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18 octobre 2008

Notes de lecture

Notes de lecture

 

 

   Il paraît à chaque rentrée une telle masse de livres sur l’école qu’il est difficile d’en faire le tri. Mais je viens d’en lire coup sur coup trois qui méritent, à des titres divers, d’être distingués.

 

   J’ai déjà parlé dans un post du premier, l’Enseignement du français aujourd’hui / Enquête sur une discipline malmenée, de Paul-Marie Conti (Editions du Fallois). C’est une longue déploration qui a le grand intérêt de faire l’historique des mauvais coups portés à cette discipline, et d’expliquer, par l’accumulation de ces coups, de gauche comme de droite, pourquoi tant d’enseignants sont KO debout – et l’Ecole à terre. C’est un livre sympathique, mais qui manque un peu de profondeur.

 

   Un cran plus haut, le Tableau noir / la Défaite de l’école (chez Denoël) de Iannis Roder. L’auteur enseigne l’Histoire-Géographie, et il est aussi (et c’est loin d’être anecdotique, dans l’économie de son ouvrage) consultant pédagogique et formateur pour le Mémorial de la Shoah. Ce qu’il nous propose, c’est essentiellement un témoignage (1) sur l’état des relations inter-communautaires de son collège : le racisme anti-français ambiant (propulsé par des gosses qui ne savent pas qu’ils sont eux-mêmes Français – ou le ne veulent pas le savoir, comme on leur a suggéré de le faire), les certitudes islamistes erronées, mais intangibles (« je n’ai pas lu le Coran, mais je vous interdis d’en parler »), le révisionnisme décomplexé et l’antisémitisme déchaîné, le tout découlant logiquement d’une ignorance perpétuée, contre laquelle il est de plus en plus difficile d’intervenir : le savoir suppose le sens des nuances, le non-savoir se vautre dans les certitudes : c’est l’histoire de tous les fascismes. Et c’est bien plus fascinant, pour un gosse de 12-16 ans, de recracher des erreurs béates, des idées reçues nauséabondes, que de devoir s’escrimer à apprendre et apprendre à analyser les faits. Que l’auteur m’appelle « Dominique » Brighelli ne m’émeut pas. Et je ne saurais trop recommander les pages où il cite Sebastian Haffner, qui dans son Histoire d’un Allemand : souvenirs 1914-1933 (Actes Sud, 2004) expliquait le processus de « décivilisation » que les Nazis avaient mis en place dans l’Allemagne des années 1920-1930. Ses analyses rejoignent impeccablement celles de Victor Klemperer, qui dans sa Lingua Tertium Imperii / La langue du IIIème Reich (en Poche – et il en a souvent été question sur ce blog) analysait la façon dont Hitler et ses séides avaient fait d’une langue de culture une novlangue au service d’une idéologie – de façon à ce que seule cette idéologie puisse désormais s’exprimer dans cette langue qui fut jadis celle de Goethe et qui serait désormais celle de Himmler. La langue pédagogique installée en France depuis une quarantaine d’années obéit aux mêmes impératifs, avec la même efficacité : les néo-profs d’un site où j’interviens fréquemment parlent trop souvent une « langue de Meirieu » qui n’est plus exactement celle de Racine.

 

   C’est là qu’intervient l’analyse du troisième livre, l’Ecole en désarroi, de Jean-Paul Riocreux (Puf).

   L’auteur, agrégé de Lettres et Normalien, a suivi une carrière d’Inspecteur d’Académie pendant une bonne trentaine d’années. C’est du fond de sa récente retraite qu’il tire le bilan de quatre décennies de pédagogisme.

   Autant le dire tout de suite : c’est, malgré quelques réticences superficielles sur un style parfois un peu laborieux, un ouvrage indispensable.

   Toute la première partie est une analyse historique de la mise en place de la secte qui tient désormais les commandes, et la transformation, comme dit l’auteur, de « chapelles » en cathédrales. La métaphore n’en est même pas une – et le préfacier de l’ouvrage, Laurent Lafforgue, l’a fort bien compris : le mouvement pédagogiste a des racines profondément religieuses, et ce n’est pas tout à fait un hasard si le mot préféré de ces gens-là est « réforme », comme le rappelle Riocreux, passant en souplesse et en force de Jacques Natanson et André de Peretti – en 1968 - à Jospin ou Meirieu le Lyonnais, dit le primate des Gaulles (je retire ! C’est une plaisanterie pure, Philippe ! « Le calembour, c’est la fiente de l’esprit qui vole » !). Sans omettre de signaler que les fondements de cette politique furent mis en place par le pétainisme, qui vomissait la République : tout se tient. Que des organes de gauche, comme l’Humanité ou le Nouvel Obs, se reconnaissent en ces gens-là procède d’un aveuglement qui ne prouve qu’une chose : le ver a dévoré le fruit. Et que Marianne fasse parfois des difficultés à Natacha Polony, croyant que ses articles sur la dégénérescence scolaire vont lui aliéner son public d’enseignants, témoigne d’une méconnaissance regrettable des enjeux : la République est en danger, et l’offensive a commencé il y a longtemps à l’école. De surcroît, Polony, qui est agrégée de Lettres, dit tout haut ce qui se murmure dans nombre de salles de profs, qu’elles soient animées par le SNALC ou par les plus lucides des inscrits du SNES. (2)

   Evidemment, Lafforgue, qui pratique pour son compte la foi du charbonnier et de Torquemada (avec ma pomme dans le rôle du Juif errant, mais je ne t’en veux pas, Laurent, à tout péché miséricorde…) récuse la religiosité de ces idéologues issus des Jeunesses Ouvrières chrétiennes, souvent via le protestantisme : « (l’Auteur) a bien raison de dénoncer dans son ouvrage la lourde responsabilité de plusieurs idéologues venus du christianisme social dans la destruction de l’école. Que des personnalités issus de milieux chrétiens aient pu jouer ce rôle néfaste est une vraie douleur pour l’auteur de cette préface, catholique fervent ».

   Pauvre Lafforgue ! « Bon Dieu – c’est le cas de le dire – que ces gens intelligents sont bêtes ! » (3). Jean-Paul Riocreux montre dans le détail la façon dont une secte, parce que la Droite au pouvoir lui avait abandonné l’Ecole, a entrepris la démolition du système scolaire républicain. Et probablement, d’ici peu, l’éradication de la laïcité, elle aussi d’inspiration républicaine.

   C’est peut-être, en dehors du fait que l’auteur, dans sa bibliographie, me prénomme Jean-Claude (décidément…), la seule réserve que je ferai à ce livre : le contre-champ politique, et économique, n’est pas suffisamment exploré. L’anéantissement de l’Ecole, l’intoxication d’une génération entière (et Riocreux cite merveilleusement Bonald, qui expliquait déjà au début du XIXème siècle qu’il suffit de dix ans pour former une génération et abolir tout ce qui venait de la précédente) ne tombent pas du ciel, si je puis dire : une idéologie qui se prétendait de gauche, et qui n’était qu’idéologie parce que la Droite au pouvoir dans les années 60-70 ne lui laissait par définition que ce champ, a mis en place les cadres théoriques et institutionnels qui ont permis de réaliser les objectifs économiques que nous voyons aujourd’hui à l’œuvre en pleine lumière : diminution drastique des postes via la réduction scandaleuse des horaires et la « redéfinition » des missions, lycée light, très light, ce qui favorisera à terme l’émergence de boîtes privées (le processus a déjà largement commencé), avantages de plus en plus grands consentis justement au privé, et, bientôt, mise en place de ce « chèque-éducation » qui permettra à chacun d’inscrire ses enfants dans la structure scolaire de son choix – si possible non publique, et hors contrat : ceux qui manipulent le bon, le naïf Lafforgue, s’en délectent d’avance (4).

   En définitive, Jean-Paul Riocreux propose bien des pistes de réaction, mais il omet d’analyser les décisions politiques qui, toutes, vont dans le même sens, ou les réactions syndicales qui, trop souvent, confortent les tenants de l’obscurantisme érigé en mode de production. A cette réserve près, c’est un excellent livre.

 

Jean-Paul Brighelli

 

PS. Les occasions de rire se faisant rares, je ne peux que conseiller d’aller écouter ce que chantent, sur le collège où ils enseignent (le nôtre, le vôtre) deux enseignants particulièrement doués, avant que leur direction ne porte plainte et ne les fasse crucifier : http://leszrofs.blogspot.com/

 

Notes

  (1) L’ouvrage de Mara Goyet tout récemment paru chez Flammarion, Tombeau pour le collège, est de même nature, comme l’était déjà son Collèges de France de 2003 (Fayard). A ceci près qu’elle porte témoignage sans forcément voir les tenants et aboutissants de la situation. Iannis Roder va plus loin. Rien d’étonnant donc à ce que Luc Ferry – dans la même interview (http://www.europe1.fr/Radio/ecoute-podcasts/entre-nous/La...) où il souligne le grand mérite de Claude Allègre d’avoir « dératisé » l’école (c’est nous, les rats) -, tresse des couronnes à Mara Goyet : elle écrit plaisamment, mais ce n’est pas dérangeant pour le système. Que ce philosophe de salon m’égratigne au passage est un hommage que le vice rend à la vertu, et je l’en remercie.

  (2) Voir en particulier dans le n° 599 de cet hebdomadaire son article « Darcos dépouille le lycée » : et elle en parle d’autant mieux qu’elle a soutenu avec moi le ministre contre Jack Lang, flanqué de Philippe Meirieu, dans Ripostes, l’émission de Moati, fin avril (l’actualité, à l’époque, c’était la réforme du Primaire : tempus fugit…). Elle y égratigne avec talent tel conseiller du ministre, qui a poussé si loin l’inconvenance face aux syndicats que la moindre des choses serait de lui permettre d’aller, à nouveau, changer les fleurs dans les églises et renouveler les cierges.

  (3) La citation est attribuée à Jean Joubert dans les Sabots rouges (Grasset, 1979). Mais je suis à peu près sûr qu’elle fut, à l’origine, lancée par une dame qui pratiquait de près lesdites intelligences.

  (4) Voir en particulier son entretien avec François Laarman (responsable-fondateur de SOS-Education, l’officine de la droite la plus libérale, et si décomplexée qu’elle n’a pas hésité à porter plainte dès que Sauver les Lettres ou Reconstruire l’Ecole lui ont dit ses quatre vérités) sur http://bastiat.net/fr/cercle/rencontres/Anne.Coffinier.ht... : Frédéric Bastiat, dois-je le rappeler, est cet économiste du XIXème siècle actuellement promu idole des libéraux les plus déchaînés : quand on vous dit que le facteur économique… etc. Voir aussi le site de la « librairie des Ecoles », animée par Jean Nemo, en particulier le manuel d’Histoire pour les CE1-CE2 (http://www.lalibrairiedesecoles.com/preface_histoire.php?...) : les amis de la République y apprendront une foule de choses intéressantes sur la façon dont ces gens-là prétendent inculquer l’Histoire à nos bambins. Un véritable réseau se met en place (ou plutôt s’est mis en place, avec la bénédiction d’organismes officiels ou souterrains qui ont leur propre agenda) et je ne m’étonne pas qu’outre Laforgue, nombre de pédagogues sérieux, quel que soit leur talent, s’y laissent prendre : la secte est devenue Eglise. Ces gens-là tentent aujourd’hui de mettre la main sur un réseau d’écoles animé par un vrai programme de refondation – celui du SLECC : tous les fascismes ont commencé petit. Et demain ?

Commentaires

"et je ne m’étonne pas qu’outre Laforgue, nombre de pédagogues sérieux, quel que soit leur talent, s’y laissent prendre : la secte est devenue Eglise."

Eh oui... On se sent bien seuls...

Ecrit par : catmano | 18 octobre 2008

Déjà, nous sommes au moins deux. Courage ! Le pire serait de désespérer et de baisser les bras.
Soutenons-nous et avançons ... dans la bonne direction ;-)

Ecrit par : GastonLavy | 18 octobre 2008

" le racisme anti-français ambiant (propulsé par des gosses qui ne savent pas qu’ils sont eux-mêmes Français – ou le ne veulent pas le savoir, comme on leur a suggéré de le faire), les certitudes islamistes erronées, mais intangibles (« je n’ai pas lu le Coran, mais je vous interdis d’en parler »), le révisionnisme décomplexé et l’antisémitisme déchaîné, le tout découlant logiquement d’une ignorance perpétuée, contre laquelle il est de plus en plus difficile d’intervenir : le savoir suppose le sens des nuances, le non-savoir se vautre dans les certitudes : c’est l’histoire de tous les fascismes. Et c’est bien plus fascinant, pour un gosse de 12-16 ans, de recracher des erreurs béates, des idées reçues nauséabondes, que de devoir s’escrimer à apprendre et apprendre à analyser les faits."
écrit par Brighelli

Il était temps qu'on en parle pour tenter de traiter le problème qui commençe à " dater " !

Ecrit par : Amélie | 18 octobre 2008

Qui commence , pardon ! j'avais écrit commençait et en rectifiant , oublié d'ôter la cédille .

Ecrit par : Amélie | 18 octobre 2008

Evidemment, Lafforgue, qui pratique pour son compte la foi du charbonnier et de Torquemada (avec ma pomme dans le rôle du Juif errant, mais je ne t’en veux pas, Laurent, à tout péché miséricorde…) récuse la religiosité de ces idéologues issus des Jeunesses Ouvrières chrétiennes, souvent via le protestantisme : « (l’Auteur) a bien raison de dénoncer dans son ouvrage la lourde responsabilité de plusieurs idéologues venus du christianisme social dans la destruction de l’école. Que des personnalités issus de milieux chrétiens aient pu jouer ce rôle néfaste est une vraie douleur pour l’auteur de cette préface, catholique fervent ».

Je lirai la préface et le livre de Jean-Paul Riocreux.

Finalement, on en revient toujours aux soubassements religieux et/ou philosophiques.

La filiation intellectuelle et "spirituelle" de la "pensée" de Meirieu est à rechercher du côté de Jean-Jacques Rousseau (celui de l'Emile et de la profession de foi du vicaire savoyard), c'est-à-dire effectivement du côté d'un certain protestantisme, d'une vision "optimiste" de la nature humaine que la tradition catholique n'a effectivement jamais partagé (voir Saint-Augustin, Pascal...), ni en matière d'éducation, ni en matière économique (le libéralisme avec sa confiance illimitée dans la liberté humaine est issu des Lumières et du protestantisme (cf à ce sujet Max Weber).

Je pense que toute la question tourne autour de la croyance ou non en l'existence du "péché originel", mais je n'ai pas le temps de développer et il faut que j'y réfléchisse.

Meirieu se montre particulièrement inconséquent quand il ne voit pas (ou peut-être fait-il semblant de ne pas voir) que le libéralisme économique et "l'éducation nouvelle" marchent ensemble (on ne peut pas prôner "l'élève au centre du système" et s'en prendre à la société de consommation).

On assiste aujourd'hui à la logique de cette déréglementation générale dans tous les domaines, à la mise en concurrence de tous les services, y compris l'éducation, de la subordination de l'Etat à l'économie (y compris quand l'Etat intervient pour "sauver des banques") et à l'effacement de ses prérogatives traditionnelles (heureux temps où le général de Gaulle pouvait encore dire que "la politique de la France ne se faisait pas autour de la corbeille"!) : armée, justice, école, services publics...

La destruction programmée de l'école, en France, hier du collège et maintenant du lycée se situe dans cete logique, elle est parfaitement dans l'air du temps.

Ecrit par : Robin | 18 octobre 2008

Amélie, toutes ces questions de voile, de "jambon-beurre" et dislamisation, je les avais détaillées déjà il y a plus de deux ans dans Une école sous influence. Et à l'époque, j'étais violemment précurseur - même que ça m'avait valu des passes d'armes mémorables avec le sieur Tariq, le grand copain de Caroline Fourest...
Mais comme vous dites, ça sort peu à peu... On leur a juste donné le temps de se banaliser - et "bien tard", c'est toujours "trop tard".
JPB

Ecrit par : brighelli | 18 octobre 2008

"le sieur Tariq, le grand copain de Caroline Fourest..."

Arrêtez, Amélie va croire que c'est vrai !

Ecrit par : Jérémy | 18 octobre 2008

La destruction programmée de l'école, en France, hier du collège et maintenant du lycée se situe dans cete logique, elle est parfaitement dans l'air du temps.

Ecrit par : Robin | 18 octobre 2008
Peut-on vraiment mener une action collective contre l'air du temps ou doit-on se replier dans l'individualisme, en tentant de se protéger du mieux qu'on peut?

Ecrit par : dobolino | 18 octobre 2008

"le sieur Tariq, le grand copain de Caroline Fourest..."

Arrêtez, Amélie va croire que c'est vrai !

Ecrit par : Jérémy | 18 octobre 2008

A observer son évolution , on* n'est pas loin de le croire !

* le pronom "on" désigne beaucoup de monde maintenant et pas seulement des gens qu'il vous plait de considérer comme des fachos et qui sont seulement des "bien-voyants "

Très cordialement , Jérémaïe !!!

Ecrit par : Amélie | 18 octobre 2008

Il me semble que c'est cette ignoble notion de "nouveaux publics" qui est la vraie racine du mal. C'est une notion très raciste. Faut pas s'étonner si on en paie les conséquences.

Ecrit par : dobolino | 18 octobre 2008

le sieur Tariq, le grand copain de Caroline Fourest..."
Ecrit par : Brighelli

Arrêtez, Amélie va croire que c'est vrai !
Ecrit par : Jérémy | 18 octobre 2008

A observer son évolution , on n'est pas loin de le croire !
Ecrit par : Amélie | 18 octobre 2008

Vous voyez, je vous l'avais dit... Pour Amélie, les adversaires c'est Caroline Fourest, Christophe Sibille, Dobolino, moi... Et parmi les alliés il y a Robert Marchenoir, le type de Françaisdesouche.

Bon courage, Amélie : à force de tirer sur les modérés, vous vous réveillerez quand il sera trop tard et que vous aurez permis à vos vrais adversaires de gagner sur toute la ligne.

Je reprends ma suggestion : et si vous arrêtiez de prêcher des convertis, pour aller débattre et convaincre là où ça en vaut vraiment la peine. Débattre avec des gens qui ne sont pas d'accord, ça ça a de la gueule. Dire à Christophe Sibille, dobolino et moi, que le fanatisme religieux c'est mal, c'est être comme la mouche du coche.

Ecrit par : Jérémy | 18 octobre 2008

Mais j'ai dit que ça m'amusait de vous taquiner un peu, pas que ça, ni aucun de vos messages, d'ailleurs, ne me faisait franchement rigoler.
Ecrit par : Christophe Sibille

Elle ne sonne pas très bien, mais il n'y a pas de faute de grammaire, désolé.
Ecrit par : Christophe Sibille


Alors , mon cher Christophe , après traduction , la phrase correcte semble être ( dites-moi si je me trompe ) :

Mais j'ai dit que ça m'amusait de vous taquiner un peu, ET pas que ça D'AILLEURS : aucun de vos messages ne me faisait franchement rigoler.

Là , on comprend mieux . La négation était superflue , la ponctuation défectueuse , l'ordre des mots , bancal : ça bafouillait pitoyablement . Syntaxiquement incorrect , le verdict est sans appel .
Demandez-moi , quand vous ne savez pas !

Ecrit par : Amélie | 18 octobre 2008

La destruction programmée de l'école, en France, hier du collège et maintenant du lycée se situe dans cete logique, elle est parfaitement dans l'air du temps.

Ecrit par : Robin | 18 octobre 2008
Peut-on vraiment mener une action collective contre l'air du temps ou doit-on se replier dans l'individualisme, en tentant de se protéger du mieux qu'on peut?

Ecrit par : dobolino | 18 octobre 2008

Il me semble que c'est ce que croient faire certains pédagogues sérieux dont parle "Dominique".

Ecrit par : catmano | 18 octobre 2008

"[...] Sans omettre de signaler que les fondements de cette politique furent mis en place par le pétainisme, qui vomissait la République : tout se tient."
écrit par Brighelli.

Il me semble que c'est le point essentiel. La dérive de l'école, en renonçant à la transmission des savoirs, en empêchant la formation de citoyens éclairés (c'était le projet du républicain Condorcet) et en laissant se développer les communautarismes de tous ordres, aboutit à une mise en cause des fondements mêmes de la République. La question scolaire devient à cet égard éminemment politique.

Ecrit par : Daniel Arnaud | 18 octobre 2008

Jérémy , j'ai l'impression que vous ne savez plus où vous habitez et vous mélangez tout "à l'avenant" , " ça en dit long "sur votre incapacité à distinguer sérieux , raillerie et provocation .

Quand on se dit " convertis ", on ne traite pas de fachos * à mots couverts , ceux qui , donc , seraient de votre bord ! C'est bien pourtant ce que vous avez fait tous les trois . Ou alors , quelque chose m'échappe , dans votre comportement ?

*ce qui ne m'intimide pas du tout , car cette terminologie très spécieuse est bien pratique pour pervertir le débat et imposer le silence Godwin . Et les soixantehuitards ( tard !) chasseurs de nazis , today , font doucement rigoler !

PS : inutile de rebondir sur " quelque chose m'échappe" , avec une répartie de votre style : " mais vous avez tout compris , Amélie " , qui ne serait qu'une esquive de plus !



Toujours cordialement

Ecrit par : Amélie | 18 octobre 2008

en laissant se développer les communautarismes de tous ordres, aboutit à une mise en cause des fondements mêmes de la République. La question scolaire devient à cet égard éminemment politique.

Ecrit par : Daniel Arnaud | 18 octobre 2008

Daniel , comme toujours , vous avez tout compris .

Ecrit par : Amélie | 18 octobre 2008

Amélie, dire à Christophe Sibille, dobolino et moi, que le fanatisme religieux c'est mal, c'est être comme la mouche du coche.

Que vous soyez facho ou non ne change rien à l'affaire. Vous restez la mouche du coche.

Ecrit par : Jérémy | 18 octobre 2008

Merci, Amélie.

Et dire que de bonnes âmes s'imaginent encore que notre système assure un "grand service public laïc d'éducation" :
http://anna-1.blogs.nouvelobs.com/.
(Si j'ai réussi à faire passer le lien, c'est une première).

Ecrit par : Daniel Arnaud | 18 octobre 2008

info (?)
vous saviez k'Haïder était momosexuel ? :)

Ecrit par : toto | 18 octobre 2008

Peut-on vraiment mener une action collective contre l'air du temps ou doit-on se replier dans l'individualisme, en tentant de se protéger du mieux qu'on peut?

Ecrit par : dobolino | 18 octobre 2008

Il me semble que c'est ce que croient faire certains pédagogues sérieux dont parle "Dominique".

Ecrit par : catmano | 18 octobre 2008

L'individualisme et le "repli sur soi" font aussi partie de "l'air du temps" et vont de pair avec la destruction de l'école et de l'économie réelle.

Je pense qu'il y a une marge d'action, étroite, certes, mais réelle.

Vous le démontrez d'ailleurs l'une et l'autre par votre façon de mettre en oeuvre dans ce que l'on appelait jadis son "devoir d'état" une éthique de la responsabilité.

Il y a aussi des raisons d'espérer, mais à long terme.

Dans l'immédiat, je ne voudrais pas jouer les Cassandre, mais je pense que la situation est grave.

Je sais bien que l'Humanité apprend à travers des "crises", comme les individus (philogénèse et ontogénèse), mais ça pourrait peut-être se passer autrement et avec moins de souffrances et de dégats.

Et puis il y en aura toujours qui n'apprendront jamais rien.

Qui n'ont "jamais rien appris et jamais rien oublié."

Mais, comme disait l'Autre : Laisse le bon grain croître avec l'ivraie.

Ecrit par : Robin | 18 octobre 2008

"Là , on comprend mieux . La négation était superflue , la ponctuation défectueuse , l'ordre des mots , bancal : ça bafouillait pitoyablement . Syntaxiquement incorrect , le verdict est sans appel .
Demandez-moi , quand vous ne savez pas !"

Ecrit par : Amélie | 18 octobre 2008

Ma phrase était lourdingue, mais parfaitement correcte sur le plan grammatical. Ceci-dit, je comprends que ça vous fasse du bien de détourner la conversation, après les messages de Jeremy, et votre bêtise sur le trait d'ironie de Jean-Paul concernant les rapports entre Frère Tarik et Caroline Fourest.

Ecrit par : Christophe Sibille | 18 octobre 2008

info (?)
vous saviez k'Haïder était momosexuel ? :)
Ecrit par : toto | 18 octobre 2008

Toto, oui, évidemment. Il a été outé par ses copains d'extrême-droite. Je n'arrive pas à comprendre les homos d'extrême-droite genre Pim Fortuyn. Mais il y a des homos partout : à l'extreme-gauche, à gauche, au centre, à droite et à l'extreme-droite. Ce qui est idiot, c'est de trouver des homos dans des courants et mouvements de pensée qui les rejettent ou les ont haï (il y a bien des homos cathos).

Les homos, c'est comme les normaliens, les agrégés, les sacs de pomme de terre, les gendarmes et les fournisseurs d'accès à internet : il n'y en a pas que des bons, sinon ça se saurait.

Ecrit par : Jérémy | 18 octobre 2008

Au fait, comment se fait-il que tout soit écrit en tout petit maintenant ?

Ca me bousille les yeux ! Il n'y a que pour moi que la taille de lecture des posts s'est réduite ?

Ecrit par : Jérémy | 18 octobre 2008

Ça, c'est certain qu'à long terme, Robin, il y a toujours des raisons d'espérer et de desespérer d'ailleurs aussi.

Amélie, ôtez moi d'un doute: considérez-vous les enfants immigrés d'Afrique comme un "autre" ou "nouveau public" qui doit bénéficier d'autres enseignements ou, a priori, comme des enfants lambda, tout aussi adaptables et aptes à apprendre que des juifs ukrainiens ou des polonais?
Pensez-vous que si l'école républicaine française avait gardé des programmes disciplinaires exigeants et de qualité et une discipline stricte, ça aurait changé quelque chose à la montée en puissance de l'Islam en France et tout particulièrement dans les banlieues défavorisées?
Surtout, ne le prenez pas en mauvaise part. Votre réponse m'intéresse vraiment pour ce qu'elle sera.
Même question à Felts s'il passe par là.

Ecrit par : dobolino | 18 octobre 2008

Ca me bousille les yeux ! Il n'y a que pour moi que la taille de lecture des posts s'est réduite ?

Ecrit par : Jérémy | 18 octobre 2008
Pareil chez moi. C'est dur de vieillir.
Je vais aller ouvrir sur Mozilla pour voir si c'est aussi petit.

Ecrit par : dobolino | 18 octobre 2008

Sur Mozilla Firefox, c'est plus lisible. Il n'y a que le texte de Brighelli qui est en tout petit. Les caractères des commentaires sont plus gros.

Ecrit par : dobolino | 18 octobre 2008

"Il n'y a rien de plus incompréhensible que les passions des autres." (Marcel Proust)

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Moi j'ai une barre d'outils spéciale presbytes (Honni soit qui mal y pense !) ,-) : affichage, taille du texte "plus grand".

Ecrit par : Robin | 18 octobre 2008

Je me disais aussi qu'il nous en avait mis un peu moins plein les yeux que d'habitude ! ;-)

Ecrit par : Robin | 18 octobre 2008

Ca me bousille les yeux ! Il n'y a que pour moi que la taille de lecture des posts s'est réduite ?

Ecrit par : Jérémy | 18 octobre 2008
Pareil chez moi. C'est dur de vieillir.
Je vais aller ouvrir sur Mozilla pour voir si c'est aussi petit.

Ecrit par : dobolino | 18 octobre 2008

Veuillez m'excuser , mais , j'ai mon Bédeuzi , et je vous rappelle que vous pouvez agrandir dans "page" puis "taille du texte" , dans la barre des outils d'internet explorer .

Ne me remerciez pas , c'est normal d'aider un collègue en difficulté.

Christophe , ne soyez pas de mauvaise foi .

Ecrit par : Amélie et les mouches | 18 octobre 2008

Pour la petitesse des caractères (je parle de la police, évidemment), pareil de mon côté. Voilà qui sent le complot pédagogiste!

Ecrit par : Daniel Arnaud | 18 octobre 2008

Je n'avais pas vu le message de Robin , mais non , rien de rien , je ne regrette rien , le mien est plus sarcastique et ça s'impose !

Salut les bigleux !

Ecrit par : Amélie chez Afflelou | 18 octobre 2008

"Toto, oui,"
Donc, tu vois, ils ne sont pas tous pourris, à l'extrême droite .


ange :)

Ecrit par : toto | 18 octobre 2008

Salut les bigleux !

Ecrit par : Amélie chez Afflelou | 18 octobre 2008
Génial! J'ai un format pour mal-voyant ou premier trimestre de CP.

Ecrit par : dobolino | 18 octobre 2008

Ca me bousille les yeux ! Il n'y a que pour moi que la taille de lecture des posts s'est réduite ?

Ecrit par : Jérémy | 18 octobre 2008

Appuyez sur la touche Ctrl et , en même temps, jouez avec la roulette de votre souris (s'il y a en une).

Ecrit par : yann | 18 octobre 2008

Il me semble qu'il y a aussi possibilité d'une manœuvre avec les touches du clavier et la molette de la Souris.
Oui, c'est ça: tournez la molette de la souris en tenant enfoncée la touche Ctrl.

Ecrit par : dobolino | 18 octobre 2008

Les grands esprits se rencontrent, Yann!
Va me répondre sur stratégies syndicales, stp, merci par avance et avec nos respectueuses salutations et sentiments confraternels.

Ecrit par : dobolino | 18 octobre 2008

Les grands esprits se rencontrent, Yann!

Ecrit par : dobolino | 18 octobre 2008

Esprit pratique ? Ou habitude de jouer avec les souris ?

Ecrit par : yann | 18 octobre 2008

PS : j'ai répondu, mais je me suis heurté à un code secret.
Ca arrive...lentement.

Ecrit par : yann | 18 octobre 2008

Pour les bigleux : utilisez le navigateur gratuit Opera, vous pouvez avoir l'affichage dont vous avez besoin au % près !

Opera est le meilleur navigateur, le plus rapide. Il gère même votre courrier.

Ecrit par : Lariba | 18 octobre 2008

Pour Toto:
http://fr.youtube.com/watch?v=3rlYZ3hPru8&feature=related

Ecrit par : dobolino | 18 octobre 2008

Moi j'ai une barre d'outils spéciale presbytes (Honni soit qui mal y pense !) ,-) : affichage, taille du texte "plus grand".
Ecrit par : Robin | 18 octobre 2008

Je vous rappelle que vous pouvez agrandir dans "page" puis "taille du texte" , dans la barre des outils d'internet explorer. Ne me remerciez pas, c'est normal d'aider un collègue en difficulté.
Ecrit par : Amélie et les mouches | 18 octobre 2008

Amélie : mouche du coche un jour, mouche du coche toujours. Ca doit être un destin. Mais n'en tirez quand même pas trop d'orgueil, il y a des limites.

Merci Robin !

Ecrit par : Jérémy | 18 octobre 2008

Bon, ben, à tout', je vais tenter une sortie. Vivement le changement d'heure.
Je n'ose rentrer chez moi de peur d'être contraiinte de revenir. Mais, bon, je commence à avoir carrément la dalle.
Saleté de chasseurs. Ne râlons pas trop, ils m'ont quand même laissé 600 euros.

Ecrit par : dobolino | 18 octobre 2008

Contrainte à revenir?

Ecrit par : dobolino | 18 octobre 2008

"Que le groupe dissolve l’inertie sérielle."

De quel réel cette crise est-elle le spectacle ?

http://www.lemonde.fr/opinions/article/2008/10/17/de-quel-reel-cette-crise-est-elle-le-spectacle-par-alain-badiou_1108118_3232.html

Ecrit par : Pli | 18 octobre 2008

"contrainte à revenir" ou "contrainte de revenir" ?

Je crois, sans certitude absolue, que l'un et l'autre se dit ou se disent.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 18 octobre 2008

Appuyez sur la touche Ctrl et , en même temps, jouez avec la roulette de votre souris (s'il y a en une).

Ecrit par : yann | 18 octobre 2008

Merci yann ! On en apprend tous les jours sur les rapports entre les souris et les hommes ;-)

Ecrit par : Robin | 18 octobre 2008

Saleté de chasseurs. Ne râlons pas trop, ils m'ont quand même laissé 600 euros.

Ecrit par : dobolino | 18 octobre 2008

J'espère qu'ils laissent aussi des sommes conséquentes aux chirurgiens (pompes funèbres) de votre ville de temps en temps ...
Faut bien que tout le monde vive (sauf les sangliers).

Avant de fréquenter ces lieux je n'imaginais pas qu'ils claquaient tant de cabots.
C'est de partout pareil ou bien est-ce une spécificité de votre région ?

Ecrit par : Zorglub | 18 octobre 2008

C'est de partout pareil.
(enfin, dans le sud-ouest comme dans le sud-est)

Ecrit par : yann | 18 octobre 2008

Avant de fréquenter ces lieux je n'imaginais pas qu'ils claquaient tant de cabots.
C'est de partout pareil ou bien est-ce une spécificité de votre région ?

Ecrit par : Zorglub | 18 octobre 2008
Plusieurs départements français sont touchés par ce phénomène "accidents de chasse", en vrac Dröme, Var, Doubs, Ardèche ... en fait tous les départements où le sanglier a tellement proliféré qu'il devrait y être classé nuisible. Les Fédérations de chasse s'y opposent et préfèrent indemniser les dégâts aux cultures que de voir la bête noire leur échapper. Il faut dire qu'il s'agit là d'un véritable tissu économique où nous sommes de nombreux acteurs. Les vétos sont la cerise au sommet du gâteau: marché noir de la viande, armureries, vendeurs de quatre*quatre, alimentation animale. Toute une économie aussi bien aérienne que souterraine qui oxygène bien des fonds de vallée.
Dans certains massifs, plus moyen de pratiquer la chasse selon les règles de vénerie traditionnelle. On ne choisit plus la bête à chasser. On cerne la montagne en postant des hommes armés à toutes les passières et on lâche vingt ou trente chiens, tocards ou cinglés, qui se jettent sur n'importe lequel des animaux des véritables troupeaux de sanglier (parfois vingt ou vingt-cinq).
D'où vient une telle prolifération, me direz-vous. Les facteurs sont multiples. On citera:
-la fermeture des paysages avec recul des zones cultivées
- les lâchers des années 1980, constitués de sangliers croisés avec des porcs domestiques, ce qui a provoqué des portées plus nombreuses et plus fréquentes, une laie pouvant faire plusieurs portées de six marcassins ou plus sur un an
- un agrainage excessif pour "cantonner" les animaux sur le territoire de l'ACCA.

Sangliers très nombreux, mieux nourris, moins sauvages et donc faisant face aux agresseurs au lieu de fuir. Terrains très boisés, voir inextricables: les poursuivants humains ne peuvent approcher la bête traquée qui se défend contre les chiens.
Tout ça et bien d'autres raisons.
J'ai une façon simple de distinguer le "bon" du "mauvais" chasseur. Le "bon" a quelques accidents par saison, parfois aucun. Le "mauvais" a plusieurs accidents par mois parce qu'il ne "fait pas le pied" et ne traque pas: il cerne une montagne et se poste aux issues.

Ecrit par : dobolino | 18 octobre 2008

Je ne vois que des "mauvais", dans la Drôme ! Et en Corse itou - faut dire que le maquis est impénétrable : on envoie les chiens et on guette au tournant.
JPB
PS. Je ne suis pour rien dans la taille des caractères ! Ma presbytie a été la première surprise.

Ecrit par : brighelli | 18 octobre 2008

Avant de fréquenter ces lieux je n'imaginais pas qu'ils claquaient tant de cabots.


Ecrit par : Zorglub | 18 octobre 2008
D'abord ils ne les claquent pas ! Je les sauve tous, sauf ceux qui arrivent morts pour lesquels je fais un certificat de décès avec estimation pour l'assurance. J'avais oublié les assureurs dans mon tissu économique!

Ecrit par : dobolino | 18 octobre 2008

Je ne vois que des "mauvais", dans la Drôme !

Ecrit par : brighelli | 18 octobre 2008
Pour le coup, vous n'avez pas mon expérience et vosu pouvez vous fier à mon jugement sur ce sujet comme je me fie au vôtre pour le CAPES.

Ecrit par : dobolino | 18 octobre 2008

Ça fait tantôt 25 ans que je bosse avec eux! Le problème, avec les "bons", c'est que, vu qu'ils ne nuisent en rien, personne ne les voit. On ne voit que les "mauvais" qui font chier tout le monde, agressent, insultent et picolent.

Ecrit par : dobolino | 18 octobre 2008

Je ne vois que des "mauvais", dans la Drôme !

Question à dobolino: est-ce que la Drôme adhère au plan de dératisation - pardon d'éradication par désétatisation, de l'école républicaine?

Ecrit par : david.D | 18 octobre 2008

Ben moi, sur mon Mac, c'est tout pareil qu'avant.

Ecrit par : retraitée | 18 octobre 2008

"Christophe , ne soyez pas de mauvaise foi."

Ecrit par : Amélie et les mouches | 18 octobre 2008

Que ce soit vous qui me taxiez de mauvaise foi, c'est un peu comme si les oeufs pondaient des poules.

Ecrit par : Christophe Sibille | 18 octobre 2008

Amélie : mouche du coche un jour, mouche du coche toujours. Ca doit être un destin.

Ecrit par : Jérémy

Mieux vaut être mouche du coche que couche du moche, non ?

Ecrit par : moot | 18 octobre 2008

Question à dobolino: est-ce que la Drôme adhère au plan de dératisation - pardon d'éradication par désétatisation, de l'école républicaine?

Ecrit par : david.D | 18 octobre 2008
La Drôme est un département de gauche d'une Région de gauche et ce n'est guère le propos. C'est le genre à alléger le cartable des sixième et cinquième du collège public par double jeu de livres en disant au privé de faire payer ses ouailles. Ceci dit, pour les projets éducatifs à la mords-moi-le-nœud, ils sont actifs, comme tous les départements de gauche. Y'a donc à boire et à manger. Pour plus de précisions, demander à Catmano.

Ecrit par : dobolino | 18 octobre 2008

Amélie : mouche du coche un jour, mouche du coche toujours. Ca doit être un destin.

Ecrit par : Jérémy

Mieux vaut être mouche du coche que couche du moche, non ?

Ecrit par : moot | 18 octobre 2008
Je m'étonne qu'Amélie n'ait toujours pas répondu à mes questions, fort poliment posées. Les juge-t-elle superflues ou nulles?

Ecrit par : dobolino | 18 octobre 2008

@Dobolino

"Amélie, ôtez moi d'un doute: considérez-vous les enfants immigrés d'Afrique comme un "autre" ou "nouveau public" qui doit bénéficier d'autres enseignements ou, a priori, comme des enfants lambda, tout aussi adaptables et aptes à apprendre que des juifs ukrainiens ou des polonais?"

Bonne question . Oui ,oui , les immigrés sont des êtres humains comme les autres mais c'est un public culturellement différent . Et à ce titre , il aurait fallu cerner le problème pour pouvoir le traiter . Mais on a joué la carte de la démagogie et de l'égalitarisme au lieu de mettre en place des structures adaptées et leur permettre de surmonter leur handicap linguistique . Renforcer l'enseignement de la langue française par exemple , mais bien-pensance et lutte anti-racisme obligent , on ne l'a pas fait , car c'eût été les stigmatiser , les discriminer . Le crime raciste , désolée , n'est-ce pas plutôt de n'avoir rien fait et d'avoir baissé les bras comme Bégaudeau . Et puis cela coûtait moins cher en investissement humain ! Il aurait fallu être ferme et ne pas faiblir.
J'ai une preuve . C'est du vécu , c'est du concret . Il y a une dizaine d'années , j'ai eu , pendant quatre ans de suite , ce qui est très rare , un élève issu d'une cité sensible , Djamil . C'était un garçon intelligent mais un demi-voyou qui faisait du commerce de vêtements "tombés du camion" et bien décidé à ne rien faire en classe et à nous pourrir la vie. Je vous passe les détails croustillants de ma " croisade ", on en arrivait parfois à la limite de l'affrontement physique , car je suis inconsciente ! Je lui ai mené une vie d'enfer pour l'obliger à bosser et à se tenir correctement . Deux ans de combat , ça crée des liens , les deux années suivantes comme sur des roulettes !
Après les épreuves du BTS , repas d'adieu profs -élèves . Mon rebelle dresse le bilan publiquement : "Madame "Amélie" , c'est ma deuxième mère , si elle s'était pas acharnée , j'aurais mal tourné , je ne serais pas là ". Mission accomplie . Depuis , il travaille dans une entreprise et m'appelle régulièrement pour prendre et donner des nouvelles .
A remarquer toutefois que le sauvetage a été possible , je pense , parce que la classe était peu nombreuse et qu'il était le seul cas "très difficile"!


"Pensez-vous que si l'école républicaine française avait gardé des programmes disciplinaires exigeants et de qualité et une discipline stricte, ça aurait changé quelque chose à la montée en puissance de l'Islam en France et tout particulièrement dans les banlieues défavorisées?"

La réponse à cette question est peut-être dans la première , mais je n'en suis pas certaine. L' Islam aurait peut-être eu moins de prise sur ces jeunes en quête d'identité , car il est clair qu'ils demandent à être cadrés , mais on a choisi , grave et funeste erreur , de les victimiser .

Ecrit par : Amélie | 18 octobre 2008

Le "bon" a quelques accidents par saison, parfois aucun.

Ecrit par : dobolino | 18 octobre 2008

J'ai beaucoup aimé le "parfois aucun" ...

Merci pour vos explications édifiantes !
Finalement, de grands humanistes méconnus ces chasseurs.

Ecrit par : Zorglub | 18 octobre 2008

@Dobolino
Au printemps dernier, ici, on a dû re-semer presque 4 ha de maïs que les sangliers avaient labourés de leur groin.
Dans les champs de blé semé la semaine dernière, les dégats sont impressionnants ...

Ecrit par : Maminou | 18 octobre 2008

Question à dobolino: est-ce que la Drôme adhère au plan de dératisation - pardon d'éradication par désétatisation, de l'école républicaine?

Ecrit par : david.D | 18 octobre 2008
La Drôme est un département de gauche d'une Région de gauche et ce n'est guère le propos. C'est le genre à alléger le cartable des sixième et cinquième du collège public par double jeu de livres en disant au privé de faire payer ses ouailles. Ceci dit, pour les projets éducatifs à la mords-moi-le-nœud, ils sont actifs, comme tous les départements de gauche. Y'a donc à boire et à manger. Pour plus de précisions, demander à Catmano.

Ecrit par : dobolino | 18 octobre 2008

Le coup de la Drôme qui adhère, on nous l'a déjà fait (vous avez vu, dès qu'on met un petit pronom relatif de rien du tout, c'est déjà moins drôle)...
Pour ce qui est de la dératisation, première campagne dans les années 1960/1970 où l'on a dégraissé un max de postes budgétaires dans les campagnes. Les villages sans école sont légion dans les cantons de moyenne montagne.

Depuis, après des dotations assez intéressantes (je parle pour le primaire, uniquement) en maternelle rurale et en ZEP, un contexte favorable à une deuxième vague de dératisation semble poindre.
Les effectifs moyens par classe des écoles de ZEP augmentent régulièrement chaque année, le taux de scolarisation des "deux ans" baisse tout aussi régulièrement, les ouvertures de classe en maternelle sont très difficiles à obtenir (moyenne par classe > 35), les postes de RASED non pourvus sont bêtement oubliés et l'année dernière (mai ou juin 2008), les opérations de carte scolaire, décalées après les municipales, ont bien failli toucher une grosse dizaine d'écoles rurales dont celle où je travaille. On nous a bien fait comprendre que nos effectifs ne se justifiaient pas vraiment et que, à cause de nous, certaines ouvertures de classe n'avaient pu se faire dans des communes où les effectifs par classe dépassaient 28 à 30 élèves en élémentaire.

Nous croisons les doigts pour l'année prochaine, mais j'ai bien peur que malgré les sept enfants nés en 2006 déjà inscrits et qui ne demandent qu'à rester élèves jusqu'à leurs onze ans, notre petit effectif de 57 inscrits pour 3 classes ne suffise pas, d'autant que 5 élèves partent en 6° et qu'il n'y aura que 4 élèves de relève, nés en 2007.
Si la dératisation annoncée a lieu, je me retrouverai donc en 2009/2010 soit dans une classe de maternelle/CP de 27 élèves, sans les "deux ans", bien sûr, puisqu'ils ne sont jamais comptabilisés par l'administration (31 avec eux) soit dans une classe unique élémentaire (CP à CM2) de 32 élèves.

Ecrit par : catmano | 18 octobre 2008

Sauvons les banques ! :o(

Ecrit par : Robin | 18 octobre 2008

Maminou, je ne vous raconte pas l'histoire du gars, car vous la connaissez certainement, qui a clôturé son maïs pour le préserver des sangliers mais, qui, l'ayant fait trop tard, n'avait pas vu, en clôturant, qu'il en avait enfermé vingt-cinq à l'intérieur. Au moment de la récolte, il ne restait que les deux raies extérieures, le reste était un champ de ruines.
Amélie, merci pour vos réponses sur les préalables. On va finir par tomber d'accord si vous ménagez nos suceptibilités.

Pour mes chasseurs et tous ceux qui ont envie de rire à peu de frais:
http://fr.youtube.com/watch?v=UGZQd_xRcAY

Ecrit par : dobolino | 18 octobre 2008

Finalement, de grands humanistes méconnus ces chasseurs.

Ecrit par : Zorglub | 18 octobre 2008
Ceux qui le sont sont effectivement totalement méconnus, vu qu'ils sont très simples et très silencieux. Je n'irai pas jusqu'à dire qu'ils sont majoritaires mais ils existent réellement et vous vous trouveriez bien surpris face à certains, qui vous en remontreraient. Savez-vous seulement qu'on peut voter Bové avec plus de véracité qu'il n'est nécessaire et être chasseur de sanglier?

Ecrit par : dobolino | 18 octobre 2008

Maminou, je ne vous raconte pas l'histoire du gars, car vous la connaissez certainement, qui a clôturé son maïs pour le préserver des sangliers mais, qui, l'ayant fait trop tard, n'avait pas vu, en clôturant, qu'il en avait enfermé vingt-cinq à l'intérieur. Au moment de la récolte, il ne restait que les deux raies extérieures, le reste était un champ de ruines.
Ecrit par : dobolino | 18 octobre 2008

On m'a raconté la même avec une vigne "Côtes du Rhône" à deux jours d'être vendangée !
Mais là, c'est encore plus drôle, parce que les propriétaires du terrain sont de fervents chasseurs de sangliers, et même un peu plus que ça ! :-)))

Ecrit par : catmano | 18 octobre 2008

Pour ce qui est de la dératisation, première campagne dans les années 1960/1970 où l'on a dégraissé un max de postes budgétaires dans les campagnes. Les villages sans école sont légion dans les cantons de moyenne montagne.


Ecrit par : catmano | 18 octobre 2008

Soit ! Mais, d'un autre côté, ça a fait des écoles à trois classes, comme à Saint Auban/Ouvèze, qui scolarisent tous les "deux ans" (propres! bien sûr! je dis ça pour cette nouille de Darcos qui croit que les instits de maternelle changent les couches...) et sans lever nos gamins aux aurores: ramassage à huit heures un quart, pour nos fonds de vallée, et ni ton neveu ni ta nièce n'ont souffert d'un manque de sommeil lorsqu'ils étaient scolarisés en maternelle.

Une école à trois classes qui scolarise les deux ans, c'est mieux que trois écoles à une classe qui scolarisent à cinq ans, non ?

Ecrit par : dobolino | 18 octobre 2008

Mais là, c'est encore plus drôle, parce que les propriétaires du terrain sont de fervents chasseurs de sangliers, et même un peu plus que ça ! :-)))

Ecrit par : catmano | 18 octobre 2008
Putain ! Si c'est ceux du Pègue, je me vautre de rire.

Ecrit par : dobolino | 18 octobre 2008

ni ton neveu ni ta nièce n'ont souffert d'un manque de sommeil lorsqu'ils étaient scolarisés en maternelle.
Ecrit par : dobolino | 18 octobre 2008

Je me rappelle une certaine réponse de sous-préfet qui vous fit quand même trembler un tantinet, non ?

Ecrit par : catmano | 18 octobre 2008

Ah? L'avait dit quoi, le sous-préfet?
Bon, moi, ce soir, c'est pas les sous-préfets, c'est les chasseurs, qui me les brisent menues.
http://fr.youtube.com/watch?v=GcmLuTIv0lc&feature=related
Gneark!

Ecrit par : dobolino | 18 octobre 2008

Que l'école du village n'avait pas besoin d'un nouveau bâtiment puisqu'il était question de regrouper toutes les classes à Buis les Baronnies dans le cadre des EPLE.

Ecrit par : catmano | 18 octobre 2008

Dobolino, pas association vous m'avez découvrir :

http://fr.youtube.com/watch?v=qR69VE8ftsE&feature=related

Ecrit par : Zorglub | 18 octobre 2008

Maminou, je ne vous raconte pas l'histoire du gars, car vous la connaissez certainement, qui a clôturé son maïs pour le préserver des sangliers mais, qui, l'ayant fait trop tard, n'avait pas vu, en clôturant, qu'il en avait enfermé vingt-cinq à l'intérieur. Au moment de la récolte, il ne restait que les deux raies extérieures, le reste était un champ de ruines.
Ecrit par : dobolino | 18 octobre 2008

Ici, nous avons loué un petit bout de terrain à un club d'aéromodélisme, et leurs adhérents trouvaient la piste d'atterrissage totalement labourée chaque printemps.
Mon mari leur a conseillé d'entourer leur piste d'une clôture électrique et depuis, plus de problèmes...

Ecrit par : Maminou | 18 octobre 2008

!

Ecrit par : saperlipopette | 18 octobre 2008

!

Ecrit par : saperlipopette | 18 octobre 2008

Désolée, je me retire sur la pointe des pieds...

Ecrit par : Maminou | 18 octobre 2008

Reçu aujourd'hui dans ma boîte aux lettres le canard de la Maif avec le titre générique "plus loin dans ce qui nous rassemble"...(gloups !)

Dans ce torchon politiquement correct jusqu'à la moindre virgule, un article dithyrambique sur "entre les murs" qui prétend -entre autres - que le film "ne défend aucune idéologie" (sic).

Je m'étais foutu à la Maif par tradition et...parce qu'à l'IUFM, on n'avait pas le choix, l'année de stage. Mais...on peut s'assurer ailleurs, non ? Quelqu'un a-t-il une expérience sur le sujet ? J'en ai ras-le-bol de filer mon fric à des abrutis qui cautionnent systématiquement ce qui fout en l'air l'école tout en prétendant militer pour elle.

Ecrit par : Manu | 19 octobre 2008

Je m'étais foutu à la Maif par tradition et...parce qu'à l'IUFM, on n'avait pas le choix, l'année de stage. Mais...on peut s'assurer ailleurs, non ? Quelqu'un a-t-il une expérience sur le sujet ? J'en ai ras-le-bol de filer mon fric à des abrutis qui cautionnent systématiquement ce qui fout en l'air l'école tout en prétendant militer pour elle.

Ecrit par : Manu | 19 octobre 2008

Si vous n'êtes plus assuré à la MAIF, vous ne pourrez pas camper dans les supers campings du GCU, et là, franchement , vous y perdrez beaucoup...

Ecrit par : Groupement des Campeurs Universitaires | 19 octobre 2008

Petit rappel pour ceux qui ne le connaissent pas, Laurent Lafforgue est notre dernier médaille fields ( prix nobel de maths ) qui a démissionné du HCE, sous la contrainte of course.
Ceux qui ont 5 minutes de leur temps à tuer pourront faire un petit tour sur son site ( un niveau 8 OMFG ). Étant plutôt d'une nature agnostique proche de l'athéisme, je n'adhère pas nécessairement à tout ce qui est exposé, mais certaines vérités concernant les bases de notre éducation sont tellement tristes à constater...

Ecrit par : paul | 19 octobre 2008

Je viens de regarder Maxime Gremetz chez Ruquier. Il y avait un petit côté stalinien à la Marchais dans sa prestation. Encore un peu, et il aurait pu dire : "Taisez-vous, Zemmour!".

Ecrit par : Daniel Arnaud | 19 octobre 2008

"Un petit côté stalinien" à la Marchais chez Gremetz?
Pas possible! Alors là, les bras m'en tombent... Marchais, à côté de Gremetz, c'est Badinter...
En tous cas, Gremetz + Zemmour = ;-(
Je ne regrette pas de m'être couché tôt. Finalement, je ne sais pas si on a vraiment raison de s'obstiner à défendre le service public...
A moins que, pour le coup, cela puisse donner lieu à une nouvelle forme d'humour... Au 215è degré. Avec le temps qu'il fait ce matin, cela peut réchauffer.

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 octobre 2008

Ces gens-là tentent aujourd’hui de mettre la main sur un réseau d’écoles animé par un vrai programme de refondation – celui du SLECC : tous les fascismes ont commencé petit. Et demain ?

Il existe aussi des fascismes de gauche comme le courant à l'oeuvre actuellement au sein d'un groupuscule qui réécrit sans complexes sa motion après vote de l'A.G. Est-ce correct, à vos yeux ?
Laarman, que je ne connais pas, n'a jamais approché le groupe dont vous faites allusion.

