com/article-24734826.html
Ecrit par : catmano | 14 novembre 2008
Sarah Palin, explique-t-elle, est bien la preuve de l'égalité enfin réalisée des hommes et des femmes : désormais, ces dernières ont le droit d'être aussi nulles que les mâles...
JPB
Elle a piqué l'idée à Françoise Giroud qui disait que l'égalité H/F serait réalisée lorsqu'il y aurait des femmes ministres incompétentes !
Ecrit par : Amélie | 14 novembre 2008
A propos de pintade, j'apprends l'existence d'un végétal à fleur nommé "fritillaire pintade en deux Sèvres", sorte de cloche poitevine friande de milieux inondables.
Plus savamment, il s'agit de "Fritillaria Meleagris", du latin "« Fritillus » qui signifie « cornet pour jeter les dés » (forme des fleurs)". L'article ne dit pas qui agite le cornet et pour quoi faire.
On lit : "ce secteur présente une pression de pâturage relativement importante, ce qui entraîne un tassement du sol trop important pour permettre à la Fritillaire de « percer »."
C'est dire les ravages causés par les éléphants qui devraient vraiment aller pâturer ailleurs.
L'article se termine sur un appel à participer à l'inventaire de la Fritillaire pintade en Deux-Sèvres. Il vous en coûtera 20 €. Pour ce prix, vous aurez une carte à colorier selon les densités observées (les couleurs vont du rose au rouge).
Pour votre édification, voyez : http://www.observatoire-environnement.org/dsne/La-Fritillaire-pintade-en-Deux.html
Ecrit par : dugong | 14 novembre 2008
Achevant la biographie de Bourdieu sortie cette année, quelle ne fut pas ma surprise de tomber sur ce propos du Maître après un séjour en Amérique :
"[...] le multiculturalisme amène partout où il s'exporte ces trois vices de la pensée nationale américaine que sont a) le "groupisme" qui réifie les divisions sociales canonisées par la bureaucratie étatique en principes de connaissance et de revendication politique; b) le populisme qui remplace l'analyse des structures et des mécanismes de domination par la célébration de la culture des dominés et de leur "point de vue" élevé au rang de proto-théorie en acte; c) le moralisme, qui fait obstacle à l'application d'un sain matérialisme rationnel dans l'analyse du monde social et économique et condamne ici à un débat sans fin sur la nécessaire "reconnaissance des identités", alors que dans la triste réalité de tous les jours le problème ne se situe nullement à ce niveau" (Interventions, 1961-2001, p. 324)
A l'heure où on croit remédier aux tensions économico-sociales par un apartheid inversé (les stigmatisés en lieu et place des stigmatisants) et ponctuel (tel poste à tel représentant des "minorités visibles"), ce propos gagnerait peut-être à être médité...
Ecrit par : Sénéchal | 14 novembre 2008
"Tiens, une réflexion connexe venue d'un excellent article de l'excellente Maureen Dowd, journaliste à New York Times et à l'IHT réunis. Sarah Palin, explique-t-elle, est bien la preuve de l'égalité enfin réalisée des hommes et des femmes : désormais, ces dernières ont le droit d'être aussi nulles que les mâles...
JPB"
Ecrit par : brighelli | 14 novembre 2008
Oui, on le savait déjà... Avec "l'invention" de Royal, justement.
Manu, mille excuses pour hier soir. Je sais qu'il y a des heures ou les coquilles échappent plus facilement, (je parle de la petite phôtt).
Par contre, j'ai du mal à comprendre votre fureur contre le "projet théâtre".
Au delà de l'expression elle même, qui fait un peu "poil à gratter" en ce moment, (surtout ici), on peut réellement, à partir de pratiques théâtrales avec les élèves, faire de la grammaire, et en revoir certaines règles de manière assez précises.
