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14 septembre 2008

Colleges en feu

Collèges en feu

 

   Je vais d’emblée pousser le ridicule jusqu’à me citer moi-même : « Les vrais enjeux du lycée, c’est au collège qu’ils se posent », disais-je au début de ma Note précédente sur la Réforme du Lycée. Et pour aller un peu plus loin : c’est au collège que se programme l’échec du lycée – l’échec présent, palpable, et, si on laisse faire les technocrates bien inspirés de la rue de Grenelle, l’échec de demain - monstrueux.

   C’est que les divers cautères que Gaudemar  et ses inspirateurs veulent appliquer sur une jambe pourrie ne peuvent servir à rien, tant que l’on conserve les principes qui, depuis trente ans, gèrent le collège, et y génèrent, sous prétexte d’égalitarisme, des inégalités bien plus grandes que celles produites par les seules différences de niveau – en deux mots, l’échec et la rancoeur.

 

   Le « collège unique », l’incantation – ou le jingle, selon la culture de référence - sur laquelle, depuis la fin des années 1970, on a construit cet échec, a l’extrême habileté d’utiliser un mot magique, « unique », pour faire croire à une égalité « démocratique » de traitement – cette fausse démocratie qui, lentement, est en train d’assassiner la République. En fait, cette pseudo unicité de traitement a produit l’hétérogénéité dont l’école crève aujourd’hui. Vouloir à toute force rassembler dans la même classe des enfants de niveaux très différents, et d’aspirations diverses, c’est condamner les plus faibles à le demeurer, quelles que soient les « remédiations » mises en place, et inciter les autres, rapidement démotivés, à en faire de moins en moins – puisqu’ils sont supposés, et leurs enseignants avec eux, s’aligner sur le niveau des plus faibles.

   Le collège unique a ainsi mis en place une spirale infernale, où les difficultés réelles d’un certain nombre d’élèves nourrissent la baisse générale des exigences, le laisser-aller, la perte de sens du Brevet, et la ghettoïsation de ceux que l’on envoie vers les BEP et le Bac Pro. Carton plein.

   Et parallèlement, entre la démission des uns et le découragement des autres, est né le sentiment que les petits arrangements avec la carte scolaire, ou le recours au privé ou aux cours particuliers, sont les seuls moyens de contourner ces modèles mortifères que sont devenus tant de collèges – tant il est vrai que la pédagogie du « collège unique » a produit une hiérarchisation entre collèges. La combinaison, au milieu des années 1980, du collège unique et des Zones d’Exclusion Programmée a bloqué l’ascenseur social – au moins pour ceux qui n’habitaient pas déjà dans les étages supérieurs. Quant aux récents « collèges ambition-réussite », leur naissance même entérine la faillite de l’école des pauvres.

   Qui ne voit que cet écrasement des ambitions est à la source de bien des violences, produit de l’ennui et de l’échec – parce qu’il est, en lui-même, la violence originelle qui produit toutes les autres incivilités ? Lorsqu’un enseignant n’est plus honoré pour son savoir (et nous avons tous vu, en trente ans, combien le savoir a été dévalué – et les projets de formation des maîtres, où la part « disciplinaire » se réduit singulièrement, vont dans le même sens), et lorsqu’en plus il n’est plus respecté pour son salaire, dans un monde où l’Avoir s’est substitué à l’Etre, il n’y a pas à s’étonner si on le provoque, si on l’exaspère, si on le rudoie parfois, en paroles ou en actes, afin de le filmer en douce sur son portable et mettre sa déconfiture en ligne sur DailyMotion.

 

   Qui, à part des syndicats aveugles (et ils se reconnaîtront), peut croire que les fondateurs du collège unique, messieurs Haby et Giscard d’Estaing, visaient l’égalité de tous et l’amélioration des performances ? La première génération sortie du collège unique a eu droit aux CDD, à l’incertitude générale sur le marché du travail, à la sous-qualification et aux salaires de misère. Cette lumpenisation a fait, dans les années 1980-2000, les beaux jours du Front National.

   Ce que l’on appelle globalement la « baisse de niveau », si difficile à quantifier mais si évidente dans les faits, c’est, aujourd’hui, cet écrasement des consciences qui fait qu’au plus fort des exaspérations, tant de gens n’osent plus protester. La suppression du collège unique n’est pas seulement une nécessité pédagogique : c’est une urgence sociale. Non seulement pour la Gauche , qui n’a pas compris que la fonte de son électorat tenait à cette sous-prolétarisation, mais aussi pour la Droite , qui ne voit venir ni les prochaines émeutes, ni les difficultés croissantes des industriels pour recruter de vraies compétences, à tous les niveaux. Aussi paradoxal que cela paraisse, le salut du collège, et de l’Education Nationale en général, peut venir d’une action combinée des vrais républicains et des vrais industriels.

   Alors que la déliquescence actuelle est le produit des vrais-faux libéraux du PS, et des plus bêtes des conservateurs. Qu’une certaine droite archaïque ait cru tenir là la recette de sa pérennité, c’est possible – même si aujourd’hui le MEDEF est le premier à réclamer des employés et des cadres mieux formés. Mais que la gauche y ait prêté les deux mains, voilà qui devrait faire lever le sourcil de ceux qui pensent encore que le libéral Delanoë est un type bien (1).

 

   Mais l’imprécation ne suffit pas. Je voudrais, comme dans « Fin de récré », lancer quelques propositions – quelques évidences.

   Que faire du collège ? Que (re)mettre à la place du collège unique ?

   Il faut d’urgence diversifier les parcours, pour tenir compte des capacités – et, à terme, des aspirations – des uns et des autres.

   Pour cela, il faut repenser l’organisation des cycles au collège. Opérer une coupe franche fin cinquième, et décréter, par exemple, que le premier cycle, 6ème / 5ème, puisse se faire en trois ans, en cas de difficultés majeures dans la maîtrise des fondamentaux. Même chose dans le Second cycle, 4ème / 3ème – sur le modèle de ce qu’étaient autrefois les « Premières de transition », qui permettaient, avec une année supplémentaire, de revenir d’un système professionnel dans un système général.

   Cela suppose, bien sûr, que les conseils de classe soient à nouveau souverains : le passage automatique d’élèves en difficulté ne leur fait aucun bien, parce qu’ils se retrouvent automatiquement en queue de classe, et en souffrent (et toute souffrance se paie cash, en violence retournée), et dissuade les meilleurs de travailler – puisqu’il est devenu si facile de « réussir » sans effort…

   Sans effort… Jusqu’au moment où la vie et le patron présentent l’addition.

  Il faut également recentrer l’enseignement sur les disciplines (Français, Mathématiques, Histoire-géographie, et Langues) dont l’absence de maîtrise entraîne, à court ou moyen terme, l’exclusion sociale et professionnelle, et l’échec au long cours. Les fantasmes de « l’école tout au long de la vie » n’ont de sens que si les gens qui se forment et se reforment ont des bases solides pour étayer leurs options futures.

Comment ? Augmenter les horaires des disciplines déficitaires ? Mais vous n’y pensez pas, en ces temps de disette budgétaire…

   J’y pense très fort, au contraire. Combien coûtent, aujourd’hui, ces dispositifs de « remédiation », ces heures supplémentaires ou ces primes supposées pallier des salaires en baisse de 20% sur les vingt dernières années, ces activités péri-éducatives, ces « sensibilisations » aux modes les plus éphémères, et toutes ces activités de « socialisation » des sauvageons encouragés par un système sans autorité ? Développer les apprentissages fondamentaux – sur le modèle de ce qui se dessine un peu en primaire, et que la techno-structure de la rue de Grenelle se refuse à prolonger au collège – coûterait bien moins cher que les gadgets pédagogiques qui nous entraînent dans une catastrophe sociale et culturelle – Itinéraires De Découverte et autres Programmes Personnalisés de Réussite Educative.

   Bien sûr, tout cela implique une révision complète des programmes – et la liberté pour les enseignants d’arriver aux buts fixés, sans se soucier de savoir s’ils l’ont fait en « séquences »…

 

   C’est à l’entrée en Quatrième que les parcours peuvent commencer à se diversifier. J’ai écrit ici même il y a quelques mois tout le mal que je pensais de la décision d’organiser le Bac Pro en trois ans, sans organiser en amont les filières professionnelles. On pourrait créer en collège ou en LP des classes à options professionnelles, voire un apprentissage dès 14 ans sous statut scolaire.

   Bien sûr, bâtir des passerelles entre les diverses filières permettrait de ne pas enfermer les élèves dans des corridors étanches, et, à terme, améliorerait l’image de bien des sections professionnelles, trop souvent vécues, aujourd’hui, comme des impasses.

   Quant aux élèves présentant des difficultés structurelles majeures, qui ne voit que leur intégration forcée dans des classes « ordinaires » est une ségrégation bien plus forte qu’une orientation en SEGPA sous la houlette d’enseignants spécialisés, dans des classes allégées ? Nous avons aujourd’hui près de 150 000 enfants qui sortent du système éducatif, fin Troisième, sans rien dans les mains. Mais qui s’est soucié vraiment de leur mettre quelque chose dans la tête ?

   Les économies réalisées sur le dos des plus faibles sont à court terme et à courte vue – le genre de vue que peut avoir un ministre du Budget. Il devrait en parler à son collègue du Travail – ou de l’Intérieur. Que coûtent, en indemnités diverses, désespérance au long cours ou délinquance quotidienne, les négligences de la formation ?

 

   Et sans doute faut-il revoir les règlements intérieurs des collèges. Cela suppose une autorité jacobine, et la mise entre parenthèses de cette « autonomie des établissements » qui peut générer le pire comme le meilleur. Le ministre a le pouvoir régalien – qu’il en profite – d’imposer aux élèves une tenue correcte, ou d’interdire les portables qui servent moins à rester en contact avec les parents anxieux de Monchéri et Moncoeur qu’à jouer, écouter de la musique en classe, s’envoyer des SMS à orthographe indécise – ou filmer, comme cela s’est vu souvent, des enseignants poussés à bout, quand ce ne sont pas les petites copines soumises à telle ou telle abomination. La discipline se déduit sans doute d’abord du rapport au travail instauré par des programmes intelligents, mais dans nombre de domaines, elle peut aussi se décréter.

 

   Me voilà bien sérieux. C’est que l’urgence n’autorise plus les affèteries de style qui me sont trop souvent familières. Mais si le divertissement y perd, j’espère que la clarté y gagne.

 

 

Jean-Paul Brighelli

 

(1)   Faisons un pari. Dans l’année à venir, les médias, habilement sollicités, mettront en avant le facteur de Neuilly et le maire de Paris – ad majorem Sarkozy gloriam. Mitterrand avait joué habilement avec le Front dans les années 1980, pour renvoyer Chirac dans les cordes. Son exemple n’est pas perdu pour tout le monde.

Commentaires

A bas le collège unique, et vive la laïcité unique.
Y a t-il une évolution (sensible) dans l'attitude des principaux de collège vis à vis des parents, et de l'autorité en général?

Écrit par : Christophe Sibille | 14 septembre 2008

Le bon sens à l'état pur !
Ce que dit le SNALC depuis la mise en place du collège inique, oh pardon, unique, il y a maintenant plus de trente ans.

Écrit par : Daphné | 14 septembre 2008

Comme je suis d'accord avec toute la note, je vais poser ma question sur un passage que je ne saisis pas :

"Dans l’année à venir, les médias, habilement sollicités, mettront en avant le facteur de Neuilly et le maire de Paris – ad majorem Sarkozy gloriam."

Que la montée de Besancenot favorise Sarkozy, c'est une évidence, mais la mise en avant de Delanoe, en quoi favorise-t-ele Sarkozy ?

Écrit par : Jérémy | 14 septembre 2008

Tout bon ou presque !
"condamner les plus faibles à le demeurer, quelles que soient les « remédiations » mises en place" = un simple exemple : on me demande de boucler dans la classe de 5° dont je suis PP cinq PPRE pour fin septembre début octobre avec avis des profs de maths et de français et propositions de travail. Comment ces collègues en deux semaines de rentrée pourraient-ils avoir la solution aux problèmes de gamins en échec depuis le primaire ?

Écrit par : victor | 14 septembre 2008

Que la montée de Besancenot favorise Sarkozy, c'est une évidence, mais la mise en avant de Delanoe, en quoi favorise-t-ele Sarkozy ?

Ecrit par : Jérémy | 14 septembre 2008
Jérémy, dites-moi, n'avez-vous pas remarqué l'homophobie ambiante? Vous croyez vraiment que les français vont élire un homosexuel?

Écrit par : dobolino | 14 septembre 2008

à la présidence de la République

Écrit par : dobolino | 14 septembre 2008

Ah ! Enfin !

Écrit par : catmano | 14 septembre 2008

Ah Dobolino, vous m'ouvrez les yeux !
Ainsi, c'est donc par ornithophobie que les Français n'ont pas élu la pintade du Poitou.

Écrit par : Zorglub | 14 septembre 2008

Jérémy, je crois que JPB ne faisait pas allusion aux moeurs de Delanoë (après tout, ils ont bien élu Gaudin à Marseille, tout en se disant super machos), mais au fait qu'il est le candidat idéal pour diviser durablement la gauche, entre ceux qui peuvent imaginer un axe qui irait jusqu'au PC (ceux qi actuellement jouent la carte Aubry), et ceux qui se voient faire des câlins à Bayrou. Delanoë, c'est la droite du PS, dont la mise en avant rejettera dans un ghetto quantitativement non significatif tout ce qui pourrait réellement menacer l'ultra-libéralisme.
JPB

Écrit par : Abraxas | 14 septembre 2008

Ne serait-ce pas plutôt Bayrou lui-même qui serait en train de diviser la gauche?

Écrit par : Christophe Sibille | 14 septembre 2008

Il faut ce ticket à gauche:
Fabius/Chevènement
..mais si!

Écrit par : magistral gagnant | 14 septembre 2008

"Ne serait-ce pas plutôt Bayrou lui-même qui serait en train de diviser la gauche?

Ecrit par : Christophe Sibille | 14 septembre 2008 "

Et ta couille, elle divise les pâtes en 2 ?

Écrit par : toto | 14 septembre 2008

Les propositions et solutions de Brighelli sont donc l'abolition de l'hétérogéneité des classes et le retour à une sélection intelligente ( pardon , une orientation intelligente , je ne veux froisser personne ni passer pour ce qu'on voudrait bien que je sois -salut R2G-!) !

Est-ce que la gauche que vous appelez de vos voeux est suffisamment réaliste et pragmatique pour le comprendre ?

Écrit par : Sainte Amélie | 14 septembre 2008

Pour recentrer sur une réforme du collège, la première urgence, pas bien ardue à mettre en place mais difficile à faire admettre, serait de revenir à des classes à peu près homogènes dès la cinquième. Je dis dès la cinquième parce qu'en sixième, vu le niveau hypervariable des écoles primaires d'où proviennent les enfants, le tri est infaisable.
J'ai vu ma propre fille, entrée à la limite de l'illettrisme en sixième, se propulser en tête de classe sur le premier trimestre. Sa nullité crasse aux évaluations de début de sixième n'était que le reflet de la pédagogo d'instit qu'elel avait subi quatre ans sur les cinq du primaire.
C'est bien mignon d'utiliser les bons élèves comme EVS et répétiteurs, vachement solidaire et tout et tout, mais ils ne sont pas là pour ça. Qu'on les utilise pour tirer une classe vers le haut paraitrait plus logique.
Pour faire des classes de niveau, en zone rurale, il faudrait peut-être supprimer les trop petites structures et remettre l'internat au goût du jour. Mais c'est un problème marginal.
Avec deux cinquièmes, on peut déjà mieux équilibrer qu'on ne le fait.
Lorsque mon époux est entré en sixième (1965), le premier trimestre était en tronc commun et, dès le deuxième trimestre, les élèves étaient répartis en deux classes, latinistes et non latinistes, au choix des professeurs essentiellement, tout au moins pour une majorité d'élèves.
C'est un calvaire pour tous, ces classes hétérogènes. Sans parler des sauvageons dont je ne vois vraiment pas quoi faire et qui pourrissent l'ambiance dès le mois d'octobre de sixième.

Écrit par : dobolino | 14 septembre 2008

Est-ce que la gauche que vous appelez de vos voeux est suffisamment réaliste et pragmatique pour le comprendre ?

Ecrit par : Sainte Amélie | 14 septembre 2008
Peut-être la gauche Besancenot????
La gauche PS joue à fond la carte de la démagogie et du mensonge rose-bonbon. Elle est certainement réaliste et pragmatique, sur le plan personnel, puisqu'elle ne scolarise pas ses rejetons au collège public.

Écrit par : dobolino | 14 septembre 2008

"Les propositions et solutions de Brighelli sont donc l'abolition de l'hétérogéneité des classes et le retour à une sélection intelligente. Est-ce que la gauche que vous appelez de vos voeux est suffisamment réaliste et pragmatique pour le comprendre ?"

Vous me rappelez le nom et le parti des quatre derniers ministres de l'Education ? Ferry, Fillon, Robien, Darcos... ? Hm ?

Écrit par : Jérémy | 14 septembre 2008

Que la montée de Besancenot favorise Sarkozy, c'est une évidence, mais la mise en avant de Delanoe, en quoi favorise-t-ele Sarkozy ?
Ecrit par : Jérémy | 14 septembre 2008

Jérémy, dites-moi, n'avez-vous pas remarqué l'homophobie ambiante? Vous croyez vraiment que les français vont élire un homosexuel à la présidence de la République ?
Ecrit par : dobolino | 14 septembre 2008

Jérémy, je crois que JPB ne faisait pas allusion aux moeurs de Delanoë (après tout, ils ont bien élu Gaudin à Marseille, tout en se disant super machos), mais au fait qu'il est le candidat idéal pour diviser durablement la gauche, entre ceux qui peuvent imaginer un axe qui irait jusqu'au PC (ceux qi actuellement jouent la carte Aubry), et ceux qui se voient faire des câlins à Bayrou. Delanoë, c'est la droite du PS, dont la mise en avant rejettera dans un ghetto quantitativement non significatif tout ce qui pourrait réellement menacer l'ultra-libéralisme.
JPB
Ecrit par : Abraxas | 14 septembre 2008

Je suis sûr des intentions du message de départ, que j'avais effectivement interprété en ce sens.

La remarque de Dobolino me paraît juste, et je l'ai déjà entendue plusieurs fois autour de moi.

Je ne relancerai pas le débat sur l'homosexualité, mais bizarrement, on a vu en France le sondage "Seriez-vous prêt(e) à élire une femme à la Présidence de la République ?" quand Ségolène Royal était susceptible d'être candidate, on a vu aux USA le sondage "Seriez-vous prêt(e) à élire un Noir à la Maison Blanche ?" quand Obama était susceptible d'être candidat, et pourtant on n'a pas vu le sondge "Seriez-vous prêt à élire un homosexuel à la Présidence de la République" ?

J'attends le lancement de ce sondage avec grande hâte, mais je pense qu'aucun des deux partis en vogue (ni l'UMP, ni le PS) n'aurait intérêt à ce que les résultats de ce sondage existent et soient publiés.

Écrit par : Jérémy | 14 septembre 2008

Les gens ne sont prêts ni à élire un noir, ni un juif, ni une femme, ni un homosexuel à quelque présidence que ce soit. C'est peut-être encore les femmes qui ont le plus de chances d'y arriver, parmi toutes ces "minorités visibles". Je vosi bien un sondage en Israël "seriez-vous prêts à élire un catholique à la présidence?".
Ils sont certainement plus prêts à envoyer dans des filières professionnelles leurs gamins de cinquième qui gluglutent au collège unique, a fortiori si les passerelles de retour à l'enseignement général fonctionnent.

Écrit par : dobolino | 14 septembre 2008

Vous me rappelez le nom et le parti des quatre derniers ministres de l'Education ? Ferry, Fillon, Robien, Darcos... ? Hm ?

Ecrit par : Jérémy | 14 septembre 2008

Dites donc Jérémy vous me cherchez des poux ? Nous n'avons pas dégraissé le mammouth ensemble que je sache ! Oups ! Pardon , il était ( c'est ce qu'on croyait ) de gauche !

Écrit par : Sainte Amélie | 14 septembre 2008

"Et ta couille, elle divise les pâtes en 2 ?"

Ecrit par : toto | 14 septembre 2008

Joli contrepet! Vous devriez l'envoyer à "l'album de la comtesse". Mais je ne sais pas s'ils acceptent les drogués... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 14 septembre 2008

" Oups ! Pardon , il était ( c'est ce qu'on croyait ) de gauche !"

Ecrit par : Sainte Amélie | 14 septembre 2008

Allègre, ou le mammouth?

Écrit par : Christophe Sibille | 14 septembre 2008

Depuis 1981 , mon cher Jérémy , il y a eu aussi à gauche , Savary , Chevènement , Jospin , Lang , ils ont tous participé au massacre !

Écrit par : Sainte Amélie | 14 septembre 2008

Je suis bien entendu d'accord avec le diagnostic de JPB, mais un peu sceptiques en ce qui concerne les "solutions" : cycle 6ème-5ème et 4ème-3ème en 3 ans, si j'ai bien compris.

Il me semble que cette solution ne pourait convenir qu'à certains élèves au profil bien particulier : difficultés, mais bonne volonté et pas de problèmes de comportement trop accentués : c'est-à-dire le profil de ce que l'on appellait dans les années 90 les 4ème et 3ème d'aide et de soutien.

Je reste persuadé que la suppression des CPPN, de l'orientation post 5ème et des 4ème et 3ème technologiques voulue par la Gauche et qui tempérait les effets pervers du collège unique a été un désastre, mais je sais aussi qu'il est presque impossible de revenir en arrière à cause de l'idéologie égalitariste dominante.

Alors ? Le rétablissement de la discipline et de l'autorité des enseignants : d'accord, mais tout dépendra des convictions (et du courage) des chefs d'établissement...

Et pas seulement en ZEP : il serait temps de s'apercevoir qu'il y a de moins en moins de différence entre les collèges classés ZEP et les autres, y compris en zone rurale...

Le retour à l'exigence et à la transmission de connaissances substantielles : toujours d'accord, mais dans les conditions actuelles, en attendant les effets positifs de la réforme du primaire, les gens sur le terrain sont bien placés pour en mesurer les très grandes difficultés.

Écrit par : Robin | 14 septembre 2008

Je suis un peu sceptique : pas de s à la fin de sceptique !

Écrit par : Robin | 14 septembre 2008

...et deux r à pourrait ! Ouh là là !

Écrit par : Robin | 14 septembre 2008

Même diagnostic que vous, Jean-Paul.
Le collège "unique" permet seulement de masquer des inégalités bien réelles avant de confirmer la ségrégation en envoyant les élèves "en difficulté" dans des LP-ghettos. Je confirme votre allusion aux industriels qui commencent eux-mêmes à se plaindre de la baisse du niveau. J'ai déjà fait des jurys de BEP et de Bac Pro. auxquels étaient associés des professionnels qui se disaient effarés par la sous-qualification des candidats.
Une proposition, des plus concrètes : revenir de manière systématique à l'utilisation du bon vieux répertoire (pour que les élèves apprennent les mots qui leurs manquent). L'échec scolaire, je l'ai souvent écrit sur ce blog, révèle une véritable fracture entre des individus qui possèdent 3000 mots et d'autres qui n'en maîtrisent pas plus de 500. Que les profs (de français ou non) mettent en place un gros travail sur le vocabulaire, via un répertoire que l'élève aurait toujours sur lui, classe par classe, établissement par établissement, permettrait probablement de réduire à terme un tel écart. Il faudrait que l'élève puisse ainsi peu à peu combler ses lacunes linguistiques, de façon à mieux comprendre les textes et les énoncés, quelque soit la filière. Une manière de réduire la ghettoïsation des plus défavorisés en les réintégrant dans la langue commune.

Écrit par : Daniel Arnaud | 14 septembre 2008

Allègre, ou le mammouth?

Ecrit par : Christophe Sibille | 14 septembre 2008


Le mammouth est toujours à gauche , les ministres changent , mais la médication , vous le savez bien en tant que prescripteur occasionnel , est toujours la même : vaseline pour tout le personnel de l' EN .

Écrit par : Amélie | 14 septembre 2008

Je suis sous le coup du livre de Mara Goyet "Tombeau pour le collège" et du témoignage de Noam Soulat, plus anecdotique, mais tout aussi triste, qui viennent raviver ("infandum regina renovare dolorem") mes propres souvenirs de ZEP.

En ce qui concene les collèges ZEP "purs et durs" où les élèves à problèmes sont la grande majorité, je ne vois pas très bien ce que l'on peut faire.

Assouplir la carte scolaire pour les vider des quelques bons éléments qui restent ?

La tendance actuelle est à la multiplication des conseils de discipline dans les collèges non ZEP qui se débarrassent des éléments les plus durs.

Où vont-ils ? Dans d'autres collèges, y compris en ZEP, où ils reposent en général assez vite les mêmes problèmes, nécessitent la convocation d'un nouveau conseil de discipline et ainsi de suite.

Tout étant relatif, les motifs de l'exclusion auraient valu au même élève un simple avertissement dans un collège ZEP, par conséquent, la tendance est à une segmentation de plus en grande et l'assouplissement de la carte scolaire n'est qu'un leurre.

Je me souviens d'une réunion en 96 dans le bureau de l'IA dans le 92 quand j'étais adjoint faisant fonction où on "se refilait" (pardonnez-moi l'expression) les élèves exclus.

Les choses n'ont fait qu'empirer depuis.

Où est le sens ? On ne résoud rien, on se débarrasse du problème.

Et pourquoi X. Darcos fait-il semblant d'ignorer tout ça ? (fausse question)

Écrit par : Robin | 14 septembre 2008

Sur B. Delanoë, on peut aussi aller chercher du côté de la fracture linguistique et culturelle.
Le système reproduisant les inégalités sociales, c'est souvent "l'électorat traditionnel de la gauche" qui recoupe ce sous-prolétariat en échec scolaire et ne maîtrisant pas plus de 500 mots. Dès lors, les responsables du PS qui parlent de "démocratie" ou qui dénoncent la "démagogie" de N. Sarkozy se rendent-ils seulement compte qu'ils emploient des mots qu'un pan entier de la population ne comprend pas? Comment leur "électorat traditionnel" pourrait-il encore les suivre alors qu'il ne saisit pas le quart de ce qu'ils disent?
D'ailleurs, n'est-ce pas le FN qui a longtemps été le premier parti ouvrier de France?
En 2007, une partie de l'électorat populaire ne s'est-elle pas tournée vers N. Sarkozy? "Racaille", forcément, c'est un mot que tout le monde comprend!

Écrit par : Daniel Arnaud | 14 septembre 2008

"L’homme de gauche est le dealer universel de cette humanité en sécession d’humanité : il ne peut subsister que s’il accroît sans relâche sa clientèle de malades, qu’il rencontre le soir au coin des rues du nouveau monde et dont il augmente de manière systématique les doses de protection sociale et de destruction sociétale, par lesquelles il s’assure la fidélité à toute épreuve d’une population ainsi refaçonnée à son mirage et convenance, pour ainsi dire recréée, et en tout cas sans guère de points communs avec les humanités précédentes.»

Philippe MURAY

Écrit par : Amélie | 14 septembre 2008

Bien vue, la citation, Amélie!

Écrit par : Daniel Arnaud | 14 septembre 2008

Dites donc, Amélie, vous voulez qu'on vous rappelle de ce que pensait et faisait la droite, du temps des "humanités précédentes" ?

Vous tendez le bâton pour vous faire battre.

"L’homme de gauche est le dealer universel de cette humanité en sécession d’humanité : il ne peut subsister que s’il accroît sans relâche sa clientèle de malades"

Parce que la droite souhaite le bien de l'humanité ? Ouvrez les yeux, nom de Dieu ! C'est con d'attaquer "l'homme de gauche" pour sauver "l'homme (ou la femme) de droite", parce que franchement, les deux camps sont à plaindre de ce point de vue-là.

Et puis, Amélie, arrêtez, car vous me donnez vraiment envie de voter à gauche tout le temps. Vous auriez été l'un des meilleurs soutiens de Royal, vous.

Écrit par : Jérémy | 14 septembre 2008

Terrible de voir qu'on en est réduit à enfoncer des portes ouvertes : un collège qui fonctionne, c'est un collège dans lequel il y a des règles.

Respecter autrui.
Assimiler les éléments de base avant de passer au complexe.

Ce qui ne devrait poser problème à personne est devenu l'objet d'une lutte quotidienne : dans les classes, dans les conseils.

Je discutais avec mon père hier : ancien instit, prof de CPPN, puis prof de techno en collège. Il avait, en fin de carrière, toutes les classes, soit plus de 200 élèves. Sur ce nombre, seuls 4 ou 5 lui posaient de réels problèmes. 2,5 % !

Je remarque que c'est à peu près la même proportion pour moi en lycée... peut-être les mêmes !

La façon dont on peut faire face à ces quelques individus conditionne la réalité de la promesse que l'on fait aux autres. Je me souviens aussi de la terreur que faisaient régner quelques petites brutes dans mon propre collège, dans les années 70. J'en ai presque redoublé ma sixième !

Je ne crois pas que le collège unique soit voué à l'échec, si l'on entend unique dans un sens relatif : un collège pour presque tous. Mais vouloir un collège unique au sens absolu, c'est du volontarisme. Il faut prendre en compte les cas de mauvaise orientation et les cas que je qualifierais de psychiatriques. Un collège unique sans soupape de sécurité, c'est intenable. Ou alors on se lance dans une répression de chaque instant, ce qui semble la voie dans laquelle se réfugient beaucoup de collègues, y compris pour des questions de survie !

Il y a peu à faire, finalement, car si on agit sur les 2,5% d'irréductibles, on en sauve déjà la moitié en leur mettant un vrai choix entre les mains. Ils peuvent se calmer, et on n'aura plus à les exclure. Pour ceux qui restent, une structure adaptée avec internat, et la possibilité de passer outre la décision des familles (ou alors ils vont dans le privé, et bon vent !).

Écrit par : sanjuro | 15 septembre 2008

"les deux camps sont à plaindre de ce point de vue-là. "


Jeremy , c'est bien ce que je veux dire .

"Et puis, Amélie, arrêtez, car vous me donnez vraiment envie de voter à gauche tout le temps. Vous auriez été l'un des meilleurs soutiens de Royal, vous."

Ecrit par : Jérémy | 14 septembre 2008

Eh oui , Jeremy , en 2002 , c'est l'aveuglement de la gauche qui a poussé les électeurs dans les bras de la droite .

Et c'est l'étonnement de la gauche , le soir du 1er tour qui était étonnant et ...pathétique . Plutôt que de s'interroger sur les raisons de sa défaite , elle a appelé à la résistance au "fascisme" ! Personnellement , j'étais morte de rire ( on était nombreux dans ce cas ) devant les gesticulations ridicules de tous ceux qui allaient voter Chirac avec des gants , en se bouchant le nez pour ne pas vomir ! Rappelez-vous : Arditi , dans son meilleur rôle au JT de 20h , annonçait qu'il prenait le maquis , car l'ennemi était à nos portes , France-Inter devenait Radio-Tyrannie et les profs poussaient les élèves à manifester !

Très grands moments de carnaval ! Jospin l'a avoué lui-même : c'était du théâtre !

Vous avez dit le bâton pour se faire battre ? Quel meilleur exemple que celui-ci ? Je n'ai plus aucune estime pour toute cette gauche bobo ( le facteur en fait partie ) . La droite ne vaut pas mieux . Donc , comme beaucoup , je n'ai plus l'intention de voter .

Alors , arrêtez de coller l'étiquette "droite" à ceux qui regardent la réalité telle qu'elle est et essayez de comprendre que gauche-droite , ça n'a plus de sens depuis Mitterrand .

Écrit par : Amélie | 15 septembre 2008

Pour se remettre à parler boutique, elle n'est pas belle, celle-là (lue sur un autre forum) ?

"C'est vrai que c'est pas mal de procéder ainsi.
Mais comme beaucoup ici je débute et donc forcément...mais je veux apprendre!!!
D'autant que en ce qui concerne les sciences disons que ma formation à l'IUFM ressemblait à ça:
"Vous ne voyez rien?
-C'est normal y'a rien à voir. Bon et bien on verra la prochaine leçon."

Écrit par : catmano | 15 septembre 2008

"Et puis, Amélie, arrêtez, car vous me donnez vraiment envie de voter à gauche tout le temps. Vous auriez été l'un des meilleurs soutiens de Royal, vous."

Ecrit par : Jérémy | 14 septembre 2008

J'ignorais que Royal fut à gauche!!!Allègre, ou le mammouth?

Ecrit par : Christophe Sibille | 14 septembre 2008

"Le mammouth est toujours à gauche , les ministres changent , mais la médication , vous le savez bien en tant que prescripteur occasionnel , est toujours la même : vaseline pour tout le personnel de l' EN ."

Ecrit par : Amélie | 14 septembre 2008


J'ai eu peur! J'ai cru un instant que vous pensiez qu'Allègre était à gauche...
Vous avez vu, Jeremy, le pape resserre les boulons; divorcés, homosexuels, combien de divisions?

Écrit par : Christophe Sibille | 15 septembre 2008

Il y a quelque chose qui me laisse perplexe dans ce billet de Brighelli. Ce côté après la victoire en primaire sus au collège. En primaire, pour ma part, ce que je vois c'est que les enseignants continuent à enseigner comme avant.
Mon fils aîné a une excellente maîtresse "à l'ancienne" ; je ne crois pas que sa pratique ait évolué par rapport à l'an passé. Seule différence, avec le samedi matin en moins elle aura probablement du mal à en faire autant avec ses élèves de cette année qu'avec ceux de l'an dernier. Le cadet a une maîtresse moins solide. La semaine dernière j'ai signé une fiche de compréhension de texte (une sorte de QCM vrai faux). Il y avait une faute d'accord énorme et une faute n'était pas corrigée. Bref je sens que je vais avoir du travail cette année (il faut voir le bon côté des choses, pour cette instit la suppression du samedi matin me donnera plus de temps pour rattraper les dégâts).
Bref je pense que de toute façon les instructions du ministre vont rester lettre morte, sauf pour ceux qui de toute façon auraient fait du bon boulot.
Alors crier victoire et passer au collège...
Il me semble que puisque l'enseignement dépend de l'instit, il serait plus sage de repenser les concours pour recruter des gens qui déjà maîtrisent l'accord sujet/verbe. Donner plus de poids aux matières fondamentales (maths et français) dans le CRPE.

Pour Amélie, j'aime bine ce que dit Muray parfois mais là, oui, vous ne trouvez pas que la droite vous tape suffisamment dessus? Vous en voulez encore?

Écrit par : Flo | 15 septembre 2008

Et oui, la gauche est ridicule et a tué l'éducation mais ce n'est pas une raison pour encenser cette droite gerbante et vulgaire qui fait exactement la même chose pour des raisons purement comptables.

Écrit par : Flo | 15 septembre 2008

Au fait merci à Christophe pour le lien auteurs réunis. Je vais écouter ça en rangeant mes vieux cours et mon bureau. Depuis le temps que je procrastine, ça devrait me donner le courage nécessaire pour en venir à bout.

Sur ce bonne journée à tous.

Écrit par : Flo | 15 septembre 2008

Je me fous un peu de ce que les "gauches" veulent ou ne veulent pas pour le collège. C'est la droite sarkosyenne qui est au pouvoir.

Que veut -elle pour le collège ?

Retour il y a un an presque jour pour jour : "lettre aux éducateurs" de Sarkosy et discours de Darcos (FR3 périgord).

"Le collège unique a prouvé ses limites, nous ferons en sorte que chaque établissement soit différent pour l'adapter à sa situation sociétale environnante".

Aux antipodes des propositions de JPB.

Écrit par : dugong | 15 septembre 2008

Amélie, pourriez vous nous redonner l'adresse du site où l'on voit Jospin dans France-Culture en 2007 analyser le sens politique qu'il donne quelques années plus tard au "combat antifasciste " du P.S. pendant l'ère Mitterrand ?

Il ne craint pas de lever les dernières illusions de ceux qui pourraient croire encore qu'entre la gauche du cœur, de l'injustice économique, le peuple de gauche et la gauche de pouvoir, la gauche institutionnelle des réformes sociétales et du “bon ” libéralisme, il n'y aurait qu'une épaisseur de papier à cigarettes…
Il ne craint pas de dire la vérité parce comme tous les bons opportunistes politiques, il a pressenti que la droite allait faire avec Besancenot, ce que le PS avait fait avec Le Pen. En levant l'ancien lièvre, il pense enrayer au moins partiellement l'effet Besancenot… Certes, mais en même temps, il détruit les dernières illusions que l'on pouvait avoir sur le “réformisme” réel des caciques du P.S.…
Tant mieux !… Cela n'est pas fait pour rendre optimiste. Mais le programme est simple : RESISTER en restaurant les vraies valeurs de la gauche selon le principe du pâté d'alouette : un cochon consacré aux injustices économiques et culturelles pour une grive consacrée au sociétal…

N. B. Quand Murray critique la gauche, c'est essentiellement la gôche institutionnelle et sociétale qui est visée… Je ne suis pas toujours d'accord avec lui… Mais je ne l'ai jamais ressenti comme un adversaire des valeurs authentiques de la gauche… Qui ne sont pas celles des petits marquis, des pintades diverses et des grands spécialistes du F.M.I.

Écrit par : Roger Felts | 15 septembre 2008

Correction = Ce n'est pas GRIVE qu'il faut lire mais MERLE

R.F.

Écrit par : Roger Felts | 15 septembre 2008

Quitte à être élitiste, je vais en rajouter sur la note du Maître de Céans.

Il ne suffit pas de débarrasser le collège de quelques trublions (comment s’y prendre d’ailleurs ?). La situation est aujourd’hui si désespérée qu’il ne suffirait pas non plus de rétablir les CPPN ou autres dispositifs analogues (Robin). Les bons élèves resteraient encore englués dans la médiocrité générale : celle de la classe, celle des profs, celle des programmes. Or on n’a pas le droit de sacrifier les bons élèves, il faut leur permettre d’aller au plus loin de leurs possibilités (c’est d’ailleurs la seule solution si l’on veut re-démocratiser l’accès aux grandes écoles (jeremy dans le fil précédent). D’autre part la sélection ne peut plus se faire à l’entrée en sixième (dobolino). Pourquoi donc ne pas radicaliser la proposition de JPB et mettre en place une sélection à la fin de la cinquième ? Mais au lieu de faire ce qu’on a toujours fait en France – se débarrasser des mauvais par le bas – promouvoir les meilleurs par le haut. C’est ce que font, si j’ai bien compris, les anglais avec les cinquième-prépa : ceux qui réussissent le « concours » entrent dans les « public schools ». On sait que l’humour anglais désigne sous l’appellation « public schools » des écoles privées. Au pays de Descartes, il s’agirait d’écoles publiques. J’ai l’impression que si on ne prend pas ce genre de mesures, le privé hors contrat (Coffinier) va bientôt trouver une voie royale.

Écrit par : Pedro Cordoba | 15 septembre 2008

Suite au post de catmano...

copié-collé d'un texte que vient de m'envoyer une ancienne étudiante, qui après avoir réussi à l'agreg vient de faire sa rentrée en IUFM.
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Hier, au lycée, ma conseillère pédagogique me demandait, avec un peu de circonspection, comment s'étaient passées mes journées à l'IUFM jusqu'ici. Comme je ne sais pas non plus sur quel pied danser avec elle, je décide de ne pas trop me mouiller et de déplacer le sujet :
"Oh, tu sais, on n'en est encore qu'au début. Ce qui m'embête un peu, c'est d'aller à X, parce que c'est un peu loin."
Elle insiste, toujours avec un peu de circonspection : "Et, tu as le sentiment que ça te sert ? Tu apprends des choses ?" Je bafouille. "Oh, tu sais, on n'en est encore qu'au début... euh, ça je l'ai déjà dit... enfin, bref, euh, voilà..."

Elle jette un coup d'oeil inquiet à gauche, à droite. Elle s'approche de moi. Elle me prend le bras. Elle me regarde dans les yeux et me fait, d'un air très grave, d'une voix très basse : "En tout cas, à l'IUFM, tu te tiens à carreau. Tu t'habilles comme quand tu viens au lycée. Tu n'y vas pas décontractée. Tu n'arrives pas en retard. Tu ne pars pas en avance. Tu souris. Tu ne dis rien. Tu penses. Tu observes.
Tu ne dis rien. Tu ne dis rien, surtout, à ces gens-là, tu ne leur dis rien! Tu te méfies. Tu souris, mais tu te méfies de ces gens-là. N'oublie pas qu'ils te surveillent. C'est tout ce que je te dirai sur l'IUFM." Elle me lâche le bras et fait, d'une voix plus forte et d'une mine réjouie, "Ca va super bien se passer, tu vas voir!!"

J'ai l'impression de vivre dans un remake de "Quand Harry Potter rencontre George Orwell". "Ces gens-là" qui me surveillent ne m'ont pas encore administré le Baiser de la Mort : j'ai donc quelques brefs moments, dans certaines circonstances particulières, où je ne me sens pas une coquille vide, où j'arrive à m'accrocher au minuscule espoir que ma thèse constituera un Patronus suffisamment efficace pour préserver mon âme. Mais ça ne fait que deux semaines que j'ai fait ma rentrée. Qui sait si "ces gens-là" n'auront pas raison de moi, en fin de compte.

Écrit par : Pedro Cordoba | 15 septembre 2008

Pedro, il me semble, à ce que j'ai pu voir dans la classe de ma fille, que si l'enseignement est sérieusement fait, on peut déjà procéder à une premier tri léger dès la fin du premier trimestre de sixième. Il est alors, si les effectifs s'y prêtent, possible d'avoir des classes travailleuses et dégourdies à 28/32 élèves, sans dommages majeurs, afin d'alléger les effectifs dans les classes difficiles, qu'ils s'agissent de difficultés d'apprentissage ou de difficultés comportementales.

C'est effrayant de réaliser l'état de certains gosses de zone rurale. Je conçois à présent le terme de ZEP verte utilisé par le principal du collège où mes enfants étudiaient.
Les gosses d'agriculteurs sont en général bien tenus et, s'ils rencontrent des difficultés d'apprentissage, parfois, comme n'importe qui de n'importe où, il n'y a guère de problèmes de discipline autres que courants. Mais alors, le reste...Une vraie catastrophe doublée d'une noire misère. Après huit de scolarisation maternelle et primaire déficiente et qui trouve toutes les excuses possibles à ces gosses de paumés venus réchauffer leur misère au soleil sans jamais avoir à cœur de leur offrir un espace de travail et de repos... Pffff!

Écrit par : dobolino | 15 septembre 2008

Et là, je serais presque d'accord avec Christophe. Quand c'est trop lourd, c'est trop lourd. Il est impossible d'apprendre convenablement quand on a été un foetus sous perf d'alcool ou autre, un bébé de bar qui attend que papa ait fini ses petits blancs pour rentrer à la maison le voir cogner maman. Je dis maison mais ça peut être une camionette ou un tipi.
Et je vous passe les grandes théories vaseuses développées et mises accessoirement en pratique. De toute façon, quand le gamin entre au CP, il a souvent déjà eu au moins deux papas successifs. des fois, c'est maman qui a tout plaqué.

Écrit par : dobolino | 15 septembre 2008

Le collège unique a prouvé ses limites, nous ferons en sorte que chaque établissement soit différent pour l'adapter à sa situation sociétale environnante".

Aux antipodes des propositions de JPB.

Ecrit par : dugong | 15 septembre 2008

Ou alors , chiche, donnons aux établissements une véritable autonomie pédagogique. Dans mon collège je vous garantis que les choses rentreraient très vite dans l'ordre.
Hélas, la démocratie libérale a ses limites! L'Etat français et son organisation pontificale n'est pas prêt de renoncer à ses prérogatives dans ce domaine.

Écrit par : buntovchik | 15 septembre 2008

"Alors , arrêtez de coller l'étiquette "droite" à ceux qui regardent la réalité telle qu'elle est et essayez de comprendre que gauche-droite , ça n'a plus de sens depuis Mitterrand .

Ecrit par : Amélie | 15 septembre 2008 "

La droite et la gauche sont encore des notions très valables si on pense à déplacer le curseur qui sépare gauche et droite!!!

Écrit par : Hervé de Strasbourg | 15 septembre 2008

.................

Écrit par : Saperlipopette | 15 septembre 2008

Pourquoi donc ne pas radicaliser la proposition de JPB et mettre en place une sélection à la fin de la cinquième ?

Ecrit par : Pedro Cordoba | 15 septembre 2008
Parce que c'est injuste et même inique si on a rien fait avant pour tirer les gosses vers le haut. Une grande partie des enfants des classes sociales défavorisées, même intrisèquement très capables, seront évacués dès la cinquième vers la professionnalisation alors que des gosses de milieux aisés, même dix fois plus nigauds, pourront continuer la voie générale de l'enseignement laïc et gratuit. Non seulement ce serait creuser les inégalités mais gaspiller du bon matériel victime seulement d'un mauvais entretien.
Vous pourriez faire ça si tous les élèves recevaient un enseignement primaire dispensé par les PE comme Catmano, PE qui sont le plus souvent capables de dire à la fin du CM2 lesquels de leurs élèves sont bien mal barrés pour suivre un enseignement général jusqu'en troisième, à quelques exceptionnels réveils tardifs près.
Réveils tardifs qui existent d'ailleurs: j'avais un camarade de promotion véto qui était passé par les quatrième et troisième de transition et avait allègrement ramé avant d'entrer en prépa véto puis avait suivi un cursus tout à fait normal.

Écrit par : dobolino | 15 septembre 2008

Jospin sur France Culture :


http://www.dailymotion.com/relevance/search/jospin%2Bet%2Ble%2Bfascisme/video/x3c9x8_spectacle-antifasciste-dernier-acte_politics

Et puis , dans le même " objet d'étude" : le Théâtre , texte et représentation , JF Kahn parle en coulisse de la mise en scène ....

http://www.dailymotion.com/related/x4yyf_exmusulmansouicest-possible_family/video/x4xut_j-f-kahn-parle-dimmigration-en-off_business

Écrit par : Amélie | 15 septembre 2008

"les quatrième et troisième de transition"

çà devait être des classes pratiques kif kif bourrico humour

Écrit par : rafale | 15 septembre 2008

Et même, après un trimestre de sixième indifférenciée, on pourrait prévoir une classe de deux trimestres (le fameux CM3) où les heures de langue vivante seraient remplacées par mathématiques et français à part égales, (allez, une heure de sport supplémentaire pour faire plaisir à notre hôte!), heures en demi-groupe, classe au programme aménagé qui déboucherait sur une sixième normale et apporterait cent fois plus aux bénéficiaires qu'un redoublement du CM2 ou de la sixième.

Écrit par : dobolino | 15 septembre 2008

heures en demi-groupe


non classes en 2 groupes !!!!!

Écrit par : rafale | 15 septembre 2008

Tout dépend de la taille de la classe!
Je vous ai mis les bonnes classes de sixième à 28/32 et je voyais celles-là à 16/18 élèves.
Il faut quand même que ces élèves prennent le pli d'un peu d'autonomie, non?

Écrit par : dobolino | 15 septembre 2008

Je pense beaucoup aujourd'hui aux élèves qui sortent non seulement sans rien du système scolaire mais dans un état lamentable parce qu'hier, c'était fête au village. Entre deux coutures, je suis allé boire un coca à la terrasse du bar et je regardais la multitude vile qui venait chercher du remords sous le fouet du plaisir etc.., enfin bon, les jeunes 16/25 ans du coin qui erraient d'un bock aux machines à sous en passant par les autotamponneuses, faciès hagard, l'air idiot et larvaire. C'était épouvantable. Puis passa un jeune couple au même look avec un bébé de dix mois dans sa poussette, bébé au regard vif, qui observait tout avec attention, bébé normal, comme tous les bébés qui n'ont pas souffert de maladie ou maltraitance. Dans quinze ans, ce sera ce bébé d'aujourd'hui qui sera la larve qui se traîne, sans avenir, sans idéal, sans espérance, n'ouvrant jamais un livre, se gavant d'alcool et de télé de merde.
Mon compagnon m'a vanté leur bonheur de vivre avec une tête vide, leur bonheur de dormir sans rêves d'un sommeil de fatigue. mais il est optimiste. Ils ne sont pas fatigués, ils ont la gueule de bois. Ils ne sont pas heureux, ils sont tristes comme les catacombes. Ils n'ont même pas les joues roses. Ils vivent dans un cadre idyllique où se pressent les touristes assoiffés de soleil, de paysages grandioses ou apaisants, de calme et de silence et traînent un ennui mortifère. Ils aiment beaucoup se tuer en voiture ou en moto, d'ailleurs et aussi s'éclater définitivement le cerveau avec des coktails lytiques.
L'école n'est certainement pas la panacée mais quand même. Ici, à part quelques BEP ou CAP (en fait deux jeunes!), trois ou quatre élèves de l'enseignement supérieur, ils finissent tous comme ça, en ce moment.

Écrit par : dobolino | 15 septembre 2008

Dobolino écrit de mieux en mieux. Bon sang, qui c'est qui n'est pas écrivain, sur ce blog ?

Écrit par : Abraxas | 15 septembre 2008

"lytique" : tiens, j'ai appris un mot, aujourd'hui !

Merci Dobolino !

Écrit par : sanjuro | 15 septembre 2008

"Ils vivent dans un cadre idyllique où se pressent les touristes assoiffés de soleil, de paysages grandioses ou apaisants, de calme et de silence et traînent un ennui mortifère."

J'en connais qui meurent d'envie de les motiver collectivement dans un contexte moins débilitant.

Genre gestion cinétique de wagonnets dans une mine de sel en Silésie.

En alternance

Jour/nuit.

Écrit par : dugong | 15 septembre 2008

"lytique" : tiens, j'ai appris un mot, aujourd'hui !

Merci Dobolino !

Ecrit par : sanjuro | 15 septembre 2008
J'ai fait une faute????????????
Non! c'est bien ça hémolytique, lyse, ostéolytique, hépatolyse. pas de doute, y'a un y
C'est un mot de très mauvaise augure, sanjuro.

Écrit par : dobolino | 15 septembre 2008

Dobolino écrit de mieux en mieux. Bon sang, qui c'est qui n'est pas écrivain, sur ce blog ?

Ecrit par : Abraxas | 15 septembre 2008

Ah non! Vous n'allez pas vous y mettre aussi. Merdre, à la fin.
Je préfère une bonne hémolyse, deux coagulations intravasculaires disséminées et mes amis poètes de la chasse avec leurs pneumothorax.
Commentez le fond et pas la forme. Qu'importe le flacon pourvu qu'on ait l'ivresse.

Au fait, L'Ombre du Vent, c'est extraordinaire comme roman et comme structure romanesque. Tout y est.
Faudrait avoir un sacré culot pour écrire et faire publier des niaiseries sans forme ni tenue quand des gars et des filles manient ainsi l'art du roman. Puis, vraiment tout public, pour peu qu'on aime le roman. Je vais le prêter à ma belle mère qui est sortie de l'école en 1943 sans certif, je suis certaine qu'elle va se régaler.

Écrit par : dobolino | 15 septembre 2008

Pour échapper aux dérives lytiques, rien ne vaut les activités lithiques.

Voir plus haut.

Écrit par : dugong | 15 septembre 2008

"C'est vrai que c'est pas mal de procéder ainsi.
Mais comme beaucoup ici je débute et donc forcément...mais je veux apprendre!!!
D'autant que en ce qui concerne les sciences disons que ma formation à l'IUFM ressemblait à ça:
"Vous ne voyez rien?
-C'est normal y'a rien à voir. Bon et bien on verra la prochaine leçon."

Nous, on nous mis au parfum dès le premier jour, au sujet de la formation qu'on allait recevoir à l'iufm : "la formation, ben on va pas vous dire comment y faut faire, on va vous apprendre à analyser vos pratiques".

Écrit par : stagiaire.iufm | 15 septembre 2008

Ah non non, Dobolino, ce n'était pas de l'ironie, j'ai bien appris un mot !

Désormais, je dirai à mes élèves portés sur le chichon : « il faut que tu lises, pas que tu te lyses ! » ;-)

Écrit par : sanjuro | 15 septembre 2008

stagiaire.iufm a écrit : "Nous, on nous mis au parfum dès le premier jour, au sujet de la formation qu'on allait recevoir à l'iufm : la formation, ben on va pas vous dire comment y faut faire, on va vous apprendre à analyser vos pratiques"

Encore une fois, c'est Dizzie Gillespie qui avait la réponse adéquate à cette récursivité débilitante * du discours :

Le formateur : "As tu analysé d'où vient ton souffle ?"

Le stagiaire : "de mon trou du cul".

* ça dépend pour qui. Pour les émetteurs iufumeux c'est la garantie d'une activité salariée indéfinie.

Écrit par : dugong | 15 septembre 2008

L'héroïne laïque Caroline et l'Opium du peuple
minute 46

http://www.france5.fr/ripostes/video.cfm?file=http://www.france5.fr/images/emissions/009545/2/riposte_20080914.asx

Écrit par : ite missa est | 15 septembre 2008

Ah Dobolino, content que ça vous ait plu !

Avec JPB, S. Huguet, et moi même ça fait déjà 4 fans ici.
Pas le temps ces jours,mais j'ai envie d'en lire d'autres du même auteur.

N'oubliez pas "La mendiante de Shigatze" !

Écrit par : Zorglub | 15 septembre 2008

Remonté le Pena-Ruiz dans le grain à moudre de France Cul !

Écrit par : dugong | 15 septembre 2008

J'ai pas compris, dugong.

Écrit par : dobolino | 15 septembre 2008

Alors, ce collège, ça n'intéresse personne?

Écrit par : dobolino | 15 septembre 2008

Jérémy, je crois que JPB ne faisait pas allusion aux moeurs de Delanoë (après tout, ils ont bien élu Gaudin à Marseille, tout en se disant super machos), mais au fait qu'il est le candidat idéal pour diviser durablement la gauche, entre ceux qui peuvent imaginer un axe qui irait jusqu'au PC (ceux qi actuellement jouent la carte Aubry), et ceux qui se voient faire des câlins à Bayrou. Delanoë, c'est la droite du PS, dont la mise en avant rejettera dans un ghetto quantitativement non significatif tout ce qui pourrait réellement menacer l'ultra-libéralisme.
JPB
Ecrit par : Abraxas | 14 septembre 2008

Je ne dirais pas qu' Abraxas et JPB ne font qu'un , mais....

Quel démon l'habite ? !

Écrit par : Amélie | 15 septembre 2008

Je suis remonté dans le temps des commentaires de la note Réforme du lycée et j'en ai retrouvé trois qui m'étaient adressés… J 'y répond avec un peu de retard et de décalage… C'est la règle du jeux sur les posts…

Le premier signé Robin, que je remercie d'avoir la gentillesse de me dire qu'il me lit et qu'il m'estime. Être caressé dans le sens du poil, cela a un petit côté gratifiant qui vous permet de mieux apprécier des propos moins avenants…

Comme ceux de Jésusparminous qui, reproduisant une poésie de 1993 écrite à la Courneuve par le jeune Sébastien, me met quasiment au centre de ce qu'inspire le personnage du poème…

« Il y a sûrement quelqu’un
Il est parti sans rien dire
Sans rien dire à personne
Il n'avait rien à dire
Ne connaissait personne
On lui voyait" la gueule"
Mais jamais un sourire
Il était toujours seul
Pour se regarder vieillir

Il rentrait souvent tard
Et marchait de travers
De l'eau dans le regard
Dans le ventre quelques verres
Il est parti comme ça
Comme un bateau se perd
Quand la tempête est là
Et fait gonfler la mer

Il y a sûrement quelqu'un
Qui a éteint les lumières
De sa vie pour que soudain
On le retrouve par terre
Il y a sûrement quelqu'un
Qui a soufflé les bougies
De son bonheur pour que ce matin
On ne parle que de lui »

Heureusement que Jesusparminous reconnaît tout de suite après qu'il raconte beaucoup de conneries sur ce blog : la plus exemplaire est d'avoir cru voir une correspondance entre le héros de cette poésie et ma petite personne.
Celui dont le véritable nom est
Jésusparminousbienchagéenhallucinogènes a bien besoin de cela pour pouvoir établir un lien entre ce personnage et ce que je laisse transparaître de moi sur ce blog ou le mien.

Il y a aussi Lacansétout : manifestement lui se sent concerner par les problèmes de cul puisqu'il oriente le lecteur sur mon site dans une page où j'affronte effectivement ce douloureux problème “DANS LA FOULÉE DE 1789”.

Mais manifestement il a trop limité ses investigations, car il a négligé :

1) ANOREXIE ?
2) PUB
3) LE RÉCHAUFFEMENT DE LA PLANÊTE
4) INTERMÈDE ÉROTIQUE
5) JEUX SEXUELS
6) PÉNIS ATLAS
7) ÉGALITÉS
8) HARCÈLEMENT
9) DÉSIR DES DIEUX
10) CLITORIS ET PRÉPUCE

Après quoi, il aurait pu me qualifier d'obsédé sexuel. Ce que je suis incontestablement, bien que dans la hiérarchie de mes préoccupations, j'ai consacré beaucoup plus de pages à d'autres sujets. Sujets que je me suis efforcé de traiter le plus souvent de manière politiquement incorrecte… Mais je ne les citerai pas afin qu'on ne m'accuse pas de propagandisme systématique.

J'hésite à parler de la dernière intervention de SIBILIBILI dont le langage devient de plus en plus elliptique : je cite ce qu'il dit dans la suite d'une intervention de Uncertain…

« Vous avez oublié de mentionner Léo, Toto va encore gueuler !!!
Dieu existe nécessairement; (Robin, vous connaissez ça... ... ;-)
A mon avis, l'ami Roger a trop lu Spinoza!!! »

Arrivé à ce stade d'un propos lumineusement définitif, mon commentaire serait déplacé…

NB : Je n'ai pas mis de lien d'adressage des notes que je conseille car j'ai constaté que lorsqu'il y avait plusieurs liens sur le commentaire, sa publication est parfois soumise à des aléas. C'est le cas aujourd'hui. Pour accéder aux notes indiquées, aller sur mon site et soit par la recherche,… qui ne marche pas toujours, soit par la note BŒUF PREMIER CHOIX vous accèderez à la quintessence de mes préoccupations sexuelles… Du moins, celles qui sont publiables…

Écrit par : Roger Felts | 15 septembre 2008

Au fait, L'Ombre du Vent, c'est extraordinaire comme roman et comme structure romanesque. Tout y est.
Faudrait avoir un sacré culot pour écrire et faire publier des niaiseries sans forme ni tenue quand des gars et des filles manient ainsi l'art du roman. Puis, vraiment tout public, pour peu qu'on aime le roman. Je vais le prêter à ma belle mère qui est sortie de l'école en 1943 sans certif, je suis certaine qu'elle va se régaler.

Ecrit par : dobolino | 15 septembre 2008

Eh ! Oh ! Après la mamé, c'est moi qui le lis. D'accord ?

Écrit par : catmano | 15 septembre 2008

"mon commentaire serait déplacé…"
"« Vous avez oublié de mentionner Léo, Toto va encore gueuler !!!"
C'était le 'je fais monter le niveau du bloug' de not grand sibilibiliasibilibilibili .
Il est trop fort !

Écrit par : toto | 15 septembre 2008

"Je ne dirais pas qu' Abraxas et JPB ne font qu'un , mais....

Quel démon l'habite ? !"

Ecrit par : Amélie | 15 septembre 2008

Vous seriez bien la seule à l'ignorer...

Écrit par : Christophe Sibille | 15 septembre 2008

Je parlais de la première ligne de votre message, Amélie, évidemment!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 15 septembre 2008

Comme dirait Roger Felts: "Amélie, Satan l'habite".

Écrit par : Christophe Sibille | 15 septembre 2008

Ce qui m'intéresserait, Jean-Paul, c'est de savoir, si ce n'est pas indiscret, ce que vous dit l'excellent Darcos quand il vous arrive de vous entretenir avec lui du collège.

Pour ma part, j'ai suggéré il y a déjà quelque temps, dans quelques lettres à des parlementaires, dont certaines avaient, paraît-il, été transmises au Minsitère, que soit créé un "Certificat d'Etudes Elémentaires" qui serait passé en fin de 5ème et qui permettrait aux adolescents que notre collège "unique" purement théorique fait mourir d'ennui de trouver des satisfactions bien supérieures dans une voie d'enseignement plus concrète, d'entrer dans un LEP, par exemple, voire d'entrer en apprentissage en formation alternée avec une dérogation à 14 ans qui semble plus que nécessaire aujourd'hui.
La décision de continuer ou non des études générales devrait très certainement se prendre en fin de 5ème, avec voies de retour au bercail possible, puisque c'est en 4ème et en 3ème que se posent les gros problèmes de discipline avec des adolescents qui deviennent infernaux parce qu'ils ne supportent plus de s'ennuyer et d'être en échec - peut-on d'ailleurs le leur reprocher?
Ceux qui ont inventé, il y a quelques lustres, de forcer tous les élèves à suivre le tronc unique en prétextant que tous pouvaient y réussir ont précipité des milliers d'élèves dans l'échec.

Quant aux "séquences", elles me paraissent être le moyen le plus efficace qu'on ait pu imaginer pour rendre impossible tout enseignement structuré et toute formation solide de l'esprit des élèves.
Cela donne en allemand des gosses qui arrivent en 3ème incapables de traduire "le livre de l'élève" parce qu'ils n'ont jamais appris - séquence décloisonnée oblige - ni le complément du nom en français ni le génitif en allemand; en français, aucune connaissance solide de la langue écrite en sortant du collège et aucune culture sérieuse en sortant du lycée.
Interdire ou tout au moins déconseiller vivement les "séquences" me paraîtrait une décision utile.

Écrit par : Jean | 15 septembre 2008

Desproges en accès libre sur le net.

Par ces temps de merde, révisez donc ça !

http://www.dailymotion.com/pierredesproges

Écrit par : dugong | 15 septembre 2008

Vous seriez bien la seule à l'ignorer...

Ecrit par : Christophe Sibille | 15 septembre 2008

Ben ouais , j'étais la seule ...

Alors , pas la peine de se déguiser en démon pour complimenter Bobolino . Timidité surhumaine !!

Écrit par : Amélie | 15 septembre 2008

Eh ! Oh ! Après la mamé, c'est moi qui le lis. D'accord ?

Ecrit par : catmano | 15 septembre 2008
c'est en Poche et c'est tellement bon que tu le trouves dans tous les supermarchés. pour te dire, il est en présentoir au Cocci de Buis.

Écrit par : dobolino | 15 septembre 2008

Je vois notre cher Felts passionné par la situation des collèges.

Écrit par : dobolino | 15 septembre 2008

Alors , pas la peine de se déguiser en démon pour complimenter Bobolino . Timidité surhumaine !!

Ecrit par : Amélie | 15 septembre 2008
Mais il savait que Bobolino savait qui était Abraxas et en plus, ne vous vexez pas, Amélie, il ne s'agit nullement d'un compliment mais d'une boutade, un coup d'aiguillon électrique, au mieux un clin d'œil.

Écrit par : dobolino | 15 septembre 2008

Hé, Dugong:
http://www.desproges.fr/

Écrit par : dobolino | 15 septembre 2008

En plus, Amélie, arrêtez de m'appeler Bobolino! S'il y a une personne ici qui n'a rien d'un bobo, c'est bien moi, les deux pieds, les deux mains dans la merde, le vomi, la tripaille et le sang du premier janvier au trente et un décembre, dans un trou paumé de l'arrière-pays, mariée à un paysan des montagnes et ne sortant jamais de son trou.
Je n'aurai qu'un mot: vous êtes une pauvre fille!

Écrit par : dobolino | 15 septembre 2008

Mais , Bobolino , une fois le voile levé sur Abraxas ... j'avais bien compris...

Écrit par : Amélie | 15 septembre 2008

Vous en connaissez beaucoup, des bobos qui passent leurs dimanches à blaguer avec des chasseurs de sangliers en rapetassant leurs clebs et leurs mercredis à vacciner des brebis contre la FCO?
Trouvez-moi un seul bobo qui sache reconnaître le cul de la tête d'une bédigue!

Écrit par : dobolino | 15 septembre 2008

Nouvelle du front ;-)

Je sors épuisé d'une journée particulièrement agitée (5 heures de cours, 2h.30 de trajet sur deux établissemnt) :

8 h. 15, ça commence fort : un élève de 4ème vomit dans la classe après avoir essayé de mettre le souk (il a des circonstances atténuantes ( père décédé, famille d'accueil), mais il joue de sa situation et il est loin d'être bête. Je sens que ça va être dur avec lui pendant toute l'année.

Ceux d'entre vous qui enseignent savent qu'il est impossible de faire quoi que ce soit de sérieux après un incident de ce genre.

Donc 3/4 d'heures de perdues. Je n'ai pratiquement rien pu faire de ce que j'avais prévu, hormis la correction d'un malheureux exercice.

Heure suivante avec les 5ème. Remise et correction de la dictée. Les notes vont de 0 à 20. 7 élèves ont la moyenne, le 8ème a 6,5.

J'ai eu toutes les peines du monde à leur faire cette dictée, très courte et préparée soigneusement au tableau (difficultés lexicales et grammaticales) : jérémiades, protestations..."On n'en a pas fait l'année dernière".

L'après-midi, avec les 4ème, dans l'autre collège. Les élèves arrivent surexcités, parlent, rient...J'ai toutes les peines du monde à les faire se mettre au travail.

Une élève rit de façon hystérique et continue. Je lui demande de sortir. Crise de larmes, cirque, cris...Elle finit par accepter, d'autant que la même m'avait demandé, avant le cours, si elle pouvait se jeter du haut de l'escalier) : 15 mn. de perdues.

Tentative de reprise en main : rédaction préparée (écrire une lettre en s'inspirant de la lecture expliquée) : nouvelles réactions : on n'en a jamais fait, l'année dernière avec M. X, on a fait des poésies.

Une (bonne) élève au premier rang me dit à voix basse : "C'est vrai Monsieur, mais moi j'en ai fait l'année d'avant à St Pïerre et Miquelon.

Apparemment, il n'y a plus que dans les territoires d'outre mer qu'on fait encore des rédactions.

J'essaye envers et contre tout de maintenir mon exigence en leur expliquant qu'ils auront 15 jours pour la faire, que je leur donnerai des conseils précis et qu'ils pourront la commencer en classe et venir me montrer leur brouillon, que je leur dirai si ça va, etc. (une idée piquée à Meirieu).

Ca se calme un peu mais nouvelle crise de rire hystérique...Deux garçons cette fois-ci.

J'interviens à nouveau...carnets de correspondance. "Vas y, comment tu nous traites, nique ta mère...j'men fous de M. X (le principal adjoint) et les voilà qui sortent en claquant la porte.

Ils reviennent s'excuser...discussion..."J'aimerais bien savoir ce qui vous faisait rire comme ça ?" "C'est pas de not' faute, c'est untel qui nous raconte des trucs. Quels trucs ? Le untel en question baisse la tête et avoue tout penaud : "Ben j'leur racontais mes problèmes de diarrhée." (sic !)

Encore 15 minutes de perdues et les autres, la majoité silencieuse, qui supportent stoïquement, qui essayent d'écouter et de travailler.

Conclusion : entièrement d'accord avec pedro cordoba. Le collège unique pénalise les bons éléments et aussi les moins bons de bonne volonté qui veulent réussir. Alors d'accord pour la création de filières d'excellence pour ceuxqui veulent réussir, comme en G.B.

Mais je ne me fais aucune illusion. Le pourrissement du collège et le calvaire des élèves méritants (sans parler des professeurs) se poursuivra dans l'indifférence générale, à commencer par celle des politiques.

Écrit par : Robin | 15 septembre 2008

Mais , Bobolino , une fois le voile levé sur Abraxas ... j'avais bien compris...

Ecrit par : Amélie | 15 septembre 2008
Arrêtez, petite imbécile! DDDDDDDobolino
Venez bosser avec moi, dimanche prochain! Vous épongerez le sang, faute de mieux.
venez mercredi, j'ai besoin de quelqu'un pour relever les 200 numéros de médaille. Ici, y'en a une seule qui sait ce que c'est, c'est ma sœur qui n'a jamais eu peur de se salir les mains et qui sait "monter" un voyage de ballots de luzerne et traire, le soir, après la classe. Probable que c'est aussi pour ça qu'elle sait extraire le meilleur des élèves faibles! Elle n'a pas passé sa vie à se gratouiller l'ego.

Écrit par : dobolino | 15 septembre 2008

.Elle finit par accepter, d'autant que la même m'avait demandé, avant le cours, si elle pouvait se jeter du haut de l'escalier) : 15 mn. de perdues.

J'ai tapé un peu vite. Lire : je l'a fait accompagner à la vie scolaire par une autre élève et je suis sorti pour vérifier qu'elle ne faisait pas de bêtises car, avant le cours, la même élève m'avait demandé "si elle pouvait se jeter du haut de l'escalier" (sic)

Écrit par : Robin | 15 septembre 2008

Vous voyez ce que ça donne, les compliments, Abraxas, face à la vindicte des jalouses?
Non, je n'écris pas bien.
Non, je ne suis pas dotée d'une belle intelligence.
non, je ne suis pas un "bon" vétérinaire
J'ai un physique à chier, aucune notion d'élégance, pas la moindre facilité à l'oral. Oui, oui, Amélie, je suis un sous-caca.
Abraxas s'est trompé de personne. Y'a que Felts qui me perce à jour, du haut de sa grande sagesse.

Écrit par : dobolino | 15 septembre 2008

http://img48.xooimage.com/files/0/5/d/ecole-jeanneau-65677a.pdf

Écrit par : dobolino | 15 septembre 2008

venir me montrer leur brouillon, que je leur dirai si ça va, etc. (une idée piquée à Meirieu).

Très mauvaise idée: le professeur carpette!

Écrit par : Jean | 15 septembre 2008

venir me montrer leur brouillon, que je leur dirai si ça va, etc. (une idée piquée à Meirieu).

Très mauvaise idée: le professeur carpette!

Ecrit par : Jean | 15 septembre 2008
Quand j'étais en sixième et cinquième, j'avais une professeur de français qui faisait faire la totalité des rédactions en classe (c'est vrai qu'il y avait plus d'heures qeu maintenant). On planchait paragraphe par paragraphe et on présentait chaque paragraphe à sa lecture, individuellement, à son bureau. Ça allait ou pas... Les carpettes, c'était plutôt nous, les élèves.

Écrit par : dobolino | 15 septembre 2008

Est-il vrai que la tendance en collège, depuis quelques années, soit à la disparition des dictées, des cours de grammaire et des rédactions ?

Quelqu'un peut-il confirmer ou infirmer ? J'ai besoin de comprendre pourquoi le niveau des élèves a encore baissé en six ans (je me suis arrêté en 2002) et pourquoi ils vous regardent comme si vous les menaciez avec un fouet quand vous leur parlez de faire une dictée ou une rédaction ?

Question subsidiaire : Que font-ils au juste, à part des "sorties éducatives" ?

Écrit par : Robin | 15 septembre 2008

Venir me montrer leur brouillon, que je leur dirai si ça va, etc. (une idée piquée à Meirieu).

Très mauvaise idée: le professeur carpette!

Ecrit par : Jean | 15 septembre 2008

Merci et bonne nuit à tous !

Écrit par : Robin | 15 septembre 2008

Je voudrais simplement dire, avant d'aller me coucher pour de bon qu'il assez dur, après la journée que je viens de passer et le témoignage que j'ai eu le courage et la sincérité de donner de se faire traiter de "professeur carpette".

Je ne vois pas en quoi c'est être une carpette que de chercher des solutions de terrain pour aider les élèves faibles (en l'occurence leur faire commencer une rédaction en classe, ce que je fais depuis des années avec un certain succès).

Mon témoignage s'inscrivait en plus dans le fil du blog ouvert sur JPB : les problèmes en collège, question absolument cruciale et qui ne semble pas intéresser grand monde puisqu'on parle de tout et de rien sur ce fil.

Le "professeur carpette" va se chercher un autre blog (à moins qu'il n'arrête avec les blogs) sur lequel on pourra lui répondre autrement que par des insultes !

Il y a des jours où je déteste les profs.

Écrit par : Robin | 15 septembre 2008

Bonne nuit, Robin! Et laissez-les dire!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 15 septembre 2008

Vous avez donc vu le reportage sur "France 2", Dobolino?

Écrit par : Christophe Sibille | 15 septembre 2008

@ Dobolino écrit :
"Amélie, je suis un sous-caca.
Abraxas s'est trompé de personne. Y'a que Felts qui me perce à jour, du haut de sa grande sagesse."

Dobolino, ma grande sagesse est dans l'incapacité de percer à jour la réalité de votre être profond. Quand je pense à sous-merde je ne pense pas à vous… Si métaphysiquement vous pouvez suivre mon regard, vous savez bien de quel côté il est tourné.
Je ne me suis pas autorisé à aborder las problèmes de personnalité ; si nous nous sommes frottés, parfois durement, c'est sur le CONTENU de nos désaccords sur tel ou tel aspect du débat, Quelquefois sur vos jugements, j'ai du dire (en mémoire de Lucky Lucke) que vous écriviez plus vite que votre ombre et que vous étiez davantage guidé par l'impulsivité ( ce qui dans certaines circonstances est d'un grand intérêt) que par la secondarité… Vous êtes virevoltante, diverse et variée, raffiné et vulgaire, lumineuse et obscur, incisive, mais pas toujours décisive, le contraire d'une sous-merde même si vous avez quelques complaisances pour la chose… Je ferme mon ébauche d'étude de cas (j'ai écrit cas, pas caca).

Par ailleurs, ce n'est pas pour défendre ma groupie en chef, mais je ne savais pas, moi aussi qu'Abraxas était J.P. Brighelli bis.
Afin d'introduire un peu de culture dans ce lieu où l'esprit ne doit pas cesser de régner, je précise qu'Abraxas est le nom d'un dieu intermédiaire dans le système gnostique de Basilide mort en 130 après Jésus-Christ soit 1877 avant Sarkozy. D'où est dérivé la formule cabalistique abracadabra… Ces mots d'origine grecque sont des sortes de lecture en boustrophédon d'une formule hébraïque “arba” (quatre), “däk” (du verbe “casser”), c'est-à-dire “le Quatre (cryptogramme pour le Tout Puissant) anéantit les quatre éléments). La formule a été connue par ses usages thérapeutiques ; puis le mot s'est employé au masculin : un abracadabra… Pour finalement dans sa forme moderne être élevé au pinacle de la reconnaissance nationale sous la formule : le psychopédagogisme est la forme la plus acadabrantesque de l'esprit humain…
Je trouve que Brighelli a des cheminements bien tortueux pour choisir un surnom…
Moi, j'ai été au plus simple, j'ai pris Dieu… Personne n'a protesté !


@ Robin ;
Après une journée d'enseignement fatigante, vous prenez la peine de raconter les difficultés rencontrées … Et un triste individu règle votre compte en deux coups de "professeur carpette". C'est un peu ce que j'ai vécu quand après une séance de chimio, je suis quand même arrivé à faire un commentaire sur le blog et qu'un puis plusieurs cons se sont gaussés des deux ou trois fautes que j'avais commises… Vous serez tout à fait inquiet sur la nature humaine quand vous saurez qu'un de ces cons, est celui qui vient de vous envoyer un post où il écrit :
« Bonne nuit, Robin! Et laissez-les dire!!! »
C'est le genre d'évènements qui vous blinde… Ne nous quittez pas… Sur tous les blogs il y a des cons et le système de la toile hypertrophie leur connerie… Personnellement, je trouve que sur ce site, il y en a plutôt moins qu'ailleurs… Malheureusement pas encore à dose homéopathique… À bientôt, j'espère…

Écrit par : Roger Felts | 15 septembre 2008

Robin, restez s'il vous plaît. Au moins, nous serons deux professeurs carpettes, ici.
Mes petits CE1 doivent aussi me présenter leur travail de rédaction, bien modeste pour le moment, puisqu'il s'agit chaque jour de répondre à trois ou quatre questions sur la lecture du jour en rédigeant une phrase qui tient debout.
Je passe entre les bureaux (au lieu de les faire monter sur l'estrade que je n'ai pas), je me commets jusqu'à relire la question à celle qui ne lit pas encore assez vite pour se rappeler des premiers mots lorsqu'elle en arrive au dernier, je gomme les mots mal orthographiés et ose même leur suggérer de regarder vers la troisième ligne du quatrième paragraphe pour en trouver la bonne orthographe, j'encourage, j'aide, même quand j'ai envie de hacher menu le propriétaire du crayon qui continue à refuser stoïquement de "copier aussi l'apostrophe", je vais même jusqu'à me courber en face de lui pour isoler le [s'] du [acheter] à l'aide de mes deux mains presque jointes , sans aucune vergogne quant à l'attitude de carpette que j'adopte alors.
J'aime mieux être une carpette qui adoucit les pas hésitants et trébuchants du débutant malhabile et peu sûr de lui, et même parfois pas vraiment motivé pour apprendre à marcher qu'un bloc de glace qui rejette à la mer celui qui ne sait pas nager et conclut en le voyant couler : "De toute façon, il n'aurait pas fait grand-chose dans la vie."
Vos débutants à vous, même s'ils ont treize ou quatorze ans et quelques boutons d'acné, ont comme les miens besoin d'un terrain aplani par une carpette ou, pour être plus gentils pour nous, un tapis rouge. Après tous, on le déroule bien de temps en temps pour des gens qui ont déjà prouvé qu'ils ne faisaient pas grand-chose de bien dans la vie.

Écrit par : catmano | 15 septembre 2008

Rectification =
le psychopédagogisme est la forme la plus aBRAcadabrantesque de l'esprit humain…

Pour une fois, c'est moi que je me corrige mon orthographe !

Écrit par : Dieu | 15 septembre 2008

Dieu , comme toujours , a raison .

?obolino , votre impulsivité et la mauvaise image que vous semblez avoir de vous-même , vous trompent . Ma remarque était une plaisanterie pas méchante , puisque j'avais beaucoup aimé aussi le texte " primé " par le démon du lieu , le facétieux Abraxas .
Je vous ai donc laissée à cette mayonnaise que vous faites toujours si bien monter toute seule , et je n'ai pu m'empêcher de trouver votre fragilité émouvante .

?obolino , méditez la parole de Dieu , ne vous jetez pas sur le clavier avant d'avoir réfléchi .

Robin le Juste , il est tard et visiblement , vous n'êtes pas délivré de votre journée , vous êtes toujours dans la classe .

Si j'ai un conseil à vous donner , c'est celui-ci : impliquez-vous moins , ne vous sentez pas coupable , gardez une distance de sécurité et pour cela , essayez de regarder les élèves avec les yeux d'un entomologiste , détaché et même amusé .

Je le sais bien , c'est plus facile à dire qu'à mettre en pratique , mais c'est souvent le seul moyen de sauver sa peau !
Non à l'acharnement pédagogique ! Pensez à vous !

Écrit par : Amélie | 15 septembre 2008

Robin,

Je passe sur le blog de manière assez irrégulière, mais j'apprécie vos interventions en général, et vos "dernières nouvelles du front" en particulier. Vous avez entièrement raison de parler de "courage" et de "sincérité" concernant votre témoignage. Il n'est effectivement pas rare de voir des professeurs qui préfèrent cacher la réalité de ce qui se passe dans leur salle de classe. Il y a une vraie schizophrénie du corps enseignant : on subit quotidiennement la dégradation des conditions de travail, mais en même temps on dissimule, on sauve les apparences et "pas de vagues". D'où l'amplification, selon moi, du malaise. Bien des salles des profs se porteraient mieux si la parole se libérait et si on pouvait dire les choses sans tabou.
Les situations que vous décrivez, nous les avons tous connues à un moment ou à un autre (à moins de n'enseigner qu'en lycée général). Curagiu.

PS:
le dernier conseil d'Amélie est excellent. Au front, il faut quelques fois savoir penser à soi et à sauver sa peau!

Écrit par : Daniel Arnaud | 16 septembre 2008

Robin, ne vous en faites donc pas : vous connaissez Jean (si c'est bien lui qui a tapé ce message, car son pseudo avait déjà été usurpé), vous avez dit que c'était une idée à la Meirieu, c'était donc forcément une mauvaise idée. Imaginez une seconde que vous ayez déclaré travailler votre rédaction en séquences d'écriture, vous auriez eu la meme reaction.

Pour être serieux, je pense que vous découvrez la triste réalité du collège, qui motive toutes les demandes de mutation des professeurs. Le métier, maintenant, ce n'est plus s'épanouir, aider les élèves, faire connaître des choses, etc., c'est fuir coûte que coûte le collège pour ne pas se retrouver face à des classes comme ça. Et il en sera bientôt de même pour les Secondes, dont le niveau et le comportement ne cessent de se dégrader. La devise des profs dans l'E.N. française, c'est : "fuyons et laissons le sale boulot aux autres." Quel ministre aura le courage un jour d'essayer de tenir une classe de 4emes comme la vôtre ? Que ferait Darcos face à votre classe ? Ce sont des questions dont la réponse est connue. Je concède à Darcos ce que n'avaient pas ses prédécesseurs, en particulier de gauche : il a de la bonne volonté pour régler des problèmes comme ceux-là, en particulier avec le code de Paix scolaire qui me semble une bonne idée (j'ignore ce que donnera l'application pratique, surtout si ce sont des magistrats qui s'y collent et non des enseignants).

En tout cas, vous n'avez rien du professeur-carpette ; et lire les brouillons, c'est unr pratique qui se faisait déjà quand Meirieu était encore dans les langes.

"Vous avez vu, Jeremy, le pape resserre les boulons; divorcés, homosexuels, combien de divisions?
Ecrit par : Christophe Sibille | 15 septembre 2008"
Oui, je ne suvis que grâce à une bonne dose quotidienne de Caroline Fourest (merci youtube et prochoix). C'est le traitement minimum contre les risques d'intoxication liés à la pollution des médias et aux réactions exaspérantes des gogos béats qui s'exclament de joie suite aux haïssables déclarations du Blanc Joseph.

Écrit par : Jérémy | 16 septembre 2008

Il y a plusieurs bons livres de Henri Pena-Ruiz sur la laïcité, en particulier chez Folio et Garneri-Flammarion. Par contre je viens de découvir qu'il existe un "Qu'est-ce que l'école ?" du même auteur - l'avez-vous déjà lu ? Je suis très curieux de ce que cela peut donner.

Autre question : je cherche des ouvrages qui lanceraient des pistes intéressantes pour éclaircir la notion de "culture(s)" - avez-vous des références en tête ? A part le malaise dans la culture, le livre de Jack Lang sur le rap et les innombrables anthologies de culture générale, qui, bizarrement, font toutes l'impasse sur la définition du mot culture !

Écrit par : Jérémy | 16 septembre 2008

Bernard Lahire, La culture des individus.

Une approche sociologique de la dissonance culturelle et de l'hétérogénéité du rapport à la culture à l'intérieur d'un même individu. Un correctif intéressant à l'analyse peu nuancée du Bourdieu de la Distinction -même si Lahire reste dans l'héritage bourdivin, il reconnaît la complexité du réel et du réel culturel.

Écrit par : Sénéchal | 16 septembre 2008

J'aime mieux être une carpette qui adoucit les pas hésitants et trébuchants du débutant malhabile et peu sûr de lui, et même parfois pas vraiment motivé pour apprendre à marcher qu'un bloc de glace qui rejette à la mer celui qui ne sait pas nager et conclut en le voyant couler : "De toute façon, il n'aurait pas fait grand-chose dans la vie." (catmano)

Vous avez tout compris, comme d'habitude. Merci du fond du coeur.

...Et merci aux autres, y compris à ceux qui me conseillent de prendre de la distance.

Je ne vous en veux pas (plus), Jean. chacun fait ce qu'il peut et je comprends aussi ce que vous faites, vous.

Mon problème à moi, avec les élèves, c'est le moment où il faut leur mettre une note. (l'évaluation sommative ;-)

...au centre du plafond de la chapelle Sixtine ("Sixteen", comme l'écrirait Sue Helen) .

Mais Antiby, ça n'est pas très juste non plus pour les "élus"...

...comprenne qui voudra.

Écrit par : Robin | 16 septembre 2008

Je retourne en enfer ;-)

Écrit par : Robin | 16 septembre 2008

"Vous serez tout à fait inquiet sur la nature humaine quand vous saurez qu'un de ces cons, est celui qui vient de vous envoyer un post où il écrit :
« Bonne nuit, Robin! Et laissez-les dire!!! »

Ecrit par : Roger Felts | 15 septembre 2008

"L'invective ne déshonore que son auteur". Confucius.
J'ai beaucoup d'estime pour Robin, et pour d'autres, ici. Pas tellement pour vous. Que voulez-vous, quand on prétend avoir le sens de l'humour, et qu'on écrit ce que vous écrivez souvent...
Mais j'avais dit que je ne répondrais plus à vos sottises. Je me suis encore parjuré... ...

Écrit par : Christophe Sibille | 16 septembre 2008

Roger, et "Abraxas galla galla tsé tsé", ça ne vous dit rien ? Je suis passé par Sartre pour choisir un pseudo (en dehors du fait que ça siffle comme un coup de fouet...), c'était plus rapide que par le Moyen Orient antique...
Bonne journée à toutes et à tous, je vais au charbon expliquer pourquoi la première phrase de Bel-Ami parle d'argent, et la dernière de "lit".
JPB

Écrit par : brighelli | 16 septembre 2008

Sibille pouvez-vous terminer vos phrases? Ou avez-vous peur que l'invective déshonore son auteur? Vous nous laissez donc cette lourde responsabilité : terminer vos phrases et nous désonhorer ?

Quant au système : "j'ai beacoup d'estime pour x, beaucoup d'estime pour tous, sauf que pour vous..." Vous cherchez à vous protéger des conséquences de vos affirmations. Vous chechez, incosciemment, des alliés.
Un homme honnête dit : "je ne vous estime point, et c'est pour cette raison: ..."

Écrit par : papa wilhelm | 16 septembre 2008

Mille excuses, Robin, pour le raccourci maladroit que j'ai employé! Je n'ai pas voulu dire une seule seconde que vous-même étiez un professseur carpette. J'ai réagi au fait que vous disiez vous appuyer sur une idée de Meirieu, dont l'obsession haineuse et arbitraire est d'écrabouiller les professeurs , de leur faire rendre gorge, de les mettre plus bas que terre, aux pieds d'élèves quasi dieux. Meirieu inverse diamétralement le rapport enfant-adulte, le rendant invivable (le rapport, et l'enfant!).
Vous savez que je tiens qu'il n'y a pas une seule idée à retenir dans les vingt mille pages de Meirieu (vingt cinq mille entre-temps!), et même qu'il n'y a pas dans la diarrhée verbale en laquelle consiste l'oeuvre de Meirieu une seule phrase qui mérite le beau nom d'"idée".
Alors, aidez vos élèves, Robin, bien sûr, comme nous le faisons tous, revoyez leurs brouillons tant que vous voudrez, mettez-y tout votre coeur, mais, je vous en prie, ne vous appuyez pas sur l'individu qui symbolise par excellence la ruine de toute vraie pédagogie.

Écrit par : Jean | 16 septembre 2008

"L’homme de gauche est le dealer universel de cette humanité en sécession d’humanité : il ne peut subsister que s’il accroît sans relâche sa clientèle de malades, qu’il rencontre le soir au coin des rues du nouveau monde et dont il augmente de manière systématique les doses de protection sociale et de destruction sociétale, par lesquelles il s’assure la fidélité à toute épreuve d’une population ainsi refaçonnée à son mirage et convenance, pour ainsi dire recréée, et en tout cas sans guère de points communs avec les humanités précédentes.»

Philippe MURAY

Mais monsieur Pareto disait la même chose au début du siècle dernier. Je suis hereux de savoir que le débat reprend là où nous l'avions laissé après 50 ans de censure (hélas indispensable)

Écrit par : papa wilhelm | 16 septembre 2008

" ... essayez de regarder les élèves avec les yeux d'un entomologiste, détaché et mëme amusé." propose Amélie à Robin. Ce propos me rappelle un passage de" La fortune des Rougon " de Zola où l'on voit le docteur Pascal Rougon adopter cette attitude dans les réceptions pitoyables du salon jaune de son frère devenu notable.
Robin, nous apprécions votre sincérité, votre culture et votre sensisibilité. Ces qualités ne sont plus à la mode. L'ont-elles jamais été ? Je ne me sens pas le droit de donner le moindre conseil. Vous trouverez la solution. J'ai bien trouvé la mienne qui vaut ce qu'elle vaut. Elle me convient et je moque des autres puisque "je ne fais de tort à personne en suivant mon ch'min de petit bonhomme".
A propos des dictées, de l'orthographe, de la grammaire et tout le reste qu'il me soit permis de relater cette anecdote. Ma petite nièce, qui vient d'entrer en Première S et envisage de devenir ingénieur, était alors en quatrième. Elève calme et studieuse d'un collège rural où elle se distinguait, elle me confia un jour son inquiétude : " Hélène, on nous a dit qu'au brevet il y aurait une dictée. Je me demande comment je vais y arriver parce qu'on n'en fait jamais." Il paraît qu'elle a été reçue avec d'excellentes notes. Je n'ai pas eu connaissance de la dictée de son examen mais je suppose qu'il ne s'agissait pas d'un extrait substantiel de Flaubert, Zola , Maupassant ou Genevoix. Je cite Genvoix à dessein car j'ai découvert " La joie", roman méconnu de cet auteur. Le titre évoque à mon avis la joie de vivre difficile à reconquérir quand il faut vivre avec un pied en moins , soigner la tuberculose, affronter la jalousie et la méchanceté de ceux qui vous reprochent d'avoir été élu député et de ne pas honorer cette fonction pour cause de maladie et vous reprochent également de percevoir une pension comme droit à réparation, affronter surtout sa propre aigreur qui rejaillit sur les proches détruits à leur tour. Je cite Genevoix à dessein car je relis " Rroû" histoire d'un beau chat noir qui découvre la nature. Tout y est, les arbres, les fleurs, les insectes,les oiseaux, les saisons, les épreuves douloureuses de l'existence. C'est une bouffée d'air frais et en plus c'est parfaitement écrit et construit. De la belle ouvrage.

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 16 septembre 2008

Citation pour Amélie: Si l'abrutissement de la haute bourgeoisie* continue à progresser d'une manière régulière, à l'allure qu'il a prise depuis quelques années, nos socialistes officiels peuvent raisonnablement espérer atteindre le but de leurs rêves et coucher dans des hôtels somptueux.
Georges Sorel
Paris, 1906

* je rappelle que, selon Pareto (très lié à Sorel sur ce point) la décadence de l'élite commence quand l'ascenseur social (l'éducation) est en panne ":l'elite è come un fiore, appassisce, ma se la pianta, cioè la società, è sana, essa farà subito nascere un altro fiore".

Écrit par : papa wilhelm | 16 septembre 2008

Quelqu'un a lu le portrait dithyrambique de Darcos dans le Monde? J'ai cru un instant que j'étais sur le site du Figaro.
Si même le Monde se met à l'encenser, où va-t-on.

Écrit par : Flo | 16 septembre 2008

@ SIBILIBILI extrait des œuvres de Felts la citation suivante :

« Vous serez tout à fait inquiet sur la nature humaine quand vous saurez qu'un de ces cons, est celui qui vient de vous envoyer un post où il écrit :
“Bonne nuit, Robin! Et laissez-les dire!!! ” »

Puis il fait ce commentaire :

« "L'invective ne déshonore que son auteur". Confucius.
J'ai beaucoup d'estime pour Robin, et pour d'autres, ici. Pas tellement pour vous. Que voulez-vous, quand on prétend avoir le sens de l'humour, et qu'on écrit ce que vous écrivez souvent...
Mais j'avais dit que je ne répondrais plus à vos sottises. Je me suis encore parjuré... ... »

Là où SIBILIBILI voit une invective, je ne vois qu'une considération d'une profondeur insoupçonnée sur la nature humaine : un être humain, du moins c'est ce qu'il prétend être, se gausse d'un pauvre malheureux ayant commis deux fautes d'orthographe alors que celui-ci vient de produire un texte tout à fait honorable après une séance de chimiothérapie… Et ce même “être humain” dans une situation très comparable ose écrire à la nouvelle victime :
“Bonne nuit, Robin! Et laissez-les dire!!! ” 
Je ne vois là aucune invective, mais une description quasi clinique d'un cas pouvant faire réfléchir sur l'être et le néant…
Quelques esprits ergoteurs pourront objecter que l'utilisation du mot “con” pouvait donner l'apparence de la raison au caractère invectiveur du texte. Il n'en est rien.

CON n. m. est hérité (v. 1195‑1200) du latin cunnus, attesté chez les satiriques et dans des graffitis comme désignation du sexe de la femme: c'est un mot d'origine obscure, apparenté au grec kusthos, au persan kun et peut‑être à culus (--> cul). En latin, l'usage du mot est réservé aux textes érotiques.
• Ce mot bref et malsonnant offre pour l'histoire du lexique un intérêt remarquable: son ancienneté, son origine latine, sa double valeur, ses nombreux dérivés et composés, enfin le tabou qui l'efface de la plupart des recueils de mots et des études linguistiques, du XVIIe s. jusqu'à une époque récente, tous ces éléments requièrent une mise au point. Cou­rant du XIIe jusqu'au milieu du xviie s. dans la prose et la poésie «libres», il donne lieu à de nombreux dérivés et à d'innombrables jeux de mots, rendus aisés par la fréquence de la syllabe con‑ (souvent issue du latin cum) en français. Dans le Moyen de parvenir de Béroalde de Verville (1610). L'auteur décline ainsi connaut, connasse, connin (homonyme de connin ou connil «lapin», du latin cunniculus, apparemment sans rapport avec cunnus). Rare à partir du milieu du XVIIe s. et jusqu'à la seconde moitié du xixe s., époque où il est souvent déguisé en noc, abrégé ou épelé, con redevient alors courant, avec son sens initial, mais surtout avec la valeur figurée d"imbédile», d'abord (1780) comme nom, puis comme adjectif (v. 1830, chez Stendhal, Mérimée). Ce changement de sens n'est pas clair; on peut y déceler des comparaisons désobligeantes pour la virilité (faire qqch. comme un con, attesté fin XVIIIe s.), mais aussi l'in­fluence de conart, connart, ancien mot où cornard (‑->corne) et une dérivation de con avaient pu se confondre ; cependant con, qui a eu en moyen français des emplois métonymiques appliqués aux femmes, n'était jamais injurieux. Cet emploi non érotique est parallèle à ceux de cul, couillon, et à celui du verbe foutre. Le mot donne lieu, en ce sens, à une abondante phraséologie (con comme la lune, à la con, adv., etc.).
Le mot a produit une série de dérivés. Le plus ancien est CONNARD n. m. (XIVe s.), peut‑être identifié dès 1280 dans la leçon conan, mais qui semble alors un croisement de cornart et de con (ci‑dessus); le féminin CONNASSE est la désignation péjorative du sexe de la femme (16101 et signifie au figuré «femme bête» (v. 1810, en parlant de la femme honnête et de la prostituée inexperte). CONNERIE n. .f. (1845, Flaubert), CONNE n. f. (1872), CONNEAU n. m. (av. 1896), CONNEMENT adv. (1953) concernent le sens figuré seul. Le premier est extrêmement courant dans l'usage familier pour «bêtise, imbécillité», tant comme nom de ce défaut que pour désigner une action («Quelle connerie, la guerre», J, Prévert), une parole inepte et, par affaiblissement, une chose insignifiante, à la manière de bêtise.
DÉCONNER V. intr. continue, quant à la forme 11833), un ancien verbe érotique (16551 signifiant «sortir du vagin, en parlant de la verge». Par son sens actuel, il se rattache à la série des dérivés de sens figuré et est aussi usuel que connerie. Il a donné à son tour DÉCONNAGE n. m. et le plaisant DÉCONOPHONE n. m. «discours inepte» (xxe s.), d'après télé­phone. DUCON, pseudo‑nom propre, est lui aussi courant.

Ce que je viens d'en dire est le fruit du Dictionnaire Historique de la Langue Française. Il montre bien qu'un individu sachant qu'un pauvre ére vient de subir une chimiothérapie se gausse quand même de lui parce qu'il a commis deux fautes au lieu de le complimenter pour avoir produit dans ces circonstances un texte aussi remarquable, est un con… Et cela n'est pas une insulte, mais une constatation objective, ne supportant aucune contestation.

SIBILIBILI affirme que je prétends avoir le sens de l'humour, ce qui à l'évidence est l'affirmation bien pesée qu'il pense que je n'en ai pas… Depuis l'âge de 13 ans (c'était pas hier) où j'ai fait ma première rédaction dans laquelle j'ai introduit une note d'humour, jusqu'à maintenant, sans avoir jamais atteint la réputation d'écrivain connu, parmi les nombreuses personnes qui m'ont lu, une seule, Christophe Sibille, affirme que je suis dénué d'humour… Qui dois-je croire ? La minorité moritairement mineure, mais surement éclairée ou les masses aveugles et abruties, mais qui m'accordent leur confiance, au moins sur ce plan-là ?

Christophe Sibille s'est engagé solennellement à ne plus faire de commentaires me concernant… Cela ne fait que deux fois qu'il trahit sa parole… Je constate comme lui qu'il est parjure… Et ce n'est pas une invective, mais une constatation objective…

Robin a tout récemment été victime de propos pour lesquels il s'est senti agressé. Il a reçu des témoignages de soutien. Et Jean, l'auteur de ces propos s'en est expliqué et s'est excusé. Avant cela, j'avais traité Jean de “triste individu”. Depuis, il a éclairci la question et Robin l'a absous… Personnellement, je retire donc mon propos : Jean n'est pas un triste individu. On peut lui suggérer d'être un peu moins impulsif… Je reconnais que le nom de Meirieu, c'est pire qu'un chiffon rouge pour un toro… Sauf que nous ne sommes pas des toros.
Sibille prenez exemple sur Jean. Si vous reconnaissez que vous vous êtes conduit comme un cuistre à mon égard, je reconsidérerai mon diagnostic.

Écrit par : Roger Felts | 16 septembre 2008

Perso, j'avions bien compris 'Jean', parce que pour 'bien' comprendre un auteur, il faut déjà bien le connaître, et comme je lis 'Jean' depuis 3 ans (environ) IL N'Y AVAIT AUCUN DOUTE POSSIBLE !!!

Tout comme je lis 'correctement' 'bil6' et que je peux donc (tout comme Rodger) dire de lui que C'EST UN CON !

ange

Écrit par : toto | 16 septembre 2008

Personnellement, je le lis depuis moins d'un an et je suis arrivé à la même conclusion…

Rodger Fédérateur

Écrit par : Rodger Fédérateur | 16 septembre 2008

"Perso, j'avions bien compris 'Jean', parce que pour 'bien' comprendre un auteur, il faut déjà bien le connaître, et comme je lis 'Jean' depuis 3 ans (environ) IL N'Y AVAIT AUCUN DOUTE POSSIBLE !!!

Tout comme je lis 'correctement' 'bil6' et que je peux donc (tout comme Rodger) dire de lui que C'EST UN CON !

ange"

Ecrit par : toto | 16 septembre 2008

Et que, quand Toto dit quelque chose, aucun doute possible! Cela ne peut qu'être vrai! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 16 septembre 2008

Quelqu'un a lu le portrait dithyrambique de Darcos dans le Monde? J'ai cru un instant que j'étais sur le site du Figaro.
Si même le Monde se met à l'encenser, où va-t-on.
Ecrit par : Flo | 16 septembre 2008

Quand on pense qu'il a même séduit Arlette Chabot, on en reste pantois.

Autre thème : ceux qui aiment insulter les gens devraient relire la loi du 29 juillet 1881 et le Code pénal, il y a des articles exprès pour ça.

Écrit par : Jérémy | 16 septembre 2008

Puisqu'on est là pour parler de tout sauf du collège, je suis dans le trente-sixième dessous suite au deuil cruel qui nous frappe. Notre hamster est mort hier midi. On lui a fait une jolie petite tombe.
Je suis face à un choix cornélien. Dois-je le remplacer illico pour effacer ma peine ou, au contraire, pour éviter au remplaçant des troubles psychosomatiques, dois-je attendre d'avoir fait mon deuil?
Peut-on imaginer une vie sans hamster?
Les carpes Koï vont bien, les diamants mandarins aussi et Dobolino se porte comme un chat-rme.

Écrit par : dobolino | 16 septembre 2008

Quelqu'un a l'article du Monde ? Il n'est pas en accès libre sur le site de l'honorable journal...
Et quand je vous dis, Jérémy, que Chabot a traité Darcos en premier ministre potentiel... C'est quand même dur d'avoir raison tout seul !
JPB

Écrit par : brighelli | 16 septembre 2008

Les PTA Moms aux US :

http://www.rue89.com/california-dreamin/sarah-palin-et-les-pta-moms-lecole-sous-surveillance

Profitez du dollar encore faible par rapport à l'euro, importez en !

Au moins, elles pourront soulager les enseignants de maternelle lors des changements de couche.*

Bénévolement !

* le maître du Moloch a raison : on ne les change pas assez souvent.

Écrit par : dugong | 16 septembre 2008

Christophe Sibille, vous devriez vous poser cette question :
Comment deux mecs aussi différents que Toto et Felts tant par leur style que par leur manière d'aborder les problèmes, peuvent-ils tomber d'accord pour vous considérer comme une vraie merde, même si leur vocabulaire est différent, puisque l'un parle surtout de petit pervers intellectuel, avec la variable CON, alors que l'autre parle plutôt de bouffon quand il n'introduit pas la constante CON.
Personnellement cela m'interrogerait…
- Ces amabilités font-elles parties des us et coutumes de l'échange Internetien ou y a-t-il une spécificité Sybiline ?
Dans la seconde hypothèse, cela met-il en lumière les pathologies éventuelles de Felts et Toto ou constitue-t-elle la réalité fondamentale de Sibille (ou comme l'écrit Felts,) du sympathique SIBILIBILI ?
- Dans cette seconde possibilité, la théorie totoisante comme quoi l'insulte librement acceptée serait le meilleur moyen pour vous d'obtenir une érection correcte et durable, est-elle plausible ?
- Pour le cas où ce fait plausible s'avérait vérifié, la collaboration involontaire de Toto et de Felts à votre activité orgasmique doit-il être jugé comme vertueuse, ou comme une immixtion inacceptable à la vie saine et à l'épanouissement d'un blog qui se porte très mal puisque chaque intervention de son maître à penser est l'objet de plus d'un millier de commentaires critiques ?…

Dernières minutes : une déclaration des Précieuses Ridicules :
« ceux qui aiment insulter les gens devraient relire la loi du 29 juillet 1881 et le Code pénal, il y a des articles exprès pour ça. »

La Raclure d'Héraclite…

Écrit par : La Raclure d'Héraclite | 16 septembre 2008

CS aurait des problèmes de miction ?

Encore un coup des pro statiques

de là à convoquer Héraclite !

Écrit par : dugong | 16 septembre 2008

Dernière minute : Marseille choisie comme capitale européenne de la culture 2013

Bien joué JPB ! Votre venue a semble-t-il été décisive.

En contrepartie, il faudra délocaliser le vélodrome...

Écrit par : dugong | 16 septembre 2008

« en l'occurence leur faire commencer une rédaction en classe, ce que je fais depuis des années avec un certain succès). »

Je fais la même chose. Ça prend du temps , et il faut au départ essuyer un peu de désordre ou d’incompréhension car les élèves n’en ont pas l’habitude. Je leur donne également des passages à corriger en tenant compte de mes indications.
De temps en temps , je fais aussi des cours d’écritures centrés sur un point précis : écrire une intro ( 3 ou 4 manières), écrire un dialogue, un passage émotif, une chute , écrire une phrase bien rythmée (avec déplacement des CC, du sujet...)
Rien de neuf dans tout ça. De plus, je crois que Meirieu n’a rien inventé. Si vous consultez d’anciens manuels vous retrouverez le même procédé (écriture réécriture).
Retrouvez l’ancienne collection « travaux pratiques de rédaction et de lecture expliquée »( les vol 6e et 5e suffiront pour tout le collège) qui contient de nombreux exercices de rédaction par imitation : un texte, des questions, une application du procédé en quelques lignes.(il vaut mieux 5 lignes bien écrites que 2 pages de charabia).

Pour le reste, je confirme : difficile de faire mémoriser un poème (impossible actuellement avec les plus jeunes . 2-3 élèves par classe le peuvent, les autres en sont incapables). Certains jeunes élèves ignorent l’existence de la dictée, pour d’autres , faire une rédaction se résume à « raconter leurs vacances ».
Mais enfin, il y a de l’espoir : j’ai fait récemment l’heure due au « schéma narratif » et les élèves « détestent » le schéma narratif. Donc, rien n’est perdu.

Bon courage à vous.

Ps Evidemment, je n’ai pas l’audace de vous donner des « conseils ». Vous avez sans doute plus d’expérience que moi.

Écrit par : uncertain | 16 septembre 2008

cours d'écriture

Écrit par : uncertain | 16 septembre 2008

wwwwwwww@@@@@@rrrrrrrffffffff ! mdr !
je le lis en boucle, je me suis presque pissé dessus ! :)

:)

Écrit par : toto | 16 septembre 2008

Pour Jeremy , l’an dernier j’avais déjà conseillé « La culture littéraire au lycée depuis 1880 Violaine Houdart-Mérot, Rennes, Presses universitaires de Rennes. »
L’auteur se concentre sur « la culture littéraire, mais enfin l’ouvrage contient aussi une mise au point sur le concept de « culture ».

Si vous voulez rire, ouvrez « L’enseignant, un passeur culturel » Jean-Michel Zakhartchouk, ESF éditeur, 1999.

Écrit par : uncertain | 16 septembre 2008

« La culture littéraire au lycée depuis 1880", Violaine Houdart-Mérot, Rennes, Presses universitaires de Rennes.

Écrit par : uncertain | 16 septembre 2008

ESF éditeur, une collection dirigée par un certain Ph. M.

Je sens que Jean va me tomber dessus

:-)

Écrit par : uncertain | 16 septembre 2008

Quelqu'un a l'article du Monde ? Il n'est pas en accès libre sur le site de l'honorable journal...
Et quand je vous dis, Jérémy, que Chabot a traité Darcos en premier ministre potentiel... C'est quand même dur d'avoir raison tout seul !
JPB

Ecrit par : brighelli | 16 septembre 2008

Il y était encore ce matin ils ont peut-être eu honte. (je plaisante il faut bien que les articles tournent- quoique)
Le pire c'est qu'il me semble que l'article insistait beaucoup sur sa foi, le côté catho. J'aimerais bien le relire. Et le style était très people.

Écrit par : Flo | 16 septembre 2008

Si vous voulez rire, ouvrez « L’enseignant, un passeur culturel » Jean-Michel Zakhartchouk, ESF éditeur, 1999.

Ecrit par : uncertain | 16 septembre 2008

Quel titre débile, en effet!
Mais pourquoi vous tomberais-je dessus puisque vous recommandez cet inestimable ouvrage à ceux qui veulent "rire"? Encore que, sur l'aléatoire et meiriocolique prose de Zakhartchouck, le rire doive, je présume, se figer presque aussitôt en grimace...

Au fait, un certain, je crois pouvoir affirmer que les élèves détestent aussi les "séquences".

Écrit par : Jean | 16 septembre 2008

"je me suis presque pissé dessus ! :)

:)"

Ecrit par : toto | 16 septembre 2008

Ca ne doit pas vraiment se voir...
Moins, en tous cas, que le fait que "La raclure d'héraclite" soit (encore) un des innombrables pseudos de Felts!
J'étais tout prêt à discuter avec vous, Roger. Notamment pour vous dire que ce n'étaient pas vos fautes d'orthographe qui m'avaient posé problème, (on en fait tous), mais le fait qu'elles aient été en totale contradiction avec des contributions plutôt argumentées et bien construites, quoique dans un style un peu pompeux, (et parfois légèrement pompant, d'ailleurs).
Mais votre manie d'apparaître sous vingt-cinq pseudos différents, et de vous poser des questions auxquelles vous répondez vous-même par ce biais, est vraiment ridicule et enfantine. Croyez-vous vraiment que les blogueurs ne vous aient pas percé à jour?
Ceci étant dit, cela m'est complètement égal d'être insulté, je l'ai déjà dit. Ce qui m'agacerait et me vexerait, ce serait de l'être par des gens pour qui j'ai une réelle estime. Je préfère même que quelqu'un comme Toto m'insulte, ça aurait tendance, non à m'exciter, mais à me rassurer!

Écrit par : Christophe Sibille | 16 septembre 2008

Et achetez "Siné hebdo" demain... Vous y trouverez, entre autres, une partie de ces "brèves d'actu".

Ris Corée
La garde particulière de KIM-JONG-IL nous fait savoir qu’elle a repoussé victorieusement l’attaque cérébrale dont il a été victime.

Quantique des quantiques
Pour des raisons encore .inexpliquées, l’accélérateur de particules LHC refuse d’aspirer le trou de la sécu.

Meyssianique
Bigard nie l’existence du 11 septembre ; « c’était juste un lâcher de salopes organisé par le Pentagone ».

Francophonie
Le pape entame sa visite en France ; « je veux voir Bernadette Chirac, la fille aînée de l’Eglise, réapparaître à Lourdes ».

Raie publicaine
Des poupées à l’effigie de Sarah Talin font un triomphe aux Etats-Unis ; elles ne disent pas : « Maman » quand on les touche, mais font « MacCain Mac Cain Mac Cain » quand on les branle.

Big bang
Deux physiciens enregistrent un clip - rap pour vanter LHC ; Valéry Giscard d’Estaing envisagerait un duo avec Joey Starr ; « moi auchi, j’ai bejoin d’akchélérer ma particule ».

Chef religieux
Aux dernières nouvelles, le problème de l’autonomie du Vatican n’aurait pas été abordé lors de l’entrevue entre Nicolas Sarkozy et Benoît XVI.

Show-bizz
Madonna réalise un film, « obscénité et vertu ». Elle y raconte l’extinction du feu dans son tunnel.

Pêche roturière
Jean-Marie le Pen annonce qu’il ne se représentera pas à la direction du front national. « J’ai vendu mon paquebot, j’attends la prime à la casse ».

Chanson
Benoît XVI se rend à Lourdes. « j’aurais bien choisi la fête de l’huma, mais au moins, à Lourdes, le public ne peut pas sortir de la salle pendant mon show ».

Écrit par : Christophe Sibille | 16 septembre 2008

Ce qui n'empêche évidemment pas d'acheter aussi "Charlie"!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 16 septembre 2008

Ce qui m'agacerait et me vexerait, ce serait de l'être par des gens pour qui j'ai une réelle estime. Je préfère même que quelqu'un comme Toto m'insulte, ça aurait tendance, non à m'exciter, mais à me rassurer!

Encore votre petit jeu! :o) Incroyable!

Écrit par : papa wilhelm | 16 septembre 2008

@sibilibilibiliaqueubilibli

'ta reum à oilp sur youtube' !

ange :)

Écrit par : toto | 16 septembre 2008

Robin doit être rassuré par tous les messages de soutien et d'amitié. Jean s'est excusé, tout devrait rentrer dans l'ordre.
Seuls les trolls de toutes les races n'ont pas de place dans un blog.

Écrit par : Pedro Cordoba | 16 septembre 2008

Quelqu'un a lu le portrait dithyrambique de Darcos dans le Monde? J'ai cru un instant que j'étais sur le site du Figaro.
Si même le Monde se met à l'encenser, où va-t-on.

Ecrit par : Flo | 16 septembre 2008
Il date de quand, cet article? Y'a tout un tas d'article sur Darcos en archives, dont certains très récents mais je n'ai pas vu un seul titre dithyrambique.

Écrit par : dobolino | 16 septembre 2008

J'aimerais bien que le 'bouffon' qui parle de race, nous parle de ses élèves ...

ange :)

Écrit par : toto | 16 septembre 2008

Cher Pedro Cordoba,

Je voudrais réaliser une thèse autour du sujet suivant : "Les aspects langagiers de l'erradication des trolls dans les blogs instructionnistes"

Pourriez vous m'aider à constituer une biblio ?

Écrit par : dugong | 16 septembre 2008

Au fait, un certain, je crois pouvoir affirmer que les élèves détestent aussi les "séquences".

Ecrit par : Jean | 16 septembre 2008
affirmatif, en ce qui concerne mes deux actuels élèves. Quant au schéma narratif, collé chaque début d'année, en classe de troisième, on passe de la névrose à la paranoïa.

Écrit par : dobolino | 16 septembre 2008

Terrible, l'effet sur un élève studieux depuis la sixième du cours de troisième sur le schéma narratif "M'man, je t'assure que ce prof nous en veut!"

Écrit par : dobolino | 16 septembre 2008

Très bon site !

http://ressources.ecole.free.fr/outils/humour/phrasesdebiles.htm

ça peut toujours servir !

Écrit par : vigilant | 16 septembre 2008

Je ne suis pas seule à penser qu 'on n'a pas à attendre du pape qu'il fasse autre chose que remplir sa fonction de Pape .
Sur le sujet une excellente analyse de François Miclo sur Causeur , dont voici la conclusion :

" Ce qui gêne au fond les médias, sous Jean-Paul II comme sous Benoît XVI, c’est une monstrueuse tautologie : le pape est pape. Il n’est pas une vedette du show-biz ni pétomane. Il ne montre pas son cul dans des reality show et ne joue pas des claquettes. Circonstance aggravante : le pape est l’une des seules personnalités au monde à ne pas tirer sa légitimité du cirque médiatique tout en étant exposé médiatiquement. Il n’est donc pas étonnant que, dans ces conditions, la plupart des médias en perdent leur latin."


http://www.causeur.fr/le-pape-est-pape,939

Attention , il y a deux pages .

Écrit par : Amélie | 16 septembre 2008

Pour ceux qui ne l'avient pas lu ou veulent le relire voici l'article du Monde sur Xavier Darcos en date du 4 septembre 2008.

Xavier Darcos

La foi du converti
Article paru dans l'édition du 04.09.08

L'agrégé de lettres n'était a priori pas fait pour entrer en Sarkozie. Ministre de l'éducation nationale, il a appris à composer, jusqu'à se fondre dans le premier cercle


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a tragédie l'a bousculé de son aile noire, plusieurs fois. Un jour, au réveil, sa femme était morte à son côté. Malgré son chagrin, Xavier Darcos s'est montré capable d'écrire une réponse profonde, sentie, à un petit mot de condoléances. Pas une digression savante sur le thème de la mort chez Ovide, qui fut son sujet de thèse. Encore moins une banalité sociale avec des formules toutes faites. Ni Trissotin ni Monsieur Jourdain. C'est lui qui est en deuil et c'est vous qui êtes consolé. Il est comme cela, Xavier Darcos.

Un stoïcien ? Il en a le courage, mais pas l'austérité. On l'imagine plus volontiers adepte de cet adage des bonnes familles : « Il est poli d'être gai. » Car l'humour, ou plutôt l'esprit, l'a sauvé de tout. Xavier Darcos, agrégé de lettres et docteur en études latines, est un type très drôle. Certainement le plus cultivé du gouvernement. Il n'a pas son pareil pour croquer ses collègues, peindre un premier ministre, cerner un président. Incisif, parfois cruel comme la réalité, jamais méchant. C'est un amoureux de la littérature, lâché en politique sur le tard et qui y a trouvé son bonheur.

Enfin, tout cela, c'était avant. Avant que la Sarkozie, président en tête, ne s'entiche de ce ministre qui connaît l'éducation nationale comme sa poche. Deux galaxies situées à des années-lumière ont donc fusionné. Erudition contre bling-bling, province tranquille contre Neuilly, politique à la papa contre manières de bandit.

« Le fait d'être très bien avec le président, c'est quelque chose que je n'avais pas prévu. Je suis très bien dans le sarkozysme, très bien avec cette volonté de réforme, de méfiance par rapport aux choses installées », raconte-t-il sans doute apparent. On se frotte les yeux et on relit son Tacite, ses vérités sont les nôtres (Plon, 2007), admirable de lucidité sur le pouvoir. L'ancien professeur de khâgne au lycée Louis-le-Grand, métier adoré pendant vingt ans, s'y glisse dans la peau de la noblesse romaine qui détient les oripeaux de la puissance. « Mais c'est le Prince qui la manipule et l'humilie. Comment simuler de n'être pas déshonoré par une dépendance en soi si honteuse ? »

Oui, comment, en vrai ? Tacite suggère de trouver « entre une résistance qui se perd et une servilité qui déshonore (...), une route exempte de bassesses et de périls », cite Xavier Darcos. Le patricien des temps modernes s'offusque presque du parallèle : « On n'est tout de même pas dans l'empire julio-claudien ! J'ai essayé toute ma vie de rester moi-même, mais j'aime être aux affaires et il faut combiner les deux. »

Alors Xavier Darcos combine. Compose. Avec la laïcité, la mémoire de la Shoah, les suppressions de postes, la carte scolaire. Le fils chéri d'Anne-Marie, femme solide et indépassable cuisinière qui aura 100 ans le 4 octobre, n'a « pas d'états d'âme ». Huitième et dernier enfant d'un trésorier payeur général, un boursier devenu notable de province, Xavier Darcos fut un chouchou. Musicien - il joue de l'orgue -, fine gueule qui fonda à Périgueux le Salon du livre gourmet en 1990, cet épicurien n'espérait plus de la politique ce qu'elle est en train de lui donner. Il fut le dernier à savoir qu'il ferait partie du gouvernement Fillon. Nicolas Sarkozy hésitait à confier à un homme du sérail le soin de réformer l'éducation nationale.

« Qu'est-ce que je peux faire d'autre que de m'y mettre, une fois que les lignes ont été définies ? », demande le ministre. Evidemment, ce catholique pratiquant mais défenseur d'une laïcité ouverte, auteur de L'Etat et les Eglises, la question laïque (Odile Jacob, 2006), n'aurait pas écrit le discours de Latran de Nicolas Sarkozy. Il n'aurait pas proposé, avec les mots du président, que des élèves de primaire parrainent des enfants juifs victimes de la Shoah. En juillet, Emmanuelle Mignon a payé ces bévues de son poste de directrice de cabinet à l'Elysée. Mais, pour le reste, le ministre de l'éducation nationale suit, répare ou devance les projets de cette droite à laquelle il appartient sans s'en estimer prisonnier.

« Alors tu fais du Sarko maintenant ? Et bien en plus ! », lui a lancé le président à la sortie d'un conseil des ministres. Les sarkozystes se frottent les mains : voilà un homme respecté dans son domaine, qui sait parler aux syndicats et qui n'a encore mis personne dans la rue. Même s'il peut être contesté. « Nicolas aime les ministres qui se démerdent bien pour expliquer leurs réformes à la télé, tranche un proche conseiller du chef de l'Etat. Il a séduit Nicolas à sa façon. » Et paraît-il aussi Carla Bruni-Sarkozy. « Elle est charmante avec moi. Je crois qu'elle me trouve d'une compagnie acceptable », consent à dire le ministre.

Ce diable d'homme a des appuis partout. Le spécialiste de l'éducation Philippe Meirieu, naguère descendu en flammes dans un des ouvrages de Xavier Darcos, serait presque l'un de ses meilleurs avocats : « C'est un homme d'une remarquable intelligence et il ne méprise pas les autres. Un vrai républicain. » Ils avaient même fini par écrire un livre ensemble Deux voix pour une école (Desclée de Brouwer, 2003). Une habileté certaine, une anticipation remarquée pendant la campagne, un appétit croissant pour la scène médiatique, et voilà Xavier Darcos propulsé dans le « groupe des sept » qui se réunit régulièrement autour du président de la République. Et même hissé dans le cercle restreint des premiers ministrables. Il se contente de dire : « Je me suis débarrassé de la quarantaine ambitieuse et c'est bien agréable. »

Sa seconde femme, Laure, passée par les cabinets ministériels dont celui de François Bayrou à l'éducation nationale, est devenue une conseillère politique avisée. Elle ne se contente pas de lui organiser des dîners. L'un des derniers vit cependant à sa table une joyeuse compagnie : quelques grands chefs amis, Ducasse, Hermé, Savoy, le médecin David Khayat - « Il m'a beaucoup aidée pendant mon cancer », dit Laure Darcos - et Pierre Charon. « J'ai eu pour lui un vrai coup de foudre d'amitié. Il est complet ce mec-là ! », avoue ce compagnon historique de Nicolas Sarkozy. Ce « mec-là » ne dit plus de mal de personne. De Jack Lang, qui l'attaque avec virulence, il sourit. « Moi, je ne me demande pas tous les matins ce que je vais faire pour exister. Son bouquin, c'est un peu le tour de la nostalgie en quatre-vingts jours. » Le matin, il écrit, mais ne publiera rien tant qu'il sera ministre. Il s'est même officiellement réconcilié avec Luc Ferry, avec qui il forma un tandem infernal à la tête de l'éducation nationale.

« Il a 61 ans, plus beaucoup d'espoir sur le plan local après la perte de Périgueux. Ce serait trop bête de rater sa chance pour le plaisir d'un mot d'esprit », glisse un ami. Il ne sera pas l'abbé de cour du film de Patrice Leconte Ridicule, qui, grisé par son intelligence, brisa sa carrière. Dans l'ivresse de la rhétorique, il avait démontré l'inexistence de Dieu.
Béatrice Gurrey

Écrit par : Merlemocoeur | 16 septembre 2008

Amélie a écrit : "Attention , il y a deux pages ."

Complètement conditionné par la lecture du texte en lien, j'avais lu :

"Attention , il y a deux papes"

Diabolique !

Écrit par : dugong | 16 septembre 2008

Sortir le Moloch éducatif de l'archaïsme.

De nombreux livres ont été écrits sur le système éducatif. Globalement, ils sont de deux types. Les premiers prônent le retour à la mémorisation, à la sélection et à l'autoritarisme. Ils mettent l'accent sur l'instruction (noble) qu'ils opposent à l'éducation (subalterne) qui serait l'affaire des parents. Les seconds se concentrent sur le management, comme celui de Jean-Claude Werrebrouck,( le plus original) ayant pour titre, la déclaration des droits de l'école (L'Harmattan 1995). Ce bref article a pour objet de présenter l'éducation autrement, sans revenir sur les errances ou les utopies présentes dans l'abondante littérature ayant fleuri sur ce sujet tout de suite après 1968. Au lieu de demeurer à l'écart du progrès technique, la pédagogie aurait du s'en servir pour gagner en efficacité éducative.

1) Le statu quo pédagogique.

Il y a plus d'un demi-siècle, la télévision n'avait que 3 chaînes. Les magnétoscopes n'existaient pas. Les ordinateurs portables non plus. Internet pas davantage. La transmissions des connaissances ne pouvait se faire que de bouche à oreille ou en utilisant l'imprimé. L'inspection générale de discipline, notait les profs sur leur capacité à transmettre directement le savoir. Il était donc impossible d'inverser la pédagogie en demandant aux élèves d'apprendre le cours dans les manuels (tous excellents d'ailleurs) chez eux et de faire en classe les exercices, les expériences et les T.P. comme le suggéraient déjà certains pédagogues. Sur le fond, c'est-à-dire au niveau de la pédagogie, rien n'a véritablement évolué. On peut même dire qu'elle est demeurée moyenâgeuse, car la transmission des connaissances se fait toujours, pour l'essentiel, de bouche à oreille. Ainsi, l'enseignement continue à reposer entièrement sur un Maître devant une classe.

2) La nécessaire révolution éducative.

Si l'on voit mal comment l'école élémentaire pourrait faire autrement, il n'en est plus de même pour l'enseignement secondaire. Depuis des décennies réformettes et contre-réformettes se sont succédé, tant au niveau des programmes que des filières. Continuer dans cette voie est stérile, en dehors de quelques économies en matière de postes, ce qui n'est certes pas négligeable ou scandaleux. C'est la pédagogie collective qui est désormais dépassée, tout au moins dans le second cycle. Elle ne correspond plus du tout au besoin des élèves, et surtout à l'évolution d'une société diversifiée, "préfigurative", en perpétuelle mutation technologique. Il devient aujourd'hui impératif non seulement d'avoir des bases solides, les plus étoffées possible, mais aussi d'acquérir la capacité permanente d'apprendre, ce qui est primordial, y compris à l'Université. Les élèves du secondaire aspirent de plus en plus à des contacts individualisés qu'ils trouvent dans les cours "Acadomia", Legendre ou autres. Voire dans les leçons particulières. Dans tous les métiers, les tâches répétitives (qualifiées de stupides) ont été confiées aux machines. L'enseignement semble être passé à coté de la révolution Gutenberg, de celle audio-visuelle (McLuhan) et aujourd'hui de celle informatique (E.A.O) et (E.I.A.O). Faute d'évolution, il faut donc désormais une révolution. En bref, les fonctions éducative et pédagogique des profs doivent prendre le pas sur celles répétitives ou mécaniques.

3) Aligner les horaires des enseignants sur ceux de tous les autres salariés ( 35h constatables sur 47 semaines travaillées).

Tout d'abord, les enseignants du primaire et du secondaire ne sont pas des professeurs chercheurs d'université (même s'ils se prennent parfois pour tels) qui ont besoin de beaucoup de temps libre pour la recherche et la mise en valeur de leurs travaux. Les premiers ont pour mission de faire acquérir aux apprenants un savoir standardisé de base (peu évolutif) débouchant sur des examens nationaux. Les seconds sont censés faire un cours inédit. Ce dernier peut donc demeurer ex cathedra sans aucun préjudice pour les étudiants. Il y a des assistants et des PRAG, pour prendre en charge les TP et les travaux en groupes. Il ne saurait donc y avoir confusion entre ces professions qui ne sont pas de même nature. S'agissant ainsi de l'enseignement secondaire, le SGEN/CFDT avait déjà proposé, il y a plus de 30 ans, une présence hebdomadaire des profs de 39h au sein des établissements, pour qu'ils redorent leur blason. Mme Ségolène Royal a aussi fait cette suggestion. M. Lionel Jospin, Ministre de l'E.N. avait, quant à lui, parlé de "travailler autrement". Prétendre que l'École, comme la famille, sont des institutions archaïques irréformables n'est rien d'autre qu'un dogme dénué de fondements. La rupture avec le passé consiste à recourir à l'utilisation de cours documentés, préparés par des équipes de professeurs, et enregistrés sur des DVD. Ils valent intrinsèquement beaucoup mieux que n'importe quel cours débité plus ou moins machinalement en direct dans un auditoire de 20 à 25 élèves. Il est possible ainsi de s'arrêter sur certains passages, de les revoir, de prendre des notes sans commettre de fautes de transcription aux effets désastreux pour les plus faibles. Car en révisant un cours pris à la va- vite, ces derniers fixent de mauvaises orthographes et même des erreurs beaucoup plus graves. Mais pour mettre cette pédagogie en oeuvre (condition sine qua non de sa réussite) les profs doivent devenir de véritables pédagogues au sens étymologique du terme. Leur unique raison d'être consiste majoritairement à faire travailler les élèves, à diriger leurs études, à évaluer, mais aussi à expliquer ce qui n'a pas été compris. En bref, une fonction intelligente. Même Ivan Illich n'a pas nié le recours à des éducateurs dans une société sans école (éditions du seuil 1972). Pour ce type d'éducation, au collège comme au lycée, les contacts doivent devenir individuels ou en tout petits groupes , sauf pour les TP, les expériences en sciences physiques, et les évaluations (devoirs surveillés). Cela devient évidemment possible en modifiant leur temps de présence et en développant le travail autonome pour les élèves comme le proposait déjà Antoine Prost dans un rapport portant son nom. Avec cette conception, le métier de prof deviendra moins pénible, car la tension nerveuse est beaucoup moins grande dans les contacts individuels que dans ceux collectifs débouchant parfois sur des chahuts. Enfin et surtout, l'éducation, au sens large du terme, sera renforcée par une présence beaucoup plus assidue que les 15 ou 18 séquences de 55 minutes (50 dans certains établissements) par semaine sur une demi-année. Les élèves faibles ne seront plus bloqués par la timidité, et ceux ayant des facilités retardés par les premiers. Mais cela ne suffira pas si l'on ne réaménage pas le temps scolaire.

4) Diminuer et moduler la durée des vacances.

Les rythmes scolaires sont actuellement aberrants. Les journées sont trop longues, comme n'a cessé de le répéter Claude Allègre (Toute vérité est bonne à dire page 38...) et les vacances aussi. Ces dernières sont de 6 semaines pour presque tous les salariés et elles sont de plus en plus étalées sur l'année, ce qui ne nuit pas à l'industrie touristique, bien au contraire. Dans ce domaine, l'actuel soutien apporté à la fin des vacances d'été aux élèves ayant des rythmes d'acquisition plus lents est évidemment une réforme positive, mais elle n'apporte pas une réponse à la fatigue générée par des journées de travail trop longues. Les activités sportives ou de loisirs (Théâtre, bibliothèque, médiathèque...) font défaut, au niveau de la détente nerveuse indispensable. Un nombre croissant de parents ne cesse de le dire. Ainsi, les établissements scolaires doivent demeurer ouverts toute l'année civile afin de permettre une meilleure utilisation des locaux et des personnels dans les activités scolaires comme dans celles para-scolaires. Rendre les élèves plus sociables demande de la continuité et du temps.

5) Poursuivre la décentralisation.

Les changements ne pourront se faire qu'avec une plus grande autonomie de gestion des établissements, et leur mise en concurrence, pratiques qui ont fait progresser tous les secteurs d'activité. Claude Allègre comparait notre système éducatif, tantôt à un mammouth tantôt à un dinosaure. Les Rectorats et I.A. emploient une bureaucratie excessive, inutile et donc coûteuse. Il faut les "dégraisser" en priorité. Les programmes et les examens peuvent demeurer nationaux, car ils appartiennent à la sphère régalienne avec l'évaluation des savoirs (examens). En revanche, la gestion des profs peut très bien être décentralisée au niveau des établissements. Les CAPES deviendront alors de simples certificats d'aptitude. Le Proviseur ou le Principal assistés par des enseignants de la discipline recruteront leurs profs, en fonction d'un projet éducatif. C'est déjà ainsi dans de nombreux pays. Mais il n'y a pas d'autonomie sans limites financières. C'est pourquoi, la "décision" 6 du rapport Attali sur la libération de la croissance, précise page 34: "En pratique, l'État affectera aux parents une somme d'argent par élève. Chaque parent pourra l'utiliser dans un établissement public ou privé de son choix." Tous ces changements devront évidemment s'accompagner d'un renforcement des IUFM.

7) Des personnels mieux formés pour exercer leur métier éducatif.

Les sciences de l'éducation, étendues à la confection des DVD et des logiciels éducatifs, ont vocation à devenir le fer de lance de la formation des personnels d'enseignement. La nouvelle manière de transmettre l'instruction nécessite une pédagogie différente de l'ancienne. M. Darcos propose d'allonger d'un an les études pour devenir professeur comme si les profs ne connaissaient pas suffisamment leur discipline, raison pour laquelle ils seraient obligés de préparer (apprendre?) "leur" (plagiat?) cours. Pourquoi ne pas consacrer cette année supplémentaire à l'étude des sciences de l'éducation? Dans beaucoup de pays, les profs du secondaire sont bivalents, parfois trivalents. Ils ne sont pas incompétents pour autant. Vice versa, leur formation pédagogique et leur implication éducative sont très supérieures à nos pratiques. Toutes ces innovations font toujours l'objet de vives polémiques. Tout ce qui touche à l'éducation est explosif chez nous (quieta non movere écrivait Salluste dans Catilina) sauf quand il s'agit de dépenser toujours plus dans un système souvent comparé au tonneau des Danaïdes.

8) Les dysfonctionnements du système éducatif sont multiples.

Sans cautionner intégralement les enseignements de B.F. Skinner, exprimés dans au delà de la liberté et de la dignité (Robert Laffont 1971), tout est éducation de la naissance à la mort. Le constat de la faillite éducative est effarant. Ainsi nous avons déjà un nombre élevé de suicides, plus de 10.000 par an. C'est la première cause de mortalité pour les jeunes. S'y ajoutent de nombreux drogués, y compris par des médicaments psychotropes comme les anxiolytiques donnant lieu à des consommations records comparées aux autres pays. Leurs effets sont mortifères. S'y additionnent de multiples agressions aux personnes, des incendies criminels dans les banlieues. Des illettrés et surtout des personnes lisant péniblement. Les difficultés rencontrées par la presse écrite en témoignent. Il n'est pas non plus possible de mieux partager le travail parce qu'une proportion (trop importante) est incapable de travailler (2 millions de chômeurs!) qui ne sont pas tous des handicapés. Avoir un métier est pourtant vital. Or, nous devons importer non seulement de la main d'oeuvre qualifiée mais aussi des personnels hautement diplômés. Paradoxalement, 50% de nos étudiants échouent à l'Université soit parce qu'ils ont été mal orientés, soit parce qu'on ne leur a pas appris à apprendre. Dans ces conditions, peut-on affirmer que notre système éducatif fonctionne comme il le faudrait et qu'il serait même le meilleur du monde?. La réponse est évidemment non. Ce n'est pas faute de moyens, car ceux-ci n'ont cessé de s'accroître depuis de nombreuses décennies. C'est tout simplement parce qu'ils sont très mal employés. Claude Allègre comparait le corporatisme professoral, ultra-conservateur, à "l'armée rouge".

9) Les réactions des enseignants face au changement demeurent toujours les mêmes.

Pour eux, l'élève serait incapable d'apprendre seul. Il aurait besoin d'un mentor ou d'un surveillant mobilisant en permanence son attention pendant la transmission des connaissances. "apprendre le cours dans un manuel scolaire, cela n'a jamais marché" écrivait un professeur. Même remarque pour l'audiovisuel. Quant à l'E.A.O et à l'E.I.A.O, ils n'ont jamais pu voir le jour. Le plan "informatique pour tous" de Jean-Pierre Chevènement s'est heurté à une hostilité quasi générale. Le matériel spécifiquement conçu pour un usage pédagogique n'a souvent pas été déballé. Et quand il l'a été, c'était pour être critiqué et déprécié. Ce fut un véritable sabotage verbal. Il avait pour raison (non avouée!) celle qui opposait les ouvriers aux métiers à tisser de Jacquard. L'informatique supprimerait des postes de profs dans l'éducation en permettant aux élèves d'apprendre seul, véritable crime pour les syndicats . Et pourtant, chacun d'entre nous sait pertinemment que ce qu'il a véritablement assimilé et retenu, c'est ce qu'il a appris ou découvert par lui-même. Le refus du changement réside de toute évidence dans la crainte de voir disparaître un statut privilégié. Le temps libre et la sécurité de l'emploi sont devenus les vocations premières du professorat. On trouve de ce fait une méfiance pour les sciences de l'éducation pouvant induire le changement tant redouté. Pour beaucoup de profs la compétence disciplinaire, serait la meilleure des pédagogie. Or, il n'y a pas d'instruction sans éducation et vice versa. Cette dichotomie est absurde. Enfin, la salle de classe n'est pas un lieu exceptionnel pour l'apprentissage de la vie en groupe, autre argument en faveur du maintien des cours dans leur forme actuelle. Une autre objection, de taille, réside dans l'égalité du Service public sur tout le territoire. Or, ce n'est déjà actuellement pas le cas avec les Z.E.P. Maintenant si l'on prend l'exemple de l'industrie automobile, la mécanisation a permis une très forte diversification des modèles, une réduction des coûts de production et une démocratisation de son usage. La concurrence oblige tous les constructeurs à fabriquer des voitures de qualité. Cette comparaison avec l'École leur parait sacrilège, dans le meilleur des cas matérialiste. Mais notre cerveau n'est-il pas aussi composé de matière? Enfin, il faut cesser d'être hypocrite. Le système éducatif a, de tout temps, transformé des différences naturelles (innées) en inégalités sociales. Pour qu'il en soit autrement, il faudrait payer toutes les personnes de la même manière. Même l'URSS a du y renoncer.

9) Conclusion.

La société a fortement évolué depuis un demi-siècle. Elle est de moins en moins figée. Si les méthodes d'enseignement du primaire se sont modernisées, celles du secondaire sont demeurées archaïques et infantilisantes. L'École aura de moins en moins le monopole du savoir, même si celui qu'elle dispense est spécifique. Sa mission doit être d'apprendre à apprendre par l'utilisation rationnelle de toutes les technologies modernes de la transmission des connaissances allant des manuels scolaires à l'ordinateur dont le support est aussi l'écrit. Dans cette perspective, les profs doivent être formés pour être tout de suite opérationnels. Ils ne sont utiles que devant les élèves. Les nouvelles technologies permettent de multiplier ou d'amplifier l'intelligence (capacité de comprendre telle ou telle chose) si elles sont étroitement liées à la pédagogie, notamment aux méthodes Freinet. Mais elles permettront aussi de libérer les professeurs. Ils pourront ainsi prévenir ou pallier in ovo (dans l'oeuf) les comportements asociaux qui minent notre pays. Dans l'état actuel des choses, notre système scolaire est devenu un Moloch pour la société.

Écrit par : Trollbolino | 16 septembre 2008

Écrivez, écrivez, des mètres et des mètres d'écran, s'il vous plaît.
Il ne faut surtout pas que l'article sur les PTAmachintruc soit lu en haut lieu.
J'en veux pas de ça, dans ma classe !

Écrit par : catmano | 16 septembre 2008

Un certain JM Mercier a pondu cette suite de caractères sur le forum éuc de France 2.

Stupidement troll.

Écrit par : dugong | 16 septembre 2008

Je tiens à préciser que lorsque j'ai écrit le message précédent, les conneries du troll bolino n'étaient pas encore parues sur le blog !
J'ai dit écrivez, pas "propagandez" !

Écrit par : catmano | 16 septembre 2008

Pour ceux qui ne l'avient pas lu ou veulent le relire voici l'article du Monde sur Xavier Darcos en date du 4 septembre 2008.

Xavier Darcos

La foi du converti
Article paru dans l'édition du 04.09.08

.../...
Béatrice Gurrey

Ecrit par : Merlemocoeur | 16 septembre 2008

Comme dithyrambe, y'a mieux!
Si c'est vraiment de cet article qu'il s'agissait, je le préfère à son adresse qu'à la mienne.

Écrit par : Trollbolino | 16 septembre 2008

arrêtez d'troller 2 'segondes' :)

je voudrais savoir si Jean a des CM1 c't'année ?
passkeu moua j'ai un vrai pro, pour une fois !!!!

Bisquebisque rageuuuu !

ange :)

Écrit par : toto | 16 septembre 2008

Un certain JM Mercier a pondu cette suite de caractères sur le forum éuc de France 2.

Stupidement troll.

Ecrit par : dugong | 16 septembre 2008

Je tiens à préciser que lorsque j'ai écrit le message précédent, les conneries du troll bolino n'étaient pas encore parues sur le blog !
J'ai dit écrivez, pas "propagandez" !

Ecrit par : catmano | 16 septembre 2008

Ouais, jai trouvé ça vachement bath, alors, je vous l'ai mis mais en changeant mon nom.
Ceci dit, je remercie toutes les personnes qui ont pris part à notre peine lors du décès de Caramel.
Pour compléter le tableau, mon fils a reçu sa feuille de route pour la journée soldatesque qui va lui faire louper deux heures de philo.

Écrit par : Dobolino | 16 septembre 2008

Sur la notion de culture, voir :
- G. Steiner, Dans le château de Barbe Bleu. Notes pour une redéfinition de la culture, Folio
- H.Arendt, La crise de la culture, Folio (ou sa vulgarisation chez Finkielkrault, La défaite de la pensée)
- A.Brossat, Le grand dégoût culturel, Seuil (un pamphlet, la culture contre le politique)

Et pour les vétérinaires qui traineraient sur ce blog:
- D.Lestel, Les origines animales de la culture, Flammarion (un brillant penseur dont on parle malheureusement peu)

Écrit par : Romuald | 16 septembre 2008

@ Cordoba a écrit :
Robin doit être rassuré par tous les messages de soutien et d'amitié. Jean s'est excusé, tout devrait rentrer dans l'ordre.

Je réponds :
Sibiliibili n'a présenté aucune lettre d'excuse quant à son attitude indigne… J'avais écrit :
"Sibille prenez exemple sur Jean. Si vous reconnaissez que vous vous êtes conduit comme un cuistre à mon égard, je reconsidérerai mon diagnostic.” Il me répond en m'accusant d'être Raclure d'Héraclite, Et le fait qu'il ose écrire ensuite :
"mais le fait qu'elles aient été (les fautes) en totale contradiction avec des contributions plutôt argumentées et bien construites, quoique dans un style un peu pompeux (et parfois légèrement pompant, d'ailleurs).”… montre qu'il ne veut décidément rien comprendre au fond du problème…
Je vais faire simple : allez lire sur mon blog, l'histoire réelle qui m'est arrivée il y a deux ou trois mois et qui s'appelle « MONSIEUR, VOUS ÊTES UN CON ». Cela se passait à la caisse réservée aux handicapés dans une grande surface… Et bien le con dont il est question dans cette histoire de Grande Surface, n'est pas pire que le con justicier qui opère sous le pseudo de Christophe Sibille sur un site d'Internet… Des fois je me demande si ce n'est pas le même individu.
Vous comprendrez cher Cordoba, défenseur de la paix des méninges, que Felts est rassuré par les messages de soutien et d'amitié en particulier de Robin, Toto, Amélie et bien d'autres encore. Mais Sibille a oublié de s'excuser et en bon maoïste que vous n'êtes plus, vous savez qu'une paix fondée sur l'injustice et le mensonge est toujours source de nouveaux conflits…
En ce qui concerne votre condamnation des Trolls, je souscris à 200%. En ce qui me concerne signant exclusivement Felts ou Dieu, personne ne peut se tromper. Tout le monde sait que sur ce site, Dieu c'est Felts… Même si je concède qu'ailleurs Felts n'est pas Dieu.
Certains s'étonneront de l'horrible prétention à se prétendre Dieu… Des esprits critiques avec qui je polémiquais, m'avaient surnommé Jésus-Christ à cause de ma photo sur mon site (où quand l'on a une mauvaise vue on peut trouver une parenté entre le Christ et moi. La même erreur que faisaient certains malades à l'hôpital quand j'arrivais dans un nouveau service : va falloir bien se tenir, Jésus est parmi nous… Il ne fallait pas longtemps pour qu'ils se rendent compte que je n'avais rien d'un Jésus). Mais ces esprits critiques du site m'étiquetaient Jésus parce que j'avais aussi des affirmations qu'ils jugeaient péremptoires (alors qu'elles n'étaient que contradictoires aux leurs). J'ai préféré (par ironie) prendre le nom du père (Dieu) plutôt que celui du fils, car je n'ai pas l'esprit sacrificiel dans lequel le fils s'est malheureusement complu dans la dernière période de sa vie.
Désolé Pédro, il n'y peut y avoir d'ordre nouveau tant que les fauteurs de troubles n'entament pas leur chemin de croix…
Je vous bénis tous parce que vous avez tous pêché…

Par contre, je ne bénis pas le Trollbolino et son long pensum… Dire qu'on m'a reproché de faire long ! ! !

Écrit par : Roger Felts | 16 septembre 2008

Il doit y avoir aussi les Fumaroli (Etat culturel, institutions littéraires…)

Et en moins « sérieux », de ce cher R. Camus, « La grande déculturation »

Écrit par : uncertain | 16 septembre 2008

Par contre, je ne bénis pas le Trollbolino et son long pensum… Dire qu'on m'a reproché de faire long ! ! !

Ecrit par : Roger Felts | 16 septembre 2008

Ouais, je suis bien d'accord, mais j'avais besoin de partager avec vous tous.

Écrit par : Dobolino | 16 septembre 2008

Dans le genre atrabilaire aussi , voir du côté de J. Clair (aspect « culture » financée par l’’Etat)

Écrit par : uncertain | 16 septembre 2008

Et pour les vétérinaires qui traineraient sur ce blog:
- D.Lestel, Les origines animales de la culture, Flammarion (un brillant penseur dont on parle malheureusement peu)

Ecrit par : Romuald | 16 septembre 2008
vu!

