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28 octobre 2008

Motions de congres au PS

 

   Le Parti socialiste prépare si bien son tout prochain congrès qu’il est à peu près absent de la scène politique. C’est donc, me suis-je dit dans ma naïveté, que ladite préparation lui prend toute son énergie : les traces de ce travail (les six motions présentées par les six courants – même s’il apparaît que certains doublonnent, et ne sont là que pour diversifier l’offre, quitte à se rallier à tel ou tel) doivent être impressionnantes…

   Comme je n’ai aucune prétention à juger (de quel lieu ?) un projet politique global, je me suis cantonné à l’analyse de ce que je connais le mieux : les propositions sur le système éducatif. Et comme je n’ai pas de favori a priori (et de quel droit ? Je ne suis pas membre du PS, que je sache), je les présenterai dans l’ordre officiel des motions.

 

Motion A (Bertrand Delanoë)

   On fait dans le social, plus que dans le pédagogique. Sous la rubrique « Une école assurant l’égalité réelle des chances », ladite motion constate : « Aujourd’hui encore, la moitié seulement des enfants d’ouvriers obtiennent le baccalauréat contre 90% des enfants des cadres et enseignants.  la carte scolaire, contournée par les multiples dérogations, ni les ZEP, dont les moyens sont limités,ne permettent de garantir une véritable égalité des chances. D’après les dernières estimations disponibles, réduire à dix-huit élèves la taille de certaines classes en CP et en CE1 en ZEP permettrait de diminuer d’environ 40% les différences de niveau des connaissances acquises. Nous devrons évidemment progresser dans cette direction et renforcer considérablement les dispositifs de soutien aux élèves les plus défavorisés. »

   Puis, comme il reste encore, malgré Allègre et malgré Royal, un certain nombre d’enseignants au PS, les rédacteurs de la motion A ajoutent : « Les procédures d’affectation des enseignants et leur rémunération devront également être modifiées. Revaloriser le statut de l’enseignant et lui donner, dans la société, toute la place qu’il mérite, ce doit être l’un des objectifs essentiels de la gauche. »

   Dernier volet pour le Secondaire, l’accès aux prépas, marque ultime de la discrimination positive à la française : «  Afin de lutter contre les discriminations sociales et territoriales,nous proposons enfin que les meilleurs élèves de chaque lycée – y compris ceux implantés dans des zones rurales ou dites «sensibles» - puissent accéder,chaque année aux classes préparatoires des grandes écoles. » Les auteurs auraient pu se renseigner : cela se fait déjà, j’ai moi-même une classe de préparation aux IEP qui est composée des meilleurs élèves de ZEP, sur Marseille. Bonne idée, mais elle est déjà prise. La précision ultime (« une part significative de ces places pourrait être réservée à cet effet après examen des candidatures en provenance de ces zones fragiles, le reste continuant à être attribué classiquement comme c’est le cas aujourd’hui. ») nous fait insidieusement glisser du qualitatif au quantitatif pur – autant dire que c’est la fin d’un système qui ne vit que par la distinction comme aurait dit Bourdieu, et succomberait à toute instauration de quotas. C’est confondre la fausse démocratie et l’élitisme républicain. C’est faire de l’égalitarisme au niveau même où il a encore moins de sens qu’ailleurs. Mais démagogiquement, cela marchera peut-être, - auprès des syndicalistes du SGEN… C’est une base électorale large, qui mérite de ne pas être négligée, et dont les récentes prises de position préfigurent assez bien l’école de Delanoë…

  Suivent des propositions visant à « rétablir » (?) l’éducation artistique, en « associant étroitement la communauté scolaire et les institutions culturelles » : je sens que nous allons balader les classes dans les expos des amis de Jack Lang.

   Quant à l’enseignement supérieur, la motion Delanoë en reste aux propositions de Valérie Pécresse (diminuer notablement l’échec dans le Supérieur – la Licence pour tous !), en recourant là aussi à des « moyens » : passer de 1,1% du PIB à 2%, en recourant… au privé : « Cet effort doit venir, bien entendu, d'un soutien accru des pouvoirs publics,mais devrait aussi bénéficier de fonds privés, notamment à partir de partenariats avec les entreprises dans le cadre de contrats de recherche et de formation continue. »

   Je me gausse. Plus capitaliste, tu meurs – mais rien d’étonnant de la part d’un homme qui, dans un ouvrage paru en mai, s’affirmait résolument libéral (juste au moment où l’économie libérale défaillait : moi, je ne voterais pas pour quelqu’un qui est si mal inspiré, et qui a si peu de chance…).

   Soyons sérieux. Ce qui se fait dans les universités américaines est un modèle pour… les USA. Les facs et les entreprises françaises sont très loin d’avoir la masse critique qui leur permettrait de fonctionner en synergie. Même si ponctuellement certaines entreprises (Total à Orsay, par exemple) peuvent utiliser les moyens de la recherche universitaire pour progresser, et rétribuer les universités qui collaborent avec elles, c’est infaisable sur l’ensemble du territoire : dois-je rappeler que les USA financent à fonds perdus la recherche fondamentale, et que c’est au stade des recherches d’application que le privé intervient ? Ce qui, par parenthèse, suppose un utilitarisme gênant : les recherches qui n’intéressent pas les financiers ne se font pas. C’est comme ça que l’on étudie l’obésité, mais qu’on laisse tomber les maladies orphelines.

 

   La Motion B est le produit du « Pôle écologique », et tout y est rattaché au thème central. Ainsi, on y affirme que « l’éducation joue un rôle central dans la construction des capacités et des savoir-faire nécessaires à l’usage pertinent d’internet. Un cercle vertueux peut ici s’ouvrir, car les biens communs produits grâce à internet et au numérique (logiciels libres, ressources éducatives et collaboratives) enrichissent l’action du système éducatif tout autant qu’ils en dépendent. En plus d’avoir un impact sur les ressources éducatives, ces ressources pourront être à l’origine du développement de nombreuses activités économiques. » On n’en a pas fini avec les « plans informatique » à l’école. Ni avec les merveilleuses compétences du Bii…

   Je caricature… La motion B rappelle l’effort de « massification » (je n’arrive pas à me faire à ce mot) entrepris depuis les années 1950, et note : « Cette massification induit le risque d’une hétérogénéité croissante des élèves mais s’est paradoxalement accompagnée d’une uniformisation des pratiques. Au collège, avec la réforme Haby et l’instauration, en 1975, du collège unique, c’est, chaque année, la totalité d’une classe d’âge (environ 750 000 élèves) qui reçoit le même enseignement : programme,méthodes, outils. » Comment ? Une critique du « collège unique » ? Les auteurs de la motion B ont dû lire le Temps des secrets (et le Temps des amours) : la solution proposée vient directement de chez Pagnol : « Au XIXe siècle,les « études »,dirigées par des personnels spécifiques, maîtres d’études, maîtres répétiteurs, professeurs adjoints, représentaient la majeure partie du travail des élèves dans les lycées d’État et surtout les collèges communaux. Au début du XXe siècle, quand la France a scolarisé les enfants des classes moyennes et populaires, elle a renvoyé ces tâches d’encadrement sur les familles : répétition des leçons, accompagnement des exercices et des devoirs, aide aux devoirs, etc. Ainsi, l’école, en se démocratisant, s’est privée du principal instrument de réussite de cette démocratisation. » Je sens qu’on n’en a pas fini avec l’interdiction des devoirs à la maison. Et que l’on va recruter une foule d’auxiliaires (comme les maîtres du même nom ?) pour encadrer toutes ces belles activités dans un temps scolaire indéfiniment étendu. A moins qu’un passage des profs aux 35 heures jadis suggérées par Ségolène Royal (la Motion B roulerait-elle pour… la motion E – voir plus bas ?) permette, dans la tête des rédacteurs, de modifier le modèle éducatif actuel.

   Car les critiques pleuvent aussitôt, l’historique reprend, les solutions s’ébauchent « Le nouveau système éducatif a été conçu selon les principes d’organisation dominants de cette époque : division du travail entre enseignants (dans le secondaire), durée uniforme des cours, classe constante sur l’année cloisonnement entre l’école et le domicile...Les outils (manuel scolaire, tableau) et les méthodes (cours magistral, examen individuel écrit et oral) étaient alors adaptés à ces principes. Ils ont tenu tant que le système rejetait les élèves « inadaptés » à cette manière d’enseigner. Avec la massification, l’hétérogénéité croissante des élèves a montré – durement – les limites de ce modèle. » Et l’on repasse dans l’exaltation des pédagogies informatiques (la Motion B est-elle sponsorisée par Bill Gates ?) « Les moyens manquent donc aujourd’hui pour faire face à la nouvelle massification. Mais les moyens manqueront toujours si l’on se contente des solutions traditionnelles :un système organisé autour d'un modèle pédagogique unique – l'enseignement magistral – et d'un outil – le manuel scolaire papier – devenus obsolètes. » Nous y voici, et l’enseignant n’a qu’à bien se tenir, face à Google : « La société est désormais riche en informations, sollicitations et stimulations. L’enseignant n’a plus le monopole du savoir ni de la parole autorisée à destination des élèves. Les enfants, à travers la télévision, Internet ou le jeu vidéo sont stimulés, intéressés, sollicités et reçoivent une éducation informelle,orthogonale,et parfois même opposée à celle que délivrent les enseignants. La transformation nécessaire du système éducatif doit être concertée et progressive. Elle doit s’inscrire dans la durée – dix ans au moins – et mobiliser l’ensemble des acteurs : enseignants, État, collectivités locales, familles, chercheurs, producteurs de ressources et de logiciels éducatifs. » Qu’est-ce que je disais !

   Et d’appeler à une « diversification des modèles » une « multiplicationdesapproches » : « l’adjonction,pour les tâches de travail personnel, de répétiteurs ; l’ouverture à la coexistence de modèles pédagogiques ; l’utilisation des outils et ressources éducatives numériques : l’utilisation des nouvelles technologies ne nécessite pas simplement des ordinateurs communicants,des ressources et des logiciels ». Bref, les « technologies » sont chargées de pallier les carences actuelles. Cette Gauche-là croit au progrès des systèmes par le progrès technique. Et moi qui croyais qu’on avait abandonné cette idée naïve en août 1945 !

 

   La Motion C (présentée par Benoît Hamon) est réputée « de gauche » (ce qui pose un léger problème quant au positionnement idéologique des autres, Motion Aubry exceptée – et d’ailleurs, il y a des points de convergence nombreux entre ces deux motions qui me font suspecter une diversification de l’offre, mais une vraie communauté d’idées… et d’intérêts). Elle commence assez bien, même si la référence aux « pédagogies innovantes » me gêne sous les coudes :

   « Les régressions imposées au système éducatif, à grands coups de restrictions budgétaires aboutissant à la surcharge des classes, à l'abandon de toute pédagogie innovante, à la disparition de postes d'enseignants comme des autres adultes encadrants, à la réduction du temps scolaire par la suppression du samedi dans le primaire et d'une années d'étude dans la préparation du baccalauréat professionnel.

   « Dans le même temps, les attaques contre les personnels enseignants se multiplient : remise en cause du droit de grève par le service minimum d'accueil, insultes grossières à l'encontre des maîtres des écoles maternelles. »

   Et de proposer « un nouveau pacte éducatif national » afin de « travailler mieux et différemment », pour « éduquer le citoyen du XXIème siècle », « former le futur travailleur », et « relancer l’ascenseur social » : à défaut d’avoir une pensée vraiment originale, Benoît Hamon a au moins appris à composer un plan en trois parties… Pour cela, il faut :

« • augmenter, et non réduire, le nombre de jours de présence effective à l’école en allégeant le contenu de chaque journée.

« • Un cadre national pour une politique périscolaire devra accompagner ces nouveaux rythmes :activités artistiques, culturelles et sportives doivent être développées avec le soutien de l’Etat, par les collectivités locales, les associations et les fédérations d’éducation populaire. Elles sont un facteur de bien être et de réussite, une façon de renouer avec le plaisir d’apprendre.

« • Développer la scolarisation dès 2 ans en accompagnement de la généralisation des modes de gardes collectifs avant 3 ans.

« • Permettre la diffusion d’une pédagogie différenciée à toutes les étapes de la scolarité. Sur le modèle des RASED (Réseau d’Aide Spécialisée aux Elèves en Difficulté) aujourd’hui asphyxiés par la droite. Il faut pour cela revenir sur les suppressions de postes et favoriser le travail en petits groupes.

« • Garantir un véritable droit à la qualification pour tous les jeunes dans le service public d’éducation.

Cela suppose de renoncer à l’apprentissage à 14 ans instauré par la droite et de redonner la priorité à l’enseignement professionnel public,en offrant aux jeunes une véritable voie éducative des métiers, avec une possibilité de sortie qualifiante ou de poursuite d’études à tous les niveaux.

« • S’attaquer à la question de la mixité scolaire. La sectorisation est un outil qui peut combiner intérêt de l’enfant et mixité sociale grâce à une stratégie de reconquête des établissements publics en difficulté.

Dans les quartiers populaires, l’école doit proposer à tous l’excellence : classes à effectifs allégés, enseignants expérimentés, choix dans les options, réseaux d’aide renforcés, dispositifs de classes relais... »

 

 

Motion D (Martine Aubry)

   C’est la seule qui associe des notions à proprement parler politiques et concepts pédagogiques. Pour « assurer l’égalité des chances » à l’Ecole, elle insiste d’abord sur le caractère fondamental du « triptyque laïcité-mixité-gratuité » qui « fonde l'égalité républicaine » et dont les « remises en cause doivent être dénoncées et combattues par le Parti socialiste » : autant que cela soit dit. Elle s’oppose à la réduction du temps scolaire au Primaire — mais pas aux programmes, si ce n’est pour déplorer l’étroitesse du socle de compétences : « nous refusons la restriction du champ de l’éducation, pour les enfants en difficulté, au « lire, écrire, compter », qui est bien sûr nécessaire, mais tellement insuffisant. Comment par exemple comprendre le monde si l’on ne maîtrise pas l’Histoire et la Géographie ? » Suivent des considérations pas toujours maîtrisées sur « l’individualisation » des parcours, mais en faisant confiance aux enseignants dont la liberté pédagogique sera totale : « Les enseignants sont parfaitement capables de faire preuve d’imagination et d’autonomie, afin que chaque élève soit mis sur la bonne voie, avec les bonnes méthodes, le bon accompagnement. » Et d’appeler, pour recréer de la mixité sociale, à un « renouvellement urbain » : j’ai déjà raconté ici même comment le Conseil général du Pas-de-Calais avait préféré reconstruire (ailleurs) certains collèges plutôt que de les rénover dans leurs ghettos. Ce qu’on peut lire dans cette motion en filigrane, c’est la fin des ZEP telles que nous les connaissons.

   La motion fait moins dans l’angélisme pédagogiste que dans l’élitisme républicain : « Pour relancer concrètement l’ascenseur social, entre 5 à 10%des élèves de tous les lycées doivent avoir accès aux filières d’excellence ». Cette excellence passe par la maîtrise de « la » culture — j’ai noté ce singulier avec une certaine satisfaction : les rédacteurs de la motion ont lu Gramsci — et quelques autres.

   Pour l’enseignement supérieur, l’objectif déclaré est de consacrer 3% du budget à la recherche (la motion Delanoë table sur 2%, on s’en souvient). Et là encore, on s’appuie sur une évaluation réaliste de ce que sont les étudiants d’aujourd’hui, lâchés dans l’Université après quelques années de sieste : « La démocratisation de l’enseignement supérieur ne doit en effet pas se contenter d’une simple « massification » des premiers cycles universitaires, mais parvenir à résorber l’échec, notamment en première année. La mise en place de cours spécifiques de remise à niveau, une orientation plus à l’écoute des véritables aspirations des étudiants, une déspécialisation des premiers cycles, font partie des réformes urgentes pour faire cesser ce gâchis humain. » Et de s’insurger sur la dispaité de moyens entre ce qui est alloué à un étudiant de fac (7000 euros / année) et à un élève de prépas (14 000 euros). Comme on est de gauche, on réclame / promet au passage « l’allocation d’autonomie réclamée depuis longtemps par l’UNEF et le MJS. » Et, plus original, un « crédit-études qui permettra à ceux qui ont interrompu leur scolarité sans cursus supérieur de reprendre des études plus tard », afin d’accompagner la formation tout au long de la vie que nécessitent les structures économiques d’aujourd’hui.

 

 

   La Motion E (Ségolène Royal et ses amis) insiste d’abord sur le lien (le « contrat nécessaire ») entre les familles et l’école. Elle célèbre l’action des élus socialistes ( ?) pour mettre en œuvre « la gratuité des livres scolaires et des « boîtes à outils » », et propose six objectifs :

« • La création d’un service public de la petite enfance en permettant d’accueillir les enfants de moins de 3 ans à l’école et en aidant les collectivités à développer des crèches.

•Rétablir les contrats éducatifs locaux, pour mieux articuler les enseignements scolaires avec les activités péri et extra scolaires (éducation artistique, éducation physique, par exemple).

• Définir des normes d’élèves par classe et s’inspirer du modèle d’éducation finlandais : limiter à 17 le nombre d’élèves par classe en CP et en CE1 dans les ZEP et fixer la dotation aux établissements

par élève en difficulté à 25%de plus que la dotation ordinaire

• Garantir la présence de l'école de la République au plus proche des habitants sur tout le territoire.

• Développer le soutien scolaire individuel et gratuit pour les familles.

• Donner à tout jeune atteignant sa majorité le droit à un capital pour construire son projet de vie (prêt à taux zéro de 10000 euros garanti par l’État).Développer le système des bourses-tremplins, pour tous ceux qui souhaitent créer leur activité ou reprendre une entreprise. »

   C’est très vague, et plein de bonnes intentions. Cela irait à la rigueur (le vague convient à tous) si on ne lisait pas, quelques lignes plus loin, le credo qui sous-tend ces propositions : « L'aide aux cultures émergentes, urbaines », et la reconnaissance d’une « France métissée ». Cerise sur le gâteau, Ségolène Royal entend « exiger la mise en place de l’Observatoire de la Laïcité créé en mars 2007 et dont les membres n’ont jamais été nommés » : c’est le rêve de l’ineffable Jean Bauberot, le seul membre de la « commission Stasi » qui se soit abstenu dans la préconisation de l’interdiction des signes religieux à l’école, l’invité permanent de l’UOIF à chacun de ses congrès, l’inventeur de la « laïcité ouverte », tout aussi nébuleuse que la « laïcité positive » d’Emmanuelle Mignon et du chef de l’Etat.

 

   De la Motion F, proposée par Franck Pupunat et la nébuleuse Utopia), il n’y a vraiment à retenir que la citation inaugurale de Shakespeare : « Ils ont échoué parce qu’ils n’avaient pas commencé par le rêve ». Pour le reste, elle note brièvement que « l’école républicaine doit accueillir des enfants de toutes origines, de tous milieux, de toute croyance. Elle doit favoriser la mixité sociale et jouer pleinement son rôle de socialisation qui fonde notre « vivre ensemble » «  Pour arriver à ce noble idéal, elle préconise la « constitution d’équipes éducatives qui est garante du projet d’établissement, du suivi individualisé des élèves, de l’aide gratuite au travail personnel, des critères de sanction qui intègrent au lieu d’exclure, du projet d’orientation en dialogue avec les familles. » C’est sans doute la motion la plus imprégnée de pédagogisme pur — de toute évidence, elle ne demande qu’à se rassembler avec la Motion E de Royal : on y insiste sur la mixité sociale jusqu’à l’écœurement, et sur l’éducation à la citoyenneté jusqu’à la nausée. L’université, dans cette optique, dit être aussi massifiée que le Secondaire (« les inégalités dans l’accès aux parcours de l’enseignement supérieur doivent être réduites »), afin d’atteindre un idéal de « démocratisation » apparemment essentiel.

   Et c’est tout : ils ne se sont pas foulés.

 

   Je laisse le lecteur qui a un pouvoir de décision au sein de ce parti en déconfiture le soin de se décider. Je n’ai rien caricaturé — certaines motions n’ont pas besoin de moi pour cela. Mais le moins que l’on puisse dire, c’est que pour certains, rue de Solférino, les lendemains chantent faux. Mais pas pour tous.

 

Jean-Paul Brighelli

Commentaires

bonjour !
je me permet d'approuver certains de vos dires et de trouver très réalistes d'autres sujets !je mets mon blog mal fait comme les routes !

http://routedenimes.canalblog.com

la honte et l'absurdité à l'état pur !

Ecrit par : jijidenimes | 28 octobre 2008

Quel courage de lire tous ces textes qui ne sont là que pour mettre un peu de sauce autour du plat principal qu'est la lutte pour le pouvoir de quelques grands fauves (bon d'accord, quelques éléphants dominants).

Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 28 octobre 2008

Pour en finir avec cette curieuse tarte à la crème du financement des universités US par les entreprises qu'on essaie de nous vendre (mais sans aucun patron pour la défendre!)
http://www.laviedesidees.fr/Universite-et-entreprise-l.html

Ecrit par : rectif | 28 octobre 2008

Saperlotte!

Ecrit par : saperlipopette | 28 octobre 2008

A première lecture, la motion "Aubry" paraît être la plus défendable. Mais, de toutes façons, vu l'état actuel de la tête du PS, qui s'apprête à nous jouer le "cimetière des éléphants", nous sommes bons pour la "motion Darcos".
A moins que le couvercle de la cocotte-minute saute avant.

Ecrit par : Christophe Sibille | 28 octobre 2008

Au sujet de la gauche ? No comment... Trop désespérant...

Juste pour remercier Jean-Paul pour ses compliments de la semaine dernière qui nous ont fait découvrir par d'autres collègues (les zrofs). Bon, pour la crucifixion si on pouvait repousser cela jusqu'à Pâques cela nous arrangerait :-)

Bon, ceci étant Jean-Paul, je ne t'ai pas vu dans la liste de nos abonnés à la news letter... C'est pas bien ça !
Allez, bonne continuation et ne te prends pas trop la tête avec la gauche...

Ecrit par : les zrofs | 28 octobre 2008

Et que l’on va recruter une foule d’auxiliaires (comme les maîtres du même nom ?)
JPB

Auxiliaires, oui, certainement, mais maîtres, faut pas pousser ! Des AVS à la rigueur (Assistant de Vie Scolaire) recrutés sur le seul critère de la durée de leur recherche d'emploi et auxquels on promet une formation qui ne vient jamais.

Ecrit par : catmano | 28 octobre 2008

Dicton du jour :

A la Saint-Jude
La note est rude.

Après lecture de cette nouvelle note, il paraît évident que nous n'avons rien à attendre de bon de ce côté-là sauf que - et c'est la seule certitude - ce serait le retour en force du pédagogisme et une pression accrue sur les profs à qui on ferait encore davantage jouer le rôle de régulateurs sociaux.
Le PS c'est l'inspiration du vide, une tartufferie qui se la joue alternative à grand renfort de cosmétique.

Ecrit par : Magister | 28 octobre 2008

« Les régressions imposées au système éducatif, à grands coups de restrictions budgétaires aboutissant à la surcharge des classes, à l'abandon de toute pédagogie innovante, à la disparition de postes d'enseignants comme des autres adultes encadrants, à la réduction du temps scolaire par la suppression du samedi dans le primaire et d'une années d'étude dans la préparation du baccalauréat professionnel.

« Dans le même temps, les attaques contre les personnels enseignants se multiplient : remise en cause du droit de grève par le service minimum d'accueil, insultes grossières à l'encontre des maîtres des écoles maternelles. »

J'ai tout lu, mais c'est le seul passage pertinent que j'aie trouvé : une critique de la "motion Darcos" comme dit Christophe, la seule qui est passée pour le moment.

Un petit bémol en ce qui concerne les "insultes grossières à l'encontre des maîtres des écoles maternelles". Le ministre ne fait qu'imiter les élèves. (je rajoute cete phrase car je n'avais pas compris en lisant la première fois, j'imagine qu'il s'agit d'une allusion à l'histoire des "couches").

...Et Pourquoi seulement "maternelles" ? Benoît Hamon et ses amis font-ils semblant d'ignorer ce qui se passe au collège ? des insultes grossières, j'en ai eu pas plus tard que jeudi dernier et je n'en suis pas encore remis, bien que les collègues et l'administration m'aient soutenu, d'où la rareté de mes interventions récentes sur ce blog.

Je n'arrête pas de me reprocher d'avoir cru au discours de Maison-Alfort et d'avoir voté Sarkozy au deuxième tour.

Faites le bilan : le "lycée allégé" pour faire plaisir aux syndicats lycéens, pas grand chose en primaire et l'aggravation de nos conditions de travail en collège.

Pensez-vous honnêtement que les socialistes (y compris Ségolène Royal) auraient fait pire que "la motion Darcos" ?

Ecrit par : Robin | 28 octobre 2008

J'oubliais l'essentiel qui se profile à l'horizon : l'abrogation des statuts de 1950 qui continuent à nous protéger encore un peu (mais pour combien de temps ?)

Ecrit par : Robin | 28 octobre 2008

une critique de la "motion Darcos" comme dit Christophe, la seule qui est passée pour le moment.

Je crois qu'il faut le subjonctif : "qui soit passée"

Ecrit par : Robin | 28 octobre 2008

ERRARE HUMANUM EST SED PERSEVERARE...

Un petit aparté: méfiez vous de cette fameuse auto construction des savoirs ; il semblerait qu'une personne, ici, pourtant très scrupuleuse de l'orthographe des autres, n'hésitant pas à leur signaler, non sans une certaine arrogance mêlée de mépris, leurs erreurs, ait malencontreusement ajouté un ^ sur le i du verbe "transparaître" à l'imparfait et ce, sur le conseil d'un élève en cours d'apprentissage. Preuve s'il en était que la parole de l'enfant n'est pas d'évangile...
Tiens je me permets également de poster une petite info amusante concernant un de nos intellectuels en vogue chez les bobos gauchos libéros (amusant il me semble que la personne ayant commise l'erreur sus-dite soit également un thuriféraire« qui offre l'encens aux faux dieux » de ce cher Val) :

"Dans une récente interview à l’Express, Philippe Val, directeur de la publication de Charlie Hebdo revient sur les sujets essentiels traités dans son dernier ouvrage Reviens Voltaire, ils sont devenus fous : l’affaire des caricatures de Mahomet, la polémique après le dessin de Siné mais aussi sur la question antisémite au sein de la gauche politique.

Il y affirme ainsi qu’il est impossible d’être antisioniste sans être antisémite : « Israël est une démocratie et le sionisme est l’expression partagée par la droite et la gauche, du patriotisme israélien. ‘Sioniste’, c’est le mot pour dire patriote. Il n’y a qu’aux juifs qu’on refuse le droit au patriotisme. On peut légitimement se dire opposé à la politique du gouvernement israélien, mais se dire antisioniste, c’est se dire antijuif. »

Puis il dénonce la nébuleuse rouge-brun : « Elle est disparate. Je ne pense pas qu'aujourd'hui elle puisse faire bloc autour d'un leader, mais elle empoisonne notre démocratie. C'est un toxique qu'on refuse d'attaquer, car on craint qu'elle ait, comme un iceberg, une importance cachée. Les politiques sont timides, prison- niers de l'idéologie de l'AOC, l'appellation d'origine contrôlée : comme s'il y avait aussi, derrière le « rouge-brun », une tradition à préserver ! Cela donne aujourd'hui, en France, une paranoïa antiaméricaine de type chaveziste, ou cette ahurissante mode de Cuba. Cuba est une horrible dictature, mais elle est AOC ; le juif, lui, est nomade, pas AOC. »

Enfin, il affirme : « C'est au coeur de la gauche que se joue l'affrontement décisif, parce qu'il y a une gauche antieuropéenne, antidémocrate et surtout antiaméricaine qui prône les mauvais choix. (...) Etre de gauche, c'est approuver la mutation, accepter de se fondre dans un idéal collectif plus grand que la nation, de perdre une dose de souveraineté, d'accroître le partage démocratique. Je me demande donc ce que Jean-Pierre Chevènement ou Jean-Luc Mélenchon font à gauche, alors qu'ils défendent ces thèses de droite. Tout à fait honorables, mais de droite.»


Ces prises de positions lui ont valu une réponse cinglante de Georges Sarre qui n'hésite pas à écrire dans un billet que nous reproduisons ci-dessous : « Val n’est plus à gauche, il est à l’ouest…»

« Philippe Val chansonnier m’a fait rire ; pas toujours subtile, pas toujours léger, pas toujours si impertinent qu’il en avait l’air, il avait toutefois l’humour caustique, le verbe libre, et parfois même des paroles émouvantes.

Philippe Val rédacteur en chef m’a fait réfléchir : j’ai notamment interrogé le principe de laïcité, que je garde chevillé au cerveau, pour me demander si la publication des caricatures de Mahomet par Charlie Hebdo était pertinente ou non. A l’époque, j’ai soutenu que Val n’avait pas nécessairement eu raison mais qu’on n’avait pas le droit de lui reprocher d’avoir eu tort ; car si la laïcité est une éthique de responsabilité (et qu’à ce titre cette publication n’était peut-être pas des plus pertinentes), elle pose quoi qu’il en soit, comme consubstantiel à la séparation de l’espace public et de la sphère privée, le droit au blasphème.

Mais Philippe Val, « militant à l’ouest », m’inquiète. Son dernier entretien, dans l’Express, avec Christophe Barbier, résume bien le court-circuit intellectuel qui a frappé ce gauchiste sympathique pour en faire un avocat du néo-conservatisme. Tout est dit lorsque Val vilipende cette gauche « antieuropéenne, antidémocrate et surtout antiaméricaine qui prône les mauvais choix ». Cette gauche là, on le lit plus loin, c’est « Chevènement et Mélenchon ». Cette gauche là est « de droite ». Pourquoi ? Parce qu’elle est « républicaine avant d’être démocrate ».

Val est à ce point « à l’ouest », qu’il analyse les mots et les clivages à l’aune du paysage politique des Etats-Unis d’Amérique : les républicains à droite, les démocrates à gauche ! Il est à ce point « à l’ouest » qu’il ne voit aucun problème au « partage démocratique » entre « Occidentaux » : aucune spécificité - aucun acquis social, aucun service public, aucune vertu environnementale, aucune éducation à l’émancipation individuelle - rien, en France, ne mérite donc, selon Philippe Val, d’être défendu, et ceux qui défendent une vision française de la République sociale sont des disciples de « Maurras », pas de Jaurès : Val perd la tête.

Il perd la tête parce qu’il mélange la Nation citoyenne, ouverte, internationaliste, et la Nation ethnique et romantique. Il perd la tête car il oublie que la gauche se définit à l’aune de l’émancipation individuelle, de la justice sociale, de la fraternité républicaine, et non de « l’approbation de la mutation » pour la mutation, du « bougisme » en somme.

Il perd la tête parce qu’il est tout à son nouveau schéma : l’Occident contre les islamistes, qu’il amalgame volontiers avec les Musulmans, et avec les Arabes (on n’est pas à un raccourci près dans le cerveau en court-circuit du citoyen Val). Le choc des civilisations… Dans ce schéma, pas de place pour le débat sur le contrat social, la République, la démocratie. On est pour l’Occident, donc pour Washington, donc pour Bruxelles, ou bien on est contre. A peine concède-t-il qu’on puisse être contre parce que pro-islamiste, ou contre parce que conservateur d’un autre temps, de droite donc.

Val n’est plus à gauche, il est à l’ouest… C’est ainsi, mais c’est dangereux. Dangereux pour la gauche, qui n’est pas près, si elle suit Val, de se distinguer du sarkozysme autrement que sur la forme. Dangereux pour le monde, car le choc des civilisations pourrait finir par être une prophétie auto-réalisatrice. »

Ecrit par : hum...hum... | 28 octobre 2008

"ERRARE HUMANUM EST SED PERSEVERARE...

Un petit aparté: méfiez vous de cette fameuse auto construction des savoirs ; il semblerait qu'une personne, ici, pourtant très scrupuleuse de l'orthographe des autres, n'hésitant pas à leur signaler, non sans une certaine arrogance mêlée de mépris, leurs erreurs, ait malencontreusement ajouté un ^ sur le i du verbe "transparaître" à l'imparfait et ce, sur le conseil d'un élève en cours d'apprentissage. Preuve s'il en était que la parole de l'enfant n'est pas d'évangile... "

Ecrit par : hum...hum... | 28 octobre 2008

Ah, ce brave "hum hum", il nous manquait... Avec son état d'esprit très "Acrimed".
Vous avez dû lire le précédent forum, non de manière globale, (quoique...), mais transversale. Il y a visiblement quelques messages qui vous ont échappé...

Ecrit par : Christophe Sibille | 28 octobre 2008

Je ferai chorus avec les autres pour remercier J.P Brighelli de s'être infligé ce mille-feuilles indigeste... si au moins c'était de l'idéologie, quitte à être gramsciste, soyons-le complètement.

Le même sac à vent, plein de rancoeur et de ressentiment. On agite le même drapeau égalitariste pour réveiller chez les fanatiques les mêmes réflexes conditionnés.

Surtout ce qui est terrifiant, c'est cette volonté d'embrigadement et de caporalisation : un jour on se souviendra des 35h comme d'une proposition modérée, tant ces hurlurberlus veulent augmenter le temps d'assistance sociale, pardon, le temps de présence au Lycée (et pas en classe, nuance!).

Il est pénible de lire les mêmes inepties : combien coûte à la collectivité un étudiant qui traîne son existence à la Fac pendant x années? Alors la comparaison avec le coût de formation d'un élève de prépa est plus que boîteuse. Mais si un congrès politique devait s'intéresser à l'exactitude des faits (je ne parle même pas de vérité), où serait-on?

Avant la gauche c'était "il ne faut pas désespérer Billancourt", maintenant c'est "n'espérez pas sortir de votre galère, on se chargera de la généraliser".
Du parti de Jaurès au parti des jocrisses.

Ecrit par : Sénéchal | 28 octobre 2008

C'est quoi t'est-ce qu'une "éducation orthogonale" (motion B) ?
Je connaissais la "transmission verticale", les "compétences transversales", mais là ?
S'agit-il d'un nouveau modèle destinée à l'enseignement professionnel des classes d'Afrofrançais, comme on ne dit pas encore, afin qu'ils soient à la fois blacks et d'équerre ?

Et puis, pourquoi "limiter à 17 le nombre d’élèves par classe en CP et en CE1 dans les ZEP" (motion E) ?
Quel choix ésotérique, pythagoricien, a décidé de l'emploi de ce nombre premier ? S'agit-il d'en finir avec la pratique forcément rétrograde de faire travailler les enfants par groupes de 2, de 3, de 4 ? De souder le groupe-classe de 17 ?

Et puis merde ! Assez avec cette connerie de comparaison entre le budget d'un faqueux et celui d'un taupin ! Comparons au moins le prix de l'heure de travail.

Ecrit par : yann | 28 octobre 2008

[...] Suivent des propositions visant à « rétablir » (?) l’éducation artistique, en « associant étroitement la communauté scolaire et les institutions culturelles » : je sens que nous allons balader les classes dans les expos des amis de Jack Lang. [...]

JPB

A la Saint-Jack
Cours à la FIAC.

Ecrit par : Magister | 28 octobre 2008

« L'aide aux cultures émergentes, urbaines », et la reconnaissance d’une « France métissée » (motion E) :

Et l'islam rural, il a droit à rien ??

Ecrit par : yann | 28 octobre 2008

C'est quoi t'est-ce qu'une "éducation orthogonale" (motion B) ?
Je connaissais la "transmission verticale", les "compétences transversales", mais là ?

Ecrit par : yann | 28 octobre 2008

Cela fait probablement référence à la notion géométrique de symétrie orthogonale qui consiste à faire correspondre, sur un dessin, un point du haut avec un point du bas... La traduction tomberait ainsi sous le sens.

Ecrit par : Magister | 28 octobre 2008

A CS : vous n'avez pas, parfois, légèrement, l'impression que vos posts n'apportent absolument rien aux discussions si ce n'est d'en polluer le fil ? Certes vous n'êtes pas le seul... De nombreuses interventions inopportunes ou non réfléchies (toto, dobolino et bien d'autres intervenants compulsifs) gênent considérablement la lecture des vrais commentaires de la note de JPB. Ceci dit sans agressivité, mais avec une certaine lassitude devant ce qui me semble de la puérilité.
Mon unique intervention n'apporte rien non plus au débat : c'est un souhait pour que la discussion ne se perde pas trop en parenthèses (culinaires ou autres, comme ça s'est vu récemment).

Ecrit par : annexy | 28 octobre 2008

« L'aide aux cultures émergentes, urbaines », et la reconnaissance d’une « France métissée » (motion E) :

Et l'islam rural, il a droit à rien ??

Ecrit par : yann | 28 octobre 2008

Et les cultures immergentes, on les laisse s'envaser ?

Ecrit par : Magister | 28 octobre 2008

Oh lalala ! ça recommence, mais il est bon de remettre le wagon sur les rails , ça ne peut pas faire de mal !


http://www.nanarland.com/play_ilsontdit.php?aud=12

Ecrit par : Amélie | 28 octobre 2008

Toujours là pour vous servir... Je suis un bon fonctionnaire de l'educ nat, je suis transversal comme me l'ont appris vos collègues de mon iufm ;-)
Désolé de ne pas être plus présent, mais je travaille... Je ne fais pas de l'animation du coup ça demande du boulot! Mais le poil à gratter, vous savez ce que c'est: c'est quand on croit qu'il y en a plus qu'on a une furieuse démangeaison qui se déclare. J'ai bien lu "transparaîssait" ainsi que votre pirouette pour vous en sortir: quand on a l'habitude d'avoir toujours raison. Je ne souhaite pas être "lourd" même si parfois vous pesez des tonnes... Avec vous ce qu'il y a de bien, c'est qu'on a la quintessence du sarkozysme de gauche, alors on se défoule comme au ball-trap. En plus, vos réponses sont souvent savoureuses de mauvaise foi, sans compter vos jeux de mots qu'un Ruquier doit vous envier... Honnis soit qui mal y pense... ;-)))))))

Ecrit par : hum...hum... is back | 28 octobre 2008

Bonjour,

quelques précisions de la part d'un membre du PS (eh oui, ça existe encore!) :

- la motion Utopia ne veut absolument pas se rallier à Royal ni à personne. Son analyse sur l'éducation est certes nulle, mais ce n'est pas leur objectif : leur objectif se situe au niveau économique et écologique (l'a - croissance, le rejet d'une croissance infinie dans un monde fini, etc.) C'est une association trans-partis (on les trouve chez les verts aussi) absolument indépendante des autres courants.

- ce que dit le pôle écologique sur l'éducation est effectivement hallucinant de naïveté (voire dangereux!). Mais, là encore, la motion vaut absolument pour ses remarques sur l'écologie et l'agriculture, véritablement pertinentes. Bref, hors sujet sur l'école, mais à ne pas jeter pour ce qu'elle contient par ailleurs.

- la Motion de Martine Aubry est de loin la meilleure sur la question éducative (même si on peut toujours émettre des réserves et des critiques). C'est pour cette raison et beaucoup d'autres que mon choix penche pour l'instant vers elle.

- la pire, à mon sens, est celle de Delanoë : elle enfonce des portes déjà ouvertes et a dû être co-écrite par Pécresse et Darcos...

Sinon, sur le front des concours, je conseille à tous de lire l'excellente et synthétique analyse de M.Grélois sur la mastérisation et la désintégration du CAPES :

http://www.fabula.org/actualites/article26423.php

Ont voté des motions demandant un moratoire sur cette réforme : Caen, Nantes, Tours, Paris 3, 4, 10, 13, Reims, Dijon, Aix 1, Lyon 3, Lyon 2, Nice, Grenoble, Montpellier 3, Bordeaux 3...
Ca nous donne du baume au coeur! No Pasaran!

Bonne journée.

P.S. : j'aime beaucoup LA culture, je suis son premier défenseur acharné. Mais j'aime beaucoup aussi les cultures, et j'aime beaucoup l'art contemporain (dans lequel, quoiqu'on dise, il y a du mauvais comme du très bon, tout comme dans la peinture du XVIIème !).

Ecrit par : Fabien | 28 octobre 2008

Honnis soit qui mal y pense... ;-)))))))

Ecrit par : hum...hum... is back | 28 octobre 2008

y penseNT, peut-être...
humhum, vous êtes chiant. Christophe, ne répondez pas, on gagnera du temps de lecture.

Ecrit par : yann | 28 octobre 2008

J'enlève le premier "s" ;-)
"honni soit qui mal y pense", véritable oubli de ma part... D'autre part je suis "chiant" si je veux et si vous avez des problèmes de transit je n'en suis pas responsable. C'est que le Yann y parle comme le sarko... ;-) Je perds bien mon temps parfois à lire vos interventions, les miennes étant rares...

Ecrit par : hum...hum... fuck you | 28 octobre 2008

pfff!!! la lecture des comm m'a presque autant épuisé que la lecture de cette note.
Qu'apportent-t-ils ? pas grands choses à mon goût ! S'il y a du vrai dans les critiques de JP B, il y a surtout de la désespérance dans ce qui se met en place aujourd'hui avec les sarkocons, et quoi que propose la gauche dans ce domaine ne pourra qu'être plus constructif. Les motions sont discutées dans toutes les sections du PS, et souvent bien plus critiquées que là, mais par des personnes qui aimeraient bien améliorer les propositions pour l'école.
J'aurais tendance à les croire plutôt positifs.

Ecrit par : lacalmette | 28 octobre 2008

"quoi que propose la gauche dans ce domaine ne pourra qu'être plus constructif. ""

HA HAA, HAAA !

Que le PS ose encore parler de l'école , c'est ça qui me renverse ! Regardez d'abord ce que la gauche a fait de l'école , regardez bien tout avant de parler !

Ecrit par : Amélie | 28 octobre 2008

Quel choix ésotérique, pythagoricien, a décidé de l'emploi de ce nombre premier ? S'agit-il d'en finir avec la pratique forcément rétrograde de faire travailler les enfants par groupes de 2, de 3, de 4 ? De souder le groupe-classe de 17 ?

Ecrit par : yann | 28 octobre 2008

Remarquez, si vraiment la raison est de ne plus pouvoir cinder le groupe-classe en petits groupes "de besoin", comme ils disent, et de remettre au goût du jour autre chose que les ateliers tournants qui ont cours actuellement en maternelle et de plus en plus en CP - les maîtres et maîtresses de ce niveau y sont bien obligés puisque trois à quatre années de travail en petits groupes les ont temporairement rendus complètement inaptes à écouter un adulte qui parle à la cantonnade, ce n'est pas une mauvaise chose.
Et ce serait à généraliser aux maternelles et, dans un avenir proche, aux CE1, puis aux CE2 et ainsi de suite.
Ce ne serait qu'une mesure temporaire (et non-limitée au nombre 17, ça marche aussi avec 19, 23, 29, mais 29, c'est beaucoup).
En effet, dans trois ou quatre ans, les élèves arriveraient de nouveau au CP en sachant écouter et travailler tous les jours (autre effet pervers des ateliers tournants : la fameuse demi-heure par jour de Bentolila) et on ne serait plus contraints aux nombres premiers pour cette classe ; l'année d'après, on pourrait les abandonner au CE1 et puis au CE2 et puis...
Bon, j'espère que je ne fais pas partie comme ma soeur de la liste noire d'annexy et que mon message n'a pas trop encombré sa lecture.
PS : Dobo, écris quand même encore de temps en temps, les histoires de chasseurs de sangliers m'aident à comprendre 1/3 de l'effectif de mon école ;-)))

Ecrit par : catmano | 28 octobre 2008

scinder...

Ecrit par : catmano | 28 octobre 2008

Sinon, sur le front des concours, je conseille à tous de lire l'excellente et synthétique analyse de M.Grélois sur la mastérisation et la désintégration du CAPES :

http://www.fabula.org/actualites/article26423.php

Ont voté des motions demandant un moratoire sur cette réforme : Caen, Nantes, Tours, Paris 3, 4, 10, 13, Reims, Dijon, Aix 1, Lyon 3, Lyon 2, Nice, Grenoble, Montpellier 3, Bordeaux 3...
Ca nous donne du baume au coeur! No Pasaran!

Bonne journée.

Merci pour le lien.

je retiens particulièrement ceci :

"Ces phénomènes seront renforcés par la mise en place de masters « enseignement » académiques, dans le but de contraindre les universités d'une même Académie à mutualiser leurs formations, mesure présentée par un directeur d'IUFM comme une « économie d'argent et d'intelligence », ce qui résume en fait tout l'esprit des réformes actuelles."

Ceci :

"Ainsi serait ouverte une brèche de plus dans les statuts de la fonction publique. Ce ne serait pas étonnant, car la masterisation de la formation des enseignants est en fait une arme de destruction massive dirigée contre les fonctionnaires."

Ceci :

"En effet, comme bien souvent, l'argument budgétaire sert de justification à une attaque généralisée contre la connaissance et ses modes de transmission. On pouvait s'y attendre puisque la masterisation a été voulue par un président qui manifeste de manière obsessionnelle son mépris pour La princesse de Clèves et ceux qui persistent à la lire et à l'enseigner."

Et celà :

"C'est donc une conception autoritaire du gouvernement des hommes et de la société qui est au coeur de toutes les mesures prises par le gouvernement. Partout, les présidents, les petits chefs et la hiérarchie doivent prévaloir. Ce sont eux qui dicteront les contenus des enseignements et les axes de la recherche, qui recruteront en n'offrant que des statuts précaires et qui distribueront primes et promotions à ceux qu'ils distingueront comme « méritants », en fonction de leur obéissance. Ainsi se développera la vassalisation déjà à l'oeuvre dans l'enseignement supérieur."

...Ainsi qu'une petite phrase que je n'ai pas retrouvée à la seconde lecture et qui évoque la seule faiblesse de la stratégie du gouvernement, à savoir la nécessité de la "collaboration volontaire" des enseignants aux "ceci-celà", à savoir le creusement de leur propre tombe.

Ecrit par : Robin | 28 octobre 2008

J'ai lu l'analyse de M.Grélois et le commentaire de Robin. C'est donc bel et bien un monde orwellien qu'on nous prépare (ou qu'on parachève ?).

Ecrit par : Magister | 28 octobre 2008

Vous avez raison, Yann. Sur les deux plans.

Ecrit par : Christophe Sibille | 28 octobre 2008

Quant à Annexy, ses interventions sont rares, effectivement. Mais pas assez.

Ecrit par : Christophe Sibille | 28 octobre 2008

Considérations désobligeantes (formulation éhontément pompée dans Robert Musil) :

1°) Je sais bien que ce n'était pas dénué de considération électoralistes et qu'il fallait bien faire avaler la pilule de la Loi d'Orientation, mais la seule revalorisation matérielle que nous ayions eue remonte à 1990 avec Jospin.

Depuis, rien, mais si l'on considère l'augmentation du prix de la vie, surtout depuis le passage à l'euro et l'alignement sur le dollar, nous avons perdu 20% de pouvoir d'achat.

Je précise que je ne suis pas socialiste.

2°) Où en sont les gens qui ont voté pour Le Pen en 2002 et pour Sarkozy aux dernières présidentielles, ou tout simplement ceux qui ont voté pour "l'augmentation du pouvoir d'achat" ?

Je précise que j'ai voté pour Chirac au 2ème tour en 2002, pour "faire barrage à Le Pen", pour Bayrou au premier, puis pour Sarkozy au deuxième tour (à cause du discours de Maison-Alfort sur la revalorisation morale de notre métier.

3°) Peut-on prendre impunément les gens pour des imbéciles...Et pendant combien de temps ?

4°) A qui veut-on faire croire que la "crise" va s'arrêter là ?

5°) J'ai l'impression de vivre "au-dessous d'un volcan", mais pas dans le Massif central, plutôt en Sicile. Pas vous ?

Evidemment, je peux me tromper. Comme on dit "Le pire n'est jamais sûr." Mais...

Ecrit par : Robin | 28 octobre 2008

Je n'ai pas de temps à perdre en lisant les différentes motions des différents courants du PS. Que le diable les emporte tous et toutes autant qu'ils (elles) sont.

Pour ce qui est du texte de mon ami Alexis Grélois, il dit des choses justes sur le plan global mais n'a pas l'air de comprendre que la situation concrète a changé depuis le 17 octobre alors que son texte est daté du 23. Bref, il retarde - ce qui est, somme toute, assez compréhensible de la part d'un historien médiéviste.

Ce qu'il y a de nouveau, c'est la circulaire Hetzfeld. Elle ouvre des perspectives intéressantes pour les masters universitaires et la préparation des concours. Encore faudrait-il que les universitaires le comprennent et si Alexis, qui est l'un des trois responsables nationaux de Sauvons l'Université, ne le comprend pas, il y a peu de chances que les autres fassent mieux. Pour les modalités du recrutement en revanche, rien de neuf. C'est la cata. Mais cela ne dépend pas (ou plus) de l'Université. Aux profs du primaire et du secondaire, à leurs syndicats et à leurs associations de prendre leurs responsabilités. A eux de voir s'ils souhaitent des ignorants comme futurs collègues. Mais alors que l'Université se mobilise, du côté de l'enseignement scolaire, c'est silence radio. Plus de précisions bientôt sur le site de Reconstruire l'Ecole.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 28 octobre 2008

Aphatie dixit sur son blog :
Il ( Mélenchon) a évoqué plusieurs faits qui lui ont paru marquants. Par exemple, deux réunions successives qu’il a situé dans le II° arrondissement de Paris, où les représentants des différentes motions en compétition étaient invités à débattre devant des militants socialistes. Selon lui, 400 personnes sont censées militer dans cette section d’arrondissement. Les deux fois, a-t-il assuré, il n’y avait pas plus de vingt militants dans la salle. Même expérience, a-t-il ajouté, dans l’Essonne, la fédération où lui même milite. Une réunion a eu lieu récemment à Arpajon. Salle correcte, presque pleine, deux cent cinquante militants, d’après lui, à rapprocher des cinq mille personnes officiellement détentrices d’une carte du parti socialiste dans ce département.
...
Le PS actuel et ses six motions n'emballe pas plus ses gens que le PC d'avant avec son centralisme démocratique à texte unique n'emballait les siens.
Pensez-vous qu'ils vont continuer le "vivre ensemble" les militants socialistes ?

Ecrit par : bernard | 28 octobre 2008

Bonjour,

personnellement, lorsque je lis cela :

http://www.snesup.fr/docs/communiques/com08-1016-rencontre.htm

je me dis qu'il n'y a rien de nouveau sous le soleil de la réforme des concours et sur la mastérisation, circulaire Hetzel (pour l'instant fantôme - et l'heure tourne) ou pas. D'ailleurs, cette circulaire spectrale, je la lis d'avance : un vague tissu de généralités et de fausses assurances, pour faire avaler l'inique nouveau-Capes. J'attends des précisions.

Je suis d'accord avec M.Cordoba sur la question du secondaire, mais il est clair à mon sens que le blocage, POUR L'INSTANT, face à l'urgence, ne peut venir que du supérieur (ne pas rendre les maquettes pour le 31 décembre pour cause de désaccord profond et de calendrier déraisonnable). Le ministère devra réfléchir si, au 1er janvier, il a reçu 10-15 maquettes sur la centaine attendue.
Tant pis pour les subtilités. Ce qui compte, c'est l'opposition frontale et radicale.

Voilà que je parle comme Laguiller.

Pour le PS : assemblée du Rhône vendredi dernier avec présentation des 6 motions, salle comble et pleine à craquer (tant pis pour les parisiens si ça ne les intéresse pas). A l'applaudimètre, très net avantage pour Aubry et Hamon.

Ecrit par : Fabien | 28 octobre 2008

@yann

"le budget d'un faqueux et celui d'un taupin "
sans oublier le budget d'un faquin et celui d'un taupeux!

l'éducation ortho-gônale (avec un ^, siou plaît, ça ne serait pas un truc à la Azouz Begag? Au fait, où est-il passé, Azouz?

Ecrit par : retraitée | 28 octobre 2008

- la Motion de Martine Aubry est de loin la meilleure sur la question éducative (même si on peut toujours émettre des réserves et des critiques). C'est pour cette raison et beaucoup d'autres que mon choix penche pour l'instant vers elle.

Ecrit par : Fabien | 28 octobre 2008

C'est très exactement ce que je dirai pour justifier mon vote dans ma petite section. Je ne vais tout de même pas rendre ma carte pour vingt abrutis ! Quant à approfondir devant eux les raisons de mon choix et de mon virage à gauche, bof ... De toute façon, ils sont tous aux portes de la mort et retraités depuis des lustres. Le secrétaire de section et moi-même sommes les seuls actifs de toute la section.
Je serais intéressée par une pyramide des âges des militants PS.

Ecrit par : dobolino | 28 octobre 2008

"la circulaire Hetzel", du nom de Patrick Hetzel.

Pour information, le monsieur Hetzel en question a écrit lors de sa carrière universitaire, entre autres, des travaux intitulés :

- "le marketing relationnel"
- "Planète conso : marketing expérientiel et nouveaux univers de consommation"

Formidable.
J'attends avec impatience la jolie circulaire qu'il va nous envoyer sur les masters enseignements; je sens que cela va nous rassurer pleinement...

Blague à part : lorsqu'on voit dans quels secteurs nos chers dirigeants de droite vont puiser leurs conseillers et collaborateurs (y compris universitaires), je trouve cela très révélateur de leur conception de l'école (une pré-boite de commerce, une structure marketing pour former des futurs consommateurs à consommer sans se poser de questions, faire des profs des représentants de commerce qui markètent leurs cours...).

A Madame Dobolino :
j'ai la chance d'appartenir à une section plutôt jeune, au sein d'un PS pas toujours très porté sur la jeunesse. Mais, manque de pot, jeunes comme vieux chez moi plutôt denaloïstes ou royalistes! Quelques personnes pour Hamon et Aubry, mais peu. Néanmoins, relativisons : le coup du vieillissement affecte tous les partis, car les jeunes s'engagent de moins en moins, dans des structures politiques du moins. et puis, quand on voit les jeunes UMP ("jeunes populaires" qu'ils disent), je préfère encore les seniors de ma bonne vieille section PS!

Ecrit par : Fabien | 28 octobre 2008

C'est quoi t'est-ce qu'une "éducation orthogonale" (motion B) ?


