Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog


18 octobre 2008

Notes de lecture

Notes de lecture

 

 

   Il paraît à chaque rentrée une telle masse de livres sur l’école qu’il est difficile d’en faire le tri. Mais je viens d’en lire coup sur coup trois qui méritent, à des titres divers, d’être distingués.

 

   J’ai déjà parlé dans un post du premier, l’Enseignement du français aujourd’hui / Enquête sur une discipline malmenée, de Paul-Marie Conti (Editions du Fallois). C’est une longue déploration qui a le grand intérêt de faire l’historique des mauvais coups portés à cette discipline, et d’expliquer, par l’accumulation de ces coups, de gauche comme de droite, pourquoi tant d’enseignants sont KO debout – et l’Ecole à terre. C’est un livre sympathique, mais qui manque un peu de profondeur.

 

   Un cran plus haut, le Tableau noir / la Défaite de l’école (chez Denoël) de Iannis Roder. L’auteur enseigne l’Histoire-Géographie, et il est aussi (et c’est loin d’être anecdotique, dans l’économie de son ouvrage) consultant pédagogique et formateur pour le Mémorial de la Shoah. Ce qu’il nous propose, c’est essentiellement un témoignage (1) sur l’état des relations inter-communautaires de son collège : le racisme anti-français ambiant (propulsé par des gosses qui ne savent pas qu’ils sont eux-mêmes Français – ou le ne veulent pas le savoir, comme on leur a suggéré de le faire), les certitudes islamistes erronées, mais intangibles (« je n’ai pas lu le Coran, mais je vous interdis d’en parler »), le révisionnisme décomplexé et l’antisémitisme déchaîné, le tout découlant logiquement d’une ignorance perpétuée, contre laquelle il est de plus en plus difficile d’intervenir : le savoir suppose le sens des nuances, le non-savoir se vautre dans les certitudes : c’est l’histoire de tous les fascismes. Et c’est bien plus fascinant, pour un gosse de 12-16 ans, de recracher des erreurs béates, des idées reçues nauséabondes, que de devoir s’escrimer à apprendre et apprendre à analyser les faits. Que l’auteur m’appelle « Dominique » Brighelli ne m’émeut pas. Et je ne saurais trop recommander les pages où il cite Sebastian Haffner, qui dans son Histoire d’un Allemand : souvenirs 1914-1933 (Actes Sud, 2004) expliquait le processus de « décivilisation » que les Nazis avaient mis en place dans l’Allemagne des années 1920-1930. Ses analyses rejoignent impeccablement celles de Victor Klemperer, qui dans sa Lingua Tertium Imperii / La langue du IIIème Reich (en Poche – et il en a souvent été question sur ce blog) analysait la façon dont Hitler et ses séides avaient fait d’une langue de culture une novlangue au service d’une idéologie – de façon à ce que seule cette idéologie puisse désormais s’exprimer dans cette langue qui fut jadis celle de Goethe et qui serait désormais celle de Himmler. La langue pédagogique installée en France depuis une quarantaine d’années obéit aux mêmes impératifs, avec la même efficacité : les néo-profs d’un site où j’interviens fréquemment parlent trop souvent une « langue de Meirieu » qui n’est plus exactement celle de Racine.

 

   C’est là qu’intervient l’analyse du troisième livre, l’Ecole en désarroi, de Jean-Paul Riocreux (Puf).

   L’auteur, agrégé de Lettres et Normalien, a suivi une carrière d’Inspecteur d’Académie pendant une bonne trentaine d’années. C’est du fond de sa récente retraite qu’il tire le bilan de quatre décennies de pédagogisme.

   Autant le dire tout de suite : c’est, malgré quelques réticences superficielles sur un style parfois un peu laborieux, un ouvrage indispensable.

   Toute la première partie est une analyse historique de la mise en place de la secte qui tient désormais les commandes, et la transformation, comme dit l’auteur, de « chapelles » en cathédrales. La métaphore n’en est même pas une – et le préfacier de l’ouvrage, Laurent Lafforgue, l’a fort bien compris : le mouvement pédagogiste a des racines profondément religieuses, et ce n’est pas tout à fait un hasard si le mot préféré de ces gens-là est « réforme », comme le rappelle Riocreux, passant en souplesse et en force de Jacques Natanson et André de Peretti – en 1968 - à Jospin ou Meirieu le Lyonnais, dit le primate des Gaulles (je retire ! C’est une plaisanterie pure, Philippe ! « Le calembour, c’est la fiente de l’esprit qui vole » !). Sans omettre de signaler que les fondements de cette politique furent mis en place par le pétainisme, qui vomissait la République : tout se tient. Que des organes de gauche, comme l’Humanité ou le Nouvel Obs, se reconnaissent en ces gens-là procède d’un aveuglement qui ne prouve qu’une chose : le ver a dévoré le fruit. Et que Marianne fasse parfois des difficultés à Natacha Polony, croyant que ses articles sur la dégénérescence scolaire vont lui aliéner son public d’enseignants, témoigne d’une méconnaissance regrettable des enjeux : la République est en danger, et l’offensive a commencé il y a longtemps à l’école. De surcroît, Polony, qui est agrégée de Lettres, dit tout haut ce qui se murmure dans nombre de salles de profs, qu’elles soient animées par le SNALC ou par les plus lucides des inscrits du SNES. (2)

   Evidemment, Lafforgue, qui pratique pour son compte la foi du charbonnier et de Torquemada (avec ma pomme dans le rôle du Juif errant, mais je ne t’en veux pas, Laurent, à tout péché miséricorde…) récuse la religiosité de ces idéologues issus des Jeunesses Ouvrières chrétiennes, souvent via le protestantisme : « (l’Auteur) a bien raison de dénoncer dans son ouvrage la lourde responsabilité de plusieurs idéologues venus du christianisme social dans la destruction de l’école. Que des personnalités issus de milieux chrétiens aient pu jouer ce rôle néfaste est une vraie douleur pour l’auteur de cette préface, catholique fervent ».

   Pauvre Lafforgue ! « Bon Dieu – c’est le cas de le dire – que ces gens intelligents sont bêtes ! » (3). Jean-Paul Riocreux montre dans le détail la façon dont une secte, parce que la Droite au pouvoir lui avait abandonné l’Ecole, a entrepris la démolition du système scolaire républicain. Et probablement, d’ici peu, l’éradication de la laïcité, elle aussi d’inspiration républicaine.

   C’est peut-être, en dehors du fait que l’auteur, dans sa bibliographie, me prénomme Jean-Claude (décidément…), la seule réserve que je ferai à ce livre : le contre-champ politique, et économique, n’est pas suffisamment exploré. L’anéantissement de l’Ecole, l’intoxication d’une génération entière (et Riocreux cite merveilleusement Bonald, qui expliquait déjà au début du XIXème siècle qu’il suffit de dix ans pour former une génération et abolir tout ce qui venait de la précédente) ne tombent pas du ciel, si je puis dire : une idéologie qui se prétendait de gauche, et qui n’était qu’idéologie parce que la Droite au pouvoir dans les années 60-70 ne lui laissait par définition que ce champ, a mis en place les cadres théoriques et institutionnels qui ont permis de réaliser les objectifs économiques que nous voyons aujourd’hui à l’œuvre en pleine lumière : diminution drastique des postes via la réduction scandaleuse des horaires et la « redéfinition » des missions, lycée light, très light, ce qui favorisera à terme l’émergence de boîtes privées (le processus a déjà largement commencé), avantages de plus en plus grands consentis justement au privé, et, bientôt, mise en place de ce « chèque-éducation » qui permettra à chacun d’inscrire ses enfants dans la structure scolaire de son choix – si possible non publique, et hors contrat : ceux qui manipulent le bon, le naïf Lafforgue, s’en délectent d’avance (4).

   En définitive, Jean-Paul Riocreux propose bien des pistes de réaction, mais il omet d’analyser les décisions politiques qui, toutes, vont dans le même sens, ou les réactions syndicales qui, trop souvent, confortent les tenants de l’obscurantisme érigé en mode de production. A cette réserve près, c’est un excellent livre.

 

Jean-Paul Brighelli

 

PS. Les occasions de rire se faisant rares, je ne peux que conseiller d’aller écouter ce que chantent, sur le collège où ils enseignent (le nôtre, le vôtre) deux enseignants particulièrement doués, avant que leur direction ne porte plainte et ne les fasse crucifier : http://leszrofs.blogspot.com/

 

Notes

  (1) L’ouvrage de Mara Goyet tout récemment paru chez Flammarion, Tombeau pour le collège, est de même nature, comme l’était déjà son Collèges de France de 2003 (Fayard). A ceci près qu’elle porte témoignage sans forcément voir les tenants et aboutissants de la situation. Iannis Roder va plus loin. Rien d’étonnant donc à ce que Luc Ferry – dans la même interview (http://www.europe1.fr/Radio/ecoute-podcasts/entre-nous/La...) où il souligne le grand mérite de Claude Allègre d’avoir « dératisé » l’école (c’est nous, les rats) -, tresse des couronnes à Mara Goyet : elle écrit plaisamment, mais ce n’est pas dérangeant pour le système. Que ce philosophe de salon m’égratigne au passage est un hommage que le vice rend à la vertu, et je l’en remercie.

  (2) Voir en particulier dans le n° 599 de cet hebdomadaire son article « Darcos dépouille le lycée » : et elle en parle d’autant mieux qu’elle a soutenu avec moi le ministre contre Jack Lang, flanqué de Philippe Meirieu, dans Ripostes, l’émission de Moati, fin avril (l’actualité, à l’époque, c’était la réforme du Primaire : tempus fugit…). Elle y égratigne avec talent tel conseiller du ministre, qui a poussé si loin l’inconvenance face aux syndicats que la moindre des choses serait de lui permettre d’aller, à nouveau, changer les fleurs dans les églises et renouveler les cierges.

  (3) La citation est attribuée à Jean Joubert dans les Sabots rouges (Grasset, 1979). Mais je suis à peu près sûr qu’elle fut, à l’origine, lancée par une dame qui pratiquait de près lesdites intelligences.

  (4) Voir en particulier son entretien avec François Laarman (responsable-fondateur de SOS-Education, l’officine de la droite la plus libérale, et si décomplexée qu’elle n’a pas hésité à porter plainte dès que Sauver les Lettres ou Reconstruire l’Ecole lui ont dit ses quatre vérités) sur http://bastiat.net/fr/cercle/rencontres/Anne.Coffinier.html : Frédéric Bastiat, dois-je le rappeler, est cet économiste du XIXème siècle actuellement promu idole des libéraux les plus déchaînés : quand on vous dit que le facteur économique… etc. Voir aussi le site de la « librairie des Ecoles », animée par Jean Nemo, en particulier le manuel d’Histoire pour les CE1-CE2 (http://www.lalibrairiedesecoles.com/preface_histoire.php?PHPSESSID=28a9c8a867db8be5f7d5b5bf5cc3adc9) : les amis de la République y apprendront une foule de choses intéressantes sur la façon dont ces gens-là prétendent inculquer l’Histoire à nos bambins. Un véritable réseau se met en place (ou plutôt s’est mis en place, avec la bénédiction d’organismes officiels ou souterrains qui ont leur propre agenda) et je ne m’étonne pas qu’outre Laforgue, nombre de pédagogues sérieux, quel que soit leur talent, s’y laissent prendre : la secte est devenue Eglise. Ces gens-là tentent aujourd’hui de mettre la main sur un réseau d’écoles animé par un vrai programme de refondation – celui du SLECC : tous les fascismes ont commencé petit. Et demain ?

Commentaires

"et je ne m’étonne pas qu’outre Laforgue, nombre de pédagogues sérieux, quel que soit leur talent, s’y laissent prendre : la secte est devenue Eglise."

Eh oui... On se sent bien seuls...

Écrit par : catmano | 18 octobre 2008

Déjà, nous sommes au moins deux. Courage ! Le pire serait de désespérer et de baisser les bras.
Soutenons-nous et avançons ... dans la bonne direction ;-)

Écrit par : GastonLavy | 18 octobre 2008

" le racisme anti-français ambiant (propulsé par des gosses qui ne savent pas qu’ils sont eux-mêmes Français – ou le ne veulent pas le savoir, comme on leur a suggéré de le faire), les certitudes islamistes erronées, mais intangibles (« je n’ai pas lu le Coran, mais je vous interdis d’en parler »), le révisionnisme décomplexé et l’antisémitisme déchaîné, le tout découlant logiquement d’une ignorance perpétuée, contre laquelle il est de plus en plus difficile d’intervenir : le savoir suppose le sens des nuances, le non-savoir se vautre dans les certitudes : c’est l’histoire de tous les fascismes. Et c’est bien plus fascinant, pour un gosse de 12-16 ans, de recracher des erreurs béates, des idées reçues nauséabondes, que de devoir s’escrimer à apprendre et apprendre à analyser les faits."
écrit par Brighelli

Il était temps qu'on en parle pour tenter de traiter le problème qui commençe à " dater " !

Écrit par : Amélie | 18 octobre 2008

Qui commence , pardon ! j'avais écrit commençait et en rectifiant , oublié d'ôter la cédille .

Écrit par : Amélie | 18 octobre 2008

Evidemment, Lafforgue, qui pratique pour son compte la foi du charbonnier et de Torquemada (avec ma pomme dans le rôle du Juif errant, mais je ne t’en veux pas, Laurent, à tout péché miséricorde…) récuse la religiosité de ces idéologues issus des Jeunesses Ouvrières chrétiennes, souvent via le protestantisme : « (l’Auteur) a bien raison de dénoncer dans son ouvrage la lourde responsabilité de plusieurs idéologues venus du christianisme social dans la destruction de l’école. Que des personnalités issus de milieux chrétiens aient pu jouer ce rôle néfaste est une vraie douleur pour l’auteur de cette préface, catholique fervent ».

Je lirai la préface et le livre de Jean-Paul Riocreux.

Finalement, on en revient toujours aux soubassements religieux et/ou philosophiques.

La filiation intellectuelle et "spirituelle" de la "pensée" de Meirieu est à rechercher du côté de Jean-Jacques Rousseau (celui de l'Emile et de la profession de foi du vicaire savoyard), c'est-à-dire effectivement du côté d'un certain protestantisme, d'une vision "optimiste" de la nature humaine que la tradition catholique n'a effectivement jamais partagé (voir Saint-Augustin, Pascal...), ni en matière d'éducation, ni en matière économique (le libéralisme avec sa confiance illimitée dans la liberté humaine est issu des Lumières et du protestantisme (cf à ce sujet Max Weber).

Je pense que toute la question tourne autour de la croyance ou non en l'existence du "péché originel", mais je n'ai pas le temps de développer et il faut que j'y réfléchisse.

Meirieu se montre particulièrement inconséquent quand il ne voit pas (ou peut-être fait-il semblant de ne pas voir) que le libéralisme économique et "l'éducation nouvelle" marchent ensemble (on ne peut pas prôner "l'élève au centre du système" et s'en prendre à la société de consommation).

On assiste aujourd'hui à la logique de cette déréglementation générale dans tous les domaines, à la mise en concurrence de tous les services, y compris l'éducation, de la subordination de l'Etat à l'économie (y compris quand l'Etat intervient pour "sauver des banques") et à l'effacement de ses prérogatives traditionnelles (heureux temps où le général de Gaulle pouvait encore dire que "la politique de la France ne se faisait pas autour de la corbeille"!) : armée, justice, école, services publics...

La destruction programmée de l'école, en France, hier du collège et maintenant du lycée se situe dans cete logique, elle est parfaitement dans l'air du temps.

Écrit par : Robin | 18 octobre 2008

Amélie, toutes ces questions de voile, de "jambon-beurre" et dislamisation, je les avais détaillées déjà il y a plus de deux ans dans Une école sous influence. Et à l'époque, j'étais violemment précurseur - même que ça m'avait valu des passes d'armes mémorables avec le sieur Tariq, le grand copain de Caroline Fourest...
Mais comme vous dites, ça sort peu à peu... On leur a juste donné le temps de se banaliser - et "bien tard", c'est toujours "trop tard".
JPB

Écrit par : brighelli | 18 octobre 2008

"le sieur Tariq, le grand copain de Caroline Fourest..."

Arrêtez, Amélie va croire que c'est vrai !

Écrit par : Jérémy | 18 octobre 2008

La destruction programmée de l'école, en France, hier du collège et maintenant du lycée se situe dans cete logique, elle est parfaitement dans l'air du temps.

Ecrit par : Robin | 18 octobre 2008
Peut-on vraiment mener une action collective contre l'air du temps ou doit-on se replier dans l'individualisme, en tentant de se protéger du mieux qu'on peut?

Écrit par : dobolino | 18 octobre 2008

"le sieur Tariq, le grand copain de Caroline Fourest..."

Arrêtez, Amélie va croire que c'est vrai !

Ecrit par : Jérémy | 18 octobre 2008

A observer son évolution , on* n'est pas loin de le croire !

* le pronom "on" désigne beaucoup de monde maintenant et pas seulement des gens qu'il vous plait de considérer comme des fachos et qui sont seulement des "bien-voyants "

Très cordialement , Jérémaïe !!!

Écrit par : Amélie | 18 octobre 2008

Il me semble que c'est cette ignoble notion de "nouveaux publics" qui est la vraie racine du mal. C'est une notion très raciste. Faut pas s'étonner si on en paie les conséquences.

Écrit par : dobolino | 18 octobre 2008

le sieur Tariq, le grand copain de Caroline Fourest..."
Ecrit par : Brighelli

Arrêtez, Amélie va croire que c'est vrai !
Ecrit par : Jérémy | 18 octobre 2008

A observer son évolution , on n'est pas loin de le croire !
Ecrit par : Amélie | 18 octobre 2008

Vous voyez, je vous l'avais dit... Pour Amélie, les adversaires c'est Caroline Fourest, Christophe Sibille, Dobolino, moi... Et parmi les alliés il y a Robert Marchenoir, le type de Françaisdesouche.

Bon courage, Amélie : à force de tirer sur les modérés, vous vous réveillerez quand il sera trop tard et que vous aurez permis à vos vrais adversaires de gagner sur toute la ligne.

Je reprends ma suggestion : et si vous arrêtiez de prêcher des convertis, pour aller débattre et convaincre là où ça en vaut vraiment la peine. Débattre avec des gens qui ne sont pas d'accord, ça ça a de la gueule. Dire à Christophe Sibille, dobolino et moi, que le fanatisme religieux c'est mal, c'est être comme la mouche du coche.

Écrit par : Jérémy | 18 octobre 2008

Mais j'ai dit que ça m'amusait de vous taquiner un peu, pas que ça, ni aucun de vos messages, d'ailleurs, ne me faisait franchement rigoler.
Ecrit par : Christophe Sibille

Elle ne sonne pas très bien, mais il n'y a pas de faute de grammaire, désolé.
Ecrit par : Christophe Sibille


Alors , mon cher Christophe , après traduction , la phrase correcte semble être ( dites-moi si je me trompe ) :

Mais j'ai dit que ça m'amusait de vous taquiner un peu, ET pas que ça D'AILLEURS : aucun de vos messages ne me faisait franchement rigoler.

Là , on comprend mieux . La négation était superflue , la ponctuation défectueuse , l'ordre des mots , bancal : ça bafouillait pitoyablement . Syntaxiquement incorrect , le verdict est sans appel .
Demandez-moi , quand vous ne savez pas !

Écrit par : Amélie | 18 octobre 2008

La destruction programmée de l'école, en France, hier du collège et maintenant du lycée se situe dans cete logique, elle est parfaitement dans l'air du temps.

Ecrit par : Robin | 18 octobre 2008
Peut-on vraiment mener une action collective contre l'air du temps ou doit-on se replier dans l'individualisme, en tentant de se protéger du mieux qu'on peut?

Ecrit par : dobolino | 18 octobre 2008

Il me semble que c'est ce que croient faire certains pédagogues sérieux dont parle "Dominique".

Écrit par : catmano | 18 octobre 2008

"[...] Sans omettre de signaler que les fondements de cette politique furent mis en place par le pétainisme, qui vomissait la République : tout se tient."
écrit par Brighelli.

Il me semble que c'est le point essentiel. La dérive de l'école, en renonçant à la transmission des savoirs, en empêchant la formation de citoyens éclairés (c'était le projet du républicain Condorcet) et en laissant se développer les communautarismes de tous ordres, aboutit à une mise en cause des fondements mêmes de la République. La question scolaire devient à cet égard éminemment politique.

Écrit par : Daniel Arnaud | 18 octobre 2008

Jérémy , j'ai l'impression que vous ne savez plus où vous habitez et vous mélangez tout "à l'avenant" , " ça en dit long "sur votre incapacité à distinguer sérieux , raillerie et provocation .

Quand on se dit " convertis ", on ne traite pas de fachos * à mots couverts , ceux qui , donc , seraient de votre bord ! C'est bien pourtant ce que vous avez fait tous les trois . Ou alors , quelque chose m'échappe , dans votre comportement ?

*ce qui ne m'intimide pas du tout , car cette terminologie très spécieuse est bien pratique pour pervertir le débat et imposer le silence Godwin . Et les soixantehuitards ( tard !) chasseurs de nazis , today , font doucement rigoler !

PS : inutile de rebondir sur " quelque chose m'échappe" , avec une répartie de votre style : " mais vous avez tout compris , Amélie " , qui ne serait qu'une esquive de plus !



Toujours cordialement

Écrit par : Amélie | 18 octobre 2008

en laissant se développer les communautarismes de tous ordres, aboutit à une mise en cause des fondements mêmes de la République. La question scolaire devient à cet égard éminemment politique.

Ecrit par : Daniel Arnaud | 18 octobre 2008

Daniel , comme toujours , vous avez tout compris .

Écrit par : Amélie | 18 octobre 2008

Amélie, dire à Christophe Sibille, dobolino et moi, que le fanatisme religieux c'est mal, c'est être comme la mouche du coche.

Que vous soyez facho ou non ne change rien à l'affaire. Vous restez la mouche du coche.

Écrit par : Jérémy | 18 octobre 2008

Merci, Amélie.

Et dire que de bonnes âmes s'imaginent encore que notre système assure un "grand service public laïc d'éducation" :
http://anna-1.blogs.nouvelobs.com/.
(Si j'ai réussi à faire passer le lien, c'est une première).

Écrit par : Daniel Arnaud | 18 octobre 2008

info (?)
vous saviez k'Haïder était momosexuel ? :)

Écrit par : toto | 18 octobre 2008

Peut-on vraiment mener une action collective contre l'air du temps ou doit-on se replier dans l'individualisme, en tentant de se protéger du mieux qu'on peut?

Ecrit par : dobolino | 18 octobre 2008

Il me semble que c'est ce que croient faire certains pédagogues sérieux dont parle "Dominique".

Ecrit par : catmano | 18 octobre 2008

L'individualisme et le "repli sur soi" font aussi partie de "l'air du temps" et vont de pair avec la destruction de l'école et de l'économie réelle.

Je pense qu'il y a une marge d'action, étroite, certes, mais réelle.

Vous le démontrez d'ailleurs l'une et l'autre par votre façon de mettre en oeuvre dans ce que l'on appelait jadis son "devoir d'état" une éthique de la responsabilité.

Il y a aussi des raisons d'espérer, mais à long terme.

Dans l'immédiat, je ne voudrais pas jouer les Cassandre, mais je pense que la situation est grave.

Je sais bien que l'Humanité apprend à travers des "crises", comme les individus (philogénèse et ontogénèse), mais ça pourrait peut-être se passer autrement et avec moins de souffrances et de dégats.

Et puis il y en aura toujours qui n'apprendront jamais rien.

Qui n'ont "jamais rien appris et jamais rien oublié."

Mais, comme disait l'Autre : Laisse le bon grain croître avec l'ivraie.

Écrit par : Robin | 18 octobre 2008

"Là , on comprend mieux . La négation était superflue , la ponctuation défectueuse , l'ordre des mots , bancal : ça bafouillait pitoyablement . Syntaxiquement incorrect , le verdict est sans appel .
Demandez-moi , quand vous ne savez pas !"

Ecrit par : Amélie | 18 octobre 2008

Ma phrase était lourdingue, mais parfaitement correcte sur le plan grammatical. Ceci-dit, je comprends que ça vous fasse du bien de détourner la conversation, après les messages de Jeremy, et votre bêtise sur le trait d'ironie de Jean-Paul concernant les rapports entre Frère Tarik et Caroline Fourest.

Écrit par : Christophe Sibille | 18 octobre 2008

info (?)
vous saviez k'Haïder était momosexuel ? :)
Ecrit par : toto | 18 octobre 2008

Toto, oui, évidemment. Il a été outé par ses copains d'extrême-droite. Je n'arrive pas à comprendre les homos d'extrême-droite genre Pim Fortuyn. Mais il y a des homos partout : à l'extreme-gauche, à gauche, au centre, à droite et à l'extreme-droite. Ce qui est idiot, c'est de trouver des homos dans des courants et mouvements de pensée qui les rejettent ou les ont haï (il y a bien des homos cathos).

Les homos, c'est comme les normaliens, les agrégés, les sacs de pomme de terre, les gendarmes et les fournisseurs d'accès à internet : il n'y en a pas que des bons, sinon ça se saurait.

Écrit par : Jérémy | 18 octobre 2008

Au fait, comment se fait-il que tout soit écrit en tout petit maintenant ?

Ca me bousille les yeux ! Il n'y a que pour moi que la taille de lecture des posts s'est réduite ?

Écrit par : Jérémy | 18 octobre 2008

Ça, c'est certain qu'à long terme, Robin, il y a toujours des raisons d'espérer et de desespérer d'ailleurs aussi.

Amélie, ôtez moi d'un doute: considérez-vous les enfants immigrés d'Afrique comme un "autre" ou "nouveau public" qui doit bénéficier d'autres enseignements ou, a priori, comme des enfants lambda, tout aussi adaptables et aptes à apprendre que des juifs ukrainiens ou des polonais?
Pensez-vous que si l'école républicaine française avait gardé des programmes disciplinaires exigeants et de qualité et une discipline stricte, ça aurait changé quelque chose à la montée en puissance de l'Islam en France et tout particulièrement dans les banlieues défavorisées?
Surtout, ne le prenez pas en mauvaise part. Votre réponse m'intéresse vraiment pour ce qu'elle sera.
Même question à Felts s'il passe par là.

Écrit par : dobolino | 18 octobre 2008

Ca me bousille les yeux ! Il n'y a que pour moi que la taille de lecture des posts s'est réduite ?

Ecrit par : Jérémy | 18 octobre 2008
Pareil chez moi. C'est dur de vieillir.
Je vais aller ouvrir sur Mozilla pour voir si c'est aussi petit.

Écrit par : dobolino | 18 octobre 2008

Sur Mozilla Firefox, c'est plus lisible. Il n'y a que le texte de Brighelli qui est en tout petit. Les caractères des commentaires sont plus gros.

Écrit par : dobolino | 18 octobre 2008

"Il n'y a rien de plus incompréhensible que les passions des autres." (Marcel Proust)

---------------------------------------------------------------------------

Moi j'ai une barre d'outils spéciale presbytes (Honni soit qui mal y pense !) ,-) : affichage, taille du texte "plus grand".

Écrit par : Robin | 18 octobre 2008

Je me disais aussi qu'il nous en avait mis un peu moins plein les yeux que d'habitude ! ;-)

Écrit par : Robin | 18 octobre 2008

Ca me bousille les yeux ! Il n'y a que pour moi que la taille de lecture des posts s'est réduite ?

Ecrit par : Jérémy | 18 octobre 2008
Pareil chez moi. C'est dur de vieillir.
Je vais aller ouvrir sur Mozilla pour voir si c'est aussi petit.

Ecrit par : dobolino | 18 octobre 2008

Veuillez m'excuser , mais , j'ai mon Bédeuzi , et je vous rappelle que vous pouvez agrandir dans "page" puis "taille du texte" , dans la barre des outils d'internet explorer .

Ne me remerciez pas , c'est normal d'aider un collègue en difficulté.

Christophe , ne soyez pas de mauvaise foi .

Écrit par : Amélie et les mouches | 18 octobre 2008

Pour la petitesse des caractères (je parle de la police, évidemment), pareil de mon côté. Voilà qui sent le complot pédagogiste!

Écrit par : Daniel Arnaud | 18 octobre 2008

Je n'avais pas vu le message de Robin , mais non , rien de rien , je ne regrette rien , le mien est plus sarcastique et ça s'impose !

Salut les bigleux !

Écrit par : Amélie chez Afflelou | 18 octobre 2008

"Toto, oui,"
Donc, tu vois, ils ne sont pas tous pourris, à l'extrême droite .


ange :)

Écrit par : toto | 18 octobre 2008

Salut les bigleux !

Ecrit par : Amélie chez Afflelou | 18 octobre 2008
Génial! J'ai un format pour mal-voyant ou premier trimestre de CP.

Écrit par : dobolino | 18 octobre 2008

Ca me bousille les yeux ! Il n'y a que pour moi que la taille de lecture des posts s'est réduite ?

Ecrit par : Jérémy | 18 octobre 2008

Appuyez sur la touche Ctrl et , en même temps, jouez avec la roulette de votre souris (s'il y a en une).

Écrit par : yann | 18 octobre 2008

Il me semble qu'il y a aussi possibilité d'une manœuvre avec les touches du clavier et la molette de la Souris.
Oui, c'est ça: tournez la molette de la souris en tenant enfoncée la touche Ctrl.

Écrit par : dobolino | 18 octobre 2008

Les grands esprits se rencontrent, Yann!
Va me répondre sur stratégies syndicales, stp, merci par avance et avec nos respectueuses salutations et sentiments confraternels.

Écrit par : dobolino | 18 octobre 2008

Les grands esprits se rencontrent, Yann!

Ecrit par : dobolino | 18 octobre 2008

Esprit pratique ? Ou habitude de jouer avec les souris ?

Écrit par : yann | 18 octobre 2008

PS : j'ai répondu, mais je me suis heurté à un code secret.
Ca arrive...lentement.

Écrit par : yann | 18 octobre 2008

Pour les bigleux : utilisez le navigateur gratuit Opera, vous pouvez avoir l'affichage dont vous avez besoin au % près !

Opera est le meilleur navigateur, le plus rapide. Il gère même votre courrier.

Écrit par : Lariba | 18 octobre 2008

Pour Toto:
http://fr.youtube.com/watch?v=3rlYZ3hPru8&feature=related

Écrit par : dobolino | 18 octobre 2008

Moi j'ai une barre d'outils spéciale presbytes (Honni soit qui mal y pense !) ,-) : affichage, taille du texte "plus grand".
Ecrit par : Robin | 18 octobre 2008

Je vous rappelle que vous pouvez agrandir dans "page" puis "taille du texte" , dans la barre des outils d'internet explorer. Ne me remerciez pas, c'est normal d'aider un collègue en difficulté.
Ecrit par : Amélie et les mouches | 18 octobre 2008

Amélie : mouche du coche un jour, mouche du coche toujours. Ca doit être un destin. Mais n'en tirez quand même pas trop d'orgueil, il y a des limites.

Merci Robin !

Écrit par : Jérémy | 18 octobre 2008

Bon, ben, à tout', je vais tenter une sortie. Vivement le changement d'heure.
Je n'ose rentrer chez moi de peur d'être contraiinte de revenir. Mais, bon, je commence à avoir carrément la dalle.
Saleté de chasseurs. Ne râlons pas trop, ils m'ont quand même laissé 600 euros.

Écrit par : dobolino | 18 octobre 2008

Contrainte à revenir?

Écrit par : dobolino | 18 octobre 2008

"Que le groupe dissolve l’inertie sérielle."

De quel réel cette crise est-elle le spectacle ?

http://www.lemonde.fr/opinions/article/2008/10/17/de-quel-reel-cette-crise-est-elle-le-spectacle-par-alain-badiou_1108118_3232.html

Écrit par : Pli | 18 octobre 2008

"contrainte à revenir" ou "contrainte de revenir" ?

Je crois, sans certitude absolue, que l'un et l'autre se dit ou se disent.

Écrit par : Sylvie Huguet | 18 octobre 2008

Appuyez sur la touche Ctrl et , en même temps, jouez avec la roulette de votre souris (s'il y a en une).

Ecrit par : yann | 18 octobre 2008

Merci yann ! On en apprend tous les jours sur les rapports entre les souris et les hommes ;-)

Écrit par : Robin | 18 octobre 2008

Saleté de chasseurs. Ne râlons pas trop, ils m'ont quand même laissé 600 euros.

Ecrit par : dobolino | 18 octobre 2008

J'espère qu'ils laissent aussi des sommes conséquentes aux chirurgiens (pompes funèbres) de votre ville de temps en temps ...
Faut bien que tout le monde vive (sauf les sangliers).

Avant de fréquenter ces lieux je n'imaginais pas qu'ils claquaient tant de cabots.
C'est de partout pareil ou bien est-ce une spécificité de votre région ?

Écrit par : Zorglub | 18 octobre 2008

C'est de partout pareil.
(enfin, dans le sud-ouest comme dans le sud-est)

Écrit par : yann | 18 octobre 2008

Avant de fréquenter ces lieux je n'imaginais pas qu'ils claquaient tant de cabots.
C'est de partout pareil ou bien est-ce une spécificité de votre région ?

Ecrit par : Zorglub | 18 octobre 2008
Plusieurs départements français sont touchés par ce phénomène "accidents de chasse", en vrac Dröme, Var, Doubs, Ardèche ... en fait tous les départements où le sanglier a tellement proliféré qu'il devrait y être classé nuisible. Les Fédérations de chasse s'y opposent et préfèrent indemniser les dégâts aux cultures que de voir la bête noire leur échapper. Il faut dire qu'il s'agit là d'un véritable tissu économique où nous sommes de nombreux acteurs. Les vétos sont la cerise au sommet du gâteau: marché noir de la viande, armureries, vendeurs de quatre*quatre, alimentation animale. Toute une économie aussi bien aérienne que souterraine qui oxygène bien des fonds de vallée.
Dans certains massifs, plus moyen de pratiquer la chasse selon les règles de vénerie traditionnelle. On ne choisit plus la bête à chasser. On cerne la montagne en postant des hommes armés à toutes les passières et on lâche vingt ou trente chiens, tocards ou cinglés, qui se jettent sur n'importe lequel des animaux des véritables troupeaux de sanglier (parfois vingt ou vingt-cinq).
D'où vient une telle prolifération, me direz-vous. Les facteurs sont multiples. On citera:
-la fermeture des paysages avec recul des zones cultivées
- les lâchers des années 1980, constitués de sangliers croisés avec des porcs domestiques, ce qui a provoqué des portées plus nombreuses et plus fréquentes, une laie pouvant faire plusieurs portées de six marcassins ou plus sur un an
- un agrainage excessif pour "cantonner" les animaux sur le territoire de l'ACCA.

Sangliers très nombreux, mieux nourris, moins sauvages et donc faisant face aux agresseurs au lieu de fuir. Terrains très boisés, voir inextricables: les poursuivants humains ne peuvent approcher la bête traquée qui se défend contre les chiens.
Tout ça et bien d'autres raisons.
J'ai une façon simple de distinguer le "bon" du "mauvais" chasseur. Le "bon" a quelques accidents par saison, parfois aucun. Le "mauvais" a plusieurs accidents par mois parce qu'il ne "fait pas le pied" et ne traque pas: il cerne une montagne et se poste aux issues.

Écrit par : dobolino | 18 octobre 2008

Je ne vois que des "mauvais", dans la Drôme ! Et en Corse itou - faut dire que le maquis est impénétrable : on envoie les chiens et on guette au tournant.
JPB
PS. Je ne suis pour rien dans la taille des caractères ! Ma presbytie a été la première surprise.

Écrit par : brighelli | 18 octobre 2008

Avant de fréquenter ces lieux je n'imaginais pas qu'ils claquaient tant de cabots.


Ecrit par : Zorglub | 18 octobre 2008
D'abord ils ne les claquent pas ! Je les sauve tous, sauf ceux qui arrivent morts pour lesquels je fais un certificat de décès avec estimation pour l'assurance. J'avais oublié les assureurs dans mon tissu économique!

Écrit par : dobolino | 18 octobre 2008

Je ne vois que des "mauvais", dans la Drôme !

Ecrit par : brighelli | 18 octobre 2008
Pour le coup, vous n'avez pas mon expérience et vosu pouvez vous fier à mon jugement sur ce sujet comme je me fie au vôtre pour le CAPES.

Écrit par : dobolino | 18 octobre 2008

Ça fait tantôt 25 ans que je bosse avec eux! Le problème, avec les "bons", c'est que, vu qu'ils ne nuisent en rien, personne ne les voit. On ne voit que les "mauvais" qui font chier tout le monde, agressent, insultent et picolent.

Écrit par : dobolino | 18 octobre 2008

Je ne vois que des "mauvais", dans la Drôme !

Question à dobolino: est-ce que la Drôme adhère au plan de dératisation - pardon d'éradication par désétatisation, de l'école républicaine?

Écrit par : david.D | 18 octobre 2008

Ben moi, sur mon Mac, c'est tout pareil qu'avant.

Écrit par : retraitée | 18 octobre 2008

"Christophe , ne soyez pas de mauvaise foi."

Ecrit par : Amélie et les mouches | 18 octobre 2008

Que ce soit vous qui me taxiez de mauvaise foi, c'est un peu comme si les oeufs pondaient des poules.

Écrit par : Christophe Sibille | 18 octobre 2008

Amélie : mouche du coche un jour, mouche du coche toujours. Ca doit être un destin.

Ecrit par : Jérémy

Mieux vaut être mouche du coche que couche du moche, non ?

Écrit par : moot | 18 octobre 2008

Question à dobolino: est-ce que la Drôme adhère au plan de dératisation - pardon d'éradication par désétatisation, de l'école républicaine?

Ecrit par : david.D | 18 octobre 2008
La Drôme est un département de gauche d'une Région de gauche et ce n'est guère le propos. C'est le genre à alléger le cartable des sixième et cinquième du collège public par double jeu de livres en disant au privé de faire payer ses ouailles. Ceci dit, pour les projets éducatifs à la mords-moi-le-nœud, ils sont actifs, comme tous les départements de gauche. Y'a donc à boire et à manger. Pour plus de précisions, demander à Catmano.

Écrit par : dobolino | 18 octobre 2008

Amélie : mouche du coche un jour, mouche du coche toujours. Ca doit être un destin.

Ecrit par : Jérémy

Mieux vaut être mouche du coche que couche du moche, non ?

Ecrit par : moot | 18 octobre 2008
Je m'étonne qu'Amélie n'ait toujours pas répondu à mes questions, fort poliment posées. Les juge-t-elle superflues ou nulles?

Écrit par : dobolino | 18 octobre 2008

@Dobolino

"Amélie, ôtez moi d'un doute: considérez-vous les enfants immigrés d'Afrique comme un "autre" ou "nouveau public" qui doit bénéficier d'autres enseignements ou, a priori, comme des enfants lambda, tout aussi adaptables et aptes à apprendre que des juifs ukrainiens ou des polonais?"

Bonne question . Oui ,oui , les immigrés sont des êtres humains comme les autres mais c'est un public culturellement différent . Et à ce titre , il aurait fallu cerner le problème pour pouvoir le traiter . Mais on a joué la carte de la démagogie et de l'égalitarisme au lieu de mettre en place des structures adaptées et leur permettre de surmonter leur handicap linguistique . Renforcer l'enseignement de la langue française par exemple , mais bien-pensance et lutte anti-racisme obligent , on ne l'a pas fait , car c'eût été les stigmatiser , les discriminer . Le crime raciste , désolée , n'est-ce pas plutôt de n'avoir rien fait et d'avoir baissé les bras comme Bégaudeau . Et puis cela coûtait moins cher en investissement humain ! Il aurait fallu être ferme et ne pas faiblir.
J'ai une preuve . C'est du vécu , c'est du concret . Il y a une dizaine d'années , j'ai eu , pendant quatre ans de suite , ce qui est très rare , un élève issu d'une cité sensible , Djamil . C'était un garçon intelligent mais un demi-voyou qui faisait du commerce de vêtements "tombés du camion" et bien décidé à ne rien faire en classe et à nous pourrir la vie. Je vous passe les détails croustillants de ma " croisade ", on en arrivait parfois à la limite de l'affrontement physique , car je suis inconsciente ! Je lui ai mené une vie d'enfer pour l'obliger à bosser et à se tenir correctement . Deux ans de combat , ça crée des liens , les deux années suivantes comme sur des roulettes !
Après les épreuves du BTS , repas d'adieu profs -élèves . Mon rebelle dresse le bilan publiquement : "Madame "Amélie" , c'est ma deuxième mère , si elle s'était pas acharnée , j'aurais mal tourné , je ne serais pas là ". Mission accomplie . Depuis , il travaille dans une entreprise et m'appelle régulièrement pour prendre et donner des nouvelles .
A remarquer toutefois que le sauvetage a été possible , je pense , parce que la classe était peu nombreuse et qu'il était le seul cas "très difficile"!


"Pensez-vous que si l'école républicaine française avait gardé des programmes disciplinaires exigeants et de qualité et une discipline stricte, ça aurait changé quelque chose à la montée en puissance de l'Islam en France et tout particulièrement dans les banlieues défavorisées?"

La réponse à cette question est peut-être dans la première , mais je n'en suis pas certaine. L' Islam aurait peut-être eu moins de prise sur ces jeunes en quête d'identité , car il est clair qu'ils demandent à être cadrés , mais on a choisi , grave et funeste erreur , de les victimiser .

Écrit par : Amélie | 18 octobre 2008

Le "bon" a quelques accidents par saison, parfois aucun.

Ecrit par : dobolino | 18 octobre 2008

J'ai beaucoup aimé le "parfois aucun" ...

Merci pour vos explications édifiantes !
Finalement, de grands humanistes méconnus ces chasseurs.

Écrit par : Zorglub | 18 octobre 2008

@Dobolino
Au printemps dernier, ici, on a dû re-semer presque 4 ha de maïs que les sangliers avaient labourés de leur groin.
Dans les champs de blé semé la semaine dernière, les dégats sont impressionnants ...

Écrit par : Maminou | 18 octobre 2008

Question à dobolino: est-ce que la Drôme adhère au plan de dératisation - pardon d'éradication par désétatisation, de l'école républicaine?

Ecrit par : david.D | 18 octobre 2008
La Drôme est un département de gauche d'une Région de gauche et ce n'est guère le propos. C'est le genre à alléger le cartable des sixième et cinquième du collège public par double jeu de livres en disant au privé de faire payer ses ouailles. Ceci dit, pour les projets éducatifs à la mords-moi-le-nœud, ils sont actifs, comme tous les départements de gauche. Y'a donc à boire et à manger. Pour plus de précisions, demander à Catmano.

Ecrit par : dobolino | 18 octobre 2008

Le coup de la Drôme qui adhère, on nous l'a déjà fait (vous avez vu, dès qu'on met un petit pronom relatif de rien du tout, c'est déjà moins drôle)...
Pour ce qui est de la dératisation, première campagne dans les années 1960/1970 où l'on a dégraissé un max de postes budgétaires dans les campagnes. Les villages sans école sont légion dans les cantons de moyenne montagne.

Depuis, après des dotations assez intéressantes (je parle pour le primaire, uniquement) en maternelle rurale et en ZEP, un contexte favorable à une deuxième vague de dératisation semble poindre.
Les effectifs moyens par classe des écoles de ZEP augmentent régulièrement chaque année, le taux de scolarisation des "deux ans" baisse tout aussi régulièrement, les ouvertures de classe en maternelle sont très difficiles à obtenir (moyenne par classe > 35), les postes de RASED non pourvus sont bêtement oubliés et l'année dernière (mai ou juin 2008), les opérations de carte scolaire, décalées après les municipales, ont bien failli toucher une grosse dizaine d'écoles rurales dont celle où je travaille. On nous a bien fait comprendre que nos effectifs ne se justifiaient pas vraiment et que, à cause de nous, certaines ouvertures de classe n'avaient pu se faire dans des communes où les effectifs par classe dépassaient 28 à 30 élèves en élémentaire.

Nous croisons les doigts pour l'année prochaine, mais j'ai bien peur que malgré les sept enfants nés en 2006 déjà inscrits et qui ne demandent qu'à rester élèves jusqu'à leurs onze ans, notre petit effectif de 57 inscrits pour 3 classes ne suffise pas, d'autant que 5 élèves partent en 6° et qu'il n'y aura que 4 élèves de relève, nés en 2007.
Si la dératisation annoncée a lieu, je me retrouverai donc en 2009/2010 soit dans une classe de maternelle/CP de 27 élèves, sans les "deux ans", bien sûr, puisqu'ils ne sont jamais comptabilisés par l'administration (31 avec eux) soit dans une classe unique élémentaire (CP à CM2) de 32 élèves.

Écrit par : catmano | 18 octobre 2008

Sauvons les banques ! :o(

Écrit par : Robin | 18 octobre 2008

Maminou, je ne vous raconte pas l'histoire du gars, car vous la connaissez certainement, qui a clôturé son maïs pour le préserver des sangliers mais, qui, l'ayant fait trop tard, n'avait pas vu, en clôturant, qu'il en avait enfermé vingt-cinq à l'intérieur. Au moment de la récolte, il ne restait que les deux raies extérieures, le reste était un champ de ruines.
Amélie, merci pour vos réponses sur les préalables. On va finir par tomber d'accord si vous ménagez nos suceptibilités.

Pour mes chasseurs et tous ceux qui ont envie de rire à peu de frais:
http://fr.youtube.com/watch?v=UGZQd_xRcAY

Écrit par : dobolino | 18 octobre 2008

Finalement, de grands humanistes méconnus ces chasseurs.

Ecrit par : Zorglub | 18 octobre 2008
Ceux qui le sont sont effectivement totalement méconnus, vu qu'ils sont très simples et très silencieux. Je n'irai pas jusqu'à dire qu'ils sont majoritaires mais ils existent réellement et vous vous trouveriez bien surpris face à certains, qui vous en remontreraient. Savez-vous seulement qu'on peut voter Bové avec plus de véracité qu'il n'est nécessaire et être chasseur de sanglier?

Écrit par : dobolino | 18 octobre 2008

Maminou, je ne vous raconte pas l'histoire du gars, car vous la connaissez certainement, qui a clôturé son maïs pour le préserver des sangliers mais, qui, l'ayant fait trop tard, n'avait pas vu, en clôturant, qu'il en avait enfermé vingt-cinq à l'intérieur. Au moment de la récolte, il ne restait que les deux raies extérieures, le reste était un champ de ruines.
Ecrit par : dobolino | 18 octobre 2008

On m'a raconté la même avec une vigne "Côtes du Rhône" à deux jours d'être vendangée !
Mais là, c'est encore plus drôle, parce que les propriétaires du terrain sont de fervents chasseurs de sangliers, et même un peu plus que ça ! :-)))

Écrit par : catmano | 18 octobre 2008

Pour ce qui est de la dératisation, première campagne dans les années 1960/1970 où l'on a dégraissé un max de postes budgétaires dans les campagnes. Les villages sans école sont légion dans les cantons de moyenne montagne.


Ecrit par : catmano | 18 octobre 2008

Soit ! Mais, d'un autre côté, ça a fait des écoles à trois classes, comme à Saint Auban/Ouvèze, qui scolarisent tous les "deux ans" (propres! bien sûr! je dis ça pour cette nouille de Darcos qui croit que les instits de maternelle changent les couches...) et sans lever nos gamins aux aurores: ramassage à huit heures un quart, pour nos fonds de vallée, et ni ton neveu ni ta nièce n'ont souffert d'un manque de sommeil lorsqu'ils étaient scolarisés en maternelle.

Une école à trois classes qui scolarise les deux ans, c'est mieux que trois écoles à une classe qui scolarisent à cinq ans, non ?

Écrit par : dobolino | 18 octobre 2008

Mais là, c'est encore plus drôle, parce que les propriétaires du terrain sont de fervents chasseurs de sangliers, et même un peu plus que ça ! :-)))

Ecrit par : catmano | 18 octobre 2008
Putain ! Si c'est ceux du Pègue, je me vautre de rire.

Écrit par : dobolino | 18 octobre 2008

ni ton neveu ni ta nièce n'ont souffert d'un manque de sommeil lorsqu'ils étaient scolarisés en maternelle.
Ecrit par : dobolino | 18 octobre 2008

Je me rappelle une certaine réponse de sous-préfet qui vous fit quand même trembler un tantinet, non ?

Écrit par : catmano | 18 octobre 2008

Ah? L'avait dit quoi, le sous-préfet?
Bon, moi, ce soir, c'est pas les sous-préfets, c'est les chasseurs, qui me les brisent menues.
http://fr.youtube.com/watch?v=GcmLuTIv0lc&feature=related
Gneark!

Écrit par : dobolino | 18 octobre 2008

Que l'école du village n'avait pas besoin d'un nouveau bâtiment puisqu'il était question de regrouper toutes les classes à Buis les Baronnies dans le cadre des EPLE.

Écrit par : catmano | 18 octobre 2008

Dobolino, pas association vous m'avez découvrir :

http://fr.youtube.com/watch?v=qR69VE8ftsE&feature=related

Écrit par : Zorglub | 18 octobre 2008

Maminou, je ne vous raconte pas l'histoire du gars, car vous la connaissez certainement, qui a clôturé son maïs pour le préserver des sangliers mais, qui, l'ayant fait trop tard, n'avait pas vu, en clôturant, qu'il en avait enfermé vingt-cinq à l'intérieur. Au moment de la récolte, il ne restait que les deux raies extérieures, le reste était un champ de ruines.
Ecrit par : dobolino | 18 octobre 2008

Ici, nous avons loué un petit bout de terrain à un club d'aéromodélisme, et leurs adhérents trouvaient la piste d'atterrissage totalement labourée chaque printemps.
Mon mari leur a conseillé d'entourer leur piste d'une clôture électrique et depuis, plus de problèmes...

Écrit par : Maminou | 18 octobre 2008

!

Écrit par : saperlipopette | 18 octobre 2008

!

Ecrit par : saperlipopette | 18 octobre 2008

Désolée, je me retire sur la pointe des pieds...

Écrit par : Maminou | 18 octobre 2008

Reçu aujourd'hui dans ma boîte aux lettres le canard de la Maif avec le titre générique "plus loin dans ce qui nous rassemble"...(gloups !)

Dans ce torchon politiquement correct jusqu'à la moindre virgule, un article dithyrambique sur "entre les murs" qui prétend -entre autres - que le film "ne défend aucune idéologie" (sic).

Je m'étais foutu à la Maif par tradition et...parce qu'à l'IUFM, on n'avait pas le choix, l'année de stage. Mais...on peut s'assurer ailleurs, non ? Quelqu'un a-t-il une expérience sur le sujet ? J'en ai ras-le-bol de filer mon fric à des abrutis qui cautionnent systématiquement ce qui fout en l'air l'école tout en prétendant militer pour elle.

Écrit par : Manu | 19 octobre 2008

Je m'étais foutu à la Maif par tradition et...parce qu'à l'IUFM, on n'avait pas le choix, l'année de stage. Mais...on peut s'assurer ailleurs, non ? Quelqu'un a-t-il une expérience sur le sujet ? J'en ai ras-le-bol de filer mon fric à des abrutis qui cautionnent systématiquement ce qui fout en l'air l'école tout en prétendant militer pour elle.

Ecrit par : Manu | 19 octobre 2008

Si vous n'êtes plus assuré à la MAIF, vous ne pourrez pas camper dans les supers campings du GCU, et là, franchement , vous y perdrez beaucoup...

Écrit par : Groupement des Campeurs Universitaires | 19 octobre 2008

Petit rappel pour ceux qui ne le connaissent pas, Laurent Lafforgue est notre dernier médaille fields ( prix nobel de maths ) qui a démissionné du HCE, sous la contrainte of course.
Ceux qui ont 5 minutes de leur temps à tuer pourront faire un petit tour sur son site ( un niveau 8 OMFG ). Étant plutôt d'une nature agnostique proche de l'athéisme, je n'adhère pas nécessairement à tout ce qui est exposé, mais certaines vérités concernant les bases de notre éducation sont tellement tristes à constater...

Écrit par : paul | 19 octobre 2008

Je viens de regarder Maxime Gremetz chez Ruquier. Il y avait un petit côté stalinien à la Marchais dans sa prestation. Encore un peu, et il aurait pu dire : "Taisez-vous, Zemmour!".

Écrit par : Daniel Arnaud | 19 octobre 2008

"Un petit côté stalinien" à la Marchais chez Gremetz?
Pas possible! Alors là, les bras m'en tombent... Marchais, à côté de Gremetz, c'est Badinter...
En tous cas, Gremetz + Zemmour = ;-(
Je ne regrette pas de m'être couché tôt. Finalement, je ne sais pas si on a vraiment raison de s'obstiner à défendre le service public...
A moins que, pour le coup, cela puisse donner lieu à une nouvelle forme d'humour... Au 215è degré. Avec le temps qu'il fait ce matin, cela peut réchauffer.

Écrit par : Christophe Sibille | 19 octobre 2008

Ces gens-là tentent aujourd’hui de mettre la main sur un réseau d’écoles animé par un vrai programme de refondation – celui du SLECC : tous les fascismes ont commencé petit. Et demain ?

Il existe aussi des fascismes de gauche comme le courant à l'oeuvre actuellement au sein d'un groupuscule qui réécrit sans complexes sa motion après vote de l'A.G. Est-ce correct, à vos yeux ?
Laarman, que je ne connais pas, n'a jamais approché le groupe dont vous faites allusion.

Quant à l'enseignement de l'Histoire, domaine que je connais un peu, j'ai un rayon suffisamment rempli de vieux manuels pour savoir qu'on inculquait aussi pas mal de bêtises et de mensonges éhontés dans les têtes de nos chers bambins. Pas de nostalgie de ce côté-là.
Eh oui, il faudra un jour parler un peu plus des Lucs sur Boulogne et un petit moins du petit Bara. C'est ainsi, Furet, Chaunu, Reynald Secher, Alain Gérard sont passés par là.

Juste un exemple concernant le manuel de Némo, l'un de vos proches me confiait qu'il s'étonnait de la grande place qu'occupe Giraud dans le chapitre consacré à la seconde guerre mondiale.
Quand on connait un peu, on ne s'en offusque pas, en qualité de Corse, encore moins. Et pourtant pas une place à son nom dans les rues de Bastia ou d'Ajaccio.
(je vous conseille la lecture de De Gaulle, Giraud, l'affrontement de Cointet chez Perrin pour votre gouverne).

En attendant, cet ancien inspecteur d'académie a demandé une préface à Lafforgue et non au Rank Xérox du combat pour l'instruction. Il avait sans doute ses raisons.

Écrit par : Guillaume | 19 octobre 2008

Guillaume a écrit : "Laarman, que je ne connais pas, n'a jamais approché le groupe dont vous faites allusion."

En causement correc, on dit : "dont au sujet duquel vous faites allusion"

Écrit par : dugong | 19 octobre 2008

"Il existe aussi des fascismes de gauche comme le courant à l'oeuvre actuellement au sein d'un groupuscule qui réécrit sans complexes sa motion après vote de l'A.G. Est-ce correct, à vos yeux ?"
Écrit Guillaume

Une règle formelle, qui n'est ni ne droite ni de gauche,veut que l'on ne rende pas publics des débats internes à une association.
Une autre règle, de pure probité celle-là, est de ne pas rapporter comme vraies des choses fausses.
Les allusions faites ici pour nuire à des faits imaginés me contraignent à la mise au point suivante :
1- L'AG du GRIP a adopté une motion, elle en a rejeté un autre.
2- Le CR de cette AG, comme les comptes-rendus des autres AG du GRIP, sera affiché sur le site du GRIP dès que celui-ci sera redevenu fonctionnel.
G.Morel, secrétaire du GRIP.

Écrit par : guy morel | 19 octobre 2008

Petit exemple moins polémique (encore que...) que je vais bientôt étudier avec mes élèves.
Le traité du Cateau-Cambrésis.
Dans les vieux manuels (antérieurs aux années 60), c'est quasiment la consécration d'une victoire : les Trois Evêchés, Calais...
La vérité est pourtant différente, Philippe II a bien triomphé ; L'Escurial en est la preuve austère, l'Exode de Tattegrain une illustration "flamboyante".
On passe discrètement à la trappe le désastre de St Quentin avec les compères Montmorency et Coligny qui se font libérer, à grands frais, avec ce traité honteux au grand dam des engagés sur la péninsule (Minc fait une comparaison pas si bête dans un livre récent avec les anciens du Vietnam, Montluc ferait un Rambo autrement plus intéressant et complexe par exemple).

Pourquoi ?
Guise le catho doit être camouflé (ce ne fut pas facile car Metz, car Calais...), Coligny le protestant mis en lumière parce que St Barth, bon moyen d'entretenir la légende noire des princes cathos. Hypothèse...

Si j'ai un reproche à faire au bouquin de Némo, c'est bien celui-là. De ne pas aller plus loin et de réduire les guerres de Religion au seul fait religieux alors qu'il est aussi question de haines familiales (le Balafré n'oubliera pas Orléans), de luttes féodales (la monarchie est entrée dans une ère où elle broie les derniers grands féodaux, du connétable de Bourbon à la Fronde), d'influences étrangères (le siècle d'or), bref de comportements bien humains qui se servent de la religion comme prétexte.

Écrit par : Guillaume | 19 octobre 2008

L'AG du GRIP a adopté une motion.

Vous engagez-vous alors à ce que ce texte soit publié sur le site tel qu'il a été présenté à l'A.G ?

P.S C'est vous qui mentionnez le nom du Grip.

Écrit par : Guillaume | 19 octobre 2008

Vous engagez-vous alors à ce que ce texte soit publié sur le site tel qu'il a été présenté à l'A.G ?

Question de pure probité, avais-je oublié...

Écrit par : Guillaume | 19 octobre 2008

L'AG du GRIP a adopté une motion.

Vous engagez-vous alors à ce que ce texte soit publié sur le site tel qu'il a été présenté à l'A.G ?

P.S C'est vous qui mentionnez le nom du Grip.
Ecrit par : Guillaume | 19 octobre 2008

C'est en effet moi qui mentionne le nom du GRIP, je vous remercie de reconnaître en le faisant remarquer que vous préférez l'allusion et la calomnie à la clarté.
Je ne vois pas quels engagements particuliers j'aurais à prendre envers vous qui ne déclinez ici même pas votre identité et qui lancez à tous vents des accusations contre un groupuscule de "fascistes de gauche". De qui s'agit-il au fait ?
J'ai dit et je répète que les CR des AG du GRIP seront affichés sur le site du GRIP.
Vous pourrez vous y reporter comme tout un chacun.
GM

Écrit par : guy morel | 19 octobre 2008

L' Islam aurait peut-être eu moins de prise sur ces jeunes en quête d'identité , car il est clair qu'ils demandent à être cadrés , mais on a choisi , grave et funeste erreur , de les victimiser .

Ecrit par : Amélie | 18 octobre 2008

Notes de lecture...

Sur ce thème j'ai terminé hier soir la lecture du roman de John Updike "Terroriste". Il met en scène un COP (Jack Levy) juif athée qui tente de convaincre la mère d'un lycéen talentueux (Ahmad Mulloy) de l'inscrire à L'Université et de l'éloigner de la mosquée... D'excellentes pages et une réflexion en profondeur sur l'Amérique désemparée confrontée à l'islam fondamentaliste.

Écrit par : buntovchik | 19 octobre 2008

Petit exemple moins polémique (encore que...) que je vais bientôt étudier avec mes élèves.
Le traité du Cateau-Cambrésis.
Dans les vieux manuels (antérieurs aux années 60), c'est quasiment la consécration d'une victoire : les Trois Evêchés, Calais...

Les élèves de Guillaume ont bien de la chance et moi aussi par la même occasion ce matin. Ca fait du bien de lire de temps en temps des choses comme ça.

Écrit par : Robin | 19 octobre 2008

Bon allez comme nous sommes le jour du Seigneur, profitons en pour écouter ces magnifiques chants sacrés : le Miserere de Gregorio Allegri

http://fr.youtube.com/watch?v=X4QhDCcIedI&feature=related

Pour en savoir plus sur le festival des voix sacrées dont un concert a été donné à Metz hier et le Concert de l'Hostel Dieu de Lyon :

http://www.concert-hosteldieu.com/

Écrit par : Sandra WAGNER | 19 octobre 2008

@dobolinette
Un flic qui dit 'putain' autant de fois dans une conversation, c'est d'jà un pote ...

:)

Écrit par : toto | 19 octobre 2008

En effet le bouquin d'histoire de Némo ne va pas assez loin... pour la simple et bonne raison qu'il n'en a pas les moyens...! Car lorsqu'on sait que c'est l'éditeur lui-même -pas historien pour deux sous - qui a écrit le bouquin... Et ce malheureux "manuel" (fait "à la main" en effet, ou "roulé à la main sous les aisselles" - les connaisseurs apprécieront!), loin d'être seulement bêtassou à souhait est de surcroît dangereux -sauf pour les thuriféraires du royalisme, du catholicisme intégriste ou de l'ultra-libéralisme, ce qui, ces temps derniers, va souvent de pair. Je vous conseille d'aller feuilleter ce chef-d'oeuvre sur le site de la "librairie des écoles": j'aime bien les passages où l'on décrit le pauvre Louis XVI face aux méchants révolutionnaires, moi...

Écrit par : Agnès | 19 octobre 2008

Merci, Robin.
J'en profite pour dire que j'ai été un peu dur avec les anciens manuels, mon livre de référence reste tout de même Notre livre d'Histoire d'Ozouf et Leterrier (avec le Billebault aussi très proche, qui influença l'autre? Mes deux éditions datent de 1964).
Avec quelques modifications, il est bien au-dessus de toutes les productions actuelles.

Écrit par : Guillaume | 19 octobre 2008

Cest quoi, ce bouquin d'histoire de Nemo?

Écrit par : dobolino | 19 octobre 2008

Moi qui pensais avoir fait une Note gentille... Moi qui croyais - si je puis dire - faire la paix avec ce pauvre Lafforgue (1)...
Et voici que les seconds couteaux de l'Opus dei viennent me chercher des noises...

J'ai écrit, récrit et re-écrit, dans mes divers bouquins, que l'effondrement de l'enseignement de l'Histoire camouflait (mal) une offensive générale contre la république.
Et que par ailleurs ce qu'il fallait en Primaire, c'étaient des repères et une mythologie républicaine : les petits poissons devenus grands auront bien le temps d'entrer dans les querelles byzantines de la Contre-Réforme et de la réinterprétation de l'Histoire.
Je signale à tout hasard à Guillaume (mais peut-il comprendre ?) que toute histoire est réinterprétation. Mais qu'il y en a de plus crapuleuses que d'autres.

Affirmer, par exemple, comme le malheureux Lafforgue - requiescat in pace -, que c'est l'Eglise qui a fondé l'Enseignement et l'a porté à bouts de bras jusqu'à ce que la Gueuse (c'est forcément une horreur, d'ailleurs, ça se met au féminin, n'est-ce pas...) se l'approprie, c'est faire très bon marché de deux faits : sous l'Ancien Régime, l'enseignement de l'Eglise ne concernait qu'une poignée d'aristocrates et de bourgeois avides de le devenir, et à partir du XIXème siècle, se mettent en place, dès les années 1840, des cours du soir populaires, organisés de façon à donner aux ouvriers (socialistes, le plus souvent) une formation qui leur permettrait de comprendre les réflexes patronaux (une école du peuple dont le PC a longtemps entretenu la mémoire avec son école des cadres du Parti). Et Jules Ferry et ses successeurs ont drôlement bien fait de construire une Ecole en concurrence avec celle d'une institution - l'Eglise - qui depuis le pontificat de Pie IX (béatifié - c'est bien le moins) avait choisi l'offensive contre la République : je trouve même que la IIIème République a été très sympa avec la Réaction : elle aurait pu (comme l'avait fait jadis... Louis XV) expulser les Jésuites - et les autres. Après tout, je suis contre la peine de mort.

Quant aux allusions vénéneuses au Compte-rendu de ceci ou cela, sans nommer précisément, c'est bien dans le style fielleux des thuriféraires, comme dit Agnès, de l'école totalement privée - privée de talents.
JPB
(1) Laplace se fit un jour reprocher par Napoléon de n'avoir pas mentionné le nom de Dieu dans ses livres. " Ah, sire, s'exclama le mathématicien / astronome / physicien et j'en passe, je n'ai pas eu besoin de cette hypothèse." C'était une haute époque de rationalisme. A côté de ces gens-là, Lafforgue a un petit relent new age...

Écrit par : brighelli | 19 octobre 2008

J'aime bien les passages où l'on décrit le pauvre Louis XVI face aux méchants révolutionnaires.

Reconnaissez tout de même que Louis XVI n'a pas, lui, 45 000 exécutions sur la conscience*...Il fut incapable, incompétent tout ce que vous voulez mais guère méchant.
Quant aux pauvres révolutionnaires, certains s'en sont plutôt bien sortis...

* Et je n'évoque même pas la Vendée.

Écrit par : Guillaume | 19 octobre 2008

Intéressant, ce débat sur l'histoire. Il montre au minimum qu'il n'y a pas de position "politique" neutre sur l'enseignement de l'histoire.

Michel Delord

Écrit par : Michel Delord | 19 octobre 2008

Jean Némo ?

Ce ne serait pas le catho cambré ?

Si ?

Écrit par : dugong | 19 octobre 2008

Moi qui pensais avoir fait une Note gentille... Moi qui croyais - si je puis dire - faire la paix avec ce pauvre Lafforgue (1)...
Et voici que les seconds couteaux de l'Opus dei viennent me chercher des noises...


Ecrit par : brighelli | 19 octobre 2008
J'en profite pour faire remarquer à Amélie et Felts que les catho font, ici, nettement plus régulièrement chier que les islamistes.

Écrit par : dobolino | 19 octobre 2008

Quant aux allusions vénéneuses au Compte-rendu de ceci ou cela, sans nommer précisément, c'est bien dans le style fielleux des thuriféraires, comme dit Agnès, de l'école totalement privée - privée de talents.
JPB

Ecrit par : brighelli | 19 octobre 2008
Ça tend à prouver qu'ils infiltrent ceci ou cela et qu'il est plus que temps de faire le ménage avant qu'ils ne se mettent en tête de produire les manuels d'histoire et de géographie de ceci ou cela. L'amalgame avec sOS Education est déjà trop souvent fait.

Écrit par : dobolino | 19 octobre 2008

Intéressant, ce débat sur l'histoire. Il montre au minimum qu'il n'y a pas de position "politique" neutre sur l'enseignement de l'histoire.


Cela me semble une vérité de La Palice (pour rester dans le sujet).

Tu comprendras donc ma grande réserve à diffuser sur le fond quand on arrive déjà à s'écharper sur le sexe des déterminants.
Je mets actuellement au point un outil qui peut être utilisé par des instits de tous bords. Libre à eux de s'en servir selon leur propre vision.

Écrit par : Guillaume | 19 octobre 2008

"Je mets actuellement au point un outil qui peut être utilisé par des instits de tous bords. Libre à eux de s'en servir selon leur propre vision."

Ou pas.

Écrit par : dugong | 19 octobre 2008

Et voici que les seconds couteaux de l'Opus dei viennent me chercher des noises...

En plein délire...Ne devrais-je pas être à la messe alors ?

Écrit par : Guillaume | 19 octobre 2008

Pour une fois ou comme toujours, Dobolino a entièrement raison. Mais ce blog n'est qu'un reflet très distancié du monde réel…
Par ailleurs, plutôt que de me faire des procès d'intention, Dobolino devrait relire TOUTE mon œuvre internetienne. Elle constaterait qu'au niveau des croyances, je ne fais pas de hiérarchie entre le faux, l'erreur, l'inexactitude, l'écart, la faute, la bêtise, l'impair, la sottise, la confusion, l'équivoque, la maldonne, l'aberration, la divagation, l'abus, l'arbitraire, la partialité et j'en passe dans lesquelles se vautrent TOUTES les religions… Après, c'est une question de circonstances : En pleine Saint Barthélémy, je suis assez préoccupé par l'intolérance catholique… Après le 11 septembre, j'ai d'autres soucis en tête…

Écrit par : Roger Felts | 19 octobre 2008

sous l'Ancien Régime, l'enseignement de l'Eglise ne concernait qu'une poignée d'aristocrates et de bourgeois avides de le devenir,

Je cite :

Au temps de la Terreur, le nombre des enfants scolarisés tombe au plus bas. L'Ancien Régime était parvenu à en instruire un sur trois (37%, précisent les enquêtes qui relèvent les signatures sur les actes de mariage, à savoir 47% des garçons et 29% des filles); ce qui était déjà remarquable, compte tenu de la liberté que gardaient les familles d'envoyer les mineurs aux travaux des champs plutôt que sur les bancs de l'école.

René Sédillot - Le coüt de la Terreur ed. Perrin.

P.S On peut être républicain, admirer Jules Ferry pour certains aspects de sa politique (d'autres sont moins reluisants, j'ai des extraits bien sympathiques sur la mission civilisatrice de l'homme blanc) et ne pas porter aux nues les Robespierre et autres Carrier, Turreau...
(mais peut-il comprendre ?)

Écrit par : Guillaume | 19 octobre 2008

"Et que par ailleurs ce qu'il fallait en Primaire, c'étaient des repères et une mythologie républicaine : les petits poissons devenus grands auront bien le temps d'entrer dans les querelles byzantines de la Contre-Réforme et de la réinterprétation de l'Histoire."


Il existe un livre peu cher et très bien fait au Seuil : « 1515 et les grandes dates de l’Histoire ». Il met en regard des extraits d’un manuel de 1938 ( gravures et légendes) et leur « déconstruction »/relecture par des historiens contemporains ( Joutard, Le Goff, Le Roy Ladurie, Ferro, Prost…), soit comment on construit une Histoire mythique à l’usage des écoliers.

Écrit par : uncertain | 19 octobre 2008

Je vous renvoie aussi au chapitre L'illettrisme des anciens temps p.140 dans l'Histoire assassinée de Jacques Heers.editions de Paris. Pour quelqu'un qui critique Lang (à juste titre) dès qu'il peut, cette vision de l'Histoire (avant c'était la nuit) fait sourire.

Écrit par : Guillaume | 19 octobre 2008

Il existe un livre peu cher et très bien fait au Seuil : « 1515 et les grandes dates de l’Histoire ». Il met en regard des extraits d’un manuel de 1938 ( gravures et légendes) et leur « déconstruction »/relecture par des historiens contemporains ( Joutard, Le Goff, Le Roy Ladurie, Ferro, Prost…), soit comment on construit une Histoire mythique à l’usage des écoliers.

Très bon en effet. Mais il faurait fallu citer Corbin tout de même.

Écrit par : Guillaume | 19 octobre 2008

Avant de citer Julot...Toujours amusant de voir un anti-colonialiste de gauche citer Ferry.

Jules Ferry, Discours sur la colonisation (28 juillet 1885)
« On peut rattacher le système [d'expansion coloniale] à trois ordres d’idées : à des idées économiques, à des idées de civilisation… à des idées d’ordre politique et patriotique.

Ce qui manque à notre grande industrie… ce qui lui manque le plus, ce sont les débouchés… La concurrence, la loi de l’offre et de la demande, la liberté des échanges, l’influence des spéculations, tout cela rayonne dans un cercle qui s’étend jusqu’aux extrémités du monde… Or, ce programme est intimement lié à la politique coloniale… Il faut chercher des débouchés.

Il y a un second point que je dois aborder… : c’est le côté humanitaire et civilisateur de la question… Les races supérieures ont un droit vis-à-vis des races inférieures. Je dis qu’il y a pour elles un droit parce qu’il y a un devoir pour elles. Elles ont le devoir de civiliser les races inférieures.

Écrit par : Guillaume | 19 octobre 2008

Quant aux pauvres révolutionnaires, certains s'en sont plutôt bien sortis...

Fouché (par exemple)

Écrit par : Robin | 19 octobre 2008

Fouché Joseph dit "Fouché de Nantes", duc d'Otrante, ministre de la police de l'empereur Napoléon Ier.

"Liberté, Egalité, Fraternité" (ou la mort !) ;-)

Là, je sens que je mets de l'huile sur le feu du rôti du dimanche midi !

Écrit par : Robin | 19 octobre 2008

Lire sa passionnante biographie (de Joseph, pas Staline, Fouché) par Stefan Zweig. un livre dans lequel l'auteur interroge la monstrosité ordinaire du parfait serviteur de l'Etat, prophétique au demeurant dans les années 30.

Écrit par : Robin | 19 octobre 2008

Et en plus on va me buriner un point Goldwin ! ;0)

Écrit par : Robin | 19 octobre 2008

Qui veut noyer son chien l'accuse de la rage :

Il y a donc des gros malins qui veulent nous apprendre que Jules Ferry était colonialiste ! Il y aurait des vertus méconnues dans l'Ancien Régime ? Louis XVI, en voie de canonisation ?

Bon, alors puisqu'on n'en est pas loin, je propose qu'on parle tout de suite du taux de chômage sous Hitler et les autoroutes allemandes....

C'est ça la « nouvelle histoire » ?

Arrêtons ces arguments à deux balles, s'il vous plaît.

Écrit par : sanjuro | 19 octobre 2008

Affirmer, par exemple, comme le malheureux Lafforgue - requiescat in pace -, que c'est l'Eglise qui a fondé l'Enseignement...

Ecrit par : brighelli | 19 octobre 2008

Je crains que sur ce point le malheureux Lafforgue ait raison.
Ce n'est peut-être pas l'Eglise qui a fondé l'Enseignement et l'idée de transmission du savoir, mais elle y est pour beaucoup dans l'institutionnalisation de l'école , comme lieu séparé (templum) de contemplation, d'exposition du regard qui peut savoir, du regard qui se laisse enseigner.

Mais l'histoire étant interprétation voici ce qu'écrivait Anne Querrien (L'ensaignement) en 1976: "En contraignant par la loi les communes à financer l'école, en étatisant la formation des instituteurs, et en créant le corps enseignant, la loi Guizot de 1833 ouvre la possibilité administrative, et plus seulement pédagogique (elle avait été ouverte par Jean Baptiste de La Salle) d'étendre l'éducation primaire de base à l'ensemble de la population. Cette extension ne vise que secondairement l'alphabétisation, car deux tiers des garçons et près de la moitié des filles apprenaient déjà les rudiments à l'église ou en famille. Cette extension vise à inculquer la loi du travail abstrait, l'amour du travail comme devoir".

Écrit par : david.D | 19 octobre 2008

En causement correc, on dit : "dont au sujet duquel vous faites allusion"

Ecrit par : dugong

Ah non : "dont au sujet duquel que vous faites allusion à".

Écrit par : moot | 19 octobre 2008

"Qui veut noyer son chien l'accuse de la rage "

Il me semble lui avoir attribuer quelques mérites. je n'en fais pas pour autant une icône.

"Bon, alors puisqu'on n'en est pas loin, je propose qu'on parle tout de suite du taux de chômage sous Hitler et les autoroutes allemandes...."

Et vous parliez d'arguments à deux balles...

Écrit par : Guillaume | 19 octobre 2008

Laudate Dominum de Mozart, on continue avec les chants sacrés :

http://dl.free.fr/qxDFjxB9l

Écrit par : Sandra WAGNER | 19 octobre 2008

Là, je sens que je mets de l'huile sur le feu du rôti du dimanche midi !

J'ai bien peur qu'il ne soit déjà cramé.
Quant à Fouché, n'oublions pas le "vice" qui a aussi très bien réussi.

Écrit par : Guillaume | 19 octobre 2008

En causement correc, on dit : "dont au sujet duquel vous faites allusion"

Ecrit par : dugong

Ah non : "dont au sujet duquel que vous faites allusion à".

Ecrit par : moot | 19 octobre 2008

Une idée de présentation "cool" pour les TZR : "C'est mézigue, le new prof de french qu'on vous a causé." ;-)

Écrit par : Robin | 19 octobre 2008

"Affirmer, par exemple, comme le malheureux Lafforgue - requiescat in pace -, que c'est l'Eglise qui a fondé l'Enseignement..."




Tiens, c’est l’occasion de revoir cette célèbre caricature (« choisis, tu es libre")

http://photomaniak.com/upload/out.php/i123961_Mar1.jpg

Écrit par : uncertain | 19 octobre 2008

Pas besoin d'être Sherlock Holmes ou le chevalier Dupin pour comprendre la "concaténation"...de Laurent Lafforgue à la Saint-Barthélémy...l'intervention de Guillaume (pertinente, je maintiens) et le gros coup de sang de JPB. Mais qui c'est qu'a parlé de Laurent Lafforgue le premier, hein ?

Vous vous souvenez dans nos livres d'histoire de l'illustration sur l'affaire Dreyfus : la famille tranquillement attablée devant le repas dominical et le père sentencieux : "Surtout n'en parlons-pas !" et l'image suivante où on voit tout le monde se crêper le chignon (y compris le chat et le chien) : "Ils en ont parlé !"

Écrit par : Robin | 19 octobre 2008

Dans un violent libelle *, Laurent Lafforgue avait cogné sec :

"Soit par ignorance laïque, soit par habitude laïque de refuser toute reconnaissance de dette intellectuelle vis-à-vis de la chrétienté médiévale et d'attribuer à d'autres son héritage, aucun membre de la rédaction de « Temps futurs » n'a signalé à Jean-Pierre
Demailly l'erreur d'attribution qu'il a
commise au cours de l'entretien reproduit dans le numéro : La formule « nous sommes des nains juchés sur des épaules de géants » est due non pas à Newton mais à Bernard
de Chartres, un évêque du XIIe siècle."

C'est absolument vrai, il y a bien des vérités absolues en Histoire : des deux, c'est Newton le géant et Bernard de Chartres le nain.

* http://www.ihes.fr/~lafforgue/textes/LettreOuverteDirigeantsSNALC.pdf

Écrit par : dugong | 19 octobre 2008

J'en profite pour faire remarquer à Amélie et Felts que les catho font, ici, nettement plus régulièrement chier que les islamistes.
Ecrit par : dobolino | 19 octobre 2008

Mais peuvent-ils comprendre ?

Écrit par : Jérémy | 19 octobre 2008

"M. Sarkozy a promis au petit groupe des sept ministres "préférés" (Xavier Darcos, Xavier Bertrand, Eric Woerth, Brice Hortefeux, Laurent Wauquiez, Luc Chatel, Nadine Morano) qu'il serait l'"armature de son prochain gouvernement". Cette garde rapprochée est à la manoeuvre. Elle vise désormais les grands ministères dont on dit qu'ils pourraient changer de titulaires lors du prochain remaniement : justice, intérieur, défense, économie, travail."
Le prochain remaniement devrait avoir lieu dans quelques mois.

Écrit par : Jérémy | 19 octobre 2008

J'en profite pour faire remarquer à Amélie et Felts que les catho font, ici, nettement plus régulièrement chier que les islamistes.
Ecrit par : dobolino | 19 octobre 2008

En même temps et réciproquement ... !

(et je suis peu suspect de sympathie particulière, pas plus à l'égard des uns que des autres)

Je propose le palmares planétaire suivant :
1 - islamistes
2 - évangélistes fondamentalistes (de tous modèles)
3 - catho
etc.

j'hésite néanmoins sur la place à donner aux indouistes qui sont quand même paticulièrement gratinés.

Écrit par : Zorglub | 19 octobre 2008

"Les causes les plus profondes de le ruine de l'école de la raison sont de nature philosophique et
spirituelle. Ce à quoi nous assistons est l'autodestruction de la raison coupée de son
fondement dans l'esprit : toute tentative de reconstruction qui prétend s'élaborer sans
s'appuyer sur ce fondement – voire contre lui – est vouée à l'échec. " (Laurent Lafforgue)

C'est aussi ma conviction...Et pas seulement pour l'Ecole.

Mais si je viens sur ce blog sans être un "catholique aussi fervent" que Laurent Lafforgue (moi non plus, je ne suis pas allé à la messe aujourd'hui), c'est pour faire entendre cette voix-là, à ma manière.

Je précise que je ne connais pas personnellement Laurent Lafforgue, mais que j'ai toujours admiré son courage et sa probité et je trouve bien triste tous ces déchirements au moment-même où la plus grande unité serait requise.

A moins évidemment que je me sois trompé sur ce que nous pouvons avoir en commun.

Maintenant si j'en "emm..." certains, je peux me retirer moi aussi, non dans les hautes mathématiques, mais dans la correction de mes copies, la préparation de mes cours, la tentative de sauvetage de quelques élèves, maghrébins ou non, en perdition (je dis bien tentative, je ne suis pas superman) à la façon d'Amélie que je salue aussi.

J'ai très bien compris ce qu'elle a fait et l'énergie que cela représente.

Pour le reste, ayant définitivement perdu, moi aussi, toute illusion sur le jeu politique (pourquoi le soutien à Sarkozy et à Darcos et qu'est-ce que je n'ai pas compris qu'il y avait à comprendre ?), je prie pour garder malgré tout "le coeur pur", et en dépit du mauvais jeu de mot des empreurs romains sur les chrétiens et les crétins, l'esprit en alerte.

Écrit par : Robin | 19 octobre 2008

"Bon, alors puisqu'on n'en est pas loin, je propose qu'on parle tout de suite du taux de chômage sous Hitler et les autoroutes allemandes...."

Et vous parliez d'arguments à deux balles...

Ecrit par : Guillaume | 19 octobre 2008

Ok, là j'arrête tout de suite de discuter : incapacité à comprendre les sarcasmes.

Écrit par : sanjuro | 19 octobre 2008

Robin a écrit : "Maintenant si j'en "emm..." certains, je peux me retirer moi aussi"

Non, Robin !

Ne nous faites pas le coup du martyr extatique sous les flèches des félons et les griffes des félins !

Continuons à limer

nos chaînes

Écrit par : dugong | 19 octobre 2008

Ben voyez, Robin, vous êtes assez mal placé !

Plus sérieux, ce ne sont (le plus osuvent) pas les personnes qui m'emmerdent, mais les idéologies et les concepts qu'elles véhiculent.

Par exemple pour les cathos : la souffrance rédemptrice, la frustration salvatrice, tous les mécanismes de culpabilisation plus ou moins directement exprimés, etc.

J'en ai souffert beaucoup et ce n'est pas fini.
Tout ça fut (est) pour moi un important frein à ma liberté d'être, à mon épanouissement.

Je les hais de ne pas m'avoir laissé le choix et de m'avoir embarqué à l'âge le plus sensible (enfance et début de l'adolescence) sur des voies qui me semblent non seulement sans issues mais pire conduisant dans un précipice.

Quant à vous en tant que personne, "je ne vous hais point" naturellement !!!
Contrairement à ce que me firent les radis noirs, vous ne m'imposez rien et n'entravez en rien ma liberté.
Du coup : et réciproquement.

Écrit par : Zorglub | 19 octobre 2008

Ben voyez, Robin, vous êtes assez mal placé !
(dans le palmares 'videmment)

Écrit par : Zorglub | 19 octobre 2008

« Je propose un instrument qui pourrait fonctionner, au cas improbable où nous élaborerions une sorte de classement des cultures et des civilisations. La maturité d’une société se mesure au fait que tout n’y coïncide pas : ce ne sont pas les mêmes sphères qui déterminent ce qui est obligatoire, ce qui est autorisé, ce qui est acceptable, ce qui est toléré, ce qui est admiré, ce qui est supporté.

Or les fanatiques ont tendance à penser que tout cela doit être équivalent. Nous sommes humains quand nous estimons que devoir vivre avec l’irrévérence et le mauvais goût est le prix à payer pour notre liberté.

Il n’est pas nécessaire que les blagues nous fassent rire, qu’une boutade théologique nous enthousiasme ou que nous applaudissions à tout rompre à la vue de têtes tranchées. Nous avons peut-être découvert une chose : le mauvais gout ou les opinions bizarres rendent la coexistence très difficile, mais leur interdiction la rend absolument impossible. »
Daniel Innerarity .

Écrit par : Lariba | 19 octobre 2008

"Les causes les plus profondes de le ruine de l'école de la raison sont de nature philosophique et
spirituelle."

Robin, vous voulez rire ? Vous ne suivez pas les cours de la Bourse ? Le fric, le fric ...

A moins que sur le fond ... Vous êtes franciscain ?

« Dans votre ceinture, ne glissez ni pièce d'or ou d'argent, ni piécette de cuivre. En chemin, n'emportez ni besace, ni tunique de rechange, ni sandales, ni bâton » (Matthieu 10,9)

Un petit entretien avec Laurent Lafforgue sur LMT (suivi d'un extrait de Friz Horn ):

http://motstocsin.autonomie.org/html/debats/debatsenseignement/lafforgue1.htm

Écrit par : Hervé | 19 octobre 2008

A moins d’inclure l’obsession de l’argent comme un des facteurs de la ruine spirituelle . Allez, je fais mon Finki du dimanche (reprenant Pascal) : il y a les valeurs de la chair et celle de l’esprit

Écrit par : uncertain | 19 octobre 2008

celles

Écrit par : uncertain | 19 octobre 2008

" ... philosophique et spirituelle ..."

Un dossier de l'évaluation, de la prospective et de la performance du Ministère de L'Education Nationale chiffre à 180.000 la perte d'emplois dans l'agriculture, la marine, la pêche d'ici 2015, 18.000 dans l'électronique, 90.000 dans la mécanique et le travail des métaux, 27.000 pour la gestion et l'administration, 90.000 dans l'industrie légère, 63.000 dans l'industrie du process... et tombe la conclusion : "Il apparaît donc clairement que le nombre de jeunes sortant du système éducatif et entrant en activité sera donc supérieur aux besoins de recrutement de l'économie".

Écrit par : Marx | 19 octobre 2008

Je les hais de ne pas m'avoir laissé le choix et de m'avoir embarqué à l'âge le plus sensible (enfance et début de l'adolescence) sur des voies qui me semblent non seulement sans issues mais pire conduisant dans un précipice.

Je comprends très bien. Moi aussi, j'aurais des choses à dire contre cette éducation-là, mais il y a autre chose, enfin il me semble, mais je suis très peu dans l'Eglise institutionnelle et plutôt, après une parenthèse marxiste, avec Ruysbroeck "l'Admirable", maître Eckart, Blaise Pascal, le Bernanos de "La Joie", Charles Péguy, Saint Philippe de Néri...et, comme le suggère Hervé, Saint François, "sans besace, ni tunique de rechange".

Écrit par : Robin | 19 octobre 2008

Euh ... C'était AVANT la crise ...