Quant à l'enseignement de l'Histoire, domaine que je connais un peu, j'ai un rayon suffisamment rempli de vieux manuels pour savoir qu'on inculquait aussi pas mal de bêtises et de mensonges éhontés dans les têtes de nos chers bambins. Pas de nostalgie de ce côté-là.
Eh oui, il faudra un jour parler un peu plus des Lucs sur Boulogne et un petit moins du petit Bara. C'est ainsi, Furet, Chaunu, Reynald Secher, Alain Gérard sont passés par là.

Juste un exemple concernant le manuel de Némo, l'un de vos proches me confiait qu'il s'étonnait de la grande place qu'occupe Giraud dans le chapitre consacré à la seconde guerre mondiale.
Quand on connait un peu, on ne s'en offusque pas, en qualité de Corse, encore moins. Et pourtant pas une place à son nom dans les rues de Bastia ou d'Ajaccio.
(je vous conseille la lecture de De Gaulle, Giraud, l'affrontement de Cointet chez Perrin pour votre gouverne).

En attendant, cet ancien inspecteur d'académie a demandé une préface à Lafforgue et non au Rank Xérox du combat pour l'instruction. Il avait sans doute ses raisons.

Ecrit par : Guillaume | 19 octobre 2008

Guillaume a écrit : "Laarman, que je ne connais pas, n'a jamais approché le groupe dont vous faites allusion."

En causement correc, on dit : "dont au sujet duquel vous faites allusion"

Ecrit par : dugong | 19 octobre 2008

"Il existe aussi des fascismes de gauche comme le courant à l'oeuvre actuellement au sein d'un groupuscule qui réécrit sans complexes sa motion après vote de l'A.G. Est-ce correct, à vos yeux ?"
Écrit Guillaume

Une règle formelle, qui n'est ni ne droite ni de gauche,veut que l'on ne rende pas publics des débats internes à une association.
Une autre règle, de pure probité celle-là, est de ne pas rapporter comme vraies des choses fausses.
Les allusions faites ici pour nuire à des faits imaginés me contraignent à la mise au point suivante :
1- L'AG du GRIP a adopté une motion, elle en a rejeté un autre.
2- Le CR de cette AG, comme les comptes-rendus des autres AG du GRIP, sera affiché sur le site du GRIP dès que celui-ci sera redevenu fonctionnel.
G.Morel, secrétaire du GRIP.

Ecrit par : guy morel | 19 octobre 2008

Petit exemple moins polémique (encore que...) que je vais bientôt étudier avec mes élèves.
Le traité du Cateau-Cambrésis.
Dans les vieux manuels (antérieurs aux années 60), c'est quasiment la consécration d'une victoire : les Trois Evêchés, Calais...
La vérité est pourtant différente, Philippe II a bien triomphé ; L'Escurial en est la preuve austère, l'Exode de Tattegrain une illustration "flamboyante".
On passe discrètement à la trappe le désastre de St Quentin avec les compères Montmorency et Coligny qui se font libérer, à grands frais, avec ce traité honteux au grand dam des engagés sur la péninsule (Minc fait une comparaison pas si bête dans un livre récent avec les anciens du Vietnam, Montluc ferait un Rambo autrement plus intéressant et complexe par exemple).

Pourquoi ?
Guise le catho doit être camouflé (ce ne fut pas facile car Metz, car Calais...), Coligny le protestant mis en lumière parce que St Barth, bon moyen d'entretenir la légende noire des princes cathos. Hypothèse...

Si j'ai un reproche à faire au bouquin de Némo, c'est bien celui-là. De ne pas aller plus loin et de réduire les guerres de Religion au seul fait religieux alors qu'il est aussi question de haines familiales (le Balafré n'oubliera pas Orléans), de luttes féodales (la monarchie est entrée dans une ère où elle broie les derniers grands féodaux, du connétable de Bourbon à la Fronde), d'influences étrangères (le siècle d'or), bref de comportements bien humains qui se servent de la religion comme prétexte.

Ecrit par : Guillaume | 19 octobre 2008

L'AG du GRIP a adopté une motion.

Vous engagez-vous alors à ce que ce texte soit publié sur le site tel qu'il a été présenté à l'A.G ?

P.S C'est vous qui mentionnez le nom du Grip.

Ecrit par : Guillaume | 19 octobre 2008

Vous engagez-vous alors à ce que ce texte soit publié sur le site tel qu'il a été présenté à l'A.G ?

Question de pure probité, avais-je oublié...

Ecrit par : Guillaume | 19 octobre 2008

L'AG du GRIP a adopté une motion.

Vous engagez-vous alors à ce que ce texte soit publié sur le site tel qu'il a été présenté à l'A.G ?

P.S C'est vous qui mentionnez le nom du Grip.
Ecrit par : Guillaume | 19 octobre 2008

C'est en effet moi qui mentionne le nom du GRIP, je vous remercie de reconnaître en le faisant remarquer que vous préférez l'allusion et la calomnie à la clarté.
Je ne vois pas quels engagements particuliers j'aurais à prendre envers vous qui ne déclinez ici même pas votre identité et qui lancez à tous vents des accusations contre un groupuscule de "fascistes de gauche". De qui s'agit-il au fait ?
J'ai dit et je répète que les CR des AG du GRIP seront affichés sur le site du GRIP.
Vous pourrez vous y reporter comme tout un chacun.
GM

Ecrit par : guy morel | 19 octobre 2008

L' Islam aurait peut-être eu moins de prise sur ces jeunes en quête d'identité , car il est clair qu'ils demandent à être cadrés , mais on a choisi , grave et funeste erreur , de les victimiser .

Ecrit par : Amélie | 18 octobre 2008

Notes de lecture...

Sur ce thème j'ai terminé hier soir la lecture du roman de John Updike "Terroriste". Il met en scène un COP (Jack Levy) juif athée qui tente de convaincre la mère d'un lycéen talentueux (Ahmad Mulloy) de l'inscrire à L'Université et de l'éloigner de la mosquée... D'excellentes pages et une réflexion en profondeur sur l'Amérique désemparée confrontée à l'islam fondamentaliste.

Ecrit par : buntovchik | 19 octobre 2008

Petit exemple moins polémique (encore que...) que je vais bientôt étudier avec mes élèves.
Le traité du Cateau-Cambrésis.
Dans les vieux manuels (antérieurs aux années 60), c'est quasiment la consécration d'une victoire : les Trois Evêchés, Calais...

Les élèves de Guillaume ont bien de la chance et moi aussi par la même occasion ce matin. Ca fait du bien de lire de temps en temps des choses comme ça.

Ecrit par : Robin | 19 octobre 2008

Bon allez comme nous sommes le jour du Seigneur, profitons en pour écouter ces magnifiques chants sacrés : le Miserere de Gregorio Allegri

http://fr.youtube.com/watch?v=X4QhDCcIedI&feature=related

Pour en savoir plus sur le festival des voix sacrées dont un concert a été donné à Metz hier et le Concert de l'Hostel Dieu de Lyon :

http://www.concert-hosteldieu.com/

Ecrit par : Sandra WAGNER | 19 octobre 2008

@dobolinette
Un flic qui dit 'putain' autant de fois dans une conversation, c'est d'jà un pote ...

:)

Ecrit par : toto | 19 octobre 2008

En effet le bouquin d'histoire de Némo ne va pas assez loin... pour la simple et bonne raison qu'il n'en a pas les moyens...! Car lorsqu'on sait que c'est l'éditeur lui-même -pas historien pour deux sous - qui a écrit le bouquin... Et ce malheureux "manuel" (fait "à la main" en effet, ou "roulé à la main sous les aisselles" - les connaisseurs apprécieront!), loin d'être seulement bêtassou à souhait est de surcroît dangereux -sauf pour les thuriféraires du royalisme, du catholicisme intégriste ou de l'ultra-libéralisme, ce qui, ces temps derniers, va souvent de pair. Je vous conseille d'aller feuilleter ce chef-d'oeuvre sur le site de la "librairie des écoles": j'aime bien les passages où l'on décrit le pauvre Louis XVI face aux méchants révolutionnaires, moi...

Ecrit par : Agnès | 19 octobre 2008

Merci, Robin.
J'en profite pour dire que j'ai été un peu dur avec les anciens manuels, mon livre de référence reste tout de même Notre livre d'Histoire d'Ozouf et Leterrier (avec le Billebault aussi très proche, qui influença l'autre? Mes deux éditions datent de 1964).
Avec quelques modifications, il est bien au-dessus de toutes les productions actuelles.

Ecrit par : Guillaume | 19 octobre 2008

Cest quoi, ce bouquin d'histoire de Nemo?

Ecrit par : dobolino | 19 octobre 2008

J'aime bien les passages où l'on décrit le pauvre Louis XVI face aux méchants révolutionnaires.

Reconnaissez tout de même que Louis XVI n'a pas, lui, 45 000 exécutions sur la conscience*...Il fut incapable, incompétent tout ce que vous voulez mais guère méchant.
Quant aux pauvres révolutionnaires, certains s'en sont plutôt bien sortis...

* Et je n'évoque même pas la Vendée.

Ecrit par : Guillaume | 19 octobre 2008

Moi qui pensais avoir fait une Note gentille... Moi qui croyais - si je puis dire - faire la paix avec ce pauvre Lafforgue (1)...
Et voici que les seconds couteaux de l'Opus dei viennent me chercher des noises...

J'ai écrit, récrit et re-écrit, dans mes divers bouquins, que l'effondrement de l'enseignement de l'Histoire camouflait (mal) une offensive générale contre la république.
Et que par ailleurs ce qu'il fallait en Primaire, c'étaient des repères et une mythologie républicaine : les petits poissons devenus grands auront bien le temps d'entrer dans les querelles byzantines de la Contre-Réforme et de la réinterprétation de l'Histoire.
Je signale à tout hasard à Guillaume (mais peut-il comprendre ?) que toute histoire est réinterprétation. Mais qu'il y en a de plus crapuleuses que d'autres.

Affirmer, par exemple, comme le malheureux Lafforgue - requiescat in pace -, que c'est l'Eglise qui a fondé l'Enseignement et l'a porté à bouts de bras jusqu'à ce que la Gueuse (c'est forcément une horreur, d'ailleurs, ça se met au féminin, n'est-ce pas...) se l'approprie, c'est faire très bon marché de deux faits : sous l'Ancien Régime, l'enseignement de l'Eglise ne concernait qu'une poignée d'aristocrates et de bourgeois avides de le devenir, et à partir du XIXème siècle, se mettent en place, dès les années 1840, des cours du soir populaires, organisés de façon à donner aux ouvriers (socialistes, le plus souvent) une formation qui leur permettrait de comprendre les réflexes patronaux (une école du peuple dont le PC a longtemps entretenu la mémoire avec son école des cadres du Parti). Et Jules Ferry et ses successeurs ont drôlement bien fait de construire une Ecole en concurrence avec celle d'une institution - l'Eglise - qui depuis le pontificat de Pie IX (béatifié - c'est bien le moins) avait choisi l'offensive contre la République : je trouve même que la IIIème République a été très sympa avec la Réaction : elle aurait pu (comme l'avait fait jadis... Louis XV) expulser les Jésuites - et les autres. Après tout, je suis contre la peine de mort.

Quant aux allusions vénéneuses au Compte-rendu de ceci ou cela, sans nommer précisément, c'est bien dans le style fielleux des thuriféraires, comme dit Agnès, de l'école totalement privée - privée de talents.
JPB
(1) Laplace se fit un jour reprocher par Napoléon de n'avoir pas mentionné le nom de Dieu dans ses livres. " Ah, sire, s'exclama le mathématicien / astronome / physicien et j'en passe, je n'ai pas eu besoin de cette hypothèse." C'était une haute époque de rationalisme. A côté de ces gens-là, Lafforgue a un petit relent new age...

Ecrit par : brighelli | 19 octobre 2008

Intéressant, ce débat sur l'histoire. Il montre au minimum qu'il n'y a pas de position "politique" neutre sur l'enseignement de l'histoire.

Michel Delord

Ecrit par : Michel Delord | 19 octobre 2008

Jean Némo ?

Ce ne serait pas le catho cambré ?

Si ?

Ecrit par : dugong | 19 octobre 2008

Moi qui pensais avoir fait une Note gentille... Moi qui croyais - si je puis dire - faire la paix avec ce pauvre Lafforgue (1)...
Et voici que les seconds couteaux de l'Opus dei viennent me chercher des noises...


Ecrit par : brighelli | 19 octobre 2008
J'en profite pour faire remarquer à Amélie et Felts que les catho font, ici, nettement plus régulièrement chier que les islamistes.

Ecrit par : dobolino | 19 octobre 2008

Quant aux allusions vénéneuses au Compte-rendu de ceci ou cela, sans nommer précisément, c'est bien dans le style fielleux des thuriféraires, comme dit Agnès, de l'école totalement privée - privée de talents.
JPB

Ecrit par : brighelli | 19 octobre 2008
Ça tend à prouver qu'ils infiltrent ceci ou cela et qu'il est plus que temps de faire le ménage avant qu'ils ne se mettent en tête de produire les manuels d'histoire et de géographie de ceci ou cela. L'amalgame avec sOS Education est déjà trop souvent fait.

Ecrit par : dobolino | 19 octobre 2008

Intéressant, ce débat sur l'histoire. Il montre au minimum qu'il n'y a pas de position "politique" neutre sur l'enseignement de l'histoire.


Cela me semble une vérité de La Palice (pour rester dans le sujet).

Tu comprendras donc ma grande réserve à diffuser sur le fond quand on arrive déjà à s'écharper sur le sexe des déterminants.
Je mets actuellement au point un outil qui peut être utilisé par des instits de tous bords. Libre à eux de s'en servir selon leur propre vision.

Ecrit par : Guillaume | 19 octobre 2008

"Je mets actuellement au point un outil qui peut être utilisé par des instits de tous bords. Libre à eux de s'en servir selon leur propre vision."

Ou pas.

Ecrit par : dugong | 19 octobre 2008

Et voici que les seconds couteaux de l'Opus dei viennent me chercher des noises...

En plein délire...Ne devrais-je pas être à la messe alors ?

Ecrit par : Guillaume | 19 octobre 2008

Pour une fois ou comme toujours, Dobolino a entièrement raison. Mais ce blog n'est qu'un reflet très distancié du monde réel…
Par ailleurs, plutôt que de me faire des procès d'intention, Dobolino devrait relire TOUTE mon œuvre internetienne. Elle constaterait qu'au niveau des croyances, je ne fais pas de hiérarchie entre le faux, l'erreur, l'inexactitude, l'écart, la faute, la bêtise, l'impair, la sottise, la confusion, l'équivoque, la maldonne, l'aberration, la divagation, l'abus, l'arbitraire, la partialité et j'en passe dans lesquelles se vautrent TOUTES les religions… Après, c'est une question de circonstances : En pleine Saint Barthélémy, je suis assez préoccupé par l'intolérance catholique… Après le 11 septembre, j'ai d'autres soucis en tête…

Ecrit par : Roger Felts | 19 octobre 2008

sous l'Ancien Régime, l'enseignement de l'Eglise ne concernait qu'une poignée d'aristocrates et de bourgeois avides de le devenir,

Je cite :

Au temps de la Terreur, le nombre des enfants scolarisés tombe au plus bas. L'Ancien Régime était parvenu à en instruire un sur trois (37%, précisent les enquêtes qui relèvent les signatures sur les actes de mariage, à savoir 47% des garçons et 29% des filles); ce qui était déjà remarquable, compte tenu de la liberté que gardaient les familles d'envoyer les mineurs aux travaux des champs plutôt que sur les bancs de l'école.

René Sédillot - Le coüt de la Terreur ed. Perrin.

P.S On peut être républicain, admirer Jules Ferry pour certains aspects de sa politique (d'autres sont moins reluisants, j'ai des extraits bien sympathiques sur la mission civilisatrice de l'homme blanc) et ne pas porter aux nues les Robespierre et autres Carrier, Turreau...
(mais peut-il comprendre ?)

Ecrit par : Guillaume | 19 octobre 2008

"Et que par ailleurs ce qu'il fallait en Primaire, c'étaient des repères et une mythologie républicaine : les petits poissons devenus grands auront bien le temps d'entrer dans les querelles byzantines de la Contre-Réforme et de la réinterprétation de l'Histoire."


Il existe un livre peu cher et très bien fait au Seuil : « 1515 et les grandes dates de l’Histoire ». Il met en regard des extraits d’un manuel de 1938 ( gravures et légendes) et leur « déconstruction »/relecture par des historiens contemporains ( Joutard, Le Goff, Le Roy Ladurie, Ferro, Prost…), soit comment on construit une Histoire mythique à l’usage des écoliers.

Ecrit par : uncertain | 19 octobre 2008

Je vous renvoie aussi au chapitre L'illettrisme des anciens temps p.140 dans l'Histoire assassinée de Jacques Heers.editions de Paris. Pour quelqu'un qui critique Lang (à juste titre) dès qu'il peut, cette vision de l'Histoire (avant c'était la nuit) fait sourire.

Ecrit par : Guillaume | 19 octobre 2008

Il existe un livre peu cher et très bien fait au Seuil : « 1515 et les grandes dates de l’Histoire ». Il met en regard des extraits d’un manuel de 1938 ( gravures et légendes) et leur « déconstruction »/relecture par des historiens contemporains ( Joutard, Le Goff, Le Roy Ladurie, Ferro, Prost…), soit comment on construit une Histoire mythique à l’usage des écoliers.

Très bon en effet. Mais il faurait fallu citer Corbin tout de même.

Ecrit par : Guillaume | 19 octobre 2008

Avant de citer Julot...Toujours amusant de voir un anti-colonialiste de gauche citer Ferry.

Jules Ferry, Discours sur la colonisation (28 juillet 1885)
« On peut rattacher le système [d'expansion coloniale] à trois ordres d’idées : à des idées économiques, à des idées de civilisation… à des idées d’ordre politique et patriotique.

Ce qui manque à notre grande industrie… ce qui lui manque le plus, ce sont les débouchés… La concurrence, la loi de l’offre et de la demande, la liberté des échanges, l’influence des spéculations, tout cela rayonne dans un cercle qui s’étend jusqu’aux extrémités du monde… Or, ce programme est intimement lié à la politique coloniale… Il faut chercher des débouchés.

Il y a un second point que je dois aborder… : c’est le côté humanitaire et civilisateur de la question… Les races supérieures ont un droit vis-à-vis des races inférieures. Je dis qu’il y a pour elles un droit parce qu’il y a un devoir pour elles. Elles ont le devoir de civiliser les races inférieures.

Ecrit par : Guillaume | 19 octobre 2008

Quant aux pauvres révolutionnaires, certains s'en sont plutôt bien sortis...

Fouché (par exemple)

Ecrit par : Robin | 19 octobre 2008

Fouché Joseph dit "Fouché de Nantes", duc d'Otrante, ministre de la police de l'empereur Napoléon Ier.

"Liberté, Egalité, Fraternité" (ou la mort !) ;-)

Là, je sens que je mets de l'huile sur le feu du rôti du dimanche midi !

Ecrit par : Robin | 19 octobre 2008

Lire sa passionnante biographie (de Joseph, pas Staline, Fouché) par Stefan Zweig. un livre dans lequel l'auteur interroge la monstrosité ordinaire du parfait serviteur de l'Etat, prophétique au demeurant dans les années 30.

Ecrit par : Robin | 19 octobre 2008

Et en plus on va me buriner un point Goldwin ! ;0)

Ecrit par : Robin | 19 octobre 2008

Qui veut noyer son chien l'accuse de la rage :

Il y a donc des gros malins qui veulent nous apprendre que Jules Ferry était colonialiste ! Il y aurait des vertus méconnues dans l'Ancien Régime ? Louis XVI, en voie de canonisation ?

Bon, alors puisqu'on n'en est pas loin, je propose qu'on parle tout de suite du taux de chômage sous Hitler et les autoroutes allemandes....

C'est ça la « nouvelle histoire » ?

Arrêtons ces arguments à deux balles, s'il vous plaît.

Ecrit par : sanjuro | 19 octobre 2008

Affirmer, par exemple, comme le malheureux Lafforgue - requiescat in pace -, que c'est l'Eglise qui a fondé l'Enseignement...

Ecrit par : brighelli | 19 octobre 2008

Je crains que sur ce point le malheureux Lafforgue ait raison.
Ce n'est peut-être pas l'Eglise qui a fondé l'Enseignement et l'idée de transmission du savoir, mais elle y est pour beaucoup dans l'institutionnalisation de l'école , comme lieu séparé (templum) de contemplation, d'exposition du regard qui peut savoir, du regard qui se laisse enseigner.

Mais l'histoire étant interprétation voici ce qu'écrivait Anne Querrien (L'ensaignement) en 1976: "En contraignant par la loi les communes à financer l'école, en étatisant la formation des instituteurs, et en créant le corps enseignant, la loi Guizot de 1833 ouvre la possibilité administrative, et plus seulement pédagogique (elle avait été ouverte par Jean Baptiste de La Salle) d'étendre l'éducation primaire de base à l'ensemble de la population. Cette extension ne vise que secondairement l'alphabétisation, car deux tiers des garçons et près de la moitié des filles apprenaient déjà les rudiments à l'église ou en famille. Cette extension vise à inculquer la loi du travail abstrait, l'amour du travail comme devoir".

Ecrit par : david.D | 19 octobre 2008

En causement correc, on dit : "dont au sujet duquel vous faites allusion"

Ecrit par : dugong

Ah non : "dont au sujet duquel que vous faites allusion à".

Ecrit par : moot | 19 octobre 2008

"Qui veut noyer son chien l'accuse de la rage "

Il me semble lui avoir attribuer quelques mérites. je n'en fais pas pour autant une icône.

"Bon, alors puisqu'on n'en est pas loin, je propose qu'on parle tout de suite du taux de chômage sous Hitler et les autoroutes allemandes...."

Et vous parliez d'arguments à deux balles...

Ecrit par : Guillaume | 19 octobre 2008

Laudate Dominum de Mozart, on continue avec les chants sacrés :

http://dl.free.fr/qxDFjxB9l

Ecrit par : Sandra WAGNER | 19 octobre 2008

Là, je sens que je mets de l'huile sur le feu du rôti du dimanche midi !

J'ai bien peur qu'il ne soit déjà cramé.
Quant à Fouché, n'oublions pas le "vice" qui a aussi très bien réussi.

Ecrit par : Guillaume | 19 octobre 2008

En causement correc, on dit : "dont au sujet duquel vous faites allusion"

Ecrit par : dugong

Ah non : "dont au sujet duquel que vous faites allusion à".

Ecrit par : moot | 19 octobre 2008

Une idée de présentation "cool" pour les TZR : "C'est mézigue, le new prof de french qu'on vous a causé." ;-)

Ecrit par : Robin | 19 octobre 2008

"Affirmer, par exemple, comme le malheureux Lafforgue - requiescat in pace -, que c'est l'Eglise qui a fondé l'Enseignement..."




Tiens, c’est l’occasion de revoir cette célèbre caricature (« choisis, tu es libre")

http://photomaniak.com/upload/out.php/i123961_Mar1.jpg

Ecrit par : uncertain | 19 octobre 2008

Pas besoin d'être Sherlock Holmes ou le chevalier Dupin pour comprendre la "concaténation"...de Laurent Lafforgue à la Saint-Barthélémy...l'intervention de Guillaume (pertinente, je maintiens) et le gros coup de sang de JPB. Mais qui c'est qu'a parlé de Laurent Lafforgue le premier, hein ?

Vous vous souvenez dans nos livres d'histoire de l'illustration sur l'affaire Dreyfus : la famille tranquillement attablée devant le repas dominical et le père sentencieux : "Surtout n'en parlons-pas !" et l'image suivante où on voit tout le monde se crêper le chignon (y compris le chat et le chien) : "Ils en ont parlé !"

Ecrit par : Robin | 19 octobre 2008

Dans un violent libelle *, Laurent Lafforgue avait cogné sec :

"Soit par ignorance laïque, soit par habitude laïque de refuser toute reconnaissance de dette intellectuelle vis-à-vis de la chrétienté médiévale et d'attribuer à d'autres son héritage, aucun membre de la rédaction de « Temps futurs » n'a signalé à Jean-Pierre
Demailly l'erreur d'attribution qu'il a
commise au cours de l'entretien reproduit dans le numéro : La formule « nous sommes des nains juchés sur des épaules de géants » est due non pas à Newton mais à Bernard
de Chartres, un évêque du XIIe siècle."

C'est absolument vrai, il y a bien des vérités absolues en Histoire : des deux, c'est Newton le géant et Bernard de Chartres le nain.

* http://www.ihes.fr/~lafforgue/textes/LettreOuverteDirigeantsSNALC.pdf

Ecrit par : dugong | 19 octobre 2008

J'en profite pour faire remarquer à Amélie et Felts que les catho font, ici, nettement plus régulièrement chier que les islamistes.
Ecrit par : dobolino | 19 octobre 2008

Mais peuvent-ils comprendre ?

Ecrit par : Jérémy | 19 octobre 2008

"M. Sarkozy a promis au petit groupe des sept ministres "préférés" (Xavier Darcos, Xavier Bertrand, Eric Woerth, Brice Hortefeux, Laurent Wauquiez, Luc Chatel, Nadine Morano) qu'il serait l'"armature de son prochain gouvernement". Cette garde rapprochée est à la manoeuvre. Elle vise désormais les grands ministères dont on dit qu'ils pourraient changer de titulaires lors du prochain remaniement : justice, intérieur, défense, économie, travail."
Le prochain remaniement devrait avoir lieu dans quelques mois.

Ecrit par : Jérémy | 19 octobre 2008

J'en profite pour faire remarquer à Amélie et Felts que les catho font, ici, nettement plus régulièrement chier que les islamistes.
Ecrit par : dobolino | 19 octobre 2008

En même temps et réciproquement ... !

(et je suis peu suspect de sympathie particulière, pas plus à l'égard des uns que des autres)

Je propose le palmares planétaire suivant :
1 - islamistes
2 - évangélistes fondamentalistes (de tous modèles)
3 - catho
etc.

j'hésite néanmoins sur la place à donner aux indouistes qui sont quand même paticulièrement gratinés.

Ecrit par : Zorglub | 19 octobre 2008

"Les causes les plus profondes de le ruine de l'école de la raison sont de nature philosophique et
spirituelle. Ce à quoi nous assistons est l'autodestruction de la raison coupée de son
fondement dans l'esprit : toute tentative de reconstruction qui prétend s'élaborer sans
s'appuyer sur ce fondement – voire contre lui – est vouée à l'échec. " (Laurent Lafforgue)

C'est aussi ma conviction...Et pas seulement pour l'Ecole.

Mais si je viens sur ce blog sans être un "catholique aussi fervent" que Laurent Lafforgue (moi non plus, je ne suis pas allé à la messe aujourd'hui), c'est pour faire entendre cette voix-là, à ma manière.

Je précise que je ne connais pas personnellement Laurent Lafforgue, mais que j'ai toujours admiré son courage et sa probité et je trouve bien triste tous ces déchirements au moment-même où la plus grande unité serait requise.

A moins évidemment que je me sois trompé sur ce que nous pouvons avoir en commun.

Maintenant si j'en "emm..." certains, je peux me retirer moi aussi, non dans les hautes mathématiques, mais dans la correction de mes copies, la préparation de mes cours, la tentative de sauvetage de quelques élèves, maghrébins ou non, en perdition (je dis bien tentative, je ne suis pas superman) à la façon d'Amélie que je salue aussi.

J'ai très bien compris ce qu'elle a fait et l'énergie que cela représente.

Pour le reste, ayant définitivement perdu, moi aussi, toute illusion sur le jeu politique (pourquoi le soutien à Sarkozy et à Darcos et qu'est-ce que je n'ai pas compris qu'il y avait à comprendre ?), je prie pour garder malgré tout "le coeur pur", et en dépit du mauvais jeu de mot des empreurs romains sur les chrétiens et les crétins, l'esprit en alerte.

Ecrit par : Robin | 19 octobre 2008

"Bon, alors puisqu'on n'en est pas loin, je propose qu'on parle tout de suite du taux de chômage sous Hitler et les autoroutes allemandes...."

Et vous parliez d'arguments à deux balles...

Ecrit par : Guillaume | 19 octobre 2008

Ok, là j'arrête tout de suite de discuter : incapacité à comprendre les sarcasmes.

Ecrit par : sanjuro | 19 octobre 2008

Robin a écrit : "Maintenant si j'en "emm..." certains, je peux me retirer moi aussi"

Non, Robin !

Ne nous faites pas le coup du martyr extatique sous les flèches des félons et les griffes des félins !

Continuons à limer

nos chaînes

Ecrit par : dugong | 19 octobre 2008

Ben voyez, Robin, vous êtes assez mal placé !

Plus sérieux, ce ne sont (le plus osuvent) pas les personnes qui m'emmerdent, mais les idéologies et les concepts qu'elles véhiculent.

Par exemple pour les cathos : la souffrance rédemptrice, la frustration salvatrice, tous les mécanismes de culpabilisation plus ou moins directement exprimés, etc.

J'en ai souffert beaucoup et ce n'est pas fini.
Tout ça fut (est) pour moi un important frein à ma liberté d'être, à mon épanouissement.

Je les hais de ne pas m'avoir laissé le choix et de m'avoir embarqué à l'âge le plus sensible (enfance et début de l'adolescence) sur des voies qui me semblent non seulement sans issues mais pire conduisant dans un précipice.

Quant à vous en tant que personne, "je ne vous hais point" naturellement !!!
Contrairement à ce que me firent les radis noirs, vous ne m'imposez rien et n'entravez en rien ma liberté.
Du coup : et réciproquement.

Ecrit par : Zorglub | 19 octobre 2008

Ben voyez, Robin, vous êtes assez mal placé !
(dans le palmares 'videmment)

Ecrit par : Zorglub | 19 octobre 2008

« Je propose un instrument qui pourrait fonctionner, au cas improbable où nous élaborerions une sorte de classement des cultures et des civilisations. La maturité d’une société se mesure au fait que tout n’y coïncide pas : ce ne sont pas les mêmes sphères qui déterminent ce qui est obligatoire, ce qui est autorisé, ce qui est acceptable, ce qui est toléré, ce qui est admiré, ce qui est supporté.

Or les fanatiques ont tendance à penser que tout cela doit être équivalent. Nous sommes humains quand nous estimons que devoir vivre avec l’irrévérence et le mauvais goût est le prix à payer pour notre liberté.

Il n’est pas nécessaire que les blagues nous fassent rire, qu’une boutade théologique nous enthousiasme ou que nous applaudissions à tout rompre à la vue de têtes tranchées. Nous avons peut-être découvert une chose : le mauvais gout ou les opinions bizarres rendent la coexistence très difficile, mais leur interdiction la rend absolument impossible. »
Daniel Innerarity .

Ecrit par : Lariba | 19 octobre 2008

"Les causes les plus profondes de le ruine de l'école de la raison sont de nature philosophique et
spirituelle."

Robin, vous voulez rire ? Vous ne suivez pas les cours de la Bourse ? Le fric, le fric ...

A moins que sur le fond ... Vous êtes franciscain ?

« Dans votre ceinture, ne glissez ni pièce d'or ou d'argent, ni piécette de cuivre. En chemin, n'emportez ni besace, ni tunique de rechange, ni sandales, ni bâton » (Matthieu 10,9)

Un petit entretien avec Laurent Lafforgue sur LMT (suivi d'un extrait de Friz Horn ):

http://motstocsin.autonomie.org/html/debats/debatsenseignement/lafforgue1.htm

Ecrit par : Hervé | 19 octobre 2008

A moins d’inclure l’obsession de l’argent comme un des facteurs de la ruine spirituelle . Allez, je fais mon Finki du dimanche (reprenant Pascal) : il y a les valeurs de la chair et celle de l’esprit

Ecrit par : uncertain | 19 octobre 2008

celles

Ecrit par : uncertain | 19 octobre 2008

" ... philosophique et spirituelle ..."

Un dossier de l'évaluation, de la prospective et de la performance du Ministère de L'Education Nationale chiffre à 180.000 la perte d'emplois dans l'agriculture, la marine, la pêche d'ici 2015, 18.000 dans l'électronique, 90.000 dans la mécanique et le travail des métaux, 27.000 pour la gestion et l'administration, 90.000 dans l'industrie légère, 63.000 dans l'industrie du process... et tombe la conclusion : "Il apparaît donc clairement que le nombre de jeunes sortant du système éducatif et entrant en activité sera donc supérieur aux besoins de recrutement de l'économie".

Ecrit par : Marx | 19 octobre 2008

Je les hais de ne pas m'avoir laissé le choix et de m'avoir embarqué à l'âge le plus sensible (enfance et début de l'adolescence) sur des voies qui me semblent non seulement sans issues mais pire conduisant dans un précipice.

Je comprends très bien. Moi aussi, j'aurais des choses à dire contre cette éducation-là, mais il y a autre chose, enfin il me semble, mais je suis très peu dans l'Eglise institutionnelle et plutôt, après une parenthèse marxiste, avec Ruysbroeck "l'Admirable", maître Eckart, Blaise Pascal, le Bernanos de "La Joie", Charles Péguy, Saint Philippe de Néri...et, comme le suggère Hervé, Saint François, "sans besace, ni tunique de rechange".

Ecrit par : Robin | 19 octobre 2008

Euh ... C'était AVANT la crise ...

Ecrit par : Marx | 19 octobre 2008

Ou le Bernanos de "La France des robots" :

"Nos ancêtres se sont servis d'une pierre tenue au creux de la main en guise de marteau, jusqu'au jour où, de perfectionnement en perfectionnement, l'un d'entre eux imagina de fixer la pierre au bout d'un bâton. Il est certain que cet homme de génie, dont le nom n'est malheureusement pas venu jusqu'à nous, inventa le marteau pour s'en servir lui-même, et non pour en vendre le brevet à quelque société anonyme. Ne prenez pas ce distinguo à la légère. Car vos futures mécaniques fabriqueront ceci ou cela, mais elles seront d'abord et avant tout, elles seront naturellement, essentiellement, des mécaniques à faire de l'or. Bien avant d'être au service de l'Humanité, elles serviront les vendeurs et les revendeurs d'or, c'est-à-dire les spéculateurs, elles seront des instruments de spéculation. Or, il est beaucoup moins avantageux de spéculer sur les besoins de l'homme que sur ses vices, et, parmi ces vices, la cupidité n'est-elle pas le plus impitoyable? L'argent tient plus étroitement à nous que notre propre chair. Combien donnent volontiers leurs fils au Prince et tirent honneur du trépas de leur enfant, qui refuseraient à l'Etat leur fortune tout entière, ou même une part de leur fortune. Je prédis que la multiplication des machines développera d une manière presque inimaginable l'esprit de cupidité. De quoi cet esprit ne sera-t-il pas capable? Pour nous parler d'une république pacifique composée de commerçants, il faut vraiment que vous vous croyiez le droit de vous payer nos têtes? Si les boutiquiers d'aujourd'hui sont plus experts à manier l'aune que l'épée c'est qu'ils n'ont point d'intérêt dans les guerres. Que leur importe une province de plus ou de moins dans le Royaume? Lorsqu'ils trouveront devant eux des concurrents, vous les verrez contempler d un œil sec les plus effroyables carnages ; l'odeur des charniers ne les empêchera pas de dormir. Bref, le jour ou la superproduction menacera d'étouffer la spéculation sous le poids sans cesse accru des marchandises invendables vos machines à fabriquer deviendront des machines à tuer voilà ce qu'il est très facile de prévoir. Vous me direz peut-être qu'un certain nombre d'expériences malheureuses finira par convaincre les spéculateurs, au point de les rendre philanthropes. Hélas! il est pourtant d'expérience universelle qu'aucune perte n'a jamais guéri un vrai joueur de son vice ; le joueur vit plus de ses déceptions que de ses gains. Ne répondez pas que les gros spéculateurs seront tôt ou tard mis à la raison par la foule des petites gens. L'esprit de spéculation gagnera toutes les classes. Ce n'est pas la spéculation qui va mettre ce monde à bas, mais la corruption qu'elle engendre. Pour nous guérir de nos vices, ou du moins pour nous aider à les combattre, la crainte de Dieu est moins puissante que celle du jugement de notre prochain, et, dans la société, qui va naître, la cupidité ne fera rougir personne. Lorsque l'argent est honoré, le spéculateur l'est aussi. Il aura donc beaucoup plus à craindre l'envie que le mépris ; n'espérons donc pas le réveil des consciences. Quant à la révolte des intérêts, on a tout lieu de prévoir qu'elle ne pourra éclater qu'après un grand nombre de crises et de guerres si effroyables qu'elles auront usé à l'avance les énergies, endurci les cœurs, détruit chez la plupart des hommes les sentiments et les traditions de la liberté. Les spéculateurs seront alors si nombreux, si puissants, que les peuples désespérés ne sauront plus qu'opposer un seul Tyran à cent mille. Disposant des mécaniques, le Tyran, aussi longtemps que durera sa puissance, paraîtra moins un horrible qu'un demi-dieu. Mais il faudra que, tôt ou tard, l'or le corrompe à son tour. Car, dans les circonstances les plus favorables, un homme ne saurait être plus qu'un demi-dieu. Mais l'or, lui, sera Dieu.
Évidemment, aucun Européen du XVIIIe n'aurait tenu ce langage, et c'est précisément ce qui me serre le cœur en écrivant ces lignes, aujourd'hui sans intérêt. Ceux qui voient dans la civilisation des Machines une étape normale de l'Humanité en marche vers son inéluctable destin devraient tout de même réfléchir au caractère suspect d'une civilisation qui semble bien n'avoir été sérieusement prévue ni désirée, qui s'est développée avec une rapidité si effrayante qu'elle fait moins penser à la croissance d'un être vivant qu'à l'évolution d'un cancer. Pour le répéter une fois de plus, l'hypothèse est-elle définitivement à rejeter d'une crise profonde, d'une déviation, d'une perversion de l'énergie humaine? Oh ! mon Dieu, les faits les plus simples nous échappent toujours, passent au travers de notre attention comme au travers d'un crible ; ils n'éveillent rien en nous. Si j'écris que, en un très petit nombre d'années, en une ridicule fraction de temps, le rythme de la vie s'est accéléré d'une manière prodigieuse, on me répondra que ce n'est là qu'un lieu commun, que le fait n'échappe à personne. Il n'en a pas moins échappé à ceux qui en furent les premiers témoins. La société où ils étaient entrés le jour de leur naissance a passé presque sans transition de la vitesse d'une paisible diligence à celle d'un rapide, et lorsqu'ils ont regardé par la portière, il était trop tard : on ne saute pas d'un train lancé à cent vingt kilomètres sur une ligne droite."

Georges Bernanos - La France des robots
Extrait, 1944 © Plon, 1970

Ecrit par : Hervé | 19 octobre 2008

"Les spéculateurs seront alors si nombreux, si puissants, que les peuples désespérés ne sauront plus qu'opposer un seul Tyran à cent mille. Disposant des mécaniques, le Tyran, aussi longtemps que durera sa puissance, paraîtra moins un horrible qu'un demi-dieu. Mais il faudra que, tôt ou tard, l'or le corrompe à son tour. Car, dans les circonstances les plus favorables, un homme ne saurait être plus qu'un demi-dieu. Mais l'or, lui, sera Dieu."

Bien vu !

Ecrit par : Marx | 19 octobre 2008

Lapsus de mon scanner ... :-)

" ... paraîtra moins un homme qu'un demi-dieu"

Ecrit par : Hervé | 19 octobre 2008

"Il apparaît donc clairement que le nombre de jeunes sortant du système éducatif et entrant en activité sera donc supérieur aux besoins de recrutement de l'économie".

Ecrit par : Marx | 19 octobre 2008

Demandez à Dobolino, je crois que la solution se nomme T61.

Ecrit par : Zorglub | 19 octobre 2008

"Il apparaît donc clairement que le nombre de jeunes sortant du système éducatif et entrant en activité sera donc supérieur aux besoins de recrutement de l'économie".

C'est à la page 8 de l'étude suivante

ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/dpd/dossiers/dossier175/partie1.pdf

on y lit :

"Ainsi, malgré les forts départs en retraite, en supposant une croissance tendancielle du PIB de 2 %, il n’y aura pas de tension en volume sur les besoins en recrutement des jeunes. La situation des sortants restera difficile. Leur volume important n’empêchera pas des tensions sectorielles, locales ou de niveau de formation. Mais, globalement, les volumes de sortants seront « suffisants » pour alimenter le marché du travail. Rappelons que c’est dans un des exercices précédents, qui explorait une hypothèse de croissance du PIB de 3 %, que l’on concluait à des tensions sur les volumes de sortants et, particulièrement, sur les niveaux de formations supérieures."

Et avec une croissance du PIB de -1% dont la vitesse de décroissance serait en augmentation ?

Ecrit par : dugong | 19 octobre 2008

Je viens de recevoir par courriel un communiqué semblant émaner conjointement des IGEN de sciences physiques et de sciences de la vie et de la Terre (et signé de leurs doyens respectifs)

Il s'agit d'un argumentaire pour un enseignement des sciences dans le tronc commun de la future seconde.

Les arguments avancés sont forts classiques et tout à fait recevables. En revanche, le paragraphe final me semble très "problématique" (j'euphémise volontiers aujourd'hui...). Je cite :

"Enfin, et c’est l’argument le plus fondamental légitimant la présence d’un enseignement scientifique pour tous, il importe de considérer la diversité des formes d’intelligence et de sensibilité comme voies d’accès à la réussite scolaire de tous, y compris des enfants de catégories sociales défavorisées. Le système éducatif actuel continue de trop privilégier une réussite fondée sur des considérations virtuelles et formelles, dans le seul domaine de la pensée. L’atout essentiel des sciences est au contraire de s’appuyer sur l’observation, le concret et le « faire » ensemble. Elles sont aussi, aux côtés des humanités et des arts, un lieu de rencontre avec les constructions les plus élevées de l’esprit humain, qui donnent accès à la beauté des lois de la nature en mobilisant les multiples ressources de l’imagination. Elles ont leur place naturelle au cœur d’un lycée pour tous, adapté aux talents de chacun."

Traduit du sabir IGEN, je comprends :

- Halte aux mathématiques abstraites et élitistes.

- Place aux sciences expérimentales, concrètes et bien plus égalitaires.

- Par un traitement d'ensemble favorisant le concret, on améliorera la réussite des catégories sociales défavorisées.

J'ai bon ?

Ecrit par : dugong | 19 octobre 2008

fort classiques !!!

Ecrit par : dugong | 19 octobre 2008

Et avec une croissance du PIB de -1% dont la vitesse de décroissance serait en augmentation ?

Ecrit par : dugong | 19 octobre 2008

Ah ! Cette dérivée quatrième nous causera bien des soucis.

Ecrit par : Zorglub | 19 octobre 2008

L’atout essentiel des sciences est au contraire de s’appuyer sur l’observation, le concret et le « faire » ensemble.
Elles sont aussi, /.../ un lieu de rencontre /.../qui donne accès à la beauté des lois de la nature.

Ecrit par : dugong | 19 octobre 2008

Désolé, pas compris comme vous Dugong.
M'semble que c'est proposition pour que nos classes soient transformées en gigantesque lupanar.

Ecrit par : Zorglub | 19 octobre 2008

Un p'tit coup d'île au fleurs, Monsieur Bernanos ?

http://www.dailymotion.com/video/51109

Ecrit par : catmano | 19 octobre 2008

Bien sûr, cela est parfaitement cohérent avec la probable inclusion d'un module "interdisciplinaire" sc phys, svt dans le tronc commun de seconde.

Personne ne s'est avisé que le mélange peu miscible de pas grandes choses pouvait donner un presque rien ?

Ecrit par : dugong | 19 octobre 2008

Zorglub : "M'semble que c'est proposition pour que nos classes soient transformées en gigantesque lupanar."


" ... en mobilisant les multiples ressources de l’imagination."

Tout comme disait le divin marquis : "Tout le bonheur des hommes est dans l'imagination." et "Voir, c'est croire ; mais sentir, c'est être sûr !"

Youpi ! On va s'éclater !

Ecrit par : justine | 19 octobre 2008

D'ailleurs, même Roger s'y met !

http://rogerfelts.blog.lemonde.fr/2008/10/19/ma-nudite/

Merci Roger, il fallait oser !

Ecrit par : justine | 19 octobre 2008

Youpi ! On va s'éclater !
Ecrit par : justine |


Jean Paul, c'est vous derrière Justine ?

C'est pas bien d'avancer masqué !

Ecrit par : dugong | 19 octobre 2008

18 octobre. On vote. Et pour augmenter le nombre de votants : rencontre parents-enseignants ...

« - L'autre jour, vous avez confisqué le portable de mon fils …
- Bonjour Madame, je vous en prie ass …
- … et vous n’avez pas le droit …
- … asseyez-vous. Bonjour Kevin, je vois qu’il est inutile de te prier de t’asseoir, toujours aussi rapide …
- Vous n’avez pas le droit de lui confisquer …
- C’est aussi un lecteur de MP3 et c’est interdit dans l’enceinte du lycée. Le règlement intérieur …
- Mais vous êtes le seul à lui confisquer …
- C'est interdit en classe ! Kevin rentre avec sur les oreilles et il ne le quitte pas …
- A la maison il a l’habitude de faire ses devoirs avec !
- Peut-être, mais pendant le cours c’est interdit ! Et puis, ses devoirs, parlons-en … Pardon, pardon, Monsieur ...Oui, vous ! Vous pouvez rester dans le couloir, s’il vous plaît …
- …
- Non, non, Monsieur, vous ne téléphonez pas ici ! Vous voyez bien que je suis avec une parente ! Comment ? Trop de bruit dans le couloir ? Eh bien vous allez ailleurs ! Mais vous sortez de cette classe ! S'il vous plaît ! Merci … Bon, les devoirs de Kevin …
- Vous n’avez pas à lui prendre son portable !
- Je lui ai demandé de le ranger et comme il n’entendait pas puisqu’il écoutait de la musique, je lui ai pris et je l’ai remis à Monsieur le Proviseur qui passait par là… Donc, ses devoirs …
- Je sais, Monsieur le Proviseur m’a téléphoné et me l’a rendu tout de suite …
- Et il vous a accompagné devant ma classe pour que nous ayons une petite explication, mais vous, vous en avez profité pour le rendre immédiatement, pendant le cours et sous mon nez, à Kevin !
- Parce que vous n’avez pas le droit de lui confisquer !
- Oui, oui … Mais s’il continue à l’écouter pendant le cours …
- C’est que votre cours ne l’intéresse pas !
- AU REVOIR, MADAME ! Au suivant … »

Quel métier !

Hervé

http://www.liberation.fr/vous/0101163092-dolto-a-t-elle-vraiment-tout-fa

Ecrit par : Hervé | 19 octobre 2008

Ah, kevin !

http://desencyclopedie.wikia.com/wiki/Kevin

Révisez ! Demain interro écrite !

Ecrit par : kevin | 19 octobre 2008

Amélie, merci pour vos réponses sur les préalables. On va finir par tomber d'accord si vous ménagez nos suceptibilités

Ecrit par : dobolino | 18 octobre 2008

Je suis naturellement très directe partout et toujours , c'est une qualité et un défaut , mais c'est ainsi . Je n'aime pas tourner autour du pot pendant 107 ans . Et j'apprécie que les autres soient ainsi .

Ecrit par : Amélie | 19 octobre 2008

"Je n'aime pas tourner autour du pot pendant 107 ans."

Ecrit par : Amélie | 19 octobre 2008

Encore un point commun avec toto! Vous roulez, aussi?

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 octobre 2008

A moins que ce soit du pot belge?

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 octobre 2008

@ Dobolino avait écrit

J'en profite pour faire remarquer à Amélie et Felts que les catho font, ici, nettement plus régulièrement chier que les islamistes.
Ecrit par : dobolino | 19 octobre 2008

J'avais pris la peine de répondre.
Et je m'aperçois que Jérémy ose ajouter :

@ Mais peuvent-ils comprendre ?

Pour Jérémy et afin qu'il puisse comprendre qu'il n'a rien compris, je réédite mon propos :

Pour une fois ou comme toujours, Dobolino a entièrement raison. Mais ce blog n'est qu'un reflet très distancié du monde réel…
Par ailleurs, plutôt que de me faire des procès d'intention, Dobolino devrait relire TOUTE mon œuvre internetienne. Elle constaterait qu'au niveau des croyances, je ne fais pas de hiérarchie entre le faux, l'erreur, l'inexactitude, l'écart, la faute, la bêtise, l'impair, la sottise, la confusion, l'équivoque, la maldonne, l'aberration, la divagation, l'abus, l'arbitraire, la partialité et j'en passe dans lesquelles se vautrent TOUTES les religions… Après, c'est une question de circonstances : En pleine Saint Barthélémy, je suis assez préoccupé par l'intolérance catholique… Après le 11 septembre, j'ai d'autres soucis en tête…

Ecrit par : Roger Felts | 19 octobre 2008

Encore un point commun avec toto! Vous roulez, aussi?

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 octobre 2008

A moins que ce soit du pot belge?

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 octobre 2008


Franchement : Dupond , vous ne seriez pas Ducon ?

Ecrit par : Amélie | 19 octobre 2008

On a peu relevé que les nouvelles structures du lycée s'accompagneront probablement du grand retour au pourvoir des IGEN. Notamment en ce qui concerne les programmes.

Dépossédées un temps de cette prérogative par les GTD (groupes techniques disciplinaires *), les inspections générales se goinfreront de coupes franches dans les programmes existants. Elles n'auront pas le temps d'en élaborer de nouveaux et comme elles sont déjà bien rodées par les sabrages ** commis au collège dans le cadre du "socle commun"...

* souvent tenus par des universitaires forts en gueule

** et chatilles résiduelles ...

Ecrit par : dugong | 19 octobre 2008

Et vous, Amélie, légèrement susceptible? Qu'y avait-il de méchant là-dedans?

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 octobre 2008

@ Mais peuvent-ils comprendre ?



Roger ,

En ce qui les concerne , la réponse est limpide : ils ne peuvent pas comprendre . Ce n'est pas une question d'intelligence , mais de fermeture d'esprit et de mauvaise foi .

Ecrit par : Amélie chez les cocollabobos | 19 octobre 2008

Encore un point commun avec toto! Vous roulez, aussi?

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 octobre 2008

A moins que ce soit du pot belge?

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 octobre 2008

Ah , parce qu' il fallait rire d'être traitée de toxico ?

Ecrit par : Amélie chez les cocollabobos | 19 octobre 2008

Version (à peine) parano de ce qui se trame en "sciences" au lycée :

1ère étape : Faire croire qu'il n'y aura pas de sciences physiques (ni de SVT) en tronc commun obligatoire de seconde. Levée de boucliers et cris d'orfraie (mon poste ! mon poste ! L'avenir de la France ! Nos enfants ! etc.). Laisser s'agiter un moment et attendre que les lobbies disciplinaires déléthargisent.

2ème étape : faire mine de reculer et sortir ce qui avait été prévu dès le départ : une daubasse interdisciplinaire infâme.

Tout le monde est content (ouf ! On l'a échappé belle clament les cons en coeur). Les postes sont moins menacés mais on en sabre quand même un bon peu.

30% de velours au moins.

A l'alambic des concentrations budgétaires, le Maître du Moloch est un magicien !

Ecrit par : dugong | 19 octobre 2008

C’est que votre cours ne l’intéresse pas !
- AU REVOIR, MADAME ! Au suivant … »

Quel métier !

Hervé

Belle peinture réaliste de l'école française.
Arrive la génération des Jordan qui sont pas mal non plus!
J'en ai un dans ma 4ème3 (mon principal me confie toujours cette classe, allez savoir pourquoi?) qui porte le nom de Desmond. Mes collègues ne viennent pas à bout du démon qui l'agite lui et quelques autres élèves du même acabit. Et la quille pour eux n'est que dans 2 ans!
Franchement, la pauvre Françoise n'y est pour rien! Pas plus que le pauvre Philippe.

Ecrit par : buntovchik | 19 octobre 2008

"J'en ai un dans ma 4ème3 (mon principal me confie toujours cette classe, allez savoir pourquoi?) qui porte le nom de Desmond."

Pourtant tout le monde sait que Desmond est doux comme un toutou...

Ecrit par : dugong | 19 octobre 2008

Arrive la génération des Jordan

Ecrit par : buntovchik | 19 octobre 2008

J'ai un Alvin -prononcez Alvine- en cinquième. Ça va devenir furieusement tendance, d'autant que je lis dans le dictionnaire :
alvin
1. (Médecine) Qui a rapport au bas-ventre. Flux alvin.
Expressions
* Évacuation alvine : Excréments.

Au moins, on sait d'où il sort.

Ecrit par : TotoWeininger | 19 octobre 2008

Cette génération d'Alvins aura raison de la couche d'ozone.

Ecrit par : dugong | 19 octobre 2008

En direct de la manif, à Paris :

"Du cortège, surplombé par de nombreux et immenses ballons aux couleurs des syndicats, fusaient le slogan "Investir dans l'école c'est l'avenir" ou encore cette citation d'Abraham Lincoln : "Si vous trouvez que l'éducation coûte cher, essayez l'ignorance".

S'est trompé, Abraham - Ah ça c'est du prénom! -, l'enseignement de l'ignorance, ça va faire trente ans qu'on l'a mise en place et ça coûte bien plus cher.