Cela dépend comment tout cela est fait, mais attention à ne pas nier l'éventuel intérêt trans-disciplinaire, (pardon pour ce gros mot, mais je n'en ai pas trouvé d'autre) des disciplines artistiques en général. En plus de leur totale légitimité au sein de l'instruction générale, légitimité que personne ici, au delà de la scélératesse des programmes minima que nous prépare le socle commun, ne niera, je pense.
Ecrit par : Christophe Sibille | 14 novembre 2008
Trop fort, Dugong! :-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 14 novembre 2008
Lors des dernières élections au PS, "on" a, apparemment, bourré des urnes dans la fédération des Bouches du Rhône.
Dominique Strauss-Kahn a juré que, cette fois, il n'était pas dans le coup.
Ecrit par : Christophe Sibille | 14 novembre 2008
Mickaël Vendetta est-il le fils naturel de Brad Pitt ? (suite)
Le correspondant people du blog de JP Brighelli, "Bonnêt d'âne" (votre serviteur) a réusi à joindre l'acteur américain qui lui a confié l'identité de la mère : Céline Dion.
"C'est effectivement mon fils, a-t-il confié et il a vaguement hérité de mon physique et de son intelligence.
Les 90% restants, la conviction d'être le nombril du monde, lui ont été transmis par à peu près tout le monde autour de nous.
Trois journalistes de Gala, dont le rédacteur en chef, ont été mis en chômage technique, suite à ce "scoop" exclusif.
Pardon chers collègues ! ;-) ...profs et "paparazzi" !
Bonne journée (décidément, on s'amuse comme on peu !)
(2 heures ce matin avec une 4ème à 28 et 3 heures cette après-midi avec des 4èmes option "porcus singularis" et des 5èmes)
Ecrit par : Robin | 14 novembre 2008
Robin a écrit : "des 4èmes option "porcus singularis""
Cher Robin, restez sur le chemin de crête bordé à gauche par le précipice "Tout est bon dans le cochon" et à droite par le gave "L'espoir est un cochon qui mange le pain de l'âme".
Ecrit par : dugong | 14 novembre 2008
En évitant tout glissement de sens, vous commenterez la sentence de Fénelon : "La patrie d'un cochon se trouve partout où il y a du gland"
Ecrit par : dugong | 14 novembre 2008
Achevant la biographie de Bourdieu sortie cette année, quelle ne fut pas ma surprise de tomber sur ce propos du Maître après un séjour en Amérique :
"[...] le multiculturalisme amène partout où il s'exporte ces trois vices de la pensée nationale américaine que sont a) le "groupisme" qui réifie les divisions sociales canonisées par la bureaucratie étatique en principes de connaissance et de revendication politique; b) le populisme qui remplace l'analyse des structures et des mécanismes de domination par la célébration de la culture des dominés et de leur "point de vue" élevé au rang de proto-théorie en acte; c) le moralisme, qui fait obstacle à l'application d'un sain matérialisme rationnel dans l'analyse du monde social et économique et condamne ici à un débat sans fin sur la nécessaire "reconnaissance des identités", alors que dans la triste réalité de tous les jours le problème ne se situe nullement à ce niveau" (Interventions, 1961-2001, p. 324)
Ecrit par : Sénéchal | 14 novembre 2008
Dites donc, il est plus brillant à l'écrit qu'à l'oral, Bourdieu (voir à ce sujet le documentaire de Pierre Carles intitulé "la sociologie est un sport de combat", ou je n'ai entendu pour ma part qu'une caricature de papy gauchiste bafouillant des inepties entre deux platitudes). Ou alors il n'était pas en forme ce jour là. Je précise au passage que ce documentaire est un film trés favorable à Bourdieu.
Ecrit par : Manu | 14 novembre 2008
Robin a écrit : "des 4èmes option "porcus singularis""
Après cela, rien d'étonnant qu'ils glandent et que leurs copies soient truffées de fautes!
Guy, si on voulait tester le niveau de français des bacheliers avant de leur permettre de s'inscrire en fac, il n'y aurait plus beaucoup d'étudiants!