Écrit par : Marx | 19 octobre 2008

Ou le Bernanos de "La France des robots" :

"Nos ancêtres se sont servis d'une pierre tenue au creux de la main en guise de marteau, jusqu'au jour où, de perfectionnement en perfectionnement, l'un d'entre eux imagina de fixer la pierre au bout d'un bâton. Il est certain que cet homme de génie, dont le nom n'est malheureusement pas venu jusqu'à nous, inventa le marteau pour s'en servir lui-même, et non pour en vendre le brevet à quelque société anonyme. Ne prenez pas ce distinguo à la légère. Car vos futures mécaniques fabriqueront ceci ou cela, mais elles seront d'abord et avant tout, elles seront naturellement, essentiellement, des mécaniques à faire de l'or. Bien avant d'être au service de l'Humanité, elles serviront les vendeurs et les revendeurs d'or, c'est-à-dire les spéculateurs, elles seront des instruments de spéculation. Or, il est beaucoup moins avantageux de spéculer sur les besoins de l'homme que sur ses vices, et, parmi ces vices, la cupidité n'est-elle pas le plus impitoyable? L'argent tient plus étroitement à nous que notre propre chair. Combien donnent volontiers leurs fils au Prince et tirent honneur du trépas de leur enfant, qui refuseraient à l'Etat leur fortune tout entière, ou même une part de leur fortune. Je prédis que la multiplication des machines développera d une manière presque inimaginable l'esprit de cupidité. De quoi cet esprit ne sera-t-il pas capable? Pour nous parler d'une république pacifique composée de commerçants, il faut vraiment que vous vous croyiez le droit de vous payer nos têtes? Si les boutiquiers d'aujourd'hui sont plus experts à manier l'aune que l'épée c'est qu'ils n'ont point d'intérêt dans les guerres. Que leur importe une province de plus ou de moins dans le Royaume? Lorsqu'ils trouveront devant eux des concurrents, vous les verrez contempler d un œil sec les plus effroyables carnages ; l'odeur des charniers ne les empêchera pas de dormir. Bref, le jour ou la superproduction menacera d'étouffer la spéculation sous le poids sans cesse accru des marchandises invendables vos machines à fabriquer deviendront des machines à tuer voilà ce qu'il est très facile de prévoir. Vous me direz peut-être qu'un certain nombre d'expériences malheureuses finira par convaincre les spéculateurs, au point de les rendre philanthropes. Hélas! il est pourtant d'expérience universelle qu'aucune perte n'a jamais guéri un vrai joueur de son vice ; le joueur vit plus de ses déceptions que de ses gains. Ne répondez pas que les gros spéculateurs seront tôt ou tard mis à la raison par la foule des petites gens. L'esprit de spéculation gagnera toutes les classes. Ce n'est pas la spéculation qui va mettre ce monde à bas, mais la corruption qu'elle engendre. Pour nous guérir de nos vices, ou du moins pour nous aider à les combattre, la crainte de Dieu est moins puissante que celle du jugement de notre prochain, et, dans la société, qui va naître, la cupidité ne fera rougir personne. Lorsque l'argent est honoré, le spéculateur l'est aussi. Il aura donc beaucoup plus à craindre l'envie que le mépris ; n'espérons donc pas le réveil des consciences. Quant à la révolte des intérêts, on a tout lieu de prévoir qu'elle ne pourra éclater qu'après un grand nombre de crises et de guerres si effroyables qu'elles auront usé à l'avance les énergies, endurci les cœurs, détruit chez la plupart des hommes les sentiments et les traditions de la liberté. Les spéculateurs seront alors si nombreux, si puissants, que les peuples désespérés ne sauront plus qu'opposer un seul Tyran à cent mille. Disposant des mécaniques, le Tyran, aussi longtemps que durera sa puissance, paraîtra moins un horrible qu'un demi-dieu. Mais il faudra que, tôt ou tard, l'or le corrompe à son tour. Car, dans les circonstances les plus favorables, un homme ne saurait être plus qu'un demi-dieu. Mais l'or, lui, sera Dieu.
Évidemment, aucun Européen du XVIIIe n'aurait tenu ce langage, et c'est précisément ce qui me serre le cœur en écrivant ces lignes, aujourd'hui sans intérêt. Ceux qui voient dans la civilisation des Machines une étape normale de l'Humanité en marche vers son inéluctable destin devraient tout de même réfléchir au caractère suspect d'une civilisation qui semble bien n'avoir été sérieusement prévue ni désirée, qui s'est développée avec une rapidité si effrayante qu'elle fait moins penser à la croissance d'un être vivant qu'à l'évolution d'un cancer. Pour le répéter une fois de plus, l'hypothèse est-elle définitivement à rejeter d'une crise profonde, d'une déviation, d'une perversion de l'énergie humaine? Oh ! mon Dieu, les faits les plus simples nous échappent toujours, passent au travers de notre attention comme au travers d'un crible ; ils n'éveillent rien en nous. Si j'écris que, en un très petit nombre d'années, en une ridicule fraction de temps, le rythme de la vie s'est accéléré d'une manière prodigieuse, on me répondra que ce n'est là qu'un lieu commun, que le fait n'échappe à personne. Il n'en a pas moins échappé à ceux qui en furent les premiers témoins. La société où ils étaient entrés le jour de leur naissance a passé presque sans transition de la vitesse d'une paisible diligence à celle d'un rapide, et lorsqu'ils ont regardé par la portière, il était trop tard : on ne saute pas d'un train lancé à cent vingt kilomètres sur une ligne droite."

Georges Bernanos - La France des robots
Extrait, 1944 © Plon, 1970

Écrit par : Hervé | 19 octobre 2008

"Les spéculateurs seront alors si nombreux, si puissants, que les peuples désespérés ne sauront plus qu'opposer un seul Tyran à cent mille. Disposant des mécaniques, le Tyran, aussi longtemps que durera sa puissance, paraîtra moins un horrible qu'un demi-dieu. Mais il faudra que, tôt ou tard, l'or le corrompe à son tour. Car, dans les circonstances les plus favorables, un homme ne saurait être plus qu'un demi-dieu. Mais l'or, lui, sera Dieu."

Bien vu !

Écrit par : Marx | 19 octobre 2008

Lapsus de mon scanner ... :-)

" ... paraîtra moins un homme qu'un demi-dieu"

Écrit par : Hervé | 19 octobre 2008

"Il apparaît donc clairement que le nombre de jeunes sortant du système éducatif et entrant en activité sera donc supérieur aux besoins de recrutement de l'économie".

Ecrit par : Marx | 19 octobre 2008

Demandez à Dobolino, je crois que la solution se nomme T61.

Écrit par : Zorglub | 19 octobre 2008

"Il apparaît donc clairement que le nombre de jeunes sortant du système éducatif et entrant en activité sera donc supérieur aux besoins de recrutement de l'économie".

C'est à la page 8 de l'étude suivante

ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/dpd/dossiers/dossier175/partie1.pdf

on y lit :

"Ainsi, malgré les forts départs en retraite, en supposant une croissance tendancielle du PIB de 2 %, il n’y aura pas de tension en volume sur les besoins en recrutement des jeunes. La situation des sortants restera difficile. Leur volume important n’empêchera pas des tensions sectorielles, locales ou de niveau de formation. Mais, globalement, les volumes de sortants seront « suffisants » pour alimenter le marché du travail. Rappelons que c’est dans un des exercices précédents, qui explorait une hypothèse de croissance du PIB de 3 %, que l’on concluait à des tensions sur les volumes de sortants et, particulièrement, sur les niveaux de formations supérieures."

Et avec une croissance du PIB de -1% dont la vitesse de décroissance serait en augmentation ?

Écrit par : dugong | 19 octobre 2008

interlude
//www.dailymotion.com/video/x4qobn_cigaretteswhiskyet-ptites-pepeessdi_music

Écrit par : toto | 19 octobre 2008

Je viens de recevoir par courriel un communiqué semblant émaner conjointement des IGEN de sciences physiques et de sciences de la vie et de la Terre (et signé de leurs doyens respectifs)

Il s'agit d'un argumentaire pour un enseignement des sciences dans le tronc commun de la future seconde.

Les arguments avancés sont forts classiques et tout à fait recevables. En revanche, le paragraphe final me semble très "problématique" (j'euphémise volontiers aujourd'hui...). Je cite :

"Enfin, et c’est l’argument le plus fondamental légitimant la présence d’un enseignement scientifique pour tous, il importe de considérer la diversité des formes d’intelligence et de sensibilité comme voies d’accès à la réussite scolaire de tous, y compris des enfants de catégories sociales défavorisées. Le système éducatif actuel continue de trop privilégier une réussite fondée sur des considérations virtuelles et formelles, dans le seul domaine de la pensée. L’atout essentiel des sciences est au contraire de s’appuyer sur l’observation, le concret et le « faire » ensemble. Elles sont aussi, aux côtés des humanités et des arts, un lieu de rencontre avec les constructions les plus élevées de l’esprit humain, qui donnent accès à la beauté des lois de la nature en mobilisant les multiples ressources de l’imagination. Elles ont leur place naturelle au cœur d’un lycée pour tous, adapté aux talents de chacun."

Traduit du sabir IGEN, je comprends :

- Halte aux mathématiques abstraites et élitistes.

- Place aux sciences expérimentales, concrètes et bien plus égalitaires.

- Par un traitement d'ensemble favorisant le concret, on améliorera la réussite des catégories sociales défavorisées.

J'ai bon ?

Écrit par : dugong | 19 octobre 2008

fort classiques !!!

Écrit par : dugong | 19 octobre 2008

Et avec une croissance du PIB de -1% dont la vitesse de décroissance serait en augmentation ?

Ecrit par : dugong | 19 octobre 2008

Ah ! Cette dérivée quatrième nous causera bien des soucis.

Écrit par : Zorglub | 19 octobre 2008

L’atout essentiel des sciences est au contraire de s’appuyer sur l’observation, le concret et le « faire » ensemble.
Elles sont aussi, /.../ un lieu de rencontre /.../qui donne accès à la beauté des lois de la nature.

Ecrit par : dugong | 19 octobre 2008

Désolé, pas compris comme vous Dugong.
M'semble que c'est proposition pour que nos classes soient transformées en gigantesque lupanar.

Écrit par : Zorglub | 19 octobre 2008

Un p'tit coup d'île au fleurs, Monsieur Bernanos ?

http://www.dailymotion.com/video/51109

Écrit par : catmano | 19 octobre 2008

Bien sûr, cela est parfaitement cohérent avec la probable inclusion d'un module "interdisciplinaire" sc phys, svt dans le tronc commun de seconde.

Personne ne s'est avisé que le mélange peu miscible de pas grandes choses pouvait donner un presque rien ?

Écrit par : dugong | 19 octobre 2008

Zorglub : "M'semble que c'est proposition pour que nos classes soient transformées en gigantesque lupanar."


" ... en mobilisant les multiples ressources de l’imagination."

Tout comme disait le divin marquis : "Tout le bonheur des hommes est dans l'imagination." et "Voir, c'est croire ; mais sentir, c'est être sûr !"

Youpi ! On va s'éclater !

Écrit par : justine | 19 octobre 2008

D'ailleurs, même Roger s'y met !

http://rogerfelts.blog.lemonde.fr/2008/10/19/ma-nudite/

Merci Roger, il fallait oser !

Écrit par : justine | 19 octobre 2008

Youpi ! On va s'éclater !
Ecrit par : justine |


Jean Paul, c'est vous derrière Justine ?

C'est pas bien d'avancer masqué !

Écrit par : dugong | 19 octobre 2008

18 octobre. On vote. Et pour augmenter le nombre de votants : rencontre parents-enseignants ...

« - L'autre jour, vous avez confisqué le portable de mon fils …
- Bonjour Madame, je vous en prie ass …
- … et vous n’avez pas le droit …
- … asseyez-vous. Bonjour Kevin, je vois qu’il est inutile de te prier de t’asseoir, toujours aussi rapide …
- Vous n’avez pas le droit de lui confisquer …
- C’est aussi un lecteur de MP3 et c’est interdit dans l’enceinte du lycée. Le règlement intérieur …
- Mais vous êtes le seul à lui confisquer …
- C'est interdit en classe ! Kevin rentre avec sur les oreilles et il ne le quitte pas …
- A la maison il a l’habitude de faire ses devoirs avec !
- Peut-être, mais pendant le cours c’est interdit ! Et puis, ses devoirs, parlons-en … Pardon, pardon, Monsieur ...Oui, vous ! Vous pouvez rester dans le couloir, s’il vous plaît …
- …
- Non, non, Monsieur, vous ne téléphonez pas ici ! Vous voyez bien que je suis avec une parente ! Comment ? Trop de bruit dans le couloir ? Eh bien vous allez ailleurs ! Mais vous sortez de cette classe ! S'il vous plaît ! Merci … Bon, les devoirs de Kevin …
- Vous n’avez pas à lui prendre son portable !
- Je lui ai demandé de le ranger et comme il n’entendait pas puisqu’il écoutait de la musique, je lui ai pris et je l’ai remis à Monsieur le Proviseur qui passait par là… Donc, ses devoirs …
- Je sais, Monsieur le Proviseur m’a téléphoné et me l’a rendu tout de suite …
- Et il vous a accompagné devant ma classe pour que nous ayons une petite explication, mais vous, vous en avez profité pour le rendre immédiatement, pendant le cours et sous mon nez, à Kevin !
- Parce que vous n’avez pas le droit de lui confisquer !
- Oui, oui … Mais s’il continue à l’écouter pendant le cours …
- C’est que votre cours ne l’intéresse pas !
- AU REVOIR, MADAME ! Au suivant … »

Quel métier !

Hervé

http://www.liberation.fr/vous/0101163092-dolto-a-t-elle-vraiment-tout-fa

Écrit par : Hervé | 19 octobre 2008

Ah, kevin !

http://desencyclopedie.wikia.com/wiki/Kevin

Révisez ! Demain interro écrite !

Écrit par : kevin | 19 octobre 2008

Amélie, merci pour vos réponses sur les préalables. On va finir par tomber d'accord si vous ménagez nos suceptibilités

Ecrit par : dobolino | 18 octobre 2008

Je suis naturellement très directe partout et toujours , c'est une qualité et un défaut , mais c'est ainsi . Je n'aime pas tourner autour du pot pendant 107 ans . Et j'apprécie que les autres soient ainsi .

Écrit par : Amélie | 19 octobre 2008

"Je n'aime pas tourner autour du pot pendant 107 ans."

Ecrit par : Amélie | 19 octobre 2008

Encore un point commun avec toto! Vous roulez, aussi?

Écrit par : Christophe Sibille | 19 octobre 2008

A moins que ce soit du pot belge?

Écrit par : Christophe Sibille | 19 octobre 2008

@ Dobolino avait écrit

J'en profite pour faire remarquer à Amélie et Felts que les catho font, ici, nettement plus régulièrement chier que les islamistes.
Ecrit par : dobolino | 19 octobre 2008

J'avais pris la peine de répondre.
Et je m'aperçois que Jérémy ose ajouter :

@ Mais peuvent-ils comprendre ?

Pour Jérémy et afin qu'il puisse comprendre qu'il n'a rien compris, je réédite mon propos :

Pour une fois ou comme toujours, Dobolino a entièrement raison. Mais ce blog n'est qu'un reflet très distancié du monde réel…
Par ailleurs, plutôt que de me faire des procès d'intention, Dobolino devrait relire TOUTE mon œuvre internetienne. Elle constaterait qu'au niveau des croyances, je ne fais pas de hiérarchie entre le faux, l'erreur, l'inexactitude, l'écart, la faute, la bêtise, l'impair, la sottise, la confusion, l'équivoque, la maldonne, l'aberration, la divagation, l'abus, l'arbitraire, la partialité et j'en passe dans lesquelles se vautrent TOUTES les religions… Après, c'est une question de circonstances : En pleine Saint Barthélémy, je suis assez préoccupé par l'intolérance catholique… Après le 11 septembre, j'ai d'autres soucis en tête…

Écrit par : Roger Felts | 19 octobre 2008

Encore un point commun avec toto! Vous roulez, aussi?

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 octobre 2008

A moins que ce soit du pot belge?

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 octobre 2008


Franchement : Dupond , vous ne seriez pas Ducon ?

Écrit par : Amélie | 19 octobre 2008

On a peu relevé que les nouvelles structures du lycée s'accompagneront probablement du grand retour au pourvoir des IGEN. Notamment en ce qui concerne les programmes.

Dépossédées un temps de cette prérogative par les GTD (groupes techniques disciplinaires *), les inspections générales se goinfreront de coupes franches dans les programmes existants. Elles n'auront pas le temps d'en élaborer de nouveaux et comme elles sont déjà bien rodées par les sabrages ** commis au collège dans le cadre du "socle commun"...

* souvent tenus par des universitaires forts en gueule

** et chatilles résiduelles ...

Écrit par : dugong | 19 octobre 2008

Et vous, Amélie, légèrement susceptible? Qu'y avait-il de méchant là-dedans?

Écrit par : Christophe Sibille | 19 octobre 2008

@ Mais peuvent-ils comprendre ?



Roger ,

En ce qui les concerne , la réponse est limpide : ils ne peuvent pas comprendre . Ce n'est pas une question d'intelligence , mais de fermeture d'esprit et de mauvaise foi .

Écrit par : Amélie chez les cocollabobos | 19 octobre 2008

Encore un point commun avec toto! Vous roulez, aussi?

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 octobre 2008

A moins que ce soit du pot belge?

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 octobre 2008

Ah , parce qu' il fallait rire d'être traitée de toxico ?

Écrit par : Amélie chez les cocollabobos | 19 octobre 2008

Version (à peine) parano de ce qui se trame en "sciences" au lycée :

1ère étape : Faire croire qu'il n'y aura pas de sciences physiques (ni de SVT) en tronc commun obligatoire de seconde. Levée de boucliers et cris d'orfraie (mon poste ! mon poste ! L'avenir de la France ! Nos enfants ! etc.). Laisser s'agiter un moment et attendre que les lobbies disciplinaires déléthargisent.

2ème étape : faire mine de reculer et sortir ce qui avait été prévu dès le départ : une daubasse interdisciplinaire infâme.

Tout le monde est content (ouf ! On l'a échappé belle clament les cons en coeur). Les postes sont moins menacés mais on en sabre quand même un bon peu.

30% de velours au moins.

A l'alambic des concentrations budgétaires, le Maître du Moloch est un magicien !

Écrit par : dugong | 19 octobre 2008

C’est que votre cours ne l’intéresse pas !
- AU REVOIR, MADAME ! Au suivant … »

Quel métier !

Hervé

Belle peinture réaliste de l'école française.
Arrive la génération des Jordan qui sont pas mal non plus!
J'en ai un dans ma 4ème3 (mon principal me confie toujours cette classe, allez savoir pourquoi?) qui porte le nom de Desmond. Mes collègues ne viennent pas à bout du démon qui l'agite lui et quelques autres élèves du même acabit. Et la quille pour eux n'est que dans 2 ans!
Franchement, la pauvre Françoise n'y est pour rien! Pas plus que le pauvre Philippe.

Écrit par : buntovchik | 19 octobre 2008

"J'en ai un dans ma 4ème3 (mon principal me confie toujours cette classe, allez savoir pourquoi?) qui porte le nom de Desmond."

Pourtant tout le monde sait que Desmond est doux comme un toutou...

Écrit par : dugong | 19 octobre 2008

Arrive la génération des Jordan

Ecrit par : buntovchik | 19 octobre 2008

J'ai un Alvin -prononcez Alvine- en cinquième. Ça va devenir furieusement tendance, d'autant que je lis dans le dictionnaire :
alvin
1. (Médecine) Qui a rapport au bas-ventre. Flux alvin.
Expressions
* Évacuation alvine : Excréments.

Au moins, on sait d'où il sort.

Écrit par : TotoWeininger | 19 octobre 2008

Cette génération d'Alvins aura raison de la couche d'ozone.

Écrit par : dugong | 19 octobre 2008

En direct de la manif, à Paris :

"Du cortège, surplombé par de nombreux et immenses ballons aux couleurs des syndicats, fusaient le slogan "Investir dans l'école c'est l'avenir" ou encore cette citation d'Abraham Lincoln : "Si vous trouvez que l'éducation coûte cher, essayez l'ignorance".

S'est trompé, Abraham - Ah ça c'est du prénom! -, l'enseignement de l'ignorance, ça va faire trente ans qu'on l'a mise en place et ça coûte bien plus cher.

Écrit par : TotoWeininger | 19 octobre 2008

C'est vrai qu'entretenir l'ignorance, ça coûte vachement cher !
Les sous dépensés en sorties inutiles, en matériel gadget et en intervenants de tout poil, ça fait peur.

Écrit par : Jérémy | 19 octobre 2008

C'est vrai qu'entretenir l'ignorance, ça coûte vachement cher !
Les sous dépensés en sorties inutiles, en matériel gadget et en intervenants de tout poil, ça fait peur.

Ecrit par : Jérémy | 19 octobre 2008

Ah non ! Ça, ce n'est pas inutile, ça fait monter le PIB ! Et l'ignorance, c'est du temps de cerveau disponible pour Coca Cola.
Ne me dites pas quand même pas que vous ne voulez pas que la croissance reprenne...
Alors qu'un vieux Lagarde et Michard qui ne se démode même pas, comment voulez-vous que ce soit rentable ? Et un Gaffiot donc, qu'on se passe de père en fils et de fils en petite-fille ?

Écrit par : catmano | 19 octobre 2008

Je viens de feuilleter le livre d'histoire du dit Némo. Ouais, bon... Moi, je ne suis pas prof d'histoire mais, mis à part la nostalgie d'un passé révolu que j'ai vécu (mais je suis hors d'âge) , je n'y ai rien trouvé d'enthousiasmant.
Je me suis bien marrée aussi parfois: je note, entre autres, chapître 17, page 144, Leçon 3: le communisme et le fascisme.
Franchement, et là je rejoindrais presque les pédagogos, à l'heure du multimédia, y'a mieux. Y aurait-il un moyen terme entre l'étude de la fabrication du sarrau au XIV° siècle dans le Périgord noir et le catéchisme d'efficience absolument nulle?
Allez voir ce manuel, MàC, et dites-nous si c'est ainsi que vous voulez voir vos élèves de collège formatés?

Écrit par : dobolino | 19 octobre 2008

Pour une fois ou comme toujours, Dobolino a entièrement raison.

Ecrit par : Roger Felts | 19 octobre 2008
Dobolino a toujours raison car Dobolino fait partie de ces rarissimes êtres humains qui sont aptes à avouer avoir tort, quittes à y perdre la vie.

Écrit par : dobolino | 19 octobre 2008

Appel à participation : Enquête sur l’investissement/la motivation des enseignants de langues

Laure PESKINE Rebecca Starkey-Vernet, doctorante à l’Université de Nantes, Marie-Françoise Narcy-Combes (CIL-université de nantes) et Jean-Paul Narcy-Combes (DFLE-Paris 3) ont entamé une recherche pour comprendre le lien entre l’investissement (conçu en termes de Bourdieu) et la motivation des enseignants de langues. Leur hypothèse est que le capital culturel acquis par les enseignants (ce qui assure leur situation sociale) ne présente plus un retour satisfaisant sur les investissements intellectuel et matériel que ces enseignants ont dû consentir pour l’acquérir, et que cela finira (/finit) par rejaillir sur leur motivation intrinsèque.
Nous avons fait une pré-enquête auprès de 8 enseignants différents en âge, origine, fonctions, etc., et construit un questionnaire assez long… mais l’investissement est une donnée complexe.
Nous avons besoin de retours en assez grand nombre d’ici le 30 octobre pour une étude préalable qui nous donnera de quoi construire un article pour la revue du Lidil (Grenoble), puis, en fonction de ce que premier recueil aura donné, de mener une enquête plus large.
C’est pour ce retour que nous vous demandons de nous aider en nous retournant ce questionnaire rempli, car si cette étude aboutit, elle peut donner des renseignements intéressants sur l’état d’esprit de l’ensemble des enseignants de langues (dans le second degré surtout). Nous vous remercions d’avance et sommes sensibles à l’assistance que nous recevons de l’APLV pour cette enquête.

Écrit par : Neoprofs | 19 octobre 2008

En direct de la manif, à Paris :

"Du cortège, surplombé par de nombreux et immenses ballons aux couleurs des syndicats, fusaient le slogan "Investir dans l'école c'est l'avenir" ou encore cette citation d'Abraham Lincoln : "Si vous trouvez que l'éducation coûte cher, essayez l'ignorance".

Ecrit par : TotoWeininger | 19 octobre 2008

Je propose quelques variantes : "si vous trouvez que l'Instruction coûte cher, essayez le pédagogisme"

"Si vous trouvez que Darcos déconne, essayez Meirieu"

"Si vous trouvez Sarko insupportable, essayez Royal"

"Si vous trouvez Brighelli délirant, essayez Lafforgue"

"Si vous trouvez Toto lourdingue, essayez Jérémy"

Bon d'accord, je sors.

Écrit par : Manu | 19 octobre 2008

Guillaume a écrit : "Laarman, que je ne connais pas, n'a jamais approché le groupe dont vous faites allusion."

En causement correc, on dit : "dont au sujet duquel vous faites allusion"

Ecrit par : dugong | 19 octobre 2008

Ah??? J'aurais plutôt écrit "le groupe auquel vous faites allusion".

Catmano, qu'en pensez-vous?

Écrit par : Anne-Marie Valette | 19 octobre 2008

Voici l'article sur France-Info :

" Plusieurs dizaines de milliers de personnes, 80 000 selon les organisateurs et 32 000 selon la police, ont défilé à Paris pour demander au gouvernement d’investir dans l’éducation à l’heure de la crise, au lieu de supprimer des postes.

De la place d’Italie à la Bastille, une majorité d’enseignants, des étudiants, des lycéens et des parents d’élèves de la FCPE ont manifesté, à l’appel de 47 organisations, pour que l’éducation "reste une priorité".

Ils protestent également contre les multiples réformes mises en oeuvre par le ministre de l’Education Xavier Darcos, notamment la réforme des programmes scolaires dans le primaire."


Ben tiens...

Écrit par : Manu | 19 octobre 2008

"Il apparaît donc clairement que le nombre de jeunes sortant du système éducatif et entrant en activité sera donc supérieur aux besoins de recrutement de l'économie".

Ecrit par : Marx | 19 octobre 2008

Demandez à Dobolino, je crois que la solution se nomme T61.

Ecrit par : Zorglub | 19 octobre 2008

Ah! Que nenni ! La solution s'appelle RMI, RSA, aide sociale, vu qu'on a les ronds pour et que peu importe l'état des assistés, tant qu'ils restent calmes, annihilés.

Écrit par : dobolino | 19 octobre 2008

"Guillaume a écrit : "Laarman, que je ne connais pas, n'a jamais approché le groupe dont vous faites allusion."

En causement correc, on dit : "dont au sujet duquel vous faites allusion"

Ecrit par : dugong | 19 octobre 2008

Ah??? J'aurais plutôt écrit "le groupe auquel vous faites allusion".

Catmano, qu'en pensez-vous?"

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 19 octobre 2008

Là, record d'humour battu haut la main par notre potarde! C'est du 217è degré, au moins.

Écrit par : Christophe Sibille | 19 octobre 2008

Nouvelobs.com:

"On met 360 milliards sur la table (pour les banques, ndlr), avec des conséquences que tout le monde ignore, ça nous permet tout de même de dire qu'il y a des contradictions, par rapport aux investissements qui ne sont pas faits dans l'éducation"

selon le secrétaire général de la FSU Gérard Aschieri.

Il s'exprime d'une manière si peu limpide, avec des conséquences que personne n'ignore, que les journalistes, afin de rendre plus intelligible le propos, se sentent obligés d'ajouter une note entre parenthèses.

Pitoyable.

Écrit par : TotoWeininger | 19 octobre 2008

Nouvelobs.com :

"Si l'arrêt des suppressions de postes est au coeur des revendications, figurent également au nombre des réclamations les déclarations de Xavier Darcos sur l'école maternelle, les projets de mutation de personnels dans le secondaire, des fermetures de petites écoles, la gestion des remplacements, les suppressions de maîtres spécialisés dans la lutte contre l'échec scolaire ("Rased"), la baisse des subventions aux organisations complémentaires de l'école, la précarité des conditions de travail des enseignants ou encore la réforme en cours du lycée."

ou encore? et puis quoi encore!
Tout et n'importe quoi (la baisse des subventions aux organisations complémentaires de l'école?)
Et rien sur la casse annoncée des concours.

Écrit par : TotoWeininger | 19 octobre 2008

Ah??? J'aurais plutôt écrit "le groupe auquel vous faites allusion".

Catmano, qu'en pensez-vous?

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 19 octobre 2008
Nul, Anne-Marie ! On dit: "le groupe dont auquel etc..."

Écrit par : dobolino | 19 octobre 2008

Mes collègues ne viennent pas à bout du démon qui l'agite lui et quelques autres élèves du même acabit. Et la quille pour eux n'est que dans 2 ans!
Franchement, la pauvre Françoise n'y est pour rien! Pas plus que le pauvre Philippe.

Ecrit par : buntovchik | 19 octobre 2008

Moi j'en ai un en 4 ème également qui porte un prénom très tendance aussi (je ne dirai pas lequel).

Je trouve absolument ridicules les préjugés des "hygiénistes" du XIXème siècle, mais je pense tout de même qu'il aurait bien besoin d'une Françoise Dolto pour lui expliquer qu'il y a des choses qu'il peut faire tout seul dans sa chambre, mais pas en classe pendant le contrôle de grammaire.

Quant à certains autres de ses comportements, je me demande si ça ne relève pas plutôt de l'exorcisme que de la psychanalyse.

Écrit par : Robin | 19 octobre 2008

ls protestent également contre les multiples réformes mises en oeuvre par le ministre de l’Education Xavier Darcos, notamment la réforme des programmes scolaires dans le primaire."


Ben tiens...

Ecrit par : Manu | 19 octobre 2008

Comme disait Goethe "le diable se niche dans les détails"...Et qu'est ce qu'il doit rigoler ! Quant au ministre ou bien c'est le docteur Faustus version "idiot utile" ou bien c'est Machiavel en personne (j'hésite).

Écrit par : Robin | 19 octobre 2008

"Ils protestent également contre les multiples réformes mises en oeuvre par le ministre de l’Education Xavier Darcos, notamment la réforme des programmes scolaires dans le primaire."

Ca, je vous l'avais dit !

Le Sgen et SE-Unsa défilaient entre autres contre ça.

Écrit par : Neoprofs | 19 octobre 2008

"Ils" vont se réunir mercredi pour fixer la date de la prochaine grève UNITAIRE. Le mot d'ordre sera très certainement : contre la suppression des postes de professeurs pour "la réussite de tous les jeunes" (le secrétaire général de la FSU Gérard Aschieri)
(qui peut être contre? certains vieux? de jeunes masochistes?)
Pas l'ombre de la moindre esquisse du plus petit commencement d'une critique COHÉRENTE de l'état actuel du système éducatif - qui semble satisfaire tout le monde (l'appel des 21 organisation commence par : "Notre pays a cette chance extraordinaire de disposer d’un grand service public laïque d’Education", comme si c'était toujours vrai) ET des réformes engagées par le gouvernement (lycées et concours).
Dans un tel brouhaha - on se croirait dans une salle de classe façon Meirieu - comment diable faire entendre notre voix?

Écrit par : TotoWeininger | 19 octobre 2008

@Totoweiniger :

Difficile, en effet. Certains médias notent cependant l'absence du Snalc ainsi que de FO à ce grand raout.

Au passage, même ce terme de "service public d'éducation" me gêne considérablement. Instruire les élèves n'est pourtant pas un acte de consommation, il est à la fois un droit et un devoir.

Ce n'est pas la même logique qui conduit les citoyens à acheter un timbre-poste, par exemple (vous le payez et personne ne vous force à l'acheter). Si on admet que l'éducation nationale est un "service", on accepte implicitement qu'elle puisse être privatisée, puisqu'elle procède d'une logique marchande.

C'est la même logique qui amène la coconne qui vient emmerder Hervé par ce qu'il a confisqué le portable de son mioche en cours. Elle a manifestement pris l'École de la République pour un supermarché puisqu'elle tente de justifier l'utilisation du portable en question parce que "son cours ne l'intéresse pas" ou je ne sais quelle connerie.
Comme si l'art d'enseigner était remplacé par l'art de distraire. Comme si une sorte d'obligation de séduction avait remplacé le droit à l'Instruction.

Non, madame, Nous n'avons pas à être forcément "intéressant" pour les élèves. Nous n'avons rien à vendre. Nous ne sommes pas des postes de télévision et il ne suffit pas d'appuyer sur la télécommande pour changer de programme. Votre fils n'est pas un client et nous ne sommes pas des domestiques. L'École est une institution républicaine, pas un "service public".

"Se vendre, c'est un métier. Ça s'appelle la prostitution" disait Marc Blondel.

Écrit par : Manu | 19 octobre 2008

citation d'Abraham Lincoln : "Si vous trouvez que l'éducation coûte cher, essayez l'ignorance".

Ecrit par : TotoWeininger

Abe Lincoln doit se retourner dans sa tombe ! La citation est approximative : en français, l'ignorance n'est pas le contraire de l'éducation.

"Mieux vaut rester silencieux et passer pour un imbécile que parler et n'en laisser aucun doute" (du même).

Écrit par : moot | 20 octobre 2008

citation d'Abraham Lincoln : "Si vous trouvez que l'éducation coûte cher, essayez l'ignorance".

Ecrit par : TotoWeininger

Abe Lincoln doit se retourner dans sa tombe ! La citation est approximative : en français, l'ignorance n'est pas le contraire de l'éducation.

Vous avez raison.

Je pense qu'il faudrait plutôt traduire : "Si vous pensez que l'instruction coûte cher, essayez l'ignorance."

Le mot "education" en anglais est plus proche du mot instruction : "The process by wich a person's mind and character are developed through teaching, esp. through formal instruction at a school or college : an institute of adult education/the Minister of Education/She completed her education in Switzerland/The government is spending a lot of money on education - see also Further education, higher education ; see teach (usage) (Longman Dictionary of contemporary English, new edition)

Écrit par : Robin | 20 octobre 2008

Et si je regarde la traduction française du mot "education" dans le Harrap's shorter, je trouve ceci : " 1 (a) - education, bringing up. Faire l'éducation de qq. to educate s.o. E. professionnelle, vocational training. E. physique physical training. L'E. nouvelle, progressive education b) Training (of animals) Upbringing, breeding. Personne sans education, ill-bred person. Il manque d'é., he has no manners.

L'anglais fait donc bien la différence entre "instruction" et "éducation"( bringing up, upbringing, breeding), sauf dans l'expression "progressive education" (l'éducation nouvelle") qui est à l'origine du courant pédagogiste en France et ce n'est évidemment pas un hasard.

Écrit par : Robin | 20 octobre 2008

"Non, madame, Nous n'avons pas à être forcément "intéressant" pour les élèves."

Ecrit par : Manu | 19 octobre 2008

Je ne suis pas tout à fait d'accord avec ça! Simplement, si la c... asse au mioche duquel Hervé à confisqué son portable avait éduqué correctement son môme, il aurait plus facilement montré la curiosité nécessaire pour apprécier vraiment un bon cours, comme l'est certainement celui d'Hervé, (et le vôtre aussi, Manu). Le vrai problème n'est pas qu'il ne faille pas être intéressant. Il est que l'éducation aberrante donnée à beaucoup d'enfants ne les conduisent pas à écouter quoi que ce soit (d'intéressant) plus de deux minutes trente.

Écrit par : Christophe Sibille | 20 octobre 2008

"Nous ne sommes pas des postes de télévision et il ne suffit pas d'appuyer sur la télécommande pour changer de progamme" (Manu)

On ne saurait mieux dire, ni mieux définir l'attitude de nombre d'élèves qui se conduisent effectivement en cours comme devant un téléviseur. Et, comme le remarque Christophe, c'est à l'origine une question d'éducation.

Écrit par : Sylvie Huguet | 20 octobre 2008

Voilà qui devrait "rassurer" les "antipédagogistes".

"Mesdames, Messieurs les Responsables d'UCFR,

Dans le prolongement de vos échanges avec l'équipe de direction de l'institut tout au long de la matinée d'hier et selon nos informations reçues ce jour, une circulaire de cadrage du master est actuellement en préparation au Ministère de l'Enseignement Supérieur et devrait être communiquée prochainement aux présidents d'université.

Cette circulaire ouvrirait le processus d'habilitation de masters pour la formation des enseignants à toutes les universités via le dépôt de maquettes jusqu'au 31 décembre 2008. La date limite de dépôt des maquettes qui vous a été indiquée hier par M. Jacques Durand, date qui est depuis quelques jours dénoncée par beaucoup d'acteurs universitaires, semblerait donc confirmée.

Les futurs masters relatifs à la formation initiale des enseignants devraient en principe répondre aux mêmes critères que ceux qui président à l'habilitation des masters en général : formation initiale adossée à des laboratoires de recherche, préparation à une diversité de métiers relevant du même secteur d'activité professionnelle ou relevant de problématiques voisines, maquettes universitaires permettant à l'étudiant la construction de son parcours grâce à la mise en place de passerelles avec des masters déjà existants, notamment ceux relevant de la dernière campagne d'habilitation et aujourd'hui développés dans les différentes composantes de l'université.

Dans cette perspective, les maquettes des futurs masters, déposées fin décembre au Ministère et qui ne seraient à l'évidence que de simples préparations au concours de recrutement des professeurs des écoles (PE) ou des professeurs des collèges et lycées (PLC), ne seraient pas habilitées (en clair, non à l'habilitation de master "enseignant").

Dès que l'équipe de direction recevra des informations plus définitives, je les porterai immédiatement à votre connaissance.

Bien cordialement,

Sandrine Jales"

Personnellement, je n'ai jamais pensé que ça se passerait autrement. Le "coulage" des IUFM, (ou, du moins, de ce qu'il pouvait y avoir d'intéressant dans la formation qui était dispensée aux PE) était contenu dans la masterisation elle-même.

Écrit par : Christophe Sibille | 20 octobre 2008

quelques bonnes nouvelles :

les motions protestant contre la réforme des concours se multiplient (encore trop lentement certes, mais sûrement) :

Après Paris 4, Paris 3, Lyon 3 et d'autres, voici le communiqué d'Aix-Marseille 1 :



Motion votée par le C.S. de l’université de Provence Aix-Marseille I
17 octobre 2008

Le Conseil Scientifique de l’Université de Provence Aix-Marseille I, réuni en séance plénière le 17 octobre 2008, déplore solennellement les conditions dans lesquelles est mise en ?uvre la réforme de la formation des maîtres.

Il proteste contre un calendrier qui oblige l’Université à prévoir pour 2009-2010, dans la précipitation, l’application d’une réforme des concours dont le contenu n’est toujours pas défini à la rentrée 2008.

Il s’oppose à toute réforme ayant pour effet de réduire dans les concours la part des savoirs disciplinaires en vue d’un allègement des épreuves qui ne fera qu’abaisser le niveau de formation des futurs enseignants, en contradiction totale avec l’objectif affiché par la « mastérisation ».

Il rejette l’idée de concours déclinés en « épreuves régionales » pour le recrutement des professeurs des lycées et collèges, ce qui serait contraire au principe, réaffirmé par le Ministère, d’attachement à des concours nationaux.

Il soutient l’action menée par les instances de l’Université pour construire, en étroite concertation avec son école interne, l’IUFM d’Aix-Marseille, et avec les autres universités de la région PACA, des masters « Métiers de l’enseignement » qui concilient au mieux la nécessaire formation professionnelle au métier d’enseignant et les exigences d’un haut niveau de formation scientifique.

Motion votée à l’unanimité.

Écrit par : Fabien | 20 octobre 2008

À propos des prénoms des élèves, je voudrais lancer un appel : qu’on interdise l’entrée dans nos classes aux Kevin et à leurs successeurs.

Il est vrai que l’arrivée des Dylan et autres Jordan est inquiétante. Le Jordan a la télé dans sa chambre, il s’appuie obligatoirement contre un mur, n’a jamais de feuille et sa gomme est découpée en morceaux destinés à être jetés aux alentours.

Ses phrases usuelles sont en général courtes et lancées avec un fort volume sonore : « vous êtes pas ma mère », « vous m’insultez ! » (Quand on lui demande se taire), « je parlais pas », « je lui demande un renseignement », etc. C’est Jordan/Kevin qui va poser la seule question faite par un élève dans votre cours : « on peut sortir, ça va sonner ? » Variante : « c’est vrai que vous êtes absent demain ? »

Il a une sœur, Morgane/Jessica ou Jennifer, (pourquoi pas Jessifer) dont je ne parlerai pas, en tant qu’homme, pour rester politiquement correct ;))

Écrit par : Lariba | 20 octobre 2008

@ Hervé

A votre place, j'imiterais les "zprofs" et je ferais des saynettes à partir de ces savoureuses tranches de vie. Cela ferait un spectacle tordant , qui en dirait davantage sur l'EN que tous les Begaudeau du monde.

Lorsque j'exerçais encore, j'avais établi un lien entre certains prénoms et certains comportements. Kévin, Jonathan et Michaël avaient la palme. Cindy et Charlène n'étaient pas mal. Quand j'ai pris ma retraite, Jason (parfois écrit Jeson ) apparaissait . Depuis, j'ai cessé de suivre!

Écrit par : retraitée | 20 octobre 2008

@ Lariba
Vous m'avez grillée. J'avais, bien sûr, oublié Jordan, Morgane, Jennifer et Dylan!
Le début de votre post est l'illustration parfaite de ce que je propose.
J'imagine une scène de théâtre, avec un "conférencier" décrivant les nouvelles espèces biologiques apparues dans les salles de classe.
"Je vous parlerai d'abord du Jordan"
Le Jordan a la télé dans sa chambre, il s’appuie obligatoirement contre un mur, n’a jamais de feuille et sa gomme est découpée en morceaux destinés à être jetés aux alentours.
Ses phrases usuelles sont en général courtes et lancées avec un fort volume sonore : « vous êtes pas ma mère », « vous m’insultez ! »

Écrit par : retraitée | 20 octobre 2008

"Nous ne sommes pas des postes de télévision et il ne suffit pas d'appuyer sur la télécommande pour changer de progamme" (Manu)

On ne saurait mieux dire, ni mieux définir l'attitude de nombre d'élèves qui se conduisent effectivement en cours comme devant un téléviseur. Et, comme le remarque Christophe, c'est à l'origine une question d'éducation.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 20 octobre 2008
A l'origine, certainement mais vu que les classes élémentaires offrent à peu près la même chose que la maison dans bon nombre de cas, ça n'améliore pas l'état de Jordan à l'entrée en sixième. Comme une partie des enseignants de collège font pareil, surtout en matières littéraires, alors là...
Je vous le dis comme ça parce que chez nous, y'a jamais eu de télé ou de console dans la chambre et que l'école a largement aidé mes enfants à devenir des glandos léthargiques.

Écrit par : dobolino | 20 octobre 2008

[...] il importe de considérer la diversité des formes d’intelligence et de sensibilité comme voies d’accès à la réussite scolaire de tous, y compris des enfants de catégories sociales défavorisées.

Ecrit par : un IGEN et cité par dugong | 19 octobre 2008

En gros, les pauvres sont forcément des cons !!
Elle est belle, la générosité et la fraternité de la pensée de gôche !

Écrit par : yann | 20 octobre 2008

De la place d’Italie à la Bastille, une majorité d’enseignants, des étudiants, des lycéens et des parents d’élèves de la FCPE ont manifesté, à l’appel de 47 organisations, pour que l’éducation "reste une priorité".

Ecrit par : Manu | 19 octobre 2008

Ca nous fait donc en moyenne un peu plus de mille têtes de pipes par organisation.
Ca, c'est de la manif de masse !!

Écrit par : yann | 20 octobre 2008

"Il existe aussi des fascismes de gauche comme le courant à l'oeuvre actuellement au sein d'un groupuscule qui réécrit sans complexes sa motion après vote de l'A.G. Est-ce correct, à vos yeux ?"
Écrit Guillaume

S'agit-il de la motion dite "motion Troufleau" ?

Écrit par : yann | 20 octobre 2008

Dugong (je crois), je ne risque pas d'être "Justine". Moi, ce serait plutôt "Juliette".

Robin, n'hésitez pas : c'est plutôt Machiavel. Et je sais bien que c'est la plaie avec les hommes intelligents : à un moment ou un autre, ils peuvent passer pour de parfaits salauds.

C'était évident que la manif de dimanche allait pratiquer l'amalgame. C'est entre autres pour ça que finalement je n'y suis pas allé.

SI la fac d'Aix, qui est SNE-SUp jusqu'à l'écoeurement, dans le genre "un seul diplôme de la maternelle à l'université, s'oppose à la réforme de la formation des maîtres, c'est que le bateau prend l'eau. Mais ça, nous le savions.
JPB
PS. Je travaille en ce moment sur ce qui, dans les six motions présentées au congrès du PS? concerne l'éducation. Ce n'est pas triste, mais ce n'est pas difficile : c'est pour l'essentiel un discours in absentia, comme on dit familièrement... J'en ferai très prochainement une Note.

Écrit par : brighelli | 20 octobre 2008

[...] il importe de considérer la diversité des formes d’intelligence et de sensibilité comme voies d’accès à la réussite scolaire de tous, y compris des enfants de catégories sociales défavorisées.

Ecrit par : un IGEN et cité par dugong | 19 octobre 2008

En gros, les pauvres sont forcément des cons !!
Elle est belle, la générosité et la fraternité de la pensée de gôche !

Ecrit par : yann | 20 octobre 2008

Ça, c'est pas un scoop !

Écrit par : dobolino | 20 octobre 2008

PS. Je travaille en ce moment sur ce qui, dans les six motions présentées au congrès du PS? concerne l'éducation. Ce n'est pas triste, mais ce n'est pas difficile : c'est pour l'essentiel un discours in absentia, comme on dit familièrement... J'en ferai très prochainement une Note.

Ecrit par : brighelli | 20 octobre 2008
Vous arrivez à "travailler" sur ce vide ! C'est ce qui m'a toujours impressionnée avec les lettrés, cette capacité à disserter sur le vide. Mon matérialisme et mon côté raz du gazon m'y rendent totalement inapte.

Écrit par : dobolino | 20 octobre 2008

Après avoir lu ce vide, je me suis résolue à voter sur d'autres critères tout en constatant que la motion Aubry était quand même celle où on accordait le plus de place à l'enseignement sans que rien de bien décisif n'y soit inscrit clairement hormis la volonté de préserver la notion de service public de qualité doté de moyens.
Il semble évident que garantir l'existence d'un service est un préalable indispensable à une réforme des programmes et des cursus.

Écrit par : dobolino | 20 octobre 2008

Au fait, Robin, comment ça va avec vos petits élèves?
Si vous avez la chance appréciable et rare d'être approuvé et soutenu par le principal et son adjoint, ce ne doit pas être impossible de mettre les pendules à l'heure et de faire saisir aux élèves que ce sont les professeurs qui commandent dans la boutique!

Écrit par : Jean | 20 octobre 2008

Robin, n'hésitez pas : c'est plutôt Machiavel. Et je sais bien que c'est la plaie avec les hommes intelligents : à un moment ou un autre, ils peuvent passer pour de parfaits salauds.

Alors si je comprends bien, après le quiproquo, il ne reste plus qu'à attendre le "coup de théâtre" ;-)

Écrit par : Robin | 20 octobre 2008

"A l'origine, certainement mais vu que les classes élémentaires offrent à peu près la même chose que la maison dans bon nombre de cas, ça n'améliore pas l'état de Jordan à l'entrée en sixième."

Ecrit par : dobolino | 20 octobre 2008

N'exagérez pas!

Écrit par : Christophe Sibille | 20 octobre 2008

Au fait, Robin, comment ça va avec vos petits élèves?
Si vous avez la chance appréciable et rare d'être approuvé et soutenu par le principal et son adjoint, ce ne doit pas être impossible de mettre les pendules à l'heure et de faire saisir aux élèves que ce sont les professeurs qui commandent dans la boutique!

Ecrit par : Jean | 20 octobre 2008

Ca va mieux, mais "souvent élève varie, bien fol qui s'y fie !" ;-)

J'ai eu un silence "religieux" l'autre jour avec la pire des deux 4èmes (mais ils sont plus "francs" que les autres) et je ne les ai pas cette après-midi (jour de fête foraine sacro-saint pour eux et journée pédagogique pour nous)...comme je suis sur deux établissements, j'ai eu cours ce matin sur l'un et après-midi pédagogique sur l'autre ; remarquez, ils n'ont pas besoin d'un jour spécial pour faire la foire. Nous je ne sais pas, j'ai cru comprendre que les collègues organisaient un pic-nic en salle des profs. Qu'est-ce qu'on s'amuse ! ;-)

Écrit par : Robin | 20 octobre 2008

Robin, n'hésitez pas : c'est plutôt Machiavel. Et je sais bien que c'est la plaie avec les hommes intelligents : à un moment ou un autre, ils peuvent passer pour de parfaits salauds.

Alors si je comprends bien, après le quiproquo, il ne reste plus qu'à attendre le "coup de théâtre" ;-)

Ecrit par : Robin | 20 octobre 2008

P.S. (sans allusion) : Pourvu que la pièce ne soit pas "Le cocu magnifique". Je l'ai déjà vue une vingtaine de fois ! ;-)

Écrit par : Robin | 20 octobre 2008

"A l'origine, certainement mais vu que les classes élémentaires offrent à peu près la même chose que la maison dans bon nombre de cas, ça n'améliore pas l'état de Jordan à l'entrée en sixième."

Ecrit par : dobolino | 20 octobre 2008

N'exagérez pas!

Ecrit par : Christophe Sibille | 20 octobre 2008

Je n'exagère pas, pour ce que j'ai vécu et le discours qui allait avec. La saine colère qui m'a prise il y a douze ans et pour laquelle j'ai failli finir lynchée, je la retrouve ici au quotidien, avec des explications plus claires. Les propos sur les séquences ont bien éclairé ma lanterne.
Les mésaventures scolaires de mes enfants ne sont pas étrangères à la modification de la démarche de Catmano et je peux vous assurer que lorsque mon fils a été scolarisé en maternelle, elle n'avait pas encore fait le constat et ne portait pas le même jugement qu'à présent.
Je ne souhaite à personne de passer par où nous sommes passés.Avec la scolarité primaire de notre fille, nous avons touché le fond du cauchemar.
Il m'a fallu des années pour comprendre l'ampleur du désastre et sortir de l'état de colère et de parano individuelle.
C'est une véritable catastrophe, Christophe, et cette catastrophe est cent fois pire pour les élèves dont les parents gobent les âneries ou sont démissionnaires ou tout simplement moins instruits que mon époux et moi-même.
Mes gosses sont loin d'être les plus mal chaussés et ce n'est pas pour eux que c'est le plus dégueulasse.

Écrit par : dobolino | 20 octobre 2008

La pire exagération sera encore en dessous de la vérité crue et nue.

Écrit par : dobolino | 20 octobre 2008

C'est une véritable catastrophe, Christophe, et cette catastrophe est cent fois pire pour les élèves dont les parents gobent les âneries ou sont démissionnaires ou tout simplement moins instruits que mon époux et moi-même.
Mes gosses sont loin d'être les plus mal chaussés et ce n'est pas pour eux que c'est le plus dégueulasse.

Ecrit par : dobolino | 20 octobre 2008

Le plus dégueulasse, je l'ai lu récemment sous la plume d'une jeune instit qui disait qu'elle ne donnait jamais à ses élèves, de travail à la maison, ni même de lecture pour ne pas accentuer l'écart entre les enfants de milieuxfavorisés et les autres.

Alors que chacun sait bien que dans certains milieux dits "peu favorisés", les parents sont prêts à s'investir...

Raison pour laquelle il est préférable de ne pas livrer ses enfants "pieds et poings liés" à l'institution... sauf quand c'est Catmano et ses disciples qui les prennent en charge...

Écrit par : Maminou | 20 octobre 2008

Vous m'avez grillée. J'avais, bien sûr, oublié Jordan, Morgane, Jennifer et Dylan!

Ecrit par : retraitée | 20 octobre 2008

Et Mélody, hein, que faites-vous de Mélody ? J'en ai deux dans ma classe, cette année -- une seule l'an dernier, donc nette tendance haussière, comme dirait J.-M. Sylvestre. Les parents étaient-ils "fans" de Serge Gainsbourg (version optimiste), ou existe-t-il une Melody dans un soap américain qui aurait échappé à ma vigilance ?
@ Fabien : merci de nous faire suivre ces bonnes nouvelles : enfin les Universitaires se réveillent un peu ! Mais n'est-il pas trop tard ?...

Écrit par : FGuichard | 20 octobre 2008

"Non, madame, Nous n'avons pas à être forcément "intéressant" pour les élèves."

Ecrit par : Manu | 19 octobre 2008

Je ne suis pas tout à fait d'accord avec ça [...]

Ecrit par : Christophe Sibille | 20 octobre 2008

D'où le "forcément" mis juste avant et le mot "intéressant" entre guillemets, mon cher Christophe. Il s'agissait là d'"intéressant" dans le sens consommation distrayante et spectaculaire du terme. Il ne s'agit pas d'être obligatoirement "inintéressant" dans l'absolu, bien sûr.

Écrit par : Manu | 20 octobre 2008

Nathalie aussi, c'est lourd à porter: prénom d'abandonnique, peut-être avec un seul n d'ailleurs, j'hésite.

Écrit par : dobolino | 20 octobre 2008

PS. Je travaille en ce moment sur ce qui, dans les six motions présentées au congrès du PS? concerne l'éducation. Ce n'est pas triste, mais ce n'est pas difficile : c'est pour l'essentiel un discours in absentia, comme on dit familièrement... J'en ferai très prochainement une Note.

Ecrit par : brighelli | 20 octobre 2008

Et dire que pendant ce temps là, je me cultive à la Sorbonne... Cher M. Brighelli, j'admire parfois sincèrement votre abnégation et aurai une pensée pour vous à cette occasion. Nous attendons bien sûr cette note avec impatience, ça va sans dire.

Écrit par : Manu | 20 octobre 2008

Nathalie aussi, c'est lourd à porter: prénom d'abandonnique, peut-être avec un seul n d'ailleurs, j'hésite.

Ecrit par : dobolino | 20 octobre 2008

Et pourquoi donc ?
Nathalie, la Place Rouge, la chute du mur, tout ça ?

Écrit par : yann | 20 octobre 2008

Le plus dégueulasse, je l'ai lu récemment sous la plume d'une jeune instit qui disait qu'elle ne donnait jamais à ses élèves, de travail à la maison, ni même de lecture pour ne pas accentuer l'écart entre les enfants de milieuxfavorisés et les autres.


Ecrit par : Maminou | 20 octobre 2008

Nous avons vécu pour nos deux enfants pendant cinq ans de primaire la quasi inexistence d'un cahier du jour que nous n'étions d'ailleurs autorisés à ne voir qu'une fois par mois pour signature et la rétention du fichier de maths qui ne pouvait être vu qu'exceptionnellemnt et pour un temps bref, une soirée, par les parents, de façon à empêcher les interférences qui n'auraient pu être que néfaste à la progression du groupe classe.

Écrit par : dobolino | 20 octobre 2008

Le plus dégueulasse, je l'ai lu récemment sous la plume d'une jeune instit qui disait qu'elle ne donnait jamais à ses élèves, de travail à la maison, ni même de lecture pour ne pas accentuer l'écart entre les enfants de milieuxfavorisés et les autres.


Ecrit par : Maminou | 20 octobre 2008

C'est rigoureusement exact : cette institutrice ne fait répéter que le dogme officiel. J'ai entendu exactement le même discours directement de la bouche de l'Inspecteur d'Académie de mon département lors d'un entretien syndical dans son bureau il y a deux ans.

Il s'appuyait pour cela sur une circulaire de 1957 (ou 56, il n'était pas bien sûr de l'année). Pour lui, c'était une évidence absolue qu'on ne pouvait remettre en cause, pas plus que le droit de s'alimenter ou de respirer. Pour lui, l'ignorance n'est pas seulement un droit, c'est avant tout un devoir.

Nous avons appris par la suite que ce monsieur avait sa carte au PS. Les camarades de mon syndicat ont été surpris à l'époque. Pas moi, hélas.

Écrit par : Manu | 20 octobre 2008

J'ai oublié un s à néfaste et mes commentaires sur l'origine du prénom Mélody chez les enfants nés en 1989 et 1990 mettent un temps fou à apparaître suite à la lutte antispam.
Oui, Yann, c'est à cause de la chanson. Donner un tel prénom à sa fille alors qu'il s'agit du p^rénom de quelqu'un qu'on a perdu de vue.. .

Écrit par : dobolino | 20 octobre 2008

Nous avons vécu pour nos deux enfants pendant cinq ans de primaire la quasi inexistence d'un cahier du jour que nous n'étions d'ailleurs autorisés à ne voir qu'une fois par mois pour signature et la rétention du fichier de maths qui ne pouvait être vu qu'exceptionnellemnt et pour un temps bref, une soirée, par les parents, de façon à empêcher les interférences qui n'auraient pu être que néfaste à la progression du groupe classe.

Ecrit par : dobolino | 20 octobre 2008

Jamais de devoirs, très peu de leçons à apprendre ou alors, en bloc, toutes les conjugaisons de l'indicatif des trois groupes. A l'époque, nous ne comprenions pas qu'il ne s'agissait pas de savoir mais de "savoir s'y référer" et il nous semblait insurmontable d'apprendre tout ça en un dimanche, une fois par trimestre, d'autant plus que les vingt pages étaient livrées brutes de décoffrage sans un seul cours et sans exercice d'application. Et Christophe va encore dire que j'exagère...

Écrit par : dobolino | 20 octobre 2008

Manu, l'humour, toujours...
Cela dit, la circulaire à laquelle vous faites allusion, votée par la Gauche de l'époque (et il faudrait vérifier si la Droite de l'époque s'y était opposée - et j'en doute) était déjà en sévice / service quand j'ai fait mes études primaires : je n'ai jamais eu de devoirs à la maison, du CP au CM2. En revanche, des leçons tous les soirs (vulgate : pour du par cœur, les parents ne peuvent aider, alors que les "culturellement favorisés" brillent dans les additions-soustractions de leurs gamins, pour ne pas parler des rédacs). L'égalitarisme avait déjà frappé. Mais nous faisions, peut-être pour compenser, une foule d'exercices notés en classe - à commencer par des compositions mensuelles.
Je ne sais si la FCPE soutient encore ce genre de billevesées. Si oui, ils devraient avoir honte.
JPB

Écrit par : brighelli | 20 octobre 2008

"Non, madame, Nous n'avons pas à être forcément "intéressant" pour les élèves."

Ecrit par : Manu | 19 octobre 2008

Je ne suis pas tout à fait d'accord avec ça [...]

Ecrit par : Christophe Sibille | 20 octobre 2008

D'où le "forcément" mis juste avant et le mot "intéressant" entre guillemets, mon cher Christophe. Il s'agissait là d'"intéressant" dans le sens consommation distrayante et spectaculaire du terme. Il ne s'agit pas d'être obligatoirement "inintéressant" dans l'absolu, bien sûr.

Ecrit par : Manu | 20 octobre 2008

Les élèves, en attendant qu'ils en sachent suffisamment pour intervenir à bon escient, ont à faire ce que le professeur leur dit et à apprendre ce que le professeur leur dit d'apprendre.
Evidemment, si la pédagogie est merdique comme l'est celle des "séquences", des "objets d'étude", des "schémas actanciels", des "connecteurs spatio-temporels" et autres rideaux de fumée pédantesques qui font hurler au fou les parents, obliger son enfant à apprendre ces merdes, quand on est parent, cela peut poser quelque problème de conscience...
Même chose avec la méthode de lecture imbécile qu'impose l'instituteur de CP, qu'on désavoue...

Écrit par : Jean | 20 octobre 2008

A propos du message de Fabien,

La motion de la fac d'Aix est copiée sur celle de Paris IV. Ces braves gens ne comprennent pas qu'il y a deux schémas possibles pour les masters

- ou bien comme Paris IV, Aix et beaucoup d'autres, on met en place des masters d'enseignement qu'on décline ensuite par disciplines

- ou bien on met en place des masters disciplinaires qu'on décline en différents parcours (enseignement, recherche, voies professionnelles).

Dans le premier cas, les IUFM se taillent la part du lion, les disciplines ont un petit os à ronger et les étudiants qui échouent aux concours n'ont aucun débouché.

Dans le second cas, c'est le contraire. Les UFR gardent la maîtrise des masters et engagent si besoin est des formateurs venus de l'IUFM au coup par coup et seulement pour le parcours "enseignement". Conséquence : les IUFM perdent tout pouvoir. Quant aux étudiants qui échouent au concours, ils ont un vrai master. Voir sur le site de RE le texte de Christian Boix (un hispaniste de Pau). Un peu prématuré sans doute car il propose que les facs se désintéressent définitivement des concours. Mais on en viendra là, c'est inéluctable. Il faut donc mettre en place des masters avec débouchés du type Opération Phénix (dans le même texte)

Écrit par : Pedro Cordoba | 20 octobre 2008

Sur Mélody, j'ai trouvé ça. Au niveau date, ça colle avec l'âge des élèves de Fguichard.
http://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9lody

Écrit par : dobolino | 20 octobre 2008

Mélody, 1989, faut pas chercher plus loin:
http://www.clipzik.com/melody/y-a-pas-que-les-grands-qui-revent-live.html
C'est comme Jordan.
Chacun sa culture. Quand j'ai nommé mon fils Pierre, j'ai pensé à "Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon église", ce qui est nettement plus lourd à porter que Jordan ou Mélody.

Écrit par : dobolino | 20 octobre 2008

Je poursuis les bonnes nouvelles du côté du front de la mobilisation; il n'est pas trop tard : quand le ministère s'apercevra que 60% à 80% des facs auront proclamé publiquement des moratoires sur les plaquette des futurs masters-enseignement, il sera bien obligé de discuter et de revoir ses plans iniques;

Donc, bonne nouvelle venant des profs d'histoire-géo; n'hésitez pas à signer ou à participer à leur demande, si vous exercez dans ces matières :

http://www.fabula.org/actualites/article26279.php

Chère Mme Guichard, ne baissons pas les bras sur cette question; la réaction est certes tardive, mais elle existe et va s'amplifiant (le ministère, en retardant les textes, a tout fait pour que ce soit tardif d'ailleurs : eh bien, nous aussi, trainons les pieds et retardons, bloquons...). De plus, les facs ne pouvaient se prononcer officellement et publiquement avant d'avoir des textes officiels.

Je déposerai d'autres bonnes nouvelles à l'occasion; cela mettra un peu de "couleurs vives" dans ce forum, souvent bien sombre (quand il ne s'agit pas de paroles aigries ou systématiquement désespérées).

Pour le PS : soyons francs : une motion n'est pas un programme en tant que tel; ce sont des feuilles de route générales, des orientations ; il est normal que les propositions soient peu développées; bien sûr, cela ne signifie pas que je cautionne telle ou telle bêtise écrite. Mais bon, c'est juste pour relativiser la chose! et, effectivement, sur l'éducation, la plus "fournie" et la moins "aberrante" est celle de Martine Aubry. Elle s'affirme contre la semaine de 4 jours en primaire et la baisse d'heures de cours en général, elle est pour le rétablissement de l'histoire-géo en primaire, et prône une liberté pédagogique de chaque enseignant, ainsi que des modulations d'effectifs suivant les situations (en gros, et schématiquement 15-17 élèves en zep, 30 à Henry IV).

Écrit par : Fabien | 20 octobre 2008

Le collègue de SVT (collège) nous a parlé du projet de suppression de l'enseignement des Sciences de la Vie et de la Terre comme discipline obligatoire dans les enseignements fondamentaux en seconde.

Une délégation de l'association des professeurs de biologie géologie a été reçue pendant une heure par le sheriff de Sherringham, bras droit de Darc Vador. Qu'en pensent les collègues concernés ?

Ils ont écrit une lettre (ferme et courtoise) au ministre que je peux vous recopier si ça vous intéresse.

J'ai encore une réunion à 16 heures 30 (utilisation du logiciel de notation).

Je le ferai donc (mais toujours si ça vous intéresse) de chez moi.

Écrit par : Robin | 20 octobre 2008

Tenue de classe

Sébastien Clerc : “M'sieur, on vous a fait la misère !”

Après avoir connu les galères d'un prof débutant en banlieue difficile, Sébastien Clerc est passé, en une rentrée, de l'anonymat aux feux de la rampe. Pour avoir écrit un livre, il donnera, dans quelques semaines dans l'académie de Créteil, des cours de "tenue de classe" à des collègues à peine plus jeunes que lui. Sans pour autant avoir attrapé la grosse tête !


Sébastien Clerc en cinq dates
1999 : Réussit le concours de professeur en lycée professionnel
2000 : titularisé au lycée Jean Moulin, au Blanc-Mesnil.
2003 : commence la rédaction de "Au secours, sauvons notre école"
Mai 2008 : le manuscrit est accepté par les éditions Oh Editions
Août 2008 : sortie du livre en librairie. Est contacté par l'académie de Créteil pour animer des ateliers de formation à l'intention des professeurs débutants.

« Quand je suis arrivé pour la première fois devant ma classe, en 2000, j'ai eu l'impression de réaliser un rêve de gosse. Depuis la 5ème, je voulais devenir enseignant. »

Ce Lorrain d'origine, fils d'un employé de la sidérurgie et d'une infirmière, débarque alors en banlieue parisienne. Après des études de lettres et une licence d'histoire, il vient de réussir le CAPLP, le concours qui lui permet d'enseigner le français et l'histoire, ses deux matières préférées, en lycée professionnel.

Le rêve va pourtant rapidement se transformer en cauchemar : « Ma vocation se nourrissait d'idées préconçues, sur fond d'échanges avec les élèves et de curiosité intellectuelle réciproque. À l'arrivée, j'ai connu les crachats, les bousculades, les baptêmes au stylo à encre, les concerts de sonneries de portables dans la salle de classe... »

Une rencontre clé

Malgré ces difficultés, Sébastien Clerc ne doute jamais de sa vocation et s'efforce, petit à petit, de réfléchir aux causes d'un échec à la fois personnel et collectif. « J'avais le sentiment d'être utile et l'espoir de m'améliorer, les échanges avec certains jeunes m'encourageaient, j'aimais ce que je faisais. Tout cela m'aidait à tenir. »

En 2003, une rencontre sur les quais du RER le conforte dans sa décision d'agir : « Nima, une élève non francophone d’origine, m’a expliqué qu’elle ne pouvait pas suivre les cours à cause des désordres dans sa classe. Ça a été le déclic. Je me suis dit qu'il était anormal qu'une gamine qui vient au lycée pleine de motivation soit obligée de tendre l'oreille et de se concentrer davantage pour réussir à travailler dans le bruit. »

Le jeune enseignant interroge alors des collègues plus expérimentés, leur demande comment ils font face à telle ou telle situation délicate, teste de nouvelles techniques de communication ou de positionnement dans la classe. De ses notes et des ses expériences, il décide finalement de faire un livre.

Un coup de fil inattendu

Par correction, Sébastien Clerc envoie un exemplaire du livre à la proviseure de son lycée et au rectorat. Trois jours avant sa sortie en librairie, il reçoit un appel du recteur demandant à le rencontrer.

« Je m'attendais à me prendre un savon et à me faire rappeler le devoir de réserve auquel je suis tenu comme tout fonctionnaire. »

Et voilà que son interlocuteur lui confie avoir apprécié le côté constructif de l’ouvrage, avant de le solliciter au sujet de l’une de ses propres idées : des cours de "tenue de classe" pour les enseignants débutants. « C'est génial, parce que cela montre la force d'un livre, qui va permettre à une idée de se réaliser. »

Un accueil positif

Quand il jette un regard sur les trois mois qui viennent de s'écouler, Sébastien Clerc se dit que tout s'est précipité. Ses élèves l'ont vu à la télévision, entendu à la radio...

« C'est passionnant, émouvant, bousculant ! Les élèves sont en général d'accord avec ce que j'ai écrit et nous avons eu des échanges intéressants. Certains se sont mis à la lecture grâce à ce livre, d'autres m'ont dit ''y'en a qui vous ont fait la misère, m'sieur'' ! »

Chez les collègues, l'accueil est également plutôt favorable. « Je m'attendais à plus de grincements de dents. Beaucoup m'ont dit que j''exprimais ce qu'ils avaient sur le cœur depuis longtemps. Quelques-uns, le plus souvent syndiqués, m'ont dit ne pas être d'accord avec moi. Ils me reprochent d'entrer en concurrence avec leurs revendications pour des moyens supplémentaires. Personnellement, je regrette la politique de suppressions de postes. Plus nous aurons de moyens, mieux ce sera. Mais en attendant, il faut bien faire avec ceux dont nous disposons ! »

Patrick Lallemant

Écrit par : Anne-Marie Valette | 20 octobre 2008

Chère Mme Guichard, ne baissons pas les bras sur cette question; la réaction est certes tardive, mais elle existe et va s'amplifiant (le ministère, en retardant les textes, a tout fait pour que ce soit tardif d'ailleurs : eh bien, nous aussi, trainons les pieds et retardons, bloquons...). De plus, les facs ne pouvaient se prononcer officellement et publiquement avant d'avoir des textes officiels.
Ecrit par : Fabien | 20 octobre 2008

Je ne baisse pas les bras, cher Fabien ... vous savez que je suis du genre à ne jamais lâcher mon os (je n'ose me comparer à un pittbull avec du rouge à lèvres, parce que ça renvoie à un personnage complètement détestable, mais c'est tt de mm un peu ça).
Ce qui me désespère littéralement sur la question des concours de recrutement, c'est d'avoir, parmi quelques autres, prêché en vain dans le désert depuis le printemps dernier sans parvenir à me faire entendre. Me manquait que la peau de chameau ! Exemple précis, comme on dit : lors de la journée du GRC sur les concours (juin dernier, Paris Diderot), après mon intervention,le représentant de SLU m'a volé dans les plumes en expliquant que le problème des concours n'était pas la rivalité entre disciplines et pédagogie ; il continue du reste, je ne sais pourquoi, à tenir cette ligne sur le site de SLU. Pas moyen qu'il comprenne que la pédagogie est instrumentalisée pour détruire les disciplines...
Bref, ce qui m'épuise, c'est cette impression que les Universitaires soit n'ont rien compris (et pas vu venir le coup), soit compris trop tard. La mobilisation sera-t-elle assez ample pour faire reculer le ministre ? Cela supposerait un mouvement unitaire de grande ampleur -- et, on le sait bien, les périodes de crise économique n'y sont guère favorables. Cela dit, j'espère me tromper, et, pour ma part, je me battrai pour ça.

Écrit par : FGuichard | 20 octobre 2008

Communiqué de presse du 20 octobre 2008


Le français et les langues anciennes dans la réforme des Lycées.


Les organisations soussignées, ayant examiné l’état actuel du projet de réforme du lycée, estiment que le nouveau dispositif compromettrait gravement la qualité de l'enseignement public, qui est un devoir de l'État.

La répartition généralisée en modules semestriels, les uns obligatoires, les autres " d’exploration ", de 3 heures hebdomadaires aboutirait à réduire d’un tiers l’horaire obligatoire de français en classe de seconde, au rebours de l’effort fait en amont (primaire et collège) pour renforcer la maîtrise de la langue et la formation littéraire.
Ce système ruinerait dans une large mesure toute progression méthodique dans l’apprentissage des matières " d’exploration " et favoriserait leur abandon en cours d’année. Il interdirait dans les faits tout couplage des deux langues anciennes, latin et grec, et même, pour la plupart des lycéens, le choix d’une langue ancienne. L’évaluation au baccalauréat serait rendue quasiment impossible.

Constatant que la maîtrise du français est encore très loin d’être assurée au lycée pour la très grande majorité des élèves, les signataires jugent nécessaire de réserver, pour le français en classe de seconde, 5 heures hebdomadaires sur l’année, intégrant une initiation au domaine gréco-latin dans sa double dimension culturelle et littéraire, et de maintenir hors semestrialisation les horaires actuels de français dans le cycle terminal, aussi bien général que technologique.
Les signataires se prononcent aussi pour le maintien, sans diminution horaire, de deux enseignements optionnels annuels, sanctionnés au baccalauréat, condition indispensable pour éviter notamment l’éradication des langues anciennes de l’enseignement secondaire.

Il en va de l’efficacité de la formation initiale et de la préparation d’études supérieures réussies.



A.G.B. (Association Guillaume Budé),
A.P.F.L.A.-prépa (Association des Professeurs de Français et de Langues Anciennes de Classes Préparatoires),
A.P.L. (Association des Professeurs de Lettres),
A.P.L.A.E.S. (Association des Professeurs de Langues Anciennes de l'Enseignement Supérieur),
C.N.A.R.E.L.A. (Coordination Nationale des Associations Régionales des Enseignants de Langues Anciennes),
Sauver les Lettres,
S.E.L. (Sauvegarde des enseignements littéraires).

Écrit par : FGuichard | 20 octobre 2008

Eric Besson, le fidèle rénégat, vient de pondre un Plan National de Développement de l'Economie Numérique qui contient évidemment un volet éducation *

Ce plan informatique pour tous, version 2012, contient de multiples avancées et réjouisssances. En voici quelques unes :

- "Faire bénéficier aux écoles primaires et aux collèges de la filière nationale pour le reconditionnement des ordinateurs (programmle "ordi 2.0")"

La nuit des TO7-vivants. Ils reviennent et ne sont pas contents...

- "Ouvrir un mail à vie pour tous les étudiants. Une boîte électronique individuelle et permanente permet de tisser des liens intergénérationnels, et peut devenir un outil pour des enquêtes statistiques sur l'insertion professionnelle des étudiants."

Pondu par un membre du bas clergé du Moloch qui vient de découvrir qu'il a une boîte à éducation.gouv.fr où il a constaté, émerveillé, l'arrivée d'un courriel de son voisin de bureau.

- "Promouvoir des méthodes pédagogiques innovantes utilisant le numérique comme le travail de groupe en réseau via des blogs et wiki."

Le bonnet, sur la crête de l'avant-garde, promeut effectivement l'innovation. Par contre, il y a fort à parier que beaucoup d'élèves (de basse extraction pour la plupart) s'autodétruiront de façon innovante (et efficace) avec de l'occupationnel de groupe en réseau "modéré" par des animateurs enthousiastes.

- "Mettre en place le vote électronique pour les élections étudiantes."

Chaque vote pour les "Jeunes Populaires" comptera triple le temps qu'il faudra pour prouver que la droite sarkosyste est majoritaire chez les étudiants.

* http://www.lejdd.fr/pdf/france-numerique-2012.pdf
pages 50 à 56

Écrit par : dugong | 20 octobre 2008

En une du site de Libé, une photo de Christine Boutin en Cruella ravagée.

La photographie est un art majeur.

Écrit par : dugong | 20 octobre 2008

« Je m'attendais à me prendre un savon et à me faire rappeler le devoir de réserve auquel je suis tenu comme tout fonctionnaire. »

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 20 octobre 2008
Lamentable ! Je ne sais pas ce que vaut ce Clerc en matière de " tenue de classe", mais en syntaxe il est nul : " on est rappelé au devoir de " : on "ne se fait pas rappeler un devoir". Et en droit constitutionnel encore plus : le droit d'être édité fait partie des libertés fondamentales.
Si j'étais un de ses élèves, je lui demanderais d'arrêter de déconner.
C'est prof, ça ?
M'étonne pas que le Rectorat l'ait appelé.
GM

Écrit par : guy morel | 20 octobre 2008

Voir une saillie de Soeur Emmanuelle sur :

http://jlhuss.blog.lemonde.fr/2008/10/20/soeur-emanuelle-rejoint-lamour/

On l'a échappé belle ! Vous imaginez le remake hard ?

Écrit par : dugong | 20 octobre 2008

Dugong, vous êtes décidément très fort! Vous avez loupé votre vocation!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 20 octobre 2008

"Vous avez loupé votre vocation!!! ;-)"

De hardeur ou de deconneur ?

Remarquez, en un certain sens, ça revient au même.

Écrit par : dugong | 20 octobre 2008

Lamentable ! Je ne sais pas ce que vaut ce Clerc en matière de " tenue de classe", mais[...]
Si j'étais un de ses élèves, je lui demanderais d'arrêter de déconner.
C'est prof, ça ?
M'étonne pas que le Rectorat l'ait appelé.
GM

Ecrit par : guy morel | 20 octobre 2008

J'ai vu ce gars la interviewé en grande pompe au 13 H de France 2 il y a quelques jours. Il m'a laissé l'impression d'un grand bêta un peu niais qui redécouvre l'eau tiède en enfonçant des portes ouvertes. Le faire-valoir idéal, quoi, pour donner l'impression que l'Éducation nationale fait quelque chose tout en continuant consciencieusement de savonner la planche.

Il n'a pas mauvais fond. Il se rendra compte peut-être un jour qu'il a été manipulé pour servir d'écran de fumée. "Le paravent du désastre", comme dirait un certain Guy Morel.

Écrit par : Manu | 20 octobre 2008

Il n'a pas mauvais fond. Il se rendra compte peut-être un jour qu'il a été manipulé pour servir d'écran de fumée. "Le paravent du désastre", comme dirait un certain Guy Morel.
Ecrit par : Manu | 20 octobre 2008

Vous avez raison, Manu : "il n'a pas pas mauvais fond" ce Bitos.
D'ailleurs, dans le genre Bitos, il y a pire. Quelqu'un de ma connaissance, par exemple, qui s'imagine, du fait qu'il s'est produit sur des estrades électorales et a brossé quelques jaquettes sous-ministérielles - dont les porteurs devaient rire en eux-mêmes - se voit déjà en grand architecte de l'école rénovée.
Quelques mois encore et il remplacera Clerc sur les plateaux de télé.
GM alias Geneviève Tabouis.

Écrit par : guy morel | 20 octobre 2008

En une du site de Libé, une photo de Christine Boutin en Cruella ravagée.

La photographie est un art majeur.

Ecrit par : dugong | 20 octobre 2008

La vache !!
Vous auriez pu prévenir : je suis allé voir, et j'ai failli me faire dessus !

Écrit par : yann | 20 octobre 2008

De plus cette photo figure dans la partie « désintox » et en voyant la photo j’ai vraiment cru qu’elle en sortait.

Écrit par : uncertain | 20 octobre 2008

"Vous auriez pu prévenir : je suis allé voir, et j'ai failli me faire dessus !"

Pensez à mettre un contrôle parental pour le site du Monde. Faudrait quand même pas que les gosses voient ça.

Écrit par : dugong | 20 octobre 2008

"Vous auriez pu prévenir : je suis allé voir, et j'ai failli me faire dessus !"

Pensez à mettre un contrôle parental pour le site du Monde. Faudrait quand même pas que les gosses voient ça.

Ecrit par : dugong | 20 octobre 2008

A sa place, je porterais plainte pour diffamation.

Écrit par : dobolino | 20 octobre 2008

J'ai vu ce gars la interviewé en grande pompe au 13 H de France 2 il y a quelques jours. Il m'a laissé l'impression d'un grand bêta un peu niais qui redécouvre l'eau tiède en enfonçant des portes ouvertes.

Ecrit par : Manu | 20 octobre 2008




http://videos.lefigaro.fr/video/iLyROoafYGEe.html

Même impression. "Il est bien propre, ce petit jeune homme !" aurait dit ma grand-mère.

Écrit par : dobolino | 20 octobre 2008

Il est curieux que ni Fabien ni Françoise Guichard ne semblent avoir lu mon message. Ces nouvelles ne sont pas bonnes du tout. Elles sont au contraire très mauvaises. Quand à Christophe Sibille, il peut se rassurer : la lettre de cadrage de Valérie Pécresse va dans le sens souhaité par les IUFM.

Écrit par : Pedro Cordoba | 20 octobre 2008

Pedro, longue conversation avec un brillant (en est-il d'autres ? — mais celui-là l'est vraiment) universitaire il y a deux jours. Pour résumer, comme son Unité (Etudes théâtrales) n'est pas concernée par la préparation des concours, il s'en bat les cojones. Je crois que nombre de tes collègues sont dans le même cas — myopes. Bien sûr que ton analyse est impeccable — et désolante. Mais tu sais qu'il y a dans les facs une vieille et sourde rivalité entre les "chercheurs" et ceux qui préparent aux concours — avec l'idée que seule la recherche est belle, surtout si elle ne mène nulle part — par exemple en Sciences humaines.
Tant qu'ils ne comprendront pas qu'ils se font empapaouter par les sciences d el'education, et qu'à court terme cela stérilisera la création de postes pour de nombreuses années — tant, en fait, que leur petit intérêt propre ne sera pas chatouillé —, ils laisseront faire. Et la ministre, qui n'y voit que son intérêt, approuve — forcément. Si tu ajoutes à ça les vieilles théories égalitaristes d'une certaine gauche, on atteint vite le bout du tunnel — droit dans le mur.
JPB
PS. Le dictionnaire de mon ordinateur me refuse "égalitariste". Ça le choque. Ils sont comme ça, chez Mac.

Écrit par : brighelli | 20 octobre 2008

Pour confirmer mon précédent message, voici ce que déclare au "Télégramme", le directeur de l'IUFM de Bretagne :

Question :Cette réforme signe-t-elle la mort des IUFM ?
Réponse : Les IUFM sont victimes de règlements de comptes mais on va tout faire pour trouver notre place dans ces masters. Je pense qu’avec l’UBO dont l’IUFM de Bretagne est une école interne on parviendra à déposer ces nouveaux masters. C’est important parce que si l’on ne trouve pas notre place institutionnelle, il sera fait appel à des formateurs à titre individuel en tant que prestataires de services. Ce serait catastrophique pour les IUFM.

----

C'est clair, non? Ou bien les IUFM ont une "place institutionnelle", i.e. coordonnent des masters professionnels d'enseignement et les UFR sont à leur service ou bien les UFR font appel à des formateurs IUFM à "titre individuel" dans le cadre de masters disciplinaires. Les nouvelles qui me sont parvenues samedi de l'IUFM d'Aquitaine vont dans le même sens.

Écrit par : Pedro Cordoba | 20 octobre 2008

Quod erat demonstrandum.
JPB

Écrit par : brighelli | 20 octobre 2008

Même impression. "Il est bien propre, ce petit jeune homme !" aurait dit ma grand-mère.
Ecrit par : dobolino | 20 octobre 2008

En effet ; il est à pisser dessus. Il me rappelle les cons de profs que j'ai chahutés au lycée. Faut dire que j'étais chiant, bavard, insolent, merdique, remuant ... C'est simple : l'aurait fallu me passer au Karcher ! comme dit l'autre. Un bémol, si on chahutait les vieux crabes : on écoutait les bons.Il y en avait quelques-uns.
GM

Écrit par : guy morel | 20 octobre 2008

Le problème que pose JPB est un peu différent. Les universitaires non concernés par les concours s'en battent les cojones. Exemple : études théâtrales. Mais aussi : études cinématographiques, langues rares, psycho, socio et... l'ensemble des disciplines scientifiques. Il me semble qu'il n'y a plus qu'une politique possible, celle du pire : je l'annonçais dans mon texte de septembre, Christian Boix reprend cette hypothèse (voir dossier RE) non plus comme à envisager dans un futur proche mais comme mesure de salut public à prendre de façon urgente. Pour sauver le secteur lettres de l'Université, il faut se désintéresser définitivement des concours : que les IUFM et le Ministère recruteur (celui de l'Education nationale) fassent ce que bon leur chante et battons-nous en les cojones.

Écrit par : Pedro Cordoba | 20 octobre 2008

Il est curieux que ni Fabien ni Françoise Guichard ne semblent avoir lu mon message. Ces nouvelles ne sont pas bonnes du tout. Elles sont au contraire très mauvaises.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 20 octobre 2008

La honte, il m'a échappé ! Trop d'info tue l'info... Ou alors est-ce un acte manqué (protéger son psychisme de ce qui fait mal, en somme...) ?

Écrit par : FGuichard | 20 octobre 2008

Le plus dégueulasse, je l'ai lu récemment sous la plume d'une jeune instit qui disait qu'elle ne donnait jamais à ses élèves, de travail à la maison, ni même de lecture pour ne pas accentuer l'écart entre les enfants de milieuxfavorisés et les autres.

Alors que chacun sait bien que dans certains milieux dits "peu favorisés", les parents sont prêts à s'investir...

Ecrit par : Maminou | 20 octobre 2008

J'ai vu encore pire...
C'est une collègue à laquelle je susurrais que ses exercices d'écriture "spontanée" en GS (vous savez les "NOTèrDIACHASere" - interdit au chasseur - qu'Anne-Marie nous a souvent cités) ne favorisaient que les très très bons qui apprennent tout seuls et ceux dont les parents ont acheté Boscher en grande surface et que je préférais des méthodes qui permettent à tous, même à ceux qui n'ont pas la chance d'avoir tout ce qu'il faut, de réussir.

Voici ce qui m'a été répondu :
"Et puis tu parles des parents qui achètent telle ou telle méthode. Et alors ?? Moi aussi en tant que maman j'ai acheté une méthode de lecture lorsque mon garçon était en grande section et en CP aujourd'hui il lit parfaitement. L'objectif est bien que les enfants sachent lire non ??!? pourquoi les parents n'auraient ils pas le droit de vouloir faire avancer leur enfant ?"

Et c'est instit' à l'Ecole de la République, ça ! Beeerk !

Changeons de sujet, les prénoms qui montent !!! Chez nos tout-petits, ce sont les prénoms inventés ou les surnoms réemployés comme prénoms (Lilou, Louna, Maia, Loann, Nola, Milo), j'avoue que j'attends avec impatience Rex et Médor, tel que c'est parti, ça ne devrait plus tarder.

Au sujet des Jason, j'en ai une qui montre à quel point je peux être naïve. Nous allions avec ma fille rendre visite à l'une de ses copines à la maternité et les prénoms des bébés étaient écrits sur les portes. Tout à coup, je lis Ja-son, à la française. J'imaginais déjà le couple d'hellénistes en quête de Toison d'or ou de fans de Du Bellay et m'extasiais sur la bonne idée qu'ils avaient eue.
La voix de la raison me murmura alors : "Tu sais, maman, j'voudrais pas te décevoir, mais à mon avis, c'est un Djeïzon, ce gosse et l'idée doit venir d'un feuilleton de la télé !"

Écrit par : catmano | 20 octobre 2008

Cet après-midi, élèves de CM1/CM2.
Leçon d'Histoire sur la lutte entre François Ier et Charles Quint.
Portrait de ce dernier, jeune avec un collier. Plus d'un élève a reconnu la Toison d'Or porté par son bisaïeul qu'ils ont étudié lors la première leçon de rentrée.
La revendication de la Bourgogne n'a pas tardé.

Bref, faut pas désespérer...

Écrit par : Guillaume | 20 octobre 2008

j'attends avec impatience Rex et Médor, tel que c'est parti, ça ne devrait plus tarder.

Ecrit par : catmano

Et Youki, et Rintintin !

Écrit par : moot | 20 octobre 2008

Même impression. "Il est bien propre, ce petit jeune homme !" aurait dit ma grand-mère.
Ecrit par : dobolino | 20 octobre 2008

En effet ; il est à pisser dessus. Il me rappelle les cons de profs que j'ai chahutés au lycée. Faut dire que j'étais chiant, bavard, insolent, merdique, remuant ... C'est simple : l'aurait fallu me passer au Karcher ! comme dit l'autre. Un bémol, si on chahutait les vieux crabes : on écoutait les bons.Il y en avait quelques-uns.
GM

Ecrit par : guy morel | 20 octobre 2008

Tout pareil. A seize ans, à sa note de bonne conduite coef 2, je me serais goinfré un zéro dès la deuxième semaine du trimestre et rien que pour le faire chier j'aurais cartonné aux contrôles pour annuler l'effet de sa note pour abrutis sages.

Écrit par : dobolino | 20 octobre 2008

j'attends avec impatience Rex et Médor, tel que c'est parti, ça ne devrait plus tarder.

Ecrit par : catmano

Et Youki, et Rintintin !

Ecrit par : moot | 20 octobre 2008

Chez nous, c'est plutôt Pernod, Ricard, Casa, Ventoux. J'ai soigné une Vanige aujourd'hui. C'est chouette comme nom, pour un Border. Après tout, on a bien le prénom Angèle. Ma prochaine, je l'appelle Miélandre.

Écrit par : dobolino | 20 octobre 2008

Pour sauver le secteur lettres à l'université, il faut se désintéresser définitivement des concours. (Pedro Cordoba)

Bref, vous laissez l'enseignement secondaire dans la m...e, et (si j'ose dire) vous vous en lavez les mains?

Écrit par : Sylvie Huguet | 20 octobre 2008

" Ma prochaine je l'appelle Miélandre" (Dobolino)

Votre prochaine chienne?
Le mien s'appelle Jasmin.

Écrit par : Sylvie Huguet | 20 octobre 2008

Hier soir, sur M6, "Capital" s'intéressait à la manière dont certaines entreprises faisaient pression sur leurs salariés pour les forcer (ou disons les inciter fortement) à se remettre aux 40 heures/semaine. Manipulation, chantage, application du "diviser pour mieux régner, etc : tout y passait. A quand un reportage sur le fonctionnement de l'Education nationale, qui utilise bien souvent des procédés similaires pour nous faire avaler couleuvre sur couleuvre?

Écrit par : Daniel Arnaud | 20 octobre 2008

J'explique pour Vanige, parce que, à part Catmano...
http://randos-photos.com/photos-navige/imgcol/contact_1.htm

Écrit par : dobolino | 20 octobre 2008

Pour sauver le secteur lettres à l'université, il faut se désintéresser définitivement des concours. (Pedro Cordoba)

Bref, vous laissez l'enseignement secondaire dans la m...e, et (si j'ose dire) vous vous en lavez les mains?