Écrit par : Dobolino | 16 septembre 2008

J'aimerais bien que le 'bouffon' qui parle de race, nous parle de ses élèves ...

ange :)

Ecrit par : toto | 16 septembre 2008

des insultes,encore des insultes,toujours des insultes,trop d'insultes sur ce blog .
Je ne veux pas cautionner en ne disant rien.

Écrit par : angélisme | 16 septembre 2008

Angélique, continuez à cautionner en ne disant rien. Votre intervention est une insulte à l'histoire de ce blog.

Écrit par : Dieudebonté | 16 septembre 2008

Et pour les vétérinaires qui traineraient sur ce blog:
- D.Lestel, Les origines animales de la culture, Flammarion (un brillant penseur dont on parle malheureusement peu)

Ecrit par : Romuald | 16 septembre 2008
vu!

Ecrit par : Dobolino | 16 septembre 2008

Et commandé! On va voir ce qu'en pensent mes Ariégeois et autres Anglo-Français.
De la Culture chez le chien de grande vénerie.
Ouaf! ouaf! d'une gorge profonde, à qui répond Grouik, Grouik, d'une gorge non moins profonde.

Écrit par : Dobolino | 16 septembre 2008

Et commandé! On va voir ce qu'en pensent mes Ariégeois et autres Anglo-Français.
De la Culture chez le chien de grande vénerie.
Ouaf! ouaf! d'une gorge profonde, à qui répond Grouik, Grouik, d'une gorge non moins profonde.

Ecrit par : Dobolino | 16 septembre 2008

En tout cas, c'est un livre qui arrive à arracher beaucoup de profs de philo. de leur cartésianisme immodéré (l'animal-machine etc...) en montrant que la notion de culture peut être généralisée au vivant (et pas seulement aux singes anthropoïdes, c'est là où l'analyse est vraiment forte).

J'en profite pour compléter les références précédentes avec le chapitre sur "La production industrielle de biens culturels. Raison et mystification des masses" dans La dialectique de la raison de Adorno et Horkheimer (C.Lasch a dû aussi écrire sur la question).

Écrit par : Romuald | 16 septembre 2008

Un certain JM Mercier a pondu cette suite de caractères sur le forum éduc de France 2.

Stupidement troll.

Ecrit par : dugong | 16 septembre 2008
Non! Stupidement lus et approuvés!
Le premier des trolls est quand même Président de la République, et pour quelques années encore. On en a encore pour 3.5+5 années, de ce charmant garçon.

Écrit par : Dobolino | 16 septembre 2008

"Terrible, l'effet sur un élève studieux depuis la sixième du cours de troisième sur le schéma narratif "M'man, je t'assure que ce prof nous en veut!""

Le scéma narratif, hé, hé !
Moi aussi , je le leur ai collé, dès la première semaine (rappel en 5 mn de ce que c'était), et pis, on l'a appliqué rapidos sur un texte, soigneusement sélectionné afin que ce p… de schéma ne puisse s'appliquer. Conclusion de la "construction des savoirs" : "ben vous voyez, le schéma narratif, ce n'est qu'un outil, vous l'utilisez seulement si cela vous aide, en ce qui me concerne, vous n'en entendrez plus parler. Gardez la fiche quand même, elle vous servira l'an prochain. Maintenant, on passe à la littérature."

Écrit par : stagiaire.iufm | 16 septembre 2008

en montrant que la notion de culture peut être généralisée au vivant (et pas seulement aux singes anthropoïdes, c'est là où l'analyse est vraiment forte).

Ecrit par : Romuald | 16 septembre 2008

C'est exactement ce qui m'intéresse
On va voir si on est en mesure de piger quelque chose.

Écrit par : Dobolino | 16 septembre 2008

Sur la notion de culture, voir :
- G. Steiner, Dans le château de Barbe Bleu. Notes pour une redéfinition de la culture, Folio
- H.Arendt, La crise de la culture, Folio (ou sa vulgarisation chez Finkielkrault, La défaite de la pensée)
- A.Brossat, Le grand dégoût culturel, Seuil (un pamphlet, la culture contre le politique)

Ecrit par : Romuald | 16 septembre 2008

Merci Romuald, Sénéchal, et uncertain !

Si jamais d'autres références vous viennent en tête...

Écrit par : Jérémy | 16 septembre 2008

Bon courage à vous.

Ps Evidemment, je n’ai pas l’audace de vous donner des « conseils ». Vous avez sans doute plus d’expérience que moi.

Ecrit par : uncertain | 16 septembre 2008

Merci à incertain de penser à moi...Nous avons tous besoin de conseils, d'échanger des expériences, et même si je suis à un an et quelques mois de la retraite, j'en ai besoin aussi.

Nouvelles du front :

Les journées sont de plus en plus fatigantes ; sans doute parce que je commence à leur demander de travailler et à faire des évaluations ("Ca sera noté ?, ça comptera pour la moyenne ? Elle comptera pas celle-là, hein ?...) et de situer les élèves.

Je confirme l'incroyable accoissement de l'hétérogénéité et des difficultés inimaginables de certains élèves en français.

Le lien entre les difficultés et le comportement pénible en classe est évident. Pour certains élèves, le mot "travail" prend tout le sens de son étymologie latine de "torture", et que faire quand on n'a pas un âme de bourreau ?

Discuté avec le professeur de français de l'an dernier de mes 4ème du collège de rattachement qui m'explique que la moitié des élèves de la classe sont passés à l'ancienneté, sans avoir le niveau.

La voisine de la jeune fille qui a fait une crise (probablement simulée) d'hystérie hier a écrit des obcénités sur sa table et n'a rien fait de toute l'heure...Sa voisine non plus d'ailleurs.

J'ai appris incidemment (on apprend toujours tout incidemment, quand on l'apprend) qu'elle a fait une tentative de suicide l'année dernière et que sa voisine a de graves difficultés psychologiques.

Comment gérer, dans ces conditions, des situations de crise ? Amateurisme d'apprentis-sorciers.

Mon collègue me dit que l'adjoint est correct, qu'il ne prend pas systématiquement, comme certains, la défense des élèves, mais trop à l'écoute (c'est la pratique dominante, nous sommes tous plus en moins transformés à notre corps défendant en psy)...

Il me parle d'un autre élève qui passe en conseil de discipline pour des raisons graves et dont le comportement inquiétant avait été déjà signalé en vain depuis deux ans.

Le garçon de 4ème qui a vomi hier matin à 8 h. 15 dans ma classe, dans l'autre établissement passe lui aussi en conseil de discipline (racket).

Il a passé l'heure à amuser son entourage immédiat sur lequel il exerce une grande fascination en jouant avec son tube de ventoline.

Écrit par : Robin | 16 septembre 2008

"Je ne suis pas seule à penser qu'on n'a pas à attendre du pape qu'il fasse autre chose que remplir sa fonction de Pape."
Ecrit par : Amélie (forcément)

C'est idiot, une fois de plus : à ce compte-là, Hitler faisait très bien son boulot de Führer, Staline incarnait très bien son propre mode de pensée, et le chef du Temple solaire tenait très bien son rôle de chef du Temple solaire. Ils ne faisaient pas autre chose que de remplir leur fonction. Amélie aime tendre le bâton pour se faire battre.

Écrit par : Jérémy | 16 septembre 2008

Là , Jeremy fait son boulot de Jeremy , évidemment .

Toujours aussi minable . Pour oser ces comparaisons douteuses , il faut vraiment n'avoir rien compris à l'article cité , être de très mauvaise foi ( c'est le cas de le dire ) ou n'être qu'un petit con ( loi du 29 juillet etc...on sait ! ) ...

Le bâton , faites-en ce que vous voulez ...

Et relisez-vous avant de pousser des cris de précieuse effarouchée qu'on a insultée . Vous l'avez bien cherché et parfaitement mérité .

Vous êtes un âne .

Écrit par : Amélie | 16 septembre 2008

errata : obscénités (avec un s avant le c !)

Écrit par : Robin | 16 septembre 2008

N'oublions pas le livre classique de Allan Bloom, The closing of the American Mind (trad. L'âme désarmée).

Écrit par : Sénéchal | 16 septembre 2008

De mara Goyet, sur les effets inattendus de "l'éducation à la citoyenneté" :

"L'école a parfaitement su inculquer les notions de devoir, de droit, de respect, d'antiracisme et de tolérance. Le "message citoyen" est passé. L'élève le plus destructuré, violent et insultant exigera ainsi le respect de la part d'un professeur mis hors de lui par ses soins. Une classe insupportable vous rappellera à vos devoirs en tant qu'enseignant si vous décidez d'interrompre votre cours. Certains crient toute la journée au racisme mais vous feront part de leur avis définitif sur les Roms (ou les Juifs). D'autres jetteront leur chewing-gum par terre, cracheront partout, casseront les vitres du collège, mais seront de la dernière sévérité contre les pollueurs et les gaspilleurs de la terre. Quelques élèves ont ainsi retourné à leur avantage notre nunucherie et nous nous retrouvons comme des idiots avec notre angélisme crétin.

Mais tout n'est pas pedu. Grâce à tout cela, nous avons transformé les gros durs d'antan en plaignant pervers et raffinés. La difficulté est devenue citoyenne : certains élèves, pour nous éduquer, sont maintenant capables de nous offenser gravement sans coups ni insultes. Et ils savent aussi, à cette occasion, nous faire culpabiliser si nous avons l'idée saugrenue d'en prendre ombrage.

C'est un tort de sous-estimer l'agilité intellectuelle de nos élèves. Ils sont tout sauf des barbares."

Bien vu, non ?

Écrit par : Robin | 16 septembre 2008

"Le spécialiste de l'éducation Philippe Meirieu"

écrit Béatrice Gurrey.

Non, Madame Gurrey, Meirieu n'est pas un "spécialiste de l'éducation"! C'est un spécialiste de rien du tout, un brasseur de néant.
Les seuls qui aient le droit de se dire "spécialistes de l'éducation", ce sont les professeurs, pas quelques bavards impénitents qui, comme Meirieu et sa clique, pérorent loin des élèves, devant lesquels ils ne tiendraient d'ailleurs pas cinq minutes avec leur verbe ampoulé, la plupart du temps impénétrable, et leurs grimaces de petits marquis ridicules.
Faute d'être capable d'enseigner - il n'a ni CAPES ni agrégation, Meirieu s'est rabattu sur les "sciences de l'éducation", domaine pseudo-universitaire où n'importe quel crétin phraseur et démagogue peut dire impunément n'importe quoi et être encensé par les imbéciles.

Écrit par : Jean | 17 septembre 2008

Là , Jeremy fait son boulot de Jeremy , évidemment .
Toujours aussi minable . Pour oser ces comparaisons douteuses , il faut vraiment n'avoir rien compris à l'article cité , être de très mauvaise foi ( c'est le cas de le dire ) ou n'être qu'un petit con ( loi du 29 juillet etc...on sait ! ) ...
Le bâton , faites-en ce que vous voulez ...
Et relisez-vous avant de pousser des cris de précieuse effarouchée qu'on a insultée . Vous l'avez bien cherché et parfaitement mérité .
Vous êtes un âne .
Ecrit par : Amélie | 16 septembre 2008

Le message d'amour de la religion chrétienne n'a pas dû parvenir jusqu'à vous ! Je ne sais pas si le Pape a à coeur de faire son boulot, mais apparemment il ne remplit pas son rôle puisque même de soi-disants fidèles ne sont pas convaincus par le peu de fondement que peut avoir sa secte. Enfin, vous êtes peut-être athée, mais en tout cas, quoi que vous représentiez, vous le représentez bien mal.
Je n'ai pas lu l'article que vous citez, j'ai répondu à la phrase que vous avez écrite vous-même. Si vous ne vous rendez pas compte des absurdités que vous écrivez, et si vous vous répandez en insultes dès qu'on vous met le nez dedans, c'est que vous êtes déjà trop atteinte pour entreprendre toute tentative de sauvetage.
Continuez les prières, il en sortira peut-être quelque chose !

Écrit par : Jérémy | 17 septembre 2008

Robin, je crois qu'il est malheureusement impossible de vous conseiller par rapport à ces "cas sociaux", au sens propre du terme.

Dans quelle académie êtes-vous ?

Je me demande ce que donnerait un arrêt de travail généralisé de tous les professeurs qui exercent dans des situations invivables. Ce serait l'exercice du droit de retrait, dans toutes les académies. Que ferait le ministère face à ce mouvement global ? Les professeurs seraient-ils sanctionnés ? Des vacataires seraient-ils assez pauvres et fous pour prendre la relève ? C'est peut-être ça, la solution du "mouvement" tant attendu dans l'E.N. : droit de retrait exercé par tous les professeurs qui sont dans des classes ou des établissements qui présentent des situations ingérables. Fin du cours, qand le cours ne peut avoir lieu. Si le mouvement est général, que pourrait faire le ministère ?
Ce sont des questions ouvetes.

Écrit par : Jérémy | 17 septembre 2008

Et n'oubliez pas cette question essentielle, Jérémy : que ferait le ministère si les correcteurs du bac avaient le cran de noter les copies conformément à ce qu'elles valent vraiment, en résistant aux pressions de toutes sortes? On ne pourrait plus nous imposer la mascarade des 80 % de réussite. Ca, ça serait révolutionnaire. Alors, vingt après la chute du Mur de Berlin (et accessoirement l'édification de la loi d'orientation Jospin), et si on faisait tomber le mur de l'imposture pédagogique? Voilà également une question ouverte.

Écrit par : Daniel Arnaud | 17 septembre 2008

Et n'oubliez pas cette question essentielle, Jérémy : que ferait le ministère si les correcteurs du bac avaient le cran de noter les copies conformément à ce qu'elles valent vraiment, en résistant aux pressions de toutes sortes? On ne pourrait plus nous imposer la mascarade des 80 % de réussite. Ca, ça serait révolutionnaire. Alors, vingt après la chute du Mur de Berlin (et accessoirement l'édification de la loi d'orientation Jospin), et si on faisait tomber le mur de l'imposture pédagogique? Voilà également une question ouverte.

(Navré pour la redite, je ne suis pas sûr que mon commentaire soit passé la première fois. Faut-il donc que je trisse?)

Écrit par : Daniel Arnaud | 17 septembre 2008

"que ferait le ministère si les correcteurs du bac avaient le cran de noter les copies conformément à ce qu'elles valent vraiment, en résistant aux pressions de toutes sortes?"
En tout cas, étant donné les affirmations de Darcos, le ministère serait bien en peine d'y trouver quoi que ce soit à redire, et devrait officialiser les remontées de notes. Ca vaudrait sûrement mieux que de donner des médailles (qui a bien pu penser à ça ???)

Je me dis que l'exercice du droit de retrait par tous les professeurs qui enseignent dans des situations invivables, serait efficace et radical. Fin du cours, quand le cours ne peut avoir lieu, ce devrait être le bon sens, et c'est l'administration qui devrait être en cause, pas les professeurs.

Écrit par : Jérémy | 17 septembre 2008

Jean, j'espère quqe vous avez le coeur solide :

Voici, en guise d’illustration, quelques sujets, choisis dans les épreuves du concours réservé (ouvert de 2000 à 2005) de Lettres modernes ou classiques. Ces questions ont été élaborées par les inspecteurs d'académie membres du jury de concours :
- Vous dites dans votre rapport que vous avez enseigné dans plusieurs classes de seconde de sept.2003 à fév.2004 (vous présentez un compte rendu de votre première séquence) Vous choisirez une séquence parmi celles que vous avez organisées ensuite dans ces classes de seconde et vous la présenterez, en vous appuyant sur des exemples précis.
- Vous dites à la page 3 de votre rapport que vous êtes intervenue en « expression-communication» auprès de groupes en GRETA. Montrez comment vous pourriez utiliser certains de ces exercices dans une séquence en seconde ou en première.
- Le travail de l’écriture au collège : est-ce un apprentissage spécifique en ZEP ?
- Vous écrivez (page 3-4 de votre rapport) : « j’ai également la responsabilité d’évaluer ces jeunes gens de la manière la plus juste, sans jamais les blesser ni les décourager. Je soigne donc mes remarques et j’annonce toujours les barèmes de notation. » En partant d’un exemple concret pratiqué dans une de vos classes, expliquez le rôle des
remarques et des barèmes de notation dans l’évaluation et la progression des élèves.
- Vous présentez en page 2-3 de votre rapport une séquence sur la poésie en classe de 6ème.
Quelles connaissances et compétences souhaitez- vous faire acquérir à vos élèves à travers cette séquence et quel réinvestissement en attendez-vous dans la passage à l’écriture ?
- Vous écrivez p. 2 de votre rapport “l’incitation à la lecture libre et individuelle est un des points clés de l’enseignement du Français dans tous les niveaux”. Vous justifierez cette assertion en montrant en particulier comment la lecture est liée aux autres domaines de l’enseignement du Français.
- Elaborez une séquence utilisant le support informatique dans la classe de votre choix.
- Qu’est-ce qui, dans les dispositifs que vous avez expérimentés avec des élèves en difficulté, vous semblerait profitable pour gérer une classe hétérogène ?
- Dans votre rapport, vous évoquez l’intérêt du théâtre dans le cours de Français. Comment envisagez-vous son enseignement dans le cadre des nouveaux programmes de lycée ?
- A quelles conditions le travail en interdisciplinarité peut-il rendre plus efficace l’enseignement du Français ? Vous vous appuierez sur vos expériences.
- Vous évoquez dans votre rapport des moyens de rendre le latin « attractif », vous expliquerez, à l’aide d’exemple précis, les stratégies mises en oeuvre pour rendre le latin « attractif » dans vos classes.
- Dans le cadre de l’ATP (Aide au travail personnalisé) en classe de 6ème, vous évoquez (p.4 de votre rapport) la rédaction individuelle d’un conte. Vous expliciterez la méthodologie de ce travail en précisant les démarches mises en oeuvre et les objectifs poursuivis.
- Vous évoquez en décrivant une séance de latin la « lecture méthodique ». Vous expliciterez à l’aide d’exemples ce que vous appelez « lecture méthodique » d’un texte latin.
- Vous expliquerez pourquoi, selon vous, dans le cadre de la pédagogie différenciée, « le professeur n’est plus au centre, dispensateur d’un savoir, mais organisateur de situations,
animateur…» (p.2 de votre rapport)
- Avec des exemples concrets, dites quelles stratégies pédagogiques vous mettez en oeuvre pour « faire redécouvrir la langue française et sa richesse tout en ne braquant pas » les élèves ?
- Concrètement, quelles pratiques pédagogiques mettez-vous en oeuvre pour « faire d’un non lecteur un bon lecteur » ?
- En quoi votre expérience de l’enseignement du FLE serait-elle susceptible de vous aider à enseigner la maîtrise des discours au collège dans le cours de Français ?
- Pourriez vous décrire l’organisation de la séquence sur l’étude de Gargantua en 5ème, que vous proposez en exemple p.2, et l’inscrire dans votre progression annuelle ?

Écrit par : Jérémy | 17 septembre 2008

Je n'ai pas lu l'article que vous citez, j'ai répondu à la phrase que vous avez écrite vous-même. Si vous ne vous rendez pas compte des absurdités que vous écrivez, et si vous vous répandez en insultes dès qu'on vous met le nez dedans, c'est que vous êtes déjà trop atteinte pour entreprendre toute tentative de sauvetage.
Continuez les prières, il en sortira peut-être quelque chose !

Ecrit par : Jérémy | 17 septembre 2008

1- Vous parlez sans avoir lu et vous n'avez pas honte de l'avouer

2- C'est vous qui m'insultez et m'agressez ( relisez-vous )

3-Donc , vous êtes vraiment un âne .

Écrit par : Amélie | 17 septembre 2008

Jean, j'espère quqe vous avez le coeur solide :

Voici, en guise d’illustration, quelques sujets, choisis dans les épreuves du concours réservé (ouvert de 2000 à 2005) de Lettres modernes ou classiques. Ces questions ont été élaborées par les inspecteurs d'académie membres du jury de concours :
- Vous dites dans votre rapport que vous avez enseigné dans plusieurs classes de seconde de sept.2003 à fév.2004 (vous présentez un compte rendu de votre première séquence) Vous choisirez une séquence parmi celles que vous avez organisées ensuite dans ces classes de seconde et vous la présenterez, en vous appuyant sur des exemples précis.
etc.

Ecrit par Jeremy

Oui, Jeremy, tout ce charabia pseudo-pédagogique inspiré des théories vaseuses de Meirieu est en effet profondément accablant.
Je suis sûr que des lecteurs non avertis arrivant sur ce blog et découvrant à travers les extraits que vous rapportez toute l'insondable immensité de l'absurdité pédagogiste compendront pourquoi les élèves de collège et de lycée sont aujourd'hui écoeurés du français et détestent cette matière qui, si elle était enseignée raisonnablement, parlerait à leur âme comme elle parlait à la nôtre et serait, pour beaucoup d'entre eux, leur matière préférée.
Parents qui visitez ce blog, sachez que de soi-disant "pédagogues" ont tout mis en oeuvre pour ECOEURER VOS ENFANTS DU FRANCAIS!

Écrit par : Jean | 17 septembre 2008

e me dis que l'exercice du droit de retrait par tous les professeurs qui enseignent dans des situations invivables, serait efficace et radical. Fin du cours, quand le cours ne peut avoir lieu, ce devrait être le bon sens, et c'est l'administration qui devrait être en cause, pas les professeurs.

Ecrit par : Jérémy | 17 septembre 2008

Je ne sais pas si ma situation est "impossible", Jérémy. sans doute que quelqu'un de plus jeune, en meilleur santé, plus épargné par les aléas de la vie réussirait haut la main là où j'ai du mal, de plus en plus de mal.

C'est peut-être d'ailleurs ce que chacun d'entre nous se dit, et c'est pourquoi l'exercice du droit de retrait me paraît problématique, les "épargnés" étant rarement sodidaires des "éprouvés".

La seule chose que je peux dire, c'est que si ma situation personnelle est à l'image de la situation générale : classes de 4ème difficiles à 28, nomination en fin de carrière sur deux établissements, deux heures et demi de trajet par jour, etc., alors oui, sans aucun doute possible, et malgré Arlette Chabot et le Journal Le Monde, notre ministre de tutelle se fiche du monde, mais soit ma situation personnelle est exceptionnelle, soit les collègues (et je ne m'excepte pas du lot) ont définitivement accepté de courber l'échine.

Écrit par : Robin | 17 septembre 2008

J'ajouterais que X. Darcos est bien plus malin que Claude Allègre qui avait, lui, réussi à nous réveiller par ses insultes. Cette année-là (1999 si mes souvenirs sont bons), j'ai fait, avec mes collègues du SNES, bien que sympathisant du SNALC, le plus grand nombre de jours de grève de toute ma carrière. Darcos fait exactement ce qu'Allègre rêvait de faire : l'école "lieu de vie" en collège et maintenant au lycée et les suppressions de poste, la pommade en plus.

Écrit par : Robin | 17 septembre 2008

Je me console en ce moment en lisant "Souvenirs et rencontres" de Stefan Zweig (Grasset, Les Cahiers Rouges) où il évoque avec sa merveilleuse écriture de feu son ami Emile Verhaeren, le graveur Frans Masereel, le grand Walt Whitman, Rilke, Gorki, Joyce, d'Arthur Rimbaud, Renan, Sainte-Beuve, Dante et l'injustement oubliée Marceline Desbordes-Valmore.

Quelle culture, quel sens de l'amitié, quelle compréhension intime, essentielle, des personnes et des oeuvres chez ce gentleman de haute civilisation qui pratiquait, jusque dans le désespoir, l'art de la courtoisie.

Il m'arrive de me demander dans les mauvais moments si les deux totalitarisme rivaux (et monstrueusement jumeaux) qui ont ensanglanté le XXème siècle n'ont pas aussi détruit définitivement l'âme de la vieille Europe et préparé cette vulgarité et cette absence de toute dimension spirituelle authentique qui caractérise le monde d'aujourd'hui.

C'est peut-être ce que pressentait Zweig en ce triste jour de 1942 à Petropolis, au Brésil, où ils décidèrent, son épouse et lui, d'en finir.

Écrit par : Robin | 17 septembre 2008

Excusez-moi, Jérémy, je me rends compte que j'ai oublié de répondre à votre question concernant mes lieux d'exercice : il s'agit de deux petites villes (la deuxième est plutôt un village) de la région centre (académie d'Orléans-Tours). Je ne peux pas en dire plus, à cause de l'obligation de réserve.

Écrit par : Robin | 17 septembre 2008

Allez un peu d'humour pour bien démarrer la journée :

http://dl.free.fr/rXQe0biOi

a++

Écrit par : Sandra WAGNER | 17 septembre 2008

Jérémy, est-ce vous qui avez dû répondre aux questions que vous avez retranscrites ?
Si oui, vous allez sûrement pouvoir m'aider. Je dois être inspectée prochainement (début octobre) et j'ai une fiche de 13 questions (il paraît que je dois apporter un soin tout particulier dans ma réponse à la treizième) auxquelles je dois répondre...

Sans doute que les IEN de 2008 ne savent plus, comme le savaient leurs prédécesseurs (j'ai dû être inspectée par quatre d'entre eux), s'asseoir au fond d'une classe, écouter et regarder ce qu’il s'y passe, jeter un coup d'œil appuyé sur quelques cahiers, observer les affichages, dialoguer quelques minutes avec l'institutrice et en déduire que la classe est bien menée ou non, le travail de préparation sérieux ou non, les programmes suivis ou non, les élèves encadrés et justement sollicités, appréciés, encouragés ou non et ont besoin, pour établir notre « évaluation professionnelle » que nous leur noircissions du papier. L’humain n’a pas le vent en poupe.

Le problème, c’est que moi, les questions, je ne sais pas y répondre de manière pédagogiquement correcte mais néanmoins respectueuse de ma façon de travailler. En plus, il faut que je réponde de manière succincte ! Moi, succincte ! A des questions qui mériteraient chacune un gros livre avec thèse, antithèse et synthèse !

Alors, si le cœur vous en dit, vous ou un autre, ou des autres, le concours est ouvert. Voici les questions et ce que j’y répondrais si je n’avais pas encore dix ans environ à tirer avant de faire valoir mes droits à la retraite :

1) Comment évaluez-vous vos élèves (modalités, outils) ? Utilisez-vous différents types d’évaluation ? Lesquels ? Utilités pour la pratique ?

- Ça dépend (évaluations orales en continu, voix, mimiques, dialogue ; évaluations écrites quotidiennes sur les points traités, cahier du jour, notes sur 10 ; évaluation de fin de période, CE1, bilan des acquisitions en mathématiques : opérations, problèmes, exercice de géométrie, dictée et bilan des acquisitions en « étude de la langue écrite », lecture orale et questions écrites).
Peut-être.
Voir parenthèse.
Savoir où en est chacun de mes élèves afin de pouvoir reprendre, doser, remanier les leçons suivantes, solliciter ou contraindre les moins scolaires à s’engager dans le travail scolaire, à poursuivre leurs efforts, à mesurer l’espace déjà parcouru.

2) Comment développez-vous les compétences « transversales », « méthodologiques » dans votre classe (organisations, contenus, séances, outils, ...) ?

-Ça dépend.
Organisation(s ?) : Le matin, ils rentrent en rang, si possible silencieux. Récupèrent leurs cartables. Entrent en rang en classe, se mettent debout derrière leur bureau, écoutent le mot de bienvenue, s’installent, si possible en silence, rangent leurs affaires dans leurs cases, vont déposer leurs cartables dans le couloir. Un peu de rythme, un peu de chant, puis leçon de grammaire collective au tableau.
Ensuite, exercices écrits de français pour les CE1 (cahier du jour), lecture orale pour les CP (manuel), dessin libre pour les GS (feuille Canson).
Puis, exercices écrits de français pour les CP (cahier du jour), fin des exercices écrits pour les CE1 et dictée à l’adulte pour les GS qui racontent leurs dessins (cahier).
Ensuite, graphisme GS (fiche), lecture orale CE1 (manuel), fin des exercices écrits pour les CP.
Récré.
Leçon de mathématiques collective au tableau, puis exercices écrits GS, CP et CE1 (fiches GS ; fichier CP ; cahier du jour CE1).
Après-midi : calcul mental (ardoise CP et CE1 ; petits objets, dessins GS) puis Découverte du Monde (texte au tableau, dialogue élèves < -- > instit’, copie sur feuille classeur CP-CE1, illustration + dictée à l’adulte GS).
EPS (terrain ou salle, matériel selon séance).
Fiches questions de lecture CP et CE1, écoute / conscience phonémique GS.
Récréation.
Écriture CP et CE1 (cahier de brouillon), activités de motricité fine GS (perles, pâte à modeler, laçages, découpage, etc. selon séance).
Littérature (écoute d’un conte, dialogue pédagogique élèves < - - > instit) ou arts visuels (matériel selon séance).

C’est pas ça qu’elle veut, hein ?

3) Quels sont les horaires d’enseignement consacrés à l’EPS, aux sciences, à l’apprentissage de l’écriture, de la lecture, aux TICE, aux arts ?

- Wouahh ! Fastoche ! Ceux réclamés par les programmes officiels ! Voir emploi du temps affiché dans la classe. Il n’y a pas d’horaires pour les TICE, ça m’arrange.

4) Comment prenez-vous en compte l’hétérogénéité de niveau et d’acquisition des élèves (outils, dispositifs, organisations...) ?

- Primo, j’essaie de réduire les risques d’hétérogénéité dès le début en sollicitant le plus souvent possible les élèves considérés comme « à risques ». C’est déjà un « bon » point. Ensuite, j’ai toujours considéré qu’a priori aucun élève ne doit décrocher du groupe, sinon l’écart se creuse.
Donc, un élève plus lent, moins habile, doté de connexions entre les neurones moins performantes, doit être poussé, tiré, hissé, tout ce qu’on veut (sauf la canne en bambou, la gaule en noisetier, la paire de baffes, les oreilles tirées, le bonnet d’âne, le coup de pied au derrière, la remarque assassine, le soupir découragé et les yeux au ciel...).
Cela se traduit en classe par une remise dans le lot lors des leçons collectives avec reprises aussi fréquentes que nécessaire des élèves en question ; aides ponctuelles, encouragements appuyés, sollicitations fermes et définitives lors des travaux écrits ; éventuellement fiches de travail données aux parents pour complément à la maison le week end et pendant les vacances scolaires (avec plus ou moins de succès, mais moi, j’ai fait mon boulot) ; conseils donnés aux mêmes parents pour une inscription éventuelle à l’aide aux devoirs (j’essaie aussi les conseils d’hygiène de vie, ça suit - si, si, ça arrive - ou ça ne suit pas).
Je ne demande plus l’aide du RASED, la dernière fois, ils ont fait dicter pendant six mois différents types de textes (un abécédaire, une recette, un conte, ...) à un enfant qui lisait mal, ça l’a profondément ennuyé et ne lui a procuré aucun soutien dans les domaines où il échouait.
Lorsque je m’arrache les cheveux sur un « cas », au choix : médecin scolaire, orthophoniste, psychologue scolaire. Parfois, ça marche.
En désespoir de cause, redoublement (quatre ou cinq en trente-trois ans de carrière).

5) Quels sont les dispositifs d’aide aux élèves en difficulté que vous mettez en place en classe (organisation, efficacité), lors des 2 heures d’aide personnalisée en dehors de la classe (modalités et critères de choix des élèves, travaux proposés, ...) ? Avez-vous des remarques concernant certains de vos élèves ?

- Mais je l’ai dit juste au-dessus ! Ça veut dire que je me suis trompée ? C’est pas ça qu’il fallait répondre ?
Pour les 2 heures, ça n’a pas commencé ! Comment voulez-vous que je réponde ?
Moi, je voulais les prendre le mercredi matin, deux heures d’affilée, mais il y a les animations pédagogiques !
Ensuite, je voulais les prendre le matin, une demi-heure avant les autres, afin de préparer le français et les maths avec eux seuls, et puis, comme je suis directrice, je ferai 10 heures de moins et ce seront mes collègues qui prendront certains d’entre eux, alors, ça ne marchera pas comme je voulais.
Et puis, j’ai appris que dans certaines circonscriptions, les IEN ne voulaient pas que l’on prenne nos propres élèves, alors, si vous suivez le même principe, j’aurai les élèves de ma collègue de cycle 3 qui ont grandi, changé, mûri depuis que je les ai quittés en fin de CE1, il y en a même une que je n’ai jamais eue...
Faut-il que je leur donne un questionnaire en treize points pour les évaluer avant de les évaluer ? Je ne sais pas ce qui marche maintenant avec eux. Ce ne sont pas des ordinateurs mal programmés, ce sont des humains, il faut bien que je leur parle et que je les écoute pour savoir comment ils fonctionnent, non ?
Pour les critères de choix, ça, c’est facile. Il suffit de compter les tracteurs qui passent dans les regards lorsqu’on pose une question un peu pointue et de sélectionner ceux qui en ont le plus ! On peut aussi les écouter lire, regarder leurs cahiers, leur demander combien de ballons aura Gustave lorsqu’il en aura crevé 5 et racheté 3 sachant qu’il en avait 14 au départ. L’enfance de l’art !
Des remarques sur mes élèves ? J’ai vraiment le droit de tout dire ? Ça me gêne, quand même. Pauvres gosses, je ne vais quand même pas leur coller une étiquette maintenant. Ils sont encore petits, ils peuvent changer, non ?

6) Quelles sont les actions spécifiques que vous menez en lien avec le projet d’école et les priorités ministérielles (cf. note de rentrée) ? Influence du projet d’école sur les activités et acquisitions de vos élèves ?

- Les priorités ministérielles ? Pas vu. Il faudra que je relise la note de rentrée.
Influence du projet d’école ? Aucune, pourquoi ? Je n’ai jamais compris l’utilité de ce chiffon de papier.
Pour moi, mon métier n’est pas de programmer trois ans à l’avance ce que je ferai avec mes bambins de GS lorsqu’ils seront au CE1. J’avance comme eux, jour après jour, je lis les contenus des programmes et j’essaie coûte que coûte qu’ils soient tous dans la tranche haute au niveau des acquisitions scolaires.

7) Quelles sont les modalités du travail en équipe, en cycle dans votre école (outils : livrets d’évaluation, programmations communes, cahier de cycle, ...) ? Quelles difficultés avez-vous surmontées pour réussir ? Que faire pour dépasser les freins actuels ?

- Nous causons, nous testons, nous tâtonnons, nous dialoguons et nous nous opposons parfois. Nous ne sommes que de pauvres humains, bien imparfaits, que voulez-vous. Les livrets d’évaluation, en fin d’année, chacune à sa sauce. Nous sommes très différentes, savez-vous. Les programmations communes, chacune a son cycle, alors. Et puis, rentrer dans le moule de l’autre, croyez-vous que cela marche ? C’est un peu comme les vêtements, ça. Chacun son style. Je me sentirais très mal dans un tailleur Chanel, et alors, ça ne veut pas dire pour autant que je fais du moins bon boulot que les autres.

Les difficultés ? Oh là là, terrain glissant. La délation, ça n’a jamais été mon truc. Les « Jésus, reviens » chantés en chœur, l’air béat, en se tenant par les auriculaires, non plus.

Les freins actuels ? Je peux vraiment ? Les programmes de maternelle, quelques bribes de ceux d’élémentaire, les 24 heures + 2 heures de soutien, les animations pédagogiques débiles, le projet d’école, les paperasses dans le genre de celle-ci, les réductions de postes, l’animation socioculturelle en lieu et place de l’instruction, les attaques à l’école de la République (liste non exhaustive).

8) Quels sont les 2 derniers stages de formation continue, les animations pédagogiques dont vous avez pu bénéficier (dates, contenus) ? En quoi cela a-t-il modifié votre pratique ?

- « Exploiter l’environnement proche en cycle 2 », « Utiliser les TICE » pour les stages. Les anim’, je ne me souviens plus. Généralement, je les choisis au kilométrage.
C’est grâce au verbiage que j’y ai entendu que j’ai pris conscience de l’inanité de ce que l’on essaie de nous faire gober et que je me suis mise à lire des livres, fouiller les sites internet et que j’ai choisi à terme de me lancer dans le projet SLECC.

9) Si vous avez des partenaires qui vous aident dans votre exercice, exposer le type de partenariat (avec qui, organisation, contenu, ...).

- Le GRIP, le groupe SLECC GS/CP, certains intervenants du blog Bonnet d’Âne, animé par J.P. Brighelli. Lecture d’articles sur l’orientation de l’Education Nationale. Echanges de mails sur l’orientation du groupe, les programmes, les pratiques, évaluations communes, conseils aux plus jeunes, échanges d’idées et de réflexions.

10) Si vous avez des responsabilités au sein de l’école, décrivez-les.

- Vous ne savez pas quels sont le rôle et les attributions d’un directeur ? C’est ennuyeux.

11) Si vous avez des activités péri (post) scolaires, décrivez-les.

- Écrire des articles, proposer des programmes, commenter des projets, participer à la rédaction de manuels scolaires ou d’évaluations, aider les collègues débutants sur des forums ou par mails, ça compte ou pas ?

12) Si vous avez besoin de compléments de formation, précisez-les.

- J’aimerais bien travailler sur des programmes de leçons de choses, d’histoire et de géographie avec si possible édition de manuels ou de fichiers du maître qui permettraient à tout élève entrant actuellement en Petite Section de sortir de CM2 muni d’un bagage suffisant pour entamer une étude plus sérieuse des Sciences, de l’Histoire et de la Géographie en collège.
J’aurais aussi besoin de compléments en « calcul concret ». (Vous voyez, je ne connais même pas le terme exact).

13) [c’est la question hyper importante sur laquelle je dois porter toute mon attention] Quels sont les points que vous souhaitez évoquer lors de l’entretien (difficultés, intérêts, recherches, doutes, ...) ou avez-vous des observations complémentaires ?

- Difficultés à comprendre ce questionnaire.
Intérêts : où en est mon agrément SLECC et quand est-ce qu’on arrive ?
Recherches : manuels bien faits en grammaire, conjugaison, orthographe et en leçons de choses, histoire, géographie.
Doutes : quand est-ce qu’on arrive ?
Observations complémentaires : Eh beh, on n’est pas rendus !

Ça ne va pas du tout, mes réponses, non ? Je ne vous demande pas souvent des services sur ce blog. Si quelqu’un a la gentillesse de m’aider à rédiger ce pensum, je lui promets que je lui vouerai une reconnaissance éternelle.

Écrit par : catmano | 17 septembre 2008

Deux nouvelles.
Primo, il semblerait que le ministère, qui a compris que nombre de profs étaient très en colère, mette de l'eau dans sa réforme du lycée. Déjà, Gaudemar ne travaille plus vraiment que sur les Secondes - parce que Darcos tient à ce que ça passe, en septembre 2009, avant qu'il s'en aille (à Matignon ? Mais qui serait rue de Grenelle ? Xavier Bertrand :-))). Et le projet de base se délite quelque peu : encore machine à gaz, mais plus rien de réellement offensant (précisions à venir) : les remontrances d'un certain syndicat (et on sait bien à qui je fais allusion) ont touché d'autant plus qu'il s'appuyait sur un sondage grandeur nature sur les intentions des profs (résultats à paraître dans la presse nationale d'ici peu, je n'en dirai donc rien).
Il faudra en revanche être attentif au régime d'options à partir de la Première, parce que la Philo pour tous (entre autres) pourrait bien passer à la trappe, avec comme compensation un dégagement d'une heure et demie en Première. A suivre donc...

On m'a transmis ce qui suit - lettre d'un Inspecteur à un Principal de collège, coupable de n'avoir pas respecté les quotas (quels quotas ? Lisez et vous saurez : c'est ainsi que pratique le Moloch danbs les rouages inférieurs - ceux qui nous enquiquinent) :

Lettre de l’inspecteur d’académie de la Haute-Loire au principal du collège de Jussey, publiée par le N° 2 de la revue de l’ACOPF de juin 2008.

« Vesoul, le 21 mars 2008,

Monsieur le Principal,
Conformément aux objectifs qui vous ont été assignés à votre arrivée au collège de Jussey, je vous demande expressément de bien vouloir corriger dès cette année scolaire les taux de redoublement.
Il est hors de question que ce taux pour les élèves de 6e soit près du double du taux départemental observé en juin 2007 (9,6 % contre 5,7 %).

Je vous enjoins d’user de votre pouvoir décisionnel pour faire en sorte qu’à l’issue de cette année scolaire, il redescende pour le moins à 7 %.

Le taux de redoublement en fin de 4e est plus de quatre fois supérieur au taux départemental. Il ne dépassera pas 10 % pour la présente année.

Enfin le taux de passage des élèves de 3e en seconde générale et technologique est de 48,1 % alors que celui du département est de 60,6 %.

Ce taux atteindra obligatoirement pour le moins 55 %.

Je précise, si besoin était, que ces minima constituent une injonction de l’inspecteur d’académie qui s’applique à tous les personnels de votre établissement. »

Etonnant, non ?
JPB

Écrit par : brighelli | 17 septembre 2008

Etonnant, non ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 17 septembre 2008

Le plus étonnant, c'est qu'un principal ait eu le courage de ne pas faire ce que font (presque) tous ses collègues. L'esprit totalitaire use à contrecoeur de la contrainte car il ne poursuit en réalité qu'un seul but : l'acceptation parfaite, spontanée et joyeuse de l'inacceptable (cf. G. Orwell)

Écrit par : Robin | 17 septembre 2008

MDR au sujet du dernier post de J.-P. Brighelli. On croirait lire un courrier concernant un produit défectueux. Ce qui est dommage est bien sûr qu'il s'agisse d'élèves.
Je suis assez d'accord (pour une fois) avec "Collèges en feu". Pour avoir enseigné en collège dit "très favorisé", zep et "ambition réussite", je dois avouer n'avoir remarqué aucune différence entre le niveau des élèves. On frôle l'analphabétisme. Question comportement, idem.
Heureusement, il y a des PPRE, IDD, qui permettent à l'institution d'occuper élèves et profs et de monter des emplois du temps de ministre avec un résultat tout aussi négligeable. Et ça, c'est quand même très amusant!

Écrit par : jemecassedecepaysetjensuisfier | 17 septembre 2008

Comme mes jeunes collègues parlaient hier des IUFM, je me suis permis de prendre quelques notes, avec leur accord, notes que je vous livre en vrac :

"formation inefficace"..."Trop de théorie, pas assez de pratique"..."la plupart des formateurs sont des planqués qui n'ont pas envie d'enseigner"..."pas de relation avec la situation sur le terrain" (prof de SEGPA)..."c'est une machine à broyer les individualités"..."formatage"..."Ils nous bassinent avec les théories de Meirieu" (ceux de l'année dernière me disaient qu'il était passé de mode et que c'était plutôt Bentolila). Tous parlent d'une énorme "pression" et même de méchanceté et de volonté de casser ceux qui ne veulent pas entrer dans le moule. Ils savent parfaitement que la formation va désormais dépendre des universités et pensent que ça va être encore pire.

Écrit par : Robin | 17 septembre 2008

...Et tous souhaitent qu'on en revienne au système du tutorat (cours en observation et en responsabilité) avec quelques aperçus théoriques (histoire de l'éducation, psychologie...) et que la formation mette essentiellement l'accent sur la didactique de la discipline, bref, aux anciens CPR.

Écrit par : Robin | 17 septembre 2008

Si je comprends bien, mon problème n'intéresse pas. Bon, tant pis.
Je suis un peu déçue, quand même.

Écrit par : catmano | 17 septembre 2008

1- Vous parlez sans avoir lu et vous n'avez pas honte de l'avouer
Réponse : J'ai lu vos propos, c'était pourtant clair.

2- C'est vous qui m'insultez et m'agressez ( relisez-vous )
J'ai raisonné par l'absurde, le fait de montrer que vous avez tort ne devrait pas passer pour une insulte ou une agression à vos yeux.

3-Donc , vous êtes vraiment un âne .
Je vous renvoie aux belles et bonnes paroles de Guy Morel, qui lui aussi vous prouverait que vous avez tort en disant cela, mais ça risquerait de vous énerver encore. Vous traiteriez alors Guy Morel d'âne, vous auriez encore tort, on vous le ferait remarquer, vous vous sentiriez encore agressée, vous vous remettriez à insulter, puis vous traiteriez d'âne, etc. Bref, causez aux gens qui ne vous contredisent pas, ça vous permettra de soigner votre vocabulaire.

Écrit par : Jérémy | 17 septembre 2008

Si je comprends bien, mon problème n'intéresse pas. Bon, tant pis.
Je suis un peu déçue, quand même.

Ecrit par : catmano | 17 septembre 2008

J'ai hésité à vous répondre car je n'aurais eu qu'un seul conseil à vous donner, c'est d'être et de rester vous-même. Mais je sais pertinemment que vous risquez de tomber sur un(e) pur(e) théoricien(-ne), spécialiste du formatage (deux sur trois) - pour ne pas employer une expression plus brève - si j'en juge à l'aulne de ma propre expérience. Il y a donc un risque à courir, mais je ne sais pas, au niveau du primaire, les termes qu'il faut employer pour contenter ces animaux-là. Quel est l'ampleur du risque ?

Écrit par : Robin | 17 septembre 2008

à l'aune de...Pas de l ...Aucun rapport avec le roi des aulnes !

Écrit par : Robin | 17 septembre 2008

"Je ne sais pas si ma situation est "impossible", Jérémy. sans doute que quelqu'un de plus jeune, en meilleur santé, plus épargné par les aléas de la vie réussirait haut la main là où j'ai du mal, de plus en plus de mal."

Non, Robin, quelqu'un de plus jeune se ferait durement laminer par les élèves, qui en profiteraient, avec la bénédiction tacite des autres collègues dela classe, satisfaits de ne pas être les pires en termes de "gestion de classe" (oh le terme abject inventé par des ignares qui ont mal digéré la psychologie et le management). Je pense qu'un droit de retrait exercé par tous les professeurs vivant une situation intenable paralyserait suffisamment le système pour être efficace. Les collègues privilégiés par le système ne sont pas solidaires ? Peu importe, les professeurs qui souffrent sont suffisamment nombreux pour être un grain de sable gênant dans le système. Le tout serait que personne ne reprenne leur classe, le temps de leur arrêt volontaire (mais qui pourrait bien le faire, il n'y a même pas assez de professeurs pour les classes actuelles !). Je crois beaucoup à cette idée (songez aux 40 salariés d'Eurotunel qui viennent d'exercer leur droit de retrait - les medias en ont immédiatement parlé).

Catmano, je crains bien de ne pas pouvoir vous aider. J'ai bien ri en lisant vos réponses, mais j'ai peur que le sous-chef IEN qui viendra vous voir ne l'entende pas ainsi. Il ne vous reste plus qu'à user de votre plus belle langue de bois, comme le font 98% de vos collègues, convaincus ou non par ces fadaises.

"On m'a transmis ce qui suit - lettre d'un Inspecteur à un Principal de collège, coupable de n'avoir pas respecté les quotas."
Précisons : si l'Inspecteur n'a pas changé depuis quelques mois, il s'agit d'une lettre envoyée par M. Mokhtar KACHOUR, Inspecteur d'Académie de la Haute-Loire, Directeur des Services Départementaux de l'Education Nationale. Pourquoi ne pas demander plus de renseignements à la source-même du mail ? L'Inspection Académique de Haute-Loire est joignable au 04 71 04 57 57 de 8h30 à 12h, et de 13h30 à 17h. Je suis sûr que M. Kachour se ferait un plaisir d'expliquer son mail - qui sait d'ailleurs s'il a pris sa décision seul, ou si les ordres ne lui venaient pas de plus haut ?

Écrit par : Jérémy | 17 septembre 2008

"L'esprit totalitaire use à contrecoeur de la contrainte car il ne poursuit en réalité qu'un seul but : l'acceptation parfaite, spontanée et joyeuse de l'inacceptable (cf. G. Orwell)"

Robin, je vous dois, comme déjà à deux ou trois reprises, une clef de plus pour comprendre un des phénomènes du système actuel de l'Education Nationale.

Écrit par : Jérémy | 17 septembre 2008

"formation inefficace"..."Trop de théorie, pas assez de pratique"..."la plupart des formateurs sont des planqués qui n'ont pas envie d'enseigner"..."pas de relation avec la situation sur le terrain" (prof de SEGPA)..."c'est une machine à broyer les individualités"..."formatage"..."Ils nous bassinent avec les théories de Meirieu" (ceux de l'année dernière me disaient qu'il était passé de mode et que c'était plutôt Bentolila). Tous parlent d'une énorme "pression" et même de méchanceté et de volonté de casser ceux qui ne veulent pas entrer dans le moule. Ils savent parfaitement que la formation va désormais dépendre des universités et pensent que ça va être encore pire.

Ecrit par : Robin | 17 septembre 2008

...Et tous souhaitent qu'on en revienne au système du tutorat (cours en observation et en responsabilité) avec quelques aperçus théoriques (histoire de l'éducation, psychologie...) et que la formation mette essentiellement l'accent sur la didactique de la discipline, bref, aux anciens CPR."

Ecrit par : Robin | 17 septembre 2008

Je rappelle, (si besoin est"), que ce que vous dites concerne la formation en IUFM des professeurs de lycée et collège.

Écrit par : Christophe Sibille | 17 septembre 2008

"L'esprit totalitaire use à contrecoeur de la contrainte car il ne poursuit en réalité qu'un seul but : l'acceptation parfaite, spontanée et joyeuse de l'inacceptable (cf. G. Orwell)"

Effectivement!

"L’élément perturbateur avait le pouvoir, et il le savait. Dans l’incapacité d’assurer l’ordre nécessaire à nos missions, nous étions par conséquent condamnés à gérer un désordre en nous bornant à le maintenir à un niveau plus ou moins supportable. Telle était d’ailleurs l’une des grandes hypocrisies d’un système perverti : conduire ses laquais à tolérer ce qui aurait paru comme mille fois intolérable à n’importe quel observateur extérieur. Il y avait quelque chose d’aliénant dans cette dérive qui, pour aller au bout, nécessitait la soumission de ceux-là même qui, initialement, étaient censés former le sens critique des futurs citoyens."
Dernières nouvelles du front, choses vues dans un système éducatif à la dérive (21 avril 2002 - 9 juillet 2006). Parution le 15 octobre, aux éditions L'Harmattan.

Écrit par : Daniel Arnaud | 17 septembre 2008

Pas d'erreur : si ce mail est véridique, il semble qu'il ait été rédigé par M. Kachour, six mois à peine après sa prise de fonctions.

"Par décret du Président de la République en date du 8 octobre 2007, M. Mokhtar Kachour, inspecteur d'académie, directeur des services départementaux de l'éducation nationale (IA DSDEN), quitte le département du Lot-et-Garonne et remplace, en la même qualité, M. Yannick Tenne à compter du 1er octobre 2007."(J.O., Décret du 8 octobre 2007)

Écrit par : Jérémy | 17 septembre 2008

"Tous parlent d'une énorme "pression" et même de méchanceté et de volonté de casser ceux qui ne veulent pas entrer dans le moule."

Je confirme. C'est le sentiment que nous sommes assez nombreux à partager dans ma promo.

Écrit par : stagiaire.iufm | 17 septembre 2008

Ben, Daniel, vous nous aviez caché ça :-)

C'est L'Harmattan qui vous a proposé, vous leur avez envoyé un manuscrit qu'ils ont accepté, ou vous connaissiez le directeur de collection ? Félicitations en tout cas !

Écrit par : Jérémy | 17 septembre 2008

Catmano, je vous aiderais bien, mais je ne suis pas en primaire et je crois que le jargon n'est pas tout à fait le même chez nous. Mais peut-être que pour les évaluations on attend de vous les "mots clés" : "évaluation sommative" et "évaluation formative". Si vous voulez, je me renseigne pour savoir de quoi il s'agit exactement (j'en ai déjà entendu parlé plusieurs fois à l'iufm mais je n'ai pas approfondi le "concept"…).

Écrit par : stagiaire.iufm | 17 septembre 2008

""L’élément perturbateur avait le pouvoir, et il le savait. Dans l’incapacité d’assurer l’ordre nécessaire à nos missions, nous étions par conséquent condamnés à gérer un désordre en nous bornant à le maintenir à un niveau plus ou moins supportable. Telle était d’ailleurs l’une des grandes hypocrisies d’un système perverti : conduire ses laquais à tolérer ce qui aurait paru comme mille fois intolérable à n’importe quel observateur extérieur. Il y avait quelque chose d’aliénant dans cette dérive qui, pour aller au bout, nécessitait la soumission de ceux-là même qui, initialement, étaient censés former le sens critique des futurs citoyens."

C'est très juste, mais pourquoi est-ce écrit au passé ?

Écrit par : Jérémy | 17 septembre 2008

"j'en ai déjà entendu parler", désolée.

Écrit par : stagiaire.iufm | 17 septembre 2008

"Je pense qu'un droit de retrait exercé par tous les professeurs vivant une situation intenable paralyserait suffisamment le système pour être efficace. Les collègues privilégiés par le système ne sont pas solidaires ? Peu importe, les professeurs qui souffrent sont suffisamment nombreux pour être un grain de sable gênant dans le système."

Ecrit par : Jérémy | 17 septembre 2008

Sur le principe du droit de retrait, je suis d'accord avec vous, Jérémy. A ceci près qu'il devrait être massivement appliqué. Sinon, la hiérarchie se contentera d'isoler les professeurs récalcitrants pour mieux les casser. Dans certains établissements, on rencontre ainsi des situations qui relèvent tout bonnement du harcèlement moral sur le lieu de travail, avec un discours qui vise à culpabiliser l'enseignant visé. Par exemple :
"Vous avez des problèmes avec vos élèves? C'est que ça vient de vous... Vous jetez l'éponge? C'est bien la preuve que vous êtes malade, mettez vous en dépression... Etc, etc."
Comme dans tout système totalitaire, on psychiatrise beaucoup dans l'EN. C'est ce que note Maurice T. Maschino dans "L'Ecole de la lâcheté".
Marie-France Hirigoyen écrit pour sa part dans "Le Harcèlement moral dans la vie professionnelle" :
"Le processus de déstabilisation est souvent le même : on fait retomber sur le professeur visé, surtout s'il est "en surplus", toutes les difficultés disciplinaires et pédagogiques de l'établissement".

Écrit par : Daniel Arnaud | 17 septembre 2008

C'est L'Harmattan qui vous a proposé, vous leur avez envoyé un manuscrit qu'ils ont accepté, ou vous connaissiez le directeur de collection ? Félicitations en tout cas !

Ecrit par : Jérémy | 17 septembre 2008

Merci pour vos encouragements, Jérémy. Je mène une carrière d'essayiste parallèlement à l'enseignement. J'ai déjà publié avec L'Harmattan un essai sur la question corse, en 2006 (sans recommandation, je ne connaissais pas le directeur de collection). Pour mon livre sur l'école, idem, j'ai envoyé le manuscrit et il a été retenu pour publication. J'ai choisi le passé pour décrire des faits situés entre 2002 et 2006, mais toujours d'actualité, et il y aura écrit "roman" sur la couverture (histoire d'esquiver le devoir de réserve, car la deuxième partie du livre est plus que subversive). Mais c'est dans les romans qu'on trouve quelquefois la vérité... Et je peux vous assurer dès maintenant que je ne l'ai pas loupée, l'EN!

Écrit par : Daniel Arnaud | 17 septembre 2008

"Sur le principe du droit de retrait, je suis d'accord avec vous, Jérémy. A ceci près qu'il devrait être massivement appliqué. Sinon, la hiérarchie se contentera d'isoler les professeurs récalcitrants pour mieux les casser."
Le piège est là : si on veut que tous les professeurs exercent un droit de retrait, on aura des taux de 30%, et ce sera un échec. L'idéal serait qu'au sein de l'Education, tous les professeurs qui vivent des situations intolérables (et il y en a beaucoup, et beaucoup plus qu'on ne veut le laisser croire) exercent ce droit de retrait. Cela donnerait d'ailleurs une idée du poucentage de professeurs estimant que leur enseignement est impossible, ou que leur situation en classe est trop dégradée. Le rôle des syndicats ne serait pas d'appeler tout le monde à la grève (c'est impossible), mais de faire en sorte que les classes ainsi refusées par les professeurs ne soient prises en charge par personne, et que les professeurs qui refusent de prendre ces classes dans des situations parfois humiliantes ne soient pas sanctionnés.

Je vous laisse regarder cette video, ainsi décrite par l'élève qui l'a tournée : "Gros bazare en cours et prof impuissants"
http://www.youtube.com/watch?v=fWpVmwzgdxA&feature=related

Écrit par : Jérémy | 17 septembre 2008

"Je rappelle, (si besoin est"), que ce que vous dites concerne la formation en IUFM des professeurs de lycée et collège.

Ecrit par : Christophe Sibille | 17 septembre 2008 "

Fõ changer d'moquette, ducon !

Écrit par : toto | 17 septembre 2008

Définitivement vacciné, je prends les fleurs d'espoir et d'encouragement quand elles viennent, mais je n'attends plus rien des ministres successifs. Professeur je suis et aime à le demeurer, mais je balance encore entre la rage et le détachement total dans ce bordel intégral.
Darcos devient bon à claquer, un petit verre pour les uns, les suiveurs de JPB pour faire court; une grande rasade pour les autres, la bande, la masse des résistants à la Droite capitaliste...
Des médailles pour le Bac: gadget de "com" pour les cons.
Uniformisation des sanctions: les Conseils d'Administrations mis au rencart pendant que l'on y est!
Plus d'exclusion: on garde les poisons pour qu'ils ne soient pas déscolarisés. On leur fait faire des TIG: ramasser les papiers dans la cour? Gratter les chewingums? arracher les mauvaises herbes? faire le ménage? presque plus besoin d'Atos! Mais attention à l'Inspection du travail!
L'exclusion est un échec éducatif dit la représentante de la Peep invitée sur France 2 ( spécialiste des invités et des séquences pleurnichards et contestataires de ce vilain Darcos...): il ne lui vient pas à l'esprit - pardon , à la bouche - que l'échec éducatif est celui des parents et que bousiller des heures de cours à cause de malades ou de sauvages est le vrai scandale. Quelle gourde! D'ailleurs il y a méprise ou quoi? C'est un discours de Fcpe, non?

Nous entrons dans une période à la fois intéressante et effrayante: l'uniformisation en marche, partout! dans le commerce, les services, partout au nom de la rationalité et de l'efficacité. Nous ne sommes pas dans un pays libéral! Le libéralisme volontairement confondu avec le capitalisme sert d'épouvantail. En réalité nous ne sortons pas du jacobinisme, de l'étatisme et d'une forme de totalitarisme doux des esprits!

Au collège les heures d'aide méthodologique portent peu de fruits, oui le soutien n'est pas aussi efficace que l'on se plait à l'affirmer ( on aura bien des reportages - sur France 2- pour nous montrer que c'est super, avec même des ordinateurs, le progrès vous-dis-je! la baguette magique technologique!); l'évaluation est faussée, on bidouille , on raconte n'importe quoi pour laisser l'illusion bercer la masse et préserver le budget des heures sup. en place. Fantastique mensonge, mais oser le proclamer...

Non, je ne vois pas grand chose aller beaucoup mieux. Et le déferlement régulier de pauvres mômes venus d'un peu partout (Europe de l'Est, Afrique centrale) plus ou moins bien pris en charge pour acquérir la connaissance de la langue française... et dont on se débarrasse dans les classes normales au plus vite pour qu'ils "s'intègrent", laissent la place aux autres , oui! Je parle des NAFS.
Des parcours chaotiques, des aventures sidérantes, souvent douloureuses. Rien, ou si peu, n'est fait pour s'occuper de leur état mental! Là encore : scandale énorme. Qui le dit? Leurs troubles ne sont mêmes pas évoqués: mais il doivent apprendre la langue de Pascal! Que la Grâce de la France les justifie et les guérisse de leurs maux....

Le métier de professeur doit évoluer. Ok mais pas dans le sens de la déroute et de la fausseté.
En voilà déjà assez.

Écrit par : Oxymore | 17 septembre 2008

"Pour le moment, je voudrais seulement comprendre comment il se peut que tant d’hommes, tant de bourgs, tant de villes, tant de nations supportent quelquefois un tyran seul qui n’a de puissance que celle qu’ils lui donnent, qui n’a pouvoir de leur nuire qu’autant qu’ils veulent bien l’endurer, et qui ne pourrait leur faire aucun mal s’ils n’aimaient mieux tout souffrir de lui que de le contredire. Chose vraiment étonnante - et pourtant si commune qu’il faut plutôt en gémir que s’en ébahir -, de voir un million d’hommes misérablement asservis, la tête sous le joug, non qu’ils y soient contraints par une force majeure, mais parce qu’ils sont fascinés et pour ainsi dire ensorcelés par le seul nom d’un, qu’ils ne devraient pas redouter - puisqu’il est seul - ni aimer - puisqu’il est envers eux tous inhumain et cruel. Telle est pourtant la faiblesse des hommes : contraints à l’obéissance, obligés de temporiser, ils ne peuvent pas être toujours les plus forts. "

Écrit par : uncertain | 17 septembre 2008

La Boétie, 1548!
Etre esclave ou serf est confortable! Voyez les Hébreux dans le désert, ils ont regretté l'Egypte .

La liberté, c'est pour les hommes, les vrais - homo, et non vir, on se comprend, hein?- pas pour des larves assoupies.
Se réveiller? quel choc! Non, plutôt dormir devant sa Tv ou son ordinos, rêver de liberté, cela suffit.

Un exemple de réveil admirable et dans quelles circonstances! Etty Hillesum.

Écrit par : Oxymore | 17 septembre 2008

Il connait youtube, le ministre ?

http://www.youtube.com/watch?v=WMc8VZo8ulw&feature=related

http://www.youtube.com/watch?v=GHNQpdfWF3Y&feature=related

http://www.youtube.com/watch?v=436phk6Rdd0&feature=related

http://www.youtube.com/watch?v=M1N0KwretfM&feature=related

Je vous ai épargné "petard en cours de dessin", "prof pete les plons" et "bagare en classe"

Écrit par : Jérémy | 17 septembre 2008

Je suis sous le coup du livre de Mara Goyet "Tombeau pour le collège"
Robin

A l’époque j’avais lu son « Collèges de France », plus léger dans le ton, mais qui dressait le même constat.

Écrit par : uncertain | 17 septembre 2008

Jéremy, vous avez répondu au poste d'Amélie en commençant par ces mots : "c'est idiot, une fois de plus". Je vous assure que "c'est idiot" peut être blessant et qu' "une fois de plus" ça peut tuer !Je ne sais pas si vous répondriez ainsi à un poste de Brighelli.
Donc, si vraiment vous ne tenez pas à vous excuser avec Amélie, au moins ne lui faites pas la morale lorsqu' elle vous répond : "vous êtes un âne!".

Écrit par : papa wilhelm s'invite | 17 septembre 2008

Pour rire un peu à propos des vidéos postées par les élèves :
http://lestoujoursouvrables.over-blog.com/article-22668297.html

Écrit par : uncertain | 17 septembre 2008

Je vous ai épargné "petard en cours de dessin", "prof pete les plons" et "bagare en classe"
Ecrit par : Jérémy | 17 septembre 2008
Très bonnes vidéos . A diffuser aux candidats du CAPES et de l’Agreg. Ça limitera le nombre de candidats.

« Engagez-vous, engagez-vous qu’ils disaient » (avec ce genre de citations vous voyez de suite que j’ai de la culture : )

Écrit par : uncertain | 17 septembre 2008

Voyons Jeremy, c'est marginal tout cela! Non, vous regardez par le bout de la lorgnette.

Et puis lisez donc le livre de nos collègues de nos collègues, N. Butaud et M.-C. Kovacs, Rapports de classe, ed de l'Olivier et d'autres sucreries citées dans Le Monde2 du 30 août.
On y trouve... :Pédagogie: le devoir de résister. De qui de qui? De notre vénérable adorable délectable et extasiant p. Meirieu. Titre de l'article de ce numéro du Monde2: " Ecole, tout n'est pas déréglé". OUFFFF!

Écrit par : Oxymore | 17 septembre 2008

"Lettre de l’inspecteur d’académie de la Haute-Loire au principal du collège de Jussey, publiée par le N° 2 de la revue de l’ACOPF de juin 2008.

« Vesoul, le 21 mars 2008,

Monsieur le Principal,
Conformément aux objectifs qui vous ont été assignés à votre arrivée au collège de Jussey,..."

Ecrit par : brighelli | 17 septembre 2008

Je ne sais pas si le courrier est authentique mais Vesoul et Jussey ne sont pas dans la Haute-Loire !
Pas la peine de déranger M. Mokhtar KACHOUR, il n'y est pour rien !

Écrit par : lucile | 17 septembre 2008

ça me rappelle le titre d’une intervention sur la « gestion de classe » : « un prof, est-ce que ça tient ? »(question qui habiterait l’élève en situation d’insécurité affective)

on sent de suite l’infini des possibles ouvert par cette question : un prof, est-ce que ça tient la route/l’alcool… ?

Comment ? est-ce que ça tient face à une classe déchaînée ? C’est ça le sujet de l’intervention ? Est-ce que ça fait punching-ball en plus de faire des photocopies ?

Écrit par : uncertain | 17 septembre 2008

Amélie a écrit coup sur coup deux messages faciles à démonter. D'abord pour critiquer "l'homme de gauche", alors qu'il est plus facile de critiquer "l'homme de droite", ensuite pour dire que le Pape remplit bien sa fonction de Pape, comme Hitler avait bien rempli sa fonction de Führer et le chef de l'Ordre Solaire sa fonction de gourou.
Voilà. Après, on qualifie ça comme on veut.

Écrit par : Jérémy | 17 septembre 2008

"Lettre de l’inspecteur d’académie de la Haute-Loire au principal du collège de Jussey, publiée par le N° 2 de la revue de l’ACOPF de juin 2008.
« Vesoul, le 21 mars 2008,
Monsieur le Principal,
Conformément aux objectifs qui vous ont été assignés à votre arrivée au collège de Jussey,..."
Ecrit par : brighelli | 17 septembre 2008

Je ne sais pas si le courrier est authentique mais Vesoul et Jussey ne sont pas dans la Haute-Loire !
Pas la peine de déranger M. Mokhtar KACHOUR, il n'y est pour rien !
Ecrit par : lucile | 17 septembre 2008

Quand j'ai reçu ce mail sur ma boite-mail (car je l'ai reçu il y a un bout de temps), je l'ai tenu pour un hoax. En le lisant ici, je me suis dit que j'avais peut-être eu tort, mais j'ai précisé ci-dessus : "Si ce mail est véridique".
Etant donné le nombre de personnes qui ont reçu ce mail, je pense que Monsieur Kachour aurait peut-être intérêt à faire un communiqué sur la question, car je n'ai pas dû être le seul à chercher qui était le prétendu auteur du mail.

Écrit par : Jérémy | 17 septembre 2008

@Jérémy: Amélie a écrit coup sur coup deux messages faciles à démonter. D'abord pour critiquer "l'homme de gauche", alors qu'il est plus facile de critiquer "l'homme de droite", ensuite pour dire que le Pape remplit bien sa fonction de Pape, comme Hitler avait bien rempli sa fonction de Führer et le chef de l'Ordre Solaire sa fonction de gourou.
Voilà. Après, on qualifie ça comme on veut".



Accablante réponse.
Papa Wilhelm est triste, très triste. il pleure à présent sur le sort de l'humanité.

Écrit par : papa wilhelm | 17 septembre 2008

Catmano, je vous aiderais bien, mais je ne suis pas en primaire et je crois que le jargon n'est pas tout à fait le même chez nous. Mais peut-être que pour les évaluations on attend de vous les "mots clés" : "évaluation sommative" et "évaluation formative". Si vous voulez, je me renseigne pour savoir de quoi il s'agit exactement (j'en ai déjà entendu parlé plusieurs fois à l'iufm mais je n'ai pas approfondi le "concept"…).

Ecrit par : stagiaire.iufm | 17 septembre 2008

Merci, je me suis moi-même longuement penchée sur ce "concept" (enfin, pas trop non plus ; les mots, ce n'est pas si intéressant que ça, surtout ceux-là), j'oublie systématiquement la différence entre les deux (c'est comme progressions et programmations, je fais toujours la salade entre les deux), mais je dois pouvoir retrouver facilement. Il suffit que mon cerveau accepte d'en prendre la peine. C'est très gentil quand même.

Merci aussi à Robin et Jérémy même si leurs réponses ne m'aident pas non plus.
Si quelqu'un d'autre parle le pédagol dans le texte, son intervention sera la bienvenue. Je garde espoir.

Écrit par : catmano | 17 septembre 2008

que ferait le ministère si les correcteurs du bac avaient le cran de noter les copies conformément à ce qu'elles valent vraiment, en résistant aux pressions de toutes sortes? On ne pourrait plus nous imposer la mascarade des 80 % de réussite. Ca, ça serait révolutionnaire.

Ecrit par : Daniel Arnaud

Encore faudrait-il que les sujets dudit Bac fussent d'un niveau digne du Bac. Il est par exemple notoire que la mirifique moyenne obtenue à la session de juin dernier à l'épreuve de sciences physiques en série S était due à la facilité du sujet.

Il a d'ailleurs été publié, il y a quelque temps, une analyse intéressante sur les connaissances et le degré de réflexion scientifique exigibles au baccalauréat scientifique, l'état de 1990 et celui de 2005 (grosso modo pour les années) étant comparés. La conclusion était sans appel (et tout connaisseur de la discipline pouvait la faire lui-même) : il est possible aujourd'hui d'avoir la moyenne, et même une vraie bonne note, sans être véritablement capable de tenir un raisonnement.

Écrit par : moot | 17 septembre 2008

"Dans le lexique d'un auteur, ne faut-il pas qu'il y ait toujours un "mot-mana", un mot dont la signification ardente, multiforme, insaisissable et comme sacrée, donne l’illusion que par ce mot on peut répondre à tout ? " (R. Barthes)

Apprenez par cœur quelques mots mana dans un bouquin de didactique et lâchez-les au gré de la conversation.
Au pire, utilisez le meirieutron.

Écrit par : uncertain | 17 septembre 2008

je rappelle le lien du meirieutron
http://www.sauv.net/meirieutron.htm

Écrit par : uncertain | 17 septembre 2008

je réponds à Catmano évidemment

Écrit par : uncertain | 17 septembre 2008

Moot a écrit : "Encore faudrait-il que les sujets dudit Bac fussent d'un niveau digne du Bac. Il est par exemple notoire que la mirifique moyenne obtenue à la session de juin dernier à l'épreuve de sciences physiques en série S était due à la facilité du sujet.

Je confirme absolument : en sciences physiques, on ne peut pas "noter les copies conformément à ce qu'elles valent vraiment" car les sujets eux mêmes sont tellement faibles qu'ils limitent drastiquement les marges * de manoeuvre des correcteurs.

* il est bien connu que les correcteurs travaillent souvent à et dans la marge...

Écrit par : dugong | 17 septembre 2008

Le mérieutron, bonne idée. Merci.

Écrit par : catmano | 17 septembre 2008

Les vidéos de Youtube gagneraient à être connues.
Voilà la réalité à opposer aux beaux discours d'un Jack Lang qui prétend que le niveau "ne baisse pas" et que nous avons toujours le "meilleur système éducatif du monde". Probablement plus vrai qu'"Entre les murs"!

Écrit par : Daniel Arnaud | 17 septembre 2008

Je vous ai épargné "petard en cours de dessin", "prof pete les plons" et "bagare en classe"
Ecrit par : Jérémy | 17 septembre 2008
Très bonnes vidéos . A diffuser aux candidats du CAPES et de l’Agreg. Ça limitera le nombre de candidats.

« Engagez-vous, engagez-vous qu’ils disaient » (avec ce genre de citations vous voyez de suite que j’ai de la culture : )

Ecrit par : uncertain | 17 septembre 2008

Et j'ajouterais :
"C'est bien joli de faire partie d'une élite restreinte. Ce qui est plus inquiétant, c'est la manière dont elle se restreint... de plus en plus." Richard Burton, dans "Le Jour le plus long" (ça, c'est de la culture!).

Écrit par : Daniel Arnaud | 17 septembre 2008

@Jeremy :

"""1- Vous parlez sans avoir lu et vous n'avez pas honte de l'avouer
Réponse : J'ai lu vos propos, c'était pourtant clair. """

C'est l'article qu'il fallait lire , vous avez très bien compris . La mauvaise foi ne vous étrangle pas .


Je vous rappelle votre message d'agression améliphobe , le premier .

""""Ecrit par : Amélie (forcément)

C'est idiot, une fois de plus : """"

Dans les suivants , je relève "absurdités " vous êtes atteinte "

Ensuite , on lit :
"""J'ai raisonné par l'absurde, le fait de montrer que vous avez tort ne devrait pas passer pour une insulte ou une agression à vos yeux."""

Parce que vous appelez ça une démonstration et un raisonnement ?! Il est vrai que c'était difficile puisque vous n'avez pas lu l'article que je ne faisais que résumer . Vous auriez pu ainsi vous en prendre directement à son auteur !

Que voulez-vous alors que je pense de quelqu'un qui me traite d'idiote , brutalement , quand je cite un article qu'il ne prend pas la peine de lire ? Qu'il brait comme un âne , qu'il n'a que fiel et mépris à la bouche pour tout ce qui ne s'accorde pas avec ses petites certitudes et qu'il a visiblement voulu passer ses nerfs sur moi !
Si les copies de vos élèves sont soumises au même traitement , bonjour les dégâts !


Donc , c'est très clair , en effet : à l'avenir , essayez d'être moins malhonnête et moins ...phobe !


Et votre mot de la fin , que je vous retourne avec plaisir :

"""Bref, causez aux gens qui ne vous contredisent pas, ça vous permettra de soigner votre vocabulaire """"

Écrit par : Amélie | 17 septembre 2008

"A partir du moment ou personne ne suit en anglais parsque on é perdu fo bien s'adapté plsutot que d'attendre que on écri un trul sur la feuille qui resté bien plus blanche qu'autre chose du moin surtt de ma part"

http://www.youtube.com/watch?v=eaTSFe7bkxQ&feature=related

Écrit par : Jérémy | 17 septembre 2008

à Catmano :

L'idée de vos inspecteurs de vous faire rédiger vous-même votre acte d'accusation est particulièrement sournoise.

Les inspecteurs ont tous le même problème : la faiblesse du temps que le Moloch leur laisse pour évaluer votre travail de plusieurs années. N'oubliez pas que c'est un problème pour eux et refusez que cela devienne un problème pour vous. Mettez des obstacles à tout transfert sournois dans ce sens. Notamment en répondant un peu évasivement aux questions et en disant préférer un échange oral en direct.

Ne les aidez donc pas trop en acceptant de faire le travail à leur place. Aidez les plutôt à mal le faire en leur en mettant plein la table (compte rendu très exhaustif mais selon vos grilles personnelles * du travail effectué dans votre classe mais aussi sur celui des années précédentes sur lequel le Moloch n'a pas daigné se pencher).

En espérant que ces quelques conseils de forme vous soient utiles.

* évidemment compatibles avec les grandes lignes des instructions officielles. Mais à part montrer ses fesses à la ronde ou dicter d'un seul coup l'intégralité des Mémoires d'outre-tombe à des élèves de CE1, qu'est ce qui ne l'est pas ?

Écrit par : dugong | 17 septembre 2008

La malhonnêteté de Jeremy qui écrit d'abord :


C'est idiot, une fois de plus : à ce compte-là, Hitler faisait très bien son boulot de Führer, Staline incarnait très bien son propre mode de pensée, et le chef du Temple solaire tenait très bien son rôle de chef du Temple solaire. Ils ne faisaient pas autre chose que de remplir leur fonction. Amélie aime tendre le bâton pour se faire battre.

Ecrit par : Jérémy | 16 septembre 2008


Ensuite , l' imbécilité et les insinuations pitoyables et moisies de Jeremy qui prétend , que l'homme de droite , et là , on ne comprend pas pourquoi , est plus facile à critiquer que celui de gauche et que le pape est comparable à Hitler . C'est lumineux ! Comme il le dit lui-même : " on qualifie ça comme on veut !"
Je fais remarquer qu'il n'a pas lu l'article sur le sujet , mais , lui , Jeremy , sait , il n'en a pas besoin ! Comme c'est lui qui compare le pape à Hitler et qu'on ne peut en douter , bien sûr , puisque c'est Jeremy qui le dit , ceux qui ne critiquent pas le pape sont des nazis ! Un nouveau point Godwin pour Jeremy !


"Amélie a écrit coup sur coup deux messages faciles à démonter. D'abord pour critiquer "l'homme de gauche", alors qu'il est plus facile de critiquer "l'homme de droite", ensuite pour dire que le Pape remplit bien sa fonction de Pape, comme Hitler avait bien rempli sa fonction de Führer et le chef de l'Ordre Solaire sa fonction de gourou.
Voilà. Après, on qualifie ça comme on veut."

Ecrit par : Jérémy | 17 septembre 200

Merci , Papa Wilhelm , je n'avais pas vu vos messages !

Écrit par : Amélie | 17 septembre 2008

Pour répondre à catmano :

http://www.charmeux.fr/blog/index.php?2008/09/12/89-contre-l-echec-scolaire-le-soutien-personnalise#co

Très sopo !

Écrit par : vigilant | 17 septembre 2008

"A partir du moment ou personne ne suit en anglais parsque on é perdu fo bien s'adapté plsutot que d'attendre que on écri un trul sur la feuille qui resté bien plus blanche qu'autre chose du moin surtt de ma part"

Ecrit par : Jérémy | 17 septembre 2008

Jeremy, attention, vous vous êtes fait troller par Toto! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 17 septembre 2008

évidemment compatibles avec les grandes lignes des instructions officielles. Mais à part montrer ses fesses à la ronde ou dicter d'un seul coup l'intégralité des Mémoires d'outre-tombe à des élèves de CE1, qu'est ce qui ne l'est pas ?

Ecrit par : dugong | 17 septembre 2008

Qu'y a-t-il cependant de plus formateur que de faire comprendre les ravages du temps ? ;-)

Écrit par : Robin | 17 septembre 2008

Bravo Robin. Je n’y avais pas pensé.

Écrit par : uncertain | 17 septembre 2008

A partir du moment ou personne ne suit en anglais parsque on é perdu fo bien s'adapté plsutot que d'attendre que on écri un trul sur la feuille qui resté bien plus blanche qu'autre chose du moin surtt de ma part"

Ecrit par : Jérémy | 17 septembre 2008

Jeremy, attention, vous vous êtes fait troller par Toto! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 17 septembre 2008


Sibille, attention, vous vous êtes fait troller par vous même! ;o) On est trop droles sur ce blog!

Écrit par : New Troll | 17 septembre 2008

Pardon de vous déranger....
J'ai donné mon opinion plus haut sur cette initiative du syndicat auquel j'adhère, ceci dit en passant.
La polémique sur le Pape, je précise que je ne suis pas papiste, est stupide. Ceci dit en passant. Et encore pardon pour cette intervention intempestive....

Le SNALC-CSEN (FGAF), deuxième syndicat le plus représenté chez les professeurs du second degré, considère que la publication d’un « code de la paix scolaire » témoigne de la volonté du Ministre de l’Education nationale de revenir aux vraies préoccupations des professeurs.




En dévoilant le futur « code de la paix scolaire » et en affirmant sa portée nationale, Xavier Darcos répond à l’une des demandes majeures du SNALC : l’affirmation de l’autorité des professeurs. Le SNALC rappelle que cette dernière a été mise à mal par 20 ans d’ « élève au centre du système éducatif » et par des parents de plus en plus hostiles et procéduriers (l’affaire de la gifle de Berlaimont en fut l’illustration la plus déplorable).

A la lecture des intentions affichées, si le SNALC-CSEN approuve le cadrage national du futur Code, les trois principes qui le régiront demanderaient un minimum de dialogue avec les personnels, les impératifs de la communication semblant avoir, une fois de plus pris le pas sur ceux de la concertation.

Le SNALC-CSEN regrette, par ailleurs, que le Ministre ne se soit pas donné les moyens éducatifs de commencer à endiguer la violence scolaire, dans le cadre des grandes réformes qu’il a initiées. Un retour à la transmission des connaissances, formalisé par une réforme du collège unique et par la fin du lycée light remédierait manifestement aux dérives de la violence scolaire et de l’indiscipline.

Devant la déception qu’a engendrée, depuis sa prise de fonctions, la politique éducative du Ministre dans le secondaire, le SNALC-CSEN espère que Xavier Darcos saura faire de ce futur Code un instrument efficace au service de l’Education nationale. Le SNALC-CSEN ne doute pas, hélas, que les adeptes de « l’enfant roi » essaieront de noyer le projet sous l’avalanche de leurs « bonnes » intentions.


Paris, le 16 septembre 2008

Écrit par : Oxymore | 17 septembre 2008

"Dans les suivants , je relève "absurdités " vous êtes atteinte " Ecrit par : Amélie.
Amélie, vous êtes atteinte de plusieurs maux que vous vous obstinez à méconnaître. Enfin, obstinez-vous, ça vous occupe.

"La polémique sur le Pape, je précise que je ne suis pas papiste, est stupide." Adressez-vous à celle qui a cru bon de la relancer, et aux autorités qui le reçoivent avec faste.

Je trouve que le Code de Paix Scolaire est une bonne chose, mais tout dépend de qui le constituera.

Écrit par : Jérémy | 17 septembre 2008

Les messages se sont accumulés depuis celui de Romuald. De Dominique Lestel, je ne connaissais que "Paroles de singes" publié en 1995 et un petit livre de bonne vulgarisation : "L'animalité. Essai sur le statut de l'humain", publié l'année suivante. Je m'en vais lire le nouveau.

Lestel enseigne à Ulm (département des sciences cognitives). Il doit y avoir des choses de lui en accès libre sur le site de l'ENS.

Le problème des cultures animales est très complexe et la position de Lestel est très nuancée. Celai le rend plus lisible que les fadas de "la libération animale". Il ne cherche pas à "humaniser" les animaux mais à redéfinir l'humain, ce qui est nettement plus intéressant.

Qu'il y ait des "origines animales de la culture" est incontestable puisque les hommes sont des animaux. Le problème est alors celui du processus d'humanisation. Ce qui me semble plus difficile à admettre est l'existence des "cultures animales" au sens propre. Les exemples que je connais à travers Lestel sont tirés de William McGrew : Materlal Chimpazee Culture (1992). Ils ne sont, à mon avis, guère probants. Certains chimpanzés sont capables d'utiliser des outils : pierres pour écraser des noix, branches feuillues pour éloigner des prédateurs ou des concurrents, éponges de feuilles pour aborber des liquides, etc. Cela prouve qu'ils sont intelligents - ce qu'on savait depuis longtemps - mais l'intelligence n'est pas la culture. Idem pour le langage. Les chimpanzés - toujours eux - peuvent apprendre le langage des signes. Ils le manient mieux qu'un enfant de deux ans. Mais ce langage leur a été enseigné (ils ne l'ont pas inventé eux-mêmes) et contrairement à l'enfant de deux ans, ils ne progressent pas. Là encore, cela démontre des capacités cognitives mais rien de plus. Conclusion de Lestel lui-même : "L'animal parle mais il n'a rien à dire".

Tout dépend donc de ce qu'on appelle culture. Si on la définit, avec Lévi-Strauss et Lacan, comme le domaine du symbolique, alors les animaux n'ont pas de culture. Ils sont dans "l'imaginaire". Mais que les animaux (certains plus que d'autres) soient intelligents ne fait pas l'ombre d'un doute. Qu'il existe des sociétés animales non plus. Mais la société n'est pas la culture. C'est pourquoi tout ce qui circule sous le nom de "socio-culturel" est une imposture.

Écrit par : Pedro Cordoba | 17 septembre 2008

"les insinuations pitoyables et moisies"
C'est quoi, des insinuations moisies ?

Amélie, cessez de vous répandre en insultes sur moi, d'abord ça vous fatigue (enfin vous avez peut-être besoin de vous défouler, auquel cas la pratique d'un sport cous ferait plus de bien), ensuite vous manquez à votre rigueur de bonne chrétienne. Inquiétant, tout ça - que fait donc le Pape pour que même ses fidèles dérogent ainsi aux seuls principes à peu près viables de sa secte ?
Et j'ai déjà dit que si vous êtes athée ou autre, c'est encore pire.

Écrit par : Jérémy | 17 septembre 2008

"Conclusion de Lestel lui-même : "L'animal parle mais il n'a rien à dire"."

Belle définition. Il y en a d'ailleurs quelques-un(e)s ici qui se sont reconnu(e)s.

Écrit par : Jérémy | 17 septembre 2008

""A partir du moment ou personne ne suit en anglais parsque on é perdu fo bien s'adapté plsutot que d'attendre que on écri un trul sur la feuille qui resté bien plus blanche qu'autre chose du moin surtt de ma part"
Ecrit par : Jérémy | 17 septembre 2008

Jeremy, attention, vous vous êtes fait troller par Toto! ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 17 septembre 2008

C'est la retransciption par un eleve de 15 ans du discours tenu par un autre eleve de 15 dans l'une des videos que j'ai données en lien.

Écrit par : Jérémy | 17 septembre 2008

Ajout au message précédent. Les humains étant des animaux, ils vivent eux aussi en grande partie dans l'imaginaire. On peut même penser que beaucoup d'élèves (ceux de Robin et bien d'autres) vivent essentiellement dans l'imaginaire et que leur comportement serait comparable à celui d'un groupe de chimpanzés si les chimpanzés étaient plus bêtes qu'ils ne sont. On peut sans doute étendre cette animalisation de l'humain aux Inspecteurs qui envoient des questionnaires comme celui que doit remplir Catmano. L'imaginaire des experts, des gestionnaires et des évaluateurs est, lui aussi, plus bête que celui des chimpanzés.
Heureusement que ce genre de pratiques n'a pas encore atteint l'Université. Je me ferais virer car je renverrais le questionnaire non rempli et déchiré en plusieurs morceaux : langage des signes qu'un Inspecteur lui-même doit être capable de comprendre. Histoire de ne pas être pris moi-même pour un chimpanzé.

Écrit par : Pedro Cordoba | 17 septembre 2008

De rien Amélie. C'est mon boulot.
Mais ne vous obstinez pas de votre côté.
(N'oubliez jamais qu'une canette de bière ne peut pas contenir une dame-jeanne de vin)

La réponse de Jérémy me semble claire : vous avez critiqué "l'homme de gôche", alors qu'il est tellement plus aisé de critiquer "l'homme de droite". Comment avez-vous pu faire cela?

papa wilhelm souffre

Écrit par : papa wilhelm | 17 septembre 2008

Pour en finir avec les messages qui n'ont rien à voir avec le sujet...

C'est bien dommage que Cadichon ne soit plus là. L'an dernier je lui avais expliqué que si les beaux principes du libéralisme étaient appliqués aux Etats-Unis, l'économie américaine s'effondrerait en 48 heures. Elle n'avait pas répondu à ce message... La panique actuelle me répond pour elle. Vive la nationalisation des banques au pays des néo-cons! Alors que les mauvaises nouvelles affluent sur l'école, je dois dire que ces virevoltes me font bien rigoler. Sauf que ce sont toujours ceux qui n'y sont pour rien qui payent les pots cassés...

Écrit par : Pedro Cordoba | 17 septembre 2008

Pedro, un imaginaire peut-il vraiment être "bête"? N'est-il pas plutôt, tout simplement, vide?

Écrit par : Christophe Sibille | 17 septembre 2008

"Heureusement que ce genre de pratiques n'a pas encore atteint l'Université."

Et pourtant, beaucoup en rêvent (doyens, chefs de département, directeurs, Présidents, responsables ministériels, etc.)

Écrit par : Jérémy | 17 septembre 2008

La Boëtie: "Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux".
A la "une" de "Siné hebdo", en frontispice (pas de connasse).
A acheter , (et à lire), le numéro 2, paru aujourd'hui.
(Pub)

Écrit par : Christophe Sibille | 17 septembre 2008

@Sibille : A la "une" de "Siné hebdo", en frontispice (pas de connasse).
A acheter , (et à lire), le numéro 2, paru aujourd'hui.
(Pub)

On dirait la pub que faisait toto pour Léo et Léa et qui vous faisait tant chier!

Écrit par : New troll | 17 septembre 2008

Qu'y a-t-il cependant de plus formateur que de faire comprendre les ravages du temps ? ;-)

Ecrit par : Robin | 17 septembre 2008

Vous savez ce qu'elles vous disent, mes fesses ? :o (((((((((

Écrit par : catmano | 17 septembre 2008

à Christophe,
Un imaginaire n'est jamais vide. Bien au contraire, il est toujours trop plein. Voir les textes de Meirieu et les questionnaires des évaluateurs. Ou les écrits de Bouvard et Pécuchet, etc.
Pleins de quoi? voilà la vraie question. La réponse dans Flaubert.

Écrit par : Pedro Cordoba | 17 septembre 2008

Vous êtes sage , Papa wilhelm , et je ne comptais pas poursuivre ce dialogue de sourds ... L'observation de certains ravis de la gôche en action est largement suffisante ...

Écrit par : Amélie | 17 septembre 2008

SECTARISME IMBÉCILE…
@Jérémy :
« Amélie a écrit coup sur coup deux messages faciles à démonter. D'abord pour critiquer "l'homme de gauche", alors qu'il est plus facile de critiquer "l'homme de droite", ensuite pour dire que le Pape remplit bien sa fonction de Pape, comme Hitler avait bien rempli sa fonction de Führer et le chef de l'Ordre Solaire sa fonction de gourou.
Voilà. Après, on qualifie ça comme on veut". »

@ Papa Wilhelm :
« Accablante réponse.… »

Roger Felts :
Je pense me situer politiquement entre la gauche et l'extrême gauche et être complètement athée avec une laïcité du type “RIPOSTE LAÏQUE” plutôt que positive comme celle de Sarko ou légèrement édulcoré comme celle de Caroline Fourest et consorts.
Pourtant, nombre de mes textes sont consacrés aux errements de la gauche. Et j'ai passé autant de temps à dénoncer une certaine gôche que la droite libérale ou ultralibérale.
De la même manière, dans cette époque profondément matérialiste, l'illusion de la dimension religieuse est un écran pour manipuler les peuples, et le combat antireligieux m'apparaît absolument déterminant… À condition de prendre en compte la spécificité des croyances et de comprendre que heurter les consciences, ce n'est pas leur donner des coups de poing dans la gueule. Certains pour prouver leur vertu prennent plaisir à le faire… Ils sont à contre-emploi !

Quand Muray et Amélie critiquent la gauche, c'est essentiellement la gôche institutionnelle et sociétale qui est visée… Je ne les ressens pas comme des adversaires des valeurs authentiques de la gauche… Tout au plus dans certains cas comme des sceptiques.
Quand dans un article, qu'il faut avoir lu pour s'autoriser à faire des commentaires, le journaliste conclut que le Pape remplit bien sa fonction de Pape, il fait une critique sévère de la manière d'informer des journalistes et met en avant que le Pape ne s'est pas conduit comme une vedette du show-bizness.
Aligné d'un même élan le Pape, Hitler et l'Ordre Solaire est d'un raffinement du meilleur goût et facilitera sûrement les alliances de combats avec tous les croyants victimes comme les autres du libéralisme mondialisé .
Pourfendre l'Amélie comme si elle s'était transformée en Passionaria de la droite papiste est effectivement comme le dit Papa Wilhelm accablant.
Il va falloir s'habituer à deux types de discours : ceux sur l'homosexualité, la religion et la Politique en général où les propos seront sans nuance, unilatéraux, voire caricaturaux, et celui des problèmes concrets de l'école où les propos sont pertinents y compris dans les formes de luttes dures proposées ( je ne prends pas position sur leur validité, car totalement extérieur au problème, mais une campagne sur le droit de retrait quand les conditions pour assurer un enseignement correct ne sont pas remplies m'apparaît comme un excellent thème de lutte).

Écrit par : Roger Felts | 17 septembre 2008

Voilà : "suffisante" est le mot adéquat.

Je vous laisse le mot de la fin.

Écrit par : Jérémy | 17 septembre 2008

Eh ben... On n'est pas encore sauvés...

Écrit par : Jérémy | 17 septembre 2008

"une campagne sur le droit de retrait quand les conditions pour assurer un enseignement correct ne sont pas remplies m'apparaît comme un excellent thème de lutte"

On aurait mieux fait de discuter de ça.

Ca a au moins intéressé Daniel Arnaud.

Écrit par : Jérémy | 17 septembre 2008

Papa wilhelm remercie Felts d'avoir écrit.

Papa wilhelm est moins triste à présent.

Écrit par : papa wilhelm | 17 septembre 2008

"Pourtant, nombre de mes textes sont consacrés aux errements de la gauche... Quand Muray et Amélie critiquent la gauche, c'est essentiellement la gôche institutionnelle et sociétale qui est visée… Je ne les ressens pas comme des adversaires des valeurs authentiques de la gauche… Tout au plus dans certains cas comme des sceptiques.
"

Eh oui, cher Roger ! Si le Che savait combien il a d'orphelins enfants !

Écrit par : dugong | 17 septembre 2008

http://fr.youtube.com/watch?v=yIZXO8ARZKo&feature=related

Comme quoi, la question des effectifs n'est pas la seule ...
Ce bronx se passe dans une classe de moins de 12 élèves.

Je propose le rapport d'IPR suivant :
"Monsieur Z. gère avec sérénité et en toute convivialité la séance. Il ne se laisse pas déconcentrer par la survenue d'un éventuel élément perturbateur dans le scénario. Les apprenants sont incités à s'épanouir en toute liberté afin de s'approprier en totale autonomie les savoir-faire présentés."

Écrit par : Zorglub | 17 septembre 2008

A part ça, merci à tous. Il me reste une grosse quinzaine de jours pour faire un savant mélange de toutes vos propositions.
Ça devrait donner un truc d'enfer !
Un peu chiffonné, déchiré, mal écrit pour contenter Pedro Cordoba, le plus bref et évasif possible comme me le conseille Dugong, avec une allusion à l'évaluation formative (merci Eveline ! Et vigilant ! Et stagiaire.iufm !) pratiquée quotidiennement et du matin au soir dans ma classe (même que j'y ajoute constamment de la médiation cognitive), tout en montrant que je tiens à rester moi-même, même et y compris dans ma plastique corporelle, comme le suggère Robin.

Écrit par : catmano | 17 septembre 2008

Et avec un peu de langue de bois pour ne pas laisser l'inspecteur de marbre.

Écrit par : Jérémy | 17 septembre 2008

Tout à fait d'accord avec une campagne sur le droit de retrait. Le problème : comment l'organiser? Les temps sont moroses et guère propices à l'action collective. Mais si la crise économique s'approfondit, les choses pourraient changer.

Georges Pébereau, qui n'est certainement pas un gauchiste, agitait dans le Monde d'hier le spectre d'une révolution :
"Nous sommes, à n'en pas douter, dans une période prérévolutionnaire, au sens de 1789... Il y aura de plus en plus de revendications et de moins en moins de moyens capitalistes pour les satisfaire et de moyens policiers pour les endiguer. Une étincelle suffira pour déclencher des mouvements irréparables". Baisse tendantielle du taux de profit (Marx), insuffisance des forces répressives (Lénine), l'étincelle qui peut mettre le feu à toute la plaine (Mao). L'heure doit être grave pour que l'ancien PDG d'Alcatel écrive des choses pareilles.

Écrit par : Pedro Cordoba | 17 septembre 2008

"Quand j'ai reçu ce mail sur ma boite-mail (car je l'ai reçu il y a un bout de temps), je l'ai tenu pour un hoax. En le lisant ici, je me suis dit que j'avais peut-être eu tort, mais j'ai précisé ci-dessus : "Si ce mail est véridique"."

Ce qui ne vous a pas empêcher de balancer le nom d'un type sur internet, en le désignant comme très probable auteur de ce mail peut-être pas "véridique".

Écrit par : stagiaire.iufm | 17 septembre 2008

"empêché"

Écrit par : stagiaire.iufm | 17 septembre 2008

Je relance donc mon idée de départ : un arrêt de travail généralisé, exercé par tous les professeurs qui exercent dans des situations invivables. Ce serait l'exercice du droit de retrait, dans toutes les académies. Que ferait le ministère face à ce mouvement global ? Les professeurs seraient-ils sanctionnés ? Des vacataires seraient-ils assez pauvres et fous pour prendre la relève ? C'est peut-être ça, la solution du "mouvement" tant attendu dans l'E.N. : droit de retrait exercé par tous les professeurs qui sont dans des classes ou des établissements qui présentent des situations ingérables. Fin du cours, qand le cours ne peut avoir lieu. Le rôle des syndicats ne serait plus d'appeler tous les personnels à faire la grève (c'est impossible), mais d'éviter que le ministère ne puisse sanctionner les professeurs en arrêt. Il faut savoir que le ministère peine déjà à trouver des vacataires pour les heures qui existent actuellement, que les surveillants n'auraient pas le temps ni la volonté de prendre en charge les classes ingérables ainsi refusées, et que les professeurs déjà en exercice ne pourraient pas pallier au retrait des collègues.

Je pense, très sincèrement, que la faille du système est là, et que cette solution peut être une alternative séireuse aux grèves soi-disant générales, mais surtout ponctuelles, qui ont montré leurs limites.

Écrit par : Jérémy | 17 septembre 2008

"Quand j'ai reçu ce mail sur ma boite-mail (car je l'ai reçu il y a un bout de temps), je l'ai tenu pour un hoax. En le lisant ici, je me suis dit que j'avais peut-être eu tort, mais j'ai précisé ci-dessus : "Si ce mail est véridique"."
Ecrit par Jeremy
Ce qui ne vous a pas empêcher de balancer le nom d'un type sur internet, en le désignant comme très probable auteur de ce mail peut-être pas "véridique".
Ecrit par : stagiaire.iufm | 17 septembre 2008

Vous rigolez ?! Le mail met en cause l'Inspecteur d'Académie de Haute-Loire en mars 2008. J'ai donné son nom et le numéro de téléphone de ses services, en disant qu'il ferait bien de s'expliquer sur ce mail. Je ne pensais pas si bien dire ! Ce sont de toute façon des données publiques, en accès libre, et ce n'est pas moi qui le désigne, mais le mail envoyé à des milliers de personnes.
Il vaut peut-être mieux qu'on donne son nom et le numéro de téléphone de ses services, pour savoir ce qu'il en est de ce mail, plutôt que de se laisser piéger par cet hoax (et je me suis laissé piéger en lisant ce mail ici).
Je n'ai pas besoin qu'on m'invente de fausses intentions et qu'on me fasse de faux-procès, il y a sûrement des choses autrement plus importantes.

Écrit par : Jérémy | 17 septembre 2008

Et avec un peu de langue de bois pour ne pas laisser l'inspecteur de marbre.

Ecrit par : Jérémy | 17 septembre 2008

Oui, oui, je pense aussi à la langue de bois, merci de me le rappeler.
C'est une "inspecteuse", pas UN, et une pour qui les ans n'ont pas eu le temps de faire autant de ravages que chez moi. ;-)

Écrit par : catmano | 17 septembre 2008

http://fr.youtube.com/watch?v=yIZXO8ARZKo&feature=related

"Comme quoi, la question des effectifs n'est pas la seule ...
Ce bronx se passe dans une classe de moins de 12 élèves."
Ecrit par : Zorglub

Il faut dire que cela se passe dans un pays où la situation est bien plus avancée qu’en France, du point de vue du pédagogisme comme de celui de la soumission du système éducatif aux exigences du marché.

Écrit par : Pli | 17 septembre 2008

Jeremy,
Une idée ne devient une force matérielle que lorsque les masses s'en emparent (Mao). Votre idée est juste car elle vient du peuple et les idées justes viennent du peuple (Mao bis). Ce sont en effet des profs de base qui, les premiers, l'ont mise en pratique il y a un ou deux ans. Mais il s'agissait de mouvements très localisés. Généraliser la chose ne me semble pas possible en ce moment. Il ne suffit pas de (re)lancer une idée sur un blog pour qu'elle devienne force matérielle.

Écrit par : Pedro Cordoba | 17 septembre 2008

J'imagine que pour qu'une idée devienne force matérielle, il faut :
- qu'elle soit énoncée
- qu'elle soit incarnée par une ou plusieurs personnalité(s)
- qu'elle soit diffusée par des moyens de communication et d'information puissants
- qu'elle soit soutenue par des relais plus ou moins influents sur le terrain
- que les conditions matérielles, économiques, sociales, etc. soient favorables à son éxécution.

Moi, je n'ai fait qu'envisager l'application de cette idée, et m'interroger sur son éventuelle amélioration. Après, il ne faudrait pas procastiner éternellement en se disant que cela n'est pas possible "pour le moment". Disons que si les professeurs laissent empirer les choses, on se demandera comment ils ont pu être cons à ce point, comme on se demande déjà comment les professeurs des années 1990-2007 ont pu laisser se dévlopper sans rien faire les IUFM et les conditions d'enseignement qui sont devenues celles d'aujourd'hui.

Écrit par : Jérémy | 17 septembre 2008

Avant de lancer le mot d'ordre de droit de retrait, il faudrait dans un premier temps lancé une campagne de sensibilisation sur les droits des enseignants à avoir des conditions de travail correctes, sur les manques criant constatés, avec repérages précis des manques les plus scandaleux et sur les manières d'obtenir des résultats avec en tout premier plan le droit de retrait. Cette campagne doit toucher et sensibiliser les parents d'élèves et dans une certaine mesure les élèves.
A mon avis, ce serait une erreur que de situer l'aspect principale de la revendication sur le manque de moyens matériels…Même si effectivement, ceux-ci jouent un rôle important mais non décisif.

Écrit par : Roger Felts | 17 septembre 2008

Les dernières précisions de Jérémy répondent à mon intervention rédigée en parallèle.

Écrit par : Roger Felts | 17 septembre 2008

À Catmano.

Tout dépend, à mon humble avis, de ce que vous voulez faire le jour de l’inspection :
faire du camouflage (faites du Charmeux !) ou faire comme vous faites d’habitude.

Pour ma part je réponds des tartines entières à ce genre de questionnaire en disant poliment ce que je pense. Ça me fait du bien ! S’ils veulent vraiment bosser à lire des réponses, qu’ils se les farcissent ! De toute façon, on est mal noté par les inquisiteurs quand on ne peut pas faire semblant.

Pour le meirieutron, je me suis surtout basé sur des sources pédagogos générales ou du secondaire et il peut aider éventuellement pour le vocabulaire pédagol si vous avez envie de délirer ! Ce qui peut vraiment vous servir, c’est un ton gnangnan et « citoyen », ça marchait très bien quand je bidonnais des rapports pour aider des stagiaires.

Écrit par : Lariba | 17 septembre 2008

SECTARISME IMBÉCILE

[...]

Ecrit par : Roger Felts | 17 septembre 2008

Vous devriez continuer à mettre un titre à chacune de vos interventions.
On gagnerait du temps ;o)))

Écrit par : yann | 17 septembre 2008

Merci aussi à Lariba. Je note, je note.

Écrit par : catmano | 17 septembre 2008

Plus rien de réellement offensant (précisions à venir) : les remontrances d'un certain syndicat (et on sait bien à qui je fais allusion) ont touché d'autant plus qu'il s'appuyait sur un sondage grandeur nature sur les intentions des profs

Ecrit par : brighelli | 17 septembre 2008

La disparition de la formation scientifique du tronc commun ne vous pose aucun problème? Qu'il n'y ait ni physique ni SVT dans le tronc commun, sans qu'on ait l'assurance encore qu'elles apparaissent comme disciplines autonomes dans les modules exploratoires ne fait pas question? Peut-être avez-vous des informations plus précises sur le devenir des sciences expérimentales?

Des linéaments de la maquette ont été donnés dans une dépêche de l'AEF.
"L'horaire hebdomadaire plafonnerait à 27 heures, avec 18 modules semestriels de 3 heures: 11 modules d'enseignements fondamentaux, 4 modules d'exploration, 3 modules d'accompagnement." Avec un module=3h de cours.

Modules d'enseignement fondamentaux : Français-HG-Math-LV1-LV2-EPS [11 modules]
Modules exploratoires : ? [4 modules]
Modules d'accompagnement : (soutien individualisé déterminé par l'établissement) [3 modules]

Écrit par : Romuald | 17 septembre 2008

info:

Réponse de Lily à Paris
Date : 17-09-2008 à 08:51:43

Il y a deux ans j ai eu un cp et évidement on m a présenté la méthode Ribambelle. J ai essayé de suivre cette methode mais quand les deux tiers de la classe ont décroché, j ai décidé de changer de methode.
Je prenais ribambelle pour le travail sur le sens du texte avec un travail approfondi en langage et en questionnement. Et j introduisais les sons avec Leo et Lea. Puis on faisait des allers et retours entre ce que l on avait appris avec Leo et Lea et qui nous servait à lire les albums ribambelle.
Naturellement je n ai jamais utilisé les pages des fichiers ribambelles sur l étude du code car ça ne correspond pas à la progression de Leo et Lea. Les enfants ont apprécié cette solution. Je pense que tu ferais bien de faire un véritable cahier de sons en suivant la progression de Léa et Léa. Deplus en ce début d'année, n hesite pas à leur passer la planète des alphas pour les mener vers le chemin de la combinatoire.
Je dois dire que j'enseigne dans une zep très défavorisée et je pense que la méthode Léo et Léa reste la meilleure dans le cas où les enfants ont peu de connaissances sur la lecture, les lettres et le vocabulaire.
L'avantage de faire Ribambelle et Léo et Léa est que les meilleurs avaient acces à deux lectures et ceux en difficulté pouvaient au moins lire les textes Leo et Lea, même seuls à la maison. A la fin de l'année, malgré un mauvais démarrage, tout le monde savait combineret déchiffrer et sur 26 élèves, seuls trois avaient des difficultés en autonomie face à un texte.
Bon courage pour cette année, je comprends que tu aies du mal à affirmer tes convictions: j'ai changé d'école l'année dernière et en voyant Ribambelle au CP, j'ai décidé de ne plus faire de cp. J ai pris des CE1 et je rattrappe les élèves en échec grace à Léo et Léa !
;o)

Écrit par : toto | 17 septembre 2008

Réponse de Loïc, La Réunion
Date : 17-09-2008 à 09:59:04

Bonjour Céline, tu es libre de choisir la méthode que tu veux, et tu n'as pas à te soucier des pressions extérieures, seul l'intérêt des enfants compte !
Pour avoir commencé par une méthode mixte lors de ma 1ère année en CP, et changé ensuite pour Léo et Léa, je peux te garantir qu'aucune pression au monde ne pourra me faire revenir vers une méthode mixte aujourd'hui. Les différences sont vraiment trop grandes.

La vitesse avec laquelle les enfants progressent, et surtout le niveau qu'ils ont en fin d'année grâce à Léo et Léa (comparé à une méthode mixte), aussi bien en code qu'en compréhension compenseront à mes yeux toutes les pressions du monde, d'où qu'elles viennent.

Si tu ne peux vraiment pas abandonner Ribambelle, détourne au maximum cette méthode, en privilégiant les activités conseillées dans le livre du maître de Léo et Léa, et dans les livres de C.Sylvestre de Sacy sur la méthode Borel Maisonny, et utilise les textes de Ribambelle pour la compréhension orale. Et n'hésite pas à faire beaucoup de code dès le début du CP, avec une approche synthétique, en utilisant le son que font les lettres plutôt que leur nom.

Cela dit, à partir des leçons 40-44 de Léo et Léa, j'ouvre progressivement les lectures proposées à d'autres textes en parallèle de Léo et Léa (petites histoires de Gafi, albums de littérature de jeunesse, dont les albums Ribambelle).
Les enfants aiment bien cela, mais je le fais quand ils sont devenus capables de lire vraiment par eux-mêmes ces textes, pas en début d'année !

P.S : Si cela peut t'aider, je viens de mettre en ligne des fiches de code et compréhension que j'utilise dans ma classe en lecture, en complément du fichier Léo et Léa ici (ainsi que des évals et des supports en maths), je vais les mettre dans la bibliothèque de "Liras" dès que possible.

//docscp.over-blog.com/

Écrit par : toto | 17 septembre 2008

Je me suis amusé à taper "situation pré-révolutionnaire" sur Glouglou qui m'a donné 1090 réponses :

Dès la première page, c'est la foire d'empoigne où, côte à côte, libertaires, membres du front national, marxistes divers et hybrides des précédents se disputent la prédiction pour hier, aujourd'hui et parfois demain.

J'y ai pêché cette fine analyse du camarade Léon (1935) :

"Le plus exact est de dire que la situation est pré-révolutionnaire. Pour que cette situation mûrisse, il faut une mobilisation immédiate, hardie et inlassable des masses sous les mots d'ordre de conquête du pouvoir au nom du socialisme. C'est à cette seule condition, que la situation pré-révolutionnaire se changera en situation révolutionnaire. Dans le cas contraire c'est-à-dire si on continue à piétiner sur place, la situation pré-révolutionnaire se changera infailliblement en situation contre-révolutionnaire et amènera la victoire du fascisme."

Je résume : d'abord, c'est pré-révolutionnaire. Ensuite ça peut devenir révolutionnaire voire contre-révolutionnaire. Si ce n'est ni l'un ni l'autre alors c'est que c'est encore pré-révolutionnaire.

Plus loin, Léon file la métaphore médicale :

"Le mécontentement, la nervosité, l'instabilité, l'emportement facile de la petite bourgeoisie sont des traits extrêmement importants d'une situation pré-révolutionnaire. De même que le malade brûlant de fièvre se met sur le côté gauche *, la petite bourgeoisie fébrile peut se tourner à droite ou à gauche. Selon le côté vers lequel se tourneront dans la prochaine période les millions de paysans, d'artisans, de petits commerçants, de petits fonctionnaires français, la situation pré-révolutionnaire actuelle peut se changer aussi bien en situation révolutionnaire que contre-révolutionnaire."

Brillant, Léon !

* Vous faites ça, vous autres blogueurs, quand vous brûler de fièvre ?

Écrit par : dugong | 17 septembre 2008

Pour en revenir à la lettre comminatoire de l'inspecteur d 'académie, voir ci-dessous l'article en version intégrale : l'histoire ne se passe pas en Haute-Loire mais en Haute- Saône ("T'as voulu voir Vesoul et on a vu Vesoul"...)
Donc ce n'est pas un hoax mais un lapsus calami...

http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=44185

On le soupçonnait déjà, dira-t-on ! C’est vrai ! On le déduisait de comportements divers, comme ceux observés en commission d’examen : pour obtenir un pourcentage voulu de reçus, on jouait entre examinateurs à ajouter, selon les coefficients des disciplines, des points supplémentaires aux candidats en dessous de 10 /20 pour leur faire atteindre artificiellement la moyenne de l’admission. Ou encore on baissait à volonté la moyenne jusqu’à l’obtention du pourcentage de reçus fixé d’avance.



Sauver l’école ou les apparences ? Une lettre interne qui accuse l’administration de l’Éducation nationale


Pour l’administration de l’Éducation nationale, ce ne sont pas les résultats qui fournissent matière à statistiques, mais les statistiques préalablement établies qui déterminent les résultats.



On le soupçonnait déjà, dira-t-on ! C’est vrai ! On le déduisait de comportements divers, comme ceux observés en commission d’examen : pour obtenir un pourcentage voulu de reçus, on jouait entre examinateurs à ajouter, selon les coefficients des disciplines, des points supplémentaires aux candidats en dessous de 10 /20 pour leur faire atteindre artificiellement la moyenne de l’admission. Ou encore on baissait à volonté la moyenne jusqu’à l’obtention du pourcentage de reçus fixé d’avance.


La lettre d’un inspecteur d’académie à un principal au ton comminatoire


Mais, sauf erreur, on ne connaissait pas de document écrit qui fournît le mode d’emploi impératif de cette politique insensée. C’est désormais chose faite depuis la publication dans le numéro 2 de juin 2008 de la revue de l’ACOP (Association des Conseillers d’orientation psychologues de France) d’une lettre de l’inspecteur d’académie de la Haute-Saône, datée du 21 mars 2008, qui s’en prend avec une rare violence au principal du collège de Jussey. On la lira en note ci-dessous (1).

On ne peut qu’être frappé par son ton comminatoire, sa redondance volontairement blessante de formules autoritaires qui ne souffrent pas de réplique : « Je vous demande expressément, fulmine l’inspecteur … Il est hors de question … Je vous enjoins de … Le taux ne dépassera pas … Ce taux atteindra … Je précise, si besoin était, que ces minima constituent une injonction de l’inspecteur d’académie… ».

Mais quel est donc le crime commis par le malheureux principal ? Il ne s’est tout simplement pas conformé aux quotas préalablement fixés par l’inspecteur d’académie : ainsi le taux de redoublement des élèves de 6e en juin 2007 a-t-il été de 9,6 % dans son collège quand il était de 5,7 % dans le département, soit « près du double », tempête l’inspecteur qui lui fixe 7 % pour juin 2008. En 4e, c’est encore pis ! Le taux est « de quatre fois supérieur au taux départemental ». Il ne devra donc pas dépasser cette fois 10 %, tonne l’inspecteur. Quant au taux de passage des élèves de 3e en 2de générale et technologique, il n’est que de 48,1 % quand la moyenne du département est de 60,6 %. L’inspecteur en exige immédiatement 55 % !


Une administration seule au centre de l’École


On ne saurait mieux illustrer le mal dont souffre l’Éducation nationale. Elle est malade de son administration attachée à se mettre elle-même au centre de l’École, en lieu et place du savoir et de l’élève. Ce qui lui importe avant tout c’est de présenter l’image avantageuse d’une institution qui diffuse efficacement le savoir avec des taux de réussite honorables pour susciter approbation et même félicitations. Seulement, cette lettre montre l’envers du décor : sous des apparences flatteuses, la réalité est moins rose. Et puisqu’elle ne répond pas aux attentes administratives, qu’à cela ne tienne ! L’administration en livre une représentation falsifiée : les statistiques sont dopées, truquées, fixées d’avance quoi qu’il en coûte. Et qui peut douter qu’il en coûte la qualité du service public d’éducation ? Car que signifie diviser par deux les taux de redoublement ou de fixer des quotas obligatoires de passage en seconde sans se référer le moins du monde au niveau atteint par les élèves ? Cette lettre d’inspecteur d’académie révèle ainsi quatre moyens mis en œuvre pour la ruine de l’École publique.


1- Savoir, travail et intérêt de l’élève discrédités


Il est d’abord aisé d’en déduire que ce n’est pas le niveau de savoir de l’élève qui importe, puisque les quotas imposés ouvrent automatiquement les portes de la classe supérieure à certains élèves, même s’ils n’ont pas les connaissances minimales requises. La leçon n’échappe pas aux élèves : ils savent que, dans cette École-là, il n’est pas besoin de travailler pour « passer » ; les 12 % qui séparent le collège de Jussey de la moyenne du département de la Haute-Loire finissent par faire du monde. Le discrédit est donc jeté sur le travail et le savoir.

Il y a pis. Qu’un élève soit ainsi balancé dans la piscine sans savoir encore nager et soit donc promis à la noyade, l’administration s’en moque pourvu que le taux de passage, qu’elle brandit, lui vaille les applaudissements. L’intérêt de l’élève n’est donc pas davantage la préoccupation de cette administration. Seuls l’intéressent les quotas qu’elle fixe arbitrairement, et le narcissisme de ses membres soucieux de conserver leurs avantages.


2- Les professeurs discrédités


Il découle de ce désintérêt pour le niveau de l’élève que le conseil de classe peut n’avoir aucune importance : l’administration s’en tamponne le coquillard ! Il n’a qu’un pouvoir consultatif. Le discrédit est cette fois jeté sur le corps professoral. L’inspecteur rappelle justement au principal que le "pouvoir décisionnel" lui appartient et qu’il peut à volonté suivre ou non les avis des conseils de classe pour satisfaire aux quotas qui lui ont été fixés.


3- Une administration de valets sans conscience


Le ton autoritaire de cette lettre lève, d’autre part, le voile sur le type de relations qui s’instaure au sein de la hiérarchie, dès lors que l’échelon inférieur ne se conforme pas aux ordres. Ne peut-on pourtant comprendre l’attitude du principal de Jussey ? Soucieux de l’intérêt de ses élèves, il a cru pouvoir, avec les avis des conseils de classe, répartir le flux des élèves sans tenir compte de quotas ni de moyenne départementale. Tant pis si son collège est en dessus ou en dessous des moyennes départementales ! Ce qui compte pour lui, c’est l’intérêt des élèves. Il s’agit donc bien d’une objection de conscience qui mérite le respect. Mais sa hiérarchie n’en a cure ; elle entend qu’il obéisse au doigt et à l’œil sans état d’âme ! Il lui faut se soumettre ou se démettre.

On comprend dès lors que ne peuvent rester dans la fonction que des valets sans conscience pour faire les sales besognes qu’on exige d’eux. On l’avait déjà deviné à voir aussi le niveau culturel de recrutement de certains chefs d’établissement qui connaissent si mal leur langue maternelle. Dans un établissement d’éducation, c’est tout de même un comble ! Mais des individus incultes sont moins exposés aux problèmes de conscience et sont surtout reconnaissants à leur hiérarchie de les avoir élevés, malgré leur indignité.


4- Un univers d’aliénation


Enfin, quand un individu s’affranchit de la réalité pour lui substituer ses désirs et ses fantasmes, il ne manque pas d’inquiéter son entourage. Ne parle-t-on pas de folie ? Qu’en est-il quand une administration organise une représentation de la réalité à sa convenance, qui apparaît au seul bon sens très éloignée de la réalité ? Dans quel univers contraint-elle ses membres à vivre ? C’est elle qui détermine selon son caprice ce qui est bien et ce qui est mal, fût-ce en contradiction avec le sens commun ; elle peut inventer à sa guise des fautes de service pour sanctionner le récalcitrant et appeler folie ce qui est raison et inversement raison ce qui est folie. À quel désastre pareille aliénation collective ne prépare-t-elle pas ?

C’est bien le diagnostic qu’invite pourtant à formuler la lettre de cet inspecteur d’académie soumis lui-même sans doute aux mêmes oukases que lui intiment les échelons supérieurs. Or une institution est en péril, quand son administration délire, c’est-à-dire qu’elle prétend plier la réalité à ses désirs jusqu’à la falsification. Cette administration n’est au service ni du savoir ni de l’élève ni des professeurs, mais d’elle seule pour la plus grande satisfaction d’une oligarchie qui y voit sans doute une des méthodes capables de ruiner le service public de l’Éducation dans l’attente d’une privatisation. Un rapport de 1996 de l’OCDE, dont on a déjà parlé sur Agoravox, intitulé d’un euphémisme volontairement abscons « La Faisabilité politique de l’ajustement », (2) en indique le mode d’emploi pour éviter la révolte des citoyens que cette ruine ne manquera pas de frapper. Paul Villach

(1) Voici la lettre de l’inspecteur d’académie de la Haute-Loire au principal du collège de Jussey, publiée par le N° 2 de la revue de l’ACOPF de juin 2008.

« Vesoul, le 21 mars 2008,

Monsieur le Principal,
Conformément aux objectifs qui vous ont été assignés à votre arrivée au collège de Jussey, je vous demande expressément de bien vouloir corriger dès cette année scolaire les taux de redoublement.
Il est hors de question que ce taux pour les élèves de 6e soit près du double du taux départemental observé en juin 2007 (9,6 % contre 5,7 %).

Je vous enjoins d’user de votre pouvoir décisionnel pour faire en sorte qu’à l’issue de cette année scolaire, il redescende pour le moins à 7 %.

Le taux de redoublement en fin de 4e est plus de quatre fois supérieur au taux départemental. Il ne dépassera pas 10 % pour la présente année.

Enfin le taux de passage des élèves de 3e en seconde générale et technologique est de 48,1 % alors que celui du département est de 60,6 %.

Ce taux atteindra obligatoirement pour le moins 55 %.

Je précise, si besoin était, que ces minima constituent une injonction de l’inspecteur d’académie qui s’applique à tous les personnels de votre établissement. »



(2) Paul Villach, « La Casse du Service public d’Éducation est bien programmée depuis 1996 par l’OCDE », Agoravox, 28 mars 2008

Écrit par : FGuichard | 17 septembre 2008

quand vous brûlez...

Écrit par : dugong | 17 septembre 2008

Vous savez ce qu'elles vous disent, mes fesses ? :o (((((((((

Ecrit par : catmano | 17 septembre 2008



Je vous suggère de donner ce texte en dictée à vos élèves ; je suis sûr que l'inspecteur adorera :

Conversation avec la lune

"O lune, vous avez raison (...) Astre ingrat et moqueur, vous me demandez où je vais si tard : il est dur de me reprocher la continuité de mes voyages. Ah ! si je marche autant que vous, je ne rajeunis pas à votre exemple, vous qui rentrez chaque mois sous le cercle brillant de votre berceau ! Je ne compte plus de lunes nouvelles, mon décours n'a d'autre terme que ma complète disparition, et quand je m'éteindrai, je ne rallumerai pas mon flambeau comme tu rallumes le tien."

(Chateaubriand, Mémoire d'outre-tombe, 4ème partie, Livre III, 14)

Je ne parlais, hélàs, que de ma lune à moi, "qui ne rajeunit pas, à votre exemple".

Écrit par : Robin | 17 septembre 2008

« Vesoul, le 21 mars 2008,

Monsieur le Principal,
Conformément aux objectifs qui vous ont été assignés à votre arrivée au collège de Jussey, je vous demande expressément de bien vouloir corriger dès cette année scolaire les taux de redoublement.
Il est hors de question que ce taux pour les élèves de 6e soit près du double du taux départemental observé en juin 2007 (9,6 % contre 5,7 %).

Je vous enjoins d’user de votre pouvoir décisionnel pour faire en sorte qu’à l’issue de cette année scolaire, il redescende pour le moins à 7 %.

Le taux de redoublement en fin de 4e est plus de quatre fois supérieur au taux départemental. Il ne dépassera pas 10 % pour la présente année.

Enfin le taux de passage des élèves de 3e en seconde générale et technologique est de 48,1 % alors que celui du département est de 60,6 %.

Ce taux atteindra obligatoirement pour le moins 55 %.

Je précise, si besoin était, que ces minima constituent une injonction de l’inspecteur d’académie qui s’applique à tous les personnels de votre établissement. »

Etonnant, non ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 17 septembre 2008
Ou! J'arrive après une journée de bêlements et ça me fait penser à une lettre de l'administration nazie à un Obersturmführer qui n'aurait pas raflé assez de juifs en 1942 sur son secteur d'action. C'est plus des élèves, c'est du bétail à charger dans les wagons pour faire tourner la chambre (usine?) à gaz.

Écrit par : Dobolino | 17 septembre 2008

Merci pour les infos sur la nouvelle seconde, JPB et Romuald : en recoupant vos posts, on comprend mieux ce qui se passe :

Je pense effectivement que Gaudemar a sous-estimé le box qu'il allait mettre dans les lycées avec ses idées, qui semblent séduisantes à beaucoup jusqu'au moment où on parle du statut des disciplines (SVT, Physique, Philo, entre autres...) ou des horaires : j'ai soutenu à un de mes collègues incrédules qu'on allait passer à 3h de français en seconde, et vous confirmez que j'avais calculé juste !

Mon protal-adjoint a fait ses calculs, lui aussi : il est en train de chercher à sauver un poste menacé en récupérant des heures de prépa, qui devraient correspondre à un poste, pour les distribuer aux profs de français du lycée, car sinon, 9 secondes à 3 h de français, c'est un poste en moins à tous les coups !

Ça va péter, mais hélas plus pour des raisons corporatistes que pour des raisons de qualité de l'enseignement...

Écrit par : sanjuro | 17 septembre 2008

"Vous rigolez ?!"

Non.

Écrit par : stagiaire.iufm | 17 septembre 2008

"Je n'ai pas besoin qu'on m'invente de fausses intentions et qu'on me fasse de faux-procès, il y a sûrement des choses autrement plus importantes."

Il me semble que pour les procès d'intention, c'est vous le spécialiste. Mais vous avez raison, après tout votre cas n'est pas si important.

Écrit par : stagiaire.iufm | 17 septembre 2008

Mais, d'ailleurs, on va faire autant d'heure de français que de sport ????? C'est pas un peu étrange ?

Écrit par : Jérémy | 17 septembre 2008

Jérémy écrit :

J'imagine que pour qu'une idée devienne force matérielle, il faut :
- qu'elle soit énoncée
- qu'elle soit incarnée par une ou plusieurs personnalité(s)
- qu'elle soit diffusée par des moyens de communication et d'information puissants
- qu'elle soit soutenue par des relais plus ou moins influents sur le terrain
- que les conditions matérielles, économiques, sociales, etc. soient favorables à son éxécution.
----
Toutes ces conditions sont absentes sauf la première et (éventuellement) la dernière. Et encore faudrait-il ajouter une vertu éminemment politique : le courage, fût-il celui du désespoir.

Par ailleurs, je ne crois pas que la France soit dans une situation prérévolutionnaire. Je ne faisais que transcrire les propos d'un homme qui, visiblement, en a peur. Il fait partie de ces gens qui, devant l'ampleur de la débâcle actuelle, voudraient ressusciter la variante allemande du néo-libéralisme : l'économie sociale de marché. C'est ce qu'avait essayé, en son temps, Giscard d'Estaing - avec si peu de succès qu'il a disparu de la vie politique française. Mais c'est trop tard. Depuis l'adoption de la stratégie dite de Lisbonne, l'Europe a définitivement choisi la variante américaine : celle de l'économie de la connaissance. C'est dans cette mesure que l'école est concernée par ces questions.

Écrit par : Pedro Cordoba | 17 septembre 2008

Ah, merci Françoise Guichard pour cette rectification !

Bon eh ben on prend les memes et on recommence :

IA-DSDEN de Haute-Saône
5, place Beauchamp - BP 419
70013 Vesoul Cedex
Tél. 03.84.78.63.00
Fax 03.84.78.63.63
site : http://www.ac-besancon.fr/spip.php?rubrique114
courriel : ce.ia70@ac-besancon.fr

Bon, Jussey, ce n'est pas en Haute-Vienne ? Sinon je peux aussi vous donner les coordonées de l'IA de Haute-Marne, de Haute-Garonne, etc.

Si je résume : j'ai cru à un hoax quand j'ai reçu ce mail, je l'ai cru vrai en le lisant ici, je l'ai cru faux quand on m'a dit que Jussey, ce n'était pas en Haute-Loire, et maintenant il semblerait qu'il soit bien vrai... Ce mail est un mystère !

Écrit par : Jérémy | 17 septembre 2008

"l'Europe a définitivement choisi la variante américaine : celle de l'économie de la connaissance"

Et... vous trouvez qu'elle y arrive ?!

"Je ne crois pas que la France soit dans une situation prérévolutionnaire"

Ah, dans ce cas, il y a divergence avec les vues de Jean-Paul Brighelli. Je pense que la France peut être dans une situation pré-révolutionnaire si l'on pense vraiment qu'elle l'est. Un peu d'auto-prédiction et d'auto-persuasion n'a jamais nui aux situations pré-révolutionnaires.

Écrit par : Jérémy | 17 septembre 2008

Jeremy a écrit : "Mais, d'ailleurs, on va faire autant d'heure de français que de sport ????? C'est pas un peu étrange ?"

11 modules de 3h pour les "6 enseignements fondamentaux" (Français-HG-Math-LV1-LV2-EPS), cela peut être distribué inégalement :

- soit deux modules de 3 heures pour 5 de ces enseignements et un seul pour l'un d'entre eux

- soit trois modules pour 2 de ces enseignements (Maths et français) et 1,5 pour deux autres (HG et LV1 ?) et 1 pour LV2 et EPS..

Il y a sûrement d'autres possibilités (?)

Écrit par : dugong | 17 septembre 2008

Je rappelle, (si besoin est"), que ce que vous dites concerne la formation en IUFM des professeurs de lycée et collège.

Ecrit par : Christophe Sibille | 17 septembre 2008
Ouais! En attendant, vous et vos collègues d'IUFM êtes les mieux placés pour remplir proprement nickel-chrome le questionnaire de Catmano. Ça ne vous coûterait guère ! Un quart d'heure au plus.

Écrit par : Dobolino | 17 septembre 2008

"@Sibille : A la "une" de "Siné hebdo", en frontispice (pas de connasse).
A acheter , (et à lire), le numéro 2, paru aujourd'hui.
(Pub)

On dirait la pub que faisait toto pour Léo et Léa et qui vous faisait tant chier!"

Ecrit par : New troll | 17 septembre 2008

héééé, siné hebdo, c'est quand même moins con que leo et lea.

Écrit par : Justine | 17 septembre 2008

Cours de français en troisième sur un texte de Voltaire: les élèves sont priés, à l'oral de donner un titre à chaque paragraphe.
A. lève le doigt pour répondre. Un voisin ricane "tu te sens pas un peu seule?". A. répugne à répondre, elle qui attendait une forêt de doigts levés.
Le professeur: "Tu te sens seule? Et moi, qui vois les visages hagards et abrutis de tous tes camarades, tous en face de moi, dix-huit heures par semaine, tu ne crois pas que ma solitude est pire que la tienne? Toi, au moins, tu leur tournes le dos!"

Écrit par : Dobolino | 17 septembre 2008

Felts ayant écrit :

SECTARISME IMBÉCILE

[...]

Yann croit bon d'ajouter :

"Vous devriez continuer à mettre un titre à chacune de vos interventions.
On gagnerait du temps ;o)))"

Ce à quoi Felts susurre :
"C'est du Cristophe Sibille pur jus… Yann, je ne sais pas si vous êtres un troll du dit ou si vous êtes vous même. N'étant sur de rien, je ne porterai pas, contrairement à lui, d'accusation invérifiable. Mais ce que je puis dire, c'est qu'à travers vos réflexions, vous lui ressemblez étrangement… Et ce n'est pas un compliment. Des fois il vaut mieux être comparé au cul d'un singe. C'est moins vulgaire, et il y a plus d'avenir !"

Écrit par : Roger Felts | 17 septembre 2008

Si quelqu'un d'autre parle le pédagol dans le texte, son intervention sera la bienvenue. Je garde espoir.

Ecrit par : catmano | 17 septembre 2008
Christophe a tout ce qu'il faut sous la main! C'est que dalle pour lui, merde!
Si il ne veut pas, c'est moi qui y répondrais à ton questionnaire! Débarrasse la table, tu vas voir ce que tu vas voir!

Écrit par : Dobolino | 17 septembre 2008

Répondrai, -ai! Futur simple. Mais, ça, apparemment, c'est pas trop grave pour les inspecteurs du Primaire.

Écrit par : Dobolino | 17 septembre 2008

Yann, je ne sais pas si vous êtres un troll du dit ou si vous êtes vous même.

Ecrit par : Roger Felts | 17 septembre 2008

Ah! Ben non! Yann, c'est un confrère à moi! Critiquez pas mes confrères, sinon, je vous saigne à blanc.

Écrit par : Dobolino | 17 septembre 2008

Vas-y, Roger Lanzac ! Montre-nous de quoi tu es capable ! :O)

Écrit par : catmano | 17 septembre 2008

Felts, apparemment, vous irritez les vétos...
Vous allez me dire que vous avez un bon ami vétérinaire mais j'ai connu des antisémites qui avaient un bon ami "izraëlite", comme y disent, ces enflures.

Écrit par : Dobolino | 17 septembre 2008

Vas-y, Roger Lanzac ! Montre-nous de quoi tu es capable ! :O)

Ecrit par : catmano | 17 septembre 2008

Poste-le! J'y réponds, moi, à ton torchon et toi, en échange, tu remplis mes "SIGAL", j'te donne le lien et le mot de passe.

Écrit par : Dobolino | 17 septembre 2008

Si Justine avait eu une bonne méthode, elle serait peut-être moins conne ?

Écrit par : toto | 17 septembre 2008

De même que le malade brûlant de fièvre se met sur le côté gauche *,
* Vous faites ça, vous autres blogueurs, quand vous brûler de fièvre ?

Ecrit par : dugong | 17 septembre 2008

Decubitus latéral gauche. Le mec se couche sur son estomac et son cœur. Logique!
Les chiens se couchent toujours sur leur blessure pour l'immobiliser. Ces bestioles sont pleines de bon sens.

Écrit par : Dobolino | 17 septembre 2008

Entendu ce soir au JT de TF1: des professeurs donnent moins de devoirs en période de Ramadan. Et pourquoi pas moins de contrôles après une soirée de foot à la télé?

Un bon professeur doit connaitre les programmes.... de télé avant de donner des devoirs et de faire des interros! Et puis , après, il accorde une certaine importance aux programmes de sa discipline.
Quelle période! la bourse s'écroule, la banquise fond et le collège crève, mais dans ce dernier cas, on ne parle pas - officiellement- de danger pour l'avenir. Les ours blancs , on pleure, mais les gamins qui ont le Brevet des collèges et le Bac pour viatique avant l'enfer du réel que l'on occulte, alors là, on cherche les mises en garde.

Écrit par : Oxymore | 17 septembre 2008

Depuis l'adoption de la stratégie dite de Lisbonne, l'Europe a définitivement choisi la variante américaine : celle de l'économie de la connaissance. C'est dans cette mesure que l'école est concernée par ces questions.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 17 septembre 2008
L'école, ça fait pas grand monde! Mal barrée, d'entrée, la Révolution.

Écrit par : Dobolino | 17 septembre 2008

Les ours blancs , on pleure, mais les gamins qui ont le Brevet des collèges et le Bac pour viatique avant l'enfer du réel que l'on occulte, alors là, on cherche les mises en garde.

Ecrit par : Oxymore | 17 septembre 2008

Couchez-vous sur vos blessures, ça les immobilise!

Écrit par : Dobolino | 17 septembre 2008

Mais, d'ailleurs, on va faire autant d'heure de français que de sport ????? C'est pas un peu étrange ?

Ecrit par : Jérémy | 17 septembre 2008
Le correspondant allemand de mon père, un peu plus âgé que lui, avait loupé le bac à cause de l'épreuve de sports. Alors, on l'avait envoyé à la guerre... Comme son papa était dans la Luftwaffe, assez haut placé, il avait échappé au front russe. Seulement, envoyé en France, alors que, dans le train, il avait causé littérature avec un français, ce couillon a oublié son armement, fusil et tout et tout, dans le porte-bagage.
Il a échappé au Conseil de Guerre grâce au papa...
Ça arrive que le sport est plus d'importance que la langue maternelle. En général, c'est justement quand on demande aux mères de se réjouir quand leur fils meurt au combat en fermant sa gueule.
Le pire, c'est que chez nous, là, maintenant, c'est même pas pour cet infâme motif, c'est juste pour satisfaire les masses bêlantes qui réclament à hauts cris "plus de sports ! plus d'épanouissement ! Bêêêê, bêêêêê". Bonnard! D'une pierre deux coups!

Écrit par : Dobolino | 17 septembre 2008

Le sport AIT plus d'importance, etc...
mais ça c'est pas grave! Pas grave du tout...

Écrit par : Dobolino | 17 septembre 2008

Dobolino n'a rien compris à ce que je dis. Mes blessures? Je ne connais pas. Je suis comme vous sans illusions et lucide , mais si ce blog a du sens c'est bien pour exprimer ses doutes et ses humeurs, non?

En fait, je réalise de plus en plus à quel pont le baratin est inutile; même ici on blablate pour ce faire du bien, mais le courage de l'acte individuel seul compte. Je revendique des paroles incarnées. Tant mieux si beaucoup d'intervenants sur ce blog sont dans ce cas, oui , tant mieux.

Écrit par : Oxymore | 17 septembre 2008

Dobolino relève une de mes phrases :

« …Yann, je ne sais pas si vous êtres un troll du dit (Sibille) ou si vous êtes vous même.… »

Puis commente :
« Ah! Ben non! Yann, c'est un confrère à moi! Critiquez pas mes confrères, sinon, je vous saigne à blanc. »
Puis dans le commentaire suivant :
« Felts, apparemment, vous irritez les vétos...
Vous allez me dire que vous avez un bon ami vétérinaire mais j'ai connu des antisémites qui avaient un bon ami "izraëlite", comme y disent, ces enflures. »

Je n'ai pas de bons amis vétérinaires depuis que l'un d'eux m'a dit : plus con qu'un vétérinaire, c'est deux vétérinaires. Yann confirme. Mais il devrait être flatté, je l'ai comparé à Sibille.
Pour le lecteur neutre, je signale que c'est Yann qui m'a agressé… Alors que je ne le connais ni d'Éve, ni des dents.

Écrit par : Roger Felts | 17 septembre 2008

"Entendu ce soir au JT de TF1: des professeurs donnent moins de devoirs en période de Ramadan."

Il y a des classes où ça ne me choque pas.

Et puis les jours fériés pour fêtes religieuses, ou la libération du mercredi matin aménagé pour le catéchisme, c'est du même acabit.

Écrit par : Jérémy | 17 septembre 2008

Le numéro 56 de RIPOSTE LAÎQUE est sorti.
Je signale le très remarquable éditorial de CYRANO.
http://www.ripostelaique.com/

Pour ceux qui ont une admiration sans borne pour Caroline Fourest, dans ce numéro, mais plutôt dans le précédant, des informations sur ses divergences avec les laïcards. Ceci dit RIPOSTE LAÏQUE ne considère pas Caroline comme une adversaire, mais comme une alliée à qui il faut de temps en temps secouer les burnes…

Écrit par : Roger Felts | 17 septembre 2008

ou la libération du mercredi matin aménagé pour le catéchisme, c'est du même acabit.

Ecrit par : Jérémy | 17 septembre 2008

C'est vraiment le motif invoqué?

Écrit par : Dobolino | 17 septembre 2008

Les jours fériés pour fêtes religieuses: nous sommes encore, jusqu'à quand?- dans un pays héritier d'une culture qui nous imprègne, que l'on soit croyant ou non.
En regard de l'évolution du monde et de nos sociétés, je ne pense pas que la France doive se conformer à des règles, à la Sharia, qui nous sont étrangères. Nous avons le Judéochristianisme en héritage, pas besoin de nous islamiser! Ce qui ne signifie pas, selon moi, que l'on doive être borné et fermé à cette religion, excepté les fondamentalistes et les islamistes qui se servent de l'Islam pour produire une idéologie mortifère.

Écrit par : Oxymore | 17 septembre 2008

Pour catmano,

http://www.jardinons-alecole.org/pages/idee00.php

Écrit par : carole | 17 septembre 2008

Qui c'est l'ami des patrons, défendu par Nicolas, nouveau copain de BHL, européen libéral, islamophobe convaincu, qui fait régner la terreur dans son entreprise ? Qui nous fait la pub de Charlie hebdo sur ce blog, riant aux bons mots de Philippe Val? Un nom s'il vous plait... Idiot utile ou crypto libéral? Vous l'avez tous reconnus sur ce blog...

Écrit par : hum...hum... | 17 septembre 2008

Des preuves:

http://www.dailymotion.com/video/k5RTnsndHdrlC6Li3o

Écrit par : hum...hum... | 17 septembre 2008

"reconnu"


http://www.dailymotion.com/video/k5RTnsndHdrlC6Li3o

Écrit par : hum...hum... | 17 septembre 2008

"Qui c'est l'ami des patrons, défendu par Nicolas, nouveau copain de BHL, européen libéral, islamophobe convaincu, qui fait régner la terreur dans son entreprise ? Qui nous fait la pub de Charlie hebdo sur ce blog, riant aux bons mots de Philippe Val? Un nom s'il vous plait... Idiot utile ou crypto libéral? Vous l'avez tous reconnus sur ce blog..."

Ecrit par : hum...hum... | 17 septembre 2008

J'ai quand même participé au dernier numéro de "Siné hebdo", mon brave "hum hum"... Si, si, vous pouvez l'acheter et vérifier. Comme quoi... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 17 septembre 2008

Les rats quittent le navire et change de crémerie pour vendre le même fromage?

Écrit par : hum...hum... | 17 septembre 2008

"changent"

Écrit par : hum...hum... | 17 septembre 2008

Mon cher "hum hum", je n'ai rien à vendre. Et pas de navire, non plus. Quelques convictions, simplement, pas comme ce malheureux Cyran qui figure au début de votre video. Et ces convictions, heureusement pour moi, ne sont pas du même bord que les vôtres.

Écrit par : Christophe Sibille | 17 septembre 2008

Pas besoin de l'acheter je vous crois mon pauvre Christ Off... Je suis déjà pourvu en PQ, la presse des bourgeois révoltés me donne la chiasse qui plus est... Ce sont les mêmes qui méprisent le peuple et qui disent parler en son nom. Ne m'affublez pas si rapidement de qualificatif tel que "brave" on pourrait y voir un brin de condescendance. Je ne suis pas un de vos stagiaires iufmisé, parlez en homme, en adulte. N'ayez pas peur de vos convictions, faites preuve de bravitude...
Un peu de panache que diable, on le répétera pas à vos collègues on leur dira que vous êtes toujours de gauche et que vous lisez toujours Zola avant de vous endormir. Pas le Zola de L'argent un peu trop judéocritique mais celui du J'accuse tellement plus citoyen ou du Germinal qui se "branle" en matant les jeunes prolétariennes "se faire sauter". Que je suis trivial !!!

Écrit par : hum...hum... | 17 septembre 2008

Pour parler de choses plus sérieuses, not'bon Barnaby s'étonne assez faussement du fait "qu'il faille un master pour faire faire la sieste à des enfants et leur changer leur couche".
Le mot-clé, tout le monde l'aura compris ici, n'est pas "master"; la phrase clé est que "les instits de maternelle se contentent de faire faire la sieste aux enfants et de leur changer leur couche"...
Immonde salopard.
Est-il bien raisonnable d'organiser des élections nationales pour que, dans une dizaine d'années, des gens comme Darcos puissent finir leur vie au Sénat, et y faire la sieste et se faire changer leurs couches gratuitement aux frais du contribuable?

Écrit par : Christophe Sibille | 17 septembre 2008

"Ne m'affublez pas si rapidement de qualificatif tel que "brave" on pourrait y voir un brin de condescendance."

Ecrit par : hum...hum... | 17 septembre 2008

Pas de souci, l'emploi de votre pseudo par vous-même prouve, si besoin était, votre vraie "bravitude".

Écrit par : Christophe Sibille | 17 septembre 2008

KIKI est un bobo liberal ! KIKI est un bobo liberal !KIKI est un bobo liberal ! KIKI est un bobo liberal !

Écrit par : hum...hum... | 17 septembre 2008

Personne ici pour commenter les declarations de Darcos sur l'école maternelle ?

Dans mon entourage, on murmure que c'est Xavier Bertrand qui a fait ressortir la video...

Je me pose une question honnête, à laquelle j'aimerais qu'on me réponde sans s'emporter :
Est-il logique de former des institutrices pour des niveaux aussi différents que le CM2 et la petite section ? Ne serait-il pas plus logique de former d'une part des institutrices de maternelle/CP, et d'autre part des institutrices des cycles élémentaires et moyens ?
On remarquera ma propension à cloisonner : je trouve qu'il faudrait aussi un concours pour le collège et un concours pour le lycée.
Mais au moins avec ce(s) système(s), les professeurs recrutés sauraient à peu près pour quel métier ils sont recrutés une fois qu'ils ont leur concours.

Écrit par : Jérémy | 17 septembre 2008

Personnellement, je suis heureux d'annoncer que je suis totalement étranger à la polémique entre Hum… Hum… et Christophe Sibille…
Je dois être très mal informé. Je le croyais sous la bannière de Charlie-Hebdo et il se proclame propagandiste de Siné Hebdo.
Je pensais notre Sibilibili ami de Philippe Val, tenant sur ses commentaires un discours critique vis-à-vis de Siné et de son journal et voilà qu'il participe au numéro 2. Les mouches ont changées d'âne. Sibilibili aurait-il évolué ? Se serait-il transformé en girouette ? Ou les vents auraient-ils changés de direction ? Comme il le dit lui-même, c'est un homme de conviction…

Écrit par : Roger Felts | 17 septembre 2008

Je cherchais le blog de Jean-Paul Brighelli, celui où l'on aborde des sujets importants, en particulier en lien avec l'éducation, et je suis tombé sur le blog de protestation contre la personne de Christophe Sibille.

