« Reforme du lycee | Page d'accueil | Brevet des colleges »
14 septembre 2008
Colleges en feu
Collèges en feu
Je vais d’emblée pousser le ridicule jusqu’à me citer moi-même : « Les vrais enjeux du lycée, c’est au collège qu’ils se posent », disais-je au début de ma Note précédente sur la Réforme du Lycée. Et pour aller un peu plus loin : c’est au collège que se programme l’échec du lycée – l’échec présent, palpable, et, si on laisse faire les technocrates bien inspirés de la rue de Grenelle, l’échec de demain - monstrueux.
C’est que les divers cautères que Gaudemar et ses inspirateurs veulent appliquer sur une jambe pourrie ne peuvent servir à rien, tant que l’on conserve les principes qui, depuis trente ans, gèrent le collège, et y génèrent, sous prétexte d’égalitarisme, des inégalités bien plus grandes que celles produites par les seules différences de niveau – en deux mots, l’échec et la rancoeur.
Le « collège unique », l’incantation – ou le jingle, selon la culture de référence - sur laquelle, depuis la fin des années 1970, on a construit cet échec, a l’extrême habileté d’utiliser un mot magique, « unique », pour faire croire à une égalité « démocratique » de traitement – cette fausse démocratie qui, lentement, est en train d’assassiner la République. En fait, cette pseudo unicité de traitement a produit l’hétérogénéité dont l’école crève aujourd’hui. Vouloir à toute force rassembler dans la même classe des enfants de niveaux très différents, et d’aspirations diverses, c’est condamner les plus faibles à le demeurer, quelles que soient les « remédiations » mises en place, et inciter les autres, rapidement démotivés, à en faire de moins en moins – puisqu’ils sont supposés, et leurs enseignants avec eux, s’aligner sur le niveau des plus faibles.
Le collège unique a ainsi mis en place une spirale infernale, où les difficultés réelles d’un certain nombre d’élèves nourrissent la baisse générale des exigences, le laisser-aller, la perte de sens du Brevet, et la ghettoïsation de ceux que l’on envoie vers les BEP et le Bac Pro. Carton plein.
Et parallèlement, entre la démission des uns et le découragement des autres, est né le sentiment que les petits arrangements avec la carte scolaire, ou le recours au privé ou aux cours particuliers, sont les seuls moyens de contourner ces modèles mortifères que sont devenus tant de collèges – tant il est vrai que la pédagogie du « collège unique » a produit une hiérarchisation entre collèges. La combinaison, au milieu des années 1980, du collège unique et des Zones d’Exclusion Programmée a bloqué l’ascenseur social – au moins pour ceux qui n’habitaient pas déjà dans les étages supérieurs. Quant aux récents « collèges ambition-réussite », leur naissance même entérine la faillite de l’école des pauvres.
Qui ne voit que cet écrasement des ambitions est à la source de bien des violences, produit de l’ennui et de l’échec – parce qu’il est, en lui-même, la violence originelle qui produit toutes les autres incivilités ? Lorsqu’un enseignant n’est plus honoré pour son savoir (et nous avons tous vu, en trente ans, combien le savoir a été dévalué – et les projets de formation des maîtres, où la part « disciplinaire » se réduit singulièrement, vont dans le même sens), et lorsqu’en plus il n’est plus respecté pour son salaire, dans un monde où l’Avoir s’est substitué à l’Etre, il n’y a pas à s’étonner si on le provoque, si on l’exaspère, si on le rudoie parfois, en paroles ou en actes, afin de le filmer en douce sur son portable et mettre sa déconfiture en ligne sur DailyMotion.
Qui, à part des syndicats aveugles (et ils se reconnaîtront), peut croire que les fondateurs du collège unique, messieurs Haby et Giscard d’Estaing, visaient l’égalité de tous et l’amélioration des performances ? La première génération sortie du collège unique a eu droit aux CDD, à l’incertitude générale sur le marché du travail, à la sous-qualification et aux salaires de misère. Cette lumpenisation a fait, dans les années 1980-2000, les beaux jours du Front National.
Ce que l’on appelle globalement la « baisse de niveau », si difficile à quantifier mais si évidente dans les faits, c’est, aujourd’hui, cet écrasement des consciences qui fait qu’au plus fort des exaspérations, tant de gens n’osent plus protester. La suppression du collège unique n’est pas seulement une nécessité pédagogique : c’est une urgence sociale. Non seulement pour la Gauche , qui n’a pas compris que la fonte de son électorat tenait à cette sous-prolétarisation, mais aussi pour la Droite , qui ne voit venir ni les prochaines émeutes, ni les difficultés croissantes des industriels pour recruter de vraies compétences, à tous les niveaux. Aussi paradoxal que cela paraisse, le salut du collège, et de l’Education Nationale en général, peut venir d’une action combinée des vrais républicains et des vrais industriels.
Alors que la déliquescence actuelle est le produit des vrais-faux libéraux du PS, et des plus bêtes des conservateurs. Qu’une certaine droite archaïque ait cru tenir là la recette de sa pérennité, c’est possible – même si aujourd’hui le MEDEF est le premier à réclamer des employés et des cadres mieux formés. Mais que la gauche y ait prêté les deux mains, voilà qui devrait faire lever le sourcil de ceux qui pensent encore que le libéral Delanoë est un type bien (1).
Mais l’imprécation ne suffit pas. Je voudrais, comme dans « Fin de récré », lancer quelques propositions – quelques évidences.
Que faire du collège ? Que (re)mettre à la place du collège unique ?
Il faut d’urgence diversifier les parcours, pour tenir compte des capacités – et, à terme, des aspirations – des uns et des autres.
Pour cela, il faut repenser l’organisation des cycles au collège. Opérer une coupe franche fin cinquième, et décréter, par exemple, que le premier cycle, 6ème / 5ème, puisse se faire en trois ans, en cas de difficultés majeures dans la maîtrise des fondamentaux. Même chose dans le Second cycle, 4ème / 3ème – sur le modèle de ce qu’étaient autrefois les « Premières de transition », qui permettaient, avec une année supplémentaire, de revenir d’un système professionnel dans un système général.
Cela suppose, bien sûr, que les conseils de classe soient à nouveau souverains : le passage automatique d’élèves en difficulté ne leur fait aucun bien, parce qu’ils se retrouvent automatiquement en queue de classe, et en souffrent (et toute souffrance se paie cash, en violence retournée), et dissuade les meilleurs de travailler – puisqu’il est devenu si facile de « réussir » sans effort…
Sans effort… Jusqu’au moment où la vie et le patron présentent l’addition.
Il faut également recentrer l’enseignement sur les disciplines (Français, Mathématiques, Histoire-géographie, et Langues) dont l’absence de maîtrise entraîne, à court ou moyen terme, l’exclusion sociale et professionnelle, et l’échec au long cours. Les fantasmes de « l’école tout au long de la vie » n’ont de sens que si les gens qui se forment et se reforment ont des bases solides pour étayer leurs options futures.
