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04 octobre 2008

Concours de recrutement

Concours de recrutement

 

   Ah, l’heureux temps où, à l’oral du CAPES, le jury pouvait entendre un candidat apportant la preuve de l’amour de La Fontaine pour les animaux – « il a dédié les Fables à un dauphin, n’est-ce pas… » (Lettres modernes, juin dernier), ou apprendre que le Rhône prend sa source dans les Ardennes (Histoire-Géographie, même date).

   Game over : les maquettes des nouveaux concours de recrutement tout nouvellement pondues par le ministère interdisent, dorénavant, ces extases pédagogiques qui fournissaient aux membres des jurys tant d’anecdotes savoureuses. On n’est plus là pour se marrer.

 

   Des cinq maquettes proposées, deux concernent le concours de recrutement des CPE, pour lesquels je n’ai pas de compétence critique (1), et celui des profs d’EPS, qui a été établi directement par le SNEP, syndicat ultra-majoritaire dans cette spécialité (2).

 

   Pour le reste…

 

   I. Une première maquette, dont la mise en page indique assez clairement la main de la DGESCO et du Ministère lui-même, avec pour l’admission une première épreuve écrite disciplinaire « sans programme autre que les programmes scolaires » (3), et une seconde sur « l’histoire de l’enseignement de la discipline » - une dissertation dans laquelle le candidat devra, en toute indépendance d’esprit bien entendu, « décrire de façon détaillée les changements successifs dans les programmes, en préciser les effets attendus et en évaluer les effets produits ». Langue de bois, me voici !

   Et pour l’admission, une « leçon » qui simulera en 50mn une séance devant une classe donnée (le sujet précise la classe, le niveau, l’élément du programme, et suggère l’utilisation du matériel pédagogique disponible – vive PowerPoint…) ; puis – pour tous les concours – « l’évaluation d’un stage en situation professionnelle », qui aura donné lieu à la rédaction d’un « mémoire » (langue de bois, me voilà), qu’il faudra soutenir devant un jury évaluant en 25mn les compétences professionnelles et didactiques.

 

   II. Seconde maquette, de source plus indécise : il s’agit carrément de réintroduire la bi-valence refusée il y a deux ans par l’ensemble des syndicats. Coucou, la revoilou ! Mais ce projet porte manifestement la griffe de ceux qui militent depuis tant de temps pour le « corps unique », de la Maternelle à l’Université : il est le seul à mettre en parallèle le concours de recrutement des professeurs des Ecole, et celui des enseignants du Second degré. Même duo d’épreuves, pour l’admissibilité, déclinées en Majeure et Mineure (4), et, pour l’admission, une « leçon » simulée (voir plus haut), et un « entretien » sur la connaissance du système éducatif : oh, comme j’aimerais savoir avec quels fonctionnaires seront constitués les jurys ! Oh, comme j’aimerais être sûr que la part de subjectivité, et d’application à la novlangue de la didactique, sera réduite !

 

   III. Troisième maquette – signée, celle-là, de la Conférence des Présidents d’Université (CPU) et de la Conférence des Directeurs d’IUFM (CDIUFM : ils ont eu l’habileté de signer en second, mais il est évident qu’ils tiennent la plume de leurs collègues universitaires, qui n’ont toujours pas compris qu’ils sont iufmisés jusqu’au cou). Elle regroupe elle aussi Premier et Second degré, et s’organise autour des « quatre volets que la CPU souhaite voir figurer dans tous les parcours de master : disciplinaire (ou multidisciplinaire), épistémologique, didactique, et professionnel » : est-il nécessaire de souligner que les savoirs disciplinaires ne constituent plus qu’un quart des pré-requis ? Tout le monde sait qu’on fait mieux cours en étant léger sur les fondamentaux, mais calé en didactique…

   Le disciplinaire / épistémologique / méthodologique concerne donc la première épreuve écrite d’admissibilité, de type dissertatif, la seconde pouvant être une « épreuve sur dossier », « du type des épreuves conçues pour les concours d’attaché » : un groupement de textes sur le système éducatif dont il faut tirer une note de synthèse (5). Et pour l’admission, une « épreuve orale professionnelle » ressemblant comme deux gouttes d’eau à un entretien d’embauche, vérifiera « la connaissance que le candidat a du système éducatif français », et, cerise sur le gâteau, « son aptitude à analyser une situation professionnelle qui n’a pas seulement trait aux contenus de son enseignement » (sic !). Nous voici invités à devenir nounous, ce qui entrera probablement dans l’emploi du temps de nos 35 heures hebdomadaires.

   J’allais oublier : « Il semble opportun de prôner une gestion académique des concours », lance la CPU/CDIUFM, afin de « généraliser la pratique en cours pour le premier degré », avec des « commissions nationales » validant des sujets académiques, la présence du recteur étant censée « rassurer les tenants du caractère national en apportant une véritable garantie de l’Etat ». Cela permettra aux bras cassés et autres pédagogues déficients, qui n’auraient pas même rêvé participer à des jurys nationaux, d’imposer leurs lubies au niveau régional (6). En faisant de surcroît miroiter aux candidats des « affectations académiques » - monstrueuse imposture, puisque nous savons bien qu’une académie déficitaire devra toujours être alimentée par des postulants venus d’ailleurs…

 

   Qu’en penser ?

   D’abord, en amont : le passage à M2 est une absurdité. Il suppose d’un côté de gérer à la fois la préparation d’un concours et l’achèvement d’un diplôme universitaire, en sus d’un stage rendu nécessaire par le format proposé des épreuves – n’en jetez plus ! De plus, il donne aux IUFM, qui ont eu si peur de se noyer dans les universités, l’occasion de refaire surface en inventant des masters professionnels où la part du disciplinaire sera toujours plus étroite. Sans compter que nombre d’étudiants entrés dans ces masters resteront sur le carreau – sans rien, reçus/collés exemplaires d’un système qui prétend former des professionnels, et ne leur propose même pas une alternative. Pedro Cordoba a fourni une analyse indépassable des situations ubuesques qu'entraînera, à court et moyen terme, la mastérisation sauvage des concours de recrutement (http://www.r-lecole.freesurf.fr/).

   Mais sans doute les reçus/collés (estimation moyenne : 80% des masterisés de frais) fourniront-ils, à court terme, de quoi boucher les trous béants des 350 000 enseignants qui vont partir prochainement à la retraite, en permettant de reconstituer les défunts maîtres-auxiliaires. Et adieu alors à ces « heures sup’ » sur lesquels comptent aujourd’hui trop de profs pour compenser des salaires insuffisants. A cocus, cocus et demi.

   En aval, inutile de se demander si ces concours remodelés, qui allègent le dispositif actuel en généralisant la structure des CAPES internes, permettront de mieux faire classe : la réponse est non. On n’enseigne pas avec de la didactique, ni avec une « connaissance du système éducatif ». Pas à de vrais élèves en tout cas. Mais depuis combien de temps les membres des futurs jurys n’ont-ils pas vu un vrai élève ?

 

   Reste le plus beau : la validation définitive du concours.

   Le futur Certifié sera mis tout de suite en situation d’enseignement – à service plein. Mais il aura l’assurance de recevoir l’appui de vrais spécialistes qui se pencheront sur sa pédagogie.. Il en a, de la chance ! Et pas des enseignants en exercice dans son propre établissement, sur le modèle bon enfant des défunts CPR : le SGEN, toujours à la pointe de la pédagogie, refuse tout « compagnonnage », et réclame déjà des formateurs professionnels – de ceux qui ont, depuis longtemps, déserté les collèges et les lycées et sont partis enseigner aux étudiants béats de l’IUFM comment il faut faire classe – de loin.

 

   Jean-Paul Brighelli

 

(1)              A titre d’information : le « référentiel des savoirs et compétences attendus » cite la psychologie, la pédagogie, la sociologie, l’histoire de l’éducation, la philosophie de l’éducation (et de la citoyenneté…), et la connaissance du système éducatif, pour des compétences professionnelles de trois ordres : service de la vie scolaire, projet de vie scolaire, et fonctions de régulation et de médiation. Les épreuves proposées seraient, à l’admissibilité, une dissertation sur l’éducation et la formation des jeunes, et une Etude de dossier ; pour l’admission, une Etude de cas, et un « entretien avec le jury », à partir d’un dossier fourni par le candidat. Tout ce que l’on peut en dire, c’est qu’à moins de recruter massivement, ça laissera quand même 90% des étudiants en psycho/socio dans les limbes.

 

(2)              Après avoir constaté que « le CAPEPS actuel valorise excessivement une forme d’expression littéraire au plan de l’écrit comme de l’oral », et que « l’expression scientifique et technique y est sous-développée », le SNEP propose deux épreuves écrites pour l’admissibilité : une dissertation sur « l’histoire des fondements sociaux, culturels et institutionnels de l’EPS », et une « composition d’ordre technologique à visée didactique (?), sur les « enjeux didactiques relatifs à l’enseignement de l’EPS ». Pour l’admission, un premier oral sur les « enjeux de l’EPS », un second oral « technico-didactique »où « la prestation physique pourra servir de base à l’entretien », et enfin une « pratique de spécialité » qui mettra en évidence la connaissance qu’aura le candidat du « développement anthropo-historique d’une APSA et des pratiques qui en découlent ». Je rappelle que les didacticiens de l’EPS ont été le cheval de Troie des sciences de l’Education au sein de l’Ecole, depuis fort longtemps. La pédagogie, c’est leur domaine, l’égalitarisme est leur credo… Surtout, que l’on n’aille pas s’imaginer que leur discipline a quoi que ce soit à voir avec le sport – ou, a fortiori, la compétition. Allez, je vais me repasser les Chariots de feu, le film définitif sur le sujet, ça me calmera les nerfs.

 

(3)              C’est le leitmotiv de toutes ces maquettes. Le candidat n’est pas censé savoir autre chose que les programmes eux-mêmes. D’un côté, c’est monstrueux : en Histoire-Géo, cela consiste à tout savoir sur tout – en quatre à cinq mois de préparation, puisque les concours auront lieu à la fin du premier semestre. « Mais », a fait remarquer, à une délégation du jury de CAPES d’HG venue s’informer en juin dernier, un Conseiller qui manie merveilleusement l’humour anglais et le second degré, « les candidats sont forcément qualifiés – sinon, cela signifierait que les Licences que vous leur avez délivrées n’ont pas de contenu réel, n’est-ce pas ? » (et le texte de travail, « à ne pas diffuser », du projet CPU/CDIUFM précise : « Les universités seront garantes de la validation des savoirs et savoir-faire fondamentaux des étudiants », ce qui justifie l’absence de programme : il est bien connu qu’un étudiant de M1 possède à fond tous les savoirs de sa matière). Et par ailleurs, cela interdit de rien savoir de façon vraiment approfondie, alors que nous savons tous, et dans toutes les matières, qu’on ne fait passer un programme, face à des élèves, qu’avec des réserves conceptuelles très solides : il faut en savoir bien plus que ce qu’il est recommandé d’apprendre aux élèves, pour leur faire passer un peu de Savoir. Pour transmettre, il faut avoir les épaules larges – et solides.

 

(4)              Exemple donné : « Langues anciennes ou modernes pour le concours de Lettres » (pourquoi pas ?), et « physique-chimie pour le concours de Mathématiques »… On réinvente les PEGC.

 

(5)              Pour le Premier degré, la CPU/CDIUFM prévoit une admissibilité sur une évaluation des savoirs disciplinaires, et une admission sur une « interrogation à partir d’un dossier fourni par le candidat en appui sur ses expériences de stage » - ou la conception d’une demi-journée de classe à partir de documents fournis par le jury (les concepteurs n’ont pas tranché).

 

(6)              L’un des éminents « chercheurs » de l’IUFM de Montpellier vient de sortir un opuscule sur la violence scolaire (inutile de faire trop de publicité à l’auteur ou à son livre), dans lequel il explique posément que les enseignants doivent avoir de la violence de leurs élèves une approche positive et ne pas être paranos… Et baisser culotte avant d’entrer en cours, peut-être.

Commentaires

je grille tout le monde . Pour une fois.

Écrit par : uncertain | 04 octobre 2008

"il explique posément que les enseignants doivent avoir de la violence de leurs élèves une approche positive et ne pas être paranos…"

Encore un eunuque qui s'exprime ! L'angélisme est donc toujours opérant.

Écrit par : Magister | 04 octobre 2008

"Et pas des enseignants en exercice dans son propre établissement, sur le modèle bon enfant des défunts CPR : le SGEN, toujours à la pointe de la pédagogie, refuse tout « compagnonnage », et réclame déjà des formateurs professionnels – de ceux qui ont, depuis longtemps, déserté les collèges et les lycées et sont partis enseigner aux étudiants béats de l’IUFM comment il faut faire classe – de loin."

Comme il serait intéressant de connaître les raisons du refus d'un "compagnonnage"! Un adhérent du SGEN qui passerait par ici serait gentil de nous éclairer, un peu.
Une chose est claire, la connaissance approfondie de la discipline que l'on voudra enseigner passe au second plan. Et c'est encore la porte grande ouverte aux dérives dénoncées depuis longtemps sur ce blog. Inutile de disserter, on se répète et on se lasse.
Que faire pour empêcher la nuit de tomber?

Écrit par : Oxymore | 04 octobre 2008

Le profil des enseignants recrutés par de tels concours n'aura plus rien à voir avec celui des anciens certifiés et agrégés, qui étaient quand même la plupart du temps des gens de culture et des passionnés de leur discipline. Ces enseignants "nouveau modèle" n'auront aucune objection à faire de l'accompagnement éducatif 35 heures par semaine, et on le sait bien en haut lieu.

Écrit par : Sylvie Huguet | 04 octobre 2008

Un bref retour sur la réforme du lycée.

L’enseignement de la physique, de la chimie et de la biologie pourrait devenir optionnel : "Colère", par Tom Roud, doctorant français aux EU.

http://tomroud.com/2008/10/03/colere/

Écrit par : Pli | 04 octobre 2008

Article assez amusant, pas tant pour ce qu'il dit, qui est assez triste, et confirme ce qu'on disait déjà ici ou là, que pour ce qu'il tait : le nom des coupables, et le nom des cocus.

Pourtant, on avait des noms quand il s'agissait de parler des programmes du primaire, et il y a quelques temps - mais cela semble être une éternité -, on avait assisté à une assemblée générale des antipédagogistes rue de Grenelle, où Darcos avait reçu les Cordoba, les Kambouchner, les Brighelli, les Bellosta et même un Zemmour !

Sur le fil précédent, un quasi-anonyme avait laissé le commentaire suivant, qui m'a beaucoup plu :

"Le sous-commandant Darcos est en train de fonder un nouveau type de mouvement : l’alterpédagogisme."

Ecrit par : José Bovin | 03 octobre 2008

Écrit par : Pat | 04 octobre 2008

Ce que j'aimerais bien comprendre dans l'histoire, c'est l'attitude de la CPU : avec de telles maquettes, les universitaires vont perdre un nombre d'heures faramineux d'enseignements dans les masters au profit des sciences de l'éducation et de leurs variantes (en tant qu'universitaires, ils devraient quand même être attachés aux savoirs disciplinaires); cela va complètement assécher le vivier de la recherche dans les universités de LSH, domaines où les chercheurs doivent aussi être des passeurs (pour les sciences, les domaines sont plus séparés, donc les répercussions seront peut-être moins visibles).
Ils ne s'en rendent pas compte :
1) parce qu'ils sont naïfs et coupés de la réalité.
2) parce qu'on leur a promis autre chose (en terme de budget par exemple)
3) parce qu'ils croient aux vertus des sciences de l'éducation

Si un universitaire de passage, pouvez nous éclairer sur les motivations de la CPU?

Écrit par : Romuald | 04 octobre 2008

Au sein même du Moloch, la Direction générale de l'enseignement scolaire [D.G.E.S.C.O] comporte deux services dont le "Service du budget et de l'égalité des chances"

Tout est (presque) dit.

http://www.education.gouv.fr/cid978/direction-generale-de-l-enseignement-scolaire.html

Écrit par : dugong | 04 octobre 2008

Romuald, toutes ces hypothèses sont bonnes et vraies en même temps.
Rajoutez le masochisme...
JPB

Écrit par : brighelli | 04 octobre 2008

Je suis anéanti.
En 1981, voyant la gauche arriver au pouvoir, j'ai cru que l'autorité du professeur et la discipline seraient rétablis. Naïf que j'étais. C'est devenu pire, avec le point culminant en 1989 (avènement des IUFM).

Bien que de gauche, je croyais (toujours aussi naïvement) que la droite, sous la férule de M. Sarkozy (dont j'avais approuvé la décision de mettre des radars sur les routes - la seule chose qu'il ait faite et ait trouvé grâce à mes yeux), reviendrait à une saine conception de ce qu'est l'enseignement - en éliminant les IUFM, non en les laissant phagocyter les universités - et m'apprêtais à applaudir.
Las, rien de tel.

Et là, je suis désespéré pour notre pays. Le PS ferait-il mieux ? L'extrême-gauche ferait-elle mieux ? Non ! C'est clair. La gauche est plus démagogue que jamais.

Que reste-t-il de notre prestigieuse école de 1950 ?
Rien!
Et demain, moins que rien.
Et qui tirera son épingle du jeu ? Les gosses de milieux aisés et eux seuls.

Je suis bien placé pour savoir qu'en 1950 un fils d'ouvrier pauvre pouvait s'en sortir puisque j'en étais un. Maintenant ce ne sera plus possible.

Écrit par : Francis Penin | 04 octobre 2008

Oxymore a écrit : "Un adhérent du SGEN qui passerait par ici serait gentil de nous éclairer, un peu."

Un age déchu ?

Citons Lucien Febvre : " Mais voici, revoici chez lui, qui pullulent, les Esprits errants à travers le monde. Errants et si utiles, si bons à tout faire et à tout expliquer ! Bons à l’origine, faits à l’image de leur créateur : mais un jour l’un d’eux, Lucifer, ivre d’orgueil, prononce les paroles sacrilèges : « In caelum conscendant, super astra Dei exaltabo solium meum, et sedebo in monte Testamenti... » L’Enfer le recueille, lui et ses compagnons ; depuis, la troupe des anges déchus s’oppose à la troupe brillante des anges fidèles, rangés en neuf chœurs autour du trône divin…"

Ca déménage pas d'hier au Moloch !

http://classiques.uqac.ca/classiques/febvre_lucien/probleme_incroyance_16e/febvre_incroyance.pdf page 666.

Écrit par : dugong | 04 octobre 2008

J'ai une amie universitaire, qui est très consciente de la catastrophe et hostile aux projets de réforme des concours, mais apparemment on ne lui a pas demandé son avis.

Écrit par : Sylvie Huguet | 04 octobre 2008

un ange déchu !

Écrit par : dugong | 04 octobre 2008

Ce doit être un très bon film puisque des crétins omniscients et solidaires dans la bétise façon soviet à l'ancienne ;
le dénoncent avec autant de véhémence ; éxécutent quiconque arrive en contradiction.
Navrant et inquiétant beaucoup plus que ces gamins paumés!

Ecrit par : pat | 04 octobre 2008

Pat, êtes-vous "le Pat" qui a écrit cela sur le fil précédent (entre les murs) ?
Si c'est le cas, ce nouveau fil doit vous réjouir puisqu'il annonce la relève programmée des "crétins omniscients". Les "gamins paumés" auront enfin des profs dignes d'eux, des gens qui, comme Bégaudeau, pourront être enfin fiers de répondre "Rien" à la question "Que leur avez-vous appris cette année ?"

Écrit par : victor | 04 octobre 2008

"Troisième maquette – signée, celle-là, de la Conférence des Présidents d’Université (CPU) et de la Conférence des Directeurs d’IUFM (CDIUFM : ils ont eu l’habileté de signer en second, mais il est évident qu’ils tiennent la plume de leurs collègues universitaires, qui n’ont toujours pas compris qu’ils sont iufmisés jusqu’au cou). "
Jean-Paul Brighelli

Alors là, Jean-Paul, vous vous plantez complètement! Les universitaires ne sont pas des perdreaux de l'année, et je parie ce que vous voulez que les universitaires en sciences de l'éducation vont avoir chaud aux miches.

Mais, encore une fois, pas grand-chose sur les concours du premier degré.

Quand au "compagnonnage" comme seule formation professionnelle, c'est une hérésie.

Écrit par : Christophe Sibille | 04 octobre 2008

Pat, êtes-vous "le Pat" qui a écrit cela sur le fil précédent (entre les murs) ?

Ecrit par : victor | 04 octobre 2008

Nan, c'est pas moi, M'sieur !

Écrit par : Pat | 04 octobre 2008

Dugong, je ne parlais pas d'anges mais de "compagnonnage" refusé par le SGEN. Mais pour rester angélique, pourquoi les professeurs expérimentés ne seraient pas des "anges gardiens" des futurs enseignants. Non, pas "Joséphine ange gardien" ! pas du Gnangnan!

C Sibille : qui a dit que ce compagnonnage serait la seule formation? "Hérésie"... décidément, nous restons dans le vocabulaire religieux! Les universitaires en sciences de l'éducation auraient chaud aux miches? cela reste à vérifier.
En tout cas les couteaux sont sortis entre IUFM et Universités. Reste à voir au cas par cas qui sera le plus fort ou le plus malin.

Écrit par : Oxymore | 04 octobre 2008

C'est moi, M'sieur!
Pardon?
Le doigt d'honneur?
Oui c'est moi, M'sieur!

Écrit par : Pat | 04 octobre 2008

Je rappelle que les didacticiens de l’EPS ont été le cheval de Troie des sciences de l’Education au sein de l’Ecole, depuis fort longtemps.../... Allez, je vais me repasser les Chariots de feu, le film définitif sur le sujet, ça me calmera les nerfs.

JP Brighelli

Je comprends l'agacement de JPB. C'est aussi le mien depuis le début des années 80, quand j'ai vu arriver la catastrophe du "pédagogisme" et la "désportivisation" de l'EPS. Il y a quelques mois l' IPR d'EPS a pu déclarer à la cantonade que l'efficacité des profs d'EPS se limite au domaine de "l'éducation à la citoyenneté".
Le SNEP-FSU a été l'initiateur ou l'inspirateur dans ces mêmes années d'une loi qui, explicitement, faisait de l'EPS un outil de la "rénovation du système éducatif", un "moyen de lutte contre l'échec scolaire" et un "facteur de réduction des inégalités sociales et culturelles". Rien de moins!
Il y avait là en gésine la perversion ultérieure par cette idéologie de l'enseignement à des fins thérapeutiques et salvatrices des autres disciplines scolaires et du système entier d'enseignement.

Écrit par : buntovchik | 04 octobre 2008

Voyez la position (juin 2008) des anges déchus * (???) des IUFM en plein entrisme **

1- La CDIUFM aux "universitaires" : vous ne savez pas faire :

"La Conférence des directeurs d’IUFM propose la création de masters visant les professions enseignantes, respectant pleinement le référentiel des dix compétences *** produit par l’employeur, tout en satisfaisant l’impératif d’un adossement à la recherche. Certains de ces masters pourront être des adaptations, ou des spécialités nouvelles de masters existants. Mais les plus nombreux d’entre eux ne pourront être que des masters radicalement nouveaux, tant il est vrai que les masters existants peuvent être mis en relation avec quelques disciplines enseignées dans le secondaire mais que la grande partie des enseignants du primaire, de l’enseignement technologique, de l’enseignement professionnel, des documentalistes, des conseillers principaux d’éducation,... ne trouvent pas aujourd’hui leur place dans ces masters existants."

2- On veut tout, on va tous vous bouffer :

" Il est absolument indispensable que toutes les universités françaises puissent participer à la formation des enseignants et pas seulement la trentaine d’entre elles qui ont une composante interne IUFM. Pour autant, la Nation n’a pas intérêt - au nom de leur autonomie- à laisser les universités qui n’ont pas l’expérience, la compétence et les ressources humaines ouvrir seules ce chantier. Les IUFM, composantes internes d’une université particulière, ont une vocation académique et doivent être mis au service -par convention, dans des dispositifs de cohabilitation et de partage de responsabilités - de l’ensemble des universités françaises pour la formation des enseignants."

3- La conclusion :

"les IUFM entendent prendre toute leur place dans les futurs masters à construire et mettre tout en œuvre pour que cette réforme soit un réel progrès dans la formation initiale des enseignants"

* Baranger, avec son bon air patelin de notaire de province, est il un luciférien ?

** http://www.iufm.fr/applis/actualites/article.php3?id_article=486

*** voir cet inventaire (évidemment non hiérarchisé) qui ouvre la porte à tous les délires :
http://www.education.gouv.fr/bo/2007/1/MENS0603181A.htm
Le naïf dirait que l'une des dix "compétences" est quand même : "Maîtriser les disciplines et avoir une bonne culture générale".
Les "connaissances" associées devrait le refroidir :
"Le professeur des lycées et collèges :
- connaît les objectifs de l’école primaire, du collège et du lycée ;
- maîtrise l’ensemble des connaissances dans sa ou ses disciplines et élargit sa culture aux disciplines connexes ;
- situe sa ou ses disciplines, à travers son histoire, ses enjeux épistémologiques, ses problèmes didactiques et les débats qui la traversent."

Écrit par : dugong | 04 octobre 2008

C'est tout à fait exact, Dugong.

Rien à ajouter. On regarde le match?

Écrit par : Oxymore | 04 octobre 2008

L'historique des programmes !!! (maquette 1)

Wouarf arf arf arf arf !!!!

Ils vont interroger les candidats sur l'historique des programmes !!! Vous imaginez ???

"La lecture méthodique a remplacé l'explication de textes, puis a été elle-même remplacée par la lecture analytique, à laquelle a été adjointe la lecture cursive... Mais les élèves lisent toujours aussi peu... voire moins".

Écrit par : Jeremy | 04 octobre 2008

"Journée mondiale des professeurs, célébrée dimanche 5 octobre."

Ca va être ta fête !

Toi, tu creuses (ta tombe).

Écrit par : dugong | 04 octobre 2008

Oxymore a écrit : "Mais pour rester angélique, pourquoi les professeurs expérimentés ne seraient pas des "anges gardiens" des futurs enseignants."

Viens sous mon aile (du désir), ma petite débutante ?

Pourrais-je malgré tout garder mon statut d'être de chair(e) ?

Écrit par : dugong | 04 octobre 2008

Dugong, avec la réforme, un étudiant possédant un master en physique pourrait être envoyé directement "sur le terrain" pour dispenser un enseignement polyvalent à une classe de CM2, ou de CP, ou de moyenne section de maternelle. Ca ne fait pas très sérieux, quand même, vous en conviendrez.

Écrit par : Christophe Sibille | 04 octobre 2008

"C Sibille : qui a dit que ce compagnonnage serait la seule formation?"

Ecrit par : Oxymore | 04 octobre 2008

C'est ce qu'apparemment notre bon ministre appelle de ses voeux, en tous cas. Economies obligent.

Écrit par : Christophe Sibille | 04 octobre 2008

J'ai laissé passer un peu de temps avant de réagir au sujet des "maquettes" des futurs concours de recrutement. C'est encore pire que ce à quoi je m'attendais. Pour résumer :

1°) Disparition du CAPES (et à terme de l'Agrégation), effacement des compétences disciplinaires. Bivalence en vue !

2°) Disparition d'une véritable formation pratique sur le terrain. Exit aussi la "didactique de la discipline".

3°) Les futurs enseignants sauront tout en revanche sur l'entropie du système et l'historique de l'effacement des savoirs.

C'est le triomphe du pédagogisme.

Comme Moïse face à la Terre promise, Philippe Meirieu doit simplement regretter de ne pas avoir trente ans de moins.

Mais qu'on se console : il y a la relève sur le modèle de François Bégaudeau, plus jeune, plus branché, plus "radical" : le déballage de l'intime, la paix sociale achetée au prix de toutes les démissions, l'éloge de l'ignorance, le langage djeun's, la fascination pour les brutes et le psychodrame permanent.

Merci Monsieur Darcos !

Écrit par : Robin | 04 octobre 2008

Rien d’étonnant dans tout ça en vérité

"J'attendais le miracle.

Le dieu des rencontres une fois encore m'avait trompé. "

Écrit par : uncertain | 04 octobre 2008

Il y avait là en gésine la perversion ultérieure par cette idéologie de l'enseignement à des fins thérapeutiques et salvatrices des autres disciplines scolaires et du système entier d'enseignement.

Ecrit par : buntovchik

Pourtant, je me retiens, mais à l'éternelle question des élèves : "m'sieur, à quoi ça sert d'apprendre votre cours ?", j'ai une envie terrible de répondre : "à ne pas mourir idiot".

Écrit par : moot | 04 octobre 2008

Les futurs enseignants sauront tout en revanche sur l'entropie du système et l'historique de l'effacement des savoirs.

Ecrit par : Robin

Ils sauront tout, non sur l'historique de l'effacement des savoirs, mais sur le progrès radieux, et enfin arrivé à son terme, du système éducatif. Leurs notions "historiques" seront de la même eau que celles des écoliers sous les dernières années du règne de Ceaucescu.

Meirieu, le Rhône de la pensée ?

Écrit par : moot | 04 octobre 2008

Dans ce projet insensé (je suis polie, et/ou découragée) vous oubliez, cher JPB, l'amarena sur le tiramisu concernant l'agrégation: soit déclarer agrégés les meilleurs titulaires du CAPES, soit fusionner agreg interne et agreg externe, manière très habile , dans les deux cas, de faire entrer les sciences de l'éduc dans la maquette du seul concours à ne pas en avoir été vérolé jusqu'ici : voir le compte rendu de la rencontre entre la Conférences de doyens de Lettres, langues, arts et sciences humaines et sociales et la Conférences des directeurs d'IUFM (CDIUFM) le 9 septembre 2008, sur le site de fabula
http://www.fabula.org/actualites/article25871.php
Histoire de s'achever, lire le dossier masterisation conçu par l'ami P. Cordoba sur le site de "reconstruire l'Ecole"
http://www.r-lecole.freesurf.fr/
Enfin, pour se remettre, recette du Mojito :
Par personne : 6 cl de rhum, 1/2 citron vert, 7 feuilles de menthe poivrée (Mentha piperita), 2 cuillères à café de sucre, de l’eau Perrier ®. Préparer le Mojito directement dans le verre. Y placer les feuilles de menthe, ajouter le sucre et le jus des citrons. Piler afin d'exprimer l'essence de la menthe sans la broyer. Ajouter quelques glaçons et mélanger. Ajouter un peu de Perrier. Remplir avec le rhum et mélanger doucement avec une paille. Décorer de feuilles de menthe fraîche et servir dans un verre de type "tumbler".

Écrit par : FGuichard | 04 octobre 2008

Mais qu'on se console : il y a la relève sur le modèle de François Bégaudeau, plus jeune, plus branché, plus "radical" : le déballage de l'intime, la paix sociale achetée au prix de toutes les démissions,

Ecrit par : Robin | 04 octobre 2008


La paix sociale ? Quelle paix sociale ? Il semblerait que dans le film, Bégaudeau n'obtient que le bordel qu'il a patiemment semé, non ?

Admettons que dans la réalité, lui-même en réchappe parce qu'il a -en plus- le cynisme de fuir les élèves. Quid des autres ? Qu'arrivera -t-il au futur "prof" transformé en champion de l'humanitaire larmoyant face à des hordes rendues complètement sauvages parce qu'on aura refusé définitivement de les instruire ?

Si nous admettons avoir définitivcement perdu le combat, comment pourrais-t-on imaginer autre chose que de voir sombrer l'École de la République encore plus vite que ne le fit le Titanic ?

Comment un quelconque système pourrait survivre dans ces conditions ?

Le pédagogisme ne va-t-il pas se dissoudre lui-même dans sa propre absurdité et son propre nihilisme ? Le pédagogisme est-il autre chose qu'un suicide en soi ?

Comment faire semblant d'exister quand il n'y a plus rien ?

Écrit par : Manu | 04 octobre 2008

C Sibille, si le compagnonnage n'est pas une panacée, je serais heureux d'être le tuteur de nouveaux collègues. En tout cas ils ne seront pas formatés avec des idées à la c..!
Pouvoir, après 25 ans de carrière, envisager de se retirer un peu d'un temps complet de cours pour le compléter avec du tutorat ne peut que réjouir une partie des professeurs.

Ce qui me désole, c'est la pensée, inutile sans doute, que certains collègues potentiels seront recalés sur des critères iniques. Je sais, rien n'est parfait, il y a toujours des inconvénients.

Est-ce un effet de l'âge si je vois les choses aller vers le moins bien au lieu de me "shooter" avec l'illusion du progrès et de la nécessité de s'adapter parce qu'il faut -être-de-son-temps?
Être de son temps, être en phase avec...: les alibis de la lâcheté, de la démission et de la brutalité. Cette dernière est liée au mensonge ou à l'illusion élevée au rang de "doxa".

Moi, au moins jusqu'à ce jour, je résiste mais c'est dur, c'est dur.

Écrit par : Oxymore | 04 octobre 2008

Ben, voilà !
Mon chat, le vrai Dobolino, est nettement plus malin et s'inscrit, lui, sur le long terme. Chaque année, dès l'annonce des premiers frimas, il ramène dans la maison des souris vivantes qu'il libère sans qu'elles aient été blessées, en vue des périodes chiches en proies.
La prochaine fois, votez Dobolino ! C'est un chat sur lequel on peut compter pour des visions à long terme.
C'est pas rigolo du tout, ce programme.
D'un autre côté, ça fait un bon débouché pour ceux qui panouilleront...

Écrit par : dobolino | 04 octobre 2008

S'il n'y avait pas eu des imbéciles pour souligner l'inutilité totale du lumpenprolétariat, on n'en serait pas là...

Écrit par : dobolino | 04 octobre 2008

Sur ce nouveau fil, je ne résiste pas – une fois de plus - à livrer ici les réflexions du plus fin connaisseur des rouages de l’Etat et de sa fonction généalogique (la verticalité ou principe paternel, l’Etat étant le substitut moderne du totem des sociétés « primitives » : ce qui permet de faire tenir debout les Hommes).
L’extrait qui suit - Sur la question dogmatique en Occident, II p285 - concerne un tout autre sujet que l’école, mais illustre parfaitement la débâcle actuelle - pas seulement de l’école hélas - qu’a enfanté le mariage entre le libéralisme économique et l’ordre moral libertaire.
Buntovchik ne démentira pas la pertinence du propos, lui qui est un fervent lecteur de Pierre Legendre :

« On observe également un autre phénomène de grande ampleur, qui va à l’encontre des programmes de rationalisation de l’administration destinés à la rendre socialement plus efficace : l’effet paralysant d’un néo-féodalisme. Ainsi, dans le secteur stratégique de l’action sociale (où plusieurs Ministères sont impliqués), l’entrée massive des experts – experts dont la formation et les interventions sont devenues incontrôlables, faute d’une pensée cohérente au niveau de la haute fonction publique – finit par retirer au système administratif son propre outil, lui laissant la charge financière de groupes professionnels livrés au clientélisme et trop souvent soudés par la médiocrité intellectuelle. Le service public devient dès lors une idée rongée par l’unique souci de faire coexister tous les discours, et l’administration supervise la débâcle sociale en trouvant refuge dans des critères formels : des services entiers reproduisent mécaniquement des politiques dont on sait qu’elles ont fait fiasco. »

Comme la formule « groupe professionnel soudé par la médiocrité intellectuelle » convient parfaitement aux « experts en sciences de l’éducation.»

Philippe.

Écrit par : Philippe | 04 octobre 2008

Ah! Dobolino, enfin de retour avec un chat malin. En tant que matou, je tuerais bien, tout de même, quelques souris immédiatement, les rongeuses de moral et d'énergie à se battre.
Mais je serais plus clément avec les musaraignes tellement fragiles.

Écrit par : Oxymore | 04 octobre 2008

"experts dont la formation et les interventions sont devenues incontrôlables, faute d’une pensée cohérente au niveau de la haute fonction publique" ce que l'on peut appeler les "experts noël". Qui sont des "ordures". Mêmes quand ils ne le savent pas. Mais la place est bonne, les "enfants" aiment.

Écrit par : Oxymore | 04 octobre 2008

Et l'agrégation dans tous cela????

Écrit par : clem | 04 octobre 2008

"C Sibille, si le compagnonnage n'est pas une panacée, je serais heureux d'être le tuteur de nouveaux collègues. En tout cas ils ne seront pas formatés avec des idées à la c..!
Pouvoir, après 25 ans de carrière, envisager de se retirer un peu d'un temps complet de cours pour le compléter avec du tutorat ne peut que réjouir une partie des professeurs."

-Je n'ai rien contre ça, évidemment! C'est ce qui se passe déjà dans l'enseignement du premier degré. Mais on ne parle que du secondaire, ici!

"Ce qui me désole, c'est la pensée, inutile sans doute, que certains collègues potentiels seront recalés sur des critères iniques. Je sais, rien n'est parfait, il y a toujours des inconvénients."

-Ne partez pas battu! Le pire n'est jamais certain.

Ecrit par : Oxymore | 04 octobre 2008

Écrit par : Christophe Sibille | 04 octobre 2008

Merci de prendre connaissance de la pétition et de ses motivations mises en ligne sur le site de l'union des professeurs de physique et de chimie (udppc):

http://www.udppc.asso.fr/

Bien cordialement

Écrit par : clem | 04 octobre 2008

L'udppc est un lobby peu regardant sur la qualité de l'enseignement : promotion du tout expérimental, vision bêlante des sciences (positivation obligatoire à des fins de séductions), pédagol à tous les étages et pétocharderie pleurnicharde pour les suppressions de postes (ce dont ce lobby se foutrait totalement si cela concernait une autre discipline).

Je ne signerai pas ça.

Voir notamment leurs propositions totalement pédagoles pour la future classe de seconde.
udppc.09020449.2008-2-28-13-19-29.pdf

Écrit par : dugong | 04 octobre 2008

Et l'agrégation dans tous cela????

Ecrit par : clem | 04 octobre 2008

C'est vrai ça, et l'agrégation, l'est supprimée ou pas?

Et les agrégés, doivent se pendre tout de suite ou attendre sagement la balle dans la nuque?

Écrit par : TotoWeininger | 05 octobre 2008

Ah oui, je n'avais pas lu ça :

Soit déclarer agrégés les meilleurs titulaires du CAPES, soit fusionner agreg interne et agreg externe

Ecrit par : FGuichard | 04 octobre 2008

Je prépare la corde...

Écrit par : TotoWeininger | 05 octobre 2008

L'udppc est un lobby peu regardant sur la qualité de l'enseignement : promotion du tout expérimental, vision bêlante des sciences (positivation obligatoire à des fins de séductions), pédagol à tous les étages et pétocharderie pleurnicharde pour les suppressions de postes (ce dont ce lobby se foutrait totalement si cela concernait une autre discipline).

Je ne signerai pas ça.

Voir notamment leurs propositions totalement pédagoles pour la future classe de seconde.
udppc.09020449.2008-2-28-13-19-29.pdf

Ecrit par : dugong | 04 octobre 2008

Entierement d'accord avec dugong ( une fois n'est pas coutume), un petit tour sur leur site vous convainc immédiatement de leur inféodation au cuculpralinisme charpackiste.

Je ne saurais trop recommander (pour la Nième fois ) la lecture de deux ouvrages américains. Left back: a century of battles over school reform, de Diane Ravitch et "The schols we need and why we don't have them, d'E.D.Hirsch.

Outre le fait qu'ils infirment sans appel la théorie du complot libéral-libertaire dont tout un chacun fait nonobstant ses choux-gras en France, ils racontent comment le pays où l'éducation est la plus décentralisée au monde, a pu gober ces niaiseries imposées par les technocrates pédagogistes made in USA, aka progressive educrats.

ED Hirsch vient d'en publier un autre : "The Knowledge déficit" où il explique que si les US ont heureusement interdit la globale, et que les résultats scolaires ont progressé de manière spectaculaire en 1st et 2nd grades, les choses recommencent à se gâter très vite, aux 3rd-4th grades ( CE2-CM1) car cela ne sert à rien d'apprendre correctement à lire et à écrire si l'ignorance continue à être glorifiée, au nom de thèses ineptes qui combattent la transmission des savoirs au profit du spontanéisme infantilisant.

Écrit par : Cadichon | 05 octobre 2008

Puisqu'on parle de La Fontaine dans le message de Brighelli, et du chat de Dobolino ensuite, ça me rappelle la fable des souris qui tiennent conseil : elles veulent trouver une façon de ne plus craindre le chat, et ont cette idée lumineuse de lui mettre un grelot autour du cou. L'idée paraît géniale, jusqu'au moment où on se demande comment mettre le grelot autour du cou du chat.

Pour moi, c'est un peu la même chose pour les concours de recrutement. Tout le monde paraît d'accord sur un point : il ne faut pas que les enseignants n'aient qu'une connaissance de leur discipline, il faut qu'ils sachent comment transmettre leur savoir.

Mais quand on veut aller plus loin, on se heurte à ce léger problème : il est facile d'évaluer la connaissance d'une discipline, mais on ne peut pas évaluer objectivement et a priori les talents pédagogiques d'un individu.

Évaluer « la connaissance du système éducatif » ou « l'histoire de la didactique de la discipline » doit être ce qui paraît le plus proche de cela, dans l'esprit des concepteurs de ces maquettes, mais c'est une caricature grotesque. Quant à préparer une demi-journée de cours quand on n'a jamais enseigné, c'est absurde.

De deux choses l'une : ou bien on finit par se rendre compte de l'inanité de ce genre de projets, et on aboutira à un compromis, ou bien on se fiche ouvertement du monde, et alors c'est cuit de toute façon.

Je redoute la seconde solution.

Écrit par : sanjuro | 05 octobre 2008

"Entierement d'accord avec dugong ( une fois n'est pas coutume), un petit tour sur leur site vous convainc immédiatement de leur inféodation au cuculpralinisme charpackiste."

Qu'est-ce donc le cuculpralinisme charpackiste ? C'est affirmer que la physique et la biologie sont des sciences fondamentalement expérimentales et donc qu'il est important que les élèves fassent autre chose que de suivre des cours magistraux au tableau ? J'ai du mal à saisir la nature des critiques contre l'union des professeurs de physique chimie ( je ne comprends pas ce que c'est que le "pédagogisme", cela me rappelle un peu trop la rhétorique de ceux qui critiquent le "darwinisme", comme si faire de la pédagogie ou de la science relevait d'une philosophie).

Écrit par : Tom Roud | 05 octobre 2008

Roudoudou a écrit : "je ne comprends pas ce que c'est que le "pédagogisme", cela me rappelle un peu trop la rhétorique de ceux qui critiquent le "darwinisme", comme si faire de la pédagogie ou de la science relevait d'une philosophie"

Y a-t-il quelqu'un pour lui commencer une tentative d'explication (hors blog !!) ? La sagesse de l'âge me commande de proscrire le prosélytisme didactique, notamment quand la distance à franchir est aussi grande.

Encore un aussi qui ne peut concevoir que les "darwinismes" peuvent faire l'objet de critiques, voire de sarcasmes, de la part de gens qui ne sont aucunement créationnistes et qui se basent sur des arguments scientifiques ou épistémologiques.

Roudoudou ! Ne restez pas trop longtemps dans le joli pays de Candy Rice !

Écrit par : dugong | 05 octobre 2008

Moot a écrit : "Meirieu, le Rhône de la pensée ?"

Oui, peut-être, charriage des alluvions compris dans un sillon préexistant qu'il a emprunté et recouvert sans vergogne.

Gros débit ? Sans doute : à l'écrit, c'est patent.

Écrit par : dugong | 05 octobre 2008

Oxymore a écrit : "Rien à ajouter. On regarde le match?"

Genre match de catch ?

En lever de rideau : Le boa constrictor (Baranger) vs le bourreau de Cordocou (Pedro Cordoba).

Écrit par : dugong | 05 octobre 2008

"La théorie du complot libéral-libertaire dont tout un chacun fait nonobstant ses choux-gras en France"

Ecrit par : Cadichon | 05 octobre 2008

Vous avez vu ça où? Qui d'autre que Besancenot est anti-libéral en France aujourd'hui?

Écrit par : Christophe Sibille | 05 octobre 2008

Dugong, il me semble que Tom Roud ait posé une question sur un ton relativement courtois. Pourquoi agresser tout de suite quelqu'un qui n'est (a priori) pas d'accord avec vous?

Écrit par : Christophe Sibille | 05 octobre 2008

"Pourquoi agresser tout de suite quelqu'un qui n'est (a priori) pas d'accord avec vous?"

Parce qu'il y a "des choses que c'est pas la peine"...

Écrit par : dugong | 05 octobre 2008

J'ai mis en ligne sur le site de Reconstruire l'Ecole
http://www.r-lecole.freesurf.fr/
l'ensemble des documents et informations dont je dispose sur la "mastérisation des concours". La plupart ont déjà été évoqués ici mais cela permet de remonter aux originaux, qui sont souvent pires que les commentaires qu'on en fait. Vous y trouverez aussi un lien permettant de télécharger le rapport Jolion sur les masters (remis à Valérie Pécresse le 29 septembre) ou la contribution d'un collègue italien : le berlusconisme représentant le stade avancé du sarkozysme, la mastérisation des concours en Italie implique qu'ils auront lieu désormais au niveau micro-local - en clair, au niveau des établissements, en plus clair encore : les chefs d'établissements choisiront qui ils voudront.

J'ai enfin inclus dans ce dossier ma propre contribution au débat, qui traite d'un ensemble de problèmes qu'on préfère ne pas voir : celui des futurs reçus-collés et de leur (non) avenir, l'auto-destruction prévisible du système qui va être mis en place (très vite, les candidats aux concours seront tous titulaires du master, d'où l'inutilité d'un concours à l'intérieur du master), etc. Je propose aussi des solutions alternatives, qui ne sont pas toutes optimales mais qui essaient d'être le plus réalistes possible. Il est en effet exclu qu'on revienne à une année de stage payé ou, encore moins, à un système de type IPES : je n'y ai jamais cru, contrairement à JPB ou Demailly car cela représenterait des sommes considérables, très supérieures à ce qu'il en était jadis.

Écrit par : Pedro Cordoba | 05 octobre 2008

"Parce qu'il y a "des choses que c'est pas la peine"..."

Ecrit par : dugong | 05 octobre 2008

Mouais.
Du temps de l'IPES, on pouvait bénéficier de quatre années de formation payées, (possibilité de préparer la maîtrise après l'obtention du CAPES). Les normaliens ont été payés trois ans, puis deux, puis un.
La vraie victoire de Darcos n'est pas la mastérisation, qui amuse la galerie, mais la suppression totale de l'année ultime de stage avec la mise sur le terrain directe des titulaires du concours. Ceux qui justifient le compagnonnage comme seule formation justifiable justifient du même coup cette politique purement comptable du ministre.
Moi non plus, Pedro, je n'y ai jamais cru, à ce retour à l'IPES après cette chute progressive de la possibilité d'une formation payée après concours, (car l'école normale, aussi bien que l'IPES, étaient accessible après concours).

Écrit par : Christophe Sibille | 05 octobre 2008

es futurs enseignants sauront tout en revanche sur l'entropie du système et l'historique de l'effacement des savoirs.

Ecrit par : Robin

Ils sauront tout, non sur l'historique de l'effacement des savoirs, mais sur le progrès radieux, et enfin arrivé à son terme, du système éducatif. Leurs notions "historiques" seront de la même eau que celles des écoliers sous les dernières années du règne de Ceaucescu.

Meirieu, le Rhône de la pensée ?

