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25 septembre 2008
Brevet des colleges
Brevet des collèges
La « techno-structure » du Moloch bloque pour le moment toute réforme de fond du Collège – à commencer par une évaluation sérieuse du « collège unique », dont le Monde de l’Education, pourtant peu suspect de menées anti-pédagogistes, constatait l’échec dès… février 2002. Près de sept ans plus tard, on garde les mêmes aberrations, les mêmes caciques blanchis sous le harnois des ambitions recuites, et on recommence.
Mieux : comme toute usine à gaz engendre nécessairement chaque année une tuyauterie additionnelle, il a été décidé d’adapter le Brevet au « socle de compétences » défini par la loi Fillon en 2005, et publié au Journal Officiel le 12 juillet 2006 (1).
C’est-à-dire que l’examen, qui se joue actuellement entre une note obtenue via le contrôle continu (toutes les matières, sauf l’Histoire-Géographie…), et trois épreuves écrites (Français, Maths et… Histoire-Géographie (2)), se complexifie encore et devrait désormais intégrer (in extenso ou par morceaux, les grosses têtes de la DGESCO se penchent en ce moment sur ce problème capital) l’évaluation du Socle.
Petite piqûre de rappel pour celles et ceux qui ne parlent pas le volapük grenellien dans le texte. Ledit « socle », qui représente l’exigence a minima de ce qu’un élève doit maîtriser fin Troisième, définit sept « compétences ». Je les énumère dans l’ordre officiel – qui déjà est significatif des priorités :
1. Maîtrise de la langue française : les légistes ont proclamé, sans rire, que les élèves en fin de Troisième devaient maîtriser l’orthographe. C’est ce que constatent les profs de Seconde chaque jour… C’est sans doute pour réaliser cet objectif que la pratique de la dictée a pour ainsi dire disparu des collèges – et du Brevet : Sauver les Lettres s’est fort diverti à faire refaire à des collégiens, en 2000, une dictée du Brevet 1985 — avec des résultats si catastrophiques, l’évidence d’une baisse de niveau si spectaculaire, que l’on comprend les concepteurs de programmes qui ne proposent plus aux élèves qu’un fantôme de dictée notée avec aménité.
2. Pratique d’une langue vivante étrangère : on sait que le collégien français parle couramment l’anglais (« Hey man, j’ai chouré son gun au cop ! ») — si couramment que sa compétence, qui ne saurait être remise en doute, n’est pas évaluée par une épreuve terminale au Brevet, ni à l’écrit (« Mais enfin, affirma en 2007 l’interlocuteur des syndicats à la DGESCO, c’est la capacité de communication qui doit être prise en compte, pas question d’une épreuve écrite – nous nions que la maîtrise de l’expression écrite ait un quelconque rapport avec la spontanéité miraculeuse de l’expression orale »), ni à l’oral, un oral qui « serait bien trop coûteux à organiser ».
3. Les principaux éléments de mathématiques et la culture scientifique et technologique : un beau fourre-tout qui permet d’associer des disciplines qui n’ont rien à voir – mais sans doute les ministères Fillon et Robien préparaient-il les bivalences testées depuis avec le succès que l’on sait : un prof de maths est bien capable d’enseigner les SVT, la physique et la chimie… Cela fait de la tri- ou quadri-valence : mais grâce à la nouvelle formation des maîtres, qui, comme nous l’avons vu ici même, fait la part belle aux sciences de l’éducation au détriment des disciplines proprement dites, nos enseignants du futur auront toutes les compétences.
4. La maîtrise des techniques usuelles de l’information et de la communication : c’est l’inénarrable B2i, qui sanctionne la maîtrise de l’informatique. Ou comment, à partir des ordinateurs sécurisés du collège, faire jouer quand même la règle des cinq clics pour tomber sur le site grosnichons.com. Alternative : les élèves fourniront la preuve de leur capacité à faire péter les plombs à leur prof, afin de capter la scène sur leur portable et l’envoyer sur DailyMotion. Ils pourront même, avec la complicité de leurs parents, pousser ledit (ladite) enseignant(e) au suicide, et filmer la lente dérive des pieds après la pendaison – « nord nord-est », comme à la fin du Meilleur des mondes.
5. La culture humaniste (« le sens de la continuité et de la rupture, de l’identité et de l’altérité », disent les textes : Je est un autre, mon pote…). En clair, il s’agit d’Histoire et de Géographie : on appréciera le fait que ces deux disciplines si essentielles, et la notion même d’humanisme, si belle, n’arrivent qu’après grosnichons.com.
6. Les compétences sociales et civiques : chaque élève devra connaître les 12000 lois régissant la France (ou, au minimum, celle du 13 juillet 2000, promulguée par le tandem Lang-Royal, qui interdit toute punition et révoque le zéro), celles décrétées par l’Europe, et les surdoués devront même prouver qu’ils sont capables de lire et de respecter le règlement intérieur de leur établissement (si !). L’audace des grosses têtes du HCE, qui a concocté ces recommandations, est sans limite.
7. L’autonomie et l’initiative. Ainsi articulé, cela semble un peu flou, mais une lecture du détail de la question permet de comprendre qu’il s’agit de connaître l’environnement économique et l’entreprise – l’ANPE, par exemple… Et « savoir nager » — en eaux troubles ? Je m’étonne qu’on n’ait pas pensé au « savoir chanter », si utile dans un monde de palinodies.
Les penseurs du 7ème arrondissement de Paris (donc, les meilleurs de France) se sont creusé la tête (et se la creusent encore) pour savoir comment ces belles capacités seraient jaugées. Elles font donc l’objet d’une évaluation tout au long du collège, et sont inscrites sur le « livret de compétences » qui, mieux qu’Edvige, suit l’élève depuis la maternelle, et permet aux enseignants de passer tant de soirées fructueuses à cocher des cases dans des formulaires. Dois-je préciser que ces compétences ne font pas l’objet d’une note chiffrée, mais (reflet sans doute du meilleur des mondes informatiques), d’une évaluation binaire, « acquis » / « non acquis » ? Le « en cours d’acquisition », qui reflète les capacités de la majorité des élèves, n’est pas prévu — sans doute pour inciter les enseignants à faire preuve d’optimisme et cocher la « bonne » case, celle qui cache la misère du monde et les réalités scolaires.
Cerise sur le gâteau, l’évaluation desdites compétences ne se fait pas par matières, ce serait trop simple : comme elles sont réputées « transversales », n’importe quel enseignant de n’importe quelle matière peut infléchir la barre dans n’importe quel pilier. Ça, c’est de la belle démocratie, madame.
Le contrôle continu entre déjà pour environ deux-tiers dans la note finale du Brevet : sans doute serait-il dangereux de faire passer aux élèves des épreuves claires où ils auraient une note précise – et traumatisante, forcément traumatisante. La note de Techno, ou d’EPS, peut ainsi compenser la note de Maths ou de Français (toutes les disciplines ayant une « égale dignité » — d’où, par glissement sémantique, une « égale utilité » : l’égalitarisme a frappé là aussi). Résultat, les bons élèves arrivent à l’examen avec un total déjà supérieur à la moyenne requise pour l’obtenir. Cherchez l’erreur.
Il est donc aujourd’hui question d’intégrer (pour diminuer la part strictement disciplinaire ?) la valeur des sept piliers de la sagesse minimale.
Les discussions ne datent pas d’hier. Dans un premier temps, le Moloch, qui ne saurait penser à tout, estimait qu’une incompétence effective dans l’un ou l’autre des piliers rendait impossible l’obtention du Socle tout entier : ainsi, « ne pas savoir nager » invalidait les compétences linguistiques ou mathématiques. Alerté sur l’inconséquence d’une telle disposition, il a fait machine arrière. Dorénavant, pour autant que l’on comprenne quelque chose à cette architecture abracadabrantesque, les compétences ajouteront des points. Ainsi, les « lauréats » du B2i auraient 6 points d’avance. And so on…
Pour faire bon poids, la « note de vie scolaire » délivrée par l’administration couronne l’édifice. Et quel Principal de collège sanctionnera sérieusement les trublions – « des élèves vivants, madame » - qui pourrissent la vie des enseignants et de leurs camarades, au risque d’altérer ses statistiques et la bonne humeur de l’Inspecteur d’Académie et du Recteur ?
Le Brevet des collèges se retrouve ainsi saucissonné entre un contrôle continu qui ne dit pas tout à fait son nom, des épreuves terminales dont le moins que l’on puisse dire est qu’elles sont notées avec aménité, et des considérations aventureuses sur la maîtrise des « piliers ». On a même pensé à ajouter les points « au dessus de la moyenne » obtenues dans diverses options facultatives : pétanque ou surf, comme au Bac ?
Résultat des courses, les enseignants ne seront bientôt plus que des machines à évaluer – une compétence « civique » bien plus intéressante que la transmission de savoirs rébarbatifs - forcément rébarbatifs. Les instituteurs ont déjà expérimenté cette dérive du système. Les profs du Second cycle s’y mettront dès que la dernière mouture de la réforme des lycées sera validée par les syndicats (3).
J’oubliais : il est question, au vu des notes obtenues au Brevet, de réviser (à la hausse, forcément à la hausse) l’évaluation de cours d’année. En clair, si vous avez 12 en Français, cela pourrait jouer en votre faveur pour l’obtention de l’item « autonomie » : on retrouve là la règle de « compensation » aujourd’hui en usage dans les universités, qui permet de rattraper le 2 en Grammaire française par un 18 en tam-tam.
Puisqu’il est question de réformer le Brevet, il est plus que temps de faire au ministère des propositions intelligentes — ici même : je veux bien me faire petit télégraphiste des bonnes idées. Par exemple, le Brevet doit-il être systématiquement passé par tous – y compris par ceux qui n’auraient pas acquis telle ou telle compétence ? Passer une épreuve de Français ou de Maths (et quelle épreuve ?) peut-il raisonnablement être soumis à l’item « travailler en équipe » ou « savoir nager » ? L’accès en Seconde générale (et en LP – ou peut-être pas, dans un système qui ne valorise guère les voies précocement professionnelles) doit-il être conditionné à l’obtention dudit Brevet ? Doit-on, afin que cet examen, le premier que passent les élèves, garde sa valeur d’initiation, faire passer un écrit et un oral ? Dans quelles matières ? Devant quel type de jury ?
Ou, peut-être, pourrions-nous en revenir à ce qu’il fut autrefois : quelques épreuves majeures (Français / Maths / Langues / Histoire-Géographie), notées en valeur absolue… Cela donnerait au moins aux enseignants de troisième quelques objectifs clairs — la maîtrise de l’orthographe, par exemple. Mais combien y aurait-il d’Elus ?
Bien sûr, l’intégration du contrôle continu dans le Brevet, corrigé de surcroît par les « compétences » et amélioré par la « vie scolaire », est le brouillon de ce qui se mijote pour le Bac. J’ai dit dans Fin de récré que je n’étais pas opposé à ce que le Bac devienne un examen de fin d’études, ce qui laisserait les formations du Supérieur libres d’opérer le tri qu’il leur plairait – mais qu’on en finisse avec l’hypocrisie qui prétend qu’on est apte à entrer en Université avec un diplôme distribué si généreusement. Si l’on veut donner une place au contrôle continu (pourquoi pas – mais les modalités sont bien compliquées à mettre en place, pour éviter les dérives qui amèneront tant d’établissements à faire amicalement pression sur les « équipes pédagogiques » pour qu’elles valident l’essentiel de la population scolaire), à quoi servent encore des épreuves terminales ?
Je souhaite que l’espace de discussion qu’ouvre cette Note soit prioritairement, pour une fois, un champ d’expérimentation et de propositions – même si je ne récuse pas les discussions et apostrophes personnelles qui font de ce blog, où je n’ai jamais censuré une intervention, un outil de maïeutique, ou, si l’on préfère, un défouloir des bonnes et des mauvaises humeurs — en tout cas, l’espace le plus libre du monde enseignant.
Jean-Paul Brighelli
(1) J’imagine le dilemme de Darcos, sommé de mettre en application une loi votée un peu vite par un Parlement largement incompétent en matière d’Education, et qui par ailleurs ne veut pas allumer une guerre scolaire en rédigeant une loi de son cru qui remettrait les compteurs à zéro — biffant la loi Jospin comme la loi Fillon.
(2) Tentons de reconstituer le raisonnement : l’Histoire-Géographie est une donnée essentielle dans la culture, il est donc légitime de la faire figurer comme épreuve au Brevet. Mais elle n’est pas aussi essentielle que les Maths ou le Français : elle ne doit donc pas être comptabilisée deux fois, en contrôle continu et à l’examen. La hiérarchie des matières, mise à la porte au nom de l’égalitarisme, est rentrée par la fenêtre.
(3) Certains, qui viennent de s’apercevoir de ce que leur fait Gaudemar, commencent à s’interroger sur leur présence dans les commissions d’enregistrement des diktats gouvernementaux : ça me rappelle cette vieille chanson de corps de garde où la belle ne s’éveille qu’après avoir été sodomisée. Allez, Frédérique, encore un effort…
Pendant que le SNES réfléchit, le SNALC, qui a fortement contrarié le petit Jouve, chargé des relations avec les syndicats et de la mise en place des usines à gaz du futur, n’est pour le moment pas invité à la réflexion sur la formation des maîtres. Ses représentants, désormais honnis par le Diacre, y survivront. Mais le fait que le ministère plébiscite aujourd’hui le SGEN et l’UNSA est assez drôle, quand on y pense. Bah, on a les valets que l’on peut.




Commentaires
Rien à ajouter. On a bien voté.
Mais, le contrôle continu, si on rendait à l'évaluation sa vraie valeur, (qui consiste à essayer, dans l'idéal, de mieux savoir où en sont les élèves ,s'ils suivent à peu près, pendant qu'on leur fait cours), deviendrait peut-être plus efficace... Mais peut-être est-ce que je rêve!
En tous cas, il est certain qu'en plaçant l'évaluation au centre du système, la formation en pâtit obligatoirement. (Je parle concernant la formation des maîtres, mais je ne pense pas que ce soit totalement faux dans les collèges ou les lycées).
Ah, oui, justement, dans la formation, (l'évaluation, pardon) des maîtres, les compétences ne sont pas sept, mais dix. Et avec de nombreuses déclinaisons dans chacune d'entre elles.
Ecrit par : Christophe Sibille | 25 septembre 2008
Tiens à propos, j'ai fait à mes élèves de seconde BEP la dictée proposée par Sauvez les Lettres. Ils ont tous (!!!) eu zéro (et même très en dessous).
Pour les questions la très grande majorité n'arrive pas à mettre la première phrase au pluriel et le reste est du même genre.
Les deux tiers des élèves de la classe ont réussi le Brevet des Collèges
Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 25 septembre 2008
Bon texte qui m'a fait monter aux yeux des larmes de rire parce que vaut mieux en rire qu'en pleurer.
Ceci dit, je serais pour le retour à un vrai examen "galop d'essai" qui n'incluerait pas de contrôle continu et de, somme toute, VAE. Ça fait tantôt quarante ans que cet examen n'a plus valeur que d'entraînement et n'est absolument plus monnayable.
A titre personnel au moins, il m'agréerait qu'une mauvaise maîtrise de l'orthographe/grammaire soit éliminatoire car j'en connais une qui se déciderait peut-être à consentir enfin à accorder nom et adjectif, sujet et verbe.
Quand j'écris "une", je ne doute néanmoins pas que cet individu n'est pas unique en son genre et qu'un meilleur niveau d'exigence sortirait bon nombre d'élèves d'une désinvolture orthographique qui n'est que le symptome d'un total manque d'exigence en ce domaine.
Calculatrice interdite pour l'épreuve de mathématique. Les valeurs numériques nécessaires à la résolution des problèmes, peu nombreuses, peuvent être indiquées sur la feuille de sujet.
Le contrôle de la capacité à lire ne doit se faire que sur les questions de compréhension du texte d'épreuve de français, ça suffira amplement. Il est anormal que les épreuves de mathématiques et d'histoire contiennent des questions dont la réponse est incluse en toutes lettres dans le libellé du sujet. Je trouve ce procédé insultant pour les candidats et très déstabilisant. J'ai eu l'occasion de faire travailler mes enfants sur des sujets d'annales et, en règle générale, il faut leur démonter le système pour qu'ils comprennent ce genre de questions. Suit l'exclamation: "Ah ! C'est ça qu'on me demande? Mais, c'est complètement con ! ".
J'ai cru remarquer que bon nombre d'enseignants entraient dans ce jeu de dupes et qu'il est rarissime qu'on explique aux élèves en classe cet état de fait: "Ne vous prenez pas la tête, la réponse est dans la question."
Ecrit par : dobolino | 25 septembre 2008
Encore de mauvaises nouvelles du front ! En voyant darcos nommé au ministère je me suis dis dans un premier temps, "ouf enfin un retour au bon sens !" Quelle déception !Quand on voit ce que Monsieur le ministre de l'éducation nationale propose actuellement (réforme des lycées, interdiction des exclusions, absence de consultation des professeurs au profit d'une plus grande écoute des élèves...) deux hypothèses s'offrent à nous : soit un complot organisé par quelques dirigeants s'est installé dans le pays pour mieux cassé l'éducation nationale et ainsi favoriser la reproduction des élites, soit le ministère est vraiment dirigé par des incompétents uniquement préoccupés par une logique budgétaire (même là les connaissances de M darcos sur la règle de trois laissent présager un doute sur sa capacité à planifier une quelconque réduction de postes...), et vous quel est votre avis sur la question ? Faut-il voter à l'extrème droite-gauche pour un jour avoir le simple droit de faire notre métier et pouvoir dire aux élève que le travail est une source d'épanouissement bien plus forte que le cannabis ou les séries télé américaines ? Vos réponses seront d'un plus grand secours
Ecrit par : bil36 | 25 septembre 2008
Qui nomme les hauts fonctionnaires de la DGESCO ? Quelle formation et quelle expérience de l'enseignement ont-ils ?
Apparemment, le problème vient d'eux.
Ecrit par : Jérémy | 25 septembre 2008
Il serait bon aussi d'évoquer - il y a d'autres profs de collège ici, n'est-ce pas - les consternantes consignes de correction des épreuves du brevet, transmises par les laquais de l'Inspection, laquelle diligente rarement ses élites pour faire avaler de telles couleuvres.
Pour celles et ceux n'ayant pas connu le brevet d'avant 2000 et ses barèmes, ce serait également instructif que quelques vétérans s'expriment là-dessus.
HS : bonne conclusion de Brigh' dans la note finale : "bah, on a les valets qu'on peut !"
Ecrit par : annexy | 25 septembre 2008
Bon texte qui m'a fait monter aux yeux des larmes de rire parce que vaut mieux en rire qu'en pleurer.
Nous dit Dobolino.
Nous sommes deux !! Mais que c'est triste......
Daphné
Ecrit par : Daphné | 25 septembre 2008
"Tiens à propos, j'ai fait à mes élèves de seconde BEP la dictée proposée par Sauvez les Lettres. Ils ont tous (!!!) eu zéro (et même très en dessous).
Pour les questions la très grande majorité n'arrive pas à mettre la première phrase au pluriel et le reste est du même genre.
Les deux tiers des élèves de la classe ont réussi le Brevet des Collèges
Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 25 septembre 2008 "
C'est quand qu'ils vont comprendre qu'ils ne savent pas lire correctement ???????
A QUOI CA SERT QUE JE VOUS INSULTE A LONGUEUR DE JOURNEE ??????
TOUS DES TARLOUZZZZEZEEEEESSSSSSS !!!!
Ecrit par : toto | 25 septembre 2008
A QUOI CA SERT QUE JE VOUS DISE QUE J'AI APPRIS A LIRE CORRECTEMENT A 40 ANS ????????
BANDE DE NAZES !!!!!!!
Ecrit par : toto | 25 septembre 2008
"Résultat des courses, les enseignants ne seront bientôt plus que des machines à évaluer – une compétence « civique » bien plus intéressante que la transmission de savoirs rébarbatifs - forcément rébarbatifs. "
Oui, JPB, c'est la marque du temps et le progrès en marche: dans les librairies de grandes enseignent ( Fnac, Privat depuis peu, ), les libraires sont des vendeurs, toute initiative d'achat est interdite. Ils ne vont quand même pas acheter des livres qui ne se vendent pas, constituer un fond qui dort, non d'un chien! Plus de stock, rentabilité oblige.
Dans nombre de pharmacies, c'est une évolution semblable: achats de groupements, centrales d'achat, le médicament ne les fait plus vivre, mais la para c'est qui fait tourner la machine. Etre pharmacien, passionné par la délivrance de médicaments est aujourd'hui en passe de disparaître à une vitesse folle.
Et je pourrais donner plein d'exemples d'évolutions pourries par le marché à court terme, la maniaquerie de l'évaluation quantitative jusqu'à l'absurde pour ceux qui travaillent mais pleine de promesses- il le faut!- pour les investisseurs!
Alors pourquoi pas le métier de professeur? Nous sommes embarqués dans une sale affaire et l'on nous assomme avec le discours du "comme ça et pas autrement" . Au nom du progrès, toujours, on tue le travail et sa valeur, la plus immatérielle même: l'épanouissement qu'il peut apporter. C'est très grave.
Je ne suis pas optimiste. Je crains l'avenir: "l'esprit OGM" s'impose malgré l'opinion et les éveilleurs de consciences. Cet esprit pollue tout, les ministères n'y échappent pas.
Depuis que le mensonge s'est imposé en manière de gouverner... les esprits, que voulez-vous que le ministre qui ne veut pas sauter fasse? On l'attend celui qui dira la vérité. Oui, et soyons disposés à le voir être flingué, au propre ou au figuré. Non, je ne tombe pas dans le délire du complot. C'est un fait que tous nous connaissons: les directives de corrections avantageuses, conciliantes, favorables, compréhensives, est-ce terminé? Le ministre a t-il dit une seule fois que cette mascarade indigne et dégradante vis à vis des correcteurs devait cesser? NON!
J'ai des élèves de 3° qui n'en ont rien a f.... de ce que je leur enseigne et des autres disciplines. certains sont même incapables d'écrire sous la dictée! Ils iront au lycée, peu importe le type. Et là, les collègues prendront le relais en levant les yeux au ciel et sans espérer que du ciel la grâce du Très Haut changera les incultes imperméables en auditeurs ouverts et intéressés.
Au cinéma on vend de l'espoir à 9 euro la place tout de même!
La note de vie scolaire, vous avez tout dit: c'est un scandale, mais Darcos aime les gadgets et ça sert les statistiques. Des moyennes générales gonflées grâce à des disciplines qui ne comptent pas, en fin de compte, dans un cursus sérieux d'études pour envisager le meilleur, ça continue aussi.
Que cela plaise ou non , il faut une sélection!
