Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog


10 octobre 2008

Strategies syndicales

Stratégies syndicales

 

   Le 27 août dernier, à l’ouverture de la première séance de réflexion sur le nouveau lycée, le SNALC a rappelé à Gaudemar, qui ne s’y attendait guère, quelques vérités élémentaires. Absurdité d’une réforme du lycée précédant la réforme du collège, volonté puérile de jouer les élèves, ces « presque adultes », contre les profs, stupidité à modifier la structure du lycée sans toucher, pour le moment, aux contenus des programmes, construction aléatoire d’une usine à gaz de plus, et j’en passe. En outre, le fait que toute cette agitation n’avait pour but réel que de rogner 9000 postes par an, en faisant passer les élèves de Seconde (et ceux de Première et Terminale, à terme), de 32 à 27 heures n’avait pas échappé aux délégués de l’honorable syndicat.
   Le SNALC, en choisissant le 11 juin dernier de signer la « feuille de route » du ministère, avait insisté sur le fait que ce n’était pas un blanc-seing donné au ministre. Au passage, il avait dénoncé la malhonnêteté de ce chantage. Si l’on m’avait demandé à l’époque ce que je pensais de cette manière de forcer la main à des syndicats rétifs, ce n’est pas le mot « malhonnête », que j’aurais utilisé pour qualifier le procédé : « maître chanteur », « racketteur » ou « voyou du VIIème » m’auraient paru plus adéquats…

   « Malhonnête était un doux euphémisme… Le conseiller visé s’en est pourtant ému – chochotte… Les politiques ont le cuir bien sensible, en ce moment. Ou l’arrogance chevillée au corps.

   Les syndicats de gauche (ou prétendus tels) présents en cette fin août s’insurgèrent contre les empêcheurs de réformer en rond – le SGEN et le SE-UNSA avec la fougue de ceux qui ont choisi la rue de Grenelle pour faire leur coming out, le SNES (en l’occurrence Roland Hubert, co-secrétaire général) avec les tortillements de fesses caractéristiques de ceux qui voudraient bien et qui ne veulent pas… Et qui, surtout, craignent, ou savent, qu’une large majorité de leurs adhérents n’adhère pas… D’ailleurs, Frédérique Rolet, fine mouche, s’était bien gardée d’être là en personne : elle avait délégué au ministère ce second couteau, spécialiste de la langue de bois embarrassée – qui sentit pourtant que le SNALC disait des vérités d’évidence, et revint, en fin de réunion, sur ses déclarations premières… Alors, Roland, tu veux ou tu veux pas ? 

   Après avoir fait le tour des réactions, consulté informellement sa base, et pris dans la gueule, entre autres, la déclaration de sa tendance Ecole Emancipée, le SNES vient d’annoncer, hier jeudi, qu’il renonçait aux dites négociations. "Nous ne participerons plus à partir d'aujourd'hui aux discussions avec Jean-Paul de Gaudemar sur la réforme du lycée", a claironné ce même Roland Hubert. Dans son communiqué, le SNES a repris, sans rien y toucher, tous les points contestés par le SNALC dès la fin août :  l'organisation modulaire des enseignements, la réduction de l'horaire élève à 27 heures, l'effacement des disciplines et des savoirs au profit d'un "socle commun" d'enseignements fondamentaux, la séparation des réflexions sur l'organisation pédagogique du lycée, la définition du métier d’enseignant, devenu gentil animateur, et un calendrier trop serré – craignant « qu'en laissant aux lycéens et aux familles la responsabilité de construire eux-mêmes leurs parcours, la cohérence de la formation, et l'égalité entre les élèves ne soit plus garanties ». Sans oublier la voie technologique, dont le SNES déplore qu’on ne prenne pas en compte (?) la spécificité. Tant qu’à faire, il aurait pu se pencher sur la voie professionnelle : Le SNALC critique depuis des mois la nouvelle version du Bac Pro, en soulignant qu’un second cycle, quel qu’il soit, est toujours dépendant de ce que l’on fait dans le premier cycle, et que c’est dès la quatrième qu’il faut se soucier d’orientation. J’en ai parlé ici même.

   Le SNES, avec la ferveur du Néophyte, s’interroge enfin lui aussi sur la réforme du baccalauréat, exigeant le maintien du "caractère national de l'examen", « dans l'hypothèse d'une part plus importante du contrôle en cours de formation ».

   Bien sûr, il y a dans cette façon si soudaine de claquer la porte un mélange de bon sens matois, d’instinct de survie, et de stratégie électorale. A un mois et demi d’élections professionnelles imprévisibles, le SNES, qui entend rester en tête de la course, bombe le torse, quitte à s’attribuer le courage et le plumage d’autrui. Il a déjà joué le même jeu par le passé – avant de revenir, en douce, à la table de négociations. Et sans doute a-t-il prévu d’y retourner après novembre : peut-être, à l’heure même où j’écris, ses élus sont-ils en train de téléphoner au cabinet du ministre pour expliquer que leurs militants, bla-bla-bla, et l’opinion publique, bla-bla-bla, et la préparation de la manif du 19 octobre, bla-bla-bla, - mais qu’on peut compter sur eux pour une discussion sérieuse, en tête à tête si possible… D’ailleurs, le même communiqué énumère un certain nombre de « conditions d’un retour dans les discussions », et rédige pour ses adhérents une analyse détaillant les mesures « acceptables » et celles qui ne le sont pas… (voyons, Frédérique, ça ne devrait pas se voir à ce point…). Exigeant par exemple un horaire hebdomadaire de 30 heures, "accompagnement éducatif compris"… Bref, « des postes » et « des moyens »… Business as usual et l’imagination au pouvoir.(1)

   Allons ! Je suis mauvaise langue… C’était juste, dans l’esprit de Frédérique Rolet, un hommage à Brel, probablement – la valse à mille temps…

   Soyons sérieux un instant.
   La réforme du lycée, qui est sans doute souhaitable, ne peut passer que par la réforme du collège. Le ministre a fort intelligemment opéré un lifting de l’école primaire. Et au lieu de nous raconter la suite de l’histoire, dans l’ordre, il préfère sauter l’épisode essentiel, et nous parler de la fin. Inconséquence passagère, espérons-le. D’autant que s’il veut vraiment épargner des postes, et réduire l’horaire des élèves sans que personne n’y trouve à redire, il peut, en réformant sérieusement le collège, amener les élèves, fin troisième, à un niveau tel que la « seconde indifférenciée », qui n’a jamais été autre chose qu’une troisième-bis, ne soit plus nécessaire. Au lieu de ça, il voudrait imposer le lycée unique après le collège unique, alors qu’un collège remis sur ses pieds pourrait préparer à un lycée réellement diversifiée, y compris (et surtout, peut-être) dans la voie professionnelle : le Bac pro en trois ans, cela se prépare… fin cinquième.

   Et ce n’est pas, présentement, en claquant la porte avec emphase que l’on fera bouger un ministère arrogant et sûr de lui. La politique de la chaise vide, surtout quand elle n’a d’autre but que la communication interne et externe, ne compense pas un mois de contorsions embarrassées. Il y a là quelque chose de consternant : après avoir prêté les deux mains à des projets inacceptables, le SNES s’aperçoit soudain qu’il se compromettrait, peu avant les élections professionnelles, en se battant face au ministère – et préfère organiser une manif de plus, face aux caméras. Frédérique Rolet a lu La société du spectacle - comme tout le monde.

   Bien sûr, un demi-habile souhaiterait que le SNALC à son tour quitte la table des négociations – et, de prophète qu’il était, devienne disciple. En laissant toute opportunité au SGEN et à l’UNSA, refuges de pédagos ultra-minoritaires, d’infléchir dans le sens du désastre une politique déjà fort aventureuse ?

   J’espère bien que le SNALC va continuer à faire le forcing, face à Gaudemar, à Jouve, et aux caciques du Moloch, - au moins jusqu’à la réunion de mercredi prochain. Il ne s’agit pas de faire preuve de « bonne volonté » - il s’agit d’occuper toutes les chaises vides, y compris celle que FO, Ponce Pilate de l’Education, n’a jamais voulu occuper. Il s’agit de dire, d’une voix forte, que le ministère se trompe, en croyant nous tromper. Et que s’il se souciait à nouveau du qualitatif, comme en Primaire, au lieu de compter les heures économisées sur la calculette d’Eric Woerth, il pourrait bâtir une politique – et non faire des économies de bouts de ficelle.

   Au passage, il aurait un vrai succès auprès de sa majorité, et auprès de la majorité des enseignants. Et il verrait le SNES accourir bien vite, sa sébile à la main.

   Et il sera toujours temps, si la surdité grenellienne se confirme, de créer une vraie unité syndicale avec des mots d’ordre communs, et des propositions d’action plus efficaces qu’une grève de 24 heures. Le gel des notes, par exemple. Ou la grève des bacs blancs. Ou…

   Quant à la manif du 19… L’union sacrée syndicale doit-elle primer sur la cohérence ? J’ai assez envie de monter à Paris – et j’irais peut-être, si je ne refusais pas de défiler avec le SGEN et l’UNSA, qui seront là avec leurs propres agendas (la critique de la réforme du Primaire, par exemple, pour l’UNSA).

   Et sans se soucier du nombre de manifestants, j’espère que le ministère, mesurant enfin la vague de fond du mécontentement, prendra le temps de réfléchir, au lieu d’attendre benoîtement que les syndicats aillent à Canossa – ou se lancent dans un bras de fer qui fera mal à tout le monde. La maison est à rebâtir – et la majorité des parents, des enseignants, des élèves même s’accorde sur ce point (et aussi la majorité du propre parti du ministre) : ce n’est pas en grappillant quelques heures ici, quelques postes là, qu’on parviendra à compenser la désaffection du métier, et les multiples départs à la retraite des années à venir. Ce n’est pas en confiant aux IUFM, qui n’y ont jamais rien compris parce qu’ils n’ont cessé de recruter des gens qui maîtrisaient mal leur propre discipline, les maquettes des « masters d’enseignement » et des concours new age, qu’on parviendra à recruter les enseignants nécessaires aux défis des décennies à venir : un enseignant insuffisant, c’est dix mille enfants qu’on assassine. 

 

Jean-Paul Brighelli

(1) Pendant ce temps, le SGEN, avec la constance des néo-convertis, persiste et signe : « le SGEN-CFDT fait le choix d’assumer ses responsabilités syndicales dans la défense des personnels. Il entend que les discussions se poursuivent pour une plus grande réussite des élèves mais aussi pour l’amélioration des conditions de travail des personnels qui passe par une autre organisation des enseignements. Il souhaite en particulier que le temps de service des enseignants intègre toutes les nouvelles tâches. »

Le SE-UNSA, prudemment, se tait – de peur sans doute que la langue de bois ne fourche…

Commentaires

MERCI de nous éclairer !

Écrit par : Daphné | 10 octobre 2008

MERCI pour cet éclairage !

Écrit par : Daphné | 10 octobre 2008

"Le ministre a fort intelligemment opéré un lifting de l’école primaire."
Jean-Paul Brighelli

C'est plus malin qu'intelligent.

"Ce n’est pas en confiant aux IUFM, qui n’y ont jamais rien compris parce qu’ils n’ont cessé de recruter des gens qui maîtrisaient mal leur propre discipline, les maquettes des « masters d’enseignement » et des concours new age, qu’on parviendra à recruter les enseignants nécessaires aux défis des décennies à venir : un enseignant insuffisant, c’est dix mille enfants qu’on assassine."

Jean-Paul Brighelli

Ne vous inquiétez donc pas! Les universitaires, (qui n'y connaissent pas grand-chose", vont s'approprier joyeusement la dimension "professionnelle" de la formation des enseignants, effectivement glissée dans les masters par certains thuriféraires des sciences de l'éducation espérant tirer leur épingle du jeu... Et la polyvalence disciplinaire des enseignants du premier degré en sortira, elle aussi, totalement sabrée.

Écrit par : Christophe Sibille | 10 octobre 2008

Je suis un peu paumée dans les syndicats...
Je signale à mes lecteurs, et non aux intervenants de ce blog, que résumer ma présence ici à une inquiétude de mère de famille angoissée par l'avenir de ses enfants, est une insulte de plus. Que j'en tire réflexions pour driver ma gosse n'est pas la raison de ma présence ici.
Je viens ici en tant que citoyenne et électrice française. L'instruction publique est un des socles de la société pour toutes les raisons que nous débattons et défendons ici. C'est un sujet que je maîtrise bien mieux que la fiscalité ou l'économie et autrement plus important que de vendre du petfood ou de vermifuger les chiens de salon tous les mois alors qu'ils n'en ont pas besoin.
Je suis, ces derniers temps, ahurie par l'accélération de la dégradation de nos programmes d'enseignement et mon inquiétude est une inquiétude citoyenne.
Je ne veux pas qu'on supprime l'agrégation externe et ça n'a rien à voir avec ma progéniture qui n'est plus en âge d'en souffrir trop. Ça a à voir avec mes idéaux, mes centres d'intérêt et mes convictions. Je n'ai pas attendu d'être mère pour lire Bourdieu.
Ne ramenez pas les autres à votre égoïsme jugement de petits boutiquiers.
J'ai fait mes premiers pas conscients dans l'enceinte de la cité U de l'ENS Saint-Cloud. J'avais huit ans en 1968 et mon père était professeur à Paris X. J'avais dix ans quand il devint président de jury d'agrégation.
L'Instruction Publique, l'Université, l'école laïque furent mes parents nourriciers et sont devenus mes enfants spirituels. J'y tiens comme à la prunelle de mes yeux, au même titre que tous ceux qui viennent ici.
Je ne veux pas d'une société qui délivrera la culture au compte-gouttes.
Je veux une agrégation externe de russe de qualité bien qu'aucun de mes enfants ne fassent du russe.

Écrit par : dobolino | 10 octobre 2008

"Et il sera toujours temps, si la surdité grenellienne se confirme, de créer une vraie unité syndicale avec des mots d’ordre communs, et des propositions d’action plus efficaces qu’une grève de 24 heures. Le gel des notes, par exemple. Ou la grève des bacs blancs. Ou…"

Entièrement d'accord JPB!

Il faut REPENSER (à) l' ACTION: la grévouille ça suffit!

Il faut, je pense, médiatiser au maximum nos idées et mettre le ministère en face de ses responsabilités.
A bientôt....

Écrit par : Oxymore | 10 octobre 2008

@ Dobolino :

Si seulement les voix des citoyens et citoyennes comme vous se faisaient entendre davantage, se faisaient entendre avec autant de détermination, à l'unisson avec celles de tous les profs lorsqu'ils engagent débats et mobilisations ailleurs que sur des blogs comme celui-ci !
Il faudrait établir une charte éthique, simple, lisible, comme il en a été question pour le Traité Constitutionnel européen, une "charte pour une éthique républicaine et laïque de l'enseignement", qui permettrait de contourner les clivages syndicaux, politiques et idéologiques, et d'en faire la promo, non stop, cette fois "hors les murs". Elle serait mise en ligne sur un site créé pour elle, plus simplement conçu et fédérateur que "sauver les lettres" ou "reconstruire l'école", assorti d'un appel à signatures. A chacun, ensuite, de la défendre et de la promouvoir au contact de notre entourage dans la vie quotidienne, professionnelle, associative et politique. Tout cela dans le but de renforcer le lien entre les enseignants et les citoyens, trop facilement sapé et anesthésié par les médias et le pouvoir politique. Car si jamais il prenait aux profs l'idée (saugrenue) de descendre dans la rue le jour des examens afin de sauver ce qui reste de l'école, ne serait-il pas merveilleux qu'ils soient soutenus par la société dont ils contribuent à garantir l'équilibre et l'avenir ? Cette charte, enfin, devrait être brandie et défendue par une figure médiatique qui sache susciter l'adhésion. J'ai bien une idée...

Écrit par : Rodrigue du Gers | 10 octobre 2008

C'est vrai, Dobolino ? J'aurais pu presque vous croiser rue Pozzo di Borgo (ça s'appelait comme ça, la "cité U" de l'ENS Sazint-Cloud) ?
Cela dit, que pensent les uns et les autres, en fonction de leurs optioons syndicales ou non, des stratégies à venir ?
JPB

Écrit par : brighelli | 10 octobre 2008

Juste une chose : je ne connais pas vos syndicats, donc pour moi il est difficile de participer au débat.

Par contre lorsque l'on entend aux infos diffusées sur RFM que le livre le plus lu au monde c'est le catalogue IKEA, il a de quoi rester pantois et même ulcéré !!!!

Moi qui pensais à Stendhal ou La Fontaine et ses magnifiques fables, je me dis quelquefois que je doit être bien naïve face au monde qui nous entoure.......

Dans tous les cas, j'en suis malade et cette couleuvre là me reste drôlement en travers de la gorge......

Écrit par : Sandra WAGNER | 10 octobre 2008

Bisous Jean-Paul...
Saperlotte de Saperlipopette je coche la petite case pour vous lire via ma boite mail

Écrit par : Saperlipopette | 10 octobre 2008

En fait, je ne suis pas tant inquiète d'une diminution des heures d'enseignement, même s'il s'agit d'un préjudice réel, que du remplacement de ces cinq heures par cinq heures d'enculage de mouches considérées comme des heures de travail effectif, qu'on fait même passer pour des heures d'une extrême importance. C'est un travail épuisant et peu formateur qu'enculer les mouches et on sort de là vidé de toute énergie.
Si les élèves sortaient du collège avec un bon bagage, ils pourraient effectivement avoir moins d'heures de cours, plus concentrées, confortées par un travail de devoirs à la maison, tout au moins pour les disciplines qui s'y prêtent bien qui sont justement celles des lycées d'enseignement général.
Avec un bon manuel, des bases solides et un bon cours magistral, on peut passer seul à seize ans deux heures très profitables aussi bien sur une version latine que sur un problème de mathématique et y acquérir l'autonomie de travail qui semble leur faire défaut plus qu'à nous.
Les heures ainsi économisées sur les élèves ayant des facilités à étudier pourraient être traduites aussi bien en réductions de postes qu'en offre supplémentaire d'encadrement aux élèves moins heureux face aux apprentissages et à ceux qui, dans des filières professionnalisantes, ont un besoin accru d'enseignement pratique encadré et d'un matériel adapté dans des locaux adaptés.
Le Gaffiot est nettement moins lourd et moins onéreux qu'une machine-outil et plus facile à manipuler sans encadrement.

Écrit par : dobolino | 10 octobre 2008

"Par contre lorsque l'on entend aux infos diffusées sur RFM que le livre le plus lu au monde c'est le catalogue IKEA, il a de quoi rester pantois et même ulcéré !!!!

Ecrit par : Sandra WAGNER | 10 octobre 2008

Il ne faut pas croire tout ce qu'on raconte!!! Le catalogue Ikea n'est pas lu, il est feuilleté! Ce n'est pas un livre, c'est un catalogue. Les informations de RFM sont un spectacle avant tout - il faut rire et intéresser. J'aime bien la musique qui y passe de temps en temps.

Écrit par : Hervé de Strasbourg | 10 octobre 2008

Pour ceux et celles qui veulent savoir plus et mieux sur un syndicat réputé de droite par ses "petits" camarades.... De "Droite"! c'est faux et puis voyez un peu la marque d'infamie.

Vous pouvez signer la pétition: Lycée en danger

http://www.snalc.fr/page.tpl?sku_ed=0102


http://www.snalc.fr/

J'encourage ce syndicat, le nôtre à certains d'ici, à ne pas lâcher, à demeurer dans les réunions avec le ministère, pour tout entendre et en tirer, le moment venu, toutes les conséquences. Avant d'agir : écouter. Après, si le MEN continue d'avancer sur des positions ineptes et graves, alors il sera temps de réfléchir à des modes d'actions nouveaux et vraiment efficaces.

Écrit par : Oxymore | 10 octobre 2008

C'est vrai, Dobolino ? J'aurais pu presque vous croiser rue Pozzo di Borgo (ça s'appelait comme ça, la "cité U" de l'ENS Sazint-Cloud) ?
Cela dit, que pensent les uns et les autres, en fonction de leurs optioons syndicales ou non, des stratégies à venir ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 10 octobre 2008
Ne vous vieillissez pas! C'était de 1962 à 1966.

Écrit par : dobolino | 10 octobre 2008

Ecrit par : brighelli | 10 octobre 2008
Ne vous vieillissez pas! C'était de 1962 à 1966.

Ecrit par : dobolino | 10 octobre 2008
seriez-vous la seule à ignorer que JPB était un E.I.P!

Écrit par : m'enfin! | 10 octobre 2008

JPB écrit :
Bien sûr, il y a dans cette façon si soudaine (du SNES ) de claquer la porte un mélange de bon sens matois, d’instinct de survie, et de stratégie électorale

Il y a surtout que la base pousse, et que les collègues, même s'ils ont assez peu fait grève mardi dernier, sont extrêmement mécontents de tout ce qui se passe, du lycée "light" de chez "light" qu'on nous prépare, sans oublier, cerise sur le gâteau, du bac pipeau-mario-claquettes et du CAPES Potemkine amélioré Meirieu ...
Quant aux actions à entreprendre : ne rêvons pas, personne ne fera la grève du bac ! On l'a bien vu en 2003, où les gens étaient autrement plus remontés qu'aujourd'hui, et très mobilisés. Tout au plus a-t-on pratiqué la rétention des notes dans certaines académies (Aix-Marseille par exemple), ce qui a aussitôt soulevé l'ire des parents toutes tendances confondues, indignés que l'on puisse infliger une telle torture à Moncanard et Mapoulette.
Nous ne pouvons compter que sur nos propres forces (Mao Tse Toung) et notre imagination. Mais à part faire la grève de la faim devant le ministère ... et je ne peux même pas me dévouer pour ça, je n'ai pas de gras d'os, comme disait ma grand-mère dans le Luberon (sans accent SVP, on n'est pas des bobos...)

Écrit par : FGuichard, s'interrogeant | 10 octobre 2008

Pour répondre à la fois à Jean-Paul et à Françoise, je serais assez pour une grève dure, (et générale) des notes, et du reste. Mais je crains que ce ne soit qu'un pieux rêve.

Écrit par : Christophe Sibille | 10 octobre 2008

@ Dobolino :

Si seulement les voix des citoyens et citoyennes comme vous se faisaient entendre davantage, se faisaient entendre avec autant de détermination, à l'unisson avec celles de tous les profs lorsqu'ils engagent débats et mobilisations ailleurs que sur des blogs comme celui-ci !

Ecrit par : Rodrigue du Gers | 10 octobre 2008


Voyez-vous, en tant que citoyenne, et depuis beau temps, je tâche de me faire entendre sur ce sujet auprès de nombreuses personnes, y compris du corps enseignant et suis souvent très déçue par les réponses et ai payé les conséquences de mes propos en haines solides et bien ancrées, aussi bien qu'en mépris lourds de conséquences. J'y ai même perdu un ou deux clients. J'ai du également passer deux fois en commission d'appel pour empêcher le redoublement de mon fils utilisé comme moyen de vengeance contre mes ignobles propos "élitistes et réactionnaires".
Je trouve très ardu de se faire entendre et comprendre, même et y compris par d'anciens élèves de prépa qui sont au fond mille fois plus élitistes que moi et qui n'envisagent pas l'entrée en classes d'excellence pour les classes populaires pour des raisons souvent bourdieusiennes. Le remède aux inégalités scolaires passe pour eux par les fameuses "activités épanouissantes".
D'autres s'en moquent complètement.
D'autres encore s'imaginent que l'apprentissage à douze ans est la seule solution, comme si l'apprentissage pouvait absorber une telle masse d'élèves et y compris les "monchéri moncœur".
J'aime illustrer avec des exemples. J'ai une amie dont la fille, en HK l'an dernier pouvait prétendre poursuivre cette année ses études en Khâgne à Aix et Marseille (Cézanne et Thiers). Cette jeune fille a choisi de partir poursuivre son cursus lettres classiques en Belgique, pour des raisons amoureuses. Sa mère l'a accompagné à Bruxelles pour l'inscription en deuxième année et est revenue charmée car, sur ce campus, de nombreux cercles et associations proposent des ateliers humanitaires tous plus beaux les uns que les autres. "C'est bien mieux qu'en France, tu comprends puis, là-bas, elle peut se préparer à des débouchés d'enseignement en Faculté !"
Voilà six ans que je m'entretiens régulièrement avec cette mère et la conclusion, c'est qu'elle n'a rien capté de ce que je lui ai dit.
Je l'ai détrompé pour l'enseignement en fac et lui ai expliqué que je ne connaissais qu'un professeur qui soit allé directement en fac après son agreg et que, pour ce faire, ce professeur avait trouvé un filon qui n'est pas à la portée immédiate de tous les agrégés.
Pour le reste, je m'attends à ce que dans trois ans ma jeune latiniste soit à la caisse du supermarché en CDD.

Écrit par : dobolino | 10 octobre 2008

"Mais à part faire la grève de la faim devant le ministère ..."

Pas la peine ... Dans peu de temps (un krach, ça se fait en deux jours), y'aura même plus de quoi manger ...

http://www.leparisien.fr/economie/bourse-de-paris-la-chute-vertigineuse-10-10-2008-271233.php?xtor=SEC-7

Euh, elle est où cadichon ? En train de changer ses éconocrocs en lingots d'or ?

Écrit par : Krach | 10 octobre 2008

Non, franchement, venir ici, c'est surtout pour reprendre courage auprès de gens qui comprennent au quart de tour et pour apprendre plus, me faire une idée plus précise.
Je me plais à lire des gens pour qui le maintien de l'agrégation externe de russe est implicite.

Écrit par : dobolino | 10 octobre 2008

C'est vrai, Dobolino ? J'aurais pu presque vous croiser rue Pozzo di Borgo

Ecrit par : brighelli | 10 octobre 2008
Pas rue! Il me semble que c'est avenue Pozzo di Borgo
C'était super chouette. On était toute une chiée de gamins de trois à quinze ans. Y'avait bien le jardinier qui était un peu casse-pied et méchant, les étudiants qui étaient très grands et qui me faisaient un peu peur mais y'avait une grande pente où on se lançait en tricycle, le sous-sol avec la menuiserie et pleins de copeaux. Saint Cloud, c'est un grand et beau souvenir de trois années idylliques.

Écrit par : dobolino | 10 octobre 2008

Grève des notes, grève des examens, tout ça, c'est probablement très efficace mais encore faut-il élaborer d'abord des réclamations claires, lisibles et unifiées.
Ainsi que je vous le disais, être clairs et lisibles pour bon nombre de français, c'est impossible. Il faudra d'abord toucher le fond, vraiment le fond.
Quant à être unifiés dans une même direction, ça n'en prend pas le chemin pour l'instant.
Si on arrivait déjà à préserver l'agrégation et à faire machine arrière sur le CAPES en donnant la meilleure part aux savoirs disciplinaires, ce serait déjà beau.
Mais, comment convaincre mon boucher, mon garagiste et même ne serait-ce que mes confrères vétérinaires ?

Écrit par : dobolino | 10 octobre 2008

Désolé de ruiner les espoirs sur le CAPES, mais les arbitrages semblent presque rendus (lu sur NousVousIls):

"Les futurs concours des enseignants présentés lundi


Le ministère de l'Education présentera lundi les concours pour les enseignants et les conseillers principaux d'orientation, recrutés au niveau master (bac + 5) à partir de 2010, dans le cadre de la réforme du recrutement et de la formation des enseignants.

Selon le projet du ministère, dont l'AFP a eu copie et qui peut éventuellement évoluer --mais à la marge-- d'ici lundi, les concours vont être organisés en quatre épreuves, deux pour l'admissibilité et deux pour l'admission.

"Il est prévu que les épreuves écrites d'admissibilité des nouveaux concours aient lieu à la fin du premier semestre de chaque année universitaire (en deuxième année de master, ndlr) et que les épreuves orales d'admission se passent en juin", selon le document.

Pour être admissibles, les candidats au concours de professeurs des écoles devront passer une épreuve écrite de "français et de culture humaniste" et une de "mathématiques et de culture scientifique et technologique", chacune comptant, selon le projet, coefficient 2.

Pour être admis, il leur faudra passer deux épreuves orales : lors de la première ("exercice pédagogique"), le candidat devra tirer au sort un sujet de leçon, qu'il devra préparer et exposer au jury. Cette épreuve sera l'occasion de vérifier les connaissances du candidat "dans le domaine disciplinaire" mais aussi "sa capacité à concevoir et organiser un enseignement à l'école primaire".

La dernière épreuve - nouveauté par rapport à ce qui existe dans les concours actuels - consistera en un entretien avec le jury sur la connaissance concrète du système éducatif ("valeurs" et "exigences du service public", "système éducatif" et ses "institutions") et "son aptitude à exercer le métier".

Les coefficients proposés dans le texte sont de 3 pour chacune des épreuves d'admission.

Actuellement le concours de professeur des écoles comprend six épreuves.

Le concours de recrutement de professeurs de collège, lycée général, technologique, professionnel et de CPE comportera lui aussi deux épreuves écrites d'admissibilité dans la ou les disciplines pratiquées.

Une partie de l'épreuve pourra vérifier la connaissance de "l'épistémologie et l'histoire de la discipline".

Le niveau d'exigence disciplinaire exigé sera "celui de la licence".

Pour l'admission, sont prévues deux épreuves orales, sur le même principe que celles qui seront proposées aux professeurs des écoles ("exercice pédagogique", adapté au niveau collège ou lycée et "entretien avec le jury").

Actuellement, selon la discipline, il y a entre 5 à 7 épreuves.

Quand au concours d'agrégation, "les épreuves et programmes" actuels "sont maintenus en l'état", mais une des épreuves orales sera "infléchie" dans le sens de l'épreuve orale type "exercice pédagogique". S'y ajoutera l'épreuve avec le jury.

En 2007-2008, 8.600 postes ont été ouverts aux concours de recrutement externes des enseignants du second degré et 9.880 postes aux concours externes pour devenir professeur des écoles."

Écrit par : Romuald | 10 octobre 2008

"Le niveau d'exigence disciplinaire exigé sera "celui de la licence"."
C'est hilarant...
JPB

Écrit par : brighelli | 10 octobre 2008

"Le niveau d'exigence disciplinaire exigé sera "celui de la licence"."
C'est hilarant...
JPB

Écrit par : brighelli | 10 octobre 2008

Seul le pire étant sûr, je constate que des diverses propositions que j'avais résumées, ce n'est pas forcément la plus sensée qui serait retenue.
Je serais intéressé par ce qu'en pensent les étudiants. Certains ont dû s'inscrire parce qu'ils aimaient les maths, ou les Lettres, ou...
Et à l'arrivée, ils sont priés d'aimer les sciences de l'éducation.
JPB

Écrit par : brighelli | 10 octobre 2008

C'est vrai, Dobolino ? J'aurais pu presque vous croiser rue Pozzo di Borgo (ça s'appelait comme ça, la "cité U" de l'ENS Saint-Cloud) ?

Ecrit par : brighelli | 10 octobre 2008

Ben oui, c'est vrai ! Même que grâce à cet habitat privilégié, j'avais été félicitée à l'école pour la somme rondelette que j'y avais rapportée suite à la vente des timbres "Quinzaine de l'Ecole Publique".
C'était facile, il suffisait de se mettre à une heure moins le quart avec sa feuille de timbres et sa petite boîte de pastilles Valda devant le réfectoire et d'attendre que les Cloutiers sortent.
Il n'y avait même pas besoin d'ouvrir la bouche, on tendait les timbres, ils voyaient qu'il y avait écrit "Ecole Publique" dessus et hop, encaissez la monnaie ! Ça partait comme des p'tits pains...
Ah ! C'était le bon temps !

Écrit par : catmano | 10 octobre 2008

"Le SNALC, en choisissant le 11 juin dernier de signer la « feuille de route » du ministère, avait insisté sur le fait que ce n’était pas un blanc-seing donné au ministre. Au passage, il avait dénoncé la malhonnêteté de ce chantage. Si l’on m’avait demandé à l’époque ce que je pensais de cette manière de forcer la main à des syndicats rétifs..."

Ce n'était pas un blanc-seing...
Des syndicats rétifs...

Mon c... !
JPB, kikapa signé la feuille de route ? Pourquoi konlipa son nom ?

Écrit par : fantôme du SNFOLC | 10 octobre 2008

Ah mais si, il y est ! Pas gros mais il y est !
Au passage, JPB, mieux vaut Pilate que Judas !

Les co-gestionnaires vont d'ailleurs se ruer sur les urnes ces jours-ci : on vote pour les CA. Bonnet-SNALC et Blanc-SNES vont recompter les bulletins. Qui pour sa carrière, qui pour sa décharge.
Surtout pas de chaises vides au château : c'est tellement grisant d'engager les AVS et d'augmenter le ticket de cantine tout en trinquant à la fin avec not' bon maît'

Écrit par : fantôme du SNFOLC | 10 octobre 2008

"J’espère bien que le SNALC va continuer à faire le forcing, face à Gaudemar, à Jouve, et aux caciques du Moloch"

JPB, arrête, j'ai peur !

Écrit par : fantôme du SNFOLC | 10 octobre 2008

:-) "fantôme du SNFOLC "

Pas mal le quatre pages :

http://www.fo-snfolc.fr/IMG/pdf_Reforme_du_lycee_dossier_snfolc_03-10-08-2.pdf

HLB

Écrit par : Hervé | 10 octobre 2008

Je confirme le message de Romuald. J'ai lu textuellement la même chose, concernant les concours, dans la dernière dépêche AEF.
On a eu la peau des disciplines. A tous les niveaux.

Écrit par : Christophe Sibille | 10 octobre 2008

Et ce n'est pas gai.

Écrit par : Christophe Sibille | 10 octobre 2008

A force de ne croire qu'aux intrigues de couloir, à l'influence des rats de cabinet et des cocus du syndicalisme (le snalc), JPB finit par devenir le Mirabeau de la révolution antipédagogiste. Il en a porté le flambeau, je crains qu'il en fournisse les cierges... et y laisse sa tête.

Écrit par : fantôme du SNFOLC | 10 octobre 2008

Il n'y avait même pas besoin d'ouvrir la bouche, on tendait les timbres, ils voyaient qu'il y avait écrit "Ecole Publique" dessus et hop, encaissez la monnaie ! Ça partait comme des p'tits pains...
Ah ! C'était le bon temps !

Ecrit par : catmano | 10 octobre 2008
Ce qui t'a plus tard donné l'idée de vendre pour ton propre compte les timbres de "Jeunesse en plein air"...

Écrit par : dobolino | 10 octobre 2008

Catmano, pssst!
"L'œil était dans la tombe et regardait Caïn"

Écrit par : dobolino | 10 octobre 2008

"Le niveau d'exigence disciplinaire exigé sera "celui de la licence"."
C'est hilarant...
JPB

Ecrit par : brighelli | 10 octobre 2008
Peut-on rire de tout ?
Si je raisonnais (résonnais ?) comme l'analysent mes thuriféraires que je considère moi comme des détracteurs, je vous dirais que je m'en contrebalance, mon aîné étant en Terminale et visant une voie professionnalisante et ma seconde en troisième. Mes enfants seront donc peu touchés par ce nouveau mode de recrutement des professeurs ...
Vous avez raison, Jean-Paul, c'est hilarant, le niveau "licence". Nous allons pouvoir bosser jusqu'à 90 berges sonnées ! Même séniles, nous serons redoutablement efficaces malgré notre Alzheimer. Il vaut mieux quelques pertes de mémoires localisées et sélectives qu'une absence de mémoire.
Je vais voir si je peux trouver une formation de gourou pour améliorer mon quotidien.
Quand les français seront enseignés par des "niveau licence" (misère! ......), ça va être du velours pour tous les communautarismes religieux. Ils vont ramasser des ouailles à pleines brassées.

Écrit par : dobolino | 10 octobre 2008

La dernière épreuve - nouveauté par rapport à ce qui existe dans les concours actuels - consistera en un entretien avec le jury sur la connaissance concrète du système éducatif ("valeurs" et "exigences du service public"...)

Ecrit par : Romuald | 10 octobre 2008

Quel intérêt d'une épreuve sur les valeurs" et "exigences du service public", alors qu'on est en train de fiche en l'air le dit service public ??? Qu'est-ce que cette hypocrite foutaise ?
Quant au niveau d'exigence disciplinaire exigé, "celui de la licence", c'est carrément se moquer du monde.
Allons-nous longtemps nous laisser prendre pour des khons ?
Nous sommes "bien tranquilles" (enfin, façon de parler...) avec nos CAPES et nos agrégations, raison de plus pour essayer de bouger tant que nous avons encore un statut . Et , par pitié, arrêtons de nous taper dessus entre syndicats, d'autant que les positions du SNALC et du SNES ne sont finalement pas si éloignées que cela sur bien des questions -- opportunisme ou pas, après tout on s'en moque. Si le SNALC dit qu'il fait jour à midi, je ne vais pas raconter le contraire sous prétexte que je cotise au SNES !!!

Écrit par : FGuichard, furax | 10 octobre 2008

Si le SNALC dit qu'il fait jour à midi, je ne vais pas raconter le contraire sous prétexte que je cotise au SNES !!!

Ecrit par : FGuichard, furax | 10 octobre 2008
Bravo !
Si vous tentiez une immolation par le feu ? Dans le genre Temple solaire ? Je connais de beaux sites, très propices à ce genre d'acte.

Écrit par : dobolino | 10 octobre 2008

:-) "fantôme du SNFOLC "

Pas mal le quatre pages :


HLB

Ecrit par : Hervé | 10 octobre 2008
J'ai trouvé aussi et je l'ai imprimé pour mon homme qui est plus impliqué dans la lutte contre la fermeture des paysages que dans celle contre la fermeture de l'instruction publique. Ça va lui permettre de piger un peu mieux.

Écrit par : dobolino | 10 octobre 2008

"je l'ai imprimé pour mon homme qui est plus impliqué dans la lutte contre la fermeture des paysages que dans celle contre la fermeture de l'instruction publique."

Ecrit par : dobolino | 10 octobre 2008

N'est-ce pas un peu le même combat?

Françoise, vous avez totalement raison. Mais si les syndicats étaient capables de résoudre ces problèmes de boutique qui les dressent en permanence les uns contre les autres, ça se saurait. Ca aussi, ce serait comique, si ce n'était pas désespérant.

Écrit par : Christophe Sibille | 10 octobre 2008

Vous savez quel est le dernier code qu'ils m'ont proposé, pour que mon message passe? "ENaKC"... Véridique.

Écrit par : Christophe Sibille | 10 octobre 2008

Ca aussi, ce serait comique, si ce n'était pas désespérant.

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 octobre 2008
Quand ce sera vraiment désespérant, on aura un grand soir de plus.

Écrit par : dobolino | 10 octobre 2008

Vous savez quel est le dernier code qu'ils m'ont proposé, pour que mon message passe? "ENaKC"... Véridique.

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 octobre 2008
Ce qui prouve que nous progressons dans notre analyse du Monde.
KC l'ENA, en voilà une, de bonne idée !

Écrit par : dobolino | 10 octobre 2008

Pour l'instant, c'est ce blog qui est tout KC. On ne peut plus discuter ! Il faut souvent attendre trois heures avant de voir son message affiché et on frôle le hors-sujet permanent. Ça va dégoûter tout le monde.

Écrit par : dobolino | 10 octobre 2008

Christophe a raison ! C'est invivable de recopier sempiternellement le code de sécurité et d'attendre ensuite des plombes avant de voir apparaître aussi bien son propre message que ceux d'autrui.

Écrit par : dobolino | 10 octobre 2008

Dobolino je partage votre préoccupation. J'ai appris le russe au collège, puis l'italien au lycée , puis, plus tard, l'arabe... Total: pas grand chose, trop chaotique, des professeurs disparus, etc...
Mais cet appétit pour le riche et consistant, l'Ouverture!

Défendre le meilleur donc le plus difficile avec ses conséquences est une position devenue très délicate.

Je n'ai pas été un "meilleur" parce que "ailleurs", pas scolaire, occupé à des lectures "énaurmes" mais pas dans le cursus collège-lycée et j'en ai payé les conséquences, bavé, mais pas de regret: au moins une certaine fidélité à mon démon. Cela n'a pas de prix, et cela aucun jury - je ne le demande pas! - ne pouvait le savoir, que dis-je, le subodorer.

Maintenant, le pessimisme sur les moyens d'action prévaut. Je suis, moi aussi, dans cet état d'esprit mais travailler encore et encore - l'effort!- n'est peut-être pas vain.
De toute manière, seul un gros coup médiatique et une dynamique syndicale sans faiblesse pourra entraîner le mouvement.

Si rien ne bouge, si rien ne doit émaner de notre unité - sans uniformité- d'esprit , alors MERDE! chacun pour soi et .... je préfère arrêter ici.

Écrit par : Oxymore | 10 octobre 2008

C'est franchement infernal ! Il faut faire quelque chose pour remédier à ce souci de code et de modération. On ne peut plus ici discuter de quoi que ce soit, même du sexe des anges.

Écrit par : dobolino | 10 octobre 2008

Il semblerait que ça s'améliore avec ce code, mon dernier post est passé illico.

Écrit par : Oxymore | 10 octobre 2008

Si rien ne bouge, si rien ne doit émaner de notre unité - sans uniformité- d'esprit , alors MERDE! chacun pour soi et .... je préfère arrêter ici.

Ecrit par : Oxymore | 10 octobre 2008
Si vous luttez déjà au niveau de vos classes, ce ne sera pas de trop. Je persiste à croire au rôle de l'action individuelle. Devons-nous tous nous transformer en bœufs de labour et travailler la glèbe au service de je ne sais qui?

Écrit par : dobolino | 10 octobre 2008

C'est cette manif-là qu'on est censés soutenir ???!!!

"Dimanche 19 septembre - Manifestation nationale à Paris
à l’appel de l’intersyndicale, des mouvements pédagogiques et de la FCPE."

Écrit par : Jérémy | 10 octobre 2008

Le copiage du code de sécurité n'est pas la seule raison de l'enlisement du blog.

Si ce que dit F.O. est vrai, la position du SNALC est intenable. Point final et j'en tirerai toute les conclusions personnelles qui s'imposent.

JPB :

Je vous le dis en toute amitié, mais vous ne pouvez pas éluder vos responsabilités dans cette affaire.

Vous ne pouvez pas oublier que vous avez appelé à voter pour Nicolas Sarkozy dès le premier tour (je l'ai fait à cause du discours de Maison-Alfort qui a été écrit par Henri Guaino et qui était donc un pur discours de propagande destiné à rallier les imbéciles comme moi) et à soutenir Xavier Darcos.

Or à quoi assistons-nous aujourd'hui : immobilisme total au niveau du collège (je sis bien placé pour le savoir et dégradation dramatique de nos conditions de travail) et explosion du lycée et des statuts de 1950.

Il se trouve que 1950 est l'année de ma naissance et que je prends ma retraite à la veille de ce qui semble bien être le commencement de la fin de l'école républicaine (celle qui a formé Péguy, Jaurès, Blum, Charles de Gaulle...)

...Des vieux cons, comme moi qui n'ont pas eu la chance de passer par des "modules" du lycée new age.

Le mot "écoeurement" est trop faible pour dire ce que je ressens.

Écrit par : Robin | 10 octobre 2008

Il semblerait que ça s'améliore avec ce code, mon dernier post est passé illico.

Ecrit par : Oxymore | 10 octobre 2008
Le mien aussi, mais c'est passager.
Non, sérieusement, je crois aux vertus de l'action individuelle. L'essentiel reste pour moi, comme auparavant, de pouvoir soutenir le regard sur l'image que me renvoie la glace chaque matin.

Écrit par : dobolino | 10 octobre 2008

JPB :

Je vous le dis en toute amitié, mais vous ne pouvez pas éluder vos responsabilités dans cette affaire.

Vous ne pouvez pas oublier que vous avez appelé à voter pour Nicolas Sarkozy dès le premier tour (je l'ai fait à cause du discours de Maison-Alfort qui a été écrit par Henri Guaino et qui était donc un pur discours de propagande destiné à rallier les imbéciles comme moi) et à soutenir Xavier Darcos.


Ecrit par : Robin | 10 octobre 2008

Vous avez voté sous votre propre responsabilité et JPB n'est pas un gourou !
Le blog de JPB est un espace de réflexion, juste ça, pas plus, et c'est ce qui l'honore, en fait.
Chacun d'entre nous est responsable de ses actes.

Écrit par : dobolino | 10 octobre 2008

Pour tout vous dire, Robin, je regrette de n'avoir pas voté DSK aux primaires du PS, même si ça n'aurait rien changé, au bout du compte, à part un reflet dans la glace.

Écrit par : dobolino | 10 octobre 2008

Mon cher Robin, je suis d'accord avec Dobolino et à tout point de vue.
Mais l'action individuelle a aussi ses limites: nous avons tous besoin de sentir, au moins quelque fois, un vent qui souffle dans notre voile! Seul et fort, faire face seul, être fidèle à soi-même:OUI! mais c'est dur, très dur en cette ère des masses. Dobolino, vous ne pouvez pas nier cela. Ayez pitié de nous, les pauvres bêtes!...

Écrit par : Oxymore | 10 octobre 2008

FGuichard : "Si le SNALC dit qu'il fait jour à midi, je ne vais pas raconter le contraire sous prétexte que je cotise au SNES !!!"

Certes ! Mais pour ce qui est de resserrer les rangs, là, JPB dans son billet fielleux, il a fait très fort ! Tous pour un, un pour tous ! Tu parles !

Et le pire c'est qu'il y croit encore :
"La réforme du lycée, qui est sans doute souhaitable, ne peut passer que par la réforme du collège. Le ministre a fort intelligemment opéré un lifting de l’école primaire. Et au lieu de nous raconter la suite de l’histoire, dans l’ordre, il préfère sauter l’épisode essentiel, et nous parler de la fin. Inconséquence passagère, espérons-le."

Il faut savoir arrêter une "négociation"! La "réforme" est pliée : c'est celle du SGEN ( http://www.sgen-cfdt.org/actu/IMG/pdf/4pageslycee.pdf ) !

Basta !

Tout cela me rappelle une scène de "Chat noir, chat blanc", vous savez, celle avec une oie blanche et un tas de merde ... Et encore, à l'écran on nous épargne l'odeur ...

Écrit par : Hervé | 10 octobre 2008

Non, nous ne sommes pas des cocus magnifiques! SNALC palmé et grimé en jaune tournesol!

Écrit par : Oxymore | 10 octobre 2008

Le blog de JPB est un espace de réflexion, juste ça, pas plus, et c'est ce qui l'honore, en fait.

Un blog n'est pas seulement un espace de réflexion. Ca aussi il m'a fallu un peu de temps pour le comprendre.

Ou tout ceci n'est qu'un jeu et il y en a de plus amusants, ou ça ne l'est pas.

Je ne me défausse absolument pas de mes responsabilités, mais j'aimerais bien comprendre et je répète mon "ou bien, ou bien" : si FO a raison, la position du SNALC est intenable.

Excusez-moi, dobolino, mais ce n'est pas à vous que je m'adressais.

Écrit par : Robin | 10 octobre 2008

Oui, ça ou Royal, on n'avait pas vraiment le choix. Mais c'est un peu tard.

Écrit par : Christophe Sibille | 10 octobre 2008

Bon, je répète, la manif de dimanche, elle est lancée par qui au juste ???

Moi j'ai reçu : "Dimanche 19 septembre - Manifestation nationale à Paris à l’appel de l’intersyndicale, des mouvements pédagogiques et de la FCPE."

En gros, on va défiler contre la réforme des programmes du primaire !!!

Écrit par : Jérémy | 10 octobre 2008

Je partage votre écoeurement, Robin. Penser que c'est la droite qui va combler les voeux du SGEN !

Écrit par : Sylvie Huguet | 10 octobre 2008

Excusez-moi d'avoir été un peu brusque, dobolino, mais je ne comprends plus rien. J'assume mes responsabilités. Je ne me décharge sur personne. Je vais aller me reposer. Ca ira peut-être mieux demain.

Écrit par : Robin | 10 octobre 2008

Je partage votre écoeurement, Robin. Penser que c'est la droite qui va combler les voeux du SGEN !

Ecrit par : Sylvie Huguet | 10 octobre 2008

Oui.

Écrit par : Robin | 10 octobre 2008

Nouveau lycée, nouveau loto : vous pensez que c'est lié ?

Le lycée-loto : un monde éducatif auquel tout le monde peut participer !

Le lycée-loto : une chance au bachottage, une chance au rattrapage !

Le lycée-loto : Darcos va faire son grand numéro !

Le lycée-loto : C'est facile, c'est pas cher, et Darcos peut y gagner gros !

Le lycée-loto : L'égalité de la chance pour tout le monde !

Le lycée-loto : 6 options chaque semaine, et un module complémentaire.

Et bientôt :

Euro-lycée : devenez plus bête que bête.

Qui veut gagner des diplômes ? : Répondez à des questions débiles sous forme de QCM et gagnez plein de diplômes inutiles !

Le maillon faible : Chaque semaine, les élèves choisissent celui qu'ils considèrent comme le plus mauvais prof, qui tombe aussitôt sous le coup d'une mesure de carte scolaire anoncée par Darcos tout de noir vêtu.

Tout le monde veut prendre sa place : Dix TZR, un seul poste fixe : qui prendra la place de champion ?

Des chiffres et des lettres : Travail interdisciplinaire Lettres/Maths - attribuez un chiffre à chacune des lettres de votre prénom en fonction de leur place dans l'ordre alphabétique. Exercice en sens inverse : 4 - 1 - 18 - 3 - 15 - 19

Darcos Academy : Chaque semaine, un syndicat quitte la table des négociations. Votez pour choisir le syndicat qui partira bientôt !

Écrit par : Jérémy | 10 octobre 2008

En gros, on va défiler contre la réforme des programmes du primaire !!!

Ecrit par : Jérémy

Les lycées et collèges ne pourraient-ils pas "détourner" la manif en inscrivant ce qu'il faut sur leurs pancartes et banderoles, et en gueulant des slogans ad hoc ?
"Contre la réforme du lycée light", "contre le recrutement de profs light", etc.
Dans une manifestation, ceux qui font le plus de bruit sont ceux que l'on entend, en principe.

Écrit par : moot | 10 octobre 2008

"Ca ira peut-être mieux demain."

Spéciale Dédicace amicale à Robin :

http://www.deezer.com/track/535940

J'écoutais ça quand ça n'allait pas, pour les mêmes raisons que vous, cher Robin. Ca marchait pas mal :-)

Écrit par : Jérémy | 10 octobre 2008

Baste ! Dobolino, JPB ne se vieillit pas à ce point. Il est né en 1953 (à un ou deux ans près). Il a sept ans de plus que vous.
Quant à moi, vous vous rappelez sans doute que je suis né une bonne année (un beau chiffre rond) : 1940.
D'accord avec votre premier message.
Et, bien sûr, d'accord avec JPB.

Écrit par : Francis Penin | 11 octobre 2008

Merci Jérémy ! Je suis obligé de veiller jusqu'à deux heures du matin, malgré une journée harassante car notre plus jeune fils est allé à un concert de rock et je ne veux pas qu'il rentre tout seul dans la nuit. Votre "lycée loto" m'a bien fait rire. Je n'en veux pas à JPB. Je pense qu'il s'est bien fait avoir, lui aussi, comme tout le monde. Ce que j'aimerais savoir, c'est qu décide de tout ça. Les modules, la suppression des statuts...? Ca n'est pas sorti du seul cerveau du ministre, le "lycée loto", si ?

Écrit par : Robin, fifrlin de l'orchestre du Titanic | 11 octobre 2008

Fifrelin (personnage de La Belle et la Bête, le dessin animé), fort malmené par le grand moloch, organiste paranoïaque.

Écrit par : Robin, fifrlin de l'orchestre du Titanic | 11 octobre 2008

Le Lycée, tel qu’il se dessine et si la démarche initiée
se confirme, sera une chance à saisir. Il faut
répondre aux inquiétudes légitimes, dépasser les
réticences excessives et combattre les oeillères
comptables pour que le changement soit possible. (SGEN)

Ahahahahahahah!!!!!!!!!!!!

Écrit par : Robin, fifrlin de l'orchestre du Titanic | 11 octobre 2008

Dans ses premières explorations, la mission
lycée, n’envisage que l’horaire élève (9 modules
par semestre). Il est évident pour le Sgen-
CFDT que cela ne préjuge en rien de l’horaire
enseignant.


Nous v'la bien ! comme on dit dans le Berry.

Écrit par : Robin, fifrlin de l'orchestre du Titanic | 11 octobre 2008

métier enseignant, changeons de siècle !
www.sgen-cfdt.org

(SIC !)

Écrit par : Robin, fifrlin de l'orchestre du Titanic | 11 octobre 2008

Et merci à Hervé d'avoir répondu à ma question...avant que je la pose ! ;-)

Écrit par : Robin, fifrlin de l'orchestre du Titanic | 11 octobre 2008

"Il faut répondre aux inquiétudes légitimes, dépasser les
réticences excessives et combattre les oeillères
comptables pour que le changement soit possible."

Eric Woerth, secrétaire général du SGEN

Écrit par : Robin, fifrlin de l'orchestre du Titanic | 11 octobre 2008

L'enfer au collège et bientôt le b... au lycée.

Écrit par : Robin, fifrlin de l'orchestre du Titanic | 11 octobre 2008

L'enfer au collège et bientôt le bordel au lycée.

Ecrit par : Robin, fifrelin de l'orchestre du Titanic | 11 octobre 2008

Et comme dirait toto...pour pô cher !

Écrit par : Robin, fifrelin de l'orchestre du Titanic | 11 octobre 2008

...Puis Darcos envoya aux professeurs Gaudemar et sa boîte à réforme. Le SGEN, dont le nom signifiait le "peu malin", accueillit la créature avec enthousiasme, et ouvrit la boîte que Darcos avait mise dans les mains de Gaudemar. Tous les malheurs se répandirent alors sur le corps enseignant au lycée. Au fond de la boîte à réforme, il restait, dit-on, l'espérance.

Écrit par : Jérémy | 11 octobre 2008

Ecrit par : Robin, fifrelin de l'orchestre du Titanic | 11 octobre 2008

Pluuuus preeees de toaaaaa, Daaaarcooos,
Pluuuuus preeees de toaaaaa...........

Écrit par : Jérémy | 11 octobre 2008

On n'est pas des imbécileuhs, on a construit not' savoir,
Au lycée Gogo, Au lycée Mamar,
Au lycée Gaudemar !

Écrit par : Jérémy | 11 octobre 2008

Je ne sais plus si le lien a été donné, alors je m'empresse de vous le donner si vous n'avez pas écouté la chanson depuis deux jours :

http://www.deezer.com/track/842341

Écrit par : Jérémy | 11 octobre 2008

Ecrit par : Robin, fifrelin de l'orchestre du Titanic | 11 octobre 2008

Pluuuus preeees de toaaaaa, Daaaarcooos,
Pluuuuus preeees de toaaaaa...........

Ecrit par : Jérémy | 11 octobre 2008

Dernières nouvelles :

Dramatique naufrage du Lycée Titanic : un bateau de pêche finlandais vient de recueillir à son bord le ministre français de l'Education nationale, ainsi que le secrétaire général du SGEN. Les deux hommes ont, semble-t-il, emporté de haute lutte le droit d'emprunter la seule chaloupe disponible.

Écrit par : Robin, fifrelin de l'orchestre du Titanic | 11 octobre 2008

Le lycée Titanic : deux qui le tiennent et un qui le nique !

Écrit par : Robin, fifrelin de l'orchestre du Titanic | 11 octobre 2008

Pour me changer l'esprit, je vais lire un peu :

- Balzac, Illusions perdues
- Zola, La débâcle
- Fadeev, La défaite
- Sagan, Bonjour Tristesse

Un peu de théâtre ne me fera pas de mal :
Beckett, En attendant Bégaudeau me paraît tout indiqué, ainsi que la suite de la pièce : En attendant Gaudemar

S'il me reste du temps, je lirai Le Temps retrouvé ou La machine à remonter le temps.

Écrit par : Jérémy | 11 octobre 2008

"Le lycée Titanic : deux qui le tiennent et un qui le nique !
Ecrit par : Robin, fifrelin de l'orchestre du Titanic | 11 octobre 2008"

Ah oui, là ca ressemble vraiment à Toto !!! Et même :

2 qui le tieNN, 1 ki le niq.

Écrit par : Jérémy | 11 octobre 2008

"Dramatique naufrage du Lycée Titanic : un bateau de pêche finlandais vient de recueillir à son bord le ministre français de l'Education nationale, ainsi que le secrétaire général du SGEN. Les deux hommes ont, semble-t-il, emporté de haute lutte le droit d'emprunter la seule chaloupe disponible."

Et ils ont refilé le prix Nobel au capitaine du bateau de pêche finlandais pour ça ??? Ben dis donc, pour avoir sauvé Darcos et GogodeMar, y a pas de quoi avoir le Nobel...

Écrit par : Jérémy | 11 octobre 2008

Bon, il est 3 heures moins 20 du matin ; j'ai récupéré le fiston qui a l'air content de sa soirée. Je peux sombrer...dans le sommeil !
Bonne nuit Jérémy (...si vous ne dormez pas encore, j'ai l'impression que vous avez veillé presque (?) aussi tard que moi ! (était-ce la veillée funèbre du Papillon-Titanic ?)

Écrit par : Robin, fifrelin de l'orchestre du Titanic | 11 octobre 2008

La position du SNALC n'est pas intenable comme cela a été dit par je ne sais plus qui sur ce forum, à ce sujet je vous invite à lire
http://www.snalc.fr/publi_documents2.tpl?sku1=34326276142315476

Et pour tous ceux qui s'inquiètent du sort qui sera réservé aux disciplines, je vous invite à signer la seule pétition qui les défend sur www.snalc.fr

Écrit par : Daphné | 11 octobre 2008

Robin et Jérémy, pleine forme, hein ! L'insomnie vous va bien.

Quant au fantôme de FO... Mirabeau n'a pas perdu la tête à la Révolution, relisez vos classiques. Et c'est un personnage que j'aime beaucoup - un fieffé libertin, qui, enfermé au Cha^teau d'IF à la demande de son père, est parvenu à séduire la fille du geôlier (comme quoi, il n'y a pas que dans les prisons de nantes qu'elles sont avenantes...), a écrit quelques très jolis livres à caractère pornographiques (le Rideau levé, par exemple), et a su prendre la parole quand il le fallait. Bien sûr, il menait double jeu, ilo était corrompu (mais je me méfie drôlement des vertueux), et Châteaubriand a laissé de lui un portrait saisissant (je cite de tête - "un visage ravagé comme par la flamme", bref, un homme-volcan, ce sont les filles qui devaient adorer ça...). FO tente d'exister dans l'EN, je ne peux pas le lui reprocher. Mais ces gens qui tiennent absolument à garder les mains propres...
Je suis un vieux corrompu, et, qui sait, peut-être que moi aussi j'ai séduit des geôlières et écrit des livres érotiques...
JPB

Écrit par : brighelli | 11 octobre 2008

La machine ne me demande presque jamais d'écrire un code - ça doit dépendre des heures où l'on poste, la quasi totalité du SPAM (c'est pour l'éviter que l'on demande parfois - aléatoirement - de confirmer ses messages) passe la nuit...
JPB

Écrit par : brighelli | 11 octobre 2008

Dobolino a écrit : "Le Gaffiot est nettement moins lourd et moins onéreux qu'une machine-outil et plus facile à manipuler sans encadrement."

Polir un accusatif ou décliner une belle tournure : l'ajustage en latin se faisait à la main et à la tête. Un Gaffiot numérisé, avec de belles images de la Gaule d'aujourd'hui (genre cabanes à frites au pont du Gard ou traduction automatique d'une phrase copiée/collée genre GlouGlou), n'attirerait que des chalands pervertis dont l'esprit est déjà en cale sèche.

Quant aux syndicats... J'ai depuis bien longtemps le sentiment qu'ils scindent en cas plutôt qu'ils ne regroupent. Organisations friandes de supplétives, tronçonneurs de beaux principes en soupes catégorielles.

Vive la désunion libre !

Écrit par : dugong | 11 octobre 2008

tronçonneurs-mixeurs...

Écrit par : dugong | 11 octobre 2008

On parle peu des aménagements que la nouvelle structure des lycées va engendrer dans les programmes.

Une logique de séduction de clientèle va se généraliser : "venez faire des sciences physiques, c'est fun !". Et d'en retrancher à plein tube dans les difficultés spécifiques de chaque discipline. En particulier, l'expérimentalisme est déjà le résultat de cette perversion dans l'enseignement des sciences physiques (maths= beurk : on évacue, …)

Toutes les disciplines vont s'y mettre. Bessif !

Quand on se focalise à ce point sur l'agrément - volonté d'être dans le vent - on ne récolte que du fœhn qui dessèche (presque) tout.

Écrit par : dugong | 11 octobre 2008

Dugong, superbe ce jeu de mots sur foehn !
JPB

Écrit par : brighelli | 11 octobre 2008

Bonne nouvelle : l'antisémite Haider vient de se tuer dans un accident de voiture. Une fripouille de moins sur terre.

Écrit par : Pedro Cordoba | 11 octobre 2008

"Je suis un vieux corrompu, et, qui sait, peut-être que moi aussi j'ai séduit des geôlières et écrit des livres érotiques...
JPB"

Ecrit par : brighelli | 11 octobre 2008

Serait-ce une des raisons pour lesquelles on vous a "dantonisé" ici, récemment? ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 11 octobre 2008

Le ministre a fort intelligemment opéré un lifting de l’école primaire.

JPB

Un lifiting, un lifting, comme vous y allez... Une vague crème liftante dont l'effet tenseur ne dure que les quelques heures de sa présentation à la presse...
Quant aux conditions d'application de la crème, c'est chacun comme il veut. Je pense que, dans certaines classes, on appliquera ça comme un cautère sur une jambe de bois.
Comme dirait Jean, si l'on ne déconseille pas en plus certaines techniques, ou que l'on n'en conseille pas de plus appropriées, ça n'ira pas bien loin.

Écrit par : catmano | 11 octobre 2008

"Le SGEN, seul syndicat qui milite pour l'abaissement matériel et moral de ses membres."

Ce n'est pas moi qui le dis, c'était il y a déjà longtemps dans "De l'Ecole", de Milner.
Le SGEN n'est pas de gauche, le SGEN est de la même farine que Meirieu, les culs bénits paternalistes. Nicole Notat, Chérèque, vous les trouvez de gauche?
Je n'espère qu'une chose, que tout pète, mais là, les syndicats risquent d'être singulièrement débordés.

Écrit par : retraitée | 11 octobre 2008

Pedro, il y a un monument à Béziers dont on parle dans mon quotidien régional ce matin.

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 11 octobre 2008

Tenez Robin, si vous voulez rire (jaune ?) en songeant à vos 4e :
http://www.dailymotion.com/relevance/search/les%2Bzrofs/video/x6vjd6_les-zrofs-la-43_music

Écrit par : uncertain | 11 octobre 2008

À dire vrai, tant que les professeurs ne se seront pas réellement libérés de la dichotomie gauche-droite, c'est-à-dire de ce prisme réducteur qui détourne et ramène finalement et comme fatalement toute pensée vers son plus bas dénominateur commun -la pensée binaire-, rien n'évoluera en substance. On sent bien ce soucis permanent, chez certains, de toujours situer les uns et les autres par rapport aux deux camps, sinon aux deux sensibilités. Aujourd'hui, la continuité des Lumières passe par l'impérieuse nécessité de s'affranchir du moule idéologique -cette monarchie de la pensée- et donc par un changement radical de paradigme. Autant dire qu'on ne peut pas compter sur les syndicats qui marinent toujours dans l'ancien jus.
Si je visite très régulièrement le blog de JPB, c'est bien parce que je sens que cet homme-là est un irréductible et que j'y rencontre (par la lecture de leurs commentaires) des esprits libres. Peu m'importe que je sois ou non d'accord avec tout ce qui s'écrit. Nous ne sommes pas non plus là pour nous passer les petits plats.

Écrit par : Magister | 11 octobre 2008

Bien rectifié, JPB : Mirabeau est mort avant d'avoir été guillotiné...
"En fait, le tribun (...) s'était bien rapproché de la Cour par l'intermédiaire de son ami, le comte de La Mark [Sherringham ?]"
(Dict. d'histoire universelle "Mourre")

Écrit par : fantôme du SNFOLC | 11 octobre 2008

FO tente d'exister dans l'EN, je ne peux pas le lui reprocher. Mais ces gens qui tiennent absolument à garder les mains propres...
Je suis un vieux corrompu, et, qui sait, peut-être que moi aussi j'ai séduit des geôlières et écrit des livres érotiques...
JPB

Ecrit par : brighelli | 11 octobre 2008

C'est l'hommage du vice à la vertu. J'apprécie.

Écrit par : fantôme du SNFOLC | 11 octobre 2008

Je suis un vieux corrompu, et, qui sait, peut-être que moi aussi j'ai séduit des geôlières et écrit des livres érotiques...
JPB

Ego te absolvo ! ;-)

Écrit par : Robin, fifrelin de l'orchestre du Titanic | 11 octobre 2008

Mirabeau a commis cet excellent aphorisme prémonitoire :

"Les hommes sont comme des pommes, quand on les entasse, ils pourrissent."

Écrit par : Magister | 11 octobre 2008

Dernières nouvelles :

Dramatique naufrage du Lycée Titanic : un bateau de pêche finlandais vient de recueillir à son bord M. Darcos, le commandant du bâtiment, ainsi que le secrétaire général du SGEN. Les deux hommes ont, semble-t-il, emporté de haute lutte le droit d'emprunter la seule chaloupe disponible.

Il semblerait qu'un troisième homme, l'ingénieur naval Gaudemar, qui a conçu la maquette du défunt bateau était en leur compagnie. "J'me suis trop pris la tête avec le réchaufement climatique, a-t-il déclaré en état de choc, cette saloperie d'iceberg m'a niqué mes beaux modules de tribord."

-----------------------------------------------------------------------

Exercice de grammaire pour les 4ème : "Vous transposerez la déclaration à la presse de l'ingénieur naval Gaudemar en registre courant, puis soutenu.

Écrit par : Robin, fifrelin de l'orchestre du Titanic | 11 octobre 2008

Heureusement, pendant ce temps, malgré les imprécations de ceux qui sont arc-boutés sur leurs privilèges, la socialisation et la prise d’autonomie des jeunes auto-constructeurs de leurs savoirs continuent :

Extrait du Midi Libre :
« C’est un acte de méchanceté gratuite dont a été victime un élève du lycée professionnel Fernand-Léger de Bédarieux (Hérault), ce jeudi entre 12 h et 14 h. Demi-pensionnaire, alors qu’il venait de finir son déjeuner et qu’il sortait de l’établissement pour prendre un peu l’air, il a été bousculé puis attrapé par deux jeunes de sa classe, qui ont en fait leur tête de Turc depuis le début de l’année, avant d’être ligoté fermement à l’aide d’un ruban de chantier sur le pont Vieux. »
« Depuis la rentrée, ces deux jeunes l’embêtent constamment, confie la maman de la victime. Ils lui ont déjà pris son portable puis sa carte mémoire. Cette fois-ci, ils ont dépassé les limites. C’est pour ça que je ne veux pas passer ces actes sous silence. » En effet, on ne sait ce qui est passé par la tête de ses deux lycéens et jusqu’où ils étaient prêts à aller. Heureusement, un automobiliste qui passait par là est intervenu en les ramenant à la raison.
Mais entre temps, un des deux jeunes s’en est pris à l’une de ses camarades de classe qui avait eu le réflexe de filmer la scène avec son téléphone portable, en lui assénant un coup de poing ! »

Nul doute que les CPE doivent fortement apprécier ces braves « gamins » (terminologie officielle Éducnat) pour leur énergie et leur anticonformisme !
Parions que des salauds de profs voudraient les exclure, alors qu’il suffirait d’engager le dialogue avec eux et qu’il suffirait de prendre une mesure innovante, radicale et qui a fait ses preuves : leur faire signer un contrat de bonne conduite.

Écrit par : Lariba | 11 octobre 2008

Derniers rebondissements dans l'affaire du naufrage du Lycée Titanic...

M. l'ingénieur en chef Gaudemar et le secrétaire général du SNES, seuls rescapés, avec le commandant du bâtiment, de la dramatique catastrophe qui vient d'endeuiller notre pays, se rejettent mutuellement la responsabilité du naufrage.

"Il m'a volé les plans dans le tiroir de mon bureau", prétend le secrétaire général du SNES...ils n'étaient pas tout à fait au point.

Le commandant Darcos, toujours en état de choc ne cesse, de son côté, de répéter : "Je n'ai pas voulu cela !"

Écrit par : Robin, fifrelin de l'orchestre du Titanic | 11 octobre 2008

A Lariba : non, un contrat pour des imbéciles pareils ! Ce qu'il leur faut, c'est une bonne raclée, oui. Les bonnes paroles ne servent à rien. Dites aux capitalistes spéculateurs (spéculant avec de l'argent qui n'est pas le leur) que leurs actes son immoraux : ils vont se confesser au curé et ressortent de là, absous et tranquilles et continuent leur activité lucrative (et parfois désastreuse) en toute bonne conscience. Pour eux c'est la taxation des profits qu'il faut faire, en attendant le retour à la guillotine.
On pourrait multiplier les exemples à l'infini.

Nous sommes là, loin des Stratégies syndicales, mais une digression de temps à autre ne fait pas de mal, hein !
Pour qu'un voyou comprenne qu'un coup de poing, ça fait mal, il faut lui en mettre un et parfois plusieurs comme lorsqu'on tente de leur faire comprendre la règle de trois. (Les voyous, les méchants sont souvent les cancres.)

Écrit par : Francis Penin | 11 octobre 2008

A FOmtomas !

JPB s'est légèrement trompé, rien à voir entre FO et Ponce Pilate, FO ne va jamais au cambouis et garde les mains proooopres !

Depuis plus de 20 ans, les mêmes tracts, vous en changez le sujet, mais vous gardez les mêmes titres de paragraphe et vous remplissez en fonction de l’actualité…
Aucun engagement, par contre le spectacle d’une défense de l’enseignement et l’exploitation de l’échec attendu de toute action ponctuée de « je vous l’avais bien dit ! ».
C’est révolutionnaire !

Écrit par : Roger Meunier | 11 octobre 2008

"Pour eux c'est la taxation des profits qu'il faut faire, en attendant le retour à la guillotine.
On pourrait multiplier les exemples à l'infini."

Ecrit par : Francis Penin

Guillotinez-les tous et vous en aurez dix fois autant qui prendront leur place. L'esprit de profit et de lucre est une des choses au monde les mieux partagées. On ne refait pas les hommes.

Écrit par : Magister | 11 octobre 2008

À Francis Penin : je faisais de l'ironie sur ce fameux contrat très à la mode et complètement bidon.

Écrit par : Lariba | 11 octobre 2008

"Il m'a volé les plans dans le tiroir de mon bureau", prétend le secrétaire général du SNES...ils n'étaient pas tout à fait au point.

Il semblerait qu'il s'agirait plutôt du secrétaire général du SGEN-CFDT.

Écrit par : Robin, fifrelin de l'orchestre du Titanic | 11 octobre 2008

Bonne nouvelle : l'antisémite Haider vient de se tuer dans un accident de voiture. Une fripouille de moins sur terre.

Ecrit par : Pedro Cordoba

Je m'étonne d'ailleurs que les médias n'aient pas fait le parallèle avec Stirbois.

À part ça, verbatim de ce matin, un élève de seconde : "ouais, la physique, ça devrait être une option".
Patience, gamin, redouble et tu verras tes rêves accomplis.

Écrit par : moot | 11 octobre 2008

Il n'est pas mort à cause d'un train. Il n'y a pas de justice.

Écrit par : Christophe Sibille | 11 octobre 2008

Tenez Robin, si vous voulez rire (jaune ?) en songeant à vos 4e :
http://www.dailymotion.com/relevance/search/les%2Bzrofs/video/x6vjd6_les-zrofs-la-43_music

Ecrit par : uncertain | 11 octobre 2008

Bien vu !

"Demain, j'ai les 4ème 3, mais non, mais non, je n'ai pas peur, I n'sont pas plus de 28, c'est moi, c'est moi leur professeur... !"

Écrit par : Robin, fifrelin de l'orchestre du Titanic | 11 octobre 2008

Il n'est pas mort à cause d'un train. Il n'y a pas de justice.
Ecrit par : Christophe Sibille | 11 octobre 2008
----
Pour ma part, j'aurais préféré une opération du Mossad (qui n'est pas tout à fait à exclure tellement cet accident tombe à point nommé). Mais l'essentiel est quand même que l'Europe soit débarrassée de cette ordure.
PS. Je n'ai rien compris au commentaire d'Hélène Charpentier dont je lis toujours les messages avec joie même si je n'y réponds pas. De quel monument de Béziers s'agit-il?

Écrit par : Pedro Cordoba | 11 octobre 2008

Résumons les réformes en cours :
1- on abaisse le niveau disciplinaire des épreuves du concours
2- on augmente le temps d'études nécessaires
3- On saucissonne les cours en lycée

En gros les professeurs devront en savoir moins, accepter d'étudier plus longtemps, et avoir devant eux des élèves qui en sauront moins eux aussi.

C'est... déroutant.

Écrit par : Jérémy | 11 octobre 2008

FO tente d'exister dans l'EN, je ne peux pas le lui reprocher. Mais ces gens qui tiennent absolument à garder les mains propres...
Je suis un vieux corrompu, et, qui sait, peut-être que moi aussi j'ai séduit des geôlières et écrit des livres érotiques...
JPB

Ecrit par : brighelli | 11 octobre 2008

C'est le moment de relire « Les Mains sales » (ou d'en écrire une version érotique !)

Sinon, on peut aussi citer Péguy, ça fera plaisir à certains : « la morale de Kant a les mains propres, mais elle n'a pas de mains »

Écrit par : sanjuro | 11 octobre 2008

"Bonne nouvelle : l'antisémite Haider vient de se tuer dans un accident de voiture. Une fripouille de moins sur terre."

Enfin un nazi qui se colle au poteau.

Pour beaucoup de carinthiens, c'est le poteau qui s'est précipité sur lui.

Le libre arbitre de certains poteaux doit être salué.

Écrit par : dugong | 11 octobre 2008

En fait, le ministère a tranché pour le capes et le CRPE : l'écrit contente les anti-pédagos, l'oral contente les pédagos. En soi ce n'est pas idiot, sauf que l'oral et l'écrit devraient avoir le meme coefficient.