Ecrit par : moot | 04 octobre 2008

Je demande humblement pardon à moot et à tout le monde pour la formulation gravement erronée et fautive de ma pensée.

J'ai pleinement conscience d'avoir trahi l'authentique conscience des classes, jadis incarnée par le génial Meirieu et aujourd'hui par le non moins génial François Bégaudeau, le "passeur transcendental".

Je suis à présent pleinement convaincu, en mon âme et conscience, grâce à une rééducation accélérée à la pensée du génial Meirieu, à un visionnage en boucle d'Entre les murs et à un réexamen approfondi des maquettes du sous-commandant Darcos, le grand timonier qui gouverne d'une main ferme et d'un cerveau infaillible le navire en acier insubmersible de l'Education nationale, de l'avenir radieux de notre grand système éducatif français. Que mille fleurs s'épanouissent ! Amen ! Amen ! Alleluia !

Écrit par : Robin | 05 octobre 2008

"le navire en acier insubmersible de l'Education nationale"...

Ecrit par : Robin | 05 octobre 2008


Sur le Titanic, au moins, il y avait un orchestre...

Écrit par : Manu | 05 octobre 2008

Sur le Titanic, au moins, il y avait un orchestre...

Ecrit par : Manu | 05 octobre 2008

Une petite "rééducation", Manu ? ;-)

Écrit par : Robin | 05 octobre 2008

je ne comprends pas ce que c'est que le "pédagogisme", cela me rappelle un peu trop la rhétorique de ceux qui critiquent le "darwinisme", comme si faire de la pédagogie ou de la science relevait d'une philosophie).

Ecrit par : Tom Roud | 05 octobre 2008

Je vais essayer d'être le plus clair possible (les contributions des autres sont les bienvenues) :

Si la science ou la pédagogie n'est pas une philosophie, elles devraient encore moins être une idéologie ("on a les Lyssenkos qu'on peut", dit JC michéa à propos de Meirieu...)

Or le pédagogisme, c'est ça : une idéologie qui se substitue à la pédagogie, c'est à dire à l'art de transmettre des connaissances.

La but de la pédagogie est d'apprendre aux élèves à penser par eux-même. Le but du pédagogisme est de formater des "consommateurs de droits, intolérants, procéduriers et politiquement corrects" (Michéa,toujours).

Jean-Paul Brighelli dit qu'un professeur (donc un pédagogue) est un passeur de culture. Il a bien sûr raison et je rajouterais que les pédagogistes ne sont que des commissaires politiques, rien de plus.

Le pédagogiste cherche à créer un "homme nouveau" ayant fait du passé table rase, c'est à dire un futur esclave pour le Marché. Les pédagogistes sont des ultra-libéraux qui s'ignorent. Qui croit encore que c'est un hassard si certains d'entres eux préconisent l'apprentissage de la lecture à partir de pubs ou de modes d'emploi d'appareils électro-ménagers ?

Le pédagogue, par opposition, sait qu'on ne libère personne par l'ignorance.

Ce n'est pas non plus une coïncidence si les pédagogistes cherchent à enlever toute structure dans l'enseignement sous prétexte de "transversalité", de "méthode globale" ou en prétendant que l'élève "construit lui-même ses propres savoirs" : c'est leur façon d'enfermer les élèves dans un déterminisme niveleur tout en prétendant les rendre "libre".

Les pédagogues savent, eux, qu'on ne nait pas libre, on le devient. Ils savent également qu'on enseigne pas l'avenir et que cet avenir n'existe pas sans le passé (d'où l'impossibilité de faire "table rase"). D'où l'accusation récurrente des pédagogols comme quoi nous serions des "conservateurs", des "passéistes" voire des "fascistes" ou des "pétainistes" (je n'éxagère pas : voir les propos du nuillissime christophe Nick à "Arrêt sur image").

Les pédagogues reconnaissent l' article 13 du préambule de notre Constitution qui mentionne explicitement le "droit à l'Instruction". Il ne parlent pas inconsidérément d'"éducation" à toutes les sauces, y compris prétendument "citoyenne", au sens orwellien du terme.

Les pédagogues pensent qu'ils doivent instruire des élèves.

Les pédagogistes pensent qu'ils doivent manipuler des clients (tout en se prétendant "de gauche", bien sûr).

Les pédagogues sont d'accord avec cette phrase d'Annah Harendt :

"Si nous ne leur transmettons pas le monde, ils le détruiront"

Écrit par : Manu | 05 octobre 2008

@Robin :

Vous avez raison, Robin, je vais finir dans un camp (aujourd'hui, on appelle ça les "IUFM", non ?).

On s'y verra, probablement.

Écrit par : Manu | 05 octobre 2008

Je n'ai rien contre ça, évidemment! C'est ce qui se passe déjà dans l'enseignement du premier degré. Mais on ne parle que du secondaire, ici!

Oui, C Sibille , moi aussi je parle du secondaire et je demeure fermement attaché à cette idée pour les raisons déjà exposées plus haut, par d'autres sinon par moi.

Pour le reste, nous sommes nombreux à ( laisser) penser qu'il vaudrait mieux aller dans le mur ou sombrer au plus vite, pour repartir sur des bases saines. Je suis sceptique.

Soit on se bat seul, soit on à la chance d'avoir quelques collègues qui pensent la même chose et l'on se soutient, soit on adhère à un syndicat qui bataille pour les mêmes idées, soit on se laisse aller au détachement je m'en foutiste d'après moi le déluge (la Majorité), soit on déprime et l'on se détruit aussi, soit on chouine partout où l'on peut causer et l'on ajoute ses plaintes à celles des autres qui ont bien des raisons de râler aussi, soit... on participe à un blog qui donne un peu de voix pour que que celui qui en a l'initiative puisse continuer de se battre publiquement en notre nom. C'est, je crois, la raison d'être de se blog: soutenir JPB, porte parole exposé, face aux Crétins et à leurs légions.

Sinon, quoi faire?

Écrit par : Oxymore | 05 octobre 2008

C'est long (avec toutes mes excuses), mais c'est 'achement bien. Voici un article de Paul Villach :

« Entre les murs » : une opération politique réfléchie pour un exorcisme national ?

Alors que la Palme d’or du Festival de Cannes venait d’être décernée au film de L. Cantet et F. Bégaudeau, « Entre les murs », on s’était risqué, en mai dernier, à livrer une analyse de sa bande annonce, puisque les spectateurs privilégiés qui avaient vu le film n’en donnaient aucune, se contentant de le porter aux nues et de répéter le dossier de presse. Maintenant qu’on l’a soi-même vu, on peut dire d’entrée qu’on ne retire pas une ligne de ce qu’on avait pressenti déjà dans la bande-annonce. On renvoie donc le lecteur à cet article (1).

La critique des citations sur lesquelles on en était réduit à réfléchir, trouve désormais confirmation dans le contexte général du film.

I – UN TABLEAU CLINIQUE D’UN ÉTAT DE L’ÉCOLE PARMI D’AUTRES

Il saute aux yeux que ce film dresse un tableau clinique d’un état de l’école parmi d’autres, malgré quelques lacunes. On avait souligné en mai sa facture empruntée aux « reality-shows », faite de gros voire très gros plans qui suivent pas à pas les personnages sans distanciation, plus adaptés au format d’un écran de télévision qu’à celui d’une salle de cinéma. Cette apparente information extorquée, épiée par un œil voyeuriste collé à un trou pratiqué « entre les murs » d’un collège, tend à conférer une fiabilité à ce reportage où les acteurs jouent en plus leur propre rôle : celui du professeur est tenu par l’auteur même du livre d’où est tiré le film et les élèves n’ont pas à forcer leur talent puisqu’il leur a été demandé d’être eux-mêmes ou peu s’en faut.

Le tort serait de vouloir limiter la portée de cette enquête à des cas extrêmes. Le désastre dont le spectateur est fait témoin pendant 2 h 08, on le retrouve à des degrés d’intensité divers sur tout le territoire. Si controversé fût-il et avec raison, un classement des établissements violents publié par l’hebdomadaire Le Point a montré à la fin août 2006 que la gangrène de la violence scolaire ne se limite pas à certaines aires géographiques.

A- La transgression des règles tolérée

Et ce chaos est le résultat direct d’une absence de règles sociales élémentaires puisque leur transgression est tolérée et qu’elle n’entraîne pas de sanction, sauf à contretemps. Or, on devrait le savoir, la loi de la jungle s’installe dans tout groupe qui renonce à mettre des barrières aux prétentions des prédateurs comme aux pulsions des faibles.

Ainsi les règles de la classe qui régissent les relations entre élèves et professeur sont-elles constamment violées. Un cours s’inaugure et se clôture. Or, que voit-on ? La foire d’empoigne à l’entrée en classe où les élèves s’invectivent ou se battent pour prendre une place, et, à la sonnerie de fin de cours, une éruption soudaine avec vacarme de chaises et tables repoussées, tandis que le professeur s’égosille à donner ses consignes à des élèves qui se sont déjà enfuis en courant. Entre les deux, il est toléré qu’un élève n’ait pas son matériel, qu’il ne prenne pas de notes, ou qu’il se tienne avachi à sa table. Quant à exiger une écoute attentive, il ne faut pas y compter : les mâchonnements de chewing-gums, les apartés entre élèves ou le jeu avec un portable ne suscitent aucune réaction de la part du professeur qui se plaindra seulement de « bavardages » sur le bulletin trimestriel, signant du même coup l’aveu de son impéritie. On n’est pas loin du sketch de Jean Dell (2).

B- Des règles dictées par les élèves

Et forcément, en face d’une autorité légitime qui renonce à imposer ses règles ou même à les négocier, ce sont les élèves les plus violents qui imposent les leurs et dictent même sa conduite au professeur. Ils sont cinq ou six, pas plus, et ça suffit à pourrir toute une classe : Souleyman joue le cador, Esmeralda, la princesse offensée, Khoumba, sa mijaurée, etc. On répond si on veut, on ne lit que si on y consent. Le prof se couche. On reste étonné également de l’entendre dire qu’Anne Frank, dont les élèves ont le « Journal » entre les mains, a été arrêtée par des policiers et est morte peu après. La particularité de ces policiers comme de cette mort ne méritait-elle pas quelques précisions ?

Mais il a beau faire pour fuir le conflit. À force de dépasser les bornes, les prétentions des élèves dépassent vite le seuil de l’intolérable pour atteindre celui de l’odieux. C’est le clash ! Car cette fois le professeur est acculé, il ne peut pas ne pas réagir, même s’il est déjà trop tard ! Il est alors violemment pris à partie. Deux déléguées ont rapporté à Souleyman que le professeur l’« (avait) cassé » alors qu’il a été le seul à le défendre contre tous ! Ulcéré, il s’en prend à elles, les accusant d’avoir eu en conseil de classe « une attitude de pétasses ». Elles avaient été prises d’un long fou rire indécent que le principal complaisant n’avait relevé qu’avec ironie. La dispute s’envenime. Souleyman devient injurieux. Sommé par le professeur de l’accompagner chez le principal, il se débat, une élève reçoit un coup au visage et saigne. Le professeur l’abandonne néanmoins et quitte sa classe suivi de Souleyman.

La défaite est totale. Il est reproché au professeur à mots couverts par la conseillère d’éducation d’avoir insulté des élèves : le principal, de son côté, lui demande de revoir sa copie et de mentionner l’incident qu’il avait eu tort d’occulter, pour, dit-il, se couvrir dans la perspective du conseil de discipline. Et de fait, même si l’exclusion de l’élève est prononcée, les parents ne se privent pas auparavant de faire le procès du professeur insulteur.

II- LES RAISONS D’UN GÂCHIS

Pourquoi tout ce gâchis ? Pourquoi cette démission des éducateurs ? Deux facteurs sont en interaction : d’un côté une conception humanitariste du métier de professeur et de l’autre une stratégie d’abstention calculée de l’administration contraignant à faire de ce métier un face-à-face inégal et fallacieux entre professeurs, élèves et leurs parents, pour n’avoir pas à prendre ses responsabilités. Fidèle à la réalité, le film montre comme l’administration brille par son absence apparente : le principal et ses belles cravates n’apparaît qu’à de rares mais décisives occasions : lors des conseil d’administration, de classe ou de discipline. Quant à l’autre absent majeur, l’inspecteur, c’est normal ! Son rôle prétendu et contradictoire de conseil et de contrôle se limite à une police pédagogique stérile.

A- Le professeur enfermé à clé dans la cage aux fauves

Entre-temps, le professeur est tenu de se dépatouiller tout seul sans le moindre moyen, sinon son seul « charisme », pour faire face à une meute déchaînée où mènent la danse cinq ou six élèves, pas plus, qu’il suffirait pourtant seulement d’écarter pour le bien de tous. Mais il n’est pas question d’user de « l’exclusion ponctuelle » pour violation des règles de la classe. En 2004, des livrets d’accueil remis aux professeurs lors de la prérentrée rappelaient encore qu’il était formellement interdit d’exclure un élève de la classe, quand une circulaire du 11 juillet 2000 l’autorisait enfin formellement depuis quatre ans.

Pour l’administration, c’est la paix assurée ! Mais le professeur, lui, devient le dompteur enfermé dans la cage aux fauves qui reniflent vite le sang des premières égratignures s’il n’a pas su s’en protéger. Car les élèves ne sont pas dupes : ils savent qu’ils peuvent aller très loin et sans dommage. L’expérience même aidant, ils retournent avec perversité la monnaie de sa pièce au professeur impuissant, qu’il s’agisse de vouloir le faire punir, comme un élève, par une plainte pour injure ou qu’il s’agisse, pour au contraire l’attendrir et l’éblouir, de se faire mousser en montrant une prétendue capacité à adopter sa culture et à lire… La République de Platon en quatrième !

B- La démagogie, une parade suicidaire

Face à cette situation, la conception humanitariste du métier conduit peu à peu à la démagogie. Par elle, le conflit est, sinon évité, du moins reporté, avec les élèves et surtout avec l’administration. On transige sur les règles croyant s’attirer les bonnes grâces de voyous. La flatterie est de rigueur. Mais c’est reculer pour mieux sauter. Un collègue reproche justement au Pr Marin que sa conduite complaisante revient à « acheter la paix sociale ».

Il est, en effet, étonnant que la sanction soit vécue comme un échec quand c’est le refus d’y recourir qui en est un. Un usage tardif est aussi néfaste. L’exigence d’excuses orales d’une élève qui s’est montrée injurieuse, tourne ainsi à la confusion du professeur : l’élève s’y refuse d’abord, prétextant que sa mère l’attend, et finit du bout des lèvres par jouer la pantomime demandée pour rejoindre ses copines sans être autrement affectée. Quant au conseil de discipline qui exclut Souleyman, il a fallu attendre un déchaînement de violence pour finir par s’y résoudre. Les élèves qui restent ne perdent pas une miette de la leçon.

Dans l’ombre, l’administration et le CPE qui lui est très liée comme son policier de vie scolaire, sont, en effet, aux aguets. L’intervention de la CPE auprès du Pr Marin est éclairante : c’est la seule fois qu’on la voit intervenir. Elle lui montre qu’à ce poste stratégique qui est le sien, elle surveille autant les profs que les élèves qui viennent se plaindre ou dont on fait des indicateurs. Et elle le culpabilise. L’exigence du principal n’est pas moins humiliante quand il demande au professeur de réparer son mensonge par omission, alors que l’incident des « pétasses » n’a rien à voir avec l’agression de Souleyman. Du moins la balance est-elle faite entre un professeur qui, pour une fois, même maladroitement, a tenté de poser des limites, et un voyou qui l’a agressé.

C- Des lacunes qui nuisent à une représentation fidèle de la réalité

À ce stade du conflit, on relève tout de même des lacunes, car on n’imagine pas la perversité d’une administration-voyou. On a pu voir par exemple un professeur accusé de manquement à ses obligations de surveillance, non pour avoir laissé sa classe, comme Marin, en conduisant lui-même un élève chez le principal – ce qu’il ne faut jamais faire ! – mais pour s’être absenté une minute, tandis que ses huit élèves faisaient un devoir : il était allé réclamer le silence sous ses fenêtres : dix minutes après le début des cours, une classe braillait encore en attendant toujours son professeur d’EPS qui avait mieux à faire ; et ça faisait un mois et demi que le manège se répétait ! Ce grief ajouté à deux autres aussi farfelu, lui a valu un blâme académique que le tribunal administratif a tout de même annulé deux ans et demi plus tard ! Mais le mal était fait ! Et les hiérarques coupables, du ministre au principal, sévissent toujours !

On aurait pu s’attendre aussi à ce que le malheureux professeur insulteur soit sinon sanctionné comme cet autre professeur respectueux du règlement en manière d’assiduité : la mère d’une élève s’était plainte à l’inspecteur d’académie de ce que le professeur avait exigé de sa fille une justification d’absence ! Quel abus ! Le hiérarque avait adressé aussitôt une admonestation écrite au malotru pour qu’il cessât ses agissements !

Il n’est pas fait allusion non plus aux dégradations des véhicules des professeurs stationnant devant l’établissement, ce qui est monnaie courante : c’est la façon dont des élèves mécontents de leurs notes réagissent par représailles. Il est arrivé à un recteur de répondre élégamment à un professeur qui lui demandait de les considérer comme des attaques à l’occasion du service, qu’il n’était pas obligé de se servir de son véhicule personnel : des transports en commun existaient ! Telles sont les gaietés de l’école d’aujourd’hui qui ne manqueront pas de susciter des vocations de professeur !

III- DEUX QUESTIONS EN SUSPENS

A- Les motivations obscures de François Bégaudeau

Deux questions se posent pour finir. L’une porte sur la raison qui a poussé François Bégaudeau à consigner dans un livre l’expérience de cet échec où il n’a pas le beau rôle. Nul être sain, croit-on savoir, ne livre volontairement une information susceptible de lui nuire. On ne peut pas dire que l’image du professeur qu’il incarne soit reluisante. Il paraît pourtant s’être attaché à ne rien cacher de ses insuffisances, de ses fautes même, ni de l’idée absurde qu’il s’était faite de son métier vite quitté, c’est vrai.

1- Un naufrage
Non seulement son humanitarisme béat l’a conduit à la démagogie, mais celle-ci l’a mené à la catastrophe. Le conflit tant repoussé a fini par éclater. Les élèves dont il croyait acheter les bonnes grâces par ses démissions successives, se sont retournés contre lui avec une parfaite mauvaise foi, l’accusant d’avoir « cassé » un élève-voyou alors qu’il avait été le seul à le défendre mordicus. Il n’a rencontré aucun appui chez ses collègues : au contraire, la vétille qu’il a commise, leur a servi de prétexte pour le tenir en lisière comme un lépreux. Le principal a sauté sur l’occasion pour le culpabiliser en lui faisant refaire son rapport avec mention de l’incident qu’il avait dissimulé : avait-il d’autre but que de verser le document à son dossier pour l’avenir ? Enfin, au conseil de discipline, les parents en ont profité pour faire son procès. Quel bilan !

2- Une thérapie contre une frustration profonde
Mais il faut croire que le professeur humanitariste est incorrigible. Il a trouvé dans sa bienveillance coupable envers les élèves la seule parade à un conflit qui, à tout moment, peut survenir et le placer en position de vulnérabilité non seulement face aux élèves, mais surtout devant l’administration qu’il craint de devoir affronter. Car celle-ci n’a rien à redouter des professeurs qu’elle agenouille à sa guise, mais tout des élèves et de leurs parents.

Cette dérobade pourtant n’est guère perceptible à qui est persuadé d’avoir un grand cœur plus attentif que les autres aux souffrances des élèves. Car, finit-il par croire, ce n’est pas par perversité qu’ils se conduisent aussi scandaleusement à la mesure de la démission des adultes : il faut être sourd pour ne pas y voir un appel au secours auquel accourt le prof avec son cœur en bandoulière, et essayant de se faire bien voir du « patron » qui sourit d’aise, l’index dans le gousset ! « Ces élèves, je les aime ! a-t-on déjà entendu en conseil de classe d’un de ces bons samaritains au sujet de petites frappes. Ils sont en rupture parce qu’ils se sentent méprisés. Moi, je veux leur apporter le bonheur ! Et j’y arriverai, j’en suis sûr ! » Ainsi le professeur qui échappe à la dépression et à la répression de l’administration, trouve-t-il une thérapie à sa frustration dans une fuite en avant démagogique dont F. Bégaudeau a montré cruellement les limites.

B- Une opération de discrédit du service public d’éducation ?

1- La faveur précipitée des médias
Il reste une dernière question qu’on ne peut pas ne pas se poser. Parmi les nombreux ouvrages que des professeurs publient, qu’est-ce qui a fait que celui de F. Bégaudeau ait rencontré tout de suite la faveur des médias ? La qualité de son « écriture » ? Dès sa parution en 2006, France-Culture recevait l’auteur dans ses Matinales. Il n’a pas longtemps attendu non plus pour qu’un producteur et un metteur en scène s’y intéressent et portent le livre à l’écran. Il a été écrit, d’autre part, que l’inscription du film sur la liste des candidats à la Palme d’or de Cannes aurait été tardive et faite, dit-on, au dernier moment.

Même si on sourit de ce concours incongru entre films ou entre livres qui ne se comparent pas, on se demande ce qui vraiment l’a désigné pour emporter la palme au détriment des autres. Ceux-ci étaient-ils à ce point inintéressants ? On ne peut dire que les qualités esthétiques de ce film le distinguent particulièrement : un récit linéaire d’une année scolaire à sauts d’ellipses pour franchir les trimestres avec, entre-temps, ces cours de français, vides de contenu car transformés en pugilats qui n’ont rien, comme dit la publicité, de ces « stimulantes joutes verbales » ni d’« un apprentissage de la démocratie », sauf à croire qu’elle peut naître d’une autorité démissionnaire devant de petits prédateurs avides de faire régner leur loi. L’abus des gros plans ou des longueurs dont l’ellipse aurait utilement fait l’économie - comme une porte que l’on ouvre puis que l’on referme, ou des échanges un peu répétitifs entre professeur et élèves, ne signalent pas ce film comme formellement soigné, même si cela n’enlève rien à l’intérêt du reportage réalisé. Fort, en tout cas de cette haute distinction officielle, le film fait l’objet d’une intense promotion. Il vient même d’être choisi pour représenter la France aux Oscars hollywoodiens. Trop d’arguments d’autorité ne nuisent pas pour convaincre les incultes.

2- Une opération politique de discrédit du service public d’éducation ?
On en reste bouche bée au point qu’on ne peut pas ne pas en venir à songer à une hypothèse. Ne s’agit-il pas d’une opération politique mûrement réfléchie pour mettre sous le nez de la nation française ce qui est présenté abusivement comme l’échec du service public d’éducation ? Bégaudeau ne jouerait dans ce cas que le rôle de « l’idiot utile ». Le pouvoir se serait saisi de son livre parce qu’il réussit le tour de force de faire porter la responsabilité de l’échec sur les seuls professeurs qui ne sont manifestement pas au niveau de leur tâche. L’administration, elle, reste dans l’ombre, innocente de ces horreurs qui sont montrées deux heures durant, alors qu’elle en est la grande organisatrice, comme « responsable, selon les textes, de l’ordre et du bon déroulement des enseignements dans l’établissement ». Elle réussit le tour de force de sortir indemne du désastre qu’elle organise.

Mais comme les lecteurs en France sont trop peu nombreux, il aurait importé de toute urgence de tirer du livre un film pour mettre des images sous le nez du maximum de Français et déclencher dans un haut-le-cœur le réflexe de répulsion attendu. Car qui, même parmi les thuriféraires du film, laisserait son enfant plus d’une semaine dans un pareil chaos ? Si l’on garde en mémoire un certain rapport de l’OCDE de 1996 qui a indiqué la marche à suivre pour « la faisabilité d’une politique de l’ajustement », extraordinaire euphémisme, entendu des seuls initiés, ne s’agit-il pas de hâter la liquidation d’un service public dont il ne reste déjà plus rien « entre les murs » et ouvrir la voie royale, avec l’assentiment du peuple, à sa privatisation ?

Paul Villach


(1) Paul Villach, « La palme d’or du festival de Cannes : un blâme académique et une gifle pour les enseignants ? », Agoravox, 29 mai 2008
(2) Paul Villach, « L’Instituteur, un sketch hilarant de Jean Dell, pour retrouver la raison dans l’Éducation nationale, si possible... », Agoravox, 8 février 2008.

Écrit par : Manu | 05 octobre 2008

Soit on se bat seul, soit on à la chance d'avoir quelques collègues qui pensent la même chose et l'on se soutient, soit on adhère à un syndicat qui bataille pour les mêmes idées, soit on se laisse aller au détachement je m'en foutiste d'après moi le déluge (la Majorité), soit on déprime et l'on se détruit aussi, soit on chouine partout où l'on peut causer et l'on ajoute ses plaintes à celles des autres qui ont bien des raisons de râler aussi, soit... on participe à un blog qui donne un peu de voix pour que que celui qui en a l'initiative puisse continuer de se battre publiquement en notre nom. C'est, je crois, la raison d'être de se blog: soutenir JPB, porte parole exposé, face aux Crétins et à leurs légions.

Sinon, quoi faire?

Ecrit par : Oxymore | 05 octobre 2008

Excellent résumé, Oxymore. J'ajouterais même que l'on peut aussi pratiquer PLUSIEURS des activités sus-mentionnées, éventuellement.

Écrit par : Manu | 05 octobre 2008

Mon commentaire semble avoir sauté dans les interstices du cyber-espace. Je recommence.

Christophe Sibille a écrit :
"La vraie victoire de Darcos n'est pas la mastérisation, qui amuse la galerie, mais la suppression totale de l'année ultime de stage avec la mise sur le terrain directe des titulaires du concours. Ceux qui justifient le compagnonnage comme seule formation justifiable justifient du même coup cette politique purement comptable du ministre."

Je ne suis pas du tout d'accord. La mastérisation n'amuse aucune galerie. J'ai passé la journée d'hier aux "Etats généraux de la formation" où se trouvaient tous les pédagos de France et de Navarre mais qui m'ont semblé être magouillés à distance par le SNESup. Eh bien personne ne semblait être amusé par la mastérisation, même pas les représentants des IUFM. Les responsables de la suppression de l'année de stage ne sont pas ceux qui se réclament du compagnonage, qui est à mon humble avis, la seule formation professionnelle digne de ce nom. Ce sont les IUFM qui depuis 10 ans réclament à corps et à cri un master. Ils l'ont donc leur master. Evidemment, ce n'est pas celui qu'ils aviaient prévu. Mais ces gens-là ne sont pas très prévoyants. Ils auraient dû se douter qu'on ne pouvait pas exiger des Universités qu'elles valident par un M2 une année de stage sur laquelles elles n'ont aucun moyen de contrôle. Par ambition de pouvoir et de gloriole, les IUFM ont donc soulevé une pierre qui leur retombe maintenant sur les pieds. Le problème c'est qu'elle écrase aussi les orteils de ceux qui n'y sont pour rien : les universitaires qui risquent de voir disparaître dans la tourmente leurs masters disciplinaires, les étudiants qui non seulement perdent l'année de stage mais vont de trouver en masse titulaires d'un master qui ne leur permettra pas d'enseigner ni de faire quoi que ce soit d'autre. Le problème enfin c'est que les nouveaux professeurs vont être envoyés au casse-pipe sans aucune formation professionnelle. Car toute forme de compagnonage est exclue si, dès la première année, ils doivent enseigner à temps plein.

Écrit par : Pedro Cordoba | 05 octobre 2008

Oui, Manu, c'est bien comme cela que je vois les choses et que je pratique.
De toute manière, même si nous sommes vaincus, nous aurons au moins la conscience apaisée -relativement: on se reprochera peut-être de n'avoir pas fait ceci ou cela- pour n'avoir pas été des larves!

Écrit par : Oxymore | 05 octobre 2008

Merci P Cordoba.

Écrit par : Oxymore | 05 octobre 2008

"Je ne suis pas du tout d'accord. La mastérisation n'amuse aucune galerie. J'ai passé la journée d'hier aux "Etats généraux de la formation" où se trouvaient tous les pédagos de France et de Navarre mais qui m'ont semblé être magouillés à distance par le SNESup. Eh bien personne ne semblait être amusé par la mastérisation, même pas les représentants des IUFM. Les responsables de la suppression de l'année de stage ne sont pas ceux qui se réclament du compagnonage, qui est à mon humble avis, la seule formation professionnelle digne de ce nom. Ce sont les IUFM qui depuis 10 ans réclament à corps et à cri un master."

Ecrit par : Pedro Cordoba | 05 octobre 2008

"Amuser la galerie" est une expression. Faire regarder ailleurs, disons.
J'ai failli y aller, à ces états généraux... Problème de garde d'enfants.
Je suis d'accord avec vous, réclamer un master était une bêtise. Mais ce n'étaient pas "les IUFM" qui le réclamaient. Certains de leurs représentants haut-placés, un peu plus activistes que les autres, oui. Même des syndicats comme l'UNSA ont dit que c'était une sombre connerie, et la FSU s'y est rallié après, effectivement, a tort. Mais vous avez raison sur ce plan, on s'est tous fait avoir par ça.
Le compagnonnage comme seule formation professionnelle digne de ce nom? Je vous ai entendu dire le contraire dans au moins une des conversations que nous ayons eu ensemble, Pedro.
Il n'y a pas que "compagnonnage" ou "sciences de l'éducation" comme composantes possibles de la formation professionnelle des enseignants du premier degré. Surtout après une licence, ou un master, disciplinaire.

Écrit par : Christophe Sibille | 05 octobre 2008

Merci à Pedro Cordoba pour son point du vue sur les projets de formation des enseignants et à Manu pour le magistral compte-rendu du film de Cantet/Bégaudeau par Paul Villach ; une analyse d'une effrayante justesse de ces "machines à broyer" que sont devenus un grand nombre de collèges et pas forcément classés ZEP.

Paul Villach a raison de montrer que même si Bégaudeau a réussi à tirer son épingle du jeu en quittant l'enseignement, il apparaît aussi, jouant son propre rôle de professeur "humanitaire" (celui que tout le monde exige que nous jouions) comme une victime du système.

Dans ce sens, on peut dire que ce film est un symptôme, au sens médical du terme.

Mais quelle leçon en tireront les gens qui président à nos destinées ?

Écrit par : Robin | 05 octobre 2008

Mais quelle leçon en tireront les gens qui président à nos destinées ? demande Robin
That is the question? et que sera l'état de l'enseignement et des élèves de demain? C'est l'avenir de la société française qui se joue. L'air de rien...

Écrit par : Oxymore | 05 octobre 2008

à Christophe Sibille

Je ne sais pas trop à quelle conversation vous faites allusion ni ce que j'ai pu y dire. Par "compagnonage", j'entends la façon dont j'ai appris moi-même le métier d'ébéniste entre 12 et 15 ans. Guidé par mon père dont c'était la profession et qui, au vu de sa propre expérience de l'exil, pensait qu'il fallait avoir un métier manuel "au cas où". J'ai certainement perdu la main mais ce sont des gestes qu'on retrouve vite : grâce au compagnonage, on sait donc raboter une planche sans avoir eu besoin du moindre cours de "rabotique". Il en va de même pour le métier d'enseignant : pas besoin de séances d' "analyse réfléchie des pratiques" (comme s'il pouvait y avoir une analyse non réfléchie...) mais l'expérience de la classe, des conseils, des essais, des erreurs, des rectifications... Ce dont je suis sûr, c'est que les élucubrations interminables et insipides des sciences de l'educ, l'épistémologie des disciplines, la didactique et tout ce bataclan ne servent à rien du tout sinon à engraisser une bande d'inutiles dont c'est la "spécialité". Je renvoie au texte de Pierre Legendre cité plus haut et j'y ajoute cette phrase, plus lapidaire, de Michel Foucault : "l'expertise, c'est le grotesque contemporain", l'équivalent du "tyran fou" de l'Antiquité.

Écrit par : Pedro Cordoba | 05 octobre 2008

Chère Cadichon

Heureux de vous voir revenue sur les listes.

Vous écrivez : " ED Hirsch vient d'en publier un autre : "The Knowledge déficit" où il explique que si les US ont heureusement interdit la globale, et que les résultats scolaires ont progressé de manière spectaculaire en 1st et 2nd grades, les choses recommencent à se gâter très vite, aux 3rd-4th grades ( CE2-CM1) car cela ne sert à rien d'apprendre correctement à lire et à écrire si l'ignorance continue à être glorifiée, ".

J'ai lu le Diane Ravitch et quelques ED Hirsch mais je n'ai pas lu le dernier. En tous les cas la thèse que vous mentionnez avait déjà été défendue par ED Hirsch dans d'autres écrits puisque c'est une des thèses fondamentales reprise dans un des textes fondateurs du GRIP,le seul qui figure dans ses statuts le texte SLECC de fin 2003* au chapitre "Savoir lire exige une bonne connaissance des mots et du monde" qui se base sur l'analyse du ‘Fourth grade slump’.


J'ai toujours , comme on dit , des "doutes profonds" sur la valeur des thèses libertariennes (ou néo-libérales comme l’on dit ici de façon ) sur l'enseignement puisque pour reprendre votre expression, la position libertarienne prétend bien qu'un système centralisé
est fondamentalement négatif.
Or l'on est bien obligé de constater que cette thèse - centrale chez les libertariens - est doublement fausse puisque
- la France a eu un des systèmes le plus centralisé qui soit et a cependant été une des meilleures du monde en gros des années 1880 à 1940 au moins
- les USA , un des systèmes les plus décentralisés qui soit, n’ a non seulement pas pu éviter la dégénérescence mais en a été un des premiers modèles ( et acteur mondial du fait de la puissance de l’Amérique comme modèle) dés les années 20 avec W.H. Kilpatrik.

Et, justement en lisant “The Schools we need …”, on voit de plus que parmi les sept principes négatifs fondamentaux des théories scolaires aux USA , il place « l’American exceptionalism and Localism ».
Il donne un exemple assez intéressant qui est la réaction des autorités japonaises lorsque les USA essayent d’imposer leurs vues :

Citation :

When the American occupation of Japan was coming to an end after World War II, and Japan was taking control of its own affairs, American authorities recommended that the Japanese school system be placed under American-style local governance. Americans argued that it would be a means of ensuring democracy and resistance to centralized thought-control. The Japanese replied in effect, "We intend to follow your principles of government, but localism in education is not a protection against anything. It mainly leads to unfairness to students, because it does not provide any means for insuring that all children receive a quality education."

Fin de citation

* http://www.slecc.fr/sources-slecc/documents/page_accueil/slecc.pdf

Écrit par : MichelDelord | 05 octobre 2008

Désolé, c’est parti trop vite.

Je voulais rajouter qu’il me semble possible d’avoir un débat sérieux et sans anathème sur la question du « libéralisme », sans le confondre avec celui du rapport entre les écoles laïques et confessionnelles mélanger bien que ces deux questions aient des rapports entre elles. Et elle me semble non seulement possible mais souhaitable car sur ce questions joue souvent un réflexe pavlovien qui est bien illustré par ce que me disait un journaliste tout à fait partisan de l’instruction publique : « Lorsque je dis à un jeune que je pense qu’il faut que les enseignants soient des fonctionnaires ou que l’enseignement doit être un enseignement d’état , je ne sais trop quoi répondre car il n’ a pas la même grille de valeur que moi ».

Ceci , j’ai été cet été aux USA et lorsque j’ai voulu vous passer un coup de téléphone ou vous adresser un mail, je me suis aperçu que j’avais tout perdu.
Pouvez-vous me renvoyer le tout à michel.delord[/////]free.fr

Cordialement

Michel Delord

Écrit par : MichelDelord | 05 octobre 2008

On pourrait appliquer un schéma darwinien aux IUFM. Menacés de disparition, ils se sont insurgés, et ont mis en place les conditions non seulement de leur survie (toute survie est une défaite si elle n'est pas expansionniste, en biologie comme en économie), mais de leur impérialisme. Menacés de dilution dans les universités, ils les ont contaminées, et vont s'y reproduire. Et il y a des chances réelles pour que le lierre tue l'arbre - ce qu'il fait ordinairement.
Et c'est une hypothèse que le ministère a compètement sous-évaluée. En avril dernier, Sherringham m'a dit : "Nous préparons contre loes IUFM quelque chose qui te réjouira" - mais les IUFM se sont insurgés contre cette éraication programmée. Mieux, ils ont investi les instances qui prétendaient les tuer. C'est comme cerrains microbes, qui finissent par devenir pénicillino-dépendants.
JPB

Écrit par : brighelli | 05 octobre 2008

"C'est comme cerrains microbes, qui finissent par devenir pénicillino-dépendants."
J'en connais un ki vo po comprendre ....

:ange:

Écrit par : toto | 05 octobre 2008

JPB a écrit : Sherringham m'a dit : "Nous préparons contre loes IUFM quelque chose qui te réjouira"

Comment croire à la sincérité de tels propos dans la bouche d'un ancien professeur d'IFM, ancien directeur d'IUFM et maintenant grand prêtre au Moloch ?

Ou alors, une shutzpah de compétition ?

Écrit par : dugong | 05 octobre 2008

"Il n'y a pas que "compagnonnage" ou "sciences de l'éducation" comme composantes possibles de la formation professionnelle des enseignants du premier degré. Surtout après une licence, ou un master, disciplinaire."

Ecrit par : Christophe Sibille | 05 octobre 2008

Je "remets", pour vous, Pedro. Au cours de cette conversation, nous avions parlé effectivement des calamiteux profs de "psycho-pédagogie", dans les écoles normales. Mais, aussi, des bienfaits de la pratique du théâtre, et, même, de votre part, des arts martiaux. Comme facteur très positif d'assise de l'autorité, (mais, eux, peut-être plus difficiles à envisager dans le contexte direct d'une formation d'enseignants).
Pour ce qui concerne le dernier paragraphe de votre dernier message, je suis parfaitement d'accord avec vous. Et vous le savez bien. Mais, à mon avis, "leurs" jours sont comptés.

Écrit par : Christophe Sibille | 05 octobre 2008

""C'est comme cerrains microbes, qui finissent par devenir pénicillino-dépendants."
J'en connais un ki vo po comprendre ....

:ange:"

Ecrit par : toto | 05 octobre 2008

Tiens, Toto, seriez-vous donc enfin devenu adepte de l'autocritique? ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 05 octobre 2008

Quelqu'un n'aurait pas acheté le Journal du Dimanche ? Il paraît que Gaudemar s'y livre à des spéculations sidérantes sur la réforme des lycées...
JPB

Écrit par : brighelli beaucoup trop loin de son marchand de journaux dominical... | 05 octobre 2008

"Et c'est une hypothèse que le ministère a compètement sous-évaluée."

Ecrit par : brighelli | 05 octobre 2008

"Compètement", j'aime bien ce "lapsus clavieri"... Transmis à Buntovchik.
;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 05 octobre 2008

juste pour cocher la case...

gros bisous très cher JPB

Saperlotte de Saperlipopette fait frisquet aujourd'hui...

Écrit par : Saperlipopette | 05 octobre 2008

Nous sommes donc d'accord Christophe Sibille et moi. Sauf que si j'avais dit hier, à ces fameux Etsts Généraux, que la seule formation qui aurait dû être prise en charge par les IUFM relevait du théâtre et des arts martiaux, je me serais fait lyncher sur place. Pire encore : personne n'aurait compris. Lors de l'atelier auquel j'ai participé, j'ai failli me "fritter" avec Gérard Mary, qui s'est présenté comme universitaire alors qu'il est surtout l'ancien Directeur de l'IUFM de Reims. Je n'ai pas relevé. Je suis intervenu en revanche (une minute) sur le problème des reçus-collés qu'il avait lui-même évoqué. S'il avait pu m'assassiner du regard, il l'aurait fait. Il est, lui, à fond pour le réforme comme la plupart des directeurs d'IUFM : ils veulent seulement garder leurs prébendes. Que cela représente une catastrophe pour les malheureux étudiants embarqués dans cette galère, ils s'en foutent éperdument. Je remarque en outre qu'il s'est produit lors de cet atelier un phénomène intéressant et que je n'attendais pas : un affrontement entre les représentants des IUFM et le représentant du SNES, un jeune plein de bonne volonté mais qui n'a pas l'air de bien comprendre les enjeux.

Écrit par : Pedro Cordoba | 05 octobre 2008

JPB, vos désirs de JDD sont desordres !

Voilà le texte

En juin prochain, le lycée d’aujourd’hui aura vécu. « Poussé par l’Elysée », selon un observateur, le ministre de l’Education nationale Xavier Darcos confirmera prochainement la naissance d’une nouvelle classe de seconde dès septembre 2009 (première en 2010, terminale en 2011). Une annonce qui aurait dû être faite dans dix jours mais qui, selon nos informations, sera repoussée au moins d’une semaine, voire reportée à la rentrée des vacances de la Toussaint.
Une classe de seconde profondément remodelée. La piste de travail actuellement privilégiée par le « Monsieur Réforme du lycée » – le recteur d’Aix-Marseille, Jean-Paul de Gaudemar – consiste à bâtir un tronc commun pour tous les élèves dans lequel on trouverait lettres, maths, histoire-géo, deux langues vivantes et sport. A ce jour, la physique-chimie, l’éducation civique et les sciences naturelles ne font donc plus partie des enseignements obligatoires. Pas plus que l’économie, déjà exclue par une précédente réforme contestée. Ce tronc commun devrait représenter 60 % des cours. Le reste sera divisé en deux types de modules, les « exploratoires » (25 % du total) et ceux « d’accompagnement » (15 %). L’année scolaire sera découpée en deux semestres au lieu de trois trimestres. A la fin du premier semestre, les élèves pourront changer de module, ce qui constitue une révolution : la fin du programme figé pour l’année entière.
La suppression du redoublement. Chaque année, 15 % des lycéens de seconde redoublent. « L’idée est que les élèves en difficulté dans tel domaine se renforcent lors du second semestre par le jeu des modules, explique le cabinet de Xavier Darcos, et que le redoublement devienne anecdotique. » Quitte à imposer aux lycéens de prendre tel module et pas tel autre, ce qui va à l’encontre de l’esprit initial de la réforme, résumée dans un premier temps comme « lycée à la carte » par le ministre. Une expression abandonnée depuis à la suite de critiques de Nicolas Sarkozy et d’élus UMP. « Je suis attaqué sur ma droite », aurait confié récemment Darcos.
Vingt-sept heures pour tous. Tel devrait être, de la seconde à la terminale, le nouveau volume horaire hebdomadaire de tous les lycéens des filières générales. Actuellement, les élèves ont entre vingt-huit et trente-cinq heures de cours. « On restera dans la moyenne européenne », se défend le ministère. Les syndicats jugent l’hypothèse « inadmissible » et craignent qu’un tel allégement des emplois du temps ne serve à justifier la politique de réduction du nombre d’enseignants. « La réforme se veut au service des élèves, elle n’est pas motivée par des questions budgétaires, réplique un proche de Xavier Darcos. Cela dit, si l’on peut en même temps réformer et réduire les coûts… »
La fin des filières, la fin des maths obligatoires. Les élèves de première et de terminale disposeront eux aussi d’un enseignement découpé en trois. La proportion actuellement retenue est de 45 % (tronc commun), 45 % (modules exploratoires), 10 % (modules d’accompagnement). L’histoire-géographie et les mathématiques disparaîtraient du tronc commun mais pas la philo, qui pourra être débutée (en option) dès la première. Un élève pourrait donc ne plus faire de maths après la seconde ! Quant aux filières scientifique (S), économique et sociale (ES) et littéraire (L), trop déséquilibrées (surfréquentation en S, pénurie en L) et injustes socialement (les enfants des familles les plus favorisées sont largement majoritaires en S, qui ouvre toutes les portes), elles tombent aux oubliettes. Quatre « dominantes » (humanité et arts, sciences, sciences de la société, technologie) les remplaceront plus souplement grâce au principe des modules (dont le droit, autre nouveauté) interchangeables en cours d’année. Reste le bac : « Je ne suis pas payé pour démonter la tour Eiffel », dit pour le moment Xavier Darcos…
Alexandre Duyck

Écrit par : dugong | 05 octobre 2008

Mon Dieu ! Je reste sans voix .

Écrit par : la nounou | 05 octobre 2008

Imaginez non seulement le fossé de génération mais celui de formation entre les professeurs qui ont quelques dizaines d'années de carrière et ceux qui viendront! C'est déjà patent avec certains moules des IUFM alors, vous pensez, à l'avenir!....
Je ne me suis pas penché sur les concours pour devenir CPE ou Chef d'établissement mais ça promet! Il va y avoir des relations - je ne parle pas de dialogue- de sourds!
Encore une fois, nous devrons vieillir avec la force d'un chêne et la souplesse du bambou pour ne pas être brisés!

Écrit par : Oxymore | 05 octobre 2008

"Encore une fois, nous devrons vieillir avec la force d'un chêne et la souplesse du bambou pour ne pas être brisés!"

Bonne idée : il est vraiment temps que je parte m'occuper de mes forêts...

Écrit par : dugong | 05 octobre 2008

On pourrait appliquer un schéma darwinien aux IUFM. Menacés de disparition, ils se sont insurgés, et ont mis en place les conditions non seulement de leur survie (toute survie est une défaite si elle n'est pas expansionniste, en biologie comme en économie), mais de leur impérialisme. (...). Et c'est une hypothèse que le ministère a compètement sous-évaluée. (...)
JPB

Face à la débâcle généralisée, vous donnez l'impression de sombrer totalement dans le déni de réalité (il y a une ligne politique réfléchie et voulue qui se dégage très clairement pour tout le secondaire même si cela ne fait pas plaisir à voir; point n'est besoin de convoquer un complot pédagogiste, la responsabilité d'intermédiaires ou une théorie darwinienne). C'est bien dommage, car je crois que l'on va avoir grand besoin de relais médiatiques rugissant comme vous pour sauver les meubles.

Écrit par : Romuald | 05 octobre 2008

Que mille fleurs s'épanouissent ! Amen ! Amen ! Alleluia !

Ecrit par : Robin

Belle autocritique, Robin. Vous aurez en charge l'UV "rédaction du mémoire professionnel" dans un de nos futurs CURP (camps universitaires de rééducation pédagogique), destinés à inculquer la connaissance du système éducatif aux professeurs recrutés antérieurement à la réforme.

Écrit par : moot | 05 octobre 2008

Mon Dieu ! Je reste sans voix .

Ecrit par : la nounou | 05 octobre 2008

Qu'est ce que ça sera quand il aura démonté la Tour Eiffel ! ;-(

Écrit par : Robin | 05 octobre 2008

"« Je ne suis pas payé pour démonter la tour Eiffel », dit pour le moment Xavier Darcos…"

Il n'est certes pas payé pour le faire mais il le fera quand même car il est dévoué.

Écrit par : dugong | 05 octobre 2008

Que mille fleurs s'épanouissent ! Amen ! Amen ! Alleluia !

Ecrit par : Robin

Belle autocritique, Robin. Vous aurez en charge l'UV "rédaction du mémoire professionnel" dans un de nos futurs CURP (camps universitaires de rééducation pédagogique), destinés à inculquer la connaissance du système éducatif aux professeurs recrutés antérieurement à la réforme.

Ecrit par : moot | 05 octobre 2008

Merci Moot, j'accepte avec reconnaissance. Je peux même aider (gratuitement) le ministre à démonter la Tour Eiffel !

Écrit par : Robin | 05 octobre 2008

En attendant, il va nous FAIRE BOUFFER LA TOUR EIFFEL!

Pour la digestion, voir votre médecin généraliste habituel qui vous enverra chez un spécialiste qui vous enverra faire une radio, un Irm ou je ne sais quoi.