Comment ? Augmenter les horaires des disciplines déficitaires ? Mais vous n’y pensez pas, en ces temps de disette budgétaire…
J’y pense très fort, au contraire. Combien coûtent, aujourd’hui, ces dispositifs de « remédiation », ces heures supplémentaires ou ces primes supposées pallier des salaires en baisse de 20% sur les vingt dernières années, ces activités péri-éducatives, ces « sensibilisations » aux modes les plus éphémères, et toutes ces activités de « socialisation » des sauvageons encouragés par un système sans autorité ? Développer les apprentissages fondamentaux – sur le modèle de ce qui se dessine un peu en primaire, et que la techno-structure de la rue de Grenelle se refuse à prolonger au collège – coûterait bien moins cher que les gadgets pédagogiques qui nous entraînent dans une catastrophe sociale et culturelle – Itinéraires De Découverte et autres Programmes Personnalisés de Réussite Educative.
Bien sûr, tout cela implique une révision complète des programmes – et la liberté pour les enseignants d’arriver aux buts fixés, sans se soucier de savoir s’ils l’ont fait en « séquences »…
C’est à l’entrée en Quatrième que les parcours peuvent commencer à se diversifier. J’ai écrit ici même il y a quelques mois tout le mal que je pensais de la décision d’organiser le Bac Pro en trois ans, sans organiser en amont les filières professionnelles. On pourrait créer en collège ou en LP des classes à options professionnelles, voire un apprentissage dès 14 ans sous statut scolaire.
Bien sûr, bâtir des passerelles entre les diverses filières permettrait de ne pas enfermer les élèves dans des corridors étanches, et, à terme, améliorerait l’image de bien des sections professionnelles, trop souvent vécues, aujourd’hui, comme des impasses.
Quant aux élèves présentant des difficultés structurelles majeures, qui ne voit que leur intégration forcée dans des classes « ordinaires » est une ségrégation bien plus forte qu’une orientation en SEGPA sous la houlette d’enseignants spécialisés, dans des classes allégées ? Nous avons aujourd’hui près de 150 000 enfants qui sortent du système éducatif, fin Troisième, sans rien dans les mains. Mais qui s’est soucié vraiment de leur mettre quelque chose dans la tête ?
Les économies réalisées sur le dos des plus faibles sont à court terme et à courte vue – le genre de vue que peut avoir un ministre du Budget. Il devrait en parler à son collègue du Travail – ou de l’Intérieur. Que coûtent, en indemnités diverses, désespérance au long cours ou délinquance quotidienne, les négligences de la formation ?
Et sans doute faut-il revoir les règlements intérieurs des collèges. Cela suppose une autorité jacobine, et la mise entre parenthèses de cette « autonomie des établissements » qui peut générer le pire comme le meilleur. Le ministre a le pouvoir régalien – qu’il en profite – d’imposer aux élèves une tenue correcte, ou d’interdire les portables qui servent moins à rester en contact avec les parents anxieux de Monchéri et Moncoeur qu’à jouer, écouter de la musique en classe, s’envoyer des SMS à orthographe indécise – ou filmer, comme cela s’est vu souvent, des enseignants poussés à bout, quand ce ne sont pas les petites copines soumises à telle ou telle abomination. La discipline se déduit sans doute d’abord du rapport au travail instauré par des programmes intelligents, mais dans nombre de domaines, elle peut aussi se décréter.
Me voilà bien sérieux. C’est que l’urgence n’autorise plus les affèteries de style qui me sont trop souvent familières. Mais si le divertissement y perd, j’espère que la clarté y gagne.
Jean-Paul Brighelli
(1) Faisons un pari. Dans l’année à venir, les médias, habilement sollicités, mettront en avant le facteur de Neuilly et le maire de Paris – ad majorem Sarkozy gloriam. Mitterrand avait joué habilement avec le Front dans les années 1980, pour renvoyer Chirac dans les cordes. Son exemple n’est pas perdu pour tout le monde.




Commentaires
A bas le collège unique, et vive la laïcité unique.
Y a t-il une évolution (sensible) dans l'attitude des principaux de collège vis à vis des parents, et de l'autorité en général?
Ecrit par : Christophe Sibille | 14 septembre 2008
Le bon sens à l'état pur !
Ce que dit le SNALC depuis la mise en place du collège inique, oh pardon, unique, il y a maintenant plus de trente ans.
Ecrit par : Daphné | 14 septembre 2008
Comme je suis d'accord avec toute la note, je vais poser ma question sur un passage que je ne saisis pas :
"Dans l’année à venir, les médias, habilement sollicités, mettront en avant le facteur de Neuilly et le maire de Paris – ad majorem Sarkozy gloriam."
Que la montée de Besancenot favorise Sarkozy, c'est une évidence, mais la mise en avant de Delanoe, en quoi favorise-t-ele Sarkozy ?
Ecrit par : Jérémy | 14 septembre 2008
Tout bon ou presque !
"condamner les plus faibles à le demeurer, quelles que soient les « remédiations » mises en place" = un simple exemple : on me demande de boucler dans la classe de 5° dont je suis PP cinq PPRE pour fin septembre début octobre avec avis des profs de maths et de français et propositions de travail. Comment ces collègues en deux semaines de rentrée pourraient-ils avoir la solution aux problèmes de gamins en échec depuis le primaire ?
Ecrit par : victor | 14 septembre 2008
Que la montée de Besancenot favorise Sarkozy, c'est une évidence, mais la mise en avant de Delanoe, en quoi favorise-t-ele Sarkozy ?
Ecrit par : Jérémy | 14 septembre 2008
Jérémy, dites-moi, n'avez-vous pas remarqué l'homophobie ambiante? Vous croyez vraiment que les français vont élire un homosexuel?
Ecrit par : dobolino | 14 septembre 2008
à la présidence de la République
Ecrit par : dobolino | 14 septembre 2008
Ah ! Enfin !
Ecrit par : catmano | 14 septembre 2008
Ah Dobolino, vous m'ouvrez les yeux !
Ainsi, c'est donc par ornithophobie que les Français n'ont pas élu la pintade du Poitou.
Ecrit par : Zorglub | 14 septembre 2008
Jérémy, je crois que JPB ne faisait pas allusion aux moeurs de Delanoë (après tout, ils ont bien élu Gaudin à Marseille, tout en se disant super machos), mais au fait qu'il est le candidat idéal pour diviser durablement la gauche, entre ceux qui peuvent imaginer un axe qui irait jusqu'au PC (ceux qi actuellement jouent la carte Aubry), et ceux qui se voient faire des câlins à Bayrou. Delanoë, c'est la droite du PS, dont la mise en avant rejettera dans un ghetto quantitativement non significatif tout ce qui pourrait réellement menacer l'ultra-libéralisme.
JPB
Ecrit par : Abraxas | 14 septembre 2008
Ne serait-ce pas plutôt Bayrou lui-même qui serait en train de diviser la gauche?
Ecrit par : Christophe Sibille | 14 septembre 2008
Il faut ce ticket à gauche:
Fabius/Chevènement
..mais si!
Ecrit par : magistral gagnant | 14 septembre 2008
"Ne serait-ce pas plutôt Bayrou lui-même qui serait en train de diviser la gauche?
Ecrit par : Christophe Sibille | 14 septembre 2008 "
Et ta couille, elle divise les pâtes en 2 ?