En attendant elle continue de se faire avec l'argent. Si vos enfants intègrent une école supérieure de commerce, par exemple, vous banquez à faire peur et les emprunts ne peuvent guère couvrir qu'une infime partie des frais durant 3 ou 4 ans! Oui, mais pas de sélection avant... Le Brevet, il le faut pour le max d'élèves, peu importe les artifices , et c'est pareil pour le Bac. Qu'est-ce qui change vraiment dans le domaine du bidouillage? rien!
Retour à la case départ: nous ne faisons plus notre métier, mais on prend l'oseille et on se tire. Humiliés
Ecrit par : Oxymore | 25 septembre 2008
A QUOI CA SERT QUE JE VOUS DISE QUE J'AI APPRIS A LIRE CORRECTEMENT A 40 ANS ????????
BANDE DE NAZES !!!!!!!
Ecrit par : toto | 25 septembre 2008
A rien! Si tu n'a pas pris conscience de ton déficit avant, c'est que tu n'en avais pas le besoin aigu.
Ecrit par : dobolino | 25 septembre 2008
Toto et Dobolino, vous êtes CHIANTS!!!!!!!!!
Ecrit par : Oxymore | 25 septembre 2008
Ce que je veux dire, je l'écris ici mais il n'est point bon de trop le faire savoir aux élèves. C'est un gros handicap d'être nul à l'écrit mais on peut faire une belle carrière en étant incapable de rédiger un texte cohérent si on maîtrise bien l'oral.
Ecrit par : dobolino | 25 septembre 2008
Ce qui est ennuyeux, c'est quand on ne maîtrise ni oral ni écrit.
Ecrit par : dobolino | 25 septembre 2008
'A rien! Si tu n'a pas pris conscience de ton déficit avant, c'est que tu n'en avais pas le besoin aigu.
Ecrit par : dobolino | 25 septembre 2008 '
Et alors ?????
J'halucine !!!!!
Pourquoi t'occupes-tu de tes gamins ?
Ont-ils consciences qu'ils sont hs ?
Ecrit par : toto | 25 septembre 2008
DEUX PARASITES c'est comme un virus dans le PC! STOP les IDIOTIES!
"Résultat des courses, les enseignants ne seront bientôt plus que des machines à évaluer – une compétence « civique » bien plus intéressante que la transmission de savoirs rébarbatifs - forcément rébarbatifs. "
Oui, JPB, c'est la marque du temps et le progrès en marche: dans les librairies de grandes enseignent ( Fnac, Privat depuis peu, ), les libraires sont des vendeurs, toute initiative d'achat est interdite. Ils ne vont quand même pas acheter des livres qui ne se vendent pas, constituer un fond qui dort, non d'un chien! Plus de stock, rentabilité oblige.
Dans nombre de pharmacies, c'est une évolution semblable: achats de groupements, centrales d'achat, le médicament ne les fait plus vivre, mais la para c'est qui fait tourner la machine. Etre pharmacien, passionné par la délivrance de médicaments est aujourd'hui en passe de disparaître à une vitesse folle.
Et je pourrais donner plein d'exemples d'évolutions pourries par le marché à court terme, la maniaquerie de l'évaluation quantitative jusqu'à l'absurde pour ceux qui travaillent mais pleine de promesses- il le faut!- pour les investisseurs!
Alors pourquoi pas le métier de professeur? Nous sommes embarqués dans une sale affaire et l'on nous assomme avec le discours du "comme ça et pas autrement" . Au nom du progrès, toujours, on tue le travail et sa valeur, la plus immatérielle même: l'épanouissement qu'il peut apporter. C'est très grave.
Je ne suis pas optimiste. Je crains l'avenir: "l'esprit OGM" s'impose malgré l'opinion et les éveilleurs de consciences. Cet esprit pollue tout, les ministères n'y échappent pas.
Depuis que le mensonge s'est imposé en manière de gouverner... les esprits, que voulez-vous que le ministre qui ne veut pas sauter fasse? On l'attend celui qui dira la vérité. Oui, et soyons disposés à le voir être flingué, au propre ou au figuré. Non, je ne tombe pas dans le délire du complot. C'est un fait que tous nous connaissons: les directives de corrections avantageuses, conciliantes, favorables, compréhensives, est-ce terminé? Le ministre a t-il dit une seule fois que cette mascarade indigne et dégradante vis à vis des correcteurs devait cesser? NON!
J'ai des élèves de 3° qui n'en ont rien a f.... de ce que je leur enseigne et des autres disciplines. certains sont même incapables d'écrire sous la dictée! Ils iront au lycée, peu importe le type. Et là, les collègues prendront le relais en levant les yeux au ciel et sans espérer que du ciel la grâce du Très Haut changera les incultes imperméables en auditeurs ouverts et intéressés.
Au cinéma on vend de l'espoir à 9 euro la place tout de même!
La note de vie scolaire, vous avez tout dit: c'est un scandale, mais Darcos aime les gadgets et ça sert les statistiques. Des moyennes générales gonflées grâce à des disciplines qui ne comptent pas, en fin de compte, dans un cursus sérieux d'études pour envisager le meilleur, ça continue aussi.
Que cela plaise ou non , il faut une sélection!
En attendant elle continue de se faire avec l'argent. Si vos enfants intègrent une école supérieure de commerce, par exemple, vous banquez à faire peur et les emprunts ne peuvent guère couvrir qu'une infime partie des frais durant 3 ou 4 ans! Oui, mais pas de sélection avant... Le Brevet, il le faut pour le max d'élèves, peu importe les artifices , et c'est pareil pour le Bac. Qu'est-ce qui change vraiment dans le domaine du bidouillage? rien!
Retour à la case départ: nous ne faisons plus notre métier, mais on prend l'oseille et on se tire. Humiliés
Ecrit par : Oxymore | 25 septembre 2008
"Ecrit par : Oxymore | 25 septembre 2008 "
Ch't'emmerde, ducon, fais ton bloug, j'irais pas chez toi !!!
Qu'est ce qu'on n'en a à foutre de la carrière ???
J'ai eu un beau parcours, sachant que je devrais plutôt être en zonzon avec le sida , je gagne plus de brouzouf que le con de sibille ET ALORS ????
Ecrit par : toto | 25 septembre 2008
Toto, tu es la preuve vivante que "savoir lire", même avec Léo et Léa, ne suffit pas. Je n'ai jamais eu l'occasion d'échanger avec toi à l'oral mais, à l'écrit, la pauvreté de ton vocabulaire de base est criante. Ta syntaxe est approximative.
Quand je parle de "belle carrière", je ne parle pas de "brouzouf" uniquement mais d'accomplissement personnel, de personnes qui peuvent être satisfaites de leur trajectoire professionnelle parce qu'elles se sont fait plaisir en progressant et en faisant progresser les autres, en innovant. L'argent est alors une conséquence heureuse de cet accomplissement.
Ecrit par : dobolino | 25 septembre 2008
"Toto, tu es la preuve vivante que "savoir lire", même avec Léo et Léa, ne suffit pas."
CA Fait à peine 3 ans que je sais lire !!!
Ca fait à peine 2 ans que je sais (à peu près écrire 'correctement' )
PARLER JE NE SAIS PAS ENCORE !!!!!
Je n'ai pas ton parcour UNIVERSITAIRE !
Je n'ai pas eu tes parents !
Je ne suis pas allé dans les bonnes écoles (comme les tiennes)
J'ai eu toutes les réformes de merde
TU EN VOIS BEAUCOUP DES GENS COMME MOI ICI SUR CE BLOG ???????
POURQUOI ??????
Ecrit par : toto | 25 septembre 2008
Dobolino pouvez-vous cesser d'alimenter la discussion avec ce pauvre type? MERCI!
Ecrit par : Oxymore | 25 septembre 2008
"Dobolino pouvez-vous cesser d'alimenter la discussion avec ce pauvre type? MERCI!
Ecrit par : Oxymore | 25 septembre 2008 "
Morron !
Dobo tu ne répo nds pa s
Pourquoi tu t'occupes de tes gamins ????
Ecrit par : toto | 25 septembre 2008
Je trouve aussi que le savoir avoir est par trop négligé, mais venons-en à l’essentiel, noyau irréductible et vérité dernière de tout cela : le savoir savoir. C’est lui qui est primordial. En bonne logique, c’est par lui qu’il faut commencer – mais aussi finir, puisque le reste en découle forcément. Je propose donc en guise de Brevet, alors que nous sommes si soucieux de la bonne utilisation des crédits délégués par l'Etat, un QCM à question fermée demandant à l’élève s’il sait savoir. Pour peu qu’il mette une croix, même en répondant non, il aura montré qu’il a su savoir mettre une croix, donc que la compétence est acquise. Une fois qu’il aura maîtrisé ce socle des socles, l’élève pourra de lui-même acquérir tout le reste.
Ecrit par : Pli | 25 septembre 2008
Si on m'avait récupéré avec Léo&Léa quand j'étais au CE2 (comme le chtit de john) tu ne serais pas là en train de te moquer de ma syntaxe ...
Peut-être m^me que c'est moi qui me moquerais de ta prose !!!!
Ecrit par : toto | 25 septembre 2008
Toto et Dobolino, vous êtes CHIANTS!!!!!!!!!
Ecrit par : Oxymore | 25 septembre 2008
Ah non alors! Je ne suis pas chiante. la suite de mon discours prouve que je ne suis pas uniquement dans un contexte de provocation à l'égard de Toto et loin de là. Je me pose des questions sur le désir scolaire d'imposer ou non une prédominance de l'écrit. En outre, l'exemple humain sur lequel je m'appuie est un personnage abordant actuellement la soixantaine, doté d'un diplome de Grande Ecole scientifique, qui a donc bien du réussir à passer les barrages de l'époque malgré un français écrit extrêmement laborieux.
Rien à voir évidemment avec les éructations de Toto. Simplement, c'est son obstination "léotine" qui m'a fait réfléchir un peu.
Je n'ai pas obligatoirement de réponse, d'ailleurs, et mon éducation autant que mon inclination me poussent à privilégier une sélection sur l'écrit. Je me demande si j'ai tort ou raison?
Ecrit par : dobolino | 25 septembre 2008
Dobolino pouvez-vous cesser d'alimenter la discussion avec ce pauvre type? MERCI!
Ecrit par : Oxymore | 25 septembre 2008
C'est très exactement ce que je fais!
Pour en revenir à l'oral, je parle du "bon oral", celui qu'on n'acquiert pas avant les "colles" de prépa, parce qu'il serait impossible de pratiquer ce type de contrôle sur tous les élèves, aussi bien par manque de temsp que par manque d'argent.
Tous les concours font passer d'abord des épreuves écrites qui conditionnent l'admissibilité aux oraux. C'est peut-être un filtre qui élimine d'excellents éléments?
Ecrit par : dobolino | 25 septembre 2008
Pourquoi tu t'occupes de tes gamins ????
Pourquoi n'attends tu pas qu'ils prennent consience de leur connerie ????
Ecrit par : toto | 25 septembre 2008
"du réussir "
dû réussir
gnagnagna l'écrit !!!!
Ecrit par : toto | 25 septembre 2008
tu me fais halluciner !!!
tu viens ici parce que ta fifille ne fais pas la différence entre é è etctetctetcte
Je te donne les ficelles , je t'explique pourquoi comment !!!!
Et tout ce que tu trouve s à dire c'est :
"Si tu n'aS pas pris conscience de ton déficit avant"
Retourne à tes bestiaux !!!! àmha !
Ecrit par : toto | 25 septembre 2008
"A QUOI CA SERT QUE JE VOUS INSULTE A LONGUEUR DE JOURNEE ??????"
Ecrit par : Toto
A rien, Toto, franchement. Et forcément, prendre Tarlouze comme insulte, on peut pas dire que ça me rende joyeux.
Moi je crois que Toto n'est pas con du tout, qu'il a rappelé toujours et tout le temps que la globale continue à faire des ravages pendant que la DGESCO disserte sur des conneries, et qu'il aimerait bien que son exemple serve à d'autres qui sont restés longtemps sans savoir lire.
Faudrait juste cesser les insultes qui ne servent effectivement à rien.
Ecrit par : Jérémy | 25 septembre 2008
Tous les concours font passer d'abord des épreuves écrites qui conditionnent l'admissibilité aux oraux. C'est peut-être un filtre qui élimine d'excellents éléments?
Ecrit par : dobolino | 25 septembre 2008
Vous avez l'exemple devant vous, dobolino : je n'aurais pas eu le concours si on avait fait l'oral avant l'écrit.
C'est une question économique : l'oral coutant plus cher que l'écrit, il vaut mieux faire passer l'oral au minimum de candidats possibles, donc après la sélection de l'écrit.
Ecrit par : Jérémy | 25 septembre 2008
"Faudrait juste cesser les insultes qui ne servent effectivement à rien.
Ecrit par : Jérémy | 25 septembre 2008 "
Ca sert à me détendre :) 3 jours sans weed !!!!!! Fo po m'courrir sur le zarico !!!!
Ecrit par : toto | 25 septembre 2008
"A rien, Toto, franchement. Et forcément, prendre Tarlouze comme insulte, on peut pas dire que ça me rende joyeux. "
Et fo po m'la faire à moi, j'ai fréquenté suffisamment longtemps les homos/travelos/ et compagnie pour savoir que leur premières insultes c'est: 'vielle tante' ou 'grosse pédale'
:)
Ecrit par : toto | 25 septembre 2008
il y a ... longtemps ce toto était divertissant.
pour en remettre une couche : après avoir récemment appris à lire, il lui reste à apprendre à réfléchir !
(how-to-feed-the-troll)
Ecrit par : annexy | 25 septembre 2008
"après avoir récemment appris à lire, il lui reste à apprendre à réfléchir !"
mais zencore ?
Ecrit par : toto | 25 septembre 2008
Et je ne suis pas zici pour zêtre divertissant !!!!!
Qd tu auras compris tu auras fait un chtit pas dans le bon sens ! :)
Ecrit par : toto | 25 septembre 2008
Tiens, pour détendre tout le monde, sachez qu'à Caen on recherche un C.S.A.I.O.-DRONISEP. Je n'invente rien, c'est dans le B.O.
Ca veut dire : "chef du service académique d'information et d'orientation (C.S.A.I.O.), délégué régional de l'Office national d'information sur les enseignements et les professions (DRONISEP)".
C'est donc un CSAIODRONISEP.
Toto, je ne sais pas quelles sont les injures des homos-travelos que vous avez fréquentés, mais je sais quelles sont celles des hétéros qui ne supporteraient pas de voir ces mêmes homos-travelos et cie. Si ce sont les mêmes, ça ne les rend pas plus agréables pour autant.
Pour le brevet, pourquoi ne pas faire cinq épreuves écrites de deux heures chacune :
- français
- maths
- histoire-géo
- sciences
- arts
En LV1 et LV2 seraient passé un oral dans l'établissement comme pour les bacs technologiques.
Les autres matières (techno, sport) pourraient apporter des points en plus comme les options facultatives au bac.
Ca me semble simple et facile à mettre en oeuvre.
Ecrit par : Jérémy | 25 septembre 2008
Cela dit, si vous voulez rester entre bobointellodegocho, un mot de JPB et je me casse !
Ecrit par : toto | 25 septembre 2008
Pour le brevet, pourquoi ne pas faire cinq épreuves écrites de deux heures chacune :
- français (dictée, grammaire, rédaction)
- maths (exercices, problème)
- histoire-géo (chonologie, carte, composition)
- sciences (physique, chimie, SVT)
- arts
En LV1 et LV2 serait passé un oral dans l'établissement comme pour les bacs technologiques.
Les autres matières (techno, sport) pourraient apporter des points en plus comme les options facultatives au bac.
Ca me semble simple et facile à mettre en oeuvre.
Ecrit par : Jérémy | 25 septembre 2008
Un petit coucou à toto.
Papa wilhelm est à 102% avec vous.
(Tu as mon adresse si tu veux m'écrire)
(Bye bye les autres)
Ecrit par : papa wilhelm | 25 septembre 2008
"J'ai eu un beau parcours,
sachant que je devrais plutôt être en zonzon avec le sida , je gagne plus de brouzouf que le con de sibille ET ALORS ????"
"Quand je parle de "belle carrière", je ne parle pas de "brouzouf"
uniquement mais d'accomplissement personnel"
En repassant !!! Apprends à lire 'correctement' !
thanks PoPW ! Don't need anything else but a spliffffffffffff !
Ecrit par : toto | 25 septembre 2008
Ce soir.
Fais de la respiration entre-temps.
Avec le bas du ventre.
ça va aller.
Souris à la vie.
Et surtout, laisse tomber ici.
Ecrit par : papa wilhelm | 25 septembre 2008
Puisque le malade a ses défenseurs sur ce blog, qu'il joue le
rôle du fou et que ça amuse certains de lire son jus de crâne
insultant, je préfère laisser passer. On verra bien plus tard mais
c'est dommage pour la discussion constructive, et non dénuée
d'humeurs plus ou moins épicées, souhaitée par JPB.
BY!
Ecrit par : Oxymore | 25 septembre 2008
"c'est dommage pour la discussion constructive"
! ! ! "Sibilibili 2 . à la rescousse!"
On ne se bagarre jamais tout seul, jamais. Il en faut au moins deux. Si après vous voulez faire "porter le chapeau" à "celui qui a moins de moyens" ...C'est facile. Un jeu d' enfant. Un jeu que j' ai appris à connaître et à reconnâître. J'ai subi ce type d'humiliations dans ma jeunesse, j'en ferai jamais subir à personne et je défendrai bec et ongles tous ceux qui subiront ces humiliations. J'ai suivi la bagarre dès le départ. Acte après acte. J'ai vu. D'où ma décision de laisser tomber ce forum, pas sans d'abord exprimer mon soutien à toto.
Autre chose avant de partir, cette fois-ci pour de bon, du moins je l'espère (mais je reviendrai si quelqu'un me tape sur les nerfs) : si un collègue ose appeler Shtrumpf - ou que sais-je - un élève , je me réserve le droit de lui casser la figure.
Ecrit par : papa wilhelm | 25 septembre 2008
Je pense que les propositions de Jeremy sont tout à fait raisonnables. Il faudrait revenir à un véritable examen, sans contrôle continu et avec des critères de notation exigeants, et aussi des notes éliminatoires, au moins en français (en particulier pour l'orhographe) et en maths. Mais je rêve, évidemment...
Ecrit par : Sylvie Huguet | 25 septembre 2008
C'est peut-être un filtre qui élimine d'excellents éléments?
Ecrit par : dobolino | 25 septembre 2008
Vous avez l'exemple devant vous, dobolino : je n'aurais pas eu le concours si on avait fait l'oral avant l'écrit.
Ecrit par : Jérémy | 25 septembre 2008
A mon avis, vous faites un contresens, Jeremy. Vous êtes meilleur à l'écrit qu'à l'oral, Dobolino faisait référence à des candidats qui se voient barrer la route des oraux alors qu'ils y auraient brillé. Ca existe aussi, j'en ai au moins un exemple tout proche.
Ecrit par : yann | 25 septembre 2008
PS : "contresens" n'est pas une insulte homophobe ;o)))))
Ecrit par : yan | 25 septembre 2008
Bon, je rebondis sur le brevet. Il se trouve, Toto, que ma fille fait tout à fait la différence grammaticale entre et/ait/est mais que ce n'est pas spontané car elle ne fait absolument aucun effort vu que malgré son orthographe déplorable par désinvolture et manque d'entraînement, elle a déjà quasi le brevet des collèges avec ses notes de quatrième et l'admission certaine en seconde générale. Depuis l'entrée en sixième, elle se maintient à quatorze de moyenne en français sans difficulté malgré un sentiment d'ennui et de dégoût incommensurable pour cette matière.. Comptez par là-dessus une dictée et deux rédactions par trimestre au maximum et dans le meilleur des cas. Enfin, je n'en dis pas plus, tout le monde sait ça par cœur.
Si en maths, elle écrit 3/2 + 5/6= 8/6, ça fait zéro points et ça, elle n'aime pas du tout.
Si, en explication de texte, elle écrit "il aimé ça méson parce qu'elle été dan la foré", elle aura ses points si c'est effectivement pour cette raison que le héros aimait sa maison. Et ça, c'est une honte!
Ecrit par : dobolino | 25 septembre 2008
Oh, Yann, si tu es par là, n'aurais-tu pas un vieux bouquin qui indique la poso de dimétridazole pour l'histomonose du dindon? Je sais que c'est interdit mais bon. Ou alors, un autre médoc en vente et efficace.
Si tu as un vieux DMV, va voir à Emtryl N.D.
Merci!
Ecrit par : dobolino | 25 septembre 2008
Cela dit, si vous voulez rester entre bobointellodegocho, un mot de JPB et je me casse !
Ecrit par : toto | 25 septembre 2008
Moi, ce que j'en dis, c'est que quand quelqu'un vous exaspère, vous le lui dites et après vous prenez le temps de laisser retomber la pression avant de revenir. C'est d'abord une question de santé, tellement on peut se pourrir l'existence devant son clavier.
Ensuite, heureusement que ce blog n'est pas la vraie vie, c'est important de se rappeler ça quand quelqu'un vous court sur les haricots. Personne ne peut juger quiconque réellement sur la seule base de commentaires : ça relativise l'importance de ce qui se joue ici
Enfin, par expérience, pour m'être pris royalement la tête pendant des mois et des mois avec d'autres personnes sur un autre blog, j'ai bien vu qu'au final rien ne change, alors...
Ecrit par : johnmarguerite | 25 septembre 2008
Dobolino faisait référence à des candidats qui se voient barrer la route des oraux alors qu'ils y auraient brillé. Ca existe aussi, j'en ai au moins un exemple tout proche.
Ecrit par : yann | 25 septembre 2008
Exact. Et, dans une profession comme la nôtre, l'oral prime sur l'écrit durant toute notre carrière. Nous avons même de brillants conférenciers épouvantables à l'écrit.
Ecrit par : dobolino | 25 septembre 2008
"bobointellodegocho" ...
C'est sûr qu'on n'est pas sur
http://communisme.wordpress.com/
Rien d'inamical là-dessous, Toto, bien au contraire ...
"Le monde est si méprisable que le peu de gens honnêtes qui s'y trouvent estiment ceux qui le méprisent, et y sont déterminés par ce mépris même".
Ecrit par : Hervé | 25 septembre 2008
C'est curieux quand j'ai lu le titre du nouveau papier de JPB, "Brevet des collèges", j'ai immédiatement pensé : "Tiens, on va parler du bac ...", actuel et à venir :
http://www.sgen-cfdt.org/actu/article1758.html
Ecrit par : Hervé | 25 septembre 2008
D'ailleurs, je me souviens avoir essayé très amicalement ici-même de mettre en garde contre les engueulades à n'en plus finir et ça n'avait RIEN changé, donc maintenant je ne mets plus les gants mais j'essaie aussi de faire court.