L'un d'entre vous aurait-il la bonté de me donner la bonne adresse ?

Écrit par : Jérémy | 17 septembre 2008

"Les jours fériés pour fêtes religieuses: nous sommes encore, jusqu'à quand?- dans un pays héritier d'une culture qui nous imprègne, que l'on soit croyant ou non.
En regard de l'évolution du monde et de nos sociétés, je ne pense pas que la France doive se conformer à des règles, à la Sharia, qui nous sont étrangères. Nous avons le Judéochristianisme en héritage, pas besoin de nous islamiser!
Ecrit par : Oxymore.

A-t-on le droit de ne pas être imprégné par la secte catholique quand on est français, et a-t-on le droit aussi de penser qu'un musulman qui respecte le ramadan n'est pas forcément un partisan de la Sharia ?
Je ne suis pas plus imprégné de culture catholique que de la culture populaire, de la culture gaie, de la culture libertine, de la culture anarchiste, de la culture féministe, etc.
Cyrano de Bergerac, c'est tout de même autre chose que Thomas d'Aquin.

Écrit par : Jérémy | 17 septembre 2008

Et qu'on ne me dise pas que je me contredis entre le message précédent et celui d'avant, mes observations sur la culture catho étaient dues à la remarque suivante d'Oxymore, ainsi qu'au dialogue qui s'en est suivi :
"Entendu ce soir au JT de TF1: des professeurs donnent moins de devoirs en période de Ramadan."

Écrit par : Jérémy | 18 septembre 2008

Evidemment, ce qui commence à se préciser dans les nouvelles structures de la classe de seconde ne peut manquer de concerner les enseignants de sciences physiques et SVT.

Si, comme le suggèrent fortement les informations qui filtrent de ci de là, les sciences physiques n'appartiennent pas aux "enseignements fondamentaux", de nombreux élèves de seconde ne les choisiront pas. On pourrait penser que les élèves se destinant aux études scientifiques pourraient les choisir en "module exploratoire". Cela représenterait (moyenne française actuelle des S, STI, STL) environ 1/3 de la population lycéenne actuelle de cette classe. Bien sûr, c'est sans compter sur la possibilité de choisir SVT plutôt que sciences physiques. Cela d'autant plus que les SVT sont réputées "plus faciles" dans l'esprit de nombreux élèves et que, parmi les élèves à profil sciences, une proportion importante se destine à des études (para)médicales. Il y aura donc mise en concurrence frontale de ces deux disciplines ; bien plus que celle générée par le choix obligatoire d'une spécialité en terminale S actuellement.

Allons plus loin dans l'analyse : l'actuelle concurrence entre disciplines scientifiques (maths, sc physiques et SVT) a contribué à séparer l'esprit de l'enseignement des mathématiques et celui des sciences physiques. Pour faire court, disons que l'enseignement des mathématiques se "physicalise" et celui des sciences physiques "s'expérimentalise" dans une course à la séduction d'élèves-consommateurs. Un signe qui ne devrait tromper personne : l'IGEN de sciences physiques a produit, en 2007, un document intitulé " Le métier de maître de sciences physiques et chimiques" * dans l'intention, je cite, "de préciser et clarifier les missions confiées aux professeurs de SPC". Dans ce document, qui commence et finit par une citation de Bacon **, il n'y a strictement aucune référence au rôle des mathématiques.

Dans un tel cadre, qu'aura à gagner l'enseignement des sciences physiques dans une surenchère expérimentalisante avec les SVT ? D'autant que ces dernières, déjà peu théorisées à haut niveau, se précipiteront encore plus dans la débauche expérimentale.

Je suis toujours un militant de la réintroduction raisonnée mais sans complexe *** de mathématiques dignes de ce nom dans l'enseignement des sciences physiques au lycée mais je vois aussi mon intérêt personnel (y compris au sens de l'intérêt que je porte à ce métier).
Une réaction collective des enseignants de sciences physiques ? Très peu probable au vu de l'adhésion enthousiaste et bêtasse de la plupart à l'idéologie expérimentalisante ****.

Je pense de plus en plus à me réorienter vers un enseignement de mathématiques (démarche déjà prévue mais dans un tout autre cadre pour les enseignants en STI en surnombre suite au bac pro en 3 ans).

Bon débarras.


* http://www2.ac-lyon.fr/enseigne/physique/phychi2/spip.php?article79

** ni le jambon, ni le peintre mais le chantre de l'expérimentalisme (il est vrai, à son époque, pour de louables raisons).

*** pas de malentendus : cela ne devrait pas empêcher une réintroduction raisonnée du corps des complexes dans cet enseignement…

**** allez voir les sites/forums dédiés. Notamment :
http://udppc.asso.fr/documents/gestion/upload/udppc.09020449.2008-2-28-13-19-29.pdf
http://www.udppc.asso.fr/forum/index.php
http://listes.education.fr/wws/arc/physchim

Écrit par : dugong | 18 septembre 2008

"Personne ici pour commenter les declarations de Darcos sur l'école maternelle ?

Dans mon entourage, on murmure que c'est Xavier Bertrand qui a fait ressortir la video...

Je me pose une question honnête, à laquelle j'aimerais qu'on me réponde sans s'emporter :
Est-il logique de former des institutrices pour des niveaux aussi différents que le CM2 et la petite section ? Ne serait-il pas plus logique de former d'une part des institutrices de maternelle/CP, et d'autre part des institutrices des cycles élémentaires et moyens ?
On remarquera ma propension à cloisonner : je trouve qu'il faudrait aussi un concours pour le collège et un concours pour le lycée.
Mais au moins avec ce(s) système(s), les professeurs recrutés sauraient à peu près pour quel métier ils sont recrutés une fois qu'ils ont leur concours."

Ecrit par : Jérémy | 17 septembre 2008

J'ai commenté, juste un peu plus haut, Jérémy. Mais, effectivement, deux ou trois personnes, vraisemblablement un peu frustrées, (par quoi?) préfèrent tenter de me régler mon compte; (pourquoi?)
Concernant votre question, et je le redis, je pense que la masterisation n'était évidemment pas la solution pour la formation des PE, (l'était-elle pour la formation des PLC?). Mais, d'une manière générale, cela fait un certain temps qu'on prend ce qui marche le moins dans la formation la plus décriée, (celle des enseignants du second degré) pour l'instiller dans ce qui ne marchait pas trop mal, (la formation des PE). Après avoir instauré cette masterisation lui même, Barnaby dit qu'elle n'est plus appropriée, ce dont pas grand-monde ne doutait, (mais contre laquelle peu se sont élevés).
Pour, au passage, et c'est le point le plus important de son discours, sous-entendre dans la même phrase que les instits de maternelle sont des feignasses trop payés pour faire juste faire la sieste à des enfants, et leur changer leurs couches. C'est, politiquement, du travail d'artiste. Darcos a certainement une idée beaucoup plus juste de ce qui se passe réellement dans les classes maternelles.
Mais le sabotage organisé de l'école publique, et prévu de longue date par not'bon ministre, continue. Il ne s'arrêtera pas.

Écrit par : Christophe Sibille | 18 septembre 2008

"Sibilibili aurait-il évolué ? Se serait-il transformé en girouette ? Ou les vents auraient-ils changés de direction ? Comme il le dit lui-même, c'est un homme de conviction…"

Ecrit par : Roger Felts | 17 septembre 2008

J'ai envoyé mes "brèves d'actu" aux deux rédactions. Une des deux a décidé d'en publier, l'autre non. Par ailleurs, j'ai aussi des amis dans l'équipe de "Siné hebdo". Mais, si vous êtes fin observateur, vous remarquerez que Philippe Val a repris une de ces "brèves" pour titrer son édito de cette semaine dans "Charlie".

Écrit par : Christophe Sibille | 18 septembre 2008

Comme disait Cavanna à la grande époque, "si vous ne pouvez pas acheter Charlie, volez-le". Pareil pour "Siné hebdo".

Écrit par : Christophe Sibille | 18 septembre 2008

La déclaration exacte du Maître du Moloch sur les maternelles :

« Est-ce qu'il est vraiment logique, alors que nous sommes si soucieux de la bonne utilisation des crédits délégués par l'État, que nous fassions passer des concours bac +5 à des personnes dont la fonction va être essentiellement de faire faire des siestes à des enfants ou de leur changer les couches ? Je me pose la question. »

Evidemment, une analyse attentive dégage le sens : "pas besoin de nouveau personnels en maternelle, encore moins formés à bac + 5".

Evidemment encore, une telle phrase incite (excite ?) à la malcomprenance.

Écrit par : dugong | 18 septembre 2008

Et moi je tombe sur le blog de Jérémy, on ne peut plus faire confiance à la toile décidément... Le lion n'est il pas constitué de moutons assimilés comme l'écrivait un certain Valery, ne vous en déplaise Jérémy, vous n'êtes pas immanent mais le produit d'une culture... Et oui, il s'est passé des choses avant votre naissance et vous ne vous êtes pas autoconstruit, seriez-vous un adepte invétéré de l'auto construction des savoirs ? Le fait que vos opinions divergent (ou dix verges) de certains héritages culturels n'est d'ailleurs possible que par rapport à cet héritage qui vous semble si étranger... Ne confondez pas opinions et vérité révélée. Et cette culture populaire qui vous est si étrangère, seriez-vous étranger au peuple ou votre mépris envers lui est-il à ce point si avancé? Vous sortez de la cuisse de Jupiter? Vous qui respectez le Ramadan serait-ce au prix du mépris de votre propre culture? Le respect est-il à géométrie variable selon la bien pensance du moment? Que le pape défende des idées chrétiennes ne me semble pas si révoltant que ça, qu'il ne soit pas un héros stakanoviste de la culture gay et de la disparition des valeurs constitutives de notre culture non plus. Etrange renversement des valeurs... Mais votre esprit confondra surement mon effort d'honnêteté intellectuelle avec l'infiltration d'un catho intégriste dans ce blog, vous avez besoin d'ennemis pour exister peut être?
@ Roger:
Point de polémique Roger, juste une petite envie de faire tomber un peu les masques des Sibille et compagnie qui, la morale citoyenne à la bouche et la vérité révélée en poupe, viennent distribuer les bons et les mauvais points. Ils ne sont finalement que les agents infiltrés de ce qu'ils dénoncent et forment la cohorte des idiots utiles d'une pensée dont ils se proclament si étrangers. Ils lisent Charlie hebdo ou Siné hebdo selon le sens du vent comme vous l'écrivez si justement en se croyant presque subversifs, voilà qui est risible. Quant à vos post Roger, même si parfois je ne suis pas toujours d'accord, je les lis toujours avec intérêt. Sans doute est ce chez moi ce que j'appelle la tolérance, j'ai la facheuse tendance de penser que je ne sais pas tout et que je ne détiens pas la vérité, pauvre de moi dans ce monde des arrogances... Bien à vous.

Écrit par : hum...hum... | 18 septembre 2008

"Evidemment encore, une telle phrase incite (excite ?) à la malcomprenance."

Ecrit par : dugong | 18 septembre 2008

Mouais... Quand on commence vraiment à comprendre qui est Darcos, et ce qu'il veut vraiment, c'est lumineux. Comme pour Sarko, (bien bien avant les élections présidentielles, déjà)

Écrit par : Christophe Sibille | 18 septembre 2008

Personne ici pour commenter les declarations de Darcos sur l'école maternelle ?

Dans mon entourage, on murmure que c'est Xavier Bertrand qui a fait ressortir la video...

Je me pose une question honnête, à laquelle j'aimerais qu'on me réponde sans s'emporter :
Est-il logique de former des institutrices pour des niveaux aussi différents que le CM2 et la petite section ? Ne serait-il pas plus logique de former d'une part des institutrices de maternelle/CP, et d'autre part des institutrices des cycles élémentaires et moyens ?
On remarquera ma propension à cloisonner : je trouve qu'il faudrait aussi un concours pour le collège et un concours pour le lycée.
Mais au moins avec ce(s) système(s), les professeurs recrutés sauraient à peu près pour quel métier ils sont recrutés une fois qu'ils ont leur concours.

Ecrit par : Jérémy | 17 septembre 2008

Je vous répondrai dès que j'aurai une petite demi-heure devant moi, Jérémy.
Très vite : ne surtout pas faire deux cursus différents de formation, c'est la porte ouverte à l'éjection sûre et certaine des écoles maternelles du giron Education Nationale !
Pour les raisons pédagogiques, et il y en a, ça viendra plus tard.

Écrit par : catmano | 18 septembre 2008

hum...hum...@: "Mais votre esprit confondra surement mon effort d'honnêteté intellectuelle avec l'infiltration d'un catho intégriste dans ce blog, vous avez besoin d'ennemis pour exister peut être?"

Oui hum hum. Je connais le problème.
Sibille vous dit que "ses convictions, heureusement pour lui, ne sont pas du même bord que les vôtres". Il a vite fait ses calcules. Pour lui, les convictions sont toujours "d'un bord". Si vous critiquez une attitude, vous attaquez "le bord". Cela permet aux pestiférés d'avoir un rôle à jouer dans" le bord". Rien de nouveau.

Papa wilhelm est d'accord avec votre analyse. J'ai souvent vu Sibille s'attaquer aux fautes d'orthographe, à l'expression maladroite, au manque de culture de quelques représentants du peuple qui essayaient de participer aux débats de ce forum. Alors qu'un esprit vraiment grand écoute toutes les voix. Ecoute l'âme de chaque voix, et non sa robe parée d'étoffes précieuses.Ces comportements révoltent papa wilhelm. Mais l'homme semble prisionnier du monde qu'il s'est façonné.

Papa wilhelm est heureux de voir des hommes qui s'inquiètent de l'éducation de leurs enfants et lit ce forum avec beaucoup d'intérêt.

Écrit par : papa wilhelm | 18 septembre 2008

"Je vous répondrai dès que j'aurai une petite demi-heure devant moi, Jérémy.
Très vite : ne surtout pas faire deux cursus différents de formation, c'est la porte ouverte à l'éjection sûre et certaine des écoles maternelles du giron Education Nationale !
Pour les raisons pédagogiques, et il y en a, ça viendra plus tard."

Ecrit par : catmano | 18 septembre 2008


De toute manière, en sortie de formation, les PE n'ont absolument pas la certitude d'être nommé sur un poste qu'ils auraient choisi, en maternelle ou en élémentaire; (ils sont même, la plupart du temps, nommés sur des postes d'enseignement spécialisé, dont pas grand-monde ne veut, et sans avoir été formé pour cela. Mais c'est un autre débat. Quoique, finalement, non.
Merci à "yum yum" pour le lien!!! ;-)

Catmano, pouvez-vous m'envoyer votre questionnaire par courriel? Je m'efforcerai d'y répondre dimanche. Quoi que puissent penser certains sur l'emploi du temps des profs d'IUFM, c'est assez chargé, là.

Écrit par : Christophe Sibille | 18 septembre 2008

Quoique

Écrit par : Christophe Sibille | 18 septembre 2008

"Bonjour à tous,
un petit témoignage sur la rentrée de ma fille en CP:
- lecture: "méthode" Ribambelle - premier jour: "j'ai rêvé que mon nounours était parti" - phrases à "lire" à la maison, écrire "nounours" sans regarder le modèle, etc... Pour faire bref: un enfant qui ne sait pas déjà lire n'a aucune chance de s'en sortir. Heureusement, ma fille sait déjà lire. Et je me dis qu'on a eu bien raison de lui apprendre depuis le mois d'avril (Leo et Lea au début puis lecture directe dans de petits livres). Certains nous disaient "elle va s'ennuyer en CP si elle sait déjà lire"; ils avaient tort: pour pouvoir s'en sortir en CP, il FAUT savoir déjà lire...

- maths: méthode "ERMEL". L'horreur absolue. Des mois à faire du "comptage"; dès le premier jour il faut "compter" jusqu'à 25 (en GS ils n'ont appris que jusqu'à 10). Nous avions récupéré sur internet le très bon manuel GRIP (gratuit) de P.Dupré, progression régulière avec les 4 opérations d'abord sur des petits nombres puis progressivement introduction des dizaines, etc. Malheureusement nous n'avons pas eu le temps de le finir cet été et je me disais "pas grave, il faut bien qu'elle apprenne quelque chose en CP car si elle sait déjà parfaitement lire et compter elle va s'ennuyer". Erreur! Pour réussir en CP, il faut savoir déjà parfaitement compter et calculer avant d'y entrer. Nous allons finir le livre du GRIP les week-ends.

Les programmes Darcos n'ont manifestement aucun effet sur les profs qui continuent avec leurs méthodes habituelles; nous avons eu droit de la part de celle de notre fille à un petit discours bien senti sur le "sens" qui exclut l'utilisation d'une méthode syllabique.
Vu qu'elle sait déjà lire, la "méthode" Ribambelle lui convient finalement bien: elle se serait ennuyée à réapprendre B-A=BA; mais ses petits camarades qui ne savent pas lire - il y en a quand même quelques-uns - sont complètement perdus. Et s'il faut apprendre à lire avant d'entrer en CP, à quoi bon le CP?


Jesse Darvas"

C'est qd k'darcos virent les 'bac+5' pour mettre des VRAIS profs ?

ange :)

Écrit par : toto | 18 septembre 2008

'vire'

fatigue du matin :)

Écrit par : toto | 18 septembre 2008

.......Les programmes Darcos n'ont manifestement aucun effet sur les profs qui continuent avec leurs méthodes habituelles; nous avons eu droit de la part de celle de notre fille à un petit discours bien senti sur le "sens" qui exclut l'utilisation d'une méthode syllabique.......
..
RESISTAAAAAAAAAAAANCE !

Écrit par : b a ba politique | 18 septembre 2008

"A-t-on le droit de ne pas être imprégné par la secte catholique quand on est français, et a-t-on le droit aussi de penser qu'un musulman qui respecte le ramadan n'est pas forcément un partisan de la Sharia ?"
nous dit" benoîtement " , Jeremy , comme d'habitude .

Mais oui , Jeremy , vous avez le droit d'être papiphobe , christianophobe tout en étant un islamophile qui exècre les islamophobes... en même temps qu'islamophobe avec les islamistes homophobes . Où est le problème ?

Écrit par : Amélie forcément | 18 septembre 2008

A BAS LE PAPE !

Nuit du ramadan: la Mairie vous invite à Bercy


Samedi 13 septembre, la mairie de Paris convie les Parisiennes et les Parisiens à une soirée musicale à Bercy à l’occasion du ramadan. Venez dès à présent retirer vos invitations à l'Hôtel de Ville.






La Ville de Paris organise, le samedi 13 septembre à partir de 19h30, un concert à l'occasion du ramadan au Palais omnisports de Paris Bercy.



Ce concert de partage et de paix proposera un plateau artistique illustrant la richesse et la diversité culturelles, avec le jeune Tunisien K2rhym, le groupe Casta Cali (gipsy), la Libanaise Mayssam Naham (modern raï), mais aussi Toure Kunda (world music) et la star algérienne Souad Massi (pop orientale).



Un iftar léger (dattes, pâtisserie et lait) sera proposé aux participants. Cette soirée, placée sous le signe de l’amitié et de la fête, est ouverte à tous.



Invitations

Les invitations peuvent être retirées gratuitement au bureau d’accueil de l’hôtel de ville, 5 rue de Lobau (4e), de 9h00 à 19h00, ou à l’Institut des cultures d’islam, 19 rue Léon (18e) de 14h30 à 18h00.

Sur la page , cliquez à droite pour avoir le son , c'est beaucoup plus impressionnant !

http://www.paris.fr/portail/Culture/Portal.lut?page_id=102&document_type_id=2&document_id=58244&portlet_id=818#ReadSpeaker

Écrit par : Dites donc Amélie | 18 septembre 2008

Très vite : ne surtout pas faire deux cursus différents de formation, c'est la porte ouverte à l'éjection sûre et certaine des écoles maternelles du giron Education Nationale !
Pour les raisons pédagogiques, et il y en a, ça viendra plus tard.

Ecrit par : catmano | 18 septembre 2008

Le même type de raisons qui fait que je suis opposée à la création de deux filières vétérinaires, l'une vers les animaux de production, l'autre vers les animaux de compagnie, d'autant plus que les vraies raisons de cette idée sont purement économiques.
Toujours cette manie de créer des filières strictement professionnalisantes au moment même où on prône la "formation tout au long de la vie", la flexibilité et l'adaptabilité.
Bonjour l'envergure intellectuelle de ceux qui auraient reçu une formation strictement cloisonnée à un tout petit secteur, sans la moindre idée de ce qui se passe aux alentours immédiats de leur microcosme.

Écrit par : dobolino | 18 septembre 2008

Cf réforme des lycées

Écrit par : dobolino | 18 septembre 2008

@ Amélie: merci de cet envoi qui en dit long sur ce qui se passe actuellement en France, ce climat détestable qui pousse certains à s'insurger contre la venue du pape et qui nous prépare des petites sauteries "Ramadan" grâce à ce "merveilleux mélange des cultures". Le plus intéressant c'est que ce sont les mêmes qui s'insurgent et qui festoient... Deux poids deux mesures et on s'étonnera que le front national monte... Et on fera la leçon à cette populace inculte, ce peuple de beaufs (si bien dessiné par Cabu) qui a osé voter pour "l'infame". Un tel mépris se paye un jour.
@ YUM YUM: Merci également de cette vidéo sur ce combat pour la liberté d'expression ou plutôt cette vaste fumisterie que fut cette affaire des caricatures... Il serait intéressant aussi de voir cette affaire Redecker (???) dans le détail... Là aussi, il y avait une foultitude de défenseurs de la liberté...

ce blog est destiné à parler d'éducation mais, tant que ce climat persistera, que peut-il vraiment arriver?

Écrit par : hum...hum... | 18 septembre 2008

Entre les schizophrènes et les revanchardes, il faut séparer le bon grain de l'ivraie sur ce blog.

"Après avoir instauré cette masterisation lui même, Barnaby dit qu'elle n'est plus appropriée, ce dont pas grand-monde ne doutait, (mais contre laquelle peu se sont élevés)."
Christophe, c'est l'inverse en fait : la video date de juillet 2007 ou 2008. Autrement dit, il a d'abord dit qu'il était idiot de masteriser le cursus des PE en maternelle pour ensuite le faire. Ca me fait toujours rire que vous l'appeliez Barnaby ^^

Catmano, j'attends vos explications avec intérêt :-)

Écrit par : Jérémy | 18 septembre 2008

Et qui sait mieux que vous, Jeremy, ce qui est bon et ce qui est mauvais? Sans compter votre diplome en psychiatrie... ;-) Calomniez, il en restera toujours quelque chose...
Sans compter qu'il est super important de savoir d'où vient cette vidéo et de se taper sur le ventre entre gens avertis...

Écrit par : hum...hum... | 18 septembre 2008

@ YUM YUM: Merci également de cette vidéo sur ce combat pour la liberté d'expression ou plutôt cette vaste fumisterie que fut cette affaire des caricatures...
Ecrit par : hum...hum...

Arrêtez, vous vous perdez même dans vos pseudos.

Écrit par : Jérémy | 18 septembre 2008

Non, non pas de problème Jeremy, je ne suis pas YUM YUM... Auriez-vous appris à lire avec une méthode globale? Vous vous égarez, ne cherchez pas la petite bête, un peu d'honneur... ;-)

Écrit par : hum...hum... | 18 septembre 2008

"Autrement dit, il a d'abord dit qu'il était idiot de masteriser le cursus des PE en maternelle pour ensuite le faire. Ca me fait toujours rire que vous l'appeliez Barnaby ^^"

Ecrit par : Jérémy | 18 septembre 2008

Avouez que ça ne change pas grand-chose sur le fait que, et tout le prouve, sa logique soit la privatisation, au plus court terme possible, de l'éducation (nationale).
Pour "Barnaby", avouez que sa ressemblance avec l'acteur saute aux yeux! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 18 septembre 2008

concernant l'écriture, je fais beaucoup de graphisme en début d'année. sinon, je leur fais écrire leur prénom, la date....je ne commence l'écriture proprement dit que lorsque les alphas sont tout nus.

je vais mettre ma progression pour la première période sur le site. me concernant, nous travaillons cette semaine sur le chant (et non les cris...) des aphas. Il est indispensable que les élèves ne réfléchissent plus pour chercher le chant d'un alpha mais qu'il le sache du tac au tac. c'est du temps de gagner pour la suite.les histoires "sauve qui peut" et "à la poursuite des alphas" sont essentiels pour passer aux alphas tout nus. je ne l'ai malheureusement pas sur l'ordi, peut-être que qqun pourra les donner. ce qui est interressant, c'est de travailler les différentes activités pour la combinatoire. la fusée tombe sur monsieur O, certes, mais les alphas se donnent aussi la main...

l'essentiel selon nous est de ne pas aller trop vite. le début est lent mais nécessaire. nous concernant les alphas seront tout nus qu'à l'approche des vacances de la toussaint. En plus, ça tombe bien, c'est halloween. la sorcière Furiosa vient à l'école pour chercher les alphas, il faut vite les transformer. Petit truc à faire en plus, déguiser un adulte en sorcière (chez nous, c'est la directrice qui s'y colle...), bien sûr, elle ne vient pas dans nos classes, elle se montre de loin, en criant !! ben oui, nous aussi, on a le droit de s'amuser !

je mets sur le site les fiches que l'on colle dans le cahier du jour. bon courage et bon amusement !

Écrit par : toto | 18 septembre 2008

Ca se complique, effectivement, avec la présence de "hum hum" et "yum yum", (en général, ces pseudos un peu bêtifiants fondés sur un doublage de syllabe prêtent plutôt au sourire qu'à la réflexion), pour parler un peu sérieusement d'éducation.

Écrit par : Christophe Sibille | 18 septembre 2008

Ceci-dit, cela revêt une certaine logique, vu que la maternelle semble arriver au centre du débat...

Et pof, on parle de tout ça, et voilà Toto... Trop fort! ;-)))))

Écrit par : Christophe Sibille | 18 septembre 2008

Excellente idée, Halloween dans l'école.
Avec MacDo et Eurodisney en prime?

Écrit par : Christophe Sibille | 18 septembre 2008

Ca se complique, effectivement, avec la présence de "hum hum" et "yum yum", (en général, ces pseudos un peu bêtifiants fondés sur un doublage de syllabe prêtent plutôt au sourire qu'à la réflexion), pour parler un peu sérieusement d'éducation.
Ecrit par : Christophe Sibille | 18 septembre

Une petite calomnie en passant ça noie le poisson... Tellement prévisible, finalement quel monde merveilleux des certitudes. Kiki le néo libéral bobo a encore frappé... Pathétique... Il faut sortir Christophe, tout le monde n'est pas à votre botte; quand on se veut sérieux ou du moins un peu on évite la diffamation. ;-) On n'est pas devant la machine à café de l'iufm là, on est chez les grands...

Écrit par : hum...hum... | 18 septembre 2008

Bonjour

De retour de vacances, je me plonge à nouveau par blog interposé dans l'univers des professeurs et souhaite avec un certain retard une bonne rentrée à tous les enseignants sauf un actuellement en disponibilité et à qui cette rentrée cinématographique ne profitera sans doute pas pour résoudre ses problèmes d'hypertrophie de l'égo.

Écrit par : johnmarguerite | 18 septembre 2008

"Une petite calomnie en passant ça noie le poisson... "

Ecrit par : hum...hum... | 18 septembre 2008


C'est vous le poisson? N'ayez crainte, je ne suis pas violent! ;-)))

Écrit par : Christophe Sibille | 18 septembre 2008

Philippe Meirieu, présenté comme "le plus grand spécialiste français de la pédagogie", (sic), au 13h. de France-inter.
Il y a encore quelques pacemakers qui vont s'emballer sur ce blog. ;-)))

Écrit par : Christophe Sibille | 18 septembre 2008

"on évite la diffamation."

Ecrit par : hum...hum... | 18 septembre 2008

Qué diffamation? A quel moment avez-vous essayé de parler d'éducation?

Écrit par : Christophe Sibille | 18 septembre 2008

Darcos sait parfaitement qu'on ne change pas les couches des enfants en maternelle. Et, en plus, je suis certain que cette fuite est organisée par le ministre lui-même;
De toutes façons, devant l'absence totale de réactivité en ce moment, il aurait tort de se priver.

Écrit par : Christophe Sibille | 18 septembre 2008

Philippe Meirieu, présenté comme "le plus grand spécialiste français de la pédagogie", (sic), au 13h. de France-inter.
Il y a encore quelques pacemakers qui vont s'emballer sur ce blog. ;-)))

Ecrit par : Christophe Sibille | 18 septembre 2008

"Point, je n'écoute pas."
(Molière, "Les Femmes savantes", Acte III sc. 2)

Écrit par : FGuichard | 18 septembre 2008

Christophe Sibille, ne trouvez-vous pas que la ressemblance de Philippe Val avec l'acteur de Derrick saute aux yeux ?

Écrit par : Déols | 18 septembre 2008

Je ne sais pas, je n'ai jamais regardé Derrick. C'est où, et quand?

Je vais encore me faire insulter sur ce blog, (après tout, j'y suis habitué, et cela n'a rien à voir avec du masochisme), mais je n'ai rien à ajouter aux propos de Philippe Meirieu, sur France-inter, à 13h15, sur le thème de la maternelle.

Écrit par : Christophe Sibille | 18 septembre 2008

rien à voir, mais , au sujet de X. D., je ne connaissais pas cette histoire de fraude
http://www.plumedepresse.com/spip.php?article277

Écrit par : uncertain | 18 septembre 2008

Ca se complique, effectivement, avec la présence de "hum hum" et "yum yum", (en général, ces pseudos un peu bêtifiants fondés sur un doublage de syllabe prêtent plutôt au sourire qu'à la réflexion), pour parler un peu sérieusement d'éducation.

Ecrit par : Christophe Sibille | 18 septembre 2008

Ceci-dit, cela revêt une certaine logique, vu que la maternelle semble arriver au centre du débat...

Et pof, on parle de tout ça, et voilà Toto... Trop fort! ;-)))))

Ecrit par : Christophe Sibille | 18 septembre 2008


papa wilhelm est triste, de plus en plus triste. Le vide s'est réifié dans ces deux messages. papa wilhelm perd espoir.

Écrit par : papa wilhelm | 18 septembre 2008

1 Dans les Maternelles où l'on pratique l'accueil échelonné le matin,les récréations prolongées dans la journée, la sieste obligatoire l'après-midi,y compris pour les GS,les sorties trop fréquentes,la préparation avancée de l'heure des mamans,combien de minutes passent les "professeures" de nos petits à utiliser les connaissances de leur bac + 4 (+5) ?
2 A deux ans déjà à l'Ecole,il n'y a qu'en France qu'on conçoit ça !!
3 Il n'y a pas de réactivité car au delà de la formule un peu provocatrice ( il n'y a pas de couches en Maternelle ) , tout ce qu'il a dit là est tellement vrai et bien connu de tous,sauf du sniupp et des profs socialistes évidemment ).

Écrit par : bernard | 18 septembre 2008

Incroyable! Enfin, finalement, je ne sais même plus.

Écrit par : Christophe Sibille | 18 septembre 2008

Bernard, vous dites absolument n'importe quoi. Sauf votre respect, évidemment.

Écrit par : Christophe Sibille | 18 septembre 2008

"Incroyable! Enfin, finalement, je ne sais même plus."
Ecrit par : Christophe Sibille | 18 septembre 2008
Réponse au lien de "uncertain".

Écrit par : Christophe Sibille | 18 septembre 2008

@sibille:Je ne sais pas, je n'ai jamais regardé Derrick. C'est où, et quand?

En plus il fait semblant de ne pas connaître ses classiques. Alors que tout le monde connaît la gueule de Derrick!Même papa wilhelm. C'est vraiment gros, c'est snob, c'est chic, c'est class de ne pas connaître Derrick.

Papa wilhelm pense qu'Il faudrait arrêter d'avoir honte d'être le fils de son propre père.

papa wilhelm salue son compatriote Derrick et trouve les posts de toto et de tout le monde très intéressants.

Écrit par : papa wilhelm | 18 septembre 2008

Oui, moi aussi ça m’a étonné. Ça n’a pas l’air d’être un faux. Une manipulation peut-être. Décidément, X D a beaucoup de casseroles au c…en ce moment.

Écrit par : uncertain | 18 septembre 2008

Réponse à C. S. évidemment

Écrit par : uncertain | 18 septembre 2008

Je n'éprouve aucune fierté, ni aucune honte, d'ailleurs, à ne pas connaître Derrick!
Enfin, Roger, vous déconnez, ou quoi? Il y a pas mal de choses que je connais dont vous n'avez aucune idée!

Écrit par : Christophe Sibille | 18 septembre 2008

Philippe Meirieu, présenté comme "le plus grand spécialiste français de la pédagogie", (sic), au 13h. de France-inter.
Il y a encore quelques pacemakers qui vont s'emballer sur ce blog. ;-)))

Ecrit par : Christophe Sibille | 18 septembre 2008

C'est plutôt risible, Christophe, de voir comment l'habile coquin qu'est Meirieu a réussi, à force de tchatche démagogique, à se faire une carrière douillette, fondée exclusivement sur la frime et encensée par le petit monde politico-médiatique, au lieu de la carrière obscure qui aurait dû être la sienne comme petit instituteur de campagne.

Taraudé par le besoin d'être "important", il a eu l'intelligence, il faut le reconnaître, alors qu'il n'est pas professeur et ne l'a quasiment jamais été, de choisir de se construire une image de "spécialiste en pédagogie" , c'est-à-dire d'un domaine complètement flou, dénué de toute valeur scientifique et donc par là-même impossible à remettre en cause sur son terrain puisque c'est celui de l'arbitraire et de l'idéologie.

C'est très divertissant, au contraire, Christophe, d'admirer comment Meirieu, qui est profondément inconsistant, a réussi à faire une carrière aussi brillante en la fondant en permanence sur du vide!

Je répète ce que j'ai écrit plus haut: les seules personnes qui pourraient avoir le droit de se dire "spécialistes en pédagogie" ( mais elles préfèrent le beau nom de" professeur"), ce sont les professeurs. Mais là, il ne s'agit pas de spéculations pédagogiques à la Meirieu ("pédagogistes"), mais de réelle compétence attestée par les progrès des élèves.

Écrit par : Jean | 18 septembre 2008

Vous l'avez écouté, à 13h., Jean? Ne soyez pas borné!!! Même si j'aurais préféré qu'il y ait Meirieu ET Brighelli pour, une fois n'est pas coutume, être à peu près d'accord contre le ministre!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 18 septembre 2008

Qui c'est Mérieu* ?
Ca passe après Derrick ?
Je ne connais pas Meirieu.
Bon,je dis n'importe quoi,je n'ai que bac +1 , ceci explique cela.

*un mec de Charlie-Hebdo qui ne connait pas Derrick !!!!!!!

Et Mickey Mouse ?

Écrit par : bernard | 18 septembre 2008

Papa wilhelm est fier que Sibille le confonde avec Monsieur Felts. Monsieur Felts écrit bien français. Moi je fais ce que je peux pour ne pas me laisser influencer par l'allemand.

Mais je ne suis pas - hélas - Monsieur Felts.

Quant à Derrick, vous connaissez sa gueule comme tout le monde ici. Voire mieux, si vous ressentez l'exigence de cacher votre savoir.

Papa wilhelm salue Derrick, son assistant ainsi que Monsieur Roger Felts.

Écrit par : papa wilhelm | 18 septembre 2008

"*un mec de Charlie-Hebdo qui ne connait pas Derrick !!!!!!!"

Ecrit par : bernard | 18 septembre 2008

Là, il y a des réflexions au sujet desquels les méandres, que dis-je, les labyrinthes qui ont dû les engendrer me laissent pantois.

Écrit par : Christophe Sibille | 18 septembre 2008

"Quant à Derrick, vous connaissez sa gueule comme tout le monde ici. "

Ecrit par : papa wilhelm | 18 septembre 2008

Mais non!!! ;-)))
Et je ne suis peut-être, (probablement), pas le seul! Ceci-dit, je me renseignerai! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 18 septembre 2008

"Quant à Derrick, vous connaissez sa gueule comme tout le monde ici. Voire mieux, si vous ressentez l'exigence de cacher votre savoir."

Ecrit par : papa wilhelm | 18 septembre 2008

Ca, c'est bien du langage de psychiatre!!! ;-)
Je n'ai rien à cacher.

Écrit par : Christophe Sibille | 18 septembre 2008

Je ne connais pas non plus la gueule de Derrick. C'est grave?
NB: par contre, je connais Colombo.

Écrit par : dobolino | 18 septembre 2008

Non. Ce n'est pas grave. C'est class!
Comment faites-vous?

Écrit par : papa wilhelm | 18 septembre 2008

C'est vrai tout ça.
Moi, je ne connais Sarkozy que de nom,jamais pu l'apercevoir.

Écrit par : bernard | 18 septembre 2008

Je viens de lire le post de Dugong sur enseignement de SVT et de sciences Physiques en lycée. Très bien d'ailleurs et je pense aux malheureux enfants des classes populaires qui, voulant par exemple faire véto ou agro, vont, sur les conseils avisés des conseillers d'orientation s'engouffrer vers l'option SVT, se barrant ainsi à coup sûr la réussite à ces concours qui recquièrent un excellent niveau math/physique, tout l'enseignement de bio étant assuré en prépa et les fadaises enseignées au préalable n'étant que d'une piètre utilité.
Je devrais m'en réjouir et fermer ma gueule pour donner à ma fille une chance supplémentaire, elle qui, en troisième, a déjà tellement bien compris qu'elle m'a avoué hier avoir stressé comme une malade pour le contrôle de physique de mardi dernier.
Il est certain que ce n'est pas en devant répondre à "tous différents, tous pareils, tous égaux" qu'on se forme aux sciences.
Pour le secteur médical et paramédical, je ne sais ce qu'il en est mais, si quelqu'un a des lueurs, ça m'intéresse plus que de savoir si Sibille est vendu au complot libéralo-libertaire.

Écrit par : dobolino | 18 septembre 2008

Non. Ce n'est pas grave. C'est class!
Comment faites-vous?

Ecrit par : papa wilhelm | 18 septembre 2008

Je ne fais plus de scotch télé avec plateau repas et soda sucré depuis 1975.

Écrit par : dobolino | 18 septembre 2008

A la place, je fais du scotch internet, ce qui ne constitue pas une gloire non plus, d'ailleurs. J'ai juste changé d'addiction.

Écrit par : dobolino | 18 septembre 2008

"Cyrano de Bergerac, c'est tout de même autre chose que Thomas d'Aquin."
Jérémy , vous n'avez certainement pas lu l'oeuvre de Thomas d'Aquin pour dire cela. C'est comme si vous disiez que Plotin compte pour du beurre à côté de J. Swift, ça n'a guère de sens, c'est même une belle ânerie. Mais Cyrano n'en est pas moins admirable comme figure symbolique!

Oui on peut être Français sans être imprégné de christianisme au sens actif mais la culture qui est la nôtre en est imprégnée même si beaucoup et depuis longtemps font leur possible pour nous le faire oublier. Et que se passe -t-il après? l'appel du vide et ses délices empoisonnés.


En ce qui concerne le propos de X Darcos sur les maternelles je n'y trouve rien à redire. C'est juste, point. On dévalorise le diplôme en lui attribuant des débouchés qui sont sans aucune mesure avec les exigences pour l'obtenir. Pourquoi pas Bac+5 pour s'occuper des personnes âgées dans les maisons de retraite? Qui, entre nous, sont sordides, en France particulièrement.

Écrit par : Oxymore | 18 septembre 2008

Bernard vous êtes un bon. papa wilhelm vous bénit.

Félicitations Dobolino pour votre franc succès contre le "scotch télé" et le "soda" d'avant 1975.

papa wilhelm est rassuré.

Écrit par : papa wilhelm | 18 septembre 2008

PRODUCTIONS D'ELEVES
OU
POT POURRI DE LA SUFFISANCE
----------------------
D' ABORD JE M AFFIRME COMME ETANT DU COTE DE L AXE DU BIEN A L AMERICAINE:

Et ces convictions, heureusement pour moi, ne sont pas du même bord que les vôtres.
Ecrit par : Christophe Sibille | 17 septembre 2008

JE DENIGRE, JE RIDICULISE:

Ca se complique, effectivement, avec la présence de "hum hum" et "yum yum", (en général, ces pseudos un peu bêtifiants fondés sur un doublage de syllabe prêtent plutôt au sourire qu'à la réflexion), pour parler un peu sérieusement d'éducation.
Ecrit par : Christophe Sibille | 18 septembre 2008

JE M' AUTOSATISFAIT

Enfin, Roger, vous déconnez, ou quoi? Il y a pas mal de choses que je connais dont vous n'avez aucune idée!
Ecrit par : Christophe Sibille | 18 septembre 2008

ET SURTOUT QUOIQU'IL ARRIVE J'AI TOUJOURS RAISON

Là, il y a des réflexions au sujet desquels les méandres, que dis-je, les labyrinthes qui ont dû les engendrer me laissent pantois.
Ecrit par : Christophe Sibille | 18 septembre 2008


HEUREUSEMENT TOUS LES IUFM NE REGORGENT PAS DE TELS FORMATEURS, CERTAINS ONT UNE CERTAINE HONNETETE INTELLECTUELLE... KIKI EST UN FORMATEUR QUI FAIT PARTIE D'UN PEUPLE ELU QUELCONQUE ET QUI SAPE LA DIMENSION CRITIQUE DE CE BLOG PAR SON COMPORTEMENT CALOMNIEUX. REJOIGNEZ VAL AU MEDEF...

Écrit par : Hum...hum... | 18 septembre 2008

Message pour incertain

"rien à voir, mais , au sujet de X. D., je ne connaissais pas cette histoire de fraude
http://www.plumedepresse.com/spip.php?article277

Ecrit par : uncertain | 18 septembre 2008 "

Uncertain, votre lien me fait très plaisir, car Plume de Presse est un blog cher à mon coeur pour de nombreuses et très bonnes raisons même si je ne participe plus aux commentaires depuis un moment : voudriez-vous bien passer le bonjour à M. Olivier Bonnet de ma part et lui faire savoir que promis-juré je commande son livre "Sarkozy, la grande manipulation", paru aux éditions "Les points sur les i ?

Même s'il ne vous connaît pas, je crois et j'espère que cela vous vaudra un amical clin d'oeil de sa part, surtout si vous lui dites que vous venez de me donner l'occasion de lui faire une petite publicité pour son livre !

Écrit par : jhonmarguerite | 18 septembre 2008

@sibille:" les méandres, que dis-je, les labyrinthes"

J'aimerais que Sibille explique à papa wilhelm la différence subtile entre méandre et labyrinthe. Papa wilhelm veut apprendre le français. papa wilhelm est bon élève, apprend vite.

Écrit par : papa wilhelm | 18 septembre 2008

Ca c'est du sérieux, du lourd...


http://www.dailymotion.com/video/kHMUMvalalAtStGy2O

Écrit par : hum...hum... | 18 septembre 2008

@papa wilhelm : en français, on appelle cette tournure un rond de jambe, c'est purement ornemental et c'est fait pour induire une supériorité intellectuelle sur son interlocuteur. On appelle cela également un croc en jambe ou agir en traître, c'est selon mais c'est beaucoup utilisé par les cuistres et les megalos. Ce que KIKI n'est pas bien entendu.

Écrit par : hum...hum... | 18 septembre 2008

Il est évident que papa wilhelm n'est pas Felts, de même que hum... hum n'est pas Yum Yum.

Il semble aussi évident que la crispation gagne du terrain, et que le doublement de syllabe bêtifiant est le premier pas vers la reconnaissance de la syllabe pour de géantes cucurbitacées aux idéaux mous.

Que Môssieu Sibille vienne faire classe de musique à des 5ème de 1m75 plus prompts à lui "faire" la gomme des pneus que la gamme, et on parlera d'éducation.

Écrit par : Yum Yum | 18 septembre 2008

Vous l'avez écouté, à 13h., Jean? Ne soyez pas borné!!! Même si j'aurais préféré qu'il y ait Meirieu ET Brighelli pour, une fois n'est pas coutume, être à peu près d'accord contre le ministre!!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 18 septembre 2008

Je dénie à Meirieu, cher Christophe, toute légitimité à se poser en "spécialiste de la pédagogie" et à se poser en conseilleur ou en conseiller pour l'Education nationale, et cela pour une seule raison, de taille il me semble: Meirieu pérore depuis plus de vingt ans LOIN DES CLASSES. Ce qu'il peut raconter ne m'intéresse à priori pas! Au surplus, il s'est fait , en pérorant sur la pédagogie, un pont d'or sans aucune mesure avec le salaire minable que touchent ceux qui enseignent EFFECTIVEMENT. Et puis, derrière toute parole de Meirieu, fût-elle, si l'on s'en tient aux apparences, de bon sens, se cache l'idéologie puérocentriste mortifère qui inspire toute sa démarche: en finir avec le professeur dispensateur de connaissances.

Écrit par : Jean | 18 septembre 2008

"Que Môssieu Sibille vienne faire classe de musique à des 5ème de 1m75 plus prompts à lui "faire" la gomme des pneus que la gamme, et on parlera d'éducation."

Je vous en supplie, laissez le dans son placard, il fait moins de mal ici que devant une classe !!!

ange :)

Écrit par : toto | 18 septembre 2008

Bonsoir

1) Je vois qu’après la blouse grise, l’encre violette, la discipline, apparaissent les médailles. Ne serait-il pas judicieux, si l’on veut poursuivre le schéma général des bulles spéculatives, de décider que la médaille au bac sera d’autant plus grosse que le pourcentage de reçus le sera.
Luc Cédelle traite la question des médailles - Fil « Darky aux mille facettes » - dans son nouveau blog http://education.blog.lemonde.fr/
Une condition pour écrire sur ce blog :
« Zéro fautes, sinon rien. Sauf faute de frappe ou distraction évidente, toute contribution comportant des fautes de français sera renvoyée à son auteur. Interro écrite est un blog « zéro fautes »… Un blog, d’accord, mais siglé Le Monde et consacré à l’éducation »

2) Luc Cédelle y annonce aussi la parution de son livre « Un plaisir de collège » dans le quel il est question entre autres du maître de ces lieux, JPB.

CITATION

Chapitre : « Au cœur des controverses » ( Page 204 à 207 )

Plus «efficace» encore [ que Marc Le Bris] , Jean-Paul Brighelli, normalien et professeur agrégé de lettres, publie en 2005 La Fabrique du crétin (Jean-Claude Gawsewitch éditeur), sous-titré La mort programmée de l’école. Dans ce qui deviendra en quelques mois un best-seller anti-pédagogiste, cet auteur reprend l’ensemble de l’argumentation conspirationniste sur «l’anéantissement de toutes les facultés de l’esprit ». À l’en croire, par exemple, «non seulement les élèves, mais les enseignants eux-mêmes, parfois, ne savent plus faire la distinction entre « les Confessions de Rousseau et les Mémoires de Loana ». Quant à ses préférences pédagogiques, une autre phrase en donne une idée, qui fera d’ailleurs comprendre pourquoi je tiens à rendre compte de ces controverses dans un livre consacré à Clisthène: «Alors, autant régler tout de suite une question simple dont a voulu faire un problème: l’élève n’est pas en classe pour “s’exprimer”. Il est là pour écouter, apprendre et prendre des notes.» Devenu une valeur médiatique, Jean-Paul Brighelli s’est dépêché d’écrire trois autres livres, plus outranciers que jamais, publiés chez le même éditeur: À bonne école paru fin mars 2006, Une école sous influence, ou Tartuffe-roi, paru en novembre de la même année, et Fin de récré, paru en mars 2008 C’est « À bonne école » qui illustre le mieux sa stratégie de l’échauffement maximal. Revenant sur le clivage entre éducation et instruction, qu’il associe à l’Italie mussolinienne [1] et au «pétainisme », il y voit «l’essentiel des dissensions entre pédagogues collabos et enseignants résistants ». Les «pédagogistes », estime-t-il, «suivent globalement un modèle fascisant», sous couvert de l’« escroquerie» que représente leur «revendication d’une (bonne) conscience de gauche». Quant aux casseurs qui brûlent les voitures de leurs voisins, ils sont «le pur produit de vingt ans de pédagogie nouvelle».
Brighelli pousse l’émancipation langagière au paroxysme, avec un festival de nouvelles invectives: les «terroristes de la Pédagogie», le «rêve égalitaire des pédagogues fous», «une poignée d’irresponsables, formés à la “pensée-Meirieu” comme il y eut jadis une pensée Mao tsé-Toung»... « Si la collaboration n’était pas une tendance lourde de l’humanité, Pétain, Laval et la sainte Pédagogie n’auraient pas tenu dix minutes», écrit-il encore, persuadé d’être pour sa part préservé de toute tendance lourde. Et il livre le fond de son analyse: «Nous sommes en mars-avril 44. Les collabos d’hier sentent le vent tourner. Nous sommes allés si loin dans l’ignominie que le balancier est reparti en arrière. Bien sûr, cela ne va pas sans heurts. Les vichystes les plus convaincus, les plus compromis, n’ont guère d’autre choix que d’intriguer – pour dix minutes de pouvoir de plus.» [Note 2] Ouf! Est-il possible, même si l’auteur s’attendrit sur ses propres «excès de langage méditerranéens», de prendre de tels propos – pardon, de tels écrits – à la légère? À l’évidence, non. Ils ne sont pas faits pour cela.
Ce brigand de Brighelli a de la faconde et du savoir-faire. S’amusant beaucoup à l’idée de voir ses adversaires s’étrangler d’indignation, il se plaît à rappeler qu’on ne boxe pas avec des fleurs. Étant en relations cordiales avec lui, je dois indiquer – parce que telle est la vérité ambiguë du personnage – qu’il est difficile à détester longtemps «pour de vrai ». C’est d’autant plus embarrassant. Car le vocabulaire qu’il emploie ne procède pas d’une altercation d’après-boire, n’a pas l’excuse du manque d’expérience ni du défaut de références historiques. Son propos a pris le temps de la maturation propre à l’écrit publié. Il est soigneusement ajusté et pousse à son maximum le curseur de la provocation.
Si Brighelli est actuellement le plus vendeur, il n’est pas le seul à pratiquer l’atteinte au sens que recèle cette accumulation de diatribes tournant si répétitivement au langage de guerre civile. De par mon statut professionnel, je connais une partie de ces polémistes, notamment pour leur avoir donné la parole. Autant leurs textes sont effrayants, autant, lorsqu’on les rencontre, ce sont pour la plupart des gens affables. Il est vrai qu’il est plus facile de percevoir leurs qualités humaines lorsqu’on n’est pas soi-même traité de fasciste... Persuadés qu’ils défendent ainsi leur métier, ils justifient leur virulence par la nécessité, dans notre société du spectacle, de «taper fort» afin de se faire entendre. Schéma classique: la fin justifie les moyens. C’est l’un d’entre eux qui, avec un grand sourire gourmand, m’a vendu la mèche. «Franchement, entre nous, si on était gentils, on n’intéresserait personne, non? Et puis, au moins, on se marre! Moi, ça me rappelle les années 1970 quand j’étais chez les maos.» Beaucoup d’entre eux réinvestissent contre le « pédagogisme » une expérience politique ancienne, acquise à l’extrême gauche.
Qui prétendrait qu’un discours mesuré est le meilleur moyen de «passer à la télé» ? Il faut du saignant, du violent, du choquant... C’est ce qu’ils fournissent, plongeant ainsi dans une contradiction supplémentaire, puisqu’ils ne cessent d’avancer la thèse d’une moderne et funeste continuité entre le médiatique et le scolaire. En se dispensant, au nom de l’efficacité, de toute éthique du débat, ils multiplient les dérives avec la bénédiction des grands médias audiovisuels où, majoritairement, les notions de crédibilité, de vraisemblance et de nécessaire confrontation des sources sont passées aux oubliettes. Le privilège accordé aux thèses les plus «décapantes» – celles qui assurent le spectacle – s’affranchit de plus en plus de la précaution consistant à donner la parole aux «décapés ».

[Note 1]. Les anti-pédagogues aiment souligner que le régime de Mussolini, dans les années 1920, a été le premier en Europe a substituer un ministère «de l’Éducation» à un ministère «de l’Instruction».

[Note 2] L’argument se retourne sur lui-même, puisqu’il suggérerait que toute l’Europe, par la suite, serait devenue – et restée – « fasciste ».

FIN DE CITATION

Michel Delord

Écrit par : MichelDelord | 18 septembre 2008

J'en étais sûr : Val avait tapé sur Derrick.
Et comme c'est La Pravda qui l'a dit, donc c'est vrai.
On ne discute plus.
A Charlie-Hebdo,on connait Derrick,sinon,on n'est pas à la hauteur.


.......Philippe Val, donc. Rédac’ chef de Charlie-Hebdo, chroniqueur à France-Inter, chanteur… C’est du trois-en-un sur un plateau, avec ce personnage picaresque au code d’honneur impeccable, artiste doué qui n’a de cesse de se lancer dans des croisades qui revêtent quelquefois des allures quichotesques.

Val a l’obsession tenace. Les chasseurs, les paysans, les aficionados, les ménagères de moins de cinquante ans qui se shootent au TF1 et à l’inspecteur Derrick, les sportifs, le Paris-Dakar forment un tout bien ficelé de ce qu’il abhorre. Et qu’il jette en pâture à son public, tout acquis.........
.....
ZOÉ LIN

Jusqu’au 28 mars à l’Européen, du mardi au samedi à 20h30, dimanche à 17h30. 3, rue Biot, Paris 17e.

Article paru le 19 mars 1999
© L’Humanité, 1999, via presselibre.net

Écrit par : bernard | 18 septembre 2008

Je salue le retour de Michel Delord sur le site en souhaitant que cela permette de donner aux débats des dimensions moins sybillines…
J'ai noté qu'il n'était pas encore sorti de sa période de vacance puisqu'il se contente de reproduire un texte d'ailleurs fort intéressant… Tout en ayant la flemme d'y ajouter la dimension critique que ce texte doit nécessairement amener ici. Peut-on écorner ainsi l'image de notre hôte sans que quelques plumes vengeresses ne clouent le bec de l'importun.
Pour ma part je vois deux angles d'attaque : - la soi-disant caisse de résonnance médiatique dont ce serait servi les anti-pédagogues, n'est-ce pas la même qui pendant trente ans a permis aux pédagogues d'installer leur pouvoir ?
- Et si cela a résonné si fort, n'est-ce pas parce que le triste bilan des pédagogues apparaissait de plus en plus visible pour de plus en plus de gens ?…

Mise au point : ma dernière intervention sur ce blog date de hier au soir. Je ne suis pour rien dans les dérives qui pendant cette journée ont maintenu l'attention autour du sieur Sibille.
Je constate qu'il continue ses manipulations pour faire croire que je suis le démiurge d'une soi-disant cabale dont il serait la malheureuse victime.
Il n'en est rien. S'il y a le feu sur son quartier général c'est que de plus en plus de personnes s'aperçoivent de ses pratiques malfaisantes. J'en oublie sûrement : Toto à sa manière, Amélie, Jean, moi, Papa Wilhelm, Hum…Hum… Yum Yum et peut-être bientôt Miam Miam qui le bouffera tout cru, chacun apporte une pierre qui contribuera à l'effondrement de l'édifice branlant qu'il constitue…

Écrit par : Roger Felts | 18 septembre 2008

"Est-ce qu'il est vraiment logique, alors que nous sommes si soucieux de la bonne utilisation des crédits délégués par l'Etat, que nous fassions passer des concours bac +5 à des personnes dont la fonction va être essentiellement de faire faire des siestes à des enfants ou de leur changer les couches? Je me pose la question", avait alors déclaré M. Darcos.


Je vous trouve assez modérés, les uns et les autres dans vos commentaires concernant cette énorme bourde de notre ministre de tutelle.

Elle ne me concerne évidemment pas en tant qu'enseignant, mais en tant que parent.

Je me souviens très bien des difficultés rencontrées durant la petite enfance de notre plus jeune fils, notamment pour obtenir une place en crèche et le fait qu'ils ne voulaient pas le prendre en classe maternelle "tant qu'il ne serait pas propre".

Xavier Darcos n'a sans pas eu à affronter ce genre de problème. Il devait y avoir une gouvernante à la maison ou une épouse qui n'avait pas besoin de travailler, ce qui n'était pas notre cas.

Cette remarque manifeste une ignorance étrange chez un ministre de l'éducation nationale, des tâches et des responsabilités d'une institutrice en maternelle ; elle est aussi bien significative du fossé qui sépare "les gens ordinaires" de ceux qui nous gouvernent.

Écrit par : Robin | 18 septembre 2008

Désolé, Bernard, je ne lis pas l'humanité.
Et, effectivement, (et là, je rejoindrai Roger Felts), merci à Michel Delord d'avoir refait monter le niveau de ce blog. Même s'il "cite", et même si je ne suis pas d'accord avec tout ce que dit son message. Mais il permet de respirer de nouveau. Ca commençait à schlinguer légèrement, ici.

Écrit par : Christophe Sibille | 18 septembre 2008

Robin, je suis persuadé que ce n'est pas une bourde. Je pense que la fuite, ;-)), a été soigneusement orchestrée par le ministre, pour convaincre les parents que l'école doit être supprimée pour les élèves de deux ans.
Tout le monde, (ou presque) sait que l'école à deux ans peut être un facteur de rééquilibre (et de lien) social potentiel. Mais il faut, encore et encore, supprimer des postes, saboter le service d'éducation, et le donner au privé.

Écrit par : Christophe Sibille | 18 septembre 2008

Pour Roger, (au sujet de "méandres" et "labyrinthes"), je ne vais quand même pas vous recopier les définitions du dictionnaire... Ce n'est pas très sérieux!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 18 septembre 2008

"Chapitre : « Au cœur des controverses » ( Page 204 à 207 )"

Habile façon de disqualifier les propos de quelqu’un sans discuter en rien les thèses qu’ils contiennent.

Écrit par : Pli | 18 septembre 2008

Le privilège accordé aux thèses les plus «décapantes» – celles qui assurent le spectacle – s’affranchit de plus en plus de la précaution consistant à donner la parole aux «décapés ». (propos rapportés)

Que les "décapés" viennent faire une semaine de cours dans ma 4ème à 28 et on reparlera des "excès verbaux" des antipédagogistes.

Écrit par : Robin | 18 septembre 2008

Et je suis absolument certain que Darcos sait parfaitement ce qui se passe en maternelle. Même chez les "2 ans".

Écrit par : Christophe Sibille | 18 septembre 2008

mes 4ème, puisque j'ai le bonheur ;-) d'en avoir deux !

Écrit par : Robin | 18 septembre 2008

Désolé, Christophe, mais c'est sur le blog de Val,rentrée des classes qui parle du passé ,citant l'Humanité.
Je ne m'avoue pas vaincu facilement.
Vous ne lisez pas non plus le blog de Val,évidemment.
En ce qui concerne les Maternelles, je persiste dans mon n'importe quoi comme vous dites , il y a un choix à y faire.
Ou on y gardera ou on y instruira
Pour l'instant,on n'y instruit pas beaucoup et tout le monde le sait bien ( voilà la raison de la molle réaction ).
Il est urgent de réformer là aussi.

Écrit par : bernard | 18 septembre 2008

@ Il le fait exprès :

« Pour Roger, (au sujet de "méandres" et "labyrinthes"), je ne vais quand même pas vous recopier les définitions du dictionnaire... Ce n'est pas très sérieux!!! »
Ecrit par : Christophe Sibille | 18 septembre 2008

J'ai écrit qu’aujourd'hui j'étais aujourd'hui totalement étranger au débat centré sur SIBILIBILI . Cette question des "méandres et labyrinthes "ne me concerne pas… Pur procédé pour faire croire ce qui n'est pas…
Par ailleurs, il écrit :
"Mais il (Delors) permet de respirer de nouveau. Ça commençait à schlinguer légèrement, ici."
Alors que ce sont ces pratiques qui dégagent cette puanteur, comme dans l'exemple ci-dessus où il continue à faire croire que je suis en cause ? Cela peut durer longtemps… Chaque fois que Sibille dira une connerie où je suis concerné, je rectifierai… Ce qui ne m'empêchera pas d'intervenir par ailleurs si je peux enrichir le débat.

Écrit par : Roger Felts | 18 septembre 2008

Le deuxième "aujourd'hui" doit être rayé des cadres…

Écrit par : Roger Felts | 18 septembre 2008

"Ca commençait à schlinguer légèrement, ici."

Ca c'est parce que tu as le nez trop près d'la bouche, ducon !

Écrit par : toto | 18 septembre 2008

Quelle avalanche en 24 heures ! Chapeau, les filles...

Plusieurs choses :
Catmano, prenez l'info pour ce qu'elle vaut, et appliquez à votre cas particulier. Un ami proche, instit qui enseigne non loin de Rennes (vous voyez, j'imagine) a été inspecté il y a trois jours, et lui qui avait toujours eu maille à partir avec la hiérarchie, a trouvé un administratif tout sucre tout miel, vivement intéressé par sa pédagogie et les méthodes de lecture (ou d'apprentissage des maths) utilisés. Le vent tourne...

MD, j'avais rendu compte de ma lecture du livre de Cédelle (reçu en juillet en avant-première). La question est moins ce qu'il y dit de moi ou de nous (tu sais bien qu'il n'épingle l'un que pour enfoncer l'ensemble) que le fait de prendre le collège Clisthène comme exemple, alors que ce n'est qu'une expérience pédago incroyablement limitée (à 100 élèves : vous imaginez, les uns et les autres, un collège de cent élèves !). Et dans l'ensemble, son livre n'est qu'anecdotique. Mais bon, il a le Monde derrière...

Sur les maternelles... Je connais (très bien...) un anti-pédagogue qui était plutôt favorable à l'école maternelle à partir de 4 ans, et à qui Catmano fit une brillante démonstration (qu'elle réitérera quand elle aura un peu de temps) sur la nécessité de prendre les enfants le plus tôt possible, surtout quand ils sortent de milieux peu favorisés.
Je rappelle que la Convention, en 1793, avait envisagé de les enlever aux familles à 1 an, afin de les placer dans des institutions où on leur aurait fait sucer le lait de la République, afoin qu'ils ne soient pas contaminés par les idées royalistes (forcément) de leurs parents. Il y a des jours où je me laisserais tenter par des solutions de ce genre - aussi utopiques soient-elles : la maternelle à 2 / 3 ans est essentielle - et la formation de tous les instits doit être assez polyvalente pour que l'école maternelle ne soit pas une spécificité théorique, mais étroitement connectée à l'école tout court (et que l'on puisse tourner, aussi : qui a envie de faire la même chose toute sa vie ?).
JPB

Écrit par : brighelli | 18 septembre 2008

"Vous ne lisez pas non plus le blog de Val,évidemment."

Il doit le lire, ??? , mais 1 mot sur 4, en 'diagonale', comme il fait ici ou là, c'est po d'sa faute, c'est comme ça qu'on lui a appris à lire, pov sibilibilibili ....
Alors après, pour se faire comprendre d'un 'cas' pareil, bonjour l'angoisse...

1 mot sur 4 ça donne à peu près ça :

"Vous lisez le blog de Val"
Il doit le lire, comme il fait ici ou là, c'est ça qu'on lui a appris lire.
Alors, comprendre , bonjour ...

ange :)

Écrit par : toto | 18 septembre 2008

Certains d'entre vous ont-ils vu Laurent Cantet et François Bégaudeau hier soir sur France 3, à l'émission de Frédéric Taddeï "Ce soir où jamais"?

Écrit par : Daniel Arnaud | 18 septembre 2008

Faudrait savoir Monsieur Brighelli : vous vous plaignez que les parents ne s'occupent plus de l'éducation de leurs rejetons et vous prônez l'école dès 2/3 ans !! Pour déresponsabiliser les parents, on ne fait pas mieux !
En Allemagne, l'école ne commence qu'à 6/7 ans et les jeunes de ce pays ne sont pas plus dégénérés que les petits Français.

Faudra pas venir vous plaindre de faire les gentils organisateurs.

Écrit par : Florence | 18 septembre 2008

"En Allemagne, l'école ne commence qu'à 6/7 ans et les jeunes de ce pays ne sont pas plus dégénérés que les petits Français."

Ca, ça se discute!!! L'ambiance en classe en Allemagne est parfois "surprenante" pour des enseignants français.

Écrit par : Hervé de Strasbourg | 18 septembre 2008

Le discours de François Bégaudeau à "Ce soir ou jamais" était plein d'ambiguïtés. Voyant Meirieu se désolidariser de lui, vraisemblablement déstabilisé, il a cherché à minimiser l'impact du film : "Ce n'est qu'un film, il n'y a pas d'idéologie, je ne veux pas forcément entrer dans le débat sur l'école". Pourtant, l'intention d'"Entre les murs" n'était-elle pas, initialement et de son propre aveu, de rompre avec le discours des "réactionnaires"?
On a tout de même eu droit à quelques grands moments de démagogie néo-pédagogiste : "peu importe ce que les élèves apprennent à l'école tant qu'il ne s'y ennuient pas"; "les élèves des cités ont leur propre vocabulaire, très riche, qui leur permet de se comprendre entre eux"... François Bégaudeau, ou la caution de ces ghettos linguistiques dans lesquels s'enferment les plus défavorisés, et qui les excluent définitivement des cercles où lui-même prend plaisir à s'afficher.

Écrit par : Daniel Arnaud | 18 septembre 2008

"Vous ne lisez pas non plus le blog de Val,évidemment."

Il doit le lire, ??? , mais 1 mot sur 4, en 'diagonale', comme il fait ici ou là, c'est po d'sa faute, c'est comme ça qu'on lui a appris à lire, pov sibilibilibili ....
Alors après, pour se faire comprendre d'un 'cas' pareil, bonjour l'angoisse...

1 mot sur 4 ça donne à peu près ça :

"Vous lisez le blog de Val"
Il doit le lire, comme il fait ici ou là, c'est ça qu'on lui a appris lire.
Alors, comprendre , bonjour ...

ange :)"

Ecrit par : toto | 18 septembre 2008

Non, je ne lis pas le blog de Philippe Val.
Pas besoin, je parle avec lui "en direct" assez régulièrement.
Par contre, je ne comprends effectivement souvent rien à ce qu'écrit Toto. Mais j'ai des excuses, je n'ai pas appris à fumer le chichon avec la méthode globale.

Écrit par : Christophe Sibille | 18 septembre 2008

"Ca, ça se discute!!! L'ambiance en classe en Allemagne est parfois "surprenante" pour des enseignants français.

Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 18 septembre 2008 "
quelque part, elle n'a pas dit le contraire .... :)

Cela dit le sushi n'est pas là, àmha, le sushi , c'est qu'il faut des pros. Que cela soit pour 2 ans ou 6ans on s'en bat les couilles (pardon) !!!

Écrit par : toto | 18 septembre 2008

"Par contre, je ne comprends effectivement souvent rien à ce qu'écrit Toto. "

Tu sais quoi ?
On s'en bat les couilles aussi !!!
C'est pas pour toi que j'écris , ducon !

Écrit par : toto | 18 septembre 2008

Ne vous excusez pas, Toto! C'est une des premières fois sur le blog où je lis une phrase écrite par vous en français correct!

Écrit par : Christophe Sibille | 18 septembre 2008

"C'est pas pour toi que j'écris , ducon !"

Ecrit par : toto | 18 septembre 2008

Ah tiens? Je ne sais pas si c'est une bonne ou une mauvaise nouvelle... ;-))

Écrit par : Christophe Sibille | 18 septembre 2008

"C'est pas pour toi que j'écris , ducon !"

Ecrit par : toto | 18 septembre 2008

Vous appelez ça écrire? Ne serait-ce point plutôt: "vomir", le vrai verbe?

Écrit par : Christophe Sibille | 18 septembre 2008

Dernières nouvelles sur le front de la fracture culturelle.
Dans mon Lycée Professionnel, voilà deux ans que j'essaie d'introduire l'idée d'un répertoire pour chaque élève, dans lequel chaque prof (matières générales et professionnelles confondues) l'inciterait à noter les mots nouveauxen rapport avec sa discipline. Un moyen de refaire le retard de ces élèves qui ne maîtrisent pas plus de 300 mots et qui échouent le plus souvent parce qu'ils ne comprennent ni les textes ni les énoncés. Eh bien l'idée, qui ne peut être efficace que si elle se trouve relayée par des équipes pédagogiques parlant d'une même voix, vient d'être enfin approuvée.

Écrit par : Daniel Arnaud | 18 septembre 2008

"Eh bien l'idée, qui ne peut être efficace que si elle se trouve relayée par des équipes pédagogiques parlant d'une même voix, vient d'être enfin approuvée."

Ecrit par : Daniel Arnaud | 18 septembre 2008

Donc, l'idée "d'équipe pédagogique" peut être une bonne idée! Je le savais.

Écrit par : Christophe Sibille | 18 septembre 2008

"Ne serait-ce point plutôt: "vomir", le vrai verbe?

Ecrit par : Christophe Sibille | 18 septembre 2008 "

Toi je sais pas pourquoi, mais j'ai l'impression que tu as envie de me sucer la bite ? Me trompe-je ? Que nenni !

:)

Écrit par : toto | 18 septembre 2008

J'ai écrit toutes ces choses en mai.
Eh bien ,je n'avais pas si mal vu,en tout cas en ce qui concerne le soit disant tsunami pour l'antipédagogisme qu'allait être le film selon certains .
...
....
.....
Film Palme dans les salles contre Brochure programme Darcos école primaire dans les mains des parents.
Le combat est inégal .
Juste un peu de patience !
.
Je voulais dire que la brochure n'aurait pas de peine à l'emporter sur le film si tant est que ce film ait été fait pour le combat,pour militer pour le pédagogisme.
Le débat est tranché,quoi qu'on die.Les instituteurs vont devoir changer petit à petit d'efficacité,de méthodes,de contenu,ça va pousser côté parents,côté enfants.
Et "va savoir",le film dégoûtera peut-être du pédagogisme,les voies de Dieu ou de la Science sont impénétrables.
.
Quant au film,ce qui me gêne,c'est la Palme d'or,c'est tout.Pour le cinéma,ça la fout mal.
Fahrenheit 911,Entre les murs,pourquoi pas All Gore !
Mais le film par lui même,pourquoi en avoir peur ?S'il a du succès,il mettra le nez de beaucoup de gens dans le jus pédagogiste,c'est un avantage.On sera forcé au débat général.S'il n'a pas de succès,il passera sur Arte plus rapidement.
Quel cinéma pour un reportage !
Darcos a très bien fait d'en dire du bien sur les médias,le principal,c'est sa brochure dans les familles.

Ecrit par : bernard | 29 mai 2008

Écrit par : bernard | 18 septembre 2008

"Toi je sais pas pourquoi, mais j'ai l'impression que tu as envie de me sucer la bite ? Me trompe-je ? Que nenni !

:)"

Ecrit par : toto | 18 septembre 2008

Même en admettant que vous en ayez une, ce ne serait vraiment pas le cas, je vous rassure.

Écrit par : Christophe Sibille | 18 septembre 2008

""Ne serait-ce point plutôt: "vomir", le vrai verbe?

Ecrit par : Christophe Sibille | 18 septembre 2008 "

Toi je sais pas pourquoi, mais j'ai l'impression que tu as envie de me sucer la bite ? Me trompe-je ? Que nenni !

:)

Ecrit par : toto | 18 septembre 2008 "

JPB vous avez le droit de ne rien censurer mais ça dévalorise grandement votre blog et votre combat.

Écrit par : Hervé de Strasbourg | 18 septembre 2008

Le film à Bégaudeau, il a déjà fait tchoufa ?

Écrit par : dugong | 18 septembre 2008

"Même en admettant que vous en ayez une, ce ne serait vraiment pas le cas, je vous rassure.

Ecrit par : Christophe Sibille | 18 septembre 2008 "
J'en étais sûr, tu en meurs d'envie, petit coquin ! :)

Hervé , ferme ta gueule! :)

Écrit par : toto | 18 septembre 2008

"En Allemagne, l'école ne commence qu'à 6/7 ans et les jeunes de ce pays ne sont pas plus dégénérés que les petits Français."

Ecrit par : Florence | 18 septembre 2008

Certes non! Mais je ne suis pas convaincu que les familles allemandes soient ravies de cette organisation! Je me suis plutôt laissé dire qu'elles enviaient notre système!

Écrit par : Christophe Sibille | 18 septembre 2008

""C'est pas pour toi que j'écris , ducon !"

Ecrit par : toto | 18 septembre 2008

Ah tiens? Je ne sais pas si c'est une bonne ou une mauvaise nouvelle... ;-))

Ecrit par : Christophe Sibille | 18 septembre 2008 "

Christophe vous devriez avoir honte de vous moquer des handicapés.

Écrit par : Hervé de Strasbourg | 18 septembre 2008

pour tout public
re
.
.
J'ai écrit toutes ces choses en mai.
Eh bien ,je n'avais pas si mal vu,en tout cas en ce qui concerne le soit disant tsunami pour l'antipédagogisme qu'allait être le film selon certains .
...
....
.....
Film Palme dans les salles contre Brochure programme Darcos école primaire dans les mains des parents.
Le combat est inégal .
Juste un peu de patience !
.
Je voulais dire que la brochure n'aurait pas de peine à l'emporter sur le film si tant est que ce film ait été fait pour le combat,pour militer pour le pédagogisme.
Le débat est tranché,quoi qu'on die.Les instituteurs vont devoir changer petit à petit d'efficacité,de méthodes,de contenu,ça va pousser côté parents,côté enfants.
Et "va savoir",le film dégoûtera peut-être du pédagogisme,les voies de Dieu ou de la Science sont impénétrables.
.
Quant au film,ce qui me gêne,c'est la Palme d'or,c'est tout.Pour le cinéma,ça la fout mal.
Fahrenheit 911,Entre les murs,pourquoi pas All Gore !
Mais le film par lui même,pourquoi en avoir peur ?S'il a du succès,il mettra le nez de beaucoup de gens dans le jus pédagogiste,c'est un avantage.On sera forcé au débat général.S'il n'a pas de succès,il passera sur Arte plus rapidement.
Quel cinéma pour un reportage !
Darcos a très bien fait d'en dire du bien sur les médias,le principal,c'est sa brochure dans les familles.

Ecrit par : bernard | 29 mai 2008

Écrit par : bernard | 18 septembre 2008

Roger Felts écrit :

"Peut-on écorner ainsi l'image de notre hôte sans que quelques plumes vengeresses ne clouent le bec de l'importun."

J'ai pour ma part répondu - en partie mais ça me donnera l'occasion de ré-intervenir - sur le blog de Luc Cedelle à propos de l'emploi du mot fascisme comme caractérisation générale du pédagogisme.
A mon avis si quelqu'un a à répondre à Luc Cedelle , il peut et même doit aller sur son blog. C'est un sport beaucoup plus difficile puisque l'on est pas dans un lieu favorable et il faut donc avoir une argumentation qui se tient.

Cordialement

MD

PS1 : JPB a aussi écrit :
"La question est moins ce qu'il y dit de moi ou de nous (tu sais bien qu'il n'épingle l'un que pour enfoncer l'ensemble)"

Je ne crois pas que l'on puisse assimiler le positions de tous les anti-pédagos car justement je trouve que beaucoup d'arguments employés dans "notre" camp sont pour le moins critiquables et pas si "antipédagos" que ça . Je ne l'ai pas caché et c'est pour cela que je demande depuis pratiquement deux ans publiquement que l'on fasse un bilan du mouvement "anti-pedago". Je l'ai répété sur ce blog en donnant des exemples précis de ce que je critiquais mais il n'y a eu aucune réponse ni sur le contenu de ce que je critique ni sur la necessité de faire un bilan des dix dernières années . Comme je le disais , ça ressemble plutôt à : "De défaites en défaites jusqu'à la victoire finale ."

Pour ceux qui ne veulent pas enterrer la question du bilan , lire ce que j'avais écrit sur le blog, reproduit dans

http://michel.delord.free.fr/bilan-mvt-antipedago.pdf

et répondre ....

PS2 : R. Felts a aussi écrit :
"J'ai noté qu'il n'était pas encore sorti de sa période de vacance puisqu'il se contente de reproduire un texte d'ailleurs fort intéressant…"
Non , je ne suis pas en vacances et j'ai de la matière en préparation, un peu la suite du bilan du mouvement antipedago.

Écrit par : MichelDelord | 18 septembre 2008

"Hervé , ferme ta gueule! :)

Ecrit par : toto | 18 septembre 2008 "

Je ne vous parle pas, je demande à JPB de vous censurer.

Écrit par : Hervé de Strasbourg | 18 septembre 2008

"Christophe vous devriez avoir honte de vous moquer des handicapés."

Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 18 septembre 2008

Oui, j'avoue, j'en ai un peu honte, je devrais laisser dire, et le pire, c'est que je le sais... Mais ça détend, après une dure journée de boulot! Et puis, si je ne dis rien, il y a des psychiatres qui me traitent de maso. ;-)

Salutations à vous, Hervé!

Écrit par : Christophe Sibille | 18 septembre 2008

Certes non! Mais je ne suis pas convaincu que les familles allemandes soient ravies de cette organisation! Je me suis plutôt laissé dire qu'elles enviaient notre système!

Ecrit par : Christophe Sibille | 18 septembre 2008

Les familles allemandes envient notre organisation parce qu'elle permet la garde des jeunes enfants et donc le travail des femmes mais concernant le niveau des jeunes Allemands comparé à celui des jeunes Français, je ne vois pas de différences significatives. Sur le plan scolaire, qu'ils commencent à 3 ans comme en France ou à 6/7 ans comme en Allemagne, au final quelle différence ?

Écrit par : Florence | 18 septembre 2008

Certains d'entre vous ont-ils vu Laurent Cantet et François Bégaudeau hier soir sur France 3, à l'émission de Frédéric Taddeï "Ce soir où jamais"?

Ecrit par : Daniel Arnaud | 18 septembre 2008

Moi, mon cher Daniel. Et a tort ou à raison, j'ai fini par couper pour aller me coucher : de niaiseries démagos en propos pédagos, le prétendu "débat" n'en était pas un. Sans contradicteur aucun (que n'avaient-ils invité notre JPB national ?),Bigoudi s'écoutait parler en essayant de se convaincre lui-même de ses propres mensonges. Un genre de méthode coué à la sauce rose concon.

Cantet, l'air paumé, écoutait vaguement comme s'il était en train de se demander s'il n'aurait pas mieux fait de faire un film qui soit autre chose qu'une succesion de clichés. Une palme d'or pour pas cher , en somme. Une palme en toc. Honte aux bobos tout pourris qui composaient le jury !
J'espère qu'au moins les soirées-cocktail sur la croisette valaient le déplacement. La prochaine palme devrait être sponsorisée par Benénuts.

Écrit par : Manu | 18 septembre 2008

Vous n'avez rien compris au masochisme, Sibille, c'est en intervenant comme vous le faites qu'on voit que vous êtes maso.

Écrit par : Roger Felts | 18 septembre 2008

"Je ne vous parle pas, je demande à JPB de vous censurer.

Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 18 septembre 2008 "
Et moi je te parle, et je te demande de fermer ta gueule, connard ! ;)

"Salutations à vous, Hervé!"
Ben quoi ? tu veux pu m'sucer ? tu veux sucer hervé ? Enculé ! ;)

Écrit par : toto | 18 septembre 2008

"Vous n'avez rien compris au masochisme"

:jap: :lol:

Écrit par : toto de Paris | 18 septembre 2008

En Allemagne, l'école ne commence qu'à 6/7 ans et les jeunes de ce pays ne sont pas plus dégénérés que les petits Français.

Ecrit par : Florence | 18 septembre 2008

J'ai cru comprendre qu'en Allemagne, les mères qui travaillent sont non seulement très mal vues mais pas du tout aidées.
Rappelez-moi le taux de natalité en Allemagne, Florence, s'il vosu plait?

Écrit par : Dobolino | 18 septembre 2008

"La prochaine palme devrait être sponsorisée par Benénuts."

J'aurrions aimé la trouver celle là ! :(
:))))))

Écrit par : toto de Paris | 18 septembre 2008

ya po k'd bosh en allemagne, ya ossi des turcs :o))))))

Écrit par : toto | 18 septembre 2008

Faudrait savoir Monsieur Brighelli : vous vous plaignez que les parents ne s'occupent plus de l'éducation de leurs rejetons et vous prônez l'école dès 2/3 ans !! Pour déresponsabiliser les parents, on ne fait pas mieux !
En Allemagne, l'école ne commence qu'à 6/7 ans et les jeunes de ce pays ne sont pas plus dégénérés que les petits Français.

Faudra pas venir vous plaindre de faire les gentils organisateurs.

Ecrit par : Florence | 18 septembre 2008

C'est en voyant son enfant au milieu des autres que papa et maman prennent conscience qu'il est plus ou moins capable de réaliser les mêmes tâches que ses petits camarades du même âge et que ce n'est plus tout à fait leur bébé-lune idéalisé, qu'il a fait un incroyable bond en avant.

Écrit par : Dobolino | 18 septembre 2008

Dobolino
Taux de natalité en Allemagne : très faible, je sais.
En Allemagne, peu de gardes d'enfants, donc peu de marge de manoeuvre pour les femmes ayant des enfants.
Mais l'école maternelle, c'est pour les enfants ou bien pour les mères de familles ?
N'ayons pas peur de dire la vérité : l'école maternelle est un mode de garderie améliorée. Cela est très pratique pour les familles. Cela ne paraît pas mauvais pour les enfants. Je pense qu'il faut la conserver.
Mais qu'on ne dise pas que sans école maternelle, les enfants ne s'en sortiront pas. L'exemple allemand montre que ce n'est pas vrai. Au plan purement scolaire, l'école maternelle française n'est pas supérieure au système allemand.

Écrit par : Florence | 18 septembre 2008

ya po k'd bosh en allemagne, ya ossi des turcs :o))))))

Ecrit par : toto | 18 septembre 2008
C'est grâce à eux que le taux de natalité se maintient à 1.2 ! Ça contrebalance.

Écrit par : Dobolino | 18 septembre 2008

Mais l'école maternelle, c'est pour les enfants ou bien pour les mères de familles ?

Ecrit par : Florence | 18 septembre 2008

Relisez les chapîtres s'y afférant dans Fin de Récré.
Relisez Kergomar et revoyez l'excellent téléfilm sur Marie Pape-Carpantier.

Vous pouvez aussi lire ou relire La casa dei bambini de Maria Montesori, La maternelle de Léon Frapié.
Vous pourrez aussi sans dommage relire tous les posts de Catmano ici depuis trois ans.
On va pas tout reprendre à zéro toutes les semaines !!!!
Vous commencez à nous les briser menues.

Écrit par : Dobolino | 18 septembre 2008

Florence, la maternelle à la française fut le fleuron de notre enseignement de 1882 à 1978 bon poids, voire 2002, jusqu'à ce que les pédagos la réduisent à néant ou pas loin, vu que les gosses y manipulent quand même quelques outils scripteurs et albums jeunesse ainsi que quelques référentiels bondissants, ce qui est cent fois plus que ce que leur offre la misère de certains foyers.

Écrit par : Dobolino | 18 septembre 2008

Lu sur le site du Monde (rubrique Société) une liste de mots de Catherine Rollot :

"A l'université Paris-XII, le défi de la réussite des étudiants défavorisés

...C'est au moment de leur inscription administrative que nous avons repéré ces étudiants", explique Christine Grave, responsable administrative de la faculté des sciences et technologie. Quatre-vingt-dix volontaires se sont inscrits. Avec son bac STG (sciences et technologies de la gestion), Valérie en fait partie. Consciente que " ce sera dur", elle est pourtant bien décidée à décrocher une licence de sciences et vie de la Terre pour "tenter ensuite l'école vétérinaire". A ses côtés, Philippine, un bac de la série économique et sociale (ES) en poche, est plus sereine. Elle est une des rares recrues issues de filière générale à se retrouver là. " Je n'avais jamais refait de chimie depuis ma seconde, venir ici ça me permet de prendre de l'avance et de me rassurer", explique la jeune fille."

Comment dit-on "orientation error" en 9_3 ?

Écrit par : dugong | 18 septembre 2008

Avec son bac STG (sciences et technologies de la gestion), Valérie en fait partie. Consciente que " ce sera dur", elle est pourtant bien décidée à décrocher une licence de sciences et vie de la Terre pour "tenter ensuite l'école vétérinaire"
Comment dit-on "orientation error" en 9_3 ?

Ecrit par : dugong | 18 septembre 2008

Pauvre pupuce, c'est dégueulasse pour elle!

Écrit par : Dobolino | 18 septembre 2008

En 9_4 et non en 9_3 !


L'idée est la même à Ville ta Neuse !

Écrit par : dugong | 18 septembre 2008

"Il n'est pas nécessaire d'espérer pour entreprendre ni de réussir pour persévérer".

Écrit par : Dobolino | 18 septembre 2008

Certes, Dobolino, mais pendant le temps qu'elle perd, combien aurait-elle pu planter d'arbres ?

Écrit par : dugong | 18 septembre 2008

Comment dit-on "orientation error" en 9_3 ?

Ecrit par : dugong | 18 septembre 2008

Not found. Mismatch error.
Run.

Écrit par : Dobolino | 18 septembre 2008

Certes, Dobolino, mais pendant le temps qu'elle perd, combien aurait-elle pu planter d'arbres ?

Ecrit par : dugong | 18 septembre 2008
Vu le temps qu'elle a déjà perdu auparavant, notre pauvre poussinette, elle nous aurait bien planter dix hectares en essences nobles.
Mais, vous savez, quand vous voyez Florence nous proposer de supprimer l'inutile maternelle et de la remplacer par des Pampers day and night jusqu'à six ans, on se dit que notre gamin a déjà appris à parler. Bilan globalement positif.
Non, franchement, ça ne va pas du tout. On se demande parfois pourquoi on s'échine. Je ferais mieux de reprendre mon livre de maths de seconde pour le faire absorber à ma fille.

Écrit par : Dobolino | 18 septembre 2008

dugond, vous êtes infâme et je répète votre abominable faute !!! Aurait planté, -é, participe passé bien sûr !!!

Écrit par : Dobolino | 18 septembre 2008

"vu que les gosses y manipulent quand même quelques outils scripteurs et albums jeunesse ainsi que quelques référentiels bondissants"

"quand vous voyez Florence nous proposer de supprimer l'inutile maternelle "

Je ne crois pas que c'est ce qu'elle dit ???

On n'est pu en 1800, today every toutlemond à le scriptalboumbondissant si c'est pour avoir des maternelles de merde, autant rester chez soi, le sushi c pour ceussent qui bossent !!!

Écrit par : toto | 18 septembre 2008

"C'est grâce à eux que le taux de natalité se maintient à 1.2 ! Ça contrebalance.

Ecrit par : Dobolino | 18 septembre 2008"

Je ne sais pas si ils rentrent dans les stats ? :ange:

Écrit par : toto | 18 septembre 2008

"Et puis, derrière toute parole de Meirieu, fût-elle, si l'on s'en tient aux apparences, de bon sens, se cache l'idéologie puérocentriste mortifère qui inspire toute sa démarche: en finir avec le professeur dispensateur de connaissances."

Et ça continue de plus belle d'ailleurs : à l'iufm, un des formateurs nous a doctement appris qu'il ne fallait pas donner la correction des exercices aux élèves. Ben oui, ils doivent exprimer les solutions et les règles dans "leur langage à eux", il parait que c'est plus efficace et que d'ailleurs on ne peut apprendre que comme ça…

Écrit par : stagiaire.iufm | 18 septembre 2008

Sur le plan scolaire, qu'ils commencent à 3 ans comme en France ou à 6/7 ans comme en Allemagne, au final quelle différence ?

Ecrit par : Florence | 18 septembre 2008
La différence se voyait certainement il y a trente ou quarante ans, quand notre école maternelle était un modèle mondialement reconnu. La différence, c'est que des enfants du peuple ouvrier entraient déjà bien armés en CP, parfois avec un an d'avance.
L'Allemagne, c'est compliqué. D'un land à l'autre, la configuration n'est pas la même. C'est pourtant bien un
pays où il y a une Real-Schule dès l'équivalent de notre sixième?
Avouez que chez eux, ça ne tourne guère plus rond que chez nous! Et que leur accès des couches sociales défavorisées à l'enseignement d'élite est largement aussi mal en point que le nôtre, non?

Écrit par : Dobolino | 18 septembre 2008

Quand les retraités défendent leur pouvoir d'achat.....


http://dl.free.fr/rUlK0cFdd

Écrit par : Sandra WAGNER | 18 septembre 2008

"C'est grâce à eux que le taux de natalité se maintient à 1.2 ! Ça contrebalance.

Ecrit par : Dobolino | 18 septembre 2008"

Je ne sais pas si ils rentrent dans les stats ? :ange:

Ecrit par : toto | 18 septembre 2008

Très juste! Je me posais exactement la même question. Droit du sang, là-bas! Chez nous, droit du sol.

Écrit par : Dobolino | 18 septembre 2008

@stagiaire.iufm

De 2 choses l'une, soit tu dis des zâneries pour me faire suer , soit c'est vrai et alors il faut VITE FAIRE KKCHOSE !

Écrit par : toto | 18 septembre 2008

On n'est pu en 1800, today every toutlemond à le scriptalboumbondissant
Ecrit par : toto | 18 septembre 2008
Tout le monde est en puissance d'y accéder, nuance de taille!
Y'a des tas de gens qui n'ont pas la moindre idée que le pinceau, la peinture, les gros feutres et les petits livres puissent être profitables à leur futur et prédestiné Real-Schule de deux ou trois ans.

Écrit par : Dobolino | 18 septembre 2008

Quelle faute ? Pour une fois...

Un petit calcul d'ordre de grandeur :

- 10% d'une classe d'âge en échec scolaire sévère soit 50 000 personnes par an minimum.

- chacune de ces personnes occupée à planter correctement 1 arbre par jour (trou compris). "Toi, tu creuses"

- 50 000 arbres par jour plantés à raison de un par 50 m2

- 2,5 millions de m2 plantés par jour

- en un an, environ 400 fois plus : 1 milliard de m2 plantés ou, si on préfère, 1000 km2

C'était la minute filière bois de tonton dugong.

NB : pour la maison Godin *, merci d'adresser directement mes chèques au compte Caïman.

* rien à voir avec le maire désormais cultureux.

Écrit par : dugong | 18 septembre 2008

"Tout le monde est en puissance d'y accéder, nuance de taille!"
Ma chérie d'amûûûrrrr, je savions bien k'j'étions un trou d'bal, mais ch'pouvions bien t'jurer k'mon gamins ch'pouvions ben m'en occupayon tou seul , j'avions point besoin k'on vienne lui met des trous dans les bâtons !!! si tu voyons s'keu j'veu dirions ....

TOUT LE MONDE N'A PAS LA CHANCE D'AVOIR CATMANO EN MATERNELLE !

Écrit par : toto | 18 septembre 2008

Merci Dobolino. Je dois à nouveau éteindre l'ordi, ça tonne ! Juste une info en passant, les petits Allemands apprennent à lire l'année de leurs sept ans (soit presque tous dans leur huitième année le jour de la rentrée des classes), je crois ? Sans doute parce qu'avant il n'y en a pas assez qui sont prêts à plonger dans le grand bain.
Chez nous, c'est l'année des 6 ans et lorsque la maternelle est bien faite (enfants nés en 2001, pour cette année scolaire), c'est celle des 5 ans. Mes quatre GS commencent déjà à avoir quelques lueurs (des vraies, pas des mots appris par cœur).
Au revoir, l'orage est vraiment trop proche.

Écrit par : catmano | 18 septembre 2008

Merci Dobolino.

Ecrit par : catmano | 18 septembre 2008
Tu me fais bien rire! Je navigue à vue et m'échouerai au premier écueil. Va falloir que tu t'achètes un onduleur(j'ouvre une souscription ! ) et que tu te ménages un créneau horaire.

Écrit par : Dobolino | 18 septembre 2008

C'était la minute filière bois de tonton dugong.


Ecrit par : dugong | 18 septembre 2008

Z'êtes notre pote! Vous voulez des filons sur le chauffage au bois plaquettes?

Écrit par : Dobolino | 18 septembre 2008

TOUT LE MONDE N'A PAS LA CHANCE D'AVOIR CATMANO EN MATERNELLE !

Ecrit par : toto | 18 septembre 2008
Et tu crois que ça ira mieux si tu supprimes la maternelle, duconneau?
Si y'a plus de maternelle, y'aura plus de Catmano en maternelle, nouillasse !

Écrit par : Dobolino | 18 septembre 2008

"On a tout de même eu droit à quelques grands moments de démagogie néo-pédagogiste : "peu importe ce que les élèves apprennent à l'école tant qu'il ne s'y ennuient pas"; "les élèves des cités ont leur propre vocabulaire, très riche, qui leur permet de se comprendre entre eux"

Exactement; ce genre de déclarations est proprement infâmante pour ceux dont le sieur B*** parle : il en fait des objets de son point de vue commisérationnel tout en prétendant en faire des sujets actifs de leur propre discours. La critique politique radicale est devenue une apologie de la ségrégation linguistique qui consiste à opposer la force du faible (la créativité, l'inventivité, etc.) à la faiblesse du fort (la culture "bourgeoise", sic). Passeron avait écrit quelque chose pour critiquer ceux qui versent dans le misérabilisme et trouvent des vertus aux exclus parce qu'ils sont exclus -on retrouve ici ce misérabilisme linguistique infiniment plus méprisant à l'égard de ceux qu'il objective que le code de la prétendue culture bourgeoise. Cet imbécile doit ignorer que les chantres de la Critique et de la Révolution ont toujours dominé la langue des "oppresseurs" et que c'est en maîtrisant la syntaxe et le vocabulaire qu'on écrit des discours contre le colonialisme, par exemple... mais le temps que Télégnagna et les Incorrigibles s'en aperçoivent...

Écrit par : Sénéchal | 18 septembre 2008

Dobolino,
je n'ai jamais dit que l'école maternelle n'était pas bien. Je n'ai jamais dit que je voulais la supprimer.
J'ai juste dit que scolairement parlant, il y a d'autres systèmes, comme le système allemand, qui ne marche pas plus mal, ni mieux du reste !
Notre école maternelle, avec ses avantages et ses inconvénients, je la garde bien sûr ! Mais de là à l'imposer à 2/3 ans , comme le suggère Brighelli, c'est aller au devant de bien des déceptions. Cela ne règlera rien. Il ne faut pas sous-estimer le rôle de l'école maternelle mais il ne faut pas non plus le sur-estimer ! Je pense que cela ne ferait que conforter les parents dans leur tendance à sous-traiter l'éducation de leurs moutards ! Le manque d'éducation des enfants par leurs parents est à mon sens un facteur important dans l'échec scolaire.

Écrit par : Florence | 18 septembre 2008

"Lu sur le site du Monde (rubrique Société), écrit par Catherine Rollot : "A l'université Paris-XII, le défi de la réussite des étudiants défavorisés
...C'est au moment de leur inscription administrative que nous avons repéré ces étudiants", explique Christine Grave, responsable administrative de la faculté des sciences et technologie. Quatre-vingt-dix volontaires se sont inscrits. Avec son bac STG (sciences et technologies de la gestion), Valérie en fait partie. Consciente que " ce sera dur", elle est pourtant bien décidée à décrocher une licence de sciences et vie de la Terre pour "tenter ensuite l'école vétérinaire". A ses côtés, Philippine, un bac de la série économique et sociale (ES) en poche, est plus sereine. Elle est une des rares recrues issues de filière générale à se retrouver là. " Je n'avais jamais refait de chimie depuis ma seconde, venir ici ça me permet de prendre de l'avance et de me rassurer", explique la jeune fille."

Hein ??? Avec un Bac STG et avec un Bac STG, ils vont faire fac de SVT ??? Et la STG espère devenir vétérinaire avec une licence de SVT ??? C'est un article côôôôômiiiiiique, comme dirait Elie Kakou ? "Faut rigôôôler" ???

Écrit par : Jérémy | 18 septembre 2008

* Avec un bac STG et avec un bac ES, ils vont faire fac de SVT ???

Écrit par : Jérémy | 18 septembre 2008

Dobolino, la crise de l'école est partout la même, dans toute l'Europe.
Stagiaire d'IUFM, je vous félicite de vous rendre compte de ce qui se passe dans votre officine : "le pédagogisme tue l'acte d'enseigner, et par là, supprime toute possibilité d'enseignement.Tout, depuis vingt ans, a été montré, démontré, dénoncé.
Dénonciation du fond, et aussi de la forme qui l'enveloppe, si déplaisante et si grotesque en même temps dans son arrogance, sa suffisance, sa pédanterie.
Gérard Molina a moqué, dans son article du printemps 2000, cette "prose poisseuse de la vulgate pédo-centriste"."

J'ai ouvert par hasard le n ième livre antipédago que je viens d'acheter, de Jean-Paul Rocrieux, normalien et agrégé de lettres classiques, et, remontant le fil, je m'aperçois que ces quelques lignes s'appliquent parfaitement au texte de Michel Delord citant la critique des écrits de JP Brighelli.
J'ai l'impression que ce livre, "L'école en désarroi", est aussi peu amène envers les pédagogistes que ceux de "ce brigand de Brighelli.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 18 septembre 2008

"je n'ai jamais dit que l'école maternelle n'était pas bien. "

"N'ayons pas peur de dire la vérité : l'école maternelle est un mode de garderie améliorée.


Ecrit par : Florence | 18 septembre 2008

Evidemment, si dire que l'école maternelle est une garderie améliorée est positif......

Écrit par : Hervé de Strasbourg | 18 septembre 2008

@Jérémy: Hein ??? Avec un Bac STG et avec un Bac STG, ils vont faire fac de SVT ??? Et la STG espère devenir vétérinaire avec une licence de SVT ??? C'est un article côôôôômiiiiiique, comme dirait Elie Kakou ? "Faut rigôôôler" ???


Ce n'est pas sympathique de votre part. Papa wilhelm a fait une école type STG dans son pays et est aujourd'hui agrégé chez vous. Il ne gagne pas beaucoup, mais il est content.Tout est possible.

Les enfants sont notre espoir.

Papa wilhelm vous salue.

Écrit par : papa wilhelm | 18 septembre 2008

"Certains d'entre vous ont-ils vu Laurent Cantet et François Bégaudeau hier soir sur France 3, à l'émission de Frédéric Taddeï "Ce soir où jamais"?

Ecrit par : Daniel Arnaud | 18 septembre 2008

Moi, mon cher Daniel. Et a tort ou à raison, j'ai fini par couper pour aller me coucher : de niaiseries démagos en propos pédagos, le prétendu "débat" n'en était pas un. Sans contradicteur aucun (que n'avaient-ils invité notre JPB national ?),Bigoudi s'écoutait parler en essayant de se convaincre lui-même de ses propres mensonges. Un genre de méthode coué à la sauce rose concon.

Cantet, l'air paumé, écoutait vaguement comme s'il était en train de se demander s'il n'aurait pas mieux fait de faire un film qui soit autre chose qu'une succesion de clichés. Une palme d'or pour pas cher , en somme. Une palme en toc. Honte aux bobos tout pourris qui composaient le jury !
J'espère qu'au moins les soirées-cocktail sur la croisette valaient le déplacement. La prochaine palme devrait être sponsorisée par Benénuts."

Ecrit par : Manu | 18 septembre 2008

Je crois que vous avez bien résumé, mon cher Manu!

PS :
@ stagiaire.iufm. Je mets les passages de mes dernières nouvelles du front consacrées à l'IUFM en ligne sur http://generation69.blogs.nouvelobs.com/ demain à partir de 18h00.
Bon courage et ne vous laissez pas trop intoxiquer par la déformation IUFM. Resistenza!

Écrit par : Daniel Arnaud | 18 septembre 2008

Evidemment, si dire que l'école maternelle est une garderie améliorée est positif......

Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 18 septembre 2008

Oui, cher Hervé, c'est positif ! Une garderie améliorée et gratuite, c'est positif !
En tant que mère de famille avec un travail, j'ai trouvé très positif que mes enfants soient gardés gratuitement ( ou presque, je paie des impôts ...) et soient occupés ! C'était très très bien pour eux, comme pour moi !
Mais de là à dire que c'est la clé d'une scolarité réussie, je ne le sais pas !

Écrit par : Florence | 18 septembre 2008

Personnellement je serais pour un système de garderie accessible à tous dès 2 ans, avec locaux adaptés, effectifs réduits et puéricultrices, et avec des horaires plus étendus que les haltes garderies. Ce qui éviterait ce "forcing" à deux ans avec des parents qui rendent leur môme propre à coup de fessées et de bonbons. L'objectif serait seulement la socialisation, permettre aux mères de reprendre le travail sans payer trop cher etc.
Et dès trois ans on garde la maternelle. La formation poussée post bac ne me choque pas. Normalement dès la moyenne section si le travail est bien fait il faut savoir initier l'enfant au graphisme, le faire entrer dans la lecture(et s'il n'a pas de livres à la maison, seule l'école pourra lui donner accès à l'écrit). de plus les instits n'ont en général pas le même niveau de langage oral que les puéricultrices (même si cela n'est pas toujours le cas) et il est important que l'enfant baigne dans un bon langage oral. La réduction des inégalités a été prouvée, et ce même pour les enfants de milieu défavorisés fréquentant les halte-garderie tôt.
Si je n'avais pas eu des garderies peu chères près de chez moi (et ce n'est pas le cas partout) et la possibilité de scolariser mes enfants à 3 ans je n'aurais jamais pu reprendre des études et je serais restée le bec dans l'eau après ma démission. Et je pense que ça aurait peut-être déteint sur eux (j'ai eu une mère dépressive et je sais ce que c'est).
Darcos est de plus en plus à vomir.
Mais je me demande en effet si cette vidéo n'a pas filtré à dessein.

Rien à voir mais un blog de profs que je viens de découvrir et qui m'a bien fait rire :

http://leszrofs.blogspot.com/2008_09_01_archive.html

Au fait encore merci à Sibille pour le lien des auteurs réunis, j'ai découvert plein de sketches et de chansons que je n'avais jamais entendus.

Écrit par : Flo | 18 septembre 2008

La Société des Agrégés a diffusé en juin dernier un communiqué passé inaperçu, informant de la disparition en 2009 de deux agrégations : celle de russe et celle de portugais. Jean-Michel Léost, Président de la Société des agrégés, annonce que les programmes d'agrégation 2009 de russe et de portugais ne sont pas publiés. Ce qui revient à signifier leur suppression.

Le Président indique également le motif invoqué par le ministère de l'Enseignement supérieur : "les professeurs sont en surnombre dans ces disciplines". Or fait-il remarquer, "le nombre minime des postes offerts (2 postes dans chaque discipline) ne saurait grever le Budget de l'État".

Écrit par : Jérémy | 18 septembre 2008

C'était la minute filière bois de tonton dugong.
Ecrit par : dugong | 18 septembre 2008

Z'êtes notre pote! Vous voulez des filons sur le chauffage au bois plaquettes?
Ecrit par : Dobolino | 18 septembre 2008


Dans ma deuxième patrie du sud ouest, je me chauffe au bois de mes bois (chêne et châtaignier).

Le problème du châtaignier c'est qu'il pête. Bonjour les escarbilles sur le canapé...

Écrit par : dugong | 18 septembre 2008

Le cas du russe est un cas à part. Il y a vraiment surnombre. La question est compliquée.

Écrit par : papa wilhelm | 18 septembre 2008

Il faudrait peut-être" imposer" les langues à étudier comme on le fait dans d'autres pays. Cela permettrai de préserver le niveau des reçus à certains concours (je pense à l'anglais).

Écrit par : papa wilhelm | 18 septembre 2008

"Est-ce qu'il est vraiment logique, alors que nous sommes si soucieux de la bonne utilisation des crédits délégués par l'Etat, que nous fassions passer des concours bac +5 à des personnes dont la fonction va être essentiellement de faire faire des siestes à des enfants ou de leur changer les couches? Je me pose la question", avait alors déclaré M. Darcos.

Et l'affectation des agrégés en collège, c'est logique, peut-être? Il dit rien sur le sujet ce grosconsisoucieuxdelabonneutilisationdescréditsdéléguéspar l'Etat? Il se la pose la question?

Écrit par : TotoWeininger | 18 septembre 2008

"Et tu crois que ça ira mieux si tu supprimes la maternelle, duconneau?
Si y'a plus de maternelle, y'aura plus de Catmano en maternelle, nouillasse !"

Ecrit par : Dobolino | 18 septembre 2008

Ah, quand même! C'est la deuxième fois aujourd'hui qu'on s'adresse à Toto de la manière qu'il mérite vraiment, (la première ayant courageusement été effectuée par Hervé de Strasbourg), et c'est une grande première sur ce blog! Peut-être va t-il finir par devenir respirable?
J'aimerais vraiment que ceux qui parlent de la maternelle sans savoir ce qui s'y passe aillent un peu y faire un tour, et discutent vraiment avec les instits qui y enseignent.
Il y en a un peu marre de la désinformation et du négationnisme.

Écrit par : Christophe Sibille | 18 septembre 2008

Et un grand salut à Flo!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 18 septembre 2008

@Sibille : ceux qui parlent de la maternelle sans savoir ce qui s'y passe aillent un peu y faire un tour, et discutent vraiment avec les instits qui y enseignent.

Je vous assure Monsieur Sibille que la conversation sur "la maternelle en France" n'est pas chose courante au comptoir de mon café.
On peut donc supposer que ceux qui souhaitent participer au débat ont quelque chose à dire. Et personne n'empêche les enseignats de s'exprimer à tel sujet.

Papa wilhelm vous aime

Écrit par : papa wilhelm | 18 septembre 2008

"On peut donc supposer que ceux qui souhaitent participer au débat ont quelque chose à dire. Et personne n'empêche les enseignants de s'exprimer à tel sujet."

Ecrit par : papa wilhelm | 18 septembre 2008

Evidemment non! Mais je constate que très peu de personnes qui s'expriment à ce sujet sont instituteurs, (ou institutrices) en maternelle. Ni, même, ne savent réellement ce qui s'y passe.
Et, surtout, beaucoup volent au devant des propos du ministre avec une hâte qui me paraît légèrement suspecte.
J'ai passé un certain temps dans ces classes. Comme intervenant, comme observateur.
Et je peux vous assurer qu'on y bosse. Et que les supprimer serait un crime contre l'enfance.

Écrit par : Christophe Sibille | 18 septembre 2008

Le Snes-FSU et le Snep-FSU, syndicats d'enseignants majoritaires en collèges et lycées, décideront la semaine prochaine s'ils continuent à participer ou non aux discussions sur la réforme du lycée, ont-ils annoncé dans un communiqué.

Mercredi, la CGT Educ'action (minoritaire) a annoncé son départ des discussions sur la réforme du lycée.

Écrit par : Jérémy | 18 septembre 2008

"Et tu crois que ça ira mieux si tu supprimes la maternelle, duconneau?
Si y'a plus de maternelle, y'aura plus de Catmano en maternelle, nouillasse !

Ecrit par : Dobolino | 18 septembre 2008
"

Portnawak, ma chérie, Cat elle serait PDG de la HIGHPERFECTSCHOOL OF FRANCE et elle gagnerait un paquet d'brouzoufs !!!! :)

Écrit par : toto | 18 septembre 2008

Ah, quand même!
Ecrit par : Christophe Sibille | 18 septembre 2008

Explique lui qu'il a mis son 'sens' (encore une fois, mamalgam qd tu nous tienstien) moi je fatigue ;) .

Écrit par : toto | 18 septembre 2008

Sibille :Evidemment non! Mais je constate que très peu de personnes qui s'expriment à ce sujet sont instituteurs, (ou institutrices) en maternelle. Ni, même, ne savent réellement ce qui s'y passe.


Mais cette proportion est exacte. Dans une classe il y a 25 élèves en moyenne, donc 50 parents, donc 100 grand parents... Et il n'y a q'un seul instituteur! Normale qu'ici il y ait plus de parents que de profs. La voix du prof conserve cependant une certaine autorité pour nous tous.

Papa Wilhelm est très triste. Il ne veut pas que les maternelles ferment. Il voudrait qu'elles ouvrent, enfin!

Écrit par : papa wilhelm | 18 septembre 2008

Pour Uncertain

Trop fort le message sur "Plume de Presse" ! Vous l'avez fait et je viens de tomber dessus totalement par hasard !!! Quelle (bonne) surprise ! Bravo à vous !

Écrit par : johnmarguerite | 19 septembre 2008

En hommage à catmano (dont je viens de récupérer le précieux message privé de mi-juillet à propos de SLECC), à toutes les institutrices et instituteurs de "la communale" qui font un travail formidable, et puisque quelqu'un plus haut a cité Léon Frapié, ce petit texte plein de fraîcheur (et pour ne pas oublier qu'il y a dans ce - notre - pays plus de sept millions de personnes qui vivent en-dessous du seuil de pauvreté ... ) :

"Mlle Jeanne Bise a vingt ans, elle est stagiaire à Paris.
Un jour comme elle vient faire un remplacement à l’école maternelle du quartier des Plâtriers, on annonce la visite de M. 1'Inspecteur primaire. Voici une occasion de décrocher la bonne note tant désirée.
Jeanne a prévu cette chance ; depuis longtemps elle a préparé une leçon d'un effet sûr : le récit auquel on associe les enfants par des questions et par une tournure familière qui les amène à placer spontanément leurs réflexions.
Elle a choisi un sujet, charmant: « Le nid ». N' est-ce pas le type du récit d'école maternelle?
La leçon commence.
- Vous avez vu des oiseaux. Quels oiseaux avez-vous vus ?
Les grands enfants glapissent en chœur :
- Des pierrots, des moineaux, des serins ...
Jeanne complète cette énumération... et la richesse de ses citations constitue un excellent début.
- Les oiseaux sont comme les personnes : il y en a des jeunes qui sont les enfants et de plus âgés qui sont les parents; de sorte que les oiseaux tout petits ont un papa et une maman comme vous.
Ici une interruption inattendue. Une fillette rit gentiment tout amusée de relever une grosse bêtise :
- On n'a pas de papa voyons !
Et aussi, à travers la classe, d'autres enfants, garçons et filles, se mettent à pouffer de l'ignorance de mademoiselle :
- Oh! non, on n'a pas de papa.
La voix de Jeanne se trouble légèrement.
- Les oiseaux, vous le pensez bien, dorment quelque part, comme vos mamans dorment la nuit dans la chambre.
Nouvelle protestation. Un garçon hausse les épaules :
- Maman dort pas la nuit : elle travaille à l'imprimerie.
Un autre :
- Maman non plus, rentre pas la nuit.
Décidément Jeanne perd de son assurance. Elle hésite, elle s'embrouille dans sa leçon si bien préparée :
- Enfin, vous demeurez dans un logement et vous avez un lit pour dormir ...
- Non ! on n'a pas de lit, déclare, une brunette sévère, qui regrette mais ne saurait laisser passer une pareille inexactitude.
Alors Jeanne s'effraie, elle supprime une partie de son développement, pour aborder bien vite le morceau principal.
- Je veux vous parler du nid qui est la maison des oiseaux, le nid, c'est l'endroit où il fait chaud, où il fait doux, l'endroit où l'on a des caresses, où l'on est à l'abri, où l'on trouve tout le nécessaire ; chez vous, vous êtes dans votre nid …
Une huée de contradictions éclate formidablement
- Chez nous, il fait froid ....
- On reçoit tout le temps des coups ...
- On n'a rien à manger ... "

L. Frapié. Contes de la maternelle. (1910)

Écrit par : Yves | 19 septembre 2008

Très bien, cette histoire de nids... Plus ça change...
JPB
PS. Florence, les Allemands ont envoyé nombre de missions en France pour voir comment marchait l''école primaire, le collège, le lycée, et le recrutement des maîtres. Ils ont un système d'orientation très précoce qui eur permet de mettre rapidement sur la touche l'essentiel de la population d'origine turque. Mauvais sang ne saurait mentir.
Pendant ce temps, nous allons voir en Finlande ce qui se passe...
Je ne nie pas l'intérêt des voyages d'étude. Mais nous devons d'abord nous demander ce qui peut marcher en France (et ce que l'on doit faire). Chaque pays a ses problèmes spécifiques, son histoire culturelle - et, pour ce qui est des maternelles ici, ses habitudes de travail parental : faute de crèches, faute de maternelles (et ce n'est pas la même chose !), un grand nombre d'Allemandes ne travailent pas : c'est même comme ça qu'ils ont longtemps caracolé en tête dans les statistiques de chômage, puisque tant de femmes n'étaient pas, par définition, en recherche d'emploi. Nous avons choisi une autre voie.
Et quitte à me répéter : l'intégration commence par l'extraction des enfants du cercle familial. L'acquisition de la culture commune commence par la mise à distance de la culture familiale - et j'ai l'impression de galvauder un peu le mot culture. Tout le monde ne naît pas avec une cuiller en argent dans la bouche, ou des structures syntaxiques et un vocabiulaire choisi dans l'oreille. D'ailleurs, tout le monde n'a pas une famille - comme le rappelait Frapié ci-dessus.

Écrit par : brighelli | 19 septembre 2008

JPB a écrit : "L'acquisition de la culture commune commence par la mise à distance de la culture familiale".

Bien d'accord.

Un slogan de pur écrit : L'acculturation n'est pas une aculturation.

Écrit par : dugong | 19 septembre 2008

Portnawak, ma chérie, Cat elle serait PDG de la HIGHPERFECTSCHOOL OF FRANCE et elle gagnerait un paquet d'brouzoufs !!!! :)

Ecrit par : toto | 18 septembre 2008

Telle que je me connais, ça serait plutôt une association loi de 1901 dans un village déshérité de la France profonde ou une structure pirate dans un squatt rempli de pauvres gosses.
Et je serais bien encore capable d'acheter du matériel avec la vague pension que m'octoierait généreusement l'Etat ou ce qui en tiendrait lieu.
Robin des Bois, pas mort !

Écrit par : catmano | 19 septembre 2008

Mais cette proportion est exacte. Dans une classe il y a 25 élèves en moyenne, donc 50 parents

Ecrit par : papa wilhelm | 18 septembre 2008

Comme vous y allez, en maternelle, c'est plutôt 30 que 25. Quant aux parents, pour 25 enfants, c'est plutôt 47 ou 39 par les temps qui courent.
Vous savez, pour nos petits enfants du XXI° siècle, les papas et les mamans, ça va, ça vient...

Écrit par : catmano | 19 septembre 2008

Merci Yves pour votre message.

Écrit par : catmano | 19 septembre 2008

Et quitte à me répéter : l'intégration commence par l'extraction des enfants du cercle familial. L'acquisition de la culture commune commence par la mise à distance de la culture familiale - et j'ai l'impression de galvauder un peu le mot culture. Tout le monde ne naît pas avec une cuiller en argent dans la bouche, ou des structures syntaxiques et un vocabiulaire choisi dans l'oreille. D'ailleurs, tout le monde n'a pas une famille - comme le rappelait Frapié ci-dessus.

Ecrit par : brighelli | 19 septembre 2008


C'est un peu terrifiant ce que vous dites ! Ces enfants qu'il faut extraire de leur culture familiale, sont-ils une majorité ? Je ne le pense pas. C'est une minorité. Une fois de plus, il faut mettre au pas toute une population pour se mettre au niveau des moins "intégrés". Que l'on traite à part cette catégorie parce qu'il ne faut pas laisser ces personnes au bord du chemin, certes, mais tout uniformiser est une fois de plus une erreur . Vouloir mettre à tout prix des enfants dans un même moule républicain relève de l'utopie. Cela a quelque chose de terrifiant ! Ne vous y trompez pas : il y aura de plus en plus de rebelles !
Bientôt, vous nous enlèverez les enfants au berceau ! LOL !!

Écrit par : Florence | 19 septembre 2008

C'est un peu terrifiant ce que vous dites ! Ces enfants qu'il faut extraire de leur culture familiale, sont-ils une majorité ? Je ne le pense pas. C'est une minorité. Une fois de plus, il faut mettre au pas toute une population pour se mettre au niveau des moins "intégrés". Que l'on traite à part cette catégorie parce qu'il ne faut pas laisser ces personnes au bord du chemin, certes, mais tout uniformiser est une fois de plus une erreur . Vouloir mettre à tout prix des enfants dans un même moule républicain relève de l'utopie. Cela a quelque chose de terrifiant ! Ne vous y trompez pas : il y aura de plus en plus de rebelles !

Ecrit par : Florence | 19 septembre 2008


La maternelle n'est pas obligatoire, il n'y a pas d'obligation de scolarisation avant 6 ans. Vous voulez garder vos enfants, gardez-les (soyez "rebelle") et ne venez pas reprocher à ce qui préfèrent la maternelle leur mode d'éducation.

Écrit par : Romuald | 19 septembre 2008

à ceux qui...

Écrit par : Romuald | 19 septembre 2008

La maternelle n'est pas obligatoire, il n'y a pas d'obligation de scolarisation avant 6 ans. Vous voulez garder vos enfants, gardez-les (soyez "rebelle") et ne venez pas reprocher à ce qui préfèrent la maternelle leur mode d'éducation.
Ecrit par : Romuald | 19 septembre 2008

Ce qui est désagréable ici, c'est les gens qui accusent sans lire ! J'ai écrit ici que j'avais mis mes enfants à l'école maternelle et que j'avais trouvé cela très bien ! Ne venez donc pas me faire un procès d'intention, cher Romuald !
Je réponds juste à Brighelli qui pense qu'il faut IMPOSER l'école maternelle dès l'âge de 2 ans ! Vous comprenez ?

Écrit par : Florence | 19 septembre 2008

Au BO de cette semaine, une circulaire qui décrit les modalités d'un soutien que le ministère de la défense peut apporter à des projets pédagogiques *

Ils doivent relever d'une des thématiques suivantes :
- L'éducation à la défense
- L'histoire de la défense en lien avec le patrimoine des armées
- L'histoire et la mémoire des conflits contemporains depuis 1870

Dans cette dernière partie, on lit : "Ces projets contribuent à éclairer la réflexion des élèves sur les valeurs républicaines défendues par le monde combattant.". Avec mon mauvais esprit habituel, je propose un renversement dialectique : "Ces projets contribuent à éclairer la réflexion des élèves sur les valeurs républicaines combattues par le monde défendant."

Pour les collègues alléchés par de possibles subventions et qui ne verraient pas immédiatement comment les pêcher, voici quelques titres de projet qui me semblent aller dans le sens de la circulaire **
"Vertus républicaines comparées du M16 et du Famas" avec un volet expérimental (interdisciplinarité oblige)
"République, bananes et éléphants : les défenses françaises en République centrafricaine". (volet interdisciplinaire très riche ; en vrac : développement durable, nutrition, ivoirité, biodiversité, etc.)


* http://www.education.gouv.fr/cid22412/mene0800647c.html

** aller dans le sens de la circulaire ne devrait pas inciter à tourner en rond.

Écrit par : dugong | 19 septembre 2008

"pour 25 enfants, c'est plutôt 47 ou 39 par les temps qui courent."
Par chez nous c'est plutôt 55 ou 58.... :)

Écrit par : toto | 19 septembre 2008

Retour sur la réforme de la seconde.

Puisqu'apparemment la réduction de la physique et de la SVT à des options ne semble choquer personne (une culture scientifique minimale, c'est quand même important, non?), quelle place va-t-il rester dans ce nouveau lycée aux langues anciennes déjà moribondes? Elles vont être en concurrence dans les modules d'exploration/d'approfondissement avec la physique, la svt, les SES etc. ? Si c'est le cas, autant dire qu'elles disparaitront totalement, sauf dans quelques très rares lycées de centre-ville qui auront une première "Arts et humanités" orientée vers les LC.

Écrit par : Romuald | 19 septembre 2008

Romuald a écrit : "quelle place va-t-il rester dans ce nouveau lycée aux langues anciennes déjà moribondes? Elles vont être en concurrence dans les modules d'exploration/d'approfondissement avec la physique, la svt, les SES etc."

Archi-faux : l'enseignement des sciences physiques s'effectue depuis assez longtemps en tibétain classique dans nos lycées.

Écrit par : dugong | 19 septembre 2008

C'était la minute filière bois de tonton dugong.
Ecrit par : dugong | 18 septembre 2008

Z'êtes notre pote! Vous voulez des filons sur le chauffage au bois plaquettes?
Ecrit par : Dobolino | 18 septembre 2008


Dans ma deuxième patrie du sud ouest, je me chauffe au bois de mes bois (chêne et châtaignier).

Le problème du châtaignier c'est qu'il pête. Bonjour les escarbilles sur le canapé...

Ecrit par : dugong | 18 septembre 2008

Avec le bois plaquette (autrement appelé bois déchiqueté), vous n'auriez pas ce type de soucis. Pour vous donner une idée, pour chauffer un immeuble de trois F4 plus salle des fêtes, on retire de la chaudière un cendrier de trente litres tous les quinze jours. Combustion quasi totale. Excellent rendement.

Écrit par : dobolino | 19 septembre 2008

"Vertus républicaines comparées du M16 et du Famas" avec un volet expérimental (interdisciplinarité oblige)

Ecrit par : dugong | 19 septembre 2008

Au Lycée Paul Sabatier de Carcassonne ?

Écrit par : yann | 19 septembre 2008

Et quitte à me répéter : l'intégration commence par l'extraction des enfants du cercle familial. L'acquisition de la culture commune commence par la mise à distance de la culture familiale - et j'ai l'impression de galvauder un peu le mot culture. Ecrit par : brighelli | 19 septembre 2008
Enervez-le encore un peu et, dans trois mois, il prônera l'utilisation du Petit livre Rouge pour l'apprentissage de la lecture courante.

Écrit par : dobolino | 19 septembre 2008

quelle place va-t-il rester dans ce nouveau lycée aux langues anciennes déjà moribondes?

Ecrit par : Romuald | 19 septembre 2008

Pas forcément.
Vous savez, la plupart des élèves de S n'y sont que parce qu'on leur serine que c'est la "bonne" filière et parce qu'ils en ont les moyens intellectuels. Ils se contrefoutent de la physique et ne préfèrent la SVT que parce que c'est prétendument plus facile.
Le latin et le grec gardent toutes leurs chances de reprendre du poil de la bête, à condition de réussir à donner l'impression que c'est à la fois facile et bien vu socialement (je veux dire sur un CV).
A vous de vous battre pour ça et d'enfoncer définitivement les dugongs dans les espèces en voie de disparition.

Écrit par : yann | 19 septembre 2008

Je réponds juste à Brighelli qui pense qu'il faut IMPOSER l'école maternelle dès l'âge de 2 ans ! Vous comprenez ?

Ecrit par : Florence | 19 septembre 2008
De toute façon, Florence, si, au sein de votre famille, vos enfants bénéficient d'un bain culturel prégnant parce que solidement bâti sur des critères réfléchis et sur un historique familial riche et soigneusement analysé, l'école, même à deux ans, ne modifiera que fort peu leur trajectoire intellectuelle de deux à seize ans.
Exemple: les livres d'histoire ont beau masquer totalement l'Italie fasciste, mes deux enfants en connaissent plus ou moins l'existence bien avant leur entrée en troisième.
Vos enfants aussi bienque les miens ne sont pas, comme vous semblez le penser, une écrasante majorité.
La majorité, ce sont ceux qui sont élevés dans un monde totalement a-culturel où il est monnaie courante de travailler au noir, de rouler en voiture sans permis, de laisser en permanence une télé abrutissante allumée, de faire baptiser les bébés uniquement pour faire une grosse fiesta, de se nourrir n'importe comment etc... Où il est monnaie courante de donner des modèles de vie désespérants de pauvreté et dépourvus de toute forme d'idéalisme.
Et là, l'école à deux-trois ans, c'est pas du luxe!

Écrit par : dobolino | 19 septembre 2008

plus con qu'un vétérinaire, c'est deux vétérinaires.

Ecrit par : Roger Felts | 17 septembre 2008

Vous voulez connaître ma version sur les psychiatres ?

Finalement, vous n'avez pas besoin de titrer votre diarrhée verbale.
"SECTARISME IMBECILE" convient en toute occasion.

Écrit par : yann | 19 septembre 2008

La majorité, ce sont ceux qui sont élevés dans un monde totalement a-culturel où il est monnaie courante de travailler au noir, de rouler en voiture sans permis, de laisser en permanence une télé abrutissante allumée, de faire baptiser les bébés uniquement pour faire une grosse fiesta, de se nourrir n'importe comment etc... Où il est monnaie courante de donner des modèles de vie désespérants de pauvreté et dépourvus de toute forme d'idéalisme.
Et là, l'école à deux-trois ans, c'est pas du luxe!

Ecrit par : dobolino | 19 septembre 2008

C'est sûr que c'est tentant mais je n'y crois pas. Cela coûterait beaucoup d'argent pour un résultat qui serait, j'en suis certaine, extrêment décevant.

Écrit par : Florence | 19 septembre 2008

@yann: diarrhée verbale.


On m'avait appris que l'on disait "logorrhée" en français. L'expression que vous venez d'utiliser me semble vexante et inutilement longue. Mais papa wilhelm est prêt à apprendre.

Papa Wilhelm trouve les textes de Felts presque trop courts. Il en voudrait davantage.

Papa Wilhelm est très inquiet pour le sort réservé aux langues anciennes en France.

Papa Wilhelm vous souhaite une bonne journée.

Écrit par : papa wilhelm | 19 septembre 2008

C'est sûr que c'est tentant mais je n'y crois pas. Cela coûterait beaucoup d'argent pour un résultat qui serait, j'en suis certaine, extrêment décevant.

Ecrit par : Florence | 19 septembre 2008
Je ne comprends pas pourquoi vous utilisez le futur. En zone rurale, nous ne sommes pas ruinés et tous les enfants sont scolarisés dès l'acquisition de la propreté diurne.

Écrit par : dobolino | 19 septembre 2008

Papa Wilhelm trouve les textes de Felts presque trop courts. Il en voudrait davantage.



Ecrit par : papa wilhelm | 19 septembre 2008
Papa Wilhelm, Felts a un blog où il écrit régulièrement.

Écrit par : dobolino | 19 septembre 2008

Merci pour l'information Dobolino.
papa Wilhelm a beaucoup d'estime pour vous.

Je souhaite informer les visiteurs de ce blog que la maison d'édition Einaudi (c'est LA grande maison d'édition en Italie, celle de Pavese, Vittorini etc) vient de traduire...."Entre les murs" de notre aimé Begodo'.

Le titre choisi par le traducteur: "La classe". Ce titre est accompagné de ce petit message publicitaire : "le roman qui a fait désespérer les professeurs et qui a amusé les élèves jusqu'aux larmes". Papa Wilhelm doit-il s'inquiéter?


http://www.repubblica.it/2008/09/sezioni/scuola_e_universita/servizi/classe/classe/classe.html

Écrit par : papa wilhelm | 19 septembre 2008

Merci pour l'information Dobolino.
papa Wilhelm a beaucoup d'estime pour vous.

Je souhaite informer les visiteurs de ce blog que la maison d'édition Einaudi (c'est LA grande maison d'édition en Italie, celle de Pavese, Vittorini etc) vient de traduire...."Entre les murs" de notre aimé Begodo'.

Le titre choisi par le traducteur: "La classe". Ce titre est accompagné de ce petit message publicitaire : "le roman qui a fait désespérer les professeurs et qui a amusé les élèves jusqu'aux larmes". Papa Wilhelm doit-il s'inquiéter?


http://www.repubblica.it/2008/09/sezioni/scuola_e_universita/servizi/classe/classe/classe.html

Écrit par : papa wilhelm | 19 septembre 2008

Pour ceux que cela intéresse, le compte-rendu de la rencontre du Snes et de de Gaudemar :

http://www.snes.edu/IMG/pdf/rencontre_SNES-JP_de_Gaudemar_du_16_septembre.pdf

Écrit par : Romuald | 19 septembre 2008

Papa,on vous a appris à dire logorrhée mais pas à dire je ?

Écrit par : A l'un de l'on | 19 septembre 2008

"On a tout de même eu droit à quelques grands moments de démagogie néo-pédagogiste : "peu importe ce que les élèves apprennent à l'école tant qu'il ne s'y ennuient pas"; "les élèves des cités ont leur propre vocabulaire, très riche, qui leur permet de se comprendre entre eux"

Exactement; ce genre de déclarations est proprement infâmante pour ceux dont le sieur B*** parle : il en fait des objets de son point de vue commisérationnel tout en prétendant en faire des sujets actifs de leur propre discours. La critique politique radicale est devenue une apologie de la ségrégation linguistique qui consiste à opposer la force du faible (la créativité, l'inventivité, etc.) à la faiblesse du fort (la culture "bourgeoise", sic). Passeron avait écrit quelque chose pour critiquer ceux qui versent dans le misérabilisme et trouvent des vertus aux exclus parce qu'ils sont exclus -on retrouve ici ce misérabilisme linguistique infiniment plus méprisant à l'égard de ceux qu'il objective que le code de la prétendue culture bourgeoise. Cet imbécile doit ignorer que les chantres de la Critique et de la Révolution ont toujours dominé la langue des "oppresseurs" et que c'est en maîtrisant la syntaxe et le vocabulaire qu'on écrit des discours contre le colonialisme, par exemple... mais le temps que Télégnagna et les Incorrigibles s'en aperçoivent...

Ecrit par : Sénéchal | 18 septembre 2008


Remarquable, Sénéchal ! Bravo et...merci.

Écrit par : Manu | 19 septembre 2008

@ papa felts :

"diarrhée verbale" permet de mieux désigner à la fois la forme et le fond (si j'ose dire) que "logorrhée".

Écrit par : yann | 19 septembre 2008

Vous êtes méchant Yann. Papa wilhelm ne vous aime pas.

Pourquoi dites-vous "si j'ose dire" par rapport au "fond" ? Je ne comprends pas.

Papa wilhelm parle parfois à la troisième personne du singulier pour se protéger. Papa wilhelm est fragile.

Écrit par : papa wilhelm | 19 septembre 2008

Papa Wilhelm a un peu abusé de l'orgone.

Écrit par : yann | 19 septembre 2008

"Posséder le Je dans sa représentation: ce pouvoir élève l'homme infiniment au-dessus de tous les êtres vivants sur la terre. Par là, il est une personne; et grâce à l'unité de la conscience dans tous les changements qui peuvent lui survenir, il est une seule et même personne, c'est à dire un être entièrement différent, par le rang et la dignité, de choses comme le sont les animaux sans raison, dont on peut distinguer à sa guise; et ceci, même lorsqu'il ne peut dire encore le Je, car il l'a cependant dans sa pensée. Ainsi, toutes les langues, lorsqu'elles parlent à la première personne, doivent penser ce je, même si elles ne l'expriment pas par un mot particulier. Car cette faculté ( de penser) est l'entendement. Il faut remarquer que l'enfant, qui sait déjà parler assez correctement, ne commence qu'assez tard (peut-être un an après) à dire Je ; avant, il parle de soi à la troisième personne; et il semble que pour lui, une lumière vienne de se lever quand il commence à dire Je;

à partir de ce jour,il ne revient jamais à l'autre manière de parler.
Auparavant, il ne faisait que se sentir, maintenant il se pense."
Texte de Kant.

Écrit par : à l'un de l'on | 19 septembre 2008

UNE HISTOIRE VRAIE

Papa wilhelm voudrait se justifier.
Quand papa wilhelm a fréquenté l'IUFM il a dû écrire un "mémoire professionnel".
L'exercice n'était pas simple en lui-même, mais un détail compliquait encore plus la situation :la formatrice avait interdit l'utilisation du pronom "je" ,ainsi que du pronom "nous"(Papa wilhelm pensait que c'était "un truc de ouf", mais il ne pouvait pas s'exprimer librement) .
Depuis lors, papa wilhelm et tous les stagiaires de sa promotion sont sous le choc et parlent à la troisième personne du singulier. C'était le prix à payer pour avoir un travail.

papa wilhelm vous aime

Écrit par : papa wilhelm | 19 septembre 2008

papa wilhelm vous aime

Ecrit par : papa wilhelm | 19 septembre 2008

Ce pseudo fait-il référence à Wilhelm Reich ou à Guillaume qu'on ne voit plus ici et qui vouait un grand amour à Christophe?

Écrit par : dobolino | 19 septembre 2008

Yann, hier, j'ai eu ma première suspicion de FCO.
Y'a plus besoin de voyager pour voir du pays! Oui au réchauffement de la planète, ça met de l'ambiance.

Écrit par : dobolino | 19 septembre 2008

Le texte de "l'un de l'on" aide papa wilhelm à comprendre pourquoi sa formatrice lui interdisait d'employer le "je".
Je sens que papa wilhelm est sur la bonne voie. Et il doit remercier L'un de l'on. Un jours papa wilhelm parlera à la première personne, comme il faisait avant d'arriver en France.

vous êtes sympathique L'un de l'on. papa wilhelm vous aime bien

Écrit par : papa wilhelm | 19 septembre 2008

Dobolino a écrit : "Avec le bois plaquette (autrement appelé bois déchiqueté), vous n'auriez pas ce type de soucis. Pour vous donner une idée, pour chauffer un immeuble de trois F4 plus salle des fêtes"

J'ai un poele belge * au petit poil qui me sert même de télé. Le seul problème est de ne pas oublier de fermer la vitre quand je le gave en châtaignier...

* En fait c'est une cheminée fermée.

PS aux services financiers du fabriquant. Envoyez directement mon chèque sur le compte Caïman. Merci.

Écrit par : dugong | 19 septembre 2008

Papa Wilhelm a un peu abusé de l'orgone.

Ecrit par : yann | 19 septembre 2008


Que me voulez vous? Vous ai-je blessé? Pourquoi m'agresser? Nous sommes-nous connus dans une autre vie?
Etes-vous Monsieur Sibille?
Voulez-vous que je vous embête? C'est cela que vous cherchez?

On n'abuse jamais d'orgone : on libère l'orgone. Vous accumulez l'orgone. Vous n'êtes pas sympathique.
Papa wilhelm ne vous aime pas.

Papa Wilhelm n'est pas papa Felts.

Écrit par : papa wilhelm | 19 septembre 2008

Je sens que papa wilhelm est sur la bonne voie.

Ecrit par : papa wilhelm | 19 septembre 2008

On dirait que ça vient doucement.

Écrit par : dobolino | 19 septembre 2008

Yann a écrit : "Vous savez, la plupart des élèves de S n'y sont que parce qu'on leur serine que c'est la "bonne" filière et parce qu'ils en ont les moyens intellectuels. Ils se contrefoutent de la physique et ne préfèrent la SVT que parce que c'est prétendument plus facile.
Le latin et le grec gardent toutes leurs chances de reprendre du poil de la bête, à condition de réussir à donner l'impression que c'est à la fois facile et bien vu socialement (je veux dire sur un CV).
A vous de vous battre pour ça et d'enfoncer définitivement les dugongs dans les espèces en voie de disparition."

Même pas mal !

L'année prochaine, je suis prêt à tout :

- Etudier les "Philosophiæ Naturalis Principia Mathematica" dans le texte. Schémas imbittables compris.

- Déclamer Aristote et rechercher le lieu naturel où est tombé le caillou.

Si ça ne suffit pas, j'irais non pas m'éclater au Sénégal mais ouvrir une madrassa au Yeahmen.

Et toc !

Écrit par : dugong | 19 septembre 2008

On dirait que ça vient doucement.

Ecrit par : dobolino | 19 septembre 2008

Petit à petit ma douce

Écrit par : papa wilhelm | 19 septembre 2008

Mais en fait, je n'ai pas compris de quoi vous parliez dobolino. J'avais juste envie de vous dire "douce". Car je vous trouve douce, contrairement aux pestiférés de ce blog.

Écrit par : papa wilhelm | 19 septembre 2008

Bite repetita : bittable, ça prend un t ou deux t ?

Écrit par : dugong | 19 septembre 2008

"Bite repetita : bittable, ça prend un t ou deux t ?

Ecrit par : dugong | 19 septembre 2008 "
Tout dépend de ce que tu veux dire ? ;)

Écrit par : toto | 19 septembre 2008

info:
Vous savez que les vrais geeks parlent en 'klingon' ?

:lol:

Écrit par : toto | 19 septembre 2008

fr.wikipedia.org/wiki/Klingon_(langue)

Le klingon est la langue des Klingons, une race extraterrestre de l'univers de fiction de Star Trek.

Elle fait l'objet d'un enseignement aux États-Unis et un institut y est consacré.

Elle a été créée par Marc Okrand dans les studios qui produisent les séries Star Trek. En termes linguistiques, on dit que c'est une langue construite. Sa syntaxe est assimilée à celle des langues amérindiennes.

Écrit par : toto | 19 septembre 2008

Une petite section de maternelle:

http://fr.youtube.com/watch?v=2Oqt41jTKZ0

Papa wilhelm est ému!

Écrit par : papa wilhelm | 19 septembre 2008

"Une petite section de maternelle:"

c'est bo ! On dirait du Catmano !

Écrit par : toto | 19 septembre 2008

Mais en fait, je n'ai pas compris de quoi vous parliez dobolino. J'avais juste envie de vous dire "douce". Car je vous trouve douce, contrairement aux pestiférés de ce blog.

Ecrit par : papa wilhelm | 19 septembre 2008
Je disais que vous faisiez des progrès et passiez progressivement au je.
Je suis très touchée par ce qualificatif de "douce" dont on me gratifie bien rarement. J'espère que vous n'étiez point ironique.

Écrit par : dobolino | 19 septembre 2008

Papa Wilhelm a décidé de ne jamais être ironique sur ce blog.
J'étais sincère dobolino.

Écrit par : papa wilhelm | 19 septembre 2008

Yann a écrit : "Finalement, Roger Felts, Papa wilhelm, machin (tous la même personne), ..., vous n'avez pas besoin de titrer votre diarrhée verbale. "SECTARISME IMBECILE" convient en toute occasion."

Tout est dit. Faites taire ce type. Y en a marre de la pollution de ce blog. Toto poste moins de messages, et lui au moins on comprend quel est son but. Le but de Felts, c'est de saborder ce blog. Et franchement il y réussit.

Écrit par : Assez. | 19 septembre 2008

Pour ceux que cela intéresse,voici la référence d'un article datant juin-juillet 1975, revue " Pourquoi ?" éditée par la Ligue française de l'enseignement et de l'éducation permanente intitulé : " De la salle d'asile à la maternelle." de Pierre Langlois où malheureusement Marie Pape-Carpentier n'est pas citée. Quand j'ai vu pour la première fois en 2006,le téléfilm consacré à cette femme qui n'est pas exemplaire au départ mais le devient par sa sensibilité, son intelligence et sa pugnacité, j'ai voulu en savoir plus et j'ai découvert les travaux d'une certaine Colette Cosnier ( sauf erreur ) que la médiathèque d'Epernay a accepté d'acquérir rapidement. Comme je l'ai déjà dit, elle dérangeait trop l'ordre établi, avantageux pour les uns et largement défavorable aux autres pour ne pas être exposée aux coups bas. Au siècle suivant, entre les deux guerres, Célestin Freinet fera aussi les frais de cet état d'esprit qui exige que chacun reste à sa place en restant sage, obéissant, pas trop instruit, pas trop curieux et dépourvu d'esprit critique. ( Ensuite, lentement mais sûrement de beaux parleurs se réclamant du célèbre pédagogue l'ont carrémént trahi pour rendre les exclus inaptes à l'effort et à la réflexion tout en distribuant des "coquilles vides" pour citer JPB. D'autres facteurs de progrès ont facilité l'entreprise de"divertissement". Depuis le temps qu'on en parle sur le blog, je n'en rajoute pas et je ferme la parenthèse.)

La maternelle où sont allés mes enfants, est installée dans les locaux d'une ancienne école primaire réouverte après plusieurs années de fermeture rénovée et aménagée en conséquence. Elle accueille les enfants âgés de 2 à 6 ans de trois villages proches. Cette année , l'institutrice accueille 28 enfants de 3 à 6 ans et a refusé 5 enfants de 2 ans faute de place. Certaines années, elle peut les accepter.
L'ouverture de cette école fut laborieuse. Les élus des trois villages en effectuaient la demande depuis plusieurs années mais les promesses de l'Inspection académique n'étaient jamais suivies d'effet. A la rentrée scolaire 1979, de guerre lasse, tous les parents, en accord avec les élus dont certains étaient parents, décidèrent de ne pas envoyer les enfants en classe. Les deux instituteurs ayant averti leur supérieur hiérarchique de l'absence d'élèves , une délégation fut reçue le jour même à l'Inspection académique. La possibilité d'une maternelle privée fut évoquée à dessein par la délégation et la réouverture de la vieille école , tout comme son aménagement, en furent accélérés. L'institutrice nommée est restée jusqu'à la retraite et a laissé une empreinte profonde. Celle qui lui succède ne manque pas d'étoffe non plus et déclare travailler dans de bonnes conditions même si l'organisation n'est pas des plus aisées. Elle apprécie la possibilté de suivre les enfants sur plusieurs années.

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 19 septembre 2008

Felts, vous perdez la tête, c'est criminel de vous laisser comme ça sans personne qui s'occupe de vous.

Écrit par : Assez. | 19 septembre 2008

Et le but de bil6 alias sibilibilibili le trouduc ?

Plus pollueur que lui, ici, je n'ai pas trouvé ! Même le pire des trolittos est plus rigolo que lui !

Écrit par : toto | 19 septembre 2008

Qu'est ce qu'a fait papa wilhelm ?
j'ai été gentil et sage toute la journée. J'ai apporté ma contribution - certes, plus que modeste* - au débat sur l'école.

D'accord, J'ai répondu à Yann qui m'insultait. Je n'aurais pas dû.
Mais je ne suis pas Felts et il pourra le confirmer. Je ne comprends pas votre rage contre moi Monsieur Assez. Vraiment. Etes-vous Monsieur Sibille?

Papa Wilhelm s'incline devant vos vouloirs, et, si vous le souhaitez vraiment, il disparaîtra de ce blog, comme il l'avait fait il y a trois ans.
Papa Wilhelm n'est jamais aimé ici.

* Une considération sur le russe, une autre sur les langues étrangères et le niveau des concours, une histoire vraie de mon expérience à l'IUFM, un film sur une petite section de maternelle et un tout petit compliment à dobolino que je trouve bien plus sympathique que vous.

Écrit par : papa wilhelm | 19 septembre 2008

Je suis intimement persuadée que papa Wilhelm n'est pas Felts.
D'ailleurs, Felts a trop besoin de son ego pour s'abriter derrière un pseudo.
Papa Wilhelm pourrait être D'Enguell mais pas Felts.

Écrit par : dobolino | 19 septembre 2008

Etudier les "Philosophiæ Naturalis Principia Mathematica" dans le texte. Schémas imbittables compris.

Ecrit par : dugong | 19 septembre 2008

A propos (désolé, message perso), auriez-vous dans vos tablettes un document aussi clair (bien qu'un peu erroné) que celui que vous nous fîtes passer pour expliquer cet empaffé d'Erathostène pour, cette fois, expliquer la notion de moment d'une force, et surtout son expression vectorielle ?
Merci d'avance.
Fin du message perso.

Écrit par : yann | 19 septembre 2008

"Et le but de bil6 alias sibilibilibili le trouduc ?

Plus pollueur que lui, ici, je n'ai pas trouvé ! Même le pire des trolittos est plus rigolo que lui !"

Ecrit par : toto | 19 septembre 2008

fermez une fois pour toutes le claque-merde à ce gros con de toto aussi.

Écrit par : assez. | 19 septembre 2008

Papa wilhelm est Papa wilhelm.
Je ne suis pas d'Enguel.
Pourquoi cet acharnement contre moi, alors que je me suis très bien conduit sur ce blog?

Écrit par : papa wilhelm | 19 septembre 2008

D'accord, J'ai répondu à Yann qui m'insultait. Je n'aurais pas dû.

Ecrit par : papa wilhelm | 19 septembre 2008

Bon, alors, je vais me livrer au petit jeu commun qui m'agace tant sur ce blog, c'est à dire copier mes messages adressés à papa wilhelm pour que tout un chacun puisse y reconnaître l'insulte :
"@ papa felts :

"diarrhée verbale" permet de mieux désigner à la fois la forme et le fond (si j'ose dire) que "logorrhée".