En attendant, j'offre mes services à toutes les facs désirant opérer des remises à niveau en orthographe, grammaire, conjugaison, vocabulaire des étudiants analphabètes.
Pour annexy : je suis une agrégée hors classe ayant, à sa demande, terminé sa carrière en collège cornet de frites, et qui, après s'être défoncée comme une malade pour tenter d'instruire un tant soit peu les apprenants, confirme que : le brevet ne vaut pas un pet, et que la plupart des mômes ne foutent rien au collège (j'ai dit les mômes, pas les profs, encore que...).C'est déjà beau quand ils écoutent, quant à retenir le cours... Je confirme aussi que certaines secondes sont abominables, bien pires que certaines classes de collège, car en collège, on n'a jamais de classes de 35, voire 39 élèves.
Première solution, de simple bon sens : rétablir un brevet exigeant et sélectif, condition absolue de toute entrée en seconde. Il y aura des dégâts la première année, mais en 4 ans, la situation se redressera.
Ecrit par : retraitée | 14 novembre 2008
Bien d’accord. Mais rappelons encore , sans vouloir relancer le débat, que les lycéens ont subi un « écrémage ». Je peux en témoigner (d’autres aussi) : après du lycée je partage actuellement mon temps entre collège et LP et il faut certains jours une bonne dose de « courage » ( au sens propre) pour accomplir sa « mission ». Petit hommage donc aux humbles profs de collège qui tiennent coûte que coûte.
Ecrit par : uncertain | 14 novembre 2008
"C’est quand même incroyable que cela puisse exister, le Cran ! Une association fondée seulement sur la couleur de la peau, cela s’appelle comment ? Ne crierait-on pas au racisme si des fascistes créaient le Crab, en remplaçant Noires par Blanches ?
Ecrit par : Amélie | 13 novembre 2008
Exactement ! Il faut avoir le courage de le dire.
Ecrit par : Manu | 14 novembre 2008 "
Cessez donc de croire que tout est comparable et qu'il n'y a pas de différence de situation entre ce que vous comparez.
Faut-il aussi interdire l'association culturelle des Portugais (tous blancs), ou des Cap verdiens (tous noirs)?
Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 14 novembre 2008
"On a assisté, ce mercredi, lors d’une émission de télévision, « Ce soir ou jamais », à ce spectacle stupéfiant : Marine Le Pen et Alain Soral, du Front national, ont donné une véritable leçon républicaine, sur "la discrimination positive contre les principes républicains", aux représentants de l’UMPS, Thierry Mariani et Malek Boutih. (5) Nous avons ainsi la confirmation que ce parti qui, historiquement a toujours combattu la République – que Le Pen appelait la Ripoublique – et les idéaux de la Révolution française, notamment le concept d’égalité, continue son aggiornamento idéologique, commencé par le discours de Valmy. Il va, aujourd’hui, face au mondialisme et à la course en avant dans la démagogie des autres partis, chercher à occuper le créneau de la Nation et de la République. Et il pourrait bien y parvenir… Faudra-t-il un 21 avril bis pour que l’UMPS se rende compte du boulevard qu’elle offre au Front National ?
Ecrit par : Amélie | 13 novembre 2008 "
Ce qui m'inquiète c'est que vous me semblez bien naïve. Il ne faut pas confondre les discours et l'idéologie réelle.
Le FN a-t-il réellement renoncé à la notion de préférence nationale?
Discutez-vous parfois (moi souvent, en Alsace c'est facile) avec des électeurs du FN qui restent pour beaucoup d'un racisme primaire et haineux.
Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 14 novembre 2008
Nous parlons simplement de respect des statuts.
"prétendre à des postes en lycée" : il y a des fermetures de claque-merde qui se perdent.
Ecrit par : TotoWeininger | 14 novembre 2008
Bien cher collègue,
Il n'y a pas de claque-merde qui tienne. Qu'est-ce que c'est que cette histoire de statut ? J'ai donc eu en classe de 6e, 5e, 4e,3e - lycée Pasteur Neuilly-sur-Seine 1956-64 - des agrégés qui n'avaient pas de statut ?