Ecrit par : Sylvie Huguet

Entre se mettre soi-même dans le caca sans pour autant sauver l'enseignement secondaire, et se sauver dudit caca sans se soucier du reste, il fait le choix "le moins pire" : un seul naufrage vaut mieux que deux.

Écrit par : moot | 20 octobre 2008

"Martine Aubry [...] est pour le rétablissement de l'histoire-géo en primaire."

Hein ? Y a plus d'histoire-géo en primaire ?

Écrit par : Jérémy | 20 octobre 2008

Pour sauver le secteur lettres à l'université, il faut se désintéresser définitivement des concours. (Pedro Cordoba)

Bref, vous laissez l'enseignement secondaire dans la m...e, et (si j'ose dire) vous vous en lavez les mains?

Ecrit par : Sylvie Huguet | 20 octobre 2008

----
Cela fait près de dix ans que je me bats pour une autre solution. Il arrive un moment où il faut reconnaître sa défaite et sauver ce qui peut l'être. Je pourrais aussi ajouter avec tristesse que les profs du secondaire ont laissé les universitaires dans la mouise sur cette question. Aucun prof du secondaire, aucune assoc dans les différentes mobilisations ont fait échouer les projets précédents. Combien s'y intéréssent sur ce blog même, à part vous, JPB et FG, qui sont en prépa ? De quoi préfère-t-on parler? De je ne sais quel imbécile qui a écrit un livre de plus. Ce n'est pas s'en laver les mains?

Écrit par : Pedro Cordoba | 20 octobre 2008

Après tout, on a bien le prénom Angèle. Ma prochaine, je l'appelle Miélandre.

Ecrit par : dobolino | 20 octobre 2008

Ne me pique pas mes idées, toi !

Pour Vanige, ça doit être sur la troisième ligne, deuxième photo, sous le Barry, à droite, que nous nous sommes perdus, la dernière fois... C'était tellement fourré et tellement pentu que j'ai tout descendu couchée sur le dos, les pieds en premier.
Après, nous avons rencontré le Léopold qui nous a dit qu'on devait être à dix mètres de la passière, à tout casser.

Écrit par : catmano | 20 octobre 2008

Pour sauver le secteur lettres à l'université, il faut se désintéresser définitivement des concours. (Pedro Cordoba)

Bref, vous laissez l'enseignement secondaire dans la m...e, et (si j'ose dire) vous vous en lavez les mains?

Ecrit par : Sylvie Huguet | 20 octobre 2008
Je suppose qu'il se contente d'exposer les possibilités qui restent viables en l'état actuel?
Quand on vous les brise menues, la seule façon de s'en sortir est de se les battre?

Écrit par : dobolino | 20 octobre 2008

Après, nous avons rencontré le Léopold qui nous a dit qu'on devait être à dix mètres de la passière, à tout casser.

Ecrit par : catmano | 20 octobre 2008

Qué Léopold?

Écrit par : dobolino | 20 octobre 2008

Martine Aubry [...] est pour le rétablissement de l'histoire-géo en primaire."

Hein ? Y a plus d'histoire-géo en primaire ?

Ecrit par : Jérémy | 20 octobre 2008

Mais si. Il n'y a plus beaucoup de temps pour en faire, mais il y a toujours un programme...
La géographie, c'est très "développement durable" et aménagement du territoire, mais c'est un programme quand même.

Écrit par : catmano | 20 octobre 2008

"Chez nous, c'est plutôt Pernod, Ricard, Casa, Ventoux. J'ai soigné une Vanige aujourd'hui. C'est chouette comme nom, pour un Border. Après tout, on a bien le prénom Angèle. Ma prochaine, je l'appelle Miélandre."

Ecrit par : dobolino | 20 octobre 2008

Dans mon coin, j'ai entendu parler d'un couple qui avait appelé ses jumeaux "Starsky et Hutch". Et d'une certaine famille Dixneuf, dont le fils s'appelle Renaud.

Écrit par : Christophe Sibille | 20 octobre 2008

"Je pourrais aussi ajouter avec tristesse que les profs du secondaire ont laissé les universitaires dans la mouise sur cette question."

Cher Pedro Cordoba, je vous ai connu plus inspiré.

Allez ! Proférer une très grosse connerie de temps en temps, ça fait du bien !

Pour moi, c'est d'ailleurs devenu une nécessité de service.

Écrit par : dugong | 20 octobre 2008

Qué Léopold?

Ecrit par : dobolino | 20 octobre 2008

Eh beh, le Popol Chauvet ! C'est Léopold qu'on y dit comme ça.

Écrit par : catmano | 20 octobre 2008

"Quand à Christophe Sibille, il peut se rassurer : la lettre de cadrage de Valérie Pécresse va dans le sens souhaité par les IUFM."

Ecrit par : Pedro Cordoba | 20 octobre 2008

Je crois que vous vous trompez, Pedro. Doublement.
- Je ne défendrai pas les sciences de l'éducation.
- Et les sites IUFM départementaux vont (vraisemblablement) fermer.

Écrit par : Christophe Sibille | 20 octobre 2008

Dans mon coin, j'ai entendu parler d'un couple qui avait appelé ses jumeaux "Starsky et Hutch". Et d'une certaine famille Dixneuf, dont le fils s'appelle Renaud.

Ecrit par : Christophe Sibille | 20 octobre 2008

J'ai connu une Mégane et une Clio dont le père travaillait chez le concessionnaire Renault.

Et sinon, la plus jolie, c'est celle-là : des collègues qui se demandaient où les parents avaient trouvé le prénom de leur fiston : Clinis...
La maman, outrée, leur a répondu : "Quoi ? Vous connaissez même pas l'acteur américain ? Clinis Wood, ça vous dit rien ?"

Écrit par : catmano | 20 octobre 2008

"Martine Aubry [...] est pour le rétablissement de l'histoire-géo en primaire."

Hein ? Y a plus d'histoire-géo en primaire ?

Ecrit par : Jérémy | 20 octobre 2008
Au choix: la fabrication du sarrau au XIV° siècle dans le Périgord Noir ou le livre de Némo que j'ai feuilleté avec nostalgie. Que Guillaume qui est féru d'histoire arrive à en tirer un enseignement productif n'est pas une preuve à grande échelle. Il ferait certainement aussi bien avec le sarrau du Périgord et le manuel n'est qu'un outil.
Ma fille a eu droit à une PE très cultivée qui leur a fait l'âge de la pierre taillée pendant trois ans, âge qui était à la limite supérieure de ses facultés de compréhension.
Si les premiers Homo sapiens sapiens avaient eu ses capacités créatives, Néanderthal serait le maître du monde et sapiens au muséum d'histoire naturelle.

Écrit par : dobolino | 20 octobre 2008

Qué Léopold?

Ecrit par : dobolino | 20 octobre 2008

Eh beh, le Popol Chauvet ! C'est Léopold qu'on y dit comme ça.

Ecrit par : catmano | 20 octobre 2008

Et où il reste, celui-là?

Écrit par : dobolino | 20 octobre 2008

" Ma prochaine je l'appelle Miélandre" (Dobolino)

Votre prochaine chienne?
Le mien s'appelle Jasmin.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 20 octobre 2008

Non! Ma prochaine fille.

Écrit par : dobolino | 20 octobre 2008

Aucun prof du secondaire, aucune assoc dans les différentes mobilisations ont fait échouer les projets précédents. Combien s'y intéréssent sur ce blog même, à part vous, JPB et FG, qui sont en prépa ? De quoi préfère-t-on parler? De je ne sais quel imbécile qui a écrit un livre de plus. Ce n'est pas s'en laver les mains?

Ecrit par : Pedro Cordoba | 20 octobre 2008

Ouh lala! L'est en colère, le gars ! Mais non, qu'on s'en fout pas ! Ça fait tantôt 45 ans qu'on en entend parler, de la démolition de l'Université, mon pôvre! Mais kècke vous voulez qu'on fasse, nous autres, pauvres couillons de la masse bêlante, quand on sait que ni les directeurs d'UER ni les présidents de jury d'agreg n'y arrivent?

Écrit par : dobolino | 20 octobre 2008

J'ai connu une Clio dont le père travaillait chez le concessionnaire Renault.

Ecrit par : catmano | 20 octobre 2008

A une lettre près il aurait pu bosser à Pigalle.

Écrit par : Zorglub | 20 octobre 2008

"Martine Aubry [...] est pour le rétablissement de l'histoire-géo en primaire."
Hein ? Y a plus d'histoire-géo en primaire ?
Ecrit par : Jérémy | 20 octobre 2008

Mais si. Il n'y a plus beaucoup de temps pour en faire, mais il y a toujours un programme...
La géographie, c'est très "développement durable" et aménagement du territoire, mais c'est un programme quand même.
Ecrit par : catmano | 20 octobre 2008

Ben alors qu'est-ce qu'elle veut rétablir l'hsitoire-géo en primaire, Martine Aubry ? Elle a bu ?

Écrit par : Jérémy | 20 octobre 2008

J'ai connu une Clio dont le père travaillait chez le concessionnaire Renault.
Ecrit par : catmano | 20 octobre 2008

A une lettre près il aurait pu bosser à Pigalle.
Ecrit par : Zorglub | 20 octobre 2008

Il y a bien des clitos qui suscitent des concussions chez les concussionnaires

Grande ou petite secousse ?

Écrit par : dugong | 20 octobre 2008

Je sens que vous allez tous adorer!!!

http://spirale-edu-revue.fr/IMG/pdf/Torterat_SPIRAL-e_2008.pdf

Écrit par : Christophe Sibille | 20 octobre 2008

"Parmentier et Paquay (2002) suggèrent ainsi de porter l’évaluation des « activités didactiques » à travers ce qu’ils appellent des « objets divers », comme les préparations d’unités d’enseignement/apprentissage, et bien entendu des
« situations vécues » (cf. Gernigon, op. cit. (13), qui parle de son côté d’« objets organisés »). Autrement dit, il apparaît que les entretiens d’accompagnement comportent, de manière quasi-générale, des moments d’exemplification et de recontextualisation sans lesquels il est difficile de revenir sur les représentations des personnes impliquées."

Ca vous plaîîît ?

C'est Torterat qui l'a fait !

Écrit par : Jérémy | 20 octobre 2008

Tiens, y a Dolto sur la Une, jouée par Balasko.

Je dis ça en l'air.

Écrit par : Jérémy | 20 octobre 2008

http://www.dailymotion.com/video/x5yop_delifrance-ca-vous-plait

Écrit par : Jérémy | 20 octobre 2008

Christophe, c'est un texte extraordinaire, dans le genre novlangue de bois...
JPB

Écrit par : brighelli | 20 octobre 2008

Serait ce la responsabilité des petits (certifiés ou agrégés) si de tels salopards ont une légitimité universitaire ?

Il ne manquait pourtant pas de pompes à vide et de réacteurs chez les chimistes ou de broyeuses, centrifugeuses chez les biologistes pour éradiquer ces sinistres trissotins

Universitaires ! Réagissez !

Tous les pédagols dans ITER ou dans le LHC et mettez le jus !

Mais que se passe-t-il quand un proton pénêtre dans un vrai vide sans structure ?

Écrit par : dugong | 20 octobre 2008

pénètre...

Écrit par : dugong | 20 octobre 2008

Je suis peut-être un vieux schnock (c'est un comble, à 24 ans!) inconscient et irréaliste, un mec à principes ridicules, un pompier qui ne s'aperçoit pas qu'il met le feu en voulant l'éteindre, mais le texte du Monsieur professeur d'espagnol sur le site de RE me choque et me désole, dans son renoncement et sa politique de terre brûlée, et me donne envie de me faire hara-kiri :

http://www.r-lecole.freesurf.fr/iufm/mastersphenix.html

Je ne suis pas contre le principe d' "ouvrir" les sections lettres et SH aux métiers hors enseignement; mais de là à délaisser complètement la branche enseignement, et la laisser flotter on ne sait où, de recruter aux petits bonheurs la chance ceux qui vont éduquer nos enfants, et tant pis d'ailleurs pour les futurs gamins qui auront de tels professeurs. Je ne suis pas un pro du monde universitaire, je connais mal ses rouages et ses subtilités (début de carrière, 'scusez!), je suis à côté de la plaque, mais ces mots me font assez mal à leur lecture.
Sans doute suis-je en proie à un idéalisme forcené et aveugle...
A St-Etienne, dans la section Lettres,que je connais, tout se passe bien, il y a un PE pour les futurs instits, ça marche fort, les étudiants sont contents, et il y a un PG pour les futurs profs et autres. Je ne vois pas là où cela pourrait coincer de rester sur un statut quo...

A Mme Guichard : je ne sous-entendais absolument pas que vous baissiez les bras, loin s'en faut; je sais que vous vous battrez héroïquement de tout votre possible!

Pour l'histoire de Aubry et de l'Histoire-géo : le programme nouveau est maigrelet et à moitié sacrifié, et la suppression des heures de classe conduisent à faire une quasi impasse dessus. D'où la réaction de Mme Aubry. Car, c'est bien beau de savoir à peu près lire, si c'est pour placer Londres à côté de Marseille ou penser que Louis XVI a vécu au XVIe siècle...

Écrit par : Fabien | 20 octobre 2008

Le texte de Torterat est proprement hallucinant; on peine à croire qu'il ne s'agit pas d'une parodie. Pour ma part, avec la meilleure volonté du monde, je n'ai pas pu aller jusqu'au bout.

Écrit par : Sylvie Huguet | 20 octobre 2008

Fabien, j'ai la même réaction que vous sur le texte de Christian Boix.

Écrit par : Sylvie Huguet | 20 octobre 2008

Voici le programme du Cycle des approfondissements (CE2; CM1, CM2), c'est vrai qu'il n'est pas très étoffé :
http://www.education.gouv.fr/bo/2008/hs3/default.htm
Mais, ce qui manque le plus, c'est le temps pour le faire : soixante-dix-huit heures en tout pour histoire, géographie, éducation civique et morale, soit deux heures et 9 minutes par semaine, sans compter les récréations (déduire 15 minutes par demi-journée réparties équitablement entre les matières) et les inévitables minutes perdues pour vider les cartables, copier les leçons, faire l'appel, ramasser les tickets de cantine et autres temps incompressibles.

Écrit par : catmano | 20 octobre 2008

"Martine Aubry [...] est pour le rétablissement de l'histoire-géo en primaire."

Tarte à la crème ! Autant déclarer que le schmurtz est pour la reconnaissance du bidule au milieu de nulle part.

Écrit par : Magister | 20 octobre 2008

Mais, ce qui manque le plus, c'est le temps pour le faire : soixante-dix-huit heures en tout pour histoire, géographie, éducation civique et morale, soit deux heures et 9 minutes par semaine, sans compter les récréations (déduire 15 minutes par demi-journée réparties équitablement entre les matières) et les inévitables minutes perdues pour vider les cartables, copier les leçons, faire l'appel, ramasser les tickets de cantine et autres temps incompressibles.

Ecrit par : catmano | 20 octobre 2008

Catmano, vous n'êtes pas sans ignorer qu'en primaire l'emploi du temps est volontiers caoutchouteux, donc très élastique. Il y a ce qu'on affiche et ce qu'on pratique. Les nouvelles attributions horaires n'étant pas vraiment réalistes, a chacun de prendre les initiatives pour coller tout ça le plus près possible du réel (dont l'institution est coupée par nature).

Écrit par : Magister | 20 octobre 2008

"Le texte de Torterat est proprement hallucinant; on peine à croire qu'il ne s'agit pas d'une parodie. Pour ma part, avec la meilleure volonté du monde, je n'ai pas pu aller jusqu'au bout."

Ecrit par : Sylvie Huguet | 20 octobre 2008

Rassurez-vous, moi non plus. J'en ai lu quinze lignes. Et j'ai aussi cru à un gag.

Écrit par : Christophe Sibille | 20 octobre 2008

J'ai cru qu'Anne-Marie Valette avait posté sur l'"ent" de l'IUFM Orléans-Tours. Hélas, je crois que c'est plus grave que ça...

Écrit par : Christophe Sibille | 20 octobre 2008

le dernier paragraphe de la conclusion de ce TORTERAT vaut le détour...

"Plus que sur la régularité (ou régularisation ?) des comportements professionnels, l’accompagnement favorise et en un sens légitime la prise en compte de plusieurs formes de diversité. L’entretien d’accompagnement n’a ainsi rien à voir avec les thérapies comportementalistes brèves, et moins encore avec la compilation dématérialisée de quelques « traces » de changement professionnel, mais renvoie à une construction patiente qui ne cède pas aux empressements."

Écrit par : annexy | 20 octobre 2008

Annexy, vous êtes particulièrement courageux, ou légèrement maso??? ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 20 octobre 2008

Fabien, j'ai la même réaction que vous sur le texte de Christian Boix.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 20 octobre 2008

Moi de même.
Cela dit, ce texte a le mérite de bien mettre en lumière un des risques de la masterisation pro des concours : la disparition pure et simple de leur préparation dans le cadre de l'Université, les facs "nobles" se consacrant à la noble recherche --et les futurs et ignobles profs allant bachoter dans je ne sais quelles officines, éventuellement privées (du genre de celle où cachetonne E. Charmeux, la Castafiore des pédagogistes). De toutes façons, vu le lycée qu'on nous prépare, il suffira d'en savoir à peine plus que les élèves, voire d'être un "professeur ignorant", comme le revendique Bégaudeau. Dans ce sens, plus besoin d'universitaires de haut niveau pour préparer les concours !
@ Fabien : heureusement que vous êtes idéaliste ! Les cyniques au petit pied, les calculateurs de chef-lieu de canton et les pauvres Bitos qui se prennent pour Machiavel, c'est de ceux-là qu'on est en train de crever... L'idéaliste a de l'énergie, de la volonté, et pour tout dire de la classe. On continue... "et c'est encore plus beau lorsque c'est inutile" (air connu). Bref : NO PASSARAN !

Écrit par : FGuichard | 20 octobre 2008

Catmano, vous n'êtes pas sans ignorer qu'en primaire l'emploi du temps est volontiers caoutchouteux, donc très élastique. Il y a ce qu'on affiche et ce qu'on pratique. Les nouvelles attributions horaires n'étant pas vraiment réalistes, a chacun de prendre les initiatives pour coller tout ça le plus près possible du réel (dont l'institution est coupée par nature).

Ecrit par : Magister | 20 octobre 2008

Je ne vous avais pas dit ça, à mon avant-dernière animation pédagogique, on nous a expliqué comment faire : "Vous pouvez découper l'emploi du temps de façon modulaire. C'est pour cela que l'on vous a donné certains horaires de façon globale et non par semaine."
A quand les semestres et les modules de découverte, approfondissement et réorientation dès la Petite Section ?

Écrit par : catmano | 20 octobre 2008

Je ne vous avais pas dit ça, à mon avant-dernière animation pédagogique, on nous a expliqué comment faire : "Vous pouvez découper l'emploi du temps de façon modulaire. C'est pour cela que l'on vous a donné certains horaires de façon globale et non par semaine."
A quand les semestres et les modules de découverte, approfondissement et réorientation dès la Petite Section ?

Ecrit par : catmano | 20 octobre 2008

En effet ! Dites, catmano, puisque vous évoquez les animations pédagogiques, ne trouvez-vous pas qu'elles sont de plus en plus gnangnan, genre réunion de mèmères où l'on ne serait pas surpris d'entendre subitement parler de tupperware ?

Écrit par : Magister | 20 octobre 2008

En effet ! Dites, catmano, puisque vous évoquez les animations pédagogiques, ne trouvez-vous pas qu'elles sont de plus en plus gnangnan, genre réunion de mèmères où l'on ne serait pas surpris d'entendre subitement parler de tupperware ?

Ecrit par : Magister | 20 octobre 2008

Je me demande si une bonne animation pédagogique sur l'utilité du tupperware dans l'instruction de l'élève de deux à onze ans (du jeu où l'on doit ajuster le bon couvercle en fonction de la forme et de la taille du récipient au calcul du volume de chacun des tupperware présents sur la table en passant par la création poétique autour du tupperware en CP/CE1) ne serait pas plus formatrice que les gnagnaneries auxquelles j'ai eu la joie d'assister cette année.

Écrit par : catmano | 20 octobre 2008

le dernier paragraphe de la conclusion de ce TORTERAT vaut le détour...

"Plus que sur la régularité (ou régularisation ?) des comportements professionnels, l’accompagnement favorise et en un sens légitime la prise en compte de plusieurs formes de diversité. L’entretien d’accompagnement n’a ainsi rien à voir avec les thérapies comportementalistes brèves, et moins encore avec la compilation dématérialisée de quelques « traces » de changement professionnel, mais renvoie à une construction patiente qui ne cède pas aux empressements."

Ce type souffre manifestement d'un besoin compensatoire de se prouver quelque chose. Est-ce du néo-Meirieu ? En tous les cas, c'est du mental de chez mental. Remède : bêcher un jardin de 10 ares dont le sol est argileux.

Écrit par : Magister | 20 octobre 2008

http://torterat-frederic-perso.wifeo.com/

Écrit par : Christophe Sibille | 20 octobre 2008

http://torterat-frederic-perso.wifeo.com/prsentation-individuelle-2008.php

Torterat possède un bagage impressionnant. Moi qui erre dans la 25e heure, je suis toujours étonné par les chercheurs de midi à quatorze heures.

Écrit par : Magister | 20 octobre 2008

C'était lors d'une animation pédagogique,un mercredi.Une institutrice émit une plainte ( sur le ton syndical snuipp ) qu'elle n'aurait jamais le temps de faire l'histoire, la géographie,la morale et le reste vu que maintenant on était forcé de ne plus travailler le samedi,la faute à Darcos,tous ensemble,tous..
Alors immédiatement, le conseiller pédagogique-pédago s'engouffra et lui expliqua doctement qu'en fonctionnant en modules, en plages,au mois,en trimestres,en semestre... etc etc quoi de plus facile.Et la bouillie/crème/mayonnaise allait monter et prendre quand soudain une autre institutrice se leva et dit:
-Assez de cette tambouille connue depuis 30 ans,moi,je me fais fort de faire chaque semaine toutes ces matières pendant mes quatre jours.De la morale 15mn par semaine me suffisent,20 mn d'éducation civique,35 mn de géo,45 mn d'histoire.
Pour ceux que ça effraie,qu'ils fassent sur deux semaines,30 mn de morale semaine un ,40 mn d'éducation civique semaine deux,70 mn de géo semaine un ,90 mn histoire semaine deux.Mais n'allez pas au dela de deux semaines ,il faut de la répétition tout au long de l'année.Le programme Darcos,chers collègue,est bien meilleur que le programme Jack Lang,il suffit d'aller au principal,à l'essentiel, à chaque leçon.Allez,yalla,yalla !
-Hou hou,la sarkozyste,murmura la salle !
..
Non ,rassure-toi,monde enseignant,cette scène ne s'est pas passée.
Elle se passerait quelque part si je n'étais pas à la retraite avec ce que je sais maintenant et ce que me permettraient légalement les nouveaux programmes.
Et je retirerais de cette vengeance sur 38 annuités de conneries subies beaucoup de satisfaction.
Yalla,yalla !

Écrit par : bernard | 21 octobre 2008

Et sinon, la plus jolie, c'est celle-là : des collègues qui se demandaient où les parents avaient trouvé le prénom de leur fiston : Clinis...
La maman, outrée, leur a répondu : "Quoi ? Vous connaissez même pas l'acteur américain ? Clinis Wood, ça vous dit rien ?"

Ecrit par : catmano | 20 octobre 2008

Scandaleux, et à double titre! D'abord pour le Clinis lui-même. Ensuite parce que tout initié au western spaghetti sait que le vrai nom de Clint Eastwood, c'est : "l'homme sans nom", "l'étranger", ou à la rigueur "le manchot". Voilà, le jour où nous verrons un élève débarquer et s'appeler "le manchot", nous saurons que le niveau remonte!

Ah, j'imagine bien un conseil de discipline façon "Et quelques dollars de plus" :
L'élève : "Qu'est-ce qu'on joue, amigo?"
Le proviseur : "Ta peau!"

Écrit par : Daniel Arnaud | 21 octobre 2008

J'ignore s'il y a ici des intervenants qui pratiquent Facebook. Pour le cas où, je signale qu'un groupe intitulé "pas de groupe pour Jean-Paul Brighelli. Erreur ou oubli?" s'est créé. Il compte une trentaine de membres et son initiateur semble vouloir en faire un espace de débat sur l'école. Je reproduis ci-dessous le texte d'accueil :

"Aucun groupe sur un auteur dont on parle depuis qu'il a écrit la fabrique du crétin, un titre évocateur...
Je suis en train de lire Fin de récré de Jean Paul Brighelli et même si je ne partage pas toutes les idées de l'auteur, il a au moins le mérite d'identifier les problèmes de l'éducation en France.
Ce groupe est ouvert à tous ceux qui ont identifié les problèmes de l'éducation en France."

Écrit par : Daniel Arnaud | 21 octobre 2008

Daniel, vous avez oublié "blondin".
JPB
PS. Sibille, à lire le site du petit jeune homme, ça paraît presque comme un gag oulipien de grande ampleur. Quelque chose comme l'organisation tomatotopique chez la soprano de Perec (http://pauillac.inria.fr/~xleroy/stuff/tomato/tomato.html). Si ce n'est pas un gag, je me demande si la proposition de Pedro de consacrer les facs strictement à la recherche n'en est pas un, à son tour.

Écrit par : brighelli | 21 octobre 2008

Torterat président !

Torterat président !

L'Europe !

L'Union !

Youpi !

Miam miam !

[Et c'est ainsi que Jérémy fut emmené par les pompiers un soir tard dans la nuit, alors qu'il avait cours le lendemain à 8h du matin]

Écrit par : Jérémy | 21 octobre 2008

Torterat est là :

http://www.cafepedagogique.net/lesdossiers/Publishingimages/form06_03.jpg

Youpi !

Miam miam !

Écrit par : Jérémy | 21 octobre 2008

Torterat !

Yalla, yalla !

Youpi, miam miam !

Écrit par : Jérémy | 21 octobre 2008

Jérémy, allez donc vous coucher !
JPB

Écrit par : brighelli | 21 octobre 2008

Non, Fabien vous n’êtes pas un vieux schnock. Vous êtes un jeune idéaliste et il est fort heureux qu’il en soit ainsi. Je comprends très bien que le texte de Christian Boix vous ait choqué comme il a choqué Sylvie Huguet et bien d’autres sans doute. Je l’ai moi-même trouvé choquant en première lecture. Moins par ce qu’il disait que par l’immédiateté de ses conclusions. Ce que je voyais comme un risque inévitable à moyen terme (5 ou 6 ans), il le présente en effet comme la seule solution possible en ce moment même. Si cela peut vous rassurer, cette solution ne sera pas choisie : les universitaires manquent terriblement de lucidité et de courage, ils préféreront donner tout le pouvoir aux IUFM plutôt que de prendre une mesure radicale.

Vous dites que cela marche très bien à Saint-Etienne (je ne sais pas si vous parlez de la fac ou de l’IUFM) et qu’il faudrait garder le statu quo. Le problème, c’est que le statu quo n’est justement pas possible puisqu’on nous impose une réforme de très grande ampleur. Il faut donc analyser les conséquences de cette réforme et les marges de manoeuvre qu’elle laisse. Jusqu’à ces derniers jours, je pensais que nous pourrions mettre en place des masters disciplinaires avec un parcours enseignement. En lisant le texte de Sandrine Jales (chargée de la com à l’IUFM d’Orléans) communiqué par Christophe Sibille, je vois qu’il n’en est rien : on nous imposera des masters professionnels « Métiers de l’enseignement, de l’éducation et de la formation » à l’intérieur desquels chaque discipline devra aménager sa petite place. Seul espoir, aussi ténu qu’un brin de paille : qu’il s’agisse d’intox de la part des IUFM.

Dans ces conditions, c’est Christian Boix qui a malheureusement raison. Car ces masters sont en fait des masters professionnels en sciences de l’éducation, avec un petit volet disciplinaire qu’on ne peut supprimer s’ils doivent mener, entre autres, aux futurs concours. C’est désastreux à trois niveaux :

- les facs de lettres voient disparaître la plupart de leurs étudiants après la licence : elles se transforment donc en « community colleges » à la française. La recherche y devient impossible (il n’y a plus que la recherche en sciences de l’éducation), ce ne sont plus des universités.

- La formation disciplinaire des futurs profs est réduite à néant : normal avec la réforme des concours et celle des lycées.

- Les étudiants qui choisiront cette voie de garage – et ils n’auront aucune autre possibilité de choix hormis celle de quitter leur université – n’auront aucun débouché en cas d’échec au concours : cela représentera 90% des inscrits dans ces masters.

Christian Boix est bien placé pour voir tout cela. Il enseigne dans une petite université, celle de Pau qui, comme c’est souvent le cas en province, rassemble les lettres et les sciences. Et c’est lui qui est chargé des négociations avec l’IUFM d’Aquitaine. Que se passe-t-il ? L’IUFM a choisi d’intégrer l’Université de Bordeaux 4, qui est une fac de droit. Astucieux car le droit n’a aucun rapport avec les concours. Depuis cette place vide mais stratégique, l'IUFM prétend mettre sous sa coupe toutes les facs de la région depuis Bordeaux jusqu’à Pau, ce qui aurait été beaucoup plus difficile depuis Bordeaux 3 (lettres), qui est un gros morceau. A Pau, les scientifiques sont d’accord avec le projet de l’IUFM. Normal, les concours ils s’en foutent et cette solution permet de ne pas voir diminuer officiellement les effectifs (très important pour les crédits). Le président de l’Université est d’accord, là encore en raison du problème des effectifs et aussi pour des raisons politiques. Car le maire aussi est d’accord. Que vient faire le maire là-dedans ? La raison en a été donnée par Christophe Sibille, il s’agit d’un problème immobilier. Les IUFM ont hérité d’un patrimoine considérable : les anciennes Ecoles normales, situées en plein dans les centres ville. Mais ce patrimoine ne leur appartient pas vraiment. Il appartient encore moins à l’Université d’accueil. En fait, il appartient à l’Etat. Et l’Etat veut le récupérer pour le vendre à des promoteurs. Le master professionnel en sciences de l’éducation permettrait peut-être de sauvegarder les bâtiments de l’IUFM. C’est en tout cas le calcul des politiciens de Pau, les présidents d’Université étant des politiciens parmi d’autres.

Vous voyez bien, je suppose, que tout cela n’a plus rien à voir avec ce qui avait constitué l’exception française : la formation des professeurs du secondaire à l’université. Il est donc inutile de se battre pour ce qui relève désormais d’une illusion. Avec ce type de master et ce type de concours, les profs seront formés dans des sortes d’annexes de l’Université qui s’appellent aux Etats-Unis des « teachers’ schools ». Aucune université américaine n’a le moindre rapport avec la « teachers’ school » correspondante. NYU et son « école des profs » sont de part et d’autre d’une même rue : on dit à New York que c’est la plus large du monde parce qu’on n’a jamais vu quelqu’un essayer de la traverser dans un sens ou dans un autre. C’est vers cela qu’on s’achemine donc en France, il vaut mieux regarder la réalité en face et tirer les conclusions qui s’imposent plutôt que choisir l’aveuglement (et la servitude) volontaires.

Écrit par : Pedro Cordoba | 21 octobre 2008

Bernard, je vous invite à passer un matin dans ma classe pour m'aider à colmater les trous des six heures de classe par semaine que nos élèves ont perdu depuis notre enfance.
Bien sûr que l'on peut saupoudrer 15 minutes de morale, 20 d'éducation civique,35 de géo et 45 d'histoire de même que l'on peut faire le programme d'allemand de 6° pendant le temps qui est maintenant imparti à cette discipline en collège.
Cela n'empêche que l'on n'aura pas le "rendu" obtenu par mon père dans les années 50 lorsque chacun de ses cours commençait par quinze minutes de contrôle sur table et qu'il finissait quand même avant la fin de l'année les 60 leçons des "Ich erzhäle" de l'époque.
Prenons l'exemple de l'histoire, si l'on suit la progression du bouquin de Nemo pour le CE1/CE2, même en prenant l'hypothèse lourde, celle où l'on arriverait en 45 minutes à faire ingurgiter le contenu d'une double page par semaine (sans tenir compte des semaines tronquées du mois de mai), on arrive à page 81 (l'Europe de Louis XI et Charles Quint) à l'issue du CE1, sans n'avoir jamais consacré une seule séance à des révisions ou des contrôles et à la page 153 (collaboration et résistance) en fin de CE2.
Vous me direz bien sûr que les six dernières leçons consacrées à la Libération et à la deuxième moitié du XX° siècle auront le temps d'être vues d'ici le collège.
Il n'empêche que si nous arrivions en 6° avec le "vernis d'histoire" que nous avions, c'était parce que, chaque année, patiemment, sans bourrage de crâne, nos maîtres avaient répété en complétant et complexifiant la même chronologie du "début à la fin".
Quoi que vous pensiez des personnes ayant mis en place ces nouveaux horaires, vous pouvez quand même essayer d'admettre que le "fast food" est toujours moins goûteux qu'une "cuisine du chef longuement mitonnée".

Écrit par : catmano | 21 octobre 2008

Je crois que Pedro a raison, et tout le monde va se retrouver cocu dans l'histoire;
-Les universités, mais elles l'étaient déjà.
-Les PE, qui auront un master disciplinaire à faire, et aucune formation professionnelle, (on enverra sur le terrain un instituteur qui ne connaîtra que "sa" discipline, sans aucune formation complémentaire).
-Les sites départementaux, que les maires ne pourront (ou ne voudront) vraisemblablement pas défendre avec assez d'énergie, surtout vu le contexte économique actuel, dans lequel le moindre centime à récupérer par le biais d'opérations immobilières sera bon à prendre.
Ceci-dit, quand on voit qu'"on" nous balance sur l'ENT de l'IUFM des textes comme celui de Torterat en ce moment, je me dis effectivement que ces "on" ont un sens de l'humour un peu particulier...
Par contre, Pedro, j'ai interprété le message de Sandrine Jales de manière totalement opposée à la vôtre. Je crois qu'elle prévient qu'il n'y aura aucun master d'enseignement, donc que l'IUFM est effectivement devenu une coquille vide.
J'en saurai (peut-être) un peu plus demain, on a une "grand-messe" à Orléans.
Bonne journée à tous.

Écrit par : Christophe Sibille | 21 octobre 2008

C’est vers cela qu’on s’achemine donc en France, il vaut mieux regarder la réalité en face et tirer les conclusions qui s’imposent plutôt que choisir l’aveuglement (et la servitude) volontaires.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 21 octobre 2008

Je commence à percevoir maintenant en lisant les alertes de Pedro et de Christophe les véritables jeux et enjeux de cette réforme de la formation des enseignants.
Ce qui m'inquiète le plus c'est qu'il n'en est absolument pas question dans le milieu enseignant hors du cercle restreint des universitaires et formateurs concernés.
Là aussi l'espace est large entre les 2 univers. L'espace? l'abîme, devrait-on dire.
J'ajoute que les réformes s'enchaînant les unes derrière les autres (est-ce une tactique délibérée du pouvoir?) il devient très improbable de pouvoir y faire front.
Opinion d'un simple enseignant de collège.

Écrit par : buntovchik | 21 octobre 2008

RIPOSTE LAÏQUE

L’EDITO DE CYRANO
La France en a plus qu’assez qu’on lui crache au visage !
mardi 21 octobre 2008


Après le mémorable match de 2001 contre l’Algérie et celui de 2007 contre le Maroc, c’est sans surprise que l’on a constaté, lors du match amical de football contre la Tunisie, la haine que peuvent susciter la France et ses symboles aux yeux d’une partie de la jeunesse née dans ce pays. Indignée, notre collaboratrice Lucette Jeanpierre a réagi dès la fin de ce nouveau match de la honte (1), sur le site « Médias Libres ».

Il se trouve que, cette fois, le gouvernement a choisi de hausser le ton, et que les médias n’ont pas minimisé la gravité de l’événement. Même si certains ministres et responsables UMP ont versé dans la surenchère, nous préférons leur réaction au pitoyable silence gouvernemental de la gauche plurielle et des médias, qui avait ponctué, en 2001, le scandaleux France-Algérie.


Au-delà des indignations d’un jour, une question s’impose : comment a-t-on pu en arriver là ?

Pourquoi la France est-elle le seul pays au monde où l’on peut impunément railler l’hymne national dans certains stades ? (2)

Pourquoi la France fournit-elle l’exemple unique d’un pays dont l’équipe de football est régulièrement sifflée et brocardée pendant tout le match sitôt qu’elle joue contre un pays du Maghreb ?

Pourquoi n’y a-t-il que chez nous qu’on insulte les policiers, qu’on leur tende des embuscades, ou qu’on attaque des commissariats pour délivrer un « frère d’armes » ?

Pourquoi n’y a-t-il que chez nous que la mort d’un voyou au volant d’une voiture volée déclenche systématiquement plusieurs nuits d’émeute, avec leur lot inévitable de commerces et d’écoles incendiés ?

Pourquoi n’y a-t-il que chez nous qu’on brûle en moyenne 150 véhicules par jour ?

Pourquoi n’y a-t-il que chez nous que des pompiers se retrouvent caillassés, des conducteurs de bus attaqués, des médecins tabassés, des facteurs agressés ?

Pourquoi n’y a-t-il que chez nous qu’on puisse traiter les habitants de "sales Français", de "sales blancs", de "fils de pute", sans que jamais l’auteur de ces injures racistes - du moins pour les deux premières - ne soit traduit en justice ? (3)

Pourquoi n’y a-t-il qu’en France qu’on puisse, en toute tranquillité, et de surcroît sur un plateau de télévision, qualifier les blancs de "souchiens" ? (4)

Pourquoi n’y a-t-il qu’en France que des enseignants soient régulièrement injuriés, parfois frappés, voire poignardés par des élèves ?

Que ces questions, comme d’autres, qui reposent sur des faits indiscutables, soient clairement posées, et vous verrez tout ce que la gauche compte de curés et de bonnes sœurs tenir des discours compassionnels au terme desquels les bourreaux deviennent des victimes et les vraies victimes des coupables !

Disons-le sans ambages : quand on pose de telles questions, on se doit d’y répondre.

Il a fallu, au journaliste Christian Jelen, un courage hors du commun pour oser écrire, en 1998, dans son livre « La guerre des rues », que la majorité des coupables de violences urbaines étaient issus de l’immigration post-coloniale. Encore aujourd’hui, affirmer cela vous désigne à la vindicte de la bienpensance, qui vous qualifie aussitôt de raciste et de xénophobe.

Pourtant, la France peut s’honorer, par sa seule histoire, d’être un pays d’immigration : un Français sur trois a un grand-père non français. Le creuset républicain, la conception égalitaire de la Nation, le refus de toute conception basée sur l’ethnie ou l’origine, ont fait de ces citoyens-là des Français à part entière, à égalité de devoirs et de droits.

Ils étaient fiers de devenir français, ces Polonais, Italiens, Espagnols, Portugais, Algériens, Marocains, Tunisiens, Arméniens, etc. parce que nous étions fiers de notre pays, de notre histoire, fiers d’être des descendants des Lumières, de la Révolution française, de la loi de 1905, du Front Populaire et de tant d’événements qui ont forgé l’identité de notre pays.

Mais dans les années 1980 émergent de mauvais discours. On a voulu substituer à l’intégration républicaine le communautarisme, les particularismes, et le droit à la différence a commencé à devenir la différence des droits.

Des discours sur la repentance de la France, forcément coupable de colonialisme, forcément coupable d’esclavagisme, apparaissent (5) (pour contrer ces discours, il est bon de lire l’ouvrage remarquable de Tidiane N’Diaye, intitulé « Le Génocide voilé »). Toute une élite culturelle, symbolisée par les années « Libé », frustrée d’avoir raté sa révolution de mai 68, méprise le monde du travail, et crache sur la France. Les républicains sont ringardisés - voire lepénisés ! - par la puissance médiatique du journal « Le Monde ».

L’échec de la gauche au pouvoir engendre d’importantes frustrations sociales, qu’une politique irresponsable sur l’immigration ne fait qu’aggraver.

Les violences urbaines commencent à voir le jour, pendant que le Front national progresse à chaque élection. L’anti-fascisme d’une bonne partie de la gauche consiste alors à nier une réalité que chaque Français constate : une partie de la jeunesse des quartiers hait la France !

La victoire de l’équipe de France de football, en 1998, permet, pour la première fois depuis longtemps, de ressortir, sans rougir, le drapeau tricolore, alors que toute une partie de la gauche et de l’extrême gauche ont abandonné la Nation, son hymne et ce même drapeau au Front national.

La catastrophe du 21 avril 2002 ne suffit pourtant pas à alerter la gauche. Quant à la droite, elle surfe sur l’insécurité, pour apparaître plus déterminée - en paroles seulement ! - à combattre un fléau qui corrompt la vie des Français les plus démunis. Au-delà des mots, évidemment, les résultats ne suivent pas.

Les violences urbaines se succèdent ponctuellement, suivies de discours lénifiants et de « plans banlieue » à répétition, qui ne servent qu’à dilapider l’argent public, puisque la République se montre impuissante face au pouvoir des petits caïds de quartiers, dont les trafics souterrains fleurissent toujours davantage.

Et puis, soudain, 2005 nous offre, durant trois semaines, le spectacle invraisemblable d’écoles incendiées, d’entreprises dévastées, de policiers sur qui on tire à balles réelles alors qu’ils ont consigne de ne pas riposter, et de Français battus à mort, en plein jour, pour avoir été là au mauvais moment. Pourtant, les seules manifestations et les seules protestations seront pour la mort de deux jeunes qui se sont enfuis à la vue de la police, cette dernière étant, bien entendu, accusée d’avoir mis le feu aux poudres !

Quelques semaines auparavant, le 8 mars 2005, au cours d’une manifestation contre le projet de loi de François Fillon, on aura vu ce spectacle révoltant de jeunes lycéens agressés au faciès, dépouillés de leur portable, humiliés et roués de coups par des voyous de banlieue.

En 2006, lors des gigantesques manifestations contre le CPE, les services d’ordre syndicaux et la police devront collaborer pour protéger les manifestants des exactions de ces mêmes délinquants. Dans le métro, des bandes de cinquante à cent jeunes banlieusards, entre 13 à 15 ans, terroriseront les voyageurs, laissant derrière eux un profond sentiment de malaise et de peur.

Certains gauchistes en déficit d’intelligence politique croiront déceler dans ces exactions l’avant-garde d’une révolte sociale, alors que ces voyous rappelaient davantage, par leurs pratiques, les fascistes attaquant les cortèges ouvriers dans les années 30. Ayant bien compris les règles du capitalisme, ces « jeunes » veulent de l’argent facile, sans passer par la case travail, et ne connaissent, de ce fait, que la loi du plus fort.

Que l’on ajoute à cela l’offensive de l’islam contre la laïcité, et l’on détient tous les ingrédients de la catastrophe future.

Certes, il n’y a pas qu’en France que cette offensive se déroule : nous la constatons également dans nombre de pays européens.

Il n’y a pas qu’en France que des enclaves sous emprise musulmane se multiplient, et entendent substituer la charia aux lois de la République. Il n’y a pas qu’en France qu’on construit des mosquées, ouvrant ainsi l’espace public à cette nouvelle religion. Il n’y a pas qu’en France que le voile et la burqa agressent les hommes et les femmes attachés à l’égalité des sexes.

Il n’y a pas qu’en France que des prédicateurs islamistes prônent ouvertement la violence contre tout ce qui n’est pas musulman.

Il n’y a pas qu’en France que des jeunes de plus en plus jeunes apprennent l’arabe dans des écoles coraniques, ce qui ne facilite guère l’intégration !

Mais il n’y a que dans notre pays que l’agressivité du discours islamique contre la laïcité est relayée par un discours haineux contre la France et la République, véhiculé par des franges gauchistes. C’est le mélange de ces deux genres, à savoir la fameuse alliance islamogauchiste, qui a créé les conditions des sifflets du Stade de France.

Au-delà des gesticulations médiatiques d’une journée, qu’est prêt à faire notre gouvernement pour inverser la tendance ? Que peut valoir la fameuse « immigration choisie », qui tire les salaires vers le bas, alors que le chômage de masse progresse, que la crise va, à coup sûr, provoquer de terribles dégâts, et que 150.000 jeunes sortent annuellement sans diplôme de l’école publique ?

Quel est ce gouvernement osant accorder la nationalité française à des femmes qui viennent, voilées, chercher leur carte d’identité ?

Ce gouvernement s’est couché, sur ce sujet, suite à une injonction de la Halde ! Cette même officine, qui nous coûte quelque 11 millions d’euros par an, s’est une fois de plus distinguée en menaçant, à Montpellier, un responsable d’université parce qu’un enseignant a demandé à deux élèves de bien vouloir retirer leur voile en cours ? Quand envoie-t-on enfin des signaux forts pour réinstaller l’autorité de l’Etat ?

Quand dissout-on la Halde ? Quand cesse-t-on de financer le Mrap et la LDH, qui ne voient le racisme qu’à sens unique, se servant de nos deniers pour faire condamner des Fanny Truchelut et encourager les islamistes dans leurs provocations ?

Quand change-t-on du tout au tout pour faire face à la gravité de la situation ?

Quand interdit-on de territoire les frères Ramadan et tous les prêcheurs de haine ?

Quand interdit-on la burqa et le voile dans la rue ?

Faut-il vraiment continuer à couvrir la France de mosquées, sans un vrai débat national sur ce point ?

Pourquoi accepte-t-on l’UOIF qui, avec 400 associations européennes, a signé une charte encourageant les musulmans d’Europe à imposer la charia contre les lois du pays d’accueil (6) ?

Quand traduit-on devant les tribunaux ceux qui offensent notre pays en toute liberté depuis vingt ans ?

Quand met-on hors d’état de nuire certains rappeurs qui appellent au meurtre des policiers et au viol des femmes blanches ?

Quand en finit-on avec le discours antisémite de Kemi Seba, qui devrait rejoindre Dieudonné parmi les amis de Le Pen (7) ?

Quand trouve-t-on des solutions pour éloigner durablement de leur quartier ceux qui le rendent invivable, même s’ils sont nés en France ?

Quand exige-t-on l’assimilation pour ceux qui entendent s’installer définitivement chez nous, et renvoie-t-on chez eux ceux qui la refusent en nous imposant, dans les foyers ou ailleurs, leurs pratiques communautaristes ?

Ces questions sont aujourd’hui incontournables. Les laisser de côté, c’est contribuer à en faire de véritables bombes à retardement, qui ne préviendront pas quand elles exploseront !

Dans quel monde vivent donc nos dirigeants ? Sont-ils aveugles... ou peureux ? Ne savent-ils pas qu’à l’école, de plus en plus de jeunes, nés en France, exigent que la viande soit halal, autrement dit refusent la viande « impure », et contestent par ailleurs la mixité ? Ignorent-ils que dans certains quartiers les enseignants assurent leur service sous les insultes quotidiennes de gamins arrogants parce qu’impunis ? Ne voient-ils pas, dans les rues de certaines cités, des gamins d’à peine 10 ans livrés à eux-mêmes, et glissant, de ce fait, vers la délinquance ?

Ne leur a-t-on jamais dit qu’il est de plus en plus difficile, dans les écoles de la République, de ne pas faire le ramadan lorsqu’on s’appelle Rachida ou Mustapha ? A quoi a servi d’avoir souligné la progression du communautarisme et de la violence à l’école, comme l’a fait, en son temps, le rapport Obin ?

Nos responsables politiques ne sentent-ils pas monter, dans leur propre pays, les prémisses des affrontements ethniques que risquent de provoquer les replis communautaristes et l’envolée du religieux ? Dans un tel contexte, quid de la paix civile ?

C’est tout cela qu’il y a derrière les sifflets de La Marseillaise. C’est cela qu’on cherche à minimiser. C’est pourquoi cela scandalise autant les Français (80 %).

Il est désormais urgent d’en finir avec les propos lénifiants des compassionnels en tout genre, des sociologues bobos à la Mucchielli, des ethnologues ou autres anthropologues qui consacrent leur énergie à nier le réel par des discours fumeux, et de toute une extrême gauche qui continue à réclamer toujours plus d’immigration, qui se traduit, dans le contexte actuel, par plus d’islam.

Si l’on veut réussir l’intégration de tous les immigrés qui se disent attachés aux valeurs de la République (8), il faut être - comme le dit magnifiquement Fadela Amara - « sans pitié » pour ceux qui sifflent la Marseillaise et crachent au visage de la France, car c’est ainsi que l’on permettra le rayonnement d’une République respectable parce qu’enfin respectée

Faute de quoi, il y a vraiment de quoi être inquiet pour la France de demain, celle de nos enfants et petit-enfants.

http://www.ripostelaique.com/spip.php?page=sommaire

Écrit par : Amélie | 21 octobre 2008

Merci pour les notes de lecture de JPB qui permettent de garder l'esprit en éveil même si on ressemble plus ou moins au rat retiré du monde . Je retiens le passage :" Le non-savoir se vautre dans les certitudes" et est plus séduisant que l'effort chechant à analyser les faits.Dans le cadre de mes modestes recherches sur l'histoire de mon village natal , il se trouve que je viens de rendre visite au petit neveu du viticulteur qui découvrit le 6 août 1890 l'arrivée du phylloxéra en Champagne à la limite de la marne et de l'Aisne où une plaque lui rend hommage depuis août 1990, à l'occasion du centenaire de sa découverte. Les viticulteurs champenois de l'époque, pour la plupart, se croyaient à l'abri du fléau... Pas chez nous, nos plants sont résistants... Lui, voyant l'une de ses vignes dépérir se mit à douter, prit son hoyau, déterra la racine d'un pied de vigne et constata l'apparition des pucerons qui se régalaient. Il se déplaça ,à cheval ou à bicyclette, je n'en sais rien, jusqu'à la capitale de la Champagne située à 25 km de là, pour rencontrer un spécialiste de la question qui reconnut immédiatement l'insecte.
La nouvelle se répandit comme une traînée de poudre et le viticulteur fut accusé d'avoir introduit le phylloxéra dans le vignoble. Il fut affublé d'un surnom composé de son patronyme suivi du nom de l'insecte. Contraint de rester cloîtré chez lui, il vécut un véritable calvaire qui ne s'apaisa qu'après tout un travail d'information et d'explication.
Les ravages de l'obscurantisme nous menacent toujours autant.
Et comme je vous parlais du rat retiré du monde, je vous signale au passage, car je fais une cure de Bourliaguet, " Les aventures du petit rat Justin." histoire d'un petit rat observateur, astucieux, courageux et débrouillard partant en mission pour aider son peuple à gagner une guerre contre les taupes. Le voyage initiatique est semé d'embûches et d'épreuves dont il tire à chaque fois la leçon. La culture, les allusions à la guerre des tranchées, l'humour décapant de l'auteur tiennent le lecteur en haleine qu'il s'agisse d'un enfant ou d'un adulte. Ah ces instits écrivains !

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 21 octobre 2008

Christophe Sibille et moi ne faisons de toute évidence pas la même lecture. Je reprends le texte de Sandrine Jales :

"Les futurs masters relatifs à la formation initiale des enseignants devraient en principe répondre aux mêmes critères que ceux qui président à l'habilitation des masters en général : formation initiale adossée à des laboratoires de recherche, préparation à une DIVERSITE DE METIERS RELEVANT DU MEME SECTEUR D'ACTIVITE PROFESSIONNELLE OU RELEVANT DE PROBLEMATIQUES VOISINES..."

Elle ajoute que les masters "enseignants" ne seraient pas habilités, ce qu'on savait depuis plusieurs mois. Qu'est-ce que cela veut dire?

Il n'y aura pas de masters préparant aux concours. D'abord parce que tous les collés aux concours se retrouveraient le bec dans l'eau, ensuite parce que je ne vois pourquoi il faudrait deux ans d'études après la licence pour préparer un concours inexistant : un peu de français, un peu de maths niveau collège pour les PE, une discipline au niveau du bac pour les PLC. Plus un catéchisme à réciter. Tout cela pour des Bac+5...

Qu'est-ce qu'il va donc y avoir, si ce n'est pas de l'intox? Des "masters professionnels d'enseignement, éducation et formation", c'est-à-dire des "masters de sciences de l'éducation". On reste ainsi dans le "même secteur d'activités" sans se limiter aux concours. Sauf que les autres débouchés n'existent pas. En voir la démonstration sur le site de RE à propos du master IUFM de Créteil(point trois : lien "collectif" en bas de page). Tous les métiers qu'ils font miroiter aux yeux des étudiants sont des professions réglementées auxquelles on ne peut pas accéder avec un master : restera baby-sitting, aide aux devoirs, faire les courses pour les personnes âgées ou invalides et autres "professions-poubelle". Même pas éducateur de rue.

Que Christophe se rassure donc : il n'y aura pas de masters disciplinaires pour les PE. Il n'y en aura pour PERSONNE. Sauf pour ceux qui choisiront de ne pas passer les concours, soit qu'ils se consacrent à la recherche soit qu'ils cherchent des débouchés professionnels dans d'AUTRES secteurs d'activité - et on en revient donc à l'opération Phénix et au point de vue "scandaleux" de Christian Boix.

Evidemment - et c'est là que je rejoins CS - le master pour PE ne formera en RIEN à la profession d'instit. Ce sera un master-Torterat.

Écrit par : Pedro Cordoba | 21 octobre 2008

Les signataires se prononcent aussi pour le maintien, sans diminution horaire, de deux enseignements optionnels annuels, sanctionnés au baccalauréat, condition indispensable pour éviter notamment l’éradication des langues anciennes de l’enseignement secondaire.

Il en va de l’efficacité de la formation initiale et de la préparation d’études supérieures réussies.



A.G.B. (Association Guillaume Budé),
A.P.F.L.A.-prépa (Association des Professeurs de Français et de Langues Anciennes de Classes Préparatoires),
A.P.L. (Association des Professeurs de Lettres),
A.P.L.A.E.S. (Association des Professeurs de Langues Anciennes de l'Enseignement Supérieur),
C.N.A.R.E.L.A. (Coordination Nationale des Associations Régionales des Enseignants de Langues Anciennes),
Sauver les Lettres,
S.E.L. (Sauvegarde des enseignements littéraires).

Ecrit par : FGuichard | 20 octobre 2008

L'éradication des deux langues anciennes, c'est justement ce que certains espèrent en haut lieu.
Car à quoi ça sert dans la "société de la connaissance c'est-à-dire de l'ignorance abrutie généralisée", le latin et le grec?
C'est bien mignon, cette déclaration solennelle, mais elle est comme la morale de Kant, elle a les mains pures, mais elle n'a pas de mains!

Écrit par : Jean | 21 octobre 2008

@ Fabien : heureusement que vous êtes idéaliste ! Les cyniques au petit pied, les calculateurs de chef-lieu de canton et les pauvres Bitos qui se prennent pour Machiavel, c'est de ceux-là qu'on est en train de crever... L'idéaliste a de l'énergie, de la volonté, et pour tout dire de la classe. On continue... "et c'est encore plus beau lorsque c'est inutile" (air connu). Bref : NO PASSARAN !

Ecrit par : FGuichard | 20 octobre 2008
Ouais, mais pour se faire élire... bernique !


Fabien est jeune et je parie bien, au vu de son discours, qu'il saura mettre le pied sur son idéalisme. Enfin, je le lui souhaite de tout cœur s'il veut servir à quelque chose.
L'idéalisme, c'est charmant, à 25 ans mais ça ne fait pas une carrière et vu le soin que ce garçon a pris à éplucher les motions de son parti, je doute qu'il ait l'intention de se contenter d'être un spectateur amusé.

Écrit par : dobolino | 21 octobre 2008

@Catmano

Il y a eu aussi Merline, comme "Merline" Monroe. Authentique.

Quand les mômes s'appelleront Médor, on leur lira Orlando furioso!

Écrit par : retraitée | 21 octobre 2008

"Ce sera un master-Torterat."

Ecrit par : Pedro Cordoba | 21 octobre 2008

Non... Pitié!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 21 octobre 2008

Retraitée, vous m'avez fait mourir de rire!! ;-)))

Écrit par : Christophe Sibille | 21 octobre 2008

Le Torterat a dû se faire confectionner un générateur de langue de bois dans ce genre :

http://contraintes.inria.fr/bin/dada?pomo_fr.pb

Il suffit recharger la page pour avoir autant de textes qu'on veut.

Écrit par : Lariba | 21 octobre 2008

Le Maître du Moloch vient de lever un coin du voile sur le nouvel autel à sacrifice :

http://education.gouv.fr/cid22768/reforme-du-lycee-point-d-etape.html

"On présente trop souvent, en effet, la réforme de l'Éducation nationale comme un parcours initiatique semé d'embûches. Dans cette vision épique de l'activité ministérielle, la réforme du lycée est attendue comme l'épreuve ultime, celle qui réserve aux ministres trop téméraires les périls les plus abominables.
...
je vous propose que nous laissions Sisyphe à son rocher et le Minotaure à son labyrinthe, et que nous parlions sans détour des enjeux de la réforme du lycée que je vous présente ce matin."

On enregistre avec soulagement que le nouveau lycée sera au Graal ce que Kaamelott est aux Chevaliers de la Table Ronde.

Écrit par : dugong | 21 octobre 2008

Je viens de recevoir la vraie circulaire du Ministère. J'avais tort de prendre au sérieux le texte transmis par Ch. Sibille. Il s'agissait en effet d'intox. La circulaire laisse toutes les portes ouvertes. Les Universités qui entreront dans la logique des "masters d'enseignement, éducation et formation" ne pourront s'en prendre qu'à elles-mêmes.

PS.Je ne pourrai plus intervenir avant demain au plus tôt. Mais je voulais quand même mettre une goutte d'optimisme dans ce débat.

Écrit par : Pedro Cordoba | 21 octobre 2008

Merci Lariba pour le lien.

En jouant j'ai obtenu ça :

"Mais Lyotard utilise le terme de 'féminisme constructiviste' pour dénoter les
points communs entre la classe et l'identité sexuelle. Si le paradigme
postmatériel du narratif se maintient, les travaux de Madonna sont
non-postmodernes."

ou

"D'une certaine manière, la distinction forme/fond qui est un thème central dans
Reservoir Dogs est aussi visible dans Pulp Fiction, quoique dans un sens plus
auto-supportant. Le thème primaire des travaux de Tarantino est la futilité de
la classe moderniste."

On tourne beaucoup autour de Baudrillard, Debord, Derrida, Madonna, Joyce, Foucault, Lyotard, Tarantino...

Écrit par : dugong | 21 octobre 2008

Sur la Mastérisation des concours, trouvé aujourd'hui sur le site www.fabula.org :

" Une circulaire de la DGES datée du 17/10 vient de parvenir aux présidents des universités: nous sommes invités à renouveler d'ici le 31 décembre notre offre de formation en Master pour faire une place à la préparation aux concours de recrutement: Fabula vous offre de la télécharger (fichier pdf). Le Ministère, et en amont l'Aeres qui sera appelée à évaluer ces nouvelles maquettes (avant même parfois d'avoir rendu son verdict sur celles élaborées l'an passé, voire au cours de ces dernières semaines…), admettront à la fois des Masters "Métiers de l'éducation" et des spécialités "Métiers de l'enseignement" au sein des Masters "recherche". Partout où c'est encore possible, il est capital pour l'avenir des disciplines littéraires de préférer la seconde formule à la première. "

Le jeune idéaliste (mais est-ce idéaliste que de vouloir qu'un prof de français soit compétent en français, n'est-ce pas être, ras-les-paquerettes, ultra-réaliste et d'un bon sens minimal? "Demandons l'impossible : soyons réalistes"!!!) continue à espérer. J'avoue que les subtilités et les machiavélismes de certaines personnes des IUFM et du ministère m'échappent, et que j'ai un peu de mal à saisir les propos fort intéressants de messieurs Cordoba et Sibille qui ont plus de connaissances, de recul et de distance avec tout cela (veuillez m'en excuser et ne vous en formalisez pas!); alors je reste sur ma ligne et garde espoir; page 3 de ce "document", une minuscule fenêtre, certes pas totalement satisfaisante, reste ouverte ("masters disciplinaires"); ce sera au moins un pis-aller. Mais continuons à nous battre et à nous mobiliser contre la réforme des épreuves de concours elle-même. "No passaran", comme disait Françoise Guichard.
Je reste persuadé que si toutes les facs en lettres et en SH font une "grève" des maquettes, cela compliquera les choses pour le ministère. Je suis sans doute un peu trop naïf et optimiste, mais je me dis que le jeu en vaut la chandelle (tout comme une VRAIE rétention des notes du bac 2009 pourrait peut-être amener XD à revoir sa copie sur le désossement du lycée, et l'empêcherait d'adopter ce ton insupportablement patelin et bonhomme qu'il affectionne lorsqu'il parle aux profs).

A Madame Dobolino : je prends vos prédictions quant à mes ambitions politiques pour un compliment. Mais je vous rassure : je ne suis candidat à rien, et je n'ai pas "épluché" les motions du PS, j'ai simplement lu, pour chacune, les textes sur l'éducation et l'environnement, mes deux dadas (fort peu réjouissants en ce moment, il est vrai).

Mais, sans forfanterie, je pense que, même du haut de mes modestes 24 années, je ferai bcp moins de bêtises et d'actes irréparables que Xavier Darcos si j'étais ministre de l'éducation à sa place ;)

Écrit par : Fabien | 21 octobre 2008

CAPN des certifiés :
FO, SNES, SNALC et SUD se prononcent pour l’abandon de la réforme du lycée ; samedi 18 octobre 2008

Lors de la CAPN (Commission administrative paritaire nationale des certifiés) du 15 octobre 2008, le voeu suivant a été présenté par FO :

« Les représentants du personnel se prononcent pour l’abandon de la réforme des lycées, le maintien des horaires disciplinaires et de nos obligations réglementaires de service en maxima hebdomadaires de service et ce, dans le strict respect des missions et statuts définis pour chaque corps. (Certifiés, agrégés, PLP, CPE, COP). »

Vote pour : FO, SNES, SNALC, SUD
Contre : SE-UNSA, SGEN-CFDT

Cela clarifie un peu ... Les "partenaires" de la FSU ont choisi leur camp.

Écrit par : Hervé | 21 octobre 2008

Encore un texte, des historiens de la fac d'Aix cette fois.

http://www.fabula.org/actualites/article26324.php

Je suis ravi de la note d'optimisme de M.Cordoba, qui confirme le message de Fabula que j'ai précédemment posté. Rien n'est joué, rien n'est perdu!

bonne journée de luttes et d'informations

Écrit par : Fabien | 21 octobre 2008

Bon, je découvre dans ce « point d'étape » que, jamais à court de concepts fumeux, l'EdNat invente le « demi-semestre » !

Ça me rappelle un album d'Astérix avec ce légionnaire un peu feignant qui nettoie la cour du camp romain : « je balaie une demi-dalle, je souffle un peu, puis je balaie une autre demi-dalle, je souffle un peu... »

Écrit par : sanjuro | 21 octobre 2008

Vengeance...

http://fr.youtube.com/watch?v=LtEUEQIy4AM

Écrit par : Manu | 21 octobre 2008

Et que pensez-vous de Mickey...?

Mais oui, le fameux Mickey l'Ange, très connu des étudiants d'histoire de l'art (authentique).

Écrit par : Spip | 21 octobre 2008

C'est celui qui a peint la chapelle Sixteen!

Écrit par : retraitée | 21 octobre 2008

le "fast food" est toujours moins goûteux qu'une "cuisine du chef longuement mitonnée".

Plutôt la bonne tortore que la ratatouille de torte/rat.

Écrit par : retraitée | 21 octobre 2008

Fabien : "la note d'optimisme de M.Cordoba, qui confirme le message de Fabula que j'ai précédemment posté. Rien n'est joué, rien n'est perdu!"

" ... une goutte d'optimisme", une goutte ...

Il y en a qui ont vu le créneau ...

http://www.weblettres.net/spip/article.php3?id_article=879

Principaux objectifs pour 2008-2009
Les grandes orientations de cette année votées à l’AG sont les suivantes : Consolider le rapprochement avec les autres associations d’enseignants Parmi les projets engagés et prioritaires, le site CapBrevet, réalisé avec Sésamath et Les Clionautes, scelle notre engagement auprès des deux autres grandes associations disciplinaires sur Internet. D’autres projets sont envisagés dans l’année, notamment la réalisation de « Livrets TICE » pour les élèves de 3e et l’animation d’un stand commun sur le salon Educ@tice en novembre 2008.

Mettre en place des groupes de travail
collaboratifs (...)
L’affirmation d’une identité pédagogique (...)
La création d’une version élèves du site (...)
La création d’une plateforme d’exercices
interactifs (...)

La formation d’enseignants

En votant le principe de la mise en place de formations pour les enseignants, l’AG de WebLettres s’est donné la possibilité de répondre à une éventuelle demande de formation. Une liste des formations possibles sera proposée dans l’année.

Youpi !

Écrit par : Winnie | 21 octobre 2008

Torterat possède un bagage impressionnant. Moi qui erre dans la 25e heure, je suis toujours étonné par les chercheurs de midi à quatorze heures.

Ecrit par : Magister

Ça n'impressionne que ceux qui sont impressionnables. Il a fait une thèse pipeau et deux ou trois articles du même tonneau. Le plus fort de café, c'est qu'il présente comme des accomplissements ses nombreux échecs quand il a tenté d'être recruté en tant que maître de conférences !

Écrit par : moot | 21 octobre 2008

Torterat président !

Torterat président !

L'Europe !

L'Union !

Youpi !

Miam miam !

[Et c'est ainsi que Jérémy fut emmené par les pompiers un soir tard dans la nuit, alors qu'il avait cours le lendemain à 8h du matin]

Ecrit par : Jérémy

Jérémy était d'ailleurs tellement dans les limbes qu'il ne s'aperçut pas que les pompiers étaient en blanc et leur camion frappé d'un entonnoir rouge.

Écrit par : moot | 21 octobre 2008

not' bon mist' nous parle :
http://www.education.gouv.fr/cid22768/reforme-du-lycee-point-d-etape.html

Écrit par : Zorglub | 21 octobre 2008

Pas QUE des mauvaises nouvelles :

* 30 h/semaine et non pas 27

* 3 x 7 (?) = 21 h de tronc commun :
français - EPS - maths - HG - LV1 - LV2 - sciences

* 2 x 3 = 6 h d'option

* 3 h accompagnement (soutien) pour ceux qui en ont besoin
OU pour les meilleurs 3 h d'approfondissemnt interdisciplinaire ou d'expertise (en gros un TPE de merde)

* Annonce du maintien de la vois technologique en 1ère et Term réformée.

Qui peut m'aider, je ne sais pas lire cette phrase :
"Les élèves devront en effet désormais choisir quatre modules parmi les domaines suivants : humanités, sciences, sciences de la société et technologies"

Existe-t-il 3 ou 4 domaines ?
"sciences de la société et technologies" sont-ils 2 domaines distincts ou 1 domaine bipolaire (pour faire chic).

Écrit par : Zorglub | 21 octobre 2008

not' bon mist' nous parle :

Ecrit par : Zorglub | 21 octobre 2008

citation : "L'année scolaire sera articulée en deux semestres au lieu de trois."
Bon sang , mais c'est bien sûr ! Tout allait de travers parce que les années comptaient 18 mois en - 1 A.D. (Ante Darcos).
Heureusement que Superministre est là pour rétablir le calendrier.

Au fait, un demi-semestre, ça ne fait pas un trimestre ?

Écrit par : yann | 21 octobre 2008

Ci-dessous le lien vers la conférence prononcée mardi dernier à l'Université Descartes, dans le cadre de l'Université de Tous les Savoirs (UTLS), par notre amie Agnès Joste (collectif "Sauver les Lettres") sur le thème de la défense des Humanités. http://www.canalu.tv/producteurs/universite_de_tous_les_savoirs/dossier_programmes/les_conferences_de_l_annee_2008/quels_humanismes_pour_quelle_humanite_aujourd_hui/pourquoi_defendre_les_humanites_agnes_joste

Par ailleurs, une réunion de plusieurs associations de profs de Lettres s'est tenue à la Sorbonne, le 1er octobre, sur le sort des L.A., à l'initiative de Paul Demont, directeur de l'UFR de grec et président de la S.E.L. Vous en trouverez le c-r sur le site de la CNARELA sous ce lien : http://www.cnarela.fr/Portals/0/Pdf/CR_reu_1X08_P.Demont.pdf .
Cette réunion a débouché sur un communiqué de presse commun, publié hier 20 octobre (que vous lirez ici : http://www.sauv.net/fx081020.php) , qui condamne sans équivoque le projet de semestrialisation au lycée auquel les collègues du Supérieur étaient au départ plutôt favorables : comme quoi la discussion peut ouvrir les yeux !

Écrit par : FGuichard | 21 octobre 2008

Moi j'y gagne sur le coup !

Le nouvo patron a décidé de faire un conseil de mi trimestre + 1 de fin de trimestre soit au total 6 conseils par classe et par an + une remise des bulletins en main propres (faudrait voir ça de plus près...) aux parents
J'interviens dans 5 classes. Elle est pas belle la vie ?

D'un aut' côté comme cette burne est flemmarde, les conseils de mi trimestre se passent en journée du coup ça fait claquer les cours !

Ouf ! je passe à 4 conseils par an et par classe !

Écrit par : Zorglub | 21 octobre 2008

A Madame Dobolino : je prends vos prédictions quant à mes ambitions politiques pour un compliment. Mais je vous rassure : je ne suis candidat à rien, et je n'ai pas "épluché" les motions du PS, j'ai simplement lu, pour chacune, les textes sur l'éducation et l'environnement, mes deux dadas (fort peu réjouissants en ce moment, il est vrai).



Ecrit par : Fabien | 21 octobre 2008

C'est bien ainsi qu'il fallait les prendre. Je vous sens bien dans ce genre de créneau.
Conseil d'un sénateur socialiste à mon époux: "Si tu veux durer en politique, quand il y a une décision importante et litigieuse à mettre au vote, tu sors pisser ! "
Deuxième constat du même: "Moi, la Révolution, je n'y crois pas parce que je ne suis pas immortel. J'essaye de faire du mieux que je peux durant la seule vie dont je dispose."

Écrit par : dobolino | 21 octobre 2008

Habile notre Maître lorsqu'il susurre :

"Je ne crois pas, notamment, que le SNES puisse rester durablement absent d'une discussion qui va permettre de dessiner le nouveau lycée et dans laquelle je veux aussi aborder la question de la revalorisation morale et matérielle des enseignants du lycée."

Les caniches peuvent s'exciter un peu mais s'ils font mine de faire sur vos bas de pantalon, un petit coup sur la laisse et hop !

Écrit par : dugong | 21 octobre 2008

"J'avais tort de prendre au sérieux le texte transmis par Ch. Sibille. Il s'agissait en effet d'intox. La circulaire laisse toutes les portes ouvertes."

Ecrit par : Pedro Cordoba | 21 octobre 2008

Ce texte nous a été mis sur l'ENT de l'université d'Orléans par la direction de ladite.

Écrit par : Christophe Sibille | 21 octobre 2008

Existe-t-il 3 ou 4 domaines ?
"sciences de la société et technologies" sont-ils 2 domaines distincts ou 1 domaine bipolaire (pour faire chic).

Ecrit par : Zorglub | 21 octobre 2008

Il s'était produit la même chose lorsque Johnny avait dit :

"J'ai 3 passions : ma femme et la moto"

Écrit par : Manu | 21 octobre 2008

"Ce texte nous a été mis sur l'ENT de l'université d'Orléans par la direction de ladite."

Fatche de ! Vous avez un ENT * et il n'a pas été raccordé au tout-à-l'égout ?

Encoore un truc ni fait ni à faire.

* pour les béotiens : environnement numérique de travail. Oui Monsieur ! On travaille !

Écrit par : dugong | 21 octobre 2008

C'est bien mignon, cette déclaration solennelle, mais elle est comme la morale de Kant, elle a les mains pures, mais elle n'a pas de mains!

Ecrit par : Jean | 21 octobre 200

Dixit Charles Péguy car il faut toujours citer les bons auteurs!

Écrit par : Merlemocoeur | 21 octobre 2008

not' bon mist' nous parle :
http://www.education.gouv.fr/cid22768/reforme-du-lycee-point-d-etape.html

Ecrit par : Zorglub | 21 octobre 2008

Ben alors, y'a pas d'angoisse, c'est kif kif la même chose qu'avant.
Faut juste demander Humanités-latin et sciences pour les modules et ça le fera.
Il aurait quand même pu mettre l'EPS en optionnel, franchement! Pour l'utilité que ça a pour ceux que ça n'intéresse pas. A part apprendre à tirer au flanc...

Écrit par : dobolino | 21 octobre 2008

Un semestre, cela fait bien 6 mois ?

Deux semestres, 12 mois ?

Et les vacances ?

Écrit par : dugong | 21 octobre 2008

L'un d'entre-vous disait (en substance) y'a kek jours :
"On nous annonce le pire et finalement ce n'est que terrible, du coup on se réjouit"
C'était bien vu ...

Maintenant le diable est dans les détails et faut attendre les circulaires de mise en application pour savoir vraiment ce qui va se passer.
Suffit parfois d'une lettre : TD dédouble à 24 / TP dédouble à 18 etc.

---------------------------

Dugong, je n'ai pas d'ENT.
Est-ce grave, qui dois-je consulter, avec quel niveau d'urgence ?
Un ECP (espace collaboratif professionel) est-il un pis aller acceptable ?
Au pire, puis-je m'en sortir avec un SIP (support interactif partagé) ?
Dois-je comprendre que le SVI (support virtuel interopératif) est obsolète ?

Écrit par : Zorglub | 21 octobre 2008

A Zorglub : De tous ces tuyaux, seul l'ENT est relié à l'égout.

C'est pourquoi, il s'imposera.

Un test infaillible : dès qu'un nouveau machin numérisé apparaît, demandez où est la poubelle *. C'est le niveau 0 de l'acceptabilité du zimbrec.

* Essayez donc de faire le ménage sur i-Prof...

Écrit par : dugong | 21 octobre 2008

Opiniâtre, je reposte...

On a peu relevé que les nouvelles structures du lycée s'accompagneront probablement du grand retour au pourvoir des IGEN. Notamment en ce qui concerne les programmes *.

Dépossédées un temps de cette prérogative par les GTD (groupes techniques disciplinaires **), les inspections générales se goinfreront de coupes franches dans les programmes existants. Elles n'auront pas le temps d'en élaborer de nouveaux et comme elles sont déjà bien rodées par les sabrages *** commis au collège dans le cadre du "socle commun"...

* dans le tableau de marche (ou crève), la "confection" des programmes est prévue de novembre 2008 à juin 2009. Autant dire qu'il faudra simplement arracher des pages aux livres existants...

** souvent tenus par des universitaires forts en gueule

*** et chatilles associées ...

Écrit par : dugong | 21 octobre 2008

Il aurait quand même pu mettre l'EPS en optionnel, franchement! Pour l'utilité que ça a pour ceux que ça n'intéresse pas. A part apprendre à tirer au flanc...

Ecrit par : dobolino | 21 octobre 2008

Et la sueur ? Et la testostérone chère à JPB ?

Écrit par : yann | 21 octobre 2008

Et la sueur ? Et la testostérone chère à JPB ?

Ecrit par : yann | 21 octobre 2008
Et la sublimation de l'Eros, alors? A quand des cours de mysticisme obligatoires?

Écrit par : dobolino | 21 octobre 2008

Tiens à la relecture :
"le cycle terminal comportera naturellement des dominantes clairement identifiées. /.../
D'autre part, nous conserverons la voie technologique"

Si je comprends bien on conserve en 1ère et term les filières S, L, STI et STG et peut-être ES (mais sans doute avec moins de pipo éco et du droit à la place, ce qui n'est pas plus mal).

En gros, pas tellement de changement, si ce n'est sur les horaires ????

Écrit par : Zorglub | 21 octobre 2008

En gros, pas tellement de changement, si ce n'est sur les horaires ????

Ecrit par : Zorglub | 21 octobre 2008

Un peu comme en Primaire, quoi, finalement ?
On change deux ou trois noms, on te fait un beau packaging tout neuf, et tu te retrouves avec des Prince de Lu tout maigres et des Danone tout liquides...

Écrit par : catmano | 21 octobre 2008

Si l’on veut réussir l’intégration de tous les immigrés qui se disent attachés aux valeurs de la République , il faut être - comme le dit magnifiquement Fadela Amara - « sans pitié » pour ceux qui sifflent la Marseillaise et crachent au visage de la France, car c’est ainsi que l’on permettra le rayonnement d’une République respectable parce qu’enfin respectée

Ecrit par : Amélie | 21 octobre 2008

Et pour les indépendantistes savoisiens, alsaciens, corses, bretons, occitans, basques, on rétablit les colonnes infernales avec ordre d'éradiquer et tir à vue ?
Petite anecdote : le jour où la Marseillaise était conspuée et où nos vertueux journalistes et politiques s'étranglaient d'indignation, on apprenait que l'état après moult appels, contraint et forcé donc, allait devoir porter les pensions des anciens des troupes coloniales au même montant que les braves pioupious de souche. Le crachat envoyé par la mère-patrie ?

Écrit par : victor | 21 octobre 2008

Il aurait quand même pu mettre l'EPS en optionnel, franchement! Pour l'utilité que ça a pour ceux que ça n'intéresse pas. A part apprendre à tirer au flanc...

Ecrit par : dobolino | 21 octobre 2008

Si l'utilité et l'intérêt étaient les seuls facteurs de choix par le législateur des disciplines à enseigner je pense qu'on pourrait demain fermer les écoles.
Ce n'est pas par ce que nous vivons dans une société obsédée par le profit, l'utilitarisme et le seul plaisir hédoniste qu'il ne convient pas d'enseigner d'autres valeurs. Par exemple celle de l'inutilité et de la vacuité de la vie sportive (Giraudoux. Le sport 1928)

Écrit par : buntovchik | 21 octobre 2008

Et pour les indépendantistes savoisiens, alsaciens, corses, bretons, occitans, basques, on rétablit les colonnes infernales avec ordre d'éradiquer et tir à vue ?

Ecrit par : victor | 21 octobre 2008

Justement, je pensais à vous en savourant un petit chèvre affiné de fin de saison moëlleux à souhait. Bonjour Victor! Ça va comme vous voulez?

Écrit par : dobolino | 21 octobre 2008

Buntovchik, puisque je vous tiens, que pensez-vous d'une élève de troisième qui se réinitie, pour la première fois depuis le CE2, à l'épreuve de saut en hauteur ?
La gamine est ravie de son 1.15 m alors que moi, qui était nulle en EPS, avait honte au même âge de mon 1.20 m. Demandez donc à ma grande sœur combien elle arrivait à sauter en troisième.

Écrit par : dobolino | 21 octobre 2008

Amélie, un chouette site pour vous:
http://www.aqsatube.com/
Dormez-bien!

Écrit par : dobolino | 21 octobre 2008

قسم شرح البرامج
- لجان المقاومة الشعبية - مسلسل التغريبة الفلسطينية - مسلسل باب الحارة الجزء الثالث
- مسلسل عيون عليا - أطفال الاقصى
إســــلامــيـات - التراث الفلسطيني - الجبهة الديمقراطية - الجبهة الشعبية - جميع حلقات المحقق كونان - حركة فتح - حركة الأحرار الفلسطينية

Choukrane , bouboulina !

Écrit par : Amélie à la kasbah | 21 octobre 2008

La gamine est ravie de son 1.15 m alors que moi, qui était nulle en EPS, avait honte au même âge de mon 1.20 m.

Ecrit par : dobolino | 21 octobre 2008

1.15 en CE2? Cela relève de l'exploit. C'est la hauteur moyenne franchie par des collègiennes de Troisième. (Il est vrai entre temps elles ont pris un peu de poids).
Raison de plus , donc, pour maintenir l'EPS obligatoire au lycée et faire passer l'horraire de 2 à 4 ou 5 heures dans des conditions de pratique un peu plus dignes que celles offertes dans de nombreux lycées.
Les élèves ne s'en porteraient que mieux. Вы не думаете?

A propos de l'agrégation de russe, bien sûr je suis d'acord avec vous à 100%.
J'ai mis en place cette année à l'instigation de mon Principal un cours d'initiation au russe. Ce sont 28 élèves qui se sont inscrits d'entrée. Nous avons fait deux groupes. Une dizaine d'entre eux envisagent de le prendre en troisième langue en seconde au lycée si toutefois cette possibilité existe encore dans le lycée réformé.
Il existe bien une demande forte pour cette langue dès lors qu'on la suscite.

Écrit par : buntovchik | 21 octobre 2008

1.15 en CE2? Cela relève de l'exploit. C'est la hauteur moyenne franchie par des collègiennes de Troisième. (Il est vrai entre temps elles ont pris un peu de poids).


Ecrit par : buntovchik | 21 octobre 2008
Meuh non!!! 1.15 m en troisième ! Je vous assure qu'à ma lointaine époque où nous pratiquions tous les ans le saut en hauteur depuis le CM2 et où se ridiculiser était très mal vu, 1.15 m, c'était une performance de grosse bas du cul dans mon genre, qui faisait du mieux qu'elle pouvait mais n'avait aucune détente.

Écrit par : dobolino | 21 octobre 2008

Que l’auteur m’appelle « Dominique » Brighelli ne m’émeut pas.


Jean-Paul Brighelli


Il a du vous confondre avec DSK, vieux cochon!

Écrit par : dobolino | 21 octobre 2008

Raison de plus , donc, pour maintenir l'EPS obligatoire au lycée et faire passer l'horraire de 2 à 4 ou 5 heures dans des conditions de pratique un peu plus dignes que celles offertes dans de nombreux lycées.
Les élèves ne s'en porteraient que mieux. Вы не думаете?


Ecrit par : buntovchik | 21 octobre 2008

я не знаю !
Ça n'empêche que je n'arrive à comprendre qu'on n'aborde le saut en hauteur qu'en troisième, vu le coût modique de l'équipement nécessaire à cet exercice et son intérêt majeur pour déterminer le pied d'appel ??????????????

Écrit par : dobolino | 21 octobre 2008

قسم شرح البرامج
- لجان المقاومة الشعبية - مسلسل التغريبة الفلسطينية - مسلسل باب الحارة الجزء الثالث
- مسلسل عيون عليا - أطفال الاقصى
إســــلامــيـات - التراث الفلسطيني - الجبهة الديمقراطية - الجبهة الشعبية - جميع حلقات المحقق كونان - حركة فتح - حركة الأحرار الفلسطينية

Choukrane , bouboulina !

Ecrit par : Amélie à la kasbah | 21 octobre 2008
Vous pouvez me la refaire en grégorien, ou, à défaut, en cyrillique ?

Écrit par : dobolino | 21 octobre 2008

Enfin, je divague un peu, entre vous et buntovchik... Amélie, je veux dire: traduisez-moi ça en français !

Écrit par : dobolino | 21 octobre 2008

Torterat - Youpi - L'Europe - Miam Miam.

Écrit par : Jérémy | 21 octobre 2008

Buntovchik, en réfléchissant, je dirais qu'en CM2, je sautais 85 cm, 90 cm les bons jours et que j'étais parmi les nulles et âgée de neuf ans, vu qu'un an d'avance et née fin novembre. En Ciseaux, bien sûr. Mes souvenirs seraient-ils faux?

Écrit par : dobolino | 21 octobre 2008

Torterat - Youpi - L'Europe - Miam Miam.

Ecrit par : Jérémy | 21 octobre 2008
Chut! Combien vous sautiez, en CM2, Jérémy?
Venez chez moi, c'est mieux qu'à l'HP. Les cages sont très confortables et les croquettes à volonté. C'est important, l'appétit, quand on est malade !
Croquettes européennes? Youpi ! Miam Miam !

Écrit par : dobolino | 21 octobre 2008

"Croquettes européennes? Youpi ! Miam Miam !"

Rires !

Je ne sautais rien au CM2, je n'ai fait de saut en hauteur qu'à partir de la Seconde. Je faisais de toute façon des performances ridicules, j'étais très mauvais en sport, et je n'aimais pas du tout ça. J'aimais bien faire du sport avec mes pairs, c'est-à-dire ceux qui étaient aussi nuls que moi, car là au moins je ne me sentais pas humilié, et je me sentais progresser un tant soit peu.

Écrit par : Jérémy | 21 octobre 2008

J'ai trouvé ça sur le net et je voulais comprendre d'où me venait cette idée que la destruction de l'Education Nationale était enclenchée par ceux qui lui tirent dessus à boulets rouges : le ministre, ses proches, l'auteur de ce blog etc... merci :
"Ce type (Brighelli) est au cabinet de Darcos, il est un des moteurs centraux de la guerre contre les pédagogistes, il a pondu les nouveaux programmes de l'école (regarde, sans l'acheter, "Fin de récré", suite nauséeuse de "La Fabrique du Crétin"), il est carrément dangereux. Ma tante, proviseur à la retraite, l'a eu à gérer dans son bahut de Corbeil-Essonne. Pourtant elle est de droite, mais elle n'a jamais vu pire fumiste, beau parleur, manipulateur, haïssant les élèves, élististe, interdit de correction au bac, se débrouillant pour ne pas faire ses heures. Ma tante n'en revenait pas qu'il soit devenu le conseiller de Darcos. Il est derrière toutes ces réformes, sachant que le vrai motif, c'est les économies budgétaires, évidemment."

Écrit par : vincent3m | 21 octobre 2008

À propos de la réplique de Laplace à Napoléon : il est frappant de constater que les grands bouchers de l'Histoire sont croyants, à moins qu'ils ne feignent de l'être.
Quand j'ai appris que Laurent Lafforgue était croyant (catholique, mais peu importe la religion pourvu qu'on ait Dieu...), je me suis senti mal à l'aise. Mais, après tout, il paraît que les mathématiciens sont les plus nombreux à croire (en l'existence hypothétique d'un être nommé Dieu) parmi les scientifiques. Les physiciens croyants seraient en proportion bien moindre.
Il est curieux que des gens intelligents soient rationalistes dans leur laboratoire, mais laissent leur rationalisme accroché au porte-manteau avec leur blouse blanche en en sortant.
La moindre des choses serait d'être agnostique pour des scientifiques (des sciences dures, non pas des sciences humaines).
Pour ma part, comme tout être humain raisonnable (j'espère être un homme raisonnable), je suis agnostique en ce sens que je déclare ignorer s'il existe un être surnaturel désigné habituellement par le mot "Dieu". À partir de là, on peut toujours choisir de dire, "J'ignore si Dieu existe, mais je crois en son existence." ou, "J'ignore si Dieu existe, mais je ne crois pas en son existence."
Pour ma part, je suis évidemment agnostique, mais je choisis de ne pas croire en Dieu. Je suis athée et j'en ai le droit, mais au Moyen-Âge je ne l'aurais pas clamé. Bien qu'élevé dans la religion catholique, j'ai cessé de croire en Dieu vers l'âge de six ans en même temps que je n'ai plus cru au père Noël. Ai-je besoin de vous dire quelle torture ce fut de faire ma première communion ?
Après quoi, je ne suis plus allé à la messe... parce que mon père m'embauchait dans son jardin le dimanche matin ! Mais, à tout prendre, cela me seyait mieux que d'aller au chaud à l'église.
Je n'ai jamais eu de sentiment religieux. Quant à ceux qui l'ont, grand bien leur fasse...

Écrit par : Francis Penin | 21 octobre 2008

avec moins de pipo...

Ecrit par : Zorglub | 21 octobre 2008

Pipeau, mon cher Zorglub, pipeau.

Écrit par : Manu | 21 octobre 2008

"Ce type (Brighelli) est au cabinet de Darcos, [...] il est carrément dangereux.

Ecrit par : vincent3m | 21 octobre 2008

Si seulement c'était vrai...

Écrit par : Manu | 21 octobre 2008

Ma tante, proviseur à la retraite, l'a eu à gérer dans son bahut de Corbeil-Essonne.

Ecrit par : vincent3m | 21 octobre 2008

Si ma tante en avait, elle s'appellerais "mon oncle"...

Écrit par : Manu | 21 octobre 2008

"Ce type (Brighelli), il est un des moteurs centraux de la guerre contre les pédagogistes [...]

Ecrit par : vincent3m | 21 octobre 2008


Ça, en revanche, c'est vrai : bel hommage !