Ecrit par : johnmarguerite | 25 septembre 2008
"j'ai bien vu qu'au final rien ne change, alors..."
Faux puisque tu as acheté L&L pour un gamin ! :)
@dobi
Ca ne répond pas à ma question en rapport avec ce que tu as dit de ma conscience !!!
Pourquoi tu t'occupes de tes gamins ????
Pourquoi n'attends tu pas qu'ils prennent consience de leur connerie ????
Tu sais que ce que tu m'as dit c'est du charmeux tout craché ?
Oxi..... Morron !
Ecrit par : toto | 25 septembre 2008
"Fais de la respiration entre-temps.
Avec le bas du ventre. "
Je ne peux pas, si il n'y a pas un minimum de thc dans l'R :)
Ecrit par : toto | 25 septembre 2008
Je pense que les propositions de Jeremy sont tout à fait raisonnables. Il faudrait revenir à un véritable examen, sans contrôle continu et avec des critères de notation exigeants, et aussi des notes éliminatoires, au moins en français (en particulier pour l'orhographe) et en maths. Mais je rêve, évidemment...
Ecrit par : Sylvie Huguet | 25 septembre 2008
J'avais cru lire qu'il s'agissait des propositions de Dobolino mais, bon... Si vous voulez rester entre profs, comme dirait Toto, un mot de JPB et je me casse !
Toto, je suis absolument désolée de t'avoir blessé et je te présente mes excuses. Des fois, tu sais, y'en a un peu marre de ne lire que des insultes envers Sibille et de résumer les échecs de l'école à une remédiation par Léo et léa.
Ecrit par : dobolino | 25 septembre 2008
"il aimé ça méson parce qu'elle été dan la foré", elle aura ses points "
Et alors ? Tu préfères qu'on la dégoute complètement (comme le fait bernard ? ) ?
Qu'elle fasse des fautes à cause des méthodes qu'elles a subit avant, c"'est normal !!! Le prof est là NORMALEMENT pour corriger ET expliquer ! Pour voir Où est le défaut si c'est un problème de fatigue de syntaxe de cecicela OU DE LECTURE (ET Là il n'y a plus personne !!!!! ) !
La LECTURE EST LA PREMIèRE MARCHE DE l'ECRITURE
PAS DE LECTURE CORRECTE => PAS D'ECRITURE CORRECTE !!!
C'est qd qu'vous allez vous mettre ça dans le 'fondement' ?
Ecrit par : toto | 25 septembre 2008
Excuses acceptés :)
Merci Hervé ;)
Ecrit par : toto | 25 septembre 2008
J'avoue n'avoir jamais envisagé que les concours puissent sélectionner D'ABORD sur des épreuves orales. Comme Jeremy, j'aurais alors échoué. Pis, j'ai toujours été persuadée que la prééminence de l'écrit était légitime, sans me poser vraiment la question. C'est seulement maintenant que je m'interroge. Pour les concours de l'enseignement, il me semble tout de même qu'une excellente maîtrise de l'écrit est un préalable indispensable. Mais dans d'autres domaines... J'avoue que je ne sais trop que penser
Ecrit par : Sylvie Huguet | 25 septembre 2008
Et tout ce que tu trouve s à dire c'est :
"Si tu n'aS pas pris conscience de ton déficit avant"
Retourne à tes bestiaux !!!! àmha !
Ecrit par : toto | 25 septembre 2008
Oui, tout à fait: prendre conscience de son déficit en écriture/lecture et tenter d'y remédier. Maminou a appris par méthode globale, ma fille également. Ni l'une ni l'autre n'ont attendu d'avoir un enfant en échec scolaire pour venir à bout de leurs défauts d'écriture et de leur lenteur à déchiffrer. A l'époque de Maminou, c'était d'autant plus nécessaire que la dictée du Brevet était impitoyable. Les professeurs vous faisaient prendre conscience de vos déficits alors qu'à présent, au collège, ils ne disent plus rien. Si ma fille est moins impliquée que n'a pu l'être Maminou, elle est malgré tout déjà consciente de ses défaillances et sait comment en venir petit à petit à bout. Ce qui manque, c'est la menace de fautes éliminatoires ou faisant perdre des points dans toutes les matières. Pour le reste, elle lit énormément, ce qui lui fut pendant deux ans (sixième et cinquième) extrêmement pénible. Elle s'est acharné, lit à présent beaucoup plus vite et fait notoirement moins de fautes malgré une quasi-absence d'enseignements et de sanctions en matière d'orthographe/grammaire et syntaxe.
Quant à traiter les gens de tarlouze ou de gros cons, il me semble que ce n'est pas lié à l'apprentissage global de la lecture?
Ecrit par : dobolino | 25 septembre 2008
Pour celles et ceux n'ayant pas connu le brevet d'avant 2000 et ses barèmes, ce serait également instructif que quelques vétérans s'expriment là-dessus.
HS : bonne conclusion de Brigh' dans la note finale : "bah, on a les valets qu'on peut !"
Ecrit par : annexy | 25 septembre 2008
Je me suis arrêté en 2002 pour reprendre (sans doute provisoirement) cette année.
J'ai corrigé le brevet à plusieurs reprises. Je confirme l'effondrement dramatique du niveau en orthographe, grammaire et expression écrite, mais pas chez tous les élèves (la moitié environ)...
ET, bien entendu la baisse d'exigence concomitante du brevet car tout se tient, dans ce système.
Je répète, au risque de lasser, qu'à mon humble avis, la baisse de niveau est liée à la mise en oeuvre intégrale du collège unique (suppression des orientations post 5 ème, des CPPN et des 4 ème et 3 ème techno, passages automatiques en classe supérieure) + le laxisme de l'administation (de la lâcheté à l'idéologie de "l'écoute"), la multiplication irréfléchie des activités périscolaires et la pression de plus en plus grande de certains parents et de certaines fédérations (la FCPE, pour ne pas la nommer).
Il ya aussi, bien entendu, des facteurs sociétaux et socio-économiques bien connus, mais qui ne sont pas, à mon avis, les plus importants.
Bien entendu, comme disait Racine, le mal vient de loin et je ne sais pas exactement ce qui se passe en primaire, mais je m'en doute.
Ecrit par : Robin | 25 septembre 2008
Désolée de vous avoir privée de vos droits d'auteur, Dobolino. Jérémy s'est exprimé après vous, ses idées étaient analogues, et j'ai omis de remonter plus haut. J'espère que vous ne m'en voudrez pas.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 25 septembre 2008
A l'époque de Maminou, c'était d'autant plus nécessaire que la dictée du Brevet était impitoyable. Les professeurs vous faisaient prendre conscience de vos déficits alors qu'à présent, au collège, ils ne disent plus rien.
Il est pratiquement impossible à l'heure actuelle de faire une dictée non préparée. Il faut la faire apprendre à la maison ET la préparer en classe. Et même en procédant ainsi, on n'est pas sûr d'avoir une courbe de Gauss.
Ecrit par : Robin | 25 septembre 2008
J'avoue n'avoir jamais envisagé que les concours puissent sélectionner D'ABORD sur des épreuves orales. Comme Jeremy, j'aurais alors échoué. Pis, j'ai toujours été persuadée que la prééminence de l'écrit était légitime, sans me poser vraiment la question. C'est seulement maintenant que je m'interroge. Pour les concours de l'enseignement, il me semble tout de même qu'une excellente maîtrise de l'écrit est un préalable indispensable. Mais dans d'autres domaines... J'avoue que je ne sais trop que penser
Ecrit par : Sylvie Huguet | 25 septembre 2008
Moi non plus, d'où ma question. Mais, imaginez un élève brillant, premier admissible à l'agreg de ce que vous voulez et dernier admis vu le nombre de points perdus à l'oral, mais admis. Qu'il ait perdu des points par timidité excessive ou par difficultés à s'exprimer, ça risque de faire un professeur particulièrement inefficace malgré ses hautes qualités intellectuelles indéniables car vous avez comme nous un métier de tradition orale.
je crois que mon père m'avait répondu sur le sujet mais impossible de me souvenir de ce qu'il avait dit pour me démontrer que ça ne pouvait arriver.
Ecrit par : dobolino | 25 septembre 2008
Désolée de vous avoir privée de vos droits d'auteur, Dobolino. Jérémy s'est exprimé après vous, ses idées étaient analogues, et j'ai omis de remonter plus haut. J'espère que vous ne m'en voudrez pas.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 25 septembre 2008
C'était juste une boutade.
Ecrit par : dobolino | 25 septembre 2008
De toutes façons, les collègues font de moins en de dictées, de grammaire et de de rédactions.
Quand je vous dis, qu'il est temps que je m'arrête !
Ecrit par : Robin | 25 septembre 2008
D'ailleurs, une fois entrés à l'école vétérinaire, la grande majorité des contrôles et examens étaient oraux. Ça manquait même cruellement d'épreuves écrites que ce soit en amphi ou à rédiger à la bibliothèque ou au bar. Du coup, quand on se mettait à la rédaction de la thèse, ça faisait quatre ans qu'on n'avait plus eu le moindre travail écrit un peu consistant à rédiger.
Ecrit par : dobolino | 25 septembre 2008
Si j'avais les moyens de vous rémunérer, Robin, je me ferais un plaisir de vous embaucher comme précepteur.
Ecrit par : dobolino | 25 septembre 2008
Ce qui est ennuyeux, c'est quand on ne maîtrise ni oral ni écrit.
Ecrit par : dobolino | 25 septembre 2008
C'est justement ce que je disais cette nuit à ma femme, chérie, il faut apprendre à maîtriser les râles et les cris!
Ecrit par : Inspecteur Colombo | 25 septembre 2008
" Je répète, au risque de lasser, qu'à mon humble avis la baisse du niveau est due à la mise en oeuvre intégrale du collège unique..." (Robin)
Il faut le répéter encore et encore. Je n'ai jamais enseigné en collège, mais cela paraît tomber sous le sens. Et pourtant ceux qui décident ne veulent pas entendre.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 25 septembre 2008
JPB a écrit : "Dois-je préciser que ces compétences ne font pas l’objet d’une note chiffrée, mais (reflet sans doute du meilleur des mondes informatiques), d’une évaluation binaire, « acquis » / « non acquis » ? Le « en cours d’acquisition », qui reflète les capacités de la majorité des élèves, n’est pas prévu — sans doute pour inciter les enseignants à faire preuve d’optimisme et cocher la « bonne » case, celle qui cache la misère du monde et les réalités scolaires."
Certes, mais le « en cours d’acquisition », lorsqu'il est défini en tant que tel dans les programmes, sert aussi (surtout ?) à refiler aux enseignants de la classe suivante la patate chaude des connaissances non acquises.
Cette pathologie est connue des thérapeutes sous le nom de procrastination molochoïde
Au Moloch, les effets pervers finissent toujours par l'emporter sur les effets positifs attendus. C'en est presque une marque de fabrique : si vous avez une bonne idée en matière d'éducation, exploitez la, diffusez la éventuellement à quelques collègues mais ne la communiquez surtout pas au Moloch qui, s'il s'en empare, en fera immanquablement une usine à gaz létal(e).
Ecrit par : dugong | 25 septembre 2008
"Je souhaite que l’espace de discussion qu’ouvre cette Note soit prioritairement, pour une fois, un champ d’expérimentation et de propositions "
Pourquoi ? On a atteint le point de non-retour.
Demain je suis inspecté et je m'attends au sermon sur le Grand Socle et notre-contribution-si-utile-... que sans nous on prend la pile !
Ecrit par : victor | 25 septembre 2008
Je sors de trois heures de seconde MPI ("Mesures physiques et informatique"). Option élitiste de seconde pour élèves triés, futurs S en grande majorité *.
Cette année, j'en ai quelques uns du type "hyperactif" genre "je pose une question et j'écoute pas la réponse", "j'affecte un air dégouté dès qu'on me demande d'écouter", "je sais tout puisque j'ai le B2i" etc.
J'y vais au lance flamme (heureusement, j'ai de grandes réserves de napalm de première qualité).
* évidemment, les grands prêtres du Moloch ne l'avoueront jamais.
Ecrit par : dugong | 25 septembre 2008
Puisque les professeurs du secondaire vont devenir plurivalents (bi-, tri-, quadri-, penta-, hexavalents, etc.), je propose qu'on leur donne le nom d'instituteur des collèges et d'instituteurs des lycées.
Cela serait justifié par le fait que jadis l'instituteur enseignait toutes les disciplines.
Pourquoi a-t-on alors substitué le nom de"professeur des écoles" à celui d'instituteur dans le primaire ?
Réponse : parce qu'ils n'enseignent plus qu'une matière, les "sciences de l'éducation" appliquées aux lettres, aux sciences [les vraies] et aux arts.
Ecrit par : Francis Penin | 25 septembre 2008
Cette année, j'en ai quelques uns du type "hyperactif" genre "je pose une question et j'écoute pas la réponse", "j'affecte un air dégouté dès qu'on me demande d'écouter", "je sais tout puisque j'ai le B2i" etc.
Ecrit par : dugong | 25 septembre 2008
Ah, ça y est, ils arrivent en Seconde, ceux-là ! C'est vrai que finalement, ça fait bien 9 ou 10 ans qu'on se les subit en Primaire !
Ecrit par : catmano | 25 septembre 2008
D'où ma décision de laisser tomber ce forum, pas sans d'abord exprimer mon soutien à toto.
Ecrit par : papa wilhelm | 25 septembre 2008
A tout hasard, papa Wilhelm, je vous précise que Toto, contrairement aux apparences certes trompeuses, n'est pas un élève de Première STG en révolte mais un père de famille qui, comme il le dit avec tant de charme, gagne plus de "brouzouf" que Sibille qu'il désire enculer à sec pour des raisons obscures liées à Léo et Léa.
Personne ici ne l'a contraint à ou ne lui a interdit la lecture de La Princesse de Clèves et personne ne l'a jugé sur ce critère.
Ecrit par : Dobolino | 25 septembre 2008
J'y crois pas, M'sieur Brighelli, que ce sera lu, les propositions pour le brevet.
Sinon, en priorité, rallonger la dictée et la faire suivre de cinq questions de grammaire, le tout vraiment noté, même si on ne compte qu'un demi point par faute d'orthographe et un point par faute de grammaire. Ça contraindra les professeurs de quatrième et troisième à faire des dictées au moins deux fois par mois.
Et suppression du Bédeuzi et du contrôle continu.
Un vrai examen, en petit, mais vrai.
Ecrit par : Dobolino | 25 septembre 2008
" Je répète, au risque de lasser, qu'à mon humble avis la baisse du niveau est due à la mise en oeuvre intégrale du collège unique..." (Robin)
Il faut le répéter encore et encore. Je n'ai jamais enseigné en collège, mais cela paraît tomber sous le sens. Et pourtant ceux qui décident ne veulent pas entendre.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 25 septembre 2008
Il existe une deuxième raison à la baisse du niveau : une sorte de "corruption généralisée". Même si un point de programme demeure officiellement exigeant, la tendance sur le terrain est à l'autocensure, que ce soit de la part des profs, des inspecteurs ou des chefs d'établissements. En clair : "Je renonce à exiger que l'élève sache ce point de programme, car je sais bien que le résultat serait catastrophique". Du coup, on renonce aussi à conserver ledit point de programme comme objectif à atteindre, et au bout du compte on renonce de fait à relever le niveau en présumant que de toute façon "c'est trop difficile pour l'élève". Voilà la grande escroquerie de la rengaine "Il faut s'adapter aux élèves". Non, c'est à l'élève de s'adapter au niveau d'exigence qu'on doit pouvoir lui demander. Tant que les profs eux-mêmes n'auront pas le cran de faire tomber les 80 % de réussite à 20 %, le niveau pâtira d'une telle autocensure.
Ecrit par : Daniel Arnaud | 25 septembre 2008
@ Dobolino :
Emtryl 40 g de principe actif/100 g
Préventif : 15 mg/kg/j 10 jours. A renouveler éventuellement 3 semaines après
Curatif : 40-50 mg/kg/j soit :
9 g/10 litres d'eau de boisson pendant 5 jours, puis 7 g/10 litres pendant 10 j
Canards, oies : 10 mg/kg/j 5 jours
J'ai un vieux DMV de 93. A ton service.
Désolé pour le message très perso...
Ecrit par : yann | 25 septembre 2008
" Tant que les profs eux-mêmes n'auront pas le cran de faire tomber les 80% à 20%, le niveau pâtira d'une telle autocensure."
Entièrement d'accord.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 25 septembre 2008
En ce qui concerne les mathématiques et les sciences physiques au collège, les exigences du socle commun sont pratiquement vides.
Il n'y a pas si longtemps, j'avais comparé les connaissances explicitement demandées au socle commun de mathématiques aux propositions de programme de JP Demailly.
Une approche quasi palpable du zéro et de l'infini...
http://www-fourier.ujf-grenoble.fr/~demailly/manuscripts/renaissance.pdf
Ecrit par : dugong | 25 septembre 2008
J'ai un vieux DMV de 93. A ton service.
Désolé pour le message très perso...
Ecrit par : yann | 25 septembre 2008
Super! Merci beaucoup. J'avais peur de m'être gourrée sur la poso au pifomètre et à la règle de trois.
Ecrit par : Dobolino | 25 septembre 2008
Je vous explique car il s'agit d'un bon problème de BEPC. J'avais récupéré la posologie d'Emtryl pour mille litres d'eau de boisson sur Internet et la concentration en dimétridazole du dit Emtryl par kilo de produit fini . Dans un tableau, dans un bouquin, je pouvais retrouver l'absorption d'eau journalière pour mille dindes de quinze semaines. Je disposais en magasin de comprimés pour chat dosés à 18 mg de dimétridazole et je devais prescrire le dit médicament à une dinde de un kilo en pleine "crise de rouge".
J'ai prescrit un comprimé matin et soir dix jours, soit 36 mg par jour pour un kilo, donc léger sous-dosage.
Notez que je n'ai pas mon bédeuzi...
Ecrit par : Dobolino | 25 septembre 2008
Dobolino a écrit : je devais prescrire le dit médicament à une dinde de un kilo en pleine "crise de rouge"
Vous soignez Ségolène en loucedé ?
Pour ceux qui se gausseraient en disant "1 kg, cela ne se peut", je dirais simplement "l'avez vous personnellement pesée, cette outre pleine de vent ?"
Ecrit par : dugong | 25 septembre 2008
Liliane Lurçat, dans son livre " La destruction de l'enseignement élémentaire et ses pensseurs", intitule un chapitre : "Evaluer au lieu de transmettre".
Dans la conclusion de son livre, dans le paragraphe intitulé :
"la leçon d'évaluation à l'école et pour tout le monde", elle écrit :
"L'évaluation est nationale. Les textes officiels sont parus sous la forme de "Compléments aux programmes et instructions du 15 mai 1985."
Il s'agit à présent d'assurer à tous les conditions de la réussite, d'aider chacun à progresser, et de créer un travail d'équipe.
La mise en application à l'échelle nationale s'est faite après la parution du rapport du recteut Migeon. Ce rapport a été commandé par le ministre de l'education Nationale, qui souhaitait avoir un rapport sur la lecture écrit par un physicien.
Une évaluation nationale des acquis des élèves a été organisée, à leur entrée au cours élémentaire deuxième année, et à l'entrée en sixième.
Cet examen massif n'est comparable à rie dans le passé. Tous les enfants passent les mêmes épreuves et sont tous supposés être classables selon des critères objectifs, strictement quantifiables.
L'évaluation est dite formative et diagnostique.
Etrange association de mots : évaluer et former, évaluer et diagnostiquer. Car l'évaluation qui se veut scientifique et nationale a pour objet la connaissance de tous les enfants par le biais de comparaisons rendues possibles grâce à l'existence des ordinateurs.
Tout doit être évalué: les élèves, les enseignantsles disciplines.
Les enfants, particulièrement, car, écrit Migeon, "c'est bien un principe fondamental de tout type d'action que de bien connaître les caractéristiques des objets sur lesquels on travaille : dans l'éducation nationalel'objet de l'action réside bien dans les élèves eux-mêmes."
Les "objets de l'action" n'ont qu'à bien se tenir ! On va enfin connaître les chemins cognitifs suivis par l'enfant".
De plus, cette "évaluation résolument formative" doit s'appuyer sur des données objectives, provenant de "l'analyse des caractéristiques socio-culturelles des élèves."
Le processus d'objectivation de l'enfant s'appuie sur des concepts sociologiques lourds de présupposés.
Mais on n'en reste pas là : les enseignants-évaluateurs seront eux-mêmes évalués par une autre équipe, car "l'évaluation d'une équipe par une autre est parfaitement concevable".
C'est l'histoire de l'arroseur arrosé. Mais qui évaluera les inventeurs de l'évaluation nationale ?
Dans cette obcession évaluative, où l'évaluation devient un but en soi, l'examen massif des enfants est considéré comme une formation continue des enseignants à l'évaluation formative. C'est l'occasion d'un grand remue-ménage national, puisque cela permet de " mobiliser les corps d'inspection tant pour les constructions des épreuves que pour animer l'ensemble de la campagne".
Il est fini, le temps du dernier de la classe.L'enfant ne sera plus considéré à l'aune dérisoire de trente autres élèves."
Je pense que ce texte est toujours d'actualité ??
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 25 septembre 2008
Tu joues aux RG dobolinette ?
Si tu manques d'infos tu as tout l'historique sur L&E ;)
Ecrit par : toto | 25 septembre 2008
Il existe une deuxième raison à la baisse du niveau : une sorte de "corruption généralisée". Même si un point de programme demeure officiellement exigeant, la tendance sur le terrain est à l'autocensure, que ce soit de la part des profs, des inspecteurs ou des chefs d'établissements. En clair : "Je renonce à exiger que l'élève sache ce point de programme, car je sais bien que le résultat serait catastrophique". Du coup, on renonce aussi à conserver ledit point de programme comme objectif à atteindre, et au bout du compte on renonce de fait à relever le niveau en présumant que de toute façon "c'est trop difficile pour l'élève". Voilà la grande escroquerie de la rengaine "Il faut s'adapter aux élèves". Non, c'est à l'élève de s'adapter au niveau d'exigence qu'on doit pouvoir lui demander. Tant que les profs eux-mêmes n'auront pas le cran de faire tomber les 80 % de réussite à 20 %, le niveau pâtira d'une telle autocensure.
Ecrit par : Daniel Arnaud | 25 septembre 2008
C'est aussi exactement ce que l'on constate en Primaire. Dès que l'on se rend compte qu'une notion n'est pas maîtrisée facilement par la grande majorité des élèves, on dit qu'on ne le fera plus parce que c'est trop dur pour eux.