Le concours pour les P.E. me semble meilleur dans la version proposée que dans la version actuelle.

Le capes annoncé ne me semble franchement pas si mauvais. C'est seulement l'oral qui pose problème : il devrait plutôt y avoir une épreuve pédago (comme c'est le cas aujourd'hui) et une épreuve disciplinaire, au lieu de deux épreuves pédagos. Par contre, l'affirmation "Le niveau d'exigence disciplinaire exigé sera celui de la licence" n'a rien de choquant : c'est exactement le cas aujourd'hui.

Quant à l'agreg, il n'y aurait donc aucun changement, sinon l'introduction d'une épreuve bizarre sur les valeurs du service public : là c'est franchement idiot. Après, adapter sa leçon à une classe de Secondes au lieu de faire un exposé pour spécialistes ne me sembme pas idiot, mais ça va donner lieu à des débats oiseux entre le jury et les candidats :
"Vous n'avez pas parlé des hyperbathes récurrents" "Oui, mais pour des Secondes c'est trop dur!" "Mais ici vous êtes à l'agrégation". Le dialoge inverse sera tout aussi légitime :
"Pourquoi avez-vous parlé des hyperbathes récurrents ?" "Ben... c'est important pour comprendre le style de l'auteur" "Mais vous ne pourriez pas dire ça à une classe de Secondes, c'est beaucoup trop dur !"

Écrit par : Jérémy | 11 octobre 2008

Par contre, l'affirmation "Le niveau d'exigence disciplinaire exigé sera celui de la licence" n'a rien de choquant : c'est exactement le cas aujourd'hui.
Ecrit par : Jérémy | 11 octobre 2008

Cette affirmation sur le "niveau licence" me semble au contraire catastrophique, car elle reconnaît par là que le contenu des Masters n'a pas à être disciplinaire ou peut ne pas l'être. Si le niveau disciplinaire requis est acquis à la fin de la licence, le Master peut être entièrement "professionnel".

Quant aux épreuves écrites, il y ait aussi question d'épistémologie et d'histoire de la discipline qui peut laisser la porte ouverte à bien des dérives...

Écrit par : Romuald | 11 octobre 2008

Honte à moi !
"Il y est aussi question... qui peuvent..."

Écrit par : Romuald | 11 octobre 2008

Petite question : "niveau licence", ça veut quand même dire "ayant obtenu une licence", au moins ?
Parce que cela pourrait aussi vouloir dire "qui a parcouru le cycle jusqu'à l'année de licence incluse, sans pour autant avoir obtenu celle-ci". Et alors là...

Écrit par : catmano | 11 octobre 2008

Le gugusse de Lyon * se pignole sans retenue sur son site :

"Je suis pour une redéfinition du service enseignant, avec une réduction des heures de "cours" proprement dites et l'introduction, dans le service enseignant, d'autres types d'activités avec les élèves sur la base d'horaires annualisés : il faudrait pouvoir faire, à côté de ses heures hebdomadaires, un stage d'informatique pendant les vacances de Toussaint, des permanences quotidiennes de trente minutes de SOS MATHS ou une classe-enquête de trois jours... Sur ce point, je n'ai pas varié depuis 1998."

Si l'ondoyant jacteur m'obtient un stage long de rentier - que je m'obstine à réclamer depuis des années - je suis prêt à m'encarter au sgen.

* alias le "facarien", le "meiriol", le "zigue de Lyon B"

Écrit par : dugong | 11 octobre 2008

Si l'ondoyant jacteur m'obtient un stage long de rentier - que je m'obstine à réclamer depuis des années - je suis prêt à m'encarter au sgen.

Ecrit par : dugong

La réforme jospinienne avortée en 1991/92 n'avait-elle pas prévu une UV en première année intitulée "apprentissage de la durée" ? Réclamez donc, que dis-je, exigez d'accéder à une chaire d'apprentissage de la durée, car rien de tel que l'inaction pour apprendre la durée !

Écrit par : moot | 11 octobre 2008

Paris – AFP.
M. Jean-Paul de Gaudemar, pilote de la réforme du lycée, annonce qu’il va enseigner en classe de seconde ces prochaines semaines. Jean-Paul de Gaudemar explique pour la première fois pourquoi il relève le challenge.

« Le moment est historique, l’enjeu noble et magnifique. Il faut mettre toute notre énergie pour créer le lycée de demain, celui qui préparera à la réussite des jeunes, assure-t-il. Il n’y a plus de temps à perdre. De même que l’organisation du lycée napoléonien est entièrement à revoir, de même il est urgent de transformer le métier de professeur à l’heure de l’Internet. Face aux crispations corporatistes et disciplinaires, j’ai décidé de prouver qu’il est possible pour un diplômé de l’enseignement supérieur d’enseigner n’importe quelle matière.

Je vais donc prendre en charge le remplacement d’un professeur absent dans mon académie de résidence, en classe de seconde. Pour ne pas trop perturber ni l’établissement ni l’administration, je ferai un remplacement de deux semaines. C’est bien suffisant pour mener à bien cette petite expérience, conclut-il enthousiaste. »

Écrit par : Lariba | 11 octobre 2008

Il prendra le premier remplacement qui se présente, comme tout le monde, ou on va lui en concocter un bien joli, bien propre ?

Écrit par : catmano | 11 octobre 2008

"Face aux crispations corporatistes et disciplinaires, j’ai décidé de prouver qu’il est possible pour un diplômé de l’enseignement supérieur d’enseigner n’importe quelle matière."

Hein ??? Il peut remplacer un prof de sport, un prof de maths, un prof de latin, etc. ?????????

Super Gaudemar est super fort !

Écrit par : Jérémy | 11 octobre 2008

Lariba, c'est une blague, votre truc ? D'où l'extrait est-il tiré ?

Je n'arrive pas à trouver la source sur internet !

Écrit par : Jérémy | 11 octobre 2008

Lariba, vous nous avez bien eus, j'ai cru que c'était vrai !

Écrit par : Jérémy | 11 octobre 2008

Lu pour vous dans "courrier international" :

"Entre les murs

Etre prof en Ouzbékistan ? Pas de tout repos, à en croire le webzine ouzbek indépendant www.Uzmetronom.com. Faute de personnel, il n’est pas rare dans les collèges de campagne que les enseignants doivent dispenser à la fois des cours d’histoire, de physique, de chimie, de littérature, de biologie et de culture physique. Lors de la récolte du coton, ils sont aussi tenus de participer aux travaux des champs. Dans la capitale, Tachkent, les profs sont aussi vigiles : ils doivent faire des rondes de quartier pour détecter d’éventuelles fuites dans les toitures ou les canalisations, s’assurer de la propreté des halls d’immeuble, vérifier qu’aucun carreau n’est cassé dans les parties communes, etc. Le 31 octobre, veille de la fête des professeurs, un concert est dédié au corps enseignant. La présence est obligatoire, le concert payant et les billets hors de prix (7 000 sums, soit 5 dollars, une somme en Ouzbékistan). Ce jour-là, chaque professeur est tenu d’offrir un kilo de viande aux familles pauvres ayant un enfant handicapé à charge. Il doit remettre le paquet en mains propres, prendre l’événement en photo et demander au miséreux une lettre de gratitude. Sans photo ni lettre, il serait automatiquement soupçonné d’avoir boulotté ou revendu la précieuse barbaque."

Et vous vous plaignez ?? :p

Écrit par : yann | 11 octobre 2008

"Un lifiting, un lifting, comme vous y allez... Une vague crème liftante dont l'effet tenseur ne dure que les quelques heures de sa présentation à la presse..."

Tout à fait d'accord avec catmano !

De fait beaucoup dépend de la formation des maîtres qui, aujourd'hui, dépend des études en fac qui dépendent du parcours en lycée qui dépend des années collège qui ... Jusqu'aux couches-culottes et à la sieste, sans parler des bourses ... :-) A chaque étape, bien sûr, est sous-entendu UN PROGRAMME ... Bref, c'est mal barré et, Daphné, on se demande bien ce que peut bien "négocier" le SNALC ...

Encore une fois, il faut savoir claquer la porte ...

Allez, un peu de langue de bois ...

Et s'en retourner vers "la base" qui seule, en définitive, peut faire bouger les choses.

(N'est-ce pas JPB-Mirabeau-Danton ? "Le peuple, le peuple seul, est la force motrice, le créateur de l'histoire universelle." et "Les masses sont les véritables héros, alors que nous sommes souvent d’une naïveté ridicule. Faute de comprendre cela, il nous sera impossible d’acquérir les connaissances même les plus élémentaires." Mort de rire ! :-))

Écrit par : Hervé | 11 octobre 2008

Monsieur Jean-Paul de Gaudemar recommande aux professeurs de collège de venir visiter l'exposition Picasso au Grand Palais avec leurs élèves pour leur expliquer ce que sera le "lycée nouveau".

Comme on le sait, le principe de cette exposition est de faire voisiner les oeuvres du "plus grand peintre du XX ème siècle" avec ceux des grands maîtres du passé dont il s'est "inspiré.

"Moi aussi, avec le lycée que j'entends mettre en place, je dialogue avec le passé.

Le lycée napoléonien est un chef-d'oeuvre en son genre, mais on ne peut plus le garder en l'état. Il faut un Picasso pour en briser les contours, en inverser les lignes, en modifier les couleurs...

Comme les Ménines de Vélazquez revues par Picasso, le lycée du XXIème siècle ne gardera de l'idée de lycée que le nom."

On apprend par ailleurs que M. Jack Lang, ancien ministre de l'éducation nationale, de la culture et ancien porte-parole de Dieu a été hospitalisé à l'hôpital Sainte-Anne à Paris.

Le diagnostic des médecins demeure réservé.

Ses proches lui auraient entendu crier en se tapant la tête contre le mur de son bureau : "Pourquoi n'y ai-je pas pensé avant ?"

Écrit par : Robin, fifrelin de l'orchestre du Titanic | 11 octobre 2008

Madame Paloma Picasso, fille du peintre veint de déclarer qu'elle "n'avait rien à voir avec l'opération "le lycée nouveau" lancée par M. Jean-Paul de Gaudemar. "Personne, dans aucun domaine, ne peut rivaliser avec une imposture aussi géniale que la peinture de mon père", a-t-elle déclaré.

Écrit par : Robin, fifrelin de l'orchestre du Titanic | 11 octobre 2008

FO ne va jamais au cambouis et garde les mains proooopres !

Depuis plus de 20 ans, les mêmes tracts, vous en changez le sujet, mais vous gardez les mêmes titres de paragraphe et vous remplissez en fonction de l’actualité…
Aucun engagement, par contre le spectacle d’une défense de l’enseignement et l’exploitation de l’échec attendu de toute action ponctuée de « je vous l’avais bien dit ! ».
C’est révolutionnaire !

Ecrit par : Roger Meunier | 11 octobre 2008

Meunier, tu dors ?
Ton "action", ton "action" va trop vite,
Meunier tu dors ?
Ton "action", ton "action" va trop fort !

Viens passer une semaine avec moi, tu verras si FO ne met pas les mains dans le cambouis ! Faire le planton chez l'IA ou les IEN : moins confortable que poser son cul sur une chaise du CA !

Écrit par : fantôme du SNFOLC | 11 octobre 2008

J'ai oublié celle là :

"Depuis plus de 20 ans, les mêmes tracts, vous en changez le sujet, mais vous gardez les mêmes titres de paragraphe et vous remplissez en fonction de l’actualité…"

Parce que tu as vu quelque chose changer en bien dans l'EN, camarade ?
Vas-y, poste !

Écrit par : fantôme du SNFOLC | 11 octobre 2008

Si seulement c'était pour faire du Picasso qui "tient le monde au bout de sa palette" ... ! Là, c'est une vulgaire croûte imitée d'un Meirieu barbouilleur du dimanche ...

Robin, le Titanic a coulé en quelques heures ! Vous nous faites du Cameron à rallonge ... :-)

Écrit par : Hervé | 11 octobre 2008

Et si toutes les pleureurs et pleureuses du blog, les collabobos, les participatifs, les stratèges, les positifs, les penseurs de la contre-réforme anti-pédagogiste, les poètes, les humoristes, les profs de musique (redondant avec humoristes, pardon Sibille !), les vétos (non, eux c'est pas possible), les totos, les Montaigneaugalop (renégat !), les islamo-traumatisés votaient FO aux prochaines élections professionnelles ? Juste une fois, pour voir ?

Écrit par : fantôme du SNFOLC | 11 octobre 2008

J'ai oublié les garagistes, pardon Meunier !

Écrit par : fantôme du SNFOLC | 11 octobre 2008

Pour rebondir sur les conditions de vie (et donc d'enseignement) dans l'Ouzbékistan évoqué par Yann un peu plus haut. Je reproduis ci-dessous une note que j'ai rédigé voilà peu au retour d'une visite dans ce pays.

"Tintin au pays des Ouzbeks

J’ai donc évité le Turkménistan, destination peu engageante, pour dépasser l’Oxus par la voie des airs et arriver en Ouzbékistan dans la matinée du 24 juillet. C’est de cette manière que j’ai quitté une république islamique pour rejoindre une république laïque. Mais qu’on ne s’y trompe pas : si le régime ouzbek n’est sans doute pas aussi féroce que son homologue turkmène, il consiste néanmoins dans un Etat policier ayant également conservé un bon nombre de tares de l’époque soviétique. Dès ma descente de l’avion, j’ai d’ailleurs le sentiment de débarquer sur un territoire où tout peut arriver, et de vivre un peu Tintin au pays des Soviets.
L’autocar qui mène les passagers au terminal, après l’atterrissage, passe bientôt devant un appareil au réacteur droit calciné et faisant un bruit assourdissant. Il faut croire qu’il y a urgence, car les pompiers sont déjà en train d’intervenir. La carlingue ne va-t-elle pas exploser ? Ah, les aéronefs hérités du socialisme : de vrais cercueils volants, comme dirait ce bon vieux capitaine Haddock. Plus tard, ce sera un camion à benne perdant sa cargaison de pastèques juste devant mon taxi collectif, sur la route de Samarcande. Mille sabords ! Je croyais que ce genre de scène ne survenait que dans les aventures de James Bond (et encore, les films tournés avec Roger Moore, qui sont de loin les plus parodiques). Je découvrirai ultérieurement que, lorsqu’on se rend d’une ville à l’autre, il faut compter avec un barrage tous les trente kilomètres. Certains contrôles peuvent mettre un bus à l’arrêt une bonne heure, sous une chaleur harassante, avec descente des passagers et des bagages. Des agents de police à l’uniforme ridicule, qui n’est pas sans évoquer celui des gendarmes de Saint-Tropez, font alors mine de traquer la contrebande… à moins qu’ils ne soient en quête d’un bakchich.
Les Ouzbeks eux-mêmes doivent se déplacer à l’intérieur du pays accompagnés de leur passeport et, lorsqu’ils quittent un hôtel, se faire remettre par la réception une fiche stipulant l’endroit où ils ont passé la nuit. Les médias sont évidemment sévèrement contrôlés.
Mais revenons à l’arrivée à l’aéroport de Tashkent. A l’accueil, des hôtesses au regard plein d’austérité, coupe au carré, tailleur, jupe juste sous les genoux, ont tout de la Ninotchka de Lubitsch. A ceci près que Greta Garbo finissait par rire, au moins… Les autorités mettent une bonne heure et demie pour manipuler, examiner, vérifier les passeports des nouveaux venus, éventuellement y apposer un tampon. L’un des visiteurs, manifestant un peu trop de mauvaise humeur dans la file d’attente, se verra mis à l’isolement par trois cerbères à képi, et probablement expulsé...
Paranoïa totalitaire, qu’on peut expliquer par l’histoire de la région. L’Asie centrale, notamment pendant le « Grand Jeu » entre les Russes et les Britanniques, a toujours fait figure de simple case sur un échiquier opposant les grandes puissances. Indépendantes depuis la chute de l’URSS, ces ex-Républiques soviétiques cherchent désormais à s’affirmer.
L’Ouzbékistan, suite à des attentats islamistes au début des années 2000, a en outre réprimé tout ce qui ressemblait de près ou de loin à un terroriste, de confession musulmane de préférence. L’arrivée de Téhéran pouvait par conséquent être considérée comme « sensible »… L’arrivée à Téhéran, en revanche, était assurément plus décontractée ! Comme quoi… "

Ceci étant, il me semble que ce n'est pas parce qu'il y a pire ailleurs que l'on doit se satisfaire de ce que l'on a (je réponds là à la conclusion de Yann qui était "et vous vous plaignez?!"). En outre, et toutes proportions gardées, le fonctionnement de l'Education nationale en France n'est pas très éloigné du fonctionnement de ce genre d'Etat policier, voire totalitaire, comme le montre notamment Maurice T. Maschino dans son "Ecole de la lâcheté". Evidemment, un recteur n'a pas le pouvoir de jeter un enseignant en prison (encore que...). Mais il dispose d'un arsenal répressif permettant de faire taire les récalcitrants en usant de procédés qui, dans la forme, sont à proprement parler staliniens : pressions, convocations abusives, blâme donné au terme d'un "procès" dont les pièces ont été truquées à l'insu de l'intéressé. C'est pourquoi j'aurais tendance à penser qu'on est parfaitement préparé à un voyage en Ouzbékistan quand on travaille pour l'Education nationale, et inversement : il faut étudier les régimes totalitaires et relire Orwell pour comprendre les logiques (officieuses) qui régissent cette institution. L'Education nationale : un totalitarisme dans la République!

Écrit par : Daniel Arnaud | 11 octobre 2008

Seul et fort, faire face seul, être fidèle à soi-même:OUI! mais c'est dur, très dur en cette ère des masses. Dobolino, vous ne pouvez pas nier cela. Ayez pitié de nous, les pauvres bêtes!...

Ecrit par : Oxymore | 10 octobre 2008
Compassion plutôt que pitié ! Et j'attends une réciprocité et un retour sur investissement affectif.

Écrit par : dobolino | 11 octobre 2008

"Le concours pour les P.E. me semble meilleur dans la version proposée que dans la version actuelle."

Ecrit par : Jérémy | 11 octobre 2008


Etes-vous sûr d'avoir bien lu, Jeremy?

Écrit par : Christophe Sibille | 11 octobre 2008

Serait-ce une proposition pour contrecarrer le "tout ludique"


"LE COUP DE POUCE CLE


La ligue de l’enseignement missionnée par la ville de Chaumont et en liaison avec l’Education Nationale vous propose de participer à une expérience intéressante en matière de lutte contre l’illettrisme et recrute

des animateurs(trices) rémunéré(e)s disponibles 1 à 4 soirs (1 h 30) par semaine et qui bénéficieront d’une formation. Plusieurs postes disponibles.
Profil : Bac+2 minimum, aisance relationnelle. BAFA apprécié.
Rémunération : 9,80 € brut/heure +CP +Prime précarité
Début du Coup de Pouce à Chaumont : 17 novembre 2008. Fin : 15 juin 2009
Qu’est-ce que le « Coup de Pouce ?

LA PROBLÉMATIQUE DES APPRENTISSAGES DE LA LECTURE ÉCRITURE

-Dans une même classe de CP, avec le même maître, certains élèves savent lire et aiment lire en fin d’année alors que d’autres ne savent pas lire et n’ont plus envie d’apprendre à lire.
-Certains enfants reçoivent, de leur entourage familial et social, les ingrédients de réussite qui caractérisent « une poussée culturelle très favorable » ; ils sont presque tous dans la première catégorie.
-Certains enfants ne reçoivent pas ces ingrédients et abordent donc leur scolarité avec un handicap ; ils sont presque tous dans la seconde catégorie.

Actuellement, beaucoup d’enfants perdent le droit à un parcours de réussite scolaire dés le début de leur scolarité : de multiples travaux montrent que la plupart des enfants qui sont en grande difficulté d’apprentissage de la lecture entre 6 et 7 ans, au CP, sont exclus de ce droit. Ils constituent plus de 20 % d’une tranche d’âge ; la plupart d’entre eux n’auront pas, au sortir de leur formation initiale, une bonne maîtrise de la lecture et de l’écriture.

LE PROJET CLÉ (Coup de pouce en Lecture Écriture) pour favoriser précocement l’égalité des chances.

Le Coup de Pouce CLÉ est un dispositif conçu pour les enfants qui ont ce handicap. Son ambition est de le compenser en apportant à ces enfants fragiles quelques ingrédients de réussite qui constituent une « poussée culturelle très favorable » : engagement quotidien des familles, temps de contact quotidien important avec l’écrit et la culture écrite, rencontre quotidienne et multiple du plaisir de réussir un acte de lecture ou d’écriture, etc. C’est un club qui fonctionne pour des groupes de 5 enfants de CP 4 soirs par semaine après la classe de 16h30 à 18h ou bien de 17h à 18h30, selon les écoles.



Réunion de présentation jeudi 16 octobre à 18h00
La Ligue de l’Enseignement de Haute-Marne
23 rue du Vieux Moulin à Chaumont



Pour tous renseignements 03 25 03 28 20"

Écrit par : c.cuit | 11 octobre 2008

"Le concours pour les P.E. me semble meilleur dans la version proposée que dans la version actuelle."
Ecrit par : Jérémy | 11 octobre 2008

Etes-vous sûr d'avoir bien lu, Jeremy?
Ecrit par : Christophe Sibille | 11 octobre 2008

Ben, fini le sport pour départager les candidats, et fini les trucs débiles de littérature jeunesse.
Par contre, un truc m'étonne : on ne vérifié pas que les futurs PE parlent anglais ???

Écrit par : Jérémy | 11 octobre 2008

À part ça, verbatim de ce matin, un élève de seconde : "ouais, la physique, ça devrait être une option".
Patience, gamin, redouble et tu verras tes rêves accomplis.

Ecrit par : moot | 11 octobre 2008
C'est ce que mon fils a toujours pensé sans oser le dire, de peur de se faire arracher la tête par ses scientifiques de parents. C'est ce que mon père a toujours pensé et je ne sais pas si, à son époque lycéenne (1945/48), les littéraires se goinfraient de la physique. ( ? ).
Depuis son 19 en enseignement scientifique aux épreuves anticipées du bac, les dix-huit points d'avance ont un tantinet modifié l'avis de mon lardon.
De toute façon, la vraie réalité de cette réforme et son objectif principal, c'est de réduire par tous les moyens les postes de la fonction publique. Les membres de la fonction publique sont des poisons virulents, organisés en puissants syndicats, et, de quelque bord qu'ils soient, se battent tous pour un maintien de la République avec principes républicains et ça, ça emmerde tout notre beau monde. On réduit le nombre, on réduit le niveau de compétence et de conscience pour faire taire ce corps social réactionnaire.

Écrit par : dobolino | 11 octobre 2008

Ce texte cité par Lariba méritait un passage au débilitexte:

Paris – AFP.
M. Jean-Paul de Gaudemar, pilote de la gargouille du verre pilé, annonce qu’il va enseigner en classe de seconde ces prochaines semaines. Jean-Paul de Gaudemar emphatique pour la première fois pourquoi il relève le satyre.

« Le moment est cyclique, l’enjeu noble et athlétique. Il faut mettre toute notre deltaplane pour raboter le pingouin de demain, celui qui préparera à la culotte de cheval des jeunes, assure-t-il. Il n’y a plus de temps à perdre. De même que l’organisation du kiwi napoléonien est entièrement à punaiser, de même il est urgent d'emboutir le métier de professeur à l’heure de l’Internet. Face aux transformations corporatistes et disciplinaires, j’ai décidé d'emmancher qu’il est rectangulaire pour un chaton de l’enseignement supérieur d’enseigner n’importe quelle matière.

Je vais donc prendre en charge le chargeur de batterie d’un professeur absent dans mon égouttoir de résidence, en classe de seconde. Pour ne pas trop perturber ni l’établissement ni l’administration, je ferai un fer à défriser de deux semaines. C’est bien suffisant pour croquer à bien cette petite expérience, conclut-il enthousiaste. »

Écrit par : dobolino | 11 octobre 2008

A FOmtomas !

Eh oué ! Je suis allé à l'IA, j'ai même évité une grève inutile que voulait lancer FO dans le bahut... Être efficace, savoir ce qui fait mal à l'administration !

Oué, le cul au CA, et même en CAP ! Tiens, vous posez le cul en CAPA et CAPN ! Z'avez pas la crainte de co(n)gestionner ?

Et puis je me paie les IPR lors qu'un de ces zozos conseille de ne plus faire de dictée au collège, paraît que c'est ringard ! Ca fait Pivot !
Je me paie un chef d'établissement quand il met les personnels en danger parce qu'il laisse faire les petites têtes blondes et les géniteurs de ces derniers !

Mais tout ça c'est pécadille, le rouleau compresseur avance mais je ne vois vraiment pas en quoi FO le contre... Bien que vous soyez les meilleurs, bien sûr, pour agiter le bocal !

Écrit par : Roger Meunier | 11 octobre 2008

Tiens ça ne passe pas ... Je tente de nouveau ...

CamaradeFO : "Parce que tu as vu quelque chose changer en bien dans l'EN, camarade ? Vas-y, poste !"

C'est vrai que depuis quelques décennies qu'est-ce qu'on a pris dans la tronche ! A vrai dire, on se demande où on en serait si des syndicats aussi efficaces que FO, le SNES, le SNALC et quelques autres n'avaient pas été là ! :-) Cette petite liste a été arrêtée début 2007, une mise à jour serait fort longue mais on peut s'y mettre, juste pour rafraîchir la mémoire de ceux qui ont cru au Sauveur Suprême - il est vrai qu'avec l'agitée du Poitou ... :

AU MENU CE SOIR : ENCORE DES COULEUVRES
http://motstocsin.autonomie.org/html/billets/page1.htm#couleuvres

- En 1977-78 notamment (ministères Haby et Beullac) : arrêtés qui consacrent la disparition massive des heures de cours en demi-groupes (pour le français, par exemple, en classes de 6e, 5e et 4e), et donc l'augmentation importante de la charge de travail du professeur, au moment où s'accentue la massification du secondaire.

- Depuis 1982 (ministère Delors : fin de l'indexation des salaires sur les prix), diminution ininterrompue et massive du pouvoir d'achat des personnels de l'EN : plus de 20-25 % en moins depuis 1981.

- 1986 (ministère Chevènement) : nouvelle baisse brutale des horaires (de français par exemple).

- 1989 (ministère Jospin) : vote de la loi d'orientation sur l'éducation (création des IUFM qui visent à encadrer idéologiquement les jeunes profs, instauration du conseil d'administration, de l'obligation pour l'établissement d'avoir un projet d'établissement, création des cycles dans le primaire et le secondaire, renforcement délirant du droit des parents, à refuser le redoublement des élèves notamment, même contre l'avis unanime du conseil de classe).

- 1996 (ministère Bayrou) : déréglementation totale des horaires nationaux (avec, notamment, les fameuses "fourchettes horaires"), cadre idéal pour de nouvelles diminutions horaires.

- 1997 et suivantes (ministère Allègre et Royal) : début des campagnes médiatiques anti-profs.

- Début des années 2000 : multiplication des activités interdisciplinaires (après les travaux croisés à la fin des années 90, les IDD puis les TPE en en 2000-2002), ou d'éducation "civique" (ECJS par exemple), qui réduisent de fait la place consacrée aux enseignements fondamentaux.

- 2001 : le vote de la LOLF (qui ne devient effective qu'en 2006), et sa mise en place dans les établissements scolaires (qui regroupe les lignes budgétaires, etc., avec, pour but affiché, le "pilotage" en fonction des "résultats").

- Baisse continue des postes au concours, particulièrement ces dernières années. Ainsi, le Ministère de l’éducation nationale a annoncé le 14 septembre 2006 le nombre et la répartition des postes aux concours de l’enseignement pour 2007. Le nombre de postes ouverts aux concours de l’enseignement est en baisse de 3,4% par rapport à 2006, et de 36% par rapport à 2005. La baisse sans précédent de 2006 - 30% en moyenne - est donc encore amplifiée en 2007.

- La disparition des surveillants (MI-SE) fin 2002, statut pour les étudiants qui donnait satisfaction, et la multiplication de contrats pour le personnel de vie scolaire, qui constituent autant de "sous-statuts" (les emplois jeunes et aides-éducateurs remplacés par les assistants éducation, CAE).

- Déjà amorcée dans les année 90, la généralisation des contrôles en cours de formation (qui sapent donc la valeur nationale des diplômes : CAP totalement en CCF, puis généralisation pour les bac pro).

- 2004 : instauration d'une journée "de solidarité", et donc première augmentation du temps de travail depuis longtemps.

- 2004 : transfert des TOS aux collectivités locales (avec des menaces considérables sur différents droits).

- 2005 (ministère Fillon) : vote de la loi définissant un socle commun de connaissances (constituant une menace pour tout ce qui n'est pas directement utilitaire).

- 2005 : signature du décret sur les remplacements en interne (qui augmente de 60 heures par année le temps de travail dû par les professeurs, et qui préfigure le décret de 2007 en cela qu'il fait peu de cas des conditions d'enseignement d'une discipline, de la qualité des cours dispensés).

- 2006 (ministère Fillon) : vote de loi dite pour l'égalité des chances (apprentissage possible dès quatorze ans, travail de nuit autorisé à partir de quinze ans sous certaines conditions, etc.)

- 2006 : instauration du conseil pédagogique (fin programmée de la liberté pédagogique des enseignants : membres désignés par le chef d'établissement, etc.).

- 2006 : introduction de la note de vie scolaire au collège.

- 2006 : remplacement, pour la gestion des absences, du logiciel GEP par Sconet (qui permet un flicage des élèves dès le plus jeune âge et à une gestion "au résultat" du travail des équipes de vie scolaire).

- 2006 : démantèlement du système des ZEP (certains établissements, notamment les EP3, sont moins bien lotis).

- 2006 : intégration des élèves handicapés à l'école (grand projet de Chirac, qui se fait de façon catastrophique : les moyens dont disposaient les structures spécialisées ne sont pas reversés aux établissements scolaires ; les équipes pédagogiques se retrouvent dans l'incapacité - mais avec l'obligation - de recevoir correctement des élèves souffrant d'handicaps parfois très lourds dans les classes ; par d'ailleurs, dans les établissements ayant des SEGPA, les élèves relevant autrefois de la SEGPA se retrouvent au collège, et les élèves ayant des troubles psychiatriques avérés se retrouvent maintenant en SEGPA).

- 2007 : révision du décret de 1950 (suppression de l'heure de première chaire en lycée pour 70 000 enseignants ; majoration d'une heure pour les professeurs enseignant plusieurs heures à des élèves en nombre inférieur à ; affectation sur trois établissements dans des communes non-limitrophes ; bivalence qui pourra être imposée ; l'AS menacée). [sortie par la grande porte, cette modification du décret de 50 est entrain de rentrer par toutes les fenêtres ...)

- 2007 : suppression massive de postes d'enseignement et d'encadrement (5 000 suppressions de postes pour la rentrée prochaine, 25 000 en 4 ans, avec des conséquences désastreuses sur la Dotation Horaire des établissements : augmentation du nombre d'élèves par classe, suppression des dédoublements de classes, etc.).

- Entretien d'orientation en 3ème mené par les professeurs principaux (qui vont, de ce fait, remplacer les Conseillers d'Orientation-Psychologues).

- Ces dernières années : répression anti-syndicale accrue, qui frappe de nombreux collègues militants (affaires Veuillet, Redon, etc.).

Cette liste des calamités n'est EVIDEMMENT pas exhaustive : on pense par exemple à nos collègues TZR, taillables et corvéables à merci, et à tous les précaires de Éducation nationale, les contractuels (qui ont remplacé les MA) et les vacataires 200 heures qui peuvent être "remerciés" du jour au lendemain...

Écrit par : Hervé | 11 octobre 2008

"Ben, fini le sport pour départager les candidats, et fini les trucs débiles de littérature jeunesse.
Par contre, un truc m'étonne : on ne vérifié pas que les futurs PE parlent anglais ???"

Ecrit par : Jérémy | 11 octobre 2008

Le sport pour départager les candidats? Il faudrait savoir, il y en a assez qui ont râlé ici parce que l'épreuve d'EPS était un hymne au pédagogisme! Et regardez donc les coefficients!

L'épreuve de "culture humaniste" signifie, ni plus ni moins, qu'on veut faire disparaître histoire, géographie, disciplines artistiques dans une espèce de brouet infâme dont la composition reste à définir... Mais ne présage rien de bon.

Quant aux épreuves d'admission, pour les ennemis du "pédagogisme", ce n'est ni plus ni moins qu'une purge. Ou un clystère, si vous préférez les chier que les vomir. (Pardon, je suis grossier, mais je suis très énervé). ;-(

Écrit par : Christophe Sibille | 11 octobre 2008

Si seulement c'était pour faire du Picasso qui "tient le monde au bout de sa palette" ... ! Là, c'est une vulgaire croûte imitée d'un Meirieu barbouilleur du dimanche ...

Robin, le Titanic a coulé en quelques heures ! Vous nous faites du Cameron à rallonge ... :-)

Ecrit par : Hervé | 11 octobre 2008

Ne vous inquiétez pas, Hervé, j'aime bien Picasso ; j'ai encore en mémoire la fascinante exposition de sa série des "mousquetaires" au Palais des papes à Avignon dans les années 70.

En matière d'art les innovations révolutionnaires sont les bienvenues.

L'exposition au Grand Palais montre cependant que les grandes révolutions artistiques (par exemple le cubisme ou le surréalisme) ne font pas "table rase du passé", mais qu'elles le réinterprètent ; qu'elles se situent entre rupture et continuité.

Mais n'est pas Picasso (ou Braque ou Matisse ou Max Ernst) qui veut !

En ce qui concerne l'école, on veut y transposer à tout prix l'esprit d'innovation et de rupture qui caractérise le monde artistique, économique, financier (avec les dangers que l'on connaît maintenant) dans lequel nous vivons :"être moderne", "créer le lycée du XXIème siècle".

L'école peut expliquer les ruptures, elle ne doit pas, à mon avis, les promouvoir.

En matière d'éducation, je pense qu'il faut se méfier des utopies (Jean-Jacques Rousseau n'a jamais prétendu écrire autre chose avec l'Emile qu'un roman)

Elle a besoin, par essence de stabilité, de repères, de règles, de savoirs bien définis, de sécurité, de "bon sens" et finalement, comme le disait Hanna Arendt, d'un certain "conservatisme".

Disons d'un "conservatisme ouvert".

Ceci est valable pour l'école primaire, bien entendu, mais aussi pour le collège et même pour le lycée.

Écrit par : Robin | 11 octobre 2008

Eh bien moi, j'y suis allée au concert de Meirieu, à Dieulefit ! Ce n'est pas comme certains !
C'était beau, hein... Il nous a fait trois ou quatre solos de pipeau ! Fantastiques ! La salle était en transe (pas moi, j'avais pas l'temps, je prenais des notes).
En plus, à Dieulefit, il n'y a qu'une rue (le reste, ce sont des viales) et, pour rejoindre mon parking, j'ai eu la joie de partager cette rue avec une groupie et sa famille.
Il y avait un seul problème, c'est qu'ils marchaient moins vite que moi, alors j'étais obligée de faire semblant de regarder les vitrines pour ne rien louper du discours de la groupie qui râlait après sa fille de 12 ou 13 ans qui avait voulu partir parce qu'elle avait faim et qui lui a fait louper l'occasion de LUI parler.
Elle n'avait pas tout, tout, tout compris, la groupie (pulsion/ désir, elle mélangeait un peu et puis clinamen, ça ressemble vachement à kouign amann comme mot), mais quand même elle en avait bien profité et puis, un génie, c'est normal que ce soit compliqué ce qu'il dit.
Je crois que son mari était un peu jaloux, et puis gêné aussi peut-être, il a dû se rendre compte que j'escourniflais et que je riais sous cape.

Il y a qu'un truc que je regrette, mais bon, je n'y ai pensé que dans la voiture, toujours mon foutu esprit de l'escalier.
Il a dit que la seule solution contre la barbarie naissante, c'était la Pédagogie... J'aurais dû demander qu'il nous explique en quelques mots en quoi consistaient les grandes lignes de cette pédagogie, parce qu'en fait, ça, il ne nous l'a pas dit.
Il a dit des trucs très méchants sur les CPGE, sur l'école de la III° et de la IV° Républiques qui n'ont quasiment rien fait pour la démocratisation, sur l'école actuelle qui fabrique des objets conformes et se désintéresse des autres mais sa Pédagogie qui peut tout sauver, à part le fait que LE fondamental de l'école obligatoire, c'est la citoyenneté et que les savoirs théoriques sont à réserver à la professionnalisation, rien.
J'aurais aimé savoir quand même, moi.
Faudra qu'j'y retourne quand il reviendra à Dieulefit.

Écrit par : catmano | 11 octobre 2008

A JPB

Avant les élections présidentielles, nous avions élaboré une synthèse des propositions d'un certain nombre de paticipants de ce blog, une "Charte" avec un préambule qui faisait le parallèle, si je me souviens bien, entre les défis posés par les problèmes éducatifs dans notre pays et ceux de l'environnement.

Les principaux candidats, dont Nicolas Sarkozy, ont eu ce document entre les mains. Il y avait des propositions très précises pour le premier et pour le second degré, collège et lycée, les trois étages de la "fusée".

Comment se fait-il que Xavier Darcos ait choisi quelqu'un comme Jean-Paul de Gaudemar dont les idées sont proches de celles du SGEN-CFDT et non les vôtres, les nôtres qui sont en somme assez proches de celles du SNALC (pour dire les choses succintement) ?

Pouvez-vous nous expliquer au juste ce qui se passe en ce moment rue de Grenelle pour qu'un projet de réforme aussi délirant aussi bien sur le plan pédagogique que sur le plan des statuts des professeurs semble bénéficier de l'intérêt de quelqu'un comme Xavier Darcos, professeur agrégé de Lettres classiques, à moins qu'il ne soit aussi dédoublé que le dieu Janus "Bifrons" ?

Il a raisonnablement commencé par le primaire, mais pouquoi continue-t-il en sautant une étape essentielle, celle du collège ?

Écrit par : Robin | 11 octobre 2008

"De toute façon, la vraie réalité de cette réforme et son objectif principal, c'est de réduire par tous les moyens les postes de la fonction publique. Les membres de la fonction publique sont des poisons virulents, organisés en puissants syndicats, et, de quelque bord qu'ils soient, se battent tous pour un maintien de la République avec principes républicains et ça, ça emmerde tout notre beau monde. On réduit le nombre, on réduit le niveau de compétence et de conscience pour faire taire ce corps social réactionnaire."

Ecrit par : dobolino | 11 octobre 2008

C'est une des plus solides vérités que j'aie pu lire sur ce blog depuis quelque temps.

Écrit par : Christophe Sibille | 11 octobre 2008

Si vous avez appelé à voter pour Nicolas Sarkozy et à soutenir Xavier Darcos, c'est parce que vous pensiez à ce moment-là et certains d'entre nous également (moi au second tour, je n'ai pas voté Sarkozy au premier) qu'il représenterait mieux (moins mal ?) nos idées que Ségolène Royal.

Est-ce que vous ne vous sentez pas aujourd'hui, vous aussi, trahi ? Y a-t-il une chance pour que Xavier Darcos n'adopte pas ce projet calamiteux ?

Écrit par : Robin | 11 octobre 2008

les islamo-traumatisés votaient FO aux prochaines élections professionnelles ? Juste une fois, pour voir ?

Ecrit par : fantôme du SNFOLC | 11 octobre 2008


Bonsoir , Victor , tout va bien , j'espère !

Écrit par : Amélie vote FO le syndicat kilvouFO | 11 octobre 2008

Oué, le cul au CA, et même en CAP ! Tiens, vous posez le cul en CAPA et CAPN ! Z'avez pas la crainte de co(n)gestionner ?

Mais tout ça c'est pécadille, le rouleau compresseur avance mais je ne vois vraiment pas en quoi FO le contre...
Ecrit par : Roger Meunier | 11 octobre 2008

Le cul au CA et les mains dans la soupe, camarade snesdyqué, je n'en doutais pas mais au point de confondre CA et CAPA/CAPN, là...

FO ne contrera pas le rouleau compresseur tant que les idiots utiles seront au volant et que les avachis le regarderont passer !
Salut Amélie, ça va...

Écrit par : fantôme du SNFOLC | 11 octobre 2008

Bonne nouvelle : l'antisémite Haider vient de se tuer dans un accident de voiture. Une fripouille de moins sur terre.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 11 octobre 2008

Il n'est pas mort à cause d'un train. Il n'y a pas de justice.

Ecrit par : Christophe Sibille | 11 octobre 2008

Pour ma part, j'aurais préféré une opération du Mossad (qui n'est pas tout à fait à exclure tellement cet accident tombe à point nommé). Mais l'essentiel est quand même que l'Europe soit débarrassée de cette ordure.


Ecrit par : Pedro Cordoba | 11 octobre 2008

Enfin un nazi qui se colle au poteau.

Pour beaucoup de carinthiens, c'est le poteau qui s'est précipité sur lui.

Le libre arbitre de certains poteaux doit être salué.

Ecrit par : dugong | 11 octobre 2008



Donc , tous ces humanistes donneurs de leçons sont pour la peine de mort . Sans procès ! Justice expéditive comme aux heures les plus sombres de notre histoire ....

En 1981 , pourtant , vous étiez de mon côté , renégats !

BRRR ! Ca fait froid dans le dos !

Écrit par : Robert Badinter | 11 octobre 2008

Catmano, j'ai un mot d'excuse pour Dieulefit : j'étais en région parisienne (à Vaux-le-Pénil, si, si, ça existe, c'est à côté de Melun) à un congrès de l'UFAL.
Comme disaient les chauffeurs de taxi parisiens quand j'y habitais : "Je bosse, moi !"

Parenthèse : l'UFAL organise des cours du soir et autres "aide aux devoirs", et se demande que faire lorsque la méthode utilisée par l'instit ou le prof n'est pas bien saine...

Je vois avec plaisir que Lariba se lance dans la fiction.
Allez, j'essaie - sur la foi de renseignements indirects :
janvier 2009. Darcos est premier ministre, et Sarkozy place Jack Lang à la tête d'un grand ministère unifié Education / Culture (comme il en avait eu l'intention l'année dernière).
C'est encore une fiction - pour le moment.
Cauchemardez bien.
JPB
PS. Robin, le jeu politique n'est pas un jeu très moral, savez-vous... C'est bien pour ça que vous n'en faites pas, coeur pur que vous êtes...

Écrit par : brighelli | 11 octobre 2008

Janvier 2009. "Darcos est premier ministre, et Sarkozy place Jack Lang à la tête d'un grand ministère unifié Education / Culture (comme il en avait eu l'intention l'année dernière)."

Févier 2009 : Suite à la nomination de Lang, Darcos et Sarkozy perdent le soutien d'une partie de la majorité. La politique menée par le tandem Darcos/Lang est de plus en plus contestée.

Mars 2009 : En grave conflit avec les députés de son propre parti, Xavier Darcos démissionne deux mois après sa nomination.

Écrit par : Jérémy | 12 octobre 2008

Janvier 2009. "Darcos est premier ministre, et Sarkozy place Jack Lang à la tête d'un grand ministère unifié Education / Culture (comme il en avait eu l'intention l'année dernière)."

Févier 2009 : Suite à la nomination de Lang, Darcos et Sarkozy perdent le soutien d'une partie de la majorité. La politique menée par le tandem Darcos/Lang est de plus en plus contestée.

Mars 2009 : En grave conflit avec les députés de son propre parti, Xavier Darcos démissionne deux mois après sa nomination.

Écrit par : Jérémy | 12 octobre 2008

Je suis surpris que Robert Badinter ignore ce qu'est exactement la peine de mort. C'est l'assassinat programmé et planifié d'un individu par la justice officielle, dans laquelle il figure noir sur blanc. Ce qui est arrivé à Jorg Haider n'a rien à voir, et se réjouir de sa mort, qu'on trouve cela moral ou non, n'a absolument rien à voir avec le fait d'être pour (ou contre, d'ailleurs), la peine de mort.

Jean-Paul, (et Robin), quand on sait que le projet de Darcos a toujours été de donner l'instruction publique au privé, cela relativise les doutes que tout un chacun pouvait avoir à l'idée que l'élection de Sarkozy pouvait sauver cette même instruction publique. Et les transforme en certitudes. Que non.

Écrit par : Christophe Sibille | 12 octobre 2008

Personnellement, je ne me réjouis pas de la mort de Jorg Haider. Pour paraphraser Desproges, je dirais plutôt: "quand Miles Davis est mort, j'ai été très triste. Quand Jorg Haider est mort, j'ai repris deux fois des nouilles".

Écrit par : Christophe Sibille | 12 octobre 2008

A JPB :

J'ai peut-être le "coeur pur" ("La colombe et le renard", cette fable qui n'existe pas), mais j'ai un cerveau qui fonctionne encore un peu.

Si je comprends bien, la reconstruction de l'école républicaine, c'est comme le pouvoir d'achat : "Words, words, words !" (Hamlet).

C'est cadichon qui avait raison : Nicolas Sarkozy = Margaret Thatcher (vous vous souvenez qu'elle nous avait expliqué qu'il était là pour administrer la purge).

Seulement Miss Tape dur avait une certaine chance.

Le nôtre, comme disait le Général de je ne sais plus qui "a la poisse et il porte la poisse."

"L'amour supporte tout, endure tout..." (St. Paul), c'est une chose entendue, mais le "bon peuple", lui, n'est pas forcément imprégné de valeurs évangéliques.

Et bien malin qui dira la frontière entre la patience et la résignation...surtout au pire.

Jusqu'où peuvent-ils aller "trop loin". Il y a quelqu'un qui est payé aux R.G. pour répondre à cette question, somme toute cruciale (un parachute doré ne serait pas de trop au moment de la retraite, s'il a bien travaillé).

Et le pire, c'est justement ce que ne peut espérer "un coeur pur", même s'il s'efforce de ne pas le "craindre".

Écrit par : Robin | 12 octobre 2008

Bon, je sais ça n'a aucun rapport, mais pour les fanas de version latine ...
http://www.nytimes.com/2008/10/12/opinion/12dowd.html?hp

Je suis loin de comprendre toutes les allusions, Cadichon pourrait peut-être aider ...

Écrit par : julius | 12 octobre 2008

Robin, n'oubliez pas quel est le métier de Sarkozy, à la base. Cela éclaire pas mal de choses sur sa "gouvernance", en ce moment, et sur ses perspectives de "reconversion" après son deuxième septennat, quand il aura fini de "bien placer" tous ceux dont il défendra les intérêts après 2017.

Écrit par : Christophe Sibille | 12 octobre 2008

L'article de Maureen Dowd, l'une de splus féroces anti-républicaines de la presse américaine, est trop beau. Le voici donc - et nous laisserons Robin, que ça changera de ses barbares, faire la traduction - mais ça se loit quasi à livre ouvert :

Are We Rome? Tu Betchus!

By MAUREEN DOWD
Published: October 11, 2008

"With modernity crumbling, our thoughts turn to antiquity.

The decline and fall of the American Empire echoes the experience of the Romans, who also tumbled into the trap of becoming overleveraged empire hussies.

As our sand-castle economy washes away under the tide of bad gambles and debts, this most self-indulgent society lurches toward stoicism (even bankrupt Iceland gives us the cold shoulder and turns to a solvent superpower). It’s going to require more than giving up constant infusions of stocks, Starbucks and Botox.

As Seneca, the Roman Stoic who advised treating the body “somewhat strictly,” wrote in a letter: “Avoid whatever is approved of by the mob, and things that are the gift of chance. Whenever circumstance brings some welcome thing your way, stop in suspicion and alarm ...They are snares. ... we think these things are ours when in fact it is we who are caught. That track leads to precipices; life on that giddy level ends in a fall.”

The study of Latin and Greek, with illuminations on morality, philosophy, mob rule and chariot races, reached a nadir in the greedy ‘80s and ‘90s, when it seemed irrelevant for kids who yearned to be investment bankers and high-tech millionaires. But now we’ve learned the hard way that greed is bad — avaritia mala est — and the classics have staged a comeback. Amo Latinam, so I was happy to see last week’s Times story about the soaring enrollment for Latin classes in New York.

In high school, I translated swatches of Julius Caesar’s “The Battle for Gaul” from Latin to English while nibbling cheese crackers. To boost the felicitous new trend toward Latin, I enlisted Gary D. Farney, an associate professor of history at Rutgers University, to translate (loosely and creatively) from English to Latin “The Battle of Gall,” my take below on why the hyperventilating Republicans are not veni, vidi, vici-ing.

Bellum Gallium

Manes Julii Caesaris paucis diebus aderant — “O, most bloody sight!” — cum Ioannes McCainus, mavericus et veteranus captivusque Belli Francoindosinini, et Sara Palina, barracuda borealis, qui sneerare amant Baracum Obamam causa oratorii, pillorant ut demagogi veri, Africanum-Americanum senatorem Terrae Lincolni, ad Republicanas rallias.

Rabidi subcanes candidati, pretendant “no orator as Brutis is,” ut “stir men’s blood” et disturbant mentes populi ad “a sudden flood of mutiny,” ut Wilhelmus Shakespearus scripsit.

Cum Quirites Americani ad rallias Republicanas audiunt nomen Baraci Husseini Obamae, clamant “Mortem!” “Amator terroris!” “Socialiste!” “Bomba Obamam!” “Obama est Arabus!” “Caput excidi!” tempus sit rabble-rouseribus desistere “Smear Talk Express,” ut Stephanus Colbertus dixit. Obama demonatus est tamquam Musulmanus-Manchurianus candidatus — civis “collo-cerviciliaris” ad ralliam Floridianam Palinae exhabet mascum Obamae ut Luciferis.

Obama non queretur high-tech lynching. Sed secreto-serventes agentes nervosissmi sunt.

Vix quisque audivit nomen “Palinae” ante lunibus paucis. Surgivit ex suo tanning bed ad silvas in Terram Eskimorum, rogans quis sit traitorosus, ominosus, scurrilosus, periculosus amator LXs terroris criminalisque Chicagoani? Tu betchus!

“Caeca ambitio Obamana,” novum rumorem Palina McCainusque dixit. “Cum utilis, Obama laborat cum amatore terroris Wilhelmo Ayro. Cum putatus, perjuravit.” McCainianus bossus maximus Francus Keatinx vocat Obamam, “plebeium,” et ut iuvenum snifferendum cocaini minimi (“a little blow.”)

Cum Primus Dudus, spousus Palinanus, culpari attemptaret “Centurionem-Gate,” judices Terrae Santae Elvorumque castigat gubernatricem Palinam de abusu auctoritatis per familiam revengendum.

Tamen Sara et Ioannes bury Obama, not praise him. Maverici, ut capiunt auxilium de friga-domina, hench-femina, Cynthia McCaina Birrabaronessa, (quae culpat Obamam periculandi suum filum in Babylonia), brazen-iter distractant mentes populares de minimissimis IV 0 I K.ibus, deminutione “Motorum Omnium,” et Depressione Magna II.0. Omnes de Georgio Busio Secundo colossale goofballo. “V” (because there’s no W. in Latin) etiam duxit per disastrum ad gymnasium.

Gubernatrix (prope Russia) Palina, spectans candidaciam MMXII, post multam educationem cum Kissingro et post multam parodiam de Sabbatis Nocte Vivo atque de Tina Feia, ferociter vituperat Obamam, ut supralupocidit (aerial shooting of wolves) in Hyperborea.

Vilmingtoni, in Ohionem, McCain’s Mean Girl (Ferox Puella) defendit se gladiatricem politicam esse: “Pauci dicant, O Jupiter, te negativam esse. Non, negativa non sum, sed verissima.” Talk about lipsticka in porcam! Quasi Leeus Atwater de oppugnatione Busii Primi ad Dukakem: “non negativus, sed comparativus.” "

JPB

Écrit par : brighelli | 12 octobre 2008

Il (le petit père Meirieu) a dit des trucs très méchants sur l'école actuelle qui fabrique des objets conformes et se désintéresse des autres.

Ecrit par : catmano | 11 octobre 2008

Ce type est un fou avéré, mais un fou malin qui a bien compris que l'on pouvait faire une carrière lucrative en utilisant à fond la démagogie et la bêtise humaine. Car il faut être un sacré con (ou un complice), que l'on soit instit, professeur ou parent d'élève, pour ne pas se rendre compte au premier coup d'oeil de l'inanité du personnage et de ses idées.

Écrit par : Jean | 12 octobre 2008

JPB

J'ai à peu près compris. Vous savez (ou vous ne savez pas). Il me semble en avoir parlé sur ce blog que j'ai passé deux ans et demi aux Etats-Unis, à Alexandria, puis à Arlington (Virginie), quand j'étais petit (de 7 à 10 ans) et j'en ai des souvenirs précis. Mais je parle plus couramment l'anglais que le latin ! ;-)

Quand les Américains se mettent à être cultivés et intelligents, ils "crèvent le plafond".

J'ai bien aimé l'exorde sur les stoïciens. Il y a toujours cette belle phrase de Descartes qui me trotte dans la tête et qui m'a toujours empêché d'aller trop loin dans les bêtises (quand j'étais plus jeune et j'avais le sang plus chaud) : "Et je tâchais de me vaincre plutôt que la fortune et de changer mes désirs que l'ordre du monde." (c'est l'essence-même du stoïcisme !)

Écrit par : Robin | 12 octobre 2008

Autant j'aurais trouvé jouissif et valant le coup de sabrer le Champagne, la nouvelle que Jorg Haider. en Autriche, ou son équivalent français aient obtenu 0,5% des voix à des élections nationales, autant je trouve médiocre, dérisoire et vain le fait de se réjouir de sa mort dans un accident de voiture. Si lutter contre la réalité d'un monde où ce genre de personnage obtient un pourcentage significatif de voix, a un sens, se réjouir publiquement de sa mort accidentelle, vous range de facto dans le même système de valeurs que ceux contre lesquels vous prétendez lutter… De plus, c'est entretenir une illusion, c'est faire semblant de croire que parce qu'il meurt, ces idées vont mourir aussi. Il y a des dizaines de petits Jorg Haider qui attendent que le “grand” Jorg Haider ait disparu pour prendre sa place. Si on veut que les idées de Jorg Haider meurent, ce n'est pas en versant du fumier sur sa tombe qu'on y arrivera.
Cela dit sans angélisme aucun. D'un point de vue républicain, laïque et de gauche, c'est le genre d'information qui ne justifie AUCUN commentaire… Seule la question de sa succession peut présenter un intérêt relatif…
Je précise que je ne réagis pas à la mort du dit, mais aux réactions qu'elle a entraînées…
Je précise également que ce point de vue n'a rien à voir avec celui de Christophe Sibille qui explique que pour sa part cette nouvelle le laisse totalement indifférent (…“j'ai repris deux fois des nouilles”) juste après avoir écrit : …“se réjouir de sa mort, qu'on trouve cela moral ou non, n'a absolument rien à voir avec le fait d'être pour (ou contre, d'ailleurs), la peine de mort.” En disant blanc dans un commentaire puis noire dans le suivant, on est sur de ne pas se tromper… À moins que ce ne soit l'inverse…

Écrit par : Roger Felts | 12 octobre 2008

"But now we’ve learned the hard way that greed is bad — avaritia mala est — and the classics have staged a comeback. Amo Latinam, so I was happy to see last week’s Times story about the soaring enrollment for Latin classes in New York."

Si ça pouvait être vrai qu'on finit toujours par les imiter, même avec dix ans de retard !

Écrit par : Robin | 12 octobre 2008

L'article de MAUREEN DOWD, écrit partiellement en Américain et partiellement en Latin me permet de souligner son étonnante prémonition : Dans le manuscrit que je rédige actuellement “3001, odyssée de l'espèce” à partir d'un grimoire de l'époque qui m'est parvenu par l'intermédiaire d'une machine à remonter le temps, je souligne qu'au vingt-cinquième siècle après Jésus Christ (Cinq siècle après Salmigondi), quand l'empire américain s'est effondré, José L'Baveux, le grand leader vainqueur de cette lutte fantastique imposa à la place de l'anglais, l'utilisation mondiale du latin…

Écrit en 3001 : « …Comme tous les grands hommes de ce monde, L'Baveux était sujet aux illuminations, et une fois de plus, l'Esprit Saint descendit de là-haut. Sous la forme d'un cacatoès bicolore, il se posa sur son crâne où après avoir lâché une fiente sur son épaule gauche, il prononça dans une tonalité suraiguë ce simple mot qu'il répéta trois fois : “Latinus, Latinus, Latinus”. Puis il s'envola vers le soleil couchant dans un vrombissement de moteur destiné à masquer ses battements d'ailes… L'affaire était pliée : ce fut le Latin qui devint la langue universelle…
S'ils avaient été encore vivants, cette nouvelle aurait profondément réjoui les quelques milliers de professeurs de langues classiques qui au XXe et au XXIe siècles se désespéraient de voir ce qu'était en train de devenir leur seule raison d'être…
À titre posthume, inclinons-nous devant leur anéantissement et adressons-leur une pensée émue et un message d'espoir pour qu'ils sachent, là où ils sont, que leur combat n'a pas été vain.
De nombreuses mesures coercitives, quelques mesures d'encouragement et la réédition du Gaffiot et en trois à quatre cents ans, le Latin devint la langue de tous les terriens… Le collectif décisionnel, dans sa profonde mansuétude toléra quelques ghettos pratiquant le bi-linguisme. C'est assez curieux de voir leurs habitants tenir une conversation où le Latin se mêle à un idiome de banlieue comptant tout au plus trois cents mots ! »

En 2008, nous avons donc toutes les raisons de garder notre optimisme que nous considérions notre ministre de l'Éducation Nationale comme le meilleur ou le pire des hommes.

(Sur mon site, on trouvera le cinquième chapitre de 3001 : sur la burka, sur les homos, sur les anthropophages et sur quelques découvertes sexuelles de Zed, notre héros dans l'éros)

Écrit par : Roger Felts | 12 octobre 2008

Roger Felts :

pourriez-vous confirmer ou infirmer une intuition que j'ai eu que le symptôme de l'évolution d'un système vers l'inhumain (le totalitarisme si l'on veut) était le fait qu'il tendait à établir deux catégories de personnes : les dépressifs et les pervers.

Les psy en savent certainement un rayon sur les dépressifs, mais peut-être pas sur les pervers (ils ne "consultent" pas) et la perversité fait partie des "névroses socialement admises".

Par ouï-dire ? Sur l'école non plus, d'ailleurs. Parce que, comme disait Hume (philosophe anglais du XVIIIème qui inspira Kant)), pour connaître la saveur des fraises (ou la douleur des piqûres d'ortie ?), il faut y avoir goûté.

Peut-être pourrait-il aussi nous expliquer pourquoi, quand on parle aux gens de ce que l'on vit au collège (y compris les psy), ils n'ont pas l'air de vous croire, ce qui fait que l'on finit par se taire.

"Mutatis mutandis", Primo Levi ("Si c'est un homme"), au bout de 20 ans, a fini par parler de cette honte de parler.

Écrit par : Robin | 12 octobre 2008

Roger, ne me prenez pas pour plus bête que je suis.
Je suis entièrement d'accord avec vous, en ce qui concerne votre dernier message, (sur ce que vous dites concernant la mort de Jorg Haider), (ne vous en déplaise), et ma contribution a effectivement été maladroite.

Écrit par : Christophe Sibille | 12 octobre 2008

"autant je trouve médiocre, dérisoire et vain le fait de se réjouir de sa mort dans un accident de voiture."

Merci .

"ma contribution a effectivement été maladroite."
Heureusement que Buck.Rodger veille !
Tu devrais relire tous ses posts, pour tenter de comprendre de quoi il te parle .... àmha

Écrit par : toto | 12 octobre 2008

Toto et Felts, la "dream-team" a encore frappé!
En tous cas, soit il a une bonne influence sur vous, Toto, soit vous n'arrivez pas à remettre la main sur votre tombereau de chichon! Ca faisait longtemps que vous n'aviez pas écrit quelque chose de directement déchiffrable sur ce blog!
;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 12 octobre 2008

Il (le petit père Meirieu) a dit des trucs très méchants sur l'école actuelle qui fabrique des objets conformes et se désintéresse des autres.

Ecrit par : catmano | 11 octobre 2008

Du reste, et c'est très amusant, on pourrait retourner l'argument et dire que Meirieu a bien raison de dire que l'école, qui est la sienne puisque depuis vingt cinq ans on y applique ses théories, produit des objets conformes (aux exigences de la société fondée sur l'argent facile et la démagogie), c'est-à-dire une masse d'élèves médiocres et ignorants aisément manipulables, et se désintéresse des élèves qui pourraient prétendre à un meilleur niveau de connaissances. Autrement dit, par un masochisme remarquable, Meirieu reconnaîtrait son échec.

Mais je crois plutôt qu'il en veut à l'école d'être restée le lieu de la transmission du savoir, parce que tous les enfants ne sont pas égaux devant l'acquisition du savoir et que donc l'école fait appraître des différences entre les élèves. Meirieu rêve toujours d'une société dans laquelle les responsabilités ne seront plus attribuées en fonction du mérite.

Écrit par : Jean | 12 octobre 2008

Si Sara Palin est « Barracuda borealis », notre Ségolène chérie pourrait être « Rusticula pictaviensis » et Darcos serait « Deceptus Petrocorii » ?

Écrit par : Lariba | 12 octobre 2008

"le projet de Darcos a toujours été de donner l'instruction publique au privé"
Ecrit par : Christophe Sibille

Mais alors pourquoi a-t-il assoupli la carte scolaire ?? C'est la carte scolaire qui a favorisé le privé.

Écrit par : Jérémy | 12 octobre 2008

Mais je crois plutôt qu'il en veut à l'école d'être restée le lieu de la transmission du savoir, parce que tous les enfants ne sont pas égaux devant l'acquisition du savoir et que donc l'école fait appraître des différences entre les élèves. Meirieu rêve toujours d'une société dans laquelle les responsabilités ne seront plus attribuées en fonction du mérite.

Ecrit par : Jean | 12 octobre 2008

Ah ça, désolée, Jean, je ne peux pas vous répondre. En deux heures de conférence sur l'école, je n'ai pas entendu une seule fois le mot "savoir" ou le mot "transmission".
Et encore plus désolée de ne pas avoir eu l'idée de poser une question contenant ces deux mots.

Écrit par : catmano | 12 octobre 2008

"Mais alors pourquoi a-t-il assoupli la carte scolaire ?? C'est la carte scolaire qui a favorisé le privé."

Ecrit par : Jérémy | 12 octobre 2008

Pas obligatoirement. Avec "l'assouplissement", (la suppression), ceux qui ne pouvaient pas inscrire leurs enfants dans tel ou tel établissement uniquement pour des raisons géographiques le peuvent maintenant, et ceux qui ne pouvaient pas le faire pour des raisons financières ne le peuvent toujours pas, pour des raisons assez faciles à comprendre, malgré ce même "assouplissement".
Ce dernier ne joue donc que dans un sens. Et, comme le bouclier fiscal, il favorise encore plus ceux qui le sont déjà.

Écrit par : Christophe Sibille | 12 octobre 2008

Catmano, vous nous direz ce que vous avez appris à Dieulefit qui nous serait utile en classe ;))

Ce qui est constant chez Meirieu c’est sa fascination pour ceux qui ne réussissent pas à l’école. Il prend donc continuellement la posture mielleuse de celui qui aime, lui, ces pôv’ petits à l’inverse des méchants profs et instits « arc-boutés sur leurs privilèges », etc. (air connu).

Tout ça c’est bien sûr pour sa propre glorification. D’où sa fascination pour de pseudo-grands pédagogues comme Pestalozzi et Makarenko (respectivement un détraqué et un partisan du stalinisme pour les enfants !), dégoulinants comme lui de bons sentiments et tout aussi inefficaces !

Et cette obsession morbide du travail en groupe aussi bien pour les enseignants que pour les élèves ! Obsession du contrôle cachée derrière une logorrhée sur la démocratie !

Écrit par : Lariba | 12 octobre 2008

"Et encore plus désolée de ne pas avoir eu l'idée de poser une question contenant ces deux mots."

Ecrit par : catmano | 12 octobre 2008

Mais pourquoi ne pas l'avoir fait, sous une forme ou sous une autre?

Écrit par : Christophe Sibille | 12 octobre 2008

Tout ça c’est bien sûr pour sa propre glorification. D’où sa fascination pour de pseudo-grands pédagogues comme Pestalozzi et Makarenko

Ecrit par : Lariba | 12 octobre 2008

Le Geai paré des plumes du Paon...

Écrit par : Jean | 12 octobre 2008

Tout ça c’est bien sûr pour sa propre glorification. D’où sa fascination pour de pseudo-grands pédagogues comme Pestalozzi et Makarenko

Ecrit par : Lariba | 12 octobre 2008

Le Geai paré des plumes du Paon...

Écrit par : Jean | 12 octobre 2008

Mais pourquoi ne pas l'avoir fait, sous une forme ou sous une autre?

Ecrit par : Christophe Sibille | 12 octobre 2008

Parce que j'ai l'esprit de l'escalier et que j'étais dans ma voiture, rue des Reymonds (vous savez, à la sortie de Dieulefit, juste avant le col de Turc), quand j'y ai pensé.

Catmano, vous nous direz ce que vous avez appris à Dieulefit qui nous serait utile en classe ;))

Ecrit par : Lariba | 12 octobre 2008

Alors ça, au moins, ça va être rapide : RIEN ! Ah si, il aurait fallu faire venir les parents en classe pour qu'ils comprennent notre travail, mais, comme il n'y a plus de samedi matin, on ne peut plus. Enfin, moins facilement, mais il préconise quand même les petits déjeuners communs : école ouverte jusqu'à 10 heures pour pouvoir papoter avec les papas-mamans.

Écrit par : catmano | 12 octobre 2008

et Darcos serait « Deceptus Petrocorii » ?

Ecrit par : Lariba | 12 octobre 2008

et "Soustractor degravans"

Écrit par : Robin | 12 octobre 2008

"Autant j'aurais trouvé jouissif et valant le coup de sabrer le Champagne, la nouvelle que Jorg Haider. en Autriche, ou son équivalent français aient obtenu 0,5% des voix à des élections nationales, autant je trouve médiocre, dérisoire et vain le fait de se réjouir de sa mort dans un accident de voiture. Si lutter contre la réalité d'un monde où ce genre de personnage obtient un pourcentage significatif de voix, a un sens, se réjouir publiquement de sa mort accidentelle, vous range de facto dans le même système de valeurs que ceux contre lesquels vous prétendez lutter… De plus, c'est entretenir une illusion, c'est faire semblant de croire que parce qu'il meurt, ces idées vont mourir aussi. Il y a des dizaines de petits Jorg Haider qui attendent que le “grand” Jorg Haider ait disparu pour prendre sa place. Si on veut que les idées de Jorg Haider meurent, ce n'est pas en versant du fumier sur sa tombe qu'on y arrivera."

Ecrit par : Roger Felts | 12 octobre 2008

Pas mieux.
Du moins en supposant que le propos soit sincère, et qu'il ne s'agit pas d'un prétexte lié à une querelle de personnes, ce qui serait également "médiocre, dérisoire et vain".

Écrit par : Daniel Arnaud | 12 octobre 2008

Bonjour à tous

tout d'abord, je ne peux qu'être d'accord avec Françoise Guichard lorsqu'elle appelle à la mobilisation et qu'elle nous demande d'arrêter les guéguerres entre syndicats (guéguerres que certes pour ma part je ne ferai pas, n'étant pas syndiqué pour le moment).

Pour info, je transmets aux parisiens et assimilés :
assemblée générale de "Sauvons l'Université" toute la journée du 18 octobre, en amphi Bachelard de la Sorbonne, à partir de 9h30. La matinée sera consacrée au thème "quelle université voulons-nous?" : la question des nouveaux radio-crochets, euh, pardon, des nouveaux concours sera abordée. Je n'y serai pas, mais pour ceux qui sont libres, allez-y nombreux !!!
http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?article642

Deux petites choses : le "beau lifting" du primaire me semble être une mascarade, et je ne digère toujours pas la suppression du samedi matin.
Une réaction lorsque M.Sibille nous dit que les universitaires sont très contents de la réforme des concours : pour les fréquenter en ce moment (à Saint-Etienne), je peux vous assurer qu'ils ne sautent pas de joie. La section italien de la fac a voté une motion selon laquelle elle refusait en l'état toute discussion précipitée; la section lettres en fera sûrement de même; une amie géographe de Paris m'a transmis les inquiétudes (euphémisme) de son unité de recherche (la géo sera une victime désignée des futures réformes du lycée et des concours). Bref, arrêtez de croire que les universitaires sont tous des sorbonnards rabelaisiens hypocrites et fainéants; les profs de fac ne se limitent pas à cela.

Bien à vous, et mobilisons-nous.

Écrit par : Fabien | 12 octobre 2008

Je rappelle, et répète (vertu pédagogique et nécessaire visibilité) :

http://www.sauvonsluniversite.com/spip.php?article642

AG de Sauvons l'université ce samedi 18 octobre en Sorbonne à partir de 9h30 sur la question de la fac et des concours.

Je ne prêche pas pour ma paroisse, car je ne suis pas adhérent de cette association, mais il me semble que toute initiative collective "trans-universités" est bénéfique et productive.
Et n'oubliez pas la manifestation dimanche. Au moins, JP Pernaud ne pourra pas faire de reportage sur les parents d'élèves mécontents.

Cordialement.

Écrit par : Fabien | 12 octobre 2008

"But now we’ve learned the hard way that greed is bad — avaritia mala est — and the classics have staged a comeback. Amo Latinam, so I was happy to see last week’s Times story about the soaring enrollment for Latin classes in New York."

Si ça pouvait être vrai qu'on finit toujours par les imiter, même avec dix ans de retard !

Ecrit par : Robin | 12 octobre 2008

Robin-Marthe, Marthe...
Vous avez la memoire courte ou selective car quand Cadichon vous disait que ca avait commence a bouger serieusement dans les ecoles americaines avec l'abandon de la globale (LOOK-and-say) et parlait notamment du retour du latin, vous lui chantiez pipeau du haut de votre esxperience du systeme mais quand c'est une papesse de la gauche US qui vous dit la meme chose deux ans plus tard, sa parole est d'or!
Quod erat demonstrandum

Cadichon, en mer au large du Groenland, donc sans accents jusqu'au 16

Écrit par : Cadichon | 12 octobre 2008

Bonne nouvelle, que je viens de découvrir :

http://www.fabula.org/actualites/article26099.php

Paris 4 réaffirme solennellement son opposition aux nouveaux concours.

Les historiens aussi sont plus que sceptiques (même si peut-être encore trop timides dans leurs réactions!)

http://www.fabula.org/actualites/article26102.php

Écrit par : Fabien | 12 octobre 2008

Après une longue citation de ma pomme =
"Autant j'aurais trouvé jouissif et valant le coup de sabrer le Champagne, la nouvelle que Jorg Haider. en Autriche, ou son équivalent français aient obtenu 0,5% des voix à des élections nationales, autant je trouve médiocre, dérisoire et vain le fait de se réjouir de sa mort dans un accident de voiture. Si lutter contre la réalité d'un monde où ce genre de personnage obtient un pourcentage significatif de voix, a un sens, se réjouir publiquement de sa mort accidentelle, vous range de facto dans le même système de valeurs que ceux contre lesquels vous prétendez lutter… De plus, c'est entretenir une illusion, c'est faire semblant de croire que parce qu'il meurt, ces idées vont mourir aussi. Il y a des dizaines de petits Jorg Haider qui attendent que le “grand” Jorg Haider ait disparu pour prendre sa place. Si on veut que les idées de Jorg Haider meurent, ce n'est pas en versant du fumier sur sa tombe qu'on y arrivera."

Daniel Arnaud écrit :

@ "Pas mieux.
Du moins en supposant que le propos soit sincère, et qu'il ne s'agit pas d'un prétexte lié à une querelle de personnes, ce qui serait également "médiocre, dérisoire et vain"."

Dans le “Pas mieux” j'ai compris que l'on ne pouvait pas mieux le dire… Je suis d'accord.

Ensuite ces trois lignes auxquelles je n'ai rien compris :
Propos sincères ?==> ? ? ?
Prétexte ? ==> ? ? ?
Querelle de personnes ?==> ? ? ?

Est-ce trop compliqué que de lire les choses comme elles sont écrites ? Je n'écris pas qu'il est midi à quatorze heures… J'écris ce que je pense et je pense ce que j'écris…
À quand les procès d'intention d'intentions attentionnés en attentes d'intentionnitude…

Écrit par : Roger Felts | 12 octobre 2008

Planqué ou à la retraite ? Ou journaleux ne maîtrisant pas ses fiches ?

"IL AVAIT ÉCRIT « la Fabrique de crétins » à propos de l’école. Ancien enseignant, Jean-Paul Brighelli sera l’un des intervenants (avec Laurent Ott) du colloque organisé aujourd’hui à Vaux-le-Pénil sur le thème de l’accompagnement scolaire. Une initiative de l’Union des familles laïques (Ufal), à l’intention des enseignants, parents d’élèves, élus et acteurs associatifs.

L’après-midi, trois ateliers-discussions sont proposés : sur l’accompagnement scolaire, les relations familles-enseignants-animateurs et les pratiques.

Rendez-vous de 9 heures à 17 heures à la Ferme des Jeux de Vaux-le-Pénil. Renseignements au 06.03.05.55.91."

http://www.leparisien.fr/abo-seine-et-marne-sud/colloque-sur-l-accompagnement-scolaire-11-10-2008-272066.php

Écrit par : Ancien enseignant | 12 octobre 2008

Quelle idée d'aller planquer ses éconocrocs au Groenland ! De l'or sous la banquise ? Pas bête dans le fond, les bourses n'aiment pas le froid ...

Tiens, une indication pour demain ... Un nouveau lundi noir, une nouvelle semaine calamiteuse et le débat sur le lycée et la formation des profs sera une lointaine et futile querelle ...

Écrit par : Marx | 12 octobre 2008

@ Roger Felts

Alors restons sur ce "Pas mieux" sur lequel nous sommes d'accord.

Écrit par : Daniel Arnaud | 12 octobre 2008

Cadichon, en mer au large du Groenland, donc sans accents jusqu'au 16

Ecrit par : Cadichon | 12 octobre 2008

Par ces temps de faillite du libéralisme, Cadichon a abandonné les Bermudes pour le Groënland : c'est un signe ! D'ici qu'elle rencontre un iceberg...