Ecrit par : yann | 19 septembre 2008

Papa Wilhelm a un peu abusé de l'orgone.

Ecrit par : yann | 19 septembre 2008 "

Voilà. C'est tout. Comme insulte, on fait plus cinglant.
Je pense que papa wilhelm est felts, qui m'agace prodigieusement. Si c'est le cas, disons qu'il s'agit d'une insulte, et on n'en parle plus.
Si ce n'est pas le cas, papa wilhelm semble souffrir (ou simuler) d'une forme de trouble psychique que je n'identifie pas (n'étant, fort heureusement, pas assez tordu pour être psychiatre), mais qui me mets suffisamment mal à l'aise pour ne pas avoir envie d'aller plus avant dans la discussion.
Bas.

Écrit par : yann | 19 septembre 2008

(** Ah oui, j'oubliais :Parmi mes contributions d'aujourd'hui il y avait aussi un article - d'accord en italien - sur l'accueil inquiétant réservé en Italie à l'oeuvre de Begodo' (qui vient d'être traduite). Cet article n'a suscité aucun commentaire.
Je ne sais pas pourquoi c'est mon nom et ma présence qui suscitent des commentaires).

Mais si, vous le souhaitez, je m'en vais.
Je ne voudrais pas faire tomber le niveau.
Je sais que Sibille, Yann e "Assez" sont très inquiets pour le niveau du blog : il ne parlent que de cela d'ailleurs.

Papa wilhelm ne porte aucune rancune.

Écrit par : papa wilhelm | 19 septembre 2008

Mais qu'est ce que je vous ai fait monsieur?

Écrit par : papa wilhelm | 19 septembre 2008

"Et le but de bil6 alias sibilibilibili le trouduc ?
Plus pollueur que lui, ici, je n'ai pas trouvé ! Même le pire des trolittos est plus rigolo que lui !"
Ecrit par : toto | 19 septembre 2008
fermez une fois pour toutes le claque-merde à ce gros con de toto aussi.
Ecrit par : assez. | 19 septembre 2008

Non seulement Felts est papa wilhelm, ainsi que bon nombre de pseudos du genre "dieuéavous" derrière lesquels il s'est abrité, mais en plus il est assez déséquilibré pour avoir pris le pseudo "assez." et s'être mis à insulter toto sous ce pseudo-là.

Felts, vous perdez les pédales. C'est pas vers ce blog qu'il faut vous tourner, mais vers une aide à domicile qui pourra s'occuper de vous. Et puis c'est pas bon de rester assis derrière votre ordinateur, trouvez autre chose à faire et quelqu'un à qui parler autrement qu'en virtuel.

Écrit par : Assez. | 19 septembre 2008

ça commence à faire peur...

Papa wilhelm est inquiet

Écrit par : papa wilhelm | 19 septembre 2008

C'est vraiment sans intérêt, toutes vos cruchonneries.

Écrit par : dobolino | 19 septembre 2008

Vraiment, je ne suis pas Felts.
Il ne reste que deux possibilité :

1- Je suis Felts et je ne le sais pas. Je suis peut-être le Mr Hyde du Docteur Felts...!! Mais, dans ce cas , comment expliquer que je me trouve à Paris et non pas à marseilles!?

Où alors, Felts est tellement tordu qu'il prend le TGV à Marseilles le soir, pour se trasformer en papa wilhelm à Paris le lendemain matin.

2- Vous vous trompez.

Écrit par : papa wilhelm | 19 septembre 2008

Salut doblino!

Écrit par : papa wilhelm | 19 septembre 2008

"fermez une fois pour toutes le claque-merde à ce gros con de toto aussi.
Ecrit par : assez. | 19 septembre 2008 "

Alors ça c'est gentil d'être passé . :o)

A bientôt !
:hello: :)

Écrit par : toto | 19 septembre 2008

mais en plus il est assez déséquilibré pour avoir pris le pseudo "assez." et s'être mis à insulter toto sous ce pseudo-là.
Ecrit par : Assez. | 19 septembre 2008

soit il y a une contradiction, soit je ne comprends plus rien à ce blog

Écrit par : uncertain | 19 septembre 2008

ou alors il y a plusieurs "Assez"?

Écrit par : uncertain | 19 septembre 2008

Je pense aussi qu'il y a plusieurs assez. C'est même normale, vue notre conduite indécente.

Écrit par : papa wilhelm | 19 septembre 2008

Des assez, il y en a deux : il y a moi, qui m'insurge en particulier contre papa wilhem, queje soupçonne d'être Roger Felts.

Et il y en a un qui a insulté toto, mais ce n'est pas moi. C'est vraisemblablement le même que celui qui prend 50 pseudos pour dire la même chose et se congratuler tout seul ou se répondre à lui-même.

Écrit par : Assez. | 19 septembre 2008

"Assez", merci!

J'ai les convulsions à force de rire.ah! ça faisait longtemps! Vous m'avez donné un grand moment de bonheur avec tous ces qui pro quo!
Je vous aime parce que vous êtes intelligent et sympathique!

Écrit par : papa wilhelm | 19 septembre 2008

Je vais me mêmer de ce qui ne me regarde pas mais j'aimerais comprendre !
il y a 2 assez.
le premier est Yann et le second est toto !
C'est bien cela ?

Écrit par : Florence | 19 septembre 2008

Non, je crois que vous faites erreur madame

Oh! Oh! OH!

Écrit par : papa wilhelm | 19 septembre 2008

Non, je crois que vous faites erreur madame

Oh! Oh! OH!

Ecrit par : papa wilhelm | 19 septembre 2008

Mais vous même qui êtes-vous ?
le vrai papa wilhelm ou bien un des 2 assez qui se fait passer pour papa wilhelm ?

J'ai mal à la tête !

Écrit par : Florence | 19 septembre 2008

J'ai compris!!!!Nous n'existons pas, nous sommes tous des pseudos de Felts le diaobolique!

Écrit par : papa wilhelm | 19 septembre 2008

Papa Wilhelm ressemble-t-il à Derrick ou à Barnaby ?

Écrit par : Philippe Reimieu, granpédagogue | 19 septembre 2008

Florence est maman wilhelmine.

Écrit par : papa wilhelm | 19 septembre 2008

Derrick, à l'évidence...Mon cher assez! ;o) Je vous ai reconnu ;o)

Écrit par : papa wilhelm | 19 septembre 2008

Il y a un deuxième papa wilhelm qui a dit "Florence est maman Wilhemine"!
Papa wilhelm se sent volé!

Écrit par : papa wilhelm | 19 septembre 2008

CIG 87/2/04 REV 2
FR
CONFÉRENCE
DES REPRÉSENTANTS
DES GOUVERNEMENTS
DES ÉTATS MEMBRES
Bruxelles, le 29 octobre 2004
CIG 87/2/04
REV 2
Objet: Traité établissant une Constitution pour l'Europe
Constitution/Index/fr 1
TABLE DES MATIÈRES
PRÉAMBULE
PARTIE I
TITRE I - DÉFINITION ET OBJECTIFS DE L'UNION
TITRE II - LES DROITS FONDAMENTAUX
ET LA CITOYENNETÉ DE L'UNION
TITRE III - LES COMPÉTENCES DE L'UNION
TITRE IV - LES INSTITUTIONS ET ORGANES DE L'UNION
CHAPITRE I - LE CADRE INSTITUTIONNEL
CHAPITRE II - LES AUTRES INSTITUTIONS ET LES ORGANES CONSULTATIFS
DE L'UNION
TITRE V - L'EXERCICE DES COMPÉTENCES DE L'UNION
CHAPITRE I - DISPOSITIONS COMMUNES
CHAPITRE II - DISPOSITIONS PARTICULIÈRES
CHAPITRE III - LES COOPÉRATIONS RENFORCÉES
TITRE VI - LA VIE DÉMOCRATIQUE DE L'UNION
TITRE VII - LES FINANCES DE L'UNION
TITRE VIII - L'UNION ET SON ENVIRONNEMENT PROCHE
TITRE IX - L'APPARTENANCE À L'UNION
Constitution/fr 1
TRAITÉ ÉTABLISSANT UNE
CONSTITUTION POUR L'EUROPE
Constitution/fr 2
PRÉAMBULE
SA MAJESTÉ LE ROI DES BELGES, LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE TCHÈQUE,
SA MAJESTÉ LA REINE DE DANEMARK, LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE
FÉDÉRALE D'ALLEMAGNE, LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE D'ESTONIE,
LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE HELLÉNIQUE, SA MAJESTÉ LE ROI D'ESPAGNE,
LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE, LA PRÉSIDENTE D'IRLANDE, LE
PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE ITALIENNE, LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE DE
CHYPRE, LA PRÉSIDENTE DE LA RÉPUBLIQUE DE LETTONIE, LE PRÉSIDENT DE LA
RÉPUBLIQUE DE LITUANIE, SON ALTESSE ROYALE LE GRAND-DUC DE
LUXEMBOURG, LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE DE HONGRIE, LE PRÉSIDENT DE
MALTE, SA MAJESTÉ LA REINE DES PAYS-BAS, LE PRÉSIDENT FÉDÉRAL DE LA
RÉPUBLIQUE D'AUTRICHE, LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE DE POLOGNE, LE
PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE PORTUGAISE, LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE DE
SLOVÉNIE, LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE SLOVAQUE, LA PRÉSIDENTE DE LA
RÉPUBLIQUE DE FINLANDE, LE GOUVERNEMENT DU ROYAUME DE SUÈDE, SA
MAJESTÉ LA REINE DU ROYAUME-UNI DE GRANDE-BRETAGNE ET D'IRLANDE DU
NORD,
Constitution/fr 3
S'INSPIRANT des héritages culturels, religieux et humanistes de l'Europe, à partir desquels se sont
développées les valeurs universelles que constituent les droits inviolables et inaliénables de la
personne humaine, ainsi que la liberté, la démocratie, l'égalité et l'État de droit;
CONVAINCUS que l'Europe, désormais réunie au terme d'expériences douloureuses, entend
avancer sur la voie de la civilisation, du progrès et de la prospérité, pour le bien de tous ses
habitants, y compris les plus fragiles et les plus démunis; qu'elle veut demeurer un continent ouvert
à la culture, au savoir et au progrès social; et qu'elle souhaite approfondir le caractère démocratique
et transparent de sa vie publique, et oeuvrer pour la paix, la justice et la solidarité dans le monde;
PERSUADÉS que les peuples d'Europe, tout en restant fiers de leur identité et de leur histoire
nationale, sont résolus à dépasser leurs anciennes divisions et, unis d'une manière sans cesse plus
étroite, à forger leur destin commun;
ASSURÉS que, "Unie dans la diversité", l'Europe leur offre les meilleures chances de poursuivre,
dans le respect des droits de chacun et dans la conscience de leurs responsabilités à l'égard des
générations futures et de la planète, la grande aventure qui en fait un espace privilégié de
l'espérance humaine;
RÉSOLUS à poursuivre l'oeuvre accomplie dans le cadre des traités instituant les Communautés
européennes et du traité sur l'Union européenne, en assurant la continuité de l'acquis
communautaire;
RECONNAISSANTS aux membres de la Convention européenne d'avoir élaboré le projet de cette
Constitution au nom des citoyens et des États d'Europe,
Constitution/fr 4
ONT DÉSIGNÉ COMME PLÉNIPOTENTIAIRES:
SA MAJESTÉ LE ROI DES BELGES
Guy VERHOFSTADT
Premier Ministre
Karel DE GUCHT
Ministre des Affaires étrangères
LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE TCHÈQUE
Stanislav GROSS
Premier Ministre
Cyril SVOBODA
Ministre des Affaires étrangères
SA MAJESTÉ LA REINE DE DANEMARK
Anders Fogh RASMUSSEN
Premier Ministre
Per Stig MØLLER
Ministre des Affaires étrangères
LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE FÉDÉRALE D'ALLEMAGNE
Gerhard SCHRÖDER
Chancelier fédéral
Joseph FISCHER
Ministre fédéral des Affaires étrangères et Vice-Chancelier
LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE D'ESTONIE
Juhan PARTS
Premier Ministre
Kristiina OJULAND
Ministre des Affaires étrangères
Constitution/fr 5
LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE HELLÉNIQUE
Kostas KARAMANLIS
Premier Ministre
Petros G. MOLYVIATIS
Ministre des Affaires étrangères
SA MAJESTÉ LE ROI D'ESPAGNE
José Luis RODRÍGUEZ ZAPATERO
Président du gouvernement
Miguel Angel MORATINOS CUYAUBÉ
Ministre des Affaires étrangères et de la coopération
LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Jacques CHIRAC
Président
Jean-Pierre RAFFARIN
Premier Ministre
Michel BARNIER
Ministre des Affaires étrangères
LE PRÉSIDENT D'IRLANDE
Bertie AHERN
Premier Ministre (Taoiseach)
Dermot AHERN
Ministre des Affaires étrangères
LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE ITALIENNE
Silvio BERLUSCONI
Président du Conseil des ministres
Franco FRATTINI
Ministre des Affaires étrangères
Constitution/fr 6
LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE DE CHYPRE
Tassos PAPADOPOULOS
Président
George IACOVOU
Ministre des Affaires étrangères
LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE DE LETTONIE
Vaira VĪĶE FREIBERGA
Présidente
Īndulis EMSIS
Premier Ministre
Artis PABRIKS
Ministre des Affaires étrangères
LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE DE LITUANIE
Valdas ADAMKUS
Président
Algirdas Mykolas BRAZAUSKAS
Premier Ministre
Antanas VALIONIS
Ministre des Affaires étrangères
SON ALTESSE ROYALE LE GRAND-DUC DE LUXEMBOURG
Jean-Claude JUNCKER
Premier Ministre, Ministre d'État
Jean ASSELBORN
Vice-Premier Ministre,Ministre des Affaires étrangères et de l'Immigration
LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE DE HONGRIE
Ferenc GYURCSÁNY
Premier Ministre
László KOVÁCS
Ministre des Affaires étrangères
Constitution/fr 7
LE PRÉSIDENT DE MALTE
The Hon Lawrence GONZI
Premier Ministre
The Hon Michael FRENDO
Ministre des Affaires étrangères
SA MAJESTÉ LA REINE DES PAYS-BAS
Dr. J. P. BALKENENDE
Premier Ministre
Dr. B. R. BOT
Ministre des Affaires étrangères
LE PRÉSIDENT FÉDÉRAL DE LA RÉPUBLIQUE D'AUTRICHE
Dr. Wolfgang SCHÜSSEL
Chancelier fédéral
Dr. Ursula PLASSNIK
Ministre fédéral des Affaires étrangères
LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE DE POLOGNE
Marek BELKA
Premier Ministre
Włodzimierz CIMOSZEWICZ
Ministre des Affaires étrangères
LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE PORTUGAISE
Pedro Miguel DE SANTANA LOPES
Premier Ministre
António Victor MARTINS MONTEIRO
Ministre des Affaires étrangères et des Communautés portugaises à l'étranger
Constitution/fr 8
LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE DE SLOVÉNIE
Anton ROP
Président du gouvernement
Ivo VAJGL
Ministre des Affaires étrangères
LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE SLOVAQUE
Mikuláš DZURINDA
Premier Ministre
Eduard KUKAN
Ministre des Affaires étrangères
LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE DE FINLANDE
Matti VANHANEN
Premier Ministre
Erkki TUOMIOJA
Ministre des Affaires étrangères
LE GOUVERNEMENT DU ROYAUME DE SUÈDE
Göran PERSSON
Premier Ministre
Laila FREIVALDS
Ministres des Affaires étrangères
SA MAJESTÉ LA REINE DU ROYAUME-UNI DE GRANDE BRETAGNE ET D'IRLANDE DU
NORD
The Rt. Hon Tony BLAIR
Premier Ministre
The Rt. Hon Jack STRAW
Ministre des Affaires étrangères et du Commonwealth
Constitution/fr 9
LESQUELS, après avoir échangé leurs pleins pouvoirs reconnus en bonne et due forme, sont
convenus des dispositions qui suivent:
PARTIE I
TITRE I
DÉFINITION ET OBJECTIFS DE L'UNION
ARTICLE I-1
Établissement de l'Union
1. Inspirée par la volonté des citoyens et des États d'Europe de bâtir leur avenir commun, la
présente Constitution établit l'Union européenne, à laquelle les États membres attribuent des
compétences pour atteindre leurs objectifs communs. L'Union coordonne les politiques des États
membres visant à atteindre ces objectifs et exerce sur le mode communautaire les compétences
qu'ils lui attribuent.
2. L'Union est ouverte à tous les États européens qui respectent ses valeurs et qui s'engagent à
les promouvoir en commun.
Constitution/fr 10
ARTICLE I-2
Les valeurs de l'Union
L'Union est fondée sur les valeurs de respect de la dignité humaine, de liberté, de démocratie,
d'égalité, de l'État de droit, ainsi que de respect des droits de l'homme, y compris des droits des
personnes appartenant à des minorités. Ces valeurs sont communes aux États membres dans une
société caractérisée par le pluralisme, la non-discrimination, la tolérance, la justice, la solidarité et
l'égalité entre les femmes et les hommes.
ARTICLE I-3
Les objectifs de l'Union
1. L'Union a pour but de promouvoir la paix, ses valeurs et le bien-être de ses peuples.
2. L'Union offre à ses citoyens un espace de liberté, de sécurité et de justice sans frontières
intérieures, et un marché intérieur où la concurrence est libre et non faussée.
3. L'Union oeuvre pour le développement durable de l'Europe fondé sur une croissance
économique équilibrée et sur la stabilité des prix, une économie sociale de marché hautement
compétitive, qui tend au plein emploi et au progrès social, et un niveau élevé de protection et
d'amélioration de la qualité de l'environnement. Elle promeut le progrès scientifique et technique.
Elle combat l'exclusion sociale et les discriminations, et promeut la justice et la protection sociales,
l'égalité entre les femmes et les hommes, la solidarité entre les générations et la protection des droits
de l’enfant.
Constitution/fr 11
Elle promeut la cohésion économique, sociale et territoriale, et la solidarité entre les États membres.
Elle respecte la richesse de sa diversité culturelle et linguistique, et veille à la sauvegarde et au
développement du patrimoine culturel européen.
4. Dans ses relations avec le reste du monde, l'Union affirme et promeut ses valeurs et ses
intérêts. Elle contribue à la paix, à la sécurité, au développement durable de la planète, à la
solidarité et au respect mutuel entre les peuples, au commerce libre et équitable, à l'élimination de la
pauvreté et à la protection des droits de l'homme, en particulier ceux de l’enfant, ainsi qu'au strict
respect et au développement du droit international, notamment au respect des principes de la charte
des Nations unies.
5. L'Union poursuit ses objectifs par des moyens appropriés, en fonction des compétences qui lui
sont attribuées dans la Constitution.
ARTICLE I-4
Libertés fondamentales et non-discrimination
1. La libre circulation des personnes, des services, des marchandises et des capitaux, ainsi que la
liberté d'établissement, sont garanties par l'Union et à l'intérieur de celle-ci, conformément à la
Constitution.
2. Dans le champ d'application de la Constitution, et sans préjudice de ses dispositions
particulières, toute discrimination exercée en raison de la nationalité est interdite.
Constitution/fr 12
ARTICLE I-5
Relations entre l'Union et les États membres
1. L'Union respecte l'égalité des États membres devant la Constitution ainsi que leur identité
nationale, inhérente à leurs structures fondamentales politiques et constitutionnelles, y compris en
ce qui concerne l'autonomie locale et régionale. Elle respecte les fonctions essentielles de l'État,
notamment celles qui ont pour objet d'assurer son intégrité territoriale, de maintenir l'ordre public et
de sauvegarder la sécurité nationale.
2. En vertu du principe de coopération loyale, l'Union et les États membres se respectent et
s'assistent mutuellement dans l'accomplissement des missions découlant de la Constitution.
Les États membres prennent toute mesure générale ou particulière propre à assurer l'exécution des
obligations découlant de la Constitution ou résultant des actes des institutions de l'Union.
Les États membres facilitent l'accomplissement par l'Union de sa mission et s'abstiennent de toute
mesure susceptible de mettre en péril la réalisation des objectifs de l'Union.
ARTICLE I-6
Le droit de l'Union
La Constitution et le droit adopté par les institutions de l'Union, dans l'exercice des compétences qui
sont attribuées à celle-ci, priment le droit des États membres.
Constitution/fr 13
ARTICLE I-7
Personnalité juridique
L'Union a la personnalité juridique.
ARTICLE I-8
Les symboles de l'Union
Le drapeau de l'Union représente un cercle de douze étoiles d'or sur fond bleu.
L'hymne de l'Union est tiré de l'"Ode à la joie" de la Neuvième symphonie de
Ludwig van Beethoven.
La devise de l'Union est: "Unie dans la diversité".
La monnaie de l'Union est l'euro.
La journée de l'Europe est célébrée le 9 mai dans toute l'Union.
Constitution/fr 14
TITRE II
LES DROITS FONDAMENTAUX ET LA CITOYENNETÉ DE L'UNION
ARTICLE I-9
Droits fondamentaux
1. L'Union reconnaît les droits, les libertés et les principes énoncés dans la Charte des droits
fondamentaux qui constitue la partie II.
2. L'Union adhère à la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme et des
libertés fondamentales. Cette adhésion ne modifie pas les compétences de l'Union telles qu'elles
sont définies dans la Constitution.
3. Les droits fondamentaux, tels qu'ils sont garantis par la Convention européenne de sauvegarde
des droits de l'Homme et des libertés fondamentales et tels qu'ils résultent des traditions
constitutionnelles communes aux États membres, font partie du droit de l'Union en tant que
principes généraux.
ARTICLE I-10
La citoyenneté de l'Union
1. Toute personne ayant la nationalité d'un État membre possède la citoyenneté de l'Union. La
citoyenneté de l'Union s'ajoute à la citoyenneté nationale et ne la remplace pas.
Constitution/fr 15
2. Les citoyens de l'Union jouissent des droits et sont soumis aux devoirs prévus par la
Constitution. Ils ont:
a) le droit de circuler et de séjourner librement sur le territoire des États membres;
b) le droit de vote et d'éligibilité aux élections au Parlement européen ainsi qu'aux élections
municipales dans l'État membre où ils résident, dans les mêmes conditions que les
ressortissants de cet État;
c) le droit de bénéficier, sur le territoire d'un pays tiers où l'État membre dont ils sont
ressortissants n'est pas représenté, de la protection des autorités diplomatiques et consulaires
de tout État membre dans les mêmes conditions que les ressortissants de cet État;
d) le droit d'adresser des pétitions au Parlement européen, de recourir au médiateur européen,
ainsi que le droit de s'adresser aux institutions et aux organes consultatifs de l'Union dans
l'une des langues de la Constitution et de recevoir une réponse dans la même langue.
Ces droits s'exercent dans les conditions et limites définies par la Constitution et par les mesures
adoptées en application de celle-ci.
Constitution/fr 16
TITRE III
LES COMPÉTENCES DE L'UNION
ARTICLE I-11
Principes fondamentaux
1. Le principe d'attribution régit la délimitation des compétences de l'Union. Les principes de
subsidiarité et de proportionnalité régissent l'exercice de ces compétences.
2. En vertu du principe d'attribution, l'Union agit dans les limites des compétences que les États
membres lui ont attribuées dans la Constitution pour atteindre les objectifs qu'elle établit. Toute
compétence non attribuée à l'Union dans la Constitution appartient aux États membres.
3. En vertu du principe de subsidiarité, dans les domaines qui ne relèvent pas de sa compétence
exclusive, l'Union intervient seulement si, et dans la mesure où, les objectifs de l'action envisagée
ne peuvent pas être atteints de manière suffisante par les États membres, tant au niveau central qu'au
niveau régional et local, mais peuvent l'être mieux, en raison des dimensions ou des effets de
l'action envisagée, au niveau de l'Union.
Les institutions de l'Union appliquent le principe de subsidiarité conformément au protocole sur
l'application des principes de subsidiarité et de proportionnalité. Les parlements nationaux veillent
au respect de ce principe conformément à la procédure prévue dans ce protocole.
4. En vertu du principe de proportionnalité, le contenu et la forme de l'action de l'Union
n'excèdent pas ce qui est nécessaire pour atteindre les objectifs de la Constitution.
Constitution/fr 17
Les institutions de l'Union appliquent le principe de proportionnalité conformément au protocole
sur l'application des principes de subsidiarité et de proportionnalité.
ARTICLE I-12
Catégories de compétences
1. Lorsque la Constitution attribue à l'Union une compétence exclusive dans un domaine
déterminé, seule l'Union peut légiférer et adopter des actes juridiquement contraignants, les États
membres ne pouvant le faire par eux-mêmes que s'ils sont habilités par l'Union, ou pour mettre en
oeuvre les actes de l’Union.
2. Lorsque la Constitution attribue à l'Union une compétence partagée avec les États membres
dans un domaine déterminé, l'Union et les États membres peuvent légiférer et adopter des actes
juridiquement contraignants dans ce domaine. Les États membres exercent leur compétence dans la
mesure où l'Union n'a pas exercé la sienne ou a décidé de cesser de l'exercer.
3. Les États membres coordonnent leurs politiques économiques et de l'emploi selon les
modalités prévues par la partie III, pour la définition desquelles l'Union dispose d'une compétence.
4. L'Union dispose d'une compétence pour définir et mettre en oeuvre une politique étrangère et
de sécurité commune, y compris la définition progressive d'une politique de défense commune.
5. Dans certains domaines et dans les conditions prévues par la Constitution, l'Union dispose
d'une compétence pour mener des actions pour appuyer, coordonner ou compléter l'action des États
membres, sans pour autant remplacer leur compétence dans ces domaines.
Constitution/fr 18
Les actes juridiquement contraignants de l'Union adoptés sur la base des dispositions de la partie III
relatives à ces domaines ne peuvent pas comporter d'harmonisation des dispositions législatives et
réglementaires des États membres.
6. L'étendue et les modalités d'exercice des compétences de l'Union sont déterminées par les
dispositions de la partie III relatives à chaque domaine.
ARTICLE I-13
Les domaines de compétence exclusive
1. L'Union dispose d'une compétence exclusive dans les domaines suivants:
a) l'union douanière;
b) l'établissement des règles de concurrence nécessaires au fonctionnement du marché intérieur;
c) la politique monétaire pour les États membres dont la monnaie est l'euro;
d) la conservation des ressources biologiques de la mer dans le cadre de la politique commune de
la pêche;
e) la politique commerciale commune.
2. L'Union dispose également d'une compétence exclusive pour la conclusion d'un accord
international lorsque cette conclusion est prévue dans un acte législatif de l'Union, ou est nécessaire
pour lui permettre d'exercer sa compétence interne, ou dans la mesure où elle est susceptible
d'affecter des règles communes ou d'en altérer la portée.
Constitution/fr 19
ARTICLE I-14
Les domaines de compétence partagée
1. L'Union dispose d'une compétence partagée avec les États membres lorsque la Constitution
lui attribue une compétence qui ne relève pas des domaines visés aux articles I-13 et I-17.
2. Les compétences partagées entre l'Union et les États membres s'appliquent aux principaux
domaines suivants:
a) le marché intérieur;
b) la politique sociale, pour les aspects définis dans la partie III;
c) la cohésion économique, sociale et territoriale;
d) l'agriculture et la pêche, à l'exclusion de la conservation des ressources biologiques de la mer;
e) l'environnement;
f) la protection des consommateurs;
g) les transports;
h) les réseaux transeuropéens;
i) l'énergie;
j) l'espace de liberté, de sécurité et de justice;
k) les enjeux communs de sécurité en matière de santé publique, pour les aspects définis dans la
partie III.
3. Dans les domaines de la recherche, du développement technologique et de l'espace, l'Union
dispose d'une compétence pour mener des actions, notamment pour définir et mettre en oeuvre des
programmes, sans que l'exercice de cette compétence ne puisse avoir pour effet d'empêcher les États
membres d'exercer la leur.
Constitution/fr 20
4. Dans les domaines de la coopération au développement et de l'aide humanitaire, l'Union
dispose d'une compétence pour mener des actions et une politique commune, sans que l'exercice de
cette compétence ne puisse avoir pour effet d'empêcher les États membres d'exercer la leur.
ARTICLE I-15
La coordination des politiques économiques et de l'emploi
1. Les États membres coordonnent leurs politiques économiques au sein de l'Union. À cette fin,
le Conseil des ministres adopte des mesures, notamment les grandes orientations de ces politiques.
Des dispositions particulières s'appliquent aux États membres dont la monnaie est l'euro.
2. L'Union prend des mesures pour assurer la coordination des politiques de l'emploi des États
membres, notamment en définissant les lignes directrices de ces politiques.
3. L'Union peut prendre des initiatives pour assurer la coordination des politiques sociales des
États membres.
ARTICLE I-16
La politique étrangère et de sécurité commune
1. La compétence de l'Union en matière de politique étrangère et de sécurité commune couvre
tous les domaines de la politique étrangère ainsi que l'ensemble des questions relatives à la sécurité
de l'Union, y compris la définition progressive d'une politique de défense commune qui peut
conduire à une défense commune.
Constitution/fr 21
2. Les États membres appuient activement et sans réserve la politique étrangère et de sécurité
commune de l'Union dans un esprit de loyauté et de solidarité mutuelle et respectent l'action de
l'Union dans ce domaine. Ils s'abstiennent de toute action contraire aux intérêts de l'Union ou
susceptible de nuire à son efficacité.
ARTICLE I-17
Les domaines des actions d'appui, de coordination ou de complément
L'Union dispose d'une compétence pour mener des actions d'appui, de coordination ou de
complément. Les domaines de ces actions sont, dans leur finalité européenne:
a) la protection et l'amélioration de la santé humaine;
b) l'industrie;
c) la culture;
d) le tourisme;
e) l'éducation, la jeunesse, le sport et la formation professionnelle;
f) la protection civile;
g) la coopération administrative.
Constitution/fr 22
ARTICLE I-18
Clause de flexibilité
1. Si une action de l'Union paraît nécessaire, dans le cadre des politiques définies à la partie III,
pour atteindre l'un des objectifs visés par la Constitution, sans que celle-ci n'ait prévu les pouvoirs
d'action requis à cet effet, le Conseil des ministres, statuant à l'unanimité, sur proposition de la
Commission européenne et après approbation du Parlement européen, adopte les mesures
appropriées.
2. La Commission européenne, dans le cadre de la procédure de contrôle du principe de
subsidiarité visée à l'article I-11, paragraphe 3, attire l'attention des parlements nationaux sur les
propositions fondées sur le présent article.
3. Les mesures fondées sur le présent article ne peuvent pas comporter d'harmonisation des
dispositions législatives et réglementaires des États membres dans les cas où la Constitution exclut
une telle harmonisation.
Constitution/fr 23
TITRE IV
LES INSTITUTIONS ET ORGANES DE L'UNION
CHAPITRE I
LE CADRE INSTITUTIONNEL
ARTICLE I-19
Les institutions de l'Union
1. L'Union dispose d'un cadre institutionnel visant à:
- promouvoir ses valeurs,
- poursuivre ses objectifs,
- servir ses intérêts, ceux de ses citoyens, et ceux des États membres,
- assurer la cohérence, l'efficacité et la continuité de ses politiques et de ses actions.
Ce cadre institutionnel comprend:
- le Parlement européen,
- le Conseil européen,
Constitution/fr 24
- le Conseil des ministres (ci-après dénommé "Conseil"),
- la Commission européenne (ci-après dénommée "Commission"),
- la Cour de justice de l'Union européenne.
2. Chaque institution agit dans les limites des attributions qui lui sont conférées dans la
Constitution, conformément aux procédures et conditions prévues par celle-ci. Les institutions
pratiquent entre elles une coopération loyale.
ARTICLE I-20
Le Parlement européen
1. Le Parlement européen exerce, conjointement avec le Conseil, les fonctions législative et
budgétaire. Il exerce des fonctions de contrôle politique et consultatives conformément aux
conditions prévues par la Constitution. Il élit le président de la Commission.
2. Le Parlement européen est composé de représentants des citoyens de l'Union. Leur nombre ne
dépasse pas sept cent cinquante. La représentation des citoyens est assurée de façon dégressivement
proportionnelle, avec un seuil minimum de six membres par État membre. Aucun État membre ne
se voit attribuer plus de quatre-vingt seize sièges.
Le Conseil européen adopte à l'unanimité, sur initiative du Parlement européen et avec son
approbation, une décision européenne fixant la composition du Parlement européen, dans le respect
des principes visés au premier alinéa.
Constitution/fr 25
3. Les membres du Parlement européen sont élus au suffrage universel direct, libre et secret,
pour un mandat de cinq ans.
4. Le Parlement européen élit parmi ses membres son président et son bureau.
ARTICLE I-21
Le Conseil européen
1. Le Conseil européen donne à l'Union les impulsions nécessaires à son développement et en
définit les orientations et les priorités politiques générales. Il n'exerce pas de fonction législative.
2. Le Conseil européen est composé des chefs d'État ou de gouvernement des États membres,
ainsi que de son président et du président de la Commission. Le ministre des affaires étrangères de
l'Union participe à ses travaux.
3. Le Conseil européen se réunit chaque trimestre sur convocation de son président. Lorsque
l'ordre du jour l'exige, les membres du Conseil européen peuvent décider d'être assistés chacun par
un ministre et, en ce qui concerne le président de la Commission, par un membre de la Commission.
Lorsque la situation l'exige, le président convoque une réunion extraordinaire du Conseil européen.
4. Le Conseil européen se prononce par consensus, sauf dans les cas où la Constitution en
dispose autrement.
Constitution/fr 26
ARTICLE I-22
Le président du Conseil européen
1. Le Conseil européen élit son président à la majorité qualifiée pour une durée de deux ans et
demi, renouvelable une fois. En cas d'empêchement ou de faute grave, le Conseil européen peut
mettre fin à son mandat selon la même procédure.
2. Le président du Conseil européen:
a) préside et anime les travaux du Conseil européen;
b) assure la préparation et la continuité des travaux du Conseil européen en coopération avec le
président de la Commission, et sur la base des travaux du Conseil des affaires générales;
c) oeuvre pour faciliter la cohésion et le consensus au sein du Conseil européen;
d) présente au Parlement européen un rapport à la suite de chacune des réunions du Conseil
européen.
Le président du Conseil européen assure, à son niveau et en sa qualité, la représentation extérieure
de l'Union pour les matières relevant de la politique étrangère et de sécurité commune, sans
préjudice des attributions du ministre des affaires étrangères de l'Union.
3. Le président du Conseil européen ne peut pas exercer de mandat national.
Constitution/fr 27
ARTICLE I-23
Le Conseil des ministres
1. Le Conseil exerce, conjointement avec le Parlement européen, les fonctions législative et
budgétaire. Il exerce des fonctions de définition des politiques et de coordination conformément aux
conditions prévues par la Constitution.
2. Le Conseil est composé d'un représentant de chaque État membre au niveau ministériel,
habilité à engager le gouvernement de l'État membre qu'il représente et à exercer le droit de vote.
3. Le Conseil statue à la majorité qualifiée, sauf dans les cas où la Constitution en dispose
autrement.
ARTICLE I-24
Les formations du Conseil des ministres
1. Le Conseil siège en différentes formations.
2. Le Conseil des affaires générales assure la cohérence des travaux des différentes formations
du Conseil.
Il prépare les réunions du Conseil européen et en assure le suivi en liaison avec le président du
Conseil européen et la Commission.
Constitution/fr 28
3. Le Conseil des affaires étrangères élabore l'action extérieure de l'Union selon les lignes
stratégiques fixées par le Conseil européen et assure la cohérence de l'action de l'Union.
4. Le Conseil européen adopte à la majorité qualifiée une décision européenne établissant la liste
des autres formations du Conseil.
5. Un comité des représentants permanents des gouvernements des États membres est
responsable de la préparation des travaux du Conseil.
6. Le Conseil siège en public lorsqu'il délibère et vote sur un projet d'acte législatif. À cet effet,
chaque session du Conseil est divisée en deux parties, consacrées respectivement aux délibérations
sur les actes législatifs de l'Union et aux activités non législatives.
7. La présidence des formations du Conseil, à l'exception de celle des affaires étrangères, est
assurée par les représentants des États membres au Conseil selon un système de rotation égale,
conformément aux conditions prévues par une décision européenne du Conseil européen. Le
Conseil européen statue à la majorité qualifiée.
ARTICLE I-25
Définition de la majorité qualifiée au sein du Conseil européen et du Conseil
1. La majorité qualifiée se définit comme étant égale à au moins 55% des membres du Conseil,
comprenant au moins quinze d'entre eux et représentant des États membres réunissant au moins
65% de la population de l'Union.
Constitution/fr 29
Une minorité de blocage doit inclure au moins quatre membres du Conseil, faute de quoi la majorité
qualifiée est réputée acquise.
2. Par dérogation au paragraphe 1, lorsque le Conseil ne statue pas sur proposition de la
Commission ou du ministre des affaires étrangères de l'Union, la majorité qualifiée se définit
comme étant égale à au moins 72% des membres du Conseil, représentant des États membres
réunissant au moins 65% de la population de l'Union.
3. Les paragraphes 1 et 2 s'appliquent au Conseil européen lorsqu'il statue à la majorité qualifiée.
4. Au sein du Conseil européen, son président et le président de la Commission ne prennent pas
part au vote.
ARTICLE I-26
La Commission européenne
1. La Commission promeut l'intérêt général de l'Union et prend les initiatives appropriées à cette
fin. Elle veille à l'application de la Constitution ainsi que des mesures adoptées par les institutions
en vertu de celle-ci. Elle surveille l'application du droit de l'Union sous le contrôle de la Cour de
justice de l'Union européenne. Elle exécute le budget et gère les programmes. Elle exerce des
fonctions de coordination, d'exécution et de gestion conformément aux conditions prévues par la
Constitution. À l'exception de la politique étrangère et de sécurité commune et des autres cas prévus
par la Constitution, elle assure la représentation extérieure de l'Union. Elle prend les initiatives de la
programmation annuelle et pluriannuelle de l'Union pour parvenir à des accords interinstitutionnels.
Constitution/fr 30
2. Un acte législatif de l'Union ne peut être adopté que sur proposition de la Commission, sauf
dans les cas où la Constitution en dispose autrement. Les autres actes sont adoptés sur proposition
de la Commission lorsque la Constitution le prévoit.
3. Le mandat de la Commission est de cinq ans.
4. Les membres de la Commission sont choisis en raison de leur compétence générale et de leur
engagement européen et parmi des personnalités offrant toutes garanties d'indépendance.
5. La première Commission nommée en application de la Constitution est composée d'un
ressortissant de chaque État membre, y compris son président et le ministre des affaires étrangères
de l'Union, qui en est l'un des vice-présidents.
6. Dès la fin du mandat de la Commission visée au paragraphe 5, la Commission est composée
d'un nombre de membres, y compris son président et le ministre des affaires étrangères de l'Union,
correspondant aux deux tiers du nombre d'États membres, à moins que le Conseil européen, statuant
à l'unanimité, ne décide de modifier ce nombre.
Les membres de la Commission sont sélectionnés parmi les ressortissants des États membres selon
un système de rotation égale entre les États membres. Ce système est établi par une décision
européenne adoptée à l'unanimité par le Conseil européen et fondée sur les principes suivants:
a) les États membres sont traités sur un strict pied d'égalité pour la détermination de l'ordre de
passage et du temps de présence de leurs ressortissants au sein de la Commission; en
conséquence, l'écart entre le nombre total des mandats détenus par les ressortissants de deux
États membres donnés ne peut jamais être supérieur à un;
Constitution/fr 31
b) sous réserve du point a), chacune des Commissions successives est constituée de manière à
refléter d'une manière satisfaisante l'éventail démographique et géographique de l'ensemble
des États membres.
7. La Commission exerce ses responsabilités en pleine indépendance. Sans préjudice de
l'article I-28, paragraphe 2, les membres de la Commission ne sollicitent ni n'acceptent
d'instructions d'aucun gouvernement, institution, organe ou organisme. Ils s'abstiennent de tout acte
incompatible avec leurs fonctions ou l'exécution de leurs tâches.
8. La Commission, en tant que collège, est responsable devant le Parlement européen. Le
Parlement européen peut adopter une motion de censure de la Commission conformément à
l'article III-340. Si une telle motion est adoptée, les membres de la Commission doivent
démissionner collectivement de leurs fonctions et le ministre des affaires étrangères de l'Union doit
démissionner des fonctions qu'il exerce au sein de la Commission.
ARTICLE I-27
Le président de la Commission européenne
1. En tenant compte des élections au Parlement européen, et après avoir procédé aux
consultations appropriées, le Conseil européen, statuant à la majorité qualifiée, propose au
Parlement européen un candidat à la fonction de président de la Commission. Ce candidat est élu
par le Parlement européen à la majorité des membres qui le composent. Si ce candidat ne recueille
pas la majorité, le Conseil européen, statuant à la majorité qualifiée, propose, dans un délai d'un
mois, un nouveau candidat, qui est élu par le Parlement européen selon la même procédure.
Constitution/fr 32
2. Le Conseil, d'un commun accord avec le président élu, adopte la liste des autres personnalités
qu'il propose de nommer membres de la Commission. Le choix de celles-ci s'effectue, sur la base
des suggestions faites par les États membres, conformément aux critères prévus à l'article I-26,
paragraphe 4, et paragraphe 6, second alinéa.
Le président, le ministre des affaires étrangères de l'Union et les autres membres de la Commission
sont soumis, en tant que collège, à un vote d'approbation du Parlement européen. Sur la base de
cette approbation, la Commission est nommée par le Conseil européen, statuant à la majorité
qualifiée.
3. Le président de la Commission:
a) définit les orientations dans le cadre desquelles la Commission exerce sa mission;
b) décide de l'organisation interne de la Commission afin d'assurer la cohérence, l'efficacité et la
collégialité de son action;
c) nomme des vice-présidents, autres que le ministre des affaires étrangères de l'Union, parmi les
membres de la Commission.
Un membre de la Commission présente sa démission si le président le lui demande. Le ministre des
affaires étrangères de l'Union présente sa démission, conformément à la procédure prévue à
l'article I-28, paragraphe 1, si le président le lui demande.
Constitution/fr 33
ARTICLE I-28
Le ministre des affaires étrangères de l'Union
1. Le Conseil européen, statuant à la majorité qualifiée, avec l'accord du président de la
Commission, nomme le ministre des affaires étrangères de l'Union. Le Conseil européen peut
mettre fin à son mandat selon la même procédure.
2. Le ministre des affaires étrangères de l'Union conduit la politique étrangère et de sécurité
commune de l'Union. Il contribue par ses propositions à l'élaboration de cette politique et l'exécute
en tant que mandataire du Conseil. Il agit de même pour la politique de sécurité et de défense
commune.
3. Le ministre des affaires étrangères de l'Union préside le Conseil des affaires étrangères.
4. Le ministre des affaires étrangères de l'Union est l'un des vice-présidents de la Commission. Il
veille à la cohérence de l'action extérieure de l'Union. Il est chargé, au sein de la Commission, des
responsabilités qui incombent à cette dernière dans le domaine des relations extérieures et de la
coordination des autres aspects de l'action extérieure de l'Union. Dans l'exercice de ces
responsabilités au sein de la Commission, et pour ces seules responsabilités, le ministre des affaires
étrangères de l'Union est soumis aux procédures qui régissent le fonctionnement de la Commission,
dans la mesure où cela est compatible avec les paragraphes 2 et 3.
Constitution/fr 34
ARTICLE I-29
La Cour de justice de l'Union européenne
1. La Cour de justice de l'Union européenne comprend la Cour de justice, le Tribunal et des
tribunaux spécialisés. Elle assure le respect du droit dans l'interprétation et l'application de la
Constitution.
Les États membres établissent les voies de recours nécessaires pour assurer une protection
juridictionnelle effective dans les domaines couverts par le droit de l'Union.
2. La Cour de justice est composée d'un juge par État membre. Elle est assistée d'avocats
généraux.
Le Tribunal compte au moins un juge par État membre.
Les juges et les avocats généraux de la Cour de justice et les juges du Tribunal sont choisis parmi
des personnalités offrant toutes garanties d'indépendance et réunissant les conditions visées aux
articles III-355 et III-356. Ils sont nommés d'un commun accord par les gouvernements des États
membres pour six ans. Les juges et les avocats généraux sortants peuvent être nommés de nouveau.
3. La Cour de justice de l'Union européenne statue conformément à la partie III:
a) sur les recours formés par un État membre, une institution ou des personnes physiques ou
morales;
b) à titre préjudiciel, à la demande des juridictions nationales, sur l'interprétation du droit de
l'Union ou sur la validité d'actes adoptés par les institutions;
Constitution/fr 35
c) dans les autres cas prévus par la Constitution.
CHAPITRE II
LES AUTRES INSTITUTIONS ET LES ORGANES CONSULTATIFS DE L'UNION
ARTICLE I-30
La Banque centrale européenne
1. La Banque centrale européenne et les banques centrales nationales constituent le Système
européen de banques centrales. La Banque centrale européenne et les banques centrales nationales
des États membres dont la monnaie est l'euro, qui constituent l'Eurosystème, conduisent la politique
monétaire de l'Union.
2. Le Système européen de banques centrales est dirigé par les organes de décision de la Banque
centrale européenne. L'objectif principal du Système européen de banques centrales est de maintenir
la stabilité des prix. Sans préjudice de cet objectif, il apporte son soutien aux politiques
économiques générales dans l'Union pour contribuer à la réalisation des objectifs de celle-ci. Il
conduit toute autre mission de banque centrale conformément à la partie III et au statut du Système
européen de banques centrales et de la Banque centrale européenne.
3. La Banque centrale européenne est une institution. Elle a la personnalité juridique. Elle est
seule habilitée à autoriser l'émission de l'euro. Elle est indépendante dans l'exercice de ses pouvoirs
et dans la gestion de ses finances. Les institutions, organes et organismes de l'Union ainsi que les
gouvernements des États membres respectent cette indépendance.
Constitution/fr 36
4. La Banque centrale européenne adopte les mesures nécessaires à l'accomplissement de ses
missions conformément aux articles III-185 à III-191 et III-196 et aux conditions prévues par le
statut du Système européen de banques centrales et de la Banque centrale européenne.
Conformément auxdits articles, les États membres dont la monnaie n’est pas l’euro, ainsi que leurs
banques centrales, conservent leurs compétences dans le domaine monétaire.
5. Dans les domaines relevant de ses attributions, la Banque centrale européenne est consultée
sur tout projet d'acte de l'Union, ainsi que sur tout projet de réglementation au niveau national, et
peut soumettre des avis.
6. Les organes de décision de la Banque centrale européenne, leur composition et leurs
modalités de fonctionnement sont définis aux articles III-382 et III-383, ainsi que dans le statut du
Système européen de banques centrales et de la Banque centrale européenne.
ARTICLE I-31
La Cour des comptes
1. La Cour des comptes est une institution. Elle assure le contrôle des comptes de l'Union.
2. Elle examine les comptes de la totalité des recettes et des dépenses de l'Union et s'assure de la
bonne gestion financière.
3. Elle est composée d’un ressortissant de chaque État membre. Ses membres exercent leurs
fonctions en pleine indépendance, dans l'intérêt général de l'Union.
Constitution/fr 37
ARTICLE I-32
Les organes consultatifs de l'Union
1. Le Parlement européen, le Conseil et la Commission sont assistés d'un Comité des régions et
d'un Comité économique et social, qui exercent des fonctions consultatives.
2. Le Comité des régions est composé de représentants des collectivités régionales et locales qui
sont soit titulaires d'un mandat électoral au sein d'une collectivité régionale ou locale, soit
politiquement responsables devant une assemblée élue.
3. Le Comité économique et social est composé de représentants des organisations
d'employeurs, de salariés et d'autres acteurs représentatifs de la société civile, en particulier dans les
domaines socio-économique, civique, professionnel et culturel.
4. Les membres du Comité des régions et du Comité économique et social ne sont liés par aucun
mandat impératif. Ils exercent leurs fonctions en pleine indépendance, dans l'intérêt général de
l'Union.
5. Les règles relatives à la composition de ces Comités, à la désignation de leurs membres, à
leurs attributions et à leur fonctionnement sont définies aux articles III-386 à III-392.
Les règles visées aux paragraphes 2 et 3 relatives à la nature de leur composition sont revues à
intervalle régulier par le Conseil pour tenir compte de l'évolution économique, sociale et
démographique dans l'Union. Le Conseil, sur proposition de la Commission, adopte des décisions
européennes à cet effet.
Constitution/fr 38
TITRE V
L'EXERCICE DES COMPÉTENCES DE L'UNION
CHAPITRE I
DISPOSITIONS COMMUNES
ARTICLE I-33
Les actes juridiques de l'Union
1. Les institutions, pour exercer les compétences de l'Union, utilisent comme instruments
juridiques, conformément à la partie III, la loi européenne, la loi-cadre européenne, le règlement
européen, la décision européenne, les recommandations et les avis.
La loi européenne est un acte législatif de portée générale. Elle est obligatoire dans tous ses
éléments et directement applicable dans tout État membre.
La loi-cadre européenne est un acte législatif qui lie tout État membre destinataire quant au résultat
à atteindre, tout en laissant aux instances nationales la compétence quant au choix de la forme et des
moyens.
Le règlement européen est un acte non législatif de portée générale pour la mise en oeuvre des actes
législatifs et de certaines dispositions de la Constitution. Il peut soit être obligatoire dans tous ses
éléments et directement applicable dans tout État membre, soit lier tout État membre destinataire
quant au résultat à atteindre, tout en laissant aux instances nationales la compétence quant au choix
de la forme et des moyens.
Constitution/fr 39
La décision européenne est un acte non législatif obligatoire dans tous ses éléments. Lorsqu'elle
désigne des destinataires, elle n'est obligatoire que pour ceux-ci.
Les recommandations et les avis n'ont pas d'effet contraignant.
2. Lorsqu'ils sont saisis d'un projet d'acte législatif, le Parlement européen et le Conseil
s'abstiennent d'adopter des actes non prévus par la procédure législative applicable au domaine
concerné.
ARTICLE I-34
Les actes législatifs
1. Les lois et lois-cadres européennes sont adoptées, sur proposition de la Commission,
conjointement par le Parlement européen et le Conseil conformément à la procédure législative
ordinaire visée à l'article III-396. Si les deux institutions ne parviennent pas à un accord, l'acte en
question n'est pas adopté.
2. Dans les cas spécifiques prévus par la Constitution, les lois et lois-cadres européennes sont
adoptées par le Parlement européen avec la participation du Conseil ou par celui-ci avec la
participation du Parlement européen, conformément à des procédures législatives spéciales.
3. Dans les cas spécifiques prévus par la Constitution, les lois et lois-cadres européennes
peuvent être adoptées sur initiative d'un groupe d'États membres ou du Parlement européen, sur
recommandation de la Banque centrale européenne ou sur demande de la Cour de justice ou de la
Banque européenne d'investissement.
Constitution/fr 40
ARTICLE I-35
Les actes non législatifs
1. Le Conseil européen adopte des décisions européennes dans les cas prévus par la
Constitution.
2. Le Conseil et la Commission, notamment dans les cas prévus aux articles I-36 et I-37, ainsi
que la Banque centrale européenne dans les cas spécifiques prévus par la Constitution, adoptent des
règlements ou décisions européens.
3. Le Conseil adopte des recommandations. Il statue sur proposition de la Commission dans tous
les cas où la Constitution prévoit qu'il adopte des actes sur proposition de la Commission. Il statue à
l'unanimité dans les domaines pour lesquels l'unanimité est requise pour l'adoption d'un acte de
l'Union. La Commission, ainsi que la Banque centrale européenne dans les cas spécifiques prévus
par la Constitution, adoptent des recommandations.
ARTICLE I-36
Les règlements européens délégués
1. Les lois et lois-cadres européennes peuvent déléguer à la Commission le pouvoir d'adopter
des règlements européens délégués qui complètent ou modifient certains éléments non essentiels de
la loi ou de la loi-cadre.
Les lois et lois-cadres européennes délimitent explicitement les objectifs, le contenu, la portée et la
durée de la délégation de pouvoir. Les éléments essentiels d'un domaine sont réservés à la loi ou loicadre
européenne et ne peuvent donc pas faire l'objet d'une délégation de pouvoir.
Constitution/fr 41
2. Les lois et lois-cadres européennes fixent explicitement les conditions auxquelles la
délégation est soumise, qui peuvent être les suivantes:
a) le Parlement européen ou le Conseil peut décider de révoquer la délégation;
b) le règlement européen délégué ne peut entrer en vigueur que si, dans le délai fixé par la loi ou
loi-cadre européenne, le Parlement européen ou le Conseil n'exprime pas d'objections.
Aux fins des points a) et b), le Parlement européen statue à la majorité des membres qui le
composent et le Conseil statue à la majorité qualifiée.
ARTICLE I-37
Les actes d'exécution
1. Les États membres prennent toutes les mesures de droit interne nécessaires pour la mise en
oeuvre des actes juridiquement contraignants de l'Union.
2. Lorsque des conditions uniformes d'exécution des actes juridiquement contraignants de
l'Union sont nécessaires, ces actes confèrent des compétences d'exécution à la Commission ou, dans
des cas spécifiques dûment justifiés et dans les cas prévus à l'article I-40, au Conseil.
3. Aux fins du paragraphe 2, la loi européenne établit au préalable les règles et principes
généraux relatifs aux modalités de contrôle par les États membres de l'exercice des compétences
d'exécution par la Commission.
4. Les actes d'exécution de l'Union prennent la forme de règlements européens d'exécution ou de
décisions européennes d'exécution.
Constitution/fr 42
ARTICLE I-38
Principes communs aux actes juridiques de l'Union
1. Lorsque la Constitution ne prévoit pas le type d'acte à adopter, les institutions le choisissent
au cas par cas, dans le respect des procédures applicables et du principe de proportionnalité visé à
l'article I-11.
2. Les actes juridiques sont motivés et visent les propositions, initiatives, recommandations,
demandes ou avis prévus par la Constitution.
ARTICLE I-39
Publication et entrée en vigueur
1. Les lois et lois-cadres européennes adoptées conformément à la procédure législative
ordinaire sont signées par le président du Parlement européen et le président du Conseil.
Dans les autres cas, elles sont signées par le président de l'institution qui les a adoptées.
Les lois et lois-cadres européennes sont publiées au Journal officiel de l'Union européenne et
entrent en vigueur à la date qu'elles fixent ou, à défaut, le vingtième jour suivant leur publication.
2. Les règlements européens et les décisions européennes, lorsqu'elles n'indiquent pas de
destinataire, sont signés par le président de l'institution qui les a adoptés.
Constitution/fr 43
Les règlements européens et les décisions européennes, lorsqu'elles n'indiquent pas de destinataire,
sont publiés au Journal officiel de l'Union européenne et entrent en vigueur à la date qu'ils fixent ou,
à défaut, le vingtième jour suivant leur publication.
3. Les décisions européennes autres que celles visées au paragraphe 2 sont notifiées à leurs
destinataires et prennent effet par cette notification.
CHAPITRE II
DISPOSITIONS PARTICULIÈRES
ARTICLE I-40
Dispositions particulières relatives à la politique étrangère et de sécurité commune
1. L'Union européenne conduit une politique étrangère et de sécurité commune fondée sur un
développement de la solidarité politique mutuelle des États membres, sur l'identification des
questions présentant un intérêt général et sur la réalisation d'un degré toujours croissant de
convergence des actions des États membres.
2. Le Conseil européen identifie les intérêts stratégiques de l'Union et fixe les objectifs de sa
politique étrangère et de sécurité commune. Le Conseil élabore cette politique dans le cadre des
lignes stratégiques établies par le Conseil européen et conformément à la partie III.
3. Le Conseil européen et le Conseil adoptent les décisions européennes nécessaires.
Constitution/fr 44
4. La politique étrangère et de sécurité commune est exécutée par le ministre des affaires
étrangères de l'Union et par les États membres, en utilisant les moyens nationaux et ceux de l'Union.
5. Les États membres se concertent au sein du Conseil européen et du Conseil sur toute question
de politique étrangère et de sécurité présentant un intérêt général en vue de définir une approche
commune. Avant d'entreprendre toute action sur la scène internationale ou de prendre tout
engagement qui pourrait affecter les intérêts de l'Union, chaque État membre consulte les autres au
sein du Conseil européen ou du Conseil. Les États membres assurent, par la convergence de leurs
actions, que l'Union puisse faire valoir ses intérêts et ses valeurs sur la scène internationale. Les
États membres sont solidaires entre eux.
6. En matière de politique étrangère et de sécurité commune, le Conseil européen et le Conseil
adoptent des décisions européennes à l'unanimité, sauf dans les cas visés à la partie III. Ils se
prononcent sur initiative d'un État membre, sur proposition du ministre des affaires étrangères de
l'Union ou sur proposition de ce ministre avec le soutien de la Commission. Les lois et lois-cadres
européennes sont exclues.
7. Le Conseil européen peut, à l'unanimité, adopter une décision européenne autorisant le
Conseil à statuer à la majorité qualifiée dans les cas autres que ceux visés à la partie III.
8. Le Parlement européen est consulté régulièrement sur les principaux aspects et les choix
fondamentaux de la politique étrangère et de sécurité commune. Il est tenu informé de son
évolution.
Constitution/fr 45
ARTICLE I-41
Dispositions particulières relatives à la politique de sécurité et de défense commune
1. La politique de sécurité et de défense commune fait partie intégrante de la politique étrangère
et de sécurité commune. Elle assure à l'Union une capacité opérationnelle s'appuyant sur des
moyens civils et militaires. L'Union peut y avoir recours dans des missions en dehors de l'Union
afin d'assurer le maintien de la paix, la prévention des conflits et le renforcement de la sécurité
internationale conformément aux principes de la charte des Nations unies. L'exécution de ces tâches
repose sur les capacités fournies par les États membres.
2. La politique de sécurité et de défense commune inclut la définition progressive d'une politique
de défense commune de l'Union. Elle conduira à une défense commune, dès lors que le Conseil
européen, statuant à l'unanimité, en aura décidé ainsi. Il recommande, dans ce cas, aux États
membres d'adopter une décision dans ce sens conformément à leurs règles constitutionnelles
respectives.
La politique de l'Union au sens du présent article n'affecte pas le caractère spécifique de la politique
de sécurité et de défense de certains États membres, elle respecte les obligations découlant du traité
de l'Atlantique Nord pour certains États membres qui considèrent que leur défense commune est
réalisée dans le cadre de l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord et elle est compatible avec la
politique commune de sécurité et de défense arrêtée dans ce cadre.
3. Les États membres mettent à la disposition de l'Union, pour la mise en oeuvre de la politique
de sécurité et de défense commune, des capacités civiles et militaires pour contribuer aux objectifs
définis par le Conseil. Les États membres qui constituent entre eux des forces multinationales
peuvent aussi les mettre à la disposition de la politique de sécurité et de défense commune.
Constitution/fr 46
Les États membres s'engagent à améliorer progressivement leurs capacités militaires. Il est institué
une Agence dans le domaine du développement des capacités de défense, de la recherche, des
acquisitions et de l'armement (l'Agence européenne de défense) pour identifier les besoins
opérationnels, promouvoir des mesures pour les satisfaire, contribuer à identifier et, le cas échéant,
mettre en oeuvre toute mesure utile pour renforcer la base industrielle et technologique du secteur de
la défense, participer à la définition d'une politique européenne des capacités et de l'armement, ainsi
que pour assister le Conseil dans l'évaluation de l'amélioration des capacités militaires.
4. Les décisions européennes relatives à la politique de sécurité et de défense commune, y
compris celles portant sur le lancement d'une mission visée au présent article, sont adoptées par le
Conseil statuant à l'unanimité, sur proposition du ministre des affaires étrangères de l'Union ou sur
initiative d'un État membre. Le ministre des affaires étrangères de l'Union peut proposer de recourir
aux moyens nationaux ainsi qu'aux instruments de l'Union, le cas échéant conjointement avec la
Commission.
5. Le Conseil peut confier la réalisation d'une mission, dans le cadre de l'Union, à un groupe
d'États membres afin de préserver les valeurs de l'Union et de servir ses intérêts. La réalisation
d'une telle mission est régie par l'article III-310.
6. Les États membres qui remplissent des critères plus élevés de capacités militaires et qui ont
souscrit des engagements plus contraignants en la matière en vue des missions les plus exigeantes,
établissent une coopération structurée permanente dans le cadre de l'Union. Cette coopération est
régie par l'article III-312. Elle n'affecte pas les dispositions de l'article III-309.
7. Au cas où un État membre serait l'objet d'une agression armée sur son territoire, les autres
États membres lui doivent aide et assistance par tous les moyens en leur pouvoir, conformément à
l'article 51 de la charte des Nations unies. Cela n'affecte pas le caractère spécifique de la politique
de sécurité et de défense de certains États membres.
Constitution/fr 47
Les engagements et la coopération dans ce domaine demeurent conformes aux engagements
souscrits au sein de l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord, qui reste, pour les États qui en sont
membres, le fondement de leur défense collective et l'instance de sa mise en oeuvre.
8. Le Parlement européen est consulté régulièrement sur les principaux aspects et les choix
fondamentaux de la politique de sécurité et de défense commune. Il est tenu informé de son
évolution.
ARTICLE I-42
Dispositions particulières relatives à l'espace de liberté, de sécurité et de justice
1. L'Union constitue un espace de liberté, de sécurité et de justice:
a) par l'adoption de lois et lois-cadres européennes visant, si nécessaire, à rapprocher les
dispositions législatives et réglementaires des États membres dans les domaines visés à la
partie III;
b) en favorisant la confiance mutuelle entre les autorités compétentes des États membres, en
particulier sur la base de la reconnaissance mutuelle des décisions judiciaires et
extrajudiciaires;
c) par une coopération opérationnelle des autorités compétentes des États membres, y compris
les services de police, les services des douanes et autres services spécialisés dans le domaine
de la prévention et de la détection des infractions pénales.
Constitution/fr 48
2. Les parlements nationaux peuvent, dans le cadre de l'espace de liberté, de sécurité et de
justice, participer aux mécanismes d'évaluation prévus à l'article III-260. Ils sont associés au
contrôle politique d'Europol et à l'évaluation des activités d'Eurojust, conformément aux
articles III-276 et III-273.
3. Les États membres disposent d'un droit d'initiative dans le domaine de la coopération
policière et judiciaire en matière pénale, conformément à l'article III-264.
ARTICLE I-43
Clause de solidarité
1. L'Union et ses États membres agissent conjointement dans un esprit de solidarité si un État
membre est l'objet d'une attaque terroriste ou la victime d'une catastrophe naturelle ou d'origine
humaine. L'Union mobilise tous les instruments à sa disposition, y compris les moyens militaires
mis à sa disposition par les États membres, pour:
a) - prévenir la menace terroriste sur le territoire des États membres;
- protéger les institutions démocratiques et la population civile d'une éventuelle attaque
terroriste;
- porter assistance à un État membre sur son territoire, à la demande de ses autorités
politiques, dans le cas d'une attaque terroriste;
b) porter assistance à un État membre sur son territoire, à la demande de ses autorités politiques,
en cas de catastrophe naturelle ou d’origine humaine.
2. Les modalités de mise en oeuvre du présent article sont prévues à l'article III-329.
Constitution/fr 49
CHAPITRE III
LES COOPÉRATIONS RENFORCÉES
ARTICLE I-44
Les coopérations renforcées
1. Les États membres qui souhaitent instaurer entre eux une coopération renforcée dans le cadre
des compétences non exclusives de l'Union peuvent recourir aux institutions de celle-ci et exercer
ces compétences en appliquant les dispositions appropriées de la Constitution, dans les limites et
selon les modalités prévues au présent article, ainsi qu'aux articles III-416 à III-423.
Les coopérations renforcées visent à favoriser la réalisation des objectifs de l'Union, à préserver ses
intérêts et à renforcer son processus d'intégration. Elles sont ouvertes à tout moment à tous les États
membres, conformément à l'article III-418.
2. La décision européenne autorisant une coopération renforcée est adoptée par le Conseil en
dernier ressort, lorsqu'il établit que les objectifs recherchés par cette coopération ne peuvent être
atteints dans un délai raisonnable par l'Union dans son ensemble, et à condition qu'au moins un tiers
des États membres y participent. Le Conseil statue conformément à la procédure prévue à
l'article III-419.
3. Tous les membres du Conseil peuvent participer à ses délibérations, mais seuls les membres
du Conseil représentant les États membres participant à une coopération renforcée prennent part au
vote.
L'unanimité est constituée par les voix des seuls représentants des États membres participants.
Constitution/fr 50
La majorité qualifiée se définit comme étant égale à au moins 55% des membres du Conseil
représentant les États membres participants, réunissant au moins 65% de la population de ces États.
Une minorité de blocage doit inclure au moins le nombre minimum de membres du Conseil
représentant plus de 35% de la population des États membres participants, plus un membre, faute de
quoi la majorité qualifiée est réputée acquise.
Par dérogation aux troisième et quatrième alinéas, lorsque le Conseil ne statue pas sur proposition
de la Commission ou du ministre des affaires étrangères de l'Union, la majorité qualifiée requise se
définit comme étant égale à au moins 72% des membres du Conseil représentant les États membres
participants, réunissant au moins 65% de la population de ces États.
4. Les actes adoptés dans le cadre d'une coopération renforcée ne lient que les États membres
participants. Ils ne sont pas considérés comme un acquis devant être accepté par les États candidats
à l'adhésion à l'Union.
TITRE VI
LA VIE DÉMOCRATIQUE DE L'UNION
ARTICLE I-45
Principe d'égalité démocratique
Dans toutes ses activités, l'Union respecte le principe de l'égalité de ses citoyens, qui bénéficient
d'une égale attention de ses institutions, organes et organismes.
Constitution/fr 51
ARTICLE I-46
Principe de la démocratie représentative
1. Le fonctionnement de l'Union est fondé sur la démocratie représentative.
2. Les citoyens sont directement représentés, au niveau de l'Union, au Parlement européen.
Les États membres sont représentés au Conseil européen par leur chef d'État ou de gouvernement et
au Conseil par leurs gouvernements, eux-mêmes démocratiquement responsables, soit devant leurs
parlements nationaux, soit devant leurs citoyens.
3. Tout citoyen a le droit de participer à la vie d

Écrit par : papa wilhelm | 19 septembre 2008

Vous êtes vraiment ignobles sur ce blog. Je m'en vais.
Pas sans saluer : Felts que j'estime bcP. dobolino que je trouve correcte. Amélie qui aime se faire torturer. Toto qui endure à sa manière. Et "Assez" qui m'avait fait rire.

Écrit par : papa wilhelm | 19 septembre 2008

ll a dit je
il a dit je
Je en est un autre, sans aucun doute.

Écrit par : à l'un de l'on | 19 septembre 2008

Bon, on déconne on déconne :o) MAIS :


Bonjour à tous

Le problème est que Darcos n'a imposé aucune méthode d'apprentissage de la lecture. Ce qu'il souhaite c'est que les enfants sachent lire. Il avait parlé d'évaluer les résultats afin de laisser la liberté pédagogique aux enseignants. Vaste débat......
Mon petit dernier vient d'entrer en CE1. Nous lui avions appris à lire à la maison en GS avec le livre 'Je saurai lire vite et bien' très proche du Boscher.
L'an dernier dans son CP, sa maîtresse utilisait la méthode 'Un monde à lire'qui part des sons.
Bref en début de CE1 la maîtresse se retrouve avec 3 niveaux dans la classe dont un niveau où elle a dit pudiquement qu'elle ferait de la remédiation....Je pense que ces élèves ne savent pas lire!!Combien sont-ils dans chaque groupe? je ne sais pas.
Des parents d'un petit garçon sont très déçus de s'apercevoir qu'il ne sait pas lire en début de CE1. Ils sont en colère qu'on ne leur ait pas dit l'an dernier que ça n'allait pas. Nous discutions beaucoup avec eux et leur disions de se méfier de la méthode. Mais ils ne voulaient pas nous écouter. Ils nous prenaient pour de vieux réacs nous avons la cinquantaine...)

Bref cette année la maîtresse utilise 'Grindelire'comme livre de lecture. Tous les soirs ils ont une moitié d'histoire à lire (une trentaine de lignes). Cette maman a demandé à la maîtresse: 'Mais alors si l'enfant n'a pas su bien déchiffrer l'histoire tant pis vous passez à la suite?'. L'enseignante a répondu qu'ils lisent l'histoire à l'école plusieurs fois.La question de la maman m'a fait de la peine: visiblement son fils est en grande difficulté.
Chaque soir en plus de la lecture, ils ont un petit exercice écrit parfois tiré du Bled. En 20 minutes le travail est fait par notre petit. Des mamans ont ralé car leur enfant n'a pas fini au bout d'une heure. La maîtresse leur a conseillé d'arrêter la lecture du texte au bout d'un quart d'heure: le principal étant que l'enfant lise bien un petit bout plutôt que mal l'ensemble des 20 à 30 lignes....

Voilà pour vous dire qu'il est extrêmemnt difficile de convaincre des parents d'apprendre à lire à leur enfant à la maison. Surtout qu'il y a aussi une culture du :
'Oh le petit il ne faut pas le traumatiser avec du travail supplémentaire à la maison!!'
Mais le résultat est qu'ils sont traumatisés de voir qu'il n'arrivent pas à lire un texte que d'autres copains ou copines savent lire!!!

Nos deux grandes filles, collégiennes,3ème et 5ème ont quant à elles, cette année, des profs de math qui ne font pas de cours...!!!!!Elles font des exercices pour découvrir toute seules le but de la leçon. Cela donne des idées floues aux jeunes et le non apprentissage de la rigueur : je trouve cela gravissime. Les math c'est la rigueur et pas l'à peu près. Donc le week-end je donne le cours de math qui n'a pas été fait auparavant.

Quel boulot!!

Et quelle source d'inégalités entre ceux dont les parents, déjà s'aperçoivent du souci et ensuite peuvent expliquer (ou payer des cours particuliers) et les autres....
Bon courage à tout le monde!!!

Marcha

Écrit par : toto | 19 septembre 2008

La majorité, ce sont ceux qui sont élevés dans un monde totalement a-culturel où il est monnaie courante de travailler au noir, de rouler en voiture sans permis, de laisser en permanence une télé abrutissante allumée, de faire baptiser les bébés uniquement pour faire une grosse fiesta, de se nourrir n'importe comment etc... Où il est monnaie courante de donner des modèles de vie désespérants de pauvreté et dépourvus de toute forme d'idéalisme.
Et là, l'école à deux-trois ans, c'est pas du luxe!

Ecrit par : dobolino | 19 septembre 2008

On ne peut mieux dire. Voilà, c'est ça, la "fracture culturelle"!
Mais je ne suis pas toujours sûr que ceux qui sont issus de la classe moyenne (notamment les fils de profs qui deviennent profs eux-mêmes) se rendent bien compte du fait que des gens vivent dans les conditions décrites ici par dobolino.

Écrit par : Daniel Arnaud | 19 septembre 2008

Anne-Marie, cela vous fera sans doute plaisir de savoir que beaucoup de stagiaires sont assez lucides sur la "qualité" de la formation délivrée à l'iufm.

Daniel Arnaud, merci de vos encouragements. Ma devise à moi est "regyster", mais j'adopte en plus "resistenza" ça me permettra de varier un peu au cours des longues journées de torture intellectuelle passées à l'iufm. Je suis allé faire un tour sur votre blog, je retrouve exactement ce que vous décrivez dans l'iufm où je suis. Soit c'est le même, soit ils sont interchangeables ! Je vais d'ailleurs copier-coller vos posts pour les faire lire à quelqu'un qui pense que je paranoïe quand je lui parle des pratiques iufm.

Écrit par : stagiaire.iufm | 19 septembre 2008

C'est effectivement souvent l'impression que ça donne. A aller souvent dans les classes, et à voir le profil de certains élèves, éducativement parlant, (et c'est un doux euphémisme), on se demande comment font certains instits, et encore plus en maternelle. Et voir certains commentaires disant que l'effectif n'a aucune importance me met en rage.

Écrit par : Christophe Sibille | 19 septembre 2008

Daniel et dobolino, je ne vous le fais pas dire...
Sénéchal, toujours impeccable... Quand je pense qu'il va falloir aller voir Bégaudeau faire le clown pour savoir quelle mouche a piqué Meirieu qui voit dans ce film toutes les fausses valeurs de la fausse gauche - je traduis, mais le sens y est...
JPB

Écrit par : brighelli | 19 septembre 2008

Au BO de cette semaine, une circulaire qui décrit les modalités d'un soutien que le ministère de la défense peut apporter à des projets pédagogiques *

Ils doivent relever d'une des thématiques suivantes :
- L'éducation à la défense
- L'histoire de la défense en lien avec le patrimoine des armées
- L'histoire et la mémoire des conflits contemporains depuis 1870

Dans cette dernière partie, on lit : "Ces projets contribuent à éclairer la réflexion des élèves sur les valeurs républicaines défendues par le monde combattant.". Avec mon mauvais esprit habituel, je propose un renversement dialectique : "Ces projets contribuent à éclairer la réflexion des élèves sur les valeurs républicaines combattues par le monde défendant."

Pour les collègues alléchés par de possibles subventions et qui ne verraient pas immédiatement comment les pêcher, voici quelques titres de projet qui me semblent aller dans le sens de la circulaire **
"Vertus républicaines comparées du M16 et du Famas" avec un volet expérimental (interdisciplinarité oblige)
"République, bananes et éléphants : les défenses françaises en République centrafricaine". (volet interdisciplinaire très riche ; en vrac : développement durable, nutrition, ivoirité, biodiversité, etc.)


* http://www.education.gouv.fr/cid22412/mene0800647c.html

** aller dans le sens de la circulaire ne devrait pas inciter à tourner en rond.

Écrit par : dugong | 19 septembre 2008

Comment faites-vous pour faire semblant d'avoir une discussion un tant soit peu sérieuse après tous les messages inutiles qui ont été postés ?

Écrit par : Jérémy | 19 septembre 2008

"Comment faites-vous pour faire semblant d'avoir une discussion un tant soit peu sérieuse après tous les messages inutiles qui ont été postés ?"

C'est qu'on ne fait pas semblant.

Écrit par : stagiaire.iufm | 19 septembre 2008

Vous êtes peut-être sérieux, mais la discussion plus haut a l'air d'avoir été délirante.

Le reste, par contre (Sénéchal sur le langage p. ex.), c'est sérieux, c'est vrai.

Écrit par : Jérémy | 19 septembre 2008

Les principes de la discussion avec les syndicats sur les nouveaux concours sont ici :
http://www.cafepedagogique.net/lesdossiers/Pages/2008/formation_ouzoulias.aspx
(Il faut descendre au bas de la page si vous voulez éviter la prose d'Ouzoulias).

Si vous avez peur que votre navigateur garde la trace de votre passage sur le site du Café, on trouve le texte de négociation dans la note du jour du Mammouth déchaîné:
http://www.le-mammouth-dechaine.fr/Ndj/

Écrit par : Romuald | 19 septembre 2008

"C'est qu'on ne fait pas semblant."

Ecrit par : stagiaire.iufm | 19 septembre 2008

Ben non...

Tiens, au fait, avec la réforme du lycée, toutes les classes littéraires à option forte artistique, (musique, théâtre, arts plastiques) dégagent, sans autres forme de procès. Encore quelques postes récupérés...

Écrit par : Christophe Sibille | 19 septembre 2008

Mais je ne suis pas toujours sûr que ceux qui sont issus de la classe moyenne (notamment les fils de profs qui deviennent profs eux-mêmes) se rendent bien compte du fait que des gens vivent dans les conditions décrites ici par dobolino.

Ecrit par : Daniel Arnaud | 19 septembre 2008

Ceux qui soignent les animaux savent à quel point peuvent en être certains qui, abreuvés de télé-loto, sont capables de mensualiser sur deux ans les frais chirurgicaux de leur Rottweiler, avec mise sous tutelle de la banque, alors qu'on se demande pourquoi ils ont adopté cette charmante bestiole alors qu'ils n'avaient pas de quoi se nourrir et payer leur logement. C'est pas drôle du tout, de voir ça!
En revanche, les "maghrébins", en zone calme, _je ne travaille pas dans le 9-3_, n'adoptent d'animaux de compagnie que quand ils accèdent à une relative sécurité financière, et, pour mon secteur, se limitent aux chats, d'entretien moins onéreux.
Faut bosser en clientèle, pour réaliser! Mon plombier en aurait certainement des bonnes aussi à vous raconter, mon garagiste aussi.

Écrit par : Dobolino | 19 septembre 2008

Quand je pense qu'il va falloir aller voir Bégaudeau faire le clown pour savoir quelle mouche a piqué Meirieu qui voit dans ce film toutes les fausses valeurs de la fausse gauche - je traduis, mais le sens y est...
JPB

Ecrit par : brighelli | 19 septembre 2008

Le film est en passe d'être sélectionné pour les Oscars, semblerait-il, aux dernières infos...

Écrit par : Dobolino | 19 septembre 2008

Ceci dit, JPB, j'admire assez votre impavidité face aux semeurs de bordel. Vous avez acquis ça en ZEP? Peut-être pas... Toutes les classes sont un vrai bordel, dès que tout un chacun est reconnu comme ayant droit de parler, même pour dire des coneries grosses comme ses fesses. Ça me cassait déjà les pieds y'a trente-cinq ans.

Écrit par : Dobolino | 19 septembre 2008

Tiens, au fait, avec la réforme du lycée, toutes les classes littéraires à option forte artistique, (musique, théâtre, arts plastiques) dégagent, sans autres forme de procès. Encore quelques postes récupérés...

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 septembre 2008

Ce n'est pas si évident. Les options artistiques seront certainement disponibles dans les enseignements complémentaires (4 modules par semestre dans le cycle terminal). Il n'empêche que les coupes horaires sont drastiques (si on enlève le soutien, on a seulement 24h d'enseignement); pour avoir fait quelques projections en philo., cela va faire mal.

Écrit par : Romuald | 19 septembre 2008

Tiens, au fait, avec la réforme du lycée, toutes les classes littéraires à option forte artistique, (musique, théâtre, arts plastiques) dégagent, sans autres forme de procès. Encore quelques postes récupérés...

Ecrit par : Christophe Sibille | 19 septembre 2008
Ça, c'est pas trop grave, vu l'efficience des dites classes, dans le cadre d'une future carrière artistique... C'est vraiment de la branlette, ce genre d'option!
On ne va pas au bahut pour "s'épanouir", merde!

Écrit par : Dobolino | 19 septembre 2008

On ne va pas au bahut pour "s'épanouir", merde!

Ecrit par : Dobolino | 19 septembre 2008
D'où le rôle de la maternelle, d'ailleurs, puis du primaire, puis du collège. On vient là pour apprendre, sinon, le chien se mord la queue et tourne en rond.
Vous voulez que je vous les présente, les gamines "option histoire de l'art" que je connais?
Misère!

Écrit par : Dobolino | 19 septembre 2008

Ceci dit, JPB, j'admire assez votre impavidité face aux semeurs de bordel. Vous avez acquis ça en ZEP? Peut-être pas... Toutes les classes sont un vrai bordel, dès que tout un chacun est reconnu comme ayant droit de parler, même pour dire des coneries grosses comme ses fesses. Ça me cassait déjà les pieds y'a trente-cinq ans.
Ecrit par : Dobolino | 19 septembre 2008

Yep.

Écrit par : Jérémy | 19 septembre 2008

Il n'empêche que les coupes horaires sont drastiques (si on enlève le soutien, on a seulement 24h d'enseignement); pour avoir fait quelques projections en philo., cela va faire mal.

Ecrit par : Romuald | 19 septembre 2008

Entendu que je ne projette pas sur l'enseignement de philo... s'il est fait proprement, bien sûr.
Et-ce le cas?

Écrit par : Dobolino | 19 septembre 2008

même pour dire des coneries Ecrit par : Dobolino | 19 septembre 2008

Yep.

Ecrit par : Jérémy | 19 septembre 2008

C'est co-n-erie avec un seul n qui vous excite?

Écrit par : Dobolino | 19 septembre 2008

Comment faites-vous pour faire semblant d'avoir une discussion un tant soit peu sérieuse après tous les messages inutiles qui ont été postés ?

Ecrit par : Jérémy | 19 septembre 2008
Le maître-mot, c'est : "évacuer" vider vidanger etc
Et, gloire, je vous écris en bas-débit ultra-rural. A chaque fois, il fautr que j'attende que le Traité de Constitution Européenne soit chargé, ce qui dure des plombes.

Écrit par : Dobolino | 19 septembre 2008

Ça, c'est pas trop grave, vu l'efficience des dites classes, dans le cadre d'une future carrière artistique... C'est vraiment de la branlette, ce genre d'option!
On ne va pas au bahut pour "s'épanouir", merde!

Ecrit par : Dobolino | 19 septembre 2008

Pour avoir travaillé un an avec des musiciens option lourde, leur formation n'était vraiment pas de l'ordre de l'activité périscolaire; ils avaient une formation à la fois historique, esthétique et pratique. Les élèves à option artistique lourde sont souvent plus accrocheurs que les L option langue (d'ailleurs dans cette classe, les trois qui sont partis en Hypokhagne étaient musiciens, la quatrième option maths arrivait de S), et si la L vivote encore, c'est grâce à ces options.
Entre de la com. ou du management et l'option artistique, je ne sais pas ce qui est le plus vide en terme d'enseignement (enfin si je le sais, mais bon...).

Écrit par : Romuald | 19 septembre 2008

Au BO de cette semaine, une circulaire qui décrit les modalités d'un soutien que le ministère de la défense peut apporter à des projets pédagogiques *

Ils doivent relever d'une des thématiques suivantes :
- L'éducation à la défense
- L'histoire de la défense en lien avec le patrimoine des armées
- L'histoire et la mémoire des conflits contemporains depuis 1870


Ecrit par : dugong | 19 septembre 2008

Fait pour ma minote! Elle vient de voir, "en live", un gars se faire exploser par un obus dans les barbelés du no man's land, entre tranchées allemandes et françaises. Hémoglobine sur l'écran!
C'était une projection de film, en cours d'histoire de troisième, question que nos petites brutes de gosses de treize ans comprennent.
Bonne nuit en perspective...

Écrit par : Dobolino | 19 septembre 2008

Faut bosser en clientèle, pour réaliser! Mon plombier en aurait certainement des bonnes aussi à vous raconter, mon garagiste aussi.

Ecrit par : Dobolino | 19 septembre 2008

Sans oublier les opérateurs téléphoniques. Ca me rappelle cette élève de CAP qui avait explosé le forfait de son portable : ses parents ont vu arriver une facture de 1000 ou 1500 euros. A l'heure actuelle, ils doivent encore être en surendettement... Redoutable!

Écrit par : Daniel Arnaud | 19 septembre 2008

Pour avoir travaillé un an avec des musiciens option lourde, leur formation n'était vraiment pas de l'ordre de l'activité périscolaire; ils avaient une formation à la fois historique, esthétique et pratique.

Ecrit par : Romuald | 19 septembre 2008

Tant mieux pour eux !
Et vos musiciens "option lourde", ils ne faisaient de musique qu'au lycée?
J'en doute fort.
J'ai vu des "option histoire de l'art" bien mignons.

Écrit par : Dobolino | 19 septembre 2008

@ stagiaire.iufm.

Je pense que ces IUFM sont vraiment interchangeables. Les témoignages sur les "formations" dispensées, généralement, se recoupent. Vous parlez de "torture intellectuelle". Croyez bien que je compatis...

Écrit par : Daniel Arnaud | 19 septembre 2008

REMARQUE UN PEU TARDIVE SUR LE DÉLIRE ORGANISÉ UN PEU PLUS TÔT ET OU J'ÉTAIS PRÉSENT BIEN QU'ABSENT

Je remarque que même quand je n'interviens pas, j'existe sur ce Blog. Le rôle que deux ou trois personnes cherchent à me faire tenir me conforte dans l'idée qu'ils ne sont plus aptes à soutenir une pensée organisée et qu'ils sont dans le n'importe quoi. Il espère que dans ce brouet infâme, la crapulerie apparaîtra bardée d'innocences.
Pour les gens qui se désolent du niveau atteint ces jours-ci et qui ont ont pu constaté que quelques individus me remettaient systématiquement en cause, je précise ce qui suit :
- Ces deux derniers jours, je suis très rarement intervenu et ne suis pas entré dans la polémique en cours.
- Je signe le plus souvent Felts, parfois Dieu ou ses dérivés “Dieuépartout, Dieuébonté, etc. ”. Mais comme pour ses pseudos, je donne à chaque fois l'adresse de mon site, il est évident que c'est moi qui en suis l'auteur.
- Il y a eu trois interventions signées Héraclite. C'était celles d'un ami avec qui j'avais discuté des problèmes soulevés et à qui j'avais dit que ma signature amenait chez certains la non-lecture des thèmes que j'abordais. Il a supposé que le nom d'Héraclite éveillerait d'autres réactions.
- Toute autre intervention signée de n'importe quel nom n'est pas de moi ou n'a pas été inspirée par mes dires. Si certains rejoignent parfois mes propos, c'est par le libre jeu de leur pensée autonome et sans contact spécifique. Il n'y a que la personne ayant signé “Maman” qui m'a contacté par mail personnel en deux occasions…
- J'espère que papa wilheim ne donnera pas suite à sa décision. Il ne faut pas qu'il donne l'impression que la bêtise à triompher ou que seule la tenue de discours conformiste permet de supporter l'insupportable suffisance de ces pénibles… J'ai bien apprécié son soutien et son combat.
- Les choses seraient plus claires si des manipulations diverses ne semaient la confusion à tous les étages : emplois plus ou moins systématiques de pseudos, pseudos tenant des propos caricaturaux qui sont à l'opposé de ce que pense celui qui l'a écrit, mais qui dénaturent les positions de celui qu'ils visent, pseudos dénonçant l'adversaire sur des bases entièrement fausses, pseudos s'appropriant un nom bien connu pour lui faire dire n'importe quoi (mais qui peut penser un seul instant que c'est papawilheim qui a édité ce commentaire incroyablement long)… La perversité va plus loin puisqu'on l'accuse de l'avoir fait sciemment pour qu'on croie qu'un vilain méchant a pris son nom pour le mettre en cause alors que c'est lui qui sabote le blog en faisant croire que c'est d'autre qui le font… En procédant ainsi, on ne sait plus qui est qui et qui fait quoi. En tous les cas pour le lecteur lambda c'est bien difficile de s'y reconnaitre…
- Je suis incapable de pouvoir dégager tous les tenants et aboutissants de la chose… Mais il y a des choses que je sais : Je ne suis pas papa wilheim et papa wilheim n'est pas Felts. Ceux qui disent le contraire sont des manipulateurs. Je ne suis pratiquement pas intervenu ces deux derniers jours et ceux qui disent le contraire sont des manipulateurs. J'apprécie pour l'essentiel ce blog et souhaitent qu'il vive mieux que maintenant. Ceux qui disent le contraire sont des manipulateurs. Il est vrai que devant le comportement de quelques-uns, j'ai pensé qu'il fallait répondre du tac au tac… Je ne pensais pas qu'ils pouvaient atteindre le niveau d'attaque de ces derniers jours…
Pour ma part, je pense qu'ils se sont révélés pour ce qu'il sont.
Un aveu de faiblesse : je ne suis pas sur que tout le monde en soit persuadé… C'est la rançon de la toile : entre la vérité et le mensonge, entre le soupçon et le doute, entre l'évidence et la fausse évidence, le fil est tenu. Au bout du compte cependant : la bassesse n'élève pas. Ceux qui la pratiquent n'ont pas le regard plein d'étoiles…

Le retour au calme qui a suivi ne doit pas créer l'illusion qu'il est inutile d'évoquer ce type de pratique et de croire que plutôt que d'en tirer quelques leçons, l'abstention vaut condamnation. Si on ne s'en prémunit pas, elles se réactiveront dés que pour certains le besoin s'en fera sentir…

Écrit par : Roger Felts | 19 septembre 2008

J'ai vu des "option histoire de l'art" bien mignons.

Ecrit par : Dobolino | 19 septembre 2008

Ler genre à se payer, aux frais de la région, des voyages à Barcelone et Paris, sous l'œil esbaudi de maman épanouie (pas de papa, comme d'hab! mais ça n'aurait rien changé), pour t'annoncer après le bac, que fifille se voit bien agent immobilier ou expert-comptable.
Remboursez!
Ça sert à quoi, à faire tourner la machine économique?

Écrit par : Dobolino | 19 septembre 2008

Ecrit par : Roger Felts | 19 septembre 2008
On n'en a pas grand chose à braire, à tout dire!
Les "Moi, Moi, Moi," on s'en branle.
Des fois, pour rigoler, on personnalise un peu, bien sûr... Quelques chamaillades sur truffes du Tricastin vs Truffes du Quercy ou autres billevesées. Ce n'est qu'un vaste rire.
Des fois on énerve un peu, OK. On se calme vite si on nous le fait remarquer. Des fois, rarement, je vous le concède, on s'excuse...
On essaye de rester centrés, même si notre verve déborde souvent. Centrés sur l'enseignement, pas sur Felts, quelque soient ses insignes et sublimes qualités que je lui concède volontiers pour peu que nous retrouvions un semblant de paix ici.

Écrit par : Dobolino | 19 septembre 2008

Ah tiens ! On "projette" la réforme du lycée sur sa discipline ?

N'avais-je pas dit que c'était cela qui allait amener une prise de conscience ?

Quant aux langues anciennes, c'est vrai que je ne vois pas bien où il en est question dans les propos de Braquemiché... Son "parcours Humanité", ça sent le ghetto.

Je ne vous ai pas dit : on a créé l'option grec ancien dans mon bahut cette année : 32 inscrits en seconde ! Si si ! C'est moi qui les ai, alors je profite bien, mais je ne suis pas sûr que ça continue...

« Meurs Diagoras, car enfin tu ne peux pas devenir dieu ! »

Écrit par : sanjuro | 19 septembre 2008

Pour avoir travaillé un an avec des musiciens option lourde, leur formation n'était vraiment pas de l'ordre de l'activité périscolaire; ils avaient une formation à la fois historique, esthétique et pratique.

Ecrit par : Romuald | 19 septembre 2008

"Tant mieux pour eux !
Et vos musiciens "option lourde", ils ne faisaient de musique qu'au lycée?
J'en doute fort.
J'ai vu des "option histoire de l'art" bien mignons."

Ecrit par : Dobolino | 19 septembre 2008

Evidemment, qu'ils font AUSSI de la musique en dehors. Et alors? Où est le problème? En quoi cela prouve t-il que la formation qu'ils suivent dans le cadre "educ nat" n'est pas valable?

Écrit par : Christophe Sibille | 19 septembre 2008

"@ stagiaire.iufm.

Je pense que ces IUFM sont vraiment interchangeables. Les témoignages sur les "formations" dispensées, généralement, se recoupent. Vous parlez de "torture intellectuelle". Croyez bien que je compatis..."

Ecrit par : Daniel Arnaud | 19 septembre 2008

On n'en a pas eu tellement, (surtout sur les formations "PE"), même ici, où c'est le lieu privilégié pour vomir sur les IUFM...

Écrit par : Christophe Sibille | 19 septembre 2008

Monsieur Felts,
je m'en vais justement pour montrer par ma disparition qu'aucun débat n'est possible dans ce blog de bobos bien-pensants et mal-faisants. Un blog qui était né - à l'origine - avec toute autre intention.
Aujourd'hui j'ai essayé d'apporter ma contribution. On m'a traité de clown. J'ai posté un article et une nouvelle forte intéressante sur la traduction de begodo dans un autre pays de l'Union. On m'a fait comprendre que je baissais le niveau et que j'étais un psycopathe. Dobolino- que j'apprecie par ailleurs - a annoncé ce soir que le film de bégodo était nommé aux Oscars : personne ne l'a traité de psychopathe.

Les manipulateurs sont nombreux ici.
Votre phrase m'a touché : la bassesse n'élève pas. Ceux qui la pratiquent n'ont pas le regard plein d'étoiles...
Seuls moi et vous pouvons savoir d'avoir été la cible de cet ignoble complot.
Les visages propres qui débarquent naifs après la tempête ne trompent pas papa wilhelm.

Tous mes respects

Écrit par : papa wilhelm | 19 septembre 2008

Bégaudeau

Écrit par : Christophe Sibille | 19 septembre 2008

Merci pour la correction. Je suis tellement idiot que j'ai écrit bégodo! Mais vous y tenez vraiment à passer pour un con Sibille ?
Après ça, mes respects à tous le monde, sauf à cette sale merde de manipulateur dénommé Sibille. Je voudrais vous voir vous à écrire en italien et en allemand, deux langues que je maîtrise mieux que le français. DUCON! Toto a raison , il n'y a que ça qui vous interpelle!

Écrit par : papa wilhelm | 19 septembre 2008

Christophe, pouvez-vous me donner des précisions concernant la suppression des "options lourdes" en musique.

Écrit par : Robin | 19 septembre 2008

Est-il question de toucher à la section F 11 au lycée.

Écrit par : Robin | 19 septembre 2008

« La Faisabilité politique de l’ajustement », (2) en indique le mode d’emploi pour éviter la révolte des citoyens que cette ruine ne manquera pas de frapper. Paul Villach

(1) Voici la lettre de l’inspecteur d’académie de la Haute-Loire au principal du collège de Jussey, publiée par le N° 2 de la revue de l’ACOPF de juin 2008.

« Vesoul, le 21 mars 2008,

Monsieur le Principal,
Conformément aux objectifs qui vous ont été assignés à votre arrivée au collège de Jussey, je vous demande expressément de bien vouloir corriger dès cette année scolaire les taux de redoublement.

Un immense merci à FGuichard pour nous avoir transmis cette analyse remarquable. L'essentiel y est dit, je pense.

Écrit par : Robin | 19 septembre 2008

"aucun débat n'est possible dans ce blog de bobos bien-pensants et mal-faisants. Un blog qui était né - à l'origine - avec toute autre intention."
papa wilhelm | 19 septembre 2008

Vous avez toute ma sympathie , papa W..Il faut rester , même si vous ne savez pas écrire begodo !

Écrit par : Amélie Forcément | 19 septembre 2008

Excusez-moi, mais j'ai du mal à comprendre ce qui se passe exactement sur ce blog depuis quelque temps. Je ne voudrais vexer personne, mais j'ai l'impression parfois de retrouver les élèves que je viens de quitter...Alors que les nouvelles concernant les projets de "Soustractor" sont de plus inquiétantes.

Écrit par : Robin | 19 septembre 2008

Bégaudeau,LE FILM.
Un strip-tease qui sous les feux de la rampe révèlera tous les défauts du pédagogisme alors que si peu de gens les lui demandaient .
Ce que vous n'aviez jamais voulu savoir vient à vous ......

Écrit par : bernard | 19 septembre 2008

Tiens c'est toujours le blog de Kiki... Toujours au Medef? Comment vont tes amis patrons? Tu roules toujours pour sarko en sous main?

Écrit par : hum...hum... | 19 septembre 2008

Ça, c'est pas trop grave, vu l'efficience des dites classes, dans le cadre d'une future carrière artistique... C'est vraiment de la branlette, ce genre d'option!
On ne va pas au bahut pour "s'épanouir", merde!

Ecrit par : Dobolino | 19 septembre 2008

Vous ne parlez pas sérieusement, j' espère ?

Notre plus jeune fils est en seconde F 11 au lycée Pasteur de Besançon et ce n'est pas du tout l'impression que nous avons.

Et pourquoi un adolescent ne pourrait-il pas aussi s'épanouir dans ce qu'il fait ?

Pourquoi tout devrait-il être ennuyeux, pénible et aride dans la vie ?

Je confirme que les horaires permettent aux élèves de poursuivre leur pratique instrumentale au conservatoire.

Si X. Darcos supprime ces classes à horaires aménagés et que même des gens comme vous, pour qui j'ai de l'estime, pensent que c'est légitime, alors il n'y a plus qu'à tirer l'échelle.

Le sens de ce que nous faisons ma femme et moi, la fatigue, les heures supp., les sacrifices...n'ont plus aucun sens.

Écrit par : Robin | 19 septembre 2008

@ Dobolinino : "Moi, Moi, moi…"

Dobolino relisait la collection de vos interventions, l'étalage de vos histoires de cul, les considérations sur vos universités, le descriptif des mérites nombreux et divers des membres de votre nombreuse famille, sans compter vos déreglements d'humeurs, vos rapports à la défécation, votre raffinement dans la vulgarité et j'en passe car je n'ai pas effectivement tout mémorisé de votre vision universaliste du monde, avant de vous poser des question sur mon éventuelle égocentrisme exacerbé

Jéremy avec qui je ne suis pas particulièrement copain écrit :
« Comment faites-vous pour faire semblant d'avoir une discussion un tant soit peu sérieuse après tous les messages inutiles qui ont été postés ? »
Puis :
« Vous êtes peut-être sérieux, mais la discussion plus haut a l'air d'avoir été délirante. »

Or ce délire était organisé autour de ma petite personne… Et je vous assure que je n'étais pour rien dans cette personnalisation outrancière où on me faisait jouer le “beau” rôle.
Ne pas admettre, comme votre intervention le laisse entendre, que je puisse m'en défendre dépasse la simple passivité idiote. Vous vous faites complice de pratiques où le bêtise est la triste compagne de la perversion manipulatoire…

À moins que vous n'ayez pas bien compris ce que j'ai écrit. Je le réédite afin que vous puissiez mieux vous en imprégner. Vous constaterez qu'elle est moins centré sur moi que sur la pratique des pseudos qui manifestement constituait l'axe de ce délire…

Je remarque que même quand je n'interviens pas, j'existe sur ce Blog. Le rôle que deux ou trois personnes cherchent à me faire tenir me conforte dans l'idée qu'ils ne sont plus aptes à soutenir une pensée organisée et qu'ils sont dans le n'importe quoi. Il espère que dans ce brouet infâme, la crapulerie apparaîtra bardée d'innocences.
Pour les gens qui se désolent du niveau atteint ces jours-ci et qui ont ont pu constaté que quelques individus me remettaient systématiquement en cause, je précise ce qui suit :
Ces deux derniers jours, je suis très rarement intervenu et ne suis pas entré dans la polémique en cours.
Je signe le plus souvent Felts, parfois Dieu ou ses dérivés “Dieuépartout, Dieuébonté, etc. ”. Mais comme pour ses pseudos, je donne à chaque fois l'adresse de mon site, il est évident que c'est moi qui en suis l'auteur.
Il y a eu trois interventions signées Héraclite. C'était celles d'un ami avec qui j'avais discuté des problèmes soulevés et à qui j'avais dit que ma signature amenait chez certains la non-lecture des thèmes que j'abordais. Il a supposé que le nom d'Héraclite éveillerait d'autres réactions.
Toute autre intervention signée de n'importe quel nom n'est pas de moi ou n'a pas été inspirée par mes dires. Si certains rejoignent parfois mes propos, c'est par le libre jeu de leur pensée autonome et sans contact spécifique. Il n'y a que la personne ayant signé “Maman” qui m'a contacté par mail personnel en deux occasions…
J'espère que papa wilheim ne donnera pas suite à sa décision. Il ne faut pas qu'il donne l'impression que la bêtise à triompher ou que seule la tenue de discours conformiste permet de supporter l'insupportable suffisance de ces pénibles… J'ai bien apprécié son soutien et son combat.
Les choses seraient plus claires si des manipulations diverses ne semaient la confusion à tous les étages : emplois plus ou moins systématiques de pseudos, pseudos tenant des propos caricaturaux qui sont à l'opposé de ce que pense celui qui l'a écrit, mais qui dénaturent les positions de celui qu'ils visent, pseudos dénonçant l'adversaire sur des bases entièrement fausses, pseudos s'appropriant un nom bien connu pour lui faire dire n'importe quoi (mais qui peut penser un seul instant que c'est papawilheim qui a édité ce commentaire incroyablement long)… La perversité va plus loin puisqu'on l'accuse de l'avoir fait sciemment pour qu'on croie qu'un vilain méchant a pris son nom pour le mettre en cause alors que c'est lui qui sabote le blog en faisant croire que c'est d'autre qui le font… En procédant ainsi, on ne sait plus qui est qui et qui fait quoi. En tous les cas pour le lecteur lambda c'est bien difficile de s'y reconnaitre…
Je suis incapable de pouvoir dégager tous les tenants et aboutissants de la chose… Mais il y a des choses que je sais : Je ne suis pas papa wilheim et papa wilheim n'est pas Felts. Ceux qui disent le contraire sont des manipulateurs. Je ne suis pratiquement pas intervenu ces deux derniers jours et ceux qui disent le contraire sont des manipulateurs. J'apprécie pour l'essentiel ce blog et souhaitent qu'il vive mieux que maintenant. Ceux qui disent le contraire sont des manipulateurs. Il est vrai que devant le comportement de quelques-uns, j'ai pensé qu'il fallait répondre du tac au tac… Je ne pensais pas qu'ils pouvaient atteindre le niveau d'attaque de ces derniers jours… Pour ma part, je pense qu'ils se sont révélés pour ce qu'il sont.
Un aveu de faiblesse : je ne suis pas sur que tout le monde en soit persuadé… C'est la rançon de la toile : entre la vérité et le mensonge, entre le soupçon et le doute, entre l'évidence et la fausse évidence, le fil est tenu. Au bout du compte cependant : la bassesse n'élève pas. Ceux qui la pratiquent n'ont pas le regard plein d'étoiles…

Le retour au calme qui a suivi ne doit pas créer l'illusion qu'il est inutile d'évoquer ce type de pratique et de croire que plutôt que d'en tirer quelques leçons, l'abstention vaut condamnation. Si on ne s'en prémunit pas, elles se réactiveront dés que pour certains le besoin s'en fera sentir…

@Note à Robin qui écrit :
"Excusez-moi, mais j'ai du mal à comprendre ce qui se passe exactement sur ce blog depuis quelque temps. Je ne voudrais vexer personne, mais j'ai l'impression parfois de retrouver les élèves que je viens de quitter...Alors que les nouvelles concernant les projets de "Soustractor" sont de plus inquiétantes."

Souvenez-vous Robin, il y a quelques jours vous étiez victime d'une agression et vous étiez prêt à tout envoyer péter.
Alors qu'effectivement" les projets de "Soustractor" sont de plus inquiétants." Devant les risques d'incendie, ses bons zamis allument des contre-feux. En attaquant X ou y sur tel ou tel plan, ils penseront à se défendre plutôt qu'à résister à l'offensive sur le front principal. Pourtant je ne pense pas que la passivité vis-à-vis des contre-feux soit une bonne chose. Ce qui me surprend, c'est la faiblesse des soutiens quand ce n'est pas le coup de poignard dans le dos comme Dobolino

Écrit par : Roger Felts | 19 septembre 2008

.......La ministre de l’enseignement supérieur Valérie Pécresse a annoncé ce matin sur France Info une aide de 200 euros par mois pour certains étudiants boursiers.

Ainsi, les bacheliers « mention très bien » toucheront, en plus de leur bourse, 200 euros par mois pendant leurs années de licence. Cette initiative s’adresse aux « étudiants méritants, dont les parents ne sont pas imposables sur le revenu ».

Cette somme sera également allouée « pour les 5% meilleurs étudiants de licence, de BTS et d’IUT. L’idée est de récompenser l’effort et le mérite », commente la ministre........

Écrit par : bernard | 19 septembre 2008

"aucun débat n'est possible dans ce blog de bobos bien-pensants et mal-faisants. Un blog qui était né - à l'origine - avec toute autre intention."
papa wilhelm | 19 septembre 2008


Malheureusement OUI, avant que l'écoeurement ne vous gagne ! Dommage que la première intention se soit dissipée dans une alegria impitoyable.

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J'espère que papa wilheim ne donnera pas suite à sa décision. Il ne faut pas qu'il donne l'impression que la bêtise à triompher ou que seule la tenue de discours conformiste permet de supporter l'insupportable suffisance de ces pénibles… J'ai bien apprécié son soutien et son combat.
Ecrit par : Roger Felts | 19 septembre 2008

Malheureusement, R Felts, la bêtise triomphe toujours, et ce blog, est la triste signature, d'un combat perdu d'avance.
Il était lu par des milliers de parents et d' ELEVES qui avaient confiance et espoir en ce lieu d'échange. Mais il finira comme l'école est devenue : misérable.

Gracias a dios, des professeurs comme Jean, Robin, Catmano (j'en oublie peut-être) viennent ou venaient l'illuminer. Et grâce à eux, on essaie d'imaginer la chance que peuvent avoir certains élèves de ne pas être totalement abandonnés dans la jungle de la pensée machiavélique.
C'est/était au moins le côté positif de ce blog.

C'est assez drôle de critiquer l'éducation, le comportement des élèves ! Mais sur ce blog nous avons le droit en permanence aux dérives de ceux qui critiquent constamment le système.
Cherchez l'erreur !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Écrit par : carole | 20 septembre 2008

"JPB, j'admire assez votre impavidité face aux semeurs de bordel. Vous avez aquis ça en ZEP?"
s'étonne Dobolino. Et Jérémy poste des choses assez semblables...
J'vais vous dire...
D'abord, il y avait fort peu de "semeurs de bordel" dans mes classes de ZEP. Pour deux raisons. D'abord, parce que j'enseignais en lycée, et qu'une grosse partie du tri avait été faite fin trosième. C'est le collège qui est devenu la plaie, aujourd'hui. Chapeau à nombre de ceux qui osent encore se lever le matin pour se faire chahuter par des barbares systématiquement soutenus par l'administration, qui brandissent, sans savoir la lire, la loi du 13 juillet 2000 (ah, Ségolène...) qui interdit pratiquement toute sanction.
Ensuite, les semeurs de bordel ne vivaient pas longtemps (allez, je blague...).

Pour revenir sur le bordel ambiant...
Je vois ce blog comme l'un de ces "séminaires de créativité" que j'ai connus dans le domaine publicitaire. On cause, on cause, c'est tout ce que l'on sait faire, on boit, on fume même, on déconne (deux n !) à pleins tubes, et de temps en temps, une bonne idée émerge. Même, parfois, une idée géniale - ou, simplement, une jolie phrase, et c'est déjà pas mal. Nous ne sommes pas en classe, la transmission ne se fait pas de manière verticale, mais horizontale (et je conçois que cette métaphore d'essence sexuelle fasse blêmir certains pédagogues de ma connaissance...). Nous sommes dans un symposium sauvage, parfois très arrosé - conformément aux pratiques socratiques et platoniciennes -, où l'on sodomise à vif les diptères, faute d'avoir sous la main Alcibiade ou Phrynè, et où l'on accouche de pensées fortes, fortement exprimées - au milieu des sanies, comme dans tout accouchement.
JPB

Écrit par : brighelli | 20 septembre 2008

Libé titre "Xavier Darcos, une rentrée zélée avec une mention bourdes" en forme de récapitulatif des "erreurs" commises récemment par le Maître du Moloch.

On y lit : "inaugurant l’Ecole européenne de Strasbourg, il n’exclue pas des stages en allemand."

Depuis que les clavistes ont été excluées de Libé, on ne relève plus ce genre de bourde. On s'en relève même.

On peut se demander s'il ne s'agit pas d'un désir inconscient de promotion généralisé qui consiste à reclasser au premier groupe des verbes qui stagnaient au second voire au troisième depuis des lustres *.

Auquel cas, ça forcerait le respect.

* Le Sgen est d'accord.

Écrit par : dugong | 20 septembre 2008

Dugong, par les temps qui courent, et avec la conviction qui est la sienne que "le temps passé à la maison est un temps inégalitaire", même le SNES serait d'accord...
Bonne journée...
JPB
PS. Le physicien marseillais, vous êtes libre mercredi midi ? Communiquons en privé : jeanpaulbrighelli@wanadoo.fr

Écrit par : brighelli | 20 septembre 2008

(suite au bordel ambiant)
Vive la dyslexie !
A bas la culture ! (L'agriculture manque de bras)

Reçu ce matin une pub pour l'ortograf.
Si les malades mentaux (Meirieu et ses sbires sont des séraphins à côté de ces gens-là !) qui ont imaginé cette méthode avaient une certaine audiance (tout me paraît possible maintenant ), voici ce que cela donne.

(Petit extrait de leurs oeuvres)

Ortograf

Ortograf dévoual son plan 2007
Le group Ortograf a aksèpté d'aporté dè-z ajusteman à la norm. Sè demand étè rékurant é adrèsé par dè-s usajé de tou lè-z orizon de l'èspas frankofone depui l'introduksion de la norm.

Un sousi de stabilité avè jusk'isi retenu le group Ortograf d'antériné sè modifikasion, par ayer, tou-t à fè léjitim é dan l'espri de la norm; Le digram 'oi' sera ranplasé par 'oua' é le son jénéralman reprézanté par le karaktèr 'ê' le sera par le karaktèr 'è'. Lè chanjman prandron éfè sur le sit ortograf.net o kouran de l'ané 2007.

Le group Ortograf a konstitué l'ékip intèrnasional DÉVO (DÉVlopman Ortograf) dan le bu de dévlopé dè-z outi ki pèrmètron la difuzion akséléré de la norm Ortograf.

L'ékip DÉVO dévlopra en 2007:
1 - Le plu gran leksik de la lang fransèz, dan lè deu-z ortograf, notaman sur la baz de travo parèné par l'Université de Paris V et le Centre national de la recherche scientifique (CNRS-France).

2 - Un utilitèr an ligne pour intèrojé gratuitman le leksik. On poura, par egzanple, an kelke segond, sur son portable ou son-n ordinater, obtenir la transkripsion d'un mo an ortograf alternativ.

3 - Un transkripter (tradukter) pour fèr la transkripsion otomatik de tekste konplè, d'une ortograf à l'otre. Le transcripter sera osi ofèr gratuitman é permetra notaman d'antamé rapidman la transkripsion otomatizé, an-n ortograf altèrnativ, de tou le patrimouane litérèr de lang fransèz du domène publik. Le transkripter otomatik sera égalman à la dispozision dè tradukter de lojisièl. Imajiné! Linux, Google et otre an-n ortograf alternativ!

Tout sè-z aksion viz à réalizé la vizion Ortograf 2007: Akrouatr la prézans é la léjitimité de l'ortograf altèrnativ dan l'èspas publik.

Anne-Marie.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 20 septembre 2008

" ...où l'on accouche de pensées fortes,fortement exprimées-au milieu des sanies comme dans tout accouchement." JPB.

Je ne sais pas pourquoi mais ça me fait penser qu'il faut absolument que je me procure du fumier pour les framboises de notre jardin qui donneront une délicieuse gelée pour les tartines du petit déjeuner.
Ce soir,dans le cadre des journées du patrimoine nous chantons dans une église du vignoble. Hors -sujet, je sais. En pleines vendanges, nous espérons une affluence de 50 à 100 personnes ( on peut rêver non ? ) qui applaudiront à tout rompre après l'Alléluia du Messie de Haendel qui n'est pas au point ,vu que les hommes ne seront pas complet , que les altis ne maîtrisent pas certains passages et que les sopranis vont s'épuiser sur un sol qui n'en finit pas... On enfante comme on peut, dans la douleur, la joie et la bonne humeur.
L'ironie est la force et la consolation de l'esprit, affirme Léonce Bourliaguet dans la préface de " Quatre du cours moyen." publié en 1934 chez Armand Colin.
Bonne journée.

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 20 septembre 2008

Robin, je ne pense pas que la "F11" soit touchée. Je me renseignerai. Pour ce qui concerne les classes littéraires à option forte "musique", théâtre" et "arts plastiques", c'est une certitude. Cela nous a été confirmé hier par l'IPR de l'académie. Et, en L comme en F11, les horaires sont articulés entre l'enseignement spécialisé et l'éducation nationale, et les élèves travaillent sérieusement. Ils continuent pratiquement tous dans une spécialisation musicale, (musicologie, DUMI, voire, pour certains, DE d'instrument). J'ai d'ailleurs, cette année, en PE1, une étudiante ayant un diplôme de direction d'orchestre. Evidemment, c'est plus qu'il n'en faut pour apprendre la musique à des enfants de maternelle... ;-) Suivez mon regard. Non, pas par là, par là, comme disait Coluche.
Un petit salut à Jean-Paul, qui a raison. (Et à Carole, même si nous ne sommes pas toujours d'accord, et à tous les autres, d'ailleurs.)
Jean-Paul a raison. Même quand il y a pétage de plombs, ce qui arrive de temps en temps ici, je pense qu'il faut laisser passer l'orage. Les trolls se lasseront d'eux-mêmes, et on pourra reparler à peu près sereinement.

Écrit par : Christophe Sibille | 20 septembre 2008

"Si les malades mentaux (Meirieu et ses sbires sont des séraphins à côté de ces gens-là !) qui ont imaginé cette méthode avaient une certaine audiance "

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 20 septembre 2008

Audience, Anne-Marie! Ne vous laissez pas polluer!
Ceci-dit, je vous suis totalement sur ce combat-là.

Ce qu'il faudrait supprimer aussi, c'est ce spice de code à la con qu'il faut taper pour poster un message qui fait plus de deux lignes!

Écrit par : Christophe Sibille | 20 septembre 2008

"Vous ne parlez pas sérieusement, j' espère ?

Notre plus jeune fils est en seconde F 11 au lycée Pasteur de Besançon et ce n'est pas du tout l'impression que nous avons.

Et pourquoi un adolescent ne pourrait-il pas aussi s'épanouir dans ce qu'il fait ?

Pourquoi tout devrait-il être ennuyeux, pénible et aride dans la vie ?

Je confirme que les horaires permettent aux élèves de poursuivre leur pratique instrumentale au conservatoire.

Si X. Darcos supprime ces classes à horaires aménagés et que même des gens comme vous, pour qui j'ai de l'estime, pensent que c'est légitime, alors il n'y a plus qu'à tirer l'échelle.

Le sens de ce que nous faisons ma femme et moi, la fatigue, les heures supp., les sacrifices...n'ont plus aucun sens."

Ecrit par : Robin | 19 septembre 2008

Tout cela est l'évidence. Merci à Robin de le rappeler.

Écrit par : Christophe Sibille | 20 septembre 2008

DEVO ?

Cela me rappelle le groupe * qui s'était ainsi baptisé par contraction de "deevolution". A ne pas confondre avec la "dévolution de problèmes" (expression pédagole) et encore moins la révolution.

Dans le délire présenté par AM Valette, il s'agirait plutôt d'un "back to Chrom à gnons"

* auteur d'un mémorable pastiche du Satisfaction des stones (à la fois déjanté, destructuré et énervé). Un bijou.

Écrit par : dugong | 20 septembre 2008

La lecture de textes en "langage" SMS me fout un mal de tête phénoménal. D'ailleurs, je n'y arrive pas. Quelle merde !

Écrit par : vignon | 20 septembre 2008

Stagiaire.IUFM, avez-vous lu :"La ferme aux professeurs" de François Vermorel?

Je pense que vous savez qu'il faut faire profil bas si vous voulez être reçu au concours, et faire semblant d'entrer dans leur système de pensée (à moins que les choses n'aient radicalement changé depuis quelques années, ce qui m'étonnerait).
La fille d'un ami a été collée à l'IUFM de Toulouse (dont Eveline Charmeux a été pendant trente ans la présidente) : elle était trop éloignée de la doxa IUFMesque.
Pourtant, elle faisait depuis plusieurs années de la rééducation, avec succès.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 20 septembre 2008

papa wilhelm est mort hier à 20h55

@Sibille: Jean-Paul a raison. Même quand il y a pétage de plombs, ce qui arrive de temps en temps ici, je pense qu'il faut laisser passer l'orage. Les trolls se lasseront d'eux-mêmes, et on pourra reparler à peu près sereinement.


Mettez en place vos petites pratiques à chaque fois que quelqu'un avec un peu de cervelle débarque sur ce blog, cher Sibille! Quand vous resterez tout seul à débiter vos sottises sur ces lieux, on saura enfin qui étaient ces ignobles trolls.

Écrit par : papa wilhelmdoutretombe | 20 septembre 2008

Merci, Dugong, j'utilise aussitôt votre " back to Chrom à gnons".

Écrit par : Anne-Marie Valette | 20 septembre 2008

"Mettez en place vos petites pratiques à chaque fois que quelqu'un avec un peu de cervelle débarque sur ce blog, cher Sibille! Quand vous resterez tout seul à débiter vos sottises sur ces lieux, on saura enfin qui étaient ces ignobles trolls."

Ecrit par : papa wilhelmdoutretombe | 20 septembre 2008

Très franchement, vous ne trouvez pas que vous vous êtes assez rendu ridicule hier, (et pas mal, avant hier, et avant-avant hier, et... ?

Écrit par : Christophe Sibille | 20 septembre 2008

Non, jamais je ne me suis rendu "ridicule" . Et quand bien même , vous savez, je ne raisonne pas comme vous: le ridicule ne me fait pas peur, contrairement à vous qui voyez du "ridicule" partout.

C'est étrange à quel point vous me rappelez ces camarades gâtés et polis qui animaient ma cours de récréation lors que j'étais enfant en allemagne dans les années 50 et disaient :" Je salue Paul qui a raison ! Regarde wilhelm a les pantalons rapiécés, ne jouons pas avec lui ! Amélie a dit que tu es sale, ne jouons pas avec elle!"... Vous me donnez la même étrange sensation.

Une précision s'impose : c'est vous qui voulez me rendre ridicule. Mais vous n'y arriverai pas car, je ne suis pas sensible au riducule, contrairement à vous qui avez tout le temps ce mot à la bouche (avec la variante 'gna gna je vomis")

Si quelque chose sommeille dans votre conscience, vous comprendrez. Autrement, ce n'est vraiement pas grave.

Écrit par : papa wilhelmdoutretombe | 20 septembre 2008

PS

En outre, ayant été victime de trollerie et de trollements, je sais à quel point l'accusation d'être "le troll du troll" provoque chez l'honnête homme l'exigence de mettre les choses au clair et d'affirmer sa propre innocence.
Dans une âme propre, cette accusation est un corps étranger que l'on a envie d'expulser aussi vite que possible.
Mais, ...Vous répondez gaiement : "gna gna tu es ridicule". Oui, décidemment, la bassesse n'élève pas.

Écrit par : papa wilhelmdoutretombe | 20 septembre 2008

Faut-il la même formation pour un maître de maternelle que pour celui qui exercera en élémentaire ?
Oui, cent fois oui.

D’abord pour empêcher les gens qui pensent avec leur porte-monnaie de transférer quelques milliers de salaires des personnes chargées de former les plus jeunes de nos concitoyens de la Fonction Publique d’Etat sur la Fonction Publique Territoriale (les Communes, en l’occurrence), revoyant par la même occasion à la baisse les diplômes nécessaires à l’exercice de cette profession et créant sans doute une inégalité encore bien plus grande entre ceux qui auraient la chance de résider dans de « bonnes » communes et les autres.
Il se peut d’ailleurs que parmi ceux qui pensent avec leur porte-monnaie, certains aient des idées encore plus mercantiles et qu’ils voient, dans cette éviction des plus petits de la structure publique, une possible source de profit.
Quel parent un peu à l’aise financièrement résisterait à une plaquette présentant « une jolie petite structure de taille humaine, décorée et équipée dans le but d’apporter à vos enfants ce qu’il y a de meilleur, munie d’un personnel formé dans nos propres centres aux méthodes les plus à la pointe de la recherche éducative » et ne serait pas prêt à mettre la main au chéquier pour payer « très cher, mais c’est pour le bien du petit », ce qu’il pourrait avoir gratuitement si l’enseignement public continuait à recevoir les moins de cinq ans (c’est l’âge de la scolarisation obligatoire qu’avait prévu la commission Thélot) ?

Ensuite, parce que l’Ecole Primaire est un tout et que dans de très nombreuses communes, elle accueille, dans les mêmes locaux, avec la même direction, des élèves de deux à onze ans. En France, nous avons un nombre très important d’écoles de quatre classes ou moins (54 % des écoles publiques en 2007/2008).
Dans ces petites structures, il suffit d’une année creuse ou trop abondante en terme de natalité pour que le maître en charge de la GS devienne celui de la GS-CP ou que celui du CM2 accueille les quelques Moyens qui feraient exploser les effectifs de toute autre classe de l’école (je ne suis pas forcément d’accord avec ce principe, mais tant que l’on tirera sur les postes d’enseignants, ce genre de situation aberrante pédagogiquement parlant aura cours). S’il fallait nommer dans ces écoles un nombre fixe de professeurs des écoles « habilités élémentaire » ou « habilités maternelle », ce serait un casse-tête administratif insoluble à base de fermeture/ouverture/blocage de postes au mieux tous les deux ou trois ans.

Enfin, parce qu’une bonne scolarité élémentaire se prépare et qu’il n’y a personne de mieux placé qu’un instituteur de Primaire pour en savoir exactement le programme et donc tirer profit de toutes les activités en cours en maternelle dans le but de fournir à l’école élémentaire des élèves prêts à en assumer les apprentissages.
Aussi ridicule que cela puisse paraître, il en est du passage aux toilettes (oublions cette sinistre histoire de couches, ou plutôt remettons-la à un autre paragraphe) et de l’accompagnement à la sieste (j’ai des choses à dire là-dessus aussi) comme du reste.

Si un Professeur des Ecoles est fermement décidé qu’il est avant tout un Instituteur de Primaire, il peut, et il se fait un devoir de le faire, transformer un moment aussi peu « scolaire » en préparation riche et efficace à de futurs apprentissages : outre une éducation à l’hygiène de vie, inscrite dans les programmes, qui peut, souvent, à cet âge, la répétition est importante, prendre la forme d’une leçon de choses, il travaillera des points-clés de son programme à lui : devenir élève (savoir attendre son tour, moduler la puissance de sa voix, se taire et écouter, obéir, ranger...), ce qui, si j’en crois, ici, vos propos de professeurs de collèges ou de lycées, ou, ailleurs, sur les forums d’instit’, a fortement besoin d’être installé et intégré actuellement. Il peut (doit) aussi en profiter pour exercer la motricité fine et l’autonomie ( boutonner et déboutonner, se chausser, se lacer, manipuler un robinet sans éclabousser tout le monde), toutes activités qui rendront plus simple le maniement du crayon, de la gomme, des ciseaux ou du tube de colle, lorsque le temps sera venu d’apprendre à écrire, gommer, découper ou coller.

Pour ce qui est des couches, les instructions officielles autorisent l’inscription à l’Ecole Maternelle à deux conditions : enfants ayant deux ans révolus le jour de la rentrée des classes (tolérance pour les enfants nés avant le 31 décembre de l’année en cours à partir du jour où ils atteignent leur deuxième anniversaire) et « physiologiquement prêts ». Il me semble que, lorsque j’ai débuté, cette expression était plus claire et que l’on parlait d’enfants ayant acquis la propreté diurne.
En promenant sur les forums, j’ai appris que dans certaines circonscriptions, des IEN imposaient aux directeurs d’écoles d’accueillir, dans la limite des places disponibles, tout enfant ayant un certificat médical attestant de cette capacité « physiologique » à supporter la scolarisation.
Du coup, certains enseignants de Petite Section se retrouvent obligés de pallier le manque de disponibilité des personnels communaux et de changer des couches (l’Etat n’impose pas aux Communes le recrutement d’un Agent Territorial Spécialisé des Ecoles Maternelles, ATSEM pour les intimes, pour chaque classe maternelle et se contente de dire : « Les dispositions de l'article 412-127 du Code des communes n'impliquent pas l'affectation d'une ATSEM dans chaque classe maternelle. Il n'existe donc pas actuellement de corrélation systématique entre le nombre de classes et le nombre d'ATSEM en école maternelle. Le recrutement et l'affectation de ces personnels de statut communal figurent au nombre des dépenses de fonctionnement des écoles à charge des communes. II appartient en conséquence aux municipalités d'apprécier les situations en liaison avec les services de l'Éducation nationale concernés et en fonction des moyens dont elles peuvent disposer, de prendre toute décision concernant le nombre des agents affectés dans les écoles maternelles », et certaines Communes exécutent la consigne au pied de la lettre).
Il en est de même pour la sieste et il arrive en effet que, dans certaines localités, selon les conventions collectives régissant le service des ATSEM, ce soient les Professeurs des Ecoles qui surveillent la sieste de leurs élèves (il me semble avoir lu sur un forum que c’est le cas à Paris, par exemple) pendant que les ATSEM sont employées à d’autres tâches ou empêchées d’assumer cette charge, au prétexte qu’elles ne peuvent prendre en charge un groupe d’élèves hors de la présence de l’instituteur.

Donc, si Monsieur le Ministre voulait vraiment se pencher sur « le cas de l’Ecole Maternelle », c’est du côté du recrutement et des attributions des ATSEM qu’il devrait creuser ou sur les conditions nécessaires à l’inscription à l’Ecole Maternelle et non sur celui de l’éviction pure et simple des enfants de deux et trois ans (je ne reviendrai pas sur l’avantage certain pour un Etat de fournir à la population une structure d’accueil de qualité pour les deux à cinq ans, Dobolino et JPB en ont suffisamment parlé ces jours derniers).

Il pourrait d’ailleurs aussi se pencher sur l’utilité d’une formation « Bac+5 » pour tous les personnels ayant en charge des moins de douze ans et sur le contenu de cette formation.
Une petite commission chargée de faire chaque jour un tour d’horizon sur un forum de Primaire (maternelle et élémentaire) pourrait en deux ou trois mois, faire un rapport sur les questions et les ignorances les plus fréquentes des jeunes débutants, quelle que soit la classe où ils ont été affectés (ou LES classes, nos charmantes collègues qui demandent un mi-temps ou un 75 %, ou un 80 % se multipliant, ces pauvres débutants ont souvent la charge de venir les remplacer un jour ou deux par semaine et jonglent entre leur PS du lundi, leur CM2 du mardi, leur CP du jeudi et leur MS du vendredi).
Il serait alors facile de programmer pour la rentrée 2010 un nouveau mode de formation initiale des instituteurs privilégiant l’acquisition sûre des fondamentaux (lire, écrire, compter, calculer, bases scientifiques, historiques et géographiques solides, connaissances musicales et d’arts plastiques) par les futurs enseignants, la connaissance du développement psychomoteur et cognitif de l’enfant de deux à douze ans et l’exposition des différentes techniques et méthodes utilisées depuis la création de la scolarité primaire pour obtenir des élèves prêts à entamer une scolarité secondaire (toutes les méthodes, et sans jugement de valeur, ni langue de bois).

Cela leur permettrait aussi d’ailleurs de se rendre compte à quel point les programmes actuels de la Maternelle ne correspondent plus à la mission qu’elle devrait remplir.
Vos « allergiques au schéma narratif » de Seconde, vos « dysorthographiques de 4° », vos « asociaux de Lycée Professionnel » ont vraiment des circonstances atténuantes puisque, depuis leurs deux ans révolus et leur maturité physiologique suffisante, on a évalué chaque année, sans jamais leur donner quelque ficelle que ce soit dans certaines classes, leur compétence à : « découvrir les usages sociaux de l’écrit en comparant les supports les plus fréquents dans et hors de l’école ; les nommer de manière exacte et en comprendre leurs fonctions ; se repérer dans une page, sur une couverture » (BO du 19/06/08) ou à : « découvrir la nature de l’écrit et se construire des représentations [menant à] des essais libres d’encodage [sans leur fournir ensuite la norme pour ne pas les bloquer] » (Apprentissages progressifs de l’écrit à l’école maternelle, M. Brigaudiot) ou encore à « devenir élève, [ce qui doit] être l’occasion, pour les enfants, de mettre en œuvre les règles communes de politesse et de civilité »(BO du 19/06/08), sans que soit précisé le rôle du maître dans cette mise en œuvre.

Donc, une formation commune et pourquoi pas, comme le suggère JPB, un encouragement à ne pas rester pendant toute sa carrière du même côté de la barrière (maternelle ou élémentaire) ou tout du moins des animations pédagogiques communes de façon à rappeler aux instituteurs des plus petits que leurs élèves feront un jour autre chose que des siestes et des pipis-culotte, des barbouillasses « à la manière de » et des « encodages spontanés de l’écrit» et à ceux qui ont en charge les plus grands qu’à sept ou huit ans, ou même neuf ou dix, on n’est pas si loin que cela de l’âge de la petite enfance et qu’on a peut-être encore le temps avant d’être évalué sur une éventuelle capacité à préparer seul à la maison un exposé sur « vivant/non vivant » ou sur le nouvel accélérateur de particules dont on nous rebat les oreilles, à nous, adultes.

Écrit par : catmano | 20 septembre 2008

J'ai voulu donner, hier, des "nouvelles du front" (rien à voir avec le Bulletin de la Grande armée, au soir de Waterloo, quand Fouché veillait avant de se raviser !), mais la fatigue m'a pris et je n'en ai pas eu la force.

Je lis de temps en temps, comme vous, un de ces petits bouquins de témoignages d'enseignants qui paraissent dans les premiers jours de la rentrée ; effarants, certes, mais anecdotiques, à part peut-être Tombeau pour le collège de Mara (joli prénom claudélien !) Goyet. Des diagnostics sans analyse, ou des analyses "hors champ", d'une ambiguïté redoutable (Entre les murs).

J'ai donc réussi donc à boucler mes 5 heures, dont 2 consécutives, de 9 à 11 avec la plus dure de mes deux 4ème à 28.

Les choses se sont plutôt bien passées, mais au prix d'un énorme investissement personnel et d'une attention à chaque élève, à chaque problème, à chaque page de brouillon, de la plus habile à la plus maladroite, puis (horresco referens !), les uns ayant fini, alors que les autres continuaient, de la "pédagogie différenciée" (pitié Jean !) pour éviter que les plus habiles ne s'ennuient (des exercices gradués sur les types de phrase).

Je sais parfaitement que rien n'est gagné, que cette classe qui s'est "globalement" bien comportée hier peut être infecte demain, que la classe généralement agréable d'habitude de l'autre collège peut être pénible comme elle l'a été hier en dernière heure, etc.

Au-delà de l'anecdotique, il y a une clé pour comprendre ce qui se passe en collège (merci encore à FGuichard pour l'analyse !) : les préconisations du "Moloch" en matière d'orientations et de redoublements ; ce que mon collègue a résumé en une phrase (point n'est besoin d'avoir BAC + 5 pour comprendre) : "Plus de la moitié des élèves que tu as sont passés sans avoir le niveau."

Écrit par : Robin | 20 septembre 2008

Note2be recommence ses conneries. Le Snalc lance une pétition (ci-dessous). Vous pouves la signer si vous le souhaitez sur www.snalc.fr :


L’Ecole n’est pas une marchandise, les professeurs ne sont pas des jouets !

Pour sauvegarder les droits fondamentaux et la liberté des professeurs,
Pour que votre nom n’apparaisse pas sans votre consentement sur un site public,
Pour que l’évaluation de votre travail demeure du ressort exclusif de l’Education nationale,
Pour que la société note2be.com cesse ses activités à l’insu des professeurs,



Pour signer la pétition : www.snalc.fr

Écrit par : Manu | 20 septembre 2008

Vous pouveZ.

Désolé.

Écrit par : Manu | 20 septembre 2008

@ Anne-Marie
J'ai lu quelques extraits de "La Ferme aux professeurs", c'est édifiant.
Je sais qu'il faut faire profil bas, cela se sent presque tout de suite quand on commence la "formation" iufm. Mais c'est parfois difficile lorsqu'on entend des insanités intellectuelles et des contre-vérités presque à longueur de journée.

Écrit par : stagiaire.iufm | 20 septembre 2008

Période déja lointaine, mais ô combien pénible (et encore, je n'étais pas dans le pire des IUFM...). Bon courage, "Stagiaire IUFM". La titularisation est au bout du tunnel.

Écrit par : Manu | 20 septembre 2008

Je viens de signer, "service inutile" (?), comme disait Montherlant, la pétition du SNALC.

Merci à Manu pour le lien et bien que la formule "L'Ecole n'est pas une marchandise, les professeurs ne sont pas des jouets." me laisse perplexe.

Il y a longtemps que l'école est devenue une marchandise (avariée) et les professeurs des jouets (cassés) et note2B (free ?) n'est jamais que le nouvel avatar de la dégringolade, le symptôme de l'époque.

Mais il est vrai aussi que l'emploi du conditionnel ne convient
à un slogan.

Écrit par : Robin | 20 septembre 2008

Pétition signée.
Ces amalgames systématiques concernant les formations en IUFM sont vraiment lassants.
Râlez contre des choses plus précises, vous serez plus crédibles.

Écrit par : Christophe Sibille | 20 septembre 2008

Bien que je pense qu'il s'agit moins d'un excès de personnalisation que de la dérive des pratiques du débat dans la situation spécifique créée par la toile, j'ai été sensible aux remarques qui ont été formulées sur mon “égocentrisme”. Aussi mon commentaire (long comme d'habitude) sera un retour aux problèmes de l'éducation… Comme je suis incompétent pour me frotter aux dédales des réformes dans leurs modalités pratiques – c'est plus l'affaire des pro d'autant que je n'ai pas d 'enfant de cinq à vingt ans, que j'en suis presque encore à la division Philo – Sciences Ex – Math. Élem. - et comprends que dalle aux sigles et initiales utilisées couramment dans certains commentaires – je vais m'investir dans une question éducative généraliste :
En quoi un discours peut être mystificateur et manipulatoire ?… Apprendre à penser n'est-il pas un thème privilégié par l'école républicaine ?

SUR LES DISCOURS MYSTIFICATEURS ET MANIPULATOIRES

"Le mal de prendre une hypallage pour une découverte, une métaphore pour une démonstration, un vomissement de mots pour un torrent de connaissances capitales et soi-même pour un oracle, ce mal naît avec nous."
Paul Valéry

(N.B.: afin d’éclairer le lecteur, je signale que l’hypallage est du même ordre que la métonymie, la métalepse et la synecdoque.)

On s’étonne souvent, mais toujours a posteriori, que des analyses complètement farfelues, mystificatrices, irrationnelles ou pseudo-scientifiques, sans rapport avec la réalité, aient pu exercer une influence majeure sur une fraction plus ou moins importante de nos concitoyens.
« l’homme n’est qu’un roseau, mais c’est un roseau pensant »
Je me demande parfois si ce n’est pas la qualité de “pensant” qui fait problème, car c’est à ce niveau que les manipulateurs, les mystificateurs, frappent pour faire avaler n’importe quoi.
Parmi les outils pour décérébrer les cerveaux, j’en ai relevé quatre…
Le raisonnement par analogie, le maniement du paradoxe, les processus d’identification et de diabolisation et pour couronner le tout, le discours démonstratif à logique exclusivement interne.

Je traiterai de l'analogie et partiellement du paradoxe en réservant à plus tard la suite de mon intervention (le soucis de ne pas être trop long !)

* Sur le plan pédagogique, il est de bon ton d’utiliser des comparaisons, des analogies pour mieux faire “comprendre” (on devrait dire “sentir”) la nature des problèmes… Mais comparaison n’est pas raison !
Je me souviens, il y a très longtemps, qu’à un cours de l’Université Nouvelle, le philosophe marxiste Lucien Sève, pour mieux nous faire comprendre la nécessité du passage pacifique au socialisme et la non-nécessité d’une révolution violente, avait évoqué la transformation de l’eau en vapeur sous l’effet de la chaleur.
Et, dans un bel élan lyrique qui seyait à la chose, il opposa l’explosion de la chaudière sous une trop grande pression de vapeur et le saut dialectique quasiment harmonieux des molécules d’eau se transformant en molécules de gaz.
Tout l’auditoire, sous le charme d’une telle rigueur démonstratrice, approuva… Sauf moi.
J’avais déjà mauvais esprit, mais là encore plus, car maoïste et peu convaincu par le passage pacifique au socialisme.
J’intervins pour dire que cette analogie n’avait aucun fondement :
- d’un côté, nous avons une contradiction non-antagonique entre les molécules d’eau liquide et les molécules d’eau-vapeur, non évocatrice de l’opposition entre bourgeoisie et prolétariat - de l’autre, l’antagonisme est total entre le contenant (chaudière-capitaliste) et le contenu (vapeur sous pression prolétarienne) qui se libère par l’explosion-révolution de la chaudière, anéantissant du même coup l’idée même du passage pacifique au socialisme.
Ma dialectique retourna l’assemblée comme une crêpe et me fit croire, un instant, que j’avais l’étoffe d’un Lénine.
Quarante ans après, j’ai l’intime conviction que le destin du prolétariat n’a rien à voir, mais alors RIEN A VOIR avec l’eau qui bout dans la marmite, pas plus qu’avec la chaudière qui explose sous la pression…
Quand la bouilloire chante et que l’eau bout, c’est qu’il est quatre heures et qu’il est temps de prendre le thé.
Quand le robinet de surpression siffle, c’est qu’il est temps d’arrêter le gaz sous la chaudière.
Quant au prolétariat, qu’il chante, qu’il siffle ou qu’il explose, ce qui est à peu près sûr, en ce moment, c’est que le socialisme n’est pas à l’ordre du jour, que ce soit par bulletin de vote ou couteau entre les dents.

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Si le caractère implacable de cet exemple démonstratif est insuffisant pour éclairer la vacuité de l’analogie, pour rendre évident qu’elle n’est pas une argumentation, qu’elle ne prouve rien, que sa facilité et son aisance à “montrer” fait l’impasse sur la démonstration, je conseille le livre du philosophe Jacques BOUVERESSE “Prodiges et vertiges de l’analogie” aux éditions « Raisons d’Agir » : ce que je n’ai pu faire comprendre en trente lignes est exceptionnellement bien fait en moins de 200 pages.

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* L’Art est un domaine où l’originalité, l’innovation, la rupture, l’ébranlement conceptuel ont pris une énorme place afin que l’Artiste puisse exister et être reconnu, y compris et surtout dans le monde médiatique et marchand.
On ne s’étonnera pas que dans le monde de la Pensée et du discours intellectuel, des pratiques de même type puissent se développer : le danger est moins qu’elles existent que de croire qu’elles valent démonstration… l’originalité prenant valeur de vérité alors qu’elle ne fait preuve que… d’originalité.
Dans le discours à prétention originale et innovante, le maniement du paradoxe est très fréquent… Trois citations pour montrer qu’il n’y a pas unanimité sur le procédé :
-Rousseau dans “L’Émile” : « Lecteurs vulgaires (N.D.L.R. : Merci pour le lecteur !), pardonnez-moi mes paradoxes : il faut en faire quand on réfléchit ; et quoi que vous puissiez dire, j’aime mieux être homme à paradoxes qu’homme à préjugés. »
- Théophile Gautier dans “Léon Gozlan” : « Ce n’était pas à developper quelques lieux communs de bon sens que Léon Gozlan employait cet esprit, mais bien à soutenir quelque incroyable paradoxe, auquel il finissait par donner toutes les apparences du vrai par la subtilité des déductions et l’appropriation des détails confirmatifs de la donnée primitivement fausse. »
- Proust dans “Les plaisirs et les jours” : « Les paradoxes d’aujourd’hui sont les préjugés de demain (…). »
Champion du monde dans l’énoncé paradoxal : le docteur Benveniste, lorsqu’il rendit publique sa fameuse découverte sur la mémoire de l’eau.
Ainsi avançait-il : « …Les études que nous présentons montrent l’existence d’un effet de type moléculaire spécifique en l’absence de molécule. La procédure utilisée s’apparente à celle qui ferait agiter dans la Seine au Pont-Neuf la clé d’une automobile puis recueillir au Havre quelques gouttes d’eau pour faire démarrer la même automobile, et pas une autre… »
Plus loin, il concluait : « …pour terminer par un rêve, on peut également imaginer que, s’il est possible d’obtenir des entités non-moléculaires à partir de molécules, le chemin inverse peut être remonté et qu’un jour l’homme fera des molécules de synthèse à partir de caractéristiques physico-chimiques observées à hautes dilutions.
Pourra-t-on, un jour, de cette façon, transporter instantanément son double électromagnétique à l’autre bout du monde ou dans une autre planète ?
Pourra-t-on, un jour, à partir de l’information passant sous le Pont-Neuf, reconstituer un diplodocus, ou plus simplement y pêcher un poisson électromagnétique, sans arêtes ? »
Le docteur Benveniste faisait fort…
Certes, pour étayer son propos, une expérience scientifique, conduite apparemment avec rigueur, semblait bouleverser certains principes de la physique et donnait une caution scientifique à l’homéopathie… même si elle ne donnait pas force de loi à ses prophéties bizarres.
Sa pseudo-découverte exerça une fascination certaine pendant toute une période, y compris dans le monde scientifique.
Je pense que dans la conjonction de ses propos et de son expérimentation, ce sont ses propos quasi-délirants, paradoxaux, (un auteur de science-fiction aurait hésité à les employer) qui ont forcé le succès de la “mémoire de l’eau”.
Dans un combat entre le faible et le fort, tout le monde prend position pour le faible, sauf s’il y a des paris en jeu : perversion de cette règle trop humaine, dans le combat entre la pensée magique et la pensée rationnelle, un préjugé favorable est trop souvent donné à la première car elle a la richesse du poétique, de l’ouverture sur d’autres mondes. Elle n’est pas ennuyeuse et plate, et, qui sait ? C’est peut-être elle, qui a raison …
Quand on a fait de la littérature ou de la poésie, probablement.
Quand il s’agit d’analyser la réalité, pour éventuellement la changer, sûrement pas !

Autre champion du paradoxe, notre prince de la spikopédagogie, S.A. Sérénissime Philippe Meirieu dont je présente, car il le mérite, un pot-pourri de citations (extraites du site Sauvez les lettres, http://www.sauv.net/)…

LA SUITE DANS UNE INTERVENTION ULTÉRIEURE

Écrit par : Roger Felts | 20 septembre 2008

Ca fait trente ans que la Maternelle est choyée par la nébuleuse Jack Lang et ses objectifs ,ça c'est bien réel,et pour une Catmano exceptionnelle qui endigue , 9 anti catmano qui sévissent .
C'est si on ne change rien à cet état de chose déplorable que les parents iront vers des Garderies améliorées PRIVEES et je ne les en blâmerai pas .
Faisons des garderies PUBLIQUES gratuites améliorées,comme dit Florence, personnels mieux formés et donc mieux payés,mettons l'obligation scolaire à 5 ans, et passons les enseignantes bac + 5 dans le primaire où elles ne perdront rien (si ?).
Combien de pays font ça et ne sont pas plus sots.
L'Armée n'est pas faite pour l'aménagement du territoire,la Maternelle non plus.
Quant à "faut-il bac+5,ça me ramène au débat sur l'école fondamentale uid et au collège unique.
Si on va par là,il faudrait la même formation au prof de lycée qu'au prof de fac,la même au collège qu'au lycée et par esprit d'escalier de la maternelle à la fac ,que tous les médecins soient généralistes,ou spécialistes de tout,etc etc.
..
A la limite je comprends mieux M Brighelli ,quand il dit ôtons les enfants aux parents pour le bien de la République , je comprends mais je n'approuve pas,je le comprends mieux que vos arguments où pointe un certain corporatisme .

Écrit par : bernard | 20 septembre 2008

"Faut-il la même formation pour un maître de maternelle que pour celui qui exercera en élémentaire ?
Oui, cent fois oui. "

Catmano, voici qui vous donnera raison. (Forum lire-ecrire)

"La psychose de l'apprentissage de la lecture donne lieu à des initiatives très contestables, parce que dommageables pour les enfants.
Je lis dans Ouest-France de ce jour:

"La prépa maternelle dès 2 ans fait école."
Il s'agit de trouver une solution pour accueillir les 2 ans et plus avant l'école. Pourquoi pas.
Certaines communes ont donc mis en place un "jardin d'enfants " plus ou moins financé par les mairies.

-Notre jardin, c'est un compromis entre la crèche et l'école, mais très certainement pas une école.
Ici pas d'institutrice mais une éducatrice de jeunes enfants (?), une auxiliaire de puériculture et un agent social.

Des objectifs ont été clairement définis dans un projet pédagogique.