Qui avait dit qu'être pris pour un imbécile par des crétins (la formulation n'est pas garantie) est un plaisir de fin gourmet ?

Écrit par : Manu | 21 octobre 2008

"Ce type (Brighelli) est au cabinet de Darcos,.. il a pondu les nouveaux programmes de l'école... il est carrément dangereux. Ma tante, proviseur à la retraite, l'a eu à gérer dans son bahut de Corbeil-Essonne. Pourtant elle est de droite,.. . Ma tante n'en revenait pas qu'il soit devenu le conseiller de Darcos. Il est derrière toutes ces réformes,

Ecrit par : vincent3m | 21 octobre 2008

Je précise aussi que JPB suce le sang des enfants, est manifestement juif et franc-maçon et il paraît -il paraît-, qu'il aurait fait un pacte avec Belzébuth. C'est pour ça qu'il est derrière tout ça et tire les ficelles...

Allô, la clinique Douzazil ? On en tient un. Vous venez le chercher ?

Écrit par : Manu | 21 octobre 2008

" Il est derrière toutes ces réformes, sachant que le vrai motif, c'est les économies budgétaires, évidemment."

Ecrit par : vincent3m | 21 octobre 2008


Ce SONT les économies budgétaires, ducon !

Écrit par : Manu | 21 octobre 2008

"Ce type (Brighelli) est au cabinet de Darcos [...] (regarde, sans l'acheter, "Fin de récré", suite nauséeuse de "La Fabrique du Crétin"), il est carrément dangereux...

Ecrit par : vincent3m | 21 octobre 2008


Moins dangereux que les gens qui prétendent connaître le contenu d'un livre juste en le "regardant". Sans le lire, quoi.

Et merci à Vincent3m pour avoir porté à notre connaissance ce monument de connerie, mélange de théorie du complot niveau zéro et de calomnie manifeste.

Écrit par : Manu | 21 octobre 2008

" Il est derrière toutes ces réformes, sachant que le vrai motif, c'est les économies budgétaires, évidemment."

Ecrit par : vincent3m | 21 octobre 2008

Tous les motifs permettant de se débarrasser des pédagogistes sont bons car l'EN doit absolument être purgée de cette engeance, experte en pétaudière et usines à gaz.

Écrit par : Magister | 21 octobre 2008

J'ai trouvé ça sur le net et je voulais comprendre d'où me venait cette idée que la destruction de l'Education Nationale était enclenchée par ceux qui lui tirent dessus à boulets rouges : le ministre, ses proches, l'auteur de ce blog etc... merci

Ecrit par : vincent3m | 21 octobre 2008

Merci qui et pourquoi ?

Écrit par : catmano | 21 octobre 2008

"Ce type (Brighelli) est au cabinet de Darcos, il est un des moteurs centraux de la guerre contre les pédagogistes, il a pondu les nouveaux programmes de l'école (regarde, sans l'acheter, "Fin de récré", suite nauséeuse de "La Fabrique du Crétin"), il est carrément dangereux. Ma tante, proviseur à la retraite, l'a eu à gérer dans son bahut de Corbeil-Essonne. Pourtant elle est de droite, mais elle n'a jamais vu pire fumiste, beau parleur, manipulateur, haïssant les élèves, élististe, interdit de correction au bac, se débrouillant pour ne pas faire ses heures. Ma tante n'en revenait pas qu'il soit devenu le conseiller de Darcos. Il est derrière toutes ces réformes, sachant que le vrai motif, c'est les économies budgétaires, évidemment."

Mouhahahaha !!!!

Torterat ! Youpi ! Miam ! Yalla, yalla !

J'adore le passage : "Pourtant elle est de droite, mais elle n'a jamais vu pire fumiste" !!!

C'est un vrai message de qq'un de sincère ? C'est à mourir de rire !

Un autre, un autre !

Torterat, Youpi, Miam, Yalla yalla !

Écrit par : Jérémy | 21 octobre 2008

il a pondu les nouveaux programmes de l'école (regarde, sans l'acheter, "Fin de récré", suite nauséeuse de "La Fabrique du Crétin"), il est carrément dangereux.
Ecrit par : vincent3m | 21 octobre 2008

قسم شرح البرامج - لجان المقاومة الشعب ???
مسلسل التغريبة الفلسطينية - مسلسل باب الحارة ....
الجزء الثالث !!!!!!!!!

J'espère que pour une fois , on sera d'accord avec moi , hein ?

Écrit par : Amélie | 21 octobre 2008

Xavier Darcos, ministre de l'Éducation nationale, salue avec une profonde émotion la mémoire de Sœur Emmanuelle disparue la nuit dernière à quelques semaines de son centième anniversaire.

Le ministre tient à rendre hommage à une femme de foi et une humaniste hors du commun qui a consacré toute sa vie au service des autres et notamment aux plus déshérités.

Personnalité lumineuse, Sœur Emmanuelle a su, par son courage et sa détermination, redonner espoir à ceux qui souffrent. Sa disparition est une perte douloureuse pour l'humanité entière mais son message de paix et d'espérance conservera la force qu'elle avait su lui donner.

Moi, je me demande si Brighelli n'a pas tué Soeur Emmanuelle. C'est ma tante qui me l'a dit.

Écrit par : Jérémy | 21 octobre 2008

"Pourtant elle est de droite, mais elle n'a jamais vu pire fumiste"

J'adore cette phrase.

Écrit par : Jérémy | 21 octobre 2008

"J'ai trouvé ça sur le net et je voulais comprendre d'où me venait cette idée que la destruction de l'Education Nationale était enclenchée par ceux qui lui tirent dessus à boulets rouges : le ministre, ses proches, l'auteur de ce blog etc... merci :
"Ce type (Brighelli) est au cabinet de Darcos, il est un des moteurs centraux de la guerre contre les pédagogistes, il a pondu les nouveaux programmes de l'école (regarde, sans l'acheter, "Fin de récré", suite nauséeuse de "La Fabrique du Crétin"), il est carrément dangereux. Ma tante, proviseur à la retraite, l'a eu à gérer dans son bahut de Corbeil-Essonne. Pourtant elle est de droite, mais elle n'a jamais vu pire fumiste, beau parleur, manipulateur, haïssant les élèves, élististe, interdit de correction au bac, se débrouillant pour ne pas faire ses heures. Ma tante n'en revenait pas qu'il soit devenu le conseiller de Darcos. Il est derrière toutes ces réformes, sachant que le vrai motif, c'est les économies budgétaires, évidemment.""

Ecrit par : vincent3m | 21 octobre 2008

Mais bien sûr! Et le 11 septembre 2001, c'est Brighelli aussi! Non mais franchement, vincent3m, vos sources sur Internet, c'est quoi : le réseau Voltaire? Thierry Meyssan? Ou bien?

Écrit par : Daniel Arnaud | 22 octobre 2008

IN MÉMORIAM……
En un temps où Jérémy croyait être sain d'esprit, une polémique nous opposa à propos des phobies… En souvenir de ces temps anciens et en tant qu'élément actif dans sa thérapie, je propose à sa réflexion, mais aussi à celle d'autres lecteurs un texte relevé par Amélie et dont l'auteur est Anne-Marie Le Pourhiet, professeur de droit public à l'université de Rennes I…

” Tout d’abord, il n’est plus certain que la capacité de discernement soit encore perçue comme une qualité dans nos sociétés. Distinguer une tenue de sport d’une tenue de classe et s’étonner qu’une élève vienne au collège en jogging constitue désormais une « humiliation », de même que rendre les copies par ordre de notes décroissantes (Le Monde, 14 septembre 2005) ; qualifier un certain art contemporain d’« excrémentiel » est un scandale ; distinguer les sexes et les âges est pénalement répréhensible tandis que différencier l’enfant légitime de l’enfant adultérin est civilement inacceptable ; donner une dictée ou une dissertation à faire à des élèves ou candidats est un « mode de reproduction des inégalités sociales » ; vouloir sélectionner à l’entrée des Universités est une faute politique impardonnable. De façon plus générale, sélectionner, préférer, hiérarchiser ou tout simplement juger est devenu révélateur d’une « phobie » c’est-à-dire d’une maladie mentale à soigner d’urgence par les moyens idoines. Dans ces conditions, le terme de discrimination est évidemment voué à un usage illimité et la « Haute Autorité » en charge de la lutte contre cette infamie à un fabuleux destin de Big Brother. L’« apparence physique » étant récemment devenue un motif de discrimination sanctionné par le droit français on se demande comment les agences de mannequins et le concours de Miss France sont encore tolérés.
Il est donc désormais interdit de discriminer sauf … quand il s’agit d’attribuer des privilèges à ceux qui ont la chance d’appartenir au club très prisé des « dominés ». Femmes, handicapés, « issus de l’immigration africaine et maghrébine », homo-bi-trans-sexuels, originaires de régions « à identité forte », etc. ont le droit de bénéficier d’avantages refusés aux hommes mâles, blancs, valides, hétérosexuels et originaires de régions hexagonales à … identité faible. Voilà très exactement ce qu’est une discrimination « positive » : un passe-droit reconnu aux membres de catégories ethnico-culturelles ou sexuelles ayant réussi à se forger un statut de victimes d’une domination perpétrée par une catégorie de bourreaux qui ne sera donc pas fondée à s’en plaindre. Préférer une femme à un homme n’est pas répréhensible, c’est, au contraire une discrimination « positive » fortement encouragée. Préférer recruter un chômeur français qu’un étranger est révélateur d’une « xénophobie populiste » mais réserver les emplois et professions des collectivités d’Outre-mer aux autochtones est une judicieuse prise en compte de la « situation de l’emploi local ». La « Haute Autorité » précitée devrait plutôt s’intituler de « lutte contre certaines discriminations seulement ». ”
© Anne-Marie Le Pourhiet *

Écrit par : Roger Felts | 22 octobre 2008

Excellent article, Roger, merci ! J'ai déja entendu Anne-Marie Le Pourhiet dans des conférences (pleines de facistes ou de dangereux nationalistes comme dirait Jérémy. A la dernière, à la Mutualité, il y avait Marie-Noëlle Lienemann, Nicolas Dupont-Aignan et JP Chevènement, entre autres). Cette femme est absolument remarquable.

Écrit par : Manu | 22 octobre 2008

Manifestement, il y en a dont l'esprit est échauffé, sur le Web… Internet est vraiment un instrument paranoïaque.
Jérémy aurait donc enfin trouvé la voie, comme dit un jeune Chinois dans le Lotus bleu ?
JPB

Écrit par : brighelli | 22 octobre 2008

"Ma tante, proviseur à la retraite,..."

La certitude maintenant que ma tante en avait

Écrit par : dugong | 22 octobre 2008

Sur LCI hier soir, le bo Xav précise que les élèves "qui se sont manifestement trompé POURRONT changer de module en fin de 1er semestre".

Je crois donc comprendre qu'il sera possible de poursuivre la même option toute l'année ?
Ce qui voudrait dire qu'on change encore plus moins.

--------------
Non Manu !
Pipo, bozo et toto même orthographe : tous des clowns tristes.

Écrit par : Zorglub | 22 octobre 2008

Le sujet de cette note, hélas bien oublié *, m'incite à commenter un livre que je ne lirai pas.

Il s'agit de la dernière production, intitulée "La saveur des savoirs" d'un des apôtres pédagols, plutôt spécialisé dans l'enseignement des sciences. J'ai nommé Jean-Pierre Astolfi.

Je vais commenter un discours sur le discours ** paru dans un entretien sur le jus pédagol du 15/10/2008 ***. Quelques extraits :

Le jus pédagol : "JP Astolfi [veut] dépasser le clivage connaissances disciplinaires – sciences de l'éducation. Il montre qu'une véritable transmission des premières utilise obligatoirement le constructivisme. Mais il montre aussi que les vrais savoirs sont emplis de saveurs et qu'ils devraient être les vrais moteurs de l'enseignement."

JPA : "Le constructivisme, c’est justement l’opposé de la transmission."

"…lorsque les enseignants seront formés comme des experts en processus d’apprentissage, le constructivisme fera partie de leur culture de base. Ce ne sera plus une question d’opinion mais relèvera d’un savoir professionnel partagé. Qu’un professeur puisse ne pas être constructiviste… paraîtra alors aussi anachronique qu’un médecin qui nierait le rôle des bactéries ou un physicien la loi de la gravitation universelle !"

"Je pense qu’on fait ainsi plus de mal que de bien à l’idée constructiviste, dont il importe de bien identifier les dérives fréquentes pour les passer au crible critique. Car évidemment les anti-pédagogues s’engouffrent dans la brèche ! Il ne faut pas hésiter à dire que bien des pratiques ont une certaine allure de questionnement pédagogique et de dialogue participatif, mais que la ressemblance reste superficielle. C’est pourquoi j’ai tenté au chapitre 4 de lister différents ingrédients de ce que j’ai appelé de la « fausse monnaie constructiviste »."

" Le risque est ici celui d’un ersatz du constructivisme, que dans un ouvrage précédent, j’avais appelé le « Canada dry » de l’apprentissage."

C'est un genre connu : "les croyants de base ont mal lu nos épîtres", "on n'est pas allé assez loin dans nos préconisations", "la production réelle est pleine de dérives mais le constructivisme, à jamais, s'impose par au dessus", etc.

Alors, dans les savoirs disciplinaires doivent être savoureux. "Quel dispositif un enseignant peut-il mettre en place pour donner du goût aux savoirs ?"

JPA : "Je crois essentiel de dire d’emblée qu’il ne s’agit pas de proposer une « pédagogie de l’extrême », super-exigeante pour les professeurs comme pour les élèves, cherchant à surprendre à chaque instant !"

"Je préfère parler de « révolutions minuscules » ou de « petits moments magiques », qui bousculent les certitudes et qui « boostent » la réflexion des élèves. Surtout, qui leur fassent vivre concrètement, dans différentes disciplines et sur des exemples limités, l’expérience de ce qu’un savoir disciplinaire produit comme surprise et inspiration."

Ces gens, reconvertis momentanément dans l'interstitiel, sont des confusionnistes mais il faut leur reconnaître une sensibilité particulière au vent et une sacrée schutzpah. Tant pis pour ceux, nombreux, qui ne pourront pas rentrer dans l'hélicoptère qui emporte les derniers fuyards. Mais l'important pour eux n'est il pas qu'ils soient maintenant profondément enkystés dans une Université qui les protège (à jamais ?) du commun ?


* Dans l'esprit de ce post, je n'hésite pas à reprocher aux autres ce dont je relève moi-même le plus souvent.

** Il ne manquerait plus qu'un pédagol s'insurge d'une telle chose…

*** http://www.cafepedagogique.net/lemensuel/larecherche/Pages/2008/96_JPAstolfi.aspx

Écrit par : dugong | 22 octobre 2008

Alors, si les savoirs disciplinaires doivent être savoureux, ...

Écrit par : dugong | 22 octobre 2008

"Sur LCI hier soir, le bo Xav précise que les élèves "qui se sont manifestement trompé POURRONT changer de module en fin de 1er semestre".

Je crois donc comprendre qu'il sera possible de poursuivre la même option toute l'année ?
Ce qui voudrait dire qu'on change encore plus moins."

Dans certaines disciplines c'est vraiment très logique (!), ça veut dire que les six premiers mois ne servent à rien.
En histoire, je veux bien - et même en français - mais en latin ou en math?

Écrit par : Hervé de Strasbourg | 22 octobre 2008

"différencier l’enfant légitime de l’enfant adultérin est civilement inacceptable"

C'est vrai quoi!!! Les bâtards devraient marcher la tête baissée et être privés d'héritage. Messieurs allez baiser où vous voudrez et ne vous faites pas de soucis. Les bâtards ne sont âs des enfants comme les autres ce sont des bâtards.

Écrit par : Bâtard | 22 octobre 2008

"différencier l’enfant légitime de l’enfant adultérin est civilement inacceptable"

C'est vrai quoi!!! Les bâtards devraient marcher la tête baissée et être privés d'héritage. Messieurs allez baiser où vous voudrez et ne vous faites pas de soucis. Les bâtards ne sont pas des enfants comme les autres ce sont des bâtards.

Ecrit par : Bâtard | 22 octobre 2008

Écrit par : Bâtard | 22 octobre 2008

Non Hervé, maths ou français pas le pb puisque dans le tronc commun !
Seulement les matières optionnelles : le gosse, en février, abandonne le latin pour démarrer MPI ou ISI.

Faudra voir si on l'intègre dans un groupe qui déja suivi l'option depuis septembre ou dans un groupe de débutant ?

J'ai déjà un elt de réponse : une classe s'enrichit de sa diversité et de son hétérogénéité, le travail collaboratif soude le groupe, la pédagogo différenciée un chemin (de Damas) d'excellence ...

Écrit par : Zorglub | 22 octobre 2008

"avec moins de pipo...

Ecrit par : Zorglub | 21 octobre 2008

Pipeau, mon cher Zorglub, pipeau.

Ecrit par : Manu | 21 octobre 2008 "

C'est vrai mais on dit de nos jours pipoter pour "raconter du pipot" c'est-à-dire n'importe quoi!

Écrit par : Hervé de Strasbourg | 22 octobre 2008

"Pour ma part, je suis évidemment agnostique, mais je choisis de ne pas croire en Dieu."

Ne serait-il pas plus exact de dire : je ne crois pas en dieu et je choisis donc de me dire athée.
On ne choisis pas de "croire" telle ou telle chose, il me semble.

Quant aux statistiques de croyants et d'incroyants entre physiciens et mathématiciens quels sont vos sources? Ca paraît logique mais est-ce une observation sur l'échantillon de scientifiques que vous connaissez, une rumeur sur internet ou une étude sérieuse (on en fait sur n'importe quoi de nos jours).

Écrit par : Hervé de Strasbourg | 22 octobre 2008

"Le ministre tient à rendre hommage à une femme de foi et une humaniste hors du commun qui a consacré toute sa vie au service des autres et notamment aux plus déshérités."

C'est vraiment l'hommage du vice à la vertu pour un ministre de Sarkozy.

Écrit par : Hervé de Strasbourg | 22 octobre 2008

Trop fort, je trouve dan le Robert :
Pipo : (1860 : origine incertaine peut-être de Polytechnique)
1 : l'école polytechnique : "faire pipo"
2 : 1875, le polytechnicien.

D'ici à ce que nanard viennent de ENA ... !

Écrit par : Zorglub | 22 octobre 2008

"Ma tante, proviseur à la retraite, l'a eu à gérer dans son bahut de Corbeil-Essonne..."

Mais peut-on accorder un quelconque crédit (municipal) aux propos de "Ma tante" ? C'est bien connu, Ma tante ne vaut pas un "clou".

Écrit par : Spip | 22 octobre 2008

Victor, je vous signale en passant que les pioupious de souche pour la plupart peu motivés pour "un beau voyage" et demeurés éclopés à vie, ont toujours dénoncé l'injustice faite à leurs compagnons d'infortune après l'indépendance des anciennes colonies et sont régulièrement intervenues pour que le droit à réparation leur permette une vie décente.

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 22 octobre 2008

Nouvelle du front :

5 heures de cours hier dont trois d'affilée l'après-midi et on enchaîne sur la réunion parents-profs jusqu'à huit heures du soir.

On n'est qu'une bande de feignants ! ;-(

J'en apprends de belles peu à peu, au compte-gouttes, évidemment, tantôt par les collègues et tantôt par les parents.


1°) Disparition "en douceur" de l'apprentissage de la grammaire et de l'orthographe et même de l'expression écrite, non seulement en primaire, mais aussi au collège. J'ai ainsi appris que les élèves n'avaient fait qu'une seule dictée et une seule rédaction l'année dernière en 5ème.

2°) Remplacement "en douceur" de la transmission de savoirs par des "activités".

La poésie est très à la mode en ce moment (je m'en suis déjà aperçu l'année dernière dans un autre collège). Une collègue (fort sympathique au demeurant) m'a dit hier, un peu gênée que les élèves de 5ème (une partie de mes 4ème à 28 de cette année) avaient passé une partie de l'année sur cette "activité" avec un intervenant extérieur et qu'elle avait un peu levé le pied sur la grammaire et l'orthographe et que je "n'hésite pas à en faire".


3°) Je renonce à parler des cas de prétendue "dyslexie" mais j'ai appris que l'élève "touchée" avait été soignée à la méthode globale et aux "photocopies" en CP-CM2 (pas sollicitée à écrire une ligne).

Les parents sont entre colère et désarroi. A qui s'en prendre ? Quelle est la part de l'inné et de l'acquis, donc des méthodes ? Je n'ai pas de réponse moi non plus, mais je constate que l'institution s'y entend pour noyer le poisson.

On ne m'ôtera pas de l'idée qu'avec d'autres méthodes, on pourrait aider efficacement ces enfants-là.

Tout se fait "en douceur". On ne se rend compte de rien. Un soubresaut de temps en temps, une tentative d'explication ("les élèves pensent que le monde a toujours été comme ça, ils ne croient pas ce qu'on leur dit...La "communication par SMS... constate mélancoliquement un collègue) et puis ça retombe, de nouveau le long fleuve du sommeil, la résignation à l'air du temps.

Remarque intéressante qui résume bien le problème. Quelle légitimité nous reste-t-il dans un monde qui est en passe de réaliser "en douceur" le vieux rêve totalitaire "faire table rase du passé" ?

"Voici quel est, quel a été notre monde", dit à peu près Hannah Arendt, faites en ce que vous voulez, mais c'est notre rôle à nous de vous l'expliquer et ce n'est qu'à cette condition que vous serez libres d'en faire quelque chose de neuf."

Passé une heure l'autre jour à leur expliquer que "jadis" les gens s'écrivaient des lettres. Faut-il leur faire lire des lettres ? Faut-il encore leur en faire écrire ? "A quoi ça sert ?" "Ca sert à rien, on a les textos !"

Nager, comme le saumon, à contrecourant...("C'est bien plus beau lorsque c'est inutile !") Inutile ?

Yallah !!!!!!!!! ;-)... Hum !

Écrit par : Robin | 22 octobre 2008

Voici la motion adoptée par la Société des Hispanistes français, qui est désormais publique. C'est, à l'heure actuelle, la plus complète et la plus précise que je connaisse. Nous avions insisté sur le caractère disciplinaire des masters, une préparation indépendante à l'agreg fondée sur un master-recherche préalable et la nécessité d'une vraie formation professionnelle.

-------------------
Le Comité de la SHF, réuni le 18 octobre 2008, a arrêté la position suivante sur la réforme de la formation aux métiers de l’enseignement et des concours de recrutement des enseignants du second degré.

1. La SHF tient à affirmer de nouveau son attachement au recrutement des enseignants du second degré par des concours nationaux et une évaluation anonyme des candidats. Elle rejette l’idée d’épreuves régionales.

2. La responsabilité de la formation disciplinaire des futurs enseignants et de son évaluation étant confiée aux universités, les Départements et UFR des domaines disciplinaires concernés (en ce qui concerne la SHF, les langues romanes) doivent conserver la responsabilité pédagogique et administrative des formations.

3. La formation des enseignants ne peut aller – c’est un objectif de la « mastérisation » des concours – que dans le sens d’une amélioration. Il est essentiel aux yeux de la SHF que les futurs enseignants aient acquis un niveau de connaissances et de compétences élevé.

4. En outre, les nouveaux masters ne doivent pas être exclusivement liés à la préparation directe des concours de l’enseignement, de façon à offrir une formation de qualité permettant d’autres débouchés professionnels et la réorientation des candidats qui auraient échoué aux concours. Nos masters doivent également pouvoir attirer par leur qualité des étudiants étrangers. C’est pourquoi il importe que la part des enseignements disciplinaires reste importante. On peut concevoir qu’elle soit de l’ordre de 75 % en dehors de la période des stages.

5. La ministre de la Recherche a souligné la nécessité d’une formation à la recherche au sein des masters de formation aux métiers de l’enseignement (tout master doit d’ailleurs être adossé à des équipes de recherche). Ce volet de la formation doit être particulièrement important pour les candidats à l’agrégation à qui il est vivement conseillé de préparer un master ou un parcours « recherche » dans la discipline choisie.

6. La SHF estime que la préparation de l’Agrégation sur programme en deux ans est incompatible avec celle d’un master. Comment concilier dans ce laps de temps la préparation du concours, une véritable formation à la recherche (qui exige la réalisation d’un mémoire) et une réelle formation pédagogique ? Une année spécifique de préparation au concours s’avère nécessaire.

7. Elle réaffirme son attachement à la présence d’épreuves disciplinaires à l’écrit du CAPES et attire l’attention sur la nécessité de l’évaluation de la langue étrangère à l’oral. Elle demande que les épreuves disciplinaires, à l’écrit et à l’oral, soient évaluées par des spécialistes de la langue concernée. Elle s’élève en outre contre la nature de la seconde épreuve orale.

8. La SHF préconise la mise en place progressive des nouveaux concours sur deux ans et demande que le CAPES soit maintenu sous sa forme actuelle pour la session 2010.

9. Elle est attachée à la formation professionnelle de terrain, encadrée par des tuteurs expérimentés. Celle-ci ne saurait se réduire à un stage de quelques semaines. Elle demande en outre qu’au cours de la première année d’exercice des professeurs leur service soit allégé de façon à favoriser le suivi que doivent assurer auprès d’eux les tuteurs.

Écrit par : Pedro Cordoba | 22 octobre 2008

Jérémy aurait donc enfin trouvé la voie, comme dit un jeune Chinois dans le Lotus bleu ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 22 octobre 2008

Va-t-il dés lors tenter de nous couper la tête afin que nous la trouvions aussi ?

Écrit par : Manu | 22 octobre 2008

"JP Astolfi [veut] dépasser le clivage connaissances disciplinaires – sciences de l'éducation. Il montre qu'une véritable transmission des premières utilise obligatoirement le constructivisme"

Cité par : Dugong | 22 octobre 2008

Ah bon ? Et avec quelles preuves ? c'est bizarre, sur le terrain, nous constatons tous les jours le contraire. Ne s'agirait-il pas plutôt d'un clivage irréductible entre empirisme et idéologie ?

Écrit par : Manu | 22 octobre 2008

Alors, si les savoirs disciplinaires doivent être savoureux, ...

Ecrit par : dugong | 22 octobre 2008

Je ne gouterai pas trop à la cuisine de ce gars là. A mon avis, il sait surtout vendre de la soupe.

Écrit par : Manu | 22 octobre 2008

Voici la motion adoptée par la Société des Hispanistes français, qui est désormais publique. C'est, à l'heure actuelle, la plus complète et la plus précise que je connaisse. Nous avions insisté sur le caractère disciplinaire des masters, une préparation indépendante à l'agreg fondée sur un master-recherche préalable et la nécessité d'une vraie formation professionnelle.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 22 octobre 2008

Excellent texte, clair, qui dit nettement les choses au lieu de ménager la chèvre, le chou... et le loup qui bouffera tout !

Écrit par : FGuichard | 22 octobre 2008

La preuve que Vaux le Pénil, ça existe vraiment comme bled :
http://www.re3.freesurf.fr/colloq11.html

Écrit par : catmano | 22 octobre 2008

Alors, si les savoirs disciplinaires doivent être savoureux, ...

Ecrit par : dugong | 22 octobre 2008


Yalla ! Savoirs disciplinaires, youpi, miam-miam !

Écrit par : moot | 22 octobre 2008

Si l'école est en désarroi, c'est aussi à cause de la restriction faite aux grands principes libéraux, notamment à la liberté d'opinion.
A tous ceux qui ne l'auraient pas vu, je recommande cet extrait de l'audition d'un professeur de droit public, Anne-Marie Le Pourhiet, devant une commission de l'Assemblée Nationale. Une allocution passionnante et percutante, comme on n'en voit pour ainsi dire presque jamais, qui porte principalement sur les restrictions apportées à la liberté d'opinion, la "politique de la mémoire", ses conséquences sur l'enseignement de l'histoire.

Accoyer, Gayssot et Taubira, tous trois présents, semblent assez surpris devant tant de franchise et d'arguments implacables.

http://www.dailymotion.com/relevance/search/lois%2Bm%25C3%25A9morielles/video/x74nmu_lois-memorielles-lois-scelerates_news

Écrit par : gerard marion | 22 octobre 2008

"Jérémy aurait donc enfin trouvé la voie, comme dit un jeune Chinois dans le Lotus bleu ?
Ecrit par : brighelli | 22 octobre 2008"

Oui : Depuis que j'ai lu le texte de Torterat, juste après avoir vu la vidéo sur l'Europe, j'ai eu une illumination. Avec la mort de Soeur Emmanuelle en plus, au même moment, je n'ai pas supporté. C'était ma nuit pascalienne à moi.

Va-t-il dés lors tenter de nous couper la tête afin que nous la trouvions aussi ?
Ecrit par : Manu | 22 octobre 2008
Ah, Manu, ne me tentez pas !
Cela dit, ça fait deux jours qu'Amélie écrit en arabe, et personne ne lui dit rien, à elle. Encore une discrimination.

Torterat, yalla, yalla !

Écrit par : Jérémy | 22 octobre 2008

Yalla ! Savoirs disciplinaires, youpi, miam-miam !
Ecrit par : moot | 22 octobre 2008

Oui : L'Union, youpi, Torterat, yalla, yalla, Miam !

Je crois qu'on est prêt pour la nouvelle pédagogie ; Astolfi n'a qu'à bien se tenir !

Écrit par : Jérémy | 22 octobre 2008

On signale depuis quelques jours, sur le blog du professeur J.P. Brighelli, un syndrome psychiatrique aigu inobservé jusqu'alors et dénommé "tortorite", qui tend à prendre les proportions d'une épidémie. Les patients entrent en transe et prononcent d'une voix extatique des mots sans suite tels que "Tortorat", "Europe", "Youpi", Miam-Miam". Une cellule de crise vient d'être mise en place à La Verrière. A titre prophylactique, on déconseillera aux sujets à risque l'ingestion massive de prose pédagogiste et les séjours dans les IUFM.

Écrit par : Sylvie Huguet | 22 octobre 2008

"torterite" et non "tortorite". Je commence à être atteinte. Ce sont les premiers symptômes de confusion mentale.

Écrit par : Sylvie Huguet | 22 octobre 2008

On ne m'ôtera pas de l'idée qu'avec d'autres méthodes, on pourrait aider efficacement ces enfants-là.


Ecrit par : Robin | 22 octobre 2008

Comment allez-vous, maintenant, Robin? Je n'ai pas vu votre réponse et jai la flemme d'aller la chercher sur le blog.
En tout cas, disais-je plus haut, si vous avez la chance d'être soutenu par la direction du collège, tout est possible.
Quant aux "autres méthodes", ne vous privez surtout pas de les appliquer: surtout pas de "séquences", des explications de texte ( de grands textes: Molière, La Fontaine...) entièrement et lentement dictées, des dictées longues mais préparées, un vrai "cours de grammaire" des natures et des fonctions, etc. Si vous faites cela, vos élèves se rendront compte que le français, c'est intéressant, et ils vous regretteront quand ils ne vous auront plus l'année d'après.

Écrit par : Jean | 22 octobre 2008

Je confirme ce que dit Jean, avec une nuance cependant, lorsqu'il déclare : "Si vous faites cela, vos élèves se rendront compte que le français, c'est intéressant."

D'une part, s'ils n'ont jamais été habitués à apprendre ainsi, ils mettront du temps à apprécier ce passage à un travail exigeant. Ensuite, même "de notre temps" où l'on apprenait grammaire, orthographe et expression, il y avait des élèves à qui le français ne plaisait pas du tout (ce qui a permis aux pédagogos de justifier la mise en place de leurs expérimentations et de leurs changements abracadabrants).

Alors, bien sûr, la méthode donnée par Jean est positive, l'on n'aurait pas dû changer pour des idioties sans nom, mais l'adaptation en classe sera progresssive, et je ne suis pas sûr que l'adhésion des élèves se fera de manière aussi rapide et automatique.

Écrit par : Jérémy | 22 octobre 2008

Zut! J'ai loupé VincentMP3...
"Brighelli m'a tuer"

Écrit par : dobolino | 22 octobre 2008

"On signale depuis quelques jours, sur le blog du professeur J.P. Brighelli, un syndrome psychiatrique aigu inobservé jusqu'alors et dénommé "torterite", qui tend à prendre les proportions d'une épidémie. Les patients entrent en transe et prononcent d'une voix extatique des mots sans suite tels que "Torterat", "Europe", "Youpi", Miam-Miam". Une cellule de crise vient d'être mise en place à La Verrière. A titre prophylactique, on déconseillera aux sujets à risque l'ingestion massive de prose pédagogiste et les séjours dans les IUFM.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 22 octobre 2008"

Rires !

Je confirme : il faudrait apposer sur les textes de Torterat la mention :
"A lire avec modération"
Ou :
"Attention, la lecture de Torterat peut provoquer des troubles importants" / "Torterat tue le savoir".

D'ailleurs, a-t-on testé les effets des textes de Torterat à long terme ? Par mesure de précaution, on devrait les retirer du marché au plus vite.

Écrit par : Jérémy | 22 octobre 2008

Excellent éditorial de Bernanrd Kuntz, mais le ton est grave, dans le dernier numéro de la Quinzaine universitaire (bimensuel du SNALC) :

Je n'ai pas envie d'aller voir "Entre les murs". Peut-être un peu par lâcheté : à quoi bon se confronter à cette phénoménologie du désastre ?...Par principe aussi : la procession moutonnière et obligée evres des spectacles calibrés à l'usage des gogos mondialisés me répugne. Le cancre de prévert disait "oui avec le coeur", ceux-là n'ont plus que l'insulte à la bouche, une insulte au ras des pâquerettes, une pauvre parole déshumanisée, dépourvue d'un autre sens que férocement primitif, bref, à vous injecter un de ces désespoirs qui confinent la condition enseignante aux franges ultimes de l'acccablement. Très peu pour moi, donc, j'ai mieux à faire !

" (...) Mais si "Entre les murs" occupe à ce point le devant de la scène médiatique, c'est qu'il n'en finit pas, dans son paroxysme ambigu, d'attirer l'attention sur la démolition programmée de l'école publique...

Et si la contemplation masochiste des émeutes à venir n'apporte aucune jouissance, elle n'en remet pas moins les pendules à l'heure. Il y a d'abord la question sans cesse ajournée du collège unique. Il paraît, selon les princes qui nous gouvernent, que cette institution serait fondée sur de "nobles valeurs". A n'en pas douter, les élèves de M. Bégaudeau en constituent le plus vivant exemple ! Et lui-même un très vaillant thuriféraire ! En somme, et la démonstration, cete fois, ne relève plus de quelques "réactionnaires" censément patentés : la "fabrique du crétin" fonctionne à plein régime!!! On imagine avec volupté ce que deviendra le futur "lycée à la carte" lorsque ces processions-là surgiront d'entre les murs pour frapper à la porte de la classe de seconde et y choisir leur parcours !!!

Car toute l'ambigüité de la négociation issue des "points de convergence" se trouve là. Il n'est pas un professeur de France qui ne sache que la réforme du lycée est impossible si elle ne se voit pécédée d'une réforme du cycle antérieur. Le disons-nous à M. de Gaudemar, qui mène avec courtoisie la consultation ? Il nous répond dérechef qu'il n'a pas mission à réfléchir sur le collège. Ainsi, quoi qu'il arive, quelle que soit la qualité de la réflexion engagée, nul doute qu'elle conduira structurellement à adpater le lycée aux flots sans cesse croissants d'élèves qui ne disposent pas des pré-requis nécessaires à la poursuite des études proposées.

Quà cela ne tienne, songent sans doute ceux qui président au devenir de l'Education nationale : il suffira de chager la formation des futurs enseignants pour les adapter à la situation : par le biais de la "masterisation" il ne s'agira somme toute, que d'accélérer la fabrication industrialisée des "bégaudeaux" !!! A l'heure où Philippe Meirieu soi-même en vient à se desolidariser d'un modèle qu'il nie avoir contribué à créer, on en conviendra sans peine : le SNALC a été prophète, qui, depuis longtemps, avait eu le courage de dire non. Non, nous ne deviendrons pas des "bégaudeaux" !!!

Dans le même numéro, un témoignage très émouvant de Cédric Le Sech, professeur certifié d'anglais au collège César Savart à Saint-Michel (Aisne) et collègue du professeur qui s'est donné la mort, vers le 19 septembre dernier, à la suite d'une mise en garde à vue pendant toute la journée du 18 septembre : "Il est inutile de se voiler la face : cette garde à vue, ayant sali et désavoué le collègue dans son autorité et dans l'exercice de ses fonctions, constitue indubitablement l'élément déclencheur de son suicide. Cessons tout amalgame inutile : les difficultés familiales qu'il rencontrait n'ont aucun rapport avec son suicide. Entretenant des relations strictement professionnelles avec cet enseignant qui travaillait dans une salle attenante à la mienne, je n'ai remarqué aucune attitude suicidaire de sa part avant le drame."

Écrit par : Robin | 22 octobre 2008

D'ailleurs, a-t-on testé les effets des textes de Torterat à long terme ? Par mesure de précaution, on devrait les retirer du marché au plus vite.

Ecrit par : Jérémy | 22 octobre 2008

Vous avez raison, Jérémy, vous vous êtes fait suffisamment de mal comme ça.

Mais vous avez droit à notre profonde reconnaissance pour avoir accepté de servir de cobaye, sachant les risques graves auxquels vous vous exposiez !

Vous êtes un héros, un martyr de l'"anti-science" ! ;-)

Écrit par : Robin | 22 octobre 2008

D'ailleurs, a-t-on testé les effets des textes de Torterat à long terme ? Par mesure de précaution, on devrait les retirer du marché au plus vite.

Ecrit par : Jérémy | 22 octobre 2008

Vous avez raison, Jérémy, vous vous êtes fait suffisamment de mal comme ça.

Mais vous avez droit à notre profonde reconnaissance pour avoir accepté de servir de cobaye, sachant les risques graves auxquels vous vous exposiez !

Vous êtes un héros, un martyr de l'"anti-science" ! ;-)

Ecrit par : Robin | 22 octobre 2008

Vous me déconseillez donc de le lire ?
C'est dommage, j'avais un peu de temps devant moi cet après-midi, j'aurais pu enfin découvrir ce moyen merveilleux de voir comme Jérémy défiler les éléphants roses sans mettre ma santé en péril par l'absorption de produits dangereux et parfois même illicites.

Écrit par : catmano | 22 octobre 2008

//storage.canalblog.com/72/09/209246/9969306.swf

Jean Dell - l'instituteur

Écrit par : toto | 22 octobre 2008

Torterat n'est pas encore maître de conf et a obtenu une thèse en 2002.

Astolfi est prof d'université, publie depuis 1976. Pratiquement pas une publication en sciences de l'éduc sans qu'il ne soit cité en biblio.

Qui est le plus toxique ?

Écrit par : dugong | 22 octobre 2008

Il faudrait qu'on me torturât
Pour que je lise Torterat.


Jérémy n'a pas tort, et le Tort(erat) tue.

Écrit par : retraitée | 22 octobre 2008

Vous me déconseillez donc de le lire ?
C'est dommage, j'avais un peu de temps devant moi cet après-midi, j'aurais pu enfin découvrir ce moyen merveilleux de voir comme Jérémy défiler les éléphants roses sans mettre ma santé en péril par l'absorption de produits dangereux et parfois même illicites.

Ecrit par : catmano | 22 octobre 2008

Vous oubliez les symptômes décrits par le professeur Sylvie Huguet de l'Hôpital Sainte-Anne, responsable de la cellule de crise de La Verrière ; Jérémy a eu beaucoup de chance de recouvrer la raison (enfin, espérons-le !)...Et souvenez-vous du docteur Jekyll !

Moi-même, j'y ai jeté un coup d'oeil et...

Youpi ! miam miam ! Tortorat ! l'Europe !

Écrit par : Robin | 22 octobre 2008

Lisez-le, lisez-le, et vous trouverez la voie !

Mais le meilleur, c'est les cocktails :

1 - Vous regardez la vidéo officielle créée par le Ministère de l'Education Nationale à l'adresse des lycéens :

http://www.dailymotion.com/sas/educnat_concours_video_pierre_mathieu/

2 - Vous lisez le texte de Torterat :

http://spirale-edu-revue.fr/IMG/pdf/Torterat_SPIRAL-e_2008.pdf

3 - Après, vous écoutez les hommages des médias à Soeur Emmanuelle, et vous méditez sur tout ça.

http://www.youtube.com/watch?v=7tcDxYu2yFM

Le moins pire, c'est évidemment Soeur Emmanuelle chez Pivot, mais ca crée le déclic nécessaire à l'illumination finale.

Écrit par : Jérémy | 22 octobre 2008

D'ailleurs, je ne veux pas qu'on se méprenne :

Les deux premiers liens mènent à des horreurs et crétineries sans nom, tandis que je ne condamne rien dans le troisème.

Écrit par : Jérémy | 22 octobre 2008

Accoyer, Gayssot et Taubira, tous trois présents, semblent assez surpris devant tant de franchise et d'arguments implacables.

Ecrit par : gerard marion | 22 octobre 2008

J' avais vu cette vidéo . En effet , cette femme est stupéfiante de bon sens et de non conformisme . Elle a "séché" l'assistance des bien-pensants . A voir absolument si le politiquement correct vous fait vomir et si vous aimez voir et entendre la réalité "en direct" .

Écrit par : Amélie | 22 octobre 2008

"Larre et Barrere
(2004) ont ainsi expliqué avec beaucoup de rigueur combien il est malaisé d’envisager
(et d’évaluer) la « production » d’un institut de formation, en marge des dispositifs
d’audit tout à fait légitimes et des critères de répartition des moyens (27) :
En effet, la construction d’une professionnalité enseignante est un enjeu fondamental,
d’une grande complexité, qui requiert des procédures d’expertise lourdes
et multidimensionnelles pour pouvoir être apprécié convenablement5." (Torterat page 5)

Aidez-moi, s'il vous plaît : ça veut bien dire "Pour bien travailler, il nous faut plus de sous" ?

Écrit par : catmano | 22 octobre 2008

Lisez-le, lisez-le, et vous trouverez la voie !

Mais le meilleur, c'est les cocktails :

1 - Vous regardez la vidéo officielle créée par le Ministère de l'Education Nationale à l'adresse des lycéens :

http://www.dailymotion.com/sas/educnat_concours_video_pierre_mathieu/

2 - Vous lisez le texte de Torterat :

http://spirale-edu-revue.fr/IMG/pdf/Torterat_SPIRAL-e_2008.pdf

3 - Après, vous écoutez les hommages des médias à Soeur Emmanuelle, et vous méditez sur tout ça.

http://www.youtube.com/watch?v=7tcDxYu2yFM

Le moins pire, c'est évidemment Soeur Emmanuelle chez Pivot, mais ca crée le déclic nécessaire à l'illumination finale.

Ecrit par : Jérémy | 22 octobre 2008

Waoouh ! Merci Jérémy ! La compil' des trois, y' pas à dire :

http://www.youtube.com/watch?v=l8iQNewXpVc
Agueuuh...

Écrit par : catmano | 22 octobre 2008

Accoyer, Gayssot et Taubira, tous trois présents, semblent assez surpris devant tant de franchise et d'arguments implacables

Ecrit par : gerard marion | 22 octobre 2008


Là , vous avez la version intégrale ( 2h30 !).

A 2h20 , la conclusion d' A.Marie le Pourhiet est fulgurante : en invoquant Muray et" l'envie de pénal ", elle fustige la république , coupable d'abandonner le citoyen aux mains d'associations comme la Halde , dont elle demande la disparition avec la loi Gayssot .

Très grand moment !

http://www.assemblee-nationale.fr/13/commissions/questions_memorielles/quest_memo-20081014-1.asp

Écrit par : Amélie | 22 octobre 2008

Ah, Catmano, vous êtes dans la phase 2 du cheminement qui vous mènera à la Révélation.

Cependant, vous vous êtes pour cette fois égarée ; il ne faut pas chercher à synthétiser les paroles du bon disciple Torterat (Torth-eu-rahh en bas lipontique ancien signifie "Guide en éveil spirituel"), il faut au contraire se livrer à l'exégète du "En-faveur" ministériel et universitaire.

Je peux donc vous expliquer sa pensée par ces mots :

Le schème capitalistique empiriquement in absentia n'est pas un va-tout barthésien évalué au pro-rata de l'éventail des complexes pédagogico-inductifs. Il faut au contraire en dégager les multiples dimensions intrinsèquement liées à la maïeutique parfois éhontément refoulée par les tenants d'un système idéologico-partisan qui repousse à l'envi les fondamentaux actanciels fondateurs de la création utopico-réaliste d'un savoir moderne et ancré dans le quotidien post-moderne.

Pierre Mathieu, le messager filmique et européen dont la voix nous a ravis - nous novice Jérémy, novice Moot et novice Robin - aurait ainsi transcrit les paroles sacrées que vous avez relevées :

"L'Europe ! L'Union ! Torterat ! Youpi ! Miam miam ! Des sous ! "

Écrit par : Jérémy | 22 octobre 2008

Je cite, accablé, le message d'Amélie :

"Là, vous avez la version intégrale (2h30 !). A 2h20, la conclusion d' A.Marie le Pourhiet est fulgurante : en invoquant Muray et" l'envie de pénal ", elle fustige la république, coupable d'abandonner le citoyen aux mains d'associations comme la Halde, dont elle demande la disparition avec la loi Gayssot. Très grand moment !"

Je me pose donc quatre questions.

1) Si la voix d'A.Marie le Pourhiet peut vous mener ainsi à l'orgasme, méfiez-vous : vous êtes peut-être en train de devenir lesbienne (et vous ne pourrez pas demander Mademoiselle Le Pourhiet en mariage, car c'est interdit).

2) Pensez-vous VRAIMENT que la Halde etla loi Gayssot sont des menaces pour la République et les citoyens ?

3) Pensez-vous réellement qu'on va paser 2h30 à écouter cette dame et ses contradicteurs ?

4) Quand allez-vous soigner votre monomanie ? La santé mentale, c'est important : moi je me soigne en lisant Torterat, c'est très efficace.

Écrit par : Jérémy | 22 octobre 2008

Un semestre, cela fait bien 6 mois ?

Deux semestres, 12 mois ?

Et les vacances ?

Ecrit par : dugong | 21 octobre 2008

Depuis les réformes LMD en fac, un semestre fait 10 semaines !
Il va y en avoir des vacances et pas qu'un peu !

Écrit par : PFC | 22 octobre 2008

Depuis les réformes LMD en fac, un semestre fait 10 semaines !
Il va y en avoir des vacances et pas qu'un peu !

Ecrit par : PFC | 22 octobre 2008

Quoi ? Un semestre fait 10 semaines ? J'explique ça comment à mes petits, moi ?
Une année fait donc 20 semaines et une décennie, 200, soit un peu moins de 4 années ante reforma ?
Déjà que le calendrier aztèque, j'avais du mal, là, ça devient vraiment dur ! ;-(

Écrit par : catmano | 22 octobre 2008

Mais , dites-donc , Jérémy , ne seriez-vous pas misogyne , par hasard ?
Qu'est-ce que c'est que cette Améliphobie ? Il y a trois personnes ici qui ont parlé de cette femme AVANT moi .
Pourquoi ne vous adressez-vous pas à Roger , Manu , Gérard ( que des hommes ! ) ??
C'est curieux , cette fixation , non ? Comment vous dites ... ?.. Cette monomanie , comme la phobie de l'homophobie , en somme ?
A votre place , je me poserais des questions !

POURRAIS-JE ESPERER QUE VOUS ME FOUTASSIEZ LA PAIX ?
MERCI .

Écrit par : Amélie | 22 octobre 2008

POURRAIS-JE ESPERER QUE VOUS ME FOUTASSIEZ LA PAIX ?
MERCI .

Ecrit par : Amélie | 22 octobre 2008

AU NOM DE LA LIBERTE D'EXPRESSION !

Anne-Marie a donc raison !

Écrit par : Amélie | 22 octobre 2008

Ce n'est pas vraiment un scoop mais au moins c'est dit :

C.R. de l'intersyndicale de mardi après la manif de dimanche et le "point d'étape" du ministre sur le lycée :

http://www.le-mammouth-dechaine.fr/Ndj/

" Après avoir longtemps tergiversé sur le manque d'informations, sur l'imprécision des propos ministériels le SNES finit par cracher le morceau : "On veut pas le statu quo ni le retrait du projet". En fait bien des propositions du ministre intéressent le syndicat pour qui il est encore difficile de voir si il y a des avancées et qui cherche très clairement à avoir des garanties auprès du ministre. C'est également en substance ce que dit le communiqué du SNES publié sur le site de ce syndicat. LE SNEP partage en gros la même analyse et entend pérenniser la mobilisation du 19 pour faire pression, pour obtenir des garanties et revoir le calendrier."

Le SNES retournera bien à table pour "négocier" les miettes ...

Écrit par : Hervé | 22 octobre 2008

l'adaptation en classe sera progresssive, et je ne suis pas sûr que l'adhésion des élèves se fera de manière aussi rapide et automatique.

Ecrit par : Jérémy | 22 octobre 2008

C'est vrai. Il faut tenir bon, le temps d'habituer les élèves à un véritable "enseignement", tant ils ne savent plus ce que c'est. Mais leur reconnaissance est au bout - pas forcément l'année où on les a, d'ailleurs.

Écrit par : Jean | 22 octobre 2008

Catmano a écrit : "En effet, la construction d’une professionnalité enseignante est un enjeu fondamental, d’une grande complexité, qui requiert des procédures d’expertise lourdes
et multidimensionnelles pour pouvoir être apprécié convenablement5." (Torterat page 5)

Aidez-moi, s'il vous plaît : ça veut bien dire "Pour bien travailler, il nous faut plus de sous" ?"


Ca veut dire :

- que la formation y compris continue des enseignants est un vrai et beau fromage

- qu'il faut bien tout un IUFM pour s'en repaître


Quand ces gens là parle de "professionnalité enseignante", ils ne pensent pas un seul instant ne pas en avoir la "charge".

De même que tous les beaux mots qu'il leur arrive d'émettre avec leur orifice buccal (épistémologie, expertise, ...) n'ont, à coup sûr, pas la même signification que pour vous et moi.

Écrit par : dugong | 22 octobre 2008

parlent...

Écrit par : dugong | 22 octobre 2008

POURRAIS-JE ESPERER QUE VOUS ME FOUTASSIEZ LA PAIX ?
MERCI.
Ecrit par : Amélie | 22 octobre 2008
AU NOM DE LA LIBERTE D'EXPRESSION !
Ecrit par : Amélie | 22 octobre 2008

Ah, vous préférez que je vous ignore ? Il suffisait de demander. Vous voyez, quand vous voulez, vous pouvez être claire.

Bien sûr, vous n'êtes pas obligée de me répondre : ça m'aidera à tenir le choc de ne plus lire vos références oiseuses et vos attaques tous azimuts.

Écrit par : Jérémy | 22 octobre 2008

Nouvelle intervention de la Société des agrégés!


*COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU 22 OCTOBRE 2008*

*Le « point d’étape » sur la réforme du lycée *


"M. Jean-Michel LÉOST, Président de la Société des agrégés, a fait à la Presse la déclaration suivante :

La Société des agrégés de l’Université a pris connaissance du /Point d’étape/ sur la réforme du lycée, effectué devant la Presse, le 21 octobre, par le Ministre de l’Éducation nationale.

Elle constate que le discours du Ministre répond à certaines des inquiétudes qu’elle avait exprimées dans son communiqué du 17 octobre:

- volonté de « protéger [à tout prix] ce qui fait l’essence du lycée républicain » ;

- maintien de « dominantes clairement identifiées » dans le cycle terminal ;

- affirmation que la nouvelle organisation du lycée « n’implique pas de réforme du baccalauréat » ;

- précisions sur l’enseignement technologique.

Mais ce discours n’apaise aucunement les craintes suscitées par la réduction des horaires disciplinaires et l’organisation modulaire des enseignements :

- en Seconde, les enseignements généraux de tronc commun auront une durée totale de 21 heures en classe entière, contre 25 heures aujourd’hui – si l’on tient compte de la langue vivante 2 qui sera intégrée dans le tronc commun –, sans bénéficier, comme c’est le cas actuellement pour la plupart des disciplines, de structures d’enseignement en petits groupes ou de dédoublements ;

- rien n’est dit sur la composition des groupes qui remplaceront les classes ; rien non plus sur l’organisation de « l’accompagnement personnalisé » qui prendra la forme d’un module de trois heures : comment proposer à la fois, en fonction des besoins des élèves, « un soutien scolaire personnalisé, une aide méthodologique, un conseil d’orientation, un travail interdisciplinaire ou, pour ceux qui sont le plus à l’aise, un travail d’expertise » ? Laisser aux établissements la liberté de s’organiser, dans le cadre d’une autonomie accrue, ne pourra qu’accentuer les disparités entre les établissements et entre les élèves.

La Société des agrégés de l’Université ne « [réclame] pas le statu quo pour le lycée », mais elle estime que ce ne sont pas les prétendues « attentes de la société » qui doivent en fixer les modifications. L’État a le devoir constitutionnel d’organiser l’enseignement et de préparer les élèves à être des citoyens libres et éclairés. L’école de la République ne saurait être ni une école au rabais, ni devenir un libre-service éducatif ; elle ne pourra progresser qu’en renouant avec ses sources, c’est-à-dire en favorisant l’accès le plus large au savoir et en garantissant à ses élèves l’acquisition d’une véritable culture.

La Société des agrégés estime que c’est dans ce sens que doit se poursuivre le travail de réflexion sur l’organisation des classes de Première et de Terminale."

Écrit par : Jean | 22 octobre 2008

Ah, vous préférez que je vous ignore ? Il suffisait de demander.

Ecrit par : Jérémy | 22 octobre 2008

INCH'ALLAH !

http://www.amazon.fr/gp/product/images/B001D58C06?ie=UTF8&n=13921051&s=electronics

Écrit par : Amélie | 22 octobre 2008

Amélie, c'est une façon élégante de me dire que vous me prenez pour un idiot. Mais ne vous décrédibilisez pas pour autant.

Par contre, si vous me relancez constamment, j'aurai du mal à vous ignorer. Soyez cohérente.

Écrit par : Jérémy | 22 octobre 2008

POURRAIS-JE ESPERER QUE VOUS ME FOUTASSIEZ LA PAIX ?
MERCI.
Ecrit par : Amélie | 22 octobre 2008

Petite remarque humoristique et non vexatoire sur la conjugaison du verbe "foutre":
Infinitif: foutre Participe présent: foutant Participe passé foutu ... Passé simple je foutis tu foutis...
Donc imparfait du subjonctif: que je foutisse, que tu foutisses, qu'il foutît... que vous foutissiez;
Donc: "... que vous me foutissiez la paix"

N.B. : CO.R.U.P.S.I.S est l'acronyme du Comité pour la Réhabilitation et l’Usage (dans le langage parlé) du Passé Simple et de l’Imparfait du Subjonctif.

Écrit par : FGuichard, nostalgique du CORUPSIS | 22 octobre 2008

Comment, "humoristique" ?

Mais c'est tout à fait sérieux !

Écrit par : Jérémy | 22 octobre 2008

Françoise Guichard , je ne l'ignorais pas , sachant comme vous , conjuguer l'imparfait du subjonctif . Mais foutre est un verbe défectif ( pas de subjonctif entre autres ) qu 'on peut aligner sur prendre si on veut la jouer puriste avec humour , of course , ou choisir de s'amuser plus grassement en la jouant gourde de service , comme il se doit , pour ne pas faillir ! La faute est donc volontaire , désolée que cela vous ait échappé .

Merci quand même de m'adresser la parole en cette occasion !

Écrit par : Amélie | 22 octobre 2008

Humour pédagol :

le jus pédagol du jour titre "Réseau dead" à propos des rased.

Profitez en ! La prochaine vanne est programmée dans 2 ans.

Écrit par : dugong | 22 octobre 2008

Les sciences économiques et sociales (SES) ne semblent pas faire partie des enseignements obligatoires en seconde.

Je me demande si les enseignants de SES ne seront pas, au final, les grands bénéficiaires de la réforme.

Écrit par : dugong | 22 octobre 2008

J'arrive peut-être bien après la bataille ?

Etiez vous au courant de ça ?

Tapez "Darcos fuite bac" sur Glouglou.

Écrit par : dugong | 22 octobre 2008

Que le français et les maths soient des matières fondamentales, je m'évertue à le faire comprendre tout autour de moi.

Ecrit par : Yves Delahaie | 04 octobre 2008

Quelle idée! J'aimerais bien savoir comment on peut argumenter une telle thèse!
A mon idée, ce qui est fondamental et fondateur à l'école serait plutôt la manière dont elle procède pour écarter et tenir les élèves à distance d'eux-mêmes. Ceux qui traînent depuis la maternelle comme un boulet la certitude qu'ils sont des nullités, comme ceux, de plus en plus nombreux et omniprésents, qui sont convaincus d'être des dieux vivants.
A cette fin l'enseignement du français (surtout s'il est le fait d'un Bégaudeau) n'est pas plus fondamental que celui de la musique ou du sport.

Écrit par : david.D | 22 octobre 2008

interdit de correction au bac

Ecrit par : vincent3m | 21 octobre 2008

Quelle chance , si ça pouvait m'arriver !
Il y a une méthode , une marche à suivre ?

Écrit par : Amélie et les copies | 22 octobre 2008

J'arrive peut-être bien après la bataille ?

Etiez vous au courant de ça ?

Tapez "Darcos fuite bac" sur Glouglou.

Ecrit par : dugong | 22 octobre 2008

Ah ouais ! Désolée, mais visiblement, vous aviez un métro de retard, Dugong. Ce n'est pas grave, l'important, c'est de combler ses lacunes, non ? ;-)

Écrit par : catmano | 22 octobre 2008

Darcos et les fuites, cela fait longtemps que cela se sait, et not' bon monsieur Allègre traîne aussi des casseroles.

Écrit par : retraitée | 22 octobre 2008

Ce n'est pas grave, l'important, c'est de combler ses lacunes, non ? ;-)

Oui. L'important c'est de participe passer

Écrit par : dugong | 22 octobre 2008

D'ailleurs, a-t-on testé les effets des textes de Torterat à long terme ? Par mesure de précaution, on devrait les retirer du marché au plus vite.

Ecrit par : Jérémy | 22 octobre 2008

A dose forte et sur le court terme, ça provoque une crise violente dont on peut, avec de la chance et une intervention immédiate du SAMU, se sortir indemne. D'où le boitier "Virgil" proposé par la MAIF à ses adhérents qui permet d'alerter les secours et de géolocaliser la victime. Il est reconnu que dix minutes de gagnées, c'est la clé de la guérison.
C'est beaucoup plus vicieux à faible dose et à long terme. Ne comptez pas sur une possibilité de mithridatisation. Il s'agit d'un poison cumulatif, comme les métaux lourds, totalement non biodégradable. Ça se stocke dans le cerveau et le consommateur finit dans les maisons de repos de la MGEN, dans un état effrayant. Pire que le saturnisme.

Écrit par : dobolino | 22 octobre 2008

i"nterdit de correction au bac

Ecrit par : vincent3m | 21 octobre 2008

Quelle chance , si ça pouvait m'arriver !
Il y a une méthode , une marche à suivre ?"

Ecrit par : Amélie et les copies | 22 octobre 2008

Pour être interdit de correction au bac, je ne sais pas. En revanche, si on n'a pas été inspecté depuis longtemps, il y a une méthode qui permet de faire revenir l'inspecteur et de gagner des points : faire des vagues! Provoquez votre chef d'établissement, contestez ses décisions, dénoncez sans cesse la baisse du niveau et l'école-garderie et, surtout, ne vous aplatissez pas devant les parents d'élèves. Quand vous devenez suffisamment insupportable, vous pouvez vous retrouver avec un rapport adressé sur "votre comportement" au recteur, dont le premier réflexe est de demander une inspection. Avec un peu de chance, vous progressez alors au "grand choix"!
Ne courant pas après les échelons, je ne comprends pas bien ces histoires de "grand choix" ou de "hors-classes", mais pour ceux que cela intéresse...

Écrit par : Daniel Arnaud | 22 octobre 2008

Interdit de correction au bac ?

J'ai réussi à me faire interdire. Sur la feuille de renseignements pour les profs appelés à corriger, j'ai écrit : "très mal noté par ma hiérarchie, je suis donc incompétent pour corriger un examen de si haut niveau." Cela n'a pas plu.
Je n'ai pas été convoqué.

Il faut que ces abrutis de cheffaillons (IPR et proviseurs) soient logiques : ils me sanctionnent d'un côté et de l'autre il faudrait que je corrige le sourire aux lèvres sans doute... Il est vrai qu'ils répètent sans se lasser qu'un vonctionnaire toit opéir !

Écrit par : Lariba | 22 octobre 2008

Quand vous devenez suffisamment insupportable, vous pouvez vous retrouver avec un rapport adressé sur "votre comportement" au recteur, dont le premier réflexe est de demander une inspection. Avec un peu de chance, vous progressez alors au "grand choix"!

Ecrit par : Daniel Arnaud | 22 octobre 2008

Moi qui pensais être passée hors classe grâce à mon talent , voilà mon beau rêve qui s'écroule !

Donc , pour le bac , il faut que je m'applique encore et que je redouble d'efforts !

Écrit par : Amélie et les copies | 22 octobre 2008

Pour se faire interdire de correction au bac, je crois qu'il suffit de noter les copies en fonction de leur valeur réelle, sans tenir compte des consignes, et de refuser ensuite de modifier ces notes en y mettant l'acharnement d'un pitbull. En principe, on n'est pas reconvoqué l'année suivante.

Écrit par : Sylvie Huguet | 22 octobre 2008

Pour se faire interdire de correction au bac, je crois qu'il suffit de noter les copies en fonction de leur valeur réelle, sans tenir compte des consignes, et de refuser ensuite de modifier ces notes en y mettant l'acharnement d'un pitbull. En principe, on n'est pas reconvoqué l'année suivante.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 22 octobre 2008

Je l'ai déjà fait et dit . L'inspectrice a répondu : " Aucune importance . On remontera les notes nous-mêmes ! "

Écrit par : Amélie et les copies | 22 octobre 2008

"Amélie et les copies "

Je comprends po pourquoi tu t'prends l'chou ?
Mets que des 20 (sans 'corriger', sans même regarder les copies) et prends les brouzoufs...

Écrit par : toto | 22 octobre 2008

Quand ces gens là parle de "professionnalité enseignante", ils ne pensent pas un seul instant ne pas en avoir la "charge".

De même que tous les beaux mots qu'il leur arrive d'émettre avec leur orifice buccal (épistémologie, expertise, ...) n'ont, à coup sûr, pas la même signification que pour vous et moi.

Ecrit par : dugong | 22 octobre 2008
Quand j'aurai pris ma retraite, je vous raconterai la vaccination FCO ...

Écrit par : dobolino | 22 octobre 2008

Au fait, vous savez que Sœur Emmanuelle, elle forçait à passer dans son lit chaque petite novice qui rêvait de bosser avec elle?

Écrit par : dobolino | 22 octobre 2008

Au fait, vous savez que Sœur Emmanuelle, elle forçait à passer dans son lit chaque petite novice qui rêvait de bosser avec elle?
Ecrit par : dobolino | 22 octobre 2008

Vous avez eu accès à ses mémoires ?

Ou vous aussi vous avez une tante bien renseignée ?

Écrit par : Jérémy | 22 octobre 2008

" Mais foutre est un verbe défectif ( pas de subjonctif entre autres ) qu 'on peut aligner sur prendre si on veut la jouer puriste avec humour , of course , ou choisir de s'amuser plus grassement en la jouant gourde de service , comme il se doit , pour ne pas faillir ! La faute est donc volontaire , désolée que cela vous ait échappé .

Merci quand même de m'adresser la parole en cette occasion !

Ecrit par : Amélie | 22 octobre 2008 "

Le bescherelle dit qu'il n'a pas de passé simple ni de passé antérieur de l'indicatif et pas d'imparfait ni de plus que parfait du subjonctif.
Néanmoins il se conjugue sur "rendre, donc foutissiez me semble plus adapté!!!
De plus je ne vois pas pourquoi il faudrait se priver du passé antérieur: "quand elle eut foutu le bordel sur le blog par ses interventions trollesques elle éteignit son ordinateur avec un rictus malveillant" me semble bien construit!!!

Écrit par : Le pédant | 22 octobre 2008

Françoise Guichard , ..../...

Merci quand même de m'adresser la parole en cette occasion !

Ecrit par : Amélie | 22 octobre 2008

Plus je vieillis, plus j'adore ce genre d'ambiance.
Moi, Amélie, je fais profession de n'avoir rien à branler de qui m'adresse ou non la parole. Il y a des jours où je me marre, d'autres moins, mais, quand mon amour-propre se vexe, je lui plante un bon coup de pied au cul et le méprise, ce petit couillon ,qui veut être reconnu par ceux que je reconnais. Faut savoir rester à sa place.

Écrit par : dobolino | 22 octobre 2008

"Que le français et les maths soient des matières fondamentales, je m'évertue à le faire comprendre tout autour de moi.

Ecrit par : Yves Delahaie | 04 octobre 2008

Quelle idée! J'aimerais bien savoir comment on peut argumenter une telle thèse!
A mon idée, ce qui est fondamental et fondateur à l'école serait plutôt la manière dont elle procède pour écarter et tenir les élèves à distance d'eux-mêmes. Ceux qui traînent depuis la maternelle comme un boulet la certitude qu'ils sont des nullités, comme ceux, de plus en plus nombreux et omniprésents, qui sont convaincus d'être des dieux vivants.
A cette fin l'enseignement du français (surtout s'il est le fait d'un Bégaudeau) n'est pas plus fondamental que celui de la musique ou du sport.

Ecrit par : david.D | 22 octobre 2008 "

Vous êtes sérieux?
Parce qu'avec une telle malcomprenance, en effet, il n'est pas utile de perdre son temps à argumenter

Écrit par : prof | 22 octobre 2008

Au fait, vous savez que Sœur Emmanuelle, elle forçait à passer dans son lit chaque petite novice qui rêvait de bosser avec elle?
Ecrit par : dobolino | 22 octobre 2008

Vous avez eu accès à ses mémoires ?

Ou vous aussi vous avez une tante bien renseignée ?

Ecrit par : Jérémy | 22 octobre 2008

Non! C'est mon psy qui me l'a dit. Remarquez que, mon psy, ça peut me mener à "ma tante".

Écrit par : dobolino | 22 octobre 2008

"quand elle eut foutu le bordel sur le blog par ses interventions trollesques elle éteignit son ordinateur avec un rictus malveillant" me semble bien construit!!!

Ecrit par : Le pédant | 22 octobre 2008

Bien pour l'emploi du passé antérieur ! Mais , je préfère l'imparfait d'habitude :
" Quand elle foutait le bordel sur le blog par ses interventions volontairement trollesques , elle partait d'un grand rire de cristal chaque fois qu'elle obtenait des réactions accablées et accablantes de la part de sinistres blogueurs bien-pensants et de facto , malveillants !"
me semble plus réaliste !

Écrit par : Amélie et la trollattitude | 22 octobre 2008

Pour se faire interdire de correction au bac, je crois qu'il suffit de noter les copies en fonction de leur valeur réelle, sans tenir compte des consignes, et de refuser ensuite de modifier ces notes en y mettant l'acharnement d'un pitbull. En principe, on n'est pas reconvoqué l'année suivante.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 22 octobre 2008

Je l'ai déjà fait et dit . L'inspectrice a répondu : " Aucune importance . On remontera les notes nous-mêmes ! "

Ecrit par : Amélie et les copies | 22 octobre 2008
Question curieuse de parent d'élève:
On remonte toutes vos notes, y compris les quatorze ou quinze, ou seulement vos notes inférieures à la moyenne?
Soit, si une gonzesse dans votre genre accorde un quatorze, on vous impose de le remonter à dix-neuf, ou on le laisse en l'état et on vous force à remonter vos six et cinq sans revaloriser vos quatorze en conséquence de la remontée arithmétiques de vos notes inférieures?
Là, j'avoue qu'en temps que môman d'élève, ça m'interpelle.

Écrit par : dobolino | 22 octobre 2008

j'aurais pu enfin découvrir ce moyen merveilleux de voir comme Jérémy défiler les éléphants roses sans mettre ma santé en péril par l'absorption de produits dangereux et parfois même illicites.

Ecrit par : catmano

C'est finalement moi qui ai le plus de chance dans l'affaire : les vomissements incoercibles déclenchés dès les premières lignes* de Tortoral™ 500 (ampoulés imbuvables) m'ont sauvé des effets irréversibles du poison.

* : c'est bien sous cette forme que s'administrent les drogues dures, pas vrai ?

Écrit par : moot | 22 octobre 2008

"" quand mon amour-propre se vexe, je lui plante un bon coup de pied au cul ""
Ecrit par : dobolino | 22 octobre 2008

C'est ce que j'ai fait , Dobolino . Et c'est sans importance , ni rancune .

Écrit par : Amélie et la trollattitude | 22 octobre 2008

Soit, si une gonzesse dans votre genre accorde un quatorze, on vous impose de le remonter à dix-neuf, ou on le laisse en l'état et on vous force à remonter vos six et cinq sans revaloriser vos quatorze en conséquence de la remontée arithmétiques de vos notes inférieures?
Là, j'avoue qu'en temps que môman d'élève, ça m'interpelle.

Ecrit par : dobolino | 22 octobre 2008

Quand les profs remontent les notes , les plus intelligents remontent les meilleures copies , pour éviter de les pénaliser . On passe les 12 à 14 , les 14 à 16 , les 16 à 18 et on arrive à la moyenne exigée . On ne remonte donc pas les faibles . C'est ce que je pratique désormais , directement au moment des corrections , chez moi . J'évite ainsi toute discussion lors de la commission d'harmonisation et j'ai la conscience tranquille car la hiérachie est respectée : les meilleurs ne sont pas rejoints par les plus mauvais !

Écrit par : Amélie et la trollattitude | 22 octobre 2008

Ecrit par : Le pédant | 22 octobre 2008

Au fait , c'est "le pédanT" ou le "pédanD" , comme Dupont et Dupond ?

Ils se reconnaitront .

Écrit par : Amélie et la trollattitude | 22 octobre 2008

Dobolino, vous devenez curieuse au sujet des notes du bac, je ne peux que vous avertir : les notes du bac sont comme la loi et les saucisses...

« Ceux qui respectent la loi et aiment les saucisses ne devraient jamais chercher à savoir comment l'une et l'autre sont faites »

Écrit par : sanjuro | 22 octobre 2008

Pour des copies de littérature, on m'avait donné mon paquet à corriger avec consigne d'appeler le rectorat pour donner ma moyenne à mi-paquet... ce que je me suis bien gardé de faire !

Tiens, je me rends-compte que ce concept de « mi-paquet » était le modèle de celui de « mi-semestre » qu'a annoncé le ministre hier !

Tout à 50% ! Nous ne formons plus que des demi-habiles, d'ailleurs...

Écrit par : sanjuro | 22 octobre 2008

Je n'ai plus été convoqué au Bac (sinon, quelques années plus tard, pour remplacer un remplaçant de remplaçant) après avoir répondu à un Inspecteur d'Académie auquel un parent (!) s'était plaint que j'avais probablement (?) saqué sa fille que je faisais ce que je voulais. Ledit Inspecteur, qui m'avait appelé au troisième jour des oraux, s'était fait communiquer mes notes — lesquelles, de son propre aveu, étaient en moyenne très légèrement supérieures à celles de mes collègues : sur 25 candidats interrogés, il suffit qu'il y en ait deux u trois de bons (ou de mauvais) pour que ça infléchisse sérieusement les stats dans tel ou tel sens. Ce qui le chipotait, cet homme, c'est que je n'étais pas tout sucre tout miel avec les candidats — juste sérieux. Je ne faisais pas assez risette.
Pour avoir participé avec d'autres collègues et un prof de fac président de jury de Bac à une révision des notes finales de toutes les matières, je confirme qu'effectivement, tout est truandé dans cet examen.
Et je m'accorde avec Amélie sur le fait que quitte à remonter la moyenne, j'ai toujours commencé par remonter les meilleurs. Mais cela ne suffit pas à ces imbéciles — ce qu'ils veulent, c'est 83% de reçus. On finit par se dire que ça n'a plus aucune importance — quand on en est là, il vaut mieux effectivement ne plus corriger.
Moralité, on m'a mis de jurys de BTS… Avec peu ou prou les mêmes procédés, mais en moins systématique (ne joue vraiment, là, que la "nécessaire" péréquation d'un centre d'examens à l'autre).
JPB

Écrit par : brighelli | 22 octobre 2008

Bonsoir et mes respects à tous les écrivants... j'avais trouvé quelque chose sur Internet qui pouvait vous intéresser et qui concerne le gérant de cet estaminelectronique : J'ai envoyé un commentaire hier et il n'apparait pas, c'est dommage... Va-t-il être en ligne aujourd'hui ?...
" Ce type [Brighelli donc !] est au cabinet de Darcos, il est un des moteurs centraux de la guerre contre les pédagogistes, il a pondu les nouveaux programmes de l'école (regarde, sans l'acheter, "Fin de récré", suite nauséeuse de "La Fabrique du Crétin"), il est carrément dangereux. Ma tante, proviseur à la retraite, l'a eu à gérer dans son bahut de Corbeil-Essonne. Pourtant elle est de droite, mais elle n'a jamais vu pire fumiste, beau parleur, manipulateur, haïssant les élèves, élististe, interdit de correction au bac, se débrouillant pour ne pas faire ses heures. Ma tante n'en revenait pas qu'il soit devenu le conseiller de Darcos. Il est derrière toutes ces réformes, sachant que le vrai motif, c'est les économies budgétaires, évidemment.
Comme ce sinistre type a un blog, on pourrait l'assaillir un peu. http://bonnetdane. midiblogs. com/"

Écrit par : vincent3m | 22 octobre 2008

Tiens, rev'là vincent3m, c'est l'heure d'aller se coucher.

Écrit par : catmano | 22 octobre 2008

Y'en a qui insistent… Ça fait flop une fois, on se le repasse… Il compte le poster jusqu'à la fin des temps ? Ou tient-il absolument à ce que je raconte ce que faisait "ma tante" quand un élève agressait un prof ?
"Elitiste" ! L'injure suprême !
Pour le reste, c'est du pipeau. Mais comme ça remonte au moins à quinze ans, on peut dire tout ce que l'on veut, les témoins sont loin.
JPB

Écrit par : brighelli | 22 octobre 2008

Merci à gerard marion pour le lien sur l'audition d'Anne-Marie Le Pourhiet devant une commission de l'Assemblée Nationale traitant du rôle spécifique des élus de la Nation dans la promotion du travail de mémoire.

Écrit par : Magister | 22 octobre 2008

Je n'ai toujours pas compris si Vincent3m est quelqu'un qui veut nous avertir du danger ou s'il est le premier pingouin d'une vague de trolleurs qui va déferler... Exprime-toi, camarade !

Quant à l'endroit d'internet où on trouve cette charmante présentation du Brighellius scribens, je n'ai pas trouvé... un indice ?

Écrit par : sanjuro | 22 octobre 2008

Sanjuro, je n'ai pas trouvé non plus !

Par contre, Vincent3M n'a sans doute pas son B2i : il est incapable de retrouver un message posté par lui-même la veille sur ce blog. Il dit en effet : "J'ai envoyé un commentaire hier et il n'apparait pas, c'est dommage... Va-t-il être en ligne aujourd'hui ?..." Sauf que le message apparait bien, et on a bien rigolé à son sujet. D'ailleurs, on retrouve toujours la fameuse phrase : "Pourtant elle est de droite, mais elle n'a jamais vu pire fumiste" (c'est du Coluche, sans doute).

"Ma tante", c'est un surnom, comme "Mère-Grand" dans Chapeau Melon et Bottes de cuir ? C'est le nom du chef des services secrets de renseignement qui emploient John Steed. Est-ce que "Ma tante" a connu Yves Bertrand, et garde des carnets secrets dans une boîte à chaussures cachée sur une étagère dans son grenier ?

Écrit par : Jérémy | 22 octobre 2008

Pour le reste, c'est du pipeau.
Ecrit par : brighelli | 22 octobre 2008

NAN ! Du pipo ...

------------------------

Il se fait tard, j'vais m'coucher, j'ai usine à monstres demain.

Le dernier qui passe éteint la lumière et n'oublie pas de rappeler à VincentScotch qu'il DOIT prendre son cachet bleu avant de dormir, le monsieur en blouse blanche a bien insisté.

Écrit par : Zorglub | 22 octobre 2008

"Moi qui pensais être passée hors classe grâce à mon talent , voilà mon beau rêve qui s'écroule !"

Ecrit par : Amélie et les copies | 22 octobre 2008

Ah tiens? Vous n'avez pas dû être trop désagréable avec votre inspecteur (trice), alors?

Écrit par : Christophe Sibille | 22 octobre 2008

"[En revanche], Vincent3M n'a sans doute pas son B2i : il est incapable de retrouver un message posté par lui-même la veille sur ce blog".

Ecrit par : Jérémy | 22 octobre 2008

Et PAN sur les doigts ! Bravo, Jérémy. Je n'aurais pas fait mieux.

"Ou tient-il absolument à ce que je raconte ce que faisait "ma tante" quand un élève agressait un prof ?"

Ecrit par : brighelli | 22 octobre 2008

Oh oui ! Oh oui ! Tonton Jean-Paul, raconte-nous une histoire, on a été sage !

Bon je vais arrêter de fumer les pensées de Torterat, moi (127 volumes, 23 695 pages).

Écrit par : Manu | 22 octobre 2008

Ah tiens? Vous n'avez pas dû être trop désagréable avec votre inspecteur (trice), alors?

Ecrit par : Christophe Sibille | 22 octobre 2008

Je ne sais pas . Lors de l'entretien , je lui ai juste demandé de s'exprimer dans un langage intelligible en précisant que Molière avait réglé leur compte aux précieuses , il y a deux siècles !
Donc , elle aimait Molière !

De plus , étonnée que j'ose mettre 5 à un élève , elle me fit la morale :
" 5 , c'est humiliant ! " .
Je lui répondis que lorsque ce garçon serait largué par sa nana , il connaitrait l'humiliation et qu'il n'était pas mauvais de l'y préparer ! Je lui demandai ensuite quelle note elle aurait attribué à cette copie illisible .
- " Je n'irai pas jusqu'à 8 , mais 7 , voyez-vous , ainsi , il garde espoir !"

- " Alors Madame , pouvez-vous nous envoyer une circulaire précisant que la note plancher est 7 ?"
- "Ben , non !"
Elle m'a donc trouvée sympa ou elle a eu pitié : indécrottable !
C'est elle d'ailleurs dont j'évoquais le souvenir ému tout à l'heure , qui l'année suivante , m'avait annoncé qu'elle remonterait elle-même les notes du bac !
Là , une dent commençait peut-être à lui pousser contre moi !

Écrit par : Amélie et la trollattitude | 23 octobre 2008

"il y a deux siècles !" Ah , ah !

J'en ai oublié UN et demi ! Il est tard !

Écrit par : Amélie et la trollattitude | 23 octobre 2008

Brighelli a corrompu le recteur de l'académie de Marseille, il est mouillé jusqu'au cou dans l'affaire Clearstream, il a bénéficié d'appuis très haut placés pour obtenir un poste de conseiller à l'organisation de l'enseignement des lettres, il a volé les joyaux de la Couronne et c'est lui qui recèle les bijoux de Bokassa.

On dit même qu'il gère personnellement le compte japonais de l'ex-président Chirac, et qu'il serait responsable d'une épidémie sur trois dans les pays en voie de développement.

Écrit par : Ma tante | 23 octobre 2008

Ciel ! Je suis démasqué !
JPB

Écrit par : brighelli | 23 octobre 2008

Et, en plus, le portrait de Jean-Paul était en lieu et place du crucifix au dessus du lit de soeur Emmanuelle quand elle s'adonnait au plaisir solitaire!

Écrit par : Christophe Sibille | 23 octobre 2008

Tiens, Jean-Paul, pour parlez plus sérieusement, connaissez-vous Richard Etienne?

Écrit par : Christophe Sibille | 23 octobre 2008

voir: http://www.cnrtl.fr/definition/p%C3%A9dant

* PÉDANT, -ANTE, subst. et adj.

PÉDANT, -ANTE, subst. et adj.
I. −Substantif
A. −Subst. masc., vx ou littér., souvent péj. Celui qui est chargé de l'instruction des enfants, dans un collège ou comme précepteur. Synon. grammatiste (vx), grimaud (vx), magister (vx, péj.), maître (d'école), pédagogue (vx), régent (région.). Un pédant de collège. Pardon, j'en parle encor comme un franc écolier (...) Car de votre âge heureux qu'un pédant embarrasse, J'ai gardé la colère et j'ai perdu la grâce (Hugo, Rayons et ombres, 1840, p.1065). L'amour m'a révélé une vérité contraire à celle que mes pédants m'avaient enseignée sur les droits des peuples et le mérite des individus (Sand, Ctesse de Rudolstadt, t.1, 1844, p.85):
1. ... je me sentais revenu à mon temps d'écolier, quand on végète sous la férule de quelque pédant et qu'on use contre lui de sa seule arme, l'absence.
Arnoux, Chiffre, 1926, p.79.
B. −Subst. masc. et fém., p.anal., péj.
1. Personne qui fait avec insistance étalage d'un savoir, d'une culture, d'une érudition, d'une spécialisation souvent superficiels, fraîchement acquis ou exclusifs. Synon. babillard, bel esprit*, bonze (fam.), cuistre, fat, m'as-tu-vu (fam.), pédagogue, pontife (fam.). Pédant avantageux, suffisant; morgue, sottise, manières de pédant; faire le pédant. Il ne faut point se laisser emporter par la haine des précieuses et des pédantes. (...) rien n'est odieux comme une pédante (A. France, Jard. Épicure, 1895, p.194). Une dame (...) qui a chez elle (...) une sorte d'humaniste et d'archéologue et un médecin psychanalyste, pédants sans pareils, discourant sans arrêt sur leurs spécialités (Léautaud, Théâtre M. Boissard, 1943, p.342):
2. Le grammairien Court de Gébelin, pédant frotté de racines et d'étymologies (...), est le seul qui ait défini la voix un instrument à touches dont le clavier est dans la bouche de l'animal...
Nodier, Fée Miettes, 1831, p.183.
2. En partic. Personne qui se mêle de faire la leçon à tout le monde, qui prend un ton doctoral. Synon. censeur, moralisateur, pédagogue. Parler en pédant; pédant insupportable. Je renonce à combattre Votre penchant; d'ailleurs, à force de débattre, Je craindrais de jouer le rôle bête et faux D'un froid pédant, stérile éplucheur de défauts (Barbier, Satires, 1865, p.55). Adorons les rosiers et même les rosières. Oublions les sermons du pédant inhumain (Hugo, Légende, t.4, 1877, p.847).
II. −Adjectif
A. −[En parlant d'une pers.] Qui fait lourdement étalage de son savoir, de sa culture, de son érudition. Synon. avantageux, fat, fiérot (fam.), infatué, suffisant; anton. humble, modeste, naturel, simple, vrai. Être un peu pédant. Nous avions un savant à Beaucaire; il est instruit, mais outrageusement pédant; il nous disait qu'il a compté en provençal trois mille mots qui ne sont pas d'origine latine (Stendhal, Mém. touriste, t.2, 1838, pp.128-129):
3. ... [Mme de Sévigné] lisait tout, s'intéressait à tout, s'occupait de tout, de science sans être pédante, de poésie sans être bas-bleu, de métaphysique sans être ennuyeuse...
Labiche, Cigale chez fourmis, 1876, VIII, tabl. 10, p.231.
− [P. méton.] Il portait monocle (...) et professait l'horreur des lunettes qu'il trouvait pédantes (La Varende, Saint-Simon, 1955, p.402).
B. −[En parlant d'un comportement humain] Qui manifeste un tel comportement, une affectation de culture, d'érudition. Synon. doctoral, doctrinaire, dogmatique, emphatique, magistral, pédantesque, solennel, suffisant; anton. naturel, simple, vrai. Discours, langage, air, ton pédant; conversation pédante. Il lui expliqua avec une certaine fatuité pédante qu'en France les pots-de-vin jouaient un rôle aussi important qu'en Orient (A. Daudet, Nabab, 1877, p.119):
4. [Apollinaire] était gras sans être gros, la face pâle et romaine, une petite moustache au-dessus d'une bouche qui détachait les mots d'une voix courte, avec une grâce un peu pédante...
Cocteau, Diff. d'être, 1947, p.154.
REM. 1.
Pédamment, adv., rare. De façon pédante. Les ingénieurs (...) pédamment accroupis sur son genou (Musset ds Le Temps, 1831, p.78).
2.
Pédantaille, subst. fém., péj., rare. Petite coterie de pédants. Ce qu'on vous a conté de mes querelles avec cette pédantaille n'est pas loin de la vérité. Le ministre a pris parti pour eux (Courier, Lettres Fr. et Ital., 1810, p.828).
Prononc. et Orth.: [pedɑ̃], fém. [-ɑ̃:t]. Att. ds Ac. dep.1694. Étymol. et Hist.1. 1558 pedante «professeur, maître d'école» (J. Du Bellay, Regrets, 66, éd. J. Joliffe et M. A. Screech, p.135); 1560 pedant (E. Pasquier, Pourparler du Prince ds Des recherches de la France, fo 69 vo); 2. 1561 pedante péj. «celui qui fait étalage de son savoir» (N. Ellain, Sonnets ds OEuvres poét., éd. A. Genty, p.23: Laisse parler, Perrette, ce Cagot, Ce petit fat, ce malheureux Pedante); 1566 pedant (H. Estienne, Apologie pour Hérodote, éd. Ristelhuber, t.1, p.65); 1653 adj. (Scarron, Relation véritable de tout ce qui s'est passé en l'autre Monde, au combat des Parques et des Poètes Sur la mort de Voiture, p.415 ds Richardson). Empr. à l'ital. pedante, att. au sens 1 dep.la 1re moitié du xves. (Burchiello) et au sens 2 dep.1524 (L'Arétin ds Tomm.-Bell.), d'orig. incertaine: −soit déformation de pedagogo (pédagogue*) par identification pop.burlesque avec pedante «celui qui va à pied, piéton» (dep.xives. d'apr. DEI; dér. de pede, pied*) parce que le pédagogue accompagne constamment ses élèves (B. Migliorini ds Vox rom. t.1, pp.74-75), −soit, part. prés. subst. d'un lat. vulg. *paedere, du gr. παιδεύειν «éduquer (des enfants)» (hyp.de Diez3 p.239, déjà mentionnée ds Mén. 1694, reprise par Bl.-W.1-5 et FEW t.7, p.474a). Fréq. abs. littér.: 401. Fréq. rel. littér.: xixes.: a) 588, b) 746; xxes.: a) 537, b) 480. Bbg. Hope p.215.

Écrit par : Le pédant pour l'ignorante | 23 octobre 2008

CS vient d'être effacé de la liste des amis de soeur Emmanuelle sur facebook.

Il est temps d'apurer les comptes...

Écrit par : dugong | 23 octobre 2008

Très intéressant, le lien donné par Gérard Marion sur l'audition d'Anne-Marie Le Pourhiet.

Écrit par : Sylvie Huguet | 23 octobre 2008

révélé une vérité contraire à celle que mes pédants m'avaient enseignée sur les droits des peuples et le mérite des individus (Sand, Ctesse de Rudolstadt, t.1, 1844, p.85

Ecrit par : Le pédant pour l'ignorante | 23 octobre 2008

Merci Trissotin !