Écrit par : victor | 12 octobre 2008

Il y aura bientot des élections paritaires,certes tous les syndicats meme ceux ou celui que nous préferons ont leur lourdeur administrative mais on peut sélectionner ceux ou celui qui par philosophie et tradition a ou ont toujours lutté contre toutes les réformes qui ont déconstruit le systéme éducatif depuis des lustres.En ce qui concerne l'action à venir il faudra savoir rompre avec les mots d'ordre habituels ,en un mot il faudra savoir franchir le rubicon.Le point sensible,nous le savons dans une année scolaire c'est le 2° trimestre avec tout le travail administratif éxigé des professeurs.Si nous ne voulons pas bousculer nos habitudes comme l'a dit quelqu'un dans le passé nous aurons la défaite (cela en sera définiitvement fini du lycée républicain) mais aussi le déshonneur (celui d'avoir renoncé au combat)
D'autre part il serait intéressant de connaitre ceux qui inspirent ce projet de réforme,il n'est pas anodin de retrouver de Gaudemar mais les autres qui sont-ils vraiment? ceux qui poursuivent avec assiduité le projet de démolition de l'école depuis trente ans;quelle est l'identité de ces tétes "pensantes" ? ceux qui ont pratiquement envouté le ministre de telle maniére que l'on croit parfois en lisant ses propos avoir affaire à un ex-trotskyste ( par exemple ses sorties sur le lycée caserne).L' information éclairerait les esprits.

Écrit par : defer | 12 octobre 2008

arf... comme disent les personnages de Lefred-Thouron dans "Le Canard enchaîné"

http://www.rue89.com/marseille/2008/10/11/a-marseille-lacademie-recrute-des-profs-par-petites-annonces

Désolé pour cette avalanche de liens électroniques aujourd'hui, mais ils me semblent salutaires en cette période.

Cordialement à tous

Écrit par : fabien | 12 octobre 2008

Pour information ( j'en aurai une autre ensuite) :

Le GRIP a adopté, lors de son AG du 4 octobre, le texte "De la pédagogie" que l'on trouve à :

http://www.slecc.fr/GRIP/de-la-pedagogie.pdf

La citation qui l'introduit est la suivante :

"L’exemple doit précéder la règle que l'enfant est appelé à découvrir lui-même, et non venir la confirmer, l'illustrer en quelque sorte, après qu'elle a été énoncée comme un axiome."

Madame Troufleau, Comment faire une leçon de grammaire. Revue Pédagogique, 1904, tom. I, p. 223

Bonne lecture

Michel Delord
.

Écrit par : Michel Delord | 12 octobre 2008

"Par ces temps de faillite du libéralisme, Cadichon a abandonné les Bermudes pour le Groënland : c'est un signe ! D'ici qu'elle rencontre un iceberg..."

Ecrit par : victor | 12 octobre 2008

Mais non! Elle va rendre visite à sa copine, Sarah Palin.

Écrit par : Christophe Sibille | 12 octobre 2008

"Une réaction lorsque M.Sibille nous dit que les universitaires sont très contents de la réforme des concours"

Ecrit par : Fabien | 12 octobre 2008

Je n'ai pas dit ça! J'ai simplement dit qu'ils se "frottaient les mains". A l'idée de récupérer tout le "vivier" des candidats aux concours formés jusqu'à maintenant dans les IUFM, pas à celle de la réforme des concours!


"Bref, arrêtez de croire que les universitaires sont tous des sorbonnards rabelaisiens hypocrites et fainéants; les profs de fac ne se limitent pas à cela."

Ecrit par : Fabien | 12 octobre 2008
J'en suis totalement convaincu.

Écrit par : Christophe Sibille | 12 octobre 2008

"camélya
Inscrit depuis: 20/07/2008
Interventions: 2 Bonjour,

Surprise des plus agréable vendredi dernier lorsque je reçois une ‘convocation’ de la part du directeur de l’école primaire, de l’enseignant du cp, ainsi que de la directrice de l’école maternelle…
J’explique :
Il se trouve que ma fille se trouve cette année en moyenne/grande section de maternelle et que je m’interroge sur la méthode de lecture utilisée à l’école primaire de mon secteur. M’étant renseignée sur le manuel qui est ‘Gafi le fantôme’ et ‘super gafi’ pour les deux classes de cp, j’avais quelques appréhensions. Je décide donc d’assister à une réunion de classe du cp pour m’informer un peu plus sur le contenu…
Au passage je pose une question sur sa méthode d’apprentissage. Voyant que c’est essentiellement de la mémorisation de mots, pire de phrases, je lui demande simplement à quel moment ils aborderont le déchiffrage, la combinatoire. Il me répond que les élèves sont en train de le découvrir, par déduction ‘bidule chouette’… Je lui dis avec la plus grande naïveté qu’au final c’est une méthode globale qu’il utilise. Et là, bouh…, il me sort que le débat semi-globale et syllabique est dépassée depuis belle lurette et nous sort tout un spitsh sur le bien fondé de la semi-globale, de l’importance de la compréhension du texte et patati et patata…
Plus il argumentait et plus mes craintes étaient justifiées.
Bref je suis sortie de cette réunion avec des appréhensions confirmées et suis persuadé plus que jamais que ma fille ne fréquentera pas l’école primaire de ce secteur, quitte à la mettre dans du privé.
Mais en attendant je ne comprends absolument pas pourquoi je suis convoquée en face du directeur de l’école primaire, du maître de cp ainsi que de la directrice de l’école maternelle pour une simple question de méthode de lecture. C’est incroyable !
D’autant plus que la maternelle est très bien, que sa ‘scolarité’ se passe parfaitement bien, que sa maîtresse actuelle est géniale et que je n’ai pas envie que ma relation avec la directrice de la maternelle soit parasitée. Mais là c’est l’incompréhension totale et beaucoup de colère.
Du coup j’ai rendez-vous jeudi 16 pour je ne sais quelle crime commis. C’est vraiment lamentable."



Il faudrait me rappeler qui c'est qui tue l'école de la république !!!!

Écrit par : toto | 12 octobre 2008

C'est moi qui comprends de travers (mais ce n'est pas mon métier, non plus), ou le GRIP a fait son coming-out pédagol à la suite de Madame Troufleau ???

Je lis : "Cette position désignant le constructivisme comme origine de la dégénérescence de l’école est dangereuse car, comme elle est fausse [...], elle permet la justification de tous les enseignements et programmes déficients [...]".
J'aime tout particulièrement ce "car, comme elle est fausse" qui fleure bon son totalitarisme.

J'attends la suite et les commentaires (et les gros yeux de M Delord).

Écrit par : yann | 12 octobre 2008

Robin-Marthe, Marthe...
Vous avez la memoire courte ou selective car quand Cadichon vous disait que ca avait commence a bouger serieusement dans les ecoles americaines avec l'abandon de la globale (LOOK-and-say) et parlait notamment du retour du latin, vous lui chantiez pipeau du haut de votre esxperience du systeme mais quand c'est une papesse de la gauche US qui vous dit la meme chose deux ans plus tard, sa parole est d'or!
Quod erat demonstrandum

Cadichon, en mer au large du Groenland, donc sans accents jusqu'au 16

Ecrit par : Cadichon | 12 octobre 2008

Le Groënland, bigre ! Wall street va donc si mal que ça ?

Les Américains sont décidément un peuple bien étrange. Ils ont deux "papesses" : une papesse de Gauche et une papesse de Droite (qui parle d'elle à la 3ème personne) : sa sainteté cadichon et sa sainteté bis Maureen Dowd.

J'espère aussi qu'ils n'ont pas aussi le dogme de l'infaillibilité pontificale ; bonjour la shizophrénie !

Habemus papam, quod nomen est Cadichona Prima... et non bene pendentes !

Amitiés à vous, cadichon, notre sainte Mère à tous ! ;-)

Écrit par : Robin | 12 octobre 2008

Madame Troufleau, en 1904... Ca laisse rêveur.

"AG de Sauvons l'université ce samedi 18 octobre en Sorbonne à partir de 9h30 sur la question de la fac et des concours."
Ecrit par : Fabien
Ils ont décidé cette date de manière précipitée, ou personne n'a été mis au courant ? Parce qu'évidemment, et comme d'hab, je suis pris au moment où il se passe des choses importantes.

"Et n'oubliez pas la manifestation dimanche. Au moins, JP Pernaud ne pourra pas faire de reportage sur les parents d'élèves mécontents."
Ecrit par : Fabien | 12 octobre 2008

Bon, c'est Jean-Pierre PernauLT, mais ça c'est pas grave. Ce qui est plus grave, c'est que le SGEN appelle justement à manifester dimanche, au nom de l'intersyndicale "SGEN-SNES-UNSA".

Comme chacun sait, la manifestation de dimanche sera dirigée contre la casse du service d'éducation, en particulier telle qu'elle a lieu... au primaire.

Vous êtes toujours sûr qu'il faut participer à cette manif ???

Écrit par : Jérémy | 12 octobre 2008

Suite: Instruction publique et enseignement démocratique

"Il n’est pas inutile de préciser ce que signifie « un enseignement démocratique » et de défendre son sens fort et démocratique au moment où, au prétexte que l’on a présenté pendant trente ans sous son nom une politique élitiste dans les faits, on met en avant non une démocratisation véritable mais …l’élitisme. "

La suite est dans "Un enseignement démocratique ?"

http://michel.delord.free.fr/instr-pub.pdf

MD

Écrit par : MichelDelord | 12 octobre 2008

Lu sur Rue89 :

Cette année, au lycée Thiers, fleuron de l'enseignement public marseillais, le proviseur a fait partir un courrier dans lequel il tente de faire vibrer la fibre pédagogique de ses anciens collègues : « Vous avez choisi (ou le système a choisi pour vous...) de faire valoir vos droits à une pension de retraite. En vous enviant tout de même un peu, nous ne vous oublions pas et je me suis interrogé pour savoir si vous ne ressentiez pas un brin de frustration, la fibre pédagogique qui vit toujours en vous n'arrivant plus à s'exprimer.
C'est pourquoi je m'adresse à vous aujourd'hui. En un mot: seriez-vous prêt à nous aider -nous, c'est vos collègues en activité, l'administration du lycée, mais surtout les élèves et leurs parents- dans une projet de soutien scolaire en classe de première (...) Nous aider bénévolement, cela va sans dire."

Vous étiez au courant, JPB ?

Écrit par : Jérémy | 12 octobre 2008

"camélya
Inscrit depuis: 20/07/2008
Interventions: 2 Bonjour,

"Du coup j’ai rendez-vous jeudi 16 pour je ne sais quelle crime commis. C’est vraiment lamentable."

Allons, allons, Gafi est un manuel de Bentolila ! Vous savez, l'auteur d'un rapport sur la maternelle, "sclérosant" selon les pédagos ... Oui, je sais, faut bien mettre un peu de beurre dans les épinards ...

Et c'est bourré de syllabisme - le la li lo lu - pour peu que l'enseignant veuille bien en faire, bien entendu ... Mais c'est dans les textes ! Allez à ce rendez-vous, sereinement, avec les dernières IO ...

"Au cours préparatoire, l’apprentissage de la lecture passe par le décodage et l’identification des mots et par l’acquisition progressive des connaissances et compétences nécessaires à la compréhension des textes. Le code alphabétique doit faire l’objet d’un travail systématique dès le début de l’année. Les apprentissages de la lecture et de l’écriture, qu’il s’agisse des mots, des phrases, des textes, menés de pair, se renforcent mutuellement tout au long du cycle. Ces apprentissages s’appuient sur la pratique orale du langage et sur l’acquisition du vocabulaire ; ils s’accompagnent d’une première initiation à la grammaire et à l’orthographe."

"Dès le cours préparatoire, les élèves s’entraînent à déchiffrer et à écrire seuls des mots déjà connus."

http://www.education.gouv.fr/bo/2008/hs3/programme_CP_CE1.htm

Oui, ce n'est n'est pas encore SLECC mais c'est une bonne base ... :-)

Et puis, ce n'est pas le manuel scolaire qui compte (il n'y en a pas de vraiment bon), c'est l'enseignant !

Enfin, si vous allez en primaire avec autant de pré-je-ne-sais-quoi, vous (votre fille part) partez d'un très mauvais pied !C'est rapé ! C'est un ancien institututeur public qui vous le dit ...

Et j'ai toujours fait, avec tous les manuels possibles, de Ratus à Gafi - en fait des méthodes mixtes - en passant par de la globale pure et dure imposée par l'inspecteur (Prune et Victor), et sur la fin, sans manuel, avec des petits albums, du syllabisme méthodique ...

Écrit par : Yves | 12 octobre 2008

"et non bene pendentes !"

Ecrit par : Robin | 12 octobre 2008

Ca, faut voir! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 12 octobre 2008

"Et puis, ce n'est pas le manuel scolaire qui compte (il n'y en a pas de vraiment bon), c'est l'enseignant !

Enfin, si vous allez en primaire avec autant de pré-je-ne-sais-quoi, vous (votre fille part) partez d'un très mauvais pied !C'est rapé ! C'est un ancien institututeur public qui vous le dit ...

Et j'ai toujours fait, avec tous les manuels possibles, de Ratus à Gafi - en fait des méthodes mixtes - en passant par de la globale pure et dure imposée par l'inspecteur (Prune et Victor), et sur la fin, sans manuel, avec des petits albums, du syllabisme méthodique ..."

Ecrit par : Yves | 12 octobre 2008

Merci, Yves! Encore une fois, on se sent moins seul.

Écrit par : Christophe Sibille | 12 octobre 2008

Yann a écrit :

[Je lis : "Cette position désignant le constructivisme comme origine de la dégénérescence de l’école est dangereuse car, comme elle est fausse [...], elle permet la justification de tous les enseignements et programmes déficients [...]".
J'aime tout particulièrement ce "car, comme elle est fausse" qui fleure bon son totalitarisme.]

La question est de savoir "si la conception qui désigne le constructivisme comme origine de la dégénérescence de l'école " est vraie ou fausse. Après , on en verra les conséquences

Les programmes de 1970/72- qui sont l'origine de la catastrophe - ne préconisent pas le constructivisme qui arrivera progressivement ENSUITE et surtout après 80 pour dominer au moment de la publication des 'Standards' du NCTM aux USA et la loi de 89 en France.

Ces programmes de 70/72 préconisent par contre, et c'est en cela qu'ils sont catastrophiques, une modification non de méthodes - cad le constructivisme - mais des contenus par l’introduction des mathématiques modernes et de la linguistique au début de l’enseignement primaire.

Désolé , pas de gros yeux .
Simplement une discussion pour savoir si le fait de mettre le constructivisme à l'origine de la dégénérescence de l'école - ce qui est effectivement la position de 99% des antipédagogistes - est vrai ou non . Et discussion aussi sur les conséquences de cette position qui ne sont pas minces .

MD

Écrit par : MichelDelord | 12 octobre 2008

D'ici qu'elle rencontre un iceberg..."

Ecrit par : victor | 12 octobre 2008

Mais non! Elle va rendre visite à sa copine, Sarah Palin.

Ecrit par : Christophe Sibille | 12 octobre 2008

Un iceberg donc.

Écrit par : victor | 12 octobre 2008

Quelle idée d'aller planquer ses éconocrocs au Groenland ! De l'or sous la banquise ? Pas bête dans le fond, les bourses n'aiment pas le froid

Ecrit par : Marx

On appelle cela, dans le langage abscons des phynanciers : "geler ses avoirs".

Écrit par : moot | 12 octobre 2008

@ Robin m'écrit :
Pourriez-vous confirmer ou infirmer une intuition que j'ai eue que le symptôme de l'évolution d'un système vers l'inhumain (le totalitarisme si l'on veut) était le fait qu'il tendait à établir deux catégories de personnes : les dépressifs et les pervers.

Un système qui tend vers l'inhumain permet aux pervers de mieux exprimer leur mode de relation aux autres et favorise les décompensations donc les dépressions… Mais l'égocentrisme victimaire du dépressif comme le narcissisme exploiteur du pervers renforce l'inhumanité du système et on peut entrer dans une dynamique où on ne sait plus si c'est l'œuf qui fait la poule ou la poule qui fait l'œuf… Nuance plus qu'importante, si parfois l'environnement du dépressif peut souffrir de son égoïsme dans le malheur, c'est surtout lui qui est dans la souffrance. Pour le pervers ce sont les autres qui sont les victimes de sa “souffrance”.

@ Il écrit aussi :

Les psy en savent certainement un rayon sur les dépressifs, mais peut-être pas sur les pervers (ils ne "consultent" pas) et la perversité fait partie des "névroses socialement admises".

Contrairement à ce qui est écrit, une fraction des pervers tombe sous la houlette des psychiatres. Et j'ai pu avoir une assez bonne expérience du mode de fonctionnement intellectuel du pervers. J'ai d'ailleurs écrit quelques textes dessus. La séduction étant pratiquement le mode de relation premier du pervers, il est certain que les petits pervers intellectuels tant qu'ils ne dépassent pas les bornes sont socialement admis… Quand l'intolérable advient, soit il a établi un rapport de force qui le rend incontournable, et il fait chier un maximum de gens, soit il est en échec : il s'écrase et recommencera un peu plus tard et si possible avec d'autres, en appliquant presque toujours le même protocole : séduction, prise de pouvoir, exercice totalitaire, manipulatoire et unilatéral du pouvoir tout en sachant faire toutes les concessions nécessaires avec ceux qu'il juge plus puissants que lui.
70 à 80 % de mes patients étaient des déprimés pourtant je n'ai eu véritablement la notion réelle de ce qu'était l'égocentrisme du déprimé que lorsque je l'ai vécu dans la quotidienneté : atteint d'un cancer, j'ai du coexister avec ma compagne qui déprimait… parce que j'avais un cancer !

@ Il écrit encore :

Peut-être pourrait-il aussi nous expliquer pourquoi, quand on parle aux gens de ce que l'on vit au collège (y compris les psy), ils n'ont pas l'air de vous croire, ce qui fait que l'on finit par se taire.

Plusieurs niveaux de réponses…
Les capacités d'empathies vis-à-vis des autres sont réparties très inégalement chez les êtres humains. Certains ont les capacités de se mettre à la place de…, d'autres en sont totalement incapables. Si à cela on rajoute le culte forcené de l'individualisme, cela n'arrange pas les choses. Les formules très psy, “ce n'est pas ton problème” (de quoi tu te mêles), avec sa variante, “ce n'est pas mon problème” (je n'ai pas envie de me faire chier) ou “chacun porte sa croix” sont d'excellents témoins de la neutralité malveillante qui peut dominer les relations humaines.
Les a priori psychologisant dans l'écoute du discours jouent également leur rôle. Avant même d'entendre (et comprendre) ce que l'autre dit, on recherchera le sens caché (d'où il parle, à quel titre et qui a-t-il derrière ?) Avant même d'entendre ce qui est dit (par exemple sur le vécu du collège), on se met en tête que c'est éminemment subjectif, que cela vient de quelqu'un qui est déprimé donc qui aura tendance à la dramatisation et finalement que la seule chose fiable, la seule certitude, c'est celle de la dépression… Le reste ? ? ?
Si en plus, le dépressif ne trouve de raison d'être qu'à travers son égocentrisme morbide : personne ne m'aime, je suis une merde… On peut fermer le ban !

Écrit par : Roger Felts | 12 octobre 2008

JPB
PS. Robin, le jeu politique n'est pas un jeu très moral, savez-vous... C'est bien pour ça que vous n'en faites pas, coeur pur que vous êtes...

Ecrit par : brighelli | 11 octobre 2008
En parlant de PS, je compte sur vous, Brighelli, pour me dire pour quelle motion je dois voter ...

Écrit par : dobolino | 12 octobre 2008

Michel Delord :" ... si le fait de mettre le constructivisme à l'origine de la dégénérescence de l'école - ce qui est effectivement la position de 99% des antipédagogistes - est vrai ou non "

C'est bien là le problème des antipédagogistes ! En rester au "pédagogisme" finalement ... Le constructivisme n'a été qu'un des moyens (au fait quand fait-on le ménage dans tout ce vocabulaire et ces notions de merde qui encombrent les manuels et les têtes ? ) au service d'une politique !

C'est cette politique qui est la cause de la casse de l'école !

Ainsi, aujourd'hui, le lycée fumeux et la formation des maîtres au rabais qu'on nous promet sont bien au service d'une politique. Non? Devinez laquelle avant qu'il ne soit définitivement trop tard et pas seulement pour l'école ...

Écrit par : Hervé | 12 octobre 2008

Simplement une discussion pour savoir si le fait de mettre le constructivisme à l'origine de la dégénérescence de l'école - ce qui est effectivement la position de 99% des antipédagogistes - est vrai ou non . Et discussion aussi sur les conséquences de cette position qui ne sont pas minces .

MD

Ecrit par : MichelDelord | 12 octobre 2008
Je suis en accord. C'est une excellente discussion. Si Yann, qui a globalement mon âge, avait fait ses études du second cycle à Fustel de Coulanges, Massy, comme moi-même, votre humble servante, au lieu d'aller à Janson de Sailly ou Sant Jean de Passy, il n'aurait pas de difficulté à comprendre que la démolition des programmes, durant la décennie 1970, a précédé les théories constructivistes.
Entrée en seconde en sept 1973: exit le Lagarde et Michard de mon grand frère et de ma grande sœur, j'ai travaillé sur œuvres complètes et stencils, en vrac total; exit le thème latin et la scansion; cours d'histoire sur documents stencils à analyser en groupes, manuel jamais utilisé, les 10%, les débats.

Écrit par : dobolino | 12 octobre 2008

"IL AVAIT ÉCRIT « la Fabrique de crétins » à propos de l’école. Ancien enseignant, Jean-Paul Brighelli sera l’un des intervenants (avec Laurent Ott) du colloque organisé aujourd’hui à Vaux-le-Pénil sur le thème de l’accompagnement scolaire

Ecrit par : Ancien enseignant | 12 octobre 2008

Bon courage à M. Brighelli pour affronter Laurent Ott, un des pires pédagogos qui soit. Ce type totalement illuminé était présent lors du débat sur France 5 lors de l'affaire de Chateauroux. Peut-être Christophe s'en souvient car il était présent lui-même sur le plateau, à l'époque.

Écrit par : Manu | 12 octobre 2008

L'avantage dont nous bénéficiions, avec nos jeunes professeurs agrégés ou capessiens de 1974, c'est que, malgré les programmes et leurs convictions, l'étendue de leurs savoirs disciplinaires était là et bien là et transpirait dans tous leurs propos et toutes leurs activités. Nous avons donc acquis quelques bribes de savoirs fondamentaux malgré la dilution.
De bribe en bribe, d'année en année, ça devient de plus en plus difficile. Le constructivisme me semble bien la cerise au sommet du gâteau. Un jeune PE, privé de tout savoir disciplinaire, appliquant les théories constructivistes, bousille trente gamins par an.
C.Cru et C.Cuit, que je salue, viennent souvent nous citer les états d'âme des jeunes PE.
Si ces jeunes PE appliquaient les théories constructivistes tout en sachant ce que sont sujet et verbe, pronom relatif et antécédent, ils seraient moins dévastateurs. S'ils savaient "ce qu'est devenu Marie-Antoinette", ils pourraient le transmettre.
Donc, oui, les programmes, première pierre de l'édifice de destruction.
Je fus une victime consciente des nouveaux programmes, ceux qui avaient supprimé le thème au lycée, aussi bien en langues vivantes qu'en langues mortes, ceux qui avaient rendu facultatif l'étude des auteurs des XVI° et XVII° siècles, ceux qui faisaient que la seule voie de survie était la section C pour laquelle j'avais le goût à opter.

Écrit par : dobolino | 12 octobre 2008

" Un système qui tend vers l'inhumain permet aux pervers de mieux exprimer leur mode de relation aux autres et favorise les décompensations donc les dépressions… Mais l'égocentrisme victimaire du dépressif comme le narcissisme exploiteur du pervers renforce l'inhumanité du système et on peut entrer dans une dynamique où on ne sait plus si c'est l'œuf qui fait la poule ou la poule qui fait l'œuf…" (Roger Felts)

Merci d'avoir pris la peine de me répondre aussi longuement. Je vais réfléchir à tout ça, en particulier à la manière de sortir du "feed back" ! ;-)

Écrit par : Robin | 12 octobre 2008

Vaux-le-Penil, c'était samedi - c'est même pour ça que je ne suis pas allé poser à Meirieu les bonnes questions que Catmano a oublié de formuler...
Et je suis toujours en exercice, pour quelques longues années. Les fiches d'Aujourd'hui n'étaient pas à jour.

Toto, de tout coeur avec vous sur ce coup.

Jérémy, non, je ne savais pas.

Dobolino, vous n'avez pas besoin de moi pour savoir que seule la motion présentée par Aubry a encore un sens (pas forcément elle, mais il y a des copains dans son entourage...).

Bonne soirée à toutes et à tous... Je me mets sur Arte tout de suite, il y a un temps fou que je n'ai aps revu All the president's men.
JPB

Écrit par : brighelli | 12 octobre 2008

Pour information ( j'en aurai une autre ensuite) :

Le GRIP a adopté, lors de son AG du 4 octobre, le texte "De la pédagogie" que l'on trouve à :

http://www.slecc.fr/GRIP/de-la-pedagogie.pdf

Ecrit par : Michel Delord | 12 octobre 2008

Bonjour Michel,

Et...qu'en est-il du congrès supprimé en août ? Dans la même veine, est-il maintenant possible d'adhérer au Grip (je crois qu'il y avait eu débat sur le sujet...) ?

Écrit par : Manu | 12 octobre 2008

C'est le Laurent Ott qui était avec moi en 1° D1 et TD1, à Fustel de Coulanges, Massy (91) ?
Celui que nous priions de se mettre au milieu du U pendant les interros d'allemand afin qu'il partage ses savoirs de manière à peu près équitable (lui, 18/20, ses 2 voisins, 17, puis ensuite 16, 15, et ainsi de suite jusqu'aux deux bouts du U) ?
Déjà, Paul(-Marie) Couteau, ça m'avait fait drôle quand je l'avais vu avec De Villiers, en costard-cravate alors que lorsque nous avions quitté le lycée, il était en grand pull qui pendouille avec le badge du Grand Timonnier, mais alors, Laurent Ott ! Il est devenu pédagogo ?

Écrit par : catmano | 12 octobre 2008

" L'environnement du dépressif peut souffir de son égocentrisme dans le malheur."

J'ai connu une dépressive qui accusait son entourage de son malheur avec une telle agressivité qu'elle lui rendait la vie insupportable.

Écrit par : Sylvie Huguet | 12 octobre 2008

Et j'ai toujours fait, avec tous les manuels possibles, de Ratus à Gafi - en fait des méthodes mixtes - en passant par de la globale pure et dure imposée par l'inspecteur (Prune et Victor), et sur la fin, sans manuel, avec des petits albums, du syllabisme méthodique ..."

Ecrit par : Yves | 12 octobre 2008

Merci, Yves! Encore une fois, on se sent moins seul.

Ecrit par : Christophe Sibille | 12 octobre 2008

Si Yves, passionné par son boulot, arrive à enseigner tête en bas et pendu par les pieds, comme Catmano, ni Catmano ni Yves aussi doués en vocation qu'en intelligence ne sont des modèles courants. Il est bien là, le problème! Pour la majorité des êtres humains, professeurs ou élèves, il faut des bornes strictes, les programmes, et des méthodes graduées pas à pas.

Écrit par : dobolino | 12 octobre 2008

Ainsi donc Catmano nous relate le show du Primat des pédagols * à Dieulefit.

A-t-il distribué les osties ? Avait-il un chapeau en pointe ? A combien de bosses ? L'envoyée spéciale de Gala était-elle en retard ?

Vous ne nous dites rien !

* J'aime aussi "Primat des acaules" (au sens d'invertébrés)

Écrit par : dugong | 12 octobre 2008

Badinter (Robert) a écrit : "Donc , tous ces humanistes donneurs de leçons sont pour la peine de mort . Sans procès ! Justice expéditive comme aux heures les plus sombres de notre histoire ...."

Je tiens à signaler que :

- je n'ai jamais affirmé être un humaniste (je n'en ai pas les moyens).

- je ne suis pas un partisan de la peine de mort. En revanche, je suis un très chaud partisan de ne limiter en aucune façon le libre arbitre des poteaux.

- Je suis bien content quand même : ca leur apprendra à faire les pitres aux carinthiens !

PS qui n'a rien à voir : J'ai beaucoup aimé une remarque faite par l'APMEP (lobby des profs de maths) suite à une entrevue avec le Cauchemar du Moloch : "les moyens seront donc mesurés avec une grande parcimonie. L’éducation nationale n’a pas les moyens d’une banque en faillite !"

Écrit par : dugong | 12 octobre 2008

A M.Sibille :

autant pour moi! et désolé de mes lectures rapides! Il faut dire que je deviens susceptible en ce moment, et que mes nerfs me jouent des tours. Mais il me semble que cette "récupération" d'étudiants sera une piètre consolation par rapport à tout le reste (disparition de matière, précarisation, baisse de postes, ...)

A M.Brighelli et M.Dobolino :

Motion Aubry : en effet, elle est très intéressante. Sur l'éducation, bien que très imparfaite et laissant passer quelques énormités sur le supérieur, c'est de loin la moins mauvaise (les motion Royal et Delanoé abordent à peine le sujet). Néanmoins, pour des raisons qui excèdent le thème de ce blog et de ce forum, les motions Utopia (surtout) et Pôle écologique ont 50 ans d'avance dans l'analyse de nos sociétés futures...

Et, petit rappel pour ceux qui auraient la flemme de remonter trop loin dans les messages :
AG de Sauvons l'Université samedi 18 octobre à 9h30 amphi Bachelard en Sorbonne. Y sera abordée la question des concours entre autres.
http://www.fabula.org/actualites/article25836.php

Pour la manif du 19 : oui, j'irai, peu importe les multiples revendications; cela fera catharsis pour moi, et espérons que cela fera quelque peu "réfléchir" nos instances dirigeantes (adoptons le vocabulaire patronal, cela convient à la gestion de l'EN), et cela montrera aux 20h que les profs sont prêts à se bouger un dimanche pour leurs revendications, ce qui peut être un signal fort dans l'opinion. Et puis chacun peut avoir sa banderole...

bonne soirée

Écrit par : Fabien | 12 octobre 2008

Impressionnante la liste Hervé, mais vraie et elle s'accélère...

Ah ! FOmtomas ! Tu me déçois.
J'étais pressé de te lire en revenant (sans en être un) de la campagne.
Voilà que je suis snesdycaliste...

A Michel Delord.
Tu es toujours intéressant.
Tu m'as rappelé un petit souvenir de jeunesse, les maths modernes !!! Et dire que stagiaire j'ai osé dire à mon inspector qu'elles n'apportaient rien à nos élèves de CAP !
Je me suis fait assassiner par le prof d'ENNA venu m'inspecter quelques mois après ! Ce superprof avait sorti un bouquin à fiches. Première leçon de maths modernes à des élèves de CAP 1ère année (sortis de 5ème de transition voire de CPPN), leur définir proposition, assertion, etc...

Allez collègues, bonne fin de soirée et bonne semaine...

Écrit par : Roger Meunier | 12 octobre 2008

Ecrit par : brighelli | 11 octobre 2008
En parlant de PS, je compte sur vous, Brighelli, pour me dire pour quelle motion je dois voter ...

Ecrit par : dobolino | 12 octobre 2008

Hum. Excusez-moi, dobolino, mais c'est l'hôpital qui se moque de la charité. JPB n'est pas un gourou ! ;-)

A moins évidemment qu'échaudée par ses "conseils" précédents, vous ne lui posiez la question que pour faire le contraire de ce qu'il vous aura conseillé (il y a une belle histoire juive dans ce genre-là) : "Espèce de salaud, tu me dis que tu vas à Cracovie, alors que je sais très bien que tu vas à Lodz, pour que je croie que tu vas Lodz !"

C'est un peu embrouillé, mais l'idée y est ! ;-)

Écrit par : Robin | 12 octobre 2008

oui, je crois d’ailleurs qu’on la retrouve chez Freud mais sous une autre forme.

Écrit par : uncertain | 12 octobre 2008

Pour ceux qui souhaite assister à l'exposition d'Andrea Mantegna au Louvre voici leur site :

http://mini-site.louvre.fr/mantegna/index.html

Puis un portrait de l'auteur :

http://dl.free.fr/pG9F4Jlds

Écrit par : Sandra WAGNER | 12 octobre 2008

Motion Aubry : en effet, elle est très intéressante. Sur l'éducation, bien que très imparfaite et laissant passer quelques énormités sur le supérieur, c'est de loin la moins mauvaise (les motion Royal et Delanoé abordent à peine le sujet). Néanmoins, pour des raisons qui excèdent le thème de ce blog et de ce forum, les motions Utopia (surtout) et Pôle écologique ont 50 ans d'avance dans l'analyse de nos sociétés futures...


Ecrit par : Fabien | 12 octobre 2008

Je l'avais lu aussi un peu comme ça, mais, bon...
On navigue à vue, mon cher Fabien !

Écrit par : dobolino | 12 octobre 2008

"Bon courage à M. Brighelli pour affronter Laurent Ott, un des pires pédagogos qui soit. Ce type totalement illuminé était présent lors du débat sur France 5 lors de l'affaire de Chateauroux. Peut-être Christophe s'en souvient car il était présent lui-même sur le plateau, à l'époque."

Ecrit par : Manu | 12 octobre 2008

Vous avez la video de l'émission, je crois, Manu... C'était le Freinetiste, Ott?

Écrit par : Christophe Sibille | 12 octobre 2008

Ecrit par : brighelli | 11 octobre 2008
En parlant de PS, je compte sur vous, Brighelli, pour me dire pour quelle motion je dois voter ...

Ecrit par : dobolino | 12 octobre 2008

Hum. Excusez-moi, dobolino, mais c'est l'hôpital qui se moque de la charité. JPB n'est pas un gourou ! ;-)

A moins évidemment qu'échaudée par ses "conseils" précédents, vous ne lui posiez la question que pour faire le contraire de ce qu'il vous aura conseillé (il y a une belle histoire juive dans ce genre-là) : "Espèce de salaud, tu me dis que tu vas à Cracovie, alors que je sais très bien que tu vas à Lodz, pour que je croie que tu vas Lodz !"

C'est un peu embrouillé, mais l'idée y est ! ;-)

Ecrit par : Robin | 12 octobre 2008

Pffff! Pas un gourou, non !
Je navigue à vue, Robin! Et j'ai la vue courte ...
Soignez-vous bien, Robin, et ne vous bouffez pas les nerfs pour rien, surtout. Soyez assuré de mes indéfectibles amicalité et amitié.

Écrit par : dobolino | 12 octobre 2008

Dites voir, Fabien, avez-vous eu le courage de lire in extenso toutes les motions ?????????????????????????????
Ben, alors là, chapeau ! / .../ ? / ... / ??????????
Je préfère aller me recueillir à Sénanque.
Je suis très individualiste, savez-vous?

Écrit par : dobolino | 12 octobre 2008

Pffff! Pas un gourou, non !
Je navigue à vue, Robin! Et j'ai la vue courte ...
Soignez-vous bien, Robin, et ne vous bouffez pas les nerfs pour rien, surtout. Soyez assuré de mes indéfectibles amicalité et amitié.

Ecrit par : dobolino | 12 octobre 2008 Soyez assuré de mes indéfectibles amicalité et amitié.

Ecrit par : dobolino | 12 octobre 2008

Recevez, à mon tour mes amitiés, à une "amie de qualité".

Écrit par : Robin | 12 octobre 2008

"Pour la manif du 19 : oui, j'irai, peu importe les multiples revendications; cela fera catharsis pour moi, et espérons que cela fera quelque peu "réfléchir" nos instances dirigeantes (adoptons le vocabulaire patronal, cela convient à la gestion de l'EN), et cela montrera aux 20h que les profs sont prêts à se bouger un dimanche pour leurs revendications, ce qui peut être un signal fort dans l'opinion. Et puis chacun peut avoir sa banderole..."

J'insiste : quelle leçon le ministre tirera-t-il de ce défilé chatoyant, aux caliquots multicolores et aux slogans égayés, quand les uns défileront contre la réforme du lycée, et les autres contre les progammes du primaire ?

Je vous rejoins : ce sera "chacun sa banderole", jolie définition des manifs dans l'Education Nationale !

Écrit par : Jérémy | 12 octobre 2008

Tiens, vous voulez rigoler ?

Le code qui m'a été demandé cette fois, c'est... :

RGPP

Encore un coup de Fillon !

Écrit par : Jérémy | 12 octobre 2008

Ah ! FOmtomas ! Tu me déçois.
J'étais pressé de te lire en revenant (sans en être un) de la campagne.
Voilà que je suis snesdycaliste...
(...) j'ai osé dire à mon inspector qu'elles n'apportaient rien à nos élèves de CAP !

Ecrit par : Roger Meunier | 12 octobre 2008

Suis-je bête ! Cégétiste bien sûr, version professionnelle du snesdycalisme !

Écrit par : fantôme du SNFOLC | 12 octobre 2008

"Cégétiste bien sûr, version professionnelle du snesdycalisme !"

Un peu faible kamarade ! Version KGB, FO étant la version CIA ... :-)

Ah les élections !
Ma décharge ! Ma décharge !

Écrit par : kamarade | 12 octobre 2008

Vous avez la video de l'émission, je crois, Manu... C'était le Freinetiste, Ott?

Ecrit par : Christophe Sibille | 12 octobre 2008

C'est exact, je possède une vieille cassette pourrie. Il faut que :

1) je la retrouve
2) la revisualise.

Je suis certain que Ott était un pédagogiste (selon ma propre vision des choses, bien sûr). Je crois me souvenir qu'il s'élevait contre l'autorité du professeur en général, la qualifiant de "délire sécuritaire".

On sait tout de même aujourd"hui par la chienlit qui y règne -pas toujours, certes, mais souvent- que les écoles de France et de Navarre ne sont en rien contaminées par quelque excès "sécuritaire" que ce soit.

Je considère donc à ce titre ce triste sire comme un idéologue et un extrêmiste (je n'oblige bien sûr personne à penser la même chose). Il me semble que JPB utilisait l'expression de "libertaires fous" dans la Fabrique du Crétin : c'est tout à fait ça.

Écrit par : Manu | 13 octobre 2008

Manu, vous ne m'avez pas dit ce que vous faites à la Sorbonne. Je ne sais pas si vous avez lu le message où je vous pose la question.

Malgré les différends qu'on a pu avoir, je vous jure que c'est une question bienveillante.

Écrit par : Jérémy | 13 octobre 2008

Dobolino, à Sénanque ? Vous vous êtes convertie ?
Cela dit, c'est tellement beau...
JPB

Écrit par : brighelli | 13 octobre 2008

Bon courage à Robin, et à tous, d'ailleurs.
Manu, vous me tenez au courant, si vous remettez la main sur "votre vieille cassette pourrie"? ;-)
J'aimerais bien savoir de quoi j'avais traitée exactement Ségolène Royal!

Écrit par : Christophe Sibille | 13 octobre 2008

Cherchant quelques renseignements sur Laurent Ott, je suis tombée sur un article de ce triste sire où il fustige les professeurs qui, face au comportement de certains collégiens, osent demander un "retour à l'ordre éducatif". "On peut trouver dommage, écrit-il en conclusion, que les producteurs de ces discours ne soient pas plus souvent assignés en justice (sic) pour propagation d'une image dépréciative des milieux les plus défavorisés."

Écrit par : Sylvie Huguet | 13 octobre 2008

Avec tout ça, on ne connait toujours pas même la date de l'annonce du nouveau prog de seconde avec les détails horaires (et dédoublements), modalités de choix des modules etc.

Quant aux programmes des modules faudra attendre l'été ?

Pendant ce temps, Zorglub fait des additions et des simulations pour savoir s'il sera à nouveau TZR en septembre ...

Une autre question : avec la réforme des horaires au lycée, on va perdre entre 10 et 20% d'heures prof suivant les filières.
Dans certaines matières, le nombre de TZR sans élèves est déjà important. Les possibilités de reconversion (en maths par exple) s'épuisent.

Que vont-ils faire de nous ????

Une rumeur : pions à 39h/semaine ...
Cool, je regrette pas d'avoir 50 ans, d'être normalien et de m'être déjà tapé 5 ans de TZR pour finir par surveiller le refectoire !

Écrit par : Zorglub | 13 octobre 2008

Zorglub, je ne devrais pas le dire, parce que je ne suis rien dans les instances du SNALC, et n'aspire pas à y être quelque chose, mais c'est justement en pensant à la question des horaires / profs (fortement dépendants de l'horaire / élève et des modalités d'enseignement...) que ce syndicat a décidé d'aller, encore au moins mercredi prchain, à la prochaine réunion avec Gaudemar.
Cela au moins aurait dû faire réfléchir le SNES avant de prendre des décisions spectaculaires mais qui sont surtout à l'usage de leurs abonnés, deux mois avant des élections professionnelles complexes : était-il raisonnable de laisser le gouvernement légiférer sur les conditions de travail sans tenter au moins de peser sur les décisions ? Un ministre qui ne sait pas grand chose de la règle de trois (c'est loin, me direz-vous...) sait fort bien combiner l'érosion des effectifs due aux départs en retraite, les ordres qui lui viennent de Bercy de réduction de 50% des effectifs de la Fonction publique, et une réforme pseudo-pédagogique dont les raisons sont essentiellement financières : le facteur économique, dois-je le rappeler, est toujours déterminant en dernière instance, sauf chez ceux qui ne sont pas au pouvoir, et qui leur substituent des facteurs idéologiques : c'est ainsi que l'idéologie pédago peut effectivement se combiner avec les volontés budgétaires, et la carpe se marier avec le lapin.
JPB

Écrit par : brighelli | 13 octobre 2008

Zorglub a écrit : "Cool, je regrette pas d'avoir 50 ans, d'être normalien et de m'être déjà tapé 5 ans de TZR pour finir par surveiller le refectoire !"

Pourquoi pas ? Au contraire, les tâches ménagères ne sont pas sans noblesse. Surtout lorsqu'elles constituent le premier pas vers des négociations fructueuses.

On peut en faire des tartines et des tartines sur la chute turbulente des toasts beurrés. C'est l'esprit de la réforme : tout est prétexte à activités didactiques.

Même le beurre.

Écrit par : dugong | 13 octobre 2008

Une autre question : avec la réforme des horaires au lycée, on va perdre entre 10 et 20% d'heures prof suivant les filières.
Dans certaines matières, le nombre de TZR sans élèves est déjà important. Les possibilités de reconversion (en maths par exple) s'épuisent.

Que vont-ils faire de nous ????

Ecrit par : Zorglub | 13 octobre 2008

Très bonne question, qui inquiète encore plus les TZR. La RGPP prévoit après proposition de deux postes (dont apparemment les conditions ne sont pas fixées) de mettre en disponibilité d'office (donc sans salaire). L'association réforme du lycée/RGPP est très inquiétante, surtout pour les petites disciplines, car elle autorise les reconversions forcées (en quoi? Cela reste un mystère).

Écrit par : Romuald | 13 octobre 2008

"Même le beurre."

Ecrit par : dugong | 13 octobre 2008

Excusez-moi "d'insinuer" une dernière fois, mais, pour nous, c'est plutôt" le dernier tango à Paris", (et ailleurs), qui se prépare.

"Le facteur économique, dois-je le rappeler, est toujours déterminant en dernière instance"
JPB

Ecrit par : brighelli | 13 octobre 2008

En dernière instance? C'est rare de vous voir aussi nuancé, voire euphémistique. C'est le facteur économique qui décide de tout, à la base, en ce moment. A commencer par l'économie de tous les postes de profs stagiaires, en continuant par l'économie de fonctionnaires qu'impliquera obligatoirement la masterisation.
Tiens, vous avez vu la dernière mouture du concours "PE"*, au fait? Pour l'oral, sur le modèle de l'agrégation interne, une leçon et une analyse de pratique, (dans n'importe quelle discipline enseignée à l'école primaire, apparemment). Trois heures de préparation, une heure d'épreuve.


* Source AEF, ce matin.

Écrit par : Christophe Sibille | 13 octobre 2008

Dobolino, à Sénanque ? Vous vous êtes convertie ?


Ecrit par : brighelli | 13 octobre 2008

Je ne peux pas me convertir au catholicisme puisque je le suis par baptême.
A Sénanque, à Vézelay ou à Chartres, je rêve de me laisser aller à croire mais je ne suis pas très douée pour ce faire.

Écrit par : dobolino | 13 octobre 2008

Je n'ai jamais pensé que vous pussiez croire à quelque chose, ma chère. "Convertie" faisait allusion à la subite crise de foi qui frappe parfois des agnostiques de bonne facture.
JPB

Écrit par : brighelli | 13 octobre 2008

CS a écrit : "Excusez-moi "d'insinuer" une dernière fois, mais, pour nous, c'est plutôt" le dernier tango à Paris", (et ailleurs), qui se prépare."

On peut imaginer rétrospectivement deux rôles possibles pour Brando dans un "Dernier tango au Moloch" (ce qui aurait eu une toute autre gueule que la cantette)

- celui d'un instructionniste désespéré par la disparition de sa moitière * qui rencontre une jeune femme dans les couloirs de la DPE.

- celui d'un Kurz tapi au coeur des ténèbres **.

* contraction de moitié et de matière.

** avant dernier étage (symbolique) du Moloch : celui des directions. Ambiance façon Congo de chez Léopold : senteurs d'organismes en décomposition, tirs sporadiques à l'arme lourde.

Écrit par : dugong | 13 octobre 2008

Si les personnes sujettes aux crises de foie ne sont pas tous des hépatiques, peut-on pour autant affirmer que ceux qui subissent une crise de foi ne sont pas pour autant des hérétiques ?

Écrit par : dugong | 13 octobre 2008

que ceux qui reviennent d'une crise de foi ne sont pas pour autant des hérétiques ...

Écrit par : dugong | 13 octobre 2008

@ Dobolino :
J'ai fait mes classes de part et d'autre du bois de Boulogne (pas de commentaires scabreux, SVP !), chez les prolos et chez les bourges, et j'ai connu le Lagarde et Michard et les maths modernes, les tables en rond et les estrades. Et j'avais surtout encore des profs qui maitrisaient leur discipline.

Cela dit, je veux bien que "il n'aurait pas de difficulté à comprendre que la démolition des programmes, durant la décennie 1970, a précédé les théories constructivistes.".
Mais Madame Troufleau, 1904, tout de même !
Apparemment, les ancêtres de Meirieu sont plus anciens que la destruction des programmes.

Et, même si je suis reconnaissant à Michel Delord de n'avoir pas fait les gros yeux, j'aimerais quand même une explication un peu plus étayée que "car, comme elle est fausse", pour savoir pourquoi la position des "antipédagogistes" est fausse.

Écrit par : yann | 13 octobre 2008

Le Monde titre : "Loire: un tunnel ferroviaire prochainement transformé en cave à fromages"

Désormais, faute de vision à long terme, on se contentera en toutes choses de sentir le bout du tunnel...

Écrit par : dugong | 13 octobre 2008

Et pendant ce temps-là, Sarko junior veut enfouir l'avenue principale de Neuilly dans un tunnel.
Le tunnel est-il l'avenir de l'homme ?

Écrit par : yann | 13 octobre 2008

@ Dobolino :
J'ai fait mes classes de part et d'autre du bois de Boulogne (pas de commentaires scabreux, SVP !),

Ecrit par : yann | 13 octobre 2008

Dommage, ça nous aurait occuper.

Écrit par : dobolino | 13 octobre 2008

occupé

Écrit par : dobolino | 13 octobre 2008

Rester à l'orée du bois (ou du tunnel) est parfois délicieux.

Écrit par : dugong | 13 octobre 2008

Sauf quand les (arrière) trains sont en grève!

Écrit par : Christophe Sibille | 13 octobre 2008

Sur le site du Moloch : "Xavier Darcos a reçu le mercredi 8 octobre les concepteurs des 19 projets scolaires pour le développement durable primés"

Pour la peine, les 284 établissements qui ont candidaté auront du lapin tous les jours au réfectoire.

Écrit par : dugong | 13 octobre 2008

Il y a quand même un gros problème avec l'école primaire!

Dictée faite mardi à mes 23 élèves de 5ème: un extrait du Grand Meaulnes (chapitre XV, une quinzaine de lignes: "Le lendemain matin .... sur le visage du promeneur.").

Je leur distribue le texte, et ils ont vingt-cinq minutes pour le regarder à fond chacun pour soi.
Je leur reprends ensuite le texte et le leur dicte.
Faute de grammaire à 2 points et d'orthographe à 1 point.

Résultat: quatre copies au-dessus de 10 (18,5, 16, 13, 10), trois copies entre 0 et 10, et ensuite seize 0, parmi lesquels des moins 13,5, moins 18,5, moins 26, moins 27,5, moins 30, moins 31, moins 35,5.

Cela semble établir qu'on n'a jamais appris à ces élèves à s'intéresser aux mots en eux-mêmes, à leur composition orthographique. Pour ne rien dire des règles de grammaire...

Écrit par : Jean | 13 octobre 2008

@Jean :

Edifiant ! Mais...tout va trés bien madame la marquise :"le niveau monte" comme diraient Baudelot et Establet, et grâce au futur
rétablissement des programmes de 2002, nous voyons se profiler un avenir radieux.

Lorsque je parle à mes collègues du niveau désastreux des "élèves" qui nous arrivent en 6ème et des 40 % ne maîtrisant pas les bases les plus élémentaires (chiffre du HCE), ils m'assurent que non, non, je me trompe, tout va trés bien etc.

Écrit par : Manu | 13 octobre 2008

des dictées préparées en 5ème...Jean vous régressez! sourire...
Saperlotte Saperlipopette

Écrit par : Saperlipopette | 13 octobre 2008

Cherchant quelques renseignements sur Laurent Ott, je suis tombée sur un article de ce triste sire où il fustige les professeurs qui, face au comportement de certains collégiens, osent demander un "retour à l'ordre éducatif". "On peut trouver dommage, écrit-il en conclusion, que les producteurs de ces discours ne soient pas plus souvent assignés en justice (sic) pour propagation d'une image dépréciative des milieux les plus défavorisés."

Ecrit par : Sylvie Huguet | 13 octobre 2008

Merci sylvie : apparemment, lorsque je le qualifiais d'"extrêmiste", j'étais en dessous de la vérité.

Nous pouvons ici constater que, comme ses petits copains péda-cucul, ce sale type exerce avant tout une fonction de commissaire politique.

Peut-être lui réservera-t-on une bonne place de capo lorsque l'on nous flanquera en camp de rééducation pour activité subversive ayant visé à instruire des élèves.

C'est triste à dire quelque part, mais je ne suis décidément pas près de revoter à gauche.

Écrit par : Manu | 13 octobre 2008

Manu, vous ne m'avez pas dit ce que vous faites à la Sorbonne. Je ne sais pas si vous avez lu le message où je vous pose la question.

Malgré les différends qu'on a pu avoir, je vous jure que c'est une question bienveillante.

Ecrit par : Jérémy | 13 octobre 2008

Vous m'avez déja demandé pour qui je votais (sans contrepartie d'ailleurs). Je vous avais répondu franchement et j'avais obtenu en échange les insultes classiques ("nationaliste", assimilation largement abusive à Le Pen et De Villiers, etc. -pauvres Chevènement et Dupont-Aignan, soit dit en passant, ils ne méritent vraiment pas tout ça-).

En revanche, quand je VOUS pose une question, je n'ai jamais de réponse (je n'en n'ai toujours pas concernant la question 20 fois posée de ce que vous feriez concrètement pour lutter contre l'homophobie à l'école par exemple, ce qui aurait pourtant pu être intéressant).

Votre "bienveillance" a donc manifestement des limites. La mienne aussi, tout compte fait.

Écrit par : Manu | 13 octobre 2008

Extrait des programmes TV:

"Pire que les Groseille dans le film d’Etienne Chatiliez.
Non seulement ils sont sales et méchants, mais en plus ils vivent aux crochets de la société dont ils exploitent toutes les failles, sans le moindre scrupule. Multipliant les manipulations, les escroqueries et les infractions. Leur philosophie : “travailler moins pour gagner plus .
Les Bougon -ceux de la nouvelle série de M6 dont le premier épisode est diffusé ce soir "[...]


Tiens ? Encore une saloperie libérale pour fustiger les pauvres ? Mais que fait Laurent Ott ?

Écrit par : Manu | 13 octobre 2008

Après les Rougon-Macquart, voici les Bougon-Tocards.

Quand ça change, ça change.

Écrit par : dugong | 13 octobre 2008

"Il y a quand même un gros problème avec l'école primaire!"

Il faut voir ce qu'on leur refile ...

"Auteur : Céline
Date : 11-10-2008 à 18:48:59
Je m'interroge sur les pratiques de maternelle. En effet, dès le début de CP alors que je travaille en syllabique, certains élèves ont eu un comportement qui ressemble à un raisonnement de questionnement de l'écrit. Ils ont vu le début du mot et m'ont inventé la suite selon les mots qu'ils connaissaient sans s'occuper des syllabes qui suivaient, qu'ils étaient en mesure de déchiffrer.
Je sais qu'en GS les enfants travaillent beaucoup à partir des prénoms et cherchent des stratégies pour lire leur propre prénom et celui des copains. Mais c'est leur mettre déjà en tête des stratégies de dévinette que l'on dénonce, non ?
Moi qui pensais, arrivant du cycle 3 et constatant les dégâts, au CP pouvoir éviter ce formatage j'ai été stupéfaite de voir que c'est déjà fait ! A présent il faut déformater !
Qu'en pensez-vous ? Suis-je trop dure ? J'attends vos conseils et témoignages, merci"

Je n'en mets qu'un, le reste est là :
//www.leolea.org/forum_liras.php
Lecture globale en GS

Bon boulot Jean, pense à "Lire avec léo&léa" !
Tu peux les aider juste en les faisant lire à haute voix.

ange

Écrit par : toto | 13 octobre 2008

Cher Toto,

J'aimerais bien que les anges existent ...
Dans ma situation, ça me dépannerait peut-être.

Vous les invoquez avec une telle ardeur récurente que je finis par espérer !

Écrit par : Zorglub | 13 octobre 2008

"Tu peux les aider juste en les faisant lire à haute voix."
Je précise ...


C'est con à dire, (comme je suis con, no sushi) mais ceux là :
"trois copies entre 0 et 10, et ensuite seize 0, parmi lesquels des moins 13,5, moins 18,5, moins 26, moins 27,5, moins 30, moins 31, moins 35,5."
Ont impérativement besoin des couleurs de L&L ...
Préviens les parents, démerde toi comme tu veux, mais ils doivent se procurer L&L !!!!!

Écrit par : toto | 13 octobre 2008

Zorglub a écrit : Dans ma situation, ça me dépannerait peut-être.

Pour Cauchemar du Moloch, la solution aux problème d'effectif enseignant passe par le concept de démission-emploi :

http://www.rue89.com/marseille/2008/10/11/a-marseille-lacademie-recrute-des-profs-par-petites-annonces

Écrit par : dugong | 13 octobre 2008

"J'aimerais bien que les anges existent ..."

Bien sûr qu'ils existent ...


Il suffit de lire Claude.H/Cuche/Sommer/Avril/Catmano/Valérie/Dupré/Dubois/Jean/BuckRodger/Maminou/mamoune/Anne-Marie ;) ....
Ils sont de plus en plus nombreux, je ne peux pas les citer tous....

Par contre si tu veux déprimer, tu lis les sibilibilbibliques :

"Tiens,"
"Au fait,"
"Bon," ...........

Écrit par : toto | 13 octobre 2008

Rester à l'orée du bois (ou du tunnel) est parfois délicieux.

Ecrit par : dugong | 13 octobre 2008

Sauf quand les (arrière) trains sont en grève!

Ecrit par : Christophe Sibille

Oh les mecs ! Et pour le train qui s'engouffre enfin dans le tunnel, voir la dernière image de la (petite) Mort aux trousses...
JPB

Écrit par : brighelli | 13 octobre 2008

Voilà qu'on apprend que Milan Kundera a dénoncé un petit camarade lorsqu'il était étudiant.

Pourquoi y a-t-il tant de salauds chez les (bons) écrivains ?

Écrit par : dugong | 13 octobre 2008

JPB a écrit : "Oh les mecs ! Et pour le train qui s'engouffre enfin dans le tunnel, voir la dernière image de la (petite) Mort aux trousses..."

Oui c'est bien sûr ! Une métaphore aqueuse : rester au bord, ça va un moment. Il arrive un moment où il faut savoir plonger.

Écrit par : dugong | 13 octobre 2008

"Pire que les Groseille dans le film d’Etienne Chatiliez.
Non seulement ils sont sales et méchants, mais en plus ils vivent aux crochets de la société dont ils exploitent toutes les failles, sans le moindre scrupule. Multipliant les manipulations, les escroqueries et les infractions. Leur philosophie : “travailler moins pour gagner plus .
Les Bougon -ceux de la nouvelle série de M6 dont le premier épisode est diffusé ce soir "[...]


Tiens ? Encore une saloperie libérale pour fustiger les pauvres ? Mais que fait Laurent Ott ?

Ecrit par : Manu | 13 octobre 2008

Je pensais que c'était un film sur une famille de financiers.

Y'a un truc qui m'étonne, c'est que je n'ai pas encore entendu accuser la juiverie internationale au sujet de la crise actuelle. Je ne dois pas écouter les bonnes radios ni lire mes bons journaux.

Écrit par : dobolino | 13 octobre 2008

Voilà qu'on apprend que Milan Kundera a dénoncé un petit camarade lorsqu'il était étudiant.

Pourquoi y a-t-il tant de salauds chez les (bons) écrivains ?

Ecrit par : dugong | 13 octobre 2008

Parce qu'ils ont trop lu Jean-Jacques quand ils étaient ados.

Écrit par : dobolino | 13 octobre 2008

Dans cet article (sauver les lettres), Liliane Lurçat fait remonter le constructivisme à Stanley Hall, si j'ai bien compris.
Qu'en pensez-vous?


"Le pédagogisme facteur d'échec

Liliane Lurçat

I. Le modèle américain

L'école française est devenue l'école des sciences de l'éducation. Dans cette école, les sociologues et les pédagogistes rejettent la singularité de la personne au nom de déterminismes liés principalement à l'origine sociale(1). Dans les IUFM on prétend former des professionnels de l'enseignement, sans tenir compte des disciplines à enseigner.

En réalité la pédagogie n'est pas séparable des connaissances à transmettre, elle prend des formes différentes selon les disciplines. A l'inverse, le pédagogisme sépare la pédagogie des disciplines, il veut se situer au-dessus des connaissances à transmettre, auxquelles il substitue un arsenal de techniques et de procédés.

Pour comprendre l'école française d'aujourd'hui, il faut connaître l'évolution de l'école aux États-Unis. L'école de masse telle qu'elle est actuellement développée en France s'inspire de l'école publique américaine, dont la massification a été entreprise dès le début de ce siècle. La grave crise que traverse l'école publique américaine, ravagée par l'illettrisme et par la violence, ne freine nullement l'enthousiasme des réformateurs pour les sciences de l'éducation et pour l'égalitarisme.

C'est aux États-Unis que la mise en oeuvre des théories des sciences de l'éducation a été généralisée en premier lieu. On s'est contenté ici de reprendre et d'imiter les pratiques américaines. Nul besoin de penser l'école française dans son histoire et dans sa spécificité: on disposait d'un modèle qu'on peut plaquer littéralement pour être scientifique et pour aller dans le sens de l'histoire. Il suffisait donc de s'en servir.

Un problème politique

L'idée qu'on peut changer le monde en agissant sur les enfants, écrit Hannah Arendt(2), est une utopie politique mise en œuvre dans les régimes dictatoriaux. Mais, "dans un pays d'immigrants, le rôle politique que joue bel et bien l'éducation, le fait que les écoles ne servent pas seulement à américaniser les enfants mais affectent aussi leurs parents, et contribuent à se défaire d'un monde ancien pour entrer dans un nouveau, tout cela entretient l'illusion que grâce à l'éducation des enfants un nouveau monde est en train de s'édifier."

La gravité de la crise de l'éducation tient au rôle que joue la notion d'égalité en Amérique. Dès 1910, écrit Jacques Barzun, au cours de la dernière phase du libéralisme, on a proclamé l'émancipation de tout le monde, y compris les enfants; on a ainsi abouti à un égalitarisme absolu.(3) C'est ainsi qu'on nie le rôle des aptitudes ou des dons et qu'on refuse toute oligarchie, y compris l'oligarchie fondée sur le mérite, car, dit Hannah Arendt, la méritocratie contredit le principe de démocratie égalitaire.

La massification de l'enfance(4) est apparue aux États-Unis bien avant l'existence de la télévision. Elle a consisté dans l'abandon des enfants par les adultes, car seul le groupe a été pris en considération. Livrés à eux-mêmes ou abandonnés à la tyrannie du groupe, écrit Arendt, les enfants ont réagi soit par le conformisme, soit par la délinquance juvénile. La signification de la crise de l'éducation est liée au caractère politique de ce pays, poursuit-elle. "Nulle part les problèmes d'éducation d'une société de masse ne se sont posés avec tant d'acuité, et nulle part ailleurs les théories pédagogiques modernes n'ont été acceptées de façon si servile et si peu critique (…). Cette crise annonce la faillite des méthodes modernes d'éducation."

Aux origines des sciences de l'éducation

Claude Allègre redécouvre (mais le sait-il?) la pensée de Stanley Hall, quand il annonce que désormais l'enfant est au centre du système éducatif. Stanley Hall, "prêtre, prophète, poète et savant" selon la description de Daniel Boorstin(5), s'initie à la psychologie expérimentale en Allemagne avant de fonder en 1889 la Clark University à Worcester (Massachussets) Il en fait un établissement pilote dans le domaine de la psychologie et de son application à la pédagogie.

L'étude de l'enfant devait, dans son optique, conduire à réviser les conceptions qu'on se faisait des programmes scolaires. Jusqu'à son époque, écrit Stanley Hall, l'éducation était scolocentrique, maintenant elle allait devenir pédocentrique. Stanley Hall a élaboré sa psychologie de l'enfant à partir de dizaines de milliers de questionnaires. Il en a tiré des normes pour définir la croissance intellectuelle et physique des enfants.
A partir de ses études statistiques, Stanley Hall veut réviser non seulement les programmes scolaires, mais la conception même de l'idée de programme. Il annonce :" Nous devons dépasser le fétichisme de l'alphabet, de la table de multiplication, de la grammaire, des gammes, du livre".

Prévoyant le déclin de la grammaire et le règne de la langue parlée dans l'Amérique du XXe siècle, il annonce que la grammaire, la rhétorique et la syntaxe seraient remplacées par les "arts du langage", plus démocratiques, et l'expression orale en public.
Dès 1902, et je cite toujours Boorstin, tandis que l'enseignement secondaire gratuit était devenu une institution, il passe à l'étude de l'adolescence. Il demande dans son livre The high school as the People's College qu'on attache moins d'importance à l'exercice répétitif, à la discipline, au savoir faire ou à l'exactitude, et davantage à la liberté et à l'intérêt personnel. Il demande que la communauté des adolescents se développe et se gouverne elle-même, comme n'importe quelle autre communauté aux Etats Unis

Le débat public rapporté par Boorstin entre Stanley Hall et Charles W. Eliot pose la question du sens à donner au mot égalité. Deux conceptions s'affrontent pour prendre la direction des nouvelles écoles secondaires américaines. Eliot croyait que "toute éducation démocratique avait pour devoir non seulement d'instruire l'ensemble de la population mais aussi d'encourager le développement d'une aristocratie naturelle afin que la communauté tout entière reçoive les fruits de l'épanouissement de ses citoyens les plus capables". Pour Eliot, la démocratie consiste aussi à mettre toutes les disciplines sur un plan d'égalité, et l'étudiant choisit ce qu'il veut étudier.

Les adversaires d'Eliot ont à leur tête Stanley Hall et son disciple John Dewey, chef de file de l'Education Nouvelle. Boorstin écrit d'eux: ils se firent les champions de ceux que Hall appelait "la grande armée des incapables". Dans le projet d'Eliot, l'école secondaire est uniforme et les matières sont enseignées de la même façon à tous les élèves. Stanley Hall s'interroge: "que deviendrait la foule de ceux chez qui les déterminismes de l'hérédité entraînent un ralentissement ou même l'arrêt du développement mental?" Réponse d'Eliot: " tout directeur d'école qui organiserait les études en fonction de ces incapables serait un individu professionnellement dément". Eliot pensait en termes de matières d'enseignement; Stanley Hall, John Dewey et leurs disciples voulaient affranchir les élèves de la notion même de programme.

John Dewey, qui devint par la suite "l'éducateur le plus influent du XXe siècle", ouvre une école-laboratoire à l'Université de Chicago. Il insiste sur l'activité dans un cadre champêtre, la ferme telle qu'il l'avait connue dans son enfance. Il supprime les vieux concepts de discipline, de matières d'enseignement et même de programme d'études. Toutes les matières devaient être réunies dans des activités communes. La high school, écrit Boorstin, est le produit achevé de l'Education Nouvelle.

La destruction de l'enseignement

Selon Jacques Barzun(6), l'illettrisme fonctionnel touche soixante millions d'Américains . Il y a eu un très bon système scolaire qui a été détruit par une doctrine pernicieuse sur la manière d'apprendre. En réalité, écrit-il, l'enseignement est un art et il ne peut être réduit à une science imposant une méthodologie. Au fil des articles rassemblés dans son livre, Jacques Barzun fait des constats accablants. On n'apprend plus à lire aux jeunes, l'illettrisme atteint la majorité de la population. On est revenu à une époque où seule une élite savait lire et écrire.

A l'origine de ce désastre, cinquante années de folie dans l'utilisation de la méthode look-and-say associée à l'idée que les enfants de pauvres, de Noirs, d'Hispaniques, ne peuvent pas apprendre. Car être défavorisé est considéré à présent comme une entrave insurmontable pour apprendre. C'est une absurdité criminelle écrit Barzun , ce sont les particularités de l'école qui bloquent l'apprentissage en lecture, en écriture et en calcul. Quelles sont, s'interroge Barzun, les raisons qui ont conduit l'Amérique à devenir un pays où l'illettrisme s'est tellement développé? Ce n'est ni l'ignorance, ni la pauvreté, ni les instincts barbares. C'est une pensée progressiste caractérisée par l'amour de la liberté et le désir d'innover qui est à l'origine de cette situation.

On a voulu rendre les enfants créateurs, mais la créativité ne peut être un objet d'apprentissage car elle ne s'enseigne pas. L'enfant doit apprendre les rudiments avant de "créer " un poème.
La doctrine look-and-say d'enseignement de la lecture a été popularisée en France et imposée dans les lieux de formation par les scientistes de la lecture(7). On part de l'idée que le lecteur entraîné n'a pas besoin de nommer chaque lettre et c'est le modèle imposé au débutant, quintessence de l'anti-méthode, écrit Barzun. Les forces hostiles à l'alphabétisation, à la lecture, au mot, se trouvent dans le scientisme qui depuis 75 ans préfère les nombres aux mots, le faire à la pensée, l'expérience à la tradition.

La science est devenue une superstition, écrit Barzun, il a fallu plus d'un demi-siècle pour commencer à comprendre l'erreur de look-and-say, non pas en partant des défauts de la méthode mais en partant d'une autre étude. Le cheminement a été le même en France puisqu'il a fallu que les idées exprimées dans cette autre étude soient connues en France pour que certains scientistes de la lecture osent évoquer discrètement la possibilité d'un retour en arrière(8).

Les dîplomés de la high school ne savent pas lire et écrire de manière acceptable. Ils connaissent très peu d'histoire et de géographie. Ils sont très ignorants en mathématiques, sciences et langues étrangères écrit Barzun. On ne peut pas demander aux élèves de connaître ce qu'on a refusé de leur transmettre. L'antidote consisterait à retrouver l'unité et la continuité de la pensée par l'unité et la continuité dans le travail. La généralisation trop rapide de l'enseignement secondaire à partir de 1900 n'a pas permis de former des professeurs. Engagés hâtivement, souvent peu instruits, ils ont transmis leur insuffisance et ils ont contribué à enfoncer les élèves dans la violence et dans la grossièreté.


II. L'école française, une école sous influence

De l'égalité des droits à l'égalité des personnes

L'école unique est un thème qui a été lancé par les Compagnons de l'Université Nouvelle en 1921 et qui a inspiré les rédacteurs du plan Langevin-Wallon(1947) de réforme de l'enseignement. Dans ce plan, il était question d'égalité des droits des enfants: "Tous les enfants, quelles que soient leurs origines familiales, sociales, ethniques, ont un droit égal au développement maximum que leur personnalité comporte. Ils ne doivent trouver d'autres limitations que celles de leurs aptitudes".

Dans la loi d'orientation sur l'éducation du 10 juillet 1989, il n'est plus question d'égalité des droits mais d'égalité des élèves: "Pour assurer l'égalité et la réussite des élèves, l'enseignement est adapté à leur diversité par une continuité éducative au cours de chaque cycle et tout au long de la scolarité"
Selon Guy Berger(9) l'hétérogénéité des élèves justifie les transformations apportées à l'école française. Dès la fin des années 50, le débat sur le collège unique a fait émerger l'idée selon laquelle on doit tenir compte de l'hétérogénéité des élèves, en adaptant l'enseignement à l'ensemble de la population. Dans les années 1970 on introduit l'enseignement différencié, le travail autonome, la pédagogie du projet. En même temps les relations des professeurs avec les élèves sont modifiées, on passe de l'information à la communication, de la transmission à la négociation. La création des zones d'éducation prioritaires est une décision importante dans laquelle on peut voir l'interprétation à la française de l'affirmative action. Ce dernier mouvement est né aux États-Unis à la suite des émeutes noires de 1964-1968.

On accuse la politique d'affirmative action d'être inégalitaire au profit des anciens opprimés, écrit Daniel Boorstin. Guy Berger reprend cette idée à son compte pour justifier la création des ZEP. Les ZEP sont d'une certaine manière inconstitutionnelles, écrit-il, puisque selon les principes de la Constitution le service public offert à tous les citoyens doit être identique, quel que soit le lieu où il est assuré.

Les sciences de l'éducation dans l'école

Lors de la création des IUFM, Philippe Meirieu a été sollicité par le recteur Bancel pour définir notamment les capacités requises pour enseigner. Il est à présent directeur de l'Institut National de la Recherche Pédagogique. C'est un pédagogiste, partisan de l'égalité des élèves. Dans de nombreux ouvrages il défend des conceptions où le pédagogisme tient un rôle déterminant dans l'école(10).

On peut citer les idées suivantes: l'école doit s'attacher à faire acquérir des capacités méthodologiques communes à tous les apprentissages. On ne doit pas introduire des notions sans restituer les conditions de leur apparition: les élèves devraient vivre en raccourci la genèse des connaissances et se les approprier activement. Meirieu veut se situer dans une perspective "transdisciplinaire", il refuse toute légitimité au découpage habituel en disciplines, car les disciplines perdent toute chance de servir la mission de l'Ecole si elles ne s'ordonnent pas autour d'un axe commun fourni par les pédagogues (pédagogistes). L'évaluation joue un rôle fondamental, elle doit être l'objet essentiel des préoccupations des élèves.

Meirieu se défend des critiques nombreuses de tous ceux qui contestent les sciences de l'éducation et le rôle qu'on veut leur faire jouer dans la réorganisation de l'école. La loi d'orientation, écrit-il, a permis la professionnalisation du métier d'enseignant grâce à la création des IUFM. Ce sont les "militants pédagogiques" qui ont fourni des formateurs, des conseillers, des chefs d'établissement et des inspecteurs. Le projet de Meirieu est ouvertement et explicitement politique: "Pour notre part, nous faisons clairement et absolument le choix de la prééminence absolue du politique."(11) Il veut lutter contre une société duale, non fraternelle, pour créer enfin, grâce à l'école, une société fraternelle. Il défend l'hégémonie des pédagogistes contre les républicains "intégristes" et les "ultra libéraux thatchériens". Il justifie la massification de l'école car "le mixage des enfants de tous les niveaux permettra d'unifier les pensées en une pensée commune". Dans l'école de ses rêves il ne doit y avoir ni redoublement, ni orientation précoce, ni compétition, ni hiérarchisation des élèves en bons, moyens, mauvais. Car ce n'est plus l'école de l'instruction obligatoire, mais l'école obligatoire.

Les idées de Meirieu reprennent l'esprit des sciences de l'éducation américaines, avec en particulier le refus de la transmission. Il dénigre systématiquement l'instruction. Les deux objectifs qu'il assigne à l'école obligatoire sont "l'acquisition d'une culture commune et la construction de la Loi". Pour lui l'école n'est pas un service, mais une institution, qu'il met sur le même plan que l'armée et la justice. Comparaison qu'il justifie en invoquant le caractère nécessairement autoritaire de ces deux dernières. En somme, dans la conception qu'il défend, le service militaire obligatoire serait remplacé par treize années d'endoctrinement obligatoire.

L'angélisme du discours masque difficilement une volonté politique que dénonçait déjà Hannah Arendt: la volonté de changer la société en agissant sur les enfants. Le modèle égalitariste de la high school semble le fasciner aussi, mais il est plus proche de la position de Stanley Hall et de son élève John Dewey que de celle de Charles W. Eliot, qui affirmait la nécessité d'une oligarchie fondée sur le mérite. Enfin, Meirieu récuse l'idée d'un échec lié à la destruction des méthodes de transmission des automatismes de base, destruction bien mise en évidence par Jacques Barzun. En somme, il participe à l'entreprise de délégitimation des connaissances, des valeurs et de leur transmission, dont les effets dévastateurs sont déjà connus.

* * *

L'imitation non critique d'une école en crise a des raisons multiples. Ce n'est pas seulement la séduction des méthodes nouvelles d'éducation appliquées à une grande échelle aux Etats-Unis. L'école américaine ouverte à toutes les nouveautés a été la terre d'élection du scientisme. Les sciences de l'éducation se sont imposées comme un pouvoir politique au sein de l'école, décidant non seulement de la manière d'enseigner mais également du découpage des disciplines et de leur légitimité. La manière d'enseigner la lecture imposée par les scientistes a contribué à l'illettrisme de masse. La gestion des disciplines par les sciences de l'éducation débouche sur l'annihilation de secteurs entiers de la connaissance dans l'école publique.