Ecrit par : yann | 28 octobre 2008

C'est: le carré de l'hypothénuse est égale à la somme du carré des deux autres côtés.
Soit un triangle ABC rectangle en A. AB, c'est tranversal, AC est frontal et BC résume l'éducation obtenue?
A améliorer.

Ecrit par : dobolino | 28 octobre 2008

j'ai la chance d'appartenir à une section plutôt jeune, au sein d'un PS pas toujours très porté sur la jeunesse. Mais, manque de pot, jeunes comme vieux chez moi plutôt denaloïstes ou royalistes!
Ecrit par : Fabien | 28 octobre 2008
Chez nous, on est une petite vingtaine dont deux n'ont pas encore fêté leurs cinquante ans. Il y a le noyau des élus, vieux socialistes drômois nostalgiques de l'époque dorée des trentes glorieuses et de Maurice Pic et qui seraient cent fois plus à leur place chez De Villiers. Si on parle d'école, ils prônent comme seul remède l'apprentissage à douze ans. Les autres, bof !
Sur l'ensemble de la section, nous sommes deux à avoir fait des études supérieures poussées plus une Normalienne, fraîchement retraitée, ancienne directrice de maternelle de banlieue parisienne, qui ne jure que par Philippe Mérieu, ce grand incompris qui aurait sauvé l'ED. Nat si le corps enseignant n'était pas constitué d'un ramassis de fainéants (cf soutien aux 35 heures au collège).
Inutile de chercher donc à engager une discussion sur la dégradation de l'enseignement au sein de cette section.

Ecrit par : dobolino | 28 octobre 2008

Inutile de chercher donc à engager une discussion sur la dégradation de l'enseignement au sein de cette section.

Ecrit par : dobolino | 28 octobre 2008

Au sein de cette section aussi bien qu'ailleurs, d'ailleurs. C'en est désolant ...
Je ne veux pas vous démoraliser mais je suis certaine que les 35 heures de garderie/ assistante sociale sont en route, inéluctables, et vont progressivement s'imposer.
Quel est, à votre avis, le pourcentage de français qui accordent de l'importance à l'acquisition de savoirs disciplinaires solides et aussi étendus que possibles pour un maximum de citoyens?
Je crois bien que si l'on interrogeait le tout venant sur les propositions des différentes motions, en les présentant hors contexte politique, l'adhésion majoritaire irait à la motion B à cause de l'internet, des ressources numériques et tout et tout.

Ecrit par : dobolino | 28 octobre 2008

De nombreuses interventions inopportunes ou non réfléchies (toto, dobolino et bien d'autres intervenants compulsifs) gênent considérablement la lecture des vrais commentaires de la note de JPB. Ceci dit sans agressivité, mais avec une certaine lassitude devant ce qui me semble de la puérilité.

Ecrit par : annexy | 28 octobre 2008

JPB a déjà répondu moultes fois à ce type de remarques critiques.

Ecrit par : dobolino | 28 octobre 2008

Ce qu'il y a de nouveau, c'est la circulaire Hetzfeld. Elle ouvre des perspectives intéressantes pour les masters universitaires et la préparation des concours. Encore faudrait-il que les universitaires le comprennent et si Alexis, qui est l'un des trois responsables nationaux de Sauvons l'Université, ne le comprend pas, il y a peu de chances que les autres fassent mieux. Pour les modalités du recrutement en revanche, rien de neuf. C'est la cata. Mais cela ne dépend pas (ou plus) de l'Université. Aux profs du primaire et du secondaire, à leurs syndicats et à leurs associations de prendre leurs responsabilités. A eux de voir s'ils souhaitent des ignorants comme futurs collègues. Mais alors que l'Université se mobilise, du côté de l'enseignement scolaire, c'est silence radio. Plus de précisions bientôt sur le site de Reconstruire l'Ecole.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 28 octobre 2008

Vous avez compris, les crétins de l'enseignement "scolaire"( Ah,ah!)? Les universitaires se sont mobilisés, eux, contre les futurs concours et futurs masters! Z'avez pas vu leur moblisation??? On ne parle que de cela dans les journaux télévisés.
Ils sont hyper mobilisés et sur un texte qu'ils n'ont pas compris; dommage! Mais c'est Cordoba qui l'a dit. Donc c'est vrai. Il n'y a que lui qui l'a compris. C'est que... c'est une tronche ce Cordoba!
Alors maintenant, bande d'abrutis, si vous n'avez que des collègues idiots dans vos établissements, il ne faudra pas venir vous plaindre, hein! Cordoba, lui, il l'avait bien dit et même qu'il l'avait expliqué sur son sisite et même que cela lui avait pris bien du temps! Mais il savait qu'il avait beau agiter les bras, secondé qu'il était par Jean-Paul Panza, rien que des moulins à vent.
Cordoba aura-t-il la sagesse de l'hidalgo sur son lit de mort?

Ecrit par : Le curé et le barbier de passage | 28 octobre 2008

Bonjour,
Je souhaite réagir à la remarque suivante de Pedro Cordoba :

"Mais cela ne dépend pas (ou plus) de l'Université. Aux profs du primaire et du secondaire, à leurs syndicats et à leurs associations de prendre leurs responsabilités. A eux de voir s'ils souhaitent des ignorants comme futurs collègues. Mais alors que l'Université se mobilise, du côté de l'enseignement scolaire, c'est silence radio."

Je suis de ces âmes (presque) silencieuses que vous vilipendez. Etes-vous vraiment sans savoir que les syndicats ne reflètent qu'assez marginalement l'opinion de la base? Ne savez-vous pas par ailleurs le climat de suspicion et de peur insidieuse qu'entretient savamment l'inspection? Je vous renvoie à ce sujet au témoignage sur ce blog d'un jeune agrégé d'anglais qui s'est vu licencier pour avoir exprimé une opinion n'allant pas dans le sens de celles de l'inspection. Je vous rappelle enfin que les professeurs du secondaire ne sont en rien consultés dans cette affaire. Il est bien difficile de s'exprimer lorsque l'on ne vous tient pas pour un interlocuteur respectable. J'ai lu avec attention les motions adoptées par les différentes UFR mentionnées par Yann. J'espère qu'elles seront nombreuses à suivre le mouvement. Elles seules peuvent faire barrage à l'inacceptable, et faire entendre leur voix. Elles seules ont ce POUVOIR.
Je suis moi-même agrégée d'anglais, enseignante en lycée, et ne pense pas pouvoir sans dommage m'exprimer ici sans le couvert de l'anonymat. Pour répondre à votre question, non, je ne souhaite pas que mes futurs collègues en sachent moins que moi sur la discipline que j'enseigne. Je préférerais qu'ils en sachent infiniment plus, et qu'ils puissent ainsi accomplir la nouvelle mission qu'entend leur confier M. Darcos, à savoir amener les élèves au bilinguisme au terme du secondaire. Il se trouve malheureusement qu'il n'existe pas d'instance officielle qui me permette de dire à mon ministre de tutelle tout mon plaisir à me voir confier cette nouvelle mission.
Je suis certaine que de nombreux anonymes lisent ces pages tout comme moi, et qu'ils enragent d'impuissance, tout comme moi. Ne tirez pas sur l'ambulance. De grâce.

Ecrit par : Professeur du secondaire | 28 octobre 2008

Hors-sujet, mais amusant :
Je viens de parcourir "Phosphore" chez mon pourvoyeur de magazines habituel. En couv, "enquète sur le niveau (pas si mauvais que ça)" (à peu près, je vous le fais de tête).

A l'intérieur, les intertitres :
Anglais : dernier de la classe
Maths : chute exponentielle
[ Pas si mauvais, en effet ;O)]
Philo : vers la citoyenneté (ou un truc approchant)
[ Beurk !]
Histoire-Géo : peu de repères, mais de haut niveau
[ C'est ça, toute une classe de spécialistes de la fabrication de la cancoillote en Franche-Comté au XVIe siècle.]
Sciences : TROP SCOLAIRE !!!! (c'est moi qui crie).
[ Ben voyons, pas assez de mains dans les pâtes, on vous dit !]

A part ça, y sont pas difficiles, chez Phosphore.
Le niveau monte...

Ecrit par : yann | 28 octobre 2008

J'ai lu avec attention les motions adoptées par les différentes UFR mentionnées par Yann.

Ecrit par : Professeur du secondaire | 28 octobre 2008

J'ai rien dit, moi. J'y suis pour rien, M'sieur. C'est l'aut', là.

Ecrit par : yann | 28 octobre 2008

Pour Fabien

Il est préférable de parler comme Laguiller que comme un dirigeant du PS, même s'il s'agit d'Aubry ou d'Hamon. Et pourtant je n'aime pas beaucoup le parti de Laguiller, ni celui de Besancenot...

Pour ce qui est de la circulaire Hetzel, elle date du 17 octobre comme je le disais plus haut. Ce n'est donc pas une circulaire-fantôme ou à venir. On la trouve entre autres sur le site de SLU.(sauvonsluniversite.com). Quoi qu'il pense ou écrive par ailleurs, Hetzel est le Directeur de l'Enseignement universitaire. C'est la position officielle du Ministère qu'il exprime.

Il ne s'agit pas de généralités mais de choses très précises, dont les universitaires feraient bien de s'emparer au lieu de voter des motions copiées les unes sur les autres pour éviter d'avoir à réfléchir - ce qui, de l'avis de tous les médecins, est susceptible de provoquer des migraines.

Cette circulaire est bien sûr assez technique et peut être difficile à décrypter pour les profanes. Mais je suis sûr que Fabien et bien d'autres sur ce blog peuvent le faire. A venir : une analyse plus élaborée des perspectives qu'elle ouvre quand j'aurai le temps.

Les universitaires peuvent bloquer la création des nouveaux masters s'ils ne rendent pas les maquettes pour le 31 décembre. Mais je me méfie : l'expérience me prouve que les chers collègues ont une forte tendance à capituler au dernier moment au nom des intérêts supérieurs de l'Université, des étudiants ou de leur propre service d'enseignement. Et c'est ce qui pourrait arriver de pire : il faudrait alors accepter les seuls projets à peu près cohérents, ceux qui ont été élaborés depuis longtemps par les IUFM. En outre ce blocage ne saurait avoir aucun impact sur la nature des épreuves des concours : cela dépend d'un autre Ministère, celui de Darcos. C'est pourquoi je préfère (comme toujours) me battre sur deux fronts de façon à avoir une stratégie de rechange : d'une part refus de rendre les maquettes; de l'autre, réflexion sur les contrepropositions et les alternatives aux projets actuels.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 28 octobre 2008

Oh pardon, c'était Fabien, et non Yann.

Ecrit par : Professeur du secondaire | 28 octobre 2008

Je ne vilipende personne et ne tire pas sur les ambulances. Je dis simplement ce qui est : les universitaires peuvent agir sur les masters, pas sur les concours.

Pour le reste, il est évident que personne ne peut agir tout seul. Mais les mobilisations collectives, ça existe. Il n'y a pas si longtemps, elles avaient obtenu la démission de Claude Allègre. Et ce sont les profeseurs du secondaire, pas ceux du supérieur qui eurent sa peau.

Quant au Figaro de passage il n'a qu'à tonsurer le curé de passage. Et puisqu'il s'agit de la même personne, il pourrait aller jusqu'à se trancher d'un bon coup de rasoir ces appendices superflus pour tout curé qui se respecte.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 28 octobre 2008

Pedro, il se trouve que je connais un peu Patrick Hetzel, ex-conseiller Education à Matignon. Un type fort intelligent, qui a dû comprendre où était le blème, et qui s'efforce de le neutraliser.
C'est typique de ce gouvernement : des effets d'annonce, et, selon les cas, des imbéciles qui tentent, contre toute logique, de les faire vivre, ou des gens sensés qui s'efforcent, en douce, de les aménager - quand ils ne les torpillent pas carrément.
Mais ce doit être ainsi sous tous les gouvernements...
JPB

Ecrit par : brighelli | 28 octobre 2008

P.S. : j'aime beaucoup LA culture, je suis son premier défenseur acharné. Mais j'aime beaucoup aussi les cultures, et j'aime beaucoup l'art contemporain (dans lequel, quoiqu'on dise, il y a du mauvais comme du très bon, tout comme dans la peinture du XVIIème !).

Ecrit par : Fabien | 28 octobre 2008
Je ne suis pas loin de penser que je me trompe absolument mais il me semble que pour mieux comprendre "les" cultures et en jouir, il est judicieux de maîtriser préalablement LA culture.

Ecrit par : dobolino | 28 octobre 2008

D'accord avec Dobolino. Sans culture artistique, impossible de comprendre quoi que ce soit à l'art contemporain

Ecrit par : Pedro Cordoba | 28 octobre 2008

"Trancher" : du latin "trinicare", couper en trois. C'est parfait pour les appendices ou attributs du curé de passage.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 28 octobre 2008

Je ne suis pas loin de penser que je me trompe absolument mais il me semble que pour mieux comprendre "les" cultures et en jouir, il est judicieux de maîtriser préalablement LA culture.

Ecrit par : dobolino | 28 octobre 2008

On vous rétorquera : "Quelle Culture ?" La culture commune ? Et quels en seraient les fondements ? La langue ? L'Histoire ? La civilisation ? Tout cela n'a-t-il pas du plomb dans l'aile aujourd'hui ? Tout cela ne pose-t-il pas problème désormais ? Tout est devenu sensible, voire explosif.
On a un sérieux problème : celui de notre identité. La culture, me semble-t-il, ne se peut définir qu'à travers elle.

Ecrit par : Magister | 28 octobre 2008

"Trancher" : du latin "trinicare", couper en trois. C'est parfait pour les appendices ou attributs du curé de passage.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 28 octobre 2008

Nos superbes maîtres queux d'hier ont intérêt à se méfier , là , c'est une boucherie qui s'annonce , et..couic de leurs prétentions !

Morte la bête , mort le venin !

Ecrit par : Amélie chez les matadors | 28 octobre 2008

Je ne veux pas vous démoraliser mais je suis certaine que les 35 heures de garderie/ assistante sociale sont en route, inéluctables, et vont progressivement s'imposer.

Je crois bien que si l'on interrogeait le tout venant sur les propositions des différentes motions, en les présentant hors contexte politique, l'adhésion majoritaire irait à la motion B à cause de l'internet, des ressources numériques et tout et tout.

Ecrit par : dobolino | 28 octobre 2008

C'est tout à fait mon avis!
Autour de moi, je vois les collègues surtout les jeunes se précipiter dans cette direction. Leur motivations principales? Baisse du pouvoir d'achat, carriérisme, enseignement ramené à l'évaluation de ce qu'ils n'enseignent pas (sur le modèle du B2i) etc.

Ecrit par : david.D | 28 octobre 2008

On a un sérieux problème : celui de notre identité. La culture, me semble-t-il, ne se peut définir qu'à travers elle.

Ecrit par : Magister | 28 octobre 2008

CHUUUT ! Vous avez dit " identité " ? Mais c'est très réactionnaire , ça !
Prononcer ce mot aujourd'hui en France ( sauf si vous êtes d'origine africaine ou tibétaine par exemple ) vous classe automatiquement dans le camp du MAL !!

Faites gaffe , Pedro est là , il est outillé et il a l'air résolu !

Ecrit par : Amélie chez les matadors | 28 octobre 2008

Bonsoir,

je vais de ce pas (enfin, dans les heures prochaines) lire cette fameuse circulaire Hetzel.
A M. Cordoba : les facs que je connais, tout en restant ouvertement pour le blocage des maquettes, préparent aussi des plans "B" et réflechissent aux moins mauvaises alternatives. Mais, pour ces dernières, il est bien sûr hors de question de les divulguer pour le moment, cela serait une forme de capitulation.

Les facs peuvent agir sur les masters, mais il me semble qu'elle peuvent agir sur les concours : les jurys viennent à 70-80% des facs, ce sont elles qui y préparent, qui en rédigent les programmes... Il me semble qu'elles ont leur mot à dire et qu'elles ont du pouvoir là-dessus! Evidemment, cela n'empêche pas le secondaire d'entrer dans la danse (tant mieux!)
Et, une question : une maquette seulement rédigée et approuvée par le seul iufm est-elle "légale", est-elle viable (j'entends, si la fac associée l'a refusée fermement)? Cela deviendrait intéressant ... Le ministère peut-il passer par-dessus les facs sur ce point? ??

Pour l'art contemporain, je ne veux pas entrer dans un débat : je n'ai jamais dit qu'il ne fallait pas maitriser ses classiques auparavant (bien au contraire), ou bien qu'il fallait passer allègrement par-dessus des siècles d'oeuvres. Je maintiens, par contre qu'on peut apprécier ou avoir une "émotion esthétique" devant telle ou telle oeuvre contemporaine, sans connaître le quattrocento ou autres, et sans forcément avoir lu son Gombrich dans le texte avant. Je sens qu'on va me détester, mais je donnerai bien tout Ingres pour deux ou trois Pierre Soulages; et puis j'aime bien Jeff Koons (j'entends d'ici les cris d'horreur poussés à la lecture de cette phrase) : je trouve ça drôle et assez beau...
Sans rancune!

Bonne soirée

Ecrit par : Fabien | 28 octobre 2008

mais je donnerai bien tout Ingres pour deux ou trois Pierre Soulages; et puis j'aime bien Jeff Koons (j'entends d'ici les cris d'horreur poussés à la lecture de cette phrase) : je trouve ça drôle et assez beau...
Sans rancune!

Bonne soirée

Ecrit par : Fabien | 28 octobre 2008

Moi aussi, j'aime bien les trophées de la foire du Trône !

Et pour Soulages, allez chez Castorama vous offrir un pot de peinture noire, ça vous coûtera moins cher que tout Ingres ;O)

Ecrit par : yann | 28 octobre 2008

CHUUUT ! Vous avez dit " identité " ? Mais c'est très réactionnaire , ça !
Prononcer ce mot aujourd'hui en France ( sauf si vous êtes d'origine africaine ou tibétaine par exemple ) vous classe automatiquement dans le camp du MAL !!

Ecrit par : Amélie chez les matadors | 28 octobre 2008

Je me fiche de passer pour réactionnaire. Le problème se pose néanmoins, sinon de quoi parlons-nous ? Si j'ignore ce que je suis, comment saurai-je quoi faire ? Et pourquoi ?

Ecrit par : Magister | 28 octobre 2008

Je suis moi-même agrégée d'anglais, enseignante en lycée, et ne pense pas pouvoir sans dommage m'exprimer ici sans le couvert de l'anonymat. (professeur du secondaire)

Et dire que j'ai laissé dix fois mon e-mail avec mon nom et mon prénom réels. Je suis bon pour le goulag ! ;-)

A part cela, chère collègue, il est effectivement possible que j'aie eu à pâtir de certains propos tenus sur ce blog (par exemple pour ma mutation)...Mais comment le savoir ?

En tout état de cause, si tout le monde fait le dos rond (ce qui est malheureusement la tendance dans le corps enseignant), "ils" feront de nous ce qu'ils voudront et il ne nous restera plus que nos yeux pour pleurer.

Est-ce si difficile, que diable, de faire preuve d'un peu de courage et de dire non à l'inacceptable ?

Il est exact que nous avions eu la peau de Claude Allègre. C'est l'année où j'ai fait le plus grand nombre de jours de grève de toute ma carrière ; j'étais au SNALC, la main dans la main avec le SNES.

Dans mon établissement actuel, on se met tous en grève si un collègue se fait insulter par un élève.

Auriez-vous parié une livre sterling sur George Washington au début de la Guerre d'Indépendance américaine (je m'adresse à une angliciste) ou un sou sur le général de Gaulle en juin 40...Et pourtant.

Je suis persuadé que si tous les professeurs font front, avec ou sans les syndicats contre ces réformes aberrantes (du lycée, des modalités de recrutement et des statuts), "ils" seront obligés de reculer ou en tout cas de mettre de modérer leurs ardeurs contre l'école républicaine.

Ecrit par : Robin | 28 octobre 2008

Pour Magister et Amélie. La formule me semble plus juste à l'envers : ce n'est pas la culture qui dépend de l'identité mais l'identité de la culture. Cela vaut pour toutes les cultures et toutes les identités sans que le mal soit d'un côté ni le bien de l'autre.

Pour Fabien.

Je vous trouve bien optimiste : les facs que je connais ne préparent pas vraiment de plan B, qu'elles refuseraient de dévoiler pour l'instant. Elles se contentent de voter des motions (c'est mieux que rien) et d'agiter différentes hypothèses peu ancrées dans la réalité.

Sur le rapport facs/concours. Les facs sont autonomes et décident au plan local. Les concours sont (encore) nationaux et les membres des jurys, universitaires ou pas, sont nommés à titre individuel et pour un an par le Ministre de l'Education nationale. Rien de plus facile, dans ces conditions, que se débarasser des gêneurs éventuels. Et impossible pour un jury d'aller à l'encontre des directives officielles : nombre, nature et coefficients des épreuves. On ferme sa gueule ou on démissionne : il n'y a pas d'autre choix.

Il est évident qu'un master IUFM ne saurait être légal si l'Université le refuse. Le risque, c'est que l'Université soit obligée de l'accepter au dernier moment faute d'un plan de rechange. Pour que les maquettes soient rendues le 31 décembre et compte-tenu des va-et-vient indispensables entre les différentes instances, il faut que ces maquettes soient élaborées au plus tard le 15 novembre. C'est dire si le temps presse.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 28 octobre 2008

errata : "ou en tout cas de modérer leurs ardeurs contre l'école républicaine."

Ecrit par : Robin | 28 octobre 2008

Tout le monde doit connaître Soulages mais peut-être pas Jeff Koons. Un aperçu ici

http://www.artnet.com/artwork/424583252/796/girl-with-dolphin-and-monkey-the-whitney-museum-of-american-art-75th-anniversary-photography-portfolio.html

On peut en effet avoir une émotion esthétique (ou d'un autre type) devant ce genre d'oeuvres.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 28 octobre 2008

Je suis persuadé que si tous les professeurs font front, avec ou sans les syndicats contre ces réformes aberrantes (du lycée, des modalités de recrutement et des statuts), "ils" seront obligés de reculer ou en tout cas de mettre de modérer leurs ardeurs contre l'école républicaine.

Ecrit par : Robin | 28 octobre 2008

Certes, mais le front commun spontané étant aléatoire, il faut bien un général pour coordonner tout cela ? Quel est le sentiment dominant dans le corps professoral ?

Ecrit par : Magister | 28 octobre 2008

Merci Pedro , mais la question est autre .

Nous parlons d' " un sérieux problème d'identité " en France , dans la mesure où il est interdit de la revendiquer quand il s'agit de contrer l'offensive du voile ou l'immigration massive , par exemple . Dans ce monde désormais orwellien , le droit de parler de notre identité nous est dénié et , signes révélateurs , pour nous la faire oublier , on nous demande de nous plier aux joies forcément ineffables du multiculturalisme et de la diversité , à coups de campagnes publicitaires ou de messages subliminaux . Dans ce but , tous les médias sont mobilisés pour pratiquer l'anesthésie , et vous êtes suffisamment intelligent pour vous en être aperçu .

On aurait tort de fuir ce problème qui se pose à des millions de personnes dans le pays , surtout si on veut reconstruire l'école . Sans réponses claires à ces questions , tout ce que les spécialistes pourront faire ou dire sera vain !

Ecrit par : Amélie | 28 octobre 2008

Lu dans Libé
Bravo à Thomas Clerc et on ne saurait mieux dire...tout y est , de cette ignoble scélératesse....

L’école du bavardage

Thomas Clerc maître de conférences à Paris-X Nanterre, ex-professeur du secondaire.






Il est difficile pour un professeur du secondaire de juger le film de Laurent Cantet Entre les murs, comme s’il était trop concerné. Opérer une distinction entre le film et son sujet, l’école, est ardu : les acteurs jouent leur propre rôle et le film adopte une esthétique pseudo-documentaire qui n’est pas la réalité (à cause du choix des séquences et du montage) mais qui s’en rapproche de façon sensible. J’ai retrouvé l’ambiance de mes années passées au collège ou au lycée, en pire. Le mérite d’Entre les murs est de montrer aux Français la difficulté du métier de professeur en termes plus éloquents qu’un livre : le naturalisme du «roman» de Bégaudeau trouve ici sa meilleure incarnation. Indépendamment de ses qualités filmiques, Entre les murs décrit bien la crise terrible de l’enseignement qu’on pourrait lire à travers le prisme du bavardage.

Le bruit règne au collège Françoise-Dolto : le silence, sans lequel l’acquisition du savoir est à cet âge impossible, n’existe pas. L’indistinction entre la cour et la salle de cours est la réalité de l’espace scolaire. Les «enfants» sont niés dans leur étymologie même (infans, qui n’a pas la parole), puisque le collège est en proie à une maladie endémique du langage, le bavardage. Le professeur Bégaudeau ne transmet rien à ses élèves : il parle avec eux sans cesse, dans un univers saturé de ce qu’en rhétorique aussi on appelle le bruit, qui perturbe toute communication normale. La parole, ravalée au rang de pur phénomène acoustique, véhicule peu de contenu et ne relève d’aucune réflexivité. Les deux fonctions essentielles du langage, référentielle (information) et poétique (possibilités créatrices des mots), reculent devant la fonction phatique, celle de simple contact, la plus pauvre, la plus brute. Ainsi, quand le professeur donne le vocabulaire, il ne le rattache à aucune histoire lexicale, se contentant du sens, que les élèves ne peuvent qu’oublier aussitôt.

L’échange verbal se fait ensuite de façon totalement anarchique : les élèves interrompent le cours en permanence par des questions extrascolaires qui empêchent toute autonomie disciplinaire. Ce n’est pas un cours de français, c’est une suite de coups de langue où domine la tchatche. L’expression libre est ici responsable du désordre et de l’affligeante médiocrité des propos : demander à des adolescents de faire leur autoportrait est improductif puisque c’est un exercice pour des sujets ayant opéré le détachement entre soi et l’image de soi, via la culture. Comme ils n’ont rien à dire et que ce qu’ils pourraient apprendre ne fait pas partie de leurs intérêts immédiats, les élèves, donc, «s’expriment». Du coup la violence, que l’art rhétorique sert à sublimer, triomphe parce que les règles élémentaires du cours sont abolies : absence de hiérarchie, tutoiement, asyntaxisme, inculture organisée, spontanéisme. La valeur attachée à la parole écrite et orale est sacrifiée : le démocratisme devient le culte de la réplique, du stéréotype, de l’agressivité. Trop en empathie avec ces vampires que sont les adolescents, le professeur commet une erreur fondamentale en leur répondant sur le même registre.

Bégaudeau et Cantet sont de gauche mais leur film donne des arguments massue aux penseurs de droite qui, de Renaud Camus à Finkielkraut, ont pointé ces dérives depuis plus de vingt ans que le libéralisme participe à la destruction de l’école républicaine. La «désacralisation» du savoir (maître mot des auteurs, pour qui la sacralisation et l’autorité sont en soi réactionnaires) a paradoxalement abouti à creuser les inégalités entre les élèves, qui sentent le mauvais tour qu’on leur joue en prétendant être à égalité avec eux. L’école du bavardage se modèle sur le monde réel où l’omniprésence de la parole promotionnelle a remplacé le discours critique.

Dans ce viol linguistique constant, les professeurs ne sont pas en reste : leur truc à eux, c’est le «dialogue», la réunionite et le droit de vote, dont les penseurs anarchistes disaient qu’on ne l’ôterait jamais de la surface du globe. Le spectacle de ces professeurs, délégitimés d’avance par une société qui remplace le savoir par le bavardage, est instructif. Leur seule façon de récupérer une autorité, sans laquelle il n’y a pas de sujets, est de mimer un incessant théâtre de décisions. Privé de toute réelle possibilité de transmission, le corps enseignant se réfugie dans le bavardage légal, occupation dont cette corporation a le secret : les conseils de classe, les conseils de discipline, les réunions de crise sont les dérisoires issues d’une parole qui, dépourvue de performativité (celle de l’autorité compétente), n’a plus que la procédure démocratique pour exutoire tardif ; or c’est le défaut d’autorité des adultes au conseil de classe qui entraînera après coup l’exclusion de Souleymane pendant le cours. L’institution scolaire devient coercitive puisque l’autorité a cédé la place au pouvoir.

Moi aussi j’ai traversé cet enfer et, comme Bégaudeau, je l’ai quitté, ne pouvant supporter de voir dévalué l’usage de la parole et de la littérature dans un métier qui la tient a priori pour une fin en soi. Les professeurs que les élèves respectent sont ceux qui ont du charisme, comme par hasard. Les autres sont des masochistes ou des idéalistes (c’est la même chose) : qui, en voyant ce film vrai, voudrait devenir professeur ? Si les élèves sont violents, c’est aussi parce qu’ils souffrent du mal qu’on cause au savoir et à leurs représentants, tournés en dérision par une société qui ne croit plus à l’auctoritas du verbe, sinon sous ses formes faibles, marketing, langue de bois, verbiage ou insulte. Le vacarme (titre d’une revue qui continue, quarante ans après 68, à fustiger l’autorité) est nuisible à toute forme d’élévation.

La dévaluation qualitative du langage est le thème profond du film : lorsqu’une élève vient à la fin de l’année dire qu’elle n’a rien appris, tout est dit. Comme l’écrivait Pasolini, «le bavardage est anhistorique, seul le discours est historique.» Le film de Cantet, quoique parlant, est muet dans ses intentions : c’est un film sans point de vue, qui recourt à la neutralité pour prévenir toute récupération et capter un large public. On peut y déceler un point de vue de gauche prônant plus de moyens pour l’école ; on peut au contraire y voir la faillite des politiques démagogiques en matière d’éducation. Cette neutralité est le paradoxe d’un film débordé par son sujet, et par là même directement traitable par les pouvoirs publics.

Ecrit par : montaigneàcheval | 28 octobre 2008

Je crois que le sentiment dominant est aujourd'hui la lassitude. Ces choses-là peuvent changer. Spontanément et sans général en chef. Privilège de l'âge : je me souviens que 15 jours avant mai 68, Le Monde titrait : "Les Français s'ennuient".

Ecrit par : Pedro Cordoba | 28 octobre 2008

"D'accord avec Dobolino. Sans culture artistique, impossible de comprendre quoi que ce soit à l'art contemporain" dit Pedro.
L'Hispanisant qu'il est a dû aller voir les deux expos sur Delacroix / Picasso (Louvre) et Manet / Picasso (Orsay), qui sont la démnstration vivante du fait que le Pablo s'est donné la peine d'étudier ce qui aait été peint avant lui, avant d'y aller du pinceau.
Je n'ai jamais rien dit de plus : il n'y a pas de création sans lecture préalable. Et celle qui plus haut nous comparait (implicitement, en plus : quel luxe dans la connivence culturelle...) à Don Quichotte et Sancho (avec allusion in fine au curé et au barbier, ce me semble) ne faisait pas autre chose que restituer de la lecture en rebâtissant le présent avec elle. "Rien de plus soi que de se nourrir d'autrui. Le lion est fait de mouton assimilé" (Valéry).
JPB

Ecrit par : brighelli | 28 octobre 2008

On peut en effet avoir une émotion esthétique (ou d'un autre type) devant ce genre d'oeuvres.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 28 octobre 2008

Le lien ne fonctionne pas...Impossible to see "The girl with dolphin and monkey"...I am very sad because I have loupé an unforgettable émotion esthétique, for sure ! ;-)

La seule chose qui me gêne dans l'art contemporain c'est l'abandon du "Beau" (on ne sait plus très bien ce que ça veut dire) en faveur du "Concept" et le fait que les catalogues d'exposition sont généralement plus intéressants que les expositions elle-mêmes qui me laissent en général assez froid, sauf les parodies humoristiques (il me semble que c'est le cas de Jeff Koons). L'art contemporain (je ne parle pas de Soulages que j'aime beaucoup) tend naturellement vers le "kitsch", la reproduction mécanique d'un procédé et la seule justification du kitsch est l'humour (voir les nains de jardin), mais c'est malheureusement ce dont les artistes contemporains semblent le plus dépourvus. Enfin tant mieux pour eux, ça se vend...Et même cher, si on en juge par le bilan de la FIAC, malgré la crise.

Ecrit par : Robin | 28 octobre 2008

Pour Amélie.
Revendiquer une identité suppose qu'on en ait une. C'est-à-dire, si mon raisonnement est exact, qu'il existe une culture de référence. Quelle est aujourd'hui la culture française? En existe-t-il une? J'ai bien peur que non. Les "autres", qui vous semblent menacer si fort une identité en miettes, n'en ont d'ailleurs pas davantage. Mais ils imaginent en avoir une. Et comme l'identité est un phénomène imaginaire (au sens de Lacan), ils la revendiquent contrairement à nous. Ce n'est pas que cela soit "interdit", c'est qu'il n'y a rien à revendiquer : nous sommes encore assez cultivés pour savoir que nous n'avons plus de culture.

L'islam n'est pas la religion qui augmente le plus dans le monde. C'est le pentecôtisme. L'observatoire français donne une image faussée des choses à cause de la présence récente d'un islam dans l'hexagone. Quant à l'islam lui-même, celui qui progresse est le salafisme - un islam très religieux car déculturé. Idem d'ailleurs pour le pentecôtisme, religion sans culture. Le phénomène marquant depuis quelques décennies est la déconnexion des "marqueurs culturels" et des "marqueurs religieux". Il y a un livre très récent qui vient de paraître sur le sujet : "La sainte ignorance" d'Olivier Roy (encore un copain de khagne). Le titre est fort explicite. Je n'étais pas d'accord avec son livre précédent "L'islam et la laïcité". Mais celui-ci vaut la lecture.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 28 octobre 2008

il est judicieux de maîtriser préalablement LA culture.

Ecrit par : dobolino | 28 octobre 2008

On vous rétorquera : "Quelle Culture ?" La culture commune ? Et quels en seraient les fondements ? La langue ? L'Histoire ? La civilisation ? Tout cela n'a-t-il pas du plomb dans l'aile aujourd'hui ?

Ecrit par : Magister | 28 octobre 2008
Je reprenais juste le terme employé par Fabien et c'était bien une question que je posais.
Ma réponse spontanée serait le fondement de l'Histoire. Mais c'est très intuitif comme réponse et est certainement le résultat de l'endoctrinement subi à cette infâme école traditionnelle qui me fait considérer l'apprentissage des expressions artistiques grecques et romaines prioritaires pour un jeune français par rapport à l'art aztèque.
Je suis convaincue juste de cette obligation où je suis de commencer par ce qui m'est proche et me fonde de façon à me structurer sur des bases solides.
Vous remarquerez le "je" que je vous prie de ne pas vouloir prendre pour une marque d'égocentrisme: au départ, j'avais mis "nous", je l'ai remplacé par je par humilité, ce qui est peut-être un tort mais je en me sens pas habilitée à affirmer que ma méthode doit être imposée à tous.

Ecrit par : dobolino | 28 octobre 2008

Cette neutralité est le paradoxe d’un film débordé par son sujet, et par là même directement traitable par les pouvoirs publics.

Ecrit par : montaigneàcheval | 28 octobre 2008

Merci à MàC pour cette magnifique analyse de Thomas Clerc.

Ecrit par : Robin | 28 octobre 2008

En matière de culture, je persiste à dire, même si personne ici n'est en accord, que le cours de français devrait être réservé à l'étude d'œuvres de la littérature française.
Si l'enseignement des langues était fait à un rythme plus soutenu, il serait possible dès la quatrième pour la LV1 et dès le troisième trimestre de troisième pour la LV2 d'aborder des vrais textes de la littérature au lieu de bidouiller des dialogues et des articles de journaux de merde.

Ecrit par : dobolino | 28 octobre 2008

Ma réponse spontanée serait le fondement de l'Histoire.

Ecrit par : dobolino | 28 octobre 2008

Je vous entends bien, mais à propos de l'Histoire, avouez qu'à son sujet le consensus est en train de se démailler. Certaines périodes ne sont plus politiquement correctes tandis que d'autres sont mythifiées. Les unes et les autres sont instrumentalisées et on prétend juger les évènements passés à l'aune des valeurs ou des fantasmes actuels...

Ecrit par : Magister | 28 octobre 2008

Les programmes d'histoire décidés au Parlement?
Source : AFP
28/10/2008 | Mise à jour : 19:45 |
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Xavier Darcos s'est demandé aujourd'hui si le Parlement ne pourrait pas prescrire "ce qui doit être enseigné" aux élèves dans des matières sensibles comme l'histoire, devant la mission d'information sur les questions mémorielles de l'Assemblée nationale.

Le ministre de l'Education était auditionné par plusieurs députés de cette mission, qui s'interrogeaient sur le contenu de l'enseignement, sur la place des commémorations, ou encore sur le conflit entre mémoire et approche scientifique de histoire.

"Est-ce qu'il ne faudrait pas qu'une bonne fois pour toutes ce que nous considérons comme devant être enseigné aux élèves soit prescrit par la représentation nationale? Nous n'aurions pas ces questions", a affirmé le ministre.

"Evidemment on ne peut pas rentrer dans tous les détails. Mais on aurait au moins des grands sujets qui seraient reconnus une bonne fois pour toutes", a ajouté M. Darcos.

"Je pense que pour ce qui est de l'histoire en particulier, je me demande même si ça ne s'impose pas. C'est moins important pour des enseignements de disciplines qui ont un caractère scientifique et répétitif plus marqué. Mais peut-être que pour l'histoire ce serait nécessaire", a-t-il précisé.

"Je pense que nous réglerions une partie de nos difficultés --parce qu'on voit bien qu'on est en difficulté au fond, derrière tout cela il y a des questions politiques (...) il y a des débats profonds-- et peut-être un vrai débat public devrait se passer au parlement".

(http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2008/10/28/01011-20081028FILWWW00568-les-programmes-d-histoire-decides-au-parlement.php)

Ecrit par : Pat | 28 octobre 2008

Comme dit JPB: ils ne se sont pas foulés... Entre les déclarations d'intentions, le quantitatif et les bons sentiments pédagos, on ne sait que choisir! Visiblement, ils n'ont même pas un spécialiste (même un vrai pédagogol, que diable!) pour creuser la question. Du coup, c'est le discours qui reste creux... Car enfin, y-a-t-il même un type de droite qui soit contre le fait que "l’école républicaine doit accueillir des enfants de toutes origines, de tous milieux, de toute croyance..." ? Au passage, il faudra leur expliquer que c'est déjà le cas: ça leur permettra de passer à des choses plus approfondies...

Ecrit par : Claire | 28 octobre 2008

Le commentaire de Pat tombe à propos ! On craint le pire quand il s'agit d'une histoire officielle, surtout dans le contexte orwellien actuel !

Ecrit par : Magister | 28 octobre 2008

Hors sujet

L'entraide marche à fond, "là-bas"...


"Ce qui peut l'aider en plus des gestes de Borel Maisonny, c'est un petit exercice de phono en lui faisant mettre la main sans appuyer sur sa gorge pour prononcer fffff puis vvvvv, il se rendra compte de la vibration produite lorsqu'on prononce le son [v]. Tu peux ensuite lui faire trier des images qu'il rapprochera de la lettre "v qui vibre" (en ajoutant un symbole que vous aurez choisi ensemble) ou de la lettre "f qui ne vibre pas" (pas de symbole pour ne pas ajouter une confusion à une autre).
Ensuite, lecture-écriture de syllabes (avec aide des gestes Borel Maisonny au début) et de mots simples.
Attention, ça peut être long, penses-y en classe lorsque tu fais une dictée, aide-le par le geste pendant un bon moment, et reprends s'il le faut si tu remarques que la confusion se réinstalle.

PS : le petit "truc" de la main sur la gorge marche pour toutes les confusions "sourdes /sonores" (f/v, t/d, c/g, ch/j, s/z, p/b). Selon Colette Ouzilou ("Dyslexie, une vraie-fausse épidémie"), c'est dû au fait que les élèves de MS et GS ne sont pas assez entraînés à s'écouter parler, à articuler, à prononcer correctement. C'est vers cet âge-là que la discrimination auditive et phonatoire se fait et les PE devraient articuler les activités de ces deux classes autour de ces compétences."
.........
"Je reviens de temps en temps sur ce post .....et je me dis que j'aurais bien aimé avoir eu un CE1 pour bénéficier moi aussi des judicieux conseils d'A...(non, finalement, il valait mieux pas ...vu tout ce que je ne sais pas et qui est si important pour ce niveau de classe)
Ce sont tous ces petits "trucs" (organiser les leçons et les exercices d'étude de la langue, utiliser ou non le manuel et à partir de quand, aider les élèves à différencier les sons proches concrètement ).... qui font les méthodes efficaces ...
A. donne cours gratuits et personnalisés avec réponses rapides et argumentées pour prof des écoles en cycle 2 . Il faudarit renommer le post.
Merci A. pour le temps passé à aider les autres et bravo pour la passion du métier et l'irremplaçable connaissance tirée de l'expérience qui transparaissent dans tes réponses."

Ecrit par : c.cuit | 28 octobre 2008

Comme dit JPB: ils ne se sont pas foulés...

Ecrit par : Claire | 28 octobre 2008

En réalité, ils s'en foutent complètement. Parler de l'école c'est comme parler de l'écologie : ce sont d'incontournables paramètres de communication à l'adresse d'un électorat dont on se passerait bien dans le fond. Certains ne défendent d'ailleurs la démocratie que parce qu'elle offre un moyen plus ouvert d'accéder au pouvoir.

Ecrit par : Magister | 28 octobre 2008

"Je reviens de temps en temps sur ce post .....et je me dis que j'aurais bien aimé avoir eu un CE1 pour bénéficier moi aussi des judicieux conseils d'A...(non, finalement, il valait mieux pas ...vu tout ce que je ne sais pas et qui est si important pour ce niveau de classe)..."


Ecrit par : c.cuit | 28 octobre 2008

L'idéal serait que les judicieux conseils de A soient mis en application à l'école maternelle, urgentissimement, et qu'à sa lecture, les jeunes PE investissent à fond GS; MS et PS pour préparer sur des bases saines l'entrée au CP qui s'en trouverait grandement facilitée.

Ecrit par : dobolino | 28 octobre 2008

ce sont d'incontournables paramètres de communication à l'adresse d'un électorat dont on se passerait bien dans le fond. Certains ne défendent d'ailleurs la démocratie que parce qu'elle offre un moyen plus ouvert d'accéder au pouvoir.

Ecrit par : Magister | 28 octobre 2008

Le jour où le PS comprendra qu'on peut avoir pour objectif d'être un solide parti d'opposition combattant et constructif au lieu de toujours rêver d'une victoire aux présidentielles et de s'inscrire uniquement dans cet objectif, il commencera à avoir à nouveau des chances d'accéder un jour à la Présidence de la République.
Pas vrai?

Ecrit par : dobolino | 28 octobre 2008

D'autant plus qu'ils ont quand même pas mal de Régions, un bon paquet de départements et quelques belles municipalités ! Quand tu vois tous ces connards qui se battent uniquement pour l'Elysée, prêts à toutes les compromissions idéologiques pour ce faire et comptant sur les réflexes de vote, c'est à gerber.

Ecrit par : dobolino | 28 octobre 2008

""Bégaudeau et Cantet sont de gauche mais leur film donne des arguments massue aux penseurs de droite qui, de Renaud Camus à Finkielkraut, ont pointé ces dérives depuis plus de vingt ans "

(Thomas Clerc)

C'est bien l'application de l'idéologie et de l'idéalisme de gauche qui a produit cette école-là ? Le film de Bégaudeau en est la démonstration et la consécration .

Au fond , ce film met la gauche face à elle-même et à ses responsabilités dans la destruction de l'école . Il faudrait avoir le courage de le reconnaître .

Ecrit par : Amélie | 28 octobre 2008

Au fond , ce film met la gauche face à elle-même et à ses responsabilités dans la destruction de l'école . Il faudrait avoir le courage de le reconnaître .

Ecrit par : Amélie | 28 octobre 2008

A gauche, on ne se trompe jamais. On serait plutôt mal compris. Tenez par exemple et au hasard, Meirieu n'arrête pas de relativiser son rôle dans le fossoyage de l'école. On l'a mal compris. C'est pas moi c'est lui !

Ecrit par : Magister | 28 octobre 2008

Le phénomène marquant depuis quelques décennies est la déconnexion des "marqueurs culturels" et des "marqueurs religieux". Il y a un livre très récent qui vient de paraître sur le sujet : "La sainte ignorance" d'Olivier Roy (encore un copain de khagne). Le titre est fort explicite. Je n'étais pas d'accord avec son livre précédent "L'islam et la laïcité". Mais celui-ci vaut la lecture.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 28 octobre 2008

En effet. On ne m'en voudra donc pas de copier-coller la présentation de l'éditeur :

"Pourquoi des dizaines de milliers de musulmans se convertissent-ils pour devenir chrétiens ou témoins de Jéhovah ? Comment expliquer que la religion qui croît le plus vite dans le monde soit le pentecôtisme ? Pourquoi le salafisme, doctrine musulmane particulièrement austère, attire-t-il de jeunes Européens ? Pourquoi si peu de jeunes catholiques entrent-ils dans les séminaires alors qu'ils se pressent autour du pape lors des Journées mondiales de la jeunesse ? Comment se fait-il que les défenseurs de la tradition anglicane conservatrice soient aujourd'hui nigérians, ougandais ou kényans, alors que le primat de l'Église en Angleterre approuve l'usage de la charia pour les musulmans britanniques ? Pourquoi la Corée du Sud fournit-elle, proportionnellement, le plus grand nombre de missionnaires protestants dans le monde ? Comment peut-on être " juif pour Jésus " ? Comment se fait-il que le premier musulman et le bouddhiste élus au Congrès américain en 2006 soient tous les deux des Noirs convertis ? La théorie du clash des civilisations, de S.Huntington, ne permet pas de comprendre de tels phénomènes. Car loin d'être l'expression d'identités culturelles traditionnelles, le revivalisme religieux est une conséquence de la mondialisation et de la crise des cultures. La " sainte ignorance ", c'est le mythe d'un pur religieux qui se construirait en dehors des cultures. Ce mythe anime les fondamentalismes modernes, en concurrence sur un marché des religions qui à la fois exacerbe leurs divergences et standardise leurs pratiques."

Ecrit par : Magister | 28 octobre 2008

En relisant le synopsis du livre d'Olivier Roy, il me vient à l'esprit que le fameux choc des civilisations, au lieu d'être adverse et frontal, serait peut-être simplement endogène, car solubles dans le mondialisme qui les pénètre toutes. Ainsi, aucune civilisation ne serait substanciellement menacée par l'autre mais par sa propre désagrégation interne, du fait d'avoir déréglé son métabolisme.
Quand on évoque le mondialisme, on pense évidemment à la société marchande et technicienne.

Ecrit par : Magister | 28 octobre 2008

Alors, nouvelle question sur les concours :

si rien n'est prêt le 15 novembre (y compris dans les facs qui réfléchissent à une plaquette), qu'en sera-t-il?
Que va faire le ministère?

bonne nuit.

Ecrit par : Fabien | 28 octobre 2008

"substantiellement" (il est l'heure de se coucher).

Dicton pour demain 29 octobre :

A la Saint-Narcisse
Tout reflet est factice.

Ecrit par : Magister | 28 octobre 2008

Tiens, je ne savais pas qu'il existait encore, Foucambert...
http://www.lecture.org/actualites/edito_jean.html

Ecrit par : catmano | 28 octobre 2008

"CHUUUT ! Vous avez dit " identité " ? Mais c'est très réactionnaire , ça !
Prononcer ce mot aujourd'hui en France ( sauf si vous êtes d'origine africaine ou tibétaine par exemple ) vous classe automatiquement dans le camp du MAL !!

Faites gaffe , Pedro est là , il est outillé et il a l'air résolu !

Ecrit par : Amélie chez les matadors | 28 octobre 2008 "

J'avais déja remarqué votre parano mais là elle éclate en feu d'artifice!!!!
Vous avez un problème d'identité? Vous n'osez pas en parler? De qui avez-vous peur à part de vous même?

Ecrit par : Anti-Amélie | 28 octobre 2008

J'avais déja remarqué votre parano mais là elle éclate en feu d'artifice!!!!
Vous avez un problème d'identité? Vous n'osez pas en parler? De qui avez-vous peur à part de vous même?

Ecrit par : Anti-Amélie | 28 octobre 2008

On nous tente une psychanalyse sauvage ? Merci , ça va très bien .

Mais vous , allez vous coucher , Jérémy , peut-être que demain vous saurez lire , qui sait ? Et puis c'est un bon remède contre les phobies .

Bonne nuit .

Ecrit par : Amélie anti-cons | 29 octobre 2008

Mouhahahaha, ça c'est la meilleure !!!

Donc : non, Amélie, ce n'est pas moi qui m'appelle "Anti-Amélie", d'ailleurs ça me rassure de savoir que je ne suis pas le seul à trouver votre "parano" abracadabrantesque !

Votre sagacité à toute épreuve n'aura effectivement pas été sans remarquer que j'avais tendance à me coucher tard, mais votre lucidité sans borne vous amnèera sans doute à remarquer que je ne suis pas le seul à aller dormir tard.

En tout cas vous m'avez fait bien rire.

Ecrit par : Jeremy | 29 octobre 2008

Bon, à propos de choses sérieuses : il serait bon que nous soyons émus par les paroles de Darcos, qui trouve que l'Assemblée Nationale devrait décider des grandes questions d'Histoire à étudier au primaire et au secondaire.

Sous Taubira, on étudierait l'esclavage, sous Vanneste on étudierait la colonisation, sous Chevènement on étudierait les grands symboles de la France,... Quelle idée il a, le ministre !

Ecrit par : Jeremy | 29 octobre 2008

En tout cas vous m'avez fait bien rire.

Ecrit par : Jeremy | 29 octobre 2008


Vous savez rire aussi ? Félicitations !

Ecrit par : Amélie anti-deux cons | 29 octobre 2008

"Etre de gauche, c'est approuver la mutation, accepter de se fondre dans un idéal collectif plus grand que la nation, de perdre une dose de souveraineté"

Ecrit par : hum...hum... | 28 octobre 2008

Donc "être de gauche", c'est la loi du plus fort ou la loi de la jungle. C'est "laisser faire, laisser passer" au profit d'un "idéal collectif" (c'est à dire obéir aux ordres donné par le marché)

Être de gauche, c'est promouvoir le capitalisme, en somme. Tout en prétendant le combattre, bien sûr.

Comme ça, au moins, c'est clair.

Ecrit par : Manu | 29 octobre 2008

VIVA DARCOS !

http://www.lesrevolutionnaires.fr/img/affiche2-big.jpg

Ecrit par : Le chouan | 29 octobre 2008

Il ne faut pas désespérer des universitaires : à force, ça finit par leur faire mal, et ils s'insurgent...
Voir les analyses, motions et autres protestations contre le projet de mastérisation et les maquettes de concours de recrutement sur
http://www.sauvonsluniversite.fr/

Thomas Clerc (merci à MàC qui persiste à lire Libé !), n'est-ce pas ce digne prof de Nanterre qui, il y a quelque temps, disait sur l'Inspection générale des choses asez fortes dans le Figaro ? http://appy.ecole.free.fr/articles/20060720a.htm

Pedro, j'espère fort qu'il en sera comme vous vous rappelez... Ah, ce terrible "la France s'ennuie" (je crois que c'était Vianson-Ponté soi-même qui avait fait ce terrible constat - qui allait en appeler d'autres, et plus saignants).

C'est très intéressant, cette fascination pour l'ignorance. Parce qu'à la montée des pentecotistes et des salafistes, il faudrait rajouter les tendances fortes de l'Ecole contemporaine, et dans tous les pays industrialisés - et les autres. Il y a déjà eu des moments comme ça dans l'Histoire, et dans des zones intellectuellement au sommet. Florence sous Savonarole, par exemple : et puis on finit par brûler Savonarole. Les peuples semblent avoir besoin de pauses dans l'intelligence...

Ce qui nous ramène à la réflexion de Darcos sur la façon dont on pourrait légiférer sur l'enseignement de l'Histoire. Je ne crois pas qu'il y ait dans les intentions du ministre quoi que ce soit qui soit consciemment volonté orwellienne d'éradication des sujets qui fâchent. Il faut avoir eu entre les pattes une classe à laquelle on enseigne certains sujets sensibles (et la beauté de ces temps d'ignorance, c'est que la liste des sujets sensibles est rigoureusement proportionnelle à l'accroissement de l'inculture) et avoir eu face à soi des gosses déchaînés vous expliquant que la Shoah, cela n'a jamais existé. Les anglais ont décidé par une loi que l'on n'enseignerait pas à l'école les trente ou quarante dernières années - pour éviter des polémiques stériles. Et je rappelle le mot de Chou-en-Lai (je crois) à qui l'on demandait ce qau'il fallait penser de la Révolution française : "il est encore trop tôt pour le dire".

Dobolino, c'est vrai que si le PS s'occupait de faire de la politique, au lieu de viser strictement la présidentielle, il ferait des progrès dans l'opinion. Ce qui est le plus étrange, c'est que ça paraît un voeu constant des militants, qui n'est pas entendu rue de Solférino. Il doit y avoir un clapet dans la communication verticale, une synapse défectueuse.
JPB

Ecrit par : brighelli | 29 octobre 2008

Tiens, je ne savais pas qu'il existait encore, Foucambert...
http://www.lecture.org/actualites/edito_jean.html

Ecrit par : catmano | 28 octobre 2008

Catmano, il est partout !

-Connaissez-vous les APEDYS (Associations de parents d'enfants dyslexiques) ?
Sidérée, j'ai écouté deux heures de conférence ( grand amphi bourré à craquer) faite par un orthophoniste et un "Neuropsychologue" hospitalier.
La seule méthode envisagée était la méthode globale, pure et dure.
Ces gens-là, présents partout, faisant des conférences partout, avec neuropsychiatres, neuropsychologues, orthophonistes, entretiennent l'idée que la dyslexie est une maladie génétique qui touche 10 % des enfants d'une classe d'âge, et de ce fait entretiennent chez de malheureux parents aux abois l'idée qu'on n'y peut rien.

Colette Ouzilou m'a dit que quand elle a publié son livre, la présidente lui avait dit : " Vous nous cassez la baraque! ".

-Les CORIDYS. Centres de psychiatrie hospitaliers, dont Catherine Billard, au Kremlin-Bicêtre est le phare. (Elle a reçu, pour ses travaux, une très grosse subvention de l'Institut de France.)