Ecrit par : TotoWeininger | 19 octobre 2008

C'est vrai qu'entretenir l'ignorance, ça coûte vachement cher !
Les sous dépensés en sorties inutiles, en matériel gadget et en intervenants de tout poil, ça fait peur.

Ecrit par : Jérémy | 19 octobre 2008

C'est vrai qu'entretenir l'ignorance, ça coûte vachement cher !
Les sous dépensés en sorties inutiles, en matériel gadget et en intervenants de tout poil, ça fait peur.

Ecrit par : Jérémy | 19 octobre 2008

Ah non ! Ça, ce n'est pas inutile, ça fait monter le PIB ! Et l'ignorance, c'est du temps de cerveau disponible pour Coca Cola.
Ne me dites pas quand même pas que vous ne voulez pas que la croissance reprenne...
Alors qu'un vieux Lagarde et Michard qui ne se démode même pas, comment voulez-vous que ce soit rentable ? Et un Gaffiot donc, qu'on se passe de père en fils et de fils en petite-fille ?

Ecrit par : catmano | 19 octobre 2008

Je viens de feuilleter le livre d'histoire du dit Némo. Ouais, bon... Moi, je ne suis pas prof d'histoire mais, mis à part la nostalgie d'un passé révolu que j'ai vécu (mais je suis hors d'âge) , je n'y ai rien trouvé d'enthousiasmant.
Je me suis bien marrée aussi parfois: je note, entre autres, chapître 17, page 144, Leçon 3: le communisme et le fascisme.
Franchement, et là je rejoindrais presque les pédagogos, à l'heure du multimédia, y'a mieux. Y aurait-il un moyen terme entre l'étude de la fabrication du sarrau au XIV° siècle dans le Périgord noir et le catéchisme d'efficience absolument nulle?
Allez voir ce manuel, MàC, et dites-nous si c'est ainsi que vous voulez voir vos élèves de collège formatés?

Ecrit par : dobolino | 19 octobre 2008

Pour une fois ou comme toujours, Dobolino a entièrement raison.

Ecrit par : Roger Felts | 19 octobre 2008
Dobolino a toujours raison car Dobolino fait partie de ces rarissimes êtres humains qui sont aptes à avouer avoir tort, quittes à y perdre la vie.

Ecrit par : dobolino | 19 octobre 2008

Appel à participation : Enquête sur l’investissement/la motivation des enseignants de langues

Laure PESKINE Rebecca Starkey-Vernet, doctorante à l’Université de Nantes, Marie-Françoise Narcy-Combes (CIL-université de nantes) et Jean-Paul Narcy-Combes (DFLE-Paris 3) ont entamé une recherche pour comprendre le lien entre l’investissement (conçu en termes de Bourdieu) et la motivation des enseignants de langues. Leur hypothèse est que le capital culturel acquis par les enseignants (ce qui assure leur situation sociale) ne présente plus un retour satisfaisant sur les investissements intellectuel et matériel que ces enseignants ont dû consentir pour l’acquérir, et que cela finira (/finit) par rejaillir sur leur motivation intrinsèque.
Nous avons fait une pré-enquête auprès de 8 enseignants différents en âge, origine, fonctions, etc., et construit un questionnaire assez long… mais l’investissement est une donnée complexe.
Nous avons besoin de retours en assez grand nombre d’ici le 30 octobre pour une étude préalable qui nous donnera de quoi construire un article pour la revue du Lidil (Grenoble), puis, en fonction de ce que premier recueil aura donné, de mener une enquête plus large.
C’est pour ce retour que nous vous demandons de nous aider en nous retournant ce questionnaire rempli, car si cette étude aboutit, elle peut donner des renseignements intéressants sur l’état d’esprit de l’ensemble des enseignants de langues (dans le second degré surtout). Nous vous remercions d’avance et sommes sensibles à l’assistance que nous recevons de l’APLV pour cette enquête.

Ecrit par : Neoprofs | 19 octobre 2008

En direct de la manif, à Paris :

"Du cortège, surplombé par de nombreux et immenses ballons aux couleurs des syndicats, fusaient le slogan "Investir dans l'école c'est l'avenir" ou encore cette citation d'Abraham Lincoln : "Si vous trouvez que l'éducation coûte cher, essayez l'ignorance".

Ecrit par : TotoWeininger | 19 octobre 2008

Je propose quelques variantes : "si vous trouvez que l'Instruction coûte cher, essayez le pédagogisme"

"Si vous trouvez que Darcos déconne, essayez Meirieu"

"Si vous trouvez Sarko insupportable, essayez Royal"

"Si vous trouvez Brighelli délirant, essayez Lafforgue"

"Si vous trouvez Toto lourdingue, essayez Jérémy"

Bon d'accord, je sors.

Ecrit par : Manu | 19 octobre 2008

Guillaume a écrit : "Laarman, que je ne connais pas, n'a jamais approché le groupe dont vous faites allusion."

En causement correc, on dit : "dont au sujet duquel vous faites allusion"

Ecrit par : dugong | 19 octobre 2008

Ah??? J'aurais plutôt écrit "le groupe auquel vous faites allusion".

Catmano, qu'en pensez-vous?

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 19 octobre 2008

Voici l'article sur France-Info :

" Plusieurs dizaines de milliers de personnes, 80 000 selon les organisateurs et 32 000 selon la police, ont défilé à Paris pour demander au gouvernement d’investir dans l’éducation à l’heure de la crise, au lieu de supprimer des postes.

De la place d’Italie à la Bastille, une majorité d’enseignants, des étudiants, des lycéens et des parents d’élèves de la FCPE ont manifesté, à l’appel de 47 organisations, pour que l’éducation "reste une priorité".

Ils protestent également contre les multiples réformes mises en oeuvre par le ministre de l’Education Xavier Darcos, notamment la réforme des programmes scolaires dans le primaire."


Ben tiens...

Ecrit par : Manu | 19 octobre 2008

"Il apparaît donc clairement que le nombre de jeunes sortant du système éducatif et entrant en activité sera donc supérieur aux besoins de recrutement de l'économie".

Ecrit par : Marx | 19 octobre 2008

Demandez à Dobolino, je crois que la solution se nomme T61.

Ecrit par : Zorglub | 19 octobre 2008

Ah! Que nenni ! La solution s'appelle RMI, RSA, aide sociale, vu qu'on a les ronds pour et que peu importe l'état des assistés, tant qu'ils restent calmes, annihilés.

Ecrit par : dobolino | 19 octobre 2008

"Guillaume a écrit : "Laarman, que je ne connais pas, n'a jamais approché le groupe dont vous faites allusion."

En causement correc, on dit : "dont au sujet duquel vous faites allusion"

Ecrit par : dugong | 19 octobre 2008

Ah??? J'aurais plutôt écrit "le groupe auquel vous faites allusion".

Catmano, qu'en pensez-vous?"

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 19 octobre 2008

Là, record d'humour battu haut la main par notre potarde! C'est du 217è degré, au moins.

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 octobre 2008

Nouvelobs.com:

"On met 360 milliards sur la table (pour les banques, ndlr), avec des conséquences que tout le monde ignore, ça nous permet tout de même de dire qu'il y a des contradictions, par rapport aux investissements qui ne sont pas faits dans l'éducation"

selon le secrétaire général de la FSU Gérard Aschieri.

Il s'exprime d'une manière si peu limpide, avec des conséquences que personne n'ignore, que les journalistes, afin de rendre plus intelligible le propos, se sentent obligés d'ajouter une note entre parenthèses.

Pitoyable.

Ecrit par : TotoWeininger | 19 octobre 2008

Nouvelobs.com :

"Si l'arrêt des suppressions de postes est au coeur des revendications, figurent également au nombre des réclamations les déclarations de Xavier Darcos sur l'école maternelle, les projets de mutation de personnels dans le secondaire, des fermetures de petites écoles, la gestion des remplacements, les suppressions de maîtres spécialisés dans la lutte contre l'échec scolaire ("Rased"), la baisse des subventions aux organisations complémentaires de l'école, la précarité des conditions de travail des enseignants ou encore la réforme en cours du lycée."

ou encore? et puis quoi encore!
Tout et n'importe quoi (la baisse des subventions aux organisations complémentaires de l'école?)
Et rien sur la casse annoncée des concours.

Ecrit par : TotoWeininger | 19 octobre 2008

Ah??? J'aurais plutôt écrit "le groupe auquel vous faites allusion".

Catmano, qu'en pensez-vous?

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 19 octobre 2008
Nul, Anne-Marie ! On dit: "le groupe dont auquel etc..."

Ecrit par : dobolino | 19 octobre 2008

Mes collègues ne viennent pas à bout du démon qui l'agite lui et quelques autres élèves du même acabit. Et la quille pour eux n'est que dans 2 ans!
Franchement, la pauvre Françoise n'y est pour rien! Pas plus que le pauvre Philippe.

Ecrit par : buntovchik | 19 octobre 2008

Moi j'en ai un en 4 ème également qui porte un prénom très tendance aussi (je ne dirai pas lequel).

Je trouve absolument ridicules les préjugés des "hygiénistes" du XIXème siècle, mais je pense tout de même qu'il aurait bien besoin d'une Françoise Dolto pour lui expliquer qu'il y a des choses qu'il peut faire tout seul dans sa chambre, mais pas en classe pendant le contrôle de grammaire.

Quant à certains autres de ses comportements, je me demande si ça ne relève pas plutôt de l'exorcisme que de la psychanalyse.

Ecrit par : Robin | 19 octobre 2008

ls protestent également contre les multiples réformes mises en oeuvre par le ministre de l’Education Xavier Darcos, notamment la réforme des programmes scolaires dans le primaire."


Ben tiens...

Ecrit par : Manu | 19 octobre 2008

Comme disait Goethe "le diable se niche dans les détails"...Et qu'est ce qu'il doit rigoler ! Quant au ministre ou bien c'est le docteur Faustus version "idiot utile" ou bien c'est Machiavel en personne (j'hésite).

Ecrit par : Robin | 19 octobre 2008

"Ils protestent également contre les multiples réformes mises en oeuvre par le ministre de l’Education Xavier Darcos, notamment la réforme des programmes scolaires dans le primaire."

Ca, je vous l'avais dit !

Le Sgen et SE-Unsa défilaient entre autres contre ça.

Ecrit par : Neoprofs | 19 octobre 2008

"Ils" vont se réunir mercredi pour fixer la date de la prochaine grève UNITAIRE. Le mot d'ordre sera très certainement : contre la suppression des postes de professeurs pour "la réussite de tous les jeunes" (le secrétaire général de la FSU Gérard Aschieri)
(qui peut être contre? certains vieux? de jeunes masochistes?)
Pas l'ombre de la moindre esquisse du plus petit commencement d'une critique COHÉRENTE de l'état actuel du système éducatif - qui semble satisfaire tout le monde (l'appel des 21 organisation commence par : "Notre pays a cette chance extraordinaire de disposer d’un grand service public laïque d’Education", comme si c'était toujours vrai) ET des réformes engagées par le gouvernement (lycées et concours).
Dans un tel brouhaha - on se croirait dans une salle de classe façon Meirieu - comment diable faire entendre notre voix?

Ecrit par : TotoWeininger | 19 octobre 2008

@Totoweiniger :

Difficile, en effet. Certains médias notent cependant l'absence du Snalc ainsi que de FO à ce grand raout.

Au passage, même ce terme de "service public d'éducation" me gêne considérablement. Instruire les élèves n'est pourtant pas un acte de consommation, il est à la fois un droit et un devoir.

Ce n'est pas la même logique qui conduit les citoyens à acheter un timbre-poste, par exemple (vous le payez et personne ne vous force à l'acheter). Si on admet que l'éducation nationale est un "service", on accepte implicitement qu'elle puisse être privatisée, puisqu'elle procède d'une logique marchande.

C'est la même logique qui amène la coconne qui vient emmerder Hervé par ce qu'il a confisqué le portable de son mioche en cours. Elle a manifestement pris l'École de la République pour un supermarché puisqu'elle tente de justifier l'utilisation du portable en question parce que "son cours ne l'intéresse pas" ou je ne sais quelle connerie.
Comme si l'art d'enseigner était remplacé par l'art de distraire. Comme si une sorte d'obligation de séduction avait remplacé le droit à l'Instruction.

Non, madame, Nous n'avons pas à être forcément "intéressant" pour les élèves. Nous n'avons rien à vendre. Nous ne sommes pas des postes de télévision et il ne suffit pas d'appuyer sur la télécommande pour changer de programme. Votre fils n'est pas un client et nous ne sommes pas des domestiques. L'École est une institution républicaine, pas un "service public".

"Se vendre, c'est un métier. Ça s'appelle la prostitution" disait Marc Blondel.

Ecrit par : Manu | 19 octobre 2008

citation d'Abraham Lincoln : "Si vous trouvez que l'éducation coûte cher, essayez l'ignorance".

Ecrit par : TotoWeininger

Abe Lincoln doit se retourner dans sa tombe ! La citation est approximative : en français, l'ignorance n'est pas le contraire de l'éducation.

"Mieux vaut rester silencieux et passer pour un imbécile que parler et n'en laisser aucun doute" (du même).

Ecrit par : moot | 20 octobre 2008

citation d'Abraham Lincoln : "Si vous trouvez que l'éducation coûte cher, essayez l'ignorance".

Ecrit par : TotoWeininger

Abe Lincoln doit se retourner dans sa tombe ! La citation est approximative : en français, l'ignorance n'est pas le contraire de l'éducation.

Vous avez raison.

Je pense qu'il faudrait plutôt traduire : "Si vous pensez que l'instruction coûte cher, essayez l'ignorance."

Le mot "education" en anglais est plus proche du mot instruction : "The process by wich a person's mind and character are developed through teaching, esp. through formal instruction at a school or college : an institute of adult education/the Minister of Education/She completed her education in Switzerland/The government is spending a lot of money on education - see also Further education, higher education ; see teach (usage) (Longman Dictionary of contemporary English, new edition)

Ecrit par : Robin | 20 octobre 2008

Et si je regarde la traduction française du mot "education" dans le Harrap's shorter, je trouve ceci : " 1 (a) - education, bringing up. Faire l'éducation de qq. to educate s.o. E. professionnelle, vocational training. E. physique physical training. L'E. nouvelle, progressive education b) Training (of animals) Upbringing, breeding. Personne sans education, ill-bred person. Il manque d'é., he has no manners.

L'anglais fait donc bien la différence entre "instruction" et "éducation"( bringing up, upbringing, breeding), sauf dans l'expression "progressive education" (l'éducation nouvelle") qui est à l'origine du courant pédagogiste en France et ce n'est évidemment pas un hasard.

Ecrit par : Robin | 20 octobre 2008

"Non, madame, Nous n'avons pas à être forcément "intéressant" pour les élèves."

Ecrit par : Manu | 19 octobre 2008

Je ne suis pas tout à fait d'accord avec ça! Simplement, si la c... asse au mioche duquel Hervé à confisqué son portable avait éduqué correctement son môme, il aurait plus facilement montré la curiosité nécessaire pour apprécier vraiment un bon cours, comme l'est certainement celui d'Hervé, (et le vôtre aussi, Manu). Le vrai problème n'est pas qu'il ne faille pas être intéressant. Il est que l'éducation aberrante donnée à beaucoup d'enfants ne les conduisent pas à écouter quoi que ce soit (d'intéressant) plus de deux minutes trente.

Ecrit par : Christophe Sibille | 20 octobre 2008

"Nous ne sommes pas des postes de télévision et il ne suffit pas d'appuyer sur la télécommande pour changer de progamme" (Manu)

On ne saurait mieux dire, ni mieux définir l'attitude de nombre d'élèves qui se conduisent effectivement en cours comme devant un téléviseur. Et, comme le remarque Christophe, c'est à l'origine une question d'éducation.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 20 octobre 2008

Voilà qui devrait "rassurer" les "antipédagogistes".

"Mesdames, Messieurs les Responsables d'UCFR,

Dans le prolongement de vos échanges avec l'équipe de direction de l'institut tout au long de la matinée d'hier et selon nos informations reçues ce jour, une circulaire de cadrage du master est actuellement en préparation au Ministère de l'Enseignement Supérieur et devrait être communiquée prochainement aux présidents d'université.

Cette circulaire ouvrirait le processus d'habilitation de masters pour la formation des enseignants à toutes les universités via le dépôt de maquettes jusqu'au 31 décembre 2008. La date limite de dépôt des maquettes qui vous a été indiquée hier par M. Jacques Durand, date qui est depuis quelques jours dénoncée par beaucoup d'acteurs universitaires, semblerait donc confirmée.

Les futurs masters relatifs à la formation initiale des enseignants devraient en principe répondre aux mêmes critères que ceux qui président à l'habilitation des masters en général : formation initiale adossée à des laboratoires de recherche, préparation à une diversité de métiers relevant du même secteur d'activité professionnelle ou relevant de problématiques voisines, maquettes universitaires permettant à l'étudiant la construction de son parcours grâce à la mise en place de passerelles avec des masters déjà existants, notamment ceux relevant de la dernière campagne d'habilitation et aujourd'hui développés dans les différentes composantes de l'université.

Dans cette perspective, les maquettes des futurs masters, déposées fin décembre au Ministère et qui ne seraient à l'évidence que de simples préparations au concours de recrutement des professeurs des écoles (PE) ou des professeurs des collèges et lycées (PLC), ne seraient pas habilitées (en clair, non à l'habilitation de master "enseignant").

Dès que l'équipe de direction recevra des informations plus définitives, je les porterai immédiatement à votre connaissance.

Bien cordialement,

Sandrine Jales"

Personnellement, je n'ai jamais pensé que ça se passerait autrement. Le "coulage" des IUFM, (ou, du moins, de ce qu'il pouvait y avoir d'intéressant dans la formation qui était dispensée aux PE) était contenu dans la masterisation elle-même.

Ecrit par : Christophe Sibille | 20 octobre 2008

quelques bonnes nouvelles :

les motions protestant contre la réforme des concours se multiplient (encore trop lentement certes, mais sûrement) :

Après Paris 4, Paris 3, Lyon 3 et d'autres, voici le communiqué d'Aix-Marseille 1 :



Motion votée par le C.S. de l’université de Provence Aix-Marseille I
17 octobre 2008

Le Conseil Scientifique de l’Université de Provence Aix-Marseille I, réuni en séance plénière le 17 octobre 2008, déplore solennellement les conditions dans lesquelles est mise en ?uvre la réforme de la formation des maîtres.

Il proteste contre un calendrier qui oblige l’Université à prévoir pour 2009-2010, dans la précipitation, l’application d’une réforme des concours dont le contenu n’est toujours pas défini à la rentrée 2008.

Il s’oppose à toute réforme ayant pour effet de réduire dans les concours la part des savoirs disciplinaires en vue d’un allègement des épreuves qui ne fera qu’abaisser le niveau de formation des futurs enseignants, en contradiction totale avec l’objectif affiché par la « mastérisation ».

Il rejette l’idée de concours déclinés en « épreuves régionales » pour le recrutement des professeurs des lycées et collèges, ce qui serait contraire au principe, réaffirmé par le Ministère, d’attachement à des concours nationaux.

Il soutient l’action menée par les instances de l’Université pour construire, en étroite concertation avec son école interne, l’IUFM d’Aix-Marseille, et avec les autres universités de la région PACA, des masters « Métiers de l’enseignement » qui concilient au mieux la nécessaire formation professionnelle au métier d’enseignant et les exigences d’un haut niveau de formation scientifique.

Motion votée à l’unanimité.

Ecrit par : Fabien | 20 octobre 2008

À propos des prénoms des élèves, je voudrais lancer un appel : qu’on interdise l’entrée dans nos classes aux Kevin et à leurs successeurs.

Il est vrai que l’arrivée des Dylan et autres Jordan est inquiétante. Le Jordan a la télé dans sa chambre, il s’appuie obligatoirement contre un mur, n’a jamais de feuille et sa gomme est découpée en morceaux destinés à être jetés aux alentours.

Ses phrases usuelles sont en général courtes et lancées avec un fort volume sonore : « vous êtes pas ma mère », « vous m’insultez ! » (Quand on lui demande se taire), « je parlais pas », « je lui demande un renseignement », etc. C’est Jordan/Kevin qui va poser la seule question faite par un élève dans votre cours : « on peut sortir, ça va sonner ? » Variante : « c’est vrai que vous êtes absent demain ? »

Il a une sœur, Morgane/Jessica ou Jennifer, (pourquoi pas Jessifer) dont je ne parlerai pas, en tant qu’homme, pour rester politiquement correct ;))

Ecrit par : Lariba | 20 octobre 2008

@ Hervé

A votre place, j'imiterais les "zprofs" et je ferais des saynettes à partir de ces savoureuses tranches de vie. Cela ferait un spectacle tordant , qui en dirait davantage sur l'EN que tous les Begaudeau du monde.

Lorsque j'exerçais encore, j'avais établi un lien entre certains prénoms et certains comportements. Kévin, Jonathan et Michaël avaient la palme. Cindy et Charlène n'étaient pas mal. Quand j'ai pris ma retraite, Jason (parfois écrit Jeson ) apparaissait . Depuis, j'ai cessé de suivre!

Ecrit par : retraitée | 20 octobre 2008

@ Lariba
Vous m'avez grillée. J'avais, bien sûr, oublié Jordan, Morgane, Jennifer et Dylan!
Le début de votre post est l'illustration parfaite de ce que je propose.
J'imagine une scène de théâtre, avec un "conférencier" décrivant les nouvelles espèces biologiques apparues dans les salles de classe.
"Je vous parlerai d'abord du Jordan"
Le Jordan a la télé dans sa chambre, il s’appuie obligatoirement contre un mur, n’a jamais de feuille et sa gomme est découpée en morceaux destinés à être jetés aux alentours.
Ses phrases usuelles sont en général courtes et lancées avec un fort volume sonore : « vous êtes pas ma mère », « vous m’insultez ! »

Ecrit par : retraitée | 20 octobre 2008

"Nous ne sommes pas des postes de télévision et il ne suffit pas d'appuyer sur la télécommande pour changer de progamme" (Manu)

On ne saurait mieux dire, ni mieux définir l'attitude de nombre d'élèves qui se conduisent effectivement en cours comme devant un téléviseur. Et, comme le remarque Christophe, c'est à l'origine une question d'éducation.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 20 octobre 2008
A l'origine, certainement mais vu que les classes élémentaires offrent à peu près la même chose que la maison dans bon nombre de cas, ça n'améliore pas l'état de Jordan à l'entrée en sixième. Comme une partie des enseignants de collège font pareil, surtout en matières littéraires, alors là...
Je vous le dis comme ça parce que chez nous, y'a jamais eu de télé ou de console dans la chambre et que l'école a largement aidé mes enfants à devenir des glandos léthargiques.

Ecrit par : dobolino | 20 octobre 2008

[...] il importe de considérer la diversité des formes d’intelligence et de sensibilité comme voies d’accès à la réussite scolaire de tous, y compris des enfants de catégories sociales défavorisées.

Ecrit par : un IGEN et cité par dugong | 19 octobre 2008

En gros, les pauvres sont forcément des cons !!
Elle est belle, la générosité et la fraternité de la pensée de gôche !

Ecrit par : yann | 20 octobre 2008

De la place d’Italie à la Bastille, une majorité d’enseignants, des étudiants, des lycéens et des parents d’élèves de la FCPE ont manifesté, à l’appel de 47 organisations, pour que l’éducation "reste une priorité".

Ecrit par : Manu | 19 octobre 2008

Ca nous fait donc en moyenne un peu plus de mille têtes de pipes par organisation.
Ca, c'est de la manif de masse !!

Ecrit par : yann | 20 octobre 2008

"Il existe aussi des fascismes de gauche comme le courant à l'oeuvre actuellement au sein d'un groupuscule qui réécrit sans complexes sa motion après vote de l'A.G. Est-ce correct, à vos yeux ?"
Écrit Guillaume

S'agit-il de la motion dite "motion Troufleau" ?

Ecrit par : yann | 20 octobre 2008

Dugong (je crois), je ne risque pas d'être "Justine". Moi, ce serait plutôt "Juliette".

Robin, n'hésitez pas : c'est plutôt Machiavel. Et je sais bien que c'est la plaie avec les hommes intelligents : à un moment ou un autre, ils peuvent passer pour de parfaits salauds.

C'était évident que la manif de dimanche allait pratiquer l'amalgame. C'est entre autres pour ça que finalement je n'y suis pas allé.

SI la fac d'Aix, qui est SNE-SUp jusqu'à l'écoeurement, dans le genre "un seul diplôme de la maternelle à l'université, s'oppose à la réforme de la formation des maîtres, c'est que le bateau prend l'eau. Mais ça, nous le savions.
JPB
PS. Je travaille en ce moment sur ce qui, dans les six motions présentées au congrès du PS? concerne l'éducation. Ce n'est pas triste, mais ce n'est pas difficile : c'est pour l'essentiel un discours in absentia, comme on dit familièrement... J'en ferai très prochainement une Note.

Ecrit par : brighelli | 20 octobre 2008

[...] il importe de considérer la diversité des formes d’intelligence et de sensibilité comme voies d’accès à la réussite scolaire de tous, y compris des enfants de catégories sociales défavorisées.

Ecrit par : un IGEN et cité par dugong | 19 octobre 2008

En gros, les pauvres sont forcément des cons !!
Elle est belle, la générosité et la fraternité de la pensée de gôche !

Ecrit par : yann | 20 octobre 2008

Ça, c'est pas un scoop !

Ecrit par : dobolino | 20 octobre 2008

PS. Je travaille en ce moment sur ce qui, dans les six motions présentées au congrès du PS? concerne l'éducation. Ce n'est pas triste, mais ce n'est pas difficile : c'est pour l'essentiel un discours in absentia, comme on dit familièrement... J'en ferai très prochainement une Note.

Ecrit par : brighelli | 20 octobre 2008
Vous arrivez à "travailler" sur ce vide ! C'est ce qui m'a toujours impressionnée avec les lettrés, cette capacité à disserter sur le vide. Mon matérialisme et mon côté raz du gazon m'y rendent totalement inapte.

Ecrit par : dobolino | 20 octobre 2008

Après avoir lu ce vide, je me suis résolue à voter sur d'autres critères tout en constatant que la motion Aubry était quand même celle où on accordait le plus de place à l'enseignement sans que rien de bien décisif n'y soit inscrit clairement hormis la volonté de préserver la notion de service public de qualité doté de moyens.
Il semble évident que garantir l'existence d'un service est un préalable indispensable à une réforme des programmes et des cursus.

Ecrit par : dobolino | 20 octobre 2008

Au fait, Robin, comment ça va avec vos petits élèves?
Si vous avez la chance appréciable et rare d'être approuvé et soutenu par le principal et son adjoint, ce ne doit pas être impossible de mettre les pendules à l'heure et de faire saisir aux élèves que ce sont les professeurs qui commandent dans la boutique!

Ecrit par : Jean | 20 octobre 2008

Robin, n'hésitez pas : c'est plutôt Machiavel. Et je sais bien que c'est la plaie avec les hommes intelligents : à un moment ou un autre, ils peuvent passer pour de parfaits salauds.

Alors si je comprends bien, après le quiproquo, il ne reste plus qu'à attendre le "coup de théâtre" ;-)

Ecrit par : Robin | 20 octobre 2008

"A l'origine, certainement mais vu que les classes élémentaires offrent à peu près la même chose que la maison dans bon nombre de cas, ça n'améliore pas l'état de Jordan à l'entrée en sixième."

Ecrit par : dobolino | 20 octobre 2008

N'exagérez pas!

Ecrit par : Christophe Sibille | 20 octobre 2008

Au fait, Robin, comment ça va avec vos petits élèves?
Si vous avez la chance appréciable et rare d'être approuvé et soutenu par le principal et son adjoint, ce ne doit pas être impossible de mettre les pendules à l'heure et de faire saisir aux élèves que ce sont les professeurs qui commandent dans la boutique!

Ecrit par : Jean | 20 octobre 2008

Ca va mieux, mais "souvent élève varie, bien fol qui s'y fie !" ;-)

J'ai eu un silence "religieux" l'autre jour avec la pire des deux 4èmes (mais ils sont plus "francs" que les autres) et je ne les ai pas cette après-midi (jour de fête foraine sacro-saint pour eux et journée pédagogique pour nous)...comme je suis sur deux établissements, j'ai eu cours ce matin sur l'un et après-midi pédagogique sur l'autre ; remarquez, ils n'ont pas besoin d'un jour spécial pour faire la foire. Nous je ne sais pas, j'ai cru comprendre que les collègues organisaient un pic-nic en salle des profs. Qu'est-ce qu'on s'amuse ! ;-)

Ecrit par : Robin | 20 octobre 2008

Robin, n'hésitez pas : c'est plutôt Machiavel. Et je sais bien que c'est la plaie avec les hommes intelligents : à un moment ou un autre, ils peuvent passer pour de parfaits salauds.

Alors si je comprends bien, après le quiproquo, il ne reste plus qu'à attendre le "coup de théâtre" ;-)

Ecrit par : Robin | 20 octobre 2008

P.S. (sans allusion) : Pourvu que la pièce ne soit pas "Le cocu magnifique". Je l'ai déjà vue une vingtaine de fois ! ;-)

Ecrit par : Robin | 20 octobre 2008

"A l'origine, certainement mais vu que les classes élémentaires offrent à peu près la même chose que la maison dans bon nombre de cas, ça n'améliore pas l'état de Jordan à l'entrée en sixième."

Ecrit par : dobolino | 20 octobre 2008

N'exagérez pas!

Ecrit par : Christophe Sibille | 20 octobre 2008

Je n'exagère pas, pour ce que j'ai vécu et le discours qui allait avec. La saine colère qui m'a prise il y a douze ans et pour laquelle j'ai failli finir lynchée, je la retrouve ici au quotidien, avec des explications plus claires. Les propos sur les séquences ont bien éclairé ma lanterne.
Les mésaventures scolaires de mes enfants ne sont pas étrangères à la modification de la démarche de Catmano et je peux vous assurer que lorsque mon fils a été scolarisé en maternelle, elle n'avait pas encore fait le constat et ne portait pas le même jugement qu'à présent.
Je ne souhaite à personne de passer par où nous sommes passés.Avec la scolarité primaire de notre fille, nous avons touché le fond du cauchemar.
Il m'a fallu des années pour comprendre l'ampleur du désastre et sortir de l'état de colère et de parano individuelle.
C'est une véritable catastrophe, Christophe, et cette catastrophe est cent fois pire pour les élèves dont les parents gobent les âneries ou sont démissionnaires ou tout simplement moins instruits que mon époux et moi-même.
Mes gosses sont loin d'être les plus mal chaussés et ce n'est pas pour eux que c'est le plus dégueulasse.

Ecrit par : dobolino | 20 octobre 2008

La pire exagération sera encore en dessous de la vérité crue et nue.

Ecrit par : dobolino | 20 octobre 2008

C'est une véritable catastrophe, Christophe, et cette catastrophe est cent fois pire pour les élèves dont les parents gobent les âneries ou sont démissionnaires ou tout simplement moins instruits que mon époux et moi-même.
Mes gosses sont loin d'être les plus mal chaussés et ce n'est pas pour eux que c'est le plus dégueulasse.

Ecrit par : dobolino | 20 octobre 2008

Le plus dégueulasse, je l'ai lu récemment sous la plume d'une jeune instit qui disait qu'elle ne donnait jamais à ses élèves, de travail à la maison, ni même de lecture pour ne pas accentuer l'écart entre les enfants de milieuxfavorisés et les autres.

Alors que chacun sait bien que dans certains milieux dits "peu favorisés", les parents sont prêts à s'investir...

Raison pour laquelle il est préférable de ne pas livrer ses enfants "pieds et poings liés" à l'institution... sauf quand c'est Catmano et ses disciples qui les prennent en charge...

Ecrit par : Maminou | 20 octobre 2008

Vous m'avez grillée. J'avais, bien sûr, oublié Jordan, Morgane, Jennifer et Dylan!

Ecrit par : retraitée | 20 octobre 2008

Et Mélody, hein, que faites-vous de Mélody ? J'en ai deux dans ma classe, cette année -- une seule l'an dernier, donc nette tendance haussière, comme dirait J.-M. Sylvestre. Les parents étaient-ils "fans" de Serge Gainsbourg (version optimiste), ou existe-t-il une Melody dans un soap américain qui aurait échappé à ma vigilance ?
@ Fabien : merci de nous faire suivre ces bonnes nouvelles : enfin les Universitaires se réveillent un peu ! Mais n'est-il pas trop tard ?...

Ecrit par : FGuichard | 20 octobre 2008

"Non, madame, Nous n'avons pas à être forcément "intéressant" pour les élèves."

Ecrit par : Manu | 19 octobre 2008

Je ne suis pas tout à fait d'accord avec ça [...]

Ecrit par : Christophe Sibille | 20 octobre 2008

D'où le "forcément" mis juste avant et le mot "intéressant" entre guillemets, mon cher Christophe. Il s'agissait là d'"intéressant" dans le sens consommation distrayante et spectaculaire du terme. Il ne s'agit pas d'être obligatoirement "inintéressant" dans l'absolu, bien sûr.

Ecrit par : Manu | 20 octobre 2008

Nathalie aussi, c'est lourd à porter: prénom d'abandonnique, peut-être avec un seul n d'ailleurs, j'hésite.

Ecrit par : dobolino | 20 octobre 2008

PS. Je travaille en ce moment sur ce qui, dans les six motions présentées au congrès du PS? concerne l'éducation. Ce n'est pas triste, mais ce n'est pas difficile : c'est pour l'essentiel un discours in absentia, comme on dit familièrement... J'en ferai très prochainement une Note.

Ecrit par : brighelli | 20 octobre 2008

Et dire que pendant ce temps là, je me cultive à la Sorbonne... Cher M. Brighelli, j'admire parfois sincèrement votre abnégation et aurai une pensée pour vous à cette occasion. Nous attendons bien sûr cette note avec impatience, ça va sans dire.

Ecrit par : Manu | 20 octobre 2008

Nathalie aussi, c'est lourd à porter: prénom d'abandonnique, peut-être avec un seul n d'ailleurs, j'hésite.

Ecrit par : dobolino | 20 octobre 2008

Et pourquoi donc ?
Nathalie, la Place Rouge, la chute du mur, tout ça ?

Ecrit par : yann | 20 octobre 2008

Le plus dégueulasse, je l'ai lu récemment sous la plume d'une jeune instit qui disait qu'elle ne donnait jamais à ses élèves, de travail à la maison, ni même de lecture pour ne pas accentuer l'écart entre les enfants de milieuxfavorisés et les autres.


Ecrit par : Maminou | 20 octobre 2008

Nous avons vécu pour nos deux enfants pendant cinq ans de primaire la quasi inexistence d'un cahier du jour que nous n'étions d'ailleurs autorisés à ne voir qu'une fois par mois pour signature et la rétention du fichier de maths qui ne pouvait être vu qu'exceptionnellemnt et pour un temps bref, une soirée, par les parents, de façon à empêcher les interférences qui n'auraient pu être que néfaste à la progression du groupe classe.

Ecrit par : dobolino | 20 octobre 2008

Le plus dégueulasse, je l'ai lu récemment sous la plume d'une jeune instit qui disait qu'elle ne donnait jamais à ses élèves, de travail à la maison, ni même de lecture pour ne pas accentuer l'écart entre les enfants de milieuxfavorisés et les autres.


Ecrit par : Maminou | 20 octobre 2008

C'est rigoureusement exact : cette institutrice ne fait répéter que le dogme officiel. J'ai entendu exactement le même discours directement de la bouche de l'Inspecteur d'Académie de mon département lors d'un entretien syndical dans son bureau il y a deux ans.

Il s'appuyait pour cela sur une circulaire de 1957 (ou 56, il n'était pas bien sûr de l'année). Pour lui, c'était une évidence absolue qu'on ne pouvait remettre en cause, pas plus que le droit de s'alimenter ou de respirer. Pour lui, l'ignorance n'est pas seulement un droit, c'est avant tout un devoir.

Nous avons appris par la suite que ce monsieur avait sa carte au PS. Les camarades de mon syndicat ont été surpris à l'époque. Pas moi, hélas.

Ecrit par : Manu | 20 octobre 2008

J'ai oublié un s à néfaste et mes commentaires sur l'origine du prénom Mélody chez les enfants nés en 1989 et 1990 mettent un temps fou à apparaître suite à la lutte antispam.
Oui, Yann, c'est à cause de la chanson. Donner un tel prénom à sa fille alors qu'il s'agit du p^rénom de quelqu'un qu'on a perdu de vue.. .

Ecrit par : dobolino | 20 octobre 2008

Nous avons vécu pour nos deux enfants pendant cinq ans de primaire la quasi inexistence d'un cahier du jour que nous n'étions d'ailleurs autorisés à ne voir qu'une fois par mois pour signature et la rétention du fichier de maths qui ne pouvait être vu qu'exceptionnellemnt et pour un temps bref, une soirée, par les parents, de façon à empêcher les interférences qui n'auraient pu être que néfaste à la progression du groupe classe.

Ecrit par : dobolino | 20 octobre 2008

Jamais de devoirs, très peu de leçons à apprendre ou alors, en bloc, toutes les conjugaisons de l'indicatif des trois groupes. A l'époque, nous ne comprenions pas qu'il ne s'agissait pas de savoir mais de "savoir s'y référer" et il nous semblait insurmontable d'apprendre tout ça en un dimanche, une fois par trimestre, d'autant plus que les vingt pages étaient livrées brutes de décoffrage sans un seul cours et sans exercice d'application. Et Christophe va encore dire que j'exagère...

Ecrit par : dobolino | 20 octobre 2008

Manu, l'humour, toujours...
Cela dit, la circulaire à laquelle vous faites allusion, votée par la Gauche de l'époque (et il faudrait vérifier si la Droite de l'époque s'y était opposée - et j'en doute) était déjà en sévice / service quand j'ai fait mes études primaires : je n'ai jamais eu de devoirs à la maison, du CP au CM2. En revanche, des leçons tous les soirs (vulgate : pour du par cœur, les parents ne peuvent aider, alors que les "culturellement favorisés" brillent dans les additions-soustractions de leurs gamins, pour ne pas parler des rédacs). L'égalitarisme avait déjà frappé. Mais nous faisions, peut-être pour compenser, une foule d'exercices notés en classe - à commencer par des compositions mensuelles.
Je ne sais si la FCPE soutient encore ce genre de billevesées. Si oui, ils devraient avoir honte.
JPB

Ecrit par : brighelli | 20 octobre 2008

"Non, madame, Nous n'avons pas à être forcément "intéressant" pour les élèves."

Ecrit par : Manu | 19 octobre 2008

Je ne suis pas tout à fait d'accord avec ça [...]

Ecrit par : Christophe Sibille | 20 octobre 2008

D'où le "forcément" mis juste avant et le mot "intéressant" entre guillemets, mon cher Christophe. Il s'agissait là d'"intéressant" dans le sens consommation distrayante et spectaculaire du terme. Il ne s'agit pas d'être obligatoirement "inintéressant" dans l'absolu, bien sûr.

Ecrit par : Manu | 20 octobre 2008

Les élèves, en attendant qu'ils en sachent suffisamment pour intervenir à bon escient, ont à faire ce que le professeur leur dit et à apprendre ce que le professeur leur dit d'apprendre.
Evidemment, si la pédagogie est merdique comme l'est celle des "séquences", des "objets d'étude", des "schémas actanciels", des "connecteurs spatio-temporels" et autres rideaux de fumée pédantesques qui font hurler au fou les parents, obliger son enfant à apprendre ces merdes, quand on est parent, cela peut poser quelque problème de conscience...
Même chose avec la méthode de lecture imbécile qu'impose l'instituteur de CP, qu'on désavoue...

Ecrit par : Jean | 20 octobre 2008

A propos du message de Fabien,

La motion de la fac d'Aix est copiée sur celle de Paris IV. Ces braves gens ne comprennent pas qu'il y a deux schémas possibles pour les masters

- ou bien comme Paris IV, Aix et beaucoup d'autres, on met en place des masters d'enseignement qu'on décline ensuite par disciplines

- ou bien on met en place des masters disciplinaires qu'on décline en différents parcours (enseignement, recherche, voies professionnelles).

Dans le premier cas, les IUFM se taillent la part du lion, les disciplines ont un petit os à ronger et les étudiants qui échouent aux concours n'ont aucun débouché.

Dans le second cas, c'est le contraire. Les UFR gardent la maîtrise des masters et engagent si besoin est des formateurs venus de l'IUFM au coup par coup et seulement pour le parcours "enseignement". Conséquence : les IUFM perdent tout pouvoir. Quant aux étudiants qui échouent au concours, ils ont un vrai master. Voir sur le site de RE le texte de Christian Boix (un hispaniste de Pau). Un peu prématuré sans doute car il propose que les facs se désintéressent définitivement des concours. Mais on en viendra là, c'est inéluctable. Il faut donc mettre en place des masters avec débouchés du type Opération Phénix (dans le même texte)

Ecrit par : Pedro Cordoba | 20 octobre 2008

Sur Mélody, j'ai trouvé ça. Au niveau date, ça colle avec l'âge des élèves de Fguichard.
http://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9lody

Ecrit par : dobolino | 20 octobre 2008

Mélody, 1989, faut pas chercher plus loin:
http://www.clipzik.com/melody/y-a-pas-que-les-grands-qui-revent-live.html
C'est comme Jordan.
Chacun sa culture. Quand j'ai nommé mon fils Pierre, j'ai pensé à "Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon église", ce qui est nettement plus lourd à porter que Jordan ou Mélody.

Ecrit par : dobolino | 20 octobre 2008

Je poursuis les bonnes nouvelles du côté du front de la mobilisation; il n'est pas trop tard : quand le ministère s'apercevra que 60% à 80% des facs auront proclamé publiquement des moratoires sur les plaquette des futurs masters-enseignement, il sera bien obligé de discuter et de revoir ses plans iniques;

Donc, bonne nouvelle venant des profs d'histoire-géo; n'hésitez pas à signer ou à participer à leur demande, si vous exercez dans ces matières :

http://www.fabula.org/actualites/article26279.php

Chère Mme Guichard, ne baissons pas les bras sur cette question; la réaction est certes tardive, mais elle existe et va s'amplifiant (le ministère, en retardant les textes, a tout fait pour que ce soit tardif d'ailleurs : eh bien, nous aussi, trainons les pieds et retardons, bloquons...). De plus, les facs ne pouvaient se prononcer officellement et publiquement avant d'avoir des textes officiels.

Je déposerai d'autres bonnes nouvelles à l'occasion; cela mettra un peu de "couleurs vives" dans ce forum, souvent bien sombre (quand il ne s'agit pas de paroles aigries ou systématiquement désespérées).

Pour le PS : soyons francs : une motion n'est pas un programme en tant que tel; ce sont des feuilles de route générales, des orientations ; il est normal que les propositions soient peu développées; bien sûr, cela ne signifie pas que je cautionne telle ou telle bêtise écrite. Mais bon, c'est juste pour relativiser la chose! et, effectivement, sur l'éducation, la plus "fournie" et la moins "aberrante" est celle de Martine Aubry. Elle s'affirme contre la semaine de 4 jours en primaire et la baisse d'heures de cours en général, elle est pour le rétablissement de l'histoire-géo en primaire, et prône une liberté pédagogique de chaque enseignant, ainsi que des modulations d'effectifs suivant les situations (en gros, et schématiquement 15-17 élèves en zep, 30 à Henry IV).

Ecrit par : Fabien | 20 octobre 2008

Le collègue de SVT (collège) nous a parlé du projet de suppression de l'enseignement des Sciences de la Vie et de la Terre comme discipline obligatoire dans les enseignements fondamentaux en seconde.

Une délégation de l'association des professeurs de biologie géologie a été reçue pendant une heure par le sheriff de Sherringham, bras droit de Darc Vador. Qu'en pensent les collègues concernés ?

Ils ont écrit une lettre (ferme et courtoise) au ministre que je peux vous recopier si ça vous intéresse.

J'ai encore une réunion à 16 heures 30 (utilisation du logiciel de notation).

Je le ferai donc (mais toujours si ça vous intéresse) de chez moi.

Ecrit par : Robin | 20 octobre 2008

Tenue de classe

Sébastien Clerc : “M'sieur, on vous a fait la misère !”

Après avoir connu les galères d'un prof débutant en banlieue difficile, Sébastien Clerc est passé, en une rentrée, de l'anonymat aux feux de la rampe. Pour avoir écrit un livre, il donnera, dans quelques semaines dans l'académie de Créteil, des cours de "tenue de classe" à des collègues à peine plus jeunes que lui. Sans pour autant avoir attrapé la grosse tête !


Sébastien Clerc en cinq dates
1999 : Réussit le concours de professeur en lycée professionnel
2000 : titularisé au lycée Jean Moulin, au Blanc-Mesnil.
2003 : commence la rédaction de "Au secours, sauvons notre école"
Mai 2008 : le manuscrit est accepté par les éditions Oh Editions
Août 2008 : sortie du livre en librairie. Est contacté par l'académie de Créteil pour animer des ateliers de formation à l'intention des professeurs débutants.

« Quand je suis arrivé pour la première fois devant ma classe, en 2000, j'ai eu l'impression de réaliser un rêve de gosse. Depuis la 5ème, je voulais devenir enseignant. »

Ce Lorrain d'origine, fils d'un employé de la sidérurgie et d'une infirmière, débarque alors en banlieue parisienne. Après des études de lettres et une licence d'histoire, il vient de réussir le CAPLP, le concours qui lui permet d'enseigner le français et l'histoire, ses deux matières préférées, en lycée professionnel.

Le rêve va pourtant rapidement se transformer en cauchemar : « Ma vocation se nourrissait d'idées préconçues, sur fond d'échanges avec les élèves et de curiosité intellectuelle réciproque. À l'arrivée, j'ai connu les crachats, les bousculades, les baptêmes au stylo à encre, les concerts de sonneries de portables dans la salle de classe... »

Une rencontre clé

Malgré ces difficultés, Sébastien Clerc ne doute jamais de sa vocation et s'efforce, petit à petit, de réfléchir aux causes d'un échec à la fois personnel et collectif. « J'avais le sentiment d'être utile et l'espoir de m'améliorer, les échanges avec certains jeunes m'encourageaient, j'aimais ce que je faisais. Tout cela m'aidait à tenir. »

En 2003, une rencontre sur les quais du RER le conforte dans sa décision d'agir : « Nima, une élève non francophone d’origine, m’a expliqué qu’elle ne pouvait pas suivre les cours à cause des désordres dans sa classe. Ça a été le déclic. Je me suis dit qu'il était anormal qu'une gamine qui vient au lycée pleine de motivation soit obligée de tendre l'oreille et de se concentrer davantage pour réussir à travailler dans le bruit. »

Le jeune enseignant interroge alors des collègues plus expérimentés, leur demande comment ils font face à telle ou telle situation délicate, teste de nouvelles techniques de communication ou de positionnement dans la classe. De ses notes et des ses expériences, il décide finalement de faire un livre.

Un coup de fil inattendu

Par correction, Sébastien Clerc envoie un exemplaire du livre à la proviseure de son lycée et au rectorat. Trois jours avant sa sortie en librairie, il reçoit un appel du recteur demandant à le rencontrer.

« Je m'attendais à me prendre un savon et à me faire rappeler le devoir de réserve auquel je suis tenu comme tout fonctionnaire. »

Et voilà que son interlocuteur lui confie avoir apprécié le côté constructif de l’ouvrage, avant de le solliciter au sujet de l’une de ses propres idées : des cours de "tenue de classe" pour les enseignants débutants. « C'est génial, parce que cela montre la force d'un livre, qui va permettre à une idée de se réaliser. »

Un accueil positif

Quand il jette un regard sur les trois mois qui viennent de s'écouler, Sébastien Clerc se dit que tout s'est précipité. Ses élèves l'ont vu à la télévision, entendu à la radio...

« C'est passionnant, émouvant, bousculant ! Les élèves sont en général d'accord avec ce que j'ai écrit et nous avons eu des échanges intéressants. Certains se sont mis à la lecture grâce à ce livre, d'autres m'ont dit ''y'en a qui vous ont fait la misère, m'sieur'' ! »

Chez les collègues, l'accueil est également plutôt favorable. « Je m'attendais à plus de grincements de dents. Beaucoup m'ont dit que j''exprimais ce qu'ils avaient sur le cœur depuis longtemps. Quelques-uns, le plus souvent syndiqués, m'ont dit ne pas être d'accord avec moi. Ils me reprochent d'entrer en concurrence avec leurs revendications pour des moyens supplémentaires. Personnellement, je regrette la politique de suppressions de postes. Plus nous aurons de moyens, mieux ce sera. Mais en attendant, il faut bien faire avec ceux dont nous disposons ! »

Patrick Lallemant

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 20 octobre 2008

Chère Mme Guichard, ne baissons pas les bras sur cette question; la réaction est certes tardive, mais elle existe et va s'amplifiant (le ministère, en retardant les textes, a tout fait pour que ce soit tardif d'ailleurs : eh bien, nous aussi, trainons les pieds et retardons, bloquons...). De plus, les facs ne pouvaient se prononcer officellement et publiquement avant d'avoir des textes officiels.
Ecrit par : Fabien | 20 octobre 2008

Je ne baisse pas les bras, cher Fabien ... vous savez que je suis du genre à ne jamais lâcher mon os (je n'ose me comparer à un pittbull avec du rouge à lèvres, parce que ça renvoie à un personnage complètement détestable, mais c'est tt de mm un peu ça).
Ce qui me désespère littéralement sur la question des concours de recrutement, c'est d'avoir, parmi quelques autres, prêché en vain dans le désert depuis le printemps dernier sans parvenir à me faire entendre. Me manquait que la peau de chameau ! Exemple précis, comme on dit : lors de la journée du GRC sur les concours (juin dernier, Paris Diderot), après mon intervention,le représentant de SLU m'a volé dans les plumes en expliquant que le problème des concours n'était pas la rivalité entre disciplines et pédagogie ; il continue du reste, je ne sais pourquoi, à tenir cette ligne sur le site de SLU. Pas moyen qu'il comprenne que la pédagogie est instrumentalisée pour détruire les disciplines...
Bref, ce qui m'épuise, c'est cette impression que les Universitaires soit n'ont rien compris (et pas vu venir le coup), soit compris trop tard. La mobilisation sera-t-elle assez ample pour faire reculer le ministre ? Cela supposerait un mouvement unitaire de grande ampleur -- et, on le sait bien, les périodes de crise économique n'y sont guère favorables. Cela dit, j'espère me tromper, et, pour ma part, je me battrai pour ça.

Ecrit par : FGuichard | 20 octobre 2008

Communiqué de presse du 20 octobre 2008


Le français et les langues anciennes dans la réforme des Lycées.


Les organisations soussignées, ayant examiné l’état actuel du projet de réforme du lycée, estiment que le nouveau dispositif compromettrait gravement la qualité de l'enseignement public, qui est un devoir de l'État.

La répartition généralisée en modules semestriels, les uns obligatoires, les autres " d’exploration ", de 3 heures hebdomadaires aboutirait à réduire d’un tiers l’horaire obligatoire de français en classe de seconde, au rebours de l’effort fait en amont (primaire et collège) pour renforcer la maîtrise de la langue et la formation littéraire.
Ce système ruinerait dans une large mesure toute progression méthodique dans l’apprentissage des matières " d’exploration " et favoriserait leur abandon en cours d’année. Il interdirait dans les faits tout couplage des deux langues anciennes, latin et grec, et même, pour la plupart des lycéens, le choix d’une langue ancienne. L’évaluation au baccalauréat serait rendue quasiment impossible.

Constatant que la maîtrise du français est encore très loin d’être assurée au lycée pour la très grande majorité des élèves, les signataires jugent nécessaire de réserver, pour le français en classe de seconde, 5 heures hebdomadaires sur l’année, intégrant une initiation au domaine gréco-latin dans sa double dimension culturelle et littéraire, et de maintenir hors semestrialisation les horaires actuels de français dans le cycle terminal, aussi bien général que technologique.
Les signataires se prononcent aussi pour le maintien, sans diminution horaire, de deux enseignements optionnels annuels, sanctionnés au baccalauréat, condition indispensable pour éviter notamment l’éradication des langues anciennes de l’enseignement secondaire.

Il en va de l’efficacité de la formation initiale et de la préparation d’études supérieures réussies.



A.G.B. (Association Guillaume Budé),
A.P.F.L.A.-prépa (Association des Professeurs de Français et de Langues Anciennes de Classes Préparatoires),
A.P.L. (Association des Professeurs de Lettres),
A.P.L.A.E.S. (Association des Professeurs de Langues Anciennes de l'Enseignement Supérieur),
C.N.A.R.E.L.A. (Coordination Nationale des Associations Régionales des Enseignants de Langues Anciennes),
Sauver les Lettres,
S.E.L. (Sauvegarde des enseignements littéraires).

Ecrit par : FGuichard | 20 octobre 2008

Eric Besson, le fidèle rénégat, vient de pondre un Plan National de Développement de l'Economie Numérique qui contient évidemment un volet éducation *

Ce plan informatique pour tous, version 2012, contient de multiples avancées et réjouisssances. En voici quelques unes :

- "Faire bénéficier aux écoles primaires et aux collèges de la filière nationale pour le reconditionnement des ordinateurs (programmle "ordi 2.0")"

La nuit des TO7-vivants. Ils reviennent et ne sont pas contents...