Les 2-3 ans doivent s'éveiller à la vie en société,
les 3-4 ans développer le langage et la socialisation,
les 4-5 ans se familiariseront avec le graphisme de l'écriture et la pré lecture.-

Sur une photo on voit les enfants en train de rechercher leur nom parmi les fameuses étiquettes
ENZO, MANGUE-EHOUARN, MAXIME, THEO
en majuscules d'imprimerie.
L'initiale est en rouge.
Toujours les fameuses étiquettes de la lecture globale.

Il y a sans doute beaucoup de bonne volonté, mais se piquer de pédagogie et de lecture quand on n'est pas enseignant est surprenant..."

Écrit par : Anne-Marie Valette | 20 septembre 2008

J'ai laissé passer sans réagir un post comparant Cyrano de Bergerac à la Somme théologique de saint Thomas d'Acquin.

Comme j'ai l'esprit de l'escalier, il m'est venu à l'idée la possibilité d'une influence possible, non pas de la somme théologique, mais d'une tragédie "chrétienne" de Corneille : Polyeucte, sur la pièce d'Edmond Rostand.

Dans les deux cas, un homme sacrifie la femme qu'il aime à un concurrent au nom d'un "idéal héroïque".

J'aimerais savoir si quelqu'un, JPB en particulier qui connaît la pièce par coeur, peut confirmer (ou infirmer) cette thèse.

Je sais, ce n'est pas ça qui va "mettre le feu au collège", mais bon...

Écrit par : Robin | 20 septembre 2008

Merci, Bernard. Vous me flattez.
A votre solution, qui aurait conduit Pasteur à éliminer les enragés plutôt qu'à chercher un vaccin, je préfère néanmoins la mienne.
L'école maternelle a fonctionné, très bien fonctionné. Demandez au petit Cavanna des années 30, papa immigré, maman illettrée ou à tant d'autres, dans le même cas que lui, qui enseignent, soignent, cherchent, écrivent, bâtissent, créent aujourd'hui de vous raconter la maternelle de leur enfance et le bonheur qu'ils avaient à y vivre et y apprendre hors d'un foyer qui n'avait pas les possibilités matérielles de leur offrir un milieu riche, aidant et structurant.
Elle peut refonctionner demain (allez, je vous l'accorde, après-demain) si seulement l'Etat a la volonté et l'habileté de conduire une réforme des contenus et de la formation sans braquer la "communauté éducative".
Au contribuable, cela ne coûtera pas un sou de plus. De toute façon, si l'Ecole Maternelle est éjectée de l'Education Nationale, il y aura forcément transfert de charges et ce qu'il payait en impôts sur le revenu et taxes diverses sera réaffecté en impôts locaux et autres charges directes. Avez-vous vu baissé impôts et taxes depuis que les ATTOS sont à la charge des départements et des régions ? Je ne crois pas.
Cela pourrait même coûter quelques sous de moins en soutien, remédiation et autres projets de remise à niveau pour les élèves plus âgés.
Ne vous sentez surtout pas obligé de me répondre. De toute façon, vous ne me convaincrez pas.
Je ne vais pas faire comme certains ici qui copient-collent leurs vieux messages lorsqu'ils trouvent qu'on ne leur pas assez répondu.
Fouinez vous-même dans les archives de ce blog et vous verrez ce que je pense d'une éventuelle équivalence entre le CAP petite enfance et le CRPE quant au gardiennage de cette partie négligeable de notre population que l'on appelle vulgairement des "chiards".

Écrit par : catmano | 20 septembre 2008

Catmano, je réagis à votre allusion au livre de l'INRP "Apprentissages progressifs de l'écrit à l'école maternelle".
Ma fille l'avait acheté sur le conseil de sa "conseillère pédagogique" , comme elle avait une GS avec 26 enfants, comme première classe à sa sortie de l'IUFM.

Je l'ai subtilisé, et lui ai offert en échange le livre de Marc Le Bris. Ce qui l'a remise dans le droit chemin.

Voici un petit document que j'ai conservé :


Ce livre, "apprentissages progressifs de l'écrit à l'école maternelle", PROG.INRP, (Hachette Education) est coordonné par Mireille Brigaudiot, maître de conférences, IUFM de Versailles. L'équipe de rédaction se compose de cette dame, plus Marie-Alix Defrance, de l'IUFM de Versailles, plus 4 autres membres d'IUFM de Picardie, 2 de Lorraine, et un de Bourgogne.

Par ailleurs, ont contribué à la rédaction de ce livre 85 conseillers pédagogiques, PIUFM, IMF, directeurs d'écoles d'application, inspecteurs, professeurs des écoles, et autres.

Il comporte 287 pages.

" La mise en questionnement.

L'essentiel est de comprendre qu'il ne s'agit pas du tout de faire trouver une réponse à un enfant. Au contraire, il s'agit de faire en sorte qu'il se pose lui-même des questions. Le mettre en questionnement, c'est d’abord, et à tout prix, éviter les questions en "pourquoi tu as fait ça?", "pourquoi la petite fille elle a fait ça?".

Les questions qui vont induire du "débroussaillement" cognitif sont celles qui portent sur l'activité du sujet enfant : "est-ce que tu pourrais dire comment tu as fait?", "tu peux nous expliquer comment tu sais ça?", "et si je te dis ça, est-ce que tu es d'accord?", "comment tu pourrais faire pour...?" On comparera ces deux attitudes en Grande Section."
(......) L'étayage du maître, qui consiste à circonscrire le champ des possibles pour que les enfants ne se perdent pas dans de vaines pistes.

(Le 27 novembre) Histoire du cerf et du lapin.
" Ce matin, on va travailler d'une drôle de façon, comme si on était à l'école élémentaire. (...) Vous allez écrire ce que le cerf a écrit, à votre avis. On le dit dans sa tête, on le garde dans sa tête, et après, on essaie de l'écrire. (....)


Seuls quatre élèves ont pris en compte la situation d'énonciation :
Alice : " NO T érDIOCHASere
"J'ai voulu écrire "interdit (elle montre les cinq premières lettres) au (montre la lettre O) "chasseur" (montre 7 dernières lettres.)"
Paul : "PAEDSEASCSCEAP "
"J'ai essayé d'écrire interdit de chasser les lapins (balaye du doigt)"
Alexandre : "LURTI DUEUAP"
"J'ai écrit : "interdit" (montre LURTI) " de tuer" (montre DU) "les lapins" (montre UAP)
Solène :" ltiEênrnallruirT". leErneeneein."
L'enseignante fait l'hypothèse que c'est la difficulté d'écriture qui a induit des messages inadaptés."



Je citerai quelques lignes de la dernière page.

Il s'agit du parcours d'un enfant qui a posé des problèmes depuis son entrée à l'école à 3 ans. (Non francophone, facilement coléreux et violent, mais il s'est beaucoup amélioré.)
"En fin de grande section, "début juin.
A l'évaluation transversale de fin d'année, on lui demande d'écrire
"le papa de Tom a mangé une tarte". Pendant son écriture, Sam prononce chaque mot, puis "se dicte" les lettres. Voici le résultat de sa relecture en suivant du doigt :
EL PAPA TOM AMAJE UTRT
"Le", je sais. "Papa", je connais, c'est P,A,P,A,"Tom", c'est maman qui m'a montré, "a mangé", j'ai écouté les lettres, une tarte aussi.
Cette procédure est tout à fait étonnante. Tout se passe comme s'il entendait le bruit de chaque lettre en disant son nom"...etc.

Tout le livre est de cet acabit. Que tant d'enseignants du primaire, de "formateurs", aient pu cautionner un tel tissu d'âneries est vraiment préoccupant.

On pourrait croire que c'est un pastiche : hélas, il n'en est rien.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 20 septembre 2008

Pardon, ATOSS.

PS : Je parie que vous faites partie de ceux qui réclament un statut pour les Directeurs d'école et qui verraient les EPLE d'un bon œil.

Écrit par : catmano | 20 septembre 2008

Puisqu’il s’agit d’analyser la réalité, voici une contribution pour ce qui est de sa dimension actuelle et financière.
http://blog.mondediplo.net/2008-09-08-Changement-d-epoque

Écrit par : Pli | 20 septembre 2008

"Se piquer de pédagogie et de lecture quand on n'est pas enseignant est surprenant..."

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 20 septembre 2008

Je suis parfaitement d'accord! Mais n'est-ce pas, un peu, ce que vous auriez tendance à faire?

Écrit par : Christophe Sibille | 20 septembre 2008

Et merci à Catmano. Comme d'habitude, rien à ajouter!

Si! Que Roger, à la lecture de son dernier message, aurait fait un excellent instit de petite section!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 20 septembre 2008

Autre champion du paradoxe, notre prince de la spikopédagogie, S.A. Sérénissime Philippe Meirieu dont je présente, car il le mérite, un pot-pourri de citations (extraites du site Sauvez les lettres, http://www.sauv.net/)…

LA SUITE DANS UNE INTERVENTION ULTÉRIEURE

Ecrit par : Roger Felts | 20 septembre 2008

Il me semblent qu'il y a deux sortes de paradoxes : de para (contre) et doxa (opinion commune), ceux qui semblent absurdes et qui, en réalité, ne le sont pas et ceux qui sont réellement absurdes.

Chesterton était passé maître dans l'énoncé des premiers, aussi bien dans ses nouvelles policières que dans ses essais philosophiques, P. Meirieu a plutôt produit des énoncés appartenant à la deuxième catégorie.

Le problème avec le pédagogisme, c'est qu'à côté de paradoxes "insauvables" (par exemple que l'enfant est au centre du système éducatif), subsistent ça et là quelques vérités, "un inextricable mélange de vérités et d'absurdités" dit très justement Hanna Arendt dans son livre sur la crise de l'éducation.

...Et que l'on n'a pas fait le détail.

Il y a des esprits brillants (qui brillent et que l'on admire pour cela), mais "légèrement faux"
dont les paradoxes ne recouvrent (généralement) pas une vérité cachée.

L'adjectif légèrement" n'étant pas une atténuation de l'adjectif faux (paradoxe !), mais au contraire, une accentuation :

a) La légère "déviation" empêche de percevoir la fausseté de la proposition, comme le ferait une formulation grossière.

b) Dans le monde de la pensée rigoureuse (en mathématiques par exemple), il n'y a pas de degré entre la vérité et l'erreur ; une "légère" erreur n'est pas une vérité partielle (une roue "légèrement voilée" empêche tout autant de rouler
(analogie !)

Écrit par : Robin | 20 septembre 2008

Oui, Robin. Mais, concernant l'intervention de Meirieu, sur France-inter, au sujet de la maternelle, il n'y avait pas un mot à changer.

Écrit par : Christophe Sibille | 20 septembre 2008

Ecrit par : Dobolino | 19 septembre 2008

Vous ne parlez pas sérieusement, j' espère ?

Notre plus jeune fils est en seconde F 11 au lycée Pasteur de Besançon et ce n'est pas du tout l'impression que nous avons.



Ecrit par : Robin | 19 septembre 2008

Je parle sérieusement non pas des vraies classes à horaires aménagées comme celle où étudie votre fils mais d'une foultitude d'optionettes faites pour endormir le chrétien, pour gaspiller des fonds publics à fonds perdus.
Excusez-moi, je n'ai guère de temps libre aujourd'hui, je ne peux expliquer plus avant.

Écrit par : dobolino | 20 septembre 2008

Le professeur mis en garde à vue pour avoir, selon un élève, donné un coup de poing vient de se suicider. L'année scolaire commence en fanfare.

Écrit par : retraitée | 20 septembre 2008

Une assistante maternelle agréée vient de se voir retirer son agrément d'urgence pour avoir laissé seuls deux bambins de quinze et seize mois, l'un dans sa voiture et l'autre chez elle.
Ils auraient eu deux ans et demi ou quatre ans, cela aurait été pareil, avec tous les risques que cela comporte.

Écrit par : catmano | 20 septembre 2008

Faut-il retirer l'agrément à celui qui lui a donné son 'agrément' ? Et ainsi de suite ?

Je suis d'accord avec les bonus/malus !
On épure une fois pour toute et on essaie de repartir sur de bonne base !


Enfermez Eveline/r2d2/bilcon/fraKKKon/choco/Carlelaurent/....

LIBEREZ MARIE-JEANNE (histoire de vider les prisons des faux 'délinquants') !



Vive La planète des alphas
Vive Lire avec léo & léa


ange

Écrit par : toto | 20 septembre 2008

"Je parle sérieusement non pas des vraies classes à horaires aménagées comme celle où étudie votre fils mais d'une foultitude d'optionettes faites pour endormir le chrétien, pour gaspiller des fonds publics à fonds perdus.
Excusez-moi, je n'ai guère de temps libre aujourd'hui, je ne peux expliquer plus avant."

Ecrit par : dobolino | 20 septembre 2008

Vous nous expliquerez quand même, j'espère?

Écrit par : Christophe Sibille | 20 septembre 2008

Oui, Robin. Mais, concernant l'intervention de Meirieu, sur France-inter, au sujet de la maternelle, il n'y avait pas un mot à changer.

Ecrit par : Christophe Sibille | 20 septembre 2008

Meirieu ne dit pas que des bêtises. Il vient de dire que lui et ses amis n'auraient pas dû affirmer que l'élève devait être "au centre du système éducatif".

Écrit par : Robin | 20 septembre 2008

"Le professeur mis en garde à vue pour avoir, selon un élève, donné un coup de poing vient de se suicider. L'année scolaire commence en fanfare."

Ecrit par : retraitée | 20 septembre 2008

Oui, j'ai entendu ça, moi aussi.

"Aussi s’agissait-il bien d’une guerre, avec ses pertes. Pertes culturelles, bien sûr, qui, loin d’être anodines, fixaient une ignorance pouvant faire à terme le lit de tous les fascismes. Pertes humaines, également, si l’on faisait le compte des profs aigris, blasés, de ceux qui n’y croyaient plus, de ceux qui étaient « en dépression », sans oublier ceux qui finissaient par se pendre (et c’est bien au sens propre que le lecteur prendra ces derniers mots). Les perspectives de carrière dans l’Education nationale, derrière la complexité de « l’échelle de rémunération », se révélaient somme toute assez simples :
au-delà de quarante ans, on attendait la retraite, en-deça, on songeait à faire autre chose."
"Dernières nouvelles du front, Choses vues dans un système éducatif à la dérive (21 avril 2002 - 9 juillet 2006)". Sortie le 15 octobre aux éditions L'Harmattan.

Il faudra bien un jour faire le bilan des pertes de ce système éducatif en faillite. Pour l'heure, concernant le collègue qui vient de se pendre, je suppose que l'administration, dans son cynisme abject, parlera encore d'un "incident isolé". Et elle ne manquera pas d'ajouter, puisqu'on psychiatrise beaucoup dans l'EN : "Cet agent était de toute manière connu pour les problèmes d'ordre psychologique qu'il connaissait en dehors du cadre scolaire. Le rapport entre son acte et l'exercice de ses fonctions ne saurait donc être établi". C'est qu'ils s'y connaissent, les administratifs, pour tourner les choses comme ça les arrange au moment où ça les arrange...

Écrit par : Daniel Arnaud | 20 septembre 2008

J'ai laissé passer sans réagir un post comparant Cyrano de Bergerac à la Somme théologique de saint Thomas d'Acquin.
Comme j'ai l'esprit de l'escalier, il m'est venu à l'idée la possibilité d'une influence possible, non pas de la somme théologique, mais d'une tragédie "chrétienne" de Corneille : Polyeucte, sur la pièce d'Edmond Rostand.
Dans les deux cas, un homme sacrifie la femme qu'il aime à un concurrent au nom d'un "idéal héroïque".
J'aimerais savoir si quelqu'un, JPB en particulier qui connaît la pièce par coeur, peut confirmer (ou infirmer) cette thèse.
Je sais, ce n'est pas ça qui va "mettre le feu au collège", mais bon...
Ecrit par : Robin | 20 septembre 2008

Euh, oui, c'est non seulement possible mais également intéressant, sauf que ça n'a rien à voir avec mon message de départ. Mais c'est une comparaison qui tient tout à fait la route.

Écrit par : Jérémy | 20 septembre 2008

"C'est qu'ils s'y connaissent, les administratifs, pour tourner les choses comme ça les arrange au moment où ça les arrange...", ai-je écrit ci-dessus.

Tiens, voilà peut-être la raison d'être de tous ces rapports abrutissants qui sont demandés aux stagiaires dès l'IUFM : faire de nous, à terme, de parfaits petits administratifs prêts à servir de rouages à l'institution. Le prof idéal selon l'administration? Ce "salaud légal" dont parlait Sartre!

Écrit par : Daniel Arnaud | 20 septembre 2008

" Les allemands ont un système d'orientation très précoce qui eur permet de mettre rapidement sur la touche l'essentiel de la population d'origine turque. Mauvais sang ne saurait mentir."
Brighelli 19 septembre 2008

Je ne comprends pas bien la dernière phrase ( forcément ! ) , est-ce que vous signifiez par là que les allemands sont racistes ? On parle des allemands ou des boches ? La guerre est finie depuis 60 ans ! Le peuple allemand doit donc ad vitam aeternam faire acte de repentance , comme nous pour l'esclavage et la colonisation ?
Si je me souviens bien , une prof roumaine s'est vexée ici- même , pour moins que ça , il n'y a pas très longtemps !
Je dis seulement que cette petite phrase assassine pourrait blesser les allemands qui lisent le blog ! Ne soyons pas germanophobes !

Pitié , ne me torturez pas !!

Écrit par : Amélie Forcément | 20 septembre 2008

Je signale plusieurs articles très intéressants dans Temps futur, notamment de François Porzer, vive-président du SNALC-CSEN intitulé significativement "Les professeurs, de nouveaux pauvres".

Extrait : "Ayant perdu 20% de leur pouvoir d'achat depuis 1981, les professeurs doivent ainsi désormais compter chaque sou : pour la plupart d'entre eux le budget familial est très serré. Finies les vacances familiales en camping-car ou les sports d'hiver, le quotidien des professeurs, comme d'ailleurs celui de beaucoup de Français, ce sont les magasins hard discount, des lotissements de plus en plus éloignés des centres urbains et une Dacia comme voiture neuve !

F.P. évoque également la situation matérielle, encore plus précaire, des jeunes collègues et des collègues divorcées.

Un article sur le système éducatif espagnol qui n'a pas l'air mieux loti que le nôtre et qui commence par le point de vue d' Arturo Perez Reverte (Le tableau du maître flamand) : "Il juge très sévèrement les hauts responsables politiques de son pays, de droite come de gauche, passés ou actuels qui, à l'en croire, par ignorance, incompétence ou démagogie, ont fait disparaître "le Latin, le Grec, l'Histoire, la Littérature, la Géographie, l'analyse intelligente, la capacité de lire et par conséquent celle de comprendre le monde, sciences inclues."

Mais heureusement, ajoute l'académicien espagnol, qu'il y a l'enseignement privé !

Il évoque aussi les effets désatreux, notamment en Catalogne et au Pays Basque d'une "éducation livrée à 17 Autonomies et donc 17 systèmes éducatifs distincts."

A suivre...

Écrit par : Robin | 20 septembre 2008

C'est qu'ils s'y connaissent, les administratifs, pour tourner les choses comme ça les arrange au moment où ça les arrange...

Ecrit par : Daniel Arnaud | 20 septembre 2008

Nous avons eu droit, il y a quelques années, après le suicide d'un collègue de musique estimé de tous et qui avait des responsabilités d'animateur au niveau du département, au même genre d'oraisons funèbre.

Il est bien connu qu'au pays de Jean-Paul Sartre, les gens "choisissent" sans aucune raison, et sans doute pour se prouver leur liberté comme dans les Démons de Dostoïevski, "de se donner la mort".

Écrit par : Robin | 20 septembre 2008

***L' Ocse-Pisa, est une association de malfaiteurs***

Il y a effectivement une différence de taille entre les "opitonnettes", comme le dit Dobolino, et les véritables classes à spécialisation (je ne connais pas l'acronyme ou la sigle, désolé).

En cela le système français m'a toujours étonné .

Prenons le cas des lycées : les élèves s'y spécialisent très tard, à partir de la première. La "spécialisation" ne dure que deux ans et se résout souvent à un simple aménagement des horaires. Dans certains cas, je pense à la filière L, il n'y a même pas de spécialisation (elle consiste - trop souvent - à étudier mal une troisième langue étrangère). Les élèves se fanent dans ce système qui ressemble plus à un collège unique prolongé que à un lycée : Ils y sont infantilisés.

Mon discours peut paraître un discours de Martien, j'en suis tout à fait conscient. Mais les martiens peuvent parfois être intéressants.
Je voudrais être un peu plus clair.
Prenons donc le cas des lycées italiens :

La filière dite "littéraire" commence en troisième et dure 5 ans. Les élèves y étudient pendant 5 ans : l'histoire, l'histoire de la littérature, la grammaire italienne, le grec ancien, la littérature grecque, la langue latine, la littérature latine, l'histoire de l'art, l'histoire de la philosophie, les mathématiques, les sciences (biologie, physique, chimie, astronomie) et une ou deux langues étrangères. A la fin de leur parcours (vers 18-19 ans) ils ont reçu une véritable formation littéraire.

La filière artistique dure aussi 5 ans. Elle comprend : l'histoire, l'histoire de la littérature italienne, l'histoire de la philosophie, la perspective, l'architecture (8 heures), la scultpure (8 heures) la décoration (4 heures), le dessin géometrique, les cours de "nu" (4 heures), l'anatomie artistique, les mathématiques.
Même chose pour les scientifiques, les musiciens, les pâtissiers etc.
Pour garantir une certaine "uniformité", les programmes de littérature, de mathématiques, d'histoire et de sciences sont identiques d'une école à l'autre et ont été fixés par la réforme Gentile de 1922.

L'école italienne subit en ce moment les attaques des pédagogistes qui veulent introduire dans la Peninsule des pratiques plus "modernes".
Pourquoi donc? Où est le problème? Le voici : dans les analyses de" ce-putain-d'OCSE", les Italiens sont presque derniers, un peu comme les français (tiens tiens)
C'est Tests organisés en toute impunité représentent une grande ESCROQUERIE !
Il est évident qu'un enfant habitué à se pencher 6 heures par jour sur des versions de grec et de latin, ou bien sur une reproduction en bois de l'Extase de Sainte Thérèse, ne sera pas performant pour mettre des croix et retrouver les "Items" d'un "putaindetextesansintérêt"!

Il faudrait donc que l'on commence par se boucher les oreilles à chaque fois que nos ministres nous parlent de ces tests OCSE, qui sont fonctionnels au projet de destruction programmée de l'école!
Les options, ainsi que toutes les spécificités nationales, doivent être sauvegardées autant que possible.

Regardons plus loin dans notre débat. Si Darcos fait une affirmation qui nous semble inquiétante, allons vite voire si les ministres des autres états ont faits des affrmations semblables !
Vous verrez à quel point tout cela est inquiétant !

Papa wilhelm vous souhaite une bonne journée et s'excuse pour les fautes d'orthographe.

Écrit par : papa wilhelmdoutretombe | 20 septembre 2008

"LE PROFESSEUR MIS EN GARDE A VUE pour avoir, selon un élève, donné un coup de poing VIENT DE SE SUICIDER. L'année scolaire commence en fanfare."
Ecrit par : retraitée | 20 septembre 2008

IMAGINEZ 30 secondes qu'un chauffeur de bus ait été accusé, sans aucne preuve, d'avoir tapé un usager, qu'il ait été mis en garde à vue aussitôt, et qu'il se suicide une fois rentré chez lui après avoir vu son nom dans tous les journaux presse, télé et internet.

IMAGINEZ le même événement pour un électricien-gazier, un cheminot ou un transporteur routier.

CE SERAIT UN JOUR D'ARRET DE TRAVAIL GENERALISE dès mardi. Et ce serait juste.

Et pour un prof, quelle sera la réaction ? Le Snes et le Snalc vont-ils lancer deux pétitions concurrentes pour demander au Saint-Père la résurrection du professeur ?

Écrit par : Jérémy | 20 septembre 2008

Sans oublier que le collègue de Berlaimont a été condamné à 500 euros d'amende (un quart de son salaire) pour avoir soi-disant giflé un élève qui l'avait traité de "connard". C'est pathétique !

Écrit par : Jérémy | 20 septembre 2008

"Et pour un prof, quelle sera la réaction ? Le Snes et le Snalc vont-ils lancer deux pétitions concurrentes pour demander au Saint-Père la résurrection du professeur ?"

Ecrit par : Jérémy | 20 septembre 2008

Non, les syndicats se feront une joie d'accompagner le discours institutionnel de "l'incident isolé". Reconnaître qu'il y avait un "problème" lié aux conditions de travail reviendrait de fait à admettre qu'ils puissent eux-mêmes avoir une part de responsabilité, ne serait-ce que par rapport à leur silence face à des situations quotidiennes qu'ils auraient dû dénoncer depuis longtemps. "L'école de la lâcheté", à tous les niveaux... Vraiment, il n'y a aucun avenir dans ce métier...

Je rêves quelquefois du jour où je pourrai dire à mon à mon inspecteur, à la manière de Blondin à Tuco dans "Le bon, la brute et le truand" :
"Ce n'était pas une bonne idée. Un voleur de poule comme toi ne vaudra jamais le mal que je me donne tous les jours. Aussi, je préfère rompre l'association. Je romps l'association, mais tu restes attaché, et les 5000$, c'est moi qui les empoche! Si tu économises ton souffle, tu as une chance d'arriver aux palmes académiques... Sans rancune!" [Et là, il faut imaginer la tête de l'inspecteur ébahi avec la musique d'Ennio Morricone dessus].

Comme disait Beaumarchais, il vaut mieux en rire avant que d'avoir à en pleurer...

Écrit par : Daniel Arnaud | 20 septembre 2008

Je me dépêche de poster car mon écran donne des signes de sénescence avancée (il s'éteint en plein milieu d'une session) de signaler également l'article de Guy Desbiens, professeur agrégé de philosophie au lycée Corot de Douai et responsable CAPA des agrégés pour le SNALC qui cite Vladimir Jankélévitch : "La fonction de la philosophie est de contester, mais son destin est d'être contestée."...Et qui s'inquiète à juste titre de sa disparition programmée à la faveur de la future réforme des lycées.

Écrit par : Robin | 20 septembre 2008

Catmano, toujours impeccable...
Pour la résurrection, Jérémy, SS (oh comme ça lui va bien, à l'ex-patron de l'Inquisition !) suggère d'attendre la fin des temps : relisez Barjavel en attendant.
Racistes, les Allemands ? Non, bien sûr : le droit du sang qui sévit en Allemagne ne l'est pas le moins du monde, tout le monde sait ça. Selon ce principe, des Ukrainiens descendants d'Allemands exilés là-bas il y a trois siècles sont plus allemands que les enfants de Turks seconde génération.
Chaque pays a ses tares.
JPB
PS. On me signale qu'ils ont aménagé le droit du sang avec un peu de droit du sol. Comme quoi il ne faut pas désespérer.
Mais histoire de ne pas passer pour ce que je ne suis pas, je rappellerai que les Corses exigent, pour qualifier quelqu'un d'insulaire authentique, plus de degré de corsité qu'il ne fallait jadis de quartiers de noblesse pour plaire au duc de Saint-Simon.

Écrit par : brighelli | 20 septembre 2008

Vladimir Jankélévitch : "La fonction de la philosophie est de contester, mais son destin est d'être contestée."...Et qui s'inquiète à juste titre de sa disparition programmée à la faveur de la future réforme des lycées.

Ecrit par : Robin | 20 septembre 2008

Très juste, Robin. Et je ne vous parle pas du cas des philosophes égarés en Lycée Professionnel! (Une expérience des plus singulières que je mène depuis quelques années).

Écrit par : Daniel Arnaud | 20 septembre 2008

Mais histoire de ne pas passer pour ce que je ne suis pas, je rappellerai que les Corses exigent, pour qualifier quelqu'un d'insulaire authentique, plus de degré de corsité qu'il ne fallait jadis de quartiers de noblesse pour plaire au duc de Saint-Simon.

Ecrit par : brighelli | 20 septembre 2008

Je confirme. Dans certains milieux insulaires, il y a une véritable obsession de la "race pure", dans laquelle on trouve tous les éléments qui peuvent dériver un jour ou l'autre en tentative de "purification ethnique".
Mais il me semble néanmoins que les choses sont tout de même (et heureusement) plus partagées que cela. Il existe aussi des voix en Corse, y compris du côté des nationalistes, qui se font entendre pour défendre l'identité conçue comme une "communauté de destin" : autrement dit, est corse tout individu qui réside dans l'île et participe à la vie insulaire, quelque soit son origine. J'ai rencontré au printemps dernier Edmond Simeoni, qui était très clair sur ce point là, fustigeant tout ce qui ressemble de près ou de loin à du racisme ou à de la discrimination. On retrouve en fait le débat à l'échelle de la Corse entre ethnicisme et universalisme, de la même manière qu'il existe ou a pu exister en France ou dans d'autres pays.
Je précise enfin que les ethnicistes obsédés par une prétendue "pureté de la race" au niveau national ont fini par très bien s'entendre avec leurs homologues insulaires : d'où des scores très élevés du Front National lors de la dernière élection présidentielle dans l'île.

Écrit par : Daniel Arnaud | 20 septembre 2008

Où en est-on vraiment ? N'est-ce qu'une rumeur ?
Si non,y aura-t-il un engagement du receveur après ces 3 années de prime ?

M Brighelli écrit :
Je rappelle que le scandale, ce n'est pas que les Normaliens gagnent un SMIC amélioré, mais que les bons étudiants de fac - et il y en a - ne gagnent rien du tout (en tout cas, pas au mérite). Le rétablissement de l'IPES (qui dispensait aussi de l'oral du CAPES, et donnait à peu près le SMIC - sur concours) avait été promis par le petit Nicolas (je l'ai rappelé dans Fin de récré, mais l'humour de la piqûre de rappel n'a pas dû leur plaire). C'est une absolue priorité.....
..
Bernard copie/colle

...La ministre de l’enseignement supérieur Valérie Pécresse a annoncé ce matin sur France Info une aide de 200 euros par mois pour certains étudiants boursiers.

Ainsi, les bacheliers « mention très bien » toucheront, en plus de leur bourse, 200 euros par mois pendant leurs années de licence. Cette initiative s’adresse aux « étudiants méritants, dont les parents ne sont pas imposables sur le revenu ».

Cette somme sera également allouée « pour les 5% meilleurs étudiants de licence, de BTS et d’IUT. L’idée est de récompenser l’effort et le mérite », commente la ministre........

Ecrit par : bernard | 19 septembre 2008

Écrit par : bernard | 20 septembre 2008

Manu, merci de votre message d'encouragement.

Écrit par : stagiaire.iufm | 20 septembre 2008

Très juste, Robin. Et je ne vous parle pas du cas des philosophes égarés en Lycée Professionnel! (Une expérience des plus singulières que je mène depuis quelques années).

Ecrit par : Daniel Arnaud | 20 septembre 2008

Pouvez-vous nous en parler ?

Écrit par : Robin | 20 septembre 2008

La philosophie, témoin de la régression scolaire :

"Il est difficilement contestable aujoued'hui que l'unification et la massification du système éducatif n'ont été conçus et réalisés que par l'abandon progressif à chaque niveau de scoilaité du niveau exigible de connaissances correspondant et ont provoqué, de manière non contingente, le déclin de la culture générale, de l'intelligence critique et plus simplement, de la maîtrise élémentaire de la langue. A cet égard, les professeurs de philosophie doivent depuis longtemps supporter les contradictions d'un système qui rend leur tâche de plus en plus difficile (...)

(Guy Desbiens, professeur agrége de philosophie, responsable de la CAPA des agrégés pour le SNALC)

Écrit par : Robin | 20 septembre 2008

Sur le site de l'ignomeirieu, on lit : "PARUTION LE 25 AOÛT 2008 : nouvelle édition, entièrement refondue, comlétée et actualisée de PEDAGOGIE : LE DEVOIR DE RESISTER"

L'hiver aussi...

Écrit par : dugong | 20 septembre 2008

"Tu vas commencer le nouveau roman d'Italo Calvino, ci par une nuit d'hiver un voyageur. D'étend-t'oi concentre-toi. ecarte de toi tout autre pensé. Lesse le monde qui t'entourer s'espenpé (s'estomper) dans le vague. La porte, il vaut mieu la fermé, de l'otre côte, la télévision est toujours allumé. Dit le toute suite au autre : "Non, je ne ve pas regarder la télévision !" "Parle plus fort ! ci t'entende pas : je lis ! je ne ne pas être d'éranger. avec tout ce chaût (chahut) il ne tont peut-être pas entendue : dit le plus fort, cris ! "je commence le nouveau (roman d' est omis) Italo Calvino !" où, ci tu préfère, ne dit rien, espéront qu'ils ne laisseront (il manque en paix)."

Voilà l'une des dictées, prise au hasard, de l'une des mes deux 4ème.

Il faut préciser que le texte avait d'abord été étudié en classe en lecture suivie (certains ont cru, si vous vous souvenez, qu'il s'agissait d'un texte pornographique), puis soigneusement préparé en classe au tableau (difficultés lexicales et grammaticales).

Je n'ai pratiquement aucune note au-dessus de zéro et je vais sans doute être obligé de ne garder les notes qu'à titre indicatif, sans les faire compter dans la moyenne.

Je rappelle que viens de reprendre après avoir cessé d'enseigner pendant six ans.

Il y a six ans, je pouvais encore donner ce genre de texte, même dans une classe "difficile" et obtenir la fameuse "courbe de Gauss" honnie par Antibi (des notes entre 0 et 20, les notes les plus nombreuses s'étalant entre 8 et 12)

Il faut donc que je m'adapte à ce nouvel état de fait, soit en ne faisant plus de dictées, soit en la préparant en classe et en ne la faisant pas le jour-même...

Mais je ne suis même pas sûr que les notes soient meilleures. C'est à s'arracher les cheveux (ceux qui me restent !)

On voit d'aillers bien sur cet exemple la relation entre la maîtrise de la langue et la compréhension du texte (pornographique !!!!!????)

Écrit par : Robin | 20 septembre 2008

LE DEVOIR DE RESISTER" (Meirieu)

L'hiver aussi...

Ecrit par : dugong | 20 septembre 2008


Le seul devoir est de résister, au milieu des décombres, à tout ce que P. Meirieu et ses semblables ont contribué à mettre en place depuis 30 ans. Mais je crains, hélàs, que les raisons d'espérer ne soient beaucoup plus minces qu'en juin 40.

Écrit par : Robin | 20 septembre 2008

Robin, l'article de Desbiens, si vous le lisez bien, parle essentiellement de Desbiens. Il fait partie de ces philosophes (?) pour qui le Moi n'est jamais haïssable. Et qui n'hésite pas à se faire les semelles sur tout ce qui le dépasse.
Si vous regardez bien cet article, il ne parle pour ainsi dire pas de philo. Et il fait doublon avec des articles antérieurs qui s'inquiétaient en détail de la réforme des lycées.

Cela dit, et puisque nous en étions au SNALC...

Y'en a qui médisent. Qui prétendent que les syndicats appueront le discours officiel (que j'ai entendu ce midi sur i-télé), selon lequel il n'y aurait absolument aucun rapport entre un coup de poing ou une gifle, une longue garde à vue et un suicide.
Le SNALC a pondu en fin de matinée le communiqué suivant, sous le titre "Chronique d'une mort annoncée" :

"Le SNALC-CSEN (FGAF), second syndicat le plus représenté chez les professeurs des lycées et collèges, a appris avec tristesse et angoisse le suicide d’un professeur du collège César-Savard dans l’Aisne.

"Le SNALC-CSEN dénonce ouvertement la garde à vue dont a été victime ce malheureux collègue, après celle subie par le professeur auteur de la gifle de Berlaimont. Le SNALC, seul syndicat dont les instances nationales s’étaient déplacées au procès d’Avesnes au mois de juin pour soutenir José Laboureur, avait déjà dénoncé avec force la garde à vue de ce dernier, cautionnée de façon honteuse par la justice, et symptomatique de la haine que porte désormais une partie de la société à l’encontre du corps professoral.

"Le SNALC-CSEN dénonce ouvertement la pression exercée sur les professeurs par des parents d’élèves de plus en plus procéduriers, et par une administration incapable de les protéger efficacement quand elle ne les enfonce pas. Le SNALC-CSEN ne doute pas que ceux qui haïssent viscéralement les professeurs ne manqueront de trouver une quelconque addiction ou des circonstances atténuantes au geste du professeur du collège César-Savard…

"Le SNALC-CSEN considère que, malgré les déclarations d’intention du Ministre et son Code de la Paix Scolaire, le jugement d’Avesnes le 13 août dernier a scellé l’avenir des professeurs et de leur autorité, sous la forme de chronique, celle d’une mort annoncée.

"Le SNALC-CSEN demande à tous les professeurs de respecter vendredi matin, une minute de silence en mémoire de ce malheureux professeur."

In memoriam...
JPB
PS. Tiens, je ferai demain une Note sur la Philo - je suis sûr que plein de gens auront ici des choses à dire.

Écrit par : brighelli | 20 septembre 2008

Si, de fait, "l'action publique est éteinte", l'enquête sur les faits présumés de violence "va se poursuivre discrètement, une fois que l'émotion sera retombée", selon le procureur, qui indique que d'autres élèves, d'autres parents et d'autres professeurs seront entendus.

Même mort, ils vont continuer à lui chercher des poux dans la tête.

Écrit par : Robin | 20 septembre 2008

Cadichon me manque...
Pour ceux qui ont raté les épisodes précédents... Cadichon était, sur ce blog, le défenseur du libéralisme intégral - et par ailleurs une excellente connaisseuse des aberrations pédagogiques d'outre-Atlantique, où elle réside une bonne partie de l'année.
Cadichon donc me manque...
Je suis sûr qu'après la décision de Bush et de son gouvernement de courir au secours des institutions privées noyées dans des créances douteuses, en les finançant et en les nationalisant de fait (et sans complexe), elle nous aurait expliqué que le libéralisme, c'est l'exploitation des plus pauvres quand tout va bien, et l'exploitation des plus pauvres, via un accroissement de la dette publique, quand tout va mal.
JPB

Écrit par : brighelli | 20 septembre 2008

@ Sanjuro et tous ceux qui ont fait faire la dictée de Sauver Les Lettres .
Il s'agit de la dictée donnée au BEPC en 1976 , un texte de Claire Etcherelli "Elise ou la vraie vie"

Je pensais avoir hérité d'une Seconde pas trop mal , au vu des dossiers et des établissements d'origine des élèves .

ô rage , ô désespoir ! N'avons-nous donc vécu que pour cette infamie ?!

34 élèves sur 35 ont composé .
2 élèves ont 15 et 18
6 ont entre 10 et 14.5
6 ont entre 5 et 9.5
6 ont entre 0.5 et 4.5
14 ont 0
Ces 14 ont fait entre 10 et 30 fautes !
La moyenne de la classe est donc de 5.13 . Joli strike !

Et maintenant , qu'est-ce qu'on fait ?

Écrit par : Amélie Forcément | 20 septembre 2008

J'ai terminé la correction des copies , je m' informe en attendant le coucher du soleil ...


VISITE DU PAPE

Quand le Pape et le ramadan envahissent le service public et mettent des élus serviles à leurs pieds !
mardi 16 septembre 2008, par Christine Tasin





http://www.ripostelaique.com/Quand-le-Pape-et-le-ramadan.html

Écrit par : Amélie Forcément | 20 septembre 2008

Je rêve quelquefois du jour où je pourrai dire à mon inspecteur, à la manière de Blondin à Tuco dans "Le bon, la brute et le truand" :
"Ce n'était pas une bonne idée. Un voleur de poule comme toi ne vaudra jamais le mal que je me donne tous les jours. Aussi, je préfère rompre l'association. Je romps l'association, mais tu restes attaché, et les 5000$, c'est moi qui les empoche! Si tu économises ton souffle, tu as une chance d'arriver aux palmes académiques... Sans rancune!" [Et là, il faut imaginer la tête de l'inspecteur ébahi avec la musique d'Ennio Morricone dessus].

Et aussi : (la brute) "Vous autres, les pauvres, vous êtes faits pour être tondus, comme des moutons. Si le bon dieu n'avait pas voulu que nous vous tondions, il ne vous aurait pas créés".

Écrit par : Anne-Marie Valette | 20 septembre 2008

Anne-Marie, c'est très drôle. D'autant plus que c'est un film de ma mythologie personnelle, et que les deux citations sont - je le dis à ceux qui n'apprennent pas forcément par coeur les spaghetti-westerns - radicalement exactes - moins le renvoi aux Palmes, mais c'est la beauté de la mythologie, on peut l'adapter à toutes les situations.
JPB

Écrit par : brighelli | 20 septembre 2008

"Ante mare et terras et, quod tegit omnia, caelum." Dobo et moi avons compris le sens de la phrase, mais il nous manque une analyse logique et le verbe de la principale afin que ce travail de version puisse être profitable à la péquelette de 3°. Merci à vous.

Écrit par : catmano | 20 septembre 2008

J'oubliais...
Le 11 octobre, dans le cadre de "rencontres citoyennes" organisées par des bobos altermondialistes à la mord-moi-le noeud, Philippe Meirieu prendra la parole à 18h30 à la salle des fêtes de Dieulefit, dans la Drôme.
Thème :
"Entre l’école des marchands et l’école
des pédagogues : quelle école voulons-nous ?"
Si !
Je crois bien que j'y serai. Et j'y donne rendez-vous à tous les républicains...
JPB

Écrit par : brighelli | 20 septembre 2008

Un "fuit" sous-entendu - et inutile, dans le contexte, surtout en latin. Cf. "Homo animal triste post coïtum"...
JPB

Écrit par : brighelli | 20 septembre 2008

J'oubliais...
Le 11 octobre, dans le cadre de "rencontres citoyennes" organisées par des bobos altermondialistes à la mord-moi-le noeud, Philippe Meirieu prendra la parole à 18h30 à la salle des fêtes de Dieulefit, dans la Drôme.
Thème :
"Entre l’école des marchands et l’école
des pédagogues : quelle école voulons-nous ?"
Si !
Je crois bien que j'y serai. Et j'y donne rendez-vous à tous les républicains...
JPB

Ecrit par : brighelli | 20 septembre 2008

J'y serai aussi !
Meirieu à moins d'une demi-heure de route de chez moi, avec plein de collègues pour lui faire la claque, je ne vais pas louper ça, quand même !
Tant pis pour la visite à ma vieille mère, et pour ma réputation !
D'abord ma vieille mère, elle est républicaine et pur produit de l'École, la vraie, et quant à ma réputation, mon inspection aura déjà eu lieu...
Merci pour la péquelette.

Écrit par : catmano | 20 septembre 2008

Quel problème pose cette phrase ? (à part l'insertion de la proposition).

Un conseil toutefois pour que la "péquelette" puisse tricher intelligemment (et pourquoi pas aussi faire du petit latin): récupérez les versions numérisées des vieux manuels juxtalinéaires du 19e:
http://juxta.free.fr/

de mon point de vue c'est une manière facile et profitable de travailler le (petit) latin

Écrit par : uncertain | 20 septembre 2008

+ le lien direct vers Ovide
http://juxta.free.fr/spip.php?article84

Écrit par : uncertain | 20 septembre 2008

JPB a écrit : "Je crois bien que j'y serai. Et j'y donne rendez-vous à tous les républicains..."

On diligente une attaque avec diligence ?

L'occasion d'un "Mise en évidence expérimentale d'une organisation tomatotopique chez le pédagol ?"

De toute façon, (re)lire le texte de Perec : http://www.sciences.u-psud.fr/fr/la_faculte/jardin/cantatrix_sopranica_l.html

Écrit par : dugong | 20 septembre 2008

Le système allemand pour la petite enfance :

"La maternelle est essentielle. Pour parler de l'Allemagne, j'ai fait l'échange des maîtres et donc eu des CP allemands. Chez eux il y a 2 types d'enfants : ceux venant des Kindergarten (payants) et ceux venant de la maison .

Les premiers savaient se tenir assis etc... mais avaient du mal à accepter les apprentissages et que dire de leur écriture . C'est simple : au Kindergarten il font du graphisme à raison 1/2h par semaine (dixit une éducatrice allemande), les apprentissages ne sont pas directifs, "j'ai pas envie de faire ça, je veux jouer aux voitures" et ben l'enfant joue. Une éducatrice allemande a fait l'échange et est donc allée en France dans mon ancienne école maternelle. Elle loue notre système, elle l'aime et l'admire tant, qu'elle a quitté son école allemande et travaille pour l'école maternelle comme éducatrice en allemand (embauchée par : la mairie, l'IA, en partenariat avec la Pfalz allemande).

Les seconds là c'était la vraie catastrophe. Ils ne restaient pas assis, n'obéissaient pas (et que surtout l'enseignant ne faisse pas de remarque aux parents, valait mieux que ça vienne du directeur croyez-moi), les nombres, l'écriture et j'en passe, tout était à commencer par le début du tout début. J'ai jamais vu tant d'hétérogénéité en CP et les maîtresses étaient vraiment à plaindre les pauvres. Résultat des courses, des maintiens inévitables selon le directeur (et oui chez eux le maintien est monnaie courante en CP/ CE2/CM1, pas besoin d'attendre le fin du cycle.)

Pour finir l'Allemagne ne compte pas 5 niveaux en élémentaire, mais 4. Les CM2 sont au collège. Côté obéissance et respect, nos p'tits français sont loin devant , au point que ce directeur allemand (ayant enseigné en France, en Belgique, connaissant bien notre système et parlant notre langue) fait tourner l'école avec "la bonne discipline française" comme il le disait. Lui aussi nous envie notre système, notre maternelle ."

Nein, Danke !

Écrit par : catmano | 20 septembre 2008

"Stagiaire iufm", j'aurais aimé en savoir un peu plus sur les vilenies dont l'institution semble se rendre coupable à votre égard. Serait-il possible d'en savoir un peu plus?
Je crois avoir compris que vous étiez un(e) PLC, et les commentaires que j'ai, de la part de ces derniers, sur leurs formations, (notamment la formation générale) n'étaient pas, c'est le moins qu'on puisse dire, très flatteurs.
Je vous laisse mon mail; n'ayez crainte, je n'essaierai pas de vous embrigader dans quoi que ce soit, les seules moments pendant lesquels je suis un peu "véhément" dans mon métier étant pour que les stagiaires PE fassent de la musique ou du théâtre dans leurs classes, qu'ils le fassent le mieux possible, et qu'ils se servent de leur voix de manière optimale sans risques de l'abîmer.
(Je n'ai les PLC en charge que pour les 6h. consacrées à "la voix, outil de l'enseignant).
ch.sibille@wanadoo.fr

Écrit par : Christophe Sibille | 20 septembre 2008

Et maintenant , qu'est-ce qu'on fait ?

Ecrit par : Amélie Forcément | 20 septembre 2008

Voici le résultat de mon test de début d'année en 4ème. Sur 27 élèves (une élèves absente) :

Les notes vont de 16,5 à 0

16,5 - 13 - 11,5 - 11 : 4 élèves au-dessus de la moyenne

9,5 - 09 - 09 - 08,5 - 07,5 - 06,5 - 05,5 -

05 - 05 - 04,5 - 04

11 élèves ont entre 04 et 9,5

12 élèves ont 0/20

Barème du Brevet des collèges, difficulté moyenne, préparée en classe.

Moyenne de la classe : 4,68/20

Antibi peut bien nous bassiner avec ses courbes de Gauss que nous chercherions automatiquement à tracer !

Écrit par : Robin | 20 septembre 2008

Papawilhelm, j'ai beaucoup apprécié votre dernier message.
Et moi aussi, Jean-Paul, "sur ce coup-là", je regrette Cadichon!

Écrit par : Christophe Sibille | 20 septembre 2008

Quel problème pose cette phrase ? (à part l'insertion de la proposition).

Un conseil toutefois pour que la "péquelette" puisse tricher intelligemment (et pourquoi pas aussi faire du petit latin): récupérez les versions numérisées des vieux manuels juxtalinéaires du 19e:
http://juxta.free.fr/

de mon point de vue c'est une manière facile et profitable de travailler le (petit) latin

Ecrit par : uncertain | 20 septembre 2008

Vous demanderez à la maman, dès que celle-ci sera remise de son lumbago. Moi, je me suis contentée de faire le scribe.
Je ne crois pas que l'intention était de tricher, mais plutôt de faire comprendre sans dire de bêtises, nos dernières heures de pratique du latin étant fort lointaines.

Écrit par : catmano | 20 septembre 2008

Il ne faut pas prendre « tricher » en mauvaise part. En fait, c’est souvent en trichant « intelligemment » que l’on apprend le latin ( voir, si je me souviens bien, le cas de M. Pagnol). D’où ces vieux manuels.

Écrit par : uncertain | 20 septembre 2008

Très juste, Robin. Et je ne vous parle pas du cas des philosophes égarés en Lycée Professionnel! (Une expérience des plus singulières que je mène depuis quelques années).

Ecrit par : Daniel Arnaud | 20 septembre 2008

Pouvez-vous nous en parler ?

Ecrit par : Robin | 20 septembre 2008

J'ai pour l'heure quelques obligations, mais j'essaierai de vous en reparler demain. Bonne soirée.

Écrit par : Daniel Arnaud | 20 septembre 2008

Le problème posé par cette phrase?
Voyez-vous, j'ai arrêté la pratique et l'étude du latin au niveau bac C, en 1976. La comprendre et la traduire ne me posait pas de problème majeur, effectivement. Ce que j'avais complètement oublié, c'était ce "fuit" sous-entendu.
Or, en tant que parent d'élève de troisième, je me devais non pas de traduire puis dicter mais d'aider la péquelette à traduire en comprenant bien ce qu'elle faisait et en apprenant bien de nouvelles notions de langue latine qui m'étaient sorties de l'esprit depuis belle lurette. En fait, je pensais que l'absence du "fuit" ou "erat" ou "est" était une tournure poétique.
La réponse de Jean-Paul Brighelli était adéquate et suffisante. Merci JPB, c'était exactement ce qui me manquait.

Je suppose, un certain, que vous n'êtes pas enseignant, pour poser de telles questions alors qu'un professeur voit immédiatement où se situe mon blocage..

Écrit par : Dobolino | 20 septembre 2008

A propos de cadichon

Je pense que cadichon est venue sur ce blog pour faire un boulot bien précis : convaincre les tenants de "l'école républicaine" de voter pour Nicolas Sarkozy dès le premier tour.

Je pense aussi qu'elle a réussi à rendre foncièrement antipathique le concept de "libéralisme" qui méritait peut-être, dans une certaine mesure d'être réhabilité, au moins comme concept politique.

Sinon, entièrement d'accord avec vous JPB, lorsque vous dites que le libéralisme (on le voit en France avec le Crédit Lyonnais et aux USA avec le rachat par l'Etat, c'est-à-dire par les contribuable, de banques en faillite), consiste à faire payer les conn...des riches par les pauvres.

C'est ce que cadichon appellerait certainement "to assure the risks".

Écrit par : Robin | 20 septembre 2008

Il ne faut pas prendre « tricher » en mauvaise part. En fait, c’est souvent en trichant « intelligemment » que l’on apprend le latin ( voir, si je me souviens bien, le cas de M. Pagnol). D’où ces vieux manuels.

Ecrit par : uncertain | 20 septembre 2008

Pour ça, je suis bien d'acord et mon premier réflexe fut de dire à la gamine d'éplucher le paragraphe du verbe "tegit" chez Félix pour voir si ds fois elle y serait. ceci dit, j'aurais continuer à croire à un choix poétique.

Écrit par : Dobolino | 20 septembre 2008

« Je suppose, un certain, que vous n'êtes pas enseignant, pour poser de telles questions alors qu'un professeur voit immédiatement où se situe mon blocage… »

eh bien si,j’enseigne. Imaginez quels dégâts je peux causer ! Et c’est afin de vous aider que j’ai voulu connaître ce qui, précisément, gênait la traduction. J’aurais dû m’abstenir semble-t-il

Écrit par : uncertain | 20 septembre 2008

Pour ça, je suis bien d'acord et mon premier réflexe fut de dire à la gamine d'éplucher le paragraphe du verbe "tegit" chez Félix pour voir si ds fois elle y serait. ceci dit, j'aurais continuer à croire à un choix poétique.

Ecrit par : Dobolino | 20 septembre 2008

Le mot "tegit" (tegere : couvrir, recouvrir)...évoque pour moi l'image d'un toit comme dans Le cimetière marin de Valéry "Ce toit tranquille où marche des colombes" (la mer et les voiliers). Mais je peux me tromper. Ici, ce n'est pas la mer, mais le ciel qui recouvre comme un toit la mer et la terre.

Écrit par : Robin | 20 septembre 2008

Ceci dit, quand on donne deux phrases de version à des élèves de début de troisième, au vu du nombre d'heures de cours dispensées depuis le début de cet enseignement, y'a moyen de trouver peut-être un peu plus formateur.
Je me souviens très bien d'avoir traduit du Ovide en fin de troisième, et pas deux vers au hasard, mais nous avions un autre niveau en grammaire et vocabulaire et avions fait trois ans de thèmes et versions plus simples.
Ce n'est pas le cas et, comme je l'ai expliqué plus haut, sur les trois heures de latin par semaine, cette année, une est consacrée à l'enseignement de la langue latine, une au grec et une aux Civilisations Grecque et Romaine, suite au sur-effectif en grec (40) et au sous-effectif en latin (6) , sans que les latinistes et leurs parents aient été consultés.
Si ça continue ainsi toute l'année, ma fille pourra arrêter le latin en seconde.

Écrit par : Dobolino | 20 septembre 2008

maintenant , on peut toujours se passer d’un verbe sous-entendu dans la traduction, il suffit d’attendre le « erat » au vers suivant.
« Avant la mer et les terres et le ciel qui recouvre tout »( ou toutes les choses comme vous voulez)

Unus ERAT toto naturae vultus in orbe

Écrit par : uncertain | 20 septembre 2008

PS : c’est bien modestement que je fais cette proposition. Moi non plus je n’ai pas fait de latin depuis longtemps. Attendons le retour des lettres classiques.

Écrit par : uncertain | 20 septembre 2008

Je trouve dans mon vieux Gaffiot à tego, texi, tectum, tegere (du grec stegô)

1°) couvrir, recouvrir :

"Casiae stramentis erant tectae" (J. César) : "Les cabanes étaient couvertes en chaume". (On voit tout de suite Obélix avec son menhir !)

2°) cacher, abriter :

"fugientem silvae texerunt" (J. César): "Les forêts l'abritèrent dans sa fuite."

3°) garantir, protéger :

"Janua se ac parientibus, non jure legum judiciorumque texit" (Cicéron) : "C'est derrière une porte et des murailles, non derrière la justice des lois qu'il s'est abrité".

Écrit par : Robin | 20 septembre 2008

eh bien si,j’enseigne. Imaginez quels dégâts je peux causer ! Et c’est afin de vous aider que j’ai voulu connaître ce qui, précisément, gênait la traduction. J’aurais dû m’abstenir semble-t-il

Ecrit par : uncertain | 20 septembre 2008

Excusez-moi, je suis irritée par un lumbago autant que par l'enseignement du latin, et, par dessus-tout, par le train de vie de la République. Demain, il y a les sénatoriales. Ne vous imaginez pas que les électeurs votent chacun au chef-lieu de canton puis déposent les bulletins à la gendarmerie qui les fait parvenir à la Préfecture. Que nenni! Tout ce beau monde (1200 électeurs pour notre département)va voter au chef-lieu de département, chacun avec sa voiture personnelle. Les km seront indemnisés et je suppose que, vu qu'ils doivent y passer la journée (deux tours), on leur prévoit un petit buffet et qu'il n'y aura pas que des sandwichs jambon-beurre.
En plus, le mien, d'électeur aux sénatoriales, le dimanche, il est censé me voiturer, éponger le sang et laver les instruments de chirurgie. Demain, pour moi, c'est démerde-toi! et je viens juste de l'apprendre car ce grand navet pensait que je savais tout ça...

Écrit par : Dobolino | 20 septembre 2008

Rien de grave , Dobolino. Excuses acceptées. Je comprends qu’une telle situation puisse donner le tournis. :- )

Écrit par : uncertain | 20 septembre 2008

maintenant , on peut toujours se passer d’un verbe sous-entendu dans la traduction, il suffit d’attendre le « erat » au vers suivant.
« Avant la mer et les terres et le ciel qui recouvre tout »( ou toutes les choses comme vous voulez)

Unus ERAT toto naturae vultus in orbe

Ecrit par : uncertain | 20 septembre 2008

Bon sang, mais c'est bien sûr!!!
Ce n'était pas du tout présenté comme ça.
J'ai cru à deux vers séparés à traduire individuellement l'un après l'autre.
Merci, uncertain. Comment vais-je faire pour le lui expliquer? Pour ce soir, c'est trop tard! Espérons que demain les chasseurs seront raisonnables!
Donc en fait, ça nous donne:
Avant la mer et les terres et le ciel qui recouvre tout
Le visage de la nature était unique dans le monde (ça, c'est pas joli, trouvez mieux!).

Écrit par : Dobolino | 20 septembre 2008

Ce n'était pas le moment de vous abstenir, donc, uncertain. Bien au contraire!

Imaginez que c'était présenté:
1) Ante mare et terras et, quod tegit omnia, caelum



2)Unus erat toto naturae vultus in orbe


Moi, avec mon lumbago et mon extrême lassitude, je ne pouvais y suffir. Merci, uncertain. Gros bisous!

Alors, Robin, pour ce vers, quel sens de tego choisiriez-vous?

Écrit par : Dobolino | 20 septembre 2008

Si on écrit:
Ante mare et terra et, quod tegit omnia, caelum
Unus erat toto naturae vultus in orbe.

Là, effectivement, c'est niveau troisième, sans problème majeur.

Écrit par : Dobolino | 20 septembre 2008

Les traductions littéraires c’est pas mon fort , demandons à Robin.
Mais on peut passer de « Il n’y avait qu’un seul aspect dans le globe tout entier de la nature » à « La nature toute entière ne présentait qu’un seul aspect »

Écrit par : uncertain | 20 septembre 2008

"qu'un seul visage" peut-être

Écrit par : uncertain | 20 septembre 2008

pour préserver le sens de "vultus"

Écrit par : uncertain | 20 septembre 2008

""Stagiaire iufm", j'aurais aimé en savoir un peu plus sur les vilenies dont l'institution semble se rendre coupable à votre égard. Serait-il possible d'en savoir un peu plus?"

C'est vous qui parlez de "vilénies" et de culpabilité, pas moi.
Comme je vous l'ai déjà répondu sur le fil de discussion précédent, je mettrai un lien, d'ici quelques mois, sur lequel vous pourrez "en savoir plus" sur la façon dont peut se dérouler une formation iufm, ailleurs qu'à Chateauroux, bien sûr.
Je vous remercie quand même de votre sollicitude.

Écrit par : stagiaire.iufm | 20 septembre 2008

"Je parle sérieusement non pas des vraies classes à horaires aménagées comme celle où étudie votre fils mais d'une foultitude d'optionettes faites pour endormir le chrétien, pour gaspiller des fonds publics à fonds perdus.
Excusez-moi, je n'ai guère de temps libre aujourd'hui, je ne peux expliquer plus avant."

Ecrit par : dobolino | 20 septembre 2008

Vous nous expliquerez quand même, j'espère?

Ecrit par : Christophe Sibille | 20 septembre 2008

Je vous explique que je suis très choquée par l'option Histoire de l'Art où s'engouffrent par désœuvrement pas mal d'élèves auxquels on offre, à tarif dérisoire, dans certaines Régions des voyages à Barcelone, Rome et Paris et etc...
C'est de la guignolade qui coûte bien cher quand on sait les débouchés vastes d'un Doctorat Histoire de l'Art.
Je vous signale que le bac "option théâtre" n'est pas reconnu comme facteur positif pour entrer dans une école de théâtre, toutes ne recrutant strictement que sur auditions successives. L'idéal, pour entrer dans une école de théâtre, est d'habiter si possible Paris ou, à défaut, une autre très grande ville, de prendre un max de cours d'Art Dramatique le plus tôt possible en passant n'importe quel bac+2, le plus facile et le moins prenant possible pour se libérer un max de temps libre pour s'engouffrer dans un max de cours d'Art Dramatique et un max de relations.
Options Théâtre et Histoire de l'Art sont des gaspillages de fric éhontés et mensongers, au même titre qu'une option SVT pour entrer en prépa BCPST.
Ça me dégoûte, tout ça. Rien à voir avec les classes aménagées des manécanteries, des élèves de Conservatoire de Musique, des petits rats de l'Opéra et des sportifs de haut niveau. Classes qui ne disparaîtront pas, à coup sûr.

Écrit par : Dobolino | 20 septembre 2008

1) Ante mare et terras et, quod tegit omnia, caelum
2) Unus erat toto naturae vultus in orbe

Je pense à une à une cosmogonie :

Avant que la terre et la mer et le ciel qui recouvre tout n'existent séparément, la nature, contenue tout entière dans un cercle, n'avait qu'un seul visage.

SGDG !

Écrit par : Robin | 20 septembre 2008

Le 11 octobre, dans le cadre de "rencontres citoyennes" organisées par des bobos altermondialistes à la mord-moi-le noeud, Philippe Meirieu prendra la parole à 18h30 à la salle des fêtes de Dieulefit, dans la Drôme.
JPB

Ecrit par : brighelli | 20 septembre 2008

Dans notre département, c'est bourré de bobos altermondialistes à la mord-moi-le-nœud!
Un cauchemar quand la FCO (fièvre catarrhale ovine) débarque. Je vais chez un grand acteur de la Conf voir ses vaches suspeces de FCO lundi matin et il va falloir que je me goinfre tout le catéchisme. Encore un truc qui me met de plus joyeuse humeur!

Écrit par : Dobolino | 20 septembre 2008

1) Ante mare et terras et, quod tegit omnia, caelum
2) Unus erat toto naturae vultus in orbe

Je pense à une à une cosmogonie :

Avant que la terre et la mer et le ciel qui recouvre tout n'existent séparément, la nature, contenue tout entière dans un cercle, n'avait qu'un seul visage.

SGDG !

Ecrit par : Robin | 20 septembre 2008

Ma fille dit que c'est très beau mais qu'elle pense que son professeur ne sera pas d'accord!
Au moins, elle aura "fait du sens" avec votre belle traduction!

Écrit par : Dobolino | 20 septembre 2008

Je sais que je suis un peu hors sujet, mais tout cela m'énerve un peu.


Dans une "école pour enfants des élites", on peut enseigner et appliquer les méthodes qu'on veut.

Provoc : pour la valletaille, il faut du socle commun.


Ma mère, qui a 87 ans, a été scolarisé dans une des écoles Decroly. Les élites de tous les bords politiques ont été fascinées par les idées de ces précurseurs (à l'époque).

Écrit par : BOGGIO | 20 septembre 2008

Avant que la terre et la mer et le ciel qui recouvre tout n'existent séparément, la nature, contenue tout entière dans un cercle, n'avait qu'un seul visage.

SGDG !

Ecrit par : Robin | 20 septembre 2008

Ou plutôt, si l'on prend le mot "orbis" dans le sens (poétique) de "terre" :

Avant que la terre, le mer et le ciel qui recouvre tout n'existent séparément, la nature ne présentait sur toute la terre qu'un seul visage.

Écrit par : Robin | 20 septembre 2008

Scolarisée.

Écrit par : Boggio | 20 septembre 2008

Une traduction plus "libre" par le grand d'Assoucy:

Avant que le plancher des vaches
Des pieds ferrés et des gamaches
Eût porté chevaux et mulets
Et mulletiers à pieds mollets
Avant que la mère des soles
Eût retiré ses fesses molles
De le terre , et permis à tous
La grâce d'y planter des choux
Nature alors dedans sa trogne
Faite ainsi que Dame Gigogne
N'étalait dedans ces bas lieux
Qu'un corps bâti comme deux oeufs

Écrit par : uncertain | 20 septembre 2008

Ante mare et terras et quod tegit omnia caelum
unus erat toto naturae vultus in orbe,quem dixere chaos

Avant, la mer et les terres et le ciel qui couvre toutes choses
le visage de la nature était un sur le disque terrestre tout entier que l'on appelait chaos

Écrit par : bernard | 20 septembre 2008

pas de virgule après avant

Écrit par : bernard | 20 septembre 2008

les seules moments pendant lesquels

Sibille 20septembre

Pas de E à "seuls "moments . Je me permets pour une fois ce genre d'intervention dont j'ai horreur , juste parce que , lorsqu'on passe son temps à relever les fautes des autres , sans aucune attention pour le fond , on se doit d'être irréprochable !

j'aurais continuer à croire à un choix poétique.

Ecrit par : Dobolino | 20 septembre 2008

Continué : participe passé !

Mais vous êtes excusée car vous n'avez eu que le Bac C et de plus , cuvée 76 : le niveau amorçait la descente !
Ne me remerciez pas ou alors voyez avec votre comparse CS pour m'envoyer un post commun d'insultes . Ce sera avec plaisir !

Écrit par : Amélie Forcément | 20 septembre 2008

Papa wilhelm vous souhaite une bonne journée et s'excuse pour les fautes d'orthographe.

Ecrit par : papa wilhelmdoutretombe | 20 septembre 2008
Vous êtes tout excusé! On se fiche des fautes d'orthographhe si le contenu est bon et lisible.
Vous voyez que papa Wilhelm peut aussi quand IL veut!

Écrit par : Dobolino | 20 septembre 2008

Ma mère, qui a 87 ans, a été scolarisé dans une des écoles Decroly. Les élites de tous les bords politiques ont été fascinées par les idées de ces précurseurs (à l'époque).

Ecrit par : BOGGIO | 20 septembre 2008

Bien que ne faisant pas, ou si peu, si peu ;-) partie des élites, j'ai été, moi aussi, fasciné par ces "précurseurs" comme vous dites, en particulier par A.S. Neil (Libres enfants de Sumerhill), comme tous les gens de ma génération (18 ans en mai 68), mais aussi par M. Montessori, R. Steiner ; C. Freinet A. Makarenko... (très éclectique tout ça !)

Et puis l'âge et l'expérience aidant (notamment de l'enseignement), j'en suis venu à y regarder de plus près et à m'apercevoir, la lecture d'Hanna Arendt aidant, que les idées de ces "précurseurs" demandent à être examinées de près et ne sont pas toutes à retenir, notamment pour les enfants qui ne vivent pas dans un environnement culturellement favorable.

Je pense qu'en règle générale, il faut se méfier de tout ce qui apparaît de prime abord comme "séduisant", surtout en matière d'éducation.

Écrit par : Robin | 20 septembre 2008

Ante mare et terras et quod tegit omnia caelum
unus erat toto naturae vultus in orbe,quem dixere chaos

Avant, la mer et les terres et le ciel qui couvre toutes choses
le visage de la nature était un sur le disque terrestre tout entier que l'on appelait chaos

Ecrit par : bernard | 20 septembre 2008

Donc, il s'agissait bien d'une cosmogonie. Peut-être une traduction latine du poète grec Hésiode (?)

Écrit par : Robin | 20 septembre 2008

Le bac option théâtre, cela me fait bien rire !
Il faut vraiment être très bien formé et très doué pour arriver à faire carrière dans ce métier.
On est trié sur le volet pour entrer dans une bonne école.
Ensuite, si le maître vous juge digne de présenter le concours du conservatoire d'art dramatique, il y a plusieurs milliers de candidats, qui sont sélectionnés en plusieurs sous-concours, jusqu'à ce qu'il n'en reste que quelques dizaines. C'est vraiment le parcours du combattant.
Si les parents peuvent vous offrir une formation (probablement très coûteuse) dans une école réputée (par exemple Acquaviva, sociétaire de la Comédie française, découvreur d'Isabelle Adjani) vous gardez vos chances.

Et quand vous avez effectué vos deux ou trois ans au conservatoire, il faut trouver du travail. (les intermittents du spectacle)
Tout le reste, c'est du flanc.

Et encore, quand on voit que c'est un minable comme Bégaudeau qui a la Palme d'or à Cannes, cela a dû désespérer plus d'un jeune acteur qui espérait avoir ses chances !
J'espère que les Américains seront moins bêtes que nous.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 20 septembre 2008

Continué : participe passé !

Mais vous êtes excusée car vous n'avez eu que le Bac C et de plus , cuvée 76 : le niveau amorçait la descente !


Ecrit par : Amélie Forcément | 20 septembre 2008
Exact! J'en fais d'autres bien pires, Amélie...
Je ne saurais trop vous conseiller d'éviter ce genre de remarques grammaticales qui vous enfoncent encore plus sûrement auprès des lecteurs de ce blog.
Après, c'est votre problème. Si c'est le seul commentaire que vosu inspire la lecture de ce blog!

Écrit par : Dobolino | 20 septembre 2008

vraies classes à horaires aménagées

Bobolino , vous le faites exprès ! Horaire est un substantif masculin ! Il est vrai que j'ai un bac grec latin , obtenu avec un an d'avance et ancienne mouture ! Donc....

Écrit par : Amélie et un chien de ta chienne | 20 septembre 2008

Métamorphoses, Ovide ,récit de l'origine du monde.

Écrit par : bernard | 20 septembre 2008

ne saurais trop vous conseiller d'éviter ce genre de remarques grammaticales qui vous enfoncent encore plus sûrement auprès des lecteurs de ce blog.
Après, c'est votre problème. Si c'est le seul commentaire que vosu inspire la lecture de ce blog!

Ecrit par : Dobolino | 20 septembre 2008
Mais ma pauvre Dobolino , je ne fais qu'imiter volontairement , je le répète , Sibille , donc vous pouvez lui retourner le compliment , mais Felts le lui avait déjà fait , je crois !

Ce n'est pas le blog qui m'inspire ce commentaire , mais votre comportement et celui de quelques autres , bien pensants et mal faisants , comme l'a fort bien dit hier papa wilhelm ! !

Écrit par : Amélie et un chien de ta chienne | 20 septembre 2008

Ce texte latin me rappelle une belle envolée de M de Gandillac (en 78, si je me souviens bien) sur la différence entre la cosmogonie grecque (éternité de la matière, création à partir du chaos primordial par le démiurge dans le Timée de Platon) et le Livre de la Genèse (création "ex nihilo" par un Dieu créateur). L'idée d'une création ex nihilo impensable (et impensée) en dehors du judaïsme...Eternité de la matière partout ailleurs et en tout cas dans la cosmogonie grecque (Hésiode, Platon).

Écrit par : Robin | 20 septembre 2008

ne saurais trop vous conseiller d'éviter ce genre de remarques grammaticales qui vous enfoncent encore plus sûrement auprès des lecteurs de ce blog.

Bobolino , je rêve , mais ce sont des menaces !!!! Je vous informe amicalement mais fermement qu'hier , un spécialiste des phobies et autres jeremiades a rappelé ici-même la loi du 29 juillet etc...concernant les insultes et les menaces ...

Écrit par : Amélie GardeleKap | 20 septembre 2008

Ce n'est pas le blog qui m'inspire ce commentaire , mais votre comportement et celui de quelques autres , bien pensants et mal faisants , comme l'a fort bien dit hier papa wilhelm ! !

Ecrit par : Amélie et un chien de ta chienne | 20 septembre 2008
Papa Wilhelm, lui, il m'aime bien! Vous avez mal lu. Papa Wilhelm est bon et sensible. Il a parfaitement saisi mon entéléchie. Pap Wilhelm est bon garçon.
Quant à mes rapports avec Christophe, ils sont fort sains.

Écrit par : Dobolino | 20 septembre 2008

Bobolino , je rêve , mais ce sont des menaces !!!! Je vous informe amicalement mais fermement qu'hier , un spécialiste des phobies et autres jeremiades a rappelé ici-même la loi du 29 juillet etc...concernant les insultes et les menaces ...

Ecrit par : Amélie GardeleKap | 20 septembre 2008

Bof...
Il ne s'agit nullement de menaces, juste d'un constat.
De toute évidence, vous peinez à prendre la température de ce blog.
Je ne m'en sens nullement responsable.
Sur ce, bonne nuit à tous!

Écrit par : Dobolino | 20 septembre 2008

Métamorphoses, Ovide ,récit de l'origine du monde.

Ecrit par : bernard | 20 septembre 2008

Bon Dieu, mais c'est bien sûr !

Dobolino,

Je ne ne comprends pas bien pourquoi la professeur de latin de votre fille n'a pas donné ces vers à traduire dans leur intégralité et leur continuité, notamment le "quem dixere chaos" qui est essentiel à la compréhension.

Ce pourrait être l'occasion d'un petit cours de civilisation comparée sur les cosmogonies (récits - mythiques - sur l'origine du monde, la formation de l'univers) gréco-latine, hébraïque et scandinave (par exemple) : les élèves apprécient, surtout en 6ème-5ème et comprennent très bien.

Écrit par : Robin | 20 septembre 2008

De toute évidence, vous peinez à prendre la température de ce blog.

Au contraire , nous ( d'autres et moi ) avons très bien compris , ma chère Dobolino et ce n'est pas à votre avantage ! La suffisance de certains intervenants dont vous êtes , est exécrable et souvent pathétique . Il conviendrait que vous vous remissiez en question , humblement mais sûrement ! Mais pour cela il faut posséder une certaine dose d'honnêteté intellectuelle et ne pas craindre de quitter le troupeau .

Écrit par : Amélie au Château | 20 septembre 2008

"Je vous remercie quand même de votre sollicitude."

Ecrit par : stagiaire.iufm | 20 septembre 2008

Pas sollicitude! Simple curiosité! Ceci-dit, bonne nuit aussi à tous.

Écrit par : Christophe Sibille | 20 septembre 2008

"Si c'est le seul commentaire que vosu inspire la lecture de ce blog!"

Ecrit par : Dobolino | 20 septembre 2008

"que vous inspire", Dobolino!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 20 septembre 2008

Il me semble qu'à moins d'être particulièrement surdoué, un collégien n'aurait pas l'idée de traduire "ante" par "avant", surtout s'agissant de ce qui semble être l'évocation d'un paysage (la mer, le ciel, la terre). C'est là qu'intervient l'intérêt, la nécessité...et la légitimité de la "pédagogie".

Sur ce, bonne nuit à tous !

Écrit par : Robin | 20 septembre 2008

"que vous inspire", Dobolino!!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 20 septembre 2008

Non , soyez magnanime , pour une fois . Ce n'est qu'une faute de frappe , Bobolino est un peu énervée et il y a de quoi .

Écrit par : Amélie au Château | 20 septembre 2008

Je me disais, t'y vas ou t'y vas pas??? Parce que, toujours à part moi, je me disais, ils en auront parlé. Une fois au moins. Pas possible autrement. Donc pas la peine que tu y ailles foutre ta zone.
Eh bien , je me suis dit, parce que j'avais un préssentiment, une sorte de sourd dégoût, que j'allais y aller. Je suis venu, j'ai vu et plus de vingt culs. L'autre naze avec son Gaffiot de merde!!! Et les poules qui s'engueulent cot cot codek....l'autre pédago de mes deux qui nous sort un texte de toutes façons imbitable avec un seul t.....j'ai bien cherché, rien. Nib de nib. Maccache. Alors je me suis dit que, décidément, le mépris dont nous sommes l'objet dans ce pays était justiifié,et, qu'encore l'opinion publiqué était bonne fille. Rien, donc, pas un mot, pas une allusion fût-elle élliptique...
Notre jeune( 38 ans!!!) collègue s'est pendu. A Laon. Parce qu'il n'a pas supporté la mise en cause et la perte de son honneur. Les journaleux pourris ont tenté de minimiser l'affaire en disant que oui, enfin, on ne savait passi c'était à ls suite de sa garde à vue pour violence sur un élève.

Donc, je suis venu voir ce que l'on en disait ici. parce que je croyais avoir à faire à des collègues. Humains. Quelle illusion. Rien. Des coeurs de pierre, cimenté dans le saindoux rance de la pédago. Rien. pas un petit mot soufflé entre deux lignes. Cloportes!
Eh bien moi, j'ai honte de faire partie de votre corporation. Si Dieu, un jour me dit, "Eh, Goldschmidt, je te donne 20 ans de rab. Tu veux recommencer??" Je lui dirai. "Jamais. Jamais; J'aurais trop peur de retrouver mes "collègues"...
En tous cas, chapeau tout le monde!! Et l'autre n'a quà le bouffer son Gaffiot , qu'il s'en étouffe.
Bonne soirée, bons baisers de Laon, bonjour chez vous;

Brighelli, vous au moins, qui êtes à un autre niveau, j'ose espérér que vous vous fendrez d'un petit mot....

Écrit par : montaigneàcheval | 20 septembre 2008

Si le seul argument de Brighelli concernant la comparaison France Allemagne est que les Allemands sont racistes, c'est que sa pensée ne mérite pas le détour !
M. Brighelli, votre discours était intéressant, votre blog l'était aussi mais finalement, ne vous étonnez pas de ne pas être davantage écouté : votre sectarisme et celui de vos blogueurs ( pas tous !!!) ne mérite rien de plus qu'un bonne rigolade.
Franchement, dire que le système allemand ne mérite pas d'être pris en considération parce que les Allemands sont racistes, c'est vraiment nul ! Nul de chez nul ! Le degré zéro de l'argumentation.
Au moins, cela me conforte dans mon opinion. La maternelle à 2 ans : une grosse connerie. Darcos ne le veut pas et il a entièrement raison.
Vous pouvez tous m'insulter, car pour beaucoup d'entre vous, vous ne savez faire que cela !
Vous ne lisez même pas les interventions, vous insultez, vous accusez les autres de toutes les maladies psychiatriques dès qu'on émet ne serait-ce qu'une nuance !
Aigris vous êtes et vous serez !

Écrit par : Florence | 20 septembre 2008

Concernant les classes à option artistique, je peux témoigner, étant régulièrement chargé de la littérature dans des classes de ce style : cinéma, arts plastiques.

Dans ma petite ville de province, on y entre sans difficulté (Pratiquement autant de demandes que de places).

Quand on demande à un élève candidat à une classe de cinéma, pour évaluer sa motivation, quel est son film préféré, il répond parfois "Astérix aux Jeux olympiques" ! Ça vous donne une idée. D'un autre côté, certains sont déjà engagés dans des tournages de court-métrages "pesamment avant-gardistes", comme dit Pierre Michon, qu'il nous faut parfois subir lors des assemblées générales de rentrée : admiration béate de rigueur, évidemment.

En lettres, philo et langues, on a parfois l'impression d'être le prof d'option, et non le prof d'une matière principale, tant leur option leur bouffe du temps : réalisations, projets, sorties scolaires (avec pratique intensive de l'alcool et du chichon le soir à l'hôtel)...

Quand un(e) élève n'a que 6 de moyenne en français et en langues, il n'est pas rare qu'il/elle ait 13/14 dans son option artistique, avec des commentaires du style "doit travailler son écrit" qui laissent présager que les notes sont bien généreuses !

Bref, un amuse-couillon pour 90% des cas, mais la plupart des collègues préfèrent fermer les yeux, car cela remplit des classes de terminale L. Dans les établissements qui n'offrent pas ce genre de "douceurs", il n'est pas rare que la TL soit tombée à 12/13 élèves, à côté de 4 TS à 35...

Pour le coup, je préférerais que ce soit le privé qui se déshonore en proposant ce genre de couillonnades...

Écrit par : sanjuro | 20 septembre 2008

Pourrait-on avoir une liste des intervenants suffisants, exécrables et pathétiques qui doivent obéir à l'ordre de quitter le blog, s'il vous plaît ?
Ce serait bête d'en faire partie et de continuer à venir sans savoir que l'on gêne.
On n'est pas des sauvages, si on nous le dit poliment, on partira.
C'est vrai, ça. JPB est trop tolérant.
Heureusement que certains prennent enfin la discipline en main ici et distribuent les bons et les mauvais points. Ça manquait.
J'espère que les "vilains" vont obéir et qu'on ne les reverra plus.
On va enfin pouvoir parler de ce qui intéresse la majorité des "gentils" intervenants.
Allez, les "vilains", sortez ! Et n'oubliez pas de fermer la porte et d'éteindre la lumière en sortant !

Écrit par : catmano | 20 septembre 2008

"La suffisance de certains intervenants dont vous êtes , est exécrable et souvent pathétique ."
Ecrit par : Amélie forcément.

Des noms !! Des noms !! A part Dobolino, qui n'aimez-vous pas ? Pas besoin de vous justifier : c'est gratuit et sans obligation ultérieure !

Une fois la liste des importuns établie, hop, on réunit tous les suffisants exécrables et pathétiques, et on les met en geôle, ou en train selon les goûts.

Écrit par : Jérémy | 20 septembre 2008

Je me disais, t'y vas ou t'y vas pas??? Parce que, toujours à part moi, je me disais, ils en auront parlé. Une fois au moins. Pas possible autrement. Donc pas la peine que tu y ailles foutre ta zone.
Eh bien , je me suis dit, parce que j'avais un préssentiment, une sorte de sourd dégoût, que j'allais y aller. Je suis venu, j'ai vu et plus de vingt culs. L'autre naze avec son Gaffiot de merde!!! Et les poules qui s'engueulent cot cot codek....l'autre pédago de mes deux qui nous sort un texte de toutes façons imbitable avec un seul t.....j'ai bien cherché, rien. Nib de nib. Maccache. Alors je me suis dit que, décidément, le mépris dont nous sommes l'objet dans ce pays était justiifié,et, qu'encore l'opinion publiqué était bonne fille. Rien, donc, pas un mot, pas une allusion fût-elle élliptique...
Notre jeune( 38 ans!!!) collègue s'est pendu. [...]

Ecrit par : montaigneàcheval | 20 septembre 2008

Dites donc, Mac, plutôt que de nous faire le classique numéro du génie incompris (une vraie tarte à la crème sur ce blog, voir le post de Florence juste avant), si vous vous contentiez de nous informer ?

Que nous ne soyions pas au courant ne démontre pas la noirceur de nôtre âme ou je ne sais quelle éventuelle médiocrité, fantasmée ou réelle : ça prouve simplement que les médias ont tu l'affaire.

Moi en tout cas, je n'étais pas au courant. Les autres ?

Écrit par : Manu | 20 septembre 2008

Montaigneàcheval, tes yeux sont chiasseux : J'en ai parlé, du collègue pendu. T'as rien cherché du tout, ou alors t'étais tellement sûr qu'on n'en parlerait pas que t'as meme pas relevé le message que j'ai laissé à ce sujet.

Bref, Goldschmidt, avant de critiquer tout le monde, lis et cherche. T'es drôle quand t'as raison, mais quand tu flingues tout le monde alors que t'as tort, c'est du plus mauvais effet.

Écrit par : Jérémy | 20 septembre 2008

Moi en tout cas, je n'étais pas au courant. Les autres ?
Ecrit par : Manu | 20 septembre 2008

Oui.

Écrit par : Jérémy | 20 septembre 2008

Et comment l'avez-vous su, Jérémy ? Il est en effet pour ma part tout à fait possible que j'aie loupé quelque chose...Ceci dit je doute que les médias aient rebattu cette histoire (a priori).

Écrit par : Manu | 20 septembre 2008

Retraitée et Daniel Arnaud ont également commenté la mort du collègue.
Brighelli a donné un communiqué du Snalc que personne n'a commenté.

Franchement, avec toute la sympathie que j'ai pour le Snalc, un électricien-gazier, un cheminot, un postier ou un routier auraient eu droit à plus d'égards qu'à une minute de silence que personne n'observera car personne n'est au courant. Mais le Snes est plus en tort que le Snalc puisque c'est lui qui dispose réellement des moyens d'information et de communication dans l'E.N. Et les professeurs sont plus responsables que le Snes et le Snalc, puisque c'est eux qui élisent le Snes sans chercher à savoir ce qu'il y a derrière (rien de bon).

"Philippe Meirieu prendra la parole à 18h30 à la salle des fêtes de Dieulefit, dans la Drôme."
Philippe Meirieu à Dieulefit ?! On n'aurait pas osé l'inventer !!!

Écrit par : Jérémy | 20 septembre 2008

Montaigne à cheval , vous avez raison , mais vous n'avez donc pas pris la température du blog , ni même des salles de profs dans les lycées ? ...

On fait des pétitions , monsieur , mais on n'agit pas , aucune solidarité , nulle compassion . Pour Redeker , quand j'ai demandé à mes collègues ce qu'on allait faire , on m'a répondu que c'était un intégriste ( amusant !) et qu'il l'avait au fond , bien cherché !
Pour la gifle , pas de mobilisation non plus . Je ne suis donc pas étonnée qu'ici on préfère s'occuper de la version latine du petit de Bobolino .
Ici , monsieur , on ne parle pas de ce qui fâche , on évite consciencieusement le réel , on veut refaire l'école , mais sur le papier seulement , c'est juste pour parler et s'écouter parler , donner des leçons de morale à ceux qui dévient de la douce litanie de la doxa et qui prétendent que certaines réalités dérangeantes ne doivent pas être ignorées !

Notre collègue est mort seul et abandonné , on observera une minute de silence , vendredi et puis c'est tout , on se sera donné bonne conscience ! Ca fait une éternité qu'on ferme notre gueule sur l'essentiel parce que les profs , c'est comme ça ! Couillemollitude quand tu nous tiens !

Écrit par : Amélie au poulailler | 20 septembre 2008

Et comment l'avez-vous su, Jérémy ?
Ecrit par : Manu | 20 septembre 2008

En lisant le court message posté par "retraitée" ci-dessus.

Les médias en ont brièvement parlé dans leurs éditions, en particulier sur les chaînes d'info continue où l'info a défilé en boucle quelque temps.

Écrit par : Jérémy | 20 septembre 2008

"Notre collègue est mort seul et abandonné , on observera une minute de silence , vendredi et puis c'est tout , on se sera donné bonne conscience !"

Et encore, ceux qui observeront une minute de silence vendredi se compteront sur les doigts de la main, puisqu'il ne s'agira que des membres du Snalc qui auront été mis au courant. Une journée d'arrêt de travail généralisé pour la mort de ce professeur mis en garde à vue sans aucune preuve, ça ça aurait été correct.

Écrit par : Jérémy | 20 septembre 2008

On en a parlé, Montaigneàcheval!
Et difficile d'y échapper. En boucle sur toutes les chaînes de télé et de radio. Avec l'interview, bien dégueu, qui dit que si le collègue s'est pendu, c'est à cause de misères dans sa vie privée, et le père de l'élève, celui qui a porté plainte, qui regrette, et patati et patata...
On en sort, de ce reportage, avec un léger goût amer dans la bouche. Celui qui nous rappelle que ce n'est pas ça qui va faire prendre conscience au bon populo que la suppression d'une quarantaine de milliers de postes d'enseignants est dramatique. La routine, quoi.

Amélie les crayons (mal taillés?), la remarque de la faute d'orthographe de Dobolino, c'était une blague. Capito? J'avais pourtant bien mis le smiley!

Écrit par : Christophe Sibille | 20 septembre 2008

SUR LES DISCOURS MYSTIFICATEURS ET MANIPULATOIRES Deuxième partie…

Dans la première partie, j'ai abordé l'utilisation de l'ANALOGIE et j'avais commencé à aborder le PARADOXE en donnant comme premier exemple le docteur Benveniste de la “Mémoire de l'eau”

Autre champion du paradoxe, notre prince de la spikopédagogie, S.A. Sérénissime Philippe Meirieu dont je présente, car il le mérite, un pot-pourri de citations (extraites du site Sauvez les lettres, http://www.sauv.net/)…
- "Le mixage des enfants de tous les niveaux permet d’unifier les pensées en une pensée commune."
- “Les instituteurs et les professeurs s’écartent de plus en plus des formes de culture et de communication populaires (…) tout naturellement, ils sont tentés de faire travailler les enfants qui leur sont confiés selon les méthodes qui leur ont permis, à eux, d’obtenir leurs examens. " (EGC, p101)
- " L’enseignant devient un tisserand de lien social. Il n’enseigne pas ce qu’il pense lui-même, ni ce que pense le groupe de pression auquel il appartient, ni la pensée dominante, ni la dernière mode intellectuelle. Il renonce à fabriquer l’autre. Il met en place les situations et propose les savoirs nécessaires pour que le jeune se fasse " œuvre de lui-même. " (156)
- “La constitution d’objectifs-noyaux impose de construire un concept à travers l’étude comparée de nombreux exemples, au lieu d’apprendre des définitions dans des manuels "
- " Au contraire d’un Pygmalion ou d’un docteur Frankenstein, qui se croient capables de fabriquer un homme en contrôlant toutes les phases du processus et en maîtrisant le produit fini, le véritable maître…etc. " (136)
- " La majorité des professeurs… basculent du côté du magister. Leur modèle, c’est le professeur d’université dans son amphithéâtre, l’avocat dans son prétoire ou le député à la tribune de la Chambre ".( p. 99-100).
- " C’est pour promouvoir la discipline qu’il(le professeur) aime et dans laquelle il a réussi qu’il a choisi d’enseigner, pas pour assumer des tâches éducatives qui dépassent la transmission de contenus disciplinaires. " (39)
- “Fabriquer un homme, c’est déjà terrible ; cela touche à ce qui fait que nous n’avons pas le droit de déterrer le corps d’un mort dans un cimetière de Carpentras, de Toulon ou d’ailleurs. Fabriquer un homme, c’est une entreprise insensée…et pourtant c’est une entreprise quotidienne, chaque fois que nous voulons construire un sujet en additionnant des connaissances ou faire un élève en empilant des savoirs. "
- " Dans la vie, l’éducation n’advient que par miracle , un jour de Pentecôte ! Il faut tenter de la faire advenir… "
- " Les connaissances extirpées des bibliothèques (peuvent bien) remplacer les morceaux de cadavres déterrés des cimetières…nous restons dans le même cauchemar : faire de la vie avec de la mort. " (p 58)
- " La biologie, l’histoire, la littérature, les mathématiques ne sont plus des tentatives pour répondre à des interrogations essentielles des hommes : pourquoi suis-je traversé de sentiments contradictoires au point qu’il m’arrive de détester les êtres que j’aime le plus ? les disciplines scolaires sont devenues des morceaux de cadavres exhumés des caveaux et des charniers. ".(59)
- " (Il faut) saluer celui qui nous arrive, d’où qu’il vienne, comme un sauveur possible, une sorte de Noël au quotidien, le signe que tout peut encore advenir et le meilleur se réaliser enfin… Qui n’est pas capable de s’émerveiller devant un nouveau-né condamne le monde à la reproduction et englue tout rapport éducatif dans un mimétisme mortifère " (p 61)
- " Lévinas : " La filiation est une relation avec autrui où autrui est radicalement autre… " Voilà bien la difficulté : accepter l’enfant qui vient comme un don, renoncer à exercer contre lui notre désir de maîtrise (p 61) "
- " L’école doit être un espace de sécurité… où l’on suspend la pression de l’évaluation et où l’on désamorce le jeu des attentes réciproques en rendant possible des prises de rôle et de risques inédites. … On évitera ainsi un darwinisme scolaire, à l’image du monde économique et social sans pitié. " (70)
- " L’école doit se donner pour objectif l’autonomie des élèves dans la gestion de leurs apprentissages "(75)
- " Quand il faudrait tenter de construire un avenir possible ensemble, Frankenstein veut imposer son pouvoir. Quand il faudrait sortir de l’affrontement et de la dialectique de maître et de l’esclave, Frankenstein reste dans la logique du rapport de force. Rien d’autre que la haine… ne pourra jamais relier ces deux êtres. "(78)
- " Le discours des sciences de l’éducation est un discours que le praticien de l’éducation reconnaît pour sien, parce qu’il se retrouve en lui, et que la difficulté de sa tâche s’y trouve réfractée "(80) "
- Ce que l’éducateur offre à l’élève : " l’humanitude " ( A. Jacquard). Comme le soir de Noël, il offre ce qu’il a de plus cher en se dégageant de son propre don, en dispensant l’enfant de toute reconnaissance et en ménageant l’exaltation de la découverte par soi-même. Il y a ainsi des tas de petits Noëls possibles dans nos classes. La créature du Dr Frankenstein, elle, n’a jamais eu de Noël. "(90)
- " Le transfert des connaissances (d’une discipline à l’autre) n’est pas évident, mais il faut donner plus d’importance à l’exigence qu’à l’existence. La pédagogie ne s’intéresse qu’à ce qu’elle doit faire advenir, et elle ne mobilise les sciences descriptives (les disciplines) que dans la mesure où elles servent son projet. Le psychologue cherche à savoir si le transfert existe, le pédagogue affirme qu’il faut qu’il existe, qu’il faut le faire exister pour que l’activité d’enseignement existe. "(98)
- " Un enseignement qui ne préparerait ses élèves qu’à réussir les épreuves qui sanctionnent cet enseignement constituerait une absurdité totale. Nous ne mettons pas seulement nos enfants à l’école pour qu’ils réussissent à l’école. " (98)
- " L’élève fait quelques concessions à ses enseignants en faisant mine de s’intéresser à la culture scolaire dont il attend, en réalités, des bénéfices strictement matériels, en terme de tranquillité et de diplômes. " (100)

Il est vrai que le propos paradoxal n’assure pas toujours sa fonction : celle de faire passer l’arête comme si c’était une olive.
C’est le cas pour Meirieu quand il évoque les morts déterrés au cimetière de Carpentras, les morceaux de cadavres exhumés des caveaux et des charniers dans leur rapport ( ? ? ?) à la connaissance et aux savoirs… Là, le paradoxe ne passe plus : c’est Meirieu qui trépasse, ou du moins sa pensée.
Derrière le masque de l’effet littéraire, on n’est plus dans le psycho-pédagogique, mais dans le psycho-pathologique ou, si l’on préfère, le psycho-PATHETIQUE, de toute manière dans le PATHOS… Comme l’Éducation Nationale des psycho-pédagogogues.


Le troisième outil pour décérébrer le cerveau, c’est l’utilisation des PROCESSUS D'IDENTIFICATION ET DE DIABOLISATION : l’auteur cherche à mettre le lecteur ou l’auditeur dans sa poche en jouant sur les valeurs dominantes, en général celles du politiquement correct, et, en affinant, s’il s’adresse à un lectorat ou à un auditoire spécifique.
S’il est confronté, par exemple, au milieu enseignant plutôt à gauche, il dénoncera violemment sur le plan général la politique de la droite dans ce domaine… Alors que sur le plan technique, les projets qu’il tente de faire passer sont directement inspirés des réformes éducatives américaines des cinquante dernières années dont le moins qu’on puisse dire, c’est qu’elles n’ont rien à voir avec les valeurs éducatives de la gauche.
S’il s’adresse à un public plus large : les parents d’élèves… il établira une complicité positive en “mettant l’enfant au centre du système” et en n’hésitant pas à critiquer durement le corps enseignant.
Le fait de susciter adhésion et identification n’est pas contradictoire avec le maniement du paradoxe qui est censé choquer avant de séduire ; ils interviennent à des temps différents :
1 - nous sommes dans le même camp…
2 – donc, vous devez me suivre, même quand je dis des choses bizarres, parce que c’est MOI qui ai (suis) la compétence.
…La diabolisation de l’adversaire étant là pour accentuer le tableau : qui peut faire confiance à des fascistes ?
Ou qui peut faire confiance à des enseignants qui ne pensent qu’à leur bas intérêt corporatiste et à se mettre en congé quand ils ne tiennent pas leur troupe ?

Exemplaire de la diabolisation de l’adversaire : l’article paru dans « Libération » du 4 janvier rédigé par André OUZOULIAS, un enseignant en I.U.F.M. dont voici un extrait : « Ne nous y trompons pas, avec la campagne contre la “méthode globale”, il ne s’agit pas de travailler à une plus grande efficacité de l’école et à l’intérêt des enfants, mais de faciliter la mise en oeuvre d’un programme politique de refondation de l’éducation, EN REACTION CONTRE LES VALEURS D’EGALITE, DE SOLIDARITE, D’EDUCABILITE ET DE DEMOCRATISATION DU SAVOIR. Pour cela, il faut discréditer les pédagogues et l’idée même de pédagogie. Et il est tentant de le faire en présentant la “méthode globale” comme leur enfant monstrueux. »

Si je prenais Mr Ouzoulias au sérieux, je devrais me suicider : apprendre qu’en étant contre la méthode globale, je suis contre les valeurs d’égalité, de solidarité, de démocratisation du savoir, voilà qui me fout un sérieux coup dans la tronche.
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Le quatrième outil pour décérébrer le cerveau c’est le discours démonstratif à logique exclusivement interne (en psychiatrie le rationnalisme morbide). La logique est apparemment respectée et la cohérence illusoirement “parfaite”… à deux bémols près :
-soit l’impasse est faite sur certains aspects de la question que l’on a mis aux abonnés absents.
-soit une (ou plusieurs) des données à l’origine du discours sont fausses ou infondées.
C’est le mode de raisonnement paranoïaque dont on sait qu’il peut facilement entraîner l’adhésion d’âmes sensibles ou crédules : je ne développerai pas. Vous n'avez qu'à vous coltiner quelques bons paranoïaques comme je l'ai fait au cours de ma carrière pour bien le maitriser

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Pour ceux qui souhaiteraient davantage d’éléments sur cet aspect, je conseille le livre de SOKAL et BRICMONT : « LES IMPOSTURES INTELLECTUELLES »

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POUR CONCLURE : si vous êtes confronté à un texte où vous constatez que l’analogie est souvent utilisée, où l’on manie le paradoxe facilement, où l’on recherche une adhésion à des valeurs conventionnelles et où l’on diabolise pour moins que çà, où les prémisses du raisonnement apparaissent peu fiables pendant que le discours se nourrit assez peu de la réalité… Méfiez-vous !… Vous risquez de vous faire avoir.

Test : dans le texte qui précède, avez-vous décélé des éléments suscitant une méfiance à mon égard ?

Écrit par : Roger Felts | 20 septembre 2008

"Heureusement que certains prennent enfin la discipline en main ici et distribuent les bons et les mauvais points. Ça manquait."

Relisez les derniers messages de votre soeur . Il me semble que c'est elle qui distribue les mauvais points , puisqu' elle s'auto-proclame garante de la "température " du blog , et sur quel ton !

Vous avez une drôle de façon de lire ! Mais , c'est votre soeur !

Écrit par : Amélie aux fers | 20 septembre 2008

Amélie, je vous préfère quand vous parlez du collègue qui s'est pendu. Là, votre vindicte a un sens.

Écrit par : Jérémy | 21 septembre 2008

Amélie les crayons (mal taillés?), la remarque de la faute d'orthographe de Dobolino, c'était une blague. Capito? J'avais pourtant bien mis le smiley!

Ecrit par : Christophe Sibille | 20 septembre 2008

Vous avez vraiment cru que j'étais sérieuse et que je n'avais pas vu votre plaisanterie ????

S'il y en a qui peinent à prendre la température du blog , d'autres ont du mal à prendre la mesure des gens .

Écrit par : Amélie aux fers | 21 septembre 2008

Le site du Snes n'indique rien sur le collègue décédé : ils vont sûrement faire une réunion lundi pour décider de ce qu'ils feront. La réactivité n'est pas leur fort.

Tiens, en ce moment-même, Zemmour est en train de donner le meilleur de lui-même: il est tellement abject qu'il rend sympathique et adorable Daniel Cohn-Bendit !

Écrit par : Jérémy | 21 septembre 2008

Au sujet du collègue qui s'est suicidé, sur le Figaro (internet) :

"Un professeur d'un collège de l'Aisne, placé quelques heures jeudi en garde à vue après une plainte d'un de ses élèves qui l'accusait de lui avoir donné un coup de poing, a été retrouvé pendu à son domicile vendredi par les pompiers et les gendarmes.

Selon une source proche de l'enquête, cet enseignant de 38 ans qui exerçait au collège César-Savart de Saint-Michel avait semble-t-il «un faisceau de problèmes familiaux». Son suicide ne peut donc, à ce stade de l'enquête, être lié formellement à sa garde à vue.

Mardi, le professeur de physique avait eu un différend avec un élève de 15 ans, arrivé en retard en classe. Selon La Voix du Nord qui a révélé l'information, l'adolescent avait raconté à son père avoir été «retenu après la fin du cours» et avoir reçu «un coup de poing pour avoir refusé de remettre son carnet de correspondance». Le père du collégien avait alors décidé de porter plainte pour coups et blessures.

«La parole de l'un contre la parole de l'autre»

Jeudi matin, l'enseignant, placé en garde à vue pour violences ayant entraîné une incapacité totale de travail (ITT) inférieure à huit jours par une personne chargée d'une mission de service public, avait donné une toute autre version des faits.

Lors d'une confrontation, professeur et élève avaient maintenu leurs déclarations.

Vendredi matin, le procureur de la République Olivier Hussenet, cité par La Voix du Nord, avait alors décidé qu'il n'y avait «aucune raison de poursuivre cet enseignant. Ça se passe dans une salle de classe : un lieu clos, sans témoins. C'est la parole de l'un contre la parole de l'autre».

L'enquête devait se poursuivre pour permettre à la justice de décider des suites à donner à cette affaire."

Je n'ai rien trouvé sur Le Monde pour l'instant.

Écrit par : stagiaire.iufm | 21 septembre 2008

Tiens, au fait, si ça vous intéresse, lisez donc Lettre ouverte à ceux qui sont passés du Col Mao au Rotary de Guy Hocquenghem. Ca vous plaira certainement. C'est une critique, entre autres, des anciens 68-ards repentis.

Je ne sais pas pourquoi j'y pense maintenant.

Écrit par : Jérémy | 21 septembre 2008

"Je rêve quelquefois du jour où je pourrai dire à mon inspecteur, à la manière de Blondin à Tuco dans "Le bon, la brute et le truand" :
"Ce n'était pas une bonne idée. Un voleur de poule comme toi ne vaudra jamais le mal que je me donne tous les jours. Aussi, je préfère rompre l'association. Je romps l'association, mais tu restes attaché, et les 5000$, c'est moi qui les empoche! Si tu économises ton souffle, tu as une chance d'arriver aux palmes académiques... Sans rancune!" [Et là, il faut imaginer la tête de l'inspecteur ébahi avec la musique d'Ennio Morricone dessus].

Et aussi : (la brute) "Vous autres, les pauvres, vous êtes faits pour être tondus, comme des moutons. Si le bon dieu n'avait pas voulu que nous vous tondions, il ne vous aurait pas créés"."

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 20 septembre 2008

"Anne-Marie, c'est très drôle. D'autant plus que c'est un film de ma mythologie personnelle, et que les deux citations sont - je le dis à ceux qui n'apprennent pas forcément par coeur les spaghetti-westerns - radicalement exactes - moins le renvoi aux Palmes, mais c'est la beauté de la mythologie, on peut l'adapter à toutes les situations."
JPB

Ecrit par : brighelli | 20 septembre 2008

A propos de spaghetti-westerns, et à l'attention de stagiaire.iufm. Lorsque je croupissais moi-même dans les geôles infâmes d'un IUFM dont je ne citerai pas le nom, j'avais détourné la formule d'ouverture de "Et pour quelques dollars de plus", toujours de Sergio Leone. Le film commence par :
"Là où la vie ne valait rien, la mort avait quelquefois son prix. Alors apparurent les chasseurs de primes".
Et ça devenait :
"Là où la formation ne valait rien, le déplacement avait quelquefois son prix..."
A ressortir lorsqu'on vous demande de remplir les notes de frais pour ces déformations abstraites, inutiles et infantilisantes. Effet garanti!
Bonne nuit à tous.

Écrit par : Daniel Arnaud | 21 septembre 2008

Roger Felts (au centre) :

"Test : dans le texte qui précède, avez-vous décélé des éléments suscitant une méfiance à mon égard ?"

Oui, cette dernière question !


Accessoirement : "Bal tragique au collège : un mort !"

Écrit par : L'enseignant inconnu | 21 septembre 2008

Roger Felts a cité Meirieu * : “La constitution d’objectifs-noyaux impose de construire un concept à travers l’étude comparée de nombreux exemples, au lieu d’apprendre des définitions dans des manuels "

Ceci semble corroboré par des études cliniques qui montrent l'implication de zones du cerveau que les spécialistes désignent sous le nom de nucleus de Pesch.

* A propos de Meireu, je suis toujours partagé sur le surnom adapté dont il conviendrait de l'affubler. J'ai deux options :

- "Le Meiriol", qui renvoie à Guignol mais aussi à une maladie très incapacitante (la meiriolite). On peut ensuite décliner en "meiriolisé", etc.

- "Le gugusse de Lyon", renvoie à la ville dont les édiles fricotent avec l'ondoyant jacteur (télé meirieu) et où ce dernier a sévi (IUFM), lien avec Guignol bien sûr et référence aux tontons flingueurs en prime.

Que préférez vous ? Avez vous d'autres propositions ?

Écrit par : dugong | 21 septembre 2008

MàC, vous lisez un peu vite... Comme on vous l'a dit et répété, la tragique histoire du prof pendu a agité le blog dès que l'info est passée.
Et je ne chercherai pas à savoir s'il était déprimé depuis longtemps. Comme l'explique très bien Camus dans les trois premières pages du Mythe de Sisyphe, il est difficile de connaître exactement "l'instant où l'esprit a parié pour la mort". Mais la dernière goutte d'eau, on poeut compter sur des flics de commissariat, même aimables, pour vous la verser.
JPB

Écrit par : brighelli | 21 septembre 2008

"S'il y en a qui peinent à prendre la température du blog , d'autres ont du mal à prendre la mesure des gens ."

Ecrit par : Amélie aux fers | 21 septembre 2008

Chère Amélie, votre humour est définitivement indécelable.

Écrit par : Christophe Sibille | 21 septembre 2008

"Tiens, en ce moment-même, Zemmour est en train de donner le meilleur de lui-même: il est tellement abject qu'il rend sympathique et adorable Daniel Cohn-Bendit !"

Ecrit par : Jérémy | 21 septembre 2008

Et dire que c'est moi qu'on a traité de maso! Je sais qu'il faut connaître ses ennemis, mais, quand même, à ces heures, sur l'écran plat, il y a d'excellents programmes! Et, souvent, des concerts somptueux sur Mezzo!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 21 septembre 2008

Je n'ai évidemment pas regardé l'émission, (et ne le ferai pas, même sur le net), mais, pour malin que soit Zemmour, il a quand même dû tomber sur un os avec Cohn-Bendit.
Ferez-vous une synthèse de l'entretien, Jeremy?
Bonne journée à tous.

Écrit par : Christophe Sibille | 21 septembre 2008

"Mais la dernière goutte d'eau, on peut compter sur des flics de commissariat, même aimables, pour vous la verser.
JPB"

Ecrit par : brighelli | 21 septembre 2008

Sûr qu'il y a mieux qu'une garde à vue, comme anti-dépresseur.

Écrit par : Christophe Sibille | 21 septembre 2008

"sur l'écran plat"
écrit par : Christophe Sibille | 21 septembre 2008

mal réveillé, pardon, le petit écran...

Écrit par : Christophe Sibille | 21 septembre 2008

Bon, il faut donc que je vienne à résipisence. J'y viens donc. Encore que tout cela est bien timide. Brighelli, merci d'avoir cité Camus et surtout d'avoir écrit votre dernière phrase.
Vous savez pourquoi , j'ai poussé une gueulante, hiier. Parce que,il me semble ll'avoir déjà écrit il y a un an chez cous, j'avais été littéralement pétrifié, dans mon collège, à l'heure de midi , alors que je descenndais tortorer, de voir une de mes collègues d'histoire-géo, en proie à un chagrin et à un désespoir sans fond. Sans fond. Un moment où l'on se sent fondre sous l'eau du malheur. Nous étions plusieurs à essayer de la connsoler, certes. Non en vain ,d'ailleurs. Certes. Mais ce que je garde à l'esprit, c'est que ,pendant que se déroulait cette triste scène, d'aucuns vaquaient à leurs occupations, photocopies, prépa de cours, problèmes informatiques....l'infâme Snesseux , si prompt à revendiquer, faisait semblant de ne rien voir. Bref, cette indifférence glacée, ce recroquevillement , sans doute, chez certains, des sentiments, tout cela était pathétique. Nous ne sommes pas un métier comme les autres. Nous sommes une addition de pratiques professionnelles solitaires. Devant les classes, nous sommes seuls. Et quand par malheur, la fraternité, la soudure qui devrait être la règle, ne joue pas, c'est proprement terrifiant.
Déjà, mais ça ce n'est pas grave, une salle des profs est une sorte de chapelle ardente où c'est le mort qui parle. Ça ne rit guère. Mais surtout, au bout de 26 ans, j'ai déjà largement goûté "l'air du large" et il est saumâtre. Peu d'humanité, et encore, réduite à une poignée de gens. Un côté cartonneux, farineux des relations humaines. Demain, je vais proposer une minute de silence en mémoire de notre collègue de Laon,. je vous fiche mon billet, qu'il y en a une bonne moitié qui va foutre le camp en loucedé...pour ne pas retarder les élèves. A la bonne nôtre.
Dans ce contexte, et dans notre série "la vie continue même avec l'odeur de cadare", je trouve, permettez-moi d'insister, surréaliste, métaphysiquement sauvage d'oser nous asséner des tartines sociologiques , passionnantes certes, (Roger Felts) mais qui prouvent, à tout dire, que la posture intellectuelle vaut bien la mort d'un homme.

Écrit par : montaigneàcheval | 21 septembre 2008

Merci montaigneàcheval.
Votre poste m'a touché.
Moi aussi j'ai vu des scènes d'un cynisme inqualifiable dans le lycée où j'enseignais. Je ne comprends pas d'où vient ce manque de sensibilité.
La rigueur et la fermeté sont une chose, la froideur bête et méchante en est une autre. La deuxième règnait souveraine dans les salles de prof que j'ai fréquenté (moi).

J'invite les visiteurs du blog à se pencher sur le post de Felts que je trouve riche en réflexions intéressantes. Connaître par quel moyens passe l'imposture est fondamentale dans tout débat.

Papa Wilhelm ( le psychopathe) fait de gros bisous à tout le monde!

Écrit par : papa wilhelm | 21 septembre 2008

POUR CONCLURE : si vous êtes confronté à un texte où vous constatez que l’analogie est souvent utilisée, où l’on manie le paradoxe facilement, où l’on recherche une adhésion à des valeurs conventionnelles et où l’on diabolise pour moins que çà, où les prémisses du raisonnement apparaissent peu fiables pendant que le discours se nourrit assez peu de la réalité… Méfiez-vous !… Vous risquez de vous faire avoir.

Test : dans le texte qui précède, avez-vous décélé des éléments suscitant une méfiance à mon égard ?

Ecrit par : Roger Felts | 20 septembre 2008

Oui, comme l'a dit un "camarade blogueur", la dernière question ; mais c'est ce que vouliez, non ? !

J'écoutais hier Albert Memmi sur France-Culture parler du rapport très particulier au langage des hommes politiques.

A lire ces citations de Meirieu, on pourrait en dire autant des spécialistes en pédagogie.

Il ne s'agit pas de chercher humblement (et de dire) une vérité qui se dérobe, mais de se faire valoir, de convaincre et de séduire.

P. Meirieu est le seul du lot à avoir reçu une formation philosophique, ce qui le rend d'autant plus redoutable. Il faut se méfier de tout, surtout de l'intelligence philosophique quand elle dégénère en sophistique.

Je suis frappé, quant à moi, de l'utilisation de concepts issus du christianisme : Noël, la Pentecôte...Meirieu fait feu de tout bois et se prend apparemment pour le Messie.

Je lui conseillerais personnellement une bonne cure de silence à La Grande Chartreuse.

Ca ferait du bien à tout le monde...à lui, comme à nous, surtout s'ils le gardaient un peu plus longtemps que prévu ! ;-)

Écrit par : Robin | 21 septembre 2008

Suicide d'unprof : "trop de policiers" (Snes)
Source : AFP
20/09/2008
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Le syndicat Snes-FSU de l'Aisne a dénoncé la "disproportion des moyens policiers" après le suicide d'un enseignant qui avait été placé brièvement en garde à vue à la suite d'une plainte d'un élève qui l'accusait de lui avoir donné un coup de poing.

"Une fois de plus, on peut s'interroger sur la disproportion des moyens policiers mis en oeuvre avec la nature des faits reprochés à ce professeur" d'un collège près d'Hirson (Aisne), s'interroge le syndicat enseignant dans un communiqué.

Le professeur âgé de 38 ans, qui avait par ailleurs des problèmes familiaux, a été retrouvé pendu à son domicile vendredi. La veille, il avait été placé en garde à vue quelques heures à la gendarmerie à la suite d'une plainte déposée par un élève de 15 ans, selon qui l'enseignant lui aurait donné un coup de poing mardi dans une salle de classe, ce que l'enseignant niait.

Le Snes voit dans ce drame "l'illustration de la dégradation de la situation de tous les enseignants, qui doivent faire face dans leur quotidien à des jeunes qui sont de moins en moins encadrés par des personnels qualifiés en nombre suffisants".

Alors là , on est dans le Père UBU. Le SNES!!!!(jen e parle pas des autres SGEN, SNALC,FO etc, même raclures)...Notre clown éducatif....Le SNES à cause de qui, dans les anneées 1980, toute latitude a été donnée aux parents pour qu'ils "soient au centre du systèpme éducatif".
le SNES qui hait les profs. Pour preuve, depuis 30 ans, l'incapacité VOLONTAIRE à se battre pour des causes matérielles ,salaires,etc.
le SNES qui est toujours aux premières loges pour comptabiliser la viande mobilisable et gréviste.

Et puis là, cette récupération obscène, pour marteler un peu plus les revendications légitimes certess du métier, mais qui, en l'occurence ne sont absolument pas de mise. Une fois de plus le SNES a mis à côté de la plaque.
Pauvres syndicats enseignants, si pitoyables, si inefficaces, si moqués, si ridicules....
Le SNALC....les pires, vieux ou jeunes tromblons qui en sont restés à la croisade contre le bolchévisme. Inoffensifs.
Le SGEN...les plus dangereux, car illuminés. Meirieutisés jusqu'au fion. Grands promoteurs de la danse rythmique et du macramé à la place du latin et des langues....
Le SNES....ou "Le Bar des Apparatchiks". De petits-bourgeois souffreteux et camifisés qui ont chaussé les godasses pointure 48 de feu le PC.
FO.....des trotsko-UMP qui n'ont qu'un but: faire du chiffre.
Et les autres, à l'avenant.

Il est là le malais dans le système d'éducation, dans l'absolue , terrible et définitive nullité politique, culturelle et intellectuelle des syndicats enseignants. Cet article courtelinesque en est , à mon sens l'illustrationn flagrante: du petit prof mort de désespoir, le SNES n'en a rien à cires, mais il faut qu'il l'ouvre sa sale gueule. Pour dire quelque chose. Pour montrer qu'il est là, ce donnt tout le monde se fout royalement.
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Écrit par : montaigneàcheval | 21 septembre 2008

"! Il est vrai que j'ai un bac grec latin , obtenu avec un an d'avance et ancienne mouture ! Donc....

Ecrit par : Amélie et un chien de ta chienne | 20 septembre 2008 "

Ca se veut humoristique et second degré, je suppose, mais ça révèle le fond: un certain nombre d'intervenants se la pètent à donf.














Mais ce ne sont que des profs....

Écrit par : Hervé de Strasbourg | 21 septembre 2008

Dans ce contexte, et dans notre série "la vie continue même avec l'odeur de cadare", je trouve, permettez-moi d'insister, surréaliste, métaphysiquement sauvage d'oser nous asséner des tartines sociologiques , passionnantes certes, (Roger Felts) mais qui prouvent, à tout dire, que la posture intellectuelle vaut bien la mort d'un homme.

Ecrit par : montaigneàcheval | 21 septembre 2008

Je suis d'accord avec vous, Montaigne. Aucune posture intellectuelle ne vaut la mort d'un homme et ça n'est pas parce que j'en ai parlé, moi aussi, avant de conseiller un peu bêtement dobolino sur une traduction latine que je me sens la conscience tranquille.

Deux de mes collègues (musique et anglais) ont rendu en pleine année scolaire leur billet.

Ca laisse des traces. Je ne veux (peux) pas parler de ça, mais je partage entièrement votre analyse sur le manque de solidarité et l'indifférence des collègues et de l'administration, la volonté constante de minimiser les choses ("Tant que j'y arrive à peu près, moi...")

Ne tapez pas trop fort non plus. Je ne comprends que trop bien comment on peut en arriver là (si vous savez lire entre les lignes, depuis le temps)

Écrit par : Robin | 21 septembre 2008

La nouvelle s'est affichée sur le blog alors que je vérifiais une dernière fois l'ordre des partitions pour le concert donné par notre ensemble choral et j'ai pensé à tous ceux déjà couchés sur la liste des désespérés et dont on dira qu'ils étaient fragiles... Mais qu'est-il arrivé à ce métier qui conduit désormais à l'opprobre et à la mort et non plus à l'amour de la vie ?
A défaut de minute de silence, j'ai pensé à lui et à tous les autres en chantant Bach, Mozart, Gounod, Franck, Duruflé et Fauré.

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 21 septembre 2008

Je lui conseillerais personnellement une bonne cure de silence à La Grande Chartreuse.

Ecrit par : Robin | 21 septembre 2008

Je proposerais plutôt une bonne cure de Chartreuse le conduisant au Grand Silence.

Écrit par : Zorglub | 21 septembre 2008

Merci montaigneàcheval.
Votre poste m'a touché.
Moi aussi j'ai vu des scènes d'un cynisme inqualifiable dans le lycée où j'enseignais. Je ne comprends pas d'où vient ce manque de sensibilité.
La rigueur et la fermeté sont une chose, la froideur bête et méchante en est une autre. La deuxième règnait souveraine dans les salles de prof que j'ai fréquenté (moi).

J'invite les visiteurs du blog à se pencher sur le post de Felts que je trouve riche en réflexions intéressantes. Connaître par quel moyens passe l'imposture est fondamentale dans tout débat.

Papa Wilhelm ( le psychopathe) fait de gros bisous à tout le monde!

Ecrit par : papa wilhelm | 21 septembre 2008

J'ai apprécié moi aussi l'intervention de Roger Felts et celle de Montaigne, même si, pour des raisons personnelles, elle m'a fait un peu mal. Ce que vous dites de l'ambiance "glaciale" de certains lycées (on pourrait en dire autant de certains collèges) n'est, hélàs, que trop vrai. Nous crevons de ce manque d'humanité. Vous n'êtes pas un psychopathe. Je vous embrasse, moi aussi.

Écrit par : Robin | 21 septembre 2008

Sur ce sujet, je vous rappelle d'anciennes interventions de ma part.
Le manque d'empathie est assez spécifique aux profs d'enseignement général.
Peut-être dû à un procédé d'autoprotection ? Reconnaître la souffrance de l'autre, c'est s'imaginer dans le même état. Observer l'échec de l'autre, c'est déjà se projeter en situation.

Les profs d'enseignement technique ne sont pas des intellos (j'en suis la preuve), ils sont donc peu imaginatifs et, de ce fait, accessibles à la "compassion" sans que cela déclenche une crise d'angoisse personnelle.
Leur rapport (même très lointain) à la "classe ouvrière" les ramène à une forme de solidarité qui pour être souvent brute de décoffrage n'en n'est pas moins authentique.

Seuls font exception les adhérents du SNES, qui cherchant des causes systémiques à tout (et au reste), en oublient la parole bienveillante à l'individu.

(Tout ceci est exprimé de manière caricaturale et mériterait d'être fortement nuancé, mais ...)

Écrit par : Zorglub | 21 septembre 2008

Il y a donc des milieux professionnels où l'ambiance n'est pas seulement superficielle, et comme disent certains, glaçante d'inhumanité ? Lesquels ?
Robin, Meirieu n'utilise pas par hasard la terminologie chrétienne. C'est un vrai chrétien, issu des Jeunesses Ouvrières Chrétiennes, et s'il s'entend asez bien avec Darcos, je crois que c'est entre autres à ce niveau que ça se joue - l'Internationale des bien-pensants -, et il est drôlement dans le vent, en ce moment : faute d'une lutte des classes de rechange, les damnés de la terre pourront toujours rendre à César ce qui est à César, etc..
JPB

Écrit par : brighelli | 21 septembre 2008

"Je proposerais plutôt une bonne cure de Chartreuse le conduisant au Grand Silence."

Ecrit par : Zorglub | 21 septembre 2008

Souvent, ça fait parler encore plus, ce genre de breuvage... Ou alors, en intraveineuses?
Ceci-dit, c'est suffisamment dégueu pour être une vraie punition en soi...

Écrit par : Christophe Sibille | 21 septembre 2008

JPB, c'est peut-être pas exactement ce que je voulais dire.

L'ostracisme des profs de lettre, philo et autres humanités nous réduit à l'état de "gros boeuf" (pas toujours à tort d'ailleurs).
Avez-vous observé toute la bienveillance présente dans le regard d'un ruminant ?

Écrit par : Zorglub | 21 septembre 2008

Un prof suicidé, j'en ai aussi un dans la famille.Comme d'autres familles ont un ouvrier ou un patron,un pauvre ou un riche.
Le problème du suicide en général m'a empêché de dormir.
....Et si mes écrits sur ce blog étaient à un moment la dernière goutte pour celui ou celle que j'attaque,que je contredis,dont je ne connais ni les forces ni les faiblesses et qu'il ou elle ait laissé devant son ordinateur une lettre avec voilà c'est nanard qui me harcèle depuis longtemps sur le web.Je meurs à cause de nanard.
Et que les médias pour la nouveauté et les politiques,ou le snes ( pour les moyens) s'en emparent.
Verrais-je débarquer chez moi ces gendarmes méchants par nature ?
L'angoisse nocturne.
On risque ou on risque pas sur un blog ?Je croyais que non jusqu'à cette nuit.
Doit-on tout se dire,sans entrave,entre esprits immortels, ou faut-il prendre des gants car nous ne sommes que des profs,des gens comme tout le monde, comme a dit quelqu'un plus haut ?

Écrit par : bernard | 21 septembre 2008

"Tiens, en ce moment-même, Zemmour est en train de donner le meilleur de lui-même: il est tellement abject qu'il rend sympathique et adorable Daniel Cohn-Bendit !"

Ecrit par : Jérémy | 21 septembre 2008


Je n'ai évidemment pas regardé l'émission, (et ne le ferai pas, même sur le net), mais, pour malin que soit Zemmour, il a quand même dû tomber sur un os avec Cohn-Bendit.
Ferez-vous une synthèse de l'entretien, Jeremy?
Bonne journée à tous.

Ecrit par : Christophe Sibille | 21 septembre 2008

Non seulement Zemmour n'a pas été "abject", mais dans mon souvenir s'en est trés bien sorti. C'est plutôt Con-Bandit qui est tombé sur un os (et un gros). Zemmour a fort bien expliqué (si je me rappelle bien) les procédés habituel du champion toutes catégories du camp du Bien : la manipulation par la culpabilisation et les émotions, art dans lequel quelques intervenants de ce blog sont passés maîtres.

Christophe, je ne vous demande pas bien sûr de vous taper toutes les émissions, mais votre refus de voir et d'entendre pour vous conforter dans une opinion... Au cas où vous changeriez d'avis, je posterai ici le lien de l'entretien Zemmour/Cohn-Bendit dès qu'il sera disponible.
Ceci dit, vous êtes un petit veinard d'avoir le câble et Mezzo...profitez-en bien, je vous envie !

Écrit par : Manu | 21 septembre 2008

Tiens, au fait, si ça vous intéresse, lisez donc Lettre ouverte à ceux qui sont passés du Col Mao au Rotary de Guy Hocquenghem. Ca vous plaira certainement. C'est une critique, entre autres, des anciens 68-ards repentis.

Je ne sais pas pourquoi j'y pense maintenant.

Ecrit par : Jérémy | 21 septembre 2008

Parce que vous avez vu Daniel Picouly hier sur "on n'est pas couché" parler de son dernier bouquin sur mai 68, interwievé par les 2 Eric, Naulleau et Zemmour.

Écrit par : Manu | 21 septembre 2008

@Hervé from Strasbourg
"! Il est vrai que j'ai un bac grec latin , obtenu avec un an d'avance et ancienne mouture ! Donc....
Ecrit par : Amélie et un chien de ta chienne | 20 septembre 2008 "
Ca se veut humoristique et second degré, je suppose, mais ça révèle le fond: un certain nombre d'intervenants se la pètent à donf.

C'était pour répondre à la manière de dobolino , qui venait de parler de son bac ..........mais s'il faut toujours tout expliquer .....c'est pire qu'avec les élèves.

Écrit par : Amélie Kiri | 21 septembre 2008

Robin, Meirieu n'utilise pas par hasard la terminologie chrétienne. C'est un vrai chrétien, issu des Jeunesses Ouvrières Chrétiennes, et s'il s'entend asez bien avec Darcos, je crois que c'est entre autres à ce niveau que ça se joue - l'Internationale des bien-pensants -, et il est drôlement dans le vent, en ce moment : faute d'une lutte des classes de rechange, les damnés de la terre pourront toujours rendre à César ce qui est à César, etc..
JPB

Ecrit par : brighelli | 21 septembre 2008

Je pense (ou plutôt j'espère) qu'il y a des gens comme moi, y compris dans l'Eglise, qui n'ont pas particulièrement apprécié le cirque médiatique autour de la venue du pape à Paris...Le réception officielle avec tout le tralala payée avec nos impôts et la discussion byzantine sur les rapports entre la raison et la foi. Qu'y-a-il de plus "déraisonnable" que de croire en l'Amour ? -

...quand tant de gens s'en voient et la récupération à la Louis-Philippe ou à la Napoléon le Petit par le "Président du pouvoir d'achat". Je pense que cette confusion des genres ne peut que discréditer l'Eglise et auprès des agnostiques et des athées "de bonne volonté".

Par ailleurs - je le dis pour Sarkozy, pour Darcos, pour Meirieu et pour tous ces cardinaux bien replets qui se dandinent en se frottant les mains de satisfaction - qu'il n'y a qu'un seul "maître", un "maître" qui a fini sur une croix à cause de notre bêtise et de notre méchanceté et une seule vocation : celle de laveur de pieds.

Voilà, j'avais besoin de le dire ("vox clamantis in deserto"). Je l'ai dit.

Écrit par : Robin | 21 septembre 2008

Le SNALC....les pires, vieux ou jeunes tromblons qui en sont restés à la croisade contre le bolchévisme. Inoffensifs.

FO.....des trotsko-UMP qui n'ont qu'un but: faire du chiffre.
Et les autres, à l'avenant.

Ecrit par : montaigneàcheval | 21 septembre 2008

Je crois connaître suffisamment de gens au Snalc pour pouvoir affirmer qu'il n'en est rien. Calomnier des collègues ne ramènera pas celui qui s'est pendu à la vie, hélas.

Pour Fo... UMP ? Non, certainement pas.

Écrit par : Manu | 21 septembre 2008

Ce ne sont pas les collègues que je calomnie ,dieu m'en garde, même si je suis mélancolique au vu de leur manque d'humanité, ce sont les APPAREILS. Et FO, désolé, j'y fus pendant 15 ans. Un curieux et toxique assemblage bancal de trotskistes lambertistes, affiliés au Parti des Travailleurs et qui font de l'entrisme, avec des anciens RPR, pas des UMP ,vous avez raison. C'est un nanakronisme....la défense de la laïcité brute, pas "positive"...est de plus en plus un attrape-adhérent. Comme quand tu te fais piéger en recevant un microonde gratuit....et ensuite on t'inscrit d'offide à une mutuelle ou à une coopérative laitière chinoise....
syndicats enseignants pièges à neuneus....

Dans un petit film sans importance et très vieux "le Maïtre d'Ecole" ,il y a une excellent charge sur la nullité des représentants syndicaux....méchante mais foutrement réaliste.
Manu, sans doute êtes-vous un jeune collègue, mais pour ma part, depuis 1995, j'ai replié mes gaules syndicales. Le seul combat qui vaille, dans mon bahut, c'est l'engagement pour les élèves sans-papiers du XIXème . (arrondissement, pas siècle!!!) Et là-dessus, les syndicalistes , quand on leur demande de se mouiller, regardent le ciel, si beau tout d'un coup, avec les nuages épais qui filent vers la mer....

enfin, je vous remercie d'avoir pris le temps de lire ce que j'ai écrit. Et je vous assure que ma colère n'est pas feinte et que je suis très ému par le suicide de ce collègue.

Écrit par : montaigneàcheval | 21 septembre 2008

Manu a écrit : "Zemmour a fort bien expliqué (si je me rappelle bien) les procédés habituel du champion toutes catégories du camp du Bien : la manipulation par la culpabilisation et les émotions, art dans lequel quelques intervenants de ce blog sont passés maîtres."

Merci Manu (pour la dernière phrase).

Très agacé par la sommation compassionnelle qui s'est un moment exprimée sur le blog, il s'en est fallu de peu que je ne poste un texte extrêmement peu correct sur le passage de la vie au trépas.

Ouf !

Écrit par : dugong | 21 septembre 2008

COMME UN CHEVEU sur une mauvaise soupe…

Au moment où j'ai publié la deuxième partie des considérations sur LES DISCOURS MANIPULATOIRES, j'ignorais que le drame de cet enseignant venait d'arriver et qu'on en débattait sur le blog. Je suis d'accords avec Montaigneàcheval, il était très mal venu de publier à ce moment-là un tel texte quelque soit son intérêt… Dès que je m'en suis aperçu, je l'ai regretté… mais impossible de le retirer… Dans ce contexte, un tel texte était hors de propos…
Je peux ajouter en tant que psychiatre, qu'il y a quarante ans, il y avait des profs qui déprimaient et il y avait des suicides… Mais c'était à la marge, c'était les plus fragiles, réellement très fragiles… Et puis j'ai vu lentement et sûrement la situation se dégrader… Les conditions de travail empiraient d'année en année. Ce n'était plus les plus fragiles qui craquaient, c'était n'importe qui, pour peu qu'il rencontre l'impossibilité d'exercer le métier pour lequel il avait été formé. De plus en plus de ruptures et de plus en plus de difficultés pour obtenir une reconnaissance des souffrances bien réelles auxquelles ils étaient soumis : il y a 40 ans, pour obtenir un congé de longue durée ou une reconversion, on ne rencontrait pas trop de difficultés. Maintenant si vous n'êtes pas psychotique, ou presque, votre CLD vous pouvez toujours vous l'accrocher, et la réorientation est devenue impossible : trop de demande !
On trouvera chez le suicidé toutes les bonnes raisons psycho-pathologiques pour que l'administration et les politiques se défaussent… La dérive des conditions de travail EST LÀ !
Peut-être que la suggestion de Jérémy de mobilisation jusqu'au devoir d'abstention pour impossibilité d'exercer sa profession est d'une sinistre actualité ?

Écrit par : Roger Felts | 21 septembre 2008

A mon sens, les bonnes analyses sur les questions graves comme le suicide nécessitent non pas que les langues se délient mais que le corps du délié refroidisse.

Écrit par : dugong | 21 septembre 2008

De plus en plus de ruptures et de plus en plus de difficultés pour obtenir une reconnaissance des souffrances bien réelles auxquelles ils étaient soumis : il y a 40 ans, pour obtenir un congé de longue durée ou une reconversion, on ne rencontrait pas trop de difficultés. Maintenant si vous n'êtes pas psychotique, ou presque, votre CLD vous pouvez toujours vous l'accrocher, et la réorientation est devenue impossible : trop de demande !

Je suis placé pour le savoir. Je ne sais pas ce qui se passe dans les autres académies, mais dans la mienne, on trouve tout à fait "dans les normes" de nommer un professeur qui sort de réadaptation pour dépression nerveuse grave dûment diagnostiquée et hernie discale inopérable (CLD, puis mi-temps, puis temps complet, mais pas devant une classe entière, depuis six ans) sur deux établissements, à une heure de route de son domicile, cinq classes sur deux niveaux et des 4ème difficiles à 28, dont, de l'aveu même de mon collègue de l'an dernier "plus de la moitié sont passés sans avoir le niveau"...et deux heures supplémentaires. On achève bien les chevaux, non ?

Écrit par : Robin | 21 septembre 2008

En ce qui concerne les suicides de professeurs, si j'en suis désolée et très consciente, mon rôle se limite à expliquer à mes enfants comment éviter d'être un facteur favorisant.
La classe d'anglais de mon fils s'est cotisée l'an dernier pour offrir un bouquet de fleurs à leur professeur en dépression, parce qu'ils étaient désemparés et impressionnés par sa détresse. Elle ne s'est pas suicidée.
Un de leurs camarades de classe s'est suicidé. Les suicides d'adolescents, c'est très courant aussi.
Les suicides de vétérinaires, c'est carrément banal et, l'esprit procédurier de la clientèle allant en s'amplifiant, la perte du statut de notable respectable s'accélérant pour être remplacé par la haine pour ce salaud qui s'engraisse à bon compte, l'absence de reconnaissance pour l'activité intellectuelle intensive qui sous-tend les actes, j'en passe, vont probablement augmenter le nombre de suicides et de dépressions.
Vous voyez donc que nous pouvons parfaitement comprendre comment vos souffrances peuvent vous mener à mettre fin à vos jours.
Nous vivons dans un monde où les gouvernants ont parfaitement saisi que monter les micro-classes sociales les unes contre les autres permet de légiférer sans provoquer un grand mouvement solidaire. On ménage la chèvre quand on bouffe le chou et on arrose le chou quand on saigne la chèvre. On ne plume une volaille qu'après avoir convaincu les autres volailles qu'elle avait vraiment trop de plumes. Ça marche de mieux en mieux et je vais vous en montrer une preuve lue ici.

Écrit par : dobolino | 21 septembre 2008

"IMAGINEZ 30 secondes qu'un chauffeur de bus ait été accusé, sans aucne preuve, d'avoir tapé un usager, qu'il ait été mis en garde à vue aussitôt, et qu'il se suicide une fois rentré chez lui après avoir vu son nom dans tous les journaux presse, télé et internet.

IMAGINEZ le même événement pour un électricien-gazier, un cheminot ou un transporteur routier"

Écrit par : dobolino | 21 septembre 2008

Manu, j'ai regardé Zemmour un certain nombre de fois. Assez pour connaître son argumentaire, pas par coeur, mais assez bien, disons. Mais il est assez fin.
Je viens d'entendre, sur "l'effet Papillon", excellente émission, par contre, que "Saddam Hussein était le moustachu le plus connu de ces dernières décennies". On voit que l'auteur de cette phrase ne vien jamais sur "bonnet d'âne". ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 21 septembre 2008

Nous subissons tous une dégradation accélérée et inexorable de nos conditions de travail et de vie relationnelles. Peu de solidarités humaines face à la détresse de ceux qui se remettent perpétuellement en question et en souffrent. Je viens ici parce que c'est très intéressant à lire, qu'il y a des gens chaleureux avec qui débattre mais certaines paroles violemment insultantes ne m'aident guère à me sevrer de l'amisulpride. 100 mg un jour sur deux. Si j'oublie la prise, c'est la catastrophe, la négation totale, le mépris de soi, la peur absolue d'autrui et de moi-même et seuls les tabous bien ancrés et la peur que mes enfants ne puissent faire leur vie si je disparais me retiennent d'user du divin T61.
PS pour Felts: j'y ai accès sans ordonnance du fait de ma profession, ce qui m'évite de fréquenter ceux qui ont initié la prescription à une époque où il aurait suffi de peu pour me remettre sur les rails.

Écrit par : dobolino | 21 septembre 2008

Montaigne : écrivain et penseur français du XVIème sècle, il préféra se tenir à l'écart de la politique pendant les guerres de religion. Enfermé dans sa "librairie" (bibliothèque), il fréquentait les auteurs grecs et latins, et rédigea "Les Essais", son principal ouvrage, pour appeler à la tolérance pendant que Protestants et Catholiques s'étripaient à intervalles réguliers.

montaigneàcheval : En tous cas, chapeau tout le monde!! Et l'autre n'a quà le bouffer son Gaffiot , qu'il s'en étouffe.
Bonne soirée, bons baisers de Laon, bonjour chez vous;

Il y a un blème, là, non ?

Je suggère un changement de pseudo, et/ou des excuses (« Je vous assure que ma colère n'est pas feinte », ça ne compte pas : manquerait plus que ce soit bidon !)

Moi, c'est le Gaffiot que je prendrai quand on m'emmènera pour une garde à vue, il y a une édition de poche très pratique.

Je suggère aussi une relecture de Primo Levi, "Si c'est un homme", pour le rôle similaire de la Divine comédie de Dante, ou encore "Farenheit 451", pour l'usage de livres à d'autres fins que la lecture...

C'est le troisième message que je rédige, là. Les deux premiers ne sont pas partis car ils comptaient beaucoup trop de "G... C... !" et de "C...... !" dans le corps du texte.

Écrit par : sanjuro | 21 septembre 2008

Roger Felts a cité Meirieu * : “La constitution d’objectifs-noyaux impose de construire un concept à travers l’étude comparée de nombreux exemples, au lieu d’apprendre des définitions dans des manuels "

Ecrit par : dugong | 21 septembre 2008

Encore à propos de Meirieu:

Il ne s'agit pas de chercher humblement (et de dire) une vérité qui se dérobe, mais de se faire valoir, de convaincre et de séduire.

P. Meirieu est le seul du lot à avoir reçu une formation philosophique, ce qui le rend d'autant plus redoutable. Il faut se méfier de tout, surtout de l'intelligence philosophique quand elle dégénère en sophistique.

Je suis frappé, quant à moi, de l'utilisation de concepts issus du christianisme : Noël, la Pentecôte...Meirieu fait feu de tout bois et se prend apparemment pour le Messie.

Je lui conseillerais personnellement une bonne cure de silence à La Grande Chartreuse.

Ca ferait du bien à tout le monde...à lui, comme à nous, surtout s'ils le gardaient un peu plus longtemps que prévu ! ;-)

Ecrit par : Robin | 21 septembre 2008

La phrase de Meirieu citée par dugong est typique de ce triste personnage , qui est l'exemple même de l'esprit faux, du bavard obscur qui se donne des apparences de spécialiste.
Car la phrase en question, comme l'ensemble de l'oeuvre diarrhéique de Meirieu, NE DIT RIEN, à part le fait qu'il s'en prenne aux "définitions dans les manuels", c'est-à-dire qu'il poursuive la campagne haineuse qu'il mène depuis vingt ans contre le " professeur qui prétendrait transmettre des connaissances aux élèves". Meirieu construit du VIDE avec du RIEN, mais il le fait avec une habileté diabolique, car les imbéciles s'y laisseront prendre et s'imagineront que derrière la formulation obscure il y a un contenu.
Or l'oeuvre diarréhique de Meirieu peut se résumer en une seule phrase: "Je hais les professeurs car ils sont les pires ennemis des élèves."
Et en une formule: "Puérocentrisme idéologique et agressif."


Quant à sa formation philosophique, Robin, hélas, si j'en juge à l'emploi constamment mal à propos qu'il fait des bribes de philosophie qu'il a retenues, je crains fort que Meirieu n'ait pas compris grand chose aux philosophes qu'il a lus.

Je rappelle que ce prétendu "plus grand spécialiste de pédagogie" - ça ferait marrer si ce n'était pas si triste - n'a passé aucun concours, ni CAPES ni d'agrégation, ni de philo ni de quoi que ce soit d'autre. Heureusement, pour faire carrière, il y avait les "sciences de l'éducation", poubelle de l'Université.

Écrit par : Jean | 21 septembre 2008

Primo Levi, d'accord, mon Gaffiot a disparu dans un déménagement, (déja très ancien), autrement, "le Sacre du Printemps", sur mon e-pod, et "Belle du Seigneur"... De quoi tenir plus de soixante-douze heures...
C'est quoi, le "T61", Dobolino???

Écrit par : Christophe Sibille | 21 septembre 2008

"Je rappelle que ce prétendu "plus grand spécialiste de pédagogie" - ça ferait marrer si ce n'était pas si triste - n'a passé aucun concours, ni CAPES ni d'agrégation, ni de philo ni de quoi que ce soit d'autre."

Ecrit par : Jean | 21 septembre 2008

Une fois pour toutes, ce n'est pas le problème.

Écrit par : Christophe Sibille | 21 septembre 2008

A mon sens, les bonnes analyses sur les questions graves comme le suicide nécessitent non pas que les langues se délient mais que le corps du délié refroidisse.

Ecrit par : dugong | 21 septembre 2008

ben tiens, c'est tellement plus confortable.




Ecrit par : sanjuro | 21 septembre 2008

Des excuses, non mais vous plaisantez....

En tous cas, je vois que j'ai atteint mon but. Et sanjuro, voilà mon mél , insultez-moi, si ça vous fait du bien. Comme le chantait Brassens
"Gloire à la bonne soeur
Qui partant pas très chaude
Dégela dans sa main
Le pénis du manchot"....
jpgoldschmidt@gmail.com.

Et puis, n'hésitez pas de me traiter de gros con ,ou de con tout court. Enfin un truc, que Montaigne se soit soustrait au fracas du monde est une plaisanterie que même des élèves de 4ème un peu demeurés ne croiraient pas. Mais tout cela n'a aucune importance. De toutes façon la conclusion, pour moi, en tous cas revient à ce lamentable lamentin nommé Dugong; voici ce morceau d'anthologie en matière de dureté d'âme.

Très agacé par la sommation compassionnelle qui s'est un moment exprimée sur le blog, il s'en est fallu de peu que je ne poste un texte extrêmement peu correct sur le passage de la vie au trépas.

Ouf !

Ecrit par : dugong | 21 septembre 2008

Ite, missa est.

Écrit par : montaigneàcheval | 21 septembre 2008

Roger Felts, je vous remercie de ce que vous avez écrit.

Écrit par : montaigneàcheval | 21 septembre 2008

Jean a écrit : "Meirieu construit du VIDE avec du RIEN, mais il le fait avec une habileté diabolique"

Pas tout à fait : si le contenu scientifique est vide, la sociologie est pleine de professeurs et de maîtres de conf en sciences de l'éduc.

Comment s'en débarrasser ?

Guerres ? Suicides assistés ? Délibérations démocratiques ?

Quoi d'autres ?

Écrit par : dugong | 21 septembre 2008

"ben tiens, c'est tellement plus confortable."

Non.

Écrit par : dugong | 21 septembre 2008

Non, montaigneàcheval, je ne vous insulterai pas, car je ne crois pas que cela avance à grand-chose.

Il y a quelque chose de plus grave que le blasphème, c'est le parjure : un intellectuel qui impose l'émotion contre la raison, qui incite à abandonner les livres, c'est un inconséquent ou un traître à sa cause.

Dans mon point de vue, s'il y a bien un blog où il ne fallait pas dire ce que vous avez dit, c'était celui-ci.

Maintenant, vous vous êtes déconsidéré, vous allez sans doute dire que vous préférez ne plus intervenir ici car nous sommes TOUS des abrutis de ne pas penser comme vous (à part un ou deux, qui, eux, sont vos POTES) et dans trois semaines vous allez revenir comme si de rien n'était.

Cherchez à donner un bon exemple, au lieu de vous instaurer en juge des autres.

Pour moi, ce que vous avez dit, ce sont des propos d'ivrognes. Soyez un homme, et reconnaissez que vous avez parlé avec outrance, sans tact (cf. ce que vous a dit Robin) et injustement.

Écrit par : sanjuro | 21 septembre 2008

En plus, cet homme, s'il s'est suicidé, ce n'est peut-être ni à cause de son métier ni à cause de la garde à vue. Il est peut-être rentré chez lui pour trouver du réconfort auprès de ses proches et a succombé à une de ses petites phrases assassines dont les familles ont le secret:
-Je t'ai toujours dit que tu n'étais pas fait pour ce métier.
- tu me rappelles l'oncle Emile, tu es aussi raté que lui
-je t'ai toujours trouvé trop violent mais là, ça s'aggrave
- Tes histoires, on ne veut plus en entendre parler, va te faire soigner, il est temps que tu réalises que tu es malade.
-Je te reparlerai quand tu auras réglé tes problèmes avec ta mère
-Si tu avais suivi mes conseils!
-Et allez donc! Encore une connerie de plus. Tu vas devenir adulte quand?
On peut en écrire vingt pages, de ces charmantes petites phrases.