Ecrit par : toto | 14 septembre 2008
Les propositions et solutions de Brighelli sont donc l'abolition de l'hétérogéneité des classes et le retour à une sélection intelligente ( pardon , une orientation intelligente , je ne veux froisser personne ni passer pour ce qu'on voudrait bien que je sois -salut R2G-!) !
Est-ce que la gauche que vous appelez de vos voeux est suffisamment réaliste et pragmatique pour le comprendre ?
Ecrit par : Sainte Amélie | 14 septembre 2008
Pour recentrer sur une réforme du collège, la première urgence, pas bien ardue à mettre en place mais difficile à faire admettre, serait de revenir à des classes à peu près homogènes dès la cinquième. Je dis dès la cinquième parce qu'en sixième, vu le niveau hypervariable des écoles primaires d'où proviennent les enfants, le tri est infaisable.
J'ai vu ma propre fille, entrée à la limite de l'illettrisme en sixième, se propulser en tête de classe sur le premier trimestre. Sa nullité crasse aux évaluations de début de sixième n'était que le reflet de la pédagogo d'instit qu'elel avait subi quatre ans sur les cinq du primaire.
C'est bien mignon d'utiliser les bons élèves comme EVS et répétiteurs, vachement solidaire et tout et tout, mais ils ne sont pas là pour ça. Qu'on les utilise pour tirer une classe vers le haut paraitrait plus logique.
Pour faire des classes de niveau, en zone rurale, il faudrait peut-être supprimer les trop petites structures et remettre l'internat au goût du jour. Mais c'est un problème marginal.
Avec deux cinquièmes, on peut déjà mieux équilibrer qu'on ne le fait.
Lorsque mon époux est entré en sixième (1965), le premier trimestre était en tronc commun et, dès le deuxième trimestre, les élèves étaient répartis en deux classes, latinistes et non latinistes, au choix des professeurs essentiellement, tout au moins pour une majorité d'élèves.
C'est un calvaire pour tous, ces classes hétérogènes. Sans parler des sauvageons dont je ne vois vraiment pas quoi faire et qui pourrissent l'ambiance dès le mois d'octobre de sixième.
Ecrit par : dobolino | 14 septembre 2008
Est-ce que la gauche que vous appelez de vos voeux est suffisamment réaliste et pragmatique pour le comprendre ?
Ecrit par : Sainte Amélie | 14 septembre 2008
Peut-être la gauche Besancenot????
La gauche PS joue à fond la carte de la démagogie et du mensonge rose-bonbon. Elle est certainement réaliste et pragmatique, sur le plan personnel, puisqu'elle ne scolarise pas ses rejetons au collège public.
Ecrit par : dobolino | 14 septembre 2008
"Les propositions et solutions de Brighelli sont donc l'abolition de l'hétérogéneité des classes et le retour à une sélection intelligente. Est-ce que la gauche que vous appelez de vos voeux est suffisamment réaliste et pragmatique pour le comprendre ?"
Vous me rappelez le nom et le parti des quatre derniers ministres de l'Education ? Ferry, Fillon, Robien, Darcos... ? Hm ?
Ecrit par : Jérémy | 14 septembre 2008
Que la montée de Besancenot favorise Sarkozy, c'est une évidence, mais la mise en avant de Delanoe, en quoi favorise-t-ele Sarkozy ?
Ecrit par : Jérémy | 14 septembre 2008
Jérémy, dites-moi, n'avez-vous pas remarqué l'homophobie ambiante? Vous croyez vraiment que les français vont élire un homosexuel à la présidence de la République ?
Ecrit par : dobolino | 14 septembre 2008
Jérémy, je crois que JPB ne faisait pas allusion aux moeurs de Delanoë (après tout, ils ont bien élu Gaudin à Marseille, tout en se disant super machos), mais au fait qu'il est le candidat idéal pour diviser durablement la gauche, entre ceux qui peuvent imaginer un axe qui irait jusqu'au PC (ceux qi actuellement jouent la carte Aubry), et ceux qui se voient faire des câlins à Bayrou. Delanoë, c'est la droite du PS, dont la mise en avant rejettera dans un ghetto quantitativement non significatif tout ce qui pourrait réellement menacer l'ultra-libéralisme.
JPB
Ecrit par : Abraxas | 14 septembre 2008
Je suis sûr des intentions du message de départ, que j'avais effectivement interprété en ce sens.
La remarque de Dobolino me paraît juste, et je l'ai déjà entendue plusieurs fois autour de moi.
Je ne relancerai pas le débat sur l'homosexualité, mais bizarrement, on a vu en France le sondage "Seriez-vous prêt(e) à élire une femme à la Présidence de la République ?" quand Ségolène Royal était susceptible d'être candidate, on a vu aux USA le sondage "Seriez-vous prêt(e) à élire un Noir à la Maison Blanche ?" quand Obama était susceptible d'être candidat, et pourtant on n'a pas vu le sondge "Seriez-vous prêt à élire un homosexuel à la Présidence de la République" ?
J'attends le lancement de ce sondage avec grande hâte, mais je pense qu'aucun des deux partis en vogue (ni l'UMP, ni le PS) n'aurait intérêt à ce que les résultats de ce sondage existent et soient publiés.
Ecrit par : Jérémy | 14 septembre 2008
Les gens ne sont prêts ni à élire un noir, ni un juif, ni une femme, ni un homosexuel à quelque présidence que ce soit. C'est peut-être encore les femmes qui ont le plus de chances d'y arriver, parmi toutes ces "minorités visibles". Je vosi bien un sondage en Israël "seriez-vous prêts à élire un catholique à la présidence?".
Ils sont certainement plus prêts à envoyer dans des filières professionnelles leurs gamins de cinquième qui gluglutent au collège unique, a fortiori si les passerelles de retour à l'enseignement général fonctionnent.
Ecrit par : dobolino | 14 septembre 2008
Vous me rappelez le nom et le parti des quatre derniers ministres de l'Education ? Ferry, Fillon, Robien, Darcos... ? Hm ?
Ecrit par : Jérémy | 14 septembre 2008
Dites donc Jérémy vous me cherchez des poux ? Nous n'avons pas dégraissé le mammouth ensemble que je sache ! Oups ! Pardon , il était ( c'est ce qu'on croyait ) de gauche !
Ecrit par : Sainte Amélie | 14 septembre 2008
"Et ta couille, elle divise les pâtes en 2 ?"
Ecrit par : toto | 14 septembre 2008
Joli contrepet! Vous devriez l'envoyer à "l'album de la comtesse". Mais je ne sais pas s'ils acceptent les drogués... ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 14 septembre 2008
" Oups ! Pardon , il était ( c'est ce qu'on croyait ) de gauche !"
Ecrit par : Sainte Amélie | 14 septembre 2008
Allègre, ou le mammouth?
Ecrit par : Christophe Sibille | 14 septembre 2008
Depuis 1981 , mon cher Jérémy , il y a eu aussi à gauche , Savary , Chevènement , Jospin , Lang , ils ont tous participé au massacre !