- "Ouvrir un mail à vie pour tous les étudiants. Une boîte électronique individuelle et permanente permet de tisser des liens intergénérationnels, et peut devenir un outil pour des enquêtes statistiques sur l'insertion professionnelle des étudiants."

Pondu par un membre du bas clergé du Moloch qui vient de découvrir qu'il a une boîte à éducation.gouv.fr où il a constaté, émerveillé, l'arrivée d'un courriel de son voisin de bureau.

- "Promouvoir des méthodes pédagogiques innovantes utilisant le numérique comme le travail de groupe en réseau via des blogs et wiki."

Le bonnet, sur la crête de l'avant-garde, promeut effectivement l'innovation. Par contre, il y a fort à parier que beaucoup d'élèves (de basse extraction pour la plupart) s'autodétruiront de façon innovante (et efficace) avec de l'occupationnel de groupe en réseau "modéré" par des animateurs enthousiastes.

- "Mettre en place le vote électronique pour les élections étudiantes."

Chaque vote pour les "Jeunes Populaires" comptera triple le temps qu'il faudra pour prouver que la droite sarkosyste est majoritaire chez les étudiants.

* http://www.lejdd.fr/pdf/france-numerique-2012.pdf
pages 50 à 56

Ecrit par : dugong | 20 octobre 2008

En une du site de Libé, une photo de Christine Boutin en Cruella ravagée.

La photographie est un art majeur.

Ecrit par : dugong | 20 octobre 2008

« Je m'attendais à me prendre un savon et à me faire rappeler le devoir de réserve auquel je suis tenu comme tout fonctionnaire. »

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 20 octobre 2008
Lamentable ! Je ne sais pas ce que vaut ce Clerc en matière de " tenue de classe", mais en syntaxe il est nul : " on est rappelé au devoir de " : on "ne se fait pas rappeler un devoir". Et en droit constitutionnel encore plus : le droit d'être édité fait partie des libertés fondamentales.
Si j'étais un de ses élèves, je lui demanderais d'arrêter de déconner.
C'est prof, ça ?
M'étonne pas que le Rectorat l'ait appelé.
GM

Ecrit par : guy morel | 20 octobre 2008

Voir une saillie de Soeur Emmanuelle sur :

http://jlhuss.blog.lemonde.fr/2008/10/20/soeur-emanuelle-rejoint-lamour/

On l'a échappé belle ! Vous imaginez le remake hard ?

Ecrit par : dugong | 20 octobre 2008

Dugong, vous êtes décidément très fort! Vous avez loupé votre vocation!!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 20 octobre 2008

"Vous avez loupé votre vocation!!! ;-)"

De hardeur ou de deconneur ?

Remarquez, en un certain sens, ça revient au même.

Ecrit par : dugong | 20 octobre 2008

Lamentable ! Je ne sais pas ce que vaut ce Clerc en matière de " tenue de classe", mais[...]
Si j'étais un de ses élèves, je lui demanderais d'arrêter de déconner.
C'est prof, ça ?
M'étonne pas que le Rectorat l'ait appelé.
GM

Ecrit par : guy morel | 20 octobre 2008

J'ai vu ce gars la interviewé en grande pompe au 13 H de France 2 il y a quelques jours. Il m'a laissé l'impression d'un grand bêta un peu niais qui redécouvre l'eau tiède en enfonçant des portes ouvertes. Le faire-valoir idéal, quoi, pour donner l'impression que l'Éducation nationale fait quelque chose tout en continuant consciencieusement de savonner la planche.

Il n'a pas mauvais fond. Il se rendra compte peut-être un jour qu'il a été manipulé pour servir d'écran de fumée. "Le paravent du désastre", comme dirait un certain Guy Morel.

Ecrit par : Manu | 20 octobre 2008

Il n'a pas mauvais fond. Il se rendra compte peut-être un jour qu'il a été manipulé pour servir d'écran de fumée. "Le paravent du désastre", comme dirait un certain Guy Morel.
Ecrit par : Manu | 20 octobre 2008

Vous avez raison, Manu : "il n'a pas pas mauvais fond" ce Bitos.
D'ailleurs, dans le genre Bitos, il y a pire. Quelqu'un de ma connaissance, par exemple, qui s'imagine, du fait qu'il s'est produit sur des estrades électorales et a brossé quelques jaquettes sous-ministérielles - dont les porteurs devaient rire en eux-mêmes - se voit déjà en grand architecte de l'école rénovée.
Quelques mois encore et il remplacera Clerc sur les plateaux de télé.
GM alias Geneviève Tabouis.

Ecrit par : guy morel | 20 octobre 2008

En une du site de Libé, une photo de Christine Boutin en Cruella ravagée.

La photographie est un art majeur.

Ecrit par : dugong | 20 octobre 2008

La vache !!
Vous auriez pu prévenir : je suis allé voir, et j'ai failli me faire dessus !

Ecrit par : yann | 20 octobre 2008

De plus cette photo figure dans la partie « désintox » et en voyant la photo j’ai vraiment cru qu’elle en sortait.

Ecrit par : uncertain | 20 octobre 2008

"Vous auriez pu prévenir : je suis allé voir, et j'ai failli me faire dessus !"

Pensez à mettre un contrôle parental pour le site du Monde. Faudrait quand même pas que les gosses voient ça.

Ecrit par : dugong | 20 octobre 2008

"Vous auriez pu prévenir : je suis allé voir, et j'ai failli me faire dessus !"

Pensez à mettre un contrôle parental pour le site du Monde. Faudrait quand même pas que les gosses voient ça.

Ecrit par : dugong | 20 octobre 2008

A sa place, je porterais plainte pour diffamation.

Ecrit par : dobolino | 20 octobre 2008

J'ai vu ce gars la interviewé en grande pompe au 13 H de France 2 il y a quelques jours. Il m'a laissé l'impression d'un grand bêta un peu niais qui redécouvre l'eau tiède en enfonçant des portes ouvertes.

Ecrit par : Manu | 20 octobre 2008




http://videos.lefigaro.fr/video/iLyROoafYGEe.html

Même impression. "Il est bien propre, ce petit jeune homme !" aurait dit ma grand-mère.

Ecrit par : dobolino | 20 octobre 2008

Il est curieux que ni Fabien ni Françoise Guichard ne semblent avoir lu mon message. Ces nouvelles ne sont pas bonnes du tout. Elles sont au contraire très mauvaises. Quand à Christophe Sibille, il peut se rassurer : la lettre de cadrage de Valérie Pécresse va dans le sens souhaité par les IUFM.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 20 octobre 2008

Pedro, longue conversation avec un brillant (en est-il d'autres ? — mais celui-là l'est vraiment) universitaire il y a deux jours. Pour résumer, comme son Unité (Etudes théâtrales) n'est pas concernée par la préparation des concours, il s'en bat les cojones. Je crois que nombre de tes collègues sont dans le même cas — myopes. Bien sûr que ton analyse est impeccable — et désolante. Mais tu sais qu'il y a dans les facs une vieille et sourde rivalité entre les "chercheurs" et ceux qui préparent aux concours — avec l'idée que seule la recherche est belle, surtout si elle ne mène nulle part — par exemple en Sciences humaines.
Tant qu'ils ne comprendront pas qu'ils se font empapaouter par les sciences d el'education, et qu'à court terme cela stérilisera la création de postes pour de nombreuses années — tant, en fait, que leur petit intérêt propre ne sera pas chatouillé —, ils laisseront faire. Et la ministre, qui n'y voit que son intérêt, approuve — forcément. Si tu ajoutes à ça les vieilles théories égalitaristes d'une certaine gauche, on atteint vite le bout du tunnel — droit dans le mur.
JPB
PS. Le dictionnaire de mon ordinateur me refuse "égalitariste". Ça le choque. Ils sont comme ça, chez Mac.

Ecrit par : brighelli | 20 octobre 2008

Pour confirmer mon précédent message, voici ce que déclare au "Télégramme", le directeur de l'IUFM de Bretagne :

Question :Cette réforme signe-t-elle la mort des IUFM ?
Réponse : Les IUFM sont victimes de règlements de comptes mais on va tout faire pour trouver notre place dans ces masters. Je pense qu’avec l’UBO dont l’IUFM de Bretagne est une école interne on parviendra à déposer ces nouveaux masters. C’est important parce que si l’on ne trouve pas notre place institutionnelle, il sera fait appel à des formateurs à titre individuel en tant que prestataires de services. Ce serait catastrophique pour les IUFM.

----

C'est clair, non? Ou bien les IUFM ont une "place institutionnelle", i.e. coordonnent des masters professionnels d'enseignement et les UFR sont à leur service ou bien les UFR font appel à des formateurs IUFM à "titre individuel" dans le cadre de masters disciplinaires. Les nouvelles qui me sont parvenues samedi de l'IUFM d'Aquitaine vont dans le même sens.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 20 octobre 2008

Quod erat demonstrandum.
JPB

Ecrit par : brighelli | 20 octobre 2008

Même impression. "Il est bien propre, ce petit jeune homme !" aurait dit ma grand-mère.
Ecrit par : dobolino | 20 octobre 2008

En effet ; il est à pisser dessus. Il me rappelle les cons de profs que j'ai chahutés au lycée. Faut dire que j'étais chiant, bavard, insolent, merdique, remuant ... C'est simple : l'aurait fallu me passer au Karcher ! comme dit l'autre. Un bémol, si on chahutait les vieux crabes : on écoutait les bons.Il y en avait quelques-uns.
GM

Ecrit par : guy morel | 20 octobre 2008

Le problème que pose JPB est un peu différent. Les universitaires non concernés par les concours s'en battent les cojones. Exemple : études théâtrales. Mais aussi : études cinématographiques, langues rares, psycho, socio et... l'ensemble des disciplines scientifiques. Il me semble qu'il n'y a plus qu'une politique possible, celle du pire : je l'annonçais dans mon texte de septembre, Christian Boix reprend cette hypothèse (voir dossier RE) non plus comme à envisager dans un futur proche mais comme mesure de salut public à prendre de façon urgente. Pour sauver le secteur lettres de l'Université, il faut se désintéresser définitivement des concours : que les IUFM et le Ministère recruteur (celui de l'Education nationale) fassent ce que bon leur chante et battons-nous en les cojones.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 20 octobre 2008

Il est curieux que ni Fabien ni Françoise Guichard ne semblent avoir lu mon message. Ces nouvelles ne sont pas bonnes du tout. Elles sont au contraire très mauvaises.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 20 octobre 2008

La honte, il m'a échappé ! Trop d'info tue l'info... Ou alors est-ce un acte manqué (protéger son psychisme de ce qui fait mal, en somme...) ?

Ecrit par : FGuichard | 20 octobre 2008

Le plus dégueulasse, je l'ai lu récemment sous la plume d'une jeune instit qui disait qu'elle ne donnait jamais à ses élèves, de travail à la maison, ni même de lecture pour ne pas accentuer l'écart entre les enfants de milieuxfavorisés et les autres.

Alors que chacun sait bien que dans certains milieux dits "peu favorisés", les parents sont prêts à s'investir...

Ecrit par : Maminou | 20 octobre 2008

J'ai vu encore pire...
C'est une collègue à laquelle je susurrais que ses exercices d'écriture "spontanée" en GS (vous savez les "NOTèrDIACHASere" - interdit au chasseur - qu'Anne-Marie nous a souvent cités) ne favorisaient que les très très bons qui apprennent tout seuls et ceux dont les parents ont acheté Boscher en grande surface et que je préférais des méthodes qui permettent à tous, même à ceux qui n'ont pas la chance d'avoir tout ce qu'il faut, de réussir.

Voici ce qui m'a été répondu :
"Et puis tu parles des parents qui achètent telle ou telle méthode. Et alors ?? Moi aussi en tant que maman j'ai acheté une méthode de lecture lorsque mon garçon était en grande section et en CP aujourd'hui il lit parfaitement. L'objectif est bien que les enfants sachent lire non ??!? pourquoi les parents n'auraient ils pas le droit de vouloir faire avancer leur enfant ?"

Et c'est instit' à l'Ecole de la République, ça ! Beeerk !

Changeons de sujet, les prénoms qui montent !!! Chez nos tout-petits, ce sont les prénoms inventés ou les surnoms réemployés comme prénoms (Lilou, Louna, Maia, Loann, Nola, Milo), j'avoue que j'attends avec impatience Rex et Médor, tel que c'est parti, ça ne devrait plus tarder.

Au sujet des Jason, j'en ai une qui montre à quel point je peux être naïve. Nous allions avec ma fille rendre visite à l'une de ses copines à la maternité et les prénoms des bébés étaient écrits sur les portes. Tout à coup, je lis Ja-son, à la française. J'imaginais déjà le couple d'hellénistes en quête de Toison d'or ou de fans de Du Bellay et m'extasiais sur la bonne idée qu'ils avaient eue.
La voix de la raison me murmura alors : "Tu sais, maman, j'voudrais pas te décevoir, mais à mon avis, c'est un Djeïzon, ce gosse et l'idée doit venir d'un feuilleton de la télé !"

Ecrit par : catmano | 20 octobre 2008

Cet après-midi, élèves de CM1/CM2.
Leçon d'Histoire sur la lutte entre François Ier et Charles Quint.
Portrait de ce dernier, jeune avec un collier. Plus d'un élève a reconnu la Toison d'Or porté par son bisaïeul qu'ils ont étudié lors la première leçon de rentrée.
La revendication de la Bourgogne n'a pas tardé.

Bref, faut pas désespérer...

Ecrit par : Guillaume | 20 octobre 2008

j'attends avec impatience Rex et Médor, tel que c'est parti, ça ne devrait plus tarder.

Ecrit par : catmano

Et Youki, et Rintintin !

Ecrit par : moot | 20 octobre 2008

Même impression. "Il est bien propre, ce petit jeune homme !" aurait dit ma grand-mère.
Ecrit par : dobolino | 20 octobre 2008

En effet ; il est à pisser dessus. Il me rappelle les cons de profs que j'ai chahutés au lycée. Faut dire que j'étais chiant, bavard, insolent, merdique, remuant ... C'est simple : l'aurait fallu me passer au Karcher ! comme dit l'autre. Un bémol, si on chahutait les vieux crabes : on écoutait les bons.Il y en avait quelques-uns.
GM

Ecrit par : guy morel | 20 octobre 2008

Tout pareil. A seize ans, à sa note de bonne conduite coef 2, je me serais goinfré un zéro dès la deuxième semaine du trimestre et rien que pour le faire chier j'aurais cartonné aux contrôles pour annuler l'effet de sa note pour abrutis sages.

Ecrit par : dobolino | 20 octobre 2008

j'attends avec impatience Rex et Médor, tel que c'est parti, ça ne devrait plus tarder.

Ecrit par : catmano

Et Youki, et Rintintin !

Ecrit par : moot | 20 octobre 2008

Chez nous, c'est plutôt Pernod, Ricard, Casa, Ventoux. J'ai soigné une Vanige aujourd'hui. C'est chouette comme nom, pour un Border. Après tout, on a bien le prénom Angèle. Ma prochaine, je l'appelle Miélandre.

Ecrit par : dobolino | 20 octobre 2008

Pour sauver le secteur lettres à l'université, il faut se désintéresser définitivement des concours. (Pedro Cordoba)

Bref, vous laissez l'enseignement secondaire dans la m...e, et (si j'ose dire) vous vous en lavez les mains?

Ecrit par : Sylvie Huguet | 20 octobre 2008

" Ma prochaine je l'appelle Miélandre" (Dobolino)

Votre prochaine chienne?
Le mien s'appelle Jasmin.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 20 octobre 2008

Hier soir, sur M6, "Capital" s'intéressait à la manière dont certaines entreprises faisaient pression sur leurs salariés pour les forcer (ou disons les inciter fortement) à se remettre aux 40 heures/semaine. Manipulation, chantage, application du "diviser pour mieux régner, etc : tout y passait. A quand un reportage sur le fonctionnement de l'Education nationale, qui utilise bien souvent des procédés similaires pour nous faire avaler couleuvre sur couleuvre?

Ecrit par : Daniel Arnaud | 20 octobre 2008

J'explique pour Vanige, parce que, à part Catmano...
http://randos-photos.com/photos-navige/imgcol/contact_1.htm

Ecrit par : dobolino | 20 octobre 2008

Pour sauver le secteur lettres à l'université, il faut se désintéresser définitivement des concours. (Pedro Cordoba)

Bref, vous laissez l'enseignement secondaire dans la m...e, et (si j'ose dire) vous vous en lavez les mains?

Ecrit par : Sylvie Huguet

Entre se mettre soi-même dans le caca sans pour autant sauver l'enseignement secondaire, et se sauver dudit caca sans se soucier du reste, il fait le choix "le moins pire" : un seul naufrage vaut mieux que deux.

Ecrit par : moot | 20 octobre 2008

"Martine Aubry [...] est pour le rétablissement de l'histoire-géo en primaire."

Hein ? Y a plus d'histoire-géo en primaire ?

Ecrit par : Jérémy | 20 octobre 2008

Pour sauver le secteur lettres à l'université, il faut se désintéresser définitivement des concours. (Pedro Cordoba)

Bref, vous laissez l'enseignement secondaire dans la m...e, et (si j'ose dire) vous vous en lavez les mains?

Ecrit par : Sylvie Huguet | 20 octobre 2008

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Cela fait près de dix ans que je me bats pour une autre solution. Il arrive un moment où il faut reconnaître sa défaite et sauver ce qui peut l'être. Je pourrais aussi ajouter avec tristesse que les profs du secondaire ont laissé les universitaires dans la mouise sur cette question. Aucun prof du secondaire, aucune assoc dans les différentes mobilisations ont fait échouer les projets précédents. Combien s'y intéréssent sur ce blog même, à part vous, JPB et FG, qui sont en prépa ? De quoi préfère-t-on parler? De je ne sais quel imbécile qui a écrit un livre de plus. Ce n'est pas s'en laver les mains?

Ecrit par : Pedro Cordoba | 20 octobre 2008

Après tout, on a bien le prénom Angèle. Ma prochaine, je l'appelle Miélandre.

Ecrit par : dobolino | 20 octobre 2008

Ne me pique pas mes idées, toi !

Pour Vanige, ça doit être sur la troisième ligne, deuxième photo, sous le Barry, à droite, que nous nous sommes perdus, la dernière fois... C'était tellement fourré et tellement pentu que j'ai tout descendu couchée sur le dos, les pieds en premier.
Après, nous avons rencontré le Léopold qui nous a dit qu'on devait être à dix mètres de la passière, à tout casser.

Ecrit par : catmano | 20 octobre 2008

Pour sauver le secteur lettres à l'université, il faut se désintéresser définitivement des concours. (Pedro Cordoba)

Bref, vous laissez l'enseignement secondaire dans la m...e, et (si j'ose dire) vous vous en lavez les mains?

Ecrit par : Sylvie Huguet | 20 octobre 2008
Je suppose qu'il se contente d'exposer les possibilités qui restent viables en l'état actuel?
Quand on vous les brise menues, la seule façon de s'en sortir est de se les battre?

Ecrit par : dobolino | 20 octobre 2008

Après, nous avons rencontré le Léopold qui nous a dit qu'on devait être à dix mètres de la passière, à tout casser.

Ecrit par : catmano | 20 octobre 2008

Qué Léopold?

Ecrit par : dobolino | 20 octobre 2008

Martine Aubry [...] est pour le rétablissement de l'histoire-géo en primaire."

Hein ? Y a plus d'histoire-géo en primaire ?

Ecrit par : Jérémy | 20 octobre 2008

Mais si. Il n'y a plus beaucoup de temps pour en faire, mais il y a toujours un programme...
La géographie, c'est très "développement durable" et aménagement du territoire, mais c'est un programme quand même.

Ecrit par : catmano | 20 octobre 2008

"Chez nous, c'est plutôt Pernod, Ricard, Casa, Ventoux. J'ai soigné une Vanige aujourd'hui. C'est chouette comme nom, pour un Border. Après tout, on a bien le prénom Angèle. Ma prochaine, je l'appelle Miélandre."

Ecrit par : dobolino | 20 octobre 2008

Dans mon coin, j'ai entendu parler d'un couple qui avait appelé ses jumeaux "Starsky et Hutch". Et d'une certaine famille Dixneuf, dont le fils s'appelle Renaud.

Ecrit par : Christophe Sibille | 20 octobre 2008

"Je pourrais aussi ajouter avec tristesse que les profs du secondaire ont laissé les universitaires dans la mouise sur cette question."

Cher Pedro Cordoba, je vous ai connu plus inspiré.

Allez ! Proférer une très grosse connerie de temps en temps, ça fait du bien !

Pour moi, c'est d'ailleurs devenu une nécessité de service.

Ecrit par : dugong | 20 octobre 2008

Qué Léopold?

Ecrit par : dobolino | 20 octobre 2008

Eh beh, le Popol Chauvet ! C'est Léopold qu'on y dit comme ça.

Ecrit par : catmano | 20 octobre 2008

"Quand à Christophe Sibille, il peut se rassurer : la lettre de cadrage de Valérie Pécresse va dans le sens souhaité par les IUFM."

Ecrit par : Pedro Cordoba | 20 octobre 2008

Je crois que vous vous trompez, Pedro. Doublement.
- Je ne défendrai pas les sciences de l'éducation.
- Et les sites IUFM départementaux vont (vraisemblablement) fermer.

Ecrit par : Christophe Sibille | 20 octobre 2008

Dans mon coin, j'ai entendu parler d'un couple qui avait appelé ses jumeaux "Starsky et Hutch". Et d'une certaine famille Dixneuf, dont le fils s'appelle Renaud.

Ecrit par : Christophe Sibille | 20 octobre 2008

J'ai connu une Mégane et une Clio dont le père travaillait chez le concessionnaire Renault.

Et sinon, la plus jolie, c'est celle-là : des collègues qui se demandaient où les parents avaient trouvé le prénom de leur fiston : Clinis...
La maman, outrée, leur a répondu : "Quoi ? Vous connaissez même pas l'acteur américain ? Clinis Wood, ça vous dit rien ?"

Ecrit par : catmano | 20 octobre 2008

"Martine Aubry [...] est pour le rétablissement de l'histoire-géo en primaire."

Hein ? Y a plus d'histoire-géo en primaire ?

Ecrit par : Jérémy | 20 octobre 2008
Au choix: la fabrication du sarrau au XIV° siècle dans le Périgord Noir ou le livre de Némo que j'ai feuilleté avec nostalgie. Que Guillaume qui est féru d'histoire arrive à en tirer un enseignement productif n'est pas une preuve à grande échelle. Il ferait certainement aussi bien avec le sarrau du Périgord et le manuel n'est qu'un outil.
Ma fille a eu droit à une PE très cultivée qui leur a fait l'âge de la pierre taillée pendant trois ans, âge qui était à la limite supérieure de ses facultés de compréhension.
Si les premiers Homo sapiens sapiens avaient eu ses capacités créatives, Néanderthal serait le maître du monde et sapiens au muséum d'histoire naturelle.

Ecrit par : dobolino | 20 octobre 2008

Qué Léopold?

Ecrit par : dobolino | 20 octobre 2008

Eh beh, le Popol Chauvet ! C'est Léopold qu'on y dit comme ça.

Ecrit par : catmano | 20 octobre 2008

Et où il reste, celui-là?

Ecrit par : dobolino | 20 octobre 2008

" Ma prochaine je l'appelle Miélandre" (Dobolino)

Votre prochaine chienne?
Le mien s'appelle Jasmin.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 20 octobre 2008

Non! Ma prochaine fille.

Ecrit par : dobolino | 20 octobre 2008

Aucun prof du secondaire, aucune assoc dans les différentes mobilisations ont fait échouer les projets précédents. Combien s'y intéréssent sur ce blog même, à part vous, JPB et FG, qui sont en prépa ? De quoi préfère-t-on parler? De je ne sais quel imbécile qui a écrit un livre de plus. Ce n'est pas s'en laver les mains?

Ecrit par : Pedro Cordoba | 20 octobre 2008

Ouh lala! L'est en colère, le gars ! Mais non, qu'on s'en fout pas ! Ça fait tantôt 45 ans qu'on en entend parler, de la démolition de l'Université, mon pôvre! Mais kècke vous voulez qu'on fasse, nous autres, pauvres couillons de la masse bêlante, quand on sait que ni les directeurs d'UER ni les présidents de jury d'agreg n'y arrivent?

Ecrit par : dobolino | 20 octobre 2008

J'ai connu une Clio dont le père travaillait chez le concessionnaire Renault.

Ecrit par : catmano | 20 octobre 2008

A une lettre près il aurait pu bosser à Pigalle.

Ecrit par : Zorglub | 20 octobre 2008

"Martine Aubry [...] est pour le rétablissement de l'histoire-géo en primaire."
Hein ? Y a plus d'histoire-géo en primaire ?
Ecrit par : Jérémy | 20 octobre 2008

Mais si. Il n'y a plus beaucoup de temps pour en faire, mais il y a toujours un programme...
La géographie, c'est très "développement durable" et aménagement du territoire, mais c'est un programme quand même.
Ecrit par : catmano | 20 octobre 2008

Ben alors qu'est-ce qu'elle veut rétablir l'hsitoire-géo en primaire, Martine Aubry ? Elle a bu ?

Ecrit par : Jérémy | 20 octobre 2008

J'ai connu une Clio dont le père travaillait chez le concessionnaire Renault.
Ecrit par : catmano | 20 octobre 2008

A une lettre près il aurait pu bosser à Pigalle.
Ecrit par : Zorglub | 20 octobre 2008

Il y a bien des clitos qui suscitent des concussions chez les concussionnaires

Grande ou petite secousse ?

Ecrit par : dugong | 20 octobre 2008

Je sens que vous allez tous adorer!!!

http://spirale-edu-revue.fr/IMG/pdf/Torterat_SPIRAL-e_2008.pdf

Ecrit par : Christophe Sibille | 20 octobre 2008

"Parmentier et Paquay (2002) suggèrent ainsi de porter l’évaluation des « activités didactiques » à travers ce qu’ils appellent des « objets divers », comme les préparations d’unités d’enseignement/apprentissage, et bien entendu des
« situations vécues » (cf. Gernigon, op. cit. (13), qui parle de son côté d’« objets organisés »). Autrement dit, il apparaît que les entretiens d’accompagnement comportent, de manière quasi-générale, des moments d’exemplification et de recontextualisation sans lesquels il est difficile de revenir sur les représentations des personnes impliquées."

Ca vous plaîîît ?

C'est Torterat qui l'a fait !

Ecrit par : Jérémy | 20 octobre 2008

Tiens, y a Dolto sur la Une, jouée par Balasko.

Je dis ça en l'air.

Ecrit par : Jérémy | 20 octobre 2008

Christophe, c'est un texte extraordinaire, dans le genre novlangue de bois...
JPB

Ecrit par : brighelli | 20 octobre 2008

Serait ce la responsabilité des petits (certifiés ou agrégés) si de tels salopards ont une légitimité universitaire ?

Il ne manquait pourtant pas de pompes à vide et de réacteurs chez les chimistes ou de broyeuses, centrifugeuses chez les biologistes pour éradiquer ces sinistres trissotins

Universitaires ! Réagissez !

Tous les pédagols dans ITER ou dans le LHC et mettez le jus !

Mais que se passe-t-il quand un proton pénêtre dans un vrai vide sans structure ?

Ecrit par : dugong | 20 octobre 2008

pénètre...

Ecrit par : dugong | 20 octobre 2008

Je suis peut-être un vieux schnock (c'est un comble, à 24 ans!) inconscient et irréaliste, un mec à principes ridicules, un pompier qui ne s'aperçoit pas qu'il met le feu en voulant l'éteindre, mais le texte du Monsieur professeur d'espagnol sur le site de RE me choque et me désole, dans son renoncement et sa politique de terre brûlée, et me donne envie de me faire hara-kiri :

http://www.r-lecole.freesurf.fr/iufm/mastersphenix.html

Je ne suis pas contre le principe d' "ouvrir" les sections lettres et SH aux métiers hors enseignement; mais de là à délaisser complètement la branche enseignement, et la laisser flotter on ne sait où, de recruter aux petits bonheurs la chance ceux qui vont éduquer nos enfants, et tant pis d'ailleurs pour les futurs gamins qui auront de tels professeurs. Je ne suis pas un pro du monde universitaire, je connais mal ses rouages et ses subtilités (début de carrière, 'scusez!), je suis à côté de la plaque, mais ces mots me font assez mal à leur lecture.
Sans doute suis-je en proie à un idéalisme forcené et aveugle...
A St-Etienne, dans la section Lettres,que je connais, tout se passe bien, il y a un PE pour les futurs instits, ça marche fort, les étudiants sont contents, et il y a un PG pour les futurs profs et autres. Je ne vois pas là où cela pourrait coincer de rester sur un statut quo...

A Mme Guichard : je ne sous-entendais absolument pas que vous baissiez les bras, loin s'en faut; je sais que vous vous battrez héroïquement de tout votre possible!

Pour l'histoire de Aubry et de l'Histoire-géo : le programme nouveau est maigrelet et à moitié sacrifié, et la suppression des heures de classe conduisent à faire une quasi impasse dessus. D'où la réaction de Mme Aubry. Car, c'est bien beau de savoir à peu près lire, si c'est pour placer Londres à côté de Marseille ou penser que Louis XVI a vécu au XVIe siècle...

Ecrit par : Fabien | 20 octobre 2008

Le texte de Torterat est proprement hallucinant; on peine à croire qu'il ne s'agit pas d'une parodie. Pour ma part, avec la meilleure volonté du monde, je n'ai pas pu aller jusqu'au bout.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 20 octobre 2008

Fabien, j'ai la même réaction que vous sur le texte de Christian Boix.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 20 octobre 2008

Voici le programme du Cycle des approfondissements (CE2; CM1, CM2), c'est vrai qu'il n'est pas très étoffé :
http://www.education.gouv.fr/bo/2008/hs3/default.htm
Mais, ce qui manque le plus, c'est le temps pour le faire : soixante-dix-huit heures en tout pour histoire, géographie, éducation civique et morale, soit deux heures et 9 minutes par semaine, sans compter les récréations (déduire 15 minutes par demi-journée réparties équitablement entre les matières) et les inévitables minutes perdues pour vider les cartables, copier les leçons, faire l'appel, ramasser les tickets de cantine et autres temps incompressibles.

Ecrit par : catmano | 20 octobre 2008

"Martine Aubry [...] est pour le rétablissement de l'histoire-géo en primaire."

Tarte à la crème ! Autant déclarer que le schmurtz est pour la reconnaissance du bidule au milieu de nulle part.

Ecrit par : Magister | 20 octobre 2008

Mais, ce qui manque le plus, c'est le temps pour le faire : soixante-dix-huit heures en tout pour histoire, géographie, éducation civique et morale, soit deux heures et 9 minutes par semaine, sans compter les récréations (déduire 15 minutes par demi-journée réparties équitablement entre les matières) et les inévitables minutes perdues pour vider les cartables, copier les leçons, faire l'appel, ramasser les tickets de cantine et autres temps incompressibles.

Ecrit par : catmano | 20 octobre 2008

Catmano, vous n'êtes pas sans ignorer qu'en primaire l'emploi du temps est volontiers caoutchouteux, donc très élastique. Il y a ce qu'on affiche et ce qu'on pratique. Les nouvelles attributions horaires n'étant pas vraiment réalistes, a chacun de prendre les initiatives pour coller tout ça le plus près possible du réel (dont l'institution est coupée par nature).

Ecrit par : Magister | 20 octobre 2008

"Le texte de Torterat est proprement hallucinant; on peine à croire qu'il ne s'agit pas d'une parodie. Pour ma part, avec la meilleure volonté du monde, je n'ai pas pu aller jusqu'au bout."

Ecrit par : Sylvie Huguet | 20 octobre 2008

Rassurez-vous, moi non plus. J'en ai lu quinze lignes. Et j'ai aussi cru à un gag.

Ecrit par : Christophe Sibille | 20 octobre 2008

J'ai cru qu'Anne-Marie Valette avait posté sur l'"ent" de l'IUFM Orléans-Tours. Hélas, je crois que c'est plus grave que ça...

Ecrit par : Christophe Sibille | 20 octobre 2008

le dernier paragraphe de la conclusion de ce TORTERAT vaut le détour...

"Plus que sur la régularité (ou régularisation ?) des comportements professionnels, l’accompagnement favorise et en un sens légitime la prise en compte de plusieurs formes de diversité. L’entretien d’accompagnement n’a ainsi rien à voir avec les thérapies comportementalistes brèves, et moins encore avec la compilation dématérialisée de quelques « traces » de changement professionnel, mais renvoie à une construction patiente qui ne cède pas aux empressements."

Ecrit par : annexy | 20 octobre 2008

Annexy, vous êtes particulièrement courageux, ou légèrement maso??? ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 20 octobre 2008

Fabien, j'ai la même réaction que vous sur le texte de Christian Boix.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 20 octobre 2008

Moi de même.
Cela dit, ce texte a le mérite de bien mettre en lumière un des risques de la masterisation pro des concours : la disparition pure et simple de leur préparation dans le cadre de l'Université, les facs "nobles" se consacrant à la noble recherche --et les futurs et ignobles profs allant bachoter dans je ne sais quelles officines, éventuellement privées (du genre de celle où cachetonne E. Charmeux, la Castafiore des pédagogistes). De toutes façons, vu le lycée qu'on nous prépare, il suffira d'en savoir à peine plus que les élèves, voire d'être un "professeur ignorant", comme le revendique Bégaudeau. Dans ce sens, plus besoin d'universitaires de haut niveau pour préparer les concours !
@ Fabien : heureusement que vous êtes idéaliste ! Les cyniques au petit pied, les calculateurs de chef-lieu de canton et les pauvres Bitos qui se prennent pour Machiavel, c'est de ceux-là qu'on est en train de crever... L'idéaliste a de l'énergie, de la volonté, et pour tout dire de la classe. On continue... "et c'est encore plus beau lorsque c'est inutile" (air connu). Bref : NO PASSARAN !

Ecrit par : FGuichard | 20 octobre 2008

Catmano, vous n'êtes pas sans ignorer qu'en primaire l'emploi du temps est volontiers caoutchouteux, donc très élastique. Il y a ce qu'on affiche et ce qu'on pratique. Les nouvelles attributions horaires n'étant pas vraiment réalistes, a chacun de prendre les initiatives pour coller tout ça le plus près possible du réel (dont l'institution est coupée par nature).

Ecrit par : Magister | 20 octobre 2008

Je ne vous avais pas dit ça, à mon avant-dernière animation pédagogique, on nous a expliqué comment faire : "Vous pouvez découper l'emploi du temps de façon modulaire. C'est pour cela que l'on vous a donné certains horaires de façon globale et non par semaine."
A quand les semestres et les modules de découverte, approfondissement et réorientation dès la Petite Section ?

Ecrit par : catmano | 20 octobre 2008

Je ne vous avais pas dit ça, à mon avant-dernière animation pédagogique, on nous a expliqué comment faire : "Vous pouvez découper l'emploi du temps de façon modulaire. C'est pour cela que l'on vous a donné certains horaires de façon globale et non par semaine."
A quand les semestres et les modules de découverte, approfondissement et réorientation dès la Petite Section ?

Ecrit par : catmano | 20 octobre 2008

En effet ! Dites, catmano, puisque vous évoquez les animations pédagogiques, ne trouvez-vous pas qu'elles sont de plus en plus gnangnan, genre réunion de mèmères où l'on ne serait pas surpris d'entendre subitement parler de tupperware ?

Ecrit par : Magister | 20 octobre 2008

En effet ! Dites, catmano, puisque vous évoquez les animations pédagogiques, ne trouvez-vous pas qu'elles sont de plus en plus gnangnan, genre réunion de mèmères où l'on ne serait pas surpris d'entendre subitement parler de tupperware ?

Ecrit par : Magister | 20 octobre 2008

Je me demande si une bonne animation pédagogique sur l'utilité du tupperware dans l'instruction de l'élève de deux à onze ans (du jeu où l'on doit ajuster le bon couvercle en fonction de la forme et de la taille du récipient au calcul du volume de chacun des tupperware présents sur la table en passant par la création poétique autour du tupperware en CP/CE1) ne serait pas plus formatrice que les gnagnaneries auxquelles j'ai eu la joie d'assister cette année.

Ecrit par : catmano | 20 octobre 2008

le dernier paragraphe de la conclusion de ce TORTERAT vaut le détour...

"Plus que sur la régularité (ou régularisation ?) des comportements professionnels, l’accompagnement favorise et en un sens légitime la prise en compte de plusieurs formes de diversité. L’entretien d’accompagnement n’a ainsi rien à voir avec les thérapies comportementalistes brèves, et moins encore avec la compilation dématérialisée de quelques « traces » de changement professionnel, mais renvoie à une construction patiente qui ne cède pas aux empressements."

Ce type souffre manifestement d'un besoin compensatoire de se prouver quelque chose. Est-ce du néo-Meirieu ? En tous les cas, c'est du mental de chez mental. Remède : bêcher un jardin de 10 ares dont le sol est argileux.

Ecrit par : Magister | 20 octobre 2008

http://torterat-frederic-perso.wifeo.com/

Ecrit par : Christophe Sibille | 20 octobre 2008

http://torterat-frederic-perso.wifeo.com/prsentation-individuelle-2008.php

Torterat possède un bagage impressionnant. Moi qui erre dans la 25e heure, je suis toujours étonné par les chercheurs de midi à quatorze heures.

Ecrit par : Magister | 20 octobre 2008

C'était lors d'une animation pédagogique,un mercredi.Une institutrice émit une plainte ( sur le ton syndical snuipp ) qu'elle n'aurait jamais le temps de faire l'histoire, la géographie,la morale et le reste vu que maintenant on était forcé de ne plus travailler le samedi,la faute à Darcos,tous ensemble,tous..
Alors immédiatement, le conseiller pédagogique-pédago s'engouffra et lui expliqua doctement qu'en fonctionnant en modules, en plages,au mois,en trimestres,en semestre... etc etc quoi de plus facile.Et la bouillie/crème/mayonnaise allait monter et prendre quand soudain une autre institutrice se leva et dit:
-Assez de cette tambouille connue depuis 30 ans,moi,je me fais fort de faire chaque semaine toutes ces matières pendant mes quatre jours.De la morale 15mn par semaine me suffisent,20 mn d'éducation civique,35 mn de géo,45 mn d'histoire.
Pour ceux que ça effraie,qu'ils fassent sur deux semaines,30 mn de morale semaine un ,40 mn d'éducation civique semaine deux,70 mn de géo semaine un ,90 mn histoire semaine deux.Mais n'allez pas au dela de deux semaines ,il faut de la répétition tout au long de l'année.Le programme Darcos,chers collègue,est bien meilleur que le programme Jack Lang,il suffit d'aller au principal,à l'essentiel, à chaque leçon.Allez,yalla,yalla !
-Hou hou,la sarkozyste,murmura la salle !
..
Non ,rassure-toi,monde enseignant,cette scène ne s'est pas passée.
Elle se passerait quelque part si je n'étais pas à la retraite avec ce que je sais maintenant et ce que me permettraient légalement les nouveaux programmes.
Et je retirerais de cette vengeance sur 38 annuités de conneries subies beaucoup de satisfaction.
Yalla,yalla !

Ecrit par : bernard | 21 octobre 2008

Et sinon, la plus jolie, c'est celle-là : des collègues qui se demandaient où les parents avaient trouvé le prénom de leur fiston : Clinis...
La maman, outrée, leur a répondu : "Quoi ? Vous connaissez même pas l'acteur américain ? Clinis Wood, ça vous dit rien ?"

Ecrit par : catmano | 20 octobre 2008

Scandaleux, et à double titre! D'abord pour le Clinis lui-même. Ensuite parce que tout initié au western spaghetti sait que le vrai nom de Clint Eastwood, c'est : "l'homme sans nom", "l'étranger", ou à la rigueur "le manchot". Voilà, le jour où nous verrons un élève débarquer et s'appeler "le manchot", nous saurons que le niveau remonte!

Ah, j'imagine bien un conseil de discipline façon "Et quelques dollars de plus" :
L'élève : "Qu'est-ce qu'on joue, amigo?"
Le proviseur : "Ta peau!"

Ecrit par : Daniel Arnaud | 21 octobre 2008

J'ignore s'il y a ici des intervenants qui pratiquent Facebook. Pour le cas où, je signale qu'un groupe intitulé "pas de groupe pour Jean-Paul Brighelli. Erreur ou oubli?" s'est créé. Il compte une trentaine de membres et son initiateur semble vouloir en faire un espace de débat sur l'école. Je reproduis ci-dessous le texte d'accueil :

"Aucun groupe sur un auteur dont on parle depuis qu'il a écrit la fabrique du crétin, un titre évocateur...
Je suis en train de lire Fin de récré de Jean Paul Brighelli et même si je ne partage pas toutes les idées de l'auteur, il a au moins le mérite d'identifier les problèmes de l'éducation en France.
Ce groupe est ouvert à tous ceux qui ont identifié les problèmes de l'éducation en France."

Ecrit par : Daniel Arnaud | 21 octobre 2008

Daniel, vous avez oublié "blondin".
JPB
PS. Sibille, à lire le site du petit jeune homme, ça paraît presque comme un gag oulipien de grande ampleur. Quelque chose comme l'organisation tomatotopique chez la soprano de Perec (http://pauillac.inria.fr/~xleroy/stuff/tomato/tomato.html). Si ce n'est pas un gag, je me demande si la proposition de Pedro de consacrer les facs strictement à la recherche n'en est pas un, à son tour.

Ecrit par : brighelli | 21 octobre 2008

Torterat président !

Torterat président !

L'Europe !

L'Union !

Youpi !

Miam miam !

[Et c'est ainsi que Jérémy fut emmené par les pompiers un soir tard dans la nuit, alors qu'il avait cours le lendemain à 8h du matin]

Ecrit par : Jérémy | 21 octobre 2008

Torterat est là :

http://www.cafepedagogique.net/lesdossiers/Publishingimages/form06_03.jpg

Youpi !

Miam miam !

Ecrit par : Jérémy | 21 octobre 2008

Torterat !

Yalla, yalla !

Youpi, miam miam !

Ecrit par : Jérémy | 21 octobre 2008

Jérémy, allez donc vous coucher !
JPB

Ecrit par : brighelli | 21 octobre 2008

Non, Fabien vous n’êtes pas un vieux schnock. Vous êtes un jeune idéaliste et il est fort heureux qu’il en soit ainsi. Je comprends très bien que le texte de Christian Boix vous ait choqué comme il a choqué Sylvie Huguet et bien d’autres sans doute. Je l’ai moi-même trouvé choquant en première lecture. Moins par ce qu’il disait que par l’immédiateté de ses conclusions. Ce que je voyais comme un risque inévitable à moyen terme (5 ou 6 ans), il le présente en effet comme la seule solution possible en ce moment même. Si cela peut vous rassurer, cette solution ne sera pas choisie : les universitaires manquent terriblement de lucidité et de courage, ils préféreront donner tout le pouvoir aux IUFM plutôt que de prendre une mesure radicale.

Vous dites que cela marche très bien à Saint-Etienne (je ne sais pas si vous parlez de la fac ou de l’IUFM) et qu’il faudrait garder le statu quo. Le problème, c’est que le statu quo n’est justement pas possible puisqu’on nous impose une réforme de très grande ampleur. Il faut donc analyser les conséquences de cette réforme et les marges de manoeuvre qu’elle laisse. Jusqu’à ces derniers jours, je pensais que nous pourrions mettre en place des masters disciplinaires avec un parcours enseignement. En lisant le texte de Sandrine Jales (chargée de la com à l’IUFM d’Orléans) communiqué par Christophe Sibille, je vois qu’il n’en est rien : on nous imposera des masters professionnels « Métiers de l’enseignement, de l’éducation et de la formation » à l’intérieur desquels chaque discipline devra aménager sa petite place. Seul espoir, aussi ténu qu’un brin de paille : qu’il s’agisse d’intox de la part des IUFM.

Dans ces conditions, c’est Christian Boix qui a malheureusement raison. Car ces masters sont en fait des masters professionnels en sciences de l’éducation, avec un petit volet disciplinaire qu’on ne peut supprimer s’ils doivent mener, entre autres, aux futurs concours. C’est désastreux à trois niveaux :

- les facs de lettres voient disparaître la plupart de leurs étudiants après la licence : elles se transforment donc en « community colleges » à la française. La recherche y devient impossible (il n’y a plus que la recherche en sciences de l’éducation), ce ne sont plus des universités.

- La formation disciplinaire des futurs profs est réduite à néant : normal avec la réforme des concours et celle des lycées.

- Les étudiants qui choisiront cette voie de garage – et ils n’auront aucune autre possibilité de choix hormis celle de quitter leur université – n’auront aucun débouché en cas d’échec au concours : cela représentera 90% des inscrits dans ces masters.

Christian Boix est bien placé pour voir tout cela. Il enseigne dans une petite université, celle de Pau qui, comme c’est souvent le cas en province, rassemble les lettres et les sciences. Et c’est lui qui est chargé des négociations avec l’IUFM d’Aquitaine. Que se passe-t-il ? L’IUFM a choisi d’intégrer l’Université de Bordeaux 4, qui est une fac de droit. Astucieux car le droit n’a aucun rapport avec les concours. Depuis cette place vide mais stratégique, l'IUFM prétend mettre sous sa coupe toutes les facs de la région depuis Bordeaux jusqu’à Pau, ce qui aurait été beaucoup plus difficile depuis Bordeaux 3 (lettres), qui est un gros morceau. A Pau, les scientifiques sont d’accord avec le projet de l’IUFM. Normal, les concours ils s’en foutent et cette solution permet de ne pas voir diminuer officiellement les effectifs (très important pour les crédits). Le président de l’Université est d’accord, là encore en raison du problème des effectifs et aussi pour des raisons politiques. Car le maire aussi est d’accord. Que vient faire le maire là-dedans ? La raison en a été donnée par Christophe Sibille, il s’agit d’un problème immobilier. Les IUFM ont hérité d’un patrimoine considérable : les anciennes Ecoles normales, situées en plein dans les centres ville. Mais ce patrimoine ne leur appartient pas vraiment. Il appartient encore moins à l’Université d’accueil. En fait, il appartient à l’Etat. Et l’Etat veut le récupérer pour le vendre à des promoteurs. Le master professionnel en sciences de l’éducation permettrait peut-être de sauvegarder les bâtiments de l’IUFM. C’est en tout cas le calcul des politiciens de Pau, les présidents d’Université étant des politiciens parmi d’autres.

Vous voyez bien, je suppose, que tout cela n’a plus rien à voir avec ce qui avait constitué l’exception française : la formation des professeurs du secondaire à l’université. Il est donc inutile de se battre pour ce qui relève désormais d’une illusion. Avec ce type de master et ce type de concours, les profs seront formés dans des sortes d’annexes de l’Université qui s’appellent aux Etats-Unis des « teachers’ schools ». Aucune université américaine n’a le moindre rapport avec la « teachers’ school » correspondante. NYU et son « école des profs » sont de part et d’autre d’une même rue : on dit à New York que c’est la plus large du monde parce qu’on n’a jamais vu quelqu’un essayer de la traverser dans un sens ou dans un autre. C’est vers cela qu’on s’achemine donc en France, il vaut mieux regarder la réalité en face et tirer les conclusions qui s’imposent plutôt que choisir l’aveuglement (et la servitude) volontaires.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 21 octobre 2008

Bernard, je vous invite à passer un matin dans ma classe pour m'aider à colmater les trous des six heures de classe par semaine que nos élèves ont perdu depuis notre enfance.
Bien sûr que l'on peut saupoudrer 15 minutes de morale, 20 d'éducation civique,35 de géo et 45 d'histoire de même que l'on peut faire le programme d'allemand de 6° pendant le temps qui est maintenant imparti à cette discipline en collège.
Cela n'empêche que l'on n'aura pas le "rendu" obtenu par mon père dans les années 50 lorsque chacun de ses cours commençait par quinze minutes de contrôle sur table et qu'il finissait quand même avant la fin de l'année les 60 leçons des "Ich erzhäle" de l'époque.
Prenons l'exemple de l'histoire, si l'on suit la progression du bouquin de Nemo pour le CE1/CE2, même en prenant l'hypothèse lourde, celle où l'on arriverait en 45 minutes à faire ingurgiter le contenu d'une double page par semaine (sans tenir compte des semaines tronquées du mois de mai), on arrive à page 81 (l'Europe de Louis XI et Charles Quint) à l'issue du CE1, sans n'avoir jamais consacré une seule séance à des révisions ou des contrôles et à la page 153 (collaboration et résistance) en fin de CE2.
Vous me direz bien sûr que les six dernières leçons consacrées à la Libération et à la deuxième moitié du XX° siècle auront le temps d'être vues d'ici le collège.
Il n'empêche que si nous arrivions en 6° avec le "vernis d'histoire" que nous avions, c'était parce que, chaque année, patiemment, sans bourrage de crâne, nos maîtres avaient répété en complétant et complexifiant la même chronologie du "début à la fin".
Quoi que vous pensiez des personnes ayant mis en place ces nouveaux horaires, vous pouvez quand même essayer d'admettre que le "fast food" est toujours moins goûteux qu'une "cuisine du chef longuement mitonnée".

Ecrit par : catmano | 21 octobre 2008

Je crois que Pedro a raison, et tout le monde va se retrouver cocu dans l'histoire;
-Les universités, mais elles l'étaient déjà.
-Les PE, qui auront un master disciplinaire à faire, et aucune formation professionnelle, (on enverra sur le terrain un instituteur qui ne connaîtra que "sa" discipline, sans aucune formation complémentaire).
-Les sites départementaux, que les maires ne pourront (ou ne voudront) vraisemblablement pas défendre avec assez d'énergie, surtout vu le contexte économique actuel, dans lequel le moindre centime à récupérer par le biais d'opérations immobilières sera bon à prendre.
Ceci-dit, quand on voit qu'"on" nous balance sur l'ENT de l'IUFM des textes comme celui de Torterat en ce moment, je me dis effectivement que ces "on" ont un sens de l'humour un peu particulier...
Par contre, Pedro, j'ai interprété le message de Sandrine Jales de manière totalement opposée à la vôtre. Je crois qu'elle prévient qu'il n'y aura aucun master d'enseignement, donc que l'IUFM est effectivement devenu une coquille vide.
J'en saurai (peut-être) un peu plus demain, on a une "grand-messe" à Orléans.
Bonne journée à tous.

Ecrit par : Christophe Sibille | 21 octobre 2008

C’est vers cela qu’on s’achemine donc en France, il vaut mieux regarder la réalité en face et tirer les conclusions qui s’imposent plutôt que choisir l’aveuglement (et la servitude) volontaires.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 21 octobre 2008

Je commence à percevoir maintenant en lisant les alertes de Pedro et de Christophe les véritables jeux et enjeux de cette réforme de la formation des enseignants.
Ce qui m'inquiète le plus c'est qu'il n'en est absolument pas question dans le milieu enseignant hors du cercle restreint des universitaires et formateurs concernés.
Là aussi l'espace est large entre les 2 univers. L'espace? l'abîme, devrait-on dire.
J'ajoute que les réformes s'enchaînant les unes derrière les autres (est-ce une tactique délibérée du pouvoir?) il devient très improbable de pouvoir y faire front.
Opinion d'un simple enseignant de collège.

Ecrit par : buntovchik | 21 octobre 2008

RIPOSTE LAÏQUE

L’EDITO DE CYRANO
La France en a plus qu’assez qu’on lui crache au visage !
mardi 21 octobre 2008


Après le mémorable match de 2001 contre l’Algérie et celui de 2007 contre le Maroc, c’est sans surprise que l’on a constaté, lors du match amical de football contre la Tunisie, la haine que peuvent susciter la France et ses symboles aux yeux d’une partie de la jeunesse née dans ce pays. Indignée, notre collaboratrice Lucette Jeanpierre a réagi dès la fin de ce nouveau match de la honte (1), sur le site « Médias Libres ».

Il se trouve que, cette fois, le gouvernement a choisi de hausser le ton, et que les médias n’ont pas minimisé la gravité de l’événement. Même si certains ministres et responsables UMP ont versé dans la surenchère, nous préférons leur réaction au pitoyable silence gouvernemental de la gauche plurielle et des médias, qui avait ponctué, en 2001, le scandaleux France-Algérie.


Au-delà des indignations d’un jour, une question s’impose : comment a-t-on pu en arriver là ?

Pourquoi la France est-elle le seul pays au monde où l’on peut impunément railler l’hymne national dans certains stades ? (2)

Pourquoi la France fournit-elle l’exemple unique d’un pays dont l’équipe de football est régulièrement sifflée et brocardée pendant tout le match sitôt qu’elle joue contre un pays du Maghreb ?

Pourquoi n’y a-t-il que chez nous qu’on insulte les policiers, qu’on leur tende des embuscades, ou qu’on attaque des commissariats pour délivrer un « frère d’armes » ?

Pourquoi n’y a-t-il que chez nous que la mort d’un voyou au volant d’une voiture volée déclenche systématiquement plusieurs nuits d’émeute, avec leur lot inévitable de commerces et d’écoles incendiés ?

Pourquoi n’y a-t-il que chez nous qu’on brûle en moyenne 150 véhicules par jour ?