Un facteur politique domine les autres, c'est l'ambiguïté du modèle d'école que donne un pays d'immigrants. Cette ambiguïté, bien analysée par Hannah Arendt, amène à utiliser des méthodes dictatoriales dans des buts d'intégration: on rabote les différences pour assimiler les nouveaux venus.
Mais tout bascule quand on veut passer de l'égalité des droits à l'égalité des personnes, en imposant à tous le même vide intellectuel et culturel aux effets barbarisants. La massification de l'enfance et de la jeunesse ainsi réalisée produit partout des phénomènes semblables. Faut-il s'étonner quand on observe, en France aussi, la coïncidence du conformisme de masse et de la montée de la délinquance juvénile?

Références

1 Liliane Lurçat, Vers une école totalitaire? La massification de l'enfance à l'école et dans la société, François-Xavier de Guibert, 1998.
2 Hannah Arendt, La crise de l'éducation, in La crise de la culture, coll. "Idées", Gallimard, 1972.
3 Jacques Barzun, Begin here. The forgotten conditions of teaching and learning, The University of Chicago Press, 1991.
4 Liliane Lurçat, Vers une école totalitaire?, op. cit.
5 Daniel Boorstin, Histoire des Américains, coll. "Bouquins", Robert Laffont, 1991.
6 Jacques Barzun, op. cit.
7 Liliane Lurçat, La destruction de l'enseignement élémentaire et ses penseurs, François-Xavier de Guibert, 1998.
8 Observatoire National de la lecture, Apprendre à lire, CNDP, Odile Jacob,1998. Voir p. 90.
9 Guy Berger, Cahiers Pédagogiques, n°292-293, mars-avril 1991.
10 Philippe Meirieu, L'envers du tableau. Quelle pédagogie pour quelle école? Paris, ESF, 1994. Voir aussi Philippe Meirieu et Marc Guiraud, L'école ou la guerre civile, Plon , 1997.
(11) Philippe Meirieu, Marc Guiraud, L'école ou la guerre civile, op. cit.

Liliane Lurçat

Directeur de recherche honoraire au CNRS (psychologie de l'enfant).
Docteur en psychologie, Docteur ès Lettres et Sciences Humaines.

Ouvrages récents

Le jeune enfant devant les apparences télévisuelles. Desclée de Brouwer, 1994.
Le temps prisonnier. Des enfances volées par la télévision. Desclée de Brouwer, 1995.
La destruction de l'enseignement élémentaire et ses penseurs. François-Xavier de Guibert, 1998.
Vers une école totalitaire? L'enfance massifiée à l'école et dans la société. François-Xavier de Guibert, 1998.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 13 octobre 2008

Un texte quasi officiel sur les nouveaux concours de recrutement est disponible sur le site du Moloch.

C'est un grand prêtre du Moloch et non son Maître qui en a fait la présentation à la presse ce matin.

En lisant, je tombe sur ce passage qui, apparemment, n'a pas reçu l'accueil mérité :

"les candidats doivent justifier des quatre attestations suivantes : une attestation certifiant que le candidat sait nager au moins cinquante mètres"

Nager 50 mètres, sans préciser dans quoi, à la place des candidats je me méfierais. En vrac, eau trouble, bassin d'élevage d'alligators, mélasse pédagole qui colle aux doigts, option gueuse aux pieds, enchaînement en équipe, etc.

Les survivants n'auront pas besoin de visite médicale : ils (elles) seront aptes pour longtemps.

http://education.gouv.fr/cid22665/reforme-du-recrutement-et-de-la-formation-des-enseignants.html

Écrit par : dugong | 13 octobre 2008

Avec ou sans tabouret ?

Écrit par : yann | 13 octobre 2008

Yann demande "Avec ou sans tabouret ?"

C'est, dans l'esprit (?) du haut clergé molochoïde, ce qui différenciera le certifié et l'agrégé.

Écrit par : dugong | 13 octobre 2008

Eh bien, moi qui ai la phobie de l'eau et qui n'ai jamais été fichue d'apprendre à nager, je n'aurais donc pas pu me présenter à l'agrégation.

Écrit par : Sylvie Huguet | 13 octobre 2008

Brighelli a écrit : Je serais intéressé par ce qu'en pensent les étudiants. Certains ont dû s'inscrire parce qu'ils aimaient les maths, ou les Lettres, ou...
Et à l'arrivée, ils sont priés d'aimer les sciences de l'éducation.

Mon groupe (PLC 1 Histoire-Géographie) était abasourdi ce matin. Nous étions au courant des projets, mais nous espérions encore.
Il nous reste un an pour obtenir un concours basé sur nos compétences, sinon nous nous préparerons à un enseignement accéléré de l'hypocrisie pour remplir copies et oraux.
Nous avons cependant toujours le naïf espoir d'arriver à devenir professeurs et enseigner nos matières (utopique sûrement, mais il faut bien cela pour tenir cette année).

Écrit par : Comtso | 13 octobre 2008

"Voilà qu'on apprend que Milan Kundera a dénoncé un petit camarade lorsqu'il était étudiant.

Pourquoi y a-t-il tant de salauds chez les (bons) écrivains ?

Ecrit par : dugong | 13 octobre 2008 "

Je ne connais pas le fin mot de l'histoire mais il faut prendre le temps avant de considérer comme définitive la première rumeur.

" L'écrivain Milan Kundera a catégoriquement démenti lundi avoir dénoncé en 1950 un compatriote auprès de la police communiste tchécoslovaque, après la publication d'un procès verbal de l'époque par l'Institut tchèque d'études des régimes totalitaires (USTR).

"Je suis totalement pris au dépourvu par cette chose à laquelle je ne m'attendais pas du tout, de laquelle je ne savais rien hier encore, et qui n'a pas eu lieu", a-t-il déclaré dans un entretien téléphonique avec l'agence tchèque CTK.

La découverte par les historiens tchèques d'un document sur lequel figure son nom, constitue un "mystère" pour lui, a dit l'écrivain qui, à 79 ans, n'avait pas parlé à la presse depuis des années.

L'Institut USTR a publié lundi sur son site internet un rapport de police faisant état d'une déposition, le 14 mars 1950 par Milan Kundera avant l'arrestation de Miroslav Dvoracek, un jeune déserteur ensuite condamné à 22 ans de prison.

Selon M. Kundera, il n'y a "aucune probabilité" qu'il ait dénoncé cet homme qu'il "ne connaissait pas".

"Celui qui fait une telle chose, doit avoir des motifs", a aussi dit l'auteur de "l'Insoutenable légèreté de l'être", de "La Plaisanterie" ou "La Vie est ailleurs".

M. Kundera a également qualifié cette affaire d'"attentat contre l'auteur" en assurant n'avoir jamais collaboré avec la police communiste. "Ma mémoire ne peut pas me tromper, je n'étais pas au service de la police secrète", a-t-il dit.

Le fac-similé du procès verbal 624/1950 a été mis en ligne sur le site (www.ustrcr.cz) de l'institut USTR créé en 2007 pour éclaircir l'Histoire de l'ancien pays communiste à partir des archives du Ministère de l'Intérieur et de la police secrète.

"On peut considérer la police comme une source très crédible, quand les documents originaux ont été conservés", a pourtant souligné le porte-parole de l'Institut Jiri Reichl."

Sources:http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-37276291@7-37,0.html



"
TCHÉCOSLOVAQUIE
Milan Kundera se défend d'avoir collaboré avec la police secrète
NOUVELOBS.COM | 13.10.2008 | 17:54
Réagissez à l'article 19 réactions
La presse tchèque affirme que l'écrivain a dénoncé en 1950 un étudiant auprès de la police communiste tchécoslovaque, ce qui a valu au jeune homme d'être condamné à 22 ans de prison. Mais Milan Kundera soutient que cet événement "n'a pas eu lieu".

Milan Kundera à Paris en 1969 (SIPA)

Milan Kundera à Paris en 1969 (SIPA)
L'écrivain Milan Kundera a-t-il dénoncé en 1950 un compatriote auprès de la police communiste tchécoslovaque ? C'est ce qu'affirme la presse tchèque, qui publie lundi 13 octobre un procès verbal de l'époque. Pourtant l'écrivain apporte un démenti catégorique.
"Je suis totalement pris au dépourvu par cette chose à laquelle je ne m'attendais pas du tout, de laquelle je ne savais rien hier encore, et qui n'a pas eu lieu", déclare Milan Kundera dans un entretien téléphonique avec l'agence tchèque CTK.
La découverte par les historiens tchèques d'un document sur lequel figure son nom, constitue un "mystère" pour lui.

Quand Milan Kundera a dénoncé Miroslav Dvorácek...

Selon le magazine Respekt, Milan Kundera a dénoncé en 1950, alors qu'il avait 21 ans, un étudiant auprès de la police communiste tchécoslovaque, ce qui a valu au jeune homme d'être condamné à 22 ans de prison.
"Aujourd'hui vers 16h00, un étudiant, Milan Kundera, né le 1 avril 1929 à Brno (...) s'est présenté dans ce département pour rapporter (qu'une étudiante devait rencontrer dans la soirée un certain Miroslav Dvorácek) .... Ce dernier a apparemment déserté du service militaire et était allé au printemps de l'année précédente en Allemagne, où il était entré illégalement", indique le rapport de police 624/1950, issu des archives du ministère de l'Intérieur.
Miroslav Dvorácek a été, après la dénonciation de Milan Kundera, arrêté sur le lieu de rendez-vous. Le jeune étudiant a été condamné à 22 ans de prison après avoir vu la peine de mort requise contre lui. Miroslav Dvorácek a ensuite été envoyé pour travail forcé dans une mine d'uranium, à l'instar de beaucoup de prisonniers politiques à l'époque, selon Respekt. Ce n'est qu'au bout de 14 ans qu'il a été libéré, en 1963. A ce moment là, Milan Kundera venait de publier le roman qui lui valut ses premiers pas vers la notoriété : "Risibles amours".

Une découverte par hasard

Toujours d'après Respekt, l'écrivain ne connaissait pas alors personnellement l'étudiant qu'il a dénoncé. Cependant, il avait entendu parler du rendez-vous par personne interposée, selon l'enquête effectuée par Adam Hradilek, l'auteur de l'article.
Adam Hradilek travaille à l'Institut d'étude des régimes totalitaires, en charge de la gestion des archives communistes. C'est au cours de ses recherches dans les archives liées à l'histoire que lui avait confiée l'étudiante qui avait rendez-vous avec le pilote qu'il est tombé par hasard sur le nom de Milan Kundera. L'étudiante vivait dans la culpabilité depuis l'arrestation de son ami, selon Respekt.
"

Sources: http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/international/20081013.OBS5529/milan_kundera_se_defend_davoir_collabore_avec_la_police.html

Écrit par : Hervé de Strasbourg | 13 octobre 2008

Deux réponses et une interrogation

A) Anne-Marie écrit :

« Dans cet article (sauver les lettres), Liliane Lurçat fait remonter le constructivisme à Stanley Hall, si j'ai bien compris.
Qu'en pensez-vous? »

1) Formellement, le mot constructivisme ne figure pas dans le texte de Liliane Lurçat

2) Stanley Hall n’est pas l’inventeur du constructivisme mais, entre autres bêtises, de l’élève au centre. Il n’est pas constructiviste au sens ou il affirmerait que l’élève découvre tout par lui-même, c'est-à-dire au sens où il défendrait l’idée que l’élève doit savoir mais il recommanderait une méthode qui ne permet pas d’apprendre. Stanly Hall est beaucoup plus directement obscurantiste mais on ne le voit pas dans la manière dont Liliane Lurçat le cite, ou plutôt cite Boorstin citant Stanley Hall.

En effet dans son texte de 1999, Liliane Lurçat cite ainsi Stanley Hall " Nous devons dépasser le fétichisme de l'alphabet, de la table de multiplication, de la grammaire, des gammes, du livre".
Dans Boorstin, la citation complète, qui change assez complètement le sens, est la suivante :
" Nous devons dépasser le fétichisme de l'alphabet, de la table de multiplication, de la grammaire, des gammes, du livre, déclarait-il, nous devons nous dire que nos ancêtres étaient, il y a quelques générations, illettrés... Que Cornélie, Ophélie, Béatrice et même la bienheureuse Mère de Notre-Seigneur ne savaient ni lire ni écrire". Cette citation complète figure d’ailleurs sur la page d’accueil de mon site depuis sa création.

B) Yann nous dit :

[Cela dit, je veux bien que "il n'aurait pas de difficulté à comprendre que la démolition des programmes, durant la décennie 1970, a précédé les théories constructivistes."
Mais Madame Troufleau, 1904, tout de même !
Apparemment, les ancêtres de Meirieu sont plus anciens que la destruction des programmes.

Et, même si je suis reconnaissant à Michel Delord de n'avoir pas fait les gros yeux, j'aimerais quand même une explication un peu plus étayée que "car, comme elle est fausse", pour savoir pourquoi la position des "antipédagogistes" est fausse.
Ecrit par : yann | 13 octobre 2008]

1) As-tu lu complètement le texte et ce à quoi il renvoie ? Il me semble qu’il y a là des explications conséquentes, que tu peux tout à fait ne pas partager et en ce cas, c’est bien et tu critiques ce que je dis ?

2) Je voudrais que tu explicites le lien que tu fais entre

a) [ « Cela dit, je veux bien que "il n'aurait pas de difficulté à comprendre que la démolition des programmes, durant la décennie 1970, a précédé les théories constructivistes.". »]
b) [Mais Madame Troufleau, 1904, tout de même !
Apparemment, les ancêtres de Meirieu sont plus anciens que la destruction des programmes.]

Plus précisément, je ne vois pas
i) le rôle de ton « Mais » : en quoi le a) s’oppose à « Mme Troufleau, 1904 »
ii) De quels ancêtres de Meirieu parles-tu ? Que veut dire « les ancêtres de Meirieu sont plus anciens que la destruction des programmes » ?

C) Personne n’a réagi à http://michel.delord.free.fr/instr-pub.pdf
Je suis surpris

Michel Delord

Écrit par : MichelDelord | 13 octobre 2008

Un texte quasi officiel sur les nouveaux concours de recrutement est disponible sur le site du Moloch.

Ecrit par : dugong | 13 octobre 2008

L'agrégation semble obtenir un sursis (l'expression "en dehors de l'agrégation" revient plusieurs fois, symptomatiquement). L'oral risque cependant de connaître un infléchissement pédagogiste inquiétant.
Il est rappelé que les agrégés devront enseigner en priorité dans les classes d'examen de lycée, les classes préparatoires aux grandes écoles et les sections de techniciens supérieurs.

Pour le reste, c'est la catastrophe attendue : "choisir les candidats les plus aptes sur des critères d'ordre pédagogique et didactique ainsi que la connaissance du futur milieu d'exercice."

Écrit par : TotoWeininger | 13 octobre 2008

C'est con à dire, (comme je suis con, no sushi) mais ceux là :
"trois copies entre 0 et 10, et ensuite seize 0, parmi lesquels des moins 13,5, moins 18,5, moins 26, moins 27,5, moins 30, moins 31, moins 35,5."
Ont impérativement besoin des couleurs de L&L ...
Préviens les parents, démerde toi comme tu veux, mais ils doivent se procurer L&L !!!!!

Ecrit par : toto | 13 octobre 2008

Oui, mais attends, toto, ils sont en 5ème, pas au CE1! Ils ont subi une année de "séquences" en 6ème.

Écrit par : Jean | 13 octobre 2008

D'une courte tête, je devance Amélie pour signaler que notre correspondant particulier américano saoudien Tonique Ramadan nous a communiqué l'adresse du site vidéo où on peut admirer les tout derniers développements de la mode de là-bas.
Notre France est un beau pays, mais peut-on y voir à la télé de telles émissions… Voltaire, où est ta descendance ?
http://fr.youtube.com/watch?v=LKIgzScJ1WU

Écrit par : Roger Felts | 13 octobre 2008

Afin qu'on ne m'accuse pas d'être unilatéral, on peut aussi regarder cette autre vidéo, elle est encore plus démonstrative…

http://fr.youtube.com/watch?v=B_LGAcQZVso&NR=1

Écrit par : Roger Felts | 13 octobre 2008

Roger Felts a écrit

[… Voltaire, où est ta descendance ?]

et dans http://michel.delord.free.fr/instr-pub.pdf

on trouve … Voltaire dont on n’aime pas la descendance

[Un des précurseurs de l’École Moderne et de Condorcet, René La Chalotais écrit dans son Essai d'éducation nationale (1763) :

« Le bien de la société demande que les connaissances du peuple ne s'étendent pas plus loin que ses occupations »,

ce à quoi Voltaire répond :

« Je vous remercie de proscrire l'étude chez les laboureurs. »

Trois ans plus tard, Voltaire confirme cette hostilité à l'instruction des enfants du peuple :

« Il me paraît essentiel, écrit-il, qu'il y ait des gueux ignorants. Si vous faisiez comme moi une terre et si vous aviez des charrues , vous seriez de mon avis : ce n'est pas le manœuvre qu'il faut instruire, c'est le bon bourgeois. »]


Michel Delord .

Écrit par : MichelDelord | 13 octobre 2008

Oui, mais attends, toto, ils sont en 5ème, pas au CE1! Ils ont subi une année de "séquences" en 6ème.

Ecrit par : Jean | 13 octobre 2008
Celui qui réussira à expliquer ça à Toto mérite largement les Palmes Académiques.

Écrit par : dobolino | 13 octobre 2008

Je mle méfierais assez des déclaations de la police, sous quelque régime que ce soit. Il n'y a pas mieux pour forger des faux que les flics. Et l'idée qu'un doc arrivant de la police soit automatiquement fiable me paraît d'une grande naïveté - ou perversité : Kundera n'a pas que des copains.
Cela dit, il y a des "salauds" partout, par vocation ou pour survivre. Quand nous serons à nouveau occupés, ou en lutte jnterne, je compterai les types bien. Combien entre juin 40 et mai 44 ? Et combien, brutalement, de juin à août ?
JPB

Écrit par : brighelli | 13 octobre 2008

Pour le reste, c'est la catastrophe attendue : "choisir les candidats les plus aptes sur des critères d'ordre pédagogique et didactique ainsi que la connaissance du futur milieu d'exercice."

Ecrit par : TotoWeininger | 13 octobre 2008

Si j'avais eu connaissance de mon "futur milieu d'exercice", je n'aurais jamais choisi d'exercer ce métier.

Il doit donc s'agir d'une connaissance "prismatique", le prisme en question étant sans doute les oeuvres complètes de Meirieu and co.

Trop crevé pour donner des "nouvelles complètes du front", je le fais de façon succinte :

- Donné une punition collective à cause des bavardages et de la dissipation d'une des deux 4ème à 28 (merci, M. Darcos !) (conjuguer le verbe être à tous les temps et à tous les modes, ça peut servir) et je reçois une admonestation écrite d'un père très fâché qui me demande pourquoi j'ai puni son fils (sous-entendu : vous n'avez pas le droit de donner des punitions collectives et de toutes façons mon fils ne peut qu'être innocent).

- Collé un élève qui a passé son temps à en traiter une autre de "lèche-c..." parce que j'aurais dû, selon lui, la punir de la même manière.

C'est intéressant cette idée qu'ils se font de la "justice".

- Sur les quatre délégués de classe, deux sont connus comme étant parmi les éléments les plus pénibles. Quand je vous disais qu "Entre les murs" n'avait rien d'une "fiction".

Une de mes collègues a sauté au plafond quand je lui ai dit les noms des délégués (elle les a eus l'année dernière)

Il paraît que ça peut contribuer à leur "socialisation".

Il fut un temps où on n'avait pas le droit de les destituer ; ils jouissaient des mêmes prérogatives qu'un député (immunité parlementaire). Je vous jure que c'est vrai. (interprétation de la Loi d'orientation de 89, dite Loi Jospin, inspirée par Meirieu)

Je ne sais pas où ça en est aujourd'hui.

On va bien voir ce que ça donne, mais je n'y crois pas trop...à la socialisation. A l'immunité ? Hem, ne faites pas de mauvais esprit !

L'un des deux délégués (la fille qui a fait une crise d'hystérie simulée l'autre jour) a passé son temps à ne rien faire, comme d'habitude.

Ses deux voisins non plus, enfin pas ce que je demandais, mais je n'ai rien dit parce qu'ils étaient plongés dans le livre que j'ai donné en lecture suivi : Arsène Lupin, gentleman cambrioleur (oui, je sais, je n'aurais pas dû les laisser, mais pour une fois qu'ils ne mettaient pas le bazar.

Sinon, tout va très bien, Madame la marquise.

Écrit par : Robin | 13 octobre 2008

Courez, courez, le SNES et le SGEN sont heureux de vous inviter à la manif nationale de dimanche !

"Les premières remontées qu'on a laissent penser que le chiffre de 45.000 sera le minimum qu'on puisse attendre", a déclaré lundi à l'Associated Press le secrétaire général de la FSU Gérard Aschieri. Du côté du SGEN-CFDT, on évoquait la possible participation de 100.000 manifestants.

La FSU, la CFDT, l'UNSA, la CGT, la FAEN, Sud-Education, les principaux syndicats de lycéens et d'étudiants (UNL, FIDL, UNEF), la Fédération des conseils de parents d'élèves (FCPE), mais également la Ligue des droits de l'Homme (LDH), l'Union des familles laïques (UFAL), ATTAC ou encore les Eclaireuses et éclaireurs de France (EEDF) appellent à se mobiliser."

Écrit par : Jérémy | 13 octobre 2008

Pour l'agrégation, "le programme sera arrêté dans toutes les disciplines pour une période d’au moins deux ans".

Est-ce qu'ils savent qu'il y a des épreuves hors programme ?

Écrit par : Jérémy | 13 octobre 2008

Donc, d'ici 2010 nous sommes tous invités aux noces de la gauche pédago et de la droite techno dans cette gigantesque farce de la réforme des concours.

D'ailleurs concours est encore un terme trop fort. "Certificat d'aptitude à dispenser un enseignement conforme à l'esprit du temps".
Le temps de la servilité administrative est revenu; c'est avec quelque colère que je me rappelle Taine rapportant dans sa Correspondance comment il fallait se faire bien voir des autorités en place pour savoir s'il pensait bien (j'espère ne pas me tromper dans mes références). Au moins il faudra courber l'échine en une seule fois en expliquant par les vertus de Sainte Egalité et de Sainte Fraternité comment l'école-démocratique-sera-l'avenir-du-genre-humain-sans-pédagogie-frontale, etc.

C'est un progrès du Zeitgeist, assurément.

Il y a tant de petits maîtres à flatter, tant d'égos surdimensionnés, injustement oubliés, à qui on doit donner des miettes dans les nombreux jurys qui se formeront, une fois la régionalisation achevée.
Des Lumières universelles aux luminaires locaux, voilà un beau programme, ma foi.

Exsultate! Jubilate!

Écrit par : Sénéchal | 13 octobre 2008

"Oui, mais attends, toto, ils sont en 5ème, pas au CE1! Ils ont subi une année de "séquences" en 6ème.
Ecrit par : Jean | 13 octobre 2008 "

T'inquiète pas si ça a marché pour moi, ça marchera pour eux... ils ne sont pas encore trop drogués/alcooliques/énervés

C'est l'histoire de 3 semaines maximum (bien fait) après je te promets que tu verras la vie en rôze !

Celui qui réussira à expliquer ça à Dobolinette mérite largement les Palmes Académiques.


Dobolinette, il faut faire toutes les leçons, correctement.
ange

Écrit par : toto | 13 octobre 2008

Je l'ai conseillé à un poto dont le gamin était en 6ème.

A chaque fois que je le vois il me remercie !!!

Il lui a fait faire le cahier d'exos 2 fois !
(il l'avait photocopié au cas oùX)


Très important les couleurs ET leur système d'enchaînements des syllabesetcetcetc , c'est pour leur remettre le cerveau à l'endroit .... Après tu verras !

Écrit par : toto | 13 octobre 2008

La plupart d'entre nous, j'imagine, auraient été incapables d'obtenir ce certificat de conformité idéologique qui va désormais tenir lieu de CAPES.

Écrit par : Sylvie Huguet | 13 octobre 2008

La plupart d'entre nous, j'imagine, auraient été incapables d'obtenir ce certificat de conformité idéologique qui va désormais tenir lieu de CAPES.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 13 octobre 2008

Pour l'entretien d'embauche, j'imagine qu'il faudra apprendre par coeur les programmes en vigueur et les restituer. Et l'épreuve de didactique servira à montrer qu'on est capable de les mettre en oeuvre. Tout cela n'est tout de même pas glorieux.

Écrit par : Jérémy | 13 octobre 2008

Finalement, si on regarde les coefficients attribués aux épreuves des nouveaux concours, le grand match de l'éducation se termine par le score suivant :

Equipe Savoirs (capitaine Brighelli) - 4
Equipe Sciences de l'Education (capitaine Meirieu) - 6

Les arbitres Gaudemar et Darcos ont tranché.

Écrit par : Jérémy | 13 octobre 2008

Et maintenant que les concours sont réformés, passons aux masters !

1) "Le syndicat enseignant Sgen-CFDT s'est dit satisfait des nouveaux concours de recrutement des enseignants. Il souhaite maintenant la mise en place de "masters d'enseignement véritablement professionnalisants".

2) "Pour le SE-Unsa, le véritable enjeu reste celui de la formation professionnelle par alternance des futurs enseignants. Le contenu des concours donnera-t-il un signal assez fort pour que les universités construisent les maquettes des nouveaux masters en ce sens ?

C'est pourtant vrai : les masters sont censés donner les connaissances disciplinaires, mais aussi préparer au concours. Si le concours n'est disciplinaire qu'à 40%, il en sera de même pour le master.

Écrit par : Jérémy | 13 octobre 2008

T'inquiète pas si ça a marché pour moi, ça marchera pour eux... ils ne sont pas encore trop drogués/alcooliques/énervés

C'est l'histoire de 3 semaines maximum (bien fait) après je te promets que tu verras la vie en rôze !

Ecrit par : toto | 13 octobre 2008

Toto, je vais aller voir de quoi il s'agit et si cela me paraît intéressant, j'utiliserai... Merci du tuyau, en tout cas.

Écrit par : Jean | 13 octobre 2008

Petit rappel :

L'Association SLU appelle à une Assemblée Générale de tous les personnels de l'enseignement supérieur et de la recherche qui se tiendra ce samedi 18 octobre à la Sorbonne amphithéâtre Bachelard, de 9h30 à 12h30, suivie de l'AG de SLU l'après-midi: "Quelle université voulons-nous? Savoirs, recherche, transmission, statuts"

Pour ceux qui demeurent (presque) contents car l'agreg n'est quasiment pas touchée par les nouvelles réformes :
- on la passera généralement à Bac+6 (donc, après un échec, ce sera difficile de retenter) et non plus Bac+5 (vu le nbre de postes qu'il y aura, faudra bien assurer ses arrières en passant le capes).
- l'inflexion des épreuves orales est du grand n'importe quoi.
- je déteste cette sorte de pensée à 2 vitesses que le ministère met en place, afin de pourrir la situation et d'opposer agrégés et certifiés : d'un côté les agrégés encore recrutés sur connaissances et savoirs, de l'autre des sortes de sous-profs pour le ministère et l'opinion, qu'on méprisera (surtout quand ils perdront le statut de fonctionnaire avec la régionalisation des concours). La Société des Agrégés doit se frotter les mains et crier au génie de Darcos le Sauveur (faut dire qu'il n'y a pas de Société des certifiés me semble-t-il) : mais rira bien qui rira le dernier.
- le chamboulement dans les facs conduira forcément à remettre en cause les postes traditionnels des agrégés, dont le nombre de places aux concours fondra comme beurre sur plaque à induction (quel poète). Je ne donne pas cher, l'an prochain, des agregs de grammaire, de géo, ou de Lettres classiques.

Fabien, de plus en plus énervé, et qui fait de vilaines comparaisons.

Écrit par : Fabien | 13 octobre 2008

"Je déteste cette sorte de pensée à 2 vitesses que le ministère met en place, afin de pourrir la situation et d'opposer agrégés et certifiés : d'un côté les agrégés encore recrutés sur connaissances et savoirs, de l'autre des sortes de sous-profs pour le ministère et l'opinion, qu'on méprisera (surtout quand ils perdront le statut de fonctionnaire avec la régionalisation des concours)."

Vous confondez la cause et l'effet: si Darcos a touché au capes et non à l'agrégation, c'est parce que le capes est moins bien défendu que l'agrégation, et parce que si l'agreg devient pédago, il n'y aura plus personne qui saura quoi que ce soit (désolé pour les futurs certifiés). Mais le ministère n'a pas fait tout ça "afin de pourrir la situation et d'opposer agrégés et certifiés" : ça c'est une conséquence et non un objectif.

Écrit par : Jérémy | 13 octobre 2008

Où nous cacher? Fuyons dans la nuit infernale!
Que dis-je? Le Ministre y tient l'urne fatale.
Le sort, dit-on, l'a mise en ses sévères mains.
Darcos juge aux enfers les pâles capessiens.

Toute plaisanterie mise à part, je suis entièrement d'accord avec Fabien, même si je ne pense pas que la Société des Agrégés se réjouisse de l'abaissement du CAPES.

Écrit par : Sylvie Huguet | 13 octobre 2008

"L'Association SLU appelle à une Assemblée Générale de tous les personnels de l'enseignement supérieur et de la recherche qui se tiendra ce samedi 18 octobre à la Sorbonne amphithéâtre Bachelard, de 9h30 à 12h30, suivie de l'AG de SLU l'après-midi: "Quelle université voulons-nous? Savoirs, recherche, transmission, statuts"

Mais, au fait, si 25% des personnels des universités de région parisienne se rendent à l'AG de SLU, ils ne tiendront jamais tous dans l'amphi Bachelard !!

Écrit par : Jérémy | 13 octobre 2008

"Quand nous serons à nouveau occupés " ( JPB)

Vous voulez dire par les allemands ? A Marseille ?

J'aime beaucoup votre humour !

Écrit par : Jacques Attali | 13 octobre 2008

"je compterai les types bien. Combien entre juin 40 et mai 44 ? " Brighelli

Moi , je les ai déjà comptés ! Il y en a ici que je n'aurais pas voulu rencontrer en 40 !

Brrr ! ça fait froid dans le dos !

Écrit par : Robert Badinter | 13 octobre 2008

faut dire qu'il n'y a pas de Société des certifiés me semble-t-il

Ecrit par : Fabien

Si, il y en a même plusieurs : on les appelle "syndicats d'enseignants du secondaire" : SNES, etc. Leur action explique que les certifiés aient un peu plus bénéficié de revalorisations que les agrégés, ne vous en déplaise.

Écrit par : moot | 13 octobre 2008

Cette fois je ne comprends ce que cherche JPB. Sur la réforme des lycées SNALC et SNES ont une position assez proche depuis la signature où chacun annonçait déjà qu'il allait se battre. Certes chacun des deux syndicats est en campagne (d'ailleurs les communiqués du SNALC sur son site notamment celui où il reproche au SNES être parti sans l'attendre le montrent clairement), mais il est clair que seul l'opposition de ces deux syndicats peut faire échouer la réforme. Le SNES amènera le gros des troupes, et le SNALC montera qu'il ne s'agit pas d'une opposition seulement politique (le SGEN montre d'ailleurs la même chose en trahissant le lycée). Lorsqu'il faudra refaire une grande manif, il n'y a que le SNES qui pourra l'organisé.
Quant à la manifestation de Dimanche, à mon avis, il faut souhaiter que le SNES fasse plus de bruit que le SGEN, l'UNSA-CGC et leurs associations satellites. Il faut que le refus de cette réforme apparaisse clairement.
Opposer SNES au SNALC qui sur ce dossier pousse dans le même sens (même s'ils cherchent tous deux à se démarquer), ou laisser le champ libre au SGEN et à l'UNSA-CGC le dimanche 19, c'est à mon avis créer les conditions pour que cette horrible réforme passe.
Si l'on veut conserver un lycée où l'on transmette des savoirs et où les élèves acquièrent une véritable culture, il ne faut pas se diviser. Dans beaucoup de lycées, la majorité des profs refusent cette réforme (même chez ceux syndiqués au SGEN), les parents d'élèves de collège commencent à s'inquiéter, il y a donc espoir que cette réforme ne passe pas. Mais n'oublions pas que le SGEN a un argument de poids : le lycée light permet de supprimer des postes et même des disciplines, pour les comptables qui nous gouvernent c'est déterminant.

Écrit par : yoc | 14 octobre 2008

L'érudition est généralement une qualité. Sauf que parfois quand elle est servi hors de propos, elle risque plutôt de perturber l'échange et de fausser complètement le sens du débat.
Tour récemment j'ai fait de la pub pour une émission américaine (ou anglaise ?) traitant de manière humoristique de la Burka… Et faisant allusion au fait qu'à la télévision française une telle audace était inimaginable, je m'exclamais “Voltaire, où est ta descendance ?”
Bien entendu, j'évoquai le Voltaire que tout le monde connaît bien. Celui qui a lutté contre le fanatisme et l'intolérance. Le fanatisme de l'Église catholique comme celui du protestantisme, symboles à ses yeux d'intolérance et d'injustice. Tracts, pamphlets, tout fut bon pour mobiliser l'opinion publique européenne. Il a aussi misé sur le rire pour susciter l'indignation : l'humour, l'ironie devinrent des armes contre la folie meurtrière des hommes. Il a même commis quelques écrits contre l'Islam (Mahomet ou le Fanatisme -1741-), à son époque bien moins prégnant en Europe. Il a fait de la prison pour sa liberté de propos.
Faire appel aux mânes de Voltaire, c'était donc souligné l'absence de courage des médias français et leur autocensure quasi systématique quant aux errements religieux et para religieux de notre époque et en particulier en France, ceux de l'intégrisme islamique.

Michel Delord, dont je salue l'érudition mais souhaiterais qu'elle soit parfois mieux employée, après m'avoir cité [… Voltaire, où est ta descendance ?], s'auto cite pour dire le contraire de ce que j'ai écrit : “Voltaire dont on n’aime pas la descendance”. Bonne illustration des positions “bourgeoises” de Voltaire sur l'éducation. Les appréciations de Voltaire sur l'éducation ou sur l'esclavage correspondent au libéralisme économique de son époque, et sont aujourd'hui objectivement réactionnaires. Il n'est pas inutile que nous ayons une vision non idéalisée du personnage. Voltaire n'est pas l'ange blanc, mais ce n'est pas non plus Satan. Il était dans son siècle, moderne (c'est à dire libéral conservateur) sur le plan économique et progressiste sur le plan de la liberté de pensée.
De quoi était-il question dans mon commentaire ? De l'intégrisme islamique dans une expression concrète, la burka. D'une émission étrangère courageuse pour dénoncer ce type de pratique de manière humoristique, et du regret qu'en France de telles émissions ne voient pas le jour… La référence à Voltaire coulait de source pour signifier qu'un Voltaire moderne aurait tout fait pour qu'elles existent…

Et comme un cheveu sur la soupe, notre érudit de service, après avoir fouillé dans ses grimoires nous laisse entendre qu'un Voltaire moderne aurait été un tenant du pédagogisme de classe.
Quand l'érudition vous autorise à jouer le mauvais cheval “Voltaire contre l'instruction du peuple” plutôt que le bon cheval “Voltaire contre l'intolérance et les fanatismes” elle ne nous aide pas beaucoup dans notre combat contre ces vieux démons…

Écrit par : Roger Felts | 14 octobre 2008

Tiens, une idée d'épreuve pratique pour le futur CAPES (vécue hier matin) :

un élève de seconde, que j'avais envoyé au CDI avec 12 de ses camarades pour une recherche sur la poésie tandis que je tentais de convaincre le reste de ses camarades de ne pas considérer l'accentuation comme abolie, me rend une copie sur laquelle, à côté de la réponse à une question, se trouvent les lettres :
TG, VTFF, STFU, OSEF

1) Que faites-vous ?
2) Pourquoi lui ai-je collé un avertissement ?

Et on ne triche pas avec internet en "googlant" les abréviations !

Écrit par : sanjuro | 14 octobre 2008

Petit rappel:
Un des rares points sur lesquels Rousseau et Voltaire sont tombes d'accord, c'est le danger d' instruire les gueux...et Rousseau y ajoutait les femmes, sans discrimination de categories sociales
Une preuve de plus que J.Jacques etait tendance.

Écrit par : Cadichon | 14 octobre 2008

Lecteur assidu depuis la découverte de ce site depuis 2 mois, certaines questions me turlupinent. Notamment pourquoi M Darcos s'évertue à détruire de façon méthodique notre Éducation Nationale? J'ai beau émettre des hypothèses rien de cohérent n'en ressort.

Dans le cas où notre ministre ne recevrait pas de prime spécifique pour ces quelques dizaines de milliers de postes supprimés, cela signifierait Xavier est sous l'influence du grand NIkolaï. Qu'a-t-il en effet à y gagner ? Laisser sa marque, sa réforme comme le fond tout les 3 ans les ministres de l'EN en surenchérissant à chaque fois?
En tout cas la méthode employée est limpide: diviser les syndicats, les enseignants et tout ce qui peut se regrouper et constituer une force résistante à ce tsunami.

Rassurez vous cher amis, je ne participerais pas à cette débandade; je n'ai effectivement pas été validé lors de mes deux années de stage, pour refus de formatage. J'ai préféré garder mon éthique et j'en paye le prix. Quel dommage je ne pourrais pas aller enseigner à 700 Km de chez moi dans une ZEP parisienne. Tans pis, je me contenterai d'enseigner en bac+X à des élèves motivés qui m'écoutent en cours particulier...

J'ai tout de même un sentiment d'amertume, de ne pas pouvoir faire partie de l'EN que j'aime tant et qui m'a tant donnée. Enfin, la motivation, la patience et les connaissances disciplinaires n'étant pas/plus les axes fondamentaux de recrutements, il était logique que j'échoue.

Petite citation de la journée à méditer : Un gouvernement, qui prend à pierre pour donner à paul, peut toujours compter sur le soutient de paul.

Écrit par : paul | 14 octobre 2008

"TG, VTFF, STFU, OSEF
1) Que faites-vous ?
2) Pourquoi lui ai-je collé un avertissement ?

Et on ne triche pas avec internet en "googlant" les abréviations !"

Les deux premières signifient Ta Gueule et Va te faire foutre.
Pour les deux dernières je ne vois pas.

Écrit par : Jérémy | 14 octobre 2008

Les mauvaises nouvelles voyagent aussi vite que les bonnes:

La bourse remonte (:>))

mais "Fanny Truchelut est condamnée !!"(:>((

On peut aller se faire tailler des burkas

Un peu de lecture:

«Une peine de prison pour Fanny, qui a toujours été respectueuse des lois de son pays, est indécente, quand un islamiste qui terrorise un hôpital, à Bourg, et ose demander 100.000 euros de dommages et intérêts, se voit seulement condamné à 1000 euros d’amende, sans la moindre peine de prison !» (Editorial de Riposte Laïque n° 59).


Fanny Truchelut manquerait-elle de gratitude envers les magistrats alors qu’elle a «bénéficié» en appel de leur «mansuétude». ? Les Carolines laïques et féministes de Pro Choix, qui avaient estimé sa condamnation en première instance «sévère mais juste», s’en sentent trahies et ridiculisées: sa peine d’emprisonnement, avec sursis, assortie de dommages et intérêts exorbitants, véritable prime au national-islamisme, est réduite de moitié. Une fleur ! Et malgré cela, l’incorrigible Fanny Truchelut n’apprécie que fort peu sa peine infâmante pourtant «réduite» à deux mois de prison «seulement» et avec sursis, ni, alors que les mercenaires au service des islamistes l’ont déjà ruinée, de devoir s’endetter pour payer sa rançon «généreusement réduite» de moitié, ce qui fait quant même quatre mille euros qui vont remplir les poches des délateurs, des taupes du djihad et des commissaires politiques qui l’ont traînée devant une justice acquise à leur cause.

Car l’inique sévérité de cette condamnation sort de la norme si on la met en parallèle avec la mansuétude, la «compréhension» et la quasi impunité dont bénéficient les abrutis drogués de coran et de haine qui terrorisent le personnel de nos hôpitaux, blessent nos policiers et nos pompiers, menacent la vie Robert Redecker, ou se ruent à la «dépouille» des lycéens «souchiens», ces faits n’étant jamais qualifiés de «racistes» surtout pas par le Mrap ou la LDH, pas plus que ne sont qualifiés de racistes le rap, considéré comme un mode expression «artistique», qui instille la haine du «blanc» dans les banlieues. Et que dire de la difficulté de faire qualifier d’acte racistes les injures et les agressions répétitives contre les jeunes porteurs de kippa ou les messages antisémites qui fleurissent sur les sites internet islamistes. Ah, pardon, les islamistes ne peuvent pas être antisémites puisque les Arabes (tiens, je croyais qu’on pouvait être musulman sans être arabe et arabe sans être musulman) sont eux-mêmes des «sémites». C’est du moins ce que soutenait voici quelques jours et sur le sol de la République française une raclure de latrines qui représente officiellement le Hezbollah en France, avec à ses côtés comme témoin de «moralité» un étron représentant la Tribu K, dans sa protestation contre l’interdiction d’une manifestation ouvertement antisémite sous couvert d’antisionisme à Paris.

Soit dit entre parenthèses, nul ne relève ce scandale : le Hezbollah a un représentant officiel en France. Nos paras que le Hezbollah a assassinés dans l’attentat contre le Drakkar au Liban, et leurs proches qui les pleurent, ainsi que nos soldats que nos politiciens, cumulant les avantages et privilèges liés à leurs fonctions, exposent à la mort dans le défense des intérêts de la France peuvent dire «Merci Monsieur le Président de la République, merci Messieurs les magistrats, merci à vous, Messieurs les forfantes qui exercez un pouvoir sur nous, pour votre capacité de nous oublier, merci de laisser nos assassins avoir pignon sur rue et ouvrir leur sale gueule dans notre pays pour lequel on nous demande de risquer notre vie ; ça donne vraiment envie de payer de notre vie vos douteuses compromissions et votre arrogante lâcheté».

Mais puisque le Mrap ne dépose jamais plainte contre des musulmans auteurs de violences et propos antisémites ou anti-blancs, pas plus que la Ligue des Droits de l’Homme ne dénonce les prises d’otage, pourtant attentatoires aux droits de l’Homme, commises par des pirates musulmans, nos tribunaux n’ont aucune raison de sévir.

Alors, puisqu’il est politiquement correct et même bien porté de se joindre à la meute des délateurs, j’attire l’attention des officines antiracistes patentées et des tribunaux sur le racisme islamophobe évident des personnes suivantes : M. Jacques Myard, député-maire de Maisons-Laffitte, auteur d’un projet de loi visant à interdire le port de la burqa sur la voie publique et les lieux ouverts au public, ainsi que le port du voile islamique dans les universités. Sur les anciens ministres Yvette Roudy, Corinne Lepage et Françoise Hostalier pour leur soutien à ce projet de loi. Idem sur les députés Nicolas Dupont-Aignan, André Guérin, Catherine Quéré et Marc Dolez auxquels il faut aussi ajouter Fadela Amara, cette renégate qui a osé dire que «le voile et la burqa c’est la même chose», propos outrageusement «racistes».

Et pourtant oui, c’est la même chose.

. Alors arrive le temps où nos rues, nos parcs et nos marchés seront remplis de burqas obligatoires pour toutes les femmes et jeunes filles, «sans distinction de race ou de religion», ce qui prouve que les taupes du djihad, que la République couve, couvre et subventionne frauduleusement, ne font effectivement pas de discrimination raciste ou religieuse envers les femmes qu’ils asservissent et terrorisent, et nos magistrats rendront leur justice en se fondant sur la charia.

Pour le moment, les députés et les anciens ministres que je livre à la vindicte des justiciers du djihad ne risquent rien, le Mrap et autres officines de l’islamisation de la France ne manifestant pas le même courage envers les forts qu’envers les faibles, et les magistrats, attachés au bon déroulement de leur carrière, ne se frottent pas à des personnalité susceptibles d’être un jour ou l’autre leur ministre de tutelle.

Alors on se rabat sur le menu fretin pour assouvir la voracité du Moloch islamiste. Et voilà pourquoi Fanny Truchelut est fusillée pour l’exemple.

On ne peut rien affirmer mais est-il encore permis de se demander s’il n’y aurait pas dans les neurones de nos magistrats un lien de causalité dans leur sévérité disproportionnée contre les prétendus «racistes islamophobes» qui contraste étrangement avec l’indulgence et la «compréhension» dont bénéficient les adeptes de l’islam auteurs de vandalisme, de violences et de propos racistes autrement plus nocifs et attentatoires à le dignité des Français et des femmes que le «crime» de Fanny ?

Ne faudrait-il pas chercher ce lien dans le fait révélateur que le Syndicat de la Magistrature célébrait en 1988 son vingtième anniversaire -coïncidant avec celui de mai 68 dont la majorité de ces magistrats étaient issus- dans les locaux et sur le toit de l’Institut du Monde Arabe ? N’est-ce pas un véritable symbole ? Or le symbole n’est-il pas bien plus parlant, plus vrai et plus révélateur qu’un discours fleuve, ne serait-ce que parce qu’il fait aussi parler le non dit et le subconscient ?

En 1941, pour apaiser l’occupant national-socialiste, le gouvernement de Pétain, vassal des nazis, inventait un monstre judiciaire, «Les Sections spéciales», qui alimentait la guillotine en otages sélectionnés par le gouvernement sur des critères idéologiques, alors que ces condamnés n’avaient pas pris part aux attentats contre des militaires allemands. L’adjectif «spécial» était la copie «spirituelle» du très germanique préfixe «Sonder = spécial» qui fait corps avec la sinistre «Sonderbehandlung», le «traitement spécial», euphémisme qui s’appliquait à l’extermination radicale des adultes et enfants allemands nés infirmes, des juifs, des tsiganes, des homosexuels et autres «sous hommes».

Serions-nous déjà, sans le savoir, sous occupation national-islamiste ? En tout cas, nous avons déjà nos collabos, ""

Libertyvox

Écrit par : Cadichon | 14 octobre 2008

Si Riposte Laïque passait moins de temps à tirer sur Caroline Fourest, ils auraient peut-être plus de temps à consacrer aux causes qu'ils croient justes.

Écrit par : Jérémy | 14 octobre 2008

Jeremy épingle cette phrase :

"Pour l'agrégation, "le programme sera arrêté dans toutes les disciplines pour une période d’au moins deux ans".

C'est une nouvelle idiotie. Ces gens-là raisonnent comme si la réalité se pliait aux schémas qu'ils ont dans la tête. Puisque le master dure deux ans, faisons des programmes sur deux ans et les candidats pourront préparer l'agreg tout au long du master : tel est le raisonnement. Sauf deux petits détails qui semblent avoir échappé au Doyen de l'Inspection générale et qui foutent tout par terre. Le master a beau durer deux ans, les promotions étudiantes se succèdent à un rythme annuel. Dès l'An II de la Réforme, il y aura donc des étudiants qui auront un pied dans un programme et l'autre dans le suivant. A cela s'ajoute le fait que, statistiquement, un bon étudiant est admissible la première année et admis la deuxième. A sa deuxième tentative, le programme risque d'avoir changé à nouveau. Et puis est-il réaliste d'imaginer qu'on pourra la même année réussir le master et l'agrégation? Quel athlète intellectuel pourrait relever un tel défi? Et le stage? On y a pensé au stage des agrégés? Bénéficieront-ils, comme aujourd'hui, d'une année supplémentaire de stage payé? Si oui, quelle injustice pour les certifiés. Et si non, faut-il en déduire qu'ils devront effectuer des petits stages tout au long du M2 pendant qu'ils préparent un concours toujours aussi difficile et doivent, en plus, réussir le master? Tout cela ne tient pas la route. Le seul schéma possible est : on fait d'abord deux ans de master et on passe l'agreg l'année suivante (avec une chance sur deux d'avoir un nouveau programme). Mais où va-t-on la préparer cette agreg, si l'on est déjà titulaire d'un master et que l'agreg se prépare en master? Et les universités, coment pourraient-elles construire des parcourss de master où l'on trouve, outre la préparation à deux concours devenus si différents, d'autres modules en nombre et poids suffisant pour permettre des réorientations? Car Miss HEC l'a dit fortement : pas question d'habiliter des masters qui seraient seulement consacrés à la prépération des concours, il faudra beaucoup d'autres choses en plus. Bonne chance aux futurs agrégatifs : à moins de se mettre sous amphétamines pendant deux ou trois ans, je ne vois pas comment ils pourraient s'en sortir.

Écrit par : Pedro Cordoba | 14 octobre 2008

Pedro Cordoba a écrit : "Bonne chance aux futurs agrégatifs : à moins de se mettre sous amphétamines pendant deux ou trois ans, je ne vois pas comment ils pourraient s'en sortir."

Et pour éliminer toute trace d'amphet, il leur faudra au bas mot une dizaine d'années. L'occasion de supprimer les machines à café en salle de profs qui coûtent si cher à la "communauté éducative".

Il faudra prévenir Roselyne d'interdire aux futurs agrégés les dons de sang.

On encouragera les procréations entre agrégés (les nourrissons speedés, futurs agrégés "internes")

La MGEN ouvrira grandes ses "petites maisons" aux agrégés en décrochage.

Écrit par : dugong | 14 octobre 2008

Petite citation de la journée à méditer : Un gouvernement, qui prend à pierre pour donner à paul, peut toujours compter sur le soutient de paul.

Ecrit par : paul | 14 octobre 2008

Encore un camarade de galère, intelligent et sympathique de perdu ! Quelle misère !

" - Tais-toi et rame !"

Écrit par : Robin | 14 octobre 2008

"Lecteur assidu depuis la découverte de ce site depuis 2 mois, certaines questions me turlupinent. Notamment pourquoi M Darcos s'évertue à détruire de façon méthodique notre Éducation Nationale? J'ai beau émettre des hypothèses rien de cohérent n'en ressort."

Ecrit par : paul | 14 octobre 2008

Ca, pour le coup, je crois que c'est assez simple; la casse de l'éducation nationale, programmée, fait partie de la casse du service public. C'est de l'idéologie pure et simple.
Quelles sont les raisons intelligentes pour haïr le service public, au point de préférer le détruire que l'améliorer? Là, par contre, ma position de "ravi de gôche" me rend totalement incapable de vous répondre.

Écrit par : Christophe Sibille | 14 octobre 2008

Entendu à France Cul aux infos de 7h30 le liseur de listes quotidiennes proférer : "les IUFM, considérés par la droite comme un bastion du pédagogisme".

Faudra-t-il faire constater par huissier la teneur de ses votes et enregistrer leur historique par actes notariés pour échapper à l'amalgame ?

Écrit par : dugong | 14 octobre 2008

La plupart d'entre nous, j'imagine, auraient été incapables d'obtenir ce certificat de conformité idéologique qui va désormais tenir lieu de CAPES.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 13 octobre 2008

Tout à fait d'accord. Je ne me sens pas assez "professionnel".
La maquette définitive des concours de recrutement est tombée hier. Je n'ai pas le temps tout de suite (cours dans 5mn), mais commentaires dans la soirée. Attendez-vous au pire.

Christophe, ça n'a rien d'idéologique. Il faut diminuer les coûts, et dans l'EN comme dans les entreprises, le seul moyen de se refaire du cash à court terme, c'est de rogner sur la force de travail. "Le facteur économique;" - vous connaissez la suite.
JPB

Écrit par : brighelli | 14 octobre 2008

Tout le côté idéologique se trouve dans le "à court terme". Bousiller une institution sur le long terme n'est pas vraiment faire preuve de pragmatisme, je pense.

Écrit par : Christophe Sibille | 14 octobre 2008

Petit cours de sémantique:

OSEF: on s'en fout

STFU: Shut The Fuck Up, soit " ta gueule !".


J'ai triché j'ai googueulisé les termes pour trouver.

Écrit par : Hervé de Strasbourg | 14 octobre 2008

"Toto, je vais aller voir de quoi il s'agit et si cela me paraît intéressant, j'utiliserai... Merci du tuyau, en tout cas.
Ecrit par : Jean | 13 octobre 2008 "

Il faut prendre le Pack ~=18€ , très important.

Bien lire le cahier du prof/parent.

Si tu as un souci, je t'explique comment ça fonctionne, je peux te dire par avance où (sur quels mots) tes gamins vont 'buter' dans les phrases, je peux te dire les phrases qu'ils ne liront pas dans le texte ET pourquoi !
Je suis certain qu'ils ne savent pas lire 'correctement' avec le 'ton' les 'liaisons' et tout l'tintouin !!!!


C'est très technique, c'est pour corriger la 'vue' du cerveau !

Ils se sont tous fait avoir, mais c'est un tout petit souci de rien du tout, une fois corrigé ça BOOSTE !!!!


Le plus compliqué dans l'histoire c'est de leur montrer/expliquer qu'ils sont HS ... Regarde, ça fait trois ans que j'essaie de l'expliquer à sibilibili (qu'il ne sait pas lire) mais il ne veut pas me croire .

:ange:

Écrit par : toto | 14 octobre 2008

STFU suite le retour


http://fr.youtube.com/watch?v=VDSB2dN3bJg

Écrit par : Hervé de Strasbourg | 14 octobre 2008

RAPPEL OBSESSIONNEL :
AG de SLU samedi 18 octobre:

http://www.sauvonsluniversite.com/

Et si l'Amphi Bachelard craque parce qu'il y a trop de monde : tant mieux : faisons craquer l'amphi, faisons craquer le ministère, faisons craquer Darcos et Mark Sheringham et assimilés !!! (accents révolutionnaires; ici, jouer l'Internationale)

Je me permettrais ici de nuancer vos propos, M.Brighelli : raisons financières, assurément. Ces gens-là ont du mal à voir au-delà du bout de leur billet ou au bout de leur courbe de CAC40. Mais raison idéologique, assurément, de manière plus pernicieuse : idéologie des mauvais réflexes d'IUFM d'une part, et idéologie ultra-utilitaire d'autre part : l'Ecole, c'est fait pour apprendre à aller en boîte de commerce, c'est fait pour savoir rédiger un CV, apprendre les bases du marketing. Le contenu, la richesse intellectuelle, c'est accessoire : souvenez-vous de la Princesse de Clèves... Souvenez des "Lettres classiques - qu'on peut-apprendre-mais-pas-aux-frais-du-contribuable"... Alors la culture, très bien, mais chez soi, et surtout pas à l'Ecole...

Pour ce qui est de la Société des Agrégés, je voulais simplement dire que leur victoire (illusoire - Pedro Cordoba l'a bien montré) (et de courte durée) ne doit pas la conduire à se reposer sur ses lauriers (bientôt fanés) : il serait très fort et très symbolique que la Société des agrégés se mobilise pour la défense du Capes avec nous tous (c'est un agrégé qui vous cause), et élargisse son traditionnel discours... Peut-être le fait-elle, je n'en sais rien encore...

Bonne journée.

P.S. : bonne nouvelle, des élèves des 2 ENS lyonnaises ont décidé de monter un comité de mobilisation pour la défense des concours et des ENS (ah oui, j'oubliais, elles aussi vont être détruites...)

Écrit par : Fabien | 14 octobre 2008

"Exultate,jubilate, K 165."
Merci, Sénéchal, ça fait du bien de nous évoquer Mozart.
Justement, je suis en train de lire : " La maison qui chante. " de Léonce Bourliaguet. Cette maison est un moulin en partie détruit par la crue d'une rivière et le propriétaire est mort noyé. La rage de vivre et la pugnacité des enfants aura le dernier mot.
J'ai retrouvé Bourliaguet, cet auteur de mon enfance en passant devant le collège qui porte son nom à Thiviers en Dordogne et j'ai eu envie de le relire. Il se trouve qu'il ne figure pas au catalogue des médiathèques les plus proches de mon domicile et j'ai dû me débrouiller autrement pour redécouvrir son oeuvre. Il m' a été expliqué que ses ouvrages étaient épuisés et non réédités. Dommage ! Un site très intéressant lui est consacré sur la toile. Fils de cordonnier devenu instituteur, inspecteur et écrivain, l'oeuvre de cet homme amoureux de la vie mérite largement le détour.
D'ailleurs c'est bien simple, quand il écrit il mord la vie à pleines dents et jongle avec toutes les richesses de la langue .
En un mot, il jubile.

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 14 octobre 2008

ii) De quels ancêtres de Meirieu parles-tu ? Que veut dire « les ancêtres de Meirieu sont plus anciens que la destruction des programmes » ?

Ecrit par : MichelDelord | 13 octobre 2008

Bon. Reprenons patiemment.
Mâme Troufleau, qui fut sans doute une excellente institutrice à chignon, écrit en 1904 la chose suivante, mise en exergue de la dernière motion du GRIP :
"L’exemple doit précéder la règle que l'enfant est appelé à découvrir luimême, et non venir la confirmer, l'illustrer en quelque sorte, après qu'elle a été énoncée comme un axiome.
Comment faire une leçon de grammaire. Madame Troufleau Revue Pédagogique, 1904, tom. I, p. 223"

Je ne suis pas d'accord. Ca ressemble foutrement à du Meirieu, à de l'auto-construction de savoir, et c'est pourquoi je dis que le "pédagogisme" est antérieur à la déconstruction des programmes (se rappeler aussi les développements de Cadichon sur l'histoire fort ancienne des doctrines pédagols aux USA).
Est-ce plus clair ?

Par ailleurs, Michel Delord ne répond toujours pas à ma question : en quoi la position antipédagol est-elle péremptoirement fausse ?
Je remets la citation complête du GRIP : "Cette position désignant le constructivisme comme origine de la dégénérescence de l’école est dangereuse car, comme elle est fausse -l’introduction des mathématiques modernes et de la linguistique au début de l’enseignement primaire sont des modifications du contenu enseigné -, elle permet la justification de tous les enseignements et programmes déficients,notamment de tous ceux antérieurs à la loi de 89 … à condition qu’ils ne se présentent pas ouvertement comme constructivistes."
Le " comme elle est fausse " justifié par l'épiphénomène des maths modernes me paraît un peu léger.

En quoi la position, disons "instructionniste", est-elle "fausse"?
Mâme Troufleau désire que l'exemple précède la règle (et la découverte de la règle par l'élève). Mâme Troufleau est à l'origine de la main à la pâte, de l'étude de l'histoire à partir de livres de comptes et d'articles de catalogues de mode, de celle de la géographie à partir du bulletin météo et de la découverte des règles du rugby à partir de l'observation raisonnée de l'ovalité du ballon.
Je connais déjà les noms de ceux qui ne vont pas aller dans le sens de Mâme Troufleau (quoique si Jean se met à faire des dictées préparées ... ;o)))
La position du GRIP telle que je la comprends (avec mes moyens limités, mais je tâche d'auto-construire mes savoirs) est, grosso modo, qu'avec de bons programmes (car dans "GRIP", il y a "programmes"), qu'importe la méthode, tout ira bien.
Je pense quant à moi qu'il vaut mieux un bon prof, qui comprend ce qu'il enseigne (et qui sait l'expliquer, même à partir d'une règle bête et méchante, car rien n'est plus démotivant pour l'apprenant (gniark, gniark !) que de ne pas saisir le sens de ce qu'il fait, et ce n'est pas en faisant de la "découverte par l'exemple" qu'il comprendra mieux), avec des programmes bancals, que l'inverse.
Maintenant, si les programmes sont bons, ça ne gâte évidemment rien...

Écrit par : yann | 14 octobre 2008

Je salue ceux qui comme Cadichon et Roger Felts ne se voilent pas la face et osent parler du réel qui ICI comme ailleurs est tabou .
On se réjouit de la mort de Haider , on chasse les "bons fascistes " , quel courage , n'est-ce pas , mais on ne dit mot sur l'islamo-fascisme pourtant visible à l'oeil nu dans nos rues .
Les féministes se taisent , et l'occupation new look , façon burka , ne suscite aucune résistance , au contraire , comme le souligne l'article de Libertyvox et celui de Riposte , on collabore !

On ne s'étonne pas que dans les manuels scolaires , le titre "Mahomet ou le Fanatisme " ne soit même plus cité , que les textes de Voltaire aient quasiment disparu .

On veut ignorer les actes anti-petits blancs , anti-français et les insultes racistes du même tonneau qui empoisonnent la vie des collégiens . Tout le monde sait , tout le monde se tait , parce que c'est celui qui dénonce qui est raciste !

On ne s'interroge pas sur les causes de la percée des nationalismes "durs" en Europe . Ah ! si , on nous explique que le peuple est raciste et que l'insécurité est un fantasme , l'islamisation aussi , que l'avenir c'est l'immigration , qu'il faudra bien nous y faire et SUPPORTER .

On ne devra pas s'étonner alors , si comme en 2002 , les prochaines élections sont " surprenantes" !!! On pourra alors se marrer de l'hystérie collective "anti-fasciste" qui suivra !

Exactement comme en 2002 : à nier le réel , il nous pètera à la gueule !

Cadichon , vous avez oublié de citer la métaphore du homard qui apparait dans l'article et que je trouve très "parlante" :

"Et pourtant oui, c’est la même chose. Le voile, c’est juste cette eau à peine tiède dans laquelle on plonge le homard français qui la trouve tout à fait supportable et puis quand la température monte graduellement jusqu’à devenir insupportable, il est trop tard ; le homard a perdu toute capacité de réagir, il est cuit et dans quelques instants la «chance pour la France», pourra le dévorer. Alors arrive le temps où nos rues, nos parcs et nos marchés seront remplis de burqas obligatoires pour toutes les femmes et jeunes filles, «sans distinction de race ou de religion», ce qui prouve que les taupes du djihad, que la République couve, couvre et subventionne frauduleusement, ne font effectivement pas de discrimination raciste ou religieuse envers les femmes qu’ils asservissent et terrorisent, et nos magistrats rendront leur justice en se fondant sur la charia"....

Moi , j'ose espérer ( rêvons un peu ) qu'alors , lorsque les femmes seront toutes islamo-traumatisées pour de vrai , et obligées de porter le voile de l'infamie , à cause de la lâcheté des hommes , il se trouvera des résistantes ( des vraies contre les vrais oppresseurs , pas des résistantes d'opérette contre des fascistes imaginaires ) pour porter des armes sous la burka-cachette-idéale , autant que ça serve à quelque chose et puis on n'aura plus le choix ! Et que ces amazones d'un nouveau genre dégommeront l'ennemi , en criant comme Voltaire :
" Ecrasons l'infâme " ! Pas de quartier ! Pas de prisonniers comme dirait Dugong !

On dira alors merci à la France collabo , à tous ceux qui se sont tus et à Caroline , à la Halde , à la LDH , à SOS racisme et à tous ceux qui auront trahi et permis la condamnation de Fanny Truchelut et l'installation de la Charia en France et en Europe !

La femme est l'avenir de l'homme , mais cet avenir-là , déjà en route , tous voiles dehors , est bien triste !

Alors les mots de la fin à papy Hugo , le vaillant résistant , car

" Si l'on est plus que mille, eh bien , j'en suis ! Si même
Ils ne sont plus que cent , je brave encore Sylla ; "


Maintenant on attend avec impatience que Sibille nous dise : "Entièrement d'accord , mais suffit , stop , on n'en parle plus !" Et Jeremy :" Dites donc , regardez aussi la religion catholique !"

Écrit par : Amélie avec Aïcha | 14 octobre 2008

Dites donc , regardez aussi la religion catholique !

Écrit par : Jérémy | 14 octobre 2008

Après un très long commentaire de Cadichon sur l'intégrisme islamique que j'approuve pour l'essentiel, même si certaines formulations d'un point de vue de gauche m'apparaissent contestables, Jérémy croit bon d'ajouter son grain de sel en affirmant :
@ Si Riposte Laïque passait moins de temps à tirer sur Caroline Fourest, ils auraient peut-être plus de temps à consacrer aux causes qu'ils croient justes.

On voit que pour lui sa solidarité à Christine Fourest dépasse et de loin une éventuelle compassion vis-à-vis des vrais victimes de l'intégrisme. Mais cette réponse en deux lignes m'apparaît insuffisante par rapport à ces deux lignes de mépris… Ce sera donc en 130 lignes en reproduisant un des articles du numéro 60 de RIPOSTE LAÏQUE qui vient de paraître sur Internet. Il est écrit par Christine Tassin et Lucette Jeanpierre… C'est plus long à lire que deux lignes, mais on en tire d'avantage de profit…

CONTRAIREMENT À CAROLINE FOUREST, ELISABETH BADINTER A TOUT COMPRIS SUR LES ENJEUX DU VOILE ET DE LA BURKA.

Il est des moments où, malgré la déception, la colère et le ressentiment, on jubile et on se sent réconcilié avec l’humanité.
Pour cela il suffisait d’écouter deux interview radiophoniques qui avaient lieu presque au même instant, vendredi matin 10 octobre, sur deux radios différentes.
D’abord, sur RTL, celle d’Elisabeth Badinter (1). Quatre minutes de vrai bonheur. Quatre minutes gouleyantes, rassurantes et encourageantes pour tous les défenseurs de la laïcité mais aussi, et surtout, pour tous ceux qui sont soucieux de voir respectées l’intégrité et la dignité féminines.

En effet, interrogée à propos de la décision de la Halde de justifier l’exclusion de femmes portant la burqa de cours de français dans le cadre de l’intégration, Elisabeth Badinter a dit clairement, sans ambiguïté, avec des mots disant son horreur, ce qu’elle pensait de l’uniforme préféré des talibans : "une prison pour les femmes" et un signe de "discrimination féminine", n’hésitant pas, sur une question du journaliste, à affirmer, tranquillement et avec force, que la lutte contre la burqa et la lutte contre le voile c’était la même chose.
Et elle a ajouté deux arguments de choc dont le bon sens est évident : porter le voile, c’est non seulement "un signe terrible d’incivilité, mais aussi d’impolitesse", puisque c’est, forcément, ne pas faire ce qu’exige "le respect minimum de l’autre, à savoir lui montrer son visage" et elle a pris l’exemple des accompagnatrices voilées de sorties scolaires, qui constituent "un exemple inacceptable donné aux enfants", mais c’est aussi refuser l’intégration car "nous avons un devoir, celui d’enseigner à ceux qui viennent vivre dans notre pays non seulement la langue mais aussi ses valeurs".
Comment dire ici notre jubilation quand, à la question faussement naïve du journaliste, s’indignant que l’on exclue ainsi les femmes voilées, Elisabeth Badinter a eu ce cri du cœur, qu’elle a répété avec force : "c’est elles qui s’excluent !", rappelant que nous étions là pour donner à nos enfants le signe de NOS valeurs et que vouloir devenir Français, c’est, obligatoirement, vouloir CES valeurs… parce que l’on ne peut pas avoir rejeté, il y a quelques années, le spectacle des Afghanes voilées, "cette horreur" et "laisser ÇA s’installer en France."
Le "ÇA" employé par Elisabeth Badinter dit tout : c’est ce qui m’est étranger, c’est ce que je ressens comme barbare, c’est ce que je méprise car contraire aux droits de l’homme/femme, c’est ce dont je ne veux pas, c’est ce qui me ramène en-dessous de l’humain. Oui, Elisabeth Badinter, vous avez cent fois raison, nous sommes fiers des luttes menées par nos ancêtres de 1789, par des Louise Michel ou des Simone de Beauvoir ;au nom de quoi cet héritage serait-il un poids et une exclusion ? Par quelle perversion de la pensée en est-on arrivé à pouvoir même poser la question ?
Bien évidemment, cohérente avec ses propos, Elisabeth Badinter réclame l’interdiction de la burqa, en France. Elle ne tombe pas dans le piège du « voile acceptable » et de la « burqa inacceptable », et amalgame les deux tenues.
Merci, Madame Badinter, il est bon d’entendre une intellectuelle parler clairement, sainement, sans langue de bois, des enjeux de "la guerre du voile".

Par contre, sur France Culture, Caroline Fourest nous a, une fois de plus, horripilé : elle a évoqué l’affaire du gîte des Vosges et la condamnation de Fanny Truchelut, qu’elle a tenté de justifier dans une logorrhée verbeuse fort inquiétante quant à ses motifs (2) !
Certes, elle n’a pas été aussi loin que celle que certains appellent la « Caroline Fourest belge », Nadia Geerts (3). Cette dernière a cru bon d’écrire, sur son blog, dès le lendemain du procès un article intitulé « Un verdict qui renforce la laïcité ». Quel titre honteux ! Si elle était cohérente, elle devrait se dire que le fait que Fanny n’ait pris que la moitié de la peine du premier jugement est un recul de la laïcité ! Faut-il rappeler que Caroline Fourest, dans le même esprit, avait osé titrer, après le verdict d’Epinal, « Un jugement sévère, qu’il nous faut accepter ».
Néanmoins, la rédactrice en chef de Prochoix, dans son émission matinale, n’a pas craint de manipuler l’auditeur en présentant l’affaire de façon plus que biaisée, voire caricaturale : elle a inventé une Fanny Truchelut "décomposée" devant le voile de ses hôtesses, elle la décrit comme "ayant paniqué" devant la tenue de ses hôtes ! Pas bien solide, la Fanny, aux yeux de Caroline, et puis fille du peuple un peu simple, incapable de maîtriser ses sentiments à la vue d’un voile !
En verve, Caroline n’a pas hésité à affirmer que "LOGIQUEMENT", Horia Demiati était partie dès que Fanny avait demandé qu’elle enlève son voile dans les parties communes. Horia Demiati, le Mrap et la LDH doivent boire de telles paroles, qui les encouragent à poursuivre l’offensive dans tous les secteurs de la société. Bien sûr, brillante intellectuelle parisienne donneuse de leçons, elle se permet de tancer Fanny, pauvre fille des Vosges, qui, isolée, abandonnée de tous (à cause de qui, Caroline ?), aurait eu tort d’accepter un soutien aussi douteux que celui de Villiers.
On ne peut que déplorer quelques approximations curieuses, quand elle qui affirme froidement que "Fanny va peut-être fermer son gîte". Peut-elle vraiment ignorer qu’il est fermé depuis deux ans, et que c’est une des raisons de l’absence de revenus de Fanny ?
Faut-il par ailleurs rappeler qu’elle n’a jamais daigné écrire une phrase sympathique sur la propriétaire du gîte ? Au mieux, elle continue à la faire passer pour quelqu’un de simple, au pire elle a relayé l’équation simpliste : Fanny = Varaut = Villiers = intégriste catho ! Fallait-il la laisser seule, abandonnée de tous ? Fallait-il l’abandonner à l’extrême droite ? Fallait-il taire ce que signifie pour toute femme, en France, comme Elisabeth Badinter l’a justement rappelé, le port d’un voile ?

Naturellement, Riposte Laïque n’est jamais cité, mais largement évoqué. On se fait encore allumer, et, après avoir entendu Caroline, la cause est entendue, nous sommes de dangereux intégristes laïques.
Mais la bougresse ne s’est pas arrêtée là ! Et d’entonner le discours convenu de la gauche bien pensante, de la "tolérance", du "refus de la discrimination en raison de la religion", de la nécessité de "respecter les libertés individuelles", osant même parler d’exigences de la démocratie, considérant qu’interdire le voile serait "répondre à la tolérance par l’injustice" !!!
Bien sûr, elle est incapable de comprendre ce qui se passe dans la France et dans l’Europe du XXI° siècle. La laïcité de Caroline Fourest, c’est non au voile à l’école, mais oui au voile à l’université, dans la rue, sur les lieux de travail, dans les sorties scolaires, dans le gîte de Fanny, dans une auto-école, etc. Oui au voile partout où les islamistes ont décidé d’aller au bras de fer pour l’imposer. Jamais un mot contre l’invasion de la burqa en France !

C’est Elisabeth Badinter en personne qui répond le mieux à ces arguties, sur l’autre radio : l’injustice, c’est la prison réservée aux femmes ; la discrimination c’est celle qui oblige un des sexes à se cacher ; la démocratie c’est préserver l’héritage des lumières ; la liberté individuelle c’est celle de ne pas imposer à quiconque la vue d’une stigmatisation, fût-elle politique, religieuse ou philosophique.
Elisabeth Badinter est une vraie républicaine, une vraie laïque. Dès 1989, elle n’a pas hésité à condamner l’attitude de toute la gauche, lors de la première affaire du voile, à Creil. A l’époque, Catherine Kintzler était à ses côtés. Nous n’en regrettons que davantage l’évolution d’une philosophe qui défend aujourd’hui le droit de porter le voile à l’université. Elisabeth Badinter ne s’est pas fait que des amies, dans les milieux féministes, en critiquant la loi sur la parité, et le discours victimaire hostile aux hommes de quelques militantes. Mais sur la symbolique du voile et de la burqa, contre l’égalité hommes-femmes, contre l’intégration, contre la laïcité, son discours républicain et féministe est d’une clarté dont devraient s’inspirer Caroline Fourest et Catherine Kintzler.

Christine Tasin et Lucette Jeanpierre

Écrit par : Roger Felts | 14 octobre 2008

"Entièrement d'accord"

Ecrit par : Amélie avec Aïcha | 14 octobre 2008

La suite des propos que vous m'attribuez dans votre (fausse) citation est de votre invention.

Écrit par : Christophe Sibille | 14 octobre 2008

"La laïcité de Caroline Fourest, c’est non au voile à l’école, mais oui au voile à l’université, dans la rue, sur les lieux de travail, dans les sorties scolaires, dans le gîte de Fanny, dans une auto-école, etc. Oui au voile partout où les islamistes ont décidé d’aller au bras de fer pour l’imposer. Jamais un mot contre l’invasion de la burqa en France !

C’est Elisabeth Badinter en personne qui répond le mieux à ces arguties, sur l’autre radio : l’injustice, c’est la prison réservée aux femmes ; la discrimination c’est celle qui oblige un des sexes à se cacher ; la démocratie c’est préserver l’héritage des lumières ; la liberté individuelle c’est celle de ne pas imposer à quiconque la vue d’une stigmatisation, fût-elle politique, religieuse ou philosophique.
Elisabeth Badinter est une vraie républicaine, une vraie laïque. Dès 1989, elle n’a pas hésité à condamner l’attitude de toute la gauche, lors de la première affaire du voile, à Creil. A l’époque, Catherine Kintzler était à ses côtés. Nous n’en regrettons que davantage l’évolution d’une philosophe qui défend aujourd’hui le droit de porter le voile à l’université. Elisabeth Badinter ne s’est pas fait que des amies, dans les milieux féministes, en critiquant la loi sur la parité, et le discours victimaire hostile aux hommes de quelques militantes. Mais sur la symbolique du voile et de la burqa, contre l’égalité hommes-femmes, contre l’intégration, contre la laïcité, son discours républicain et féministe est d’une clarté dont devraient s’inspirer Caroline Fourest et Catherine Kintzler.