GM
Ecrit par : guy morel | 14 novembre 2008
Guy, si on voulait tester le niveau de français des bacheliers avant de leur permettre de s'inscrire en fac, il n'y aurait plus beaucoup d'étudiants!
En attendant, j'offre mes services à toutes les facs désirant opérer des remises à niveau en orthographe, grammaire, conjugaison, vocabulaire des étudiants analphabètes.
Pour annexy : je suis une agrégée hors classe ayant, à sa demande, terminé sa carrière en collège cornet de frites, et qui, après s'être défoncée comme une malade pour tenter d'instruire un tant soit peu les apprenants, confirme que : le brevet ne vaut pas un pet, et que la plupart des mômes ne foutent rien au collège (j'ai dit les mômes, pas les profs, encore que...).C'est déjà beau quand ils écoutent, quant à retenir le cours... Je confirme aussi que certaines secondes sont abominables, bien pires que certaines classes de collège, car en collège, on n'a jamais de classes de 35, voire 39 élèves.
Première solution, de simple bon sens : rétablir un brevet exigeant et sélectif, condition absolue de toute entrée en seconde. Il y aura des dégâts la première année, mais en 4 ans, la situation se redressera.
Ecrit par : retraitée | 14 novembre 2008
"Il y aura des dégâts la première année, mais en 4 ans la situation se redressera", écrivez-vous. Bien d'accord. Alors quand est-ce qu'on commence ?
Mais j'entends déjà les lamentations des sirènes bienveillantes sur les générations sacrifiées. Elles sont sacrifiées de toute façon ces générations d'élèves incultes, alors que faire ? Sacrifier les suivantes, ou donner un coup d'arrêt ?
Cordialement
GM
Ecrit par : guy morel | 14 novembre 2008
Profitant de mes derniers moments de liberté avant que le Moloch ne me cloue derrière un hygiaphone, je me livrais ce matin aux délices masochistes d'allers-retours en piscine.
Voilà que j'aperçois à travers mes lunettes embuées un groupe de gamins accompagnés de leurs instituteurs. Pas même le temps de m'attendrir que je scanne aussi deux formes voilées accompagnant les accompagnants que j'interprète assez rapidement comme des utérus solipèdes *.
Avaient-elles laissé leur burkas au vestiaire, auquel cas j'aurais pu me réjouir de leur avancée vers les lumières ? Je ne sais.
Quant aux instituteurs, s'agissait-il de ces ridicules résistants d'opérette qui fleurissent actuellement sur les blogs pédagols ?
Toutes ces incertitudes sont bien frustrantes...
* au bord des piscines, on marche (trop) souvent sur la pointe des sabots pour éviter les ablutions au pédiluve. Sacrilège !
Ecrit par : dugong | 14 novembre 2008
Le FN a-t-il réellement renoncé à la notion de préférence nationale?
Discutez-vous parfois (moi souvent, en Alsace c'est facile) avec des électeurs du FN qui restent pour beaucoup d'un racisme primaire et haineux.
Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 14 novembre 2008
L'Alsace ? La région du record des voitures brûlées ? Moi j'y vois un rapport très clair avec le vote FN !
Je rappelle que j'ai cité un article de Riposte Laïque et je suis très flattée qu'on me l'attribue, car j'y souscris entièrement ! Et l'émission avec Marine Le Pen, je l'ai vue ; ce qu'en dit Cyrano est juste !
Donner la préférence à des gens juste parce qu'ils sont noirs ou arabes, ça s'appelle du racisme anti-blanc et dans ce cas, plus de problème,( puisque c'est la même chose, mais à l'envers), je suis pour la préférence nationale comme une majorité de français qui en ont ras le bol des simagrées de l'anti-racisme à sens unique, des injonctions au métissage et au bonheur du multiculturalisme et du vivre ensemble, car leur réalité est tout autre ! Elisabeth Lévy, exaspérée, écrit dans son dernier articl