Pourquoi n’y a-t-il que chez nous que des pompiers se retrouvent caillassés, des conducteurs de bus attaqués, des médecins tabassés, des facteurs agressés ?

Pourquoi n’y a-t-il que chez nous qu’on puisse traiter les habitants de "sales Français", de "sales blancs", de "fils de pute", sans que jamais l’auteur de ces injures racistes - du moins pour les deux premières - ne soit traduit en justice ? (3)

Pourquoi n’y a-t-il qu’en France qu’on puisse, en toute tranquillité, et de surcroît sur un plateau de télévision, qualifier les blancs de "souchiens" ? (4)

Pourquoi n’y a-t-il qu’en France que des enseignants soient régulièrement injuriés, parfois frappés, voire poignardés par des élèves ?

Que ces questions, comme d’autres, qui reposent sur des faits indiscutables, soient clairement posées, et vous verrez tout ce que la gauche compte de curés et de bonnes sœurs tenir des discours compassionnels au terme desquels les bourreaux deviennent des victimes et les vraies victimes des coupables !

Disons-le sans ambages : quand on pose de telles questions, on se doit d’y répondre.

Il a fallu, au journaliste Christian Jelen, un courage hors du commun pour oser écrire, en 1998, dans son livre « La guerre des rues », que la majorité des coupables de violences urbaines étaient issus de l’immigration post-coloniale. Encore aujourd’hui, affirmer cela vous désigne à la vindicte de la bienpensance, qui vous qualifie aussitôt de raciste et de xénophobe.

Pourtant, la France peut s’honorer, par sa seule histoire, d’être un pays d’immigration : un Français sur trois a un grand-père non français. Le creuset républicain, la conception égalitaire de la Nation, le refus de toute conception basée sur l’ethnie ou l’origine, ont fait de ces citoyens-là des Français à part entière, à égalité de devoirs et de droits.

Ils étaient fiers de devenir français, ces Polonais, Italiens, Espagnols, Portugais, Algériens, Marocains, Tunisiens, Arméniens, etc. parce que nous étions fiers de notre pays, de notre histoire, fiers d’être des descendants des Lumières, de la Révolution française, de la loi de 1905, du Front Populaire et de tant d’événements qui ont forgé l’identité de notre pays.

Mais dans les années 1980 émergent de mauvais discours. On a voulu substituer à l’intégration républicaine le communautarisme, les particularismes, et le droit à la différence a commencé à devenir la différence des droits.

Des discours sur la repentance de la France, forcément coupable de colonialisme, forcément coupable d’esclavagisme, apparaissent (5) (pour contrer ces discours, il est bon de lire l’ouvrage remarquable de Tidiane N’Diaye, intitulé « Le Génocide voilé »). Toute une élite culturelle, symbolisée par les années « Libé », frustrée d’avoir raté sa révolution de mai 68, méprise le monde du travail, et crache sur la France. Les républicains sont ringardisés - voire lepénisés ! - par la puissance médiatique du journal « Le Monde ».

L’échec de la gauche au pouvoir engendre d’importantes frustrations sociales, qu’une politique irresponsable sur l’immigration ne fait qu’aggraver.

Les violences urbaines commencent à voir le jour, pendant que le Front national progresse à chaque élection. L’anti-fascisme d’une bonne partie de la gauche consiste alors à nier une réalité que chaque Français constate : une partie de la jeunesse des quartiers hait la France !

La victoire de l’équipe de France de football, en 1998, permet, pour la première fois depuis longtemps, de ressortir, sans rougir, le drapeau tricolore, alors que toute une partie de la gauche et de l’extrême gauche ont abandonné la Nation, son hymne et ce même drapeau au Front national.

La catastrophe du 21 avril 2002 ne suffit pourtant pas à alerter la gauche. Quant à la droite, elle surfe sur l’insécurité, pour apparaître plus déterminée - en paroles seulement ! - à combattre un fléau qui corrompt la vie des Français les plus démunis. Au-delà des mots, évidemment, les résultats ne suivent pas.

Les violences urbaines se succèdent ponctuellement, suivies de discours lénifiants et de « plans banlieue » à répétition, qui ne servent qu’à dilapider l’argent public, puisque la République se montre impuissante face au pouvoir des petits caïds de quartiers, dont les trafics souterrains fleurissent toujours davantage.

Et puis, soudain, 2005 nous offre, durant trois semaines, le spectacle invraisemblable d’écoles incendiées, d’entreprises dévastées, de policiers sur qui on tire à balles réelles alors qu’ils ont consigne de ne pas riposter, et de Français battus à mort, en plein jour, pour avoir été là au mauvais moment. Pourtant, les seules manifestations et les seules protestations seront pour la mort de deux jeunes qui se sont enfuis à la vue de la police, cette dernière étant, bien entendu, accusée d’avoir mis le feu aux poudres !

Quelques semaines auparavant, le 8 mars 2005, au cours d’une manifestation contre le projet de loi de François Fillon, on aura vu ce spectacle révoltant de jeunes lycéens agressés au faciès, dépouillés de leur portable, humiliés et roués de coups par des voyous de banlieue.

En 2006, lors des gigantesques manifestations contre le CPE, les services d’ordre syndicaux et la police devront collaborer pour protéger les manifestants des exactions de ces mêmes délinquants. Dans le métro, des bandes de cinquante à cent jeunes banlieusards, entre 13 à 15 ans, terroriseront les voyageurs, laissant derrière eux un profond sentiment de malaise et de peur.

Certains gauchistes en déficit d’intelligence politique croiront déceler dans ces exactions l’avant-garde d’une révolte sociale, alors que ces voyous rappelaient davantage, par leurs pratiques, les fascistes attaquant les cortèges ouvriers dans les années 30. Ayant bien compris les règles du capitalisme, ces « jeunes » veulent de l’argent facile, sans passer par la case travail, et ne connaissent, de ce fait, que la loi du plus fort.

Que l’on ajoute à cela l’offensive de l’islam contre la laïcité, et l’on détient tous les ingrédients de la catastrophe future.

Certes, il n’y a pas qu’en France que cette offensive se déroule : nous la constatons également dans nombre de pays européens.

Il n’y a pas qu’en France que des enclaves sous emprise musulmane se multiplient, et entendent substituer la charia aux lois de la République. Il n’y a pas qu’en France qu’on construit des mosquées, ouvrant ainsi l’espace public à cette nouvelle religion. Il n’y a pas qu’en France que le voile et la burqa agressent les hommes et les femmes attachés à l’égalité des sexes.

Il n’y a pas qu’en France que des prédicateurs islamistes prônent ouvertement la violence contre tout ce qui n’est pas musulman.

Il n’y a pas qu’en France que des jeunes de plus en plus jeunes apprennent l’arabe dans des écoles coraniques, ce qui ne facilite guère l’intégration !

Mais il n’y a que dans notre pays que l’agressivité du discours islamique contre la laïcité est relayée par un discours haineux contre la France et la République, véhiculé par des franges gauchistes. C’est le mélange de ces deux genres, à savoir la fameuse alliance islamogauchiste, qui a créé les conditions des sifflets du Stade de France.

Au-delà des gesticulations médiatiques d’une journée, qu’est prêt à faire notre gouvernement pour inverser la tendance ? Que peut valoir la fameuse « immigration choisie », qui tire les salaires vers le bas, alors que le chômage de masse progresse, que la crise va, à coup sûr, provoquer de terribles dégâts, et que 150.000 jeunes sortent annuellement sans diplôme de l’école publique ?

Quel est ce gouvernement osant accorder la nationalité française à des femmes qui viennent, voilées, chercher leur carte d’identité ?

Ce gouvernement s’est couché, sur ce sujet, suite à une injonction de la Halde ! Cette même officine, qui nous coûte quelque 11 millions d’euros par an, s’est une fois de plus distinguée en menaçant, à Montpellier, un responsable d’université parce qu’un enseignant a demandé à deux élèves de bien vouloir retirer leur voile en cours ? Quand envoie-t-on enfin des signaux forts pour réinstaller l’autorité de l’Etat ?

Quand dissout-on la Halde ? Quand cesse-t-on de financer le Mrap et la LDH, qui ne voient le racisme qu’à sens unique, se servant de nos deniers pour faire condamner des Fanny Truchelut et encourager les islamistes dans leurs provocations ?

Quand change-t-on du tout au tout pour faire face à la gravité de la situation ?

Quand interdit-on de territoire les frères Ramadan et tous les prêcheurs de haine ?

Quand interdit-on la burqa et le voile dans la rue ?

Faut-il vraiment continuer à couvrir la France de mosquées, sans un vrai débat national sur ce point ?

Pourquoi accepte-t-on l’UOIF qui, avec 400 associations européennes, a signé une charte encourageant les musulmans d’Europe à imposer la charia contre les lois du pays d’accueil (6) ?

Quand traduit-on devant les tribunaux ceux qui offensent notre pays en toute liberté depuis vingt ans ?

Quand met-on hors d’état de nuire certains rappeurs qui appellent au meurtre des policiers et au viol des femmes blanches ?

Quand en finit-on avec le discours antisémite de Kemi Seba, qui devrait rejoindre Dieudonné parmi les amis de Le Pen (7) ?

Quand trouve-t-on des solutions pour éloigner durablement de leur quartier ceux qui le rendent invivable, même s’ils sont nés en France ?

Quand exige-t-on l’assimilation pour ceux qui entendent s’installer définitivement chez nous, et renvoie-t-on chez eux ceux qui la refusent en nous imposant, dans les foyers ou ailleurs, leurs pratiques communautaristes ?

Ces questions sont aujourd’hui incontournables. Les laisser de côté, c’est contribuer à en faire de véritables bombes à retardement, qui ne préviendront pas quand elles exploseront !

Dans quel monde vivent donc nos dirigeants ? Sont-ils aveugles... ou peureux ? Ne savent-ils pas qu’à l’école, de plus en plus de jeunes, nés en France, exigent que la viande soit halal, autrement dit refusent la viande « impure », et contestent par ailleurs la mixité ? Ignorent-ils que dans certains quartiers les enseignants assurent leur service sous les insultes quotidiennes de gamins arrogants parce qu’impunis ? Ne voient-ils pas, dans les rues de certaines cités, des gamins d’à peine 10 ans livrés à eux-mêmes, et glissant, de ce fait, vers la délinquance ?

Ne leur a-t-on jamais dit qu’il est de plus en plus difficile, dans les écoles de la République, de ne pas faire le ramadan lorsqu’on s’appelle Rachida ou Mustapha ? A quoi a servi d’avoir souligné la progression du communautarisme et de la violence à l’école, comme l’a fait, en son temps, le rapport Obin ?

Nos responsables politiques ne sentent-ils pas monter, dans leur propre pays, les prémisses des affrontements ethniques que risquent de provoquer les replis communautaristes et l’envolée du religieux ? Dans un tel contexte, quid de la paix civile ?

C’est tout cela qu’il y a derrière les sifflets de La Marseillaise. C’est cela qu’on cherche à minimiser. C’est pourquoi cela scandalise autant les Français (80 %).

Il est désormais urgent d’en finir avec les propos lénifiants des compassionnels en tout genre, des sociologues bobos à la Mucchielli, des ethnologues ou autres anthropologues qui consacrent leur énergie à nier le réel par des discours fumeux, et de toute une extrême gauche qui continue à réclamer toujours plus d’immigration, qui se traduit, dans le contexte actuel, par plus d’islam.

Si l’on veut réussir l’intégration de tous les immigrés qui se disent attachés aux valeurs de la République (8), il faut être - comme le dit magnifiquement Fadela Amara - « sans pitié » pour ceux qui sifflent la Marseillaise et crachent au visage de la France, car c’est ainsi que l’on permettra le rayonnement d’une République respectable parce qu’enfin respectée

Faute de quoi, il y a vraiment de quoi être inquiet pour la France de demain, celle de nos enfants et petit-enfants.

http://www.ripostelaique.com/spip.php?page=sommaire

Ecrit par : Amélie | 21 octobre 2008

Merci pour les notes de lecture de JPB qui permettent de garder l'esprit en éveil même si on ressemble plus ou moins au rat retiré du monde . Je retiens le passage :" Le non-savoir se vautre dans les certitudes" et est plus séduisant que l'effort chechant à analyser les faits.Dans le cadre de mes modestes recherches sur l'histoire de mon village natal , il se trouve que je viens de rendre visite au petit neveu du viticulteur qui découvrit le 6 août 1890 l'arrivée du phylloxéra en Champagne à la limite de la marne et de l'Aisne où une plaque lui rend hommage depuis août 1990, à l'occasion du centenaire de sa découverte. Les viticulteurs champenois de l'époque, pour la plupart, se croyaient à l'abri du fléau... Pas chez nous, nos plants sont résistants... Lui, voyant l'une de ses vignes dépérir se mit à douter, prit son hoyau, déterra la racine d'un pied de vigne et constata l'apparition des pucerons qui se régalaient. Il se déplaça ,à cheval ou à bicyclette, je n'en sais rien, jusqu'à la capitale de la Champagne située à 25 km de là, pour rencontrer un spécialiste de la question qui reconnut immédiatement l'insecte.
La nouvelle se répandit comme une traînée de poudre et le viticulteur fut accusé d'avoir introduit le phylloxéra dans le vignoble. Il fut affublé d'un surnom composé de son patronyme suivi du nom de l'insecte. Contraint de rester cloîtré chez lui, il vécut un véritable calvaire qui ne s'apaisa qu'après tout un travail d'information et d'explication.
Les ravages de l'obscurantisme nous menacent toujours autant.
Et comme je vous parlais du rat retiré du monde, je vous signale au passage, car je fais une cure de Bourliaguet, " Les aventures du petit rat Justin." histoire d'un petit rat observateur, astucieux, courageux et débrouillard partant en mission pour aider son peuple à gagner une guerre contre les taupes. Le voyage initiatique est semé d'embûches et d'épreuves dont il tire à chaque fois la leçon. La culture, les allusions à la guerre des tranchées, l'humour décapant de l'auteur tiennent le lecteur en haleine qu'il s'agisse d'un enfant ou d'un adulte. Ah ces instits écrivains !

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 21 octobre 2008

Christophe Sibille et moi ne faisons de toute évidence pas la même lecture. Je reprends le texte de Sandrine Jales :

"Les futurs masters relatifs à la formation initiale des enseignants devraient en principe répondre aux mêmes critères que ceux qui président à l'habilitation des masters en général : formation initiale adossée à des laboratoires de recherche, préparation à une DIVERSITE DE METIERS RELEVANT DU MEME SECTEUR D'ACTIVITE PROFESSIONNELLE OU RELEVANT DE PROBLEMATIQUES VOISINES..."

Elle ajoute que les masters "enseignants" ne seraient pas habilités, ce qu'on savait depuis plusieurs mois. Qu'est-ce que cela veut dire?

Il n'y aura pas de masters préparant aux concours. D'abord parce que tous les collés aux concours se retrouveraient le bec dans l'eau, ensuite parce que je ne vois pourquoi il faudrait deux ans d'études après la licence pour préparer un concours inexistant : un peu de français, un peu de maths niveau collège pour les PE, une discipline au niveau du bac pour les PLC. Plus un catéchisme à réciter. Tout cela pour des Bac+5...

Qu'est-ce qu'il va donc y avoir, si ce n'est pas de l'intox? Des "masters professionnels d'enseignement, éducation et formation", c'est-à-dire des "masters de sciences de l'éducation". On reste ainsi dans le "même secteur d'activités" sans se limiter aux concours. Sauf que les autres débouchés n'existent pas. En voir la démonstration sur le site de RE à propos du master IUFM de Créteil(point trois : lien "collectif" en bas de page). Tous les métiers qu'ils font miroiter aux yeux des étudiants sont des professions réglementées auxquelles on ne peut pas accéder avec un master : restera baby-sitting, aide aux devoirs, faire les courses pour les personnes âgées ou invalides et autres "professions-poubelle". Même pas éducateur de rue.

Que Christophe se rassure donc : il n'y aura pas de masters disciplinaires pour les PE. Il n'y en aura pour PERSONNE. Sauf pour ceux qui choisiront de ne pas passer les concours, soit qu'ils se consacrent à la recherche soit qu'ils cherchent des débouchés professionnels dans d'AUTRES secteurs d'activité - et on en revient donc à l'opération Phénix et au point de vue "scandaleux" de Christian Boix.

Evidemment - et c'est là que je rejoins CS - le master pour PE ne formera en RIEN à la profession d'instit. Ce sera un master-Torterat.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 21 octobre 2008

Les signataires se prononcent aussi pour le maintien, sans diminution horaire, de deux enseignements optionnels annuels, sanctionnés au baccalauréat, condition indispensable pour éviter notamment l’éradication des langues anciennes de l’enseignement secondaire.

Il en va de l’efficacité de la formation initiale et de la préparation d’études supérieures réussies.



A.G.B. (Association Guillaume Budé),
A.P.F.L.A.-prépa (Association des Professeurs de Français et de Langues Anciennes de Classes Préparatoires),
A.P.L. (Association des Professeurs de Lettres),
A.P.L.A.E.S. (Association des Professeurs de Langues Anciennes de l'Enseignement Supérieur),
C.N.A.R.E.L.A. (Coordination Nationale des Associations Régionales des Enseignants de Langues Anciennes),
Sauver les Lettres,
S.E.L. (Sauvegarde des enseignements littéraires).

Ecrit par : FGuichard | 20 octobre 2008

L'éradication des deux langues anciennes, c'est justement ce que certains espèrent en haut lieu.
Car à quoi ça sert dans la "société de la connaissance c'est-à-dire de l'ignorance abrutie généralisée", le latin et le grec?
C'est bien mignon, cette déclaration solennelle, mais elle est comme la morale de Kant, elle a les mains pures, mais elle n'a pas de mains!

Ecrit par : Jean | 21 octobre 2008

@ Fabien : heureusement que vous êtes idéaliste ! Les cyniques au petit pied, les calculateurs de chef-lieu de canton et les pauvres Bitos qui se prennent pour Machiavel, c'est de ceux-là qu'on est en train de crever... L'idéaliste a de l'énergie, de la volonté, et pour tout dire de la classe. On continue... "et c'est encore plus beau lorsque c'est inutile" (air connu). Bref : NO PASSARAN !

Ecrit par : FGuichard | 20 octobre 2008
Ouais, mais pour se faire élire... bernique !


Fabien est jeune et je parie bien, au vu de son discours, qu'il saura mettre le pied sur son idéalisme. Enfin, je le lui souhaite de tout cœur s'il veut servir à quelque chose.
L'idéalisme, c'est charmant, à 25 ans mais ça ne fait pas une carrière et vu le soin que ce garçon a pris à éplucher les motions de son parti, je doute qu'il ait l'intention de se contenter d'être un spectateur amusé.

Ecrit par : dobolino | 21 octobre 2008

@Catmano

Il y a eu aussi Merline, comme "Merline" Monroe. Authentique.

Quand les mômes s'appelleront Médor, on leur lira Orlando furioso!

Ecrit par : retraitée | 21 octobre 2008

"Ce sera un master-Torterat."

Ecrit par : Pedro Cordoba | 21 octobre 2008

Non... Pitié!!!

Ecrit par : Christophe Sibille | 21 octobre 2008

Retraitée, vous m'avez fait mourir de rire!! ;-)))

Ecrit par : Christophe Sibille | 21 octobre 2008

Le Torterat a dû se faire confectionner un générateur de langue de bois dans ce genre :

http://contraintes.inria.fr/bin/dada?pomo_fr.pb

Il suffit recharger la page pour avoir autant de textes qu'on veut.

Ecrit par : Lariba | 21 octobre 2008

Le Maître du Moloch vient de lever un coin du voile sur le nouvel autel à sacrifice :

http://education.gouv.fr/cid22768/reforme-du-lycee-point-d-etape.html

"On présente trop souvent, en effet, la réforme de l'Éducation nationale comme un parcours initiatique semé d'embûches. Dans cette vision épique de l'activité ministérielle, la réforme du lycée est attendue comme l'épreuve ultime, celle qui réserve aux ministres trop téméraires les périls les plus abominables.
...
je vous propose que nous laissions Sisyphe à son rocher et le Minotaure à son labyrinthe, et que nous parlions sans détour des enjeux de la réforme du lycée que je vous présente ce matin."

On enregistre avec soulagement que le nouveau lycée sera au Graal ce que Kaamelott est aux Chevaliers de la Table Ronde.

Ecrit par : dugong | 21 octobre 2008

Je viens de recevoir la vraie circulaire du Ministère. J'avais tort de prendre au sérieux le texte transmis par Ch. Sibille. Il s'agissait en effet d'intox. La circulaire laisse toutes les portes ouvertes. Les Universités qui entreront dans la logique des "masters d'enseignement, éducation et formation" ne pourront s'en prendre qu'à elles-mêmes.

PS.Je ne pourrai plus intervenir avant demain au plus tôt. Mais je voulais quand même mettre une goutte d'optimisme dans ce débat.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 21 octobre 2008

Merci Lariba pour le lien.

En jouant j'ai obtenu ça :

"Mais Lyotard utilise le terme de 'féminisme constructiviste' pour dénoter les
points communs entre la classe et l'identité sexuelle. Si le paradigme
postmatériel du narratif se maintient, les travaux de Madonna sont
non-postmodernes."

ou

"D'une certaine manière, la distinction forme/fond qui est un thème central dans
Reservoir Dogs est aussi visible dans Pulp Fiction, quoique dans un sens plus
auto-supportant. Le thème primaire des travaux de Tarantino est la futilité de
la classe moderniste."

On tourne beaucoup autour de Baudrillard, Debord, Derrida, Madonna, Joyce, Foucault, Lyotard, Tarantino...

Ecrit par : dugong | 21 octobre 2008

Sur la Mastérisation des concours, trouvé aujourd'hui sur le site www.fabula.org :

" Une circulaire de la DGES datée du 17/10 vient de parvenir aux présidents des universités: nous sommes invités à renouveler d'ici le 31 décembre notre offre de formation en Master pour faire une place à la préparation aux concours de recrutement: Fabula vous offre de la télécharger (fichier pdf). Le Ministère, et en amont l'Aeres qui sera appelée à évaluer ces nouvelles maquettes (avant même parfois d'avoir rendu son verdict sur celles élaborées l'an passé, voire au cours de ces dernières semaines…), admettront à la fois des Masters "Métiers de l'éducation" et des spécialités "Métiers de l'enseignement" au sein des Masters "recherche". Partout où c'est encore possible, il est capital pour l'avenir des disciplines littéraires de préférer la seconde formule à la première. "

Le jeune idéaliste (mais est-ce idéaliste que de vouloir qu'un prof de français soit compétent en français, n'est-ce pas être, ras-les-paquerettes, ultra-réaliste et d'un bon sens minimal? "Demandons l'impossible : soyons réalistes"!!!) continue à espérer. J'avoue que les subtilités et les machiavélismes de certaines personnes des IUFM et du ministère m'échappent, et que j'ai un peu de mal à saisir les propos fort intéressants de messieurs Cordoba et Sibille qui ont plus de connaissances, de recul et de distance avec tout cela (veuillez m'en excuser et ne vous en formalisez pas!); alors je reste sur ma ligne et garde espoir; page 3 de ce "document", une minuscule fenêtre, certes pas totalement satisfaisante, reste ouverte ("masters disciplinaires"); ce sera au moins un pis-aller. Mais continuons à nous battre et à nous mobiliser contre la réforme des épreuves de concours elle-même. "No passaran", comme disait Françoise Guichard.
Je reste persuadé que si toutes les facs en lettres et en SH font une "grève" des maquettes, cela compliquera les choses pour le ministère. Je suis sans doute un peu trop naïf et optimiste, mais je me dis que le jeu en vaut la chandelle (tout comme une VRAIE rétention des notes du bac 2009 pourrait peut-être amener XD à revoir sa copie sur le désossement du lycée, et l'empêcherait d'adopter ce ton insupportablement patelin et bonhomme qu'il affectionne lorsqu'il parle aux profs).

A Madame Dobolino : je prends vos prédictions quant à mes ambitions politiques pour un compliment. Mais je vous rassure : je ne suis candidat à rien, et je n'ai pas "épluché" les motions du PS, j'ai simplement lu, pour chacune, les textes sur l'éducation et l'environnement, mes deux dadas (fort peu réjouissants en ce moment, il est vrai).

Mais, sans forfanterie, je pense que, même du haut de mes modestes 24 années, je ferai bcp moins de bêtises et d'actes irréparables que Xavier Darcos si j'étais ministre de l'éducation à sa place ;)

Ecrit par : Fabien | 21 octobre 2008

CAPN des certifiés :
FO, SNES, SNALC et SUD se prononcent pour l’abandon de la réforme du lycée ; samedi 18 octobre 2008

Lors de la CAPN (Commission administrative paritaire nationale des certifiés) du 15 octobre 2008, le voeu suivant a été présenté par FO :

« Les représentants du personnel se prononcent pour l’abandon de la réforme des lycées, le maintien des horaires disciplinaires et de nos obligations réglementaires de service en maxima hebdomadaires de service et ce, dans le strict respect des missions et statuts définis pour chaque corps. (Certifiés, agrégés, PLP, CPE, COP). »

Vote pour : FO, SNES, SNALC, SUD
Contre : SE-UNSA, SGEN-CFDT

Cela clarifie un peu ... Les "partenaires" de la FSU ont choisi leur camp.

Ecrit par : Hervé | 21 octobre 2008

Encore un texte, des historiens de la fac d'Aix cette fois.

http://www.fabula.org/actualites/article26324.php

Je suis ravi de la note d'optimisme de M.Cordoba, qui confirme le message de Fabula que j'ai précédemment posté. Rien n'est joué, rien n'est perdu!

bonne journée de luttes et d'informations

Ecrit par : Fabien | 21 octobre 2008

Bon, je découvre dans ce « point d'étape » que, jamais à court de concepts fumeux, l'EdNat invente le « demi-semestre » !

Ça me rappelle un album d'Astérix avec ce légionnaire un peu feignant qui nettoie la cour du camp romain : « je balaie une demi-dalle, je souffle un peu, puis je balaie une autre demi-dalle, je souffle un peu... »

Ecrit par : sanjuro | 21 octobre 2008

Vengeance...

http://fr.youtube.com/watch?v=LtEUEQIy4AM

Ecrit par : Manu | 21 octobre 2008

Et que pensez-vous de Mickey...?

Mais oui, le fameux Mickey l'Ange, très connu des étudiants d'histoire de l'art (authentique).

Ecrit par : Spip | 21 octobre 2008

C'est celui qui a peint la chapelle Sixteen!

Ecrit par : retraitée | 21 octobre 2008

le "fast food" est toujours moins goûteux qu'une "cuisine du chef longuement mitonnée".

Plutôt la bonne tortore que la ratatouille de torte/rat.

Ecrit par : retraitée | 21 octobre 2008

Fabien : "la note d'optimisme de M.Cordoba, qui confirme le message de Fabula que j'ai précédemment posté. Rien n'est joué, rien n'est perdu!"

" ... une goutte d'optimisme", une goutte ...

Il y en a qui ont vu le créneau ...

http://www.weblettres.net/spip/article.php3?id_article=879

Principaux objectifs pour 2008-2009
Les grandes orientations de cette année votées à l’AG sont les suivantes : Consolider le rapprochement avec les autres associations d’enseignants Parmi les projets engagés et prioritaires, le site CapBrevet, réalisé avec Sésamath et Les Clionautes, scelle notre engagement auprès des deux autres grandes associations disciplinaires sur Internet. D’autres projets sont envisagés dans l’année, notamment la réalisation de « Livrets TICE » pour les élèves de 3e et l’animation d’un stand commun sur le salon Educ@tice en novembre 2008.

Mettre en place des groupes de travail
collaboratifs (...)
L’affirmation d’une identité pédagogique (...)
La création d’une version élèves du site (...)
La création d’une plateforme d’exercices
interactifs (...)

La formation d’enseignants

En votant le principe de la mise en place de formations pour les enseignants, l’AG de WebLettres s’est donné la possibilité de répondre à une éventuelle demande de formation. Une liste des formations possibles sera proposée dans l’année.

Youpi !

Ecrit par : Winnie | 21 octobre 2008

Torterat possède un bagage impressionnant. Moi qui erre dans la 25e heure, je suis toujours étonné par les chercheurs de midi à quatorze heures.

Ecrit par : Magister

Ça n'impressionne que ceux qui sont impressionnables. Il a fait une thèse pipeau et deux ou trois articles du même tonneau. Le plus fort de café, c'est qu'il présente comme des accomplissements ses nombreux échecs quand il a tenté d'être recruté en tant que maître de conférences !

Ecrit par : moot | 21 octobre 2008

Torterat président !

Torterat président !

L'Europe !

L'Union !

Youpi !

Miam miam !

[Et c'est ainsi que Jérémy fut emmené par les pompiers un soir tard dans la nuit, alors qu'il avait cours le lendemain à 8h du matin]

Ecrit par : Jérémy

Jérémy était d'ailleurs tellement dans les limbes qu'il ne s'aperçut pas que les pompiers étaient en blanc et leur camion frappé d'un entonnoir rouge.

Ecrit par : moot | 21 octobre 2008

not' bon mist' nous parle :
http://www.education.gouv.fr/cid22768/reforme-du-lycee-point-d-etape.html

Ecrit par : Zorglub | 21 octobre 2008

Pas QUE des mauvaises nouvelles :

* 30 h/semaine et non pas 27

* 3 x 7 (?) = 21 h de tronc commun :
français - EPS - maths - HG - LV1 - LV2 - sciences

* 2 x 3 = 6 h d'option

* 3 h accompagnement (soutien) pour ceux qui en ont besoin
OU pour les meilleurs 3 h d'approfondissemnt interdisciplinaire ou d'expertise (en gros un TPE de merde)

* Annonce du maintien de la vois technologique en 1ère et Term réformée.

Qui peut m'aider, je ne sais pas lire cette phrase :
"Les élèves devront en effet désormais choisir quatre modules parmi les domaines suivants : humanités, sciences, sciences de la société et technologies"

Existe-t-il 3 ou 4 domaines ?
"sciences de la société et technologies" sont-ils 2 domaines distincts ou 1 domaine bipolaire (pour faire chic).

Ecrit par : Zorglub | 21 octobre 2008

not' bon mist' nous parle :

Ecrit par : Zorglub | 21 octobre 2008

citation : "L'année scolaire sera articulée en deux semestres au lieu de trois."
Bon sang , mais c'est bien sûr ! Tout allait de travers parce que les années comptaient 18 mois en - 1 A.D. (Ante Darcos).
Heureusement que Superministre est là pour rétablir le calendrier.

Au fait, un demi-semestre, ça ne fait pas un trimestre ?

Ecrit par : yann | 21 octobre 2008

Ci-dessous le lien vers la conférence prononcée mardi dernier à l'Université Descartes, dans le cadre de l'Université de Tous les Savoirs (UTLS), par notre amie Agnès Joste (collectif "Sauver les Lettres") sur le thème de la défense des Humanités. http://www.canalu.tv/producteurs/universite_de_tous_les_savoirs/dossier_programmes/les_conferences_de_l_annee_2008/quels_humanismes_pour_quelle_humanite_aujourd_hui/pourquoi_defendre_les_humanites_agnes_joste

Par ailleurs, une réunion de plusieurs associations de profs de Lettres s'est tenue à la Sorbonne, le 1er octobre, sur le sort des L.A., à l'initiative de Paul Demont, directeur de l'UFR de grec et président de la S.E.L. Vous en trouverez le c-r sur le site de la CNARELA sous ce lien : http://www.cnarela.fr/Portals/0/Pdf/CR_reu_1X08_P.Demont.pdf .
Cette réunion a débouché sur un communiqué de presse commun, publié hier 20 octobre (que vous lirez ici : http://www.sauv.net/fx081020.php) , qui condamne sans équivoque le projet de semestrialisation au lycée auquel les collègues du Supérieur étaient au départ plutôt favorables : comme quoi la discussion peut ouvrir les yeux !

Ecrit par : FGuichard | 21 octobre 2008

Moi j'y gagne sur le coup !

Le nouvo patron a décidé de faire un conseil de mi trimestre + 1 de fin de trimestre soit au total 6 conseils par classe et par an + une remise des bulletins en main propres (faudrait voir ça de plus près...) aux parents
J'interviens dans 5 classes. Elle est pas belle la vie ?

D'un aut' côté comme cette burne est flemmarde, les conseils de mi trimestre se passent en journée du coup ça fait claquer les cours !

Ouf ! je passe à 4 conseils par an et par classe !

Ecrit par : Zorglub | 21 octobre 2008

A Madame Dobolino : je prends vos prédictions quant à mes ambitions politiques pour un compliment. Mais je vous rassure : je ne suis candidat à rien, et je n'ai pas "épluché" les motions du PS, j'ai simplement lu, pour chacune, les textes sur l'éducation et l'environnement, mes deux dadas (fort peu réjouissants en ce moment, il est vrai).



Ecrit par : Fabien | 21 octobre 2008

C'est bien ainsi qu'il fallait les prendre. Je vous sens bien dans ce genre de créneau.
Conseil d'un sénateur socialiste à mon époux: "Si tu veux durer en politique, quand il y a une décision importante et litigieuse à mettre au vote, tu sors pisser ! "
Deuxième constat du même: "Moi, la Révolution, je n'y crois pas parce que je ne suis pas immortel. J'essaye de faire du mieux que je peux durant la seule vie dont je dispose."

Ecrit par : dobolino | 21 octobre 2008

Habile notre Maître lorsqu'il susurre :

"Je ne crois pas, notamment, que le SNES puisse rester durablement absent d'une discussion qui va permettre de dessiner le nouveau lycée et dans laquelle je veux aussi aborder la question de la revalorisation morale et matérielle des enseignants du lycée."

Les caniches peuvent s'exciter un peu mais s'ils font mine de faire sur vos bas de pantalon, un petit coup sur la laisse et hop !

Ecrit par : dugong | 21 octobre 2008

"J'avais tort de prendre au sérieux le texte transmis par Ch. Sibille. Il s'agissait en effet d'intox. La circulaire laisse toutes les portes ouvertes."

Ecrit par : Pedro Cordoba | 21 octobre 2008

Ce texte nous a été mis sur l'ENT de l'université d'Orléans par la direction de ladite.

Ecrit par : Christophe Sibille | 21 octobre 2008

Existe-t-il 3 ou 4 domaines ?
"sciences de la société et technologies" sont-ils 2 domaines distincts ou 1 domaine bipolaire (pour faire chic).

Ecrit par : Zorglub | 21 octobre 2008

Il s'était produit la même chose lorsque Johnny avait dit :

"J'ai 3 passions : ma femme et la moto"

Ecrit par : Manu | 21 octobre 2008

"Ce texte nous a été mis sur l'ENT de l'université d'Orléans par la direction de ladite."

Fatche de ! Vous avez un ENT * et il n'a pas été raccordé au tout-à-l'égout ?

Encoore un truc ni fait ni à faire.

* pour les béotiens : environnement numérique de travail. Oui Monsieur ! On travaille !

Ecrit par : dugong | 21 octobre 2008

C'est bien mignon, cette déclaration solennelle, mais elle est comme la morale de Kant, elle a les mains pures, mais elle n'a pas de mains!

Ecrit par : Jean | 21 octobre 200

Dixit Charles Péguy car il faut toujours citer les bons auteurs!

Ecrit par : Merlemocoeur | 21 octobre 2008

not' bon mist' nous parle :
http://www.education.gouv.fr/cid22768/reforme-du-lycee-point-d-etape.html

Ecrit par : Zorglub | 21 octobre 2008

Ben alors, y'a pas d'angoisse, c'est kif kif la même chose qu'avant.
Faut juste demander Humanités-latin et sciences pour les modules et ça le fera.
Il aurait quand même pu mettre l'EPS en optionnel, franchement! Pour l'utilité que ça a pour ceux que ça n'intéresse pas. A part apprendre à tirer au flanc...

Ecrit par : dobolino | 21 octobre 2008

Un semestre, cela fait bien 6 mois ?

Deux semestres, 12 mois ?

Et les vacances ?

Ecrit par : dugong | 21 octobre 2008

L'un d'entre-vous disait (en substance) y'a kek jours :
"On nous annonce le pire et finalement ce n'est que terrible, du coup on se réjouit"
C'était bien vu ...

Maintenant le diable est dans les détails et faut attendre les circulaires de mise en application pour savoir vraiment ce qui va se passer.
Suffit parfois d'une lettre : TD dédouble à 24 / TP dédouble à 18 etc.

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Dugong, je n'ai pas d'ENT.
Est-ce grave, qui dois-je consulter, avec quel niveau d'urgence ?
Un ECP (espace collaboratif professionel) est-il un pis aller acceptable ?
Au pire, puis-je m'en sortir avec un SIP (support interactif partagé) ?
Dois-je comprendre que le SVI (support virtuel interopératif) est obsolète ?

Ecrit par : Zorglub | 21 octobre 2008

A Zorglub : De tous ces tuyaux, seul l'ENT est relié à l'égout.

C'est pourquoi, il s'imposera.

Un test infaillible : dès qu'un nouveau machin numérisé apparaît, demandez où est la poubelle *. C'est le niveau 0 de l'acceptabilité du zimbrec.

* Essayez donc de faire le ménage sur i-Prof...

Ecrit par : dugong | 21 octobre 2008

Opiniâtre, je reposte...

On a peu relevé que les nouvelles structures du lycée s'accompagneront probablement du grand retour au pourvoir des IGEN. Notamment en ce qui concerne les programmes *.

Dépossédées un temps de cette prérogative par les GTD (groupes techniques disciplinaires **), les inspections générales se goinfreront de coupes franches dans les programmes existants. Elles n'auront pas le temps d'en élaborer de nouveaux et comme elles sont déjà bien rodées par les sabrages *** commis au collège dans le cadre du "socle commun"...

* dans le tableau de marche (ou crève), la "confection" des programmes est prévue de novembre 2008 à juin 2009. Autant dire qu'il faudra simplement arracher des pages aux livres existants...

** souvent tenus par des universitaires forts en gueule

*** et chatilles associées ...

Ecrit par : dugong | 21 octobre 2008

Il aurait quand même pu mettre l'EPS en optionnel, franchement! Pour l'utilité que ça a pour ceux que ça n'intéresse pas. A part apprendre à tirer au flanc...

Ecrit par : dobolino | 21 octobre 2008

Et la sueur ? Et la testostérone chère à JPB ?

Ecrit par : yann | 21 octobre 2008

Et la sueur ? Et la testostérone chère à JPB ?

Ecrit par : yann | 21 octobre 2008
Et la sublimation de l'Eros, alors? A quand des cours de mysticisme obligatoires?

Ecrit par : dobolino | 21 octobre 2008

Tiens à la relecture :
"le cycle terminal comportera naturellement des dominantes clairement identifiées. /.../
D'autre part, nous conserverons la voie technologique"

Si je comprends bien on conserve en 1ère et term les filières S, L, STI et STG et peut-être ES (mais sans doute avec moins de pipo éco et du droit à la place, ce qui n'est pas plus mal).

En gros, pas tellement de changement, si ce n'est sur les horaires ????

Ecrit par : Zorglub | 21 octobre 2008

En gros, pas tellement de changement, si ce n'est sur les horaires ????

Ecrit par : Zorglub | 21 octobre 2008

Un peu comme en Primaire, quoi, finalement ?
On change deux ou trois noms, on te fait un beau packaging tout neuf, et tu te retrouves avec des Prince de Lu tout maigres et des Danone tout liquides...

Ecrit par : catmano | 21 octobre 2008

Si l’on veut réussir l’intégration de tous les immigrés qui se disent attachés aux valeurs de la République , il faut être - comme le dit magnifiquement Fadela Amara - « sans pitié » pour ceux qui sifflent la Marseillaise et crachent au visage de la France, car c’est ainsi que l’on permettra le rayonnement d’une République respectable parce qu’enfin respectée

Ecrit par : Amélie | 21 octobre 2008

Et pour les indépendantistes savoisiens, alsaciens, corses, bretons, occitans, basques, on rétablit les colonnes infernales avec ordre d'éradiquer et tir à vue ?
Petite anecdote : le jour où la Marseillaise était conspuée et où nos vertueux journalistes et politiques s'étranglaient d'indignation, on apprenait que l'état après moult appels, contraint et forcé donc, allait devoir porter les pensions des anciens des troupes coloniales au même montant que les braves pioupious de souche. Le crachat envoyé par la mère-patrie ?

Ecrit par : victor | 21 octobre 2008

Il aurait quand même pu mettre l'EPS en optionnel, franchement! Pour l'utilité que ça a pour ceux que ça n'intéresse pas. A part apprendre à tirer au flanc...

Ecrit par : dobolino | 21 octobre 2008

Si l'utilité et l'intérêt étaient les seuls facteurs de choix par le législateur des disciplines à enseigner je pense qu'on pourrait demain fermer les écoles.
Ce n'est pas par ce que nous vivons dans une société obsédée par le profit, l'utilitarisme et le seul plaisir hédoniste qu'il ne convient pas d'enseigner d'autres valeurs. Par exemple celle de l'inutilité et de la vacuité de la vie sportive (Giraudoux. Le sport 1928)

Ecrit par : buntovchik | 21 octobre 2008

Et pour les indépendantistes savoisiens, alsaciens, corses, bretons, occitans, basques, on rétablit les colonnes infernales avec ordre d'éradiquer et tir à vue ?

Ecrit par : victor | 21 octobre 2008

Justement, je pensais à vous en savourant un petit chèvre affiné de fin de saison moëlleux à souhait. Bonjour Victor! Ça va comme vous voulez?

Ecrit par : dobolino | 21 octobre 2008

Buntovchik, puisque je vous tiens, que pensez-vous d'une élève de troisième qui se réinitie, pour la première fois depuis le CE2, à l'épreuve de saut en hauteur ?
La gamine est ravie de son 1.15 m alors que moi, qui était nulle en EPS, avait honte au même âge de mon 1.20 m. Demandez donc à ma grande sœur combien elle arrivait à sauter en troisième.

Ecrit par : dobolino | 21 octobre 2008

Amélie, un chouette site pour vous:
http://www.aqsatube.com/
Dormez-bien!

Ecrit par : dobolino | 21 octobre 2008

قسم شرح البرامج
- لجان المقاومة الشعبية - مسلسل التغريبة الفلسطينية - مسلسل باب الحارة الجزء الثالث
- مسلسل عيون عليا - أطفال الاقصى
إســــلامــيـات - التراث الفلسطيني - الجبهة الديمقراطية - الجبهة الشعبية - جميع حلقات المحقق كونان - حركة فتح - حركة الأحرار الفلسطينية

Choukrane , bouboulina !

Ecrit par : Amélie à la kasbah | 21 octobre 2008

La gamine est ravie de son 1.15 m alors que moi, qui était nulle en EPS, avait honte au même âge de mon 1.20 m.

Ecrit par : dobolino | 21 octobre 2008

1.15 en CE2? Cela relève de l'exploit. C'est la hauteur moyenne franchie par des collègiennes de Troisième. (Il est vrai entre temps elles ont pris un peu de poids).
Raison de plus , donc, pour maintenir l'EPS obligatoire au lycée et faire passer l'horraire de 2 à 4 ou 5 heures dans des conditions de pratique un peu plus dignes que celles offertes dans de nombreux lycées.
Les élèves ne s'en porteraient que mieux. Вы не думаете?

A propos de l'agrégation de russe, bien sûr je suis d'acord avec vous à 100%.
J'ai mis en place cette année à l'instigation de mon Principal un cours d'initiation au russe. Ce sont 28 élèves qui se sont inscrits d'entrée. Nous avons fait deux groupes. Une dizaine d'entre eux envisagent de le prendre en troisième langue en seconde au lycée si toutefois cette possibilité existe encore dans le lycée réformé.
Il existe bien une demande forte pour cette langue dès lors qu'on la suscite.

Ecrit par : buntovchik | 21 octobre 2008

1.15 en CE2? Cela relève de l'exploit. C'est la hauteur moyenne franchie par des collègiennes de Troisième. (Il est vrai entre temps elles ont pris un peu de poids).


Ecrit par : buntovchik | 21 octobre 2008
Meuh non!!! 1.15 m en troisième ! Je vous assure qu'à ma lointaine époque où nous pratiquions tous les ans le saut en hauteur depuis le CM2 et où se ridiculiser était très mal vu, 1.15 m, c'était une performance de grosse bas du cul dans mon genre, qui faisait du mieux qu'elle pouvait mais n'avait aucune détente.

Ecrit par : dobolino | 21 octobre 2008

Que l’auteur m’appelle « Dominique » Brighelli ne m’émeut pas.


Jean-Paul Brighelli


Il a du vous confondre avec DSK, vieux cochon!

Ecrit par : dobolino | 21 octobre 2008

Raison de plus , donc, pour maintenir l'EPS obligatoire au lycée et faire passer l'horraire de 2 à 4 ou 5 heures dans des conditions de pratique un peu plus dignes que celles offertes dans de nombreux lycées.
Les élèves ne s'en porteraient que mieux. Вы не думаете?


Ecrit par : buntovchik | 21 octobre 2008

я не знаю !
Ça n'empêche que je n'arrive à comprendre qu'on n'aborde le saut en hauteur qu'en troisième, vu le coût modique de l'équipement nécessaire à cet exercice et son intérêt majeur pour déterminer le pied d'appel ??????????????

Ecrit par : dobolino | 21 octobre 2008

قسم شرح البرامج
- لجان المقاومة الشعبية - مسلسل التغريبة الفلسطينية - مسلسل باب الحارة الجزء الثالث
- مسلسل عيون عليا - أطفال الاقصى
إســــلامــيـات - التراث الفلسطيني - الجبهة الديمقراطية - الجبهة الشعبية - جميع حلقات المحقق كونان - حركة فتح - حركة الأحرار الفلسطينية

Choukrane , bouboulina !

Ecrit par : Amélie à la kasbah | 21 octobre 2008
Vous pouvez me la refaire en grégorien, ou, à défaut, en cyrillique ?

Ecrit par : dobolino | 21 octobre 2008

Enfin, je divague un peu, entre vous et buntovchik... Amélie, je veux dire: traduisez-moi ça en français !

Ecrit par : dobolino | 21 octobre 2008

Torterat - Youpi - L'Europe - Miam Miam.

Ecrit par : Jérémy | 21 octobre 2008

Buntovchik, en réfléchissant, je dirais qu'en CM2, je sautais 85 cm, 90 cm les bons jours et que j'étais parmi les nulles et âgée de neuf ans, vu qu'un an d'avance et née fin novembre. En Ciseaux, bien sûr. Mes souvenirs seraient-ils faux?

Ecrit par : dobolino | 21 octobre 2008

Torterat - Youpi - L'Europe - Miam Miam.

Ecrit par : Jérémy | 21 octobre 2008
Chut! Combien vous sautiez, en CM2, Jérémy?
Venez chez moi, c'est mieux qu'à l'HP. Les cages sont très confortables et les croquettes à volonté. C'est important, l'appétit, quand on est malade !
Croquettes européennes? Youpi ! Miam Miam !

Ecrit par : dobolino | 21 octobre 2008

"Croquettes européennes? Youpi ! Miam Miam !"

Rires !

Je ne sautais rien au CM2, je n'ai fait de saut en hauteur qu'à partir de la Seconde. Je faisais de toute façon des performances ridicules, j'étais très mauvais en sport, et je n'aimais pas du tout ça. J'aimais bien faire du sport avec mes pairs, c'est-à-dire ceux qui étaient aussi nuls que moi, car là au moins je ne me sentais pas humilié, et je me sentais progresser un tant soit peu.

Ecrit par : Jérémy | 21 octobre 2008

J'ai trouvé ça sur le net et je voulais comprendre d'où me venait cette idée que la destruction de l'Education Nationale était enclenchée par ceux qui lui tirent dessus à boulets rouges : le ministre, ses proches, l'auteur de ce blog etc... merci :
"Ce type (Brighelli) est au cabinet de Darcos, il est un des moteurs centraux de la guerre contre les pédagogistes, il a pondu les nouveaux programmes de l'école (regarde, sans l'acheter, "Fin de récré", suite nauséeuse de "La Fabrique du Crétin"), il est carrément dangereux. Ma tante, proviseur à la retraite, l'a eu à gérer dans son bahut de Corbeil-Essonne. Pourtant elle est de droite, mais elle n'a jamais vu pire fumiste, beau parleur, manipulateur, haïssant les élèves, élististe, interdit de correction au bac, se débrouillant pour ne pas faire ses heures. Ma tante n'en revenait pas qu'il soit devenu le conseiller de Darcos. Il est derrière toutes ces réformes, sachant que le vrai motif, c'est les économies budgétaires, évidemment."

Ecrit par : vincent3m | 21 octobre 2008

À propos de la réplique de Laplace à Napoléon : il est frappant de constater que les grands bouchers de l'Histoire sont croyants, à moins qu'ils ne feignent de l'être.
Quand j'ai appris que Laurent Lafforgue était croyant (catholique, mais peu importe la religion pourvu qu'on ait Dieu...), je me suis senti mal à l'aise. Mais, après tout, il paraît que les mathématiciens sont les plus nombreux à croire (en l'existence hypothétique d'un être nommé Dieu) parmi les scientifiques. Les physiciens croyants seraient en proportion bien moindre.
Il est curieux que des gens intelligents soient rationalistes dans leur laboratoire, mais laissent leur rationalisme accroché au porte-manteau avec leur blouse blanche en en sortant.
La moindre des choses serait d'être agnostique pour des scientifiques (des sciences dures, non pas des sciences humaines).
Pour ma part, comme tout être humain raisonnable (j'espère être un homme raisonnable), je suis agnostique en ce sens que je déclare ignorer s'il existe un être surnaturel désigné habituellement par le mot "Dieu". À partir de là, on peut toujours choisir de dire, "J'ignore si Dieu existe, mais je crois en son existence." ou, "J'ignore si Dieu existe, mais je ne crois pas en son existence."
Pour ma part, je suis évidemment agnostique, mais je choisis de ne pas croire en Dieu. Je suis athée et j'en ai le droit, mais au Moyen-Âge je ne l'aurais pas clamé. Bien qu'élevé dans la religion catholique, j'ai cessé de croire en Dieu vers l'âge de six ans en même temps que je n'ai plus cru au père Noël. Ai-je besoin de vous dire quelle torture ce fut de faire ma première communion ?
Après quoi, je ne suis plus allé à la messe... parce que mon père m'embauchait dans son jardin le dimanche matin ! Mais, à tout prendre, cela me seyait mieux que d'aller au chaud à l'église.
Je n'ai jamais eu de sentiment religieux. Quant à ceux qui l'ont, grand bien leur fasse...

Ecrit par : Francis Penin | 21 octobre 2008

avec moins de pipo...

Ecrit par : Zorglub | 21 octobre 2008

Pipeau, mon cher Zorglub, pipeau.

Ecrit par : Manu | 21 octobre 2008

"Ce type (Brighelli) est au cabinet de Darcos, [...] il est carrément dangereux.

Ecrit par : vincent3m | 21 octobre 2008

Si seulement c'était vrai...

Ecrit par : Manu | 21 octobre 2008

Ma tante, proviseur à la retraite, l'a eu à gérer dans son bahut de Corbeil-Essonne.

Ecrit par : vincent3m | 21 octobre 2008

Si ma tante en avait, elle s'appellerais "mon oncle"...

Ecrit par : Manu | 21 octobre 2008

"Ce type (Brighelli), il est un des moteurs centraux de la guerre contre les pédagogistes [...]

Ecrit par : vincent3m | 21 octobre 2008


Ça, en revanche, c'est vrai : bel hommage !

Qui avait dit qu'être pris pour un imbécile par des crétins (la formulation n'est pas garantie) est un plaisir de fin gourmet ?

Ecrit par : Manu | 21 octobre 2008

"Ce type (Brighelli) est au cabinet de Darcos,.. il a pondu les nouveaux programmes de l'école... il est carrément dangereux. Ma tante, proviseur à la retraite, l'a eu à gérer dans son bahut de Corbeil-Essonne. Pourtant elle est de droite,.. . Ma tante n'en revenait pas qu'il soit devenu le conseiller de Darcos. Il est derrière toutes ces réformes,

Ecrit par : vincent3m | 21 octobre 2008

Je précise aussi que JPB suce le sang des enfants, est manifestement juif et franc-maçon et il paraît -il paraît-, qu'il aurait fait un pacte avec Belzébuth. C'est pour ça qu'il est derrière tout ça et tire les ficelles...

Allô, la clinique Douzazil ? On en tient un. Vous venez le chercher ?

Ecrit par : Manu | 21 octobre 2008

" Il est derrière toutes ces réformes, sachant que le vrai motif, c'est les économies budgétaires, évidemment."

Ecrit par : vincent3m | 21 octobre 2008


Ce SONT les économies budgétaires, ducon !

Ecrit par : Manu | 21 octobre 2008

"Ce type (Brighelli) est au cabinet de Darcos [...] (regarde, sans l'acheter, "Fin de récré", suite nauséeuse de "La Fabrique du Crétin"), il est carrément dangereux...

Ecrit par : vincent3m | 21 octobre 2008


Moins dangereux que les gens qui prétendent connaître le contenu d'un livre juste en le "regardant". Sans le lire, quoi.

Et merci à Vincent3m pour avoir porté à notre connaissance ce monument de connerie, mélange de théorie du complot niveau zéro et de calomnie manifeste.