Ecrit par : Sainte Amélie | 14 septembre 2008
Je suis bien entendu d'accord avec le diagnostic de JPB, mais un peu sceptiques en ce qui concerne les "solutions" : cycle 6ème-5ème et 4ème-3ème en 3 ans, si j'ai bien compris.
Il me semble que cette solution ne pourait convenir qu'à certains élèves au profil bien particulier : difficultés, mais bonne volonté et pas de problèmes de comportement trop accentués : c'est-à-dire le profil de ce que l'on appellait dans les années 90 les 4ème et 3ème d'aide et de soutien.
Je reste persuadé que la suppression des CPPN, de l'orientation post 5ème et des 4ème et 3ème technologiques voulue par la Gauche et qui tempérait les effets pervers du collège unique a été un désastre, mais je sais aussi qu'il est presque impossible de revenir en arrière à cause de l'idéologie égalitariste dominante.
Alors ? Le rétablissement de la discipline et de l'autorité des enseignants : d'accord, mais tout dépendra des convictions (et du courage) des chefs d'établissement...
Et pas seulement en ZEP : il serait temps de s'apercevoir qu'il y a de moins en moins de différence entre les collèges classés ZEP et les autres, y compris en zone rurale...
Le retour à l'exigence et à la transmission de connaissances substantielles : toujours d'accord, mais dans les conditions actuelles, en attendant les effets positifs de la réforme du primaire, les gens sur le terrain sont bien placés pour en mesurer les très grandes difficultés.
Ecrit par : Robin | 14 septembre 2008
Je suis un peu sceptique : pas de s à la fin de sceptique !
Ecrit par : Robin | 14 septembre 2008
...et deux r à pourrait ! Ouh là là !
Ecrit par : Robin | 14 septembre 2008
Même diagnostic que vous, Jean-Paul.
Le collège "unique" permet seulement de masquer des inégalités bien réelles avant de confirmer la ségrégation en envoyant les élèves "en difficulté" dans des LP-ghettos. Je confirme votre allusion aux industriels qui commencent eux-mêmes à se plaindre de la baisse du niveau. J'ai déjà fait des jurys de BEP et de Bac Pro. auxquels étaient associés des professionnels qui se disaient effarés par la sous-qualification des candidats.
Une proposition, des plus concrètes : revenir de manière systématique à l'utilisation du bon vieux répertoire (pour que les élèves apprennent les mots qui leurs manquent). L'échec scolaire, je l'ai souvent écrit sur ce blog, révèle une véritable fracture entre des individus qui possèdent 3000 mots et d'autres qui n'en maîtrisent pas plus de 500. Que les profs (de français ou non) mettent en place un gros travail sur le vocabulaire, via un répertoire que l'élève aurait toujours sur lui, classe par classe, établissement par établissement, permettrait probablement de réduire à terme un tel écart. Il faudrait que l'élève puisse ainsi peu à peu combler ses lacunes linguistiques, de façon à mieux comprendre les textes et les énoncés, quelque soit la filière. Une manière de réduire la ghettoïsation des plus défavorisés en les réintégrant dans la langue commune.
Ecrit par : Daniel Arnaud | 14 septembre 2008
Allègre, ou le mammouth?
Ecrit par : Christophe Sibille | 14 septembre 2008
Le mammouth est toujours à gauche , les ministres changent , mais la médication , vous le savez bien en tant que prescripteur occasionnel , est toujours la même : vaseline pour tout le personnel de l' EN .
Ecrit par : Amélie | 14 septembre 2008
Je suis sous le coup du livre de Mara Goyet "Tombeau pour le collège" et du témoignage de Noam Soulat, plus anecdotique, mais tout aussi triste, qui viennent raviver ("infandum regina renovare dolorem") mes propres souvenirs de ZEP.
En ce qui concene les collèges ZEP "purs et durs" où les élèves à problèmes sont la grande majorité, je ne vois pas très bien ce que l'on peut faire.
Assouplir la carte scolaire pour les vider des quelques bons éléments qui restent ?
La tendance actuelle est à la multiplication des conseils de discipline dans les collèges non ZEP qui se débarrassent des éléments les plus durs.
Où vont-ils ? Dans d'autres collèges, y compris en ZEP, où ils reposent en général assez vite les mêmes problèmes, nécessitent la convocation d'un nouveau conseil de discipline et ainsi de suite.
Tout étant relatif, les motifs de l'exclusion auraient valu au même élève un simple avertissement dans un collège ZEP, par conséquent, la tendance est à une segmentation de plus en grande et l'assouplissement de la carte scolaire n'est qu'un leurre.
Je me souviens d'une réunion en 96 dans le bureau de l'IA dans le 92 quand j'étais adjoint faisant fonction où on "se refilait" (pardonnez-moi l'expression) les élèves exclus.
Les choses n'ont fait qu'empirer depuis.
Où est le sens ? On ne résoud rien, on se débarrasse du problème.
Et pourquoi X. Darcos fait-il semblant d'ignorer tout ça ? (fausse question)
Ecrit par : Robin | 14 septembre 2008
Sur B. Delanoë, on peut aussi aller chercher du côté de la fracture linguistique et culturelle.
Le système reproduisant les inégalités sociales, c'est souvent "l'électorat traditionnel de la gauche" qui recoupe ce sous-prolétariat en échec scolaire et ne maîtrisant pas plus de 500 mots. Dès lors, les responsables du PS qui parlent de "démocratie" ou qui dénoncent la "démagogie" de N. Sarkozy se rendent-ils seulement compte qu'ils emploient des mots qu'un pan entier de la population ne comprend pas? Comment leur "électorat traditionnel" pourrait-il encore les suivre alors qu'il ne saisit pas le quart de ce qu'ils disent?
D'ailleurs, n'est-ce pas le FN qui a longtemps été le premier parti ouvrier de France?
En 2007, une partie de l'électorat populaire ne s'est-elle pas tournée vers N. Sarkozy? "Racaille", forcément, c'est un mot que tout le monde comprend!
Ecrit par : Daniel Arnaud | 14 septembre 2008
"L’homme de gauche est le dealer universel de cette humanité en sécession d’humanité : il ne peut subsister que s’il accroît sans relâche sa clientèle de malades, qu’il rencontre le soir au coin des rues du nouveau monde et dont il augmente de manière systématique les doses de protection sociale et de destruction sociétale, par lesquelles il s’assure la fidélité à toute épreuve d’une population ainsi refaçonnée à son mirage et convenance, pour ainsi dire recréée, et en tout cas sans guère de points communs avec les humanités précédentes.»
Philippe MURAY
Ecrit par : Amélie | 14 septembre 2008
Bien vue, la citation, Amélie!
Ecrit par : Daniel Arnaud | 14 septembre 2008
Dites donc, Amélie, vous voulez qu'on vous rappelle de ce que pensait et faisait la droite, du temps des "humanités précédentes" ?
Vous tendez le bâton pour vous faire battre.
"L’homme de gauche est le dealer universel de cette humanité en sécession d’humanité : il ne peut subsister que s’il accroît sans relâche sa clientèle de malades"
Parce que la droite souhaite le bien de l'humanité ? Ouvrez les yeux, nom de Dieu ! C'est con d'attaquer "l'homme de gauche" pour sauver "l'homme (ou la femme) de droite", parce que franchement, les deux camps sont à plaindre de ce point de vue-là.