Écrit par : L'ignorante au pédant | 23 octobre 2008

Vous êtes sérieux?
Parce qu'avec une telle malcomprenance, en effet, il n'est pas utile de perdre son temps à argumenter

Ecrit par : prof | 22 octobre 2008

J'insiste: le français n'est pas une matière plus fondamentale qu'une autre. La meilleure preuve en est la réalité de cet enseignement et de bien d'autres depuis des années.
Une matière (on ne parle plus de discipline) serait fondamentale si elle contribuait à fonder l'identité du jeune homme ou de la jeune femme.
Essentiellement par le jeu non pas seulement du tissage des savoirs spécifiques, mais surtout par celui de la cérémonie au cours de laquelle l'Etat, le Garant de l'identité authentifie la relation d'identité entre le sujet et les marques qu'il a tissées.
Illustrons. D'où vient le malaise que ressentent les parents et leurs enfants lorsqu'ils apprennent que les examens sont trafiqués, les épreuves tronquées, les notes surévaluées?
Il vient du fait que la marque produite par le candidat pour se séparer de sa parole brute ne le représente en rien, qu'il ne peut s'identifier à elle et que l'Etat censé l'authentifier se moque de lui, qu'il n'est pas le garant de l'identité qu'il croyait être.
Un enseignement serait véritablement fondateur s'il assurait un minimum de justice: égalité et équité.
Mais cet aspect anthropologique du travail des institutions échappe à la comprenance des gens, tant il est acquis que l'enseignement est simple remplissage de l'identité et bourrage de crânes.

Écrit par : david.D | 23 octobre 2008

"le français n'est pas une matière plus fondamentale qu'une autre. La meilleure preuve en est la réalité de cet enseignement et de bien d'autres depuis des années.
Une matière (on ne parle plus de discipline) serait fondamentale si elle contribuait à fonder l'identité du jeune homme ou de la jeune femme.
Essentiellement par le jeu non pas seulement du tissage des savoirs spécifiques, mais surtout par celui de la cérémonie au cours de laquelle l'Etat, le Garant de l'identité authentifie la relation d'identité entre le sujet et les marques qu'il a tissées.
Illustrons. D'où vient le malaise que ressentent les parents et leurs enfants lorsqu'ils apprennent que les examens sont trafiqués, les épreuves tronquées, les notes surévaluées?
Il vient du fait que la marque produite par le candidat pour se séparer de sa parole brute ne le représente en rien, qu'il ne peut s'identifier à elle et que l'Etat censé l'authentifier se moque de lui, qu'il n'est pas le garant de l'identité qu'il croyait être.
Un enseignement serait véritablement fondateur s'il assurait un minimum de justice: égalité et équité.
Mais cet aspect anthropologique du travail des institutions échappe à la comprenance des gens, tant il est acquis que l'enseignement est simple remplissage de l'identité et bourrage de crânes.

Ecrit par : david.D | 23 octobre 2008 "

Mort de rire...

Écrit par : Mort de rire | 23 octobre 2008

"CS vient d'être effacé de la liste des amis de soeur Emmanuelle sur facebook.

Il est temps d'apurer les comptes..."

Ecrit par : dugong | 23 octobre 2008

Par contre, sur fessebouc, j'ai gagné quelques places!
;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 23 octobre 2008

@ Dobolino

Si je comprends bien, soeur mamanuelle du plaisir solitaire appréciait aussi les novices! Novices et nos vices. En tout cas, cela conserve!

Écrit par : retraitée | 23 octobre 2008

Note de lecture.

Les aventures du petit rat Justin de Léonce Bourliaguet, SUDEL, 1935.

Le titre correspond au contenu de cet ouvrage de 126 pages illustré par Edouard Bernard.
L'auteur né à Thiviers en 1895 et décédé à Malemort sur Corrèze en 1965.Il est permis de s'interroger sur les raisons de l'oubli dans lequel il est tombé. Sans doute est-il le représentant d'une certaine culture bourgeoise ? Il est vrai que les clins d'oeil renvoyant à Attila, Xerxès franchissant le Bosphore , le Champ de mars ou les remarques sur la nature laissent supposer une solide culture et un humour décapant.Pour en savoir davantage sur sa vie et son oeuvre il suffit de consulter le site qui lui est consacré. La biographie rédigée par un membre de sa famille précise qu'il est le fils d'un cordonnier ( comme Giono, Guéhenno et Guilloux ) et que ses auteurs préférés étaient Cervantès,Dante, Plutarque et Grégoire de Tours. On apprendra également qu'il fut marqué par la guerre 14-18, qu'il devint instituteur puis le plus jeune inspecteur de France et qu'il avait appris à " se défier de ses rêves qui font dégringoler les statues". Un petit tour sur Wikipedia présente " les Contes du Chabridou" que la censure de 1942 laissa publier. Et pourtant...
Notre petit rat Justin vit dans la muraille de Fons- Pitou non loin du vallon de la Croustandille où le peuple des Rats a installé sa Cité administrée et protégée par le gouvernement du Doyen Gugulaz. Quelques détails permettent de situer l'histoire aussitôt la première guerre mondiale puisqu'il est question de tranchées, de casques, de la Cité transformée en vaste hôpital, de boue mêlée de sang... La guerre avec les taupes va déclencher le récit des aventures du petit rat Justin. Pourchassées par les jardiniers du vallon, les taupes sont contraintes de s'enfuir et se rapprochent dangereusement de la Muraille de Fons Pitou. Il va falloir se défendre et se protéger. Il se trouve que Justin fréquente l'école de Monsieur Cuirassier, de jour comme de nuit, car quelques trous permettent d'y entrer et d'en sortir facilement. Justin est aimé des enfants. Quand une leçon les endort il s'amuse à sortir de son trou pour les distraire. La classe crie :" le rat, le rat !" et l'instituteur jette un livre qui le manque à chaque fois, déclenchant une franche rigolade. Parfois un plaisantin crie " Le rat" alors que justin somnole dans son trou. Monsieur Cuirassier lance un livre en direction du trou et Justin traverse la classe ensuite. La nuit Justin visite les casiers et se régale de bonnes choses. Il a remarqué que les coquilles de noix pourraient faire office de casques et que les plumes pointues habilement installées dans les barrages de protection pourraient freiner l'avancée de l'ennemi. Notre insignifiant Justin surprend son peuple et le voilà chargé d'une quadruple mission à savoir :
- conduire une expédition nocturne à l'école de Monsieur Cuirassier pour y chercher des casques, des plumes et des provisions.
- obtenir l'aide des Bousiers" scarabées sacrés au front puissant, copris espagnols semblables avec leur corne sur le nez à de minuscules rhinocéros, géotrupes hypocrites et petits ontophages taureaux, trapus et cornus" pour l'aide alimentaire,
- négocier, en pure perte, une entente avec l'ennemi
qui affirme appartenir à une race supérieure qui honore par sa seule présence, le peuple inférieur des Rats,
- partir chez les grands frères, les rats d'égoût, pour solliciter leur aide.
Cette dernière mission, particuilèrement périlleuse évidemment, occupe 10 chapitres sur les 15 que comporte le récit. Justin rencontre un crapaud qui répète son solo, des lombrics, des chenilles processionnaires,un geai polyglotte ou des poux dans le chapeau de Pater Noster, un chemineau des grands et petits chemins et j'en passe. Il délivre un rat nain fasciné par une vipère, échappe aux griffes d'un chat-huant en se cachant sous un champignon dont les spores tombant en neige très fine le transforment en une adorable souris souris blanche. Croisant un gros rat d'eau, Master Crawl, il croit sa dernière heure arrivée mais le rat est séduit par sa grâce et lui demande son nom . Justin qui a "l'esprit prompt" répond d'une "voix flûtée et minaudière en s'efforçant de rougir" devient "Justine." . La méprise le sauve d'un mauvais pas et il apprend à pêcher les moules. L'eau le débarbouille et Master Crawl, furieux d'avoir été berné le traite de gueux et d'imposteur . Il se prépare à l'égorger mais sa queue est prise "entre les deux valves d'une Moule énorme,et clap! voilà notre Rat d'eau plus solidement attaché au milieu de la Croustandille qu'un bateau qui a jeté l'ancre."
Arrivé enfin chez les grands frères, ceux-ci le ventre vide promettent leur aide sans hésiter. Ils vivent dans la cave d'un vieux moulin transformé en abattoir ( ici parenthèse explicative rapide sur l'histoire du moulin et les relations entre le syndicat des éleveurs et le syndicat des tueurs) se nourissent la nuit de débris de viande . Ils n'ont pas mangé depuis longtemps quand l'opportunité d'un plantureux repas qu'ils n'espéraient plus vient troubler leur esprit et les fait changer d'avis. Déçu, Justin les avertit cependant qu'il a entendu des craquements inquiétants dans la digue et qu'une catastrophe menace leur peuple. On ne l'écoute pas, la digue cède et les grands frères réfugiés sur un promontoire sont sauvagement exterminés par les hommes qui récupèrent par la même occasion les poissons de l'étang.
Justin a eu le temps de s'échapper. Il revient à Fons Pitou avec trois grands frères éclopés et rescapés du massacre. Deux mois de sécheresse ont asséché les puits et les jardiniers ont renoncé à inonder les taupes lesquelles ont regagné leur ancien royaume. Un traité d'alliance a été conclu, la guerre a cessé et les coquilles de noix servent de berceaux. On a oublié " cet ambitieux Justin. Il nous amène une garde prétorienne qui lui permettra de renverser nos libertés publiques et de se faire couronner empereur de la Fons- Pitou." Justin les prive du récit de ses aventures et se retire chez les Campagnols " petits patauds qui, nés sous terre, puis intallés dans la meule,la croyaient éternelle comme le monde." Eux aussi vont refuser de croire aux conseils de prudence de Justin qui va de nouveau assister à un terrible spectacle et s'écrier :" C'est la Saint-Barthélémy ! La saint-Barthélémy des Rats ! " avant de s'endormir dans son abri.

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 23 octobre 2008

À Hervé :
Je ne saurais vous dire s'il serait plus exact de dire, "Je ne crois pas en Dieu, et je choisis donc de me dire athée."
Si je ne crois pas en Dieu, du reste, je n'ai pas d'autre possibilité que de dire que je suis athée, je n'ai pas de choix du tout : je ne peux que me dire athée.
On ne choisit pas de "croire" telle ou telle chose, il me semble, dites-vous. Il me semble, cependant, que j'ai fait ce choix de ne pas croire en Dieu, sans avoir encore l'esprit d'un adulte éduqué et instruit (ce que je suis devenu par la suite, ce qui n'est certes pas le cas de tous les êtres humains, et je m'empresse d'ajouter que sur ce blog j'ai le plaisir de ne lire quasiment que des messages émanant de personnes raisonnables et généralement instruites, et j'en fais mon profit, notamment avec la joute entre deux dames estimables au sujet du verbe défectif "foutre" :) ).
Quand je crois quelque chose (une information dont j'ignore si elle est confirmée, par exemple, ce qui fut le cas de la mort accidentelle de Coluche au moment où elle m'a été annoncée d'une manière dubitative) je sais que j'aurai peut-être un démenti au bout d'un certain temps. Il s'agit toujours, alors, d'événements possibles, et vérifiables a posteriori.
Pour ce qui est invérifiable et purement conjectural - ce qui est le cas pour l'existence de Dieu -, je ne crois jamais. En mathématiques il est fréquent que les mathématiciens conjecturent sur l'existence d'une propriété de certaines catégories de nombres, propriétés qu'ils trouvent probables, mais qu'ils se gardent bien d'affirmer tant qu'une démonstration n'a pas été apportée par un chercheur et été dûment vérifiée par au moins une autre personne capable de vérifier le bien-fondé de la démonstration. Tant qu'on n'en est pas à ce stade (en physique, c'est la même chose), il est légitime de ne pas croire.
Quant aux statistiques sur les mathématiciens et les physiciens croyants, je ne sais pas s'il s'agit d'études sérieuses portant sur un nombre important de personnes. Mais, de toute façon, il peut en être de ce genre de sondages comme de ceux dont on parle tant en ce moment aux USA : il y aurait tant pour cent de votes favorables à Obama, mais au final, beaucoup moins, au point que Mac Caine pourrait être le vainqueur, tant sont nombreux ceux qui ne veulent pas avouer leur racisme !
À qui peut-on se fier, hein ? (Comme on dit dans le Nord.)
Cordialement vôtre.
FP

Écrit par : Francis Penin | 23 octobre 2008

Ecrit par : Mort de rire | 23 octobre 2008

En même temps, ça fait peur... põve gamins ....

Écrit par : toto | 23 octobre 2008

QUELQUES MOTS SUR MICHEL ONFRAY
J'aime bien Michel Onfray. J'ai apprécié, avec quelques réserves, son traité d'Athéologie et j'avais été très satisfait de la manière dont il avait viré le clou de Tariq Ramadan lors d'un débat sur les religions à la télévision. Sur sa croisade pour l'hédonisme, j'avoue que je ne me suis pas assez penché sur la question pour y adhérer ou trier le bon grain de l'ivraie…
Il faut reconnaître qu'il ne fait pas tout le temps dans la nuance et la dentelle et qu'il convient parfois de discuter certains de ses propos… C'est ce que je vais faire à travers l'analyse de quelques réflexions qu'il a tenu dans la dernière émission de F.O.G. où il présentait son dernier livre . Il y dénonce le caractère profondément réactionnaire de l'Église Officiel vis-à-vis des mœurs et donne comme exemple démonstratif le scandale de cette Institution qui assimile l'homosexuel aux pervers et aux malades mentaux…
En quelque sorte, pour dénoncer le tort fait aux homosexuels, il entérine l'exclusion des pervers et des malades mentaux. Au lieu d'énoncer que le hors-norme ne doit pas être a priori une donnée excluante, une catégorie scandaleuse, il choisit de dire que l'homosexualité n'est pas hors norme et par là même ne peut participer aux rejets implicites ou explicites qu'entraînent la perversion ou la maladie mentale. Il prétend libérer l'un des contraintes que la société impose aux autres. Il entérine, lui, le libertaire, le positionnement “politiquement correct” du simple déplacement des limites du normal et du pathologique… alors que le vrai débat, c'est de poser que devant les différenciations entre normes et hors-normes il ne faut pas donner ce caractère d'exclusion que le “socius” donne à l'heure actuelle beaucoup trop souvent.
A priori, il n'y a pas plus d'exclusion à manifester ou à instituer vis-à-vis des homos, des malades mentaux ou des pervers que celle que peut imposer la spécificité de tel ou tel comportement. Ce n'est pas le hors-norme en tant que tel, mais les manifestations particulières d'un trouble qui peuvent socialement justifier des mesures particulières. Entre un petit dépressif et un délirant paranoïaque majeur, entre un pervers dans le choix de l'objet sexuel et un pervers psychopathe criminel, il y a autant si ce n'est plus de différence qu'entre un homo et un hétérosexuel.
Reste qu'en stigmatisant l'intégration des homosexuels dans la catégorie des déviances mentales, non seulement il consolide l'attitude d'exclusion de la société par rapport à ces derniers, mais il renforce la vision particulièrement noire que nous avons spontanément vis-à-vis du pervers. En psychiatrie, le mot pervers sous-tend deux réalités bien différentes. Soit on est dans le registre de la pratique sexuelle où c'est l'exacerbation d'un mode de relation ou le choix de l'objet sexuel qui signe la perversion. C'est dans ce sens que l'utilisait Freud quand il disait que l'enfant est un pervers polymorphe. Et c'est dans ce sens (avant que la correcte attitude ne s'en mêle) que l'homosexualité était considérée comme une perversion, le choix de l'objet sexuel étant identique au lieu d'être opposé comme dans la pratique sexuelle normative que constitue l'hétérosexualité. Soit, la perversion est un trouble qui pervertit l'ensemble des relations à l'autre, cet autre étant au bout du compte toujours une victime. Dans les deux cas, il y a socialement des différences énormes entre les formes mineures et les formes inacceptables qu'il vaut mieux connaître à la une des journaux que dans la vraie vie. Entre un petit voyeur et un nécrophile, un emmerdeur sur blog et un grand psychopathe, un terme les unit : pervers, et un monde les sépare… C'est pourquoi je trouve que dans les bons combats que mène Onfray, il devrait éviter de semer la confusion.
S'opposer à la vision réactionnaire que donne l'Église Officielle de la sexualité est un bon combat. Mais plus précisément, c'est l'exclusion du hors-norme contre laquelle on doit lutter aussi bien pour l'homosexualité que pour les troubles de l'esprit…
J'introduis évidemment un bémol : le niveau de tolérance est en proportion du niveau lésionnel que peut produire le trouble… Fermer les volets quand on baise pour le voyeur, l'interdiction des cimetières pour le nécrophile, la prison, sans trop d'illusion sur la rééducation, pour le psychopathe assassin…

Écrit par : Roger Felts | 23 octobre 2008

3 m,
c'est po plutôt pour:
Moi maître du monde ?

Écrit par : toto | 23 octobre 2008

"QUELQUES MOTS SUR MICHEL ONFRAY
J'aime bien Michel Onfray. J'ai apprécié, avec quelques réserves, son traité d'Athéologie et j'avais été très satisfait de la manière dont il avait viré le clou de Tariq Ramadan lors d'un débat sur les religions à la télévision."

Ecrit par : Roger Felts | 23 octobre 2008

-Tant qu'il ne vire pas les clous de la croix de Jésus pour libérer le christianisme...

En tous cas, ses chroniques hebdomadaires dans "Siné-hebdo" sont plutôt intéressantes...

Écrit par : Christophe Sibille | 23 octobre 2008

viré le clou de Tariq Ramadan

Ecrit par : Roger Felts | 23 octobre 2008

e n'est pas plutôt: "rivé son clou à Tarik Ramadan"

Écrit par : Jean | 23 octobre 2008

Moi, je trouvais que "virer le clou" était bien plus suggestif, métaphoriquement parlant. Quand on rive, on attache. Quand on vire, on tombe de la croix, la face en avant. Vous connaissez la blague ? "Vite, un clou, je glisse…"
JPB, qui ne respecte décidément rien.

Écrit par : brighelli | 23 octobre 2008

A mon humble avis , car je me pose la question, je pense que Jésus, constitué de chair et d'os et non de pierre, de métal , de bois, de métal ou de matière plastique... était vraisemblablement attaché sur la croix avec des cordes solides pour que le corps puisse rester en place à la verticale.

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 23 octobre 2008

N.B. : le quiproquo entre viré et rivé est le fruit d'une dérive de la pensée confrontée au dilemme de rester rivé à mon ordinateur plutôt que de chavirer vers une émission télé sur la Star Académie… Cela m'a donné le vire-vire.

Écrit par : Roger Felts | 23 octobre 2008

Et si clous il y avait, ils étaient fichés dans les poignets, pas dans les mains — sinon, ça se déchire et patatras…

Écrit par : Abraxas | 23 octobre 2008

Pour en finir avec cette histoire de clous sur Jésus, je suggère de les prendre dans un format supérieur (clous de 50) et de les planter directement dans les cuisses et à la hauteur des épaules. On peut fignoler en en plantant deux dans le thorax (en évitant le cœur et l'aorte, car la mort serait trop rapide) et deux autres dans l'abdomen (en évitant le gros intestin à cause de l'odeur)…

Écrit par : Roger Felts | 23 octobre 2008

Vous connaissez la blague ? "Vite, un clou, je glisse…"
JPB, qui ne respecte décidément rien.

Ecrit par : brighelli | 23 octobre 2008

10 ans de purgatoire pour ça -minimum - !

Écrit par : Manu | 23 octobre 2008

A Amélie et la trollatitude.

Ce que vous dites de votre inspectrice a retenu mon attention. Je ne m'étendrai pas sur la tentative de corruption (n'ayons pas peur des mots) que votre inspectrice a exercé sur vous en vous suggérant, avec une insistance coupable, de mettre 7 à une copie nulle au lieu du déjà trop généreux 5 que vous lui aviez attribué.
La prochaine fois que vous la verrez, demandez-lui si mettre la note de 1/100 à une épreuve orale d'agrégation (interne, mais qu'importe ? à l'externe des zéros sont parfois mis à des épreuves orales, donc à des candidats "admissibles", ce qui semble vouloir dire :"Heu... non, décidément vous êtes inadmissible, et vous n'êtes pas admis") n'est pas humiliant.
Figurez-vous que c'est ce qui m'est arrivé en mars 1992 lors d'une épreuve orale (leçon de chimie) d'agrégation. Certes, ma leçon ne valait pas tripette, d'accord. Mais il aurait fallu que j'obtinsse 16,8/20 le jour suivant à l'épreuve orale de physique pour être admis. La fraction du jury présente à ma leçon, sachant cela, a misé sur l'extrême improbabilité que j'obtinsse une note aussi élevée au vu de ma note à l'écrit en physique (27/100, soit 5,4/20).
Ce que voulait le jury, c'était m'éliminer de la compétition. Pour cela, il aurait pu tout aussi bien me mettre zéro (ce qui, à tout prendre, eût été moins humiliant, ne trouvez-vous pas ?). Mais alors ces trois personnes auraient été contraintes de faire un rapport écrit pour justifier ce zéro (et j'avais eu 47/100 à l'écrit en chimie...). Hein ! quel courage ! Avec le 1/100, pas de rapport.
Comme je n'ai eu que 9/20 à l'épreuve orale de physique, c'est 8/20 (40/100) qu'il me fallait pour être admis. (On peut s'interroger sur le fait que le jury fixe - a priori ? apparemment oui - à 159/400 le total de points de toutes les épreuves pour le dernier admis. Cela suggère des tripotages des notes...) Mettre 0,2/20 est-il raisonnable ?
J'avais alors 52 ans. Parmi les trois personnes qui ont écouté ma leçon de chimie, il y avait un jeune type débraillé avachi sur son banc dans un amphi du lycée Saint-Louis à Paris qui m'a posé une question vicieuse dès que j'eus terminé mon exposé... et m'a piégé en beauté. J'étais tellement stressé que je n'ai pas réfléchi assez longtemps et répondu oui alors que c'est non qu'il fallait répondre.
Or, ce trou d. c. d'à peine 40 ans me dit :"Regardez derrière vous !" Je me retournai et vis ce que j'avais écrit au tableau qui me montrait ma grossière erreur. L'animal était narquois. Vu mon âge plus avancé que le sien, j'eus envie de lui mettre une gifle, mais je me retins. Puis j'eus envie de lui dire :"Jeune homme, je m'incline devant votre grand savoir, mais je vous prie de me respecter en me parlant sur un autre ton. Je ne suis pas un de vos élèves : je suis un collègue, moins qualifié que vous, mais un collègue quand même, et notablement plus âgé que vous." Mais je me retins encore. Je le regrette. J'aurais dû le faire et quitter la salle sans dire un seul mot. Quelle différence cela aurait-il fait ? Ils m'auraient mis la même note (car me mettre zéro et dire dans le rapport que le candidat avait quitté la salle avant la fin de l'épreuve aurait été un rien embarrassant, n'est-ce pas ?). Et puis, quoi, je savais bien que j'étais très proche du dernier admissible et qu'il m'aurait fallu être brillant pour réussir. Mais aurais-je dû me dire, "A quoi bon aller à l'oral ? je n'ai aucune chance." ? Certainement non !
Est-il besoin de vous dire que l'inspecteur qui me rendait visite à l'époque, informé de ma déconfiture, ne me demanda jamais de remonter les notes de mes élèves ? (Il était rare qu'elles soient au-dessous de 5/20.)
J'ai abandonné l'option "physique et chimie" (alors que j'ai une maîtrise de chimie !) et me suis présenté à l'option "Physique et physique appliquée". J'enseignais la physique appliquée que j'ai étudiée par mes propres moyens pour atteindre le niveau du BTS, tout en faisant mon service de 18 h hebdomadaires, souvent avec deux ou trois heures supplémentaires. (Je n'enseignais plus la chimie depuis quatorze ans.) A la troisième tentative je fus admissible. Je n'ai pas eu l'impression d'affronter un jury hostile cette fois. Je n'ai pas été regardé de haut, de façon hautaine comme en 1992. (En 1992, outre le tdc - rétention de plume -, il y avait le président du jury, sexagénaire rigide, qui me titilla d'un ton aimable qui ne fit pas illusion sur moi, et une dame cinquantenaire qui ne pipa mot de tout le temps qu'elle fut dans la salle. J'ai eu l'impression qu'elle était navrée de ce qui m'arrivait.) Pendant ces deux jours d'octobre 1995, j'ai subi deux épreuves, détendu (pas vraiment confiant, non). Les membres du jury ont été affables et courtois. Ils se sont adressés à moi comme à un adulte (j'étais plus âgé que la plupart d'entre eux !), non pas comme à un gamin qui a omis d'apprendre sa leçon avant de venir en classe.
Du coup je n'ai proféré aucune bourde, tant que les questions ont été abordables par moi. Après cela, le niveau de difficulté augmentant, je dis :"Mesdames, messieurs, je préfère ne pas répondre à votre dernière question plutôt que de dire n'importe quoi. Je ne sais pas la réponse à cette question." Les six personnes présentes se sont regardées, quelque peu étonnées (par ma franchise ?) puis le président est venu près de moi et me dit, très aimablement :"M. P., nous vous avons retenu assez longtemps. Voulez-vous quitter la salle quelques minutes ? Nous allons délibérer ici même. Quand vous nous verrez partir vous pourrez venir reprendre vos affaires." J'acquiesçai du menton et dis "Au revoir, mesdames, messieurs" et partis. Tous me répondirent "Au revoir, monsieur".
Je fus reçu bon dernier. Je n'en demandais pas davantage...
Il était parfaitement légitime de ne pas me recevoir en 1992. Mais était-il vraiment besoin de le faire de façon si humiliante ? J'eus fugitivement envie d'écrire à Jack Lang, alors ministre de l'É. N., pour lui dire :"Je suis nul, mettez-moi donc à la retraite anticipée !"

Alors, m... aux inspecteurs qui ne respectent pas la liberté pédagogique des professeurs !

Écrit par : Francis Penin | 23 octobre 2008

Pour en finir avec cette histoire de clous sur Jésus, je suggère de les prendre dans un format supérieur (clous de 50) et de les planter directement dans les cuisses et à la hauteur des épaules. On peut fignoler en en plantant deux dans le thorax (en évitant le cœur et l'aorte, car la mort serait trop rapide) et deux autres dans l'abdomen (en évitant le gros intestin à cause de l'odeur)…

Ecrit par : Roger Felts | 23 octobre 200
Felts, si vous plantez des clous dans le thorax, surtout d'un tel diamètre, vous allez perforer le poumon à tous les coups et le gars va claquer en moins d'une heure de pneumothorax sous tension. C'est nul !
Je suis d'accord avec Hélène, on les attachait avec des cordes et ils mourraient lentement, par écartèlement et déshydratation.

Écrit par : dobolino | 23 octobre 2008

Là, c'est pas mal expliqué:
http://pagesperso-orange.fr/gira.cadouarn/france/annexes/crucifixion_fr.htm

Écrit par : dobolino | 23 octobre 2008

Vos clous, plantez-les plutôt dans la poupée vaudou de l'ami Sarko! Bon sang, mais c'est bien sûr, ces tics, ces tressaillements permanents, ce sont des réactions aux piqûres d'épingles. Quand on vous disait qu'il était piqué!

Écrit par : retraitée | 23 octobre 2008

Il mourrira moins vite de son pneumothorax si une jeune vierge lui fait du bouche à bouche…
Le romain de service…

Écrit par : Pompeus | 23 octobre 2008

NOTE DE NON LECTURE

Je viens de lire l'article que consacre l'Express au dernier ouvrage de Val qui s'intitule « Reviens Voltaire, ils sont devenus fous » Bien entendu l'évolution tendancielle du Camarad Val ne m'aurait pas poussé à acheter son bouquin… La lecture de l'article qui lui est consacré et qui est pourtant généreux à son égard m'a complètement encouragé dans ce désir de non-lecture et c'est avec un plaisir certain que sur cette base, je rédige cette note.
D'abord pour le titre qui fait référence à Voltaire. Je ne ferai pas l'injure aux les lecteurs de ce blog de penser qu'ils ne savent pas, au moins depuis qu'il y eu polémique entre Michel Delord et votre serviteur, qu'il y a deux Voltaire. Celui qui a lutté contre le fanatisme et l'intolérance des Églises et celui qui tenant du libéralisme de son époque, a défendu l'esclavage et était partisan d'un enseignement élitiste réservé aux classes privilégiées. En pensant au premier Voltaire, moi aussi j'avais écrit “Voltaire, où est ta descendance ?”
Et bien avec monsieur Val, nous savons maintenant où elle est : elle est dans le second Voltaire, ce que Philippe Val en digne arrière arrière petit fils prodigue exprime avec la plus grande clarté… Certes, il y met la forme et mélange plus ou moins habilement les deux sauces voltairiennes. Mais si au XVIII ° siècle, elle pouvait paraître compatible (a minima), en 2008 cela donne un brouet peu reluisant.
Lisez l'interview de Val dans l'Express, vous économiserez le prix d'un livre et ce sera suffisant pour vous rendre compte de la sinistre évolution de quelqu'un qui a encore de peine à comprendre que derrière la paille de ses mots, il n'y a plus grand chose…
Pardon à Michel Delord : pour Voltaire, par rapport à Val, c'est lui qui avez raison…

Écrit par : Roger Felts | 23 octobre 2008

Réforme du lycée. Enfin! Une initiative pertinente du Snalc, au-delà des guerres syndicales, un appel à un front commun avec le Snes et FO.

Lu sur NousVousIl

Le Snalc lance un appel au Snes et à FO pour s'opposer à la réforme du lycée


Le Snalc-Csen, syndicat d'enseignants du secondaire, a lancé jeudi un appel au Snes-FSU (syndicat majoritaire des collèges et lycées) et à FO pour bâtir "une opposition déterminée à la réforme du lycée", dans un courrier dont l'AFP a eu copie.

"Il nous semble que le rassemblement d'un pôle spécifique de syndicats de l'enseignement secondaire hostiles" à la réforme du lycée "doit se constituer, dans l'intérêt de nos collègues", écrit le président du Snalc, Bernard Kuntz.

"Nous pensons que la menace est aujourd'hui si grave qu'elle demande que nous dépassions nos différences et nos clivages", explique le Snalc, syndicat indépendant mais généralement classé à la droite des autres syndicats et qui n'appelait pas à la manifestation de dimanche à Paris.

Il faut "mettre un coup d'arrêt à l'actuelle politique de démantèlement de l'enseignement secondaire et à son alignement sur les pires modèles étrangers, tels qu'ils se manifestent à travers la réforme du lycée", ajoute-t-il.

Le Snalc-Csen n'approuve pas la réforme car il est contre la diminution des horaires d'enseignement et la moindre importance de certaines disciplines. Il critique aussi l'autonomie octroyée aux lycées pour construire leurs modules, ce qui va déboucher selon lui sur plus d'inégalités entre établissements. Une réforme du collège est selon le Snalc plus urgente qu'une réforme du lycée.

"Il sera difficile, voire impossible d'articuler des revendications communes et crédibles avec des organisations qui approuvent le dispositif", dit-il, évoquant sans citer de noms des syndicats qui, comme le Sgen-CFDT ou l'Unsa-Education, sont prêts à une réforme plus radicale du lycée.

Écrit par : Romuald | 23 octobre 2008

"Lisez l'interview de Val dans l'Express, vous économiserez le prix d'un livre et ce sera suffisant pour vous rendre compte de la sinistre évolution de quelqu'un qui a encore de peine à comprendre que derrière la paille de ses mots, il n'y a plus grand chose…"

Ecrit par : Roger Felts | 23 octobre 2008

Vous parlez de Voltaire ou de Val?

Écrit par : Christophe Sibille | 23 octobre 2008

Bon, puisqu'on a fini de planter des clous et que les congés scolaires approchent, je préfère planter les choux en chantant avec mon petit fils de trois ans, ce qui me changera de l'histoire de Jésus chantée en latin et mise en musique par Mozart, Rossini, Schubert, Gounod,Bruckner, Dvorak, Langlais et tant d'autres. Non baptisée, je suis passionnée par la beauté de la musique vocale sacrée, cette beauté qui est un dépassement de soi, porteur d'espoir. Il paraît que chanter c'est prier deux fois. Ah bon ? Je prétends que chanter c'est aimer la vie, la beauté et les autres et que c'est mieux que planter des clous sur les gens. Il faut être cinglé pour avoir des idées pareilles !

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 23 octobre 2008

croise les pieds il ne me reste qu'un clou!
mabiche

Écrit par : mabiche | 23 octobre 2008

"Le Snalc lance un appel au Snes et à FO pour s'opposer à la réforme du lycée"

Voui ...
Mais la CGT et SUD, ils puent ?

Écrit par : Hervé | 23 octobre 2008

Vu Romuald.

Mais on arrive aux élections professionnelles.

Espérons que nos syndicats vont dépasser cette contingence...

Et les parents, que disent-ils de cette réforme des lycées ?

Écrit par : Roger Meunier | 23 octobre 2008

Ma journée:

"Les bourgeois de la rue ont piqué la vérole
Et réclament partout de faux médicaments
Qu'on leur sert en faisant claquer toutes leurs dents
Miserere Seigneur du fond des carmagnoles"
C'est mieux que planter des clous?

Si vous cherchez un candidat Social-Démocrate pour les prochaines présidentielles, on en a trouvé un aujourd'hui ! Il s'appelle Nicolas Sarkozy. Un petit gars plein d'avenir.
Dobolino pliée de rire.

Écrit par : dobolino | 23 octobre 2008

croise les pieds il ne me reste qu'un clou!
mabiche

Ecrit par : mabiche | 23 octobre 2008



"Les temples sont cernés et sentent le roussi
Les magasines font la pige aux évangiles
Et les chemins de croix se font en crocodile
Miserere Seigneur du fond des crucifix"

Écrit par : dobolino | 23 octobre 2008

Et les parents, que disent-ils de cette réforme des lycées ?

Ecrit par : Roger Meunier | 23 octobre 2008

Ils disent qu'on est en train de faire des économies aux dépens de l'avenir de leurs enfants, de leur niveau de conscience, métaphysique, politique, scientifique, j'en passe.

Écrit par : dobolino | 23 octobre 2008

J'ai vu aujourd'hui une personne qui travaille dans l'administratif d'un lycée agricole. Suite aux réformes et notament au bac pro en trois ans, 60 lycées agricoles, dont le sien, font la grève des notes. Ils corrigent, notent, mais ne transmettent pas, avec accord des parents d'élèves.

Écrit par : dobolino | 23 octobre 2008

Lu dans l'Express

Peut-on, sur fond de ce conflit, être antisioniste sans être antisémite ?

Val:C'est impossible. Israël est une démocratie et le sionisme est l'expression, partagée par la droite et la gauche, du patriotisme israélien. « Sioniste », c'est le mot pour dire patriote. Il n'y a qu'aux juifs qu'on refuse le droit au patriotisme. On peut légitimement se dire opposé à la politique du gouvernement israélien, mais se dire antisioniste, c'est se dire antijuifs.

Qu'en est-il des juifs antisionistes? Sont-ils aussi antisémites? Que d'amalgames dangereux!!!

Écrit par : Hervé de Strasbourg | 23 octobre 2008

@"Lisez l'interview de Val dans l'Express, vous économiserez le prix d'un livre et ce sera suffisant pour vous rendre compte de la sinistre évolution de quelqu'un qui a encore de peine à comprendre que derrière la paille de ses mots, il n'y a plus grand chose…"

Ecrit par : Roger Felts | 23 octobre 2008

Vous parlez de Voltaire ou de Val?

Ecrit par : Christophe Sibille | 23 octobre 2008

Qu'un enseignant en I.U.F.M. ne soit pas capable de faire la différence entre Voltaire et une peau de Val est bien le signe que l'enseignement va mal en France… Pourvu qu'en musique il ne confonde pas Mozart et Doc Gynéco…

Écrit par : Roger Felts | 23 octobre 2008

Je ne suis pas le seul, mais j'étais le premier, à parler (ci-dessus) du livre de Conti sur l'Enseignement des Lettres. Claude Duneton s'est fendu aujourd'hui dans le Figaro d'un article sur ce livre, sous le titre "Ecrasons l'infâme", que je ne résiste pas au plaisir de vous livrer.


" Un soir de l'hiver dernier, je reçus deux jeunes filles en colère - vraiment très en colère. Elles étaient institutrices en formation (pardon, professeurs des écoles !) à l'IUFM de leur secteur et venaient d'avoir, une heure auparavant, une altercation avec leur « formateur » en français. Elles avaient demandé à cet homme pourquoi la grammaire nouvelle qu'il leur prônait avec insistance était supérieure à la grammaire traditionnelle. Le « maître » avait été incapable de leur donner une seule raison, sauf à réaffirmer qu'elle était préférable. Gabrielle et Flora ne décoléraient pas ; elles réclamaient mon avis.

Évidemment, je leur mis en charpie, de mon mieux, cette imposture enseignante que constitue la grammaire dite « nouvelle », issue inconsidérément du structuralisme le plus pédant ; je les rassurai sur le bien-fondé de leur attachement à la vieille nomenclature éprouvée. Pas de déictiques, mais des bons vieux pronoms… Eh bien, désormais, je n'aurai plus besoin de me fendre d'aucune démonstration, il me suffira de tendre aux questionneuses irritées un livre superbe publié ces jours-ci par un professeur, Paul-Marie Conti (1), lequel analyse et décrit l'enseignement actuel du français du haut d'une vaste expérience et d'une impressionnante culture.

Le constat est sans pitié : « L'école contemporaine est moins égalitaire que l'école de jadis, écrit M. Conti. L'éducation de masse a échoué, et les écoles des riches prospèrent quand celles des pauvres s'enfoncent dans l'ignorance. » Seulement il explique clairement l'une des causes principales de cet échec programmé : le chamboulement de l'enseignement du français qui débouche sur du creux, du vide, une fabuleuse tricherie organisée par des gens dont les visées politiques passent avant le souci d'instruire vraiment. Tout le livre est passionnant ; il étale les carences de l'enseignement littéraire - c'est à en pleurer, de rire et de chagrin. Mais le premier chapitre, relatif à « l'enseignement de la langue », est le plus lumineux ; il traite de la grammaire moderne - que l'auteur appelle « grammaire globale » pour en démonter les supercheries. « La grammaire globale se donne les apparences d'une science, sans masquer toutefois sa misère à l'observateur attentif. »

Misère et prodigieuse inefficacité. Le livre met en lumière le malentendu qui existe entre les intentions de la grammaire « moderne » - qui n'en est pas une véritablement - et les objectifs de la grammaire traditionnelle. Malentendu qu'on pourrait résumer ainsi : la nouvelle grammaire exerce les élèves à repérer des faits de langage (avec des mots à coucher dehors), mais ne leur apprend rien d'utile quant au maniement de la langue, tandis que l'ancienne s'efforce de guider les enfants dans la forêt des fonctions, et de leur inculquer une vraie connaissance pratique de la syntaxe du français.

Pour prendre une image, la grammaire nouvelle est une sorte de guide touristique destiné à visiter des monuments classés, alors que la grammaire ancienne est une école d'architecture où l'on apprend à bâtir des maisons. « L'enseignement du français est devenu le lieu de considérations creuses - la langue elle-même ne fait plus l'objet d'aucun apprentissage. » Le niveau général des élèves est tiré paradoxalement vers le bas - et c'est là justement, pardonnez-moi, que le « bas » blesse, comme dit ma cousine !

Or, qui peut le plus peut le moins. Tel qui maîtrise le français dans sa forme correcte ou soutenue, tellement soutenue qu'il en monte parfois vers les nuages de la poésie, peut aussi écrire et s'exprimer en charretier s'il le souhaite, ou s'il le faut. Mais celui qui ne connaît que le niveau charretier reste condamné à vie à la charrette - c'est actuellement le sort de l'enfant du peuple que l'école trahit en ne lui donnant pas ses chances, malgré tous les bavardages idéologiques.

Je le dis avec gravité pour appuyer les propos libérateurs de Paul-Marie Conti : une école qui n'apprend pas la langue est coupable de la plus haute et abominable trahison des classes populaires - aux deux sens du terme. Tous les enseignants devraient lire ce livre. Tous ceux qui ont des enfants aussi. J'en ferai part à Gabrielle et à Flora. Pour y voir plus clair, et se coaliser, peut-être. « Écrasons l'infâme », disait Voltaire - c'est-à-dire l'idiotie."


JPB

Écrit par : brighelli | 23 octobre 2008

La Camif ferme ses portes.

1,5 équivalent poste temps plein récupéré par le Moloch * : les Ressources Humaines débordées.

Qui va maintenant tenter de fourguer ces horribles fauteuils en cuir repoussant ?

* http://www.senat.fr/rap/r98-3281/r98-328138.html

Écrit par : dugong | 23 octobre 2008

Ce soir, émission sur France 3 "Ce soir ou jamais " à 23 H 25 pour ceux que ça intéresse. Thème : "Faut-il avoir peur des religions ?" avec notamment Carherine Kintzler :


Chaque semaine, du lundi au jeudi, Frédéric Taddeï propose une plongée dans l'actualité culturelle, avant et après le journal du soir. L'animateur évoque cette fois la question du phénomène religieux et sollicite l'opinion de spécialistes. Parmi eux, Tariq Ramadan, islamologue, qui a publié en octobre 2008 l'essai «La Réforme radicale» (Presses du Châtelet), mais aussi Monseigneur di Falco, auteur en mai dernier de «Apparitions à Notre-Dame du Laus» (Parole et Silence Editions). Le philosophe et rabbin Marc-Ouaknin, auteur de «Zeugma» (Seuil), sera également sur le plateau aux côtés de la philosophe Catherine Kintzler et de Marc Blondel.

Écrit par : Manu | 23 octobre 2008

Eh oui, Manu, c'est une bonne initiative...
Hervé, la CGT et SUD liraient-ils le courrier que leur enverrait le SNALC ?
JPB

Écrit par : brighelli | 23 octobre 2008

"Le Snalc lance un appel au Snes et à FO pour s'opposer à la réforme du lycée"

Voui ...
Mais la CGT et SUD, ils puent ?

Ecrit par : Hervé | 23 octobre 2008

Ce n'est rien de le dire : une véritable infection. Plus pédago-démago qu'eux, tu meurs. Je lis régulièrement leur prose et je ne vois pas comment il pourrait s'opposer à une réforme 100 % pédagogiste alors qu'ils en font eux-même régulièrement la promotion (trés active).

Au moins, au Snes, tous les membres de base ne sont pas convertis au blabla péda-cucu.

Écrit par : Manu | 23 octobre 2008

Qu'en est-il des juifs antisionistes? Sont-ils aussi antisémites? Que d'amalgames dangereux!!!

Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 23 octobre 2008

Mon pépé était un "juif", au sens nazi du terme, d'origine allemande, pas du tout sioniste et absolument pas du tout antisémite. C'est surtout lui qui m'a éduquée politiquement mais il est mort en 1994...
Quand je dis que mon grand père était juif au sens nazi, je veux dire que si la Gestapo avait réussi à le ramasser, elle l'aurait envoyé se faire gazer à Auschwitz sans états d'âme.
Lui, il était calme avec tout ça et, en 1972, préférait de loin la RFA à Israël qu'il jugeait avec une certaine sévérité.
Il n'aimait pas du tout les états théocratiques.

Écrit par : dobolino | 23 octobre 2008

Pour prendre une image, la grammaire nouvelle est une sorte de guide touristique destiné à visiter des monuments classés, alors que la grammaire ancienne est une école d'architecture où l'on apprend à bâtir des maisons. « L'enseignement du français est devenu le lieu de considérations creuses - la langue elle-même ne fait plus l'objet d'aucun apprentissage. » Le niveau général des élèves est tiré paradoxalement vers le bas - et c'est là justement, pardonnez-moi, que le « bas » blesse, comme dit ma cousine !




JPB

Ecrit par : brighelli | 23 octobre 2008

Ma cousine m'envoie d'ailleurs chez "ma tante".
C'est curieux, qu'à la télé, ce soir, je ne retrouve nulle par les propos de notre bon Président diffusés à 19 heures sur France Inter ?
Je crois bien que ce chouette krach boursier va ouvrir bien des yeux et ouvrir d'autres portes.

Écrit par : dobolino | 23 octobre 2008

Si vous faites cela, vos élèves se rendront compte que le français, c'est intéressant, et ils vous regretteront quand ils ne vous auront plus l'année d'après.

Ecrit par : Jean | 22 octobre 2008

Merci Jean pour vos conseils. J'ai eu une journée particulièrement éprouvante aujourd'hui (j'ai demandé et obtenu une exclusion temporaire pour insultes graves), mais je préfère ne pas en parler. L'administration me soutient, mais je me sens profondément blessé et humilié. Encore une journée à tenir avant les vacances. Ce métier qui pourrait être si merveilleux est devenu pour beaucoup, et en tout cas pour moi, une torture ; ils ne respectent rien ni personne. Je ne pense pas avoir mérité ça. Bonne nuit à tous.

Écrit par : Robin | 23 octobre 2008

Allez là:
http://www.radiofrance.fr/franceinter/info/journaux/ete.php
Cliquez sur le journal de 19 heures, patientez cinq petites minutes, le temps que défilent les titres, et écoutez ce qu'a dit notre Président de la République. J'aimerais votre avis sur...

Écrit par : dobolino | 23 octobre 2008

"Parmi eux, Tariq Ramadan, islamologue, mais aussi Monseigneur di Falco, auteur en mai dernier de «Apparitions à Notre-Dame du Laus» (Parole et Silence Editions). Le philosophe et rabbin Marc-Ouaknin, auteur de «Zeugma» (Seuil), sera également sur le plateau aux côtés de la philosophe Catherine Kintzler et de Marc Blondel."

Oh là là !!!

Que va faire Catherine Kintzler dans cette galère ???

Écrit par : Ma tante | 23 octobre 2008

Ecoles Normales et IUFM


Je suis chargé de vous présenter la nouvelle réforme du concours d'entrée à l'IUFM (Institut universitaire de formation des maîtres) pour l'enseignement primaire, annoncée voici trois semaines par MM. Lang et Meirieu, et de rappeler rapidement le chemin parcouru depuis les écoles normales républicaines.

Il y a dans cette réforme un choix stratégique avoué : profiter du départ en retraite de quelque 300 000 enseignants pour opérer dans notre profession une véritable purge. Pour remplacer cette cohorte d'enseignants « crispés » sur la transmission des savoirs, sur leurs « postures frontales et adultocentriques » par une génération conditionnée, épiée, surveillée dans les IUFM et même après l'IUFM - car la titularisation serait retardée. Il n'a pas échappé, en effet, aux ministères obscurantistes que les jeunes institutrices et instituteurs, sitôt sortis de l'IUFM, redeviennent possédés du démon de l'instruction publique !

Je sollicite votre indulgence sur une question de terminologie : je ne parviens pas à abandonner le mot instituteur et à le remplacer par « professeur des écoles ». C'est là un blocage dont l'origine remonte très loin dans mon enfance. J'ai d'ailleurs été recruté à 14 ans et demi comme élève-maître, par concours, dans la 90e promotion de l'Ecole normale de Paris. Je vous parle d'un temps que les moins de cinquante ans ne peuvent pas connaître : celui où l'Etat n'était pas encore devenu l'ennemi du savoir, le persécuteur des enseignants, et où l'on était fier de numéroter les promotions depuis les lois républicaines du 19e siècle fondant l'enseignement moderne.

Comme vous le savez, nous devons à un décret de la Convention, en 1794, à Condorcet et à Lakanal, cette appellation d'Ecole normale. Car ces écoles devaient donner les normes, les règles, pour que dans toute la nation les jeunes Français aient le même droit à l'instruction. Une autre invention géniale de Lakanal fut le COURS, qui permettait de concilier la rigueur et la continuité des enseignements avec les goûts, les curiosités différentes des élèves. Vous savez aussi que les réformateurs-fossoyeurs ont eu la peau des écoles normales, qu'elles ont vendu d'ailleurs chèrement, par des grèves générales durant quinze ans. Et vous savez que l'assaut contre les COURS est engagé, et que la résistance se manifestait, il y a quelques jours, dans la rue, contre les « itinéraires de découverte » de Lang, remplaçant les COURS.

Nous étions, dans certaines écoles normales, jusqu'à 40 ou 50% d'enfants d'ouvriers, bien placés pour savoir le rôle de l'instruction pour le peuple.

Nous y étions viscéralement attachés, d'où les haines attisées contre les Ecoles Normales.

Elles eurent l'honneur d'être fermées sous Pétain, puis elles furent attaquées par De Gaulle, amputées sous Giscard, achevées et enterrées sous Mitterrand. C'est un régime politique qui les a tuées. Et lorsqu'on a recruté à la licence, sous le ministre Savary, les instituteurs et institutrices, soit six à sept ans plus tard que notre recrutement en seconde, il ne restait qu'un enfant d'ouvrier sur sept. Mais il est vrai qu'était apparu en échange un nouveau slogan : l'égalité des chances !

Or, le bilan est là, et devrait ôter tout complexe, tout esprit défensif à nos jeunes collègues que la propagande officielle accuse d'être « ringards », sous prétexte qu'ils veulent instruire.

Il y a eu durant un siècle une nation instruite, une jeunesse cultivée, des diplômes stables, une école jalousée et copiée dans le monde entier. Et, en vingt ans, voici le champ de ruines, le beau résultat des réformateurs-fossoyeurs : 20% d'illettrés ou quasi-illettrés à l'entrée en sixième ! Pour retrouver dans l'histoire une situation comparable à l'oeuvre de nos « modernes » obscurantistes, il faudrait sans doute remonter à l'époque de la loi Falloux (1).

Redescendons maintenant, des géants des Lumières, de 1789 et de la Convention, aux nains obscurantistes de 1989, aux IUFM et à la loi Jospin qui les fonda.

Encore une fois, parlons d'archaïsme et de modernité.

Un collègue professeur d'IUFM, qui a enseigné d'abord dix ans dans les Ecoles normales (dernière formule, avant 1990 donc), a établi une comparaison accablante. Je n'en citerai qu'un élément : auparavant, didactique du français et des maths, pour les futurs enseignants, 135 heures en deux ans. Dans les IUFM : 30 heures en un an. Quel progrès, quelle modernité !

En fait, la « modernisation » n'est qu'un vulgaire camouflage. Les écoles normales, comme le dit ce collègue, avaient « une structure simple et cohérente ». Tout simplement parce que le but politique l'était aussi : instruire ; et pour cela former solidement les maîtres. Ceux qui ont fondé les IUFM ont le but tortueux, hypocrite, dissimulé, de liquider l'instruction publique. D'où le désordre, l'inefficacité, l'arbitraire qui règnent aujourd'hui.

Il est temps de présenter le nouveau concours de recrutement des « professeurs des écoles », tel qu'il a été conçu, calculé par M. Meirieu, éminence grise de M. Lang après avoir été celle de M. Allègre. Voici le grand filtre à conscience, le nouveau tamis idéologique que serait le concours Meirieu-Lang.

20 coefficients.

Epreuves écrites anonymes fondées sur le savoir : coefficient 6.

Epreuves orales non anonymes fondées sur la conformité avec la propagande « pédagogique » officielle : coefficient 14 !

Je ne parlerai que de la première épreuve orale, épreuve où l'on questionnera le candidat sur sa « philosophie de l'éducation », sachant que M. Lang a ostensiblement déclaré que M. Meirieu était le concepteur du concours, donc de cette mise à la question philosophique des candidats. Et quiconque a parcouru les ouvrages doctrinaux de M. Meirieu sait qu'il en suppure à toutes les pages la haine des disciplines, des cours, et de l'école républicaine (2).

On demandera donc au candidat, par une étrange formule qui trahit l'intention inquisitoriale, de « se situer » par rapport au métier de professeur d'école. On lui demandera ses opinions quant aux « valeurs » qu'il veut transmettre (3). On lui demandera son opinion sur « la place de l'école dans la société ». On lui demandera son opinion sur les « finalités de l'école », sur « l'environnement de l'école », sachant que le « programme » de cette épreuve d'opinions n'évoque ni les savoirs, ni l'instruction.

Cette épreuve devant jury est affecté d'un coefficient 4 : à elle seule, elle permet d'anéantir une note favorable à l'écrit.

Et voici une trouvaille bien jésuitique à la Meirieu. Six mois séparent l'écrit de l'oral, six mois de suspension sur chaque candidat admissible de l'épée de Damoclès, pendant lesquels il aura tout le temps de s'informer de ce qui plaît aux jurys. Or, ce qui plaît aux jurys se trouve dans le programme Meirieu de la deuxième année d'IUFM, qui devient la doctrine obligée du concours d'admission.

Il est dit que le futur enseignant doit se préparer à des « mutations ». Il devra « faire évoluer ses représentations du métier », abandonner, donc, celles qu'on lui a inculquées jusque là. Il serait donc jugé et admis, comme futur fonctionnaire, sur ce que M. Meirieu appelle « les passages obligés » :

- Son adhésion à la « transversalité » dans l'enseignement du français – mot pompeux signifiant l'abandon des leçons spécifiques d'orthographe, de grammaire, de syntaxe. Le candidat doit donc abjurer ses hérésies sur l'apprentissage de la langue française.

- Le second passage obligé se passe malheureusement de commentaires : il rassemble très exactement toutes les mesures Allègre que nous avons combattues en 1999-2000 : « La formation à la dimension collective et partenariale du métier (travail en équipe, décloisonnement des disciplines, les approches interdisciplinaires - itinéraires de découvertes, travaux personnels encadrés, projets pluridisciplinaires à caractère professionnel - les relations avec les parents, ouverture sur le monde économique, culturel (les classes à projet artistique et culturel.). »

- La formation au « métier réel », celui d'avant la « mutation » Meirieu étant sans doute virtuel. Le métier réel est celui « de la prise en compte des publics hétérogènes (.), de l'intégration des élèves handicapés ».

Il y aurait ici beaucoup à dire. Il serait utile que les collègues de cette assemblée, qui vivent les situations nées de ces mesures, parlent de cette infamie que constitue l'actuelle fermeture des classes de perfectionnement. Mesure qui frappe à la fois ces élèves, qui perdent leur droit à une attention spécifique d'enseignants spécialisés, et les autres classes que sous ce vocable « d'intégration » on désintègre en fait.

- Enfin, le nouveau « professeur des écoles » devrait se plier à une nouveauté de taille : « l'enseignement du fait religieux ». S'il restait une qualité encore intacte de notre école, c'était bien la neutralité laïque, l'interdiction de laisser entrer dans l'école les discussions, disputes et empoignades entre les différentes religions. Et ce serait maintenant le professeur qui susciterait, qui provoquerait ces « débats » ? Que fait-on, soit dit en passant, de sa conscience à lui, protégée par la loi de 1905 séparant les Eglises et l'Etat ?

Je sais bien que pour attaquer cette redoute républicaine, de grandes manoeuvres se préparent. Je sais qu'on embauche de grandes consciences, des intellectuels, pour assurer au public que la lente reptation des clergés pour se faufiler à nouveau dans nos écoles laïques n'a rien, mais rien à voir avec un enseignement très « objectif » du fait religieux qui serait, paraît-il, de première urgence.

Mais il se trouve que cette campagne commence bien mal ! A qui fera-t-on croire que M. Meirieu, chroniqueur attitré du journal La Vie (ex La Vie catholique), l'un des organes officiels de l'Eglise avec La Croix et Le Pèlerin, est le garant de quoi que ce soit d'objectif s'agissant de l'école laïque ? A ceux qui voudraient gober cela, je conseillerais de relire l'histoire de France des derniers siècles, avant de mourir idiots.

En conclusion, que penser de ces « mutations », de ces « passages obligés », de ces contrôles, évaluations, surveillances multiples auxquels nos jeunes collègues seraient soumis ?

Il s'agit d'un contrôle des consciences, d'une police de la pensée. Il s'agit de l'installation de cette « école totalitaire » contre laquelle Liliane Lurçat a lancé l'alarme. Il faut alerter le peuple sur la dénaturation et le démantèlement que veulent infliger à son école les fossoyeurs au pouvoir. Il faut que la crainte change de camp, et que, comme cela s'est déjà produit, l'expression du rejet populaire fasse remiser aux tiroirs et aux poubelles la réforme obscurantiste Meirieu-Lang.

J'emprunterai enfin sa conclusion au livre de Michel Eliard La fin de l'école (PUF) : « Ceux qui s'empressent de décréter la mort de ce qui reste de l'Ecole de Jules Ferry, ou son obsolescence, feraient bien d'y regarder à deux fois, car, s'il a fallu plusieurs révolutions pour aboutir à la République et à l'instruction publique, leur défense pourrait bien en provoquer une nouvelle. »



________________

(1) Voir Antoine Prost : « L'enseignement en France, 1800-1967 », graphique de la page 96 donnant la courbe historique des conscrits et conjoints illettrés.

(2) « Il faut casser l'organisation archaïque de l'actuelle journée scolaire en heures de cours. » P. Meirieu, L'école ou la guerre civile, Plon, p. 173.

« Assez de cette accumulation invraisemblable de concepts, notices, connaissances hétéroclites agrégées au fil du temps et des pressions des lobbies disciplinaires ! » Idem, p. 167.

(3) Sur cette histoire de « valeurs », on notera avec intérêt ce qu'écrivait M. Meirieu au moment où il confectionnait le nouveau concours. Il fait état de ses conversations avec Régis Debray et observe : « Nous fûmes complètement d'accord sur la nécessité d'identifier des principes clairs capables de mettre (l'école publique) à l'abri des vicissitudes du temps, constatant même ensemble un paradoxe : l'enseignement catholique est, aujourd'hui, le seul à pouvoir mettre en avant des valeurs pour résister à la pression sociale. » La machine-école, Folio, p. 73.



Michel Sérac

Écrit par : c.cuit | 23 octobre 2008

c. cuit, vous m'avez piqué mon copié-collé... Remarquez, c'est normal, vous étiez passée avant moi.

Écrit par : c. cru | 23 octobre 2008

Excellent "c.cuit". Merci. Et...au passage, je ne sais qui est Michel Sérac.

Écrit par : Manu | 23 octobre 2008

J'ai trouvé ça :
" L’auteur, Michel Sérac, est né en 1946. Il est professeur agrégé de lettres modernes. À l’époque de la scission de l’UNEF, en 1971, il a été le premier président de la branche « historique » du syndicat étudiant (rue Soufflot).
Il collabore à l’hebdomadaire « Informations Ouvrières » et a déjà publié :
- « Quelle république sauvera l’école républicaine ? »
et
« Tête de T.U.C. »... "

Écrit par : catmano | 23 octobre 2008

Il est très bien, ce texte, effectivement.

Écrit par : Jérémy | 23 octobre 2008

"Information ouvrière" est le canard du PT (le Parti des Travailleurs, dont le candidat aux dernières élections présidentielles était Gérard Schivardi).
Pour avoir lu Informations Ouvrières pendant des années, je n'ai pas souvent vu des articles comme celui-là à l'intérieur (en fait, jamais), ou alors c'est récent (tout comme il n'a pas jamais été question de l'École de la République et de ses véritables problèmes durant la campagne et notamment le meeting parisien de G. Schivardi, j'y étais aussi...).

Il n'en reste pas moins que cet article est excellent.

Écrit par : Manu | 23 octobre 2008

"pas jamais"... oups... "jamais" tout seul, c'est meirieux. Je veux dire, c'est mieux.

Je vas me mettre en "pas jama", c'est l'heure.

Écrit par : Manu | 23 octobre 2008

@"Lisez l'interview de Val dans l'Express, vous économiserez le prix d'un livre et ce sera suffisant pour vous rendre compte de la sinistre évolution de quelqu'un qui a encore de peine à comprendre que derrière la paille de ses mots, il n'y a plus grand chose…"

Ecrit par : Roger Felts | 23 octobre 2008

Vous parlez de Voltaire ou de Val?

Ecrit par : Christophe Sibille | 23 octobre 2008

Qu'un enseignant en I.U.F.M. ne soit pas capable de faire la différence entre Voltaire et une peau de Val est bien le signe que l'enseignement va mal en France… Pourvu qu'en musique il ne confonde pas Mozart et Doc Gynéco…

Ecrit par : Roger Felts | 23 octobre 2008

Vous avez le droit de penser ce que vous voulez, et de Voltaire, et de Val; ce sont vos opinions. Maintenant, le propos n'est pas là; prenez une bonne inspiration, relisez calmement votre message, et vous verrez qu'il prête bel et bien à double interprétation.
Maintenant, si vous voulez parler musique un peu sérieusement, c'est quand vous voulez. ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 23 octobre 2008

Tiens? C'est bien Darcos, qui a institué ce concours? Je ne savais pas qu'il était à ce point copain avec Meirieu? Décidément, on nous en cache, des choses!

Écrit par : Christophe Sibille | 23 octobre 2008

"Je viens de lire l'article que consacre l'Express au dernier ouvrage de Val qui s'intitule « Reviens Voltaire, ils sont devenus fous » Bien entendu l'évolution tendancielle du Camarad Val ne m'aurait pas poussé à acheter son bouquin… La lecture de l'article qui lui est consacré et qui est pourtant généreux à son égard m'a complètement encouragé dans ce désir de non-lecture et c'est avec un plaisir certain que sur cette base, je rédige cette note.
D'abord pour le titre qui fait référence à Voltaire. Je ne ferai pas l'injure aux les lecteurs de ce blog de penser qu'ils ne savent pas, au moins depuis qu'il y eu polémique entre Michel Delord et votre serviteur, qu'il y a deux Voltaire. Celui qui a lutté contre le fanatisme et l'intolérance des Églises et celui qui tenant du libéralisme de son époque, a défendu l'esclavage et était partisan d'un enseignement élitiste réservé aux classes privilégiées. En pensant au premier Voltaire, moi aussi j'avais écrit “Voltaire, où est ta descendance ?”
Et bien avec monsieur Val, nous savons maintenant où elle est : elle est dans le second Voltaire, ce que Philippe Val en digne arrière arrière petit fils prodigue exprime avec la plus grande clarté… Certes, il y met la forme et mélange plus ou moins habilement les deux sauces voltairiennes. Mais si au XVIII ° siècle, elle pouvait paraître compatible (a minima), en 2008 cela donne un brouet peu reluisant.
Lisez l'interview de Val dans l'Express, vous économiserez le prix d'un livre et ce sera suffisant pour vous rendre compte de la sinistre évolution de quelqu'un qui a encore de peine à comprendre que derrière la paille de ses mots, il n'y a plus grand chose…
Pardon à Michel Delord : pour Voltaire, par rapport à Val, c'est lui qui avez raison…"

Ecrit par : Roger Felts | 23 octobre 2008

Tiens, d'ailleurs, pour une meilleure compréhension (hypothétique), je remets la totalité du brouet de ce brave Felts.

Écrit par : Christophe Sibille | 23 octobre 2008

Bonsoir

Je viens de voir sur Envoyé Spécial un reportage réalisé par Francis Perrin sur les progrès de son enfant autiste grâce à une méthode appelée la méthode ABA (ça s'écrit comme ça ?) qui marche très bien mais n'est pas reconnue en France sinon comme une forme de maltraitance de l'enfant.

D'après ce que j'ai vu, la méthode ABA est basée sur une stimulation permanente de l'enfant par les parents et les éducateurs formés à cette façon de procéder : on le rappelle à la consigne, on sollicite son attention sans relache, voire on le punit si besoin, et l'enfant stimulé fait des progrès impressionants.

Or en France, on soigne l'autisme avec une approche psychanalitique et non comportementaliste sous prétexte qu'on ne veut pas faire des enfants robots. C'est tellement beau et louable que lesdits enfants soignés de cette manière terminent à l'âge adulte menottés à un radiateur dans les moments de crise.

C'est marrant comme on est toujours plus intelligent que les autres dans notre beau pays et comme certains parents d'ailleurs doivent partir en belgique où ailleurs à l'étranger pour aider leurs enfants autistes.

Je dois dire aussi que je suis en train de finir "Je suis né un jour bleu" de Damiel Tammet (autiste savant), alors forcément ça e parle.

Sinon, je viens d'avoir le concours d'assistant qualifié de conservation des bibliothèques. C'est vrai que ce n'est que ce qu'on appelle le "troisième concours" et que je le passais pour la première fois parceque j'avais eu le sentiment que mon DUT préparé pendant mon emploi jeune ne valait pas grand chose (ce que j'ai pu me sentir impuissant et honteux de ma fonction d'emploi jeune pendant toutes ces années) et que je devais passer le concours externe, mais là j'ai tu mes scrupules et je l'ai ce concours !

Un chapitre douloureux fait d'impuissance et de honte qui se termine.

Écrit par : johnmarguerite | 23 octobre 2008

Sinon vous connaissez Michaël Vendetta ?

J'ai lu tout son blog : je crois que ce mec est un génie !

Franchement, allez faire un tour et passez-vous (mais pas tout de suite, lisez un peu d'abord !) dans l'ordre :

- la vidéo filmée par Télé loisirs
- la vidéo où il est dans sa salle de bain

http://mickavendeta.skyrock.com/

Surtout, ne regardez pas la vidéo de l'émission de Morandini, ou alors à la fin !

Morandini ne mérite pas Vendetta !

(désolé d'être si directif, mais ce mec est en train de changer ma vie)

Écrit par : johnmarguerite | 23 octobre 2008

A Amélie : correction d'une erreur dans mon long message précédent se rapportant à votre inspectrice qui voulait que vous remontiez une note de cinq à sept.
J'ai écrit "rétention de plume". C'est "réticence de plume" que j'aurais dû écrire.

Écrit par : Francis Penin | 23 octobre 2008

Jean-Paul, vous ne m'avez pas répondu, en ce qui concerne Richard Etienne? C'est un docteur en sciences de l'éducation qui a l'air d'avoir la tête sur les épaules, et qui ne jargonne pas trop. Il est de votre région, non?

Écrit par : Christophe Sibille | 23 octobre 2008

"Or en France, on soigne l'autisme avec une approche psychanalitique et non comportementaliste sous prétexte qu'on ne veut pas faire des enfants robots."

Hein ? Quoi ? Encore ???

Malgré les conneries de Bettelheim ?!

Écrit par : Jérémy | 24 octobre 2008

@ johnmarguerite

Le lien avec Mickaël Vendetta : redoutable... de redoutabilité!

Écrit par : Daniel Arnaud | 24 octobre 2008

Mickael Vendetta : une icône contemporaine !

Je retrouve beaucoup de mes élèves dans ce personnage : pour leur physique ou pour leur intelligence, on est parfois sidéré de la prétention que certains affichent (et ce sont surtout des garçons).

On pourrait penser à un gag, à du second degré, mais il faut avoir entendu les affirmations ahurissantes de certains, adulés par leurs parents à longueur de journée, pour se rendre compte jusqu'où peut aller la vanité.

Je me souviens en particulier d'un délégué de classe qui avait affirmé en plein conseil que « quand il voyait le niveau qu'il avait atteint » (dans sa pratique de la guitare) il se disait qu'il devrait vraiment aller faire de la musique sans plus attendre... on attend encore que le monde reconnaisse le talent de ce génie incompris que nous freinions avec nos mesquines exigences...

En ce moment, on bataille aussi avec un élève de seconde, brillant mais puant, qui cherche sans cesse la reconnaissance des profs, et ne participe aux cours que pour les détruire. Le contact avec la mère a été une révélation : elle refuse apparemment de croire que son fils puisse avoir le MOINDRE défaut. Quand je lui ai rendu un travail, récemment, il a lui-même corrigé en rouge son 17 en 19...

Pour ce qui est de la beaugossitude, on ne compte plus les élèves qui s'affichent torse nu sur leurs blogs en sollicitant les compliments...

Écrit par : sanjuro | 24 octobre 2008

Marianne nous livre cette très essentielle information : "Selon le magazine Terra Economica, Nicolas Sarkozy aurait, en onze mois, consommé 7061 tonnes * de CO2. C'est que, en additionnant ses multiples voyages présidentiels, Sarkozy a parcouru 301236 kilomètres soit 80% de la distance de la terre à la lune."

Encore un effort de quelques mois et on pourra utiliser une nouvelle injure qui fera florès : "Sélénite !" **

Selon Terra Economica qui a réalisé cette passionnante étude, "c’est, enfin, l’équivalent des émissions d’un troupeau de 823 vaches laitières du Nord-Bretagne pendant toute une année"

Quand la stigmatisation des laitières bretonnes se joint à une telle comptabilisation *** des esprits, c'est que vraiment ça va de mal en pis.

Quant au voyage retour - que personne ne souhaite vraiment - on ne vous dit pas : ça va coûter meuh meuh.

* dans "l'article" original on lit "…consommé 7061 tonnes tonnes de CO2". Cette unité redoublée est probablement plus lourde de sens que l'originale, une unité corrigée des variations saisonnières ?

** avec les variantes "ton père le sélénite" ou "sélénite ta mère"

*** admirez la précision de la donnée du kilométrage parcouru. Il n'y a que des comptables excellisés qui soient capables d'une telle prouesse.

Écrit par : dugong | 24 octobre 2008

CS, je ne connais pas l'Etienne en question - enfin, je ne crois pas.
Très beau, le texte envoyé par C.cuit...
Schivardi était le seul candidat qui demandait explicitement la fermeture des IUFM. Peut-être était-il bien conseillé...
D'ailleurs, j'en connais qui ont voté pour lui...
JPB

Écrit par : brighelli | 24 octobre 2008

Je sollicite votre indulgence sur une question de terminologie : je ne parviens pas à abandonner le mot instituteur et à le remplacer par « professeur des écoles ».

Michel Sérac

Cela tient au fait que le mot instituteur évoque irrésistiblement le mot honteuux "institution". Dont le sens signifie quelque chose comme "procédure d'écriture faisant loi".
L'instituteur est celui qui institue, c'est-à-dire qui au moyen de techniques d'écriture constituées sépare l'enfant de sa parole, le met à distance de ses revendications pulsionnelles.
En devenant simple enseignant ou Prof des écoles l'instituteur s'est trouvé déchargé de cette fonction.
C'est la raison pour laquelle entrent au collège à présent des enfants bien incapables de maîtriser leurs comportements et leurs pulsions, des enfants incapables de se soumettre aux procédures légales d'apprentissage des textes.
Faire comprendre qu'il ne peut y avoir de passage de l'enfance à l'état d'adulte sans que des agents de l'Etat fondateur n'interdisent et n'interviennent à l'aide de techniques d'écriture du corps éprouvées est devenu impossible.

Écrit par : david.D | 24 octobre 2008

Quand on tape www.schivardi2007.com, on est redirigé vers http://pulse.ebay.com/

Qu'en conclure ?
- que Schivardi est vendu (aux enchères) aux forces de l'argent ?
- que Scivardi est un complément circonstantiel de temps en temps ?

Écrit par : dugong | 24 octobre 2008

circonstanciel mon mari !

Écrit par : dugong | 24 octobre 2008

http://recherche.univ-montp3.fr/cerfee/article.php3?id_article=86

Jean-Paul, j'en suis un peu étonné, vu son profil et son lieu d'exercice!
C'est lui qui est venu animer la "grand-messe" consacrée à la préparation de la collaboration entre université d'Orléans (Tours) et de l'IUFM.

Écrit par : Christophe Sibille | 24 octobre 2008

Non, celui-là m'avait échappé. Vu son profil, ça a l'air d'en être un beau... "Formateur de formateurs"... Les sciences de l'Edication ont un aspect gigogne, ou matriochka, qui m'a toujours sidéré - et en même temps, c'est significatif : ces gens-là pasent leur temps à ouvrir des boîtes sans fond, laissant toujours espérer que quelque part il doit bien y avoir une vérité. C'est un système religieux, au fond.
Et cet agrégé de Lettres classiques a eu le temps d'oublier rosa rosae, depuis le temps qu'il grenouille à l'IUFM.
JPB

Écrit par : brighelli | 24 octobre 2008

Voui ...
Mais la CGT et SUD, ils puent ?

Ecrit par : Hervé | 23 octobre 2008

La réponse est dans la question ...

Écrit par : yann | 24 octobre 2008

Sérieusement, ce Michael Vendetta a gagné son pari quoiqu'il arrive :

- si c'est une supercherie, on a cru trop longtemps qu'il était réel

- s'il existe réellement, on a cru trop longtemps qu'il était un canular.

Dans les deux cas, impossible de ricaner : ce type nous tend un miroir.

Par exemple : qui sérieusement ici peut dire qu'il ne s'est jamais passé d'huile sur le corps dans sa salle de bain ?

Écrit par : johnmarguerite | 24 octobre 2008

Par exemple : qui sérieusement ici peut dire qu'il ne s'est jamais passé d'huile sur le corps dans sa salle de bain ?

Ecrit par : johnmarguerite | 24 octobre 2008

Heu... Moi.
Dois-je en avoir honte ?
Sérieusement (comme vous dites), il est évident qu'il sagit d'un gag.
Sinon, ce type est à interner.

Plus sérieusement, au sujet des méthodes "coercitives" ou "traumatisantes", connaissez-vous l'histoire d'Helen Keller, ou les films qui s'en inspirent, "The miracle worker", ou le formidable "Black" ?

Écrit par : yann | 24 octobre 2008

qu'il s'agit...

Écrit par : yann | 24 octobre 2008

Heu... Moi non plus...
J'adore en revanche en passer sur le corps des autres... RF, c'est grave ?
JPB

Écrit par : brighelli | 24 octobre 2008

Yann, je ne vous crois pas : vous en avez eu au moins très envie comme moi en regardant Michael Vendetta (qui se ferait fort par ailleurs de vous prouver l'existence de Dieu en quelques minutes si vous aviez le bonheur de le croiser dans la rue et de discuter avec lui, mais méritez vous seulement cette chance ?)

Pour les méthodes coercitives, je vous remercie de vos références : j'ai découvert récemment l'existence d'Helen Keller, née sourde muette et aveugle et je ne savais pas comment elle avait réussi à devenir conférencière (comme y parviendra un jour Michael Vendetta s'il prend la peine d'y consacrer 5 minutes dans son emploi du temps).

Écrit par : johnmarguerite | 24 octobre 2008

Yann, je ne vous crois pas : vous en avez eu au moins très envie comme moi en regardant Michael Vendetta ...

Ecrit par : johnmarguerite | 24 octobre 2008

Non, vraiment pas. Trop poilu...

Écrit par : yann | 24 octobre 2008

Heu... Moi non plus...
J'adore en revanche en passer sur le corps des autres... RF, c'est grave ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 24 octobre 2008

Je ne vous crois pas non plus mais c'est parce que vous êtes trop modeste (cela vous perdra)

N'attendez pas pour devenir le winner que vous êtes ! Faites vôtre les sept nouveaux piliers de la sagesse selon Michael Vendetta :

'Je m'aime et je t'emmerde' (7 mots)

Écrit par : johnmarguerite | 24 octobre 2008

J'adore en revanche en passer sur le corps des autres... RF, c'est grave ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 24 octobre 2008

Même poilu ??

Écrit par : yann | 24 octobre 2008

"Pardon à Michel Delord : pour Voltaire, par rapport à Val, c'est lui qui avez raison…"

Ecrit par : Roger Felts | 23 octobre 2008 "

Je n'avais pas eu le temps de répondre à Roger Felts - et non plus à Yann qui a eu apparemment un flash sur Mme Troufleau - sur le précédent fil.

Ce qui m'avait surtout étonné est que l'on considère comme preuve d'érudition le fait de rappeler qu'un certain nombre de philosophe des lumières ont été obscurantistes.
MD
PS : Je dois dire à Cadichon qu'il faut se garder d'avoir une position exclusivement négative sur Rousseau, même si c'est assez bien porté actuellement.

Écrit par : Michel Delord | 24 octobre 2008

Non, celui-là m'avait échappé. Vu son profil, ça a l'air d'en être un beau... "Formateur de formateurs"... Les sciences de l'Edication ont un aspect gigogne, ou matriochka, qui m'a toujours sidéré - et en même temps, c'est significatif : ces gens-là passent leur temps à ouvrir des boîtes sans fond, laissant toujours espérer que quelque part il doit bien y avoir une vérité. C'est un système religieux, au fond.
Et cet agrégé de Lettres classiques a eu le temps d'oublier rosa rosae, depuis le temps qu'il grenouille à l'IUFM.
JPB

Ecrit par : brighelli | 24 octobre 2008

Méfiez-vous! Votre certitude concernant ce problème a aussi, parfois, un aspect quasi religieux! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 24 octobre 2008

@ Michel Delord…
Bon plutôt que d'érudition, puisque vous n'aimez pas le terme, disons que vous voulez éviter les pièges de l'unanimisme. Vous le faites avec talent en n'oubliant pas parfois de tomber dans les pièges de l'érudition…
Quand vous écrivez :
"un certain nombre de philosophe des lumières ont été obscurantistes."… C'est unilatéral : Ils ont été de leur temps sur certains problèmes de leur époque et en avance sur d'autres… Selon des dosages variables évidemment.

@ J.P.B.
La question de passer de l'huile (si possible parfumée… pour la suite des évènements) sur un autre corps pose la question des limites que l'on donne à l'onction. Selon les territoires explorés, il faudra s'interroger sur le caractère plus ou moins urtiquant de l'huile utilisée. Certaines muqueuses supportent difficilement certaines huiles…
Par ailleurs cette activité a le devoir d'être reversible… Aucune loi de la nature n'interdit d'être masseur ET massé… Seul le caractère NARCISSIQUE de SE masser pose problème… Un peu, ça va ! beaucoup… ! ! !

Écrit par : Roger Felts | 24 octobre 2008

J'avais écrit dans un commentaire antérieur le 23 octobre 2008 :
@"… Lisez l'interview de Val dans l'Express, vous économiserez le prix d'un livre et ce sera suffisant pour vous rendre compte de la sinistre évolution de quelqu'un qui a encore de peine à comprendre que derrière la paille de ses mots, il n'y a plus grand chose…"

Christophe Sibille s'interroge :
@ Vous parlez de Voltaire ou de Val?

Je réponds :
@ Qu'un enseignant en I.U.F.M. ne soit pas capable de faire la différence entre Voltaire et une peau de Val est bien le signe que l'enseignement va mal en France… Pourvu qu'en musique il ne confonde pas Mozart et Doc Gynéco…

Évidemment Sibille rétorque :
@ Vous avez le droit de penser ce que vous voulez, et de Voltaire, et de Val; ce sont vos opinions. Maintenant, le propos n'est pas là; prenez une bonne inspiration, relisez calmement votre message, et vous verrez qu'il prête bel et bien à double interprétation.
Maintenant, si vous voulez parler musique un peu sérieusement, c'est quand vous voulez. ;-)

Puis il rajoute :
@ Tiens, d'ailleurs, pour une meilleure compréhension (hypothétique), je remets la totalité du brouet de ce brave Felts.
Suivent la trentaine de lignes que je consacrais à Val (le directeur de Charlie Hebdo) et son dernier livre : « Reviens Voltaire, ils sont devenus fous »

… Contrairement à Christophe Sibille, je ne vais pas remettre ce qui serait une troisième édition de mon brouet. Je me contenterai de relever que je ne suis le “brave Felts” de personne. Ma bravitude se consacrant exclusivement au culte de la Raison, elle ne peut en aucun cas fonctionner dans mes rapports avec Christophe Sibille. Celui-ci étant l'exemplaire unique ayant pu confondre Voltaire et Val dans mon commentaire, mérite par contre le qualificatif de “Pôvre Sibille”. Il ne démérite pas : c'est une pôvreté extrême mais adoucit par la musique car il y a des prétentions !

Par contre sur le même sujet, je trouve intéressant de faire connaitre le point de vue de Georges Sarre. Il réagit à l'entretien de Philippe Val, auteur de "Reviens, Voltaire, ils sont devenus fous", dans l'Express du 23 octobre 2008 :

PHILIPPE VAL N'EST PAS À GAUCHE, IL EST À L'OUEST !

Philippe Val chansonnier m’a fait rire ; pas toujours subtile, pas toujours léger, pas toujours si impertinent qu’il en avait l’air, il avait toutefois l’humour caustique, le verbe libre, et parfois même des paroles émouvantes.

Philippe Val rédacteur en chef m’a fait réfléchir : j’ai notamment interrogé le principe de laïcité, que je garde chevillé au cerveau, pour me demander si la publication des caricatures de Mahomet par Charlie Hebdo était pertinente ou non. A l’époque, j’ai soutenu que Val n’avait pas nécessairement eu raison mais qu’on n’avait pas le droit de lui reprocher d’avoir eu tort ; car si la laïcité est une éthique de responsabilité (et qu’à ce titre cette publication n’était peut-être pas des plus pertinentes), elle pose quoi qu’il en soit, comme consubstantiel à la séparation de l’espace public et de la sphère privée, le droit au blasphème.

Mais Philippe Val, « militant à l’ouest », m’inquiète. Son dernier entretien, dans l’Express, avec Christophe Barbier, résume bien le court-circuit intellectuel qui a frappé ce gauchiste sympathique pour en faire un avocat du néo-conservatisme. Tout est dit lorsque Val vilipende cette gauche « antieuropéenne, antidémocrate et surtout antiaméricaine qui prône les mauvais choix ». Cette gauche là, on le lit plus loin, c’est « Chevènement et Mélenchon ». Cette gauche là est « de droite ». Pourquoi ? Parce qu’elle est « républicaine avant d’être démocrate ».

Val est à ce point « à l’ouest », qu’il analyse les mots et les clivages à l’aune du paysage politique des Etats-Unis d’Amérique : les républicains à droite, les démocrates à gauche ! Il est à ce point « à l’ouest » qu’il ne voit aucun problème au « partage démocratique » entre « Occidentaux » : aucune spécificité - aucun acquis social, aucun service public, aucune vertu environnementale, aucune éducation à l’émancipation individuelle - rien, en France, ne mérite donc, selon Philippe Val, d’être défendu, et ceux qui défendent une vision française de la République sociale sont des disciples de « Maurras », pas de Jaurès : Val perd la tête.

Il perd la tête parce qu’il mélange la Nation citoyenne, ouverte, internationaliste, et la Nation ethnique et romantique. Il perd la tête car il oublie que la gauche se définit à l’aune de l’émancipation individuelle, de la justice sociale, de la fraternité républicaine, et non de « l’approbation de la mutation » pour la mutation, du « bougisme » en somme.

Il perd la tête parce qu’il est tout à son nouveau schéma : l’Occident contre les islamistes, qu’il amalgame volontiers avec les Musulmans, et avec les Arabes (on n’est pas à un raccourci près dans le cerveau en court-circuit du citoyen Val). Le choc des civilisations… Dans ce schéma, pas de place pour le débat sur le contrat social, la République, la démocratie. On est pour l’Occident, donc pour Washington, donc pour Bruxelles, ou bien on est contre. A peine concède-t-il qu’on puisse être contre parce que pro-islamiste, ou contre parce que conservateur d’un autre temps, de droite donc.

Val n’est plus à gauche, il est à l’ouest… C’est ainsi, mais c’est dangereux. Dangereux pour la gauche, qui n’est pas près, si elle suit Val, de se distinguer du sarkozysme autrement que sur la forme. Dangereux pour le monde, car le choc des civilisations pourrait finir par être une prophétie auto-réalisatrice.

Georges Sarre

Pour comprendre que l'unanimisme n'est pas forcément une rêgle d'or chez les républicains de gauche, je souligne que je ne suis pas sur la même longueur d'onde que Sarre quand il parle des caricatures de Mahomet… À mon avis il est un peu trop dans le ménagement des susceptibilités… Il y avait deux combats : liberté de la presse surement, mais aussi dénonciation des religions comme instruments d'oppression et de manipulation… Ce qu'il y a de vrai sur ce point, c'est que cela demande du tact par rapport aux croyants sincères non réactionnaires. Pour autant cela ne justifie pas que l'on mette son drapeau dans la poche… Par contre entièrement d'accord avec Sarre quand il dénonce Philippe Val, « militant à l’ouest ».

Écrit par : Roger Felts | 24 octobre 2008

"bonjour,
je suis pe2 et mes tuteurs ont souhaité que je fasse la lecture à mes CP à partir d'albums...Sans me servir du manuel de lecture de ma titulaire (trop compliqué pour moi apparemment...).

Je me sens un peu perdue...Auriez vous un exemple de séquence et programmation pour moi?

Ceux qui le font,où allez vous pêcher vos idées???

Merci de me répondre,l'angoisse me gagne... "

La même quelques heures plus tard:

"En effet,je n'ose pas trop communiquer même via des forums,je commence à être parano par rapport à l'iufm.Ils veulent nous formater et notre titularisation en jeu nous oblige de la boucler, c'est ce que j'ai clairement compris...enfin,je ne souhaite pas m'étendre sur ce sujet de peur des représailles...

Le manuel qui m'a été déconseillé est justement Ribambelle,il faut que je travaille sans filet via des albums sans méthode (car ma titulaire a Ribambelle donc je ne vais pas reprendre un 2ème manuel...) Donc, je dois créer des ex de compré, phono et lecture .Jai trouvé des sites intéressants à ce sujet mais je cherche d'autres documents et peut être une référence bibliographique.

Merci. "

Écrit par : c.cuit | 24 octobre 2008

"Il perd la tête parce qu’il est tout à son nouveau schéma : l’Occident contre les islamistes, qu’il amalgame volontiers avec les Musulmans, et avec les Arabes (on n’est pas à un raccourci près dans le cerveau en court-circuit du citoyen Val)."
Georges Sarre

Ecrit par : Roger Felts | 24 octobre 2008

Excusez-moi, Roger, mais cette seule phrase, quand on connaît un peu Philippe Val, suffit à décrédibiliser un argumentaire de plusieurs paragraphes, aussi fourni soit-il par ailleurs. Elle est totalement stupide et, sur ce coup, c'est Sarre qui est à l'ouest.

Par ailleurs, ce n'est pas parce que je suis le seul à avoir souligné l'ambiguïté de votre formulation, (que je ne copierai-collerai pas une troisième fois), qu'aucun autre blogueur ne l'a remarquée!
Ils ont d'autres chat(tes) à fouetter (masser), et ils ont bien raison! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 24 octobre 2008

Il ne démérite pas : c'est une pôvreté extrême mais adoucit par la musique car il y a des prétentions !

Ecrit par : Roger Felts | 24 octobre 2008


Oui, vous avez raison sur ce coup-là... J'essaie, entre autres, "d'adoucir par la musique"... ;-)))
Ceci-dit, une fois de plus, votre expression en français est un peu curieuse...

Écrit par : Christophe Sibille | 24 octobre 2008

Depuis le temps que je viens ici, j'ai réalisé juste aujourd'hui à quel point ce blog était majoritairement masculin. C'est surprenant.

Écrit par : dobolino | 24 octobre 2008

Et dommage!

Écrit par : Christophe Sibille | 24 octobre 2008

@ Excusez-moi, Roger, mais cette seule phrase, quand on connaît un peu Philippe Val, suffit à décrédibiliser un argumentaire de plusieurs paragraphes, aussi fourni soit-il par ailleurs. Elle est totalement stupide et, sur ce coup, c'est Sarre qui est à l'ouest.
Ecrit par : Christophe Sibille | 24 octobre 2008

Oui ! Sauf que c'est le directeur de Charlie-Hebdo qui est invité et assiste à un congrès du MEDEF, et qui licencie SINÉ…
À ce propos, dans le dernier numéro de SINÉ-HEBDO, on ne voit plus Christophe Sibille parmi les membres de l'équipe rédactionnel…Aurait-il été licencié par ce salop de SINÉ ?

Écrit par : Roger Felts | 24 octobre 2008

Je vous promets solennellement la primeur des déclarations de Michael Vendetta dès qu'il se sera exprimé sur Philippe Val.

Écrit par : johnmarguerite | 24 octobre 2008

Dobolino, je ne sais pas s'il y a beaucoup de mâles sur ce forum. je me méfie : rappelez-vous, il y a en a qui ont longtemps cru que Cadichon était un homme... Quant à Dobolino, un itialianisant de passage déduirait que tant qu'elle n'est pas Dobolina...
C'est vrai que pour un forum où transiten,t pas mal de profs, c'est étrange - si vous avez raison.JPB

Écrit par : brighelli | 24 octobre 2008

Avant l'élection présidentielle, la Société des agrégés avait envoyé un questionnaire aux candidats; c'est la réponse de Schivardi qui était la plus lucide, la plus complète, la plus proche des analyses de JPB.

Dans le Figaro de mercredi, un entretien entre Darcos et Marcel Gauchet, directeur d'études à l'EHESS. Réflexions intéressantes sur la "désacralisation du savoir", qui affaiblit l'autorité du professeur et tient au fait qu' à l'heure actuelle "il y a l'idée que tout savoir peut être soumis à l'opinion, y compris celle des ignorants." Bonne analyse de Darcos sur Entre les murs, proche de celle de JPB. A lire cet entretien, on a l'impression que le ministre est assez proche des positions qui sont défendues ici-même. Et pourtant, au vu des réformes qu'il nous prépare... On ne comprend plus du tout.