Ecrit par : Manu | 21 octobre 2008

" Il est derrière toutes ces réformes, sachant que le vrai motif, c'est les économies budgétaires, évidemment."

Ecrit par : vincent3m | 21 octobre 2008

Tous les motifs permettant de se débarrasser des pédagogistes sont bons car l'EN doit absolument être purgée de cette engeance, experte en pétaudière et usines à gaz.

Ecrit par : Magister | 21 octobre 2008

J'ai trouvé ça sur le net et je voulais comprendre d'où me venait cette idée que la destruction de l'Education Nationale était enclenchée par ceux qui lui tirent dessus à boulets rouges : le ministre, ses proches, l'auteur de ce blog etc... merci

Ecrit par : vincent3m | 21 octobre 2008

Merci qui et pourquoi ?

Ecrit par : catmano | 21 octobre 2008

"Ce type (Brighelli) est au cabinet de Darcos, il est un des moteurs centraux de la guerre contre les pédagogistes, il a pondu les nouveaux programmes de l'école (regarde, sans l'acheter, "Fin de récré", suite nauséeuse de "La Fabrique du Crétin"), il est carrément dangereux. Ma tante, proviseur à la retraite, l'a eu à gérer dans son bahut de Corbeil-Essonne. Pourtant elle est de droite, mais elle n'a jamais vu pire fumiste, beau parleur, manipulateur, haïssant les élèves, élististe, interdit de correction au bac, se débrouillant pour ne pas faire ses heures. Ma tante n'en revenait pas qu'il soit devenu le conseiller de Darcos. Il est derrière toutes ces réformes, sachant que le vrai motif, c'est les économies budgétaires, évidemment."

Mouhahahaha !!!!

Torterat ! Youpi ! Miam ! Yalla, yalla !

J'adore le passage : "Pourtant elle est de droite, mais elle n'a jamais vu pire fumiste" !!!

C'est un vrai message de qq'un de sincère ? C'est à mourir de rire !

Un autre, un autre !

Torterat, Youpi, Miam, Yalla yalla !

Ecrit par : Jérémy | 21 octobre 2008

il a pondu les nouveaux programmes de l'école (regarde, sans l'acheter, "Fin de récré", suite nauséeuse de "La Fabrique du Crétin"), il est carrément dangereux.
Ecrit par : vincent3m | 21 octobre 2008

قسم شرح البرامج - لجان المقاومة الشعب ???
مسلسل التغريبة الفلسطينية - مسلسل باب الحارة ....
الجزء الثالث !!!!!!!!!

J'espère que pour une fois , on sera d'accord avec moi , hein ?

Ecrit par : Amélie | 21 octobre 2008

Xavier Darcos, ministre de l'Éducation nationale, salue avec une profonde émotion la mémoire de Sœur Emmanuelle disparue la nuit dernière à quelques semaines de son centième anniversaire.

Le ministre tient à rendre hommage à une femme de foi et une humaniste hors du commun qui a consacré toute sa vie au service des autres et notamment aux plus déshérités.

Personnalité lumineuse, Sœur Emmanuelle a su, par son courage et sa détermination, redonner espoir à ceux qui souffrent. Sa disparition est une perte douloureuse pour l'humanité entière mais son message de paix et d'espérance conservera la force qu'elle avait su lui donner.

Moi, je me demande si Brighelli n'a pas tué Soeur Emmanuelle. C'est ma tante qui me l'a dit.

Ecrit par : Jérémy | 21 octobre 2008

"Pourtant elle est de droite, mais elle n'a jamais vu pire fumiste"

J'adore cette phrase.

Ecrit par : Jérémy | 21 octobre 2008

"J'ai trouvé ça sur le net et je voulais comprendre d'où me venait cette idée que la destruction de l'Education Nationale était enclenchée par ceux qui lui tirent dessus à boulets rouges : le ministre, ses proches, l'auteur de ce blog etc... merci :
"Ce type (Brighelli) est au cabinet de Darcos, il est un des moteurs centraux de la guerre contre les pédagogistes, il a pondu les nouveaux programmes de l'école (regarde, sans l'acheter, "Fin de récré", suite nauséeuse de "La Fabrique du Crétin"), il est carrément dangereux. Ma tante, proviseur à la retraite, l'a eu à gérer dans son bahut de Corbeil-Essonne. Pourtant elle est de droite, mais elle n'a jamais vu pire fumiste, beau parleur, manipulateur, haïssant les élèves, élististe, interdit de correction au bac, se débrouillant pour ne pas faire ses heures. Ma tante n'en revenait pas qu'il soit devenu le conseiller de Darcos. Il est derrière toutes ces réformes, sachant que le vrai motif, c'est les économies budgétaires, évidemment.""

Ecrit par : vincent3m | 21 octobre 2008

Mais bien sûr! Et le 11 septembre 2001, c'est Brighelli aussi! Non mais franchement, vincent3m, vos sources sur Internet, c'est quoi : le réseau Voltaire? Thierry Meyssan? Ou bien?

Ecrit par : Daniel Arnaud | 22 octobre 2008

IN MÉMORIAM……
En un temps où Jérémy croyait être sain d'esprit, une polémique nous opposa à propos des phobies… En souvenir de ces temps anciens et en tant qu'élément actif dans sa thérapie, je propose à sa réflexion, mais aussi à celle d'autres lecteurs un texte relevé par Amélie et dont l'auteur est Anne-Marie Le Pourhiet, professeur de droit public à l'université de Rennes I…

” Tout d’abord, il n’est plus certain que la capacité de discernement soit encore perçue comme une qualité dans nos sociétés. Distinguer une tenue de sport d’une tenue de classe et s’étonner qu’une élève vienne au collège en jogging constitue désormais une « humiliation », de même que rendre les copies par ordre de notes décroissantes (Le Monde, 14 septembre 2005) ; qualifier un certain art contemporain d’« excrémentiel » est un scandale ; distinguer les sexes et les âges est pénalement répréhensible tandis que différencier l’enfant légitime de l’enfant adultérin est civilement inacceptable ; donner une dictée ou une dissertation à faire à des élèves ou candidats est un « mode de reproduction des inégalités sociales » ; vouloir sélectionner à l’entrée des Universités est une faute politique impardonnable. De façon plus générale, sélectionner, préférer, hiérarchiser ou tout simplement juger est devenu révélateur d’une « phobie » c’est-à-dire d’une maladie mentale à soigner d’urgence par les moyens idoines. Dans ces conditions, le terme de discrimination est évidemment voué à un usage illimité et la « Haute Autorité » en charge de la lutte contre cette infamie à un fabuleux destin de Big Brother. L’« apparence physique » étant récemment devenue un motif de discrimination sanctionné par le droit français on se demande comment les agences de mannequins et le concours de Miss France sont encore tolérés.
Il est donc désormais interdit de discriminer sauf … quand il s’agit d’attribuer des privilèges à ceux qui ont la chance d’appartenir au club très prisé des « dominés ». Femmes, handicapés, « issus de l’immigration africaine et maghrébine », homo-bi-trans-sexuels, originaires de régions « à identité forte », etc. ont le droit de bénéficier d’avantages refusés aux hommes mâles, blancs, valides, hétérosexuels et originaires de régions hexagonales à … identité faible. Voilà très exactement ce qu’est une discrimination « positive » : un passe-droit reconnu aux membres de catégories ethnico-culturelles ou sexuelles ayant réussi à se forger un statut de victimes d’une domination perpétrée par une catégorie de bourreaux qui ne sera donc pas fondée à s’en plaindre. Préférer une femme à un homme n’est pas répréhensible, c’est, au contraire une discrimination « positive » fortement encouragée. Préférer recruter un chômeur français qu’un étranger est révélateur d’une « xénophobie populiste » mais réserver les emplois et professions des collectivités d’Outre-mer aux autochtones est une judicieuse prise en compte de la « situation de l’emploi local ». La « Haute Autorité » précitée devrait plutôt s’intituler de « lutte contre certaines discriminations seulement ». ”
© Anne-Marie Le Pourhiet *

Ecrit par : Roger Felts | 22 octobre 2008

Excellent article, Roger, merci ! J'ai déja entendu Anne-Marie Le Pourhiet dans des conférences (pleines de facistes ou de dangereux nationalistes comme dirait Jérémy. A la dernière, à la Mutualité, il y avait Marie-Noëlle Lienemann, Nicolas Dupont-Aignan et JP Chevènement, entre autres). Cette femme est absolument remarquable.

Ecrit par : Manu | 22 octobre 2008

Manifestement, il y en a dont l'esprit est échauffé, sur le Web… Internet est vraiment un instrument paranoïaque.
Jérémy aurait donc enfin trouvé la voie, comme dit un jeune Chinois dans le Lotus bleu ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 22 octobre 2008

"Ma tante, proviseur à la retraite,..."

La certitude maintenant que ma tante en avait

Ecrit par : dugong | 22 octobre 2008

Sur LCI hier soir, le bo Xav précise que les élèves "qui se sont manifestement trompé POURRONT changer de module en fin de 1er semestre".

Je crois donc comprendre qu'il sera possible de poursuivre la même option toute l'année ?
Ce qui voudrait dire qu'on change encore plus moins.

--------------
Non Manu !
Pipo, bozo et toto même orthographe : tous des clowns tristes.

Ecrit par : Zorglub | 22 octobre 2008

Le sujet de cette note, hélas bien oublié *, m'incite à commenter un livre que je ne lirai pas.

Il s'agit de la dernière production, intitulée "La saveur des savoirs" d'un des apôtres pédagols, plutôt spécialisé dans l'enseignement des sciences. J'ai nommé Jean-Pierre Astolfi.

Je vais commenter un discours sur le discours ** paru dans un entretien sur le jus pédagol du 15/10/2008 ***. Quelques extraits :

Le jus pédagol : "JP Astolfi [veut] dépasser le clivage connaissances disciplinaires – sciences de l'éducation. Il montre qu'une véritable transmission des premières utilise obligatoirement le constructivisme. Mais il montre aussi que les vrais savoirs sont emplis de saveurs et qu'ils devraient être les vrais moteurs de l'enseignement."

JPA : "Le constructivisme, c’est justement l’opposé de la transmission."

"…lorsque les enseignants seront formés comme des experts en processus d’apprentissage, le constructivisme fera partie de leur culture de base. Ce ne sera plus une question d’opinion mais relèvera d’un savoir professionnel partagé. Qu’un professeur puisse ne pas être constructiviste… paraîtra alors aussi anachronique qu’un médecin qui nierait le rôle des bactéries ou un physicien la loi de la gravitation universelle !"

"Je pense qu’on fait ainsi plus de mal que de bien à l’idée constructiviste, dont il importe de bien identifier les dérives fréquentes pour les passer au crible critique. Car évidemment les anti-pédagogues s’engouffrent dans la brèche ! Il ne faut pas hésiter à dire que bien des pratiques ont une certaine allure de questionnement pédagogique et de dialogue participatif, mais que la ressemblance reste superficielle. C’est pourquoi j’ai tenté au chapitre 4 de lister différents ingrédients de ce que j’ai appelé de la « fausse monnaie constructiviste »."

" Le risque est ici celui d’un ersatz du constructivisme, que dans un ouvrage précédent, j’avais appelé le « Canada dry » de l’apprentissage."

C'est un genre connu : "les croyants de base ont mal lu nos épîtres", "on n'est pas allé assez loin dans nos préconisations", "la production réelle est pleine de dérives mais le constructivisme, à jamais, s'impose par au dessus", etc.

Alors, dans les savoirs disciplinaires doivent être savoureux. "Quel dispositif un enseignant peut-il mettre en place pour donner du goût aux savoirs ?"

JPA : "Je crois essentiel de dire d’emblée qu’il ne s’agit pas de proposer une « pédagogie de l’extrême », super-exigeante pour les professeurs comme pour les élèves, cherchant à surprendre à chaque instant !"

"Je préfère parler de « révolutions minuscules » ou de « petits moments magiques », qui bousculent les certitudes et qui « boostent » la réflexion des élèves. Surtout, qui leur fassent vivre concrètement, dans différentes disciplines et sur des exemples limités, l’expérience de ce qu’un savoir disciplinaire produit comme surprise et inspiration."

Ces gens, reconvertis momentanément dans l'interstitiel, sont des confusionnistes mais il faut leur reconnaître une sensibilité particulière au vent et une sacrée schutzpah. Tant pis pour ceux, nombreux, qui ne pourront pas rentrer dans l'hélicoptère qui emporte les derniers fuyards. Mais l'important pour eux n'est il pas qu'ils soient maintenant profondément enkystés dans une Université qui les protège (à jamais ?) du commun ?


* Dans l'esprit de ce post, je n'hésite pas à reprocher aux autres ce dont je relève moi-même le plus souvent.

** Il ne manquerait plus qu'un pédagol s'insurge d'une telle chose…

*** http://www.cafepedagogique.net/lemensuel/larecherche/Pages/2008/96_JPAstolfi.aspx

Ecrit par : dugong | 22 octobre 2008

Alors, si les savoirs disciplinaires doivent être savoureux, ...

Ecrit par : dugong | 22 octobre 2008

"Sur LCI hier soir, le bo Xav précise que les élèves "qui se sont manifestement trompé POURRONT changer de module en fin de 1er semestre".

Je crois donc comprendre qu'il sera possible de poursuivre la même option toute l'année ?
Ce qui voudrait dire qu'on change encore plus moins."

Dans certaines disciplines c'est vraiment très logique (!), ça veut dire que les six premiers mois ne servent à rien.
En histoire, je veux bien - et même en français - mais en latin ou en math?

Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 22 octobre 2008

"différencier l’enfant légitime de l’enfant adultérin est civilement inacceptable"

C'est vrai quoi!!! Les bâtards devraient marcher la tête baissée et être privés d'héritage. Messieurs allez baiser où vous voudrez et ne vous faites pas de soucis. Les bâtards ne sont âs des enfants comme les autres ce sont des bâtards.

Ecrit par : Bâtard | 22 octobre 2008

"différencier l’enfant légitime de l’enfant adultérin est civilement inacceptable"

C'est vrai quoi!!! Les bâtards devraient marcher la tête baissée et être privés d'héritage. Messieurs allez baiser où vous voudrez et ne vous faites pas de soucis. Les bâtards ne sont pas des enfants comme les autres ce sont des bâtards.

Ecrit par : Bâtard | 22 octobre 2008

Ecrit par : Bâtard | 22 octobre 2008

Non Hervé, maths ou français pas le pb puisque dans le tronc commun !
Seulement les matières optionnelles : le gosse, en février, abandonne le latin pour démarrer MPI ou ISI.

Faudra voir si on l'intègre dans un groupe qui déja suivi l'option depuis septembre ou dans un groupe de débutant ?

J'ai déjà un elt de réponse : une classe s'enrichit de sa diversité et de son hétérogénéité, le travail collaboratif soude le groupe, la pédagogo différenciée un chemin (de Damas) d'excellence ...

Ecrit par : Zorglub | 22 octobre 2008

"avec moins de pipo...

Ecrit par : Zorglub | 21 octobre 2008

Pipeau, mon cher Zorglub, pipeau.

Ecrit par : Manu | 21 octobre 2008 "

C'est vrai mais on dit de nos jours pipoter pour "raconter du pipot" c'est-à-dire n'importe quoi!

Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 22 octobre 2008

"Pour ma part, je suis évidemment agnostique, mais je choisis de ne pas croire en Dieu."

Ne serait-il pas plus exact de dire : je ne crois pas en dieu et je choisis donc de me dire athée.
On ne choisis pas de "croire" telle ou telle chose, il me semble.

Quant aux statistiques de croyants et d'incroyants entre physiciens et mathématiciens quels sont vos sources? Ca paraît logique mais est-ce une observation sur l'échantillon de scientifiques que vous connaissez, une rumeur sur internet ou une étude sérieuse (on en fait sur n'importe quoi de nos jours).

Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 22 octobre 2008

"Le ministre tient à rendre hommage à une femme de foi et une humaniste hors du commun qui a consacré toute sa vie au service des autres et notamment aux plus déshérités."

C'est vraiment l'hommage du vice à la vertu pour un ministre de Sarkozy.

Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 22 octobre 2008

Trop fort, je trouve dan le Robert :
Pipo : (1860 : origine incertaine peut-être de Polytechnique)
1 : l'école polytechnique : "faire pipo"
2 : 1875, le polytechnicien.

D'ici à ce que nanard viennent de ENA ... !

Ecrit par : Zorglub | 22 octobre 2008

"Ma tante, proviseur à la retraite, l'a eu à gérer dans son bahut de Corbeil-Essonne..."

Mais peut-on accorder un quelconque crédit (municipal) aux propos de "Ma tante" ? C'est bien connu, Ma tante ne vaut pas un "clou".

Ecrit par : Spip | 22 octobre 2008

Victor, je vous signale en passant que les pioupious de souche pour la plupart peu motivés pour "un beau voyage" et demeurés éclopés à vie, ont toujours dénoncé l'injustice faite à leurs compagnons d'infortune après l'indépendance des anciennes colonies et sont régulièrement intervenues pour que le droit à réparation leur permette une vie décente.

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 22 octobre 2008

Nouvelle du front :

5 heures de cours hier dont trois d'affilée l'après-midi et on enchaîne sur la réunion parents-profs jusqu'à huit heures du soir.

On n'est qu'une bande de feignants ! ;-(

J'en apprends de belles peu à peu, au compte-gouttes, évidemment, tantôt par les collègues et tantôt par les parents.


1°) Disparition "en douceur" de l'apprentissage de la grammaire et de l'orthographe et même de l'expression écrite, non seulement en primaire, mais aussi au collège. J'ai ainsi appris que les élèves n'avaient fait qu'une seule dictée et une seule rédaction l'année dernière en 5ème.

2°) Remplacement "en douceur" de la transmission de savoirs par des "activités".

La poésie est très à la mode en ce moment (je m'en suis déjà aperçu l'année dernière dans un autre collège). Une collègue (fort sympathique au demeurant) m'a dit hier, un peu gênée que les élèves de 5ème (une partie de mes 4ème à 28 de cette année) avaient passé une partie de l'année sur cette "activité" avec un intervenant extérieur et qu'elle avait un peu levé le pied sur la grammaire et l'orthographe et que je "n'hésite pas à en faire".


3°) Je renonce à parler des cas de prétendue "dyslexie" mais j'ai appris que l'élève "touchée" avait été soignée à la méthode globale et aux "photocopies" en CP-CM2 (pas sollicitée à écrire une ligne).

Les parents sont entre colère et désarroi. A qui s'en prendre ? Quelle est la part de l'inné et de l'acquis, donc des méthodes ? Je n'ai pas de réponse moi non plus, mais je constate que l'institution s'y entend pour noyer le poisson.

On ne m'ôtera pas de l'idée qu'avec d'autres méthodes, on pourrait aider efficacement ces enfants-là.

Tout se fait "en douceur". On ne se rend compte de rien. Un soubresaut de temps en temps, une tentative d'explication ("les élèves pensent que le monde a toujours été comme ça, ils ne croient pas ce qu'on leur dit...La "communication par SMS... constate mélancoliquement un collègue) et puis ça retombe, de nouveau le long fleuve du sommeil, la résignation à l'air du temps.

Remarque intéressante qui résume bien le problème. Quelle légitimité nous reste-t-il dans un monde qui est en passe de réaliser "en douceur" le vieux rêve totalitaire "faire table rase du passé" ?

"Voici quel est, quel a été notre monde", dit à peu près Hannah Arendt, faites en ce que vous voulez, mais c'est notre rôle à nous de vous l'expliquer et ce n'est qu'à cette condition que vous serez libres d'en faire quelque chose de neuf."

Passé une heure l'autre jour à leur expliquer que "jadis" les gens s'écrivaient des lettres. Faut-il leur faire lire des lettres ? Faut-il encore leur en faire écrire ? "A quoi ça sert ?" "Ca sert à rien, on a les textos !"

Nager, comme le saumon, à contrecourant...("C'est bien plus beau lorsque c'est inutile !") Inutile ?

Yallah !!!!!!!!! ;-)... Hum !

Ecrit par : Robin | 22 octobre 2008

Voici la motion adoptée par la Société des Hispanistes français, qui est désormais publique. C'est, à l'heure actuelle, la plus complète et la plus précise que je connaisse. Nous avions insisté sur le caractère disciplinaire des masters, une préparation indépendante à l'agreg fondée sur un master-recherche préalable et la nécessité d'une vraie formation professionnelle.

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Le Comité de la SHF, réuni le 18 octobre 2008, a arrêté la position suivante sur la réforme de la formation aux métiers de l’enseignement et des concours de recrutement des enseignants du second degré.

1. La SHF tient à affirmer de nouveau son attachement au recrutement des enseignants du second degré par des concours nationaux et une évaluation anonyme des candidats. Elle rejette l’idée d’épreuves régionales.

2. La responsabilité de la formation disciplinaire des futurs enseignants et de son évaluation étant confiée aux universités, les Départements et UFR des domaines disciplinaires concernés (en ce qui concerne la SHF, les langues romanes) doivent conserver la responsabilité pédagogique et administrative des formations.

3. La formation des enseignants ne peut aller – c’est un objectif de la « mastérisation » des concours – que dans le sens d’une amélioration. Il est essentiel aux yeux de la SHF que les futurs enseignants aient acquis un niveau de connaissances et de compétences élevé.

4. En outre, les nouveaux masters ne doivent pas être exclusivement liés à la préparation directe des concours de l’enseignement, de façon à offrir une formation de qualité permettant d’autres débouchés professionnels et la réorientation des candidats qui auraient échoué aux concours. Nos masters doivent également pouvoir attirer par leur qualité des étudiants étrangers. C’est pourquoi il importe que la part des enseignements disciplinaires reste importante. On peut concevoir qu’elle soit de l’ordre de 75 % en dehors de la période des stages.

5. La ministre de la Recherche a souligné la nécessité d’une formation à la recherche au sein des masters de formation aux métiers de l’enseignement (tout master doit d’ailleurs être adossé à des équipes de recherche). Ce volet de la formation doit être particulièrement important pour les candidats à l’agrégation à qui il est vivement conseillé de préparer un master ou un parcours « recherche » dans la discipline choisie.

6. La SHF estime que la préparation de l’Agrégation sur programme en deux ans est incompatible avec celle d’un master. Comment concilier dans ce laps de temps la préparation du concours, une véritable formation à la recherche (qui exige la réalisation d’un mémoire) et une réelle formation pédagogique ? Une année spécifique de préparation au concours s’avère nécessaire.

7. Elle réaffirme son attachement à la présence d’épreuves disciplinaires à l’écrit du CAPES et attire l’attention sur la nécessité de l’évaluation de la langue étrangère à l’oral. Elle demande que les épreuves disciplinaires, à l’écrit et à l’oral, soient évaluées par des spécialistes de la langue concernée. Elle s’élève en outre contre la nature de la seconde épreuve orale.

8. La SHF préconise la mise en place progressive des nouveaux concours sur deux ans et demande que le CAPES soit maintenu sous sa forme actuelle pour la session 2010.

9. Elle est attachée à la formation professionnelle de terrain, encadrée par des tuteurs expérimentés. Celle-ci ne saurait se réduire à un stage de quelques semaines. Elle demande en outre qu’au cours de la première année d’exercice des professeurs leur service soit allégé de façon à favoriser le suivi que doivent assurer auprès d’eux les tuteurs.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 22 octobre 2008

Jérémy aurait donc enfin trouvé la voie, comme dit un jeune Chinois dans le Lotus bleu ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 22 octobre 2008

Va-t-il dés lors tenter de nous couper la tête afin que nous la trouvions aussi ?

Ecrit par : Manu | 22 octobre 2008

"JP Astolfi [veut] dépasser le clivage connaissances disciplinaires – sciences de l'éducation. Il montre qu'une véritable transmission des premières utilise obligatoirement le constructivisme"

Cité par : Dugong | 22 octobre 2008

Ah bon ? Et avec quelles preuves ? c'est bizarre, sur le terrain, nous constatons tous les jours le contraire. Ne s'agirait-il pas plutôt d'un clivage irréductible entre empirisme et idéologie ?

Ecrit par : Manu | 22 octobre 2008

Alors, si les savoirs disciplinaires doivent être savoureux, ...

Ecrit par : dugong | 22 octobre 2008

Je ne gouterai pas trop à la cuisine de ce gars là. A mon avis, il sait surtout vendre de la soupe.

Ecrit par : Manu | 22 octobre 2008

Voici la motion adoptée par la Société des Hispanistes français, qui est désormais publique. C'est, à l'heure actuelle, la plus complète et la plus précise que je connaisse. Nous avions insisté sur le caractère disciplinaire des masters, une préparation indépendante à l'agreg fondée sur un master-recherche préalable et la nécessité d'une vraie formation professionnelle.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 22 octobre 2008

Excellent texte, clair, qui dit nettement les choses au lieu de ménager la chèvre, le chou... et le loup qui bouffera tout !

Ecrit par : FGuichard | 22 octobre 2008

La preuve que Vaux le Pénil, ça existe vraiment comme bled :
http://www.re3.freesurf.fr/colloq11.html

Ecrit par : catmano | 22 octobre 2008

Alors, si les savoirs disciplinaires doivent être savoureux, ...

Ecrit par : dugong | 22 octobre 2008


Yalla ! Savoirs disciplinaires, youpi, miam-miam !

Ecrit par : moot | 22 octobre 2008

Si l'école est en désarroi, c'est aussi à cause de la restriction faite aux grands principes libéraux, notamment à la liberté d'opinion.
A tous ceux qui ne l'auraient pas vu, je recommande cet extrait de l'audition d'un professeur de droit public, Anne-Marie Le Pourhiet, devant une commission de l'Assemblée Nationale. Une allocution passionnante et percutante, comme on n'en voit pour ainsi dire presque jamais, qui porte principalement sur les restrictions apportées à la liberté d'opinion, la "politique de la mémoire", ses conséquences sur l'enseignement de l'histoire.

Accoyer, Gayssot et Taubira, tous trois présents, semblent assez surpris devant tant de franchise et d'arguments implacables.

http://www.dailymotion.com/relevance/search/lois%2Bm%25C3%25A9morielles/video/x74nmu_lois-memorielles-lois-scelerates_news

Ecrit par : gerard marion | 22 octobre 2008

"Jérémy aurait donc enfin trouvé la voie, comme dit un jeune Chinois dans le Lotus bleu ?
Ecrit par : brighelli | 22 octobre 2008"

Oui : Depuis que j'ai lu le texte de Torterat, juste après avoir vu la vidéo sur l'Europe, j'ai eu une illumination. Avec la mort de Soeur Emmanuelle en plus, au même moment, je n'ai pas supporté. C'était ma nuit pascalienne à moi.

Va-t-il dés lors tenter de nous couper la tête afin que nous la trouvions aussi ?
Ecrit par : Manu | 22 octobre 2008
Ah, Manu, ne me tentez pas !
Cela dit, ça fait deux jours qu'Amélie écrit en arabe, et personne ne lui dit rien, à elle. Encore une discrimination.

Torterat, yalla, yalla !

Ecrit par : Jérémy | 22 octobre 2008

Yalla ! Savoirs disciplinaires, youpi, miam-miam !
Ecrit par : moot | 22 octobre 2008

Oui : L'Union, youpi, Torterat, yalla, yalla, Miam !

Je crois qu'on est prêt pour la nouvelle pédagogie ; Astolfi n'a qu'à bien se tenir !

Ecrit par : Jérémy | 22 octobre 2008

On signale depuis quelques jours, sur le blog du professeur J.P. Brighelli, un syndrome psychiatrique aigu inobservé jusqu'alors et dénommé "tortorite", qui tend à prendre les proportions d'une épidémie. Les patients entrent en transe et prononcent d'une voix extatique des mots sans suite tels que "Tortorat", "Europe", "Youpi", Miam-Miam". Une cellule de crise vient d'être mise en place à La Verrière. A titre prophylactique, on déconseillera aux sujets à risque l'ingestion massive de prose pédagogiste et les séjours dans les IUFM.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 22 octobre 2008

"torterite" et non "tortorite". Je commence à être atteinte. Ce sont les premiers symptômes de confusion mentale.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 22 octobre 2008

On ne m'ôtera pas de l'idée qu'avec d'autres méthodes, on pourrait aider efficacement ces enfants-là.


Ecrit par : Robin | 22 octobre 2008

Comment allez-vous, maintenant, Robin? Je n'ai pas vu votre réponse et jai la flemme d'aller la chercher sur le blog.
En tout cas, disais-je plus haut, si vous avez la chance d'être soutenu par la direction du collège, tout est possible.
Quant aux "autres méthodes", ne vous privez surtout pas de les appliquer: surtout pas de "séquences", des explications de texte ( de grands textes: Molière, La Fontaine...) entièrement et lentement dictées, des dictées longues mais préparées, un vrai "cours de grammaire" des natures et des fonctions, etc. Si vous faites cela, vos élèves se rendront compte que le français, c'est intéressant, et ils vous regretteront quand ils ne vous auront plus l'année d'après.

Ecrit par : Jean | 22 octobre 2008

Je confirme ce que dit Jean, avec une nuance cependant, lorsqu'il déclare : "Si vous faites cela, vos élèves se rendront compte que le français, c'est intéressant."

D'une part, s'ils n'ont jamais été habitués à apprendre ainsi, ils mettront du temps à apprécier ce passage à un travail exigeant. Ensuite, même "de notre temps" où l'on apprenait grammaire, orthographe et expression, il y avait des élèves à qui le français ne plaisait pas du tout (ce qui a permis aux pédagogos de justifier la mise en place de leurs expérimentations et de leurs changements abracadabrants).

Alors, bien sûr, la méthode donnée par Jean est positive, l'on n'aurait pas dû changer pour des idioties sans nom, mais l'adaptation en classe sera progresssive, et je ne suis pas sûr que l'adhésion des élèves se fera de manière aussi rapide et automatique.

Ecrit par : Jérémy | 22 octobre 2008

Zut! J'ai loupé VincentMP3...
"Brighelli m'a tuer"

Ecrit par : dobolino | 22 octobre 2008

"On signale depuis quelques jours, sur le blog du professeur J.P. Brighelli, un syndrome psychiatrique aigu inobservé jusqu'alors et dénommé "torterite", qui tend à prendre les proportions d'une épidémie. Les patients entrent en transe et prononcent d'une voix extatique des mots sans suite tels que "Torterat", "Europe", "Youpi", Miam-Miam". Une cellule de crise vient d'être mise en place à La Verrière. A titre prophylactique, on déconseillera aux sujets à risque l'ingestion massive de prose pédagogiste et les séjours dans les IUFM.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 22 octobre 2008"

Rires !

Je confirme : il faudrait apposer sur les textes de Torterat la mention :
"A lire avec modération"
Ou :
"Attention, la lecture de Torterat peut provoquer des troubles importants" / "Torterat tue le savoir".

D'ailleurs, a-t-on testé les effets des textes de Torterat à long terme ? Par mesure de précaution, on devrait les retirer du marché au plus vite.

Ecrit par : Jérémy | 22 octobre 2008

Excellent éditorial de Bernanrd Kuntz, mais le ton est grave, dans le dernier numéro de la Quinzaine universitaire (bimensuel du SNALC) :

Je n'ai pas envie d'aller voir "Entre les murs". Peut-être un peu par lâcheté : à quoi bon se confronter à cette phénoménologie du désastre ?...Par principe aussi : la procession moutonnière et obligée evres des spectacles calibrés à l'usage des gogos mondialisés me répugne. Le cancre de prévert disait "oui avec le coeur", ceux-là n'ont plus que l'insulte à la bouche, une insulte au ras des pâquerettes, une pauvre parole déshumanisée, dépourvue d'un autre sens que férocement primitif, bref, à vous injecter un de ces désespoirs qui confinent la condition enseignante aux franges ultimes de l'acccablement. Très peu pour moi, donc, j'ai mieux à faire !

" (...) Mais si "Entre les murs" occupe à ce point le devant de la scène médiatique, c'est qu'il n'en finit pas, dans son paroxysme ambigu, d'attirer l'attention sur la démolition programmée de l'école publique...

Et si la contemplation masochiste des émeutes à venir n'apporte aucune jouissance, elle n'en remet pas moins les pendules à l'heure. Il y a d'abord la question sans cesse ajournée du collège unique. Il paraît, selon les princes qui nous gouvernent, que cette institution serait fondée sur de "nobles valeurs". A n'en pas douter, les élèves de M. Bégaudeau en constituent le plus vivant exemple ! Et lui-même un très vaillant thuriféraire ! En somme, et la démonstration, cete fois, ne relève plus de quelques "réactionnaires" censément patentés : la "fabrique du crétin" fonctionne à plein régime!!! On imagine avec volupté ce que deviendra le futur "lycée à la carte" lorsque ces processions-là surgiront d'entre les murs pour frapper à la porte de la classe de seconde et y choisir leur parcours !!!

Car toute l'ambigüité de la négociation issue des "points de convergence" se trouve là. Il n'est pas un professeur de France qui ne sache que la réforme du lycée est impossible si elle ne se voit pécédée d'une réforme du cycle antérieur. Le disons-nous à M. de Gaudemar, qui mène avec courtoisie la consultation ? Il nous répond dérechef qu'il n'a pas mission à réfléchir sur le collège. Ainsi, quoi qu'il arive, quelle que soit la qualité de la réflexion engagée, nul doute qu'elle conduira structurellement à adpater le lycée aux flots sans cesse croissants d'élèves qui ne disposent pas des pré-requis nécessaires à la poursuite des études proposées.

Quà cela ne tienne, songent sans doute ceux qui président au devenir de l'Education nationale : il suffira de chager la formation des futurs enseignants pour les adapter à la situation : par le biais de la "masterisation" il ne s'agira somme toute, que d'accélérer la fabrication industrialisée des "bégaudeaux" !!! A l'heure où Philippe Meirieu soi-même en vient à se desolidariser d'un modèle qu'il nie avoir contribué à créer, on en conviendra sans peine : le SNALC a été prophète, qui, depuis longtemps, avait eu le courage de dire non. Non, nous ne deviendrons pas des "bégaudeaux" !!!

Dans le même numéro, un témoignage très émouvant de Cédric Le Sech, professeur certifié d'anglais au collège César Savart à Saint-Michel (Aisne) et collègue du professeur qui s'est donné la mort, vers le 19 septembre dernier, à la suite d'une mise en garde à vue pendant toute la journée du 18 septembre : "Il est inutile de se voiler la face : cette garde à vue, ayant sali et désavoué le collègue dans son autorité et dans l'exercice de ses fonctions, constitue indubitablement l'élément déclencheur de son suicide. Cessons tout amalgame inutile : les difficultés familiales qu'il rencontrait n'ont aucun rapport avec son suicide. Entretenant des relations strictement professionnelles avec cet enseignant qui travaillait dans une salle attenante à la mienne, je n'ai remarqué aucune attitude suicidaire de sa part avant le drame."

Ecrit par : Robin | 22 octobre 2008

D'ailleurs, a-t-on testé les effets des textes de Torterat à long terme ? Par mesure de précaution, on devrait les retirer du marché au plus vite.

Ecrit par : Jérémy | 22 octobre 2008

Vous avez raison, Jérémy, vous vous êtes fait suffisamment de mal comme ça.

Mais vous avez droit à notre profonde reconnaissance pour avoir accepté de servir de cobaye, sachant les risques graves auxquels vous vous exposiez !

Vous êtes un héros, un martyr de l'"anti-science" ! ;-)

Ecrit par : Robin | 22 octobre 2008

D'ailleurs, a-t-on testé les effets des textes de Torterat à long terme ? Par mesure de précaution, on devrait les retirer du marché au plus vite.

Ecrit par : Jérémy | 22 octobre 2008

Vous avez raison, Jérémy, vous vous êtes fait suffisamment de mal comme ça.

Mais vous avez droit à notre profonde reconnaissance pour avoir accepté de servir de cobaye, sachant les risques graves auxquels vous vous exposiez !

Vous êtes un héros, un martyr de l'"anti-science" ! ;-)

Ecrit par : Robin | 22 octobre 2008

Vous me déconseillez donc de le lire ?
C'est dommage, j'avais un peu de temps devant moi cet après-midi, j'aurais pu enfin découvrir ce moyen merveilleux de voir comme Jérémy défiler les éléphants roses sans mettre ma santé en péril par l'absorption de produits dangereux et parfois même illicites.

Ecrit par : catmano | 22 octobre 2008

//storage.canalblog.com/72/09/209246/9969306.swf

Jean Dell - l'instituteur

Ecrit par : toto | 22 octobre 2008

Torterat n'est pas encore maître de conf et a obtenu une thèse en 2002.

Astolfi est prof d'université, publie depuis 1976. Pratiquement pas une publication en sciences de l'éduc sans qu'il ne soit cité en biblio.

Qui est le plus toxique ?

Ecrit par : dugong | 22 octobre 2008

Il faudrait qu'on me torturât
Pour que je lise Torterat.


Jérémy n'a pas tort, et le Tort(erat) tue.

Ecrit par : retraitée | 22 octobre 2008

Vous me déconseillez donc de le lire ?
C'est dommage, j'avais un peu de temps devant moi cet après-midi, j'aurais pu enfin découvrir ce moyen merveilleux de voir comme Jérémy défiler les éléphants roses sans mettre ma santé en péril par l'absorption de produits dangereux et parfois même illicites.

Ecrit par : catmano | 22 octobre 2008

Vous oubliez les symptômes décrits par le professeur Sylvie Huguet de l'Hôpital Sainte-Anne, responsable de la cellule de crise de La Verrière ; Jérémy a eu beaucoup de chance de recouvrer la raison (enfin, espérons-le !)...Et souvenez-vous du docteur Jekyll !

Moi-même, j'y ai jeté un coup d'oeil et...

Youpi ! miam miam ! Tortorat ! l'Europe !

Ecrit par : Robin | 22 octobre 2008

Lisez-le, lisez-le, et vous trouverez la voie !

Mais le meilleur, c'est les cocktails :

1 - Vous regardez la vidéo officielle créée par le Ministère de l'Education Nationale à l'adresse des lycéens :

http://www.dailymotion.com/sas/educnat_concours_video_pierre_mathieu/

2 - Vous lisez le texte de Torterat :

http://spirale-edu-revue.fr/IMG/pdf/Torterat_SPIRAL-e_2008.pdf

3 - Après, vous écoutez les hommages des médias à Soeur Emmanuelle, et vous méditez sur tout ça.

http://www.youtube.com/watch?v=7tcDxYu2yFM

Le moins pire, c'est évidemment Soeur Emmanuelle chez Pivot, mais ca crée le déclic nécessaire à l'illumination finale.

Ecrit par : Jérémy | 22 octobre 2008

D'ailleurs, je ne veux pas qu'on se méprenne :

Les deux premiers liens mènent à des horreurs et crétineries sans nom, tandis que je ne condamne rien dans le troisème.

Ecrit par : Jérémy | 22 octobre 2008

Accoyer, Gayssot et Taubira, tous trois présents, semblent assez surpris devant tant de franchise et d'arguments implacables.

Ecrit par : gerard marion | 22 octobre 2008

J' avais vu cette vidéo . En effet , cette femme est stupéfiante de bon sens et de non conformisme . Elle a "séché" l'assistance des bien-pensants . A voir absolument si le politiquement correct vous fait vomir et si vous aimez voir et entendre la réalité "en direct" .

Ecrit par : Amélie | 22 octobre 2008

"Larre et Barrere
(2004) ont ainsi expliqué avec beaucoup de rigueur combien il est malaisé d’envisager
(et d’évaluer) la « production » d’un institut de formation, en marge des dispositifs
d’audit tout à fait légitimes et des critères de répartition des moyens (27) :
En effet, la construction d’une professionnalité enseignante est un enjeu fondamental,
d’une grande complexité, qui requiert des procédures d’expertise lourdes
et multidimensionnelles pour pouvoir être apprécié convenablement5." (Torterat page 5)

Aidez-moi, s'il vous plaît : ça veut bien dire "Pour bien travailler, il nous faut plus de sous" ?

Ecrit par : catmano | 22 octobre 2008

Lisez-le, lisez-le, et vous trouverez la voie !

Mais le meilleur, c'est les cocktails :

1 - Vous regardez la vidéo officielle créée par le Ministère de l'Education Nationale à l'adresse des lycéens :

http://www.dailymotion.com/sas/educnat_concours_video_pierre_mathieu/

2 - Vous lisez le texte de Torterat :

http://spirale-edu-revue.fr/IMG/pdf/Torterat_SPIRAL-e_2008.pdf

3 - Après, vous écoutez les hommages des médias à Soeur Emmanuelle, et vous méditez sur tout ça.

http://www.youtube.com/watch?v=7tcDxYu2yFM

Le moins pire, c'est évidemment Soeur Emmanuelle chez Pivot, mais ca crée le déclic nécessaire à l'illumination finale.

Ecrit par : Jérémy | 22 octobre 2008

Waoouh ! Merci Jérémy ! La compil' des trois, y' pas à dire :

http://www.youtube.com/watch?v=l8iQNewXpVc
Agueuuh...

Ecrit par : catmano | 22 octobre 2008

Accoyer, Gayssot et Taubira, tous trois présents, semblent assez surpris devant tant de franchise et d'arguments implacables

Ecrit par : gerard marion | 22 octobre 2008


Là , vous avez la version intégrale ( 2h30 !).

A 2h20 , la conclusion d' A.Marie le Pourhiet est fulgurante : en invoquant Muray et" l'envie de pénal ", elle fustige la république , coupable d'abandonner le citoyen aux mains d'associations comme la Halde , dont elle demande la disparition avec la loi Gayssot .

Très grand moment !

http://www.assemblee-nationale.fr/13/commissions/questions_memorielles/quest_memo-20081014-1.asp

Ecrit par : Amélie | 22 octobre 2008

Ah, Catmano, vous êtes dans la phase 2 du cheminement qui vous mènera à la Révélation.

Cependant, vous vous êtes pour cette fois égarée ; il ne faut pas chercher à synthétiser les paroles du bon disciple Torterat (Torth-eu-rahh en bas lipontique ancien signifie "Guide en éveil spirituel"), il faut au contraire se livrer à l'exégète du "En-faveur" ministériel et universitaire.

Je peux donc vous expliquer sa pensée par ces mots :

Le schème capitalistique empiriquement in absentia n'est pas un va-tout barthésien évalué au pro-rata de l'éventail des complexes pédagogico-inductifs. Il faut au contraire en dégager les multiples dimensions intrinsèquement liées à la maïeutique parfois éhontément refoulée par les tenants d'un système idéologico-partisan qui repousse à l'envi les fondamentaux actanciels fondateurs de la création utopico-réaliste d'un savoir moderne et ancré dans le quotidien post-moderne.

Pierre Mathieu, le messager filmique et européen dont la voix nous a ravis - nous novice Jérémy, novice Moot et novice Robin - aurait ainsi transcrit les paroles sacrées que vous avez relevées :

"L'Europe ! L'Union ! Torterat ! Youpi ! Miam miam ! Des sous ! "

Ecrit par : Jérémy | 22 octobre 2008

Je cite, accablé, le message d'Amélie :

"Là, vous avez la version intégrale (2h30 !). A 2h20, la conclusion d' A.Marie le Pourhiet est fulgurante : en invoquant Muray et" l'envie de pénal ", elle fustige la république, coupable d'abandonner le citoyen aux mains d'associations comme la Halde, dont elle demande la disparition avec la loi Gayssot. Très grand moment !"

Je me pose donc quatre questions.

1) Si la voix d'A.Marie le Pourhiet peut vous mener ainsi à l'orgasme, méfiez-vous : vous êtes peut-être en train de devenir lesbienne (et vous ne pourrez pas demander Mademoiselle Le Pourhiet en mariage, car c'est interdit).

2) Pensez-vous VRAIMENT que la Halde etla loi Gayssot sont des menaces pour la République et les citoyens ?

3) Pensez-vous réellement qu'on va paser 2h30 à écouter cette dame et ses contradicteurs ?

4) Quand allez-vous soigner votre monomanie ? La santé mentale, c'est important : moi je me soigne en lisant Torterat, c'est très efficace.

Ecrit par : Jérémy | 22 octobre 2008

Un semestre, cela fait bien 6 mois ?

Deux semestres, 12 mois ?

Et les vacances ?

Ecrit par : dugong | 21 octobre 2008

Depuis les réformes LMD en fac, un semestre fait 10 semaines !
Il va y en avoir des vacances et pas qu'un peu !

Ecrit par : PFC | 22 octobre 2008

Depuis les réformes LMD en fac, un semestre fait 10 semaines !
Il va y en avoir des vacances et pas qu'un peu !

Ecrit par : PFC | 22 octobre 2008

Quoi ? Un semestre fait 10 semaines ? J'explique ça comment à mes petits, moi ?
Une année fait donc 20 semaines et une décennie, 200, soit un peu moins de 4 années ante reforma ?
Déjà que le calendrier aztèque, j'avais du mal, là, ça devient vraiment dur ! ;-(

Ecrit par : catmano | 22 octobre 2008

Mais , dites-donc , Jérémy , ne seriez-vous pas misogyne , par hasard ?
Qu'est-ce que c'est que cette Améliphobie ? Il y a trois personnes ici qui ont parlé de cette femme AVANT moi .
Pourquoi ne vous adressez-vous pas à Roger , Manu , Gérard ( que des hommes ! ) ??
C'est curieux , cette fixation , non ? Comment vous dites ... ?.. Cette monomanie , comme la phobie de l'homophobie , en somme ?
A votre place , je me poserais des questions !

POURRAIS-JE ESPERER QUE VOUS ME FOUTASSIEZ LA PAIX ?
MERCI .

Ecrit par : Amélie | 22 octobre 2008

POURRAIS-JE ESPERER QUE VOUS ME FOUTASSIEZ LA PAIX ?
MERCI .

Ecrit par : Amélie | 22 octobre 2008

AU NOM DE LA LIBERTE D'EXPRESSION !

Anne-Marie a donc raison !

Ecrit par : Amélie | 22 octobre 2008

Ce n'est pas vraiment un scoop mais au moins c'est dit :

C.R. de l'intersyndicale de mardi après la manif de dimanche et le "point d'étape" du ministre sur le lycée :

http://www.le-mammouth-dechaine.fr/Ndj/

" Après avoir longtemps tergiversé sur le manque d'informations, sur l'imprécision des propos ministériels le SNES finit par cracher le morceau : "On veut pas le statu quo ni le retrait du projet". En fait bien des propositions du ministre intéressent le syndicat pour qui il est encore difficile de voir si il y a des avancées et qui cherche très clairement à avoir des garanties auprès du ministre. C'est également en substance ce que dit le communiqué du SNES publié sur le site de ce syndicat. LE SNEP partage en gros la même analyse et entend pérenniser la mobilisation du 19 pour faire pression, pour obtenir des garanties et revoir le calendrier."

Le SNES retournera bien à table pour "négocier" les miettes ...

Ecrit par : Hervé | 22 octobre 2008

l'adaptation en classe sera progresssive, et je ne suis pas sûr que l'adhésion des élèves se fera de manière aussi rapide et automatique.

Ecrit par : Jérémy | 22 octobre 2008

C'est vrai. Il faut tenir bon, le temps d'habituer les élèves à un véritable "enseignement", tant ils ne savent plus ce que c'est. Mais leur reconnaissance est au bout - pas forcément l'année où on les a, d'ailleurs.

Ecrit par : Jean | 22 octobre 2008

Catmano a écrit : "En effet, la construction d’une professionnalité enseignante est un enjeu fondamental, d’une grande complexité, qui requiert des procédures d’expertise lourdes
et multidimensionnelles pour pouvoir être apprécié convenablement5." (Torterat page 5)

Aidez-moi, s'il vous plaît : ça veut bien dire "Pour bien travailler, il nous faut plus de sous" ?"


Ca veut dire :

- que la formation y compris continue des enseignants est un vrai et beau fromage

- qu'il faut bien tout un IUFM pour s'en repaître


Quand ces gens là parle de "professionnalité enseignante", ils ne pensent pas un seul instant ne pas en avoir la "charge".

De même que tous les beaux mots qu'il leur arrive d'émettre avec leur orifice buccal (épistémologie, expertise, ...) n'ont, à coup sûr, pas la même signification que pour vous et moi.

Ecrit par : dugong | 22 octobre 2008

parlent...

Ecrit par : dugong | 22 octobre 2008

POURRAIS-JE ESPERER QUE VOUS ME FOUTASSIEZ LA PAIX ?
MERCI.
Ecrit par : Amélie | 22 octobre 2008
AU NOM DE LA LIBERTE D'EXPRESSION !
Ecrit par : Amélie | 22 octobre 2008

Ah, vous préférez que je vous ignore ? Il suffisait de demander. Vous voyez, quand vous voulez, vous pouvez être claire.

Bien sûr, vous n'êtes pas obligée de me répondre : ça m'aidera à tenir le choc de ne plus lire vos références oiseuses et vos attaques tous azimuts.

Ecrit par : Jérémy | 22 octobre 2008

Nouvelle intervention de la Société des agrégés!


*COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU 22 OCTOBRE 2008*

*Le « point d’étape » sur la réforme du lycée *


"M. Jean-Michel LÉOST, Président de la Société des agrégés, a fait à la Presse la déclaration suivante :

La Société des agrégés de l’Université a pris connaissance du /Point d’étape/ sur la réforme du lycée, effectué devant la Presse, le 21 octobre, par le Ministre de l’Éducation nationale.

Elle constate que le discours du Ministre répond à certaines des inquiétudes qu’elle avait exprimées dans son communiqué du 17 octobre:

- volonté de « protéger [à tout prix] ce qui fait l’essence du lycée républicain » ;

- maintien de « dominantes clairement identifiées » dans le cycle terminal ;

- affirmation que la nouvelle organisation du lycée « n’implique pas de réforme du baccalauréat » ;

- précisions sur l’enseignement technologique.

Mais ce discours n’apaise aucunement les craintes suscitées par la réduction des horaires disciplinaires et l’organisation modulaire des enseignements :

- en Seconde, les enseignements généraux de tronc commun auront une durée totale de 21 heures en classe entière, contre 25 heures aujourd’hui – si l’on tient compte de la langue vivante 2 qui sera intégrée dans le tronc commun –, sans bénéficier, comme c’est le cas actuellement pour la plupart des disciplines, de structures d’enseignement en petits groupes ou de dédoublements ;

- rien n’est dit sur la composition des groupes qui remplaceront les classes ; rien non plus sur l’organisation de « l’accompagnement personnalisé » qui prendra la forme d’un module de trois heures : comment proposer à la fois, en fonction des besoins des élèves, « un soutien scolaire personnalisé, une aide méthodologique, un conseil d’orientation, un travail interdisciplinaire ou, pour ceux qui sont le plus à l’aise, un travail d’expertise » ? Laisser aux établissements la liberté de s’organiser, dans le cadre d’une autonomie accrue, ne pourra qu’accentuer les disparités entre les établissements et entre les élèves.

La Société des agrégés de l’Université ne « [réclame] pas le statu quo pour le lycée », mais elle estime que ce ne sont pas les prétendues « attentes de la société » qui doivent en fixer les modifications. L’État a le devoir constitutionnel d’organiser l’enseignement et de préparer les élèves à être des citoyens libres et éclairés. L’école de la République ne saurait être ni une école au rabais, ni devenir un libre-service éducatif ; elle ne pourra progresser qu’en renouant avec ses sources, c’est-à-dire en favorisant l’accès le plus large au savoir et en garantissant à ses élèves l’acquisition d’une véritable culture.

La Société des agrégés estime que c’est dans ce sens que doit se poursuivre le travail de réflexion sur l’organisation des classes de Première et de Terminale."

Ecrit par : Jean | 22 octobre 2008

Ah, vous préférez que je vous ignore ? Il suffisait de demander.

Ecrit par : Jérémy | 22 octobre 2008

INCH'ALLAH !

http://www.amazon.fr/gp/product/images/B001D58C06?ie=UTF8&n=13921051&s=electronics

Ecrit par : Amélie | 22 octobre 2008

Amélie, c'est une façon élégante de me dire que vous me prenez pour un idiot. Mais ne vous décrédibilisez pas pour autant.

Par contre, si vous me relancez constamment, j'aurai du mal à vous ignorer. Soyez cohérente.

Ecrit par : Jérémy | 22 octobre 2008

POURRAIS-JE ESPERER QUE VOUS ME FOUTASSIEZ LA PAIX ?
MERCI.
Ecrit par : Amélie | 22 octobre 2008

Petite remarque humoristique et non vexatoire sur la conjugaison du verbe "foutre":
Infinitif: foutre Participe présent: foutant Participe passé foutu ... Passé simple je foutis tu foutis...
Donc imparfait du subjonctif: que je foutisse, que tu foutisses, qu'il foutît... que vous foutissiez;
Donc: "... que vous me foutissiez la paix"

N.B. : CO.R.U.P.S.I.S est l'acronyme du Comité pour la Réhabilitation et l’Usage (dans le langage parlé) du Passé Simple et de l’Imparfait du Subjonctif.

Ecrit par : FGuichard, nostalgique du CORUPSIS | 22 octobre 2008

Comment, "humoristique" ?

Mais c'est tout à fait sérieux !

Ecrit par : Jérémy | 22 octobre 2008

Françoise Guichard , je ne l'ignorais pas , sachant comme vous , conjuguer l'imparfait du subjonctif . Mais foutre est un verbe défectif ( pas de subjonctif entre autres ) qu 'on peut aligner sur prendre si on veut la jouer puriste avec humour , of course , ou choisir de s'amuser plus grassement en la jouant gourde de service , comme il se doit , pour ne pas faillir ! La faute est donc volontaire , désolée que cela vous ait échappé .