Du coup, on fait de plus en plus simple. Ils ont tous des bonnes notes et tout le monde est content.
Sauf qu'ils n'apprennent plus ni l'effort, ni la faculté à rebondir après un échec.
Les performants s'ennuient et prennent l'habitude de poser des questions dont ils n'écoutent pas la réponse, prennent un air dégoûté dès qu'on leur demande d'écouter et pensent qu'ils savent tout puisqu'ils ont toujours des "très bien".
Ecrit par : catmano | 25 septembre 2008
Si j'avais les moyens de vous rémunérer, Robin, je me ferais un plaisir de vous embaucher comme précepteur.
Ecrit par : dobolino | 25 septembre 2008 C'est gentil de penser à moi. Sans vouloir me vanter, je pense que je ne suis pas un trop mauvais prof., mais je ne suis pas assez "vache" et puis je n'ai plus la santé que j'avais encore il y a dix ans. En petits groupes, en individuels, même pas très forts, ou avec des "passionnées" comme j'en ai eu en début de carrière (rien que filles en première L), ça marche du feu de Dieu. J'aimerais bien aussi avoir un élève comme dans la nouvelle de Henry James ou des surdoués un peu loufdingues.
Ecrit par : Robin | 25 septembre 2008
Lu sur le site de Marianne, les propositions ébouriffantes d'un "collègue" de collège :
"Faire davantage de sorties extra-scolaires en lien réel avec les savoirs. Exemple: j'ai le plus grand mal à dégager du temps (pour cause de programme démentiel) pour faire visiter à mes élèves des lieux en lien avec ma matière (physique/chimie): visite d'une distillerie, réalisation d'extractions diverses à l'écomusée, observations astronomiques, une ballade à pied à la recherche de plantes médicinales, etc .... "
Le "collègue" * n'a apparemment perçu le second degré de ses propositions.
Toute la panoplie de l'assommoir de base ! Un rêve !
Seules les "observations astronomiques" paraissent échapper au catalogue.
Quoique ! Tarpé 911 c'est pas dans la nébuleuse de la Beuh ?
* la connerie enthousiaste des expérimentalistes de tout poil me fait de plus en plus rire jaune.
Ecrit par : dugong | 25 septembre 2008
Lues
Ecrit par : dugong | 25 septembre 2008
J'aimerais bien aussi avoir un élève comme dans la nouvelle de Henry James ou des surdoués un peu loufdingues.
Ecrit par : Robin | 25 septembre 2008
Ça n'existe plus trop, ça, comme élèves.
On ne dit plus loufdingues, on dit "bouffon" ou "intello".
Tenez bon, Robin ! Soignez-vous ! Vous valez mieux que cette chienlit.
Profitez des avantages que vous procurent encore, plus ou moins, votre statut de fonctionnaire. Faites du black, au besoin, avec des élèves de qualité, pour élever vos enfants dignement sans vous détruire.
Dans le Doubs abstiens-toi n'est plus de saison!
Ecrit par : Dobolino | 25 septembre 2008
avec des "passionnées" comme j'en ai eu en début de carrière (rien que filles en première L), ça marche du feu de Dieu.
Ecrit par : Robin | 25 septembre 2008
C'est vrai, on finit par oublier qu'on est "bon", à force de se trouver face à de sombres taches incurables. L'an dernier, ça marchait aussi du feu de Dieu, comme vous dites, avec mes élèves de TS - qui n'étaient pourtant pas des génies, non, pas vraiment des "passionnés" non plus, simplement des élèves honnêtes, avec un niveau d'arrivée médiocre mais pas abyssal et - relativement - bosseurs pour peu qu'on leur mette la pression. Ce sont les seuls vrais élèves - je ne compte pas mes étudiants lorsque j'étais thésard, c'est un autre problème - que l'institution m'a confiés jusqu'à présent - et dire que je me plaignais ouvertement de leur niveau, à l'époque!
Le reste n'est que foutage de gueule.
Les enseignants n'ont plus d'élèves. Ils se sentent non seulement inutiles mais déplacés, décalés. Ils finissent par détester ce qu'il y a de meilleur en eux, qui n'est plus employé, mieux qui gêne la bonne gestion des flux d'élèves. La haine de soi du prof prolifère. Elle est le vrai nom du "malaise enseignant".
Ecrit par : TotoWeininger | 25 septembre 2008
Lu sur le site de Marianne, les propositions ébouriffantes d'un "collègue" de collège :
"Faire davantage de sorties extra-scolaires en lien réel avec les savoirs. Exemple: j'ai le plus grand mal à dégager du temps (pour cause de programme démentiel) pour faire visiter à mes élèves des lieux en lien avec ma matière (physique/chimie): visite d'une distillerie, réalisation d'extractions diverses à l'écomusée, observations astronomiques, une ballade à pied à la recherche de plantes médicinales, etc .... "
Le "collègue" * n'a apparemment perçu le second degré de ses propositions.
Toute la panoplie de l'assommoir de base ! Un rêve !
Ecrit par : dugong | 25 septembre 2008
En tant que femelle, et sans risque majeur de passer pour mysogine, je vous parie dix contre un que le collègue est un-E collègue.
Ou c'est vraiment à désespérer de la gent masculine!
On vous savait très cons, mais pas dans ce domaine-là, le seul qu'on vous concédait encore.
Ecrit par : Dobolino | 25 septembre 2008
Les enseignants n'ont plus d'élèves. Ils se sentent non seulement inutiles mais déplacés, décalés.
Ecrit par : TotoWeininger | 25 septembre 2008
Là, vous êtes carrément dégeulasse!
On en fait quoi, de nos gosses, on les pique? Ou alors, on va tous faire véto dans les V° et VI° arrondissements de Paris?
Ecrit par : Dobolino | 25 septembre 2008
Faites du black, au besoin, avec des élèves de qualité
Ecrit par : Dobolino | 25 septembre 2008
J'ai repris les cours particuliers cette année. Pas pour l'argent, l'Institution n'est pas chiche avec moi - c'est le seul aspect de ma situation actuelle qui me sied. Mais pour le plaisir pur de la transmission. Je choisis moi même les élèves, que je reçois chez moi.
Une activité qui était alimentaire lorsque j'étais étudiant - à l'époque, je pouvais faire jusqu'à dix heures, le samedi - est désormais un luxe que je savoure.
Ecrit par : TotoWeininger | 25 septembre 2008
On en fait quoi, de nos gosses, on les pique?
Ecrit par : Dobolino | 25 septembre 2008
Non, si vous n'êtes pas trop loin, vous me les envoyez. J'ai quelques heures libres le samedi.
Ecrit par : TotoWeininger | 25 septembre 2008
En complèment, un excellent texte du Figââââârô. A quand le même genre de texte dans Libé, Télérama ou les Inrocks ? :
L'inspecteur ne rappelle jamais
Par Thomas Clerc, maître de conférences en stylistique française, à l'université de Paris-X Nanterre.
.
Bien que tout le monde s'accorde en théorie sur le fait que sans éducation ni recherche le pays continuera allègrement sur la lancée de son déclin, le ministère de l'Éducation nationale, dit-on, doit faire des économies budgétaires. En ces temps de restriction générale, la nouvelle a suscité chez les enseignants un malaise de plus, peu susceptible d'améliorer leurs relations avec le gouvernement. On pourrait pourtant faire appel à une solution d'épargne inédite, qui éviterait de concentrer les économies sur le seul dos des professeurs, ce qui est à la fois injuste et stratégiquement peu payant, car non content de s'aliéner une profession, on passe pour incohérent aux yeux de l'opinion publique : en effet, alors que le discours ambiant ne cesse de chanter les vertus de l'éducation, la suppression de postes aux concours de recrutement des professeurs (29% de moins au Capes) paraît difficile à justifier, et donne l'impression d'un décalage entre les beaux discours et la pratique. La question est donc de savoir s'il existe un point faible dans l'économie générale de l'Éducation nationale, un fusible secondaire que l'on puisse faire sauter sans que l'organisation ni les missions de cette dernière soient aucunement perturbées. Or ce secteur existe. C'est le corps, trop peu connu, des inspecteurs.
Les inspecteurs de l'Éducation nationale, chargés de surveiller et de noter les professeurs, sont en effet la pire survivance du soviétisme du système. Leur mission première repose d'abord sur des bases intellectuellement incohérentes puisque l'Inspection est constituée de gens qui n'enseignent pas (ou plus), c'est-à-dire de fonctionnaires qui, pour de multiples raisons, ont abandonné un métier dont ils se font ensuite les conseillers, les spécialistes et les juges : bel exemple d'émulation à l'envers que celui qui consiste à former des professeurs par ceux qui ont avant tout cherché à ne plus l'être. Leur méconnaissance du terrain réel s'accompagne de méthodes abstraites et obsolètes, comme si un vétéran de la guerre de 40 expliquait la guerre en Irak à de jeunes recrues. Leur rhétorique en dit d'ailleurs long sur leur inadaptation aux réalités mixtes de pédagogisme et de sabir qui transforme tout élève en «apprenant». Il est de notoriété publique qu'aucun jeune professeur n'a jamais retiré quoi que ce soit de ces séances bavardes et contraignantes de «formation» qui constituent une perte de temps et d'argent pour tout le monde mais justifient le maintien d'une profession d'autant plus discrète sur ses missions qu'elle les sent parfaitement vaines. Ces bases ubuesques sont la réalité du système.
On pourrait cependant croire que les inspecteurs constituent une aide efficace pour les professeurs inexpérimentés. Or, on l'a vu dans des affaires récentes (l'agression filmée d'un professeur, celle d'un autre à coups de poignard), les inspecteurs ne sont d'aucun secours pour un enseignant qui rencontre des «problèmes» dans sa classe. Fidèles à la logique moutonnière qui leur enjoint de ne pas faire de vagues, les inspecteurs contactés par la jeune enseignante en détresse lui ont opposé une fin de non-recevoir, cachés derrière l'incurie administrative jadis décrite par Gogol. L'adoption de la politique de l'autruche, qui a couvert des agissements pourtant graves, est à l'image d'une caste qui préfère se taire plutôt que d'admettre son inutilité nocive. On pourrait citer pléthore de cas dans lesquels la hiérarchie étouffante de l'Inspection générale persiste dans son déni des faits : mais jamais elle n'en éclaire l'opinion publique, trop soucieuse de participer à la maintenance d'un bateau à la dérive. Si un employé ne peut pas compter sur sa hiérarchie, pis encore, si celle-ci lui recommande l'obéissance aveugle, c'est que la politique de l'Inspection générale est réglée par l'abjecte logique du mutisme généralisé qu'on croyait réservée à l'armée d'autrefois. Il faut le savoir : quand on est professeur, l'inspecteur ne rappelle jamais. Le secret est de règle à tous les niveaux du système, qui explique l'immobilité générale d'une institution chargée de perpétuer les dysfonctionnements.
Devenir universitaire, croit-on, est un moyen d'échapper aux flics de profs (on sait que l'ancien leader de 68 Alain Geismar, ironie instructive, a rejoint leurs rangs). Hélas, on les retrouve à tous les échelons, notamment dans les jurys de concours de recrutement des professeurs (agrégation et capes), où, quand ils ne sont pas nuisibles, ils se révèlent d'une bureaucratique incompétence : on l'ignore, mais l'actuel président de l'agrégation de lettres modernes, Philippe Le Guillou, est un inspecteur général qui n'a rien trouvé de mieux que de chercher à sacrifier l'épreuve de grammaire dans le plus haut concours de recrutement des futurs professeurs de français, et de violer un principe d'équité, la double correction des candidats. Devant le tollé des spécialistes unanimes, il a dû faire machine arrière, sans toutefois renoncer à ses pouvoirs, décidant, au mépris de toute justice, d'évincer la totalité d'un jury qui défendait une exigence de qualité et d'égalité, fait unique dans l'histoire de l'agrégation, concours censé former des élites.
Le discours sur la baisse du niveau trouve dans ce genre de pratiques un fondement aussi concret qu'ignoré du grand public, qui croit à tort que l'institution produit du mieux alors qu'elle sabote par des abus confiés à des autocrates bornés les possibilités d'amélioration. Qu'ils soient partisans de l'Ancien Régime ou staliniens, la plupart des inspecteurs, unis dans la même logique de pouvoir, de médiocrité et d'absence de communication, menacent les principes mêmes de l'enseignement sur lesquels ils veillent. Leur seul rôle est de couvrir les injustices auxquelles ils participent et de surveiller le bon, ou plutôt le mauvais fonctionnement des choses.
Inefficaces, incompétents, voire même nuisibles, les inspecteurs de l'Éducation nationale sont un corps entièrement artificiel qui décourage les professeurs, abaisse le niveau et alourdit la machine éducative : apparatchiks abusifs ou serviteurs timorés, discrets comme tous les bénéficiaires d'un système, tous incarnent un monde révolu. Il ne faut donc pas hésiter : l'État réaliserait une économie substantielle en supprimant purement et simplement cette caste qui fait peser sur les épaules déjà faibles de l'Éducation nationale un poids des plus pénibles.
Ecrit par : Manu | 25 septembre 2008
Dobolino a écrit : je devais prescrire le dit médicament à une dinde de un kilo en pleine "crise de rouge"
Vous soignez Ségolène en loucedé ?
Pour ceux qui se gausseraient en disant "1 kg, cela ne se peut", je dirais simplement "l'avez vous personnellement pesée, cette outre pleine de vent ?"
Ecrit par : dugong | 25 septembre 2008
Merci, Dugong! Ca fait du bien de pousser un grand éclat de rire de temps en temps. Même ici. ;-)))
Ecrit par : Christophe Sibille | 25 septembre 2008
Si vous êtes pareil en cours, j'aurais aimé avoir un prof comme vous.
Ecrit par : Christophe Sibille | 25 septembre 2008
Je ne sais pas si on doit vous remercier J.P Brighelli pour ces nouvelles du front, plutôt de l'affront qui va nous être fait bientôt. Encore une fois, je pense qu'il faut prendre le point de vue de Sirius sur la question de la droite et de la gauche : à une distance suffisante les extrêmes se confondent... dans leur petitesse et leur insignifiance.
Ce que m'inspire votre giffle au Moloch c'est: pourquoi maintenir un héritage (je ne parle pas de tradition pour ne pas enflammer le débat) est-il devenu si lourd? Pourquoi la maîtrise de l'écriture, condition de la liberté, apparaît-elle comme inutile?
Soit parce que nous sommes entré dans l'ère de la communication généralisée et du bavardage intégral -explication commune
Soit parce qu'on a renoncé sans le dire à conserver un niveau médiocre et qu'on organise la gestion de l'existant en laissant le système fonctionner à la marge (les bons collèges et lycées -privés ou publics -pour organiser la reproduction sociale).
Que faire face à cette gestion cynique et résignée des choses, masquée par une organisation méticuleuse de la vie scolaire avec ces compensations de notes proprement délirantes?
Déjà la bataille de l'image est perdue : certains se souviennent sûrement du film "Le cercle des poètes disparus". On en pense ce qu'on en veut, mais s'il y avait une petite chose à sauver c'est bien que la poésie, ce que la langue a de plus noble, pouvait transformer la vie de chacun. Aujourd'hui le film oscarisable du sieur B*** véhicule autre chose sur la langue, inutile d'en parler. Ces deux extrêmes montrent bien que cette bataille est perdue et ce n'est pas la nostalgie de Etre et avoir qui changera quelque chose.
Il n'y a vraiment pas de quoi se réjouir.
Ecrit par : Sénéchal | 25 septembre 2008
Mon cher Manu,
Le texte du "Figaro" que vous nous soumettez sonne très juste. Thomas Clerc analyse parfaitement les rouages staliniens du système. C'est dans l'édition du jour?
Ecrit par : Daniel Arnaud | 25 septembre 2008
merci JPB j'avais un sérieux besoin de pleurer ...de rire...aujourd'hui!
parce qu'il vaut mieux en rire qu'en pleurer et bien qu'après coup ça me glace le sang...mais je ne faisais qu'un petit tour histoire de cocher la petite case "s'abonner au fil de discussion"( déjà 101 commentaires de retard...) , il vaut mieux que j'aille calmer ma colère qui remonte c'est pas bon pour le coeur de s'énerver!
bisous au maître des lieux
bonne nuit aux blogueurs de passage en cette heure qui commence à être tardive.
Saperlotte de Saperlipopette il faut vite que je m'empresse d'égarer mes lunettes
Ecrit par : Saperlipopette | 25 septembre 2008
Voilà enfin un texte lucide sur le rôle des corps d'inspection. Et dire que je connais des collègues qui cherchent à être inspectés ! Pour ma part, moins je les vois, mieux je me porte, et tant pis pour les clopinettes de note pédagogique que cela ne me rapporte pas. Clopinettes bien illusoires car je suis tout à fait incapable de feindre le "cours idéal" pédagogo à grands renfort de TICE et autres "bells and whistles". Ma note a peu de chance de s'envoler, et j'avance depuis toujours à l'ancienneté.
Le monsieur a cependant oublié un point essentiel : le "concours" de recrutement au sein de ce corps. Si vous lisez les textes, vous apprendrez qu'avant de passer devant un jury, le candidat est soumis à un entretien avec le recteur de son académie. En réalité, le recteur est trop occupé à recter (activité prenante autant que passionnante, surtout à la fin du mois, quand tombe la fraîche dans l'escarcelle), donc il délègue à sa place des inspecteurs ! Autant dire que la cooptation est la règle.
La compétence disciplinaire, et même pédagogique, est tout à fait secondaire : il faut "bien connaître le système éducatif" et "se projeter dans ses futures fonctions". Traduisez : applaudir à toutes les mesurettes et autres "dispositifs", et être copain comme cochon avec un inspecteur, lequel seul vous aura inculqué les mots magiques décrivant en quoi consiste son métier.
Ecrit par : moot | 25 septembre 2008
Une proposition, puisqu'on en demande :
Pourquoi les conseilleurs ne sont-ils jamais les payeurs, dans l'EN ?
Si on réfléchit bien, les profs de collège décernent le brevet et valident des orientations qui ne les concernent pas au premier chef : j'ai vu des bulletins de troisième qui portaient la mention : "passage en seconde non envisageable au vu des résultats, mais accordé." Le passage de la patate chaude !
Et si chacun recrutait les élèves qu'il va avoir par la suite ?
- Les profs de lycée corrigeant le brevet (qui deviendrait la condition pour entrer en seconde, générale, techno ou professionnelle, ça valorisera les trois...)
- les profs de fac corrigeant le bac (après tout, le président du jury est toujours un prof de fac...)
On me dira que le personnel disponible n'est pas toujours suffisant : qu'on adapte les épreuves ! Il y a bien un QCM, le SAT, aux USA ?
Si on veut être juste et logique, c'est ce qu'il faut faire.
Je préfère un brevet minimal (deux-trois épreuves), mais débouchant sur une vraie certification, à un bidule prétentieux qui ne sert à rien (déjà quand je l'ai passé).
Utilisons leur désir de faire des économies pour arriver à plus de simplicité et plus de rationalité, au moins...
En tout cas, le contrôle continu, c'est de la blague, il faut le dire et le répéter. On ne peut pas fonder l'orientation là-dessus.
Ecrit par : sanjuro | 25 septembre 2008
Mon cher Manu,
Le texte du "Figaro" que vous nous soumettez sonne très juste. Thomas Clerc analyse parfaitement les rouages staliniens du système. C'est dans l'édition du jour?
Ecrit par : Daniel Arnaud | 25 septembre 2008
Bonsoir Daniel,
Contrairement à ce que croient certains pour se rassurer, je ne suis pas abonné au Figaro et encore moins au "cri du contribuable", dont j'ignorais jusqu'au nom avant que Jérémy ne m'accuse d'en être un des suppôts.
C'est une copine (de gauche en plus, si ! si !) qui me l'a envoyé avec le lien suivant. Je le reproduis ici :
http://www.lefigaro.fr/debats/20060720.FIG000000133_l_inspecteur_ne_rappelle_jamais.html
Ecrit par : Manu | 26 septembre 2008
En passant, rapido,
Toto,
Indisgestion assurée concernant le site.
A g...... !!!!!!!!
Une question indiscrète : est-ce vous sur cheval............yER ?
§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§
Ecrit par : carole | 26 septembre 2008
Supprimer les inspecteurs, quel beau rêve. On pourrait aussi revenir à une saine pratique maoïste : les renvoyer à intervalles réguliers (tous les 5 ans par exemple) faire un service complet dans un établissement pour qu'ils voient de vrais élèves. Ils pourraient ainsi voir si les imbécilités qu'ils prêchent fonctionnent vraiment. Et en ces temps de pénurie de postes, ça soulagerait bien les établissements.
Mais ne rêvons pas, le retour aux rizières n'est pas pour demain.
Ecrit par : vignon | 26 septembre 2008
Carole...Toto, moi???? Quelle insulte.... Wesh!!! Mâdâme!!! Çâ s'fait po!!!!
Ecrit par : montaigneàcheval | 26 septembre 2008
ZWISCHEN DEN MAUERN
BETWEEN THE WALLS
DENTRO DEGLI MURI etc
BEGAUDUS
BEGAUDE
BEGAUDUM
BEGAUDI
BEGAUDI
BEGAUDO
BEGAUDI
BEGAUDI
BEGAUDOS
BEGAUDORUM
BEGODIS
BEGODIS
TETEDECONUM , neutre
ET PRIMUM MARCO CATONI VITAM AD CERTAM NORMAM DIRIGENTI ET DILIGENTISSIME PERPENDENTI, DE OFFICIO MEO RESPONDEBO. NEGAT FUISSE RETUM CATO ME AT CONSULEM ET LEGIS AMBITUS LATOREM RATIONEM FACTI MIHI PROBEM.....
Voilà sans doute ce que Cantet fait étudier à ses géniaux élèves de ZEP qui, comme une petite fille ,"actrice" qui dit à la fin du film, s'adressant au prof, totalement largué::"Wesh!! M'sieur, j'ai fini "Lâ RéééPublique de PLââton"!!!! Décidément , ça ne passe pas....
Ecrit par : montaigneàcheval | 26 septembre 2008
IN ILLO TEMPORE,ERANT BEGAUDUS, CANTETUS MERIEUSISQUE IN MERDA USQUE MENTONO...
Ecrit par : montaigneàcheval | 26 septembre 2008
Sénéchal, votre idée me paraît pleine de bon sens. A ce titre, elle ne sera pas retenue...
JPB
Ecrit par : brighelli | 26 septembre 2008
Vignon a écrit : "Supprimer les inspecteurs, quel beau rêve. On pourrait aussi revenir à une saine pratique maoïste : les renvoyer à intervalles réguliers (tous les 5 ans par exemple) faire un service complet dans un établissement pour qu'ils voient de vrais élèves"
Pourquoi voulez vous les envoyer aux champs tous les cinq ans alors que c'est précisément tous les 5 ans (en moyenne) qu'ils viennent vous y voir.