Écrit par : Sylvie Huguet | 24 octobre 2008

"À ce propos, dans le dernier numéro de SINÉ-HEBDO, on ne voit plus Christophe Sibille parmi les membres de l'équipe rédactionnel…Aurait-il été licencié par ce salop de SINÉ ?"

Ecrit par : Roger Felts | 24 octobre 2008

On écrit: "salaud"... ;-)
Dans l'avant dernier non plus. Mais n'espérez pas trop vite, Roger. J'ai eu un coup de fil de la rédaction il y a très exactement trois minutes; ils doivent envoyer à leurs collaborateurs les sujets à traiter à la page trois. Mais nous sommes nombreux (à les traiter), et les places sont chères.

Écrit par : Christophe Sibille | 24 octobre 2008

"Dobolino, je ne sais pas s'il y a beaucoup de mâles sur ce forum. je me méfie : rappelez-vous, il y a en a qui ont longtemps cru que Cadichon était un homme... Quant à Dobolino, un itialianisant de passage déduirait que tant qu'elle n'est pas Dobolina..."

Ecrit par : brighelli | 24 octobre 2008

Les boules...

Écrit par : Christophe Sibille | 24 octobre 2008

Ce Mikhael Vendetta est fascinant... Tant de bêtise, jointe à tant de narcissisme... Je ne crois malheureusement pas qu'il s'agisse d'un gag. Et je ne le trouve même pas beau !

Écrit par : Sylvie Huguet | 24 octobre 2008

"Oui ! Sauf que c'est le directeur de Charlie-Hebdo qui est invité et assiste à un congrès du MEDEF, et qui licencie SINÉ…"

Ecrit par : Roger Felts | 24 octobre 2008

Parce qu'il est interdit d'assister à un congrès du MEDEF si on n'est pas d'accord avec Parisot? (et elle n'a pas été, et n'est toujours pas ménagée dans les colonnes de Charlie, croyez-moi!!!) Quelle est votre conception de la démocratie? Ne pas discuter avec les gens avec qui on a des divergences extrêmes, ou les insulter?
Je connais bien Philippe Val comme patron, vous savez. Et je connais aussi le caractère de Siné.

Écrit par : Christophe Sibille | 24 octobre 2008

"En effet,je n'ose pas trop communiquer même via des forums,je commence à être parano par rapport à l'iufm.Ils veulent nous formater et notre titularisation en jeu nous oblige de la boucler, c'est ce que j'ai clairement compris...enfin,je ne souhaite pas m'étendre sur ce sujet de peur des représailles... "

A ton zavis, pourquoi les nétudiants de sibilibili ne viennent pas nous narrer ses cours .... alors qu'il le leur a demandé .....

ange


Bon désolé, vous nallé encore navoouar dè sibilibiliques:

"Tiens,"
"Alors"
"Bon"

:hello:

Écrit par : toto | 24 octobre 2008

Je n'ai rien demandé à personne. J'ai mentionné, à l'IUFM, l'existence de "bonnet d'âne". A certains collègues profs, et à un groupe de PE2, il y a deux ans. Certains de ces PE2, (pas les collègues, hélas; ils se foutent de "bonnet d'âne" comme de l'an 40, et ils ont bien tort. Je le leur ai dit), sont venus ici.
En lisant les propos de certains intervenants, (dont les vôtres, Toto), ils ont été absolument effarés, et sont repartis sans participer à ce qu'ils considèrent comme une insulte au bon goût. Sur cet exemple précis, je ne peux pas leur donner tort. Sur le reste , (n'avoir pas su passer au dessus de ça), si.

Écrit par : Christophe Sibille | 24 octobre 2008

S.Huguet : ......Dans le Figaro de mercredi, un entretien entre Darcos et Marcel Gauchet, directeur d'études à l'EHESS. Réflexions intéressantes etc .......

http://www.scribd.com/full/7458247?access_key=key-1qytfqwhrt7zdg074las

Écrit par : bernard | 24 octobre 2008

C'est vrai que pour un forum où transitent pas mal de profs, c'est étrange - si vous avez raison.JPB

Ecrit par : brighelli | 24 octobre 2008
Si j'ai raison? Je n'ai ni raison ni tort, je constate des faits patents. Non seulement il y a moins de femmes mais elles contribuent beaucoup moins. Ne me dites pas que, correcteur de copies de français depuis trente ans tassés, vous ne savez distinguer un écrit de femme d'un écrit d'homme.

Écrit par : dobolina XX | 24 octobre 2008

@ john marguerite

Comment cela, vous avez découvert Helen Keller? N'avez-vous donc jamais vu le film "Miracle en Alabama", d'Arthur Penn? Achetez le DVD d'urgence.
Soit dit en passant, la projection de ce film à mes élèves de 3e, quand j'exerçais encore, m'avait permis de mener une réflexion fructueuse sur les problèmes d'éducation. Le combat de l'éducatrice d'Helen contre les handicaps et surtout les parents permettent de judicieux parallèles.

@ Dugong
Que disent les vaches à lait des flatulences de Sarkozy le sélénite (autrement dit lunatique et mal luné : menstruation masculine, qui sait!)?
Espérons qu'il ne s'accrochera pas jusqu'à totale sénilité!

Écrit par : retraitée | 24 octobre 2008

Je viens d'aller voir le Vendetta. Je n'arrive pas à comprendre comment il peut s'occuper 24/24 avec ses objectifs. S'il est vrai qu'il est extrêmement amusant et superficiellement gratifiant de cultiver la beauté physique et l'élégance et que je vous conseille d'essayer si vous ne l'avez jamais fait, encore qu'il faut que les finances suivent, ça ne peut être un objectif suffisant et une raison de vivre à long terme. D'autant plus que ce pauvre garçon a l'air con comme une malle et aussi inculte qu'une friche, ce qui anéantit totalement à mes yeux son pouvoir de séduction.
En plus, c'est marrant parce que sa gestuelle, sa voix et ses mimiques sont la copie conforme d'un berger/éleveur de chèvres de mes amis, très beau et très séduisant, qui est passé avant stabilisation par le fond de la junkitude.

Écrit par : dobolina XX | 24 octobre 2008

"N'avez-vous donc jamais vu le film "Miracle en Alabama", d'Arthur Penn? Achetez le DVD d'urgence."

Pour tout avouer, j'ai découvert Helen Keller en jouant à "Time is up", un jeu de société très drôle ! J'avais sèché, pour tout dire sur ce nom qui m'était inconnu.

Donc, je récapitule pour mémoire : "Miracle en Alabama" (Miracle worker) ! 'et "Black" !

Écrit par : johnmarguerite | 24 octobre 2008

pardon, "le combat... permet"
A force de ne plus corriger de copies, on oublie de s'auto-corriger. L'auto-correction, comme l'auto-massage, serait-elle narcissique?

Jolie coquille, JPB, que vos Sciences de l'édication. Elle m'inspire Sciences de l'édification ou de l'éradication.

Écrit par : retraitée | 24 octobre 2008

Mickaël Vendetta n'est pas trop pour l'école, (ça, on le remarque assez vite), parce que l'école, "ça a trop des tendances de gauche". (Entendu à la seconde dans une interview sur "LCI").
A mon avis, ce mec est un croisement de Serge Dassault et de Sophie Davant.

Écrit par : Christophe Sibille | 24 octobre 2008

Christophe Sibille est un croisement de Philippe Val et de cette salope de Siné…

Écrit par : Vendetta Mickaël | 24 octobre 2008

Il existe un blog "fan de Mickaël Vendetta",différent de son propre blog, et rédigé, (si j'ose dire) par ses thuriféraires extasiés. Ce qui vaut le détour, c'est leur orthographe. Désopilant ou consternant, au choix.

Écrit par : Sylvie Huguet | 24 octobre 2008

Il existe un blog "fan de Mickaël Vendetta",différent de son propre blog, et rédigé, (si j'ose dire) par ses thuriféraires extasiés. Ce qui vaut le détour, c'est leur orthographe. Désopilant ou consternant, au choix.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 24 octobre 2008

J'y cours immédiatement.

Écrit par : dobolina XX | 24 octobre 2008

Pour ceux qui ont la flemme d'y aller, un extrait:

Avent de connaitre le blog de Mickaël Vendetta ,j'était quelqu'un de réellement pourris.J'était dans un délire gothique ,c'est pour dire ! J'etait tous le temps devant mon PC à écoutée du Black-metal ,à boire de l'alcool ,à fumer ect...J'était désespéré jusqu'au jours où ,je suis tomber sur le blog de Mickaël Vendetta...

En le voyant ,j'ai compris que ,la seul choses à faire ,était de devenir quelqu'un comme n'autre maître ,avoir la classe ,faire du sport ,travailler sont intelligence....

Alors ,j'ai repris le sport (musculation ,athlétisme ,boxe ect...),je suis directe aller acheter des nouveau vêtement...

Grasse à lui ,j'ai repris confiance en moi ,repris le gout de la vie.

Avent les gens me fuyez ,mintemps ,je me fais limite accostée tous les jours !
Avent je marcher la tête basse , mintemps ,je suis fière d'être moi.
Tous simplement parce que j'ai suivi ça vois.

Sans Mickaël Vandetta ,je serais perdu.
Je ne dit pas que je l'égale ,loin de là ,ça c'est impossible.Mais déjà le fais de changer pour lui ressembler est superbe ,franchement...Tous les jours ,des gens me dise que je suis beau ,que j'ai bien fais de changer ,est quand il me demande comment j'ai fais ,je leur répond : J'ai suivi la vois d'un Dieu vivan ,Mickaël Vandetta


Finalemant, que cerions-nou sens n'autre dieu vivans, Jean-Paul Brighelli?

Écrit par : dobolina XX | 24 octobre 2008

"Christophe Sibille est un croisement de Philippe Val et de cette salope de Siné…"

Ecrit par : Vendetta Mickaël | 24 octobre 2008

Vous me flattez... C'est le comble de l'éclectisme... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 24 octobre 2008

L'élève qui avait accusé il y a un mois un de ses profs (qui s'est suicidé dans la foulée) de l'avoir frappé vient de se rétracter.

Écrit par : Christophe Sibille | 24 octobre 2008

Mon intime conviction

Vendetta est un génie de la caricature qui prend les médias à leur propre piège.

Si Vendetta est réel, alors ils doivent rendre compte de l'intérêt qu'ils portent à une personne qui n'en mérite aucun et sur laquelle ils échouent pourtant à exercer le moindre contrôle.

Si Vendetta est un canular, alors ils doivent s'avouer impuissants à lui faire cracher le morceau (voir Morandini à la fin de son émission demandant exaspéré : "mais alors vous êtes réel ou vous êtes un gag ?").

Dans les deux cas, pour l'instant, c'est Vendetta qui dirige la manoeuvre

Écrit par : johnmarguerite | 24 octobre 2008

Après mon commentaire du 23 octobre sur Michel ONFRAY, je suis étonné de constater que personne n'a contesté ni n'a protesté sur le fait d'énoncer que c'était une ânerie d'isoler l'homosexualité des autres déviances (ce qui très explicitement veut dire que c'en est une) et que somme toute, l'important est LE REFUS DE L'EXCLUSION POUR TOUTES LES DÉVIANCES. Sous la réserve, certes pas anodine, que la dite déviance ne porte pas atteinte à la liberté des autres individus… Ce qui est le cas de l'homosexualité comme d'un certain nombre d'autres déviances. C'est le b et a ba de la démocratie, mais quand on voit comment elle fonctionne, il n'est pas inutile de rappeler les fondamentaux…

Écrit par : Roger Felts | 24 octobre 2008

Si Vendetta est réel, alors ils doivent rendre compte de l'intérêt qu'ils portent à une personne qui n'en mérite aucun et sur laquelle ils échouent pourtant à exercer le moindre contrôle.

Si Vendetta est un canular, alors ils doivent s'avouer impuissants à lui faire cracher le morceau (voir Morandini à la fin de son émission demandant exaspéré : "mais alors vous êtes réel ou vous êtes un gag ?").

Dans les deux cas, pour l'instant, c'est Vendetta qui dirige la manoeuvre

Ecrit par : johnmarguerite | 24 octobre 2008
A mon avis, vous surestimez ce personnage ! Il est largement plus con que les médias, ce qui n'est pas peu dire, et il croit vraiment être un personnage ultra-médiatique et d' un immense intérêt. Je suis certaine que ça ne le fait même pas ricaner en douce.
Si des médias comme le petit rapporteur existaient encore, là, ce serait un pur régal. Imaginez ce mec interwievé par Desproges, comme Desproges le fit avec Sagan.

Écrit par : dobolina XX | 24 octobre 2008

Juste pour johnmarguerite:
http://fr.youtube.com/watch?v=JFE86rNdk6U

Écrit par : dobolina XX | 24 octobre 2008

C'est vrai que l'interview croisée de Darcos et Gauchet est très intéressante.
Sylvie, vous savez, il est rare que les gens, ministres compris, soient monocolor. Il y a du Jekyll et Hyde en chacun de nous.
Enfin, chez moi, en tout cas...
JPB
PS. Tiens, je remets le lien, c'est un peu plus stimulant que Vendetta : http://www.scribd.com/full/7458247?access_key=key-1qytfqwhrt7zdg074las

Écrit par : brighelli | 24 octobre 2008

"Christophe Sibille est un croisement ...
Ecrit par : Vendetta Mickaël | 24 octobre 2008 "
PE2 ? Collègue ?
ange

Écrit par : toto | 24 octobre 2008

"bonjour,
je suis pe2 et mes tuteurs ont souhaité que je fasse la lecture à mes CP à partir d'albums...Sans me servir du manuel de lecture de ma titulaire (trop compliqué pour moi apparemment...).

Je me sens un peu perdue...Auriez vous un exemple de séquence et programmation pour moi?

Ceux qui le font,où allez vous pêcher vos idées???

Merci de me répondre,l'angoisse me gagne... "

La même quelques heures plus tard:

"En effet,je n'ose pas trop communiquer même via des forums,je commence à être parano par rapport à l'iufm.Ils veulent nous formater et notre titularisation en jeu nous oblige de la boucler, c'est ce que j'ai clairement compris...enfin,je ne souhaite pas m'étendre sur ce sujet de peur des représailles...

Le manuel qui m'a été déconseillé est justement Ribambelle,il faut que je travaille sans filet via des albums sans méthode (car ma titulaire a Ribambelle donc je ne vais pas reprendre un 2ème manuel...) Donc, je dois créer des ex de compré, phono et lecture .Jai trouvé des sites intéressants à ce sujet mais je cherche d'autres documents et peut être une référence bibliographique.

Merci. "

Ecrit par : c.cuit | 24 octobre 2008

Les orthophonistes Cuche et Sommer ont mis au point un livre excellent, au bout de plus de vingt ans de carrière, "Lire avec Léo et Léa". Il est rès progressif, et accompagné d'un livre du maître.
Tous les instituteurs qui l'utilisent ont des résultats surprenants par rapport aux méthodes mixtes utilisées, hélas, dans plus de 95 % des CP, après déjà deux ans de pure globale, en M.S.et G.S.

Vous pourriez vous en servir en catimini, pour vous en inspirer. Il est certain que, malgré la liberté pédagogique proclamée, il vaut mieux tâter le terrain et obéir à la doxa iufmesque, si vous ne voulez pas risquer un échec.
Après, vous ferez ce que vous voulez.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 24 octobre 2008

Aurait-il été licencié par ce salop de SINÉ ?

Ecrit par : Roger Felts

On écrit: "salaud".

Ecrit par : Christophe Sibille

Aujourd'hui, oui, mais on voit l'autre orthographe chez Zola (dans la bouche -si j'ose dire- de ses personnages).

Écrit par : moot | 24 octobre 2008

Vive la gendarmerie ! Vive les procureurs !
Vive Ségolène ! (l'enfant ne ment jamais)

Suicide d'un professeur dans l'Aisne : l'élève a reconnu avoir menti.

Le collégien de Saint-Michel (Aisne) qui avait accusé de violences un professeur qui s'était suicidé fin septembre après sa garde à vue (de 7 heures !) a reconnu avoir menti et va faire l'objet de poursuites judiciaires.

Selon le procureur de Laon, il est "téméraire" de privilégier un lien de causalité entre l'altercation avec son élève, la garde à vue et le suicide de l'enseignant.

Écrit par : Lariba | 24 octobre 2008

D'un coté Zola, de l'autre Sibille…

Faites vos jeux ! ! !

Écrit par : Vendetta Mickaël | 24 octobre 2008

J'ai dû porter plainte malheureusement plusieurs fois, jamais quiconque n'a été mis en garde en vue mais qu'un salaud d'enseignant soit soupçonné d'avoir mis une beigne à un petit con et c'est tout juste si on ne l'attache pas au radiateur pour que les ségolènistes viennent le lapider !

Écrit par : Lariba | 24 octobre 2008

D'un coté Zola, de l'autre Sibille…

Faites vos jeux ! ! !

Ecrit par : Vendetta Mickaël

S'pèce d'imposteur ! Le vrai Mickaël Vendetta ignore l'existence d'Émile Zola, lequel en effet était physiquement bien trop éloigné d'un parangon de la beaugossitude tel que Mickaël Vendetta.

Écrit par : moot | 24 octobre 2008

"Christophe Sibille est un croisement ...
Ecrit par : Vendetta Mickaël | 24 octobre 2008 "
PE2 ? Collègue ?
ange"

Ecrit par : toto | 24 octobre 2008

Hélas pour vous, Toto, si les IUFM étaient vraiment ce repaire de tortionnaires dont vous parlez, cet endroit serait le lieu idéal pour que les stagiaires viennent s'épancher en rangs serrés des avanies qu'on leur fait subir. Pas grand-chose de tout ça, si ce n'est un ou deux exemples ( PLC2 pour la plupart), désespérément montés en épingle par certains.
Par ailleurs, concernant les PE2 que j'avais tenu au courant de l'existence de bonnet d'âne, certains sont réellement venus lire ce qui se disait, ici.
Quand on est habitué, les borborygmes de Toto et les positions outrancières de certains indiffèrent, ou amusent même.
Quand on met les pieds ici pour la première fois, ça fait à peu près le même effet qu'une grosse mouche à m.. sur un gâteau.
Mais gageons qu'à la suite de ce message quelques nouveaux pseudos jaillissent, comme par enchantement.... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 24 octobre 2008

S'pèce d'imposteur ! Le vrai Mickaël Vendetta ignore l'existence d'Émile Zola, lequel en effet était physiquement bien trop éloigné d'un parangon de la beaugossitude tel que Mickaël Vendetta.

Ecrit par : moot | 24 octobre 2008

Oui, et il aurait fait sept fautes d'orthographe en dix mots. Donc on peut écarter du même coup Vendetta et Toto.

Écrit par : Christophe Sibille | 24 octobre 2008

Il perd la tête parce qu’il est tout à son nouveau schéma : l’Occident contre les islamistes, qu’il amalgame volontiers avec les Musulmans, et avec les Arabes (on n’est pas à un raccourci près dans le cerveau en court-circuit du citoyen Val). Le choc des civilisations… .

Georges Sarre

Val n'est peut-être pas un diamant , mais cette facette ne me déplait pas et me le rend sympathique. Ce qui , bien sûr , n'étonnera personne ici !
Ah , la complexité de l'être humain !

Écrit par : Amélie et ses potes | 24 octobre 2008

La bêtise fait des progrès.
Finalement, Mickaël Vendetta n'est qu'une nouvelle espèce de Charlot qui redécouvre le "il faut être aware" de Van Damme qui, quant à lui, est véritablement drôle, voire profond (même si c'est confusément).
La beaugossitude ou la permanence de la futilitude. Les médias, cette machine à manger les contemporains, auront tôt fait de le réduire en animal de foire cathodique pour amuser les useurs de canapé et autres désoeuvrés qui s'atomisent sur le bouquet.

Écrit par : Magister | 24 octobre 2008

Depuis le temps que je viens ici, j'ai réalisé juste aujourd'hui à quel point ce blog était majoritairement masculin. C'est surprenant.

Ecrit par : dobolino | 24 octobre 2008

Normal , elles turbinent aux casseroles !

Écrit par : Amélie et la popote | 24 octobre 2008

Avant l'élection présidentielle, la Société des agrégés avait envoyé un questionnaire aux candidats; c'est la réponse de Schivardi qui était la plus lucide, la plus complète, la plus proche des analyses de JPB.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 24 octobre 2008

C'est curieux, j'avais lu attentivement les réponses et je n'en ai pas le même souvenir que vous, même si la réponse de Schivardi n'était pas la pire, loin s'en faut (la pire était selon moi...celle de Ségolène, qui par ailleurs était la seule à répondre complètement à côté par un texte linéaire, prétextant qu'il répondait point par point aux questions posées, ce qui bien sûr était totalement faux).

Je vais essayer de retrouver ces réponses, tiens, pour que tout le monde puisse se faire une opinion.

Écrit par : Manu | 24 octobre 2008

Lariba, vous avez bien raison ! Un enfant ne ment jamais !

Un violeur a été remis en liberté parce que le greffier a écrit "infirme" au lieu de "confirme". Je vous parie qu'il est jeune et qu'il a appris à lire / écrire en méthode globale.
JPB

Écrit par : brighelli | 24 octobre 2008

"Normal , elles turbinent aux casseroles !"

Ecrit par : Amélie et la popote | 24 octobre 2008

Pas chez moi!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 24 octobre 2008

Un collégien de l'Aisne qui prétendait avoir reçu un coup de poing en classe d'un professeur qui s'était suicidé, chez lui fin septembre, après sa garde à vue pour cette agression supposée, a reconnu avoir menti et va faire l'objet de poursuites judiciaires.

"Il est établi que les faits allégués sont inexacts", a indiqué le procureur de la République de Laon, Olivier Hussenet, dans un communiqué. "Tout au plus le professeur a-t-il empoigné le menton de l'élève, avec une certaine rudesse, pour lui faire relever la tête", provoquant une "douleur et un saignement" au niveau d'une dent cariée et cassée de l'élève, a-t-il ajouté.

Mais le professeur "ne lui a porté ni un coup de poing, ni même une gifle, et ne lui a pas cassé une dent", a-t-il encore assuré, sans se prononcer sur les raisons qui avaient poussé l'adolescent à accabler son professeur.

Le collégien, âgé de 15 ans, va être prochainement être présenté à un juge pour enfants en vue de sa mise en examen pour dénonciation calomnieuse.

Selon le procureur de Laon, il est "téméraire" de privilégier un lien de causalité entre les accusations de l'élève et le suicide de l'enseignant. En pleine procédure de divorce, celui-ci avait laissé un mot chez lui annonçant qu'il allait mettre fin à ses jours, sans s'expliquer sur les raisons de son geste. Au lendemain du suicide, le magistrat avait évoqué les "gros problèmes familiaux" du professeur.
Le cercueil du professeur dans l'église de Fessy, le 21 juillet 2008
© 2008 AFP (Jean-Pierre Clatot)
Le cercueil du professeur dans l'église de Fessy, le 21 juillet 2008

L'enseignant, âgé de 38 ans, professeur de sciences physiques au collège César-Savart de Saint-Michel (Aisne), avait été retrouvé pendu à son domicile le 20 septembre.

La veille, il avait été placé en garde à vue à la suite d'une plainte déposée par l'élève qui l'accusait de lui avoir donné un coup de poing dans une salle de classe - hors témoin à la fin du cours -, ce que l'enseignant niait.

L'adolescent affirmait qu'un retard avait été à l'origine de cette supposée altercation, avec son refus de remettre son carnet de correspondance.

"C'est un gâchis immense dans l'Education nationale qui se répète trop souvent. On n'a pas tiré les leçons du (procès d')Outreau", par rapport au recueil de la parole de l'enfant, a dénoncé Francis Lec, avocat de la famille du professeur, lors d'une conférence de presse à Laon.

La famille va se constituer partie civile pour "mettre au jour (...) toutes les responsabilités d'adultes qui sont en jeu dans cette manipulation", a prévenu son père, Jean Bubert. Il s'interroge notamment sur le rôle du père du collégien et du médecin qui avait établi un certificat attestant la présence d'un hématome causé par un coup.

"On ne peut pas mettre toute la responsabilité sur le dos de cet enfant, puisqu'il y a eu des interventions d'adultes qui l'ont guidé par la main dans cette accusation", a dit M. Bubert.

Le collégien n'est jamais retourné dans son collège après les événements. Il est désormais scolarisé dans une commune proche de son domicile.
Dernière mise à jour le: Vendredi 24 Octobre 2008, 20:05

Écrit par : Robin | 24 octobre 2008

Hélas pour vous, Toto, si les IUFM étaient vraiment ce repaire de tortionnaires dont vous parlez, cet endroit serait le lieu idéal pour que les stagiaires viennent s'épancher en rangs serrés des avanies qu'on leur fait subir. Pas grand-chose de tout ça, si ce n'est un ou deux exemples ( PLC2 pour la plupart), désespérément montés en épingle par certains.


Ecrit par : Christophe Sibille | 24 octobre 2008

Ne dites pas de conneries, Christophe! Outre le fait, que j'ai souligné aujourd'hui, de la masculinité de ce blog, il vole intellectuellement bien trop haut pour vos élèves qui gobent les i-u-éfémitudes sans frémir vu le néant de leur niveau de recrutement.
Il me semble que C.Cru et C.Cuit nous citent régulièrement des interventions qu'ils tirent du forum EDP (il me semble?) qui prouve la nullité de ces pauvres filles. Comment pourraient-elles trier? Comment pourraient-elles se plaindre? Elles n'entravent rien à rien !
Relisez les citations de C.Cuit et C.Cru. Comment voulez-vous que vos ouailles vienent ici s'épancher ? Il faudrait déjà qu'elles sachent qu'il y a une différence entre le singulier et le pluriel, entre Zola et Stendhal.

Écrit par : dobolino | 24 octobre 2008

Depuis le temps que je viens ici, j'ai réalisé juste aujourd'hui à quel point ce blog était majoritairement masculin. C'est surprenant.

Ecrit par : dobolino | 24 octobre 2008

Normal , elles turbinent aux casseroles !

Ecrit par : Amélie et la popote | 24 octobre 2008
Nous ne sommes tout de même pas obligées de passer la journée à faire la cuisine ! Moi, j'y colle mon homme et je lui fais une petite gratification en échange.
Le vrai problème est que nos copines sont trop susceptibles et se vexent pour un rien. Elles ont toujours l'impression qu'on les néglige, qu'on les méprise, qu'on les contredit de façon insultante. Elles n'ont, de toute évidence, pas la tenue de route de Mickaël Vendetta. Il y a beaucoup à apprendre de ce petit.

Écrit par : dobolino | 24 octobre 2008

"Le vrai problème est que nos copines sont trop susceptibles et se vexent pour un rien. Elles ont toujours l'impression qu'on les néglige, qu'on les méprise, qu'on les contredit de façon insultante"

Vous voudrez bien noter que parfois , il y a de quoi , chère Dobolina !
Bisous bisous..

Écrit par : Amélie | 24 octobre 2008

Vous voudrez bien noter que parfois , il y a de quoi , chère Dobolina !
Bisous bisous..

Ecrit par : Amélie | 24 octobre 2008
Faut mettre le pied dessus, une bonne fois pour toutes ! Se cuirasser dans le genre rhinocéros. Ça fait des siècles que les XY usent et abusent de notre sensibilité pour nous écraser la gueule.

Écrit par : dobolino | 24 octobre 2008

Bonsoir

Je désapprouve totalement l'usurpateur qui se fait passer pour Mickael Vendetta, dont j'ai lu tout le blog .

Une personne qui écrit "arrêtes de lêcher l'écran, je sais que tu me désires" tout en se filmant avec un chapeau de cowboy dans sa baignoire mérite toute ma considération jusqu'à la fin des temps.

J'arrête là-dessus en espérant que les rétractations du collégien vont enfin permettre une prise de conscience de la nation sur l'enfer du collège unique tel qu'il bousille professeurs et élèves.

Écrit par : johnmarguerite | 24 octobre 2008

"Ne dites pas de conneries, Christophe! Outre le fait, que j'ai souligné aujourd'hui, de la masculinité de ce blog, il vole intellectuellement bien trop haut pour vos élèves qui gobent les i-u-éfémitudes sans frémir vu le néant de leur niveau de recrutement.
Il me semble que C.Cru et C.Cuit nous citent régulièrement des interventions qu'ils tirent du forum EDP (il me semble?) qui prouve la nullité de ces pauvres filles. Comment pourraient-elles trier? Comment pourraient-elles se plaindre? Elles n'entravent rien à rien !
Relisez les citations de C.Cuit et C.Cru. Comment voulez-vous que vos ouailles vienent ici s'épancher ? Il faudrait déjà qu'elles sachent qu'il y a une différence entre le singulier et le pluriel, entre Zola et Stendhal."

Ecrit par : dobolino | 24 octobre 2008

Ce n'est pas parce que vous avez eu quelques expériences locales malheureuses qu'il faut vous venger (assez bêtement) sur des gens dont vous ne connaissez rien.
Les personnes dont je parle ont beaucoup de choses à dire sur l'IUFM. Pas seulement en bien. Mais la manière dont elles ont ressenti ce qui se disait sur ce blog était assez réaliste. Et vous seriez parfaitement en accord avec elle en ce qui concerne certains des intervenants d'ici.
Je vous aime bien, mais les interventions mentionnées ici par Carmen Cru (et Cuit, qui sont la même, et vous le savez aussi) sont soigneusement triées également!

Écrit par : Christophe Sibille | 24 octobre 2008

"Une personne qui écrit "arrête de lêcher l'écran, je sais que tu me désires" tout en se filmant avec un chapeau de cowboy dans sa baignoire mérite toute ma considération jusqu'à la fin des temps."

Ecrit par : johnmarguerite | 24 octobre 2008

Je pense effectivement qu'il la mérite! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 24 octobre 2008

Relisez les citations de C.Cuit et C.Cru. Comment voulez-vous que vos ouailles vienent ici s'épancher ? Il faudrait déjà qu'elles sachent qu'il y a une différence entre le singulier et le pluriel, entre Zola et Stendhal.

Ecrit par : dobolino | 24 octobre 2008

Et quand elles s'épanchent, bonjour les dégats ! Qui a lu l'indispensable livre de François Vermorel intitulé "La Ferme aux professeurs " ?

En ce qui me concerne, c'était "moins pire" à l' IUFM. Mais c'était quand même sérieusement gratiné. Et je ne vous raconte pas quand à la "collègue" de Christophe qui s'"occupait" des futurs professeurs des écoles dans la pièce d'à côté : tam-tam toute la journée pour "faire redécouvrir leurs racines" aux futurs apprenants et autres "nouveaux publics". Je n'exagère pas, hélas...

Écrit par : Manu | 24 octobre 2008

Je vous aime bien, mais les interventions mentionnées ici par Carmen Cru (et Cuit, qui sont la même, et vous le savez aussi) sont soigneusement triées également!

Ecrit par : Christophe Sibille | 24 octobre 2008

Je m'inscris en faux. C. Cuit, c'est ma copine, mais moi, je suis C. Cru, la vraie, celle qui coupe tous les compteurs quand elle quitte son immeuble sur son vélo, avec son cageot à patates sur le porte-bagage.
D'ailleurs, je vais de ce pas rédiger une missive à not' bon président pour me plaindre de ces assertions mensongères.
C. Cuit, je ne vous en veux pas, ce qui est quand même une grande marque d'estime de la part de quelqu'un qui en veut au monde entier.

Écrit par : c. cru | 24 octobre 2008

Oui, Manu, ça existe, et je le sais bien. Je n'arrête d'ailleurs pas de le dire aussi.
Mais je remarque que c'est au moins la vingt-cinquième fois qu'on nous sert Vermorel ici! On pourrait varier, quand même! Il y en a sûrement d'autre, vu l'unanimité qui semble se dégager! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 24 octobre 2008

d'autreS... Lapsi... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 24 octobre 2008

Comme promis, voici le :

Questionnaire adressé par la Société des agrégés aux candidats à l’élection présidentielle (trouvable sur : http://www.societedesagreges.net/presid.htm)

Quelques réponses de candidats suivront :

1° En ce qui concerne la mission des professeurs, de quelle définition êtes-vous le plus proche ?

1. La mission des professeurs est essentiellement de transmettre le savoir.
2. A la transmission du savoir doivent obligatoirement s’ajouter d’autres missions.
3. Cette mission consiste dans une éducation globale dont la transmission des savoirs ne constitue qu’une partie parmi beaucoup d’autres.


2° Que doit faire, selon vous, un Ministre de l’Éducation nationale pour rétablir dans les établissements la sérénité nécessaire à l’étude ?

3° Êtes-vous favorable ou défavorable à une définition précise de l’organisation des études et des examens relevant de l’Éducation nationale par l’établissement de programmes nationaux et d’horaires nationaux pour chaque discipline ?

4° Êtes-vous favorable ou défavorable à l’idée de rétablir le rôle de l’inspection générale en lui confiant de nouveau la responsabilité de l’élaboration des programmes et en veillant soigneusement à l’évaluation impartiale des compétences et de la qualification scientifiques des nouveaux inspecteurs recrutés ?

5° L’actuel Ministre de l’Éducation nationale a souhaité renforcer à l’école primaire l’apprentissage effectif de la lecture, de la grammaire, du calcul et du vocabulaire par un enseignement méthodique et systématique: continuerez-vous ou non à développer cette politique ?

6° Êtes-vous favorable ou défavorable à l’introduction et au développement du contrôle continu au baccalauréat ?

7° Quelle est votre position sur les classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE) ? Considérez-vous qu’elles constituent un élément indispensable de l’organisation de l’Éducation nationale ?

8° Quelle est votre position par rapport à la « discrimination positive » ?

9° Êtes-vous favorable ou défavorable au recrutement des professeurs agrégés et certifiés par concours national à épreuves écrites anonymes et à épreuves orales appréciées collégialement par un jury national souverain ainsi qu’à l’attribution des postes par l’administration centrale de l’État aux lauréats de ces concours ?

10° Approuvez-vous ou non que soient nommés professeurs certifiés ou professeurs agrégés des personnes n’ayant jamais été reçues ni au concours externe ni au concours interne ?

11° Êtes-vous favorable ou défavorable à l’introduction de la « bivalence » (définie comme le fait d’enseigner une seconde discipline sans avoir subi toutes les épreuves du CAPES correspondant) ?

12° Êtes-vous favorable ou défavorable au maintien des IUFM ?

13° Depuis 1972, les agrégés sont la seule catégorie de professeurs exclue de toute revalorisation indiciaire : vous engagez-vous à faire cesser rapidement cette injustice ?

14° Vous engagez-vous à rétablir un véritable mouvement national des professeurs du second degré et à abroger les dispositions instaurées en 1998 sous l’appellation de « mouvement national à gestion déconcentrée » ?

15° Vous engagez-vous à permettre l’affectation des professeurs agrégés sur des postes correspondant à leur qualification et à leurs compétences, et à mettre fin au gâchis que l’on observe actuellement, faute de telles affectations systématiques ?

16° Vous engagez-vous à maintenir le statut général des fonctionnaires et les statuts propres aux différents corps d’enseignants, dans le Primaire, le Secondaire et le Supérieur ?
Que pensez-vous de la modification des décrets de 1950 relatifs aux obligations de service des personnels enseignants du second degré (décret n°2007-187 du 12 février 2007) ?

17° Approuvez-vous aujourd’hui cette phrase de la circulaire du Ministre Jean Zay, de décembre 1936 : « L’intérêt supérieur de la paix à l’intérieur de nos établissements passera devant toute autre considération. Ceux qui voudraient troubler la sérénité n’ont pas leur place dans les écoles qui doivent rester l’asile inviolable où les querelles des hommes ne pénètrent pas » ?

Écrit par : Manu | 24 octobre 2008

Je sais pourquoi ils n'écrivent pas ici les étudiants de l'IUFM de chez vous, Christophe : ils sont bien chez vous.

citations :
"Bonjour, je suis admise à l'iufm de Ch... et je voudrais simplement savoir si des personnes y sont déjà passés.
Comment est l'ambiance (même si cela doit dépendre des promos), comment sont les profs, la ville, quelle est la taille de la promo ?
Enfin bref, j'aimerai bien avoir des informations sur un peu tout
Pour le moment j'ai juste entendu que la ville était pas terrible.
Merci à vous et bonne journée. "

"jai fais mes 2 années diufm la bas et jen garderais un trés bon souvenir!!

Certes, la ville n'est pas bien grande et ca ne bouge pas beaucoup mais c'est quand meme trés sympathique!
s
Concernant, liufm, la formation est trés bien! vu ke cé un petit iufm,les profs son trés proches, tré disponibles, lorganisation administrative est bien gérée (contrairement a dautres iufm plus grands..)
Si tu a besoin, n'hésites surtout à me demander, ou a me poser des questions plus précises si besoin est. " [vous n'avez pas prévu un module "découverte de l'orthographe ?]

" Pour l'ambiance, ça dépend de ceux de ta promo : solidarité ou "tirage dans les pattes". C'est comme dans chaque IUFM...
- Pour les profs, ça dépend : des bons, des moins bons mais, globalement, je ne pense pas qu'il y en ait de particulièrement "nuls". Et ils sont tous accessibles pour tout renseignement complémentaire, c'est important !
- Pour la ville, ça dépend de ton point de vue et de tes attentes. Si tu viens de B..., c'est moins dynamique, c'est sûr... Mais j'aime cette ville pour sa dimension humaine, et on peut toujours trouver à s'occuper ! A noter que les bus de ville sont gratuits.
- Pour la taille de la promo, environ 90 PE1, une petite soixantaine en PE2. "

Et la cerise sur le gâteau :
"Près de l'IUFM c'est le quartier St Christophe, c'est très sympa, tu dois pouvoir trouver qqch ! "

Écrit par : c. cru | 24 octobre 2008

Réponse de Monsieur Gérard SCHIVARDI

C’est un honneur pour moi de répondre aux questions que vous avez bien voulu me poser : l’un des axes de ma candidature est en effet la défense de l’école publique et laïque, la reconquête du droit à l’instruction pour la jeunesse, et pour ce faire, la nécessaire rupture avec l’Union européenne.

1° En ce qui concerne la mission des professeurs, de quelle définition êtes-vous le plus proche ?

1. La mission des professeurs est essentiellement de transmettre le savoir.
2. A la transmission du savoir doivent obligatoirement s’ajouter d’autres missions.
3. Cette mission consiste dans une éducation globale dont la transmission des savoirs ne constitue qu’une partie parmi beaucoup d’autres.

Je considère que la mission des professeurs est essentiellement de transmettre le savoir. Cette mission est remise en cause depuis des années et d’abord par un affaissement considérable des conditions mêmes d’instruction.
J’ai ainsi appris que 5500 postes devraient être supprimés à la rentrée prochaine dans les lycées et collèges et que depuis vingt ans, 11 000 écoles communales ont aussi été fermées, 5 833 communes ont perdu leur école comme elles perdent leurs bureaux de poste et comme les cantons perdent leurs hôpitaux. Et tout cela pourquoi ? Parce que tous les gouvernements successifs ont inscrit leur action dans le cadre des traités de Maastricht et Amsterdam, dont l’article 104 exige : « Les Etats membres évident les déficits publics excessifs. La Commission surveille l’évolution de la situation budgétaire et du montant de la dette publique dans les Etats membres en vu de déceler les erreurs manifestes. Elle examine notamment si la discipline budgétaire a été respectée. » C’est ce que l’Union européenne appelle le Pacte de stabilité. Libérer le pays de ce carcan, rétablir classes et postes ne pourra qu’aider les enseignants et leurs élèves. C’est pourquoi je suis candidat pour la rupture avec l’Union européenne.

2° Que doit faire, selon vous, un Ministre de l’Éducation nationale pour rétablir dans les établissements la sérénité nécessaire à l’étude ?

Pour rétablir la sérénité nécessaire à l’étude, toute sa place doit être effectivement redonnée à l’instruction, à la transmission des savoirs. Mais on ne peut éluder le pourquoi d’une situation dramatique dans notre pays. Des enseignants m’ont appris que l’Union européenne a adopté un mémorandum pour l’éducation tout au long de la vie, publié en octobre 2000, qui privilégie « l’éducation non formelle » acquise sur le tas et « l’éducation informelle », celle de la vie : supermarchés, halls de gare, lieux de culte sont cités comme autant de cadres de formation au détriment de « l’éducation formelle », autrement dit l’école. Où cela nous mène-t-il ? N’y a-t-il pas pire violence que celle qui livre la jeunesse à la rue, sans espoir, sans avenir, sans défense ? Rétablir la sérénité nécessaire à l’étude, c’est redonner vie à ce discours de Victor Hugo, qu’un ami instituteur m’a rappelé récemment, discours prononcé à l’assemblée nationale le 15 janvier 1850 pour l’instruction gratuite et obligatoire et un « grandiose enseignement public, donné et réglé par l’État », c’est-à-dire « Pas une commune sans une école, pas une ville sans un collège, pas un chef-lieu sans une faculté. Un vaste ensemble, ou, pour mieux dire, un vaste réseau d’ateliers intellectuels, lycées, gymnases, collèges, chaires, bibliothèques, mêlant leur rayonnement sur la surface du pays, éveillant partout les aptitudes et échauffant partout les vocations. »

3° Êtes-vous favorable ou défavorable à une définition précise de l’organisation des études et des examens relevant de l’Éducation nationale par l’établissement de programmes nationaux et d’horaires nationaux pour chaque discipline ?

Bien évidemment. Programmes, horaires et diplômes doivent rester nationaux, ou plus exactement le redevenir : c’est la condition nécessaire à l’exercice de l’égalité des droits. C’est contradictoire avec le maintien de la loi Jospin de 1989 qui a instauré le projet d’école et d’établissement obligatoires. Elle doit être abrogée comme toutes les “ lois ” qui en découlent et qui ont été mises en oeuvre depuis, notamment la loi Fillon du 23 avril 2005.

4° Êtes-vous favorable ou défavorable à l’idée de rétablir le rôle de l’inspection générale en lui confiant de nouveau la responsabilité de l’élaboration des programmes et en veillant soigneusement à l’évaluation impartiale des compétences et de la qualification scientifiques des nouveaux inspecteurs recrutés ?

Aujourd’hui les inspecteurs sont totalement sous tutelle. C’est directement sous la coupe du ministère des finances qu’ils ont dû travailler aux rapports d’audits justifiant la dite « modernisation » de l’Etat qui non seulement supprime des milliers de postes d’enseignants – 27000 ont disparu depuis 2002- mais menace le ministère dans son existence même et l’élaboration de programmes nationaux dans chaque discipline.
La loi Fillon du 23 avril 2005, m’a-t-on dit, a imposé le « socle commun de connaissances et de compétences ». Le mot « socle », emprunté au bâtiment, est utilisé sans doute pour « rassurer » le peuple français, mais j’ai appris que c’est la commission européenne qui a rédigé les « huit compétences clés pour l’éducation et l’apprentissage tout au long de la vie », ce « cadre de référence européen » dont le « socle commun » est la copie conforme et où toute discipline disparaît. L’une des compétences européennes est « Communiquer dans sa langue maternelle ». Comme fils d’immigré, je suis bien placé pour savoir que ce n’est pas la même chose que l’étude de la grammaire, de l’orthographe, des auteurs … La commission européenne n’en a que faire, son seul impératif c’est la baisse du coût du travail. Voilà une raison de plus de ne pas s’y soumettre. Rendre à l’inspection générale ses missions d’élaboration des programmes et son statut, garantir son indépendance vis-à-vis de tout gouvernement ne pourra que participer de la reconquête du droit à l’instruction publique pour la jeunesse, du droit d’enseigner pour les professeurs, de la valeur des diplômes.

5° L’actuel Ministre de l’Éducation nationale a souhaité renforcer à l’école primaire l’apprentissage effectif de la lecture, de la grammaire, du calcul et du vocabulaire par un enseignement méthodique et systématique: continuerez-vous ou non à développer cette politique ?

Le ministre actuel vient même de prôner le retour au quart d’heure quotidien de calcul mental sur les bancs de l’école primaire. Tout pas en avant vers le rétablissement de l’instruction digne de ce nom ne pourrait qu’être encouragé. Mais s’agit-il de cela ? Que valent les circulaires ministérielles si les Etablissements Publics d’Enseignement Primaire sont mis en place , si les écoles communales n’existent plus ? Car tel est l’enjeu des EPEP : 26 000 écoles de moins de quatre classes risquent de disparaître au profit de « pôles intercommunaux » qui pourraient expérimenter l’autonomie totale, c’est-à-dire échapper à toute réglementation nationale sur le plan scolaire. Une des premières mesures à prendre, c’est l’abandon d’une telle mesure et l’abrogation de la loi qui l’a inspirée, la loi du 13 août 2004, dite des libertés et responsabilités locales.
J’ai appris que le même ministre n’hésite pas à supprimer tout accès aux soins et à l’enseignement spécialisé aux enfants autistes. Comment se fait-il qu’ils soient obligés d’être dans les classes ordinaires, empêchant bien malgré eux le déroulement normal des cours, l’apprentissage de la lecture, de l’écriture et du calcul ? A l’origine de cette mesure, il y a la loi Montchamp du 11 février 2005 et les recommandations et décisions de l’Union européenne à l’origine de l’intégration « dans le système traditionnel d'éducation et de formation » des enfants handicapés qu’elle appelle « apprenants à besoins spécifiques », car les soins et l’éducation spécialisée coûteraient trop cher : un enfant scolarisé dans une classe ordinaire « coûte » 7 000 € par an, comparé à 30 000€ minimum dans un établissement spécialisé, adapté à son handicap.

6° Êtes-vous favorable ou défavorable à l’introduction et au développement du contrôle continu au baccalauréat ?

Je suis, vous vous en doutez, défavorable au contrôle continu (ou contrôle en cours de formation) au baccalauréat. Je suis pour le maintien des épreuves anonymes, je suis pour que le baccalauréat reste le premier grade universitaire. J’ai été particulièrement scandalisé par le prérecrutement, ou tri, opéré par certaines universités dès ce mois de mars pour la rentrée prochaine, sur décision du ministre délégué aux universités, monsieur Goulard. Le contrôle continu ne peut que détruire le baccalauréat comme diplôme national, reconnu nationalement. Au-delà, il entraîne un affaissement général des connaissances, puisqu’elles perdront leur caractère obligatoire.

7° Quelle est votre position sur les classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE) ? Considérez-vous qu’elles constituent un élément indispensable de l’organisation de l’Éducation nationale ?

Les CPGE sont indispensables. Nul n’ignore que sans elles, il n’y aurait pas d’écoles normales supérieures, il n’y aurait pas d’ingénieurs, de chercheurs. Notre système est envié dans le monde entier. Mais cette autre « exception française » est, comme toutes les études universitaires, menacée par le LMD. Ce système mis au point par l’Union européenne ronge tout l’enseignement supérieur. Pour sauver les CPGE, les école normales supérieures et les facultés, peut-on décidemment faire autrement que rompre avec l’Union européenne ?

8° Quelle est votre position par rapport à la « discrimination positive » ?

Il faut aller au fond des problèmes, à leur racine. Au nom de la « discrimination positive », les collèges « ambition réussite » et les dizaines d’écoles qu’ils drainent dans leur réseau vont échapper à toute réglementation nationale en matière de programmes, d’horaires. Ils ont été conçus pour expérimenter l’autonomie des collèges et des écoles, et remettre en cause les statuts des enseignants. J’ai appris que des agrégés pouvaient être affectés en école primaire et que le summum de « l’ambition » et de la « réussite » c’était l’enseignant qui n’enseignait plus mais devenait « tuteur ». Quel gâchis !

9° Êtes-vous favorable ou défavorable au recrutement des professeurs agrégés et certifiés par concours national à épreuves écrites anonymes et à épreuves orales appréciées collégialement par un jury national souverain ainsi qu’à l’attribution des postes par l’administration centrale de l’État aux lauréats de ces concours ?

Les concours nationaux sont la base même de l’égalité de droits pour l’accès aux fonctions publiques : leur impartialité doit être garantie par l’anonymat et la souveraineté des jurys. La politique de réduction des “ déficits publics ” fait qu’aujourd’hui un départ en retraite sur deux n’est pas remplacé. Le nombre de places aux concours enseignants a diminué de moitié depuis 5 ans, toujours au nom du pacte de stabilité. Pour la première fois cette année le budget de l’enseignement scolaire est en baisse, le gouvernement s’en félicite, et la Commission européenne appelle à plus d’efforts encore. En effet, dans son rapport annuel de 2007 sur le programme de stabilité français, la Commission indique : « Il existe des risques quant au respect des objectifs budgétaires, et la position des finances publiques pourrait ne pas être suffisante pour assurer leur réalisation d’ici à 2010 ». En clair, Bruxelles demande de nouveaux efforts, quel que soit le futur président.

10° Approuvez-vous ou non que soient nommés professeurs certifiés ou professeurs agrégés des personnes n’ayant jamais été reçues ni au concours externe ni au concours interne ?

J’ai de jeunes amis, bardés de diplômes, qui tentent des concours actuellement. Ils tentent tous les concours, absolument tous, comme ils remplissent des CV, des tas de CV. Il y a de moins en moins de postes aux concours et de moins en moins d’emplois rémunérés correctement. Le chômage est insupportable. Certains ont été emplois jeunes, ils ont tenté « la 3ème voie » pour devenir enseignant. Mais ils se retrouvent aujourd’hui vacataires, comme des milliers d’autres que le ministère ne se donne même pas la peine de compter, alors qu’ils pourraient être titulaires.
S’il n’y a pas rupture avec l’Union européenne, les concours seront appelés à disparaître, parce qu’un concours c’est un fonctionnaire recruté sur sa qualification. Un fonctionnaire c’est une carrière et une pension, c’est un coût. La “ validation des acquis de l’expérience ” ( comme l’expérience d’élu politique ou syndical ou de militant associatif ! ) qui vient d’être introduite récemment dans la Fonction publique à la place des concours est un pas vers le recrutement clientéliste et arbitraire, mais surtout un pas vers la disparition de toute qualification dans la Fonction publique.

11° Êtes-vous favorable ou défavorable à l’introduction de la « bivalence » (définie comme le fait d’enseigner une seconde discipline sans avoir subi toutes les épreuves du CAPES correspondant) ?

Peut-on opérer un œil si on est chirurgien dentiste ? Peut-on construire une maison si on est boulanger ? Comment un professeur d’histoire pourrait-il enseigner le français ? Je suis résolument hostile à cette introduction de la « bivalence » et je soutiens totalement les enseignants et leurs organisations qui exigent l’abrogation du décret que le ministre De Robien a osé publié contre leur volonté et celle des parents de plus en plus angoissés par ces mesures qui pèsent un peu plus sur l’avenir des enfants.
En toutes circonstances la qualification disciplinaire des professeurs doit être respectée et ces décrets abrogés. Oui, cela « coûte » de fabriquer un agrégé de philosophie ou un professeur d’électromécanique. Cela ne coûtera jamais assez au regard des besoins.

12° Êtes-vous favorable ou défavorable au maintien des IUFM ?

J’entends dire que chaque université est maintenant autorisée à élaborer ses propres diplômes qu’on appelle “ européens “ alors qu’ils sont régionaux. J’entends dire que chacune va assurer comme elle le veut et comme elle le peut la formation pratique des enseignants. Il n’y aura plus de cadre national, il n’y aura donc plus d’instruction républicaine, je ne suis pas d’accord. J’entends dire que des jeunes stagiaires remplacent des titulaires rôdés dans les classes, que certains tombent malades, en démissionnent ? Comment le ministère peut-il organiser cela impunément ? Dans la maçonnerie, vous êtes condamné si vous laissez un jeune apprenti seul sur un toit et sans protection !
Est-ce que le retour aux écoles normales, qui formaient les instituteurs dès l’issue de la 3ème ne permettrait pas de remettre la formation des enseignants sur de bons rails ? Cela permettait d’ailleurs à des enfants de familles ouvrières ou paysannes de devenir instituteur.

13° Depuis 1972, les agrégés sont la seule catégorie de professeurs exclue de toute revalorisation indiciaire : vous engagez-vous à faire cesser rapidement cette injustice ?

La signature par les gouvernements des traités de Maastricht, puis d’Amsterdam, renforce l’austérité budgétaire. Cela se traduit notamment par le blocage des augmentations générales de salaires dans la fonction publique (le point a perdu près de 30 % par rapport à l’augmentation des prix depuis 1982) et le refus de négocier sur les revendications catégorielles. Votre demande d’une revalorisation indiciaire des professeurs agrégés est parfaitement fondée.

14° Vous engagez-vous à rétablir un véritable mouvement national des professeurs du second degré et à abroger les dispositions instaurées en 1998 sous l’appellation de « mouvement national à gestion déconcentrée » ?

Je croise à chaque vacance scolaire des enseignants de retour au « pays ». Ils me parlent de leurs problèmes. Beaucoup souhaitent revenir près de leur famille. Or ils ne peuvent pas revenir ici même ceux qui ont déjà une longue expérience et sont « anciens » dans le métier. Pourquoi ? Tout simplement parce que le mouvement national, c’est-à-dire, le droit de choisir un poste précis sans perdre le sien, n’existe plus depuis 98 ! Un ami, professeur d’EPS, a pu rejoindre la région, mais il s’est vu proposer un bout de poste fixe dans un établissement distant de 50 Kms de chez lui, il doit faire le reste de son service à 150 Km, à Port la Nouvelle, près de Narbonne, trois fois par semaine. Ce n’est pas normal.
Alors, oui, je suis pour le retour au mouvement national des personnels enseignants et l’abrogation des mesures qui empêchent un fonctionnaire de l’Etat d’aller, comme c’est permis dans son statut par ailleurs, où il le souhaite, dans un poste qu’il a demandé.

15° Vous engagez-vous à permettre l’affectation des professeurs agrégés sur des postes correspondant à leur qualification et à leurs compétences, et à mettre fin au gâchis que l’on observe actuellement, faute de telles affectations systématiques ?

Comme vous le savez, je suis maçon. Je n’ai pas fait de longues études. Pourtant, aujourd’hui, je suis candidat aux élections présidentielles. Si je peux le faire c’est, non seulement parce qu’il y a la force des idées que je défends avec mes collègues maires, mais aussi parce qu’à l’école primaire, au collège, j’ai eu la chance d’avoir des instituteurs et des professeurs qui m’ont donné, à moi, fils d’immigré italien, l’instruction. Ces professeurs m’ont transmis, après avoir passé un concours très difficile, leur savoir. Alors pourquoi nommer un enseignant en dehors du poste auquel il peut prétendre ? Là aussi, je vous donnerai un exemple : au premier trimestre, j’ai appris qu’un agrégé de lettres classiques n’avait pas de classes et que l’administration lui avait imposé de tenir le standard de l’établissement ! Il est agrégé, les élèves veulent apprendre, alors, tout simplement, il doit être nommé dans les classes qui correspondent à son niveau de recrutement, à sa qualification, à sa discipline de recrutement.

16° Vous engagez-vous à maintenir le statut général des fonctionnaires et les statuts propres aux différents corps d’enseignants, dans le Primaire, le Secondaire et le Supérieur ?
Que pensez-vous de la modification des décrets de 1950 relatifs aux obligations de service des personnels enseignants du second degré (décret n°2007-187 du 12 février 2007) ?

Il découle, je crois, de tout ce qui précède que je suis un fervent partisan du maintien du statut général de la fonction publique de l’Etat. Le transfert des personnels TOS aux collectivités territoriales n’est que le prélude à l’externalisation des services d’entretien, de restauration, d’hébergement et d’accueil. Je viens d’apprendre que le ministère des sports a signé un contrat de partenariat public-privé avec les trusts Vinci, Accor, Dexia et que 140 TOS de l’INSEP perdraient tout, toutes leurs garanties de fonctionnaires avec leur poste, dans cette privatisation. Un collège du Loiret s’est ouvert dans le même cadre sans un seul personnel TOS.
Ces « opérations financières » sont le produit de l’article 3 du traité de Maastricht qui définit l’Union européenne comme « un régime assurant que la concurrence n’est pas faussée dans le marché intérieur ». Aucun domaine n’y échappe, pas plus l’enseignement que la santé.
Voilà pourquoi le maintien des statuts particuliers des personnels enseignants qui, notamment dans l’enseignement secondaire, définissent leurs missions en heures d’enseignement est si important. L’abrogation du décret n°2007 187 du 12 février 2007 est à exiger dès maintenant, sans attendre.

17° Approuvez-vous aujourd’hui cette phrase de la circulaire du Ministre Jean Zay, de décembre 1936 : « L’intérêt supérieur de la paix à l’intérieur de nos établissements passera devant toute autre considération. Ceux qui voudraient troubler la sérénité n’ont pas leur place dans les écoles qui doivent rester l’asile inviolable où les querelles des hommes ne pénètrent pas » ?

La laïcité de l’école implique son indépendance vis-à-vis de tous les groupes de pression politiques, religieux, idéologiques, commerciaux, garantie par la loi, celle de 1905. La sérénité des conditions de travail suppose que l’institution soit préservée comme lieu d’instruction et non comme la caisse de résonance et le forum permanents des pressions extérieures. L’ignorance et l’obscurantisme ne peuvent produire que des esclaves. C’est une directive européenne qui est a remis en cause l’interdiction du travail des enfants (DE 94/33 du 22 juin 1994), transposée en droit français par l’ordonnance n°2001-174 du 22 février 2001 : « Le principe d’interdiction du travail des enfants (…) ne s’applique pas aux enfants âgés de 14 ans au moins qui travaillent dans le cadre d’une formation en alternance ou de stage en entreprise. ».
Comme nous l’avons dit avec mes amis maires :
Nous, élus du peuple, maires des communes, constatons chaque jour les dégâts provoqués par la déqualification, la précarité et le chômage sur la jeune génération.
Parce que nous avons le devoir de protéger nos enfants de la misère, l’Etat doit :
# abroger toutes les mesures prises en application des recommandations et directives de la Commission européenne qui ont plongé la jeunesse dans la déqualification . Garantir un diplôme national, sanctionnant des connaissances et reconnu dans les conventions collectives nationales !
# rouvrir les 336 LP fermés, rétablir les 6.375 postes aux concours supprimés en 2006, maintenir les 5.500 postes de professeurs menacés pour la rentrée 2007 !

Avec mes collègues maires nous réclamons : que l’Etat assume sa responsabilité de recruter de former, de payer nos instituteurs, d’ouvrir les classes au lieu de les fermer, de scolariser les enfants en maternelle au lieu de l’en empêcher. Pour notre part, nous n’avons pas attendu pour assumer nos responsabilités qui sont d’assurer l’entretien de nos écoles communales, le financement de nos cantines, des cars, des fournitures scolaires et dans la mesure de nos moyens des activités périscolaires. Nous réclamons :
# l’arrêt de la fermeture des écoles communales et leur réouverture là où elles ont été fermées.
# l’abrogation des lois anti laïques à commencer par l’article 89.
# l’abrogation des lois de décentralisations organisant l’éclatement de l’Education nationale et le transfert des responsabilités de l’Etat aux collectivités territoriales. Et s’il faut rompre avec le pacte de stabilité exigeant la diminution des dépenses publiques pour sauver nos écoles communales : rupture avec le traité de Maastricht et l’Union européenne !

Écrit par : Manu | 24 octobre 2008

Réponse de Monsieur Nicolas DUPONT-AIGNAN

Préambule des réponses de Nicolas Dupont-Aignan

Pour expliquer les réponses détaillées qui figurent ci-dessous, il me paraît utile de rappeler quelques principes qui guident mon action :

# le souci de l'indépendance nationale,

# le peuple est souverain de ses choix d'organisation politique ;

# L'attachement indéfectible à la laïcité, fondement de la République.


Les fonctionnaires que sont les enseignants sont des agents de l'Etat, au service du peuple dans le domaine particulier qu'est l'école, matrice de la République. Comme les citoyens sont épris de justice et d'égalité, il convient de recruter les fonctionnaires par concours, national, en nombre et en qualité suffisants pour assurer le service ; le juste concours garantissant la compétence des agents et la qualité du service, pour l'intérêt de tous.

1° En ce qui concerne la mission des professeurs, de quelle définition êtes-vous le plus proche ?

1. La mission des professeurs est essentiellement de transmettre le savoir.
2. A la transmission du savoir doivent obligatoirement s’ajouter d’autres missions.
3. Cette mission consiste dans une éducation globale dont la transmission des savoirs ne constitue qu’une partie parmi beaucoup d’autres.

Mon choix est évidemment la réponse a).
En voici les raisons :
# c'est la première charge que leur confie l'Etat, que personne ne fera à leur place,
# les professeurs sont compétents pour cette tâche, et il vaut mieux employer les personnels dans leur domaine de compétence, dans l'intérêt de tous,
# enfin, j'ai entendu beaucoup d'enseignants de tous ordres se plaindre de la multitude de missions supplémentaires qu'on veut leur faire assumer, et qui relèveraient d'autres organismes, ou des familles. Soucieux de ne pas aggraver leurs conditions de travail, il me paraît raisonnable de les laisser accomplir sérieusement ce qui est exactement de leur compétence : l'instruction, la transmission des connaissances.


2° Que doit faire, selon vous, un Ministre de l’Éducation nationale pour rétablir dans les établissements la sérénité nécessaire à l’étude ?

Vous y répondez vous même à la question 17 par une fort belle citation de Jean Zay, que j'approuve tout à fait. Il est probable que, à cette époque, le défunt ministre visait par là les débats religieux ou politiques, mais nous pouvons fort bien considérer que les fauteurs de troubles qu'il convient d'écarter sont les auteurs des actes violents, et ceux qui les laissent se développer.
J'ai déjà dit ailleurs que je me propose d'abroger les lois Jospin-Fillon, et donc tous leurs textes d'application, qui sont la très regrettable base légale de la dilution de l'autorité des maîtres. Le rétablissement de textes réglementaires corrects, qui rassurent l'autorité pédagogique des professeurs, sera un bon moyen de ramener la sérénité, même si, bien sûr, cela ne suffira pas.

3° Êtes-vous favorable ou défavorable à une définition précise de l’organisation des études et des examens relevant de l’Éducation nationale par l’établissement de programmes nationaux et d’horaires nationaux pour chaque discipline ?

Etant attaché à l'égalité républicaine sur tout le territoire national, il va de soi que les programmes et les horaires d'étude doivent être nationaux, ainsi que les examens : voir la question 6.

4° Êtes-vous favorable ou défavorable à l’idée de rétablir le rôle de l’inspection générale en lui confiant de nouveau la responsabilité de l’élaboration des programmes et en veillant soigneusement à l’évaluation impartiale des compétences et de la qualification scientifiques des nouveaux inspecteurs recrutés ?

Si l'on remet les questions dans l'ordre, il faut d'abord se demander comment on va évaluer impartialement la qualification des nouveaux inspecteurs, et qui va en être chargé. La question ne se posant pas seulement pour l'élaboration des programmes.
Il est vrai que le conseil national des programmes mis en place par la loi Jospin n'a pas rempli le rôle attendu, et l'actuel Haut conseil de l'éducation paraît aussi parti sur de mauvaises bases. Comme je propose d'abroger les lois Jospin-Fillon, cet organisme disparaîtra. Sous réserve d'approfondissement ultérieur, et en tenant compte des réserves que vous émettez vous-mêmes sur l'Inspection générale, c'est peut-être cependant la moins mauvaise solution.

5° L’actuel Ministre de l’Éducation nationale a souhaité renforcer à l’école primaire l’apprentissage effectif de la lecture, de la grammaire, du calcul et du vocabulaire par un enseignement méthodique et systématique: continuerez-vous ou non à développer cette politique ?

Il me paraît important, en effet, de renforcer ces apprentissages de base. Comme il ne suffit pas d'injonctions ministérielles ni de visites-éclairs des inspecteurs, il faudra en renforcer les moyens, par une documentation pédagogique sérieuse et renouvelée, un grand effort de formation continue des instituteurs et professeurs d'école sur des bases nouvelles mais peut-être pas par les actuels professeurs d'IUFM, ni par les actuels inspecteurs de l'école primaire.

6° Êtes-vous favorable ou défavorable à l’introduction et au développement du contrôle continu au baccalauréat ?

Je suis défavorable au contrôle continu, non seulement au baccalauréat mais à tous les examens, pour les raisons suivantes :
# un jugement local entraîne presque inévitablement des inégalités, puisque les sujets du contrôle continu sont différents,
# si les candidats sont connus de leurs examinateurs puisque ceux-ci sont leurs professeurs, ils ne sont pas protégés par l'anonymat, non plus que les professeurs, et tous encourent le risque d'un jugement partial, c'est contraire à l'égalité républicaine. Les examinateurs encourent le risque de pressions, voire de menaces, et les candidats à qui l'on décerne des diplômes dans ces conditions douteuses sont trompés, car ce sera un titre dévalué.
Cette entorse à l'égalité républicaine des examens est méprisante pour les élèves, et dangereuse pour les professeurs, que l'Etat ne protège plus.

7° Quelle est votre position sur les classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE) ? Considérez-vous qu’elles constituent un élément indispensable de l’organisation de l’Éducation nationale ?

Ces classes préparatoires fonctionnent encore bien, surtout si on les compare à la triste situation des premiers cycles universitaires. C'est une raison suffisante pour les garder, du moins pour un certain temps. Avec l'abrogation de la loi Jospin-Fillon, la remise en ordre de l'organisation scolaire, et des repères intellectuels à tous les niveaux de l'enseignement – ce qui prendra beaucoup de temps malgré la volonté et le dévouement des professeurs - on peut espérer que les universités n'auront plus à souffrir de la comparaison. Alors, et alors seulement, on pourra rediscuter d'une éventuelle fusion des deux systèmes.

8° Quelle est votre position par rapport à la « discrimination positive » ?
On a cru bien faire en 1982, en instituant les ZEP, première forme de discrimination positive. Tous les travaux de sociologie montrent que les résultats en sont décevants, malgré les moyens matériels supplémentaires et un énorme investissement personnel des enseignants.
Le sens actuellement donné à l'expression « discrimination positive » part encore de la bonne volonté, mais elle s'active trop tard : ce n'est pas à l'entrée en seconde ou dans les classes préparatoires spéciales que l'on peut sauver des élèves à qui l'on a infligé depuis l'école primaire des programmes déstructurés, et à qui l'on ment sur leur niveau.
Quant aux passe-droit pour intégrer certaines écoles, ils sont une insulte à la dignité humaine des jeunes que l'on prétend ainsi favoriser, et que l'on livre sans défense culturelle à la risée de leurs camarades, aux quolibets des éventuels futurs employeurs. C'est indigne de la République.

9° Êtes-vous favorable ou défavorable au recrutement des professeurs agrégés et certifiés par concours national à épreuves écrites anonymes et à épreuves orales appréciées collégialement par un jury national souverain ainsi qu’à l’attribution des postes par l’administration centrale de l’État aux lauréats de ces concours ?

Sur la partie écrite du concours, je réponds dans la question suivante. Pour les épreuves orales, si on garantit l'impartialité du jury, je vous suis.
Sur les nominations et mutations (voir aussi la question 14) : le concours étant national, il paraît cohérent que les nominations le soient aussi. La déconcentration introduite en 1998 par monsieur Allègre (et qui, elle, va de pair avec la loi de décentralisation de 1982, qui n'a pas fait la preuve de son utilité pour le peuple ni pour la démocratie), loin d'améliorer la gestion des personnels et des postes et l'intérêt du service, a considérablement alourdi et compliqué le mouvement, qui souvent dure d'avril à début septembre. A une époque où les merveilles de l'informatique permettent de traiter de très grands fichiers (à condition d'avoir des logiciels bien faits et de mettre toutes les informations utiles), l'argument du grand nombre de cas à traiter ne tient pas. Il est donc conforme au souhait unanime des fonctionnaires et des citoyens en général, de respecter l'égalité républicaine, surtout quand elle coïncide avec la simplicité réelle de la gestion, en rétablissant le mouvement national.

10° Approuvez-vous ou non que soient nommés professeurs certifiés ou professeurs agrégés des personnes n’ayant jamais été reçues ni au concours externe ni au concours interne ?

J'ai dit dans le préambule que les fonctionnaires - tous les fonctionnaires - doivent être recrutés par concours, national, écrit, anonyme, condition nécessaire de la justice vis-à-vis des citoyens. Si des personnels en exercice aspirent à une promotion, à un changement de grade ou de fonction, une solution généreuse et juste est de leur offrir des conditions convenables pour préparer les concours. Les modalités de préparation (congé, service partiel par exemple) peuvent être l'objet de négociations ultérieures, mais dans des conditions de clarté vis-à-vis de la nation.

11° Êtes-vous favorable ou défavorable à l’introduction de la « bivalence » (définie comme le fait d’enseigner une seconde discipline sans avoir subi toutes les épreuves du CAPES correspondant) ?

Il existe traditionnellement des bi (ou tri) valences, les lettres classiques, la physique-chimie, par exemple, qui ne soulèvent pas d'objection, parce que les professeurs de ces disciplines ont reçu une formation académique qui leur permet de les enseigner.
En revanche, le décret et l'arrêté récents (12 février 2007) qui modifient les obligations de service des enseignants, et permettent l'attribution de « mentions complémentaires », suscitent de ma part de vives réserves, car ces mentions complémentaires ne sont pas attribuées sur titres universitaires, et ne permettent pas de penser que les professeurs seront à l'aise pour enseigner ces nouvelles disciplines, sans formation suffisante. Cela ne va pas améliorer l'ambiance des classes, ni probablement le niveau des élèves.
Je déplore qu'en cette matière le ministère n'ait pensé qu'à de supposées commodités de gestion des postes, et par ailleurs à imiter, sur conseils de Bruxelles, certains pays voisins dont l'école n'est pourtant pas un modèle de réussite, si l'on en croit l'évaluation PISA. Il reste cependant à considérer à part la situation des petits collèges ruraux, où la gestion des postes pose des problèmes particuliers, mais ce n'est pas une raison pour y nommer des personnels à formation insuffisante.

12° Êtes-vous favorable ou défavorable au maintien des IUFM ?

Je suis défavorable à leur maintien ; l'actuelle loi Fillon n'a rien changé sur le fond, c'est-à-dire l'activité pédagogique. Il faut trouver une nouvelle organisation de la formation des enseignants, c'est celle des professeurs d'école qui est la plus difficile à trouver ; en partant - nécessairement – de la situation présente, avec les jeunes dans l'état que l'on sait, et dont ils ne sont pas responsables.

13° Depuis 1972, les agrégés sont la seule catégorie de professeurs exclue de toute revalorisation indiciaire : vous engagez-vous à faire cesser rapidement cette injustice ?

La question des traitements est à reprendre entièrement, dans toute la fonction publique et non seulement dans tel ou tel corps ; en effet il me paraît plus sain, vis-à-vis des autres catégories de fonctionnaires, de discuter ensemble d'une éventuelle modification de la valeur du point de base des traitements, qui aurait alors des conséquences saines et évaluables clairement, sur les carrières et les retraites. Il faudra mettre à plat la grille des traitements, clarifier les systèmes de primes diverses, qui entretiennent des rancoeurs et un sentiment d'injustice. Il faut que la nation reconnaisse la compétence et le travail de ses fonctionnaires, mais dans la clarté et la justice vis-à-vis des citoyens, par une négociation publique.

14° Vous engagez-vous à rétablir un véritable mouvement national des professeurs du second degré et à abroger les dispositions instaurées en 1998 sous l’appellation de « mouvement national à gestion déconcentrée » ?

Veuillez vous reporter à ma réponse à la question 9.

15° Vous engagez-vous à permettre l’affectation des professeurs agrégés sur des postes correspondant à leur qualification et à leurs compétences, et à mettre fin au gâchis que l’on observe actuellement, faute de telles affectations systématiques ?

Si les conditions générales de travail sont améliorées, notamment par une remise en ordre de l'organisation scolaire, des examens, le sentiment de gâchis sera diminué, et à terme il ne restera plus d'établissements que l'on a surtout envie de fuir.
C'est normalement le travail des commissions paritaires pour la nomination des personnels que d'affecter les professeurs, quel que soit leur grade, sur des postes correspondant à leurs compétences. En sont membres autant des responsables du ministère, des inspecteurs, que des élus du personnel, et ils ont les dossiers des professeurs, donc les éléments de jugement des cas. Laissons les commissions paritaires faire leur travail dans la justice et la sérénité.

16° Vous engagez-vous à maintenir le statut général des fonctionnaires et les statuts propres aux différents corps d’enseignants, dans le Primaire, le Secondaire et le Supérieur ?
Que pensez-vous de la modification des décrets de 1950 relatifs aux obligations de service des personnels enseignants du second degré (décret n°2007-187 du 12 février 2007) ?

L'action de l'Etat s'exerce par ses fonctionnaires, au service du peuple. C'est pour cette raison que les fonctionnaires doivent être protégés dans l'exercice de leurs fonctions, physiquement d'abord, et par le statut qui leur garantit l'indépendance et la liberté vis-à-vis des pouvoirs politiques locaux, et des parents ou autres groupes de pression éventuels, c'est une des conditions de respect de la laïcité de l'Etat. Il est donc important pour le gaulliste que je suis, soucieux du sens de l'Etat pour le service du peuple, d'en assurer les conditions, en particulier la nécessité du statut général des fonctionnaires.
Quant aux statuts particuliers des différents corps, dans l'état actuel de notre société, il ne me paraît pas sage pour l'instant de chercher à en changer, il y a tant d'autres tâches plus urgentes. Même si, dans un avenir plus lointain, ce n'est pas forcément exclu.
J'ai dit à la question 11 ma réprobation du décret et des arrêtés du 12 février, pris dans la précipitation et sur de mauvais motifs.

17° Approuvez-vous aujourd’hui cette phrase de la circulaire du Ministre Jean Zay, de décembre 1936 : « L’intérêt supérieur de la paix à l’intérieur de nos établissements passera devant toute autre considération. Ceux qui voudraient troubler la sérénité n’ont pas leur place dans les écoles qui doivent rester l’asile inviolable où les querelles des hommes ne pénètrent pas » ?

Je l'approuve, ainsi que je l'ai précisé plus haut, à la question 2. A la fois pour ramener à la raison les trublions indisciplinés, et sur des querelles plus générales, pour lesquelles tous ensemble nous devons faire respecter la laïcité de l'école.

Écrit par : Manu | 24 octobre 2008

Réponse de Madame Ségolène ROYAL

Par une correspondance du 14 février dernier, vous avez souhaité m’adresser un questionnaire portant sur l’enseignement, élaboré par les membres du bureau de votre association et je vous en remercie.

Comme vous me l’avez demandé, je vous fais part de mon point de vue sur certains problèmes qui importent à votre association.

Les professeurs doivent, à mes yeux, transmettre des savoirs et jouer un rôle éducatif auprès de leurs élèves. Pour rétablir dans les établissements la sérénité nécessaire à l’étude, je demanderai au ministre de l’Éducation nationale de renforcer la présence des adultes dans les écoles, les collèges et les lycées et de prendre des initiatives pour développer le soutien scolaire de façon à aider les enfants à mieux apprendre.

Je suis favorable à une définition précise des examens, des programmes et des horaires nationaux pour chaque discipline, comme c’est le cas actuellement.

Les CPGE constituent un élément essentiel de l’organisation de l’Éducation nationale. Une des propositions de mon Pacte Présidentiel est d’ailleurs d’implanter des CPGE dans les quartiers qui en sont dépourvus, car l’excellence scolaire doit figurer sur tout le territoire.

Je suis très favorable aux aides individuelles ciblées et à une relance de l’éducation prioritaire, notamment en baissant à 17 le nombre d’élèves par classe au CP et au CE1.

Je suis favorable au maintien de la situation actuelle concernant les concours de recrutement des professeurs et je suis attachée au recrutement des professeurs par concours.

Je ne suis pas favorable à la bivalence. J’étudierai, en concertation avec les représentations des personnels, toutes les améliorations qui pourront être apportées aux formations initiale et continue des enseignants.

Le maintien du statut général des fonctionnaires me semble indispensable. La valse des décrets et circulaires visant à réformer le métier enseignant est contre-productive et totalement opposée à ma manière de voir les choses. Les initiatives que je prendrai pour améliorer le système éducatif prendront appui sur une large consultation préalable des professionnels de l’éducation.

J’espère, Monsieur le Président, avoir répondu à l’essentiel de vos attentes. La volonté de renforcer le système éducatif et de soutenir les professeurs dans l’exercice difficile de leur mission est au centre du pacte présidentiel que je propose à tous les Français. Au-delà de mes réponses à votre questionnaire, j’invite les membres de votre association à prendre connaissance de l’ensemble des mesures concernant l’École qui y figurent et que vous trouverez sur le site internet de ma campagne électorale : http://www.desirsdavenir.org/.

Je vous prie de croire, Monsieur le Président, à l’assurance de mes sentiments les meilleurs.

Ségolène ROYAL

Comme dirait Kartmann (dans South Park) : "Ça troue le cul !"

Écrit par : Manu | 24 octobre 2008

Une institutrice (pardon, PE) vient de se faire tabasser par une mère d'élève à Pézenas. L'école nouvelle est en bonne voie!

Écrit par : retraitée | 24 octobre 2008

2 extraits -choisis- de la réponse de Marie-Georges Buffet pour le PCF (qu'ils ne s'étonnent pas après de se ramasser 1 % des voix. Y a-t-il un électorat pédagol ?) :


5° L’actuel Ministre de l’Éducation nationale a souhaité renforcer à l’école primaire l’apprentissage effectif de la lecture, de la grammaire, du calcul et du vocabulaire par un enseignement méthodique et systématique: continuerez-vous ou non à développer cette politique ?

La bonne question est celle des méthodes pour y parvenir. Il ne me semble pas, de ce point de vue, que le retour à des méthodes anciennes qui, d'ailleurs, n'ont jamais fait la preuve de leur efficacité si on se situe dans le cadre d'un enseignement prenant en compte la diversité des élèves, soit la voie à suivre.

17° Approuvez-vous aujourd’hui cette phrase de la circulaire du Ministre Jean Zay, de décembre 1936 : « L’intérêt supérieur de la paix à l’intérieur de nos établissements passera devant toute autre considération. Ceux qui voudraient troubler la sérénité n’ont pas leur place dans les écoles qui doivent rester l’asile inviolable où les querelles des hommes ne pénètrent pas » ?

Cette citation reflète une conception de la laïcité progressiste à son époque, et fortement marquée par son contexte, mais aujourd'hui quelque peu dépassée. L'école ne saurait se désintéresser, en effet, des rapports sociaux dans lesquels elle joue elle-même un rôle en fonction des missions que la nation lui assigne et des moyens dont elle dispose pour les mener à bien.

Écrit par : Manu | 24 octobre 2008

Merci pour tous ces renseignements, Carmen Cru. Je ne sais pas où vous avez pêché tout ça!!!! ;-)

Pour ce qui est de l'orthographe, je crains que le "langage texto" ne se soit aussi immiscé chez les futurs enseignants. Mais j'ai quelquefois souligné quelques lacunes de ce côté dans leurs mémoires professionnels. ;-(

Écrit par : Christophe Sibille | 24 octobre 2008

Merci à Manu. C'est très instructif... Je savais bien pourquoi j'avais voté Schivardi.

Et c'est moi qui suis aux casseroles, ça fait partie de mes multiples talents.

Dobolino, quelle gâterie faites-vous à votre jules en échange de ses bons services culinaires (un mot qui commence bien, té !) ?
JPB

Écrit par : brighelli | 25 octobre 2008

Je viens de recevoir le mail suivant - j'ai juste coupé ce qui permettrait à certains d'identifier le monsieur dont il est question. Christophe, prenez-en de la graine !



"Cher Monsieur,



Un peu plus d'un an après vous avoir contacté une première fois, et vous avoir exprimé mon soutien pour les idées que vous affichez à propos de ce que devrait être l'Instruction publique, je reviens vers vous pour vous communiquer, en quelque sorte, le bilan de mon année de stage.
Si vous vous en souvenez, j'avais passé l'Agrégation externe d'anglais en 2007, et avais été nommé dans un lycée de ***.

Ma situation à l'heure qu'il est est la suivante : licencié de l'Education Nationale !

Pour avoir osé critiquer trop ouvertement la sacro-sainte didactique...

J'ai haï dès le premier jour les décoctions constructivistes que l'on nous faisait ingurgiter en IUFM, et, bien que je me sois efforcé d'être toujours courtois et prudent sur la forme, il n'a pas été difficile à nos formateurs de soupçonner, à mon endroit, quelques réticences pour les conneries sucrées et pontifiantes qu'ils nous servaient en cours de didactique et autres "modules transdisciplinaires"... Seul agrégé d'anglais de l'Académie (pour les années 2007 et 2008), je me détachais sur la ligne de crête, si bien que les snipers du pédagogisme ont pu m'allumer sans sortir de leur cachette.

On m'a demandé de rédiger un "écrit professionnel" (jusqu'à récemment, les agrégés étaient encore un peu protégés, et pouvaient se passer de cette formalité IUFM ; c'est fini...), ce que je n'ai accepté qu'en précisant bien que, n'étant aucunement didacticien, je n'entendais pas noyer mon travail de ce jargon pédantesque qui procure tant de joie aux cuistres. J'ai mené une réflexion sur le principe de la transmission, que j'estime naturellement au coeur de notre métier. Réflexion abreuvée, notamment, de celles de George Steiner (dans un opuscule écrit en collaboration avec un professeur de français (Eloge de la transmission, avec Cécile Ladjali, indispensable - note de JPB)), et comprenant même une ou deux citations de Laurent Lafforgue, que je pensais excellentes et fort à-propos. La "soutenance" fut orageuse, certains membres du "jury" me reprochant un manque de réflexion didactique, d'autres un manque de signification globale de mon travail, ce qui a provoqué mon ire !

De même, je me suis, au cours de l'année, ouvert de mes doutes sur les présupposés philosophiques du constructivisme à mon formateur principal, homme que je pensais honnête et digne de confiance. Tout cela en privé, et en termes choisis. J'ignore formellement si ce monsieur a cafardé, mais je sais que j'ai bien vite été convoqué par le directeur et le directeur-adjoint de mon IUFM en personnes, qui m'ont vertement reproché de ne pas prendre ma formation "professionnelle" au sérieux, et m'ont menacé, sans ambages, de non-titularisation... voire pire.

En avril, une IPR totalement acquise aux idées pédagogistes est venue me voir en classe. Pas un seul mot positif. Pas une once d'encouragement. J'ai d'ailleurs appris, incidemment, que si un élève tient mal son cahier, c'est ma faute (il s'agissait de Premières !)...
En mai, un IG est descendu, dûment briefé par sa collègue académique, pour me flinguer en bonne et due forme. C'était dans ma "mauvaise classe" (des Secondes agités et je-m'en-foutistes), au moment des mouvements lycéens. Les élèves se sont déchaînés (deux se sont même battus en début d'heure, ce qui n'était jamais arrivé auparavant). Résultat : l'IG, qui n'a vu en classe que ce qu'il voulait voir, m'a accusé de tout les maux (en absolvant ipso facto la classe). Il m'a reproché principalement le "manque de solidarité" des élèves à mon égard !
Recommandations : pas de titularisation, pas de renouvellement de stage dans le Second Degré. J'ai essayé de négocier un renouvellement dans le Supérieur, dont le principe a été accepté par l'IG (les Agrégés ont vocation, après tout, à intervenir dans les deux domaines).
Bien qu'ayant trouvé pas moins de trois postes universitaires (deux d'ATER, un de PRAG dans la faculté où je prépare mon doctorat !), le renouvellement de stage a été refusé fin septembre (avec un retard considérable, de plus).

Résultat : viré au bout d'un an, bien que n'ayant pas commis de faute (notation administrative à l'appui), et en dépit des trois solutions universitaires que j'avais apportées (et je bénéficiais, de surcroît, du soutien de l'Université de ***, de celui de ma directrice de thèse, de celui de la Société des Agrégés, de celui de ma tutrice elle-même, etc.)...

Je suis absolument convaincu que mes malheurs proviennent, à l'origine, des cloportes de l'IUFM, qui n'acceptent absolument pas qu'on remette en cause, ni même qu'on discute, dans les termes les plus réservés qui soient, leurs présupposés idéologiques. Et hélas ! ce qu'on me disait est vrai : les membres des corps d'inspection sont de plus en plus cul et chemise avec les pédagos...
Moralité : si l'on a pas une mentalité de petit-soldat de l'EdNat, gare à l'année de stage !

A l'heure où je vous écris, je serais au chômage si je n'avais pas eu la présence d'esprit de garder, par sécurité, l'un des postes ATER obtenus en juillet (U. de ***). Il s'agit d'un contrat privé, qui ne concerne pas l'Education Nationale.

Est-il besoin, M. Brighelli, que je vous exprime le désarroi et la colère que je peux ressentir à l'égard d'une hiérarchie et d'une administration capables d'un tel aveuglement ? Et quand je vois la mainmise prochaine (et totale) des spécialistes en "sciences de l'éducation" sur le recrutement des professeurs (on nous promettait l'abolition des IUFM !!!), je ne peux que broyer du noir...


Désolé de vous ennuyer avec ma petite histoire, mais je pensais qu'elle ne pourrait que vous conforter dans votre lutte contre les pédagos, fossoyeurs de l'enseignement français.

Keep up the good work !

X***, aka "Lewis Carroll"
Agrégé de l'Université, licencié de l'Education Nationale pour attitude pédagogiquement incorrecte..."

JPB

Écrit par : brighelli | 25 octobre 2008

retraité a écrit : "Que disent les vaches à lait des flatulences de Sarkozy le sélénite (autrement dit lunatique et mal luné : menstruation masculine, qui sait!)?
Espérons qu'il ne s'accrochera pas jusqu'à totale sénilité!"

Prétendre que notre saigneur est teint et qu'il a les racine rouges, c'et osé. Prévoyez un contrôle fiscal imminent.

Quant à la possibilité d'un maintien du sélénite jusqu'à la sénilité, cela ne dépend pas de Schivardi mais de la Providence Socialiste.

Bonnes vacances à tous.

Écrit par : dugong | 25 octobre 2008

PS : je maintiens que Schivardi n'est rien d'autre qu'un complément circonstanciel de temps en temps.

Apprécier ce qu'il peut écrire sur l'éducation n'a d'intérêt que d'être moins angoissé à l'idée d'être seul dans l'univers (hostile, focément hostile).

Je concède que ce n'est déjà pas si mal

Écrit par : dugong | 25 octobre 2008

Les cloportes sont de retour (I)

Le SGEN a des idées sur la réforme des lycées :

"Réforme du lycée: le Sgen-CFDT appelle à un rassemblement des organisations favorables à la construction d'un "vrai lycée démocratique"

"Sous couvert de voir dans le discours du ministre un danger pour le cycle terminal, certaines organisations syndicales tentent de pousser l'avantage que Monsieur Darcos vient de leur apporter en obtenant une réforme encore plus régressive. Pour sa part, le Sgen-CFDT appelle toutes les organisations favorables à la construction d'un vrai lycée démocratique à se rassembler", indique le syndicat dans un communiqué vendredi 24 octobre 2008. Le Sgen-CFDT fait allusion à la main tendue hier par le Snalc-CSEN au Snes-FSU et à la Fnec-FP-FO, leur proposant de construire "une action unitaire" contre la réforme du lycée (L'AEF n°103452).

"La nouvelle seconde décrétée par Xavier Darcos le 21 octobre 2008 (L'AEF n°103288) est loin de répondre aux demandes des lycéens, aux principes posés dans les 'points de convergences', aux discussions entre la mission lycée et les organisations syndicales", explique le Sgen-CFDT. "Cette nouvelle seconde est même une régression par rapport à la situation actuelle. En refusant de redéfinir les enseignements généraux autrement qu'en termes de discipline, le ministre aggrave les conditions de travail des lycéens. On ne voit pas bien quels 'allégements' des programmes pourront rendre crédibles les réductions d'horaires."