Christine Tasin et Lucette Jeanpierre"

Ecrit par : Roger Felts | 14 octobre 2008
Entièrement d'accord avec les propos sur Elisabeth Badinter, mais les auteurs de l'article semblent vraiment avoir un contentieux personnel avec Caroline Fourest! Elle pourfend le voile sous toutes ses formes quasiment chaque semaine dans Charlie! Franchement, c'est à vous que Toto devrait dire d'apprendre à lire!

Écrit par : Christophe Sibille | 14 octobre 2008

Roger Felts , je n'avais pas lu l'article que vous citez ! Bravo à Badinter qui dit exactement ce que nous ressentons .

Oui , ce sont elles qui s'excluent et nous le font savoir avec cette agression que représente le voile pour toute femme normalement constituée !

Impolitesse , mépris des autres et du pays d'accueil , tout est dit !

Oui , il faut se battre pour l'interdiction du voile ( hidjab et burka ) en France ...
" Quand même grandirait l'abjection publique
A ce point d'adorer l'exécrable trompeur
Quand même l'Angleterre et même l'Amérique ..."

Écrit par : Amélie avec Elisabeth | 14 octobre 2008

La suite des propos que vous m'attribuez dans votre (fausse) citation est de votre invention.

Ecrit par : Christophe Sibille | 14 octobre 200

Non , je maintiens , vous l'avez dit alors que j'avais cité l'article de Riposte sur la condamnation de Fanny Truchelut . Il suffit de "remonter" le fil !

Écrit par : Amélie avec Elisabeth | 14 octobre 2008

" Les IUFM vont participer à l’élaboration des masters et resteront probablement très impliqués dans la formation à la didactique."



Exemple de la didactique IUFMesque.



"Les dispositifs d'écriture dans la formation des enseignants

(IUFM de Créteil)

Responsable : Jacques CRINON MCF

Equipe IUFM

Projet européen TNTERE



Résumé des recherches développées :



L'écriture réflexive en formation s'inscrit dans des dispositifs dont les effets, en matière de construction de connaissances et de métaconnaissances chez les enseignants novices, sont à interroger. Après avoir centré notre réflexion, dans une recherche précédente, sur le mémoire professionnel, nous élargissons à présent notre champ à d'autres dispositifs d'écriture, en particulier les dossiers.

Nous procédons en outre à une comparaison internationale entre mémoires professionnels et portfolios, et interrogeons, à cette occasion, le rapport entre logique d'évaluation et logique de formation.

Un troisième volet de cette recherche concerne enfin l'écriture collaborative à distance ; il emprunte son cadre théorique à la «situated literacy» et étudie conjointement les interactions entre partenaires, les connaissances construites et les écrits produits.



Mots clés : Formation professionnelle des enseignants, TIC, Formation réflexive, Écriture, Mémoires professionnels.

Un autre exemple.

"Composantes de la notion et du dispositif de « projet ».

Les enchaînements sont le plus souvent chronologiques, avec ou sans marqueurs. Le repérage temporel et la datation peuvent être internes ou externes, ce qui renvoie à l'opposition récit-discours.

Mais nombre d'entre eux sont à a fois chronologiques et logiques (or, donc ; ambiguïté de « alors »), ce qui est inévitable car il est difficile de parler d'un enchaînement de faits hors de tout point de vue qui le situe dans l'ordre des causes ou des conséquences. Cette propriété donne une dimension argumentative à de très nombreux récits (au point que certains récits ne sont que des argumentations « habillées »).

Le texte narratif possède une structure achevée : le récit, avec schéma canonique quinaire, et des rôles actantiels standard. La notion de schéma canonique quinaire renvoie soit à la structure de récits courts ou à celle de séquences internes aux récits longs.

----------------------------------------------------------------

Le texte narratif, indissociable d'une visée argumentative, est donc un terrain de choix pour incarner des valeurs. L'enjeu de sa lecture-écriture pour les élèves n'est donc pas seulement linguistique au sens technique du terme. Il est à la fois linguistique et culturel.

----------------------------------------------------------------

Donc, il est important de conserver la distinction cohérence / cohésion comme renvoyant à des niveaux d'analyse dont chacun est didactiquement important : le traitement d'un problème textuel ou d'une difficulté d'élève est différent selon qu'il renvoie à l'intériorisation des paramètres contextuels (cohérence) ou selon qu'il renvoie à un problème technique (aspects morphosyntaxiques de la cohésion). Dans tous les cas, il ne faut pas oublier que l'outil morphosyntaxique (par exemple la maîtrise des pronoms anaphoriques) peut outiller sur le plan de la cohérence.

(Extrait d'un cours du C.N.E.D. (centre national d'enseignement à distance) de Toulouse destiné aux étudiants préparant le concours d'entrée des I.U.F.M.)

Voici un autre texte

'Le matérialisme dialectique appliqué à la psychologie conduit Wallon à reconnaître dans les CONFLITS ou contradictions la force motrice des changements.

La thèse de l'interaction des phénomènes, du caractère déterminant des totalités se concrétise, dans la psychologie wallonienne, par le souci constant de situer l'histoire des activités et des fonctions mentales dans une histoire globale de la PERSONNALITE en rapport avec son milieu.

Wallon préconise une compréhension relationnelle, il met en garde contre l'erreur qui consiste à vouloir comprendre un phénomène isolément, en le détachant de son contexte. Notant que dans l'évolution psychologique, il n'y a pas de résultat qui puisse se transmettre tel quel d'un système au suivant, il déclare : 'Un résultat qui reparaît en liaison avec un nouveau mode d'activité n'existe plus de la même façon. Ce n'est pas la matérialité du geste qui importe, c'est le système auquel il appartient dans l'instant où il se manifeste."

(Evolution psychologique de l'enfant.)

CNED de Toulouse, Français, Lire.

C'est pourtant clair !

Écrit par : Anne-Marie Valette | 14 octobre 2008

Ne vous bilez pas, Anne-Marie, vos copiés-collés ne servent à rien; les MCF trouveront toujours une porte de sortie honorable pour eux, quelles que soient les maquettes des nouveaux masters.

Écrit par : Christophe Sibille | 14 octobre 2008

JPB a écrit :« Quand nous serons à nouveau occupés, ou en lutte jnterne, je compterai les types bien. Combien entre juin 40 et mai 44 ? »

En octobre 1941, Sartre est affecté au lycée Condorcet sur remplacement de Ferdinand Alquié. Ce poste était intialement occupé par le professeur Henri Dreyfus-Le Foyer évincé parce que juif.

Écrit par : Lariba | 14 octobre 2008

Bon. Reprenons patiemment.
Mâme Troufleau, qui fut sans doute une excellente institutrice à chignon, écrit en 1904 la chose suivante, mise en exergue de la dernière motion du GRIP :
"L’exemple doit précéder la règle que l'enfant est appelé à découvrir lui même, et non venir la confirmer, l'illustrer en quelque sorte, après qu'elle a été énoncée comme un axiome.
Comment faire une leçon de grammaire. Madame Troufleau Revue Pédagogique, 1904, tom. I, p. 223"


Ecrit par : yann | 14 octobre 2008

Je ne suis pas une vieille institutrice à chignon, mais je serais assez d'accord avec elle.

Voici l'exemple d'une leçon qui permet à des CE1 de faire la différence entre "a" et "à".

Travail collectif au tableau:

"Yann a mal à la tête."

Petite histoire pour amener les enfants à dire ensuite.

Il n'est pas venu à l'école hier car
"Yann avait mal à la tête."

Il s'est cogné dans le mur donc
"Yann a eu mal à la tête."

S'il regarde trop la télévision,
"Yann aura mal à la tête."

Et tout naturellement, il est facile de faire constater aux enfants que "à" ne change pas dans ces différentes phrases, mais que "a" devient "avait", "a eu", "aura"...

Donc conclure que "a" est le verbe avoir et peut changer et que "à" n'est pas le verbe avoir....
et que l'accent sur la préposition "à" permet de différencier ces deux petits mots qui sont très différents malgré leur prononciation identique.

Ensuite on fera plusieurs exercices d'application qui permettront aux enfants d'acquérir un automatisme... pour la vie !!!

Considérez-vous ceci comme du "constructivisme"?

N'oublions pas que cette découverte se fait tous ensemble, au tableau, et seulement quand on a étudié les notions de passé, présent, futur, la notion de verbe et la cojugaison du verbe avoir au moins au présent....

Écrit par : Maminou | 14 octobre 2008

S'il n'y prend garde,Michel Delord risque de finir au jury des nouveaux concours, chargé de poser des questions pièges dans l'épreuve "d'épistémologie"sur les pré-instructionnistes de la Tradition constructiviste de la Réforme (en Basse-Saxe).

Écrit par : dugong | 14 octobre 2008

@ Christophe Sibille répondant à Amélie, écrit :

La suite des propos que vous m'attribuez dans votre (fausse) citation est de votre invention.

@ Amélie réplique :

Non , je maintiens , vous l'avez dit alors que j'avais cité l'article de Riposte sur la condamnation de Fanny Truchelut . Il suffit de "remonter" le fil !

Je confirme les propos d'Amélie… J'ai bien lu à l'époque (il y a quelques jours) les propos de Christophe Sibille qu'il prétend maintenant ne pas avoir prononcé.

@ Christophe Sibille écrit également :

Entièrement d'accord avec les propos sur Elisabeth Badinter, mais les auteurs de l'article (Christine Tasin et Lucette Jeanpierre) semblent vraiment avoir un contentieux personnel avec Caroline Fourest! Elle pourfend le voile sous toutes ses formes quasiment chaque semaine dans Charlie! Franchement, c'est à vous que Toto devrait dire d'apprendre à lire !

Qui à notre époque, imprégné des valeurs de liberté n'est pas capable de pourfendre le voile ? Le mérite n'est pas terrible… C'est dans la manière d'organiser la réponse à ces pratiques abusives que l'on peut déceler l'inconséquence de certains laïques de salon ou de médias.
« Caroline Fourest est incapable de comprendre ce qui se passe dans la France et dans l’Europe du XXI° siècle. La laïcité de Caroline Fourest, c’est non au voile à l’école, mais oui au voile à l’université, dans la rue, sur les lieux de travail, dans les sorties scolaires, dans le gîte de Fanny, dans une auto-école, etc. Oui au voile partout où les islamistes ont décidé d’aller au bras de fer pour l’imposer. Jamais un mot contre l’invasion de la burqa en France !
Et d’entonner le discours convenu de la gauche bien pensante, de la "tolérance", du "refus de la discrimination en raison de la religion", de la nécessité de "respecter les libertés individuelles", osant même parler d’exigences de la démocratie, considérant qu’interdire le voile serait "répondre à la tolérance par l’injustice" !!! »
C'est justement parce que derrière la paille des mots nous savons déceler le grain des choses que si Toto se met à distribuer des médailles en chocolat, nous aurons droit aux plus grosses pour notre capacité à lire le réel. D'autres auront droit à des coups de pieds au cul.

Écrit par : Roger Felts | 14 octobre 2008

A Dupont et Dupond qui se reconnaitront dans leurs réponses , lorsque j' ai cité l'article de Riposte Laïque sur Bégaudeau :


" Ben quoi, la religion n'a pas sa place à l'école, c'est tout.

Ne détournons pas le sujet.

Ecrit par : Jeremy | 07 octobre 2008

Exactement. Rien à ajouter.

Ecrit par : Christophe Sibille | 07 octobre 2008

AMELIMELO, je ne vous ai pas attendue pour combattre et pourfendre l'intrusion de TOUTES les religions, islam comme les autres, dans tout ce qui déborde de la sphère privée.
CAPITO, une fois pour toutes?
Je ne suis qu'un simple "antilaïcophobe".

Ecrit par : Christophe Sibille | 07 octobre 2008 "

Donc , il s'agit bien , chaque fois , venant de Christophe et son inséparable , de la même injonction à la "boucler", car parler de l'islam et du voile , c'est paaas bien , pas chic du tout !

Quant à l'impayable Caroline , sa félonie n'est plus à démontrer . C'est une opportuniste et une collabo , ses positions lors de l'affaire Truchelut en sont la preuve et Riposte Laique le dit très bien !

Écrit par : Amélie chez les gnan-gnans | 14 octobre 2008

"J'ai beau émettre des hypothèses rien de cohérent n'en ressort."
Quand un arbre(fruitier) ne donne plus de fruit, tu fais quoi ?

Écrit par : toto | 14 octobre 2008

Quand un arbre (fruitier) ne donne plus de fruit, tu fais quoi ?

Ecrit par : toto

Eh bien, il donne autre chose : de l'ombre (tant mieux pour lui) ou du bois (tant pis pour lui).

Écrit par : moot | 14 octobre 2008

Et tout naturellement, il est facile de faire constater aux enfants que "à" ne change pas dans ces différentes phrases, mais que "a" devient "avait", "a eu", "aura"...

Donc conclure que "a" est le verbe avoir et peut changer et que "à" n'est pas le verbe avoir....
et que l'accent sur la préposition "à" permet de différencier ces deux petits mots qui sont très différents malgré leur prononciation identique.

Ecrit par : Maminou | 14 octobre 2008

Maminou, l'enfant peut-il vraiment le "découvrir lui-même", comme le croit l'immarcescible Madame Troufleau ?

Écrit par : yann | 14 octobre 2008

a et à ...

"Considérez-vous ceci comme du "constructivisme"?

Bah non, c'est une "leçon" classique. Observation, déduction (dégager la règle et l'apprendre), application ...

"Méthode intuitive et inductive, partant des faits sensibles pour aller aux idées ; méthode active, faisant un appel constant à l'effort de l'élève et l'associant au maître dans la recherche de la vérité. "

Et ce n'est pas d'hier :

IO de 1923 ...

III. Méthode générale de l'enseignement primaire

"La méthode à suivre dans l'enseignement primaire a été définie par les instructions de 1887, en termes qui n'ont rien perdu de leur valeur.

Cette méthode, disent ces instructions "ne peut consister, ni dans une suite de procédés mécaniques ni dans le seul apprentissage de ces premiers instruments de communication : la lecture, l'écriture, le calcul, ni dans une froide succession de leçons exposant aux élèves les différents chapitres d'un cours.

"La seule méthode qui convienne à l'enseignement primaire est celle qui fait intervenir tour à tour le maître et les élèves, qui entretient pour ainsi dire entre eux et lui un continuel échange d'idées sous des formes variées, souples et ingénieusement graduées. Le maître part toujours de ce que les enfants savent, et, procédant du connu à l'inconnu, du facile au difficile, il les conduit par l'enchaînement des questions orales ou des devoirs écrits à découvrir les conséquences d'un principe, les applications d'une règle, ou inversement les principes et les règles qu'ils ont déjà inconsciemment appliqués.

"En tout enseignement, le maître, pour commencer, se sert d'objets sensibles, fait voir et toucher les choses, met les enfants en présence de réalités concrètes, puis peu à peu les exerce à en dégager l'idée abstraite, à comparer, à généraliser, à raisonner sans le secours d'exemples matériels.

"C'est donc par un appel incessant à l'attention, au jugement, à la spontanéité intellectuelle de l'élève que l'enseignement primaire peut se soutenir. Il est essentiellement intuitif et pratique : intuitif, c'est-à-dire qu'il compte avant tout sur le bon sens naturel, sur la force de l'évidence, sur cette puissance innée qu'a l'esprit humain de saisir du premier regard et sans démonstration non pas toutes les vérités, mais les vérités les plus simples et les plus fondamentales ; pratique, c'est-à-dire qu'il ne perd jamais de vue que les élèves de l'école primaire n'ont pas de temps à perdre en discussions oiseuses, en théories savantes, en curiosités scolastiques, et que ce n'est pas trop de cinq à six années de séjour à l'école pour les munir du petit trésor d'idées dont ils ont strictement besoin et surtout pour les mettre en état de le conserver et de le grossir dans la suite.

"C'est à cette double condition que l'enseignement primaire peut entreprendre l'éducation et la culture de l'esprit ; c'est, pour ainsi dire, la nature seule qui le guide ; il développe parallèlement les diverses facultés de l'intelligence par le seul moyen dont il dispose, c'est-à-dire en les exerçant d'une manière simple, spontanée, presque instinctive ; il forme le jugement en amenant l'enfant à juger, l'esprit d'observation en faisant beaucoup observer, le raisonnement en aidant l'enfant à raisonner lui-même et sans règles de logique".
Méthode intuitive et inductive, partant des faits sensibles pour aller aux idées ; méthode active, faisant un appel constant à l'effort de l'élève et l'associant au maître dans la recherche de la vérité. Méthode inspirée par la grande tradition des penseurs français qui se sont occupés de l'éducation, depuis Montaigne jusqu'à Rousseau. Elle est devenue pour nous si classique, elle est tellement entrée dans nos mœurs que nous n'en sentons plus toujours la valeur, de même que n'apprécient pas toujours la valeur de la santé ceux qui ont l'habitude de faire jouer leurs organes sans douleur. Elle nous est si naturelle que nous l'appliquons parfois sans le savoir : si bien que nous ne la reconnaissons plus lorsque des auteurs étrangers - ou même des auteurs français - viennent nous en exposer les principes comme s'il s'agissait de sensationnelles nouveautés.

La tâche qui s'impose à nous n'est pas de chercher une nouvelle méthode. Notre effort doit consister surtout à éviter qu'à l'usage notre méthode ne s'altère. Qui dit usage dit usure. Tel croit très sincèrement suivre toujours une méthode concrète qui peu à peu se laisse aller à des procédés et à des mots de plus en plus abstraits ; tel croit toujours faire appel à la réflexion de ses élèves qui peu à peu en vient à leur imposer d'autorité ses opinions. Le grand ennemi de l'éducateur, c'est l'habitude. Elle tend à transformer en routines mécaniques les pratiques mêmes qui étaient destinées à lutter contre la routine et le mécanisme. Aussi pour obtenir le résultat visé par les auteurs du plan de 1887, sommes-nous obligés, sur ce point comme sur d'autres, de faire un pas de plus qu'eux. C'est pour ce motif que nous avons éliminé des programmes certaines "théories" abstraites qu'ils y avaient laissées (théories arithmétiques, par exemple, ou théories musicales). C'est pour ce motif qu'à l'observation, qui laisse encore l'écolier passif, nous préférons, dans la mesure où elle peut être pratiquée à l'école primaire, l'expérimentation qui lui assigne un rôle actif. Dans certaines écoles, les enfants du cours préparatoire eux-mêmes pèsent des liquides et se rendent compte de la différence des densités. Et il faut voir avec quelle joie ils enregistrent les résultats. Nous souhaitons que de telles pratiques se généralisent, que partout les élèves collaborent à la préparation des leçons, à la récolte des matériaux et des documents (qu'il s'agisse de cartes postales illustrées, de plantes ou d'insectes) ; que partout ils fabriquent de leurs mains des objets de démonstration ; que partout ils travaillent effectivement pendant que le maître parle ; que partout on s'ingénie à rendre la classe plus animée et plus vivante. À l'enseignement par l'aspect, forme intéressante de la méthode concrète qui n'a pas dit son dernier mot et que le cinématographe va renouveler, il faut superposer une autre forme de la même méthode qui n'en est encore qu'à ses balbutiements, mais qui décuplera l'efficacité de l'art pédagogique, l'enseignement par l'action. "

Écrit par : Hervé | 14 octobre 2008

Islamophobie , suite ( le combat continue , la garde meurt mais ne se rend pas et plutôt la mort que la souillure ! ) , avec cet extrait d'un autre article de Riposte :


" Et dire que nos juges n’ont même pas compris cela ! Pire : ils n’ont pas compris qu’en blâmant Fanny Truchelut, ils n’ont fait qu’aggraver la sourde colère du peuple français à leur encontre comme à l’encontre de la population musulmane. Il est urgent de rappeler que la République est « une et indivisible », que le voile la divise et qu’il ne pourra que la diviser davantage en se multipliant, car la condamnation de Fanny Truchelut est un puissant appel d’air pour les accompagnatrices scolaires voilées, les mères voilées dans les lycées et les collèges, les étudiantes voilées à l’université, les femmes voilées dans les administrations, les instances décisionnaires et ailleurs !

Nous sommes révoltés par le jugement prononcé à l’endroit de Fanny Truchelut, car il porte la marque de la bêtise officielle et de lâcheté, comme si la tolérance était tous azimuths, comme si elle n’était point « le fait de ne pas interdire ou exiger, ALORS QU’ON LE POURRAIT » (Petit Robert), comme s’il suffisait d’ouvrir la porte pour avoir l’esprit ouvert, comme s’il suffisait d’être aimable pour être aimé ! Ces juges républicides savent-ils au moins que la tolérance est paradoxale, que « si l’on est d’une tolérance absolue, même envers les intolérants, et qu’on ne défende pas la société tolérante contre leurs assauts, les tolérants seront anéantis, et avec eux la tolérance » (Karl Popper) ? Pensent-ils pouvoir bâtir une société d’apaisement en lui infligeant de pareils coups ? Connaissent-ils les relations de la plaignante ? Savent-ils qu’elle est la belle-soeur de Nasser Demiati qui milite pour le port du voile à l’école et cautionne les actions des Indigènes de la République ? Ces mêmes juges se sont-ils jamais demandé si le port du voile ne pourrait pas être une marque d’impolitesse vis-à-vis de l’immense majorité des Français dont la culture laïque et républicaine est profondément étrangère à cette pratique ?

Quand allons-nous comprendre, en France et en Europe, que les valeurs françaises et européennes ne seront respectées que si nous avons le courage et l’intelligence de les imposer au nom même de la séparation de la vérité et de la valeur ? "

http://www.ripostelaique.com/Les-pieges-de-la-tolerance-mis-en.html

Où l'on voit que Caroline Fourest a mis les pieds dans un engrenage mortel , celui de la tolérance avec ce qu'il y a de plus intolérant aujourd'hui , en France !

Écrit par : Amélie milite | 14 octobre 2008

Maminou, l'enfant peut-il vraiment le "découvrir lui-même", comme le croit l'immarcescible Madame Troufleau ?

Ecrit par : yann | 14 octobre 2008

Pour que l'enfant voie la différence entre "a" avec ou sans accent, on souligne, on entoure, on suggère fortement... puisque c'est un travail guidé.

C'est à dire que quand j'écris au tableau :

"Yann a mal à la tête."

je dis aux enfants:
"nous allons essayer d'expliquer pourquoi ici on écrit "a" et là-bas, on écrit "à"..."
Et nous faisons les transformations au passé ou au futur.

Je ne me verrais pas dire aux enfants:

"Et bien mes petits cocos, voilà: quand "a" n'a pas d'accent, c'est le verbe avoir, quand "à" a un accent c'est une proposition... et il ne faut surtout pas les confondre.
Et maintenant que vous connaissez la règle, prenez vos cahiers et faites moi l'exercice n°4 page 23...
Et , roulez jeunesse !!!"

Écrit par : Maminou | 14 octobre 2008

Quand un arbre (fruitier) ne donne plus de fruit, tu fais quoi ?

Ecrit par : toto

Eh bien, il donne autre chose : de l'ombre (tant mieux pour lui) ou du bois (tant pis pour lui).

Ecrit par : moot

Ou une opportunité ...

"VLADIMIR.- C'est l'arbre.
ESTRAGON.- Non, mais quel genre ?
VLADIMIR.- Je ne sais pas. Un saule.
ESTRAGON.- Viens voir. (Il entraîne Vladimir vers l'arbre. Ils s'immobilisent devant. Silence.) Et si on se pendait.
.... "

Écrit par : Hervé | 14 octobre 2008

Yann, ne mélangez pas tout ...

Il y a bien *transmission*, ce qui différencie fondamentalement les constructivistes (relire Piaget ) et les "instructionnistes" (Arrghhh ...). Le maître n'est pas un "médiateur" (relire Piaget : "Tout savoir est une construction du sujet en réponse aux sollicitations de l'environnement ... "), il reste *le maître*, celui qui sait, - le guide ? - dans tous les sens du terme : il décide de la progression (ce que démontre Maminou), il déclenche le processus d'apprentissage, ici, il guide l'observation des phrases (trouvées par les élèves ou données par le maître, peu importe ; Freinet n'est pas un "constructiviste" ! :-)), fait dégager la règle in fine, cette règle qu'il a décidé au départ de faire "découvrir" - méthode inductive/déductive - et surtout de faire apprendre, et décide du réinvestissement.

Le tout en sollicitant sans cesse *l'effort* de l'enfant, son intelligence, puis sa mémoire ... Méthode active. Rien de diabolique ici !

Mais Maminou, catmano, Muriel, Yves ou Robin - et Michel Delord - vous diront tout cela mieux que moi ...

Écrit par : Hervé | 14 octobre 2008

Apparemment, personne n'a encore relaté ici l'hallucinant concours lancé par le Moloch sur le thème "3 mots pour l'Europe".

version écourtée sur le site du moloch (y en a encore lè haut qui ont un brin de conscience)
http://www.education.gouv.fr/cid22537/3-mots-pour-europe-concours-video-pour-les-lyceens.html

version longue :
http://www.dailymotion.com/sas/educnat_concours_video_pierre_mathieu/

Les 400 mots de Benlolita c'est déjà (très) dépassé.

Y en a qui font de la culture hors sol (champignonnière) au Moloch ! Un inspection s'impose.

Écrit par : dugong | 14 octobre 2008

Quelqu'un demandait ci-dessus si la Société des agrégés se préoccupait aussi du sort du CAPES.
Réponse ci-dessous!
On relèvera dans ce communiqué des mots graves qui pèsent tout leur poids (pléonasme volontaire!). Et quand on sait que le Cabinet du Ministre est très "attentif" aux positions de la Société des agrégés...
Voici:


*COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU 14 OCTOBRE 2008*

*Les nouveaux concours de recrutement des professeurs*


M. Jean-Michel LÉOST, Président de la Société des agrégés, a fait à la Presse la déclaration suivante :


La Société des agrégés se réjouit que « les épreuves et programmes des concours de l’agrégation [soient] maintenus en l’état » et que l’agrégation recrute « des professeurs qui sont appelés à enseigner en priorité dans les classes d’examen du lycée, les classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE), les sections de techniciens supérieurs (STS) et le premier cycle de l’université ». Jugeant cependant qu’il n’est pas possible de préparer conjointement le programme de l’agrégation et un master 2 disciplinaire et de recherche, elle demande à nouveau que ce diplôme soit requis pour se présenter à l’agrégation et que les candidats bénéficient d’une année complète de préparation au concours.

En revanche, la Société des agrégés dénonce vivement l’infléchissement d’une des épreuves orales actuelles de l’agrégation « dans le sens de l’épreuve orale prenant la forme d’un exercice pédagogique proposée pour les nouveaux concours de recrutement de professeurs » ainsi que l’ajout d’une « épreuve d’entretien avec le jury » censée « vérifier les connaissances du candidat relatives aux valeurs et aux exigences du service public, au système éducatif et à ses institutions et de manière plus générale à son aptitude à exercer le métier de professeur […] ». Elle estime que les épreuves, telles qu’elles sont conçues actuellement, par exemple à travers la « leçon d’agrégation », permettent déjà aux jurys de déceler les capacités pédagogiques des candidats et que les changements annoncés pervertiraient le concours.

A fortiori, la Société des agrégés condamne les modifications apportées aux épreuves du CAPES, qui le dénaturent totalement.

En effet, la réduction du nombre d’épreuves dans plusieurs CAPES, et, parmi ces épreuves, la réduction des épreuves purement disciplinaires, la réduction de la durée de préparation de l’écrit à quelques mois, conduiront inéluctablement à une diminution des exigences scientifiques. De plus, les jurys, en fonction de leur composition, pourront éliminer les candidats qui ne répondront pas au « profil » officiellement attendu. Cela risque de conduire au formatage idéologique et pédagogique des futurs professeurs, à leur normalisation, alors que l’une des richesses du corps enseignant réside dans sa diversité. Une telle conception du recrutement est incompatible avec les principes républicains.




Enfin, il est scandaleux de vouloir, pour les concours du CAPES, « assurer la prépondérance des épreuves [orales] d’admission » pour « permettre de choisir les candidats les plus aptes à la fonction d’enseignant […] sur des critères d’ordre pédagogique et didactique ainsi que sur la connaissance du futur milieu d’exercice ». Dans une telle conception, les savoirs disciplinaires, qui sont le fondement essentiel de la compétence professionnelle des enseignants, se trouvent considérablement rabaissés.

En outre, cette maquette du CAPES écarte de facto les étudiants qui auront préparé un master disciplinaire et de recherche.

La Société des agrégés demande au Ministre de l’Éducation nationale de revoir les maquettes des concours pour leur donner un contenu scientifique beaucoup plus important et de remplacer les épreuves qui entraîneraient un recrutement partial des futurs professeurs par des épreuves disciplinaires objectivement évaluées.

Elle demande également au Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche de n’habiliter, pour tous les concours de recrutement, que des masters qui garantissent les compétences disciplinaires.

La Société des agrégés appelle toutes les organisations professionnelles, toutes les associations de spécialistes, tous les professeurs, à défendre ensemble le principe et la valeur des concours républicains et à s’opposer à leur dénaturation.

Écrit par : Jean | 14 octobre 2008

"3 mots pour l'Europe"

"1700 milliards ! Bingo !"

Qu'est-ce que j'ai gagné ?
"Les raisins de la colère" en collection de poche !
Merci quand même ...

Écrit par : krach | 14 octobre 2008

Brièvement car je reviendrai notamment sur la manière dont Yann présente la position du GRIP : « avec de bons programmes (car dans "GRIP", il y a "programmes"), qu'importe la méthode, tout ira bien »

I) Yann ne sait rien de ce que veut exactement dire Madame Troufleau puisqu’il en a exactement et seulement UNE citation , ce qui ne l’empêche pas d’essaye de la démolir en l’appelant Mâme et en écrivant qu’elle a un chignon, arguments de haut niveau s’il en est. On aimerait de sa part des références sérieuses ou au moins comme il ne sait pas ce que fait Madame Troufleau dans le cours de grammaire dont la citation est l’introduction, qu’il le demande.

Il ne le demande pas. Tant pis, je fournis quand même l’article dont est tiré la citation :


[Début de l’article

Toute leçon de grammaire doit toujours être déduite d’une phrase écrite au tableau noir : l’exemple doit précéder la règle que l’enfant est appelé à découvrir lui-même, et non venir la confirmer, l'illustrer on quelque sorte, après qu'elle a été énoncée comme un axiome.
Cette vérité semble être devenue un lieu commun ; on en est pourtant fort loin dans la pratique.
Prenons, comme exemple d'exposition, la première leçon du cours élémentaire. Il s'agit de rappeler à l'élève les premières notions sur le verbe, le sujet, le complément, le genre, le nombre, la personne, les temps, notions acquises au cours préparatoire, et de lui apprendre un mot nouveau, le nom de la proposition que nous n'avons pas encore distinguée de la phrase.
La leçon doit être dialoguée, le maître suggérant la réponse sans la donner toute faite. Mais, pour abréger cette exposition, je condense le dialogue : que l'imagination y supplée.

J'écris au tableau noir :
Le corbeau tenait un fromage.

Qu'est-ce que je viens d'écrire au tableau ?
C'est une phrase, qui forme une petite histoire.

Nous avons, en effet, appris l'année dernière qu'une phrase est un ensemble de mots qui forment une histoire ou expriment un jugement.
Ces phrases si simples, qui ne forment ainsi qu'une telle histoire ou qui n'expriment qu'un seul jugement ont un nom particulier en grammaire : on les appelle des propositions.
Quel est le mot essentiel de la proposition : Le corbeau tenait un fromage ? C'est tenait, car sans tenait il n'y aurait pas d'histoire. C'est tenait qui exprime l'action faite par le corbeau, subie par le fromage. Tenait, qui exprime l'action, est un verbe.
Des deux personnages de ma petite histoire, celui qui fait l'action, le corbeau, est le sujet du verbe tenait ; et celui qui subit l'action, le fromage, est le complément du verbe tenait.
Voici ma proposition comprise avec le verbe tenait, qui a pour sujet le corbeau et pour complément le fromage.
Mais est-ce là tout ce que nous savons sur cette proposition, tout ce que nous en pourrons dire ? Non, certes. Nous savons encore que le corbeau est un mot qui représente un animal, et le fromage un mot qui représente une chose.
Or les mots qui représentent les personnes, les animaux ou les choses sont des noms. Il n'y a qu'un corbeau ou qu'un fromage ; ces deux mots sont donc au singulier, puisqu'on se sert du singulier quand il ne s'agit que d'une seule personne ou d'une seule chose.
Mes deux noms, le corbeau et le fromage, appartiennent au genre masculin : le corbeau, parce qu'il est le nom d'un animal mâle; le fromage, parce que notre fantaisie en a décidé ainsi, puisque les noms des choses n'appartiennent naturellement à aucun genre.
Et sur le verbe, que savons-nous ?
Tenait exprime une action qui a déjà eu lieu ; il est donc au temps passé. Le corbeau, sujet du verbe, n'est pas présent; nous parlons de lui; le verbe est donc à la troisième personne, celle dont on parle. Et, comme il n'y a qu'un seul corbeau, le verbe, qui s'accorde en nombre comme en personne avec son sujet, est à la troisième personne du singulier.
Nous allons donc pouvoir faire l'analyse grammaticale de la proposition qui est au tableau...
Cette leçon est, en somme, une récapitulation.
Fin de l’article]
Qu’en pense Yann ?

II) Comme vient de le faire remarquer Hervé et comme cela est indiqué le texte du GRIP qui cite les directives pédagogiques à la création de l’instruction publique en 1882* , l’idée défendue par Mme Troufleau n’est pas spécifique à Mme Troufleau mais représente le centre de la doctrine pédagogique de l’époque.

III)

a) La note 2 du texte de la pédagogie dit explicitement
[Le fait que Jean-Claude Milner n’ait pas défendu les pédagogues du XIXème et notamment ceux qui sont les pères de l’instruction publique permet d’interpréter la citation suivante comme un déni général de la pédagogie : « Nous mettons au défi ceux qui ont si souvent sur les lèvres le prédicat pédagogique (qu'il soit appliqué à l'acte, ou à l'innovation, ou aux technologies) de citer une proposition assurée, un argument incontestable, un texte rigoureux ou simplement intéressant, ou, plus simplement encore, bien écrit : il n'y en a pas »( Jean-Claude Milner, De l’école, Paris, 1984).]

b)Sans vouloir offenser JPB, le darron de ces lieux, il a quand même écrit «Alors, autant régler tout de suite une question simple dont a voulu faire un problème: l’élève n’est pas en classe pour “s’exprimer”. Il est là pour écouter, apprendre et prendre des notes.»

c) J’en déduis simplement, à partir de ces deux citations de deux théoriciens importants de l’antipédagogisme que le courant anti-pédagogiste ferait bien de faire très attention lorsqu’il parle de pédagogie et lorsqu’il parle de constructivisme.

d) Ceci dit , je veux bien parler plus tard du rôle extrêmement nocif qu’a eu le constructivisme par exemple dans la genèse des ‘Standards’ du NCTM aux USA.

Michel


* Pour Hervé : je préfère 1882 à1923, bien qu’il y ait aussi qq problèmes aussi en 1882.

Écrit par : MichelDelord | 14 octobre 2008

Entendu à France Cul aux infos de 7h30 le liseur de listes quotidiennes proférer : "les IUFM, considérés par la droite comme un bastion du pédagogisme".

Faudra-t-il faire constater par huissier la teneur de ses votes et enregistrer leur historique par actes notariés pour échapper à l'amalgame ?

Ecrit par : dugong | 14 octobre 2008

Euh....In my book je lis cela autrement:
si les profs de gauche (pardon pour ce quasi pleonasme) au lieu de faire le dos rond et de contribuer a l'omerta generale sous pretexte qu'on ne tire pas contre son camp s'etaient montres moins pleutres, cet amalgame n'aurait pas de raison d'etre.

Écrit par : Cadichon | 14 octobre 2008

Fin de l’article]
Qu’en pense Yann ?

Ecrit par : MichelDelord | 14 octobre 2008

Rien que du bien.
Et que c'eût été un peu long comme exergue. Mais plus clair et moins ambigu.
Du danger de faire des citations. Et de les faire lire à un public qui n'est pas spécialiste des oeuvres complêtes de MADAME Troufleau.

Je note que j'ai (enfin) ma réponse à ma question : le fait est que la position de JPB n'est pas fausse, mais que le GRIP est contre. Tout simplement. Dont acte. Qu'en pense JPB ?

PS : vous avez raison, j'ai honte d'avoir dit que votre égérie avait un chignon. C'est vrai qu'il n'y a rien de tel pour démolir la réputation d'une honnête femme. Je retire. Elle avait sûrement les cheveux longs.
PPS : J'ai eu en 11eme une adorable instit à chignon, et je garde d'elle un excellent souvenir, malgré cette parure infamante.

Écrit par : yann | 14 octobre 2008

JPB a quand même écrit «Alors, autant régler tout de suite une question simple dont a voulu faire un problème: l’élève n’est pas en classe pour “s’exprimer”. Il est là pour écouter, apprendre et prendre des notes.»

Ecrit par : MichelDelord | 14 octobre 2008

Il a "quand même" écrit ça, JPB?
Eh bien il a eu cinquante mille fois raison! A l'école, le premier droit d'un élève, c'est de fermer sa gueule et de faire consciencieusement tout de qu'on lui ordonne de faire. Quand ça c'est fait, après (éventuellement) on discute.

Écrit par : Jean | 14 octobre 2008

Merci, Jean.
Connaissez-vous Madame Troufleau ? :p

Écrit par : yann | 14 octobre 2008

I) Yann ne sait rien de ce que veut exactement dire Madame Troufleau puisqu’il en a exactement et seulement UNE citation , ce qui ne l’empêche pas d’essaye de la démolir en l’appelant Mâme et en écrivant qu’elle a un chignon, arguments de haut niveau s’il en est.
Ecrit par : MichelDelord | 14 octobre 2008

Du moment qu'il ne l'accuse pas de porter la burka !
Au fait, les islamistes sont-ils constructivistes ?
Les islamophobes sont-ils constructivistes ?

Écrit par : dobolino | 14 octobre 2008

JPB a quand même écrit «Alors, autant régler tout de suite une question simple dont a voulu faire un problème: l’élève n’est pas en classe pour “s’exprimer”. Il est là pour écouter, apprendre et prendre des notes.»

Ecrit par : MichelDelord | 14 octobre 2008

Il a "quand même" écrit ça, JPB?
Eh bien il a eu cinquante mille fois raison! A l'école, le premier droit d'un élève, c'est de fermer sa gueule et de faire consciencieusement tout de qu'on lui ordonne de faire. Quand ça c'est fait, après (éventuellement) on discute.

Ecrit par : Jean | 14 octobre 2008

Ne soyez pas si catégorique, Jean.
A "l'école des grands", dès le CE1 pour quelques très rares acquisitions, puis de plus en plus jusqu'à devenir une règle d'or, à condition que de temps en temps quand même, on lui ordonne de l'ouvrir pour poser des questions, exposer sa démonstration du problème, citer de mémoire ce qu'il a appris, je suis d'accord.

En revanche, à "l'école des petits", soit de deux ans à, plus rarement mais quand même de temps en temps, dix ou onze ans (6°, 5°, je n'ai jamais eu, mais je suppose qu'il faut encore les faire "participer" si l'on veut obtenir toute leur attention), on doit obligatoirement les obliger à ouvrir leur gueule.
Sinon, je ne vous raconte pas les bonnes siestounes qu'ils feraient assis à leur bureau en train de "boire" le ronron du professeur comme ils boivent à la maison le "bruit du poste".
Un enfant est un "primaire actif" si je me rappelle bien mes cours. Il ne croit que ce qu'il agit, le reste, c'est du pipeau pour adultes.
Je ne vous raconte pas non plus le niveau de langage oral de ceux qui n'ont pas la chance à la maison d'avoir une famille qui les reprend quand ils disent : "Si j'aurais su, j'aurais pas venu !". Et comme on ne peut écrire que ce que l'on sait dire, ça ne serait pas flambant à l'écrit non plus.

Écrit par : catmano | 14 octobre 2008

merci Amelie d'avoir remis
la metaphore du homard.

je n'ai meme pas l'excuse d'un coup de roulis intempestif
pendant mon copier coller qui aurait renvoye le homard dans son habitat d'origine, car a part une baleine ce matin rien ne trouble l'horizon ni le plat de la grande bleue

La metaphore est bien vue et meritait d'etre remise a sa place. Merci donc
Elle me rappelle ce livre poignant de Sebastien Haffner : Histoire d'un Allemand ( je crois chez Actes Sud car j'ai encore le format en memoire) qui explique l'insidieuse montee du nazisme dans la societe allemande du Berlin des annees 20 et 30, c'est infiniment mieux ecrit que cet inepte poulet racoleur "Matin Brun" dont on a chante ici meme les louanges et qui ne vaut pas une queue de cerise.

Écrit par : Cadichon | 14 octobre 2008

JPB a quand même écrit «Alors, autant régler tout de suite une question simple dont a voulu faire un problème: l’élève n’est pas en classe pour “s’exprimer”. Il est là pour écouter, apprendre et prendre des notes.»

Ecrit par : MichelDelord | 14 octobre 2008

Il a "quand même" écrit ça, JPB?
Eh bien il a eu cinquante mille fois raison! A l'école, le premier droit d'un élève, c'est de fermer sa gueule et de faire consciencieusement tout de qu'on lui ordonne de faire. Quand ça c'est fait, après (éventuellement) on discute.

Ecrit par : Jean | 14 octobre 2008

De toute façon, vous n'allez pas vous écharper pour ça, d'autant plus que je ne vois vraiment pas le rapport entre un gosse de CP et un élève de quatrième.
Y'en a pas un seul ici qui soit pour le claquoir et la récitation obstinée des syllabes inscrites au tableau noir en salle d'asile.
Si on travaille en classe une version latine, on est, il me semble, bien forcé de laisser les élèves tâtonner avant de leur donner la juste traduction.
Je vous dis ça parce que je vous vois partis pour trois jours d'empoignades alors que vous ne parlez pas de la même chose.
Si Catmano fait comme décrit par Mme Troufleau, Jean pourra introduire sans dommage une bonne part de cours magistral de grammaire en cinquième, suivie d'exercices d'application, puis Brighelli et FGuichard asséner deux heures de cours magistral sur le romantisme ou le naturalisme en CPGE, sans que personne n'y trouve à redire.
Chacun dans son pré, les vaches seront bien gardées.

Écrit par : dobolino | 14 octobre 2008

PPS : J'ai eu en 11eme une adorable instit à chignon, et je garde d'elle un excellent souvenir, malgré cette parure infamante.

Ecrit par : yann | 14 octobre 2008
Yann, mets toi en condition: lumière tamisée, musique douce, coupes de champagne, profond canapé. Tu dénoues doucement le chignon et une masse de cheveux auburn, brillants, souples et vivants comme des serpents, s'alanguissent dans tes mains, s'enroulent autour de tes doigts. Tu y plonges ton visage et y respire cette douce odeur d'iris, etc...
Qui nous dira les charmes désuets du chignon ?

Écrit par : dobolino | 14 octobre 2008

Avez-vous vu cela??????!!!!

http://profseteleves.blogs.liberation.fr/silnyavaitqueleseleves/2008/10/essai-guillaume.html

Pendant que l'on bousille nos concours, M.Darcos et ses conseillers s'amusent bien, et au passage nous renseignent sur l'image dont ils rêvent pour les élèves du secondaire.

C'est affligeant et révoltant. Il y a clairement (disons-le) des noms d'oiseaux qui se perdent.
Au fait, combien le coût de ce clip minable et combien la rémunération de cet animateur minable?...

Écrit par : Fabien | 14 octobre 2008

Je vais un peu mieux ce soir...

Et savez-vous pourquoi ? Parce que l'administration a joué son rôle éthique, parce que les adultes ont présenté un front uni, parce que la Loi et le réglement intérieur ont été rappelés, parce que des vérités claires sur le caractère inqualifiable de certaines conduites ont été affirmées.

Je sais bien que le bras de fer continuera encore, mais j'ai senti aujourd'hui que le vent avait tourné.

Jean a bien raison de dire que les choses sont simples. La Loi (le silence, le respect, le travail...) d'abord et on discute (éventuellement) après.

Il n'y a que de cette manière que nous sortirons l'enseignement, notamment dans les collèges, sensibles ou moins sensibles (mais quel collège aujourd'hui, n'est pas plus ou moins "sensible" ?)...de l'impasse où l'ont égaré une démagogie faussement compassionnelle et une pseudo "éducation à la citoyennenté" sans véritable dimension éthique.

Écrit par : Robin | 14 octobre 2008

Au fait, dernières nouvelles du front :

Pour ce qui concerne certaines facs de ma connaissance (les situations divergent suivant les facs - je ne peux me permettre de citer explicitement cette fac par égard pour la personne qui m'en a parlé) : la future maquette présentée pour les futurs M1 et M2 par les ex-IUFM contient 70% d'enseignements pédagogiques et 30% d'enseignements disciplinaires. Les profs et maîtres de conf de la fac ont refusé énergiquement cette maquette. Il paraît que la guerre commence.

Tant mieux : en ce cas précis, je préfère la guerre plutôt qu'une annexion douce. Boutons le ministre et ses sbires hors de nos universités ! (là, sonner le tocsin)

Bonne soirée

Écrit par : Fabien | 14 octobre 2008

Jean a bien raison de dire que les choses sont simples. La Loi (le silence, le respect, le travail...) d'abord et on discute (éventuellement) après.

Ecrit par : Robin | 14 octobre 2008

A mon époque, a fortiori à la vôtre, puisque vous me dominez un peu par l'âge, on apprenait ça en Maternelle et c'était acquis au CP.
A mon époque, et non à la vôtre, on se faisait massacrer au Lycée pour bêtise congénitale et avilissement à la doctrine bourgeoise dominante si on attendait du cours magistral et n'osait débiter des "pensées profondes" et des "sentiments à fleur de peau". Ceux qui "participaient" étaient les chouchous des jeunes agrégés frais émoulus de Normale Sup'
Si ce n'était pas aussi triste, on pourrait en rire.
Moi, ça ne m'a jamais fait rire et j'ai été bien soulagée à mon entrée en prépa. Je suis très très conne et très bovine, pire qu'une vache charolaise.

Écrit par : dobolino | 14 octobre 2008

A l'école, le premier droit d'un élève, c'est de fermer sa gueule ...
Ecrit par : Jean | 14 octobre 2008

Face à un enseignant qui parle avec si peu d'élégance et tant de violence, je vois mal comment l'élève peut comprendre ce que l'on attend de lui. Il y a une vertu d'exemplarité, même si cela fait un peu démodé...

Sinon, merci à Fabien de nous tenir au courant de ce qui se passe dans les universités.

Écrit par : Romuald | 14 octobre 2008

"on doit obligatoirement les obliger à ouvrir leur gueule. "

Pour répondre aux questions sur les tables de multiplication.
Pour la lecture à voix haute.
Pour la récitation....

Et comme dit l'õte, une fois ksè fè on peut s'faire une "crêpe fourrée" ou 2 .

:ange:

Écrit par : toto | 14 octobre 2008

"a part une baleine ce matin rien ne trouble l'horizon ni le plat de la grande bleue"

Ecrit par : Cadichon | 14 octobre 2008

Vous aviez raison, Victor, Cadichon a bien rencontré Sarah Palin!

Écrit par : Christophe Sibille | 14 octobre 2008

"A l'école, le premier droit d'un élève, c'est de fermer sa gueule et de faire consciencieusement tout de qu'on lui ordonne de faire."

Ecrit par : Jean | 14 octobre 2008

Un peu caricatural, non?

Écrit par : Christophe Sibille | 14 octobre 2008

Amélie, je vous avais raconté l'anecdote, au sujet du couple, que j'avais vu dans le RER, l'été dernier. Lui, barbu, elle, revêtue d'une Burka. On ne lui voyait même pas les yeux. Elle avait un filet qui les couvrait également. J'avais essayé d'engager la conversation. En lui demandant, (le plus gentiment possible), ce qu'il ferait s'il croisait, à Téhéran, une fille en minijupe. Pas de réponse, et descente à la station suivante. Effectivement, je n'ai pas osé adresser la parole à sa compagne. J'aurais dû le faire.
Qu'auriez-vous fait, vous? Et, à part vitupérer ici, que faites vous de concret en ce sens?

Écrit par : Christophe Sibille | 14 octobre 2008

Ce que j'ai entendu ce soir: de la bouche du Principal.

un: je ne dois pas renvoyer une élève gênante à la vie scolaire sans lui donner un travail à faire. La vie scolaire n'a pas pas à donner du travail alors que c'est moi, etc... résultat une surveillante est venue me déranger, surtout déranger la classe en train de bosser, pour me demander du travail à faire! L'élève n'ayant pas ses affaires, je ne lui ai rien donné à faire, j'ai proposé le ramassage des feuilles dans la cour... Comme la pionne n'entendait pas ce qu'on lui demandait d'entendre de ma part, j'ai proposé du coloriage et du découpage. Elle a compris et est partie.Sourires dans la classe.


deux: il n'y aura plus de conseil de discipline sauf pour des actes violents. Avant d'exclure un élève au moyen d'un conseil de discipline il faudra graduer: 2 jours d'exclusion puis encore 2 ou 3, proposer un PPRE, etc... Le Rectorat "décortique" les raisons d'un Conseil des discipline.


trois: la Vie scolaire et la salle de permanence ne sont pas spécialement destinées à se débarrasser des élèves perturbateurs. Au prix de cours bousillé? Presque oui ..., mais pas avoué! Car... une circulaire précise que nous ne sommes pas seulement des enseignants mais des éducateurs, donc on doit éduquer quitte à ne plus enseigner!


J'en ai marre! Que le ciel tombe sur la tronche des idiots payés pour nous pondre ces saletés. Ne pas démissionner, non! Mais quand le couvercle va sauter! Ah! ce jour! ...
Je suis furieux et mon énergie me brûle! Nous sommes bel et bien confrontés à la violence de la lâcheté et du mensonge ministériels.

Écrit par : Oxymore | 14 octobre 2008

une circulaire précise que nous ne sommes pas seulement des enseignants mais des éducateurs

Ecrit par : Oxymore | 14 octobre 2008

Plutôt crever.

Où peut-on la trouver cette circulaire de merde?

Écrit par : TotoWeininger | 14 octobre 2008

Lisez cela, la conclusion directement si vous voulez...

http://eduscol.education.fr/D0031/FXNREF08.htm

On veut nous faire crever mais il y a déjà plein de morts heureux de l'être.

Écrit par : Oxymore | 14 octobre 2008

Le code pour passer les messages! c'est typique de l'éducnat ( et des casernes) : décourager pour mieux contrôler.

Écrit par : Oxymore | 14 octobre 2008

Qu'auriez-vous fait, vous? Et, à part vitupérer ici, que faites vous de concret en ce sens?

Ecrit par : Christophe Sibille | 14 octobre 2008

Il fallait lui demander l'heure !

Vous trouvez que je vitupère ? C'est trop peu , je m'indigne en hurlant , le cheveu en bataille , l'oeil noir exorbité ( mais qui reste très beau ), je cogne sur le clavier , je rugis , je ricane , sardonique et désespérée que tant de gens ne voient pas venir le danger , ou pire , se taisent alors que le homard est déjà brûlé au deuxième degré ! :-))

Ce que je fais de concret ? Je vitupère ! J'alerte et je prends la mesure du silence qui entoure ce sujet !

Je parle très franchement avec des musulmanes qui ne sont pas ( encore ) voilées car les autres , renfrognées et tristes , repoussent tout contact et s'excluent . Certaines expliquent fort bien que les voilées sont conditionnées , manipulées , aliénées , instrumentalisées . C'est tout . Donc il faut agir , tous !

Écrit par : Amélie | 14 octobre 2008

Mais nous sommes nous aussi soumis à la pression du voile voire de la burqa! Fermer sa gueule quand ça dégueule, ne rien faire, se laisser mener comme des larves!

Quelques excités comme moi râlent, ça fait rire ou ça laisse indifférent. Mais le levain est dans la pâte, un peu lente, mais je désespère pas.

Écrit par : Oxymore | 14 octobre 2008

Mon indignation me fait écrire trop vite et mal, je vais lire et me reposer pour affronter une classe de pauvres crétins et crétines demain! Quel beau métier!
Bonne nuit.

Écrit par : Oxymore | 14 octobre 2008

Avez-vous vu cela??????!!!!

http://profseteleves.blogs.liberation.fr/silnyavaitqueleseleves/2008/10/essai-guillaume.html

Pendant que l'on bousille nos concours, M.Darcos et ses conseillers s'amusent bien, et au passage nous renseignent sur l'image dont ils rêvent pour les élèves du secondaire.

C'est affligeant et révoltant. Il y a clairement (disons-le) des noms d'oiseaux qui se perdent.
Au fait, combien le coût de ce clip minable et combien la rémunération de cet animateur minable?...

Ecrit par : Fabien | 14 octobre 2008

Mon époux et moi pensons qu'il ne peut s'agir que de désinformation ou contre-information ...
Notre fils, élève de Terminale L dans un lycée totalement lambda nous assure qu'aucun de ses professeurs ne les soumettrait à une telle mascarade ...
Si cette vidéo n'est pas de l'intox, je commence à me demander s'il ne vaut pas autant la Burka pour ma fille ?

Écrit par : dobolino | 14 octobre 2008

Je viens de voir la vidéo de Pierre Mathieu.
Même dans mes pires cauchemars, je n'imaginais pas que l'EN tomberait aussi bas.

Écrit par : Sylvie Huguet | 14 octobre 2008

J'espère que c'est Dobolino qui a raison !

Écrit par : Sylvie Huguet | 14 octobre 2008

Non, franchement, non !
Fabien, j'ai beau être ailleurs qu'UMP, je n'y crois pas. NOUS n'y croyons pas, de 17 à 55 ans. Notre pays ne peut être tombé aussi bas.
C'est une intox, une Plaisanterie, comme Kundera dénonciateur.
Je veux bien croire volontiers à Ségo proposant les "35 heures" au collège, mais pas à ça !

Écrit par : dobolino | 14 octobre 2008

Lisez cela, la conclusion directement si vous voulez...

http://eduscol.education.fr/D0031/FXNREF08.htm

Ecrit par : Oxymore | 14 octobre 2008

Merci pour le lien


On veut nous faire crever mais il y a déjà plein de morts heureux de l'être.

Ecrit par : Oxymore | 14 octobre 2008


Petite anecdote qui confirme vos dires :

J'ai été repéré lundi en salle des profs du collège par un commissaire du peuple du pédagogisme citoyen. Il faut dire que je lâche quotidiennement des bombes auprès de mes collègues - seule méthode que j'ai trouvée pour ne pas mourir d'ennui.

Il vient m'expliquer doctement que ce n'est pas bien de parler de classes dépotoirs, de sanction, de sélection, d'instruction et autres saletés, de vanter les mérites des classes préparatoires, de réclamer l'affectation des agrégés en lycée et autres choses plus déplaisantes encore. Non, ce n'est vraiment pas bien de la part de quelqu'un qui est avant tout un EDUCATEUR et qui ne doit pas tant aimer la matière qu'il enseigne que les enfants -c'est le mot qu'il a employé- qui lui sont confiés.

"Car vois-tu, si le ministère ne s'appelle plus le ministère de l'Instruction Publique mais celui de l'Education Nationale, ce n'est pas pour rien. Le savoir et sa transmission ne sont pas l'essentiel, ce qui importe c'est de transmettre les valeurs de la République, faire en sorte que le Front National ne se retrouve plus jamais au second tour d'une élection."

Et il me cite une circulaire qui fait de nous des éducateurs et à laquelle je devrais me plier sans discuter (il m'a dit: "de toute façon, tu n'as pas le choix, tu dois faire ce que le ministère te dis de faire etc ").

Je lui ai envoyé le statut des agrégés à la gueule : "Les professeurs agrégés participent aux actions d'éducation et de formation principalement en assurant un service d'enseignement."

Principalement, je fais cours. Le reste consiste à rendre le cours possible en sanctionnant les emmerdeurs. C'est le volet éducatif.

Écrit par : TotoWeininger | 14 octobre 2008

J'espère que c'est Dobolino qui a raison !

Ecrit par : Sylvie Huguet | 14 octobre 2008
Ben nous aussi, ma chère!
Pour vous conforter, mon fils, élève de Terminale, n'y croit pas non plus ...

Écrit par : dobolino | 14 octobre 2008

Principalement, je fais cours. Le reste consiste à rendre le cours possible en sanctionnant les emmerdeurs. C'est le volet éducatif.

Ecrit par : TotoWeininger | 14 octobre 2008

Et c'est bien ce que vous demandent les élèves qui veulent bosser pour s'en sortir.
Je ne confierais néanmoins pas volontiers les autres à certains de nos animateurs d'ici.
Il faudrait peut-être un moyen terme ?

Écrit par : dobolino | 14 octobre 2008

Europe !

Youpi !

Miam-miam !

Vite, vite, que celles et ceux qui n'ont pas encore vu cela se ruent sur cette video : http://www.dailymotion.com/sas/educnat_concours_video_pierre_mathieu/
C'est quand même lancé au niveau national par le ministère et les rectorats !

"Europe Youpi miam miam", ce sera peut-être la version moderne des slogans que l'on criera en levant la main droite vers le Führer ?

Écrit par : Jérémy | 14 octobre 2008

J'ai cherché "concours trois mots pour l'Europe" sur Google. L'information et la vidéo (écourtée) figurent bel et bien sur le site du Ministère !
La devise de Darcos : "Quo non descendam?"

Écrit par : Sylvie Huguet | 14 octobre 2008

Besson et Travolta devaient tourner un film à Montfermeil... Le film devait donner "une bonne image des quartiers".

Résultat : On a brûlé les voitures de leurs équipes !
Deux équipes de France Télévisions on tété aggressées aujourd'hui !

Mouahahahahaha !

A quand la visite du recteur dans les quartiers, comme Bayrou à Strasbourg, qui essuyait les moqueries de tout le quartier avant de ficher une gifle à un gamin ?

Écrit par : Jérémy | 14 octobre 2008

Et cerise sur le gateau : La Marseillaise a été sifflée lors du match "amical" France/Tunisie !

Le monde est fait par un Dieu plein d'humour.

Pour ceux que ça intéresse, il y aura un débat entre Todorov et Rocard ce soir sur France 3.

Écrit par : Jérémy | 14 octobre 2008

Rodorov et Tocard ? Ouh la la la... les khopies, ça encrasse les neurones, sspas !

Écrit par : FGuichard | 14 octobre 2008

"Presque inconsciemment, il traça du doigt dans la poussière de la table :

FRANCE EUROPE UNION
YOUPI MIAM MIAM

- Ils ne peuvent pénétrer en vous, avait-elle dit.
Mais ils pouvaient entrer en vous. "Ce qui vous arrive ici vous marquera à jamais", avait dit O'Godmar. C'était le mot vrai. Il y avait des choses, vos propres actes, dont on ne pouvait guérir. Quelque chose était tué en vous, brûlé, cautérisé.
Mais il allait bien, tout allait bien.

LA LUTTE ETAIT TERMINE
IL AVAIT REMPORTE LA VICTOIRE SUR LUI-MÊME
IL AIMAIT BIG BROTHER."

Écrit par : winston au lycée | 15 octobre 2008

Moi, ça ne m'a jamais fait rire et j'ai été bien soulagée à mon entrée en prépa. Je suis très très conne et très bovine, pire qu'une vache charolaise.

Ecrit par : dobolino | 14 octobre 2008

Hum, sans doute, sans doute. Toutefois, je n'aimerais pas trop vous avoir en face de moi dans une arène ! ;-)

Écrit par : Robin | 15 octobre 2008

Je lui ai envoyé le statut des agrégés à la gueule : "Les professeurs agrégés participent aux actions d'éducation et de formation principalement en assurant un service d'enseignement."

J'admire le "principalement"....respect ! ;-)

Écrit par : Robin | 15 octobre 2008

LA LUTTE ETAIT TERMINE
IL AVAIT REMPORTE LA VICTOIRE SUR LUI-MÊME
IL AIMAIT BIG BROTHER."

Ecrit par : winston au lycée | 15 octobre 2008

Un avant-goût du nouveau lycée, "obligatoirement créatif" ?

Écrit par : Robin | 15 octobre 2008

Europe !

Youpi !

Miam miam !


Je m'en remettrai pas...

Écrit par : Jérémy | 15 octobre 2008

Et cerise sur le gateau : La Marseillaise a été sifflée lors du match "amical" France/Tunisie !

Le monde est fait par un Dieu plein d'humour.

La Tunisie, c'est la pays où je suis né, Jérémy. Mon père qui n'est plus de ce monde depuis quatre ans, y administrait une campagne de vaccination contre la tuberculose dans le cadre de l'institut Pasteur et de l'UNICEF (c'était en 1950, avant l'Indépendance).

Mais il est entendu une bonne fois pour toutes que nous n'avons jamais rien fait de bien en Afrique du Nord et que nous sommes au pire de méchants colonialistes et au mieux des "paternalistes" hypocrites.

Bon, j'ai un peu trop posté de messages ce soir ; j'arrête "d'accaparer". Mais aussi, il faut vous arrêter de "m'inspirer" ! ;-) Bonne nuit à tous !

Écrit par : Robin | 15 octobre 2008

Europe !

Youpi !

Miam miam !


Y a du Rimbaud là-dedans ! Du André Breton ! Du Dada !

Da Dada da ist, ist Dada da.

Europe !

Youpi !

Miam Miam.

(Je vous rassure, je n'ai rien bu, j'ai juste visité le site du ministère.)

Écrit par : Jérémy | 15 octobre 2008

Je regarde avec angoisse CA :
http://www.dailymotion.com/sas/educnat_concours_video_pierre_mathieu/

Oui, je sais, c'est toujours la même chose.

Mais d'entendre prononcer les mots "Ministère de l'Education Nationale" juste avant le dorénavant célèbre "Europe Youpi Miam miam", je ne m'en remets pas.

Tiens, au fait Manu, vous m'en voulez encore pour vous avoir soupçonné à tort de voter De Villiers ou Le Pen alors que vous votez divers et variés et, si j'ai bien compris, plutôt Chevènement et Dupont-Aignan ; malgré cette offense, je me permets encore de vous parler, j'espère que je n'ajoute pas l'offense à l'injure. Tout ça pour dire qu'on a bien perdu notre temps TOUS LES DEUX en débattant des mesures Darcos : Franchement, avez-vous entendu parler d'une quelconque lutte contre l'homophobie dans votre établissement scolaire. Je sais bien que de toute façon vous n'y auriez pas participé car vous considérez que ce n'est pas votre rôle, mais cette soi-disante priorité de l'action ministérielle est-elle parvenue jusqu'aux profs et aux élèves ? Il me semble bien que non, me trompè-je ?

Si vous me répondez gentiment, je vous dis "youpi", et sinon je vous dis "miam miam", vous comprendrez en allant là :
http://www.dailymotion.com/sas/educnat_concours_video_pierre_mathieu/

Écrit par : Jérémy | 15 octobre 2008

SNUEP-FSU

"
COMMUNIQUE DE PRESSE


Concours de recrutements : méthode et contenus inacceptables.

Le ministère vient de présenter les nouvelles maquettes relatives aux concours de recrutements des enseignants des PLP. Le SNUEP-FSU continue de dénoncer la méthode de dialogue choisie par le ministre. Le ministère décide de consulter les représentants des personnels uniquement sur la forme de la maquette générale des concours en soi-disant remettant à plus tard la supposée négociation sur les problèmes spécifiques liés aux recrutements des PLP.
Les seuls points abordés ont été :
le nombre d'épreuves ;
l'évaluation des compétences disciplinaires ;
l'épreuve sur la connaissance du système éducatif ;

Le SNUEP-FSU a rappelé que le contenu des maquettes de concours ne peut être déconnecté de la formation donc du contenu des masters. Le recruteur, ici l’Etat, ne peut pas se désengager totalement, comme il le propose, de la formation de ces futurs enseignants sous couvert de faire des économies. S’il y a distinction entre les deux acteurs, recruteur et formateur (distinction voulue par la réforme), le concours doit toujours garantir les compétences des futurs enseignants recrutés afin qu’ils puissent mener à bien leurs missions. Le SNUEP-FSU rappelle qu’il est essentiel de maîtriser sa discipline pour dispenser un enseignement de qualité.

Les anciens concours comportaient plusieurs dimensions :
Dimension disciplinaire ;
Dimension du métier : connaissance du milieu de l’entreprise, compétences et savoirs associés au milieu professionnel pour chaque discipline ;
Dimension pédagogique qui doit être renforcée avec l’élévation du niveau de formation et la spécificité des méthodes à mettre en œuvre propre à l’enseignement professionnel.

La maquette présentée par le ministère ne prend pas en compte la spécificité et l’historique des Concours PLP. Le concours pouvait comporter jusqu’à 6 épreuves dans les disciplines d’enseignement professionnel pour tenir compte de toutes les dimensions des missions du professeur de lycée professionnel.
Aucune épreuve pratique (travaux pratiques, d’étude de cas ou de situation empruntée à l’entreprise) n’est proposée pour le recrutement des PLP de disciplines professionnelles. Comment peut-on recruter un tel professeur sans vérifier qu’il maîtrise les machines ou équipements que les élèves seront amenés à utiliser ?

De plus, Le SNUEP-FSU n’a jamais été favorable à une épreuve d'entretien avec le jury sur la connaissance du système éducatif dont les contours restent flous, surtout lorsque cette épreuve présente un coefficient surévalué.
Ce type d'épreuve pourrait peut-être être utile, mais les «aspects concrets» évoqués dans la maquette devraient alors être en lien avec les missions du professeur. La conception envisagée du jury laisse craindre que l’épreuve se transforme en une épreuve d’entretien d’embauche déguisée (personnels de direction, hiérarchie de l'éducation nationale, membres de la société civile pouvant appartenir au jury).

De plus, Le SNUEP-FSU dénonce le fait que les questions importantes n’ont pas été abordées. Comment peut-on mettre en place des concours de recrutement sans prendre en compte le vivier de recrutement, la formation spécifique des PLP ? de surcroît, L’élévation du niveau de recrutement risque d’aggraver fortement les problèmes qui se posaient déjà à recrutement niveau licence, pour de nombreuses disciplines professionnelles. Pour l’instant, nous n’avons aucune garantie sur le pré- recrutement, ou autres dispositifs, permettant de développer le vivier assurant le recrutement de fonctionnaires dans toutes les disciplines enseignées en lycée professionnel.

Le SNUEP-FSU est porteur de propositions, et les a communiquées au ministère, pour une formation des PLP conçue sur l'ensemble du cursus, faisant une réelle place à l'année de stage après la réussite au concours, année qui doit être une véritable année de formation.

Enfin, Le SNUEP-FSU demande au Ministère que la revalorisation liée à cette réforme soit effective pour l’ensemble des personnels."




Le Secrétariat National du SNUEP-FSU

Écrit par : Snuep-FSU | 15 octobre 2008

Pour "Mon papa il est gentil":

http://www.amazon.fr/Discours-sur-colonialisme-Aim%C3%A9-C%C3%A9saire/dp/2708705318

Écrit par : anti révisionnisme | 15 octobre 2008

Extraits du Discours sur le colonialisme (1950).

« Il faudrait d’abord étudier comment la colonisation travaille à déciviliser le colonisateur, à l’abrutir au sens propre du mot, à le dégrader, à le réveiller aux instincts enfouis, à la convoitise, à la violence, à la haine raciale, au relativisme moral, et montrer que, chaque fois qu’il y a au VietNam une tête coupée et un oeil crevé et qu’en France on accepte, une fillette violée et qu’en France on accepte, un Malgache supplicié et qu’en France on accepte, il y a un acquis de la civilisation qui pèse de son poids mort, une régression universelle qui s’opère, une gangrène qui s’installe, un foyer d’infection qui s’étend et qu’au bout de tous ces traités violés, de tous ces mensonges propagés, de toutes ces expéditions punitives tolérées. de tous ces prisonniers ficelés et interrogés, de tous ces patriotes torturés, au bout de cet orgueil racial encouragé, de cette jactance étalée, il y a le poison instillé dans les veines de 1’Europe, et le progrès lent, mais sûr, de l’ensauvagement du continent. [...]

J’ai relevé dans l’histoire des expéditions coloniales quelques traits que j’ai cités ailleurs tout à loisir.

Cela n’a pas eu l’heur de plaire à tout le monde. Il paraît que c’est tirer de vieux squelettes du placard. Voire !

Etait-il inutile de citer le colonel de Montagnac, un des conquérants de l’Algérie :

" Pour chasser les idées qui m’assiègent quelquefois, je fais couper des têtes, non pas des têtes d’artichauts, mais bien des têtes d’hommes. "

Convenait-il de refuser la parole au comte d’Herisson :

"Il est vrai que nous rapportons un plein barils d’oreilles récoltées, paire à paire, sur les prisonniers, amis ou ennemis. "

Fallait-il refuser à Saint-Arnaud le droit de faire sa profession de foi barbare :

"On ravage, on brûle, on pille, on détruit les maisons et les arbres."

Fallait-il empêcher le maréchal Bugeaud de systématiser tout cela dans une théorie audacieuse et de se revendiquer des grands ancêtres :

"Il faut une grande invasion en Afrique qui ressemble à ce que faisaient les Francs, à ce que faisaient les Goths."

Fallait-il enfin rejeter dans les ténèbres de l’oubli le fait d’armes mémorable du com­mandant Gérard et se taire sur la prise d’Ambike, une ville qui, à vrai dire, n’avait jamais songé à se défendre :

"Les tirailleurs n’avaient ordre de tuer que les hommes, mais on ne les retint pas ; enivrés de l’odeur du sang, ils n’épargnèrent pas une femme, pas un enfant... A la fin de l’après-midi, sous l’action de la chaleur, un petit brouillard s’éleva : c’était le sang des cinq mille victimes, l’ombre de la ville, qui s’évaporait au soleil couchant."

Oui ou non, ces faits sont-ils vrais ? Et les voluptés sadiques, les innommables jouissan­ces qui vous friselisent la carcasse de Loti quand il tient au bout de sa lorgnette d’officier un bon massacre d’Annamites ? Vrai ou pas vrai ? [2] Et si ces faits sont vrais, comme il n’est au pouvoir de personne de le nier, dira-­t-on, pour les minimiser, que ces cadavres ne prouvent rien ?

Pour ma part, si j’ai rappelé quelques détails de ces hideuses boucheries, ce n’est point par délectation morose, c’est parce que je pense que ces têtes d’hommes, ces récoltes d’oreilles, ces maisons brûlées. ces invasions gothiques, ce sang qui fume, ces villes qui s’évaporent au tranchant du glaive, on ne s’en débarrassera pas à si bon compte. Ils prouvent que la colonisation, je le répète, déshumanise l’homme même le plus civilisé ; que l’action coloniale, l’entreprise coloniale, la conquête coloniale, fondée sur le mépris de l’homme indigène et justifiée par ce mé­pris, tend inévitablement à modifier celui qui l’entreprend ; que le colonisateur, qui, pour se donner bonne conscience, s’habitue à voir dans l’autre la bête, s’entraîne à le traiter en bête, tend objectivement à se transformer lui-­même en bête. C’est cette action, ce choc en retour de la colonisation qu’il importait de signaler. »

Écrit par : Aimé Césaire | 15 octobre 2008

"Je viens de voir la vidéo de Pierre Mathieu.
Même dans mes pires cauchemars, je n'imaginais pas que l'EN tomberait aussi bas."

Ecrit par : Sylvie Huguet | 14 octobre 2008

C'est un gag! C'est évident.


"On veut nous faire crever mais il y a déjà plein de morts heureux de l'être."

Ecrit par : Oxymore | 14 octobre 2008

A quand l'établissement d'une charte et d'un référentiel de compétences éducatives pour les parents? Avec, peut-être, une ou deux de ces compétences réservées à l'instruction de leur progéniture?

Écrit par : Christophe Sibille | 15 octobre 2008

"6 personnalités vont délibérer pour désigner les meilleures vidéos. Alors montre-leur que tu aimes l’Europe, débride ta créativité et tu seras récompensé !

Membres du jury :


- Xavier Darcos - président du jury : ministre de l'Education nationale
- Pierre Mathieu : animateur du Hit Machine sur M6
- Gonzague Dambricourt : blogueur
- Marc Fouchard : réalisateur
- Morris Leoni : directeur de création web
- Véronique Mély : déléguée à la communication du ministère de l’Education nationale "

Avis de mon compagnon, diplômé CEP 1959 : "A force de leur proposer que des conneries, les gens, ils deviennent réellement cons !"

Écrit par : catmano | 15 octobre 2008

Mais oui Robin et les bidasses envoyés de 54 à 62 en Algérie, dont 30 000 ont laissé leur vie et les autres un morceau de leur jeunesse sont TOUS devenus des tortionnaires bien entendu. Ce fut la sale guerre du siècle comme l'ont révélé les journaux au début du XXI° siècle." Mon Dieu, quelle honte! " a déclaré à l'époque une voix fraîche et jeune sur France culture dans le cadre d'une conversation de salon entre gens bien élévés et distingués qui causaient beaucoup.
Y en a des, comme ça, qui causent, qui causent pour nous embobiner. "Des enjoleux " comme disait Charlotte dans Dom Juan de Molière, sauf que les enjoleux maintenant ils causent autrement comme nous le rapporte Catmano. Comme je radote, je me tais, ça vaut mieux.

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 15 octobre 2008

Point de vue (intéressant même si discutable) d'un prof d'Histoire de la fac de Tours.

http://www.fabula.org/actualites/article26146.php

Bonne journée.

Écrit par : fabien | 15 octobre 2008

Y en a des, comme ça, qui causent, qui causent pour nous embobiner. "Des enjoleux " comme disait Charlotte dans Dom Juan de Molière, sauf que les enjoleux maintenant ils causent autrement comme nous le rapporte Catmano. Comme je radote, je me tais, ça vaut mieux.

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 15 octobre 2008

Je n'aurais pas dû réagir à la Marseillaise sifflée et parler de la Tunisie.

On parle, on se souvient, on rallume à chaque fois des feux mal éteints.