Toi, tu creuses.
Ecrit par : dugong | 26 septembre 2008
Merci à Manu pour son analyse sur le corps "inutile et incertain" des inspecteurs. Il n'y pas un mot de trop. Pour être tout à fait honnête, j'en repêcherai personnellement trois en trente ans de "carrière". Mais bon sang, quand ils se mettent à être c..., ils n'ont pas de complexes, et, comme disait Michel Audiard, c'est même à ça qu'on les reconnaît. Il y en a aussi qui sont carrément méchants et qu'on renverrait dans le désert, couverts de plumes et de goudron.
Ecrit par : Robin | 26 septembre 2008
Entendu, lors d'une réunion des professeurs de musique du département sous la coupelle de l'IPR, (l'article du Figaro parle des "inspecteurs de l'éducation nationale", mais le terme semble dans son contexte s'appliquer à tout le corps inspectoral, alors qu'initialement il ne désigne que ceux du primaire).
Je fais, donc, au cours de cette réunion, une remarque, à la suite de l'évocation des nouveaux textes qui ne veulent apparemment plus que les partitions soient utilisées comme telles dans les classes de collège, (Manu confirmera ou non), comme quoi les textes concernant le primaire ne les interdisent pas. Bien au contraire. L'IPR me répond, plus que fermement: "hé bien, dans le secondaire, ils l'interdisent". Fermez le ban.
Mais le mot qui a semblé fuser dans les rangs à la suite de cette remarque semblait être: "résistance".
Ceci-dit, je ne pense pas qu'il faille obligatoirement, comme ailleurs, crier haro sur toute la profession. Il existe d'ailleurs pas mal d'inspecteurs qui sont aussi des conseilleurs assez bienveillants. Il y a de tout, mais, effectivement, quelques apparatchiks redoutables des textes officiels.
Ecrit par : Christophe Sibille | 26 septembre 2008
Tiens, Robin, quel hasard... Mon message succède au vôtre! ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 26 septembre 2008
Bonne journée à vous, et à tous. Le président a dit que la situation était dramatique, mais qu'il ne fallait pas dramatiser. Il creuse pour nous.
Ecrit par : Christophe Sibille | 26 septembre 2008
Il faut les comprendre ces pauvres inspecteurs. Ce sont les soutiers des recteurs ("faites moi un topo sur ...", "dans mon bureau, tout de suite", etc.).
Certains en perdent l'entendement et viennent se décharger ... dans la décharge publique *.
* là où tu creuses
Ecrit par : dugong | 26 septembre 2008
http://www.ripostelaique.com/Le-drapeau-du-Hamas-flotte-sur-la.html
CELA SE PASSE EN FRANCE
Le drapeau du Hamas flotte sur la future mosquée de Mulhouse
mardi 23 septembre 2008, par Robert Albarèdes
Et ce n’est pas dans la « bande de Gaza », non…
C’est à MULHOUSE, en France, sur le chantier de la construction de la grande mosquée auquel, dans sa complaisance d’idiote utile de l’islamisme, « FR3 Alsace » a consacré un reportage le 25 août dernier, à 19h.45.
Le « Hamas » ? Mais c’est ce mouvement islamiste dont la charte dit, en son article 27 , que la laïcité est en contradiction complète avec l’idéologie religieuse de l’islam, précisant encore –article 31 – que si les fidèles des trois religions peuvent cohabiter pacifiquement, cette paix n’est possible que sous la bannière de l’islam…tout en assignant à la femme le rôle inférieur de « procréatrice ».
Le « Hamas » ? Mais c’est cette force religieuse et militaro-politique qui s’est emparée de la bande de Gaza, y imposant « l’ordre islamique » par une répression qui a même ému « Libération » du 1 /09 /08 se faisant l’écho, dans un reportage, de la violence et de la soumission qu’elle y fait régner.
Le « Hamas » ? Mais c’est un courant « d’inspiration terroriste qui prône ce djihad menaçant nos territoires et nos intérêts comme il menace le monde , en Asie, au Moyen Orient, en Afrique , en Europe comme en Amérique » si l’on en croit les termes de la lettre adressée par le chef de l’Etat aux parlementaires français le 19/09/08, en ouverture du débat sur l’Afghanistan et la présence des troupes françaises.
Et ce courant extrémiste de nature terroriste a « pignon sur rue » à Mulhouse, dont le maire est JM Bockel, secrétaire d’Etat à la défense et aux anciens combattants !!! Il est vrai que, en même temps, le premier ministre affirme que « la guerre en Afghanistan est l’opposition entre le monde musulman et une grande parti du reste de la planète »(1) tandis qu’en visite en Israël , Rachida Dati affirme « on ne discute pas avec le terrorisme, on le combat » (« Le Figaro » en ligne du 22/09/ 08).
On croirait rêver devant une telle cacophonie (et l’on pourrait demander à M. Bockel de respecter « la voix de ses maîtres ») si l’on ne savait pas qu’en réalité, nos soldats sont en Afghanistan pour défendre un régime dont la constitution dit qu’il est islamique, que la seule religion reconnue est l’islam, qu’aucune loi ne être contraire aux croyances et aux préceptes de la religion sacrée de l’islam (texte complet à lire : http://www.afghan-web.com/politics/current_constitution.html ) . Et, pour ceux qui croiraient qu’il ne s’agit là que de « paroles verbales » et que le gouvernement « modéré et démocratique » de M. Karzaï offre toutes les garanties, rappelons les deux affaires « civiles » suivantes : celle de l’afghan qui s’était converti au catholicisme (http://en.wikipedia.org/wiki/Abdul_Rahman_(convert) et celle de cet intellectuel qui a eu l’idée saugrenue de traduire le coran (http://www.mediapart.fr/journal/international/diplomatico/150908/vingt-ans-de-prison-pour-une-traduction-du-coran) .
Ils ont durement payé pour avoir violé la constitution en commettant un sacrilège…
En fait, ils sont en Afghanistan pour appuyer la géopolitique américaine dans ses ambitions de contrôle des frontières de la Chine ( et de la Russie) et de maîtrise des ressources et des flux énergétiques d’Asie…Le terrorisme islamique n’étant qu’un habillage commode qui permet aux USA, après l’avoir initié, de s’en servir comme façade justificatrice de son implantation en Centre Asie tout en le manipulant dans les anciennes républiques soviétiques musulmanes et les provinces chinoises où l’islam est fortement implanté.
Cette posture, d’ailleurs, est aussi celle des politiques de notre pays, qu’ils soient dans la majorité ou dans l’opposition…L’exemple de Mulhouse est révélateur…Cette « grande mosquée », construite sur un terrain vendu (à quel prix ?) par la commune, comprendra une école coranique (où l’on ânonnera le coran sur tous les tons), une école pour apprendre l’arabe (sic !), un centre social et un centre commercial (Dame, il faut bien percevoir la taxe « hallal »).
Elle ouvrira donc un espace au communautarisme le plus étroit, le plus religieux, marquant une séparation irréductible (et agressive) entre les citoyens à égalité de droits et de devoirs que reconnaît la République. Elle permettra l’expression des attitudes et des discours les plus rétrogrades, les plus obscurantistes, les plus en opposition avec les valeurs et les lois générales de notre République : le site www.mosquethon.org ouvert pour collecter l’argent nécessaire à la construction ( espérons que la mairie n’apportera pas l’argent des contribuables mulhousiens… à moins qu’elle ne l’ait déjà fait…) est placé sous le parrainage de personnages bien en sympathie à l’UOIF comme le Cheikh Abdellah Basfar et le célèbre Youssef Karadawi, justificateur de la terreur contre les juifs et les infidèles. Il est des symboles plus parlant que des discours…
On veut bien croire que, pris par ses multiples fonctions, le maire de Mulhouse ait négligé ces détails pour, peut-être, les avoir ignorés. Mais on souhaiterait, aujourd’hui, des explications nettes et précises, et l’exposé de ses intentions maintenant qu’il ne peut plus rien ignorer.
Car, à accepter l’inacceptable – l’expression publique d’un mouvement de type fasciste, dérogeant aux principes essentiels des droits de l’homme et de la femme, appelant à la disparition de ceux et de celles qui ne lui ressemblent pas - Monsieur le Secrétaire d’Etat apporterait la preuve de la duplicité des discours du gouvernement, de l’hypocrisie de ses actes, en matière de lutte contre le terrorisme islamique et, plus généralement, contre l’islamisme.
En réalité, c’est ici et quotidiennement que ce combat est à mener en s’opposant à la constitution autour des mosquées et dans l’émergence d’un communautarisme islamique anachronique d’un terreau propice à la naissance de mouvements extrémistes.
Robert Albarèdes
Ecrit par : Amélie à la mosquée | 26 septembre 2008
Pour les non spécialistes, je parlais des IPR (inspecteurs pédagogiques régionaux basés dans les rectorats) et non des IGEN (inspecteurs généraux basés au sommet du Moloch même)
Ecrit par : dugong | 26 septembre 2008
Les images : drapeau en vue à 0'42''
Et nous , on creuse ...
http://www.dailymotion.com/video/k26tYcaC9sWTLMLXlO
Ecrit par : Amélie à la mosquée | 26 septembre 2008
J'interviens pour rectifier une horreur (il faut pas me casser les pieds et je suis très sensible sur certains points).
ZWISCHEN DEN MAUERN
BETWEEN THE WALLS
DENTRO DEGLI MURI etc
Bien pour les deux premières traductions. Bravo.
Mais, puisque je me fais souvent reprendre ici à cause de mon mauvais français, je signale que "dentro degli muri" est une horreur qui ne veut rien dire et qui déchire mes longues oreilles. Pour deux raisons : l'article contracté "gli" ne s'emploie en italien que devant Z, S "impur", les groupes consonnantiques GN, PN, PS et les voyelles A E O U.
Une fois corrigé ce syntagme , nous aurons donc : dentro dei muri.
Pas bon. En italien on n'est pas "dedans (de dans)", car, somme toute, cette langue (l'italien) reste un peu plus logique que le français."Dentro de" n'est pas concevable.
On aura donc : "dentro i muri" . Ce qui signifie que l'on se trouve muré dans la paroi d'un édifice, comme certains cadavres occultés.
La bonne traduction serait "tra i muri". Mais elle porrait être interprétée comme "parmi le murs" et s' avérer vexante pour les élèves (pire que le crétin de Brighelli : le "spice de mur" de bégodo!)
Le livre a été traduit en italien par "La classe" tout simplement.
Pour le reste, je n'ai rien compris au message qui était sûrement très drôôle. Mais, puisque je suis un couillon - tout comme le papa toto - (Oui je sais dobolino que c'est un père de famille, cela aggrave encore plus mon constat) je ne peux pas accéder à vos patientes et savantes élucubrations et j'en suis presque heureux.
Ecrit par : papa wilhelm | 26 septembre 2008
Ah, petit PS, pour mieux comprendre.
Muro, possède deux pluriels (comme braccio, ciglio, futto, osso etc).
Muri - l'objet en tant que tel . (Je construis des murs. Costruisco muri)
Mura - l'objet (rassemblé) -pluralia tantum : les murs de la maison (si trovava tra le mura di casa).
L'italien n'est pas aussi facile qu'on le croit. Evitez les traductions improvisées, les italiens sont très très sensibles :en bons latins, ils ont la grammaire à l'oreille (le rêve de tout français) et ils se vexent assez facilement.
Un petit bisous pour cette fois, mais juste pour cette fois.
Ecrit par : papa wilhelm | 26 septembre 2008
Et, je reviens sur PISA : le fait que les Italiens soient classés derrière tout le monde alors qu'ils savent tous écrire a peu près correcement (ils arrêtent la dictée en CE2 tellement c'est fastoche) est encore une preuve que l'OCDE-PISA est une association de malfaiteurs.
Ecrit par : papa wilhelm | 26 septembre 2008
je devais prescrire le dit médicament à une dinde de un kilo en pleine "crise de rouge"
Ecrit par : Dobolino | 25 septembre 2008
Damned ! Encore raté ! Moi qui croyais contribuer à sauver un élevage de milliers de dindes.
C'est donc une dinde de compagnie ?
Tant pis, j'en aurais au moins soigné (indirectement) une dans ma vie.
Ecrit par : yann | 26 septembre 2008
Il est pratiquement impossible à l'heure actuelle de faire une dictée non préparée. Il faut la faire apprendre à la maison ET la préparer en classe. Et même en procédant ainsi, on n'est pas sûr d'avoir une courbe de Gauss.
Ecrit par : Robin | 25 septembre 2008
Seriez-vous un infâme antibiste, Robin ? ;p
Ecrit par : yann | 26 septembre 2008
e brevet (qui deviendrait la condition pour entrer en seconde, générale, techno ou professionnelle, ça valorisera les trois...)
Ecrit par : sanjuro | 25 septembre 2008
Au vu du niveau lamentable auquel sont parvenues les épreuves du dit-brevet, ce serait la moindre des choses.
Le bac sert bien à sortir du lycée.
Ecrit par : y | 26 septembre 2008
le brevet (qui deviendrait la condition pour entrer en seconde, générale, techno ou professionnelle, ça valorisera les trois...)
Ecrit par : sanjuro | 25 septembre 2008
Au vu du niveau lamentable auquel sont parvenues les épreuves du dit-brevet, ce serait la moindre des choses.
Le bac sert bien à sortir du lycée.
Ecrit par : y | 26 septembre 2008
Ecrit par : yann | 26 septembre 2008
Le bac n'est que "le paravent du désastre". (Guy Morel dans "L'école, ce grand corps malade.")
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 26 septembre 2008
Papa Wilhelm, tout vient du fait que les langues qui ont pratiquement le même nombre de graphèmes que de phonèmes donnent moins d'illettrés que lorsqu'il y a un grand écart entre les deux.
Langue française : 35 phonèmes transcrits par 190 graphèmes.
Langue anglaise : 41 phonèmes transcits par 1120 graphèmes.
Ce n'est pas pour rien que la dyslexie a été découverte chez les anglo-saxons, et que la généralisation de la méthode globale a fit aux USA des dizaines de millions d'illettrés.
Dans les pays comme l'Espagne, l'Italie, la Finlande, l'apprentissage par méthode globale produit une simple lenteur de la lecture.
(Source : G.Wettstein-Badour.)
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 26 septembre 2008
J'ouvre un second fil sur le film de Cantet/Bégaudeau : n'en profitez pas pour ne plus avoir d'idées sur le collège, alors que c'est bien parti !
JPB
Ecrit par : brighelli | 26 septembre 2008
Anne-Marie, je suis d'accord avec vous. Mais, comment explique-t-on que, malgré le fait que l'italien soit une langue alphabétique (et non syllabique comme le français) à cause de son étroit lien phonétique avec sa langue "souche", les italiens soient tout de même classés presque derniers dans les tests PISA?
Or, tous les enfants italiens que je connais écrivent et lisent couramment, et presque sans fautes, dès l'âge de six ans. Il est vrai que je connais surtout des Italiens du nord, et que - apparemment - il y a un écart de 100 points (100!) entre les enfants de Trieste et ceux de Palerme!
Attention cependant : cette donnée nous révèle la grande escroquerie! Car le système scolaire est identique (même programmes, même méthodes, mêmes HORAIRES, etc) à Trieste et à Palerme! Il y a donc des causes différentes à l'échec (un écrat plus grand entre l'écrit et l'oral?)... Pourquoi alors les ministres italiens s'obstinent à vouloir réformer tout le système scolaire ( au Nord et au Sud) .Pourquoi nos ministres en France utilisent ces tests pour nous imposer des réformes?
Cette volonté d'uniformer les systèmes à coup de tests m'inquiète.
Je veux voir les photos, les visages des ces OCDE-PISA! Je veux savoir qui sont tous ces experts! Voilà une vrai démocratie : la photo de monsieur Danone sur les pots de yaourth.
Pour ce qui concerne les attaques de toto : elles sont tout à fait justifiées. Connaissant des enfants qui fréquentent les différents systèmes scolaires, je peux vous assurer que la mise en place de l'échec de l'élève français (qui, effectivement, à 15 ans ne sait toujours pas écrire malgré une scolarité consacrée presque entièrement aux "problèmes d'orthographe") et bien , cette mise en place, est éclatante et évidente lorsqu'on observe un petit CP confronté aux" mots étiquettes" et à une écriture non-progressive qui bloque l'enfant à tout jamais!!!! Et je souligne : à tout jamais! C'est une honte que l'on persiste encore dans nos écoles avec ces méthodes qui demandent aux enfants d'écrire des mots lorsqu'ils ne savent pas tracer un L ou un M. Seuls les enfnats ayant travaillé auparavant à la maison (avec leurs parents) s'en sortiront!
Pour cette raison, papa wilhelm aussi "encule tout le monde" sur ce point, tout comme toto.
Quand il s'agit de protéger un enfant, ou un "schtrumps", je suis en première ligne. Et le prochain imbécile qui viendra cracher son venin sur "Léo et Léa" je le comblerai d'insultes : C'est tout ce qu'il mérite!
A la fac je suis obligé d'apprendre à lire aux étudinats. Ce n'est pas mon métier. Je leur montre des pages de Léo et Léa et de Boscher (pour le s intervocalique, pour la différence entre futur et conditionnel) et une petite lumière s'allume dans leurs têtes. Après, ils sont assez adultes pour comprendre vite et sauter quelques paliers en toute autonomie.
Je m'excuse pour toutes mes fautes (j'écris très vite et sans avoir recours aux correcteurs d'orthographe)
Ecrit par : papa wilhelm | 26 septembre 2008
Pour cette raison, papa wilhelm aussi "encule tout le monde" sur ce point, tout comme toto.
Ecrit par : papa wilhelm | 26 septembre 2008
"Vous savez ce que je dis ? On vous ENCULE à l'hôpital ! D'abord on vous drogue et ensuite on vous encule ! Et lorsque ils ont fini de vous enculer, c'est la compagnie d'assurance qui se pointe et qui vous encule encore plus !" (l'arme fatale 3)
A l'école aussi, apparemment ...
Ecrit par : yann | 26 septembre 2008
Je ne comprends rien à votre message monsieur Yann. désolé, pouvez-vous être plus clair?
Ecrit par : papa wilhelm | 26 septembre 2008
'cheval............yER'
Dédolé ce n'est pas moi, c'est la fille du roi ;)
"Toto, petit troll merdeux....Schtroumpf, c'est affectueux "
Macouille, petit pute........ Tarlouse, c'est affectueux !
Mouhahahahahahahahahahahahahahahahahaha
Ecrit par : toto | 26 septembre 2008
Toto, je ne comprends rien à votre message non plus! Pouvez-vous être plus clair?
Moi je sue comme un porc pour écrire en français et vous ne faites même pas un tout petit effort?
Ce n''est vraiment pas sympathique.
Ecrit par : papa wilhelm | 26 septembre 2008
Damned ! Encore raté ! Moi qui croyais contribuer à sauver un élevage de milliers de dindes.
C'est donc une dinde de compagnie ?
Tant pis, j'en aurais au moins soigné (indirectement) une dans ma vie.
Ecrit par : yann | 26 septembre 2008
C'est une dinde pour consommation personnelle. Je ne risque pas de prescrire du dimétridazole en élevage! C'est formellement interdit.
Ecrit par : dobolino | 26 septembre 2008
Je ne comprends rien à votre message monsieur Yann. désolé, pouvez-vous être plus clair?
Ecrit par : papa wilhelm | 26 septembre 2008
Vous ne connaissez pas vos classiques, papa wilhelm.
C'était pour rester dans le ton des citations cinématographiques (en attendant que les répliques cultes d'"entre les murs" fassent leur apparition)
Ecrit par : yann | 26 septembre 2008
Bonjour
Ma proposition pour redonner du lustre au collège est de revaloriser le rôle des bibliothèques en tant que service public d'une importance égale à celle de l'école.
Evidemment, il n'y a pas les moyens financiers pour assurer cette égalité, ne serait-ce que parce qu'une Bibliothèque Municipale relève de la responsabilité de la commune ou d'un Etablissement Public à caractère Intercommunal.
Dans ces conditions, je propose que le collège contribue à faire changer le regards que posent les élèves sur les bibliothèques, en faisant la publicité de celles-ci, et réciproquement.
Si on a des professeurs qui incitent les collègent à user et abuser de la liberté qu'offrent les bibliothèques publiques et si on a des bibliothécaires qui incitent leurs lecteurs à se conformer aux principes de rigueur et de travail édictés par l'institution scolaire.
Surtout, si bibliothécaires et professeurs font passer le message que le collège et la bibliothèque sont deux services parfaitement complémentaires, le premier encourageant la discipline et le second la curiosité, alors peut-être que les élèves comprendront qu'ils doivent penser en termes de réseaux pour accéder au savoir : un réseau pour les fondamentaux sous la férule de l'enseignant et un autre relevant de l'auto-formation avec le bibliothécaire comme aide-conseil.
Je crois, par exemple, à la possibilité d'offrir à chaque jeune lecteur un carnet de bord pour consigner ses lectures, que ce soit en bibliothèque ou en CDI. Ce carnet de bord suivrait ce jeune lecteur toute sa vie durant et lui offrirait la mémoire de son parcopurs intellectuel.
Si les bibliothèques et CDI offrent ce genre d'outils qui initient à l'autonomie intellectuelle, peut-être les élèves accepteront-ils mieux la discipline nécessaire en classe si tout le monde leur explique que les deux sont indispensables : l'enseignement scolaire et la formation tout au long de la vie.
Ce genre de carnet de bord pourrait être offert à l'entrée de quatrième ou de troisième (avant, cela me paraît trop tôt) assorti d'un discours expliquant que ce carnet de bord restera également précieux à tous quelle que soit l'orientation scoalire choisie.
Je suis persuadé que nombre de professeurs sont des bibliothécaires qui s'ignorent.
enfin, il y a peut-être une opportunité à saisir avec l'ouverture d'emplois étudiants dans les bibliothèques à l'étude pour augmenter les heures d'ouverture de la bibliothèque. Ce pourrait être l'occasion pour les bibliothécaires de former les étudiants à l'encyclopédisme et à des méthodes de travail efficaces.
Ecrit par : johnmarguerite | 26 septembre 2008
Mon Dieu Yann! Je me sens vraiment idiot! Je ne comprends toujours pas! Aidez-moi en toute amitié SVP!
Ecrit par : papa wilhelm | 26 septembre 2008
Mon Dieu Yann! Je me sens vraiment idiot! Je ne comprends toujours pas! Aidez-moi en toute amitié SVP!