J'ai enregistré un film, "Le Mal des Mots", qui m'a scandalisée.
Y interviennent Catherine Billard, J.F. Demonet, Liliane Sprenger-Charolles, et de nombreux orthophonistes, institutrices, médecins hospitaliers qui posent le diagnostic de dyslexie sur de malheureux enfants dont bien peu, ainsi traités, se sortiront.
Apprentissage de la lecture : méthodes globales.
Diagnostics chez les médecins hospitaliers : en lisant des mots très difficiles, souvent inconnus d'eux. Comme ils ne savent que lire globalement, ils ne peuvent même pas faire d'"hypothèses de sens" chères aux pédagos.
Rééducation : par des méthodes globales.

Malheur aux enfants aiguillés sur ces services.

Ce sont bien des lobbys, qui s'éfondreraient si d'aventure les méthodes alphabétiques revenaient au goût du jour.

Anne-Marie.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 29 octobre 2008

Sous Taubira, on étudierait l'esclavage, sous Vanneste on étudierait la colonisation, sous Chevènement on étudierait les grands symboles de la France,... Quelle idée il a, le ministre !

Ecrit par : Jeremy | 29 octobre 2008

...Et sous le "révolutionnaire" Darcos, commandant du lycée-Titanic (maquette en préparation), l'Histoire de l'horlogerie suisse (en option).

Chapitre 1 : "Fondée en 1908 par Hans Wilsdorf, Rolex est une Entreprise suisse fabricant, distribuant et vendant des montres de luxe. Son modèle phare, "Oyster"..."

Ecrit par : Robin | 29 octobre 2008

...Et sous le "révolutionnaire" Darcos, commandant du lycée-Titanic (maquette en préparation), l'Histoire de l'horlogerie suisse (en option).

Chapitre 1 : "Fondée en 1908 par Hans Wilsdorf, Rolex est une Entreprise suisse fabricant, distribuant et vendant des montres de luxe. Son modèle phare, "Oyster"..."

Ecrit par : Robin | 29 octobre 2008

Voilà au moins un sujet "consensuel" qui ne risque pas de froisser les susceptibilités communautaires.

"- Et les pauvres ?

- Quels pauvres ?"

Ecrit par : Robin | 29 octobre 2008

Petit exemple de ce qui se fait dans les services hospitaliers s'occupant de la dyslexie.

Dyslexie Docteur c’est pas ma faute


Education. (Figaro Magazine du 15 juillet 2006 .)

L'échec scolaire, ça se soigne.

Il n'y aurait pas de cancres. Mais le plus souvent, des élèves dont les mauvais résultats ont pour origine des causes médicales. Des spécialistes dépistent ces troubles. (Reportage. Martine Betti-Cusso).

« Docteur, c'est pas de ma faute. Mes parents voudraient qu'j'aie d'bonnes notes, mais j'y arrive pas ».Joël, 9 ans, semble bien désemparé. Son bulletin scolaire est catastrophique. Il a redoublé son CE1, et le voilà en difficulté en CM1. Agité, il ne parvient pas à se concentrer en classe.

Ses parents, à bout de nerfs, sont parvenus, après quelques mois de patience, à obtenir une consultation au centre des troubles de l'apprentissage de l'hôpital neurologique de Lyon. Le centre est dirigé par le Dr Olivier Revol, 47 ans, pédo psychiatre, auteur d'un livre édifiant, « Même pas grave ! L'échec scolaire, ça se soigne. »
Formé au Canada, ce médecin considère que le carnet scolaire est intimement lié au carnet de santé. « Un enfant sur cinq connaît des difficultés scolaires. Je ne crois pas à la paresse, au désintérêt de ces écoliers. Il y a toujours une cause derrière le refus de travailler. A nous de la découvrir pour mettre fin à cette spirale de l'échec scolaire. »

Durant cinq jours, Joël restera sur place et subira une batterie de tests. (..) A-t-il une bonne vue ? Entend-il correctement ? Son développement physique correspond-il à son âge ? A-t-il un trouble de la motricité, du langage ? Comment fonctionne son cerveau ? Joël sera pesé, mesuré, analysé. Bilan sanguin, pédiatrique, intellectuel, orthophonique, psychomoteur, et même électroencéphalogramme, dans le but de dépister une éventuelle anomalie de la vision, de l'audition, de la motricité ou une déficience intellectuelle.

Le docteur Revol poursuit : « L'enfant peut disposer de toutes les compétences sans parvenir à s'en servir. Ses aptitudes sont entravées par un problème dont l'origine est psychologique. Ce peut être une anxiété ou une dépression. »

Joël est conduit au cinquième étage. (.) « Avant l'adolescence, nous recevons cinq garçons pour une fille .Ils nous sont souvent adressés pour hyperactivité ou déficit de l'attention. »

Viennent ici des hyperactifs, des dyslexiques, des dyspraxiques, des dysphasiques. Sans omettre ceux qui ne parviennent pas à acquérir les règles de l'orthographe (dysorthographie) ou les premiers éléments de calcul (dyscalculie).

Aurèle, enfant précoce, a un TOC. (Trouble obsessionnel compulsif). Ses notes sont désastreuses. Une situation courante pour près de 50 % de ces surdoués qui s'ennuient à l'école.

(.) La dépression est également un facteur important d'échec scolaire. Elle frappe 1% des enfants et 5% des adolescents. « Les enfants dépressifs sont mieux repérés. Les plus petits, en maternelle, se montrent agressifs et instables. En primaire, ils répètent qu'ils sont nuls. Et chez l'adolescent, la dépression se manifeste par l'abandon des loisirs et par une forte irritabilité à tout moment et avec tout le monde. »

Joël a ensuite des « entretiens cliniques » avec une psychologue clinicienne. Il subit des tests d'attention, des tests de la personnalité, des tests de QI.

D'autres épreuves attendent notre jeune sujet. (.) « On observe une grande souffrance chez ces enfants en échec scolaire, constate le Dr Marion Strehl. Ils craignent de ne pouvoir réussir, de décevoir leurs parents. Ces enfants se dévalorisent, perdent l'estime de soi. »

A la fin de la semaine, tous les intervenants se réunissent pour établir un diagnostic.

(.) « S'il s'agit de troubles du langage, de la lecture, de la motricité, nous proposons une rééducation pour l'enfant, et des aménagements pédagogiques que nous transmettons aux enseignants : enrichir le programme scolaire d'un enfant précoce, voire l'envoyer dans une classe supérieure. Ne pas demander à un enfant dyslexique de lire devant sa classe. Lorsque la cause est psychologique, nous conseillons un suivi adapté avec, le cas échéant, un traitement médicamenteux. Dans le cas de l'hyperactivité, nous prescrivons éventuellement de la Ritaline, associée à un suivi psychologique et à une guidance parentale. »

Peu nombreux - ils sont une quarantaine créés depuis cinq ans - les centres de traitement des troubles de l'apprentissage croulent sous les demandes. (5 à 10% des appels chez le Dr Revol sont satisfaits.) Alors qu'il y a urgence à agir au plus tôt. Les cas les plus difficiles à traiter sont ceux enkystés depuis plusieurs années. Parvenu à l'adolescence, l'enfant qui traîne ses handicaps refuse de travailler, pour justifier son échec scolaire. Il en veut à son école, à ses parents, à la terre entière. Alors qu'un diagnostic efficace permet de corriger le tir.

Toujours aussi perspicace, Madame Ouzilou m'a dit : "Les médecins n'y connaissent rien."

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 29 octobre 2008

Remarques en vrac et bric-à-brac (genre sous-Perec) :

- oui, bcp d'universitaires se mobilisent, et cela est réjouissant malgré tout. Cela me donne du baume au coeur : chaque nouvelle motion me fait plaisir et me ragaillardit, même si elles se ressemblent (mais après tout, cela ne reflète-t-il pas globalement une forme d'accord général sur cette réforme? N'est-ce pas positif?)

- le PS qui ne pense qu'à la présidentielle : oui, c'est vrai de certains (Delanoé et Royal), cela l'est moins pour d'autres (Hamon, Aubry : cette dernière sait très bien que sa stature présidentiable n'est pas encore construite). Alors il faudrait que le vote des militants s'accorde avec leur volonté d'un débat de fond, et qu'il ne vote ni pour Delanoé, ni pour Royal. Mais ça me semble mal parti...

- Thomas Clerc est, outre prof de stylistique (vous savez, ce genre de profs qui vont disparaître avec les nouvelles réformes), un excellent chroniqueur sur France Culture et l'auteur d'un des livres les plus géniaux de ces dernières années "Paris Capitale du XXIème siècle" sorti fin 2007 - début 2008. Il faut absolument lire cela : c'est drôle, émouvant, brillament formaliste, ultra-cultivé et érudit sans être sentencieux, perecquien... Je précise que c'est un homme de gauche lucide également (car j'ai vu la récupération droitière qui commence à être faite de son texte sur le forum de Libé).

- En Italie, il paraît que les programmes d'Histoire s'arrête à la fin de la 1ere Guerre Mondiale. Faut pas se demander ensuite pourquoi un nombre hallucinant d'Italiens pensent que le fascisme était une bonne chose, que Mussolini était un grand dirigeant, et que l'Italie n'a jamais été nazie (vite, revoyons "Rome ville ouverte" et "Le Jardin des Finzi-Contini"!!!). Je ne dis pas que l'enseignement de la 2ème GM préviendrait automatiquement des opinions inacceptables, antisémites, etc, mais je dis simplement que le silence est bien plus dévastateur encore.

- Publicité culturelle : "La Vie Moderne" de Raymond Depardon sort aujourd'hui en salles. Courons-y tous!

Ecrit par : Fabien | 29 octobre 2008

"Toujours aussi perspicace, Madame Ouzilou m'a dit : "Les médecins n'y connaissent rien."
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 29 octobre 2008 "

Sûr que là aussi il y a un gros coup d'Karcher à passer !!!
Põves gamins !!!! Abrutis d'parents !!!! Bouffons d'médecins !!! Enfoirés d'profs !!!

Ecrit par : toto | 29 octobre 2008

Merci Pedro Cordoba de m'avoir répondu avec autant d'amabilité .

Je mets mes pas dans les vôtres et je m'applique à suivre votre logique : de même que les races n'existent que dans notre imagination , les cultures aussi et par là , les identités . Plus on est cultivés , moins on a d'identité , du moins , plus on sait que ça n'existe plus .

Autrement dit , si je vous ai bien compris , nous sommes meilleurs , plus intelligents , plus civilisés que tous ceux qui aujourd'hui en France , les immigrés extra-européens , revendiquent leur identité ! J'espère que ni la Halde , ni SOS racisme n'ont lu vos propos , car vous pourriez avoir des ennuis !

Accordez-moi le droit de trouver étrange et inquiétante cette façon de fuir et de nier le réel , permettez-moi aussi de ne pas pouvoir rêver selon votre méthode .

Je regarde autour de moi et je vois surtout que dans ce monde désormais orwellien , " l'ignorance , c'est la force , la liberté , c'est l'esclavage " , tout est fait pour nous déposséder de notre identité , pour que nous la haïssions ( repentance , culpabilisation ) , dans le but d'abolir en nous toute résistance aux autres cultures , très différentes et éloignées de la nôtre , et qui , elles , comptent bien exister et s'imposer sans concessions à la nôtre , voire contre nous .

Les récentes condamnations pour délit d'opinion , la chape de plomb du politiquement correct , la bien-pensance asphyxiante devenue insupportable à beaucoup , tout comme les sifflets au stade de France , en sont des preuves manifestes pour qui veut bien ouvrir les yeux .

Mais je lirai , c'est promis ,"La sainte ignorance" , pour tenter de comprendre ( car j'ai un esprit simple et pragmatique , qu'on ne m'en veuille pas ) ce que vous appelez la "déconnexion des marqueurs culturels et des marqueurs religieux " .

Seulement , voilà , la compréhension intellectuelle et abstraite suffit-elle à changer la réalité humaine , trop humaine , qui s'étale et s'obstine sous nos yeux ?

Ecrit par : Amélie | 29 octobre 2008

Connaissez-vous la différence entre le congrès du P.S. et le cimetière des éléphants?
C'est qu'on sait parfaitement à quel endroit se déroulera le congrès du PS.

Ecrit par : Christophe Sibille | 29 octobre 2008

Tagada tsoin tsoin... C'était la blague du jour de notre Ruquier à nous... ;-)

Ecrit par : hum...hum... | 29 octobre 2008

@ hum…hum… écrit :
Tagada tsoin tsoin... C'était la blague du jour de notre Ruquier à nous...
Hum…Hum… a du mal à comprendre la démarche théorico-philosophique de notre Christophe Sibille à nous : il teste sur les lecteurs de “Bonnet d'âne” les effets structurants et libérateurs de sa pensée profonde, afin de savoir s'il présentera la quintessence de sa production innovante à Charlie-Hebdo ou à Siné-Revue : Selon notre réactivité, il présentera le meilleur du meilleur à Val le valeureux ou à Siné le sinistré… Je ne suis pas du tout d'accord avec Hum…Hum… qui a l'air d'incinéré qu'il faut les mettre au pilon !

Ecrit par : Roger Felts | 29 octobre 2008

Amélie, quitte à être pendu haut et court, je vous suis dans votre analyse concernant notre culture. J'y vois une volonté mondialiste au sens économique du terme d'asservir les nations à cette fameuse gouvernance mondiale prônée par les Attali et consors. Le libéralisme le plus sauvage se doit de s'attaquer à ce qui l'entrave, à savoir les cultures nationales mais également les structures sociales (famille...) sans compter un gros mot comme la morale qui n'est ni plus ni moins qu'une manière de vivre ensemble. Aussi la méfiance est de mise, les pseudo détracteurs du libéralisme et de la mondialisation se font servir la soupe dans les médias (fortement inféodés à leur maître) tout en se déclarant révolutionnaires entre deux coupures pub, cherchez l'erreur. Finalement, la résistance fait partie du spectacle et nous est servie comme telle (merci Debord). Le fameux "connais toi toi-même" devient "connais les autres et oublie ta culture", d'ailleurs comment les adolescents français pourraient ils être fiers de la culture française puisqu'on passe notre temps à la dénaturer, à la honnir en repassant le film incessant des heures les plus noires de notre histoire. Sans compter que le métissage, qui n'a rien de négatif lorsqu'il est une expérience personnelle, le devient dès lors qu'il s'affirme comme but à atteindre et sous-tend la dilution des différences culturelles. J'aime les différentes cultures et je veux qu'elles continuent à perdurer. JE NE SUIS PAS UN AMERICAIN, mon pays a une culture dont je suis fier mais qui, sous les coups d'une gauche démago et libérale et d'une droite vulgaire et également libérale, tend à devenir une sorte de consensus mou noyée dans l'ouverture aux autres et la tolérance. Termes dévoyés qui n'ont plus aucun sens sinon dans la bouche de ceux qui lancent leurs fatouah bien pensantes puisque le projet est finalement de gommer les différences.

Tous avec Amélie ;-)

Ecrit par : hum...hum... | 29 octobre 2008

Cher Roger, un peu d'humour... Tant que la "profondeur" reste à ce niveau, peu d'inquiétude. Bien à vous...

Ecrit par : hum...hum... | 29 octobre 2008

L'échec scolaire, ça se soigne.

Il n'y aurait pas de cancres. Mais le plus souvent, des élèves dont les mauvais résultats ont pour origine des causes médicales. Des spécialistes dépistent ces troubles. (Reportage. Martine Betti-Cusso).


Question pratique qui n'est pas sans importance : la greffe de cerveau sera-t-elle remboursée par la Sécu ?...au train où vont les choses !!!

Ecrit par : Amélie | 29 octobre 2008

J'aime bien Ruquier : il est nul, mais il sait s'entourer. Il a choisi d'excellent chroniqueurs, y compris Zemmour qui n'est pas forcément de son avis. C'est courageux, je trouve.


Et...quel âge a-t-il, Foucambert ? Si on s'en tient au lien donné par Catamano (http://www.lecture.org/actualites/edito_jean.html) Il gagate complètement et n'a pas dû voir des élèves depuis longtemps (s'il en a jamais vu).

On aurait pu intituler l'article "40 ans après, Papy 68 redécouvre l'eau tiède et fait sa petite révolution à la con depuis son salon !" Succès garanti chez les bobos.

Ecrit par : Manu | 29 octobre 2008

1) Le texte de Cordoba en réponse au propos d'Améle m'a amené à penser qu'il fallait réajuster les pendules. Mais la réponse d'Amélie complétée par les propos de hum…hum… sont pleinement satisfaisants. Cela m'évite de rajouter ma sauce, où évidemment en fonction de mon passé j'aurai essayé de maintenir la barre à gauche… Mais comme le dit Amélie, sur bien des points, vu ce qu'est la gôche officielle et la confusion des esprits dans la gauche réelle, ce distinguo subtil entre gauche et droite devient de plus en plus insaisissable…
Ce qu'il y a de sûr, c'est le refus d'avoir à choisir entre l'impérialisme socio-économique mondialisé à dominante américaine et l'intégrisme sociétalo-communautariste à dominante islamo-new-age. Ce sont les deux faces de la même mauvaise pièce…

2)Anne-Marie Valette :
Il faut se méfier des mises en cause à connotation corporatiste : les dérèglements d'analyse dans des conditions de pratique parfois différentes touchent toutes les professions. Les médecins dans leur ensemble, cela n'existe pas, pas plus que les enseignants, les orthophonistes ou les psychologues. On trouve des clivages profonds au sein de chaque profession… Parfois un courant peut à tort avoir une influence prédominante, mais c'est moins la nature du métier que la fausseté des analyses qui est en cause…

Ecrit par : Roger Felts | 29 octobre 2008

Merci et bravo hum..hum.. , je vois que nous sommes parfaitement" en phase ", comme on dit chez les cocollabobos...Le combat ne fait que commencer pour ceux qui préfèrent résister plutôt que collaborer !

Seul point de divergence : Roger Felts , quand il vous citait , faisait bel et bien de l'ironie sur le dos de CS !

Ecrit par : Amélie | 29 octobre 2008

Amélie, une critique fondamentale : entre un mot et une virgule, il ne faut pas d'espace…

Ecrit par : Roger Felts | 29 octobre 2008

Je suggère de distinguer dorénavant la Gôche et la Gauche - la première vise effectivement l'Elysée, lit Libé et le Nouvel Obs (et accessoirmeent Télérama) en croyant à ce qui y est imprimé, et crèche éventuellement dans un Lubéron boboïsé. Les autres travaillent, sont sur le terrain, tentent de faire progresser les choses, ne se gargarisent pas de notions abstraites mal maîtrisées, et désespèrent que les autres reviennent dans le monde réel. On peut les répartir sur les six motions sans trop de peine.
JPB

Ecrit par : brighelli | 29 octobre 2008

Beau texte de refus sur la réforme maudite des concours, de la part de 4 associations d'historiens (désolé de m'en tenir à ce sujet, mais j'avoue que je trouve ça plus urgent et concret que les énièmes débats - un peu "border line" à mon goût d'ailleurs ici - sur l'Identité :

Motion commune de 4 associations d’historiens à propos de la réforme du recrutement des enseignants (28 octobre 2008)


Société des professeurs d’histoire ancienne des Universités (SOPHAU)

Société des Historiens Médiévistes de l’enseignement supérieur public (SHMESP)

Association des historiens modernistes des Universités françaises (AHMUF)

Association des historiens contemporanéistes de l’enseignement supérieur et de la recherche (AHCESR)

Les Associations d’historiens de l’enseignement supérieur rappellent qu’elles ont participé loyalement, depuis la fin du printemps dernier, avec les représentants du Ministère et avec l’Inspection Générale, à une série de réunions à propos de la réforme des concours de recrutement des enseignants du second degré.

Les Associations comprennent qu’une évolution est nécessaire pour permettre aux enseignants de relever les défis du XXIe siècle, mais elles désapprouvent l’opposition systématique établie, dans le texte ministériel du 13 octobre, entre « une logique de revalidation du niveau universitaire » des futurs professeurs et « une logique de recrutement conforme aux besoins de l’employeur », alors que ces deux logiques sont complémentaires pour donner au service public de l’Éducation nationale des enseignants bien formés.

Pour le concours, l’idée selon laquelle les programmes d’histoire et de géographie du CAPES devraient être ceux des collèges, lycées et classes préparatoires revient en fait à considérer qu’il n’y a pas de programme, ce qui empêche toute sélection juste sur des critères clairs et précis. En ce qui concerne l’histoire, elles demandent donc, pour le concours du CAPES, le maintien de la parité entre les quatre périodes historiques et le choix d’une grande question par période. Les questions ne doivent pas être fixées unilatéralement par l’autorité administrative, ce qui reviendrait à les couper de la recherche la plus récente. Il faut conserver un lien entre le CAPES et l’Agrégation, qui maintienne ouverte la perspective d’évolution au sein des métiers de l’enseignement. Les universitaires doivent conserver toute leur place dans les jurys, en particulier à l’oral où la part disciplinaire doit être déterminante. Les Associations dénoncent par conséquent avec force un texte qui vide de sa substance toute référence à la formation disciplinaire qui est le cœur du métier d’enseignant d’histoire-géographie et une attitude qui, depuis la publication du projet de réforme des concours le 13 octobre, vise à écarter de la discussion tous les acteurs véritables de la formation dans l’Université.

Les Associations s’inquiètent également des conditions dans lesquelles la « mastérisation » des concours de recrutement est mise en place dans la précipitation. Elles soulignent la grande difficulté à associer la préparation au concours et un mémoire de recherche digne de ce nom. Un vrai mémoire, conforme au niveau d’exigence de l’enseignement supérieur de l’histoire, doit permettre, pour celles et ceux qui le souhaitent, de poursuivre un travail de recherche au delà du Master. Les mesures proposées conduiraient à une remise en cause de la formation par la recherche en Master et à un abaissement des critères disciplinaires de recrutement des enseignants.

Les Associations s’indignent de la suppression effective de la formation pratique, apportée jusqu’alors par l’année de stage. Elles demandent qu’une véritable formation pratique soit mise en place, afin de mieux préparer les enseignants à leur métier.

Pour toutes ces raisons, les Associations demandent le report d’un an de la réforme.

Lucien Bély (Association des historiens modernistes des Universités françaises) - Lucien.Bely@paris-sorbonne.fr

Patrice Brun (Société des professeurs d’histoire ancienne des Universités) - brun@u-bordeaux3.fr

Régine Le Jan (Société des Historiens Médiévistes de l’Enseignement Supérieur Public) - rlejan@univ-paris1.fr

Jean-Noël Luc (Association des historiens contemporanéistes de l’enseignement supérieur et de la recherche) – jnoel.luc@gmail.com


Publié le mercredi 29 octobre 2008

Ecrit par : Fabien | 29 octobre 2008

d'ailleurs comment les adolescents français pourraient ils être fiers de la culture française puisqu'on passe notre temps à la dénaturer, à la honnir en repassant le film incessant des heures les plus noires de notre histoire. Sans compter que le métissage, qui n'a rien de négatif lorsqu'il est une expérience personnelle, le devient dès lors qu'il s'affirme comme but à atteindre et sous-tend la dilution des différences culturelles. J'aime les différentes cultures et je veux qu'elles continuent à perdurer. JE NE SUIS PAS UN AMERICAIN, mon pays a une culture dont je suis fier mais qui, sous les coups d'une gauche démago et libérale et d'une droite vulgaire et également libérale, tend à devenir une sorte de consensus mou noyée dans l'ouverture aux autres et la tolérance. Termes dévoyés qui n'ont plus aucun sens sinon dans la bouche de ceux qui lancent leurs fatouah bien pensantes puisque le projet est finalement de gommer les différences.

Tous avec Amélie ;-)

Ecrit par : hum...hum... | 29 octobre 2008

Voilà qui devrait nous conduire à réfléchir tous ensemble aux contenus des programmes .

Si l'école en est là aujourd'hui , n'est-ce pas aussi à cause de cette idéologie angéliste de gauche reprise par la droite, fondée sur un conditionnement éhonté à l'auto-flagellation permanente ( et les profs en ont été les vecteurs et les chantres ) , au nom de la tolérance , de la diversité et du métissage ?

Hélas , le réel étant ce qu'il est , les faits venant contredire les beaux discours moralisateurs , nos élèves ne sont pas aveugles , ils vomissent cette propagande dont on les a nourris ( pour ceux qui sont en âge de voter aujourd'hui ! ) et dont on les nourrit , car ils ne comprennent pas pourquoi on leur demande avec tant d'insistance de renier une culture et des valeurs dont ils ont toutes les raisons d'être fiers !

Sortons de cette schizophrénie mortifère !

On ne peut pas , d'un côté cultiver la haine de notre culture et ensuite s'étonner que les élèves ne veuillent plus étudier la littérature française , par exemple . Essayons d'être juste cohérents . Et d'être justes tout court .

Ecrit par : Amélie | 29 octobre 2008

Amélie, une critique fondamentale : entre un mot et une virgule, il ne faut pas d'espace…

Ecrit par : Roger Felts | 29 octobre 2008

Merci Roger, j'y vois pour ma part le symptôme d'une propension naturelle à vouloir " aérer " les lieux en même temps qu'un penchant pervers à investir l'espace !

Je vous promets de faire des efforts !

Ecrit par : Amélie | 29 octobre 2008

DIES IRAE....La Camif se meurt, La Camif est morte!!!! Tout un symbole, comme qu'ils disent les monsieurs. En effet. Comme la Maif, la Mgen, la Casden, La Camif était le symbole de la médiocrité crasse de notre statut. Pompes à hurler, fringues désopilantes qui faisaient hurler de rire les élèves. Meubles euptoudette minables en "panneaux de parti-cul". Conforama pour agrégés. le tout cher, mais cher, mais cher....Escroquerie comme l'UGAP....
Alors on ne va pas pleurer. La seule source de tristesse, ce sont les salariés foutus à la lourde à cause de l'incapacité de ce dinosaure à se moderniser.....
Et ce matin, dans le "Parisien", Darcos qui lance un ballon d'essai comme d'aucns lâchent une caisse, en loucedé, à la sauvage: les programmes d'histoire, leur contenu plutôt, seraient décidés par le législateur, en le cul rance, la Semblait Nationale....
comment qu'on écrit totalitaire en ouzbek????

Ecrit par : montaigneàcheval | 29 octobre 2008

C'est très intéressant, cette fascination pour l'ignorance.

Ecrit par : brighelli | 29 octobre 2008

Cette fascination pour l'ignorance masque l'angoisse que ressent toute personne à son égard.
Voyez l'angoisse qu'éprouve l'enseignant à l'annonce de la visite de son IPR. Sera-t-il vraiment à la hauteur? Maîtrise-t-il suffisamment sa discipline et son savoir-enseigner?
Le meilleur moyen de soulager cette angoisse de ne pas savoir est de l'enseigner, d'en incruster la disposition chez tous les individus.
C'est ce à quoi s'emploie l'école. De la maternelle à l'Université, en passant par l'IUFM la seule chose tangible que les gens apprennent, est qu'ils sont des ignorants en titre.
Le mécanisme le plus efficace pour transmettre ce savoir est l'évaluation. Dès la maternelle l'enfant à peine libéré de ses couches apprend qu'il est un ignorant, qu'il y a toujours des compétences qu'il n'a pas acquises.
On croit que les maîtres sont là pour instruire en empilant les contenus de savoir pendant des dizaines d'années. Faux! Les maîtres apprennent aux élèves, y compris à ceux qui en savent plus qu'eux, qu'ils sont des ignorants. C'est la raison pour laquelle les programmes sont toujours en chantier: les maîtres eux-mêmes doivent se convaincre qu'ils sont des ignorants, qu'ils ne savent toujours pas après 40 ans de carrière ce qu'ils doivent enseigner.
La condition première pour qu'existe et fonctionne l'école est donc de cultiver ce principe d'ignorance. C'est la condition pour que les docteurs, les savants, les experts , les politiciens du PS puissent exister et nous gérer comme du bétail...ignorant!

Ecrit par : marigot | 29 octobre 2008

@ Brighelli écrit :

Je suggère de distinguer dorénavant la Gôche et la Gauche - la première vise effectivement l'Elysée, lit Libé et le Nouvel Obs (et accessoirmeent Télérama) en croyant à ce qui y est imprimé, et crèche éventuellement dans un Lubéron boboïsé. Les autres travaillent, sont sur le terrain, tentent de faire progresser les choses, ne se gargarisent pas de notions abstraites mal maîtrisées, et désespèrent que les autres reviennent dans le monde réel. On peut les répartir sur les six motions sans trop de peine.

Entièrement d'accord avec ce propos… À un bémol près : le très grande majorité de la gauche se situe en dehors des motions avec une propension à les considérer comme un acte équivalent à pisser dans un violon…

Ecrit par : Roger Felts | 29 octobre 2008

J'ai poussé à bout ma réflexion sur les multiples usines à gaz produites par les diverses fonctions publiques, collectivités territoriales et autres chambres consulaires.
Hier, un éleveur de chien, vingt ans de métier, vente à l'international, m'a annoncé qu'il devait valider, contre espèces sonnantes et trébuchantes auprès d'organismes d'Etat, une formation de trois jours, pour obtenir un "certificat d'aptitude", faute de quoi il serait interdit d'élevage canin.
Je vous ai dit que j'aimerais vous raconter la vaccination FCO mais que je tiens trop à ma peau pour jouer les Don Quichotte.
Enfin, les exemples se multiplient et particulièrement dans notre secteur Agriculture et dans le secteur Equipement, les DDA et DDE devant fusionner en DDT (Direction Départementale des Territoires) sur tot le territoire français. Le but de cette fusion est bien évidemment de sabrer des postes.
Plus on cherchera à réduire la fonction publique, plus les usines à gaz se multiplieront, aussi bien pour justifier des crédits que pour éviter des suppressions de postes en justifiant d'un volume d'activité suffisant. Le chien se mord la queue !
Conclusion: si nous avions préservé notre fonction publique, sans la menacer d'aucune manière, elle aurait pu garder son honnêteté légendaire, son dévouement à la cause de la Patrie et bâtir, en toute tranquillité, des projets cohérents.
Nous avons cru que trop d'Etat tuait l'Etat, qu'il fallait écrémer, aérer, économiser. Et nous avons créé pire que ce que nous identifions comme le mal et la ruine.

Tous ceux qui restent en poste sauvent les meubles et créent des usines à gaz, dotées du bon discours, pour sauver leurs subventions, leurs postes.
C'est bien triste mais je les comprends: comment rester "clean" quand on se sent menacé de disparition et qu'on se voit traité de dinosaure, alors qu'on a conscience de son rôle fondamental.

Exemple: voilà huit ans qu'il ne se passe pas une année que nous ne devions, soit à titre professionnel, soit à titre privé, régler une erreur commise par le Centre des Impots, qui, utilisant des intérimaires payés à coup de lance-pierre sur les coups de bourre, nous envoie des avis d'imposition truffés d'erreurs. Si des fonctionnaires en nombre suffisant, suffisament formés et suffisament payés et suffisament sécurisés en leur fonction, étaient employés, comme c'était le cas il y a vingt ans, aux manettes des ordis du CDI, il n'y aurait pas d'erreurs aussi grossières.
En bonne citoyenne, je ne leur ai jamais signalé une erreur en ma faveur, bien sûr !
Comme ils ne sont pas assez nombreux pour s'en rendre compte, vous imaginez l'argent perdu chaque année.

Ecrit par : dobolino | 29 octobre 2008

"Amélie, une critique fondamentale : entre un mot et une virgule, il ne faut pas d'espace…"

Dans un projet j'ai eu un grave fada (il a eu boscher petit) qui nous cassait grave les yoks parce qu'il ne fallait pas mettre d'espace entre la fin d'un mot et le ":" .
Il travaillait sous word (en anglais) et ça lui mettait du rouge partout ... :)


"2)Anne-Marie Valette :"
Le reportage rapporté par Anne-Marie est affligeant de chez affligeant !!!
Ces médecins là il faut vraiment les enfermer.. àmha

Ecrit par : toto | 29 octobre 2008

Conclusion: si on veut une fonction publique de qualité sans prolifération abusive de brebis galeuses et de profiteurs, il faut renforcer la fonction publique, la recruter à bon niveau, la former et la sécuriser dans sa fonction. On n'évitera pas à cent pour cent les souris dans le fromage, faut pas rêver , ni ceux qui dorment au chaud (cf Adrien Deume), bien sûr, mais n'en est-il pas de même dans le secteur privé?
Au moins, on éviterait les usines à gaz qui prolifèrent, du rond-point inutile à la réforme des lycées.
On éviterait peut-être aussi les Universités qui, pour sauver des crédits ou des postes, s'inclinent sur un Maser Sciences de l'Educ.

Question: quand a commencé la démolition de la Fonction Publique?

Ecrit par : dobolino | 29 octobre 2008

"un grave fada (il a eu boscher petit)"

C'était le 'chef' (of course), mais fallait-il le préciser ?

Attention, boscher mal fait c'est po bien ....
ange

Ecrit par : toto | 29 octobre 2008

Lubéron boboïsé

Ecrit par : brighelli | 29 octobre 2008

Arrgh ! Luberon ! V's allez voir, ce qu'elle va vous dire, Françoise Guichard !

Ecrit par : catmano | 29 octobre 2008

Dobolino, c'est vrai que si le PS s'occupait de faire de la politique, au lieu de viser strictement la présidentielle, il ferait des progrès dans l'opinion. Ce qui est le plus étrange, c'est que ça paraît un voeu constant des militants, qui n'est pas entendu rue de Solférino. Il doit y avoir un clapet dans la communication verticale, une synapse défectueuse.
JPB

Ecrit par : brighelli | 29 octobre 2008
Je ne suis pas certaine qu'il s'agisse d'un vœu constant des militants ? Je n'en connais pas suffisament et pas depuis suffisament longtemps, parmi les inconditionnels irréductibles.
Ceux que je fréquente ont plutôt tendance à aborder un brassard de deuil après échec aux présidentielles puis à se relancer illico sur la présidentielle suivante sans se poser de questions fondamentales. C'est très triste et très moche.

Ecrit par : dobolino | 29 octobre 2008

Ça va même plus loin que ça ! J'ai une copine, âgée de 66 ans, militante PC dure de dur, qui aimerait que je vote Delanoë ... Si vous comprenez, expliquez-moi !

Ecrit par : dobolino | 29 octobre 2008

... Si vous comprenez, expliquez-moi !

Ecrit par : dobolino | 29 octobre 2008

Peut-être pense-t-elle que c'est le plus apte à gagner ?

La présidentielle, la présidentielle !!

Ecrit par : yann | 29 octobre 2008

Les autres travaillent, sont sur le terrain, tentent de faire progresser les choses, ne se gargarisent pas de notions abstraites mal maîtrisées, et désespèrent que les autres reviennent dans le monde réel. On peut les répartir sur les six motions sans trop de peine.
JPB

Ecrit par : brighelli | 29 octobre 2008

http://policedumondeparodique.blogspot.com/2008/10/soft-power.html#comments



les programmes d'histoire, leur contenu plutôt, seraient décidés par le législateur, en le cul rance, la Semblait Nationale....
comment qu'on écrit totalitaire en ouzbek????

Ecrit par : montaigneàcheval | 29 octobre 2008


http://policedumondeparodique.blogspot.com/2008/10/le-discours-en-action.html#comments

Ecrit par : Amélie | 29 octobre 2008

Merci Pedro Cordoba de m'avoir répondu avec autant d'amabilité .

.../ ...

Seulement , voilà , la compréhension intellectuelle et abstraite suffit-elle à changer la réalité humaine , trop humaine , qui s'étale et s'obstine sous nos yeux ?

Ecrit par : Amélie | 29 octobre 2008
Non !
La réalité humaine, et je ne me ferai guère d'amis en le disant, c'est qu'il est impossible d'imposer des questionnements à ceux, majoritaires à 90 % bon poids, qui demandent des certitudes. Si une République laïque ne le leur offrent pas, ces certitudes faites de Bourgeois de Calais et autre Jeanne d'Arc et Fontenoy, ils se jetteront dans les bras des Religions ou d'un Da Vinci Code, car c'est de certitudes qu'ils ont besoin.
Quand on aura admis une bonne fois pour toutes que l'intelligence est génétiquement inégalement répartie, et que rien ny fera rien, on aura fait un grand pas en avant.

Excusez-moi, je suis une vilaine !

Je vous concède sans hésitation qu'un régime alimentaire digne de ce nom dès la naissance et jusqu'à dix-huit ans révolus, accompagné d'une éducation ad hoc, sont les premiers garants de l'épanouisssement d'une intelligence et que nombreux sont ceux qui sont privés de l'un et de l'autre.

Ecrit par : dobolino | 29 octobre 2008

DIES IRAE....La Camif se meurt, La Camif est morte!!!! Tout un symbole, comme qu'ils disent les monsieurs. En effet. Comme la Maif, la Mgen, la Casden, La Camif était le symbole de la médiocrité crasse de notre statut. Pompes à hurler, fringues désopilantes qui faisaient hurler de rire les élèves. Meubles euptoudette minables en "panneaux de parti-cul". Conforama pour agrégés. le tout cher, mais cher, mais cher....Escroquerie comme l'UGAP....
Alors on ne va pas pleurer. La seule source de tristesse, ce sont les salariés foutus à la lourde à cause de l'incapacité de ce dinosaure à se moderniser.....
.../...
comment qu'on écrit totalitaire en ouzbek????

Ecrit par : montaigneàcheval | 29 octobre 2008
Et "moderniser", vous l'écrivez comment, en ouzbek ?????????????????

Ecrit par : dobolino | 29 octobre 2008

Il parait que la Marseillaise est un hymne sanguinaire et pas politiquement correct . Il n'est pas interdit de comparer :

Hymne algérien :

"QUASSAMAN": LE SERMENT


Nous jurons! par les tempêtes dévastatrices abattues sur nous
Par notre sang noble et pur généreusement versé
Par les éclatants étendards flottant au vent
Sur les cimes altières de nos fières montagnes
Que nous nous sommes dressés pour la vie ou pour la mort!

Car, nous avons décidé que l'Algérie vivra. Soyez – en témoins !

2

Nous sommes des combattants pour le triomphe du droit
Pour notre indépendance , nous sommes entrés en guerre.
Nul ne prêtant l'oreille à nos revendications
Nous les avons scandées au rythme du canon
Et martelées à la cadence des mitrailleuses

Car , nous avons décidé que l'Algérie vivra Soyez – en témoins !

3

Ô France ! le temps des palabres est révolu
Nous l' avons clos comme on ferme un livre
Ô France ! voici venu le jour où il faut rendre des comptes!
Prépare toi ! Voici notre réponse!
Le verdict, notre Révolution le rendra

Car, nous avons décidé que l'Algérie vivra
Soyez – en témoins !

4

Nos braves formeront nos bataillons
Nos dépouilles seront la rançon de notre gloire
Et nos vies celle de notre immortalité
Nous lèverons notre drapeau bien haut au-dessus de nos têtes
Front de Libération, nous t'avons juré fidélité

Car , nous avons décidé que l'Algérie vivra Soyez – en témoins!

5

Des champs de bataille monte l'appel de la Patrie
Écoutez-le et obtempérez!
Écrivez-le avec le sang des martyrs
Et enseignez-le aux générations à venir!
Ô gloire, vers toi nous tendons la main

Car, nous avons décidé que l'Algérie vivra Soyez – en témoins !


Hymne tunisien :

Défenseurs de la patrie, ô défenseurs de la patrie !
Rejoignez la grandeur de notre temps.
Le sang crie dans nos veines,
Nous mourons, nous mourons et vive la mère-patrie !

Que les cieux rugissent de tonnerre,
Que les foudres abattent leurs feux,
Pour la gloire de la Tunisie, pour son bien,
levez-vous hommes et jeunes du pays.
En Tunisie pas de place pour les traîtres
Ni pour ceux qui ne la défendent pas.
Nous mourons et vivons
Une vie digne et une mort de gloire.

Donc , on peut dire : France-Algérie , France-Tunisie : Match Nul !

Ecrit par : Amélie | 29 octobre 2008

Pendant ce temps, au Maroc, on ne plaisante pas :

Maroc - Espagne
Le FC Barcelone demande la grâce royale pour un lycéen marocain

La chambre d’appel de Marrakech se penche mercredi sur le sort de Yassine Belassal, rapporte Aujourd’hui le Maroc. Ce lycéen marocain a été condamné en septembre dernier à 18 mois de prison pour avoir produit un graffiti contre le roi Mohammed VI. Son tort ? avoir travesti la devise du royaume, « Dieu, la patrie, le roi » en « Dieu, la patrie et le FC Barcelone », du nom de son équipe de football préférée. Le président du FC Barcelone, Joan Laporta, a annoncé lundi avoir désigné un avocat pour soutenir le jeune homme. (Mercredi 29 Octobre - 12:11)( Afrik.com )




Un blogueur marocain condamné à deux ans de prison ferme
Article publié le 11 Septembre 2008
Par Florence Beaugé
Source : LE MONDE
Taille de l'article : 325 mots


Extrait :
UN BLOGUEUR marocain, Mohamed Erraji, a été condamné à deux ans de prison ferme, lundi 8 septembre, par un tribunal d'Agadir, pour « manquement au respect dû au roi ». Outre sa peine de prison, cet homme de 32 ans devra verser une amende de 5 000 dirhams (430 euros). Mohamed Erraji est accusé d'avoir diffamé Mohammed VI dans un article écrit en arabe sur son blog, intitulé « Le roi encourage le peuple à la paresse ». Il y critiquait la politique d' « assistanat » pratiquée, selon lui, par le souverain marocain, et citait une anecdote d'après laquelle Mohammed VI, se promenant en ville avec son fils aîné, aurait fait cadeau d'une grima (licence d'exploitation d'un taxi) à un homme qui avait réussi à l'approcher

Ecrit par : Amélie | 29 octobre 2008

La Camif n'était plus la Camif, elle avait été rachetée par des fonds de pension américains!
Encore un méfait de la gôche libérale?

Ecrit par : retraitée | 29 octobre 2008

" il est impossible d'imposer des questionnements à ceux, majoritaires à 90 % bon poids, qui demandent des certitudes.

Quand on aura admis une bonne fois pour toutes que l'intelligence est génétiquement inégalement répartie, et que rien ny fera rien, on aura fait un grand pas en avant.
Excusez-moi, je suis une vilaine ! "


Dobolino, vous voulez dire qu'il y a 9O% d'imbéciles ?

Donc, que le peuple est con, qu'il ne sait ni penser, ni voter, qu'il ignore ce qui est bon pour lui et que le NON à l'Europe était une erreur grossière dont on a bien fait de ne pas tenir compte ?

Dobolino , vous êtes une chipie !

Ecrit par : Amélie | 29 octobre 2008

@Fabien :"En Italie, il paraît que les programmes d'Histoire s'arrête à la fin de la 1ere Guerre Mondiale. Faut pas se demander ensuite pourquoi un nombre hallucinant d'Italiens pensent que le fascisme était une bonne chose, que Mussolini était un grand dirigeant, et que l'Italie n'a jamais été nazie (vite, revoyons "Rome ville ouverte" et "Le Jardin des Finzi-Contini"!!!). Je ne dis pas que l'enseignement de la 2ème GM préviendrait automatiquement des opinions inacceptables, antisémites, etc, mais je dis simplement que le silence est bien plus dévastateur encore".


Donc: les programmes en Italie ne s'arrêtent pas à la Première Guerre Mondiale. Mais il est vrai que, faute de temps, on s'arrête souvent à la Grande Guerre.

Si les Italiens pensent parfois que Mussolini était "un grand homme", il y a d'autres raisons, historiques, profondes, qui restent obscures pour un français qui ne se donne pas la peine de les comprendre. Je vois que vous avez regardé le petit réportage bien-pensant de France 2 sur le pèlerins de Predappio.
Si le sujet vous intéresse réellement, faites un effort et documentez-vous un peu.
Si, au contraire, vous trouvez que le sujet est exploitable pour paraître "bon" devant les autres, contentez-vous de ce que vous savez. C'est très bien comme cela.


Le fascisme n'est pas le nazisme.
Tout historien un peu solide le sait. les juifs qui s'acheminaient vers Sud de la France, le savaient aussi.


Il Giardino dei Finzi Contini est un livre (car c'est tout d'abord un livre) magnifique, très peu idéologique, pas aimé par la gôche officielle...Pour des raisons que je vous laisserai saisir à la lecture. C'est un livre sur le passé, la mélancolie des jours perdus : c'est un livre sur la mort. Ce n'est pas un livre "sur le nazisme en italie").

Roma Citta aperta : très bon film, à conseiller à tous les étudiants. Mais ne confondons pas la période 1943-45 avec l'histoire du fascisme.

C'est tout ce que papa wilhelm voulait dire.
Big bisous à tous

Ecrit par : papa wilhelm s'invite | 29 octobre 2008

La période 1943-45 : j'entends par là la période de l'occupation nazie.
Le régime fasciste s'arrête, officiellement, le 25 juillet 1943.

La République Sociale Italienne n'était qu'un état "fantoche" pour Hitler, (et une tentative extrême et absurde de redonner au fascisme les idéaux des origines (1919) pour Mussolini)

Avant de mourir Mussolini dira :" Je n'ai pas inventé le fascisme, j'ai l'ai trouvé dans l'inconscient des Italiens".

(Je supçonne Hitler d'avoir trouvé le nazisme dans l'inconscient des Allemands (...Fromm... Reich...)

Ecrit par : papa wilhelm s'invite deux fois | 29 octobre 2008

"
Dobolino, vous voulez dire qu'il y a 9O% d'imbéciles ? "

Sur ce blog c'est flagrant!!!

Ecrit par : trolldedobbolino | 29 octobre 2008

La Camif n'était plus la Camif, elle avait été rachetée par des fonds de pension américains!
Encore un méfait de la gôche libérale?

Ecrit par : retraitée | 29 octobre 2008

ça n'empêche pas que les godasses, les costars, les futts, et le reste étaient aussi moches qu'en ex-RDA et invraisembleemennt chers. J'ai un catalogue de la CAMIF 1988...faut voir la laideur des objets proposés....

Pour papa wilhelm ,encore la vieille soupe aux chous sûris de la responsabilité des peuples. Eh bien non l'inconscient allemand ne fut pas plus nazi que le vôtre ou le mien. L'occasion fit le larron. Demandez à Lloyd George, Clémenceau ,Wilson et Orlando, quand ils rédigèrent les articles 231 et 232 du Traîté de Versailles ,ce qu'ils en pensent. Car TOUT vient de là. Toynbee parle de "paix carthaginoise où les vainqueurs dansent une danse de saint-guy sur le demi-cadavre d'une nation à peine vaincue".
Alors, les fariboles de déterminismes de tel ou tel peuple...par contre une chose est sûre, Hitler fut le fruit de la Deutsche Bank ,de la Dredner Bank, de la Gothaer Versicherung, de Messerschmitt, de Bayer, de Höchst, de BASF, de Buna-Gelsenkirchen, d'Opel, de VW...qui allignèrent de copieux chèques à la NSDAP.....

Ecrit par : montaigneàcheval | 29 octobre 2008

par contre pépé wilhelm ,là où je vous suis, c'est dans la différence radicale entre le nazisme et le pétainisme d'une part, fondés sur l'antisémtisme, le fascisme , le franquisme et le salazarisme d'autre part, régimes qui faisaient penser aux pronoonciamentos sud-américains. C'est tellement vrai que les Juifs de Rome furent déportés par la Wehrmacht...après qu'elle eut envahi l'Italie en 1943

Ecrit par : montaigneàcheval | 29 octobre 2008

Mais je suis d'accord avec vous montaigneàcheval . Tout, ou presque, commence à Versailles. (Quelque chose commence avant...)
Je ne le dirai jamais assez :1919, 1919, 1919!
J'en pleure encore, quand j'y pense!
1919! Versailles!


(Et C'est justement pour cela que je parle aussi d'inconscient, l'incoscient des allemands était plus chargé que celui des Italiens...qui, bien que vainqueurs, furent humiliés - eux aussi - à Versailles )

Ecrit par : papa wilhelm | 29 octobre 2008

Alors, les fariboles de déterminismes de tel ou tel peuple...par contre une chose est sûre, Hitler fut le fruit de la Deutsche Bank ,de la Dredner Bank, de la Gothaer Versicherung, de Messerschmitt, de Bayer, de Höchst, de BASF, de Buna-Gelsenkirchen, d'Opel, de VW...qui allignèrent de copieux chèques à la NSDAP.....


Mais il n'y a pas que cela pour fonder un régime totalitaire. Il n'y a pas que cela...

Mais je suis d'éaccord à 103% avec vous

Ecrit par : papa wilhelm | 29 octobre 2008

Je salue la déclaration des associations d'historiens...
Mais je déplore le fait que côté associations, l'Histoire soit saucissonnée en quatre. Etonnez-vous après ça que les universitaires aient du mal à parler d'une seule voix !
JPB

Ecrit par : brighelli | 29 octobre 2008

Si vous voulez rire, allez faire un tour chez Roger Felts, beaucoup se reconnaîtront :

http://rogerfelts.blog.lemonde.fr/2008/10/29/linstituteur-de-jean-dell/

Ecrit par : Amélie | 29 octobre 2008

Mais, papa wilhelm,à bien y réfléchir, il est cependant un point où vous avez raison et moi tort. Dans les antécédents. Fichte. En particulier. Et toute la geste prussienne, depuis 1806? entrée de Napoléon à Berlin. Car, soyons clairs, Napoléon était peut-être un tyran, mais ceux qui le combattirent, Prussiens et Autrichiens en tête, ne combattaient pas le tyran. Ils combattaient le Code Civil et tout ce que la Révolution avait exporté de pernicieux pour le maintien de leur système féodal. Le Congrès de Vienne fut aussi désatreux que le Traité de Versailles, se fondant sur le délire "urdeutsch" de Fichte, qui est infiniment plus dangereux que la bouffissure grotesque d'un Déroulède, le larmoiement jeannedarquien d'un Barrès....
Mais ce qui complique les choses, c'est Gobineau dont s'inspira 100 ans plus tard Alfred Rosenberg.
Si vous voulez, j'incline à penser que les peuples sont de pauvres jouets disloqués sur l'océan des mégalomanies criminelles des pouvoirs....

Ecrit par : montaigneàcheval | 29 octobre 2008

Dobolino, vous voulez dire qu'il y a 9O% d'imbéciles ?

Donc, que le peuple est con, qu'il ne sait ni penser, ni voter, qu'il ignore ce qui est bon pour lui et que le NON à l'Europe était une erreur grossière dont on a bien fait de ne pas tenir compte ?

Dobolino , vous êtes une chipie !

Ecrit par : Amélie | 29 octobre 2008

Pourquoi me faites-vous accuser le peuple ? Où avez-vous que j'associais connerie et peuple ?????????
Je me contente d'associer connerie et connerie. Je ne suis nullement impressionnée par le vernis bourgeois ou intellectuel et ne le confond nullement avec quelque forme d'intelligence que ce soit !

Ecrit par : dobolino | 29 octobre 2008

Ok.
On est d'accord montagneacheval!

N'oublions pas non plus l'inaptitude de certaines classes politiques... Et, pour le cas italien, les grandes, énormes, responsabilités du Parti Socialiste. ... Voilà une autre raison pour laquelle en Italie on préfère s'arrêter à la Première Guerre Mondiale : juste après il y a la triste histoire de la guerre civile et le piètre comportement du PSI de l'époque qui, sans maquillage, s'est représenté en 1945 pour "sauver" l'Italie du désastre... (un autre beau sujet de recherche serait :"la politique des exilés Italiens en France" ou "comment ont-ils travaillé pour que Mussolini tombe tout droit dans les bras d'Hitler"...Mais là, on devient "révisionniste" et, depuis 1945, l'historien n'a plus le droit d'être révisionniste... Juste avant c'était son métier...

On parlait de quoi déjà?

Ecrit par : papa wilhelm | 29 octobre 2008

Pourquoi me faites-vous accuser le peuple ? Où avez-vous que j'associais connerie et peuple ?????????
Je me contente d'associer connerie et connerie. Je ne suis nullement impressionnée par le vernis bourgeois ou intellectuel et ne le confond nullement avec quelque forme d'intelligence que ce soit !

Ecrit par : dobolino | 29 octobre 2008

Ah bon ! Mais chipie qand même . :-)))

Ecrit par : Amélie | 29 octobre 2008

L'échec scolaire, ça se soigne.

Il n'y aurait pas de cancres. Mais le plus souvent, des élèves dont les mauvais résultats ont pour origine des causes médicales. Des spécialistes dépistent ces troubles. (Reportage. Martine Betti-Cusso).


Question pratique qui n'est pas sans importance : la greffe de cerveau sera-t-elle remboursée par la Sécu ?...au train où vont les choses !!!

Ecrit par : Amélie | 29 octobre 2008

Vous ne croyez pas si bien dire, Amélie.
L'un de ces pédo-psychiatres, Jean Métellus, exerçant à l'hôpital Emile Roux (auteur avec une orthophoniste de "Vive la dyslexie") a été interviewé sur la dyslexie.
Il y parlait de "l'excès de substance grise formant à la surface du cerveau des dyslexiques des "ectopies".
A la question : "En somme, il suffirait d'une intervention chirurgicale qui supprimerait les ectopies?", il répondit : "Oh non, et si c'était un petit Léonard de Vinci? "
Je n'invente rien.

@Roger Felts.
Je m'interesse beaucoup à la pseudo-dyslexie induite par les méthodes globales. (Benoîtement rebaptisées mixtes, ou semi-globales, ou "intégratives ", car le terme global fait peur), et je trouve extraordinaire que l'on continue à nier la malfaisance de ces méthodes, ou à les ignorer, comme le font les APEDYS, CORIDYS, ODEDYS, NEURODYS.

Emile Gombert, entre autres, auteur d'une des pires méthodes, Crocolivre, très aimée de Goigoux, parcourt la France et intervient dans des salles bourrées de parents aux abois, d'institutrices formatées par les IUFM, d'orthophonistes dévoyées, pour parler de ces 10 % de malheureux enfants dyslexiques. Il n'y est pas fait allusion à la méthode alphabétique.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 29 octobre 2008

qUand ! le U m'a échappé !