On peut chanter sur l'air de la chanson de Michel Fugain ( oui, encore): "Tous les goulaguiens, toutes les goulaguiennes!" et blablabla.

Vers quoi allons nous? Vers quelle "adaptation au monde"? Amis de l'aventure, bonjour!

Écrit par : Oxymore | 05 octobre 2008

Chez les matheux, chomepromis, chomedu.

Écrit par : dugong | 05 octobre 2008

Merci Manu, pour l'excellent texte de Paul Villach que vous citez ci-dessus. Long, mais très éclairant, et agrémenté d'une vraie analyse de l'état de notre système éducatif (je pense en particulier à la dénonciation de ces CPE-collabos qui fliquent autant les profs que les élèves dans un système qui se borne à maintenir une illusion de "paix sociale").

Écrit par : Daniel Arnaud | 05 octobre 2008

Bien vu D. Arnaud à propos de certains CPE! "collab", je n'irai pas jusque là, mais "putes" serait plus juste, encore que ce n'est pas correct pour celles que l'on qualifie trop vite ainsi.

Écrit par : Oxymore | 05 octobre 2008

Merci, Dugong ! Pour l'article, et pour la splendide vanne sur les matheux...

Oxymore, tout ce qu'il nous reste à prévoir, c'est par quel bout nous allons avaler la Tour Eiffel.
JPB
PS. Je me demande un peu quel jeu joue Gaudemar, à balancer des interviews de ce tonneau. Il voudrait alerter une certaine opinion publique qu'il ne s'y prendrait pas autrement... A tordu, tordu et demi.

Écrit par : brighelli | 05 octobre 2008

"Le tort serait de vouloir limiter la portée de cette enquête à des cas extrêmes. Le désastre dont le spectateur est fait témoin pendant 2 h 08, on le retrouve à des degrés d’intensité divers sur tout le territoire. Si controversé fût-il et avec raison, un classement des établissements violents publié par l’hebdomadaire Le Point a montré à la fin août 2006 que la gangrène de la violence scolaire ne se limite pas à certaines aires géographiques." (Extrait de l'article de Paul Villach évoqué plus haut).

J'aimerais resté un instant sur ce point (si j'ose dire), qui me semble essentiel. Si "Entre les murs" a un mérite, qui dépasse sans doute son initiateur, c'est bien celui-là : révéler au grand jour la fracture culturelle et la baisse du niveau.
Et c'est pour cette raison que j'aurais tendance à me désolidariser de ces huit profs qui ont jugé "sévèrement" le film pour le "Nouvel Observateur". Certes, il est de prime abord tentant de dénoncer avec eux les "dérapages" qui font qu'on ne voit jamais M. Marin assurer un "vrai cours". Mais si on lit bien entre les lignes, cela revient à sous-entendre que le film est excessif, et qu'il ne serait que le contre-exemple de ce qui se passe habituellement dans les classes. En clair : "François Bégaudeau [qui servirait dès lors de bouc-émissaire aux néo-pédagos], lui seul, déraperait, au contraire d'enseignants qui assureraient normalement leurs cours dans une école qui, finalement, n'irait pas si mal".
Or, la réalité du désastre scolaire, c'est bien que partout des enseignants (sauf en lycée général peut-être) se trouvent précisément dans l'impossibilité de faire cours et de transmettre les savoirs, avec une administration complice.
Ne faisons pas de François Bégaudeau un bouc-émissaire, nous servirions bien malgré nous la (mauvaise) cause de ceux qui nient la dégradation du système éducatif!

Écrit par : Daniel Arnaud | 05 octobre 2008

Oxymore, tout ce qu'il nous reste à prévoir, c'est par quel bout nous allons avaler la Tour Eiffel.
JPB
Commençons par la tête: il y a un bon restau, ça fera passer les restes...

Écrit par : Oxymore | 05 octobre 2008

JPB a écrit : "Oxymore, tout ce qu'il nous reste à prévoir, c'est par quel bout nous allons avaler la Tour Eiffel."

Suite à la visite d'Angela merkel, ça ne m'étonnerait pas que dorénavant elle nous émette en PAL...

Écrit par : dugong | 05 octobre 2008

Au milieu de la débâcle générale et malgré toutes ces nouvelles toutes plus calamiteuses les unes que les autres, j'ai le plaisir de vous informer de l'ouverture du site internet de l'ALLE , l’« Association le Latin dans les Littératures Européennes ».
Le but de l'association est de promouvoir la reconnaissance du latin comme lien constitutif avec le français et sa littérature ainsi que la part évidente et forte qu’il tient, à titre de substrat commun et nourricier, dans le patrimoine des littératures européennes.
Vous pourrez désormais trouver en ligne toute l'actualité de l'Association , à commencer bien sûr par les conférences, sur
www.sitealle.com

Écrit par : FGuichard | 05 octobre 2008

FGuichard a écrit : "Le but de l'association est de promouvoir la reconnaissance du latin comme lien constitutif avec le français et sa littérature ainsi que la part évidente et forte qu’il tient, à titre de substrat commun et nourricier, dans le patrimoine des littératures européennes"

Si ça vous intéresse, pour vos AG, j'ai une crypte discrète à louer.

Écrit par : dugong | 05 octobre 2008

tout ce qu'il nous reste à prévoir, c'est par quel bout nous allons avaler la Tour Eiffel.

Ecrit par : brighelli

À votre place j'aurais dit : "tout ce qui nous reste à prévoir, c'est par quel TROU nous allons "avaler" la tour Eiffel.

Et pour nous tous, je fais cet appel : résistons contre les suppôts du pédagolisme !

Écrit par : moot | 05 octobre 2008

Message guerrier,

car comment faire autrement lorsque l'on lit ce que l'on lit?

D'abord, il me semble qu'il faut arrêter les infinis débats sur "la faute à qui?" : Xavier Darcos? Ses conseillers?
Foin de débats : c'est la faute de tous ceux-là, les uns s'accomodant aux autres, tous de concert pour détruire pierre par pierre l'Education Nationale. Tous le font avec le sourire, personne n'est forcée; et le sinistre-ministre au premier chef.
C'est ignoble. Des raisons bassement financières d'une part, minables économies de bout de bout de chandelles, minables logiques financières harpagonesques, alors que dans le même temps, on va remplumer des banquiers irresponsables (mais passons).
Des raisons idéologiques d'autre part, et c'est presque plus grave. XD veut faire plaisir à son président pour, certainement, monter en grade dans le futur. Et il me semble que, finalement, il s'en est convaincu lui-même, et devient le supporter n°1 de ces ignominies (le contraire m'est impensable, car, en citant JPChevènement - une fois n'est pas coutume - quand on n'est pas d'accord, on démissionne ou on ferme sa bouche, et XD ne fait ni l'un n l'autre). Il faut faire comme chez les Anglo-saxons, l'anglosaxonnerie devenant de toute façon l'alpha et l'oméga du "penser-politique". Il faut arrêter de considérer l'école comme un lieu de culture et d'épanouissement intellectuel et citoyen, mais comme une "boîte" où l'on apprendra enfin des trucs utiles (rédiger un CV, faire des power-point, apprendre les rudiments du marketing, du coaching, et de la publicité, laisser tomber Giono pour une étude complète des plaidoiries de Bernard Tapie). Surtout ne plus réfléchir, mais être efficace, de bons petits soldats du libéralisme et de la décérébration clavieristo-AlainMinckienno-TF1ino-Sarkozyste.

Alors, pour finir, arrêtons de nous lamenter, prenons des initiatives. Que sais-je : pétitions, manifs ciblées (devant le ministère), happenings, fédérer les profs de fac (qui sont très mécontents - je les fréquente actuellement), je ne sais, mais vraiment, bougeons, mobilisons-nous; ne laissons pas le fiel et le désespoir nous gangréner. Protestons avec véhémence. Lançons des initiatives et des idées.

Écrit par : Fabien | 05 octobre 2008

Moot a écrit : "Et pour nous tous, je fais cet appel : résistons contre les suppôts du pédagolisme !"

Ennuyeux, car en 2009, le 18 juin tombe un jeudi.

A moins que le bac ne démarre la semaine suivante et qu'il ne se trouve personne pour s'en "occuper" ?

Écrit par : dugong | 05 octobre 2008

Fabien je suis comme vous, mais l'inertie est terrible. Qui se sent une âme de tribun ou capable de soulever la masse- la limace-?

Je n'ai aucune réponse à part celle que j'ai esquissée plus haut: soit...soit...

Et puis espérons être le levain qui fera monter la pâte et non pas lever la patte!

Écrit par : Oxymore | 05 octobre 2008

"Nous sommes donc d'accord Christophe Sibille et moi. Sauf que si j'avais dit hier, à ces fameux Etsts Généraux, que la seule formation qui aurait dû être prise en charge par les IUFM relevait du théâtre et des arts martiaux, je me serais fait lyncher sur place."

Ecrit par : Pedro Cordoba | 05 octobre 2008

Et, (pour les PE), l'ensemble des disciplines qu'ils n'ont pas étudié à la fac!
Pedro, rappelez-vous! Dans cette même conversation, je vous avais décrit la manière dont je m'y prenais, dans mes cours, pour apprendre la musique (et la manière de faire en classe) aux PE, et vous m'aviez dit, (je n'invente rien), que vous trouviez ça "génial". Ce sont vos propos! J'en avais été extrêmement flatté. Et vous avais affirmé que beaucoup de mes collègues étaient certainement, (avec la même optique et le même type de travail que celui que je faisais), bien meilleurs que moi.
Il y a pas mal d'universitaires que j'imagine assez mal, pour certaines disciplines en tous cas, prendre en charge une formation des instituteurs adaptée au travail que ces derniers auront à dispenser sur le "terrain".

Écrit par : Christophe Sibille | 05 octobre 2008

"J'ai pleinement conscience d'avoir trahi l'authentique conscience des classes, jadis incarnée par le génial Meirieu et aujourd'hui par le non moins génial François Bégaudeau, le "passeur transcendental".
Je suis à présent pleinement convaincu, en mon âme et conscience, grâce à une rééducation accélérée à la pensée du génial Meirieu, à un visionnage en boucle d'Entre les murs et à un réexamen approfondi des maquettes du sous-commandant Darcos, le grand timonier qui gouverne d'une main ferme et d'un cerveau infaillible le navire en acier insubmersible de l'Education nationale, de l'avenir radieux de notre grand système éducatif français. Que mille fleurs s'épanouissent ! Amen ! Amen ! Alleluia !
Ecrit par : Robin | 05 octobre 2008


EN EXCLUSIVITE, LES PREMIERES IDEES CONCRETES DE MAQUETTES (copyright P.M. le Lyonnois).


Janvier 2009 : Présentation de la MUSELIERE (Académie de Lyon) :
Master Universitaire en Sciences Expérimentales Littéraires, Intellectuelles, Educatives et Recherche Epistemologique

MODULE 1 : LES PROGRAMMES
Qui les a faits ? Pourquoi sont-ils bien faits ? Pourquoi ceux d'avant étaient-ils déjà bons ? Pourquoi ceux d'aujourd'hui sont-ils encore meilleurs ? Pourquoi ceux de demain seront-ils parfaits ? Donnez un exemple de mauvais programme, qui mettait en avant les connaissances. Donnez un exemple de bon programme, qui met en avant les compétences et les savoir-faire.

MODULE 2 : L'ELEVE
Qu'est-ce qu'un élève ? Pourquoi y-a-t-il des élèves ? Pourquoi l'élève bourgeois des années 50 était-il méchant ? Pourquoi l'élève actuel est-il nécessairement bon ? Que dit Rousseau sur les élèves ? Pourquoi la définition de l'élève par Freinet est-elle bonne ? Pourquoi doit-on dire "apprenant" à la place du mot "élève" ?

MODULE 3 : LES ENSEIGNANTS
Démontrez que tous les enseignants sont frères. Afin d'aider un enseignant qui a des difficultés avec une classe, à qui doit-on le dénoncer ? Pourquoi les nouveaux enseignants sont-ils meilleurs que les anciens ? Qu'est-ce qu'un agrégé ? Qu'est-ce qu'un bon agrégé ? Donnez le nom d'un mauvais agrégé que vous connaissez, et faites la liste de ses prétentions malsaines. Pourquoi le certifié et l'agrégé ont-ils besoin des cours de didactique ? Qu'est-ce qu'un enseignant hors-classe ? Que faut-il faire pour être hors classe ? Citez quatre de vos collègues en classe exceptionnelle, et dites ce qui selon vous leur a permis d'atteindre ce grade. Combien coûtez-vous à l'Etat ? Quels sont les devoirs de l'enseignant envers l'élève ? Un enseignant est-il coupable ? Si oui, de quoi ? Quelles sont les responsabilités des enseignants ? Si un enseignant est mis en garde à vue, quels sont ses droits ?

MODULE 4 : LES FORMATIONS
A quelles séances de formation continue allez-vous assister ? Connaissez-vous les formateurs disciplinaires de votre académie ? Avez-vous suivi des formations de didactique chaque année pour confirmer ce qui vous a été dit l'année précédente ? Qui est le reponsable informatique de votre établissement ? Quel est celui de votre académie ? Quelles sont vos compétences en informatique ? Qu'attendez-vous pour suivre des formations en informatique ? Aimez-vous les réunions pédagogiques ? Etes-vous content de devoir rédiger des raports écrits, et des mémoires détaillés ?

MODULE 5 : LE SYSTEME EDUCATIF
Cherchez dans un dictionnaire historique, ou dans un musée de l'Education, ce qu'on appelait autrefois un "surveillant général". Dites en quoi l'appellation "Conseiller Principal d'Education' a été une révolution bénéfique au sein du Système. Qu'est-ce qu'un Etablissement-Lieu de Vie ? Qu'est-ce qu'un documentaliste ? Dites en quoi l'appellation "Centre de Doumentation et d'Information" est mille fois meilleure que "Bibliothèque". Qu'est-ce qu'un IA-IPR ? Pourquoi un IA-IPR a-t-il le droit de dire "blanc" en 2001, et "noir" en 2008, et de vous sanctionner si vous avez dit "noir" en 2001 et "blanc" en 2008" ? Votre proviseur est-il parfait ? Pourquoi voter proviseur-adjoint est-il presque parfait ? Un recteur a-t-il le droit de diriger une académie sans avoir jamais enseigné ? Que vous évoquent les noms suivants : "Dubet" - "Meirieu" - "Van Zanten" - "Frackowiak" - "Zakhartchouk" ?

MODULE 6 : SCIENCES, ARTS ET LETTRES
Sciences : Qu'est-ce que la main à la pâte ? Donnez des exemples de bonnes idées liées à cette manifestation.
Arts : Pourquoi "Entre les murs" est-il un bon film ? Comment enseigner la culture rap et les joutes verbales urbaines d'insultes à l'école ?
Lettres : Quels sont vos livres de littérature jeunesse préférés ? Que pensez-vous des écrivains suivants : Jean-Jacques Rousseau, François Bégaudeau, Philippe Meirieu, Bernard Defrance ?

Evaluation : oral professionnel (/20) et rapport détaillé (/20) sur les apports bénéfiques de l'enseignement suivi.

Écrit par : Jeremy | 05 octobre 2008

Soyons justes : il y a une avancée sociale indiscutable dans le projet du Maître du Moloch : une embauche prévisible et massive pour les juristes en incapacité de travail sinon de droit (qui entre dans les modules).

Michel Serres disaient que les profs aiment tellement parler qu'ils le feraient même sous l'eau. Dorénavant, les bavards nécessiteux auront eux aussi droit de buller.

Écrit par : dugong | 05 octobre 2008

""
Y a-t-il quelqu'un pour lui commencer une tentative d'explication (hors blog !!) ? La sagesse de l'âge me commande de proscrire le prosélytisme didactique, notamment quand la distance à franchir est aussi grande.

Encore un aussi qui ne peut concevoir que les "darwinismes" peuvent faire l'objet de critiques, voire de sarcasmes, de la part de gens qui ne sont aucunement créationnistes et qui se basent sur des arguments scientifiques ou épistémologiques.

Roudoudou ! Ne restez pas trop longtemps dans le joli pays de Candy Rice !"


Super, qu'est-ce qu'on rigole ! Je vois effectivement que vous avez quelque chose contre la pédagogie. Vous traitez aussi vos élèves de crétins ? Je comprends mieux certains trucs tout d'un coup ...
Je vous laisse entre profs supérieurement intelligents qui aiment les mots en "isme" et savent sans même le dire pourquoi les profs de physique chimie sont des cons.
Cordialement
Votre Roudoudou

PS : votre sortie sur le darwinisme est quand même un peu étrange, je vous renvoie à un petit lien sur mon blog juste comme ça, et j'attends de lire avec impatience vos arguments épistémologiques contre le "darwinisme, histoire de changer du pédagogisme dont vous ne voulez pas parler !
http://tomroud.com/2008/05/09/compte-rendu-de-symposium-derniere-comment-lutter-contre-le-creationnisme/

Écrit par : Tom Roud | 05 octobre 2008

"je vous renvoie à un petit lien sur mon blog juste comme ça"

Ah non, on nous a déjà fait le coup, y en a marre !

Écrit par : Jeremy | 05 octobre 2008

Roudoudou a écrit : "Je vous laisse entre profs supérieurement intelligents qui aiment les mots en "isme" et savent sans même le dire pourquoi les profs de physique chimie sont des cons."

J'en suis un.

Écrit par : dugong | 05 octobre 2008

"Je vous laisse entre profs supérieurement intelligents qui aiment les mots en "isme"

Voilà.

Écrit par : Jeremy | 05 octobre 2008

FGuichard a écrit : "Le but de l'association est de promouvoir la reconnaissance du latin comme lien constitutif avec le français et sa littérature ainsi que la part évidente et forte qu’il tient, à titre de substrat commun et nourricier, dans le patrimoine des littératures européennes"

Si ça vous intéresse, pour vos AG, j'ai une crypte discrète à louer.

Ecrit par : dugong | 05 octobre 2008

Je sais bien que c'est la politesse du désespoir, mais vos dernières "vannes", en particulier celle-ci m'ont fait hurler de rire. C'est déjà ça de pris sur la semaine qui m'attend !

Pardon à FGuichard, mais je pense qu'elle a trop d'esprit pour ne pas le prendre mal.

Écrit par : Robin | 05 octobre 2008

La crypte m'a bien plu aussi !

Pour les transmissions d'information inter-cryptes, si jamais on nous coupe internet, j'ai un vieux poste T.S.F. qui capte très bien les radios londoniennes.

Écrit par : Jeremy | 05 octobre 2008

EN EXCLUSIVITE, LES PREMIERES IDEES CONCRETES DE MAQUETTES (copyright P.M. le Lyonnois).


Janvier 2009 : Présentation de la MUSELIERE (Académie de Lyon) :
Master Universitaire en Sciences Expérimentales Littéraires, Intellectuelles, Educatives et Recherche Epistemologique

Vous avez fait très fort, Jérémy !...LOL ! (comme disent les élèves). Je vais laisser le blog une heure ou deux pour arrêter de me gondoler tout seul devant un écran d'ordinateur et "reprendre une occupation normale".

Écrit par : Robin | 05 octobre 2008

Bientôt il sera préférable de se réunir dans les catacombes. Près des ossements de nos saints collègues défunts avant l'arrivée des marionnettes de Satan...

Ben les gars et les filles, on n'est pas près d'en sortir!

On se dira des blagues en latin entre deux messes des morts.

"Requiem æternam dona eis, Domine, et lux perpetua luceat eis"

Écrit par : Oxymore | 05 octobre 2008

Pour celles et ceux qu'une analyse lucide des darwinismes intéresse, cet article * de René Thom dont la substance me pariat absolument séminale...

http://dl.free.fr/qdjYZbg4v

6 pages en pdf.

Écrit par : dugong | 05 octobre 2008

Il me semble que la réforme du recrutement est en parfait accord avec la réforme des lycées.

Sur le plan des moyens, elle obéit à la même règle : économiser des postes.

Sur le plan de la qualité, elle permettra de recruter des profs qui auront le niveau pour faire de l'enseignement zapping modulaire semestrielle sans cohérence au programme laissé à l'autonomie des établissement. Fini les cours construit sur une année avec un volume horaire hebdomadaire conséquent, une cohérence, une progressivité et une ambition pour nos élèves. Vive le zapping, où l'on évalue des compétences que l'on reprend si elles ne sont pas maitrisées.

Finalement, si l'objectif est de faire du n'importe quoi à moindre frai, je trouve que c'est plutôt bien parti.

Pour contre pour la démocratie, et l'économie, c'est la catastrophe.

Écrit par : yoc | 05 octobre 2008

FGuichard a écrit : "Le but de l'association est de promouvoir la reconnaissance du latin comme lien constitutif avec le français et sa littérature ainsi que la part évidente et forte qu’il tient, à titre de substrat commun et nourricier, dans le patrimoine des littératures européennes"

Si ça vous intéresse, pour vos AG, j'ai une crypte discrète à louer.

Ecrit par : dugong | 05 octobre 2008

Excellente idée ! Je viendrai avec les bouteilles, puisque dorénavant il faudra se donner les moyens de survivre en milieu définitivement hostile. Et on communiera comme les premiers chrétiens :-)))
Car "L'eau ne fait rien que pourrir le poumon..." (air connu)

Écrit par : FGuichard, cryptée voire cryptique | 05 octobre 2008

FGuichard a écrit : "Excellente idée ! Je viendrai avec les bouteilles, puisque dorénavant il faudra se donner les moyens de survivre en milieu définitivement hostile. Et on communiera comme les premiers chrétiens :-)))"

L'esprit catacombe avait tendance à disparaître. Nous le réanimerons ! Notre hôte ne croyait pas si bien dire en proclamant son désir de voir ce blog constituer un "symposium sauvage".

Écrit par : dugong | 05 octobre 2008

Cela n'a rien à voir avec les concours (encore que)
mais entendu sur BFM
Plus de maths obligatoires en Première et Terminale
Redoublement anecdotique grâce à la moyenne des modules
"Je ne suis pas là pour démonter la tour eiffel" dixit Darcos
Mais l'enseignement oui !
L'écart entre les lycées et les formation va s'accentuer.

Écrit par : jls | 05 octobre 2008

éL'eau ne fait rien que pourrir le poumon
...
Le vin goûté à ce bon père
Qui s'en rendit si bon garçon
Nous fait discours tout sans grammaire
Et nous rend savant sans leçoné

On n'en sort pas !

Écrit par : dugong | 05 octobre 2008

"Qu'est-ce donc le cuculpralinisme charpackiste ? C'est affirmer que la physique et la biologie sont des sciences fondamentalement expérimentales et donc qu'il est important que les élèves fassent autre chose que de suivre des cours magistraux au tableau ? J'ai du mal à saisir la nature des critiques contre l'union des professeurs de physique chimie ( je ne comprends pas ce que c'est que le "pédagogisme", cela me rappelle un peu trop la rhétorique de ceux qui critiquent le "darwinisme", comme si faire de la pédagogie ou de la science relevait d'une philosophie)."
Ecrit par : Tom Roud

Je trouve intéressant que même dans la recherche (toutes mes excuses pour la mésestimation de vos titres, je m’en étais remis à un souvenir spontané), on ignore ce problème. Il est pourtant majeur en ce qui concerne l’Ecole aujourd’hui.

Le pédagogisme est une pensée de l’éducation que se présente comme une science, et qui consiste à s’inspirer sans rigueur aucune de divers courants de recherche tels que le béhaviourisme, le constructivisme, le cognitivisme, pour en tirer, afin de l’imposer (via les IUFM notamment), tout un ensemble de recettes pédagogiques censées rendre possible l’éducation de tous les élèves, mais dont il résulte au contraire une régression sans précédant à cet égard.

Pédagogie de la redécouverte, pédagogie de la maîtrise, pédagogie du projet, pédagogie par objectifs, pédagogie par compétences, toutes choses qui, sous l’apparence de sérieux, ne conduisent qu’à rallonger l’apprentissage tout en en détériorant la qualité, à réduire les exigences à des objectifs creux et, en fin de compte, les évaluations au QCM. Ajoutons à cela que, sous le prétexte qu’il faut bien se faire comprendre des élèves pour leur apprendre quoi que ce soit, il est exigé de partir de leur univers culturel – et en conséquence de s’y tenir car on n’en décolle jamais si l’on ne s’y prend par un saut -, et l’on aboutit en sus à l’infantilisation des élèves et leur verrouillage sur leur milieu d’origine.

Cela peut paraître suspect mais l’enseignement classique (qui n’exclue nullement les travaux pratiques quand cela est requis), se voit bel et bien progressivement remplacé par cela, tout simplement parce que l’apparence de sérieux suffit à beaucoup tant qu’ils n’en ont pas vu les dramatiques conséquences factuelles.


"Ah non, on nous a déjà fait le coup, y en a marre !"
Ecrit par : Jeremy

Vous avez tort Jérémy, il s’agit d’un excellent blog, comme nombre de ceux que fédère le C@fé des sciences.

Écrit par : Pli | 05 octobre 2008

A force de se taper des chansons à boire on ne touche plus les bonnes :

"L'eau ne fait rien que pourrir le poumon
...
Le vin goûté à ce bon père
Qui s'en rendit si bon garçon
Nous fait discours tout sans grammaire
Et nous rend savant sans leçon"

Écrit par : dugong | 05 octobre 2008

Qui est le reponsable informatique de votre établissement ? Quel est celui de votre académie ? Quelles sont vos compétences en informatique ?

Ecrit par : Jeremy

Vous avez oublié une question : "Quelles sont leurs compétences informatiques ?". En matière de cirage de pompes, je pense qu'il est inutile de poser une question sur les compétences des responsables informatique.

Écrit par : moot | 05 octobre 2008

Voici un lien effrayant !
http://www.lejdd.fr/cmc/societe/200840/exclusif-le-nouveau-lycee_154212.html
jls

Écrit par : jls | 05 octobre 2008

"Ah non, on nous a déjà fait le coup, y en a marre !"
Ecrit par : Jeremy

Vous avez tort Jérémy, il s’agit d’un excellent blog, comme nombre de ceux que fédère le Café des sciences.
Ecrit par : Pli | 05 octobre 2008

Ah, pardon, j'avais été échaudé par d'autres offres similaires qui m'avaient mené dans des sphères peu recommandables.


Robin, je suis heureux que ma maquette vous plaise !

On dira ce qu'on en veut : je soupçonne le ministère et les diverses conférences de Doyens, directeurs et autres sous-chefs de fumer à l'excès de la maquette.

Avis : fumer la maquette nuit gravement à l'enseignement public.

Écrit par : Jeremy | 05 octobre 2008

"Finalement, si l'objectif est de faire du n'importe quoi à moindre frais, je trouve que c'est plutôt bien parti."

Je pense que l'esprit de la réforme est bien résumé !

Écrit par : Jeremy | 05 octobre 2008

Jeremy, vous êtes vraiment excellent!!

"L'eau ne fait rien que pourrir le poumon..." (air connu)"

Ecrit par : FGuichard, cryptée voire cryptique | 05 octobre 2008

Tiens, c'est marrant, j'en ai justement fait un arrangement à trois voix pour mes chorales, il y a quinze jours.

Écrit par : Christophe Sibille | 05 octobre 2008

Bravo à Jeremy pour son texte désopilant. A faire circuler le plus largement possible.

Merci aussi à Dugong pour l'article de René Thom que j'avais lu dans Apologie du Logos mais que je n'avais plus en tête.

Pour Christophe Sibille enfin. Nous sommes encore d'accord. J'ai toujours pensé et dit que l'Université n'avait rien à faire dans la formation des PE. Mais qui a prétendu qu'il fallait "universitariser" cette formation? Ceux qui préparaient déjà la création des IUFM. D'abord en portant le pré-requis au DEUG, puis ensuite, dès que les IUFM furent créés, en demandant la licence. Et maintenant le master, "adossé" bien sûr, à la recherche en ... "sciences de l'éducation". Cela a été répété jusqu'à plus soif hier.

Si les candidats PE - le petit nombre de chanceux admis dans les IUFM - ont besoin de cours de musqiue et de tas d'autres choses, c'est parce qu'on a supprimé les Ecoles normales. Ce n'est pas la faute des Universités mais celle des créateurs et des promoteurs des IUFM. Ce qu'ils cherchaient là est très clair depuis longtemps mais devient, avec cette histoire de master, parfaitement explicite : se tailler un territoire immense et densément peuplé, un milieu où ils peuvent prospérer et se reproduire dans des conditions optimales en s'alimentant sur le vivier, toujours renouvelé, des étudiants qui se destinent à l'enseignement. Par où l'on en revient au texte de René Thom : les animaux qui se meuvent peuvent modifier leur environnement et, par là, les conditions de leur propre évolution.

Écrit par : Pedro Cordoba | 05 octobre 2008

""Finalement, si l'objectif est de faire du n'importe quoi à moindre frais, je trouve que c'est plutôt bien parti."

Je pense que l'esprit de la réforme est bien résumé !"

Ecrit par : Jeremy | 05 octobre 2008

Donc, de donner le public au privé sur un plateau, comme Darcos a dit qu'il le ferait, il y a de cela ...vingt ans.

Écrit par : Christophe Sibille | 05 octobre 2008

« La réforme se veut au service des élèves, elle n’est pas motivée par des questions budgétaires, réplique un proche de Xavier Darcos."

J'hésite entre le rire niais et le "j'allais te l'dire !"
Ils pensent vraiment qu'il y a des gens qui vont les croire ?

Écrit par : catmano | 05 octobre 2008

PROPOSITION DE MAQUETTE AMELIOREE DE MASTER A DESTINATION DES UNIVERSITES (copyright P.M. le Lyonnois).

Janvier 2009 : Présentation de la MUSELIERE (Académie de Lyon) :
Master Universitaire en Sciences Expérimentales Littéraires, Intellectuelles, Educatives et Recherche Epistemologique

MODULE 1 : LES PROGRAMMES
Qui les a faits ? Pourquoi sont-ils bien faits ? Pourquoi ceux d'avant étaient-ils déjà bons ? Pourquoi ceux d'aujourd'hui sont-ils encore meilleurs ? Pourquoi ceux de demain seront-ils parfaits ? Donnez un exemple de mauvais programme, qui mettait en avant les connaissances. Donnez un exemple de bon programme, qui met en avant les compétences et les savoir-faire.

MODULE 2 : L'ELEVE
Qu'est-ce qu'un élève ? Pourquoi y-a-t-il des élèves ? Pourquoi l'élève bourgeois des années 50 était-il méchant ? Pourquoi l'élève actuel est-il nécessairement bon ? Que dit Rousseau sur les élèves ? Pourquoi la définition de l'élève par Freinet est-elle bonne ? Pourquoi doit-on dire "apprenant" à la place du mot "élève" ?

MODULE 3 : LES ENSEIGNANTS
Démontrez que tous les enseignants sont frères. Afin d'aider un enseignant qui a des difficultés avec une classe, à qui doit-on le dénoncer ? Pourquoi les nouveaux enseignants sont-ils meilleurs que les anciens ? Qu'est-ce qu'un agrégé ? Qu'est-ce qu'un bon agrégé ? Donnez le nom d'un mauvais agrégé que vous connaissez, et faites la liste de ses prétentions malsaines. Pourquoi le certifié et l'agrégé ont-ils besoin des cours de didactique ? Qu'est-ce qu'un enseignant hors-classe ? Que faut-il faire pour être hors classe ? Citez quatre de vos collègues en classe exceptionnelle, et dites ce qui selon vous leur a permis d'atteindre ce grade. Combien coûtez-vous à l'Etat ? Quels sont les devoirs de l'enseignant envers l'élève ? Un enseignant est-il coupable ? Si oui, de quoi ? Quelles sont les responsabilités des enseignants ? Si un enseignant est mis en garde à vue, quels sont ses droits ?

MODULE 4 : LES FORMATIONS
A quelles séances de formation continue allez-vous assister ? Connaissez-vous les formateurs disciplinaires de votre académie ? Avez-vous suivi des formations de didactique chaque année pour confirmer ce qui vous a été dit l'année précédente ? Aimez-vous les réunions pédagogiques ? Etes-vous content de devoir rédiger des raports écrits, et des mémoires détaillés ? Pourquoi les formations dispensées dans votre académie sont-elles utiles ? Quels commentaires élogieux feriez-vous aux formateurs qui ont accompagné votre carrière ? Selon vous, comment un formateur doit-il être formé pour former à son tour des enseignants et des formateurs ?

MODULE 5 : LE SYSTEME EDUCATIF
Cherchez dans un dictionnaire historique, ou dans un musée de l'Education, ce qu'on appelait autrefois un "surveillant général". Dites en quoi l'appellation "Conseiller Principal d'Education' a été une révolution bénéfique au sein du Système. Qu'est-ce qu'un Etablissement-Lieu de Vie ? Qu'est-ce qu'un documentaliste ? Dites en quoi l'appellation "Centre de Doumentation et d'Information" est mille fois meilleure que "Bibliothèque". Qu'est-ce qu'un IA-IPR ? Pourquoi un IA-IPR a-t-il le droit de dire "blanc" en 2001, et "noir" en 2008, et de vous sanctionner si vous avez dit "noir" en 2001 et "blanc" en 2008" ? Votre proviseur est-il parfait ? Pourquoi voter proviseur-adjoint est-il presque parfait ? Un recteur a-t-il le droit de diriger une académie sans avoir jamais enseigné ? Que vous évoquent les noms suivants : "Dubet" - "Meirieu" - "Van Zanten" - "Frackowiak" - "Zakhartchouk" ?

MODULE 6 : SCIENCES, ARTS ET LETTRES
Sciences : Qu'est-ce que la main à la pâte ? Donnez des exemples de bonnes idées liées à cette manifestation.
Arts : Pourquoi "Entre les murs" est-il un bon film ? Comment enseigner la culture rap et les joutes verbales urbaines d'insultes à l'école ?
Lettres : Quels sont vos livres de littérature jeunesse préférés ? Que pensez-vous des écrivains suivants : Jean-Jacques Rousseau, François Bégaudeau, Philippe Meirieu, Bernard Defrance ?

MODULE 7 : LES TICE
Cherchez dans un disctionnaire historique, ou au musée national des Télécoms, le mot "Informatique". Pourquoi, dans l'Education Nationale, l'a-t-on remplacé par le beau sigle "T.I.C.E." ? Que signifie ce sigle ? Qui est le reponsable informatique de votre établissement ? Quel est celui de votre académie ? Qu'attendez-vous pour suivre des formations en informatique ? A votre avis, comment devient-on Interlocuteur Accadémique en T.I.C., sachant qu'il n'y a jamais eu ni concours, ni offre publique de recrutement pour ces postes ? Pourquoi nos ancêtres utilisaient-ils un tableau à craie, tandis que Microsoft nous facture à présent des tableaux interactifs et les logiciels indispensables qui les font fonctionner ?

MODULE 8 : LES LANGUES
Parlez-vous anglais ? Etes-vous à faire des stages à l'étranger pour observer la pratique pédagogique de vos collègues (la pratique courante du finnois est exigée) ? Savez-vous écrire français correctement ? Dans le Cadre Européen Commun de Référence des Langues, estimez-vous votre niveau d'anglais à A1, A2, B1, B2, C1 ou C2 ? Toujours dans le CECRL, à quel niveau estimez-vous votre pratique du français ?

MODULE 9 : L'INTERDISCIPLINARITE
Distinguez l'interdisciplinaire, le transdisciplinaire et le multidisciplinaire. Dans quelle matière, à laquelle vous ne connaissez rien, seriez-vous prêt à évaluer vos élèves ? Donnez des exemples de projet à vocation écologique, dans lequel vous mêlez le latin, le sport, la musique et l'histoire. Quels sont les noms de vos collègues ? Imaginez les projets de sortie pédagogique que vous pouvez entreprendre avec chacun d'entre eux.

MODULE 10 : MODULARITE ET OPTIONNALISATION.
Qu'est-ce qu'un module d'approfondissement ? Qu'est-ce qu'un module d'enrichissement ? Qu'est-ce qu'un module de découverte ? Qu'est-ce qu'un module d'exploration ? Peut-on explorer une matière dans un module de découverte ? Que risque un enseignant s'il approfondit une matière dans un module d'exploration ? Quelles options recommander à un élève, qui hésite entre sport, physique, économie et psychologie ? Pourquoi la division en modules d'enseignement est-elle bonne et nécessaire ?

Evaluation : oral professionnel sur le sens du progrès dans l'Education (/20) et rapport détaillé sur les apports bénéfiques de l'enseignement suivi (/20)

Écrit par : Jeremy | 05 octobre 2008

Content que le texte vous ait plu :-)

J'ai pris en compte les remarques qui m'ont été adressées pour faire une maquette encore plus juste, encore plus belle, et encore plus professionnelle et didactique.

Fumons, fumons la maquette !

Écrit par : Jeremy | 05 octobre 2008

"Roudoudou a écrit : "Je vous laisse entre profs supérieurement intelligents qui aiment les mots en "isme" et savent sans même le dire pourquoi les profs de physique chimie sont des cons."

J'en suis un."

J'avoue que j'aime bien votre sens de l'autodérision :P .

Sérieusement, je suis curieux, j'aimerais vraiment bien savoir ce qui vaut cette défiance face à cette association, juste pour mon édification personnelle. Et puis, venez donc faire un tour sur mon blog, ça pourrait vous intéresser de temps en temps.

Roudoudou 1er

Écrit par : Tom Roud | 05 octobre 2008

"La télévision publique italienne RAI a décidé d'accompagner le synode par une initiative inédite: la lecture publique intégrale de la Bible par des religieux, des artistes, des personnalités politiques, des anonymes qui doivent se succéder durant une semaine devant les caméras de la chaîne éducative dans la basilique Ste Croix de Jérusalem, à Rome.
Trois ancien présidents de la République, plusieurs ministres ainsi que le comédien et cinéaste Roberto Benigni, notamment se sont inscrits pour lire chacun quelques pages de la Bible."

C'est peut-être la solution... Vade retro, Gaud'maras !

Écrit par : Jeremy | 05 octobre 2008

Jeremy, puis-je publier votre dernière version sur le site de Reconstruire l'Ecole?

Écrit par : Pedro Cordoba | 05 octobre 2008

Pardon à FGuichard, mais je pense qu'elle a trop d'esprit pour ne pas le prendre mal.

Ecrit par : Robin | 05 octobre 2008

J'ai dit le contraire de ce que je voulais : "Elle a trop d'esprit pour le prendre mal". J'ai trop bu dans la crypte !

Écrit par : Robin | 05 octobre 2008

Pedro, avec grand plaisir !

Sachez d'ailleurs que certaines questions m'ont été inspirées par des prolématiques qui nous ont été réellement posées à l'IUFM, et qui le sont encore régulièrement.

Nous vivons une époque proche de celle qui a produit la réfection de la grammaire : quand on a dit que le complément du nom n'en était plus un, que les expansions du nom étaient à étudier ensemble, et que le complément circonstanciel de lieu était une notion désuette. Résultat : plus aucun lycéen ne sait faire une analyse grammaticale correcte. Les mêmes fous reprennent leurs expériences abracadabrantes avec l'enseignement ; je pense que le savoir va saigner.

Écrit par : Jeremy | 05 octobre 2008

"Et maintenant le master, "adossé" bien sûr, à la recherche en ... "sciences de l'éducation". Cela a été répété jusqu'à plus soif hier."

Ecrit par : Pedro Cordoba | 05 octobre 2008

C'est vrai? A ce point? C'est une très mauvaise nouvelle.
On avait pourtant reçu un texte, (provisoire, apparemment), il y a une dizaine de jours, dans lequel il apparaissait que les sciences de l'éducation étaient, non mises sur la touche, mais au moins passées sous silence.

Écrit par : Christophe Sibille | 05 octobre 2008

Ce n'est pas a priori mon domaine mais j'ai fait un tour sur le blog de Tomroud, qui est en effet très intéressant et dépasse le cadre de la physique (statut des post-docs, créationnisme, etc.)
Il serait donc extrêmement profitable d'élucider, sans anathèmes trop rapides, les raisons du désaccord. J'ai ma petite idée là-dessus mais j'aimerais que les spécialistes s'expriment d'abord.

Écrit par : Pedro Cordoba | 05 octobre 2008

rois ancien présidents de la République, plusieurs ministres ainsi que le comédien et cinéaste Roberto Benigni, notamment se sont inscrits pour lire chacun quelques pages de la Bible."

C'est peut-être la solution... Vade retro, Gaud'maras !

Ecrit par : Jeremy | 05 octobre 2008

Je propose la déclamation à voix haute, rue de Grenelle, de "L'Eloge de la Folie".

Écrit par : Robin | 05 octobre 2008

Jeremy, bravo pour votre MUSELIERE !

Hors sujet : à ceux que la vision d'Entre les murs a par trop déprimés, et qui ont besoin de se purifier l'esprit, je conseille Appaloosa, un superbe western comme on n'en faisait plus depuis des décennies.

Écrit par : Sylvie Huguet | 05 octobre 2008

"Ce n'est pas a priori mon domaine mais j'ai fait un tour sur le blog de Tomroud, qui est en effet très intéressant et dépasse le cadre de la physique (statut des post-docs, créationnisme, etc.)
Il serait donc extrêmement profitable d'élucider, sans anathèmes trop rapides, les raisons du désaccord. J'ai ma petite idée là-dessus mais j'aimerais que les spécialistes s'expriment d'abord."
Ecrit par : Pedro Cordoba

M’intéresse plus, pour le coup, de savoir pourquoi, dans le milieu de la recherche, on ne s’inquiète nullement de ce que l’enseignement s’effondre dans ce dont la maquette de Jérémy constitue un fidèle reflet.

Écrit par : Pli | 05 octobre 2008

C'est vrai? A ce point? C'est une très mauvaise nouvelle.
On avait pourtant reçu un texte, (provisoire, apparemment), il y a une dizaine de jours, dans lequel il apparaissait que les sciences de l'éducation étaient, non mises sur la touche, mais au moins passées sous silence.

Ecrit par : Christophe Sibille | 05 octobre 2008

Texte définitif : " les professeurs en formation qui ne se soumettraient pas au formatage des sciences de l'éducation seront mis sur la touche et passés à la moulinette."

Écrit par : Robin | 05 octobre 2008

"Donnez le nom d'un mauvais agrégé que vous connaissez, et faites la liste de ses prétentions malsaines."

Ecrit par : Jeremy | 05 octobre 2008


Bégaudeau? Charmeux?

Écrit par : Christophe Sibille | 05 octobre 2008

Allez, bonne nuit à tous ! Ne faites pas trop de cauchemars.

Oui, je sais, c'est facile à dire !

Écrit par : Robin | 05 octobre 2008

"J'ai ma petite idée là-dessus mais j'aimerais que les spécialistes s'expriment d'abord."

Ecrit par : Pedro Cordoba | 05 octobre 2008

Moi aussi, mais ça ne va pas recommencer! Et je ne pense pas que ce soit une affaire de spécialistes.

Écrit par : Christophe Sibille | 05 octobre 2008

C'est moi, M'sieur!
Pardon?
Le doigt d'honneur?
Oui c'est moi, M'sieur!

Ecrit par : Pat | 04 octobre 2008

Le message ci-dessus n'a pas été écrit par moi.

Écrit par : Pat | 05 octobre 2008

Vous avez vu ça où? Qui d'autre que Besancenot est anti-libéral en France aujourd'hui?

Ecrit par : Christophe Sibille | 05 octobre 2008

SIC!
No Comment...

Écrit par : Cadichon | 05 octobre 2008

Dans le jus pédagol du jour, un reportage relatant la tenue d'une concentration inhabituelle de facariens * (états généraux de la formation).

Lire notamment la contribution de l'inénarrable Perrenoud ** qui rêve la fin des IUFM en forme de renaissance (genre, "les IUFM constituaient, en fait, un obstacle *** à la mise en place réelle de nos idées"). Exemples issus de l'article :

- Non, le maintien des IUFM n’est pas une condition : "pas besoin de clôture pour former des enseignants". ****

- Non, le développement de la recherche en sciences de d’Education ne lui semble pas le point fort des IUFM.

- Non, il ne regrettera pas le concours placé en milieu de formation, qu'il juge trop largement disciplinaire.

* néologisme en contracture.

** L'inoubliable auteur, en 2003, d'un article intitulé "Pour ou contre la gravitation universelle ? Le constructivisme n'est ni un dogme, ni une mode" où il proclame que le constructivisme est une "loi" de l'apprentissage humain qu'il hisse au rang de la loi de la gravitation. A la réflexion, il n'a pas entièrement tort : la gravitation élaborée par Newton est, en un certain sens, une théorie magique (interaction immédiate à distance sans agent "efficace"). En revanche, si elle a été universellement adoptée, c'est notamment parce qu'elle fonctionne de façon très précise et qu'on peut en faire une théorie locale (par introduction d'un champ, agent dont la structure est très clairement décrite). On attend toujours la description précise des outils conceptuels qui permettraient le passage du local au global et réciproquement dans le constructivisme…

*** Ces gens là fonctionnent en permanence en termes d'obstacles ("l'activité des élèves est pensée en fonction des obstacles cognitifs qu'elle oblige à affronter"). Idéologie essentiellement délirante (paranoïaque ?) qui désigne, à l'avance, tout à la fois son objet et les raisons de son échec.

**** Au delà de la saveur de l'aveu : à moins d'être explicitement inscrit au programme des concours de recrutement, qu'est ce qui obligera un étudiant à assister à une conférence en pédagol langue seconde ?

Écrit par : dugong | 06 octobre 2008

Pedro Cordoba a écrit : "Il serait donc extrêmement profitable d'élucider, sans anathèmes trop rapides, les raisons du désaccord"

Suis je concerné ?

En ce qui me concerne vis à vis de Roudoudou ?

A quel sujet : udppc ? créationnisme ? pédagogisme ? ... ?

Écrit par : dugong | 06 octobre 2008

Dugong et Jérémy, toutes mes félicitations. L'humour, politesse du désespoir, etc.
A ce sujet, Sylvie Huguet, ça ne m'étonne pas qu'Appaloosa soit pour vous un bon film (que je vais m'empresser d'aller voir, par ailleurs) : le western, genre parfaitement mort pour les Nouveaux cinéastes du genre Cantet, est l'un de splus grands générateurs de Nostalgie. Voyez-le comme une métaphore pédagogique, un regret informulé de cet heureux temps où l'on réglait les problèmes avec une autorité toute verticale.
Plus sérieusement, c'est pour moi l'équivalent de ce que furent les chansons de geste : une imposture sémantique, certes, mais la construction d'un mythe dans un pays qui manquait de légendes. Et un genre qui, comme le Quichotte par rapport aux récits chevaleresques, a été capable de nourrir sa propre parodie, sans s'interdire d'en revenir au premier degré (voir ou revoir le splendide Open range, sorti il y a quatre ou cinq ans).
Je m'arrête, je serais intarissable sur le western. J'appartiens trop à cette génération qui s'est donné Alamo ou la Horde sauvage comme modèle intellectuel (John Wayne en intellectuel ? Vous êtes sûr ?) - une poignée d'irréductibles, parfois très mal embouchés, parfaitement décidés à se battre jusqu'à la mort.
JPB

Écrit par : brighelli | 06 octobre 2008

"Vous avez vu ça où? Qui d'autre que Besancenot est anti-libéral en France aujourd'hui?

Ecrit par : Christophe Sibille | 05 octobre 2008

SIC!
No Comment..."

Ecrit par : Cadichon | 05 octobre 2008

Alain Minc? Bertrand Delanoë? Jean-Marie Le Pen? Renan Luce? Paul-Loup Sulitzer? Hubert Falcone? Charles Pasqua? Baby Doc? Laurent Geoffrin? Michel Sardou? François Hollande? Pierre Boulez?