Le syndicat ajoute que "le bloc des enseignements complémentaires n'aidera pas les élèves à 'esquisser' " leur parcours de formation". "Au contraire, en mélangeant les modules d'exploration et d'approfondissement, il risque bien de conduire les élèves à assurer des compléments d'enseignements généraux plutôt que de découvrir de nouveaux champs d'études comme les SES ou les technologies. Quant aux trois heures d'aide personnalisée, le ministre semble plus soucieux d'en faire une plage supplémentaire d'approfondissement, qu'une aide aux élèves qui ont des difficultés."


"Refuser de définir les enseignements généraux autrement qu'en termes de discipline" mérite une traduction. Il s'agit de définir désormais les enseingements en termes de "compétences", en recentrant l'évaluation sur ce que l'élève sait faire, et non sur ce qu'il lui reste à apprendre. Bref, il s'agit de le mettre clairement au centre du système. Dan,s le genre light, on ne fait pas mieux.
Au pasage, le SGEN ne se demande pas ce qui conviendrait le mieux aux profs (et on pourrait peut-être tenter de concilier les intérêts des uns et des autres). Alors, disons-le tout net : les enseignants qui adhèrent encore à ce syndicat super-godillot sont masochistes.
JPB

Écrit par : brighelli | 25 octobre 2008

Les cloportes sont de retour (II)

Marc Le Bris (auteur il y a cinq ans de "Et vos enfants ne sauront plus lire... ni compter") vient d'être fait chevalier dans l'ordre national du Mérite. Darcos, en déplacement en Bretagne, en a profité pour lui remettre lui-même ladite décoraion.
Pourquoi pas...
Mais ça défrise le SGEN (si !) qui se fend d'un communiqué vengeur : faudrait voir que les anti-pédagogistes ne relèvent pas la tête trop haut...
Donc...

"
Dépêche n°103571

Nicolas Sauvage

Paris, Vendredi 24 octobre 2008, 19:34:25

Ligne directe: 01 53 10 30 01

Xavier Darcos décore Marc Le Bris. Indignation du Sgen-CFDT

"En choisissant de porter lui même sa décoration à Marc Le Bris", Xavier Darcos "affirme sa préférence idéologique pour la nébuleuse réactionnaire et passéiste", dénonce le Sgen-CFDT. Le syndicat fait allusion à la remise, par le ministre de l'Éducation nationale, de l'Ordre national du Mérite à Marc Le Bris. La cérémonie a eu lieu vendredi 24 octobre 2008 à l'inspection académique de Rennes, à l'occasion d'un déplacement du ministre en Ille-et-Vilaine (L'AEF n°103518).

Le ministre de l'Éducation nationale décore ainsi "l'outrance et la malhonnêteté intellectuelle" soutenues par "certains lobbies et syndicats", s'indigne le Sgen-CFDT pour qui "il n'est pas question (…) de céder devant cette offensive idéologique et sectaire".

Traduction : la "nébuleuse réactionnaire et passéiste", c'est apparemment moi et vous, le SNALC au passage, tous ceux qui s'opposent au démantèlement de l'Ecole - sans pour autant regarder sans arrêt dans le rétroviseur. Quelles que soient les positions personnelles de Marc, ou ses démêlés avec le GRIP, je trouve sidérant qu'un syndicat s'en prenne nommément à un instituteur : ces gens-là adorent réclamer des têtes. Sans doute leur version à eux de la démocratie.
JPB

Écrit par : brighelli | 25 octobre 2008

"la nébuleuse réactionnaire et passéiste", dénonce le Sgen-CFDT.

Ecrit par : brighelli | 25 octobre 2008

Quelle bande de cinglés!

Écrit par : Jean | 25 octobre 2008

"Je viens de recevoir le mail suivant - j'ai juste coupé ce qui permettrait à certains d'identifier le monsieur dont il est question. Christophe, prenez-en de la graine !"


Ecrit par : brighelli | 25 octobre 2008

Jean-Paul, une fois de plus, (la 217è à peu près, et la dernière étant assez récente), je ne m'exprime pas au nom de la formation "didactique" des PLC, (ou plutôt si, parfois, et pas spécialement pour la défendre, vous l'aurez remarqué), mais de celle, disciplinaire avant tout, des PE.
Pour ce qui est des fourneaux, c'est aussi moi qui y officie préférentiellement... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 25 octobre 2008

"la nébuleuse réactionnaire et passéiste", dénonce le Sgen-CFDT.

"... ces gens-là adorent réclamer des têtes. Sans doute leur version à eux de la démocratie."

Ecrit par : brighelli | 25 octobre 2008

Cette réthorique éculée ne résonne plus qu'aux oreilles de ceux qui ne sont pas encore sevrés du cadavre, voire de 1793.
Doublement bravo à Marc Le Bris, surtout si cela fait rager les pédagogos qui marinent dans leur jus.

Écrit par : Magister | 25 octobre 2008

Bonjour,

Je me permets de poster un commentaire (anonymé) pour confirmer le témoignage de l'agrégé stagiaire cité précédemment par JPB.
Egalement lauréat de l'agrégation externe, en histoire, j'ai dû subir les délires constructivistes et les changements d'avis toutes les cinq minutes de mon "conseiller pédagogique". Du reste, il se gardait bien d'appliquer dans ses cours ses propres conseils ... inapplicables.
Inspecté par l'IG au mois de mai, j'ai refusé le renouvellement de stage et menacé d'aller au tribunal administratif. Mes arguments, qui s'appuyaient sur des rapports intermédiaires plutôt élogieux, ont été convaincants - j'ai été titularisé - même s'ils m'ont coûté cher en note pédagogique (sans qu'aucun compte-rendu écrit ne me soit parvenu plusieurs années plus tard).
Je tiens à préciser que les formateurs IUFM - qui avaient un certain recul par rapport à la doxa ambiante - m'ont soutenu ; heureusement qu'il reste quand même des personnes honnêtes dans l'EN !

Mes conseils au stagiaire sont donc les suivants : montrer le moins possible ses opinions durant l'année de stage en se méfiant des courtisans ; obtenir de bons rapports intermédiaires - ce qui dépend hélas en grande partie du loto, sportif, du tutorat ; ne pas hésiter à contester une décision illégale quand on a plus de 50 % de chances de gagner au TA (dans ce cas, généralement, "ils" reculent de peur de créer un précédent fâcheux ...).

Écrit par : C. | 25 octobre 2008

"Je suis absolument convaincu que mes malheurs proviennent, à l'origine, des cloportes de l'IUFM, qui n'acceptent absolument pas qu'on remette en cause, ni même qu'on discute, dans les termes les plus réservés qui soient, leurs présupposés idéologiques. Et hélas ! ce qu'on me disait est vrai : les membres des corps d'inspection sont de plus en plus cul et chemise avec les pédagos..."

X***, aka "Lewis Carroll"
Agrégé de l'Université, licencié de l'Education Nationale pour attitude pédagogiquement incorrecte..."

cité par JPB

Le témoignage de ce monsieur est consternant et révèle une fois de plus que nous avons bel et bien affaire à une secte au sein de l'EN. Mais qu'attend donc le Ministre de tutelle pour neutraliser ces nuisants ?

Écrit par : Magister | 25 octobre 2008

Ciel gris d'automne ce matin mais les vignes nous offrent encore pour quelques jours leurs couleurs famboyantes. La lecture de mon quotidien régional me fournit quelques détails sur l'instutrice de Pézenas dont les déboires ressemblent à celle de l'institutrice piétinée de Châlons en Champagne, m'apprend que l'élève d'un collège de l'Aisne ayant accusé son professeur de lui avoir cassé une dent a menti ( ça me rappelle une autre histoire ) et qu'un proviseur et un CPE d'un lycée de l'Essonne ont été agressés par deux jeunes gens qui ont pris la fuite. La semaine passée, ce même quotidien a publié deux ou trois faits divers de même nature dans les brèves de la colonne de gauche d'une page centrale.
Un petit tour sur le blog me confirme ( pas d'erreur de frappe) que le poisson pourrit par la tête et d'ailleurs. Léonce Bourliaguet, quant à lui, affime que l'ironie console de tout. Franchement, Monsieur Léonce,vous qui avez "enduré" comme on dit, quelle ironie proposeriez- vous ?

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 25 octobre 2008

"Je tiens à préciser que les formateurs IUFM - qui avaient un certain recul par rapport à la doxa ambiante - m'ont soutenu ; heureusement qu'il reste quand même des personnes honnêtes dans l'EN !"


Ecrit par : C. | 25 octobre 2008

Hé oui, tout arrive!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 25 octobre 2008

Erreur de frappe : flamboyantes et institutrice.

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 25 octobre 2008

"La semaine passée, ce même quotidien a publié deux ou trois faits divers de même nature dans les brèves de la colonne de gauche d'une page centrale."

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 25 octobre 2008

Ce qui démontre assez bien que l'agression d'un professeur n'est plus qu'un fait divers, c'est-à-dire un évènement banal. Par contre, s'agissant d'une gifle imaginaire à un "élève" ...

Écrit par : Magister | 25 octobre 2008

"Je tiens à préciser que les formateurs IUFM - qui avaient un certain recul par rapport à la doxa ambiante - m'ont soutenu ; heureusement qu'il reste quand même des personnes honnêtes dans l'EN !"

Ecrit par : C. | 25 octobre 2008

Hé oui, tout arrive!!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 25 octobre 2008

Je confirme : mon ami et voisin de palier est formateur à l'IUFM et je peux certifier qu'il ne fait pas partie de la secte.

Écrit par : Magister | 25 octobre 2008

"rhétorique" au lieu de "réthorique" !
Le Minus Ninformatique m'a encore joué un tour.

Écrit par : Magister | 25 octobre 2008

"Cette nouvelle seconde est même une régression par rapport à la situation actuelle. En refusant de redéfinir les enseignements généraux autrement qu'en termes de discipline, le ministre aggrave les conditions de travail des lycéens." Sgen-CFDT

C'est donc bien la notion de discipline qui pose problème car elle induit celle de transmission des savoirs, l'hérésie par excellence pour les constructivistes déstructurants. Bien évidemment, à force de relativiser les disciplines, on a fini par relativisé la discipline tout court. Et voyez...

Écrit par : Magister | 25 octobre 2008

Foutu Minus ! "on a fini par relativiser..."
Saint-Robert, priez pour nous !

Écrit par : Magister | 25 octobre 2008

Sur un blog historicodroitdelhommiste, on ne cesse de fustiger l’attitude des talibans en Afghanistan.

Monsieur Cloporte Saalafiste (traduction littérale de son patronyme afghan) intervient régulièrement pour rétablir la vérité historique.

Copie de sa dernière réaction :

« Je suis infirmier chez les Talibans depuis de 1994. Je connais très bien connu ce qui se passe dans les zones que nous contrôlons.

Nos services de santé ont réalisé des campagnes de vaccination massives dans les zones rurales. Elles ont eu un effet très positif.
Moi-même j’ai régulièrement distribué des cachets d’aspirines aux populations durant cette époque troublée.

Je ne pense pas qu’il faille remettre en cause cette période de notre histoire durant laquelle de bien belles choses se passent autour de moi.

Certes, je n’exclus pas qu’il y ait pu y avoir quelques débordements mais je n’en ai pas été témoin direct.

D’ailleurs sur ce même blog, aucun Afghan ne vient se plaindre d’avoir été passé par les armes. C’est quand même une preuve indiscutable que les prétendus assassinats n’ont pas eu lieu.
On ne trouve pas non plus d’interventions de femmes qui prétendraient avoir été déscolarisées et donc de ne pas avoir pu apprendre le français.

Enfin, je vous livre le témoignage d’une villageoise qui prouve que la situation n’est pas aussi terrible :
« Alors que je marchais dans la rue, j’ai levé les yeux sous ma burqa afin de me diriger. Un Mollah a jugé mon attitude inconvenante. Il m’a arraché les ongles puis m’a écorchée vive. Alors qu’il s’apprêtait à me crever les yeux, un membre des services de santé du croissant rouge est intervenu pour que les brimades cessent. Il a même demandé que je sois plongé dans un tonneau de vinaigre afin de favoriser la cicatrisation ».

Aussi, quand j’entends les participants de ce blog salir l’honneur des Talibans, je m’insurge, c’est trop injuste et caricatural. Tout n’est pas aussi négatif !

Il est particulièrement malhonnête de présenter un bilan aussi funeste de notre action.

Je suis personnellement offensé lorsqu’on explique que les Talibans lapident les femmes, mutilent les enfants etc.
Tous les Talibans ne le font pas !
Non seulement je n’ai jamais participé directement à ces actions, mais souvent même je suis intervenu avec du mercurochrome après une amputation.

Je vous rappelle que je n’interviens pas ici au nom des Talibans.
Par la grâce de Dieu, le Très Grand et très Miséricordieux, je ne suis que l’humble porte-parole des services de santé de la Sainte Armée Jihadiste.

Alors, je vous demande de vous arrêter !

Cessez vos amalgames hâtifs et calomniateurs. Il est indiscutable que nos services de santé font un boulot de qualité.

Maintenant je vous quitte, il faut que je porte des kleenex aux enfants d’une femme adultère qui a été lapidée hier.»

Écrit par : Zorglub | 25 octobre 2008

L'élève qui avait accusé son professeur de lui avoir décoché un coup de poing, à la suite de quoi notre collègue s'était pendu, parce qu'il estimait que sa garde à vue entachait son honneur, a reconnu avoir tout inventé. Pas grave, on va déterrer le macchab et le remettre en service..ba oui, m'sieur, ça s'fait sur les jeux de play!!!!!
En tous cas voilà une tragédie qui aura souligné deux choses:
-l'infâmie du délire pédagomaniaque auquel on prétend associer les parents. Qui on le sait ,sont des chieurs. Et le père de ce petit salaud peut être fier. LUI 0 PROFS 1. Il doit d'ailleurs, comme le raconte Littell dans "Les BIenveillantes", de Maximilian Aue, éprouver "une curieuse jouissance" devant cette mort..."un prof de moins!!"

-les pratiques totalitaires de la flicaille. Qui, là, a manifestement outrepassé son rôle parce qu'elle aussi voulait "se faire un pédé de prof"....

En tous cas ,onn fait semblant d'avoir mise le mêm en examen...mais, à la rentrée on le reverra au bahut, fier-à-bras et plastronneux....
Tiens pendant que je postai, une instit s'est fait très violemment coxer par une mère d'élève qui "a pêté les plombs"...faut foutre cette instit en garde à vue pour le motif suivant: a incité une mère d'élève à perdre son sang-froid....

Bonnes vacances à tous, du moins aux rescapés....

Écrit par : montaigneàcheval | 25 octobre 2008

Elle est pas belle la vie d'instit ?
Yalla , tous ensemble, tous ensemble en grève le 20 novembre !
Midi plus haut que mercredi !
Laisse-nous les Rased,Darcos !
Sauve la Camif,Sarkozy !
Mon confort,mon confort,on me déroberait mon confort !

..
Pas joli joli le monde enseignant aujourd'hui !
Beaux parleurs publics,vilains faiseurs secrets !

http://www.lemonde.fr/societe/article/2008/10/24/les-ecoles-ont-case-l-aide-aux-eleves-en-difficulte-dans-la-semaine-de-4-jours_1110686_3224.html

Le courage vaincra,bravo à Le Bris !

Écrit par : bernard | 25 octobre 2008

A la Saint-Crépin
Exit les crétins !

Écrit par : Magister | 25 octobre 2008

Dobolino, quelle gâterie faites-vous à votre jules en échange de ses bons services culinaires (un mot qui commence bien, té !) ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 25 octobre 2008
Je lui lave son linge. C'est-y-pas beau, ça?

Écrit par : dobolina XX | 25 octobre 2008

Je vous aime bien, mais les interventions mentionnées ici par Carmen Cru (et Cuit, qui sont la même, et vous le savez aussi) sont soigneusement triées également!

Ecrit par : Christophe Sibille | 24 octobre 2008

Je sais de source sûre qui sont C.Cuit et C.Cru et vous affirme qu'il s'agit bien de deux personnes distinctes qui travaillent au quotidien à aider les jeunes PE sur le forum EDP. C.Cuit et C.Cru ne vous citent pas toutes les horreurs qu'elles lisent mais seulement les plus frappantes. Si elles les citaient toutes, elles inoderaient ce blog. Elles passent un temps fou à expliquer à ces jeunes femmes (majoritairement des femmes) ce qu'est une classe, un cerveau d'enfant, un apprentissage, une conjugaison de l'indicatif, un accord du pluriel, un cours de Musique ou d'Art Plastique.

Écrit par : dobolina XX | 25 octobre 2008

Tiens pendant que je postai, une instit s'est fait très violemment coxer par une mère d'élève qui "a pêté les plombs"...faut foutre cette instit en garde à vue pour le motif suivant: a incité une mère d'élève à perdre son sang-froid....

Bonnes vacances à tous, du moins aux rescapés....

Ecrit par : montaigneàcheval | 25 octobre 2008

Il nous faut nous battre pour que le port d'arme reste sévèrement réglementé sinon on pourra dresser des monuments aux morts dignes du Chemin des Dames devant chaque établissement scolaire.

Écrit par : dobolina XX | 25 octobre 2008

Je craque.
Vous me direz, en ce premier jour des premières vacances de l’Ecole Primaire nouvelle formule, c’est normal. La chèvre de Monsieur Seguin, elle aussi, a lutté toute la nuit et, le matin venu, a craqué.

Je suis une vieille instit, il faut le reconnaître. Une de la « vieille école »... Pas de la vieille, vieille, quand même, avec blouse beige et petit chignon bas. De cette école-là, je n’ai que les lunettes et les chaussures à talons plats. Mais je suis quand même de la vieille école, il faut l’admettre.

Par exemple, la gestion des 108 heures, celles que l’on ne fait pas en présence de tous les élèves.
Les 18 heures d’animations pédagogiques, j’en ai déjà parlé, et je pense que ce n’est pas fini, il me reste 9 heures à effectuer ; les 60 heures de soutien, je ne vous ai pas encore tout dit, mais ça ne saurait tarder ; les 6 heures de conseil d’école, ça existe depuis 1989, j’ai fini par m’y habituer ; il reste donc les 24 heures pour les travaux en équipes pédagogiques, les relations avec les parents, l’élaboration des projets personnalisés de scolarisation des élèves handicapés.
Ces 24 heures se partagent donc entre deux ou trois pôles, selon que l’on a ou pas d’élèves handicapés dans l’école :
- Relations entre collègues (18 heures de conseils des maîtres, conseils de cycle) : dans une école à trois classes, chaque classe couvrant un cycle, j’avais pris l’habitude de faire « mes » conseils de cycle dans ma voiture, ou en me brossant les dents, ou seule face à mes petites fifiches de prép’ ou en bien d’autres lieux et moments. Quant aux conseils des maîtres, lorsque sur les trois classes, l’une fonctionne avec deux collègues à mi-temps, qui ont choisi de réduire leur temps de travail pour des raisons sans doute fort valables, mais néanmoins liées à l’idée que « le boulot, ça fait pas tout dans la vie » et que, « pour se réaliser pleinement, on ne peut pas passer son temps dans son école de rattachement à parler de ses élèves », croyez-moi, ce n’est pas vraiment commode à organiser ni suivi d’effets transcendants.
- Relations avec les parents : 6 heures annuelles.
- PPRE : apparemment, ça rentre à la fois dans les 6 heures annuelles consacrées aux relations aux parents et dans les 18 heures de conseils divers et variés, et je plains franchement les collègues qui doivent rédiger ces pensums pour des cas lourds. Je plains un peu moins ceux et celles qui se cachent systématiquement derrière un handicap éventuel de l’enfant à chaque fois qu’un de leurs élèves ne réagit pas comme il convient à leurs méthodes pédagogiques d’apprentissage et qui ne cherchent pas à savoir pourquoi leur taux de dyslexiques, dysorthographiques, dyscalculiques, dyspraxiques et dysphasiques est très nettement supérieur à la moyenne nationale et internationale.

Hier soir, en revenant de l’école, j’ai découvert un magnifique tableau à remplir, avec page individuelle pour chaque instit, et page « école » que le directeur (moi, quoi) envoie à l’issue de chaque période à son IEN.
Et c’est là que mon côté « vieille école » ressort, à m’en filer des boutons, d’ailleurs.

Hein ? Quoi ? Moi ? Je dois fliquer mes collègues ? Mais quelle horreur ! Je me suis retrouvée directrice par erreur, moi. J’avais postulé sur une école à classe unique qui a mal tourné, il y a 22 ans ! Des lotissements se sont construits, l’école du village voisin a fermé et ses élèves se sont retrouvés chez nous et moi, bêtement, je me suis retrouvée directrice à trois classes. Coup de bol, comme j’étais déjà en poste en septembre 1986, j’ai échappé de justesse à ce £$ze$ » de stage de directeurs et me voilà, en 2008, obligée d’aller courir après mes collègues pour leur demander si elles sont bien allées à leur anim’ de mercredi ou si elles peuvent me faire un récapitulatif des minutes passées en relations (en tout bien tout honneur) avec les parents d’élèves.

Et je dois me fliquer moi-même.
Déjà, on m’a expliqué que je ne devais pas assurer la totalité des 60 heures d’aide personnalisée et que j’avais droit à 10 heures de moins, car je suis la « coordonnatrice du projet » (beeeerk) !
Mais quel projet ?
Une demi-journée en classe suffit pour détecter que Jocelyne, Vladimir, Tancrède et Valère (CE1) comprennent moins vite que les autres, écrivent et lisent moins bien, s’évadent souvent, ne mettent pas une énergie délirante à combler leurs lacunes.
Un coup d’œil au cahier de Léontine (CM2) suffit pour se rendre compte qu’elle a de sérieux problèmes avec l’orthographe ; quelques minutes passées dans la classe de Maud, Louisa et Ermeline (CE2) pendant la leçon de grammaire suffisent à notre sagacité pour comprendre que Maud ne voit pas vraiment de quoi on parle et que Louisa et Ermeline, en bonnes enfants-reines, considèrent que cette matière, présentant tous les caractères d’une remise en cause manifeste de leur toute-puissance personnelle, ne vaut absolument pas la peine qu’elles y prêtent une quelconque attention .
Quant à Marceline (GS), cinq minutes de conversation avec elle au sujet d’une image représentant n’importe quelle scène un peu fouillée permettent de détecter un vocabulaire pauvre et une structuration de la langue insuffisante.

Passons au traitement de ces problèmes. Assez facile aussi, non ? Nous nous répartissons les neuf bambins, ça en fait trois pour chacune. Quant au reste, en bon vieux membre de la vieille école, c’est notre métier, non ? Il ne manquerait plus que ça qu’un instituteur ne sache pas ce qu’il doit faire pour apprendre à parler à Marceline, et à lire et à écrire aux huit autres. Comme dirait Schivardi : «Un maçon, ça sait faire les maisons, un boulanger, ça sert faire le pain, donc, un instit, ça doit savoir instruire. »

Donc, à part, les minutes perdues à comprendre comment marche le tableau, j’avoue que je préfère largement prendre trois de ces pauvres gosses, trente minutes tous les matins, en quasi face-à-face, et les faire bosser. Quant à la formation professionnelle de mes collègues, que mon administration de tutelle s’en charge. Moi j’ai signé pour instruire des gosses de deux à douze ans, « pas ni maì ni men », comme disait mon ex-beau-père !

Mais la situation est encore plus critique pour les 6 heures de « relations avec les parents d’élèves » ! Je crois que je les ai déjà largement bouffées !
C’est de ma faute, me direz-vous. Quand j’étais toute petite, j’ai lu de fort mauvais livres, Léonce Bourliaguet, par exemple, ou un autre dont je ne me rappelle que la couverture. Son titre était « Ce que fait le chat est bien fait ». Quand on s’appelle Cat-quelque-chose, ça vous marque ! Et on garde cette fichue habitude de se sentir tenue de bien faire les choses. Une horreur !

Le rôle de l’instituteur, c’est de sortir Monchéri, Moncoeur, Moncanard, Mapuce et Mapoulette de leur statut de bébés à papa-maman pour les faire « entrer dans le grand melting pot démocratique ». Et ça, ça ne se fait pas sans les parents.
Entre les cinq petites minutes consacrées le jour de la rentrée à chacune des quatre familles de mes petits nouveaux, Dylan, Jérôme, Lisa et Mylène, les dix minutes quasiment biquotidiennes de conseils à la maman de Vladimir, très angoissée par les difficultés scolaires de Fiston, les vingt minutes mensuelles de réconfort et de bilan des progrès à la maman de Jocelyne et Valère, qui cumule deux zozos dont l’ancienne école s’était débarrassée en les classant dys-machinchose, le quart d’heure par ci par là avec Mame Michu ou M’sieur Dug’nou qui auraient besoin d’un avis extérieur sur la façon de réviser les leçons ou d’apprendre la poésie, les soucis de la famille Trucmuche suite à l’hospitalisation de la maman ou à la grosse bronchite de la petite qui occasionnent quelques jours d’absence, sans compter bien sûr les deux heures trente de réunion de rentrée, six heures, c’est à la fois vite passé et complètement impossible à comptabiliser.

Et les gouzi-gouzi au petit dernier qui va finalement bientôt rentrer à l’école, on doit les compter ou pas ? Parce que, finalement, ces petites marques d’intérêt, c’est vachement important pour son intégration future au grand melting pot. Alors, je les compte pour cette année, ou je les reporte sur sa première année d’école ?
Et les conversations avec la voisine, le grand-père ou la nourrice qui gardent l’enfant pendant que papa et maman travaillent, ça compte ou pas ? Eux aussi font partie de la communauté éducative autour du bambin, ce qu’ils me disent, ça a souvent beaucoup d’importance dans ma compréhension de l’élève Machin et des ses facilités ou de ses difficultés. Alors, ça compte ?

Et les heures de mes collègues ? Comment je dois les comptabiliser ? Est-ce que je peux contrôler ce qu’elles disent lorsqu’elles sont avec la maman de Machérie ou le papa de Moncoeur ? Après tout, elles sont peut-être en train de parler de tout autre chose que du suivi scolaire du petit... Peut-être n’est-ce que du bavardage autour de leurs dernières vacances ou bien pire.... Ça peut arriver aussi, et à des gens très bien. Moi-même d’ailleurs, il m’arrive de bavasser avec tel ou tel parent sans qu’il ne soit question à une seule seconde du devenir de leur mouflet. Et puis, le papa de Moncoeur, il est beau mec, je les comprends aussi. Alors, je flique ou pas ?

Décidément, je suis de la vieille école et je n’arrive absolument pas à endosser le costume de DRH ! C’est dramatique ! Pour une fois, ce que fera le chat ne sera pas bien fait. Mais on peut dire que ça me coûte. Bon Dieu, pourquoi je n’ai pas voté Schivardi ? Il aurait fait le ménage, lui !

Écrit par : catmano | 25 octobre 2008

"Je sais de source sûre qui sont C.Cuit et C.Cru et vous affirme qu'il s'agit bien de deux personnes distinctes qui travaillent au quotidien à aider les jeunes PE sur le forum EDP. C.Cuit et C.Cru ne vous citent pas toutes les horreurs qu'elles lisent mais seulement les plus frappantes. Si elles les citaient toutes, elles inoderaient ce blog. Elles passent un temps fou à expliquer à ces jeunes femmes (majoritairement des femmes) ce qu'est une classe, un cerveau d'enfant, un apprentissage, une conjugaison de l'indicatif, un accord du pluriel, un cours de Musique ou d'Art Plastique."

Ecrit par : dobolina XX | 25 octobre 2008


J'ai compris le discours! Absolument tous les PE qui sortent de formation sont nuls, ne savent rien, car le peu qu'ils savaient avant d'entrer dans les instituts leur a été retiré des neurones au forceps! Message reçu.

Écrit par : Christophe Sibille | 25 octobre 2008

Dans mon lycée, un père vient protester violemment car, d’après lui, un collègue brime sa pov’ ptite fille !
Le collègue est décrit comme un sexiste, une brute, d’ailleurs « c’est un Arabe ! »

Comme les enfants « ne mentent jamais », la vérité a eu du mal à émerger : la pov ptite est une chieuse qui casse les pieds de tout le monde, ne travaille pas, etc. Et le collègue n’est même pas arabe (si jamais c’est un crime) de près ou de loin !

Si le père en question venait frapper notre collègue, le SGEN fournirait-il un manche de pioche ? Les troupes d’interventions de Big Mother seraient-elles parachutées ?

Écrit par : Lariba | 25 octobre 2008

Message reçu.

Ecrit par : Christophe Sibille | 25 octobre 2008

Celui de mon ami taliban aussi ?
Ou bien, ça n'a rien à voir, peut-être ?

Écrit par : Zorglub | 25 octobre 2008

"Le rôle de l’instituteur, c’est de sortir Monchéri, Moncoeur, Moncanard, Mapuce et Mapoulette de leur statut de bébés à papa-maman pour les faire « entrer dans le grand melting pot démocratique ». Et ça, ça ne se fait pas sans les parents."

Ecrit par : catmano | 25 octobre 2008

Je suis absolument d'accord avec vous! Au risque de me fâcher avec Montaigneàcheval, ce que je ne souhaite pas.
C'est en échangeant avec les parents qu'on évite le mieux l'incompréhension totale qui mène à des bastons comme celui qui a eu lieu récemment.

Écrit par : Christophe Sibille | 25 octobre 2008

Mille excuse, je crois que "baston" est du féminin... Comme Dobolina... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 25 octobre 2008

Si le SGEN s’indigne qu’on décore Marc Le Bris de l’ordre du Mérite, je rappelle que notre charlatan préféré, Meirieu, a eu la légion d’honneur (!) pour avoir inspiré quelques-unes de ses plus belles âneries à Allègre...

Extrait du discours lors de la remise de la décoration par Hameline, un autre charlatan de première, où l’éloge du récipiendaire, d’usage dans un telle cérémonie, nous ramène plutôt au bon vieux temps du culte du camarade Staline :

« Après Saint-Thomas, Maritain, Mounier, mais aussi Jankélevitch ou Ricoeur, vous mettez la personne, les personnes, au coeur de tout dispositif producteur de ce surcroît d'humanité. Et c'est bien une personne que l'on honore ici aujourd'hui. C'est Philippe Meirieu que la République distingue et promeut. Elle récompense des mérites éminents, qui sont les mérites de Meirieu et ceux d'aucun autre. Des mérites qui sont issus de son entreprise singulière, de sa persévérance, de son action, de son intelligence stratégique entre contraintes et ressources. L'acteur, c'est lui. Comme chaque élève est l'acteur de ses apprentissages. » Entre ici, saint Meirieu !

Source : http://www.meirieu.com/BIOGRAPHIE/dis_hameline.htm

Écrit par : Lariba | 25 octobre 2008

http://www.lemonde.fr/politique/article/2008/10/22/reforme-du-lycee-m-darcos-opte-pour-la-voie-raisonnable_1109753_823448.html#ens_id=1088072
Dont acte: ma fille n'aura plus de cours de latin l'an prochain. Deux modules de trois heures= physique-chimie et mathématiques.
c'est dégueulasse.

Écrit par : dobolina XX | 25 octobre 2008

Il faut vraiment être d'une modestie (et par là même, d'une humanité) bien "particulière" pour publier soi-même les éloges des autres sur sa petite personne.

Meirieu ne vaut pas mieux que Mickaël Vendetta.

Écrit par : moot | 25 octobre 2008

Je lui lave son linge. C'est-y-pas beau, ça?

Ecrit par : dobolina XX | 25 octobre 2008

Et ça , c'est déjà ENOOORMME !

Les dieux de Windows sont perturbés par les touches de programmation d'une machine à laver ! Allez comprendre !

Bien joué Dobolina XX !! JPB attendait une réponse X , le voilà bien marri !

Écrit par : Amélie et la p'tite lessive | 25 octobre 2008

J'ai compris le discours! Absolument tous les PE qui sortent de formation sont nuls, ne savent rien, car le peu qu'ils savaient avant d'entrer dans les instituts leur a été retiré des neurones au forceps! Message reçu.

Ecrit par : Christophe Sibille | 25 octobre 2008

Là, vous exagérez ! Disons qu'ils ne savent pas obligatoirement grand chose au recrutement et pas plus à la sortie.

Écrit par : dobolina XX | 25 octobre 2008

Les dieux de Windows sont perturbés par les touches de programmation d'une machine à laver ! Allez comprendre !


Ecrit par : Amélie et la p'tite lessive | 25 octobre 2008
C'est pire que ça ! Ils ne font aucune distinction entre la soie, le coton grand teint et la laine froide.

Écrit par : dobolina XX | 25 octobre 2008

Au fait, j'ai oublié de dire que le SGEN, c'est vraiment des putes borgnes et que les dégommer un par un relève de la légitime défense caractérisée.

Écrit par : dobolina XX | 25 octobre 2008

Message reçu.

Ecrit par : Christophe Sibille | 25 octobre 2008

Celui de mon ami taliban aussi ?
Ou bien, ça n'a rien à voir, peut-être ?

Ecrit par : Zorglub | 25 octobre 2008

C'était excellent, Zorglub.

Écrit par : dobolina XX | 25 octobre 2008

Merci, ma vanité souffrait terriblement de ne pas avoir eu un seul message de compliments ;-P)

Écrit par : Zorglub | 25 octobre 2008

Merci, ma vanité souffrait terriblement de ne pas avoir eu un seul message de compliments ;-P)

Ecrit par : Zorglub | 25 octobre 2008

Zorglub, si je vous dis qu'il était bien, vous me retournerez le compliment, s'il vous plaît. J'ai aussi la vanité qui souffre. ;O)

Écrit par : catmano | 25 octobre 2008

J'ai compris le discours! Absolument tous les PE qui sortent de formation sont nuls, ne savent rien, car le peu qu'ils savaient avant d'entrer dans les instituts leur a été retiré des neurones au forceps! Message reçu.

Ecrit par : Christophe Sibille | 25 octobre 2008

Non, non Christophe, rassurez-vous...
Il y a "du très bon", "là-bas"... même s'il faut bien ajouter que ce très bon vient la plupart du temps de personnes qui ont aussi acquis de l'expérience sur le tas et avec avec le temps...
Et surtout, il y a une entraide riche et persévérante...

Écrit par : c.cuit | 25 octobre 2008

J'ai aussi la vanité qui souffre. ;O)

Ecrit par : catmano | 25 octobre 2008

Allons, allons, ...
Je viens de ranger ce nouveau trésor avec les autres et je réfléchissais à qui je pourrais l'envoyer, parmi mes amis qui ne l'exprime pas aussi bien que vous , mais dont la lassitude gagne même parmi les hyper-optimistes de nature ...

Écrit par : Maminou | 25 octobre 2008

Chère catmano,

Votre dernier commentaire illustre parfaitement le désarroi qui règne actuellement dans les écoles. Vous montrez que les technocrates se sont bel et bien emparés de l'école qu'ils déshumanisent, sous prétexte de la vouloir plus efficace. La pathologie de la réunionite atteint des proportions ubuesques avec les fameuses 108 heures qui parasitent les esprits et occasionnent un gâchis d'énergie incroyable. Si Meirieu et consort nous ont plombé les neurones, les nouvelles dispositions horaires achèvent de transformer l'école en pétaudière. On eût été mieux inspiré de se contenter d'en revenir aux fondamentaux et de libérer les pédagogies des forces noires et monolithiques de la Secte. Quel appel d'air manqué ! Que de bonnes volontés découragées !
L'obsession des heures connexes à faire et à placer va peu à peu remplacer l'esprit de disponibilité qui animait bon nombre d'enseignants.

Écrit par : Magister | 25 octobre 2008

Dont acte: ma fille n'aura plus de cours de latin l'an prochain. Deux modules de trois heures= physique-chimie et mathématiques.
c'est dégueulasse.

Ecrit par : dobolina XX | 25 octobre 2008

En effet, c'est dégueulasse ! Le fossoyage progressif du latin nous coupera, à terme, d'une des principales sources de notre belle langue, faute de former suffisamment de latinistes. L'histoire est une matière essentielle car celui qui ne sait pas d'où il vient ne sait plus où il va. Idem pour la langue.
Mais qu'est-ce qu'ils ont dans le crâne ?!

Écrit par : Magister | 25 octobre 2008

Et c'est moi qui suis aux casseroles, ça fait partie de mes multiples talents.
écrit par Brighelli

Pour ce qui est des fourneaux, c'est aussi moi qui y officie préférentiellement... ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 25 octobre 2008


Dobolina , ne nous laissons pas abuser par la novlangue réactionnaire .
Ces maitres queux auto-proclamés règnent seulement sur le micro-ondes et le tupperware !

Écrit par : Amélie | 25 octobre 2008

Voui, voui, voui, Catmano. On vous aime !

Sans dec', ça m'aurait arrangé que mes gosses aient eu une instit' comme vous.

Et ça, c'est, je pense, un VRAI compliment ...

Écrit par : Zorglub | 25 octobre 2008

Dicton du jour :

A la Saint-Meirieu
Se rengorgent les captieux.

Écrit par : Magister | 25 octobre 2008

Voui, voui, voui, Catmano. On vous aime !

Sans dec', ça m'aurait arrangé que mes gosses aient eu une instit' comme vous.

Et ça, c'est, je pense, un VRAI compliment ...

Ecrit par : Zorglub | 25 octobre 2008

Moi, je l'aurais voulue pour mes petits enfants, mais elle refuse d'être "délocalisée" !!!

Écrit par : Maminou | 25 octobre 2008

" Il s'agit de définir désormais les enseingements "
Mon cher Jean-Paul, ne faudrait-il pas plutôt parler des "ensingements"?

@ Dugong
Notre saigneur en tout cas, on s'en doutait, est actuellement complètement piqué (au vif en tout cas) , c'est la faute au vau doux dingue. Bref, Carla mon cul, ma tête est malade.
Il paraît qu'il va faire interdire aussi la chanson "le petit bonhomme en mousse"!

Écrit par : retraitée | 25 octobre 2008

En effet, c'est dégueulasse ! Le fossoyage progressif du latin nous coupera, à terme, d'une des principales sources de notre belle langue, faute de former suffisamment de latinistes. L'histoire est une matière essentielle car celui qui ne sait pas d'où il vient ne sait plus où il va. Idem pour la langue.
Mais qu'est-ce qu'ils ont dans le crâne ?!

Ecrit par : Magister | 25 octobre 2008

Formation tout au long de la vie, marchandisation des savoirs, ai-je répondu tout à l'heure à ma petite sœur...
Ils espèrent qu'un jour, un pauv'con se dise "Tiens, après tout, je lirais bien les auteurs latins dans le texte, moi, rien que pour voir si les vieilles traductions que j'ai trouvées sur chapitre.com sont bien faites..."
Et alors là, aboulez les brouzoufs ! Petit kit avec CD roms, cours par internet et autre grand marché de la connaissance.
V's allez quand même pas demander à un Etat en cessation de paiement d'assurer le superflu alors qu'il en est à trouver des solutions pour pouvoir vendre les bâtiments III° République en pierre de taille que ses prédécesseurs avaient baptisés "Ecoles Normales d'Instituteurs" ?
Déjà que le pauvre, il a été obligé de vendre les autoroutes...
Le superflu, ça se monnaie... Tu veux rouler vite ou faire du latin, ou du grec, tu raques./

Écrit par : catmano | 25 octobre 2008

Au fait, merci à mon fan-club. Mon ego va mieux.

Écrit par : catmano | 25 octobre 2008

Suite aux derniers éclaircissements trouvés concernant la réfore des lycées, j'ai finalisé pour fifille:
- modules maths et physique-chimie
- SVT au CNED
Si quelqu'un a un piston pour qu'elle soit à Alain Borne-Montélimar, il est bien venu. Doit y'avoir un car qui fait Montélimar-Nyons ou Montélimar-Buis et, pour le reste du trajet, je paierai un taxi avec les accidents de chasse.
Dobo plus fort que Cadichon. Travailler plus pour gagner plus et savoir ce qui vaut quelque chose, youpi, miammiam, surtout si les autres se balancent dans le mur la fleur au fusil.
Quelle misère !
Quelle bande de petites ordures, ces syndicats enseignants !
A titre personnel et individualiste, je devrais me frotter les mains, youpi, miammiam.
C'est normal que je n'y arrive pas, Docteur ?

Écrit par : dobolino | 25 octobre 2008

"la nébuleuse réactionnaire et passéiste", dénonce le Sgen-CFDT.

Ecrit par : brighelli | 25 octobre 2008

Quelle bande de cinglés!

Ecrit par : Jean | 25 octobre 2008

Je dirais même plus :quelle bande d'illuminés ! Le camp du Bien ne doute jamais.

Le plus rigolo, c'est que dans le genre "réactionnaire et passéiste", ils en tiennent une bonne couche ces vieux soixanthuitard tous pourris. Modernes, eux ? Pfffrrrrrfrt !

Écrit par : Manu | 25 octobre 2008

Et c'est moi qui suis aux casseroles, ça fait partie de mes multiples talents.
écrit par Brighelli

Pour ce qui est des fourneaux, c'est aussi moi qui y officie préférentiellement... ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 25 octobre 2008


Dobolina , ne nous laissons pas abuser par la novlangue réactionnaire .
Ces maitres queux auto-proclamés règnent seulement sur le micro-ondes et le tupperware !

Ecrit par : Amélie | 25 octobre 2008

Que nenni, Amélie ! Ils se réservent le bon et vous démontreront par a+b que tous les grands Chefs sont des hommes. A nous les repas sans saveur, les réchauffés, les pâtes Panzani du quotidien, à eux les grands plats mitonnés que notre féminitude est incapable de créer. Les Arts pour eux, l'humiliante et laborieuse quotidienneté pour nous autres.
Les hommes ont un cerveau, les femmes une cervelle.

Écrit par : dobolina XX | 25 octobre 2008

C'est Philippe Meirieu que la République distingue et promeut. Elle récompense des mérites éminents, qui sont les mérites de Meirieu et ceux d'aucun autre. Des mérites qui sont issus de son entreprise singulière, de sa persévérance, de son action, de son intelligence stratégique entre contraintes et ressources. L'acteur, c'est lui.

Ecrit par : Lariba | 25 octobre 2008

Meirieu décoré par la "ripoublique"....c'est curieux, mais quand on relit ce texte, on s'aperçoit que ce pourrait être également à charge...

Écrit par : Manu | 25 octobre 2008

Moi, je l'aurais voulue pour mes petits enfants, mais elle refuse d'être "délocalisée" !!!

Ecrit par : Maminou | 25 octobre 2008

Que ne vous délocalisez-vous vous même ?
Dès que disponible, je vous envoie "La Postérité du Soleil" !

Écrit par : dobolino | 25 octobre 2008

En effet, c'est dégueulasse ! Le fossoyage progressif du latin nous coupera, à terme, d'une des principales sources de notre belle langue, faute de former suffisamment de latinistes. L'histoire est une matière essentielle car celui qui ne sait pas d'où il vient ne sait plus où il va. Idem pour la langue.
Mais qu'est-ce qu'ils ont dans le crâne ?!

Ecrit par : Magister | 25 octobre 2008

La haine absolue des savoirs universitaires méritocrates auxquels leur médiocrité intellectuelle ne leur a pas permis d'accéder. C'est tout ! Point final ! Il est inutile d'aller chercher plus loin. Demandez à Claude Allègre.
Après, il y a plein de crocos dans le marigot, qui ont fait Normal'Sup ou autres, et qui n'ont guère envie de laisser la porte entrebaillée derrière eux.

Écrit par : dobolino | 25 octobre 2008

Meirieu décoré par la "ripoublique"....c'est curieux, mais quand on relit ce texte, on s'aperçoit que ce pourrait être également à charge...

Ecrit par : Manu | 25 octobre 2008

Cela fait belle lurette que la Raiepublique brade ses décorations. Il en est de la Légion d'Honneur comme du Bac : du ruban, du papier et beaucoup de vanité.

Écrit par : Magister | 25 octobre 2008

Le courage vaincra,bravo à Le Bris !

Ecrit par : bernard | 25 octobre 2008


Ouais, félicitations, Marc !

Et après ce qu'il a enduré, après s'être battu comme un beau diable (inspections punitives, avancement à l'ancienneté, coup monté avec une tentative de déstabilisation par l'envoi dans son école d'une stagiaire nulle et totalement iufmisée -"qui passait son temps à causer et à fumer" selon le propre aveu des parents- et qui porta plainte contre lui pour "harcèlement". L'enquête qui fut diligentée (c'est le mot) avec un empressement tout à fait inhabituel montra qu'il n'en était rien), le moins qu'on puisse dire, c'est que cette récompense, il ne l'a pas volée !

A quand une distinction pour l'ami Brighelli qui s'est bien battu lui aussi, rien que pour voir le Sgen bouffer son goupillon ?

Écrit par : Manu | 25 octobre 2008

Actuellement, sur le site de France-Info (l'article va rester quelques heures) :

Suicide d’un enseignant : l’élève a menti
France Info - 11:09

*
*

Le collégien de l’Aisne qui prétendait avoir reçu un coup de poing en classe de son professeur, a reconnu avoir tout inventé. Il va faire l’objet de poursuites judiciaires. L’enseignant s’était pendu à l’issue de sa garde à vue.

Comment expliquer les raisons qui ont poussé un collégien de 15 ans à accabler son professeur ? Quelques jours après la rentrée à Saint-Michel dans l’Aisne, Maxime accuse son professeur de sciences physiques de violences. Il lui aurait donné un coup de poing au visage et lui aurait cassé une dent, parce que Maxime refusait de lui donner son carnet de correspondance. L’adolescent porte plainte et appuie sa déposition d’un certificat médical.

Le professeur nie les faits, mais comme le veut la procédure, souligne le parquet, il est placé en garde à vue une bonne partie de la journée. Le lendemain, le 20 septembre, il est retrouvé pendu chez lui.
L’avocat de la famille du professeur estime qu’une fois encore, comme à Outreau, on a cru aveuglément à la parole de l’enfant, sans précaution. Maître Francis Lec. (0'34")


Ses proches reconnaissent que l’enseignant avait plusieurs problèmes personnels, mais selon eux, la garde à vue « l’a cassé ». Ils dénoncent un véritable « gâchis ». Selon le procureur de Laon, il est "téméraire" de privilégier un lien de causalité entre les accusations de l’élève et le suicide de l’enseignant. En pleine procédure de divorce, celui-ci avait laissé un mot chez lui annonçant qu’il allait mettre fin à ses jours, sans s’expliquer sur les raisons de son geste.

Reste que l’élève a menti. Il s’était même exprimé devant les médias. Il va donc être prochainement être présenté à un juge pour enfants en vue de sa mise en examen pour « dénonciation calomnieuse ».
Edwige Coupez

Écrit par : Manu | 25 octobre 2008

A la Saint-Bégaudeau
les profs l'ont dans l'dos

A la Saint-Darcos
Bégaudeau l'a dans l'os

A la Saint-Aschieri
la Corse point ne rit

A la Saint-Charmeux
On nous rend neuneux...

A la Sainte- Bédeuzie
Je montre mon zizi

A la Sainte-Camif
Je le tranche à vif

A la Sainte Emgéwen
Je la recolle sans peine...

Bon vikannde

Écrit par : montaigneàcheval | 25 octobre 2008

Manu merci d'illustrer ce que j'avais signalé ce matin...

Écrit par : montaigneàcheval | 25 octobre 2008

A quand une distinction pour l'ami Brighelli qui s'est bien battu lui aussi, rien que pour voir le Sgen bouffer son goupillon ?

Ecrit par : Manu | 25 octobre 2008

Xavier Darcos a peut-être mieux à lui proposer. Supposons qu'il devienne Premier Ministre (il n'est pas stupide de l'envisager), qui prendrait-il comme Ministre de l'Education ? Ne me dites surtout pas Lang Jack ! Mais pourquoi pas Jean-Paul Brighelli ? Il en a l'étoffe, même si la fréquentation des milieux politiques menacerait de lui faire perdre son âme.

Écrit par : Magister | 25 octobre 2008

C'est sans doute mon fantasme le plus secret, mais avouez qu'on rigolerait bien. Peut-être qu'il en perdrait son âme (complètement, ça m'étonnerait tout de même...), mais je pense qu'il mettrait quelques temps pour cela. De quoi effectivement beaucoup rigoler pendant les premiers mois. J'espère qu'à cette occasion il me nommera I.G.(Inquisiteur Général), j'ai un certain nombre de zizis à griller (non, pas vous Jérémy, rassurez-vous).

Mac, c'est bien invonlontairement que j'ai illustré votre propos (sauf là, pour les zizis). Je vais essayer de trouver votre message de ce matin, car je ne vois pas ce à quoi vous faites allusion.

Écrit par : Manu | 25 octobre 2008

"Dobolina , ne nous laissons pas abuser par la novlangue réactionnaire .
Ces maitres queux auto-proclamés règnent seulement sur le micro-ondes et le tupperware !"

Ecrit par : Amélie | 25 octobre 2008

Un peu grossière, la ruse, pour se faire inviter à dîner! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 25 octobre 2008

Manu,

J'ai un scoop à propos de Jean-Paul BRIGHELLI : quelqu'un qui le connaît bien et qui a l'esprit clair m'a informé du fait qu'il écoutait AC/DC.
Question : est-ce qu'un mec qui écoute AC/DC mérite encore la clémence du diacre ? Et celle de Darcos ?

BKZ

Écrit par : BKZ | 25 octobre 2008

Dobolino, vous savez que je vous invite à dîner quand vous voulez : nous sommes souvent dans le même département...
Et même, il est fort question que ce soit avec la frangine délurée que je dîne très prochainement - mais ce n'est pas moi qui ferai la cuisine...

Ce blog aujourd'hui, sans doute suite aux délires narcissiques de Mickaël Vendetta et Philippoe Meirieu (sans déc, je suis allé voir la réf donnée par Lariba, je n'y croyais pas, à tant de suffisance naïve), souffrait d'un grand déficit de câlins. Mais les uns et les autres ont su répondre aux cris de désarroi de certains...
Quand je pense que j'en connais une qui prétend que je suis atteint de perversion narcissique...

MàC, Aschieri n'est pas corse. C'est un Rital de toscanité douteuse...
JPB

Écrit par : brighelli | 25 octobre 2008

"de toscanité douteuse..."
JPB

Ecrit par : brighelli | 25 octobre 2008

C'est quoi t'est-ce?

Écrit par : Christophe Sibille | 25 octobre 2008

J'ignorais que Philippe Meirieu avait la légion d'honneur. Napoléon n'affirmait-il pas que l'on mène les hommes avec des hochets? Philippe a eu son hochet. Qu'il s'amuse donc avec!
Et puis, gardons à l'esprit ce principe fondamental : dans un système éducatif qui marche sur la tête, il est sans doute plus honorable de recevoir un blâme que de recevoir les palmes académiques.

Écrit par : Daniel Arnaud | 25 octobre 2008

Dobolino, vous savez que je vous invite à dîner quand vous voulez : nous sommes souvent dans le même département...

JPB

Ecrit par : brighelli | 25 octobre 2008

Vous êtes le dernier mec par qui je me ferais inviter à bouffer ces temps-ci ! Je suis certaine qu'à la fin du repas vous me demanderez de réaliser un de vos vieux fantasmes et de payer moi-même le repas, Chateauneuf du Pape ou Gigondas compris.
On m'la fait pas !

Écrit par : dobolino working girl | 25 octobre 2008

J'ignorais que Philippe Meirieu avait la légion d'honneur. Napoléon n'affirmait-il pas que l'on mène les hommes avec des hochets? Philippe a eu son hochet. Qu'il s'amuse donc avec!


Ecrit par : Daniel Arnaud | 25 octobre 2008

Mon papa a perdu de vue un vieux copain depuis la Khâgne à qui il avait envoyé une lettre humoristique pour le féliciter de sa Légion d'Honneur. Le gars s'est vexé et ne lui a jamais répondu.
Face à la décoration, l'humour a ses limites, surtout émanant d'un gars qui l'a refusée quinze ans auparavant.

Écrit par : dobolino working girl | 25 octobre 2008

Le délateur qui me reproche d'écouter AC/DC (et même Scorpions, certains jours) ferait mieux de trier dans sa discothèque et d'éliminer Blue Oyster Cult, qui s'y tapit - sans parler des Ramones. Sinon, c'est moi qui le dénoncerai au Diacre, très probablement peu porté sur les grands ancêtres - lui, il écoute Metallica et autres petits jeunes dans le texte.
JPB

Écrit par : brighelli | 25 octobre 2008

Horreur !
JPB écoute Highway to Hell à fond !

Bon, du moment que vous ne buvez pas de rosé...

Écrit par : Lariba | 25 octobre 2008

Tiens, AC/DC est sur Virgin 17 ce soir... ça va faire du bruit...
JPB
PS. Quel fou de nanards horrifiques a vu le film signé de Stephen King, Maximum Overdrive - avec musique d'AC/DC ?

Écrit par : brighelli | 25 octobre 2008

Sbille, relisez "Ces sacrés Toscans", le sublime livre que Malaparte, qui n'était pas n'importe qui (je classe Kaputt dans les 10 plus grands livres du XXème siècle - ça encouragera ceux qui me traient de fasciste...) a consacré à sa région natale (il était de Prato, si je me rappelle bien). Il y affirme que les Toscans sont ce qu'il y a de mieux en Italie - du point de vue de la langue et de l'ironie, explique-t-il.
L'ironie de Gérard Aschieri... Heu...
JPB
PS. Highway to hell est dans Maximum overdrive...

Écrit par : brighelli | 25 octobre 2008

Horreur !
JPB écoute Highway to Hell à fond !

Bon, du moment que vous ne buvez pas de rosé...

Ecrit par : Lariba | 25 octobre 2008

A tant qu'à faire, j'aime autant qu'il boive du rosé ! Y'en a des bien dégueu à pas cher.
Moules frites et rosé de pays, ça vous va, JPB ?

Écrit par : dobolino working girl | 25 octobre 2008

Surtout, ne vous vexez pas, Jean-Paul B. ! J'ai une gargotière très sympa qui se débrouillera pour me facturer tout ça en "frais de représentation et de congrès". Ce sera de bon cœur mais populaire au niveau tambouille, avec un brin de persil pour l'agrément. Sans souci pour moi !
On n'est pas des bourges! Pas vrai?
Les autres, vous pouvez venir aussi.

Écrit par : dobolina XX | 25 octobre 2008

Très bonne lecture effectivement que celle de Kaputt de Malaparte.
Ayant séjourné quelques jours sur les rivages du lac Ladoga je ne résiste pas à l'envie de rappeler le célèbre tableau que décrit Malaparte des chevaux pris subitement dans ses glaces: "Le lac était comme une immense plaque de marbre blanc sur laquelle étaient posées des centaines et des centaines de têtes de chevaux. Les têtes semblaient coupées net au couperet. Seules, elles émergeaient de la croûte de glace. Toutes les têtes étaient tournées vers le rivage. Dans les yeux dilatés on voyait encore briller la terreur comme une flamme blanche. Près du rivage, un enchevêtrement de chevaux férocement cabrés émergeait de la prison de glace..."

On peut citer aussi du même auteur "Le bal au Kremlin" et "la peau".
Et tant qu'on y est dans la même ambiance, "La trève" de Primo Levi.
En hommage aux italiens qui ce jour sont descendus massivement dans la rue pour défendre eux aussi leur école fortement menacée par le traité de Bologne?

Écrit par : buntovchik | 25 octobre 2008

J'ai un copain, poch'tron notoire, qui appelle le patron du bar d'à côté "Père Thénardier". Il lui dit "Eh! Thénardier, ressers-nous un p'tit blanc", et Thénardier s'exécute sans y voir malice.
On ira boire un verre chez Thénardier avant d'aller chez ma gargotière. Thénardier, il ne sait pas ce que veut dire "tournée du patron". Ma gargotière sait !

Écrit par : dobolina XX | 25 octobre 2008

Je me demande si la tante de Vincent3M savait que JPB, en plus de tout ce qui a déjà été dit sur lui, ecoutait AC/DC.

Écrit par : Jérémy | 26 octobre 2008

Mais il y a de bonnes choses datant de la période avec Bon Scott, comme l’album Dirty deeds done dirt cheap. Sinon Let me put my love into you (à écouter avec le volume très élevé) est à mon sens ce qu’ils ont fait de mieux. Enfin cela change du très surestimé TNT.

Écrit par : Pli | 26 octobre 2008

de TNT par exemple.

Écrit par : Pli | 26 octobre 2008

Je vois que le hard a des partisans sur ce blog...
Tant mieux : il vaut mieux hard que soft (en français : "Dur est mieux que mou").
JPB

Écrit par : brighelli | 26 octobre 2008

Tiens, je n'avais jamais entendu l'expression "soft rock", pas plus que "soft bop", d'ailleurs...
Par contre, Jean-Paul, on peut affirmer sans craindre d'être paradoxal que Dominique Strauss-Kahn fait partie de la gauche dure.

Écrit par : Christophe Sibille | 26 octobre 2008

Bah, il y a bien eu jadis une Soft Machine...
Quant à DSK, qu'il ne soit pas encore bouché par le cholestérol est sans doute une bonne nouvelle... pour Anne Sainclair. D'aiklleurs, tout se règle facilement entre gens de bonne compagnie : il prend une douche, et elle passe l'éponge.
JPB

Écrit par : brighelli | 26 octobre 2008

Soft machine... Génial!
Tiens, Strauss-Kahn vend bien l'image du queutard français à l'étranger... On va pouvoir rebaptiser le FMI: "Fentes Mouillées à Introduire"...
Je sens que ça ne va pas plaire à nos féministes de service... ;-(

Écrit par : Christophe Sibille | 26 octobre 2008

Pour tous les Dominique ...


http://www.youtube.com/watch?v=_CIWmO7W0gc

Écrit par : Kicé ? | 26 octobre 2008

" (...)(responsable-fondateur de SOS-Education, l’officine de la droite la plus libérale, et si décomplexée qu’elle n’a pas hésité à" ...
.. conseiller sur son site la lecture de "La fabrique du crétin !
cqfd

Écrit par : Lofi | 26 octobre 2008

" (...)(responsable-fondateur de SOS-Education, l’officine de la droite la plus libérale, et si décomplexée qu’elle n’a pas hésité à" ...
.. conseiller sur son site la lecture de "La fabrique du crétin !
cqfd

Ecrit par : Lofi | 26 octobre 2008

cqfd de quoi ? Que JPB est soluble dans la droite la plus libérale (tandis qu'il passe déjà pour un vilain réactionnaire passéiste d'on ne sait quelle nébuleuse).
"La fabrique du crétin" est un livre qui peut s'offrir une large palette de lecteurs, toutes tendances confondues.
On sent bien, dans ce commentaire, la tentation manichéenne et réductrice de vouloir absolument assimiler un écrit ou une personne à une latéralité politique. Je répète encore et encore que tant que nous ne nous affranchirons pas de la dichotomie gauche-droite, nous continuerons à tourner en rond, jusqu'à nous y enfoncer, dans l'alternance, au lieu de monter vers l'alternative. Or, aujourd'hui, l'alternative consiste à renouer avec le bon sens et de faire foin des idéologies, c'est-à-dire de ces pensées matricielles fondées sur la dualité et l'affrontement perpétuel. Ce n'est pas parce que mon voisin, qui a des opinions diamétralement opposées aux miennes, se rend chez le même boulanger que moi que je vais stupidement me priver d'un pain que je trouve à mon goût.

Écrit par : Magister | 26 octobre 2008

Dicton du jour :

A la Saint-Dimitri,
De tes amis fais le tri.

Écrit par : Magister | 26 octobre 2008

On va pouvoir rebaptiser le FMI: "Fentes Mouillées à Introduire"...
Je sens que ça ne va pas plaire à nos féministes de service... ;-(

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 octobre 2008
Bof ! Elles n'ont plus vingt ans, vos féministes.
Pour moi, ni ça me plait ni ça ne me plait pas.
C'est effectivement le genre de jeu de mots qui ne fait glousser que les pétasses et les adolescentes qui ont picolé pour se désinhiber.

Écrit par : dobolina XX | 26 octobre 2008

" (...)(responsable-fondateur de SOS-Education, l’officine de la droite la plus libérale, et si décomplexée qu’elle n’a pas hésité à" ...
.. conseiller sur son site la lecture de "La fabrique du crétin !
cqfd

Ecrit par : Lofi | 26 octobre 2008

Tiens, Lofi, il y avait longtemps !
Mon pauvre ami, vous n'avez toujours pas compris ?

Il est vrai qu'au début de l'époque où j'ai commencé à fréquenter ce blog, cette collusion m'inquiétait un peu...

Mais il y a longtemps que ça m'a passé.
Je sais très bien maintenant que, dans la sphère des idées défendues par JPB, il existe des gens qui vomissent autant que vous la famille Nemo (Philippe ou Jean), madame Anne Coffinier et son grand marché de l'éducation et tous les partis politiques qui cherchent à détruire le service public.

Je sais aussi que ces gens-là, ceux qui réfutent tout lien avec les "décomplexés", font bien plus, dans leurs classes, pour les enfants de la République de toute origine et de toute classe sociale, que vous, les sponsors malgré vous d'Acadomia et de l'ANPE.

Écrit par : catmano | 26 octobre 2008

Je répète encore et encore que tant que nous ne nous affranchirons pas de la dichotomie gauche-droite, nous continuerons à tourner en rond, jusqu'à nous y enfoncer, dans l'alternance, au lieu de monter vers l'alternative. Or, aujourd'hui, l'alternative consiste à renouer avec le bon sens et de faire foin des idéologies, c'est-à-dire de ces pensées matricielles fondées sur la dualité et l'affrontement perpétuel. Ce n'est pas parce que mon voisin, qui a des opinions diamétralement opposées aux miennes, se rend chez le même boulanger que moi que je vais stupidement me priver d'un pain que je trouve à mon goût.

Ecrit par : Magister | 26 octobre 2008
Et c'est peut-être aussi parce que, malgré des études lycéennes scientifiques, j'ai pu étudier latin et français à satiété, que je suis en accord absolu avec vos propos.
On ne prend pas ce chemin en ce moment.
Finalement, ma fille est ravie de lâcher le latin tellement elle se morfond d'ennui en cours. Le travail était déjà aux trois-quarts fait avant la réforme des lycées qui n'est guère que la cerise au sommet du gâteau.

Écrit par : dobolino | 26 octobre 2008

Or, aujourd'hui, l'alternative consiste à renouer avec le bon sens et de faire foin des idéologies, c'est-à-dire de ces pensées matricielles fondées sur la dualité et l'affrontement perpétuel.

Ecrit par : Magister | 26 octobre 2008

L' idéologie la plus dévastatrice de notre époque est celle qui affirme la fin des idéologies et pourquoi pas la fin de l'histoire. Manière de dire qu'on serait entrer dans une super-humanité?

Écrit par : david.D | 26 octobre 2008

Manu,
J'ai un scoop à propos de Jean-Paul BRIGHELLI : quelqu'un qui le connaît bien et qui a l'esprit clair m'a informé du fait qu'il écoutait AC/DC.
Question : est-ce qu'un mec qui écoute AC/DC mérite encore la clémence du diacre ? Et celle de Darcos ?

BKZ

Ecrit par : BKZ | 25 octobre 2008

Vous avez là un informateur redoutable, BKZ, j'étais en effet à mille lieues de m' imaginer pareille chose. Toute réconciliation future avec SOS éducation devient du coup impossible (avec des gens qui écoutent de la musique satanique, comment voulez-vous faire ma bonne dame ?). Déja que JPB était de droite tout en votant Schivardi...

Pourrons-nous obtenir dans ces conditions la clémence de X. Darcos? J'ignore s'il écoute du métal (mais après tout, J. Lang faisait bien semblant d'écouter du rap pour faire branché)...
Tout ce que je sais, c'est que Darcos est un musicien redoutable, extrêmement cultivé concernant le répertoire classique. Il l' a largement prouvé lors de son passage chez Zygel.

Et puisqu'il y a beaucoup d'amateurs de métal sur ce blog et pour ceux qui ont loupé les deux concerts, voici une bande de "petits jeunes" (la cinquantaine bien sonnée), comme dirait JPB, à Bercy les 1er et 2 juillet dernier.

http://www.youtube.com/watch?v=Hxg8vrdj6_U&feature=related

Écrit par : Manu | 26 octobre 2008

Magister, ne vous en faites pas : je suis chemise brune pour les uns, idée noire pour les autres. Pétainiste, fasciste, nazillon - j'ai tout eu. J'ai toujours poliment décliné les invitations de Radio-Courtoisie, qui ne m'inspire guère. Mais je ne pouvais pas les empêcher de me faire de la pub. Quand on se lance dans l'action, il faut se résoudre à se salir parfois les mains, et à être éclaboussé par toutes les baves du monde.
JPB

Écrit par : brighelli | 26 octobre 2008

Sur le plan strictement matériel, cette réforme me chiffone.
Imaginons un élève moyen qui choisit au premier semestre de seconde d'étudier langues anciennes et littérature puis, choisit au second semestre de modifier sa trajectoire en optant pour les modules physique et mathématiques, ou vice-versa d'ailleurs.
Comment fera-t-on en ce qui concerne les cours? Va-t-on réenseigner au deuxième semestre ce qui a été enseigné au premier et imposer deux fois le même programme à ceux qui se tiendront aux mêmes modules aux deux semestres ou va-t-on dédoubler les cours et les éventuels TP et TD?
Obligera-t-on les élèves à changer de modules entre le premier et le deuxième semestre de façon à en valider obligatoirement quatre?
Pourra-t-on, en tant qu'élève, demander à faire quatre secondes d'affilée pour explorer tous les modules?


C'est une véritable usine à gaz, cette réforme. Ah! Comme j'aimerais m'entretenir face à face avec M. Darcos!

Écrit par : dobolino | 26 octobre 2008

L' idéologie la plus dévastatrice de notre époque est celle qui affirme la fin des idéologies et pourquoi pas la fin de l'histoire. Manière de dire qu'on serait entrer dans une super-humanité?

Ecrit par : david.D | 26 octobre 2008

La fin des idéologies ne signifie pas la fin des idées, sauf que celles-ci ne chercheront plus à s'ériger en système de pensée dont l'effet pervers est presque toujours de vouloir forcer le réel ou de le réduire à son dénominateur. L'instrumentalisation du monde et de l'être humain procède de ces empires-là. Quant à la fin de l'histoire, on est encore loin du compte car les arriérés du passé se manifestent plus que jamais à travers les convulsions actuelles. Dans ce sens, nous serions plutôt au coeur de l'histoire qu'à sa fin.

Écrit par : Magister | 26 octobre 2008

Un extrait d'un article du Monde diplo. La toute dernière phrase résume le problème, et pourrait par ailleurs largement définir celui qui touche l'éducation. Entendons nous bien : "elle" n'a rien vu ou "elle" ne veut pas voir ?

Italie, l'impunité des managers
par Maria Chiara Rioli

Depuis des semaines, les homélies sur la « moralisation » de l'économie se multiplient. Et le gouvernement de M. Berlusconi ne veut pas être en reste. Le parlement, qui discutait du décret pour le sauvetage de la compagnie aérienne Alitalia, a découvert un article jusqu'alors passé inaperçu, l'article 7 bis. Celui-ci explique que les délits liés aux krachs financiers d'une entreprise ne sont pas passibles de poursuite, à moins que ceux-ci ne se déclarent en faillite. Il modifie ainsi la loi « Marzano » sur les sauvetages des grandes entreprises et celle concernant le droit de la faillite de 1942. Si une société se contente de proclamer son insolvabilité ou si elle est confiée à des administrateurs judiciaires, les managers ne risquent rien. Ainsi, MM. Calisto Tanzi et Sergio Cragnotti, responsables des krachs Parmalat (2003) et Cirio (2002), auraient échappé aux poursuites si, à l'époque, cet article 7 bis avait été adopté.

C'est la journaliste Milena Gabanelli qui l'a débusqué, alors que la gauche n'avait rien vu [...]

Écrit par : Manu | 26 octobre 2008

Sur le plan strictement matériel, cette réforme me chiffone.
Ecrit par : dobolino | 26 octobre 2008

Si vous étiez la seule! Sur le terrain, on n'a aucune idée de ce qui va se passer; apparemment, la période est au lobbying disciplinaire, chacun essayant de sauver ce qui peut encore l'être.



Imaginons un élève moyen qui choisit au premier semestre de seconde d'étudier langues anciennes et littérature puis, choisit au second semestre de modifier sa trajectoire en optant pour les modules physique et mathématiques, ou vice-versa d'ailleurs.
Comment fera-t-on en ce qui concerne les cours? Va-t-on réenseigner au deuxième semestre ce qui a été enseigné au premier et imposer deux fois le même programme à ceux qui se tiendront aux mêmes modules aux deux semestres ou va-t-on dédoubler les cours et les éventuels TP et TD?

Ecrit par : dobolino | 26 octobre 2008

Ah! Ah! C'est déjà présupposer qu'il y aura un contenu disciplinaire fort dans chacun de ces modules; mais je mettrai ma main au feu qu'ils vont être organisés autour de la notion de compétence, suffisamment plastique pour ne pas réclamer la multiplication des groupes.

La logique paradoxale de Gaudemar est à la fois celle d'une segmentation extrême des apprentissages (l'histoire sans la géographie; la géométrie dans l'espace sans l'analyse...) et d'une confusion interdisciplinaire (sciences expérimentales...); il semble clair qu'il s'agit par là de briser l'enseignement disciplinaire (et non de le reconfigurer) pour pouvoir mettre en place plus facilement la logique des compétences. (Au passage, cela permettra aussi une remise en cause du statut de l'enseignant qui ne sera pas spécialiste de sa discipline).

Je plains effectivement les parents dont les enfants vont entrer en seconde; en plus d'un système appauvri, ils vont devoir affronter la panique généralisée d'une réforme imposée dans l'urgence.
C'est un peu triste à dire, mais en attendant de voir la tournure que prendra le système dans quelques années, s'il y a plusieurs options en mathématiques, pour une prépa y compris BCPST, il faudra sans doute parier sur cela. Mais je joue là à Madame Soleil, étant donné qu'il est impossible en ce moment d'avoir des informations fiables (à se demander même si les responsables savent où ils vont (en dehors bien sûr de la légitimation de la suppression des postes)).

Écrit par : Romuald | 26 octobre 2008

Mea culpa.

...je mettrais ma main au feu...

Écrit par : Romuald | 26 octobre 2008

J'ai toujours poliment décliné les invitations de Radio-Courtoisie, qui ne m'inspire guère. Mais je ne pouvais pas les empêcher de me faire de la pub. Quand on se lance dans l'action, il faut se résoudre à se salir parfois les mains, et à être éclaboussé par toutes les baves du monde.
JPB

Ecrit par : brighelli | 26 octobre 2008

Il ne serait pas infamant d'aller à Radio Courtoisie. Un esprit libre comme vous peut s'autoriser cette latitude. Il y a, sur cette radio, à boire et à manger. Cela étant, on peut l'accuser de tout sauf d'être débilitante et décervelante, à l'instar de beaucoup de radios subventionnées ayant pignon sur rue.
Bien entendu, les esprits conditionnés et donc limités, malveillants de surcroît, ne manqueraient pas d'exploiter à fond votre passage à Radio Courtoisie. Nous aurions droit à un tir groupé de « cqfd ».

Écrit par : Magister | 26 octobre 2008

La fin des idéologies ne signifie pas la fin des idées, sauf que celles-ci ne chercheront plus à s'ériger en système de pensée dont l'effet pervers est presque toujours de vouloir forcer le réel...

Ecrit par : Magister | 26 octobre 2008

Mais justement c'est le principe même du politique contre l'idéologique que de vouloir forcer le réel.
Que valent les bonnes idées sur l'école de JP Brighelli si elles ne cherchent pas à faire système pour rétablir l' USSR (l'utile système scolaire républicain) démoli par 40 ans de réformes pédago-idéologiques?

Écrit par : david.D | 26 octobre 2008

Je cherche à faire système, mais je n'ai pas la prétention de chercher seul : à quoi croyez-vous que serve ce blog, sinon à bâtir ensemble un système ?
Quant à savoir si nous pourrons un jour l'imposer, c'est autre chose. "Mais on ne se bat pas dans l'espoir du succès ! / Non, non, c'est bien plus beau lorsque c'est inutile !"
JPB

Écrit par : brighelli | 26 octobre 2008

Ah! Ah! C'est déjà présupposer qu'il y aura un contenu disciplinaire fort dans chacun de ces modules; mais je mettrai ma main au feu qu'ils vont être organisés autour de la notion de compétence, suffisamment plastique pour ne pas réclamer la multiplication des groupes.


Ecrit par : Romuald | 26 octobre 2008

C'est très exactement la réponse que j'attendais, ce qui est une piètre consolation.

Écrit par : dobolina XX | 26 octobre 2008

C'est intéressant ce que dit Romuald. J'ai moi-même, il y a quelques semaines, dû faire face à un de mes "supérieurs" hiérarchiques qui nous baratinait avec ses "compétences" à ne plus savoir qu'en faire. Je lui ai rétorqué qu'en tant que spécialiste de ma dicipline je transmettait à mes élèves des connaissances et non des "compétences".

Qu'aurais-je pu rajouter d'autre ? Qui a des arguments contre cette notion-tarte à la crème de "compétence" ?

Écrit par : Manu | 26 octobre 2008

"Par contre, Jean-Paul, on peut affirmer sans craindre d'être paradoxal que Dominique Strauss-Kahn fait partie de la gauche dure."
Dominique (nique nique) a provisoirement renoncé à l'élection, pas à l'érection!

Écrit par : retraitée | 26 octobre 2008

Qui a des arguments contre cette notion-tarte à la crème de "compétence" ?

Ecrit par : Manu | 26 octobre 2008

Moi, M'sieur ! Tous contre un mur et on les dézingue à la mitraillette.

Écrit par : dobolina XX | 26 octobre 2008

Qui a des arguments contre cette notion-tarte à la crème de "compétence" ?

Ecrit par : Manu | 26 octobre 2008

En consultant le dictionnaire étymologique (de Jacqueline Picoche), il apparaît que le mot compétence a le sens originel « d'être conforme à » de « convenir ». Le synonyme le plus proche est « aptitude ».
D'où l'idée qu'une compétence induirait plutôt celle de comportement que celle de connaissance (savoir-faire, savoir-être). A ce titre, et dans la logique du système actuel, la notion de compétence colle parfaitement à celle d'éducation, tandis que celle de connaissance est en adéquation avec celle d'instruction.
Il n'est pas étonnant que les constructivistes préfèrent employer la notion floue de compétence car plus ouverte aux sciences de l'éducation qui ont besoin d'un matériau très malléable. Manu parle à juste titre de tarte à la crème.
Le mot compétence appartient proprement à la novlangue (du moins celle-ci s'en est-elle emparé en le subvertissant, à l'instar de beaucoup d'autres) dont c'est aussi le propre de tout techniciser, de sorte à le pouvoir inscrire dans une grille, c'est-à-dire dans un espace clos et contrôlable, un espace de gestion. On peut y voir une instrumentalisation des connaissances.

Là où l'élève apprend et connaît, l'apprenant développe des savoir-faire opérationnels validés. Nous vivons dans un univers technique dirigé par des technocrates, c'est-à-dire des cerveaux secs et paramétrés.

Écrit par : Magister | 26 octobre 2008

Manu, je ne suis pas bien sûr que le Diacre, comme l'appelle votre zélé informateur, écoute un groupe dont l'un des tubes est "The number of the beast" (ce qui me rappelle l'un des plus fabuleux albums de pop, le 666 d'Aphrodite's child - avec un orgasme simulé d'Irène Papas pas piqué des hannetons...).
JPB
PS. Dobolino, votre argument sur les modules pris en second semestre sont plein de sens : effectivement, celui qui les prend en cours ne peut attendre que l'on reprenne tout à zéro, ce qui suppose des modules à peu près dépourvus de contenu, sinon anecdotique. J'attends le retour de mon informatrice préférée (elle est partie escalader le col de la Chaudière pendant que je gardais les enfants - ah, la dure condition d'homme à la maison) pour me donner une réponse intelligente (forcément intelligente).

Écrit par : brighelli | 26 octobre 2008

S.O.S. Education, Radio-Courtoisie ...

Balancez-leur clairement, si j'ose dire, "Les Lumières" dans les gencives et vous les verrez déguerpir aussitôt ...

Écrit par : Diderot | 26 octobre 2008

Sibille, je reviens sur un post précédent : Meirieu et Darcos ont signé un livre en commun... (Deux cvoix pour une école, fin 2003 ou début 2004 - il y avait même eu des rumeurs de censure sur ce livre qui arrivait au moment du "grand débat" - tu parles - sur l'Ecole : http://ecolesdifferentes.free.fr/meirieuraffarien.html)
JPB

Écrit par : brighelli | 26 octobre 2008

La première fois que j'ai entendu le mot de "compétence", c'était il y a à peu près 15 ans, lors d'une conférence pédagogique consacrée à l'enseignement du latin. On nous a expliqué qu'il fallait étudier des pages entières sans analyse grammaticale, et noter les versions de manière à valoriser les "compétences" des élèves. L'une des miennes, qui avait tenu à présenter l'écrit au bac malgré mes mises en garde (elle n'était pas capable de traduire correctement une phrase de trois mots composée d'un nominatif, d'un verbe et d'un accusatif) a été tellement valorisée que, malgré ses lacunes abyssales, elle a obtenu un 17.

Écrit par : Sylvie Huguet | 26 octobre 2008

[...] et noter les versions de manière à valoriser les "compétences" des élèves.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 26 octobre 2008

C'est dans ce même esprit qu'on avait noté les dictées, non en fonction des erreurs commises, mais des mots correctement orthographiés... Bien évidemment pour valoriser les élèves qu'il ne fallait surtout pas traumatiser. On sait où cette pseudo générosité a conduit.

Écrit par : Magister | 26 octobre 2008

C'était exactement la même chose pour les versions latines. On n'avait le droit d'enlever qu'un nombre très limité de points pour un contresens, et on en rajoutait généreusement pour chaque fragment correctement traduit. Il était ainsi possible de ne rien comprendre au texte, et d'avoir une note très honorable.

Écrit par : Sylvie Huguet | 26 octobre 2008

Jean Paul, pour votre repas avec Catmano chez Véronique B-B, ça vous dirait, un morceau de sanglier?
J'ai un cuissot de 6 à 7 kg qu'on vient de me donner et dont je ne sais que faire. Ce serait de bon cœur !
Comme dit Thierry Lhermite dans Le Père Noël est une ordure " Tant que ça fait plaisir et puis que ça débarrasse !"

Écrit par : dobolino | 26 octobre 2008

Le mot compétence est un mot dont j'entends user à mon égard depuis que j'exerce ma profession. C'est la plus plaisante des appréciations que de se faire louer pour ses compétences.
Je n'ai jamais rechercher l'étymologie de ce mot mais ai toujours opté pour cum peto: se diriger vers (le diagnostic) avec (tout), sans omettre quoique ce soit et de même vers la thérapeutique. Dans ce sens que je lui octroie et dans lequel l'utilise ceux qui apprécient ma démarche diagnostique et de soin, on voit bien que les savoirs sont des préalables indispensables à la compétence. Avoir à chaque instant la possibilité de mobiliser un maximum de savoirs pour agir de la meilleure façon possible. Ces savoirs sont les savoirs disciplinaires, les savoir-faire et, évidemment, les savoir-être.
Pour moi, le rôle de l'école, c'est l'acquisition des savoirs disciplinaires et des savoir-faire de base. Dans le cadre des savoir-faire de base, je soulignerai l'importance fondamentale du savoir, à l'issue de ses études, se former seul au quotidien à l'aide de revues et de livres pour améliorer ses compétences en élargissant ses savoirs disciplinaires et ses savoir-faire.
Id est: "J'aborde(peto) un cas avec (cum) le regard le plus large possible"

Conclusion: il ne peut y avoir compétence antérieurement à la compréhension et l'acquisition de nombreux savoirs disciplinaires.
et toc!
Tous contre un mur, j'vous dis!

Écrit par : dobolino | 26 octobre 2008

"Sibille, je reviens sur un post précédent : Meirieu et Darcos ont signé un livre en commun... (Deux cvoix pour une école, fin 2003 ou début 2004 - il y avait même eu des rumeurs de censure sur ce livre qui arrivait au moment du "grand débat" - tu parles - sur l'Ecole : http://ecolesdifferentes.free.fr/meirieuraffarien.html)
JPB"

Ecrit par : brighelli | 26 octobre 2008

Oui, je sais, mais cela n'implique pas obligatoirement que Darcos ait fait allégeance au discours de Meirieu. Si je me souviens bien, ils étaient en contradiction assez frontale, même si cela transparaîssait de manière assez policée.

(Ma fille de huit ans, qui est à côté de moi, vient de me faire remarquer que j'avais oublié l'accent circonflexe sur le "i" de "transparaîssait". Vivent les méthodes mixtes!!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 26 octobre 2008

L'une des miennes, qui avait tenu à présenter l'écrit au bac malgré mes mises en garde (elle n'était pas capable de traduire correctement une phrase de trois mots composée d'un nominatif, d'un verbe et d'un accusatif) a été tellement valorisée que, malgré ses lacunes abyssales, elle a obtenu un 17.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 26 octobre 2008

Que ne suis-je née en cette époque bénie, moi qui ai dû abandonner le latin en début de terminale ?
Maintenant, je cartonnerais à 25 sur 20 grâce à mes "compétences" ! J'atteindrais la hors-classe sans passer par la case départ !
Ah ! Quelle amertume ! Quousque tandem... ?;-)

Écrit par : catmano | 26 octobre 2008

Qui a des arguments contre cette notion-tarte à la crème de "compétence" ?

Ecrit par : Manu | 26 octobre 2008

Arguments contre cette notion de "compétence" je ne sais pas, mais en cliquant sur le lien suivant vous trouverez sans doute matière à réfléchir.

Dix thèses sur l'Université productive (Cristal qui songe 1997)
http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=2685

Écrit par : buntovchik | 26 octobre 2008

PS. Dobolino, votre argument sur les modules pris en second semestre sont plein de sens : effectivement, celui qui les prend en cours ne peut attendre que l'on reprenne tout à zéro, ce qui suppose des modules à peu près dépourvus de contenu, sinon anecdotique. J'attends le retour de mon informatrice préférée (elle est partie escalader le col de la Chaudière pendant que je gardais les enfants - ah, la dure condition d'homme à la maison) pour me donner une réponse intelligente (forcément intelligente).

Ecrit par : brighelli | 26 octobre 2008
Mon homme qui n'est pas plus con qu'un autre et a déjà "fait" le Col de la Chaudière et qui a fait des études de physique, voit les choses autrement: le gars qui fait un semestre sur deux va valider l'électricité mais pas la dynamique des fluides, les aldéhydes et les cétones mais pas la chimie minérale. Il va butiner des connaissances fragmentaires et pourra tout reprendre à zéro à l'entrée en fac.
Je le trouve limite optimiste, sur ce coup-là.

Écrit par : dobolino | 26 octobre 2008

l'utilisent ceux qui !!!
Incurable je suis !
Ceci dit, je n'aime pas trop le mot compétent que mon cerveau (excusez, messieurs, "ma cervelle") écrit con pétant.

En vérité je vous le dis, les compétences sont l'aboutissement du savoir.
S'il y a des érudits qui sont des cons, je ne connais aucun ignorant compétent.

Écrit par : dobolino | 26 octobre 2008

Mon homme qui n'est pas plus con qu'un autre et a déjà "fait" le Col de la Chaudière et qui a fait des études de physique, voit les choses autrement: le gars qui fait un semestre sur deux va valider l'électricité mais pas la dynamique des fluides, les aldéhydes et les cétones mais pas la chimie minérale. Il va butiner des connaissances fragmentaires et pourra tout reprendre à zéro à l'entrée en fac.
Je le trouve limite optimiste, sur ce coup-là.

Ecrit par : dobolino | 26 octobre 2008

Et le mien, d'homme, il n'y croit pas. Il me dit : "Il y a forcément quelque chose que tu n'as pas compris. Ce n'est pas possible qu'ils n'aient pas prévu ça. C'est forcément vous qui avez compris de travers !"
Mais c'est un optimiste aussi.

Écrit par : catmano | 26 octobre 2008

Avec leurs modules, il faudra bientôt quinze mecs pour faire un pain: l'un saura évaluer les farines, l'autre choisir la levure, un autre pétrir, un autre faire lever etc...
Ça va résoudre le problème du chômage mais soit le pain aura un prix exorbitant, soit le travail un coût dérisoire.

Écrit par : dobolino | 26 octobre 2008

D'ailleurs, compétent est un mot du langage soutenu pour les ceusses qui font des mots croisés. Les gens simples qui viennent faire soigner leur animal chez moi disent, la première fois : "On m'a dit: va chez elle, elle sait tout !", ceux qui s'adonnent aux mots croisés me disent : "on m'a dit que vous étiez très compétente"
Donc, "compétences" , c'est le mot précieux pour "savoirs".
CQFD

Écrit par : dobolino | 26 octobre 2008

Excusez si je me passe la brosse à reluire, c'est juste pour vous expliquer par l'exemple.

Écrit par : dobolino | 26 octobre 2008

Quand on se lance dans l'action, il faut se résoudre à se salir parfois les mains, et à être éclaboussé par toutes les baves du monde.
JPB

C'est parfois simplement votre propre bave qui vous revient en pleine figure quand on crache face au vent!

Écrit par : Merlemocoeur | 26 octobre 2008

Dobolino, merci pour l'offre - mais VBB a prévu je ne sais quoi de très alléchant. Si c'est pour ma propre consommation, je ne sais pas trop ce que je vais pouvoir faire d'un cuissot de 6 ou 7 kgs. Nous en reparlerons. Mais tant de protéines à la fois, c'est alléchant... D'autant que je cuisine assez bien le sanglier...

La Chaudière ayant restitué en temps et heure sa victime, j'ai donc le fin mot sur la question que vous posiez ci-dessus. En fait, les modules doivent se comprendre en fonction d'une pédagogie du Projet (on construit un cours autour d'un projet fermé sur lui-même). De sorte que celui qui se prend deux modules dans la même matière fera deux projets, celui qui arrive en second semestre en fera un, les compétences requises sont différentes, donc pas de redites ni d'interférence. Soit par exemple dans le module Littérature un semestre Théâtre, un semestre Poésie. Adaptez pour les Sciences. Capito ? Moi, pas tout, mais je fais des efforts.
JPB

Écrit par : brighelli | 26 octobre 2008

Capito ? Moi, pas tout, mais je fais des efforts.
JPB

Ecrit par : brighelli | 26 octobre 2008

Alors, c'est mon homme qui avait raison! Tu feras dynamique des fluides sans avoir fait la statique des solides ... Attendons Dugond et autres Zorglub pour plus amples développements.
En maths tu feras algèbre ou géométrie euclidienne !
Rhâââ! En fac, ça sera pire que pire qu'aujourd'hui ...
Pour le sanglier, ça tient toujours ! Je peux vous le découper en morceaux et vous l'envoyer par Chronopost, ou alors, on vous invite un Week-end à la maison et vous cuisinez pendant que je recouds les klébards. Ma fille vous montrera où sont les casseroles et mon fils ira vous cueillir du thym et du romarin.

Écrit par : dobolino | 26 octobre 2008

"Avec leurs modules, il faudra bientôt quinze mecs pour faire un pain: l'un saura évaluer les farines, l'autre choisir la levure, un autre pétrir, un autre faire lever etc...
Ça va résoudre le problème du chômage mais soit le pain aura un prix exorbitant, soit le travail un coût dérisoire."

Ecrit par : dobolino | 26 octobre 2008

C'est une assez jolie comparaison, (et assez juste) avec ce qui se passe chez nous concernant l'évaluation des PE2.

Écrit par : Christophe Sibille | 26 octobre 2008

Qui a des arguments contre cette notion-tarte à la crème de "compétence" ?

Ecrit par : Manu | 26 octobre 2008

Je sais que Nico Hirtt n'est pas forcément bien vu ici, mais bon :

"A propos de l’approche par les compétences. Avons-nous besoin de travailleurs compétents ou de citoyens critiques?"

http://firgoa.usc.es/drupal/node/38442

Sinon, cette analyse sur SLL :

"L'évaluation par compétences :
pourquoi l’élève n'atteindra jamais sa cible"
par Véronique Marchais

http://www.sauv.net/competences.php

Écrit par : Hervé | 26 octobre 2008

C'est encore pire que ce que je pensais ! Ils m'ont offert un cuissot, une épaule, un filet et un schmurtz indéterminé qui doit être une jambe de sanglier, le tout dans un sac poubelle de 100 litres.
J'ai fourgué le filet au voisin et il me reste le cuissot, l'épaule et le schmurtz.
J'aurais du me méfier, c't'aprèm, quand, pendant que je recousais les testicules du klébard énucléé, ils m'ont dit qu'ils avaient tué trois sangliers de plus de cent kilogs pièce.