Ecrit par : Amélie | 29 octobre 2008

Et n'oublions pas l'apolitisme viscéral de la bourgeoisie allemande.

Voir la belle auto-critique de Thomas Mann dans "Culture et politique" (1939) :

"Ma profession de foi dans la démocratie découle d'une conviction qui ne m'était pas innée et était primitivement étrangère à mon origine et à mon éducation intellectuelle de bourgeois allemand ; je suis en effet arrivé à comprendre ceci : le politique et le social forment un des domaines de l'humain, ils font partie de la totalité humaine, l'esprit doit les y intégrer et cette totalité présente une dangereuse lacune pour la culture, quand l'élément politique et l'élément social lui manquent..."

"Ce que signifient liberté, droit, dignité humaine et inviolabilité de la conscience morale,le fait qu'ils sont plus que le verbiage humanitaire d'un plat révolutionnarisme - il semble qu'après six ans d'Etat-Gestapo, le bourgeois allemand ait commencé à le comprendre..."

"L'ennemi de l'humanité ; voilà où en est arrivé l'esprit allemand avec son mépris de la politique, son antidémocratisme fier de sa culture, au point que ce vocable terrible et honteux, qui est une malédiction, lui est échu en partage. Il n'a pas imaginé que ce fût possible et maintenant qu'il s'en aperçoit, il croit rêver. Et pourtant, c'est la réalité. Son refus de reconnaître dans la politique une partie de la mission de l'homme a débouché dans la terreur politique, dans l'esclavage complet qui le rive au pouvoir, dans l'Etat totalitaire (...)

A propos de 1919 et de l'Histoire de l'Allemagne, lire le fascinant essai du même Thomas Mann "Frédéric (il s'agit de Frédéric II de Prusse, l'ami de Voltaire) et la Grande coalition" qui permet de comprendre bien des choses (en les voyant "de l'autre côté").

C'est peut-être à ce moment-là, à Versailles, justement et dans cette même Galerie des Glaces, mais sous le roi Louis XV, dit "le Bien-aimé", que les choses ont commencé (s'intéresser aussi bien sûr à Napoléon, puis à Bismarck), toujours "de l'autre côté".

Amitiés à Montaigne et gros bisous ;-) à papa Wilhelm !

Ecrit par : Robin | 29 octobre 2008

Et n'oublions pas l'apolitisme viscéral de la bourgeoisie allemande.

Ecrit par : Robin | 29 octobre 2008
J'ai lu, à ce sujet, et plus largement au sujet de l'apolitisme allemand, un roman qui m'a bien plu: "Un bon allemand" de Horst Krüger.

Ecrit par : dobolino | 29 octobre 2008

Ecrit par : dobolino | 29 octobre 2008

Ah bon ! Mais chipie quand même . :-)))

Ecrit par : Amélie | 29 octobre 2008

L'Hôpital se foutant de la charité.

Ecrit par : dobolino | 29 octobre 2008

J'ai trouvé ça:
http://www.radio-canada.ca/radio/bibliotheque/details.asp?numero=57055
Bon, c'est pas du Thomas Mann mais c'est le récit d'un brave gars de la toute petite bourgeoisie de la banlieue berlinoise qui a fêté ses 20 ans en 1939.

Ecrit par : dobolino | 29 octobre 2008

Pour Fabien,
La motion des historiens est très bien, la lettre des germanistes à Pécresse et Darcos aussi. Il en va de même de la motion des italianistes ou de celle des hispanistes, qui sont antérieures et moins développées mais convergentes sur le fond. En fait, tous les universitaires sauf les didacticiens et les scientifiques (qui se fichent des concours) sont sur des positions justes. Le problème, c'est que les Associations de spécialistes vont au combat en ordre dispersé au lieu de présenter un front commun. Cela fait plus d'un mois que j'ai demandé au sein de la Société des Hispanistes que l'on fasse des efforts pour rassembler l'ensemble des Associations de spécialistes. Peine perdue. Cela devrait être en principe facile puisque tout le monde est d'accord. Mais cela va contre des habitudes ancrées depuis la nuit des temps. On essaie d'organiser (c'est à l'origine une idée de SLU) une journée "mastérisation" le 8 novembre à Paris, sans les syndicats mais avec des représentants des Sociétés savantes, des jurys de concours, des universitaires chargés de la question dans les UFR, etc. J'espère que cela pourra donner à tout ce mouvement une impulsion commune, permettant de dépasser les clivages entre disciplines et les intérêts parfois divergents de certains UFR et certaines universités.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 29 octobre 2008

Si vous voulez, j'incline à penser que les peuples sont de pauvres jouets disloqués sur l'océan des mégalomanies criminelles des pouvoirs....

Ecrit par : montaigneàcheval | 29 octobre 2008

Il suffit de lire un peu plus haut les motions du PS pour comprendre comment les peuples se font "pauvres jouets disloqués": en transférant leurs désirs d'Avenirmeilleur sur des discours sacrés, voire sur la personne elle-même du chef.
Hobbes l'a dit, l'Etat-Léviathan n'est pas technique d'étouffement , mais consommation de l'amour politique.
Il incombe aux professionnels de la propagande, professeurs d'histoire y compris d'incruster en chaque citoyen les objets à haïr comme ceux à adorer. Unanimement.
Dans cette grande affaire ludique, le rebelle lui même se trouve doté d'un statut, est pris en charge et proposé à la rééducation s'il le faut.
Quant à savoir pour quelles raisons les français ont choisi le mégalo Sarko plutôt que la mégalo Ségo, cela reste un mystère!

Ecrit par : marigot | 29 octobre 2008

J'ai enfin lu les différentes motions du PS. A vomir. Cette gauche-là ne mérite que "le fer de la satire et le feu du mépris".

Ecrit par : Pedro Cordoba | 29 octobre 2008

Pour relier les deux sujets :

J'ai enfin lu les différentes motions du PS. A vomir. Cette gauche-là ne mérite que "le fer de la satire et le feu du mépris".
Dit Cordoba.
Et j'aujouterai que en ces mêmes termes s'exprimaient les "dégoûtés de la gauche" de l'époque ( je parle de 1900) qui avait subi la même dérive que la gauche subit aujurd'hui. Tous ces anciens socialistes, chassés de leur parti (délit d'opinion?), ont commencé a fonder - bien avant 1914 - les premiers fasci en Italie.
L'histoire est un sale prisme!

Bisous Robin, gros gros Bisous.




merci pour ces précieuses citations robin :

Ecrit par : papa wilhelm | 29 octobre 2008

papa wilhelm, et vous Robin, que je salue avec chaleur et plaisir, on parle de l'Allemagne, qui a mis du temps pour redevenir un pays "normal"..que dire alors de l'Autriche. Insensé. Les Autrichiens réussirent ce tour de force à se faire passer pour des victimes du nazisme, alors que ce sont eux qui furent les pires, approuvant l'Anschluss ou élisant Waldheim. Et puis, n'est-ce pas, cette bonne conscience autrichienne, qui ose faire croire qu'Hitler est Allemand et Beethoven autrichien, alors que c'est l'inverse. Du grain à moudre et qui fut moulu par Elfriede Jelinek, Thomas Bernhardt, Peter Handke....

Ecrit par : montaigneàcheval | 29 octobre 2008

C'est très intéressant, cette fascination pour l'ignorance.

Ecrit par : brighelli | 29 octobre 2008

Cette fascination pour l'ignorance masque l'angoisse que ressent toute personne à son égard.
Voyez l'angoisse qu'éprouve l'enseignant à l'annonce de la visite de son IPR. Sera-t-il vraiment à la hauteur? Maîtrise-t-il suffisamment sa discipline et son savoir-enseigner?
Le meilleur moyen de soulager cette angoisse de ne pas savoir est de l'enseigner, d'en incruster la disposition chez tous les individus.
C'est ce à quoi s'emploie l'école. De la maternelle à l'Université, en passant par l'IUFM la seule chose tangible que les gens apprennent, est qu'ils sont des ignorants en titre.
Le mécanisme le plus efficace pour transmettre ce savoir est l'évaluation. Dès la maternelle l'enfant à peine libéré de ses couches apprend qu'il est un ignorant, qu'il y a toujours des compétences qu'il n'a pas acquises.
On croit que les maîtres sont là pour instruire en empilant les contenus de savoir pendant des dizaines d'années. Faux! Les maîtres apprennent aux élèves, y compris à ceux qui en savent plus qu'eux, qu'ils sont des ignorants. C'est la raison pour laquelle les programmes sont toujours en chantier: les maîtres eux-mêmes doivent se convaincre qu'ils sont des ignorants, qu'ils ne savent toujours pas après 40 ans de carrière ce qu'ils doivent enseigner.
La condition première pour qu'existe et fonctionne l'école est donc de cultiver ce principe d'ignorance. C'est la condition pour que les docteurs, les savants, les experts , les politiciens du PS puissent exister et nous gérer comme du bétail...ignorant!

Ecrit par : marigot | 29 octobre 2008


... tout ceci ne viendrait-il pas de Socrate ? Par le plus grand des hasards ? .... je ressors, je ressors...
Mais zô fait, Socrate ne fut-il pas honni de ses puissants concitoyens ? Vilain bonhomme, qu'allait chercher qui serait plus sage que lui, on n'a pas idée !

Ecrit par : Milady | 29 octobre 2008

"Les Autrichiens réussirent ce tour de force à se faire passer pour des victimes du nazisme, alors que ce sont eux qui furent les pires, approuvant l'Anschluss ou élisant Waldheim"

Mais pourquoi les Autrichiens aiment-ils se faire traiter, ou passer pour des victimes? Quel complexe les animent?

Ce n'est pas un sale prisme, c'est un prisme sale!

Et, pour les papa wilhelm,Les Cordoba, Les Brighelli, les Amélies, Les Felts, qui seraient tentés de fonder de "fasci"de résistence à la bien pensance?Que faudrait-il conseiller à ces gens hônnetes?
De rester vigilant!
Mais il faudrait d'abord qu'on nous laisse étudier cette histoire! Pour que'elle n'ait pas été complètement inutile!

Ecrit par : papa wilhelm | 29 octobre 2008

Bisous et chaleur montagneàcheval! bisous et chaleur à vous!

Ecrit par : papa wilhelm | 29 octobre 2008

Je n'ai pas très bien compris le message de Papa Whilelm. Veut-il dire que je suis un pré-fasciste? Le prisme de l'histoire est plus vaste qu'il ne dit. Certains dégoûtés de la socialdémocratie en 1900 ont sans doute fondé les premiers fasci. D'autres, bien plus nombreux, ont rejoint les rangs communistes. D'autres encore, plus minoritaires en vertu de leur extrace, ont rejoint les rangs du Bund ou ceux du sionisme, etc. Ce qui est sûr, c'est qu'il n'y avait plus dans les années 30 aucun intellectuel digne de ce nom au sein de la social-démocratie. Et certes beaucoup s'égarèrent du côté du stalinisme, du fascisme ou du nazisme. C'est bien pourquoi il y eut après-guère un retour en grâce de la démocratie, que préfigure le texte de Thomas Mann cité par Robin. Retour totalement justifié eu égard à l'horreur totalitaire (c'est alors que s'impose le mot, inventé par Hannah Arendt). Et puis cette démocratie a déçu à nouveau. Devenue gestionnaire des affaires courantes, elle n'était plus capable de répondre à "ce qui dans l'homme passe infiniment l'homme" (Pascal). D'où ce que symbolise la date : mai 68. Cet événement - le dernier de l'histoire de France - continue à surplomber notre présent. Ce ne fut pas du tout un retour au totalitarisme car l'histoire ne se répète pas : si quelque chose a eu lieu en mai 68, c'est bien la déconnexion définitive de l'idée de Révolution et de la réalité communiste. Le PC, qui l'avait très bien compris, d'où sa fureur "anti-gauchiste", ne s'en est jamais remis. Si le peuple existe encore, s'il ose à l'occasion dire non à un référendum contre le choix de TOUS les partis politiques censés le représenter, c'est à mai 68 qu'on le doit. Réfléchissant à la notion politique de "souveraineté", Jean-Luc Nancy ajoute à l'un de ses textes, ce post-scriptum lapidaire : "Et si la révolte du peuple était la souveraineté?". Bonne question, qui est encore meilleure si on la transforme en réponse.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 29 octobre 2008

"car l'histoire ne se répète pas "

C'est ce qu'on nous dit depuis quelques temps...Faut-il y croire pour autant?

Non Cordoba, les dégoûtés dont je parle, étaient un type de dégoutés bien spécifques.
Ils ne sont pas passés au comunisme. Ils ont bien fondé les fasci. Mais personnellement, je suis passionné par ces dégoûtés qui se sont fait englouitir ensuite par une "autre" classe politique... Non, je voulais juste dire que cette fois-ci, il faudra rester vigilant.
C'est tout

amour amour amour

Ecrit par : papa wilhelm | 29 octobre 2008

Et n'oublions pas l'apolitisme viscéral de la bourgeoisie allemande.

Ecrit par : Robin | 29 octobre 2008
J'ai lu, à ce sujet, et plus largement au sujet de l'apolitisme allemand, un roman qui m'a bien plu: "Un bon allemand" de Horst Krüger.

Ecrit par : dobolino | 29 octobre 2008

Merci pour le lien d'où j'extrais ceci :

« À la fin du récit, l'auteur assiste à une séance du tribunal de Nüremberg et constate que les bourreaux se confondent avec les victimes, que rien ne permet de distinguer les uns des autres dans la salle. »

Cette phrase pourrait paraître scandaleuse alors qu'elle n'est qu'insupportablement vraie.

Le crime a toujours partie liée avec des choses qui ne se voient pas, en particulier la différence entre la conscience et la "bonne conscience". Et personne au monde n'est à la hauteur de faire toujours la différence.

Disons qu'entre le bourreau et les autres (victimes ou non), ce n'est qu'une question d'intermittence, d'où le sentiment d'amertume et de mélancolie éprouvée par certains témoins, à Nüremberg, après les pendaisons des "criminels de guerre".

Oui, justice a été sans doute rendue, mais peut-on éluder la responsabilité des "honnêtes gens" ?

Schopenhauer disait que le "principe d'individuation" était une illusion de la Volonté.

Les victimes sont des gens comme vous et moi, mais les bourreaux aussi.

Ecrit par : Robin | 29 octobre 2008

Et, Madame Charmeux nous donne peut-être la solution à tous nos problèmes historiques :

" Mais cet encouragement ne peut venir que d'une joie collective : quand il y a réussite, on se réjouit ENSEMBLE et on fait la fête. Tout comme on s'inquiète TOUS des difficultés d'un seul, et on cherche ENSEMBLE des solutions pour l'aider"

Voilà notre Europe! ;o) ( moi, allemand, je fais "le seul qui a des difficultés", et vous?)

Ecrit par : papa wilhelm | 29 octobre 2008

Robin, je viens de me rendre compte que je vous aime!

Que faire? disait-il, que faire...

Ecrit par : papa wilhelm | 29 octobre 2008

Charmeux! Pourquoi n'étiez vous pas à Versailles en 1919!
ça nous aurait épargné plein de peines!

Amour Travail Connaissance

Ecrit par : papa wilhelm | 29 octobre 2008

Rigolo! Au lieu de causer avec vous, j'écoutais des bons vieux disques de Barbara, les larmes aux yeux !
D'un coup, la chanson "Regarde". Ma fille écoute et me dit "elle se moque des socialos", je lui explique que non, qu'il faut remettre la chanson dans son contexte, je fonce sur Paroles. net pour vous la copier coller pour qu'on puisse rire/pleurer ensemble et ça donne ça:
http://www.paroles.net/chanson/21050.1
Encore plus drôle !
Bon, en attendant, notre petit Nicolas avec sa Carla Bruni, face à Mitterand soutenu par Barbara, la divine, il peut aller se rhabiller!

Ecrit par : dobolino | 29 octobre 2008

Votre lien ne marche pas

Regarde :
Quelque chose a changé.
L'air semble plus léger.
C'est indéfinissable.

Regarde :
Sous ce ciel déchiré,
Tout s'est ensoleillé.
C'est indéfinissable.

Un homme,
Une rose à la main,
A ouvert le chemin
Vers un autre demain.

Les enfants,
Soleil au fond des yeux,
Le suivent deux par deux,
Le c?ur en amoureux.

Regarde :
C'est fanfare et musique,
Tintamarre et magique,
Féerie féerique.

Regarde :
Moins chagrins, moins voûtés,
Tous, ils semblent danser
Leur vie recommencée.

Regarde :
On pourrait encore y croire.
Il suffit de le vouloir
Avant qu'il ne soit trop tard.

Regarde :
On en a tellement rêvé
Que, sur les mur bétonnés,
Poussent des fleurs de papier

Et l'homme,
Une rose à la main,
Etoile à son destin,
Continue son chemin.

Seul,
Il est devenu des milliers
Qui marchent, émerveillés
Dans la lumière éclatée.

Regarde :
On a envie de se parler,
De s'aimer, de se toucher
Et de tout recommencer.

Regarde :
Plantée dans la grisaille,
Par-delà les murailles,
C'est la fête retrouvée.

Ce soir,
Quelque chose a changé.
L'air semble plus léger.
C'est indéfinissable.

Regarde :
Au ciel de notre histoire,
Une rose, à nos mémoires,
Dessine le mot espoir...

Barbara

Ecrit par : Amélie | 29 octobre 2008

Robin, je viens de me rendre compte que je vous aime!

Que faire? disait-il, que faire...

Ecrit par : papa wilhelm | 29 octobre 2008

Entre les Peuples, comme entre les gens, Les difficultés commencent toujours avec l'amour...Et dans ce domaine, vous n'êtes pas le seul qui ait des difficultés ! ;-)

...Alors réjouissons-nous et faisons la fête, comme nous le conseille cette délicieuse (?) Madame Charmeux !

Ecrit par : Robin | 29 octobre 2008

Fabien n'était pas né... Milady était un bébé... J'avais vingt et un an et l'avenir était rooose:
Barbara
REGARDE


Regarde
Quelque chose a changé
L'air semble plus léger
C'est indéfinissable

Regarde
Sous ce ciel déchiré
Tout s'est ensoleillé
C'est indéfinissable

Un homme
Une rose à la main
A ouvert le chemin
Vers un autre demain

Les enfants
Soleil au fond des yeux
Le suivent deux par deux
Le coeur en amoureux

Regarde
Ces fanfares et musiques
Tintamarre et magique
Féerie féerique

Regarde
Moins chagrins moins voûtés
Tous ils semblent danser
Leur vie recommencée

Regarde
On pourrait encore y croire
Il suffit de vouloir
Avant qu'il ne soit trop tard

Regarde
On a tellement rêvé
Que sur les murs bétonnés
Poussent des fleurs de papier

Et l'homme
Une rose à la main
Étoile à son destin
Continue son chemin

Seul
Il est devenu des milliers
Qui marchent émerveillés
Dans la lumière éclatée

Regarde
On a envie de se parler
De s'aimer de se toucher
Et de tout recommencer

Regarde
Plantée dans la grisaille
Par-delà les murailles
C'est la fête retrouvée

Ce soir
Quelque chose a changé
L'air semble plus léger
C'est indéfinissable

Regarde
Au ciel de notre histoire
Une rose à nos mémoires
Dessine le mot ESPOIR


Tiens, ça me ferait presque pleurer ... de rage ? de dépit? de nostalgie ?
"Rien que la tendresse pour toute richesse mais donner ô donner avec ivresse!"

Ecrit par : dobolino | 29 octobre 2008

Votre lien ne marche pas


Ecrit par : Amélie | 29 octobre 2008

Mais si ! Mon lien marchait ! Il disait juste ce qu'il fallait et ça m'a tellement fait poiler de rire que j'ai voulu vous le faire partager, sale chipie !

Ecrit par : dobolino | 29 octobre 2008

Puisque c'est la fête, en cette soirée de coming-out divers et variés ...

http://www.youtube.com/watch?v=ugCuhqw0ftU

Ecrit par : Amélie | 29 octobre 2008

J'ai enfin lu les différentes motions du PS. A vomir. Cette gauche-là ne mérite que "le fer de la satire et le feu du mépris".

Ecrit par : Pedro Cordoba | 29 octobre 2008
Facile à dire quand on tient le haut du pavé en attendant de se faire remiser avec une chaire en Sorbonne ou au Collège de France !
Je débarrasse la table, vous montez dessus, et vous nous montrez ce que vous savez faire ...
Cordoba, ce n'est pas absolument que mon petit Oedipe qui réagit mais la France d'en bas que je représente ici avec ... à part Toto, je ne vois pas d'autre nom?
Ceci dit, vos péroraisons, j'en ai avalé plus que nécessaire et j'en ai ras la casquette, pour ne pas dire ras la touffe, ce qui exciterait inutilement les amateurs de fentes mouillées.
Putain de merde, j'arrête! Je me sens sombrer dans la grossièreté.
Môssieur crache à gauche et çà droite, se rengorge puis va se démerder tout seul.

Ecrit par : dobolino | 29 octobre 2008

Môssieur crache à gauche et çà droite, se rengorge puis va se démerder tout seul.

Ecrit par : dobolino | 29 octobre 2008

Correction: MÔssieur crache à gauche puis à droite, etc..
Je ne veux pas de fautes de frappes sur ma colère !
Gros bisous, Cordoba ! Comme Papa Wilhelm, je vous aime, tel le brave homme que vous êtes.

Ecrit par : dobolino | 29 octobre 2008

Barbara
Regarde

Paroles et Musique: Barbara


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Le webmaster
29/10/2008

Ecrit par : dobolino | 29 octobre 2008

L'élection de Mitterrand, la rose à la main, moi aussi j'y ai cru et à Mai 68 aussi...La légèreté de l'air, une joie impalpable...le troisième mot de la devise de la République française, le grand absent : Fraternité.

Réhabilitation de la Démocratie par Thomas Mann dans son essai de 1939...La Démocratie ce n'est pas un mot creux, une "superstructure" au service des classes dominantes, mais une presse vraiment libre, une économie de marché régulée, la solidarité sociale, la redistribution équitable des richesses, le primat du travail sur le capital, une école digne de ce nom, qui transmette des connaissances, qui élève le niveau de conscience des enfants du Peuple, qui ne fasse pas des appartenances sociales un destin...Et une opposition digne de ce nom.

Pëut-être qu'un jour, on y viendra.

Ecrit par : Robin | 29 octobre 2008

"après-guère "

@Quirdibi
Bisoir, toto li vouli jiste savouar si ça l'avait choqui sur le miment ou pis ?

Si il s'était relu ? Alcool ? Défonce ? etcetc enfin tout ce qui pourrait expliquer ceci dans un post +queue parfait ? (Dans l'irthigrif, s'entend.... )

inge

Li Frince dins bis ;)

Ecrit par : toto | 29 octobre 2008

Ton univers impitoyable ?
Instituteur primaire,peu voyagé, j'aurais besoin qu'on m'explique.
J'avais entendu Yves Michaud en parler un dimanche sur France Culture à L'esprit public.
Lisant cet article ce soir,je me suis dit,tiens ,ils sont peut-être pas au courant.

http://fr.news.yahoo.com/13/20081029/tot-adieu-marie-claude-lorne-quand-l-uni-89f340e.html

Ecrit par : bernard | 29 octobre 2008

La gauche n'a toujours pas compris que l'objectif "Le bac pour tous, la licence pour tous, le master pour tous, le doctorat pour tous" est utopique. Le jour où la Terre ne sera habitée que par des gens honnêtes, cultivés, courageux, qu'il n'y aura plus de voyous, de fainéants serait-il pour demain (en 2012, veux-je dire) ?
Ce que je préférerais, c'est une aide pécuniaire aux enfants de milieux sociaux défavorisés méritants pour qu'ils puissent poursuivre leurs études aussi loin que possible.
Mais toujours tout pardonner aux empêcheurs de tourner en rond, c'est-à-dire aux élèves qui insultent en toute impunité les professeurs depuis 1968 ; s'évertuer à garder en classe des jeunes qui s'y ennuient et, du coup, empêchent les élèves studieux de suivre le cours est-il défendable ?

Décidément le Parti socialiste est mal parti pour la reconquête du pouvoir. Mais, si d'aventure, il y réussit, je ne crois pas que l'école publique va s'améliorer au vu de ces motions sur "l'éducation".
Et puis, quand reparlera-t-on enfin d'instruction au lieu d'éducation ? Car on tente vainement d'éduquer depuis près de quatre décennies, et on ne tente même plus d'instruire du tout.
En 2007 j'ai voté aux deux tours pour Mme Royal, sans conviction (bien moins encore que les candidats de "Questions pour un champion" quand ils choisissent un questionnaire qui ne les enthousiasme pas) et persuadé que M. Sarkozy serait élu. Comme je suis de gauche de cœur, sentimentalement, et seulement parce que je suis issu d'un milieu modeste, je me suis donné bonne conscience en votant de la sorte.
Mais en 2012 - si je vis toujours (sait-on jamais ?) - je m'apprête d'ores et déjà à voter blanc à l'élection présidentielle.

Ecrit par : Francis Penin | 29 octobre 2008

Puisque c'est la fête, en cette soirée de coming-out divers et variés ...

http://www.youtube.com/watch?v=ugCuhqw0ftU

Ecrit par : Amélie | 29 octobre 2008

Je me doutais bien que ça vous faisait de la peine à vous aussi !
Vous êtes une sœur pour moi, en ce soir où ma vraie sœur s'empiffre avec JPB...
Putain de bordel de Dieu, j'avais pas même 21 ans, ce soir où avec Catmano, dans sa ferme de montagne isolée, avec ses chèvres, nous avons vu, à la mauvaise télé du lieu, s'afficher LA tête de cette vieille crapule de mittou. Quel bonheur ! Quelle exultation ! Même les chèvres faisaient la fête !
Quelques jours plus tard, de retour dans ma belle école nationale neuve, le Directeur refusait de hisser le drapeau français, le dix mai 1981, pour l'investiture du nouveau président, sous le motif fallacieux qu'à chaque fois qu'il hissait le drapeau nous autres étudiants y faisions des crassouilles. L'avait les boules, notre Directeur ! Si Giscard avait été élu, il avait des chances d'être Directeur de la Qualité.
C'était il y a très longtemps.

Ecrit par : dobolino | 29 octobre 2008

Réhabilitation de la Démocratie par Thomas Mann dans son essai de 1939...

Ecrit par : Robin | 29 octobre 2008

Ah ! Thomas Mann ... Combien sommes-nous encore à le lire, en France ou en Allemagne ?
C'est ki ki demandait, hier ou ce matin, koi cé "La Kultur" ?

Ecrit par : dobolino | 29 octobre 2008

Quand j'avais vingt ans, en 1981 ( ! ), je lisais avidement Hesse et mon pôpa, affolé autant que déçu, me disait: "Lis plutôt Thomas Mann! Hesse est malsain ! "
Ça se passe de commentaires, Robin, mais mes vingt ans ont persisté, forcément, du fait du fruit défendu, sur Hesse et, s'il ne s'était agi que des miens, ce serait anecdotique.

Ecrit par : dobolino | 29 octobre 2008

Comment a-t-il pu trahir Barbara et les autres milliers qui y croyaient ?
Mais le mal de vivre finit sur la joie de vivre, - sans doute faut-il bien le vivre pour enfin l'enlacer, cette joie de vivre ?

J'avais vu Barbara en concert, tout à la fin... ce n'était plus tellement le temps de la joie: elle est partie toute seule, sans un regard pour la haie d'adorateurs qui attendaient à la sortie des artistes, et pourtant il pleuvait fort ce soir-là ( et non ce n'était pas à Brest ) et il faisait froid et elle était triste à mourir.

Ecrit par : Milady | 29 octobre 2008

J'ai enfin lu les différentes motions du PS. A vomir. Cette gauche-là ne mérite que "le fer de la satire et le feu du mépris".

Ecrit par : Pedro Cordoba | 29 octobre 2008
La Démocratie ce n'est pas un mot creux, une "superstructure" au service des classes dominantes, mais une presse vraiment libre, une économie de marché régulée, la solidarité sociale, la redistribution équitable des richesses, le primat du travail sur le capital, une école digne de ce nom, qui transmette des connaissances, qui élève le niveau de conscience des enfants du Peuple, qui ne fasse pas des appartenances sociales un destin...Et une opposition digne de ce nom.

Pëut-être qu'un jour, on y viendra.

Ecrit par : Robin | 29 octobre 2008
Ouais, peut-être, Robin ... Mais y'a du chemin à faire et c'est pas dit que je n'aurai pas été pendue à la lanterne avant par quelque simple, excité par un penseur du genre Cordoba.

Ecrit par : dobolino | 29 octobre 2008

J'avais vu Barbara en concert, tout à la fin... ce n'était plus tellement le temps de la joie: elle est partie toute seule, sans un regard pour la haie d'adorateurs qui attendaient à la sortie des artistes, et pourtant il pleuvait fort ce soir-là ( et non ce n'était pas à Brest ) et il faisait froid et elle était triste à mourir.

Ecrit par : Milady | 29 octobre 2008

Mais on l'aimait ! Et, par delà la mort, on l'aime encore et nous sommes "pour le soleil couchant en haut des collines désertes".
A en crever et c'est peut-être vous, Milady, qui, une fleur rouge au corsage, irez me pendre à la lanterne?

Ecrit par : dobolino | 29 octobre 2008

La Loi de Thomas Mann : c'est facile (... ) c'est pas cher, ça intéresse très vite les élèves de seconde.
On ne fait pas encore forcément rien en classe, vous savez.
Ok, dès l'an prochain, ce sera plié, mais.... pour l'instant, ça passe, ça passe. Même Schopenhauer, ça lit, un nélève, des fois, en seconde.

Tiens, plaisir de prof/de citoyenne/de gens ??? - entendu hier, au café : deux 'jeunes', des vrais jeunes, pas plus de 20 ans, juré craché, qui discutaient de surréalisme, et du Manifeste de Breton, et que penses-tu du Monde de Sophie? - Le passage sur les romantiques est totalement génial, et ça causait, ça causait, et v'là Soupault qui s'est invité dans la conversation, et ça glissa sur le Tristan et tous ses dadas, tout un plaisir ( j'ai fini par craquer complètement et je suis allée m'immiscer, j'avoue ). Comme quoi tout n'est pas foutu, je ne vis pas à Paris, et ces deux jeunes-là sont encore des jeunes provinciaux, qui ont bénéficié d'oune école publique de qualité correcte, qd même.

Ecrit par : Milady | 29 octobre 2008

Mais en 2012 - si je vis toujours (sait-on jamais ?) - je m'apprête d'ores et déjà à voter blanc à l'élection présidentielle.

Ecrit par : Francis Penin | 29 octobre 2008

Même au premier tour ?

Ecrit par : dobolino | 29 octobre 2008

Mais on l'aimait ! Et, par delà la mort, on l'aime encore et nous sommes "pour le soleil couchant en haut des collines désertes".
A en crever et c'est peut-être vous, Milady, qui, une fleur rouge au corsage, irez me pendre à la lanterne?

Ecrit par : dobolino | 29 octobre 2008

Jamais ! - tant qu'à pendre, j'aime autant que ce soit moi. Ceci dit, j'ai trouvé, depuis qques années déjà, un moyen de raccourcir la durée qui me convient tout à fait. Je n'irai donc pas vous sacrifier à ma cause, elle est perdue, je sais. Mais comme c'est une cause qui a toujours été perdue, et qu'elle survit quand même un peu, je la garde et l'aime autant que je le peux. - Au passage, si ça peut vous consoler, je me prénomme Barbara. A cause de la Dame dont nous causons.

Ecrit par : Milady | 29 octobre 2008

A Monsieur Cordoba,

j'appuie de tout coeur votre tentative d'union avec les autres hispanistes (et autres regroupements en tout genre), et je me doute bien que cela ne sera pas facile.
J'espère aussi un franc succès pour la journée du 8 novembre co-organisé par SLU pour fédérer les mécontentements. Je ne serai pas sur Paris (ah ces vilains provinciaux!), mais j'espère que tous les parisiens de ce forum s'y rendront (ce sera toujours plus productif que les multiples paroles aigries ou découragées, les "j'en ai trop vu ma pov' dame" qu'on y lit).

A Dobolino,
tout en n'employant pas le même langage fleuri que vous, je suis bien d'accord sur le fait que les "tous pourris" ou les "ah la la la la, gauche de me***"", ou les "ils me débectent tous", c'est agaçant, facile, peu productif, très café du commerce, peu nuancé; tout ça fleure bon le désenchantement bas de gamme. engagez-vous donc, si vous n'êtes satisfaits de l'ordre des choses.

Au rayon bonnes nouvelles pour ceux qui ne le savent pas :
motion à l'unanimité de Toulouse Le Mirail contre la réforme des concours (une grande fac de province qui manquait encore à l'appel) et un texte de W.Marx et G.Philippe sur la mort des humanités :
http://www.fabula.org/actualites/article26525.php

bonne nuit

Ecrit par : Fabien | 29 octobre 2008

Tiens, plaisir de prof/de citoyenne/de gens ??? - entendu hier, au café : deux 'jeunes', des vrais jeunes, pas plus de 20 ans, juré craché, qui discutaient de surréalisme, et du Manifeste de Breton, et que penses-tu du Monde de Sophie? - Le passage sur les romantiques est totalement génial, et ça causait, ça causait, et v'là Soupault qui s'est invité dans la conversation, et ça glissa sur le Tristan et tous ses dadas, tout un plaisir
Ecrit par : Milady | 29 octobre 2008

Ça existe encore, je sais ! Mais, alors, pour le stage de BAFA... Bonjour l'angoisse! "Môman, j'y arriverai pas, ch'uis pas assez créatif..." "Mais si, mon gars, accroche-toi !". Mon gars s'est accroché mais il en chie. Il va s'en sortir mais c'est duraille pour l'adepte du dadaïsme qui ne comprend pas que pour faire taire des mômes on ne leur dit pas: "Taisez-vous, bande de petits connards!".

Ecrit par : dobolino | 29 octobre 2008

. Il va s'en sortir mais c'est duraille pour l'adepte du dadaïsme qui ne comprend pas que pour faire taire des mômes on ne leur dit pas: "Taisez-vous, bande de petits connards!".

Ecrit par : dobolino | 29 octobre 2008

Il peut essayer de le dire en variant les tons : en riant, en jouant la "mèrquèse zexquise du duc de Guise", le père Fouettard, puis très grave, très aigu, ça va les surprendre et on pourra jouer à faire du théâtre.
Remarquez, je dis ça, je n'ai même jamais passé ça, le BAFA. Je suis trop vieille école ( née trop tard dans un monde trop antique, - crotte, c'est pas si nouveau ! )

Ecrit par : Milady | 29 octobre 2008

Petite soeur dobolina, bien sûr, moi aussi, j'y ai cru . La ville en liesse, la jeunesse en délire toute la nuit et nous, jeunes profs stagiaires arrivant le lendemain dans l'amphi avec une rose à la main. Tous !

Mais, ce soir, il mange du sanglier, Brighelli, chez Catmano??

Allez, avec Papa Wilhelm, bisous bisous !

PS . Sur Arte, les autodafés nazis en 1933 ! Horrible à regarder, ces livres qui brûlent !

Ecrit par : Amélie | 29 octobre 2008

Ceci dit, j'ai trouvé, depuis qques années déjà, un moyen de raccourcir la durée qui me convient tout à fait.
Ecrit par : Milady | 29 octobre 2008

Moi aussi!
Je fume comme un troupier. Ça nuit à mes rapports sociaux car je refuse d'aller bouffer chez les anti-clopes qui obstruent ma vie sociale.
j'aime pas les réunions de section PS, vu qu'il faut fumer dehors, dans le froid, et tout seul, en grelottant dans la bise ou le mistral.
J'aime plus le Café du Commerce, depuis que j'ai plus le droit de cloper tranquille.
J'aime Gainsbourg parce que lui, il m'empêcherait pas de cloper à ma guise, s'il était encore en vie.
Puis j'aime pas les branleurs du genre "fentes mouillées" qui croient que, quand une nana se roule ses clopes, c'est qu'elle fait "des trucs spéciaux" à ses mecs. De toute façon, on sait toutes faire des trucs spéciaux à nos mecs, quand ils sont baisables et respectueux.

Ecrit par : dobolino | 29 octobre 2008

Quand j'avais vingt ans, en 1981 ( ! ), je lisais avidement Hesse et mon pôpa, affolé autant que déçu, me disait: "Lis plutôt Thomas Mann! Hesse est malsain ! "
Ça se passe de commentaires, Robin, mais mes vingt ans ont persisté, forcément, du fait du fruit défendu, sur Hesse et, s'il ne s'était agi que des miens, ce serait anecdotique.

Ecrit par : dobolino | 29 octobre 2008

Votre "pôpa" n'avait pas tout à fait tort, mais c'et subtile et difficile à expliquer.

Disons que Hesse est un très grand écrivain et un "moraliste"/"immoraliste"), à sa manière (j'ai dévoré moi aussi, vers dix sept ans, ses livres et en particulier "Narcisse et Goldmund") mais qu'il cède parfois au "versant sombre" de l'âme allemande auquel même un Goethe n'a pas totalement échappé et que Mann appelle le "démonisme".

Disons, pour faire bref que la critique (ou le dynamitage) des "valeurs bourgeoises" qui caractérise l'Allemagne de l'entre deux Guerres était sans doute nécessaire, mais il aurait peut-être fallu le faire avoir un peu plus de prudence et moins d'esprit de sérieux.

Je pense bien sûr à tous ces mouvements de jeunesse anarchisants, en particulier les "oiseaux migrateur, les "Vogelwanderer") qui se sont ensuite harmonieusement fondues dans les S.A. (à forte composante homosexuelle, liée au rejet de la famille et de la morale bourgeoise) et les Jeunesses hitlériennes.

Je sais bien que Hess (Herman) n'a pas voulu cela, pas plus que Nietzsche (sa soeur, oui), qu'il y était étranger, que son sens de la liberté de l'esprit y répugnait, mais ses écrits sont dans l'air du temps.

Après tout, nous avons eu l'équivalent de cette critique (sans doute salubre dans le contexte) avec Gide en France et Oscar Wilde en Angleterre (Mann fait le parallèle entre Wilde et Nietzsche), mais ni l'un ni l'autre n'ont été jusqu'à ce "radicalisme démonique" qui a malheureusement détruit toutes les digues et abouti à la banalisation du crime à grande échelle.

Barbara pour finir (qu'elle était belle !), pour tout lemonde et spécialement pour vous et pour papa wilhelm...Et bonne nuit à tous, je crois qu'il est temps d' aller me faire dormir les yeux !

http://www.dailymotion.com/video/x1ae08_barbara-gottingen

Ecrit par : Robin | 29 octobre 2008

Remarquez, je dis ça, je n'ai même jamais passé ça, le BAFA. Je suis trop vieille école ( née trop tard dans un monde trop antique, - crotte, c'est pas si nouveau ! )

Ecrit par : Milady | 29 octobre 2008
Moi, si j'y fais passer le BAFA, à mon lardon, c'est parce que, outre le fait qu'il y a un chouette centre aéré sur le canton, vu les propos de Darcos sur la maternelle, je me suis dit qu'il pourra toujours faire instit' de maternelle si courrir le cachet le lasse.
Z'imaginez, mon fils, dans quinze ans, intervenant petite enfance, payé au lance-pierre, avec les conseils de Catmano ?
Un nouveau Célestin Freinet!!!!

Ecrit par : dobolino | 29 octobre 2008

Disons que Hesse est un très grand écrivain et un "moraliste"/"immoraliste"), à sa manière (j'ai dévoré moi aussi, vers dix sept ans, ses livres et en particulier "Narcisse et Goldmund") mais qu'il cède parfois au "versant sombre" de l'âme allemande auquel même un Goethe n'a pas totalement échappé et que Mann appelle le "démonisme".



Ecrit par : Robin | 29 octobre 2008
Voili, voilou !
Mais, bon, après tout, vous et moi avons fait le tri ...
J'en reviens à mes 90% qui ont besoin de certitudes et qui se rabattent volontiers sur ce qu'ils croinet les "certitudes" de Hesse.
Mon fils a lu Demian à treize ans mais on l'a accompagné et il était en mesure de jouer le jeu.

Ecrit par : dobolino | 29 octobre 2008

Dobolino, je crois qu'on pourra s'inviter à manger, je fume aussi comme un troupier, et aussi des roulées, c'est moins cher - et c'est meilleur. On regardera votre fiston jouer avec les enfants de maternelle tous en couches à 6 ans, - et je lui donne le droit de m'agonir à avoir encouragé son penchant pour les Lettres.
Quant à moué, il est tort de question que je fasse des choses spéciales, j'ai déjà du mal à faire des choses pas spéciales, c'est pas pour me lancer dans des fantaisies à mon âge. Puis le cigare, c'est pas mon type de roulées. Non plus que la pipe. Comme tout fumeur, j'aime mon type de clopes.
... je me demande si je ne fatigue pas aussi ???? !
- Si vous passez vers le nord, faites-moi signe, j'aimerais bien vous rencontrer un jour en vrai de vrai.

Ecrit par : Milady | 29 octobre 2008

Alors, il ne reste plus que les fumeuses sur le blog ? Moi, je ne les roule pas ( trop chiant )

Heureusement qu'on n'est pas dans la même pièce !

Ecrit par : Amélie | 29 octobre 2008

Disons que Hesse est un très grand écrivain mais qu'il cède parfois au "versant sombre" de l'âme allemande

Ecrit par : Robin | 29 octobre 2008

Et parfois aussi au versant niais de l'infra-spiritualisme universel (Siddhartha)

Ecrit par : TotoWeininger | 29 octobre 2008

Les fumeuses d'un côté, les fumistes de l'autre : ça m'a l'air correct. Equilibré. Puis ça tient chaud, de mourir lentement tous ensemble ( tiens me v'là dans la veine de la charmeuse de serpents à sonnette - QUI a la Mangouste ???? - question de la nuit ).

Ecrit par : Milady | 29 octobre 2008

Pour ceux qui sont encore sérieux ici, je me permets de lancer un peu de cynisme vespéral et quelque peu outrancier, à prendre comme tel. Si vous pensez l'inverse, n'hésitez pas à développer.

Je lis sous la plume de Fabien qu'il existe "un texte de W.Marx et G.Philippe sur la mort des humanités".

C'est bien le même Gilles Phillippe (fort aimable au demeurant), qui avait été viré du jury d'agreg, avec d'autres de ses collègues, pour avoir voulu s'opposer à l'éviction d'un tiers des professeurs de grammaire à l'agreg de lettres ? Résultat : c'est lui qui a été ejecté.

Quant au texte de Thomas Clerc, c'est bien l'auteur d'un brûlot contre les corps d'inspection, qui n'ont pas vacillé depuis d'un micromètre ? Thomas Clerc ne s'est d'ailleurs pas rendu compte que supprimer les inspecteurs, c'est donner toute autorité et toute puissance aux chefs d'établissement (mais Thomas Clerc n'a pas pu penser à ça : depuis quand a-t-il quitté le secondaire ? y-a-t-il déjà enseigné ?)

Je reste donc dubitatif quant à l'utilité directe des textes de G. Philippe et de T. Clerc.

Enfin, les sociétés savantes s'expriment : c'est formidable ! Surtout qu'elle ont l'utilité qu'on leur connaît : publier des articles que personne ne lit sur des points de détail, dont les membres des autres sociétés savantes se contrefoutent éperduement, et organiser des colloques où l'on se fait allègrement mousser, en remplissant le soir la catégorie "bibliographie" et "Communications" de son joli C.V. Les sociétés savantes sont des réunions où les copains s'auto-congratulent, et où les rivaux se tirent dans les pattes. Ca ne veut pas dire qu'il n'y a que des cons dans les sociétés savantes, bien au contraire, ca veut juste dire que les sociétés savantes tiennent du salon des précieuses ridicules autant que des remises de hochets et des débats surréalistes à la Ionesco dans la Cantatrice chauve. Alors, que Pedro Cordoba ait tout le mal du monde à réunir les gens de différentes sociétés savantes (ce qui tomberait sous le sens pour n'importe quel béotien du commun des mortels), ça n'a rien d'étonnant.

Ecrit par : Jeremy | 30 octobre 2008

Comme il est tôt et que j'ai à faire aujourd'hui, je profite de la place que me laissent, à cette heure, les divers dormeurs du blog.

"J'ai enfin lu les différentes motions du PS. A vomir. Cette gauche-là ne mérite que "le fer de la satire et le feu du mépris"", écrit Pedro.

D'un côté, tu n'as pas tort. Mais tu sais bien que tu n'as pas tout à fait raison.
Si l'une des motions de la "droite" du PS (pléonasme ?) l'emporte, la Droite, quel que soit son candidat, gagnera. Contre toute défense. Parce que la vraie gauche se rabattra sur le facteur ou l'un ou l'autre de ses épigones, et il y en aura, ces gens-là sont incapables de s'entendre, c'est la loi des groupuscules, nous connaissons ça par coeur, n'est-ce pas... Sarkozy fait d'ailleurs de son mieux pour épargner Delanoë, comme il avait croisé les doigts pour que ce soit Royal l'année dernière. Il paradera pendant la campagne au bras de Madame, à qui il aura la bonne idée stratégique de faire un bambin juste à temps, et qui sera bien attrapé par la queue ? Besancenot jouera le rôle que Mitterrand avait attribué à Le Pen dans les années 80, et se rengorgera, tout pareil, quand il atteindra 10 ou 12 % qui jamais ne se reporteront à gauche libérale. Et j'en connais un paquet à qui il ne restera que leurs yeux pour pleurer.
Je ne vais pas te donner, surtout à toi, un cours de stratégie politique, mais il est grand temps d'élire un menchévik, si l'on veut que ça change (un menchévik mais pas un libéral, la nuance est de taille : Royal ou Delanoë apportent de l'eau au moulin de droite, comme les diverses marques de Procter & Gamble). Donc, Aubry, que Hamon appuiera, c'est déjà écrit dans les étoiles. Laquelle sera cornaquée par des gens à peu près fiables, parce qu'ils ont de l'ambition personnelle (et je préfère miser sur les défauts des gens que sur leurs qualités, c'est infiniment plus sûr) qui sinon iront grossir les rangs impuissants d'un Die Linke à la française (c'est aussi dans les astres) ou qui attendront 2017 - et pourquoi pas le déluge...

Je ne suis pas un grand fan de la fifille à Delors, mais nous n'avons pas mieux en magasin. C'est la seule, bien conseillée, qui peut marginaliser l'extrême-gauche en adoptant ostensiblement un certain nombre de ses thèmes, comme le petit Nicolas a marginalisé l'extrême-droite, de la même manière (et on lui doit au moins cela, à Sarkozy : il a mis Le Pen et ses séides en faillite, au propre comme au figuré).
JPB
PS. Amélie, je n'étais pas "chez" Catmano. Mais avec elle, chez une autre instit de qualité (et de charme, il faut bien le dire). Il y en a tout d emême plus d'une à tenter de faire quelque chose - et à le faire.

Ecrit par : brighelli | 30 octobre 2008

C'est drôle comme les amours vont et viennent sur le blog. Voilà que je me trouve presque d'accord avec Amélie et que c'est à nouveau la rupture avec Dobolino...

Cher Jean-Paul,
Je parlais politique, tu parles magouilles politiciennes. C'est pour cela que, selon ton analyse, j'aurais à la fois tort et raison : raison en théorie et tort en pratique. Mais je me méfie de ta vision stratégique des choses. Après avoir voté Sarkozy, tu t'apprêtes donc à voter Aubry? Ça prouve au moins une chose : que droite et gauche sont, comme je le prétends, interchangeables. Heureusement que je n'ai jamais eu la moindre intention de suivre tes conseils pour Sarko, j'en aurais honte aujourd'hui au vu des mesures réelles de Darcos. Tu ne m'en voudras pas, j'espère, de ne pas suivre tes conseils pour 2012, si tu ne changes pas d'avis d'ici là car le propre de la vision politicienne des choses est de changer constamment d'avis au fil de ce que le Journal nous présente comme des "événements". Pourquoi donc faudrait-il voter Aubry? En qui se distingue-t-elle de Sarko, ou de Bayrou ou de n'importe qui d'autre dans ce théâtre d'ombres? Prenons les grandes questions, les seules dignes d'une réflexion politique. Il y en a trois : l'Europe, l'économie, l'école. Où sont les désaccords entre droite et gauche sur chacun de ces points? Il n'y en a aucun même si, pour satisfaire son électorat potentiel, chacun change de place quelques virgules dans son programme - qu'il oubliera immédiatement si d'aventure la manoeuvre réussit et qu'il arrive au pouvoir. Toute la vie politique se résume-t-elle à utiliser ou à neutraliser les extrêmes pour que "majorité" et "opposition" puissent tour à tour échanger leurs places ? Mitterrand a créé le FN pour battre la droite. Sarkozy a neutralisé le FN pour battre la gauche. Sarkozy lance Besancenot pour battre la gauche. Aubry pourrait neutraliser Besancenot pour battre la droite. C'est devenu ça la vie politique en France? Si c'est le cas, je maintiens mon jugement : à vomir.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 30 octobre 2008

Peut-être pas sans rapport:

Sources: http://www.liberation.fr/economie/0101165721-qui-a-percu-310-fois-le-smic-chaque-mois-en-2007


Qui a perçu 310 fois le Smic chaque mois en 2007?


Le salaire moyen des 50 premiers patrons français, qui s'établit à 383.000 euros par mois, a augmenté de 20% en 2007, et représente 310 fois le Smic, selon une enquête à paraître jeudi dans le magazine Capital.

Patron le mieux payé de France, Jean-Philippe Thierry, à la tête d'AGF Allianz, a empoché 23,2 millions d'euros de salaire, soit 1,9 million d'euros par mois, selon le classement du mensuel.

Deuxième de ce palmarès, Pierre Verluca, patron de Vallourec, dont la rémunération a bondi de 32% en 2007 à 12,4 millions d'euros, «alors que le profit de sa société augmentait d'à peine 8%», relève le magazine.

Suivent Gérard Mestrallet (Suez, 12,2 millions d'euros), Jean-Louis Beffa (Saint-Gobain, 10,2 millions d'euros) et Xavier Huillard (10 millions d'euros).

Ce classement prend en compte les salaires, les avantages en nature (voiture de fonction...) et les plus-values sur les stocks-options (des actions offertes par l'entreprise à un prix préférentiel, et revendues au prix du marché).

Selon le magazine, ce cru 2007 pourrait être «le dernier jackpot avant le krach» pour les rémunérations des grands patrons. «L'effondrement des cours de Bourse aura un gros impact sur les levées de stocks-options», rendues «moins juteuses voire carrément impossibles».

Ces rémunérations restent toutefois largement inférieures aux revenus que certains patrons ont tiré de leurs propres actions en Bourse, explique Capital.

Bernard Arnault a ainsi touché 4,1 millions d'euros de salaire comme PDG de LVMH, soit «une goutte d'eau» dans ses 376 millions d'euros de revenus, qui comprennent les dividendes touchés comme actionnaire principal du groupe de luxe.

Dans ce classement des plus gros dividendes, François Pinault, fondateur du groupe de luxe et de distribution PPR, arrive deuxième avec 259 millions d'euros, devant Lilianne Bettencourt, première actionnaire de L'Oréal, avec 256 millions d'euros.

(Source AFP)

Ecrit par : sans rapport | 30 octobre 2008

REPUBLIQUE LAIQUE ET SOCIALE

Le palmarès anti-laïque lillois de Martine Aubry : la "troisième voie" du PS ?
mardi 10 juin 2008, par Fanny Deulin

http://www.ripostelaique.com/Le-palmares-anti-laique-lillois-de.html


Effectivement Martine Aubry a fait passer, à Lille, le « socialisme » de la laïcité républicaine au communautarisme ethnique et religieux.

Quelques preuves :

► Ne s’est-elle pas opposée à la loi du 15 mars 2005 interdisant les signes religieux ostensibles à l’Ecole, de la maternelle au Bac ?

► N’est-elle pas célèbre pour sa piscine à créneaux horaires pour les femmes voilées ?

► N’a-t-elle pas favorisé la création du lycée musulman dans la mosquée de Lille sud où Asmar Lasfar (UOIF) est le recteur ?

► N’a-t-elle pas aidé Mohammed Béchari (4) à la création de l’Institut privé musulman « Avicenne », faculté théologique et institut de sciences humaines ? La Voix du Nord écrivait alors qu’une part du financement venait du Qatar dont était proche Mohammed Béchari. « Comme par hasard, ajoutait La Voix du Nord, l’ambassadeur en France de ce pays du Golfe était à Lille en janvier à l’invitation de Béchari pour le repas de l’Aïd. A ses côtés ? Martine Aubry et Amar Lasfar… »(5). Selon La Voix du Nord, le projet a séduit Martine Aubry qui « l’accompagne positivement, précise-t-on au cabinet du maire. La ville y voit une volonté de dialogue, de brassage, favorisant le vivre ensemble, un projet laïque... » (6). Curieuse laïcité !

► Ne laisse-t-elle pas se développer des activités non-mixtes pour les jeunes dans des Centres sociaux municipaux de Lille ?

► N’a-t-elle pas déclaré que la faculté catholique de Lille était le plus beau fleuron universitaire de Lille ? Il est vrai qu’elle est arrivée à Lille en faisant « une liste de synthèse avec Pierre Mauroy et le doyen de l’Institut catholique. » (7)

► N’a-t-elle pas créé, en 1993, avec des grands patrons chrétiens la « Fondation agir contre l’exclusion » (FACE) ?(7).

► N’a-t-elle pas laisser la municipalité de Lille suspendre la crémation de l’athée Amar Bergham que ses trois enfants majeurs allaient entreprendre avec l’autorisation du Tribunal de Douai ? Cédant ainsi aux injonctions religieuses :

d’Amar Lasfar, recteur de la mosquée de Lille-sud (UOIF), pour qui « seule une autorité judiciaire musulmane dans un pays musulman doit définir et vérifier les causes de l’apostasie (abandon d’une religion) d’une personne »(8)

et de la veuve défendue par maître Xavier Labbée, « conseil de la seconde épouse du défunt qui était en instance de divorce avec celui-ci », lequel Maître Labbée considérait que « La question de la religion n’a rein à voir dans le dossier, c’est le problème de la dernière volonté »(8).