Écrit par : Dobolino | 21 septembre 2008

"Je rappelle que ce prétendu "plus grand spécialiste de pédagogie" - ça ferait marrer si ce n'était pas si triste - n'a passé aucun concours, ni CAPES ni d'agrégation, ni de philo ni de quoi que ce soit d'autre."

Ecrit par : Jean | 21 septembre 2008

Une fois pour toutes, ce n'est pas le problème.

Ecrit par : Christophe Sibille | 21 septembre 2008

Ben si, c'est quand même le problème, pour la raison que ça me paraît un sacré culot de discourir sur l'enseignement quand soi-même on n' a pour ainsi dire jamais enseigné, ce qui est le cas de Meirieu. Cette nouvelle Mouche du Coche pédagogique non seulement brille par sa scandaleuse inutilité, mais encore, au lieu d'aider le Coche à monter la pente, fait tous ses efforts pour l'empêcher d'avancer.

Écrit par : Jean | 21 septembre 2008

Je corrige la phrase numéro deux pour la rendre plus assassine:
-Tu me rappelles l'oncle Emile... (secouant la tête et soupirant)
Parce que vous pensez bien que l'oncle Emile, on lui a taillé un costard cravate sur mesure à tous les dîners de famille!

Écrit par : Dobolino | 21 septembre 2008

Philippe Meirieu à Dieulefit ?! On n'aurait pas osé l'inventer !!!

Ecrit par : Jérémy | 20 septembre 2008

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/histoire/le-village-miraculeux_473234.html

Ne croyez pas pour cela que je me désintéresse du suicide d'un professeur.

Écrit par : catmano | 21 septembre 2008

J'ai celui-là aussi :

http://www.radiofrance.fr/franceinter/chro/reporter/index.php?id=68418

Écrit par : catmano | 21 septembre 2008

RETOUR SUR UN PASSÉ TRÈS RÉCENT :

J'ai été victime sur ce site tout récemment d'une agression trollé où papaweilhem, hum… hum… et Yum Yum ont été aussi acteurs et victimes, d'ailleurs pas du tout consentantes, de cette malveillance… Dans une note précédente, j'ai fait une première mise au point que je trouve insuffisante…
Quand on est simple témoin de ce genre de procédés, l'indifférence, l'expectative et la commisération sont les réactions les plus courantes, avec une mention spéciale pour l'expectative, car l'agression se développe de manière à ce qu'on ne sache pas, qui est qui, et qui fait quoi !
Quand on est victime de tels agissements, le ressenti est très différent, on ne maîtrise pas l'ensemble du processus, mais on sait ce qu'on a fait et ce qu'on n'a pas fait, on sait ce qu'on est… Et on trouve profondément injuste, blessante et scandaleuse la manière dont on vous traite. Si l'utilisation de Pseudos est une pratique courante sur Internet, certaines manières de les utiliser, l'usage toxique et pervers qui peut en être fait contre les personnes ou contre la qualité des débats mérite la condamnation.
Je me suis évidemment posé la question de savoir qui pouvait être le maître d'œuvre de ces agressions, en n'excluant pas la possibilité de complices conscients ou inconscients.
Dans des débats où je ne les ai pas forcément ménagés, je trouve quatre personnes dont l'agressivité a pu dépasser les bornes du bon usage… Il y a Jérémy, Dobolino, Yann, et Christophe Sibille.
- En ce qui concerne Jérémy, je ne le pense pas capable de ce genre de pratique. Nous avons pu nous frotter très durement, je ne suis pas d'accord avec sa manière de polémiquer où il peut commettre des dégâts (Manu a très bien analysé son style) mais il me semble très éloigné de ce genre de procédés.
- Idem pour Dobolino : en fonction de son humeur, elle peut-être génial ou une sous-merde (cételkildi) mais cela ne fait pas parti de son style. Elle est capable de vous planter un couteau dans le dos, mais en toute innocence…
Pour Yann, je m'interroge… Il m'a agressé plusieurs fois alors que j'ignorais jusqu'à son existence. J'ai bien du assumer la recherche approfondie de l'origine du mot “con”… Mais sa présence sur le site est trop irrégulière pour en faire le démiurge de ces procédés inqualifiables. Il ne peut être tout au plus qu'un complice conscient ou inconscient.
Reste Christophe Sibille… Les habitués connaissent bien l'antagonisme qui nous unit. En fait, ils croient connaître, car la mémoire sur blog, c'est souvent douze heures, au plus vingt-quatre heures, ils n'en connaissent pas les méandres… Au point que récemment encore c'était ce pauvre Sibille qui était victime de l'obsession de ce salaud de Felts… Je ne suis pas informaticien et n'ai pas les moyens de plonger dans le dédale de la Toile pour mettre à jour le VRAI VISAGE des pratiques internetienne de Christophe Sibille… Je me suis dit que sa réalité, tel qu'il l'exprime publiquement, et à condition d'y réserver une attention plus soutenue sera peut-être suffisante pour démonter le personnage.
Depuis que j'ai pris la résolution de ne plus me livrer à des attaques personnelles, c'est-à-dire depuis vingt-six secondes, je me contrains à opérer de manière plus délicate… C'est donc sous la forme d'une petite fable que j'ai entamé ce travail.

LE TEMPS que j'aille déjeuner et que je tape à l'ordinateur ma petite fable, et elle sera à votre disposition.
Elle s'intitule : FRÊRE AMÉDÉ ET MONSEIGNEUR VAUX

Écrit par : Roger Felts | 21 septembre 2008

Bref, cette indifférence glacée, ce recroquevillement , sans doute, chez certains, des sentiments, tout cela était pathétique. Nous ne sommes pas un métier comme les autres. Nous sommes une addition de pratiques professionnelles solitaires. Devant les classes, nous sommes seuls. Et quand par malheur, la fraternité, la soudure qui devrait être la règle, ne joue pas, c'est proprement terrifiant.


Ecrit par : montaigneàcheval | 21 septembre 2008
Rien de marginal, franchement! Vous décrivez l'univers quotidien de bon nombre de travailleurs.
Le silence est de règle devant la misère d'autrui, dans toutes les professions ou quasi.
J'ai entendu les mêmes mots de la bouche d'un médecin harponné par la Sécu.

Écrit par : Dobolino | 21 septembre 2008

On peut en écrire vingt pages, de ces charmantes petites phrases.

Ecrit par : Dobolino | 21 septembre 2008

Bien vu. C'est peut-être, en effet ça, le pire, les petites phrases.

Écrit par : Robin | 21 septembre 2008

FRÈRE AMÉDÉ ET MONSEIGNEUR VAUX

touche Alt (à côté de la barre d' espace) + 212 (pavé numérique)
È

Sinon l'õt ducon de bobo avè son ptitécranplatcablé va te casser les couilles .


ange

Écrit par : toto | 21 septembre 2008

- Idem pour Dobolino : en fonction de son humeur, elle peut-être génial ou une sous-merde (cételkildi) mais cela ne fait pas parti de son style. Elle est capable de vous planter un couteau dans le dos, mais en toute innocence…


Ecrit par : Roger Felts | 21 septembre 2008

Ça dépend de mon amisulpridémie, monsieur Felts ! Vous pouvez le comprendre, non? Et comprendre que c'est aussi façon de m'excuser que vous l'expliquer, à vous qui êtes à même de le comprendre sans schéma explicatif.
C'est pas ma faute si on m'a envoyé chez un spy quand on aurait du avoir recours à un avocat.
Quant à planter des couteaux dans le dos, vous n'avez, je crois, rien à m'envier, et je doute que vous le fassiez comme moi en toute innocence, à moins que la souffrance liée à l'idée de mourir et que les effets secondaires de la chimiothérapie et de l'état cancéreux, dont on sait qu'il touche fortement le mental et modifie le caractère, aussi bien des caucasiens que des asiatiques et même des chiens et chats, vous rende parfois plus méchant que caustique.

Écrit par : Dobolino | 21 septembre 2008

"touche Alt (à GAUCHE de la barre d' espace) + 212 (pavé numérique)


NE pas confondre "Alt" avec "Alt Gr" :)

Écrit par : toto | 21 septembre 2008

"Ce ne sont pas les collègues que je calomnie ,dieu m'en garde, même si je suis mélancolique au vu de leur manque d'humanité, ce sont les APPAREILS. Et FO, désolé, j'y fus pendant 15 ans. Un curieux et toxique assemblage bancal de trotskistes lambertistes, affiliés au Parti des Travailleurs et qui font de l'entrisme, avec des anciens RPR, pas des UMP ,vous avez raison. C'est un nanakronisme...."
dit Montaigneàcheval

Je suis à FO depuis un peu plus longtemps que MàC, je n'ignore rien des tendances politiques de ses dirigeants mais je m'en bats les c.., flancs, pardon. Je suis dans un syndicat et tant que les accouplements pervers de ses dirigeants n'altèrent pas des positions (pas d'interprétation graveleuse SVP) qui me paraissent plus justes que celles des autres syndicats, j'y reste. Sans illusions mais avec la certitude que ce type de présence vaut bien le bloguisme d'ici. J'appartiens aussi à la Sociétédes agrégés et je vais renouveler ma cotisation pour les mêmes raisons.
Je trouve ici beaucoup de chochottisme et de narcissisme geignard ou satisfait : l'engagement politique ou syndical a mauvaise presse dans ce petit monde, je le regrette vivement. "On" me répondra qu'"on" s'en fout jusqu'à ce que quelqu'un d'autre repose l'éternelle question : "on sait tous ce qui nous amène ici mais après ça qu'est-ce qu'on fait dans la vraie vie pour que les choses changent ?"

Écrit par : victor | 21 septembre 2008

DOBO, j'ai écrit que vous pouviez être génial…
RF

Écrit par : Roger Felts | 21 septembre 2008

Bien vu. C'est peut-être, en effet ça, le pire, les petites phrases.

Ecrit par : Robin | 21 septembre 2008
Petites phrases dont la conclusion est: "y'a que la vérité qui blesse ! ".
Et, vlan, prends-toi ça dans la gueule, mon coco !

Écrit par : Dobolino | 21 septembre 2008

DOBO, j'ai écrit que vous pouviez être génial…
RF

Ecrit par : Roger Felts | 21 septembre 2008

Merci. Quand?

Écrit par : Dobolino | 21 septembre 2008

Je n'étais pas remonté assez haut -géographiquement- pour comprendre les raisons de l'ire anti-syndicale de MàC. La déclaration du SNES est à son image, bêtement consensuelle, mais justifie-t-elle pour autant une charge aussi haineuse ? Je ne vois pas que MàC ait recherché et cité les commentaires certainement plus élevés de notre hiérarchie et dénoncé l'indifférence de nos collègues englués dans leurs petites querelles pro ou antiFeltsiennes...

Écrit par : victor | 21 septembre 2008

Sur le malaise des professeurs en général, peut-être faudrait-il recouper la critique du système scolaire avec d'autres champs de réflexion, qui pourraient se révéler éclairants. Je pense par exemple aux travaux de certains psychiatres sur le harcèlement moral au travail (HMT). Ce dernier, dans les rares textes officiels qui lui sont consacrés, se définit précisément comme "une dégradation des conditions de travail". C'est justement ce que connaissent de nombreux collègues, il me semble.
Marie-France Hirigoyen, auteur de plusieurs livres sur le sujet, décrit parfaitement les processus de HMT, notamment lorsqu'ils viennent de la hiérarchie. Elle donne des éléments directement applicables aux situations que nous connaissons. Ainsi : le fait que les collègues se désolidarisent généralement de la victime, y compris lorsqu'elle tombe en dépression ou finit par se suicider; le fait que les syndicats ne sont d'aucun secours dans les cas de HMT, car ils sont habitués aux luttes collectives, moins à s'intéresser aux situation individuelles; etc.
M.-F. Hirigoyen relève encore que, contrairement à une idée reçue, la fonction publique est particulièrement touchée par le phénomène. Dans le privée, une personne harcelée peut quitter assez vite l'entreprise. Mais dans les structures administrativement lourdes, dans lesquels on ne peut pas facilement se débarasser des titulaires, ces derniers subissent les humiliations avec une fréquence plus aigüe encore. Or, le fait de ne pas pouvoir faire cours avec certaines classes, l'absence de soutien de la hiérarchie, le fait d'être traité comme un numéro qu'on balance quelquefois sur plusieurs établissement, etc, qu'est-ce sinon une suite d'humiliations?
Roger Felts est psychiatre? Peut-être pourrait-il nous donner un avis? Peut-être l'a-t-il déjà fait? (Mais je n'ai pas eu le temps de lire tous les posts)

Écrit par : Daniel Arnaud | 21 septembre 2008

"Je me suis dit que sa réalité, tel qu'il l'exprime publiquement, et à condition d'y réserver une attention plus soutenue sera peut-être suffisante pour démonter le personnage."

Ecrit par : Roger Felts | 21 septembre 2008

Je rappellerai simplement que le différent que j'ai eu avec Roger Felts consistait simplement à m'étonner qu'on put faire cinq fautes d'orthographe dans une phrase par ailleurs plutôt bien tournée, et très bien argumentée. Point. Il m'en a donné la raison, re-point.

Vous savez, Roger, vous me croirez ou pas, (pour des raisons qui n'appartiennent qu'à vous). Je ne prends jamais de "pseudos" pour insulter les gens, (sinon, j'aurais peut-être commencé par là, au lieu de décliner ma vraie identité). Pour plusieurs raisons, dont une, extrêmement simple. Un certain nombre de blogueurs ici se sont servis de ce procédé pour m'insulter, comme vous avez peut-être pu le constater.
Et moi, ici ou ailleurs, je dis aux gens ce que je pense. Sans les agresser, en général, (sauf en voiture quand un abruti attend que le stop passe au vert, ou "pile" en arrivant sur un rond-point quand la chaussée est déserte, ce qui arrive assez régulièrement dès qu'on s'éloigne de la capitale), mais assez franchement. L'insulte ne fait vraiment pas partie de mon mode de fonctionnement dans la vie courante.

Et puis, vérifiez vous-même, ça énerve tellement Toto quand on reste de marbre devant ses borborygmes, alors qu'il attend, de toute évidence, une réaction très violente pour fonctionner!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 21 septembre 2008

"Je trouve ici beaucoup de chochottisme et de narcissisme geignard ou satisfait : l'engagement politique ou syndical a mauvaise presse dans ce petit monde, je le regrette vivement."

Voyons Victor. Vous savez que depuis le film "PROFS", l'essentiel a été dit sur ce sujet! Ah, la scène d'anthologie où Patrick Bruel joue au poker avec ses collègues dans le CDI et lance à la documentaliste CGT :
"Militer, ça ressemble un peu à limiter, non?".

Écrit par : Daniel Arnaud | 21 septembre 2008

Etant remonté à la source -ce blog va trop vite !- je retire, confus, la fin de mon précédent post, la fin seulement.

Écrit par : victor | 21 septembre 2008

Voyons Victor. Vous savez que depuis le film "PROFS", l'essentiel a été dit sur ce sujet! Ah, la scène d'anthologie où Patrick Bruel joue au poker avec ses collègues dans le CDI et lance à la documentaliste CGT :
"Militer, ça ressemble un peu à limiter, non?".

Ecrit par : Daniel Arnaud | 21 septembre 2008

J'ai toujours su que Patrick Bruel, Coluche, Gérard Depardieu et les Inconnus, dans leurs rôles respectifs, si drôles, incarnaient la voix de la sagesse sociale. Le syndicalisme, c'est ringard et ridicule.

Écrit par : victor | 21 septembre 2008

l y a quelque chose de plus grave que le blasphème, c'est le parjure : un intellectuel qui impose l'émotion contre la raison, qui incite à abandonner les livres, c'est un inconséquent ou un traître à sa cause.

sanjuro

Les gens pour qui la culture est un simple verni, un luxe ou une bizarrerie ne peuvent pas comprendre que pour d'autres elle puisse être une nourriture substantielle de l'âme, le pain quotidien (je ne dis pas cela pour MàC)...que la lecture d'un passage des Enéades de Plotin, d'un vers de Baudelaire, d'un essai sur Heine puisse être le contrepoison au moins momentané à la tentation de terminer d'un seul coup le tube de somnifère sur la table de nuit.

Merci de rappeler que la traduction d'un vers difficile des Métamorphose, la recherche de la traduction du mot juste dans le vieux Gaffiot relégué qui se réjouit peut-être en sa vieille âme poussiéreuse qu'on se souvienne encore de lui...après tant d'années, puisse avoir aussi son importance en ce monde d'oubli, d'indifférence et d'ingratitude.

Écrit par : Robin | 21 septembre 2008

Je n'ai évidemment pas regardé l'émission, (et ne le ferai pas, même sur le net), mais, pour malin que soit Zemmour, il a quand même dû tomber sur un os avec Cohn-Bendit.
Ferez-vous une synthèse de l'entretien, Jeremy?
Bonne journée à tous.
Ecrit par : Christophe Sibille | 21 septembre 2008


Cohn-Bendit a dit qu'il était Français ET Allemand.
Zemmour a voulu le persuader qu'il était français, "jusque dans sa détestation de l'Etat Français".
Cohn-Bendit lui a expliqué ce que c'était que d'être une famille française ET allemande, mais Zemmour n'a pas compris.

Puis Ruquier a montré Cohn-Bendit apostrophant Sarkozy au conseil de l'Europe au sujet de la Chine avant les J.O.
Zemmour a reproché à Cohn-Bendit de "jouer avec l'émotion".
Cohn-Bendit lui a dit : "je ne joue pas, je suis ému" à ce moment-là.

Enfin Zemmour a reproché à Cohn-Bendit de "soutenir l'égaité hommes/femmes et l'homosexualité". Il s'est repris en disant "euh non, pas l'homosexualité, le droit au mariage pour les homosexuels". Ca a fait rigoler tout le monde, y compris Ruquier qui a dit "Regardez-moi, Zemmour, dans ces cas-là." Zemmour a reproché à Cohn-Bendit d'être un ultra-libéral car il avait soutenu Maastricht et le projet de Constitution Européenne. Pour Zemmour, l'égalité hommes/femmes et la reconnaissance des couples homosexuels, c'est l'effet de l'"ultra-libéralisme" des marchés, et soutenir l'un c'est soutenir l'autre. Cohn-Bendit lui a rappelé qu'il était de gauche, et qu'il défendait le libéralisme sociétal, mais pas la dérégulation des marchés économiques. Zemmour n'a pas compris non plus.

On en est restés là puisqu'après il fallait faire parler Gérard Jugnot.

Écrit par : Jérémy | 21 septembre 2008

"Zemmour a reproché à Cohn-Bendit d'être un ultra-libéral car il avait soutenu Maastricht et le projet de Constitution Européenne"

... ça suffisait largement à enterrer Cohn-Bendit, le reste c'est plutôt du blé à moudre!

Écrit par : victor | 21 septembre 2008

... et ça prouve que Zemmour a lu Michéa, c'est déjà pas si mal !

Écrit par : victor | 21 septembre 2008

Très juste, Robin. Et je ne vous parle pas du cas des philosophes égarés en Lycée Professionnel! (Une expérience des plus singulières que je mène depuis quelques années).

Ecrit par : Daniel Arnaud | 20 septembre 2008

Pouvez-vous nous en parler ?

Ecrit par : Robin | 20 septembre 2008

J'ai une formation de philosophe, et je suis d'ailleurs en train de boucler une thèse intitulée "La République a-t-elle encore un sens?", avec un gros morceau sur la place de l'école depuis Condorcet dans le modèle républicain français. En revanche, le nombre de postes aux concours de philosophie devenant franchement ridicule, c'est en décrochant le PLP Lettres-Histoire que je suis entré dans l'Education nationale, donc en Lycée Professionnel. Vous écriviez hier :

"Vladimir Jankélévitch : "La fonction de la philosophie est de contester, mais son destin est d'être contestée."... "

Et plus loin :

"La philosophie, témoin de la régression scolaire :

"Il est difficilement contestable aujoued'hui que l'unification et la massification du système éducatif n'ont été conçus et réalisés que par l'abandon progressif à chaque niveau de scolarité du niveau exigible de connaissances correspondant et ont provoqué, de manière non contingente, le déclin de la culture générale, de l'intelligence critique et plus simplement, de la maîtrise élémentaire de la langue. A cet égard, les professeurs de philosophie doivent depuis longtemps supporter les contradictions d'un système qui rend leur tâche de plus en plus difficile (...)

(Guy Desbiens, professeur agrége de philosophie, responsable de la CAPA des agrégés pour le SNALC)"

Ecrit par : Robin | 20 septembre 2008

Je pense que tout cela est très juste, et il m'est arrivé de mesurer plus encore le côté indésirable de la philosophie dans les filières professionnelles. Elle y est effectivement confrontée à deux préjugés :
1) Le LP aurait juste pour but de donner une qualification professionnelle.
2) La philosophie est une discipline abstraite et compliquée déconnectée du réel qui n'a rien à faire en LP.
Or, le LP doit aussi assurer une formation générale, transmettre une langue commune et former le sens critique, même s'il ne s'agit pas de faire des élèves de LP des élèves de lycées généraux. A cet égard, la philosophie, qui contribue à la formation du sens critique et à la maîtrise de la langue (c'est à la fois la lumière et la précision des formes, comme le rappelait Jean-Toussaint Desanti), a un rôle à jouer y compris auprès de ces élèves.
Contrairement aux élèves des filières technologiques, les élèves des filières professionnelles n'ont malheureusement pas d'heures de philosophie prévues à leur emploi du temps. Il est cependant possible d'établir des passerelles avec certains enseignements de français (apprendre à se détacher de l'opinion pour argumenter par exemple) et l'Education Civique, Juridique et Sociale (ECJS). Pour ma part, j'ai pu de cette manière amener des élèves à réfléchir sur un sujet, apprendre à utiliser des mots plus précis pour pallier leur déficit de vocabulaire, etc. Au bout d'un moment, ils sont même demandeur. Mais comme vous le rappeliez, Robin, la philosophie dérange. Et les pires réticences, je les ai rencontrées chez des collègues ou des administratifs qui voudraient faire de ces élèves de simples ilotes sur le marché de l'emploi, corvéables à merci et dépourvus de sens critique. Plus de deux millénaires après Socrate, la cigüe est toujours d'actualité!

Écrit par : Daniel Arnaud | 21 septembre 2008

A chaque fois que je viens sur ce blog, j'ai envie de me suicider. Ce n'est pas une blague pourrie, mais j'aimerais bien que ça en soit une.
Toute l'horreur de la négation : familles nulles, élèves nazes, agressifs, profs frigides, administration pourrie, ministère vendu, état-judas; syndicats jaunes.
Alors quoi ? Rien de bien, jamais ? Pas d'horizon, pas d'action, pas d'espoir ?
Rien. Rien.
Vous faites chier. Mon fils est à l'hosto, pour mutilations volontaires et tentative de suicide. Il a 14 ans. J'ai passé la nuit dans ses cahiers, à essayer de comprendre. C'est triste ce qu'on comprend quand on a accès au désespoir d'un gamin. On comprend que ces discours d'adultes qui se branlent avec leurs aigreurs sont pris au premier degré par des enfants qui les entendent et qui ne croient en rien, et surtout pas en un avenir possible. On comprend que ces discours merdeux qui ne trient que le noir créent toute la violence de ces jeunes gens que leurs aînés devraient aider à grandir.
On comprend - j'ai compris - au passage, qu'un prof ça peut être catastrophique quand ça ressasse sur le crâne d'un enfant qu'il n'a rien de valable, et sort tous les discours qu'on lit partout au lieu de faire son cours. Croyez-vous que je doive aller voir cette professeur, qui, si elle s'est abstenue de faire vraiment cours ( au vu des cahiers et devoirs donnés ) ne s'est pas abstenue de sortir ses rengaines crevant d'aigreur, et que j'ai retrouvée, hier, page après page dans les cahiers de mon fils, le promenant doucement dans des contrées où il n'a su faire autre chose que se bousiller ? Croyez-vous qu'il faut lui dire qu'elle aussi, elle est aussi responsable de ce gamin qu'a envie de mourir ?

Pourquoi êtes-vous prof si tout est si nul ? Vous leur donnez quoi à vos élèves ?
Envoyez-moi une corde, avec le noeud tout fait, je vais en avoir besoin dans pas longtemps, et la compassion des autres profs j'en aurais rien à foutre.

Écrit par : Milady | 21 septembre 2008

J'aurais pas dû écrire ça. Je suis fatiguée, j'en ai marre.

Écrit par : Milady | 21 septembre 2008

Il est mort comme il a vécu, la corde au cou ... Et cette mort-là c'est celle de tous les enseignants !

Une minute de silence et passons à autre chose ...

MERDRE !

Quand on commence à supporter l'insupportable on n'est pas loin de la fin ...

Écrit par : Cynique | 21 septembre 2008

"ça prouve que Zemmour a lu Michéa, c'est déjà pas si mal !
Ecrit par : victor | 21 septembre 2008
ll serait bon qu'il lise de temps en temps autre chose...

"Vous faites chier. Mon fils est à l'hosto, pour mutilations volontaires et tentative de suicide. Il a 14 ans."
Une prof (une seule) responsable d'une tentative de suicide ? Je ne serai pas original, mais il faut demander à votre fils ce qui l'a poussé à faire ça, et prendre le temps de parler plein plein plein avec lui. Si une seule prof est derrière ça, son influence est inquiétante.
Une tentative de suicide sur trois, commise par un garçon, vient du fait qu'il est homo. Vous pouvez toujours lui demander si c'est ça : soit il vous le dira, soit ça le fera rigoler un peu, c'est toujours ça.

Écrit par : Jérémy | 21 septembre 2008

Immonde salopard.

Ecrit par : Christophe Sibille | 17 septembre 2008

L'insulte ne fait vraiment pas partie de mon mode de fonctionnement dans la vie courante.

Ecrit par : Christophe Sibille | 21 septembre 2008

Hum, hum ....

Écrit par : toto | 21 septembre 2008

"Croyez-vous que je doive aller voir cette professeur"
Pour te mettre encore plus les nerfs ?

Il faudrait plus d'infos, mais pour l'instant des vacances s'imposent, àmha .

"Pas d'horizon, pas d'action, pas d'espoir ?
Rien. Rien."
Je l'ai djà dit, cette année j'ai un super prof, CA CHANGE VRAIMENT LA VIE !

Écrit par : toto | 21 septembre 2008

Ceci est la suite du texte “Retour sur un passé très récent” que se trouve quelques commentaires plus haut

FRÊRE AMÉDÉE ET MONSEIGNEUR VAUX

Frère Amédée est un participant actif et réactif à un cercle de discussion démocratique sur les grands problèmes de l'ère Sarkolinienne. Dans ses propos divers et avariés, il nous apprend qu'il est un ami presque intime de l'évêque Vaux, grand responsable du bulletin paroissial de Notre Mère de l'Enfant Jésus. Aussi quand ce dernier rentra dans un conflit violent qui déboucha sur le licenciement d'une de ses ouailles coopératrices accusées d'Islamophobie, Amédée n'hésita pas. Cet horrible individu avait osé mettre en doute la conviction religieuse du fils de Sarkozinus dont la conversion à la mystique de l'Islam à l'occasion de ses épousailles avec la fille d'un prince koweïtien du pétrole ne semblait plus faire de doute. Amédée au non de l'amitié et d'un combat anti raciste conséquent se rangea au coté de Vaux selon le principe que les petits de la vache sont des veaux !
Il fait des interventions remarquées dans le débat pour soutenir Monseigneur Vaux contre les attaques infâmes de ceux qui font du sinéma pour altérer la réputation irréprochable de ce grand bienfaiteur licencieur.
Ceux qui pourraient douter de telles affirmations n'ont qu'à consulter l'historique complet des déclarations d'Amédée sur le sujet, consignées sur le livre de contes et de comptes confidentiel où sont soigneusement consignées de minute en minute, d'heure en heure, de jour en jour, de mois en mois dans une bibliothèque que je ne nommerai pas bien qu'elle soit accessible à tout individu ayant appris à lire par la méthode syllabique…
Personne ne s’étonnera du soutien qu'Amédée porte à Vaux, quoiqu'on puisse penser de ce sinistre personnage. Un ami fidèle ne peut que se ranger derrière celui avec qui il partage la complicité d'idées nobles et généreuses qui sont le fond de commerce de la religiosité réduite aux acquêts.
Cette adhésion s'exprimera largement jusqu'à la publication du numéro 1 d'un bulletin paroissial rival et concurrent de celui de Vaux, vaches, cochons, couvées et dirigé par l'islamophobe licencié…
Son adhésion va même au-delà, puisque sous l'apparence d'une fausse objectivité, le discours très critique d'Amédée vis-à-vis du numéro un de la nouvelle revue laisse à penser qu'il est toujours dans le bon camp, celui des veaux.
***
Je ne sais ce qu'il s'est passé entre le premier et second numéro, mais nous aurions dû être très heureux d'apprendre qu'Amédée faisait partie dans le numéro 2 de l'équipe rédactionnelle de la nouvelle revue concurrente. Il y serait le rédacteur des brèves de comptoir dont on ne saurait contester la nature hautement philosophique…
C'EST PROPREMENT STUPÉFIANT ! ! !

Eh bien non !… Dans un interview qui l'honore, Amédée nous confie qu'ayant des horaires assez libre – il est bedeau dans une paroisse en cours de déconstruction – il se plait à écrire de petites historiettes, sans queue, ni tête, à son image, précise-t-il. Il les a envoyés à la rédaction de Vaux. C'est normal, Vaux est son ami… Mais aussi à la rédaction du journal anti-Vaux. C'est normal, Amédée est un homme à principes…
Lesquels ?… Il n'a pas précisé.
Toujours est-il que l'ami Vaux n'a pas publié Amédée, et que son adversaire a jugé qu'Amédée était digne d'entrer dans le sein des malsains, dans l'antre des nouveaux dévots.

Depuis je me pose une étrange question : bien que je sois en général assez indifférent aux états d'âme des veaux et des dévots, je me demande comment Monseigneur Vaux a apprécié le “soutien ”que son “ami” lui a porté pendant ces jours difficiles où les ventes de son journal ont chuté grave ?

Toute ressemblance avec des personnages ou des faits réels est quasiment impossible. Jamais dans la réalité un individu ayant publiquement et à plusieurs reprises apporté son soutien à une personne avec qui elle déclare être liée par des liens d'amitié, ne s'autoriserait une semaine après à participer à une entreprise de démolition de cet ami…
Pour la fable, je pense que si Amédée a d'autres amis, ceux-ci feraient bien de se méfier

À SUIVRE…

Écrit par : Roger Felts | 21 septembre 2008

Ce communiqué du Snalc est daté d'hier (20/09) :

CHRONIQUE D’UNE MORT ANNONCEE

Le SNALC-CSEN (FGAF), second syndicat le plus représenté chez les professeurs des lycées et collèges, a appris avec tristesse et angoisse le suicide d’un professeur du collège César-Savard dans l’Aisne.

Le SNALC-CSEN dénonce ouvertement la garde à vue dont a été victime ce malheureux collègue, après celle subie par le professeur auteur de la gifle de Berlaimont. Le SNALC, seul syndicat dont les instances nationales s’étaient déplacées au procès d’Avesnes au mois de juin pour soutenir José Laboureur, avait déjà dénoncé avec force la garde à vue de ce dernier, cautionnée de façon honteuse par la justice, et symptomatique de la haine que porte désormais une partie de la société à l’encontre du corps professoral.

Le SNALC-CSEN dénonce ouvertement la pression exercée sur les professeurs par des parents d’élèves de plus en plus procéduriers, et par une administration incapable de les protéger efficacement quand elle ne les enfonce pas. Le SNALC-CSEN ne doute pas que ceux qui haïssent viscéralement les professeurs ne manqueront de trouver une quelconque addiction ou des circonstances atténuantes au geste du professeur du collège César-Savard…

Le SNALC-CSEN considère que, malgré les déclarations d’intention du Ministre et son Code de la Paix Scolaire, le jugement d’Avesnes le 13 août dernier a scellé l’avenir des professeurs et de leur autorité, sous la forme de chronique, celle d’une mort annoncée.

Le SNALC-CSEN demande à tous les professeurs de respecter vendredi matin, une minute de silence en mémoire de ce malheureux professeur.

Paris, le 20 septembre 2008

Écrit par : Manu | 21 septembre 2008

Manu, ce communiqué a déjà été diffusé ici-même.

Il paraît que vous analysez bien mon style, mais si vous me lisez avec autant d'attention que le reste, ça relève de l'escroquerie.

Écrit par : Jérémy | 21 septembre 2008

Cohn-Bendit lui a rappelé qu'il était de gauche, et qu'il défendait le libéralisme sociétal, mais pas la dérégulation des marchés économiques. Zemmour n'a pas compris non plus.

On en est restés là puisqu'après il fallait faire parler Gérard Jugnot.

Ecrit par : Jérémy | 21 septembre 2008

S'il est évident que Zemmour comprends (et analyse) parfaitement Cohn-Bendit, nous avons ici la preuve que Jérémy ne comprends rien à ce que dit Zemmour. En fait, il confond "comprendre" avec "être d'accord", ce qui n'est pas la même chose.

Jérémy, comme d'habitude, extrait et déforme une infime partie de la conversation au profit de ses obsessions personnelles bien-pensantes (lutte contre le racisme, l'homophobie, etc.).

Quand au fait que Cohn-Bendit soit, paraît-il, "de gauche", alors qu'il a défendu bec et ongle une saloperie comme la constitution européenne (que n'a pas démenti le Medef, qui peut toujours compter sur ses fidèles soutiens" de gauche" boboïsants), cela prouve à ceux qui relaient cette farce qu'ils n'ont pas compris Michéa non plus, puisqu'il en est question.

Libéralisme "sociétal" ou libéralisme "économique", même combat. Il n'y pas l'épaisseur d'une feuille de papier à cigarette entre Cohn-Bendit et Madelin.

Heureusement, ça, beaucoup de gens l'ont compris.

Je ferai mon propre compte-rendu du match Zemmour/Concon-Bandit quand j'aurai revu l'extrait (normalement dans quelques jours).

Écrit par : Manu | 21 septembre 2008

soit il vous le dira, soit ça le fera rigoler un peu, c'est toujours ça.

Ecrit par : Jérémy | 21 septembre 2008

Merci Jérémy- sincèrement - à vous et à Toto. J'aurais dû me taire, mais là, je ne sais pas, je suis venue voir où en étaient les luttes pour les enfants et je suis tombée dans le psychodrame prof-prof que je n'ai pas pu encaisser.
Je ne sais pas quand je pourrai parler à mon fils - je n'ai pas tellement le droit de le voir, et je sais qu'il est abruti de médocs pour l'instant. Moi aussi d'ailleurs.
Je ne pense sérieusement pas qu'une seule personne soit responsable de son acte à lui, mais je l'ai trop trouvée, cette femme, dans trop de cahiers différents pour ne pas en avoir eu le vertige.
Au départ, je voulais juste intervenir pour dire qu'il faut faire attention aux discours qu'on tient, parce qu'ils contiennent une violence qu'on oublie trop facilement et qui participent à des conséquences qui peuvent être tout à fait atroces.

Écrit par : Milady | 21 septembre 2008

Manu, ce communiqué a déjà été diffusé ici-même.

Il paraît que vous analysez bien mon style, mais si vous me lisez avec autant d'attention que le reste, ça relève de l'escroquerie.

Ecrit par : Jérémy | 21 septembre 2008

Désolé, je n'avais pas vu. En revanche, votre comparaison est malhonnête (comme d'habitude, hélas). Le fait que je n'aie pas vu la 1ère diffusion de ce communiqué signifie simplement que je ne suis pas toujours sur ce blog, et rien d'autre.

Écrit par : Manu | 21 septembre 2008

En tout cas, Manu, vous ne résistez pas à l'envie de me prendre comme cobaye de vos commentaires stylistiques. Je vais donc vous montrer à quel point c'est rasoir de lire ça :

"S'il est évident que Zemmour comprends (et analyse) parfaitement Cohn-Bendit, nous avons ici la preuve que Jérémy ne comprends rien à ce que dit Zemmour. En fait, il confond "comprendre" avec "être d'accord", ce qui n'est pas la même chose."

Vous avez remarqué que quand vous parlez de moi, vous employez à votre tour "comprendre" pour "être d'accord" ?

Bon, d'autre part, si mes obsessions personelles sont la lutte contre le racisme et l'homophobie, la vôtre a l'air d'être de me tirer dessus en n'importe quelle occasion. Vous avez le droit de défendre Zemmour sans forcément vous en prendre à moi.

Dieu que je n'aimerais pas vous avoir comme collègue direct !

Écrit par : Jérémy | 21 septembre 2008

"J'aurais dû me taire"
Si tu l'as fait c'est que tu en avais besoin, donc pas de sushi !
Bon et rapide rétablissement ...

Écrit par : toto | 21 septembre 2008

"Merci Jérémy- sincèrement - à vous et à Toto."

Vous savez, Milady, j'ai vécu la même chose que vous, mais en étant de l'autre côté. Alors je pense savoir à quel point ça peut être dur, et je vous le redis : profitez bien du temps d'après pour parler plein, plein, plein avec lui ; même si ce n'est pas tout de suite, il a certainement énormément de choses à vous dire, et vous aussi. Il n'y a que le dialogue qui permette de surmonter tout cela et de trouver des solutions.

Écrit par : Jérémy | 21 septembre 2008

"Libéralisme "sociétal" ou libéralisme "économique", même combat. Il n'y pas l'épaisseur d'une feuille de papier à cigarette entre Cohn-Bendit et Madelin. "
Ecrit par : Manu

Vous avez remarqué que la gauche et l'extrême gauche sont pour le libéralisme sociétal ? Ils sont donc tous pour le libéralisme économique, à gauche, de Martine Aubry à Arlette Laguiller ?

Vous nous faites donc aimablement remarquer qu'il n'y a que de Villiers, Le Pen, Zemmour et la droite extrême, nationaliste, qui ne soient pas pour le libéralisme économique. Qui sont les autres qui ont grâce à vos yeux ?

Écrit par : Jérémy | 21 septembre 2008

Puis Ruquier a montré Cohn-Bendit apostrophant Sarkozy au conseil de l'Europe au sujet de la Chine avant les J.O.
Zemmour a reproché à Cohn-Bendit de "jouer avec l'émotion".
Cohn-Bendit lui a dit : "je ne joue pas, je suis ému" à ce moment-là.

Ecrit par : Jérémy | 21 septembre 2008

Un grand moment d'anthologie, le cinéma (ou la commedia dell'arte, c'est comme on veut) de Cohn-Bendit à cette occasion (hurlant et gesticulant, la larme à l'oeil devant un Sarkozy pas dupe pour deux sous).

Comédie parfaitement préméditée (donc rien à voir avec une émotion imprévue) puisqu'il arborait un T-Shirt RSF avec des menottes en guise d'anneaux olympiques pour l'occasion. A mon avis, il a dû s'entraîner devant sa glace avant.

Zemmour l' a parfaitement analysé, puisqu'il a accusé Cohn-Bendit d'être "un acteur", ce qui est plus que vrai.

On aurait pu dire aussi une caricature de curé de gauche, manipulant constamment les gens par une émotion factice et provoquée (pour ceux qui y croient encore), et plus intéressé au fond par la POSTURE que cela lui fait prendre que par la cause qu'il prétend défendre (et dont il se moque royalement, cela va sans dire).

Au final, quand on voit quelque chose d'aussi indécent, on se dit décidément que JC Michéa citant Guy Debord à propos du "Spectacle" a, lui aussi, parfaitement analysé la situation.

Écrit par : Manu | 21 septembre 2008

"Libéralisme "sociétal" ou libéralisme "économique", même combat. Il n'y pas l'épaisseur d'une feuille de papier à cigarette entre Cohn-Bendit et Madelin. "
Ecrit par : Manu

Vous avez remarqué que la gauche et l'extrême gauche sont pour le libéralisme sociétal ? Ils sont donc tous pour le libéralisme économique, à gauche, de Martine Aubry à Arlette Laguiller ?

Ecrit par : Jérémy | 21 septembre 2008

Exactement ! merci Jérémy : nous ne sommes pas d'accord mais là AU MOINS, vous m'avez compris. Michéa (puisqu'on parlait de lui) ne dit pas autre chose, remarquez,et pourtant...il n'est pas de droite (encore moins d'extrême droite !).

Comment expliquez-vous ça ?

Écrit par : Manu | 21 septembre 2008

Jeremy, il est évident que Zemmour comprend ce que lui dit Cohn-Bendit... Exactement de la même manière que Darcos sait ce qui se passe dans les classes de maternelle.
Par contre, Manu, la comparaison entre Madelin et Cohn-Bendit me paraît pour le moins hasardeuse. Il ne me semble pas que Cohn-Bendit ait dit, à mots à peine couverts, qu'il fallait supprimer les régimes spéciaux déficitaires, qu'il fallait aligner les retraites du public sur le privé, etc.
Je ne pense pas non plus qu'il ait fait partie du groupe d'extrême-droite "Occident", (avec Longuet et Devedjian). C'est avant tout un européen convaincu. Et capable d'animer une réunion politique dans n'importe quel pays d'Europe occidentale, dans la langue du pays.

Écrit par : Christophe Sibille | 21 septembre 2008

Sur Zemmour face à Cohn-Bendit. La question de la posture de certains bien-pensants au sujet du Tibet et des JO de Pékin peut se résumer ainsi :
"défendaient-ils la cause des droits de l'homme, ou bien la leur?".

Écrit par : Daniel Arnaud | 21 septembre 2008

Vous nous faites donc aimablement remarquer qu'il n'y a que de Villiers, Le Pen, Zemmour et la droite extrême, nationaliste, qui ne soient pas pour le libéralisme économique. Qui sont les autres qui ont grâce à vos yeux ?

Ecrit par : Jérémy | 21 septembre 2008

Je n'ai pas dit cela et c'est quand même plus compliqué. Pour résumer, je considère que le clivage gauche/droite, s'il n'a pas totalement disparu, est moins pertinent que le clivage Libéral/Républicain aujourd'hui.

Et des libéraux, il y en a...beaucoup à gauche (peut-être même plus qu'à droite, même si ça se discute).

Qui trouve grâce à mes yeux si on suit cette dichotomie ? La réponse est évidente : à "gauche", Chevènement (le MRC), à "droite", Nicolas Dupont-Aignant (DLR).

Oui, ce sont de petits partis. Et alors ?

Je comprends trés bien les nécessités de la "réalpolitique", mais n'oublions pas les idées...

Écrit par : Manu | 21 septembre 2008

"Exactement ! merci Jérémy : nous ne sommes pas d'accord mais là AU MOINS, vous m'avez compris."

Donc nous savons grâce à Manu qu'Arlette Laguiller et Olivier Besancenot sont pour le libéralisme économique. Et que seuls Le Pen, De Villiers et la droite-extrême nationaliste sont contre.

Il faut vite prévenir le Cévipof !

Écrit par : Jérémy | 21 septembre 2008

"Je me demande comment Monseigneur Vaux a apprécié le “soutien ”que son “ami” lui a porté pendant ces jours difficiles où les ventes de son journal ont chuté grave ?"

Ecrit par : Roger Felts | 21 septembre 2008

Ne vous inquiétez pas pour les ventes de Charlie, Roger! Et Philippe Val est parfaitement au courant de cette histoire. Je ne lui ai pas retiré mon amitié et mon soutien, et je ne crois pas qu'il me fasse la tête.
L'écriture des "brèves" dont vous parlez est plutôt pris sur les heures de sommeil, (je dors assez peu), que sur les heures de travail. Et j'ai aussi des amis dans l'équipe de "Siné hebdo". Et je considère qu'il est parfaitement possible d'être publié dans un journal sans partager toutes les idées du "patron", (qu'en l'occurrence je ne connais pas personnellement, d'ailleurs).
La seule chose vraie dans ce que vous écrivez est que Charlie publiait les "brèves" que je lui envoyais au compte-gouttes, ce qui, vu mon orgueil démesuré, et le fait que je les trouvais souvent meilleures que celles qui y figuraient, m'a poussé à tenter ma chance chez la "concurrence".

Vous êtes doué pour le roman, vous devriez publier, Roger!

Écrit par : Christophe Sibille | 21 septembre 2008

Ah, vous avez répondu après que j'ai envoyé mon message...

"Qui trouve grâce à mes yeux si on suit cette dichotomie ? La réponse est évidente : à "gauche", Chevènement (le MRC), à "droite", Nicolas Dupont-Aignant (DLR)."

Bon, donc pas de droite-extrême, du moment que ce sont des nationalistes. Continuez à voter pour eux, Manu, je vous y encourage.

Écrit par : Jérémy | 21 septembre 2008

ar contre, Manu, la comparaison entre Madelin et Cohn-Bendit me paraît pour le moins hasardeuse. Il ne me semble pas que Cohn-Bendit ait dit, à mots à peine couverts, qu'il fallait supprimer les régimes spéciaux déficitaires, qu'il fallait aligner les retraites du public sur le privé, etc.

Ecrit par : Christophe Sibille | 21 septembre 2008

Et que fait-il d'autre, mon cher Christophe, quand il prône l'adoption de la constitution européenne, c'est à dire la privatisation -entre autres- des services publics ?

Il a même eu le culot hier de prétendre que "la constitution européenne allait apporter davantage de réglementation" et "lutter contre les dérégulations" (sic).

Le mensonge n'est jamais assez gros pour ce genre de type. Il n'est pas autre chose qu'un Madelin ou un Gérard Longuet, l'hypocrisie en plus.

Il n'est pas mieux que ces gars là. En fait, il est pire.

Ce qui ne signifie pas, bien sûr, comme le sous-entendait Jérémy que l'on soutienne ces gens là par ailleurs. Ce n'est pas forcément tout l'un ou tout l'autre.

Écrit par : Manu | 21 septembre 2008

Vous savez quoi ?

Le malaise des professeurs se ressent aussi sur les blogs et salons dédiés à l'Education.

Écrit par : Jérémy | 21 septembre 2008

"Nous vivons dans un monde où les gouvernants ont parfaitement saisi que monter les micro-classes sociales les unes contre les autres permet de légiférer sans provoquer un grand mouvement solidaire. On ménage la chèvre quand on bouffe le chou et on arrose le chou quand on saigne la chèvre",
écrit Dobolino.
Ma chère, vous n'avez jamais rien écrit de plus brillant et de plus juste.

Cela dit, je ne suis pas sûr que les profs aussi doivent être mis sous Solian (si je ne m'abuse...)... Il doit y avoir pas mal de choses à faire avant.
Roger, si vous pouviez développer un peu l'historique de vos malades enseignants sur les quarante dernières années, ce serait sans doute passionnant.
JPB

Écrit par : brighelli | 21 septembre 2008

Vous savez quoi ?

Le malaise des professeurs se ressent aussi sur les blogs et forums dédiés à l'éducation.

Écrit par : Jérémy | 21 septembre 2008

"Il a même eu le culot hier de prétendre que "la constitution européenne allait apporter davantage de réglementation" et "lutter contre les dérégulations" (sic)."

Ecrit par : Manu | 21 septembre 2008

Si on votait moins connement au niveau national, (et vraisemblablement européen), il n'aurait sans doute pas tort. Mais c'est sûr qu'avec des Sarko, Berlusconi, etc,...

Écrit par : Christophe Sibille | 21 septembre 2008

J'ajouterai, Roger, que le film "C'est dur d'être aimé par des cons", de Daniel Leconte, avec l'équipe de Charlie, (en vente dans toutes les bonnes salles), va jouir d'un succès largement mérité.

Écrit par : Christophe Sibille | 21 septembre 2008

Bon, donc pas de droite-extrême, du moment que ce sont des nationalistes. Continuez à voter pour eux, Manu, je vous y encourage.

Ecrit par : Jérémy | 21 septembre 2008

????

1) je vote pour qui je veux et n'ai pas besoin de vos encouragements.

2) Bazarder la France (ainsi que son modèle social, par exemple) au "marché" sans temps morts ni entraves, ne m'a jamais paru être autre chose qu'une avancée du capitalisme.

Et tant pis si ça fait "nationaliste". Ça vaudra toujours mieux que la posture gauche-bobo qui consiste à promouvoir le capitalisme tout en prétendant lutter contre (un peu comme les pédagogistes qui prétendent que "le niveau monte", mais évitent bien sûr soigneusement de mettre leurs mômes au collège Françoise Dolto avec Bégaudeau comme prof).

Besancenot-Meirieu-Seillière même combat.

Écrit par : Manu | 21 septembre 2008

"1) je vote pour qui je veux et n'ai pas besoin de vos encouragements."

Vous avez un côté Orgon dans Tartuffe, c'est fascinant.

Écrit par : Jérémy | 21 septembre 2008

"J'aurais dû me taire"
Si tu l'as fait c'est que tu en avais besoin, donc pas de sushi !
Bon et rapide rétablissement ...

Ecrit par : toto | 21 septembre 2008

Vous êtes un type bien toto et je vous serre la main (essayez quand même d'être un peu plus "gentil" avec Christophe, ce n'est pas lui qui a inventé les IUFM !) ;-)

J'avais envie de dire quelque chose à Milady ; je sais qu'il n'y a rien de plus dur à supporter que la souffrance ou le désespoir de son propre enfant. J'ai un peu bêtement parlé de culture tout-à-l'heure. Toute la culture du monde n'est rien à côté. Il ne faut pas hésiter à parler avec votre fils pour comprendre ce qui l'a poussé à faire cela.

Écrit par : Robin | 21 septembre 2008

Ben... et moi je suis pas un type bien :-(

Déjà qu'on m'accuse d'être l'immonde bien-pensant de service, alors si en plus on m'oublie :'-(

Écrit par : Jérémy | 21 septembre 2008

"Exactement ! merci Jérémy : nous ne sommes pas d'accord mais là AU MOINS, vous m'avez compris."

Donc nous savons grâce à Manu qu'Arlette Laguiller et Olivier Besancenot sont pour le libéralisme économique. Et que seuls Le Pen, De Villiers et la droite-extrême nationaliste sont contre.

Il faut vite prévenir le Cévipof !

Ecrit par : Jérémy | 21 septembre 2008

Vous êtes d'une malhonnêteté exceptionelle (qui cache mal votre absence d'arguments) et que tout le monde peut voir ici :

J'annonçais que vous m'aviez compris, mais PAS sur ce point là.

Sur ce point là, précisément, j'ai apporté un démenti dans le post immédiatement précédent.

Vous manipulez et déformez la réalité en fonction de ce qui vous arrange, c'est à dire de ce que vous VOUDRIEZ que je dise et que je n'ai pas dit :

Ici, vous m' attribuez VOUS-MÊME un soutien imaginaire à Le Pen et De Villiers pour ENSUITE l'établir comme une preuve de mon ignominie : preuve totalement fabriquée que vous considérez ensuite comme acquise et allant de soi.

Vous raisonnez par clichés, ça vous rassure et ça permet de vous maintenir artificiellement dans le camp des "gentils" (qui ont forcément raison, puisqu'ils sont contre les "méchants").

Au delà de Jérémy, tous les échecs électoraux de la gauche sont dans ce procédé cousu de câble blanc : Ça a fonctionné dans les années 80/90 (On se convertit au capitalisme, mais sans le dire : on appelle ça l'"Europe" qu'on agite comme un hochet, et de l'autre côté, on agite un épouvantail, ce sera la Saga du Front National et les manifs de SOS-racisme).

Ça a marché, il faut le reconnaître.

Ça ne marche plus : Il ne faut pas prendre les gens pour des cons trop longtemps.

Écrit par : Manu | 21 septembre 2008

"Vous êtes d'une malhonnêteté exceptionelle"
Ecrit par : Manu

Oh mais je monte en grade !

Je ne suis plus un malhonnete lambda, je suis un malhonnete exceptionnel. Quo usque tandem...?

Écrit par : Jérémy | 21 septembre 2008

VAL, JE T'AIME… (suite et fin)

Après la publication de ma fable FRÊRE AMÉDÉE ET MONSEIGNEUR VAUX, Christophe Sibille a envoyé ce mot :
@ Ne vous inquiétez pas pour les ventes de Charlie, Roger! Et Philippe Val est parfaitement au courant de cette histoire. Je ne lui ai pas retiré mon amitié et mon soutien, et je ne crois pas qu'il me fasse la tête.
L'écriture des "brèves" dont vous parlez est plutôt pris sur les heures de sommeil, (je dors assez peu), que sur les heures de travail. Et j'ai aussi des amis dans l'équipe de "Siné hebdo". Et je considère qu'il est parfaitement possible d'être publié dans un journal sans partager toutes les idées du "patron", (qu'en l'occurrence je ne connais pas personnellement, d'ailleurs).
La seule chose vraie dans ce que vous écrivez est que Charlie publiait les "brèves" que je lui envoyais au compte-gouttes, ce qui, vu mon orgueil démesuré, et le fait que je les trouvais souvent meilleures que celles qui y figuraient, m'a poussé à tenter ma chance chez la "concurrence".

Vous êtes doué pour le roman, vous devriez publier, Roger!

Ecrit par : Christophe Sibille | 21 septembre 2008

@ Roger Felts : Afin de rafraichir un peu sa mémoire, j'ai pris la peine de recueillir ce qu'il avait écrit sur ce blog à propos de Val, Charlie Hebdo et Siné depuis le 24 juillet 2008. Ce n'est pas du roman. C'est la stricte reproduction de ce qu'a écrit Christophe Sibille :


VAL, JE T'AIME :

@ Tiens, pour changer de sujet, (encore que), je recommande la lecture de l'édito de Val dans le Charlie de cette semaine. Complètement de circonstance, en particulier en ce qui concerne certains blogueurs réguliers d'ici.

Ecrit par : Christophe Sibille | 24 juillet 2008

@ Mais, à ce sujet, je vous réinvite à lire la chronique de Val dans "Charlie-hebdo" de cette semaine; (ou: "à quoi sert-il de s'envoyer des noms d'oiseau"?)

Ecrit par : Christophe Sibille | 24 juillet 2008

COMME IL TRAITAIT, IL Y A DEUX MOIS SON NOUVEAU PATRON :

@ Je ne suis pas fan de BHL, (loin s'en faut), mais il fallait écrire un article comme celui-ci aujourd'hui.
Beaucoup serait prêts, de peur d'être taxés de "politiquement corrects", à dire des énormités, voire des âneries; (suivez mon regard... Oh, encore Eric Zemmour.)
Siné, tu as beau être contre les chasseurs et contre la corrida, tu es un gros c.. quand même.

Ecrit par : Christophe Sibille | 25 juillet 2008

@ C'est marrant de voir, dès que certains prennent des positions "anti gauchistes", (comme BHL ou Val, pour ne pas les nommer), avec quelle promptitude on les taxe de "Sarkozysme". Comme s'il n'était pas possible d'avoir à la fois peu de sympathie pour Sarkozy et pour le gauchisme.
Par ailleurs, "humour sarkozyste", ça fleure bon l'oxymore, non?

Ecrit par : Christophe Sibille | 25 juillet 2008

@ Basse vengeance de Plantu, lui qui s'est fait si souvent charrier dans "Charlie" pour certaines de ses positions, (très faux-cul, et qui auraient été gravement vilipendées à juste titre par la plupart des blogueurs ici-présent).
Et "le diplo" s'y connait en totalitarisme, lui qui sait si bien lécher le cul de Castro quand il le faut... Le seul journal, à ma connaissance, dans lequel officient des juifs antisémites.
Mais le premier article de "Marianne 2" me paraît assez juste.

Ecrit par : Christophe Sibille | 25 juillet 2008


@ Siné, lui, fait de la provoc. Mais là, j'ai l'impression que notre interlocuteur croit vraiment à ce qu'il dit.

Ecrit par : Christophe Sibille | 29 juillet 2008

@ Merci à vous, Merlemocoeur mais, vous savez, je suis un tout petit peu au courant d'une bonne partie des jalousies et querelles personnelles qui entretiennent ce qui est en fait, ou aurait dû rester, en tous cas, "une tempête dans un bénitier".
En d'autres termes, Delfeil a assez mal supporté le fait qu'on ne lui ait pas fait un "pont d'or" pour entrer dans la nouvelle équipe de Charlie-hebdo, un peu après 1992.

Ecrit par : Christophe Sibille | 29 juillet 2008

@Concernant les accusations (imbéciles) portées contre Charlie-hebdo, qui ferait soi-disant le jeu de Sarko, je tiens quand même à redire que c'est quand même l'organe le presse dans lequel notre Zébulon est le moins ménagé.
Même si je sais que peu le feront, je vous conseille de lire l'édito de Val dans le Charlie de cette semaine. Cela remet assez bien "les pendules à leur place".

Ecrit par : Christophe Sibille | 01 août 2008


@** le bombardement religionisant peut créer des lésions irréversibles des tissus cérébraux."

Ecrit par : dugong | 10 septembre 2008

@Oui, et je crains que l'hyper-pub pour "Siné hebdo" ne finisse par parvenir à peu près au même résultat.

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 septembre 2008


@Je conseille, pour tous ceux qui considèrent que la religion doive rester dans la sphère privée, la lecture du dernier numéro de "Charlie-hebdo". Avec un excellent article de Caroline Fourest en page 2-3 qui va, j'en suis certain, faire extrêmement plaisir à Amélie.
(Feuilleté le premier (le dernier?) numéro de Siné-hebdo. Quelques articles rigolos, notamment ceux de Porte et Alévêque, notamment, un article de Bedos très moyen et un Delfeil de ton minable, (quelle déception), une "maquette foutoir", et des dessinateurs approximatifs. S'ils veulent pérenniser, à mon avis, ils ont intérêt à prendre de l'épaisseur.
Pas photo avec "Charlie", en tous cas, à mon sens. Sur le plan rédactionnel, et surtout sur le plan des dessins.

Ecrit par : Christophe Sibille | 11 septembre 2008


@ Caroline Fourest sur France-inter, vers 8h45... Et Philippe Val, tout de suite.

Ecrit par : Christophe Sibille | 12 septembre 2008

SINÉ, JE T'AIME :

@ Et achetez "Siné hebdo" demain... Vous y trouverez, entre autres, une partie de ces "brèves d'actu".

Ris Corée
La garde particulière de KIM-JONG-IL nous fait savoir qu’elle a repoussé victorieusement l’attaque cérébrale dont il a été victime.
Quantique des quantiques
Pour des raisons encore .inexpliquées, l’accélérateur de particules LHC refuse d’aspirer le trou de la sécu.
Meyssianique
Bigard nie l’existence du 11 septembre ; « c’était juste un lâcher de salopes organisé par le Pentagone ».
Francophonie
Le pape entame sa visite en France ; « je veux voir Bernadette Chirac, la fille aînée de l’Eglise, réapparaître à Lourdes ».
Raie publicaine
Des poupées à l’effigie de Sarah Talin font un triomphe aux Etats-Unis ; elles ne disent pas : « Maman » quand on les touche, mais font « MacCain Mac Cain Mac Cain » quand on les branle.
Big bang
Deux physiciens enregistrent un clip - rap pour vanter LHC ; Valéry Giscard d’Estaing envisagerait un duo avec Joey Starr ; « moi auchi, j’ai bejoin d’akchélérer ma particule ».
Chef religieux
Aux dernières nouvelles, le problème de l’autonomie du Vatican n’aurait pas été abordé lors de l’entrevue entre Nicolas Sarkozy et Benoît XVI.
Show-bizz
Madonna réalise un film, « obscénité et vertu ». Elle y raconte l’extinction du feu dans son tunnel.
Pêche roturière
Jean-Marie le Pen annonce qu’il ne se représentera pas à la direction du front national. « J’ai vendu mon paquebot, j’attends la prime à la casse ».
Chanson
Benoît XVI se rend à Lourdes. « j’aurais bien choisi la fête de l’huma, mais au moins, à Lourdes, le public ne peut pas sortir de la salle pendant mon show ».

Ecrit par : Christophe Sibille | 16 septembre 2008

LE REMORD ?

@ Ce qui n'empêche évidemment pas d'acheter aussi "Charlie"!!!

Ecrit par : Christophe Sibille | 16 septembre 2008

LA PROMOTION !

@ La Boëtie: "Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux".
A la "une" de "Siné hebdo", en frontispice (pas de connasse).
A acheter , (et à lire), le numéro 2, paru aujourd'hui.
(Pub)

Ecrit par : Christophe Sibille | 17 septembre 2008


LE DÉBUT DES CRITIQUES :

@ "Qui c'est l'ami des patrons, défendu par Nicolas, nouveau copain de BHL, européen libéral, islamophobe convaincu, qui fait régner la terreur dans son entreprise ? Qui nous fait la pub de Charlie hebdo sur ce blog, riant aux bons mots de Philippe Val? Un nom s'il vous plait... Idiot utile ou crypto libéral? Vous l'avez tous reconnus sur ce blog..."

Ecrit par : hum...hum... | 17 septembre 2008

UNE SOLIDE DÉFENSE :

@ J'ai quand même participé au dernier numéro de "Siné hebdo", mon brave "hum hum"... Si, si, vous pouvez l'acheter et vérifier. Comme quoi... ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 17 septembre 2008

UN CONSTAT D'ÉVIDENCE :

@ Les rats quittent le navire et changent de crémerie pour vendre le même fromage?

Ecrit par : hum...hum... | 17 septembre 2008

UN HOMME DE CONVICTIONS :

@ Mon cher "hum hum", je n'ai rien à vendre. Et pas de navire, non plus. Quelques convictions, simplement, pas comme ce malheureux Cyran qui figure au début de votre video. Et ces convictions, heureusement pour moi, ne sont pas du même bord que les vôtres.

Ecrit par : Christophe Sibille | 17 septembre 2008

UNE MISE AU POINT PERSONNELLE :

@ Personnellement, je suis heureux d'annoncer que je suis totalement étranger à la polémique entre Hum… Hum… et Christophe Sibille…
Je dois être très mal informé. Je le croyais sous la bannière de Charlie-Hebdo et il se proclame propagandiste de Siné Hebdo.
Je pensais notre Sibilibili ami de Philippe Val, tenant sur ses commentaires un discours critique vis-à-vis de Siné et de son journal et voilà qu'il participe au numéro 2. Les mouches ont changées d'âne. Sibilibili aurait-il évolué ? Se serait-il transformé en girouette ? Ou les vents auraient-ils changés de direction ? Comme il le dit lui-même, c'est un homme de conviction…

Ecrit par : Roger Felts | 17 septembre 2008

DES ÉCLAIRCISSEMENTS QUI ÉBLOUISSENT

@ J'ai envoyé mes "brèves d'actu" aux deux rédactions. Une des deux a décidé d'en publier, l'autre non. Par ailleurs, j'ai aussi des amis dans l'équipe de "Siné hebdo". Mais, si vous êtes fin observateur, vous remarquerez que Philippe Val a repris une de ces "brèves" pour titrer son édito de cette semaine dans "Charlie".

Ecrit par : Christophe Sibille | 18 septembre 2008

HUM… HUM EN RAJOUTE :

@ Roger:
Point de polémique Roger, juste une petite envie de faire tomber un peu les masques des Sibille et compagnie qui, la morale citoyenne à la bouche et la vérité révélée en poupe, viennent distribuer les bons et les mauvais points. Ils ne sont finalement que les agents infiltrés de ce qu'ils dénoncent et forment la cohorte des idiots utiles d'une pensée dont ils se proclament si étrangers. Ils lisent Charlie hebdo ou Siné hebdo selon le sens du vent comme vous l'écrivez si justement en se croyant presque subversifs, voilà qui est risible. Quant à vos post Roger, même si parfois je ne suis pas toujours d'accord, je les lis toujours avec intérêt. Sans doute est ce chez moi ce que j'appelle la tolérance, j'ai la facheuse tendance de penser que je ne sais pas tout et que je ne détiens pas la vérité, pauvre de moi dans ce monde des arrogances... Bien à vous.

Ecrit par : hum...hum... | 18 septembre 2008

Voilà, je vous ai raconté tout cela pour vous montrer que l'on pouvait se fier sans réserve à la parole de monsieur Sibille et aux informations sincères et véritables qu'il vous donne le cœur sur la main ou plus facilement la main sur le cœur.
Tout cela parce que je le soupçonnais très fortement d'être le manipulateur qui a lancé ces jours-ci cette offensive trollé contre moi et quelques autres… Il dément catégoriquement… Considérons cela à l'aune de ce qu'il disait en juillet, août et septembre…

FIN pour moi de l'épisode SIBILLE

Écrit par : Roger Felts | 21 septembre 2008

Ben... et moi je suis pas un type bien :-(

Déjà qu'on m'accuse d'être l'immonde bien-pensant de service, alors si en plus on m'oublie :'-(

Ecrit par : Jérémy | 21 septembre 2008

Jérémy, vous êtes un type bien et je ne vous oublie pas. Je pense qu'il y a (heureusement) d'autres types bien sur ce blog, ainsi que d'autres "typesses" bien , mais je me refuse à dire que tout le monde il est beau, il est gentil...et je ne céderai à aucune injonction, après la vôtre, quoi qu'il m'en coûte ! ;-)

Écrit par : Robin | 21 septembre 2008

@ Jeremy
Si Jérémy, vous êtes aussi un chic type, bien sûr. Je vais suivre vos conseils, dès qu'on sera en état de le faire. Moi, j'ai été horrifiée de la liste, disséminée, en jour le jour, de remarques acides, déstabilisantes, horribles, que mon fils a noté avec de moins en moins de commentaires vengeurs à côté. C'est ça qui m'a fait déraper un peu ( ? ) ici.

Écrit par : Milady | 21 septembre 2008

Rires Robin, en plus de vos autres qualités, vous êtes d'une prudence bien avisée ;-)

Écrit par : Jérémy | 21 septembre 2008

Mauvais les médocs, on n'arrive même pas à écrire correctement. Désolée

Écrit par : Milady | 21 septembre 2008

Milady, ne vous inquiétez pas pour un éventuel "dérapage" d'ici.

Toto vous l'a bien dit : "pas de sushi" et franchement, votre message était plus important que 95% des choses que nous avons écrites ici depuis longtemps.

Écrit par : Jérémy | 21 septembre 2008

"Ici, vous m' attribuez VOUS-MÊME un soutien imaginaire à Le Pen et De Villiers pour ENSUITE l'établir comme une preuve de mon ignominie : preuve totalement fabriquée que vous considérez ensuite comme acquise et allant de soi."

Très juste , Jérémy est un spécialiste et récidiviste . Il a fait exactement la même chose avec "le pape et moi ". C'est assez ignoble et abject ...mais bon , maintenant on sait .

Entièrement d'accord avec vous , Manu !!!

Écrit par : Amélie Kiri | 21 septembre 2008

Allez, Milady, haut les coeurs!

Roger, je n'ai pas un mot à retirer de toutes les citations que vous avez compilées... Même sur le fait que Siné soit, par moments, un "gros con". Et je pense que je le lui dirai quand on ira boire un verre ensemble, à mon prochain passage à Paris.
Je continuerai à faire de la pub pour Val et pour Charlie, parce que c'est un bon journal, et pour Siné hebdo, qui va s'améliorer, (le numéro deux était déjà moins mauvais que le premier. Pas grâce à moi, ne me faites pas dire ce que, etc.
Je n'aime ce qui ressemble à du manichéisme sous aucune de ses formes.
Fin aussi, pour moi, de l'épisode Felts. Je crois que vous pourrez dire, au sujet de ce que Jean-Paul vous a demandé, des choses beaucoup plus intéressantes que sur ce qui concerne ma petite personne.

Écrit par : Christophe Sibille | 21 septembre 2008

"Même sur le fait que Siné soit, par moments, un "gros con". Et je pense que je le lui dirai quand on ira boire un verre ensemble, à mon prochain passage à Paris."

Au bal des faux-culs, Sibille mène la danse :-), une souplesse d'esprit (et d'échine) remarquable !

Écrit par : le concombre masqué | 21 septembre 2008

Milady,

Je viens de prendre connaissance de votre détresse et j'en suis toute bouleversée.
Bon courage à vous et votre fiston, vous en aurez besoin.

Vous n'avez pas dérapé, simplement une colère saine qui est finalement un appel au secours.
Suerte

Écrit par : carole | 21 septembre 2008

"Très juste , Jérémy est un spécialiste et récidiviste . Il a fait exactement la même chose avec "le pape et moi ". C'est assez ignoble et abject ...mais bon , maintenant on sait."

Vous n'en avez pas marre, quand on vous demande de parler sérieusement, de vous en prendre à moi ? Je suis devenu l'obsession des pourfendeurs de la bien-pensance. Haro, haro !

Écrit par : Jérémy | 21 septembre 2008

Milady,

Je viens aussi de prendre connaissance de ce qui est arrivé à votre fils. Je ne vous connais pas, mais j'ai des enfants, et la lecture de votre message m'a bouleversé. Bon courage à vous.

Écrit par : françois duhem | 21 septembre 2008

NOUS SOMMES TOUS DES MUSULMANS ALLEMANDS Article de Marc Cohen sur Causeur

Du braillard altermondialiste à l’expert propre sur lui, beaucoup de gens s’accordent ces jours-ci à qualifier “d’islamophobe” l’actuelle mobilisation des habitants de Cologne contre la construction d’une mosquée géante chez eux. Ils appuient leur démonstration (ou le plus souvent son absence) sur la présence de nombreux groupuscules “néo-nazis” au congrès anti-islamique qui s’est tenu ce week-end dans la cité rhénane à l’initiative de l’association “Pro Köln”.

N’étant pas un spécialiste de la vie politique allemande, je ne sais pas si ce congrès est effectivement “islamophobe”, notamment dans sa dimension phobique de peur panique injustifiée. Je ne sais même pas si “Pro Köln” est hostile en bloc à l’Islam, ou bien uniquement à l’islamisation, ou alors seulement adversaire de l’islamisme. Ce que je sais c’est que “Pro Köln” n’a sûrement rien à voir avec le nazisme, en tout cas avec le vrai nazisme, qui lui, a toujours été islamophile : on ne laissait pas entrer n’importe qui dans la Waffen SS.

Un vrai néonazi ne pouvant décemment être islamophobe, cette peur maladive de la religion du Prophète est forcément à chercher ailleurs, donc chez ceux qui, bien que ne pouvant même pas être qualifiés de fachos par un antiraciste stagiaire, n’en distillent pas moins l’insidieux poison de l’islamophobie.

Islamophobe hélas, le cardinal Joachim Meisner, archevêque de Cologne quand il déclare : “Nous devons prendre garde à ce que ce lieu ne se transforme pas en zone où s’applique la charia.”

Excellent , succulent . La suite et aussi les commentaires :



http://www.causeur.fr/nous-sommes-tous-des-musulmans-allemands,965

Écrit par : Amélie a des copains | 21 septembre 2008

Excusez le hors sujet. Je voulais vous mettre le lien sur "Garçons et filles" mais y'a plus de place!
Lisez les prénoms des trente premiers admis au concours véto. Je n'ai écrit "premiers admis" (masculin) que par désir de correction grammaticale mais "premières admises" serait numériquement plus juste...
http://www.concours-agro-veto.net/IMG/pdf_Admis_LP_A_ENV_2008.pdf

Écrit par : Dobolino | 21 septembre 2008

Vous n'en avez pas marre, quand on vous demande de parler sérieusement, de vous en prendre à moi ? Je suis devenu l'obsession des pourfendeurs de la bien-pensance. Haro, haro !

Ecrit par : Jérémy | 21 septembre 2008

Vous nous faites encore le coup de la victime ? Vous ne vous êtes pas aperçu que c'est vous qui vous en prenez à nous ( Manu , moi et tous ceux que vous voulez faire passer pour ce qu'ils ne sont pas et à qui vous faites dire ce qu'ils n'ont pas dit ) !? Changez de cap et de sport , moussaillon !

Écrit par : Amélie a des copains | 21 septembre 2008

"Du braillard altermondialiste à l’expert propre sur lui, beaucoup de gens s’accordent ces jours-ci à qualifier “d’islamophobe” l’actuelle mobilisation des habitants de Cologne contre la construction d’une mosquée géante chez eux. Le cardinal Joachim Meisner, archevêque de Cologne déclare : “Nous devons prendre garde à ce que ce lieu ne se transforme pas en zone où s’applique la charia.”

L'archevêque s'en fout, lui, il a déjà un lieu de culte !

Les Allemands sont victimes de leur propre système : comme ils ont donné à la religion une place au sein de l'espace et surtout des financements publics, il faudra bien qu'ils en viennent à se prendre à la figure les revendications musulmanes. La seule solution c'est de se désengager de tout ce qui a à voir avec les sectes multiples et variées.

Écrit par : Jérémy | 21 septembre 2008

écrit Dobolino.
Ma chère, vous n'avez jamais rien écrit de plus brillant et de plus juste.

JPB

Ecrit par : brighelli | 21 septembre 2008

Ce qui me soulagerait, c'est que vous disiez ça à Amélie. Elle en a plus besoin que moi qui ai recours à la médecine moderne pour assoupir mes névroses. Elle va encore m'alpaguer et ce sera votre faute! Demandez à vos copains vétos ce que ça peut donner de me délivrer d'outranciers éloges injustifiés... forcément injustifiés!

Écrit par : Dobolino | 21 septembre 2008

Alors... malhonnete, ignoble, abject,... Quel joli qualificatif Amélie va-t-elle m'attribuer cette fois...?

Écrit par : Jérémy | 21 septembre 2008

"Dobolino, Ma chère, vous n'avez jamais rien écrit de plus brillant et de plus juste."
Ecrit par : brighelli | 21 septembre 2008

"Ce qui me soulagerait, c'est que vous disiez ça à Amélie. Elle en a plus besoin que moi qui ai recours à la médecine moderne pour assoupir mes névroses. Elle va encore m'alpaguer et ce sera votre faute!"
Ecrit par : Dobolino | 21 septembre 2008

Moi, je peux !

"Ben ouais"
Ecrit par : Amélie | 15 septembre 2008

Ma chère, vous n'avez jamais rien écrit de plus brillant et de plus juste !

Écrit par : Jérémy | 21 septembre 2008

Alors... malhonnete, ignoble, abject,... Quel joli qualificatif Amélie va-t-elle m'attribuer cette fois...?

Ecrit par : Jérémy | 21 septembre 2008

Papa wilhelm propose : petit minou!

Qu'en dites-vous Jérémy?

Un petit coucou à Dobolino et Amélie!

Écrit par : papa wilhelm | 21 septembre 2008

Roger, si vous pouviez développer un peu l'historique de vos malades enseignants sur les quarante dernières années, ce serait sans doute passionnant.
JPB

Ecrit par : brighelli | 21 septembre 2008


Et l'historique des gosses malmenés par les humiliations, la dévalorisation, par des attitudes et propos blessants, autant des profs que de certains élèves, Roger doit bien avoir un registre dans sa clientèle.
Mais cela, on n'en parle que rarement. Les exclus en étant inclus au centre du système, il me semble qu'ils sont un sacré paquet, mais c'est un sujet tabou.

Allez Roger, un petit CR, cela nous changera des querelles de personnes qui sont lassantes.

Écrit par : carole | 21 septembre 2008

"Au bal des faux-culs, Sibille mène la danse :-), une souplesse d'esprit (et d'échine) remarquable !"

Ecrit par : le concombre masqué | 21 septembre 2008

Oh, vous savez, après quelques verres de Sauvignon, tout est possible... Mais, effectivement, je ne le lui dirai pas comme ça! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 21 septembre 2008

"Alors... malhonnete, ignoble, abject,... Quel joli qualificatif Amélie va-t-elle m'attribuer cette fois...?"

Ecrit par : Jérémy | 21 septembre 2008

C'est marrant, comment vous faites? Vous n'êtes pourtant pas prof en IUFM??? ;-)))

Écrit par : Christophe Sibille | 21 septembre 2008

J'aurais pas dû écrire ça. Je suis fatiguée, j'en ai marre.

Ecrit par : Milady | 21 septembre 2008

Milady, vous l'avez écrit parce que c'est vrai! J'ai traîné un gamin dépressif de la GS à la quatrième. Tout ce que j'ai reçu comme encouragement du corps professoral, c'est "mère juive"... Le trouillomètre à zéro face à l'hypothèse de mutilation ou suicide, ça remonte le moral.

[ Comme avait dit mon cousin à douze ans "Maman, faut me l'enlever, ce quart de sang juif ! Je n'en veux pas !".]

Écrit par : Dobolino | 21 septembre 2008

"Immonde salopard.

Ecrit par : Christophe Sibille | 17 septembre 2008

L'insulte ne fait vraiment pas partie de mon mode de fonctionnement dans la vie courante.

Ecrit par : Christophe Sibille | 21 septembre 2008

Hum, hum ...."
Ecrit par : toto | 21 septembre 2008

J'ai bien dû en sortir une ou deux sur Sarko, aussi. Mais ce n'est pas ce qu'on appelle "un mode de fonctionnement". Vous, par contre... Et vous allez encore sûrement nous le prouver dans le prochain message... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 21 septembre 2008

Le cardinal Joachim Meisner, archevêque de Cologne déclare : “Nous devons prendre garde à ce que ce lieu ne se transforme pas en zone où s’applique la charia.”

Je ne comprends pas ce que l'on peut bien reprocher à la déclaration du cardinal Meisner et je suis d'accord avec ce que dit Amélie concernant l'alliance historique entre le régime national-socialiste durant la seconde guerre mondiale et certains pays islamiques comme l'Egypte, ce n'est pas une opinion, c'est un fait. Quant au lourd tribut payé par les églises catholiques et protestantes durant la période nazie, c'est aussi un fait. Lisez la vie et l'oeuvre de Dietrich Bonhoeffer, par exemple.

Écrit par : Robin | 21 septembre 2008

Et l'une de mes nièces hospitalisée à 12 ans pour anorexie grave, tendances suicidaires, bouffées psychotiques. Des années de calvaire pour s'en sortir à peu près. L'école n'était sans doute pas la seule responsable mais ce fut l'élément déclencheur. Comportement des profs et de l'administration : ignoble.
Milady, de tout coeur avec vous

Écrit par : Pedro Cordoba | 21 septembre 2008

Milady, vous l'avez écrit parce que c'est vrai! J'ai traîné un gamin dépressif de la GS à la quatrième. Tout ce que j'ai reçu comme encouragement du corps professoral, c'est "mère juive"... Le trouillomètre à zéro face à l'hypothèse de mutilation ou suicide, ça remonte le moral.


"Mère juive", joli qualificatif, lamentablement la seule défense de beaucoup d'enseignants, façon de masquer leur incompétence. Bienvenue au club.
Je suis fière d'être une mère juive et je le revendique.

Écrit par : carole | 21 septembre 2008

J'aurais pas dû écrire ça. Je suis fatiguée, j'en ai marre.

Ecrit par : Milady | 21 septembre 2008

Vous avez eu absolument raison d'écrire ce que vous avez écrit Milady. C'est mille fois plus intéressant et important que bien des échanges accompagnés de noms d'oiseaux et c'est essentiel. Le fait de contester l'expression "l'élève au centre du système" ne veut absolument pas dire que nous devions nous désintéresser de l'élève en tant que personne, de ses états d'âme, de sa sensibilité, de ce qu'il peut ressentir. J'ai moi-même souffert, comme d'autres, dans ma scolarité d'attitudes blessantes, de certains mots de certains enseignants et je m'en souviens encore. En ce qui me concerne, et grâce à vous, je ferai désormais encore plus attention de ne pas "reproduire".

Écrit par : Robin | 21 septembre 2008

Ce communiqué du Snalc est daté d'hier (20/09) :

CHRONIQUE D’UNE MORT ANNONCEE

Le SNALC-CSEN (FGAF), second syndicat le plus représenté chez les professeurs des lycées et collèges, a appris avec tristesse et angoisse le suicide d’un professeur du collège César-Savard dans l’Aisne.

Le SNALC-CSEN dénonce ouvertement la garde à vue dont a été victime ce malheureux collègueParis, le 20 septembre 2008
Et dénonce les parents qui impliquerait quelque mermbre que ce soit du corps enseignant dans le suicide ou la tentative d'un ado
Tartuffe n'est pas la pute que vous croyez...
Ecrit par :

Écrit par : Dobolino | 21 septembre 2008

Milady, vous l'avez écrit parce que c'est vrai! J'ai traîné un gamin dépressif de la GS à la quatrième. Tout ce que j'ai reçu comme encouragement du corps professoral, c'est "mère juive"... Le trouillomètre à zéro face à l'hypothèse de mutilation ou suicide, ça remonte le moral.

Ecrit par : Dobolino | 21 septembre 2008

"Mère juive", joli qualificatif, lamentablement la seule défense de beaucoup d'enseignants, façon de masquer leur incompétence. Bienvenue au club.
Je suis fière d'être une mère juive et je le revendique.

Ecrit par : carole | 21 septembre 2008

Écrit par : carole | 21 septembre 2008

Pleisn de chouettes fautes pour ma cop's Amélie. Excusez, c'est l'énervement!
Sans Mylady, j'aurais peut-être poussé mon ado au suicide au lieu d'avoir un gars souriant et bosseur autant qu'il est apte à se le permettre.

Écrit par : Dobolino | 21 septembre 2008

Je suis fière d'être une mère juive et je le revendique.

Ecrit par : carole | 21 septembre 2008

Ecrit par : carole | 21 septembre 2008

J'ai une bonne adresse de psychiatre pour vous guérir de cette fierté!
Ce ne sont que frime et apitoiement injustifiés, juste pour faire l'intéressante.

Écrit par : Dobolino | 21 septembre 2008

"Alors... malhonnete, ignoble, abject,... Quel joli qualificatif Amélie va-t-elle m'attribuer cette fois...?"

Ecrit par : Jérémy | 21 septembre 2008

C'est marrant, comment vous faites? Vous n'êtes pourtant pas prof en IUFM??? ;-)))

Ecrit par : Christophe Sibille | 21 septembre 2008
Moi non plus, Christophe. Ça n'a rien à voir avec l'IUFM, vous confondez avec Amélie. C'est juste à cause des "minorités visibles".

Écrit par : Dobolino | 21 septembre 2008

"Alors... malhonnete, ignoble, abject,... Quel joli qualificatif Amélie va-t-elle m'attribuer cette fois...?"

Ecrit par : Jérémy | 21 septembre 2008

C'est marrant, comment vous faites? Vous n'êtes pourtant pas prof en IUFM??? ;-)))

Ecrit par : Christophe Sibille | 21 septembre 2008
Moi non plus, Christophe. Ça n'a rien à voir avec l'IUFM, vous confondez avec Amélie. C'est juste à cause des "minorités visibles".

Ecrit par : Dobolino | 21 septembre 2008

Euh .... Je voulais écrire Anne-Marie, bien sûr. C'est vrai que j'ai un peu tendance à les confondre mais bon, c'est pas bien.
D'un côté, y'a Toto et Anne-Marie anti-globale et IUFM, de l'autre y'a Amélie, anti-voile. On a aussi les anti-pédés. Des fois, ici, on en vient à croire qu'Eldu a raison de penser que c'est une succursale de SOS-Education.
Ce qui est marrant, c'est qu'ils ne s'en prennent jamais à JPB... Pourtant... Ma foi, je le lis peut-être mal, après tout, cet homme?

Écrit par : Dobolino | 21 septembre 2008

Bon courage, Milady. Ne lâchez pas.

Écrit par : catmano | 21 septembre 2008

FIN pour moi de l'épisode SIBILLE

Ecrit par : Roger Felts | 21 septembre 2008

Chiche?

Écrit par : Dobolino | 21 septembre 2008

(Papa Wilhelm pense que ce qui manque sur un blog ce sont des yeux pour se regarder et se sourire un peu).

Milady, je suis désolé, je n'avais pas vu votre message. Je suis de tout coeur avec vous. Quand aujourd'hui je parlais de cynisme, je parlais surtout de l'attutude de certains collègues face aux élèves et aux familles.

Écrit par : papa wilhelm | 21 septembre 2008

J'ai une bonne adresse de psychiatre pour vous guérir de cette fierté!
Ce ne sont que frime et apitoiement injustifiés, juste pour faire l'intéressante.

Ecrit par : Dobolino | 21 septembre 2008

Horreur de la vulgarité, mais vous êtes une véritable connasse Dobolino !

Écrit par : carole furiosa | 21 septembre 2008

Bon courage, Milady. Ne lâchez pas.

Ecrit par : catmano | 21 septembre 2008
Non, elle ne va pas lâcher! Hop!
Mais, elle a le droit le plus strict de faire un break et le petit gars aussi.

Écrit par : Dobolino | 21 septembre 2008

Horreur de la vulgarité, mais vous êtes une véritable connasse Dobolino !

Ecrit par : carole furiosa | 21 septembre 2008

Second degré, Carole! Et même quinzième, d'ailleurs, pour mes propos...
C'est triste de voir que vous n'avez rien pigé car cela veut dire que vous ne connaissez peut-être pas encore le nouveau visage de l'antisémitisme qui se dissimule sous la bien-pensance altermondialiste et islamophile. Je vous écrivais ce que j'ai entendu sur le divan et non ce que je pense. Le lieu étant mal choisi, je ne peux épiloguer. D'ailleurs, pour vous l'expliquer, il faudrait que nous nous rencontrions, de vive voix.
C'est dégueulatoire...

Écrit par : Dobolino | 21 septembre 2008

Bon courage, Milady. Ne lâchez pas.

Ecrit par : catmano | 21 septembre 2008
Non, elle ne va pas lâcher! Hop!
Mais, elle a le droit le plus strict de faire un break et le petit gars aussi.

Ecrit par : Dobolino | 21 septembre 2008

Excusez-moi si je me suis mal exprimée. C'est bien sûr ce que je voulais dire. Ce genre d'histoire date d'une quinzaine d'années pour moi. A posteriori, je m'en souviens comme d'une époque où le fil était mince et où il ne fallait pas le lâcher.

Écrit par : catmano | 21 septembre 2008

Ce qui est marrant, c'est qu'ils ne s'en prennent jamais à JPB... Pourtant... Ma foi, je le lis peut-être mal, après tout, cet homme?

Ecrit par : Dobolino | 21 septembre 2008

C'est bien ce que j'avais constaté il y a longtemps déjà , vous ne lisez pas tout ( les médicaments , peut-être ? ) . Hier je faisais remarquer à JPB la partialité de certains de ses propos sur les Allemands !
Entre vous qui faites des impasses( mal voyante ) et votre acolyte qui lit autre chose que ce qui est écrit( mal comprenant ) ...quel tandem ! J'allais oublier l'impayable Sibilou qui se tient dans la remorque en tirant la langue aux passants ! Dommage que les jeux paralympiques soient terminés , on pouvait espérer une médaille d'or !

P.S Pour Sibille , plus que pour les deux autres , quoique... :
:-))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))) !!!

Écrit par : Amélie chez les zozos | 21 septembre 2008

C'était dur d'écrire que vous aviez fait une analyse Dobolino.
Cela m'aurait évité une confusion.
La prochaine fois, soyez plus explicite.
Sans rancune.

Écrit par : carole | 21 septembre 2008

Hier je faisais remarquer à JPB la partialité de certains de ses propos sur les Allemands !


Ecrit par : Amélie chez les zozos | 21 septembre 2008
Je vous ai trouvé assez polie, malgré tout.
mais bon! Mettons nos présences aux voix.
Du genre:
-qui veut aller sur le blog d'Amélie ?
-qui veut garder JPB ?
Après, on triera les votants, Robin, Jérémy, Catmano, Toto, Sibille, même ..., et tous les couillons qui viennent là pour se faire mousser avec leur petit holocauste personnel.

Etant entendu qu'on laisse Felts en dehors, bien sûr ( ! ), et qu'il est en droit, du fait de son état de santé et de ses relations amicales, d'intervenir où il veut, quand il veut et sous toutes formes,les plus insultantes soient-elles.

Je vous souhaite bonne nuit à tous.

Écrit par : Dobolino | 21 septembre 2008

C'était dur d'écrire que vous aviez fait une analyse Dobolino.
Cela m'aurait évité une confusion.
La prochaine fois, soyez plus explicite.
Sans rancune.

Ecrit par : carole | 21 septembre 2008

J'avais déjà expliqué à MàC que j'avais fait une analyse avec une alter anti sioniste primaire qui prend tout le monde qu'a un peu morflé à cause de la Shoah pour des sionistes militants convaincus

Écrit par : Dobolino | 21 septembre 2008

Si le nouveau visage de l'antisémitisme se dissimule derrière la bien-pensance islamophile, qu'est ce qui se dissimule derrière la mauvaise opinion des adeptes des deux autres monothéismes ?

http://pewresearch.org/pubs/955/unfavorable-views-of-both-jews-and-muslims-increase-in-europe

Écrit par : Yum Yum | 21 septembre 2008

@dobolino :Après, on triera les votants, Robin, Jérémy, Catmano, Toto, Sibille, même ..., et tous les couillons qui viennent là pour se faire mousser avec leur petit holocauste personnel.

Et papa wilhelm? Il a été classé parmi les couillons?Je vous en veux dobolino, je vous pensais une amie.

Écrit par : papa wilhelm | 21 septembre 2008

Ce soir , comme c'est dimanche , Dobolino , doublez la dose et au lit !

Écrit par : Amélie chez la véto | 21 septembre 2008

Cou cou Amélie ! je voulais vous remercier pour les mots de soutien que vous avez eu pour moi hier!

papa wilhelm va se coucher aussi. Il est grand temps.

Écrit par : papa wilhelm | 21 septembre 2008

Et papa wilhelm? Il a été classé parmi les couillons?Je vous en veux dobolino, je vous pensais une amie.

Ecrit par : papa wilhelm | 21 septembre 2008
En tant que "nouveau", vous êtes classé "au bénéfice du doute". Bonne nuit, papa Wilhelm


Ce soir , comme c'est dimanche , Dobolino , doublez la dose et au lit !

Ecrit par : Amélie chez la véto | 21 septembre 2008

Merci. Vous êtes comme une mère pour moi!
Je vais prendre un Lexomil en pensant à vous, ma chère.

Écrit par : Dobolino | 21 septembre 2008

Pas de nouvelles des sénatoriales? Chez nous, c'est trois socialos pour trois sièges.
(*** pour Catmano: Piras, Bessounette et Guillaume) .

Écrit par : Dobolino | 21 septembre 2008

"Merci. Vous êtes comme une mère pour moi!
Je vais prendre un Lexomil en pensant à vous, ma chère."

Ecrit par : Dobolino | 21 septembre 2008

Une mère juive?
Merde, j'ai encore tiré la langue aux passants... A moins que ce soit l'inverse! ;-), smiley "spécial Amélie".

Écrit par : Christophe Sibille | 21 septembre 2008

"Entre vous qui faites des impasses( mal voyante ) et votre acolyte qui lit autre chose que ce qui est écrit( mal comprenant ) ...quel tandem ! J'allais oublier l'impayable Sibilou qui se tient dans la remorque en tirant la langue aux passants ! Dommage que les jeux paralympiques soient terminés , on pouvait espérer une médaille d'or !"
Ecrit par : Amélie la spirituelle

Ah, l'humour, toujours... Et la distinction, la grâce, le bon goût !

Écrit par : Jérémy | 21 septembre 2008

Ah, l'humour, toujours... Et la distinction, la grâce, le bon goût !

Ecrit par : Jérémy | 21 septembre 2008

Je suis assez fière de moi , elle est plutôt jolie cette caricature ! Vous préférez sans doute l'humour" spirituel "de Charlie Hebdo ou celui des brèves "désopilantes" de Sibilou chez Siné !
Mais il manque l'essentiel : celle qui le dit , la façon de le dire et le rire moqueur( bien sûr ) qui va avec !

Écrit par : Amélie chez la véto | 21 septembre 2008

Merci à vous tous. Je suis vraiment touchée.
Dobo, vous ne savez pas quoi ? Mon fils veut faire 1 L, depuis l'an dernier...
Je suis bien contente que le vôtre soit enfin souriant et bosseur, vraiment bien contente. Transmettez-lui toutes mes amitiés.

Écrit par : Milady | 21 septembre 2008

Pas de nouvelles des sénatoriales? Chez nous, c'est trois socialos pour trois sièges.
(*** pour Catmano: Piras, Bessounette et Guillaume) .

Ecrit par : Dobolino

C'est sûr : les "socialistes" ne sont plus bons qu'à être de bons gros pépères sénateurs.

Écrit par : moot | 22 septembre 2008

@ Roger, si vous pouviez développer un peu l'historique de vos malades enseignants sur les quarante dernières années, ce serait sans doute passionnant.
JPB
Ecrit par : brighelli | 21 septembre 2008


@ Et l'historique des gosses malmenés par les humiliations, la dévalorisation, par des attitudes et propos blessants, autant des profs que de certains élèves, Roger doit bien avoir un registre dans sa clientèle.
Ecrit par : carole | 21 septembre 2008

Désolé, je garde ma culture et mon expérience de psy qui peut éventuellement servir de temps en temps. Mais je me refuse à assumer un travail de psychiatre se coltinant un travail sérieux en confrontant mon expérience avec les textes sacrés pour en faire un produit intellectuellement et humainement consommable. À cela deux raisons : juste avant que je tombe malade on m'a volé tout mes papiers dont le gros carnet où était consigné l’analyse synthétique de mon travail depuis la nuit des temps (en gros les résumés de l'histoire de mes patients). Ensuite parce qu'après avoir fait avec plus ou moins de bonheur le tour de la question pendant 35 ans, on aspire à d'autres joies. Ma dernière étude de cas, le sybillus sybillus m'a fait perdre beaucoup de temps et s'avère être un échec complet. Malgré mes efforts constamment renouvelés pour qu'il y ait retour à la réalité. Il est resté dans un monde innocent où tous le monde, il est bô, il est gentil, où Val aime Siné et Siné aime Val puisque Val et Siné aiment Sibilibili et que Sibilibili aime tout le monde même Felts… Mais je m'égare… Je disais que sauf en tant qu'appoint, je n'endosserai que rarement la tunique du psychiatre patenté. En ce moment j'essaie de concevoir comment la sexualité (et quelques bribes de société) ont pu évoluer en 3001… C'est aussi complexe que les problèmes de l'Éducation Nationale en 2008. Cela fera peut-être un livre… Sibille a dit que je devrais écrire des romans… Si Brighelli me dit de laisser tomber les dépressions des enseignants pour écrire… Banco !
P.-S. : Troisième raison : L'Avastin, c'est hypercrevant et on est forcé de faire des choix.

Écrit par : Roger Felts | 22 septembre 2008

Mais il manque l'essentiel : celle qui le dit , la façon de le dire et le rire moqueur( bien sûr ) qui va avec !
Ecrit par : Amélie chez la véto | 21 septembre 2008

Il y a des fois où l'on peut très bien se passer de l'essentiel.

Écrit par : Jérémy | 22 septembre 2008

En ce moment j'essaie de concevoir comment la sexualité (et quelques bribes de société) ont pu évoluer en 3001… C'est aussi complexe que les problèmes de l'Éducation Nationale en 2008. Cela fera peut-être un livre… Sibille a dit que je

Cher Roger Felts, pensez-vous vraiment que la sexualité aura vraiment "évolué" en 3001, si tant est que l'humanité existe encore ?

...Des tribulations, des rivalités stupides et finalement, beaucoup de bruit pour pas grand chose !

Vous me direz que je suis encore un peu dépressif, que j'approche de la soixantaine et que j'ai trop lu Shopenhauer et vous aurez sans doute raison.

Place aux jeunes...qui referont les mêmes erreurs inévitables.

Il n'y a que deux catégories de personnes qui en savent long sur la sexualité : les innocents et les débauchés. Ceux qui n'ont jamais commencé (la bienheureuse "période de latence") et ceux qui souffrent de ne pas pouvoir en finir...

A moins que vous ne vouliez nous parler de l'amitié ou de la tendresse, ce qui est bien autre chose.

J'en ai trop dit et j'ai oublié que vous étiez psychiatre ! ;-)

...Et j'ai bien peur que cette fois-ci, je ne me sois définitivement grillé !

Écrit par : Robin | 22 septembre 2008

Le Che a été élu au Sénat.

Il s'est enfin décidé à passer de l'autre côté.

Il a eu (o)raison.

Écrit par : dugong | 22 septembre 2008

Bon, je m'en vais retrouver mes 4èmes...qui viennent de quitter la bienheureuse "période de latence". J'ai prévu une leçon de grammaire sur les types de phrases : attention à choisir des exemples bien neutres et à trier sans en avoir l'air ceux que je compte leur demander de "construire" ! (hum!)

(ce post fait suite à une réponse à Roger Felts qui n'apparaît pas, mais j'ai confiance...Aies confiance, sois sans méfiaaaance!!!!!!)

Bonne journée à tous et à toutes !

Milady, tenez-nous au courant pour votre fils !

Écrit par : Robin | 22 septembre 2008

Le Che a été élu sénateur alors que le candidat socialiste s'était maintenu contre lui...
C'est beau, les amitiés de gauche...
Cela dit, il est assez frappant de constater que les messages du soir ont presque toujours un aspect purement personnel, et un peu défoulatoire. Un effet médiat de l'obscurité, sans doute.
JPB
PS. Je vais ouvrir dans la matinée un nouveau fil sur le collège - j'aimerais assez avoir des propositions, plutôt que des invectives.

Écrit par : brighelli | 22 septembre 2008

"Val aime Siné et Siné aime Val"

Ecrit par : Roger Felts | 22 septembre 2008

J'ai écrit ça, moi??? ;-)))

Écrit par : Christophe Sibille | 22 septembre 2008

"Le Che a été élu au Sénat.

Il s'est enfin décidé à passer de l'autre côté.

Il a eu (o)raison."

Ecrit par : dugong | 22 septembre 2008

Dugong, j'avais eu la même idée... Vous m'avez piqué une "brève"!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 22 septembre 2008

"P.-S. : Troisième raison : L'Avastin, c'est hypercrevant et on est forcé de faire des choix."

Ecrit par : Roger Felts | 22 septembre 2008

Voilà une excellente raison (supplémentaire) pour suivre les conseils de Dobolino, et laisser tomber mon cas. Je vous assure, il ne présente aucun intérêt!

Robin, bon courage à vous.

Écrit par : Christophe Sibille | 22 septembre 2008

"Le Che a été élu sénateur alors que le candidat socialiste s'était maintenu contre lui..."

C'est vrai et cela exhibe les intrications entre local et national en politique et notamment au PS ("coupable" de 2002 donc tricard pour les élections puis soutien de pintade).

Je n'ai toujours pas digéré.

On est parfois plus exigeant avec ceux qu'on aime.

Écrit par : dugong | 22 septembre 2008

CS a écrit : "Vous m'avez piqué une "brève"!!!"

Je vous la rend.

Écrit par : dugong | 22 septembre 2008

Avec un "s"? Mais il n'y en avait qu'une!!! ;-)
Bonne journée à vous!

Écrit par : Christophe Sibille | 22 septembre 2008

Vous m'avez piqué ma correction.

On est quitte.

Écrit par : dugong | 22 septembre 2008

En parlant de la gauche....

Le PS et les enseignants, la désillusion, par Christine Garin
LE MONDE | 20.09.08 | 14h18 • Mis à jour le 20.09.08 | 14h18

Extrait :

"Au début des années 1990, le choix de M. Jospin de créer un seul corps de "professeurs" de la maternelle au lycée a eu des conséquences politiques qui donnent leur pleine mesure aujourd'hui. La crise du syndicalisme enseignant qui a suivi la réforme et l'explosion de la Fédération de l'éducation nationale (FEN), historiquement dominée par les instituteurs, ont fait perdre au PS un allié puissant. L'année même de sa création, la FSU, où les socialistes sont minoritaires, s'est imposée, y compris chez les instituteurs, qui ont ainsi coupé le cordon qui les reliait au PS, via la FEN.

Plus diplômée, la jeune génération d'enseignants entretient avec le métier et l'institution une relation très différente de celle qui l'a précédée. Moins homogène dans ses affinités partisanes, elle exprime sans complexe son scepticisme sur le bien-fondé des réformes conduites par la gauche. Le tabou du collège unique est au coeur du non-dit qui plombe les relations du PS et des "profs". Dans La Nouvelle Question scolaire (Le Seuil, 2007), l'économiste Eric Maurin cite une enquête de la FSU réalisée en 2000 : les trois quarts des enseignants de moins de 35 ans jugeaient alors "irréaliste" l'objectif du collège unique et, tous âges confondus, une majorité d'entre eux était favorable à son abandon.

Le "malaise des enseignants" se nourrit de cette désillusion : ils sont perplexes - quand ils n'y sont pas hostiles - à la poursuite du mouvement de démocratisation de l'école amorcé par la droite dans les années 1960, que la gauche a théorisé avant 1981 et parachevé une fois au pouvoir. "Comment poursuivre le mouvement de démocratisation de l'enseignement tout en maintenant un système de fabrication des élites ? Voilà le défi que les socialistes auront à relever et sur lequel ils devraient travailler aujourd'hui", résume Olivier Ferrand, directeur de la fondation Terra Nova, un groupe de réflexion proche du PS. Pour répondre à ce défi, les socialistes devront accepter de regarder en face leurs désaccords internes et ceux du monde enseignant sur la poursuite du processus de démocratisation de l'école."





http://www.lemonde.fr/web/imprimer_element/0,40- href="mailto:0@2">0@2-3232,50-1097532,0.html

Écrit par : Amélie à l'école | 22 septembre 2008

on recommence

http://www.lemonde.fr/web/imprimer_element/0,40- href="mailto:0@2">0@2-3232,50-1097532,0.html

Écrit par : Amélie à l'école | 22 septembre 2008

Nous crevons du manque d'humanité et de chaleur humaine dans l'enseignement comme ailleurs si j'ai bien compris. La jalousie la plus répugnante (si j'en crois ma modeste expérience) et subtilement entretenue aidant, permet de diviser pour mieux régner "Au nom du Pèze, du Fisc et du Saint- Bénéfice" selon la formule du chanteur belge Julos Beaucarne.
Bon, je vais lire pour les copains aveugles. Bonne journée.

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 22 septembre 2008

Le lien ne marche pas , je copie.

Le PS et les enseignants, la désillusion, par Christine Garin
LE MONDE | 20.09.08 | 14h18 • Mis à jour le 20.09.08 | 14h18


La gauche a-t-elle lâché l'école ? Obnubilés par leur prochain congrès, à Reims en novembre, les socialistes n'ont pas vu passer la rentrée scolaire traditionnellement propice aux retrouvailles entre leur parti et le monde enseignant. A l'inverse, dans le camp d'en face, on fait preuve d'un bel appétit sur le sujet. Pour s'en tenir aux questions de fond, la suppression des cours du samedi et la refonte des programmes du primaire se sont ajoutées, à cette rentrée, à une avalanche de réformes annoncées ou mises en oeuvre depuis un an. Parmi les principales, l'instauration d'un "service minimum" dans les écoles les jours de grève, la suppression des instituts de formation des maîtres (IUFM) et celle, progressive, de la carte scolaire.



Le ministre de l'éducation nationale, Xavier Darcos, construit pierre après pierre l'école "nouvelle génération" que la droite est censée faire naître. A ses yeux, une école "moderne", décomplexée, définitivement débarrassée de ses pesanteurs de "mammouth" héritées de la gauche. M. Darcos ne néglige aucun sujet ni aucune clientèle, s'appliquant à flatter un jour son aile républicaine en redécouvrant la vertu des médailles, un autre son aile libérale en enfonçant un coin dans le sacro-saint principe de l'égalité de statut des enseignants à l'école élémentaire, avec ses propos sur l'intérêt d'"une formation à bac + 5 pour changer des couches et surveiller des siestes" à la maternelle. "Aucune question ne doit être taboue sur l'organisation de l'école", a commenté, le 18 septembre, Frédéric Lefèbvre, porte-parole de l'UMP.

Face à ce pilonnage en règle, les socialistes sont à la peine. Inaudibles lorsqu'ils répliquent - souvent avec un temps de retard -, ils semblent avoir déserté une de leurs terres de mission. Cela n'a pas échappé à l'ancien ministre de l'éducation nationale, le socialiste Jack Lang, en délicatesse avec le PS, qui s'est dépêché d'adresser une "lettre ouverte" à M. Darcos (L'Ecole abandonnée, Calmann-Lévy, 134 p., 8 €). Il y accuse la gauche "de s'être endormie" et d'avoir "oublié que l'école était au coeur de ses engagements".

Les socialistes n'ont pas sérieusement réfléchi à la question scolaire depuis la loi d'orientation de 1989 votée sous le gouvernement de Michel Rocard et sous l'égide de Lionel Jospin, alors ministre de l'éducation nationale, après un dur bras de fer avec les syndicats d'enseignants. La loi de 1989 ambitionnait de faire de l'école un outil majeur de réduction des inégalités sociales. "La gauche, pour la première fois, a été forcée de reconnaître qu'à elle seule l'école ne pouvait pas grand-chose. Du coup, elle a cessé d'assumer ses propres réformes et n'a plus rien proposé", analyse aujourd'hui Luc Bérille, secrétaire général du Syndicat des enseignants (SE), minoritaire et proche du PS.

A travers les 21 contributions publiées en vue du congrès de Reims, on ne voit pas se dessiner le projet susceptible de remobiliser les enseignants autour d'un parti dont ils se sont éloignés. Tous les textes assurent vouloir "profondément renouveler l'analyse et les solutions" (Pierre Moscovici), mais ils ne fournissent pas les clés pour y parvenir. D'une contribution à l'autre, les thèmes se croisent : "Revalorisation de la condition des enseignants" (Bertrand Delanoë ; Laurent Fabius), "accès plus large aux filières d'excellence" (Delanoë ; Ségolène Royal ; Fabius), "formation tout au long de la vie" (Martine Aubry ; François Hollande), "soutien aux élèves en difficulté" (Hollande ; Royal ; Aubry). Ces inventaires croisés font quasiment l'impasse sur le coeur du système, le second degré, alors que le gouvernement prépare une réforme du lycée pour la rentrée 2009.


"L'ANCRAGE À GAUCHE RESTE FORT"


Les enseignants fournissent encore des bataillons importants de militants et surtout d'électeurs au PS. Mais pour combien de temps ? Un militant socialiste sur cinq est enseignant, mais dans un parti où 40 % des militants ont plus de 60 ans. A l'élection présidentielle de 2007, les enseignants ont voté massivement pour Ségolène Royal au second tour (à plus de 70 %), mais près de 30 % d'entre eux avaient choisi François Bayrou au premier tour. "Le PS et les profs, c'est un peu la dérive des continents même si leur ancrage à gauche reste fort", constate Frédéric Sawicki, professeur de sciences politiques à Lille. Il rappelle que 70 % des enseignants sont désormais des femmes et que les nouvelles générations recrutées à bac + 4 - bientôt à bac + 5 - sont issues de couches sociales de plus en plus élevées.

Au début des années 1990, le choix de M. Jospin de créer un seul corps de "professeurs" de la maternelle au lycée a eu des conséquences politiques qui donnent leur pleine mesure aujourd'hui. La crise du syndicalisme enseignant qui a suivi la réforme et l'explosion de la Fédération de l'éducation nationale (FEN), historiquement dominée par les instituteurs, ont fait perdre au PS un allié puissant. L'année même de sa création, la FSU, où les socialistes sont minoritaires, s'est imposée, y compris chez les instituteurs, qui ont ainsi coupé le cordon qui les reliait au PS, via la FEN.

Plus diplômée, la jeune génération d'enseignants entretient avec le métier et l'institution une relation très différente de celle qui l'a précédée. Moins homogène dans ses affinités partisanes, elle exprime sans complexe son scepticisme sur le bien-fondé des réformes conduites par la gauche. Le tabou du collège unique est au coeur du non-dit qui plombe les relations du PS et des "profs". Dans La Nouvelle Question scolaire (Le Seuil, 2007), l'économiste Eric Maurin cite une enquête de la FSU réalisée en 2000 : les trois quarts des enseignants de moins de 35 ans jugeaient alors "irréaliste" l'objectif du collège unique et, tous âges confondus, une majorité d'entre eux était favorable à son abandon.

Le "malaise des enseignants" se nourrit de cette désillusion : ils sont perplexes - quand ils n'y sont pas hostiles - à la poursuite du mouvement de démocratisation de l'école amorcé par la droite dans les années 1960, que la gauche a théorisé avant 1981 et parachevé une fois au pouvoir. "Comment poursuivre le mouvement de démocratisation de l'enseignement tout en maintenant un système de fabrication des élites ? Voilà le défi que les socialistes auront à relever et sur lequel ils devraient travailler aujourd'hui", résume Olivier Ferrand, directeur de la fondation Terra Nova, un groupe de réflexion proche du PS. Pour répondre à ce défi, les socialistes devront accepter de regarder en face leurs désaccords internes et ceux du monde enseignant sur la poursuite du processus de démocratisation de l'école.

Écrit par : Amélie à l'école | 22 septembre 2008

Excusez le hors sujet. Je voulais vous mettre le lien sur "Garçons et filles" mais y'a plus de place!
Lisez les prénoms des trente premiers admis au concours véto.

Ecrit par : Dobolino | 21 septembre 2008

Je suis né 25 ans trop tôt ! Hélas !!!

Écrit par : yann | 22 septembre 2008

@ Christophe :

Le T61, ça sert à "endormir" les animaux. Pour le compte...

Écrit par : yann | 22 septembre 2008

Toujous à propos de Meirieu.
Je trouve sinistrement désolant de voir comment ce hâbleur a réussi à faire une carrière pareille dans un domaine où il n'a aucune compétence avérée puisque qu'il n'a pour ainsi dire pas enseigné. Si on le mettait devant une classe réelle, il ne tiendrait pas cinq minutes sans que ses élèves ne se mettent à monter sur les tables.
En pédagogie le bavardage creux permet de faire carrière. C'est lamentable!
Les "sciences de l'éducation", poubelle de l'Université!

Écrit par : Jean | 22 septembre 2008

Avec un peu de retard sur les autres, bon courage à Milady.

Écrit par : yann | 22 septembre 2008

On comprend - j'ai compris - au passage, qu'un prof ça peut être catastrophique quand ça ressasse sur le crâne d'un enfant qu'il n'a rien de valable...

Ecrit par : Milady | 21 septembre 2008

Je sais que Jean, qui est par là, va en faire une poussée d'urticaire, mais ne croyez-vous pas que les "pédagogistes" ont parfois raison lorsqu'ils mettent en avant la nécessité de motiver positivement les élèves, de les encourager, de ne pas les "casser", même (et surtout) s'ils ont de grosses difficultés dans les disciplines scolaires ?

Écrit par : yann | 22 septembre 2008

"mais ne croyez-vous pas que les "pédagogistes" ont parfois raison lorsqu'ils mettent en avant la nécessité de motiver positivement les élèves, de les encourager, de ne pas les "casser", même (et surtout) s'ils ont de grosses difficultés dans les disciplines scolaires ?"

Il n'y a pas que les "pédagogistes" qui mettent cela en avant !

Écrit par : stagiaire.iufm | 22 septembre 2008

Bien sûr, mais certains "antis" oublient de constater qu'il y a peut-être de bonnes choses dans le corpus "pédago".

Écrit par : yann | 22 septembre 2008

Je ne fais pas partie de ces "antis"-là. Et je parie un pastis contre une olive que vous n'en trouverez pas beaucoup sur ce blog.

Écrit par : Pedro Cordoba | 22 septembre 2008

Je sais que Jean, qui est par là, va en faire une poussée d'urticaire, mais ne croyez-vous pas que les "pédagogistes" ont parfois raison lorsqu'ils mettent en avant la nécessité de motiver positivement les élèves, de les encourager, de ne pas les "casser", même (et surtout) s'ils ont de grosses difficultés dans les disciplines scolaires ?

Ecrit par : yann | 22 septembre 2008

Yann, on n'a pas attendu Meirieu et sa clique pour soutenir , encourager et motiver les élèves! Trouvera-t-on, d'ailleurs un seul profeseur en France qui ne les encourage pas, ne les soutienne pas et ne les motive pas?

La compassion ostentatoire de Meirieu pour les brebis perdues et sa mise en cause permanente des professeurs ( il en a fait son fonds de commerce!) fait donc très "Mouche du Coche" et lui permet surtout de se donner un rôle. C'est plus facile , évidemment , de pérorer devant des caméras de TV que de faire, dans l'obscurité, un cours de français devant 30 élèves de 3ème insupportables à la Courneuve!

Mais ce qu'on semble vouloir ignorer à propos de Meirieu, c'est que ladite compassion cache en réalité une vision de la société marquée par une idéologie - c'est la société qui répond aux souhaits particuliers de Meirieu - et donc plus tout à fait la nôtre (celle dont un quidam illustre disait que c'était "le pire des régimes à l'exception de tous les autres"). Le fricotage de Meirieu avec les cercles catholiques n'a rien de rassurant.

Écrit par : Jean | 22 septembre 2008

font donc très Mouche du Coche et lui permettent surtout...

Écrit par : Jean | 22 septembre 2008

Bonjour

J'en rajoute une couche à propos du conflit pédagos/antipédagos : dans son interview donnée à Politis où il descend "Entre les Murs", Philippe Meirieu dit notamment que ce film va donner du grain à moudre aux antipédagos qu'il décrit par ailleurs comme "autoritaristes" alors que selon lui, on a "plus que jamais besoin de la pédagogie".

Autrement dit, dans cet interview, Meirieu fait deux choses : il actionne le parapluie en se désolidarisant du film d'une part, et il agite l'épouvantail antipédago pour faire croire à sa propre utilité de pédagogue d'autre part.

Après, il est évident qu'il y a des professeurs qui prennent plaisir à humilier les élèves où à brouiller leurs repères avec leurs états d'âme, mais je ne crois pas du tout qu'il y ait un lien de cause à effet avec l'appartenance à un des deux camps.

Écrit par : johnmarguerite | 22 septembre 2008

FABLUETTE

C'est la jolie histoire de Simplet confronté au spectacle de son ami Grincheux, victime d'une lapidation en place publique.
À ce stade de l'histoire, nous ne savons pas si cette lapidation est justifiée (attention Redresseur de Tort, je n'ai pas dit que Grincheux était homosexuel) ou s'il était l'innocente victime d'une justice aveugle…
Toujours est-il que Grincheux, l'ami de Simplet, est lapidé.
Que pensez-vous que fit Simplet qui aime et qui révère Grincheux ?
Il s'est évidemment interposé, me direz-vous !
… eh bien non ! Cela ne s'est pas passé tout à fait comme cela. Simplet, comme son nom l'indique, est un être complexe, constamment tourmenté par le drame de l'ambivalence.
Il a effectivement tenu des propos décisifs qui montraient un soutien sans faille et une amitié indéfectible à la malheureuse victime… Et puis, il a ramassé des cailloux sur son chemin et les a apportés gentiment à ceux qui lapidaient son héros ! ! !

Elle n’est pas belle, et émouvante ma fabluette ?…

Écrit par : Le Troll de Felts | 22 septembre 2008

D'ailleurs, dans Politis, Meirieu dit clairement quelque chose comme "mais on va dire que l'école de Meirieu, c'est celle d'Entre les murs !" (comme je disais, c'est même un très beau parapluie)

Écrit par : johnmarguerite | 22 septembre 2008

J'ai lu ces dictées de seconde avec toutes ces fautes.
Que faire ?
En seconde je ne sais pas mais en CM2 je me souviens.
J'ai envie de dire ce que je fis pendant des années au CM2 , recevant chaque année de 25 à 32 élèves qui faisaient TOUS des tonnes de fautes dans leurs dictées et dans tout ce qu'ils écrivaient,les recevant de collègues qui sauf exception ,se moquaient de l'orthographe comme de leur première chemise."C'était comme ça,on n'allait pas s'ennuyer avec ça,il y avait des choses plus modernes à faire".
Je fis cela un peu en cachette des collègues et surtout des inspecteurs qui ne m'avaient pas trop à la bonne.Peut-être ai-je eu tort de ne pas lutter plus collectivement et ouvertement.
Dès la première semaine,je constatais ( on ne sait jamais) le désastre en faisant une dictée et en leur faisant écrire quelque chose.
1 Je leur demandais d'avoir un petit carnet sur lequel ils allaient copier 300 mots que je choisissais.
Chaque soir,chez eux,ils devaient copier sur une petite( écologie) feuille volante 1 fois seulement les mots 1 3 7 13 21 31 etc ou 2 4 8 14 22 32 etc ou 3 5 9 15 23 33 etc..
Chaque matin ils déposaient leur petite feuille volante sur le bureau.Il me voyait jeter à la poubelle les feuilles bien écrites et garder les feuilles fautives.
Ils surent rapidement que le travail mal fait serait à refaire à la récré ou avant de partir le soir.Rapidement,99% des feuilles étaient bien écrites.On faisait ça toute l'année,tous les trois jours,sans se plaindre de la monotonie de la chose.Ca leur prenait 5/10 mn le soir chez eux.

2 Je leur demandais souvent d'écrire des textes,des suites, des débuts, des milieux,des rédactions traditionnelles etc etc .
La première fois ,avec mon crayon rouge ,chez moi,je lisais le texte sans voir les fautes d'orthographe et je ne corrigeais ou invitais à la correction que sur les fautes de français,la ponctuation,les tournures,les sujets inversés,le vocabulaire.Je mettais la note, pas beaucoup de rouge bonne note,beaucoup de rouge mauvaise note.Je faisais ça pendant deux semaines .
La troisième semaine,changement,première correction chez moi stylo rouge puis la note.
Puis aussitôt deuxième correction chez moi stylo noir l'orthographe et puis la note.
L'élève était surpris d'avoir 8/10 en texte et 0/10 en orthographe.
Je lui expliquais qu'il serait bien qu'ils aient 10/10 aux deux notes.
En plus, on avait un code.Quand je mettais en noir une petite étoile * à un mot de son texte mal orthographié exemple vous avait au lieu de vous avez,l'élève savait qu'il devait mettre dans son enveloppe rouge :vous avez,avez-ou,vous n'avez pas,je vous avais dit).
Chaque soir,l'élève devait chez soi copier 1 fois ses mots de l'enveloppe rouge sur une petite feuille volante.
Le matin,il déposait sa petite feuille.Je jetais ou je gardais pour réparation.
Au bout d'une semaine,dictée en classe des enveloppes rouges,je te dicte tes mots puis tu me dictes les miens par table de deux.
Les mots bien écrits,on les passe dans une enveloppe verte,les mots mal écrits,on les garde dans la rouge et rebelotte le soir chez soi au travail,on copie une fois.
Les enveloppes vertes,c'était moi qui les détenais.
Toutes les trois semaines dictée de l'enveloppe verte.Là ce qui est bien écrit,à la poubelle.Ce qui est mal écrit dans l'enveloppe rouge.La joie de ceux qui mettaient tout à la poubelle.La poubelle devenait une star.
Eh bien on bout de deux mois de ce traitement,les dictées et les textes étaient pris au sérieux et tout le monde progressait,sauf un ou deux qui avaient des problèmes auxquels je ne pouvais pas grand chose.
Ce système roulait tout seul,leur prenait 15 minutes en tout le soir chez eux,mais je n'avais pas le droit à ces travaux du soir "esclavagistes",alors ,je ne le criais pas sur les toits.
Les parents adoraient.Je leur disais chut!!!!!
Ca me donnait pas mal de travail,mais j'étais là pour ça.

Tout cela je ne l'avais pas inventé,je l'avais lu dans un livre dont je ne me rappelle plus l'auteur et j'avais arrangé/simplifié ça à mon idée.

Écrit par : bernard | 22 septembre 2008

Bien sûr, mais certains "antis" oublient de constater qu'il y a peut-être de bonnes choses dans le corpus "pédago".

Ecrit par : yann | 22 septembre 2008

Je ne fais pas partie de ces "antis"-là. Et je parie un pastis contre une olive que vous n'en trouverez pas beaucoup sur ce blog.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 22 septembre 2008


Moi non plus je ne fais pas partie des ces antis-là, mais, contrairement à vous, je suis sûr qu'il y en a beaucoup comme moi sur ce blog. Je ne suis pas habitué à mettre "mon sens" quand les autres s'expriment.

Écrit par : papa wilhelm | 22 septembre 2008

Elle n’est pas belle, et émouvante ma fabluette ?…

Ecrit par : Le Troll de Felts | 22 septembre 2008

Papa wilhelm n'a rien compris à la fabulette. Papa wilhelm se sent idiot. D'ailleurs il l'est , peut-être.

Bonjour Troll de Felts! J'étais déjà un homme comblé en sachant que quelque part dans le monde existait un Roger Felts. Maintenant que je sais qu'il y a aussi le troll de Felts je suis presque doublement heureux! Mais par contre je ne vous trouve pas aussi amusant...un petit effort pour papa Wilhelm!
Mes hommages, troll de Felts!

Écrit par : papa wilhelm | 22 septembre 2008

Daniel Arnaud, les jeunes enseignants du primaire récemment issus de l'IUFM sont très fréquemment victimes de HMT de la part de leur inspection, ou de leurs conseillers pédagogiques, surtout s'ils sont sortis avec lucidité de l'idéologie prônée dans ces redoutables centres.

On ne leur lâche pas les baskets pendant des années.
C'est ainsi que ma fille a été menacée plusieurs années de suite et a subi des tentatives d'intimidation. Ce qui compte pour elle, c'est le sort de ses élèves, et, ayant une expérience du privé, elle ne se laisse pas impressionner par ces minables.

Tous les jeunes instituteurs ont été obligés d'assister l'année dernière à une conférence de Gérard Chauveau, qui n'est vraiment pas une lumière, sur le thème "Apprendre à lire au CP, en ZEP. Elle avait décidé de s'abstenir, mais son directeur lui a conseillé de n'en rien faire : elle est déjà "fichée" à l'inspection, et l'inspectrice a "déconseillé" (=interdit) à l'IUFM d'envoyer des stagiaires chez elle.

Ayant fait une petite analyse du livre de celui-ci : "Chercheur à l'Institut national de la recherche en pédagogie (INRP)", et "spécialiste de l'apprentissage de la lecture", encore de beaux titres autoproclamés, comme ceux de Meirieu et Goigoux), je vous garantis que ses petits Maorais, Africains et Maghrébins ne risquaient pas d'apprendre à lire si elle avait suivi ses conseils !

J'ai de nombreux témoignages sur ce grave problème, et ai des amis instituteurs connus de tous par leurs écrits qui ont été gravement sanctionnés, car leur façon d'enseigner ne plaisait pas à la hiérarchie.

Milady, votre angoisse et le malheur qui vous arrive me touchent profondément. Il faut arriver à savoir pourquoi votre fils a commis cet acte, qui est en fait un appel au secours, et au besoin essayer, bien sûr avec son accord, de le faire suivre par un (bon) psychiatre, avec lequel il se sente en confiance.
Recevez toute ma sympathie.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 22 septembre 2008

Bravo, Bernard, vous êtes un pro!

Écrit par : Anne-Marie Valette | 22 septembre 2008

@bernard : (...)Toutes les trois semaines dictée de l'enveloppe verte.Là ce qui est bien écrit,à la poubelle.Ce qui est mal écrit dans l'enveloppe rouge.La joie de ceux qui mettaient tout à la poubelle.La poubelle devenait une star.

Bernard vous êtes une star! Je vous aime.

Écrit par : papa wilhelm | 22 septembre 2008

"Bien sûr, mais certains "antis" oublient de constater qu'il y a peut-être de bonnes choses dans le corpus "pédago"."

Ecrit par : yann | 22 septembre 2008

Merci, Yann. Votre intervention prouve un courage certain, surtout ici, et oblige du coup à redéfinir les termes *"pédago" et "antipédago". Eclaircissement nécessaire, si l'on en croit les messages qui ont suivi le vôtre.
Et d'autant plus que ça a fait rappliquer Anne-Marie Valette, et son monde tout empreint de nuances! ;-)

*"pédagogue et antipédagogue", ou "pédagogiste et antipédagogiste" selon les parties.

Écrit par : Christophe Sibille | 22 septembre 2008

@ Papa wilhelm n'a rien compris à la fabulette.

Je crois avoir compris mon Troll… Il évoque un certain Sibille et sa relation complexe avec Val le directeur de Charlie-Hebdo.
Ceci a fait l'objet d'un beau débat hier… Et sans doute le principe de dénégation sur lequel s'appuie Sibille pour "éclairer" cette relation si particulière est l'élément moteur de cette fabluette…
Papa Wilheim en Allemagne, on n'apprend pas Blanche-neige ?
Sibille est le croisement entre un basset : Simplet et une princesse : Blanche-Neige…
Aide à la maitrise du français :
Pas fabulette (quoique ce nouveau mot soit intéressant) mais FABLUETTE de FABLE et BLUETTE (chose inconsistante et fragile)

Écrit par : Roger Felts | 22 septembre 2008

Philippe Meirieu dit notamment que ce film va donner du grain à moudre aux antipédagos qu'il décrit par ailleurs comme "autoritaristes" alors que selon lui, on a "plus que jamais besoin de la pédagogie".

Ecrit par : johnmarguerite | 22 septembre 2008

Présenter les antipédagos comme "autoritaristes": bel exemple de l'esprit faux et du verbe racoleur de Meirieu!
Non, M.Meirieu, les antipédagos ne sont pas autoritaristes, mais "directifs", ce qui n'a rien à voir.
Meirieu brouille les cartes, au profit de la fin qu'il poursuit avec acharnement: l'avènement de la Société Idéale Selon Meirieu, une société sans obligation, ni sanction, ni concurrence, ni individualisme (le totalitarisme n'est peut-être pas loin....).

Quand il dit que l'on a "plus que jamais besoin de la pédagogie", cela veut dire qu'IL est indispensable à l'avenir radieux de l'Humanité. Modeste, le sieur!

Écrit par : Jean | 22 septembre 2008

Le fils de papa wilhelm, cette année, pour la première fois, a un maître magnifique. Mais je ne saurais pas dire s'il est "pédago" ou "anti-pédago" : Il est tout simplement génial!

Ce que je peux dire? Voyons , voyons...
Jusqu'à aujourd'hui, le fils de papa wilhelm, avait eu des maîtres très " idéologiques" : ils fonctionnaient à formules. Par exemple, ils disaient : "l'enfant ne doit pas avoir peur de l'erreur", et ils me le terrorisaient. L'enfant doit comprendre par lui même (géniale découverte)...Et il le laissaient se noyer. Ils disaient : "l'enfant découvre l'orthographe, c'est pas bien de le fatiguer", et ils lui mettaient des zéros humiliants.

Enfin, la "pédagogie IUFM" (d'accord Sibill,e je simplifie, je sais) je l'ai toujours perçue comme un bon prétexte pour ne pas faire son boulot.

Cette année mon fils , comme je vous l'ai dit, a un VRAI pédagogue. Il emploie bcp de méthodes classiques (et il nous a bien dit que c'est contre l'avis des inspecteurs, car rien a changé depuis la rentrée sur ce front là). Mais on sent en même temps qu'il aime bcp la pédagogie. Il nous a par exemple raconté de comment il aime observer les dessins des enfants, de sa manière "douce" d'introduire l'histoire (et ça marche!). Enfin, c'est un mec qui a ENVIE DE BOSSER et il ne s'appuie pas sur les idées de Merieu (je simplifie, ehn Sibille) pour ne rien foutre!

Voilà le problème : le mec qui a envie que ses élèves réussissent n'est pas idéologique. Il trouve le bon là où il se trouve! Il n'a pas peur de l'inspecteur! Il aime ses élèves et pour cette raison il fait tout, absolument tout , pour les faire avancer.
Il n'y a pas de" pédago" ou "anti-pédago" . Il y a des gens qui ont envie de travailler, et il serait bon qu'on les laisse travailler (ça c'est un message pour Merieu, Charmeux and Company...Car si c'était pour ces derniers, mon fils serait toujours au bord de la déprime)

Papa wilhelm se lâche et fait pein de gros bisous à tout le monde.

Écrit par : papa wilhelm | 22 septembre 2008

Merci Felts, merci.

Les nains ont d'autres noms chez moi, c'est pour ça que je n'ai pas compris. Qu'il est idiot ce papa wilhelm!

Je n'avais pas vu le métaplasme. Je pensais bêtement que cela n'affectait pas les diminutifs dérivés de mots latin! Alors j'ai pensé à Fabula, fabulette. Bête que je suis!

Je vous aime Doctor Felts!

Écrit par : papa wilhelm | 22 septembre 2008

"Bien sûr, mais certains "antis" oublient de constater qu'il y a peut-être de bonnes choses dans le corpus "pédago"."

Ecrit par : yann | 22 septembre 2008

Yann, il n'y a rien de positif dans le corpus "pédago" que les professeurs ne sachent depuis belle lurette.
Les "pédagos" ne manquent pas d'air en prétendant avoir inventé, et eux seuls, la bonne façon d'enseigner!
Au surplus, il faut avoir des lunettes en bois pour ne pas reconnaître que l'application de la loi pédagogiste Jospin de 1989 inspirée par Meirieu a transformé le système éducatif en une universelle et dispendieuse machine à perdre (voir "La Fabrique du crétin"). Au lieu d'admettre cet échec et de battre sa coulpe, Meirieu entend au contraire en remettre une couche (cela rappelle l'affaire du blé de la mer d'Aral...).

Écrit par : Jean | 22 septembre 2008

Cette année mon fils , comme je vous l'ai dit, a un VRAI pédagogue. Il emploie bcp de méthodes classiques (et il nous a bien dit que c'est contre l'avis des inspecteurs, car rien a changé depuis la rentrée sur ce front là). Mais on sent en même temps qu'il aime bcp la pédagogie.

Ecrit par : papa wilhelm | 22 septembre 2008

Eh bien voilà!

Mais on sent en même temps qu'il aime bcp la pédagogie.

Ecrit par : papa wilhelm | 22 septembre 2008

La pédagogie, c'est-à-dire l'art d'enseigner, l'art d'expliquer, l'art d'"élever" les "élèves" par les connaissances mises adroitement à leur portée, l'enseignement, quoi.
A mille lieues des débats théoriques fumeux et vains pour savoir si l"'apprenant" doit être "au centre" ou pas "au centre" et pour lesquels la collectivité paie grassement d' inutiles bavards appelés "chercheurs en pédagogie"!

Écrit par : Jean | 22 septembre 2008

Oï- O, désolé, j'ai écrit "Merieu" et Jean dit : Meirieu.
Dix ans pour apprendre à orthographier Nietzsche, deux ans pour Søren Kierkegaard. Meirieu je n'ai pas encore appris. ça va venir! Patience avec papa wilhelm.

Écrit par : papa wilhelm | 22 septembre 2008

Jean, vous avez vu? Ont pense de la même façon.

Vous avez vu Monsieur Cordoba, il y en a d'autres. Nous ne sommes pas méchants donc!

Bisous à Jean

Écrit par : papa wilhelm | 22 septembre 2008

Le t dans "ont" est une faute horrible. je sais. patience avec papa wilhelm. Dobolino le sait.

Écrit par : papa wilhelm | 22 septembre 2008

Quelques extraits de l'interview de Meirieu :

"ce personnage, [l'enseignant du film], donne à penser que tous ceux qui refusent l'autoritarisme vivent dans la séduction-captation et l'amour-haine avec leurs élèves. Ils seraient englués dans l'affectif et incapables de tirer les jeunes vers le haut"

plus loin, en réponse à la question "en quoi ce film est-il idéologiquement dangereux ?" :

"j'ai peur que l'on dise "voilà l'école de Meirieu ! Voilà où les pédagogues nous mènent. Ils sont en train d'écrabouiller la culture. Ils se mettent sur le terrain des jeunes, y compris en adoptant leur manière de se comporter".

"Entre les murs est un boulevard ouvert aux anti-pédagogues"
(note perso : vous savez, les autoritaristes, c'est-à-dire ceux qui ne pensent pas comme Meirieu)

Suite de l'interview, Meirieu répond à la question "En quoi la pédagogie d'un François Marin est-elle différente de celle que vous défendez ?" :

"je ne laisserais jamais sortir [les élèves] n'importe comment, je n'admettrais jamais des prises de paroles aussi anarchiques.

commentaire perso : ne jamais dire jamais...

Juste après, la profession de foi pédagogique de Meirieu :
"Je m'efforce de structurer l'espace et le temps et, surtout, avec des contenus intellectuellement plus forts et mobilisateurs. La pédagogie pour laquelle je me bats est celle qui organise minutieusement la rencontre des élèves avec les questions fortes de notre culture et les amène, au coude à coude, vers une expression exigeante et le souci de la perfection".

commentaire perso : c'est beau, c'est vraiment beau ! c'est trrrèèès beau. Ne reste plus qu'à décrire en quoi justement en quoi consiste cette minutieuse organisation

Ensuite, retour à la menace autoritariste :

"François Marin tient un discours plutôt progressiste et refuse de recourir à l'autoritarisme. Mais, paradoxalement, ses pratiques peuvent ouvrir la voie à ce recours [et] il prend le risque que de bonnes âmes influentes se frottent les mains "je vous l'avais bien dit qu'on ne pouvait pas en tirer grand chose de ces jeunes ! Il faut se résigner à la manière forte !"

Mais la phrase la plus claire est celle-ci, quand il évoque Alain Finkielkraut :

"Nos propositions pour l'école sont aux antipodes... Je revendique le droit de ne pas être d'accord avec la pédagogie que décrit le film et de ne pas être, pour autant, partisan de l'autoritarisme"


En résumé :

- "autoritarisme" utilisé trois fois
- autoritarisme = antipédagos = Finkielkraut = de droite

Autrement dit, celui qui a besoin aujourd'hui de la dichotomie pédagos/antipédagos pour survivre, c'est Meirieu justement.

Écrit par : johnmarguerite | 22 septembre 2008

interview donné à Politis, je précise, ce qui me permet également de dire que de toutes façons, si Meirieu descend "Entre les murs", personnellement je prends, tellement le discours des auteurs du film est nocif.

Pour l'instant, tout ce qui peut amener Cantet et Bégaudeau à faire profil bas me sied parfaitement.

Écrit par : johnmarguerite | 22 septembre 2008

@johnmarguerite dit :"Autrement dit, celui qui a besoin aujourd'hui de la dichotomie pédagos/antipédagos pour survivre, c'est Meirieu justement".


d'accord à 100%

Et cela va dans notre sens (papa wilhelm, jean, bernad, cordoba aussi je crois)

Écrit par : papa wilhelm | 22 septembre 2008

@johnmarguerite dit :"Autrement dit, celui qui a besoin aujourd'hui de la dichotomie pédagos/antipédagos pour survivre, c'est Meirieu justement".


Je sais que Roger Felts ne travaille pas sur commande. Mais lui serait capable de faire une bonne syntèse sur ce problème...

Écrit par : papa wilhelm | 22 septembre 2008

"Elle n’est pas belle, et émouvante ma fabluette ?…"

Ecrit par : Le Troll de Felts | 22 septembre 2008

Moins mignonne que l'image que vous donnez d'un psychiatre schizophrène, ce qui est quand même le comble...
Au fait, on dit comment, pour le "détriplement" de la personnalité, Roger-alias troll-de-Roger alias Papa-Wilhelm?
Vous avez le droit de jouer au grand enfant attardé. Et même de faire semblant d'en accuser d'autres de se rendre coupable de vos actes. Ce que je trouve dommage est que les blogueurs d'ici semblent marcher ou, du moins, ne disent rien.

Écrit par : Christophe Sibille | 22 septembre 2008

Par ailleurs, et pour parler de choses plus importantes, il ne me semble pas que Yann ait prononcé, dans sa suite de messages extrêmement courageux, le nom de Meirieu, ni pour l'encenser, ni pour l'enfoncer?
Il faisait juste une parenthèse pour dire que, justement, la pédagogie n'était pas affaire d'idéologie, (ni anti ni pro "pédago"), mais de personnes de talent. C'est en tous cas comme ça que je l'ai perçu. Mais je lui laisse le soin, évidemment, de confirmer ou d'infirmer.

Écrit par : Christophe Sibille | 22 septembre 2008

"alias Papa-Wilhelm?"

Encore avec cette histoire? JE NE SUIS PAS LE" DOCTOR FELTS". c'est dommage pour moi, mais c'est comme cela.

On était en train de débattre sur le problème "pédago - antpédago"...cela avait l'air de marcher, et vous revoilà avec votre histoire et vos manipulations!

Écrit par : papa wilhelm | 22 septembre 2008

Et si vous croyez que je suis attardé parce que j'aime faire de gros bisous, vous avez un GROS problème.

Et moi qui vous trouvais sympathoche depuis un jour!

Écrit par : papa wilhelm | 22 septembre 2008

C'est sur que moi personnellement, j'allais tomber sur Yann à bras raccourci, le saigner à mort et me repaître du sang encore chaud de son cadavre fumant, et puis je ne sais pas trop ce qui m'a fait changer d'avis mais bon, ce sera surement pour une prochaine fois...

Écrit par : johnmarguerite | 22 septembre 2008

Encore des exemples du vain babil de Meirieu (pendant que d'autres (les vrais "professeurs") enseignent, lui il poursuit sa pensée en fuite:

"Je m'efforce de structurer l'espace et le temps et, surtout, avec des contenus intellectuellement plus forts et mobilisateurs. La pédagogie pour laquelle je me bats est celle qui organise minutieusement la rencontre des élèves avec les questions fortes de notre culture et les amène, au coude à coude, vers une expression exigeante et le souci de la perfection".

Ecrit par : johnmarguerite | 22 septembre 2008

Quel baratin! Qui veut dire quoi?
"Je structure l'espace et le temps"? Ah oui? Parce que les autres ne le font pas?
Des "contenus intellectuellement plus forts"? Ah bon? Lesquels, s'il vous plaît? Et "plus forts" que quoi?
"Plus mobilisateurs"? Là, l'Idéologue pointe le bout de l'oreille, car ces "contenus mobilisateurs", c'est l'école pour transformer la société (antienne du Sgen et, cryptement, du Snes).
Idem pour "les questions fortes de notre culture"! L'école selon Meirieu doit servir à former l'Homme Nouveau.
"Au coude à coude" n'est rien d'autre que l'assassinat de tout enseignement explicite, "frontal" et "médiéval" comme disait cet autre allumé du bulbe qu'était Allègre à l'époque où il était à l'Education. Cette expression apparemment anodine est donc très importante dans le discours meiriolique.
"Une expression exigeante": de quoi?
"Le souci de la perfection": dans quel domaine?
Des mots, des mots....

commentaire perso : c'est beau, c'est vraiment beau ! c'est trrrèèès beau. Ne reste plus qu'à décrire en quoi justement en quoi consiste cette minutieuse organisation.

Très juste! Mais ça, après vingt-cinq ans de recherches assidues à nos frais, Meirieu ne l'a pas encore trouvé!

Écrit par : Jean | 22 septembre 2008

Yann, il n'y a rien de positif dans le corpus "pédago" que les professeurs ne sachent depuis belle lurette.
Les "pédagos" ne manquent pas d'air en prétendant avoir inventé, et eux seuls, la bonne façon d'enseigner!

Ecrit par : Jean | 22 septembre 2008

Comme l'a deviné Christophe, je me contrefous de Meirieu et des "chercheurs en sciences de l'éducation".
Bien sûr qu'ils n'ont rien inventé, pas plus que les "3eme voie" et autres réformateurs, et bien sûr que certains vieux de la vieille comme vous, Jean, ont compris depuis belle lurette comment s'y prendre.
Mais que proposez-vous aux jeunes, en quête des ficelles du métier que vous semblez posséder en quantité ? "Programme", "enseignement disciplinaire", et le reste suivra ?
Même si leur jargon est assommant, certaines idées (même vieilles, même piquées à d'autres) des pédagos sont bonnes (voir mes interventions sur les fils sur le sport), et l'outrance ne règle rien.

Écrit par : yann | 22 septembre 2008

Mais que proposez-vous aux jeunes, en quête des ficelles du métier que vous semblez posséder en quantité ? "Programme", "enseignement disciplinaire", et le reste suivra ?

Ecrit par : yann | 22 septembre 2008

Je ne peux proposer quelque chose aux jeunes, yann, que si on me le demande. Or, si j'ai été conseiller pédagogique tuteur de quelques stagiaires il y a quelques années (l'un de mes stagiaires a été nommé lui aussi, depuis, conseiller tuteur et transmet "mes" méthodes à ses propres stagiaires) , cela fait un bail que je figure sur la liste d'infamie de l'IUFM et qu'on ne m'en envoie plus.
"Programmes", "enseignement disciplinaire" ne suffisent évidemment pas. C'est tout un esprit qu'il s'agit de transmettre, avec quelques "ficelles". Cela ne se fait pas en trois minutes.

Écrit par : Jean | 22 septembre 2008

Début de la minute de la haine

Jean a raison de parler de bavardage. A côté de propositions farfelues, on retrouve des idées floues ou consensuelles : qui n’a pas envie de structurer l’espace et le temps s’il s’agit de s’ y retrouver dans un texte ou une chronologie, qui n’a pas envie de proposer des idées fortes ? Le brave homme ne change pas d’idées, il se contente de prêter à ses phrases le sens qui, au moment opportun, lui convient le mieux.
Depuis plus d’un an répète que la formule « l’élève au centre du système » a été mal comprise et que par là il voulait dire qu’il fallait placer les savoirs au centre. Il suffit de revoir « l’E N un grands corps malade » pour s’en convaincre.


Fin de la minute de la haine


PS Bon courage à Milady, même si je ne la connais pas personnellement
Pps : aucune réaction ce matin en salle des profs au sujet du suicide

Écrit par : uncertain | 22 septembre 2008

il répète

Écrit par : uncertain | 22 septembre 2008

P.S. à l'intention de yann.
Je n'aime pas les "pédagos" parce que ce sont des poseurs. Ce n'est même pas l'élève qu'ils mettent au centre, mais eux-même, leur petit ego boursouflé et plastronnant. Voyez Meirieu...

Écrit par : Jean | 22 septembre 2008

Depuis plus d’un an il répète que la formule « l’élève au centre du système » a été mal comprise et que par là il voulait dire qu’il fallait placer les savoirs au centre.

Ecrit par : uncertain | 22 septembre 2008

Il ne manque pas d'air, le bonhomme, car chacun sait bien que l"élève au centre" était une formule militante qui signifiait que l'élève était censé se porter de lui-même vers les connaissances et ne prendre que ce qui l'intéressait sur le moment, l'instituteur ou le professeur n'ayant rien à lui imposer. C'était la grande époque de la non-directivité tous azimuts.
Meirieu girouette opportuniste tourne avec le vent.

Écrit par : Jean | 22 septembre 2008

"Même si leur jargon est assommant, certaines idées (même vieilles, même piquées à d'autres) des pédagos sont bonnes (voir mes interventions sur les fils sur le sport), et l'outrance ne règle rien.

Ecrit par : yann | 22 septembre 2008 "

Et bien oui, certainement, ne serait-ce que parce qu'il n'est donné à personne le privilège de pouvoir toujours se tromper !

Plus sérieusement, ce qui est haïssable, c'est qu'un sujet comme la pédagogie devienne un enjeu de pouvoir, et c'est de cela dont traite Bonnet d'Ane prioritairement, que les professeurs subissent et qui au final les oppose alors qu'ils désirent sincèrement la réussite de leurs élèves.

Je pourrais par exemple parfaitement m'attarder sur l'analyse fine de Meirieu sur ce professeur d'Entre les murs prisonnier des relations affectives qu'il a nouées en dépit du bon sens avec ses élèves, mais une fois que j'ai dit cela, je dois aussi constater que c'est Meirieu qui traite ceux qui s'opposent à sa pédagogie d'autoritaristes.

Écrit par : johnmarguerite | 22 septembre 2008

Le fricotage de Meirieu avec les cercles catholiques n'a rien de rassurant.

Ecrit par : Jean | 22 septembre 2008

Ce qui est inquiétant, ce ne sont pas les convictions religieuses de Meirieu qui devait attendre comme le R.P. Cardonnel, o.p. (ordre des prêcheurs, id est des dominicains, en mai 68 "Le saint-esprit et les gardes rouges" (sic!) (le cher homme a battu sa coulpe depuis), mais la confusion qu'il ne cesse d'opérer dans son oeuvre (si l'on peut dire) théorique et dans la pratique qu'il cherche depuis des années à mettre en place via les IUFM et la Loi d'orientation de 89 dont il a été l'un des plus actifs inspirateurs.