Écrit par : Christophe Sibille | 06 octobre 2008

Dans le genre, je préfère « Rio Bravo » : voilà une belle métaphore de l'enseignement actuel ! Le shérif est le seul à vouloir forcer le méchant à rester en prison, tandis que toute la ville essaie de l'en dissuader parce qu'elle pète de trouille.

Écrit par : sanjuro | 06 octobre 2008

Hier soir, rentrant d'une journée de répétition en région parisienne avec orchestre composé d'amateurs et de professionnels pour offrir le mois prochain une interprétation correcte de la "Messe en ré majeur,opus 86" de Dvorak ( impossible de placer les accents sur r et a) je survole d'abord le quotidien régional où j'apprends dans la marge de la page 12, qu'une directrice de collège a été opérée d'une fracture du nez après avoir reçu un coup de poing par une élève de 15 ans. Parcourant le blog, je tombe sur la formule " approche positive de la violence scolaire". Ah bon ? Hum ! Il convient de ne pas s'approcher trop près... Un peu facile, j'en conviens et je m'estime heureuse d'avoir échappé à ce genre d'approche.
Il ne faisait pas bien chaud dans la salle de répétition et nous sommes rentrés par un temps gris, pluvieux et venteux. Pourtant, nous étions bien tous ensemble, à nous accorder, nous entendre, mettre au point la moindre nuance de la partition, du texte, même si on n'est pas pratiquant, à partager le pique-nique, les gâteaux, le café et le bon vin avant de se remettre au travail. Sommes-nous normaux ? Appartenons-nous à une espèce en voie de disparition ?
L'approche d'une oeuvre d'art, c'est quand même mieux.

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 06 octobre 2008

Alors Robin, ce retour devant vos classes?
Comment vous sentez-vous maintenant que vous avez rétabli le juste rapport ( c'est-à-dire un rapport avant tout musclé) entre vous et vos élèves? Maintenant que vous punissez sans état d'âme le moindre manquement et que vous punirez sans faiblir le temps qu'il faudra pour que toute cette sympathique jeunesse déboussolée par les démagogues retrouve les repères que lesdits démagogues (qui se gardent bien de prendre une classe! trop dangereux! Voyez l'ineffable Meirieu-Monsieur-Moi-Je-Sais-Tout-Car-Je-me -Tiens-Prudemment-Loin-De-La-Bataille) lui avaient fait perdre? Mille fois mieux qu'avant, c'est mille fois évident!
Je dis toujours haut et fort à mes collègues (tout en observant en coin et avec délectation les frémissements de rage contenue des "tendance SGEN"....) que le premier droit d'un élève c'est de fermer sa gueule et d'apprendre ce que je lui dis d'apprendre. Après on discute. Pas l'inverse. Pour faire entrer cet axiome dans le crâne de certains récalcitrants, il faut parfois plusieurs semaines un peu hard et tendues... Mais que voulez-vous, Robin, c'est ça aussi le combat pour l'esprit... Les grands mystiques étaient aussi des hommes et des femmes d'action, pas des rêveurs...

Écrit par : Jean | 06 octobre 2008

Alors là, le quasi-spécialiste des grands mystiques que je suis ne poeut que confirmer : Robin, inspirez-vous de saint Dominique, le père fondateur de l'Inquisition, ou de cette superbe fêlée de sainte Catherine de Sienne (voir le récit de ses exploits dans Ces sacrés Toscans, le sublime bouquin de Malaparte sur ses compatriotes). Des durs, pas des Bégaudeau...
Tiens, ce serait une mode à lancer, de dire "Bégaudeau" au lieu de dire "couille molle"...
JPB

Écrit par : brighelli | 06 octobre 2008

Et mon Préambule des nouveaux programmes de français pour le collège, Jean-Paul?

Écrit par : Jean | 06 octobre 2008

Quelqu'un aurait-il l'amabilité de me faire un résumé?

Écrit par : dobolino | 06 octobre 2008

Un résumé de quoi?

Écrit par : Jean | 06 octobre 2008

Bien vu, Sanjuro, la référence à "Rio Bravo"!

Écrit par : Daniel Arnaud | 06 octobre 2008

"Tiens, ce serait une mode à lancer, de dire "Bégaudeau" au lieu de dire "couille molle"..."

Bonne idée mais dans le sens précis de "couille molle niaiseuse"

Écrit par : dugong | 06 octobre 2008

Un résumé de quoi?

Ecrit par : Jean | 06 octobre 2008
U8n résumé de tout ce qui a été écrit depuis samedi.

Écrit par : dobolino | 06 octobre 2008

Vrai faux docu et fausse vraie fiction, "Je veux voir" est un film que je conseille à tous les effondrés par les épanchements bégodieux.

On y parle du Liban, de ruines et de regards.

Réalisé par Joana HADJITHOMAS et Khalil JOREIGE
Avec Rabih MROUEH , Catherine Deneuve

Il ressortira en décembre (je crois)

Écrit par : dugong | 06 octobre 2008

"Ecrit par : Christophe Sibille | 06 octobre 2008 "

Spice de Bégaudeau !

:ange:

Écrit par : toto | 06 octobre 2008

*** Ces gens là fonctionnent en permanence en termes d'obstacles ("l'activité des élèves est pensée en fonction des obstacles cognitifs qu'elle oblige à affronter"). Idéologie essentiellement délirante (paranoïaque ?) qui désigne, à l'avance, tout à la fois son objet et les raisons de son échec.


Ecrit par : dugong | 06 octobre 2008

Bien vu Dugong !

Écrit par : Manu | 06 octobre 2008

Alain Minc? Bertrand Delanoë? Jean-Marie Le Pen? Renan Luce? Paul-Loup Sulitzer? Hubert Falcone? Charles Pasqua? Baby Doc? Laurent Geoffrin? Michel Sardou? François Hollande? Pierre Boulez?

Ecrit par : Christophe Sibille | 06 octobre 2008

et Patrice Chéreau ? discriminé?

Cet inventaire à la Prévert, (enfin de très très loin....), est aussi tragiquement comique que la question à laquelle il prétend répondre.

Questions/réponses à mon tour:
Pourquoi Montagné vit-il aux US? Parce que la France antilibérale est incapable de garder ses cerveaux.

Pourquoi les Français sont-ils les seuls à ânonner ces préjugés éculés auxquels le reste du monde a renoncé depuis longtemps ? Car ces champions de la consommation d'anxyolitiques sont également atteints de psittacisme panurgiste. Et ça ne se soigne pas par du broma- ou tétra- zépam.
Les schémas explicatifs confortent leurs certitudes, d'où leur prédilection pour ces mantras anti-libéraux qu'ils se récitent pour éloigner les mauvaises ondes du capitalisme triomphant.

Écrit par : Cadichon | 06 octobre 2008

Intervention du Maître du Moloch, jeudi 09/10 à9h30 à la conférence «apprentissage des sciences dans l’Europe de la connaissance» à Grenoble.

Grenoblois(es), allez lui faire la claque !

Écrit par : dugong | 06 octobre 2008

Afin que les lecteurs de ce blog puissent se distraire d'un surinvestissement dans l'Bégaudeau, équivalent à la fois moderne et Brighellien de “couille molle” (mais ne faudrait-il pas la (les) mettre au pluriel car elles vont généralement par paire), je les informe que dans le cadre de mes considérations sur l'année 3001, après la Burkas, les Homos et les Anthropophages, je viens de publier une note sur “3001, l'Odyssée sexuelle de Zed”
http://rogerfelts.blog.lemonde.fr/2008/10/06/3001-l%E2%80%99odyssee-sexuelle-de-zed%E2%80%A6/
Pour ceux qui regrettent mon absence, je reviendrai quand les débats proprement éducatifs seront moins techniques… J'en suis encore à la distinction Math Élem – Sciences Ex – Philo. j'ai du mal à suivre tous ces nouveaux sigles… Et je n'irai pas voir le film de couille molle… (ce sigle là, je l'ai bien compris).

Écrit par : Roger Felts | 06 octobre 2008

La mal(é)diction du Moloch :

Tout Ministre de l'EN aura, à un moment ou à un autre, la langue qui fourche.

Il est temps de pratiquer le grand exorcisme rue de Chateaudun.

Baygonnez puis Tchernobylisez moi tout ça !

Écrit par : dugong | 06 octobre 2008

Le Maître du Moloch réussira-t-il l'exploit de provoquer une alliance objective * entre les instructionnistes et les pédagols ?

Seul le fat géochimiste avait naguère réussi cet exploit.

* Ce n'est qu'après qu'il n'y aura pas de prisonnier...

Écrit par : dugong | 06 octobre 2008

Spécial profs de Lettres...
J'ai lu en avant-première un livre qui sort ces jours-ci, signé Paul-Marie Conti, et intitulé "L'Enseignement du français aujourd'hui - enquête sur une discipline malmenée" (Editions de Fallois). En fait, c'est un historique des mauvais coups portés à l'enseignement de la langue et de la littérature - et encore, le malheureux auteur n'était pas au courant des dernières aberrations conçues pour le lycée de l'année prochaine. Il reprend en partie les analyses de Sauver les Lettres, sur les effets de la diminution drastique des heures de cours, la "transversalité" et autres lubies. AQu total, un ouvrage fort bien documenté.

Jean, que voulez-vous exactement de moi à propos de la (très timide) réforme des collèges ? Que je vous dise que c'est un coup d'épée dans l'eau ? Voilà. Sinon, je vous informe que la réforme Fillon vous autorisait à ne plus enseigner en "séquences"... Mais les inspecteurs ont tissé une conjuration du silence là-dessus. Sinon ?
JPB

Écrit par : brighelli | 06 octobre 2008

J'aurais voulu qu'entre quat'z'yeux ou au biglophone avec le Maître du Moloch vous plaidassiez pour la suppression des mots" en unités d'enseignement ou séquences" du Préambule des nouveaux programmes de français du collège, et le convainquissiez que si ces mots ne sont pas retirés, c'est toute la (très timide) réforme desdits programmes qui est anéantie "ipso facto".

J'avais fait transmettre à Mark Sherringham par Jean-Michel Léost, il y a quelques mois, un argumentaire très court et très précis à ce sujet. Si vous-même pouviez encore intervenir auprès de Sherringham pour appuyer cette suggestion...

Ces quelques mots n'ont l'air de rien, mais ils empêchent tout redressement de l'enseignement du français au collège et DONC toute amélioration du collège en général. D'où l'intérêt majeur qu'il y aurait à les enlever du texte.

D'autant plus que vous me dites que la loi Fillon ôtait aux séquences leur caractère obligatoire.
Raison de plus pour qu'un nouveau texte officiel ne les présente pas comme obligatoires.

Écrit par : Jean | 06 octobre 2008

CAC 40 = -9% !

Hideux dans leur apothéose,
Les rois de la mine et du rail
Ont-ils jamais fait autre chose
Que dévaliser le travail
Dans les coffres-forts de la bande
Ce qu'il a créé s'est fondu
En décrétant qu'on le lui rende
Le peuple ne veut que son dû.

Écrit par : victor | 06 octobre 2008

Questions/réponses à mon tour:
Pourquoi Montagné vit-il aux US? Parce que la France antilibérale est incapable de garder ses cerveaux.


Gilbert, reviens !

Écrit par : victor | 06 octobre 2008

Concernant le western, évoqué plus haut, je rejoins complètement ce qui a été dit : il s'agit de vrais mythes fondateurs pour un pays qui en avait besoin. Il est injuste à cet égard de le réduire à un "sous-genre". J'ai un professeur de philosophie qui se référait d'ailleurs régulièrement à "L'Homme qui tua Liberty Valance", avec John Wayne, James Stewart et Lee Marvin. Un film profond qui montre comment un avocat tente d'introduire la loi sur un territoire soumis au non droit et à la barbarie d'une bande. On pourrait sans peine filer la métaphore avec ces jeunes profs qui arrivent la fleur au fusil sur les "territoires perdus de la République" et qui se trouvent immédiatement confrontés au shérif (pardon, le chef d'établissement ou le CPE) corrompu qui leur explique gentiment qu'ils ne pourront pas enseigner dans des conditions décentes, mais que "c'est comme ça"...

Écrit par : Daniel Arnaud | 06 octobre 2008

Pourquoi les Français sont-ils les seuls à ânonner ces préjugés éculés auxquels le reste du monde a renoncé depuis longtemps ? Car ces champions de la consommation d'anxyolitiques sont également atteints de psittacisme panurgiste. Et ça ne se soigne pas par du broma- ou tétra- zépam.
Les schémas explicatifs confortent leurs certitudes, d'où leur prédilection pour ces mantras anti-libéraux qu'ils se récitent pour éloigner les mauvaises ondes du capitalisme triomphant.

Ecrit par : Cadichon | 06 octobre 2008

Le capitalisme triomphant ? Quand je vous disais que la vraie Cadichon avait été enlevée dans le triangle des Bermudes l'été dernier. Elle a été remplacée par une alien de la planète tétra-zépam (constellation Hayek, 3° à droite).

Écrit par : victor | 06 octobre 2008

Hideux dans leur apothéose,
Les rois de la mine et du rail
Ont-ils jamais fait autre chose
Que dévaliser le travail
Dans les coffres-forts de la bande
Ce qu'il a créé s'est fondu
En décrétant qu'on le lui rende
Le peuple ne veut que son dû.

Ecrit par : victor | 06 octobre 2008
Cadichon va beaucoup aimer !
On va encore se faire traiter d'abrutis. Moi, j'aime bien quand Cadichon nous traite d'abrutis.

Écrit par : dobolino | 06 octobre 2008

Mais que voulez-vous, Robin, c'est ça aussi le combat pour l'esprit... Les grands mystiques étaient aussi des hommes et des femmes d'action, pas des rêveurs...

Ecrit par : Jean | 06 octobre 2008

Alors là, le quasi-spécialiste des grands mystiques que je suis ne poeut que confirmer : Robin, inspirez-vous de saint Dominique, le père fondateur de l'Inquisition, ou de cette superbe fêlée de sainte Catherine de Sienne (voir le récit de ses exploits dans Ces sacrés Toscans, le sublime bouquin de Malaparte sur ses compatriotes). Des durs, pas des Bégaudeau...
Tiens, ce serait une mode à lancer, de dire "Bégaudeau" au lieu de dire "couille molle"...
JPB

Ecrit par : brighelli | 06 octobre 2008

J'ai bouffé du lion aujourd'hui : celui qui était dans l'arène pour me bouffer ;-)

Je leur ai fait une sortie, moitié Savonarole, moitié John Wayne. Ils en sont restés comme deux ronds de flanc.

Le chapelet dans une main, le colt dans l'autre ; je ne dialogue plus, je tire ! ;-)

Écrit par : Robin | 06 octobre 2008

"Le capitalisme triomphant ? Quand je vous disais que la vraie Cadichon avait été enlevée dans le triangle des Bermudes l'été dernier."

Vous n'y êtes pas, Victor ! A cause de l'éloignement *, Cadichon ne sait pas encore que les bourses claquent.

* La constellation Hayek, c'est plus loin que Cuges les Pins !

Écrit par : dugong | 06 octobre 2008

Les IG de Sciences et Techniques Industrielles ont fait un raout fin septembre pour ensemencer le cerveau des IPR de la discipline *.

Canines taillées en pointe, bronzage hightech, voilà nos IG présentant les nouveaux programmes de techno au collège en 2009 à grands coups de PowerPoint.

Qu'apprend-on ?

Un seul professeur (de SVT ou de sciences physiques ou de technologie) s'occupera d'un groupe de 20 élèves maximum pour 3,5 h de "sciences et technologie" hebdomadaires.

On a, bien sûr, recours à la magie interdisciplinaire pour caher l'émulsion. On lit : "Technologie : barycentre du pôle science" **. Pauvre rhétorique qui voudrait ne pas évoquer des relations verticales mais qui revient, comme toujours, à penser les autres disciplines comme des satellites : "la technologie fédère toutes les disciplines scientifiques du collège".

Qu'en pense l'IGEN de sciences physiques et celle de SVT ? Ca va flinguer sévère dans les couloirs du Moloch. L'enseignant de terrain, gare aux balles perdues.

L'organisation pédagogique est découpée en Centres d'Intérêt (!). Un "CI" valant une ou deux séquences de 3 à 4 séances…

* Les IPR sont aux IGEN ce que les Tucos sont aux blondins (c'était mon aristotélicienne du jour).

** Voyez la diapositive 34 dans la présentation http://ww3.ac-poitiers.fr/rnr_techno/ressources/programme/seminaire_oct_08/2_presentation_LC.zip

Écrit par : dugong | 06 octobre 2008

J'avais fait transmettre à Mark Sherringham par Jean-Michel Léost, il y a quelques mois, un argumentaire très court et très précis à ce sujet. Si vous-même pouviez encore intervenir auprès de Sherringham pour appuyer cette suggestion...

Robin Hood peut intervenir aussi auprès du sheriff de Sherringham, Jean, avec ce "grand mystique" de frère Tuck : le gourdin dans une main, le chapelet dans l'autre. On ne dialogue plus, on tape ! Il y a encore plus plus court et plus précis comme argumentaire. ;-)

Écrit par : Robin | 06 octobre 2008

En décrétant qu'on le lui rende
Le peuple ne veut que son dû.

Ecrit par : victor | 06 octobre 2008

Mais notre règne arrivera
Quand votre règne finira
Mais notre règne arrivera
Quand votre règne finira
Alors nous tisserons
Le linceul du vieux monde...

Écrit par : catmano | 06 octobre 2008

je ne dialogue plus, je tire ! ;-)

Ecrit par : Robin | 06 octobre 2008

Bravo, Robin! Mais ne relâchez surtout pas! Quinze jours de ce régime, un mois s'il le faut, et le reste de l'année sur du velours! Les élèves aiment qu'un professeur se fasse respecter. Les Bégaudeaux, ils les méprisent.

Écrit par : Jean | 06 octobre 2008

On ne dialogue plus, on tape ! Il y a encore plus plus court et plus précis comme argumentaire. ;-)

Ecrit par : Robin | 06 octobre 2008

Je vous sens tout requinqué, Robin!
"Est-il quelque ennemi qu'à présent je ne dompte?
Paraissez, Navarrais, Mores et Castillans..."

Écrit par : Jean | 06 octobre 2008

Prenez garde ! Prenez garde ! Vous les sabreurs, les bourgeois, les gavés V’là la jeune garde ! V’là la jeune garde, Qui descend sur le pavé. C’est la lutte finale qui commence, C’est la revanche de tous les meurt-de-faim C’est la révolution qui s’avance, Et qui sera victorieuse demain. Prenez garde ! Prenez garde ! De la jeune garde !

Enfants de la misère, De force nous sommes des révoltés Nous vengerons nos pères Que des brigands ont exploité. Nous ne voulons plus de famine À qui travaille il faut du pain, Demain nous prendrons les usines, Nous sommes des hommes et non des chiens.

Écrit par : Pedro Cordoba | 06 octobre 2008

Une question brûlante d'une pauvre PE2 en perdition...

"Bonjour
Je suis nulle en orthographe, oui je sais honte sur moi pour une instit!!! Ouff ça tombe bien je ne suis encore que PE2, il me reste qq mois pour devenir une pro, mais en attendant j'aurais besoin de vos lumière. Comme on dit une question n'est pas idiote si on la pose
Quelles sont les règles dans une question sur l'accord du verbe. Bon je m'explique, parce que en plus je suis pas claire
Si j'écris: "Que représente les images?" c'est représente ou représentent?
Et surtout pourquoi? Parce que on dit: "les images représentent bla bla bla"?"

Écrit par : c.cuit | 06 octobre 2008

Prenez garde ! Prenez garde ! De la jeune garde !


Ecrit par : Pedro Cordoba | 06 octobre 2008

prenez garde!
Gardez vous à doite ! Gardez vous à gauche !



Die Fahne hoch!
Die Reihen dicht geschlossen!
SA marschiert
Mit ruhig festem Schritt
Kam'raden, die Rotfront
Und Reaktion erschossen,
Marschier'n im Geist
In unser'n Reihen mit :|

Die Straße frei
Den braunen Bataillonen,
Die Straße frei
Dem Sturmabteilungsmann!
Es schau'n aufs Hakenkreuz
Voll Hoffnung schon Millionen
Der Tag für Freiheit
Und für Brot bricht an ...

J'en passe et des meilleures !

Écrit par : dobolino | 06 octobre 2008

Spécial Pedro ...



http://fr.youtube.com/watch?v=SPBI4I4rBN8

Écrit par : Amélie chez les soviets | 06 octobre 2008

Une question brûlante d'une pauvre PE2 en perdition...

"Bonjour
Je suis nulle en orthographe, oui je sais honte sur moi pour une instit!!! Ouff ça tombe bien je ne suis encore que PE2, il me reste qq mois pour devenir une pro, mais en attendant j'aurais besoin de vos lumière. Comme on dit une question n'est pas idiote si on la pose
Quelles sont les règles dans une question sur l'accord du verbe. Bon je m'explique, parce que en plus je suis pas claire
Si j'écris: "Que représente les images?" c'est représente ou représentent?
Et surtout pourquoi? Parce que on dit: "les images représentent bla bla bla"?"

Ecrit par : c.cuit | 06 octobre 2008

Comme disait mon fiston, à cinq ans, lorsqu'il était en Section Enfantine, dans sa classe unique de village :
"Il faut trouver le kineski !
- Le quoi ?
- Le kineski ! Aujourd'hui, les grands, ils ont fait le kineski et moi, j'ai tout compris !
- Alors, explique-moi le kineski !
- Tu lis la phrase et tu dis " Kineski représente quelque chose ? C'est le sujet. Les images, c'est le sujet du verbe. Alors tu sais écrire le verbe. C'est facile et c'est très pratique, le kineski !"

Écrit par : catmano | 06 octobre 2008

Il va aider qui, le lumpenprolétariat?
Dites-moi ça, M. Cordoba ...

Écrit par : dobolino | 06 octobre 2008

Si j'écris: "Que représente les images?" c'est représente ou représentent?
Et surtout pourquoi? Parce que on dit: "les images représentent bla bla bla"?"

Ecrit par : c.cuit | 06 octobre 2008
Enfants de la misère...

Écrit par : dobolino | 06 octobre 2008

Le chapelet dans une main, le colt dans l'autre ; je ne dialogue plus, je tire ! ;-)

Ecrit par : Robin | 06 octobre 2008
Olé !
Et si c'est sur mon gosse, tant pis pour sa gueule.
J'ai lu Mattéo (y'a qu'un t???) Falcone et suis prête à toutes les éventualités pour régénérer l'espèce.

Écrit par : dobolino | 06 octobre 2008

- Le kineski ! Aujourd'hui, les grands, ils ont fait le kineski et moi, j'ai tout compris !
- Alors, explique-moi le kineski !
- Tu lis la phrase et tu dis " Kineski représente quelque chose ? C'est le sujet. Les images, c'est le sujet du verbe. Alors tu sais écrire le verbe. C'est facile et c'est très pratique, le kineski !"

Ecrit par : catmano | 06 octobre 2008

Et bien, le jour du kineski, la petite future PE2 devait être absente...
Et maintenant, elle au fond d'une abîme de perplexité...

Écrit par : Maminou | 06 octobre 2008

Je m'arrête, je serais intarissable sur le western. J'appartiens trop à cette génération qui s'est donné Alamo ou la Horde sauvage comme modèle intellectuel (John Wayne en intellectuel ? Vous êtes sûr ?) - une poignée d'irréductibles, parfois très mal embouchés, parfaitement décidés à se battre jusqu'à la mort.
JPB

Ecrit par : brighelli | 06 octobre 2008

Je vous rassure, JPB, le western n'est pas une question de génération. Je fais plancher mes élèves sur des morceaux de choix de La Prisonnière du désert, de L'Homme qui tua Liberty Valance ou de La Flèche brisée, et ça marche. Chaque année, je leur fais découvrir Peckinpah et Eastwood. Succès. Ils m'empruntent des films (je ne compte plus les DVDs que je récupère rayés). Vous voyez : tout n'est pas perdu.

Écrit par : Rodrigue du Gers | 06 octobre 2008

UN abîme.

"Vous n'y êtes pas, Victor ! A cause de l'éloignement *, Cadichon ne sait pas encore que les bourses claquent."

Ecrit par : dugong | 06 octobre 2008

Joli contrepet... Vous faites référence aux élections "étatsuniennes", Dugong?

Écrit par : Christophe Sibille | 06 octobre 2008

JPB, notre cher grand manitou de ce blog,

Moi qui croyais sottement que les littéraires avaient encore un avenir...et dire que j'ai imposé latin-grec à mon fiston.

JPB, vous êtes coupable d'avoir fait croire il y a une vingtaine de mois que notre bon maître (65 à tout casser sans les talonnettes ) et son Darcos (à ronger les emplois d'enseignants) allaient enfin nous montrer la lumière!

J'avais des doutes et je vous disais alors humblement qu'on ne dîne pas avec le diable, même avec une longue cuiller.

Aujourd'hui je suis certain que vos devez avoir un estomac en béton pour digérer toutes ces couleuvres!

Mais je n'ose plus ajouter comme avant bon appétit.

Allez camarade, encore un effort, l'autocritique est au bout des doigts!

DAZIBAO!

Écrit par : Merlemocoeur | 06 octobre 2008

Une enseignante se suicide.

Une de plus !

Putain, les suicides chez Renault, ça avait fait plus de bruit !

http://www.lejdd.fr/cmc/societe/200813/pauillac-une-institutrice-a-bout-se-suicide_106767.html

Écrit par : Jeremy | 06 octobre 2008

Lisez, nom de Dieu, lisez !

Le ministre, il n'a pas son mot à dire sur tout ça ? Il va laisser crever les profs les uns après les autres ? Rien qu'autour de chez moi, il y a eu quatre suicides de profs en un an ! Y a un problème, non ?!

"Institutrice à Pauillac, Valérie Cruzin s'est donné la mort le 4 mars dernier alors qu'elle était enceinte de six mois. Elle n'a pas supporté les attaques personnelles de parents d'élèves la mettant en cause. [...]

Bien notée par sa hiérarchie, jugée comme compétente et "faisant bien son travail" selon les propres mots de l'inspecteur d'académie André Mercier, Valérie Cruzin a fait l'objet en novembre 2007 d'une douzaine de lettres émanant de parents, pour la moitié d'entre eux d'élèves non scolarisés avec l'enseignante. Relevant les "tenues inappropriées", le "manque de respect" et jusqu'à l'"inaptitude à enseigner" de l'institutrice, certains demandaient son "exclusion définitive de l'enseignement".

Face à ces signalements, "la hiérarchie de l'Éducation nationale (...) n'a pas assuré son rôle en ne soutenant pas l'enseignante contre l'entreprise de diffamation". C'est en ces termes que Philippe Mano, le secrétaire départemental du syndicat national unifié des directeurs et instituteurs - Force ouvrière (Snudi-FO) accuse l'administration d'avoir laissé "la situation s'empirer, quand elle n'a pas jeté de l'huile sur le feu". Accusation rejetée par l'inspection académique, au courant de la situation difficile à l'école de Pauillac, et qui avait, à la veille de la rentrée 2007, CONVOQUE VALERIE CRUZIN A UN ENTRETIEN en présence d'inspecteurs, d'élus municipaux et de la directrice de l'école : "Un vrai tribunal" selon Philippe Mano.

L'Inspection académique estime, elle, qu'"aucun élément dans le dossier n'évoquait le harcèlement ni la nécessité d'intervention" de la hiérarchie. Et rappelle qu'elle avait proposé deux fois à l'institutrice de changer d'école. Valérie avait chaque fois refusé. Du côté de la municipalité, c'est le MUTISME TOTAL, les employés ayant été priés de ne pas s'exprimer sur leur collègue disparue. L'école, pour sa part, a informé les parents du décès de l'enseignante et de son remplacement par un simple mot... glissé dans le carnet de correspondance des élèves. Face à l'INDIFFERENCE GENERALE, Cyril Cruzin, soutenu par la soeur et les parents de son épouse, a décidé de porter l'affaire devant les tribunaux en portant plainte simultanément contre le ministère de l'Education nationale et la municipalité de Pauillac.

Écrit par : Jeremy | 06 octobre 2008

Une enseignante de 45 ans, mère de deux enfants, a été retrouvée pendue, lundi 6 octobre, en début d'après-midi, dans l'école Gambetta du centre-ville de Massy (Essonne). Dépressive, l'institutrice spécialisée auprès d'enfants en difficultés scolaires, qui partageait son temps entre plusieurs établissements, "a souvent été en arrêt maladie l'année dernière" précise-t-on au rectorat de Versailles. Elle n'a pas laissé de mot pour expliquer son geste.

"Elle s'est pendue dans un bureau, à un panier de basket", précise Jean-François Pascal, procureur de l'Essonne. L'enseignante avait rendez-vous en début d'après-midi avec une psychologue de l'éducation nationale pour évoquer ses problèmes personnels. Ne la voyant pas arriver, la psychologue s'est rendue dans le bureau du Rased (Réseau d'aides spécialisées aux enfants en difficulté) où elle a découvert le corps.


"Les pompiers venus enlever le corps vers 14 heures et les policiers ont été très discrets. Les enfants ne se sont pas aperçus de grand chose", indique Vincent Delahaye, maire de Massy (Divers droite). Une réunion rassemblant les enseignants et le directeur a été conduite en milieu d'après-midi par l'inspecteur d'académie de l'Essonne, Christian Wassenberg et par le recteur de l'académie de Versailles, Alain Boissinot.


Une cellule psychologique a été mise en place pour soutenir l'équipe enseignante. "Le climat est très lourd dans l'école. Le directeur et les enseignants sont très touchés. Ses collègues la savait dépressive mais n'avaient pas conscience qu'elle était dans un état aussi désespéré" déclare le maire. L'enquête est confiée au commissariat de Massy.

Écrit par : Jeremy | 06 octobre 2008

Pour Amélie chez les soviets :
(un peu) plus récent que La jeune garde :
http://www.chambre-claire.com/PAROLES/Les-nouveaux-partisans.htm

Blague à part, il faudrait comprendre que l'école est une cause nationale - plus encore : universelle. Il est donc normal que des personnes aux convictions par ailleurs opposées puissent se trouver ensemble pour la défendre. Il n'en est pas allé autrement au moment de la Résistance où des maurassiens et des communistes ont su unir leurs forces contre la barbarie. Leçon à méditer par tous ceux qui ont des idées toutes faites et pensent être détenteurs de la vérité.

Écrit par : Pedro Cordoba | 06 octobre 2008

""Les pompiers sont venus enlever le corps vers 14 heures, et les policiers ont été très discrets. Les enfants ne se sont pas aperçus de grand chose", indique Vincent Delahaye, maire de Massy (Divers droite)."

Ouf ! Merci M. le maire, nous sommes rassurés !

Je suis révolté.

Écrit par : Jeremy | 06 octobre 2008

Pour revenir au sujet et donner une idée des problèmes qui se posent en ce moment dans les facs.
Je fais un copié-collé d'un échange de courrier avec un collègue toulousain :

"1)certains de mes collègues envisagent sérieusement d'utiliser le M2 comme moyen de bloquer les lauréats jugés trop chanceux aux concours. Cela amène ma question : y-a-t-il une date de péremption du concours, en d'autres termes est-il prévu que l'on perde le bénéfice d'un succès au concours si ce dernier n'est pas confirmé par un M2?

-- En effet. C'est l'une des mesures (minimales) que je pensais proposer à la prochaine réunion de la SHF. Il faut prendre le Ministère au mot. Si ce sont les masters, et non pas les concours, qui garantissent les connaissances disciplinaires, eh bien il faut noter les étudiants de master
sur les mêmes contenus et avec les mêmes critères qu'au concours. Il faut non seulement le faire mais dire haut et fort qu'on va le faire. Peut-être alors comprendront-ils là haut qu'il se produira la même chose qu'avec le "Deug instit" : une hécatombe parmi les lauréats du concours. Et ils seront obligés d'en tirer les mêmes conséquences : supprimer vite fait un dispositif hybride (une chimère) qui, comme le sommeil de la raison, engendre des monstres.


2) Les textes consultés (charte, déclaration CPU/CDIUFM) soulignent que le contenu disciplinaire est assuré par les Masters. Soit, mais cela n'est-il pas en contradiction avec le fait que tout Master vaut pour une inscription au concours.

--- En effet aussi, même si c'est contradictoire en soi et avec la question précédente. Mais ces gens-là n'en sont pas à une contradiction près. Il sera quand même assez difficile de réussir un CAPES d'Espagnol avec un master de maths, malgré le précédent de notre amie MB. Il sera encore plus difficile de faire ce parcours à l'envers. Mais là encore il faut prendre le Ministère au mot. Puisque tout master permet de passer le concours, pourquoi pas un pur master disciplinaire? C'est ce qu'il faut dire aux étudiants. Pas facile à expliquer mais je donne des arguments dans mon texte. Bien sûr, ça rallonge la durée des études. Mais un master disciplinaire aura toujours une valeur (y compris dans le marché libre du travail) alors qu'un master professionnel d'enseignement (ce sera écrit dans le "supplément au diplôme" d'après les accords de Bologne) ne sert à rien du tout si l'on ne réussit pas au concours. Cela aussi, je pense le dire le 18 octobre au Comité SHF : pousser les étudiants à s'inscrire en master disciplinaire même s'ils préparent (en plus) un concours sans contenu. C'est le meilleur moyen de faire la nique aux IUFM.

3) Actuellement, un lauréat du CAPES peut demander un report de stage pour passer l'agrégation, que se passera-t-il lorsque le stage aura disparu?

---- Réponse simple : il ne pourra pas. Il devrait en revanche pouvoir demander une année de disponibilité sans traitement.

Écrit par : Pedro Cordoba | 06 octobre 2008

"Questions/réponses à mon tour:
Pourquoi Montagné vit-il aux US? Parce que la France antilibérale est incapable de garder ses cerveaux."

Ecrit par : Cadichon | 06 octobre 2008

Pour info : Barré-Sinoussi vit toujours en france, sombre conne.

Écrit par : La Baronne de Kadicochonne | 07 octobre 2008

"Une enseignante se suicide.

Une de plus !

Putain, les suicides chez Renault, ça avait fait plus de bruit !

http://www.lejdd.fr/cmc/societe/200813/pauillac-une-institutrice-a-bout-se-suicide_106767.html"

Ecrit par : Jeremy | 06 octobre 2008

Le front, le front, le front, avec ses pertes tant culturelles qu'humaines. Il faudra un jour en faire le bilan, comme à la guerre.
Je maintiens que le tyran tire son pouvoir du consentement du tyrannisé; et qu'à se titre, seuls les profs eux-mêmes peuvent faire bouger les choses (au lieu d'attendre une énième réforme venue d'en haut).
Dans cette optique, je relance l'idée des correcteurs qui se décideraient (enfin) à faire tomber les 80 % du bac à 20% (bref, la chute des murs vingt ans après la chute du Mur).
Je rappelle que Jérémy, ici même, avait lancé l'excellente idée du droit de retrait généralisé (ce qui supposerait une coordination des syndicats qui nous changerait des appels à la grève traditionnels qui ne mènent à rien).
Pour mieux comprendre les situations de harcèlement qui, dans une institution devenue de plus en plus inhumaine, aboutissent quelquefois à ces tragédies, je recommande encore et encore la lecture des deux ouvrages de Marie-France Hirigoyen : "Le Harcèlement moral", et "Le Harcèlement moral dans la vie professionnelle" (éditions Syros).

Écrit par : Daniel Arnaud | 07 octobre 2008

Pedro , merci , mais Dominique Grange , c'est Chantal Goya chez les Maos ! :-)))

De tout coeur avec vous pour la cause NATIONALE !

Quant à" la jeune garde " , je l'ai chantée dans les manifs et la chante encore pour le fun ! Spécial Pedro était un clin d'oeil , ne vous formalisez pas !

Écrit par : Amélie | 07 octobre 2008

"Questions/réponses à mon tour:
Pourquoi Montagné vit-il aux US? Parce que la France antilibérale est incapable de garder ses cerveaux."

Ecrit par : Cadichon | 06 octobre 2008
Montagnier!
décidément Cadichon vous écorchez toujours les noms!
et Luc de son prénom pas Gilbert comme votre erreur semble le laisser entendre...
aux dernières nouvelles assez récentes il était de retour en France...

Écrit par : Saperlipopette | 07 octobre 2008

Je rappelle que Jérémy, ici même, avait lancé l'excellente idée du droit de retrait généralisé (ce qui supposerait une coordination des syndicats qui nous changerait des appels à la grève traditionnels qui ne mènent à rien).
Ecrit par : Daniel Arnaud | 07 octobre 2008

Merci Daniel. Je maintiens d'ailleurs cette idée.

J'ai honte que tout le monde continue à faire comme si de rien n'était, alors que les suicides d'enseignants se multiplient à perte de vue. Il faudrait qu'un enseignant se suicide devant la porte du ministère pour qu'ils comprennent ce que ça veut dire.

Écrit par : Jeremy | 07 octobre 2008

"Ubuesque mais vrai ... L'enseignant nouveau va sortir des éprouvettes de nos apprentis sorciers."

http://motstocsin.autonomie.org/html/billets/billets_textes/masterisation_oct2008.htm

Écrit par : Hervé | 07 octobre 2008

"Montagnier!
décidément Cadichon vous écorchez toujours les noms!
et Luc de son prénom pas Gilbert comme votre erreur semble le laisser entendre...
aux dernières nouvelles assez récentes il était de retour en France..."

Ecrit par : Saperlipopette | 07 octobre 2008

Incroyable! C'est pourtant vrai, je n'avais même pas fait gaffe!!

Tiens, (coq à l'âne), vous connaissez l'histoire de Ray Charles qui arrive derrière Steevie Wonder en lui mettant les mains sur les oreilles, et en lui disant: "coucou, qui c'est?"
Bon, c'était juste pour sourire un peu, par les temps qui courent...
Bonne manif "pour la sauvegarde du service public" ;-( à tous.

Écrit par : Christophe Sibille | 07 octobre 2008

http://www.lejdd.fr/cmc/societe/200840/le-nouveau-lycee_154212.html

Si c'est vrai, ça se confirme: ce sont nos ennemis qui marchent à notre tête!!!

Écrit par : Hervé de Strasbourg | 07 octobre 2008

Extrait d'un article du JDD sur la réforme du lycée:


"Les élèves de première et de terminale disposeront eux aussi d'un enseignement découpé en trois. La proportion actuellement retenue est de 45% (tronc commun), 45% (modules exploratoires), 10% (modules d'accompagnement).

L'histoire-géographie et les mathématiques disparaîtraient du tronc commun

mais pas la philo, qui pourra être débutée (en option) dès la première.

Un élève pourrait donc ne plus faire de maths après la seconde!

Quant aux filières scientifique (S), économique et sociale (ES) et littéraire (L), trop déséquilibrées (surfréquentation en S, pénurie en L) et injustes socialement (les enfants des familles les plus favorisées sont largement majoritaires en S, qui ouvre toutes les portes), elles tombent aux oubliettes"

Est-il vraiment besoin de commenter la chose?

Écrit par : Hervé de Strasbourg | 07 octobre 2008

"Les élèves de première et de terminale disposeront eux aussi d'un enseignement découpé en trois. La proportion actuellement retenue est de 45% (tronc commun), 45% (modules exploratoires), 10% (modules d'accompagnement). L'histoire-géographie et les mathématiques disparaîtraient du tronc commun mais pas la philo, qui pourra être débutée (en option) dès la première. Un élève pourrait donc ne plus faire de maths après la seconde! Quant aux filières scientifique (S), économique et sociale (ES) et littéraire (L), trop déséquilibrées (surfréquentation en S, pénurie en L) et injustes socialement (les enfants des familles les plus favorisées sont largement majoritaires en S, qui ouvre toutes les portes), elles tombent aux oubliettes"

Écrit par : Hervé de Strasbourg | 07 octobre 2008

Il faudrait qu'un enseignant se suicide devant la porte du ministère pour qu'ils comprennent ce que ça veut dire.

Ecrit par : Jeremy | 07 octobre 2008

Bah non, même pas.

"Les pompiers sont venus enlever le corps vers 14 heures, et les policiers ont été très discrets. Le ministre ne se s'est pas aperçus de grand chose"

Écrit par : TotoWeininger | 07 octobre 2008

......Il faudrait qu'un enseignant se suicide........
Comment peut-on souhaiter ça ?
N'est pas Jan Palach qui veut.
..
Il aurait écrit il faudra le monsieur

Écrit par : je vois le futur | 07 octobre 2008

@ « Blague à part, il faudrait comprendre que l'école est une cause nationale - plus encore : universelle. Il est donc normal que des personnes aux convictions par ailleurs opposées puissent se trouver ensemble pour la défendre. Il n'en est pas allé autrement au moment de la Résistance où des maurassiens et des communistes ont su unir leurs forces contre la barbarie. Leçon à méditer par tous ceux qui ont des idées toutes faites et pensent être détenteurs de la vérité. »
Ecrit par : Pedro Cordoba | 06 octobre 2008

Ce que vient d'écrire Pedro Cordoba est fondamental pour organiser la résistance aux menées de l'ultra libéralisme dans le domaine scolaire. Les thèmes unificateurs ne manquent pas tant au niveau du primaire que du secondaire pour stimuler des luttes où une majorité diverse mais unit peut se retrouver… À condition de ne pas faire dans la complexitude des corporatismes licites mais secondaires, ou dans le sectarisme et la dramatisation systématique… Il est évident que l'altération des conditions de travail des enseignants accentue les mécanismes de décompensation. Et à ce niveau là, un (des) suicide(s) sont les symptomes dramatiques et affligeants de ce nouvel état de fait… Ils peuvent être le déclencheur de mobilisation et de luttes conséquentes comme “le droit de retrait généralisé”. Mais, il faut avoir en tête que la plus forte mobilisation (enseignants et citoyens) se fera sur “Que veulent-ils faire de nos enfants” plus que “Que sont-ils en train de faire des enseignants”. L'un ne va pas sans l'autre, mais il convient de bien doser et de bien lier… Même et surtout dans un blog à dominante enseignante…

Écrit par : Roger Felts | 07 octobre 2008

Des nouvelles sur les concours :

http://www.fabula.org/actualites/article25984.php

C'est plutôt le modèle bivalence qui semble retenu que les modèles sciences de l'éduc.

Écrit par : Romuald | 07 octobre 2008

Si usted va para comprar un reloj Swiss replica watch tiene que acercarse a un distribuidor autorizado. Após as réplicas suíças, vêm japonesas e então os relógios asiáticos de Rolex da réplica. Coloro che non conosce il prezzo reale di Rolex possono essere colpiti con l'attacco di cuore quando sentono il prezzo delle vigilanze reali di Rolex. Rolex reale è per niente una scelta per gli individui con reddito medio. Gli esperti possono distinguere soltanto fra l'originale e le vigilanze di falsificazione.

Écrit par : sendra | 07 octobre 2008

Je vous rappelle les manifestations contre la CASSE DU SYSTEME D'INFORMATION qui ont lieu ce jour dans plusieurs villes de France, heure et endroit précisés sur le lien ci-joint...

Si vous avez le temps, besoin de vous dégourdir les jambes et de tester votre amplitude vocale, n'hésitez surtout pas à vous exprimer... Egalement au niveau de la crise économique :

http://lecrc.forumactif.fr/organisation-de-la-mobilisation-f35/liste-des-manifestations-du-7-octobre-t5020.htm

Merci par avance !

Écrit par : Vanille | 07 octobre 2008

Pedro Cordoba a écrit : "Il est donc normal que des personnes aux convictions par ailleurs opposées puissent se trouver ensemble pour la défendre. Il n'en est pas allé autrement au moment de la Résistance où des maurassiens et des communistes ont su unir leurs forces contre la barbarie."

Sus au Moloch !

Ceux qui ne seront pas fédérés risquent-ils de se retrouver au pied du mur ?

Écrit par : dugong | 07 octobre 2008

Vous n'auriez pas l'heure?

Écrit par : Christophe Sibille | 07 octobre 2008

Des nouvelles sur les concours :

http://www.fabula.org/actualites/article25984.php

C'est plutôt le modèle bivalence qui semble retenu que les modèles sciences de l'éduc.

Ecrit par : Romuald | 07 octobre 2008

Ben, je ne sais pas ce qu'il vous faut...
Il y a bien trop de "caractère pédagogique" (et on sait quelle pédagogie...) dans tous ces mirifiques projets.
Morceaux choisis :
"M. Sherringham (...) sollicite l'avis de nos Sociétés sur trois questions, dont il précise bien qu'elles sont indépendantes les unes des autres : (...)
2. (en ce qui concerne l'agrégation) donner à l'une des épreuves orales existantes un caractère pédagogique plus marqué. Il reviendra aux commissions d'experts qui vont être mises en place de déterminer, discipline par discipline, l'épreuve concernée.
3. ajouter, avec un coefficient faible, une épreuve transversale de connaissance du système éducatif.
(...) M. Sherringham indique qu'en revanche le concours du CAPES sera modifié, et le nombre d'épreuves restreint. L'hypothèse de travail est celle de deux épreuves disciplinaires à l'écrit, et de deux épreuves à l'oral. L'admissibilité dépendra donc des épreuves disciplinaires.
(...) L'une des deux épreuves d'oral sera une épreuve à support disciplinaire, où le candidat devra traiter une question de cours pour un niveau déterminé, ce qui l'amènera à justifier ses choix pédagogiques.
M. Sherringham évoque la possibilité d'introduire à l'écrit une question d'histoire et / ou d'épistémologie de la discipline, qui s'ajouterait à l'une des épreuves disciplinaires.

Écrit par : FGuichard | 07 octobre 2008

France 2 vient de parler du suicide de l'enseignante. Trois informations importantes :

- LES ENFANTS ONT ETE PROTEGES DU DRAME
- LES PROFESSEURS ONT TOUS FAIT COURS COMME SI DE RIEN N'ETAIT
- CA N'A RIEN A VOIR AVEC SON TRAVAIL.

Écrit par : Jeremy | 07 octobre 2008

A Châteauroux, ce matin, environ deux cent personnes... Pas terrible.

Écrit par : Christophe Sibille | 07 octobre 2008

"Il faudrait qu'un enseignant se suicide devant le ministère pour que le ministre comprenne" ne signifie pas que "ce serait bien", mais que rien de moins ne peut émouvoir le Moloch.

Écrit par : Jeremy | 07 octobre 2008

Si usted va para comprar un reloj Swiss replica watch tiene que acercarse a un distribuidor autorizado. Após as réplicas suíças, vêm japonesas e então os relógios asiáticos de Rolex da réplica. Coloro che non conosce il prezzo reale di Rolex possono essere colpiti con l'attacco di cuore quando sentono il prezzo delle vigilanze reali di Rolex. Rolex reale è per niente una scelta per gli individui con reddito medio. Gli esperti possono distinguere soltanto fra l'originale e le vigilanze di falsificazione.

Ecrit par : sendra | 07 octobre 2008

Traduction?
Faites gaffe quand vous achetez une Rolex de ne pas vous aire refiler une imitation de la célèbre montre suisse???
C'est ça, j'ai bon???

Écrit par : Pas de souci, je ne suis pas client chez Rolex !!! | 07 octobre 2008

Bonjour

Ce n'est qu'un point de vue extrieur, mais à propos du suicide, je pense qu'il ne faut pas attendre que tout le monde se mobilise pour réagir mais trouver une idée forte pour faire réagir et faire en sorte ensuite que tout le monde se mobilise.