Et puis, Amélie, arrêtez, car vous me donnez vraiment envie de voter à gauche tout le temps. Vous auriez été l'un des meilleurs soutiens de Royal, vous.
Ecrit par : Jérémy | 14 septembre 2008
Terrible de voir qu'on en est réduit à enfoncer des portes ouvertes : un collège qui fonctionne, c'est un collège dans lequel il y a des règles.
Respecter autrui.
Assimiler les éléments de base avant de passer au complexe.
Ce qui ne devrait poser problème à personne est devenu l'objet d'une lutte quotidienne : dans les classes, dans les conseils.
Je discutais avec mon père hier : ancien instit, prof de CPPN, puis prof de techno en collège. Il avait, en fin de carrière, toutes les classes, soit plus de 200 élèves. Sur ce nombre, seuls 4 ou 5 lui posaient de réels problèmes. 2,5 % !
Je remarque que c'est à peu près la même proportion pour moi en lycée... peut-être les mêmes !
La façon dont on peut faire face à ces quelques individus conditionne la réalité de la promesse que l'on fait aux autres. Je me souviens aussi de la terreur que faisaient régner quelques petites brutes dans mon propre collège, dans les années 70. J'en ai presque redoublé ma sixième !
Je ne crois pas que le collège unique soit voué à l'échec, si l'on entend unique dans un sens relatif : un collège pour presque tous. Mais vouloir un collège unique au sens absolu, c'est du volontarisme. Il faut prendre en compte les cas de mauvaise orientation et les cas que je qualifierais de psychiatriques. Un collège unique sans soupape de sécurité, c'est intenable. Ou alors on se lance dans une répression de chaque instant, ce qui semble la voie dans laquelle se réfugient beaucoup de collègues, y compris pour des questions de survie !
Il y a peu à faire, finalement, car si on agit sur les 2,5% d'irréductibles, on en sauve déjà la moitié en leur mettant un vrai choix entre les mains. Ils peuvent se calmer, et on n'aura plus à les exclure. Pour ceux qui restent, une structure adaptée avec internat, et la possibilité de passer outre la décision des familles (ou alors ils vont dans le privé, et bon vent !).
Ecrit par : sanjuro | 15 septembre 2008
"les deux camps sont à plaindre de ce point de vue-là. "
Jeremy , c'est bien ce que je veux dire .
"Et puis, Amélie, arrêtez, car vous me donnez vraiment envie de voter à gauche tout le temps. Vous auriez été l'un des meilleurs soutiens de Royal, vous."
Ecrit par : Jérémy | 14 septembre 2008
Eh oui , Jeremy , en 2002 , c'est l'aveuglement de la gauche qui a poussé les électeurs dans les bras de la droite .
Et c'est l'étonnement de la gauche , le soir du 1er tour qui était étonnant et ...pathétique . Plutôt que de s'interroger sur les raisons de sa défaite , elle a appelé à la résistance au "fascisme" ! Personnellement , j'étais morte de rire ( on était nombreux dans ce cas ) devant les gesticulations ridicules de tous ceux qui allaient voter Chirac avec des gants , en se bouchant le nez pour ne pas vomir ! Rappelez-vous : Arditi , dans son meilleur rôle au JT de 20h , annonçait qu'il prenait le maquis , car l'ennemi était à nos portes , France-Inter devenait Radio-Tyrannie et les profs poussaient les élèves à manifester !
Très grands moments de carnaval ! Jospin l'a avoué lui-même : c'était du théâtre !
Vous avez dit le bâton pour se faire battre ? Quel meilleur exemple que celui-ci ? Je n'ai plus aucune estime pour toute cette gauche bobo ( le facteur en fait partie ) . La droite ne vaut pas mieux . Donc , comme beaucoup , je n'ai plus l'intention de voter .
Alors , arrêtez de coller l'étiquette "droite" à ceux qui regardent la réalité telle qu'elle est et essayez de comprendre que gauche-droite , ça n'a plus de sens depuis Mitterrand .
Ecrit par : Amélie | 15 septembre 2008
Pour se remettre à parler boutique, elle n'est pas belle, celle-là (lue sur un autre forum) ?
"C'est vrai que c'est pas mal de procéder ainsi.
Mais comme beaucoup ici je débute et donc forcément...mais je veux apprendre!!!
D'autant que en ce qui concerne les sciences disons que ma formation à l'IUFM ressemblait à ça:
"Vous ne voyez rien?
-C'est normal y'a rien à voir. Bon et bien on verra la prochaine leçon."
Ecrit par : catmano | 15 septembre 2008
"Et puis, Amélie, arrêtez, car vous me donnez vraiment envie de voter à gauche tout le temps. Vous auriez été l'un des meilleurs soutiens de Royal, vous."
Ecrit par : Jérémy | 14 septembre 2008
J'ignorais que Royal fut à gauche!!!Allègre, ou le mammouth?
Ecrit par : Christophe Sibille | 14 septembre 2008
"Le mammouth est toujours à gauche , les ministres changent , mais la médication , vous le savez bien en tant que prescripteur occasionnel , est toujours la même : vaseline pour tout le personnel de l' EN ."
Ecrit par : Amélie | 14 septembre 2008
J'ai eu peur! J'ai cru un instant que vous pensiez qu'Allègre était à gauche...
Vous avez vu, Jeremy, le pape resserre les boulons; divorcés, homosexuels, combien de divisions?
Ecrit par : Christophe Sibille | 15 septembre 2008
Il y a quelque chose qui me laisse perplexe dans ce billet de Brighelli. Ce côté après la victoire en primaire sus au collège. En primaire, pour ma part, ce que je vois c'est que les enseignants continuent à enseigner comme avant.
Mon fils aîné a une excellente maîtresse "à l'ancienne" ; je ne crois pas que sa pratique ait évolué par rapport à l'an passé. Seule différence, avec le samedi matin en moins elle aura probablement du mal à en faire autant avec ses élèves de cette année qu'avec ceux de l'an dernier. Le cadet a une maîtresse moins solide. La semaine dernière j'ai signé une fiche de compréhension de texte (une sorte de QCM vrai faux). Il y avait une faute d'accord énorme et une faute n'était pas corrigée. Bref je sens que je vais avoir du travail cette année (il faut voir le bon côté des choses, pour cette instit la suppression du samedi matin me donnera plus de temps pour rattraper les dégâts).
Bref je pense que de toute façon les instructions du ministre vont rester lettre morte, sauf pour ceux qui de toute façon auraient fait du bon boulot.
Alors crier victoire et passer au collège...
Il me semble que puisque l'enseignement dépend de l'instit, il serait plus sage de repenser les concours pour recruter des gens qui déjà maîtrisent l'accord sujet/verbe. Donner plus de poids aux matières fondamentales (maths et français) dans le CRPE.
Pour Amélie, j'aime bine ce que dit Muray parfois mais là, oui, vous ne trouvez pas que la droite vous tape suffisamment dessus? Vous en voulez encore?