Mais ce Maître Labbée n’est-ce pas lui qui vient de plaider l’annulation d’un mariage "pour erreur sur les qualités essentielles" de la mariée, car elle avait menti sur sa virginité ?(9) S’est-il fait une spécialité d’introduire subrepticement la charia à coup de jurisprudence dans le droit de la République laïque ?

Est-ce tout cela la « troisième voie » que Martine Aubry veut incarner pour le PS en devenant sa Secrétaire nationale ?

Ecrit par : Amélie | 30 octobre 2008

C'est devenu ça la vie politique en France? Si c'est le cas, je maintiens mon jugement : à vomir.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 30 octobre 2008

JPB vous répondrait sans doute, comme à moi, que vous êtes un "coeur pur".

Moi non plus, je ne m'y fais pas, mais c'est ainsi ; la "mystique" qui dégénère toujours en politique et la politique en querelles politiciennes, en "combinaisons" ; ce n'est pas de moi, c'est de Charles Péguy.

"Le pire des régimes, à l'exception de tous les autres (Winston Churchill), d'accord, mais juqu'où faut-il accepter "le pire" ? That is the question.

La trop grande pureté est dangereuse, mais l'impureté est corruptrice et avantage toujours les extrémismes.

Il y a donc une place pour "les coeurs purs", les "mystiques", ou, pour parler plus simplement pour l'éthique (par exemple dans les moments de crise).

Je rappelais l'essai de Thomas Mann sur la démocratie ; il a fallu 5 ans d'Etat Gestapo pour que les Allemands reprennent au sérieux les mots "liberté", droit, "inviolabilité de la conscience".

Pourquoi ? Peut-être aussi parce que la démocratie allemande (la République de Weimar) s'était en partie discréditée, mais demeuraient a "liberté", le "droit", l'inviolabilité de la conscience.

En ce qui concerne les trois problèmes-clés : l'Europe (qui se défera si la France et l'Allemagne ne restent pas "main dans la main"), l'économie et l'Ecole, je suis bien d'accord avec vous.

Avec la crise, nous commençons un peu à comprendre ce qu'est la "dictature du marché" et à rompre avec cette illusion absurde de l'auto-régulation automatique des systèmes.

"A mesure que croît le danger, croît aussi ce qui sauve."
(F. Hölderlin)

Ecrit par : Robin | 30 octobre 2008

Delanoë, autre Tartuffe lèche-babouches :


http://www.paris.fr/portail/accueil/Portal.lut?page_id=1&document_type_id=2&document_id=58244&portlet_id=815

Nuit du ramadan: la Mairie vous invite à Bercy


Samedi 13 septembre, la mairie de Paris convie les Parisiennes et les Parisiens à une soirée musicale à Bercy à l’occasion du ramadan. Venez dès à présent retirer vos invitations à l'Hôtel de Ville.






La Ville de Paris organise, le samedi 13 septembre à partir de 19h30, un concert à l'occasion du ramadan au Palais omnisports de Paris Bercy.



Ce concert de partage et de paix proposera un plateau artistique illustrant la richesse et la diversité culturelles, avec le jeune Tunisien K2rhym, le groupe Casta Cali (gipsy), la Libanaise Mayssam Naham (modern raï), mais aussi Toure Kunda (world music) et la star algérienne Souad Massi (pop orientale).



Un iftar léger (dattes, pâtisserie et lait) sera proposé aux participants. Cette soirée, placée sous le signe de l’amitié et de la fête, est ouverte à tous.



Invitations

Les invitations peuvent être retirées gratuitement au bureau d’accueil de l’hôtel de ville, 5 rue de Lobau (4e), de 9h00 à 19h00, ou à l’Institut des cultures d’islam, 19 rue Léon (18e) de 14h30 à 18h00.

Ecrit par : Amélie | 30 octobre 2008

Avec Ségolène , toutes en Burka !

http://moutons.rebelles.free.fr/socialisme/musulmanes.jpg

Ecrit par : Amélie | 30 octobre 2008

Cher Robin, vous avez l'adresse du PCP ( Parti des Coeurs Purs ) ?

Ecrit par : Amélie | 30 octobre 2008

quelques réponses (très énervées) en vrac :

- Gilles Philippe ne s'est pas fait virer du jury d'agreg, il est parti tout seul avec ses collègues après avoir remué ciel et terre. Même si cela n'a eu que peu d'effets directs, et que le ministère a dû être heureux de ce départ volontaire, je préfère cette attitude combattive, résistante, même si débouchant sur de l'insuccès, plutôt qu'un aplatissement servile et lâche.
- Je ne crois pas que Thomas Clerc, qui a enseigné dans le secondaire (c'est fou ce mépris pour les profs à la fac, alors que 90% d'entre eux sont passés par le secondaire...), pensait que sa seule tribune aller mettre par terre le corps des inspecteurs. Il est un peu plus réaliste que cela, me semble-t-il. Ca ne l'empêche pas de dire ce qu'il pense pour autant, non?
- Un texte de W.Marx et G.Philippe en pleine page du Monde : oui, c'est utile pour les 300 000 ou 350 000 personnes qui le liront et qui ne savaient même pas qu'une réforme était en cours, comme bon nombre de collègues du secondaire encore d'ailleurs, comme bon nombre d'étudiants de facs itou.
- On peut toujours rester à blablater et compter les chats écrasés sur ce forum, à crier à l'apocalypse, mais ça ne fait pas avancer les luttes. Alors, quand des profs prennent la plume en public pour dénoncer les inepties du gouvernement, j'applaudis des deux mains.
- Dire que Aubry, Bayrou et Sarkozy c'est bonnet blanc et blanc bonnet, excusez-moi, mais je m'étouffe. C'est un jugement bien léger. Et puis, dans les grands sujets, vous oubliez l'écologie... Preuve que de la "pédagogie" sur ce point (eh oui!) reste à faire encore, y compris chez des gens cultivés et guidés par la raison.
- j'apprends que JPB a voté Sarkozy (je suis nouveau sur ce forum) : je frémis et blémis... Je me mords la langue...

- j'attends enfin que nos amis de Riposte Laïque, qui ont des fiches sur tout le monde apparemment, nous indiquent la voie, nous montrent la lumière, et nous disent, les braves gens éclairés, pour quel socialiste je dois voter en novembre prochain...

- bonnes nouvelles : motion contre la réforme du CA de Rouen et du département d'Histoire de l'Université des Antilles ! La contestation traverse les océans, c'est formidable!

Ecrit par : Fabien | 30 octobre 2008

RETOUR VERS LE FUTUR : 2O13 . Reportage .

Dobolino et moi, elle à gauche, bien sûr, et moi à droite ( pas vraiment le choix !) en fuite . C'est Catmano qui conduit et la bagnole est pleine à craquer ( à l'intérieur, Milady, Sylvie, Anne-Marie, Françoise ) . On attend de passer la frontière pour pouvoir enfin fumer une clope . La burka comme méthode de sevrage : zéro !

http://moutons.rebelles.free.fr/islam/coffre.jpg

Ecrit par : Amélie | 30 octobre 2008

La burka comme méthode de sevrage : zéro !

Ecrit par : Amélie | 30 octobre 2008

C'est normal, un coup de Mistral malencontreux, une mauvaise cendre mal éteinte et on se retrouve en bikini sur la place publique avant d'avoir eu le temps de réciter un seul Ave Maria...

Ecrit par : catmano | 30 octobre 2008

C'est normal, un coup de Mistral malencontreux, une mauvaise cendre mal éteinte et on se retrouve en bikini sur la place publique avant d'avoir eu le temps de réciter un seul Ave Maria...

Ecrit par : catmano | 30 octobre 2008

D'ailleurs ( suite du reportage ), à nos trousses, elles hurlent : بالتراث الثقافي والفكري العربي مسلحاً بأحدث ما توصلت إليه تكنولوجيا المعلومات و مستفيداً من *****

http://moutons.rebelles.free.fr/islam/femme/femme.jpg


****"Lapidation, lapidation!"

Ecrit par : Amélie | 30 octobre 2008

Un grand salut à Milady! Mais aussi à Pedro, Montaigneàcheval, et Dobolino... Et Robin!
Apparemment, il pourrait y avoir entente, sur l'académie d'Orléans-Tours, pour "adosser", (c'est le terme, je n'y peux rien) un master "métiers de l'enseignement" à l'UFR de linguistique... En espérant, (et en faisant tout pour) que la version PE ne soit pas trop noyautée par les sciences de l'éduc. On peut rêver.
En attendant, bonnes vacances à tous.
Tiens, Sarko a été débouté, et fait appel, concernant l'affaire dite "de la poupée vaudou(e). A t-il peur d'être à l'origine d'un retour de la mode des pin's? En attendant, en voulant lui planter une aiguille en plein coeur, je n'ai réussi à atteindre que sa talonnette gauche.

Ecrit par : Christophe Sibille | 30 octobre 2008

Cher Robin, vous avez l'adresse du PCP ( Parti des Coeurs Purs ) ?

Ecrit par : Amélie | 30 octobre 2008

Je crains bien que leur royaume ne soit pas de ce monde ;-)

Ecrit par : Robin | 30 octobre 2008

ça alors !

http://sibillechristophe.com/video.htm

Ecrit par : Amélie | 30 octobre 2008

...Et toujours à propos de la Démocratie. Il serait peut-être temps, comme pour l'Europe, de revenir aux intentions des "pères fondateurs" (Condorcet, Ferry...) : former par l'instruction (et non l'éducation) des citoyens (électeurs) éclairés.

Nous voilà loin des rivages de la consommation, du pédagogisme et des "lycées lieux de vie" que l'on nous concocte en haut lieu (gare aux icebergs !).

A défaut de la griffe de Clemenceau, j'aurais bien aimé voir la signature de JP. Chevènement sous une motion défendant l'école républicaine.

Mais bon...A nous de prendre la relève.

Tiens, il faudrait que je retrouve le petit opuscule de Heidegger sur la rénovation de l'université allemande ; lui aussi voulait rompre avec le passé et était sensible à "l'air du temps". Un "révolutionnaire", en somme ! ;-(

Je ne fais pas de "réductio ad Hitlerum", mais j'aimerais quand même bien que soit explicitée l'idéologie que sous-tend la "réforme" actuelle.

Au moins Heidegger avait-il le mérite d'une certaine franchise (il y a une phrase au moins qu'aucun homme sensé ne peut lire aujourd'hui sans un frisson d'horreur...Sur la nécessité de s'adapter justement aux nécessités des temps présents (il tourne ça dans l'impayable langage de l'ontologie existentielle) ; il faut que je la retrouve.

Ecrit par : Robin | 30 octobre 2008

Il y a les luttes concrètes. J'y passe pas mal de temps, là où je peux agir. Et puis il y a les grands sujets, hors de notre portée et sur lesquels on ne peut que blablater. Cela ne fait rien avancer du tout mais ça défoule.

L'article de Marx & Philippe est passé. Très bien. Il y a une dizaine de jours, j'en avais proposé un au Monde. Avec l'appui d'un journaliste, mais ça n'a servi à rien. Sujet trop pointu, qui n'intéresse personne en dehors de quelques profs de fac alors que la crise financière, etc. Les responsables de la page Débats ont donc fini par comprendre que si ça s'agitait autant dans les facs, le sujet ne devait pas être si pointu et si anodin. J'étais en avance. Les journalistes ont toujours un train de retard. Eux aussi, il faut leur expliquer longtemps.

Cet article est parfait pour l'info. Il alimentera la mobilisation, qui est elle-m^me à l'origine de sa publication. Mais je serais nettement moins enthousiaste que vous sur le fond. Rien à dire sur le début. Mais les choses se gâtent dans la dernière partie. Or quand on connaît les règles de la rhétorique, on garde le meilleur pour la fin. De quoi ont-ils donc peur les chers collègues? Qu'est-ce qui les chagrine? Que les étudiants puissent choisir le master-enseignement au lieu du master-recherche. Esprit de boutique. Ils craignent de voir s'amenuiser encore plus leur public. Or les étudiants ont parfaitement raison de déserter les masters-recherche, cette invention des profs de fac pour pouvoir garder leurs "séminaires" dans le cadre du LMD. Le seul débouché d'un master-recherche est de s'inscrire en thèse, c'est-à-dire d'en prendre encore pour 4 ou 5 ans. Pour quel résultat? J'ai déjà donné les chiffres sur le blog. L'an dernier, 1500 docteurs en histoire moderne se disputaient 15 postes. 99% des docteurs sont donc restés sur le carreau. Et c'est évidemment pire en histoire contemporaine ou en "roman hispano-américain" où s'accumulent des centaines de thèses inutiles (on prend un auteur et on le passe à la moulinette genettienne, les analepses, les focalisations et tout ça). En quoi elle fait avancer la "lutte pour les humanités", cette fameuse RECHERCHE universitaire, si clandestine que nous-mêmes n'arrivons pas à savoir ce qui se publie sur les sujets susceptibles de nos intéresser? En rien du tout. Mais quand on a beaucoup de thésards, on gagne en argent et en prestige. C'est ça qu'ils veulent, les chers collègues.

Quand vont-ils comprendre que la recherche ne doit pas se faire en master mais en doctorat comme dans tous les pays du monde? Et que tant que les entreprises françaises n'embaucheront pas de façon massive des docteurs en lettres, comme aux Etats-Unis, il vaut mieux limiter fortement le nombre de thésards.

La lutte pour les humanités est d'abord le fait des créateurs eux-mêmes, écrivains et artistes. Les profs ne peuvent intervenir que comme "passeurs". Ils doivent donner à leurs élèves et à leurs étudiants le goût des grandes oeuvres et non pas les assomer avec les enculages de mouche qui font l'objet de leur RECHERCHE.

Haro sur la recherche donc! Et vivent les cours! S'ils étaient un peu lucides, Marx & Philippe, ils sauteraient sur l'occasion qui s'offre à eux. Mettre en place des masters disciplinaires solides (25 ou 30 heures de cours hebdo au lieu des 6 heures de séminaire en quoi consistent les masters-recherche actuels). Et à l'intérieur de ces masters disciplinaires avec un fort tronc commun, des petits parcours (recherche, enseignement, vie professionnelle). C'est l'une des perspectives qu'ouvre la circulaire Hetzfeld. Mes collègues de la Sorbonne l'ont enfin compris : ils renoncent au master d'enseignement prévu dans le communiqué du CA et travaillent en ce moment sur des maquettes de masters disciplinaires.

Pourquoi ils font pas pareil à Nanterre? Parce que ceux qui sont au pouvoir dans les centres de décision veulent des masters d'enseignement ou, à la rigueur, des masters disciplinaires très didactisés. Au lieu de se plaindre dans le Monde, Marx & Philippe feraient mieux d'aller casser la gueule à leurs chefs. Mais c'est plus tellement à la mode, la révolte des subordonnés. Sûr qu'ils ne seraient pas appuyés par le PS.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 30 octobre 2008

Vous vous demandez, Fabien, pour quel socialiste vous devez voter en novembre. Je vous suggère de voter pour Marx. Pas William, l'autre, Karl le barbu. Bien sûr, ce serait un vote nul. Cela signifierait quand même quelque chose : je refuse de choisir entre 6 nuls.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 30 octobre 2008

Et puis, dans les grands sujets, vous oubliez l'écologie... Preuve que de la "pédagogie" sur ce point (eh oui!) reste à faire encore, y compris chez des gens cultivés et guidés par la raison.

Ecrit par : Fabien | 30 octobre 2008

Ah l'écologie !!! Le meilleur candidat avec l'islamisme (ce n'est pas incompatible, d'ailleurs) pour être le prochian fascisme du siècle (un point Godwin, je sais, m'en fous).
Eduquons les masses populaires, à coup de triques (vertes) s'il le faut.

Ecrit par : yann | 30 octobre 2008

C'est devenu ça la vie politique en France? Si c'est le cas, je maintiens mon jugement : à vomir.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 30 octobre 2008

Parce que, peut-être, y'a eu une époque où c'était différent ? Permettez-moi d'en douter.

Ecrit par : dobolino | 30 octobre 2008

prochian ? non, prochain.
Mais prochiant, ça peut faire sens, non ?

Ecrit par : yann | 30 octobre 2008

Ah oui, j'avais oublié l'écologie. Pour moi, outre l'écologie scientifique qui n'a rien à voir avec tout ça, il s'agit d'une annexe de l'économie. Quant aux "écologistes", ceux qui défendent le Lubéron boboïsé, les animaux de compagnie et même les taureaux de combat, je les donnerais volontiers en pâture aux fauves. Dixi.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 30 octobre 2008

Vous vous demandez, Fabien, pour quel socialiste vous devez voter en novembre. Je vous suggère de voter pour Marx. Pas William, l'autre, Karl le barbu. Bien sûr, ce serait un vote nul. Cela signifierait quand même quelque chose : je refuse de choisir entre 6 nuls.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 30 octobre 2008
Ben moi, je voterai Fabien !

Ecrit par : dobolino | 30 octobre 2008

ça alors !

http://sibillechristophe.com/video.htm

Ecrit par : Amélie | 30 octobre 2008

Excellent !!!
Nous allons assister à un festival :
CS nous concasse les c...
Démolition de PE à l'IUFM de C.
CS terrasse toto
etc.

Pauvre Christophe !

Ecrit par : yann | 30 octobre 2008

C'est devenu ça la vie politique en France? Si c'est le cas, je maintiens mon jugement : à vomir.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 30 octobre 2008

Parce que, peut-être, y'a eu une époque où c'était différent ? Permettez-moi d'en douter.

Ecrit par : dobolino | 30 octobre 2008

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Je peux vous citer (dans l'ordre) : la Révolution française, celle de 1848, la Commune, le Front populaire, la Résistance, mai 68.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 30 octobre 2008

Question à Christophe : un master d'enseignement "adossé à la linguistique". Késako?

Ecrit par : Pedro Cordoba | 30 octobre 2008

Quant aux "écologistes", ceux qui défendent le Lubéron boboïsé, les animaux de compagnie et même les taureaux de combat, je les donnerais volontiers en pâture aux fauves. Dixi.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 30 octobre 2008
Aux loups, et hop ! Comme ça, ces petites bêtes n'auront plus besoin d'attaquer les troupeaux de brebis.

Ecrit par : dobolino | 30 octobre 2008

La révolution française = Napoléon
1848 = Napoléon III
la résistance = C de G
mai 68 = ...regardez autour de vous...

Ecrit par : Clio | 30 octobre 2008

Je n'imaginais pas du tout qu'il avait cette tête!

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 30 octobre 2008

Excellent !!!
Nous allons assister à un festival :
CS nous concasse les c...
Démolition de PE à l'IUFM de C.
CS terrasse toto
etc.

Pauvre Christophe !

Ecrit par : yann | 30 octobre 2008

Excellent !....parce que nous on n'a rien dit !

Ecrit par : Amélie | 30 octobre 2008

Je peux vous citer (dans l'ordre) : la Révolution française, celle de 1848, la Commune, le Front populaire, la Résistance, mai 68.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 30 octobre 2008
La Révolution française ?????????????? Ah ben ça alors !
La Résistance ? Ah ben merde, qu'est-ce qu'il vous faut !
Les autres, je ne connais pas assez pour me faire une idée des querelles de pur pouvoir et des vermines qui ont tiré habilement leur épingle du jeu.

Ecrit par : dobolino | 30 octobre 2008

- j'apprends que JPB a voté Sarkozy (je suis nouveau sur ce forum) : je frémis et blémis... Je me mords la langue...


Ecrit par : Fabien | 30 octobre 2008
Ouais ! Il était très mordu et nous a fait un battage dingue. Y'avait Cadichon aussi.

Ecrit par : dobolino | 30 octobre 2008

A Dobolino,

merci pour votre soutien, mais je ne suis pas candidat au poste, j'ai une thèse à faire (même si elle ne servira à rien, et même si je la fais uniquement pour faire plaisir à des universitaires ;)) ).

A ceux qui traitent l'écologie par-dessus la jambe :
je suis assez affligé de voir que des gens a priori censés, raisonnables, un minimum intéressés par la science (dure, j'entends cette fois- renseignez-vous), et qui plus est qui regrettent la dérive consommo-médiatico-capitaliste actuelle s'en foutent, crachent leur haine, parlent de dictature...

Je constate que vous n'aimez pas Claude Allègre en tant que ministre de l'EN, mais par contre vous l'adorez en tant qu'anti-écolo primaire (et primate). Deux poids deux mesures... Aussi primitivement et bêtement réacs que des députés UMP votant le Grenelle...
Eh bien, marrez-vous, foutez-vous en, continuez d'avoir une vision neuneu, étriquée, passéiste, caricaturale, décérébrée de l'écologie et de l'écologie politique. Continuez de croire qu'un écologiste responsable est un mec qui se préoccupe seulement de replanter trois sapinettes par-ci par-là...
Personnellement, ça m'intéresse et me préoccupe. Ca m'engage et me fait réfléchir sur mes comportements et sur ceux de mes concitoyens. Etiam Dixi.

Je suis d'accord pour un tronc commun disciplinaire de master réévalué avec bcp plus d'heures, c'est évident (je suis même favorable à plus d'heures dès la Licence 1 voyez-vous). Maintenant, il me semble que - mais je me trompe peut-être, étant donné mon peu de connaissances du milieu - lorsqu'on dit "master recherche", c'est synonyme de "master disciplinaire", en gros. Est-ce le cas? Quelle est la nuance?

Sinon, dernière info : il paraît que les couloirs d'ULM grondent de plus en plus par rapport à la réforme master et concours.

Ecrit par : Fabien | 30 octobre 2008

Pour Amélie, Catmano, Milady:
"Quand nous serons ancêtres,
Du côté de Bicêtre,
Pas d'enfants de Marie, oh ! non,
Remplacez-nous les nonnes
Par des belles mignonnes
Et qui fument, cré nom de nom ! "

T'as du aller fumer dehors, Catmano, hier soir ?

Ecrit par : dobolino | 30 octobre 2008

L'écologie, Fabien, on s'en occupe au quotidien.

Ecrit par : dobolino | 30 octobre 2008

ça alors !

http://sibillechristophe.com/video.htm

Ecrit par : Amélie | 30 octobre 2008

Eh bien Christophe, on peut dire que vous cachez bien votre jeu. Toto et notre ami Felts n'ont qu'à bien se tenir ! D'ici à ce que vous alliez lui démolir son cabinet de consultation avec votre magnifique pelleteuse. Au fait, on aurait peut-être du boulot pour vous, rue de Grenelle, un vrai chantier, pas un petit châlet de rien du tout dans les Alpes.

Ecrit par : Robin | 30 octobre 2008

Ton univers impitoyable ?
Instituteur primaire,peu "voyagé", j'aurais besoin qu'on m'explique.
J'avais entendu Yves Michaud en parler un dimanche sur France Culture à L'esprit public.
Lisant cet article hier soir,je me suis dit,tiens ,ils sont peut-être pas au courant.
..
je ne remets pas le lien,il faut le code,trop fatigant.
Le lien il est plus haut,assez loin maintenant.
Si quelqu'un en veut.

Ecrit par : bernard | 30 octobre 2008

"Et le monde spirituel d'un peuple, ce n'est pas la superstructure d'une culture, ni davantage un arsenal de connaissances et valeurs utilisables, mais c'est la puisssance de conservation la plus profonde de ses forces de terre et de sang, en tant que puissance d'é-motion la plus intime et puissance d'ébranlement la plus vaste de son existence. Seul un monde spirituel garantit au peuple la grandeur. Car il contraint à ce que la constante décision entre la volonté de grandeur d'un côté, et de l'autre le laisser-faire de la décadence, donne son rythme à la marche que notre peuple a commencé vers son histoire future."

Si nous voulons une telle essence de la science (!), alors il faut que le corps enseignant de l'université se porte effectivement aux postes avancés du danger que constitue l'incertitude permanente du monde..."

"Les trois liens - liens par le peuple au destin de l'Etat dans une mission spirituelle - sont pour l'essence allemande également originels. Les trois services qui sortent de là - le service du travail, le service militaire et le service du savoir - sont également nécessaires et de rang égal." (Martin Heidegger, L'auto-affirmation de l'université allemande ("Die Selbstbehauptuung der deutschen Universitat" traduit de l'allemand par Gérard Granel (éditions TER bilingue))

Comme je le disais, ça a au moins le mérite de la franchise. Et je repose la question quelle idéologie, car il y en a bien une, est-elle à l'oeuvre dans la présente réforme du lycée et du recrutement des futurs enseignants français ?

Ecrit par : Robin | 30 octobre 2008

"Discours tenu pour la prise en charge solennelle du rectorat de l'université Fribourg-en-Brisgau le 27 mai 1933 "

Heidegger, ça c'était un gars qui voyait loin ! Mais ne nous y trompons pas. Ce que le gouvernement est en train de faire en ce moment nous engage (certes, sur une autre voie, du moins faut-il l'espérer) pour de longues années et façonnera aussi le destin de la génération à venir. Ce n'est pas une mince responsabilité.

Ecrit par : Robin | 30 octobre 2008

La justice autorise la vente de la poupée vaudou à l'effigie de Nicolas Sarkozy. Vous pouvez également acheter celle de Ségolène !

Je suis en train de préparer celle de Meirieu et de Darcos, avis aux amateurs !

Pour les sceptiques, je rappelle que les pédagogos ont prouvé qu'après tout la science est une opinion comme une autre ;))

Ecrit par : LaRiba | 30 octobre 2008

Il faut raisonnablement tenir compte de la nécessité de réduire la dette publique, mais a-t-on le droit d'engager l'avenir des générations futures en se fondant sur une logique purement comptable ?

Ecrit par : Robin | 30 octobre 2008

T'as du aller fumer dehors, Catmano, hier soir ?

Ecrit par : dobolino | 30 octobre 2008

Même pas ! Je te les ai enfumés, une horreur ! Pire que dans un terrier de renards !
Mais j'ai honte, hein ! C'est de leur faute aussi, ils m'ont dit que j'avais le droit, alors, j'en ai profité.

Ecrit par : catmano | 30 octobre 2008

- j'apprends que JPB a voté Sarkozy (je suis nouveau sur ce forum) : je frémis et blémis... Je me mords la langue...

Ecrit par : Fabien | 30 octobre 2008

Il a voté indirectement pour Darcos, plutôt. Ce n'est pas tout à fait la même chose.

Ecrit par : Jeremy | 30 octobre 2008

Après Charles le ballotté, voici Nicolas le débouté. Mais qui nous le boutera hors de France?

Le président et l'UMP, c'est "talonnettes et godillots". Non, je n'ai pas dit Caudillo!

Ecrit par : retraitée | 30 octobre 2008

"La contestation traverse les océans, c'est formidable!"
Ecrit par : Fabien | 30 octobre 2008

Ah oui on est transportés !

Ecrit par : Jeremy | 30 octobre 2008

"- j'apprends que JPB a voté Sarkozy (je suis nouveau sur ce forum) : je frémis et blémis... Je me mords la langue...

Ecrit par : Fabien | 30 octobre 2008

Il a voté indirectement pour Darcos, plutôt. Ce n'est pas tout à fait la même chose.

Ecrit par : Jeremy | 30 octobre 2008 "

Ca, ça se discute.

Ecrit par : Ca se discute | 30 octobre 2008

Voilà une nouvelle bien inquiétante ;vous avez dit parano..circulez, y a rien à voir ?

Cliquez aussi sur "document joint ", vous serez édifiés et Robin aura la réponse à sa question " Quelle est l'idéologie à l'oeuvre dans la réforme ?" !



Combat laïque

La direction nationale du MRAP délègue la formation de son secteur éducation aux "Indigènes de la République" et aux militantes islamiques
Par Le MRAP Montpellier


Mercredi 29 octobre 2008

article publié dans la lettre 602

Lien permanent vers cet article

La Semaine de l'éducation contre le racisme est un événement fort de la vie du MRAP qui permet de diffuser un message pédagogique humaniste et universel.

La Semaine de l'éducation contre le racisme est un évènement fort de la vie du MRAP qui permet de diffuser un message pédagogique humaniste et universel.

C'est avec effarement que nos comités ont pris connaissance du programme proposé pour la journée du secteur éducation national. (voir document joint)

Les quatre personnes à qui la direction nationale confie le soin « d'aider à produire un outil pour les militant(e)s qui vont sur le terrain dans le cadre de l'éducation à la citoyenneté, notamment auprès des jeunes !», sont quatre militants liés à la mouvance « Indigènes de la République » et aux secteurs de l'islam politique.

On notera que si ces intervenants répondent au critère de parité, il s'agit dans le cas présent d'une parité exclusivement voilée.

Alors qu'il s'agit d'une journée de formation à vocation éducative contre le racisme, le MRAP national, avec ce type d'intervenants, se soumet au communautarisme religieux le plus caricatural.

Dans une France riche de la diversité des origines de ses citoyens, la sélection de deux intervenantes musulmanes voilées pour aborder la question des identités relève d'un choix politique.

S'agissant d'un secteur qui entend procurer une aide à ses militants pour intervenir en direction de la jeunesse, on mesure alors la nature idéologique du message apporté par de tels intervenants liés à l'islam politique.

En invitant ces quatre « formateurs », la direction du MRAP ne respecte pas les fondamentaux de l'intervention antiraciste dans les établissements scolaire. Cette intervention exige en effet la diffusion d'un message universel et laïque qui se situe aux antipodes des théories communautaires des 4 formateurs pro-voile concernés.

Nos comités dénoncent la mise à disposition des moyens internes provenant des cotisations et des subventions publiques au profit d’intervenants liés à l'islam politique

Nos comités assurent leurs partenaires de la communauté scolaire qu'ils continueront à consacrer leurs moyens propres au service exclusif d'un combat antiraciste et laïque.

Leur intervention se fera donc en toute indépendance d'un MRAP national qui délègue la formation des militants et sympathisants à une chapelle politico-religieuse dont les théories n'ont pas leur place dans l'école publique.

La fédération des Bouches du Rhône comprenant les comités de :

Aix en Provence
Fos sur Mer
Marignane
Marseille
Vitrolles
La fédération des Landes comprenant les comités de :

Mont de Marsan
Mimizan
Les comités de :

Largentière
Aubenas
Montpellier

http://www.gaucherepublicaine.org/,article,2245,,,,,_La-direction-nationale-du-MRAP-delegue-la-formation-de-son-secteur-education-aux-qIndigenes-de-la-Republiqueq-et-aux-militantes-islamiques.htm

Ecrit par : Amélie | 30 octobre 2008

Reste l'hypothèse que toute cette histoire de "maquettes" ne soit qu'une partie de "poker menteur", le "point d'arrivée" étant prévu depuis le départ.

Ecrit par : Robin | 30 octobre 2008

Yann, si j'avais su, je n'aurais pas oublié de vous saluer également ce matin!!! ;-)
En tous cas, merci à Amélie d'avoir fait le pied de grue pour dégoter ce site. :-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 30 octobre 2008

C'est au pied du mur qu'on voit le maçon !:-))))

Ecrit par : Amélie | 30 octobre 2008

À LaRiba,
Si les pédagogistes disent avoir prouvé que la science est un opinion comme les autres, je me sens rassuré : ce sont bien de faux scientifiques.
La science, la vraie, est celle qui ne profère pas d'opinion mais qui énonce des phénomènes vérifiables par toute personne suffisamment qualifiée pour cela disposant du matériel nécessaire.
Cela est le critère de la science : la reproductibilité d'une expérience. En physique, en chimie on peut reproduire une expérience. En biologie cela devient plus difficile, mais la biologie n'en demeure pas moins un domaine de la science. En mathématiques, le problème de l'expérimentation ne se pose pas, ce qui fait des mathématiques une belle science indiscutable.
Les prétendues "sciences politiques", "sciences économiques", et "sciences de l'éducation" ne permettent pas de faire des expériences reproductibles alors que deux échantillons de cuivre pur de même masse et de même forme sont indiscernables et qu'il résulte de cela qu'une expérience faite avec l'un d'eux dans des conditions bien déterminées pourra être reproduite avec le deuxième échantillon. Avant de publier un article, un physicien, un chimiste répètent une expérience jusqu'à dix fois, parfois plus.
Avec les êtres humains ce n'est pas possible : il n'existe pas deux êtres humains identiques et indiscernables. Deux jumeaux monozygotes, par exemple, bien qu'issus du même œuf, ne sont pas identiques. Ils vivent des vies différentes, même s'ils ne se quittent pas. Ils ne mangent pas exactement les mêmes quantités des mêmes aliments, etc.
Si deux jumeaux "vrais", âgés de dix ans, font une même dictée (sans pouvoir copier l'un sur l'autre) au même moment, ils ne feront généralement pas les mêmes fautes. (S'ils n'en font aucune, cela ne prouvera nullement qu'ils sont identiques : il n'auront pas écrit manuellement exactement de la même façon.)
Il est donc pertinent de dire que les prétendues "sciences de l'éducation" sont des "sciences humaines", comme les autres, par opposition aux "sciences dures" ou "sciences exactes" dont on peut désigner l'ensemble par le mot "science" au singulier.
La science n'est pas une opinion. La science, c'est la connaissance, toujours incomplète, oui, mais toujours plus étendue d'année en année.
Les "sciences de l'éducation" ont-elles amélioré les performances des enfants depuis trente ans qu'elles sévissent ?
La réponse n'est pas simple : elles ont été administrées à tous les enfants à partir de l'âge de onze ans depuis les années 1970. Avant qu'elles sévissent, seule la fraction des enfants qui réussissaient l'examen d'entrée en sixième faisai(en)t des études secondaires.
Mais sur l'enseignement primaire on peut faire une comparaison (critiquable, si l'on veut en inférer trop de conclusions) : les enfants nés avant 1960 étaient bien meilleurs en orthographe que ceux nés après 1960. Non qu'ils fussent plus "doués", plus intelligents. Ils travaillaient plus avec des instituteurs qui travaillaient plus (sans gagner plus, bien au contraire : ils gagnaient moins puisque maintenant les professeurs des écoles sont rémunérés comme les professeurs certifiés) dans une école qui n'était pas aussi ludique que ce qu'elle est aujourd'hui. L'école était un lieu d'étude, d'effort. On en sortait fatigué avec des leçons à apprendre et des devoirs écrits à faire.
Si j'ai choisi de parler de l'orthographe, c'est parce que c'est dans ce domaine que la différence est la plus criante.
Mais en calcul, on n'est pas loin de faire la même constatation désolante.
En histoire, les enfants avaient une idée de la chronologie des événement historiques. Puis vint le temps de l'expérimentation (des plus hasardeuses) de l'enseignement de l'histoire par "thèmes".
Cela dit, je pense qu'en fin de terminale scientifique, les meilleurs élèves n'ont pas une formation en mathématiques et en sciences physiques aussi solide de nos jours que celle que j'ai eue en terminale "mathématiques élémentaires" en 1958. Ils apprennent de nos jours des choses que je n'ai apprises que dans l'enseignement supérieur, oui, mais ils ne les maîtrisent pas comme les étudiants de 1960.
Tout ce que contient mon message est une opinion, oui. La science, non !

Ecrit par : Francis Penin | 30 octobre 2008

Chez nous aussi, il y a de chouettes usines à gaz. Lisez les premières pages de ce dossiier:
http://www.giezoneverte.com/medias/FCO_GIEZV_081002.pdf

Ecrit par : dobolino | 30 octobre 2008

Fabien, vous avez mon soutien à cent pour cent au sujet de l'écologie.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 30 octobre 2008

"Cela dit, je pense qu'en fin de terminale scientifique, les meilleurs élèves n'ont pas une formation en mathématiques et en sciences physiques aussi solide de nos jours que celle que j'ai eue en terminale "mathématiques élémentaires" en 1958. I"

Cest sûr, le monde court à sa perte et chaque génération est moins instruite que la précédente.

Ecrit par : merdeauxvieuxcons | 30 octobre 2008

Robin, bon soir. Ce que vous dites sur la Selbstbehauptung des deutschen Universität est fondamental. Car elle est l'une des cléqs pour comprendre le nazisme. En effet, Heidegger, et je mets sa philosophie complètement à part, mais pas que lui,, lui, parce que c'était le plus grand de tous, est le symbole même de la pensée universitaire allemande qui ne sut jamais se départir ,jusque bien après la guerre, d'une certiane rigidité militaire. Ce qu'on appelle "le Drillen" prussien. Le dressage des esprits. D'ailleurs, l'Université fut rapidement l'un des leviers du IIIème Reich. Elle était pour Hitler et ses sbires "Die Wiederbelebung des ewigen deutschen Geistes" comme le disaient ces fumiers. "Le retour à la vie de l'éternel esprit allemand". Heidegger, dans son "Discours au Rectorat de Fribourg" en 1934, le dit clairement. "Il nous faut nous ouvrir sans réserve, sans états d'âme à cette source de jouvence qui s'offre à nous." Et il termine, évidemment par "Heil Hitler!!"
En 1934, également, la NSDAP se livra à la "Gleichschaltung der deutschen Geselleschaft", la mise au pas de la société allemande. Les professeurs, et pas seulement les universitaires, furent obligés de prêter serment au Führer, en uniforme académique avec toque, zibeline et tout le saint-frusquin. "Ich schwöre Adolf hitler ewiges Eid" (Je scelle aavec Adolf Hitler unn serment éternel", le tout dit de cette vois nasillarde et insupportable, hachée, martiale et décalée, quii a tant nui à la langue allemande.
Lire, à ce propos lle prodigieux essai de Viktor Klemperer dont j'ai maintes fois parlé "LTI" LINGUA TERTII IMPERII.
Ce qui est amusant, si l'on veut, c'est qu'en 2OO6, le très brillant auteur du plus beau livre qu'on ait jamais écrit sur Paris "L'INVENTION DE PARIS" Eric Hazan, publia un livre passé comme par hasard assez inaperçu,, et pour cause;
"LQR" LINGUA QUINTAE RESPUBLICAE où il montre la dangereuse dérive totalitaire de la langue française. Nous, les profs, nous savons de quoi il retourne avec le jargonn fascisant des pédagos IUFM ou pas.
On ne dit pplus unn appartement mais unne "prestââââââââtionn" Un emprunt bancaire, un carnet de tickets ne sont plus que des "prreuuuuuuuuuuuuuduits".
Alors, sommes-nous en..1930???? Encore trois ans....
bàv

Ecrit par : montaigneàcheval | 30 octobre 2008

"Les historiens sont tous des cons". C'est un de mes copains qui dit ça, c'est sa phrase favorite. Je lui réplique : mais non, regarde, il y a Untel et Untel et encore un tel. Et il enchâine : "Oui bien sûr, mais ce sont pas des historiens, ce sont des ethnologues du passé ou alors des philosophes, des types qui pensent, quoi. L'histoire, elle, ne pense pas." Je continue à croire qu'il y a des historiens qui pensent, que c'est pas tous des cons.

Mais parfois, j'ai des doutes. Par exemple quand je vois s'exprimer en direct la Muse de l'histoire elle même. Qu'est-ce qu'elle nous raconte, Clio? Ceci :

" La révolution française = Napoléon
1848 = Napoléon III
la résistance = C de G
mai 68 = ...regardez autour de vous...

Ecrit par : Clio | 30 octobre 2008

On explique ce qui vient après par ce qui vient avant. Raisonnement d'historien ou de brève de comptoir? D'historien, semble-t-il, si c'est Clio qui parle. Parfois je me demande si mon copain n'a pas raison.

D'abord tout cela est faux - mais j'ai pas trop le temps de l'expliquer. Il faudrait faire de l'ethnologie du passé ou de la philo, de la vraie histoire quoi. Et c'est plus compliqué que d'écrire : A précède B, donc A est cause de B. Clio fait d'ailleurs encore plus simple. Elle se contente de graphier le signe =, ce que tout mathématicien réprouverait.

Je passe donc sur de longs raisonnements pour en venir à la conclusion, que je mets à l'usage de Fabien. Vous avez bien tort de vous agiter comme ça sur la mastérisation des concours. Vous voulez connaître le résultat dans cinq ans? Le voici : la concurrence entre universités est devenue effrenée, 80% d'entre elles sont des community colleges, les 20% restantes font de la recherche et ne s'occupent plus des concours. D'ailleurs à quoi bon? Il n'y a plus de concours. Les épreuves ont été tellement simplifiées qu'elles se réduisent à un entretien d'embauche mené par le chef d'établissement. Et savez-vous qui a signé le décret? Le fantôme de Lang (ou d'Allègre ou de Darcos, peu importe) redevenu Minsitre dans un gouvernement Aubry. Et dire que ça va être ça, le résultat de tout l'enthousiasme que vous déployez aujourd'hui en faveur des humanités ! Je serais vous, je renoncerais à tout pour ne pas avoir à porter plus tard le poids de cette faute historique. C'est comme la Résistance, version Dobolino. Il y avait là quelques ordures. D'où la conclusion qui s'impose : au lieu d'entrer dans la Résistance, il valait mieux faire comme 95 ou 99% des Français : ne se mêler de rien, essayer de survivre quitte à collaborer un peu sur les bords ou à se consacrer au marché noir, fallait bien survivre n'est-ce pas? Survivre, c'est comme chosir entre les nuls au moment du vote : ça au moins, ça ne salit pas les mains.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 30 octobre 2008

Ah oui, j'avais oublié l'écologie. Pour moi, outre l'écologie scientifique qui n'a rien à voir avec tout ça, il s'agit d'une annexe de l'économie.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 30 octobre 2008

"Une annexe de l'économie", oui, si l'on entend ce mot (oikonomia) dans sa signification byzantine: la fonction attribuée au dieu sauveur.
On retrouve clairement cette signification "d'économie du salut" dans le discours apocalyptique et théocologique que tiennent les écologues quels que soient leur secte d'appartenance . Ne s'agit-il pas toujours et encore de sauver la planète, de nous préserver contre les pollutions, de combattre les grands groupes féodaux capitalistes destructeurs etc...
L'école laïque elle-même se convertit progressivement à ce qui n'est au fond qu'un réchauffé en termes scientifico-techno-économiques de la tradition monumentale chrétienne.
Nul doute du reste que dans les prochaines années le discours des sciences pédago va céder la place à celui des écolos.

Ecrit par : david.D | 30 octobre 2008

Je distingue les écologistes et les Verts (ou écolos). Parmi tous les gens que j'ai croisés en 68, il y en avait bien sûr qui étaient particulièrement nuls. Ou cons, ou crapuleux, tout ça c'est un peu pareil. Quand les choses se sont calmées, ils ont voulu être utiles. Les cons, ça veut toujours servir à quelque chose, c'est d'ailleurs l'un des signes les plus reconnaissables de la connerie. Les uns sont devenus pédagogistes, les autres sont devenus écolos.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 30 octobre 2008

C'est curieux, j'avais pas lu le post de David D. quand j'ai envoyé le mien. Ce rapport entre écolos et pédagos, on dit la même chose, mais pas vraiment.

Car je parlais d'oikonomia au sens classique, pas byzantin : la gestion des choses de la maison. Et comme la polis a disparu dans les mondialisations successives, notre maison est aujourd'hui la planète. Bref, oui à l'écologie si elle implique une bonne administration des ressources, ce qui implique avant tout un modèle de développement non caapitaliste - et c'est pas facile à imaginer. Mais non aux écolos urbains pour qui la nature est le paysage de leurs week-ends ou qui veulent sauver l'Amazone où ils ne mettront jamais les pieds mais justement : c'est tellement facile de sauver ce qui est loin de nous. Par quoi l'on en revient au sens byzantin...

Ecrit par : Pedro Cordoba | 30 octobre 2008

Pedro Cordoba,

Longtemps je vous ai cru chimérique (les races, l'identité ), je vous découvre réaliste, désabusé, presque désespéré .

Mais la première disposition explique la seconde .

Il est en effet plus sage et plus logique de ne pas voter.

" C'est reposant, la tragédie, parce qu'on sait qu'il n'y a plus d'espoir, le sale espoir ! "

Ecrit par : Amélie | 30 octobre 2008

Le mot exact est "fataliste", Pedro le fataliste !

Ecrit par : Amélie | 30 octobre 2008

Dans la démocratie grecque on appelait le type qui ne s’occupait que de sa maison un idiotès.

Pedro, est-ce que pour les socialos le dicton est vrai : con los años viene el seso ?

Ecrit par : La Riba | 30 octobre 2008

Le cerveau des socialos du jour est devenu fou de pouvoir, comme les autres !

Ecrit par : Amélie | 30 octobre 2008

Fabien, vous avez mon soutien à cent pour cent au sujet de l'écologie.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 30 octobre 2008

Vous vous rendriez plus utile en m'encourageant à prendre le risque de signer et faire signer la pétition du GIE Zone Verte.

Ecrit par : dobolino | 30 octobre 2008

Je dois me remettre au boulot et me contente d'un copié-collé. C'est un vieux truc de Milner (2002), un type au moins aussi "fataliste" que moi. Mais ça concerne à peu près ce dont on cause en ce moment. ----

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Les nouveaux dévots du social-christianisme

La puissance du courant social-chrétien en France n'est plus à démontrer. Il a changé le langage politique et les critères de classification. Les mots de réforme, de progrès, de réaction ont vu leur définition se renverser au fil de ses interventions. La plus récente d'entre elles est celle de Daniel Lindenberg ( Le Rappel à l'ordre. Enquête sur les nouveaux réactionnaires, Seuil) ; ce ne sera pas la dernière. Le courant change de lit au gré des circonstances et des géographies de pouvoir.
Restent quelques constantes. On n'y inclura pas la référence chrétienne. Réduite pratiquement à néant, elle sert seulement à signaler qu'il ne faut jamais rien prendre à la lettre. Ce qui autorise d'avance toutes les imprécisions.

Le social-chrétien a mis le social au poste de commandement. Cette soumission absolue définit à ses yeux la démocratie. Celle-ci ne se définit donc pas par la souveraineté du peuple ; elle se définit encore moins par le vote, relique vénérée, mais dévaluée en comparaison des enquêtes sociologiques.

Rabattre toute question politique, intellectuelle, artistique sur la demande sociale dont elle est porteuse, telle est la méthode. Avec sa conséquence : la demande sociale ayant été mise au jour, on calcule si elle est favorable ou défavorable à l'objectif du moment. Favorable, elle sera dite progressiste ; défavorable, elle sera dite réactionnaire. Certains sociaux-chrétiens pensent qu'à l'aube du XXIe siècle, il n'est pas d'objectif plus important au monde que le retour de la gauche au pouvoir en France. Est donc réactionnaire toute personne qui, à leurs yeux, ne prépare pas ce retour. Le critère a le mérite d'être clair.

Quand on parle de social, on parle bien entendu de la société moderne, laquelle devrait être sans déchirures internes. Rien ne doit faire limite à l'enveloppement de tous et de chacun par la tunique sans coutures. Toute mise en suspens de cet enveloppement est perçue comme une faute.

La conséquence s'impose : dès l'instant qu'il pense par lui-même, un sujet court à la faute. Il fait limite ; il défait la continuité ; un pas de plus, il émettra un doute. La seule possibilité d'un tel instant relève intrinsèquement de la délinquance, autant et plutôt plus que l'arrachage de sac à main ou le trafic de drogue.

A la délinquance, le social-chrétien répond par la prévention. Ainsi fait-il à l'égard des crimes et délits reconnus par la loi. La méthode a-t-elle réussi ? Il ne m'appartient pas de trancher. Mais on voit que la même méthode a été mise en oeuvre à l'encontre de la délinquance intellectuelle. Depuis Giscard d'Estaing, les sociaux-chrétiens ont pesé sur les politiques de la recherche, de l'enseignement, de la culture ; elles fournissent l'exemple le plus clair d'une prévention réussie.

Un détail : après cent autres auteurs, Daniel Lindenberg fait de « l'école pour tous » un des critères majeurs de la différence entre progrès et réaction. Le problème, c'est que nul ne met en cause l'école pour tous - elle existe après tout depuis plus d'un siècle. Ce dont parle Lindenberg, c'est d'une politique qui a mis en place la même école pour tous. Bref, le collège unique. Tout s'éclaire alors. S'il y marque tant d'attachement, c'est que le collège unique est l'un des moyens de prévention les plus efficaces contre le savoir et la pensée.

Le paradoxe serait que la querelle qu'a soulevée son ouvrage détruise trente années d'efforts incessants pour empêcher qu'il y ait une vie intellectuelle en France. Je crois pourtant pouvoir rassurer Lindenberg et ses compagnons de route ; le tumulte présent ne signale pas plus une renaissance que le cri de la langouste ébouillantée ne signale une survie.
Le social-chrétien n'aime pas qu'on parle de libertés. Il préfère parler de droits et en particulier de droits nouveaux. La nuance n'est pas mince. Car les libertés posent la question de la limite : limite opposée à un pouvoir, ou à une autre liberté.

Les droits, par contraste, posent la question d'un contrôle : il faut contrôler qu'un droit donné a été ou non respecté. Rien à redire à cela, tant que libertés et droits sont unis ; « les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits », la formulation est pesée. Une fois cependant que le langage des droits a été séparé du langage des libertés, un enchaînement s'amorce ; un droit nouveau, quel qu'il soit, n'est qu'un contrôle de plus ; puisque ce droit se détermine dans une société illimitée, il entraîne une multiplication illimitée des contrôles ; et puisque toute limite est disqualifiée d'avance, chaque contrôle est en lui-même potentiellement illimité.

Deleuze et Foucault avaient noté que la société à venir était une société de contrôle ; on peut ajouter qu'en Europe, cette société de contrôle est le rêve social-chrétien par excellence.
Si la polémique n'aveuglait pas les esprits, on comprendrait que les doutes de certains - le mien, par exemple - ne concernent pas les droits ; ils concernent la disjonction qui a été opérée entre la question des droits et la question des libertés. Mais qu'ai-je écrit là ? Libertés ? Oui, décidément, le mot déplaît. C'est égalité qu'il faut dire. Mais ici encore, le social-chrétien a changé le langage. Dans la tradition politique, et plus spécialement la tradition de 1848, l'égalité concernait certes les droits, mais les droits d'autrefois, indissociables des libertés. Pour me faire comprendre dans la confusion des mots, je dirai que l'égalité était une égalité de moyens : donner à tous un égal accès à des moyens égaux. Libre ensuite à chacun d'en faire ce qu'il voulait. Y compris de n'en pas faire usage ou d'en faire un usage déviant. A cela, 1968 était demeuré fidèle.

Mais l'égalité du social-chrétien est tout autre ; c'est une égalité de résultats. Enterrement simultané, sans fleurs et avec sermon, de juin 1848 et de mai 1968.
Comparée à l'égalité de résultats, l'égalité de moyens importe peu désormais. Après tout, c'est cela la culture de masse. Quels que soient leurs revenus, quelle que soit leur instruction, les gens sont appelés à aimer et détester, selon des pourcentages calculables, la même chose au même moment. En novembre 2002, c'est attenter à la démocratie que d'émettre une réserve à l'encontre de l'uniformisation statistique. Les sociaux-chrétiens n'ont pas toujours parlé ainsi, et je ne leur donne pas bien longtemps pour qu'ils changent de style.

On pourrait au reste les chicaner. Croient-ils donc que la culture de masse se conforme à leurs voeux ? Croient-ils que les amoureux de football soient indifférents au talent des joueurs ? Et que dire des jeux télévisés, aux procédures plus sélectives qu'aucune grande école ? Dans la déclaration d'allégeance à la culture de masse, j'entends résonner, en sourdine, le « si le grain ne meurt » des intellectuels prêts à se sacrifier eux-mêmes pour mieux sacrifier les autres. Ils ont toujours existé. Dans tous les camps politiques. Cette diversité même me conduit à penser qu'on a plutôt affaire à une passion de l'âme : l'humilité. Je ne crains pas de dire que c'est, à mes yeux, proprement le crime contre l'esprit.
Oui, j'affirme que personne ne doit être humble face aux puissants, seraient-ils de gauche. J'affirme aussi que toutes les opinions ne se valent pas. Parce qu'une opinion est un résultat. Il y a égalité des moyens de pensée parmi les sujets : le bon sens, je le crois sérieusement, est la chose du monde la mieux partagée. Mais il n'y a pas égalité de résultats.

Le vote, c'est tout autre chose. C'est pour qu'il ne soit pas un résultat, mais un moyen, qu'on a institué l'anonymat et le secret. Ainsi peut-on poser qu'un vote égale un autre vote, dans la mesure exacte où une opinion n'en vaut pas nécessairement une autre.

Confondre, comme le fait la pensée sociale-chrétienne de 2002, les opinions et les votes, c'est ne pas savoir ce que c'est que penser la politique. Faire passer pour aristocratique le moment de suspens que requiert tout jugement, c'est ne pas savoir ce que c'est que penser.

Dans le jardin merveilleux dont rêve le social-chrétien, tous les fruits sont permis à tous, en toute égalité. Sauf ceux de l'arbre de la connaissance. Quelque voix parfois se fait entendre, disant qu'il est permis de savoir. « Arrière, Satan ! », s'écrie le dévot. C'est qu'il craint que les gens ne sachent ; car dès qu'ils sauront, ils ressentiront la honte de la condition qu'on leur prépare.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 30 octobre 2008

C'est comme la Résistance, version Dobolino. Il y avait là quelques ordures. D'où la conclusion qui s'impose : au lieu d'entrer dans la Résistance, il valait mieux faire comme 95 ou 99% des Français : ne se mêler de rien, essayer de survivre quitte à collaborer un peu sur les bords ou à se consacrer au marché noir, fallait bien survivre n'est-ce pas? Survivre, c'est comme chosir entre les nuls au moment du vote : ça au moins, ça ne salit pas les mains.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 30 octobre 2008

Non! Là, c'est vraiment du n'importe quoi. Et vous avez fait quoi, vous, de votre vie héroïque, pour venir me donner des leçons et me traiter de collabo, pauv'con?
Vous avez participé trente secondes à une course de vachettes avant de vous planquer derrière un mur?

Ecrit par : dobolino | 30 octobre 2008

Je dois me remettre au boulot et me contente d'un copié-collé. C'est un vieux truc de Milner (2002), un type au moins aussi "fataliste" que moi.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 30 octobre 2008

Et vous croyez que ce sont les fatalistes qui s'engagent dans la résistance???????????? Pauv 'type !

Ecrit par : dobolino | 30 octobre 2008

A Dobolino, qui ne m'aime plus du tout.