Une idée du style "collège mort", avec un jour de fermeture d'un établissement et la caméra invitée à filmer des enseignants étendus à terre représentants le nombre de suicidés en un an, comme cela avait été le cas pour les dégâts causés par le code de la route !

Ou alors "collège hôpital", avec des enseignants en tenue de malade pour symboliser les arrêts maladies annuels (ce qui permet une mobilisation plus grande).

Je dis ça comme ça, sans que ça soit vraiment réfléchi, mais il est clair qu'il y a une lutte à mener pour faire reconnaître instantanément par une image forte de quoi les profs sont victimes...

Écrit par : johnmarguerite | 07 octobre 2008

Ben, je ne sais pas ce qu'il vous faut...
Il y a bien trop de "caractère pédagogique" (et on sait quelle pédagogie...) dans tous ces mirifiques projets.

Ecrit par : FGuichard | 07 octobre 2008

Je sais bien qu'il y en a toujours trop, mais par rapport aux maquettes délirantes qui circulaient - où il n'y avait qu'une seule épreuve disciplinaire de prévue sur les quatre -, c'est quand même déjà mieux, et cela permet aux universitaires de défendre des masters quasi-exclusivement disciplinaires.

Quant à l'épreuve "pédagogique" à l'oral, tout dépend de ce que l'on en fait (mais il faut reconnaître que ce que l'on en fait est souvent le pire) ; au CAPES de philo. par exemple l'épreuve dite sur dossier consiste souvent à construire une distinction conceptuelle ou à commenter un texte dans la perspective d'une notion au programme, ce n'est finalement qu'un moment d'une leçon classique ou un exercice que l'on est amené à faire tous les jours en cours. Le jury n'attend pas la récitation d'une doxa pédagogiste, mais simplement la mise en oeuvre d'un travail quotidien.

Écrit par : Romuald | 07 octobre 2008

Comment ne pas comprendre que des parents et l’administration n’hésitent pas à diffamer les profs et les instits alors que les pédagogos ne font que ça, les Meirieu/Dubet ne tête.

C’est même leur fonds de commerce, à ces arrivistes cyniques, la diffamation continue : « Les enseignants ne sont pas des professionnels », « ils ne sont pas pédagogues », « ils n’aiment pas les enfants », « ils ne s’occupent pas du vécu des jeunes », « ce ne sont que des fachos qui exercent indûment une violence sur les pauvres bambins », etc.

Et quand on leur dit « mais vous me traitez d’incompétent et d’abruti », ils répondent comme les racistes, en battant retraite : « Mais pas vous, bien sûr ». Vous êtes alors leur bon nègre !

Écrit par : Lariba | 07 octobre 2008

Oui, Lariba, c'est vrai. Expliquer les problèmes des enseignants par leur manque de "professionalisation" permet aux théoriciens de tout poil de se faire un public docile qui boira leur parole. Ils savent exploiter un problème jusqu'au bout, et se faire une carrière sur la base de leur charlatanisme.

Écrit par : Jeremy | 07 octobre 2008

Autre leitmotiv des salles des profs : « On n’est pas formés pour ça ! ».

Encore un lieu commun pédagogo lié à ce reproche si répandu du manque de professionnalisme que les collègues culpabilisés s’en servent. Par ex. quand des élèves se battent en cours ou arrivent bourrés (comme les BTS dans mon bahut) ou les ont insultés ou autres manifestations « d’énergie » comme diraient les bégaudistes.

Enfin, les IUFM vinrent et les enseignants furent professionnalisés !
Ah ! Merdre ! J’oubliais qu’on ne peut pas juger les IUFM, « institutions trop récentes » pour pouvoir être jugés…


(Jeremy, votre maquette de masteritude a de l’avenir !).

Écrit par : Lariba | 07 octobre 2008

Darcos aujourd'hui:

""Rien de ce qui est publié n'est définitif et avéré. Je pourrais même aller plus loin: concernant par exemple la disparition supposée des mathématiques et de l'histoire, et autres inventions, je nie absolument que ceci soit arrêté", a déclaré Xavier Darcos.

Parlant de la réforme, le ministre a dit: "Nous ne voulons pas l'arrêter (maintenant, ndlr) car nous souhaitons que les lycéens soient associés le plus possible au processus" de concertation."

Il veut demander aux lycéens ce qu'il doit garder????
Mérieu enfoncé au niveau de la démagogie (et en plus il s'en moque de leur avis, il fera comme il a prévu!!!!).

Écrit par : Hervé de Strasbourg | 07 octobre 2008

Darcos aujourd'hui:

""Rien de ce qui est publié n'est définitif et avéré. Je pourrais même aller plus loin: concernant par exemple la disparition supposée des mathématiques et de l'histoire, et autres inventions, je nie absolument que ceci soit arrêté", a déclaré Xavier Darcos.

Parlant de la réforme, le ministre a dit: "Nous ne voulons pas l'arrêter (maintenant, ndlr) car nous souhaitons que les lycéens soient associés le plus possible au processus" de concertation."

Il veut demander aux lycéens ce qu'il doit garder????
Mérieu enfoncé au niveau de la démagogie (et en plus il s'en moque de leur avis, il fera comme il a prévu!!!!).

Écrit par : Hervé de Strasbourg | 07 octobre 2008

Oui, Lariba, c'est vrai. Expliquer les problèmes des enseignants par leur manque de "professionalisation" permet aux théoriciens de tout poil de se faire un public docile qui boira leur parole. Ils savent exploiter un problème jusqu'au bout, et se faire une carrière sur la base de leur charlatanisme.

Ecrit par : Jeremy | 07 octobre 2008

Le plus grand de ces Charlatans, c'est le bon père Meirieu...
Toute une carrière consacrée à ne brasser que du vent. C'est triste pour ce pauvre type, quand on y pense. S'être pris pour un intellectuel!
Les sciences de l'éducation, poubelle de l'Université... Ceux qui n'ont pas été capables de faire une vraie carrière universitaire, les esprits faux, on les retrouve dans le sciences de l'éducation. Voyez Meirieu, Antibi, Goigoux...

Écrit par : Jean | 07 octobre 2008

Parlant de la réforme, le ministre a dit: "Nous ne voulons pas l'arrêter (maintenant, ndlr) car nous souhaitons que les lycéens soient associés le plus possible au processus" de concertation."

Il veut demander aux lycéens ce qu'il doit garder????
Mérieu enfoncé au niveau de la démagogie (et en plus il s'en moque de leur avis, il fera comme il a prévu!!!!).

Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 07 octobre 2008

Allègre jouait la nation contre les profs, Darcos les lycéens contre le lycée. Plus ça change, moins ça change... Ou faut-il que tout change pour que rien ne change ? (il paraît qu'il y avait "le Guépard" au programme de TL l'an dernier...)

Écrit par : FGuichard | 07 octobre 2008

LE NUMÉRO 59 DE RIPOSTE LAÏQUE EST SORTI :
http://www.ripostelaique.com/spip.php?page=sommaire

Voici un long extrait sur un sujet que vous connaissez bien :

ECOLE PUBLIQUE ECOLE LAIQUE
Pourquoi je n’ai pas aimé du tout "Entre les murs"

mardi 7 octobre 2008, par Brigitte Bré Bayle

Je ne voulais pas aller voir ce film. Je sentais que mon état pour le moins alarmant d’enseignante découragée en prendrait pour son grade. C’est à la suite d’une discussion entre deux collègues qui avaient vu « Entre les murs », et dont les opinions divergeaient totalement, que je me suis décidée. Je suis sortie du cinéma abasourdie et le moral dans les chaussettes. Je ne comprends pas le succès d’un tel film. Je ne comprends pas comment, en France, on peut se réjouir qu’il ait obtenu la palme d’or. Nonobstant la modestie affichée du réalisateur, Laurent Cantet, qui rejette toute tentative de « récupération » politique en invoquant l’absence d’intention polémique, cette fiction/réalité est un révélateur de la déchéance de notre système d’enseignement, un tableau désespérant de l’état catastrophique dans lequel s’enlise depuis des années notre école publique.

J’ai trouvé ces deux heures de projection interminables et je pense ne pas avoir été la seule enseignante pour qui ces images furent une succession de séquences insupportables. Je me suis retrouvée confrontée à mes propres erreurs, à celles de mes années Meirieu, au souvenir de ces réunions d’équipe interminables où il fallait réfléchir beaucoup pour travailler dans la droite ligne de la nouvelle pédagogie. Un certain nombre de mes collègues suivaient alors une formation d’expert en sciences de l’éducation à la fac de Nanterre.

Il y a vingt ans, entre les murs de cette école/ville nouvelle de la banlieue parisienne où je faisais mes débuts dans le métier, c’était la « pédagogie du contrat », les réunions de délégués de classe d’où devaient émerger les règles de vie pondues par les élèves (éducation citoyenne oblige), c’était les polémiques (évoquées dans le film) autour du permis à points, c’était cette somme de contradictions qui nous enfermait dans d’obsédantes interrogations sur la question de l’échec scolaire, celle de l’autorité non violente, de la place des parents co-éducateurs, de l’ouverture de l’école au monde, des méthodes (de lecture surtout) qui devaient mettre l’élève au centre, du mode d’évaluation formative ou normative, autoévaluation, co-évaluation, notes ou pas, corrections en rouge ou corrections en vert, du rapport entre le« savoir être » et le « savoir faire », etc.

De cette errance, je garde la certitude de l’égarement de toute une génération d’enseignants qui, aveuglés par les discours innovants des conseillers pédagogiques post soixante-huitards investis d’une mission révolutionnaire par les IUFM de l’époque, ont contribué à la destruction du rapport d’autorité entre l’institution et l’élève, entre le savoir et l’ignorance.

Tout au long du film, on assiste à l’affligeante prestation d’un professeur de français face à des élèves de 4e dont l’ignorance, l’impertinence et la stupidité n’ont d’égale que la haine de tout ce qui ne leur ressemble pas. Devant tant de compromission démagogique, tant de compassion de la part du professeur, devant la violence des scènes qui sont le quotidien de la vie ordinaire dans un collège parisien du 20e arrondissement, nous sommes pris au piège du questionnement inévitable : y a-t-il un message caché quelque part ?

Ce film est il un cri d’alarme, un constat d’impuissance face à la déroute d’un système d’enseignement définitivement obsolète ? Est-ce un hommage au courage des profs qui s’accrochent à leur noble mission avec une foi aveugle dans la pédagogie du compromis ? Est ce un hymne à la gloire de l’idéologie post soixante-huitarde qui transforma l’école en terrain d’expériences pour les « bobos » chercheurs en sciences humaines et qui fit de l’élève un « apprenant » ? Ou bien Laurent Carnet qui a monté ce film et François Bégaudeau qui en a écrit le récit, ont-t-ils voulu, comme le dit Philippe Meirieu, « replacer l’éducation au cœur des enjeux de société » et « montrer la réalité du terrain scolaire » ?

La réalité du terrain scolaire, « Entre les murs » nous la donne à voir à vif, avec la brutalité d’un documentaire. Elle est faite d’incivilités et d’impolitesses. Elle est faite de haine et de violence. Elle est faite de tout un fatras de bonnes intentions, de mauvaises décisions et d’aveux d’impuissance de la part d’un corps professoral démuni qui navigue dans les eaux troubles du crétinisme ambiant avec des certitudes de bons Samaritains et la conviction de servir encore à quelque chose.

Mais, à quoi servent-ils, ces enseignants formatés dans les IUFM et envoyés au casse pipe avec la bénédiction des inspecteurs d’académie planqués dans leurs bureaux ? Comment peuvent-ils continuer à instruire en faisant du social, en faisant de la psychologie pour adolescents tourmentés et des leçons de vocabulaire pour attardés mentaux ? Dans le film, François Marin est continuellement à l’écoute du mal être de ses élèves, il emploie l’ironie pour dédramatiser des situations de tension sans toujours avoir le dernier mot, il fait l’impasse sur les « jambon-beurre » et les propos racistes pour consacrer un maximum de minutes à son cours de français.

Les fortes têtes de la classe, celles qui manient avec grossièreté la provocation verbale en invoquant leurs droits au respect, celles qui parlent de discrimination dès qu’elles peuvent voir une injustice de la part du professeur, celle qui revendiquent leur droit à l’ignorance au nom d’une identité bafouée, celles qui disent « on n’est pas Français », ces élèves-là, on les retrouve dans la plupart des collèges et des lycées classés ou non en ZEP. Ils entretiennent ce sentiment de culpabilité qui envahit François Marin lorsqu’il apprend que l’élève qu’il envoie en conseil de discipline risque de retourner au Mali.

Mais à quoi sert la compassion quand on est dans un ring et qu’il faut être le plus fort ? A quoi sert la tolérance quand il n’y a plus d’autorité ? En pratiquant la pédagogie du dialogue, comme le fait François Marin dans le film, ces enseignants cautionnent, au nom de l’égalité des chances, au nom de la lutte contre l’échec scolaire, un système pervers où les élèves, censés recevoir les bases élémentaires d’une culture commune, n’ont de cesse d’interrompre le professeur, de mettre en doute ses propos, de faire de la surenchère à la provocation dans un jeu systématique de verbiage indigeste, d’exprimer ouvertement leurs états d’âme d’adolescents blasés, de se poser en victimes incomprises avec l’arrogance des incultes imbéciles.

« Entre les murs » nous dévoile une autre réalité : celle du petit monde cloisonné des enseignants. L’atmosphère de la salle des profs, l’ambiance tendue d’un jour de pré-rentrée, la liste des élèves qu’on estampille à la va-vite comme un tableau de chasse par solidarité avec le nouveau collègue, tous les enseignants peuvent s’y reconnaître. A quelques synonymes près, c’est comme ça, qu’en début d’année, on présente les élèves qui changent de classe, en allant à l’essentiel : leur comportement.

Il y a les « gentils », les « pas gentils », les « très méchants » ou même les « très, très méchants ». Et si on veut en savoir plus, on consulte les carnets de notes… sans illusions, les meilleurs élèves sont rarement des « méchants ». De ce grand fourre-tout d’humanité en souffrance où l’administration joue la carte de la sanction en cherchant à minimiser la gravité d’une agression contre un prof au point de l’accuser d’en être à l’origine, nous avons la vision grotesque d’une espèce de mascarade organisée.

De la réunion d’équipe consacrée autant à la question de la discipline qu’au problème de la machine à café, au conseil de discipline au cours duquel on demande l’avis de Souleymane en le priant de traduire les propos de sa mère non francophone, en passant par le conseil de classe ponctué des fous rires hystériques de deux élèves déléguées ( les « pouffiasses » de service), nous avons la désagréable impression d’assister à un immense gâchis. Mais au bout du compte, le message est bien là, l’Education Nationale perd la boule, notre école républicaine se meurt.

En 2005, en écrivant « La fabrique du crétin », Jean Paul Brighelli avait déjà tiré la sonnette d’alarme (1). Dans son roman « Festins secrets »sorti également en 2005 (3), Pierre Jourde évoque la brutalité des relations au sein d’un collège réputé difficile situé dans une petite ville de province.

Avec « Ils sont votre épouvante et vous êtes leur crainte » paru en 2006 (4), et dont le titre emprunté à Victor Hugo résume en quelques mots l’intensité dramatique de l’histoire, Thierry Jonquet nous plonge dans ces territoires perdus de la République que sont devenus certains établissements voués à la barbarie des ghettos.

Ces ouvrages ont révélé le profond malaise d’une partie des enseignants face à la destruction programmée de l’école que dénonce Brighelli (2). Et pourtant, les choses ne changent pas. Il y a toujours autant de problèmes de discipline dans les classes fourre-tout, autant de violence dans les cours de récréation, autant de profs laissés en vrac par une hiérarchie incompétente dont le seul objectif est de ne pas faire de vagues.

Et il y a toujours les mêmes revendications syndicales, les mêmes grèves à répétition pour demander plus de moyens et plus de salaire, la même opposition au nouvelles directives du ministère, les même réticences au retour aux fondamentaux (apprendre à lire, écrire et compter), les mêmes réactions de rejet lorsqu’il est question de morale, de sanction, d’exclusion, de redoublement, d’orientation des élèves. On entend les mêmes cris d’horreur lorsqu’il s’agit d’évoquer la remise en cause du collège unique, la formation des profs dans les IUFM ou encore lorsqu’un ministre de l’Education Nationale exprime ses doutes sur l’utilité d’un Bac + 5 pour exercer en Maternelle.

Ce que le film de Laurent Cantat et le livre de François Bégaudeau ne veulent pas dire, c’est qu’il n’y a rien à espérer tant qu’on ne se débarrassera pas du carcan des bonnes intentions, tant que les enseignants rempliront des formulaires pour alimenter des dossiers de projets pédagogiques farfelus et donner du travail aux bureaucrates enfermés dans leur tour d’ivoire. Il n’y aura rien pour sauver le navire du naufrage tant que les syndicats d’enseignants entretiendront de fausses luttes et tant qu’on verra des François Marin patauger dans la compassion pour sauver quelques élèves en perdition.

Les dangers qui menacent notre école publique vont bien au-delà de ce qu’il faut dénoncer à travers les images consternantes de ce film. Jean Pierre Obin et son équipe avaient décrit ces dangers au cours de l’année 2004/2005 dans un rapport édifiant sur les signes et manifestations d’appartenance religieuses dans les Etablissements scolaires. La ghettoïsation, le communautarisme, le racisme, l’antisémitisme, les atteintes à la laïcité, les violences de toutes sortes qui sévissent « entre les murs » de notre école publique y étaient passés au crible. Le constat était déjà globalement catastrophique. On peut se demander pourquoi le rapport Obin a été si rapidement renvoyé aux calendes des oubliettes. Une vingtaine de personnalités ont commenté cette enquête dans un ouvrage collectif publié en 2006 et qu’il est toujours utile de lire « L’école face à l’obscurantisme religieux » (5). Aujourd’hui, si cet état des lieux était réactualisé, le bilan serait bien pire.

Aujourd’hui on se félicite que les Américains aient compris la beauté d’un film qui donne la parole au « parler banlieue », on admire l’enseignant dont le courage n’a d’égale que sa propension à se mettre à la portée de ses élèves, on s’apitoie devant la candeur insolente des jeunes issus de l’immigration enfermés dans leur vision étriquée du monde, on s’étonne qu’un professeur puisse craquer sans retenue devant des collègues médusés et prostrés de compassion (cette scène où le prof de techno « pète un câble » en criant « qu’ils y restent dans leur merde » est pourtant d’une époustouflante vérité), et on prétend que tout va bien dans le meilleur des mondes.

Reste une question essentielle : comment tenir droit entre les murs d’une classe lorsqu’on est enseignant et qu’on aime son métier ? Soit on s’accroche à ses certitudes, on se fout de la hiérarchie et de la prochaine grève qui n’abordera pas les vrais problèmes, soit on prend sa retraite dès qu’on en a la possibilité pour fuir le désastre. Ce film me donne plutôt envie de choisir la deuxième voie.

Brigitte Bré Bayle

(1) Jean Paul Brighelli , La fabrique du crétin. La mort programmée de l’école, Jean-Claude Gausewitch Éditeur, Collection « Coup de gueule »,2005.

(2) http://www.ripostelaique.com/Jean-Paul-Brighelli-auteur-de-la.html

(3) Pierre Jourde, Festins secrets, éditions « L’esprit des péninsules », 2005

Écrit par : Roger Felts | 07 octobre 2008

Il y a quelques années,les lycéens en premiers et leurs organisations réclamaient un contrôle continu des connaissances avant le bac.Il a suffi que le gouvernement de droite de Chirac propose d'instituer ce contrôle et tous les lycéens descendirent dans la rue pour s'y opposer,avec le soutien démagogique des syndicats.
Darcos a beaucoup appris de ces luttes récentes ( c'est ce que je ressens de cet homme) .Il sonde,il propose,il n'arrête pas les choses, mais il semble bien réussir à amener les lycéens ( et les enseignants hostiles par nature) à réclamer eux-mêmes les mesures qu'il ne peut leur imposer,car à cet âge résistance au POUVOIR oblige,on s'oppose .
Au primaire, que je prétends connaitre, je répète que la réforme est bonne et va fournir de bons élèves au collège dans quelques années si les instituteurs arrêtent de bouder leur plaisir et les possibilités de méthodes et de contenus que leur permet la loi.
Je connais moins le secondaire,donc je n'affirmerai pas avec la même force, mais je parie qu'on s'apercevra dans quelques jours que la réforme des lycées n'est pas la déroute 'pédagogiste" que tout le monde ici répète en boucle en se lamentant et qu'on remarquera qu'en fin de compte des profs antipédagos pourront parfaitement dans ce cadre,recevant les nouveaux élèves du primaire, exercer la transmission des savoirs dont ils rêvent.
Cette résistance évoquée plus haut de tous contre un Darcos ultra libéral qui refourguerait du Mérieu me semble une fabrication artificielle complètement à côté de la réalité et inopérante .

Écrit par : bernard | 07 octobre 2008

Le texte fourni par Roger Felts me met en joie.Le film de Cantet/Bégaudeau qui se voulait un éloge du pédagogisme,humaniste,et tout et tout, provoque l'effet exactement inverse sur le spectateur normal,surtout s'il est enseignant ou grand élève.
Se voir moche n'est pas agréable.
Je n'irai pas voir le film,je l'attendrai sur Arte,je ne veux pas financer le FCNANTES, mais il faut voir comme je le recommande à tous mes anciens collègues.Allez y, allez y ,c'est formidable !Ca vous en dira plus que mes rengaines antipédagos que vous supportez parce que c'est moi.
Ca parle plus haut des Américains qui se pâment.Ben, évidemment ,Sean Penn,la gauche américaine,logique.
Obama au plus haut des cieux !

Écrit par : bernard | 07 octobre 2008

mais je parie qu'on s'apercevra dans quelques jours que la réforme des lycées n'est pas la déroute 'pédagogiste" que tout le monde ici répète en boucle en se lamentant et qu'on remarquera qu'en fin de compte des profs antipédagos pourront parfaitement dans ce cadre,recevant les nouveaux élèves du primaire, exercer la transmission des savoirs dont ils rêvent.
Cette résistance évoquée plus haut de tous contre un Darcos ultra libéral qui refourguerait du Mérieu me semble une fabrication artificielle complètement à côté de la réalité et inopérante .

Ecrit par : bernard | 07 octobre 2008

mouais... en attendant, on a juste l'impression qu'il n'y a pas de pilote dans l'avion! un jour on nous dit que les maths vont disparaître et deux jours plus tard que tout ça ne sont que des contrevérités.
Marre de ces amateurs qui nous gouvernent!

Écrit par : ProfAnonyme | 07 octobre 2008

"Soit on s’accroche à ses certitudes, on se fout de la hiérarchie et de la prochaine grève qui n’abordera pas les vrais problèmes"

Ecrit par : Roger Felts | 07 octobre 2008

Personnellement, je préfère m'accrocher à mes convictions qu'à mes certitudes, mais bon, chacun son truc.
En tous cas, j'avais décidé de ne finalement pas aller voir ce film mais, finalement, l'entiereté de ce jugement me pousse à y aller.

Écrit par : Christophe Sibille | 07 octobre 2008

"Les dangers qui menacent notre école publique vont bien au-delà de ce qu’il faut dénoncer à travers les images consternantes de ce film. Jean Pierre Obin et son équipe avaient décrit ces dangers au cours de l’année 2004/2005 dans un rapport édifiant sur les signes et manifestations d’appartenance religieuses dans les Etablissements scolaires. La ghettoïsation, le communautarisme, le racisme, l’antisémitisme, les atteintes à la laïcité, les violences de toutes sortes qui sévissent « entre les murs » de notre école publique y étaient passés au crible. Le constat était déjà globalement catastrophique. On peut se demander pourquoi le rapport Obin a été si rapidement renvoyé aux calendes des oubliettes. Une vingtaine de personnalités ont commenté cette enquête dans un ouvrage collectif publié en 2006 et qu’il est toujours utile de lire « L’école face à l’obscurantisme religieux » (5). Aujourd’hui, si cet état des lieux était réactualisé, le bilan serait bien pire. "

Là , dans ces quelques lignes , tout est dit . Il faut admirer la lucidité de cette collègue . Mais combien sont capables comme elle , de regarder les choses en face ?
Ici , par exemple ? Car il faut du courage pour ça et ne pas craindre de se faire traiter de chemise brune et de raciste !

Combien de temps encore va-t-on tourner autour du pot ?

Écrit par : Amélie | 07 octobre 2008

Ben quoi, la religion n'a pas sa place l'école, c'est tout.

Ne détournons pas le sujet.

Écrit par : Jeremy | 07 octobre 2008

(il paraît qu'il y avait "le Guépard" au programme de TL l'an dernier...)
Ecrit par : FGuichard | 07 octobre 2008

Il y est toujours cette année !

L'année dernière il est tombé au bac Littéraire (le choix était proposé entre Lampedusa et les Contes de Perrault).

Écrit par : Jeremy | 07 octobre 2008

Merci, Roger Felts, d'avoir transmis cette intéressante analyse d'Entre les murs.

Écrit par : Sylvie Huguet | 07 octobre 2008

Le rapport Obin souligne ici l'omerta qui semble régner chez les enseignants dès qu'il s'agit de constater certaines réalités qui iraient à l'encontre du dogme de la bien-pensance -couillemollitude .

"Les manifestations observées en milieu scolaire, individuelles et le plus souvent collectives, revêtent des formes parfois licites (comme la participation au jeûne rituel ou le refus d’aliments non consacrés, ou encore le marquage vestimentaire des parents), parfois illicites (comme l’absentéisme sélectif, ou le refus ou la contestation d’activités et de contenus d’enseignement), ou au caractère parfois plus difficile à apprécier (comme certaines revendications d’adaptation de la vie scolaire ou des contestations politico-religieuses.) Elles n’en font pas moins partie d’une dynamique d’ensemble dont tout l’intérêt, nous a-t-il semblé, pour une institution - l’éducation nationale - qui n’a pas vocation à la myopie, est d’être saisie dans sa globalité. Notre démarche a donc été, dans les établissements, plus « ethnologique » (observer puis décrire) que normative.
D’autant plus - et c’est là le dernier élément général que nous voudrions mentionner dès cette introduction - que les manifestations d’appartenance religieuse semblent être, à tous les niveaux du système, la classe, l’établissement, l’académie, l’objet d’une sorte de refoulement, ou de déni généralisé de la part de beaucoup de personnels et de responsables : chacun commençant généralement par déclarer qu’il n’y avait pas matière à nous déplacer car il n’y avait rien à observer ou ne se passait rien dans sa classe, son établissement ou son secteur de responsabilité. Nos observations ont très souvent contredit ces affirmations liminaires. A l’issue de nos travaux, il nous semble clair que les informations circulent très mal sur cette question à l’intérieur de l’éducation nationale, et qu’en conséquence la conjecture la plus probable est que les observations transcrites dans ce rapport sont sans doute en deçà de la réalité des établissements observés, tant la tendance de nombre de professeurs, de conseillers d’éducation ou de personnels de direction est, en ce domaine, de celer une part de leur réalité professionnelle. "

ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/syst/igen/rapports/rapport_obin.pdf

Écrit par : Amélie | 07 octobre 2008

Le lien était incomplet , le voilà .


ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/syst/igen/rapports/rapport_obin.pdf

Écrit par : Amélie | 07 octobre 2008

Ben quoi, la religion n'a pas sa place à l'école, c'est tout.

Ne détournons pas le sujet.

Ecrit par : Jeremy | 07 octobre 2008

Exactement. Rien à ajouter.

Écrit par : Christophe Sibille | 07 octobre 2008

Accusé de menaces et d'insultes envers des infirmières, le recteur d'Orléans démissionne

Le recteur de l’académie d’Orléans-Tours, Ali Bencheneb, a démissionné ce mardi. Sa décision fait suite à la polémique déclenchée par ses menaces et ses insultes à l’encontre d’infirmières scolaires, proférées au cours d’une audience accordée à l’appel du Syndicat national des infirmier(e)s conseiller(e)s de santé (SNICS-FSU). Joint par 20minutes.fr, il n’a pas souhaité s’exprimer.

La démission plutôt que des excuses

Venues débattre du projet académique de santé, les infirmières s’étaient entendues répondre: «Je vais vous gifler, je vous emmerde», rapporte Christian Allemand, secrétaire général du SNICS-FSU (majoritaire) contacté par 20minutes.fr.

Des propos injurieux répétés à plusieurs reprises, selon Christian Allemand, qui raconte que le recteur a été jusqu’à affirmer qu’il était même «prêt à l’écrire». Les infirmières ont alors exigé des excuses, «mais le recteur a refusé de les présenter, elles ont alors quitté la salle», rapporte-t-il.

Le refus de l’«exercice illégal de la médecine» met le feu aux poudres

Pour le représentant syndical, le ton est monté quand la question des visites médicales a été abordée. «Le recteur demande que les infirmières cessent leur mission fondamentale d’accueil et d’écoute, pour effectuer des visites médicales à la place des médecins scolaires», explique-t-il.

Pour Christian Allemand, «faire pratiquer des visites médicales à des infirmières relève de l’exercice illégal de la médecine». Il rappelle en outre que «l’année dernière, 13 millions d’élèves sont spontanément venus à la rencontre des infirmières scolaires». Il estime qu’il s’agit là d’une mission à préserver à tout prix, quand on sait que «le mal-être est la seconde cause de décès chez les adolescents».

Julien Ménielle

Écrit par : Jeremy | 07 octobre 2008

Désolée , je n'ai pas réussi le stage TICE , gourde en informatique aussi !

ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/syst/igen/rapports/
rapport_obin.pdf

Écrit par : Amélie et le clavier | 07 octobre 2008

"mais je parie qu'on s'apercevra dans quelques jours que la réforme des lycées n'est pas la déroute 'pédagogiste" que tout le monde ici répète en boucle en se lamentant et qu'on remarquera qu'en fin de compte des profs antipédagos pourront parfaitement dans ce cadre,recevant les nouveaux élèves du primaire, exercer la transmission des savoirs dont ils rêvent."

Ecrit par : bernard | 07 octobre 2008

Entre le primaire et le lycée, il ne vous a pas échappé qu'il y a quelque chose qui s'appelle le collège. Cet élément ruine d'avance toute sorte de pronostic optimiste quant aux marges de manœuvre des professeurs de lycée et quant à leur chance de s'"approprier" la réforme. C'est le collège qui doit être radicalement transformé, pas le lycée.

Écrit par : TotoWeininger | 07 octobre 2008

Pour être plus léger :
entendu sur Europe 1
Begaudeau veut acheter le football club de Nantes avec un investisseur de monde du spectacle (qui ?) !!!!
L'E.N. mène à tout !

Écrit par : jls | 07 octobre 2008

Bon , démerdez-vous ! Tapez Rapport Obin sur google !

Attention , il y a des sites " chargés " idéologiquement , évitez-les !

Écrit par : Amélienenpeuplus du clavier | 07 octobre 2008

Ben quoi, la religion n'a pas sa place à l'école, c'est tout.

Ne détournons pas le sujet.

Ecrit par : Jeremy | 07 octobre 2008

Exactement. Rien à ajouter.

Ecrit par : Christophe Sibille | 07 octobre 2008


Ben voyons !
Le tandem dans ses oeuvres ! Quand l'un dit " assomme" , l'autre répond : "tue " !

Écrit par : Amélienenpeuplus du clavier | 07 octobre 2008

Vous trouvez que la religion a sa place à l'école, Amélie? Il faut le dire ouvertement!

Écrit par : Christophe Sibille | 07 octobre 2008

Reste une question essentielle : comment tenir droit entre les murs d’une classe lorsqu’on est enseignant et qu’on aime son métier ? Soit on s’accroche à ses certitudes, on se fout de la hiérarchie et de la prochaine grève qui n’abordera pas les vrais problèmes, soit on prend sa retraite dès qu’on en a la possibilité pour fuir le désastre. Ce film me donne plutôt envie de choisir la deuxième voie.

Brigitte Bré Bayle

Je sors de 3 heures de cours cette après-midi et deux heures ce matin avec deux 4ème à 28.

Comme dit Xavier Darcos qui n'a jamais enseigné ailleurs que'au lycée Louis Le Grand avec des élèves triés sur le volet, le nombre d'élèves dans une classe n'a pas vraiment d'importance (sic !).


J'ai été nommé sur deux collèges à une heure de mon domicile ; j'étais tellement épuisé au retour que je me suis arrêté sur le bord de la route pour dormir car je n'arrivais plus à maîtriser ma voiture.

Deux personnes se sont arrêtées et ont tapé à la vitre "Vous allez bien, Monsieur, cette dame est infirmière, on a eu peur que vous ayez eu un malaise."

Je les ai remerciées et je suis reparti.

Le film et la réalité qui sont exactement superposables , m'inciteraient, moi aussi à choisir la deuxième solution, mais voilà, je dois attendre encore un an et cinq mois très exactement.

Je compte les jours comme un bagnard le moment de sa libération de prison.

Ce métier est devenu une horreur et on comprend qu'il ya ait des gens qui se suicident ; ce qui est étonnnant, c'est qu'il n'y en ai pas davantage.

Il n'y a rien à attendre de X. Darcos qui est l'obséquosité et le manque de courage personnifiés. Il y a des gens qui se damneraient pour un sourire de leur maître.

Je ne sais pas comment font mes collègues pour tenir le coup et je supplie les jeunes de bien réfléchir avant de s'engager dans cette voie.

Et y perdre leur santé pour deux mille euros en fin de carrière.

Écrit par : Robin | 07 octobre 2008

Don't feed Amelaïe !

En tout cas, le rabbin de je-ne-sais-plus-où n'est pas content du tout de s'être fait avoir au synode par Joseph, avec la béatification de Pie XII !


Pour ceux qui n'ont pas suivi, ça vaut le coup de se renseigner. C'est presque aussi drôle que l'histoire du recteur d'Orléans, qui, elle, est tordante.

Écrit par : Jeremy | 07 octobre 2008

... Ou faut-il que tout change pour que rien ne change ? (il paraît qu'il y avait "le Guépard" au programme de TL l'an dernier...)

Ecrit par : FGuichard | 07 octobre 2008

Cette année, tout au moins, il y est. Je ne sais pas s'il y était déjà l'an dernier ?

Écrit par : dobolino | 07 octobre 2008

@ Christophe Sibille fait la citation suivante :
« Soit on s’accroche à ses certitudes, on se fout de la hiérarchie et de la prochaine grève qui n’abordera pas les vrais problèmes. »
Et m'en attribue la paternité :
« Ecrit par : Roger Felts | 07 octobre 2008 »

Alors que cette citation est extraite du très beau texte de Brigitte Bré Bayle écrit pour RIPOSTE LAÏQUE et je ne faisais que le reproduire… Manifestement, il n'a pratiquement rien lu de ce texte pour me l'attribuer.
De plus, il pousse la grossièreté jusqu'à se positionner en donneur de leçons :
« Personnellement, je préfère m'accrocher à mes convictions qu'à mes certitudes, mais bon, chacun son truc. »… Pour conclure :
« finalement, l'ENTIERETÉ de ce jugement me pousse à aller voir le film. »

SIBILLE, quand vous voyez mon nom sur un commentaire de ce blog, passez votre chemin… Cela m'évitera de devoir faire des mises au point sur vos pseudos participations au débat qui ne sont que trop souvent des outres pleines de vent.

Écrit par : Roger Felts | 07 octobre 2008

Il me semble que si la critique du pédagogisme peine à se généraliser alors qu’elle n’est qu’une protestation vitale de l’intelligence, c’est qu’il y a souvent, de ceux qui la tiennent, une dispersion sur l’inessentiel et un goût pour l’outrance qui me fait parfois penser qu’au fond, il s’agit simplement de combattre pour la beauté du geste, et peut-être même qu’on se trouve plus beau dans la chute.

Écrit par : Pli | 07 octobre 2008

"Je sors de 3 heures de cours cette après-midi et deux heures ce matin avec deux 4ème à 28.
Comme dit Xavier Darcos qui n'a jamais enseigné ailleurs qu'au lycée Louis Le Grand avec des élèves triés sur le volet, le nombre d'élèves dans une classe n'a pas vraiment d'importance (sic !).
J'ai été nommé sur deux collèges à une heure de mon domicile ; j'étais tellement épuisé au retour que je me suis arrêté sur le bord de la route pour dormir car je n'arrivais plus à maîtriser ma voiture.
Deux personnes se sont arrêtées et ont tapé à la vitre "Vous allez bien, Monsieur, cette dame est infirmière, on a eu peur que vous ayez eu un malaise."
Je les ai remerciées et je suis reparti.
Le film et la réalité qui sont exactement superposables , m'inciteraient, moi aussi à choisir la deuxième solution, mais voilà, je dois attendre encore un an et cinq mois très exactement.
Je compte les jours comme un bagnard le moment de sa libération de prison.
Ce métier est devenu une horreur et on comprend qu'il y ait des gens qui se suicident ; ce qui est étonnnant, c'est qu'il n'y en ait pas davantage.
Il n'y a rien à attendre de X. Darcos qui est l'obséquosité et le manque de courage personnifiés. Il y a des gens qui se damneraient pour un sourire de leur maître.
Je ne sais pas comment font mes collègues pour tenir le coup et je supplie les jeunes de bien réfléchir avant de s'engager dans cette voie.
Et y perdre leur santé pour deux mille euros en fin de carrière.
Ecrit par : Robin | 07 octobre 2008

Robin, vous êtes un exemple de plus des problèmes dramatiques qui sont posés par l'éducation. Pendant que certains professeurs se gargarisent avec leurs quatre heures sup', et en faisant cours avec le dernier matos informatique dernier cri qui a coûté des fortunes, on en enferme certains durant deux heures avec des classes de 30, qui jouent à être infectes au possible. Tout le problème est là, et les grèves n'y changeront rien.

Écrit par : Jeremy | 07 octobre 2008

Reste une question essentielle : comment tenir droit entre les murs d’une classe lorsqu’on est enseignant et qu’on aime son métier ? Soit on s’accroche à ses certitudes, on se fout de la hiérarchie et de la prochaine grève qui n’abordera pas les vrais problèmes, soit on prend sa retraite dès qu’on en a la possibilité pour fuir le désastre. Ce film me donne plutôt envie de choisir la deuxième voie.

Brigitte Bré Bayle

Personnellement, j'opte pour la première voie. Les élèves ont plus que jamais besoin d'éducateurs, de professeurs et d'adultes qui leur tiennent des discours porteurs de certitudes.

Écrit par : buntovchik | 07 octobre 2008

"... Ou faut-il que tout change pour que rien ne change ? (il paraît qu'il y avait "le Guépard" au programme de TL l'an dernier...)
Ecrit par : FGuichard | 07 octobre 2008

Cette année, tout au moins, il y est. Je ne sais pas s'il y était déjà l'an dernier ?
Ecrit par : dobolino | 07 octobre 2008

Je viens de dire qu'il était au programme l'année dernière, et qu'il est tombé au choix avec les contes de Perrault... Dobolino, vous ne venez plus assez souvent pour tout lire ;-)

Écrit par : Jeremy | 07 octobre 2008

Reste une question essentielle : comment tenir droit entre les murs d’une classe lorsqu’on est enseignant et qu’on aime son métier ? Soit on s’accroche à ses certitudes, on se fout de la hiérarchie et de la prochaine grève qui n’abordera pas les vrais problèmes, soit on prend sa retraite dès qu’on en a la possibilité pour fuir le désastre. Ce film me donne plutôt envie de choisir la deuxième voie.

Brigitte Bré Bayle

Il faut évidemment faire foin de la hiérarchie et de tous ces ronds de cuir stériles, incohérents et inconséquents qui émasculent l'institution. La Garde ne recule jamais !

Écrit par : Magister | 07 octobre 2008

Après avoir lu le texte cité par Felts, je suis curieuse de voir Entre les murs mais j'attendrai qu'il passe à la télé. Je suis curieuse de le voir et j'essaierai de le regarder en campagnarde non professeur et parent d'élèves, ce qui va être ardu.
J'aimerais connaître les avis d'un public simple et non averti, ni bobo ni parisien, l'avis de la majorité silencieuse.

Écrit par : dobolino | 07 octobre 2008

Vous trouvez que la religion a sa place à l'école, Amélie? Il faut le dire ouvertement!

Ecrit par : Christophe Sibille | 07 octobre 2008

Vous faites exprès ?
Vous n'avez donc pas lu l'extrait du rapport Obin que j'ai donné à la suite de l'article de Riposte Laique , qui justement , en parlait ???
Vous savez , l'article qui vous a fait dire que sa position tranchée vous donnait envie d'aller voir " entre les murs" ?
Je vous remets l'extrait :

"Jean Pierre Obin et son équipe avaient décrit ces dangers au cours de l’année 2004/2005 dans un rapport édifiant sur les signes et manifestations d’appartenance religieuses dans les Etablissements scolaires. La ghettoïsation, le communautarisme, le racisme, l’antisémitisme, les atteintes à la laïcité, les violences de toutes sortes qui sévissent « entre les murs » de notre école publique y étaient passés au crible. Le constat était déjà globalement catastrophique. On peut se demander pourquoi le rapport Obin a été si rapidement renvoyé aux calendes des oubliettes. Une vingtaine de personnalités ont commenté cette enquête dans un ouvrage collectif publié en 2006 et qu’il est toujours utile de lire « L’école face à l’obscurantisme religieux » (5). Aujourd’hui, si cet état des lieux était réactualisé, le bilan serait bien pire. "

Écrit par : Amélie | 07 octobre 2008

"... ni bobo ni parisien..."

Ecrit par : dobolino | 07 octobre 2008

Auriez-vous commis une répétition pléonasmatique ?

Écrit par : Magister | 07 octobre 2008

'aimerais connaître les avis d'un public simple et non averti, ni bobo ni parisien, l'avis de la majorité silencieuse.

Ecrit par : dobolino | 07 octobre 2008

Je suis allé voir le film dans un cinéma multiplexe près de chez moi (vous savez avec le pop-corn et les jeux vidéos où on massacre des extra-terrestres dans un bruit d'enfer).

J'habite une ville moyenne en province ; le public était peu nombreux, une quarantaine de personnes, la cinquantaine. J'ai regardé discrètement les gens en sortant ; ils avaient l'air consternés.

Écrit par : Robin | 07 octobre 2008

Je viens de dire qu'il était au programme l'année dernière, et qu'il est tombé au choix avec les contes de Perrault... Dobolino, vous ne venez plus assez souvent pour tout lire ;-)

Ecrit par : Jeremy | 07 octobre 2008
Excusez-moi ! j'ai répondu avant de vous lire. C'est pas bien, pas bien du tout. Je l'ferai plus, m'sieur.

Écrit par : dobolino | 07 octobre 2008

"... ni bobo ni parisien..."

Ecrit par : dobolino | 07 octobre 2008

Auriez-vous commis une répétition pléonasmatique ?

Ecrit par : Magister | 07 octobre 2008
Que nenni ! J'habite à portée de Lubéron, moi, Môôssieur ! C'est pour dire si j'en fréquente, du bobo pas parisien, enfin, quand même, un peu, mais qui a ouvert des chambres d'hôtes sélectives.

Écrit par : dobolino | 07 octobre 2008

DIALOGUE (?) HALLUCINANT !

@ Ben quoi, la religion n'a pas sa place à l'école, c'est tout.
Ne détournons pas le sujet.
Ecrit par : Jeremy | 07 octobre 2008

@ Exactement. Rien à ajouter.
Ecrit par : Christophe Sibille | 07 octobre 2008

@ Ben voyons !
Le tandem dans ses oeuvres ! Quand l'un dit " assomme" , l'autre répond : "tue " !
Ecrit par : Amélienenpeuplus du clavier | 07 octobre 2008

@ Vous trouvez que la religion a sa place à l'école, Amélie? Il faut le dire ouvertement!
Ecrit par : Christophe Sibille | 07 octobre 2008

Au départ, il y a le rapport Obin sur les manifestations religieuse observées en milieu scolaire, individuelles et le plus souvent collectives… Et à un moment ce rapport souligne :
« …que les manifestations d’appartenance religieuse semblent être, à tous les niveaux du système, la classe, l’établissement, l’académie, l’objet d’une sorte de refoulement, ou de déni généralisé de la part de beaucoup de personnels et de responsables.
… Quel plus bel exemple de cette démonstration par l'absurde de ce déni de la réalité que cette affirmation de Jéremy et de son comparse… À coté du “Passez votre chemin, il n'y a rien à voir”, nous avons son miroir : “Passez votre chemin, il ne doit rien avoir”

Le comble de l'absurde : Quand Amélie pointe l'imbécillité de ce mode d'approche. C'est de l'imbécilité au carré qui surnage :
« Vous trouvez que la religion a sa place à l'école, Amélie? Il faut le dire ouvertement! »
Ecrit par : Christophe Sibille | 07 octobre 2008

Fin (provisoire) d'un dialogue hallucinant !

Écrit par : Roger Felts | 07 octobre 2008

Ils avaient l'air consternés.

Ecrit par : Robin | 07 octobre 2008

pas de s à consternés ! (c'est l'air qui est consterné)

Écrit par : Robin | 07 octobre 2008

Je ne sais pas comment font mes collègues pour tenir le coup et je supplie les jeunes de bien réfléchir avant de s'engager dans cette voie.

Et y perdre leur santé pour deux mille euros en fin de carrière.

Ecrit par : Robin | 07 octobre 2008

Zen, Robin. J'ai encore 35 ans devant moi et j'ai la moelle. Je ne sais pas où vous enseignez. Sans doute que le travail d'enseignant y est très difficile. Mais est-ce le cas de la totalité de nos régions, de nos villes et de nos établissements ? J'enseigne dans le Gers et je crois, d'après ce que je lis et entends, que nous y enseignons encore comme il y a trente ans. Nous avons des élèves bien éduqués, polis et calmes (il m'est arrivé de me mettre à penser à autre chose en plein cours tant mes élèves sont parfois silencieux), ils vous saluent dans le couloir, vous demandent pardon quand ils vous croisent dans un encadrement de porte, vous disent "au revoir monsieur" en partant. Pour ce qui concerne le travail, je fais du littéraire pur, même au collège. Et ce ne sont pas des fils à papa, mais des gamins issus de toutes catégories. Comme quoi : est-ce que ce n'est pas d'abord la mixité sociale qui fait l'école de la République ? N'est-ce pas un problème qu'il est possible de résoudre ? Je pense que tout n'est pas perdu.

Au fait, à lire : article excellent de Mara Goyet dans la revue "Le Débat" n°151, sept. oct. 2008.

Écrit par : Rodrigue du Gers | 07 octobre 2008

Tout le monde sait que depuis "le bonheur est dans le pré" le Gers reste un département très vivable, sur tous les plans. Ceci dit, j'ai vécu exactement la même situation que Rodrigue, dans le Jura, il y a....trente ans. Je ne jurerais pas qu'il en est de même aujourd'hui.

Écrit par : Francoli | 07 octobre 2008

"DIALOGUE (?) HALLUCINANT !