Ecrit par : papa wilhelm | 26 septembre 2008
Bon, je vais me fendre d'un lien, et d'une bagarre avec le code anti-spam :
http://www.replikultes.net/films/fiches/14/l_arme_fatale_3/repliks/
Cherchez la réplique 2314. Ou louez le film !!
Ecrit par : yann | 26 septembre 2008
Ce genre de carnet de bord pourrait être offert à l'entrée de quatrième ou de troisième (avant, cela me paraît trop tôt) assorti d'un discours expliquant que ce carnet de bord restera également précieux à tous quelle que soit l'orientation scoalire choisie.
Ecrit par : johnmarguerite | 26 septembre 2008
Un carnet de bord pour Toto, tout de suite! Il est temps qu'il s'adonne à d'autres lectures que Léo et Léa, ouvrage fort utile mais malgré tout un peu limité.
Ecrit par : dobolino | 26 septembre 2008
Pour cette raison, papa wilhelm aussi "encule tout le monde" sur ce point, tout comme toto.(…)
Je m'excuse pour toutes mes fautes (j'écris très vite et sans avoir recours aux correcteurs d'orthographe)
Ecrit par : papa wilhelm | 26 septembre 2008
Décidément, il y a une obsession de la porte étroite et de l'œil de bronze, ici ! Même JPB qui s'y est mis dans son billet...
Attention papa wilhelm, comme disait ma prof de français de première, on ne dit pas "je m'excuse" mais "excusez-moi" ; et d'ailleurs ce n'est pas une raison valable que de "taper vite" : tapez moins vite, voilà tout ! On est quand même sur un blog de profs, Donnerwetter !
Soit dit sans vous fâcher, mais j'ai vécu en Allemagne, et je me souviens qu'on ne m'épargnait guère ("vous, vos bergers et vos chiens", si j'ose cette citation...) sur ce plan...
Ecrit par : sanjuro | 26 septembre 2008
Toto, pouvez-vous être plus clair?
Ecrit par : papa wilhelm | 26 septembre 2008
Là, je crois que vous faites de la science-fiction, papa Wilhelm!
Ecrit par : Christophe Sibille | 26 septembre 2008
"Inefficaces, incompétents, voire même nuisibles, les inspecteurs de l'Éducation nationale sont un corps entièrement artificiel qui décourage les professeurs, abaisse le niveau et alourdit la machine éducative : apparatchiks abusifs ou serviteurs timorés, discrets comme tous les bénéficiaires d'un système, tous incarnent un monde révolu. Il ne faut donc pas hésiter : l'État réaliserait une économie substantielle en supprimant purement et simplement cette caste qui fait peser sur les épaules déjà faibles de l'Éducation nationale un poids des plus pénibles."
Cet article de Thomas Clerc a été publié avant la campagne présidentielle de 2007... Il ne date donc pas d'hier.
Je trouve également que supprimer les inspecteurs serait une bonne chose (y-a-t-il des inspecteurs en fac ?)
CEPENDANT, la suppression des inspecteurs risquerait de rendre toute-puissante la hiérarchie locale, c'est-à-dire le chef d'établissement. Et ça, ce ne serait pas bon non plus...
Ecrit par : Jeremy | 26 septembre 2008
"Dobolino a écrit : je devais prescrire le dit médicament à une dinde de un kilo en pleine "crise de rouge"
Vous soignez Ségolène en loucedé ?" Ecrit par : Dugong.
J'avais loupé celle-là ! Vous m'avez fait bien rire, dugong !
Ecrit par : Jérémy | 26 septembre 2008
Au fait, vous en pensez quoi, les uns et les autres, de cette proposition ?
Pour le brevet, pourquoi ne pas faire cinq épreuves écrites de deux heures chacune :
- français (dictée, grammaire, rédaction)
- maths (exercices, problème)
- histoire-géo (chonologie, carte, composition)
- sciences (physique, chimie, SVT)
- arts
En LV1 et LV2 serait passé un oral dans l'établissement comme pour les bacs technologiques.
Les autres matières (techno, sport) pourraient apporter des points en plus comme les options facultatives au bac.
Ca me semble simple et facile à mettre en oeuvre.
Merci à Dobolino et Sylvie Huguet d'avoir donné leur avis sur cette proposition. Dobolino, j'ai cherché un peu, mais je n'ai pas trouvé où vous aviez énoncé cette idée. De toute façon, je considère que c'est une réponse collégiale et mixte, donc vous y avez une participation de plein droit.
Bref, qu'en pensez-vous, de ce schéma-là ?
Ecrit par : Jeremy | 26 septembre 2008
Bon, je reviens donc sur ma première décision qui était raisonnable: je laisse tomber ce blog. j'ai écrit, en suant comme un porc, un post de 50 lignes en donnant des informations interessantes, et les "gens d'ici" soucieux de" faire monter le niveau" s'arrêtent sur :
1- le mot "enculer"
2- "Je m'excuse"(que, quoi qu'en disait votre prof de première, est une formule qui me plaît et que j'ai entendu utiliser un millier de fois..;Et ,surtout, elle est correcte en : LATIN tout d'abord - la base de tout - en ITALIEN en suite - la languella plus proche du latin...Peu m'importe après si les français manient mal leurs racines, le TLF me donne raison!)
3- à nouveau "enculer"
4- et..."enculer"
5- la "blague" de Sibille : ridicule.
Donc, toto a effectivement raison, allons à l'essentiel du message. Ne perdons pas de temps à orner inutilement nos discours:
- Allez vous faire enculer! -
C'est bien comme cela? ça vous plaît mes bobos?
Il n'y a que ça qui vous interpelle?
Je sens que je vais avoir 40 réponses :
1-Sibille d'abord qui va se lamenter à cause du niveau qui baisse 2-Yann qui pourra briller de politesse parmi toute cette saleté 3- Oxymore qui en profitera pour nous donner une leçon de Bon Ton et 4-Dobolino qui, par le truchement d'un humour déplacé nous fera "toucher avec les yeux" qu'elle est capable d'être méchante sans être vulgaire (chose essentielle dans Bonnet d'âne) 5, 6 ..40! tous les autres prêts à montrer que : "eux aussi"!
Ecrit par : papa wilhelm | 26 septembre 2008
Propositions pour le collège?
Eh bien,
1) examen de fin de 5ème , intitulé Certificat d'études élémentaires, dont l'obtention permettra de faire passer en apprentissage en alternance, histoire de dégager de 4ème "normale" les gugusses qui les pourrissent.
2) interdiction des "séquences", comme étant liées à la théorie de l"élève au centre" réputée désormais et officiellement anachronique.
A ce sujet, j'ai fait remettre à Mark Sherringham , conseiller du Ministre pour la pédagogie, par Jean-Michel Léost, le président de la Société des agrégés, une série d'observations personnelles sur le projet de nouveaux programmes de français pour le collège. J'y soulignais la contradiction qu'il y avait, dans le Préambule, à demander au professeur d'organiser LIBREMENT sa progression sur l'année en relation avec les programmes et les besoins de sa classe ( à peu près ça dans le texte), tout en l'obligeant à le faire EN UNITES D'ENSEIGNEMENT OU SEQUENCES. Je suggérais donc que cette expression "en unités d'enseignement ou séquences" fût supprimée. J'ignore, n'ayant pas pris connaissance du texte définitif (quelqu'un l'a-t-il lu?), si elle a été maintenue. Si elle l'a été, il est clair que le Ministère s'est tiré une balle dans le pied, car c'était laisser consciemment en place toutes les entraves idéologiques à une restauration de l'enseignement du français. Ce serait dommage, car c'était l'occasion de remettre un peu de bon sens dans une pédagogie officielle du français qui a perdu la tête.
Ecrit par : Jean | 26 septembre 2008
Un autre PS.
(c'est plutôt excusez-moi qui est "incorrect" si on voulait aller aux origines... car les autres ne sont pas là pour expliquer les causes (ex causa) de nos agissements. Ils sont là pour pardonner nos agissements après que nous en avons expliqué les causes)
Ecrit par : papa wilhelm | 26 septembre 2008
Désolé, c’est fort long (j’ai mal dormi cette nuit) mais en rapport avec le sujet du fil (et son prolongement naturel).
********************
En soi, la question de l’évaluation me semble assez secondaire.
Certains l’ont fort bien dit, quelques soient les modalités, elles seront contournées pour que le taux de succès reste confortable et indépendant de la qualité des candidats.
Cependant, cette évaluation POURRAIT avoir une utilité : faire un constat (si ce n’est objectif au moins fondé sur des critères communs) du niveau effectif des élèves sortants de collège afin de faciliter leur orientation et de créer des classes gérables (et ce pas seulement en fin de collège mais tout au long de la scolarité).
Au lycée, en particulier en seconde, l’hétérogénéité des classes est devenue totalement insurmontable.
Jusqu’à cette année, dans mon établissement, il restait encore un vague système tacite permettant « d’assembler » des élèves raisonnablement compatibles (point de vue niveau, ambitions, potentiel, comportement, etc.) via le jeu des choix d’options (qui sont tout sauf ... neutres).
Notre patron a décidé que, lors des devoirs communs, ce scandale conduisait à stigmatiser certaines classes dont les moyennes étaient systématiquement inférieures de 2 (ou 4 ...) points à d’autres.
Du coup, on transversalise afin de retrouver dans la même classe :
Samantha : fachonne victime opt IGC future STG mercatique,
Quentin : opt MPI ISI pour un bac S SI puis une école d’ingé
Mohamed : de la ZUP opt ISI ISP futur STI GM
Marie Chantal : opt MPI et SES bac S SVT en vue pour préparer médecine
Kévin : ado boutonneux des campagnes voisines opt ISI MPI, mais futur STI GE
Ah, j’oubliais Kristofer dysphasique majeur (en horaires aménagés) et Félix malentendant appareillé (... mais, le pauvre, pas encore assez).
Pour moi, pas de souci, j’enseigne l’ISI qui est l’annexe du foyer socioculcul (mais côté bricolette).
En enseignement général, c’est un peu plus tendu !
Le prof de maths doit traiter (même a minima) le programme pour ceux qui se destinent à S tout en gérant ceux qui ne maîtrisent pas la multiplication d’entiers relatifs.
Le prof de lettres tente (?) d’apprendre à lire à certains, tout en enseignant (?) le schéma narratif et autres fariboles en vue de l’EAF aux autres (lecture suivie : La Chartreuse de Parme).
Cette démarche doit-être épidémique puisque dans le collège voisin les élèves des classes à horaires aménagés option musique et ... foot ont été mélangés. Vous imaginez aisément la connivence culturelle entre les gosses ...
De même, dans le lycée de mon fils, les term S sont brassées indépendamment de la spécialité choisie, alors que chacun connait la subtile hiérarchie entre celles-ci. Le programme de spé maths reste réellement ambitieux et théorique. De ce fait, il conduit rapidement à une grande facilité de raisonnement pour traiter les exos de base du programme commun et donc un temps perdu considérable.
Même les solutions d’évitement, qui permettaient aux parents initiés de contourner la perversité du fonctionnement secret de la machine, s’épuisent.
On apprend aux meilleurs à être paresseux, à supporter l’ennui à l’école et à le considérer comme une fatalité, à dissimuler leur excellence. Le réveil sera cruel en Term S ou en prépa ...
Les moins bons s’habituent à l’échec et finissent (un bon cas pour les profs) par le vivre comme une destinée contre laquelle il est vain de lutter ou (plus galère pour nous ...) à planter un merdier infâme.
Entre les deux, un marais qui hésite à passer dans le camp des sociotraitres (les « intellos »), dans celui de la staraculture ou des « racaillous ». Bien malin, dans un tel contexte, le prof qui pourra les aider à basculer du côté de la lumière !
Dans tous les cas et pour tous c’est juste du gâchis, de la perte d’énergie.
Alors, oui, évaluer de manière moins débile ne serait pas plus mal.
A condition con n’en fasse kekchose et que ce ne soit pas seulement à la sortie du collège ou du lycée.
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J’ose tout. C’est le propre des cons et j’en suis, mon fils me le répète : « Tout ça pour finir prof d’ISI ».
Alors, on la fait cette réforme du lycée avec parcours individualisé et grand bazar ?
Mais ... pour de vrai.
Voilà comment j’imagine le lycée du grand merdier. Accrochez-vous, même l’actuel Moloch ne saura pas faire aussi compliqué (mais ya pt’êt bien des idées).
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PRE-REQUIS.
(Arf ... pédago, mieux : Constat )
- Moi, je suis prêt à accueillir 42 mômes dans ma classe si leurs acquis sont en rapport avec les ambitions du programme de l’année et qu’ils ont envie. Mais s’ils sont des handicapés de la vie (pour toutes sortes de bonnes ou mauvaises raisons, et c’est indifférent) il en faut moins de 20 !
- La même rédaction d’un programme peut donner des exigences en cours et en évaluation très différentes.
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ORGANISATION :
Découpage de l’année ET des programmes en semestres.
Fin des filières : un tronc commun et une spécialisation par tout un merdier d’options allant de la branlette (faut bien caser les pros de la pédagogo) à l’approfondissement réel.
Fin des unités de classe. Regroupement des élèves par niveau et par matière en 3 tiers quelque soit le lycée (A les meilleurs jusqu’à C les moins bons). Nombre d’élèves par cours dépendant de leur niveau.
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CONTENU ET EVALUATION
TRONC COMMUN :
Le minimum permettant de survivre dans le XXIème siècle par exemple (non exhaustif mais pas extensible à l’infini) :
Français (lire et comprendre, écrire et parler en vue de se faire comprendre, outils de bureautique et de communication)
Outils scientifiques (maths appli et informatique numérique)
Anglais
Intérêt : Pas le droit de devenir ingé sans maîtriser le français ou littéraire sans posséder le minimum d’outils maths (afin de pouvoir se réorienter vers l’emploi après 5 ans de psycho ou d’histoire de l’art ...)
En fin de semestre : CCF, quelque soit le niveau même sujet avec des exos de difficulté progressive portant sur le même programme.
Module validé si on réussit les exos de base.
Tri des lauréats en niveaux de A à C, avec obligatoirement 20% (25 ?) « upgradés » ou « downgradés » pour la suite (du coup on s’en fout du niveau des CCF les meilleurs seront toujours en niveau A et les plus en difficulté en niveau C !).
Pas réussi un semestre du tronc commun : pas grave. Le semestre suivant on le redouble tout participant à l’enseignement du module suivant. Comme le temps n’est pas extensible ce semestre là : moins d’options on se concentre sur le kit de survie.
Au contraire, c'est trop facile, possible de passer le CCF du semestre suivant et d'en être dispensé : du temps pour une option de plus.
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OPTIONS :
Grand bazar type UV avec deux familles
Humanités : Littérature, hist-géo, droit, éco, LV23etanciennes, art, etc.
Sciences : maths, bio, physique, chimie, technique etc.
En première année de lycée obligé de suivre un minimum d’options de chaque groupe pour une culture transversale (un peu ce qui semble prévu pour 2009)
Par la suite, libre choix avec programme semestriel par exemple Maths1 à Maths4 validé par CCF. Obligé d’avoir validé M2 pour accéder à M3.
Rien n’empêche de suivre M1 en fin de 3ème année de lycée.
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ORIENTATION post lycée
Pas même besoin d’exam, suppression du bac
Affichage de critères qui doivent-être TRANPARENTS et CLAIRS
Pour chaque suite d’étude on annonce les exigences par exemple :
Luxe (prépa) : faut être niveau A dans les matières du tronc commun et avoir validé au moins telles ou telles options niveau 4 en rapport avec la filière.
DUT : niveau B mini (et validation d’un minimum d’options niveau 3 dans les matières utiles)
Les autres filières professionnalisantes courtes (genre BTS) faut avoir validé le tronc commun et quelques options. (De toute façon avec ce qui s’annonce y’aura plus que des bacs pro en BTS ou presque).
FAC : on ose tout encore ! Faut bien un lieu de stockage avant l’ANPE. Dans chaque fac les critères sont libres et différents. On officialise la réalité actuelle : la licence de physique à Grenoble est sans rapport de niveau avec celle de Limoges.
Le système s’auto régule par les flux. Exigences trop grandes : plus de clients et on ferme – Exigences trop basse : afflux de clients merdiques et niveau lamentable, ça finit par se savoir et être peu attractif.
Dans tous les cas, on peut imaginer des propédeutiques consacrées à des rattrapages intensifs d’options en cas de changement d’avis tardif.
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Triez dans ce délire nocturne !
Le système est à l’agonie, on peut plus faire pire, alors autant se lâcher !
Ce que je propose n'est pas aussi laid et néolibéral qu’il y paraît ...
(Sauf pour les critères d’entrée en fac, je le reconnais, mais, pressenti prochain ministre de l’EN, je garde une marge de négociation avec le SNES sur ce sujet)
* des difficultés réalistes et graduelles, en rapport avec les aptitudes et la motivation de chacun
* des cours par groupes de niveau de tailles variables permettant aux profs de faire réellement progresser les moins fort et exceller les meilleurs (et du coup ... de retrouver du plaisir à enseigner)
* des passerelles de niveau semestrielles obligatoires (40% des élèves passent d'un groupe de niveau à l'autre vers le haut ou le bas), c'est une émulation positive qui ose dire son nom
* l’exigence de réussite d'un "kit de survie" commun.
Au pire les grands handicapés ont le temps de suivre seulement le tronc commun en 3 ans à force de redoubler des semestres (de ce fait pas assez de temps pour les options). C'est suffisant pour suivre une formation tournée 100% métier et gagner sa vie
* la possibilité, pour les meilleurs, de découvrir des centres d’intérêt variés et de rester en état de stimulation intellectuelle
* une incidence claire des choix faits au lycée sur l’avenir.
J’attends avec impatience vos avis si vous avez eu le courage d’aller au bout.
Insomnie, quand tu me tiens, tout le monde en subit les nuisances, et c’est votre tour !
Ecrit par : Zorglub | 26 septembre 2008
Bref, qu'en pensez-vous, de ce schéma-là ?
Ecrit par : Jeremy | 26 septembre 2008
Je le trouve un peu trop lourd à mettre en place.
il me semble qu'on évaluerait déjà bien le niveau avec une double épreuve de français: 2 heures dictée et questions de grammaire et compréhension du texte et deux heures rédaction. Deux heures math. Epreuve orale de LV. Epreuve EPS que Buntovchik, s'il passe par là, pourrait formater de façon à ce qu'elle soit crédible.
Un gosse qui réussit ces épreuves est rarement nul en histoire-géo et physique et SVT.
Ecrit par : dobolino | 26 septembre 2008
Je pense aussi que si le brevet des collèges conditionne le passage en seconde, son taux de réussite frolera mécaniquement les 95 %. Le fait qu'il n'ait aucune valeur permet de maintenir un taux de réussite à 73 %.
Ecrit par : dobolino | 26 septembre 2008
J’attends avec impatience vos avis si vous avez eu le courage d’aller au bout.
Ecrit par : Zorglub | 26 septembre 2008
Avis: franchement pas con du tout et surtout réaliste. Pas excessivement cher non plus? Après, faut voir le contenu des enseignements.
Ecrit par : dobolino | 26 septembre 2008
ISI c'est Initiation aux Sciences de l'Ingénieur, je crois que tout le monde n'est pas au courant, Zorgulb.
Ecrit par : Lariba | 26 septembre 2008
Ce que je propose n'est pas aussi laid et néolibéral qu’il y paraît ...
Ecrit par : Zorglub | 26 septembre 2008
C'est même plutôt bien torché pour un délire nocturne !
Tout à fait d'accord avec un socle minimum ("kit de survie") et des modules de spécialisation. Mais des vrais : des qui donneront vraiment des outils valables pour les études futures, pas des options "écologie" ou "macramé".
Ecrit par : yann | 26 septembre 2008
Yann,
Il en faut malgré tout quelques unes pour caser les collègues trop nuls et distraire les élèves en réelle difficulté pendant qu'ils tentent d'obtenir leur "kit de survie".
'zont droit aussi à la culture ...................(des haricots bios)
Ecrit par : Zorglub | 26 septembre 2008
"Ecrit par : dobolino | 26 septembre 2008 "
Ce n'est pas parce que tu as lu la princesse de mes 2 que tu es moin s con que moi, ma chérie d'amûûûr
J'en reviens à tes excuses....
CELA NE Répond toujours pas à ma question !!!!
Pourquoi tu t'occupes de tes gamins ????
Pourquoi n'attends tu pas qu'ils prennent consience de leur connerie ????
Tu veux jouer à la charmeuse ?
Retour à tes veaux vaches cochons, dobolinette !!!!!
Ecrit par : toto | 26 septembre 2008
Pourquoi tu t'occupes de tes gamins ????
Pourquoi n'attends tu pas qu'ils prennent consience de leur connerie ????
Ecrit par : toto | 26 septembre 2008
??????????
C'est le rôle des parents d'éduquer les enfants.
Ecrit par : dobolino | 26 septembre 2008
Et c'est le rôle de 'l'école ' de les instruire !!!
Ne fait pas celle qui ne comprend pas.....
Je commence à avoir des doutes sur ta 'capacité' de lectrice !!!!!!!!
Ce qui pourrait expliquer pourquoi tu te chamailles avec qq fouroumeurs !!!!
donc bis repetita :
Tu m'as dit :
" Si tu n'a pas pris conscience de ton déficit avant, c'est que tu n'en avais pas le besoin aigu."
Ta fifille n'a apparemment pas pris conscience de son "déficit" POURQUOI viens-tu ici pour essayer de comprendre pourquoi ??????
Laisse la tranquille, laisse lui prendre 'conscience' de sa connerie !!!!
Tu le dit toi même, cerain y arrive très bien SANS !!!
+
rapport aux 'brouzzoufs' : n'as-tu pas ici même fais état de ton salaire/impôt etc etc etc
+
tu dis en avoir marre d'entendre des insultes à propos de sibililbiliblbib le trou duc !!!
Mais je ne t'entends pas quand cette 'tarlouze' insulte DARCOS (ou moi) :) ???????
à ce propos, je l'ai prévenu, prépare toi sibiblibilibilbi !!!!
Mouhahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahahaha
Ecrit par : toto | 26 septembre 2008
Pour répondre à une interrogation concernant les anciennes épreuves du Brevet, je crois me souvenir qu'en 1961, date à laquelle je l'ai passé, il y avait :
une épreuve de français, dictée (0 éliminatoire) assortie de questions de grammaire et de compréhension, et rédaction;
une épreuve de maths
Une épreuve d'histoire-géo. Nous devions réviser les deux disciplines, mais un tirage au sort avait lieu, et en ce qui me concerne, ce fut géo. Je me souviens d'une question "l'agriculture dans les Alpes" avec carte obligatoire, bien évidemment, aucun fond de carte n'était fourni. Nous avons "mangé" des cartes de géo durant toute l'année de 3ème, d'ailleurs, la punition habituelle était "50 cartes" à faire. L'internat avait du bon quand on écopait d'une telle punition, toutes les copines s'y mettant.