Écrit par : dobolino | 26 octobre 2008

A vendre: sanglier, pas cher. Moins cher que léo et léa.

Écrit par : dobolino | 26 octobre 2008

C'est une assez jolie comparaison, (et assez juste) avec ce qui se passe chez nous concernant l'évaluation des PE2.

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 octobre 2008

Vous pouvez expliquer mieux ?
Vous voulez dire que si un PE2 sait apprendre aux élèves l'imparfait de l'indicatif, l'autre l'art du macramé à l'époque pré-colombienne et le troisième la culture du quinoa dans les Andes au XVI° siècle, on valide tout le monde et on livre une classe entière à chacun ?

Écrit par : dobolino | 26 octobre 2008

Ouh non, ce n'était pas dans ce sens là!
Je veux dire que maintenant, il faut quinze personnes et un paquets d'heures et de feuillets là ou, autrefois, on arrivait au même résultat avec beaucoup moins d'énergie gaspillée...
En bref, on remplace parfois le défaut de formation par l'excès d'évaluation, comme pour se déculpabiliser.

Écrit par : Christophe Sibille | 26 octobre 2008

A propos de P2, pendant que j'y suis, une analyse du siècle dernier que tout le monde connaît, c'est sûr :

"Car on veut des maîtres dociles et on les aura. Au lieu de condamner le malthusianisme des jurys de concours , on ferait mieux de se demander pourquoi l'on s'achemine vers une situation où les maîtres de tous les degrés seront parmi les esprits les moins savants et les moins cultivés de la nation. Les techniques de l'action psychologique et " éducative " feront le reste. Quand on ne sait ni les mathématiques ni l'histoire, il reste la pédagogie, ce palliatif universel. D'ailleurs la prédilection actuelle pour l'évaluation et la globalité atteste de façon patente que ce n'est pas l'instruction intellectuelle qui est en vue. Simone Weil note que " le nombre deux pensé par un homme ne peut s’ajouter au nombre deux pensé par un autre homme pour former le nombre quatre ". Il n’y a pas d’équipe pour penser. Le groupe et l’appartenance entraînent fatalement une régression intellectuelle. Avec l’équipe pédagogique, on cherche avant tout à dégrader, à dévaluer à ses propres yeux, le corps enseignant.

C’est bien là le point. Il faut que l’instituteur, le professeur, perde ce qui lui reste d’indépendance, renonce à l’orgueil et au vain loisir où, croit-on, il se complaît insolemment. Alors, de même que le pédagogue antique était un esclave domestique ayant pour seule tâche de tenir l’enfant par la main pour traverser les rues, de même l’enseignant – puisque, semble-t-il, il est désormais, indécent d’employer un substantif – assurera enfin, sans vain loisir cette fois, une garderie dérisoire sous le contrôle tyrannique d’une opinion indiscrète. Elément inerte d’un stock – c’est le mot d’un Premier ministre – , le maître d’école n’aura plus d’autre existence que statistique. "

Muglioni, 1991 ... Ce que Jospin/Allègre ont commencé, Darcos va le terminer ...
Cocasse, non? Et tragique.

http://www.sauv.net/muglioni.htm

Écrit par : Hervé | 26 octobre 2008

Un grand merci à tous pour vos multiples réponses sur ma question des "compétences". Je vais creuser la chose.

Écrit par : Manu | 26 octobre 2008

En bref, on remplace parfois le défaut de formation par l'excès d'évaluation, comme pour se déculpabiliser.

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 octobre 2008

C'est ce que vivent au quotidien les collégiens sérieux: ils passent plus de temps à être évalués qu'à recevoir des enseignements. C'est infernal !
Cette semaine d'avant vacances, ma fille, élève de troisième, a eu huit contrôles et aurait pu en avoir neuf si le prof de SVT n'avait pas décidé de faire un cours et de reporter le "contrôle" annoncé à la rentrée de Toussaint.
C'est dingue le nombre de notes qu'elle nous ramène chaque semaine et dont nous perdons le compte. A se demander quand les professeurs font cours et ce qu'ils évaluent par ces contrôles quasi-quotidiens ?

Écrit par : dobolino | 26 octobre 2008

Une dernière pour la nuit ...

C comme Compétences

"Créé dans le cadre de la réforme des cycles, le livret d’évaluation suit l’évolution des compétences de l’élève, de la maternelle à la fin de l’école élémentaire." (Guide de la rentrée 1999, Mairie de Paris/L’Étudiant.)

"Évaluer l’élève dans sa globalité par la prise en compte de compétences autres que les performances scolaires (sens de l’initiative, autonomie, prise de responsabilité, travail fourni ."(Ségolène Royal, La Mutation du collège, mai 1999. )

"Nous proposons, avec l’adoption de la logique des compétences une démarche dynamique pour préserver et accroître l’emploi". (Denis Kessler, vice-président du CNPF, Le Monde, 28 octobre 1998.)

"Parce que la compétence - ce que recherche en principe les employeurs - fait intervenir à la fois des savoirs, des savoir-faire et des comportements, on ne peut faire l’hypothèse que le niveau de formation définit le niveau de compétences"(Denis Kessler, vice-président du CNPF, Le Monde, 28 octobre 1998.)

"Dans le monde du travail, il existe tout un éventail de compétences de base (qualités relationnelles, aptitudes linguistiques, créativité, capacité de travailler en équipe et de résoudre les problèmes, bonne connaissance des technologies nouvelles) qu’il devient aujourd’hui essentiel de posséder pour pouvoir aujourd’hui obtenir un emploi et s’adapter rapidement à l’évolution des exigences de la vie professionnelle." (Analyse des politiques d’éducation, rapport 1998 de l’OCDE .)


Extrait du "Petit Vocabulaire de la déroute scolaire"de Guy Morel et Daniel Tual-Loizeau (Ramsay); en ligne sur le site de Blaise Buscail (mais il a l'air fermé ...)

Écrit par : Hervé | 26 octobre 2008

Vous en voulez des "drames des compétences" ? J'en ai plein...

"Tout est dans le titre : quelle est la compétence du collage de gommettes (le long d'une ligne, en suivant un cercle,...).
Attention, je ne parle pas d'un travail au service d'un autre domaine : par exemple :"coller à l'int ou à l'extérieur" ou "coller des gommettes rouges"

"Bonjour,

Le travail à partir de gommettes (tracer des lignes, cercles, etc) ou toute activité où l'on manipule des gommettes, je l'intitule graphisme (c'est un début de graphisme me semble-t-il, étant donné que ça travaille la motricité fine), mais j'ai un doute?
Merci de m'éclairer! "

"DDM : agir sur le monde : décoller et coller une gommette ou alors de la structuration de l'espace dans un 2e temps : Coller des gommettes autour,.... "

"Bonjour

Prends ton problème dans l'autre sens ! Tu es focalisé sur un matériel qui ne travaille pas une seule et unique compétence, donc forcément c'est compliqué à ranger dans les cases.

Prends une compétence, vois si ton matériel est adapté ou non pour monter une activité travaillant cette compétence. "

"Je verrais : -Objectif: développer la motricité fine
- Compétence: coordination oeil/main. Bien sûr avec respect d'un espace défini mais si tu dois coller des gommettes sur un collier tu as aussi cet aspect qui rentre en jeu. Quelqu'un aurait-il une autre idée? "

"Bonsoir à tous,
Je sais, je suis très énervante avec mes compétences mais promis après j'arrête . Voilà, je voudrais faire placer à mes élèves une gommette par carré (sur le quadrillage d'Elmer) mais je ne vois la compétence pour ce placement de gommettes sur un emplacement précis. Merci d'avance car ma visite est demain."

"Si tu rajoutes faire placer des gommettes aussi régulièrement sous le quadrillage ( pas forcément avec le même espacement que celui du quadrillage) ce peut être du domaine de compétence des activités graphiques (gestion statique de l'espace graphique qui permet à l'enfant d'encoder visuellement la régularité des espaces qui deviendra plus tard la régularité des espaces interlettres). "

"Perso, j'ai jamais réussi à trouver une compétence liée aux gommettes dans les programmes. A la rigueur dans une activités plastiques où il y aurait une intention où la gommette serait considérée comme un élément plastique."

Ça ne vous fait pas pleurer, vous ? Moi si, d'ailleurs, je vais me coucher...

Écrit par : c. cru | 26 octobre 2008

Oui, moi aussi... ;-(

Écrit par : Christophe Sibille | 26 octobre 2008

Bonne nuit à tous.

Écrit par : Christophe Sibille | 26 octobre 2008

GÉNÉRATION DOLTO de Didier PLEUX – Note de lecture

Le maître des lieux ayant senti qu'il y avait un lien entre l'ouvrage de Didier Pleux, Génération Dolto et ce qui fonde, sans le limiter; son blog, à savoir l'anti-pédagogisme, m'a demandé ce qu'en tant que psychiatre je pouvais en penser…
J'avoue que depuis qu'à mes débuts, un enfant hyper actif (et bien mal éduqué) m'a foutu un bordel pas possible sur le bureau tout neuf que je venais péniblement de me payer, j'ai scrupuleusement évité le côté pédo du métier. Ma connaissance de la chose n'en a pas pour autant pâti, car en compensation je me suis farci pas mal d'enseignants qui contrairement à moi ne pouvaient avoir cette conduite d'évitement… Les enseignants, même fatigués, respectent les bureaux contrairement aux enfants, victime de… Et bien victimes, entre autres, de l'effet Dolto.
Quand on cherche les responsables et agents de ces trente ou quarante ans de déroute scolaire (sans doute pour les pendre !) des noms viennent à l'esprit : Bigoudis, Meirieu, Jospin, Allégre, Foucambert, Antoine Prost, Eveline Charmeux… J'en passe, et des meilleurs. Trop rarement surgit le nom de Dolto… Et pourtant !
Le mérite de Didier Pleux, et nous saluons son honnêteté, c'est d'abord de reconnaître bien des mérites à Françoise Dolto. Il concède même que sur la fin de sa vie, Dolto constatant la déroute n'hésita pas à écrire qu'on l'avait mal compris… Il faudra bien un jour accorder le prix Nobel de littérature et de physique-chimie à celui qui a inventé la formule : “L'enfer est pavé de bonnes intentions”, car dans ce raccourci extrême, il a su définir la quintessence d'un aspect majeur de la réalité humaine. Dolto pourrait-elle, se contenter du titre de juge d'application des peines…
Après avoir fait le point sur les mérites de Dolto, en bon psy qui se respecte, Didier Pleux va chercher dans son passé, les racines de son génie et de ses errements et il en trouve plus que de raison. Puis il entre dans le vif du sujet en déconstruisant l'édifice Dolto pour mettre en évidence que ses fondations sont bien branlantes.
Ceux qui espèrent qu'en cent lignes je synthétise le discours de Pleux pour mettre en évidence que chez Dolto y compris, les psychopédagogues ont tort et que nous avons raison se mettent le doigt dans l'œil. S'il a fallu 250 pages à Pleux qui s'y connaît pour le montrer, c'est aussi pour qu'on le lise. Je me limiterai à citer l'organisation de sa démarche.

* Dans la première partie, LA RÉVOLUTION FRANCOISE DOLTO,
= Le premier chapitre “Vive l'enfant” définit dans le contexte de l'époque l'apport de Françoise Dolto.
= Alors que le second “Portrait d'une petite fille rebelle” explicite les racines personnelles du “Doltoïsme”.

* La seconde partie s'intitule : “Où EN SONT LES ENFANTS ET LES PARENTS AUJOURD'HUI ?”
avec au chapitre trois :
= “Lorsque le parent disparaît.” qui compte neuf sous chapitres :
L'éducation : ennemi n° 1 ?
L'autorité: ennemie n° 2 ?
Parler pour éduquer ?
Face au désir de l'enfant.
Comment interdire ?
Retour vers le réel.
Que demande vraiment un enfant ?
La parole ne fait pas loi.
La nécessaire frustration.
= “L'éducation a été psychanalysée.” est le quatrième chapitre avec :
La deuxième réalité de Françoise Dolto : la cause Freudienne.
La perte du “bon sens” au quotidien avec l'entrée dans la permissivité avec entre autres “Se laver quand on veut, s'habiller comme on veut, c'est normal ?” etc…

* La troisième partie, c'est “LES ENFANTS ONT BESOIN DE VRAIS PARENTS ET D'UNE VRAIE ÉDUCATION” :
= chap. 5 : “ De l'enfant PSY à l'enfant ROI ? ”
L'enfant roi.
Ne frustrez pas les ados ?
Être un parent psy, c'est moins frustrant !
L'école à la Dolto.
L'enfant qui se construit sans frustration : l'effet Dolto.
= chap. 6 : “Prisonnier de la psychanalyse ? ”
Psychanalyse pour tous ?
L'enseignement en médecine et en psychologie.
Lincessante quête du sens.
= chap. 7 : “Depuis Françoise Dolto : Éduquer autrement”
Françoise Dolto et l'enfant du “passé”
Éduquer l'enfant du XXI° siècle, c'est lui apprendre la réalité.

On me fera la grâce de reconnaître que je suis resté dans le schématisme, ce n'est qu'une mise en bouche destinée à vous donner envie d'approfondir la question.
Je suis sûr que certains mots feront TILT dans plus d'une tête. Pour la partie de FLIPPER complète, se rendre dans votre librairie habituelle…

Si on peut discuter tel ou tel point, sur l'ensemble du livre, il faut bien reconnaître que c'est un apport très intéressant à l'œuvre de destruction complète du pédagogisme. Sur le plan conceptuel, la défaite du pédagogisme est patente, mais comme c'est plus une idéologie qu'un édifice scientifique, sa défaite théorique ne s'accompagne pas d'un affaiblissement aussi important sur le terrain. J'imagine déjà que devant l'argumentaire implacable de ce livre, ce qui lui sera opposé prendra la forme suivante : Pleux dirige l'Institut français de thérapie cognitive… On mettra dans le même sac, théorie cognitive et comportementaliste alors que sur bien des points elles s'opposent pour dénoncer leur caractère profondément “réactionnaire” en donnant en exemple les maîtres à penser des premiers jours… On transformera cela en un combat droite-gauche, progressisme contre conservatisme, lumières contre obscurantisme… Et les effets pervers du doltoïsme et de ses épigones pourront encore longtemps perdurer. En lisant ce livre, vous ne serez pas de ceux-là… Les pères de la génétique ont largement contribué aux thèses racialiste nazies, ce n'est pas pour autant une bonne raison de contester les avancées de la génétique moderne

Écrit par : Roger Felts | 26 octobre 2008

(Ma fille de huit ans, qui est à côté de moi, vient de me faire remarquer que j'avais oublié l'accent circonflexe sur le "i" de "transparaîssait". Vivent les méthodes mixtes!!!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 octobre 2008

Il n'y a pas d'accent circonflexe sur "transparaissait", que je sache. Seulement au présent "transparaît".

Écrit par : Jean | 26 octobre 2008

Je dois pouvoir vous trouver des questions largement aussi existentielles sur les compétences à raccrocher à la tenue des ciseaux et au découpage...
C'est à hurler, mais pas de rire !

Ou alors en élémentaire, celles qui se demandent si elles doivent "retravailler" cette année le relief de la France ou le siècle de Louis XIV, quand ce n'est pas le "concept vivant / non vivant" ou "la chronologie", parce qu'elles ont vu dans le cahier d'évaluation que l'instit' d'il y a deux ans avait déjà validé cette compétence...

Ah non, décidément, je vais me coucher. Bonne nuit à tous. Et ne rêvez pas de petites croix dans des petites cases.

Écrit par : c. cru | 26 octobre 2008

Merci, M'sieur Felts. Je serais ravie de lire ce livre.
On m'a dit il y a quelques mois que Dolto et ce que le grand public en a retenu n'intéressait plus personne et qu'il n'y avait aucun intérêt à la citer dans un article sur la déroute scolaire.
Je vois que certains y pensent encore.

Écrit par : catmano | 26 octobre 2008

On mettra dans le même sac, théorie cognitive et comportementaliste alors que sur bien des points elles s'opposent pour dénoncer leur caractère profondément “réactionnaire” en donnant en exemple les maîtres à penser des premiers jours… On transformera cela en un combat droite-gauche, progressisme contre conservatisme, lumières contre obscurantisme…

Ecrit par : Roger Felts | 26 octobre 2008

Merci de souligner qu'on ne peut avancer que si on cesse de se penser de droite ou de gauche , si on renonce aux postures , si on consent à regarder la réalité , objectivement , sans parti pris ni a priori , ce qui est le seul et le plus sûr moyen de parvenir à la changer ...

Écrit par : Amélie | 26 octobre 2008

M. Felts déclare : "les psychopédagogues ont tort et nous avons raison"

M. Felts est psychiatre, si j'ai bien compris. A-t-on des cours, en études de psychiatrie, sur ce que c'est que "la complexité" ?

Car s'il suffisait d'avoir raison ou tort, la question serait vite tranchée. Dire qu'un groupe entier a tort, pour affirmer qu'on a soi-même raison, me semble la dernière des âneries et la plus infâme des crétineries.

Écrit par : Tortue | 26 octobre 2008

"Ceux qui espèrent qu'en cent lignes je synthétise le discours de Pleux pour mettre en évidence que chez Dolto y compris, les psychopédagogues ont tort et que nous avons raison se mettent le doigt dans l'œil. "
Roger Felts


M. Felts déclare : "les psychopédagogues ont tort et nous avons raison"

M. Felts est psychiatre, si j'ai bien compris. A-t-on des cours, en études de psychiatrie, sur ce que c'est que "la complexité" ?

Car s'il suffisait d'avoir raison ou tort, la question serait vite tranchée. Dire qu'un groupe entier a tort, pour affirmer qu'on a soi-même raison, me semble la dernière des âneries et la plus infâme des crétineries.

Ecrit par : Tortue | 26 octobre 2008
Alors la tortue on n'a pas tout lu , on a mal lu , c'est la méthode globale ?
Il me semble que Felts dit le contraire de ce que vous avez compris .
Relisez tout .

Écrit par : Amélie | 26 octobre 2008

Je viens de relire le message de M. Felts, et j'y lis la phrase suivante : "Le mérite de Didier Pleux, et nous saluons son honnêteté, c'est d'abord de reconnaître bien des mérites à Françoise Dolto."
Mon message précédent est donc nul et mal venu.
Au moins, je mérite mon pseudonyme.

Écrit par : Tortue | 27 octobre 2008

"Tant mieux : il vaut mieux hard que soft"
JPB

"Le marteau parle"

Dernière parenthèse musicale, sous forme de devinette (facile) : quel est le rapport entre Iron Maiden, AC/DC et Pink Floyd ?

http://fr.youtube.com/watch?v=2EsO7H23MTQ

Écrit par : Pli | 27 octobre 2008

Une certaine Amélie m'écrit :
"Alors la tortue on n'a pas tout lu , on a mal lu , c'est la méthode globale ?
Il me semble que Felts dit le contraire de ce que vous avez compris .
Relisez tout ."

Je ne pense pas avoir mérité tant de mépris. Il me semble effectivement que "Felts" reprend l'idée de Pleux selon laquelle les héritiers de Dolto ont dénaturé ses théories. Il y a des bonnes choses et des excès chez Dolto comme il y en a ailleurs, c'est déjà bien de le reconnaître. Je vous trouve bien agressive, Amélie, il faudra voir si "Felts" comme vous l'appelez ne pourrait pas vous prescrire de quoi vous apaiser.

Écrit par : Tortue | 27 octobre 2008

Je vous trouve bien agressive, Amélie,

Ecrit par : Tortue | 27 octobre 2008

C'est l'hôpital qui se fout de la charité, là.

Écrit par : Manu | 27 octobre 2008

Aucune agressivité , ni mépris ,Tortue , juste un peu d'ironie qui était fondée . Ne le prenez pas mal , rentrez dans votre carapace , c'est pas grave , ça va vous passer .

Relisez-vous , pour ce qui est du mépris , je ne vous arrive pas à la cheville ( et je ne reproduis pas le message en entier ) :

Car s'il suffisait d'avoir raison ou tort, la question serait vite tranchée. Dire qu'un groupe entier a tort, pour affirmer qu'on a soi-même raison, me semble la dernière des âneries et la plus infâme des crétineries.

Ecrit par : Tortue | 26 octobre 2008

Écrit par : Une certaine Amélie | 27 octobre 2008

Amélie, on ne vous a pas demandé l'heure, même si elle vient de changer.

Écrit par : Manu | 27 octobre 2008

Merci beaucoup, Roger : je reprendrai l'analyse, ou tout au moins le fil jusqu'à votre blog, dans ma prochaine Note...
Dobolino, le sanglier se prépare éventuellement en plusieurs jours - surtout s'il est congelé... Personnellement, je le fais assez agréablement en daube - un jour ou deux de trempage dans un Côtes-du-Rhône adéquat et suffisamment épicé. C'est moi qui vais vous inviter. Une grande réunion pédagogique autour d'un singularis porcus aux pâtes fraîches et quelques bouteilles adéquates...
JPB

Écrit par : brighelli | 27 octobre 2008

Tout à fait d'accord avec l'analyse de Roger. Il apparaît (;-)) tout à fait certain que Dolto ne glorifie pas l'enfant roi. Et ce ne sera pas la première "théoricienne" a être mal comprise, et dont on aura pris des bouts de la pensée pour la déformer et la faire concorder avec certaines idéologies.
Une bonne partie de la presse psychologique et de la presse féminine, (ce qui revient souvent au même) ferait bien de relire Dolto avec un peu plus d'attention.
Merci à vous, Jean! Je vais gronder ma fille! (Je plaisante, évidemment!!!)

Écrit par : Christophe Sibille | 27 octobre 2008

"Une grande réunion pédagogique autour d'un singularis porcus aux pâtes fraîches et quelques bouteilles adéquates...
JPB"

Ecrit par : brighelli | 27 octobre 2008

Quelquefois, on regrette d'habiter dans le nord!!! ;-(
Je dis ça pour la pédagogie, pas pour les bouteilles, évidemment.

Écrit par : Christophe Sibille | 27 octobre 2008

Sur la réforme en seconde.

Premier point :
Dixit Darcos : « Les élèves qui se seront manifestement lourdement trompés lors de leur choix d’options POURRONT modifier celui-ci en fin de semestre ». J’ai pas retrouvé la citation (LCI et le Fig) mais c'est pas loin.

J’imagine que ça se décidera durant la semaine banalisée de happening psychodramatique en fin de semestre.

Deuxième point :
Et on en fait quoi de ceux qui changent en cours d’année ?
On a déjà calculé dans mon bahut pour l’ISI (initiation aux sciences de l’ingénieur).

Faut déjà être conscient de ce qu’est l’ISI aujourd’hui : l’annexe du foyer socioculcul mais côté bricolette.
Par chance 18 à 20 mômes maxi, mais cycles de TP tournant sur trois semaines en autonomie avec méthodes inductives et constructivistes.
Du coup dans la salle des binômes (ou trinômes) qui grabotent autour de TP différents.

Par exemple pour un groupe à 18 et un cycle de 3 semaines :
• 6 élèves seuls devant un PC (DAO)
• 3 groupes de 2 tournent durant la même séance sur 3 TP de 1 h
• 2 groupes de 3 font un TP de 3 h pas le même mais portant sur le même thème (pas grave de toute façon interdit de corriger ...)

« - Et Zorglub ?
- Zorglub ? Il se porte à merveille /.../
- Le pauvre homme ! »
Qu’allait-il faire dans cette galère ?
Au milieu de ce grand bordel il tente d’éviter le cataclysme et quand il a le temps de limiter le désastre (« Père garde toi à gauche »).
En même temps, Zorglub est devenu le roi des plannings, tout n’est pas perdu.

Les 8 ou 10 dernières semaines de l’année sont consacrées à un « projet de groupe » (z’imaginez fastoche le niveau et l’intérêt ...).

Dans la future config fastoche !
On allonge le projet de fin d’année sur le second semestre et les quelques mômes qui arrivent en février reprennent la preogression de TP du 1er semestre.
On s’arrange pour caser à peu près le même nombre de nouveaux arrivants que de partants pour que les groupes restent à moins de 20.
La semaine de réduction de tête autoflagellante de février sera destinée à équilibrer les flux par une douce persuasion.

Z’avez ka être aussi imaginatifs dans vos matières !

Elle est pas belle la vie ?
(enfin ... tant que je conserve mon poste ...)

Troisième point (sans rapport)
Certains s’étonnent du nombre de DS donnés à nos chères têtes blondes (encore que dans mon cas, ils soient devenus une minorité visible ...).
Pour des raisons qui restent mystérieuses le pouvoir de la note subsiste.
D’autant plus surprenant que le passage de 1ère en term est automatique.

Dans les classes de STI, si je donne un exo, personne ne le cherche, la plupart ne lisent même pas l’énoncé. Par contre en DS le plus grand nombre des élèves fait de son mieux.
Il m’est donc arrivé dans des classes particulièrement passives de donner 1 DS par semaine, juste pour les mettre au travail.
Au pire je donne des conseils individuels durant le devoir ou même autorise l’usage du cours ...

Quatrième point (sans rapport)
Comment ça marche les verbes pronominaux j’ai oublié. Ils se sont trompé(s) ???

Écrit par : Zorglub | 27 octobre 2008

A la Sainte-Emeline
Reflue l'adrénaline.

Écrit par : Magister | 27 octobre 2008

Une bonne partie de la presse psychologique et de la presse féminine, (ce qui revient souvent au même) ferait bien de relire Dolto avec un peu plus d'attention.

Ecrit par : Christophe Sibille | 27 octobre 2008

Très juste, Christophe. Mais cela lui sera malaisé car ce type de presse fonctionne essentiellement avec des produits vendables. On pratique donc une lecture fort transversale et on extrait, parfois à l'emporte-pièce, des passages particulièrement saillants à l'adresse d'un lectorat superficiel. L'idée n'est pas tant de mettre à la portée du commun une pensée élaborée que de lui livrer quelques aphorismes de salle d'attente sertis dans un moule.

Écrit par : Magister | 27 octobre 2008

Le participe passé des verbes pronominaux s'accorde avec le pronom complément : (me, te, se, nous, vous, se) s'il est COD.

Exemples :
Elles se sont serré la main.
Question : Elles ont serré quoi ?
Réponse : la main
Question : Elles ont serré la main à qui ?
Réponse : se (se est COI, donc il y n'y a pas d'accord)
Elles se sont saluées
Question :Elles ont salué qui ?
Réponse : se (se est COD, donc il y a accord)

Donc : Ils se sont trompés. (Ils ont trompé qui ?)

Écrit par : Magister | 27 octobre 2008

Ils se sont trompés = ils ont trompé qui ? SE = EUX-mêmes = COD donc on accorde

Ils se sont écrit = ils ont écrit à eux .
SE = à EUX=COIndirect donc on n'accorde pas

Écrit par : Amélie | 27 octobre 2008

Je n'avais pas vu que Magister avait répondu .

Écrit par : Amélie | 27 octobre 2008

OKI, merci ...
c'était donc juste en début de mon post !

Écrit par : Zorglub | 27 octobre 2008

Il me semble effectivement que "Felts" reprend l'idée de Pleux selon laquelle les héritiers de Dolto ont dénaturé ses théories.
Ecrit par : Tortue | 27 octobre 2008

Il est assez courant que les héritiers d'une pensée finissent par la dénaturer. L'histoire est pleine de ces exemples-là. C'est sans doute pour cela que les Celtes se méfiaient tant de l'écrit (en vertu du fait que la lettre est morte et la parole vivante...).

Écrit par : Magister | 27 octobre 2008

J'ai pris au vol hier, en voiture, une émission sur les Grandes Ecoles (France-Culture).

Une intervenante y expliquait sans qu'elle fût contredite dans quelles administrations allaient les élèves de l'ENA les moins bien classés.

Vous avez deviné ?

A l'Education nationale évidemment, ainsi qu'aux Affaires sociales.

Un élément supplémentaire pour mieux comprendre le tropisme naturel de l'institution vers le pédagogisme ! ;-(

Écrit par : Robin | 27 octobre 2008

"Très juste, Christophe. Mais cela lui sera malaisé car ce type de presse fonctionne essentiellement avec des produits vendables. On pratique donc une lecture fort transversale et on extrait, parfois à l'emporte-pièce, des passages particulièrement saillants à l'adresse d'un lectorat superficiel. L'idée n'est pas tant de mettre à la portée du commun une pensée élaborée que de lui livrer quelques aphorismes de salle d'attente sertis dans un moule."

Ecrit par : Magister | 27 octobre 2008

Hé oui, je sais bien. Mais même des gens à peu près normalement intelligents se laissent berner par certains arguments éducatifs proposés par le "haut du pavé", (si tant est qu'il y en ait un) de cette fameuse presse, et je crois que c'est une des causes, (du moins parmi celles imputables aux milieux les moins défavorisés), des difficultés auxquelles les enseignants sont confrontés dans les classes.

Merci à Amélie et Magister pour le mini-cours de grammaire! Cela ne fait jamais de mal de relire tout ça noir sur blanc!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 27 octobre 2008

Il est assez courant que les héritiers d'une pensée finissent par la dénaturer. L'histoire est pleine de ces exemples-là. C'est sans doute pour cela que les Celtes se méfiaient tant de l'écrit (en vertu du fait que la lettre est morte et la parole vivante...).

Ecrit par : Magister | 27 octobre 2008

Il est aussi assez courant que les gens aillent dans le sens de la pente... Moi, sur les Trois Becs, au-dessus du col de la Chaudière, j'y suis montée, mais j'ai de beaucoup préféré la descente.
Pour les idées de Dolto, c'est pareil, ce qui a plu aux gens, ce sont les descentes.
Quand elle a dit par exemple qu'il fallait arrêter de maintenir les bébés de trois mois au-dessus d'un petit pot pour qu'ils apprennent très tôt à y faire leurs besoins et que la maturité sphinctérienne allait de paire avec la capacité à monter trois marches d'escalier, on a très vite entendu : "Il ne faut surtout pas intervenir dans l'acquisition de la propreté diurne puis nocturne. Ça vient tout seul."
Et c'est ainsi que nous aurons bientôt des enfants sachant faire du vélo sans roulettes avec la couche aux fesses, tout simplement parce que leurs parents, obsédés par l'idée qu'il n'y a pas à intervenir et que, finalement, c'est bien commode et évite bien des conflits, changent les couches sans même jamais leur dire qu'ils en ont assez et que ça leur revient très cher et encore moins leur proposer d'arrêter de se faire dessus et d'adopter les lieux et méthodes en usage chez les adultes.

Écrit par : catmano | 27 octobre 2008

Un élément supplémentaire pour mieux comprendre le tropisme naturel de l'institution vers le pédagogisme !

Ecrit par : Robin | 27 octobre 2008

En effet, cela éclaircit pas mal de choses et on ne s'étonne donc plus de rien.

Dicton :

Là où débarque l'énarchie
Le bon sens s'avachit.

Écrit par : Magister | 27 octobre 2008

[...] Et c'est ainsi que nous aurons bientôt des enfants sachant faire du vélo sans roulettes avec la couche aux fesses, tout simplement parce que leurs parents, obsédés par l'idée qu'il n'y a pas à intervenir et que, finalement, c'est bien commode et évite bien des conflits [...]

Ecrit par : catmano | 27 octobre 2008

Vous mettez le doigt dessus : "c'est bien commode et évite bien des conflits". Cette commodité-là s'apparente au confort qui n'est souvent lui-même qu'un avatar de la paresse, alias le manque de courage et donc de coeur... au ventre.
Fouillez dans les arcanes de la psychologie humaine et vous trouverez à coup sûr les quelques lignes-force qui président à beaucoup de comportements : la peur, la jalousie, la vanité et la paresse.

Écrit par : Magister | 27 octobre 2008

A propos du type (je ne me souviens pas de son nom) qui n'a absolument aucun talent, ni en tant que chanteur, ni en tant que comédien, mais un physique avantageux et une fatuité colossale ("la beaugosse attitude") et qui est passé l'autre jour à l'émission de Thierry Ardisson.

J'ai un élève comme lui en 4ème.

Il est arrivé l'autre jour avec une chemise à col cassée et un Rollex (probablement fausse) qu'il exibait complaisamment. "Vous avez vu, j'ai la même que celle du président de la République."

Il m'a demandé comment il fallait s'y prendre pour affectuer un stage au Quai d'Orsay et pour devenir diplomate.

Je lui ai parlé de science po., de l'ENA, de la mention au bac, de l'examen d'entrée...et aussi de son niveau en français (07 sur 20 au dernier contrôle de grammaire sur les registres de langue) qu'il lui faudrait améliorer, en essayant de rester le plus sérieux possible.

Je ne suis pas arrivé à saisir avec certitude s'il l'était aussi.

J'ai remarqué que cet élève était absolument incapable de saisir l'ironie ou la simple fantaisie (il faisait partie de ceux qui m'ont dit que l'incipit de "Si par une nuit d'Hiver un voyageur" d'Italo Calvino était un texte pornographique (?!)

Les collègues m'ont dit que sa mère le prenait pour un petit génie.

Au train où vont les choses, peut-être arrivera-t-il à entrer, au Quai d'orsay, comme l'autre à devenir animateur télé.

Écrit par : Robin | 27 octobre 2008

Merci à Amélie et Magister pour le mini-cours de grammaire! Cela ne fait jamais de mal de relire tout ça noir sur blanc!!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 27 octobre 2008

De rien , Christophe , c'est tout à fait normal d'aider un collègue en difficulté ! :-)))

Écrit par : Amélie | 27 octobre 2008

Les collègues m'ont dit que sa mère le prenait pour un petit génie.

Ecrit par : Robin | 27 octobre 2008

Si vous saviez le nombre de mères qui prennent leur projection pour un petit génie, quand ce n'est pas la 7e merveille du monde !

Écrit par : Magister | 27 octobre 2008

Je remets ce lien sur Didier Pleux.

http://www.editions-retz.com/forum2/FlashConf/005/Media/index.htm

Écrit par : Anne-Marie Valette | 27 octobre 2008

"J'ai pris au vol hier, en voiture, une émission sur les Grandes Ecoles (France-Culture). Une intervenante y expliquait sans qu'elle fût contredite dans quelles administrations allaient les élèves de l'ENA les moins bien classés. Vous avez deviné ? A l'Education nationale évidemment, ainsi qu'aux Affaires sociales."

Sans doute parce que c'est moins bien payé. Un haut fonctionnaire à Grenelle touche forcément moins que son homologue à Orsay ou à Bercy, qui se gorge de primes et de missions dignement rémunérées, et il n'a même pas droit aux lambris de la place Vandôme ou de la place Beauvau.

Françoise d'Eaubonne relèverait que l'Education et les Affaires sociales sont des domaines que le schéma mental collectif associe aux femmes, et expliquerait par là-même la différence de gains qui existe entre les ministères traditionnellement et historiquement typiquement masculins (Intérieur, Justice, Finances, Défense...) et les domaines d'activité associés aux femmes (Education, Affaires sociales).

Écrit par : Jeremy | 27 octobre 2008

Zorglub, ce que vous avez dit pour les STI montre une chose : les pédagogistes d'attaquent TOUJOURS en premier aux filières professionnelles ou technologiques, que ce soit dans le secondaire ou le supérieur.

Et leurs élucubrations débordent ensuite vers les filières générales.

Écrit par : Jeremy | 27 octobre 2008

[...] Et c'est ainsi que nous aurons bientôt des enfants sachant faire du vélo sans roulettes avec la couche aux fesses, [...]

Ecrit par : catmano | 27 octobre 2008

Didier Pleux les appelle "Sa Majesté des couches"...

Écrit par : buntovchik | 27 octobre 2008

Françoise d'Eaubonne relèverait que l'Education et les Affaires sociales sont des domaines que le schéma mental collectif associe aux femmes, et expliquerait par là-même la différence de gains qui existe entre les ministères traditionnellement et historiquement typiquement masculins (Intérieur, Justice, Finances, Défense...) et les domaines d'activité associés aux femmes (Education, Affaires sociales).

Ecrit par : Jeremy | 27 octobre 2008

On pourrait parler de phallocratie résiduelle mais persistante dans le partage des postes. Cela étant, concernant le mental collectif des hommes politiques, certaine actualité illustre assez bien leur mentalité profonde et inavouable. C'est cul et fric derrière les masques.
Du coup, nous serions menacés par la nymphocratie au sein de l'Education Nationale ?

Écrit par : Magister | 27 octobre 2008

"On pourrait parler de phallocratie résiduelle mais persistante dans le partage des postes. Cela étant, concernant le mental collectif des hommes politiques, certaine actualité illustre assez bien leur mentalité profonde et inavouable. C'est cul et fric derrière les masques."

Oui. "Cul et fric", c'est la définition du pouvoir la plus pertinente et la plus efficace. Qui en a jamais douté ?

Écrit par : Jeremy | 27 octobre 2008

Fouillez dans les arcanes de la psychologie humaine et vous trouverez à coup sûr les quelques lignes-force qui président à beaucoup de comportements : la peur, la jalousie, la vanité et la paresse.

Ecrit par : Magister | 27 octobre 2008

Trois "péchés capitaux" sur quatre ! ;-)

Écrit par : Robin | 27 octobre 2008

Oui. "Cul et fric", c'est la définition du pouvoir la plus pertinente et la plus efficace. Qui en a jamais douté ?

Ecrit par : Jeremy | 27 octobre 2008

DSK??? ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 27 octobre 2008

A propos du type (je ne me souviens pas de son nom) qui n'a absolument aucun talent, ni en tant que chanteur, ni en tant que comédien, mais un physique avantageux et une fatuité colossale ("la beaugosse attitude") et qui est passé l'autre jour à l'émission de Thierry Ardisson.

Ecrit par : Robin | 27 octobre 2008

Mickael chaimêmeplucomment? Il est laid comme un cul, en plus de tout ce que vous dites!

Écrit par : Christophe Sibille | 27 octobre 2008

"De rien , Christophe , c'est tout à fait normal d'aider un collègue en difficulté ! :-)))"

Ecrit par : Amélie | 27 octobre 2008

Je n'étais pas en difficulté, mais ça fait du bien quand même! Ne serait-ce que pour faire remonter un peu plus le blog dans l'estime de lecteurs occasionnels que certaines interventions un peu honteuses font parfois fuir!

Écrit par : Christophe Sibille | 27 octobre 2008

Mickael chaimêmeplucomment? Il est laid comme un cul, en plus de tout ce que vous dites!

Ecrit par : Christophe Sibille | 27 octobre 2008

Franchement, ce n'est pas sympa pour les culs...

Écrit par : Maminou | 27 octobre 2008

Oui, c'est vrai, Maminou.
Moche comme un référentiel de compétences, alors, pour rester dans le vif du sujet.

Écrit par : Christophe Sibille | 27 octobre 2008

lecteurs occasionnels que certaines interventions un peu honteuses font parfois fuir!

Ecrit par : Christophe Sibille | 27 octobre 2008

Très juste , Christophe ! Comme ça , par exemple ?? :
:-)))

" On va pouvoir rebaptiser le FMI: "Fentes Mouillées à Introduire"...
Je sens que ça ne va pas plaire à nos féministes de service... ;-(

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 octobre 2008 "

Écrit par : Amélie | 27 octobre 2008

Moi, j'aime bien Didier Pleux. Je sens que je vais me régaler à lire ce bouquin.

Écrit par : dobolino | 27 octobre 2008

Zorglub, je suis d’accord avec vos remarques sur l’absence de travail des STI et de beaucoup d’autres classes d’ailleurs : cela concerne beaucoup de zaprenans de 2des, quant aux 1res L quand j’en ai la moitié qui travaillent, je suis heureux !

À tel point que certains élèves n’auront vraiment bossé avec application, n’auront fait un vrai devoir que le jour du bac !

Quant à l’avalanche de notes ou leur petit nombre, il faut se rappeler qu’il n’y a pas si longtemps, au XXe siècle, on pouvait n’avoir qu’une composition trimestrielle. Les pédagogistes ont répandu paradoxalement le harcèlement « notationnel », eux qui adorent le flou compassionnel et le non mesurable.

Le vocabulaire pédagol préfère d’ailleurs à la place de devoir les mots « contrôle » (je déteste le mot qui sonne pour moi Kontrolle), ou « évaluation ».

Écrit par : LaRiba | 27 octobre 2008

À la lecture de certains commentaires sur ma note de lecture du livre de Didier Pleux “Génération Dolto” je me suis inquiété des ravages des lectures globales, transversales ou interstitielles sur la compréhension des textes. Cela a atteint un summum quand j'ai pu lire que Christophe Sibille était tout à fait d'accord avec mon analyse. Je m'apprêtais à écrire une ode d'au moins 500 lignes en hommage à sa mansuétude, à son esprit de tolérance, à son objectivité, à la clairvoyance de son esprit lumineux… Quand j'ai lu tout de suite après :
« tout à fait certain que Dolto ne glorifie pas l'enfant roi. Et ce ne sera pas la première "théoricienne" a être mal comprise, et dont on aura pris des bouts de la pensée pour la déformer et la faire concorder avec certaines idéologies. Une bonne partie de la presse psychologique et de la presse féminine (ce qui revient souvent au même) ferait bien de relire Dolto avec un peu plus d'attention. »
… Il est probable que Dolto, qui n'est pas la dernière des connes, n'a jamais écrit qu'elle prônait l'enfant Roi comme solution à l'éducation des enfants… Mais, et le livre de Didier Pleux le montre très bien, une bonne part de son édifice théorique, mis en acte, débouche sur la réalité de l'enfant-Roi…
J'ai fait remarquer dans ma note de lecture que Didier Pleux s'efforce d'être nuancé et lui reconnaît certains mérites, des mérites certains… Pour autant ce n'est pas la pensée de ses épigones, de ses émules, de ses disciples, de ses perroquets qu'il critique, mais la pensée de Françoise Dolto.. Il y trouve suffisamment de raisons et de déraisons pour la rendre sinon principale responsable, du moins participante active à la dérive de ces trente à quarante années.
Prétendre qu'elle est innocente des errements théorico-pratique de la psycho-pédagogie de l'enfant et que tout viendrait des mauvaises interprétations de ceux qui ont repris ses discours, ne correspond pas du tout à l'esprit du livre de Pleux : c'est Dolto qui est en cause, y compris d'ailleurs dans la médiatisation de ses thèses.
… Quand à la fin de sa vie, elle déclare qu'on l'a mal compris, sa défausse est partielle : si elle a été mal comprise… c'est parce qu'elle s'est mal expliquée.

Écrit par : Roger Felts | 27 octobre 2008

lecteurs occasionnels que certaines interventions un peu honteuses font parfois fuir!

Ecrit par : Christophe Sibille | 27 octobre 2008

Très juste , Christophe ! Comme ça , par exemple ?? :
:-)))

" On va pouvoir rebaptiser le FMI: "Fentes Mouillées à Introduire"...
Je sens que ça ne va pas plaire à nos féministes de service... ;-(

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 octobre 2008 "

Ecrit par : Amélie | 27 octobre 2008


Eh oui, Christophe, l'arroseur arrosé... Avec vos histoires de fentes mouillées, on reste dans un milieu aqueux.
JPB, mort de honte...

Écrit par : brighelli | 27 octobre 2008

@ Christophe

(Ma fille de huit ans, qui est à côté de moi, vient de me faire remarquer que j'avais oublié l'accent circonflexe sur le "i" de "transparaîssait". Vivent les méthodes mixtes!!!! ;-)

Votre fille s'est gourée, à moins que sa maîtresse ne méconnaisse la règle : les verbes en aître ne prennent un accent circonflexe sur le i que devant un t.
ex : je connais, tu parais, il reconnaît, nous apparaissons,cela transparaît,ils comparaîtront, tu disparaîtrais.
On ne trouve cet accent qu'à l'infinitif, au présent de l'indicatif 3e du singulier, au futur et au conditionnel à toutes les personnes

Écrit par : retraitée | 27 octobre 2008

lecteurs occasionnels que certaines interventions un peu honteuses font parfois fuir!

Ecrit par : Christophe Sibille | 27 octobre 2008

Très juste , Christophe ! Comme ça , par exemple ?? :
:-)))

" On va pouvoir rebaptiser le FMI: "Fentes Mouillées à Introduire"...
Je sens que ça ne va pas plaire à nos féministes de service... ;-(

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 octobre 2008 "

Ecrit par : Amélie | 27 octobre 2008

Ah! Je me sens moins seule. Remarquez que Catmano m'a aussi dit qu'elle avait trouvé Christophe très lourd...

Écrit par : dobolino | 27 octobre 2008

Fouillez dans les arcanes de la psychologie humaine et vous trouverez à coup sûr les quelques lignes-force qui président à beaucoup de comportements : la peur, la jalousie, la vanité et la paresse.

Ecrit par : Magister | 27 octobre 2008

Trois "péchés capitaux" sur quatre !

Ecrit par : Robin | 27 octobre 2008

C'est tout à fait involontaire (inconscient ?). Même si je suis de culture chrétienne -ce que je ne renie pas- il y a longtemps que je me suis libéré de la notion culpabilisante (et donc régressive) de péché pour lui préférer celle, plus responsable, d'erreur. Répétée, l'erreur devient errement. C'est donc un déséquilibre. Si je sors de ma voie, j'empiète sur celle d'autrui.

Écrit par : Magister | 27 octobre 2008

Il est probable que Dolto, qui n'est pas la dernière des connes, n'a jamais écrit qu'elle prônait l'enfant Roi comme solution à l'éducation des enfants… Mais, et le livre de Didier Pleux le montre très bien, une bonne part de son édifice théorique, mis en acte, débouche sur la réalité de l'enfant-Roi…

Ecrit par : Roger Felts | 27 octobre 2008
Tant qu'elle bossait avec des gamins fracassés par la guerre et/ou les foyers de la DASS, leur offrir une petite parcelle d'enfant-roi était certainement très bien fondé.

Écrit par : dobolino | 27 octobre 2008

""Fentes Mouillées à Introduire"..."

Mince alors , moi qui pensais qu'il nous parlait de son Zanus ????

Encore mon problème de sens ....

ange

ps:"On ne trouve cet accent qu'à l'infinitif, au présent de l'indicatif 3e du singulier, au futur et au conditionnel à toutes les personnes"
Le truc surtout, quand on connaît un peu le système, c'est qu'il est impossible d'avoir un accent circonflexe devant un 's' ! Question de logique !

Écrit par : toto | 27 octobre 2008

Puisque nous en parlons, je vous propose un petit devoir sur l'accord du participe passé. Dans laquelle des deux phrases ci-dessous il n'y a pas de s au participe passé du verbe voir ?

Ces élèves, je les ai vus écrire.

Ces magazines, je les ai vus feuilleter.

Écrit par : Magister | 27 octobre 2008

"À tel point que certains élèves n’auront vraiment bossé avec application, n’auront fait un vrai devoir que le jour du bac !"

Ah, on fait un vrai devoir le jour du bac ?


"lecteurs occasionnels que certaines interventions un peu honteuses font parfois fuir!
Ecrit par : Christophe Sibille | 27 octobre 2008

Très juste , Christophe ! Comme ça , par exemple ?? :
:-)))
" On va pouvoir rebaptiser le FMI: "Fentes Mouillées à Introduire"...
Je sens que ça ne va pas plaire à nos féministes de service... ;-(
Ecrit par : Christophe Sibille | 26 octobre 2008 "
Ecrit par : Amélie | 27 octobre 2008

Eh oui, Christophe, l'arroseur arrosé... Avec vos histoires de fentes mouillées, on reste dans un milieu aqueux.
JPB, mort de honte...
Ecrit par : brighelli | 27 octobre 2008

Bah, après nous le déluge, et ça nous change des eaux troubles de la politique.
Cependant, ce blog va parfois à vau l'eau. Certes, le ministère navigue à vue, mais il ne faut pas noyer le poisson. Amélie elle-même nous a prévenus : "tant va la cruche à l'eau, qu'à la fin elle se casse." Et même si certains sont parfois vaseux, on pêche toujours de bonnes informations parmi le menu fretin qui circule habituellement ici.

Écrit par : Jeremy | 27 octobre 2008

@ Magister

Pour les pronominaux, c'est un peu plus compliqué, on faisait ça en 3e autrefois, et je vais essayer d'être claire et concise.

Il faut distinguer les verbes essentiellement pronominaux et les verbes pronominaux par construction.
I. Les premiers n'existent qu'à la forme pronominale, s'évanouir, s'écrier, s'abstenir. Leur participe passé s'accorde avec le sujet: Elles se sont évanouies.

II. Les pronominaux par construction existent aussi à la forme non pronominale (laver/se laver, aimer/s'aimer)

Dans ce cas, on distingue trois possibilités.

1) Ils sont de sens passif, le sujet ne fait pas l'action. EX. Les jupes se portent courtes cette année.
Dans ce cas aussi, accord du pp avec le sujet. Ex : les fenêtres se sont refermées violemment, à cause du vent.

Nous en venons à présent aux deux cas intéressants, pour lesquels l'accord du participe demande réflexion.

2) Le pronominal est de sens réfléchi : je me lave (JE lave JE)= moi-même

3) Le pronominal est de sens réciproque (au pluriel, donc)
Ils se détestent ( l'un l'autre)ou ils se jettent des regards haineux.

Dans ce cas, il faut analyser le pronom qui précède le verbe.
S'il est COD, il y aura accord du participe passé avec lui, s'il est COI ou C d'attribution, le pp reste invariable.

Ils se sont aimés (se est COD), ils se sont souri (se est COI), ils se sont donné la main (se est complément d'attribution)

Donc, on conjugue avec être, mais on applique la règle valant pour l'auxiliaire avoir.

Voilà, je vous épargne les cas particuliers. Croyez surtout qu'il n'y a de ma part nulle pédanterie, juste un peu de nostalgie de l'heureux temps où l' on enseignant la langue aux élèves.

Écrit par : retraitée | 27 octobre 2008

Puisque nous en parlons, je vous propose un petit devoir sur l'accord du participe passé. Dans laquelle des deux phrases ci-dessous il n'y a pas de s au participe passé du verbe voir ?

Ces élèves, je les ai vus écrire.

Ces magazines, je les ai vus feuilleter.

Ecrit par : Magister | 27 octobre 2008

Dans la deuxième, parce que le pronom personnel "les" est le COD par anticipation du verbe "feuilleter " et non du verbe "ai vu". la règle d'accord du participe passé avec le COD placé devant le verbe ne peut donc pas s'appliquer ici, donc "vus" ne prend pas d'"s". C'est comme si on disait: "j'ai vu feuilleter eux."
Le verbe "feuilleter" est le COD du verbe "voir" et l'on peut même considérer qu'il a un sujet indéterminé sous-entendu.

Explication claire, je l'espère, entièrement faite en grammaire traditionelle pur jus, entièrement bourgeoise et moyen d'oppression bourgeois des classes défavorisées.

Écrit par : Jean | 27 octobre 2008

Dans la phrase "Je les ai vu feuilleter", il n'y a aucun verbe pronominal, me semble-t-il.

Écrit par : Jean | 27 octobre 2008

Le truc surtout, quand on connaît un peu le système, c'est qu'il est impossible d'avoir un accent circonflexe devant un 's' ! Question de logique !

C'est faux, mon toto. Cette règle souffre des exceptions!

On distingue par exemple la chasse (au sanglier) et la châsse (pour les reliques).

Écrit par : retraitée | 27 octobre 2008

lecteurs occasionnels que certaines interventions un peu honteuses font parfois fuir!

Ecrit par : Christophe Sibille | 27 octobre 2008

Très juste , Christophe ! Comme ça , par exemple ?? :
:-)))

" On va pouvoir rebaptiser le FMI: "Fentes Mouillées à Introduire"...
Je sens que ça ne va pas plaire à nos féministes de service... ;-(

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 octobre 2008 "

Ecrit par : Amélie | 27 octobre 2008

Oh non, Amélie! Les personnes dont je vous parle ont quitté le blog avant même d'y intervenir à causes de raisons beaucoup plus graves que celles concernant une vanne aussi bénigne, bien que lourdingue.
Il suffit de voir ce que Toto a rajouté peu au dessus pour comprendre ce que je veux dire. Même vous saurez faire la différence, je pense. ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 27 octobre 2008

"Votre fille s'est gourée, à moins que sa maîtresse ne méconnaisse la règle : les verbes en aître ne prennent un accent circonflexe sur le i que devant un t.
ex : je connais, tu parais, il reconnaît, nous apparaissons,cela transparaît,ils comparaîtront, tu disparaîtrais.
On ne trouve cet accent qu'à l'infinitif, au présent de l'indicatif 3e du singulier, au futur et au conditionnel à toutes les personnes"

Ecrit par : retraitée | 27 octobre 2008

C'est moi qui me suis gouré. J'avais d'abord écrit une phrase dans laquelle le verbe était formulé au présent. Quand le @nfifrkptw de code m'a été demandé, j'ai voulu corriger une autre erreur, j'ai appuyé sur la flèche verte "de gauche" en haut de l'écran, et ça m'a bouffé mon message. En le réécrivant, j'ai bêtement mis un accent circonflexe sur le verbe, employé cette fois à l'imparfait. Mon mea culpa, (comme ne disait pas Strauus-Kahn le soir où il avait sa stagiaire dans son lit).
Bon, c'est bien lourd une fois de plus, mais rien à voir avec les insultes, les borborygmes et la violence qu'on trouve parfois ici et qui, elles, font réellement fuir des blogueurs potentiels.

Écrit par : Christophe Sibille | 27 octobre 2008

Ces élèves, je les ai vus écrire.

Ces magazines, je les ai vus feuilleter.

Ecrit par : Magister | 27 octobre 2008

Participe passé suivi d'un infinitif :

Les élèves , je les ai vus écrire : qui écrit ? Les élèves . On accorde , car ce sont les élèves qui écrivent

Les magazines , je les ai vu feuilleter . Qui feuillette ? Pas de réponse . On n'accorde pas , ce ne sont pas les magazines qui feuillettent

Écrit par : Amélie | 27 octobre 2008

Les élèves , je les ai vus écrire : qui écrit ? Les élèves . On accorde , car ce sont les élèves qui écrivent

Les magazines , je les ai vu feuilleter . Qui feuillette ? Pas de réponse . On n'accorde pas , ce ne sont pas les magazines qui feuillettent

Ecrit par : Amélie | 27 octobre 2008

Dans le premier cas on peut remplacer l'infinitif par le participe présent : Je les ai vus écrivant .
Pas dans le second .

Écrit par : Amélie | 27 octobre 2008

En effet, Amélie, retraitée et jean, il s'agit du cas particulier où le participe passé est conjugué avec l'auxiliaire AVOIR et suivi d'un infinitif :

1) Il s'accorde si le COD placé avant peut faire l'action du verbe à l'infinitif :

Ces élèves, je les ai vus écrire.
Le COD = les (élèves). or les élèves peuvent écrire, donc il y a accord.

2) Il ne s'accorde pas si le COD ne peut pas faire l'action de l'infinitif :

Ces magazines, je les ai vus feuilleter.
Le COD = les (magazines). Mais les magazines ne peuvent pas feuilleter ou se feuilleter eux-mêmes, donc il n'y a pas d'accord.

--------------------

Cet exercice est tout à fait intéressant et montre que la grammaire, au-delà d'une certaine austérité, forme à l'intelligence de la phrase (et parfois à sa subtilité). C'est assez pour plaider la cause d'une matière noble.

Écrit par : Magister | 27 octobre 2008

"châsse"

Saloupiot d'cathos ! C'est encore pour me faire 'suer' !

J'en appelle aux nouveaux dicos !!! Virez moi c't'accent là !
ange

Écrit par : toto | 27 octobre 2008

La grammaire, matière noble et essentielle. J'ai un autre exemple en tête, vu dans je ne sais plus quel livre. C'est au sujet de la virgule (qui peut peser une tonne). Exemple :

1) Le Président n'est pas mort, comme on l'a dit.
2) Le Président n'est pas mort comme on l'a dit.

Dans la première phrase, le Président est toujours vivant, contrairement à ce qu'on a prétendu, tandis qu'il est bel et bien mort dans la seconde, mais pas de la manière annoncée.

En grammaire, une simple petite virgule peut donc dispenser la vie et la mort !

Écrit par : Magister | 27 octobre 2008

Christophe

(Ma fille de huit ans, qui est à côté de moi, vient de me faire remarquer que j'avais oublié l'accent circonflexe sur le "i" de "transparaîssait". Vivent les méthodes mixtes!!!! ;-)

Votre fille s'est gourée, à moins que sa maîtresse ne méconnaisse la règle : les verbes en aître ne prennent un accent circonflexe sur le i que devant un t.
ex : je connais, tu parais, il reconnaît, nous apparaissons,cela transparaît,ils comparaîtront, tu disparaîtrais.
On ne trouve cet accent qu'à l'infinitif, au présent de l'indicatif 3e du singulier, au futur et au conditionnel à toutes les personnes

Ecrit par : retraitée | 27 octobre 2008 et repris par tous les autres...

Quoi t'est-ce ? Vous n'êtes pas au courant des nouvelles règles d'orthographe ?
http://www.orthographe-recommandee.info/comment.htm

Eh ben, c'est du joli. Pauv' petits zaprenants ! Imaginez leurs cervelles déconfites par ces accents circonflexes ridicules et obsolètes !
J'ai honte pour vous ! Tant de hargne sur de malheureux enfants, ça doit être la preuve de votre cruauté mentale !

Écrit par : catmano | 27 octobre 2008

J'ai honte pour vous ! Tant de hargne sur de malheureux enfants, ça doit être la preuve de votre cruauté mentale !

Ecrit par : catmano | 27 octobre 2008

Ou de notre embourgeoisement (c'est-à-dire de notre inclination à opprimer les classes défavorisées).

Les nouvelles règles d'orthographe, sauf votre respect, je m'assois dessus.

Écrit par : Magister | 27 octobre 2008

"Les nouvelles règles d'orthographe, sauf votre respect, je m'assois dessus."

Ecrit par : Magister | 27 octobre 2008

Moi aussi! Et j'ai mangé un super couscous à midi, avec force pois chiches! Non mais!

Écrit par : Christophe Sibille | 27 octobre 2008

ça veut dire quoi "ces magazines,je les ai vu feuilleter " ?
Les magazines font quelque chose ?
J'aurais écrit:je les ai vus feuilletés.
Je les ai vus consultés,peu achetés,rendus .
Je ne comprends pas.

Écrit par : bernard | 27 octobre 2008

Pour Dobolino :

Partie de chasse au sanglier réussie près de La Voulte en Ardèche.

Tableau :
4 sangliers
1 cycliste (le fils de l'adjointe au maire)

pas précisé combien de chiens.

http://www.ledauphine.com/drame-de-la-chasse-une-balle-fauche-un-vetetiste-de-24-ans-il-se-trouvait-sur-un-chemin-@/index.jspz?article=67022

Écrit par : Zorglub | 27 octobre 2008

"ça veut dire quoi "ces magazines,je les ai vu feuilleter " ?"

Ecrit par : bernard | 27 octobre 2008

"J'ai vu qu'on les feuilletait", sans doute. Je ne pense qu'un magazine puisse feuilleter quoi que ce soit.
De même que: "Cet homme, je l'ai vu manger".
Si j'écris, "cet homme, je l'ai vu mangé", ça marche aussi, quoique ce soit un peu moins fréquent, heureusement.

Écrit par : Christophe Sibille | 27 octobre 2008

Le patron du FMI, peu d'entre nous l'ont vu niquer, je pense, mais tout le monde a failli le voir niqué.

Écrit par : Christophe Sibille | 27 octobre 2008

Tant que les chasseurs s'entretuent, ça fait sourire. Mais quand ils descendent les promeneurs, qu'on les juge pour assassinat avec préméditation.

Écrit par : Christophe Sibille | 27 octobre 2008

J'ai vu qu'on les feuilletait,eh bien ils étaient feuilletés.
Je les ais vus feuilletés,parcourus en diagonale,volés par les patients chez le médecin.

Je comprendrais:ces magazines, je les ai vus les feuilleter.
Les1 des gens
les2 les magazines.
Mais ces magazines,je les ai vu feuilleter,comprends pas le sens.

Écrit par : bernard | 27 octobre 2008

les magazines feuilleter= (peut-être )les magazines faire des feuilles ?

Écrit par : bernard | 27 octobre 2008

Magister, dans le même genre :

Je n'ai pas invité retraitée à manger du sanglier, pour la vexer.

Je n'ai pas invité retraitée à manger pour la vexer.

Dans un cas, je ne bouffe rien et je suis vexée, dans l'autre, je bouffe, et on est plein d'égards pour moi.

Christophe, DSK ne joue pas en bourse à Tokyo, car l'indice Nikkei est en baisse (avec 2 s).
Méfiez-vous cependant, vous qui enseignez à l'IUFM, de ne pas batifoler avec les minettes, l'IUFM n'EST pas l'IUFMI!

Écrit par : retraitée | 27 octobre 2008

"Méfiez-vous cependant, vous qui enseignez à l'IUFM, de ne pas batifoler avec les minettes, l'IUFM n'EST pas l'IUFMI!"

Ecrit par : retraitée | 27 octobre 2008

Certes, mais d'une part, "mon" IUFM ne se trouve pas aux states, et, d'autre part, je n'ai aucunement l'intention de me présenter aux présidentielles!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 27 octobre 2008

"Je n'ai pas invité retraitée à manger pour la vexer."

... pas pour la vexer mais pour le dessert, bien compris. Bravo !


"Méfiez-vous cependant, vous qui enseignez à l'IUFM, de ne pas batifoler avec les minettes, l'IUFM n'EST pas l'IUFMI!"

Ecrit par : retraitée | 27 octobre 2008

A Paris, on dirait "ne pas batignoller". Cela étant, il n'y a pas que des minettes à l'IUFM ; quelques unes paraissent quand même afficher quelques heures de vol... que je crois.

Écrit par : Magister | 27 octobre 2008

"car l'indice Nikkei est en baisse (avec 2 s)."

Ecrit par : retraitée | 27 octobre 2008

Chouette! Une partouze!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 27 octobre 2008

"quelques unes paraissent quand même afficher quelques heures de vol... que je crois."

Ecrit par : Magister | 27 octobre 2008

Magister, vous allez avoir des ennuis avec le volant féministe canal hystérique du blog!!!!
Bon, Dobolino, je blague! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 27 octobre 2008

Mais ces magazines,je les ai vu feuilleter,comprends pas le sens.

Ecrit par : bernard | 27 octobre 2008

C'est comme dans la phrase : "Ces fruits, je les ai vu cueillir." sous-entendu "se faire cueillir". Cela paraît (accent circonflexe) bizarre (vous avez dit bizarre ?) mais pas inhabituel. Cette tournure de phrase m'est assez familière.

Écrit par : Magister | 27 octobre 2008

Magister, vous allez avoir des ennuis avec le volant féministe canal hystérique du blog!!!!

Ecrit par : Christophe Sibille | 27 octobre 2008

Merci de m'en prévenir, mais je ne crains rien de ce côté-là car la gente féminine de ce blog possède encore le sens de la grivoiserie et saura donc faire la différence.

Écrit par : Magister | 27 octobre 2008

En grammaire, une simple petite virgule peut donc dispenser la vie et la mort !

Ecrit par : Magister | 27 octobre 2008

Cela rappelle le récit en forme de conte philosophique de Iouri Tynianov, titré Le lieutenant Kijé. Tynianov s'est inspiré si je me souviens bien d'une véritable histoire sous le règne de Paul 1er.

Suite à une erreur d'écriture d'un gratte-papier, qui, au lieu d'écrire "poroutchiki-jé" (quant aux lieutenants) écrit "poroutchik Kijé" (le leiutenant Kijè), ce dernier bien que n'ayant dès lors d'existence que fictive et administrative se trouve battu et conduit entre deux gardes en Sibérie.

Écrit par : buntovchik | 27 octobre 2008

"Merci de m'en prévenir, mais je ne crains rien de ce côté-là car la gente féminine de ce blog possède encore le sens de la grivoiserie et saura donc faire la différence."

Ecrit par : Magister | 27 octobre 2008

Je crois qu'on dit: "la gent féminine". Et puis, l'expression: "avoir des heures de vol" est souvent considérée comme légèrement "macho" par ces dames.

Écrit par : Christophe Sibille | 27 octobre 2008

Alors,y a-t-il une faute d'orthographe à feuilleter et une autre à vu quand on écrit comme Magister :
"ces magazines,je les ai vu feuilleter"?
Même avec l'explication ( j'ai vu qu'on les feuilletait) de C. Sibille,je ne comprends toujours pas.
J'ai vu la pâte feuilleter ?

Écrit par : bernard | 27 octobre 2008

buntovchik, votre anecdote littéraire n'est pas sans rappeler l'affaire récente du violeur multi-récidiviste libéré à cause d'une simple faute de frappe.

Écrit par : Magister | 27 octobre 2008

Je crois qu'on dit: "la gent féminine". Et puis, l'expression: "avoir des heures de vol" est souvent considérée comme légèrement "macho" par ces dames.

Ecrit par : Christophe Sibille | 27 octobre 2008

Très juste pour gent féminine. J'ai fait la confusion (classique) avec l'adjectif gente (gente dame). A moins que, d'avoir eu récemment un problème avec la jante d'une des roues de ma voiture... Allez savoir ce qui se trame dans le cerveau fatigué d'un pauvre nenseignant.

J'ignorais que l'expression "heures de vol" était perçue comme macho. Dont acte.

Écrit par : Magister | 27 octobre 2008

"A moins que, d'avoir eu récemment un problème avec la jante d'une des roues de ma voiture..."

Ecrit par : Magister | 27 octobre 2008

Excellent!
Comme on dit souvent: "la jante ne fait pas le bonheur..."

Écrit par : Christophe Sibille | 27 octobre 2008

La gent, Magister, singulier de les gens, avec changement de genre. Gent/gente est un adjectif, grosso modo, équivalent de "noble, courtoise, amène".

Votre partouze, Christophe, je la vois façon tournante, dans les caves des cités, avec Mélody, Jessica, Cindy et les autres. On appellerait ça "Mélody en sous-sol"

Écrit par : retraitée | 27 octobre 2008

Des heures de vol? En rase-motte, je suppose! ou en piqué, avec Sarkozy, pour Carla.

ça plane pour moi, quoi!
Et pour la gent, vous oubliez le cher Bobby Lapointe

"Mais l'agent siffle."
Dans la même chanson
"J'ai pris des coups près du colon
J'ai mal vers l'aine"
Pour notre collègue diffamé et suicidé, je dirais plutôt, j'ai mal vers l'Aisne!

Écrit par : retraitée | 27 octobre 2008

Comme on dit souvent: "la jante ne fait pas le bonheur..."

Si si, elle fut remplacée de bonne heure, comme dirait Tournesol, mais pas pardouze, une seule suffisant, carla jante était tordue.

Écrit par : Magister | 27 octobre 2008

ça veut dire quoi "ces magazines,je les ai vu feuilleter " ?
Ecrit par : bernard | 27 octobre 2008

Cela veut dire: "j'ai vu feuilleter eux" ( c'est-à-dire "feuilleter ces magazines", c'est-à-dire encore "[des gens] feuilleter ces magazines");
le pronom personnel "le" est COD du verbe "feuilleter" et non du verbe "ai vu". C'est pour cela que "vu" ne s'accorde pas avec "les".

Écrit par : Jean | 27 octobre 2008

Pour Dobolino :

Partie de chasse au sanglier réussie près de La Voulte en Ardèche.

Tableau :
4 sangliers
1 cycliste (le fils de l'adjointe au maire)

pas précisé combien de chiens.


Ecrit par : Zorglub | 27 octobre 2008
Quelle idée d'aller faire du VTT au milieu d'une battue. Mes gosses n'ont le droit d'aller se promener que dans la réserve et sur les chemins dégagés, avec vêtements aux couleurs flashy.
Quand on connait ces gars comme je les connais, on n'est jamais trop prudent. Ce sont des brutes épaisses, viandards, terrorisés à l'idée de perdre leur paire de couilles s'ils ratent un gibier. Ils sont à la guerre, les mecs ! Les talibans, c'est de la rigolade à côté des sangliers terroristes.

Écrit par : dobolino | 27 octobre 2008

Tant que les chasseurs s'entretuent, ça fait sourire. Mais quand ils descendent les promeneurs, qu'on les juge pour assassinat avec préméditation.

Ecrit par : Christophe Sibille | 27 octobre 2008
Notre conseiller général dit qu'il faudrait leur accorder des quotas, un pourcentage de pertes autorisées, comme dans l'armée, du genre deux chasseurs par équipe et par an. Ils auraient droit de s'entretuer au sein de la même équipe ou entre équipes adverses.

Écrit par : dobolino | 27 octobre 2008

Notre conseiller général dit qu'il faudrait leur accorder des quotas, un pourcentage de pertes autorisées, comme dans l'armée, du genre deux chasseurs par équipe et par an. Ils auraient droit de s'entretuer au sein de la même équipe ou entre équipes adverses.

Ecrit par : dobolino | 27 octobre 2008

Et s'ils n'atteignaient pas le quota au bout de l'année, y aurait-il possibilité de cumul l'année suivante ?

Écrit par : Magister | 27 octobre 2008

Si j'écris, "cet homme, je l'ai vu mangé", ça marche aussi, quoique ce soit un peu moins fréquent, heureusement.

Ecrit par : Christophe Sibille | 27 octobre 2008
Ou, "ce chasseur, je l'ai vu tué après l'avoir vu tuer"
Ecrit-on, ces chasseurs, je les ai vu tués ou ces chasseurs, je les ai vus tués ?
Et, ces chasseurs, je les ai vu tuer ou ces chasseurs, je les ai vus tuer ?

Écrit par : dobolino | 27 octobre 2008

Et s'ils n'atteignaient pas le quota au bout de l'année, y aurait-il possibilité de cumul l'année suivante ?

Ecrit par : Magister | 27 octobre 2008

Question superflue vu qu'ils l'atteindraient. S'ils en avaient le droit, ils s'entretueraient pour un morceau de viande. Y'a une différence majeure entre les talibans et les sangliers: on peut commercialiser la viande de sanglier sans difficulté et personne ne veut manger du taliban.

Écrit par : dobolino | 27 octobre 2008

1) Ces chasseurs, je les ai vus tués. J'ai vu qui ? les chasseurs qui étaient tués.

2) Ces chasseurs, je les ai vus tuer. J'ai vu qui ? les chasseurs en train de tuer. Le COD peut faire l'action de tuer.

Écrit par : Magister | 27 octobre 2008

J'écrirais "je les ai vus tués" ("les" est cod du verbe voir) et "je les ai vus tuer"(ce sont eux qui tuent)

Écrit par : Sylvie Huguet | 27 octobre 2008

A Paris, on dirait "ne pas batignoller".
Ecrit par : Magister | 27 octobre 2008
Pourquoi ? A cause de l'Ecole ormale des Batignolles dont la directrice était un véritable pot de peinture qui interdisait tout maquillage à ses élèves ?

Écrit par : dobolino | 27 octobre 2008

Ces chasseurs, je les ai vus tués, non? "les" est placé avant l'auxiliaire avoir! C'est bien ça, Jean, non?

Écrit par : Christophe Sibille | 27 octobre 2008

Sylvie, vous m'avez grillé!!! ;-(

Écrit par : Christophe Sibille | 27 octobre 2008

Je n'avais pas encore vu la réponse de Magister. Heureusement, nous sommes d'acccord !

Écrit par : Sylvie Huguet | 27 octobre 2008

Sans vouloir semer le trouble sur mon propre blog, je suis totalement d'accord avec bernard. "Ces magazines, je les ai vus feuilletés", cela fait sens (et "vus", participe passé normal d'une forme au passé composé, s'accorde avec le COD antéposé "les", tandis que "feuilletés", participe passé adjectivé, s'accorde avec le COD — "les" — dont il est l'attribut). Ou : "Ces magazines, je les ai vus les feuilleter" — avec un double pronom anaphorique renvoyant d'un côté à des lecteurs non identifiés, dont il aurait été question précédemment, d'un autre aux dits magazines. Mais "ces magazines, je les ai vu feuilleter", j'avoue que ça ne fait pas sens, sauf à supposer un contexte dont on ne nous dit rien.

Cela dit, je crois que DSK a puissamment inspiré la libido de CS. L'allusion consécutive aux stagiaires de l'IUFM était très claire : cela s'appelle le retour du refoulé, mon cher. Vous devriez baiser plus souvent, vous écririez moins de bêtises d'un goût médiocre... Cela soit dit en toute amitié.
JPB

Écrit par : brighelli | 27 octobre 2008

Magister, vous allez avoir des ennuis avec le volant féministe canal hystérique du blog!!!!
Bon, Dobolino, je blague! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 27 octobre 2008

Je sais ! C'est classique, ce genre de plaisanterie, chez les mal-baisés. On ne peut tenir rigueur à ceux qui étalent leur misère sexuelle avec tant de constance.

Écrit par : dobolino | 27 octobre 2008

Je crois qu'on dit: "la gent féminine". Et puis, l'expression: "avoir des heures de vol" est souvent considérée comme légèrement "macho" par ces dames.

Ecrit par : Christophe Sibille | 27 octobre 2008
C'est dans les vieilles marmites que les carottes cuisent le mieux.

Écrit par : dobolino | 27 octobre 2008

Merci pour les explications ,je comprends mieux...
..
les musiciennes que j'ai entendues jouer.
les airs que j'ai entendu jouer.
..
mais avec les devant et l'expression "voir feuilleter",pour moi ça n'avait pas et ça n'a pas grand sens.

Écrit par : bernard | 27 octobre 2008

Cela dit, je crois que DSK a puissamment inspiré la libido de CS. L'allusion consécutive aux stagiaires de l'IUFM était très claire : cela s'appelle le retour du refoulé, mon cher. Vous devriez baiser plus souvent, vous écririez moins de bêtises d'un goût médiocre... Cela soit dit en toute amitié.
JPB

Ecrit par : brighelli | 27 octobre 2008
Brighelli, vous m'avez grillée sur le poteau !

Écrit par : dobolino | 27 octobre 2008

" Ces fruits, je les ai vu cueillir" me paraît parfaitement clair. Si je dis "je les ai vus cueillis", le sens n'est pas le même. Dans le second cas, l'action de cueillir est accomplie. Elle est en cours dans le premier cas.

Écrit par : Sylvie Huguet | 27 octobre 2008

Mais "ces magazines, je les ai vu feuilleter", j'avoue que ça ne fait pas sens

Ecrit par : brighelli | 27 octobre 2008

Il me semble au contraire que cela fait parfaitement sens. Il s'agit de magazines dont on a constaté et dont on souligne qu'ils étaient feuilletés. Non?

"Ces magazines, je les ai vu feuilletés" est la seule phrase de toutes les variantes proposées à être, telle quelle, complètement dépourvue de sens.

Ces chasseurs, je les ai vus tués, non? "les" est placé avant l'auxiliaire avoir! C'est bien ça, Jean, non?

Ecrit par : Christophe Sibille | 27 octobre 2008

Tout à fait. C'est-à-dire: "Je les ai vus quand ils avaient été tués".

Écrit par : Jean | 27 octobre 2008

Je n'imaginais pas que ma question de béotien quant à l'accord des verbes pronominaux déclencherait cette avalanche de conséquences !

Comme quoi, un battement d'aile à Sidney ...

Écrit par : Zorglub | 27 octobre 2008

"Cela dit, je crois que DSK a puissamment inspiré la libido de CS. L'allusion consécutive aux stagiaires de l'IUFM était très claire : cela s'appelle le retour du refoulé, mon cher. Vous devriez baiser plus souvent, vous écririez moins de bêtises d'un goût médiocre... Cela soit dit en toute amitié.
JPB"

Ecrit par : brighelli | 27 octobre 2008

Ne vous en faites pas pour ça. Votre sollicitude me touche vraiment mais, croyez-moi, elle n'a pas lieu d'être!
Ceci-dit, de telles allégations sont tellement aisées à formuler qu'on ne peut pas vous en vouloir. Ni à vous, ni à Dobolina.
;-)
Quant aux "bêtises d'un goût médiocre"... Si on devait vraiment répertorier les vôtres, on en tirerait vraisemblablement la conclusion que vous êtes nettement moins "fine queue" que DSK...
Si on pouvait vraiment faire un lien entre ce qui, en ce domaine, est dit, et ce qui est réellement fait.
Allez, sans rancune. Et bien le bonjouir à vos maîtresses!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 27 octobre 2008

"C'est dans les vieilles marmites que les carottes cuisent le mieux."

Ecrit par : dobolino | 27 octobre 2008

Je préfère la mienne pas trop "al dente".

Écrit par : Christophe Sibille | 27 octobre 2008

Je parlais évidemment de la carotte, pas de la marmite! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 27 octobre 2008

Et c'est moi qui suis aux casseroles, ça fait partie de mes multiples talents.
écrit par Brighelli

Pour ce qui est des fourneaux, c'est aussi moi qui y officie préférentiellement... ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 25 octobre 2008

Dobolina , ne nous laissons pas abuser par la novlangue réactionnaire .
Ces maitres queux auto-proclamés règnent seulement sur le micro-ondes et le tupperware !

Ecrit par : Amélie | 25 octobre 2008

Cela dit, je crois que DSK a puissamment inspiré la libido de CS.... Vous devriez baiser plus souvent
JPB

Ecrit par : brighelli | 27 octobre 2008

on devait vraiment répertorier les vôtres, on en tirerait vraisemblablement la conclusion que vous êtes nettement moins "fine queue" que DSK...

Ecrit par : Christophe Sibille | 27 octobre 2008



Le 25 octobre , je notais ici-même que le combat des chefs maîtres queux s'engageait .

Deux jours après , on le prononce toujours de la même façon , mais on l'écrit différemment .

Écrit par : Amélie | 27 octobre 2008

Le 25 octobre , je notais ici-même que le combat des chefs maîtres queux s'engageait .

Deux jours après , on le prononce toujours de la même façon , mais on l'écrit différemment .

Ecrit par : Amélie | 27 octobre 2008

L'intuition féminine ?

Écrit par : Magister | 27 octobre 2008

Quand je lis ce blog et les forums de professeurs, J'AI L'IMPRESSION QU'ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION.


On discute, on commente, on s'interroge sur des sujets qui n'ont plus rien à voir avec les concours masterisés et professionalisés, ni avec le lycée réformé, ni avec les élèves insolents et soutenus le cas échéants par les textes et l'administration. Alors, à votre avis :

A/ Effectivement, tout s'arrange.
B/ Y en a marre de parler de ce qui ne va pas, on parle d'autre chose.
C/ Jeremy a mal lu : on parle de ce qui ne va pas. On a juste fait une parenthèse sur le bon usage et l'accord des pronominaux.
D/ On s'habitue à ce qui ne va pas, mais on ne va pas l'avouer. C'est le début de la fin, la preuve du vrai découragement, et ça ouvre la porte aux pires époques.

Écrit par : Jeremy | 27 octobre 2008

Lu sur le blog de DSK, qui s'arrête justement en date du 31 août 2007...

"31 août 2007
Ma candidature au FMI
Au moment où s'achève le délai de dépôt des candidatures à la direction générale du FMI, j'ai décidé de mettre en ligne un site recensant les différentes étapes de ma campagne ainsi que les principales réactions que celle-ci a suscitée - et suscitera : www.dsk-fmi.net

Je vous invite à le découvrir et à le faire connaître autour de vous."

Lorsqu'on clique sur le lien, s'ouvre une curieuse page. Idem si on clique sur le lien, dans la colonne de droite : tout DSK sur le web.
On s'imagine que DSK doit vraiment beaucoup se fatiguer... L'oisiveté est mère de tous les vices, c'est connu.

http://www.blogdsk.net/dsk/

Écrit par : Magister | 27 octobre 2008

Jeremy, il y a E/Nous sommes en vacances (d'aucuns parlent à juste titre de convalescence) avec un besoin légitime de légèreté, de badinage, voire de marivaudage.

Je ne crois pas au découragement. La Garde ne recule jamais ! Et même si elle tient parfois des propos de salle de garde, dans les fourreaux, les épées restent affûtées...

Écrit par : Magister | 27 octobre 2008

"Quand je lis ce blog et les forums de professeurs, J'AI L'IMPRESSION QU'ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION.


On discute, on commente, on s'interroge sur des sujets qui n'ont plus rien à voir avec les concours masterisés et professionalisés, ni avec le lycée réformé, ni avec les élèves insolents et soutenus le cas échéants par les textes et l'administration. Alors, à votre avis :

A/ Effectivement, tout s'arrange.
B/ Y en a marre de parler de ce qui ne va pas, on parle d'autre chose.
C/ Jeremy a mal lu : on parle de ce qui ne va pas. On a juste fait une parenthèse sur le bon usage et l'accord des pronominaux.
D/ On s'habitue à ce qui ne va pas, mais on ne va pas l'avouer. C'est le début de la fin, la preuve du vrai découragement, et ça ouvre la porte aux pires époques."

Ecrit par : Jeremy | 27 octobre 2008

Je serais un peu de l'avis de Magister; on décompresse un peu pour le premier vrai jour des vacances. Personnellement, même s'il y a d'intenses moments de découragement, je veillerai à ne pas baisser la garde! (Et que Jean-Paul, avec son mauvais esprit, ne voie aucune allusion salace dans cette dernière "proposition"! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 27 octobre 2008

retraitée : « le cher Bobby Lapointe »

Boby.

Écrit par : Camarasa | 28 octobre 2008

""Quand je lis ce blog et les forums de professeurs, J'AI L'IMPRESSION QU'ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION. "

Répète après moi :
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION
ACTUELLEMENT, TOUT VA BIEN DANS L'EDUCATION


Ca fait du bien non?

Écrit par : Tout va bien | 28 octobre 2008

@ Camasara

merci, je n'étais pas sûre de l'orth., je trouvais que Bobby avait une drôle de bobine, mais j'ai eu la flemme de chercher.
@ Jérémy
Les problèmes de l'EN, on y pense, et beaucoup, et avec angoisse, mais si on ne pouvait décompresser, on deviendrait cinglé, dépressif, piqué, siphonné, déjanté, (retraités y compris). Alors, dans l'attente du grand soir, on parle cul, tambouille, Torterat-d'égout, potins politico-médiatiques/toc, on ironise sur Dominique grosse canne, qui a failli devenir tricard et valser (de Strauss, oeuf corse) du FMI, ou alors, on en revient aux fondamentaux du métier, et on fait au clavier les cours de grammaire qu'on aimerait faire aux élèves, et que certains courageux résistants font toujours contre vents et marées.

Écrit par : retraitée | 28 octobre 2008

Pour Camasara et alii...
Dans les derniers mois du Shah d'Iran, qui ne valait pas mieux que les barbus qui lui ont succédé, existait à Téhéran un quotidien en anglais, destiné prioritairement aux communautés étrangères. Mais il était, comme les autres, soumis à la censure royale, et un beau jour, voilà-t-y pas que les deux-tiers de ses articles se trouvent coupés. Plutôt que de faire paraître un canard plein de blancs, les rédacteurs ont tout supprimé, et imprimé, dans tous les corps et toutes les casses, sur les x pages du journal : EVERYTHING IS OK.
Elle est pas belle, mon histoire ? et vraie, de surcroît !
JPB

Écrit par : brighelli | 28 octobre 2008

Attention à tous : le livre, l’Ecole en désarroi, de Jean-Paul Riocreux, est complètement illisible.
Le propos est confus du fait d'un style atroce. Et personnellement, cela va m'empêcher de le finir.
Quand JPB parle "d'un style parfois un peu laborieux", il est vraiment clément... Dommage.

Écrit par : franck | 02 novembre 2008

Bonjour,

On m'a prévenu des quelques écrits qui ont circulé dans ce blog sur une production diffusée par Spirale, et que j'ai produite pour ma part en vue de défendre l'accompagnement professionnel.
J'admets tout à fait les critiques, elles sont les bienvenues, mais je ne comprends pas le reste, notamment ces manipulations sur mon nom, ces railleries de personnes qui ne savent ni ce que je fais, ni ce pourquoi je lutte.
Cette production est documentée - peut-être trop -, elle est effectivement "lourde" (et je vous prie de m'en excuser), mais elle a pour objet de convaincre les universités et le ministère actuel de ne pas laisser des collègues seuls, devant une classe, en emploi du temps "complet", dès 2010. Elle est documentée pour montrer que beaucoup de gens ont déjà réfléchi sur l'accompagnement, et que c'est compliqué, très compliqué d'accompagner.
Je comprends, bien sûr, que ce type d'écrit puisse être désagréable à lire. Dans certains cas, pour faire court, on fait trop dense, et cela peut paraître pédant.
Mais ce n'est pas écrit pour cela. Ce n'est pas là non plus pour faire "genre", pour me donner un "emploi de maître de conf", pour me "gonfler" devant qui que ce soit. C'est juste une autre manière de confirmer ce que beaucoup ont déjà pressenti.
Ecrire ce genre d'article pour quoi, concrètement ?
Pour que les jeunes collègues ne soient pas livrés à eux-mêmes en entrant dans le métier,
Pour ne pas faire tout et n'importe quoi dans la formation,
Pour montrer au ministère que la recherche en éducation démontre que les conditions d'exercice d'aujourd'hui ne sont pas dignes.
Mais encore une fois, veuillez m'excuser de vous avoir déçus par ces phrases trop chargées : comme vous le savez, face aux décideurs et à la recherche, il faut des arguments indiscutables, des preuves, des expérimentations, sinon personne ne vous entend crier dans l'ombre.

Je crois savoir ce qui fera suite à cette réponse de ma part, et je n'ai pas besoin de le décrire : il suffit de parcourir ce qui se dit plus haut. Je tenais simplement à vous déclarer, pour ma part, qu'écrire ce genre d'article, ce n'est pas pour "faire genre".
C'est juste une autre manière de lutter.

Bien à vous,

FT

Écrit par : Torterat Frédéric | 04 novembre 2008

Je réponds à titre uniquement personnel, évidemment.

Je trouve qu'il est très honorable, et courageux de votre part, de venir vous exprimer ici concernant votre article. Et, à titre personnel également, je sais de quoi je parle.
Je vous répondrai très simplement. Vous nous dites "comprendre que ce genre d'écrit puisse être pénible à lire".
C'est justement le premier reproche, dans 90% des cas, que l'on fait aux articles concernant directement les sciences de l'éducation. Enoncer de manière extrêmement alambiquée et compliquée, souvent apparemment à plaisir, (ce qui les rend presque illisibles), des choses qui ont été dites, contredites, débattues, rebattues, déjà depuis longtemps et qui, souvent d'ailleurs, relèvent du simple bons sens. Bon sens qui ne fait pas tout, et qui n'a jamais rien créé à lui tout seul, mais qu'il ne faut pas non plus oublier totalement.
Le deuxième reproche est, (bien que pour ma part je sois convaincu que certains de ces écrits puissent avoir leur place dans la formation des enseignants), qu'on finit quelquefois par oublier les savoirs dans la formation au profit de la manière de les transmettre. A force de, quelquefois, mettre la charrue avant les boeufs, (la pédagogie avant les contenus), on finit par en oublier peu ou prou les boeufs. Il y a certainement quelque chose à faire pour réhabiliter ces pauvres bêtes.
Enfin, personnellement, je suis persuadé qu'on ne peut imputer le fait que les conditions d'enseignement ne soient pas dignes aux conditions faites à la recherche en éducation. Mais, entre autres, au fait que quelques volets indispensables à un bon exercice du métier aient été, après un timide essai de trois années, (je pense, par exemple, aux "dominantes artistiques", et notamment à la "dominante théâtre" dans la formation des PE2) purement et simplement "blackboulés".
Cordialement.
C.S.

Écrit par : Christophe Sibille | 04 novembre 2008

bdon alé vou cacher

Écrit par : hinili | 09 février 2009

bdon alé vou cacher

Écrit par : hinili | 09 février 2009

Écrire un commentaire