Vous dites "Pasteur", on vous répond "Bugeaud" (oui, je sais, ça n'était pas en Tunisie)

Même Aimé Césaire, que j'admire tant et pas seulement commme poète, d'outre-tombe, me rappelle à l'ordre : ce fut Bugeaud avant Pasteur.

Alors, pour citer Vigny après Molière et pour étouffer mes "sanglots d'homme blanc" : "Seul le silence est grand, tout le reste est faiblesse."

Écrit par : Robin | 15 octobre 2008

A l'école, le premier droit d'un élève, c'est de fermer sa gueule ...
Ecrit par : Jean | 14 octobre 2008

Face à un enseignant qui parle avec si peu d'élégance et tant de violence, je vois mal comment l'élève peut comprendre ce que l'on attend de lui. Ecrit par : Romuald | 14 octobre 2008

Ne faites pas la vierge effarouchée, cher Romuald, vous savez très bien ce que je veux dire. Vous savez très bien aussi que ce langage n'est qu'entre nous, et qu'il ne me viendrait pas à l'idée de le dire dans ces termes à un élève, même si c'est le seul langage que certains petits cons perturbateurs peuvent comprendre.
Vous "voyez mal, dites-vous, comment l'élève peut comprendre ce que l'on attend de lui"? C'est prendre les élèves pour des débiles mentaux! Vous voulez quand même que je vous explique? Eh bien, dans une classe, cher Romuald, c'est le professeur qui dirige, pas l'élève. L'élève n'est pas là pour "s'exprimer", mais pour écouter, apprendre, s'instruire.

Écrit par : Jean | 15 octobre 2008

Je vais un peu mieux ce soir...

Et savez-vous pourquoi ? Parce que l'administration a joué son rôle éthique, parce que les adultes ont présenté un front uni, parce que la Loi et le réglement intérieur ont été rappelés, parce que des vérités claires sur le caractère inqualifiable de certaines conduites ont été affirmées.

Je sais bien que le bras de fer continuera encore, mais j'ai senti aujourd'hui que le vent avait tourné.

Jean a bien raison de dire que les choses sont simples. La Loi (le silence, le respect, le travail...) d'abord et on discute (éventuellement) après.

Il n'y a que de cette manière que nous sortirons l'enseignement, notamment dans les collèges, sensibles ou moins sensibles (mais quel collège aujourd'hui, n'est pas plus ou moins "sensible" ?)...de l'impasse où l'ont égaré une démagogie faussement compassionnelle et une pseudo "éducation à la citoyennenté" sans véritable dimension éthique.

Ecrit par : Robin | 14 octobre 2008

Ouf! Bien content pour vous.
Il faut rétablir l'ordre dans les collèges, c'est la priorité absolue.
Vous avez la chance, semble-t-il, d'avoir une direction qui vous soutienne.
C'est plus compliqué quand le principal ou la principale sont de parfaits crétins...

Écrit par : Jean | 15 octobre 2008

Fabien,
Je vois que vous êtes très intéressé par la "mastérisation des concours". Pouvez-vous entrer en contact avec moi?

Écrit par : Pedro Cordoba | 15 octobre 2008

(Je vous rassure, je n'ai rien bu, j'ai juste visité le site du ministère.)

Ecrit par : Jérémy

Au ministère, ils n'ont rien bu, mais ils ont fumé quelque chose de pas très orthodoxe. Qui a dit que les autorités devaient donner l'exemple ? Élève Xavier, au piquet !

Écrit par : moot | 15 octobre 2008

Hep, chers collègues auriez-vous le coup d'oeil sélectif?
Personne, même pas Fabien qui semblait s'en indigner, ne commente avec des sanglots jubilatoires dans la voix la prise de position courageuse et combative de la Société des agrégés contre la pédagogolisation du CAPËS et de l'agrég.?

Écrit par : Jean | 15 octobre 2008

Dobolino, vous avez raison - et contre Catmano : lorsque j'ai écrit que l'élève était là pour écouter, pas pour s'exprimer, j'ai rajouté : "Et prendre des notes". Bien entendu, je ne pensais pas au Primaire.
EN fait, le but ultime, c'est de fermer notre gueule et de leur donner la parole - quand nous n'aurons plus rien à leur apprendre. C'est le rêve ultime, le moment où l'élève n'a plus que des choses intelligentes à dire. En attendant...
JPB

Écrit par : brighelli | 15 octobre 2008

Je viens de signer la pétition du Snalc contre la meiriolisation du lycée et des concours.

Écrit par : Jean | 15 octobre 2008

Sans rapport mais nouvelles du front.

Une ancienne étudiante de ma compagne téléphone ce matin.
Devenue institutrice elle s'interroge :
"/.../
Dans ma classe de CE2, c'est un peu compliqué. Et encore je suis en pleine campagne près de Bourgoin (Isère).

Hier un gosse est arrivé tout fier avec un marron à la main en m'expliquant "Regarde maitresse j'ai trouvé un noix !" ...

Un autre est heureux d'annoncer son prochain anniversaire. Afin de travailler sur les dates je le questionne. Réponse : "Je suis né le 38 octobre alors tu comprends, c'est bientôt mon anniversaire"

Un troisième n'a réussi AUCUN exercice dans la journée, comme tous les jours depuis la rentrée.
En fin de classe, je salue la maman de monchérimoncoeur en espérant pouvoir lui expliquer la situation.
Avant que j'ai le temps de lui parler elle me répond : "Oh, j'ai bien remarqué, il progresse beaucoup en ce moment Kévin"
/.../"

Des gosses de 8 ans. 'tain limite, ça fait peur !

En même temps, ça me rassure, y'a encore du potentiel de recrutement pour mes term STI.

Écrit par : Zorglub | 15 octobre 2008

Hep, chers collègues auriez-vous le coup d'oeil sélectif?
Personne, même pas Fabien qui semblait s'en indigner, ne commente avec des sanglots jubilatoires dans la voix la prise de position courageuse et combative de la Société des agrégés contre la pédagogolisation du CAPËS et de l'agrég.?

Ecrit par : Jean | 15 octobre 2008

La prise de position ne m'a pas échappé, Jean. Je me rejouis en particulier du fait que la société des agrégés ait refusé de tomber dans le piège ministériel qui cherche à jouer les catégories les unes contre les autres (capétiens/agrégés).

Écrit par : Robin | 15 octobre 2008

"Personne, même pas Fabien qui semblait s'en indigner, ne commente avec des sanglots jubilatoires dans la voix la prise de position courageuse et combative de la Société des agrégés contre la pédagogolisation du CAPËS et de l'agrég.?

Ecrit par : Jean | 15 octobre 2008

C'est que la SdA, composée de gens brillants pour la plupart, n'est pas un syndicat, et n'a aucun pouvoir ni aucune force de mobilisation. Personne ne la connaît dans le grand public ni dans les médias, elle fait des communiqués de presse que personne ne reprend, et elle n'a aucune influence sur quelque rouage ministériel que ce soit.

Tout cela est embêtant, mais ça explique bien des choses.

Écrit par : Jérémy | 15 octobre 2008

Merci TotoWeininger!

Il faudra me briser pour que je devienne un "bouffon" de l'EducNat!

Pas de démission, au contraire! Rester, observer la gangrène, admirer le cynisme ministériel et la mollesse syndicale, noter la lâcheté de ceux qui se réfugient derrière les règles et les circuculaires, qui n'ont que la lettre à la bouche et pas un échantillon d'esprit.

Écrit par : Oxymore | 15 octobre 2008

Des nouvelles du front positives (fait suffisamment rare pour être signalé). Réunion parents/profs dans mon LP lundi soir. J'ai été étonné de voir le nombre de parents excédés par la "nouvelle pédagogie" : "Si ma fille ne sait ni lire ni écrire aujourd'hui, c'est parce qu'on ne lui a pas appris!", "cette méthode globale, en primaire, c'est vraiment n'importe quoi!", etc. Tout heureux, de plus, d'en revenir aux fondamentaux, et d'apprendre que j'exigeais un répertoire pour que les élèves puissent noter les mots qu'ils ne connaissaient toujours pas et repartir sur des bases saines... Comme quoi, si le vent tourne, les conditions pourraient bien se révéler meilleures que nous ne l'espérions...

@ Oxymore
Votre témoignage concernant le principal me conforte dans l'idée que pour l'administration l'école qui marche, ce n'est pas celle qui instruit, mais celle qui contrôle. Pourquoi demander aux profs de prévoir systématiquement du travail en cas d'exclusion de cours? Juste pour leur donner une charge supplémentaire les dissuadant de virer les élèves récalcitrants et les incitant fortement à les garder dans les salles. Parole d'un administratif du 94 pendant les émeutes en banlieue de novembre 2005 : "surtout pas d'élèves dehors, car sinon les voitures brûleront aussi pendant la journée!" (authentique). Le bon prof, pour ces gens-là, c'est celui qui canalise les maux de la société afin de maintenir un semblant de paix...

Écrit par : Daniel Arnaud | 15 octobre 2008

elle fait des communiqués de presse que personne ne reprend, et elle n'a aucune influence sur quelque rouage ministériel que ce soit.

Tout cela est embêtant, mais ça explique bien des choses.

Ecrit par : Jérémy | 15 octobre 2008

D'après ce que je crois savoir, les communiqués de la SdA ne sont pas destinés à la publication directe, mais à permettre aux journalistes de nourrir leurs analyses.
Quant à l'influence de ladite auprès du Ministère, je ne pense pas qu'elle soit aussi négligeable.

Écrit par : Jean | 15 octobre 2008

Dobolino, vous avez raison - et contre Catmano : lorsque j'ai écrit que l'élève était là pour écouter, pas pour s'exprimer, j'ai rajouté : "Et prendre des notes". Bien entendu, je ne pensais pas au Primaire.
EN fait, le but ultime, c'est de fermer notre gueule et de leur donner la parole - quand nous n'aurons plus rien à leur apprendre. C'est le rêve ultime, le moment où l'élève n'a plus que des choses intelligentes à dire. En attendant...
JPB

Ecrit par : brighelli | 15 octobre 2008

Pourquoi "contre Catmano" ? Il me semblait que Dobolino avait dit la même chose que moi... En tout cas, c'est ce dont nous avons parlé hier soir au téléphone.
Au début de la scolarité, on apprend à écouter, et pour cela, il faut qu'on ait de multiples occasions de parler, ensuite, lorsqu'on sait écouter (je signale que j'ai quand même dit qu'il fallait commencer vers 6 ou 7 ans), on est au collège et, à part une petite tolérance pour la 6° et la 5°, il ne me semble pas avoir dit qu'ils avaient à l'ouvrir pour autre chose que ce que leur a demandé leur professeur : lire, répondre, exposer son travail (je pensais à des corrections d'exercices au tableau), réciter...

Écrit par : catmano | 15 octobre 2008

A part ça, j'ai un très joli compte-rendu d'animation pédagogique tout près à lire. Si vous en voulez...

Écrit par : catmano | 15 octobre 2008

prêt... ils m'ont fatiguée ce matin.

Écrit par : catmano | 15 octobre 2008

Oui D Arnaud et c'est bien cela qui est grave. Quel syndicat pose publiquement des questions sur ce genre d'attitude à Môssieur le Ministre? C'est cela que j'attends, des questions sur toute cette machinerie interne que le "peuple" ignore et qui se perpétue quelque soit le ministère et sa politique.

Comme je l'ai déjà dit, j'en ai assez des lamentations- quoique le besoin de dire mon exaspération sur ce blog , hier.... Bref!- je voudrais que ça rue dans les brancards. On ne pourrait pas constituer une Association des Amis de JPB pour médiatiser encore plus les valeurs qu'il défend? Je plaisante à moitié. Il nous faut un levier pour ébranler ce tas de boue qui a usurpé la place du Ministère et les vers qui y grouillent.

Écrit par : Oxymore | 15 octobre 2008

un levier pour ébranler ce tas de boue

Ecrit par : Oxymore | 15 octobre 2008

Avec un levier, ce tas de boue? Une armada de pelles mécaniques, oui...
C'est-y pas quelqu'un de bien connu qui avait déclaré, lors de la campagne présidentielle qu'il fallait nettoyer "au karcher s'il le fallait" les couloirs du Ministère de l'Education? Le "karcher", on l'a pas vu à l'oeuvre...

Écrit par : Jean | 15 octobre 2008

Exact, Jean , la racaille n'est pas seulement installée dans les "quartiers". Elle sévit en costard et sous les lambris; en pull avachi et en pantalon de velours élimé, dans des bureaux. Point commun: une grande compétence à nuire contre tout ce qui est beau, noble et vrai. La vulgarité la plus basse s'est infiltrée.

Le "karcher" n'y suffira pas: il faut acheter un "ouragan"!
Chez Bricochose ou chez Dartbidule?

Écrit par : Oxymore | 15 octobre 2008

A part ça, j'ai un très joli compte-rendu d'animation pédagogique tout près à lire. Si vous en voulez...

Ecrit par : catmano | 15 octobre 2008

Chic! chic!
Nous en voulons.... enfin, j'ignore si je parle au nom de tous ....

Écrit par : Maminou | 15 octobre 2008

Maminou, vous auriez pu corriger mon horrible faute d'orthographe, quand même !
Pour le commentaire, je vais voir... Je suis au bord de la déprime la plus profonde, j'ai peut-être autre chose à faire pour me remonter le moral, finalement.

Écrit par : catmano | 15 octobre 2008

"Maminou, vous auriez pu corriger mon horrible faute d'orthographe, quand même !
Pour le commentaire, je vais voir... Je suis au bord de la déprime la plus profonde, j'ai peut-être autre chose à faire pour me remonter le moral, finalement."

Ecrit par : catmano | 15 octobre 2008

Oui, faites donc, Catmano... Et puis, ce n'est pas obligatoirement une faute d'orthographe!!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 15 octobre 2008

J'ai relu "le cadre européen des certifications
pour l’éducation et la formation tout au long de la vie" (CEC) * que le Parlement européen a voté les 23 avril 2008 et qui sert de prétexte à accélérer la destruction du lycée avant 2012 (c'est un texte "non contraignant" mais que certains gouvernements européens se sentent manifestement "contraints" d'appliquer illico presto)

On y cause d'acquis, de savoirs, d'aptitudes, de capacités et de compétences en d'étranges soupes.

Le CEC est défini par niveaux. il y en a 8.

Le niveau 1 est décrit par "des savoirs généraux de base".
Interprétation personnelle : c'est le niveau "Guerre du Feu" (exemple : savoir s'astiquer le dard)

...

Le niveau 7 est décrit par :
- "des savoirs hautement spécialisés, dont certains sont à l’avant-garde du savoir dans un domaine de travail ou d’études, comme base d’une pensée originale et/ou de la recherche"
- "la conscience critique des savoirs dans un domaine et à l’interface de plusieurs domaines".
Interprétation personnelle : un médaillé Fields est ou a été à ce niveau.

niveau 8 : "savoirs à la frontière la plus avancée d’un domaine de travail ou d’études et à l’interface de plusieurs domaines".
Interprétation personnelle : toute référence à une conscience critique a disparu. Je comprends que c'est le niveau des sciences de l'éduc. atteint par le Primat des pédagols.

On comprend que devant tout ça, il faille s'incliner et faire peau neuve.

Respect.

* http://ec.europa.eu/education/policies/educ/eqf/eqf08_fr.pdf

Écrit par : dugong | 15 octobre 2008

Enthomologie !

Écrit par : dugong | 15 octobre 2008

Entomologie !!

Écrit par : dugong | 15 octobre 2008

@ Dugong

Interprétation personnelle du niveau 8 : Ce niveau regroupe une belle brochette de branleurs, ce qui nous ramène directement au niveau 1. Et voilà, la boucle est bouclée !

En tout cas, vous me faites bien rire et je vous en remercie vivement.

Écrit par : GastonLavy | 15 octobre 2008

Et ça, c'est quel niveau du CEC ?

Neuf heures d’animation pédagogique sur le traitement de la couleur réparties en trois matinées de trois heures sur l’année scolaire.
Cent soixante enseignants de primaire passionnés par la couleur ! Cette fois, l’IA a tapé juste ! Un réel besoin a émergé d’un coup d’un seul dans l’esprit de cent soixante PE et instituteurs du département, tout à coup sidérés par un manque criant dans leur formation initiale et continue : « Bon sang mais c’est bien sûr ! Il faut que je me forme en Arts Visuels, je ne pratique pas assez le traitement de la couleur dans ma classe ! Il est inadmissible que mes élèves de deux, trois, quatre, cinq, six, sept, huit, neuf, dix, onze ans (rayez les mentions inutiles) soient spoliés à ce point alors que dans toutes les autres écoles de France et de Navarre, les élèves arrivent en 6° parfaitement au point sur le traitement de la couleur ! »

Je fais parti de ces cent soixante personnes enfin conscientes de l’importance de ce point du programme officiel de l’École Primaire. Tiens, en rentrant à la maison, je regarderai dans le BO où ils en parlent du traitement de la couleur... Mais n’extrapolons pas, j’en fais partie !

En étudiant attentivement le plan départemental d’animations pédagogiques, ça m’avait sauté aux yeux immédiatement : « Le Traitement de la couleur. Lieu : Musée ..., T...
T... est à cinq kilomètres de mon domicile, donc mon besoin de formation le plus urgent est d’apprendre à traiter la couleur. C’est évident ! »

Neuf heures, tout le monde est là, ou presque. Les convocations n’étant pas arrivées dans toutes les écoles, nous sommes nombreux à ne pas savoir à quel groupe de travail nous appartenons. Les infos divergent, certains disent qu’il faut aller consulter une liste qui serait à l’accueil du Musée, d’autres savent de source sûre que c’est à l’école qu’il faut se rendre, d’autres enfin expliquent doctement qu’il faut retourner à la maison et se connecter à Gestanim qui nous renseignera.
Une furieuse envie d’abandonner toute idée de formation au traitement de la couleur me taraude. C’était trop dur d’afficher cinq ou six feuilles sur la porte ? Ils m’auraient demandé, j’aurais apporté mon rouleau de ruban adhésif !

Neuf heures quinze, ça démarre. Première (et seule) info intéressante, enfin si l’on peut dire : figurez-vous que l’année prochaine, les Arts Visuels devraient normalement être éjectés des programmes de l’École Primaire et se retrouver dans l’ Accompagnement Educatif, vous savez, le truc qu’ils sont en train d’expérimenter en ZEP et REP et qui consiste à garder les gamins dans les écoles le soir pour éviter qu’ils ne taguent les abris bus.

Ensuite, nous sommes entrés dans le vif du sujet : le rouge. Quarante-cinq minutes sur le rouge : recherche de champ lexical autour du mot rouge, projection de « diapos » (je ne sais pas comment s’appelle cet appareil qu’on branche sur l’ordinateur et qui projette des images) sur un mur beige, ce qui faussait un peu les couleurs des reproductions tirées d’un « livre pour enfants » sur le traitement du rouge dans l’Art Contemporain. Chiche que je l’offre à un gosse à qui j’en veux particulièrement, ce bouquin ? Il va faire une de ces têtes, le pauvre... Des tableaux, des sculptures, des compositions, des installations (vous avez vu, j’ai appris, hein) et les sempiternelles questions : « En quoi c’est fait ? Pourquoi il a fait ça, le monsieur ? Ça vous évoque quoi ? »...

Après cette première heure, le café, offert par Monsieur le Maire de T, pas fou, qui voyait avec des frémissements de joie les cent soixante fois vingt-cinq bambins qui fréquenteront son musée cette année. Même au tarif de groupe, ça fait un bon paquet de brouzouf, comme dirait Toto.

Deuxième heure, une dame, que dis-je, une ar – tis - te, nous expose sa vie, son œuvre. Ce qu’elle a dit, je ne peux pas trop vous dire puisque, après les cinq premières minutes, j’ai abandonné toute idée de formation pratique et pris la décision d’écrire ma vie, mon œuvre pendant les quatre-vingt-dix minutes qu’il me restait à subir aujourd’hui. La seule chose que je peux vous dire, c’est que nous étions dans la grande salle de réunion de la mairie, que cette dame était sous le portrait du premier homme de France et qu’elle a très certainement battu le record qu’il détenait jusqu’alors : prononcer le plus de fois possible le pronom « je » au cours de son exposé.

Ensuite, pendant la dernière heure, enfin les dernières quarante minutes, la dame s’était beaucoup étalée jusqu’à sa dernière phrase : « Vous pourrez trouver des cartes postales de mon œuvre dans le hall d’accueil » (là, j’ai pensé à Bourvil), j’aurais dû aller visiter le Musée avec mes collègues, mais j’étais trop déprimée alors je suis rentrée chez moi.
Visiblement, je n’étais pas apte à construire moi-même mes savoirs pédagogiques et à tirer du sens d’interventions où il n’a jamais été question de classes, d’élèves, d’évolution dans leurs pratiques, de progressions en fonction de leurs capacités intellectuelles et motrices.
J’avais un besoin urgent de ressortir du tiroir mes vieilles revues de l’Art Enfantin, de relire la prose d’Elise et de Célestin Freinet et de contempler des vraies œuvres d’élèves, celles de l’époque où l’on ne considérait pas que l’enfant de deux à onze ans devait « prendre ses premiers repères dans l’univers de la création » uniquement en observant et « expérimentant » les techniques employées par les créateurs des cinquante dernières années.

Écrit par : catmano | 15 octobre 2008

C'est quoi-t-est-ce, un "descripteur de cycle" ?

Écrit par : yann | 15 octobre 2008

[...]l’enfant de deux à onze ans devait « prendre ses premiers repères dans l’univers de la création » uniquement en observant et « expérimentant » les techniques employées par les créateurs des cinquante dernières années.

Ecrit par : catmano | 15 octobre 2008

C'est la main à la pâte à sel ?

Écrit par : y | 15 octobre 2008

La pâte à sel, c'est ringard de chez ringard ! Pourquoi pas du dessin, pendant que vous y êtes ?

Ce matin, elle l'a dit, la dame, l'Art Conceptuel ! Ça, ça les branche, les mouflets et c'est formateur.
Enfin, c'est ce que j'ai cru comprendre, parce que, c'est comme chez Meirieu, là, je ne crois pas avoir entendu une seule fois le mot "élève", ou même "enfant" qui est quand même moins connoté "instructionniste" et encore moins les mots "programmes", "école" ou "éducation"...

Écrit par : catmano | 15 octobre 2008

Merci à Dugong, à BertrandLavy et à Catmano pour leurs contributions de niveau trois : capacité de mettre en évidence la bêtise ambiante...Et d'en rire ;-)

Écrit par : Robin | 15 octobre 2008

Catmano a écrit : "Quarante-cinq minutes sur le rouge : recherche de champ lexical autour du mot rouge, projection de « diapos "

Il (elle ? formateur ? IEN ?) cherchaient visiblement à vous allumer !

Formation muleta !

Juste avant la mise à mort ?

Écrit par : dugong | 15 octobre 2008

Pour trouver le CV de la dame, il faut taper une adresse qui contient ceci : members/expert/alphaOrder.
En tout cas, ils sont moins forts qu'Huxley. Lui, il s'en sortait avec seulement cinq lettres.

Écrit par : catmano | 15 octobre 2008

Quelqu'un a t'il déjà vu le film "Rentrer dans le mur ?"

Écrit par : Gichoc | 15 octobre 2008

J'ai trouvé une compétence du CEC qui colle assez bien avec la déformation dont Catmano nous a causé :

"gérer des activités ou des projets techniques ou professionnels complexes, incluant des responsabilités au niveau de la prise de décisions dans des contextes professionnels ou d’études imprévisibles"

En fait, à bien y réfléchir, ce n'était pas une formation pour vous, 160 bêtasses imprévisibles en troupeau, mais une formation de formateur pour les aguerrir.

Écrit par : dugong | 15 octobre 2008

Il (elle ? formateur ? IEN ?) cherchaient visiblement à vous allumer !

Formation muleta !

Juste avant la mise à mort ?

Ecrit par : dugong | 15 octobre 2008

Elle. Conseillère pédagogique en arts visuels. Juste avant la mise à mort des arts visuels.

Écrit par : catmano | 15 octobre 2008

Jean nous demande de réagir au Communiqué de la Société des Agrégés.

Je suis évidemment d'accord (à une réserve près : voir plus bas). Le problème est que le Miinistère ne reviendra pas sur sa décision. A moins d'une révolte étudiante, c'est la seule chose qui peut leur faire peur. C'est pourquoi j'insiste toujours sur le point suivant : si le master n'est pas un prérequis, l'année de préparation sera privatisée. Mais ma solution impliquerait un allongement des études de 2 ans, ce qui ne plaira pas non plus aux étudiants.

J'ai entendu l'autre jour Geneviève Zerhinger affirmer une fois de plus que la première compétence professionnelle d'un professeur est son savoir disciplinaire. Mais, depuis la Commission Pochard jusqu'au Ministère en passant par la CPU et la CDIUFM, tout le monde s'accorde désormais à dire que ce niveau disciplinaire est attesté par le master délivré par l'Université. Dans mes "remarques sur la mastérisation" (voir sur le site de Reconstruire l'Ecole), j'ai expliqué que la "docimologie" des concours et celle des examens n'est pas la même. Mais personne ne veut tenir compte de cet argument. Il n'y a donc plus qu'un moyen : prendre le Ministère au mot et fabriquer des masters exigeants. Certains collègues parlent même de "faire une hécatombe" parmi les reçus au concours, qui seraient donc collés au master et ne pourraient être recrutés. Avec un risque évident, celui du dumping : les étudiants iront dans les facs où les masters seront "faciles", pire encore : dans les masters IUFM-sciences de l'éduc. Avec l'autonomie des universités, c'est la loi libérale de la concurrence qui triomphe. Et la concurrence peut être la meilleure mais aussi la pire des choses quand elle devient synonyme de démagogie.

C'est ce que ne semble pas comprendre Léost quand il écrit :

"Elle (la SdA) demande également au Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche de n’habiliter, pour tous les concours de recrutement, que des masters qui garantissent les compétences disciplinairesé.

C'est totalement impossible. Tout master permettra de présenter n'importe quel concours même si ce master est totalement nul. Il en a toujours été ainsi. Toute licence permettait de présenter le CRPE et le CAPES. Toute maîtrise permettait de présenter n'importe quelle agrégation. J'ai souvent cité le cas d'une de mes collègues et amies, spécialiste mondialement reconnue de la Littérature espagnole du Siècle d'Or. Elle avait passé l'agreg d'espagnol avec une maîtrise de maths.

Bref, la SdA retarde d'une guerre et ne tient pas compte de la conjoncture présente. En plus, elle ne semble même pas connaître des textes légaux qui ont toujours été en vigueur. Je peux comprendre le premier point eu égard à ce qu'est la SdA. Le second m'étonne.

Écrit par : Pedro Cordoba | 15 octobre 2008

Une furieuse envie d’abandonner toute idée de formation au traitement de la couleur me taraude.

Ecrit par : catmano | 15 octobre 2008

Je ne sais pourquoi, mais on sent poindre une certaine lassitude-là ...

Sûre qu'elle a été payée, la dame, pour avoir le droit de vous ennuyer aussi longtemps...

Personne n'avait pensé à se munir de tomates bien mûres et bien rouges pour coller au thème de la séance?

Écrit par : Maminou | 15 octobre 2008

Pour Dugong : les taureaux ne voient pas les couleurs. Jadis les muletas étaient blanches.

Pour Catmano : est-ce que cette dame vous a, au moins, expliqué les analyses de Pastoureau sur les couleurs?

Écrit par : Pedro Cordoba | 15 octobre 2008

Maminou a écrit : "Personne n'avait pensé à se munir de tomates bien mûres et bien rouges pour coller au thème de la séance?"

Certes ! Le jet de tomates, c'est aussi un sujet d'études * voire de formations potentielles.

Quelle richesse !

http://www.sciences.u-psud.fr/fr/la_faculte/jardin/cantatrix_sopranica_l.html

Écrit par : dugong | 15 octobre 2008

"C'est totalement impossible. Tout master permettra de présenter n'importe quel concours même si ce master est totalement nul. Il en a toujours été ainsi. Toute licence permettait de présenter le CRPE et le CAPES. Toute maîtrise permettait de présenter n'importe quelle agrégation. J'ai souvent cité le cas d'une de mes collègues et amies, spécialiste mondialement reconnue de la Littérature espagnole du Siècle d'Or. Elle avait passé l'agreg d'espagnol avec une maîtrise de maths.

Bref, la SdA retarde d'une guerre et ne tient pas compte de la conjoncture présente. En plus, elle ne semble même pas connaître des textes légaux qui ont toujours été en vigueur. Je peux comprendre le premier point eu égard à ce qu'est la SdA. Le second m'étonne."

Ecrit par : Pedro Cordoba | 15 octobre 2008

Ca ne pose aucun problème, Pedro. (Je parle pour les PE). Si le concours est à peu près logique et suffisamment sélectif, (ce qui est encore envisageable compte tenu des éléments dont on dispose pour l'instant, même si c'est loin d'être certain), ce seront les meilleurs, sur le plan disciplinaire, qui l'auront.
Mais, bon, je suis peut-être trop optimiste...

Écrit par : Christophe Sibille | 15 octobre 2008

savoirs détaillés, spécialisés, factuels et théoriques dans un domaine de travail ou d’études, et conscience des limites de ces savoirs

Socrate, ressortissant de la communauté européenne (Athènes, Grèce) : niveau 5 sur 8

Peut mieux faire !

Écrit par : Robin | 15 octobre 2008

"gérer des activités ou des projets techniques ou professionnels complexes, incluant des responsabilités au niveau de la prise de décisions dans des contextes professionnels ou d’études imprévisibles"

Ecrit par : dugong | 15 octobre 2008

C'est très con! Et formulé de manière détestable. Ca pue.

Écrit par : Christophe Sibille | 15 octobre 2008

Personne n'avait pensé à se munir de tomates bien mûres et bien rouges pour coller au thème de la séance?

Ecrit par : Maminou | 15 octobre 2008

On ne nous avait pas précisé la couleur, comment aurait-on pu savoir ?
Et puis, il y en avait même qui étaient contents de leur animation et qui l'ont trouvée riche et formatrice... Ils n'auraient pas aimé du tout le coup des tomates.

Pour Catmano : est-ce que cette dame vous a, au moins, expliqué les analyses de Pastoureau sur les couleurs?

Ecrit par : Pedro Cordoba | 15 octobre 2008

Expliqué ? Attendez, nous sommes des professionnels... catégorie "sous-merde", ceux qui "travaillent ou étudient sous supervision (pour le degré d'autonomie, ça dépend de l'IEN)" !
Ils ne vont quand même pas se mettre à nous expliquer des trucs compliqués en plus, après on accéderait au niveau 8.
Mais si vous me dites que ces analyses sont intéressantes, je peux peut-être essayer de passer à la catégorie "prendre des responsabilités en matière de développement professionnel individuel et collectif". Mais vous ne le direz à personne, hein ?
Je n'ai pas envie de me retrouver dans une mine de sel !

Écrit par : catmano | 15 octobre 2008

CS a écrit : "C'est très con! Et formulé de manière détestable. Ca pue."

Oui et c'est une bonne petite carriériste du PS qui a coproduit ça.

Retenez son nom : Françoise Castex. Ca peut servir : les élections européennes auront lieu en 2009. Lisez les noms sur les listes avant de voter ...

Je redonne le lien vers le CV de la dame :
http://www.europarl.europa.eu/members/expert/alphaOrder/view.do?language=FR&id=28148

Écrit par : dugong | 15 octobre 2008

"gérer des activités ou des projets techniques ou professionnels complexes, incluant des responsabilités au niveau de la prise de décisions dans des contextes professionnels ou d’études imprévisibles"

Ecrit par : dugong | 15 octobre 2008

C'est très con! Et formulé de manière détestable. Ca pue.

Ecrit par : Christophe Sibille | 15 octobre 2008

Ce niveau mesure la compétence à éviter les projections inattendues de tomates pas fraîches : niveau atteint par les concepteurs de l'échelle des niveaux de compétences) ;-)

Écrit par : Robin | 15 octobre 2008

Robin a écrit : "Socrate, ressortissant de la communauté européenne (Athènes, Grèce) : niveau 5 sur 8

Peut mieux faire !"

A force de travail argumentatif, Socrate a réussi à atteindre le niveau 6 :
"savoirs approfondis dans un domaine de travail ou d’études requérant une compréhension critique de théories et de principes"

Ce qui lui aurait peut-être aujourd'hui ouvert le droit de concourir pour devenir secrétaire d'une castex quelconque...

Écrit par : dugong | 15 octobre 2008

Socrate, ressortissant de la communauté européenne (Athènes, Grèce) : niveau 5 sur 8

Peut mieux faire !

Ecrit par : Robin | 15 octobre 2008

Chic ! Je suis au même niveau que Socrate.
Trop fier !

Écrit par : yann | 15 octobre 2008

Merci, Dugong, pour cet excellent article scientifique de G. P. Vous venez de me réconcilier avec le genre humain, au moins provisoirement.

Écrit par : catmano | 15 octobre 2008

Ce qui lui aurait peut-être aujourd'hui ouvert le droit de concourir pour devenir secrétaire d'une castex quelconque...

Ecrit par : dugong | 15 octobre 2008

A tout prendre, je pense qu'il vaut mieux mourir empoisonné.

Écrit par : Robin | 15 octobre 2008

Robin a écrit : "A tout prendre, je pense qu'il vaut mieux mourir empoisonné."

Hélas ! Hélas ! Hélas ! Je crains que vous n'ayez raison.

Écrit par : dugong | 15 octobre 2008

Robin vous n'avez pas à vous excuser d'être né en Tunisie , ni moi , en Algérie et ceux qui trouvent amusant que La Marseillaise ait été , une fois de plus , sifflée , comprendront un jour leur douleur , comme Besson , qui parlait , me semble-t-il , du" trésor inestimable des banlieues " et qui s'est cogné brutalement à la géniale réalité de la diversité : des racketteurs mécontents qu'il n'allonge pas plus de fric , lui ont brûlé 10 voitures ! Excellente leçon de choses pour les bobos !
Tordant , et ça remonte le moral . Oui , ce monde est vraiment plein d'humour !

Oxymore et Daniel , et tous les autres :

Avez-vous aussi constaté comme de plus en plus , depuis quelques années , nous sommes constamment dérangés pendant les cours par les surveillants venant ponctionner quelques élèves ( parfois 10 ! ) pour justifications d'absences ? A n'importe quelle heure et sans scrupules .
Cette année , je détiens un record sans doute , car c'est presque tous les jours , et je tiens là une preuve qu'en effet , ce n'est plus l'instruction qui compte !

Exaspérée , je m'en suis ouverte à la CPE et lui ai gentiment exposé ma parano : " Dis-moi , tu m'en veux personnellement , ou vous avez reçu des consignes pour saboter les cours ? Dans ce cas , prévenez-nous , qu'on puisse s'organiser !"

Il parait que les élèves sont convoqués par voie d'affichage , mais on constate qu'ils n'en tiennent pas compte , ne lisent pas ou ne voient pas ! Donc , pas d'autre moyen !

A cela s'ajoute les distributions diverses et variées de paperasses , les enquêtes de l'infirmière sur l'alcoolisme ( à rapporter au plus vite , SVP ! ) , les livrets scolaires à faire remplir ( n'oubliez pas de coller les photos , hein ? )
Et cette nouveauté : un matin , après 10 minutes de cours , une élève fait une crise de spasmophilie ( j'ai fait le diagnostic illico , car nous sommes aussi médecins !) . Si mal en point que je demande à deux élèves de la soutenir pour l'accompagner à l'infirmerie . Dix minutes après , il ne m'est restitué qu'un seul accompagnateur .
Qu'est-ce ? fis-je , soupçonneuse . Où est passée Alexandra ? dis-je , l'imaginant en train de baguenauder dieu sait où .
- Ah , ben , l'infirmière , elle a dit à Alexandra de rester .

Le sang de la colère me monte aux joues !

- L'infirmière est-elle débordée , y-aurait-il épidémie de gastro , recrudescence de déprime post-contrôle-surprise , qui ne nous auraient pas été signalées et qui justifieraient qu' Alexandra serve d'aide-soignante et de psycho-thérapeute à la fois ?
- Non , non , y a personne , seulement Stéphanie .
-Et que fait l'infirmière ?
Un peu gêné : -Ben , elle est devant son ordinateur !

Deuxième choc , le sang de la colère refait un tour :
- Kévin , retournez à l'infirmerie , rappelez à l'infirmière qu'elle exerce dans un lycée , et que dans un lycée , il y a des cours . Je ne vois pas de raison pour qu' Alexandra soit absente lorsque c'est Stéphanie qui est malade !

Alexandra est revenue . Depuis longtemps , les élèves m'appellent Terminator , mais maintenant je sais que l'infirmière aussi !

Parfois , je me demande si tout cela n'est pas voulu , sciemment calculé , pour nous désapprendre à enseigner !

Écrit par : Amélie au lycée | 15 octobre 2008

Socrate, ressortissant de la communauté européenne (Athènes, Grèce) : niveau 5 sur 8

Peut mieux faire !

Ecrit par : Robin | 15 octobre 2008

Chic ! Je suis au même niveau que Socrate.
Trop fier !

Ecrit par : yann | 15 octobre 2008

Ce qui lui aurait peut-être aujourd'hui ouvert le droit de concourir pour devenir secrétaire d'une castex quelconque...

Ecrit par : dugong | 15 octobre 2008

Mais contrairement à Socrate, yann, vous remplissez toutes les conditions pour seconder Mme. Castex.

Elle n'a ni mesuré les limites de ses connaissances, ni dépassé le niveau 0. ;-)

Présentez le concours !

Écrit par : Robin | 15 octobre 2008

En soi l'idée d'une "formation" sur la couleur pour les instits ne me semble pas une aberration, bien au contraire. Mais la réalité est décevante, sinon éprouvante, comme toujours dans les machins de ce genre à cause de la nullité des "intervenants", choisis par encore plus nuls qu'eux.

En moins de temps qu'il ne vous en a fallu pour supporter ces inepties, vous pouvez lire : Michel Pastoureau et Dominique Simonnet, Le petit livre des couleurs, Editions du Panama, 2005. Il s'agit d'une interview, très enrichissante et souvent drôle. Dans son séminaire de l'EHESS, Pastoureau avait consacré une année entière à chaque couleur. Il en donne ici une synthèse rapide mais sérieuse. Il a aussi publié une monographie sur le Bleu (Le Seuil, 2000) mais malheureusement pas une étude approfondie sur l'ensemble des couleurs. Le choix du Bleu, pour un bouquin d'art style cadeau de fin d'année, n'est pas anodin : c'est devenu la couleur conformiste, consensuelle (d'où le drapeau européen) alors que c'était une couleur maudite dans l'Antiquité. Pas de bleu dans la céramique grecque. A Rome les yeux bleux caractérisaient les hommes ridicules et les femmes de petite vertu. Le bleu est évidemment (depuis le Moyen Age : couleur du manteau de la Vierge) l'opposé du rouge, ce qui a eu plus tard, on le sait, des répercussions sur la "couleur politique" des uns et des autres. Etc

Je ne crois pas que ce soit directement utilisable en classe mais quel que soit le niveau d'enseignement le maître doit en savoir plus que l'élève, n'est-ce pas? Et il est sans doute intéressant d'avoir une idée sur ce qu'un élève peut projetter sur telle ou telle couleur, qu'il aime ou n'aime pas. Généralement les enfants ont un jugement très tranché à ce propos. Evidemment il faudra être très discrète sur cette lecture : si vous passiez au niveau 8, il faudrait vous augmenter au moins autant que les collaborateurs de Sarkozy à l'Elysée (plus 10% en période de crise, c'est pas mal)

Écrit par : Pedro Cordoba | 15 octobre 2008

Je ne vois pas de raison pour qu' Alexandra soit absente lorsque c'est Stéphanie qui est malade !

Vous non plus, Amélie, vous n'arrivez pas à dépasser le niveau 5 ?

Écrit par : Robin | 15 octobre 2008

Les élections professionnelles sont proches : on sent bien l'odeur du sang. Il ne faudrait surtout pas que les "antipédagogos", dont je suis, soient satisfaits de la décision, peut-être tardive mais salutaire, prise la SNES de renoncer à négocier lorsqu'il n'y a rien à négocier. Même ceux qui, dès le début, ont claqué la porte de ces prétendues négociations en prennent pour leur grade : si je comprends bien donc, ceux qui n'ont pas trahi sont également des traitres. Bref, tous les syndicats ont trahi, finalement, ils sont tous du niveau du SE ou du SGEN...sauf le SNALC évidemment, le SNALC, le cocu de la farce, le syndicat qui, il n'y a pas si longtemps, était proche de l'orgasme quand le nom de "Darcos" était cité.

Écrit par : antipédagogo | 15 octobre 2008

Ca ne pose aucun problème, Pedro. (Je parle pour les PE). Si le concours est à peu près logique et suffisamment sélectif, (ce qui est encore envisageable compte tenu des éléments dont on dispose pour l'instant, même si c'est loin d'être certain), ce seront les meilleurs, sur le plan disciplinaire, qui l'auront.
Mais, bon, je suis peut-être trop optimiste...

Ecrit par : Christophe Sibille

----

Oui, je crois que vous êtes bien optimiste même pour les PE. Et si les meilleurs sont eux-mêmes nuls comme c'est bien souvent le cas aujourd'hui?

Pour ce qui est des CAPES, les choses sont très claires. Avec le nouveau concours, il sera impossible de sélectionner les meilleurs sur le plan disciplinaire. D'où l'importance cruciale de la qualité des masters. Le concours sera une loterie mais il faudrait que les participants au tirage aient un niveau minimal.

Écrit par : Pedro Cordoba | 15 octobre 2008

Quand je pense que "Ecrire un post sur bonnet d'âne" n'est même pas reconnu comme une compétence ...

Peut-être un être de niveau 8 rangerait-il cela dans une compétence plus large comme "s’autogérer dans la limite des consignes définies dans des contextes de travail ou d’études généralement prévisibles mais susceptibles de changer" ?

Écrit par : dugong | 15 octobre 2008

Petite précision de détail : il n'a pas toujours été possible de passer n'importe quel CAPES avec n'importe quelle licence : en 1969, je me suis moi-même présentée aux deux concours en Lettres classiques, alors que j'avais une maîtrise de philo. Pour l'agreg, il n'y avait aucun problème, mais pour le CAPES il m'a fallu demander une autorisation spéciale, qui m'a d'ailleurs été accordée.

Écrit par : Sylvie Huguet | 15 octobre 2008

Je ne peux y croire, c'est un canular !

Écrit par : Anne-Marie Valette | 15 octobre 2008

Merci Pedro, ça me paraît en effet beaucoup plus intéressant que ce à quoi j'ai eu droit ce matin.
Pour ce qui est des jugements tranchés des enfants sur les couleurs, je me rappelle un petit Marius de cinq ans à qui l'on pouvait citer toute une gamme de couleurs différentes et qui, pour chacune tour à tour, énonçait : "couleur de filles" ou "couleur de garçons" sans jamais se recouper dans ses assertions.
Nous avions beau essayé de le coincer, son classement était établi et il n'en variait pas et rien ne le perturbait, ni la chemise rose d'Ivan, ni le pantalon bleu marine de la maîtresse, ni le ruban jaune sur la robe de Lola (comme chacun le sait, selon Marius, le jaune est une couleur de garçons).

Écrit par : catmano | 15 octobre 2008

http://profseteleves.blogs.liberation.fr/silnyavaitqueleseleves/2008/10/essai-guillaume.html

Je n'y crois pas, c'est un canular !

Écrit par : Anne-Marie Valette | 15 octobre 2008

Encore une fuite au Ministère de l’Education nationale.
Un sujet du bac 2009 sur la toile !
« Peut-on siffler la Marseillaise ? »

marseillaise-sifflee-le-match-devait-etre-arrete-interrompu-apres-les-sifflets

Problématisons la question.

« Peut-on » s’entend en deux sens, possibilité matérielle et/ou morale, droit de, légitimité de le faire.

Tenons compte de l’ambigüité du verbe « siffler », car il arrive que, ne connaissant pas les paroles d’une chanson, nous la sifflions, sous la douche par exemple, avant de nous raser…

Mais « siffler » signifie aussi manifester son opposition, comme lorsqu’un musicien ou un acteur joue mal, et ne reçoit pas d’applaudissements ou qu’un foute-balleur rate un but facile.

La Marseillaise est l’hymne national de la fRrance, composé par Rouget de Lisle. Les Marseillais et les Strasbourgeois se disputent l’honneur d’en être les premiers exécutants. Sur la façade de la Banque de France, place Broglie, -prononcer Breuil, si vous êtes Français de l’intérieur- à Strasbourg, est apposée une plaque selon laquelle le Chant du Départ aurait été interprété dans ce bâtiment avant de donner de la vaillance aux citoyens qui combattaient les princes et les monarques du vieux monde d’alors. C’est le chant de la révolution démocratique bourgeoise.

_fadela-amara-la-proposition-de-laporte-une-erreur

En un premier sens, on peut siffler la Marseillaise, sauf si on ne peut produire de sons, soit définitivement, par handicap, soit provisoirement par toute cause physiologique qui interdit le sifflement.

Si on en ignore les paroles, ce qui, contrairement à ce que de vains politiciens pensent, n’est pas seulement le cas de certains naturalisés de fraiche date, basanés ou pas , mais de bien des Français, souchiens, qui préférent siffler, ou chanter, l’hymne de leur belle province bretonne, alsacienne, corse, catalane, basque, etc., bien que son apprentissage fasse partie des programmes scolaires, mais vous savez comme sont les instituteurs-trices, pompeusement nommés professeurs d’école, heureusement Darcos s’en occupe.

Qui se plaindrait dans ce cas que la Marseillaise soit sifflée ? Entre l’ignorance crasse et le sifflotement, même maladroit, chacun admettra que le second est meilleur que la première.

Passons maintenant au second sens, plus délicat.

A-t-on le droit, est-il légitime, de siffler la Marseillaise ?

Notons qu’à Marseille, comme ailleurs, sur la Canebière, ou les Champs, on peut siffler les Marseillaises, ou les Parisiennes, si on les reconnait, pour peu qu’elles vous bottent. Les Belges qui nous lisent remplaceront par la Brabançonne, les autres, par tout hymne de leur beau pays, ou européen, le raisonnement vaut aussi.

En Alsace, on chante Elsass unser Laendel » et le drapeau ressemble à ça:

rot-un-wiss.1197654765.gif

Nous ne nous contenterons pas de la réponse automatique, stéréotypée mais irréfléchie, qu’elle vienne des membres du gouvernement, de l’opposition, de l’extrême-droite, ou des « communistes » ,très attachés à cet hymne, comme à Jeanne d’Arc,comme celui qui la deshonore tous les ans, palce des Pyramides, on y reviendra.

Ces personnes sont essentialistes. Elles ont gravé sur leur disque dur que la Marseillaise est un hymne national, sacré, comme le drapeau (« Peut-on brûler le drapeau X, Y ? ») serait une question très voisine que nous traitons donc indirectement. On peut d’ailleurs remplacer par permutation, ces termes, Marseillaise, drapeau, etc. par tout autre symbole élu par tel ou tel groupe humain.

Le modèle du siffleur pourrait se trouver dans le bris des « Tables de la loi » par Moise lui-même, mécontent de son peuple traître et idolâtre. Briser les idoles ou les icônes. Il y a des précédents. Intéressant rapprochement de deux formes de sacré, le religieux et le politique. Le second dérivant manifestement du premier, si on se souvient du sort peu enviable de Ravaillac ou du cou coupé de Louis XVI. Aujourd’hui, il serait écartelé, les membres attachés à de puissantes 4 x 4. Dommage que la peine de mort ait été aboli par un irresponsable.

Tentons d’échapper aux clichés. Ne nous laissons pas dominer par l’émotion. Et laissons de côté le cas improbable où la Marseillaise serait sifflée à cause d’une exécution défaillante de la Garde républicaine, auquel cas on devrait immédiatement arracher les galons de son commandant dans la cour de l’Ecole militaire aux Invalides. Ne revenons pas non plus sur les interprétations diverses de tel ou tel chanteur qui a eu le front de nous l’offrir en mode reggae, ou rock ou tel jazmann qui la cite en passant dans un chorus, ou tout autre mode non conventionnel.

« Peut-on siffler la Marseillaise ? »

Une réponse non stéréotypée devra contextualiser, comme on dit de nos jours, la question.

Disons le comme nous le pensons et l’avons même personnellement expérimenté.

On l’aurait chanté sur les champs de bataille dans les années 1790 contre la racaille antirépublicaine et anti France, la sainte alliance qui liguait ses forces, contre le peuple des sans-culottes, comme elle l’a fait après la révolution d’octobre contre le jeune pouvoir des soviets, ou comme elle l’a poursuivi par le blocus de Cuba.

On l’aurait chanté en français, ou en version allemande, sur la rive droite du Rhin, quand les bourgeois allemands se révoltaient, hélas en vain, contre leurs princes. S’ils avaient vaincu, on n’aurait peut-être pas eu à subir première ni la seconde guerre mondiale. On l’aurait chanté en hongrois au 19e siècle, ce qui nous aurait peut-être privé, quel dommage… de l’immigration du père de notre bien-aimé président-qu’il-vive-longtemps-très-longtemps-dans -d’atroces-souffrances.

On se serait tu, ou on aurait sifflé, ou hué, quand au son de l’hymne national, l’armée française partait à la conquête de l’Algérie, massacrait les Communards, les peuples d’Indochine, les Algériens en 1945, le 8 mai, les Malgaches en 1947, les ouvriers français en grève, bombardait Haiphong, torturait en Algérie et jetait à la Seine les Algériens à Paris le 17 octobre 1961, sous de Gaulle, Debré (Michel) et Papon.

On a sifflé et hué la Marseillaise quand, oublieux de l’internationalisme prolétarien, les staliniens français nous l’assénaient, jeunes gauchistes, tous les 1er mai, comme ils l’avaient fait implicitement quand l’Humanité titrait « A chacun son boche », tandis que ceux de l’Affiche rouge, qui n’avaient pas attendu la rupture du pacte germano-soviétique, pour combattre le nazisme, mourraient parfois, en la réhabilitant, malgré leurs noms difficiles à prononcer et leur accent étranger, et criant pour certains « vive la France » ou Vive le peuple allemand ». (Il faut croire que ça n’a pas réusssi aux stals.). Hortefeux n’existait pas encore, sans quoi il les aurait comptés dans son contingent à expulser ou à livrer aux occupants. Ne va-t-il pas à Vichy, bientôt ?

On a chanté la Marseillaise, bras dessous-dessus avec des républicains chevènementistes, qui ne sont pas notre tasse de thé pourtant, entre les deux tours d’une élection qui a mis le borgne tortionnaire en outsider de Chirac. Cela nous a même valu l’opprobre de désormais ex-camarades de la LCR. On ne regrette rien. On recommencera s’il le faut.

Les hymnes, les drapeaux, les fanions, les insignes, les médailles, c’est pas notre truc. la Légion d’Horreur de Papon, dans sa tombe, non plus. Mais parfois, selon le contexte, on peut les ressortir quand ça reprend, provisoirement, sens… Dialectisons le drapeau et la Marseillaise! Ne laissons pas les symboles aux partisans de l’ordre bourgeois, de droite ou de gauche.

Du passé, ne faisons pas table rase, comme des Kmehrs rouge sang.

Le tricolore français, même zébré de noir, comme en 2002, reste du tricolore. Certains lui ont bien ajouté de la croix de Lorraine ou de la francisque ou du coeur de Christ. A chacun le sien ! Mais jamais au grand jamais, on ne l’aurait chanté en Kanaky lorsque les gendarmes français, sous Bernard Pons, ont assassiné nos camarades. Eloi Machoro, ton combat continue !

On se fout du foute et de tout autre sport de compétition. On n’assiste donc jamais aux matches. On a remarqué récemment qu’à Strasbourg, des nazillons, qu’il ne faut paraît-il, pas confondre avec des amateurs de foute, ont attaqué des basanés. Ils leur jettent, au nom du tricolore, des cacahuètes, ou des peaux de bananes, poussent des cris de singes. Ces prétendus « identitaires » à la mono-identité mortifère, trouveront un emploi dans le fascisme qui vient, en complet-veston, comme le défunt Haider, si on le laisse passer.

Le foute, c’est la guerre, merci Jean-Marie Brohm, ou sa préparation, c’est le chauvinisme, c’est la concurrence, c’est « que le meilleur gagne » et crève le faible, et l’union locale, ou nationale c’est donc très utile au capital. Plus de prolétaires, plus de patrons, tous supporteurs.

C’est au nom de l’unité nationale, dans l’intérêt du capital, que les fans du drapeau s’excitent. Le Pen, s’il le pouvait, dénaturaliserait les « profanateurs », c’est dans le programme du F Haine. La droitedure et la gauche molle se contentent de les stigmatiser. C’est plus facile que de distribuer les milliards aux SDF, aux chômeurs et aux travailleurs pour faire repartir l’économie et sortir de la crise, sans refonder le capitalisme.

On comprend donc ceux qui ont sifflé la Marseillaise lors d’un match amical France –Tunisie.

Les politiques, qui sont impuissants face à la tornade de la bulle financière et vont jusqu’à faire aujourd’hui ce qu’ils dénonçaient hier, en étatisant, à durée déterminée, les banques, ont enfin trouvé un terrain d’action, où ils peuvent faire croire qu’ils maitrisent quelque chose.

“Puisque ces mystères nous dépassent, feignons d’en être l’organisateur” Jean Cocteau.

Et jouons au chef de bande franchouillard contre les bandes ethniques…

Les organisateurs avaient cru bien faire –un match avec l’Algérie avait connu le même incident- en confiant le chant à une Tunisienne. Raté, les siffleurs sont Français, ils sifflent la France qui ne les entend pas; même si Ben Ali est un tyran, c’est le chef d’Etat d’un ex-pays colonisé.

Et ça durera quelles que soient les ridicules et inefficaces mesures prises à la va vite et les déclarations. Fadela Amara, montant évidemment au créneau, en pseudo grande sœur des siffleurs, passée des « quartiers » aux côtés de l’ordre néocolonial. Laporte privant de matchs les pauvres supporteurs qui n’en peuvent mais.

Le saviez-vous, il y a même des Marseillaise(s) qu’on peut chanter. Et en ce moment, après la visite du pape Ratzinger, et les entorses à la laïcité,au nom d’une France très chrétienne, parait-il,on aurait intérêt à en apprendre les paroles aux enfants des écoles et à leurs parents. Il y en a d’autres!

Sources: http://schlomoh.blog.lemonde.fr/

Écrit par : Hervé de Strasbourg | 15 octobre 2008

.
La Marseillaise anticléricale
Leo Taxil, vers 1900
.
Echantillon MP3- Echantillon MP3 par Marc Ogeret
.
Allons fils de la République
Le jour du vote est arrivé
Contre de la noire clique
L'oriflamme ignoble est levé
L'oriflamme ignoble est levé
Entendez vous tous ces infâmes
Croasser leurs stupides chants
Ils voudraient encore les brigands
Salir nos enfants et nos femmes

Aux urnes citoyens
Contre les cléricaux
Votons, votons
Et que nos voix
Dispersent les corbeaux

Que veut cette maudite engeance
Cette canaille à jupon noir
Elle veut étouffer la France
Sous la calotte et l'éteignoir
Sous la calotte et l'éteignoir
Mais de nos bulletins de vote
Nous accablerons ces gredins
Et les rois de tous les scrutins
Leur crierons: A bas la calotte !

Aux urnes citoyens
Contre les cléricaux
Votons, votons
Et que nos voix
Dispersent les corbeaux

Quoi ces curés et leurs vicaires
Feraient la loi dans nos foyers
Ces assassins de nos pères
Seraient un jour nos meurtriers
Seraient un jour nos meurtriers
Car ces cafards de vil race
Sont nés pour être inquisiteurs
A la porte les imposteurs
Place à la République, place !

Aux urnes citoyens
Contre les cléricaux
Votons, votons
Et que nos voix
Dispersent les corbeaux

Tremblez coquins cachez vous traîtres
Disparaissez loin de nos yeux
Le peuple ne veux plus de prêtres
...
Assez de vos pratiques niaises
Les vices sont vos qualité
Vous réclamez les libertés
Il n'en est pas pour les punaises

Aux urnes citoyens
Contre les cléricaux
Votons, votons
Et que nos voix
Dispersent les corbeaux

Citoyens punissons les crimes
De ces immondes galopins
N'ayons pitié que des victimes
Que la foi transforme en crétins
Mais les voleurs, les hypocrites
Mais les convois de fainéants
Mais les escrocs, les charlatans
Pas de pitié pour ces jésuites

Aux urnes citoyens
Contre les cléricaux
Votons, votons
Et que nos voix
Dispersent les corbeaux

Que la haine de l'imposture
Inspirent nos votes vengeurs
Expulsons l'horrible tonsure
Hors de France les malfaiteurs
Hors de France les malfaiteurs
Formons l'union radicale
Allions au scrutin le front haut
Pour sauver le pays il faut
Une chambre anticléricale !

Aux urnes citoyens
Contre les cléricaux
Votons, votons
Et que nos voix
Dispersent les corbeaux

Sources: http://bmarcore.club.fr/mil/mil212.html

Écrit par : Hervé de Strasbourg | 15 octobre 2008

Un exemple de professionnalisme :

http://www.wat.tv/video/on-amuse-tele-hollandaise-znux_djry_.html

Ne pas broncher même dans de telles conditions : cela fera-t-il partie des nouvelles épreuves de recrutement des enseignants ?

Quitte à me faire incendier ici : prévenir les pompiers, cela s'apprend.

Écrit par : dugong | 15 octobre 2008

"6 personnalités vont délibérer pour désigner les meilleures vidéos. Alors montre-leur que tu aimes l’Europe, débride ta créativité et tu seras récompensé !

Membres du jury :


- Xavier Darcos - président du jury : ministre de l'Education nationale
- Pierre Mathieu : animateur du Hit Machine sur M6
- Gonzague Dambricourt : blogueur
- Marc Fouchard : réalisateur
- Morris Leoni : directeur de création web
- Véronique Mély : déléguée à la communication du ministère de l’Education nationale "

Avis de mon compagnon, diplômé CEP 1959 : "A force de leur proposer que des conneries, les gens, ils deviennent réellement cons !"

Ecrit par : catmano | 15 octobre 2008

Le mien, de compagnon, il chante la décadanse, il dit "c'est la décadence".

Écrit par : dobolino | 15 octobre 2008

Ceci dit, mon fils revient de sa "journée d'appel pour la défense". En guise de tests de connaissance, on lui a demandé, par écrit:
-si énergie et enerjie se prononcent de la même façon
- à l'aide d'un programme de cinéma, dire à quelle heure passait tel film
- trouver les mots qui existaient et qui n'existaient pas dans une liste. Exemple: parambule, paragraphe, libellé, etc...
Il a eu droit à de chouettes vidéos publicitaires pour s'engager. Y'en avait une où un gars expliquait que, s'il s'était engagé, c'est parce qu'il aimait les voyages, les rapports humains et ... la bagarre.
Une autre vidéo engageante montrait deux soldats au combat corps à corps, l'un étendu au sol, l'autre lui plantant à coups redoublés la pointe de son coude dans la figure et, immédiatement après, un gars au sourire ravi tirant des rafales de mitraillette sur je ne sais quoi puis expliquait qu'être réserviste, c'est une planque pour les étudiants parce que tu gagnes beaucoup et que tu n'es pas imposé.

Écrit par : dobolino | 15 octobre 2008

Pourquoi "contre Catmano" ? Il me semblait que Dobolino avait dit la même chose que moi... En tout cas, c'est ce dont nous avons parlé hier soir au téléphone.

Ecrit par : catmano | 15 octobre 2008

Faut qu'on explique !
Souvent, le soir, on se bigophone en même temps qu'on poste nos commentaires. Faut suivre !

Écrit par : dobolino | 15 octobre 2008

"6 personnalités vont délibérer pour désigner les meilleures vidéos. Alors montre-leur que tu aimes l’Europe, débride ta créativité et tu seras récompensé !

"Le pompier hollandais" est en bonne position.

Écrit par : Robin | 15 octobre 2008

On ne pourrait pas constituer une Association des Amis de JPB pour médiatiser encore plus les valeurs qu'il défend? Je plaisante à moitié.
Ecrit par : Oxymore | 15 octobre 2008

En plaisantant aussi à moitié, faut d'abord qu'on se cotise pour lui assurer un apport protéïque de qualité, au sieur Brighelli. Sinon, il va finir l'année aux restos du cœur.

Écrit par : dobolino | 15 octobre 2008

Non, Pedro, les meilleurs PE sont très loin d'être nuls, là, je ne pèche pas par excès d'optimisme...

Avez-vous lu cela? Ce n'est pas un gag!!!

"Le CA de l'université Paris-IV Sorbonne a adopté à l'unanimité une motion
pour protester contre "les conditions dans lesquelles est mise en oeuvre la
réforme de la formation des maîtres", en séance plénière le 10 octobre 2008.

Le CA déplore "un calendrier qui oblige l'université à prévoir pour
2009-2010, dans la précipitation, l'application d'une réforme des concours
dont le contenu n'est toujours pas défini à la rentrée 2008". Il s'oppose à
la réduction dans les concours de la part des savoirs disciplinaires. "Cet
allégement des épreuves ne fera qu'abaisser le niveau de formation des
futurs enseignants, en contradiction totale avec l'objectif affiché par la
'masterisation'." Le CA rejette également "l'idée de concours déclinés en
'épreuves régionales' pour le recrutement des professeurs des lycées et
collèges, qui serait contraire au principe, réaffirmé par le ministère,
d'attachement à des concours nationaux".

Enfin, le CA indique "soutenir l'action menée par les instances de
l'université pour construire, en étroite concertation avec l'IUFM de Paris
[école interne à Paris-IV] et avec les autres universités de Paris et
d'Île-de-France, des masters 'métiers de l'enseignement' qui concilient au
mieux la nécessaire formation professionnelle au métier d'enseignant et les
exigences d'un haut niveau de formation scientifique".

Écrit par : Christophe Sibille | 15 octobre 2008

Amélie au lycée: non , il ne faut pas voir un plan concerté de nuisance à notre égard, c'est tout simplement l'effet de l'administration à tous les étages et dans tous ses états: L'Educ Nat est une structure soviétoïde. Il faut simplement envoyer C.... ses agents, souvent inconscients, de la grande subversion du savoir et de l'attention nécessaire pour l'acquérir!

Pastoureau pour les couleurs! C'est extraordinaire: LA référence, après c'est à nous de faire la cuisine pédagogique- pardon, didactique- adaptée. Je suis à l'aise avec ça et je peux vous dire, P Cordoba, que les anecdotes et la découverte que les couleurs ont une histoire surprend et intéresse nos élèves.


Maintenant je voudrais enfoncer une porte ouverte, on l'oublie mais c'est utile...:

La fonction du progrès est de faire diminuer l'effort. Oui? Après les machines et l'automobile, il est dans la logique du dit progrès - attention, je ne suis pas progressiste! ni partisans de casser les PC à la masse, quoique... la prothèse mentale me dérange- de rendre les fonctions intellectuelles plus faciles: plus besoin de calculer: calculette! plus besoin d'orthographe: correcteur, sauf la grammaire, mais ça viendra! plus besoin apprendre, le disque dur garde tout! tout tout de suite, pas de temps de réflexion : un clic et plouf! tu l'as!
Les générations qui déboulent ne sont plus préparées au monde - passé- que nous avons connu, mais au leur.
OK? Non, je ne me tire pas une balle dans le pied, je constate.
Maintenant, il ne s'agit pas de devenir thuriféraire de l'air du temps, il n'y a aucune raison d'être de son temps quand celui-ci s'avère empoisonné. Par exemple, les OGM ne sont pas nécessaires parce que "modernes" ou un "progrès"! Je suis partisan de la résistance au torrent - je pratique le canyoning, je sais de quoi je parle- qui déferle et qui emporte tout, agent d'érosion de la qualité au profit de la masse brute et utilisable ( corvéable).
Toute la question tourne autour du sens de ce que nous faisons ici bas: l'effort est-il un moyen de s'épanouir ou doit-on adopter l'évitement? Pourquoi faire?
Il y a des gens qui vivent avec trois fois rien - des pauvres selon des critères fondés sur notre propre référence - et qui sont heureux: ils ont encore du sens en perspective.
Nous, nous nous vautrons dans le nouveau qui tue le nouveau et dépensons une énergie folle pour combler le déficit de sens.

La question n'est pas d' être contre ce qui facilite la vie -et la complique autrement- mais quel est le sens de cela? Le sens d'une vie d'être sensible et intelligent , pas d'un humain handicapé spirituellement et réduit à la tâche anonyme et diluée de l'ère des masses.

Être professeur au service de ça? Jamais!

Écrit par : Oxymore | 15 octobre 2008

Les élections professionnelles sont proches : on sent bien l'odeur du sang. Il ne faudrait surtout pas que les "antipédagogos", dont je suis, soient satisfaits de la décision, peut-être tardive mais salutaire, prise la SNES de renoncer à négocier lorsqu'il n'y a rien à négocier. Même ceux qui, dès le début, ont claqué la porte de ces prétendues négociations en prennent pour leur grade : si je comprends bien donc, ceux qui n'ont pas trahi sont également des traitres. Bref, tous les syndicats ont trahi, finalement, ils sont tous du niveau du SE ou du SGEN...sauf le SNALC évidemment, le SNALC, le cocu de la farce, le syndicat qui, il n'y a pas si longtemps, était proche de l'orgasme quand le nom de "Darcos" était cité.

Ecrit par : antipédagogo | 15 octobre 2008

Effectivement, seul le SNALC -hélas- exprime régulièrement une position claire contre le pédagogisme et ses conséquences. Il suffit d'aller sur son site et de lire les communiqués (rubrique "actualités" , voir "communiqués de presse" et "à la une"). La dernière pétition qu'il appelle à signer est aussi sans aucune ambiguité. J'attends qu'un autre syndicat -n'importe lequel- en fasse autant. Je risque d'attendre longtemps...

Pendant ce temps, justement, chez les autres syndicats, le mot "pédagogisme" n'est JAMAIS prononcé, comme si le problème n'existait pas (quand ils n'en font pas directement la promotion comme l'UNSA ou la CFDT).

Lorsque vous parlez de "ceux qui ont claqué la porte dès le début", vous faites, je suppose, allusion à FO. Allez donc également sur le site du SN-FO-LC, vous trouverez en 1ère page (rubrique "à lire",tout en bas ) un lien intitulé "Un Munich pédagogique".

Il vous renverra vers un article d'Antoine Prost, pédagogo bien connu qui milite contre les nouveaux programmes du primaire sous le fallacieux prétexte de lutter contre la baisse des horaires (cela fait 30 ans que les horaires baissent mais curieusement, M. Prost ,ne s'en était pas aperçu. Il ne s'en aperçoit que lorsque pour la 1ère fois depuis fort longtemps, il est de nouveau réellement question d'apprendre aux enfants à lire, écrire et compter. Alors forcément, ça ne passe pas...)

Faire discrètement de la pub pour le pédagogisme tout en ne prononçant jamais le mot et en ne soulevant jamais le problème, oui, moi j'appelle ça une trahison, surtout quand dans le même temps on prétends défendre les statuts.

Quels "statuts" va-t-il en effet nous rester lorsque nous n'aurons même plus le droit de transmettre des contenus ? Comment défendre le statut sans défendre le métier de professeur ou d'instituteur qui lui correspond ? Comment défendre le statut sans défendre clairement et systématiquement l'Instruction publique, comme le fait le Snalc ?

En clair, comment défendre le statut sans combattre le pédagogisme ?

Le Snalc le fait, pourtant. Et il se sent bien seul...

"Les faits sont têtus", comme disait l'autre (Lénine, si je ne m'abuse).

Écrit par : Manu | 15 octobre 2008

Des nouvelles de notre bon ministre qui met la main à la pâte :
http://www.education.gouv.fr/cid22717/la-main-a-la-pate-deplacement-de-xavier-darcos-dans-l-academie-de-clermont-ferrand.html

Il faut décloisonner (d'ailleurs dans la novlangue cela s'appelle maintenant l'enseignement intégré):
http://media.education.gouv.fr/file/10_octobre/68/6/MAINALA_PATE151008_36686.pdf
http://www.science-techno-college.net/?page=1
Ce n'est qu'une expérimentation, mais comme désormais le pire est toujours sûr, gageons que cela deviendra obligatoire dans tous les collèges de France.
Immense lassitude.

Écrit par : Romuald | 15 octobre 2008

Oui Manu, je suis bien d'accord avec vous. Et puis Toitoine ne fut pas un si brillant professeur, je l'ai connu comme élève. Plus récemment ,j'ai pu aussi constater son mauvais goût avec certain achat décoratif pour son sweet home: manque de culture artistique. C'est éloquent. Petit bourgeois socialopédago... Pouah!

Écrit par : Oxymore | 15 octobre 2008

"Oxymore et Daniel , et tous les autres :

Avez-vous aussi constaté comme de plus en plus , depuis quelques années , nous sommes constamment dérangés pendant les cours par les surveillants venant ponctionner quelques élèves ( parfois 10 ! ) pour justifications d'absences ? A n'importe quelle heure et sans scrupules .
[...]
Parfois , je me demande si tout cela n'est pas voulu , sciemment calculé , pour nous désapprendre à enseigner !"

Ecrit par : Amélie au lycée | 15 octobre 2008

Mais oui, exactement la même impression (et je crois qu'il s'agit plus que d'une simple impression). Le coup des surveillants qui dérangent le cours au point de le saboter, je l'ai déjà observé dans plusieurs établissements. Quand on recoupe, comme c'est le cas ici, avec les témoignages de collègues de différentes académies, on s'aperçoit d'ailleurs qu'on retrouve les mêmes travers un peu partout.

Pour Luc Besson, soit dit en passant, j'étais bien content : les donneurs de leçons qui se prennent la réalité en pleine poire...

Écrit par : Daniel Arnaud | 15 octobre 2008

"Quels "statuts" va-t-il en effet nous rester lorsque nous n'aurons même plus le droit de transmettre des contenus ? Comment défendre le statut sans défendre le métier de professeur ou d'instituteur qui lui correspond ? Comment défendre le statut sans défendre clairement et systématiquement l'Instruction publique, comme le fait le Snalc ?

En clair, comment défendre le statut sans combattre le pédagogisme ?"




OUI Manu ,


Il manque au SNALC une visibilité médiatique et il faut la gagner: lutter et faire du bruit. Quand on est seul c'est plus difficile mais la motivation est plus grande, non?

Écrit par : oxymore | 15 octobre 2008

Immense lassitude.

Ecrit par : Romuald | 15 octobre 2008

Ah ! Vous aussi ? D'ailleurs, je vais me coucher.

Écrit par : catmano | 15 octobre 2008

Il vous renverra vers un article d'Antoine Prost, pédagogo bien connu qui milite contre les nouveaux programmes du primaire sous le fallacieux prétexte de lutter contre la baisse des horaires (cela fait 30 ans que les horaires baissent mais curieusement, M. Prost ,ne s'en était pas aperçu.
Faire discrètement de la pub pour le pédagogisme tout en ne prononçant jamais le mot et en ne soulevant jamais le problème, oui, moi j'appelle ça une trahison, surtout quand dans le même temps on prétends défendre les statu

Eh Manu, faudrait peut-être applaudir à une nouvelle baisse des horaires sous prétexte que ça fait trente ans que ça dure ? Quel syndicat peut accepter cela ?
Vous cherchez à dédouaner le SNALC mais au prix d'un enc... de mouche pareil, c'est fort !

Écrit par : victor | 15 octobre 2008

Victor, à part la référence aux mouches qui se font tirer, que connaissez-vous du SNALC?
Je lirai avec intérêt votre réponse demain: je vais me préparer pour être le meilleur professeur de la Galaxie demain matin.
BYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYY!

Écrit par : Oxymore | 15 octobre 2008

merci Amelie d'avoir remis
la metaphore du homard.

je n'ai meme pas l'excuse d'un coup de roulis intempestif
pendant mon copier coller qui aurait renvoye le homard dans son habitat d'origine,
Ecrit par : Cadichon

Amélie et Cadichon se congratulent car elles ont bien quelque chose en commun : "renvoyer le homard dans son habitat d'origine"...

Écrit par : victor | 15 octobre 2008

Victor, à part la référence aux mouches qui se font tirer, que connaissez-vous du SNALC?

Ecrit par : Oxymore | 15 octobre 2008

Rien, c'est justement là le problème...

Écrit par : victor | 15 octobre 2008

Homard, j'arrive !

Écrit par : victor | 15 octobre 2008

Erreur, victor, il s'agit de renvoyer, non le homard, mais le Omar!

Écrit par : retraitée | 15 octobre 2008

Amélie et Cadichon se congratulent car elles ont bien quelque chose en commun : "renvoyer le homard dans son habitat d'origine"...

Ecrit par : victor | 15 octobre 2008

Erreur, victor, il s'agit de renvoyer, non le homard, mais le Omar!

Ecrit par : retraitée | 15 octobre 2008

C’est cette action, ce choc en retour de la colonisation qu’il importait de signaler. »

Ecrit par : Aimé Césaire | 15 octobre 2008

Cher Aimé , la colonisation sous toutes ses formes ( anciennes et modernes ) est une horreur ... puisque toujours à la fin , le homard m' a tuer !

Chacun chez soi , a dit Aimé . l'Afrique appartient aux africains . D'ailleurs on leur a rendue .

Écrit par : Amélie en Afrique | 16 octobre 2008

CERTES, la Marseillaise a été sifflée.

Mais bientôt, pendant qu'on versera des millions de milliards aux banques crapuleuses du monde entier, nous chanterons tous, la main droite tendue vers le Premier ministre Darcos, et le menton fièrement levé vers les lendemains qui ne chantent pas :

L'Europe !

L'Union !

La France !

Youpi !

Miam miam !

Youpi youpi !

Miam !

Evviv Darcos !

Écrit par : Jérémy | 16 octobre 2008

Au fait, bonne fête Edvige !

J'ai vu Alliot-Marie défendre son nouveau décret à l'Assemblée ; cette femme n'a pas toute sa tête.

Écrit par : Jérémy | 16 octobre 2008

Psychanalyse sauvage du petit Marius (pour Catmano).

Je m’aventure à proposer une interprétation. Il faut tenir compte de trois ensembles : le symbolisme culturel (adulte) qui s’impose progressivement à l’enfant, le symbolisme enfantin propre (qui mêle le pulsionnel et le fantasmatique) et puis le vécu de chacun – qui m’échappe en l’occurrence.