@ Ben quoi, la religion n'a pas sa place à l'école, c'est tout.
Ne détournons pas le sujet.
Ecrit par : Jeremy | 07 octobre 2008

@ Exactement. Rien à ajouter.
Ecrit par : Christophe Sibille | 07 octobre 2008

@ Ben voyons !
Le tandem dans ses oeuvres ! Quand l'un dit " assomme" , l'autre répond : "tue " !
Ecrit par : Amélienenpeuplus du clavier | 07 octobre 2008

@ Vous trouvez que la religion a sa place à l'école, Amélie? Il faut le dire ouvertement!
Ecrit par : Christophe Sibille | 07 octobre 2008

Au départ, il y a le rapport Obin sur les manifestations religieuse observées en milieu scolaire, individuelles et le plus souvent collectives… Et à un moment ce rapport souligne :
« …que les manifestations d’appartenance religieuse semblent être, à tous les niveaux du système, la classe, l’établissement, l’académie, l’objet d’une sorte de refoulement, ou de déni généralisé de la part de beaucoup de personnels et de responsables.
… Quel plus bel exemple de cette démonstration par l'absurde de ce déni de la réalité que cette affirmation de Jéremy et de son comparse… À coté du “Passez votre chemin, il n'y a rien à voir”, nous avons son miroir : “Passez votre chemin, il ne doit rien avoir”

Le comble de l'absurde : Quand Amélie pointe l'imbécillité de ce mode d'approche. C'est de l'imbécilité au carré qui surnage :
« Vous trouvez que la religion a sa place à l'école, Amélie? Il faut le dire ouvertement! »
Ecrit par : Christophe Sibille | 07 octobre 2008

Fin (provisoire) d'un dialogue hallucinant !

Ecrit par : Roger Felts | 07 octobre 2008 "

Serait-il possible que vous vous ignoriez mutuellement, en évitant de répondre ou de citer tout "post" des autres?

Comme ça on pourrait parler de l'école.

Écrit par : Grosse fatigue | 07 octobre 2008

Nous avons des élèves bien éduqués, polis et calmes (il m'est arrivé de me mettre à penser à autre chose en plein cours tant mes élèves sont parfois silencieux), ils vous saluent dans le couloir, vous demandent pardon quand ils vous croisent dans un encadrement de porte, vous disent "au revoir monsieur" en partant.

Bon, je vais demander ma mutation dans le Gers ! ;-)

(Au fait Rodrigue, êtes vous certain que nous vivons dans le même espace-temps et que "votre" Gers n'est pas situé dans un "univers parallèle" ?)

Écrit par : Robin | 07 octobre 2008

Comme ça on pourrait parler de l'école.

Ecrit par : Grosse fatigue | 07 octobre 2008

Justement , il s'agit bien de l'école et de la lâcheté des enseignants qui éprouvent une grosse fatigue à regarder certaines réalités en face !

Écrit par : Amélie à l'institut médico-pédagogique | 07 octobre 2008

J'ai toujours une sorte de persistance rétinienne qui me poursuit, après certains dialogues assez mémorables ici comme quoi, pour Amélie, combattre la religion semblait équivaloir à combattre l'Islam.
Rien "d'imbécile" ni "d'hallucinant" de ma part, donc, monsieur Roger, le groupie d'Amélie.

Écrit par : Christophe Sibille | 07 octobre 2008

Courage, Robin, ne vous laissez pas détruire par des petits imbéciles incultes qui ne vous méritent pas.

Écrit par : Sylvie Huguet | 07 octobre 2008

J'aimerais connaître les avis d'un public simple et non averti, ni bobo ni parisien, l'avis de la majorité silencieuse.

Ecrit par : dobolino | 07 octobre 2008

Tu veux celui du critique cinéma du SNUipp ? Je te le copie, si tu veux...

Écrit par : catmano | 07 octobre 2008

« …que les manifestations d’appartenance religieuse semblent être, à tous les niveaux du système, la classe, l’établissement, l’académie, l’objet d’une sorte de refoulement, ou de déni généralisé de la part de beaucoup de personnels et de responsables "

On aurait pu s'attendre à ce que quelqu'un comme Jeremy qui se révolte à juste titre contre l'indifférence qui entoure les suicides de collègues , s'interroge et se demande si ce n'est pas le déni de réalité , exposé ici , qui finit par les tuer !

Quant à Christophe , il m'interroge :" Vous trouvez que la religion a sa place à l'école, Amélie? Il faut le dire ouvertement! " pour ensuite m'accuser de la combattre :
"pour Amélie, combattre la religion semblait équivaloir à combattre l'Islam. "
C'est en effet hallucinant !

Je fais remarquer à Christophe qui n'a donc toujours pas lu l'article de Riposte , ni le rapport Obin , que ces deux textes parlent de l'islam exclusivement et de la gêne que cette religion semble provoquer chez les enseignants quand ils s'agit pour eux d'en dénoncer les manifestations ostentatoires voire agressives .
Or , tout cela , tout le monde le sait , personne ne veut en parler ( sauf les islamophobes bien sûr !)

EST-CE CLAIR , SIBILIBILL ?

Écrit par : Amélie | 07 octobre 2008

J'aimerais connaître les avis d'un public simple et non averti, ni bobo ni parisien, l'avis de la majorité silencieuse.

Ecrit par : dobolino | 07 octobre 2008

Tu veux celui du critique cinéma du SNUipp ? Je te le copie, si tu veux...

Ecrit par : catmano | 07 octobre 2008

NOOOOOOOOOOON, par pitiééééééé !!!

Écrit par : FGuichard, implorante | 07 octobre 2008

Courage, Robin, ne vous laissez pas détruire par des petits imbéciles incultes qui ne vous méritent pas.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 07 octobre 2008

C'est exactement mon avis. Robin, cette classe ne viendra pas à bout de vous, car ce ne sont que des imbéciles insolents.

Rodrigue, vous êtes dans un lieu qui m'a l'air fort sympathique, et beaucoup souhaiteraient que ce fût ainsi partout !

Écrit par : Jeremy | 07 octobre 2008

J'aimerais connaître les avis d'un public simple et non averti, ni bobo ni parisien, l'avis de la majorité silencieuse.

Ecrit par : dobolino | 07 octobre 2008

Tu veux celui du critique cinéma du SNUipp ? Je te le copie, si tu veux...

Ecrit par : catmano | 07 octobre 2008

NOOOOOOOOOOON, par pitiééééééé !!!

Ecrit par : FGuichard, implorante | 07 octobre 2008

J'm'en doutais. Pourtant, c'était beau. Tant pis, vous ne savez pas ce que vous manquez...
Je vais me le mettre de côté pour le relire quand j'aurai vu le film à la télé.
Ça me fera une occasion de plus pour me dire qu'il faudrait vraiment que je me décide à faire arrêter le prélèvement automatique d'une cotisation à un syndicat qui n'adhère plus à mes idées.

Écrit par : catmano | 07 octobre 2008

Je vais me le mettre de côté pour le relire quand j'aurai vu le film à la télé (...)
Ecrit par : catmano | 07 octobre 2008

Et on ne peut même pas emballer le poisson dedans, parce que c'est imprimé, comme disait ma belle-mère à propos de "L'Indépendant de Perpignan" ("quatle pages et lien dedans", à prononcer à toute allure avec l'accent catalan)

Écrit par : FGuichard | 07 octobre 2008

Nous avons des élèves bien éduqués, polis et calmes (il m'est arrivé de me mettre à penser à autre chose en plein cours tant mes élèves sont parfois silencieux), ils vous saluent dans le couloir, vous demandent pardon quand ils vous croisent dans un encadrement de porte, vous disent "au revoir monsieur" en partant.

Bon, je vais demander ma mutation dans le Gers ! ;-)

(Au fait Rodrigue, êtes vous certain que nous vivons dans le même espace-temps et que "votre" Gers n'est pas situé dans un "univers parallèle" ?)

Ecrit par : Robin | 07 octobre 2008

Et si ça avait quelque chose à voir avec les classes maternelles et primaires qui fournissent le collège de Rodrigue ? C'est juste une idée, comme ça ...

Écrit par : dobolino | 07 octobre 2008

J'aimerais connaître les avis d'un public simple et non averti, ni bobo ni parisien, l'avis de la majorité silencieuse.

Ecrit par : dobolino | 07 octobre 2008

Tu veux celui du critique cinéma du SNUipp ? Je te le copie, si tu veux...

Ecrit par : catmano | 07 octobre 2008
Toi, ma belle, tu ferais mieux de nous raconter ton inspection au lieu de garder pour toi les bonnes nouvelles. Y'en n'a pas si souvent que ça pour que les timides violettes se taisent ainsi.

Écrit par : dobolino | 07 octobre 2008

Ça me fera une occasion de plus pour me dire qu'il faudrait vraiment que je me décide à faire arrêter le prélèvement automatique d'une cotisation à un syndicat qui n'adhère plus à mes idées.

Ecrit par : catmano | 07 octobre 2008
Le prélèvement automatique, c'est le pire piège à cons qui fut jamais inventé !

Écrit par : dobolino | 07 octobre 2008

Toi, ma belle, tu ferais mieux de nous raconter ton inspection au lieu de garder pour toi les bonnes nouvelles. Y'en n'a pas si souvent que ça pour que les timides violettes se taisent ainsi.

Ecrit par : dobolino | 07 octobre 2008

J'attends le rapport écrit. On ne vend pas la peau de l'ours avant de l'avoir tué, comme on dit dans les Pyrénées.

Écrit par : catmano | 07 octobre 2008

Tu veux celui du critique cinéma du SNUipp ? Je te le copie, si tu veux...

Ecrit par : catmano | 07 octobre 2008

NOOOOOOOOOOON, par pitiééééééé !!!

Ecrit par : FGuichard, implorante | 07 octobre 2008

J'm'en doutais. Pourtant, c'était beau. Tant pis, vous ne savez pas ce que vous manquez...


Ecrit par : catmano | 07 octobre 2008

Et celui du magazine TGV ? Tu ne veux pas nous le donner, non plus ?

Écrit par : dobolino | 07 octobre 2008

Toi, ma belle, tu ferais mieux de nous raconter ton inspection au lieu de garder pour toi les bonnes nouvelles. Y'en n'a pas si souvent que ça pour que les timides violettes se taisent ainsi.

Ecrit par : dobolino | 07 octobre 2008

J'attends le rapport écrit. On ne vend pas la peau de l'ours avant de l'avoir tué, comme on dit dans les Pyrénées.

Ecrit par : catmano | 07 octobre 2008

Sage mesure ! Je m'emporte, tout de suite, mais, après tout, t'as raison. Faut voir à l'usure.

Écrit par : dobolino | 07 octobre 2008

Moi, l'avis du critique de cinéma du SNUIpp, j'aimerais bien le lire. Juste par masochisme.

Écrit par : Sylvie Huguet | 07 octobre 2008

Moi, l'avis du critique de cinéma du SNUIpp, j'aimerais bien le lire. Juste par masochisme.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 07 octobre 2008

Le voici justement :

"Certains détestent le film de Laurent Cantet sans l’avoir vu. Certains l’utilisent pour défendre leurs partis pris, bons ou méchants. Certains se laissent porter par les modes, le clinquant, les gesticulations blogo-médiatiques. D’autres se contentent d’expliquer que François Bégaudeau les agace. Rien de bien concluant dans tout cela. Il faut s’en tenir au film, aux images, suffisamment complexes pour éviter les polémiques accessoires. Cantet a d’ailleurs décidé de ne plus accepter les débats de société, sur l’école, le collège unique ou la pédagogie idéale : il estime à juste titre que le cinéma est assez fort. Ce qu’il veut exprimer est dans son film et pas dans le hors-champ. Que voit-on ? Un collège parisien. Un enseignant courageux, énergique, soucieux d’efficacité, conscient de ses failles et de ses dérapages, tourmenté par ses limites et ses échecs. Un type honnête et imparfait.
Un enseignant qu’on peut évidemment critiquer (« Il pourrait surveiller son vocabulaire ! », « Pourquoi pas Voltaire en quatrième ? » Mais Cantet ne rejoue pas la mascarade imbécile, l’optimisme pervers du « Cercle des poètes disparus ». Il montre un homme, pas un héros. On voit
aussi un groupe d’enfants. Parmi eux, on entend surtout, tiens donc, les plus bavards, les perturbateurs ou les langues bien pendues. Mais Cantet n’oublie pas les silencieux, les discrets, les timides, ceux qui travaillent, réfléchissent ou souffrent en silence. On voit des « collègues » dans la salle des profs ou le conseil de classe, ni idéalisés ni caricaturés. « Entre les murs » est un constat social d’une grande justesse, un portrait de groupe habilement construit. Il traite d’une question, d’une angoisse, à laquelle personne ne connaît de solution définitive, dont l’issue ne dépend pas que de l’école elle-même : comment éduquer, respecter, ne pas abandonner à la malédiction sociale, comment construire une école démocratique ? C’est parce que l’angoisse du personnage principal, de ses collègues et, surtout, de ses élèves, n’a pas de réponse toute faite, que c’est l’angoisse d’une société tout entière, que le film suscite tant de positions extrêmes. Plus facile alors de donner des leçons de vertu que de réfléchir honnêtement. Alors que Cantet exprime justement l’ensemble de ces contradictions avec toute la pertinence que permet son instrument : le cinéma."

René Marx (Fenêtre sur cours, octobre 2008).
Les critiques de cinéma de Fenêtres sur Cours
sont sur www.laviedesfilms.com

Écrit par : Magister | 07 octobre 2008

"Je fais remarquer à Christophe qui n'a donc toujours pas lu l'article de Riposte , ni le rapport Obin , que ces deux textes parlent de l'islam exclusivement et de la gêne que cette religion semble provoquer chez les enseignants quand ils s'agit pour eux d'en dénoncer les manifestations ostentatoires voire agressives .
Or , tout cela , tout le monde le sait , personne ne veut en parler ( sauf les islamophobes bien sûr !)

EST-CE CLAIR , SIBILIBILL ?"

Ecrit par : Amélie | 07 octobre 2008

AMELIMELO, je ne vous ai pas attendue pour combattre et pourfendre l'intrusion de TOUTES les religions, islam comme les autres, dans tout ce qui déborde de la sphère privée.
CAPITO, une fois pour toutes?
Je ne suis qu'un simple "antilaïcophobe".

Écrit par : Christophe Sibille | 07 octobre 2008

Merci, Magister. Je ne suis pas déçue.

Écrit par : Sylvie Huguet | 07 octobre 2008

Tout le monde sait que depuis "le bonheur est dans le pré" le Gers reste un département très vivable, sur tous les plans. Ceci dit, j'ai vécu exactement la même situation que Rodrigue, dans le Jura, il y a....trente ans. Je ne jurerais pas qu'il en est de même aujourd'hui.

Ecrit par : Francoli | 07 octobre 2008

Bon, je vais demander ma mutation dans le Gers ! ;-)

(Au fait Rodrigue, êtes vous certain que nous vivons dans le même espace-temps et que "votre" Gers n'est pas situé dans un "univers parallèle" ?)

Ecrit par : Robin | 07 octobre 2008

Et si ça avait quelque chose à voir avec les classes maternelles et primaires qui fournissent le collège de Rodrigue ? C'est juste une idée, comme ça ...

Ecrit par : dobolino | 07 octobre 2008

A Francoli :
Si. demandez à mes collègues qui enseignent dans le Gers depuis... presque trente ans ! Mais dans tous les départements français de zone rurale, ça se passe, je crois, comme dans le Gers - du moins pour les départements que je connais dans l'académie de Toulouse : Ariège, Aveyron, Lot, etc. Mais on n'en parle jamais (or, il n'y a pas que des "banlieues" en France...) Il ya quand même une majorité très large de bahuts on l'on bosse et où l'on se fait respecter comme il se doit ! (il faudrait envoyer les profs dépressifs en stage dans les campagnes...)

A Robin :
C'est une très bonne idée : venez nous rejoindre dans le Gers. Bouloter du foie gras en buvant des Côtes de Saint-Mont après une journée de cours sur Molière et Racine en quatrième, Julien Gracq en première et une séance sur le Western en seconde, c'est une belle fin de carrière, non ? (sans compter que, compte tenu du niveau de vie gersois et de vos 2000€ de revenu de fin de carrière, vous y vivrez comme un préfet au temps de Pagnol - ou presque...)

A Dobolino :
Oui, les gamins sont structurés dès la petite enfance, évidemment.
Mais un mystère demeure... Ma mère est instit depuis 1972. Elle se cogne des maternelles depuis presque vingt ans, et enseigne depuis quelques années dans une école de centre-ville de La Rochelle (qui n'est pas la ville française la plus dure). Hé bien... elle en bave ! Des mômes qui ne savent pas écouter, rester calmes, se concentrer sur une activité pendant plus d'une minute. Que font les parents ? (qui ne sont pas en perdition sociale) Et comment se fait-il que, à catégorie sociale équivalente, des enfants se comportent de manière si différente d'un département à un autre ? Y a-t-il un miracle gersois ???

Écrit par : Rodrigue du Gers | 07 octobre 2008

Je découvre un peu tard l'infâme mixture que l'on veut nous faire avaler.
Déjà, il était naïf de croire qu'en France on puisse supprimer des postes occupés par les improductifs de l'ubufm (pardon Père Ubu de te mêler avec ces cuistres). Dans notre chère administration, selon le phénomène de la vase communicante, ce qu'on sort d'un côté retombe de l'autre et vient se coller ailleurs.
Deux possibilités, tant ce gouvernement nous a habitués à tout :
1° soit c'est un faux départ d'incendie, pour savoir si nous serons nombreux à crier au feu
2° soit c'est un mouvement inéluctable qui confirme les pires pronostics déjà énoncés ici

On doit être résolument optimiste (sic), sachant qu'en France on applique toujours les ****** qui ne marchent pas ailleurs. Un lycée léger, des professeurs, pardon, des enseignants, pardon, des animateurs, pardon, des Go du club-péd(ago) légers, tout est cohérent. Remplacer l'assistance à des cours par la télévision serait encore plus économe.

Enfin, une bonne nouvelle : on pourra donner dans les différentes officines privées des cours qu'on interdit de donner dans le public...
L'école, lieu de vi(d)e.

Écrit par : Sénéchal | 07 octobre 2008

L'école, lieu de vi(d)e.

Ecrit par : Sénéchal | 07 octobre 2008

S'il n'y avait qu'elle ! C'est la société tout entière, en rupture avec le réel, qui se vide de son contenu. Pour illustrer le propos, on lira avec bonheur l'article d'Elisabeth Lévy "Idées noires pour Nuit Blanche : pire que les niaiseries festives, la propagande qui les accompagne sur le site Causeur.fr

http://www.causeur.fr/idees-noires-pour-nuit-blanche,1066

Écrit par : Magister | 07 octobre 2008

Le recteur de l’académie d’Orléans-Tours, Ali Bencheneb, a démissionné ce mardi. Sa décision fait suite à la polémique déclenchée par ses menaces et ses insultes à l’encontre d’infirmières scolaires, proférées au cours d’une audience accordée à l’appel du Syndicat national des infirmier(e)s conseiller(e)s de santé (SNICS-FSU). Joint par 20minutes.fr, il n’a pas souhaité s’exprimer.

Merci du renseignement, Jérémy. C'était "mon" recteur (si j'ose dire). Je trouve cette affaire symptomatique de l'ambiance dans cette académie.

J'avais écrit une phrase que j'ai effacée à cause de l'obligation de réserve (je ne sais toujours pas "jusqu'où il est permis d'aller trop loin" sur un blog.

Écrit par : Robin | 08 octobre 2008

Bonsoir

Sibille contre Felts, le retour de la revanche ! Les bonnes résolutions de M. Sibille n'auront pas duré longtemps.

Franchement, dans le genre, je préfère JBL contre Batista dans "Smackdown" sur la TNT : le catch au moins, c'est rigolo...

Écrit par : johnmarguerite | 08 octobre 2008

LE NUMÉRO 59 DE RIPOSTE LAÏQUE EST SORTI :
http://www.ripostelaique.com/spip.php?page=sommaire

Voici un long extrait sur un sujet que vous connaissez bien :

ECOLE PUBLIQUE ECOLE LAIQUE
Pourquoi je n’ai pas aimé du tout "Entre les murs"

mardi 7 octobre 2008, par Brigitte Bré Bayle

Je ne voulais pas aller voir ce film. [...]

Ecrit par : Roger Felts | 07 octobre 2008


Remarquable, cet article, Roger ! Merci !!

Écrit par : Manu | 08 octobre 2008

@grosse fatigue : "Serait-il possible que vous vous ignoriez mutuellement, en évitant de répondre ou de citer tout "post" des autres?

Comme ça on pourrait parler de l'école".

Effectivement, pour sortir une niaiserie pareille sur " un blog", un" forum", une" place publique", il faut être en proie à une très très grosse fatigue... Courage Grosse Fatigue, il est grand temps d'aller se coucher...

Écrit par : funambule | 08 octobre 2008

Riposte Laïque :


Je suis sereinement islamophobe
mardi 7 octobre 2008, par Pierre Régnier



J’ai oublié, dans mon message précédent, de dire un grand merci à Radu Stoenescu pour la limpidité de son article sur l’islamophobie.

Comme j’ai déjà eu l’occasion de l’écrire sur plusieurs autres sites, je suis sereinement islamophobe. J’ai la phobie, la crainte de l’islam, et cela entraîne chez moi de l’aversion pour cette religion tout simplement parce qu’elle me menace et nous menace tous, parce qu’elle méprise les femmes et les empêche de vivre, parce qu’elle empêche des peuples entiers d’accéder aux libertés démocratiques, parce qu’elle cultive et pratique la violence dans les pays où elle domine et, maintenant, dans le monde entier, parce qu’elle empêche de vivre en paix dans la diversité et la solidarité, parce qu’elle donne une image épouvantable de la religion, laquelle n’est nullement, pour moi, une ennemie.


Mon islamophobie n’entraîne chez moi nulle petite trace de racisme. Je respecte a priori les Arabes, les Turcs, les Pakistanais, les Indiens, les Indonésiens, les Africains et tous les autres peuples chez lesquels l’islam est très implanté, exactement comme je respecte a priori, ni plus ni moins, les Français, les Anglais, les Belges, les Hollandais, les Espagnols, les Italiens... chez lesquels l’islam est moins présent.

La démarche qui veut faire de l’islamophobie un racisme doit être dénoncée pour ce qu’elle est, une flagrante malhonnêteté. Même quand c’est la démarche de "dignitaires" - en réalité fort peu dignes - qui siègent dans une commission dite "des droits de l’homme" à l’ONU, droits de l’homme dont ils sont en train d’inverser, tout simplement, la définition, ce qui devrait révolter et mobiliser les Etats démocratiques dignes de ce nom.

Pierre Régnier



http://www.ripostelaique.com/Je-suis-sereinement-islamophobe.html


Egalement , pour ceux qui ont encore peur ( les islamophobephobes !) , il faut écouter l'émission proposée par Riposte Laïque et les saines vérités qui y sont dites :

""Une heure d’interview politiquement incorrecte de RL sur la radio toulousaine La Luette
mardi 7 octobre 2008, par Sébastien Claret



http://luette.free.fr/spip/spip.php ?article205

Qui dira le mal qu’ont fait tous ceux qui, à gauche, se sont acharnés à disqualifier la Nation, la liberté d’expression, la laïcité, la sécurité, le mérite, le travail, et les principes républicains ? "

Roger Felts l'a également signalée sur son site ! Entre groupies .....!!!!

Écrit par : Amélie | 08 octobre 2008

Amélie, une fois pour toutes, j'aime aussi peu l'islam que vous. Et que toutes les religions. Quand elles cherchent à sortir de la sphère privée. Alors, s'il vous plaît, restons en là.

Robin, êtes-vous déjà aller dans les locaux du rectorat? Il y a vraiment de quoi se pendre! On comprend pourquoi, dans les bureaux, on est systématiquement accueilli comme un chien de faïence si, en plus, le chef harcèle son personnel...

Écrit par : Christophe Sibille | 08 octobre 2008

"Etes-vous déjà allé"... Stéphane Guillon m'a fait fourcher... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 08 octobre 2008

Rodrigue, comment pouvez-vous vivre heureux dans le Gers, alors que vous n'avez même pas "Les Nuits blanches" ? :0)

Écrit par : Robin perplexe | 08 octobre 2008

Robin, êtes-vous déjà aller dans les locaux du rectorat? Il y a vraiment de quoi se pendre! On comprend pourquoi, dans les bureaux, on est systématiquement accueilli comme un chien de faïence si, en plus, le chef harcèle son personnel...

Ecrit par : Christophe Sibille | 08 octobre 2008

Oui, je sais que nous sommes dans la même académie ; j'ai surtout eu affaire au médecin conseillère technique du recteur qui fait ce qu'elle peut mais qui semble complètement débordée par l'accumulation des dossiers de profs H.S.

J'ai eu l'outrecuidance de leur demander pourquoi, après 6 années de réadaptation durant lesquelles j'ai exercé des missions diverses hors élèves, une hernie discale et une dépression grave, ils m'avaient nommé sur deux établissements à une heure de chez moi avec deux 4 èmes difficiles à 28 et deux heures supplémentaires obligatoires. Réponse : Il n'y a aucun problème, c'est comme ça. Tout est parfaitement normal.

Je n'ai pas eu droit aux insultes comme les infirmières, mais on sent bien qu'il ne faut pas trop les titiller.

Je ne sais pourquoi, mais ces tribulations orléanaises me font penser à un livre injustement oublié de Régine Perenoud "Jeanne d'Arc devant les Cauchons".

La réaction du recteur vis-à-vis des infirmières (pardon de l'ancien recteur, puisqu'il vient de démissionner) montre bien la distance abyssale entre les bureaux "où l'on feint d'organiser des mystères qui vous dépassent" et le terrain où nous avons de plus en plus d'enfants qui souffrent de problèmes psychiques graves (toxicomanie, tendances suicidaires...), notamment en collège (j'en ai au moins trois).

Mais aussi, quelle idée de venir les emm...avec des problèmes concrets.

Écrit par : Robin perplexe | 08 octobre 2008

"@grosse fatigue : "Serait-il possible que vous vous ignoriez mutuellement, en évitant de répondre ou de citer tout "post" des autres?

Comme ça on pourrait parler de l'école".

Effectivement, pour sortir une niaiserie pareille sur " un blog", un" forum", une" place publique", il faut être en proie à une très très grosse fatigue... Courage Grosse Fatigue, il est grand temps d'aller se coucher...

Ecrit par : funambule | 08 octobre 2008 "

Parce que se contredire sans se lire, réagir épidermiquement dès qu'on voit le nom de l'autre et s'envoyer des noms d'oiseau c'est discuter et dialoguer?
Mon message ne s'adressait qu'à trois personnes en particulier - qui se reconnaîtront - on se demande pourquoi vous intervenez.

Bonne nuit quand même, puisque vous y êtes visiblement.

Écrit par : Grosse fatigue | 08 octobre 2008

On s'absente ,deux jours,,on a du mal à reprendre le fil...

Pour le philosophe corse : c'est surtout Kant qui est à l'oeuvre dans le western. Voir Trois heures dix pour Yuma, par exemple. Le devoir comme impératif personnel - même en dehors de toute rationalité. C'était la clef des chansons de geste, c'est la clef du western.

Dobolino, ou d'autres, si vous avez des enfants en TL, j'ai dans la machine des petites choses sur les Liaisons dangereuses, texte sous Word d'un livre jadis paru chez Ellipses et aujourd'hui épuisé (les cons !). Me le demander en privé.
JPB

Écrit par : brighelli | 08 octobre 2008

" l'école lieu de vide " ...
" Ce sont les tonneaux vides qui font le plus de bruit" disait parfois mon père ,un sourire aux lèvres le regard pétillant et triste à la fois en éteigant le poste de la TSF trônant sur la cheminée.
Mon cher papa , tu m'a appris à savourer le silence et à réfléchir dans le calme. Quel privilège !

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 08 octobre 2008

@Grosse fatigue écrit :
"…Mon message ne s'adressait qu'à trois personnes en particulier - qui se reconnaîtront - on se demande pourquoi vous intervenez."

G.F. vous avez toutes les excuses puisque vous êtres très fatigués. Ce qui explique que vous vous trompiez dans votre décompte. Une étude attentive du lieu du débat ne m'a montré l'existence que de deux personnes méritant les qualificatifs que votre esprit incisif a su mettre à jour. Comme ils sont dans l'incapacité totale de se reconnaitre, je précise qu'il s'agit de Jérémy et del'inénarrable Sibille.
Ne vous étonnez pas de l'intervention de "Funambule" ou de moi-même… C'est notre amour de la réalité telle que le monde des “Lumières" a pu nous en imposer les fondements qui nous guident…

Écrit par : Roger Felts | 08 octobre 2008

"Le 17 septembre dernier, cet adolescent de 16 ans, avait été condamné à 6 mois de prison ferme pour "trafic de stupéfiants". Depuis, il était détenu au quartier des mineurs de la maison d'arrêt de Metz-Queuleu.

Lundi soir, vers 21h30, le jeune adolescent s'est pendu dans sa cellule."

Et lui, on s'en fout ?
Passkeu moi j'en aurions, aussi, à dire ....

Vive "Lire avec léo & Léa" Edition Belin 18€ po chir (ils ont aussi un bouquin pour le CE1 tri bien fi )

Vive "La planète des Alphas" tri tri bien aussi pour les chtits nenfants .

Vive Rodger.F :)



Enfermez Eveline, Bigoudi, Moudupav, r2d2, Choco, FraKKKon.....
Libérez Marie-Jeanne !

Écrit par : toto | 08 octobre 2008

on est systématiquement accueilli comme un chien de faïence si, en plus, le chef harcèle son personnel...

Ecrit par : Christophe Sibille | 08 octobre 2008

Ce ne serait pas plutôt "en intrus, en importun, pour ne pas dire en minable prof qui vous emmerde et qui n'a qu'à fermer sa gueule avec son salaire gagné à ne rien faire..."?
"Se regarder en chien de faïence",c'est autre chose, crois-je.

Jean-Paul, j'ai répondu à votre question ("Qu'attendez-vous de moi?"):
voir auprès de Darcos ou de Sherringham s'il était encore possible de supprimer du Préambule des nouveaux programmes de français du collège les mots "en unités d'enseignement ou séquences".
Rien que pour emmerder les didacticiens fous...

Écrit par : Jean | 08 octobre 2008

"Se regarder en chiens de faïence". Avec hostilité. Même s'il est vrai qu'en l'occurrence, l'hostilité se trouve surtout d'un seul côté. Sur ce point, vous avez raison, Jean.
On est assez souvent mal accueilli au rectorat de l'académie d'Orléans-Tours.

Écrit par : Christophe Sibille | 08 octobre 2008

Rien à voir, mais connaissez-vous , Christophe, le groupe de jazz vocal "les Voice Messengers" (quatre garçons, quatre filles, des voix superbes, avec piano, batterie et contrebasse), créé et dirigé par le pianiste de jazz Thierry Lalo? C'est absolument prodigieux. Je les ai entendus en 2006 au Festival de jazz de Munster. (www.voice-messengers.com)

Écrit par : Jean | 08 octobre 2008

Eh bien oui, le rectorat d'Orleans -Tours n'est pas un lieu de vie, c'est la caserne du Chef. Le Chef est parti, vive le Chef! On n'est pas gâté ici, c'est vrai, je confirme.
Qu'est-ce que c'est que cela, des petits profs ou des infirmières qui doivent obéir, statut oblige! et qui osent contredire sa Majesté? Quand la personne est aimable et bienveillante, ça va, mais quand on se tape des caractériels ou des mal élevés qui ont certaine manière de monter qu'ils sont Chefs, on voit le genre.
Mais à part ça, il faut être très compréhensif avec les élèves, tout faire pour ne pas les exclure, ne pas ..etc. Après, dans la vraie vie, dehors, ils sont mis en face de Chefs qui prêchent un discours et en piétinent les idées avec leurs subordonnés, c'est ainsi au rectorat.

Écrit par : Oxymore | 08 octobre 2008

Après, dans la vraie vie, dehors, ils sont mis en face de Chefs qui prêchent un discours et en piétinent les idées avec leurs subordonnés, c'est ainsi au rectorat.

Ecrit par : Oxymore | 08 octobre 2008

Tout à fait juste. Il doit y en avoir, des arriérés de démissions, avec tous les imposteurs qui plombent l'EN !
O tempora ! o mores !

Écrit par : Magister | 08 octobre 2008

On est assez souvent mal accueilli au rectorat de l'académie d'Orléans-Tours.

Ecrit par : Christophe Sibille

Ah, parce qu'il y a des rectorats où l'on est bien accueilli, quelles que soient les circonstances ? À Créteil, certains appelaient le lieu "la Kommandantur" !

Écrit par : moot | 08 octobre 2008

Encore un conducteur d'EPLE pris en flag de scooter jacking.

Écrit par : dugong | 08 octobre 2008

"Ah, parce qu'il y a des rectorats où l'on est bien accueilli, quelles que soient les circonstances ?"

Après une sévère reprise en main au début des années 90, ce qu'on appelait "la pétaudière" (alias rectorat de paris), fonctionnait plutôt bien.

Je me souviens avoir obtenu au téléphone la bonne personne, mon dossier sous les yeux, en moins d'une minute.

Écrit par : dugong | 08 octobre 2008

Rien à voir, mais connaissez-vous , Christophe, le groupe de jazz vocal "les Voice Messengers" (quatre garçons, quatre filles, des voix superbes, avec piano, batterie et contrebasse), créé et dirigé par le pianiste de jazz Thierry Lalo? C'est absolument prodigieux. Je les ai entendus en 2006 au Festival de jazz de Munster. (www.voice-messengers.com)"

Ecrit par : Jean | 08 octobre 2008

Oui, bien sûr! Et, dans la même veine, je vous conseille "Take six", que vous connaissez certainement aussi, les "New-York Voices", fabuleux aussi bien en choeur qu'en solos, et, plus anciens, les "Singers Unlimited", incroyables pour l'époque! (Leurs deux disques "a capella" sont des joyaux).

Écrit par : Christophe Sibille | 08 octobre 2008

Or, ce matin, nous réunionnâmes, ou, plus exactement, l’ON nous anima, pédagogiquement, bien sûr.

Le thème en était alléchant : « Les nouveaux programmes de l’école primaire ».

Comme nous avions tous reçu un exemplaire du BO à la rentrée, ON eut la politesse et l’amabilité de nous faire confiance et de ne pas nous refaire le coup de 1995 ou 2002, je ne sais plus, année où l’intégralité de l’animation fut consacrée à l’amortissement du rétroprojecteur à l’aide duquel on nous projetait sur écran mou (ceux qui ont remplacé les draps de lit dans les salles des fêtes de village, si vous voyez ce que je veux dire) les pages du BO de l’époque. ON avait alors poussé l’amabilité jusqu’à nous les lire, in extenso, sans aucun commentaire. Remarquez, c’était utile, passé le 3° rang de chaises, même Œil de Lynx ne pouvait plus lire les caractères ondulés projetés !

Donc, ce matin, rien de tout cela. Quelques pages de synthèse, écrites en gros caractères, sur les objectifs de cette réforme, les contenus, et c’est tout. C’était déjà ça de gagné.

Il faut dire que le gros morceau n’était pas là. ON avait besoin de nous pour un sous-chantier, autrement plus délicat que de savoir si la division devait être étudiée dès le CE2 ou s’il était opportun de replacer l’étude du passé antérieur au CM2.

Vous vous souvenez sans doute que, dans le cadre du « travailler moins pour réussir plus, et ceci en bien moins cher pour la collectivité », tous nos chers élèves n’ont plus que 24 heures de classe par semaine. Tous ?... Non.
Quelques petits veinards, soigneusement encadrés non par quatre camps romains mais par leurs instituteurs, résistent pour cette année encore au moins à l’envahisseur.

L’ON nous anima donc sur l’aide personnalisée aux élèves en difficulté. Enfin, l’ON nous anima... il serait plus exact de dire que l’ON nous demanda de nous concerter sur ce que devait être et ne pas être cette aide, le public à cibler (qui seront les heureux résistants à l’envahisseur), les outils que nous devions employer et la façon de communiquer aux familles autour de ce projet.
La technique habituelle, quoi : ateliers, projets, grandes feuilles et markers indélébiles, rapporteurs, synthèses, tout ce à quoi nous sommes si bien habitués.

Nous dialoguâmes donc, par petits groupes de 10, puis nous synthésâmes par groupes de 30 et enfin, après la pause café, nous rendîmes compte des travaux de notre atelier.

Je vous la fais courte sur trois des points traités, ça n’a pas grand intérêt : cette aide ne doit pas être la répétition à l’identique du travail de classe (même si c’est surtout de cette répétition que Pépère ou Mémère, bien tranquillous et pas trop rapides, auraient besoin) ; elle doit garder un caractère ludique et motivant car ce n’est ni une punition ni une stigmatisation ; papa et maman doivent être informés avant Monchéri ou Mapuce pour qu’ils puissent s’opposer ou annoncer cela avec ménagement à leur petite merveille ; quant au public, ça n’a pas pu être déterminé très précisément, chaque école étant un cas particulier et beaucoup d’entre elles ayant à gérer l’urgence de nombreux enfants en grande détresse scolaire, la seule chose qui ait été dite étant qu’il ne fallait pas pratiquer la technique du millefeuille et qu’en conséquence,il semblait raisonnable de ne pas imposer ces deux heures par semaine à un enfant qui était déjà suivi par ailleurs par un orthophoniste, le CMPP, le RASED, un psycho-quoi-que-ce-soit et ainsi de suite... Encore que, dans certains cas, et pour certaines compétences bien spécifiées, cela pouvait se concevoir.

J’en arrive donc au dernier point : les outils et projets suggérés par le groupe de travail désigné pour cet atelier ce matin.

Sonnez hautbois, résonnez musettes, ça va bouger ! Aucun doute ! Allez, je ne vous donne pas deux ans pour que le taux d’élèves en difficultés diminue de façon étonnante à l’évaluation d’entrée en 6° ! Ah ben non, celle-là, ils l’ont supprimée, y’aura pas de taux !
Bon, tant pis, de toute façon, ils vont progresser, pas besoin d’évaluation, mes collègues ont tout prévu. Ça ne peut que s’améliorer.
C’était si simple, et personne n’y avait pensé avant ! Quelques outils bien choisis, deux ou trois projets pédagogiques bien ficelés et demain, 100% des élèves entreront au collège, sans année de retard et avec un niveau scolaire correspondant à ce que les professeurs attendent d’eux.

Allez, je ne vous fais pas languir davantage. Du révolutionnaire, je vous dis !

Les outils : des manipulations avec du matériel ; des ordinateurs chargés des bons logiciels ou connectés aux bons sites de jeux ; des ateliers de conception et d’utilisation de jeux de société ; un travail autour d’albums de littérature jeunesse ; la création d’un forum d’enseignants pour une mutualisation des outils. Du révolutionnaire, vous avais-je dit.

Les Projets « pédagogiques » : du travail en équipe, en module, pour que nos bambins mutualisent leurs compétences ; la résolution de ne pas se cacher derrière le matériel (ne me demandez pas où est la cohérence entre cette proposition louable et les outils cités plus haut) ; la création de traces pour un retour à la classe afin de valoriser l’estime de soi de chacun des petits soutenus : présentation d’un jeu, création d’une affiche, exposition des travaux ; des projets collectifs élaborés avec ou par les enfants qui ainsi s’engageront d’eux-mêmes dans le processus d’acquisition de nouveaux savoirs: création théâtrale, rédaction d’un livre collectif ; une approche plus ludique pour permettre à chacun d’apprendre sans s’en rendre compte.

Ah ! Ça vous en bouche un coin, hein ? Vous êtes sauvés, vous dis-je !

Et moi, je n’ai pas l’air bête avec mon petit projet personnel pour mes trois zozos de CE1 qui n’en sont pas encore à la lecture orale expressive fluide, qui mettent deux plombes à copier dix lignes et qui oublient la moitié des mots lorsqu’ils répondent par écrit à trois malheureuses questions sur la lecture.
Moi qui pensais les prendre tous les matins, trente minutes avant les autres, pour que nous lisions à quatre voix le futur texte du jour, que nous en préparions les questions à l’oral et qu’ils m’aident à les transcrire avec une orthographe acceptable, avec en plus deux ou trois lignes de copie ou de révision des quelques sons qu’ils ont encore de la peine à transcrire (les « euil », les « ien », les « tion » et autres joyeusetés à trois ou quatre lettres) !
Le seul truc un peu ludique que j’avais prévu tournait autour du graphisme, histoire qu’ils enlèvent enfin les moufles qui leur servent de mains, qu’ils réalisent que leurs phalanges sont articulées et que c’est vachement pratique pour écrire.

Avez-vous des idées de pièces de théâtre pour des mouflets de sept ans, ou des titres d’albums de littérature-jeunesse, ou des adresses de sites de jeux sympas, ou... je ne sais pas moi, ce que vous voulez de ludique, n’importe quoi pourvu que ça ait une bonne dose de teinture « centre de loisirs » ?
A moins que, comme d’habitude, je fasse dans la dissidence. Ça se calcule, non ?

Écrit par : catmano | 08 octobre 2008

Le dernier commentaire de catmano illustre une fois de plus que ce sont bien des forains qui sont aux commandes de l'école. Et tournez manège !

Écrit par : Magister | 08 octobre 2008

Nous, en ce1, on a eu un truc d'enfer, les gamins n'ayant pas le niveau adécouette, une chtite pièce de théatre sur les chevaliers/princesses, écrite spécialement pour les gamins (parunprof), chacun ayant 2 répliques à dire (~=26 gamins).
Tous ont participé, tous se sont améliorés, c'était vraiment super chouette ....

Écrit par : toto | 08 octobre 2008

"Le dernier commentaire de catmano illustre une fois de plus que ce sont bien des forains qui sont aux commandes de l'école. Et tournez manège !
Ecrit par : Magister | 08 octobre 2008 "

Comment ki dit l'moudupav, ??, c'est .... m'manque un neurone, là ... disoli

Bref, c'est po passkeu c'est nécrit qui fô l'nappliquer...
chacun fè ski pneu avè ski na !

On n'ira po d'mander à charmeuse d'inventer une pièce de théatre, elle n'est déjà pas capable de décorer sa baraque avec goût ..... ange...

Écrit par : toto | 08 octobre 2008

'Dogmatique' ? bõ ?

Écrit par : toto | 08 octobre 2008

Je suis désolée, Toto, c'est très gentil, ton idée de pièce de théâtre, mais, mes trois zozos, c'est de Léo et Léa, ou d'une autre méthode aussi structurée que celle-ci, dont ils ont besoin.
Le théâtre, ils en auront, comme leurs copains, les pas soutenus, mais à son heure... Ces deux heures, je compte bien les consacrer à combler leurs manques purement scolaires (lecture, écriture, orthographe, peut-être calcul, pour eux ou pour d'autres, si le besoin s'en fait sentir), ceux que j'aurais eu le temps de combler en classe si l'on m'avait rendu mes 27 heures.
Quant à l'heure de théâtre, il est sûr qu'il aurait été plus facile de la caser, le samedi matin ou un soir après la récréation, si j'avais disposé du temps nécessaire pour permettre à Jojo-l'escargot comme à Fend-la-Bise, son petit voisin de bureau, d'assurer leurs connaissances tous ensemble, dans la joie et la bonne humeur au lieu de passer mon temps à courir de demi-heure de sciences en quart d'heure de musique et de quart d'heure d'anglais en demi-heure d'arts plastiques, savamment intercalées entre les dix heures de français, les cinq heures de mathématiques et les trois heures d'EPS.

Écrit par : catmano | 08 octobre 2008

Une petite précision à JPB :

J'ai l'esprit de l'escalier et j'ai laissé passer une petite inexactitude historique à propos de saint Dominique et de l'Inquisition.

Je partage votre intérêt pour saint Dominique, sainte Catherine de Sienne et d'autres fondateurs d'ordres religieux (tout particulièrement envers saint Philippe de Néry, homme plein d'humour et musicien accompli, fondateur de l'Oratoire et inventeur de l'oratorio), de belles et fortes personnalités qui furent à la fois des "contemplatifs" et des "actifs" (Marthe et Marie réunies).

Je réprouve évidemment le phénomène de l'Inquisition qui fut repris au XXème siècle par deux dictatures totalitaires faussement "rivales" sur une échelle démesurément agrandie et sans commune mesure eu égard au nombre de victimes. (je ne dis pas cela pour excuser ou minimiser l'Inquisition catholique)

Le pape Jean-Paul II a eu raison de demander pardon au nom de l'Eglise (ainsi que pour les Croisades, les persécutions contre les Juifs et les Protestants),

Cependant, il est historiquement faux que saint Dominique soit le fondateur de l'Inquisition : il mourut plusieurs années avant sa création.

Saint Dominique a effectivement participé à la lutte de l'Eglise catholique romaine contre "l'hérésié" cathare dans le midi de la France mais de façon "pacifique" et en participant à ce que nous appelerions aujourd'hui des "débats". Il n'était pas lui-même un partisan de la conversion forcée.

Écrit par : Robin | 08 octobre 2008

A moins que, comme d’habitude, je fasse dans la dissidence. Ça se calcule, non ?

Ecrit par : catmano | 08 octobre 2008

Dissidence !

Écrit par : Robin | 08 octobre 2008

Entre les conneries à subir à l'iufm, le manque de respect des élèves, l'effondrement du niveau et l'insanité des programmes de français, je déclare forfait : j'ai décidé de démissionner.

Écrit par : stagiaire.iufm | 08 octobre 2008

J'oubliais : les 400 km que je fais sur trois jours pour me rendre sur mon lieu de travail, non indemnisés bien sûr.

Écrit par : stagiaire.iufm | 08 octobre 2008

J’ai de joyeux drilles (d’ailleurs, le drille n’est-il pas toujours accolé à son air joyeux ? Soldat vagabond, à l’origine, je crois… ?) – et particulièrement des CAP Routiers, 1ère année, avec une fille dans la classe qui s’est fait tatouer un gros camion américain – un truck donc – au bas de ses reins ; je le sais, car elle me l’a montré, son rutilant, me disant : conduire un gros engin, c’est mon rêve depuis toute petite, la preuve, et hop qu’elle soulève le bas de son t-shirt (agréable comme fille, un bon tempérament) – et moi de dire : n’a-t-il pas un peu bavé ? Le reste de la classe – c’est-à-dire tous les garçons – paraissait avoir découvert auparavant la machine épidermique. Enfin, tel n’est pas le sujet ; l’histoire, la voici : lundi dernier m’arrive la COP (Conseillère d’Orientation Psychologue) ; le rdv avait été posé ; elle vient – Je ne vais pas trop vous embêter. Debout quand quelqu’un rentre, que je lance. Madame, quand vous le souhaitez, ils s’assoient. Heu… alors, asseyez-vous les garçons (m’dame, y a une fille parmi nous). Je m’appelle madame X (j’ai changé le nom pour garder l’anonymat de la suscitée COP – en fait, je ne me souviens plus de son patronyme, étant nul de ce côté-là) ; je vais vous parler de mon métier ; alors : savez-vous quel est mon métier ? En gros, à quoi vous servez, quoi ? Oui. Est-ce que vous nous donnez de l’argent comme l’assistante sociale ? Non. K---L, l’école n’est pas une succursale de la CAF, répondis-je, derrière mon bureau (après avoir confisqué un téléphone portable utilisé au fond de la classe par un élève qui ne se trouvait pas à la bonne table – j’en récolterai deux ce cours-là, de portables, bonne pêche !) – je relis mon cours sur les adjectifs, pour tout à l’heure. Alors, mon métier, il sert à vous aider si vous être un bobo-la-tête (c’est moi qui résume), si vous avez des problèmes, si l’on vous bat vous pouvez même venir me voir, mais je serai obligée de prévenir la police. J’exerce sur plusieurs établissements. Ouvrez votre carnet de correspondance et écrivez mes jours et heures de rdv. Madame, est-ce que vous nous donner de l’argent comme l’assistance sociale ? Non, je suis utile à autre chose. D’ailleurs, je vais vous distribuer une feuille sur laquelle vous inscrirez vos petits bonheurs et vos petits malheurs pour que je puisse les lire ce soir (qu’en fera-t-elle ensuite ? pour ma part, je ne sais, en tout cas, cela semble justifier sa paye…). Ca y est ? Allez-y, partez (je passe sur les hypothèses des élèves quant à la fonction de la COP – oui, même là l’élève construit son propre travail… La dame, elle sert à… Oui… Non… Peut-être…). Soudain, le drame : j’entends un rôt presque contenu. La COP continue sa laïus ; j’attends laisse 5 secondes pour voir si elle va réagir. Que nenni. Pardon, madame, je vous interromps. Celui qui a roté est un porc, un gros dégueulasse (connaissent-ils Reiser ??), quelle politesse les routiers, roter comme ça, ha c’est du propre ce que va penser madame. Mais… Heu… silence radio de la part de la dame, qui poursuit son soutien moral extraordinaire. Fin des 30 mn qu’elle prend sur mon cours. Un élève malicieux lui demande : Comment avez-vous trouvé l’ambiance de la classe ? Réponse : Ho, je ne peux pas vous le dire. Je ne vous ai vus que 30 mn. Mais en tout cas vous êtes bien sympathiques et vous voulez vous exprimer. Les élèves ont ri quand ils ont remarqué ma tronche déconfite jetant un coup d’œil atterré au corps qui venait de jeter son rot à elle. Ils ont ri, pas de moi, d’elle – ils ont bien compris qu’elle aurait lâché devant n’importe quelle démonstration ridicule de force ou provocation. Vivement une nouvelle occupation. Ca aurait fait une belle tondue. Ha le sur-Moi de gôche… peut-être aurait-elle sourcillé si tous ensemble ils lui avaient vomi sur le visage… mais un petit rototo… Elle est partie avec ses fiches qu’elle dit devoir lire le soir.