Ecrit par : Flo | 15 septembre 2008
Et oui, la gauche est ridicule et a tué l'éducation mais ce n'est pas une raison pour encenser cette droite gerbante et vulgaire qui fait exactement la même chose pour des raisons purement comptables.
Ecrit par : Flo | 15 septembre 2008
Au fait merci à Christophe pour le lien auteurs réunis. Je vais écouter ça en rangeant mes vieux cours et mon bureau. Depuis le temps que je procrastine, ça devrait me donner le courage nécessaire pour en venir à bout.
Sur ce bonne journée à tous.
Ecrit par : Flo | 15 septembre 2008
Je me fous un peu de ce que les "gauches" veulent ou ne veulent pas pour le collège. C'est la droite sarkosyenne qui est au pouvoir.
Que veut -elle pour le collège ?
Retour il y a un an presque jour pour jour : "lettre aux éducateurs" de Sarkosy et discours de Darcos (FR3 périgord).
"Le collège unique a prouvé ses limites, nous ferons en sorte que chaque établissement soit différent pour l'adapter à sa situation sociétale environnante".
Aux antipodes des propositions de JPB.
Ecrit par : dugong | 15 septembre 2008
Amélie, pourriez vous nous redonner l'adresse du site où l'on voit Jospin dans France-Culture en 2007 analyser le sens politique qu'il donne quelques années plus tard au "combat antifasciste " du P.S. pendant l'ère Mitterrand ?
Il ne craint pas de lever les dernières illusions de ceux qui pourraient croire encore qu'entre la gauche du cœur, de l'injustice économique, le peuple de gauche et la gauche de pouvoir, la gauche institutionnelle des réformes sociétales et du “bon ” libéralisme, il n'y aurait qu'une épaisseur de papier à cigarettes…
Il ne craint pas de dire la vérité parce comme tous les bons opportunistes politiques, il a pressenti que la droite allait faire avec Besancenot, ce que le PS avait fait avec Le Pen. En levant l'ancien lièvre, il pense enrayer au moins partiellement l'effet Besancenot… Certes, mais en même temps, il détruit les dernières illusions que l'on pouvait avoir sur le “réformisme” réel des caciques du P.S.…
Tant mieux !… Cela n'est pas fait pour rendre optimiste. Mais le programme est simple : RESISTER en restaurant les vraies valeurs de la gauche selon le principe du pâté d'alouette : un cochon consacré aux injustices économiques et culturelles pour une grive consacrée au sociétal…
N. B. Quand Murray critique la gauche, c'est essentiellement la gôche institutionnelle et sociétale qui est visée… Je ne suis pas toujours d'accord avec lui… Mais je ne l'ai jamais ressenti comme un adversaire des valeurs authentiques de la gauche… Qui ne sont pas celles des petits marquis, des pintades diverses et des grands spécialistes du F.M.I.
Ecrit par : Roger Felts | 15 septembre 2008
Correction = Ce n'est pas GRIVE qu'il faut lire mais MERLE
R.F.
Ecrit par : Roger Felts | 15 septembre 2008
Quitte à être élitiste, je vais en rajouter sur la note du Maître de Céans.
Il ne suffit pas de débarrasser le collège de quelques trublions (comment s’y prendre d’ailleurs ?). La situation est aujourd’hui si désespérée qu’il ne suffirait pas non plus de rétablir les CPPN ou autres dispositifs analogues (Robin). Les bons élèves resteraient encore englués dans la médiocrité générale : celle de la classe, celle des profs, celle des programmes. Or on n’a pas le droit de sacrifier les bons élèves, il faut leur permettre d’aller au plus loin de leurs possibilités (c’est d’ailleurs la seule solution si l’on veut re-démocratiser l’accès aux grandes écoles (jeremy dans le fil précédent). D’autre part la sélection ne peut plus se faire à l’entrée en sixième (dobolino). Pourquoi donc ne pas radicaliser la proposition de JPB et mettre en place une sélection à la fin de la cinquième ? Mais au lieu de faire ce qu’on a toujours fait en France – se débarrasser des mauvais par le bas – promouvoir les meilleurs par le haut. C’est ce que font, si j’ai bien compris, les anglais avec les cinquième-prépa : ceux qui réussissent le « concours » entrent dans les « public schools ». On sait que l’humour anglais désigne sous l’appellation « public schools » des écoles privées. Au pays de Descartes, il s’agirait d’écoles publiques. J’ai l’impression que si on ne prend pas ce genre de mesures, le privé hors contrat (Coffinier) va bientôt trouver une voie royale.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 15 septembre 2008
Suite au post de catmano...
copié-collé d'un texte que vient de m'envoyer une ancienne étudiante, qui après avoir réussi à l'agreg vient de faire sa rentrée en IUFM.
----
Hier, au lycée, ma conseillère pédagogique me demandait, avec un peu de circonspection, comment s'étaient passées mes journées à l'IUFM jusqu'ici. Comme je ne sais pas non plus sur quel pied danser avec elle, je décide de ne pas trop me mouiller et de déplacer le sujet :
"Oh, tu sais, on n'en est encore qu'au début. Ce qui m'embête un peu, c'est d'aller à X, parce que c'est un peu loin."
Elle insiste, toujours avec un peu de circonspection : "Et, tu as le sentiment que ça te sert ? Tu apprends des choses ?" Je bafouille. "Oh, tu sais, on n'en est encore qu'au début... euh, ça je l'ai déjà dit... enfin, bref, euh, voilà..."
Elle jette un coup d'oeil inquiet à gauche, à droite. Elle s'approche de moi. Elle me prend le bras. Elle me regarde dans les yeux et me fait, d'un air très grave, d'une voix très basse : "En tout cas, à l'IUFM, tu te tiens à carreau. Tu t'habilles comme quand tu viens au lycée. Tu n'y vas pas décontractée. Tu n'arrives pas en retard. Tu ne pars pas en avance. Tu souris. Tu ne dis rien. Tu penses. Tu observes.
Tu ne dis rien. Tu ne dis rien, surtout, à ces gens-là, tu ne leur dis rien! Tu te méfies. Tu souris, mais tu te méfies de ces gens-là. N'oublie pas qu'ils te surveillent. C'est tout ce que je te dirai sur l'IUFM." Elle me lâche le bras et fait, d'une voix plus forte et d'une mine réjouie, "Ca va super bien se passer, tu vas voir!!"
J'ai l'impression de vivre dans un remake de "Quand Harry Potter rencontre George Orwell". "Ces gens-là" qui me surveillent ne m'ont pas encore administré le Baiser de la Mort : j'ai donc quelques brefs moments, dans certaines circonstances particulières, où je ne me sens pas une coquille vide, où j'arrive à m'accrocher au minuscule espoir que ma thèse constituera un Patronus suffisamment efficace pour préserver mon âme. Mais ça ne fait que deux semaines que j'ai fait ma rentrée. Qui sait si "ces gens-là" n'auront pas raison de moi, en fin de compte.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 15 septembre 2008
Pedro, il me semble, à ce que j'ai pu voir dans la classe de ma fille, que si l'enseignement est sérieusement fait, on peut déjà procéder à une premier tri léger dès la fin du premier trimestre de sixième. Il est alors, si les effectifs s'y prêtent, possible d'avoir des classes travailleuses et dégourdies à 28/32 élèves, sans dommages majeurs, afin d'alléger les effectifs dans les classes difficiles, qu'ils s'agissent de difficultés d'apprentissage ou de difficultés comportementales.