Vous me demandiez à quels moments de l'histoire il y a eu une politique non-politicienne. J'ai répondu par une liste où figurait la Révolution française et la Résistance.

Vous écrivez alors ceci :

" La Révolution française ?????????????? Ah ben ça alors !
La Résistance ? Ah ben merde, qu'est-ce qu'il vous faut !
Les autres, je ne connais pas assez pour me faire une idée des querelles de pur pouvoir et des vermines qui ont tiré habilement leur épingle du jeu."

J'en conclus que la Résistance se résumait pour vous en "querelles de pur pouvoir et vermines qui ont tiré leur épingle du jeu". C'est pas ça qu'il fallait comprendre?

Bon cette fois, je vais vraiment me mettre à bosser. A demain.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 30 octobre 2008

De toute façon, il n'y aurait (pratiquement ?) jamais de Révolution ou de Résistance sans, pour les dirigeants, le moteur du désir de "Pouvoir".
Même dans Flower Power, il y a le mot Pouvoir.

Ecrit par : dobolino | 30 octobre 2008

A Dobolino, qui ne m'aime plus du tout.



Ecrit par : Pedro Cordoba | 30 octobre 2008

Comment voulez-vous que j'aime quelqu'un qui me traite de collabo, moi, petite-fille de juif allemand ?
j'ai beau me targuer d'une "certaine" élévation d'esprit, y'a des limites à mon ouverture...

Ecrit par : dobolino | 30 octobre 2008

J'en conclus que la Résistance se résumait pour vous en "querelles de pur pouvoir et vermines qui ont tiré leur épingle du jeu". C'est pas ça qu'il fallait comprendre?
Ecrit par : Pedro Cordoba | 30 octobre 2008

J'ai été trop elliptique. Y'a toujours du yang dans le yin et lycée de Versailles.
Globalement, Fabien et moi sommes les couillons qui minent les voies ferrées sous les ordres des gros matous bien planqués à Londres.
Des couillons prêts à donner leur vie, il en faut. Des Jean Moulin aussi.
Jamais je n'accuserai Marat ou Desmoulins de n'avoir été qu'assoiffés de pouvoir et encore moins les députés du Tiers-Etat de 1789.
Après, je n'ai pas votre culture mais, comptez sur moi si vous lancez un appel de Londres pour foncer droit dans le mur au prix de ma vie.

Ecrit par : dobolino | 30 octobre 2008

Bon cette fois, je vais vraiment me mettre à bosser. A demain.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 30 octobre 2008
Traduction: je traite Dobo de collabo puis je m'en lave les mains !

Ecrit par : dobolino | 30 octobre 2008

J'ai bien aimé le texte de Milner.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 30 octobre 2008

Eh! Psst ! Corrrrrrrdoba !
"Les saint jean bouche d'or qui prêchent le martyre
Le plus souvent, d'ailleurs, s'attardent ici-bas
Mourir pour des idées, c'est le cas de le dire
C'est leur raison de vivre, ils ne s'en privent pas
Dans presque tous les camps on en voit qui supplantent
Bientôt Mathusalem dans la longévité
J'en conclus qu'ils doivent se dire, en aparté
"Mourrons pour des idées, d'accord, mais de mort lente
D'accord, mais de mort lente""

Ecrit par : dobolino | 30 octobre 2008

"Ô vous les boute-feu, ô vous les bons apôtres
Mourez donc les premiers, nous vous cèdons le pas.
Mais de grâce, morbleu, laissez vivre les autres,
La vie c'est à peu près leur seul luxe ici-bas.
Car enfin la Camarde est assez vigilante,
Elle n'a pas besoin qu'on lui tienne la faux;
Plius de danse macâbre autour des échafauds.
Mourons pour des idées, d'accord mais de mort lente
D'accord, mais de mort lente."

Brassens a disparu le 29 octobre 1981. Il me manque encore.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 30 octobre 2008

Halte au feu !
Eh bien non, la politique, c'est pas forcément joli-joli. Et salissant, avec ça. On peut voter Schivardi au premier tour, et Sarkozy au second, parce que le danger le plus réel, c'est la social-démocratie. Parce que du point de vue de l'Ecole, il y avait plus de choses à tirer d'un ministère Darcos que d'un ministère Lang-bis (et la réforme du Primaire le prouve assez). Parce que rien n'est jamais joué - pas plus la réforme du lycée que la mastérisation (Pedro, il faut que je t'appelle - à propos de Mark S.) : parce que pour faire passer une réforme qui leur permettra d'économiser des postes, ils pourraient bien lancer une réforme du collège que nous appelons tous de nos voeux (mais ce n'est pas encore joué - rien n'est joué -bis). Et je trouve un peu facile de se retirer sur l'Aventin, comme on disait du temps où nous étions tous culturés, sous prétexte de garder les mains propres.
JPB, légèrement courroucé ce soir.

Ecrit par : brighelli | 30 octobre 2008

Et je trouve un peu facile de se retirer sur l'Aventin, comme on disait du temps où nous étions tous culturés, sous prétexte de garder les mains propres.
JPB, légèrement courroucé ce soir.

Ecrit par : brighelli | 30 octobre 2008

Ouais ! Moi aussi, M'sieur ! Cordoba, il m'a traitée ! C'est fastoche de traiter les autres.

Ecrit par : dobolino | 30 octobre 2008

Bonsoir,

drôle de schizophrénie : dire qu'on s'active pour fédérer les mécontentements, rédiger des textes sur des sites internet, et quelques messages plus tard, dire que tout est foutu, tout est plié, que toute cette agitation est vaine.

Je ne suis pas un acharné, j'ai rarement eu un couteau entre les dents, mais il se trouve que là, sur cette question des mastérisations ET des nouveaux concours, je m'engage, je me bouge, je transmets les infos que je collecte, j'envoie des mails, participe à des réunions.
Je conseille à tous la lecture de la belle page d'accueil du site de SLU de ce soir, un bien bel appel à la mobilisation et à l'espoir. Ce sont ces genres de discours qui me redonnent espoir, et qui me prouvent que nous ne sommes pas des ermites perchés sur les montagnes regardant les rivières de sang et les carnages dans les vallées en proférant des "j'l'avais bien dit".

Si dans 5 ans, on a une recherche et une fac en miettes, eh bien je me dirais :
- c'est dégoûtant, mais au moins tu as essayé de t'y opposer. Tu as remué ciel et terre avec d'autres.
- présente-toi aux élections et tabula rasa radicale pour remettre sur pieds ce qui a été mis par terre. ( ;) )

Finalement, le cambouis, ça me plaît bien (on revient à mon affection pour Pierre Soulages).

Ecrit par : Fabien | 30 octobre 2008

@ dobolino:De toute façon, il n'y aurait (pratiquement ?) jamais de Révolution ou de Résistance sans, pour les dirigeants, le moteur du désir de "Pouvoir".
Même dans Flower Power, il y a le mot Pouvoir.

Vilfredo Pareto, Gaetano Mosca, Robert Michels et...Dobolino.

Ecrit par : papa wilhelm | 30 octobre 2008

Trouvé dans "Temps futur", organe du CSEN (SNALC), les six principes pédagogiquement corects (ou les Nouvelles Tables de la Loi Pédagogique):

1°) Tous les enfants ont, à la naissance, des aptitudes égales. Il s'ensuit que tout échec est obligatoirement dû à l'institution qui est défaillante, ou à l'ensemble de la société. Cette conception ouvre l'ère de la "remédiation" universelle et aux dérives de la "discrimination positive".

2°) Toute sélection doit être proscrite (puisque tous les enfants ont les mêmes aptitudes). Ce modèle est préconisé par L'OCDE et par Lisbonne : école unique jusqu'à 16 ans au plus tôt. Le modèle finlandais de même est privilégié par rapport aux schémas nationaux. La suppression des redoublements est mise en oeuvre dans plusieurs länder allemands, le collège unique sévit en France.

3°) Apprendre doit reposer sur le "principe de plaisir" (Lust Princip de Freud) Cette conception entraîne le triomphe de la "pédagogie de la promenade", l'école devient "lieu de vie", l'enseignement doit être ludique, et les matières jugées trop austères disparaissent progressivement.

4°) Abolition des contraintes. L'école conçue comme "lieu de vie" contribue à abolir la distance entre le maître et l'élève. Le principe de non directivité devient systématique. La "créativité" remplace les apprentissages répétitifs...Pour finir, on assiste à la généralisation de l'indiscipline endémique et à la montée de la violence.

5°) L'orientation = le projet personnel de l'élève exclusivement, sans préjudice des procédures de bilan des connnaissances. Il s'agit de parvenir de manière démagogique à un objectif purement quantitatif : 80% d'une classe d'âge au baccalauréat par exemple.

6°) Tout ce qui est ancien est mauvais : Les expérimentations se généralisent sans validation parce que toute réussite transforme l'expérimentation en tradition. L'innovation est présentée comme la seule réponse possible aux difficultés qui assaillent les systèmes éducatifs. La réforme devient une fin en soi : en France, on procède à la 3ème réforme du lycée en 10 ans !...Partout règne l'impératif rimbaldien d'être "absolument moderne" en oubliant que l'obligation de la transgression tend à faire du conservatisme la seule vraie transgression possible. L'éducation est conservatrice par nature puisqu'elle transmet l'héritage du passé (cf. Hannah Harendt : "Voici notre monde...Il existait avant vous.")

Ecrit par : Robin | 30 octobre 2008

pédagogiquement corects

corrects avec deux r, sinon, c'est pas correct !

Ecrit par : Robin | 30 octobre 2008

Et je trouve un peu facile de se retirer sur l'Aventin, comme on disait du temps où nous étions tous culturés, sous prétexte de garder les mains propres.


Attention Brighelli!

Une phrase comme ça en Italie et vous seriez accusé de porter un coup aux fondements mêmes de la Constitution!

;o)

Bisous

Ecrit par : papa wilhelm | 30 octobre 2008

Merci pour la vidéo de Brassens, Dobolino.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 30 octobre 2008

Les nouvelles Tables de la Loi pédagogique : excellent.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 30 octobre 2008

"pour faire passer une réforme qui leur permettra d'économiser des postes, ils pourraient bien lancer une réforme du collège que nous appelons tous de nos voeux."

Eh bien, voilà une bone nouvelle ! Et on peut enfin le dire sans ironie.

Et si la réforme du collège est effectivement menée comme il le faut, la réforme du lycée pourra être une bonne réforme.

C'est un projet intelligent : ça va être dur de le faire accepter par le ministère !

Ecrit par : Jeremy | 30 octobre 2008

Il va de soi, Robin, que lesdites tables de la Loi sont formulées par le SNALC pour décrire ce qui se passe, et non ce qu'il désire...
JPB

Ecrit par : brighelli | 31 octobre 2008

"L'éducation est conservatrice par nature puisqu'elle transmet l'héritage du passé"

C'est juste mais c'est aussi très limitée comme vision de l'éducation.

Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 31 octobre 2008

"Halte au feu !
Eh bien non, la politique, c'est pas forcément joli-joli. Et salissant, avec ça. On peut voter Schivardi au premier tour, et Sarkozy au second, parce que le danger le plus réel, c'est la social-démocratie. Parce que du point de vue de l'Ecole, il y avait plus de choses à tirer d'un ministère Darcos que d'un ministère Lang-bis (et la réforme du Primaire le prouve assez). Parce que rien n'est jamais joué - pas plus la réforme du lycée que la mastérisation (Pedro, il faut que je t'appelle - à propos de Mark S.) : parce que pour faire passer une réforme qui leur permettra d'économiser des postes, ils pourraient bien lancer une réforme du collège que nous appelons tous de nos voeux (mais ce n'est pas encore joué - rien n'est joué -bis). Et je trouve un peu facile de se retirer sur l'Aventin, comme on disait du temps où nous étions tous culturés, sous prétexte de garder les mains propres.
JPB, légèrement courroucé ce soir.

Ecrit par : brighelli | 30 octobre 2008 "

Et on peut faire n'importe quoi en pensant être subtile alors qu'on se révèle naïf.
Je suis tout à fait favorable à l'engagement pratique mais ceux qui se disent pragmatiques peuvent arriver à avaler des couleuvres indigestes.
En clair, quitte à passer pour un idéaliste anachronique: les compromis oui mais pas sans mes principes de bases.

Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 31 octobre 2008

@ Dobolino

Votre colère vous honore. C’est pourquoi je ne vous tiens pas rigueur de vos injures. Mais tirez leçon de cet épisode. Quand on écrit sur des sujets à risque et surtout quand on le fait sur Internet, où abondent contresens et malentendus, il faut faire attention à ce qu’on dit.

Vous avez fini par avouer que vos propos sur la Révolution et la Résistance étaient « trop elliptiques ». C’est le moins qu’on puisse dire. Ils étaient, sans la moindre nuance, entièrement négatifs et offensants pour des figures historiques comme les députés du Tiers Etat, Marat, Camille Desmoulins ou Jean Moulin (que vous revendiquez plus tard quand je cite littéralement vos expressions) : « querelles de pur pouvoir » et « vermines », ça veut dire ce que ça dit et rien d’autre. Vous donnez ensuite des explications sur le yin, le yang et le Lycée de Versailles (sic), qui sont parfaitement incompréhensibles.

Comment la petite-fille d’un juif allemand aurait-elle pu vouloir dire cela ? Certes. Et c’est bien ce qui m’inquiétait : j’avais l’impression que vous commenciez à « disjoncter grave ». Mais le discours « social-chrétien » fait des ravages, au PS bien sûr (Aubry en est le prototype), mais aussi chez certains juifs (qui deviennent alors des « juifs de négation »). L’un des aspects les plus caractéristiques du social-christianisme est la « compréhension ». Il faut bien comprendre ces jeunes de banlieue qui frappent les profs – leurs conditions de vie sont si difficiles, l’école a été si dure avec eux, etc. Il faut bien comprendre leur antisémitisme – la politique d’Israel, le martyre du peuple palestinien et tout le tralala. Il faut bien comprendre les français qui se sont contentés de « survivre » pendant l’Occupation – que pouvaient-ils faire d’autre ?

Ce discours de la « compréhension universelle » me répugne. Il y a des questions – la question juive est, à cet égard, prototypique – pour lesquelles la réponse ne peut être qu’intransigeante sauf à tomber dans l’infamie. Aucune transaction possible avec les antisémites, même déguisés sous des oripeaux divers et même s’ils sont inconscients de leur propre antisémitisme. Il s’agit d’une espèce que je connais bien puisque c’est un discours généralisé en Espagne où il n’y a plus de vrais juifs depuis 1492 mais où l’antisémitisme règne en maître, y compris parmi les intellectuels, y compris parmi mes amis les plus proches, au nom de la « juste lutte du peuple palestinien » ou de quelque autre prétexte (les banquiers, la finance, etc). Je ne transige donc jamais, même si je dois me brouiller définitivement avec des personnes qui me sont chères. Car on entend là-bas, on lit même dans des journaux de « gauche » comme El Pais, des propos que personne n’ose tenir publiquement en France : ils vous mèneraient automatiquement devant les tribunaux.

Intransigeance aussi sur la Résistance. Vous habitez un pays, celui de Giono, où la question est encore brûlante sous les cendres. Les gens n’en parlent pas beaucoup car, contrairement à ce qu’on imagine, les vrais provençaux sont hermétiques, fermés, retors, méfiants, pas hospitaliers pour deux sous et profondément hostiles aux « estrangers », qu’ils soient « parisiens » ou « marseillais ». Mais dès qu’on connaît un peu mieux le pays et ses habitants, on voit que cette région est peuplée de fantômes clamant vengeance, qu’il y a eu des dénonciations pour un bout de terre, des assassinats crapuleux et des chassés-croisés ignobles entre vrais collabos et faux résistants. Ce n’est pas une raison pour adopter le discours de la compréhension universelle. Il ne s’agit pas « d’héroïsme » - cette question ne se pose que dans des circonstances historiques que nous ne sommes pas assez vieux ni l’un ni l’autre pour avoir vécues. Il s’agit tout simplement de décence. Je reviendrai plus tard sur le fatalisme et la résistance (comme attitude intemporelle) dans une réponse à Fabien sur la situation actuelle dans les facs.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 31 octobre 2008

"les vrais provençaux ", « juifs de négation » = la vérité est ailleurs!!!

Ecrit par : PC pète les plombs | 31 octobre 2008

"Lycée de Versailles (sic)", est, si j'ai bonne mémoire, une blague de Pierre Desproges, qui signifie " vice-versa".

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 31 octobre 2008

Si vous voulez en savoir plus sur le miracle finlandais :

(en fait, ils sont à fond pour Antibi !)

Je viens d'écouter une courte inteview d'un professeur de français, française d'origine, qui enseigne en Finlande, Claude Antilla.

"Avant 70, il y avait comme en France une grande sélection et une grande évaluation.Depuis la fin des années 70, il n'y a pas de notation avant l'âge de 13 ans." (Les Finlandais semblent être confortés dans leur attitude par la "Constante macabre", d'Antibi.)
"L'apprentissage est tourné vers l'enfant.
La scolarisation est obligatoire dans le quartier où l'enfant habite.Il n'y a plus d'échec scolaire, on a donc supprimé le redoublement.
98 % des élèves réussissent : ou bien ils continuent l'enseignement dans un lycée, ou bien ils se tournent vers un enseignement professionnel.
Les 2 % restant sont des enfants porteurs de graves handicaps, mais bien sûr, ils sont également pris en charge.

Il n'y a donc pas de filières, pas de sélection, pas de redoublement, pas de notation avant l'âge de 13 ans.
Les enseignants sont formés à diagnostiquer les difficultés d'un enfant dès son plus jeune âge, et il est aussitôt pris en charge soit par son propre instituteur dans le cadre de l'école, en général l'après-midi après la classe, soit par un éducateur spécialisé.

Les enseignants ne sont pas plus valorisés qu'en France, et ils se remettent sans cesse en question."

Question : ce modèle, qui semble tenter Xavier Darcos, est-il transposable en France?

Caractéristiques de l’enseignement finlandais
*aucune sélection
*gratuité pour tous (dont transport, repas, ...)
*scolarité de neuf ans
*de manière facultative peut être adjointe en fin de scolarité une année complémentaire
*enseignement à proximité du domicile
*pas d’examen ; un certificat est délivré après accomplissement du cycle qualifié pour l’enseignement du second degré suivi par pratiquement l’ensemble des enfants finlandais
*redoublements et abandons extrêmement rares
*Soutien des élèves en difficultés pendant toute la scolarité
qui correspond à la scolarité obligatoire
*Opportunité égale d’éducation quelque soit l’âge, le sexe, la situation économique ou la langue maternelle .
*Direction centralisée et exécution locale (communes)
*Système d’éducation presque entièrement publique
*Apprentissage précoce des langues
*Coopération entre école et parents

6,2% du PIB pour l'Education nationale

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 31 octobre 2008

"Lycée de Versailles (sic)", est, si j'ai bonne mémoire, une blague de Pierre Desproges, qui signifie " vice-versa".

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 31 octobre 2008

Je sais bien que Pierre Desproges sera bientôt canonisé mais il faut rendre à Dard San-Antonio ce qui lui appartient!(étonnant non?)

Ecrit par : Merlemocoeur | 31 octobre 2008

émission du vendredi 31 octobre 2008
France Culture 18H30 - Du Grain à Moudre :

Réforme du lycée : des ambitions à la baisse ? En direct et en public du Centre Pompidou

Invités

Marjorie Galy. Co-secrétaire générale de l’APSES

Bernard Kuntz. Président du SNALC

Claude Lelièvre. Historien de l’éducation
Publie un blog dans Médiapart

Thierry Cadart. Secrétaire Général du SGEN/CFDT


Philippe.

Ecrit par : Philippe | 31 octobre 2008

Merlemocoeur a raison sur l'origine san-antoniaise de "lycée de Versailles" - en fait, l'attribution exacte, c'est Bérurier...
On écoutera ce qui se dit sur France-Q...
JPB

Ecrit par : brighelli | 31 octobre 2008

Bonjour,

sur le site de SLU et sur le site de l'Association des professeurs de lettres, vous trouverez une motion énergique rédigée par ladite association. Elle est un peu trop longue pour la copier-coller ici, mais j'engage chacun à la lire.

voilà.

Ecrit par : Fabien | 31 octobre 2008

ils nous ont cité sur France Inter ce matin à 9H35 environ: ils ont dit qu'on était en train de passer au crible les motions du PS, nous autres.
Brighelli, j'ai répondu à votre mail. Pouvez-vous me donner des précisions ? Vous avez éveillé ma curiosité.

Ecrit par : dobolino | 31 octobre 2008

Merlemocoeur a raison sur l'origine san-antoniaise de "lycée de Versailles" - en fait, l'attribution exacte, c'est Bérurier...
On écoutera ce qui se dit sur France-Q...
JPB

Ecrit par : brighelli | 31 octobre 2008

Moi, il me semble avoir entendu cette expression depuis ma toute petite enfance dans la bouche de mes parents et de mes grands-parents parisiens et banlieusards. Une blague de potaches parisiens qui aurait fait fortune ?

Ecrit par : catmano | 31 octobre 2008

Pedro Cordoba, je vous suis toujours quand vous parlez de la "compréhension" aberrante "des sociaux chrétiens" et de "résistance intemporelle" .

Comment se fait-il alors que l'intrusion de l'islamisme dans les écoles par le biais du MRAP, comme je le signalais hier, ne suscite qu'indifférence ou pire: accusations de paranoïa voire d'intolérance et de fachisme et ce n'est pas nouveau !

Pourquoi cette complaisance, cette inertie, cette collaboration, cette absence de résistance ???

JE RECOMMENCE DONC :

Voilà une nouvelle bien inquiétante ;vous avez dit parano..circulez, y a rien à voir ?

Cliquez aussi sur "document joint ", vous serez édifiés et Robin aura la réponse à sa question " Quelle est l'idéologie à l'oeuvre dans la réforme ?" !



Combat laïque

La direction nationale du MRAP délègue la formation de son secteur éducation aux "Indigènes de la République" et aux militantes islamiques
Par Le MRAP Montpellier


Mercredi 29 octobre 2008

article publié dans la lettre 602

Lien permanent vers cet article

La Semaine de l'éducation contre le racisme est un événement fort de la vie du MRAP qui permet de diffuser un message pédagogique humaniste et universel.

La Semaine de l'éducation contre le racisme est un évènement fort de la vie du MRAP qui permet de diffuser un message pédagogique humaniste et universel.

C'est avec effarement que nos comités ont pris connaissance du programme proposé pour la journée du secteur éducation national. (voir document joint)

Les quatre personnes à qui la direction nationale confie le soin « d'aider à produire un outil pour les militant(e)s qui vont sur le terrain dans le cadre de l'éducation à la citoyenneté, notamment auprès des jeunes !», sont quatre militants liés à la mouvance « Indigènes de la République » et aux secteurs de l'islam politique.

On notera que si ces intervenants répondent au critère de parité, il s'agit dans le cas présent d'une parité exclusivement voilée.

Alors qu'il s'agit d'une journée de formation à vocation éducative contre le racisme, le MRAP national, avec ce type d'intervenants, se soumet au communautarisme religieux le plus caricatural.

Dans une France riche de la diversité des origines de ses citoyens, la sélection de deux intervenantes musulmanes voilées pour aborder la question des identités relève d'un choix politique.

S'agissant d'un secteur qui entend procurer une aide à ses militants pour intervenir en direction de la jeunesse, on mesure alors la nature idéologique du message apporté par de tels intervenants liés à l'islam politique.

En invitant ces quatre « formateurs », la direction du MRAP ne respecte pas les fondamentaux de l'intervention antiraciste dans les établissements scolaire. Cette intervention exige en effet la diffusion d'un message universel et laïque qui se situe aux antipodes des théories communautaires des 4 formateurs pro-voile concernés.

Nos comités dénoncent la mise à disposition des moyens internes provenant des cotisations et des subventions publiques au profit d’intervenants liés à l'islam politique

Nos comités assurent leurs partenaires de la communauté scolaire qu'ils continueront à consacrer leurs moyens propres au service exclusif d'un combat antiraciste et laïque.

Leur intervention se fera donc en toute indépendance d'un MRAP national qui délègue la formation des militants et sympathisants à une chapelle politico-religieuse dont les théories n'ont pas leur place dans l'école publique.

http://www.gaucherepublicaine.org/,article,2245,,,,,_La-direction-nationale-du-MRAP-delegue-la-formation-de-son-secteur-education-aux-qIndigenes-de-la-Republiqueq-et-aux-militantes-islamiques.htm

Ecrit par : Amélie | 30 octobre 2008

Ecrit par : Amélie | 31 octobre 2008

Intransigeance aussi sur la Résistance. Vous habitez un pays, celui de Giono, où la question est encore brûlante sous les cendres.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 31 octobre 2008
J'habite en bordure du pays de Giono, Cordoba ! Le pays de Giono est très proche mais mes racines de résistance sont ailleurs. Ceci dit, mon beau-père, maquisard FTP, dépendait du maquis Ventoux, de Max Fischer.
J'avais ici et ailleurs parlé il y a deux ans de la mort de Max Fischer et de la dramatique récupération du mémorial d'IZON la Bruisse et du maquis Ventoux par les assoc d'anciens combattants, aux tronches d'antisémites, incapable de prononcer convenablement, par mépris, les noms des nombreux juifs étrangers exécutés avec les gars du coin.
Tout le monde s'en fout.

Ecrit par : dobolino | 31 octobre 2008

Moi, il me semble avoir entendu cette expression depuis ma toute petite enfance dans la bouche de mes parents et de mes grands-parents parisiens et banlieusards. Une blague de potaches parisiens qui aurait fait fortune ?

Ecrit par : catmano | 31 octobre 2008
A mon avis aussi ! C'est antérieur à San Antonio. C'est du langage de banlieue qui a au bas mot 80 ans.

Ecrit par : dobolino | 31 octobre 2008

C'est juste mais c'est aussi très limitée comme vision de l'éducation.

Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 31 octobre 2008

J'ai été trop elliptique, mais c'est le média qui le veut. La formule "l'éducation est conservatrice par nature" est tout à fait juste, mais ne contient aucun élément de "génialité" (mise en évidence d'un paradoxe fécond)

La "génialité" est dans la suite du développement. Hannah Arendt montre que la connaissance du passé est la condition sine qua non de l'exercice de la liberté et de la "créativité réelle" (féconde) de l'enfant, de la possibilité de dire "oui" ou de dire "non", de faire le tri.

Les pédagogies "non directives", celles qui croient à la "génialité spontanée" de l'enfant vont à l'encontre du but qu'elles poursuivent, puisqu'elles ne lui donnent pas la posibilité de choisir et de dire oui ou non qui est le propre de la liberté.

C'est une liberté vide (celle de la colombe de Kant qui pensait qu'elle volerait plus vite dans sans la résistance de l'air , alors qu'elle ne pourrait que tomber).

Je suis bien d'accord avec vous sur le caractère limité de cette vision qui est parfois celle du SNALC (disons "conservatrice) ; ce conservatisme est nécessaire, mais il ne peut se comprendre qu'en relation avec une finalité qui ne l'est pas (tout le paradoxe de notre métier est là) qui est d'aménager des conditions de possibilité pour la la liberté de créer du nouveau.

Ecrit par : Robin | 31 octobre 2008

A propos de "christianisme social" et de la "sociale-démocratie".

A pedro cordoba :

J'ai apprécié la réflexion de Milner sur "Les nouveaux dévôts du social-christianisme", mais je l'ai trouvée un peu vague parfois ; on a du mal à comprendre exactement de quoi (et surtout de qui) il parle.

Il est certain que les chrétiens ont été de tout temps tentés par le "millénarisme", c'est-à-dire par le désir de faire coïncider l'Histoire présente (la "Cité humaine") avec le règne des fins dernières ("La Cité de Dieu"), pour parler comme saint Augustin et nous voyons sans cesse ressurgir cette attitude, en paticulier dans les milieux socialistes où l'on n'a jamais totalement abandonné l'idée de créer "le paradis sur terre" ; elle existe aussi "à droite" avec cette confusion entre le temporel et le spirituel qui transparaît dans le discours de Latran du président Sarkozy.

Jevoulais simplement dire que cette attitude a été combattue (au sens d'une "mise en garde") aussi bien par l'Eglise catholique que protestante (l'attitude de Luther, terriblement violente, vis-à-vis de la révolte des paysans allemands contre les princes).

Vous aurez sans doute remarqué la position extrêmement prudente de Mgr Dagens, évêque d'Angoulème, qui est un peu le porte-parole de l'Eglise catholique sur la question de la laïcité.

Il ne demande pas la révision de la Loi de 1905, ni ne s'exprime en faveur d'une "laïcité positive".

La réplique de François Bayrou, catholique pratiquant, au discours du Latran, passée à peu inaperçue dans le vacarme médiatique était on ne peut plus claire dans la prise de distance et la critique.

J'ai écrit, il y a deux ans un compte-rendu (assez long, je le passerai éventuellement en plusieurs fois) sur la question en rendant compte d'un ouvrage collectif publié sous la direction de Bruno Duriez, directeur de recherche au CNRS "Les catholiques dans la République, 1905-2005)

Je vous en donne la fin : "La "parole" dont les catholques sont porteurs reste d'actualité dans un monde "incohérent et aux multiples messages".Après avoir contribué à nuancer et à humaniser les idées d'une Révolution française qui les avait combattus, les catholiqes voient désormais sans une République fragilisée dans ses valeurs, son action et sa légitimité une alliée à défendre et à secourir."

Ecrit par : Robin | 31 octobre 2008

Je réfléchis intensément depuis que j'ai lu la réponse de Pedro Cordoba et ma conclusion provisoire est la suivante: je n'arrive pas à idéaliser des faits qui n'ont rien d'idéaux afin de m'en servir dans le cadre d'une activité prosélyte.
Mon grand-père était pacifiste et non-violent.
Hermann Hesse obtint le Prix Nobel de Littérature en 1946.
Jean Giono , dans le même temps, fut emprisonné, interdit de publication, mis à l'index.
Je ne sais pas .

Ecrit par : dobolino | 31 octobre 2008

"A mon avis aussi ! C'est antérieur à San Antonio. C'est du langage de banlieue qui a au bas mot 80 ans."

Ecrit par : dobolino | 31 octobre 2008

Et Fernand Raynaud l'a employée, cette expression, dans plusieurs sketches. On ne peut en aucun cas l'imputer à Desproges.

Ecrit par : Christophe Sibille | 31 octobre 2008

Ecrit par : Robin | 31 octobre 2008

"Vous aurez sans doute remarqué la position extrêmement prudente de Mgr Dagens, évêque d'Angoulème, qui est un peu le porte-parole de l'Eglise catholique sur la question de la laïcité".

Et pour cause la laïcité est une invention chrétienne. Duo sunt genera christianorum: il y a deux genres de chrétiens, les clercs et les laïcs. La marque principale distinguant les clerici des laici étant la possibilité laissée à ses derniers de prendre épouse.
Avons nous rompu avec cette tradition? J'en doute.

Ecrit par : david.D | 31 octobre 2008

""Dans une France riche de la diversité des origines de ses citoyens, la sélection de deux intervenantes musulmanes voilées pour aborder la question des identités relève d'un choix politique.

S'agissant d'un secteur qui entend procurer une aide à ses militants pour intervenir en direction de la jeunesse, on mesure alors la nature idéologique du message apporté par de tels intervenants liés à l'islam politique.

En invitant ces quatre « formateurs », la direction du MRAP ne respecte pas les fondamentaux de l'intervention antiraciste dans les établissements scolaire. Cette intervention exige en effet la diffusion d'un message universel et laïque qui se situe aux antipodes des théories communautaires des 4 formateurs pro-voile concernés.

Nos comités dénoncent la mise à disposition des moyens internes provenant des cotisations et des subventions publiques au profit d’intervenants liés à l'islam politique""
-----------------------------------------------------------------------

Donc, l'islamisation des cerveaux de nos élèves, je vois que tout le monde s'en lave les mains .

Il n'y a pas lieu de s'en inquiéter, ce n'est pas du prosélytisme, ni de la propagande, ça ne peut être l'objet d'une résistance .

Car sans doute " Il faut bien comprendre leur antisémitisme – la politique d’Israel, le martyre du peuple palestinien et tout le tralala. Il faut bien comprendre les français qui se sont contentés de « survivre » pendant l’Occupation – que pouvaient-ils faire d’autre ?"( propos ironiques de Cordoba )

Et "c'est tellement facile de sauver ce qui est loin de nous."( Pedro dixit )

Ecrit par : Amélie | 31 octobre 2008

Si je crois bien comprendre Amélie, je lui demande , en toute simplicité, si elle va jusqu'à donner du crédit à ce que ce monsieur écrit dans son livre "interdit"en France.Moi, ça m'a estomaqué, troublé aussi.
Voir:http://www.coranix.org/biblio/gerbe.htm

Ecrit par : Francoli | 31 octobre 2008

Donc, l'islamisation des cerveaux de nos élèves, je vois que tout le monde s'en lave les mains .



Ecrit par : Amélie | 31 octobre 2008
Certainement pas !
Il me semble que nous sommes ici majoritairement d'accord pour débarrasser l'école de toutes ces "activités citoyennes" qui font perdre un temps fou et "resanctuariser"/ "relaïciser" l'école.
Ceci dit, cette fameuse éducation à la citoyenneté étant d'une inefficacité notoire et ne touchant que ceux qui ont un relais d'éducation dans le cadre familial et encore pas tous, bon nombre ayant opté pour profiter de ce type d'enseignement pour faire un sieston ou un chahut, ça aura nettement moins de conséquences que les politiques de la ville que vous dénoncez ou le battage médiatique.
Enfin, il me semble.

Ecrit par : dobolino | 31 octobre 2008

"C'est juste mais c'est aussi très limitée comme vision de l'éducation.

Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 31 octobre 2008

J'ai été trop elliptique, mais c'est le média qui le veut. La formule "l'éducation est conservatrice par nature" est tout à fait juste, mais ne contient aucun élément de "génialité" (mise en évidence d'un paradoxe fécond)

La "génialité" est dans la suite du développement. Hannah Arendt montre que la connaissance du passé est la condition sine qua non de l'exercice de la liberté et de la "créativité réelle" (féconde) de l'enfant, de la possibilité de dire "oui" ou de dire "non", de faire le tri.

Les pédagogies "non directives", celles qui croient à la "génialité spontanée" de l'enfant vont à l'encontre du but qu'elles poursuivent, puisqu'elles ne lui donnent pas la posibilité de choisir et de dire oui ou non qui est le propre de la liberté.

C'est une liberté vide (celle de la colombe de Kant qui pensait qu'elle volerait plus vite dans sans la résistance de l'air , alors qu'elle ne pourrait que tomber).

Je suis bien d'accord avec vous sur le caractère limité de cette vision qui est parfois celle du SNALC (disons "conservatrice) ; ce conservatisme est nécessaire, mais il ne peut se comprendre qu'en relation avec une finalité qui ne l'est pas (tout le paradoxe de notre métier est là) qui est d'aménager des conditions de possibilité pour la la liberté de créer du nouveau.

Ecrit par : Robin | 31 octobre 2008 "

Donc nous sommes d'accord.

Mais je me méfie des formules "provocantes" dont le but est de faire réfléchir car beaucoup s'arrêteront à la formule sans en voir la richesse potentielle.

Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 31 octobre 2008

A propos de "lycée de Versailles..."
Il y a le moment où une expression apparaît dans la langue, et le moment où elle passe dans l'écriture. Je crois qu'effectivement, le jeu de mots est ancien (bien antérieur à Frernand Reynaud, a fortiori Desproges). Mais jusqu'à plus ample informé, je la donne, à l'écrit, à S-A vers la fin des années 50.
C'est comme le mot "con". Le termeapparaît pour la première fois au sens d'injure dans une lettre de Stendhal des années 1830. Il y a alors sans doute une petite trentaine d'années qu'il est passé du concret à l'abstrait - encore qu'en l'occurrence, con / cret reste le terme...
JPB

Ecrit par : brighelli | 31 octobre 2008

Il me semble que nous sommes ici majoritairement d'accord pour débarrasser l'école de toutes ces "activités citoyennes" qui font perdre un temps fou et "resanctuariser"/ "relaïciser" l'école...

Ecrit par : dobolino | 31 octobre 2008

Chiche! Refaire de l'école ce lieu séparé et sacré, ce temple ( templum, du grec temnô, couper, fendre) de la laïcité pure et dure, l'instrument efficace de l'instruction et de l'édification du peuple.
Un seul hic: qui va prendre la responsabilité politique d'instruire les nouvelles générations d'instituteurs? (Marx: il faut éduquer les éducateurs). Xavier Darcos?
Les socio-démocrates libéraux réunis autour de Martine Delanoë?

Ecrit par : marigot | 31 octobre 2008

Et, Marigot, qui va réussir à rédiger les manuels d'histoire et de géographie dans une telle optique ?

Ecrit par : dobolino | 31 octobre 2008

Je copie petis bouts par petits bouts mon article de 2005 sur "Les catholiques dans la République" :

1905-2005 "Les ctholiques dans la République"

"Il n'existait à ce jour aucune étude approfondie sur l'engagement des catholiques français dans la vie sociale et politique au XXème siècle. Au moment où la notion de "laïcité" revient sur le devant de la scène, un ouvrage inédit, rigoureux et novateur, rédigé par un collectif d'historiens et de chercheurs "Les catholiques dans la République" (1905-2005) vient à point nommé pour combler cette lacune. (...)

Ecrit par : Robin | 31 octobre 2008

Francoli, vous voyez, tout le monde est d'accord, maintenant !

En toute simplicité et franchise, je dis que le forcing du voile, la volonté de faire entrer dans nos lois la notion de blasphème, les plaintes pour islamophobie, les jugements qui donnent tort aux libres penseurs, les tentatives pour faire accepter des accommodements déraisonnables, soumettre nos institutions à l'islam et non l'inverse ( lycée de versailles , comme dit San Antonio!), tout cela ne peut plus incliner à croire qu'il s'agit d'actions destinées à propager la paix et la tolérance .

Si vous y ajoutez ce que nous observons de plus loin cette fois, dans les pays musulmans où comme chacun le sait, tout va bien, si vous savez ensuite que plus qu'une religion, l'islam est une loi qui régit tous les actes quotidiens et politiques, à laquelle tout musulman se soumet sans discuter ( islam signifie soumission), alors vous avez raison d'être inquiet .

L'inconscience des politiques qui par démagogie électorale se compromettent dans ce jeu terriblement dangereux ne peut que renforcer les peurs et pousser à des votes qui ne seront surprenants que pour eux, comme en 2002 !

Ce problème est aussi celui de l'école ; on ne veut pas le voir, TANT PIS !

Mais pour certains, heureusement, plutôt la mort que la souillure !

Ecrit par : Amélie | 31 octobre 2008

"La loi du 09 décembre 1905 met fin à un siècle de régime concordataire et ait de la séparation entre les Eglises et l'Etat une caractéristique originale du modèle républicain français. Hésiatnt au départ entre reconquête politique, engagement social et repli sur soi, les catholiques français ont finalement pris leur part à la construction de cette République qui avait commencé par les écarter. La plupart d'entre eux n'épreouvent aujourd'hui aucun mal à s'inscrire dans une République avec laquelle ils ont appris à composer au fil d'une Histoire mouvementée." (...)

Ecrit par : Robin | 31 octobre 2008

C'est comme le mot "con". Le termeapparaît pour la première fois au sens d'injure dans une lettre de Stendhal des années 1830. Il y a alors sans doute une petite trentaine d'années qu'il est passé du concret à l'abstrait - encore qu'en l'occurrence, con / cret reste le terme...
JPB

Ecrit par : brighelli | 31 octobre 2008

Il y a une très belle chanson de Brassens sur le sujet . Est-ce que quelqu'un se souvient du titre ?

Ecrit par : Amélie | 31 octobre 2008

Mais le pire de tous est un petit vocable
De trois lettres pas plus, familier, coutumier
[…]
Honte à celui-là qui, par dépit, par gageure,
Dota du même terme en son fiel venimeux
Ce grand ami de l’homme et la cinglante injure
Celui-là, c’est probable, en était un fameux.
[…]
La male peste soit de cette homonymie !
C'est injuste, Madame, et c'est désobligeant
Que ce morceau de roi de votre anatomie
Porte le même nom qu'une foule de gens.

Ecrit par : catmano | 31 octobre 2008

L'ouvrage analyse les grandes étapes de cette adhésion progressive, depuis l'Affaire Dreyfus jusqu'au récent débat sur la laïcité, en passant par la condamnation "symétrique" par le magistère romain du Silllon de Marc Sangnier (en 1910), puis de l'Action française de Charles maurras (en 1926), sans oublier le Première Guerre mondiale, ainsi que la période de l'Occupation puis de la reconstruction du pays.

Ecrit par : Robin | 31 octobre 2008

"La confrontation avec la souffrance et l'absurde, l'expérience de la solidarité vécue dans les tranchées entre "ceux qui croyaeint au ciel" et "ceux qui n'y croyaient pas", puis le combat contre une idéologie raciste, totalitaire et athée au service d'une volonté de puissance tournée vers la destruction, ont été des occasions pour les catholiques français de s'ouvrir aux autres composantes de la société. Après la deuxième Guerre mondiale, les catholiques s'engagent en grand nombre dans le relèvement d'un pays exsangue et la construction d'une Europe nouvelle sur la base d'une réconciliation avec l'ennemi d'hier." (...)

Ecrit par : Robin | 31 octobre 2008

Merci Catmano pour les deux couplets mais le titre ?

Ecrit par : Amélie | 31 octobre 2008

"....Usines, entreprises, hôpitaux, écoles, presse, intimité familiale...Aucun domaine n'échappe à l'investissement "militant" des catholiques. Ce livre évoque la foisonnante diversité des engagements et la variété de ceux qui cherché à inscrire dans la société civile les valeurs inspirées de l'Evangile : le missionnaire, l'intellectuel catholique, le prêtre ouvrier, le résistant, le syndicaliste engagé dans le mode rural ou ouvrier, le militant jociste, le membre d'un mouvement d'action catholique, l'ingénieur, l'entrepreneur, le dirigeant ou le cadre, l'éducateur, le journaliste, le personnel soignant, les nombreuses femmes investies dans le combat en faveur des plus démunis et d'une reconnaissnce au sein de l'Eglise." (...)

Ecrit par : Robin | 31 octobre 2008

..."On y trouve des biographies d'hommes et de femmes emblématiques comme Marc Sangnier, Charles de Foucault, Geneviève Antonioz de Gaulle, la fondatrice d'ATD Quart Monde, l'écrivain François Mauriac...

Loin de toute hagiographie, ce travail d'historiens se veut objectif et équitable. Il rend justice à toutes ces formes d'engagement pour en montrer la grandeur, mais aussi parfois les ambigüités. Si les catholiques sont les porteurs d'un message "pas comme les autres", ce sont pourtant des hommes et des femmes "comme les autres", avec leurs faiblesses et leurs limites..." (...)

Ecrit par : Robin | 31 octobre 2008

http://www.lepoint.fr/actualites/medaille-par-darcos/1331/0/287238
Question : quelle est cette école et sous quelle influence XD a-t-il renoncé à s'y rendre ?
GM

Ecrit par : guy morel | 31 octobre 2008

(...) "La société française a considérablement changé en un siècle : disparition de la "classe ouvrière", raréfaction des "paysans", remplacés par les "agriculteurs", développement des villes, essor des clases moyennes et du secteur tertiaire...Si la présence des catholiques est aujourd'hui plus dicrète, moins militante et moins passsionnée, plus respectueuse des différences, plus soucieuse de dialogue interreligieux et "d'inculturation", elle n'en demeure pas moins réelle, par exemple dans le domaine de la recherche des valeurs, de la bioéthique, de l'humanitaire, de la culture, de l'éducation et du commerce équitable. " (...)

Ecrit par : Robin | 31 octobre 2008

Suite et fin de l'article :

"La "Parole" dont les catholiques sont porteurs reste d'actulité dans un monde "incohérent et aux multiples messages". Après avoir contribué à nuancer et à humaniser les idées d'une Révolution qui les avait combattus (celle de 1789, mais pas de 1848), les catholqiues voient désormais dans une République fragilisée dans ses valeurs, son action et sa légitimité une alliée à défendre et à secourir."

Ecrit par : Robin | 31 octobre 2008

La chanson de Brassens s'appelle "Le Blason"

Ecrit par : Sylvie Huguet | 31 octobre 2008

Merci Sylvie, j'aurais pu le déduire moi-même !

Ecrit par : Amélie | 31 octobre 2008

Références de l'ouvrage : "Les catholiques dans la République, 1905-2005" sous la direction de Bruno Duriez, directeur de recherhes au CNRS, Etienne Fouilloux, professeur émérite d'Histoire contemporaine à l'Université Lumière-Lyon 2, Denis Pelletier, professeur d'Histoire contemporaine à l'université Lumière lyon 2 et Nathalie Viet-Depaule, ingénieur, membre du centre d'études des mouvements sociaux (CNRS-EHESS), avec la collaboration de Tangi Cavalin, agrégé d'Histoire - aux éditions de l'Atelier - Editions ouvrières - 12, ave. soeur Rosalie, 75013, Paris - 365 pages 27 euros.

Ecrit par : Robin | 31 octobre 2008

Le vrai visage du con... http://www.afraidtoask.com/images/courbetorigin.gif

Ecrit par : anonyme | 31 octobre 2008

Honte à celui-là qui, par dépit, par gageure,
Dota du même terme en son fiel venimeux
Ce grand ami de l’homme et la cinglante injure
Celui-là, c’est probable, en était un fameux..

Ecrit par : catmano | 31 octobre 2008
Stendhal qu'il s'appelait, ce con.

Ecrit par : dobolino | 31 octobre 2008

Ceci dit, cette fameuse éducation à la citoyenneté étant d'une inefficacité notoire et ne touchant que ceux qui ont un relais d'éducation dans le cadre familial et encore pas tous, bon nombre ayant opté pour profiter de ce type d'enseignement pour faire un sieston ou un chahut, ça aura nettement moins de conséquences que les politiques de la ville que vous dénoncez ou le battage médiatique.
Enfin, il me semble.

Ecrit par : dobolino | 31 octobre 2008

Vous oubliez que l'idéologie citoyenne "socio-chrétienne",( of course de gauche, au départ, ne nous voilons pas la face !) dont vous parlez, s'est infiltrée dans tous les manuels scolaires et dans tous les esprits et trouve chez la majorité des profs et des administratifs ( CPE and Co ), de fervents adeptes qui se chargent de la défendre et de l'appliquer !

Une des principales causes du bordel ambiant et du lavage de cerveaux qui, avec le pédagogisme a infecté les têtes des jeunes profs qui arrivent sur le marché !

Le grand ménage reste donc à faire, et de fond en comble !

Ecrit par : Amélie | 31 octobre 2008

Bonjour

Je suis triste aujourd'hui : Mickael Vendetta s'est fait lyncher au cours de l'émission "La méthode Cauet".

Malheureusement, mon idole semble ne pas avoir été à la hauteur de mes espoirs : la barre était trop haute.

J'attends de pouvoir visionner cette émission que j'ai loupé hier, mais hélas, les médias étaient les plus forts. Répondre à l'invitation de Cauet était aussi une erreur : sur le terrain du cynisme débonnaire, Mickael manquait cruellement d'expérience.

Tant pis, je ne brulerai pas mon idole, je pleure juste mes espoirs déçus

Ecrit par : johnmarguerite | 31 octobre 2008

Vous oubliez que l'idéologie citoyenne "socio-chrétienne",( of course de gauche, au départ, ne nous voilons pas la face !) dont vous parlez, s'est infiltrée dans tous les manuels scolaires et dans tous les esprits et trouve chez la majorité des profs et des administratifs ( CPE and Co ), de fervents adeptes qui se chargent de la défendre et de l'appliquer !

Une des principales causes du bordel ambiant et du lavage de cerveaux qui, avec le pédagogisme a infecté les têtes des jeunes profs qui arrivent sur le marché !

Le grand ménage reste donc à faire, et de fond en comble !

Ecrit par : Amélie | 31 octobre 2008

Donc, c’est bien au niveau des programmes et de la formation initiale et continue qu’il nous faudrait combattre.

Les programmes de primaire, mis à part ceux de la maternelle qui sont restés en l’état malgré quelques toutes petites concessions faites au rapport Bentolila, allaient quelque peu en ce sens, même si on a en dernière minute reculé sur deux ou trois points qui réduisent finalement à peu de chose l’avancée.

J’ai cru comprendre que cette « bonne idée » n’avaient pas changé grand-chose aux programmes du collège et que l’on hésitait toujours à en changer la structure, ce que l’on a fait pourtant sans hésiter en primaire (24 h, disparition programmée des RASED au profit d’une aide « personnalisée » mise en place à l’aide de personnels non formés), et que le collège unique n’était pas encore remis en question. Il ne doit pas coûter assez cher et peut donc fonctionner encore quelques années en l’état.

Ce que je peux constater de l’état d’esprit de mes anciens élèves, actuellement en 3°, lorsqu’ils viennent nous rendre de petites visites de courtoisie, me fait appréhender les résultats d’une réforme des lycées telle que celle que l’on nous a présentée.

Il est évident que ces minots et minottes de 13 ou 14 ans, même bons ou très bons élèves, n’auront aucune vue à long terme lors du choix de leurs futurs modules et que, si leurs parents sont aussi démunis qu’eux, ce choix se fera essentiellement sur un mode affectif, soit parce que les copains du moment auront « pris ça », soit parce que le prof de telle matière de cette année leur est sympathique et a su leur rendre la matière sympathique.

La future formation initiale que l’on nous propose semble, si j’ai bien compris, aller à l’envers de ce que nous souhaitons et ce n’est pas demain la veille qu’arriveront dans les écoles, collèges et lycées, des têtes à la fois bien pleines et bien faites.

Notre souci, c’est de n’être ni assez nombreux, ni assez puissants (ah zut, voilà t’y pas que je remets le pouvoir sur le tapis) pour pouvoir réellement exposer nos idées au plus grand nombre.
Ce n’est pas une raison pour ne pas essayer de continuer à le faire, mais, il faut être honnête, tant que « nos idées » peuvent être exploitées dans le strict cadre de la « logique comptable », on fait appel à nos hérauts ; mais, dès que ceux-ci sortent de leur rôle de béni-oui-oui, ou heurtent trop violemment la bien-pensance syndicale risquant de ce fait de faire échouer des négociations prétendument pédagogiques mais essentiellement comptables, un petit coup de zappette, et ils disparaissent dans l’ombre.


Que nous reste-t-il donc à part les actions de guérilla ? Ben, pas grand-chose. Donc, en avant pour la guérilla !

Les manuels scolaires sont infiltrés de citoyenneté-gnagna-pédagole ? Produisons nos propres manuels et présentons-les aux collègues...

Les administratifs sont largement contaminés ? En primaire, répondons à leurs demandes d’états-machins, de projets-choses et d’évaluations-bidules et continuons notre petit bonhomme de chemin dans nos classes.
En secondaire, je suis sûre que l’un d’entre vous a des idées lumineuses de guérilla pas chère et qui, si elle ne rapporte pas gros, permet au moins de survivre sans trop d’angoisses.

Les collègues sont aussi contaminés ? Il existe des forums d’enseignants où de pauvres jeunes (ou moins jeunes) collègues viennent exposer leurs difficultés à organiser tel ou tel type de séquences, installer telle ou telle compétence, faire passer tel savoir-être ou tel savoir-faire. Répondons-leur, sans les heurter, avec leurs mots dans un premier temps, fournissons-leur nos « outils », faisons-leur connaître nos manuels et nos objectifs, entrouvrons-leur la porte de nos classes et apprenons-leur qu’il existe d’autres méthodes qui assureront à leurs élèves toutes les compétences, tous les savoir-faire et les savoir-être, de façon bien plus économique et bien moins stressante.

Puisqu’en primaire, il m’arrive souvent de constater que ces difficultés s’accompagnent le plus souvent d’un manque cruel de connaissances dans les domaines fondamentaux, je suppose qu’il doit en être de même en secondaire. Là, c’est plus délicat puisqu’il nous faudrait obtenir d’eux qu’ils admettent ces manques et qu’ils aient conscience de l’obligation où ils sont de les combler. On y arrive parfois, mais ce n’est pas évident. Chantier de guérilla long, périlleux et difficile.

Nous pouvons sans aucun doute tirer le meilleur parti possible du bordel ambiant pour inverser le lavage de cerveaux des jeunes collègues.
Personne n’a envie d’être chahuté et de sortir de sa classe en pleurant, tout le monde a envie de « faire passer » les programmes sans consacrer des heures à la préparation d’usines à gaz surtout quand on se rend compte sur le terrain que ce qui marchait sans coup férir sur le papier à l’IUFM ne fonctionne absolument plus lorsqu’on se retrouve face à une horde de petits sauvages qui se fichent comme de leur première couche-culotte des itinéraires de découverte proposés par leur jeune professeur.
A nous de trouver les moyens, dans nos établissements, pour attirer la sympathie de ces jeunes collègues et de leur proposer par la suite d’autres méthodes, d’autres programmes qui permettent, bien mieux que le kit de survie qu’on leur a fourni, de former des citoyens responsables.

Il est sûr que ce travail de l’ombre est moins gratifiant que les gros titres des journaux ou qu’une médaille gagnée au service de la patrie, on n’y tire que de toutes petites satisfactions d’amour-propre, au hasard d’une conversation avec un ancien élève, un parent que l’on rencontre par hasard, un collègue de forum qui nous envoie un message privé pour nous remercier, un inspecteur qui nous fait comprendre que nous faisons du « bon boulot ».
Mais sommes-nous sûrs qu’il en est pour cela moins payant à long terme ?

Ecrit par : catmano | 31 octobre 2008

Malheureusement, mon idole semble ne pas avoir été à la hauteur de mes espoirs : la barre était trop haute.

Ecrit par : johnmarguerite | 31 octobre 2008

John, ne pleurez pas.
Je suis sûr que pour M Vendetta, la barre n'est jamais trop haute.
D'ailleurs, Mickael Vendetta A la barre (sans accent).

Ecrit par : yann | 31 octobre 2008

Merci Dobo !