Ses convictions ne regardent que lui et il n'a pas à les "injecter" dans l'école.

le paradoxe dans toute cette affaire, c'est que les "idées chrétiennes devenues folles" de Meirieu sont venues contaminer l'école publique (laïque) principalement, alors que l'école privée confessionnelle est restée relativement à l'abri : il existe une solide tradition dans l'enseignement catholique, chez les Jésuites et les frères des Ecoles chrétiennes, notamment (peut-être les choses sont-elles en train de changer) de séparation entre ce qui est de l'ordre de la raison et ce qui de l'ordre de la foi.

En parlant de "saint-esprit", de "pentecôte", de "communion", comme il le fait dans certaines de ses oeuvres théoriques à propos de l'école ( ou du visage qu'il voudrait donner à l'école), Meirieu confond gravement les "ordres" pour parler comme Pascal, notamment l'ordre du spirituel et l'ordre du politique.

J'ai trouvé par hasard ce matin, en relisant une conférence de René Girard donnée à Tel-Aviv en 1994 "International conference on thougt and innovation" traduit plus significativement par "innovation et répétition" une phrase qui peut expliquer en partie ce comportement intellectuel. Il faudrait développer ; je n'ai pas le temps car je prends mes 4ème à 15 H. : " Quand l'humilité inhérente à la relation maître-disciple est vécue comme humiliante (en italiques), la transmission du passé devient difficile, voire impossible. La prétendue contre-culture des années 60 a représenté un moment de crise dans cette étrange rébellion, une révolte non seulement contre la "folie" de la compétition - sous toutes ses formes - dans la vie moderne mais contre le principe même de l'éducation (...)

Je pense que les "pédagogues" en sont restés là.

Dernière chose, il me semble que de l'autre côté (à Droite), la tentative de récupérer le christianisme institutionnel (en particulier l'Eglise catholique en tant qu'institution) me paraît inquiétante. Même chose pour le toilettage de la Loi de 1905 et le discours du Latran comparant l'instituteur au curé, au pasteur et au rabbin.

Et vous savez, je pense (il me faut un certain courage pour l'avouer sur ce blog) que j'enseigne dans le public où je me sens parfaitement à l'aise (sur le plan de la "non confusion ) et que je ne me sens ni athée, ni agnostique ( bien que je ne sache pas exactement ce que veut dire "avoir la foi")

Écrit par : Robin | 22 septembre 2008

"mais ne croyez-vous pas que les "pédagogistes" ont parfois raison lorsqu'ils mettent en avant la nécessité de motiver positivement les élèves,"

Je peux répondre pour Milady ?


NON !

Pourquoi ?
PARCE QUE DANS LA BOUCHE DES PéDAGOGOL, "POSITIF" ne signifie pas grand chose !!!


ange

Maintenant, si tu veux , on peut s'amuser à REDEFINIR TOUS les termes de la langue française en fonction de PEDAGOGOL/ANTI PEDAGOGOL (pour le bouffon d'sarace ! Comprend qui pneu!)

Écrit par : toto | 22 septembre 2008

P.S. à l'intention de yann.
Je n'aime pas les "pédagos" parce que ce sont des poseurs. Ce n'est même pas l'élève qu'ils mettent au centre, mais eux-même, leur petit ego boursouflé et plastronnant. Voyez Meirieu...

Ecrit par : Jean | 22 septembre 2008

Phrase à usages multiples :
"Je n'aime pas les ".........." parce que ce sont des poseurs. Ce n'est même pas l'........ qu'ils mettent au centre, mais eux-même, leur petit ego boursouflé et plastronnant. Voyez ........ ..."
Utilisable dans absolument tous les milieux sociaux et professionnels.

Écrit par : yann | 22 septembre 2008

D'accord avec votre message initial, Jean-Paul Brighelli.
Sur les intentions de Messieurs Haby et Giscard, je suis plus circonspect que vous.
Giscard n'est certainement pas un ardent défenseur de l'égalité en général ni de "l'égalité des chances" en particulier.
L'égalité des chances, à vrai dire, n'est-elle pas, de toute façon, une chimère ?
Haby n'avait pas la même origine sociale que Giscard. Il était d'origine modeste (sauf erreur de ma part) et il a eu un parcours des plus méritoires. Il me semble qu'il a été instituteur puis professeur agrégé (de je ne sais plus quelle discipline) avec, peut-être, des étapes intermédiaires.

Peut-être Giscard et Haby n'ont-ils pas été assez clairs quand ils ont décidé de mettre tous les enfants de onze ans au collège. Ils ont dit que cela allait instaurer "l'égalité des chances". Mais ils n'auraient pas dû laisser le bon peuple croire que tout le monde serait sur un pied d'égalité à l'arrivée. Ils auraient dû insister sur le fait qu'il ne suffit pas d'entrer en sixième pour finir ingénieur ou agrégé de l'Université dix ans plus tard. (Je dis "agrégé" à dessein : le nombre des admis à ce concours est limité; mais bien des étudiants sont titulaires de licences, de maîtrises, de doctorats en nombre non limité... et sont chômeurs.)

La seule vertu qu'a eue l'instauration de l'envoi de tous les enfants de onze ans en sixième est d'avoir permis à des enfants, capables de faire des études secondaires avec profit, de faire lesdites études, rien de plus !

Lorsque des millions de gens ont payé leur billet de loto, ils sont sur un pied d'égalité ; tous ont une chance de gagner le gros lot. Mais une fois le tirage fait, il n'y a que quelques heureux. (Cette comparaison n'est pas convaincante, non, mais elle est frappante.)

Avant la loi Haby on ne prenait en sixième que les enfants ayant réussi l'examen d'entrée en sixième. Bien que ces enfants-là eussent réussi cet examen une faible proportion parvenait à obtenir le baccalauréat (en 1950, peut-être 15 % d'une classe d'âge) parce que tout le monde n'a pas les mêmes capacités d'attention, de concentration et de volonté de travailler dur chez soi le soir.

Si, une fois la réforme Haby en place, on avait gardé les mêmes exigences (et les mêmes punitions pour les perturbateurs) qu'en 1950 on n'aurait pas augmenté considérablement le pourcentage de reçus au baccalauréat d'une classe d'âge.
Pour être précis, on ne l'aurait augmentée que du fait que des enfants capables de faire des études secondaires (puis supérieures) n'auraient plus été maintenus à l'école primaire jusqu'à 14 ans puis envoyés en apprentissage.
Pour le reste, le résultat, quoi qu'on fît, ne pouvait guère être différent de ce qu'il a été, c'est-à-dire un échec massif, monstrueux qu'on a essayé de dissimuler en abaissant le niveau d'exigence au baccalauréat. Cela était purement démagogique, et, à mon immense désespoir, la gauche a fait pire (à mon avis) en matière de démagogie que la droite.
Sous la droite, de 1969 à 1981, l'exigence en matière de discipline était déjà bien moindre que ce qu'elle était avant 1968, et surtout moindre que ce qu'elle était dans les années 1950. Mais, avec l'arrivée de la gauche au pouvoir en 1981, m'a-t-il semblé, tout est devenu permis aux élèves. Je me bornerai à citer le cas d'un élève âgé de 20 ans qui, en 1982, m'a dit ceci après que je lui eus posé une question scientifique :"Euh... si vous n'étiez pas con, vous l'auriez trouvé vous-même." Il n'a eu aucune sanction (le proviseur a haussé les épaules d'un air de dire, "Il n'y a pas de quoi en faire un fromage."), et, par bonheur, je suis parvenu à me retenir de lui mettre ma main dans sa sale gueule - je parle de celle de l'élève -, sinon que serait-il advenu de moi, hein ? (La tentation fut grande de dire au proviseur : "Espèce de sale con ! Y a-t-il maintenant de quoi en faire un fromage ?" Et, accessoirement, je lui aurais bien mis ma main dans la gueule aussi.)
Les élèves qui insultent les professeurs le font pour être exclus parce qu'ils n'aiment pas les études. Comme cela ne suffit pas, ils agressent physiquement les professeurs, après avoir crevé les pneus de leurs voitures, etc. (Il n'y a pas encore de morts parmi les professeurs agressés, mais on n'est pas passé loin il y a trois ans. Attendra-t-on que ça arrive pour prendre des mesures préventives ?)

Afin qu'on ne se méprenne pas sur moi, je précise que je suis né en 1940 dans un milieu défavorisé, que j'ai réussi l'examen d'entrée en sixième et que j'ai fait une scolarité sans problème majeur jusqu'à 18 ans. C'est après que c'est devenu difficile, sur le plan pécuniaire, pour mes parents. Là était la véritable inégalité des chances. Intellectuellement je n'avais rien à envier aux gosses nés dans des milieux aisés.
Et je suis de gauche, cela doit être clair. Je hurle contre la gauche - pour qui je vote -, dix fois plus que contre la droite pour laquelle je n'ai voté qu'en 2002 parce que j'ai choisi le plus anodin des deux candidats.
Naturellement, je vote souvent blanc on nul. What else (could I possibly do) ?

Écrit par : Francis Penin | 22 septembre 2008

Anecdote :
Je reviens de Lyon, ville maudite de l'infâme Meirieu (que mille pestes buboniques s'abattent sur sa tête pourrie), où les deux meilleures grandes écoles d'ingénieurs appliquent la pédagogie par projet (PPP, pour les ceusses qui aiment les sigles).
Coîncidence ?
Qui pense ici que ce qui est bon pour les élèves-ingénieurs l'est pour tous les élèves ?

PS : pour revenir au fils de Milady, peut-être eut-il mieux fallu qu'il ait un prof féru de PPP, qu'une arrogante qui le tient pour un incapable, non ?

Écrit par : yann | 22 septembre 2008

"cela fait un bail que je figure sur la liste d'infamie de l'IUFM et qu'on ne m'en envoie plus."

Ils sont envoyés chez S.Connac ou P.Ruelen... Bonjour les dégâts !!!!!!

Écrit par : toto | 22 septembre 2008

C'est vrai qu'on est tous des élèves ingénieurs quelque part, dès la maternelle en plus, on est comme ça, quoi !

Écrit par : johnmarguerite | 22 septembre 2008

« Je reviens de Lyon, ville maudite de l'infâme Meirieu (que mille pestes buboniques s'abattent sur sa tête pourrie) »

Je suis sûr que Robin pourrait proposer un développement sur l’origine des mythes appliqué à Meireiu( à la R. Girard dans « La voix méconnue du réel »), Meirieu sacrifié, Meireiu mis à mort, mais Meirieu qui permet à la communauté de se ressouder. En somme, Meireiu est un peu le dieu de ce blog.

Écrit par : uncertain | 22 septembre 2008

Meirieu n...d...D...

Écrit par : uncertain | 22 septembre 2008

YO Francis,

tu passes qd tu veux boire un cannon ;)

Écrit par : toto | 22 septembre 2008

canon (toto fatigué) :)

Écrit par : toto | 22 septembre 2008

Meirieu l'innommable ?
Plus terre à terre, j'avais déjà proposé Gugusse de Lyon ou Meiriol.
Cochez la case

Écrit par : dugong | 22 septembre 2008

A Toto,
Salut à toi !
Je n'oublie pas ton invitation permanente mais il ne m'est pas facile de passer chez toi, sinon il y a longtemps que je serais venu boire un verre.
Francis

Écrit par : Francis Penin | 22 septembre 2008

"En somme, Meireiu est un peu le dieu de ce blog."

Ecrit par : uncertain | 22 septembre 2008

Etonnant, non? ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 22 septembre 2008

"l'outrance ne règle rien."
Ecrit par : yann | 22 septembre 2008 "

Eh non! Evidemment non.

Écrit par : Christophe Sibille | 22 septembre 2008

http://www.libelabo.fr/2008/09/22/%c2%abon-a-limpression-que-lecole-est-une-boite-noire%c2%bb/#comment-16970

Débat de 55 minutes à propos du film "entre les murs". Les réflexions du professeur de français (mme Sultan) ne manquent pas de pertinence. Face au réalisateur très peu à l'aise.

Écrit par : buntovchik | 22 septembre 2008

Avec un peu de retard sur les autres, bon courage à Milady.

Ecrit par : yann | 22 septembre 2008

Tenez bon, Milady, et courage . On pense à vous et à votre grand garçon.

Écrit par : FGuichard | 22 septembre 2008

En somme, Meireiu est un peu le dieu de ce blog.

Ecrit par : uncertain | 22 septembre 2008

M'en fous, je suis athée.
Ce qui ne dois pas conduire à jeter le bébé avec l'eau du bain.
Robin a bien fait carpette en relisant les brouillons de ses élèves, et j'ai-oublié-qui a trouvé naguère possible de travailler en séquences (Jean, pas sur la tête !!) avec les classiques, du moment qu'on avait éliminé la "littérature de jeunesse" du programme.

Écrit par : yann | 22 septembre 2008

"Je sais que Jean, qui est par là, va en faire une poussée d'urticaire, mais ne croyez-vous pas que les "pédagogistes" ont parfois raison lorsqu'ils mettent en avant la nécessité de motiver positivement les élèves, de les encourager, de ne pas les "casser", même (et surtout) s'ils ont de grosses difficultés dans les disciplines scolaires ?"
Ecrit par : yann | 22 septembre 2008

Pourquoi simplement parfois ?

Comme bien souvent dans la sophistique pédagogiste, l’énoncé "il est nécessaire de motiver les élèves" est soit trivial soit faux.

Faux, car si l’on entend par là - et c’est bien le cas des pédagogistes - que c’est l’intérêt des élèves pour le cours qui doit motiver le travail que ceux-ci doivent fournir pour maîtriser le savoir qui s’y trouve expliqué ainsi que le respect de l’enseignant, alors c’est se soumettre à l’arbitraire des éducations parentales et des fluctuations de l’actualité, de telle sorte que dans bien des cas, cela revient à faire peser sur le contenu une exigence qu’il ne saurait satisfaire sans devenir crétinisant.

Trivial - car qui n’y souscrirait pas ? -, si l’on entend par là qu’il faut toujours s’attacher à communiquer chez l’élève l’impulsion vers le savoir – ce à quoi le pédagogiste répondra naturellement que c’est bien cela qu’il veut dire, en agitant ses vulgaires et contre-performantes recettes.

Qu’il faille motiver les élèves, donc, certes, mais à condition que ce soit par l’arrachement aux intérêts immédiats au profit de l’intérêt supérieur pour le savoir, et ceci ne peut se produire que si le travail et le respect de l’enseignant sont un préalable au cours.

Écrit par : Pli | 22 septembre 2008

Uncertain a écrit : "En somme, Meireiu est un peu le dieu de ce blog."

Meirieu, soudain roumain ? Voire rom ost racisé ?

En fin de compte, de quoi Meirieu est-il le nom ?

Écrit par : dugong | 22 septembre 2008

Vous avez vu cette inversion de lettres ? Il y a là un symptôme. Dr Lacan, où êtes-vous ?

Écrit par : uncertain | 22 septembre 2008

L'ondoyant jacteur imite de façon étonnante le caméléon.

Léon, Léon...

Y a-t-il des sociétés humaines qui identifient ce genre de bête à des figures divines ?

Écrit par : dugong | 22 septembre 2008

« Les conséquences ultimes du lynchage unanime sont si bénéfiques, si réconciliatrices que l’unanimité hostile contre le bouc émissaire finit par se muer en reconnaissance unanime pour le sauveur mystérieux… »(RG)

Écrit par : uncertain | 22 septembre 2008

"Je reviens de Lyon, ville maudite ..."

Oh !

21 novembre 1831 ...
Immortalisé par Bruant :

Pour chanter Veni Creator
Il faut avoir chasuble d'or
Pour chanter Veni Creator
Il faut avoir chasuble d'or
Nous en tissons pour vous, Grands de l'Eglise,
Et nous, pauvres canuts, n'avons pas de chemises !

Refrain
C'est nous les canuts,
Nous allons tout nus !

Pour gouverner, il faut avoir
Manteau et rubans en sautoir
Pour gouverner , il faut avoir
Manteau et rubans en sautoir
Nous en tissons pour vous, Grands de la Terre,
Et nous, pauvres canuts, sans drap on nous enterre !

Refrain
C'est nous les canuts,
Nous allons tout nus !

Mais notre règne arrivera
Quand votre règne finira.
Mais notre règne arrivera
Quand votre règne finira.
Nous tisserons le linceul du vieux monde,
Car on entend déjà la révolte qui gronde !

Refrain
C'est nous les canuts,
Nous n'irons plus nus !

Écrit par : Yves | 22 septembre 2008

Uncertain a écrit : "« Les conséquences ultimes du lynchage unanime sont si bénéfiques, si réconciliatrices que l’unanimité hostile contre le bouc émissaire finit par se muer en reconnaissance unanime pour le sauveur mystérieux… »(RG)"

C'est clair, le gugusse de Lyon sera crucifié à Dieulefit.

C'est Girard qui l'a dit.

Écrit par : dugong | 22 septembre 2008

C'est Girard qui l'a dit...

A moins que ce soit les Renseignements Généraux ?

Écrit par : dugong | 22 septembre 2008

Christophe Sibille, vous qui êtes le principal interlocuteur de ce blog; j'estime que vous êtes lâche en ne vous en prenant qu'à moi, chaque fois que j'écris quelque chose, ce qui est en somme assez rare, d'autant plus que je n'arrange pas les choses à ma convenance, contrairement à ce que vous semblez insinuer.

Quand vous dites plus haut que vous insultez rarement les gens, vous oubliez que vous avez dit de moi que j'étais "un sommum de bêtise, de méchanceté, d'inculture et de perversité". Je ne suis pas très susceptible, mais ce n'est pas très plaisant.

(Salut à François Duhem, s'il passe par là, il avait été choqué et vous avait demandé expréssément de vous excuser, ce que vous n'avez pas fait.)

(J'avais simplement posté quelques jugements de personnes plus qualifiées que moi sur votre cher Meirieu.)
Il ne me semble pas vous avoir vu vous attaquer de façon aussi grossière à Montaigne, qui a tenu des propos quasi orduriers sur ledit, et proposait récemment de l'empâler sans vaseline.

Sans rancune.
Je vais essayer de suivre le lien pour voir Bégaudeau, ce faisan.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 22 septembre 2008

Et pendant qu'on y est pour rester dans la chanson, en hommage à notre collègue dont on ne parle dèjà presque plus (c'est triste à pleurer !)

Merci Tachan ...

Dans son tout dernier disque ("De la pluie et du beau temps")

L’institutriste


L'institutriste
N'a plus d'espoir, plus de goût,
L'institutriste
N'a plus de courag'e du tout,
L'institutriste
En solitude, en ennui,
L'institutriste
Corrig'e ses copies, la nuit ...

Maîtresse, pourquoi tu pleures comme ça ?
Maîtresse, pourquoi tu pleures, je te vois?
Maitresse, pourquoi tu pleures comme ça ?
Maitresse, je suis petit, je n'ai que toi.

L'institutriste
Tomb'e dans un profond soleil,
L'institutriste
S'endort, démons et merveilles,
L’institutriste
Rêve à de grands champs de pleurs,
L’institutriste
A des mamans de bonheur ...

Maîtresse, pourquoi tu rêves comme ça ?
Maitresse, pourquoi tu rêves, je te vois?
Maîtresse, pourquoi tu rêves comme ça ?
Maîtresse, je suis petit, je n'ai que toi.

L'institutriste
Rêve d'un cambrivoleur,
L'institutriste
Qui lui dérob'rait son cœur,
L'institutriste
Rêve d'autres choses, c'est certain,
L'institutriste
De lit à baldacoquin ...

Maitresse, pourquoi tu m'oublies comme ça ?
Maîtresse, pourquoi tu m'oublies, je te vois?
Maîtresse, pourquoi tu m'oublies comme ça ?
Maîtresse, je suis petit, je n'ai que toi.

L'institutriste
À ramené ses copies.
L'institutriste
À recouvré ses esprits,
L’institutriste
Se bat encore et sourit,
L'institutriste
À retrouvé ses petits,

L'institutriste
Dont tout le monde se fout,
Parents laxistes
Garnements et voyous
L'institutriste
Un de ces jours, méfiez-vous,
L'institutriste
Mettra un'e corde à son cou ...

Maîtresse, pourquoi t'as disparu?
Maîtresse, la classe est vide, la classe est nue,
Maîtresse, pourquoi t'as disparu?
Maîtresse, je suis adulte, je suis perdu.

A télécharger ici :

http://www.virginmega.fr/musique/titre/henri-tachan-l-institutriste-103119214,page1.htm

A mettre en rapport aussi avec "Moquette blues" sur le même album ... Extrait :

Ne crache pas sur ma moquette,
Ils m'ont gonflé les roupettes,
Quand j'étais p'tit, plus que toi,

Mes proches. mes curés, mes maîtres
Qu'ont essayé de me mettre,
Tous, bien au pas,

Si toujours j'les « assaisonne »,
J'trouve, qu'aujourd'hui ça déconne
Dans l'autre sens,

Qu'on démagogue, déraisonne
Et que le Monde se tamponne
De l'enfance,

Comm'e toi, j'étais jeune et seul
Mais je n' cassais pas la gueule
Aux sans défense.

Écrit par : Yves | 22 septembre 2008

Le fricotage de Meirieu avec les cercles catholiques n'a rien de rassurant.

Ecrit par : Jean

Surtout pour les cercles catholiques ! Quelles belles bandes d'idiots béats !

Écrit par : moot | 22 septembre 2008

Le gugusse de Lyon peut-il espérer que les victimes des pédagogistes déclenchent toutes une résilience en même temps et échapper ainsi au sort de bouc émissaire ?

Ce serait miraculeux et digne du coup du trou à Soubirous.

Écrit par : dugong | 22 septembre 2008

J'espère que tout le monde écoute le grain à moudre d'aujourd'hui sur France Cul.

"Le collège, un laboratoire d’analphabétisme ?"

Sinon, vous avez droit au rattrapage :

http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/grain/index.php?emission_id=110060161

Écrit par : dugong | 22 septembre 2008

"Quand vous dites plus haut que vous insultez rarement les gens, vous oubliez que vous avez dit de moi que j'étais "un sommum de bêtise, de méchanceté, d'inculture et de perversité". Je ne suis pas très susceptible, mais ce n'est pas très plaisant."

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 22 septembre 2008

Rarement est effectivement le mot.
Auriez-vous oublié que, sur ce merveilleux site intitulé "lire et écrire", vous aviez intitulé un fil: "ces débiles mentaux, les professeurs d'IUFM"? Cela me semble autrement plus grave, et antérieur, en plus.
Je pardonne beaucoup aux gens qui ont de l'humour. Pourtant, certains ne m'ont pas ménagé, ici, (je pense à Dugong, par exemple). Montaigneàcheval en fait partie, vous ne me contredirez pas là-dessus. De plus, il n'a jamais assimmilé "les" professeurs d'IUFM à des débiles. Il a cogné sur les IUFM, ce qui est extrêmement différent. Moi-même, cela m'arrive, vous voyez. Mais je ne me permettrai jamais d'insulter en amalgamant comme vous l'avez souvent fait.
De plus, Montaigneàcheval a des sujets d'indignation un peu plus variés, il me semble.
Par ailleurs, j'ai écrit, un certain nombre de fois que Meirieu m'était à peu près indifférent.
Pour finir, quand j'ai fait référence à vous toutes ces dernières fois, c'était plutôt sur un mode gentiment ironique que sur celui de l'insulte, il me semble.

Écrit par : Christophe Sibille | 22 septembre 2008

Et je suis de gauche, cela doit être clair. Je hurle contre la gauche - pour qui je vote -, dix fois plus que contre la droite pour laquelle je n'ai voté qu'en 2002 parce que j'ai choisi le plus anodin des deux candidats.
Naturellement, je vote souvent blanc on nul. What else (could I possibly do) ?

Ecrit par : Francis Penin | 22 septembre 2008


Est-ce que vous n'avez pas écrit un livre relatant votre expérience, dont j'ai rendu compte dans un article de presse il y a deux ans ?

Écrit par : Robin | 22 septembre 2008

" Voyez Meirieu..."
"En somme, Meireiu est un peu le dieu de ce blog."
"... de quoi Meirieu est-il le nom ?"
"Le fricotage de Meirieu ..."
"Le gugusse de Lyon ..."

Cité plus de 140 fois à ce jours dans les commentaires (sans compter les surnoms, doux noms et autres métaphores ... )

Dieu n'existe que parce qu'il y a des croyants ... et des non-croyants qui font qu'à parler de lui :-) ! Tiens un vaste sujet de méditation pour Roger ... On ne peut pas l'oublier un peu ? Et aller de l'avant ... Un amical coucou en passant à ceux qui s'y risquent, ceux du GRIP, de SLECC et tous ces enseignants inconnus qui travaillent (et bien) dans l'ombre ...

Moins un ...

Écrit par : Yves | 22 septembre 2008

J'espère que tout le monde écoute le grain à moudre d'aujourd'hui sur France Cul.

"Le collège, un laboratoire d’analphabétisme ?"

Sinon, vous avez droit au rattrapage :

http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/grain/index.php?emission_id=110060161

Ecrit par : dugong | 22 septembre 2008

J'aientendu l'émission en voiture, sur le chemin du retour. Je suis très sensible à la voix de Mara Goyet. Mon principal adjoint m'a demandé tout à l'heure de lui prêter son dernier livre Tombeau pour le collège (un petit bijou) et celui de JPB Fin de récré (un gros bijou ! ;-). ainsi que la "Charte" que nous avions élaboré ici même avant les présidentielles...Nos idées font leur chemin. Et moi, je me suis dit : "Bien creusé, vieille taupe !" ((Hamlet/K.Marx) ;-)...je vous parle d'un temps que les moins de 20 ans...

Écrit par : Robin | 22 septembre 2008

"Dieu n'existe que parce qu'il y a des croyants ... et des non-croyants qui font qu'à parler de lui :-) ! Tiens un vaste sujet de méditation pour Roger ... On ne peut pas l'oublier un peu ?"

Non.

Le gugusse n'aime que sa propre lumière (sous les projos de Cave Canal). Certaines longueurs d'onde le font fuir.

Taïaut !

Écrit par : dugong | 22 septembre 2008

Toutes mes félicitations à l'élève incertain ! Ca fait plaisir de voir qu'il y en au moins un qui suit ! ;-)...La conférence de René Girard "Innovation et répétition" est effectivement extraite du recueil intitulé "La voix méconnue du réel, une théorie des mythes archaïques et modernes.

Je recommande en particulier : l'étude sur Nietzsche: "Nietzsche contre le crucifié", "la question de l'antisémitisme dans les Evangiles" et "un équilibre périlleux, essai d'interprétation du comique" qui est parfaitement génial et je pèse mes mots.

En ce qui concerne Meirieu, j'essaie, quant à moi, de ne pas le traiter en "bouc émissaire" d'une nouvelle religion sacrificielle que serait l'anti-pédagogisme, mais de réfléchir (en tout cas dans mon dernier post) sur les présupposés religieux (plus exactement millénaristes) de ses conceptions pédagogiques.

Ceci dit, je veux bien que l'on pleure sur Meirieu, mais il faut tout de même admettre que le véritable bouc émissaire dans toute cette affaire est quand même le savoir.

Écrit par : Robin | 22 septembre 2008

Un petit retour dans ce blog qui tourne en rond entre habitués... le mépris par la non réaction aux interventions est patent. Tant pis.
Qui soutient le Code de Paix scolaire de Darcos? Que signifie cette qualification évoquée sur France 2 ce soir à propos des conseils de discipline "lourds" parce que aboutissant sur l'exclusion? Où va t- on trouver des TIG? Ce serait la gauche au gouvernement se serait "normal", mais là? Darcos est consternant!
Un échantillon: aujourd'hui, cours sur les conséquences de la Première guerre mondiale: 3 élèves déplacés pour empêcher leur blabla. Crise de 2 d'entre eux. Moi, habitué et maître de ce genre de mélo, doit tout de même voir le cours bousillé et entendre un merdeux dire qu'il "s'en bat les couilles" de ce que je lui dit. Equipe pédago de la classe (17 élèves!) dépassée : que fait-on? Attaquer est la meilleure défense , pas de reculade, mais peu le font.Encouragements du ministre? Quel C..! Et ce magistrat, un certain Huet, sorti frais du moule et choisi en quel honneur pour ce code à la noix?
Nous sommes aussi bien soutenus que les soldats en Afghanistan! Armée et EN: les muettes, les désinformatrices spécialisées. Et les moyens mal répartis. Dépenses à passer au peigne de la Cour des comptes.
Mais j'aime mon métier. Oui, jusqu'à ce que ces salauds d'en haut me fasse gerber d'avoir dit cela et de m'imposer un autre métier: gardien de crétins mal éduqués.

Écrit par : Oxymore | 22 septembre 2008

Cité plus de 140 fois à ce jours dans les commentaires (sans compter les surnoms, doux noms et autres métaphores ... )

Ecrit par : Yves | 22 septembre 2008

140 fois seulement, c'est peu pour celui qui s'est posé en champion par excellence de la lutte contre l'enseignement "frontal", c'est-à-dire contre l'enseignement tout court, et contre ceux qui se sont donné à tâche d'enseigner, c'est-à-dire les professeurs.
On aurait pu attendre que sur le blog de l'auteur de "La Fabrique du Crétin" le grand gourou de la crétinisation générale des élèves et du décervelage des professeurs stagiaires ne connût aucun répit et fût constamment attaqué. Paradoxalement, il n'en est rien et ce semeur patenté de vent et de discorde ( car enfin ce sont bien lui et ses disciples qui ont pris l'initiative d'attaquer leurs collègues et de les traiter de "passéistes", de "conservateurs", voire pire) continue à déblatérer, à prospérer et à faire son beurre.
Alors être cité 140 fois seulement sur bonnetdane quand on porte une telle responsabilité, c'est peu!

Écrit par : Jean | 22 septembre 2008

Mais j'aime mon métier. Oui, jusqu'à ce que ces salauds d'en haut me fasse gerber d'avoir dit cela et de m'imposer un autre métier: gardien de crétins mal éduqués.

Ecrit par : Oxymore | 22 septembre 2008

Absolument d'accord. Les gens du "Château" (allusion à Kafka et à la rue de Grenelle) constatent non sans effroi la tendance actuelle (observée personnellement depuis deux ans) à la multiplication des conseils de discipline, c'est-à-dire le fait qu'un certain nombre de chefs d'établissement ont enfin décidé de sortir du laxisme pseudo compassionnel et de faire preuve d'un peu de courage pour sauver ce qui reste de leur établissement (les portes, les fenêtres, les chaises, la réputation...et ce qui reste des professeurs qui y exercent. Vous pensez bien que le Château ne peut pas laisser passer ça.

Écrit par : Robin | 22 septembre 2008

Vous pensez bien que le Château ne peut pas laisser passer ça.

Ecrit par : Robin | 22 septembre 2008

Que voulez-vous dire?
Que Darcos va donner des consignes de fermeté aux chefs d'établissement?

Écrit par : Jean | 22 septembre 2008

Merci Robin, je suis sensible à votre réponse, au moins une!

Entre nous, il n'y a plus rien à espérer à part quelques miettes de bon sens, le reste est com.. édie et com... munication. Donc, soyons lucide pour ne pas nous faire du mal inutilement. En somme, nous sommes toujours au même point: les forts euls peuvent s'en sortir. Il y a des claques qui se perdent.

Je ne veux pas passer des heures sur ce blog ni sur aucun autre: mon énergie est bonne pour d'autres usages mais je vous tire mon chapeau. Oui, quelle belle constance sur ce blog! Et toujours du grain à moudre pour ceux qui ont le bec assez délicat pour savourer sans avaler ou vomir immédiatement. Je préfère passer et de temps en temps et exprimer quelques remarques fugitives. En passant... ce que nous sommes tous et que nous oublions au risque de nourrir encore et encore l'illusion de l'utile, ou pire, de l'indispensable.

Écrit par : Oxymore | 22 septembre 2008

Revenant d'un stage initiatique sur le silence comme métaphore métaphysique, j'ai parcouru les avancées du blog pendant mon absence et j'ai été tout surpris de voir que Sibille se permettait d'agresser l'auteur de cette admirable fabluette de Simplet et Grincheux :

@"Elle n’est pas belle, et émouvante ma fabluette ?…"
Écrit par : Le Troll de Felts | 22 septembre 2008

@ Sibille :
Moins mignonne que l'image que vous donnez d'un psychiatre schizophrène, ce qui est quand même le comble...
Au fait, on dit comment, pour le "détriplement" de la personnalité, Roger-alias troll-de-Roger alias Papa-Wilhelm?
Vous avez le droit de jouer au grand enfant attardé. Et même de faire semblant d'en accuser d'autres de se rendre coupables de vos actes. Ce que je trouve dommage est que les blogueurs d'ici semblent marcher ou, du moins, ne disent rien.

1) Je conseille fortement à Christophe Sibille de ne plus manier les concepts psychiatriques. Manifestement il ne connaît rien de la schizophrénie… Aux petits jeux des étiquettes, il vaut mieux qu'il fasse confiance au professionnel. J'ai déjà écrit que j'avais quelques traits de personnalités obsessionnelles (vous savez comme ces chiens qui s'agrippent férocement à un mollet et à qui on ne peut faire entendre raison pour qu'ils lâchent). Quand à vous, Sibille, sans me prononcer sur vos pratique concrètes (quoique le sketch de Charlie Hebdo soit assez parlant), j'ai déjà dit que vous fonctionniez sur ce blog comme un petit pervers intellectuel : séduction – manipulation – domination vis-à-vis des faibles – obséquiosité vis-à-vis des puissants – Prise de pouvoir là où c'est possible… d'autres en ont parlé, je ne développe pas…
2) Combien de fois faudra-t-il vous dire que Papa-Wilheim n'est pas Roger Felts… Vous enlevez toute crédibilité à l'ensemble de vos assertions… Vous me direz que de toute manière c'est l'ensemble de vos assertions accusatoires qui sont débiles… Même là où un soupçon de cohérence effleure comme la possible compatibilité entre Felts et celui qui signe le Troll de Felts, c'est on ne peu plus vain, car ce qui importe ce n'est pas que le Troll de Felts existe ou n'existe pas, mais ce qu'il raconte dans sa Fabluette… Et cette historiette est imparable pour dénoncer en quelques phrases votre comportement.
3) Vous regrettez que les blogueurs semblent marcher ou ne disent rien à propos de mes soi-disant comportements manipulatoires… Comme toujours vous inversez les rapports entre les gens et les choses, vous me reprochez ce que vous faites et heureusement cela ne marche plus ou moins bien… Ceux qui marchent (à mes “manipulations”) ce sont en fait ceux qui ne marchent plus aux vôtres… Quant à ceux qui ne disent rien, je ne m'engagerai pas sur leur silence. Tout en souhaitant qu'ils soient de moins en moins sensibles au Sibilibilisme s'ils ne l’ont jamais été…
J'entends qu'un certain nombre peut trouver tout cela dérisoire… J'avais un ami, chercheur en biologie dont le thème de la recherche était les merdes de mouche… Évidemment, assez souvent, ces collègues se foutaient de sa gueule et imparablement, il répondait que dans une merde de mouche, on pouvait découvrir tout l'univers. Je serai plus modeste, car je vexerais les mouches en comparant leur merde à Sibille, mais en étudiant le cas Sibille, j'essaie de découvrir ce qui dans la galaxie de la gauche a pu faire qu'elle est, hélas, là où elle en est. C'est un mode d'abord, il y en a bien d'autres.
On pourrait me reprocher un côté “justicier” qui ne s'autorise que de lui-même et de son éventuelle qualification. Que ceux qui ont en mémoire l'histoire de ce blog cette année (avant, je ne sais pas) se demandent qui s'est le plus positionné comme justicier? Qui au nom de sa doxa, repérait les déviants et du haut de son mépris distribuait les bons et les mauvais points ?… Avant même d'intervenir sur ce blog, je l'avais noté, mais j'ignorais que cela pouvait s'accompagner de pratiques manipulatoires aussi poussées débouchant pour moi et quelques autres sur les accusations les plus stupides et les plus odieuses.

Note importante : Je perds beaucoup de temps avec cette polémique, ce qui m'empêche d'en consacrer autant que je voudrais à mon site et une sexo-science-fiction sur la sexualité et le port de la Burka en 3001. Chaque fois que Sibille fait une réflexion me visant, je ressens un besoin irrépressible de répondre… C'est sûrement névrotique, mais personne n'est parfait, même pas Dieu qui a ressenti le besoin d'exister en trois personnes. Tiens ! Question à Sibille : Dieu est-il schizophrène ? Et Jésus et le Saint-Esprit sont-ils des trolls de Dieu, des drôles de Dieu ou des Trollébus ? Ce besoin incontrôlable d'assener ma vérité et d'assommer Sibille sous mon argumentaire est un frein à ma carrière d'écrivain (je n'oublie pas que Sibille m'a recommandé d'écrire des romans)… Alors que Sibille se dispense de la moindre allusion à mon égard et son vœu sera exaucé… Ce qui soulagera beaucoup de lecteurs et moi aussi…
Sinon, la névrose, la névrose ! !

Écrit par : Roger Felts | 22 septembre 2008

On aurait pu attendre que sur le blog de l'auteur de "La Fabrique du Crétin" le grand gourou de la crétinisation générale des élèves et du décervelage des professeurs stagiaires ne connût aucun répit et fût constamment attaqué. Paradoxalement, il n'en est rien et ce semeur patenté de vent et de discorde ( car enfin ce sont bien lui et ses disciples qui ont pris l'initiative d'attaquer leurs collègues et de les traiter de "passéistes", de "conservateurs", voire pire) continue à déblatérer, à prospérer et à faire son beurre.


Ecrit par : Jean | 22 septembre 2008

A supposer qu'en se cotisant on paie un tueur à gages de qualité, croyez-vous vraiment que pour autant l'édifice s'effondrerait?
J'en doute.

Écrit par : Dobolino | 22 septembre 2008

Admirable! un habitué du blog qui revient d'un "stage initiatique sur le silence"? Les stagiaires ne sont pas légion à ce qu'il paraît.

" comme métaphore métaphysique"? là, R.F. je ne vois pas ce que cela signifie sinon du vide pour remplir du creux! Pour le reste, c'est du "private joke" si l'on peut dire.

Écrit par : Oxymore | 22 septembre 2008

Note importante : Je perds beaucoup de temps avec cette polémique,
Ecrit par : Roger Felts | 22 septembre 2008
Je le savais, que vous n'étiez pas cap' d'abandonner un sujet qui, somme toute, est de peu d'intérêt. Effectivement, vous perdez votre temps et amplifiez Sibille à un point inimaginable pour, je crois, bon nombre des lecteurs et intervenants de ce blog qui n'ont, comme moi, jamais vu en lui qu'un commensal pas plus désagréable que ça.
Je le résume, en ce qui concerne l'instruction publique, à un gars qui essaye d'expliquer que les IUFM, ce n'est pas partout et obligatoirement Mérieu. Peut-être qu'à Chateauroux, ils sont moins mangés, allez savoir...
Bonne nuit à tous et gros bisous à Papa Wilhelm.

Écrit par : Dobolino | 22 septembre 2008

A supposer qu'en se cotisant on paie un tueur à gages de qualité, croyez-vous vraiment que pour autant l'édifice s'effondrerait?
J'en doute.

Ecrit par : Dobolino | 22 septembre 2008

Certes, certes, mais enfin ce blog n'est-il pas un laboratoire d'idées, un salon où l'on cause, et ne peut-on pas raisonnablement penser que certaines d'entre elles finissent bien par arriver aux oreilles des crânes d'oeuf qui nous gouvernent?
L'imposture meiriolique n'exige-t-elle pas d'être dénoncée sans répit?

Écrit par : Jean | 22 septembre 2008

Que voulez-vous dire?
Que Darcos va donner des consignes de fermeté aux chefs d'établissement?

Ecrit par : Jean | 22 septembre 2008

Je le voudrais bien, Jean, mais j'ai bien peur qu'ils ne le fassent pas.

D'après ce que j'ai entendu à la télévision tout à l'heure, ils veulent qu'ils remplacent autant que possible les conseils de discipline par des commissions et qu'il y ait moins de renvois.

X. Darcos fait semblant de ne pas savoir ce qui se passe sur le terrain et son code de paix scolaire est une foutaise, un gadget pour la FCPE.

Oxymore a raison. La vérité que personne ne veut s'avouer, c'est que ce métier est devenu cauchemar pour des centaines de millliers d'entre nous. Si j'avais su ce qui m'attendait quand j'ai passé la CAPES, je vous assure bien que j'aurais fait autre chose.

J'essaye de tenir le coup, mais j'ai le ventre noué quand je pars le matin et je ne sais pas combien de temps je vais tenir. Je sors épuisé de mes journées. Ils n'ont pas le niveau parce qu'ils passent à l'ancienneté, aucun respect, ni du savoir, ni des enseignants, tout leur est dû.

Oui, je sais, ça n'est pas politiquement correct de le dire, mais dès qu'ils sont plus de cinq, ils se comportent comme des monstres. Et les "boucs émissaires", à 1 contre 30, c'est moi, c'est vous, c'est chaque collègue, qui n'a que le droit de serrer les dents, d'avaler les humiliations et de fermer sa gueule. Combien de temps va-t-on continuer à supporter tout ça ?

Écrit par : Robin | 22 septembre 2008

Avant d'aller me coucher, une remarque: savez-vous combien d'intermédiaires sont derrière ou atour du ministre? Le moindre discours est fondé sur des notes, des références parfois arrachées à toute vitesse auprès d'un conseiller ou d'un fonctionnaire de haut niveau qui doit montrer son savoir faire dans l'urgence. Et comme on confond la vitesse et l'efficacité, c'est devenu dingue et même épouvantable. Mais il y a pouvoir, influence, postes et carrières en jeux, donc ça s'avale et sa passe. Et les niaiseries s'accumulent, amplifiées par la "médiacratie" affligeante.
Le blog: labo d'idées. Oui, mais encore une fois: que signifie des idées, bonnes surtout, si elles ne sont pas incarnées? Au risque d'une certaine solitude.

Écrit par : Oxymore | 22 septembre 2008

"Je le savais, que vous n'étiez pas cap' d'abandonner un sujet qui, somme toute, est de peu d'intérêt. Effectivement, vous perdez votre temps et amplifiez Sibille à un point inimaginable pour, je crois, bon nombre des lecteurs et intervenants de ce blog qui n'ont, comme moi, jamais vu en lui qu'un commensal pas plus désagréable que ça."

Ecrit par : Dobolino | 22 septembre 2008

Je crois qu'il vaut mieux faire comme vous me l'aviez conseillé, et laisser tomber, Dobolino... Après tout, effectivement, Roger Felts ne manifeste peut-être que "quelques traits de personnalités obsessionnelles"... (Sic!)
Mais est-il réellement en état de le comprendre?
Bonne soirée à vous!

Écrit par : Christophe Sibille | 22 septembre 2008

J'aimerais d'ailleurs qu'il m'explique, (s'il lui reste une once de lucidité), qui sont les "faibles" et les "puissants" que j'humilie ou que je flatte... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 22 septembre 2008

"La vérité que personne ne veut s'avouer, c'est que ce métier est devenu cauchemar pour des centaines de millliers d'entre nous. Si j'avais su ce qui m'attendait quand j'ai passé la CAPES, je vous assure bien que j'aurais fait autre chose.

J'essaye de tenir le coup, mais j'ai le ventre noué quand je pars le matin et je ne sais pas combien de temps je vais tenir. Je sors épuisé de mes journées. Ils n'ont pas le niveau parce qu'ils passent à l'ancienneté, aucun respect, ni du savoir, ni des enseignants, tout leur est dû.

Oui, je sais, ça n'est pas politiquement correct de le dire, mais dès qu'ils sont plus de cinq, ils se comportent comme des monstres. Et les "boucs émissaires", à 1 contre 30, c'est moi, c'est vous, c'est chaque collègue, qui n'a que le droit de serrer les dents, d'avaler les humiliations et de fermer sa gueule. Combien de temps va-t-on continuer à supporter tout ça ?"

Robin, je suis en totale sympathie avec ce propos et je crois qu'elle est amplement partagée. Aujourd'hui j'ai entendu un merdeux illettré de3° me lancer que je lui "cassais les couilles", et je passe sur le reste. Rester maître, ne pas lui balancer une claque, mais lui montrer que je suis le plus fort et le lui prouver... Jusqu'à quel âge vais-je tenir? J'ai 50 ans...

Sur ce, bonne nuit!

Écrit par : Oxymore | 22 septembre 2008

Bon courage, Oxymore.

Écrit par : Francis Penin | 22 septembre 2008

Anne-Marie Valette,
merci pour votre réponse sur le HMT. C'est un problème grave, en effet.

Écrit par : Daniel Arnaud | 22 septembre 2008

À Robin,
Je suis l'auteur d'un livre dont l'éditeur n'a pas le talent de celui de JPB. Il a été publié en juillet 2004 et le contrat étant de deux ans, il a cessé d'être commercialisé en juillet 2004. Si mon livre avait fait l'objet d'un article de presse en 2004 j'aurais su cela, je suppose. Il doit donc s'agir d'un livre autre que le mien. Le mien a pour titre "L'ère du cancre-roi". Environ 400 exemplaires ont été tirés et à peine 300 ont été vendus (dont une centaine par moi).
Si, cependant, c'était bien sur mon modeste ouvrage que vous avez publié un article, je serais heureux d'en prendre connaissance - d'une manière ou d'une autre.

Écrit par : Francis Penin | 22 septembre 2008

Je constate avec une certaine surprise et avec chagrin que plusieurs personnes se collettent sur ce blog. Je croyais qu'il n'y aurait ici que des personnes hostiles aux prétendues "sciences" de l'éducation pour s'exprimer sur les articles de JPB.
Non que je pense que ceux qui y sont favorables n'ont pas voix au chapitre, mais simplement que ce ne doit pas être confortable pour eux.
Cela dit, je suis d'une extrême hostilité envers ces fausses sciences, qui sont aussi fausses - de mon point de vue de physicien - que l'astrologie, et, en tout état de cause, des sciences politiques ou économiques. La science ne recouvre que les mathématiques, les sciences physiques et biologiques. Naturellement, l'astronomie fait partie des sciences physiques, et la médecine fait partie des sciences biologiques. La science, au sens que je donne à ce mot ci-dessus, est le seul domaine de la pensée humaine où on aboutit toujours à un consensus. Il peut y avoir des controverses, parfois dures, entre scientifiques, mais un accord finit toujours par être trouvé, car il n'y a pas deux vérités contraires dans le domaine de la science. Il n'y en a qu'une. Mais, a contrario, a-t-on jamais vu un consensus dans le domaine de la politique ou de l'économie ? (Un économiste de gauche et un économiste de droite peuvent-ils être d'accord sur un seul sujet ?)
M. Meirieu est tout sauf un scientifique. Je ne sais s'il a un titre universitaire autre que celui de professeur des universités en sciences de l'éducation, mais peu m'importe, je suis en total désaccord avec ce que je l'entends dire occasionnellement. Je n'ai aucune envie de lire ses ouvrages.
L'éducation est un art difficile, tellement difficile que les parents d'élèves, à qui revient le devoir d'éduquer leur enfants, se déchargent (pour nombre d'entre eux) de cette tâche immense sur les professeurs, tout en leur déniant le pouvoir de punir les voyous.
Le rôle de l'instituteur et du professeur n'est pas d'éduquer les enfants mais de les instruire et, cela, le curé ne peut pas le faire, sauf s'il est muni d'un titre tel que celui de certifié ou d'agrégé dans une discipline enseignée dans l'école laïque.
Le mot "science[s]" est décidément bien galvaudé. Quand j'entends parler de "sciences occultes", je suis très fâché par exemple, et ne le suis pas moins quand j'entends parler de "sciences de l'éducation".
Mais je n'ai aucune envie de me fâcher avec qui que ce soit sur ce blog.
Je souhaite n'avoir que des échanges amicaux avec ceux dont les idées sont proches des miennes, et à tout le moins courtois avec ceux dont les idées sont radicalement opposées aux miennes.
Avez-vous remarqué combien mes idées sont proches de celles de JPB ? Et, non, je ne fais pas de la lèche à mon jeune collègue. (J'ai 13 ans de plus que lui.)

Écrit par : Francis Penin | 22 septembre 2008

@ J'aimerais d'ailleurs qu'il m'explique, (s'il lui reste une once de lucidité), qui sont les "faibles" et les "puissants" que j'humilie ou que je flatte... ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 22 septembre 2008

Désolé, je ne passerai pas en revue l'ensemble de vos commentaires pour mettre en évidence votre servilité avec les uns, votre intransigeance avec les autres. D'autres ont déjà relevé ce qu'il en était. Mais vous êtes imperméables à ce qu'on vous renvoie si ce qu'on vous renvoie n'est pas conforme à l'idée que vous vous faites de la réalité.
Par ailleurs, vous relevez que je me reconnais quelques traits obsessionnels. Ce qui à tout prendre signifie que je suis capable de parler de ma névrose… Seriez-vous capable d'évoquer votre perversité intellectuelle ?
Par contre, ne soyez pas le pervers ridicule en écrivant : “Mais est-il réellement en état de le comprendre?” ou “s'il lui reste une once de lucidité”… Je suis sûrement grâce à ma lucidité celui qui vous a le mieux compris… C'est pour cela que vous m'aimez tant !

@ Dobolino toujours aussi perspicace ! ! !
“Je le savais, que vous n'étiez pas cap' d'abandonner un sujet qui, somme toute, est de peu d'intérêt. Effectivement, vous perdez votre temps et amplifiez Sibille à un point inimaginable pour, je crois, bon nombre des lecteurs et intervenants de ce blog qui n'ont, comme moi, jamais vu en lui qu'un commensal pas plus désagréable que ça.”
Dobolino, Sibille est tout aussi intéressant que l'étalage de vos petits et grands problèmes personnels ( dont certains sont pour moi d'un grand intérêt et d'autres me gonflent puissamment sans d'ailleurs m'autoriser à émettre une quelconque réserve). Personnellement je vous affronte quand j'ai le sentiment que vous m'agressez ou sur des sujets concrets où nous n'avons pas le même point de vue (par exemple sur la race). Sur ces sujets comme vous n'avez pas la main légère ne vous étonnez pas que d'autres l'aient un peu lourde… Par contre sur les sujets que vous estimez de peu d'intérêt, contentez-vous de passer votre chemin. Cela vous évitera des crispations inutiles… Quant à l'intérêt de Sibille… Je l'ai pourtant clairement expliqué (vous devez faire de la lecture transversale ). Allez pour vous, je me répète :
“ J'avais un ami, chercheur en biologie dont le thème de la recherche était les merdes de mouche… Évidemment, assez souvent, ses collègues se foutaient de sa gueule et imparablement, il répondait que dans une merde de mouche, on pouvait découvrir tout l'univers. Je serai plus modeste, car je vexerais les mouches en comparant leur merde à Sibille, mais en étudiant le cas Sibille, j'essaie de découvrir ce qui dans la galaxie de la gauche a pu faire qu'elle est, hélas, là où elle en est.”
Le fruit de ce travail est peut-être qu'une fraction importante de la gôche boboisante a un mode de fonctionnement intellectuel qui se rapproche du fonctionnement intellectuel pervers… C'est évidemment à approfondir. (cf aussi “Sur les discours mystificateurs et manipulatoires ”).

@ Oxymore le perspicace
Le stage initiatique sur le silence, c'est une blague pour justifier ma réactivité tardive aux incinérations de Sibille… C'était aussi pour me prémunir contre des critiques inévitables du style “parlez pour ne rien dire” cf Dobolino et donc faire semblant d'apprendre à se taire : le silence.
Bien vu pour “métaphore métaphysique” cela ne veut strictement rien dire, mais cela sonne bien. C'est du sous-lacan de cuisine.
Par contre, "private joke" ne m'est pas accessible. J'ai toujours fait impasse sur les langues vivantes. Mon espéranto à moi, c'est le français, et je ne suis jamais arrivé à en sortir. Le tourisme pour moi, cela a toujours été les anciennes colonies françaises et le Québec. Je ne sais pas où j'ai planqué mon dico. Oxymore donnait moi du sens à joke… Pour “private”, je crois que j'y arriverai…

Écrit par : Roger Felts | 23 septembre 2008

Si, cependant, c'était bien sur mon modeste ouvrage que vous avez publié un article, je serais heureux d'en prendre connaissance - d'une manière ou d'une autre.

Ecrit par : Francis Penin | 22 septembre 2008

Oui, il s'agit bien de votre livre. Je peux vous envoyer l'article, mais j'ai besoin de votre adresse postale ou éventuellement e-mail, en espérant que le document "passe" ; (re)voici la mienne :

robin-guilloux@club-internet.fr

P.S. : m'autoriseriez-vous à le reproduire sur ce blog ?

Écrit par : Robin | 23 septembre 2008

L'éducation est un art difficile, tellement difficile que les parents d'élèves, à qui revient le devoir d'éduquer leur enfants, se déchargent (pour nombre d'entre eux) de cette tâche immense sur les professeurs, tout en leur déniant le pouvoir de punir les voyous.
Le rôle de l'instituteur et du professeur n'est pas d'éduquer les enfants mais de les instruire et, cela, le curé ne peut pas le faire, sauf s'il est muni d'un titre tel que celui de certifié ou d'agrégé dans une discipline enseignée dans l'école laïque."

Ecrit par : Francis Penin | 22 septembre 2008

Tout est dit en quelques lignes! Merci, Francis.

Écrit par : Christophe Sibille | 23 septembre 2008

"Désolé, je ne passerai pas en revue l'ensemble de vos commentaires pour mettre en évidence votre servilité avec les uns, votre intransigeance avec les autres."

Ecrit par : Roger Felts | 23 septembre 2008

Effectivement, ça risque d'être assez compliqué!!! ;-)
En tous cas, merci de passer autant de temps à me révéler à quel point je suis pervers... Vous m'enverrez votre facture? ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 23 septembre 2008

"Joke" de jocus, joci, m. : plaisanterie, badinage.

Felts a tout le droit de s'occuper du cas Sibille, tant que ce dernier continuera avec ces petites manipulations que, certes, Dobolino, ne vous concernent pas (ne m'en demandez pas la raison,moi-même je suis encore en train d'étudier le cas Sibille).
Il m'a suffi de voir comment ils s'adresse aux uns et aux autres : avec la typique position du cycliste (moi aussi je fais de la psycho de bas étage)...: je me courbe devant certains, je suis poli et correct, pour taper impoliment sur les "pédales" qui sont un peu plus bas. Sa stratégie constiste surtout à couper la communication entre certains intervenants du blog, entre ceux qu'il perçoit comme étant "en haut" et les" pédales" qui , pour lui, sont tout en bas. Alors, je trouve la mission de Felts prioritaire! les pédales ont souvent des choses intéressantes à dire et je trouve injuste qu'elles soient ainsi cuopées du débat. Regardez bien :Sibille n' intervient ici que pour dire : "bien dit", "mal dit". Et c'est à peu près tout. Il distribue "les bons et les mauvais points". Avec quelle légitimité? Comment a -t-il fait pour se créer sa petite posistion?
Tout le monde ferait bien de se le demander. Car dans la vie, dans nos rélations avec les autres, c'est, hélas, la même chose.

Écrit par : papa wilhelm | 23 septembre 2008

Gros bisous du matin Dobolino!

Écrit par : papa wilhelm | 23 septembre 2008

M. Meirieu est tout sauf un scientifique. Je ne sais s'il a un titre universitaire autre que celui de professeur des universités en sciences de l'éducation, mais peu m'importe, je suis en total désaccord avec ce que je l'entends dire occasionnellement. Je n'ai aucune envie de lire ses ouvrages.

Ecrit par : Francis Penin | 22 septembre 2008

"M.Meirieu est tout sauf un scientifique."
C'est exactement ça: l'individu pèse un fétu, c'est très exactement un nul, son verbe est nauséeux et ses intentions troubles.

Écrit par : Jean | 23 septembre 2008

P.S.
J'ai oublié de vous préciser, Francis Penin, que M.Meirieu, qui a l'infini culot de prétendre apprendre aux certifiés et aux agrégés comment il faut "faire la classe" ou plutôt ne pas la faire, n'a ni CAPES ni agrégation et que son expérience de l'enseignement, sur laquelle la prétendue "biographie" qui figure sur son site esbroufesque (www.meirieu.com) étonnamment discrète et pour cause, est proche de zéro.

Écrit par : Jean | 23 septembre 2008

Cher Oxymore, je comprends votre désespoir.
Cependant, je vous invite à réfléchir su le problème du "collège unique prolongé" jusqu'à la calsse de terminale que j'avais évoqué hier, ou avant-hier, je ne sais plus.

J'entends par "collège unique prolongé" un système scolaire unifiant et bêtifiant qui infantilise nos élèves sans leur donner jamais une vision sur l'avenir. Ils ne sont jamais traités comme des adultes ayant fait un choix : je serai musicien, je serai peintre, je serai pâtissier, je serai professeur de lettres. Non, c'est plutôt : je suis un élève, un enfant, un élève sans espoir, sans avenir.
Les spécialisations sont très importantes pour les élèves.
Tant qu'on les traitera en couillons ils se comporteront en couillons. Ensemble, dans une classe, todos juntos, ils font encore plus les couillons.

Papa Wilhelm a fait tout son collège en se comportant comme un couillon. Après il a fait des études d'art et il se sentait adulte, ou adulte" potentiel". Il est devenu bon élève et il a changé d'idée. Il est devenu historien et a passé une agrég en France.
C'est un cas personnel, certes.
Mais ayant été mauvais élève (très mauvais) et aussi bon élève, je sais comment se sentent dans ma classe les uns et les autres.
Quand ils sont orientés, ils ne se sont pas "orientés" d'eux même. Et, en plus, ils sont orientés par défaut. Le message est : tu es bête, je ne peux pas te mettre avec les autres.
Moi, si on me fait ça, je casse la gueule à tout le monde, même si ma nature gentille me pousse en général à donner de gros bisous.

C'est insupportable, je le sais oxymore. Mais ce n'est pas que "social". Tous les enfants non responsabilisés deviennet insupportables! Et l'école, dans tout ça, a une grande responsabilité.

mes amitiés.

Écrit par : papa wilhelm | 23 septembre 2008

Matinal, un petit tour pour lire les derniers mots de la nuit.

Merci F. Penin. Je n'ai pas de "courage", je suis un artisan-artiste, autrement dit un professeur d'Histstoire -Géographie, 25 ans de carrière, qui aime exercer et donner. C'est vrai que comme beaucoup - relire le message de Robin - j'ai de plus en plus de doutes sur la réception de mes cours, sauf exceptions. J'assume tout cela et mon équilibre ne dépend heureusement pas de mon travail, j'ai assez d'activités extérieures, dont l'écriture, pour m'oxygéner le mental, sans compter l'activité physique qui soutient la "baraque" de chair. C'est un tout.

La dégradation s'amplifie, Darcos a quelques bonnes initiatives mais les idioties dans la lignée de ses prédécesseurs continuent de saper ce qui nous fait encore tenir debout. Nous sommes soumis à la pression de l'enrégimentation au nom de l'efficacité et c'est à hurler. Les vrais problèmes sont noyés dans du verbe vide et des effets médiatiques calculés.

A quoi bon continuer de déblatérer sur Mérieu: c'est lui faire beaucoup d'honneur. L'acarien est bien connu, cessons de le regarder avec une loupe grossissante! Certes il est très allergisant , c'est pourquoi nous devons rester sur nos gardes.Point.

C'est dommage mais je deviens de plus en plus décidé à me bagarrer avec les idiots utiles et les marionnettistes. Je rajeunis... Rester distant et serein ce serait lâche. Cette lâcheté qui amène des gamins en 3 ° incapables de prendre des notes sous la dictée sans éructer des "put..!" ou soupirer parce qu'incapables d'écrire.

Si je suis hostile à la repentance relative à des événements historiques, je voudrais entendre l'expression de celle-ci par un ministre courageux en regard de la situation dans l'enseignement. Je rêve.
En tout cas je refuse de porter le chapeau: nous sommes assez nombreux à pouvoir dire que nos obligations statutaires ne font pas de nous des petits soldats soumis à l'obéissance aveugle! Le "duce" n'a pas toujours raison. Nous aussi nous avons une étincelle de Logos et c'est elle qui éclaire notre pratique.

Écrit par : Oxymore | 23 septembre 2008

La solution parfois est de les détacher du groupe un petit moment, de les prendre en privé et de leur dire - comme si on avait en face de soi un vrai adulte - qu'ils peuvent réussir AVEC DU TRAVAIL. Il faut s'adresser à l'adulte "imaginaire" qui est en eux. Moi, quand je suis en classe, je fais toujours semblant d'avoir en face de moi mes héros : Duby, Bloch, Lefebvre, Adorno, Pareto, Calvino, Goethe, Felts, Dobolino qui me jugent. Je m'excuse quand je fais une faute de français, je deviens tout rouge. Je ne sais pas ce qui se passe dans leurs têtes, mais ils deviennent différents, silencieux (bon , pas toujours ehn) et intéressés.
Ils font des miracles. Il y avait une élève insupportable une fois en Quatrième. J'ai insisté avec mes collègues pour qu'ils ne la détruisent pas. Elle passe cette année son agrég d'allemand et je sens qu'elle va réussir.
ça motive pour la suite... j'ai encore quelques années à tenir dans le métier.

Mais la clé, chers "pédagogues" , la clé de tout c' est le travail (dans les deux sens)

Écrit par : papa wilhelm | 23 septembre 2008

Ok papa wilhelm, je viens de vous lire: je suis bien d'accord. L'échec éducatif est celui des parents et non, d'abord, celui de l'EducNat!
On en reparlera. Je vais me remuer la "baraque".

Écrit par : Oxymore | 23 septembre 2008

Courage Oxymore! Vous allez réussir, vous êtes un bon.
Papa wilhelm aussi va travailler.
Plein de gros bisous.

Écrit par : papa wilhelm | 23 septembre 2008

Petit PS avant de me plonger dans mes recherches...
je pense que Meirieu n'a aucun souci à se faire : le film de Bégodo plaira aux enfants pour une raison : ils prendreront conscience que le système les a noyés...Et ils continueront de regarder "Fames" et "Le cercle de poètes disparus" les larmes aux yeux...Deux films - bêtes si vous voulez - mais deux films où les étudiants bossent des matières spécifiques pour devenir "quelqu'un".
Ce n'est pas pour reprendre les paroles du Pape, mais l'espoir est notre salut! Un pédagogue devrait le savoir...

Écrit par : papa wilhelm | 23 septembre 2008

La solution parfois est de les détacher du groupe un petit moment, de les prendre en privé et de leur dire - comme si on avait en face de soi un vrai adulte - qu'ils peuvent réussir AVEC DU TRAVAIL. Il faut s'adresser à l'adulte "imaginaire" qui est en eux.

Ecrit par : papa wilhelm | 23 septembre 2008

Il vous arrive donc de mettre l'élève au centre, quelquefois ;o)))

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Les spécialisations sont très importantes pour les élèves.

Ecrit par : papa wilhelm | 23 septembre 2008

Je pense que vous avez raison. Dès le collège, sans doute, et en tous cas, certainement au lycée. Et pas sous forme de saupoudrage comme dans le système actuel. Et tout en maintenant (instaurant ???) un fort socle culturel commun.

Écrit par : yann | 23 septembre 2008

Mea culpa.
Papa wilhelm n'est pas felts.
Gros bisous (et orgone pour tout le monde :p )

Écrit par : yann | 23 septembre 2008

Revenant de deux semaines de vacances, je viens de passer près de quarante-huit heures à rattraper mon retard en prenant connaissance des contributions postées en mon absence, et en essayant de démêler le bon grain de l'ivraie. Beaucoup d'ivraie, tout de même... Toute ma sympathie à Milady, et aussi à Robin, toujours si mesuré, dont j'imagine sans peine l'angoisse matinale avant de retrouver ses "monstres". Pensez à vous, Robin, suivez les conseils d'Amélie.

Écrit par : Sylvie Huguet | 23 septembre 2008

À Jean,
Merci de cette confirmation.
Je subodorais que M. Meirieu n'avait fait d'étincelles dans aucun domaine. Il se peut fort bien qu'il ait une licence de lettres, sinon peut-être a-t-il le baccalauréat littéraire. Mais il n'a sûrement pas un baccalauréat scientifique, sinon il aurait une idée plus précise de ce qu'est la science, la vraie science.
Amicalement vôtre.
FP

Écrit par : Francis Penin | 23 septembre 2008

Merci, Christophe Sibille !
FP

Écrit par : Francis Penin | 23 septembre 2008

À Robin : je suis ravi de ce que vous me dites là !
J'ai cliqué sur votre lien. Faut-il compléter avec "robin" et "internet.fr" car sur le cadre qui apparaît on ne voit que ce qui est en couleur orange.
Mais, de toute façon, comme je vous autorise chaleureusement à reproduire votre article ici, j'en prendrai connaissance sans qu'il soit besoin que je vous donne mon adresse postale ou mon adresse électronique.
Mais je vous donnerai probablement mon "e-mail address" après avoir lu votre article.
Amicalement vôtre.
FP

Écrit par : Francis Penin | 23 septembre 2008

Joyeux anniversaire à JPB ! 45 ans , je crois , la fleur de l'âge ! :-)))

Écrit par : Amélie avec les bougies | 23 septembre 2008

Pensez à vous, Robin, suivez les conseils d'Amélie.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 23 septembre 2008

Merci Amélie. Ils ont été à nouveau infects ce matin et je pense en effet que je vais arrêter les dégâts.

Écrit par : robin | 23 septembre 2008

" Ils n'ont pas le niveau parce qu'ils passent à l'ancienneté, aucun respect, ni du savoir, ni des enseignants, tout leur est dû. " Robin.

Ils passent à l'ancienneté, dites-vous. Mais c'est ainsi dès le primaire !

J'ai sous les yeux l'Avis du Haut Conseil de l'Education , Sur le projet de programmes de l'école primaire. (Mai 2008)

"Le Haut Conseil, rappelant que faire redoubler un élève en cours de cycle est contraire à la notion même de cycle, recommande de proscrire le redoublement en fin de CP, de CE2 et de CM1. Quant au redoublement en fin de cycle (je suppose GS, CE1, CM2), il devrait n'être prononcé qu'en dernier recours".

C'est ainsi que tant d'enfants rentrent au collège sans savoir lire.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 23 septembre 2008

Mea culpa.
Papa wilhelm n'est pas Felts.

Ecrit par : yann | 23 septembre 2008

Vous êtes certain? Pourtant, il écrit "Begodo", pareil que Roger.
Il aura donc réussi à vous avoir, vous aussi?

Écrit par : Christophe Sibille | 23 septembre 2008

Robin le Juste , s'ils sont infects et que ni votre gentillesse , ni votre bienveillance n'y font rien , alors apprenez à être infect vous aussi , soyez à vous tout seul un univers impitoyable et vous verrez , ça leur passera vite !

Parfois , avec certaines classes , il n'y a que cela qui marche , c'est peut-être politico-pédagogico incorrect , mais c'est la réalité du terrain , c'est eux ou nous !
Quand on nous crache dessus , ne jamais dire qu'il pleut !

Écrit par : Amélie en classe | 23 septembre 2008

Désolé Christophe, il n'y a aucun texte où j'ai utilisé le mot Begodo.
Je n'ai jamais parler du film que je n'ai pas vu ni du livre que je n'ai pas lu… Je parle très rarement des choses que je ne connais pas…

RF

Écrit par : Roger Felts | 23 septembre 2008

Encore un finlandais qui fait un carton à pisa !

Écrit par : dugong | 23 septembre 2008

Correction = parlé et pas parler

R.F.

Écrit par : Roger Felts | 23 septembre 2008

"Désolé Christophe, il n'y a aucun texte où j'ai utilisé le mot Begodo."
Non seulement sibilibili lit 1 mot sur 4, mais j'avais oublié de vous dire qu'aussi il est capable de remplacer un mot par un autre....

Pas de sushi :)

Écrit par : toto | 23 septembre 2008

Joyeux anniversaire JPB !
Dommage qu'Amélie ne sache pas compter!

Écrit par : NM | 23 septembre 2008

Joyeux anniversaire JPB !
Dommage qu'Amélie ne sache pas compter!

Ecrit par : NM | 23 septembre 2008

Comme dirait Sibilou dans sa remorque , pendant que Jeremy et Bobolino pédalent : il y avait pourtant un smiley !!

Bien sûr , je plaisantais en fayotant !!!

Je sais bien qu'il a 65 ans ! :-)))))))))))))

Écrit par : Amélie en classe | 23 septembre 2008

Papa Wilhelm, il enseigne l'histoire ou l'allemand?

Écrit par : dobolino | 23 septembre 2008

Amélie, vous faites un contresens. Je ne pédale pas pour Christophe.

Écrit par : dobolino | 23 septembre 2008

Parfois , avec certaines classes , il n'y a que cela qui marche , c'est peut-être politico-pédagogico incorrect , mais c'est la réalité du terrain , c'est eux ou nous !

Ecrit par : Amélie en classe | 23 septembre 2008

Je crois que c'est bien résumé, et tellement vrai!

"- Qu'est-ce qu'on joue amigo? - Ta peau!" (Clint Eastwood, alias "le manchot", dans "Et pour quelques dollars de plus").

Écrit par : Daniel Arnaud | 23 septembre 2008

A propos des commentaires du 15 septembre, je relève que Roger Felts décrit l'Abraxas comme un dieu intermédiaire, tandis que le possesseur de ce pseudonyme assure qu'il est tiré de Sartre.

Or : "Les Abraxas se présentent sous la forme d'intailles (pierres fines gravées en creux) ou de gemmes soit montées en bague, portée par les chrétiens gnostiques, puis par les maîtres du Temple qui l'utilisaient souvent comme contre-sceau, soit utilisées en sceaux. Ces pierres précieuses remontent au II siècle apr. J.-C., à une époque où vécut le célèbre philosophe gnostique Basilide d'Alexandrie dont la doctrine tenta de synthétiser les courants chrétien, égyptien, mithriaque, grec et celte; certaines données de cette doctrine se retrouvant dans celle du Temple.

Ce dernier utilisa les Abraxas dès la période de Hugues de Payns, lequel en hérita de la famille des comtes de Champagne qui en réactiva l'usage. Car l'emploi de l'Abraxas ne fut nullement l'apanage des seuls Templiers. Son utilisation fut constante durant tout le Moyen Age et répandue au sein des corporations, notamment celles des maîtres maçons et des tailleurs de pierres, de la bourgeoisie et de la noblesse."

J'avais bien aimé la note du "Dit du tailleur de pierres", j'aime toujours aussi peu la pédagogie qu'on essaie d'imposer ici (fût-ce dans le secret presque révélé d'un objectif maçonnique).

Écrit par : Filochard | 23 septembre 2008

Ok papa wilhelm, je viens de vous lire: je suis bien d'accord. L'échec éducatif est celui des parents et non, d'abord, celui de l'EducNat!
On en reparlera. Je vais me remuer la "baraque".

Ecrit par : Oxymore | 23 septembre 2008


Je ne suis pas d'accord avec vous Oxymore.

Que voyons nous tous les jours ? Des journalistes qui montrent sans arrêt des minorités (social télévisé). Mais on ne parle que très rarement de tous ces millions d'enfants qui se comportent correctement, suite à l'éducation reçue à la maison.
C'est un peu comme le chômage qui affecte les ZEP. Les reportages sont toujours orientés vers des zones, où les Deux-syllabes sévissent, parés de leurs Lacoste, Nike and co.
Mais on ne parle jamais du jeune boulanger, boucher, qui se lève à 5H du mat, pour aller travailler, sans marque.

Il y a là une manipulation assez grave, dont le téléspectateur devient "otage" d'une pensée réduite, sous le faux prétexte de la démocratie et des droits de l'homme.

Trop long à épiloguer.

Si l'école, avait toujours maintenu ses exigences de transmission et du respect, sans tiédeur, vous les profs, les premiers concernés par cette dramatique situation, vous n'en seriez pas là.

Sur ce blog, combien de maîtres de primaire s'expriment ?
Le constat qui est fait par la majorité ici, est collège et lycée.

Et pourtant les problèmes viennent tous du primaire.
Les élèves apprennent à travailler en séquence (les fameux classeurs), ils sont totalement déstructurés dans leur réflexion. Ils ne peuvent approfondir, puisqu'ils sautent d'une séquence à l'autre, avec le minimum vital pour mémoriser. Et ceci dans les matières essentielles maths et français. Sans parler des poly à classer, à coller, mais où ? Ils sont jetés au hasard du cartable. La poubelle classe.

Puis vient l'ordre de la classe.
Les élèves sont en groupe, tordus sur leurs chaises (comme des ceps de vigne), pour essayer d'apercevoir un semblant de tableau, le prof est sur le côté ou au fond de la classe. On a le droit de parler (l'expression orale c'est important, bien sûrrrrrrrr, surtout tous ensemble), de rire, de se lever. Il y a même des enseignants qui font courrir leurs élèves dans la classe. Eh oui, le 1er arrivé au tableau, avec la bonne réponse marque un point. Comment voulez-vous que là encore, les gamins se concentrent et retiennent quoi que ce soit ?

Je dirais presque que l'école a ce qu'elle mérite. elle a accepté depuis des décennies, le désordre, le régime light concernant l'instruction, les dérives écolos/diététiques/nature/jardinage/recyclage...............
5 années passées en primaire, dans un souk, font que le collège/lycée héritent des graines semées par leurs pairs. De la mauvaise herbe.

Le résultat dramatique de tout cela : les élèves, éduqués ou pas se fondent dans le moule. Puisque c'est permis.
Les maîtres et professeurs, inconscients de leur carnage, sont les papes de l'école.
Les maîtres et profs, conscients des dégâts irréversibles, dépriment, se révoltent, luttent, mais sont bien seuls, car contrairement aux minorités sociales télévisées, eux ils sont dans l'ombre.

Pour moi, cette école, est devenue l'école de la souffrance autorisée.
1 Pour les enseignants dont la mission première est l'instruction.
2 Pour les élèves qui auraient envie d'apprendre, mais qui ne peuvent pas, car on ne leur transmet aucune base, et il faut surtout faire comme la masse, le bordel.
3 Pour les inégalités produites par l'école elle-même. Ceux qui peuvent font des cours à l'extérieur, vont dans le privé ou hors contrat.

Certes, des parents abdiquent dans leur rôle. Mais encore une fois, si l'EN n'avait pas ouverte toute grande la porte au laxisme généralisé, par définition ,l'enfant saurait très bien faire la différence entre maison et école.



Donc, toutes les mauvaises habitudes sont prises et bien assimilées, celles-là. Avec le soutien des médias, des sociologues qui sont dans les pâquerettes (puisqu'ils ne sont jamais confrontés au probleme-classe), avec les experts-testeurs, avec les parents qui ne comprennent pas un mot des langages pontificateurs de ceux qui se croient sortis de la cuisse de Jupiter.
Et caramba, le tour est joué. Désastre total.

Écrit par : carole | 23 septembre 2008

Je corrige ...


"Et pourtant les problèmes viennent presque tous du primaire."

Une bonne partie vient de la maternelle .

Mais, on va dire que les choses évoluent dans le bons sens, il va falloir attendre encore un peu que tout le monde se mette au 'diapason' .

:)

Écrit par : toto | 23 septembre 2008

Carole, globalement en accord avec votre propos. J'y ajouterai que, aussi bien en primaire qu'au collège, celui qui refuse de se couler dans le fameux moule et ne joue pas le jeu de parler à tort et à travers pour ne rien dire ne recueille l'approbation que d'une faible, très faible partie du corps professoral. S'il échappe aux sanctions disciplinaires, il n'est guère apprécié pour autant car il nuit à la "dynamique de classe" et reste trop en retrait. On a parfois l'impression qu'il est plus mal jugé qu'un gosse à la limite de l'hyperactivité.
Je l'ai constaté non seulement avec mon fils, très introverti en classe, qu'un professeur de français est allé jusqu'à inciter à développer une révolte contre ses parents (à douze ans...) mais avec ma fille, fort appréciée en sixième et cinquième, alors qu'elle parlait en permanence et souvent à tort et à travers et à présent moins bien jugée malgré ses bonnes notes d'écrit, depuis que son niveau d'instruction a progressé et qu'elle évite mieux de parler pour ne rien dire. Nous signons moins d'observations dans son carnet de correspondance, elle n'a plus d'heures de colle mais les appréciations trimestrielles sont plus sèches, moins élogieuses.
On dirait que le fait d'avoir compris que le professeur savait et qu'elle était là pour apprendre de lui déçoit beaucoup d'enseignants? Et pourtant, je la trouve encore bien pédagologisée, ayant régulièrement tendance à "faire du sens" par ses propres moyens au lieu de s'informer de ce que l'être humain a acquis comme connaissances avant sa venue sur terre.

Écrit par : dobolino | 23 septembre 2008

@Pour mon amie Dobolino :Papa Wilhelm enseigne l'histoire de son Pays (à la fac, je ne suis pas fou) et fait de petites recherches sur la naissance de l'idéologie fasciste dans les milieux de la gauche extrême en Italie. J'aime venir sur ce blog parce qu' il y a du matériel pour réfléchir (sur la naissance de l'idelogie fasciste dans les milieux de gauche).
Plein de gros bisous!

Écrit par : papa wilhelm | 23 septembre 2008

Yann, vous êtes tout pardonné. C'est bien que quelqu'un admette s'être trompé. J'aime les gens comme ça!
gros bisous à vous aussi.

Par contre : Sibille n'inventez pas de preuves! Il n'y a que moi qui dis bégodo pour la raison très simple que je ne sais pas orthographier ce nom en français (avec tous ces eau, au, o , je m'embrouille)

Écrit par : papa wilhelm | 23 septembre 2008

Ah!!! Le système éducatif finlandais! Le meilleur du monde, voyons!
http://actu.orange.fr/articles/a-la-une/Tuerie-dans-un-lycee-en-Finlande-au-moins-neuf-morts.html

Écrit par : dobolino | 23 septembre 2008

@Pour mon amie Dobolino :Papa Wilhelm enseigne l'histoire de son Pays (à la fac, je ne suis pas fou) et fait de petites recherches sur la naissance de l'idéologie fasciste dans les milieux de la gauche extrême en Italie. J'aime venir sur ce blog parce qu' il y a du matériel pour réfléchir (sur la naissance de l'idelogie fasciste dans les milieux de gauche).
Plein de gros bisous!

Ecrit par : papa wilhelm | 23 septembre 2008
Que pensez-vous du fait que, en classe de troisième, lors de l'étude des régimes totalitaires du XX° siècle, l'Italie fasciste soit passée sous silence?

Écrit par : dobolino | 23 septembre 2008

On dirait que le fait d'avoir compris que le professeur savait et qu'elle était là pour apprendre de lui déçoit beaucoup d'enseignants?

Ecrit par : dobolino | 23 septembre 2008

Ouvrant mon ordinateur au retour de mes cours, je tombe sur cette phrase, qui me paraît l'évidence même: beaucoup de prétendus "professeurs" ont donné à fond dans les tartes-à-la-crème de la pédagogolisterie. Pas étonnant alors que l'opinion publique n'ait plus que mépris pour ces "professeurs-là", qui n'ont de leur fonction que le nom et qui n'enseignent rien à leurs élèves.

Écrit par : Jean | 23 septembre 2008

Et pourtant les problèmes viennent tous du primaire.
Les élèves apprennent à travailler en séquence (les fameux classeurs), ils sont totalement déstructurés dans leur réflexion. Ils ne peuvent approfondir, puisqu'ils sautent d'une séquence à l'autre

Ecrit par : carole | 23 septembre 2008

La "séquence" déstructure les cervelles. Elle est peut-être faite pour cela, inventée par des apprentis-sorciers ou des pervers qui, ayant eu la chance de bénéficier pour eux-mêmes d'un enseignement "bourgeois traditionnel", s'ingénient à l'interdire au peuple ( voir sur ce sujet un livre assez intéressant intitulé "La Fabrique du Crétin").

Écrit par : Jean | 23 septembre 2008

Robin le Juste , s'ils sont infects et que ni votre gentillesse , ni votre bienveillance n'y font rien , alors apprenez à être infect vous aussi

Ecrit par : Amélie en classe | 23 septembre 2008

C'est le conseil que je m'étais permis de vous donner moi aussi, Robin, il y a quelque temps. Cela marche si le principal vous soutient, évidemment. Regardez les enfants qui jouent à l'école: celui qui fait le maître ou la maîtresse est infect avec ses "élèves"! C'est donc bien comme ça qu'ils estiment que l'école doit être. Moyennant quoi, ils la respectent et en gardent un bon souvenir.

Écrit par : Jean | 23 septembre 2008

Que pensez-vous du fait que, en classe de troisième, lors de l'étude des régimes totalitaires du XX° siècle, l'Italie fasciste soit passée sous silence?

Ecrit par : dobolino | 23 septembre 2008


Peut-être que l'on s'appuie sur la thèse de Hannah Arendt selon la quelle le fascisme italien ne constituait pas un régime totalitaire, mais une dictature. Personnellement je suis d'accord avec Hannah, mais les historiens italiens, alors, pas du tout !
Certes, le silence est exagéré.
Mais, vous savez, si on devait vraiment étudier le fascisme italien en classe, on finirait par dire des choses incommodes sur le socialisme du début du siècle, sur les graves responsabiltés du PCI en 1921-22... Et c'est beaucoup trop de nuances pour un élève de troisième qui doit apprendre que le tournant du siècle, la victoire de l'homme sur l'inhumain date de 1945. Et en plus je suis plutôt d'accord... c'est compliqué, très compliqué. Mais plutôt que les élèves prennent en sympathie Mussolini, il vaut mieux attendre qu'ils soient un peu plus grands pour comprendre... Voilà mon opinion.

Big bisous Dobolino

Écrit par : papa wilhelm | 23 septembre 2008

TEMOIGNAGE

L'ERE DU CANCRE-ROI OU LE PRETENDU ACHARNEMENT PEDAGOGIQUE

Un professeur aujourd'hui à la retraite fait le bilan de trente années d'enseignement remplies de satisfactions et de joies, mais aussi d'amertume et de désilusions.

L'auteur de ce livre, Francis Penin, né en 1940 dans une famille de neuf enfants de condition modeste - son père est mineur de fond - est voué à devenir ouvrier comme ses quatre frères, mais guidé et soutenu par ses instituteurs et grâce à un travail acharné, il accède à l'enseignement secondaire. Après un parcours semé d'embûches - il est employé dans le secteur privé comme "étudiant salarié" - il devient maître-auxiliaire, puis, à l'âge de trente-quatre ans, professeur de lycée. "Si le titre de ce livre est parfaitement clair, explique l'auteur dans l'avant-propos, le sous-titre peut paraître quelque peu sybillin, en raison de l'adjectif "prétendu". C'est que, en réalité, il n'y a pas "d'acharnement pédagogique". Les personnes qui en parlent le font de manière ironique, la réalité est tout autre : l'école, du cours préparatoire à la première, voire à la deuxième année de l'enseignement supérieur tend à devenir une gigantesque garderie."

L'article étant assez long, je préfère le poster par petits bouts.

Écrit par : Robin | 23 septembre 2008

Suite de l'article sue "L'ère du cancre-roi" :

Cet enfant du peuple pour lequel l'école fut un facteur d'épanouissement personnel et de promotion sociale entend dénoncer ce qui a conduit à une situation qui le scandalise : la démagogie, le laxisme, les discours ministériels irréalistes et contradictoires. L'idée central de cet ouvrage est simple : a l'aube du XXIème siècle, hormis certains établissements préservés, l'enseignement dans notre pays est devenu une "mission impossible". Il faut réagir de toute urgence avant qu'il ne soit trop tard. Francis Penin montre en particulier que le slogan "l'élève au centre du système éducatif" ne fait que cacher l'avénement de "l'ère du cancre-roi", la sanctification de l'ignorance et de l'incivilité, le droit de perturber systématiquement les cours et d'insulter les professeurs en toute impunité, le mépris envers les savoirs et ceux qui les transmettent. Il montre aussi comment, dans un système devenu pervers, certains adultes - parents, chefs d'atblissements - se font parfois les complices des perturbateurs.

Écrit par : Robin | 23 septembre 2008

Lu dans le jus pédagol du jour, un compte-rendu des propositions du grand prêtre moloch de Cauchemar pour les futures classes de première et de terminale :

"... Reprenant une idée émise par X Darcos quelques jours auparavant, JP de Gaudemar a évoqué un module "informatique" qui serait une initiation à la société de la connaissance. "Il s’agirait d’approcher l'informatique au sens de la manière dont elle a transformé la société"."

Il est vrai que jusqu'à la classe de première, les élèves n'ont jamais eu de contact avec une "société de la connaissance". Il faudra faire gaffe : c'est du brutal.

A moins qu'il ne s'agisse de bédeuzier * toute l'informatique.

Dans ce cas, je continuerai à en faire, hors Moloch, en cachette dans ma cave. Genre messe noire avec profanation de souris.

* euthanasier en pédagol.

Écrit par : dugong | 23 septembre 2008

Comment diable Amélie savez-vous ça ? L'année, passe encore, mais la date ?

Oxymore a raison sur un point crucial : trop d'enseignants partent en classe, le matin, le ventre noué, en se demandant si c'est aujourd'hui ou pour demain - la déculottade en public... Et il faut des directives claires au niveau des règlements intérieurs, pas les bêtises liées à l'autonomie d'établissements où ce sont les moins aptes qui font la loi.
JPB

Écrit par : brighelli | 23 septembre 2008

Suite de l'article :

L'échec scolaire

"Après avoir si magistralement aboli les sanctions, l'Education nationale allait-elle arrêter là sa Révolution ? Non, elle a également aboli l'exigence d'effort. La présence de trublions imposée aux enseignants, aux élèves calmes et aux trublions eux-mêmes, a eu pour conséquence l'amplification de l'échec scolaire."

L'auteur se garde cependant de sombrer dans un pessimisme total. Espérant "que la raison l'emportera avant qu'un chaos irreversible se soit installé", il propose des remèdes de bon sens pour sortir de l'impasse, comme le rétablissement du sens de l'effort et du respect, la suppression des pasages automatiques dans la classe supérieure, la mise en oeuvre de sanctions proportionnées mais effectivement appliquées, la mise à l'écart des trublions multurécidivistes, une meilleure solidarité entre adultes. "Développer la faculté de raisonner, élargir, à son rythme, ses connaissances, persévérer...Il n'y a que cela qui vaille !" affirme l'auteur qui n'hésite pas à rappeler des vérités trop oubliées comme la valeur du silence et de l'attention "vertus cardinales du bon élève."

Écrit par : Robin | 23 septembre 2008

Ouvrant mon ordinateur au retour de mes cours, je tombe sur cette phrase, qui me paraît l'évidence même: beaucoup de prétendus "professeurs" ont donné à fond dans les tartes-à-la-crème de la pédagogolisterie. .

Ecrit par : Jean | 23 septembre 2008
C'est bien ce qui est dramatique et également ce que je voulais souligner. Mérieu est un gars qui est à fond dans l'air du temps donc, il semblerait qu'il ait une vague tendance actuellement à retourner sa veste. En attendant, il y a tous ceux qui sont à fond dans cette ligne de pensée et qui sont en état d'absolue conviction, même s'ils reviennent chez eux vidés par le brouhaha improductif qu'ils ont entretenu toute la journée dans leurs classes, brassant beaucoup d'air sans rien produire. Certainement plus fatigués que vous, Jean et d'une fatigue moins saine.
Cette fatigue les conforte dans l'idée qu'ils travaillent d'arrache-pied et se donnent à fond. Après, comme dit si souvent Christophe, ils sont convaincus que c'est vraiment le milieu d'origine et les problèmes socio-culturels de leurs élèves qui les empêchent d'apprendre.
Mais enfin, Christophe, si on n'apprend rien aux enfants, rien que bruire et divaguer (jusqu'en cours de musique d'ailleurs), comment voulez-vous qu'ils apprennent quelque chose?

Écrit par : dobolino | 23 septembre 2008

Suite de l'article "L'ère du cancre-roi" (je ne sais pas faire court, le directeur d'édition me l'a souvent reproché !)

L'ouvrage de Francis Penin constitue par ailleurs un excellent guide de la fonction enseignante et une mine de conseils utiles portant sur tous les aspects du métier, depuis la préparation des cours jusqu'à la notation des copies. Il nous initie aux subtilités des jurys et des conseils de classes, aux mystères des examens et concours et n'omet pas d'évoquer les rapports doux-amers avec la hiérarchie.

"Ce livre, écrit Jean-Paul Savignac dans sa préface, témoigne du courage "tous azimuts" de son auteur, de la vertueuse opiniâtreté bien connue des professeurs qui maintiennent le cap, envers et contre tout, dans la nuit du doute et le vent de l'hostilité."

Il faut espérer aussi qu'il contribuera à une salutaire prise de conscience et à un effort de tous pour préserver ce qui demeure encore, malgré tout, l'un des plus beaux métiers du monde.

"L'ère du cancre-roi", ou le prétendu acharnement pédagogique par Francis Penin aux éditions de la Société des Ecrivains, préface de Jean-Paul Savignac, 297 pages, 21 euros.

Écrit par : Robin | 23 septembre 2008

Dobolino a écrit à propos des activistes pédagols : "Cette fatigue les conforte dans l'idée qu'ils travaillent d'arrache-pied et se donnent à fond."

Très juste, Dobolino ! Ce qui justifie encore plus qu'on les éreinte.

Écrit par : dugong | 23 septembre 2008

Carole, globalement en accord avec votre propos. J'y ajouterai que, aussi bien en primaire qu'au collège, celui qui refuse de se couler dans le fameux moule et ne joue pas le jeu de parler à tort et à travers pour ne rien dire ne recueille l'approbation que d'une faible, très faible partie du corps professoral. S'il échappe aux sanctions disciplinaires, il n'est guère apprécié pour autant car il nuit à la "dynamique de classe" et reste trop en retrait. On a parfois l'impression qu'il est plus mal jugé qu'un gosse à la limite de l'hyperactivité.

On dirait que le fait d'avoir compris que le professeur savait et qu'elle était là pour apprendre de lui déçoit beaucoup d'enseignants?Ecrit par : dobolino | 23 septembre 2008

Ecrit par : dobolino | 23 septembre 2008

Tristement en accord avec vous.

Écrit par : carole | 23 septembre 2008

Mais plutôt que les élèves prennent en sympathie Mussolini, il vaut mieux attendre qu'ils soient un peu plus grands pour comprendre... Voilà mon opinion.

Big bisous Dobolino

Ecrit par : papa wilhelm | 23 septembre 2008

Il a été expliqué à plusieurs reprises sur ce blog que la transformation en 1924 du "ministère de l'Instruction publique" en "ministère de l'Education nationale" et de l'infléchissement idéologique qui va avec avait été copié sur l'Italie mussolinienne par le ministre Anatole de Monzie ( aux affaires entre le 3 juin 1932 et le 29 janvier 1934), grand admirateur de Benito Mussolini. Il est évident que cet état de fait n'est pas fait pour géner, bien au contraire, une certaine Gauche peu républicaine et le courant pédagogiste.

Écrit par : Robin | 23 septembre 2008

Mais, vous savez, si on devait vraiment étudier le fascisme italien en classe, on finirait par dire des choses incommodes sur le socialisme du début du siècle, sur les graves responsabiltés du PCI en 1921-22... Et c'est beaucoup trop de nuances pour un élève de troisième qui doit apprendre que le tournant du siècle, la victoire de l'homme sur l'inhumain date de 1945. Et en plus je suis plutôt d'accord... c'est compliqué, très compliqué. Mais plutôt que les élèves prennent en sympathie Mussolini, il vaut mieux attendre qu'ils soient un peu plus grands pour comprendre... Voilà mon opinion.

Big bisous Dobolino

Ecrit par : papa wilhelm | 23 septembre 2008
C'est effectivement très compliqué mais l'est-ce plus que Staline? Quant au nazisme, ce n'est pas simple non plus.
Ce qui se passe, c'est que la grande majorité des élèves sortent du système scolaire sans connaître l'origine du mot fasciste.

Écrit par : dobolino | 23 septembre 2008

"ma fille, fort appréciée en sixième et cinquième, alors qu'elle parlait en permanence et souvent à tort et à travers et à présent moins bien jugée "

Bobolino , les chiens ne font pas des chats , comme dit une amie véto . :-))))))

Attention , lisez bien : il y a un smiley , comme dit Sibilou dans sa remorque !

Écrit par : Amélie à la ferme | 23 septembre 2008

Ayant désinvesti, je l'espère définitivement, la Sibille attitude (mais qu'il ne vienne pas me courir sur les haricots), j'ai pu continuer mon essai de sexo-science-fiction loufoque et entamer le cinquième chapitre. Comme ces temps-ci j'ai un peu négligé mon blog, je viens d'y introduire une bonne feuille sur le sujet. Elle s'appelle : « 3001, l'odyssée de la Burka. »
À titre distractif et uniquement pour ceux que cela intéresse, ils peuvent se rendre au :
http://rogerfelts.blog.lemonde.fr/2008/09/23/3001-lodyssee-de-la-burka%E2%80%A6/
Bien que j'ai précisé qu'il s'agissait d'une sexo-science-fiction, ceux qui se précipiteraient sur le site en espérant y trouver du porno risquent d'être contrariés…

Écrit par : Roger Felts | 23 septembre 2008

À Robin :

Grand merci, Robin, pour cette analyse de mon livre !
C'est le plus long et le plus détaillé de tous les articles parus sur mon ouvrage. Je n'ai eu connaissance que de deux autres articles, il est vrai... et je doute qu'il y en ait eu d'autres, malheureusement. L'un d'eux a paru dans le bulletin bimestriel d'une association de professeurs mais son auteur était tenu de faire court. Il a eu, cependant, assez de place pour me faire un compliment d'autant plus convaincant et agréable qu'il a été professeur (agrégé de lettres classiques) de khâgne et maître de conférences dans une université de Paris. Il n'était pas professeur de sciences de l'éducation...

Ce que je lis ici et ailleurs me montre que mon propos reste d'actualité, ce dont il n'y a pas lieu de se réjouir, hélas ! (Toute personne à qui on a lu certains passages de mon livre à haute voix pourrait dire :"... car je croyais ouïr de ces bruits prophétiques qui précédaient la mort de notre école antique." [à la manière de Vigny])
Amicalement vôtre.
FP

Écrit par : Francis Penin | 23 septembre 2008

Je corrige ...


"Et pourtant les problèmes viennent presque tous du primaire."

Une bonne partie vient de la maternelle .

Mais, on va dire que les choses évoluent dans le bons sens, il va falloir attendre encore un peu que tout le monde se mette au 'diapason' .

:)

Ecrit par : toto | 23 septembre 2008

OK, Toto, mais 3 ans de maternelle (dont pratiquement deux à apprendre les bases de l'éducation, la peinture... + les siestes), reste 1 année, contre 5 ans de primaire.
1 contre 5 = les dégâts sont plus importants au primaire.

Écrit par : carole | 23 septembre 2008

Carole, je ne pense pas que les choses évoluent dans les écoles. On a juste gagné 2h en moins.

Mais j'ai écouté grâce à quelqu'un qui avait mis le lien sur ce fil(désolée, je ne sais plus qui) l'émission ""du grain à moudre" et je suis sidérée. Jamais Clarini n'avait autant été attentive au discours prétendument "catastrophiste" des profs. Si cette frange de la gauche qui a pourtant longtemps été très dure avec les profs, niant leur vécu, consent à revoir sa copie, on peut peut-être avoir un peu d'espoir si elle revient au pouvoir?

En tout cas pour ma part je n'ai plus aucune illusion concernant Darcos et Sarkozy.

Bon courage à Robin, ce qu'il raconte me rappelle ma pénible expérience de prof(les pleurs en rentrant le soir et la peur au ventre au matin), à laquelle je n'ai pas résisté d'ailleurs. Tout ce que je peux vous dire est de ne pas vous remettre en cause et de résister, tant que vous pouvez.

Écrit par : Flo | 23 septembre 2008

Bobolino , les chiens ne font pas des chats , comme dit une amie véto . :-))))))

Attention , lisez bien : il y a un smiley , comme dit Sibilou dans sa remorque !

Ecrit par : Amélie à la ferme | 23 septembre 2008

J'ai eu une hallucination! J'avais lu "Amélie la ferme". Ce n'était qu'un rêve. :-))))))
Ceci dit, figurez-vous que, en écrivant, je pensais exactement ce vieux dicton. Je ne l'ai pas mis parce que, vu ma profession, ça faisait trop connoté.

Écrit par : dobolino | 23 septembre 2008

"Jamais Clarini n'avait autant été attentive au discours prétendument "catastrophiste" des profs. Si cette frange de la gauche qui a pourtant longtemps été très dure avec les profs, niant leur vécu, consent à revoir sa copie, on peut peut-être avoir un peu d'espoir si elle revient au pouvoir?"

Agrégée de lettres classiques, Julie Clarini est journaliste et productrice à France Culture depuis 1997.

Elle est des nôtres ...

Mais a-t-elle bu son calice comme les autres ?

Écrit par : dugong | 23 septembre 2008

"Robin le Juste , s'ils sont infects et que ni votre gentillesse , ni votre bienveillance n'y font rien , alors apprenez à être infect vous aussi , soyez à vous tout seul un univers impitoyable et vous verrez , ça leur passera vite !"

C'est hélas exactement ma pratique défensive: je suis agréable, heureux d'enseigner, de donner vie à ce que j'explique, à justifier mes exigences, à être drôle de temps en temps, et tout et tout. - Mais! si j'ai affaire à des dingos qui n'entendent pas mes avertissements gradués, alors BONG! je suis plus infect qu'eux et je ne lâche pas d'un pouce. Je suis pire, je suis le maître - malheureux intérieurement mais ça c'est secret- et ils doivent le sentir.
Il faut attaquer et montrer que rien ne peut me faire reculer: ce qui est annoncé est fait. Aujourd'hui, j'ai récolté les fruits de ma féroce réprimande d'hier accompagnée de punitions et de carnets signés. C'est comme ça et pas autrement!
Je viens de leur redire au 3° : "je m'adapte! cela dépend de vous. Ou bien vous m'avez avec vous ou bien contre vous et vous avez tout à perdre, choisissez et vite! " Je pète le feu.
Et comme je n'ai pas noté de museau moqueur, j'ai repris mon cours pour expliquer le mieux possible ce que signifie l'idée de Lénine lecteur de Marx pour accomplir la "révolution".... ARFFF!

Carole, l'échec éducatif n'est pas mon échec personnel en tant que cause défaillante et première. Je sais bien tout le contexte de notre société qui n'a plus de repères et qui relativise tout, discute tout, juste pour le plaisir de contester et de croire que l'on ne nous la fait pas. J'ai le sentiment de porter une responsabilité énorme: donner sens et repères dans un monde déboussolé. Ma force d'adulte cultivé, capable de réflexion sur soi et sur la vie, doit passer, oui. Mais rien à faire si le grain ne tombe pas sur la terre labourée. Le labour est l'éducation préalable. Doit-on envisager l'utopie éducative avec un Etat qui se substituerait à la famille, même déglinguée. Jusqu'où allons nous en partant sur ces bases?
Le monde des hommes est dur et la méchanceté, l'envie, les passions nous rongent. Il faut être maître de soi avant de maîtriser l'autre. Je ne suis pas à la hauteur de cet idéal, je tente d'y parvenir et défie celui qui voudrait nuire à ma quête de dignité personnelle!

Quant au code de paix scolaire, je pense comme JP B., que je salue, il faut de la cohérence. Mais je me méfie d'un code centralisateur et destiné à enlever toute capacité de décision des professeurs ou de l'administration à l'échelle locale: je veux dire le lieu collège ou lycée. Le refus de l'exclusion me semble être un très mauvais signe. Il se profilait depuis 1ou 2 ans, je ne suis pas surpris. La déresponsabilisation des établissements m'inquiète. On garde les gamins pour qu'ils ne soient pas dehors. La garderie comme avenir... déjà en partie réalité. Effrayant non?

La pédagogie est un art du bon sens. Voui! j'entends bien venir: c'est quoi le bon sens?
Le fruit de l'intelligence et de l'expérience. On est l'instrument du don et j'aime toujours cette idée de passeur qui se pense comme tel, qui pense à qui il transmet et pense ce qu'il transmet.
Beau métier! j'y tiens! d'où ma colère contre les acariens à la Meirieu et ses suiveurs.

Écrit par : Oxymore | 23 septembre 2008

Mon petit fils vient d'entrer au CP dans une groupe scolaire d'une bourgade au nord de Reims, et figurait au tableau des bavards la première semaine avec quelques autres,dont sa voisine, ce qui lui a valu un bon point en moins. La semaine suivante, son nom était effacé et il avait gagné une image. Il nous a montré ses cahiers avec fierté - il est soigneux de nature - énuméré les sons étudiés, et récité une poésie. Il a des exercices à faire à la maison ce dont il ne se plaint pas bien au contraire.
Il affirme que le directeur de l'école est à la fois très gentil et très sévère aussi parce que si on ne travaille pas et si on fait le bazar on va dans son bureau.
Voilà, c'est clair , net et précis et les parents approuvent.
Le bazar, c'est le petit frère qui s'en charge. Il découvre la maternelle avec enthousiame -il a 3 ans 1/2- comprend et retient très facilement paraît-il, sauf qu'il grimpe partout et voulant les jouets pour lui seul se distingue par son énergie débordante en cognant les camarades. Le cher petit, très affectueux par ailleurs, découvre une fois de plus - à la maison on connaît la fessée en cas de nécessité - qu'on ne fait pas ce qu'on veut dans la vie.

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 23 septembre 2008

Merci Oxymore de nous rappeler que les pédagogistes constituent un sous-ordre des acariens desquels ils ont hérité le caractère de parasite de l'homme. Comme les sarkoptes * et les tiques (source, dictionnaire l'académie)

* chrétiens sarkosystes originaires de l'Est

** adeptes des TIC, façon de Cauchemar du Moloch.

Écrit par : dugong | 23 septembre 2008

"Robin le Juste , s'ils sont infects et que ni votre gentillesse , ni votre bienveillance n'y font rien , alors apprenez à être infect vous aussi , soyez à vous tout seul un univers impitoyable et vous verrez , ça leur passera vite !"

C'est hélas exactement ma pratique défensive: je suis agréable, heureux d'enseigner, de donner vie à ce que j'explique, à justifier mes exigences, à être drôle de temps en temps, et tout et tout. - Mais! si j'ai affaire à des dingos qui n'entendent pas mes avertissements gradués, alors BONG! je suis plus infect qu'eux et je ne lâche pas d'un pouce. Je suis pire, je suis le maître - malheureux intérieurement mais ça c'est secret- et ils doivent le sentir.
Il faut attaquer et montrer que rien ne peut me faire reculer: ce qui est annoncé est fait. Aujourd'hui, j'ai récolté les fruits de ma féroce réprimande d'hier accompagnée de punitions et de carnets signés. C'est comme ça et pas autrement!
Je viens de leur redire au 3° : "je m'adapte! cela dépend de vous. Ou bien vous m'avez avec vous ou bien contre vous et vous avez tout à perdre, choisissez et vite! " Je pète le feu.

Ecrit par : Oxymore | 23 septembre 2008

Je souscris!
Je viens d'enlever 8 points sur son "permis à points" (qui en compte 20 pour le trimestre) avec rapport d'une demi-page à l'administration à un gaillard de 4ème qui s'obstinait à perturber le cours, à être insolent et à ne pas faire ses punitions en dépit de mes mises en garde. Je le lui ai annoncé cet après-midi. Apparemment, ça l'a secoué, et il n'a plus moufté de toute l'heure. A la suite de ce retrait de points, il y aura un premier conseil de discipline.

Écrit par : Jean | 23 septembre 2008

Pardon Msieur Dugong mais sarkoptes devrait évoquer un Sarkosien copte! autrement dit un chrétien de rite et langue copte pour désigner les Egyptiens en grec. Coptes persécutés par leurs frères musulmans comme il se doit.

Quant aux TIC : c'est la baguette magique de la réussite, voyons! J'ai des collègues qui adorent: c'est moderne, progressiste, pédagogique, in. Si t'es pas in t'es out!

Chanson de Gainsbourg....

Écrit par : Oxymore | 23 septembre 2008

Puisqu'il est question de l'école primaire dans certains commentaires récents, je me permets d'intervenir pour confirmer qu'il ne semble pas y avoir de changements.

Je lis ce blog depuis longtemps et j'y ai glâné la référence récurrente à la méthode "Léo et Léa". Je l'ai offerte ce printemps à mon frère, prévoyant la catastrophe de la méthode semi-globale qui serait certainement appliquée à mon neveu, futur élève de CP.

Mon frère vient tout juste de m'en remercier, et les remerciements reviennent donc à tous ceux qui prônent cette méthode d'apprentissage de la lecture.
Il faut dire que mon frère et ma belle-soeur ont rapidement eu à déplorer l'absurdité de la méthode appliquée par l'institutrice de leur fils : une dizaine de lignes à "lire" chaque soir, sans aucun apprentissage d'un quelconque code... Il leur à donc fallu se résoudre à travailler plusieurs soirs par semaines avec le petit pour lui apprendre à lire par leurs propres moyens. Avec "Léo et Léa", mon neveu est content de pouvoir peu à peu déchiffrer lui-même les sons... Je me suis par ailleurs aperçue, en discutant avec des collègues mères de jeunes enfants, qu'elles se sont elles aussi chargées, avant le CP, de leur apprendre à lire.

J'avoue que j'essaie toujours de comprendre la logique de tous les partisans de la méthode globale, qui sont forcément de bonne foi. Mais c'est une tâche ardue.

Écrit par : Anne | 23 septembre 2008

"1 contre 5 = les dégâts sont plus importants au primaire. Ecrit par : carole | 23 septembre 2008 "

Certaines mauvaises habitudes prisen tpendant ces années sont très difficiles à corriger, d'autant plus difficile si en CP tu as qq'un qui n'y comprend rien ... :)


www.uvp5.univ-paris5.fr/TFL/TFL.asp

dans:
- les séquences vidéos
dans
Entrée dans l'écrit tout au long d'une journée

un exemple

1 - Atelier d’accueil 1 : Reconnaissance du prénom et écriture


Dis moi ce que tu en penses, il faut l'image ET le sons.

Il faut cliquer sur le lien en dessous de :
Pc Macintosh Pc

Écrit par : toto | 23 septembre 2008

"Pardon Msieur Dugong mais sarkoptes devrait évoquer un Sarkosien copte!"

Faites excuse Msieur Oxymore mais les sarkoptes peuvent bien m'évoquer ce que je veux.

Je veux bien qu'on contrôle les vocations, voire les naissances (notamment chez les enseignants) mais je refuse absolument toute police des évocations.

Écrit par : dugong | 23 septembre 2008

Le carnage en Finlande....le deuxième en très peu de temps. PISA a bonne mine!!! Cette tragédie, (décidément, ça meurt beaucoup dans l'enseignement, en ce moment, faut que je fasse gaffe!!!!) prouve que ce n'est nullement l'école qui est responsable de tous les maux du monde, mais l'abrutissement délibéré, concerté des adolescents. Tout, tout est bon pour les banques, le capitalisme, la bourgeoisie, la gauche même pour éviter une révolution mondiale. Tout. y compris les armes. Ils se tuent entre eux, bon débarras ,qu'on dit à la BNP. Ce gosse, dont on affirme qu'il faisait partie d'une éthnie minoritaire, les Samis, je crois, comme si l'appartenance à une minorité quelconque excusait la connerie, s'est suicidé aprsè avoir tué 9 personnes. Columbine revisited....
Les ados deviennent de plus en plus sauvages, et pas par défi, ou pôur faire chier les adultes, mais sauvages substantiellement dans leur être même. Sans loi, mais avec foi. Ça la foi, ils l'ont...pas de problème, mais c'est celle du charbonnier. Plus de livres....GRAND THEFT AUTO FOR EV'RYBODY.
A la bonne nôtre!!!!!

Écrit par : montaigneàcheval | 23 septembre 2008

J'en ai la chaire de poule, Anne . (je le prends un chouïe pour moi :)

Écrit par : toto | 23 septembre 2008

Dugong perd son sang froid ou son sens de l'humour? Qui a vu un policier passer ici? Attention à l'alcool ou à l'herbe, ça peut jouer des tours.

Écrit par : Oxymore | 23 septembre 2008

MàC a écrit : "Les ados deviennent de plus en plus sauvages, et pas par défi, ou pôur faire chier les adultes, mais sauvages substantiellement dans leur être même."

Born to be wild.

Des loups dans la steppe.

Comme au bon vieux temps.

Écrit par : dugong | 23 septembre 2008

Entrée dans l'écrit tout au long d'une journée
1 - Atelier d’accueil 1 : Reconnaissance du prénom et écriture

Cherche médor cherche !!!!!

Écrit par : toto | 23 septembre 2008

"Dugong perd son sang froid ou son sens de l'humour? Qui a vu un policier passer ici? Attention à l'alcool ou à l'herbe, ça peut jouer des tours."

Je plaisantais !

Je répugne à mettre des smileys au bout de mes conneries.

En plus, j'ai une excuse : je corrige des copies. Ce qui me met de plus en plus dans un véritable état second.

Écrit par : dugong | 23 septembre 2008

montaigneàcheval!! Eh bien c'est du lourd ce soir! Content de le retrouver. Toujours cette fièvre et cette vision ébouriffante.
Je vais voir comment sont cuits mes haricots bio et je reviens.

Écrit par : Oxymore | 23 septembre 2008

J'avoue que j'essaie toujours de comprendre la logique de tous les partisans de la méthode globale, qui sont forcément de bonne foi. Mais c'est une tâche ardue.

Ecrit par : Anne | 23 septembre 2008

Moi aussi, cette question me poursuit.
Une explication : Ils savent faire une méthode,ça coûte des efforts d'en apprendre une autre,la routine bien commode.Comme le paysan quand il dut passer du cheval au tracteur.Ca a pris du temps pour certains.
Une autre explication : Changer de méthode serait reconnaitre la défaite intellectuelle,politique,syndicale,on fera cette méthode pour RESISTER au POUVOIR.
RESISTAAAAAAAANCE !
D' autres explications encore : celles que d'autres vont donner car il doit y en avoir plein .

Écrit par : bernard | 23 septembre 2008

OK y a pas de mal Dugong. C'est vrai, la lecture des copies ça peut faire aussi des dégâts. Tenez, vous ne savez pas quel est l'événement qui a provoqué la 1° Guerre mondiale?

Réponse d'élève pétée: "la Bombe Hiroshima à Sarajevo"

Tempête dans l'encéphale, hein?

Écrit par : Oxymore | 23 septembre 2008

Je vais voir comment sont cuits mes haricots bio et je reviens.

Ecrit par : Oxymore | 23 septembre 2008

Rhââââ!
Quelle salade.
excusez, c'est nerveux.

Écrit par : Dobolino | 23 septembre 2008

Tempête dans l'encéphale, hein?

Ecrit par : Oxymore | 23 septembre 2008

Dommage que ce soit trop long, totalement hors sujet et qu'il vous manque la totalité des pré-requis, sinon, je vous raconterais la tempête dans l'encéphale de ceux qui les ont produits, vos haricots bio.

Écrit par : Dobolino | 23 septembre 2008

Vous êtes pas les seuls à vous heurter à des pétés de la calebasse.

Écrit par : Dobolino | 23 septembre 2008

Eh bien Dobolino nerveux n'aime pas la salade et encore moins le bio. C'est bien hors sujet ici, j'en conviens; la référence culinaire était marginale, n'est-ce pas?
Mais si La tempête peut se raconter, j'écoute.

Tempête aussi en Finlande, le "top model" des réussites éducatives avec ses ratés. Histoire de modérer les élans mimétiques.

Écrit par : Oxymore | 23 septembre 2008

"Une autre explication :"

Bcp ont la tête dans l'Q .... suffit de lire sibilibilibili ....
:)

Écrit par : toto | 23 septembre 2008

"J'ai eu une hallucination! J'avais lu "Amélie la ferme". Ce n'était qu'un rêve. :-))))))"

Ecrit par : dobolino | 23 septembre 2008
Excellent, Dobolino!!!! ;-)

Merde, voilà que je distribue encore des bons points, et que je flatte encore les puissants... ;-(

Écrit par : Christophe Sibille | 23 septembre 2008

Le Monde et Luc Cedelle bavent à propos du suicide de notre collègue :

"Les réactions indignées se multiplient sur Internet à propos de ce dernier suicide. Pour Françoise Lantheaume, chercheur à l'université Lumière - Lyon-II et coauteur, avec Christophe Hélou, d'un livre intitulé La Souffrance des enseignants (PUF, septembre 2008), ces "réactions défensives" montrent l'existence d'"une zone grise de difficultés au travail qui ne sont pas ou sont mal prises en compte par l'éducation nationale parce qu'elles ne rentrent pas dans les catégories de la pathologie".
Si les enquêtes épidémiologiques montrent que les enseignants ne sont pas plus exposés aux pathologies mentales que les autres catégories sociales, "ils éprouvent, dit-elle, un sentiment de lâchage de la part de l'institution". Leur difficulté à faire face à la montée de "l'intolérance à la défaillance", leur "perte d'un dynamisme collectif" font qu'ils ont "du mal à entrer en débat avec la société pour se défendre ou même à débattre entre eux". Selon elle, "c'est le métier lui-même qui est en souffrance : ne sachant plus quels sont les critères du bon travail, les enseignants ressentent une impuissance à agir qui peut faire basculer n'importe lequel d'entre eux de la difficulté à la souffrance".


Nos réactions publiques ne servent qu'à repaître les acariens * des "sciences" de l'éduc et des médias.

Pas sûr que Luc Cedelle nous pètera l'analyse sur le l'apprenti charcutier finlandais qui vient de réussir un strike **.

* merci à Oxymore. J'adopte la formule.

** carton à pizza, en finlandais.

Écrit par : dugong | 23 septembre 2008

papa wilhelm est content de voir que Dobolino et Amélie s'entendent mieux.

Donc, je voulais reprendre ici le discours de Felts sur les pratiques des manipulateurs et en apporter un petit exemple piqué sur le blog de "l'amie scolaire" Mlle Charmeux (dont j'embrasse la photo à chaque fois que je vais sur son blog).
Avant de commencer la lecture de cet extrait je vous conseille de penser très fort, tous ensemble, à cette phrase:"armer les élèves au monde futur qu’ils devront intégrer". Papa wilhelm quand il pense à cette phrase est tout ému. Et vous?


Et, maintenant, voici l'extrait:


Si la mission de l’école est, pétrin préparateur de bonnes pâtes, « d’armer les élèves au monde futur qu’ils devront intégrer » (ici, le mot « armer » n’est pas adapté à l’intention éducative qu’il exprime, « désarmer » irait mieux), il conviendrait, dès la maternelle, d’habituer les enfants juifs à respirer tous les jours un peu de zyklon B et les fillettes africaines à porter le tchador, à se priver de leur clitoris, à vivre misérablement pour se préparer à devenir les bonnes épouses fidèles, dociles et frigides d’un mari polygame qui les répudiera quand elles auront atteint l’âge canonique.



Ce mec (Laurent Carle)a un sacré problème pour interpréter cette phrase de cette manière.

Écrit par : papa wilhelm | 23 septembre 2008

Dugong, je suis tellement admiratif de votre formule
"Encore un finlandais qui fait un carton à pisa !"

Écrit par : Zorglub | 23 septembre 2008

Ce que je ne comprends pas, c'est qu'il avait 22 ans, l'élève qui a dégommé neuf de ses petits camarades de classe avant de se supprimer lui-même.
Je croyais que le redoublement n'existait pas en Finlande.

Écrit par : catmano | 23 septembre 2008

Sur ce coup, vous êtes la pire Catmano !

Écrit par : Zorglub | 23 septembre 2008

(mais ... parfaite)

Écrit par : Zorglub | 23 septembre 2008

Je vous ai déjà dit que l'histoire de la Finlande où tout le monde sort génial de l'école c'est du bidon pour détruire les dernières écoles républicaines qui résistent encore en Europe. Et que OCDE-PISA, qui d'ailleurs se camoufle dans les différents pays sous différents noms (ce lâche!) est une association de malfaiteurs!

Écrit par : papa wilhelm | 23 septembre 2008

J'avoue que j'essaie toujours de comprendre la logique de tous les partisans de la méthode globale, qui sont forcément de bonne foi. Mais c'est une tâche ardue.

Ecrit par : Anne

Moi aussi, j'ai du mal (et ma belle-sœur a déjà commencé à préparer le terrain pour son fiston afin qu'il ne trinque pas en CP l'an prochain), mais j'ai au moins un argument montrant la fausseté de l'idée selon laquelle "il n'y a pas de mauvaises méthodes, il n'y a que de mauvais maîtres".

Voici : connaissez-vous des parents ou des maîtres, lesquels à l'aide d'une une méthode globale ou semi-globale, "rattraperaient" des enfants qui ne parviennent toujours pas à lire à l'issue de leur CP ?
Ou, tourné d'une autre façon : comment se fait-il que la méthode Boscher soit un best-seller présent dans les rayonnages des Carrouf' du coin, et pas une autre ?

Écrit par : moot | 23 septembre 2008

Merde, voilà que je distribue encore des bons points, et que je flatte encore les puissants... ;-(

Ecrit par : Christophe Sibille | 23 septembre 2008
Pas puissant puisqu'incapable de vous narrer ces souffrances biololo(-s).
De toute façon, vous n'y entraveriez que couic. Vous êtes tous persuadés que le bio, c'est biêêêên, le pas-bio, c'est mââââl, comme d'autres, aussi informés que vous, pensent la pédagogie, c'est biêêêên, l'enseignement frontal, c'est mââââl. Les brebis claquent de FCO et les gamins de globale mal digérée. Avec les applaudissements de tous, ou peu s'en faut. Felts, la bien pensance se loge partout! Essayez donc la naturopathie pour soigner votre tumeur, vous crèverez sous les applaudissements de la foule et Bové vous décernera une médaille posthume.
Tournez manèges.

Écrit par : Dobolino | 23 septembre 2008

Mais si La tempête peut se raconter, j'écoute.


Ecrit par : Oxymore | 23 septembre 2008

J'aimerais bien mais, dans ce salmigondi, je ne sais que vous expliquer si ce n'est que c'est similaire aux parents d'élèves et à vos collègues persuadés du bien-fondé de leurs drôles de méthodes.
C'est la bien-pensance, celle qui faut avoir pour être comme il faut.

Écrit par : Dobolino | 23 septembre 2008

"je vous raconterais la tempête dans l'encéphale de ceux qui les ont produits, vos haricots bio."

Dobolino, ça m'intéresse, moi, votre description lucide du bio !

Écrit par : Jérémy | 23 septembre 2008

En résumé, ce que je veux dire, c'est que si on juge bon de préciser qu'on bouffe du haricot bio, on laisse les élèves s'êêêxprimer en classe, s'épâââânouir quoa!, on enseigne l'eurythmie et on laisse s'exprimer les multiples créâââtivités.
La pédagogie frontale est incompatible avec le haricot bio, c'est tout!
Et je parle en connaissance de cause.

Écrit par : Dobolino | 23 septembre 2008

En tout cas, un enseignant peut se suicider, tout le monde s'en fout !

Surtout que c'est le deuxième de l'année, qu'il y a déjà eu deux autres tentatives méditisées, et qu'il y en a un bon paquet qui n'ont pas eu les faveurs des médias.

Écrit par : Jérémy | 23 septembre 2008

Allez , Dobolino , racontez-nous !

P.S Comme Sibiloulou , j'ai beaucoup ri de votre blague me concernant : "Amélie LA FERME " ...mais ça reste une blague !

Écrit par : Amélie et les haricots magiques | 23 septembre 2008

Dobolino, ça m'intéresse, moi, votre description lucide du bio !

Ecrit par : Jérémy | 23 septembre 2008

Il y faudrait des heures et des heures de dialogue! Venez passer un mois chez nous l'été prochain. Y'a de la place pour votre tente et vous aurez de l'eau gratis.
Ceci dit, je ne suis pas absolument contre le bio, ni contre la Conf'... Y'a du grain à moudre là aussi. Pas que des conneries.

Écrit par : Dobolino | 23 septembre 2008

Sur les méthodes globales.

Bernard, Anne, et les autres, ils n'ont appris que CELA à l'IUFM !!!!
On ne peut enseigner que ce que l'on connaît, à moins d'avoir eu les yeux débridés par une tierce personne qui en connaît un peu plus, et en qui l'on a malgré tout une certaine confiance; bien qu'à l'IUFM, on leur ait seriné que l'expérience, l'expérience, l'exérience, ne pas croire ceux qui ont de l'expérience, ce sont tous des vieux cons, et vous ne devez pas les écouter.

Quant à la mère Charmeux, c'est une harpie, une mégère, elle a une tête de Cruella d'enfer, des gens comme cela ne devraient pas exister. Elle a reigné pendant trente ans sur l'IUFM de Toulouse, et que de conneries elle a pu y proférer.

Si encore elle n'était pas entendue, mais elle continue, comme Meirieu, à semer le désastre sur son passage.
Ce n'est pas l'"Amie de l'école", il faut lire "Massacre à la tronçonneuse".

Écrit par : Anne-Marie Valette | 23 septembre 2008

En tout cas, un enseignant peut se suicider, tout le monde s'en fout !


Ecrit par : Jérémy | 23 septembre 2008
Ah! Non! Ça a beaucoup frappé ma fille.

Allez , Dobolino , racontez-nous !

Ecrit par : Amélie et les haricots magiques | 23 septembre 2008
Je ne peux pas! C'est trop long, trop compliqué. Ça réclame trop de connaissances préalables auxquelles vous ne pourrez accéder.
C'est plus facile de se renseigner sur l'instruction publique. Y'a plein de blogs ouverts à tous. Et puis, tout le monde est concerné par l'instruction des enfants. C'est beaucoup plus important, d'ailleurs, puisque c'est de là que découle l'esprit critique.

Écrit par : Dobolino | 23 septembre 2008

Le carnage en Finlande....le deuxième en très peu de temps. PISA a bonne mine!!! Cette tragédie, (décidément..

Montaigne à Cheval


Si on confiait la rubrique nécrologique à MàC ?


Désolée ...

Écrit par : Amélie et les pompes funèbres | 23 septembre 2008

Je vous ai déjà dit que l'histoire de la Finlande où tout le monde sort génial de l'école c'est du bidon pour détruire les dernières écoles républicaines qui résistent encore en Europe. Et que OCDE-PISA, qui d'ailleurs se camoufle dans les différents pays sous différents noms (ce lâche!) est une association de malfaiteurs!

Ecrit par : papa wilhelm | 23 septembre 2008
Mais, c'est qu'il se lache, notre papa Wilhelm!
Pour le coup, ça mérite une double ration de gros bisous du soir!
Donc, doubles gros bisous, Papa Wilhelm, et bonne nuit.

Écrit par : Dobolino | 23 septembre 2008

"Bernard, Anne, et les autres, ils n'ont appris que CELA à l'IUFM !!!!
On ne peut enseigner que ce que l'on connaît, à moins d'avoir eu les yeux débridés par une tierce personne qui en connaît un peu plus, et en qui l'on a malgré tout une certaine confiance; bien qu'à l'IUFM, on leur ait seriné que l'expérience, l'expérience, l'exérience, ne pas croire ceux qui ont de l'expérience, ce sont tous des vieux cons, et vous ne devez pas les écouter."

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 23 septembre 2008

Mais oui, mais oui!!! Bien sûr!

Écrit par : Christophe Sibille | 23 septembre 2008

Avant de commencer la lecture de cet extrait je vous conseille de penser très fort, tous ensemble, à cette phrase:"armer les élèves au monde futur qu’ils devront intégrer". Papa wilhelm quand il pense à cette phrase est tout ému. Et vous?

Emu ? Non, pas vraiment, l'idée est d'une banalité à pleurer, mais je m'interroge sur la correction syntaxique de l'expression "armer à " (???).

En tout état de cause, Le meilleur moyen "d'armer" les élèves n'est-il pas, au départ, de leur apprendre à lire et à écrire correctement ?

Quant au commentaire du Carle (zéro pointé ?) : on savait que "l'ennemie de l'école" rendait ignare, mais pas encore qu'elle pouvait rendre fou !

Sur ce papa wilhem, je vous fais un gros bisou ! ;-) et vous souhaite une très bonne nuit !

Bonne nuit à tous (toutes) !

Tomorrow is another day !

Écrit par : Robin | 23 septembre 2008

"La pédagogie frontale est incompatible avec le haricot bio, c'est tout!
Et je parle en connaissance de cause."

Erreur Dobolino! ou bien je suis l'exception qui confirme vos observations. Non, franchement je ne vois aucun rapport entre l'attention à ce que l'on mange et les c....ries que vous dénoncez! Bio = démago? Mais c'est n'importe quoi! Et en plus j'adhère à Greenpeace, oui! Et en plus je suis libéral, oui! Mais ni borné Vert, ni partisan du capitalisme qui tue! Mais frontalement anti communiste, en plus! Dégoût total.
Ah oui, il y en a des atypiques et j'en suis un bel échantillon. Facile à vivre? ça dépend de la vitesse du vent dans les barreaux de chaises.
Bien pensant, moi? peut-être parfois et je m'en fiche! autant que quand je suis de la catégorie contraire! je m'efforce d'être libre. Passer pour un dingue excité ou tout ce que l'on veut m'est égal, mais je réponds à ceux qui médisent ou qui me cherchent, oui!
Sans rancune, c'est vrai.

Écrit par : Oxymore | 23 septembre 2008

"Je m'interroge sur la correction syntaxique de l'expression "armer à" " (écrit par Robin)

Oui, je me suis perdue dans les mêmes interrogations.

Écrit par : Sylvie Huguet | 23 septembre 2008

Je m'interroge sur la correction syntaxique de l'expression "armer à" " (écrit par Robin)

Oui, je me suis perdue dans les mêmes interrogations.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 23 septembre 2008

Je l'ai trouvé sur le site de Mlle Charmeux (que j'embrasse) et donc je pensais que c'était du bon français. Désolé. Papa wilhelm est tout rouge.

Gros bisous du soir à Robin et à Dobolino. Bon dodo à tous.
Sibille arrêtez de taquiner les femmes bien qui passent sur ce blog ou je vais me fâcher méchant méchant.

Écrit par : papa wilhelm | 23 septembre 2008

Merci pour ce bel échantillon de littérature psychologique (enfin un bien grand mot) censée instruire les misérables béotiens que nous sommes :
Stultitia non est multiplicanda…


"Les réactions indignées se multiplient sur Internet à propos de ce dernier suicide. Pour Françoise Lantheaume, chercheur à l'université Lumière - Lyon-II et coauteur, avec Christophe Hélou, d'un livre intitulé La Souffrance des enseignants (PUF, septembre 2008), ces "réactions défensives" montrent l'existence d'"une zone grise de difficultés au travail qui ne sont pas ou sont mal prises en compte par l'éducation nationale parce qu'elles ne rentrent pas dans les catégories de la pathologie".

Qu’est-il besoin de parler de « pathologie » alors qu’il s’agit de conditions de travail qui peuvent interférer avec une situation personnelle ? La psychiatrisation des acteurs sociaux et l’objectivation psychologisante de leurs conditions de travail ne sert à rien, si ce n’est à développer un discours psycho-socio sur leur souffrance, sorte de vécu aveugle, qui ne renvoie à rien (je souffre… mais de quoi donc ?).

"Si les enquêtes épidémiologiques montrent que les enseignants ne sont pas plus exposés aux pathologies mentales que les autres catégories sociales, "ils éprouvent, dit-elle, un sentiment de lâchage de la part de l'institution".
Leur difficulté à faire face à la montée de "l'intolérance à la défaillance", leur "perte d'un dynamisme collectif" font qu'ils ont "du mal à entrer en débat avec la société pour se défendre ou même à débattre entre eux".

Qu’est-ce que cette intolérance à la défaillance ? On s’attend à l’intolérance des élèves entre eux, à l’intolérance à l’égard de la chose enseignée ou de l’Institution (I majuscule comme l’Idéal du Moi), non une intolérance à la défaillance, sorte de forme substantielle qui naît dans le discours.
Pour ce qui est de la « perte du dynamisme collectif » on sent poindre le travail-en-équipe-qui-permet-de-coordonner-les-efforts, une réminiscence de l’autogestion des années 70 ? Quant à entrer en débat avec la société, on rappellera que la société n’existe pas, on discute avec des êtres en chair et en os, ses supérieurs hiérarchiques, les parents d’élèves, sa crémière, etc. Le débat de société devient le débat avec la société. Pauvre de nous !



Selon elle, "c'est le métier lui-même qui est en souffrance : ne sachant plus quels sont les critères du bon travail, les enseignants ressentent une impuissance à agir qui peut faire basculer n'importe lequel d'entre eux de la difficulté à la souffrance".

Décidément tout le monde souffre ; c’est le dolorisme universel. Comment ose-t-on faire passer ce verbiage sociocomique pour une analyse sérieuse, quand personne ne sait, pour l’instant, ce qui est arrivé à ce collègue ?

La déception et le sentiment d'abandon ressenti par beaucoup lors de la confrontation avec la réalité des premiers postes ou dans d'autres situations méritent autre chose que cette "pitié".
C'est bien la dernière chose dont on ait besoin en ces temps tourmentés.

Écrit par : Sénéchal | 23 septembre 2008

Si le lien passe, écoutez, c'est plaisant :

http://bellaciao.org/fr/IMG/mp3/ferry_rased-2.mp3

Écrit par : Ou comment Darcos parle des 4 jours | 24 septembre 2008

A Sénéchal : oui, on a le sentiment de lâchage quand un proviseur hausse les épaules après que vous lui avez dit qu'un élève (adulte) vous a dit que vous étiez un con. J'ai vécu cela, je l'ai mal vécu. C'était en 1982 mais la blessure est toujours là, elle est là pour jamais.
Ma chance est tout simplement que cela ne m'est arrivé qu'une fois (une fois de trop, certes, car l'élève n'a pas été puni - si l'on compte pour négligeable le fait que j'ai écrit cela dans son livret scolaire et qu'il n'a pas été repêché au bac, ce qui m'a réjoui, Nom de Dieu ! [Y a pas d'quoi])

Alors, que dire des professeurs pour qui se faire traiter de con ou d'autres épithètes dégradantes est le lot quotidien ?
Et sans que les chefs d'établissement (souvent des profs ratés qui se réfugient dans des fonctions administratives bien au chaud) s'émeuvent le moins du monde, et les ministres pas davantage...

Écrit par : Francis Penin | 24 septembre 2008

"Et sans que les chefs d'établissement (souvent des profs ratés qui se réfugient dans des fonctions administratives bien au chaud) s'émeuvent le moins du monde, et les ministres pas davantage..."

Ecrit par : Francis Penin | 24 septembre 2008

C'est exactement ça!

"[...]
au-delà de quarante ans, on attendait la retraite, en-deça, on songeait à faire autre chose.
Il était ainsi fréquent d’envisager une reconversion en tant que proviseur, inspecteur ou… formateur IUFM. L’exercice de l’une de ces fonctions permettait de réduire sa présence effective devant les élèves. Il offrait en outre le luxe de dispenser aux jeunes recrues les conseils qu’on n’avait jamais été fichu d’appliquer soi-même, et la boucle était bouclée." Dernières nouvelles du front, Choses vues dans un système éducatif à la dérive (21 avril 2002 - 9 juillet 2006). Parution le 15 octobre chez L'Harmattan.

Bonne nuit à tous.

Écrit par : Daniel Arnaud | 24 septembre 2008

Flo,

Si a gauche revient au pouvoir ? Brrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr
Ce n'est pas à moi qu'il faut dire cela, vous devez faire erreur sur la personne.

Quant au 2h de moins, il faudra supprimer les activités "centre aéré", et se consacrer uniquement aux fondamentaux.

Écrit par : carole | 24 septembre 2008

Toto
Ce que j'en pense, je vais être vulgaire :
C'est de la merde !
Pauvres gosses, dès la maternelle. PS, ils en bouffent des étiquettes, mais c'est biennnnnnnnnnn, ils vont aller au zoo, pour digérer leurs étiquettes. Le détail du sandwich, punaise, important le sandwich. Mais le chant adouci les moeurs, la discrimination auditive, le patrimoine culturel commun.
MS, on leur remet le couvert (les étiquettes), ton crayon est trop gros,, no importa, écrit, copie tes étiquettes.
GS Encore les étiquettes, on change un peu avec les mots croisés, pauvres gosses.
Quand je pense qu'en 6e, il y a une séquence mots croisés. Il doit y avoir un contrat avec un éditeur !
CP: discrimination orale............... et tout le tintoin.

Les maîtres de maternelle, ils aiment le bordel, non ?
Ils feraient mieux d'aller moucher leurs mômes.
Il y en a des suppressions de postes à réaliser.
Dommage que suppresion chez les fonctionnaires, ne veuille pas dire licenciement. Et dire qu'on les recase, ou bien que le cimetière des éléphants les couvre sur le dos du contribuable.

J'ai pu en observer des classes de mater, mais alors vidéo + accompagnement de texte.........................

Même les petits africains sont plus gâtés, malgré la terre battue.

Bac+5 pour ça !
Il a raison Darcos. Tout est à revoir.

Catmano, ne vous énervez pas, les compétences ne sont pas données à tout le monde.

Pauvres gamins

Écrit par : carole | 24 septembre 2008

Carole, l'échec éducatif n'est pas mon échec personnel en tant que cause défaillante et première. Je sais bien tout le contexte de notre société qui n'a plus de repères et qui relativise tout, discute tout, juste pour le plaisir de contester et de croire que l'on ne nous la fait pas. J'ai le sentiment de porter une responsabilité énorme: donner sens et repères dans un monde déboussolé. Ma force d'adulte cultivé, capable de réflexion sur soi et sur la vie, doit passer, oui. Mais rien à faire si le grain ne tombe pas sur la terre labourée. Le labour est l'éducation préalable. Doit-on envisager l'utopie éducative avec un Etat qui se substituerait à la famille, même déglinguée. Jusqu'où allons nous en partant sur ces bases?
Le monde des hommes est dur et la méchanceté, l'envie, les passions nous rongent. Il faut être maître de soi avant de maîtriser l'autre. Je ne suis pas à la hauteur de cet idéal, je tente d'y parvenir et défie celui qui voudrait nuire à ma quête de dignité personnelle!
Ecrit par : Oxymore | 23 septembre 2008

Très joli ce que vous écrivez là.
Il va de soit que l'échec éducatif n'est pas votre échec personnel. Mais lamentablement, vous êtes dans un système qui accepte l'inacceptable.

Écrit par : carole | 24 septembre 2008

"Encore un finlandais qui fait un carton à pisa !
Ecrit par : dugong | 23 septembre 2008 "

faut aller bosser à siné-hebdo avec ce genre d'humour !

Écrit par : annexy | 24 septembre 2008

tuerie de kauhajoki : j'attends avec une certaine impatience ce que brigh', darkos et les autres vont en dire (s'ils en disent qqch).

on nous bellement rebattu les oreilles avec ces "comparaisons internationales", genre PISA, sans tenir compte des particularités de chaque pays (croyez que je me suis documenté un peu plus que les journaleux sur le sujet) qu'il serait cocasse qu'à présent on les évoque à titre explicatif... vous savez, en deux mots comme une boutade ou une brève de comptoir : un argument-choc façon homme politique.

Écrit par : annexy | 24 septembre 2008

"Sibille arrêtez de taquiner les femmes bien qui passent sur ce blog ou je vais me fâcher méchant méchant."

Ecrit par : papa wilhelm | 23 septembre 2008

Au secours! Un puissant! J'ai peur! Maman... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 24 septembre 2008

"Encore un finlandais qui fait un carton à pisa !
Ecrit par : dugong | 23 septembre 2008 "

faut aller bosser à siné-hebdo avec ce genre d'humour !

Ecrit par : annexy | 24 septembre 2008
Ca m'étonnerait que ça passe à la rédaction... Mais Dugong peut faire nettement mieux, et nous l'a prouvé.

Écrit par : Christophe Sibille | 24 septembre 2008

"Erreur Dobolino! ou bien je suis l'exception qui confirme vos observations. Non, franchement je ne vois aucun rapport entre l'attention à ce que l'on mange et les c....ries que vous dénoncez! Bio = démago? Mais c'est n'importe quoi! Et en plus j'adhère à Greenpeace, oui! Et en plus je suis libéral, oui! Mais ni borné Vert, ni partisan du capitalisme qui tue! Mais frontalement anti communiste, en plus! Dégoût total."

Ecrit par : Oxymore | 23 septembre 2008

Bienvenue au club! Et je ne sais pas si c'est si atypique que ça... Ceci-dit, quand on voit les arguments et l'état d'esprit de ceux qui nous traite de "bien pensants" et "politiquement corrects", ça donne vraiment envie de "le" rester.

Écrit par : Christophe Sibille | 24 septembre 2008

Carole, vous mélangez tout, sauf votre respect.
On peut effectivement se poser la question du master pour les instits de maternelle. Pour tous les instits, d'ailleurs. Je ne fais, personnellement, pas que me la poser. Et, sauf erreur, cette décision a été prise par le ministre lui-même.
Maintenant, ce que vous décrivez de la maternelle, dans son immense majorité, est extrêmement loin de la vérité. Si c'était en mon pouvoir, je vous inviterais ici, et vous ferait une liste des écoles maternelles du département, ((je ne connais pas les autres (départements), mais je ne pense pas que nous soyons une exception)).
Je vous donnerai un choix à faire d'une dizaine de classes enfantines à visiter, et vous constateriez vous-même que, si tout n'est pas parfait, ce que vous décrivez dans votre avant dernier message n'est qu'une grossière caricature.
Il faut effectivement prendre conscience du fait qu'il y ait réellement des choses à améliorer et à changer, mais ce type de déformation de la réalité fait vraiment plus de mal que de bien.
Relisez les derniers messages de "Milady", et voyez où mène l'excès d'alarmisme.

Écrit par : Christophe Sibille | 24 septembre 2008

Oxymore, vraiment, je vous suis à 100%...
Mince, ça y est, je distribue encore des bons points... ;-(

Écrit par : Christophe Sibille | 24 septembre 2008

Tiens, Sarko s'énerve contre les parachutes doré, et se déclare pour plus de justice. L'homme du bouclier fiscal nous la joue altermondialiste...
Bon, j'arrête, je sens que je vais encore m'acharner sur un faible... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 24 septembre 2008

Catmano, ne vous énervez pas, les compétences ne sont pas données à tout le monde.

Pauvres gamins

Ecrit par : carole | 24 septembre 2008

Il ne tient qu'à l'Etat de donner les compétences à tout le monde : programmes + formation, et le tour est joué.

Quant au 2h de moins, il faudra supprimer les activités "centre aéré", et se consacrer uniquement aux fondamentaux.

Ecrit par : carole | 24 septembre 2008

Pas de centre aéré dans ma classe, et pourtant, les deux heures me manquent, ou plutôt la demi-journée.
Les lundis sont épuisants dans nos trois classes : élèves très agités en maternelle, mous et apathiques en élémentaire avec reprise à zéro des acquis du vendredi.
Un enfant a un rythme journalier, au mieux hebdomadaire.
Il a besoin d'une imprégnation quotidienne pour automatiser une connaissance.
Depuis cette année, il vit 4 jours de classe pour 3 jours sans classe. Pour lui, cela devient presque de l'anecdotique.
A quand la suppression du vendredi après-midi pour mettre à égalité "maison" et "école" ?
En plus, je suis sûre que cela permettrait à l'entreprise TGV d'accentuer sa campagne de pub "Si vous partiez en week end", démarrée sur les ondes le 1° ou le 2 septembre. Etonnant, non ?

Écrit par : catmano | 24 septembre 2008

Le samedi libre,il y a des années que des milliers et des milliers d'écoles connaissent ça.Je l'ai connu.Et personne ne trouvait ça mal.Darcos l'a imposé à tous,ça devient mal.
En revanche, le mercredi libre,Darcos ne l'impose pas.Si les institutrices avaient manifesté pour mettre les deux heures dues ce jour là,il l'aurait décrété.Quelle belle motivation pour ces élèves c'eut été de retourner en classe pour des cours particuliers gratuits pour travailler en un premier temps puis après d'en être dispensés quand les progrès eussent été là.
Mais pourquoi n'ont-elles pas manifesté pour ça ?
D'accord avec Carole.Dans la grande majorité des écoles,pas dans celle de Catmano évidemment,,il y a du temps à gagner,et des activités extra-scolaires d' animation à supprimer et du Français , des Maths et de la Science,enfin des fondamentaux, à faire à la place.

Écrit par : bernard | 24 septembre 2008

@Catmano
"Depuis cette année, il vit 4 jours de classe pour 3 jours sans classe. Pour lui, cela devient presque de l'anecdotique."

Pas tout à fait d'accord, c'est ce que je pensais au début, mais quand je vois le travail effectué en classe, je me dis que c'est pas plus mal d'avoir une journée 'off' pour 'décompresser' (on n'est po des bêtes, on ne peut pas être au top tout le temps)

Maintenant si il n'y avait rien de fait pendant ces 2 jours (L/M), je ne vois pas pourquoi le 'gars' ferait qqchose de plus le mercredi ???
Ca permettra aux parents(kilepeuvent) de bosser un
peu 'correctement' le mercredi/Samedi/dimanche..


@Carole
"Ce que j'en pense, je vais être vulgaire :
C'est de la merde !"
:jap: :lol: ;)
Et c'est un centre de formation ! :pt1cable: :)
Je crois que sibilibili est formateur PE !
mouhahahahahahahahahahahahahahahahahahahahaha !

Écrit par : toto | 24 septembre 2008

N'ayez aucun crainte ce post ne sera pas croque-mort.fr. C'était pour dire que ce matin à France-Agriculture, il y avait un débat sur le film sur l'école ,tourné au Collège F.Dolto, Rue des Pyrénées. Il fallait entendre les propos infatués et condescendants des intellos germanopratins vis-à-vis du film. C'était vraiment "Tintin chez les pauvres". Notamment cette réplique qui vaut son pesant d'or "Oui, broufff, que le professeur soit étiqueté comme "génial" par ses élèves, c'est une chose, moi, ce qui m'a broufff, intéressé, c'était son sens du cinéma, avec sa répartie à l'emporte-pièce,,,brrfffff (merde ,j'aurais pas dû manger un 45ème croissant, ce matin!!!)... et les dix minutes de cette émission furent uun enfilage de perles ,de poncif absolument invraisemblable.
Comme le disait un géormorphologue célèbre commentant le livre de mon prof de géomorphologie "Reprend des positions déjà exprimées en les présentant comme neuves"!!!!

Écrit par : montaigneàcheval | 24 septembre 2008

Remarque d'un de mes élèves de 4ème qui a le comportement typique (stéréotypé ?) de certains élèves de la classe d'Entre les murs : Pourquoi qu'on fait du français ? Ca sert à rien, j'sais déjà le parler et j'en aurai pas besoin pour c'que j'veux faire.

Devant ce genre de remarque, plusieurs possibilités :

1°) punir ? Oui, mais la dernière fois, il a quitté la salle en m'insultant.

2°) entamer un "dialogue", oui, mais au risque que ça dégénère et d'aller dans son sens (c'est exactement ce qu'il cherche, que j'arrête le cours et que ça dégénère

3°) faire semblant de n'avoir rien entendu (il aurait fallu être sourd). J'ai bêtement choisi la solution n°2 ("Tu en auras besoin parce que...) et j'ai évidemment eu le bordel (du tiers de la classe qui n'attendait que ça).

Et ce bruit permanent, cette énergie qu'il faut déployer pour leur faire faire la moindre chose (à ceux qui, comme me l'a dit mon collègue de l'année dernière qui les a eu en 5ème qui sont passés "sans avoir le niveau"), à commencer par ouvrir leur classeur).

Si vous avez des idées, je suis preneur.