A cinq ans le code sexuel [je refuse d’employer le mot « genre »] devient prégnant. Il est donc normal de vouloir ranger l’ensemble des couleurs en deux cases : côté filles, côté garçons. Car je pense (Jeremy ne sera peut-être pas d’accord) qu’à cet âge-là, il n’y a encore que deux sexes. Plus tard aussi peut-être, je n’en sais trop rien : plus on vieillit, plus on doit avouer son ignorance sur ces choses-là.

Vous ne donnez malheureusement que trois exemples : le bleu, le rose, le jaune. Pour le bleu et le rose, c’est évident : bleu pour les garçons, rose pour les filles – c’est le code adulte qui s’impose. Le cas du jaune est évidemment beaucoup plus intéressant.

Pourquoi diable est-il rangé dans la case « garçon » ? Ici, le code enfantin et le code adulte s’opposent. Non pas sur le sexe des couleurs mais sur leur valorisation. Le jaune est positif pour les enfants : ils colorient tous le soleil en jaune vif de même que les fenêtres éclairées. Pour les adultes, le jaune est négatif. On ne sait pas trop pourquoi, c’est propre à l’Occident à partir du Moyen Age. Il devient la couleur des traîtres (Ganelon est habillé en jaune) et plus particulièrement des traîtres par antonomase, les Juifs. On sait pourquoi Judas est représenté avec des cheveux roux (à cause de la menstruation masculine des Juifs) mais on ne sait pas vraiment pourquoi il porte un vêtement jaune. C’est peut-être lié au métal de même couleur, positif quand il est thésaurisé dans les églises, négatif quand il est monétarisé, c’est-à-dire judaïsé. C’est en tout cas un fait culturel, qui aura un avenir bien connu avec l’étoile de même couleur. C’est aussi la couleur des cocus et des briseurs de grèves (voir ici même le message d’Oxymore du 10 octobre) et quand on rit jaune ce n’est pas bon du tout (voir ici même le message d’uncertain du 11).

Les enfants n’étant pas encore contaminés par le christianisme médiéval (qui se perpétue) y voient, comme les primitifs, les orientaux et les africains une couleur positive. Or un garçon de 5 ans ne trouve pas d’autre moyen d’affirmer sa virilité que de mépriser les filles (certains adultes, on le sait, continuent dans cette voie). Une couleur positive ne peut donc être qu’une couleur de garçon.

Mais les choses commencent à changer dans le code adulte. La rupture se situe, selon Pastoureau, à la fin du XIX. C’est sans doute lié à la sécularisation de la société et à la laïcité de l’Etat (Roger Felts et Amélie ne comprennent pas la position de Catherine Kintzler parce qu’ils ne distinguent pas les deux phénomènes). En tout cas les impressionnistes réhabilitent le jaune et cette réhabilitation deviendra « éclatante » avec Van Gogh. Voir aussi le maillot jaune du Tour de France. Mais la nouvelle positivité du jaune se déplace vers l’orange : différence entre « prix orange » et « prix citron » ou le fait que la vitamine C est coloriée en orange par les labos pharmaceutiques, pas en jaune citron (que Van Gogh, d’ailleurs, utilise très peu et mêlé de blanc : juste pour faire ressortir un « jaune blé » ou « jaune tournesol », trop orangés pour être vrais). Mais les enfants nous montrent la voie et le jaune a un bel avenir devant lui. Surtout si Lola le porte en ruban.

Écrit par : Pedro Cordoba | 16 octobre 2008

Eh Manu, faudrait peut-être applaudir à une nouvelle baisse des horaires sous prétexte que ça fait trente ans que ça dure ? Quel syndicat peut accepter cela ?
Vous cherchez à dédouaner le SNALC mais au prix d'un enc... de mouche pareil, c'est fort !

Ecrit par : victor | 15 octobre 2008

Il n'a jamais été question d'applaudir à une nouvelle baisse des horaires, où avez-vous vu cela ? Et où avez-vous vu que FO, contrairement au Snalc (voir la pétition ci-dessous par exemple), combattait la baisse des horaires ? Pas plus que le pédagogisme, en fait !

Et vous appellez ça un point de détail ? C'est vous qui êtes trés fort. Le vrai problème ne serait-il pas plutôt que le Snalc "c'est mal" en raison d'une étiquette "de droite" quelles que soient ses revendications ?

Bien sûr, les autres syndicats, "c'est -forcément- bien" parce qu'ils ont une étiquette dite "de gauche" (il y aurait beaucoup à dire là-dessus d'ailleurs, de nos jours, n'importe quel gogo libéral qui veut vendre sa came n'a qu'à se déclarer "de gauche" pour recevoir l'absolution : je connais un certain Jospin flanqué de son fidèle Meirieu qui a fait passer les pires saloperies contre l'École de la République, de cette manière. Apparement, le réflèxe pavlovien fonctionne encore chez certains).

Et puis, depuis Foucambert, la méthode des étiquettes, on sait ce que ça vaut...

Voici la pétition du Snalc. Comme dirait le Snes, "c'est clair !" :


"NON AU DEPEÇAGE DES DISCIPLINES !
NON A L’APPAUVRISSEMENT CULTUREL !

A travers la réforme du lycée et celle du recrutement des professeurs, le ministère de l’Education Nationale s’est engagé dans un processus de démantèlement des contenus, horaires et exigences disciplinaires :

*
mise à l’écart du tronc commun de seconde des enseignements scientifiques,
*
menaces sur les mathématiques et l’histoire - géographie en cycle terminal,
*
mise en concurrence des disciplines par le jeu des modules,
*
disparition programmée des options les moins immédiatement « rentables »,
*
baisse conséquente des horaires du tronc commun en rapport avec l’obligation de mettre en place des activités d’accompagnement dont la pertinence pédagogique reste à démontrer,
*
réduction drastique voire suppression des épreuves purement disciplinaires dans les maquettes de concours proposées,
*
agrégation dévoyée par l’introduction d’une épreuve de connaissance du système éducatif et/ou d’une épreuve professionnelle,
*
recrutement des futurs professeurs sur critères pseudo - professionnels, artificiels et arbitraires,
*
introduction de la bivalence dans certaines maquettes de concours.


Le SNALC-CSEN ne peut souscrire à des réformes n’ayant pour seul motif qu’une gestion purement comptable du système éducatif au détriment de la qualité de l’Ecole Républicaine.

Pour défendre la mission d’instruction publique de l’Ecole,
Pour garantir à long terme un recrutement de qualité,
Pour préserver la transmission des valeurs humanistes,
Signez et faites signer la pétition !"

Écrit par : Manu | 16 octobre 2008

Merci à PC pour son analyse du jaune. Cette position parfois oscillante, entre positivité et négativité, au milieu du spectre, mérite d'être complétée. Quelques exemples, en vrac :

Couleur du pastis, boisson conviviale mais téléologiquement à visée hépatique

La canne jaune, distinction belge entre malvoyants et aveugles. Tombé en désuétude (pas le mal voyant, l'usage de cette canne).

Le jaune qualifie les polytechniciens entrés les années impaires (vaut aussi pour les impairs commis par les polytechniciens ?)

Rire jaune : deux interprétations. Je cite :
- "l’expression provient surtout du fait que les hépatiques sont souvent de mauvaise humeur, et lorsqu’ils se forcent à rire, la bile teinte leur visage de cette couleur jaune pâle."
- "Dans l'Espagne de l'inquisition, les victimes des autodafés étaient vêtues de jaune.
Mais en 1640, Oudin écrit déjà "il rit jaune comme farine", expression de l'argot de l'époque où 'farine' ne désigne pas l'aliment, mais quelqu'un de vicieux ("des gens de même farine" désignait, dans le dictionnaire de l'Académie Française de 1694, "des gens qui sont sujets à mêmes vices, ou qui sont de même cabale"). Autrement dit, dès cette époque, le "rire jaune" désignait un rire malsain, dissimulateur." *

Le drapeau jaune désigne un danger intermédiaire en course auto/moto ou un risque faible d'avalanche en montagne

* Quelqu'un a-t-il déjà vu rire le primat des pédagols ?

Écrit par : dugong | 16 octobre 2008

Je viens de lire dans le jus pédagol de ce jour, un compte-rendu entre le SE-UNSA et Cauchemar du Moloch sur le nouveau lycée.

C'est encore pire que ce que je craignais :

les sciences physiques et SVT re rentre dans le tronc commun sous forme "d'un module de "sciences expérimentales" interdisciplinaire dans les enseignements obligatoires ou l'obligation de suivre un module exploratoire.

Blablatage diarrhéique prévisible sur la base "éducation scientifique citoyenne", "protection de l'environnement" et "développement durable".

Les collègues vont être contents.

Les cons.

Écrit par : dugong | 16 octobre 2008

re rentrent ...

Écrit par : dugong | 16 octobre 2008

En passant, Cauchemar du Moloch est un jaune (promo 1967)...

Écrit par : dugong | 16 octobre 2008

Et, pour citer Coluche, heureusement remis au goût du jour: "regardez un oeuf; dedans, il y a, bien séparément, du blanc et du jaune; vous mélangez, il n'y a plus que du jaune!"

Écrit par : Christophe Sibille | 16 octobre 2008

«80% des Français d’Algérie ne sont pas des colons , mais des salariés ou des commerçants . Le niveau de vie des salariés , bien que supérieur à celui des Arabes, est inférieur à celui de la métropole. Deux exemples le montreront . Le SMIG est fixé à un taux nettement plus bas que celui des zones nettement plus defavorisées de la métropole . De plus , en matière d’avantages sociaux , un père de famille de trois enfants perçoit à peu près 7200 F contre 19000 en France . Voilà les profiteurs de la colonisation . [,,,,,,]Faut-il donc que ces Français laborieux , isolés dans leur bled et leurs villages soient offerts au massacre pour expier les immenses péchés de la France colonisatrice ?»
(Chroniques Algériennes . L’Algérie déchirée . La bonne conscience )

" Si bien disposé qu’on soit envers la revendication arabe , on doit cependant reconnaître qu’en ce qui concerne l’Algérie , l’indépendance nationale est une formule purement passionnelle . Il n’y a jamais eu encore de Nation Algérienne . Les Juifs , les Turcs , les Grecs , les Italiens , les Berbères auraient autant de droit à réclamer la direction de cette nation virtuelle . Actuellement , les Arabes ne forment pas , à eux seuls toute l’Algérie . L’importance et l’ancienneté du peuplement français , en particulier , suffisent à créer un problème qui ne peut se comparer à rien dans l’histoire . Les Français d’Algérie sont eux aussi , et au sens fort du terme , des indigènes . Il faut ajouter qu’une Algérie purement arabe ne pourrait accéder à l’indépendance économique sans laquelle l’indépendance politique n’est qu’un leurre . Si insuffisant que soit l’effort français , il est d’une telle envergure qu’aucun pays , à l’heure actuelle , ne consentirait à le prendre en charge ,»
(Chroniques Algériennes . Algérie 1958 )

Albert CAMUS

Écrit par : Amélie en Afrique | 16 octobre 2008

Merci pour cette analyse du jaune, Pedro et Dugong. Je le savais bien qu'on pouvait faire quelque chose d'intéressant en choisissant pour thème le traitement de la couleur.
Marius est en Terminale S, maintenant. C'est un peu vieux comme souvenir, mais il avait à l'époque un jugement pour toutes les couleurs qu'il connaissait ou qu'on lui faisait voir.
C'était un petit garçon très vif intellectuellement et qui aimait, comme la plupart des enfants, que tout soit qualifiable, quantifiable et clairement déterminable.
Pour le bleu et le rose, l'influence culturelle de la société, plus que de la famille chez lui (les parents ne cherchaient pas du tout à transformer leurs enfants en gravures de mode et étaient capables de les envoyer à l'école en tee-shirt à fleurs et pantalon de gros lainage à carreaux) est manifeste et a sans doute servie de base à un système qui devait avoir une logique qui nous a toujours échappé.
Nous avions à l'époque tout essayé, couleurs vives ou couleurs ternes, tons pastels ou soutenus. Rien ne marchait. Et comme en plus, l'enfant n'obéit pas encore au symbolisme hérité des siècles passés, l'affaire n'était pas simple.
La prochaine fois que je le vois sortir du car scolaire, il faudra que je regarde de quelles couleurs il est habillé, le père Marius.

Écrit par : catmano | 16 octobre 2008

Et Lola, qu'est-elle devenue?

Écrit par : Pedro Cordoba | 16 octobre 2008

Etant membre de ladite Société des agrégés - au passage, j'invite tous les agrégés qui interviennent sur ce blog à s'y rejoindre -, il me semble que quand Pedro dit "C'est pourquoi j'insiste toujours sur le point suivant : si le master n'est pas un prérequis, l'année de préparation sera privatisée. Mais ma solution impliquerait un allongement des études de 2 ans, ce qui ne plaira pas non plus aux étudiants", la Société des agrégés ne dit pas autre chose: elle le répète dans le communiqué du 14 octobre et elle avait déjà consacré un communiqué à ce sujet, le 17 septembre. Voir sur le site www.societedesagreges.net le communiqué intitulé 'L'agrégation et le master".
Pour le reste, puisque n'importe quel master, même le plus nul, permettra de se présenter aux concours de recrutement, la Société des agrégés demande des masters exigeants du point de vue disciplinaire. Le Ministère ne reviendra peut-être pas sur sa décision, mais elle le presse instamment de diminuer le poids des épreuves prétendument professionnelles.

Écrit par : Jean | 16 octobre 2008

"Pour le reste, puisque n'importe quel master, même le plus nul, permettra de se présenter aux concours de recrutement, la Société des agrégés demande des masters exigeants du point de vue disciplinaire."

La société des agrégés, combien de divisions ?

Pourquoi diable cette "société" ne se constitue-t-elle pas en syndicat ?

Écrit par : Jérémy | 16 octobre 2008

Qui nous dira les charmes désuets du chignon ?

Ecrit par : dobolino | 14 octobre 2008

Gris, les cheveux, pas auburns !
Et mes goûts personnels me font plus pencher vers "Ada" que vers "Harold et Maud" (quoiqu'Harold ... ;o)))))))))

Écrit par : yann | 16 octobre 2008

Je fais mon mauvais esprit sur cette société, mais j'en fais partie. Je reste cependant des plus sceptiques sur son utilité (les faits sont têtus).

Écrit par : Jérémy | 16 octobre 2008

"Pour le reste, puisque n'importe quel master, même le plus nul, permettra de se présenter aux concours de recrutement, la Société des agrégés demande des masters exigeants du point de vue disciplinaire."

Tout à fait d'accord. Mais c'est à l'Université qu'il faut le demander, pas au Ministère. En fait, c'est un peu plus compliqué et la remarque de Jean me permet de compléter mon message antérieur. Les Universités autonomes décident de leurs masters mais l'AERES doit les habiliter. Ce qu'il faut essayer d'obtenir, c'est que les masters "sciences de l'éducation" soient validés comme tels et ne puissent pas se déguiser en "masters professionnels d'enseignement". On pourra donc se présenter au concours avec un master en sciences de l'éducation mais il ne faut pas tromper les étudiants sur la marchandise. Pour que les choses soient claires les UFR doivent présenter des masters disciplinaires solides (entre 25 et 30 heures de cours hebdo au lieu des 6 actuelles de séminaire dans la plupart des cas) avec plusieurs parcours (dont recherche et enseignement), chaque parcours ayant environ 6 heures de spécialité. Pour ce qui est des CAPES, ces 6 heures seront essentiellement consacrées à la dimension "professionnelle", puisque la partie dite disciplinaire du concours n'aura pas besoin de préparation. Les étudiants auront donc le choix entre un master en scieces de l'éducation qui ne débouchera sur rien en cas d'échec au concours et un master disciplinaire qui aura toujours une valeur sur le marché libre du travail (voir Phoenix).

Pour anticiper une probable remarque de Christophe Sibille, je précise que tout cela ne concerne que les concours du secondaire. Pour le primaire, il faut que les IUFM acceptent de se reconvertir en écoles normales et nous foutent définitivement la paix pour tout le reste.

Écrit par : Pedro Cordoba | 16 octobre 2008

Pedro, je te salue - et je t'admire : il y a des jours où je perds la foi.
Le manque de protéines, probablement. Heureusement que j'ai sublimement mangé mardi soir (merci, Roger !)
JPB

Écrit par : brighelli | 16 octobre 2008

Jean-Paul je te salue aussi. Repas strictement alimentaire hier soir (hélas). Quant à la foi, il ne m'en reste plus beaucoup non plus si même j'en ai vraiment eu. Mais les universitaires ont l'air de se réveiller, c'est pas trop tôt. Cela ne changera rien à l'école et encore moins à ces concours de merde mais cela peut sauver quelques secteurs dans les facs. Cela signifie qu'à moyen terme les universités françaises vont se désintéresser des concours et faire comme toutes les universités du monde, s'occuper d'enseignement et de recherche et couper les ponts avec l'enseignement secondaire. Ce sera aussi, bien sûr, la fin de l'agreg.

Écrit par : Pedro Cordoba | 16 octobre 2008

@ Pédro Cordoba écrit :
« … C’est sans doute lié à la sécularisation de la société et à la laïcité de l’Etat (Roger Felts et Amélie ne comprennent pas la position de Catherine Kintzler parce qu’ils ne distinguent pas les deux phénomènes)… »

On ne prête qu'aux riches… Merci à Pedro Cordoba de me prêter une incompréhension (je ne parle qu'en mon nom, le statut de groupie d'Amélie ne l'empêchant pas d'avoir ces propres incompréhensions.) J'avoue que le positionnement de Catherine Kintzler par rapport à la sécularisation de l'état et à la laïcité de l'Etat me préoccupe assez peu. Ce qui me questionne c'est : "quel est la meilleure manière de combattre les offensives intégristes de toutes sortes et plus particulièrement celles qui touchent à un droit chèrement acquis par les femmes ?”
Il m'est permis de penser que la bonne position de combat n'est pas d'entrer dans des distinguos subtils et pas forcément fondés sur la sécularisation, la laïcité, les limites des domaines publique et privé et autres considérations analytiques mais d'affirmer haut et fort que tout ce qui va contre l'exercice concret pour les femmes de droits identiques à ceux des hommes est une atteinte fondamentale aux libertés. Il en est ainsi de l'obligation faite aux femmes de porter des voiles là où l'homme n'en porte pas. Le positionnement “cul entre deux chaises” de Catherine Kintzler ou de Caroline Fourest ne me paraît pas en adéquation avec leur positionnement théorique où elles sont bien forcées de reconnaître que l'obligation du voile est une insulte faite aux femmes… On comprend mal qu'elles puissent renvoyer dos à dos les intégriste du voile et ceux qu'elles qualifient “d'hyper laïcistes”.
Pour saluer les vertus de J.P. Brighelli, je ne reconnaîtrai les vertus du voile que dans son dévoilement à travers la danse des sept voiles (avec en fond sonore le Boléro de Ravel plutôt que les versets du Coran) et dans le cadre très strict et très privé de la chambre à coucher.

Écrit par : Roger Felts | 16 octobre 2008

Roger Felts peut aller voir dans le blog de Catherine Kintzler l'exemple que j'ai donné de l'hyperlaïcisme.

Je n'ai jamais lu une ligne de Caroilne Fourest et ne me prononce pas sur elle. Pour ce qui est de Catherine Kintzler, il s'agit d'une philosophe. Moi aussi. Notre métier consiste à "'entrer dans des distinguos subtils et pas forcément fondés sur la sécularisation, la laïcité, les limites des domaines publique et privé et autres considérations analytiques". Si ces distinguos subtils sont en outre, comme le prétend Roger Felts "pas forcément fondés", à lui d'en administrer la preuve. CK montre très bien dans son livre que la loi de 2004 sur le voile à l'école constitue une grande nouveauté par rapport à ce qui avait été la "laïcité" en France. Nouveauté qu'elle approuve par ailleurs.

Le problème, c'est que CK ne veut raisonner qu'en philosophe. Et c'est peut-être là qu'on peut se rejoindre Roger Felts et moi (je laisse à Amélie le soin de définir elle-même sa position). L'erreur de CK à mon avis, c'est que comme beaucoup de philosophes, elle a tendance à imaginer que les idées justes viennent du ciel. Or elles viennent, comme disait l'autre, de la pratique sociale. Elle oublie donc que si l'idée de laïcité a une cohérence parfaite du point de vue de la philosophie politique, elle est née de choses bien plus vulgaires : concrètement de la lutte des anticléricaux contre la domination de l'Eglise. La laïcité n'est donc ni l'anticléricalisme ni la sécularisation. Mais elle surgit dans une société en voie de sécularisation et dans laquelle les anticléricaux en avaient ralbol de la calotte, comme d'autres ont aujourd'hui ralbol du voile.

Si le voile devait être interdit dans les universités, les hopitaux et les marchés, on ne pourrait pas le faire au nom de la laïcité. Car celle-ci s'applique aux relations entre l'Etat et la société civile. Dans la société civile en revanche doit régner la tolérance. Rien n'empêche cependant de vouloir interdire le voile (après tout Kemal Ataturc l'avait fait) au nom d'un autre principe au moins aussi valable que le principe de laïcité : celui de l'égalité entre hommes et femmes. Ce principe là n'est pas d'ordre religieux et devrait pouvoir s'imposer au nom de la loi à ceux qui, au contraire, font de l'inégalité entre hommes et femmes un article de foi.

Écrit par : Pedro Cordoba | 16 octobre 2008

"Pourquoi diable cette "société" ne se constitue-t-elle pas en syndicat ?

Ecrit par : Jérémy | 16 octobre 2008 "

Ouvert à tous ou seulement aux agrégés???

Dans le premier cas elle perd sa raison d'être; dans le second je propose d'aller plus loin et de faire un syndicat pour les agrégés externes (les seuls vrais si j'ai bien compris) et un autre (mais ont-ils seulement droit à la parole?) pour les "agrégés" internes (ou alors on les rétrograde à la case "certifiés" (et autres seconds couteaux) puisqu'ils n'ont pas réussi la, seule et unique, véritable agrégation).

Écrit par : Hervé de Strasbourg | 16 octobre 2008

Je n'ai jamais lu une ligne de Caroline Fourest et ne me prononce pas sur elle.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 16 octobre 2008


Vous devriez, Pedro. Vous verriez qu'elle est au service d'une position laïque extrêmement radicale, et très attachée à l'égalité entre hommes et femmes, (on ne peut absolument pas soupçonner autre chose de sa part quand on la lit chaque semaine dans "Charlie hebdo").
Roger, peut-on poster des "fichiers audio" sur votre blog? Et, sinon, y a t-il une adresse mail où je puisse vous en envoyer un? Rassurez-vous, il n'est piégé en aucune manière.

Écrit par : Christophe Sibille | 16 octobre 2008

"Pourquoi diable cette "société" des agrégés ne se constitue-t-elle pas en syndicat ?

Ecrit par : Jérémy | 16 octobre 2008 "

Ouvert à tous ou seulement aux agrégés???
Dans le premier cas elle perd sa raison d'être; dans le second je propose d'aller plus loin et de faire un syndicat pour les agrégés externes (les seuls vrais si j'ai bien compris) et un autre (mais ont-ils seulement droit à la parole?) pour les "agrégés" internes (ou alors on les rétrograde à la case "certifiés" (et autres seconds couteaux) puisqu'ils n'ont pas réussi la, seule et unique, véritable agrégation).
Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 16 octobre 2008

Hervé de Strasbourg, vous serez gentil de répondre à ces deux questions complémentaires sur votre message énervé :

1) Le fait que les agrégés soient regroupés en "Syndicat" vous choquerait-il plus que leur regroupement actuel au sein d'une "Société" ?

2) Les syndicats de professeurs devraient vous choquer : pourquoi se limiter à la représentation des professeurs, et ne pas y intégrer l'administration, les ATOSS, etc. ? Et même le SGEN et le SNES, qui s'adressent à tous les personnels de l'éducation nationale, devraient vous paraître choquants : on devrait les ouvrir à d'autres catégories, qui n'ont pas la chance d'appartenir à l'Education.

Le ridicule n'est pas dans l'excès de restriction (un syndicat des agrégés n'a rien de honteux), mais dans l'excès d'ouverture (autant faire un syndicat unique pour tous les travailleurs quelle que soit leur catégorie)

Écrit par : Jérémy | 16 octobre 2008

P.Cordoba ,

Ma position est aussi limpide , simple , radicale que celle d'E.Badinter .
Il faut interdire le voile ( hidjab et burka ) partout , au nom de la laïcité , de l'égalité homme-femme et de notre identité culturelle . Pas de demi-mesure , ni d'accommodements , ni de salamalecs , car on sait trop ce que la tolérance dans ce domaine induirait .

Avez-vous , tous , remarqué , au moins , qu'elles sont de plus en plus nombreuses à le porter ? Pour faire comme les copines et parce que leur mari ou leur père les y incite ( ou oblige ) . Il passe pour un imbécile si sa femme ne le porte pas alors que la femme de ses voisins le porte . Ca marche comme ça , il faut bien le comprendre , celle qui ne le porte pas est ensuite regardée comme une p...( karba )!

C'est ça , le sens du voile , vous voyez , c'est très simple aussi ! Alors NON à l'hostilité éloquente et non voilée du voile , NON à la colonisation des esprits par le voile . Comme la plupart des français ( qui n'ont d'autre choix que se taire pour l'instant ) , je n'ai pas envie que la France ressemble à l'Iran , ni que les jeunes filles ou les femmes cèdent aux intimidations et soient contraintes de le porter .

Écrit par : Amélie out of Africa | 16 octobre 2008

Dans le premier cas elle perd sa raison d'être; dans le second je propose d'aller plus loin et de faire un syndicat pour les agrégés externes (les seuls vrais si j'ai bien compris) et un autre (mais ont-ils seulement droit à la parole?) pour les "agrégés" internes (ou alors on les rétrograde à la case "certifiés" (et autres seconds couteaux) puisqu'ils n'ont pas réussi la, seule et unique, véritable agrégation).

Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 16 octobre 2008

Je signale à Hervé que la Société des agrégés est ouverte à tous ceux qui ont réussi un "concours d'agrégation", expression qui inclut l'agrégation interne.

Ceux dont nous ne voulons pas à la Société des agrégés, ce sont ceux qui ont contourné la loi républicaine de promotion par le seul mérite et de recrutement des professeurs par un concours sur épreuves écrites anonymées et sur épreuves orales appréciées par un jury collégial. En un mot ceux qui doivent leur titre d'"agrégé" à leurs bonnes relations. Avec leur IPR par exemple...

Écrit par : Jean | 16 octobre 2008

On peut aussi souscrire à l’excellente idée du voile alterné : http://www.blogueurinfluent.com/?p=50

Écrit par : Pli | 16 octobre 2008

Jean, qu'en pensez-vous de ce problème qui plombe les revendications des agrégés : n'être représentés que par une "société", et non par un syndicat ?
Le SAGES avait bien senti ce problème, mais ils ne sont bien vus ni par le Snalc, ni par la SdA, ce qui les plombe à leur tour. Les agrégés ne sont pas nombreux, et leurs intérêts sont divisés en trois camps - tout cela n'est pas raisonnable.

Et, Hervé, vous ne trouveriez pas aberrant qu'il y ait un syndicat de P.E. ou un syndicat de certifiés, ne hurlez pas à l'idée d'un syndicat d'agrégés.

Écrit par : Jérémy | 16 octobre 2008

Je pense m'être bien fait comprendre sur le fait que l'histoire du voile est avant tout un combat politique. Sans tomber dans l'ironie facile du débat sur le sexe des anges, force est de constater qu'il y a un peu de cela dans la manière dont est parfois mené le débat philosophique sur la laïcité.
En prenant des positions publiques médiatiquement reconnu, la philosophe Catherine Kintzler fait de la politique et sans doute pas par le meilleur bout. Sa critique de l'ultra-laïcisme est mal venu car en croyant déminer le terrain pour que l'extrême droite n'en fasse pas son domaine réservé, elle oublie une seule chose, c'est que c'est l'extrême droite d'en face, celle des intégrismes islamiques qui dans ce domaine est de loin l'ennemi principal. On en a ras l'bol du voile, mais bien plus de ceux qui sont les porteurs convaincus et militants dans la généralisation de cette pratique.
En dehors du premier paragraphe du commentaire de Pedro Cordoba ou le côté donneur de leçons, bien que contenu, continue à poindre, je suis globalement plutôt d'accord avec le reste de son intervention. Un bémol : évoquer Kemal Ataturc pour l'interdiction du voile ne m'apparaît pas tout à fait pertinent. Il l'a fait dans une société encore très imprégnée de tradition où pour imposer des règles justes il a utilisé des moyens coercitifs parfois contestables… En France, Dieu merci ! la majorité du peuple s'oppose à ce genre de pratique. La loi et sa sanction lorsqu'elle sera transgressée seront largement suffisantes pour faire respecter ce juste combat…

P.S. À l'excellente idée du voile alterné suggéré par Pli, je rajoute la non moins excellente idée du voile obligatoire pour les hommes comme pour les femmes, avec la possibilité d'envisager la burka monocolore noir ( qui favorise le développement de l'homosexualité), le bicolore (rose pour les garçons et bleue pour les filles) ou pour faire plaisir à certains correspondants, le tricolore (avec le violet comme troisième possibilité). Il suffit de consulter : 3001, odyssée de la Burka ==>
http://rogerfelts.blog.lemonde.fr/2008/09/23/3001-lodyssee-de-la-burka%E2%80%A6/

Écrit par : Roger Felts | 16 octobre 2008

"Hervé de Strasbourg, vous serez gentil de répondre à ces deux questions complémentaires sur votre message énervé :

1) Le fait que les agrégés soient regroupés en "Syndicat" vous choquerait-il plus que leur regroupement actuel au sein d'une "Société" ?

2) Les syndicats de professeurs devraient vous choquer : pourquoi se limiter à la représentation des professeurs, et ne pas y intégrer l'administration, les ATOSS, etc. ? Et même le SGEN et le SNES, qui s'adressent à tous les personnels de l'éducation nationale, devraient vous paraître choquants : on devrait les ouvrir à d'autres catégories, qui n'ont pas la chance d'appartenir à l'Education.

Le ridicule n'est pas dans l'excès de restriction (un syndicat des agrégés n'a rien de honteux), mais dans l'excès d'ouverture (autant faire un syndicat unique pour tous les travailleurs quelle que soit leur catégorie)

Ecrit par : Jérémy | 16 octobre 2008 "

Comme je suis gentil :-) je réponds:

1. Une société des agrégés ne me choque pas. Un syndicat me semblerait trahir la conception du syndicat (à part peut-être celui des agrégés employés dans le supérieur?).

2. Le reste de l'argumentation de ce message et des autres qui répondent au mien ne me convainc pas.
Quant à l'excès de restrictions, je pourrais rappeler pour provoquer par ce rapprochement que le principe d'un syndicat sur une base confessionnelle comme la CFDT me dérange beaucoup!!!

Ceci dit, que les agrégés défendent leur bifteck ne me dérange pas bien au contraire!!!


Bon c'est pour le plaisir de discuter, le sujet ne paraissant pas d'actualité dans la vraie vie.

Écrit par : Hervé de Strasbourg | 16 octobre 2008

A l'attention des moqueurs, des ignorants, des mal intentionnés et des dénonciateurs empressés de cocus:


REFORME DU LYCEE :
UN RIDEAU DE FUMEE SUR UNE USINE A GAZ



Le SNALC-CSEN (FGAF) a été reçu ce jour par Monsieur de Gaudemar dans le cadre de la consultation sur la réforme du lycée.

Le SNALC-CSEN lui a fait part de son refus catégorique de la réduction des horaires élèves et du dépeçage disciplinaire qui en résulterait, de son refus d’une « semestrialisation » qui ne vise qu’à réintroduire l’annualisation du temps de travail, de son refus d’une « modularisation » qui ne serait pas précédée d’une réforme du collège, et de son refus d’un dispositif qui n’a d’autre finalité que de supprimer massivement des postes et de réduire l’offre éducative.

Le SNALC-CSEN s’est en particulier fait l’écho des associations de spécialistes qui l’avaient sollicité à l’occasion de cette audience et qui souhaitent, comme le SNALC, que la voix des disciplines puisse être entendue : le SNALC a souligné l’importance croissante de pétitions qui ont déjà recueilli plusieurs dizaines de milliers de signatures, et demande au Ministre d’entendre la voix de ceux qui n’ont pas oublié – comme certain pourrait oublier « la règle de trois » dite « quatrième proportionnelle » - le rôle essentiel des disciplines dans la structuration des esprits critiques, donc libres.

Le SNALC a également interrogé Monsieur de Gaudemar sur l’incidence d’une telle réforme sur les statuts et les obligations règlementaires de service des professeurs : le flou de la réponse (« Ce sont des hypothèses neutres pour l’instant, ça croise le débat. L’accompagnement fait partie des missions et rentre dans la définition des services ») laisse présager le pire et nécessite désormais de la part du Ministre une explication urgente. Car laisser croire aux professeurs que leurs missions et services n’ont pas été envisagés n’aurait rien de crédible.

Le SNALC-CSEN, qui reste pour l’instant dans cette prétendue concertation pour défendre les intérêts matériels et moraux des professeurs ainsi que la mission d’Instruction de l’Ecole Publique, demande à Xavier Darcos de s’expliquer clairement devant les professeurs, s’il est encore capable de les considérer comme des interlocuteurs viables.
Paris le 15 Octobre 2008

Écrit par : Oxymore | 16 octobre 2008

Judas a aussi les cheveux roux car il est dit "Iscariote", appellation qui a glissé vers "Ist gar Rot"...

Source : M. Pastoureau dans son ouvrage sur la symbolique des couleurs au Moyen-Age.

Écrit par : spip | 16 octobre 2008

On sait pourquoi Judas est représenté avec des cheveux roux (à cause de la menstruation masculine des Juifs) mais on ne sait pas vraiment pourquoi il porte un vêtement jaune.

Merci à Manu pour les analyses du SNALC, à Amélie pour l'extrait des chroniques algériennes d'Albert Camus et à Pedro Cordoba pour sa contribution sur la symbolique des couleurs.

Surmontant ma timidité, je lève le doigt en élève poli pour lui demander des précisions sur ce qu'il dit à propos des cheveux roux de Judas.

Y a-t-il un rapport avec le Lévitique (impureté rituelle de la femme au moment de la menstruation) et donc projection symbolique de cet état d'impureté sur Judas (impureté non pas provisoire, mais constante et "ineffaçable" de Judas par les premières communautés chrétiennes directement issues du judaïsme?

Ou encore autre chose ? C'est la première fois que j'entends parler de ce rapprochement que je trouve très intéressant (d'un point de vue plus anthropologique que théologique)

Écrit par : Robin | 16 octobre 2008

...Et merci aussi à oxymore. J'ai douté un instant, mais je suis heureux de constater que le SNALC a maintenant pris la mesure de la gravité de la situation et qu'il se montre à la hauteur.

Écrit par : Robin | 16 octobre 2008

(à cause de la menstruation masculine des Juifs) ...

Ecrit par : Robin | 16 octobre 2008

Gniéééhhh ?????

Écrit par : yann | 16 octobre 2008

Dans cette lutte contre la réforme du lycée, les organisations prennent des positions.

Dans le cadre de ces positions, les stratégies sont parfois diamétralement opposées.

Sur le site du SNALC, à la date du 3 juin on trouve un communiqué :

LYCEE : LA VICTOIRE FINALE DU PEDAGOGISME.

A lire ce communiqué, il est difficle de dire le 16 octobre "le SNALC a maintenant pris la mesure de la situation".
Le SNALC a donc fait le choix de rentrer dans les discussions.
Maintenant, à chacun de penser ce qu'il veut de sa stratégie.

Écrit par : Roger Meunier | 16 octobre 2008

Cette explication des cheveux roux de Judas ne se trouve pas chez Pastoureau qui donne en effet une version "linguistique". Elle me semble très fragile face aux analyses anthropologiques de Claudine Fabre Vassas, d'abord éparpillées dans des revues confidentielles (comme tout ce qui se fait à l'Université) puis intégrées dans un très beau livre : Le bête singulière.

Il s'agit du cochon et du rapport qui s'établit en pensée chrétienne entre les cochons, les Juifs, la profanation de l'hostie, le crime rituel, etc. Tout l'antijudaïsme médiéval, encore vivace bien que démembré dans le folklore européen, y passe. La multitude des références est telle, y compris dans les pays de langue romane, que l'explication par un jeu de mots propre à l'allemand (peu parlé dans les campagnes andalouses, languedociennes ou berrichones) ne me semble pas tenir le coup.

D'autant plus que cette explication ne vaudrait que pour Judas Iscariote mais pas pour l'ensemble des rouquins. On sait en effet que les rouquins puent, comme les Juifs et les femmes menstruantes, outre qu'ils sont affligés des mêmes petits défauts moraux : ils sont retors, peu fiables et toujours prêts à quelque méchanceté. L'explication est un peu compliquée. Je résume. Un rouquin naît s'il a été engendré lorsque sa mère avait ses règles (voir aussi la météorologie calendaire : la lune rousse de mai qui porte malheur aux récoltes comme les femmes font tourner le vin et le sang des boudins). La couleur de ses cheveux est celle du sang maudit, malédiction à cause de la transgression d'un tabou sexuel. Le sang qui tombe sur la tête de Judas (prédestiné à la trahison) est évidemment celui du Christ. C'est aussi le sang du Christ qui tombe sur l'ensemble des Juifs et la malédiction se traduit, entre autres, par la menstruation masculine (alimenté dans l'imaginaire collectif par le sang de la circoncision + Lévitique 15 et Marc 5). Il existe d'innombrables légendes sur la menstruation masculine des Juifs, presque aussi nombreuses bien que moins célèbres aujourd'hui (parce que non reprises par la littérature) que le mythe du Juif errant.

Je laisse de côté le cochon et les problèmes liés à la fermentation (du pain et du vin) pour ne pas compliquer encore plus les choses. Mais Carmano pourrait transmettre ce petit échange à la responsable de son stage. Elle verrait combien son intitiative a été finalement assez féconde et qu'il y a vraiment beaucoup de choses à dire sur les couleurs. Est-ce que Poil de Carotte a disparu des écoles? Et puis j'aimerais avoir des nouvelles de la petite Lolita...

Écrit par : Pedro Cordoba | 16 octobre 2008

"Judas Is carote "

Encore un coup de furiosa !

ange

Écrit par : toto | 16 octobre 2008

Et Lola, qu'est-elle devenue?

Ecrit par : Pedro Cordoba | 16 octobre 2008

Un an d'avance, Première L (par choix, pas par défaut), trois langues vivantes (anglais, espagnol, italien), orientation envisagée : études d'hindi.
Ivan, un an d'avance, Bac S, mention bien, fac de bio.

Écrit par : catmano | 16 octobre 2008

Gniéééhhh????? (écrit par Yann)

Je ne saurais mieux dire...

Écrit par : Sylvie Huguet | 16 octobre 2008

Sur le voile (pour en finir vite car ce problème est beaucoup moins drôle que celui des couleurs).

Je ne dis qu'une chose : cette question n'a rien à voir avec la laïcité. Laisser croire le contraire c'est alimenter la propagande islamiste, qui veut l'inclure dans le religieux.

A l'origine, le voile est lié aux structures de parenté propres au monde méditerranéen : mariage préférentiel avec la cousine parallèle patrilatérale dans un système de filiation patrilinéaire. Il y a donc aussi, cher Roger Felts, des hommes voilés quand le système de filiation est matrilatéral : l'exemple le plus connu est celui des Touaregs. C'est plus tard que ce phénomène social (pour un anthroplogue le social se résume à la parenté) a été symbolisé dans la religion. Avant l'Islam, dans le christianisme (cf. Paul de Tarse : à l'église, les femmes doivent se voiler à cause des anges). Que je sache, les mariées catholiques portent toujours le voile et personne ne s'en émeut.

Si donc on veut lutter contre le voile islamique, il faut s'en tenir strictement au niveau politique. Mais quand les choses sont ancrées à la fois dans les structures de parenté et dans la symbolique religieuse, ce n'est pas gagné d'avance. Il faudrait prendre, que cela plaise ou non, des mesures aussi coercitives que dans la Turquie kémaliste. Faut-il vraiment s'engager dans cette guerre? C'est une vraie question. Je n'ai pas la réponse.

Je suis fort étonné en revanche qu'on puisse, comme RF, défendre l'école et les savoirs et, en même temps, considérer que la réflexion philosophique relève de l'enculage de mouches face à l'urgence des combats et que l'accord des savants (sur les races) relève de la bienpensance. Il me semble que, dans un cas comme dans l'autre, l'opinion l'emporte sur le savoir. Toutes les opinions sont certes respectables mais on reste dans le domaine de la doxa, c-ad de l'imaginaire, pas dans celui de la science et de la pensée.

Écrit par : Pedro Cordoba | 16 octobre 2008

La savante explication de Pedro Cordoba a éclairci le mystère.

Écrit par : Sylvie Huguet | 16 octobre 2008

Et puis j'aimerais avoir des nouvelles de la petite Lolita...

Ecrit par : Pedro Cordoba | 16 octobre 2008

Pedro, je vous "f'rais dire" que les instits sont dans leur école de rattachement TOUS les jours de classe, de 8 h 15 le matin (y'a "aide personnalisée" de 8 h 20 à 8 h 50) à environ 18 h le soir (pour corriger les cahiers, préparer les modèles d'écriture et les tableaux, ranger le matériel de gym, de dessin, sortir les petites boîtes de jetons du lendemain...). ;o)))
Après, quand ils ont la joie et l'honneur d'être en plus directeurs, comme moi, ils dépouillent le courrier, lisent les mails, remplissent des états de ceci et des tableaux de cela.

Généralement, cela fait qu'ils ne sont pas chez eux avant 19 h et des brouettes... sauf les soirs de conseil des maîtres, de conseil de cycles, de conseil d'école où là, c'est un petit peu plus long et du coup, ils ne peuvent pas répondre sur le champ aux questions posées sur les blogs, même les plus fondamentales.

Donc, vous voyez, je vous ai répondu, mais après 19 h. En ce moment, j'ai de la chance, je rentre plus tôt que d'habitude, l'ordinateur de direction est en panne, donc plus de mails, c'était le seul connecté à internet ; en revanche, je ne vous dis pas la longueur des soirées lorsqu'il sera enfin remplacé !

Écrit par : catmano | 16 octobre 2008

Ivan, un an d'avance, Bac S, mention bien, fac de bio.

Ecrit par : catmano | 16 octobre 2008
Mon pied au cul, p'tit con ! Peut pas aller en BCPST, ce grand dadais?

Écrit par : dobolino | 16 octobre 2008

Quand j'étais gamine, il y avait dans mon lycée -pas de collège en ce temps-là, lycée à partir de la classe de 6ème- il y avait donc, vous disais-je, une petite dame à chignon - gris, le chignon, comme les vêtements de la petite dame d'ailleurs-que tout le monde admirait, respectait et craignait un petit peu.

Elle était professeur de lettres classiques et redoutable pour ses sujets de rédactions ...

En 5ème, un jour, elle demanda à une de ses classes de rédiger un texte au sujet duquel tout le lycée fut en émoi (3000 élèves tout de même!) car ses élèves (dont je n'étais pas) cherchaient désespérément de l'aide auprès de leurs condisciples...

"Comment décririez-vous les couleurs de l'arc en ciel à un aveugle."

Cette petite dame s'appelait Mademoiselle Péguy et était la fille de Charles Péguy.


Pedro Cordoba nous a régalés et a coloré notre journée.... raison pour laquelle j'ai repensé à cette anecdote difficile à oublier...

Écrit par : Maminou | 16 octobre 2008

P.Cordoba , comptez-vous longtemps nous faire prendre des vessies pour des lanternes en tentant de justifier le voile avec des arguments dignes de Pangloss ?
Le voile de la mariée ? Elle ne le porte qu'une fois dans sa vie , quelques heures ! Vous auriez pu donner l'exemple de la vierge Marie , alors !
Les touaregs ? Mais on s'en fout , on ne vit pas avec eux , on ne les voit pas dans les rues , les hôpitaux , ni les gîtes de Fanny Truchelut !
Je crois que vos connaissances vous aveuglent et vous coupent du réel . C'est vous qui rêvez !

Écrit par : Amélie | 16 octobre 2008

" Mon pied au cul, p'tit con ! Peut pas aller en BCPST, ce grand dadais?

Ecrit par : dobolino | 16 octobre 2008 "

On enlève ses oeillères, la fac aussi peut être une voie d'excellence et de réalisation personnelle (yapakevétodanlavie).

Écrit par : Vive la fac | 16 octobre 2008

C'est-y pas quelqu'un de bien connu qui avait déclaré, lors de la campagne présidentielle qu'il fallait nettoyer "au karcher s'il le fallait" les couloirs du Ministère de l'Education? Le "karcher", on l'a pas vu à l'oeuvre...

Ecrit par : Jean

Je propose une version améliorée de ce dispositif :

- remplacement de l'eau par un hydrocarbure ;
- ajout d'un système d'ignition à la buse de sortie.

Écrit par : moot | 16 octobre 2008

Au début de la scolarité, on apprend à écouter, et pour cela, il faut qu'on ait de multiples occasions de parler, ensuite, lorsqu'on sait écouter (je signale que j'ai quand même dit qu'il fallait commencer vers 6 ou 7 ans), on est au collège et, à part une petite tolérance pour la 6° et la 5°, il ne me semble pas avoir dit qu'ils avaient à l'ouvrir pour autre chose que ce que leur a demandé leur professeur : lire, répondre, exposer son travail (je pensais à des corrections d'exercices au tableau), réciter...

Ecrit par : catmano

S'il fallait rédiger un "référentiel de compétences" pour l'élève de base, et même pour l'individu en société, on pourrait inclure les "items" suivants :

- se taire quand on n'a rien à dire ;
- savoir écouter ;
- être capable d'accepter un refus sans justification.

L'ensemble forme le minimum syndical nécessaire au respect de l'autre.

Écrit par : moot | 16 octobre 2008

Que penser de ceci, trouvé sur le site du SNES, dans une analyse de la maquette du concours CPE :

"Sur le concours proprement dit, nous voulons rappeler notre attachement au principe
d’élévation du niveau de recrutement, ce qui implique de donner aux épreuves toutes leurs
dimensions universitaire et pré professionnelle. Dans cette perspective, la création de
l’agrégation vie scolaire prend son sens et une maquette de cette agrégation pourrait être
élaborée dans la continuité de cette réforme. "

Écrit par : spip | 16 octobre 2008

On enlève ses oeillères, la fac aussi peut être une voie d'excellence et de réalisation personnelle (yapakevétodanlavie).

Ecrit par : Vive la fac | 16 octobre 2008
Vous savez, bien sûr, que Véto n'est qu'un vague avatar, qu'on ne souhaite à personne, réservé aux plus nuls, de la prépa BCPST ?
D'Enguell ?

Écrit par : dobolino | 16 octobre 2008

la création de
l’agrégation vie scolaire

Ecrit par : spip | 16 octobre 2008

qui se substituera à terme avantageusement à ces invraisemblables archaïsmes que sont les agrégations disciplinaires.

Merveilleuse idée, oui, vraiment.

Écrit par : TotoWeininger | 16 octobre 2008

ne hurlez pas à l'idée d'un syndicat d'agrégés.

Ecrit par : Jérémy | 16 octobre 2008

Cette idée me fait rugir de plaisir.

Quelqu'un sait comment créer un syndicat? Quelle est la meilleure méthode? Faut noyauter un syndicat déjà existant, puis faire scission? Ou bien surgir ex nihilo et tout miser sur l'effet de surprise?

Je suis en arrêt de travail. J'ai tout mon temps pour militer.

Écrit par : TotoWeininger | 16 octobre 2008

Pedro, vous voudriez reprendre ou prolonger le débat de cet été que vous ne vous y prendriez pas autrement…
Après avoir lâché quelques phrases qui font la preuve de votre grande culture,…
- je retiens «le voile est lié aux structures de parenté propres au monde méditerranéen : mariage préférentiel avec la cousine parallèle patrilatérale dans un système de filiation patrilinéaire.… » ; ce à quoi j'ajouterai qu'il était fait aussi pour se protéger du soleil et du vent ; et c'est la seule fonction que je retiendrai pour l'horizon féminin dans la France du troisième millénaire –
… vous partez dans des propos qui ne peuvent soulever que la contestation d'un esprit parfaitement apte à faire la différence entre l'enculage de mouche et le traitement sérieux de problèmes sérieux.
Comment peut-on dans le même commentaire déclarer que le voile n'a rien à voir avec la laïcité et s'extasier quelques lignes plus loin sur des considérations philosophiques portant essentiellement sur la laïcité …
Il n'est pas bienséant de faire croire au lecteur que votre interlocuteur met la réflexion philosophique au niveau de l'enculage de mouches, c'est la manière dont Catherine Kintzler se sert de sa réflexion philosophique dans le combat éminemment politique que les intégristes mènent en France et ailleurs qui m'apparaît un peu relever d'une discussion sur le sexe des anges, comme je dois le dire, ces considérations savantes sur le voile dans le monde méditerranéen, chez les touaregs, à l'église et chez les mariés catholiques. Je me demande comment nanti d'une telle science, vous n'ayez pas perçu que ce qui se joue actuellement en Orient et en Occident (là où l'Islam est relativement présent) a peu de chose à voir avec ses pratiques liées à la tradition et à l'histoire. Sur des modèles anciens, c'est l'instauration d'un ordre nouveau qui cherche à s'imposer partout où il le peut… J'éviterai la parano en ne faisant pas croire que c'est un sujet qui m'obsède, mais je ne crois pas qu'on puisse le traiter par-dessus la jambe… Le bon angle d'attaque me semble effectivement l'injure faite aux femmes, mais d'une manière plus générale, le couple “retour du religieux-marchandisation” est suffisamment prégnant pour que la dimension religieuse de ces problèmes soit sérieusement prise en compte.
Ne tombez-vous dans un certain gauchisme quand vous écrivez « Il faudrait prendre, que cela plaise ou non, des mesures aussi coercitives que dans la Turquie kémaliste. »
La France de 2008, ce n'est pas la Turquie de 1920. On peut dire que les conditions pour que Kemal impose sa “loi” étaient beaucoup plus difficiles… On a l'impression que vous dramatisez le problème pour pouvoir écrire tout de suite après “Faut-il vraiment s'engager dans cette guerre ?”
Vous me rappelez les A.G. d'étudiant pour savoir si on maintenait une manif qui avait été interdite. Le gauchiste de service soutenait avec force qu'il fallait absolument la tenir, même si comme c'était probable il y aurait des morts. Au vote qui suivait, une faible majorité l'emportait qui reportait la manif à plus tard. Notre gocho avait eu le beau rôle, et en prime il n'allait pas mourir sur la barricade.

Contrairement à vous, je ne crois pas que toutes les opinions sont respectables. Il y en a qui ne le sont pas du tout et d'autres partiellement. Par exemple quand vous créez une fausse contradiction entre opinion et et savoir. Vous opérez un détournement, car la vraie contradiction est au sein de l'opinion entre le savoir et l'imaginaire… Et bien prétentieux celui qui penserait être le mètre étalon qui mesurait l'un et l'autre. Personnellement je décèle dans votre commentaire que la place faite à l'imaginaire, à l'opinion, à l'enculage de mouches, à la bien pensance et même à la réalité se partage l'espace de votre pensée. Pour autant je la trouve assez riche pour y consacrer un temps de réponse qui pèse sur mon emploi du temps. En regrettant de ne pas en avoir davantage pour mieux développer la contradiction…

Écrit par : Roger Felts | 16 octobre 2008

S'il fallait rédiger un "référentiel de compétences" pour l'élève de base, et même pour l'individu en société, on pourrait inclure les "items" suivants :

- se taire quand on n'a rien à dire ;
- savoir écouter ;
- être capable d'accepter un refus sans justification.

L'ensemble forme le minimum syndical nécessaire au respect de l'autre.

Ecrit par : moot | 16 octobre 2008


Euh, vu le verbiage "charabiatesque" de certains enseignants, je plains les pauvres pitchouns.
Troc : animateurs contre surveillants de dortoirs. Paix assurée.

Écrit par : carole | 16 octobre 2008

mariage préférentiel avec la cousine parallèle patrilatérale dans un système de filiation patrilinéaire. Il y a donc aussi, cher Roger Felts, des hommes voilés quand le système de filiation est matrilatéral

Ecrit par : Pedro Cordoba | 16 octobre 2008



La savante explication de Pedro Cordoba a éclairci le mystère.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 16 octobre 2008



J'aime beaucoup votre humour pince-sans-rire , Sylvie !

Écrit par : Amélie | 16 octobre 2008

@ TotoWeininger

Ce syndicat existe déjà : il s'appelle le SAGES. Le seul problème , c'est qu'il est principalement implanté dans le supérieur où il défend les intérêts des PRAG (qui en ont bien besoin). Pourquoi une si faible implantation dans le secondaire ?
Il faut en effet s'emparer de ce problème majeur : les agrégés du second degré ne sont défendus spécifiquement par aucun syndicat. Le SNALC ne les respecte qu'en tant que gage d'excellence ce qui satisfait son élitisme de bon aloi ; le SNES s'en sert comme prétexte à la revalorisation de tous les corps de type certifié et le SGEN ne rêve que de leur disparition au nom d'un égalitarisme sans-culottier.
Quant à la SdA, qui n'est pas un syndicat, en dépit de son prestige, elle rassemble des catégories dont les intérêts s'opposent parfois à ceux des agrégés (inspecteurs, chefs d'établissement...).

Alors, comme disait l'autre, que faire ?

Écrit par : spip | 16 octobre 2008

"S'il fallait rédiger un "référentiel de compétences" pour l'élève de base, et même pour l'individu en société, on pourrait inclure les "items" suivants :

- se taire quand on n'a rien à dire ;
- savoir écouter ;
- être capable d'accepter un refus sans justification."

Ecrit par : moot | 16 octobre 2008

C'est de l'éducation de base. Cela devrait faire partie du référentiel de compétences à valider par les futurs parents pour qu'ils puissent obtenir leur permis de procréer. (Et sans QCM à l'examen, please).

Écrit par : Christophe Sibille | 16 octobre 2008

" J'aime beaucoup votre humour pince-sans-rire" (Amélie)

A vrai dire, je me référais à la menstruation masculine dont la mention m'avait laissée pantoise.

Écrit par : Sylvie Huguet | 16 octobre 2008

Une pensée vient de me traverser l'esprit ... étant donné que ce sont des agrégés et des normaliens qui préparent au CAPES et à l'agreg , et que ces khôns de l'IUFM vont leur prendre la place ( je vois mal un esprit émérite tel que Fabien *** didactiser comme un malade..) , quel va être le nouveau
rôle des universitaires si on écarte le pôle recherche?
Il va y avoir tout un lot de brillants profs littéralement sabrés par les IUFMs et ce sera trop tard pour se rebeller ( ils n'ont rien vu venir , les pauvres ou les "trop-confiants-envers-le pouvoir en place"..) .
C'est une négation totale de la valeur-même du professeur agrégé et du normalien. Cette réforme des concours va entraîner une fuite des cerveaux loin de la fac, une omnipotence des profs IUFM , et une misère intellectuelle croissante ( déjà que c'était pas le Pérou) .
Tous les normaliens ou presque voudront aller enseigner en classes prépa mais il n'y aura pas assez de place et certains "échoueront" à la fac.
J'imagine mal des normaliens en train de se décérébrer au nom de la didactique : ils aiment trop le savoir pour faire une si grand offense à leur cerveau.
En outre , les khâgneux ne se feront plus lyncher en 2de année d'IUFM : ce sera maintenant dès la licence . Ils prendront ainsi un abonnement pour 3 ans.
Merci du fond du coeur , Xavier Darcos . Vous gâchez les plus beaux esprits de France et consacrez définitivement la bêtise humain. C'est Homais qui reçoit la croix d'honneur !
Ah oui , j'avais oublié ... M. Darcos était , jadis, un amateur des belles lettres et de Madame Bovary.
J'ai écrit "jadis" parce que depuis qu'il est ministre , il a tout oublié et a vendu son âme .

Écrit par : Lisa, certifiee | 16 octobre 2008

Excellente idée, l'instauration d'un permis de procréer !

Écrit par : Sylvie Huguet | 16 octobre 2008

Euh, vu le verbiage "charabiatesque" de certains enseignants, je plains les pauvres pitchouns.

Ecrit par : carole | 16 octobre 2008

Hélas, Carole, le "verbiage charabiesque" est la principale maladie qui affecte l'enseignement du français. Le grand malheur pour les élèves, c'est que des bataillons de soi-disant "professeurs de français" se vautrent avec délices dans le pédantisme le plus insupportable, croyant de bonne foi ou parce que ça fait chic, que c'est ça enseigner le français.
C'est ce "verbiage charabiesque" qui fait haïr cette matière aux élèves et qui fait qu'ils y soient aussi nuls.

Écrit par : Jean | 16 octobre 2008

"et que ces khôns de l'IUFM vont leur prendre la place"

Ecrit par : Lisa, certifiee | 16 octobre 2008

Allons, allons...

Écrit par : Christophe Sibille | 16 octobre 2008

Quant à la SdA, qui n'est pas un syndicat, en dépit de son prestige, elle rassemble des catégories dont les intérêts s'opposent parfois à ceux des agrégés (inspecteurs, chefs d'établissement...).

Alors, comme disait l'autre, que faire ?

Ecrit par : spip | 16 octobre 2008

Les inspecteurs et les chefs d'établissement n'y sont pas nombreux.

Que faire?
Eh bien, déjà que tous les agrégés y adhèrent. Trente-cinq mille au lieu de dix mille, ça pèse encore plus lourd, car cela fait encore plus de gens pour relayer les positiions de la SdA sur le terrain.

Écrit par : Jean | 16 octobre 2008

Ce syndicat existe déjà : il s'appelle le SAGES. Le seul problème , c'est qu'il est principalement implanté dans le supérieur où il défend les intérêts des PRAG (qui en ont bien besoin). Pourquoi une si faible implantation dans le secondaire ?

Ecrit par : spip | 16 octobre 2008

Peut-être tout simplement parce qu'il défend d'abord les intérêts des PRAG -qui en ont bien besoin, je vous l'accorde, mais que dire de moi qui avec un doctorat fait un remplacement en collège?- et que ça se voit. Son nom lui-même ne fait-il pas explicitement référence à l'enseignement supérieur (pour des raisons qui, si elles se défendent, sont tout de même faiblement mobilisatrice)? Je constate que sur leur site, ils se présentent désormais comme le syndicat des agrégés (collèges, lycées, supérieur), mais, bon, cela suffira-t-il pour déclencher un raz-de-marée salvateur aux prochaines élections?

Le problème, c'est que les agrégés sont en minorité dans tous les type d'établissement - et ça ne risque pas de s'arranger avec la politique de recrutement qui s'annonce : 5% des enseignants de collèges (le résidu non régularisable, comme dirait l'autre), quelque chose comme 25 à 30% des enseignants de lycées (généraux et technologiques) et une louche dans le supérieur. Difficile de faire front lorsque l'on est ainsi dispersé, que les ennemis sont toujours en surnombre et que le courage face à l'adversité n'est pas toujours ce qui caractérise le mieux nos troupes (je plaisante, quoi que : nous sommes deux agrégés dans le collège où j'officie, tous deux docteurs et TZR. La semaine dernière, je lance à nouveau en salle des professeurs le débat sur la spécificité de l'agrégation, la priorité de l'affectation des agrégés en lycée, l'importance de la défense de l'agrégation etc. Et ne voilà-t-il pas que j'entends mon "cher collègue" se fendre d'un : "mais non en fait on fait le même métier, il n'y a aucune différence, ça ne devrait pas poser de problème, et puis de tout façon l'agrég va être supprimée et ça sera très bien comme ça, tu voudrais quand même pas une salle des profs seulement pour nous deux etc. ").

Écrit par : TotoWeininger | 16 octobre 2008

Eh bien, déjà que tous les agrégés y adhèrent. Trente-cinq mille au lieu de dix mille

Ecrit par : Jean | 16 octobre 2008

Trente-cinq mille? Vous ne comptez pas les "internes"? Très bien, je vous suis sur ce point. Mais vous allez faire grincer des dents...

Écrit par : TotoWeininger | 16 octobre 2008

Ca y est, ça recommence, les querelles de clocher... Hé ben dis donc, on n'en est pas sortis, avec nos ennemis qui n'attendent que ce genre d'arguments.

Écrit par : Christophe Sibille | 16 octobre 2008

sortis, sorti, choisissez... Il paraît qu'on a le choix, avec "on"... Jean?

Écrit par : Christophe Sibille | 16 octobre 2008

Ceci dit, que les agrégés défendent leur bifteck ne me dérange pas bien au contraire!!!

Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 16 octobre 2008

S'il ne s'agissait que de bifteck, j'aiguiserai mon couteau au lieu de poster ces message.

Il faut être aveugle pour ne pas voir qu'il ne s'agit pas seulement de corporatisme primaire.

Écrit par : TotoWeininger | 16 octobre 2008

messageS

Écrit par : TotoWeininger | 16 octobre 2008

avec nos ennemis qui n'attendent que ce genre d'arguments

Ecrit par : Christophe Sibille | 16 octobre 2008

Le coup de l'Union Sacrée contre l'ennemi commun, on connait, merci. Pour être efficace, c'est efficace.

Écrit par : TotoWeininger | 16 octobre 2008

Je suis persuadé que la division l'est encore plus!

Écrit par : Christophe Sibille | 16 octobre 2008

Et puis, le "sacré", très peu pour moi.

Écrit par : Christophe Sibille | 16 octobre 2008

Voici à quoi pourrait ressembler une manif avec la plupart des personnes qui fréquente ce blog
hilarant et pathétique

http://www.youtube.com/watch?v=Ajq4PmPcJ8c

Écrit par : smurtz | 17 octobre 2008

Ah monsieur Felts, je savais bien que cette idée vous intéresserait !

Et avec Socrate, que peut-on penser de ce que doit être l'enseignement ?
http://www.nonfiction.fr/article-1663-entretien_avec_luc_brisson__3__apprendre_a_sinterroger.htm

Écrit par : Pli | 17 octobre 2008

Voici à quoi pourrait ressembler une manif avec la plupart des personnes qui fréquente ce blog
hilarant et pathétique

http://www.youtube.com/watch?v=Ajq4PmPcJ8c

Ecrit par : smurtz | 17 octobre 2008

Ah, et une vidéo du SGEN, une!

Pathétique, en effet.

Écrit par : TotoWeininger | 17 octobre 2008

Ce que je me disais tantôt, en route pour le collège : qu'est-ce qu'il ne faut pas faire pour être agrégé!

Écrit par : TotoWeininger | 17 octobre 2008

"J'imagine mal des normaliens en train de se décérébrer au nom de la didactique : ils aiment trop le savoir pour faire une si grand offense à leur cerveau."
Ecrit par : "Lisa, certifiée"

Mouarf !

Lisa, je ne sais pas si vous êtes normalienne, mais les Normaliens, crème de l'élite et du savoir français, ont produit :

- Gerard Aschieri : le patron du Snes, celui qui trouve que les épreuves orales des concours sont bien.
- Evelyne Charmeux, la pasionaria des pédagogos
- Mazarine Pingeot, la plus belle réussite de la méritocratie républicaine.
- Les maîtres à penser du F.L.E., cette discipline magnifique où l'on suit des modules d'apprentissage du magnétophone, du videoprojecteur et de l'usage de la guitare en cours de langue.
- Des ouvrages produits dans le cadre d'allocations mirifiques (dépassant votre salaire en tout cas) en lettres modernes sur "les joutes verbales d'insultes en milieu urbain", dans lesquels ces joutes d'insultes "matricides" sont dépeintes comme l'expression la plus noble de LA poésie moderne.

Alors, la didactique comme "offense au cerveau des normaliens", vous me permettrez d'en rire encore pendant de longs moments !

Écrit par : Jérémy | 17 octobre 2008

Et pour prouver que je dis ça en toute objectivité, je vous indiquerai, Lisa, que pour les agrégés, ça ne vaut pas forcément mieux : il y a bon nombre d'agrégés qui enseignent déjà dans les IUFM (devenir Prag ou maître de conf, meme si c'est à l'IUFM, c'est tellement attirant) et les IUFM choisissent en priorité, s'ils le peuvent, comme tuteur des stagiaires dans l'établissement, des agrégés internes.

Écrit par : Jérémy | 17 octobre 2008

Ce syndicat existe déjà : il s'appelle le SAGES. Le seul problème , c'est qu'il est principalement implanté dans le supérieur où il défend les intérêts des PRAG (qui en ont bien besoin). Pourquoi une si faible implantation dans le secondaire ?

d'après spip

Une question me turlupine...
N'est-ce pas le SAGES à qui l'on doit l'introduction du mérite à tout crin dans les promotions à la hors classe ?
Le SAGES, du moins un certain nombre de ses adhérents, ont assigné le ministère au TA.

Écrit par : Roger Meunier | 17 octobre 2008

S'il fallait rédiger un "référentiel de compétences" pour l'élève de base, et même pour l'individu en société, on pourrait inclure les "items" suivants :

- se taire quand on n'a rien à dire ;
- savoir écouter ;
- être capable d'accepter un refus sans justification.

L'ensemble forme le minimum syndical nécessaire au respect de l'autre.

Ecrit par : moot | 16 octobre 2008

Comment forger cette "compétence" chez un enfant qui, dès le berceau, manipule des jouets de communication autistique (abondamment fabriqués par l'industrie pour sa survie) et l'enfermant à tout jamais dans sa bulle subjective?

Écrit par : david.D | 17 octobre 2008

S'il fallait rédiger un "référentiel de compétences" pour l'élève de base, et même pour l'individu en société, on pourrait inclure les "items" suivants :

- se taire quand on n'a rien à dire ;
- savoir écouter ;
- être capable d'accepter un refus sans justification.

L'ensemble forme le minimum syndical nécessaire au respect de l'autre.

Ecrit par : moot | 16 octobre 2008

Comment forger cette "compétence" chez un enfant qui, dès le berceau, manipule des jouets de communication autistique (abondamment fabriqués par l'industrie pour sa survie) et l'enfermant à tout jamais dans sa bulle subjective?

Ecrit par : david.D | 17 octobre 2008

Ah ! Si vous saviez ! Il est des jours où j'en ai la sueur qui coule dans le dos et la voix qui s'épuise...
Mais, en commençant tout jeune, on y arrive.
Le pire, ce sont ceux qui font semblant d'écouter. Je suis passée pro dans l'art de les détecter. Et je les poursuis jusque dans la classe de ma collègue. M'en fous, j'y arriverais !!!

Écrit par : catmano | 17 octobre 2008

"Gerard Aschieri : le patron du Snes, celui qui trouve que les épreuves orales des concours sont bien.
- Evelyne Charmeux, la pasionaria des pédagogos
- Mazarine Pingeot, la plus belle réussite de la méritocratie républicaine."

Entièrement d'accord avec ce constat et encore on pourrait en rajouter.
Merci cependant de ne pas généraliser et de ne pas considérer que les promotions régulières de normaliens passent toute leur vie à expier leur réussite scolaire en défendant des idéologies ou des représentations sociales qui auraient dû empêcher rétroactivement le parcours qui fut le leur.

Écrit par : Sénéchal | 17 octobre 2008

"il y a bon nombre d'agrégés qui enseignent déjà dans les IUFM (devenir Prag ou maître de conf, meme si c'est à l'IUFM, c'est tellement attirant)"
Ecrit par : Jérémy | 17 octobre 2008

Erreur, Jeremy. Interrogez un PRAG chargé de la formation des PE sur le côté financier de la chose, et il vous expliquera combien il perd; (avancement systématique à l'ancienneté, plus d'heures sup. ni d'indemnités de conseils de classes, entre autres).
Je ne parle pas des maîtres de conférence. Uniquement des PRAG et des PRCE.

Écrit par : Christophe Sibille | 17 octobre 2008

L'idée de "manif antipédagogue", sur le modèle de "manif de droite", a été extrêmement mal réalisée. Cette video est effectivement pathétique, contrairement à "manif de droite", qui était hilarante du début jusqu'à la fin... Et dont le lien avait déjà été proposé ici, je crois bien.

Écrit par : Christophe Sibille | 17 octobre 2008

http://www.youtube.com/watch?v=9f-INZaPcas

Je la remets...

Écrit par : Christophe Sibille | 17 octobre 2008

""Juste un petit mot pour faire le point...
Vous m'avez fait découvrir les alphas, vous m'avez donné envie d'assayer, alors MERCI !!!
ça fait un mois qu'on est envahis par ces p'tits bonshommes dans la classe et on se régale! Les élèves sont à fond et moi aussi, les progrès sont fulgurants, ça motive les troupes!!! et ça me conforte dans mon choix!"
16-10-2008"

Avé lé nalphas, en général, ils en sortent de leur 'bulle'

ange

Écrit par : toto | 17 octobre 2008

Trente-cinq mille? Vous ne comptez pas les "internes"? Très bien, je vous suis sur ce point. Mais vous allez faire grincer des dents...

Ecrit par : TotoWeininger | 16 octobre 2008

Non, non! Avec les "internes", dont je reprécise qu'ils sont les bienvenus à la SdA. Peut-être qu'avec eux, le chiffre total des agrégés de France setrait supérieur, en effet. Je n'en sais rien, il faudrait vérifier.

N'est-ce pas le SAGES à qui l'on doit l'introduction du mérite à tout crin dans les promotions à la hors classe ?
Le SAGES, du moins un certain nombre de ses adhérents, ont assigné le ministère au TA.

Ecrit par : Roger Meunier | 17 octobre 2008

Eh oui, c'est une des actions glorieuses du SAGES! Grâce à son intervention intempestive auprès du TA, maints agrégés en fin de carrière ont vu la hors-classe leur passer sous le nez. Merci, le SAGES!

Écrit par : Jean | 17 octobre 2008

TotoWeininger a écrit : "Ah, et une vidéo du SGEN, une!
Pathétique, en effet."

Vous ne croyez pas si bien dire :

http://sgen.champagne.free.fr/spip.php?article385

et le commentaire de notre ami Luc Cedelle :

http://education.blog.lemonde.fr/2008/10/16/meirieu-en-prison-cinquante-eleves-par-classe/

Écrit par : dugong | 17 octobre 2008

Et puis j'aimerais avoir des nouvelles de la petite Lolita...

Ecrit par : Pedro Cordoba | 16 octobre 2008

H.H., on t'a reconnu, vieux grigou.

Écrit par : volodia | 17 octobre 2008

"il y a bon nombre d'agrégés qui enseignent déjà dans les IUFM (devenir Prag ou maître de conf, meme si c'est à l'IUFM, c'est tellement attirant)"
Ecrit par : Jérémy | 17 octobre 2008

Erreur, Jeremy. Interrogez un PRAG chargé de la formation des PE sur le côté financier de la chose, et il vous expliquera combien il perd; (avancement systématique à l'ancienneté, plus d'heures sup. ni d'indemnités de conseils de classes, entre autres).
Je ne parle pas des maîtres de conférence. Uniquement des PRAG et des PRCE.

Ecrit par : Christophe Sibille | 17 octobre 2008

Figurez-vous que pour le remplacement que je fais actuellement en collège, entre les heures supplémentaires et les ISSR, je gagne 1000 euros de plus qu'un de mes amis maître de conf' depuis quatre ans.

Pourtant, je vais présenter ma candidature cette année sur des postes de maître de conférence et je suis prêt à prendre le premier poste de PRAG qui passe à portée de mes membres, tant le boulot que l'on me demande de faire en ce moment me fait ignoblement CHIER.

Écrit par : TotoWeininger | 17 octobre 2008

On enlève ses oeillères, la fac aussi peut être une voie d'excellence et de réalisation personnelle (yapakevétodanlavie).

Ecrit par : Vive la fac | 16 octobre 2008

Là, pour le coup, je suis d'accord.
Parce que BCPST, si on veut faire de la bio (biotechnologies, recherche, pharmaco, y'aurai de quoi faire si les crédits suivaient en France), et qu'on ne veut faire ni véto, ni agro, ça n'offre guère de débouchés : quelques places dans des écoles de chimie, quelques unes en ENS, et 5 places à l'ESPCI. Bas.
Donc, la fac, avec toutes ses imperfections, n'est pas la pire des voies pour faire de la bio.
(J'en connais une dernière, plutôt bien cotée, mais c'est un secret...).

Écrit par : yann | 17 octobre 2008

L'agreg, ça doit être une drogue dure vu ce que ça vous fait fort, souvent et durable ...

Z'avez pas l'impression d'être un peu à l'ouest en ces temps plus que troublés quand vous restez scotchés sur la question des mérites comparés des certifiés et des agrégés, de l'intérêt de telle ou tel société secrète à recrutement contrôlé et autres faribole ?

Dans mon bahut, le porteur de serviette de l'IPR, le roi de la pédagogol, le plus servile et veule est un agrégé.
Bon, pas grave ! J'en tire pas de conclusion, sauf que ce mec est un con.

A côté de ça, un autre collègue, vague DUT puis maître aux et capes dans une pochette surprise. Pas une lumière en méca (oulala !) mais un bon mec pas chiant avec les mômes, positif, tire les plus méritants vers le haut, maintient un semblant de calme au milieu du délire des méthodes inductives.
C’est déjà pas si mal ! Du coup, c’est mon poto. Quand il me pose une question théorique je lui réponds sans condescendance même si je la juge d’une naïveté déconcertante.
Juste paske c’est pas un bâtard.

Alors, j'ai pas l'agreg et je m'en bats les c'.

Je suis rentré dans les premiers à l'ENS.
J'ai jamais passé l'agreg paske j'ai préféré, petit provincial sortant de sa cité de merde, découvrir la ville, le monde, tout ces trucs étranges dont je ne soupçonnais même pas l'existence. Je m’y suis un peu perdu (cramé le ciboulot aussi) mais aussi cultivé et pas qu’un peu.
Et j’ai compris bien plus sur la vie qu’en assistant sagement aux cours lénifiants de profs assez médiocres dont le seul objectif était de formater des étudiants complaisants et prévenants à la réussite d’une agreg dont ils élaboraient les sujets et corrigeaient les copies !