C'est effrayant de réaliser l'état de certains gosses de zone rurale. Je conçois à présent le terme de ZEP verte utilisé par le principal du collège où mes enfants étudiaient.
Les gosses d'agriculteurs sont en général bien tenus et, s'ils rencontrent des difficultés d'apprentissage, parfois, comme n'importe qui de n'importe où, il n'y a guère de problèmes de discipline autres que courants. Mais alors, le reste...Une vraie catastrophe doublée d'une noire misère. Après huit de scolarisation maternelle et primaire déficiente et qui trouve toutes les excuses possibles à ces gosses de paumés venus réchauffer leur misère au soleil sans jamais avoir à cœur de leur offrir un espace de travail et de repos... Pffff!
Ecrit par : dobolino | 15 septembre 2008
Et là, je serais presque d'accord avec Christophe. Quand c'est trop lourd, c'est trop lourd. Il est impossible d'apprendre convenablement quand on a été un foetus sous perf d'alcool ou autre, un bébé de bar qui attend que papa ait fini ses petits blancs pour rentrer à la maison le voir cogner maman. Je dis maison mais ça peut être une camionette ou un tipi.
Et je vous passe les grandes théories vaseuses développées et mises accessoirement en pratique. De toute façon, quand le gamin entre au CP, il a souvent déjà eu au moins deux papas successifs. des fois, c'est maman qui a tout plaqué.
Ecrit par : dobolino | 15 septembre 2008
Le collège unique a prouvé ses limites, nous ferons en sorte que chaque établissement soit différent pour l'adapter à sa situation sociétale environnante".
Aux antipodes des propositions de JPB.
Ecrit par : dugong | 15 septembre 2008
Ou alors , chiche, donnons aux établissements une véritable autonomie pédagogique. Dans mon collège je vous garantis que les choses rentreraient très vite dans l'ordre.
Hélas, la démocratie libérale a ses limites! L'Etat français et son organisation pontificale n'est pas prêt de renoncer à ses prérogatives dans ce domaine.
Ecrit par : buntovchik | 15 septembre 2008
"Alors , arrêtez de coller l'étiquette "droite" à ceux qui regardent la réalité telle qu'elle est et essayez de comprendre que gauche-droite , ça n'a plus de sens depuis Mitterrand .
Ecrit par : Amélie | 15 septembre 2008 "
La droite et la gauche sont encore des notions très valables si on pense à déplacer le curseur qui sépare gauche et droite!!!
Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 15 septembre 2008
.................
Ecrit par : Saperlipopette | 15 septembre 2008
Pourquoi donc ne pas radicaliser la proposition de JPB et mettre en place une sélection à la fin de la cinquième ?
Ecrit par : Pedro Cordoba | 15 septembre 2008
Parce que c'est injuste et même inique si on a rien fait avant pour tirer les gosses vers le haut. Une grande partie des enfants des classes sociales défavorisées, même intrisèquement très capables, seront évacués dès la cinquième vers la professionnalisation alors que des gosses de milieux aisés, même dix fois plus nigauds, pourront continuer la voie générale de l'enseignement laïc et gratuit. Non seulement ce serait creuser les inégalités mais gaspiller du bon matériel victime seulement d'un mauvais entretien.
Vous pourriez faire ça si tous les élèves recevaient un enseignement primaire dispensé par les PE comme Catmano, PE qui sont le plus souvent capables de dire à la fin du CM2 lesquels de leurs élèves sont bien mal barrés pour suivre un enseignement général jusqu'en troisième, à quelques exceptionnels réveils tardifs près.
Réveils tardifs qui existent d'ailleurs: j'avais un camarade de promotion véto qui était passé par les quatrième et troisième de transition et avait allègrement ramé avant d'entrer en prépa véto puis avait suivi un cursus tout à fait normal.
Ecrit par : dobolino | 15 septembre 2008
Jospin sur France Culture :
http://www.dailymotion.com/relevance/search/jospin%2Bet%2Ble%2Bfascisme/video/x3c9x8_spectacle-antifasciste-dernier-acte_politics
Et puis , dans le même " objet d'étude" : le Théâtre , texte et représentation , JF Kahn parle en coulisse de la mise en scène ....
http://www.dailymotion.com/related/x4yyf_exmusulmansouicest-possible_family/video/x4xut_j-f-kahn-parle-dimmigration-en-off_business
Ecrit par : Amélie | 15 septembre 2008
"les quatrième et troisième de transition"
çà devait être des classes pratiques kif kif bourrico humour
Ecrit par : rafale | 15 septembre 2008
Et même, après un trimestre de sixième indifférenciée, on pourrait prévoir une classe de deux trimestres (le fameux CM3) où les heures de langue vivante seraient remplacées par mathématiques et français à part égales, (allez, une heure de sport supplémentaire pour faire plaisir à notre hôte!), heures en demi-groupe, classe au programme aménagé qui déboucherait sur une sixième normale et apporterait cent fois plus aux bénéficiaires qu'un redoublement du CM2 ou de la sixième.
Ecrit par : dobolino | 15 septembre 2008
heures en demi-groupe
non classes en 2 groupes !!!!!
Ecrit par : rafale | 15 septembre 2008
Tout dépend de la taille de la classe!
Je vous ai mis les bonnes classes de sixième à 28/32 et je voyais celles-là à 16/18 élèves.
Il faut quand même que ces élèves prennent le pli d'un peu d'autonomie, non?
Ecrit par : dobolino | 15 septembre 2008
Je pense beaucoup aujourd'hui aux élèves qui sortent non seulement sans rien du système scolaire mais dans un état lamentable parce qu'hier, c'était fête au village. Entre deux coutures, je suis allé boire un coca à la terrasse du bar et je regardais la multitude vile qui venait chercher du remords sous le fouet du plaisir etc.., enfin bon, les jeunes 16/25 ans du coin qui erraient d'un bock aux machines à sous en passant par les autotamponneuses, faciès hagard, l'air idiot et larvaire. C'était épouvantable. Puis passa un jeune couple au même look avec un bébé de dix mois dans sa poussette, bébé au regard vif, qui observait tout avec attention, bébé normal, comme tous les bébés qui n'ont pas souffert de maladie ou maltraitance. Dans quinze ans, ce sera ce bébé d'aujourd'hui qui sera la larve qui se traîne, sans avenir, sans idéal, sans espérance, n'ouvrant jamais un livre, se gavant d'alcool et de télé de merde.
Mon compagnon m'a vanté leur bonheur de vivre avec une tête vide, leur bonheur de dormir sans rêves d'un sommeil de fatigue. mais il est optimiste. Ils ne sont pas fatigués, ils ont la gueule de bois. Ils ne sont pas heureux, ils sont tristes comme les catacombes. Ils n'ont même pas les joues roses. Ils vivent dans un cadre idyllique où se pressent les touristes assoiffés de soleil, de paysages grandioses ou apaisants, de calme et de silence et traînent un ennui mortifère. Ils aiment beaucoup se tuer en voiture ou en moto, d'ailleurs et aussi s'éclater définitivement le cerveau avec des coktails lytiques.