Écrit par : Pendariès | 08 octobre 2008

si vous ÊTES un bobo-la-tête
vous nous donnEZ
SON laïus

Écrit par : Pendariès | 08 octobre 2008

Entre les conneries à subir à l'iufm, le manque de respect des élèves, l'effondrement du niveau et l'insanité des programmes de français, je déclare forfait : j'ai décidé de démissionner.

Ecrit par : stagiaire.iufm | 08 octobre 2008

Après ce que j'ai écrit hier sur ce blog et malgré une bonne nuit de sommeil et la lecture révigorante de '"La fameuse invasion de la Sicile par les ours" de Dino Buzzati que je compte faire étudier à mes 5ème, j'aurais bonne mine de chercher à vous convaincre de vous accrocher.

Si quelqu'un Jérémy ou Rodrigue veut s'y coller...

J'ai peut-être été un peu loin dans mes réactions, mais il faut comprendre dans quel état on peut se retrouver après certaines journées de classe.

C'est curieux qu'un "mécréant" ;-) comme JPB m'ait parlé des fondateurs d'ordres religieux pour me remonter le moral...avec un certain succès, je dois le dire.

"Agis et espère !" disait l'un d'eux (je ne me souviens plus qui)

A propos de sainte Catherine de Sienne, une anecdote qui montrera que ces gens-là n'étaient pas les "béni oui oui" que l'on s'imagine parfois : comme, au cours d'une de ses innombrables tentatives de conciliation entre les princes et la papauté ou quelque mission difficile de ce genre, elle traversait une rivière, elle glissa sur une pierre du gué et se cassa la jambe et voici quelle fut sa prière : "Seigneur, quand on voit la façon dont vous traitez vos amis, on ne s'étonne pas que vous en ayiez si peu !"

Je trouve cette prière (car c'en est une et non un blasphème) très proche de l'inspiration de l'un des sommets de la littérature universelle, le Livre de Job.

C'est fut peut-être à ce moment-là et ce fut peut-être elle qui entendit ces mots : "Agis et espère !"

Écrit par : Robin | 08 octobre 2008

Je souhaite aux collègues submergé(e)s beaucoup d'énergie; pour ma part,petit déjeuner au soleil, sur la place de la Comédie de Montpellier, avant de prendre le train pour subvenir à mes besoins à Narbonne, me donne le sourire. Et sortir de la gare, rentrer chez moi à pieds, m'arrêter pour prendre une mousse dans un café ou un pub du centre historique, c'est très bien; ha oui - on peut finalement être heureux quand on est prof!... "Agis et espère", oui - pour moi. Quant à sauver la planète qu'est le cerveau de tous mes élèves... Je bois à sa santé!

Écrit par : Pendariès | 08 octobre 2008

Merci Pendariès .

Je corrige en ce moment des rédactions et je tombe sur cette phrase délicieuse de Thifaine (5ème B) : "Elle partit, son portable dans une main et son courage dans l'autre."

Je crois que cette étonnante figure de style s'appelle un chiasme (?) et a été utilisée, peut-être à meilleur escient, mais je n'en suis pas sûr, par un certain Victor Hugo dans La légende des siècles : "Vêtu de probité candide et de lin blanc."

... A une époque où les héros avaient plus de courage que de téléphones portables ! ;-)

Écrit par : Robin | 08 octobre 2008

Entre les conneries à subir à l'iufm, le manque de respect des élèves, l'effondrement du niveau et l'insanité des programmes de français, je déclare forfait : j'ai décidé de démissionner.

Ecrit par : stagiaire.iufm | 08 octobre 2008

Excellente mais malheureuse décision. Je suis sûr que nous perdons un bel esprit. Ce n'était pas à vous de démissionner...

Écrit par : Magister | 08 octobre 2008

Non, Robin, ce n'est pas un chiasme, un chiasme, c'est simplement un croisement de termes, comme "blanc bonnet et bonnet blanc". Cela dit, noyée que je suis dans l'oubli bienheureux de la retraite, je suis à l'heure actuelle incapable de me rappeler le nom de cette figure de style. Peut-être d'autres auront-ils meilleure mémoire que moi?

Écrit par : Sylvie Huguet | 08 octobre 2008

Bonjour à tous,

oyez oyez la bonne parole, le doux chant du pipeau :
la conférence des IUFM triomphe suite aux nouveaux concours de recrutement.
Je tiens à remercier vivement M.Darcos pour sa contribution décisive dans la faillite de l'EN, et pour ses stratégies retorses (faire sortir les IUFM pour les faire encore mieux rentrer).

Voici le communiqué triomphant. Amen.

http://www.fabula.org/actualites/article26041.php

A quand un communiqué contradictoire??? Je vais en parler sur le site de Sauvons l'Université...

Bonne soirée, si l'on veut

Écrit par : Fabien | 08 octobre 2008

la figure en question est un zeugme ou attelage

Écrit par : uncertain | 08 octobre 2008

la figure en question est un zeugme ou attelage

Ecrit par : uncertain | 08 octobre 2008

Merci !

Écrit par : Robin | 08 octobre 2008

"J'ai peut-être été un peu loin dans mes réactions, mais il faut comprendre dans quel état on peut se retrouver après certaines journées de classe."

Je sais ce que l'on peut ressentir aussi, ne vous inquiétez pas, vous n'êtes pas allé trop loin.
Ce n'est pas la peine que quelqu'un "s'y colle" pour essayer de me convaincre de ne pas démissionner : ce métier ne me convient pas, la façon dont il a évolué m'est incompréhensible (je ne suis pas un jeune stagiaire, j'ai connu autre chose que ça) et je ne veux pas passer mon temps à faire la police, à devoir me mettre en colère pour pouvoir faire cours, cela me coûte trop.
Je ne sais pas si comme le dit Magister, ce n'était pas à moi de démissionner, ce que je sais, c'est que je dois me protéger.

Écrit par : stagiaire.iufm | 08 octobre 2008

De plus, à voir ce qu'acceptent, et surtout, ce que les jeunes stagiaires sont incapables de remettre en question, je crois que l'Instruction, c'est fini.

Écrit par : stagiaire.iufm | 08 octobre 2008

Des nouvelles de Fanny Truchelut ..Odieuse victoire de la bien-pensance complice des islamistes ( la plaignante milite pour le port du voile au travail )

Christophe , moi , c'est là que j'ai envie de vomir !


2 mois de prison avec sursis, et 4000 euros de dommages et intérêts ! Juges, Mrap-LDH et tous ceux qui ont enfoncé Fanny, honte à vous !
mercredi 8 octobre 2008


Il y a des moments où vous sentez une violence irrésistible monter en vous, et le besoin de donner un grand coup de poing quelque part. C’est ce qui nous arrive, à l’heure où j’écris cet édito. Je viens d’avoir Fanny au téléphone. Selon les informations recueillies, elle a été condamnée en appel à deux mois de prison avec sursis, pour discrimination religieuse ( !!!) et au total à 4000 euros d’amende.

Oui, vous lisez bien, de la prison avec sursis, comme pour un voleur de voiture, et une amende énorme, comme pour un politique qui détourne des fonds publics, pour avoir poliment demandé à une femme d’enlever son voile dans les parties communes d’un gîte !

Certes, nous pourrions écrire que c’est mieux que 4 mois de prison avec sursis et 8.490 euros d’amendes et de dommages et intérêts du premier verdict d’Epinal, et, que c’est une demi-victoire, due à l’évolution du rapport de forces, depuis un an.

Eh bien non ! Nous sommes tous révoltés qu’une femme comme Fanny Truchelut puisse être condamnée à de la prison avec sursis. Nous en pleurons de rage et d’indignation. Dans quel pays sommes-nous, quand, quotidiennement, des délinquants pourrissent la vie de leur quartier, et qu’il leur faut plusieurs infractions, souvent violentes, pour avoir une première condamnation ? Une peine de prison pour Fanny, qui a toujours été respectueuse des lois de son pays, est indécente, quand un islamiste qui terrorise un hôpital, à Bourg, et ose demander 100.000 euros de dommages et intérêts, se voit seulement condamné à 1000 euros d’amende, sans la moindre peine de prison .

La suite :

http://www.ripostelaique.com/

Écrit par : Amélie | 08 octobre 2008

Je corrige en ce moment des rédactions et je tombe sur cette phrase délicieuse de Thifaine (5ème B) : "Elle partit, son portable dans une main et son courage dans l'autre."
Je crois que cette étonnante figure de style s'appelle un chiasme (?) et a été utilisée, peut-être à meilleur escient, mais je n'en suis pas sûr, par un certain Victor Hugo dans La légende des siècles : "Vêtu de probité candide et de lin blanc."

Ecrit par : Robin | 08 octobre 2008

C'est un zeugma (ou attelage) , et Tiphaine a bien de l'esprit.
Comme quoi faut pas désespérer des petits, parfois ...
Courage à vous, Robin

Écrit par : FGuichard | 08 octobre 2008

"Dans quel pays sommes-nous..."

Dans un pays où règnent la violence, l'abrutissement, la niaiserie, l'iniquité, la lâcheté, la malhonnêteté, la bêtise...

Écrit par : Magister | 08 octobre 2008

Voici le communiqué triomphant. Amen.
http://www.fabula.org/actualites/article26041.php
Bonne soirée, si l'on veut

Ecrit par : Fabien | 08 octobre 2008

Nous sommes nombreux à avoir repéré cette désastreuse info sur fabula.org. , cher Fabien, et à nous révolter contre ce qu'il faut bien appeler une trahison, d'autant plus révoltante que le ministre n'est pas un volcanologue caractériel semi-analphabète, mais un homme de culture, agrégé de lett class, ancien prof de prépa, ancien IG de lettres. Les mots qui me viennent, après trahison, ce sont reniement, apostasie, -- ou désinvolture ? Je l'ai déjà écrit sur cette liste : on n'est jamais mieux trahi que par les siens.
Maintenant la question est de savoir ce qu'on fait, sachant qu'il ne faudra guère compter sur les syndicats majoritaires pour défendre l'agreg. La grève d'hier a été assez mal suivie dans mon lycée. Seuls les établissements très touchés par les suppressions de poste se sont fortement mobilisés, en fonction de leur seule situation locale donc. Le lycée light qu'on nous mijote, la réforme des concours ? Réactions accablées, résignation, gros découragement, pfffffff, soupirs, "viv'ment la r'traite", "la quille, bordel", etc. Y compris et même surtout chez les jeunes collègues, bien formatés par l'IUFM sans doute. Un boulevard pour tous les ministres passés, présents et à venir. Rien ne va "péter", pas plus dans l'Ed Nat qu'ailleurs : on fait le hérisson en attendant que ça sèche. Car c'est ça le libéralisme : chacun pour sa g...

Écrit par : FGuichard | 08 octobre 2008

A moins que, comme d’habitude, je fasse dans la dissidence. Ça se calcule, non ?

Ecrit par : catmano | 08 octobre 2008

Et bien, j'ai fait dans la dissidence, ce matin...
Ce n'était pas ludique pour 2 sous...
Qu'est-ce qu'il a bossé, le gamin, dans la cuisine de sa maison...
Vous me croirez, au moins, si je vous dis que visiblement il y prenait du plaisir...
(Et si ce n'était pas avec plaisir, il cache bien son jeu, le coquin !)

Écrit par : Maminou | 08 octobre 2008

"Dans quel pays sommes-nous..."

Dans un pays où règnent la violence, l'abrutissement, la niaiserie, l'iniquité, la lâcheté, la malhonnêteté, la bêtise...

Ecrit par : Magister | 08 octobre 2008

Je viens de lire le brouillon de la première dissert de philo de mon fils dont le sujet était "La conscience est-elle source de contrainte ou de liberté". Je n'ai pas à juger de la dissert en elle-même mais, ce que j'ai lu et bien lu, c'est qu'un ado de dix-sept ans réclame une conscience acquise par l'éducation et vomit l'idée que la conscience est innée, tellement il n'en peut plus des sauvagerons inéduqués.
En fait, il aurait plutôt traité "La conscience s'acquiert-elle par la contrainte ou par la liberté", mais le fait est qu'il attend la contrainte éducative, la réclame, la plébiscite et démontre, avec ses pauvres moyens, son absolue nécessité pour accéder à la conscience humaine telle que nous l'entendons.
Accessoirement, il fout une trempe à Rousseau, autant que ses moyens le lui permettent et a l'air assez en rogne.

Écrit par : dobolino | 08 octobre 2008

Entre les conneries à subir à l'iufm, le manque de respect des élèves, l'effondrement du niveau et l'insanité des programmes de français, je déclare forfait : j'ai décidé de démissionner.

Ecrit par : stagiaire.iufm | 08 octobre 2008

Ce n'est pas vraiment le moment de démissionner. Bien au contraire. Plus que jamais les nouvelles générations d'élèves attendent des professeurs qu'ils tiennent leur place et assurent leur fonction.
Il ne faut pas céder (sur son désir) ni se laisser envahir par ce climat de déréliction qui gagne aussi l'éducation nationale. (Encore un suicide de professeur ce jour...)
Croyez mon expérience de compétiteur: c'est quand on croit que les carottes sont cuites que les chances de renverser la situation sont les plus grandes.
Je tiens d'un IPR d'EPS anti-pédagogiste (il était à l'époque arbitre internationale de rugby, et les fondamentaux pédagogiques, ils les connaissait) ce conseil en forme de maxime: "monsieur A. le pouvoir pédagogique c'est vous qui l'avez dans votre classe et vous en faites ce que vous voulez".
Je m'en suis toujours tenu à ce principe. Et je suis convaincu que mes élèves ne perdent pas leur temps pendant mes cours.

Écrit par : buntovchik | 08 octobre 2008

On sent vraiment une grosse colère, une envie de mettre à bas l'idée d'homme "naturellement bon" et, derrière, au vu des exemples cités, un immense dégoût du "sauvageon" qui parasite les cours depuis la sixième.
Ils sont très durs, nos enfants, très en colère et, s'ils ne savent pas trop pourquoi ni comment, comptez sur eux pour se rebiffer, quoiqu'on leur propose, tellement ils en ont ras la casquette.

Écrit par : dobolino | 08 octobre 2008

D'accord avec ce qui vient d'être dit, il ne faut pas noircir le tableau outre mesure : on a encore la liberté d'enseigner comme on le souhaite, et il y a toujours des collègues avec lesquels on peut discuter, tomber d'accord...

En ce qui me concerne, c'est souvent des collègues proches de la retraite, en effet ! Mais je trouve que la nouvelle génération de l'IUFM est moins décérébrée qu'il y a quelques années : on peut mentir à beaucoup de gens longtemps, mais on ne peut pas mentir à tout le monde éternellement. Certains mythes pédagogistes s'effritent : ça donne espoir, même s'ils continuent à dominer dans certaines têtes.

Pour ce qui est du recrutement, je propose qu'on réclame d'être traités au moins aussi bien que les élèves : contrôle continu ! dossiers pompés sur internet ! menaces sur les pneus du jury en cas de basses notes !

Qui s'y colle pour une maquette dans cet esprit ?

Écrit par : sanjuro | 08 octobre 2008

"on peut mentir à beaucoup de gens longtemps, mais on ne peut pas mentir à tout le monde éternellement."

Don’t give up the fight and Stand Up for your rights : - )

Écrit par : uncertain | 08 octobre 2008

Avez-vous des idées de pièces de théâtre pour des mouflets de sept ans, ou des titres d’albums de littérature-jeunesse, ou des adresses de sites de jeux sympas, ou... je ne sais pas moi, ce que vous voulez de ludique, n’importe quoi pourvu que ça ait une bonne dose de teinture « centre de loisirs » ?
A moins que, comme d’habitude, je fasse dans la dissidence. Ça se calcule, non ?

Ecrit par : catmano | 08 octobre 2008

Les gens d'Acadomia peuvent se frotter les mains, parce que, eux, ils ne proposent pas de "ludique", mais des bases et des connaissances solides et indispensables...

Écrit par : Maminou | 08 octobre 2008

Je tiens d'un IPR d'EPS anti-pédagogiste (il était à l'époque arbitre internationale de rugby, et les fondamentaux pédagogiques, ils les connaissait) ce conseil en forme de maxime: "monsieur A. le pouvoir pédagogique c'est vous qui l'avez dans votre classe et vous en faites ce que vous voulez".
Ecrit par : buntovchik | 08 octobre 2008

C'est aussi, en gros, ce que m'a dit mon IEN lors de mon inspection, lundi.

Écrit par : catmano | 08 octobre 2008

http://www.marianne2.fr/Sauves-par-les-fonds-publics,-les-patrons-d-AIG-s-offrent-une-semaine-dans-un-hotel-de-luxe!_a92038.html

La baronne vous salue bien.

Écrit par : la baronne de Kadicochonne | 08 octobre 2008

Je tiens d'un IPR d'EPS anti-pédagogiste (il était à l'époque arbitre internationale de rugby, et les fondamentaux pédagogiques, ils les connaissait) ce conseil en forme de maxime: "monsieur A. le pouvoir pédagogique c'est vous qui l'avez dans votre classe et vous en faites ce que vous voulez".
Ecrit par : buntovchik | 08 octobre 2008

C'est aussi, en gros, ce que m'a dit mon IEN lors de mon inspection, lundi.

Ecrit par : catmano | 08 octobre 2008

C'est grâce à des gens comme vous que les choses sont "moins pires" dans les écoles que ce qu'on peut lire sur ce blog qui donne parfois "le bourdon"...

Écrit par : Maminou | 08 octobre 2008

Le temps n'est plus de disserter sur la nocivité de ceux qui administrent l'E.N depuis 20 ou 30 ans ;nous savons desormais qu'ils soient de droite ou gauche ils s'accordent pour vouloir liquider cette institution .Darcos dit bien qu'il faut en finir avec le lycéen napoléonien c'est à dire avec le lycée national et républicain probablement pour le remplacer par le lycée finlandais ou américain ou du pérou peu importe dans tous les cas il s'agit de démolir l'heritage historique.Le temps maintenant c'est de savoir si nous voulons nous battre ou non et dans l'affirmative comment ? Bientot il y aura des élections paritaires,ne nous trompons de représentants,sachons choisir ceux qui ont toujours défendu la tradition.Aprés il faudra savoir si nous sommes préts à franchir le rubicon c'est à dire si nous adoptons d'autres moyens d'action que la gré-greve d'une journée ?

Écrit par : defer | 08 octobre 2008

Le temps n'est plus de disserter sur la nocivité de ceux qui administrent l'E.N depuis 20 ou 30 ans ;nous savons desormais qu'ils soient de droite ou gauche ils s'accordent pour vouloir liquider cette institution .Darcos dit bien qu'il faut en finir avec le lycéen napoléonien c'est à dire avec le lycée national et républicain probablement pour le remplacer par le lycée finlandais ou américain ou du pérou peu importe dans tous les cas il s'agit de démolir l'heritage historique.Le temps maintenant c'est de savoir si nous voulons nous battre ou non et dans l'affirmative comment ? Bientot il y aura des élections paritaires,ne nous trompons de représentants,sachons choisir ceux qui ont toujours défendu la tradition.Aprés il faudra savoir si nous sommes préts à franchir le rubicon c'est à dire si nous adoptons d'autres moyens d'action que la gré-greve d'une journée ?

Écrit par : defer | 08 octobre 2008

La baronne vous salue bien.

Ecrit par : la baronne de Kadicochonne | 08 octobre 2008
Tellement artificiel qu'on ne peut jeter la pierre à ces pauvres loques qui seront ensevelies un jour dans le linceul du vieux monde. Plus ils barbotent, plus ils surnagent, plus ils s'enfoncent.

Écrit par : dobolino | 08 octobre 2008

C'est grâce à des gens comme vous que les choses sont "moins pires" dans les écoles que ce qu'on peut lire sur ce blog qui donne parfois "le bourdon"...

Ecrit par : Maminou | 08 octobre 2008
Je le vois pareil, comme Maminou ... Je suis certaine qu'il y a encore des bonnes volontés, fermes sur leurs positions.

Écrit par : dobolino | 08 octobre 2008

C'est aussi, en gros, ce que m'a dit mon IEN lors de mon inspection, lundi.

Ecrit par : catmano | 08 octobre 2008

Bon, il y a quand même une justice ! Mais franchement, si vous nous aviez dit que votre inspection s'était mal passée, c'en était à désespérer de tout.

Écrit par : Robin | 08 octobre 2008

Aprés il faudra savoir si nous sommes préts à franchir le rubicon c'est à dire si nous adoptons d'autres moyens d'action que la gré-greve d'une journée ?

Ecrit par : defer | 08 octobre 2008

Oui, que l'on me donne un exemple de grève d'un jour qui a servi à quelque chose!

Toujours les mêmes mots d'ordre rabâchés, une petite sortie, des ballons, des fumigènes, de la grosse caisse, des slogans gueulés : beaucoup de bruit pour rien!

J'attends un syndicat qui déclare faire la grève parce que le ministre se fout de nous et, pour faire court, pour toutes les raisons que nous sommes un bon nombre à déplorer ici même. assez de ces revendications générales gnangnan.

Sinon? Débrayages, mais il faut un leader qui mène le petit monde et ça, c'est une autre histoire.

En attendant je râle en salle des profs: aujourd'hui, très remonté, j'ai clamé mon ras le bol de semer des graines de savoir sur du béton et demandé à une collègue si elle n'en avait pas marre de labourer du carrelage... On rit et on part chercher les élèves. Bruit pour rien, mais ça fait du bien.

Écrit par : Oxymore | 08 octobre 2008

En ce moment, ici, on a l'impression d'être dans un aquarium.

Écrit par : dobolino | 08 octobre 2008

Petit poisson, tout seul, et solitaire, blup ! , blup ! , validant son message, tout seulet ... C'est d'un triste, d'un morne !

Écrit par : dobolino | 08 octobre 2008

Amélie, concernant votre dernier message, je suis d'accord avec vous, et vous le savez très bien!
Vous voyez, Catmano, qu'il ne faut pas désespérer systématiquement du "corps inspectoral!"

Écrit par : Christophe Sibille | 08 octobre 2008

Oui Dobolino ! dans une eau pleine de nitrates et de pesticides!

J'ai les branchies en feu. Le climat est morose et le constat d'échec évident. Baisser les nageoires ou faire des sauts de carpe à en péter l'aquarium de l'EN.?
Moi aussi je suis fatigué de ramer pour rien. J' en comprendrais presque les suicidaires.

Je vais retourner lire Cioran, histoire de rire de ma propre bêtise et désespérer avec un rire cynique!

Écrit par : Oxymore | 08 octobre 2008

Méfiez-vous, en cette heure tardive, c’est aussi le philosophe de l’insomnie.

Écrit par : uncertain | 08 octobre 2008

Fluctuat nec mergitur

J'ai failli accoster à un de ces bars de quartier où finissent par s’échouer les vieilles coques. La mer était d’huile et le grand large une certaine idée de l’horizon.
J’ai manqué refaire le monde devant une blonde pisseuse ou quelque blanc soufré vendu au prix du spiritueux.

Écrit par : Magister | 08 octobre 2008

S'il y a bien un débat qui me fatigue, c'est celui sur les grèves d'une journée et les grèves de longue durée.

On tourne en rond ! Une grève d'une journée ne règle pas les problèmes, c'est sûr, mais combien se lancent dans des grèves de plusieurs semaines, comme en 2003 ? Pas des masses, je vous le dis !

Moi, j'ai fait grève mardi dernier, et j'ai dit à mes élèves que la journée pour un travail décent, ça me concernait !

J'ai perdu 103 euros qui seront retenus sur ma paye, mais au moins j'ai pris une journée de repos ! ça valait la peine !

Je ne sais pas vous, mais moi je commence à accumuler la fatigue.

Écrit par : sanjuro | 08 octobre 2008

Tous ensemble, tous ensemble

La manifestation de protestation prit d’emblée des allures de défilé carnavalesque. Les participants exprimaient leur colère dans la joie festive. Les pontes, en rang serré, l’air à la fois grave et dégagé, donnaient une certaine componction à la procession foraine. Quelques huiles médiagéniques, manifestement incognito, s’y étaient jointes pour le flash du soir et la une du lendemain.
Cadencé par la ritournelle des slogans scandés d’où fusaient parfois des borborygmes beuglés, le long fleuve fébrile s’écoulait telle une pâte molle vers Nation.
Le lendemain, une autre manifestation joyeuse, non moins colérique, arpenterait d’autres boulevards.

Écrit par : Magister | 08 octobre 2008

Moi aussi je suis fatigué de ramer pour rien. J' en comprendrais presque les suicidaires.

Je vais retourner lire Cioran, histoire de rire de ma propre bêtise et désespérer avec un rire cynique!

Ecrit par : Oxymore | 08 octobre 2008

Cioran disait que l'idée du suicide était une thérapie contre le désespoir et une façon, comme le sommeil, de supporter la vie.

Je viens juste de terminer de corriger mes trois paquets de copies.

Bonne nuit à tous...Et ne "philosophez pas trop contre l'insomnie!" ;-)

Écrit par : Robin | 08 octobre 2008

Entre les conneries à subir à l'iufm, le manque de respect des élèves, l'effondrement du niveau et l'insanité des programmes de français, je déclare forfait : j'ai décidé de démissionner.
Ecrit par : stagiaire.iufm | 08 octobre 2008

Après ce que j'ai écrit hier sur ce blog [...], j'aurais bonne mine de chercher à vous convaincre de vous accrocher.
Si quelqu'un Jérémy ou Rodrigue veut s'y coller...
Ecrit par : Robin

Moi ?! Au contraire, stagiaire IUFM, démissionnez tant qu'il en est encore temps, reprenez vite des études dans un domaine qui vous apportera un travail convenable (cherchez à avoir un maximum de passerelles qui vous donneront la licence d'office, ou une deuxième année d'études sélectives), et vous viendrez nous narguer dans moins de cinq ans quand nous serons restés dans le marasme de l'Education.

Écrit par : Jeremy | 09 octobre 2008

"Comme ils sont dans l'incapacité totale de se reconnaitre, je précise qu'il s'agit de Jérémy et del'inénarrable Sibille."
Ecrit par : Roger Felts.

ROGER FELTS, FOUTEZ-MOI LA PAIX.

Écrit par : Jeremy | 09 octobre 2008

Allez, pour se détendre :

youtube.com/watch?v=RvnuIwISVjI&feature=related

Écrit par : Jeremy | 09 octobre 2008

Dobolino a écrit : "En ce moment, ici, on a l'impression d'être dans un aquarium.
...
Petit poisson, tout seul, et solitaire, blup ! , blup ! , validant son message, tout seulet ... C'est d'un triste, d'un morne !"

Oxymore : "J'ai les branchies en feu."

Je ne suis donc plus le seul être aqueux du blog ?!

On aura moins l'impression de ramer pour caudale.

Écrit par : dugong | 09 octobre 2008

"
Moi ?! Au contraire, stagiaire IUFM, démissionnez tant qu'il en est encore temps, reprenez vite des études dans un domaine qui vous apportera un travail convenable (cherchez à avoir un maximum de passerelles qui vous donneront la licence d'office, ou une deuxième année d'études sélectives), et vous viendrez nous narguer dans moins de cinq ans quand nous serons restés dans le marasme de l'Education.

Ecrit par : Jeremy | 09 octobre 2008 "

Je confirme, j'aurais dû prendre cette décision quand j'en avais encore l'énergie et l'âge (oui, je sais l'âge peut passer pour une fausse excuse mais bon....).

Écrit par : Hervé de Strasbourg | 09 octobre 2008

"Moi, j'ai fait grève mardi dernier, et j'ai dit à mes élèves que la journée pour un travail décent, ça me concernait !

J'ai perdu 103 euros qui seront retenus sur ma paye, mais au moins j'ai pris une journée de repos ! ça valait la peine !"

Ecrit par : sanjuro | 08 octobre 2008

Je peux vous dire que j'étais strictement le seul à faire cette grève dans mon établissement... Et j'ai perdu moins de 103 Euros... J'aurais bien aimé, perdre 103 Euros, tiens! ;-)

Vous avez raison. Une grève d'une journée ne sert pas à grand-chose. Surtout quand on se pointe dans un rassemblement où il y a deux cent personnes dans une ville de soixante-mille habitants, dans les circonstances actuelles. C'est vraiment à désespérer de refiler quelques dizaines d'Euros supplémentaires pour renflouer les banquiers.
Grosse fatigue aussi.

Écrit par : Christophe Sibille | 09 octobre 2008

"Je ne suis donc plus le seul être aqueux du blog ?!"

Ecrit par : dugong | 09 octobre 2008

Il n'y a pas que des filles, ici!
;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 09 octobre 2008

Je viens juste de terminer de corriger mes trois paquets de copies.

Ecrit par : Robin | 08 octobre 2008

On dirait que ça va mieux?
Ne relâchez pas la pression, soyez dégueulasse (sauf avec les élèves gentils si vous en avez quelques uns). Punissez, punissez, punissez à gogo. Inondez de mots aux parents les carnets de correspondance. Faites rapports sur rapports. Si ce n'est pas forcément efficace tout de suite dans tous les cas, petit à petit votre réputation de mec dangereux va se faire dans le microcosme du collège et vous finirez par être craint, donc respecté. Surtout, pas d'état d'âme....

Écrit par : Jean | 09 octobre 2008

Toujours sur les concours si cela continue d'intéresser quelqu'un (il faudrait faire une étude sur l'entropie propre aux blogs et à celui-ci en particulier).

J'ai donc mis sur le site de Reconstruire l'Ecole de nouveaux documents. Outre ceux qui ont déjà été signalés ici même, vous trouverez en bas de page le projet de Paris X-Nanterre. C'est pire que tout ce que je pouvais imaginer. Les universitaires manquent à la fois de lucidité et de dignité. Ils ne valent même pas la corde qui a servi à les pendre. Grosse fatigue moi aussi : cela va devenir un mot d'ordre pour beaucoup d'entre nous.

Écrit par : Pedro Cordoba | 09 octobre 2008

@Pedro
Oh que oui, la question m'intéresse! Mais il faut bien convenir qu'il est très difficile de trouver même de simples indices sur la question, tant elle est mise sous le boisseau en ce moment.

J'en profite pour vous dire ma gratitude: vous semblez un des très rares universitaires à prendre le temps et la peine de vous en inquiéter, et surtout d'expliquer pourquoi c'est inquiétant; alors que l'université, qui a déjà beaucoup perdu (mais n'est-ce pas un peu sa faute?), peut y perdre encore bien plus.

Écrit par : Jean-François Croz | 09 octobre 2008

à Jean-François,
Il y a plus que des indices. Je mets toutes les infos en ligne et c'est comme à la Bourse : les nouvelles sont de plus en plus calamiteuses au fil des jours. Que vaut désormais la première année de master si on en fait cadeau à ceux qui ont échoué au concours et qui ne sont même pas incrits en master? Autant qu'une action de Lehman Brothers : zéro. Que vaudra un master complet si la part réservée aux connaissances disciplinaires représente 4,6% du volume horaire global comme dans le projet de Nanterre? Même pas de quoi ajouter un item à la liste des torche-culs chez Rabelais.

Écrit par : Pedro Cordoba | 09 octobre 2008

@ Jérémy écrit (en majuscule) :

ROGER FELTS, FOUTEZ-MOI LA PAIX.

Je réponds (en minuscule) :
Jérémy, ne vous est-il pas arrivé de penser qu'avant qu'on vous foute la paix, il serait séant que vous fassiez de mêmes vis-à-vis de plusieurs commentateurs de ce blog ? Cette paix avec les autres, serait peut-être un moyen d'être davantage en paix avec vous même ?
Votre identification à Saint-Just, quand ce n'est pas à Fouquier-Tinville, ils moururent “malheureusement” guillotinés tous les deux, n'est pas porteuse d'avenir. Pourtant, vous n'hésitez pas à vous mettre trop souvent dans la peau d'un procureur quand ce n'est pas dans celle d'un inquisiteur.
Aspirer à la paix dans ces conditions est un vieux pieux… J'ai cru comprendre que vous aviez horreur des bondieuseries… Sauf peut-être quand elles sont islamistes… Bon Dieu ! Je viens de comprendre… Ce n'est pas Saint-Just ou Fouquier-Tinville qu'il fallait évoquer, mais les Ayatollas. C'est vrai qu'en ce moment, ils ont l'avenir devant eux !
Dois-je aussi m'abstenir quand je soutiens vos propositions (comme le droit de retrait généralisé) quand je les trouve plus qu'intéressantes ?

Écrit par : Roger Felts | 09 octobre 2008

Merci Jérémy de votre conseil. Je ne sais pas si j'ai l'énergie de reprendre des études, mais en tout cas, je retiens l'idée des passerelles, au cas où.

Bon courage à vous tous.

Écrit par : stagiaire.iufm | 09 octobre 2008

Venant de relire les premières lignes du fil de discussion de JPB, j'ai pensé à la chanson du Lycée Papillon de Georgius. Il suffit de taper Lycée Papillon sur Google et vous aurez les paroles. Humour ou prophétie ?

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 09 octobre 2008

@ stagiaire IUFM
Surtout, ne démissionnez pas, du moins, pas tout de suite. Terminez votre stage, obtenez votre qualification, puis demandez une mise en disponibilité, et préparez d'autres concours. J'ai connu des stagiaires qui, écœurés, ont démissionné, pour, un an après, repasser le CAPES et l'obtenir!
Sinon, je vous comprends, ce métier a été foutu en l'air, et, si je n'avais eu la perspective d'une retraite imminente, j'aurais moi aussi foutu le camp. Je connais des gens bien moins titrés que nous qui ont passé des concours bien moins sélectifs et gagnent nettement plus qu'un agrégé hors classe.
Courage, et ne vous laissez pas démolir par les élèves imbuvables et l'administration planquée.

Écrit par : retraitée | 09 octobre 2008

Qui ne s'offusquerait pas ici des positionnements de beaucoup de politiques sur les problèmes de l'École… Quand on en trouve un qui tient des propos un peu plus sensé, autant en profiter :

***********

«  Chevènement critique «l'inspiration pédagogiste» du film «Entre les murs»
Dépêche AFP, mercredi 24 septembre 2008, 11h50.

Chevènement critique «l'inspiration pédagogiste» du film «Entre les murs»
Le président du Mouvement républicain et citoyen (MRC) Jean-Pierre Chevènement a critiqué "l'inspiration pédagogiste" du film de Laurent Cantet "Entre les murs", qui sort mercredi sur les écrans, estimant qu'"à l'école on doit parler le langage du travail".

"Laurent Cantet a beaucoup de talent mais la base" de son film, "c'est un livre (de François Bégaudeau, ndlr) dont l'inspiration est quand même globalement l'inspiration pédagogiste", a déclaré l'ancien ministre de l'Education sur i-Télé à propos des théories plaçant l'élève au coeur de l'école.

C'est "une inspiration qui a conduit l'école là où elle est aujourd'hui". "L'école n'a pas été cadrée, on ne lui a pas fixé ses objectifs. Moi je crois à l'institution", a-t-il ajouté.

Interrogé sur le fait de savoir s'il était d'accord avec la politique suivie par le ministre de l'Education nationale Xavier Darcos, M. Chevènement a répondu : "Pour ce qui est du retour aux fondamentaux, aux apprentissages de base, oui certainement. Sauf que moi je n'aurais pas supprimé" les heures de classe le samedi matin car "je ne pense pas qu'on puisse apprendre mieux en travaillant moins".

"Il faut travailler, à l'école on doit parler le langage du travail, du mérite, de la discipline", a insisté le nouveau sénateur de Belfort. »

**********************************

Par ailleurs le discours de Chevènement sur la crise tenu le 8 octobre au Sénat n'est pas sans intérêt… Comme il y a peu de chance que vous le retrouviez in extenso sur TF1 ou l'A 2, je vous donne l'adresse de son site où vous pourrez l'entendre dans sa splendide évidence…
http://www.chevenement.fr/Un-veritable-debat-national-sur-la-crise-financiere_a698.html

Écrit par : Roger Felts | 09 octobre 2008

sensés avec un S comme dans inSensé…

Écrit par : Roger Felts | 09 octobre 2008

Je n'ai pas compris quand Chevènement a soutenu Royal qui dans son programme s'inspirait largemment de Meirieu and co !

J'aurais tant aimé entendre ce propos.

Écrit par : patrickinstit | 09 octobre 2008

"J'ai donc mis sur le site de Reconstruire l'Ecole de nouveaux documents. Outre ceux qui ont déjà été signalés ici même, vous trouverez en bas de page le projet de Paris X-Nanterre. C'est pire que tout ce que je pouvais imaginer. Les universitaires manquent à la fois de lucidité et de dignité. Ils ne valent même pas la corde qui a servi à les pendre. Grosse fatigue moi aussi : cela va devenir un mot d'ordre pour beaucoup d'entre nous."

Pedro, la maquette de Paris-X Nanterre (qui n'a rien à envier à la mienne) ne semble cependant s'appliquer qu'à trois concours. Le master 2 parcours concours indique :
"Préparation au concours PE, CPE, COPSY", indication suivie de l'étrange ponctuation "???"
Bon, quoi qu'il en soit, c'est tout de même une vaste fumisterie, et ça permettra qd meme de passer le capes et l'agreg.

Écrit par : Jeremy | 09 octobre 2008

@ Patrickinstit a écrit :
Je n'ai pas compris quand Chevènement a soutenu Royal qui dans son programme s'inspirait largemment de Meirieu and co !

À vrai dire, moi aussi, je n'ai pas bien compris pourquoi il l'a soutenu… Mais sur l'école, avec Chevènement, le discours présidentialiste de Ségolène avait évolué dans le bon sens. Le problème, c'est que c'était une évolution plus électoraliste qui sincère…
Cela dit, il faut éviter le piège de la rumination mentale. Chévènement, n'est pas Dieu le père, et il n'a pas toujours été porteur que de vérités… Dans la période actuelle, il est un des rares hommes politiques d'envergure nationale a avoir un discours audible pour les républicains de gauche.
C'est dans ce sens que l'on peut avoir intérêt à l'écouter…

Écrit par : Roger Felts | 09 octobre 2008

Bon, pour les concours, il y a un paradoxe que je ne m'explique pas :

1) Les masters sont censés garantir les compétences strictement disciplinaires

2) Or, on pourra passer n'importe quel concours en ayant un master enseignement, donc sans contenu disciplinaire, ou en ayant passé un master d'un autre discipline.

Donc il y a forcément un des deux principes auquel il faudra renoncer.

Écrit par : Jeremy | 09 octobre 2008

Darcos n'a pas l'air de s'en occuper beaucoup, de sa réforme !


Lundi 06 09h30 Réunion des recteurs
10h30 Dictée de l’association “ELA” au collège Hélène Boucher, 75 Cours de Vincennes, 75020 Paris
12h00 Réunion des recteurs (suite)
14h45 Visite du Forum Air-Espace et du salon de la formation dans le cadre du centenaire de l’aérospatiale, place de la Concorde.

Mardi 07 08h30 Invité de « la matinale » sur i >Télé
10h00 Conseil des ministres
12h00 « Rentrée du Cercle Passeport Télécoms » en Sorbonne - Paris
15h00 Séance solennelle de l’Académie des Sciences morales et politiques pour le 50e anniversaire de la constitution de la Ve République

Mercredi 08 13h00 Déjeuner de parlementaires, Yves Durand, député de la XIe circonscription du nord, Sandrine Mazetier, députée de la 8e circonscription du 12e arrondissement de Paris, Delphine Batho, députée des Deux-Sèvres, Aurélie Filippetti, députée de Moselle, Guillaume Garot, député - maire de Laval.
15h00 Questions au gouvernement à l’Assemblée nationale
16h30 Remise de Prix dans le cadre de l’opération « l’Ecole-agit ! »
20h00 Réception du Syndicat de la Presse Quotidienne Régionale

Jeudi 09 09h30 Intervention à la conférence «apprentissage des sciences dans l’ Europe de la connaissance» dans le cadre de la Présidence française de l’Union européenne à Grenoble
17h30 Intervention aux Etats Généraux de la langue Arabe, à l’Assemblée nationale
18h30 Remise des Insignes de Commandeur des Palmes académiques à Christian Vuilliez , membre du Haut Conseil de l’éducation

Vendredi 10 18h30 Inauguration du nouveau groupe scolaire Saint-Exupéry à Levallois-Perret (92)
23h25 Invité de l’émission « Comme un vendredi » sur France 3

Écrit par : Jeremy | 09 octobre 2008

"c'est que c'était une évolution plus électoraliste qui sincère…"

j'i po compris, 2 + chi bourri,
donc:
"c'est que c'était une évolution plus électoraliste que sincère…"
ou
"c'est que c'était une évolution plus électoraliste qui s'incère…"

passkeu wam, contrairement à certains:
"Sauf que moi je n'aurais pas supprimé" les heures de classe le samedi matin car "je ne pense pas qu'on puisse apprendre mieux en travaillant moins"."

je trouve ça tri tri bien : Passkeu :
1)soit ti as 1 bon prof, et il faut bien ça pour assimiller ...
2)soit ti as un mauvais , et il faut bien ça pour 'compenser' (if possible' )

:)

Écrit par : toto | 09 octobre 2008

@ Retraitée,
Merci beaucoup de votre message. En fait, je viens d'obtenir un arrêt maladie, ce qui va me permettre durant une semaine de réfléchir un peu plus calmement à la situation, mais pour l'instant, finir l'année me semble insurmontable (je dois dire qu'en plus des conditions de travail, j'ai un tuteur qui ne m'a pas aidée, bien au contraire). Je ne crois pas vouloir passer d'autres concours, je suis un peu réservée maintenant quant à la fonction publique.

Écrit par : stagiaire.iufm | 09 octobre 2008

Entre les conneries à subir à l'iufm, le manque de respect des élèves, l'effondrement du niveau et l'insanité des programmes de français, je déclare forfait : j'ai décidé de démissionner.
Ecrit par : stagiaire.iufm | 08 octobre 2008

Après ce que j'ai écrit hier sur ce blog [...], j'aurais bonne mine de chercher à vous convaincre de vous accrocher.
Si quelqu'un Jérémy ou Rodrigue veut s'y coller...
Ecrit par : Robin

@ stagiaire iufm :

Ne craquez pas, je suis passé par là moi-aussi (les séminaires sur la litté. jeunesse, les ateliers "comment faire relever un champ lexical à des cinquièmes", etc.). Il faut tenir. Ensuite, pacsez-vous (au passage, je ne suis pas libre) et demandez le Gers (ou le Jura, demandez à Francoli). Après, on s'appelle et on se fait une bouffe en terrasse, dans une bastide, au pied des côteaux !
Non, mademoiselle, je suis sérieux : à condition de ne pas rester toujours au même endroit, c'est un chouette métier. Quand je vois certains amis qui bossent dans le privé se faire humilier et ratatiner comme des éponges moisies par leurs managers ou leurs concurrents internes, je me dis que la progression à l'ancienneté et les conditions d'emploi du temps de notre métier ne sont si mauvaises... (pourvu que ça dure...) :)

Écrit par : Rodrigue du Gers | 09 octobre 2008

Ecrit par : Rodrigue du Gers | 09 octobre 2008

Je le vois comme vous, notre métier...
Mais c'était aussi en zone rurale, dans un village de 300 habitants...

Écrit par : Maminou | 09 octobre 2008

@ stagiaire.iufm

Si vous avez un congé, profitez-en pour passer le concours dans une région qui vous plaît. Avec des points pacs, vous pourrez y rester, et faire vos premières armes avec des élèves et des établissements au top. Ensuite, d'ici trois, quatre ans, vous pourrez naviguer en fonction du projet que vous aurez élaboré d'ici-là. Depuis que j'enseigne à la campagne, je suis persuadé que ça reste le meilleur coin pour apprendre son métier. Et qu'ensuite seulement, quand on a atteint un degré satisfaisant de maîtrise de sa discipline et de son enseignement, on peut aller se fader les petits garnements. Reposez-vous en prenez l'IUFM de haut (comme votre tuteur - s'il est naze, laissez tomber et demandez à des collègues plus sympas).

Écrit par : Rodrigue du Gers | 09 octobre 2008

Merci Rodrigue. Mais je crois que pour exercer le métier dans les conditions actuelles, il faut vraiment l'aimer beaucoup, et ce n'est pas mon cas.

Écrit par : stagiaire.iufm | 09 octobre 2008

@ Rodrigue,

M'enfin, je l'ai déjà passé le concours ! je n'ai pas très envie de recommencer !
Et puis, le tuteur, je ne peux pas l'envoyer promener, il reviendra dans mon cours…

Écrit par : stagiaire.iufm | 09 octobre 2008

"Et puis, le tuteur, je ne peux pas l'envoyer promener, il reviendra dans mon cours…"
Propose lui une séance d'épilation anale ....

R'viendra pas, àmha .

ange

Écrit par : toto | 09 octobre 2008

CS a écrit : « Il n'y a pas que des filles, ici!
;-) »

CS profite de la moindre anfractuosité pour insinuer. En cela il est des nôtres dans le bocal.

Ceci dit, pointer l’absence d’accent dans aqueux soulève de graves questions sur l’usage du a privatif :

- est ce l’acculturation de nos élèves à l’aculturation qui pose problème ou est ce l’inverse ?
- un agité peut-il s’incliner devant l’autorité ?
- Amélie peut-elle s’améliorer ?
- comment lutter contre l’aversion latine ?
etc.

Une seule chose est avérée : les acolytes acaules du Maître du Moloch s'intéressent à notre avenir.