La plupart des étudiants étaient super ringards, vivant à la cité en vase clos, sans sortir autrement qu'en bande, économisant sur leur traitement pour s'acheter une R18 avec vitres électriques qui était pour eux le symbole du sommet de la réussite sociale (même pas d'ambition ces nazes...), déjà sportifs alors que c’était pas encore la mode ...
La médiocratie petite bourgeoise minable en construction.

Keske ça aurait changé pour moi l'agreg : plus de fric et de temps libre.
Quand j’ai eu besoin de fric je l’ai gagné (et beaucoup) à côté de lycée. C’est beaucoup moins difficile qu’on s’imagine, suffit de s’y mettre. Après, ça m’a saoulé, je n’y ai finalement pas pris plaisir : pas plus à le gagner qu’à le claquer ! Bonne leçon aussi ...

Pour le reste avec ou sans agreg : les mêmes élèves, les mêmes IPR commissaires politiques, le même bordel pour avoir une mut à moins de 100 km de mon conjoint, le même traitement quand j'étais TZR. Et en février je serais à nouveau en carte scol mais agrégé plutôt que certifié, la belle affaire !

Chuis pas un intello, juste un gros con de certifié.
Mais quand je lis certaines interventions de TRES haut vol sur ce blog (sans tout bien comprendre tellement elles sont autoréférentes parfois ...) pas certain que je le regrette !
Y’a un moment où l’intelligence de la vie remplace bien des savoirs livresques qui ont abouti à toutes les abjections idéologiques de l’histoire humaine.
Y’en a des ici qui feraient bien d’aller s’accrocher au zinc d’un rade miteux de quartier de temps en temps, y’a AUTANT à y apprendre que dans les bibal U, et du lourd, pas de la branlette.
Et ça fait peur, plus que les ouvrages savantissimes de spécialistes s’autocongratulant en restant entre soi dans une sphère jargonneuse dont le vulgum pecus est exclu.

J’suis un peu fâché ce matin, peut-être paske j’ai mes règles, puisque j’ai découvert récemment que ça se pouvait ?

C’est Toto qui a raison ici dans le fond !

Écrit par : Zorglub | 17 octobre 2008

je gagne 1000 euros de plus qu'un de mes amis maître de conf' depuis quatre ans.

Ecrit par : TotoWeininger | 17 octobre 2008

1000 euros de plus PAR MOIS.

Est-ce ainsi que l'on achète le silence des agrégés déclassés?

NON.

Écrit par : TotoWeininger | 17 octobre 2008

Pour le reste avec ou sans agreg : les mêmes élèves, les mêmes IPR commissaires politiques, le même bordel pour avoir une mut à moins de 100 km de mon conjoint, le même traitement quand j'étais TZR. Et en février je serais à nouveau en carte scol mais agrégé plutôt que certifié, la belle affaire !

Ecrit par : Zorglub | 17 octobre 2008

Ben voilà.

Écrit par : TotoWeininger | 17 octobre 2008

Voudrait-on dégouter les gens de passer l'agreg, on ne s'y prendrait pas autrement.

Écrit par : TotoWeininger | 17 octobre 2008

bien des savoirs livresques qui ont abouti à toutes les abjections idéologiques de l’histoire humaine.

Ecrit par : Zorglub | 17 octobre 2008

Je connais aussi quelques abjections idéologiques de l'histoire humaine qui préconisaient de les brûler, les livres.

Écrit par : TotoWeininger | 17 octobre 2008

Et dont les théorie provenaient des mêmes livres puisque vous aimez les sophismes ...

Écrit par : Zorglub | 17 octobre 2008

Voudrait-on dégouter les gens de passer l'agreg, on ne s'y prendrait pas autrement.

Ecrit par : TotoWeininger | 17 octobre 2008

C'est pas là le pb

Je n'arrive juste pas à mesurer l'importance que vous accordez à ce papelard, comme un petit notable de province à sa médaille du mérite agricole accrochée sur son costard du dimanche par un sous-prefet couperosé lors de la fête de la rosière.

Écrit par : Zorglub | 17 octobre 2008

Je connais aussi quelques abjections idéologiques de l'histoire humaine qui préconisaient de les brûler, les livres.

Ecrit par : TotoWeininger | 17 octobre 2008

Ah ! Je constate avec plaisir que le point Godwin n'est pas loin.

Et hop, +1 pour TotoWeininger.

Écrit par : Zorglub | 17 octobre 2008

Je n'arrive juste pas à mesurer l'importance que vous accordez à ce papelard, comme un petit notable de province à sa médaille du mérite agricole accrochée sur son costard du dimanche par un sous-prefet couperosé lors de la fête de la rosière.

Ecrit par : Zorglub | 17 octobre 2008

Hé hé!

C'est que ce n'est pas un papelard, justement, ni une médaille. C'est un mode de recrutement des enseignants. Le seul désormais, puisque les CAPES sont morts, et qu'on va recruter massivement des éducateurs et des animateurs.

L'agrégation attire encore vers le métier de professeur un certain nombre d'étudiants qui aiment leur discipline, et qui pensent qu'ils pourront l'enseigner ensuite dans des conditions décentes. Sans agrégation, ils iraient faire un autre boulot.

Écrit par : TotoWeininger | 17 octobre 2008

Ah ! Je constate avec plaisir que le point Godwin n'est pas loin.

Et hop, +1 pour TotoWeininger.

Ecrit par : Zorglub | 17 octobre 2008

Merci, c'est très gentil, je les collectionne (de même que les médailles du mérite agricole).

Écrit par : TotoWeininger | 17 octobre 2008

"C’est Toto qui a raison ici dans le fond !"

Mon reup m'a fait la même remarque (à propos du zinc) hier soir.
Mais j'aime bien venir ici de temps en temps, ne serait ce que pour lire un ou 2 bons posts, comme le tien par exemple, en plus
1)ça me reviens moins cher en alcool.
2)chuis po obligé d'casser la gueule à sibilibili et comme ça je risque po la zonzon

ange

"puisque j’ai découvert récemment que ça se pouvait ?"
Faut s'méfier d'la pleine lune ... :)

Écrit par : toto | 17 octobre 2008

Dans une apparition cathodique *, le Maître du Moloch nous illumine sur sa réforme :

- "il faut que les élèves prennent un peu plus de temps de respiration". On retrouve cette obsession des métaphores aquatiques : l'apnée libre, chère aux pédagols, n'appartient donc plus au tronc commun. Dont acte.

- il souligne que "le lycée français offre le plus d'heures de cours en Europe". Le mot "offre" lui échappe mais c'est trop tard pour le ravaler ; il le redouble même dans un souffle. Une offre de redoublement élargie dans le futur lycée ?

* http://www.lexpress.fr/actualite/societe/education/darcos-passe-la-seconde_596045.html

Écrit par : dugong | 17 octobre 2008

lu dans l'express : "Un doute subsiste sur les sciences : le découpage actuel - SVT et physique-chimie - pourrait être repensé et ces deux enseignements fondus en un seul groupe."

Allez, Dugong, va falloir vous y mettre, à la SVT.

Écrit par : yann | 17 octobre 2008

Christophe, oui je sais bien qu'un Prag y perd financièrement par rapport à son emploi dans le secondaire. Mais c'est un statut attirant malgré ça pour un agrégé qui est dans le secondaire.

Totoweininger et Zorglub, inutile de se disputer : l'agreg (comme Normale Sup) ne rend pas étanche à toute connerie, mais l'agreg (comme normale sup) devrait tout de même être mieux reconnue par le système des mutations.

Écrit par : Jérémy | 17 octobre 2008

"Le face-à-face pédagogique statique avec un prof pressé de filer sitôt son cours terminé n'est pas la meilleure garantie de progression ni d'épanouissement."

C'est le pigiste de l'express qui écrit ça.

FUMIER

Écrit par : TotoWeininger | 17 octobre 2008

"Le face-à-face pédagogique statique avec un prof pressé de filer sitôt son cours terminé n'est pas la meilleure garantie de progression ni d'épanouissement."

Bien entendu, cette phrase n'est pas fausse, mais elle laisse penser que c'est ce qui se passe effectivement dans les établissements, bref que tous les enseignants sont des fumistes, qui pensent déjà à leur partie de tennis de l'après midi pendant qu'ils débitent machinalement leur cours "magistral" préparé une bonne fois pour toute vingt ans auparavant.

SALOPARD.

Écrit par : TotoWeininger | 17 octobre 2008

Pour répondre à Jérémy, non, je ne suis pas Normalienne .
J'admire simplement naturellement les personnes qui ont travaillé dur pour avoir ce concours difficile . Quand j'étais en Khâgne, le savoir avait une vraie valeur : il fallait "suer" pour l'acquérir mais les bénéfices de ce labeur étaient considérables par rapport aux contraintes .
Quand je suis arrivée à l'Iufm, je suis entrée dans le temple de la bêtise et mon année de stage a été un vrai cauchemar puisque l'on me "reprochait"sans cesse mon parcours universitaire . Que voulez-vous ,les gens bêtes jalousent autrui et ne font jamais rien pour s'améliorer eux-mêmes . Je ne suis pas non plus agrégée , mais je compte le devenir pour ne pas laisser la place à des tartignoles pareils .
Bien sûr , le monde n'est pas parfait , mais l'ENS produit aussi des professeurs remarquables , qui vous transmettent leur passion. Il y a comme partout , des erreurs de casting , mais pour ce qui est de ma petite et maigre expérience, les professeurs normaliens et agrégés que j'ai eus se rapprochent plus du savant humaniste que de l'imposteur qui cache la vacuité de son savoir derrière un discours fumeux et complètement farfelu .

Écrit par : Lisa | 17 octobre 2008

Yann a écrit : "Allez, Dugong, va falloir vous y mettre, à la SVT."

Si j'étais totalement autocentré et doté d'une meilleure vision globale, je serais tenté de positiver en pensant que tout cela est fait pour sauver les quelques dugongs qui restent ça et là.

Mais de là à vouloir nous mettre à l'eau douce, au développement du râble et à nous inoculer l'expérimentalite aigue...

Jamais !

J'hésite entre les maths et le tibétain classique.

Malheureusement, il n'y a pas d'aqualand à Lhassa.

Écrit par : dugong | 17 octobre 2008

TotoWeininger a écrit : "Bien entendu, cette phrase n'est pas fausse, mais elle laisse penser que c'est ce qui se passe effectivement dans les établissements"

C'est effectivement ce que je fais : je ne veux pas rester trop longtemps hors de l'eau.

Pour le reste, il y a internet.

Écrit par : dugong | 17 octobre 2008

à nous inoculer l'expérimentalite aigue...

Ecrit par : dugong | 17 octobre 2008

Ce n'est pas déjà fait, en physique? Votre système immunitaire résiste?

Écrit par : TotoWeininger | 17 octobre 2008

"Le face-à-face pédagogique statique avec un prof pressé de filer sitôt son cours terminé n'est pas la meilleure garantie de progression ni d'épanouissement."

Bien entendu, cette phrase n'est pas fausse, mais elle laisse penser que c'est ce qui se passe effectivement dans les établissements, bref que tous les enseignants sont des fumistes, qui pensent déjà à leur partie de tennis de l'après midi pendant qu'ils débitent machinalement leur cours "magistral" préparé une bonne fois pour toute vingt ans auparavant.

SALOPARD."

Ecrit par : TotoWeininger | 17 octobre 2008

Tiens, cet amalgame vous gêne? Je ne vous ai pas tellement entendu protester quand certains intervenants, de manière relativement régulière, assimilent de manière implicite tous les profs d'IUFM, (parmi lesquels, entre parenthèse, une bonne moitié d'agrégés externes) de parfaits abrutis prébendiers du système et acharnés à décérébrer tout aspirant professeur stagiaire ou étudiant professeur passant à leur portée?

Zorglub, parfaitement d'accord avec votre long message; il n'y a que la conclusion qui me laisse perplexe; on peut ne pas être hyper intello, mais essayer quand même de réfléchir un peu, et poster ici autre chose que des borborygmes ou des messages publicitaires pour une quelconque méthode de lecture.

Écrit par : Christophe Sibille | 17 octobre 2008

"Ce n'est pas déjà fait, en physique? Votre système immunitaire résiste?"

Je confirme : c'est déjà fait en physique. Les derniers remparts vont sauter dès qu'il y aura des "modules interdisciplinaires" en tronc commun obligatoire de seconde. Les collègues déjà largement atteints d'expérimentalite se glisseront sans peine dans cette nouvelle dégoulinade.

Quant à mon système immunitaire, je le préserve en lisant René Thom en cachette, à la frontale, tapi dans les wc. Si je me fait pédagauler, je risque la révocation.

Moi qui n'est même pas eu de première vocation...

Écrit par : dugong | 17 octobre 2008

Jean-Paul, Luc Ferry ne vous a pas lu, mais il ne vous aime pas. Il parle de vous brièvement dans ce lien, à 7 minutes 30 du début :

http://www.europe1.fr/Radio/ecoute-podcasts/entre-nous/La-voix-des-auditeurs/La-voix-des-auditeurs-2-septembre-2008-soir

Écrit par : Jérémy | 17 octobre 2008

Comment mieux qualifier certains collègues de sciences "expérimentales" que par ce bel oxymore :

"des énervés de la mesure"

Écrit par : dugong | 17 octobre 2008

Luc Ferry toujours :

Savez-vous comment il explique que Claude Allègre a réduit le nombre de remplaçants sans poste, payés à ne rien faire ?

Il dit : "Claude Allègre a dératisé."

Les professeurs sont des "rats" dans l'esprit de l'ancien ministre. Pourquoi aucun média n'a relevé ça ?

Écrit par : Jérémy | 17 octobre 2008

"Les professeurs sont des "rats" dans l'esprit de l'ancien ministre. Pourquoi aucun média n'a relevé ça ?"

Parce que le rat est l'avenir de l'homme.

Même le plus abruti des profs de SVT sait cela.

Écrit par : dugong | 17 octobre 2008

Quant à mon système immunitaire, je le préserve en lisant René Thom en cachette

Ecrit par : dugong | 17 octobre 2008

Saine lecture, qui devrait vous aider à modéliser votre future morphogenèse - celle qui fera de vous un homme nouveau, un enseignant bi voire trivalent, les mains dans la pâte et la tête dans la cuvette.

Écrit par : TotoWeininger | 17 octobre 2008

@ Zorglub

Moi, de toute façon, je suis un écureuil, alors l'agrégation, je ne l'ai pas non plus.

En revanche, vous me semblez faire une espèce d'opposition Certifié = mec bien qui a tout saisi de la nature humaine en fréquentant les zincs ; Agrégé = petit con gavé de savoir livresque. Un peu court peut-être, ou bien ai-je mal compris ?

Le seul agrégé que je connaisse sort d'un milieu archi miteux, il a arrêté l'école à 18 ans, parce que dans sa famille, le Bac c'était déjà bien assez beau pour lui.
Etudiant salarié, il a dépensé un temps et une énergie fous à collectionner les UV une par une (à l'époque, on capitalisait et on compensait que dalle). On ne lui a fait cadeau ni du CAPES ni de l'Agreg, ni de rien.

C'est juste un type bien et un prof qui essaie de bien faire son travail, malgré les mille avanies que le Moloch lui inflige. C'est un professeur comme il y en a beaucoup, de ceux qu'on ne voit jamais, mais grâce à qui le système ne s'est pas encore définitivement écroulé.

Écrit par : Spip | 17 octobre 2008

"Je ne vous ai pas tellement entendu protester quand certains intervenants, de manière relativement régulière, assimilent de manière implicite tous les profs d'IUFM, (parmi lesquels, entre parenthèse, une bonne moitié d'agrégés externes) de parfaits abrutis prébendiers du système et acharnés à décérébrer tout aspirant professeur stagiaire ou étudiant professeur passant à leur portée?"

Ecrit par : Christophe Sibille | 17 octobre 2008

J'évite d'intervenir sur les IUFM, parce que je n'y ai jamais mis les pieds. Ce que j'entends ici et là sur ce qui s'y passe - et je parle exclusivement de la formation des certifiés et des agrégés stagiaires, pas des professeurs des écoles - me laisse cependant songeur, c'est le moins que l'on puisse dire. Leur disparition programmée ne tirera de moi aucune larme. Mais je ne jette pas l'opprobre sur la majorité de ceux qui y enseignent.

Écrit par : TotoWeininger | 17 octobre 2008

"Ceci dit, que les agrégés défendent leur bifteck ne me dérange pas bien au contraire!!!

Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 16 octobre 2008

S'il ne s'agissait que de bifteck, j'aiguiserai mon couteau au lieu de poster ces message.

Il faut être aveugle pour ne pas voir qu'il ne s'agit pas seulement de corporatisme primaire.

Ecrit par : TotoWeininger | 16 octobre 2008 "

j'ai dit "bien au contraire" car justement je ne le vois pas comme du corporatisme primaire!!!!

Écrit par : Hervé de Strasbourg | 17 octobre 2008

Sur la réforme du lycée. La structure du cycle terminal est peu à peu dévoilée, en particulier sur le site de l'UNSA :
http://www.se-unsa.org/page_cadres.php?id=40

On y apprend notamment :
"Les enseignements généraux comprendraient :
- de la philosophie (2 modules)
- du français (2 modules)
- 2 langues vivantes (6 ou 7 modules)
- de l’EPS (2 ou 3 modules)
- des sciences (Mathématiques / Sciences expérimentales)
- des sciences sociales (Histoire-Géo / SES)

« Sciences » et « sciences sociales » représenteraient un total de 3 modules dont au moins 1 dans chaque groupe au cours du cycle."

3 modules en tout pour les sciences et les sciences sociales; je ne sais pas s'il s'agit de fusionner math/sc. exp. et HG/SES ou si cela sera toujours des disciplines différentes (avec 1h30 pour chaque discipline), mais cela implique qu'un élève fera obligatoirement : 1 semestre de science (mat+sc. exp.), 1 semestre de sciences humaines (HG+SES), et 1 semestre au choix sur les deux années que représentent la première et la terminale.

Certes, le ministère fait semblant de réintroduire les maths et l'HG, mais dans des conditions si ridicules que ces disciplines n'auront plus aucun sens.

Écrit par : Romuald | 17 octobre 2008

Pour ceux qui seraient intéressés, voici un lien vers un article de R.T. que devraient lire tous les thuriféraires bêlants de l'interdisciplinaire :

"Vertus et dangers de l’interdisciplinarité"

http://dl.free.fr/qECOeBfn1

Écrit par : dugong | 17 octobre 2008

Question à Dugong, Moot, Romuald, etc., que m'inspirent les projets de maquette du lycée :

Les mathématiques sont-elles des sciences ?

Écrit par : Jérémy | 17 octobre 2008

Luc Ferry toujours :

Savez-vous comment il explique que Claude Allègre a réduit le nombre de remplaçants sans poste, payés à ne rien faire ?

Il dit : "Claude Allègre a dératisé."

Les professeurs sont des "rats" dans l'esprit de l'ancien ministre. Pourquoi aucun média n'a relevé ça ?

Ecrit par : Jérémy

Luc Ferry serait-il Saint-Cyrien ? Il emploie leur argot.

Écrit par : moot | 17 octobre 2008

Voici à quoi pourrait ressembler une manif avec la plupart des personnes qui fréquente ce blog
hilarant et pathétique



Ecrit par : smurtz | 17 octobre 2008

Les profs ont toujours aimé se ridiculiser dans les manifs . Je me suis toujours demandé pourquoi ils les confondent avec le carnaval . Influence du pédagogisme ludique ?

On aimerait en effet qu'ils fussent plus glamour , plus classe et sexy !

Écrit par : Amélie | 17 octobre 2008

"des sciences (Mathématiques / Sciences expérimentales)
- des sciences sociales (Histoire-Géo / SES)"

Ecrit par : Romuald | 17 octobre 2008

Grand concours Morphogenèse et entubage organisé par le ministère de l'Education.

Il s'agit de résoudre le problème inverse de la mitose : Comment de Deux (math et sciences physiques, sciences physiques et SVT, histoire-géo et SES, lettres et philo - tiens ils n'ont pas encore pensé à ça?) faire Un?

Une journée VIP hôtel de Rochechouart en compagnie de Dard Crotte offerte à l'heureux gagnant!

Écrit par : TotoWeininger | 17 octobre 2008

http://www.europe1.fr/Radio/ecoute-podcasts/entre-nous/La-voix-des-auditeurs/La-voix-des-auditeurs-2-septembre-2008-soir

Ecoutez ce que pense le philosophe et ancien ministre de l'éducation Luc Ferry des professeurs ! C'est accablant.

Le passage le meilleur est bin sûr situé à 11mn30, quand il déclare : "Claude Allègre a fait tout le boulot, il a dératisé", les rats étant les professeurs.

Ca, franchement, ça mériterait une demande d'excuses de la part des syndicats.

Écrit par : Jérémy | 17 octobre 2008

Retombées trucheFlutistes ( déjà ) de la laïcité positive .

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2008/10/16/01011-20081016FILWWW00628-discriminations-a-la-fac-de-montpellier.php

Merci à Caroline and Co(llabo) . Et pour avoir moins mal , pensons aux touaregs , qui eux aussi sont voilés !

Faudra pas nous faire beaucoup violence pour qu'on accepte bientôt ça dans les lycées puisque , même les mariées , la Vierge et les religieuses portent un voile quasiment identique .

Allez-y les cocollabobos !

Écrit par : Amélie | 17 octobre 2008

Proverbe tibétain : Quand Truchelut et Troufleau sont dans un bateau, c'est Amélie qui tombe à l'eau.

Écrit par : Jérémy | 17 octobre 2008

"Et pour avoir moins mal , pensons aux touaregs , qui eux aussi sont voilés !"

Ecrit par : Amélie | 17 octobre 2008

La roue avant de mon VTT aussi.

Écrit par : Christophe Sibille | 17 octobre 2008

La roue avant de mon VTT aussi.

Ecrit par : Christophe Sibille | 17 octobre 2008


Dupond et Dupont , l'irrésistible duo , qui s'entraine et s'entraide toujours en tandem !

Attention , je sens qu'ils tentent de battre leur propre record !

Allez-y , faites-nous rire , les garçons !

Écrit par : Amélie | 17 octobre 2008

La Société des agrégés hausse le ton! Vous pouvez diffuser largement ce texte, notamment auprès des parlementaires de votre région.


*COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU 17 OCTOBRE 2008*

*La réforme du lycée ou la destruction de l’école républicaine*


M. Jean-Michel LÉOST, Président de la Société des agrégés, a fait à la Presse la déclaration suivante :

Le Bureau de la Société des agrégés de l’Université, réuni le 11 octobre 2008, a examiné le projet de réforme du lycée à la lumière des documents officiels existants (la « feuille de route » intitulée /Points de convergence sur les principes directeurs de la réforme du lycée/ et le /Point de situation/ publié le 17 juillet) et d’après les informations obtenues lors d’une audience auprès du Recteur Jean-Paul de Gaudemar, le 1^er octobre.

La Société des agrégés condamne le projet de réforme du lycée, tel qu’il est actuellement connu. Elle estime qu’il ne contient aucun élément positif et qu’il contribuerait à accentuer la décadence de l’enseignement secondaire, initiée par la loi Jospin de 1989 et la réforme Allègre de 1999.

La Société des agrégés dénonce dans ce projet une diminution importante des horaires disciplinaires qui privera les élèves d’enseignements fondamentaux et d’options formatrices. De plus, l’avenir des enseignements technologiques est laissé en suspens.

L’organisation en modules semestriels, qui concernerait obligatoirement les enseignements complémentaires et sans doute les enseignements communs, aurait de nombreux effets pervers : émiettement des enseignements, concurrence entre les disciplines avec un risque de démagogie, parcours d’initiés ou soumis aux effets de la mode, transformation de l’élève en usager consommateur, appauvrissement culturel, sans compter la complication des emplois du temps, l’anonymat engendré par le système, l’absence de repères pour les élèves et pour leur famille…

Le Ministère affirme vouloir mieux préparer les élèves à l’enseignement supérieur, oubliant que l’échec dans l’enseignement supérieur provient principalement des carences disciplinaires de beaucoup d’élèves et de la diminution des exigences. Il pratique ainsi une fuite en avant qui contraindra l’enseignement supérieur à pallier davantage encore les défaillances du lycée et aboutira à une dévalorisation des diplômes.

En prétendant que chaque élève pourra choisir un parcours adapté, le Ministère semble vouloir donner l’illusion de « la réussite pour tous les élèves », alors que cette organisation accentuera les inégalités entre les établissements et entre les élèves. En effet, les familles les mieux informées, appartenant aux milieux socialement et culturellement favorisées, inscriront



leurs enfants dans les établissements les plus performants ou trouveront ailleurs un supplément de savoir et de culture. L’autonomie accrue des établissements, loin d’être un facteur de progrès, permettra à l’État de fuir ses responsabilités, pourtant rappelées par la Constitution, en matière d’enseignement.

Enfin, le baccalauréat subira nécessairement les effets de cette réforme. La structure modulaire conduira à une extension du contrôle continu et à la fin du baccalauréat national. La Société des agrégés dénonce plus généralement dans ce projet de réforme la perversion des valeurs républicaines. L’école doit former des citoyens libres et éclairés. Elle doit donc dispenser à tous, quelles que soient leurs origines, le savoir qui permet d’être un homme libre, capable de jugement critique, et qui donne l’aptitude à un métier. Le projet de réforme du lycée est un projet technocratique et sans âme qui va à l’encontre de ces valeurs.

La Société des agrégés estime donc que ce projet, tel qu’il est actuellement conçu, est totalement inacceptable. Elle appelle tous les professeurs et tous les parents à le rejeter. Elle demande au Ministre de l’Éducation nationale de rompre avec les inspirateurs de cette réforme, de résister à une vision purement comptable de l’enseignement et de ne pas participer à la destruction de l’école de la République.

Écrit par : Jean | 17 octobre 2008

je ne fais que passer, et me contente de déposer un lien vers un beau texte de résistance contre la réforme des concours.

http://www.fabula.org/actualites/article26234.php

P.S. : d'accord avec M.Sibille pour dire qu'il faut éviter les généralités concernant les profs en IUFM, ainsi que celles concernant les agrégés et certifiés (pfff : toujours cette opposition stérile : d'un côté on traite les agrégés de pédants prétentieux, de l'autre ce sont les certifiés qui seraient une sorte de sous-prolétariat de l'Education nationale qui n'ont que ce qu'ils méritent...)

P.P.S. : dernière minute : Xavier Darcos annonce le changement de nom de son ministère : "Ministère de l'Education Régionale". ... Mais non! c'est une blague (pour l'instant)

Écrit par : fabien | 17 octobre 2008

"La Société des agrégés [...] demande au Ministre de l’Éducation nationale de rompre avec les inspirateurs de cette réforme."

M. Leost semble oublier que les véritables inspirateurs de cette réforme sont Sarcos et Darkozy ! On voit mal comment le Ministre peut rompre avec son président et avec lui-même.

Pour le reste, je suis d'accord.

Écrit par : Jérémy | 17 octobre 2008

En revanche, vous me semblez faire une espèce d'opposition Certifié = mec bien qui a tout saisi de la nature humaine en fréquentant les zincs ; Agrégé = petit con gavé de savoir livresque.

Ecrit par : Spip | 17 octobre 2008

Non, Spip ...

Juste, y en des qui m'gavent à chougner sur leur agreg EXTERNE (faudrait pas confondre ...) présentée comme un passeport vers l'excellence devant lequelle on devrait s'incliner avec respect et déférence.

'core un peu y défilent pour rétablir une salle des profs spéciale avec sièges en skaï au lieu du tissu miteux orange Camif Collectivité.

Un con agrégé reste un con (un peu plus instruit qu'un con certifié). Pas mieux.

Me serait jamais venu à l'idée d'aborder ce sujet s'il n'était récurrent ici ...

En plus, chuis de mauvais poil aujourd'hui et ça c'est une vraie bonne raison !

(et c'est un peu de votre faute Spip :
http://www.spirouworld.com/zorglub_fichiers/6-4.gif )

Écrit par : Zorglub | 17 octobre 2008

"La Société des agrégés [...] demande au Ministre de l’Éducation nationale de rompre avec les inspirateurs de cette réforme."

M. Leost semble oublier que les véritables inspirateurs de cette réforme sont Sarcos et Darkozy ! On voit mal comment le Ministre peut rompre avec son président et avec lui-même.

Pour le reste, je suis d'accord.

Ecrit par : Jérémy | 17 octobre 2008

A qui voulez-vous donc qu'elle s'adresse?

Écrit par : Jean | 17 octobre 2008

Proverbe tibétain : Quand Truchelut et Troufleau sont dans un bateau, c'est Amélie qui tombe à l'eau.

Ecrit par : Jérémy | 17 octobre 2008

MADAME Troufleau !

Écrit par : yann | 17 octobre 2008

La Société des agrégés "demande au Ministre de l’Éducation nationale de rompre avec les inspirateurs de cette réforme."
M. Leost semble oublier que les véritables inspirateurs de cette réforme sont Sarcos et Darkozy ! On voit mal comment le Ministre peut rompre avec son président et avec lui-même.
Pour le reste, je suis d'accord.
Ecrit par : Jérémy | 17 octobre 2008

A qui voulez-vous donc qu'elle s'adresse?
Ecrit par : Jean | 17 octobre 2008

Qu'elle s'adresse au ministre, mais qu'elle lui demande directement de changer d'avis, au lieu de lui demander de rompre avec Gaudemar. Gaudemar est un lampiste qui fait ce qu'on lui a dit de faire.

Écrit par : Jérémy | 17 octobre 2008

Plusieurs choses...
Judas is carotte, ça m'éclate...
IL y a un assez bon livre sur les rouquins, apru il y a quelques années dans la colection Découvertes-Gallimard. A offrir aux "bâtards conçus pendant les règles", comme disait Apollinaire...

S'il ne tenait qu'à moi, j'interdirais les tchadors partout. Mais non seulement Sarkozy (ni Ségolène, ni...) n'est Kemal Ataturk, mais encore l'urgence c'est aujourd'hui de se battre contre la réintroduction du voile à l'école. Nous en avons parlé jusqu'à l'écoeurement : une vague de fond fondamentaliste (tous les fondamentalismes, réunis pour le moment par pragmatisme) menace la laïcité et la loi de 1905. Qu'on ait pu entendre sans hurler à la mort des réflexions comme "laïcité positive" (c'est un pléonasme, non ? Et on voudrait nous faire croire que c'est une idée nouvelle - et donc qu'il y a une laïcité négative) en dit long sur notre dégénérescence morale. Bauberot nous y avait préparé, le petit Nicolas l'a fait.

Je vois par ailleurs que la Société des agrégés, Romuald et pas mal d'autres ont parfaitement compris les enjeux des maquettes du lycée à venir. Il faut continuer à se battre bec et ongles, que ce soit dans les commissions ou à l'extérieur : on ne peut pas laisser Gaudemar et le SGEN triompher.

Jérémy, je savais que Luc Ferry ne m'aimait guère. Lorsqu'il avait signé avec Jack Lang (que l'on pressent pour un ministère unifié Education + Culture, tut comme on sonde en ce moment Valls et Rocard pour participer à un grand gouvernement de coalition face à la crise, patati-patata) un article crapuleux contre la réforme du Primlaire dans le Nouvel Obs, je l'avais qualifié en direct sur la Deux de "philosophe de salon" : personne n'aime s'entendre dire ses quatre vérités.
JPB

Écrit par : brighelli | 17 octobre 2008

Si vous avez un quart d'heure à perdre à vous fendre la pipe :
http://leszrofs.blogspot.com/
JPB

Écrit par : brighelli | 17 octobre 2008

Si vous avez un quart d'heure à perdre à vous fendre la pipe :
http://leszrofs.blogspot.com/
JPB

Ecrit par : brighelli | 17 octobre 2008

Excellent !

Écrit par : victor | 17 octobre 2008

"Dupond et Dupont , l'irrésistible duo , qui s'entraine et s'entraide toujours en tandem !

Attention , je sens qu'ils tentent de battre leur propre record !

Allez-y , faites-nous rire , les garçons !"

Ecrit par : Amélie | 17 octobre 2008

Que voulez-vous, Amélie, c'est plus fort que moi! C'est tellement agréable de vous moquer gentiment, (comme pour Toto), que c'en est presque un péché...

Écrit par : Christophe Sibille | 17 octobre 2008

Qu'elle s'adresse au ministre, mais qu'elle lui demande directement de changer d'avis, au lieu de lui demander de rompre avec Gaudemar. Gaudemar est un lampiste qui fait ce qu'on lui a dit de faire.

Ecrit par : Jérémy | 17 octobre 2008

Je crois que cela revient au même, Jeremy. Simplement, c'est dit en termes feutrés, parfaitement clairs pour ledit Darcos. On y met les formes...

Leost s'appuie actuellement sur une base, bon an mal an, de 10 000 sociétaires. Il serait encore mieux, évidemment que les 35 ou 45 000 agrégés de France le soutiennent.

Écrit par : Jean | 17 octobre 2008

Que voulez-vous, Amélie, c'est plus fort que moi! C'est tellement agréable de vous moquer gentiment, (comme pour Toto), que c'en est presque un péché...

Ecrit par : Christophe Sibille | 17 octobre 2008

PERVERS !

Au fait , ce n'est pas vous qui avez fait la musique de l'inénarrable clip proposé par JPB ? J'ai d'abord lu Sibille mais c'était Cyrille !

Et il m'a semblé qu'il y avait quelque chose en eux de Sibillii !

Écrit par : Amélie | 17 octobre 2008

Vous voulez savoir ce que peuvent matériellement représenter 600 000 000 euros?
Très exactement 600 écoles à trois classes neuves, aux normes bioclimatiques, avec dortoir pour les PS, salle de motricité, cuisine aux normes et salle de cantine.
Tout ça, tout ça! Avec plein de travail pour plein d'entreprises privées qui auraient reversé TVA, impots et charges sociales dans l'escarcelle.
Après tout, pour construire notre école, on devrait demander à la Caisse d'Epargne un prêt à taux zéro de un million d'euros, si ils accordent aussi peu d'importance à l'argent. Ils n'oseraient pas refuser, non?

Écrit par : dobolino | 17 octobre 2008

Un peu de rêverie et de langueur pour tempérer les ouragans actuels :

http://dl.free.fr/omD909xHq

J'espère que vous aimez Lynda Lemay et ses lettres rouges...

Écrit par : Sandra WAGNER | 17 octobre 2008

Et en plus, il parait que "ça n'affecte pas la solidité financière de la Caisse d'Epargne"...
Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Y'en a qui, pour bouffer, font les tombées des marchés et les poubelles et d'autres qu'une perte de 600 millions n'affecte pas.
Cadichon? Votre avis?
Le mien, c'est: " beark! "
Cadichon me dira que ça n'a aucun rapport...

Écrit par : dobolino | 17 octobre 2008

Avec 500 000 euros, ma commune et l'ODH ont construit dans un vieux bâtiment 4 logements sociaux F4 avec un chouette chauffage au bois plaquette (anti fermeture des paysages et non polluant).
600 millions d'euros, ça nous fait, aux mêmes normes d'excellence, 8*600= 4800 F4, soit 4800 familles de cinq personnes, soit 24 000 personnes logées en logements sociaux?
Cadichon va me dire que je suis bête, incurable et que je n'ai rien compris à rien. Je le lui concède volontiers.

Écrit par : dobolino | 17 octobre 2008

A qui voulez-vous donc qu'elle s'adresse?
Ecrit par : Jean | 17 octobre 2008

Qu'elle s'adresse au ministre, mais qu'elle lui demande directement de changer d'avis, au lieu de lui demander de rompre avec Gaudemar. Gaudemar est un lampiste qui fait ce qu'on lui a dit de faire.

Ecrit par : Jérémy | 17 octobre 2008

Jérémy et Jean.

"Le lampiste Gaudemar" a volé la maquette du futur "lycée Titanic" dans le tiroir du secrétaire général du SGEN-CFDT.

La vidéo sur les profs anti-pédagogistes ça vient d'eux.

Pas très nourri comme argumentaire et en plus ça n'est pas drôle (mal pompée sur la "manif de droite" des intermittents du spectacle remise ici par Christophe et qui elle l'était)

La clé de cette sombre affaire ? Supprimer des postes et faire des économies à tout prix.

Pour satisfaire Bercy, le ministre s'est allié au plus pédago des syndicats "de Gauche".

En plus c'est politiquement payant puisqu'il se met les syndicats lycéens (la "jeune garde" du PS) dans la poche et la plupart des gens du PS aussi par la même occasion (à part les chevènementistes, mais à part Roger Felts, je ne crois pas qu'il y en ait encore beaucoup).

Allègre en a rêvé, Darcos l'a fait.

Qu'est-ce qu'il reste ? La société des agrégés, le SNALC, des gens comme nous ou comme moi, "Fifrelin de l'orchestre du Titanic".


Comme disait Staline : "Combien ça fait de divisions ?"

Écrit par : Robin | 17 octobre 2008

Cadichon va me dire que je suis bête, incurable et que je n'ai rien compris à rien. Je le lui concède volontiers.

Ecrit par : dobolino | 17 octobre 2008

Aux dernières nouvelles, pour oublier les déboires de Wall Street, cadichon pêchait la baleine au large du Groëland en compagnie de Sarah Palin.

Moi, ce que j'ai compris, c'est que les néo-libéraux aimaient bien jongler avec l'argent, surtout celui des autres (les imbéciles incurables).

Ce que j'ai compris aussi, c'est :

Crise financière = crise économique = crise sociale = crise politique = montée de l'extrême-droite...

Pardon, j'oubliais, je suis un imbécile incurable. La main invisible du marché va nous arranger tout ça !

Écrit par : Robin | 17 octobre 2008

Qu'est-ce qu'il reste ? La société des agrégés, le SNALC, des gens comme nous ou comme moi, "Fifrelin de l'orchestre du Titanic".

Comme disait Staline : "Combien ça fait de divisions ?"

Ecrit par : Robin | 17 octobre 2008

Il reste aussi FO et le Snes dont les communiqués récents, tant sur la réforme des concours que sur celle du lycée, sont très mesurés, bref de quoi construire une intersyndicale suffisamment large pour faire barrage à ce projet, à condition évidemment de ne pas se tirer dans les pattes en ces périodes pré-électorales et que chacun accepte de mettre de l'eau dans son vin.

Quant aux lycéens, ils ne sont pas stupides même s'ils sont souvent dans une position paradoxale (ils savent ce qu'ils devraient faire pour progresser, mais ne le font pas), interrogez-les sur les TPE ou l'ECJS, cela les fait bien marrer (surtout les points pour le bac des TPE); ils ne se laisseront pas berner par les entourloupes de Darcos si on traduit clairement les choses ; des coordinations lycéennes débordant largement les syndicats lycéens et l'UMP-lycées peuvent voir très rapidement le jour.

La stratégie de communication de Gaudemar repose sur une langue trompeuse à laquelle il faut rendre systématiquement sa vérité, notamment retranscrire systématiquement la notion de module en heures par semaine sur l'année; l'opinion face à la réalité des chiffres sera moins prompte à embrasser cette vague de modernité (cela change tout de dire un module de mathématique ou 1h30 de mathématique par semaine sur l'année).

Écrit par : Romuald | 17 octobre 2008

T'as mis tes 'noisettes' chez l'écureuil ?

Ca fait 4 ans k'j'dis ksè un gros enculé, avec son poto l'poucet !!!!!

Il y a 3 semaines ils ont dit à Sarko : 'tout va bien' !
On se demande combien ça coûtera quand ça ira mal !!!

ange

Écrit par : toto | 17 octobre 2008

Pardon, j'oubliais, je suis un imbécile incurable. La main invisible du marché va nous arranger tout ça !

Ecrit par : Robin | 17 octobre 2008
Entre imbéciles, serrons-nous la main !
Non, Toto, j'ai pas de noisettes chez l'Ecureuil.
Va voir Catmano !
Ceci dit, nous, à la campagne, on se rabat sur l'économie souterraine et on sait que, faute de mieux, on aura toujours pour bouffer et se chauffer et qu'il y a des cabanes dans la montagne pour nos petits gars. Elles sont repérées depuis 1940.

Écrit par : dobolino | 17 octobre 2008

Et encore une fois de plus merci à Sandra pour son lien.
Comment faites-vous pour tomber aussi "à pic" à chaque fois??? ;-))

Écrit par : Christophe Sibille | 17 octobre 2008

"J'ai d'abord lu Sibille mais c'était Cyrille !"

Ecrit par : Amélie | 17 octobre 2008

Sacrée méthode globale...;-(

Écrit par : Christophe Sibille | 17 octobre 2008

600 millions d'euros : des broutilles...à côté de....(comme disent les "experts")

-----------------------------------------------------------------------

La stratégie de communication de Gaudemar repose sur une langue trompeuse à laquelle il faut rendre systématiquement sa vérité, notamment retranscrire systématiquement la notion de module en heures par semaine sur l'année; l'opinion face à la réalité des chiffres sera moins prompte à embrasser cette vague de modernité (cela change tout de dire un module de mathématique ou 1h30 de mathématique par semaine sur l'année).

Ecrit par : Romuald | 17 octobre 2008

Si vous avez moins de 20 - 25 ans et qu'il y a en a d'autres, des comme vous, on peut peut-être s'en sortir.

Écrit par : Robin | 17 octobre 2008

Si vous avez moins de 20 - 25 ans et qu'il y a en a d'autres, des comme vous, on peut peut-être s'en sortir.

Ecrit par : Robin | 17 octobre 2008

J'ai voulu dire dans les 20-25 ans. Moins de 20, lycéen et plutôt "de Gauche", ça serait encore mieux.

Écrit par : Robin | 17 octobre 2008

Elles sont repérées depuis 1940.

Ecrit par : dobolino | 17 octobre 2008

Je vois qu'on s'est compris à demi mots.

Écrit par : Robin | 17 octobre 2008

"J'ai d'abord lu Sibille mais c'était Cyrille !"
Ecrit par : Amélie | 17 octobre 2008

Et tout chez vous est à l'avenant. Ca en dit long.

Écrit par : Jérémy | 17 octobre 2008

construire une intersyndicale suffisamment large pour faire barrage à ce projet,

Ecrit par : Romuald | 17 octobre 2008

Cela me paraît un peu du rêve. Les "intersyndicales , on sait ce que ça vaut. C'est souvent le mariage de la carpe et du lapin.
Ne vaudrait-il pas mieux que le SNALC se renforce de son côté, la Société des agrégés du sien, et que chacune de ces organisations dise la même chose.

Quant au SNES, ça me fait doucement rigoler de voir que certains lui prêtent des intentions honnêtes! Après avoir glapi pendant des décennies qu'il fallait "enseigner autrement" et chanté les louanges des TPE, deux articles majeurs du catéchisme meiriolique, le voilà qui part en guerre contre une réforme qu'il n'a cessé d'appeler de ses voeux.

Écrit par : Jean | 17 octobre 2008

"Pour ceux qui seraient intéressés, voici un lien vers un article de R.T. que devraient lire tous les thuriféraires bêlants de l'interdisciplinaire :

"Vertus et dangers de l’interdisciplinarité"
"
Ecrit par : dugong

L’actant "Education nationale" est donc en train de subir une catastrophe de type pli.

Écrit par : Pli | 17 octobre 2008

"J'ai d'abord lu Sibille mais c'était Cyrille !"
Ecrit par : Amélie | 17 octobre 2008

Et tout chez vous est à l'avenant. Ca en dit long.

Ecrit par : Jérémy | 17 octobre 2008



Toujours aussi bourricot , Jérémy !

Vous n'avez encore pas compris que je tendais une perche à votre comparse , histoire de lui donner l'occasion de dire " méthode globale" , une galéjade qu'il affectionne particulièrement !

Faites-moi encore rire , dear Jérémaïe !

Décoincez-vous , enfin ! Regardez , même Christophe arrive à se marrer avec autre chose que Siné Hebdo ou Charlie . C'est dire si c'est un sacré bond en avant !

Mais , je vous soupçonne d'aimer la chamaillerie , isn't it ?

Écrit par : Amélie | 17 octobre 2008

Guy Morel n'étant plus là pour nous faire la morale , désormais , ce lien sera dédicacé à Don Pedro de Cordoba...

Pour Pedro , avec toute mon affection :



http://www.nanarland.com/play_ilsontdit.php?aud=12

Écrit par : Amélie | 17 octobre 2008

"J'ai d'abord lu Sibille mais c'était Cyrille !"
Ecrit par : Amélie | 17 octobre 2008

Et tout chez vous est à l'avenant. Ca en dit long.

Ecrit par : Jérémy | 17 octobre 2008

Ne serait-ce pas une forme (bénigne) de perversion de sa part? Surtout après l'argumentaire lamentable et bafouillant qu'elle développe pour justifier son post pathétique?
;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 17 octobre 2008

"Décoincez-vous , enfin ! Regardez , même Christophe arrive à se marrer avec autre chose que Siné Hebdo ou Charlie."

Ecrit par : Amélie | 17 octobre 2008

Certes, et ça a toujours été le cas! Mais j'ai dit que ça m'amusait de vous taquiner un peu, pas que ça, ni aucun de vos messages, d'ailleurs, ne me faisait franchement rigoler.

Écrit par : Christophe Sibille | 17 octobre 2008

Vous rendez-vous compte, Amélie, combien de mosquées on pourrait construire, anec 600 millions d'euros?

Écrit par : dobolino | 17 octobre 2008

Je me disais qu'il manquait quelqu'un sur le tapis de prière !

Ah ! le chant du muezzin à l'aube !

Écrit par : Amélie | 17 octobre 2008

Christophe , c'est réciproque .. enfin , si j'ai bien compris votre phrase , grammaticalement incorrecte ( toujours la globale , hein ? ) !

Vous savez très bien qu'il n'y a que Roger qui me fasse rire sur ce blog , et ... Victor le rouge !

Et aussi Robert Marchenoir , dont je regrette qu'il ne vienne pas plus souvent ici donner quelques leçons . Voyez , j'aime la diversité et ne suis pas sectaire !

Écrit par : Amélie chez les caves | 17 octobre 2008

Amélie, "seul le silence est grand".

Méditez !

Écrit par : Jérémy | 17 octobre 2008

Non , Jérémy , c'est " Allah est grand "qu'il faut vous entrainer à psalmodier , et "Mohamed est son prophète" !

Bonne nuit .

Écrit par : Amélie | 17 octobre 2008

Et encore une fois de plus merci à Sandra pour son lien.
Comment faites-vous pour tomber aussi "à pic" à chaque fois??? ;-))

Ecrit par : Christophe Sibille | 17 octobre 2008

il semblerait que mon nez remue malgré moi lorsque ça sent le roussi même sur le blog apparemment (rires) Mais ma foi même si le monde est couvert d'épines, nos aieuls communs nous ont laissé un héritage remplis de merveilles qu'il convient d'apprécier comme les souvenirs.....Les longs souvenirs font les grands peuples paraît-il...

Je reviens d'un concert lyrique et je me suis une fois de plus régalée avec l'opus 23 de Mozart, un concerto et tant d'autres joyaux musicaux !!!

Allez justement pour reposer les esprits et vous bercer de flâneries ou rêveries un morceau que vous connaissez tous : Les méditations de Thais de Massenet....

http://dl.free.fr/q6HrmJ4rM

Écrit par : Sandra WAGNER | 17 octobre 2008

Non , Jérémy , c'est " Allah est grand "qu'il faut vous entrainer à psalmodier , et "Mohamed est son prophète" !
Ecrit par : Amélie | 17 octobre 2008

Amélie, vous êtes sûre que c'est à moi qu'il faut répéter inlassablement que l'islamisme est un danger ? Vous ne voulez pas aller prêcher des gens auprès de qui ce serait plus utile ?

Écrit par : Jérémy | 18 octobre 2008

Je viens de penser à un truc...

Les programmes d'agreg seront établis sur deux ans, car les candidats auront besoin de deux ans pour préparer le programme au fil du master.

Mais alors, le programme de la session 2010, il faudrait le donner tout de suite, pour que les étudiants actuellement en M1 commencent à le préparer !

Écrit par : Jérémy | 18 octobre 2008

En relisant attentivement le texte de René Thom sur l'interdisciplinarité *, je réalise qu'il serait vraiment très utile qu'il soit (re)lu dans les hautes sphères du Moloch.

Puissent-elles le recevoir au Cœur des Ténèbres. Par émanation ou par internet (ou, plus sûrement, les deux à la fois).

Je vais faire une offrande fumigatoire sur l'autel pour faciliter le transit :

http://dl.free.fr/qECOeBfn1

* à l'heure des arbitrages sur les nouvelles structures du lycée, ce qu'il dit, notamment sur le rôle des mathématiques, est essentiel.

Écrit par : dugong | 18 octobre 2008

Je ,vois qu'Amélie, avec sa référence émue à Doc Savage, aime mes gros costauds (ou serait-ce un hommage camouflé que je devrais prendre pour moi ?...)
Si elle a de la fascination pour les muscles et le second degré, je ne peux que lui conseiller la lecture de la Jungle nue, de Philip Jose Farmer (est-ce encore disponible ? Je ne sais, c'était de la SF très décalée des années 70), qui voit l'affrontement de Doc Savage et de Tarzan. Dans les premières pages, Tarzan, encore dans un demi-sommeil et une érection matinale formidable, noie dans un flot de sperme une mouche qui lui taquinait le bout du gland. On se rappelle Polnareff : "Je suis une mouche / Posée sur ta..."
Allez, une nouvelle Note dans la journée, pour aérer un peu...
JPB

Écrit par : brighelli | 18 octobre 2008

-"si j'ai bien compris votre phrase , grammaticalement incorrecte"

Elle ne sonne pas très bien, mais il n'y a pas de faute de grammaire, désolé.

"Et aussi Robert Marchenoir , dont je regrette qu'il ne vienne pas plus souvent ici donner quelques leçons . Voyez , j'aime la diversité et ne suis pas sectaire !"

Politiquement incorrect, que de bêtises on profère en ton nom...

Ecrit par : Amélie chez les caves | 17 octobre 2008

Écrit par : Christophe Sibille | 18 octobre 2008

"Si elle a de la fascination pour les muscles et le second degré"

Ecrit par : brighelli | 18 octobre 2008

A nous accuser, Jeremy et moi, (et, accessoirement, d'autres personnes), d'être des thuriféraires de Mahomet, je pense qu'il s'agit plutôt de fascination pour le dix huitième degré!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 18 octobre 2008

http://www.europe1.fr/Radio/ecoute-podcasts/entre-nous/La-voix-des-auditeurs/La-voix-des-auditeurs-2-septembre-2008-soir

Ecoutez ce que pense le philosophe et ancien ministre de l'éducation Luc Ferry des professeurs ! C'est accablant.

Le passage le meilleur est bin sûr situé à 11mn30, quand il déclare : "Claude Allègre a fait tout le boulot, il a dératisé", les rats étant les professeurs.

Ca, franchement, ça mériterait une demande d'excuses de la part des syndicats.

Ecrit par : Jérémy | 17 octobre 2008

Un passage effrayant est celui où il avoue :

"Il y a 15% d'illettrés complets à l'entrée en sixième, plus 20% d'enfants en très grande difficulté".

Il a certes raison de déplorer la suppression de deux heures de classe, en soulignant l'échec prévisible des deux heures de soutien censées remplacer cette suppression.

Bien entendu, il ne se sent aucunement responsable de cette dégradation : c'est pourtant sous son ministère qu'a été pondu ce torchon : "Le Livret pour les maîtres du Cours Préparatoire".

Écrit par : Anne-Marie Valette | 18 octobre 2008

Vous rendez-vous compte, Amélie, combien de mosquées on pourrait construire, anec 600 millions d'euros?
Ecrit par : dobolino | 17 octobre 2008

Je me disais qu'il manquait quelqu'un sur le tapis de prière !
Ecrit par : Amélie | 17 octobre 2008

On se rappelle Polnareff : "Je suis une mouche
Ecrit par : brighelli | 18 octobre 2008

"Si elle a de la fascination pour les muscles et le second degré"
Ecrit par : brighelli | 18 octobre 2008

BEN , EVIDEMMENT !!!!

je pense qu'il s'agit plutôt de fascination pour le dix huitième degré!!
Ecrit par : Christophe Sibille | 18 octobre 2008


Enfin vous avez compris . Alors à quoi bon prendre la mouche quand surtout je ne fais que répondre à une provocation amusante de Dobolino ?

Mais , c'est aussi une technique d'aération , puisque Brighelli , hier a pu dire sans ambages :

"S'il ne tenait qu'à moi, j'interdirais les tchadors partout. Mais ..l'urgence c'est aujourd'hui de se battre contre la réintroduction du voile à l'école. Qu'on ait pu entendre sans hurler à la mort des réflexions comme "laïcité positive" en dit long sur notre dégénérescence morale."

Et qu'aujourd'hui , il évoque le sujet tabou du racisme anti-blancs dans les collèges , c'est très courageux aussi .

Pas mouche du coche , puisque la chape de silence craque un peu partout maintenant , surtout depuis le dernier match de foot , mais pas complètement inutile , juste un peu en avance . Premier degré .

Grand Merci JPB . Bonne journée à tous .

Écrit par : Amélie | 18 octobre 2008

Et qu'aujourd'hui , il évoque le sujet tabou du racisme anti-blancs dans les collèges , c'est très courageux aussi .

Même si c'est à la suite de Ianis Roder qui témoigne , dans son bouquin "Tableau noir"

Écrit par : Amélie | 18 octobre 2008

"Je serais intéressé par ce qu'en pensent les étudiants. Certains ont dû s'inscrire parce qu'ils aimaient les maths, ou les Lettres, ou...
Et à l'arrivée, ils sont priés d'aimer les sciences de l'éducation.
JPB"

Eh bien, Voici une première réaction qui déborde un peu du sujet....
Je suis étudiant en "Master Recherche de Mathématiques" (ça fait bien hein?) et vu le nuage noir qui se pointe à l'horizon, je sors mon parapluie cette année, bien obligé, en préparant les concours de l'EN.
Bien sûr, j'ai dû faire un choix entre la recherche et les concours... Car mener les deux conjointement relève d'une douce utopie... (Ou alors il faut un bol de cocu... si l'on ne sort pas d'une Ecole Normale)

Je réponds illico à la question de JPB: J'adore...
J'ai eu un aperçu des sciences de l'éducation (ou discipline molle style choucroute en boîte)... Je ne résiste pas au désir de partager avec vous cette expérience inoubliable...
Devant un problème de 4ième, le pédaguo nous sort, sans rire, un arsenal de machins mathématiques 'achement complexes: et vas-y que j'te fais un translation de ceci, une rotation de cela, t'as vu: le point y bouge! on peut même utiliser les TICE (?), et vas-y qu'la pomme de Newton elle tombe toujours etc... Bref.
Il voulait nous montrer, toujours sans rire, comment on peut amener l'apprenant à comprendre le problème... Mais même nous, nous n'y comprenions plus rien!

Moralité: On lui collait deux coups de Pythagore dans la couenne et y'avait plus de problème...


A présent débordons du sujet:

Masterisation des enseignants: Circulez, y'a rien à voir.


A quoi servira l'année de master1? Où est la plaquette? Quels sont les objectifs? Préparera-t-on les étudiants au concours? A qui la formation sera-t-elle confiée? Aux IUFM?


Quoiqu'il en soit, ils seront soumis deux années de plus aux aléas du monde universitaire... J'en veux pour preuve la différence de reçus, non négligeable, en licence et en master entre deux universités... C'est déjà le cas me diriez-vous, étant donné que les candidats d'aujourd'hui doivent passer une licence...Sans doute, mais avec le nouveau système on rajoute 2 années de formation dépendantes des universités...et des IUFM.... donc la part laissée à la disparité est d'autant plus importante.

Concrètement, considérons au niveau master1 deux étudiants. L'un est inscrit à l'université A reconnue pour pratiquer une sélection sauvage, et l'autre est inscrit à l'université B qui est plus souple dans sa sélection (ou même qui ne selectionne pas). Eh bien l'étudiant de A aura encore moins de chance de pouvoir S'INSCRIRE ( juste s'inscrire!!) au concours que l'étudiant B car on a rajouté entre-temps une année de master indispensable à la présentation au concours alors qu'avant la licence suffisait.

D'autant plus que l'obtention du concours n'est plus une condition nécessaire et suffisante pour enseigner... elle ne devient que nécessaire... C'est à dire qu'on peut imaginer un étudiant reçu au concours mais n'ayant pas validé le master 2 délivré par l'université A... Il n'est donc pas enseignant. Alors que son collègue qui, on peut le supposer, s'est moins bien classé que lui au concours, mais qui vient de l'université B, a réussi à valider son master et par conséquent est entré dans l'EN.


Une question en amène une autre, ou plutôt une remarque et une autre:

Je constate simplement que les étudiants qui feront (subiront?) le stage de professionalisation prévu au 4ème semestre de master (Bac+5) ne seront pas rémunérés alors qu'aujourd'hui, un étudiant en 2ème année d'IUFM l'est. Ne serait-ce pas là une façon de ne plus payer les stagiaires? (en montant une superbe usine à gaz)

Je pose à présent la queston suivante:
Croyez-vous vraiment que les étudiants soient masochistes? Ou plus précisément; croyez-vous qu'il y aura encore suffisement d'étudiants masochistes pour se trainer, avec toutes les difficultés que cela comporte, jusqu'en Bac+5 afin de passer un concours (qu'ils ne sont pas sûr d'avoir), puis peut-être parvenir à l'obtenir AINSI QUE le master pour, enfin, enseigner dans l'école française d'aujourd'hui? Sans soutient de la part de sa hiérarchie, en se coltinant les parents (et leurs progénitures bien entendu*) de plus en plus vindicatifs, en se farcissant des programmes de plus en plus débiles, le tout pour 1450 euros par mois?
(salaire de base d'un Certifié ou d'un Instituteur comme j'aime encore le dire...)



Ne voit-on pas que beaucoup d'étudiants deviendront des laissés-pour-compte... avec un bac+5 en poche mais sans le concours (ou inversement), à qui l'on proposera quand même un poste en CDD, payé une misère, pour pallier au manque de profs tout simplement parceque le gouvernement ne supprimant pas le concours, le ferme tellement que lors de cette rentrée il y eût des élèves privés d'enseignants? Du reste ils le sont peut-être encore...

Voilà une main d'oeuvre bon marché... corvéable à merci... Qui n'aura ni le temps de préparer le concours, ni le temps de préparer le master une fois qu'elle sera tombée, bien souvent obligée, dans le piège de l'emploi précaire... Le niveau du diplôme vous donnera désormais, messieurs des ministères, l'argument (faux) de la qualité à servir à vos électeurs... Si ce n'est celui de l'expérience... Evidemment fallacieux...



Conclusion:

C'est une ineptie.
A long et moyen terme c'est une ineptie... (je ne développerai pas davantage; cest déjà un peu long...)

Dans l'immédiat c'est complètement déraisonnable d'imposer aux étudiants de préparer à la fois un concours et un master... C'est complètement faux d'arguer le fait que les futurs enseignants seront mieux formés quand on supprime la part disciplinaire aux oraux...ou quand on ne leur laisse pas le temps de préparer sérieusement un concours sérieux... (4 examens en plus -et les 2ième sessions- dont 1 avant les écrits de concours)

Par ailleurs, les enseignants d'aujourd'hui sont déjà à Bac+5 (au moins!) : Bac+3 pour la licence (qui permet de s'inscrire au concours) puis une année de préparation pour ce dernier donc Bac+4, et enfin une année de stage qui correspond à la partie "pratique" du concours... A l'issue de laquelle on peut se voir refuser la titularisation...


Alors si le démon des diplômes vous hante, si l'Europe du LMD et de l'université vous titille, si le besoin d'harmoniser vous démange, au lieu de perdre votre temps et de nous faire perdre notre argent en faisant de la mauvaise gestion de bas étages, donnez le master aux enseignants qui sont déjà en poste si ça vous chante! Et pour ce qui est des autres, ceux qui sont encore sur les bancs de la faculté, ceux qui sont encore suffisement courageux pour passer par les foudres de l'université et des concours, franchement, bouclez-la!


Vincent.





* C'est les "Monchéris et Moncoeur" ou les "Mapoulette et Moncanard"... C'est trèèèès bon...


PS:

Je suis pour des CONCOURS (même si c'est un mot qui commence mal), NA-TIO-NAUX, ANONYMES, LAIQUES, DISCIPLINAIRES...

La baisse de niveau du recrutement est dûe:

- A la baisse du niveau général qui s'amorce dès les petites classes pour finir par le lycée en passant par le collège... J'invite les sceptiques (qui ne sont pas sur ce blog, je pense...) à ouvrir un bouquin de Maths de 4ième cuvée 1960... et à se retenir la mâchoire inférieure...
Cette baisse de niveau a pour conséquence immédiate l' essor des cours particuliers qui ne profitent qu'aux familles qui peuvent se les payer! (Et qui ne servent souvent qu'à mettre un bon coup de pied aux culs ronds et potelés, presque encore talqués, de Moncanard et de Mapoulette ( -:) ). En effet, pas besoin d'être Bourdieu pour comprendre que bien souvent, l' élève en réelle difficulté ne peut en bénéficier...)
Ils (les deux: cours et élèves) sont la preuve, désespérante, que l'Ecole d'aujourd'hui est défaillante et le système oligarchique...
J'en ai mal à mes Lumières...
Les conséquences à long terme? Boaaah, trois fois rien... Juste la mort de la République et celle des Individus...

- Ca va faire grincer des dents mais la baisse de niveau est aussi imputable à l'enseignement en université:
D'une part le morcelage du LMD a "déconnexifié" des matières qui pourtant le sont (et c'est là toute la difficulté et l'intérêt d'un concours comme l'Agreg; il faut tisser des liens avec les différentes parties de la discipline).
D'autre part, les MCF sont quand même assez souvent des "tireurs de fêtes foraines"... (On est entre nous... On peut oublier de se taire...)


Voilà.
Je me dis que j'aurai un emploi que j'aime quand même (n'est-ce pas le plus beau métier du monde?) et de toute façon, du temps libre qui me laissera le temps de ne rien faire, de dormir, de me cultiver...

Même avec une petite rémunération, ça n'a pas de prix!

Écrit par : Vincent alias Matheutorduinthesky | 18 octobre 2008

"hier a pu dire sans ambages "

J'attendais ce matin pour voir.... mort de rire.

Il est interdit d'interdire !
ange

Écrit par : toto | 18 octobre 2008

Salut et merci à Vincent...
JPB

Écrit par : brighelli | 18 octobre 2008

"Je me dis que j'aurai un emploi que j'aime quand même (n'est-ce pas le plus beau métier du monde?) et de toute façon, du temps libre qui me laissera le temps de ne rien faire, de dormir, de me cultiver..."

Ecrit par : Vincent alias Matheutorduinthesky | 18 octobre 2008

C'est de l'ironie bien entendu, parce que sinon vous allez vite déchanter - pour toutes les raisons que vous développez dans votre message - excellent - et quelques autres que vous aurez le bonheur de découvrir si vous persistez à vouloir vous engager dans cette voie maudite.

Passez l'agrégation, surtout. Et faites une thèse. Pour connaître la joie d'être aigri très jeune.

Et préparez votre reconversion.

Écrit par : TotoWeininger | 18 octobre 2008

Excellente analyse, Vincent, en particulier sur ce qui paraît une incohérence du système et qui n'en est pas une : on ne croit pas du tout que le nouveau système attirera autant de candidats que l'ancien, en fait on SOUHAITE qu'il en attire moins pour pouvoir recruter des étudiants sur un statut précaire et les payer moins.

Écrit par : sanjuro | 18 octobre 2008

"suffisement "

Je me suis arrêté là , mais si il a été souligné par JP il me semble que ce n'est pas pour rien ....


Fo m'le'mèt de côté, pour quand je serais moins hs .....

Écrit par : toto | 18 octobre 2008

Donc, la fac, avec toutes ses imperfections, n'est pas la pire des voies pour faire de la bio.
(J'en connais une dernière, plutôt bien cotée, mais c'est un secret...).

Ecrit par : yann | 17 octobre 2008

Ça, c'est pas joli joli!
Bon, Ivan entre en fac de bio, fort de sa mention Bien au bac dont nous savons ce qu'elle vaut. S'il veut "faire de la recherche", il va devoir aller jusqu'au doctorat et, le bec dans l'eau, se retrouvera prof de SVT dans un petit collège. Voili voilou ! Dis-moi que j'ai tort.
Faut voir ce que veut faire le dit-Ivan. A tant qu'à rester dans la biologie, passer par l'INAPG n'est peut-être pas une mauvaise formule, passer par la fac de Pharma non plus, entrer en prépa en visant les ENS quitte à faire la troisième année de licence en fac de Bio avec une solide formation de base au travail ne me parait pas un mauvais plan, entrer en math'sup pour viser ESPCI peut aussi être une idée. Je conçois qu'on n'ait pas envie de se goinfrer deux ans de prépa et qu'on soit, à dix-sept ans, tenté par ce qu'on perçoit comme la liberté de la fac mais il y a tant d'appelés et si peu d'élus que ça aurait probablement nécessité une réflexion plus poussée qu'elle ne l'a certainement été.
Dans un cas comme celui-là, j'aurais clairement prévenu mon fils qu'il prenait le risque majeur de se retrouver sur la touche et de faire tout autre chose que de la biologie à la fin de ses études et même avec un doctorat.
C'est pas vrai, ce que je dis?
D'abord, c'est quoi, "faire de la bio", comme profession?
C'est une discussion que j'ai régulièrement dans la vraie vie: je n'arrive pas souvent à faire comprendre à mes interlocuteurs parents d'étudiants que s'engager dans les études supérieures avec comme projet d'étudier ce qui nous intéresse est une connerie monumentale. Il faut s'engager dans les études supérieures avec un projet professionnel, aussi fou soit-il, sinon, c'est un coup à finir pizzaïolo ou caissière de supermarché.

Écrit par : dobolino | 18 octobre 2008

Bien sûr, "faire de la bio" pour faire de la bio, c'est pas bien malin.
Mais ça peut aussi vouloir dire prévoir de faire de la recherche fondamentale (éventuellement) et appliquée (surtout) en génétique, immuno, pharmaco, OGM, etc., les possibilités sont nombreuses, même si c'est surtout à l'étranger que ça risque de se passer (merci, José).
Passer par la fac sans un projet solide revient effectivement à aller au casse-pipe. Mais passer par la prépa n'est pas forcément la voie royale : je le répète, si on ne veut faire ni véto (dissecs, cliniques, et tout et tout), ni agro (bota, économie rurale, ...), il ne reste que peu de places aux concours pour les bios. 5 à l'ESPCI (où la bio est un peu anecdotique, tout de même), peu (si tu veux, je te retrouve le nombre exact) aux ENS.
Sinon, y'a médecine (dissecs, cliniques, etc.), ou pharma (beurk, des potards !), et c'est la fac aussi.
Moralité : alors que la bio au sens large risque d'être une des grandes affaires scientifiques et technologiques du siècle, la France, dans toute sa grandeur, propose très peu de cursus (cursi ??) complets et performants pour qui veut participer à la fête.
Sinon, quelques filières hautement spécialisées dans quelques écoles d'ingé. Le bon créneau ? Je te le dirai dans dix ans.

Écrit par : yann | 18 octobre 2008

Moralité : alors que la bio au sens large risque d'être une des grandes affaires scientifiques et technologiques du siècle, la France, dans toute sa grandeur, propose très peu de cursus (cursi ??) complets et performants pour qui veut participer à la fête.
Sinon, quelques filières hautement spécialisées dans quelques écoles d'ingé. Le bon créneau ? Je te le dirai dans dix ans.

Ecrit par : yann | 18 octobre 2008

Comme ça, c'est mieux!
Donc, disons que le petit Ivan a intérêt à apprendre l'anglais et à s'exiler, à moins qu'avec le pays de son père il y ait moyen de moyenner et que le gosse ait appris le serbe, le croate et le russe. Les russes faisaient de bons articles en bio, il y a trente ans. Je ne sais s'ils ont des filières universitaires convenables.
Dans mon entourage, y'a des gosses qui partent étudier au Canada, francophone ou anglophone. Il parait que c'est bien. Une est à Vancouver, l'autre à Montréal.

Écrit par : dobolino | 18 octobre 2008

entrer en prépa en visant les ENS quitte à faire la troisième année de licence en fac de Bio avec une solide formation de base au travail ne me parait pas un mauvais plan,...

Ecrit par : dobolino | 18 octobre 2008

J'ai effectivement un copain qui a fait ce chemin, puis doctorat, et aujourd'hui chercheur dans un gros labo pharmaceutique.
Donc, la fac, ça peut marcher (parfois...).

Écrit par : yann | 18 octobre 2008

Donc, disons que le petit Ivan a intérêt à apprendre l'anglais ...

Ecrit par : dobolino | 18 octobre 2008

C'est même la première des exigences, même s'il reste dans notre beau pays (ce que je ne saurais trop lui déconseiller).

Écrit par : yann | 18 octobre 2008

Quand j'ai parlé de BCPST, je n'ai bien sûr pas pensé à Véto, filière très à part mais, justement, en pensant aux OGM, à la génétique.
Je connais une jeune fille qui après BCPST est entrée dans une école de génétique, à Compiègne, qui recrute sur dossier. Je vais aller voir sur Gougle ce qu'est cette école.

Écrit par : dobolino | 18 octobre 2008

une école de génétique, à Compiègne, qui recrute sur dossier

L'UTC ?

Écrit par : Jérémy | 18 octobre 2008

C'est bien possible que ce soit l'UTC. Je demanderai à sa mère.
Il me semble qu'elle avait aussi une possibilité sur Sophia Antipolis.

Écrit par : dobolino | 18 octobre 2008

Quelle filière faut-il choisir si l'on veut faire de la recherche en éthologie?

Écrit par : Sylvie Huguet | 18 octobre 2008

Quelle filière faut-il choisir si l'on veut faire de la recherche en éthologie?

Ecrit par : Sylvie Huguet | 18 octobre 2008

Wouahahahahahahaharff !!!!

Écrit par : yann | 18 octobre 2008

C'est bien l'UTC, intégrable dès le bac sur dossier (c'est donc une école d'ingé avec prépa intégrée), ou sur dossier en 3eme année.
Il y a bien une branche de génie biologique.
Certaines INSA en proposent aussi (Lyon, Toulouse).
Voie professionnalisante, complête et de aut niveau (classement des écoles psot-bac : 1 . INSA de Lyon, 2 . UTC compiègne).

Écrit par : yann | 18 octobre 2008

de Haut niveau (c'est pas une fôte d'orthographe, c'est le clavier qu'est pourri).

Écrit par : yann | 18 octobre 2008

Vous avez aussi quelques écoles d'ingé pures et dures (physique, méca, électronique, informatique) qui proposent des filières de spécialisation aux frontières du vivant, comme on dit.
C'est le cas dans certaines Ecoles Centrales.

Écrit par : yann | 18 octobre 2008

Sylvie Huguet a écrit : "Quelle filière faut-il choisir si l'on veut faire de la recherche en éthologie?"

Pour l'instant rien : il faut faire le canard.

Mais attention à ne pas être pris comme modèle d'empreinte

Écrit par : dugong | 18 octobre 2008

faut pas manger des trucs qui font des miettes quand on est sur son ordi.
Pour les études en éthologie, je dis comme Yann, Sylvie. Enfin, les études, j'dis pas mais les débouchés... ouaaarf.

Écrit par : dobolino | 18 octobre 2008

Quelle filière faut-il choisir si l'on veut faire de la recherche en éthologie?

Ecrit par : Sylvie Huguet | 18 octobre 2008
Coucher avec un ponte du Museum d'histoire naturelle? Se faire empailler pour figurer en tant qu'Homo sapiens sapiens à la Grande Galerie de l'Evolution? Aller en Angleterre pour les études et coucher avec je ne sais pas qui?
Coucher avec DSK?????????? Elle est bien bonne la dernière de DSK!
Au fait, en rentrant, j'ai écouté les infos et, outre les facéties cul de DSK, un sondage à paraître demain dans Ouest-France annonce que 69 % des français interrogés soutiennent la manifestation de demain et approuvent ses motifs.

Écrit par : dobolino | 18 octobre 2008

Faire de l'éthologie au FMI, c'est encore plus délicat en terme de débouché.

Écrit par : dugong | 18 octobre 2008

Vous avez aussi quelques écoles d'ingé pures et dures (physique, méca, électronique, informatique) qui proposent des filières de spécialisation aux frontières du vivant, comme on dit.
C'est le cas dans certaines Ecoles Centrales.

Ecrit par : yann | 18 octobre 2008
Même à Polytechnique, y'a une UV Bio Mol et génétique.

Écrit par : dobolino | 18 octobre 2008

Faire de l'éthologie au FMI, c'est encore plus délicat en terme de débouché.

Imaginer le nombre d'heures passées, à demi immergé dans le marigot à observer un jard dominant approcher une femelle col vert de Hongrie.

Écrit par : dugong | 18 octobre 2008

un jars !

Écrit par : dugong | 18 octobre 2008

"Je constate simplement que les étudiants qui feront le stage de professionalisation prévu au 4ème semestre de master (Bac+5) ne seront pas rémunérés alors qu'aujourd'hui, un étudiant en 2ème année d'IUFM l'est. Ne serait-ce pas là une façon de ne plus payer les stagiaires? (en montant une superbe usine à gaz)?"

Ecrit par: Vincent.

C'est effectivement une des principales raisons de cette réforme, outre celle qui consiste à limiter le nombre de fonctionnaires, que vous avez très bien soulevée aussi.

Écrit par : Christophe Sibille | 18 octobre 2008

Faire de l'éthologie au FMI, c'est encore plus délicat en terme de débouché.

Imaginer le nombre d'heures passées, à demi immergé dans le marigot à observer un jars dominant approcher une femelle col vert de Hongrie.

Ecrit par : dugong | 18 octobre 2008
Sur ce coup-là, j'ai bien entendu l'action de la censure française ! J'ai écouté les infos de dix-huit heures sur France Inter puis celles de dix-neuf heures. Allez les écouter sur le site de France Inter, ça vaut le coup ! Le ménage fait dans l'info en une heure, c'est dingue !
Ecoutez successivement le journal de dix-huit heures puis celui de dix-neuf heures. J'en suis restée assise.

Écrit par : dobolino | 18 octobre 2008

Bon, pour l'éthologie, je m'en doutais un peu... C'est juste que parfois, mon imagination bat la campagne; j'aime bien m'imaginer des existences fictives, où j'observerais le comportement du loup arctique dans un paysage de toundra...

Écrit par : Sylvie Huguet | 19 octobre 2008

Écrire un commentaire