Une épreuve écrite de LV1, un petit texte sur lequel portaient des questions,texte servant aussi de version, plus quelques phrases de thème.
Je crois me souvenir qu'il y avait aussi de l'oral, mais je n'en suis pas certaine.
Pour la LV2, idem, mes souvenirs sont flous.
Je ne pense pas qu'il y ait eu des Sciences naturelles, comme on disait en ce temps-là.
Il y avait à coup sûr de l'EPS, avec des épreuves d'athlétisme et des enchaînements.
Si d'autres vétérans pouvaient m'aider à compléter, cela me ravirait.
@Dobolino
Moi, si j'habitais près de chez vous, au bon air et au soleil, je donnerais gratos des cours de rattrapage en orthographe/ grammaire/ conjugaison à votre fistonne, et je lui ferais faire des explications de textes littéraires.
Ecrit par : retraitée | 26 septembre 2008
je te laisse la 'forme' ET le fond :o)))))))
Le 1/2 de blanc ne m'aide pas !!!! :)
Ecrit par : toto | 26 septembre 2008
Cool, Toto, take it easy ...
Y'a pas de lézard.
Sur plein de sujets (ou de polémiques perso), y'a plein de gens ki s'expriment pas ici, c'est pas pour autant qu'ils en pensent moins.
Prise de chou sur le web c'est pas drôle, bonne baston en live à l'usine, là j'crache pas dessus ...
Faut pas prendre tout ça à coeur, c'est juste du virtuel.
Garde ton énergie pour le vrai monde, y'en a trop besoin.
Ecrit par : Zorglub | 26 septembre 2008
ya po d'soucïaï Zorguy,
on déconne entre potos ;)
Ecrit par : toto | 26 septembre 2008
on déconne on déconne , mais si vous saviez que je suis en train de déconner avec vos comptes bancaire, vous rigoleriez moins ....
mouhahahahahahahahaahahahahahahahahahah !!!!
:)
joke (enfin , gaff qd même .... ) :ange:
Ecrit par : toto | 26 septembre 2008
:o)))
Ecrit par : papa wilhelm | 26 septembre 2008
" Si tu n'a pas pris conscience de ton déficit avant, c'est que tu n'en avais pas le besoin aigu."
Ta fifille n'a apparemment pas pris conscience de son "déficit"
Ecrit par : toto | 26 septembre 2008
Dernière tentative d'explication: merci de la lire.
Ma fille a parfaitement conscience de son déficit et y remédie autant qu'elle peut mais aucun professeur ne soutient ses efforts d'une part en enseignant convenablement et répétitivement les notions indispensables de grammaire et d'orthographe, comme par exemple, le fait Jean avec ses élèves, et d'autre part en retirant des points systématiquement pour les fautes dans les copies des élèves.
Par ailleurs, que son orthographe s'améliore ou non, elle est certaine d'entrer en seconde générale et d'avoir son brevet des collèges avant le simulacre qui aura lieu fin juin.
Ce qui fait qu'elle ne met pas toute l'attention recquise à une correction à l'écrit.
Ecrit par : dobolino | 26 septembre 2008
"on déconne on déconne , mais si vous saviez que je suis en train de déconner avec vos comptes bancaire, vous rigoleriez moins ...."
Toto = Jérôme Kerviel ?
Bon, par contre, si vous aviez des conseils intéressants de placement, tiens, ce ne serait pas de refus. Par les temps qui courent, ça doit être plutôt rare.
Ecrit par : Jérémy | 26 septembre 2008
Et, si à quatorze ans, elle n'avait pas pris conscience de son déficit orthographique, ce serait bien mal partie pour elle. Un bon élève est justement un élève qui connait l'étendue de ses lacunes et a à cœur d'y remédier à toutes fins utiles et par tous les moyens mis à sa disposition.
Ecrit par : dobolino | 26 septembre 2008
@papa wilhelm
rrhhhhhooooooôôô ! Montez pas sur vos grands chevaux ! Je voulais vous taquiner ! J'ai dit "sans vouloir vous fâcher", et puis c'est vrai qu'elle me disait ça ma prof, alors. Je trouve simplement que vous ressemblez à mes élèves quand vous vous donnez l'absolution à vous-même sur l'orthographe, ça me gêne un peu ; maintenant, je sais que vous êtes pas locuteur "natif", alors je comprends bien... mais ne dites pas que ça n'est pas grave !
@ Zorglub : je trouve que votre schéma reprend un peu celui du ministère sur les "parcours" ; demandez-vous qui va vouloir prendre le parcours "humanités"... Actuellement, j'enseigne les langues anciennes à des élèves qui sont autant des L que des S ou des ES, et c'est pertinent : on aborde des questions de logique (la langue) ou de civilisation qui sont pertinentes pour tous les débouchés à venir.
Je veux avoir des ophtalmos qui ont fait du latin, comme le mien, et des chefs de rayon qui ont lu Sénèque, mais si c'est pour faire un ghetto où finiront seulement les futurs documentalistes, ça va être triste, la société, dans dix ans !
Le toubib qui me soignera dans 15 ans, s'il a fait que maths-physique-SVT, je n'en veux pas !
Quant aux cours de communication écrite et orale, ça forme pas des citoyens, je suis désolé !
Pour le reste, je suis assez d'accord, mais je persiste à penser que le CCF, c'est malsain... Cela dit, on en entend tellement parler que visiblement on n'y coupera pas.
Ecrit par : sanjuro | 26 septembre 2008
J'ai lu certaines âneries venant de la part, je présume, de gens qui sont intervenus dans ce débât, histoire de "pirouetter" mais hélas ! Ca sonne creux et c'est bien dommage...pour vous !!! Nourrir son âme et son cerveau intelligemment est un choix que nous avons tous à notre portée ! L'atelier est ouvert à tous même à ceux qui n'ont pas forcément les moyens d'étudier ! Il y a à leur disposition suffisamment de lieux, d'écrits, maintenant de médias pour qu'ils aillent puiser une connaissance selon leurs goûts et leurs besoins ! Si un jour, ils se retrouvent face à face avec eux-même, devant leur miroir, devant une image dont ils sont peu fiers, ce sera tant pis pour eux ! Nous sommes dans un pays où l'on a encore toute facilité d'apprendre...à tous âges et à tous niveaux ! Celui qui ne saisit pas cette opportunité est un crétin !
Je termine en poésie :
HUMANITE
Du plus profond de l'être humain...
Du meilleur ou du malsain...
Qui tient le monde entre ses mains ?!!!
Moi, j'en ai fait le tour...
Toujours en quête de l'amour...
Et je peux dire...sans détours :
"Je suis lassée de vos atours...
Et je vous quitte...petits malins !
Je vous laisse à vos destins...
Et je m'en vais faire un p'tit tour !"
Ca sonne creux dans ces pantins…
Plus aucun cœur…il n’y a plus rien !
Qu’est-ce qui remplit ces crânes peints ?!!!
Moi, j’ai tout survolé de ma tour…
Toujours espérant de l’amour…
Et je peux vous crier…pauvres sourds :
« Je suis usée de vos discours…
Et je vous quitte…plaisantins !
Je vous laisse à vos chemins…
Et m’en retourne à mes vieux jours !!! »
Auteur : Christina Bianca TRONCIA (2008)
Cher Jean-Paul, continuez de vous battre pour ce qui vous semble juste !!! Je vous admire pour cela ! Pour votre opiniâtreté et votre engouement ! Vous ne me semblez pas décidé à baisser les bras ! Vous êtes le prof que j'aurais aimé avoir en d'autres temps !
Ecrit par : CHRISTINA BIANCA TRONCIA | 26 septembre 2008
« Au fait, vous en pensez quoi, les uns et les autres, de cette proposition ? »
2 heures pour le français ? ça va être juste non ?
5 épreuves au brevet ? ça va pas être un peu chérot ?
Ecrit par : uncertain | 26 septembre 2008
@Dobolino
Moi, si j'habitais près de chez vous, au bon air et au soleil, je donnerais gratos des cours de rattrapage en orthographe/ grammaire/ conjugaison à votre fistonne, et je lui ferais faire des explications de textes littéraires.
Ecrit par : retraitée | 26 septembre 2008
Sympa, merci !
En réalité, ma fille a fait cet été des progrès fulgurants, non pas (désolée, Toto...) avec Léo et Léa mais en recevant trois cours d'allemand par semaine avec un professeur de français allemand. Ce professeur, horrifié de la désinvolture orthographique à laquelle ma fille soumettait l'allemand écrit, a effectué tout l'été et trois fois par semaine une dictée en allemand. On éduque apparemment aussi bien l'attention avec une dictée en allemand ou en anglais qu'en français.
En conclusion, il suffirait qu'un professeur d'une langue à l'orthographe complexe soit impitoyable et pratique des dictées régulières pour que les élèves, ou tout au moins une partie d'entre eux acquièrent les réflexes nécessaires.
Ecrit par : dobolino | 26 septembre 2008
"Ecrit par : dobolino | 26 septembre 2008 "
Ce n'est pas parce que tu as lu la princesse de mes 2 que tu es moin s con que moi, ma chérie d'amûûûr
Ecrit par : toto | 26 septembre 2008
J'avais pas vu, ça !
Je n'ai pas lu La Princesse de Clèves, Toto! Ça ne m'a jamais tenté et je lis des romans pour me distraire, ce qui n'empêche pas l'activité de lecture d'être enrichissante. Ce n'est pas le but que je poursuis en lisant. La lecture est pour moi une détente.
Ecrit par : dobolino | 26 septembre 2008
« Au fait, vous en pensez quoi, les uns et les autres, de cette proposition ? »
2 heures pour le français ? ça va être juste non ?
5 épreuves au brevet ? ça va pas être un peu chérot ?
Ecrit par : uncertain | 26 septembre 2008
Pour le français on peut passer à trois heures, et faire passer sciences et arts à 1h30 chacun.
Ce qui fait : 2x (2h + 30mn de pause + 1h30) + 3h de français
Cela peut donc être organisé sur trois demi-journées.
Le brevet actuel est organisé sur trois demi-journées...
Ecrit par : Jérémy | 26 septembre 2008
Le toubib qui me soignera dans 15 ans, s'il a fait que maths-physique-SVT, je n'en veux pas !
Ecrit par : sanjuro | 26 septembre 2008
C'est déjà le cas depuis longtemps, il faut sortir de temps en temps.
Ecrit par : yann | 26 septembre 2008
Je sais bien Jérémy, mais multiplier les épreuves n’est-ce pas aussi multiplier les frais liés à l’organisation ? Je sais bien qu’on ne me donne pas beaucoup pour chaque copie, chaque déplacement dans un centre, mais multiplier les épreuves n’est-ce pas aussi multiplier les correcteurs ?
Ecrit par : uncertain | 26 septembre 2008
Le nombre de professeurs convoqués pour le français serait le même. On en convouerait moins pour les maths et pour l'histoire-géo (épreuves plus courtes).
Les oraux seraient faits en interne par les professeurs de l'établissement, donc ça ne coûterait rien de plus.
Les seuls frais supplémentaires, ce serait pour les professeurs d'arts (musique, arts pla) et de sciences (SVT, physique-chimie). Mais comme ces épreuves sont composées de deux matières différentes, chaque professeur n'en corrigerait qu'une moitié. Ca ne necessiterait donc pas un si grand nombre de convocations.
Ecrit par : Jérémy | 26 septembre 2008
Merci Toto, ...la nina del rey.....
Bills, M1, M2,......... Assets............
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Ecrit par : carole | 26 septembre 2008
Je sais bien Jérémy, mais multiplier les épreuves n’est-ce pas aussi multiplier les frais liés à l’organisation ? Je sais bien qu’on ne me donne pas beaucoup pour chaque copie, chaque déplacement dans un centre, mais multiplier les épreuves n’est-ce pas aussi multiplier les correcteurs ?
Ecrit par : uncertain | 26 septembre 2008
Le nombre de professeurs convoqués pour le français serait le même. On en convouerait moins pour les maths et pour l'histoire-géo (épreuves plus courtes).
Les oraux seraient faits en interne par les professeurs de l'établissement, donc ça ne coûterait rien de plus.
Les seuls frais supplémentaires, ce serait pour les professeurs d'arts (musique, arts pla) et de sciences (SVT, physique-chimie). Mais comme ces épreuves sont composées de deux matières différentes, chaque professeur n'en corrigerait qu'une moitié. Ca ne necessiterait donc pas un si grand nombre de convocations.
Ecrit par : Jérémy | 26 septembre 2008
La question des coûts ne doit pas être ignorée, mais la mettre ainsi comme une question centrale pour le choix des épreuves me semble caractéristique des dérives qu'on condamne d'habitude par ici.
Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 26 septembre 2008
C'est vrai ça, Hervé! Le plus simple est d'intégrer les épreuves dans le temps de travail des professeurs. Comme ça, ce sera gratuit.
Ecrit par : Dobolino | 26 septembre 2008
Je n’en fais pas une question centrale. J’essaie d’être réaliste. Quand je vois l’état de mon bahut, je commence moi aussi à croire que les caisses sont vides ou que quelqu’un est parti avec (heures qui manquent, poste en moins, poste de doc qui saute etc)
Ecrit par : uncertain | 26 septembre 2008
Moi j'ai juste répondu à la question qui m'était posée.
Ecrit par : Jérémy | 26 septembre 2008
Le but du blog n’est pas (toujours) de rêver à une école idéale (sinon, autant relire Rabelais) mais de trouver des solutions praticables.
Ecrit par : uncertain | 26 septembre 2008
"C'est vrai ça, Hervé! Le plus simple est d'intégrer les épreuves dans le temps de travail des professeurs. Comme ça, ce sera gratuit.
Ecrit par : Dobolino | 26 septembre 2008
Je n’en fais pas une question centrale. J’essaie d’être réaliste. Quand je vois l’état de mon bahut, je commence moi aussi à croire que les caisses sont vides ou que quelqu’un est parti avec (heures qui manquent, poste en moins, poste de doc qui saute etc)
Ecrit par : uncertain | 26 septembre 2008 "
C'est bien ce que je disais, comme dans d'autres domaines - la sécu par exemple- on organise les déficits et la pénurie de moyens pour que telle ou telle réforme apparaisse finalement une bonne solution alors qu'il s'agit d'un recul.
Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 26 septembre 2008
La question à se poser d'abord est de savoir s'il est utile de maintenir le brevet collèges ou pas. A mon avis non, réformons le collège pas le thermomètre final!!!
Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 26 septembre 2008
La question à se poser d'abord est de savoir s'il est utile de maintenir le brevet collèges ou pas. A mon avis non, réformons le collège pas le thermomètre final!!!
Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 26 septembre 2008
Aaaaah! C'est pour cette raison que le sujet Collèges en feu a attiré de votre part de si nombreuses contributions, positives et fructueuses ?
Ecrit par : Dobolino | 26 septembre 2008
euh, au fait, au cas où vous ne l’auriez pas lu , je reposte mon message( et m’en excuse) :
qui peut me dire quelque chose sur "Bien Lire, Bien Ecrire : la Methode Alphabetique et Plurisensorielle Fransya. "( Wettstein Badou)? Valable ou pas? Elèves de quel âge? quel niveau? d'avance merci.
Ecrit par : uncertain | 26 septembre 2008
Ecrit par : uncertain | 26 septembre 2008
"La question à se poser d'abord est de savoir s'il est utile de maintenir le brevet collèges ou pas. A mon avis non, réformons le collège pas le thermomètre final!!!
Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 26 septembre 2008
Aaaaah! C'est pour cette raison que le sujet Collèges en feu a attiré de votre part de si nombreuses contributions, positives et fructueuses ?
Ecrit par : Dobolino | 26 septembre 2008 "
Il se trouve que je travaille en lycée professionnel, je constate que ceux qui ont le brevet peuvent avoir un niveau déplorable, c'est pour cela qu'une réforme du collège me semble indispensable et le brevet un sujet secondaire. Mais je n'ai sur le collège que des informations indirectes (bien que je connaisse des collègues qui travaillaient dans le collège (près de chez moi) dont parlait Envoyé Spéciale hier soir).
h
Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 26 septembre 2008
@ Uncertain
Je ne suis pas spécialiste mais il doit y avoir moyen d'exploiter le site ci-dessous
http://www.lire-ecrire.org/accueil.html
Ecrit par : johnmarguerite | 26 septembre 2008
merci, je vais y jeter un coup d'oeil
Ecrit par : uncertain | 26 septembre 2008
"Et, si à quatorze ans, elle n'avait pas pris conscience de son déficit orthographique, ce serait bien mal partie pour elle. Un bon élève est justement un élève qui connait l'étendue de ses lacunes et a à cœur d'y remédier à toutes fins utiles et par tous les moyens mis à sa disposition.
Ecrit par : dobolino | 26 septembre 2008 "
Je crois que je vai sfinir par t'appeler Charmeuse !!!!!
Je commence à comprendre pourquoi ta fille à mis si longtemps à prendre conscience de sa connerie !!!!!!
Je pense que tu as encore du chemin à parcourir pour devenir "un bon élève" .... :)
@Jeremy :
1er Règle en bourse :
ON NE JOUE QUE L'ARGENT QU'ON ACCEPTE DE PERDRE !
Bon week ! :)
Ecrit par : toto | 27 septembre 2008
« Seul le silence est grand, tout le reste est faiblesse. »
Ecrit par : sanjuro | 27 septembre 2008
Ça ne vous ennuie pas, Sanjuro, que je vous l'emprunte pour répondre à Toto?
Ecrit par : dobolino | 27 septembre 2008
Attention, Dobolino, vous aussi vous entrez dans le jeu de Felts et Sibille, qui répondent pour dire qu'ils ne répondent pas !
Quant à la citation, elle ne m'appartient pas, vous le savez peut-être, elle est d'Alfred de Vigny.
Tous ceux qui se plaignent des idiots (ou des idioties) de ce blog devraient essayer de faire monter le niveau par des contributions intelligentes, belles, drôles... ça fait une moyenne !
Comme ce que je viens d'écrire ne rentre dans aucune des catégories précédemment énoncées, je passe la parole à mon pote Alfred ci-dessus cité :
« Une âme contemplative est à charge à tous les désoeuvrés remuants qui couvrent la terre : l'imagination et le recueillement sont deux maladies dont personne n'a pitié.»
Ecrit par : sanjuro | 27 septembre 2008
Attention, Dobolino, vous aussi vous entrez dans le jeu de Felts et Sibille, qui répondent pour dire qu'ils ne répondent pas !
Ecrit par : sanjuro | 27 septembre 2008
J'ai beau répondre et ça ne marche pas! Alors, jouer le rôle de pompe à méthadone...
Osez dire que je n'ai pas répondu du mieux que je pouvais à Toto!
Répondez-lui, vous! Essayez, pour voir...
Ecrit par : Dobolino | 27 septembre 2008
"Attention, Dobolino, vous aussi vous entrez dans le jeu de Felts et Sibille, qui répondent pour dire qu'ils ne répondent pas !"
Ecrit par : sanjuro | 27 septembre 2008
Je ne joue aucun jeu, Sanjuro.
Ecrit par : Christophe Sibille | 27 septembre 2008
pour faire remonter le niveau "ce dont on ne peut parler, il faut le taire"
Ecrit par : uncertain | 27 septembre 2008
pour faire remonter le niveau "ce dont on ne peut parler, il faut le taire"
Ecrit par : uncertain | 27 septembre 2008
Essayez de faire remonter le niveau de Toto, SVP !
Ecrit par : Dobolino | 27 septembre 2008
Tous ceux qui se plaignent des idiots (ou des idioties) de ce blog devraient essayer de faire monter le niveau par des contributions intelligentes, belles, drôles... ça fait une moyenne !
Ecrit par : sanjuro | 27 septembre 2008
Comment voulez-vous que je sois belle, drôle et intelligente?
Peut-on être tout ça à la fois ailleurs que dans vos rêves les plus fous?
C'est un truc de gonzesse de ciné, ça!
Ecrit par : Dobolino | 27 septembre 2008
Hervé de Strasbourg, je vois que nous nous sommes compris : le Brevet actuel, cette invraisemblable usine à gaz que l'on voudrait encore complexifier, est à l'aune du collège dont il prend la température.
JPB
Ecrit par : brighelli | 28 septembre 2008
Cher monsieur
J'enseigne en Zep depuis 25 ans et n'ai pas de leçons à recevoir d'un petit monsieur qui a déclaré un jour sur le plateau de Ruquier je cite:
"on glisse vite du barbarisme à la barbarie" et vous faisiez allusion à l'assassinat du jeune juif tué dans la banlieue parisienne, ajoutant ainsi aux déclarations racistes largement répandues avec la belle petite campagne de propagande menée sur l'insécurité (cf les ouvrages de Mucchielli).
Sachez, monsieur l'Agrégé, qu'un Darquier de Pellepoix s'exprimait dans un français bien meilleur que le vôtre et qu'il avait donc plus d'humanité.(on n'enseigne pas la logique en Lettres Classiques !)
Pourquoi, m. le courageux agrégé ne parlez vous pas du jugement extraordinaire rendu dans un français parfait par le tribunal de Cahors en mars 2008 dans l'affaire Alegre
?Peut être parce qu'on y met en cause des voyous très comme il faut ,assassins d'accord mais Bescherelle et Grevisse d'abord.
Sont -ce vos origines corses qui vous ont rendu raciste?
Et savez vous que Goebbels s'exprimait dans un très bel allemand classique ?
Ecrit par : dandreu | 28 septembre 2008
Quel concentré de haine et de bêtise chez certains adversaires de JPB !
Ecrit par : Sylvie Huguet | 28 septembre 2008
Quel concentré de haine et de bêtise chez certains adversaires de JPB !
Ecrit par : Sylvie Huguet | 28 septembre 2008
Preuve s'il en fallait que JP Brighelli frappe juste et au bon endroit, là où ça fait mal et blesse l'adversaire.
Ecrit par : buntovchik | 28 septembre 2008
"Quel concentré de haine et de bêtise chez certains adversaires de JPB !
Ecrit par : Sylvie Huguet | 28 septembre 2008
Preuve s'il en fallait que JP Brighelli frappe juste et au bon endroit, là où ça fait mal et blesse l'adversaire.
Ecrit par : buntovchik | 28 septembre 2008 "
Preuve de rien du tout en toute logique si ce n'est sur ceux qui profèrent haine et bêtise.
Pour les mal-comprenants je précise que ce message ne signifie pas que je pense que JPB ne frappe pas juste la plupart du temps (sinon j'irais perdre mon temps ailleurs).
Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 28 septembre 2008
Eh oui, on est souvent mal compris... C'est le problème - dès qu'on parle.
JPB
Ecrit par : brighelli | 28 septembre 2008
Un point encore.
Le fait de parler un français parfait n'est pas un gage d'intelligence. Le fait de parler un sabir désorganisé, en revanche, ne peut coïncider permettre d'organiser une pensée cohérente - d'où le recours à la violence. Sartre avait déjà, dans Réflexions sur la question juive, noté que le raciste a un vocabulaire et un jugement limité - parce qu'il a la "certitude des pierres" (ce n'est pas par hasard si un certain homme politique aux pensées abruptes est appelé "le menhir").
Mon idée de l'honnête homme, c'est Montaigne - la capacité langagière à être "ondoyant et divers", et non monolithique. Et c'est bien de gens honnêtes, au plus pur sens XVIème/XVIIème siècle, que nous avons besoin.
Ce qui a pu constituer le nazisme ou le fascisme, c'est moins quelques lettrés dévoyés qu'une foule d'anonymes désemparés, faute d'une langue critique. Voir et revoir Lacombe Lucien, le superbe film de Louis Malle - ou comment un petit paysan inculte devient de la chair à fascisme. Les SA d'Hitler, et une foule de SS, étaient recrutés dans un lumpen qui n'en était pas à la maîtrise du langage et de la pensée - d'où le succès de la "lingua tertii imperii" de Klemperer. Et je ne crois pas que les fanatiques islamistes contemporains aient du langage une connaissance très étendue - d'ailleurs, ils lisent le Coran tout de travers.
C'est même à cela que l'on reconnaît les régimes fascistes en herbe : ils cessent de mettre le paquet sur l'Education. Nous sommes aujourd'hui, dans la plupart des pays occidentaux, après vingt ou trente ans de dérives scolaires, dans une situation idéale pour décerveler la moitié de la population. Troisième guerre mondiale, me voilà !
JPB
Ecrit par : brighelli | 28 septembre 2008
"Ça ne vous ennuie pas, Sanjuro, que je vous l'emprunte pour répondre à Toto?
Ecrit par : dobolino | 27 septembre 2008 "
Moyenne :
Charmeuse : ~= 200
toto : ~= 70
:hello: :)
Ecrit par : toto | 28 septembre 2008
Ce qui fait effectivement "mal" dans l'intervention de JPB à propos du livre/film de Cantet/Bégaudeau, c'est le lien qu'il établit entre l'absence de maîtrise du langage et la violence, voire la barbarie.
Et le choeur des vierges de crier au scandale, de citer (de travers) George Steiner et le pedigree des membres de la conférences de Swansee, voire "l'excellent allemand" du docteur Goebbels ou la maîtrise de l'imparfait du subjonctif de Darquier de Pellepoix ou de J.-M. Le Pen.
D'accord, chacun sait que la culture ne vaccine pas de la barbarie.
Mais ce n'est pas à la culture qu'il faut s'en prendre, mais à l'absence d'éthique, au scepticisme, au relativisme, à ce nihilisme vague qui fait désormais le fond de la pensée post-moderne et que véhiculent ses "productions culturelles", y compris ce film.
Il me semble que toute grande culture porte en elle une dimension éthique.
Ecrit par : Robin | 28 septembre 2008
errata : plutôt "contre la barbarie".
Ecrit par : Robin | 28 septembre 2008
Il me semble que toute grande culture porte en elle une dimension éthique.
Ecrit par : Robin | 28 septembre 2008
...A laquelle chacun a la liberté de dire oui ou non. Mais comment "répondre" (être responsable) si on ne sait pas, si on ne vous a pas appris ou si on n'a pas cherché à savoir ?
Ecrit par : Robin | 28 septembre 2008
Sur le site de Marianne.fr, ce matin
Bégaudeau : la littérature c'est trop de la frime!
Avec son Anti-manuel de littérature (1), François Bégaudeau entend
dépoussiérer le bon vieux Lagarde et Michard de notre enfance. Fort de son
expérience dans des collèges réputés difficiles, le professeur de Français
le plus médiatique de l'Education Nationale ambitionne de rendre les
Lettres Françaises moins « intimidantes » et plus « désirables ». Louable
intention. Mais la lecture de ce livre laisse une étrange impression. Car
à trop vouloir « désacraliser » la littérature, l'auteur finit par la
mépriser !
A ses yeux, la moindre liste de courses relève des Belles Lettres car le «
style », cette notion fumeuse inventée par la bourgeoisie pour se
distinguer de la plèbe, n'est qu'un artifice de « frimeur ». Ainsi, pour
François Bégaudeau, les figures de styles (métaphores et autres oxymores)
sont à la littérature « ce que le « tuning » est à l'automobile : un
surcroît de beauté sans modification qualitative du moteur » ! Rappelons
tout de suite qu'il a lui-même recours à ce qu'il dénonce puisqu'il
utilise une comparaison, la plus célèbre des figures de styles, pour
démontrer son point de vue. D'autre part, il est désolant qu'un professeur
de Français accorde si peu d'importance à la dimension poétique de la
littérature. « Quel est l'intérêt d'écrire « les collines s'auréolaient
des derniers rayons du soleil couchant » plutôt que « la nuit tombait » ?
», s'interroge-t-il. Mais peut-on honnêtement aimer la littérature si l'on
considère que la façon dont un écrivain raconte une histoire est moins
importante que l'histoire elle-même ? Les synonymes sont victimes du même
mépris : pourquoi dénombre-t-on une dizaine de mots exprimant l'amour…
puisqu'il s'agit à chaque fois du même sentiment ? Car, comme Bégaudeau le
précise avec lyrisme, « d'apprendre que cela s'appelle aussi anaphrodisie
n'arrangera rien à la frigidité de ma cousine Chantal »…
La grammaire c'est pour ta mère !
Non content de déprécier la notion de « plume d'écrivain », François
Bégaudeau entend tordre le cou à la grammaire, cette matière inutilement
enseignée aux collégiens. Pour ce professeur de français, reconnaître un
complément d'objet direct ou transposer une phrase de la voie passive à la
voix active est un exercice que les « oisifs s'amuseront » à faire ! On
finirait presque par s'inquiéter de ce qu'il raconte à ses élèves en salle
de classe… D'une manière générale, François Bégaudeau semble n'avoir que
peu de respect pour sa profession. Ainsi, il n'estime pas nécessaire de
transmettre un savoir. « Zola est-il le premier à faire usage du style
indirect libre ? Nous l'ignorons et rechignons à prendre le métro pour
aller vérifier à la Bibliothèque Nationale de France », écrit-il. Dans ces
conditions, on se demande quel est l'intérêt, pour le lecteur, d'acheter
un « anti-manuel scolaire » quand n'importe quel manuel classique a au
moins le mérite d'apporter des connaissances élémentaires !
Avec Le Jourde et Nollau, précis de littérature du XXème siècle, les
écrivains Pierre Jourde et Eric Nollau s'étaient déjà essayés au pastiche
du Largarde et Michard. Plus corrosifs et plus subtils, ils ont réussi ce
que François Bégaudeau a raté : désacraliser la littérature pour mieux…
donner envie de lire !
(1) éditions Bréal, 312 p., 21 euros
Samedi 27 Septembre 2008 - 09:47
Anna Topaloff
Lu 5341 fois
Ecrit par : JPL | 28 septembre 2008
Concernant le dernier livre de Bégaudeau, vous pouvez également lire le commentaire de Pierre Assouline sur la République des livres.
Bégaudeau est habillé pour l'hiver.
Ecrit par : Japhet | 28 septembre 2008
https://www.blogger.com/comment.g?blogID=8857688318449093589&postID=1280964924219060578
Si vous n'êtes pas encore en surdose de commentaires élogieux du chef-d'oeuvre de Cantet-Bégaudeau.
Ecrit par : david.D | 28 septembre 2008
Dites-donc, Jean-Paul, le site de l'IUFM de Créteil tape sur Bégaudeau encore plus fort que vous!
Ecrit par : Christophe Sibille | 28 septembre 2008
jiste un chtit mot pour dire :
Béguidi fait sky pNeut avèK SkYL NA, le põVe il nI KoNNI PO :
"Lire avec Léo&Léa" Edition Belin 18€ PO CHIR
Bon courage aux profs/parents de BONNE VOLONTé !!
(une chtit coucou A Nicolas, COURAGE NE LACHE PAS L'AFFAIRE :) )
Ecrit par : toto | 28 septembre 2008
Puisqu'on en parle...
Voici l'article d'Assouline :
"Trop fort, Bégaudeau !
Pourtant, je m’étais promis de ne pas aller voir son film et donc de ne pas en parler. La bande-annonce m’avait suffi, impression confirmée par ses innombrables interviews. Le récent dossier du Nouvel obs, rare voix détonante dans un choeur dirigée à l’origine par Sean Penn qui ne comprend pas le français, m’avait ragaillardi. Enfin, des enseignants de la proche banlieue qui osaient mettre un zéro pointé à cette copie pleine de clichés racoleurs !Précisons que j’avais tout de même lu le livre à l’origine du film ainsi qu’un autre particulièrement calamiteux paru peu après. Il y a comme ça des gens qui vous tapent sur les nerfs avant même qu’ils aient ouvert la bouche. Disons que c’est épidermique. Mais voilà que le Bégaudeau me rattrape jusque chez moi en me faisant tenir son Antimanuel de littérature (300 pages, 21 euros, Editions Bréal) orné d’une exquise dédicace témoignant de ce que François est un lecteur assidu de la RDL :” Cher P.A., toujours un plaisir d’être brocardé par les réacs, vous gênez pas“. Même là, il parle en djeune ! Te gêne pas ! Nique ta grammaire ! Bref, j’ai lu tout de même cette oeuvre d’un homme de progrès. C’est écrit comme c’est dédicacé. La matière est classée en cinq parties : Qu’est-ce que (n’est pas) la littérature ? La pureté lui va-t-elle bien au teint ? Quand est-ce de la littérature ? Qu’est-ce qu’un écrivain ? La littérature va-t-elle disparaître ?
On y trouve les grands auteurs du programme ainsi que des inédits de lecteurs graves de chez grave (”Putain oh putain, t’es trop amoureuse toi, trop space et zarbe…”), Montesquieu et la fille de ma voisine. Ca se veut panoramique, ce n’est que bavard. Le pire c’est que ça se croit drôle alors que c’est d’un lourdingue ! Surtout les notes en bas de page où l’on doit subir, en deux couleurs, un ping-pong entre l’auteur et l’éditeur. Genre à propos de Zola :”N.d.é : L’Assommoir est publié cent ans avant le premier album des Damned, qui lance vraiment le mouvement punk. N.d.a. : il y a quand même aussi le passage des Pistols à l’émission de Bill Grundy. N.d.é.: oui mais je parlais discographiquement. N.d.a.: OK”. Mais quel âge a-t-il au juste, Bégaudeau ? Il est resté trop longtemps à l’école. C’est de l’humour à deux balles comme on dit du côté de chez lui.
Il n’y a qu’à voir ses définitions des auteurs cités (mais oui, mais oui, un auteur se définit) :”Artaud : sa soeur Florence traversa l’Atlantique en catamaran pour fuir ses cris”, “Bernanos : Antisémiteet auteur de bons livres, cela se peut”, ” Char : M’aura au moins permis de placer “Arrête ton char René” dans quelques conversations”, “La Rochefoucauld : Rien à faire, chaque fois que vous le croisez en ville vous l’appelez Maxime”, ” Proust : Peut être considéré comme un immense écrivain, si on arrive à oublier qu’il se prénomme Marcel”, “Zola : Aurait eu l’air malin si Dreyfus était coupable”, “Diderot : Un ami, et c’est réciproque”… . Comme quoi on peut être benêt et agrégé, ce n’est pas incompatible. Et dire que ça se veut un aussi un “guide de l’écrivain en herbe”… François Bégaudeau présente son Antimanuel comme “un livre un peu comique qui me ressemble”. C’est bien ce que l’on craignait.
Il est si pressé de désacraliser la littérature, en cédant à toutes les sirènes de la mode, de l’air du temps, de la médiocrité et de la démagogie ambiantes, qu’il la massacre avec la suffisance que lui autorise désormais l’auréole du succès. Deux bons points tout de même : les extraits, bien choisis (Gombrowicz, Faulkner, Guyotat, Barthes, Rancière, Stendhal…) et les illustrations (photos, peintures, dessins, bravo l’iconographe). Dommage qu’on les ait entrelardés d’un texte aussi infantile digne de l’infra-potache. Le succès du film lui a si vite monté à la tête qu’il n’a pas vu à quel point il se déconsidérait en publiant ça. Si j’avais eu un professeur de Lettres comme François Bégaudeau, je me serais inscrit au télé-enseignement. Pour 21 euros, Brèves de blog en dit bien davantage, bien mieux et en plus drôle sur la littérature et les écrivains. Enfin, ce que j’en dis…"
Ecrit par : Abraxas | 29 septembre 2008
"Comme quoi on peut être benêt et agrégé, ce n’est pas incompatible."
Ecrit par : Abraxas | 29 septembre 2008
A lire ces petites phrases débiles de Bégaudeau, preuve est faite, effectivement, une fois pour toutes.
Ecrit par : Christophe Sibille | 29 septembre 2008
Comme Anti-manuel, il y a celui de C. Duneton. Je me souviens encore du chapitre d’ouverture qui met en garde contre les extraits choisis : on y voit un jeune noir , les bras levés, les yeux au ciel, et l’on songe « tiens , il vient de remporter un 100 m »(1). Page suivante, on élargit le cadre et la champ et au fond on distingue un homme ( un policier en civil avec son imper?) , pistolet à la main, et l’on comprend que le « héros » vient d’être abattu. Conclusion : le découpage d’un texte crée du sens, et parfois un faux sens.
(1) la légende di « une belle victoire » ce qui est déjà une manipulation.
Ps : La photo permet aussi de jouer avec les stéréotypes racistes : pourquoi un policier ? parce que c’est un noir qui court ? Pourquoi pas un maffieux ? etc.
Ecrit par : uncertain | 29 septembre 2008
dit
Ecrit par : uncertain | 29 septembre 2008
le champ
Ecrit par : uncertain | 29 septembre 2008
Hors sujet. Ça fait deux ans que j’ai cet élève, il a 13 ans et j’avais demandé le redoublement l’an passé (mais il est passé avec l’accord de ses parents). 1iere rédaction de l’année :
« houjour huit c’est la niverssaires de mon amis farides. Et on va faire une faite. ». Je commence à désespérer.
Ecrit par : je corrige mes copies | 29 septembre 2008
Anti-manuel de français
de Claude Duneton , Jean-Pierre Pagliano , Seuil
Ecrit par : uncertain | 29 septembre 2008
Ahh, Duneton !
Je me souviens comme il militait pour "le droit à la connerie" en introduction de ce livre et aussi comme il enrageait que la langue française soit enseigné comme une langue morte.
Je me souviens et combien ses écrits avaient fait (et font toujours) impression sur moi : "Je suis comme une Truie qui doute", "A hurler le soir au fond des collèges", "Parler croquant"... etc
C'était il y a dix-douze ans
Et puis, il y a deux ans, je tombe sur ce livre écrit 20 ans après et qui s'intitule "La mort du français"
Que de désillusions dans ces pages sur l'état de la langue en France et que de ressentiment (justifié et qui ne datait pas d'hier) contre les "pédagogues" !
Bref, Duneton, c'est beaucoup d'espoirs déçus, mais tous les écrits de Bégaudeau ne parviendront jamais à la cheville d'un chapitre de cet écrivain!
Ecrit par : johnmarguerite | 29 septembre 2008
JPB a écrit : "C'est même à cela que l'on reconnaît les régimes fascistes en herbe : ils cessent de mettre le paquet sur l'Education."
Les jeunes déscolarisés que je croise en train de tenir les murs me font souvent l'effet de fascistes potentiels : culte de la force (film culte : Scarface, série de pompes devant l'immeuble, etc.), esprit clanique.
Des fascistes en mal de nervis savent où se fournir le jour où…
Rien à voir, au fond, avec la couleur de peau ou les origines ethniques. Notre fond animal est universel.
Ecrit par : dugong | 01 octobre 2008
sauront...
Ecrit par : dugong | 01 octobre 2008
Cher Jean-Paul,
Je partage très souvent votre état dignostique de la situation... au moins à 80%.
Et cet article me donne l'occasion de constater pourquoi, il manque ces 20% de connivence la plus parfaite :
Que le français et les maths soient des matières fondamentales, je m'évertue à le faire comprendre tout autour de moi. Que l'histoire-géographie ne fasse pas partie, selon vous, de ces savoirs fondamentaux (en tous cas sur un même pied d'égalité), n'est pas à mon sens, acceptable.
Et si je voulais être plus précis, je ne retiendrais que l'histoire comme matière FONDAMENTALE. Le manque patent de culture historique, essentielle à la formation de l'esprit critique montre clairement que la matière, contrairement à ce que vous dites, n'a pas la place qu'elle devrait avoir.
D'ailleurs vous trompez lourdement dans votre deuxième note de bas de page : L'HISTOIRE-GEOGRAPHIE NE COMPTE PAS DOUBLE COMME LE FRANCAIS ET LES MATHS ! En effet, l'histoire-géographie n'est pas comptabilisée dans le contrôle continu, contrairement à ses deux matières "rivales" (vous pourrez aisément vérifier cet état de fait - à moins que cela n'ait déjà été exprimé dans les commentaires, que je n'ai pas le courage de lire de par leur nombre pléthorique).
Tout ceci ne remet pas en cause les fondamentaux de... votre combat, que j'embrasse en grande partie, mais ce genre de pensée... un peu extrême vous empêche, je pense, d'être crédible face à vos détracteurs, eux-mêmes extrêmes dans leur conception "pédagogolique"...
Ecrit par : Yves Delahaie | 04 octobre 2008
"Tentons de reconstituer le raisonnement : l’Histoire-Géographie est une donnée essentielle dans la culture, il est donc légitime de la faire figurer comme épreuve au Brevet. Mais elle n’est pas aussi essentielle que les Maths ou le Français : elle ne doit donc pas être comptabilisée deux fois, en contrôle continu et à l’examen."
dis-je...
Cher Yves, vous avez dû me lire un peu vite : je fais de l'ironie (le "tentons de reconstituer le raisonnement", suivi de deux points, indiquait clairement, me semblait-il, qu'il y avait un effet-guillemets et que je n'approuvais en rien ces abominations jésuitiques) sur cette pauvre HG qui n'est pas présente dans le contrôle continu mais présente à l'examen - comme si aux yeux des organisateurs elle n'était qu'à moitié digne. Si vous avez lu le moindre de mes livres, vous savez que j'y insiste particulièrement sur ces deux matières, qui sont si essentielles à la réalisation d'une culture. Amicalement...
JPB
Ecrit par : brighelli | 04 octobre 2008
Alors en effet, je n'ai pas été sensible à "l'ironie" si matinale puisque je lus ce message à mon lever... Oups !
Mille excuses...
Ecrit par : Yves Delahaie | 04 octobre 2008
Et vous y verrez que, (sans ironie aucune), Jean-Paul attache aussi énormément d'importance, à juste titre, aux disciplines artistiques!
Ecrit par : Christophe Sibille | 04 octobre 2008
@ Dugong, vous et beaucoup d'autres oublient que la culture d'origine de ces populations peut être qualifié, nonobstant un petit anachronisme, de fasciste.
Pour les profs d'histoire sinon un petit documentaire sur une forme d'esclavage dont étonnamment il n'est jamais fait mention dans vos cours :
http://www.dailymotion.com/video/k2S5JtM1KprXDwDvLD
Ecrit par : Plussoyeur | 07 octobre 2008
de votre ex et très provisoire proviseur!
je découvre votre blog chez mon fils, à qui j'avais suggéré que vos points de vue qu'on disait iconoclastes, pouvaient être stimulants, mais à ce point là, c'est le non retour: meirieu et himmler même combat!
la pente de la polémique à tt prix est glissante
dommage
jean olivier
Ecrit par : olivier | 22 octobre 2008
Je pense qu'il est clair pour tout le monde que "Meirieu et Himmler" n'ont eu ni les mêmes doctrines, ni les memes objectifs, ni les memes effets, et qu'ils n'ont rien en commun.
Ecrit par : Jérémy | 22 octobre 2008
« houjour huit c’est la niverssaires de mon amis farides. Et on va faire une faite. ». Je commence à désespérer.
Ecrit par : je corrige mes copies | 29 septembre 2008
Laissez tomber! Ne vous usez pas les nerfs contre le système qui fait passer des élèves nuls en classe supérieure.
Si le gosse vous fiche la paix, laissez-le dormir.
je découvre votre blog chez mon fils, à qui j'avais suggéré que vos points de vue qu'on disait iconoclastes, pouvaient être stimulants, mais à ce point là, c'est le non retour:
Ecrit par : olivier | 22 octobre 2008
Les points de vue défendus ici ne sont pas du tout "iconoclastes", mais simplement un sursaut de bon sens contre la folie pédagogiste qui s'est emparée des instances de l'Education nationale et qui a pour conséquence la décérébration de générations entières d'élèves.
Le délire pédago s'est même emparé de la cervelle de certains proviseurs. J'en connais deux qui m'ont tiré la tronche et m'ont laissé me dépatouiller avec des perturbateurs en 1ère S du jour où j'ai déclaré à la cantine (ça leur a été fidèlement rapporté) que Meirieu était un individu dangereux pour l'Education nationale, un démolisseur, ce que je maintiens.
Quant à dire que nous assimilons ici Meirieu à Himmler, c'est de l'intox, du procès d'intention, arme de ceux qui ne se sentent pas solides. Par exemple quand les pédagogistes nous traitent de "conservateurs", de "réactionnaires"...
Ecrit par : Jean | 22 octobre 2008
hé, feignasse, au lieu de te branler, tu ferais mieux de retourner devant une classe, toi et les protals et autres hiérarques inutiles qui pullulent dans cette institution. C'est là que sont les déficits véritables.
Parasite social, va
Ecrit par : un prof | 24 octobre 2008
Ecrit par : un prof | 24 octobre 2008
Je transmets vos doléances à Michael Vendetta qui, à moins que vous ne soyez moche, se fera fort de résoudre vos problèmes d'estime de soi avec son coupe ongles.
Ecrit par : johnmarguerite | 24 octobre 2008
Merci de vos analyses. J'ai découvert ce blog par hasard - ou plus exactement de lien en lien - et je pense y passer pas mal de temps.
M'autorisez-vous à le mettre en lien sur mon propre blog (qui traite, lui aussi de l'école, mais côté expérience personnelle) ?
Cordialement.
Ecrit par : Marie T | 15 novembre 2008
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