Écrit par : dugong | 09 octobre 2008

J'avais mal compris. Je croyais qu'il était question pour vous de (re)passer des concours... Evidemment, si vous êtes déjà CAPESienne, inutile de remettre le couvert ! Mais ne dites pas trop vite que vous n'aimez pas ce métier : il est fort possible que seules les conditions de départ défavorables et injustes dans lesquelles vous êtes actuellement vous conduisent penser cela (j'avais des collègues stagiaires qui en bavaient et qui n'ont rien lâché, jusqu'à leur mutation, où ils ont (re)découvert leur métier). Par ailleurs, j'ai beaucoup d'ami(e)s qui sont en collège ZEP dans la banlieue du Mirail (Toulouse). Ils trouvent ça difficile et fatiguant, certes, mais pas insurmontable, loin de là, voire même enrichissant sur le plan humain et éthique. Où êtes-vous ? en banlieue parisienne ? Ayez toujours à l'esprit que la France est grande...

Écrit par : Rodrigue du Gers | 09 octobre 2008

Après avoir intimement épilé votre tuteur (à la cire bouillante), demandez à en changer (il reste huit mois, il n'est pas trop tard). Parlez-en à vos formateurs : c'est le genre de problématique psycho-relationnelle qu'ils adorent prendre en compte. J'ai déjà vu ça pendant l'année de stage, c'est un grand classique. En général, le stagiaire obtient gain de cause et finit par travailler avec quelqu'un d'autre. Si ça ne fonctionne pas, envisagez de prendre contact avec l'inspecteur(trice) qui est censé(e) valider les agrégés de votre promo (s'il y en a), et de lui en parler. Ils adorent que l'on passe outre la hiérarchie immédiate des formateurs pour venir solliciter leur bienveillance (n'oubliez pas que les inspecteurs l'ont mauvaise de ne plus avoir la responsabilité exclusive de la validation des certifiés). C'est une démarche un peu glissante, pour ne pas dire gluante, mais si ça peut aider... Ne courez pas le risque de vous condamner à une année de frustration et de mésestime de votre métier, pour ne pas dire de soi (un tuteur qui ne vous correspond pas peut, à la longue, générer ce type de ressenti négatif). Ne perdez pas courage !

Écrit par : Rodrigue du Gers | 09 octobre 2008

Ah oui, si le tuteur dans votre établissement n'est pas à la hauteur, et qu'un collègue sympa existe pour le remplacer, demandez vite à en changer !

Quoiqu'on vous en dise, il n'est pas trop tard pour en changer. Il suffit d'insister, de le demander à l'écrit, à l'oral, et par recommandé. Bref, faites le plus de bruit possible, et votre tuteur aura changé avant la Toussaint.

Écrit par : Jeremy | 09 octobre 2008

En tout cas, si jamais vous deviez démissionner, nuisez-leur au maximum avant, sinon vous aurez des remords.

Écrit par : Jeremy | 09 octobre 2008

"CS profite de la moindre anfractuosité pour insinuer."

Ecrit par : dugong | 09 octobre 2008

Cette polysémie n'est pas complètement faite pour me déplaire! Mais je choisis quand même les anfractuosités où j'insinue, mon cher!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 09 octobre 2008

@Jeremy

Cette maquette de Nanterre m'a été envoyée par une collègue de l'UFR d'Espagnol et semble devoir s'appliquer à l'ensemble des concours : vieille thèse iufémesque de la "formation commune". J'interprète donc les 3 points d'interrogation comme : qu'en sera-t-il pour les concours de PE, CPE et COPSY qui jusqu'ici n'ont pas été préparés à l'Université? Je souhaite évidemment que vous ayez raison et vais quand même poser la question à ma collègue.

Vous soulevez d'autre part un problème intéressant que j'avais implicitement abordé dans un échange avec un collègue toulousain dont j'ai mis une copie ici-même. Un master ne garantit rien en termes de savoirs disciplinaires s'il n'est pas disciplinaire. C'est là dessus que les universitaires peuvent et doivent s'appuyer pour maintenir leurs propres masters en les appelant masters disciplinaires et non plus masters recherche (vieux problème que j'ai posé sur le blog à de multiples reprises : les masters ne doivent pas avoir pour seul débouché l'inscription en thèse, qui elle-même ne débouche sur rien ou presque). Il est par ailleurs évident que tout master permet de passer n'importe quel concours. Cela a toujours été le cas. Je donnais dans le message cité plus haut l'exemple de MB, l'une des plus grandes spécialistes du Siècle d'Or, qui avait passé son agreg d'espagnol avec une maîtrise de maths. Ce qu'il faut pouvoir expliquer aux étudiants - mais d'abord aux universitaires qui ne comprennent rien à rien - c'est qu'un master "enseignement" (en fait de sciences de l'éduc) n'a aucun débouché si on ne réussit pas aux concours. Un master disciplinaire, en revanche, aura toujours une valeur, même dans les disciplines littéraires et même hors enseignement. Et comme le niveau des concours sera insignifiant - et par suite, le classement aléatoire - ce n'est plus la peine de consacrer beaucoup de temps à la préparation. Pas plus de temps qu'on ne met à remplir un bulletin de tiercé ou de loto. Résultat des courses (si j'ose dire) : un étudiant a tout intérêt à faire un master disciplinaire et tenter, en plus, sa chance au concours. Pour augmenter ses chances, il peut, le cas échéant, offrir un cierge à Sainte Rita, avocate des impossibles, dont tous les autels sont illuminés en Espagne à la veille des examens : quand ce n'est pas l'étudiant lui-même, c'est sa maman qui s'en charge.

Comme tout le monde n'aura pas fait comme Jérémy l'effort de se reporter au doc de Nanterre, je donne ici la liste des composantes du module "épistémologie" : Histoire de la Formation et de l'Education (majuscules dans l'original) - Les systèmes éducatifs : Français, Européens, Internationaux (les rédacteurs ignorent qu'on ne met pas de majuscules aux adjectifs) - L'orientation en France (énigmatiquement suivi de trois points de suspension) - Les politiques publiques dans le domaine de l'éducation, de la formation, de l'orientation, de l'insertion professionnelle - Philosophie de l'Education, Sociologie de l'Education, (ces mots retrouvent la majuscule qu'ils avaient perdue dans l'item précédent et sont, là encore, suivis de points de suspension : les sciences de l'éducation sont tellement diverses...) - Approche socio-institutionnelle de l'école.

Voilà. Je m'inquiétais donc à tort pour les candidats qui seraient incapables de construire un discours un peu cohérent sur l'opposition de la tradition épistémologique française (Canguilhem, Bachelard) et la tradition anglo-saxonne (empirisme, pragmatisme). La solution est toute simple : pour les chercheurs en sciences de l'éducation, le mot "épistémologie" n'a pas le moindre rapport avec l'épistémologie. On peut continuer : le mot "sciences" n'a pas le moindre rapport avec les sciences ni le mot "éducation" avec l'éducation.

Écrit par : Pedro Cordoba | 09 octobre 2008

Réforme du lycée :

Le Snes a quitté les négociations! A quitté la table!
Le Snalc, depuis longtemps, ne négocie plus non plus !
L'UNL est opposée à la réforme!
La Fidl rejette la réforme !

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/politique/20081009.OBS5026/le_snesfsu_se_retire_des_discussions.html

Gaudemar Lost this round !

Next round !

Écrit par : Amélienestpascellequevouscroyez | 09 octobre 2008

Mais... ce n'est pas moi qui ai écrit ce message.
Alerte à l'imposteur!

Écrit par : Amélie | 09 octobre 2008

Ce qu'il faut pouvoir expliquer aux étudiants - mais d'abord aux universitaires qui ne comprennent rien à rien - c'est qu'un master "enseignement" (en fait de sciences de l'éduc) n'a aucun débouché si on ne réussit pas aux concours. Un master disciplinaire, en revanche, aura toujours une valeur, même dans les disciplines littéraires et même hors enseignement.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 09 octobre 2008

@ Pedro Cordoba

M. Cordoba,

Merci pour toutes informations.

J'ai deux questions :

- Est-il réaliste d'envisager un élargissement du contenu du master disciplinaire ? Je m'explique : un master de lettres modernes ne contient en tout et pour tout que deux séminaires par semestre (4 heures hebdomadaires de cours), plus la rédaction du mémoire, ce qui ne constitue en rien un programme de consolidation de ses connaissances générales, mais un approfondissement de certaines d'entre elles. Or, élargir le contenu du master enseignement, par exemple avec de l'ancien français, ou de la grammaire, ou de l'histoire littéraire, rapprocherait (un tant soit peu) le master disciplinaire des prépas concours encore en vigueur (CAPES, Agrég). Ce qui permettrait à de futurs jeunes collègues, quoique passant par le filtre aléatoire d'un concours "pédagogisé", d'effectuer un retour généraliste sur leurs connaissances de Licence pendant deux années, bac + 4 et bac + 5, juste avant d'entrer en enseignement.

- Par ailleurs, que sait-on du devenir des concours internes ? Je pense notamment à l'agrégation.

Merci.

Écrit par : Rodrigue du Gers | 09 octobre 2008

Pour les fuites dans le JDD, il n'y a pas l'ombre d'un doute : c'est le Snes.

Écrit par : Amélie | 09 octobre 2008

La proposition de Rodrigue du Gers me paraît pleine de bon sens : si les concours n'ont plus de contenu disciplinaire sérieux, c'est aux masters d'assurer cette formation.

Écrit par : Sylvie Huguet | 09 octobre 2008

Oui, Pedro, sauf qu'un master disciplinaire, sans formation complémentaire consécutive dans les autres disciplines, pour un candidat professeur d'école, n'a guère plus de sens. Comment enseigner de manière polyvalente à des petits si on est directement bombardé sur le terrain avec un master en math, ou en musique, ou en physique?
On pourrait espérer une chose; puisque master il y a, que ces masters soient multidisciplinaires, éventuellement, (ce qui, pour un PE, peut être synonyme de "professionnalisant", sans être englué dans les sciences de l'éduc.)

Écrit par : Christophe Sibille | 09 octobre 2008

@ Rodrigue du Gers

Vous avez tout à fait raison et c'est l'une des premières revendications qui s'imposent. On ne peut pas tolérer que les masters dits "recherche" n'aient pas la même dotation horaire que ces fumeux "masters d'enseignement". Or celui de Nanterre suppose de 25 à 29 heures hebdo. Il est nécessaire d'avoir des dotations uniformes et aussi les mêmes critères de sélection à l'entrée en M1 et pour le passage en M2.

La situation actuelle des masters (4 heures+2 transversales) est aberrante et ne correspond absolument pas aux critères de Bologne. Elle tient à une double cause : le Ministère n'a pas voulu donner davantage, les professeurs d'université (de rang A) s'en sont accomodé parce qu'ils se sont contentés d'y placer leurs anciens séminaires de maîtrise et de DEA. Toujours cette obsession de la "recherche" qui permet aussi aux mandarins d'écarter les maîtres de conf des masters, même si ce n'est pas légal. Quand comprendront-ils que la recherche ne se fait pas en master mais en doctorat et en post-doc? C'est cela qui sert de prétexte à ces horaires dérisoires : les ECTS de master ne sont pas censés correspondre à des heures d'enseignement mais à la "charge de travail" de l'étudiant, qui est donc supposé dédier un temps considérable à la recherche, ce qui n'est évidemment pas le cas. Le passage des "masters recherche" aux "masters disciplinaires" permettrait de mettre un terme à cette aberration en donnant aux étudiants ce dont ils ont besoin pour commencer une recherche digne de ce nom : des connaissances un peu solides dans leur discipline, connaissances qui leur font cruellement défaut au sortir de la licence. C'est aussi à cette condition que le titulaire d'un master disciplinaire pourrait voir valoriser son diplôme dans le marché llibre du travail.

Pour ce qui est de l'agrégation interne, je ne suis au courant de rien. C'est l'agrégation externe qui est menacée de pédagogisation (voir sur le site de RE le compte rendu de l'entrevue au Ministère des médiévistes, des dix-septiémistes et des dix-huitémistes). La CDIUFM et une mystérieuse Conférence des Doyens de Lettres vont plus loin : il faudrait supprimer l'agrégation externe et donner le titre d'agrégé aux meilleurs capésiens ou alors confondre en un seul concours l'externe et l'interne.

Écrit par : Pedro Cordoba | 09 octobre 2008

J'en ai ras le cul de ce code à la con à taper, quasiment à chaque contribution!
Voilà, c'est dit.

Écrit par : Christophe Sibille | 09 octobre 2008

@ Christophe Sibille,

Les masters disciplinaires ne concernent évidemment que les spécialistes d'une discipline. S'ils enseignent, c'est dans le secondaire. Pour ce qui est des PE, je vous ai déjà dit - et je répète - que les Universités ne peuvent rien proposer du tout. Quand je parle d'Université, j'en exclus bien sûr les UFR de sciences de l'éducation. La solution, si solution il y a, se trouve dans la (re)transformation des IUFM en Ecoles normales. Mais c'est ce dont la CDIUFM ne veut surtout pas entendre parler.

Écrit par : Pedro Cordoba | 09 octobre 2008

J'ai lu le projet sur le site "reconstruire l'école" : c'est infâme , honteux , mise à mort définitive de la plus petite minuscule étincelle qui restait dans le système master / Capes . C'était déjà pas le Pérou, maintenant c'est le fossé ...
C'est vrai que connaître par coeur le système éducatif et son histoire ,c'est appréciable pour l'enseignement qu'on dispense( applicable toutes matières confondues en plus) , et c'est crucial lors de l'oral . En 1ère S ( pardon, futures sciences de je sais pas quoi) , j'imagine le cours sur les dérivées :
"avant de la calculer , je vais vous expliquer le rôle des différents agents du lycée "..
En somme , on va se retrouver avec des anciens khâgneux collés au capes parce qu'ils ne sauront pas répondre à la question pédago cruciale :" en quelle année Meirieu a t-il inventé la pédagogie intra-cognitive de la géométrie intersubjective de la classe? "
La part consacrée aux connaissances littéraires et à la faculté de réflexion sur les textes ,et la littérature en général va être nulle. Elle était déjà amoindrie par le pan didactique et éliminait déjà les khâgneux .. qui sont pourtant de purs littéraires amoureux des beaux textes .
Il faudrait un soulèvement des masses intellectuelles ..on ne voit pas assez les vrais pédagogues, peut-être parce qu'ils sont trop humbles.Brighelli est là , heureusement..
En revanche, on entend les autres beugler à longueur de journée , avec une morgue qui les rend si reconnaissables (cf Bégaudeau) et au final , c'est leur idéologie qui triomphe. Très schématique ce que je dis là , mais ça résume ma pensée..
Mais quelle est notre marge de manoeuvre ?
Pedro Cordoba a t-il son mot à dire là-dedans ? Ses articles sont-ils diffusés au ministère?
Je me souviens du temps où Darcos m'inspirait l'idée d'espoir et de travail .C'est un temps révolu , règne sans partage du non-sens total et de la plus basse trahison . Je ne comprends pas comment Darcos, qui a été formé avec ce que la République avait de meilleur , a pu organiser une telle mise à mort en règle du système éducatif français. Je ne le conçois pas . Je m'efforce mais je n y arrive pas .Le vertige du pouvoir ? La facilité ?
Mystère ..... et boule de pédago.

Écrit par : Lisa, certifiée | 09 octobre 2008

Merci à Lisa dont c'est la première (ou l'une des très rares) interventions sur ce blog. Je partage tout à fait votre avis. Quant au mien, j'ai été reçu à plusieurs reprises au Ministère mais tout ce que je peux dire, ils s'en tamponnent le coquillard. En bon mao, je lutte toujours sur deux fronts : la négociation avec les puissants et la révolte des masses (intellectuelles en l'occurrence). Mais j'ai bien peur que les masses ne soient pas au rendez-vous. Pour tout dire, elles le sont rarement. D'où l'échec du maoïsme. Quand j'aurai perdu cette dernière bataille, je demanderai une retraite anticipée pour pouvoir quitter l'Université française et la France elle-même. "Pays de veaux", comme avait si bien sûr voir le Général de Gaulle, le Mao français.

Écrit par : Pedro Cordoba | 09 octobre 2008

La proposition de Rodrigue du Gers me paraît pleine de bon sens : si les concours n'ont plus de contenu disciplinaire sérieux, c'est aux masters d'assurer cette formation.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 09 octobre 2008

Ce n'est cependant ni plus ni moins que la proposition de Mark Sherringham.

"En 1ère S ( pardon, futures sciences de je sais pas quoi) , j'imagine le cours sur les dérivées : "avant de la calculer , je vais vous expliquer le rôle des différents agents du lycée "
Excellent !

"En somme , on va se retrouver avec des anciens khâgneux collés au Capes parce qu'ils ne sauront pas répondre à la question pédago cruciale :" en quelle année Meirieu a t-il inventé la pédagogie intra-cognitive de la géométrie intersubjective de la classe? "
Beh oui. Inutile de savoir ce qu'est un vecteur, il suffira de savoir comment on enseignait les vecteurs dans les années 80.

Écrit par : Jérémy | 09 octobre 2008

Le pape Jean-Paul II a eu raison de demander pardon au nom de l'Eglise (ainsi que pour les Croisades, les persécutions contre les Juifs et les Protestants),

Ecrit par : Robin

Nous attendons qu'enfin monsieur Berlusconi offre à la France les plates excuses de l'Italie pour l'odieuse invasion perpétrée sur notre territoire en l'an 52 avant J.C.

Écrit par : moot | 09 octobre 2008

"j'ai été reçu à plusieurs reprises au Ministère mais tout ce que je peux dire, ils s'en tamponnent le coquillard."

Pour forcer à reconnaître qu’il est fait fausse route avec ces réformes, on pourrait faire remarquer qu’elle reviennent à copier le système belge en matière de formation des enseignants, et s’en référer du coup à ce que cela peut donner (Cf. Le strip-teasien "Roulez les mécaniques" d’André François)

Écrit par : Fortich | 09 octobre 2008

Et si on donnait le concours par ordre alphabétique ?

Tout le monde s'inscrirait en décembre, et en mars on tirerait au sort quelques lettres de l'alphabet, selon le nombre de postes à pouvoir. Pas besoin de tester le disciplinaire après tout, ni même le candidat, puisque le master l'a déjà fait.

Et je propose quelques masters originaux, tous utiles au futur enseignant :

Master "Annuaire"
S1 : Histoire de l'annuaire
S2 : L'annuaire : sommaire, organisation, divisions.
S3 : Annuaire et TICE : du papier à inernet
S4 : Apprentissage des noms dans l'annuaire : entraînement à la mémorisation des noms et numéros indiqués

Master "Marché"
S1 : Les aliments vendus au marché : typologie, prix, qualité
S2 : Les marchandises non-alimentaires : vêtements, gadgets, souvenirs...
S3 : Les acteurs du marché : professionnels, commerçants et producteurs
S4 : Les clients du marché : étude approfondie de la clientèle intrinsèque aux marchés, enquête sur panels pré-sélectionnés, sondages et interviews.

Master "Yoyo"
S1 : Histoire du yoyo à travers les âges
S2 : Le yoyo : mode d'emploi
S3 : Les dangers du yoyo : accidents, prévention et sécurité
S4 : Les grandes stars du yoyo

Écrit par : Jérémy | 09 octobre 2008

Merci à Lisa dont c'est la première (ou l'une des très rares) interventions sur ce blog.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 09 octobre 2008

Bonjour Lisa, je vous ai reconnue, toujours impétueuse, toujours en guerre !
Ce blog est fréquenté par mes anciens étudiants : j'en suis ravie.

Écrit par : FGuichard | 09 octobre 2008

Le pape Jean-Paul II a eu raison de demander pardon au nom de l'Eglise (ainsi que pour les Croisades, les persécutions contre les Juifs et les Protestants),

Ecrit par : Robin

Nous attendons qu'enfin monsieur Berlusconi offre à la France les plates excuses de l'Italie pour l'odieuse invasion perpétrée sur notre territoire en l'an 52 avant J.C.

Ecrit par : moot | 09 octobre 2008

Et moi, au nom de mes ancêtres Alamans, je demande pardon aux Celtes Triboques et aux occupants Romains d'avoir envahi la rive gauche du Rhin au IIIe siècle.

Écrit par : Magister | 09 octobre 2008

Le pape Jean-Paul II a eu raison de demander pardon au nom de l'Eglise (ainsi que pour les Croisades, les persécutions contre les Juifs et les Protestants),
Ecrit par : Robin

Nous attendons qu'enfin monsieur Berlusconi offre à la France les plates excuses de l'Italie pour l'odieuse invasion perpétrée sur notre territoire en l'an 52 avant J.C.
Ecrit par : moot | 09 octobre 2008

Et moi, au nom de mes ancêtres Alamans, je demande pardon aux Celtes Triboques et aux occupants Romains d'avoir envahi la rive gauche du Rhin au IIIe siècle.
Ecrit par : Magister | 09 octobre 2008

Je n'aurais jamais osé me moquer aussi ouvertement du bel et bon Jean-Paul II. Ses positions idéologiques me heurtaient, mais je n'aurais jamais pensé que sa décision pouvait être lâche et imbécile, comme vous venez de le prouver avec grand brio. Moot et Magister, vous n'y allez pas de main morte !

Écrit par : Jérémy | 09 octobre 2008

Ce n'est pas le Pape qui est visé mais l'air du temps qui veut que ce soient toujours les mêmes qui se repentent...

Écrit par : Magister | 09 octobre 2008

Magister a écrit : "Ce n'est pas le Pape qui est visé mais l'air du temps qui veut que ce soient toujours les mêmes qui se repentent..."

C'est vrai quoi ! C'est comme si on demandait encore aux alsaciens de se repentir d'avoir coproduit Oradour.

Écrit par : dugong | 09 octobre 2008

La CDIUFM et une mystérieuse Conférence des Doyens de Lettres vont plus loin : il faudrait supprimer l'agrégation externe et donner le titre d'agrégé aux meilleurs capésiens ou alors confondre en un seul concours l'externe et l'interne.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 09 octobre 2008

J'en ai ras le cul de ce code à la con à taper, quasiment à chaque contribution!
Voilà, c'est dit.

Ecrit par : Christophe Sibille | 09 octobre 2008

Ben, moi, j'en ai ras le cul de cette université à la con. Ça va durer encore longtemps, ces fadaises ?

Écrit par : dobolino | 09 octobre 2008

Ce n'est cependant ni plus ni moins que la proposition de Mark Sherringham.

Ecrit par : Jérémy | 09 octobre 2008

Il est intéressant de savoir que ledit madré Sherringham (Normalien Ulm et agrégé de philosophie - eh oui, Christophe, encore une exception!) a été directeur de l'IUFM de Strasbourg.
Quoi d'étonnant, donc, à ce qu'il travaille pour la pédagogolâtrie et s'applique à en hâter la parousie...
La caque sent le hareng!

Écrit par : Jean | 09 octobre 2008

Il faudrait un soulèvement des masses intellectuelles ...

Ecrit par : Lisa, certifiée | 09 octobre 2008

Comme masses, y'a plus lourd !

Écrit par : dobolino | 09 octobre 2008

"Ce n'est pas le Pape qui est visé mais l'air du temps qui veut que ce soient toujours les mêmes qui se repentent...
Ecrit par : Magister | 09 octobre 2008"

Ce n'est pas l'air du temps qui s'est repenti, que je sache, c'est bien Karol. Et c'est sa décision à lui qui a été, vous nous l'avez prouvé, aussi con que si Berlusconi se repentait, ou si les descendants d'Alamans se repentaient auprès des Celtes Triboques. Ah la la, quelle décision imbécile et risible ! Peut-être n'avait-il plus toute sa tête quand il l'a prise ? Ca expliquerait cette erreur ridicule.

Écrit par : Jérémy | 09 octobre 2008

Ben, moi, j'en ai ras le cul de cette université à la con. Ça va durer encore longtemps, ces fadaises ?

Ecrit par : dobolino | 09 octobre 2008

Si l'on juge par tout ce qui s'écrit, la CDIUFM, puissamment présente au Ministère, a gagné la partie!
Le parti de l'entropie intellectuelle l'a emporté!
Les carottes sont cuites.

Écrit par : Jean | 09 octobre 2008

Quand j'aurai perdu cette dernière bataille, je demanderai une retraite anticipée pour pouvoir quitter l'Université française et la France elle-même. "Pays de veaux", comme avait si bien sûr voir le Général de Gaulle, le Mao français.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 09 octobre 2008

J'l'ai déjà entendu, cette antienne, d'un gars qui fête aujourd'hui des 77 ans et est, à ma connaissance, toujours domicilié en France ...

Écrit par : dobolino | 09 octobre 2008

Il est intéressant de savoir que ledit madré Sherringham (Normalien Ulm et agrégé de philosophie - eh oui, Christophe, encore une exception!) a été directeur de l'IUFM de Strasbourg.
Quoi d'étonnant, donc, à ce qu'il travaille pour la pédagogolâtrie et s'applique à en hâter la parousie...
La caque sent le hareng!

Ecrit par : Jean | 09 octobre 2008

C'est vrai. Cependant Sherringham ne va pas aussi loin que les délires que la CDIUFM concernant l'agrégation (sa disparition):

"M. Sherringham indique que le concours de l'agrégation sera maintenu dans son format
actuel, avec le même nombre d'épreuves."

Bien sur, il rêve d'y insérer une épreuve pédagogique qui la dénaturerait, mais c'est quand même autre chose que de prôner sa pure et simple suppression.

Quant aux affectations des agrégés, on peut lire ceci, à quoi je souscris sans réserve :

"M. Sherringham indique que si le niveau de recrutement doit être le même pour tous les
concours (le M2), la nature des concours et les perspectives de carrière qu'ils ouvrent doivent
être différenciées : l'agrégation est destinée à tirer le système vers le haut. Les agrégés ont
vocation à enseigner dans les classes d'examen des lycées, dans les classes préparatoires aux
grandes écoles et dans le premier cycle universitaire."

Maintenant, je ne sais au juste quel est le degré de probité de tels propos.

Écrit par : TotoWeininger | 09 octobre 2008

"échec du maoïsme. Quand j'aurai perdu cette dernière bataille, je demanderai une retraite anticipée pour pouvoir quitter l'Université française et la France elle-même."Pays de veaux" ( Pedro Cordoba )

Mieux le taureau que le veau !


http://fr.youtube.com/watch?v=z0_DHZIfRcs

Écrit par : Amélie maislaquelle ? | 09 octobre 2008

Pardon , mais ça tourne en rond ici. J'ai pris un peu de recul depuis hier soir et mon humeur maussade. Deux heures de vélo sur les bords de la Loire, un peu de méditation au bord de l'eau vive comme un torrent, la cueillette de cyclamens sur les talus, bref, je reviens lire ce que qui ce dit et là, mes petits camarades, je crois qu'il est temps de penser à l'action.

JPB, s'il vous plait, lancez ce nouveau thème: "Et maintenant, agissons... " ou quelque chose dans cette perspective.
On se défoule bien ici, on papote, on gueule, on échange des infos, mais le ras le bol est prégnant. Il faut maintenant penser l'action:pas le "grand soir" mais la mobilisation ferme et décidée. Nous avons assez d'idées développées ici depuis des mois. Alors, le fruit d'automne est-il mûr?

J'ai respiré la dernière offrande des acacias. Après la première infusion des fleurs, voici celle des feuilles fanées et la réminiscence du printemps avant la nudité de épines.

Écrit par : Oxymore | 09 octobre 2008

"Sherringham rêve d'insérer dans l'agregation une épreuve pédagogique qui la dénaturerait, mais c'est quand même autre chose que de prôner sa pure et simple suppression."
Ecrit par : TotoWeininger

C'est juste, mais je soupçonne que c'est exactement le raisonnement que la méthode Sarkozy veut nous inciter à avoir !


"Quant aux affectations des agrégés, on peut lire ceci, à quoi je souscris sans réserve : "M. Sherringham indique que [...] les agrégés ont vocation à enseigner dans les classes d'examen des lycées, dans les classes préparatoires aux grandes écoles et dans le premier cycle universitaire."
Ecrit par : TotoWeininger

Oui, d'ailleurs je m'attendais à lire l'indignation juste et éclairée de Pedro Cordoba à ce propos : s'il n'y a déjà pas assez de places qui se libèrent en lycée pour y mettre les agrégés actuels et nouveaux, comment vont-ils caser les agrégés actuels et nouveaux en terminale, prépa et fac ??? C'est un bobard, son truc, à Sherringham.

Écrit par : Jérémy | 09 octobre 2008

C'est vrai, le passage par le code et l'attente pour retrouver le message deviennent pénible!

Écrit par : Oxymore | 09 octobre 2008

"Nous avons assez d'idées développées ici depuis des mois."

Par exemple : faire une vraie réforme du collège, avant de se lancer dans une fausse réforme du lycée.

Écrit par : Jérémy | 09 octobre 2008

PénibleS!

Code:AEMbPP Super!!!!!!

Écrit par : Oxymore | 09 octobre 2008

"C'est un bobard, son truc, à Sherringham."

Ecrit par : Jérémy | 09 octobre 2008

C'est ce que je crains. Mais pourquoi tenir de tels propos, puisque l'affectation des agrégés en collège n'est, dit-on, qu'un problème résiduel. Qui cherche-t-il à duper ainsi?

Écrit par : TotoWeininger | 09 octobre 2008

juste 2 petites douceurs pour bien clore la soirée tranquillement et sereinement :

"L'éducation est à l'âme ce que la sculpture est à un bloc de marbre." (Joseph Addison)

Cosi fan Tutte Mozart : soave sia il vento

http://fr.youtube.com/watch?v=6Wi7UsXW1As&feature=related

Douce nuit à tous !

Écrit par : Sandra WAGNER | 09 octobre 2008

Je reviens super tard de la Sorbonne où nos professeurs nous ont annoncé officiellement "la mort de l'agrégation"... sous sa forme actuelle, tout en ne sachant pas trop ce qui y sera substitué. Ils nous ont recommandé de "bien profiter de cette dernière année", l'avenir étant incertain.

Tout ça pour dire qu'allumant la télé une fois rentré dans mes pénates, je vois la gueule de Bigoudi qui fanfaronnait dans "Envoyé spécial" a propos d' entre les buses. Je suis (malheureusement ? heureusement?) arrivé trop tard et n'ai vu que les dernières secondes du sujet.

Quelqu'un l'a-t-il vu ? Était-ce intéressant ?

Il paraît que le film a fait un million d'entrée (Frackowiak a dû y retourner 12 fois avec toute sa famille). De toute façon c'est nul : c'est beaucoup moins que "Le Gendarme et les Gendarmettes" !

Écrit par : Manu | 09 octobre 2008

Merci, Sandra!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 09 octobre 2008

NoN maIS QuEl COde de M3Rd3 !

Écrit par : Manu | 09 octobre 2008

nos professeurs nous ont annoncé officiellement "la mort de l'agrégation"

Ecrit par : Manu | 09 octobre 2008

Il n'y vont pas de main morte à la Sorbonne!

Bon, en même temps, cela ne me fait plus ni chaud ni froid; je suis blindé, après cette accumulation de désastres dans l'EN depuis que je respire - ou presque.

Je pense cependant que l'agrégation externe continuera d'exister sous sa forme actuelle. Grâce aux classes prépa.

Ils pourraient réfléchir un peu avant d'adopter ce ton apocalyptique.

Écrit par : TotoWeininger | 09 octobre 2008

NoN maIS QuEl COde de M3Rd3 !

Ecrit par : Manu | 09 octobre 2008

J'allais le dire ! N'y a-t-il pas moyen de se débarrasser de ce
schkrmmmblll de rogntudjuuuu de code ? (oui, j'ai lu "Spirou et Fantasio" quand j'étais petite...)

Écrit par : FGuichard | 09 octobre 2008

Je pense cependant que l'agrégation externe continuera d'exister sous sa forme actuelle. Grâce aux classes prépa.

Ils pourraient réfléchir un peu avant d'adopter ce ton apocalyptique.

Ecrit par : TotoWeininger | 09 octobre 2008

Puissiez-vous avoir raison, mais il me semble que le billet -trés modérément optimiste, c'est le moins que l'on puisse dire - de JPB va peu ou prou dans le même sens.

Et mes professeurs ne sont pas des gens "qui pourraient réfléchir", ils ne vous ont pas attendu pour le faire : ils ont bien précisé "sous sa forme actuelle". Ils semblaient inquiets. Une inquiétude qui m'a semblé être ponctuée de nostalgie, comme si nous vivions les derniers instants où on ne s'occupe que de connaisssance, et pas d'autre chose.

Je souhaite qu'ils se trompent et que vous ayiez raison.

Écrit par : Manu | 09 octobre 2008

Je pense cependant que l'agrégation externe continuera d'exister sous sa forme actuelle. Grâce aux classes prépa.

Ils pourraient réfléchir un peu avant d'adopter ce ton apocalyptique.

Ecrit par : TotoWeininger | 09 octobre 2008

Tiens, je lisais hier au gars de 77 ans qui est toujours en France malgré ses propos véhéments l'article du JDD sur la réforme des lycées et il m'a dit : "Eh bien, ça y est ! Ça, c'est l'arrêt de mort des classes préparatoires. On y est."
Désolée de vous faire peur.

Écrit par : catmano | 09 octobre 2008

Je souhaite qu'ils se trompent et que vous ayez raison.

Ecrit par : Manu | 09 octobre 2008

Je le souhaite aussi...

J'essaie simplement de ne pas désespérer, ce qui n'est pas chose aisée ces temps-ci. Je ne suis bien évidemment certain de rien. Il faut toutefois éviter de tenir le pire pour déjà accompli, ne serait-ce que pour des motifs tactiques. Ne soyons pas nostalgique de ce qui existe encore.

Écrit par : TotoWeininger | 09 octobre 2008

"Eh bien, ça y est ! Ça, c'est l'arrêt de mort des classes préparatoires. On y est."

Ecrit par : TotoWeininger | 09 octobre 2008

Tiens, c'est vrai, je n'avais pas pensé à cette éventualité. Impensable, mais tout à fait possible. Peut-être la prochaine réforme.

Écrit par : TotoWeininger | 09 octobre 2008

Il faut toutefois éviter de tenir le pire pour déjà accompli, ne serait-ce que pour des motifs tactiques. Ne soyons pas nostalgique de ce qui existe encore.

Ecrit par : TotoWeininger | 09 octobre 2008

Là, nous sommes entièrement d'accord.

Écrit par : Manu | 09 octobre 2008

Deux heures de vélo sur les bords de la Loire, la cueillette de cyclamens sur les talus

Ecrit par : Oxymore

Comme chacun sait, le cycle "amen", c'est le vélo de monsieur le curé.

Écrit par : moot | 09 octobre 2008

"Ça, c'est l'arrêt de mort des classes préparatoires. On y est."
Désolée de vous faire peur.

Ecrit par : catmano

Ou leur "démocratisation" (massification). Ce qui est la même chose.

Écrit par : moot | 09 octobre 2008

"Il faudrait un soulèvement des masses intellectuelles ..."

Houellebecq et BHL ! C'est parti !

Écrit par : Hervé | 10 octobre 2008

Concours de recrutement ...

Ben ouais quoi, il en faudra bien des bégaudeaux pour les collèges iniques et les lycées cohn-bendit !

Youpi !

http://www.sgen-cfdt.org/actu/IMG/pdf/4pageslycee.pdf

Écrit par : Hervé | 10 octobre 2008

Amélienestpascellequevouscroyez :
"Le Snalc, depuis longtemps, ne négocie plus non plus !"

Ben si, ils sont toujours là ! Serait temps qu'ils claquent la porte ! Qu'on puisse dire clairement : cette réforme du lycée c'est celle de l'UNSA et du SGEN (et de la PEEP) !

"Vous le savez, les réformes qui s'annoncent n'augurent rien de bon pour l'avenir de notre profession et sont particulièrement catastrophiques pour le devenir de nombreuses disciplines avec toutes les conséquences que cela implique.
Le SNALC-CSEN a donc mis en ligne aujourd'hui sur son site national une pétition visant à défendre les disciplines et la qualité de l'enseignement.

Vous y accèderez facilement en cliquant sur : www.snalc.fr

Cette pétition n'est pas destinée aux seuls adhérents du SNALC ni aux seuls professeurs mais à tous ceux qui s'inquiètent très sérieusement pour l'avenir de notre Ecole et des générations futures. Merci de la signer et de la faire signer massivement autour de vous."

Écrit par : Hervé | 10 octobre 2008

"Je reviens super tard de la Sorbonne où nos professeurs nous ont annoncé officiellement "la mort de l'agrégation"... sous sa forme actuelle, tout en ne sachant pas trop ce qui y sera substitué. Ils nous ont recommandé de "bien profiter de cette dernière année", l'avenir étant incertain. "
Ecrit par : Manu

Ben, Manu, vous exercez en collège ou lycée, si j'ai bien compris ? Qu'est-ce que vous faites à la Sorbonne à ces heures tardives ?

C'est de la pure curiosité, et il n'y a aucune animosité derrière ces paroles ! Vous faites une thèse ?

Écrit par : Jérémy | 10 octobre 2008

Tiens au fait, Le Clézio Prix Nobel, personne n'en parle ?

Écrit par : Jérémy | 10 octobre 2008

Si, si ...

Tenez, à propos de l'école ...

Cet extrait d' " Ourania "(pages 30):

" A Campos, nous n'avons pas d'école comme vous dites. A campos, les enfants n'ont pas besoin d'aller à l'école parce que notre école est partout. Notre école c'est tout le temps, le jour, la nuit, tout ce que nous disons, tout ce que nous faisons. Nous apprenons, mais ça n'est pas dans les livres et les images.[…] Nous avons aussi des maîtres et des maîtresses, ce sont nos aînés, nos frères et nos sœurs, ils nous enseignent tout ce que nous devons savoir. - A lire, à écrire aussi ? Et les chiffres, l'algèbre, la géométrie, les sciences, la géographie, l'histoire ? Et ça n'est pas une école ? "[…] A Campos nous ne disons pas les mathématiques, l'algèbre, la géométrie, la géographie et toutes ces sciences dont tu viens de parler. "Il a attendu il a chuchoté : "Nous disons : la vérité. "

" II m'a demandé si je savais comment on fait l'amour. Je lui ai répondu avec les mots grossiers que j'ai entendus à l'école, alors il m'a dit qu'il me montrerait un soir des gens qui font l'amour. Pas des trucs sales ou qui font rire. Pas les trucs des magazines ou des films X.
" Une nuit, je dormais dans la même maison que lui, il m'a réveillé. Nous avons marché jusqu'en haut du village, là où vivent Hoatu et son amant Christian. Nous avancions sans faire de bruit, sauf les chiens errants qui rôdent la nuit, qui se sont mis à hurler. Mais les gens du village sont habitués à entendre les chiens."

Allez, c'était pour rire.

Le Clézio, un très grand auteur.
Le Nobel, mérité !

Écrit par : Hervé | 10 octobre 2008

Je suis bien content pour Le Clézio. Il y a deux ans, je faisais un curs sur le Chercheur d'or (le thème de l'année, c'était la poursuite du bonheur), et ça tient drôlement bien, comme littérature.
Pedro, moi aussi j'ai joué sur les deux fronts. D'une certaine manière, je me dis qu'il faut continuer à le faire. Ce sera peut-être plus facile, maintenant que la réforme du lycée prend l'eau (je ferai une Note sur le sujet dans la matinée). Mais moi aussi, j'ai la tentation des Marquises (celle de Merteuil, et celles de Brel). Mais comme dit fort bien Dobolino, il y en a qui grognent, mais ne partent jamais : tant qu'on râle, c'est qu'on n'est pas mort.
JPB

Écrit par : brighelli | 10 octobre 2008

Tiens au fait, Le Clézio Prix Nobel, personne n'en parle ?

Ecrit par : Jérémy | 10 octobre 2008

Peut-être est-ce tout simplement parce qu'il s'agit là d'une bonne nouvelle, venue pas par Hasard d'un autre Mondo?

Écrit par : buntovchik | 10 octobre 2008

"tant qu'on râle, c'est qu'on n'est pas mort.
JPB"

Ecrit par : brighelli | 10 octobre 2008

Et ce n'en est pas le seul signe, loin s'en faut!
Mais Dugong va encore dire que j'insinue... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 10 octobre 2008

"tant qu'on râle, c'est qu'on n'est pas mort.
JPB"

"Et ce n'en est pas le seul signe, loin s'en faut!
Mais Dugong va encore dire que j'insinue... ;-)"
Ecrit par : Christophe Sibille | 10 octobre 2008

Tous ces signes sont manifestement consubstantiels.

Écrit par : dugong | 10 octobre 2008

Dans le jus pédagol du jour, Christian Forestier, acolyte du Maître du Moloch "plaide pour davantage de bacheliers généraux afin d'augmenter les qualifications. "Si nous avons des difficultés dans le supérieur c'est probablement que nous avons un taux de bacheliers généraux qui est insuffisant…"

La modularité y pourvoira évidemment.

Ceci dit, on aurait aimé, qu'au lieu de monter sur ses grands chevaux habituels, notre vizir prenne plus naturellement la défense de la filière bois.

Écrit par : dugong | 10 octobre 2008

"Tous ces signes sont manifestement consubstantiels."

Ecrit par : dugong | 10 octobre 2008

On peut bander sans râler! Même s'il est manifestement certain que l'on va voir le prix (donneur) des denrées s'emballer.

Écrit par : Christophe Sibille | 10 octobre 2008

Comme chacun sait, le cycle "amen", c'est le vélo de monsieur le curé.

Ecrit par : moot | 09 octobre 2008


"Qu'est-ce qu'il y a à l l'intérieur d'une noix, qu'est-ce qu'on y voit...quand elle est ouverte...On y voit ceci, celà...des curés à bicyclette..." (si je me souviens bien de cette délicieuse chanson du "grand Charles" (Trenet).

Je rejoins mes fauves une des deux 4èmes à 28) à 9 heures...Fini de rêver ! Bonne journée à tous et haut les coeurs !

Écrit par : Robin | 10 octobre 2008

A l'heure où les bourses s'effondrent, les petits porteurs vont-ils porter à gauche ?

Écrit par : dugong | 10 octobre 2008

Pour info., la réaction de l'association des profs de philo. (APPEP) sur la réforme du lycée :
http://www.appep.net/actu/philosophie_reforme_lycee.pdf

Avec, au-delà de la revendication disciplinaire, un argument pertinent contre la modularisation (j'irais même plus loin qu'eux en disant qu'elle n'est pas adaptée non plus pour le supérieur, au moins pour le premier cycle) :

"Une structure composée de modules d’enseignements semestriels ne nous apparaît pas pertinente pour le Lycée. Vouloir calquer sur le secondaire une organisation propre au
supérieur revient à nier la spécificité de ce niveau d’études. Le lycée a pour but de transmettre les savoirs fondamentaux et à cette fin les disciplines ont besoin d’une continuité dans le temps. Le risque des modules semestriels réside dans l’émiettement des connaissances. Cette parcellisation peut être nuisible à une perception globale, par les élèves, de la culture et des savoirs qui leurs sont enseignés."

Écrit par : Romuald | 10 octobre 2008

Je viens de lire sur le site de marianne :

"Invité ce matin au micro de France-Inter, Georges Ugeux, ancien vice-président de la bourse de New-York a livré son analyse de la situation économique. Pour lui, l'ampleur de la récession qui s'annonce est très inquiétante sur l'ampleur de la récession qui s'annonce"

Ca c'est de l'analyse coco !

Écrit par : dugong | 10 octobre 2008

"Qu'est-ce qu'il y a à l l'intérieur d'une noix, qu'est-ce qu'on y voit...quand elle est ouverte...On y voit ceci, celà...des curés à bicyclette..." (si je me souviens bien de cette délicieuse chanson du "grand Charles" (Trenet)."


Ecrit par : Robin | 10 octobre 2008

De mémoire aussi, c'est quand elle est fermée qu'on y voit, à l'intérieur, des choses plus magnifiques les unes que les autres... Et, quand elle est ouverte, on la bouffe, point.

Allégorie intéressante à l'usage de ceux qui ont voté Sarko pour voir la situation de l'école s'améliorer... Avec Sarko dans le rôle de la noix.

Écrit par : Christophe Sibille | 10 octobre 2008

J'aurais bien une rime avec "module"....

"Ils avancent, et si on r'cule,
comment comment s'étonner qu'y qu'ils nous modulent
(Sur une musique bien connue).

Écrit par : Christophe Sibille | 10 octobre 2008

Mais comme dit fort bien Dobolino, il y en a qui grognent, mais ne partent jamais : tant qu'on râle, c'est qu'on n'est pas mort.
JPB

Ecrit par : brighelli | 10 octobre 2008
Celui auquel je faisais allusion n'a pas quitté la France mais a par contre quitté l'Université le jour de ses soixante ans, sans un regard en arrière et dans un état d'immense ras le bol, après s'y être investi à fond pendant près de trois décennies. Je ne sais si un évènement particulier l'amena au point de non-retour ou si c'était le fait d'une accumulation de déceptions et d'un réel sentiment d'impuissance.

Écrit par : dobolino | 10 octobre 2008

Le tout est d'y arriver dans le sens d'un "lacher-prise", sans remords et sans un regard en arrière. Dans le sens "j'ai fait ce que j'avais à faire et, maintenant, je passe le relais".

Écrit par : dobolino | 10 octobre 2008

Le tout est d'y arriver dans le sens d'un "lacher-prise", sans remords et sans un regard en arrière. Dans le sens "j'ai fait ce que j'avais à faire et, maintenant, je passe le relais".

Ecrit par : dobolino | 10 octobre 2008

Ca s'appelle la grandeur, mais c'est passé de mode au pays des "roquets qui s'accrochent".

Écrit par : Robin | 10 octobre 2008

Bonjour.

Je suis un lecteur occasionnel de ce blog qui m'a séduit, par la qualité des informations, l'humour et la beauté des phrases. Même si je ne suis pas toujours d'accord avec l'auteur, la pertinence de ses propos m'interpelle.

J'aimerais connaître l'avis, pourquoi pas une note? (désolé si par elle existe déjà, je n'ai pas tout lu) de Mr Brighelli à propos des compétences nécessaire à un enseignant.
Aussi, que modifierait-il dans :
"référentiel des savoirs et compétences attendus » cite la psychologie, la pédagogie, la sociologie, l’histoire de l’éducation, la philosophie de l’éducation (et de la citoyenneté…), et la connaissance du système éducatif, pour des compétences professionnelles de trois ordres : service de la vie scolaire, projet de vie scolaire, et fonctions de régulation et de médiation." ?

De plus peut on dire que les compétences sont les même pour un enseignant de la maternelle au lycée ?

Enfin, on parle beaucoup des profs, mais qu'en est il du "métier d'élève" ?

Merci, de prendre en compte mes questions, et d'excuser mes lacunes syntaxiques et orthographiques.

Aurevoir.

Écrit par : taz zozoté | 11 octobre 2008

à chaque coup de blues un petit tour sur ce blog....
le souvenir récent d'un oral de capes interne fort cruel freine quelque peu mon opposition aux nouveaux concours....
brève : au bout du monde, je viens de sympathiser avec un de vos anciens élèves M.JCB .... ici aussi les effets pervers de la didactique ont des conséquences dramatiques....

Écrit par : agnes pradel | 12 octobre 2008

Petites précisions pour tenter d'atténuer l'effet amalgame brouillon de mon précédent commentaire : quelques ratés de la souris ont grignoté tant de messages que je croyais qu'il n'allait pas passer... L'allusion aux marquises m'a encouragée car je vis dans une île soeur où gémir/râler n'est pas de mise. Or plus la nature est généreuse plus les incohérences de la société paraissent absurdes. Ici fabriquer des crétins est peut-être plus dangereux qu'ailleurs.
Quant aux concours, je viens de subir l'omniprésence de la trissotine didactique même pour l'agreg interne! Seul votre blog apaise mon courroux, merci!

Écrit par : agnes pradel | 13 octobre 2008

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