Ecrit par : catmano | 31 octobre 2008

Et celle-là pour Cordoba
http://www.dailymotion.com/relevance/search/le%2Bsoleil%2Bse%2Bl%25C3%25A8ve%2Baussi/video/x5r9k1_the-end-ava-gardner-le-soleil-se-le_shortfilms
Armée des ombres ou habit de lumière?

Ecrit par : dobolino | 31 octobre 2008

Le grand ménage reste donc à faire, et de fond en comble !

Ecrit par : Amélie | 31 octobre 2008

Mais Amélie, vous savez bien qu'il est de plus en plus difficile de trouver du personnel de maison convenable et en particulier de bonnes femmes de ménage ;-)


Sinon, je suis bien d'accord avec vous sur le fait qu'il faudrait mieux former les jeunes collègues (futurs) à ce qui les attend dans les classes réelles.

La formation des enseignants m'a toujours fait penser à cette phrase de George Sand au sujet de la condition féminine au XIXème siècle : "On nous élève comme des anges et on nous livre comme des pouliches."

En d'autres termes, plutôt que transmettre des méthodes en tuyeau de poëlle inspirées de J.-J. Rousseau revu et corrigé (mal) par Meirieu and co. pour des élèves "angéliques", donner des tuyaux (pas de poëlle) efficaces de défense contre le "viol" en vue d' élèves en chair et en os, bien "endiablés" pour la plupart (pas tous, heureusement !)

Je parle bien sûr de "viol" au sens figuré, encore que...

Ecrit par : Robin | 31 octobre 2008

John, ne pleurez pas.
Je suis sûr que pour M Vendetta, la barre n'est jamais trop haute.
D'ailleurs, Mickael Vendetta A la barre (sans accent).

Ecrit par : yann | 31 octobre 2008


Je partage votre sympathie pour ce garçon, yann. Il m'est presque aussi sympathique que Jean-Claude Van Damme...Et je ne plaisante pas !

Mais il semblerait bien (hélàs), que vous l'ayez votre réponse à la question métaphysico-psychologique sur sa "réalité".

Ecrit par : Robin | 31 octobre 2008

Un programme courageux et réaliste, Catmano. Je vous admire; moi, à la fin, j'avoue que j'avais baissé les bras.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 31 octobre 2008

98 % des élèves réussissent : ou bien ils continuent l'enseignement dans un lycée, ou bien ils se tournent vers un enseignement professionnel.
Les 2 % restant sont des enfants porteurs de graves handicaps, mais bien sûr, ils sont également pris en charge.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 31 octobre 2008

Quand je lis ceci, je me demande simplement comment sont obtenus les chiffres ?
N'oublions pas que nos résultats au baccalauréat ne cessent d'augmenter - à nous, bientôt, 98% de bacheliers !
Et comment se passe le " tournant " vers l'enseignement professionnel, qui est chez nous presque un suicide, vu ... et vu... et vu.... .

Ecrit par : Milady | 31 octobre 2008

Dobolino, un jour je vous parlerai d'Ava Gardner... Je sais deux ou trois choses sur cette dame... Son baptême, par exemple...
JPB
PS. Catmano, raisonnement absolument impeccable.

Ecrit par : brighelli | 31 octobre 2008

Un programme courageux et réaliste, Catmano. Je vous admire; moi, à la fin, j'avoue que j'avais baissé les bras.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 31 octobre 2008

PS. Catmano, raisonnement absolument impeccable.

Ecrit par : brighelli | 31 octobre 2008

Merci, M'ssieurs-dames !

Ecrit par : catmano | 31 octobre 2008

A propos de la Finlande, ce "paradis scolaire", mi-Arlésienne mi- serpent de mer, bref, un vrai mythe : population homogène, 5 millions d'habitants, moins de 5% de population immigrée, langue phonétique (ça se lit comme ça se parle), méthode globale Késakö ? (on connaît pas en finlandais) : méthode traditionnelle d'association graphème/phonème et apprentissage systématique du code, il n'y a que chez nous qu'on transforme les enfants en petits "Champollions" qui doivent "deviner le sens"

...Et, si je me souviens bien sélection, avant la 6ème (il me semble que c'est Jean qui nous en avait parlé).

Je crois également me souvenir que la deuxième langue officielle, après le finlandais est le latin (?!) Bizarre, comme c'est bizarre !...Vous avez dit "bizarre" ?...Bref, un pays complètement différent, par son climat, sa culture, son Histoire et finalement très mal connu.

Alors s'inspirer d'un système, sans bénéfice d'inventaire, en fonction des seuls indices de l'OCDE me paraît un peu léger.

Ecrit par : Robin | 31 octobre 2008

Je m'associe aux compliments à catmano. Un bouquet de roses...sans épines ! ;-)

Ecrit par : Robin | 31 octobre 2008

J'ai pris en route l'émission sur France-Culture sur la réforme du lycée ; il paraît que quelqu'un a parlé de nos commentaires sur les motions du PS (?) Le gars du SGEN-CFDT ne m'a pas paru bien sérieux. Aucun argument de fond pour étayer ses propositions. C'est le changement pour le changement. Bernard Kuntz (SNALC) a dit ce qu'il fallait dire, comme d'habitude (qu'est-ce que je suis partial ! ;-) en particulier sur les modules (ça rime avec bidules), machines de guerre contre les disciplines (et donc les savoirs).

Ecrit par : Robin | 31 octobre 2008

Trouvé dans "Temps futur", organe du CSEN (SNALC), les six principes pédagogiquement corects (ou les Nouvelles Tables de la Loi Pédagogique):

1°) Tous les enfants ont, à la naissance, des aptitudes égales. Il s'ensuit que tout échec est obligatoirement dû à l'institution qui est défaillante, ou à l'ensemble de la société. Cette conception ouvre l'ère de la "remédiation" universelle et aux dérives de la "discrimination positive".

2°) Toute sélection doit être proscrite (puisque tous les enfants ont les mêmes aptitudes). Ce modèle est préconisé par L'OCDE et par Lisbonne : école unique jusqu'à 16 ans au plus tôt. Le modèle finlandais de même est privilégié par rapport aux schémas nationaux. La suppression des redoublements est mise en oeuvre dans plusieurs länder allemands, le collège unique sévit en France.

3°) Apprendre doit reposer sur le "principe de plaisir" (Lust Princip de Freud) Cette conception entraîne le triomphe de la "pédagogie de la promenade", l'école devient "lieu de vie", l'enseignement doit être ludique, et les matières jugées trop austères disparaissent progressivement.

4°) Abolition des contraintes. L'école conçue comme "lieu de vie" contribue à abolir la distance entre le maître et l'élève. Le principe de non directivité devient systématique. La "créativité" remplace les apprentissages répétitifs...Pour finir, on assiste à la généralisation de l'indiscipline endémique et à la montée de la violence.

5°) L'orientation = le projet personnel de l'élève exclusivement, sans préjudice des procédures de bilan des connnaissances. Il s'agit de parvenir de manière démagogique à un objectif purement quantitatif : 80% d'une classe d'âge au baccalauréat par exemple.

6°) Tout ce qui est ancien est mauvais : Les expérimentations se généralisent sans validation parce que toute réussite transforme l'expérimentation en tradition. L'innovation est présentée comme la seule réponse possible aux difficultés qui assaillent les systèmes éducatifs. La réforme devient une fin en soi : en France, on procède à la 3ème réforme du lycée en 10 ans !...Partout règne l'impératif rimbaldien d'être "absolument moderne" en oubliant que l'obligation de la transgression tend à faire du conservatisme la seule vraie transgression possible. L'éducation est conservatrice par nature puisqu'elle transmet l'héritage du passé (cf. Hannah Harendt : "Voici notre monde...Il existait avant vous.")

Ecrit par : Robin | 30 octobre 2008

Ces 6 mantras pédagogistes sont issus de l'excellent bouquin intitulé "Prof de droite ?" (vous noterez au passage le point d'interrogation) du non moins excellent Bernard Kuntz.
Trop peu de gens l'ont lu, à mon avis. A découvrir absolument.

Ecrit par : Manu | 31 octobre 2008

"Et comment se passe le " tournant " vers l'enseignement professionnel, qui est chez nous presque un suicide, vu ... et vu... et vu.... .

Ecrit par : Milady | 31 octobre 2008 "

Je crois que cette manière de voir est un peu caricaturale.
je travaille dans un lycée professionnel "à la campagne" (bon 'accord c'est une ville) et quand on leur demande la très grande majorité des élèves a choisi la voie professionnelle. J'ai rencontré de nombreux parents - avant et après l'entrée au lycée - qui voyaient positivement l'orientation en BEP et Bac Pro. Certains même y poussaient leur gamin qui envisageait plutôt le lycée général.
Bon, le tableau est un peu différent dans certaines sections mais les mécaniciens (en général) sont motivés par leurs études professionnelles.
Ceci dit la plupart des élèves ont un niveau scolaire très très moyen (euphémisme) et c'est sans doute pour ça qu'ils ont échappé au lycée général obligatoire.
Ce qui n'empèche pas les enseignants (dont moi) de se lamenter sur le manque de travail des élèves.

J'ai bien conscience que la situation est très différente dans les LP des "grandes" villes comme Strasbourg.

Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 31 octobre 2008

"Merci, M'ssieurs-dames !"
Moi j'aimerions bien avoir des exemples visuelles (genre sur you.tub) pour les nainbrutis qui ont du mal à comprendre ce qu'ils lisent ...
Si tu veux po posser devant la caméra on peut prendre ta frangine comme 'doublure' ?

J'dis ça passkeu j'avions cru comprendre qu'il y a qq nains sur F2 qui ont un gros problème d'entendmentitude ....

ange
Nous zafons lè moyen de fou faire trafailler !!!

Bon et à propos de poto et d'antisémites ...

J'ai un bon poto, qui bossait dans l'textille, tenu par les fuj, un jour on l'invite à bouffer, et v'la ti po qu'il nous parle de son salopard de youpin d'patron, le mec c'est kom un frangin pour moi et moi pour lui :) , bref, j'lui explique que moi même j'étions 'youpine' mais que j'l'aimais bien qd même, il s'est retrouvé tout peunot et bien sûr s'est excusé. C'est toujours mon frangin d'coeur !

Le con, il est marocain (le seul à 200km à la ronde) marié avec la fille d'un gars qui à fait l'algérie ... un gars adorable... Qui aime bien sortir l'fusil (pour dobilinette) pour menacer des voleurs de 'carottes' imaginaires... il a un très joli potager ( :) ). Bref depuis l'vieux gars quand il prépare la bouffe pour le beaufils il fait bien attention à retirer tout ce qui se rapporte à la cochonaille ... Par chance (je vais me faire insulter) c'est un bon musulman, il boit .

ange
Bisou d'amour

Ecrit par : toto | 31 octobre 2008

John, ne pleurez pas.
Je suis sûr que pour M Vendetta, la barre n'est jamais trop haute.
D'ailleurs, Mickael Vendetta A la barre (sans accent).

Ecrit par : yann | 31 octobre 2008

Je partage votre sympathie pour ce garçon, yann. Il m'est presque aussi sympathique que Jean-Claude Van Damme...Et je ne plaisante pas !

Ecrit par : Robin | 31 octobre 2008

J'ai retrouvé mes esprits :il faut sans attendre reprendre la lutte !

Je vais me filmer dans ma salle de bain.

Ecrit par : johnmarguerite | 31 octobre 2008

Catmano, Robin

En ce qui concerne la guérilla, je comptabilise quelques heures de vol ( j'espère que ça ne va pas faire revenir Sibille) !

Hormis, c'est vrai, quelques satisfactions personnelles, cela vous taille une réputation de rebelle déjantée ou ringarde, tout dépend de votre style !

Parmi les jeunes profs, il y a ceux sur lesquels l'IUFM n' a eu aucune prise, ni emprise, puis ceux qui ont eu le cerveau tellement mouliné et l'esprit détricoté par les sciences de l'éduc. qu'on ne peut plus rien pour eux, et enfin ceux qui restent perplexes, voire sceptiques .

Lorsque ceux-ci, culpabilisés à mort par leurs années de dé-formation schizo-paranoïaque, s'affolent et vous disent "oulala-tu-te-rends-compte-ils-ont-raté-leur-contrôle-c'est-de-ma-faute-j'ai-pas-fait-ce-qu'il-fallait-, à nous de remettre les pendules à l'heure, rassurer, expliquer nos"trucs".
Mais j'ai remarqué que, si sur le moment, ils sont remontés comme des ressorts, ils retombent assez vite dans leur ornière, car ils veulent faire comme on leur a appris . De plus, ils contestent rarement les programmes.

Et puis n'oubliez pas qu'ils ont été élèves dans les années 80-90 et qu'ils baignent donc depuis longtemps dans cette soupe insipide, cucul et gluante, et pas seulement dans le domaine de l'enseignement ! Génération perdue ? Faut-il attendre que le temps et l'expérience les mûrissent et les rendent plus audacieux ? C'est ce qu'au fond, je crois .

Alors, il est difficile de convertir si on n'a pas une âme de missionnaire !

Mais bien sûr, je donne là un point de vue subjectif . Dans mon lycée, pour quinze profs de lettres, tous âges confondus, on compte trois anti-pédagos ! Y a du pain sur la planche !

Et peut-être qu' en effet, il faudrait écrire des manuels scolaires anti-pédagos pour tous les niveaux ! Mais qui les achèterait, puisqu'ils sont fournis par les établissements et choisis par les profs ?

Ecrit par : Amélie | 31 octobre 2008

Sérieusement, dès l'instant où Vendetta était réel, son compte était réglé chez Cauet : il marchait sur ses plates bandes.

Mais j'ai quand même aimé voir la mine pseudo effarée de cet imbécile d'Arthur sur le plateau de télé, quand lui-même se faisait dégommer par Ardisson 15 ans plus tôt. Un grand moment de comédie de la part de ce calculateur qui avait su en son temps se faire appeler l'animateur le plus con de la bande FM : la connerie comme argument marketing, il fallait être singulièrement retors et manquer de dignité à l'époque pour miser sur une telle stratégie.

Au moins Cauet est resté fidèle à son personnage.

Ecrit par : johnmarguerite | 31 octobre 2008

"Dans mon lycée, pour quinze profs de lettres, tous âges confondus, on compte trois anti-pédagos ! Y a du pain sur la planche !"
Ecrit par : Amélie.

Franchement :
- si vous êtes dans la vraie vie comme vous êtes ici,
- et si je vous avais comme collègue directe,
je serais partisan des pédagogos, rien que pour être sûr de ne pas vous ressembler. Quand je lis les écrits de gens comme vous ou Manu, j'ai des doutes : est-ce qu'il est vraiment possible que je défende la même vision de l'éducation que ces gens-là ? Après, je me rappelle ce que disait Pedro Cordoba - que des objectifs honnêtes peuvent rassembler des gens de sensibilités diverses -, et je me dis qu'il y a heureusement des gens de bien et des personnalités fréquentables comme Robin, Zorglub, Brighelli, etc. Mais j'imagine les collègues qui ne connaissent que vous comme anti-pédago : ça ne doit pas inciter à changer d'avis et à rejoindre les rangs des gens sensés.

"Et peut-être qu' en effet, il faudrait écrire des manuels scolaires anti-pédagos pour tous les niveaux ! Mais qui les achèterait, puisqu'ils sont fournis par les établissements et choisis par les profs ?"
Ecrit par : Amélie.

Bah, renseignez-vous : des manuels scolaires anti-pédagos, il en existe déjà. Et puis vous avez toujours la possibilité de faire acheter le Lagarde et Michard en lycée : il est toujours en vente (il est même en cd-rom si vous préférez). Evidemment, si vous choisissez le dernier Jean Jordy ou le dernier Hélène Sabbah, vous allez être décue.

Vous pourrez toujours me traiter de con, comme vous l'avez fait lorsque vous avez cru qu'un message désagréable pour vous, signé "Anti-Amélie", avait été rédigé par moi (ce qui n'était bien sûr pas le cas), ça ne changera rien aux deux faits énoncés plus haut.

Ecrit par : Jeremy | 31 octobre 2008

"En ce qui concerne la guérilla, je comptabilise quelques heures de vol [...] cela vous taille une réputation de rebelle déjantée ou ringarde, tout dépend de votre style !"
Ecrit par : Amélie.

Vous n'avez pas besoin de ça. Vous avez la même réputation auprès de gens qui sont d'accord avec vous sur l'éducation.

Il y a juste le mot "rebelle" qui ne me semble pas approprié, et "déjanté" je reste tout de même sceptique. Par contre, le troisième terme, oui !

Ecrit par : Jeremy | 31 octobre 2008

Un monde s'écroule !

J'ai vu l'émission et c'est une catastrophe !

Mickael s'est enfoncé tout seul... Je suis désespéré, Cauet avait juste préparé son dossier consciencieusement et Mickael a perdu son sang froid comme un bleu qu'il est.

Et pourtant, une personne comme Mikael Boublil était aussi d'une connerie gratinée.

Et pourtant, il y avait Roger Karoutchi venu parader pour parler de son blog "ma constit' à 50 ans" sur skyblog !

Il y avait de la bétise et du cynisme à démaquer

Mikael n'a pas saisi les enjeux de sa présence sur cette émission : je suis déçu de ma propre naïveté.

Au fond, son histoire est aussi celle de la jeunesse menée en bateau par l'école, celle de "l'ignorance diplômée"

Ecrit par : johnmarguerite | 01 novembre 2008

Que nous reste-t-il donc à part les actions de guérilla ? Ben, pas grand-chose. Donc, en avant pour la guérilla !

Les manuels scolaires sont infiltrés de citoyenneté-gnagna-pédagole ? Produisons nos propres manuels et présentons-les aux collègues...
Ecrit par : catmano | 31 octobre 2008

Mon pauvre Jérémy, je comprends une chose : vous cherchez toutes les occasions pour vous passer les nerfs sur moi . Je devrais être flattée de tant d'attention ! Allez-y, défoulez-vous, mais prenez la peine auparavant de tout lire . Vous auriez ainsi pu voir que je répondais à une suggestion de Catmano ( voir ci-dessus ) .
Nous avons changé les manuels l'année dernière et des anti-pédagos, je n'en ai guère vus . Partout des séquences et des objets d'étude ! Les bons m'auraient-ils échappé ? Peut-être ! ET ALORS ? QU'EST-CE QUE CA PEUT VOUS FOUTRE ?

""Vous n'avez pas besoin de ça. Vous avez la même réputation auprès de gens qui sont d'accord avec vous sur l'éducation. ""

Puis-je avoir la traduction de cette phrase ?

Quant au reste, vous ne me connaissez pas, alors pourquoi ces attaques "ad hominem" ou plutôt " ad feminam", et ce ton de vieille fille aigrie et revancharde ? Je ne sais pas quel âge vous avez, mais de vous, je dirais, comme ça, moi aussi, sans vous connaître que vous êtes l'archétype du petit con qui croit tout savoir et qui nous barbe avec ses leçons de morale à côté de la plaque !

Heureusement que mes enfants n'ont jamais eu à subir un prof comme vous, aussi pédant, sectaire et borné !

Je vous avais demandé de me foutre la paix, mais je vois que vous ne pouvez vous retenir . Toujours cette misogynie, ou cette phobie, car une fois encore, dans les gens "bien" et fréquentables, vous ne citez que des hommes :Zorglub, Robin, Brighelli !

Alors, s'il vous plaît, à l'avenir, épargnez-moi votre fiel, vous vous épargnerez d'être ridicule !

Faîtes de beaux rêves !

Ecrit par : Amélie | 01 novembre 2008

Faisons un rêve : Amel Bent et Mikael Vendetta tirant à fleurets mouchetés...


"Mikael Vendetta - Franchement, si vous êtes dans la vraie vie comme vous êtes ici je serais partisan des moches, rien que pour être sûr de ne pas vous ressembler

Amel Bent - Mon pauvre Mikael, je comprends une chose : vous cherchez toutes les occasions pour vous passer les nerfs sur moi . Je devrais être flattée de tant d'attention ! Allez-y, défoulez-vous

Mikael - Quand j'écoute les chansons de gens comme vous ou Cindy Sander, j'ai des doutes : est-ce qu'il est vraiment possible que je défende la même vision de la bogossitude que ces gens-là ?

Amel - Je ne sais pas quel âge vous avez, mais de vous, je dirais, comme ça, moi aussi, sans vous connaître que vous êtes l'archétype du petit con qui croit tout savoir et qui nous barbe avec ses séances de jogging torse nu sur les Champs Elysées à côté de la plaque !

Mikael - Après, je me rappelle ce que disait Jean-Claude Van Damme - que des objectifs honnêtes peuvent rassembler des gens de sensibilités diverses -, et je me dis qu'il y a heureusement des gens de bien et des personnalités fréquentables comme Paris Hilton, Arthur, Jean-Marc Morandini...

Amel - Alors, s'il vous plaît, à l'avenir, épargnez-moi votre fiel, vous vous épargnerez d'être ridicule !"

Ecrit par : johnmarguerite | 01 novembre 2008

Petit scarabée Mickaël Vendetta n'a sans doute pas assez médité l'enseignement de notre dernier philosophe, à savoir Maître Eric Cantona :
"Lorsque les mouettes suivent le chalutier, c'est qu'elles pensent qu'on va jeter des sardines par-dessus bord!".
Et puisque c'est la Toussaint, mes condoléances à votre idole, johnmarguerite...

Ecrit par : Daniel Arnaud | 01 novembre 2008

Bon, en tout cas, j'ai vu la fin de l'audition de Darcos par la commission de l'Assemblée sur les Questions mémorielles. C'est très instructif.

http://www.assemblee-nationale.fr/13/commissions/questions_memorielles/quest_memo-20081028-1.asp

Parmi ceux qui ont posé des questions, on retrouve malheureusement l'affreux Vanneste, qui ressemble à Lefuneste dans Achille Talon, aussi bien dans l'aspect que dans l'esprit. Hervé Mariton est inquiet, à cause de la liberté pédégogique des enseignants. Et forcément, Mme George Pau-Langevin est à juste titre fâchée contre Vanneste, qui n'a pas compris que quand on parle d'esclavage, on parle aussi de Schoelcher et Condorcet.

On méditera cette phrase (problématique) de Darcos : "Quiconque enseigne l'histoire tient un discours moral sur l'histoire."

Enfin, les pitreries de Gremetz me laissent perplexe.

Mais les conclusions de Darcos disant que l'Assemblée nationale devrait décider des points d'Histoire à aborder à l'Ecole, et que les programmes scolaires devraient être étudiés par le Parlement, ca pose plus de problèmes que ça n'en résout.

Ecrit par : Jeremy | 01 novembre 2008

"de vous, je dirais, comme ça, moi aussi, sans vous connaître que vous êtes l'archétype du petit con"
Ecrit par : Amélie.

Encore ?! C'est une manie chez vous, de me traiter de con. Bon, au moins cette fois vous m'avez injurié après un message que je vous avais bien adressé. La dernière fois, je ne vous avais même pas adressé la parole, mais ça ne vous a pas empéché de m'insulter. Une insulte pour rien, puis une insulte pour avoir été vexée comme un pou : on progresse, c'est déjà moins absurde.

Pour l'histoire des manuels, Catmano enseigne dans le primaire, et vous dans le secondaire, et en français : ceci explque cela. Des manuels de français anti-pédagos niveau lycée, ca existe déjà, il suffit d'en avoir parcouru plusieurs, et de ne pas s'arrêter à celui choisi par les collègues qu'on critique.

Votre phrase "Je vous avais demandé de me foutre la paix", vous n'aviez qu'à vous la répéter avant de m'insulter pour un message que je n'ai pas rédigé. Car c'est bien vous qui m'avez écrit, en signant "Amélie Anti-cons" : "On nous tente une psychanalyse sauvage ? Merci , ça va très bien . Mais vous , allez vous coucher , Jérémy , peut-être que demain vous saurez lire , qui sait ? Et puis c'est un bon remède contre les phobies . " La prochaine fois, vous réfléchirez avant d'insulter et de soupçonner les gens. Quitte à jouer les miss Marple, ayez-en le talent.

Là où vous êtes amusante, c'est que je vous ai critiquée en tant que collègue (plus je vous lis, et plus il me semble que vous me seriez franchement imbuvable ; peut-être encore plus que vous ne l'êtes via internet). Mais vous, non, vous me jugez directement en tant que "prof" et en tant qu'être humain ; tout y passe - l'âge, le sexe, l'opinion, les capacités intellectuelles... Mais ça doit être dans vos habitudes.

Allez, je vous laisse tranquille, tant que vous ne vous amusez pas à m'insulter dès le prochain message anonyme posté contre vous après 23 heures. Faites-nous encore quelques copiés-collés de Riposte Laïque, vous remarquerez qu'à ces messages-là je n'avais rien répondu (comme presque tout le monde, d'ailleurs).

Ecrit par : Jeremy | 01 novembre 2008

Johnmarguerite, ce que vous avez écrit m'amène à vous pousser deux questions :

1) Comment avez-vous connu l'existence de Mickael Vendetta avant son passage chez Cauet ? J'en ignorais le nom jusqu'à votre message, et vous m'avez poussé à aller voir qui était ce cuistre sur google.

2) Au vu de ce que j'ai lu, vous ne voulez pas refaire votre texte en me mettant dans le rôle d'Amel Bent ? Pour tout vous dire, je crois que même Amélie ne mérite pas d'être comparée à Mickael Vendetta.

Ecrit par : Jeremy | 01 novembre 2008

"Johnmarguerite, ce que vous avez écrit m'amène à vous pousser* deux questions"

*pousser = poser.

Ecrit par : Jeremy | 01 novembre 2008

Je crains que johnmarguerite ne nous fasse un coming out en direct live. Il a trouvé l'homme de sa vie.

Des manuels anti-pédagogos ? Parlez-en aux éditeurs : une amie qui en tricote un à tempsperdu, et un bon, est tenue en bride par Bordas depuis deux ans qui la fait lanterner en attendant que les programmes changent officiellement. Je ne peux pas le leur reprocher : tirer un manuel scolaire, c'est un investissement énorme, très supérieur à un livre ordinaire.

Et "Prof de droite ?" est effectivement un très bon livre de Bernard Kuntz.
JPB

Ecrit par : brighelli | 01 novembre 2008

J'ai découvert Mikaël Vendetta sur un blog de basket, puis je suis allé sur son blog, et là, j'ai fini par croire que c'était un fabuleux canular, et puis non en fait.

Reste le fabuleux clip vidéo, celui de la salle de bain : celui-là, on ne le lui enlevera jamais, mais bon laissez-moi juste une semaine pour me remettre

ou un mois

ou un an

ou bien une éternité...

Ecrit par : johnmarguerite | 01 novembre 2008

J'ai regardé la vidéo de Vendetta chez Cauet, que je n'avais jamais vu et dont je ne connaissais pas l'émission. J'ai trouvé que tous les participants, absolument tous, faisaient assaut de vulgarité et de bêtise. Quand on voit ça, on se dit que ce petit imbécile mégalomane de Mickaël a finalement ses chances, lui aussi, de devenir présentateur de télé.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 01 novembre 2008

Noté que notre ami Marc Le Bris avait reçu les insignes de l'ordre national du mérite des mains de notre ministre de tutelle.

Je ne penserai plus jamais autant de mal des décorations puisqu'il est ainsi démontré qu'elles peuvent aussi parfois réellement récompenser le vrai courage et peu de gens auront autant mérité cette distinction que Marc Le Bris..

En ce qui concerne le ministre, je ne penserai plus jamais non plus qu'il manque totalement de courage, mais j'ai noté qu'il avait pris des risques plus "mesurés".

C'est pourquoi mon opinion sur ses "mérites" à lui demeure aussi...plus "mesurée".

Ecrit par : Robin | 01 novembre 2008

Pour Marc Le Bris une médaille c'est peut-être bien mais j'espère surtout que la police pédagogique (ces inspecteurs aussi arrogants qu'incompétents)) a arrêté de lui faire des misères.

Ecrit par : LaRiba | 01 novembre 2008

Pour Jérémy, un résumé de la journée d'hier, jour de la Saint Con, diversement fêtée !

Et aujourd'hui, Toussaint, encore bonne fête Jeremy !



C'est comme le mot "con". Le termeapparaît pour la première fois au sens d'injure dans une lettre de Stendhal des années 1830. Il y a alors sans doute une petite trentaine d'années qu'il est passé du concret à l'abstrait - encore qu'en l'occurrence, con / cret reste le terme...
JPB

Ecrit par : brighelli | 31 octobre 2008


Le vrai visage du con... http://www.afraidtoask.com/images/courbetorigin.gif

Ecrit par : anonyme | 31 octobre 2008



LE BLASON, G.Brassens

Ayant avecques lui toujours fait bon ménage
J'eusse aimé célébrer sans être inconvenant
Tendre corps féminin ton plus bel apanage
Que tous ceux qui l'ont vu disent hallucinant.

Ceût été mon ultime chant mon chant du cygne
Mon dernier billet doux mon message d'adieu
Or malheureusement les mots qui le désignent
Le disputent à l'exécrable à l'odieux.

C'est la grande pitié de la langue française
C'est son talon d'Achille et c'est son déshonneur
De n'offrir que des mots entachés de bassesse
A cette incomparable instrument de bonheur.

Alors que tant de fleurs ont des noms poétiques
Tendre corps féminin' c'est fort malencontreux
Que la fleur la plus douce la plus érotique
Et la plus enivrante en ait de plus scabreux.

Mais le pire de tous est un petit vocable
De trois lettres pas plus familier coutumier
Il est inexplicable il est irrévocable
Honte à celui-là qui l'employa le premier

Honte à celui-là qui par dépit par gageure
Dota de même terme en son fiel venimeux
Ce grand ami de l'homme et la cinglante injure
Celui-là c'est probable en était un fameux.

Misogyne à coup sûr asexué sans doute
Au charmes de Vénus absolument rétif
Etait ce bougre qui toute honte bue toute
Fit ce rapprochement d'ailleurs intempestif.

La malpeste soit de cette homonymie
C'est injuste madame et c'est désobligeant
Que ce morceau de roi de votre anatomie
Porte le même nom qu'une foule de gens.

Fasse le ciel qu'un jour, dans un trait de génie
Un poète inspiré que Pégase soutient
Donne en effaçant d'un coup des siècles d'avanie
A cette vraie merveille un joli nom chrétien

En attendant madame il semblerait dommage
Et vos adorateurs en seraient tous peinés
D'aller perdre de vue que pour lui rendre hommage
Il est d'autre moyen et que je les connais
Et que je les connais.

Ecrit par : Amélie | 01 novembre 2008

Au fond, son histoire est aussi celle de la jeunesse menée en bateau par l'école, celle de "l'ignorance diplômée"

Ecrit par : johnmarguerite | 01 novembre 2008

J'ai regardé la vidéo de Vendetta chez Cauet, que je n'avais jamais vu et dont je ne connaissais pas l'émission. J'ai trouvé que tous les participants, absolument tous, faisaient assaut de vulgarité et de bêtise. Quand on voit ça, on se dit que ce petit imbécile mégalomane de Mickaël a finalement ses chances, lui aussi, de devenir présentateur de télé.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 01 novembre 2008

Hélàs, non, car comme le remarque fort justement johnmarguerite, "le petit imbécile mégalomane" n'est pas aussi fort en calcul que ceux qui font assaut de vulgarité et de bêtise.

Ecrit par : Robin | 01 novembre 2008

Lien belge interessant.

http://www.echecscolaire.be/accueil.html

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 01 novembre 2008

Je ne penserai plus jamais autant de mal des décorations puisqu'il est ainsi démontré qu'elles peuvent aussi parfois réellement récompenser le vrai courage et peu de gens auront autant mérité cette distinction que Marc Le Bris..

Ecrit par : Robin | 01 novembre 2008

Et si cet hommage n'était rien d'autre qu'une certaine façon d'enterrer une seconde fois le poète, ou à tout le moins une manière d'étouffer en lui et en ceux qui se reconnaissent en lui, la flamme revendicative?
Sarkozi en nommant certains "ministres de gauche"ne s'y est pas pris autrement pour éloigner les socialistes du pouvoir d'Etat et laisser le peuple sans défense organisée et sans perspectives politiques.

Ecrit par : marigot | 01 novembre 2008

Jeremy, Mickaël (ou Michael) Vendetta a été l'invité d'à peu près tout ce que le PAF peut compter comme émissions débile, la semaine dernière! Avec le journal de LCI en prime! Même quand on le voulait, difficile d'y échapper, pour peu qu'on s'adonne peu ou prou au "zapping".
En tous cas, Cauet, Arthur et Vendetta ont été (et sont)certainement au moins aussi efficaces dans "l'enconnisation", (pardon à Brassens) de la jeunesse d'hier, d'aujourd'hui et de demain, qu'un bataillon de "pédagogistes"
Peut-être que l'article d'Agathe André sur la condition de la femme en Afghanistan va vous réconcilier avec Amélie, dans le "Charlie" de cette semaine. (Je le conseille aussi à Roger, si je peux me le permettre).
Pedro, je vous recontacte dès que je suis de retour chez moi.
Bonne Toussaint à tous.

Ecrit par : Christophe Sibille | 01 novembre 2008

Peut-être que l'article d'Agathe André sur la condition de la femme en Afghanistan va vous réconcilier avec Amélie, dans le "Charlie" de cette semaine. (Je le conseille aussi à Roger, si je peux me le permettre).


Ecrit par : Christophe Sibille | 01 novembre 2008

Pour une fois, Christophe, vous ne venez pas hurler avec le loup et votre remarque me pousse naturellement à clore la querelle avec Jérémy et à lui adresser ces derniers mots .

Jérémy, j'ai souvent eu l'occasion d'apprécier ici la pertinence de vos commentaires sur l'école, mais je n'ai jamais compris vos attaques haineuses contre moi et quelques autres qui ne le méritaient pas .

C'est toujours vous qui insultez d'abord, puis, qui vous étonnez qu'on vous rende la monnaie de votre pièce ! Faudrait-il, selon vous, qu'on tende l'autre joue ?

Je crois que ces conversations numérisées déforment la réalité des individus, elles amplifient, caricaturent, renvoient un reflet trompeur de ce que nous sommes dans la vraie vie et Buffon a beau dire que le style, c'est l'homme-même, sur un blog, cela ne se vérifie pas .

Voilà pourquoi il faut se garder de supposer, comme vous le faites, qu'un tel ou une telle est quelqu'un d'infréquentable dans la vraie vie, car l'inverse peut être vrai : ceux qui paraissent fréquentables ici ne le sont peut-être pas ailleurs et croyez bien que je ne vise personne ici, chers collègues, je ne fais que raisonner dans l'abstrait !

Si nous étions collègues, vous me trouveriez peut-être sympa, comme 100% des gens, je crois, bien que parfois impulsive ou exubérante, ou peut-être pas sympa, parce que ni l'impulsivité, ni l'exubérance ne vous agréent et c'est votre droit . Mais de grâce, cessez d'insulter ceux qui ne pensent pas comme vous pensez qu'il faut penser ! Et ne confondez pas taquineries et méchanceté !

Regardez Christophe, il ne s'est pas fâché d'être surnommé " le concasseur de Chamonix" et fait preuve là d'un grand sens de l'humour, que j'apprécie au plus haut point !

Ecrit par : Amélie | 01 novembre 2008

Les enfants, je vous conseille vivement la lecture de Génération Dolto de Didier Pleux que je suis en train de dévorer. Pour nous mettre le nez dans notre caca, il nous le met !
Ceci dit, j'y ai trouvé une citation de Dolto qui explique très bien pourquoi les petits francophones remplissent les officines des orthophonistes et des psychotrucs du fait de leur difficulté à apprendre à lire.
" Mais d'abord le mot "lire" est un mot qui, pour certains enfants, éveille quelque chose de totalement tabou: c'est le lit conjugal des parents. Au moment où l'enfant est en train d'élaborer son interdit de l'inceste, le verbe du "lit" que leur paraît être le mot "lire" rend ce mot banni, et les activités qui entourent le fait de lire sont quelque chose qui le met dans un grand trouble."
Voilà ! C'est simple ! Faut quand même pas aller chercher midi à quatorze heures pour expliquer nos résultats PISA.
On a un grave problème à résoudre qui ne concerne pas la Corée du Sud...

Ecrit par : dobolino | 01 novembre 2008

Ben fallait y penser !!!

Les petits anglais ont moins de risques:
The bed.... to read

Et les allemands donc:
Das Bett...... reden

Ecrit par : Maminou | 01 novembre 2008

Dobolino, je suis d'accord, le bouquin est passionnant, je suis aussi en train de le finir. Pleux a écrit d'autres bouquins chez O. Jacob pas mal non plus.

Ecrit par : LaRiba | 01 novembre 2008

En d'autres termes, plutôt que transmettre des méthodes en tuyeau de poëlle inspirées de J.-J. Rousseau revu et corrigé (mal) par Meirieu and co. pour des élèves "angéliques",

Ecrit par : Robin | 31 octobre 2008

Robin, lisez absolument le livre de Didier Pleux qui réhabilite Jean-Jacques !
En effet, Pleux met régulièremet en parallèle des citations de Rousseau et de Dolto et il me semble (ce n'est pas ma partie donc je ne peux juger!) qu'il s'agit d'une belle embrouille et qu'on met sur le dos de Rousseau ce dont il n'est guère responsable.

Ecrit par : dobolino | 01 novembre 2008

Dobolino, je suis d'accord, le bouquin est passionnant, je suis aussi en train de le finir. Pleux a écrit d'autres bouquins chez O. Jacob pas mal non plus.

Ecrit par : LaRiba | 01 novembre 2008
Je sais! Mon fils est venu à bout de son relatif échec scolaire permanent en lisant et relisant "De l'enfant Roi à l'enfant Tyran".
Comme il est en Terminale L et que son professeur de philo, après les avoir fait travailler sur la Conscience, vient d'aborder Freud avec eux, je pense qu'il tirera grand profit de la lecture de Génération Dolto. Que vous en semble ? Peut-on livrer ce texte à un gars de 17 ans ?
Quand il était petit enfant, j'avais coutume de dire: "C'est pas possible, ce chiard a lu tout Dolto avant de naître !".

Ecrit par : dobolino | 01 novembre 2008

Eh non, Rousseau n'est pas le pré-pédagogiste que certains ont voulu nous faire croire. Mais c'est qu'ils l'avaient mal lu - d'ailleurs, savaient-ils lire ?
Ce n'est pas simple, Rousseau. Ainsi, pas mal de gens en font un démocrate pré-révolutionnaire, alors que ce qui sort du Contrat social, c'est une vision de l'Etat que n'aurait pas désavouée Staline. Les philosophes de passage pourront confirmer.
JPB

Ecrit par : brighelli | 01 novembre 2008

Noté que notre ami Marc Le Bris avait reçu les insignes de l'ordre national du mérite des mains de notre ministre de tutelle.

Je ne penserai plus jamais autant de mal des décorations puisqu'il est ainsi démontré qu'elles peuvent aussi parfois réellement récompenser le vrai courage et peu de gens auront autant mérité cette distinction que Marc Le Bris..



Ecrit par : Robin | 01 novembre 2008

Le Bris, ça rime avec Meurisse, non ?

Ecrit par : dobolino | 01 novembre 2008

Dobolino, un jour je vous parlerai d'Ava Gardner... Je sais deux ou trois choses sur cette dame... Son baptême, par exemple...
JPB

Ecrit par : brighelli | 31 octobre 2008

Tatatata ! N'essayez pas de me faire croire que vous avez couché avec !
Là où elle m'éclate le plus, c'est dans "La nuit de l'iguane"

Ecrit par : dobolino | 01 novembre 2008

Dobolino, je suis d'accord, le bouquin est passionnant, je suis aussi en train de le finir. Pleux a écrit d'autres bouquins chez O. Jacob pas mal non plus.

Ecrit par : LaRiba | 01 novembre 2008

Cadeau de naissance idéal :
"MANUEL D'EDUCATION A L'USAGE DES PARENTS D'AUJOURD'HUI
De : Didier Pleux
Odile Jacob, SANTE - VIE FAMILIALE - ENFANTS, 01/04/2004"

Bon. Encore faut-il que les heureux parents le lisent...

Ecrit par : catmano | 01 novembre 2008

Pour ceux qui ne sont pas trop loin de la Drôme provençale, ce soir:
http://www.lesateliersduregard.org/pages/MONTAUBAN_SUR_OUVEZE_Samedi_1er_novembre-724982.html
Au besoin, je vous garde les mômes !

Ecrit par : dobolino | 01 novembre 2008

Mais bien sûr, je donne là un point de vue subjectif . Dans mon lycée, pour quinze profs de lettres, tous âges confondus, on compte trois anti-pédagos ! Y a du pain sur la planche !

Ecrit par : Amélie | 31 octobre 2008
Dites-donc, ça nous fait du 20%, ça ! C'est énorme, faramineux, extraordinaire !
Imaginez Besancenot ou Le Pen à 20 % au premier tour .
Vous appelez ça du pain sur la planche ?

Ecrit par : dobolino | 01 novembre 2008

"En ce qui concerne la guérilla, je comptabilise quelques heures de vol [...] cela vous taille une réputation de rebelle déjantée ou ringarde, tout dépend de votre style !"
Ecrit par : Amélie.

Vous n'avez pas besoin de ça. Vous avez la même réputation auprès de gens qui sont d'accord avec vous sur l'éducation.

Il y a juste le mot "rebelle" qui ne me semble pas approprié, et "déjanté" je reste tout de même sceptique. Par contre, le troisième terme, oui !

Ecrit par : Jeremy | 31 octobre 2008

Jeremy, je vous aime beaucoup mais vous ne comprenez rien au monde hommes/femmes !
Rebelle est à part.
Ce qui est important dans le propos d'Amélie, ce sont les deux adjectifs: déjantée et/ou ringarde.
Déjantée, c'est si Amélie aime les dessous de soie, les porte-jaretelles et les escarpins à talons et, comme question, vos congénères hétéro lui demanderont si elle aime se faire sodomiser parce qu'ils ne peuvent rien imaginer d'autre pour satisfaire leurs fantasmes de chaude fraternité des vestiaires du stade.
Ringarde, c'est si elle se fringue CAMIF et on la rangera au rayon "coincée du cul" et "iceberg".
Si Amélie est déjantée, c'est qu'elle sait faire "des choses", peut-être même des "choses" avec des dames, qu'ils pourraient zyeuter.
Si elle est ringarde, elle est mal-baisée et imbaisable.
Pour les hommes hétéro, les idées des femmes se résument à l'usage qu'elles font de leur "con". Je conçois que cela ne vous intéresse pas à titre personnel mais vous pouvez vous y pencher à titre éthologique.

Ecrit par : dobolino | 01 novembre 2008

Mikael n'a pas saisi les enjeux de sa présence sur cette émission : je suis déçu de ma propre naïveté.

Au fond, son histoire est aussi celle de la jeunesse menée en bateau par l'école, celle de "l'ignorance diplômée"

Ecrit par : johnmarguerite | 01 novembre 2008

Je vous avais prévenu !

Ecrit par : dobolino | 01 novembre 2008

Honte à celui-là qui par dépit par gageure
Dota de même terme en son fiel venimeux
Ce grand ami de l'homme et la cinglante injure
Celui-là c'est probable en était un fameux.

Misogyne à coup sûr asexué sans doute
Au charmes de Vénus absolument rétif
Etait ce bougre qui toute honte bue toute
Fit ce rapprochement d'ailleurs intempestif.

.../...

En attendant madame il semblerait dommage
Et vos adorateurs en seraient tous peinés
D'aller perdre de vue que pour lui rendre hommage
Il est d'autre moyen et que je les connais
Et que je les connais.

Ecrit par : Amélie | 01 novembre 2008

Ma pauvre ! Quand on arrivera à 3/15 soit 20% d'adorateurs, nous serons toutes deux dans la tombe et fantômes sans eau, par les ombres myrteux, nous prendrons notre repos ...

Ecrit par : dobolino | 01 novembre 2008

En lisant le dernier post de dobolino, je m'aperçois avec angoisse que je ne suis pas "hétéro" ;-)

Ecrit par : Robin | 01 novembre 2008

Le jeu de mot sur "connaître" dans la clausule de la chanson de Brassens est particulièrement subtil et à double détente : le préfixe d'abord, la polysémie ensuite. Il savait aussi bien manier le français que l'hébreu ("Et Abraham connut Sarah")

Ecrit par : Robin | 01 novembre 2008

Pour ceux qui ne sont pas trop loin de la Drôme provençale, ce soir:
http://www.lesateliersduregard.org/pages/MONTAUBAN_SUR_OUVEZE_Samedi_1er_novembre-724982.html
Au besoin, je vous garde les mômes !

Ecrit par : dobolino | 01 novembre 2008
Non, sérieux, je vous les garde! J'habite à deux pas et j'ai bien, en fouillant, une vieille cassete de Mimi Cracra.
Pour les plus de onze ans, le spectacle est audible. Pour les autres, je ferai des crêpes.

Ecrit par : dobolino | 01 novembre 2008

Le 5 novembre sortira sur le sécrans le film de JP Jaud " Nos enfants nous accuserons".
Pour s'en faire une petite idée on peut visionner 2 petits films ici:
http://cdurable.info/Nos-enfants-nous-accuseront-un-film-de-Jean-Paul-Jaud,1238.html

A quand un film sur la mal-bouffe non pas seulement dans les assiettes des cantines scolaires de Barjac, mais aussi sur ce qu'on donne à ingurgiter à nos enfants dans les écoles de France?

Ecrit par : buntovchik | 01 novembre 2008

Bon, d'accord, je vais relire Jean-Jacques et lire Didier Pleux.

Ecrit par : Robin | 01 novembre 2008

Rires, dobolino :-) Je savais que ce blog était une mine d'informations dans les secteurs les plus divers de la vie quotidienne.

Bon, je déclare la fin des hostilités avec Amélie, parce que ça ne mène à rien, qu'on est excessifs tous les deux, qu'on se trompe certainement tous les deux sur tout plein de sujets divers, et que, comme disait Voltaire, "tout cela ne vaut pas la peine de se fâcher". Dans cette optique, je veux bien reconnaître ce qu'on voudra (sauf que j'ai rédigé le message "Anti-Amélie", qui n'est vraiment pas de moi, mais c'est un détail). Vous avez parfois des procédés qui m'énervent, Amélie, mais ce doit être réciproque, donc bref : in terra pax jeremybus amelisque bonae voluntatis. On perdra moins de temps en ne se battant plus.

Christophe, il y aura Philippe Val ce soir chez Ruquier. Je ne regarderai peut-être pas car c'est tard.

Bon, sinon j'ai une question : pourquoi Rousseau n'est-il pas l'ancêtre des pédagogos ? Parce que quand on lit l'Emile, on ne peut pas dire qu'on en ressorte particulièrement enchanté. Et je me demande si la philosophie de l'éducation chez Rousseau n'est pas plus présente encore dans... les Confessions, dont je rappelle que les quatre premiers des douze chapitres ont été imposés à la France entière durant deux ans (il n'y a pas de hasard). Finalement, Rousseau a bien forgé tout seul son propre savoir, et sa vie entière est faite de voyages pédagogiques. Tiens, d'ailleurs, c'est sous Meirieu et Allègre que les Confessions ont été imposées à la France tout entière pendant deux ans.

Ecrit par : Jeremy | 01 novembre 2008

A quand un film sur la mal-bouffe non pas seulement dans les assiettes des cantines scolaires de Barjac, mais aussi sur ce qu'on donne à ingurgiter à nos enfants dans les écoles de France?

Ecrit par : buntovchik | 01 novembre 2008

Merci pour ce lien et cette interpellation. Le problème de l'alimentation est premier car il fonde notre rapport au monde et à la vie. Il devient crucial à tous les niveaux. Les décisionnaires doivent en faire la priorité d'entre toutes les priorités car la mal-bouffe est à l'origine d'énormément de problèmes sanitaires et comportementaux (dont d'apprentissage). Sinon on ne fera que des trous dans l'eau.

La dégradation alimentaire est un crime contre l'humanité.

Ecrit par : Magister | 01 novembre 2008

"la mal-bouffe est à l'origine d'énormément de problèmes sanitaires et comportementaux (dont d'apprentissage)."

Je confirme, et je me permets d'ajouter : de même que les habitats précaires ou les conditions de vie de mauvaise qualité. Ce n'est pas automatique, mais ça peut aider.

Ecrit par : Jeremy | 01 novembre 2008

Lien belge interessant.

http://www.echecscolaire.be/accueil.html

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 01 novembre 2008

J'ai lu tout ce qui concernait le système scolaire finlandais et j'avoue que ça fait réfléchir.

Il me semble que ça remet en cause la culture française (et belge francophone) de l'évaluation/sanction" (dobolino se plaignait ici qu'il y en avait "trop"), mais pas l'efficacité d'un enseignement explicite (ni d'ailleurs de la méthode "analytique" d'apprentissage de la lecture à l'école primaire).

J'avoue qu'en ce qui me concerne et dans la perspective d'une hypothétique réforme du collège, et en dépit de mes sympathies pour le SNALC, j'accepterais actuellement de réfléchir à la question de l'évaluation, ainsi que des redoublements, mais à condition bien entendu de ne pas céder sur le caractère explicite des enseignements.

Vous n'allez pas m'exclure, n'est-ce pas ? ;-)

Ecrit par : Robin | 01 novembre 2008

Bon, je déclare la fin des hostilités avec Amélie, parce que ça ne mène à rien, qu'on est excessifs tous les deux, qu'on se trompe certainement tous les deux sur tout plein de sujets divers, et que, comme disait Voltaire, "tout cela ne vaut pas la peine de se fâcher". Dans cette optique, je veux bien reconnaître ce qu'on voudra (sauf que j'ai rédigé le message "Anti-Amélie", qui n'est vraiment pas de moi, mais c'est un détail). Vous avez parfois des procédés qui m'énervent, Amélie, mais ce doit être réciproque, donc bref : in terra pax jeremybus amelisque bonae voluntatis. On perdra moins de temps en ne se battant plus.


Ecrit par : Jeremy | 01 novembre 2008

Chapeau bas, Jérémy...

Ecrit par : Maminou | 01 novembre 2008

Robin, prenez garde : vous virez gauchiste ;-)

Ecrit par : Jeremy | 01 novembre 2008

Merci, Maminou :-)

Ecrit par : Jeremy | 01 novembre 2008

Tiens, en parlant d'évaluations, le ministère a sorti une maquette power point des nouvelles évaluations en élémentaire (CE1- CM2) :
http://p.birbandt.free.fr/FICHIERS-LOURDS/...ma%20gene...ppt

Si ce lien ne marche pas, je peux vous en donner un autre qui vous emmène chez un PIUFM très pédagogol (excusez-moi, Christophe).

Quelques petites réactions de collègues qui peuvent hélas nous prouver que "c'est pas gagnéé !

"Cela fait plusieurs années que j'ai un CM2. Je n'aborde les nombres décimaux qu'après Noël après avoir fait le tour des fractions décimales. Avec les échéances qu'ils imposent, cela oblige à les voir avant, au mépris de la progression mise en place.
Ce genre d'évaluations ne va qu'encourager le bachotage et mettre un peu plus la pression sur les équipes. "


"Moi aussi CM2...nombres décimaux en décembre (pas abordés en cm1), puis exploitation en mesures, calcul...etc au deuxième trimestre...

On ne peut pas évaluer les compétences de fin de cycle en janvier!!!!!!

Perso, j'ai la solution: nous ne ferons pas les items qui n'ont pas été vus en classe au cours du c.3... "

"Moi aussi CM2...nombres décimaux en décembre (pas abordés en cm1), puis exploitation en mesures, calcul...etc au deuxième trimestre...

On ne peut pas évaluer les compétences de fin de cycle en janvier!!!!!!

Perso, j'ai la solution: nous ne ferons pas les items qui n'ont pas été vus en classe au cours du c.3... "

"En géométrie, c'est pareil. Nous avons juste revu les droites parallèles et perpendiculaires alors toutes les propriétés des figures !!

Et si en lecture (même s'il s'agit d'exemples fictifs ), il demande aux élèves de relever des verbes au plus-que-parfait et bien on va rigoler

Enfin, bref, tout ça m'horripile. Je ne comprends pas comment on peut évaluer les acquis des élèves sur des compétences qu'ils n'ont pas encore travaillées. "

"Et avec mes petits CE1 dont la plupart ne savent pas encore déchiffrer , quand on va leur demander de classer dans un tableau verbe, nom et articles et ben ça va être chouette car même si cela fait partie des programmes pour moi l'axe prioritaire restera cette année de les amener à déchiffrer et comprendre pour aborder leur CE2 .

Pour ce qui est de recevoir les parents , ce sera ou sur mes horaires de classe ou pas du tout car en mai y'a longtemps que j'aurai épuisé mon quota d'heures "

Ecrit par : c. cru | 01 novembre 2008

Merci, Dobolino, vous m'êtes de plus en plus sympathique !

Johnmarguerite, votre transposition est tordante, surtout avec Vandamme dans le rôle de Cordoba ! Il a de l'humour ( Cordoba!), il ne se vexera pas !
Vous remarquerez que je n'ai pas pris ombrage de jouer le rôle d'une algérienne !:-)))

Jérémy, vous me décevez beaucoup ! Alors, comme ça on ne va plus se chamailler, alors que c'est une de nos spécialités à l'un comme à l'autre ? Quelle frustration, pour moi !

NUNC, PAX ! ( peut-être !)

:-:- :-))))))))))))))))) !!!!!!!

Ecrit par : Amélie | 01 novembre 2008

Enfin, bref, tout ça m'horripile. Je ne comprends pas comment on peut évaluer les acquis des élèves sur des compétences qu'ils n'ont pas encore travaillées. "

Vous voyez bien, Jérémy, que nous avons un problème avec l'évaluation et qu'il n'y a pas que moi qui "vire gauchiste" ;-)

Ecrit par : Robin | 01 novembre 2008

Bon, comme prévu, le lien ne marche pas.
Voici l'autre :

http://dp.over-blog.com/article-24296072.html

Il faut descendre un petit peu sur la page d'accueil et on trouve le diaporama déjà installé à la date du samedi 1 novembre.

Ecrit par : c. cru | 01 novembre 2008

Bravo, Amélie et Jérémy. Vous valez beaucoup mieux l'un et l'autre que ces crêpages de chignon !