Merci quand même de m'adresser la parole en cette occasion !

Ecrit par : Amélie | 22 octobre 2008

Humour pédagol :

le jus pédagol du jour titre "Réseau dead" à propos des rased.

Profitez en ! La prochaine vanne est programmée dans 2 ans.

Ecrit par : dugong | 22 octobre 2008

Les sciences économiques et sociales (SES) ne semblent pas faire partie des enseignements obligatoires en seconde.

Je me demande si les enseignants de SES ne seront pas, au final, les grands bénéficiaires de la réforme.

Ecrit par : dugong | 22 octobre 2008

J'arrive peut-être bien après la bataille ?

Etiez vous au courant de ça ?

Tapez "Darcos fuite bac" sur Glouglou.

Ecrit par : dugong | 22 octobre 2008

Que le français et les maths soient des matières fondamentales, je m'évertue à le faire comprendre tout autour de moi.

Ecrit par : Yves Delahaie | 04 octobre 2008

Quelle idée! J'aimerais bien savoir comment on peut argumenter une telle thèse!
A mon idée, ce qui est fondamental et fondateur à l'école serait plutôt la manière dont elle procède pour écarter et tenir les élèves à distance d'eux-mêmes. Ceux qui traînent depuis la maternelle comme un boulet la certitude qu'ils sont des nullités, comme ceux, de plus en plus nombreux et omniprésents, qui sont convaincus d'être des dieux vivants.
A cette fin l'enseignement du français (surtout s'il est le fait d'un Bégaudeau) n'est pas plus fondamental que celui de la musique ou du sport.

Ecrit par : david.D | 22 octobre 2008

interdit de correction au bac

Ecrit par : vincent3m | 21 octobre 2008

Quelle chance , si ça pouvait m'arriver !
Il y a une méthode , une marche à suivre ?

Ecrit par : Amélie et les copies | 22 octobre 2008

J'arrive peut-être bien après la bataille ?

Etiez vous au courant de ça ?

Tapez "Darcos fuite bac" sur Glouglou.

Ecrit par : dugong | 22 octobre 2008

Ah ouais ! Désolée, mais visiblement, vous aviez un métro de retard, Dugong. Ce n'est pas grave, l'important, c'est de combler ses lacunes, non ? ;-)

Ecrit par : catmano | 22 octobre 2008

Darcos et les fuites, cela fait longtemps que cela se sait, et not' bon monsieur Allègre traîne aussi des casseroles.

Ecrit par : retraitée | 22 octobre 2008

Ce n'est pas grave, l'important, c'est de combler ses lacunes, non ? ;-)

Oui. L'important c'est de participe passer

Ecrit par : dugong | 22 octobre 2008

D'ailleurs, a-t-on testé les effets des textes de Torterat à long terme ? Par mesure de précaution, on devrait les retirer du marché au plus vite.

Ecrit par : Jérémy | 22 octobre 2008

A dose forte et sur le court terme, ça provoque une crise violente dont on peut, avec de la chance et une intervention immédiate du SAMU, se sortir indemne. D'où le boitier "Virgil" proposé par la MAIF à ses adhérents qui permet d'alerter les secours et de géolocaliser la victime. Il est reconnu que dix minutes de gagnées, c'est la clé de la guérison.
C'est beaucoup plus vicieux à faible dose et à long terme. Ne comptez pas sur une possibilité de mithridatisation. Il s'agit d'un poison cumulatif, comme les métaux lourds, totalement non biodégradable. Ça se stocke dans le cerveau et le consommateur finit dans les maisons de repos de la MGEN, dans un état effrayant. Pire que le saturnisme.

Ecrit par : dobolino | 22 octobre 2008

i"nterdit de correction au bac

Ecrit par : vincent3m | 21 octobre 2008

Quelle chance , si ça pouvait m'arriver !
Il y a une méthode , une marche à suivre ?"

Ecrit par : Amélie et les copies | 22 octobre 2008

Pour être interdit de correction au bac, je ne sais pas. En revanche, si on n'a pas été inspecté depuis longtemps, il y a une méthode qui permet de faire revenir l'inspecteur et de gagner des points : faire des vagues! Provoquez votre chef d'établissement, contestez ses décisions, dénoncez sans cesse la baisse du niveau et l'école-garderie et, surtout, ne vous aplatissez pas devant les parents d'élèves. Quand vous devenez suffisamment insupportable, vous pouvez vous retrouver avec un rapport adressé sur "votre comportement" au recteur, dont le premier réflexe est de demander une inspection. Avec un peu de chance, vous progressez alors au "grand choix"!
Ne courant pas après les échelons, je ne comprends pas bien ces histoires de "grand choix" ou de "hors-classes", mais pour ceux que cela intéresse...

Ecrit par : Daniel Arnaud | 22 octobre 2008

Interdit de correction au bac ?

J'ai réussi à me faire interdire. Sur la feuille de renseignements pour les profs appelés à corriger, j'ai écrit : "très mal noté par ma hiérarchie, je suis donc incompétent pour corriger un examen de si haut niveau." Cela n'a pas plu.
Je n'ai pas été convoqué.

Il faut que ces abrutis de cheffaillons (IPR et proviseurs) soient logiques : ils me sanctionnent d'un côté et de l'autre il faudrait que je corrige le sourire aux lèvres sans doute... Il est vrai qu'ils répètent sans se lasser qu'un vonctionnaire toit opéir !

Ecrit par : Lariba | 22 octobre 2008

Quand vous devenez suffisamment insupportable, vous pouvez vous retrouver avec un rapport adressé sur "votre comportement" au recteur, dont le premier réflexe est de demander une inspection. Avec un peu de chance, vous progressez alors au "grand choix"!

Ecrit par : Daniel Arnaud | 22 octobre 2008

Moi qui pensais être passée hors classe grâce à mon talent , voilà mon beau rêve qui s'écroule !

Donc , pour le bac , il faut que je m'applique encore et que je redouble d'efforts !

Ecrit par : Amélie et les copies | 22 octobre 2008

Pour se faire interdire de correction au bac, je crois qu'il suffit de noter les copies en fonction de leur valeur réelle, sans tenir compte des consignes, et de refuser ensuite de modifier ces notes en y mettant l'acharnement d'un pitbull. En principe, on n'est pas reconvoqué l'année suivante.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 22 octobre 2008

Pour se faire interdire de correction au bac, je crois qu'il suffit de noter les copies en fonction de leur valeur réelle, sans tenir compte des consignes, et de refuser ensuite de modifier ces notes en y mettant l'acharnement d'un pitbull. En principe, on n'est pas reconvoqué l'année suivante.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 22 octobre 2008

Je l'ai déjà fait et dit . L'inspectrice a répondu : " Aucune importance . On remontera les notes nous-mêmes ! "

Ecrit par : Amélie et les copies | 22 octobre 2008

"Amélie et les copies "

Je comprends po pourquoi tu t'prends l'chou ?
Mets que des 20 (sans 'corriger', sans même regarder les copies) et prends les brouzoufs...

Ecrit par : toto | 22 octobre 2008

Quand ces gens là parle de "professionnalité enseignante", ils ne pensent pas un seul instant ne pas en avoir la "charge".

De même que tous les beaux mots qu'il leur arrive d'émettre avec leur orifice buccal (épistémologie, expertise, ...) n'ont, à coup sûr, pas la même signification que pour vous et moi.

Ecrit par : dugong | 22 octobre 2008
Quand j'aurai pris ma retraite, je vous raconterai la vaccination FCO ...

Ecrit par : dobolino | 22 octobre 2008

Au fait, vous savez que Sœur Emmanuelle, elle forçait à passer dans son lit chaque petite novice qui rêvait de bosser avec elle?

Ecrit par : dobolino | 22 octobre 2008

Au fait, vous savez que Sœur Emmanuelle, elle forçait à passer dans son lit chaque petite novice qui rêvait de bosser avec elle?
Ecrit par : dobolino | 22 octobre 2008

Vous avez eu accès à ses mémoires ?

Ou vous aussi vous avez une tante bien renseignée ?

Ecrit par : Jérémy | 22 octobre 2008

" Mais foutre est un verbe défectif ( pas de subjonctif entre autres ) qu 'on peut aligner sur prendre si on veut la jouer puriste avec humour , of course , ou choisir de s'amuser plus grassement en la jouant gourde de service , comme il se doit , pour ne pas faillir ! La faute est donc volontaire , désolée que cela vous ait échappé .

Merci quand même de m'adresser la parole en cette occasion !

Ecrit par : Amélie | 22 octobre 2008 "

Le bescherelle dit qu'il n'a pas de passé simple ni de passé antérieur de l'indicatif et pas d'imparfait ni de plus que parfait du subjonctif.
Néanmoins il se conjugue sur "rendre, donc foutissiez me semble plus adapté!!!
De plus je ne vois pas pourquoi il faudrait se priver du passé antérieur: "quand elle eut foutu le bordel sur le blog par ses interventions trollesques elle éteignit son ordinateur avec un rictus malveillant" me semble bien construit!!!

Ecrit par : Le pédant | 22 octobre 2008

Françoise Guichard , ..../...

Merci quand même de m'adresser la parole en cette occasion !

Ecrit par : Amélie | 22 octobre 2008

Plus je vieillis, plus j'adore ce genre d'ambiance.
Moi, Amélie, je fais profession de n'avoir rien à branler de qui m'adresse ou non la parole. Il y a des jours où je me marre, d'autres moins, mais, quand mon amour-propre se vexe, je lui plante un bon coup de pied au cul et le méprise, ce petit couillon ,qui veut être reconnu par ceux que je reconnais. Faut savoir rester à sa place.

Ecrit par : dobolino | 22 octobre 2008

"Que le français et les maths soient des matières fondamentales, je m'évertue à le faire comprendre tout autour de moi.

Ecrit par : Yves Delahaie | 04 octobre 2008

Quelle idée! J'aimerais bien savoir comment on peut argumenter une telle thèse!
A mon idée, ce qui est fondamental et fondateur à l'école serait plutôt la manière dont elle procède pour écarter et tenir les élèves à distance d'eux-mêmes. Ceux qui traînent depuis la maternelle comme un boulet la certitude qu'ils sont des nullités, comme ceux, de plus en plus nombreux et omniprésents, qui sont convaincus d'être des dieux vivants.
A cette fin l'enseignement du français (surtout s'il est le fait d'un Bégaudeau) n'est pas plus fondamental que celui de la musique ou du sport.

Ecrit par : david.D | 22 octobre 2008 "

Vous êtes sérieux?
Parce qu'avec une telle malcomprenance, en effet, il n'est pas utile de perdre son temps à argumenter

Ecrit par : prof | 22 octobre 2008

Au fait, vous savez que Sœur Emmanuelle, elle forçait à passer dans son lit chaque petite novice qui rêvait de bosser avec elle?
Ecrit par : dobolino | 22 octobre 2008

Vous avez eu accès à ses mémoires ?

Ou vous aussi vous avez une tante bien renseignée ?

Ecrit par : Jérémy | 22 octobre 2008

Non! C'est mon psy qui me l'a dit. Remarquez que, mon psy, ça peut me mener à "ma tante".

Ecrit par : dobolino | 22 octobre 2008

"quand elle eut foutu le bordel sur le blog par ses interventions trollesques elle éteignit son ordinateur avec un rictus malveillant" me semble bien construit!!!

Ecrit par : Le pédant | 22 octobre 2008

Bien pour l'emploi du passé antérieur ! Mais , je préfère l'imparfait d'habitude :
" Quand elle foutait le bordel sur le blog par ses interventions volontairement trollesques , elle partait d'un grand rire de cristal chaque fois qu'elle obtenait des réactions accablées et accablantes de la part de sinistres blogueurs bien-pensants et de facto , malveillants !"
me semble plus réaliste !

Ecrit par : Amélie et la trollattitude | 22 octobre 2008

Pour se faire interdire de correction au bac, je crois qu'il suffit de noter les copies en fonction de leur valeur réelle, sans tenir compte des consignes, et de refuser ensuite de modifier ces notes en y mettant l'acharnement d'un pitbull. En principe, on n'est pas reconvoqué l'année suivante.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 22 octobre 2008

Je l'ai déjà fait et dit . L'inspectrice a répondu : " Aucune importance . On remontera les notes nous-mêmes ! "

Ecrit par : Amélie et les copies | 22 octobre 2008
Question curieuse de parent d'élève:
On remonte toutes vos notes, y compris les quatorze ou quinze, ou seulement vos notes inférieures à la moyenne?
Soit, si une gonzesse dans votre genre accorde un quatorze, on vous impose de le remonter à dix-neuf, ou on le laisse en l'état et on vous force à remonter vos six et cinq sans revaloriser vos quatorze en conséquence de la remontée arithmétiques de vos notes inférieures?
Là, j'avoue qu'en temps que môman d'élève, ça m'interpelle.

Ecrit par : dobolino | 22 octobre 2008

j'aurais pu enfin découvrir ce moyen merveilleux de voir comme Jérémy défiler les éléphants roses sans mettre ma santé en péril par l'absorption de produits dangereux et parfois même illicites.

Ecrit par : catmano

C'est finalement moi qui ai le plus de chance dans l'affaire : les vomissements incoercibles déclenchés dès les premières lignes* de Tortoral™ 500 (ampoulés imbuvables) m'ont sauvé des effets irréversibles du poison.

* : c'est bien sous cette forme que s'administrent les drogues dures, pas vrai ?

Ecrit par : moot | 22 octobre 2008

"" quand mon amour-propre se vexe, je lui plante un bon coup de pied au cul ""
Ecrit par : dobolino | 22 octobre 2008

C'est ce que j'ai fait , Dobolino . Et c'est sans importance , ni rancune .

Ecrit par : Amélie et la trollattitude | 22 octobre 2008

Soit, si une gonzesse dans votre genre accorde un quatorze, on vous impose de le remonter à dix-neuf, ou on le laisse en l'état et on vous force à remonter vos six et cinq sans revaloriser vos quatorze en conséquence de la remontée arithmétiques de vos notes inférieures?
Là, j'avoue qu'en temps que môman d'élève, ça m'interpelle.

Ecrit par : dobolino | 22 octobre 2008

Quand les profs remontent les notes , les plus intelligents remontent les meilleures copies , pour éviter de les pénaliser . On passe les 12 à 14 , les 14 à 16 , les 16 à 18 et on arrive à la moyenne exigée . On ne remonte donc pas les faibles . C'est ce que je pratique désormais , directement au moment des corrections , chez moi . J'évite ainsi toute discussion lors de la commission d'harmonisation et j'ai la conscience tranquille car la hiérachie est respectée : les meilleurs ne sont pas rejoints par les plus mauvais !

Ecrit par : Amélie et la trollattitude | 22 octobre 2008

Ecrit par : Le pédant | 22 octobre 2008

Au fait , c'est "le pédanT" ou le "pédanD" , comme Dupont et Dupond ?

Ils se reconnaitront .

Ecrit par : Amélie et la trollattitude | 22 octobre 2008

Dobolino, vous devenez curieuse au sujet des notes du bac, je ne peux que vous avertir : les notes du bac sont comme la loi et les saucisses...

« Ceux qui respectent la loi et aiment les saucisses ne devraient jamais chercher à savoir comment l'une et l'autre sont faites »

Ecrit par : sanjuro | 22 octobre 2008

Pour des copies de littérature, on m'avait donné mon paquet à corriger avec consigne d'appeler le rectorat pour donner ma moyenne à mi-paquet... ce que je me suis bien gardé de faire !

Tiens, je me rends-compte que ce concept de « mi-paquet » était le modèle de celui de « mi-semestre » qu'a annoncé le ministre hier !

Tout à 50% ! Nous ne formons plus que des demi-habiles, d'ailleurs...

Ecrit par : sanjuro | 22 octobre 2008

Je n'ai plus été convoqué au Bac (sinon, quelques années plus tard, pour remplacer un remplaçant de remplaçant) après avoir répondu à un Inspecteur d'Académie auquel un parent (!) s'était plaint que j'avais probablement (?) saqué sa fille que je faisais ce que je voulais. Ledit Inspecteur, qui m'avait appelé au troisième jour des oraux, s'était fait communiquer mes notes — lesquelles, de son propre aveu, étaient en moyenne très légèrement supérieures à celles de mes collègues : sur 25 candidats interrogés, il suffit qu'il y en ait deux u trois de bons (ou de mauvais) pour que ça infléchisse sérieusement les stats dans tel ou tel sens. Ce qui le chipotait, cet homme, c'est que je n'étais pas tout sucre tout miel avec les candidats — juste sérieux. Je ne faisais pas assez risette.
Pour avoir participé avec d'autres collègues et un prof de fac président de jury de Bac à une révision des notes finales de toutes les matières, je confirme qu'effectivement, tout est truandé dans cet examen.
Et je m'accorde avec Amélie sur le fait que quitte à remonter la moyenne, j'ai toujours commencé par remonter les meilleurs. Mais cela ne suffit pas à ces imbéciles — ce qu'ils veulent, c'est 83% de reçus. On finit par se dire que ça n'a plus aucune importance — quand on en est là, il vaut mieux effectivement ne plus corriger.
Moralité, on m'a mis de jurys de BTS… Avec peu ou prou les mêmes procédés, mais en moins systématique (ne joue vraiment, là, que la "nécessaire" péréquation d'un centre d'examens à l'autre).
JPB

Ecrit par : brighelli | 22 octobre 2008

Bonsoir et mes respects à tous les écrivants... j'avais trouvé quelque chose sur Internet qui pouvait vous intéresser et qui concerne le gérant de cet estaminelectronique : J'ai envoyé un commentaire hier et il n'apparait pas, c'est dommage... Va-t-il être en ligne aujourd'hui ?...
" Ce type [Brighelli donc !] est au cabinet de Darcos, il est un des moteurs centraux de la guerre contre les pédagogistes, il a pondu les nouveaux programmes de l'école (regarde, sans l'acheter, "Fin de récré", suite nauséeuse de "La Fabrique du Crétin"), il est carrément dangereux. Ma tante, proviseur à la retraite, l'a eu à gérer dans son bahut de Corbeil-Essonne. Pourtant elle est de droite, mais elle n'a jamais vu pire fumiste, beau parleur, manipulateur, haïssant les élèves, élististe, interdit de correction au bac, se débrouillant pour ne pas faire ses heures. Ma tante n'en revenait pas qu'il soit devenu le conseiller de Darcos. Il est derrière toutes ces réformes, sachant que le vrai motif, c'est les économies budgétaires, évidemment.
Comme ce sinistre type a un blog, on pourrait l'assaillir un peu. http://bonnetdane. midiblogs. com/"

Ecrit par : vincent3m | 22 octobre 2008

Tiens, rev'là vincent3m, c'est l'heure d'aller se coucher.

Ecrit par : catmano | 22 octobre 2008

Y'en a qui insistent… Ça fait flop une fois, on se le repasse… Il compte le poster jusqu'à la fin des temps ? Ou tient-il absolument à ce que je raconte ce que faisait "ma tante" quand un élève agressait un prof ?
"Elitiste" ! L'injure suprême !
Pour le reste, c'est du pipeau. Mais comme ça remonte au moins à quinze ans, on peut dire tout ce que l'on veut, les témoins sont loin.
JPB

Ecrit par : brighelli | 22 octobre 2008

Merci à gerard marion pour le lien sur l'audition d'Anne-Marie Le Pourhiet devant une commission de l'Assemblée Nationale traitant du rôle spécifique des élus de la Nation dans la promotion du travail de mémoire.

Ecrit par : Magister | 22 octobre 2008

Je n'ai toujours pas compris si Vincent3m est quelqu'un qui veut nous avertir du danger ou s'il est le premier pingouin d'une vague de trolleurs qui va déferler... Exprime-toi, camarade !

Quant à l'endroit d'internet où on trouve cette charmante présentation du Brighellius scribens, je n'ai pas trouvé... un indice ?

Ecrit par : sanjuro | 22 octobre 2008

Sanjuro, je n'ai pas trouvé non plus !

Par contre, Vincent3M n'a sans doute pas son B2i : il est incapable de retrouver un message posté par lui-même la veille sur ce blog. Il dit en effet : "J'ai envoyé un commentaire hier et il n'apparait pas, c'est dommage... Va-t-il être en ligne aujourd'hui ?..." Sauf que le message apparait bien, et on a bien rigolé à son sujet. D'ailleurs, on retrouve toujours la fameuse phrase : "Pourtant elle est de droite, mais elle n'a jamais vu pire fumiste" (c'est du Coluche, sans doute).

"Ma tante", c'est un surnom, comme "Mère-Grand" dans Chapeau Melon et Bottes de cuir ? C'est le nom du chef des services secrets de renseignement qui emploient John Steed. Est-ce que "Ma tante" a connu Yves Bertrand, et garde des carnets secrets dans une boîte à chaussures cachée sur une étagère dans son grenier ?

Ecrit par : Jérémy | 22 octobre 2008

Pour le reste, c'est du pipeau.
Ecrit par : brighelli | 22 octobre 2008

NAN ! Du pipo ...

------------------------

Il se fait tard, j'vais m'coucher, j'ai usine à monstres demain.

Le dernier qui passe éteint la lumière et n'oublie pas de rappeler à VincentScotch qu'il DOIT prendre son cachet bleu avant de dormir, le monsieur en blouse blanche a bien insisté.

Ecrit par : Zorglub | 22 octobre 2008

"Moi qui pensais être passée hors classe grâce à mon talent , voilà mon beau rêve qui s'écroule !"

Ecrit par : Amélie et les copies | 22 octobre 2008

Ah tiens? Vous n'avez pas dû être trop désagréable avec votre inspecteur (trice), alors?

Ecrit par : Christophe Sibille | 22 octobre 2008

"[En revanche], Vincent3M n'a sans doute pas son B2i : il est incapable de retrouver un message posté par lui-même la veille sur ce blog".

Ecrit par : Jérémy | 22 octobre 2008

Et PAN sur les doigts ! Bravo, Jérémy. Je n'aurais pas fait mieux.

"Ou tient-il absolument à ce que je raconte ce que faisait "ma tante" quand un élève agressait un prof ?"

Ecrit par : brighelli | 22 octobre 2008

Oh oui ! Oh oui ! Tonton Jean-Paul, raconte-nous une histoire, on a été sage !

Bon je vais arrêter de fumer les pensées de Torterat, moi (127 volumes, 23 695 pages).

Ecrit par : Manu | 22 octobre 2008

Ah tiens? Vous n'avez pas dû être trop désagréable avec votre inspecteur (trice), alors?

Ecrit par : Christophe Sibille | 22 octobre 2008

Je ne sais pas . Lors de l'entretien , je lui ai juste demandé de s'exprimer dans un langage intelligible en précisant que Molière avait réglé leur compte aux précieuses , il y a deux siècles !
Donc , elle aimait Molière !

De plus , étonnée que j'ose mettre 5 à un élève , elle me fit la morale :
" 5 , c'est humiliant ! " .
Je lui répondis que lorsque ce garçon serait largué par sa nana , il connaitrait l'humiliation et qu'il n'était pas mauvais de l'y préparer ! Je lui demandai ensuite quelle note elle aurait attribué à cette copie illisible .
- " Je n'irai pas jusqu'à 8 , mais 7 , voyez-vous , ainsi , il garde espoir !"

- " Alors Madame , pouvez-vous nous envoyer une circulaire précisant que la note plancher est 7 ?"
- "Ben , non !"
Elle m'a donc trouvée sympa ou elle a eu pitié : indécrottable !
C'est elle d'ailleurs dont j'évoquais le souvenir ému tout à l'heure , qui l'année suivante , m'avait annoncé qu'elle remonterait elle-même les notes du bac !
Là , une dent commençait peut-être à lui pousser contre moi !

Ecrit par : Amélie et la trollattitude | 23 octobre 2008

"il y a deux siècles !" Ah , ah !

J'en ai oublié UN et demi ! Il est tard !

Ecrit par : Amélie et la trollattitude | 23 octobre 2008

Brighelli a corrompu le recteur de l'académie de Marseille, il est mouillé jusqu'au cou dans l'affaire Clearstream, il a bénéficié d'appuis très haut placés pour obtenir un poste de conseiller à l'organisation de l'enseignement des lettres, il a volé les joyaux de la Couronne et c'est lui qui recèle les bijoux de Bokassa.

On dit même qu'il gère personnellement le compte japonais de l'ex-président Chirac, et qu'il serait responsable d'une épidémie sur trois dans les pays en voie de développement.

Ecrit par : Ma tante | 23 octobre 2008

Ciel ! Je suis démasqué !
JPB

Ecrit par : brighelli | 23 octobre 2008

Et, en plus, le portrait de Jean-Paul était en lieu et place du crucifix au dessus du lit de soeur Emmanuelle quand elle s'adonnait au plaisir solitaire!

Ecrit par : Christophe Sibille | 23 octobre 2008

Tiens, Jean-Paul, pour parlez plus sérieusement, connaissez-vous Richard Etienne?

Ecrit par : Christophe Sibille | 23 octobre 2008

voir: http://www.cnrtl.fr/definition/p%C3%A9dant

* PÉDANT, -ANTE, subst. et adj.

PÉDANT, -ANTE, subst. et adj.
I. −Substantif
A. −Subst. masc., vx ou littér., souvent péj. Celui qui est chargé de l'instruction des enfants, dans un collège ou comme précepteur. Synon. grammatiste (vx), grimaud (vx), magister (vx, péj.), maître (d'école), pédagogue (vx), régent (région.). Un pédant de collège. Pardon, j'en parle encor comme un franc écolier (...) Car de votre âge heureux qu'un pédant embarrasse, J'ai gardé la colère et j'ai perdu la grâce (Hugo, Rayons et ombres, 1840, p.1065). L'amour m'a révélé une vérité contraire à celle que mes pédants m'avaient enseignée sur les droits des peuples et le mérite des individus (Sand, Ctesse de Rudolstadt, t.1, 1844, p.85):
1. ... je me sentais revenu à mon temps d'écolier, quand on végète sous la férule de quelque pédant et qu'on use contre lui de sa seule arme, l'absence.
Arnoux, Chiffre, 1926, p.79.
B. −Subst. masc. et fém., p.anal., péj.
1. Personne qui fait avec insistance étalage d'un savoir, d'une culture, d'une érudition, d'une spécialisation souvent superficiels, fraîchement acquis ou exclusifs. Synon. babillard, bel esprit*, bonze (fam.), cuistre, fat, m'as-tu-vu (fam.), pédagogue, pontife (fam.). Pédant avantageux, suffisant; morgue, sottise, manières de pédant; faire le pédant. Il ne faut point se laisser emporter par la haine des précieuses et des pédantes. (...) rien n'est odieux comme une pédante (A. France, Jard. Épicure, 1895, p.194). Une dame (...) qui a chez elle (...) une sorte d'humaniste et d'archéologue et un médecin psychanalyste, pédants sans pareils, discourant sans arrêt sur leurs spécialités (Léautaud, Théâtre M. Boissard, 1943, p.342):
2. Le grammairien Court de Gébelin, pédant frotté de racines et d'étymologies (...), est le seul qui ait défini la voix un instrument à touches dont le clavier est dans la bouche de l'animal...
Nodier, Fée Miettes, 1831, p.183.
2. En partic. Personne qui se mêle de faire la leçon à tout le monde, qui prend un ton doctoral. Synon. censeur, moralisateur, pédagogue. Parler en pédant; pédant insupportable. Je renonce à combattre Votre penchant; d'ailleurs, à force de débattre, Je craindrais de jouer le rôle bête et faux D'un froid pédant, stérile éplucheur de défauts (Barbier, Satires, 1865, p.55). Adorons les rosiers et même les rosières. Oublions les sermons du pédant inhumain (Hugo, Légende, t.4, 1877, p.847).
II. −Adjectif
A. −[En parlant d'une pers.] Qui fait lourdement étalage de son savoir, de sa culture, de son érudition. Synon. avantageux, fat, fiérot (fam.), infatué, suffisant; anton. humble, modeste, naturel, simple, vrai. Être un peu pédant. Nous avions un savant à Beaucaire; il est instruit, mais outrageusement pédant; il nous disait qu'il a compté en provençal trois mille mots qui ne sont pas d'origine latine (Stendhal, Mém. touriste, t.2, 1838, pp.128-129):
3. ... [Mme de Sévigné] lisait tout, s'intéressait à tout, s'occupait de tout, de science sans être pédante, de poésie sans être bas-bleu, de métaphysique sans être ennuyeuse...
Labiche, Cigale chez fourmis, 1876, VIII, tabl. 10, p.231.
− [P. méton.] Il portait monocle (...) et professait l'horreur des lunettes qu'il trouvait pédantes (La Varende, Saint-Simon, 1955, p.402).
B. −[En parlant d'un comportement humain] Qui manifeste un tel comportement, une affectation de culture, d'érudition. Synon. doctoral, doctrinaire, dogmatique, emphatique, magistral, pédantesque, solennel, suffisant; anton. naturel, simple, vrai. Discours, langage, air, ton pédant; conversation pédante. Il lui expliqua avec une certaine fatuité pédante qu'en France les pots-de-vin jouaient un rôle aussi important qu'en Orient (A. Daudet, Nabab, 1877, p.119):
4. [Apollinaire] était gras sans être gros, la face pâle et romaine, une petite moustache au-dessus d'une bouche qui détachait les mots d'une voix courte, avec une grâce un peu pédante...
Cocteau, Diff. d'être, 1947, p.154.
REM. 1.
Pédamment, adv., rare. De façon pédante. Les ingénieurs (...) pédamment accroupis sur son genou (Musset ds Le Temps, 1831, p.78).
2.
Pédantaille, subst. fém., péj., rare. Petite coterie de pédants. Ce qu'on vous a conté de mes querelles avec cette pédantaille n'est pas loin de la vérité. Le ministre a pris parti pour eux (Courier, Lettres Fr. et Ital., 1810, p.828).
Prononc. et Orth.: [pedɑ̃], fém. [-ɑ̃:t]. Att. ds Ac. dep.1694. Étymol. et Hist.1. 1558 pedante «professeur, maître d'école» (J. Du Bellay, Regrets, 66, éd. J. Joliffe et M. A. Screech, p.135); 1560 pedant (E. Pasquier, Pourparler du Prince ds Des recherches de la France, fo 69 vo); 2. 1561 pedante péj. «celui qui fait étalage de son savoir» (N. Ellain, Sonnets ds OEuvres poét., éd. A. Genty, p.23: Laisse parler, Perrette, ce Cagot, Ce petit fat, ce malheureux Pedante); 1566 pedant (H. Estienne, Apologie pour Hérodote, éd. Ristelhuber, t.1, p.65); 1653 adj. (Scarron, Relation véritable de tout ce qui s'est passé en l'autre Monde, au combat des Parques et des Poètes Sur la mort de Voiture, p.415 ds Richardson). Empr. à l'ital. pedante, att. au sens 1 dep.la 1re moitié du xves. (Burchiello) et au sens 2 dep.1524 (L'Arétin ds Tomm.-Bell.), d'orig. incertaine: −soit déformation de pedagogo (pédagogue*) par identification pop.burlesque avec pedante «celui qui va à pied, piéton» (dep.xives. d'apr. DEI; dér. de pede, pied*) parce que le pédagogue accompagne constamment ses élèves (B. Migliorini ds Vox rom. t.1, pp.74-75), −soit, part. prés. subst. d'un lat. vulg. *paedere, du gr. παιδεύειν «éduquer (des enfants)» (hyp.de Diez3 p.239, déjà mentionnée ds Mén. 1694, reprise par Bl.-W.1-5 et FEW t.7, p.474a). Fréq. abs. littér.: 401. Fréq. rel. littér.: xixes.: a) 588, b) 746; xxes.: a) 537, b) 480. Bbg. Hope p.215.

Ecrit par : Le pédant pour l'ignorante | 23 octobre 2008

CS vient d'être effacé de la liste des amis de soeur Emmanuelle sur facebook.

Il est temps d'apurer les comptes...

Ecrit par : dugong | 23 octobre 2008

Très intéressant, le lien donné par Gérard Marion sur l'audition d'Anne-Marie Le Pourhiet.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 23 octobre 2008

révélé une vérité contraire à celle que mes pédants m'avaient enseignée sur les droits des peuples et le mérite des individus (Sand, Ctesse de Rudolstadt, t.1, 1844, p.85

Ecrit par : Le pédant pour l'ignorante | 23 octobre 2008

Merci Trissotin !

Ecrit par : L'ignorante au pédant | 23 octobre 2008

Vous êtes sérieux?
Parce qu'avec une telle malcomprenance, en effet, il n'est pas utile de perdre son temps à argumenter

Ecrit par : prof | 22 octobre 2008

J'insiste: le français n'est pas une matière plus fondamentale qu'une autre. La meilleure preuve en est la réalité de cet enseignement et de bien d'autres depuis des années.
Une matière (on ne parle plus de discipline) serait fondamentale si elle contribuait à fonder l'identité du jeune homme ou de la jeune femme.
Essentiellement par le jeu non pas seulement du tissage des savoirs spécifiques, mais surtout par celui de la cérémonie au cours de laquelle l'Etat, le Garant de l'identité authentifie la relation d'identité entre le sujet et les marques qu'il a tissées.
Illustrons. D'où vient le malaise que ressentent les parents et leurs enfants lorsqu'ils apprennent que les examens sont trafiqués, les épreuves tronquées, les notes surévaluées?
Il vient du fait que la marque produite par le candidat pour se séparer de sa parole brute ne le représente en rien, qu'il ne peut s'identifier à elle et que l'Etat censé l'authentifier se moque de lui, qu'il n'est pas le garant de l'identité qu'il croyait être.
Un enseignement serait véritablement fondateur s'il assurait un minimum de justice: égalité et équité.
Mais cet aspect anthropologique du travail des institutions échappe à la comprenance des gens, tant il est acquis que l'enseignement est simple remplissage de l'identité et bourrage de crânes.

Ecrit par : david.D | 23 octobre 2008

"le français n'est pas une matière plus fondamentale qu'une autre. La meilleure preuve en est la réalité de cet enseignement et de bien d'autres depuis des années.
Une matière (on ne parle plus de discipline) serait fondamentale si elle contribuait à fonder l'identité du jeune homme ou de la jeune femme.
Essentiellement par le jeu non pas seulement du tissage des savoirs spécifiques, mais surtout par celui de la cérémonie au cours de laquelle l'Etat, le Garant de l'identité authentifie la relation d'identité entre le sujet et les marques qu'il a tissées.
Illustrons. D'où vient le malaise que ressentent les parents et leurs enfants lorsqu'ils apprennent que les examens sont trafiqués, les épreuves tronquées, les notes surévaluées?
Il vient du fait que la marque produite par le candidat pour se séparer de sa parole brute ne le représente en rien, qu'il ne peut s'identifier à elle et que l'Etat censé l'authentifier se moque de lui, qu'il n'est pas le garant de l'identité qu'il croyait être.
Un enseignement serait véritablement fondateur s'il assurait un minimum de justice: égalité et équité.
Mais cet aspect anthropologique du travail des institutions échappe à la comprenance des gens, tant il est acquis que l'enseignement est simple remplissage de l'identité et bourrage de crânes.

Ecrit par : david.D | 23 octobre 2008 "

Mort de rire...

Ecrit par : Mort de rire | 23 octobre 2008

"CS vient d'être effacé de la liste des amis de soeur Emmanuelle sur facebook.

Il est temps d'apurer les comptes..."

Ecrit par : dugong | 23 octobre 2008

Par contre, sur fessebouc, j'ai gagné quelques places!
;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 23 octobre 2008

@ Dobolino

Si je comprends bien, soeur mamanuelle du plaisir solitaire appréciait aussi les novices! Novices et nos vices. En tout cas, cela conserve!

Ecrit par : retraitée | 23 octobre 2008

Note de lecture.

Les aventures du petit rat Justin de Léonce Bourliaguet, SUDEL, 1935.

Le titre correspond au contenu de cet ouvrage de 126 pages illustré par Edouard Bernard.
L'auteur né à Thiviers en 1895 et décédé à Malemort sur Corrèze en 1965.Il est permis de s'interroger sur les raisons de l'oubli dans lequel il est tombé. Sans doute est-il le représentant d'une certaine culture bourgeoise ? Il est vrai que les clins d'oeil renvoyant à Attila, Xerxès franchissant le Bosphore , le Champ de mars ou les remarques sur la nature laissent supposer une solide culture et un humour décapant.Pour en savoir davantage sur sa vie et son oeuvre il suffit de consulter le site qui lui est consacré. La biographie rédigée par un membre de sa famille précise qu'il est le fils d'un cordonnier ( comme Giono, Guéhenno et Guilloux ) et que ses auteurs préférés étaient Cervantès,Dante, Plutarque et Grégoire de Tours. On apprendra également qu'il fut marqué par la guerre 14-18, qu'il devint instituteur puis le plus jeune inspecteur de France et qu'il avait appris à " se défier de ses rêves qui font dégringoler les statues". Un petit tour sur Wikipedia présente " les Contes du Chabridou" que la censure de 1942 laissa publier. Et pourtant...
Notre petit rat Justin vit dans la muraille de Fons- Pitou non loin du vallon de la Croustandille où le peuple des Rats a installé sa Cité administrée et protégée par le gouvernement du Doyen Gugulaz. Quelques détails permettent de situer l'histoire aussitôt la première guerre mondiale puisqu'il est question de tranchées, de casques, de la Cité transformée en vaste hôpital, de boue mêlée de sang... La guerre avec les taupes va déclencher le récit des aventures du petit rat Justin. Pourchassées par les jardiniers du vallon, les taupes sont contraintes de s'enfuir et se rapprochent dangereusement de la Muraille de Fons Pitou. Il va falloir se défendre et se protéger. Il se trouve que Justin fréquente l'école de Monsieur Cuirassier, de jour comme de nuit, car quelques trous permettent d'y entrer et d'en sortir facilement. Justin est aimé des enfants. Quand une leçon les endort il s'amuse à sortir de son trou pour les distraire. La classe crie :" le rat, le rat !" et l'instituteur jette un livre qui le manque à chaque fois, déclenchant une franche rigolade. Parfois un plaisantin crie " Le rat" alors que justin somnole dans son trou. Monsieur Cuirassier lance un livre en direction du trou et Justin traverse la classe ensuite. La nuit Justin visite les casiers et se régale de bonnes choses. Il a remarqué que les coquilles de noix pourraient faire office de casques et que les plumes pointues habilement installées dans les barrages de protection pourraient freiner l'avancée de l'ennemi. Notre insignifiant Justin surprend son peuple et le voilà chargé d'une quadruple mission à savoir :
- conduire une expédition nocturne à l'école de Monsieur Cuirassier pour y chercher des casques, des plumes et des provisions.
- obtenir l'aide des Bousiers" scarabées sacrés au front puissant, copris espagnols semblables avec leur corne sur le nez à de minuscules rhinocéros, géotrupes hypocrites et petits ontophages taureaux, trapus et cornus" pour l'aide alimentaire,
- négocier, en pure perte, une entente avec l'ennemi
qui affirme appartenir à une race supérieure qui honore par sa seule présence, le peuple inférieur des Rats,
- partir chez les grands frères, les rats d'égoût, pour solliciter leur aide.
Cette dernière mission, particuilèrement périlleuse évidemment, occupe 10 chapitres sur les 15 que comporte le récit. Justin rencontre un crapaud qui répète son solo, des lombrics, des chenilles processionnaires,un geai polyglotte ou des poux dans le chapeau de Pater Noster, un chemineau des grands et petits chemins et j'en passe. Il délivre un rat nain fasciné par une vipère, échappe aux griffes d'un chat-huant en se cachant sous un champignon dont les spores tombant en neige très fine le transforment en une adorable souris souris blanche. Croisant un gros rat d'eau, Master Crawl, il croit sa dernière heure arrivée mais le rat est séduit par sa grâce et lui demande son nom . Justin qui a "l'esprit prompt" répond d'une "voix flûtée et minaudière en s'efforçant de rougir" devient "Justine." . La méprise le sauve d'un mauvais pas et il apprend à pêcher les moules. L'eau le débarbouille et Master Crawl, furieux d'avoir été berné le traite de gueux et d'imposteur . Il se prépare à l'égorger mais sa queue est prise "entre les deux valves d'une Moule énorme,et clap! voilà notre Rat d'eau plus solidement attaché au milieu de la Croustandille qu'un bateau qui a jeté l'ancre."
Arrivé enfin chez les grands frères, ceux-ci le ventre vide promettent leur aide sans hésiter. Ils vivent dans la cave d'un vieux moulin transformé en abattoir ( ici parenthèse explicative rapide sur l'histoire du moulin et les relations entre le syndicat des éleveurs et le syndicat des tueurs) se nourissent la nuit de débris de viande . Ils n'ont pas mangé depuis longtemps quand l'opportunité d'un plantureux repas qu'ils n'espéraient plus vient troubler leur esprit et les fait changer d'avis. Déçu, Justin les avertit cependant qu'il a entendu des craquements inquiétants dans la digue et qu'une catastrophe menace leur peuple. On ne l'écoute pas, la digue cède et les grands frères réfugiés sur un promontoire sont sauvagement exterminés par les hommes qui récupèrent par la même occasion les poissons de l'étang.
Justin a eu le temps de s'échapper. Il revient à Fons Pitou avec trois grands frères éclopés et rescapés du massacre. Deux mois de sécheresse ont asséché les puits et les jardiniers ont renoncé à inonder les taupes lesquelles ont regagné leur ancien royaume. Un traité d'alliance a été conclu, la guerre a cessé et les coquilles de noix servent de berceaux. On a oublié " cet ambitieux Justin. Il nous amène une garde prétorienne qui lui permettra de renverser nos libertés publiques et de se faire couronner empereur de la Fons- Pitou." Justin les prive du récit de ses aventures et se retire chez les Campagnols " petits patauds qui, nés sous terre, puis intallés dans la meule,la croyaient éternelle comme le monde." Eux aussi vont refuser de croire aux conseils de prudence de Justin qui va de nouveau assister à un terrible spectacle et s'écrier :" C'est la Saint-Barthélémy ! La saint-Barthélémy des Rats ! " avant de s'endormir dans son abri.

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 23 octobre 2008

À Hervé :
Je ne saurais vous dire s'il serait plus exact de dire, "Je ne crois pas en Dieu, et je choisis donc de me dire athée."
Si je ne crois pas en Dieu, du reste, je n'ai pas d'autre possibilité que de dire que je suis athée, je n'ai pas de choix du tout : je ne peux que me dire athée.
On ne choisit pas de "croire" telle ou telle chose, il me semble, dites-vous. Il me semble, cependant, que j'ai fait ce choix de ne pas croire en Dieu, sans avoir encore l'esprit d'un adulte éduqué et instruit (ce que je suis devenu par la suite, ce qui n'est certes pas le cas de tous les êtres humains, et je m'empresse d'ajouter que sur ce blog j'ai le plaisir de ne lire quasiment que des messages émanant de personnes raisonnables et généralement instruites, et j'en fais mon profit, notamment avec la joute entre deux dames estimables au sujet du verbe défectif "foutre" :) ).
Quand je crois quelque chose (une information dont j'ignore si elle est confirmée, par exemple, ce qui fut le cas de la mort accidentelle de Coluche au moment où elle m'a été annoncée d'une manière dubitative) je sais que j'aurai peut-être un démenti au bout d'un certain temps. Il s'agit toujours, alors, d'événements possibles, et vérifiables a posteriori.
Pour ce qui est invérifiable et purement conjectural - ce qui est le cas pour l'existence de Dieu -, je ne crois jamais. En mathématiques il est fréquent que les mathématiciens conjecturent sur l'existence d'une propriété de certaines catégories de nombres, propriétés qu'ils trouvent probables, mais qu'ils se gardent bien d'affirmer tant qu'une démonstration n'a pas été apportée par un chercheur et été dûment vérifiée par au moins une autre personne capable de vérifier le bien-fondé de la démonstration. Tant qu'on n'en est pas à ce stade (en physique, c'est la même chose), il est légitime de ne pas croire.
Quant aux statistiques sur les mathématiciens et les physiciens croyants, je ne sais pas s'il s'agit d'études sérieuses portant sur un nombre important de personnes. Mais, de toute façon, il peut en être de ce genre de sondages comme de ceux dont on parle tant en ce moment aux USA : il y aurait tant pour cent de votes favorables à Obama, mais au final, beaucoup moins, au point que Mac Caine pourrait être le vainqueur, tant sont nombreux ceux qui ne veulent pas avouer leur racisme !
À qui peut-on se fier, hein ? (Comme on dit dans le Nord.)
Cordialement vôtre.
FP

Ecrit par : Francis Penin | 23 octobre 2008

Ecrit par : Mort de rire | 23 octobre 2008

En même temps, ça fait peur... põve gamins ....

Ecrit par : toto | 23 octobre 2008

QUELQUES MOTS SUR MICHEL ONFRAY
J'aime bien Michel Onfray. J'ai apprécié, avec quelques réserves, son traité d'Athéologie et j'avais été très satisfait de la manière dont il avait viré le clou de Tariq Ramadan lors d'un débat sur les religions à la télévision. Sur sa croisade pour l'hédonisme, j'avoue que je ne me suis pas assez penché sur la question pour y adhérer ou trier le bon grain de l'ivraie…
Il faut reconnaître qu'il ne fait pas tout le temps dans la nuance et la dentelle et qu'il convient parfois de discuter certains de ses propos… C'est ce que je vais faire à travers l'analyse de quelques réflexions qu'il a tenu dans la dernière émission de F.O.G. où il présentait son dernier livre . Il y dénonce le caractère profondément réactionnaire de l'Église Officiel vis-à-vis des mœurs et donne comme exemple démonstratif le scandale de cette Institution qui assimile l'homosexuel aux pervers et aux malades mentaux…
En quelque sorte, pour dénoncer le tort fait aux homosexuels, il entérine l'exclusion des pervers et des malades mentaux. Au lieu d'énoncer que le hors-norme ne doit pas être a priori une donnée excluante, une catégorie scandaleuse, il choisit de dire que l'homosexualité n'est pas hors norme et par là même ne peut participer aux rejets implicites ou explicites qu'entraînent la perversion ou la maladie mentale. Il prétend libérer l'un des contraintes que la société impose aux autres. Il entérine, lui, le libertaire, le positionnement “politiquement correct” du simple déplacement des limites du normal et du pathologique… alors que le vrai débat, c'est de poser que devant les différenciations entre normes et hors-normes il ne faut pas donner ce caractère d'exclusion que le “socius” donne à l'heure actuelle beaucoup trop souvent.
A priori, il n'y a pas plus d'exclusion à manifester ou à instituer vis-à-vis des homos, des malades mentaux ou des pervers que celle que peut imposer la spécificité de tel ou tel comportement. Ce n'est pas le hors-norme en tant que tel, mais les manifestations particulières d'un trouble qui peuvent socialement justifier des mesures particulières. Entre un petit dépressif et un délirant paranoïaque majeur, entre un pervers dans le choix de l'objet sexuel et un pervers psychopathe criminel, il y a autant si ce n'est plus de différence qu'entre un homo et un hétérosexuel.
Reste qu'en stigmatisant l'intégration des homosexuels dans la catégorie des déviances mentales, non seulement il consolide l'attitude d'exclusion de la société par rapport à ces derniers, mais il renforce la vision particulièrement noire que nous avons spontanément vis-à-vis du pervers. En psychiatrie, le mot pervers sous-tend deux réalités bien différentes. Soit on est dans le registre de la pratique sexuelle où c'est l'exacerbation d'un mode de relation ou le choix de l'objet sexuel qui signe la perversion. C'est dans ce sens que l'utilisait Freud quand il disait que l'enfant est un pervers polymorphe. Et c'est dans ce sens (avant que la correcte attitude ne s'en mêle) que l'homosexualité était considérée comme une perversion, le choix de l'objet sexuel étant identique au lieu d'être opposé comme dans la pratique sexuelle normative que constitue l'hétérosexualité. Soit, la perversion est un trouble qui pervertit l'ensemble des relations à l'autre, cet autre étant au bout du compte toujours une victime. Dans les deux cas, il y a socialement des différences énormes entre les formes mineures et les formes inacceptables qu'il vaut mieux connaître à la une des journaux que dans la vraie vie. Entre un petit voyeur et un nécrophile, un emmerdeur sur blog et un grand psychopathe, un terme les unit : pervers, et un monde les sépare… C'est pourquoi je trouve que dans les bons combats que mène Onfray, il devrait éviter de semer la confusion.
S'opposer à la vision réactionnaire que donne l'Église Officielle de la sexualité est un bon combat. Mais plus précisément, c'est l'exclusion du hors-norme contre laquelle on doit lutter aussi bien pour l'homosexualité que pour les troubles de l'esprit…
J'introduis évidemment un bémol : le niveau de tolérance est en proportion du niveau lésionnel que peut produire le trouble… Fermer les volets quand on baise pour le voyeur, l'interdiction des cimetières pour le nécrophile, la prison, sans trop d'illusion sur la rééducation, pour le psychopathe assassin…

Ecrit par : Roger Felts | 23 octobre 2008

3 m,
c'est po plutôt pour:
Moi maître du monde ?

Ecrit par : toto | 23 octobre 2008

"QUELQUES MOTS SUR MICHEL ONFRAY
J'aime bien Michel Onfray. J'ai apprécié, avec quelques réserves, son traité d'Athéologie et j'avais été très satisfait de la manière dont il avait viré le clou de Tariq Ramadan lors d'un débat sur les religions à la télévision."

Ecrit par : Roger Felts | 23 octobre 2008

-Tant qu'il ne vire pas les clous de la croix de Jésus pour libérer le christianisme...

En tous cas, ses chroniques hebdomadaires dans "Siné-hebdo" sont plutôt intéressantes...

Ecrit par : Christophe Sibille | 23 octobre 2008

viré le clou de Tariq Ramadan

Ecrit par : Roger Felts | 23 octobre 2008

e n'est pas plutôt: "rivé son clou à Tarik Ramadan"

Ecrit par : Jean | 23 octobre 2008

Moi, je trouvais que "virer le clou" était bien plus suggestif, métaphoriquement parlant. Quand on rive, on attache. Quand on vire, on tombe de la croix, la face en avant. Vous connaissez la blague ? "Vite, un clou, je glisse…"
JPB, qui ne respecte décidément rien.

Ecrit par : brighelli | 23 octobre 2008

A mon humble avis , car je me pose la question, je pense que Jésus, constitué de chair et d'os et non de pierre, de métal , de bois, de métal ou de matière plastique... était vraisemblablement attaché sur la croix avec des cordes solides pour que le corps puisse rester en place à la verticale.

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 23 octobre 2008

N.B. : le quiproquo entre viré et rivé est le fruit d'une dérive de la pensée confrontée au dilemme de rester rivé à mon ordinateur plutôt que de chavirer vers une émission télé sur la Star Académie… Cela m'a donné le vire-vire.

Ecrit par : Roger Felts | 23 octobre 2008

Et si clous il y avait, ils étaient fichés dans les poignets, pas dans les mains — sinon, ça se déchire et patatras…

Ecrit par : Abraxas | 23 octobre 2008

Pour en finir avec cette histoire de clous sur Jésus, je suggère de les prendre dans un format supérieur (clous de 50) et de les planter directement dans les cuisses et à la hauteur des épaules. On peut fignoler en en plantant deux dans le thorax (en évitant le cœur et l'aorte, car la mort serait trop rapide) et deux autres dans l'abdomen (en évitant le gros intestin à cause de l'odeur)…

Ecrit par : Roger Felts | 23 octobre 2008

Vous connaissez la blague ? "Vite, un clou, je glisse…"
JPB, qui ne respecte décidément rien.

Ecrit par : brighelli | 23 octobre 2008

10 ans de purgatoire pour ça -minimum - !

Ecrit par : Manu | 23 octobre 2008

A Amélie et la trollatitude.