Écrit par : Robin | 24 septembre 2008

A mon avis, il faut le chambrer...méchamment. Car la connerie est hors d'âge, quand on est con on est con...comme chantait le très regretté Brassens....je ne sais pas ,moi, lui dire "Ah??c'est en français que tu parles??? mince. Va falloir que je prenne des cours." ou un truc dans ce genre. Le pulvériser aux yeux des autres. Ou alors lui sortir "Et toi, à quoi tu sers. Tu contribues à ll'effet de serre par tes bouses, tu manges trop, tu prendss des sacs plastique. Donc ton bilan est négatif..."

Écrit par : montaigneàcheval | 24 septembre 2008

"Ah?? C'est en français que tu parles??? Mince. Va falloir que je prenne des cours," ou un truc dans ce genre. Le pulvériser aux yeux des autres. Ou alors lui sortir: "et toi, à quoi tu sers? Tu contribues à l'effet de serre par tes bouses, tu manges trop, tu prends des sacs plastique. Donc ton bilan est négatif..."

Ecrit par : montaigneàcheval | 24 septembre 2008

Je retourne d'ailleurs ces questions précises à Toto.

Écrit par : Christophe Sibille | 24 septembre 2008

" Pourquoi qu'on fait du français ? Ca sert à rien, j'sais déjà le parler et j'en aurai pas besoin pour c'que j'veux faire."

Ce n'est pas parce que tu n'en auras pas besoin qu'il faut en dégouter les autres .
Sur ce ouvrez vos livre page x !

Maintenant, c'est classique chez les gamins qui ne veulent/peuvent pas bosser de trouver une 'arnaque' pour que l'heure de cours s'évapore en âneries . :) C'est pas que des cons ! :)

Écrit par : toto | 24 septembre 2008

"Je retourne d'ailleurs ces questions précises à Toto.
Ecrit par : Christophe Sibille | 24 septembre 2008 "

Je comprends que tu aies envie de me sucer le bite, mais désolé, là j'ai po l'temps..

Un eprochaine fois, peut-être . :hello: :)

Écrit par : toto | 24 septembre 2008

Toto, vous devriez faire des interventions en maternelle! Vous avez les compétences!!! ;-)

Je vous ai déjà dit que, même au cas où vous en auriez une, ce n'est vraiment pas mon truc! Travaillez un peu votre souplesse de la moëlle épinière, mon vieux!

Écrit par : Christophe Sibille | 24 septembre 2008

@ Robin : Il faut avoir été très mauvais élève pour trouver une réponse à cette question fondamentale : " Pourquoi qu'on fait du français ?".Je pense que j'ai posé la question mille fois à mes professeurs et jamais personne n'a su vraiment me répondre...Peut-être qu' ils l'avaient oublié eux-même...Ou alors, ils avaient toujours étudié sans se poser la question du "pourquoi", du "vrai porquoi". Le fait que mes profs ne sachent pas répondre à ma provocation minable, me rendait malheureux.
Alors je faisais le couillon en classe.

Personnellement , quand j'enseignais en collège, je répondais à mes élèves : "si tu n'étudie pas , tu fais leur jeu"... Je ne précisais pas qui se cachait dérrière ce "leur" , mais ça les interpellait deux minutes, surtout si j'accompagnais tout cela d'un regard loufoque, un oeil vers le ciel, et l'autre sur terre. Un regard suivi d'un silence éloquent. Un regard qui laissait suggérer que "eux nous regardent...Et que nous le savons". Mais bon,tout ça c'est des conneries, j'en suis bien conscient.

Écrit par : papa wilhelm | 24 septembre 2008

Robin, un truc qu’un collègue m’a conseillé et qui marche, c’est comme le dit Màc, répondre « À quoi tu sers, toi ? », imparable, et on peut discuter après le cours si on veut sur le pouvoir de la langue que le “jeune apprenant qui s’interroge au niveau du vécu” (je rigole) ne maîtrise pas aussi bien qu’il le pense.

Comme je crois que vous lisez l’anglais, j’ai beaucoup apprécié, il y a une dizaine d’années, un livre américain : “Setting Limits in the Classroom” de Robert J. Mackenzie (sous-titré How to Move Beyond the Dance of Discipline in Today’s Classrooms). Je l’ai relu à chaque rentrée pendant un temps. Je pense que ça peut intéresser beaucoup d’entre nous et pas que des stagiaires mutés dans des territoires perdus de la République ;)

Ce n’est ni du charabia ni des généralités gnangnans à la mode IUFM. C’est un vrai manuel de discipline, très simple et très efficace. C’est écrit par un psychologue et on y retrouve ce qu’on sait plus ou moins intuitivement quand on essaie de faire régner la discipline. Là, c’est formalisé par un pro. Contrairement à ce que serinent les pédagogos (« il n’y a pas de recettes ! »), faire régner la discipline, ce n’est pas être un fasciste et il y a des gens qui l’ont étudiée sérieusement !

Écrit par : Lariba | 24 septembre 2008

Merci pour votre réponse Lariba.
Le livre semble intéressant, je vais me le procurer.

Écrit par : papa wilhelm | 24 septembre 2008

1°) punir ? Oui, mais la dernière fois, il a quitté la salle en m'insultant.

Et ce bruit permanent, cette énergie qu'il faut déployer pour leur faire faire la moindre chose (à ceux qui, comme me l'a dit mon collègue de l'année dernière qui les a eu en 5ème qui sont passés "sans avoir le niveau"), à commencer par ouvrir leur classeur).

Si vous avez des idées, je suis preneur.

Ecrit par : Robin | 24 septembre 2008

Etre dégueulasse, rien que dans sa façon de les regarder, de se tenir, de leur parler ( voix impérative qui montre d'emblée qu'avec vous ils n'auront qu'un seul droit: la boucler). Si être dégueulasse ne suffit pas, devenir infect, punir à tour de bras, expédier en permanence l'individu qui vous empêche de faire cours en le faisant passer par le bureau du principal-adjoint (puisqu'il vous soutient).
NE JAMAIS ACCEPTER DE DISCUSSION COLLECTIVE ( vous seriez balayé par le chahut), ne jamais accepter de discuter tout court, ne jamais se justifier de quoi que ce soit. Vous souvenir que quand des enfants jouent à l'école, celui qui fait le maître est impitoyable avec ses "élèves" (mais juste). Il m'arrive de donner dix punitions par heure (petit bavardage, oubli de cahier, execrcice non fait, etc). Cela prend du temps, car il faut encore y consacrer cinq ou dix minutes l'heure suivante pour les ramasser, c'est fastidieux, mais la punition est aussi nécessaire à l'enfant que l'eau à la plante verte.
Cette sèche "mécanique " du rapport enfant -adulte (ou c'est vous qui les bouffez ou c'est eux) vous répugne , Robin, parce que vous êtes un philosophe-né, et que vous rêvez de l'heureuse harmonie des consciences, avec des enfants tels que les rêve aussi Meirieu, c'est-à-dire des adultes en miniature. Si je peux me permettre, je crois qu'en classe vous ne savez pas être "méchant" et c'est ce qui vous perd.
Faites un effort sur votre nature et considérez-les in petto comme des petits cons qui n'ont qu'un droit: écouter vos explications, apprendre leurs leçons et faire leurs exercices, et non comme des interlocuteurs à qui vous pouvez faire partager vos goûts littéraires ou vos états d'âme. Ils ont à fermer leur gueule et à apprendre grâce à vous les bases de la grammaire, de l'orthographe, les grands textes, etc.
Pour ma part, je déclare avec un air qui en dit long dès le premier jour que j'interdis tout bavardage (textuellement) , et je punis TOUT DE SUITE et autant qu'il faudra pour que ça rnetre (des pages du Bescherelle, c'est très pratique: le verbe ETRE, etc). Donc le "bruit permanent", c'est réglé dès la rentrée.
Donc, c'est rattrapable si vous changez dès demain votre façon d'être avec eux. Etre "gentil" a priori avec une classe, c'est courir au casse-pipe. Il faut D'ABORD apparaître comme "méchant", la tenir en respect, et ensuite seulement être aimable, individuellement, avec les élèves que vous aurez repérés comme des élèves sérieux.

Quant au classeur, c'est la pire erreur, car c'est lourd, c'est bordélique, c'est vite déchiré, chiffonné. Le classeur est tout à fait symbolique de l'inefficacité de la "séquence". J'impose, pour ma part, à mes élèves de 5ème, 4ème, 3ème deux cahiers de 100 pages, petit format et grands carreaux: l'un recouvert en rouge pour la Grammaire et le Style, l'autre en jaune pour les Lectures expliquées. C'est tout. Aucun manuel, ils sont tous merdiques, ils resteront, sur mon ordre, sur une étagère de leur chambre jusqu'en juin. Je dicte mon cours, aussi bien le cours de grammaire que les explications de textes et les corrigés de devoirs. Ainsi, ils sont tous occupés, et sont obligés de faire l'effort d'écrire, ce dont ils n'ont guère l'habitude.
Si vous enseignez en "séquences", vous êtes fichu: les élèves détestent le décloisonnement, c'est une invention de Crétins (au sens brighellien et en tous les sens du mot, d'ailleurs).

Conclusion: c'est rattrapable, vous pouvez redresser la barre. Mais seulement en donnant dès demain une autre image de vous, moins sympa, moins accommodante, moins douce. Vous faites dans toutes vos classes dès demain un discours grave et renfrogné et sec (il faut être un peu acteur...) pour leur expliquer que dorénavant il y aura d'autres règles: bavardage interdit, punitions pour tout manquement quel qu'il soit, et vous distribuez dès demain une vague de punitions (ne laissez plus rien passer, punissez TOUS les élèves qui ont enfreint votre règlement, même s'il doit y en avoir quinze!) avec menaces de téléphoner aux parents, de les doubler si elles ne sont pas rendues le jour fixé, de faire des rapports au principal. C'est jouable. Le bras de fer peut durer quelques heures, et après vous aurez rétabli et votre autorité et les conditions normales de l'enseignement. C'est même un exigence déontologique...

Écrit par : Jean | 24 septembre 2008

Je précise Robin que je n'ai jamais eu des classes aussi intenables que les vôtres. J'ai toujours eu des classes plutôt mignonnes, avec deux trois couillons certes... Mais puisque je fus moi aussi un couillon dans ma jeunesse, cela me faisait un peu de compagnie et donnait un peu plus de sens à mon métier... Bon j'arrête, on dirait du Charmeux!

Écrit par : papa wilhelm | 24 septembre 2008

Pour Robin :

www.settinglimits.com/index.htm

Courage ! Soyez méchant !

Écrit par : yann | 24 septembre 2008

En tout cas, un enseignant peut se suicider, tout le monde (sauf la fille de dobolino) s'en fout.

Robin, il n'y a aucune solution pour remédier au(x) problème(s) de la classe. Le collègue qui vous dit que le problème vient des élèves a raison, tous ceux qui vous diraient que c'est de votre faute ont tort (mais vous rencontrerez forcément quelque part l'un ou l'autre de ces immondes culpabilisateurs, qui traitent la souffrance des autres avec mépris), et je pense que vous êtes plongé en plein coeur des dysfonctionnements du système éducatif.

Pour le gosse qui vous a dit que le français ne sert à rien, demandez-lui donc ce qui est utile. Faites-lui écrire une lettre de motivation pour travailler sur un chantier ou dans une usine, et demandez-lui de se présenter par écrit à un emloyeur pour se faire embaucher. Si vous lui dites qu'un employeur ne l'embauchera pas car il parle trop mal français, il comprendra peut-être que c'est important aussi à court terme de bien écrire.

Écrit par : Jérémy | 24 septembre 2008

Bonjour

Pour Robin, je conseillerais de ne pas trahir sa personnalité mais de s'appuyer sur des certitudes profondément ancrées en lui, comme celle que le rapport entre le professeur et l'élève est forcément dissymétrique et que l'obéissance n'est pas la soumission :

l'obéissance, c'est le pacte tacite qui existe entre l'enfant et l'adulte comme quoi ce que demande l'adulte à l'enfant est pour son bien, pour l'aider à grandir, parce que ça lui servira pour plus tard, et surtout qu'on n'a pas à se justifier de quoi que ce soit en tant que professeur sur le pourquoi de la demande d'effort et d'attention à l'école : c'est comme ça et puis c'est tout. S'il ne comprend pas maintenant, il comprendra plus tard !!!

la soumission, c'est un contrat du type de ceux qui existent entre un salarié et son patron ou un maître qui achète un esclave et le propriétaire qui le lui cède.

Au fond, cet élève joue de la subtile différence qui existe entre obéir et se soumettre : la seule bonne réponse qui existe à ce type de provocation c'est le rappel de son statut d'élève et de votre statut de professeur. S'il feint de ne pas comprendre, alors la punition est plus que méritée !!!

De toute façon, ce n'est que mon avis, hein !?

Écrit par : johnmarguerite | 24 septembre 2008

"Robin, il n'y a aucune solution pour remédier au(x) problème(s) de la classe."

Je voulais dire qu'il n'y a aucune solution imparable.

Ce que Jean vous a dit me semble très bien, changer de cap complètement, en montrant non pas que vous êtes en colère, mais que vous êtes mécontent d'eux et qu'ils seront punis en conéquence. Punir pour chaque acte "illicite" me semble une très bonne chose, en donnant des conjugaisons et de la copie, et vous pouvez tenir cette direction pendant qques semaines. Ils ont besoin de sentir que vous les punissez s'ils font une bêtise.

Écrit par : Jérémy | 24 septembre 2008

"Il faut D'ABORD apparaître comme "méchant", la tenir en respect, et ensuite seulement être aimable, individuellement, avec les élèves que vous aurez repérés comme des élèves sérieux."

Ecrit par : Jean | 24 septembre 2008

A très peu de choses près, (mais en peut-être encore plus radical), c'est une des choses principales que je puisse dire aux PE (et PLC), dans le cadre des formations sur "la voix, outil de l'enseignant), qui, de par le fait, comportent aussi un petit travail théâtral, qui ne peut pas faire de mal pour aider à jouer cette "méchanceté" si on a un peu de mal à le faire naturellement.

Sauf que, si on réussit à vraiment jouer ce personnage au début, je pense qu'on peut l'assouplir progressivement vis à vis de l'enbsemble de la classe. Mais, évidemment, à chaque classe, (et à chaque enseignant) ses nuances "ad hoc".

Écrit par : Christophe Sibille | 24 septembre 2008

En tout cas, un enseignant peut se suicider, tout le monde (sauf la fille de dobolino) s'en fout.


Voiiiiilà, tout le monde s'en fout... en attendant, je retourne dans la vraie vie pour le reste de la journée, les leçons de morale, j'ai pas le temps là...

Écrit par : johnmarguerite | 24 septembre 2008

@ Bernard : Dans la Drôme, au moins, l'Inspection Académique a décrété que l' "aide personnalisée aux élèves" ne pouvait en aucun cas avoir lieu le mercredi matin, cette journée étant réservée aux 18 heures d'animations pédagogiques obligatoires.

@ Robin : Je ne pense pas que mon expérience d'institutrice de primaire peut vous servir, mais on ne sait jamais.

Lorsqu'un élève me demande pourquoi je l'oblige à faire telle ou telle activité ou qu'il me prouve par son attitude qu'en fait, il n'en a rien à faire de tous mes beaux discours, je lui explique calmement que je suis loin de faire seulement ce qui me plaît dans ma classe mais qu'il y a au-dessus de moi tout un arsenal de lois que je suis contrainte de suivre.
Je sors alors généralement le "livre des maîtresses que le ministre a écrit pour leur dire ce qu'elles doivent apprendre aux élèves" (le BO des programmes), je le feuillette très vite et lis à toute vitesse la petite phrase qui correspond à la situation (au besoin, je l'invente) et conclus par : "Tu vois, c'est écrit là, dans le livre de la loi de l'école. Nous ne sommes pas au restaurant ni devant la télé, on ne peut pas choisir. Pour le moment, c'est obligatoire. Ni toi, ni moi n'y pouvons quelque chose.
Quand tu seras grand, tu auras le droit de voter et d'être élu et, si tes idées sont partagées par beaucoup de monde, tu pourras peut-être faire changer la loi. Pour le moment, nous suivons celle qui existe, c'est tout. Alors, au boulot, et vite !"

Écrit par : catmano | 24 septembre 2008

"2°) entamer un "dialogue", oui, mais au risque que ça dégénère et d'aller dans son sens (c'est exactement ce qu'il cherche, que j'arrête le cours et que ça dégénère)"

Ecrit par : Robin | 24 septembre 2008

@ Robin.
En Lycée Professionnel, je suis habitué à ce genre d'élève, juste là pour saboter le cours (je suppose d'ailleurs que le votre se retrouvera en BEP, ou plutôt en Bac Pro. 3 ans, d'ici deux ans). Effectivement, ne pas se justifier, jamais. Mais couper court, fermement, en disant au saboteur : "'C'est comme ça, il faut faire du français, et maintenant on avance la leçon". Eventuellement ajouter : "Si vraiment tu veux me demander à quoi ça sert, viens me voir à la fin de l'heure, alors je serai prêt à te consacrer du temps". Cela permet de lui éviter (autre technique de sabotage) de monter le truc en épingle en prétendant que le prof ne veut pas répondre aux questions des élèves. Cordialement.

@ Jean.
Je me retrouve complètement dans ce que vous dites au sujet des classeurs. Feuilles volantes garanties, et autant de prétextes pour saboter un cours... J'exige moi aussi des cahiers, quitte à prendre dix minutes au début de l'heure pour m'assurer que les élèves y collent les documents que je prépare...

Quand on le dit, que c'est devenu "le front", en tout cas avec certaines classes! Il faut désormais développer des techniques anti-guérilla en milieu scolaire!

Écrit par : Daniel Arnaud | 24 septembre 2008

"c'est une des choses principales que je puisse dire aux PE"


Mouhahahahahahahahahahahahahahahahaha :)))) Bouffon !

Écrit par : toto | 24 septembre 2008

En tout cas, un enseignant peut se suicider, tout le monde (sauf la fille de dobolino) s'en fout.
Ecrit par : Jeremy

Voiiiiilà, tout le monde s'en fout... en attendant, je retourne dans la vraie vie pour le reste de la journée, les leçons de morale, j'ai pas le temps là...

Ecrit par : johnmarguerite | 24 septembre 2008

Le message ne vous concernait par personnellement. Quand j'ai envoyé cette phrase, le vôtre n'était même pas encore affiché sur le blog.
Je constate simplement que les médias et les instances syndicales se désintéressent de cette histoire de professeur suicidé. Et ici aussi on a oublié, à part l'emportement bref et ponctuel de Montaigneàcheval, qui lui aussi pense maintenant à autre chose.
Pas la peine, donc, de me répondre méchamment, je constate simplement, un peu amer, qu'en deux mois un professeur a été condamné à 500 euros d'amende après avoir été traité de connard, et qu'un autre s'est suicidé après sa garde à vue. Et que les gens, si bien intentionnés soient-ils, oublient toujours aussi vite que les médias.

Écrit par : Jérémy | 24 septembre 2008

"Avec "Léo et Léa", mon neveu est content de pouvoir peu à peu déchiffrer lui-même les sons..."

Ecrit par : Anne | 23 septembre 2008

"Je comprends que tu aies envie de me sucer le bite, mais désolé, là j'ai po l'temps..

Un eprochaine fois, peut-être . :hello: :)"

Ecrit par : toto | 24 septembre 2008

Il semblerait que la simple mention du manuel: "léo et léa" ait un puissant effet érogène sur notre ami Toto... On ne dira jamais assez les bienfaits que peut procurer la bonne littérature!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 24 septembre 2008

"Mouhahahahahahahahahahahahahahahahaha :)))) Bouffon !"

Ecrit par : toto | 24 septembre 2008

"Léo et Léa", chapitre 12.

Écrit par : Christophe Sibille | 24 septembre 2008

"Erreur Dobolino! ou bien je suis l'exception qui confirme vos observations. Non, franchement je ne vois aucun rapport entre l'attention à ce que l'on mange et les c....ries que vous dénoncez! Bio = démago? Mais c'est n'importe quoi! Et en plus j'adhère à Greenpeace, oui! Et en plus je suis libéral, oui! Mais ni borné Vert, ni partisan du capitalisme qui tue! Mais frontalement anti communiste, en plus! Dégoût total."

Ecrit par : Oxymore | 23 septembre 2008

Bienvenue au club! Et je ne sais pas si c'est si atypique que ça... Ceci-dit, quand on voit les arguments et l'état d'esprit de ceux qui nous traite de "bien pensants" et "politiquement corrects", ça donne vraiment envie de "le" rester.

Ecrit par : Christophe Sibille | 24 septembre 2008

Je me doutais que vous n'alliez rien y comprendre, à ma sortie d'hier soir. Moi aussi, je bouffe assez souvent des aliments bio. Le fait d'en produire ou d'en manger n'est pas en soi un critère de bien-pensance. Le fait de le signaler est déjà plus suspect.
Je travaille avec des producteurs bio et, en pleine épidémie de Fièvre catarrhale, je peux vous assurer que les arguments qui sous-tendent leurs attitudes valent du Mérieu ou du Charmeux, largement. Et, comme eux, ils s'instituent comme étant les seuls à détenir la Vérité, saints martyrs face aux manipulateurs réactionnaires et capitalistes. Comme eux, ils rejettent l'échec éventuel de leur doctrine par une mauvaise adhésion de la masse bêlante et voient des ennemis partout.
Quant à leur façon d'envisager l'éducation et l'instruction de leurs enfants, c'est justement celle dont vous ne voulez pas. L'adulte doit respecter la parole de l'enfant qui a beaucoup à nous apprendre car il est plus proche de l'état de nature.
Ce qui ne veut en aucun cas dire que je suis contre le choix de travailler en agriculture biologique pas plus que je suis contre le choix d'enseigner la lecture par méthode globale. Le tout pour moi est que ce soit rentable et qu'on ait une certaine souplesse, à l'écart des doctrines et qu'on ne rejette pas les échecs sur des causes extérieures liées au libéralisme sauvage de la société Kapitaliste.
Les cahiers des charges en agriculture biologique sont, en ce qui concerne l'élevage et pour ceux que j'ai pu voir, très bien conçus et assez souples. Par contre, je n'ai toujours pas compris quels arguments scientifiques de qualité sont à la base de l'interdiction absolue de vaccination. Pour l'éleveur de base en bio, j'ai constaté que, dès qu'on prononce le mot vaccin, ils sortent le crucifix et la gousse d'ail. Je maîtrise suffisament leur discours pour qu'en cas de révolution ils ne me guillotinent pas avec la première charette.
Catmano maîtrise le discours pédagogo.
C'est tout un.

Écrit par : Dobolino | 24 septembre 2008

Nadia, pour la date

Écrit par : NM | 24 septembre 2008

NE JAMAIS ACCEPTER DE DISCUSSION COLLECTIVE ( vous seriez balayé par le chahut), ne jamais accepter de discuter tout court, ne jamais se justifier de quoi que ce soit.
C'est même un exigence déontologique...

Ecrit par : Jean | 24 septembre 2008

Vous mangez des haricots bio, Jean?
Vous avez raison! Surtout s'ils sont bons...

Écrit par : Dobolino | 24 septembre 2008

Je n'invente rien....pendant que ça se pend, que ça se flingue, et que, évidemment, cela est lourd de signiification quant à l'avenir mimmmédiat de notre société, il y en a qui continuent, et pas n'importe lesquels, hein, des ENSEIGNANTS, des passeurs, les "Ketoubim" du judaîsme, en quelque sorte, à nous bassiner avec leurs méthodes à la con, Léo et Léa . Méirieu et Méiria. Charmeu et Charma. Pas la moindre réfléxion en profondeur. Et c'est vrai que j'en ai vaguemment parlé puis suis passé à autre chose. mais ce blog est devenu comme celui d'Yfig, une sorte de grosse pochade pour Terminales boutonneux vieillis sur pied et ne produsant que de blets fruits rances.
Un enseignant doit en avoir "sous la pédale" comme on dit en allemand. Du coffre. Du répondant. De la viande. Les interminables rangaines de collègues dont on se demandent ce qu'il font le week-enda à part corriger leurs copies, préparer leurs coucours et faire leurs fifiches.....Et essayez donc de dicuter d'autre chose que d'élèves à midi dans une salle des profs....je vous envoie une caisse de Bordeaux Château Bacula 1999 cru bourgeois.
Franchement, Brighelli, j'attendais que vous vous enflammiez d'indignation pour la mort de ce pauvre prof....rien. Rien.
Comme Assouline et son bouquin Brèves de Blog, vous demeurez dans le lisse, dans le "pas de vagues"....la mort est devenue sale, comme la masturbation ou la sodomie. On la cache. On la nie. On la repousse loin , bien loin, au-delà du périphérique de la décence.... Or, elle est là, et bien là. En parler, l'apprivoiser est un de nos rôles. C'est parce que la mort est une étrangère repoussante que les ados disjonctent un peu partout. Parce que nous, nous avons loupé le coche.
Comme je l'avais déjà écrit, amer et désabusé sur 90% de mes collègues, (sachant qu'il y'a 10% de merveilleux esprits dont je ne suis pas, je vous rassure!!!)le monde sombre et l'on parle de léo et léa.

Dobolino,, remarquable votre post. J'y souscris. Totalement.

Écrit par : montaigneàcheval | 24 septembre 2008

De toute façon, vous ne pourrez digérer vos haricots bio que quand vous vous serez "nettoyés" par invocations ad hoc de l'abominable vaccin anti-tétanique et il y a fort à parier que, si vos enfants sont incapables d'apprendre à lire par méthode naturelle, c'est parce que vous les avez intoxiqués au vaccin DTPolio, obligatoire d'ailleurs pour inscrire un enfant puisqu'il rend vos enfants inaptes à l'épanouissement personnel, ce qui est le but inavoué de nos gouvernants (la conférence de Wannsee, c'est de la gnognote à côté des noirs desseins de l'EN et du Ministère de la Santé!) qui recherchent une masse laborieuse endoctrinable et manipulable qui a besoin de la drogue syllabique pour accéder à l'écrit sans faire de sens. Le sens est réservé aux non-vaccinés.

Écrit par : Dobolino | 24 septembre 2008

Sans parler des produits laitiers, bien sûr, première cause de l'échec scolaire lors d'apprentissage pourtant efficace par méthode naturelle.

Écrit par : Dobolino | 24 septembre 2008

Au fond, cet élève joue de la subtile différence qui existe entre obéir et se soumettre : la seule bonne réponse qui existe à ce type de provocation c'est le rappel de son statut d'élève et de votre statut de professeur. S'il feint de ne pas comprendre, alors la punition est plus que méritée !!!

De toute façon, ce n'est que mon avis, hein !?

Ecrit par : johnmarguerite | 24 septembre 2008

C'est exactement le mien aussi. Mais, comme je n'ai jamais enseigné, mon avis ne vaut guère. Instinctivement, j'aurai tendance à répondre, d'une voix qui fait s'applatir les chiens, qu'il n'est pas question de savoir à quoi ça sert mais d'obéir à la loi commune.

Écrit par : Dobolino | 24 septembre 2008

Merci Dobolino: j'ai bien compris ce que vous vouliez dire, je me suis laissé aller à l'emportement et à un ton un peu théâtral pour le plaisir de râler...Et nous convenons ensemble que cultiver et manger Bio ne devrait pas être lié- idéologiquement- à la pédagogie gnangan, au :"faut écouter les "gnenfants", et à toute la dégoulinade bêtasse dans laquelle certains se vautrent. Ouai!

Pour revenir aux cornichons - même pas bio!- qui rendent la vie impossible aux professeurs dans leur classe, je ne redirai pas ce que j'ai raconté plus haut ( fermeté, maîtrise de soi,etc...) je voudrais juste ajouter qu'il faut prendre sur soi et parfois vaincre notre peur de paraître dur - méchant- en en étant seulement juste. Le respect des élèves passe par cette autorité inflexible: je le leur explique en début d'année. Bien sûr , quelques uns n'y entendent rien et se font cramer, tant pis pour eux.

Je lisais sur la page d'Orange que 22% des élèves ne comprendraient pas leurs professeurs. L'article est publié dans le Parisien. 1/3 des élèves s'ennuient aussi.... Bref, on pointe sur la misère. Il faut des responsables, vite! Au hasard: les enseignants. A part ceux de ces derniers qui sont des idiots comme tout le monde, il faut peut-être que nous nous mettions au "langage jeune"? Et danser le Hip-Hop pour animer les "séances"? Mais non, triple buse! les TIC! l'ordinos! la projection avec Power point! Voilà le bon réflexe.

Robin, vos monstres seront épatés si vous leur jouez votre musique avec ces instruments du 3° millénaire! Un stage et hop! hip! Hyp! surtout.
L'image sur un écran: voilà la magie hypnotique! il faut un clavier une manette et un écran avec des choses animées dessus et en couleur, c'est mieux. Génération écranmanette et baratin sans fin.

Nous le savons depuis longtemps , nous sommes les représentants de l'âge qui est " has been", vieilles carnes que les "modernistes progressistes" veulent faire crever.
Face à ceux-là comme face aux pti cons :rester ferme.

Écrit par : Oxymore | 24 septembre 2008

"Un enseignant doit en avoir "sous la pédale" comme on dit en allemand. Du coffre. Du répondant. De la viande. Les interminables rangaines de collègues dont on se demandent ce qu'il font le week-enda à part corriger leurs copies, préparer leurs coucours et faire leurs fifiches.....Et essayez donc de dicuter d'autre chose que d'élèves à midi dans une salle des profs....je vous envoie une caisse de Bordeaux Château Bacula 1999 cru bourgeois."

Bravo! superbe! c'est du montaigneàcheval pur jus et je le suis intégralement. C'est terriblement vrai. Ah la vache!

Écrit par : Oxymore | 24 septembre 2008

je constate simplement, un peu amer, qu'en deux mois un professeur a été condamné à 500 euros d'amende après avoir été traité de connard, et qu'un autre s'est suicidé après sa garde à vue. Et que les gens, si bien intentionnés soient-ils, oublient toujours aussi vite que les médias.

Ecrit par : Jérémy | 24 septembre 2008

Pourquoi croyez-vous qu'on oublie? Je croyais d'ailleurs que c'était 800 euros et non 500. On en parle quand le sujet a l'occasion de venir et ça peut servir d'argument.
C'est comme si je vous disais que vous avez tous déjà oublié, digéré, le fait que les Etats-Unis renflouent leurs banques en faillite aux frais du contribuable de base, tout simplement parce qu'on en fait pas état quand ce n'est pas le propos.

Écrit par : Dobolino | 24 septembre 2008

Je vous remercie d'avoir pris la peine de me répondre.

Le problème, c'est que je n'ai plus la force et que le comité médical aurait dû le comprendre au lieu de me laisser nommer si loin, sur deux établissements, avec des élèves aussi difficiles. Je vais donc aller voir mon médecin traitant pour lui demander de l'aide.

Par pitié, arrêtez de venir et de repartir de ce blog en disant que l'on n'en a "rien à foutre" du collègue qui s'est suicidé. Qu'est-ce que vous en savez et à quoi ça sert de dire des choses comme ça, surtout sur un blog ou les gens (je ne fais pas l'exception) ont leurs défauts, mais essayent justement de changer les choses et d'alerter l'opinion publique et les autorités administratives et politiques sur la dégradadion de nos conditions de travail.

Quand, au comportement infecte d'une classe ou d'un élève (celui qui a été soi-disant frappé par le professeur qui s'est donné la mort s'est vanté auprès de la presse de l'avoir poussé à bout) s'ajoutent des problèmes personnels graves, tous les ingrédients sont réunis pour le passage à l'acte.

Il faudrait être le dernier des imbéciles et des monstres pour ne pas le comprendre et ne pas se sentir profondément atteint et concerné.

Écrit par : Robin | 24 septembre 2008

Merci Dobolino: j'ai bien compris ce que vous vouliez dire, je me suis laissé aller à l'emportement et à un ton un peu théâtral pour le plaisir de râler...

Ecrit par : Oxymore | 24 septembre 2008

Moi aussi.
Merci à MàC pour son satisfecit.

Écrit par : Dobolino | 24 septembre 2008

Robin, venu il y a quelques jours sur ce Blog, je n'avais pas bien pris la mesure de ce que vous vivez.
N'attendez-pas d'être au plus mal pour consulter et vous reposer. Le ministre ne vous donnera pas de médaille pour les efforts que vous déployez. Il y a trop de collègues qui se font arrêter pour un pet de travers, qui profitent sans vergogne de la MGEN, et vous qui n'avez pas de raisons de culpabiliser vous vous priveriez de paix réparatrice?

Écrit par : Oxymore | 24 septembre 2008

Robin, j'ai une bonne copine, prof de SEGPA à Conflans Sainte Honorine, qui, dans des conditions assez similaires aux vôtres, et après arrêts maladie successifs, a réussi cette année à devenir professeur au CNED. Peut-être pourrait-elle vous expliquer son parcours du combattant?

Écrit par : Dobolino | 24 septembre 2008

Pardonnez ma bovine médiocrité : j'ai eu l'infamie d'évoquer, dans mon intervention annuelle, Lé... ah non, pardon.
Je n'avais pas conscience que le sujet (et la méthode elle-même) était si oiseux aux yeux d'un certain nombre d'intervenants : je m'efforçais naïvement d'en remercier d'autres.
Je m'en retourne continuer à vous lire, et, qui sait, ainsi apprendre...

Écrit par : Anne | 24 septembre 2008

Il semblerait que la simple mention du manuel: "léo et léa" ait un puissant effet érogène sur notre ami Toto... On ne dira jamais assez les bienfaits que peut procurer la bonne littérature!!!

Ecrit par : Christophe Sibille | 24 septembre 2008

Plus sous merde que toi je n'ai encore pas trouver, FILS DE PUTE ! :hello:

Écrit par : toto | 24 septembre 2008

Robin,
Si vous ne vous sentez plus la force de réagir dans le sens que je me suis permis de vous suggérer, suivez les conseils d'oxymore et de dobolino, et d'autres: faites-vous mettre en arrêt sans aucun scrupule ou essayez d'entrer au CNED.

Écrit par : Jean | 24 septembre 2008

Je n'avais pas conscience que le sujet (et la méthode elle-même) était si oiseux aux yeux d'un certain nombre d'intervenants :

Ecrit par : Anne | 24 septembre 2008
MàC, ça fait tout de même pas "un certain nombre"!!!!

Écrit par : Dobolino | 24 septembre 2008

trouvé,


Ce que tu viens de faire mérite que je te casse la gueule de suite


C'EST QUAND TU VEUX FILS DE PUTE !

Écrit par : toto | 24 septembre 2008

Ecrit par : Christophe Sibille | 24 septembre 2008

Plus sous merde que toi je n'ai encore pas trouver, FILS DE PUTE ! :hello:

Ecrit par : toto | 24 septembre 2008

Ah! On retrouve enfin le niveau habituel! Ça nous change de Felts et de ses diatribes.

Écrit par : Dobolino | 24 septembre 2008

C'est quoi ces ordures? Ne faites pas du blog un déversoir à vomi!

Écrit par : Oxymore | 24 septembre 2008

"Ah! On retrouve enfin le niveau habituel! Ça nous change de Felts et de ses diatribes.

Ecrit par : Dobolino | 24 septembre 2008"
La sous merde fait de la MANIPULATION DE POST !!!!


APR7S LUI AVOIR CASSE RLA GUEULE JE VAIS TE L'ENCULER A SEC ! :hello: ;)

Écrit par : toto | 24 septembre 2008

"à nous bassiner avec leurs méthodes à la con, Léo et Léa "

ET J'EN REMETS UNE COUCHE

J'EMMERDE MAC

Écrit par : toto | 24 septembre 2008

Affligeant! c'est dans l'éducation nationale, ça?
En tout cas, c'est relevé, c'est vraiment magnifique. Des siècles de rhétorique et d'éloquence mazoutés en un rien de temps.
On reviendra plus tard.

Écrit par : Oxymore | 24 septembre 2008

""Avec "Léo et Léa", mon neveu est content de pouvoir peu à peu déchiffrer lui-même les sons..."

Ecrit par : Anne | 23 septembre 2008

"Je comprends que tu aies envie de me sucer le bite, mais désolé, là j'ai po l'temps..

Un eprochaine fois, peut-être . :hello: :)"

Ecrit par : toto | 24 septembre 2008

Il semblerait que la simple mention du manuel: "léo et léa" ait un puissant effet érogène sur notre ami Toto... On ne dira jamais assez les bienfaits que peut procurer la bonne littérature!!!

Ecrit par : Christophe Sibille | 24 septembre 2008 "


C'EST CA QUI EST AFFLIGEANT !!!


Mais si vous ne le voyez pas c'est encore plus affligeant !!!!!!


Je suis bien triste pour VOUS !

Écrit par : toto | 24 septembre 2008

Si vous avez des idées, je suis preneur.

Ecrit par : Robin | 24 septembre 2008


Robin ...Jean , MàC et Oxymore voient juste : quand un élève nous pourrit un cours , il faut le " sécher " sur place par un sarcasme diabolique et un regard de tueur , ( j'ai appris qu'ils m'appellent Terminator, moi , une schtroumpfette ! ) , et le punir , sur place aussi , avec copie bête et méchante de 20 pages du manuel et surtout, surtout , puisqu' il vous pourrit la vie , lui pourrir la sienne et aussi , celle de ses parents, grâce à cette arme de dissuasion qu'est le téléphone .

Alors , patienter en riant intérieurement , attendre le soir , ou mieux le samedi midi pour appeler papa et maman . Travailler sa voix , son ton , être très théâtral et attaquer dès que le géniteur décroche .

N'oubliez pas que l'élève ne s'est pas vanté d'avoir été puni et que la petite famille se prépare à la détente du week-end .

L'effet de surprise les laisse en général sans voix , il faut en profiter car vous avez le vent en poupe : vous êtes pour la transparence et vous souhaitez que les parents soient solidaires du travail de l'équipe pédagogique !

-Evidemment , bien sûr , vous bredouillera-t-on au bout du fil .
Là , vous déballez et emballez le tout en le prenant d'un peu haut : manque de respect , intolérable , il faut le reprendre sérieusement en main , la grande scène du dernier acte !

Les parents présenteront leurs excuses oralement et le lendemain ou le lundi , ce sera par écrit . Le week-end aura été un peu pénible en règlements de comptes pour la petite famille , (objectif atteint !) , mais après , vous aurez une paix ROYALE !
Bien sûr , vous vous arrangez pour que toute la classe soit au courant et comprenne bien que votre devise , c' est le talion , OEIL POUR OEIL , DENT POUR DENT !

Écrit par : Amélie et les pompes funèbres | 24 septembre 2008

http://www.meirieu.com/ACTUALITE/entrelesmurs.htm

Plus faux-cul que lui, tu meurs !

Quelqu'un a-t-il lu le "devoir de résister" ?
Je me suis contentée de parcourir le moins épais, "Lettre à un jeune professeur".

Quand je pense que ses oeuvres sont rééditées ! En voilà un qui se sera facilement enrichi...sur la crédulité et la connerie humaine.

J'ai commencé le livre "L'école en désarroi".
J'alterne avec "Petits suicides entre amis".

Écrit par : Anne-Marie Valette | 24 septembre 2008

"Alors , patienter en riant intérieurement , attendre le soir , ou mieux le samedi midi pour appeler papa et maman . Travailler sa voix , son ton , être très théâtral et attaquer dès que le géniteur décroche .

N'oubliez pas que l'élève ne s'est pas vanté d'avoir été puni et que la petite famille se prépare à la détente du week-end .

L'effet de surprise les laisse en général sans voix , il faut en profiter car vous avez le vent en poupe : vous êtes pour la transparence et vous souhaitez que les parents soient solidaires du travail de l'équipe pédagogique !"

Ecrit par : Amélie et les pompes funèbres | 24 septembre 2008

Redoutable... de redoutabilité! A la guerre comme à la guerre, des techniques de contre-guérilla, vous disais-je! Anticiper les attaques de l'ennemi, prévoir la riposte, bien choisir le moment de la contre-attaque, étudier le terrain, semer la pagaille chez l'adversaire... Et si nous lisions ou relisions tous "L'Art de la guerre", par Sun Tse?

Écrit par : Daniel Arnaud | 24 septembre 2008

Je leur dis aussi : " Il n'y a qu'un terroriste ici , c'est moi , souvenez-vous en ! "

Écrit par : Amélie et les pompes funèbres | 24 septembre 2008

"pas plus que je (ne) suis contre le choix d'enseigner la lecture par méthode globale."

Dobolino, vous et Catmano ayant des tempéraments passionnés, les réunions familiales doivent être animées !

"De toute façon, les meilleurs (c'est-à-dire les plus riches) s'en sortiront toujours."
C'est cette phrase qui a mis hors de lui l'inspecteur agrégé normalien (le connaissez-vous, Jean-Paul ?) Rocrieux. (L'école en désarroi).

J'ai ri (jaune) en entendant ce matin, puis de nouveau aux infos d'antenne2, qu'un groupe de jeunes étudiants bénévoles s'occupant d'enfants en grande difficulté, le FEV (??) demandait une commission d'enquête parlementaire sur l'échec scolaire.

Quand on songe au foirage intégral du Grand Débat commandité par notre ex-ministre Luc Ferry, dont Claude Thélot était le grand manitou, et qui a coûté un fric fou, et qui a monopolisé tant de gens de bonne foi ou pas, on sait bien que les commissions , ça ne sert qu'à entérer les sujets trop brûlants.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 24 septembre 2008

Amélie et les pompes funèbres (tu parles d'un surblaze!!!) je suis fier de vous dire que je suis un féru des méthodes que vous prônez. Je me suis bien amusé à la lecture de votre post. C'est exactement ça "sècher " le môme sur place!!!! Et surtout, surtout, régler ça soi-même, téléphone aux géniteurs y compris. Moi, quand ça arrive, je pique le carnet du schtroumpf, je dégaine mon portable et je bigophone en direct à la maison, en présence des autres mômes en appuyant bien sur les syllabes. :"Madame Courtial?? Voui, c'est m'sieur GOoldschmidt...voui..commenttallez-vous?? merci? Dites, je suis en classe, là (on entend les bruits habituels) et je me permets de vous appeler à propose de Kevin...il est insupportable et est en train de saboter mon cours...voui..mm...MMM, non non il est là....entendu!! D'accord, je vous mets un mot sur le carnet (le Kevin, pendant ce temps c'est lamerdauculmachemisecolle)...d'aaaaacord...de rien Mâme Courtial....je vous en prie....à bientôt..clok!!!"
Kevin ressemble à une couppelle de Gervita. Et les autres, même pas sarcastiques, parcer qu'ils imaginent que ça va gueuler au charron, ce soir....donc surtout ne pas pprévenir les cloportes de l'administration. Ou a postériori....quand ils se rendent compte qu'on a fait leur boulot, s'ils rengrâcient les affreux!!!!

TOTO, moi je prends LEA et je lui fais faire la brouette javanaise avec LEO....et je ne t'emmerde pas, la merde ayant des propriétés isolantes et je m'en voudrais de te priver du plaisir de croire que ta chopotte est devenue une barre glacée...tout le plaisir était pour moi...je te l'emballe?? c'est pour offrir????

Écrit par : montaigneàcheval | 24 septembre 2008

Je leur dis aussi : " Il n'y a qu'un terroriste ici , c'est moi , souvenez-vous en ! "

Ecrit par : Amélie et les pompes funèbres | 24 septembre 2008

Bref, à la Pasqua : "Nous allons terroriser les terroristes!".

Écrit par : Daniel Arnaud | 24 septembre 2008

"donc surtout ne pas prévenir les cloportes de l'administration."

Ecrit par : montaigneàcheval | 24 septembre 2008

Bien vu. Comme le dit d'ailleurs ce bon vieil inspecteur Harry : "Faire les choses à la façon d'un autre, c'est le plus sûr moyen de se planter".

Écrit par : Daniel Arnaud | 24 septembre 2008

" moi je prends LEA et je lui fais faire la brouette javanaise avec LEO..."


Et moi je te prends, je t'encule, je te retourne et je te réencule, ducon !

Écrit par : toto | 24 septembre 2008

Toto, Prétentieux, va....et puis rentre-la, tu vas finir par nous lui faire prendre froid...oui, allez, les deux orphelines aussi...mais oui mon rat, tout le service-troois-pièces et tout le velu de tes moltogommes, dans la braguette, et zzzzzzippp..;

Écrit par : montaigneàcheval | 24 septembre 2008

'Toto, Prétentieux, va....'

Ptite bite !

Écrit par : toto | 24 septembre 2008

ah... la sagesse de montaigneàcheval !

"la mort est devenue sale, comme la masturbation ou la sodomie."

En effet, on peut même développer :

• La mort, c'est comme la sodomie, ça fait mal au début, et après il n'y a plus rien à faire qu'à attendre que ce soit fini.

• La mort, c'est comme la sodomie, Manu est contre.

• La mort, c'est comme la sodomie, tout le monde y est confronté un jour ou l'autre, et on s'en fait toujours une idée différente de ce que c'est.

• La mort, c'est comme la sodomie, elle fascine une minorité, et répugne à la plupart.

• La mort, c'est comme la sodomie, on en parle beaucoup plus souvent qu'on ne la pratique.

• La mort, c'est comme la sodomie, il y a un bon et un mauvais côté ; le bon côté, c'est celui de ceux qui l'infligent, il y a un consensus là-dessus.

• La mort, c'est comme la sodomie, ça dure toujours trop longtemps.

• La mort, c'est comme la sodomie, c'est stérile.

• La mort, c'est comme la sodomie, l'affaire de quelques soubresauts...

• La mort, c'est comme la sodomie, on s'en croit trop souvent, et à tort, à l'abri.

• La mort, c'est comme la sodomie, quels que soient vos efforts, elle vous couvrira de merde.

Je vais donner ce sujet d'invention à mes premières, ça les préparera pour les EAF de 2017.

Écrit par : sanjuro | 24 septembre 2008

Comment le sais-tu??? ma biche???

Les Aventures de Totocaca au Goland :Episode 1 "Grosse Bite"

"Les auteurs affirment dans leur préface que cette méthode est conçue pou favoriser l’autonomie des enfants. Or, l’autonomie repose entre autres mais surtout sur la capacité à résoudre seul ses problèmes grâce à la lecture : savoir lire, c’est savoir se servir des écrits pour mener à bien ses projets. Il faudrait beaucoup chercher pour trouver où les contenus de cette méthode pourraient favoriser l’autonomie des élèves.

On constate en effet que rien ne permet aux enfants ici d’entrer dans l’univers de la chose écrite. Aucune allusion ni aux divers types d’écrits, ni aux fonctions de la lecture, dont on sait qu’elle sert toujours à autre chose qu’elle-même : on lit pour apprendre, comprendre, savoir faire, de distraire et rêver... Jamais on ne lit pour lire. Ici, si ! Donc, on ne lit pas.

On ne trouve rien non plus sur les conduites de raisonnement qui seules permettent de comprendre un écrit : aucun mise en relation n’est demandée, aucune recherche de l’implicite, pourtant partout présent dans le manuel, aucun éclairage sur les détails pertinents, comme l’orthographe, la ponctuation, les majuscules, la mise en page...

Surtout, et c’est peut-être le plus grave, aucun de ces textes n’a de noms d’auteurs : c’est du texte « en l’air », hors situation de communication, et l’on sait que pour les petits, il n’est nullement évident qu’un écrit ait un auteur ni qu’il ait du sens.

Bref, c’est vraiment un tabouret pour apprendre à nager !

Cela pourrait être drôle, si ce n’était pas le meilleur moyen d’exclure de toute lecture véritable - experte, comme on dit - les enfants de milieux défavorisés, ceux qui n’ont que l’école pour s’en sortir.

C’est là qu’on voit la dimension politique des options pédagogiques : et la cohérence que nous avons tant cherchée dans les textes du manuel, elle éclate ici dans le choix d’un tel outil : choisir « Lire avec Léo et Léa » - pire, l’imposer à tous les CP de France et de Navarre - , c’est en totale cohérence avec d’autres décisions concernant l’Ecole ou la Société : suivez mon regard.

C’est pourquoi, une proposition s’impose à nos yeux : celle d’inscrire, à l’instar de ce qui est fait sur les paquets de cigarettes, (dont nous avons souligné les liens illicites avec la méthode de mesdames Cuche et Sommer), la formule suivante, en bandeau autour du manuel :

« L’utilisation de cet outil nuit gravement à la santé du futur lecteur ».

Qu’on se le dise !"

Eveline Charmeux, Mars 2006
qui avait dû enclencher la 5ème de son vibromasseur ,ce jour-là ou abusé sur le génépi...;

Et paf, dans le beignet, mon coeur.....à la va comme je te suce!!!! allez kssss kssss; morziloeil.....

Écrit par : montaigneàcheval | 24 septembre 2008

Je vais donner ce sujet d'invention à mes premières, ça les préparera pour les EAF de 2017.

Ecrit par : sanjuro | 24 septembre 2008

Non, surtout pas ! En TPE, avec expérimentation, c'est plus adapté.

Écrit par : Zorglub | 24 septembre 2008

sanjuro, bravo...à se tordre...surtout les soubresauts...

Écrit par : montaigneàcheval | 24 septembre 2008

Tiens, j'ai reçu ça, comme spam.....encore un qu' a busé de la méthode LEO et LEA...hihihi

Toute personne qui va acheter juridique PC et Mac des logiciels a bas prix seront remplies en l'espece. Choisir et passer commande aupres de notre vaste selection. Visitez notre tres fiable en ligne magasin de logiciels de reduction si vous etes a la recherche.

http://cociakore.com

et tournez manège!!!!!

Écrit par : montaigneàcheval | 24 septembre 2008

Vous imaginez M.Brighelli téléphonant aux parents d'Intel et d'Intel,les prévenant que leurs enfants lui "sabotent" le cours.... de son blog ?
Ca me fait rire de bon coeur.
C'était dans les années 60/70.
Deux "premières" emmerdaient un prof.Il leur promit un match pour le prochain cours.
Ce matin- là, il arriva, traversa la cour avec 4 gants de boxe qui pendaient sur son sac.Il fit son cours.A la fin il dit aux deux vedettes de rester.Tour à tour , ils durent enfiler les gants et se firent bien rentrer dedans pendant 5 minutes chacun.
Autres temps, autres moeurs.

Écrit par : bernard | 24 septembre 2008

Bah... si vous m'encouragez :

• La mort est comme la sodomie, la base de plus d'une religion.

mais :

• La mort est le CONTRAIRE de la sodomie, il y a plus de chance que vous la découvriez quand vous arrivez à un âge avancé.

• La mort est le contraire de la sodomie : très fréquente, peu filmée.

• La mort est le contraire de la sodomie : elle génère rarement un mode de vie.

• La mort est le contraire de la sodomie : elle peut sauver un mariage.

• La mort est le contraire de la sodomie : quand on l'a pratiquée soi-même, on cesse d'en être obsédé.

Écrit par : sanjuro | 24 septembre 2008

Et que diriez-vous des hémorroïdes qui vous montent à la gorge et vous étouffent, bande de mal élevés!

C'est vraiment le blog qui part en couilles.

Pas de quoi remonter le moral de Robin. Je pense à la chanson de Zazie: "c'est la vie pas l'Paradis... Rodéo!"

Reviendrai quand l'anticyclone sera revenu. Très vite, j'espère!

Écrit par : Oxymore | 24 septembre 2008

INFORMATION destinée aux visiteurs qui n'ont pas lu cette information que j'ai donné hier :

Ayant désinvesti, je l'espère définitivement, la Sibille attitude (mais qu'il ne vienne pas me courir sur les haricots), j'ai pu continuer mon essai de sexo-science-fiction loufoque et entamer le cinquième chapitre. Comme ces temps-ci j'ai un peu négligé mon blog, je viens d'y introduire une bonne feuille sur le sujet. Elle s'appelle : « 3001, l'odyssée de la Burka. »
À titre distractif et uniquement pour ceux que cela intéresse, ils peuvent se rendre au :
http://rogerfelts.blog.lemonde.fr/2008/09/23/3001-lodyssee-de-la-burka%E2%80%A6/
Bien que j'ai précisé qu'il s'agissait d'une sexo-science-fiction, ceux qui se précipiteraient sur le site en espérant y trouver du porno risquent d'être contrariés…

Écrit par : Roger Felts | 24 septembre 2008

« Et que diriez-vous des hémorroïdes qui vous montent à la gorge et vous étouffent, bande de mal élevés!

C'est vraiment le blog qui part en couilles. »

Oxymore, pensez que c’est une stratégie et que JPB va descendre de son empyrée, attiré par tout ce raffut.

Écrit par : uncertain | 24 septembre 2008

Et puis, les formules de sanjuro sont assez drôles

Écrit par : uncertain | 24 septembre 2008

D’ailleurs, pour rester dans le sujet, et pour ceux qui ne connaissent pas les chansons de Michel l’informaticien :

http://www.dailymotion.com/relevance/search/sodomie/video/x273n2_sodomie-michel_fun

Écrit par : uncertain | 24 septembre 2008

Robin ...Jean , MàC et Oxymore voient juste : quand un élève nous pourrit un cours , il faut le " sécher " sur place par un sarcasme diabolique et un regard de tueur , ( j'ai appris qu'ils m'appellent Terminator, moi , une schtroumpfette ! ) , et le punir , sur place aussi , avec copie bête et méchante de 20 pages du manuel et surtout, surtout , puisqu' il vous pourrit la vie , lui pourrir la sienne et aussi , celle de ses parents, grâce à cette arme de dissuasion qu'est le téléphone .

Alors , patienter en riant intérieurement , attendre le soir , ou mieux le samedi midi pour appeler papa et maman .

Ecrit par : Amélie et les pompes funèbres | 24 septembre 2008

Excellent, Amélie, votre coup d'appeler la famille le samedi midi! Je vais m'en servir à la première occasion!

Écrit par : Jean | 24 septembre 2008

"l’on sait que pour les petits, il n’est nullement évident qu’un écrit ait un auteur", déclare la mère Charmeux.

Ils s'en contrefoutent, greluche!

Écrit par : Jean | 24 septembre 2008

"Désormais, quand un professeur se suicide en France, personne ne s'en aperçoit !"

(rires et applaudissements)

Écrit par : Sui Caedere | 24 septembre 2008

Ok uncertain, mais bon... ça va un peu.

Quant à la descente de JPB de sa demeure céleste, verra t-on une nuée, des éclairs, des armées angéliques?
Quel beau spectacle en perspective.

Autrement, il peut juste pratiquer un exorcisme: libérez ce corps, démons lubriques! Une bonne bassine d'eau bénite sur les larves et hop! voilà le travail. Un blog purifié des miasmes de la crotte et du foutre.

Écrit par : Oxymore | 24 septembre 2008

Mon cher, nous ne verrons rien, nous serons aveuglés par la visio facialis Brighelli : - )

Écrit par : uncertain | 24 septembre 2008

Proposition de réforme des IUFM (lue sur un forum d'instits, donc pour les PE) :

"Bon, alors proposons-leur NOTRE réforme de la formation des maîtres ! Qui se lance ?

- Moi :
- Recrutement au niveau Bac ou Bac+2 maxi
Sachant que les bacheliers issus des milieux les plus défavorisés choisissent des études supérieures courtes BTS ou DUT ( stats de l'INSEE ) ...
Tant pis si je me fais des ennemis ... Mais je reste persuadée que le recrutement à bac +3 et, à fortiori, à bac + 5 laisse sur le carreau un certain nombre d'étudiants qui seraient succeptibles de faire des enseignants tout à fait acceptables ..

- Formation en deux ans : Théorique puis pratique avec retour de stage en unité de formation
- Révisions en formation personnelle autour des domaines d'activités : Langue écrite, maths, ....
- Etude comparative des diverses méthodes et approches didactiques et théoriques .... Dans les 3 cycles ...
- Etude des différents domaines d'activité dans les 3 cycles
- Connaissance du système éducatif français et de son historique ( A la lecture de certains posts ici bas, cela s'impose ! )
- Etude du developpement psy de l'enfant de 2 ans à 12 ans ..
- Stages d'observation et de pratique accompagnée dans les 3 cycles ... Obligation de voir les 3 cycles ...
- Stages en responsabilité dans les 3 cycles ( Stage de 2 ou 3 semaines )
- Formation théorique en AIS et pratique accompagnée et en autonomie en classe ...
- Role du RASED
- Gestion de la difficulté scolaire ou sociale et connaissance des partenaires de l'école : Médecin scolaire, Cmpp, Cmpi, ....
- Gestion du stress lié à des situations critiques ... ( Classe, parents ..)
- Stage d'observation en milieu collégien ( liaison 6°)
- Stage en entreprise (observation ?) afin de découvrir le monde du travail ...

J'ai dû en oublier ...

Zut ! Je viens de réinventer les Ecoles Normales !!!!
Non point que les EN étaient parfaites mais .. En listant ce que j'attendrais en tant qu'enseignant d'une formation initiale, j'en viens à cette liste .. Qui me rappelle furieusement le profil des EN..."

Écrit par : c. cru | 24 septembre 2008

Uncertain, vous seriez vous aussi un connaisseur en vocabulaire de la contemplation divine? "visio facialis" , ce n'est pas courrant cette référence. Robin doit la connaître.

On prend de la hauteur! qui va pouvoir nous suivre vers les sphères et sur l'Echelle céleste jusqu'à la contemplation du Trône divin? Ceux d'en bas ne nous verrons plus, nous serons dans le "nuage d'inconnaissance".

Écrit par : Oxymore | 24 septembre 2008

corps, démons lubriques! Une bonne bassine d'eau bénite sur les larves et hop! voilà le travail. Un blog purifié des miasmes de la crotte et du foutre.

Tudieu, Oxymoron ,comme vous y allez....la crotte colle, savez-vous????

Écrit par : montaigneàcheval | 24 septembre 2008

Pas un connaisseur, vague souvenir de DEA. Je crois bien que , comme souvent, des types se sont disputés pour savoir quand avait lieu cette fameuse V F

Robin doit en savoir plus, ou même les profs d’HG

Écrit par : uncertain | 24 septembre 2008

Vous voyez MàC, l'exorcisme qui vous pend au nez vous inquiète!

Écrit par : Oxymore | 24 septembre 2008

Toutefois, je suppose que « stagiaire.iufm », qui poste ici, a dû lui aussi faire l’expérience du « nuage d’inconnaissance »

Écrit par : uncertain | 24 septembre 2008

Uncertain, la vision de la face divine est anticipée par l'Incarnation du Fils et surtout par l'épisode de sa Transfiguration sur le mont Thabor. Voilà, vite dit, en passant.
Prof d'HG, oui, et bien d'autres choses encore.

C'est autre chose que la coprophilie, hein?!

Écrit par : Oxymore | 24 septembre 2008

Pour autant que je me souvienne , le problème n’était pas la nature de la VF, mais le temps qui devait séparer la mort de cette V F

Écrit par : uncertain | 24 septembre 2008

Jean, Montaigne, Amélie... vous avez sûrement raison : il y a des élèves avec qui seule paie la férocité. Il n'empêche que j'aurais été incapable d'appliquer de telles méthodes; je n'ai jamais pu respirer dans une atmosphère aussi conflictuelle, et je soupçonne que Robin me ressemble un peu sur ce point. Alors, Robin, je crois qu'il faut vous protéger, et que le CNED serait effectivement une bonne solution.

Écrit par : Sylvie Huguet | 24 septembre 2008

Cependant, ajouta-t-il, tu ne pourras pas me contempler de face, car aucun être humain ne peut me voir de face et rester en vie.

Écrit par : uncertain | 24 septembre 2008

Je vois... Il s'agit de la vision après le Jugement dernier.

On s'en tiendra là sur le sujet. Mais c'est agréable de parler un peu de Fins dernières.Tellement importantes que tout nous en impose l'oubli... Vieux sujet, donc toujours actuel.
Ici, "c'est la vie pas l'Paradis...rodéo!"

Écrit par : Oxymore | 24 septembre 2008

"Moi, quand ça arrive, je pique le carnet du schtroumpf, je dégaine mon portable et je bigophone en direct à la maison, en présence des autres "

MàC

Je n'ai pas osé le dire tout à l'heure , car cela peut chagriner certaines sensibilités , mais je téléphone aussi en live depuis mon bureau , dans la classe , exactement comme vous ! Et j'avoue que c'est chaque fois avec un plaisir non dissimulé : les élèves n'en croient ni leurs yeux , ni leurs oreilles !

Le surblaze "pompes funèbres" est un reste d'hier que j'ai oublié de changer . Maintenant , c'est fait !

Écrit par : Amélie à l'appareil | 24 septembre 2008

Dommage Amélie, avec les pompes funèbres nous étions encore proche des fins dernières. Avec à l'appareil, on renoue avec l'utilitarisme mondain.

Je ne suis pas un pratiquant de l'appel chez popamoman, j'estime que c'est au CPE de le faire si ça lui chante. Ce que j'aime, c'est écrire un mot bien torché avec du boulot bien chiant, le tout à faire signer. Autrement, rédiger un rapport devient souvent un exercice d'ironie tranchante qui fait parfois marrer le Chef et la secrétaire.
Faut bien avoir un de plaisir dans ce genre de pensum. Un pensum plaisant... Oxymore.

Écrit par : Oxymore | 24 septembre 2008

Je vois qu’il y a une équipe de « tueurs d’élèves » sur ce blog : - ) Pour ma part , j’suis trop tendre. En plus, vu que mes élèves n’ont pas de parents, ou qu’ils sont à 100, 300, 900 ou 2000 km , je ne peux pas récupérer vos astuces.

D’accord avec S. Huguet : c’est bien l’aspect le plus désagréable, partir au boulot en sachant que dans certaines classes ça va être la guerre.

Écrit par : uncertain | 24 septembre 2008

je n'ai jamais pu respirer dans une atmosphère aussi conflictuelle,

Ecrit par : Sylvie Huguet | 24 septembre 2008

C'est conflictuel au début, certes, c'est un bras de fer indispensable, mais cela peut devenir très cordial par la suite, dès que, dans le cadre du collège, les élèves ont intégré, de gré ou de force, qu'ils sont "élèves" et pas autre chose.
Pas mal non plus, l'idée du portable dont on se sert en live pour appeler les parents!

Écrit par : Jean | 24 septembre 2008

D’accord avec S. Huguet : c’est bien l’aspect le plus désagréable, partir au boulot en sachant que dans certaines classes ça va être la guerre.

Ecrit par : uncertain | 24 septembre 2008

Devant une classe dure, ou simplement devant quelques perturbateurs qui croient pouvoir exploser la classe, la guerre est le seul moyen de la paix.

Écrit par : Jean | 24 septembre 2008

Mais il ne s'agit nullement de guerre....il s'agit de moucher d'importance un ou deux petits chieurs dans l'année. Mais il va de soi que ça doit rester une rareté goûtue. Mais c'est redoutablement efficace, je puis en témoignner...Bon évidemment , uncertain, si vous enseignez dans un internat, les choses sont radicalement différentes....des parents à 2000 bornes, ça fait long en ramassage scolaire..surtout avec un chauffeur à 1,5 g...

Écrit par : montaigneàcheval | 24 septembre 2008

Jean : .....Pas mal non plus, l'idée du portable dont on se sert en live pour appeler les parents!.....
Je suis d'accord avec tout ce que vous avez préconisé question autorité du professeur,mais sur ce téléphone en direct, non.
J'y vois un léger aveu de faiblesse de l'enseignant, si c'est en direct.Comme un appel à l'aide immédiat,je ne peux gérer tout seul,aidez-moi. L'information différée des parents par l'enseignant me semble bien plus puissante.

Écrit par : bernard | 24 septembre 2008

Je viens de retrouver cette note prise sur un magasine cet été:

En photo, le plongeoir d'entrainement de 10m de haut pour des petits chinois et ce slogan inscrit dont voici la traduction:" Il faut faire les efforts que les gens ne peuvent supporter pour obtenir les honneurs que les gens normaux ne peuvent obtenir"

Sa sonne comme un coup de gong! Imaginez cela inscrit au fronton d'une école primaire ou du "collège unique". Ou bien à proposer comme sujet de rédaction.

Effets garantis! Allo, ici la Fcpe! Oui, vous avez un professeur fasciste dans votre établissement, etc.... Sur France 2 , on interroge "les" syndicats: qui? Aschieri, au hasard!

Écrit par : Oxymore | 24 septembre 2008

"c'est écrire un mot bien torché avec du boulot bien "
Oxymore

L'un n'empêche pas l'autre , il m'arrive de varier les plaisirs ou de les cumuler , téléphone et mot ironiquement descriptif aux parents , que je termine systématiquement par la question : " Qu'en pensez-vous ? "

Sylvie , vous dites " atmosphère conflictuelle " , mais il n'y a pas vraiment de conflit puisque les élèves comprennent rapidement que pour eux c'est " voie sans issue ".

Ensuite , on redevient " humains " car ils ont intériorisé les limites . La guerre est souvent très brève , elle dure au maximum jusqu'à la fin octobre ! Le reste du temps , il peut y avoir quelques velléités , quelques tirs de "scuds " ou barouds d'honneurs , mais ce ne sont que des soubresauts ...pour le plaisir de la guerre !

MàC a raison , il faut se passer de l'administration le plus possible et régler ses problèmes seul !

Écrit par : Amélie | 24 septembre 2008

Bye Bye tout le monde.

Écrit par : papa wilhelm | 24 septembre 2008

« des parents à 2000 bornes, ça fait long en ramassage scolaire..surtout avec un chauffeur à 1,5 g... »

: - )

Je ne doute pas de l’efficacité de vos méthodes MàC mais je ne parlais pas d’ un ou deux chieurs, mais de conflits vraiment ouverts avec des groupes plus importants , ou avec des cas ( et quand je parle de cas, je parle de vrais cas qui arrivent de psy ou autre ).
Effectivement, quand on a uniquement des internes, c’est différent. Contrairement à ce qu’on pense, l’atmosphère est plus dure et le groupe en face de vous plus soudé. Seul avantage de l’internat, c’est la possibilité (théorique) de punition non-stop avec suppression des vacances pour l’élève ( équivalent d’une bombe atomique du point de vue des sanctions).

Écrit par : uncertain | 24 septembre 2008

" J'y vois un léger aveu de faiblesse de l'enseignant, si c'est en direct.Comme un appel à l'aide immédiat "
Bernard


Non , dans l'esprit des enfants , c'est le contraire . En classe , ils se sentent à l'abri du regard des parents . Leur téléphoner , c'est à dire les convoquer sur place , dans la minute , c'est pour eux un acte d'une audace incroyable !

Écrit par : Amélie | 24 septembre 2008

Vous partez papa wilhelm ?
Ce serait dommage, j'apprécie vos contributions, et je ne suis pas le seul.

Écrit par : françois duhem | 24 septembre 2008

Amélie a écrit : "MàC a raison , il faut se passer de l'administration le plus possible et régler ses problèmes seul !"

A la finlandaise, vous dis-je !

Je suis pour. Sortons la 12,7 et entrons en cours avec la bande de munitions en sautoir façon Zapatta (chapeau facultatif mais ça impressionne).

C'est un domaine de plus où l'existence d'intermédiaires véreux fait perdre de la valeur au travail du producteur de base. Ici, l'enseignant en début de chaîne.

Écrit par : dugong | 24 septembre 2008

Tiens, je vais griller D. Arnaud : « Tu vois, le monde se divise en deux parties, ceux qui ont un pistolet chargé et ceux qui prennent des notes en cours…Toi, tu prends des notes »

Écrit par : uncertain | 24 septembre 2008

Moi ce serait plutôt le Glock 9mm....

Écrit par : Glock | 24 septembre 2008

Ce serait une erreur de penser que "tueur d'élèves" suffit à se définir auprès d'eux. En ce qui me concerne, je suis agréable, chaleureux, bienveillant. Je ne dégaine que quand il faut rappeler l'ordre normal: dans ce cas, je suis bel et bien le matador et eux les taureaux, pas l'inverse.

Un professeur aimable c'est la moindre des choses: je ne suis pas d'accord avec le principe de "je fais cours et point barre", la forme compte et être revêche c'est donner une bien piètre image du métier et de l'adulte. J'essaie quant à moi d'être "exemplaire". Mais faible comme tout le monde parfois, je peux sortir de mes gonds et dérailler: là, c'est parfois dur de rattraper le tir. Etre humble et reconnaître avoir dépassé les bornes ne rabaisse pas, cela peut même servir à rehausser le sens de notre métier.

Écrit par : Oxymore | 24 septembre 2008

bernard, comme le souligne Amélie, c'est pour les élèves concernés un culot monstrueux, un cassage de tous les repères et de toutes les conventions ordinaires et c'est quand même un déballage public très dur à supporter pour le gamin. Aveu de faiblesse??? absolument pas. Au contraire, les parents, souvent au travail, en train de faire les courses ou je ne sais quoi, sont particulièrement piteux de se faire prendre comme ça, à l'improviste. La démarche elle-même, je le sais, et pour cause est déstabilisante et , quand on récupère le môme...fini le bordel..on sent que la soirée a été chaude....et on sort renforcé de l'expérience...

Écrit par : montaigneàcheval | 24 septembre 2008

" J'y vois un léger aveu de faiblesse de l'enseignant, si c'est en direct.Comme un appel à l'aide immédiat "
Bernard


Non , dans l'esprit des enfants , c'est le contraire . En classe , ils se sentent à l'abri du regard des parents . Leur téléphoner , c'est à dire les convoquer sur place , dans la minute , c'est pour eux un acte d'une audace incroyable !

Ecrit par : Amélie | 24 septembre 2008

Tout à fait d'accord avec Amélie. En pédagol, ça s'appelle être un personnage référent.
N'oubliez pas que vos élèves sont de grands bébés qui ne sont pas loin de croire qu'ils vivent plusieurs existences dans plusieurs mondes parallèles et qu'en conséquence, ils sont forcément impressionnés par la communication en direct entre ces mondes, autant que le sont les élèves de maternelle lorsqu'ils croisent la "maîcresse" à la boulangerie.
Le mot sur le carnet leur laisse le temps de peaufiner leur joli petit rôle de victime qui clouera papamoman au sol avant même qu'ils aient eu le temps de lire jusqu'au bout votre missive.
Celle-ci peut être une piqûre de rappel, mais pas la première sommation.

Écrit par : catmano | 24 septembre 2008

Excellent, Amélie, votre coup d'appeler la famille le samedi midi! Je vais m'en servir à la première occasion!

Ecrit par : Jean | 24 septembre 2008
Je vous conseille d'appeler sur le portable car ils sont certainement à la Cafeteria Flunch de la galerie marchande, avec un caddie débordant de bidouilles.

Écrit par : Dobolino | 24 septembre 2008

Bouteilles, bouteilles, dans mon collège où 90% des élèves sont musulmans, bof....

Écrit par : montaigneàcheval | 24 septembre 2008

BIDOUILLES....merde je deviens presse-bite....

Écrit par : montaigneàcheval | 24 septembre 2008

Entendu ce matin (7h13) à la fin des infos sur France Culture, une interview (1 minute environ, très montée) d'un des élèves du film de Cantet. En voici une transcription :

"Moi, si j'étais prof, j'essaierais d'être le meilleur ami des élèves. J'aurais envie que mes élèves veulent travailler. Non pas par peur d'être sanctionnés mais parce qu'ils ont la volonté. Pour avoir cette volonté, il faut qu'ils se sentent à l'aise. Parce que j'ai l'impression que les élèves se sentent comme en prison. J'aimerais que mes élèves viennent comme s'ils allaient s'amuser, pratiquer un loisir. On pourrait prendre beaucoup plus goût à apprendre. Un bon professeur, qui fait bien son cours, qui est sympa avec les élèves, je pense qu'il n'a pas besoin de l'autorité. On dit souvent que, en ZEP, c'est des voyous. C'est des voyous pourquoi, parce qu'on s'ennuie. Dès qu'on s'ennuie, on n'a pas envie de travailler, quoi. Surtout, dès que les profs veulent nous faire travailler, les profs veulent nous faire rentrer quelque chose dans la tête par un moyen où c'est impossible que ça rentre. Comme si on nous essayait de nous faire comprendre le français en chinois. Faut essayer de démontrer aux jeunes qu'ils peuvent faire des choses positives au lieu de leur faire comprendre "non c'est faux toi tu peux rien faire, fais un bac pro fleuriste, peut-être que tu feras 600 euros par mois avec un peu de chance". Vaut mieux leur faire voir leurs bons côtés plutôt que les enfoncer sans leur dire. En ZEP, y'a de l'énergie, de l'énergie positive et… il faut savoir la manipuler cette énergie."

La dernière phrase est d'un contenu indiscutable : il y en a qui savent manifestement le faire.

C'est du Pathé Marconi, pur jus. Il faut d'ailleurs y voir la justesse profonde des discours pédagols : ça marche quand on se donne la peine.

Quelques petites conseils, enfin, que les grands prêtres du Moloch peuvent comprendre :
- enlever toutes les fleurs dans les collèges de ZEP
- cesser toute velléité d'introduire le chinois en LV (Langue Vivante et non pas abréviation molochoïde de levrette comme le disent certaines mauvaises langues).

Écrit par : dugong | 24 septembre 2008

D'ailleurs cunnilingus, c'est pas du chinois mais c'est pas une langue morte non plus.

Écrit par : dugong | 24 septembre 2008

Elle n'est pas de moi mais c'est pour faire rire Robin.

Courage camarade !

Écrit par : dugong | 24 septembre 2008

" moi je prends LEA et je lui fais faire la brouette javanaise avec LEO..."


Et moi je te prends, je t'encule, je te retourne et je te réencule, ducon !"

Ecrit par : toto | 24 septembre 2008

Aaaaaaah, Montaigneàcheval, on se sent moins seul!
Toto, aucune "manipulation de post", je suis au taf depuis 13h., et je viens de rentrer.
Mais je vois qu'on s'amuse bien quand même!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 24 septembre 2008

Vous n'envisagez pas qu'il y en ait d'autres que moi qui ont du mal avec votre vulgarité? Surprenant, non?

Écrit par : Christophe Sibille | 24 septembre 2008

A vous lire, je suis bien aise d'avoir des enfants clean en classe. La seule fois où j'ai eu droit à un appel du principal, c'est le jour où mon imbécile de fils avait imaginé, avec ses camarades, de transformer la chambre du pion d'internat en squatt de roumains sans-papiers.Ils avaient transporté tous les matelas et étaient à quinze dans la petite piaule du pion. Ça a camphré!
J'avoue que ce fut assez dur de l'engueuler sans piquer un fou-rire. Pour y arriver, j'ai raconté l'histoire à pleins de copains et copines qui ont tous éclaté de rire. Quand je l'ai eu en face de moi, j'avais suffisament ri pour pouvoir me retenir.

Écrit par : Dobolino | 24 septembre 2008

"C'est des voyous pourquoi, parce qu'on s'ennuie."

L'élève qui a dit ça n'est pas si con : c'était déjà l'avis du philosophe et ministre de salon Luc Ferry, qui a mis ses enfants dans le privé. Ou alors c'est Ferry qui...? Bon, chacun décidera.

Les trois derniers reportages de TF1 ce soir :
1) "Les restaurants font faillite à cause de l'interdiction de fumer car les repas durent maintenant moins longtemps"
2) Il faudra rouler en feux de jour à partir de 2011.
3) "C'est aujourd'hui le jour du "Refus de l'échec scolaire". Avec interview de François Dubet à la clé.

Maintenant c'est un reportage sur la carte scolaire, qui montre que ce n'était pas bien d'assouplir la carte scolaire, car une classe de sixième a fermé dans un collège "Ambition réussite" à cause de la fuite des bons élèves.
Avec interview d'Agnes van Zanten à la clé.

Je me demande dans quelle liste les journalistes de TF1 puisent leurs intervenants en matière d'éducation. C'est Meirieu qui les fournit ?

Écrit par : Jérémy | 24 septembre 2008

"Il faudra rouler en feux de jour à partir de 2011."

Ca c'est une bonne idée de technocrate. Il va y avoir du sang de motard plein les caniveaux.

Regardez moi cette cagole sortie du port qui tourne à gauche sans avertir tout en déblatérant sur son déconophone. Une lapine hébétée, définitivement hypnotisée par des phares qu'elle est bien incapable de discriminer.

Écrit par : dugong | 24 septembre 2008

par des appels de phare...

Écrit par : dugong | 24 septembre 2008

Robin, j'ai une bonne copine, prof de SEGPA à Conflans Sainte Honorine, qui, dans des conditions assez similaires aux vôtres, et après arrêts maladie successifs, a réussi cette année à devenir professeur au CNED. Peut-être pourrait-elle vous expliquer son parcours du combattant?

Ecrit par : Dobolino | 24 septembre 2008

Merci. Mon médecin traitant m'a arrêté une semaine et je vais en profiter pour faire des démarches, notamment auprès de l'assistante sociale de l'IA qui m'avait dit qu'en cas de problème, il y avait des solutions. J'espère qu'elle ne m'a pas dit ça en l'air. La "gestion des ressources humaines" et la prise en compte des professeurs fatigués en fin de carrière étant à l'heure actuelle à peu près nulle. Je vais lui parler du CNED.

Écrit par : Robin | 24 septembre 2008

D'ailleurs cunnilingus, c'est pas du chinois mais c'est pas une langue morte non plus.

Ecrit par : dugong | 24 septembre 2008

Elle n'est pas de moi mais c'est pour faire rire Robin.

Courage camarade !

Ecrit par : dugong | 24 septembre 2008

Bingo pour le rire !

Écrit par : Robin | 24 septembre 2008

à Robin,

Il n'y a pas que le CNED !
Les rectorats et leurs services (et il y en a ! et un peu partout !) peuvent très bien utiliser vos compétences.

Allez y sans trembler et à fond : tous les rectorats comportent maintenant des DRH. Ils ne sont pas encore débordés (ça viendra) et sont psychologiquement dans une phase où ils ressentent le besoin de démontrer leur utilité.

A donf, vous dis-je !

Écrit par : dugong | 24 septembre 2008

Les rectorats ont aussi besoin de chargés de mission divers et variés. Le tout, c'est d'être au courant, et en général il n'y a pas d'appel d'offres publique, tout se fait par le bouche à oreille :-(

Écrit par : Jérémy | 24 septembre 2008

Mettre Anne dans ton post, était vraiment très petit, tout comme tout ce que tu écris ici, je t'emmerde ducon !
Et j'emmerde aussi macouille la ptite salope !


Schtroumph Méchant!

Écrit par : toto | 24 septembre 2008

Regardez moi cette cagole sortie du port qui tourne à gauche sans avertir tout en déblatérant sur son déconophone. Une lapine hébétée, définitivement hypnotisée par des phares qu'elle est bien incapable de discriminer.

Ecrit par : dugong | 24 septembre 2008
Ah! qui dira assez les charmes de la conduite automobile dans les Bouches-du-Rhône?

Écrit par : Dobolino | 24 septembre 2008

Uncertain, vous seriez vous aussi un connaisseur en vocabulaire de la contemplation divine? "visio facialis" , ce n'est pas courrant cette référence. Robin doit la connaître.

J'ai trois références à l'esprit : la remise des Tables de la Loi sur le mont Sinaï à Moïse (impossibilité de voir Dieu face à face sans mourir) et impossibilité pour le peuple Hébreu de regarder le visage de Moïse, bien qu'il n'ait regardé que "l'arrière" (?) du "saint Béni soit-il", l'épisode de la Transfiguration dans le Nouveau Testament (avec à nouveau Moïse, le prophète Elie et Jésus) et une épître de Saint Paul qui dit à peu près (j'ai la flemme de chercher) que nous ne voyons aujourd'hui les choses saintes que dans un miroir, mais que dans le monde futur, nous les verrons "face à face" (visio facialis).

Bravo à incertain. l'UER de théologie du blog lui décerne une médaille miraculeuse ! ;-)

Et bravo à sanjuro pour ses blagues sur la mort, liée à une pratique que le droit canon réprouve, théologiques aussi à leur manière et dignes du génial et regretté Pierre Desproges.

Écrit par : Robin | 24 septembre 2008

à Robin,

Il n'y a pas que le CNED !
Les rectorats et leurs services (et il y en a ! et un peu partout !) peuvent très bien utiliser vos compétences.

Allez y sans trembler et à fond : tous les rectorats comportent maintenant des DRH. Ils ne sont pas encore débordés (ça viendra) et sont psychologiquement dans une phase où ils ressentent le besoin de démontrer leur utilité.

A donf, vous dis-je !

Ecrit par : dugong | 24 septembre 2008

Je vais voir ça. Pensez-vous que le DRH du rectorat serait intéressé par mes connaissances en matière de "visio facialis" ? ;-)

Question subsidiaire : ...et que l'on puisse contempler le recteur d'académie "face à face" sans mourir ?

Écrit par : Robin | 24 septembre 2008

Bonsoir

La maman du petit Donovan a dit ce soir à ma compagne que la méthode Léo et Léa marchait bien avec lui et le changeait des listes de mots à apprendre par coeur de l'année dernière avec sa maîtresse... Comme c'était ce mois-ci sa rentrée en CE2, je me dis que c'était moins une mais qu'apparemment je n'ai pas investi vingt euros pour rien.

C'est un ancien emploi-jeune qui a travaillé sous les ordres d'un des auteurs de Ribambelles (personne estimable par ailleurs) qui vous le dit.


A suivre...

Écrit par : johnmarguerite | 24 septembre 2008

Je dis ça comme ça, histoire d'associer aujourd'hui Léo et Léa à autre chose que des tas de merde délivrés par quintaux d'un côté comme de l'autre il faut bien l'avouer...

Écrit par : johnmarguerite | 24 septembre 2008

«Bravo à incertain. l'UER de théologie du blog lui décerne une médaille miraculeuse ! ;-) »

j’accepte avec reconnaissance : - )


« et une épître de Saint Paul qui dit à peu près (j'ai la flemme de chercher) »

« j’ai la flemme de chercher » : je ne connais pas ce livre, c’est un apocryphe ? Tout ça sent le fagot et l’hétérodoxie ! Je préviens B. Gui. : - )

PS Bonne chance si reconversion il y a

Le CNED, d’après ce que me disait une connaissance, c’est tranquille mais parfois ennuyeux (si vous ne faites que de la correction) mais le travail à distance vous permet d’organiser votre temps comme vous le souhaitez. Vous pouvez d’ailleurs consulter sur leur site les offres disponibles. Et j’en profite pour replacer ma citation de début d’année : « Ils ne sont que des chiffres dans des graphiques que dressent des imbéciles. »( In girum imus nocte et consumimur igni, un des plus fameux palindromes au passage)

Écrit par : uncertain | 24 septembre 2008

"des listes de mots à apprendre par coeur de l'année dernière avec sa maîtresse"

C'est l'effet Bentolila !

D'ailleurs, que devient-il, le grammairien patenté ? Il conseille toujours le ministre ?

"« Ils ne sont que des chiffres dans des graphiques que dressent des imbéciles. »( In girum imus nocte et consumimur igni)"

Mais... la phrase française n'a rien à voir avec la phrase latine... Je dois être fatigué mais je ne vois pas le rapport entre la phrase française et la phrase latine.

Écrit par : Jérémy | 24 septembre 2008

"« Ils ne sont que des chiffres dans des graphiques que dressent des imbéciles. »( In girum imus nocte et consumimur igni)"

Mais... la phrase française n'a rien à voir avec la phrase latine... Je dois être fatigué mais je ne vois pas le rapport entre la phrase française et la phrase latine.

Ecrit par : Jérémy | 24 septembre 2008

La phrase française est extraite d'un film - français! - dont le titre est la phrase latine.

Écrit par : TotoWeininger | 24 septembre 2008

Ah !

Merci !

Écrit par : Jérémy | 24 septembre 2008

Devant une classe dure, ou simplement devant quelques perturbateurs qui croient pouvoir exploser la classe, la guerre est le seul moyen de la paix.

Ecrit par : Jean | 24 septembre 2008

Oui, les bonnes paix se trouvent quelquefois de l'autre côté du champ de bataille... A bas l'esprit de Munich, et les administratifs munichois!

Écrit par : Daniel Arnaud | 24 septembre 2008

D'abord, parce que j'enseignais en lycée, et qu'une grosse partie du tri avait été faite fin troisième. C'est le collège qui est devenu la plaie, aujourd'hui.

Ecrit par : Brighelli

Certes, mais le tri de fin de troisième est bien insuffisant. Pas assez sélectif, si l'on veut.

Car la plaie, c'est aussi certaines filières du lycée aujourd'hui, véritables déchetteries où viennent échouer ceux qui, paumés depuis la quatrième quand ce n'est pas depuis le primaire, passèrent -sur ordre du recteur, si j'ai bien compris- les mailles du filet.

Une classe de cinquième moyenne ne produira jamais en une année scolaire le dixième des nuisances et perturbations qu'une première STG déverse habituellement en une heure de cours.

Et le collège, c'est aussi, parfois - peut-être pas si rarement que ça, mais là je sens que je flirte avec la provocation - le paradis. (Bon, c'est vrai, j'ai aussi une quatrième merdique d'un niveau très inférieur à celui des cinquièmes - qui pourrait en remontrer aux STG en terme de bêtise et de mauvaise foi)

Seulement on ne devrait jamais y affecter des agrégés.

Écrit par : TotoWeininger | 24 septembre 2008

Tiens, je vais griller D. Arnaud : « Tu vois, le monde se divise en deux parties, ceux qui ont un pistolet chargé et ceux qui prennent des notes en cours…Toi, tu prends des notes »

Ecrit par : uncertain | 24 septembre 2008

Pas mal du tout, uncertain!

Quand les élèves ont du mal à se creuser la tête sur un devoir, il y a aussi :
"Le monde se divise en deux catégories, amigo. Il y a ceux qui ont un revolver chargé et il y a ceux qui creusent... Toi, tu creuses."

Et dans le registre répressif, on pourrait également "amélifier" le récalcitrant qui refuse de prendre la porte en lui sortant cette variante :
"Le monde se divise en deux catégories, amigo. Il y a ceux qui passent par la porte et il y a ceux qui passent par la fenêtre... Toi, tu ne vas pas tarder à passer par la fenêtre."

Écrit par : Daniel Arnaud | 24 septembre 2008

Robin a écrit : "Je vais voir ça. Pensez-vous que le DRH du rectorat serait intéressé par mes connaissances en matière de "visio facialis" ? ;-)"

On peut imaginer qu'on vous confie des circulaires produites par le Moloch avec la mission d'y déceler d'éventuelles traces divines.

"Question subsidiaire : ...et que l'on puisse contempler le recteur d'académie "face à face" sans mourir ?"

Evidemment, il faut d'abord un peu le déchoir mentalement. Imaginons le sur le trône, légèrement rubicond, engoncé dans son costard et la rosette bien dilatée, côté pile et côté face...

Écrit par : dugong | 25 septembre 2008

Daniel Arnaud : Et dans le registre répressif, on pourrait également "amélifier" le récalcitrant qui refuse de prendre la porte en lui sortant cette variante :
"Le monde se divise en deux catégories, amigo. Il y a ceux qui passent par la porte et il y a ceux qui passent par la fenêtre... Toi, tu ne vas pas tarder à passer par la fenêtre."

Merci pour ce fort néologisme, contraction d'Amélie et de liquéfier.

Écrit par : dugong | 25 septembre 2008

La seule fois où j'ai eu droit à un appel du principal, c'est le jour où mon imbécile de fils avait imaginé, avec ses camarades, de transformer la chambre du pion d'internat en squatt de roumains sans-papiers.
/.../
J'avoue que ce fut assez dur de l'engueuler sans piquer un fou-rire.
Ecrit par : Dobolino | 24 septembre 2008

Je roumain sanpapier.
Histoire drole pas drole
rire malor autre pas bon
toujour rasiste avec roumain pourquoi ?
vous dobolino fache moi bocou
je plu lire blog sauf si JPB excuser

Écrit par : Mariensliescu | 25 septembre 2008

Entendu avant une inspection; "dans la vie, il y a ceux qui ont réussi le concours d'inspecteur, et ceux qui bossent; toi, tu bosses".

Écrit par : Christophe Sibille | 25 septembre 2008

"Je roumain sanpapier.
Histoire drole pas drole
rire malor autre pas bon
toujour rasiste avec roumain pourquoi ?
vous dobolino fache moi bocou
je plu lire blog sauf si JPB excuser"

Ecrit par : Mariensliescu | 25 septembre 2008

Je suis à peu près certain que Dobolino est une de celles, ici, que les conditions faites aux étrangers sans papier par le sinistre gouvernement Sarkozy, lui même élu grâce aux voix du front national, indignent le plus.

Écrit par : Christophe Sibille | 25 septembre 2008

à Marie en liesse : Le "parler sanpapier" est un idiome intéressant. Je suggère que toutes les circulaires du Moloch soient traduites en roumain sanpapier pour clarification.

Robin ! Ca vous intéresse ?

Écrit par : dugong | 25 septembre 2008

"Comme c'était ce mois-ci sa rentrée en CE2, je me dis que c'était moins une mais qu'apparemment je n'ai pas investi vingt euros pour rien."

Pour Jeremy, la liste de mots à 'connaître' de Bentoto, c'était pour la maternelle, histoire de développer le vocabulaire. Ce n'est pas un mal, àmha, tant qu'on ne leur demande pas de les lire AVANT qu'ils ne sachent lire !

En ce1, aussi, c'est bien d'apprendre des mots nouveaux, encore faut-il savoir lire 'correctement', parce que sinon CA NE SERT A RIEN !

Merci johnmarguerite !

Écrit par : toto | 25 septembre 2008

Je suis à peu près certain que Dobolino est une de celles, ici, que les conditions faites aux étrangers sans papier par le sinistre gouvernement Sarkozy, lui même élu grâce aux voix du front national, indignent le plus.

Ecrit par : Christophe Sibille | 25 septembre 2008

Beati pauperes spiritu ...

Écrit par : Mendiant sébile en main | 25 septembre 2008

Un chef d'oeuvre qui va vous mettre de bonne humeur pour toute la journée!




http://www.lepost.fr/article/2008/09/24/1271556_serge-dassault-s-exprime-sur-le-monde-du-travail-le-vrai-visage-de-l-ump.html

Dassault m'a aidé a trouver la solution aux maux de l'école:" que les profs dorment sur place avec leurs élèves!"

UMP: Je vous rappelle que cet homme est sénateur!

Écrit par : Merlemocoeur | 25 septembre 2008

pardon: à trouver, car le sujet est trop aigu pour ne pas être grave!

Écrit par : Merlemocoeur | 25 septembre 2008

Si même sur l'Express on le dit.
Et si LE FILM était la dernière goutte d'eau qui peut faire déborder le vase ?
Que faut-il faire des 30% d'élèves qui s'ennuient en classe?
Il faut rétablir la discipline: retour aux anciennes méthodes. 48%

Il faut donner plus de moyens aux écoles. 16%
Il faut les écouter davantage. 14%
Rien de spécial, cela a toujours été le cas... 22%
Nombres de votes: 1070

Écrit par : bernard | 25 septembre 2008

"....Envoyez-les moi, ceux-là, les sans toit, ballotés par la tempête" Emma Lazarus.(vers gravés sur le socle de la Statue de la Liberté à New York.

Enfant du vent
Il tient son gobelet
En plastique
Il a 7 ans et 7 centimes
Là-dedans
Des pièces cuivrées et le blâme
Ou l'indifférence
Des passants
Si pressés si absents
Lui, il respire tranquillement,
Il joue
Et compte naïvement
Les pots d'échappement
Il tourne la tête
Dans tous les sens
Il a parfois mal
Au ventre
Des messieurs pourraient
Venir
L'embarquer soudainement
Cet enfant roumain et tzigane
S'accroche
Il tient bien le gobelet
Il n'est pas étonné d'être là
Il vient à peine de quitter
Les jupes de sa mère qui mendie
Il attend que son gobelet
Soit rempli
Petit lutin des boulevatds
Un quelconque sale gosse
Rieur et craintif.....

Texte publié en France dans "Celebratio"-ma Roumanie mystérieuse.

Au moins un point qui peut rassurer Dobolino: elle n'aura pas à soigner le chien du gamin; il n'en a pas....

Écrit par : Pieroju | 25 septembre 2008

Suis allé voir hierà Gambetta ENTE LES MURS....Une honte!!! Une saloperie consommée..."Tintin chez les Nègres". Du colonialisme. BHL en goguette dans le XXème. Mais bon dieu, qu'est-ce donc que ce pays où la misère , la détresse intellectuelle, sociale, est objet de films pour que sa pâment les intellectuels germano-pratins , les pourris qui ,eux, se gardent bieni de mettre leurs lardons en ZEP, ni ne foutent et ne foutront jamais un pieds dans les "quarties chauds"!!!! Ce film est criminel et menteur. Criminel parce qu'il ghettoïse un peu plus les gosses livrés en pâture à une intelligenitsia friquée et égoïste qu'au fond ça fait bien rigoler, ces zoos exotiques accessibles par le 26 (Gare-Saint-Lazare-Nation). Bamako sur seine, comme qu'ils disent les Bégaudeaux et les Meirieux ((on met ces choses au pluriel , pour respecter l'ortjhographe°...
Menteur, parce que nous savons tous que ce n'est pas ça , un cours. Il sourd une gène incomùmensurable , une de ces hontes qui vous rentre dans l'oigne quand quelqu'un avec qui vous faites une sortie se ridiculise. Là on ridiculise les élèves pour qui ce torche-cul de film est une mise à mort et on ridiculise aussi les profs. En révélant un supposé renoncement. Exploitation médiatique éhontée, mise à mort définitive du monde enseignant. Cantet peut être fier de lui... lui qui avait si magnigfiquement parlé des conflits de classe dans "Ressources humaines", règle manifestement ses compte avec des profs qu'il déteste, qu'il méprise. Mais il y a plus , comme l'avait fait le IIIème Reich, et il n'est que de lire Viktor Klemperer, "LINGUA TERTII IMPERII", ce film pervertit la langue, en nous faisant croire qu'elle est LA clé de la promotion sociale, en appliquent ce principe à des enfants dont les concepteurs du film savent pertinamme,nt qu'ils n'accèderont jamais au savoir. Principe nazi que celui de l'asservissement de la langue au service de l'idéologie de classe. Et qui plus est soustendu apr un racisme insensé.
Je n'irai pas voir ce film avec mes élèves, ayant pour eux trop de respect et de passion pour qe je leur fasse avoir honte d'eux-même.

Écrit par : montaigneàcheval | 25 septembre 2008

Suis allé voir hierà Gambetta ENTE LES MURS....Une honte!!! Une saloperie consommée..."Tintin chez les Nègres". Du colonialisme. BHL en goguette dans le XXème. Mais bon dieu, qu'est-ce donc que ce pays où la misère , la détresse intellectuelle, sociale, est objet de films pour que sa pâment les intellectuels germano-pratins , les pourris qui ,eux, se gardent bieni de mettre leurs lardons en ZEP, ni ne foutent et ne foutront jamais un pieds dans les "quarties chauds"!!!! Ce film est criminel et menteur. Criminel parce qu'il ghettoïse un peu plus les gosses livrés en pâture à une intelligenitsia friquée et égoïste qu'au fond ça fait bien rigoler, ces zoos exotiques accessibles par le 26 (Gare-Saint-Lazare-Nation). Bamako sur seine, comme qu'ils disent les Bégaudeaux et les Meirieux ((on met ces choses au pluriel , pour respecter l'ortjhographe°...
Menteur, parce que nous savons tous que ce n'est pas ça , un cours. Il sourd une gène incomùmensurable , une de ces hontes qui vous rentre dans l'oigne quand quelqu'un avec qui vous faites une sortie se ridiculise. Là on ridiculise les élèves pour qui ce torche-cul de film est une mise à mort et on ridiculise aussi les profs. En révélant un supposé renoncement. Exploitation médiatique éhontée, mise à mort définitive du monde enseignant. Cantet peut être fier de lui... lui qui avait si magnigfiquement parlé des conflits de classe dans "Ressources humaines", règle manifestement ses compte avec des profs qu'il déteste, qu'il méprise. Mais il y a plus , comme l'avait fait le IIIème Reich, et il n'est que de lire Viktor Klemperer, "LINGUA TERTII IMPERII", ce film pervertit la langue, en nous faisant croire qu'elle est LA clé de la promotion sociale, en appliquent ce principe à des enfants dont les concepteurs du film savent pertinamme,nt qu'ils n'accèderont jamais au savoir. Principe nazi que celui de l'asservissement de la langue au service de l'idéologie de classe. Et qui plus est soustendu apr un racisme insensé.
Je n'irai pas voir ce film avec mes élèves, ayant pour eux trop de respect et de passion pour qe je leur fasse avoir honte d'eux-même.

Écrit par : montaigneàcheval | 25 septembre 2008

Seulement on ne devrait jamais y affecter des agrégés.

Ecrit par : TotoWeininger | 24 septembre 2008

Hep, TotoWeininger! Le collège , c'est aussi l'enseignement secondaire! Où est-ce que je pourrais expliquer chaque année les Femmes savantes, le Malade imaginaire, le Médecin malgré lui, le Bourgeois gentilhomme, les Fourberies de Scapin, toutes lectures fort divertissantes, et dicter sur l'année un "Cours de grammaire" sur les natures (9) et les fonctions (25) si on m'interdisait l'accès aux collèges sous prétexte que je suis agrégé?

Écrit par : Jean | 25 septembre 2008

comme qu'ils disent les Bégaudeaux et les Meirieux

Ecrit par : montaigneàcheval | 25 septembre 2008

Ce qui est (un peu) cocasse dans cette affaire, c'est qu'il paraît que le sinistre et ondoyant Meirieu a lâché, dit-on , son "ami de trente ans" Bégaudeau, pourtant un de ses plus sémillants zélotes...
S'ils se mettent à se bouffer le nez entre cloportes, à l'église de Scientopédagogologie, c'est tout bon...

Écrit par : Jean | 25 septembre 2008

Evidemment, il faut d'abord un peu le déchoir mentalement. Imaginons le sur le trône, légèrement rubicond, engoncé dans son costard et la rosette bien dilatée, côté pile et côté face...

Ecrit par : dugong | 25 septembre 2008

Génial !

Écrit par : Robin | 25 septembre 2008

P.S. Bravo, Montaigneàcheval!
Re P.S. j'ai eu tout de suite des doutes, pour ma part, sur la façon dont la pure merde qu'est ce film (comme le livre, d'ailleurs) avait réussi à circonvenir le jury de Cannes. Les pédagogolâtres ont des relations...

Écrit par : Jean | 25 septembre 2008

à Marie en liesse : Le "parler sanpapier" est un idiome intéressant. Je suggère que toutes les circulaires du Moloch soient traduites en roumain sanpapier pour clarification.

Robin ! Ca vous intéresse ?

Ecrit par : dugong | 25 septembre 2008

Merci de penser à ma reconversion !

Je vois ça d'ici : "Professeur certifié de Lettres modernes, masters (ça fait plus chic que maîtrise !) de philosophie à bout de souffle (comme dirait Godard) spécialiste de la "visio facialis" et du parlersanpapier (je n'ai jamais connu que le général de Gaulle qui était capable de le faire, mais on me dit que maintenant, les Roumains...) cherche à se rendre utile avant la Parousie (je suis également un grand spécialiste de la Parousie !)

Écrit par : Robin | 25 septembre 2008

P.S. Bravo, Montaigneàcheval!
Re P.S. j'ai eu tout de suite des doutes, pour ma part, sur la façon dont la pure merde qu'est ce film (comme le livre, d'ailleurs) avait réussi à circonvenir le jury de Cannes. Les pédagogolâtres ont des relations...

Ecrit par : Jean | 25 septembre 2008

Tout à fait d'accord ; ce film est une imposture. Maintenant, il faut espérer que les spectateurs s'en aperçoivent.

Écrit par : Robin | 25 septembre 2008

Pour le film Entrelesmurs, je me contenterai de l'avis de MàC.Ça tombe bien!

Écrit par : dobolino | 25 septembre 2008

Il tient son gobelet
En plastique
Il a 7 ans et 7 centimes
Là-dedans

Ecrit par : Pieroju | 25 septembre 2008

Pile poil le montant de la taxe sur son gobelet ...

Écrit par : yann | 25 septembre 2008

Le pédagogisme se noyant se débattant dans sa merde.
Lui appuyer sur la tête ?

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/la-gauche-se-trompe-quand-elle-revendique-entre-les-murs_574661.html

Écrit par : bernard | 25 septembre 2008

Je n'irai pas voir ce film avec mes élèves, ayant pour eux trop de respect et de passion pour qe je leur fasse avoir honte d'eux-même.

Ecrit par : montaigneàcheval | 25 septembre 2008

Votre référence à Victor Klemperer est tout à fait pertinente. Au-delà du folklore de la "zepitude" vu par les bobos parisiens branchés de la Rive Gauche, le film et le livre véhiculent une idéologie de l'énergie vitale et de la spontanéité langagière très en vogue dans l'Allemagne de l'entre deux Guerres.

Sous un faux air d'ironie décontractée, le livre et le film sont en réalité des actes d'abdication en faveur de l'avénement des Barbares.

Ce sont les professeurs de terrain (et sans doute aussi le pays) qui vont payer au prix fort le champagne et le caviar des récipiendaires de cette palme en plaqué or.

Écrit par : Robin | 25 septembre 2008

...J'ajouterais que ce n'est pas un hasard si cette apologie de l'énergie vitale et de la spontanéité langagières s'accompagne actuellement dans les établissements scolaires de phénomènes de harcèlement et de persécution (les femmes, les juifs, les roms, les homos, les "intellos"...)

Écrit par : Robin | 25 septembre 2008

Je roumain sanpapier.
Histoire drole pas drole
rire malor autre pas bon
toujour rasiste avec roumain pourquoi ?
vous dobolino fache moi bocou
je plu lire blog sauf si JPB excuser

Ecrit par : Mariensliescu | 25 septembre 2008
Je ne vais pas m'excuser mais je vais faire du mieux que je peux en vous expliquant comment j'ai engueulé et mis plus bas que terre le sale lardon. Ma première question lorsqu'il arriva à la maison fut de lui demander quel était le but de leur manifestation. S'agissait-il d'un mouvement de protestation contre le sort des sans_papiers ou d'un stupide chahut de potaches? Le gars est honnête et m'a avoué qu'il s'agissait d'un chahut pour s'amuser.
Il en a pris pour son grade non à cause du chahut lui-même mais à cause de la bêtise épaisse

Écrit par : dobolino | 25 septembre 2008

Daniel et uncertain , j'ai appris par coeur vos citations et c'est bien le diable si je n'arrive pas à en placer une en classe , cet aprèm , pour les liquéfier ( bien vu dugong ) !

Cela permettra aux élèves qui tiennent le journal de mes
" améliades " de les ajouter à la liste !

Écrit par : Amélie | 25 septembre 2008

Mais cette engueulée est apparue a posteriori parce que, dans un premier temps, j'ai cru à un acte solidaire et n'ai posé la fatidique question qu'après une grosse semaine de réflexion.

Écrit par : dobolino | 25 septembre 2008

Quant aux sanctions du lycée, elles n'avaient pour seul motif que le bruit nocturne dans l'internat et le non-respect du règlement. Et là, c'était un chahut plutôt rigolo.

Écrit par : dobolino | 25 septembre 2008

C'est pas le film qui est une imposture, il ne fait que refléter une réalité !


L'imposture c'est les macouilles/bégaudo qui disent RESPECTER LES ELEVES mais qui les traitent de SCHTROUMPFFFF dès qu'ils ont le dos tournés, bouffon !

Écrit par : toto | 25 septembre 2008

Je roumain sanpapier.
Histoire drole pas drole
rire malor autre pas bon
toujour rasiste avec roumain pourquoi ?
vous dobolino fache moi bocou
je plu lire blog sauf si JPB excuser

Ecrit par : Mariensliescu | 25 septembre 2008
Ceci dit, et ayant parfaitement saisi que cette intervention n'émanait pas d'un Roumain, le mépris de ce troll pour les sans-papiers roumains est un bel exemple d'incitation au mépris pour notre jeunesse.
Il existe bien plus de roumains capables de rédiger un français écrit correct que de français capables d'écrire le roumain.
Mariensliescu devrait arrêter de lire Tintin au Congo.

Écrit par : dobolino | 25 septembre 2008

Journée du refus de l'échec scolaire
Une école qui ennuie et qui fait peur
Par Alice Pouyat, mis à jour le 24/09/2008 à 09:23 - publié le 24/09/2008

Alors que le film de Laurent Cantet, Entre les murs, sort sur les écrans, l'Association de la fondation étudiante pour la ville fait de ce jour "la journée du refus de l'échec scolaire". A cette occasion, elle publie une enquête sur la perception de l'école par les enfants.

L'école, on en parle beaucoup ce mercredi. Le film Entre les murs est à l'affiche, et les enseignants, syndicats, parents s'invitent dans le débat. Et les élèves? C'est eux qu'a interrogés l'Association de la fondation étudiante pour la ville (Afev), plus exactement 750 écoliers et collégiens de quartiers populaires, qui se sont confiés aux étudiants bénévoles de l'association qui les suivent en soutien scolaire dans toute la France. Les réponses ont permis d'établir un baromètre, publié ce mercredi, déclaré par l'Afev première journée du refus de l'échec scolaire.

Un élève sur cinq ne comprend pas ce qu'on lui demande



"Ce qui nous a le plus marqué, c'est le manque de confiance que ces élèves ont envers l'école", relève Pascal Bavoux, coordinateur du baromètre. Un tiers d'entre eux affirment en effet avoir parfois mal au ventre le matin. 22% déclarent ne pas comprendre ce qu'on leur demande de faire et n'osent pas solliciter les explications de leur maître ou maîtresse, peur qui s'accentue au collège. D'où, peut-être, le fort taux d'ennui - 30% - et le peu d'appétence pour l'école exprimé par ces enfants - seuls 30% des collégiens sont contents d'y aller.

Leurs lacunes sont particulièrement marquées en français. Elles s'accumulent progressivement en primaire pour devenir handicapantes au collège.

Responsable de tous les maux, l'école? L'étude souligne une fois encore qu'elle enregistre des problèmes sociaux et des inégalités qui la dépassent. Dans ces quartiers, 75% des enfants sont par exemple privés d' activités extrascolaires culturelles: plus d'un tiers déclarent ne jamais lire ou rarement un livre à la maison; la moitié ne fréquentent pas la bibliothèque. 70% ne sont jamais allés au musée avec leur famille. L'étude confirme par contre le bon taux d'équipement informatique des foyers, même modestes. 75% ont un ordinateur à la maison et 63% disposent d'une connexion Internet. Le sport occupe également une place de choix dans ces familles, notamment chez les garçons: la plupart en pratique un, dont un tiers en club.

Améliorer les liens entre famille et école

Chaque année, 15% d'élèves entrent en 6e avec de grandes difficultés et 150 000 jeunes quittent le système scolaire sans qualification.
Autre souci, le décalage entre le rythme familial de ces enfants et celui de l'école: 41% d'entre eux par exemple ne prennent pas ou rarement de petit déjeuner, pourtant considéré comme essentiel au développement des capacités d'apprentissage. L'heure du coucher, qui dépasse 22h pour 20% d'entre eux, semble elle aussi assez tardive au regard des recommandations des chronobiologistes. Selon le rapport, une corrélation peut être faite avec le fort taux d'équipement en télévision, puisque plus de la moitié des élèves - 61% pour les garçons, 46% pour les filles- déclarent avoir un poste dans leur chambre.

Un problème de rythme que les parents peinent à comprendre car beaucoup entretiennent des relations distantes avec l'école. La sempiternelle question "Comment s'est passée ta journée", par exemple, n'est posée régulièrement qu'à la moitié des enfants. La question "As-tu des leçons ou des devoirs à faire" est plus fréquente, mais seuls 22% des enfants bénéficient d'une aide à la maison. Désintérêt des parents? Pas seulement. Leurs attentes sont souvent fortes envers l'école, perçue comme un moyen de se sortir de la précarité, d'après une autre étude de l'association menée cette fois chez les parents de deux quartiers d'habitat social de Lyon. Mais il s'agit souvent pour eux d'un territoire "étranger", "défendu", d'où ils préfèrent se tenir à l'écart puisqu'ils ont eux-mêmes souvent été disqualifiés par cette école.

La confiance entre familles et professeurs, clé de la réussite des enfants, sera donc une des questions posées ce mercredi lors des débats de l'Afev.

Merci, Bernard.

Écrit par : Anne-Marie Valette | 25 septembre 2008

Toto, petit troll merdeux....Schtroumpf, c'est affectueux , Suintedugland!!! Et viens, si t'as des burnes, viens te rendre compte sur place, ce qu'est un collège...t'inquiète pas pour moi, avec mes élèves, je te raconte pas....un bonheur....
Pour la peine, je t'encaldosse avec du harissa, trolli.....

Écrit par : montaigneàcheval | 25 septembre 2008

Bonne idée, ça : Montaigne à Cheval contre Toto en duel dans une cour de récré, qu'on en finisse et qu"on passe à autre chose (baille)

Écrit par : johnmarguerite | 25 septembre 2008

Où est-ce que je pourrais expliquer chaque année les Femmes savantes, le Malade imaginaire, le Médecin malgré lui, le Bourgeois gentilhomme, les Fourberies de Scapin, toutes lectures fort divertissantes, et dicter sur l'année un "Cours de grammaire" sur les natures (9) et les fonctions (25) si on m'interdisait l'accès aux collèges sous prétexte que je suis agrégé?

Ecrit par : Jean | 25 septembre 2008

Très simple : il vous suffit de passer le CAPES.

Écrit par : TotoWeininger | 25 septembre 2008

"Toto, viens, si t'as des burnes"

Ecrit par : montaigneàcheval | 25 septembre 2008

Supposition pour le moins hasardeuse, Montaigneàcheval!

Écrit par : Christophe Sibille | 25 septembre 2008

C'est pas le film qui est une imposture, il ne fait que refléter une réalité !

Ecrit par : toto | 25 septembre 2008

Cette oeuvre de fiction n'est pas un simple reflet de la réalité (en supposant qu'elle puisse l'être) mais un acte de militantisme de la gauche libérale alliée à celle de droite, unies pour précipiter nos sociétés dans l'abîme.
Il y a 100 ans on se préparait unanimement à sacrifier toute une génération de jeunes gens. Que fait aujourd'hui le pouvoir? La manière seule à changé.

Écrit par : marigot | 25 septembre 2008

De toute façon, on y est déjà, dans l'abîme.
La production et la vente des rouleaux thermiques de mon lecteur de cartes bancaires sont délocalisés en Asie d'où quinze mois d'arrêt de production. Une dame avec un accent à couper au couteau et un français laborieux vient de m'annoncer abruptement la chose, me forçant à acheter dans les plus brefs délais 50 rouleaux pour la modique somme de 149 euro. Droit dans le panneau, la mère Dobolino!
Comment établir un dialogue avec un interlocuteur qui ne maîtrise strictement que le discours qu'il doit débiter aux usagers?

Écrit par : dobolino | 25 septembre 2008

"les grosses têtes de la DGESCO"

C'est pas contre eux qu'une révolution à tendance décapitante devrait se déchaîner, plutôt que contre le ministre lui-même ?

Écrit par : Jérémy | 25 septembre 2008

La meilleure: c'était une arnaque! C'est même pas vrai qu'ils délocalisent.

Écrit par : dobolino | 25 septembre 2008

Jean, il suffirait de laisser aller au collège les agrégés volontaires pour y aller.

Écrit par : Jérémy | 25 septembre 2008

"Ce pays où la misère , la détresse intellectuelle, sociale, est objet de films pour que se pâment les intellectuels germano-pratins , les pourris qui ,eux, se gardent bien de mettre leurs lardons en ZEP, ni ne foutent et ne foutront jamais un pieds dans les "quarties chauds"!!!!"

Ben tout est dit. Cela dit, on pourrait vous rétorquer que Begaudeau est allé en ZEP : il y a même enseigné. Que dire dans ces cas-là ?

Écrit par : Jérémy | 25 septembre 2008

Comment établir un dialogue avec un interlocuteur qui ne maîtrise strictement que le discours qu'il doit débiter aux usagers?

Ecrit par : dobolino | 25 septembre 2008

Le bilan de la privatisation d'EDF GDF, ainsi que de France télécom et l'ouverture à la concurence est, lui aussi, largement négatif (surfacturations, erreurs récurrentes, mauvais synérgie entre les services commerciaux et les services techniques, réparations (Internet) effectuées par le client lui-même avec des plate-forme téléphoniques à Petaouchnock, des dizaines et des dizaines d'heures au téléphone...Mais qu'à cela ne tienne, on va remettre ça avec La Poste, une des rares entreprises françaises bénéficiaires.

Quand les Français comprendront-ils que l'idéologie néo-libérale qui justifie le néo-capitalisme est une idéologie tout aussi nocive que l'idéologie communiste ?

Vous avez vu ce qui se passe aux Etats-Unis avec Bush qui convoque Obama et Mac Cain à Washignton ?

Surréaliste, non ? Et cadichon, où elle est cadichon, qu'est-ce qu'elle dit cadichon ? Pourquoi elle tousse plus ?

Écrit par : Robin | 25 septembre 2008

Si vous voulez vous faire mal, allez voir le lien donné par Bernard , où l’on apprend qu’il y a une pédagogie de droite et une pédagogie de gauche. Tu pousses le bouchon un petit peu trop loin Philipe !

Écrit par : uncertain | 25 septembre 2008

"Ecrit par : montaigneàcheval | 25 septembre 2008 "

Tarlouze !

Écrit par : toto | 25 septembre 2008

'Supposition pour le moins hasardeuse, Montaigneàcheval!
Ecrit par : Christophe Sibille | 25 septembre 2008 '
Tarlouze bis !

Écrit par : toto | 25 septembre 2008

"Cette oeuvre de fiction n'est pas un simple reflet de la réalité (en supposant qu'elle puisse l'être)"


Reflet D'UNE Réalité, MERDE , TU SAIS LIRE ?

Écrit par : toto | 25 septembre 2008

Le bilan de la privatisation d'EDF GDF, ainsi que de France télécom et l'ouverture à la concurence est, lui aussi, largement négatif (surfacturations, erreurs récurrentes, mauvais synérgie entre les services commerciaux et les services techniques, réparations (Internet) effectuées par le client lui-même avec des plate-forme téléphoniques à Petaouchnock, des dizaines et des dizaines d'heures au téléphone...Mais qu'à cela ne tienne, on va remettre ça avec La Poste, une des rares entreprises françaises bénéficiaires."

Je ne suis pas d'accord du tout. En particulier pour ce qui concerne Orange. Les erreurs récurrentes et les problèmes que vous mentionnez existaient déjà bien avant la privatisation. Par contre, grâce à la privatisation, il est possible de ne plus payer l'abonnement INDU à France Télécom (sauf si on reste chez 'opérateur historique), et on ne s'entend plus dire : "De toute façon, on a le monopole." J'ai eu droit à cette phrase trois fois de la part de France Telecom, et franchement je trouve qu'ils ont en plus bien profité de la privatisation.

Écrit par : Jérémy | 25 septembre 2008

il y a une pédagogie de droite et une pédagogie de gauche. Tu pousses le bouchon un petit peu trop loin Philipe !

Ecrit par : uncertain | 25 septembre 2008

Meirieu est un nul, cela se confirme chaque fois qu'il l'ouvre.

Écrit par : Jean | 25 septembre 2008

Quand les Français comprendront-ils que l'idéologie néo-libérale qui justifie le néo-capitalisme est une idéologie tout aussi nocive que l'idéologie communiste ?


Ecrit par : Robin | 25 septembre 2008
A supposer qu'on comprenne quelque chose de ce genre, ça y changerait quoi, au juste? Et quelle autre solution internationale emportant une adhésion majoritaire de ceux qui tiennent les rênes pourrait être proposée?

Écrit par : dobolino | 25 septembre 2008

A supposer qu'on comprenne quelque chose de ce genre, ça y changerait quoi, au juste? Et quelle autre solution internationale emportant une adhésion majoritaire de ceux qui tiennent les rênes pourrait être proposée?

Ecrit par : dobolino | 25 septembre 2008

On nous disait la même chose du temps du communisme "horizon indépassable...etc." Il y avait d'autres solutions. seulement, on nous a fait croire qu'il n'y avait pas d'autres alernative qu'entre Ségolène Royale et Nicolas Sarkozy et personne n'a plus parlé de Dupont-Aignan, de Bayrou ou de Jean-Pierre Chevènement qui proposaient autre chose. Et puis, qu'est-ce qui nous empêche de récupérer notre souveraineté et notre monnaie ? Vous y croyez encore à cette Europe-là, vous ?

Écrit par : Robin | 25 septembre 2008

"Carton à pisa" : Dugong, c'est excellent, mais c'est de l'humour très noir : il y a quand même quelques pauvres gosses, y compris le tireur, qui sont morts dans la meilleure école possible, comme aurait dit Voltaire...

Curieux que l'on me soupçonne d'encenser le "modèle finlandais" : le leitmotiv de mes livres, c'est que chacun s'efforce de développer son modèle, et que c'est un aveu d'impuissance, ou d'hypocrisie, que de prétendre aller chercher un modèle chez les autres. Le pédagogisme est né de cette dérive, en copiant les délires de pédagogues américains de la fin des années 50 (pendant ce temps, les Américains, pas si cons, en revenaient).

MàC, j'ai vu le film de Cantet, et j'en ferai une Note dans un jour ou deux - le temps que vous vous défouliez sur celle sur le Brevet (et croyez-moi, ce sera lu...). Je ne vais donc pas déflorer ce que j'en dirai, mais je crois que vous errez, en déconseillant d'aller le voir (pas avec vos élèves, ça, c'est sûr). La suite à plus tard.
JPB

Écrit par : brighelli | 25 septembre 2008

J'oubliais, à propos de Finlande...
Un certain Paul Robert, principal du collège Nelson Mandela (tout un programme...), a sorti en mars dernier "La Finlande : un modèle éducatif pour la France ?"
Il présente son livre (le pôvre, dans le contexte finlandais actuel...) à Aix-en-Provence, mercredi prochain 1er octobre, au lycée Emile Zola, à partir de 14h30.
Il y aura là des freinétistes professionnels, une "formatrice en sciences cognitives", et l'ineffable Luc Bérille, secrétaire général du SE-UNSA, ce merveilleux syndicat de gauche (?) qui approuve presque aussi complètement que le SGEN la réforme du lycée que nous concocte le ministère, et très probablement celle de la formation des maîtres.
Je crois que j'y serai. On ne peut pas laisser les imbéciles pérorer tranquillement devant des enseignants qui ne leur ont rien fait. Guichard, vous êtes libre ? Et s'il y a des bonnes volontés, à Marseille ou dans le coin, pour venir écouter les petites horreurs de ces gens-là...
JPB

Écrit par : brighelli | 25 septembre 2008

"Un tiers d'entre eux affirment en effet avoir parfois mal au ventre le matin."

Et en plus, le Dr Knock et moi sommes sûrs qu'ils auraient encore plus mal au ventre s'ils mangeaient de la tête de veau vinaigrette !
Petit test : Demandez à un élève avec un air apitoyé : "Ça t'arrive d'avoir mal au ventre le matin, avant d'aller à l'école ?" Ecoutez sa réponse, et le lendemain (ou un quart d'heure après, s'il est petit), dites lui, l'ai enjoué : "Toi, je suis sûr que tu n'as jamais mal au ventre, le matin, avant d'aller à l'école !"
Vous verrez, c'est édifiant.

Écrit par : catmano | 25 septembre 2008

.......mais je crois que vous errez, en déconseillant d'aller le voir .....
C'est sûr.Vous avez raison.

(pas avec vos élèves, ça, c'est sûr)......
Avec des troisièmes , pourquoi pas, pour qu'ils comprennent avec leur prof QUI et CE QUI qui les rend si "bouffons".
Ils auront sans doute un peu honte de se voir mais ça ne fait pas toujours mal d'avoir honte.

Écrit par : bernard | 25 septembre 2008

Le Moloch éducatif.

J'ai vu que vous avez mis sur votre Blog une réflexion sur une évolution possible de notre système éducatif (Sortir le Moloch éducatif de l'archaïsme). Philippe Mérieu y a renoncé, après m'avoir demandé d'écrire cet article un peu flatteur pour les "sciences"(?) de l'éducation. Une chose est sûre, l'école ne pourra pas continuer à fonctionner comme aujourd'hui sans imploser. J'ai moi-même enseigné avant 1968 à de grands élèves les sciences-physiques. Les profs étaient alors sicut dei (semblables aux dieux). Enseigner n'était pas un travail, mais une passion, un plaisir. J'ai vu que les choses allaient fortement changer par la suite, et, n'étant pas masochiste (un peu sadique seulement), j'ai quitté l'enseignement stricto sensu. J'ai conservé pendant quelques années encore 5h d'enseignement car la discipline était fortement déficitaire. J'en ai surtout profité pour donner de nombreuses leçons particulières parfois pendant 8h par jour au cours des grandes vacances par exemple. Ma clientèle était fortunée ce qui me permettait de faire payer mes leçons à prix d'or car ce qui est bon se devait d'être cher. J'ai constaté que les élèves médiocres s'amélioraient d'une manière éphémère. A contrario, les résultats à terme étaient satisfaisants avec les élèves moyens et excellents avec les bons. C'est ce qui se passe probablement avec les cours Acadomia, Legendre et autres. La droite ou gauche d'argent ne sont pas prêtes à changer le système, car il favorise leur progéniture. Peu importe si le nombre de jours de classe est passé de 220 à 140. Si les instits font 24h au lieu de 30h et ne donnent plus de devoirs à faire à la maison. Si l'heure de cours de 60 minutes a été ramenée à 50. La dégradation de notre système éducatif public est bénie, seul son coût ne l'est pas (tonneau des Danaïdes). J'ai par la suite disposé, dans mes fonctions administratives ( appelées de direction), de beaucoup d'HSE et même de 6 profs payés à ne rien faire. J'ai essayé de les utiliser (avec leur accord!) pour soutenir des élèves en difficulté scolaire. Le résultat fut nul car avec des chevaux de labour on ne fera jamais des chevaux de course (M. F. Bayrou, éleveur doit le savoir, lui qui s'intéresse au pedigree des Yearlings). Mais pas uniquement pour cette raison. Ce qui est gratuit est aujourd'hui sans valeur. Quand j'étais moi-même élève, j'étais médiocre en grec par rapport à mon père médecin qui lisait Platon dans le texte (déjà une baisse de niveau!). Il me fallait un dictionnaire pour traduire mes versions extraites de Hellas I, II ou III (Georgin). Aujourd'hui, je peux encore réciter des tas de poèmes en grec appris en 4e (et après) et, parfois épater la galerie! Par amour de la civilisation hellénique, j'ai par la suite tout fait pour conserver les cours de grec pour les potaches malgré des effectifs de 3 élèves qui se réduisaient à 1 seul en classe terminale. Avec ces conditions pourtant idéales, le niveau était sans comparaison avec les exigences de ma génération. Ils auraient été incapables de traduire en classe de seconde en (préparation) tout le contre Ératosthène de Lysias comme nous l'avions fait au début des années 50. Pourquoi? Parce que les langues anciennes ne sont plus monnayables sur le marché de l'emploi. Dire que quand j'étais élève, je vendais mes traductions de versions latines, tarifées à la ligne, à mes copains de classe, ce qui me faisait de l'argent de poche. On ne peut plus se contenter d'être des "laudatores temporis acti." Les temps ont changé. Georges Duhamel écrivait dans Juliette au Pays des Hommes: "celui qui ne sait pas s'adapter est un homme perdu". Dans un premier temps, ne serait-il pas déjà souhaitable que les dissertations françaises et philosophiques soient, par exemple, rédigées sur un traitement de texte? Plus besoin de raturer. Les corrections des profs seraient beaucoup plus aisées et pas influencées par l'écriture (ou la graphologie pour certains!). Vouloir revenir aux compositions françaises telles celles figurant il y a plus d'un demi-siècle dans le Figaro littéraire (meilleures copies), n'est pas dans l'immédiat envisageable. Mais j'ai l'intime conviction qu'il est possible de doubler l'efficacité de notre système éducatif par l'utilisation rationnelle de tous les outils modernes de la transmission des connaissances et l'individualisation des pédagogies (avec bien sûr une place importante accordée aux évaluations) Le support de l'ordinateur n'est-il pas aussi l'écrit? Il n'a évidemment pas pour objet de remplacer les livres déjà fortement sous-utilisés. Au sujet de la lecture, je vous livre une constation que j'ai pu faire. Il y avait dans la valise informatique (plan informatique pour tous) un didacticiel appelé memo. Il permettait d'appréhender le niveau de compréhension d'un texte lu. Toutes les questions posées portaient sur la mémorisation et la logique. Les réponses ne pouvaient donner lieu à aucune contestation. L'exercice prenait essentiellement en considération le temps de lecture chronométré. J'ai réussi à faire passer ce test insidieusement à tous les profs de lettres, classiques, modernes, certifiés ou agrégés d'un lycée. Quelle ne fut pas ma surprise? Les élèves (les meilleurs!) réussissaient mieux que leurs maîtres! Pour moi, l'explication était simple. Notre cerveau perd de nombreux neurones en vieillissant. A moins qu'elle ne réside dans une certaine sclérose des enseignants habitués à accomplir des tâches répétitives (Je ne le pense pas). L'expérience nous donne heureusement d'autres qualités. L'imagination aussi importante que l'instruction pour A. Einstein, est difficilement quantifiable, comme le génie ou le style littéraire. L'ordinateur ne remplacera jamais le cerveau humain, mais il peut permettre de le développer. Dans la recherche scientifique, il est devenu un outil dont on ne peut plus se passer. Jeunes stagiaires à L'INSTN (institut national des sciences et techniques nucléaires), nous perdions un temps fou à faire chaque calcul avec nos tables de logarithmes. Aujourd'hui toutes les trajectoires des particules sont préprogrammées. Il suffit de rentrer les données pour connaître leur identité. Enfin, pourquoi avoir étudié les langues anciennes pour être par la suite incapable d'innover, de se perfectionner, et d'imaginer. N'est-ce pas contraire à l'esprit des grecs? A moins de cautionner le dogme du linguiste Jean-Claude Milner qui affirmait il a déjà plus de 15 ans que l'éducation comme la famille étaient des institutions archaïques irréformables. Mais ne s'est-il pas déjà trompé au sujet de la famille?

Écrit par : JM Mercier | 11 octobre 2008

Bonjour,
A titre d’information, je vous joins un texte qui vous concerne. Il est tiré d’un livre et consultable sur mon nouveau site : http://www.EveryOneWeb.fr/gdevecchi


Jean-Paul Brighelli… ou comment on nous manipule !

Quelques exemples de fausses argumentations utilisées par Jean-Paul Brighelli (et reprises par d’autres) pour discréditer l’Ecole d’aujourd’hui et certains de ses maîtres.



1. Utiliser une belle formule… qui prend valeur de vérité

« Aujourd’hui, l’école est morte. »

« C’est Rimbaud que l’on assassine. »

« Dans l’idéal, l’école sera elle-même l’un de ces supermarchés du rien, où "l’apprenant" viendra faire le plein de vide. » [1]

Mais où sont les arguments qui soutiennent ces affirmations ? Nulle part ! Cette technique est largement utilisée par les publicitaires.

Et que ne fait-on pas passer en s’appuyant sur le spectaculaire !

Plus les formules sont fortes, plus elles développent un certain catastrophisme, plus elles tiennent lieu d’arguments solides… que l’on ne prend pas la peine de présenter !



2. Associer deux ou plusieurs éléments réels qui n’ont pas de rapport direct entre eux… en laissant penser que l’un dépend de l’autre.

Les entreprises délocaliseraient parce que la culture ne régresse pas assez vite ?

Ou encore, dans le même ordre d’idée : « On se rappelle Patrick Le Lay [2] (juillet 2004) avouant que son métier consiste à vendre à Coca Cola "du temps de cerveau humain disponible". Eh bien, le lavage de cerveau commence aujourd’hui à l’école (et demain bien davantage). »

L’école aurait pour but de laver le cerveau des élèves… comme la télévision privée ?



3. Utiliser un exemple particulier, en lui donnant le statut général de vérité

D’après Jean-Paul Brighelli, même en classe maternelle, il ne faut pas tutoyer un enseignant. Peut-être (!!!) mais voyons sur quels arguments il appuie son affirmation : « Lorsque Camus dédicaça ses premiers livres à son instituteur de CM2, il écrivit : "A M. Louis Germain". Pas "à Louis", ni même "à Louis Germain". »

Bien sûr, on peut être pour ou contre le tutoiement, mais ce que fit Camus ne constitue pas un argument : ce n’est qu’un exemple de comportement. Au passage, ce n’est pas le tutoiement ou le vouvoiement qui sont déterminants ; ce qui compte, c’est le type de relation que l’enseignant crée avec ses élèves. On associe trop facilement vouvoiement et respect : il n’est pas rare qu’un jeune élève respecte son maître qu’il tutoie mais pas un autre adulte à qui il dit « vous » !

Dans le même ordre d’idée, on a facilement tendance à généraliser à partir d’un cas particulier. Cela est anti-scientifique ! On peut toujours trouver un exemple qui conforte ce que l’on veut démontrer. Philippe Meirieu raconte qu’un élève de 5e d'une ZEP lui disait qu'il était en train d'analyser la différence entre la figure d'Hercule et celle d'Héraclès dans la mythologie grecque. Cela signifierait que tous les élèves de ZEP travailleraient ainsi sur la mythologie ? Les tenants d’une certaine culture d’élite devraient être satisfaits !

Mais, ce qui fonctionne le mieux, c’est de choisir un exemple suffisamment scandaleux pour attirer la compassion. La mort d’un enfant atteint d’une maladie cardiaque, dans une cour de récréation, fait dire à Alain Finkielkraut qu’il est « mort de peur » [3], ce qui lui permet de développer l’idée que l’Ecole est un milieu particulièrement violent. De même, l’agression d’un professeur ne peut que susciter la condamnation, la révolte… et faire accepter, dans la foulée, l’analyse parfois simpliste qui en est faite. Le tout étant souvent repris par les médias qui sont toujours à l’affût de sensationnalisme !



4. Se servir de métaphores ou d’analogies

Jean-Paul Brighelli en utilise beaucoup. Que penser par exemple de "l’argument" suivant pour revaloriser la dictée qui serait, à tort, abandonnée :

« A-t-on jamais soigné un malade en cassant le thermomètre ? »

Tout d’abord, un thermomètre ne soigne pas ! Quant à la dictée, ce n’est pas elle qui "soigne" l’orthographe ; elle peut être, au mieux, un outil de mesure.

D’une manière générale, une analogie n’est pas un argument mais… une image ! Et on peut toujours lui faire dire autre chose, ou trouver une autre métaphore qui suggèrerait le contraire. Il en est de même d’une formule comme : nous assistons aujourd’hui à une « désertification des cerveaux », en parlant de l’action de l’Ecole sur les élèves. La formule est belle… mais ne s’appuie sur rien !





5. Faire croire que son opinion est partagée… par tous

Au sujet de l’Ecole : « Mort programmée annoncée, constat partagé par tous, parents, élèves et enseignants. »

La majorité des enseignants (58%) et des parents d'élèves (65%) estiment que l'Ecole fonctionnait mieux il y a dix ans. Mais de là à la tuer, il y a un monde (à moins que les traditionalistes en soient les acteurs) ! Prendre le lecteur pour témoin, en lui soufflant ce qu’il pense… peut lui faire croire qu’il le pense véritablement !



6. S’appuyer sur le vrai… pour faire passer le faux

Accuser l’Etat d’« avoir cassé l’ascenseur social qu’était l’école de la République, celle de l’égalité des chances » puis glisser vers « rien de plus adéquat au néocapitalisme sauvage de la mondialisation qu’une école vouée à fabriquer des imbéciles » et « le Crétin est l’idéal des sociétés post-industrielles » aboutit à affirmer que « tout ce qui compte pour le pédagogue institutionnel, c’est qu’au final l’apprenant n’ait rien appris, puisque tel est l’objectif ultime. »

En affirmant que l’Ecole ne remplit pas véritablement sa mission, ce qui est vrai, on nous affirme que c’est le fait des pédagogues qui, volontairement, puisque c’est leur objectif ultime, crétinisent les élèves. Est-il acceptable de s’appuyer sur les difficultés de l’Ecole pour développer des idées politiques extrémistes et démolir les enseignants qui, dans leur grande majorité, malgré des conditions souvent difficiles, font ce qu’ils peuvent ?

Des affirmations aussi excessives pourraient, de ce fait, paraître dérisoires. Elles sont pourtant très dangereuses. Ce qui m’a souvent choqué, c’est la réaction de nombreux maîtres avec lesquels j’ai discuté : « Brighelli dit tout de même des choses vraies ». Oui, mais en exposant un constat réel qui les touche, et en l’associant à une cause erronée, beaucoup en arrivent à accepter l’ensemble, comme une réalité !



7. Simplifier d’une manière abusive

« Un employé de banque, recruté il y a quinze ans au niveau Bac, l’est aujourd’hui au niveau licence. Non que la banque ait besoin de compétences nouvelles, mais parce qu’une licence d’aujourd’hui vaut exactement un Bac d’il y a quinze ans. » [4]

Tout d’abord, un employé de banque a effectivement besoin de compétences nouvelles (en informatique par exemple). D’autre part, une licence n’a rien à voir avec un baccalauréat qui s’appuie sur un ensemble de disciplines servant une culture générale, tandis qu’une licence est une spécialisation souvent très pointue. De plus, un bac scientifique d’aujourd’hui est-il véritablement d’un niveau plus bas que celui que l’on passait, il y a quinze ans ? Moi, professeur agrégé d’une discipline scientifique et maître de conférences, je n’en serais pas capable. Je défie ces beaux parleurs de le réussir !



8. Lancer des arguments sans rapports directs avec le sujet

« "Enseigner, ce n’est pas seulement faire cours", disent les fervents de ce nouvel évangile [les enseignants qui utilisent des méthodes pédagogiques modernes]. Corollaire : ce n’est pas en cours que l’on doit apprendre. »

Pour Jean-Paul Brighelli, le fait d’enseigner autrement que "faire un cours classique" signifierait, chez les pédagogues modernes, que dans un cours on n’a pas à apprendre ? Mais qui soutient cela ? Le dictionnaire précise qu’un corollaire représente une conséquence évidente, une proposition qui se déduit immédiatement d’une autre. Quel rapport évident et immédiat existe-t-il entre la première affirmation et le soi-disant corollaire ?



…Et ce n’est pas l’utilisation, comme "arguments", de citations littéraires du type de celles qui suivent, qui sont plus directement en rapport avec le sujet traité :

« Un IUFM, c’est l’abus du "privilège qu’ont les Pédants de gâter la raison", comme disait ce bon La Fontaine » [5]

« Pire ? Pire destin !... Vous le dites, roseaux,

Qui reprîtes des vents ma plainte vagabonde… » [6]





8. Utiliser des "expériences"… qui "prouvent" un peu trop facilement ce que l’on veut démontrer

Prenons un exemple simple, concernant l’orthographe.

En 1996, une enquête de la Direction de la prospective et de l’évaluation (DPE), aurait montré que, sur une dictée donnée au Certificat d'études, en 1920, les élèves d'aujourd'hui avaient des résultats deux fois et demie moins bons que ceux de leurs aînés.

Tout d’abord, soyons clairs : personne ne nie les difficultés que représente l’apprentissage de notre orthographe, l’une des plus difficiles au monde. Et il semble indiscutable que, face à elles, les élèves d’aujourd’hui éprouvent de grandes difficultés. Donc, oui, les résultats obtenus par les élèves d’aujourd’hui, sur les dictées d’hier, sont moins bons qu’en 1920.
Mais il n’en est pas moins vrai que cette approche est simpliste et contraire à tout raisonnement scientifique ! Pour qu’une expérience comparative soit significative, il faut qu’un seul facteur change ; si le résultat est différent, alors on peut penser que la modification notée est liée au facteur qui a varié. Est-ce le cas dans cet exemple ? Bien sûr que non !

Comment comparer les 20 % d’élèves les meilleurs, qui se présentaient au Certificat d’études en 1920, et la composition des classes d’aujourd’hui contenant la quasi-totalité des élèves d’une tranche d’âge ? Et comment considérer comme identiques la situation dans laquelle un élève est placé quand il passe un examen et celle qui consiste simplement à faire une dictée en classe, d’une manière plus ou moins gratuite ? En 1920 on "bachotait" toute l’année pour avoir de bons résultats aux dictées !

Quant à affirmer que les résultats des élèves d’aujourd’hui sont deux fois et demie moins bons que ceux de leurs aînés, cela n’a pas de sens. C’est comme pour la température ! Oui, si le vendredi elle est de 10° et le samedi de 5°, il n’est pas acceptable d’affirmer : « Aujourd’hui il fait deux fois moins chaud qu’hier », comme on l’entend souvent. Cela ne veut strictement rien dire. Pour s’en convaincre, il suffit d’utiliser non pas les degrés Celsius mais les degrés Fahrenheit ? [7] Cela nous donne 50°F pour le vendredi et 41°F pour samedi. Les températures sont toujours les mêmes… et 41 n’a jamais été la moitié de 50 ! La température de zéro degré a été choisie d’une manière arbitraire ; elle n’équivaut pas à zéro température (une température qui n’existerait pas) ! On voit bien l’aberration de la formule. Dans ce cas là, on ne peut pas utiliser la simple arithmétique… et il en est de même dans le champ scolaire ! D’ailleurs, plutôt que de relever les fautes, pourquoi ne pas compter le nombre de mots justes ? Par exemple, pour une dictée de 200 mots, avec soit 10 fautes, soit 4 fautes (deux fois et demie moins, la proportion n’est plus du tout de 2,5 mais de : 196/190 = 1,03 !

Répétons-le, tout ce développement ne signifie pas que les élèves d’aujourd’hui seraient meilleurs en orthographe ! Mais ce n’est pas ainsi qu’on pourra le démontrer.



Dans notre culture, on utilise un peu trop facilement le mot "preuve" : en sciences humaines, en sociologie, en didactique et même en sciences expérimentales, il n’est pas possible de prouver d’une manière absolue ce que l’on avance (surtout à partir d’exemples isolés !). On ne peut s’appuyer que sur un ensemble d’arguments, allant tous dans le même sens.



9. Et, probablement le plus grave… mentir délibérément !

Il est intéressant de montrer que, parfois, le mensonge peut être démontré ! Voyons-en quelques exemples.

Pour prouver la nullité du baccalauréat aujourd’hui, Jean-Paul Brighelli affirme qu’ « il est expressément recommandé, au Bac, de ne pas noter en dessous de 8. »

On sait tous qu’à l’issue de la première série d’épreuves, ceux qui atteignent 10/20 sont admis, et les élèves dont la note se situe entre 8 et 9,9 ont la possibilité de passer une seconde série d’épreuves pour tenter de se rattraper et atteindre la moyenne. Si les professeurs ne mettaient pas des notes inférieures à 8, comment expliquer que, chaque année, une partie des candidats échoue définitivement à l’issue de la première partie ? C’est bien qu’ils n’ont pas réussi à obtenir la note fatidique de 8 !

La même personne affirme d’une manière tout aussi péremptoire :

« Cela fait bien trente ans qu’il n’est plus question d’apprendre quoi que ce soit aux élèves – rien en tout cas, qu’ils n’aient sollicité. »

Cela signifierait que les enseignants n’aborderaient que les sujets réclamés par les élèves ? Les programmes n’existeraient pas et les enseignants n’en tiendraient pas compte ? C’est proprement du délire !

De même :

« Les objectifs avoués de l’école primaire sont l’apprentissage de la lecture et de l’écriture, et la maîtrise des quatre opérations mathématiques. Ces programmes, qui semblent pourtant peu ambitieux, sont si peu remplis, que la commission Thélot, à l’automne 2004, en a tiré les exigences définitives de l’ensemble du cursus scolaire : lire, écrire, compter, maîtriser une langue (en l’occurrence l’anglais) et l’outil informatique. Et c’est tout. De l’Histoire, de la Géographie, de la Littérature, des Arts, mais aussi bien des sciences pures ou appliquées, nulle nouvelle. Passés aux pertes et profits du troisième millénaire. » [8]

Cela est totalement faux. Ce rapport, reprend une suggestion du Conseil National des Programmes dont voici l’extrait concerné :

« Identifier des pôles.

Pôles expression (langue française, langues étrangères, mathématiques), pôle connaissance de l’homme (histoire, littérature, géographie humaine, arts, techniques, sciences), pôle connaissance du monde (sciences de la vie et de la Terre, physique, chimie, une part des mathématiques), l’éducation civique et l’éducation physique et sportive participant aux trois pôles. » [9] Et, à cela, s’ajoutent bien d’autres compétences ! [10]

Encore une autre affirmation fausse :

« Le même prétexte (réduire les inégalités sociales) a servi à interdire les devoirs à la maison, dans le primaire. Parents qui voyez vos rejetons barboter dans les eaux troubles de la table de 7, sachez qu’ils pataugent dans l’illégalité pédagogique. »

Deux erreurs manifestes en trois lignes !

Tout d’abord, cela fait bien longtemps que l’on a interdit les devoirs à la maison, non pour la raison invoquée mais parce que travailler six heures par jour, pour les enfants de 6 à 10 ans, est largement suffisant [11]. Prenons conscience qu’un employé, derrière son guichet, réalisant des tâches connues, peut être fatigué à la fin de sa journée. Les élèves sont beaucoup plus jeunes et sont placés devant des activités toujours nouvelles, ce qui leur demande beaucoup plus d’attention et d’énergie.

Ensuite, l’apprentissage des tables de multiplication à la maison n’est pas illégal, puisque cette activité correspond à une leçon… et que les leçons n’ont jamais été interdites !





En conclusion…

De belles formules… ou des arguments dignes de ce nom ?

On nous manipule, il faut en prendre conscience. N’écoutons pas trop les beaux parleurs et appuyons-nous plutôt sur ceux qui présentent des faits et qui les analysent d’une manière rigoureuse !



Pour information, le livre dont sont tirées ces quelques citations a été vendu à plus de 400 000 exemplaires !



D’après : Gérard De Vecchi, Ecole : sens commun… ou bon sens ? Manipulations, réalité et avenir, Delagrave 2007.










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[1] Toutes ces citations et celles qui suivent proviennent de La fabrique du crétin, Jean-Claude Gawsewitch, 2005.
[2] Président de la chaîne de télévision TF1.

[3] Dans l’émission Répliques du 10.02.2007, France Culture.

[4] Jean-Paul Brighelli, ibid.

[5] Citation empruntée par Jean-Paul Brighelli à : La Fontaine, l’Ecolier, le Pédant et le maître d’un jardin, Fables, IX, 5.

[6] Citation empruntée à : Paul Valery, Charmes, Fragments du Narcisse, NRF, 1926.

[7] Le degré Fahrenheit équivaut à 5/9 d’un degré Celsius.

[8) Jean-Paul Brighelli, ibid.

[9] Pour la réussite de tous les élèves, chapitre 2 : Définir les missions de l’Ecole.

[10] Voir plus loin le « socle commun de connaissances et de compétences ».

[11] Voir une Circulaire de novembre 1912, un arrêté du 23 novembre 1956 (Bulletin Officiel n° 42), la circulaire du 29 décembre 1956 (Bulletin Officiel n° 1, janvier 1957). Rappelons les termes de cette dernière : « Aucun devoir écrit, soit obligatoire, soit facultatif, ne sera demandé aux élèves hors de la classe. Cette prescription a un caractère impératif et les inspecteurs départementaux de l’enseignement du premier degré sont invités à veiller à son application stricte. » Circulaire reprise le 17 décembre 1964, le 28 janvier 1971, et rappelée en 1996 par François Bayrou… en vain puisque près de 70% des maîtres déclarent donner tous les jours, à leurs élèves, du travail à la maison.

Écrit par : Gérard De vecchi | 25 octobre 2008

Magnifique plaidoyer anti amalgame... Et exemple de mesure indispensable, par les temps qui courent. Mais certains hurleront vraisemblablement au "politiquement correct"... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 25 octobre 2008

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