Ecrit par : Sylvie Huguet | 01 novembre 2008

Jérémy, vous me décevez beaucoup ! Alors, comme ça on ne va plus se chamailler, alors que c'est une de nos spécialités à l'un comme à l'autre ? Quelle frustration, pour moi !

NUNC, PAX ! ( peut-être !)

:-:- :-))))))))))))))))) !!!!!!!

Ecrit par : Amélie | 01 novembre 2008

Jérémy et Amélie (tiens ça rime), maintenant que tout le monde sait que dans le fond, vous vous aimez bien, vous ne pourriez par continuer à faire semblant de vous chamailler, sinon, je sens que ça va nous manquer. ;-)

Nunc pax et postea bellum ludicre !

Ecrit par : Robin | 01 novembre 2008

Enfin, bref, tout ça m'horripile. Je ne comprends pas comment on peut évaluer les acquis des élèves sur des compétences qu'ils n'ont pas encore travaillées. "

Vous voyez bien, Jérémy, que nous avons un problème avec l'évaluation et qu'il n'y a pas que moi qui "vire gauchiste" ;-)

Ecrit par : Robin | 01 novembre 2008

Dans les exemples cités, il y a quand même un ou deux p'tits trucs qui me gênent...
Des décimaux vus en janvier au CM2, je trouve ça un peu tard quand même. Ça a normalement été vu au CM1, si on veut pouvoir bénéficier des souvenirs de l'année précédente, il faut les réactiver dès le début de l'année. D'autant qu'au CM2, il est prévu qu'ils sachent les comparer, les additionner, les soustraire, les multiplier et même les diviser (par un entier seulement, les neurones des enfants-rois sont moins solides que ne l'étaient les nôtres).

Et je ne parle pas de la classe de CE1 où les élèves ne savent pas encore déchiffrer actuellement.

Le plus-que-parfait avait été retiré des programmes en 2002, pas étonnant que le collègue se fasse du souci. Quand j'avais des CM, on l'étudiait au CM1, ça n'aurait pas posé de problèmes, mais là, il est vrai que c'est ennuyeux.

Ecrit par : catmano | 01 novembre 2008

"Eh non, Rousseau n'est pas le pré-pédagogiste que certains ont voulu nous faire croire. Mais c'est qu'ils l'avaient mal lu - d'ailleurs, savaient-ils lire ?
Ce n'est pas simple, Rousseau. Ainsi, pas mal de gens en font un démocrate pré-révolutionnaire, alors que ce qui sort du Contrat social, c'est une vision de l'Etat que n'aurait pas désavouée Staline. Les philosophes de passage pourront confirmer."
JPB

Ecrit par : brighelli | 01 novembre 2008

En effet, les interprétations de Rousseau sont multiples! Jean-Fabien Spitz, professeur de philosophie à la Sorbonne, tente plutôt de le réhabiliter en tant que penseur de la liberté individuelles. Pour ceux que cette question peut intéresser, je mets ci-dessous quelques notes de lectures, issues de la thèse que j'achève sur la République :

"[...] Encore convient-il de bien lire l’auteur du "Contrat social". Jean-Fabien Spitz, dans "Le Moment républicain en France", et à la suite de Henry Michel à la fin du dix-neuvième siècle, propose une lecture libérale d’une formule clef de la pensée rousseauiste :
« Il n’y a que la force de l’Etat qui fasse la liberté de ses membres. » ("Du contrat social").
De prime abord, nous pourrions entendre par là que le fait d’être libre n’aurait de sens que dans le cadre social défini par la puissance publique. Pour le dire autrement, la sphère privée ne pourrait qu’être subordonnée à l’Etat, conformément à l’idée que les Anciens se faisaient de la liberté. Rousseau prétendrait donc édifier l’ordre social selon le modèle de la Cité antique, ordre social dans lequel la collectivité elle-même, et la force de cette dernière, primerait l’individu. Selon une telle interprétation, la force de l’Etat serait la fin que devrait poursuivre toute organisation sociale.
Mais la formule rousseauiste peut être comprise d’une toute autre manière : affirmer que la force de l’Etat fait la liberté de ses membres peut tout autant signifier qu’une telle force, au lieu d’être la fin visée, est le moyen essentiel qui permet de réaliser la liberté individuelle dans le plein sens du terme. Il ne s’agirait pas de rejeter la sphère privée au profit de la seule sphère publique, mais seulement de souligner que la sphère privée a besoin de l’intervention de la puissance publique pour s’épanouir. Bien loin d’opposer l’Etat et la liberté individuelle, Rousseau soutiendrait dès lors que le premier viendrait seulement compléter et appuyer la seconde. Il se révèlerait donc bien lui aussi un défenseur de la liberté dans son sens le plus moderne, et ne se démarquerait nullement à cet égard de ses contemporains du siècle des Lumières. Le "Contrat social" mettrait simplement en avant combien une telle liberté nécessiterait le recours de l’Etat pour exister.
« […] Si l’on comprend bien le sens de cette proposition, on s’aperçoit en effet que Rousseau n’a jamais voulu la souveraineté de la cité et de sa loi pour elle-même, mais uniquement parce que la réflexion enseigne que cette souveraineté est un moyen indispensable à la liberté du citoyen », écrit Jean-Fabien Spitz .
En d’autres termes, Rousseau n’aurait jamais fait de la collectivité elle-même le critère de l’organisation sociale, auquel devrait être soumis tout autre élément, en particulier la liberté individuelle. Mais c’est parce qu’il fait précisément de l’individu le critère d’une telle organisation qu’il en vient à mettre en avant la puissance publique comme moyen, et uniquement comme moyen, de la réalisation de la liberté individuelle. Il met donc au centre de ses préoccupations l’individu et s’inscrit au bout du compte pleinement, au même titre que Montesquieu ou Voltaire, dans la tradition du libéralisme émancipateur."

Ecrit par : Daniel Arnaud | 01 novembre 2008

"liberté individuelle", au lieu de "liberté individuelles".

Ecrit par : Daniel Arnaud | 01 novembre 2008

Merci, Daniel... Je savais que je pouvais compter sur vous.

Dobolino, la Nuit de l'iguane a été tournée au Mexique. Chaque petit matin, après de longues nuits tequila, Ava Gardner partait nager jusqu'à un îlot à quelques centaines de mètres du rivage. Et Houston a attendu la fin du film pour lui avouer que ce bras de mer était le chenal qu'empruntaient les requins au retour de leurs ripailles...
Ah, être requin, et voir passer Ava...
Vous rappelez-vous cette scène sublime de ce film sublime qu'est Pandora, où elle nage, nue encore, jusqu'au bateau où séjourne, seul, un mystérieux étranger (James Mason, extraordinaire) qui est le Hollandais volant de la légende.
"Elle n'est pas en très bons rapports avec elle-même", disait d'elle George Cukor. Vous en connaissez d'autres comme ça, Dobo ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 01 novembre 2008

Tenez, Amèlie, auriez-vous quelque chose à répondre à cette jeune PE?

"Ce qui me pose problème chaque année (disons que c'est un cas de conscience...) c'est que j'ai toujours dans mes classes plusieurs enfants musulmans qui ne fêtent pas Noël, pour qui il n'y a pas d'attente de Père Noël car pas de fête, pas de cadeaux, pas de réveillon... Déjà que les médias, les magasins les gavent avec "Noël" faut-il en rajouter en classe ? L'an dernier j'ai fait un calendrier de l'Avent mais sous forme de bonhommes de neige qui contenaient des friandises ; dans mes bricolages pour notre vente de Noël (les marchés de Noël sont très présents en Alsace et une bonne source de rentrée d'argent pour la coop !) je ne mets que des figures en rapport avec l'hiver, la neige... jamais de Père Noël, de crèche, de sapin de Noël... J'hésite même à décorer un sapin à l'école.
La mairie me demande tous les ans d'animer la fête des personnes âgées de la commune en apprenant des chants de Noël à mes élèves et en venant les chanter. J'ai envie de refuser ou de faire autre chose cette année...
Ai-je tort ou raison ? Que faites-vous ou ne faites vous pas pour ces fêtes de fin d'année ?"


Pour ma part, voici ce que je lui ai répondu:

"Je connais pas mal de petits enfants de familles musulmanes tout près de chez toi qui réclament un sapin de Noël à leurs parents et qui l'obtiennent...
Ils sont nés ici, et assez vite ils veulent être comme les enfants qu'ils fréquentent à l'école...

Pour notre fête de Noël , nous coupions la poire en deux en faisant une première moitié très variée, une deuxième moitié sur le thème de Noël.

Si tu ne veux pas engendrer des réflexions racistes du style "c'est à cause des enfants étrangers que nous ne pouvons pas fêter Noël qui fait partie de nos coutumes... dehors les étrangers...", essaie de trouver un moyen terme..."

Ecrit par : c.cuit | 01 novembre 2008

Deux petites choses relatives à la fameuse "laïcité":1968,( après les "événements") à la veille de Noël, je suis jeune instit remplaçant dans un CP à forte majorité d'enfants de harkis (à Rouen). Je fais le scandale de mon conseiller pédagogique qui s'aperçoit que je fais chanter les enfants sur quelque chose comme le sapin et Noël, je ne sais plus exactement. Toujours est-il qu'il m'a fallu vite revoir mon répertoire, au nom de la "laïcité"( la première fois que j'en entendais parler aussi clairement, je crois) alors qu'à l'époque, même dans cette école, jamais au grand jamais ce genre d'initiative ne pouvait poser de problèmes.
Et puis ce matin, sur un panneau d'infos de l'école primaire du quartier (d'une petite ville du Sud) je vois:"Les cours d'arabe seront dispensés à l'école des T. B...."( école primaire, publique et laïque, bien sûr). Alors la laïcité, je le dis comme je le pense:voilà un terme plutôt difficile à définir, hier, comme aujourd'hui!

Ecrit par : Francoli | 01 novembre 2008

Plus rien ne m'étonne . Tous les élèves musulmans que je connais et ai connus fêtaient Noël, justement pour faire comme tout le monde et cela ne leur posait pas de problème!

Ce serait donc nouveau, ou bien cherche-t-on à voir des problèmes là où il n'y en a pas ?
Il parait que dans certains établissements scolaires, dans certaines régions, on ne fait plus de sapin pour ne pas heurter les musulmans, qui visiblement n'en demandent pas tant et ont toujours été plutôt contents de participer à la fête !
Faire le contraire, n'est-ce pas les ghettoïser et monter les autres contre eux ? On marche sur la tête, non ?

Si on veut que les élèves soient racistes, continuons dans cette voie, puisque cela équivaut à priver les uns de Noël à cause des musulmans ! C'est ça le vivre-ensemble ?

Ecrit par : Amélie | 01 novembre 2008

Et les cantines hallal, ça ne heurte pas la laïcité ?

Noël est devenue une fête commerciale et païenne, et c'est l'occasion de se retrouver en famille . Point barre !

Ecrit par : Amélie | 01 novembre 2008

Dobolino, à mon humble avis votre fils peut lire Pleux. Que va-t-il en tirer, ça c'est autre chose ;))

Ecrit par : LaRiba qui voit la neige sur les Pyrénées | 01 novembre 2008

Le sapin de Noël et le Père Noël tiennent plus du folklore que du religieux. Rien n'empêche donc de les évoquer sans insister sur leur connotation religieuse. D'ailleurs, quel rapport y a-t-il entre le Bibendum cocacolesque et la nativité ?

Ecrit par : Magister | 01 novembre 2008

Bonjour, Robin,
Je lis toujours les messages de ce blog de bonne tenue, du moins quelques-uns. Il est frustrant de devoir renoncer à lire tous les messages intéressants ou amusants, mais il y a tant de participants de qualité aux débats lancés par JPB qu'il est difficile de tout suivre.
J'ai repéré une brebis galeuse à laquelle je ne réponds pas. Il s'agit de quelqu'un qui a choisi son pseudo avec grande pertinence : on sait tout de suite à quel genre d'individu on a affaire. Je ne lirai plus ses messages, ce qu'il ignorera, et je ne lui répondrai donc pas (et je n'ai pas commencé à le faire après le premier message de sa plume - d'une haute tenue - que j'ai lu) et il saura ainsi qu'il perd son temps avec moi.
Je me demande s'il ne s'agit pas de quelqu'un qui sévit sur le forum de "France 2 éducation" et qui y utilise plusieurs pseudos.
Au plaisir de vous lire.

Ecrit par : Francis Penin | 01 novembre 2008

J'ajoute et le redis bien fort, car je l'ai déjà dit maintes fois !

Nous avons là un exemple éclatant des conséquences désastreuses de l'anti-racisme forcené, associé à la repentance et auto-flagellation permanente, inscrites dans les programmes scolaires.

Cette politique conduit, ni plus ni moins, à travers le reniement de nos traditions , la haine de soi, toutes les contorsions et bourrages de crâne, dont la laïcité positive, précisément à l'opposé de ce qui est recherché et souhaité avec tant d'ardeur : le racisme par overdose d'antiracisme !

Moi je dis bravo, continuez le combat !

Ecrit par : Amélie | 01 novembre 2008

"Elle n'est pas en très bons rapports avec elle-même", disait d'elle George Cukor. Vous en connaissez d'autres comme ça, Dobo ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 01 novembre 2008

Expliquez-moi, je ne vois pas de quoi vous voulez parler ?

Ecrit par : dobolino | 01 novembre 2008

Mais il semblerait bien (hélàs), que vous l'ayez votre réponse à la question métaphysico-psychologique sur sa "réalité".

Ecrit par : Robin | 31 octobre 2008

A propos de réalité, cette réplique entendue hier soir dans "la vallée des fleurs", chef d'oeuvre franco-germano-tibétain :

"La réalité est causée par le manque d'alcool"

Je vais la graver de ce pas au fronton de mon bar.

Ecrit par : yann | 01 novembre 2008

Ben, les musulmans qui fêtent Noël, ça dépend comment c'est fait. Les "chants de Noël", si c'est "Petit papa Noel" d'accord (même si c'est très niais), mais si c'est "il est né le divin enfant", c'est embêtant. Faut leur faire chanter "Vive le vent", et tout le monde sera content.

Ecrit par : Jeremy | 01 novembre 2008

Jérémy, sans vouloir vous contredire, il me semble qu'il est hors de question de chanter "Il est né le divin enfant" et je pense que ça ne s'est jamais fait dans une école publique ! On le chante à la messe, en général !

Ecrit par : Amélie | 01 novembre 2008

"Il est né le divin enfant" est un chant franchement religieux qui,, à mon avis, n'a pas sa place dans une école laïque, qu'il s'y trouve ou non des musulmans. Mais le Père Noël et le sapin, franchement... Rien de chrétien là dedans. Je croyais d'ailleurs savoir que la tradition de l'arbre venait du paganisme. Vive la fête du solstice d'hiver!

Ecrit par : Sylvie Huguet | 01 novembre 2008

Jérémy et Amélie,
N'oubliez pas "Jésus, reviens!". Cf. la scène d'anthologie dans "La Vie est un long fleuve tranquille"!

Ecrit par : Daniel Arnaud | 01 novembre 2008

Je me demande s'il ne s'agit pas de quelqu'un qui sévit sur le forum de "France 2 éducation" et qui y utilise plusieurs pseudos.
Au plaisir de vous lire.

Ecrit par : Francis Penin | 01 novembre 2008

Ne vous en faites pas. Ils vont, ils viennent. Ils font leur petite crotte et ils repartent. On tire la chasse, on met un peu de parfum et ça repart.

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En ce qui concerne le sapin de Noël, il s'agit d' un symbole païen, lié au solstice d'Hiver. Les lumières sur le sapin signifient le désir de la "victoire du soleil", l'angoisse de voir disparaître le jour au profit de la nuit.

On connaît l'incroyable plasticité du christianisme historique (mais le christianisme peut-il se comprendre en dehors de l'Histoire puisqu'elle est une religion de l'Incarnation ?) et son aptitude à réutiliser les matériaux de la culture païenne (païen, comme vous le savez, vient de "paganus", qui veut dire "paysan").

La crèche, elle, est bien sûr un symbole chrétien. Elle a été inventée par saint François d'Assise au XIIIème siècle.

J'ai eu un problème un peu semblable à celui que vous évoquez avec une petite musulmane dans la années 90 ; nous avions décidé avec ma collègue d'Histoire-Géo. de faire visiter la cathédrale saint-Jean de Lyon à des élèves de 5ème ; une de mes élèves, une jeune fille musulmane refusait de participer à la visite sous prétexte que sa religion lui interdisait de rentrer dans une église chrétienne.

Nous avons déployé des trésors de diplomatie avec les parents en soulignant le but culturel et non cultuel de cette visite en rapport avec le programme d'Histoire et de français et ils ont fini par donner leur accord.

Ecrit par : Robin | 01 novembre 2008

"Il est né le divin enfant" est un chant franchement religieux qui,, à mon avis, n'a pas sa place dans une école laïque, qu'il s'y trouve ou non des musulmans.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 01 novembre 2008

A défaut des paroles, on pourra toujours en écouter la musique puisqu'elle dérive d'un air de cors de chasse du XVIIe siècle, intitulée "Tête bizarde"...

Ecrit par : Magister | 01 novembre 2008

"intitulé" (l'air, bien-sûr).

Ecrit par : Magister | 01 novembre 2008

Dobolino, à mon humble avis votre fils peut lire Pleux. Que va-t-il en tirer, ça c'est autre chose ;))

Ecrit par : LaRiba qui voit la neige sur les Pyrénées | 01 novembre 2008

Après une semaine de stage de BAFA, ça lui fera un contre-feu !

Ecrit par : dobolino | 01 novembre 2008

Le maire de Marseille, qui n'en rate pas un(e), a interdit les sapins de Noël dans les écoles de la commune, l'année dernière. Et supprimé la splendide crèche provençale installée chaque année dans le temple païen de la Chambre de commerce. Que le sapin le patafiole !

Ecrit par : Abraxas | 01 novembre 2008

Il est d'ailleurs très peu probable que Jésus de Nazareth (Jeshoua Ben Joseph) soit réellement né un 25 décembre à minuit (une chance sur 365 + les probabilités liées aux heures).

Il y a eu de savants calculs à ce sujet ; quelqu'un a prétendu pouvoir déterminer le jour exact et ce serait plutôt au printemps, mais je ne me souviens plus très bien des détails.

En ce qui concerne l'année de naissance exacte de Jésus, vous n'êtes pas sans savoir (et non sans ignorer) que le moine qui s'est chargé du calcul avait sans doute abusé du vin de messe et s'est trompé d'environ six ans.

Ecrit par : Robin | 01 novembre 2008

Ça, c'est pour JPB
http://fr.youtube.com/watch?v=i3mXeCRpWAE

Ecrit par : dobolino | 01 novembre 2008

"Il est né le divin enfant" est un chant franchement religieux qui,, à mon avis, n'a pas sa place dans une école laïque, qu'il s'y trouve ou non des musulmans. Mais le Père Noël et le sapin, franchement... Rien de chrétien là dedans. Je croyais d'ailleurs savoir que la tradition de l'arbre venait du paganisme. Vive la fête du solstice d'hiver!

Ecrit par : Sylvie Huguet | 01 novembre 2008

D'où ce morceau d'anthologie musicale, très en vogue dans les classes de PS, toutes origines confondues :

Noël, Noël ! (bis)
C'est la fête des lumières,
C'est la fête des sapins,
Tournent, tournent les manèges,
Sautent, sautent les pantins !
Noël, Noël ! (bis)

PS : Il n'y a pas vraiment de mélodie, les tout-petits, ça ne sait pas vraiment chanter, ça module juste un peu.

Ecrit par : catmano | 01 novembre 2008

Le maire de Marseille, qui n'en rate pas un(e), a interdit les sapins de Noël dans les écoles de la commune, l'année dernière. Et supprimé la splendide crèche provençale installée chaque année dans le temple païen de la Chambre de commerce. Que le sapin le patafiole !

Ecrit par : Abraxas | 01 novembre 2008

On croit rêver ! C'est 1793 qui revient ?

Ecrit par : Magister | 01 novembre 2008

On croit rêver ! C'est 1793 qui revient ?

Ecrit par : Magister | 01 novembre 2008

Sauf que ça sera bientôt la Fête du "Néant Suprême".

Ecrit par : Robin | 01 novembre 2008

Le maire de Marseille, qui n'en rate pas un(e), a interdit les sapins de Noël dans les écoles de la commune, l'année dernière. Et supprimé la splendide crèche provençale installée chaque année dans le temple païen de la Chambre de commerce. Que le sapin le patafiole !

Ecrit par : Abraxas | 01 novembre 2008

Je crois qu'on dit à Marseille : "Que le cul lui pèle et qu'il ne puisse se gratter !"

Ecrit par : Robin | 01 novembre 2008

"Et je ne parle pas de la classe de CE1 où les élèves ne savent pas encore déchiffrer actuellement."

C'est normal qu'on leur laisse des élèves ?
Ya pa moyen d'les foutre dehors ?
Ou d'leur trouver une place comme bibliothécaire ou autre ?
C'est po à ça ksa servait les niufms ? ;)

Ecrit par : toto | 01 novembre 2008

Abraxas tu radotes autant que JPB! Tous les ans l'histoire du sapin de Noël revient, c'est devenu un vrai marronnier !

Ecrit par : garance | 01 novembre 2008

Abraxas tu radotes autant que JPB! Tous les ans l'histoire du sapin de Noël revient, c'est devenu un vrai marronnier !

Ecrit par : garance | 01 novembre 2008

Ce qui montre que le blog n'est pas déconnecté des saisons.

Ecrit par : Magister | 01 novembre 2008

Ce qui montre que le blog n'est pas déconnecté des saisons.

Ecrit par : Magister | 01 novembre 2008

"Salut ! bois couronnés d'un reste de verdure !
Feuillages jaunissants sur les gazons épars !
Salut, derniers beaux jours ! le deuil de la nature
Convient à la douleur et plaît à mes regards !

Je suis d'un pas rêveur le sentier solitaire,
J'aime à revoir encor, pour la dernière fois,
Ce soleil pâlissant, dont la faible lumière
Perce à peine à mes pieds l'obscurité des bois !

Oui, dans ces jours d'automne où la nature expire,
A ses regards voilés je trouve plus d'attraits,
C'est l'adieu d'un ami, c'est le dernier sourire
Des lèvres que la mort va fermer pour jamais "

Ecrit par : dobolino | 01 novembre 2008

Le maire de Marseille, qui n'en rate pas un(e), a interdit les sapins de Noël dans les écoles de la commune, l'année dernière. Et supprimé la splendide crèche provençale installée chaque année dans le temple païen de la Chambre de commerce. Que le sapin le patafiole !

Ecrit par : Abraxas | 01 novembre 2008

Décidément, ça va plus vite que je ne le pensais ! Alors, il faut se mettre à la place des parents . Je comprendrais qu'ils soient ulcérés ( et soutenus dans leur démarche par les enseignants !) et aillent demander au nom de quoi leurs enfants se voient spoliés d'une fête traditionnelle qui est l'occasion de réunir tous les petits français ! Mais visiblement on considère que les uns ne le sont pas assez et que les autres ne doivent plus l'être .

Punis les petits enfants, car faut pas être raciste et Noël, c'est raciste et islamophobe !

Du coup, boum, on double le nombre d'islamophobes et de racistes : les parents et leurs enfants !

C'est ainsi qu' on ne naît pas islamophobe, on le devient !

Ecrit par : Amélie | 01 novembre 2008

C'est ainsi qu' on ne naît pas islamophobe, on le devient !

Ecrit par : Amélie | 01 novembre 2008

On devient surtout allergique à la connerie de tous ces démagogues dont on demande quel système les a mis en place.

Ecrit par : Magister | 01 novembre 2008

Et hop ! Chez Brighelli, c'est comme à l'école de mon enfance, on a des marronniers pour toutes les saisons:


Voilà les feuilles sans sève
qui tombent sur le gazon
voilà le vent qui s'élève
et gémit dans le vallon
voilà l'errante hirondelle
qui rase du bout de l'aile
l'eau dormante des marais
voilà l'enfant des chaumières
qui glane sur les bruyères
le bois tombé des forêts

C'est la saison où tout tombe
aux coups redoublés des vents
un vent qui vient de la tombe
moissonne aussi les vivants
ils tombent alors par mille
comme la plume inutile
que l'aigle abandonne aux airs
lorsque des plumes nouvelles
viennent réchauffer ses ailes
à l'approche des hivers

C'est alors que ma paupière
vous vit palir et mourir
tendres fruits qu'à la lumière
dieu n'a pas laissé murir
quoique jeune sur la terre
je suis dejà solitaire
parmi ceux de ma saison
et quand je dis en moi-même
"où sont ceux que ton cœur aime?"
je regarde le gazon

C'est un ami de l'enfance
qu'aux jours sombres du malheur
nous preta la providence
pour appuyer notre cœur
il n'est plus : notre âme est veuve
il nous suit dans notre épreuve
et nous dit avec pitié
"Ami si ton âme est pleine
de ta joie ou de ta peine
qui portera la moitié?"

C'est une jeune fiancée
qui, le front ceint du bandeau
n'emporta qu'une pensée
de sa jeunesse au tombeau
Triste, hélas ! dans le ciel même
pour revoir celui qu'elle aime
elle revient sur ses pas
et lui dit : "ma tombe est verte!
sur cette terre déserte
qu'attends-tu? je n'y suis pas!"

C'est l'ombre pâle d'un père
qui mourut en nous nommant
c'est une sœur, c'est un frère
qui nous devance un moment
tous ceux enfin dont la vie
un jour ou l'autre ravie,
enporte une part de nous
murmurent sous la pierre
"vous qui voyez la lumière
de nous vous souvenez vous?"

Ecrit par : dobolino | 01 novembre 2008

Le plus-que-parfait avait été retiré des programmes en 2002, pas étonnant que le collègue se fasse du souci. Quand j'avais des CM, on l'étudiait au CM1, ça n'aurait pas posé de problèmes, mais là, il est vrai que c'est ennuyeux.

Ecrit par : catmano | 01 novembre 2008

catmano, par la Bonne Mère, par Toutatis, par Jéhovah, par tous les dieux de l'Olympe, les profs de 6ème vous implorent, vous en supplient à genoux : "Faites le plus-que-parfait !" ;-)

Ecrit par : Robin | 01 novembre 2008

Ce serait pas copié des USA, ça ? Il paraît qu'on y doit dire « Happy Holidays » au lieu de « Merry Christmas » qui serait pas politically correct...

Ecrit par : sanjuro | 01 novembre 2008

Je parlais du sapin, of course, mais mon message est arrivé un peu tard...

Ecrit par : sanjuro | 01 novembre 2008

Et puisque c'est l'heure des dédicaces.. Pour Daniel Arnaud et Jérémy, ce grand moment de liesse et de ferveur !


http://www.youtube.com/watch?v=I7fwaoZc5WA

Ecrit par : Amélie | 01 novembre 2008

Dobolino, Lamartine, maintenant ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 01 novembre 2008

Le plus-que-parfait avait été retiré des programmes en 2002, pas étonnant que le collègue se fasse du souci. Quand j'avais des CM, on l'étudiait au CM1, ça n'aurait pas posé de problèmes, mais là, il est vrai que c'est ennuyeux.

Ecrit par : catmano | 01 novembre 2008

catmano, par la Bonne Mère, par Toutatis, par Jéhovah, par tous les dieux de l'Olympe, les profs de 6ème vous implorent, vous en supplient à genoux : "Faites le plus-que-parfait !" ;-)

Ecrit par : Robin | 01 novembre 2008

Qui ? Moi ? Avec mes CP/CE1 ?
Nous en parlons bien un peu quand nous travaillons sur l'imparfait des verbes avoir et être et qu'ils me citent tout fiers : "Il avait gagné" ou "Il était parti" comme exemples ; je leur dis qu'en effet les verbes avoir et être sont à l'imparfait, mais que, dans ces cas-là, ils sont utilisés comme auxiliaires, comme au passé composé que nous avons étudié et que ce sont en fait les verbes gagner ou partir conjugués au plus que parfait.
Mais je ne peux guère aller plus loin, même avec l'aide de toutes les divinités que vous implorez. Ils sont trop petits.

Ecrit par : catmano | 01 novembre 2008

Dobolino, Lamartine, maintenant ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 01 novembre 2008
Et pourquoi pas ? Avec ce temps pourri, ça me paraît adapté.
Ceci dit, j'aimais beaucoup Lamartine, à treize ans.
J'ai le droit de régresser, non ?

Ecrit par : dobolino | 01 novembre 2008

Ne vous cassez pas trop la tête sur la présence ou l'absence des cantiques, sapins de Noël et autres réjouissances de fin d'année !

Voilà ce à quoi vous risquez d'aboutir.

Les problèmes d'organisation d'un DRH.

NOTE DE SERVICE -
De : Sophie CARRIERISTE - Direction des Ressources Humaines
A : Tous les salariés
Date : 01 / 12
Sujet : Fête de Noël

Chers Tous,
Je suis heureuse de vous informer que la Fête de Noël de notre entreprise aura lieu le 23 Décembre, à partir de midi, dans les salons privés de notre Espace. Il y aura un bar payant avec tout un choix de boissons !

Nous aurons aussi un petit groupe musical amateur qui chantera des cantiques, alors n'hésitez pas à chanter avec lui. Et ne soyez pas surpris de voir arriver notre PDG déguisé en Père Noël !!
Le sapin sera illuminé à partir de 13H00. Les échanges de cadeaux entre les membres du personnel pourront se faire à partir de ce moment-là. Cependant, pour ne gêner personne
financièrement, aucun présent ne devra dépasser une valeur de 10 Euros.
Joyeux Noël à vous tous et à vos familles.
Cordialement,
Sophie

- NOTE DE SERVICE -
De : Sophie CARRIERISTE- Direction des Ressources Humaines
A : Tous les salariés
Date : 02 / 12
Sujet : Fête de Fin d'Année

Chers Tous,
La note d'hier n'avait bien sûr pas pour but d'exclure nos employés de confession juive. Nous savons que Hannoukah est une fête importante qui coïncide souvent avec Noël, même si cela n'est pas le cas cette année.
La même optique s'applique à tous ceux de nos employés qui ne sont ni chrétiens ni juifs.
Pour calmer les esprits et ne vexer personne, toutes nos Fêtes de Noël s'appelleront désormais Fêtes de Fin
d'Année. Nous n'aurons par conséquent ni sapin ni cantiques, mais d'autres musiques pour votre plus grand plaisir.
Tous contents, maintenant ?
Cordialement,
Sophie

- NOTE DE SERVICE -
De : Sophie CARRIERISTE - Direction des Ressources Humaines
A : Tous les salariés
Date : 03 / 12
Sujet : Fête de Fin d'Année

Je m'adresse à la personne membre des Alcooliques Anonymes qui souhaitait qu'il y ait une table pour les non-buveurs et qui n'a pas donné son nom.
Je suis heureuse de pouvoir répondre favorablement à sa demande, mais si je mets sur la table une pancarte « Réservé aux Alcooliques Anonymes », vous n'aurez plus du tout d'anonymat !!
Comment puis-je résoudre le problème ?
Une idée, quelqu'un ?
De plus, sachez qu'on laisse tomber les échanges de cadeaux : Aucune remise de présents ne sera autorisée, suite aux préavis de grève déposé par la CGT et FO qui estiment que 10 Euros pour un cadeau c'est trop cher, et suite à la pétition signée par tous les cadres qui estiment que 10 Euros pour un cadeau c'est minable et mesquin.
On va y arriver,
Sophie.

- NOTE DE SERVICE -
De : Sophie CARRIERISTE - Direction des Ressources Humaines
A : Tous les salariés
Date : 04 / 12
Sujet : Fin d'Année
Quelle diversité de cultures dans notre entreprise !!
Je ne savais pas qu'exceptionnellement cette année le Saint Mois du Ramadan commençait le 20 Décembre, avec son interdiction formelle de consommer toute boisson ou nourriture de toute la journée.
Nous pouvons bien sûr comprendre qu'une réception festive à cette époque de l'année ne cadre pas avec les croyances et les pratiques de nos amis salariés musulmans.
Devant la Fatwah prononcée à son encontre par l'Imam de notre ville à leur demande, notre PDG propose que les repas destinés à nos salariés musulmans soient congelés jusqu'à la fin du Ramadan ou gardés au chaud pour qu'ils puissent les emporter chez eux le soir. Notre PDG certifie en
outre qu'ils ne contiendront pas de porc, même si l'entreprise dirigée par son frère s'appelle « Tout est bon dans le cochon ».
Par ailleurs, je me suis arrangée pour que les femmes enceintes aient une table au plus proche des WC et les abonnés aux Weight Watchers le plus loin du buffet des desserts. Je confirme aussi que les gays et les lesbiennes pourront se regrouper et que chaque groupe aura sa table pour ne pas avoir àse mélanger.

En revanche, non, aucun travestissement en Drag Queen ne sera toléré, avec ou sans play back de Dalida. Oui, les diabétiques auront des sièges surélevés et des fruits frais en dessert, sachant que lerestaurant ne pourra confectionner de dessert sans sucre.
Ai-je encore oublié quelque chose ?
Sophie

- NOTE DE SERVICE -
De : Sophie CARRIERISTE - Martyr des Ressources Humaines
A : A vous tous, salariés de MERDE !!!!!
Date : 10 / 12
Sujet : SALOPERIE de Fin d'Année
Les végétariens, maintenant !! Il ne manquait plus que ça !!!!
J'en ai plus que marre, nous maintenons cette réception dans notre entreprise, que cela vous plaise ou non. Vous n'aurez qu'à vous asseoir le plus loin possible du grill à viande pour brouter vos salades à la con et têter vos putains de tomates Bio.
Vous avez pensé à la douleur des salades et des tomates quand on les coupe ? hein ??
Elles ont des sentiments et sont vivantes, elles aussi. Elles sont comme moi, elles HUUURLENT !!
Maintenant le premier qui me demande du pinard sans alcool je le transforme en pompe à merde et je vous souhaite une fête archi pourrie, bande d'abrutis congénitaux !!!!
Allez vous faire foutre,
Sophie

- NOTE DE SERVICE -
De : Catherine TAVENIER - Directrice intérimaire des Ressources Humaines
A : A tous les employés
Date : 14 / 12
Sujet : Sophie CARRIERISTE et les Fêtes de Fin d'Année
Je pense pouvoir parler au nom de tout le monde pour souhaiter un prompt rétablissement à Sophie CARRIERISTE, à qui je continuerai de transmettre vos cartes.
En attendant son retour, je la remplace et vous annonce que notre PDG a décidé d'annuler notre Fête de Fin d'Année et d'offrir à tous la journée du 23 Décembre sans perte de salaire."

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 01 novembre 2008

catmano, par la Bonne Mère, par Toutatis, par Jéhovah, par tous les dieux de l'Olympe, les profs de 6ème vous implorent, vous en supplient à genoux : "Faites le plus-que-parfait !" ;-)

Ecrit par : Robin | 01 novembre 2008
D'autant plus que, franchement, c'est pas le diable, ni en matière de conjugaison ni en matière d'usage.
Exemple: J'avais à peine fini d'opérer le chien du André de Mollans que, déjà, le Ravaute des Hautes Ferrasières m'appelait pour une chienne qui s'était fait arracher un téton par un cochon.
Au fait, en parlant de ça, tous "mes" chasseurs de sanglier sont écœurés par l'abruti qui a tué le VéTéTiste en Ardèche. Ce qui leur paraît incompréhensible, c'est l'âge de ce criminel (56 ans), eux qui mettent en garde, avant chaque battue, tous les jeunots de leurs équipes " Tu ne tires qu'à coup sûr ! Vaut mieux rater une bête que provoquer un accident ! ".

Ecrit par : dobolino | 01 novembre 2008

Excellent votre texte, Anne-Marie !
Je regrette d'être seule ce soir et de ne pouvoir le partager avec mes commensaux, enfin mon symbiote et nos deux parasites, nos deux charmants taenias.
Demandons à Catmano de nous raconter quand, à son premier vrai poste fixe ou pas loin, elle se trouva accablée de deux charmants enfants de Témoins de Jéhovah.

Ecrit par : dobolino | 01 novembre 2008

D'autant plus que, franchement, c'est pas le diable, ni en matière de conjugaison ni en matière d'usage.
Exemple: J'avais à peine fini d'opérer le chien du André de Mollans que, déjà, le Ravaute des Hautes Ferrasières m'appelait pour une chienne qui s'était fait arracher un téton par un cochon.

Ecrit par : dobolino | 01 novembre 2008

T'inquiète pas, l'usage, ils maîtrisent eux aussi :
"Je lui ai foutu un coup de pied parce qu'il m'avait dit que la touche, elle y était pas et puis elle y était, alors ! Et puis, hier, quand ils m'avaient mis dans l'équipe de Théo, je leur avais dit que c'était pas juste parce qu'il y avait que des petits et que eux, ils avaient pris tous les grands et ceux qui font du foot le mercredi, alors !"

Tu as la version "minette" aussi :
"Maîtresse, il y a Emma qui a donné le collier que je lui avais donné hier à Manon. Et Manon, c'est pas ma copine parce que, à son anniversaire, elle avait invité tout le monde et elle avait même pas voulu inviter ma cousine, alors ! Hein qu'on n'a pas le droit de donner un cadeau qu'on vous a fait ? De toute façon, je lui avais dit à Emma que, si je lui donnais le collier, elle me promettait de plus causer à Manon et elle avait promis, alors !"

Ecrit par : catmano | 01 novembre 2008

Et pourquoi pas ? Avec ce temps pourri, ça me paraît adapté.

Ecrit par : dobolino | 01 novembre 2008

dobolino, ne médisez pas du temps qui est parfaitement de saison. De plus, vous risquez d'offenser les sylphes et les ondines déjà très malmenées par la folie ordinaire des hommes.

Ecrit par : Magister | 01 novembre 2008

Je leur apprends le plus-que-parfait en leur montrant un tableau de conjugaison :

à chaque temps simple correspond son temps composé.

j'aime j'ai aimé

j'aimais j'avais aimé

j'aimai j'eus aimé

j'aimerai j'aurai aimé

En faisant remarquer qu'il suffit de conjuguer le verbe avoir aux temps simples, et d'ajouter le participe passé aimé.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 01 novembre 2008

Anne-Marie, votre texte satyrique est au plus près de la réalité. Il décrit assez bien la société de pisse-vinaigre qui est en train de tisser un rets au-dessus de nos têtes.

Ecrit par : Magister | 01 novembre 2008

Au fait, Anne-Marie, vous oubliâtes les fumeurs -ces nouveaux pestiférés- auxquels on eût pu prévoir une terrasse chauffée. Mais comme la fête a été annulée...

Ecrit par : Magister | 01 novembre 2008

Au fait, Anne-Marie, vous oubliâtes les fumeurs -ces nouveaux pestiférés- auxquels on eût pu prévoir une terrasse chauffée. Mais comme la fête a été annulée...

Ecrit par : Magister | 01 novembre 2008
Je préfère crever de froid en claquant des dents sous la bise que me priver de mon clope. Bilan ? Je n'accepte aucune invitation et n'invite plus que Catmano, je ne vais plus au bar, ma gargottière me fait manger en cuisine à l'abri des importuns qui toussent dès qu'ils voient un briquet.
Il devrait être décrété que tout non fumeur atteint de pathologie touchant l'arbre respiratoire, de cancer, n'aura droit à aucun remboursement de la Sécu vu que nous, quand on est malade, c'est toujours la faute des clopes. Ceux qui ne clopent pas, ne boivent pas, ne baisent pas et arrivent malgré tout à rire n'ont pas le droit d'être malades! Point barre.

Ecrit par : dobolino | 01 novembre 2008

Je leur apprends le plus-que-parfait en leur montrant un tableau de conjugaison :

à chaque temps simple correspond son temps composé.

j'aime j'ai aimé

j'aimais j'avais aimé

j'aimai j'eus aimé

j'aimerai j'aurai aimé

En faisant remarquer qu'il suffit de conjuguer le verbe avoir aux temps simples, et d'ajouter le participe passé aimé.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 01 novembre 2008

C'est bien sûr ce que je ferais, si j'avais des élèves plus âgés. Au CE1, je pense qu'il vaut mieux n'étudier que peu de temps différents afin qu'ils sachent bien le faire.
Et puis, avec les temps composés, il y a des problèmes pour l'accord du participe passé. Avec avoir, on peut s'en dispenser, des COD placés avant, il n'y en a pas tant que ça, mais avec être, on est bien obligé d'en parler et de l'exiger. A sept ans et demi, ça demande une gymnastique intellectuelle un peu corsée.

Ecrit par : catmano | 01 novembre 2008

dobolino, ne médisez pas du temps qui est parfaitement de saison.
Ecrit par : Magister | 01 novembre 2008

Lamartine aussi !

Ecrit par : dobolino | 01 novembre 2008

Je préfère crever de froid en claquant des dents sous la bise que me priver de mon clope. Bilan ? Je n'accepte aucune invitation et n'invite plus que Catmano, je ne vais plus au bar, ma gargottière me fait manger en cuisine à l'abri des importuns qui toussent dès qu'ils voient un briquet.

Ecrit par : dobolino | 01 novembre 2008

Vous me l'enlevez de la bouche (pas la clope, mais le propos) ! En passant, vous ne trouvez pas proprement scandaleux qu'on boive encore de l'alcool dans les bars ?

Ecrit par : Magister | 01 novembre 2008

Le texte d'Anne-Marie n'est pas d'Anne-Marie. Il vient de l'obeservatoire du communautarisme ou de je ne sais quelle autre organisation ejusdem farinae.

Il y a des trucs rigolos, éventuellement, mais je lis "les gays et les lesbiennes pourront se regrouper et chaque groupe aura sa table pour ne pas avoir à se mélanger."

On peut s'étonner que deux des ressorts comiques de ce texte soient, d'une part, le fait qu'on ne pourra pas y chanter de cantiques, comme s'il tombait sous le sens qu'il fallût y chanter des cantiques, et d'autre part, que les gays et lesbiennes pourront se mettre à part de la société et ne pas se mélanger entre eux.

Bref, ce serait drôle s'il n'y avait pas d'instrumentalisation idéologique possible derrière.

Mais il y a des trucs drôles : "De plus, sachez qu'on laisse tomber les échanges de cadeaux : Aucune remise de présents ne sera autorisée, suite aux préavis de grève déposé par la CGT et FO qui estiment que 10 Euros pour un cadeau c'est trop cher, et suite à la pétition signée par tous les cadres qui estiment que 10 Euros pour un cadeau c'est minable et mesquin." Ca, ça me semble amusant.

Ecrit par : Jeremy | 01 novembre 2008

Il y a des trucs rigolos, éventuellement, mais je lis "les gays et les lesbiennes pourront se regrouper et chaque groupe aura sa table pour ne pas avoir à se mélanger."

Ecrit par : Jeremy | 01 novembre 2008

Parce qu'en plus il n'y aurait pas eu de mélangisme ?! Triste soirée en ex perspective !

Ecrit par : Magister | 01 novembre 2008

Je leur apprends le plus-que-parfait en leur montrant un tableau de conjugaison :

à chaque temps simple correspond son temps composé.

j'aime j'ai aimé

j'aimais j'avais aimé

j'aimai j'eus aimé

j'aimerai j'aurai aimé

En faisant remarquer qu'il suffit de conjuguer le verbe avoir aux temps simples, et d'ajouter le participe passé aimé.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 01 novembre 2008

La meilleure, c'est qu'on leur goinfre le tout d'un seul coup, d'un seul, en Latin, sans exercices d'application, pendant qu'en français, ils bidouillent un truc qui, si je ne m'abuse, s'appelle le présent de l'indicatif, dans toutres les positions du kama sûtra, de la sixième à la quatrième et que, boum, bing, en troisième, on leur engaffe tout d'un coup tous les autres temps de l'indicatif, du conditionnel et du subjonctif, d'ue seule main, d'une seule, et sans Kama sutra, sans ce "plaisir", et vlan, avale !
Enfin, c'est ce que j'ai cru comprendre ?

Ecrit par : dobolino | 01 novembre 2008

En passant, vous ne trouvez pas proprement scandaleux qu'on boive encore de l'alcool dans les bars ?

Ecrit par : Magister | 01 novembre 2008
De l'alcool sans la clope, c'est de l'hérésie !
J'admets la clope sans alcool, c'est un projet viable ... Picoler sans fumer, c'est une incohérence.

Ecrit par : dobolino | 01 novembre 2008

"Parce qu'en plus il n'y aurait pas eu de mélangisme ?! Triste soirée en ex perspective !
Ecrit par : Magister | 01 novembre 2008"

Oui, je confirme. Mais je n'aime pas les textes avec une (très) mauvaise idéologie derrière.

Ecrit par : Jeremy | 01 novembre 2008

On peut s'étonner que deux des ressorts comiques de ce texte soient, d'une part, le fait qu'on ne pourra pas y chanter de cantiques, comme s'il tombait sous le sens qu'il fallût y chanter des cantiques, et d'autre part, que les gays et lesbiennes pourront se mettre à part de la société et ne pas se mélanger entre eux.

Bref, ce serait drôle s'il n'y avait pas d'instrumentalisation idéologique possible derrière.



Ecrit par : Jeremy | 01 novembre 2008
Jeremy, j'ai deux films cultes: Le Père Noël est une ordure et Pédale douce
On a le droit de rire de tout et ce ne sont pas mes copines homo qui me contrediront.

Ecrit par : dobolino | 01 novembre 2008

Jeremy, aujourd'hui, je vous ai fourni des armes contre les hommes hétéro mal baisés, alors arrêtez de vous draper dans votre dignité blessée !

Ecrit par : dobolino | 01 novembre 2008

Picoler sans fumer, c'est une incohérence.

Ecrit par : dobolino | 01 novembre 2008

Vous appelez sur vous l'anathème des exégètes de la bouteille inspirée, je le sens. Dobolino, vous jouez avec le feu...

Ecrit par : Magister | 01 novembre 2008

Il devrait être décrété que tout non fumeur atteint de pathologie touchant l'arbre respiratoire, de cancer, n'aura droit à aucun remboursement de la Sécu vu que nous, quand on est malade, c'est toujours la faute des clopes. Ceux qui ne clopent pas, ne boivent pas, ne baisent pas et arrivent malgré tout à rire n'ont pas le droit d'être malades! Point barre.

Ecrit par : dobolino | 01 novembre 2008

Je leur apprends le plus-que-parfait en leur montrant un tableau de conjugaison :

à chaque temps simple correspond son temps composé.

j'aime j'ai aimé

j'aimais j'avais aimé

j'aimai j'eus aimé

j'aimerai j'aurai aimé

En faisant remarquer qu'il suffit de conjuguer le verbe avoir aux temps simples, et d'ajouter le participe passé aimé.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 01 novembre 2008
J'adore ! C'est génial, ce blog !

Ecrit par : dobolino | 01 novembre 2008

Picoler sans fumer, c'est une incohérence.

Ecrit par : dobolino | 01 novembre 2008

Vous appelez sur vous l'anathème des exégètes de la bouteille inspirée, je le sens. Dobolino, vous jouez avec le feu...

Ecrit par : Magister | 01 novembre 2008

C'est vrai... J'ai des copains qui ont arrêté la clope, l'héroïne, la coco, les produits laitiers, la viande et qui continuent à picoler ! Ceci dit, ce ne sont pas eux qui me font chier quand je fume en bouffant du fromage et en buvant un coup de rouge.
Ceux qui nous pèlent le jonc, ce sont les "yaourths maigres, salades vertes", comme dit mon homme.

Ecrit par : dobolino | 01 novembre 2008

Les temps simples n'en sont pas moins compliqués et les temps composés n'en sont pas plus simples.

Ecrit par : Magister | 01 novembre 2008

"Parce qu'en plus il n'y aurait pas eu de mélangisme ?! Triste soirée en ex perspective !
Ecrit par : Magister | 01 novembre 2008"

Oui, je confirme. Mais je n'aime pas les textes avec une (très) mauvaise idéologie derrière.

Ecrit par : Jeremy | 01 novembre 2008

Que vous le vouliez ou non, c'est bien l'idéologie qui prédomine.
Qui que soit Anne-Marie, ce dont je ne peux préjuger, c'est ainsi qu'est notre monde et son petit pamphlet n'est qu'une illustration de notre quotidien et non le reflet de sa propre personnalité, ni de la mienne, ni de la vôtre.

Ecrit par : dobolino | 01 novembre 2008

Dobolino, le second poème de Lamartine que vous avez cité, "Pensée des morts", vous savez qu'il a été mis en musique par Brassens? La mélodie a toute la délicatesse mélancolique qui convient.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 01 novembre 2008

Et puisque c'est l'heure des dédicaces.. Pour Daniel Arnaud et Jérémy, ce grand moment de liesse et de ferveur !

http://www.youtube.com/watch?v=I7fwaoZc5WA

Ecrit par : Amélie | 01 novembre 2008

Merci Amélie! Voilà longtemps que je n'avais pas revu cette scène! Excellent.

Ecrit par : Daniel Arnaud | 01 novembre 2008

La honte de pleurer
by Serge Reggiani

Il est là comme un imbécile
De la rosée au bord des cils
Le cœur abruti de chagrin
Il se regarde dans la glace
Où vaguement un ange passe
Une femme au regard lointain

Et c'est peu dire qu'il vacille
Il sent son corps piquer en vrille
Il entend les mots de l'adieu
Lui faire une blessure comme
Les meutrissures dont les hommes
Ont souillé les mains du bon dieu

Il faudra bien qu'on me raconte
Pourquoi il faut toujours tricher
Que l'on m'explique où est la honte
Pour un homme de pleurer

Ce n'est pas grave non c'est pire
C'est le point de non revenir
C'est la sirène de la mort
Qui lui murmure des mots tendres
Des mots impossibles à entendre
Pour celui qui espère encore

A des milliers de kilomètres
Un chien peut retrouver son maître
Et lui ne craint pas ce chemin
Mais s'il venait lui rapporter
Le caillou qu'elle lui a jeté
Elle le rejetterait plus loin

Alors il fond, il se défait
Il devient son propre reflet
Il n'est plus que l'ombre de lui
Et comme son corps n'a plus de larmes
Il verse celles de son âme
Il verse celles de la pluie

Pourtant il ne veut pas mourir
Pourtant il ne veut pas pourrir
Parce qu'elle existe quelque part
Et parce qu'un jour pas impossible
Il la verra belle et paisible
Passer gaiement sur un trottoir

Il faudra bien qu'on me raconte
Pourquoi il faut toujours tricher
Que l'on m'explique où est la honte
Pour un homme de pleurer



Vous connaissez, le pipeau ??????????????

Calmez-vous, Jeremy !

Ecrit par : dobolino | 01 novembre 2008

Ah non non, dobolino, on s'est mal compris !

D'abord, ce texte date : il a été posté dès 2004 par exemple sur ce blog : no-pasaran.blogspot.com/2004/12/ghost-of-christmas-past-note-de.html, et il date déjà de bien avant. Je n'ai donc rien du tout contre Anne-Marie quand je critique ce texte, à moins qu'elle n'en soit l'auteur original, auquel cas elle mériterait d'êre une star, tant ce texte a circulé sur internet.

Ensuite je ne me drape pas du tout dans ma dignité blessée. Je dis juste qu'il y a des éléments drôles dans ce texte, et d'autres qui laissent transparaître des élements pas clairs. A la limite, il y avait plus drôle à dire sur les homos que de dire qu'ils ne seraient pas mélangés aux hétéros, ni entre eux. Ca sent la critique du pseudo-communautarisme (pour le dire gentiment) à plein nez. Mais ce texte ne m'émeut pas plus que ça : je le prends pour ce qu'il est : des trucs justes, des trucs qui tombent à côté, des choses drôles, des choses moins drôles... Et puis, à tout prendre, c'est surtout du réchauffé, car ça fait au moins quatre ans qu'il circule, ce texte.

Ecrit par : Jeremy | 01 novembre 2008

"Vous connaissez, le pipeau ??????????????
Calmez-vous, Jeremy !
Ecrit par : dobolino"

Gné ? o_O

Ecrit par : Jeremy | 01 novembre 2008

Pour Sylvie qui a bon goût :

http://www.linternaute.com/video/62286/georges-brassens/

Ecrit par : Amélie | 01 novembre 2008

Dobolino, le second poème de Lamartine que vous avez cité, "Pensée des morts", vous savez qu'il a été mis en musique par Brassens La mélodie a toute la délicatesse mélancolique qui convient.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 01 novembre 2008

J'ai pas trop de culture, mais, ça, je le sais ! C'est même de là que je suis partie pour le citer. Je connais mieux Brassens que Lamartine. En cette veille de Jour des Morts, je vous avouerai que je suis allée sur la tombe de Brassens mais non sur celle de Lamartine, à moins que mes parents ne m'y aient traîné quand j'étais une lardonne et que je ne m'en souvienne plus. Je me souviens de celle de Heinrich Heine, l'année où il était au programme de l'agrégation d'allemand ...

Ecrit par : dobolino | 01 novembre 2008

Mais question Jésus mon préféré c'est quand même celui là !

http://www.dailymotion.com/video/x2bw94_didier-benureau-chanson-du-croyant

Quand on voit pas c'est qu'on voit c'est comme ça la foi!!!

Ecrit par : Merlemocoeur | 01 novembre 2008

"Vous connaissez, le pipeau ??????????????
Calmez-vous, Jeremy !
Ecrit par : dobolino"

Gné ? o_O

Ecrit par : Jeremy | 01 novembre 2008
Gné????????????
les hommes, ça pleure jamais que sur soi ! Quand ça pleure, ce qui est rare !
Faut le savoir !
Y'a un homme qui m'a dit que les hommes, ça ne souffre pas et qu'il ne faut pas les prendre au sérieux, que la douleur d'un homme, c'est du pipô !

Ecrit par : dobolino | 01 novembre 2008

Pour Sylvie qui a bon goût :

http://www.linternaute.com/video/62286/georges-brassens/

Ecrit par : Amélie | 01 novembre 2008
Parce que nous, on a mauvais goût, Jeremy et moi ?

Ecrit par : dobolino | 01 novembre 2008

En écho au poème de Lamartine, modestement :

Dans le cimetière d'hiver, les naufragés sont endormis..

Au firmament, l'étoile polaire et le souffle du Dieu vivant dans les grands arbres

Ce sont les mâts d'un navire d'étoiles

Ce lieu est l'urne où la nuit verse des violettes