Ce que vous dites de votre inspectrice a retenu mon attention. Je ne m'étendrai pas sur la tentative de corruption (n'ayons pas peur des mots) que votre inspectrice a exercé sur vous en vous suggérant, avec une insistance coupable, de mettre 7 à une copie nulle au lieu du déjà trop généreux 5 que vous lui aviez attribué.
La prochaine fois que vous la verrez, demandez-lui si mettre la note de 1/100 à une épreuve orale d'agrégation (interne, mais qu'importe ? à l'externe des zéros sont parfois mis à des épreuves orales, donc à des candidats "admissibles", ce qui semble vouloir dire :"Heu... non, décidément vous êtes inadmissible, et vous n'êtes pas admis") n'est pas humiliant.
Figurez-vous que c'est ce qui m'est arrivé en mars 1992 lors d'une épreuve orale (leçon de chimie) d'agrégation. Certes, ma leçon ne valait pas tripette, d'accord. Mais il aurait fallu que j'obtinsse 16,8/20 le jour suivant à l'épreuve orale de physique pour être admis. La fraction du jury présente à ma leçon, sachant cela, a misé sur l'extrême improbabilité que j'obtinsse une note aussi élevée au vu de ma note à l'écrit en physique (27/100, soit 5,4/20).
Ce que voulait le jury, c'était m'éliminer de la compétition. Pour cela, il aurait pu tout aussi bien me mettre zéro (ce qui, à tout prendre, eût été moins humiliant, ne trouvez-vous pas ?). Mais alors ces trois personnes auraient été contraintes de faire un rapport écrit pour justifier ce zéro (et j'avais eu 47/100 à l'écrit en chimie...). Hein ! quel courage ! Avec le 1/100, pas de rapport.
Comme je n'ai eu que 9/20 à l'épreuve orale de physique, c'est 8/20 (40/100) qu'il me fallait pour être admis. (On peut s'interroger sur le fait que le jury fixe - a priori ? apparemment oui - à 159/400 le total de points de toutes les épreuves pour le dernier admis. Cela suggère des tripotages des notes...) Mettre 0,2/20 est-il raisonnable ?
J'avais alors 52 ans. Parmi les trois personnes qui ont écouté ma leçon de chimie, il y avait un jeune type débraillé avachi sur son banc dans un amphi du lycée Saint-Louis à Paris qui m'a posé une question vicieuse dès que j'eus terminé mon exposé... et m'a piégé en beauté. J'étais tellement stressé que je n'ai pas réfléchi assez longtemps et répondu oui alors que c'est non qu'il fallait répondre.
Or, ce trou d. c. d'à peine 40 ans me dit :"Regardez derrière vous !" Je me retournai et vis ce que j'avais écrit au tableau qui me montrait ma grossière erreur. L'animal était narquois. Vu mon âge plus avancé que le sien, j'eus envie de lui mettre une gifle, mais je me retins. Puis j'eus envie de lui dire :"Jeune homme, je m'incline devant votre grand savoir, mais je vous prie de me respecter en me parlant sur un autre ton. Je ne suis pas un de vos élèves : je suis un collègue, moins qualifié que vous, mais un collègue quand même, et notablement plus âgé que vous." Mais je me retins encore. Je le regrette. J'aurais dû le faire et quitter la salle sans dire un seul mot. Quelle différence cela aurait-il fait ? Ils m'auraient mis la même note (car me mettre zéro et dire dans le rapport que le candidat avait quitté la salle avant la fin de l'épreuve aurait été un rien embarrassant, n'est-ce pas ?). Et puis, quoi, je savais bien que j'étais très proche du dernier admissible et qu'il m'aurait fallu être brillant pour réussir. Mais aurais-je dû me dire, "A quoi bon aller à l'oral ? je n'ai aucune chance." ? Certainement non !
Est-il besoin de vous dire que l'inspecteur qui me rendait visite à l'époque, informé de ma déconfiture, ne me demanda jamais de remonter les notes de mes élèves ? (Il était rare qu'elles soient au-dessous de 5/20.)
J'ai abandonné l'option "physique et chimie" (alors que j'ai une maîtrise de chimie !) et me suis présenté à l'option "Physique et physique appliquée". J'enseignais la physique appliquée que j'ai étudiée par mes propres moyens pour atteindre le niveau du BTS, tout en faisant mon service de 18 h hebdomadaires, souvent avec deux ou trois heures supplémentaires. (Je n'enseignais plus la chimie depuis quatorze ans.) A la troisième tentative je fus admissible. Je n'ai pas eu l'impression d'affronter un jury hostile cette fois. Je n'ai pas été regardé de haut, de façon hautaine comme en 1992. (En 1992, outre le tdc - rétention de plume -, il y avait le président du jury, sexagénaire rigide, qui me titilla d'un ton aimable qui ne fit pas illusion sur moi, et une dame cinquantenaire qui ne pipa mot de tout le temps qu'elle fut dans la salle. J'ai eu l'impression qu'elle était navrée de ce qui m'arrivait.) Pendant ces deux jours d'octobre 1995, j'ai subi deux épreuves, détendu (pas vraiment confiant, non). Les membres du jury ont été affables et courtois. Ils se sont adressés à moi comme à un adulte (j'étais plus âgé que la plupart d'entre eux !), non pas comme à un gamin qui a omis d'apprendre sa leçon avant de venir en classe.
Du coup je n'ai proféré aucune bourde, tant que les questions ont été abordables par moi. Après cela, le niveau de difficulté augmentant, je dis :"Mesdames, messieurs, je préfère ne pas répondre à votre dernière question plutôt que de dire n'importe quoi. Je ne sais pas la réponse à cette question." Les six personnes présentes se sont regardées, quelque peu étonnées (par ma franchise ?) puis le président est venu près de moi et me dit, très aimablement :"M. P., nous vous avons retenu assez longtemps. Voulez-vous quitter la salle quelques minutes ? Nous allons délibérer ici même. Quand vous nous verrez partir vous pourrez venir reprendre vos affaires." J'acquiesçai du menton et dis "Au revoir, mesdames, messieurs" et partis. Tous me répondirent "Au revoir, monsieur".
Je fus reçu bon dernier. Je n'en demandais pas davantage...
Il était parfaitement légitime de ne pas me recevoir en 1992. Mais était-il vraiment besoin de le faire de façon si humiliante ? J'eus fugitivement envie d'écrire à Jack Lang, alors ministre de l'É. N., pour lui dire :"Je suis nul, mettez-moi donc à la retraite anticipée !"

Alors, m... aux inspecteurs qui ne respectent pas la liberté pédagogique des professeurs !

Ecrit par : Francis Penin | 23 octobre 2008

Pour en finir avec cette histoire de clous sur Jésus, je suggère de les prendre dans un format supérieur (clous de 50) et de les planter directement dans les cuisses et à la hauteur des épaules. On peut fignoler en en plantant deux dans le thorax (en évitant le cœur et l'aorte, car la mort serait trop rapide) et deux autres dans l'abdomen (en évitant le gros intestin à cause de l'odeur)…

Ecrit par : Roger Felts | 23 octobre 200
Felts, si vous plantez des clous dans le thorax, surtout d'un tel diamètre, vous allez perforer le poumon à tous les coups et le gars va claquer en moins d'une heure de pneumothorax sous tension. C'est nul !
Je suis d'accord avec Hélène, on les attachait avec des cordes et ils mourraient lentement, par écartèlement et déshydratation.

Ecrit par : dobolino | 23 octobre 2008

Là, c'est pas mal expliqué:
http://pagesperso-orange.fr/gira.cadouarn/france/annexes/crucifixion_fr.htm

Ecrit par : dobolino | 23 octobre 2008

Vos clous, plantez-les plutôt dans la poupée vaudou de l'ami Sarko! Bon sang, mais c'est bien sûr, ces tics, ces tressaillements permanents, ce sont des réactions aux piqûres d'épingles. Quand on vous disait qu'il était piqué!

Ecrit par : retraitée | 23 octobre 2008

Il mourrira moins vite de son pneumothorax si une jeune vierge lui fait du bouche à bouche…
Le romain de service…

Ecrit par : Pompeus | 23 octobre 2008

NOTE DE NON LECTURE

Je viens de lire l'article que consacre l'Express au dernier ouvrage de Val qui s'intitule « Reviens Voltaire, ils sont devenus fous » Bien entendu l'évolution tendancielle du Camarad Val ne m'aurait pas poussé à acheter son bouquin… La lecture de l'article qui lui est consacré et qui est pourtant généreux à son égard m'a complètement encouragé dans ce désir de non-lecture et c'est avec un plaisir certain que sur cette base, je rédige cette note.
D'abord pour le titre qui fait référence à Voltaire. Je ne ferai pas l'injure aux les lecteurs de ce blog de penser qu'ils ne savent pas, au moins depuis qu'il y eu polémique entre Michel Delord et votre serviteur, qu'il y a deux Voltaire. Celui qui a lutté contre le fanatisme et l'intolérance des Églises et celui qui tenant du libéralisme de son époque, a défendu l'esclavage et était partisan d'un enseignement élitiste réservé aux classes privilégiées. En pensant au premier Voltaire, moi aussi j'avais écrit “Voltaire, où est ta descendance ?”
Et bien avec monsieur Val, nous savons maintenant où elle est : elle est dans le second Voltaire, ce que Philippe Val en digne arrière arrière petit fils prodigue exprime avec la plus grande clarté… Certes, il y met la forme et mélange plus ou moins habilement les deux sauces voltairiennes. Mais si au XVIII ° siècle, elle pouvait paraître compatible (a minima), en 2008 cela donne un brouet peu reluisant.
Lisez l'interview de Val dans l'Express, vous économiserez le prix d'un livre et ce sera suffisant pour vous rendre compte de la sinistre évolution de quelqu'un qui a encore de peine à comprendre que derrière la paille de ses mots, il n'y a plus grand chose…
Pardon à Michel Delord : pour Voltaire, par rapport à Val, c'est lui qui avez raison…

Ecrit par : Roger Felts | 23 octobre 2008

Réforme du lycée. Enfin! Une initiative pertinente du Snalc, au-delà des guerres syndicales, un appel à un front commun avec le Snes et FO.

Lu sur NousVousIl

Le Snalc lance un appel au Snes et à FO pour s'opposer à la réforme du lycée


Le Snalc-Csen, syndicat d'enseignants du secondaire, a lancé jeudi un appel au Snes-FSU (syndicat majoritaire des collèges et lycées) et à FO pour bâtir "une opposition déterminée à la réforme du lycée", dans un courrier dont l'AFP a eu copie.

"Il nous semble que le rassemblement d'un pôle spécifique de syndicats de l'enseignement secondaire hostiles" à la réforme du lycée "doit se constituer, dans l'intérêt de nos collègues", écrit le président du Snalc, Bernard Kuntz.

"Nous pensons que la menace est aujourd'hui si grave qu'elle demande que nous dépassions nos différences et nos clivages", explique le Snalc, syndicat indépendant mais généralement classé à la droite des autres syndicats et qui n'appelait pas à la manifestation de dimanche à Paris.

Il faut "mettre un coup d'arrêt à l'actuelle politique de démantèlement de l'enseignement secondaire et à son alignement sur les pires modèles étrangers, tels qu'ils se manifestent à travers la réforme du lycée", ajoute-t-il.

Le Snalc-Csen n'approuve pas la réforme car il est contre la diminution des horaires d'enseignement et la moindre importance de certaines disciplines. Il critique aussi l'autonomie octroyée aux lycées pour construire leurs modules, ce qui va déboucher selon lui sur plus d'inégalités entre établissements. Une réforme du collège est selon le Snalc plus urgente qu'une réforme du lycée.

"Il sera difficile, voire impossible d'articuler des revendications communes et crédibles avec des organisations qui approuvent le dispositif", dit-il, évoquant sans citer de noms des syndicats qui, comme le Sgen-CFDT ou l'Unsa-Education, sont prêts à une réforme plus radicale du lycée.

Ecrit par : Romuald | 23 octobre 2008

"Lisez l'interview de Val dans l'Express, vous économiserez le prix d'un livre et ce sera suffisant pour vous rendre compte de la sinistre évolution de quelqu'un qui a encore de peine à comprendre que derrière la paille de ses mots, il n'y a plus grand chose…"

Ecrit par : Roger Felts | 23 octobre 2008

Vous parlez de Voltaire ou de Val?

Ecrit par : Christophe Sibille | 23 octobre 2008

Bon, puisqu'on a fini de planter des clous et que les congés scolaires approchent, je préfère planter les choux en chantant avec mon petit fils de trois ans, ce qui me changera de l'histoire de Jésus chantée en latin et mise en musique par Mozart, Rossini, Schubert, Gounod,Bruckner, Dvorak, Langlais et tant d'autres. Non baptisée, je suis passionnée par la beauté de la musique vocale sacrée, cette beauté qui est un dépassement de soi, porteur d'espoir. Il paraît que chanter c'est prier deux fois. Ah bon ? Je prétends que chanter c'est aimer la vie, la beauté et les autres et que c'est mieux que planter des clous sur les gens. Il faut être cinglé pour avoir des idées pareilles !

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 23 octobre 2008

croise les pieds il ne me reste qu'un clou!
mabiche

Ecrit par : mabiche | 23 octobre 2008

"Le Snalc lance un appel au Snes et à FO pour s'opposer à la réforme du lycée"

Voui ...
Mais la CGT et SUD, ils puent ?

Ecrit par : Hervé | 23 octobre 2008

Vu Romuald.

Mais on arrive aux élections professionnelles.

Espérons que nos syndicats vont dépasser cette contingence...

Et les parents, que disent-ils de cette réforme des lycées ?

Ecrit par : Roger Meunier | 23 octobre 2008

Ma journée:

"Les bourgeois de la rue ont piqué la vérole
Et réclament partout de faux médicaments
Qu'on leur sert en faisant claquer toutes leurs dents
Miserere Seigneur du fond des carmagnoles"
C'est mieux que planter des clous?

Si vous cherchez un candidat Social-Démocrate pour les prochaines présidentielles, on en a trouvé un aujourd'hui ! Il s'appelle Nicolas Sarkozy. Un petit gars plein d'avenir.
Dobolino pliée de rire.

Ecrit par : dobolino | 23 octobre 2008

croise les pieds il ne me reste qu'un clou!
mabiche

Ecrit par : mabiche | 23 octobre 2008



"Les temples sont cernés et sentent le roussi
Les magasines font la pige aux évangiles
Et les chemins de croix se font en crocodile
Miserere Seigneur du fond des crucifix"

Ecrit par : dobolino | 23 octobre 2008

Et les parents, que disent-ils de cette réforme des lycées ?

Ecrit par : Roger Meunier | 23 octobre 2008

Ils disent qu'on est en train de faire des économies aux dépens de l'avenir de leurs enfants, de leur niveau de conscience, métaphysique, politique, scientifique, j'en passe.

Ecrit par : dobolino | 23 octobre 2008

J'ai vu aujourd'hui une personne qui travaille dans l'administratif d'un lycée agricole. Suite aux réformes et notament au bac pro en trois ans, 60 lycées agricoles, dont le sien, font la grève des notes. Ils corrigent, notent, mais ne transmettent pas, avec accord des parents d'élèves.

Ecrit par : dobolino | 23 octobre 2008

Lu dans l'Express

Peut-on, sur fond de ce conflit, être antisioniste sans être antisémite ?

Val:C'est impossible. Israël est une démocratie et le sionisme est l'expression, partagée par la droite et la gauche, du patriotisme israélien. « Sioniste », c'est le mot pour dire patriote. Il n'y a qu'aux juifs qu'on refuse le droit au patriotisme. On peut légitimement se dire opposé à la politique du gouvernement israélien, mais se dire antisioniste, c'est se dire antijuifs.

Qu'en est-il des juifs antisionistes? Sont-ils aussi antisémites? Que d'amalgames dangereux!!!

Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 23 octobre 2008

@"Lisez l'interview de Val dans l'Express, vous économiserez le prix d'un livre et ce sera suffisant pour vous rendre compte de la sinistre évolution de quelqu'un qui a encore de peine à comprendre que derrière la paille de ses mots, il n'y a plus grand chose…"

Ecrit par : Roger Felts | 23 octobre 2008

Vous parlez de Voltaire ou de Val?

Ecrit par : Christophe Sibille | 23 octobre 2008

Qu'un enseignant en I.U.F.M. ne soit pas capable de faire la différence entre Voltaire et une peau de Val est bien le signe que l'enseignement va mal en France… Pourvu qu'en musique il ne confonde pas Mozart et Doc Gynéco…

Ecrit par : Roger Felts | 23 octobre 2008

La Camif ferme ses portes.

1,5 équivalent poste temps plein récupéré par le Moloch * : les Ressources Humaines débordées.

Qui va maintenant tenter de fourguer ces horribles fauteuils en cuir repoussant ?

* http://www.senat.fr/rap/r98-3281/r98-328138.html

Ecrit par : dugong | 23 octobre 2008

Je ne suis pas le seul, mais j'étais le premier, à parler (ci-dessus) du livre de Conti sur l'Enseignement des Lettres. Claude Duneton s'est fendu aujourd'hui dans le Figaro d'un article sur ce livre, sous le titre "Ecrasons l'infâme", que je ne résiste pas au plaisir de vous livrer.


" Un soir de l'hiver dernier, je reçus deux jeunes filles en colère - vraiment très en colère. Elles étaient institutrices en formation (pardon, professeurs des écoles !) à l'IUFM de leur secteur et venaient d'avoir, une heure auparavant, une altercation avec leur « formateur » en français. Elles avaient demandé à cet homme pourquoi la grammaire nouvelle qu'il leur prônait avec insistance était supérieure à la grammaire traditionnelle. Le « maître » avait été incapable de leur donner une seule raison, sauf à réaffirmer qu'elle était préférable. Gabrielle et Flora ne décoléraient pas ; elles réclamaient mon avis.

Évidemment, je leur mis en charpie, de mon mieux, cette imposture enseignante que constitue la grammaire dite « nouvelle », issue inconsidérément du structuralisme le plus pédant ; je les rassurai sur le bien-fondé de leur attachement à la vieille nomenclature éprouvée. Pas de déictiques, mais des bons vieux pronoms… Eh bien, désormais, je n'aurai plus besoin de me fendre d'aucune démonstration, il me suffira de tendre aux questionneuses irritées un livre superbe publié ces jours-ci par un professeur, Paul-Marie Conti (1), lequel analyse et décrit l'enseignement actuel du français du haut d'une vaste expérience et d'une impressionnante culture.

Le constat est sans pitié : « L'école contemporaine est moins égalitaire que l'école de jadis, écrit M. Conti. L'éducation de masse a échoué, et les écoles des riches prospèrent quand celles des pauvres s'enfoncent dans l'ignorance. » Seulement il explique clairement l'une des causes principales de cet échec programmé : le chamboulement de l'enseignement du français qui débouche sur du creux, du vide, une fabuleuse tricherie organisée par des gens dont les visées politiques passent avant le souci d'instruire vraiment. Tout le livre est passionnant ; il étale les carences de l'enseignement littéraire - c'est à en pleurer, de rire et de chagrin. Mais le premier chapitre, relatif à « l'enseignement de la langue », est le plus lumineux ; il traite de la grammaire moderne - que l'auteur appelle « grammaire globale » pour en démonter les supercheries. « La grammaire globale se donne les apparences d'une science, sans masquer toutefois sa misère à l'observateur attentif. »

Misère et prodigieuse inefficacité. Le livre met en lumière le malentendu qui existe entre les intentions de la grammaire « moderne » - qui n'en est pas une véritablement - et les objectifs de la grammaire traditionnelle. Malentendu qu'on pourrait résumer ainsi : la nouvelle grammaire exerce les élèves à repérer des faits de langage (avec des mots à coucher dehors), mais ne leur apprend rien d'utile quant au maniement de la langue, tandis que l'ancienne s'efforce de guider les enfants dans la forêt des fonctions, et de leur inculquer une vraie connaissance pratique de la syntaxe du français.

Pour prendre une image, la grammaire nouvelle est une sorte de guide touristique destiné à visiter des monuments classés, alors que la grammaire ancienne est une école d'architecture où l'on apprend à bâtir des maisons. « L'enseignement du français est devenu le lieu de considérations creuses - la langue elle-même ne fait plus l'objet d'aucun apprentissage. » Le niveau général des élèves est tiré paradoxalement vers le bas - et c'est là justement, pardonnez-moi, que le « bas » blesse, comme dit ma cousine !

Or, qui peut le plus peut le moins. Tel qui maîtrise le français dans sa forme correcte ou soutenue, tellement soutenue qu'il en monte parfois vers les nuages de la poésie, peut aussi écrire et s'exprimer en charretier s'il le souhaite, ou s'il le faut. Mais celui qui ne connaît que le niveau charretier reste condamné à vie à la charrette - c'est actuellement le sort de l'enfant du peuple que l'école trahit en ne lui donnant pas ses chances, malgré tous les bavardages idéologiques.

Je le dis avec gravité pour appuyer les propos libérateurs de Paul-Marie Conti : une école qui n'apprend pas la langue est coupable de la plus haute et abominable trahison des classes populaires - aux deux sens du terme. Tous les enseignants devraient lire ce livre. Tous ceux qui ont des enfants aussi. J'en ferai part à Gabrielle et à Flora. Pour y voir plus clair, et se coaliser, peut-être. « Écrasons l'infâme », disait Voltaire - c'est-à-dire l'idiotie."


JPB

Ecrit par : brighelli | 23 octobre 2008

Ce soir, émission sur France 3 "Ce soir ou jamais " à 23 H 25 pour ceux que ça intéresse. Thème : "Faut-il avoir peur des religions ?" avec notamment Carherine Kintzler :


Chaque semaine, du lundi au jeudi, Frédéric Taddeï propose une plongée dans l'actualité culturelle, avant et après le journal du soir. L'animateur évoque cette fois la question du phénomène religieux et sollicite l'opinion de spécialistes. Parmi eux, Tariq Ramadan, islamologue, qui a publié en octobre 2008 l'essai «La Réforme radicale» (Presses du Châtelet), mais aussi Monseigneur di Falco, auteur en mai dernier de «Apparitions à Notre-Dame du Laus» (Parole et Silence Editions). Le philosophe et rabbin Marc-Ouaknin, auteur de «Zeugma» (Seuil), sera également sur le plateau aux côtés de la philosophe Catherine Kintzler et de Marc Blondel.

Ecrit par : Manu | 23 octobre 2008

Eh oui, Manu, c'est une bonne initiative...
Hervé, la CGT et SUD liraient-ils le courrier que leur enverrait le SNALC ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 23 octobre 2008

"Le Snalc lance un appel au Snes et à FO pour s'opposer à la réforme du lycée"

Voui ...
Mais la CGT et SUD, ils puent ?

Ecrit par : Hervé | 23 octobre 2008

Ce n'est rien de le dire : une véritable infection. Plus pédago-démago qu'eux, tu meurs. Je lis régulièrement leur prose et je ne vois pas comment il pourrait s'opposer à une réforme 100 % pédagogiste alors qu'ils en font eux-même régulièrement la promotion (trés active).

Au moins, au Snes, tous les membres de base ne sont pas convertis au blabla péda-cucu.

Ecrit par : Manu | 23 octobre 2008

Qu'en est-il des juifs antisionistes? Sont-ils aussi antisémites? Que d'amalgames dangereux!!!

Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 23 octobre 2008

Mon pépé était un "juif", au sens nazi du terme, d'origine allemande, pas du tout sioniste et absolument pas du tout antisémite. C'est surtout lui qui m'a éduquée politiquement mais il est mort en 1994...
Quand je dis que mon grand père était juif au sens nazi, je veux dire que si la Gestapo avait réussi à le ramasser, elle l'aurait envoyé se faire gazer à Auschwitz sans états d'âme.
Lui, il était calme avec tout ça et, en 1972, préférait de loin la RFA à Israël qu'il jugeait avec une certaine sévérité.
Il n'aimait pas du tout les états théocratiques.

Ecrit par : dobolino | 23 octobre 2008

Pour prendre une image, la grammaire nouvelle est une sorte de guide touristique destiné à visiter des monuments classés, alors que la grammaire ancienne est une école d'architecture où l'on apprend à bâtir des maisons. « L'enseignement du français est devenu le lieu de considérations creuses - la langue elle-même ne fait plus l'objet d'aucun apprentissage. » Le niveau général des élèves est tiré paradoxalement vers le bas - et c'est là justement, pardonnez-moi, que le « bas » blesse, comme dit ma cousine !




JPB

Ecrit par : brighelli | 23 octobre 2008

Ma cousine m'envoie d'ailleurs chez "ma tante".
C'est curieux, qu'à la télé, ce soir, je ne retrouve nulle par les propos de notre bon Président diffusés à 19 heures sur France Inter ?
Je crois bien que ce chouette krach boursier va ouvrir bien des yeux et ouvrir d'autres portes.

Ecrit par : dobolino | 23 octobre 2008

Si vous faites cela, vos élèves se rendront compte que le français, c'est intéressant, et ils vous regretteront quand ils ne vous auront plus l'année d'après.

Ecrit par : Jean | 22 octobre 2008

Merci Jean pour vos conseils. J'ai eu une journée particulièrement éprouvante aujourd'hui (j'ai demandé et obtenu une exclusion temporaire pour insultes graves), mais je préfère ne pas en parler. L'administration me soutient, mais je me sens profondément blessé et humilié. Encore une journée à tenir avant les vacances. Ce métier qui pourrait être si merveilleux est devenu pour beaucoup, et en tout cas pour moi, une torture ; ils ne respectent rien ni personne. Je ne pense pas avoir mérité ça. Bonne nuit à tous.

Ecrit par : Robin | 23 octobre 2008

Allez là:
http://www.radiofrance.fr/franceinter/info/journaux/ete.php
Cliquez sur le journal de 19 heures, patientez cinq petites minutes, le temps que défilent les titres, et écoutez ce qu'a dit notre Président de la République. J'aimerais votre avis sur...

Ecrit par : dobolino | 23 octobre 2008

"Parmi eux, Tariq Ramadan, islamologue, mais aussi Monseigneur di Falco, auteur en mai dernier de «Apparitions à Notre-Dame du Laus» (Parole et Silence Editions). Le philosophe et rabbin Marc-Ouaknin, auteur de «Zeugma» (Seuil), sera également sur le plateau aux côtés de la philosophe Catherine Kintzler et de Marc Blondel."

Oh là là !!!

Que va faire Catherine Kintzler dans cette galère ???

Ecrit par : Ma tante | 23 octobre 2008

Ecoles Normales et IUFM


Je suis chargé de vous présenter la nouvelle réforme du concours d'entrée à l'IUFM (Institut universitaire de formation des maîtres) pour l'enseignement primaire, annoncée voici trois semaines par MM. Lang et Meirieu, et de rappeler rapidement le chemin parcouru depuis les écoles normales républicaines.

Il y a dans cette réforme un choix stratégique avoué : profiter du départ en retraite de quelque 300 000 enseignants pour opérer dans notre profession une véritable purge. Pour remplacer cette cohorte d'enseignants « crispés » sur la transmission des savoirs, sur leurs « postures frontales et adultocentriques » par une génération conditionnée, épiée, surveillée dans les IUFM et même après l'IUFM - car la titularisation serait retardée. Il n'a pas échappé, en effet, aux ministères obscurantistes que les jeunes institutrices et instituteurs, sitôt sortis de l'IUFM, redeviennent possédés du démon de l'instruction publique !

Je sollicite votre indulgence sur une question de terminologie : je ne parviens pas à abandonner le mot instituteur et à le remplacer par « professeur des écoles ». C'est là un blocage dont l'origine remonte très loin dans mon enfance. J'ai d'ailleurs été recruté à 14 ans et demi comme élève-maître, par concours, dans la 90e promotion de l'Ecole normale de Paris. Je vous parle d'un temps que les moins de cinquante ans ne peuvent pas connaître : celui où l'Etat n'était pas encore devenu l'ennemi du savoir, le persécuteur des enseignants, et où l'on était fier de numéroter les promotions depuis les lois républicaines du 19e siècle fondant l'enseignement moderne.

Comme vous le savez, nous devons à un décret de la Convention, en 1794, à Condorcet et à Lakanal, cette appellation d'Ecole normale. Car ces écoles devaient donner les normes, les règles, pour que dans toute la nation les jeunes Français aient le même droit à l'instruction. Une autre invention géniale de Lakanal fut le COURS, qui permettait de concilier la rigueur et la continuité des enseignements avec les goûts, les curiosités différentes des élèves. Vous savez aussi que les réformateurs-fossoyeurs ont eu la peau des écoles normales, qu'elles ont vendu d'ailleurs chèrement, par des grèves générales durant quinze ans. Et vous savez que l'assaut contre les COURS est engagé, et que la résistance se manifestait, il y a quelques jours, dans la rue, contre les « itinéraires de découverte » de Lang, remplaçant les COURS.

Nous étions, dans certaines écoles normales, jusqu'à 40 ou 50% d'enfants d'ouvriers, bien placés pour savoir le rôle de l'instruction pour le peuple.

Nous y étions viscéralement attachés, d'où les haines attisées contre les Ecoles Normales.

Elles eurent l'honneur d'être fermées sous Pétain, puis elles furent attaquées par De Gaulle, amputées sous Giscard, achevées et enterrées sous Mitterrand. C'est un régime politique qui les a tuées. Et lorsqu'on a recruté à la licence, sous le ministre Savary, les instituteurs et institutrices, soit six à sept ans plus tard que notre recrutement en seconde, il ne restait qu'un enfant d'ouvrier sur sept. Mais il est vrai qu'était apparu en échange un nouveau slogan : l'égalité des chances !

Or, le bilan est là, et devrait ôter tout complexe, tout esprit défensif à nos jeunes collègues que la propagande officielle accuse d'être « ringards », sous prétexte qu'ils veulent instruire.

Il y a eu durant un siècle une nation instruite, une jeunesse cultivée, des diplômes stables, une école jalousée et copiée dans le monde entier. Et, en vingt ans, voici le champ de ruines, le beau résultat des réformateurs-fossoyeurs : 20% d'illettrés ou quasi-illettrés à l'entrée en sixième ! Pour retrouver dans l'histoire une situation comparable à l'oeuvre de nos « modernes » obscurantistes, il faudrait sans doute remonter à l'époque de la loi Falloux (1).

Redescendons maintenant, des géants des Lumières, de 1789 et de la Convention, aux nains obscurantistes de 1989, aux IUFM et à la loi Jospin qui les fonda.

Encore une fois, parlons d'archaïsme et de modernité.

Un collègue professeur d'IUFM, qui a enseigné d'abord dix ans dans les Ecoles normales (dernière formule, avant 1990 donc), a établi une comparaison accablante. Je n'en citerai qu'un élément : auparavant, didactique du français et des maths, pour les futurs enseignants, 135 heures en deux ans. Dans les IUFM : 30 heures en un an. Quel progrès, quelle modernité !

En fait, la « modernisation » n'est qu'un vulgaire camouflage. Les écoles normales, comme le dit ce collègue, avaient « une structure simple et cohérente ». Tout simplement parce que le but politique l'était aussi : instruire ; et pour cela former solidement les maîtres. Ceux qui ont fondé les IUFM ont le but tortueux, hypocrite, dissimulé, de liquider l'instruction publique. D'où le désordre, l'inefficacité, l'arbitraire qui règnent aujourd'hui.

Il est temps de présenter le nouveau concours de recrutement des « professeurs des écoles », tel qu'il a été conçu, calculé par M. Meirieu, éminence grise de M. Lang après avoir été celle de M. Allègre. Voici le grand filtre à conscience, le nouveau tamis idéologique que serait le concours Meirieu-Lang.

20 coefficients.

Epreuves écrites anonymes fondées sur le savoir : coefficient 6.

Epreuves orales non anonymes fondées sur la conformité avec la propagande « pédagogique » officielle : coefficient 14 !

Je ne parlerai que de la première épreuve orale, épreuve où l'on questionnera le candidat sur sa « philosophie de l'éducation », sachant que M. Lang a ostensiblement déclaré que M. Meirieu était le concepteur du concours, donc de cette mise à la question philosophique des candidats. Et quiconque a parcouru les ouvrages doctrinaux de M. Meirieu sait qu'il en suppure à toutes les pages la haine des disciplines, des cours, et de l'école républicaine (2).

On demandera donc au candidat, par une étrange formule qui trahit l'intention inquisitoriale, de « se situer » par rapport au métier de professeur d'école. On lui demandera ses opinions quant aux « valeurs » qu'il veut transmettre (3). On lui demandera son opinion sur « la place de l'école dans la société ». On lui demandera son opinion sur les « finalités de l'école », sur « l'environnement de l'école », sachant que le « programme » de cette épreuve d'opinions n'évoque ni les savoirs, ni l'instruction.

Cette épreuve devant jury est affecté d'un coefficient 4 : à elle seule, elle permet d'anéantir une note favorable à l'écrit.

Et voici une trouvaille bien jésuitique à la Meirieu. Six mois séparent l'écrit de l'oral, six mois de suspension sur chaque candidat admissible de l'épée de Damoclès, pendant lesquels il aura tout le temps de s'informer de ce qui plaît aux jurys. Or, ce qui plaît aux jurys se trouve dans le programme Meirieu de la deuxième année d'IUFM, qui devient la doctrine obligée du concours d'admission.

Il est dit que le futur enseignant doit se préparer à des « mutations ». Il devra « faire évoluer ses représentations du métier », abandonner, donc, celles qu'on lui a inculquées jusque là. Il serait donc jugé et admis, comme futur fonctionnaire, sur ce que M. Meirieu appelle « les passages obligés » :

- Son adhésion à la « transversalité » dans l'enseignement du français – mot pompeux signifiant l'abandon des leçons spécifiques d'orthographe, de grammaire, de syntaxe. Le candidat doit donc abjurer ses hérésies sur l'apprentissage de la langue française.

- Le second passage obligé se passe malheureusement de commentaires : il rassemble très exactement toutes les mesures Allègre que nous avons combattues en 1999-2000 : « La formation à la dimension collective et partenariale du métier (travail en équipe, décloisonnement des disciplines, les approches interdisciplinaires - itinéraires de découvertes, travaux personnels encadrés, projets pluridisciplinaires à caractère professionnel - les relations avec les parents, ouverture sur le monde économique, culturel (les classes à projet artistique et culturel.). »

- La formation au « métier réel », celui d'avant la « mutation » Meirieu étant sans doute virtuel. Le métier réel est celui « de la prise en compte des publics hétérogènes (.), de l'intégration des élèves handicapés ».

Il y aurait ici beaucoup à dire. Il serait utile que les collègues de cette assemblée, qui vivent les situations nées de ces mesures, parlent de cette infamie que constitue l'actuelle fermeture des classes de perfectionnement. Mesure qui frappe à la fois ces élèves, qui perdent leur droit à une attention spécifique d'enseignants spécialisés, et les autres classes que sous ce vocable « d'intégration » on désintègre en fait.

- Enfin, le nouveau « professeur des écoles » devrait se plier à une nouveauté de taille : « l'enseignement du fait religieux ». S'il restait une qualité encore intacte de notre école, c'était bien la neutralité laïque, l'interdiction de laisser entrer dans l'école les discussions, disputes et empoignades entre les différentes religions. Et ce serait maintenant le professeur qui susciterait, qui provoquerait ces « débats » ? Que fait-on, soit dit en passant, de sa conscience à lui, protégée par la loi de 1905 séparant les Eglises et l'Etat ?

Je sais bien que pour attaquer cette redoute républicaine, de grandes manoeuvres se préparent. Je sais qu'on embauche de grandes consciences, des intellectuels, pour assurer au public que la lente reptation des clergés pour se faufiler à nouveau dans nos écoles laïques n'a rien, mais rien à voir avec un enseignement très « objectif » du fait religieux qui serait, paraît-il, de première urgence.

Mais il se trouve que cette campagne commence bien mal ! A qui fera-t-on croire que M. Meirieu, chroniqueur attitré du journal La Vie (ex La Vie catholique), l'un des organes officiels de l'Eglise avec La Croix et Le Pèlerin, est le garant de quoi que ce soit d'objectif s'agissant de l'école laïque ? A ceux qui voudraient gober cela, je conseillerais de relire l'histoire de France des derniers siècles, avant de mourir idiots.

En conclusion, que penser de ces « mutations », de ces « passages obligés », de ces contrôles, évaluations, surveillances multiples auxquels nos jeunes collègues seraient soumis ?

Il s'agit d'un contrôle des consciences, d'une police de la pensée. Il s'agit de l'installation de cette « école totalitaire » contre laquelle Liliane Lurçat a lancé l'alarme. Il faut alerter le peuple sur la dénaturation et le démantèlement que veulent infliger à son école les fossoyeurs au pouvoir. Il faut que la crainte change de camp, et que, comme cela s'est déjà produit, l'expression du rejet populaire fasse remiser aux tiroirs et aux poubelles la réforme obscurantiste Meirieu-Lang.

J'emprunterai enfin sa conclusion au livre de Michel Eliard La fin de l'école (PUF) : « Ceux qui s'empressent de décréter la mort de ce qui reste de l'Ecole de Jules Ferry, ou son obsolescence, feraient bien d'y regarder à deux fois, car, s'il a fallu plusieurs révolutions pour aboutir à la République et à l'instruction publique, leur défense pourrait bien en provoquer une nouvelle. »



________________

(1) Voir Antoine Prost : « L'enseignement en France, 1800-1967 », graphique de la page 96 donnant la courbe historique des conscrits et conjoints illettrés.

(2) « Il faut casser l'organisation archaïque de l'actuelle journée scolaire en heures de cours. » P. Meirieu, L'école ou la guerre civile, Plon, p. 173.

« Assez de cette accumulation invraisemblable de concepts, notices, connaissances hétéroclites agrégées au fil du temps et des pressions des lobbies disciplinaires ! » Idem, p. 167.

(3) Sur cette histoire de « valeurs », on notera avec intérêt ce qu'écrivait M. Meirieu au moment où il confectionnait le nouveau concours. Il fait état de ses conversations avec Régis Debray et observe : « Nous fûmes complètement d'accord sur la nécessité d'identifier des principes clairs capables de mettre (l'école publique) à l'abri des vicissitudes du temps, constatant même ensemble un paradoxe : l'enseignement catholique est, aujourd'hui, le seul à pouvoir mettre en avant des valeurs pour résister à la pression sociale. » La machine-école, Folio, p. 73.



Michel Sérac

Ecrit par : c.cuit | 23 octobre 2008

c. cuit, vous m'avez piqué mon copié-collé... Remarquez, c'est normal, vous étiez passée avant moi.

Ecrit par : c. cru | 23 octobre 2008

Excellent "c.cuit". Merci. Et...au passage, je ne sais qui est Michel Sérac.

Ecrit par : Manu | 23 octobre 2008

J'ai trouvé ça :
" L’auteur, Michel Sérac, est né en 1946. Il est professeur agrégé de lettres modernes. À l’époque de la scission de l’UNEF, en 1971, il a été le premier président de la branche « historique » du syndicat étudiant (rue Soufflot).
Il collabore à l’hebdomadaire « Informations Ouvrières » et a déjà publié :
- « Quelle république sauvera l’école républicaine ? »
et
« Tête de T.U.C. »... "

Ecrit par : catmano | 23 octobre 2008

Il est très bien, ce texte, effectivement.

Ecrit par : Jérémy | 23 octobre 2008

"Information ouvrière" est le canard du PT (le Parti des Travailleurs, dont le candidat aux dernières élections présidentielles était Gérard Schivardi).
Pour avoir lu Informations Ouvrières pendant des années, je n'ai pas souvent vu des articles comme celui-là à l'intérieur (en fait, jamais), ou alors c'est récent (tout comme il n'a pas jamais été question de l'École de la République et de ses véritables problèmes durant la campagne et notamment le meeting parisien de G. Schivardi, j'y étais aussi...).

Il n'en reste pas moins que cet article est excellent.

Ecrit par : Manu | 23 octobre 2008

"pas jamais"... oups... "jamais" tout seul, c'est meirieux. Je veux dire, c'est mieux.

Je vas me mettre en "pas jama", c'est l'heure.

Ecrit par : Manu | 23 octobre 2008

@"Lisez l'interview de Val dans l'Express, vous économiserez le prix d'un livre et ce sera suffisant pour vous rendre compte de la sinistre évolution de quelqu'un qui a encore de peine à comprendre que derrière la paille de ses mots, il n'y a plus grand chose…"

Ecrit par : Roger Felts | 23 octobre 2008

Vous parlez de Voltaire ou de Val?

Ecrit par : Christophe Sibille | 23 octobre 2008

Qu'un enseignant en I.U.F.M. ne soit pas capable de faire la différence entre Voltaire et une peau de Val est bien le signe que l'enseignement va mal en France… Pourvu qu'en musique il ne confonde pas Mozart et Doc Gynéco…

Ecrit par : Roger Felts | 23 octobre 2008

Vous avez le droit de penser ce que vous voulez, et de Voltaire, et de Val; ce sont vos opinions. Maintenant, le propos n'est pas là; prenez une bonne inspiration, relisez calmement votre message, et vous verrez qu'il prête bel et bien à double interprétation.
Maintenant, si vous voulez parler musique un peu sérieusement, c'est quand vous voulez. ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 23 octobre 2008

Tiens? C'est bien Darcos, qui a institué ce concours? Je ne savais pas qu'il était à ce point copain avec Meirieu? Décidément, on nous en cache, des choses!

Ecrit par : Christophe Sibille | 23 octobre 2008

"Je viens de lire l'article que consacre l'Express au dernier ouvrage de Val qui s'intitule « Reviens Voltaire, ils sont devenus fous » Bien entendu l'évolution tendancielle du Camarad Val ne m'aurait pas poussé à acheter son bouquin… La lecture de l'article qui lui est consacré et qui est pourtant généreux à son égard m'a complètement encouragé dans ce désir de non-lecture et c'est avec un plaisir certain que sur cette base, je rédige cette note.
D'abord pour le titre qui fait référence à Voltaire. Je ne ferai pas l'injure aux les lecteurs de ce blog de penser qu'ils ne savent pas, au moins depuis qu'il y eu polémique entre Michel Delord et votre serviteur, qu'il y a deux Voltaire. Celui qui a lutté contre le fanatisme et l'intolérance des Églises et celui qui tenant du libéralisme de son époque, a défendu l'esclavage et était partisan d'un enseignement élitiste réservé aux classes privilégiées. En pensant au premier Voltaire, moi aussi j'avais écrit “Voltaire, où est ta descendance ?”
Et bien avec monsieur Val, nous savons maintenant où elle est : elle est dans le second Voltaire, ce que Philippe Val en digne arrière arrière petit fils prodigue exprime avec la plus grande clarté… Certes, il y met la forme et mélange plus ou moins habilement les deux sauces voltairiennes. Mais si au XVIII ° siècle, elle pouvait paraître compatible (a minima), en 2008 cela donne un brouet peu reluisant.
Lisez l'interview de Val dans l'Express, vous économiserez le prix d'un livre et ce sera suffisant pour vous rendre compte de la sinistre évolution de quelqu'un qui a encore de peine à comprendre que derrière la paille de ses mots, il n'y a plus grand chose…
Pardon à Michel Delord : pour Voltaire, par rapport à Val, c'est lui qui avez raison…"

Ecrit par : Roger Felts | 23 octobre 2008

Tiens, d'ailleurs, pour une meilleure compréhension (hypothétique), je remets la totalité du brouet de ce brave Felts.

Ecrit par : Christophe Sibille | 23 octobre 2008

Bonsoir

Je viens de voir sur Envoyé Spécial un reportage réalisé par Francis Perrin sur les progrès de son enfant autiste grâce à une méthode appelée la méthode ABA (ça s'écrit comme ça ?) qui marche très bien mais n'est pas reconnue en France sinon comme une forme de maltraitance de l'enfant.

D'après ce que j'ai vu, la méthode ABA est basée sur une stimulation permanente de l'enfant par les parents et les éducateurs formés à cette façon de procéder : on le rappelle à la consigne, on sollicite son attention sans relache, voire on le punit si besoin, et l'enfant stimulé fait des progrès impressionants.

Or en France, on soigne l'autisme avec une approche psychanalitique et non comportementaliste sous prétexte qu'on ne veut pas faire des enfants robots. C'est tellement beau et louable que lesdits enfants soignés de cette manière terminent à l'âge adulte menottés à un radiateur dans les moments de crise.

C'est marrant comme on est toujours plus intelligent que les autres dans notre beau pays et comme certains parents d'ailleurs doivent partir en belgique où ailleurs à l'étranger pour aider leurs enfants autistes.

Je dois dire aussi que je suis en train de finir "Je suis né un jour bleu" de Damiel Tammet (autiste savant), alors forcément ça e parle.

Sinon, je viens d'avoir le concours d'assistant qualifié de conservation des bibliothèques. C'est vrai que ce n'est que ce qu'on appelle le "troisième concours" et que je le passais pour la première fois parceque j'avais eu le sentiment que mon DUT préparé pendant mon emploi jeune ne valait pas grand chose (ce que j'ai pu me sentir impuissant et honteux de ma fonction d'emploi jeune pendant toutes ces années) et que je devais passer le concours externe, mais là j'ai tu mes scrupules et je l'ai ce concours !

Un chapitre douloureux fait d'impuissance et de honte qui se termine.

Ecrit par : johnmarguerite | 23 octobre 2008

Sinon vous connaissez Michaël Vendetta ?

J'ai lu tout son blog : je crois que ce mec est un génie !

Franchement, allez faire un tour et passez-vous (mais pas tout de suite, lisez un peu d'abord !) dans l'ordre :

- la vidéo filmée par Télé loisirs
- la vidéo où il est dans sa salle de bain

http://mickavendeta.skyrock.com/

Surtout, ne regardez pas la vidéo de l'émission de Morandini, ou alors à la fin !

Morandini ne mérite pas Vendetta !

(désolé d'être si directif, mais ce mec est en train de changer ma vie)

Ecrit par : johnmarguerite | 23 octobre 2008

A Amélie : correction d'une erreur dans mon long message précédent se rapportant à votre inspectrice qui voulait que vous remontiez une note de cinq à sept.
J'ai écrit "rétention de plume". C'est "réticence de plume" que j'aurais dû écrire.

Ecrit par : Francis Penin | 23 octobre 2008

Jean-Paul, vous ne m'avez pas répondu, en ce qui concerne Richard Etienne? C'est un docteur en sciences de l'éducation qui a l'air d'avoir la tête sur les épaules, et qui ne jargonne pas trop. Il est de votre région, non?

Ecrit par : Christophe Sibille | 23 octobre 2008

"Or en France, on soigne l'autisme avec une approche psychanalitique et non comportementaliste sous prétexte qu'on ne veut pas faire des enfants robots."

Hein ? Quoi ? Encore ???

Malgré les conneries de Bettelheim ?!

Ecrit par : Jérémy | 24 octobre 2008

@ johnmarguerite

Le lien avec Mickaël Vendetta : redoutable... de redoutabilité!

Ecrit par : Daniel Arnaud | 24 octobre 2008

Mickael Vendetta : une icône contemporaine !

Je retrouve beaucoup de mes élèves dans ce personnage : pour leur physique ou pour leur intelligence, on est parfois sidéré de la prétention que certains affichent (et ce sont surtout des garçons).

On pourrait penser à un gag, à du second degré, mais il faut avoir entendu les affirmations ahurissantes de certains, adulés par leurs parents à longueur de journée, pour se rendre compte jusqu'où peut aller la vanité.

Je me souviens en particulier d'un délégué de classe qui avait affirmé en plein conseil que « quand il voyait le niveau qu'il avait atteint » (dans sa pratique de la guitare) il se disait qu'il devrait vraiment aller faire de la musique sans plus attendre... on attend encore que le monde reconnaisse le talent de ce génie incompris que nous freinions avec nos mesquines exigences...

En ce moment, on bataille aussi avec un élève de seconde, brillant mais puant, qui cherche sans cesse la reconnaissance des profs, et ne participe aux cours que pour les détruire. Le contact avec la mère a été une révélation : elle refuse apparemment de croire que son fils puisse avoir le MOINDRE défaut. Quand je lui ai rendu un travail, récemment, il a lui-même corrigé en rouge son 17 en 19...

Pour ce qui est de la beaugossitude, on ne compte plus les élèves qui s'affichent torse nu sur leurs blogs en sollicitant les compliments...

Ecrit par : sanjuro | 24 octobre 2008

Marianne nous livre cette très essentielle information : "Selon le magazine Terra Economica, Nicolas Sarkozy aurait, en onze mois, consommé 7061 tonnes * de CO2. C'est que, en additionnant ses multiples voyages présidentiels, Sarkozy a parcouru 301236 kilomètres soit 80% de la distance de la terre à la lune."

Encore un effort de quelques mois et on pourra utiliser une nouvelle injure qui fera florès : "Sélénite !" **

Selon Terra Economica qui a réalisé cette passionnante étude, "c’est, enfin, l’équivalent des émissions d’un troupeau de 823 vaches laitières du Nord-Bretagne pendant toute une année"

Quand la stigmatisation des laitières bretonnes se joint à une telle comptabilisation *** des esprits, c'est que vraiment ça va de mal en pis.

Quant au voyage retour - que personne ne souhaite vraiment - on ne vous dit pas : ça va coûter meuh meuh.

* dans "l'article" original on lit "…consommé 7061 tonnes tonnes de CO2". Cette unité redoublée est probablement plus lourde de sens que l'originale, une unité corrigée des variations saisonnières ?

** avec les variantes "ton père le sélénite" ou "sélénite ta mère"

*** admirez la précision de la donnée du kilométrage parcouru. Il n'y a que des comptables excellisés qui soient capables d'une telle prouesse.

Ecrit par : dugong | 24 octobre 2008

CS, je ne connais pas l'Etienne en question - enfin, je ne crois pas.
Très beau, le texte envoyé par C.cuit...
Schivardi était le seul candidat qui demandait explicitement la fermeture des IUFM. Peut-être était-il bien conseillé...
D'ailleurs, j'en connais qui ont voté pour lui...
JPB

Ecrit par : brighelli | 24 octobre 2008

Je sollicite votre indulgence sur une question de terminologie : je ne parviens pas à abandonner le mot instituteur et à le remplacer par « professeur des écoles ».

Michel Sérac

Cela tient au fait que le mot instituteur évoque irrésistiblement le mot honteuux "institution". Dont le sens signifie quelque chose comme "procédure d'écriture faisant loi".
L'instituteur est celui qui institue, c'est-à-dire qui au moyen de techniques d'écriture constituées sépare l'enfant de sa parole, le met à distance de ses revendications pulsionnelles.
En devenant simple enseignant ou Prof des écoles l'instituteur s'est trouvé déchargé de cette fonction.
C'est la raison pour laquelle entrent au collège à présent des enfants bien incapables de maîtriser leurs comportements et leurs pulsions, des enfants incapables de se soumettre aux procédures légales d'apprentissage des textes.
Faire comprendre qu'il ne peut y avoir de passage de l'enfance à l'état d'adulte sans que des agents de l'Etat fondateur n'interdisent et n'interviennent à l'aide de techniques d'écriture du corps éprouvées est devenu impossible.

Ecrit par : david.D | 24 octobre 2008

Quand on tape www.schivardi2007.com, on est redirigé vers http://pulse.ebay.com/

Qu'en conclure ?
- que Schivardi est vendu (aux enchères) aux forces de l'argent ?
- que Scivardi est un complément circonstantiel de temps en temps ?

Ecrit par : dugong | 24 octobre 2008

circonstanciel mon mari !

Ecrit par : dugong | 24 octobre 2008

http://recherche.univ-montp3.fr/cerfee/article.php3?id_article=86

Jean-Paul, j'en suis un peu étonné, vu son profil et son lieu d'exercice!
C'est lui qui est venu animer la "grand-messe" consacrée à la préparation de la collaboration entre université d'Orléans (Tours) et de l'IUFM.

Ecrit par : Christophe Sibille | 24 octobre 2008

Non, celui-là m'avait échappé. Vu son profil, ça a l'air d'en être un beau... "Formateur de formateurs"... Les sciences de l'Edication ont un aspect gigogne, ou matriochka, qui m'a toujours sidéré - et en même temps, c'est significatif : ces gens-là pasent leur temps à ouvrir des boîtes sans fond, laissant toujours espérer que quelque part il doit bien y avoir une vérité. C'est un système religieux, au fond.
Et cet agrégé de Lettres classiques a eu le temps d'oublier rosa rosae, depuis le temps qu'il grenouille à l'IUFM.
JPB

Ecrit par : brighelli | 24 octobre 2008

Voui ...
Mais la CGT et SUD, ils puent ?

Ecrit par : Hervé | 23 octobre 2008

La réponse est dans la question ...

Ecrit par : yann | 24 octobre 2008

Sérieusement, ce Michael Vendetta a gagné son pari quoiqu'il arrive :

- si c'est une supercherie, on a cru trop longtemps qu'il était réel

- s'il existe réellement, on a cru trop longtemps qu'il était un canular.

Dans les deux cas, impossible de ricaner : ce type nous tend un miroir.

Par exemple : qui sérieusement ici peut dire qu'il ne s'est jamais passé d'huile sur le corps dans sa salle de bain ?

Ecrit par : johnmarguerite | 24 octobre 2008

Par exemple : qui sérieusement ici peut dire qu'il ne s'est jamais passé d'huile sur le corps dans sa salle de bain ?

Ecrit par : johnmarguerite | 24 octobre 2008

Heu... Moi.
Dois-je en avoir honte ?
Sérieusement (comme vous dites), il est évident qu'il sagit d'un gag.
Sinon, ce type est à interner.

Plus sérieusement, au sujet des méthodes "coercitives" ou "traumatisantes", connaissez-vous l'histoire d'Helen Keller, ou les films qui s'en inspirent, "The miracle worker", ou le formidable "Black" ?

Ecrit par : yann | 24 octobre 2008

qu'il s'agit...

Ecrit par : yann | 24 octobre 2008

Heu... Moi non plus...
J'adore en revanche en passer sur le corps des autres... RF, c'est grave ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 24 octobre 2008

Yann, je ne vous crois pas : vous en avez eu au moins très envie comme moi en regardant Michael Vendetta (qui se ferait fort par ailleurs de vous prouver l'existence de Dieu en quelques minutes si vous aviez le bonheur de le croiser dans la rue et de discuter avec lui, mais méritez vous seulement cette chance ?)

Pour les méthodes coercitives, je vous remercie de vos références : j'ai découvert récemment l'existence d'Helen Keller, née sourde muette et aveugle et je ne savais pas comment elle avait réussi à devenir conférencière (comme y parviendra un jour Michael Vendetta s'il prend la peine d'y consacrer 5 minutes dans son emploi du temps).

Ecrit par : johnmarguerite | 24 octobre 2008

Yann, je ne vous crois pas :