L'école n'est certainement pas la panacée mais quand même. Ici, à part quelques BEP ou CAP (en fait deux jeunes!), trois ou quatre élèves de l'enseignement supérieur, ils finissent tous comme ça, en ce moment.
Ecrit par : dobolino | 15 septembre 2008
Dobolino écrit de mieux en mieux. Bon sang, qui c'est qui n'est pas écrivain, sur ce blog ?
Ecrit par : Abraxas | 15 septembre 2008
"lytique" : tiens, j'ai appris un mot, aujourd'hui !
Merci Dobolino !
Ecrit par : sanjuro | 15 septembre 2008
"Ils vivent dans un cadre idyllique où se pressent les touristes assoiffés de soleil, de paysages grandioses ou apaisants, de calme et de silence et traînent un ennui mortifère."
J'en connais qui meurent d'envie de les motiver collectivement dans un contexte moins débilitant.
Genre gestion cinétique de wagonnets dans une mine de sel en Silésie.
En alternance
Jour/nuit.
Ecrit par : dugong | 15 septembre 2008
"lytique" : tiens, j'ai appris un mot, aujourd'hui !
Merci Dobolino !
Ecrit par : sanjuro | 15 septembre 2008
J'ai fait une faute????????????
Non! c'est bien ça hémolytique, lyse, ostéolytique, hépatolyse. pas de doute, y'a un y
C'est un mot de très mauvaise augure, sanjuro.
Ecrit par : dobolino | 15 septembre 2008
Dobolino écrit de mieux en mieux. Bon sang, qui c'est qui n'est pas écrivain, sur ce blog ?
Ecrit par : Abraxas | 15 septembre 2008
Ah non! Vous n'allez pas vous y mettre aussi. Merdre, à la fin.
Je préfère une bonne hémolyse, deux coagulations intravasculaires disséminées et mes amis poètes de la chasse avec leurs pneumothorax.
Commentez le fond et pas la forme. Qu'importe le flacon pourvu qu'on ait l'ivresse.
Au fait, L'Ombre du Vent, c'est extraordinaire comme roman et comme structure romanesque. Tout y est.
Faudrait avoir un sacré culot pour écrire et faire publier des niaiseries sans forme ni tenue quand des gars et des filles manient ainsi l'art du roman. Puis, vraiment tout public, pour peu qu'on aime le roman. Je vais le prêter à ma belle mère qui est sortie de l'école en 1943 sans certif, je suis certaine qu'elle va se régaler.
Ecrit par : dobolino | 15 septembre 2008
Pour échapper aux dérives lytiques, rien ne vaut les activités lithiques.
Voir plus haut.
Ecrit par : dugong | 15 septembre 2008
"C'est vrai que c'est pas mal de procéder ainsi.
Mais comme beaucoup ici je débute et donc forcément...mais je veux apprendre!!!
D'autant que en ce qui concerne les sciences disons que ma formation à l'IUFM ressemblait à ça:
"Vous ne voyez rien?
-C'est normal y'a rien à voir. Bon et bien on verra la prochaine leçon."
Nous, on nous mis au parfum dès le premier jour, au sujet de la formation qu'on allait recevoir à l'iufm : "la formation, ben on va pas vous dire comment y faut faire, on va vous apprendre à analyser vos pratiques".
Ecrit par : stagiaire.iufm | 15 septembre 2008
Ah non non, Dobolino, ce n'était pas de l'ironie, j'ai bien appris un mot !
Désormais, je dirai à mes élèves portés sur le chichon : « il faut que tu lises, pas que tu te lyses ! » ;-)
Ecrit par : sanjuro | 15 septembre 2008
stagiaire.iufm a écrit : "Nous, on nous mis au parfum dès le premier jour, au sujet de la formation qu'on allait recevoir à l'iufm : la formation, ben on va pas vous dire comment y faut faire, on va vous apprendre à analyser vos pratiques"
Encore une fois, c'est Dizzie Gillespie qui avait la réponse adéquate à cette récursivité débilitante * du discours :
Le formateur : "As tu analysé d'où vient ton souffle ?"
Le stagiaire : "de mon trou du cul".
* ça dépend pour qui. Pour les émetteurs iufumeux c'est la garantie d'une activité salariée indéfinie.
Ecrit par : dugong | 15 septembre 2008
L'héroïne laïque Caroline et l'Opium du peuple
minute 46
http://www.france5.fr/ripostes/video.cfm?file=http://www.france5.fr/images/emissions/009545/2/riposte_20080914.asx
Ecrit par : ite missa est | 15 septembre 2008
Ah Dobolino, content que ça vous ait plu !
Avec JPB, S. Huguet, et moi même ça fait déjà 4 fans ici.
Pas le temps ces jours,mais j'ai envie d'en lire d'autres du même auteur.
N'oubliez pas "La mendiante de Shigatze" !
Ecrit par : Zorglub | 15 septembre 2008
Remonté le Pena-Ruiz dans le grain à moudre de France Cul !
Ecrit par : dugong | 15 septembre 2008
J'ai pas compris, dugong.
Ecrit par : dobolino | 15 septembre 2008
Alors, ce collège, ça n'intéresse personne?
Ecrit par : dobolino | 15 septembre 2008
Jérémy, je crois que JPB ne faisait pas allusion aux moeurs de Delanoë (après tout, ils ont bien élu Gaudin à Marseille, tout en se disant super machos), mais au fait qu'il est le candidat idéal pour diviser durablement la gauche, entre ceux qui peuvent imaginer un axe qui irait jusqu'au PC (ceux qi actuellement jouent la carte Aubry), et ceux qui se voient faire des câlins à Bayrou. Delanoë, c'est la droite du PS, dont la mise en avant rejettera dans un ghetto quantitativement non significatif tout ce qui pourrait réellement menacer l'ultra-libéralisme.
JPB
Ecrit par : Abraxas | 14 septembre 2008
Je ne dirais pas qu' Abraxas et JPB ne font qu'un , mais....
Quel démon l'habite ? !
Ecrit par : Amélie | 15 septembre 2008
Je suis remonté dans le temps des commentaires de la note Réforme du lycée et j'en ai retrouvé trois qui m'étaient adressés… J 'y répond avec un peu de retard et de décalage… C'est la règle du jeux sur les posts…
Le premier signé Robin, que je remercie d'avoir la gentillesse de me dire qu'il me lit et qu'il m'estime. Être caressé dans le sens du poil, cela a un petit côté gratifiant qui vous permet de mieux apprécier des propos moins avenants…
Comme ceux de Jésusparminous qui, reproduisant une poésie de 1993 écrite à la Courneuve par le jeune Sébastien, me met quasiment au centre de ce qu'inspire le personnage du poème…
« Il y a sûrement quelqu’un
Il est parti sans rien dire
Sans rien dire à personne
Il n'avait rien à dire
Ne connaissait personne
On lui voyait" la gueule"
Mais jamais un sourire
Il était toujours seul
Pour se regarder vieillir
Il rentrait souvent tard
Et marchait de travers
De l'eau dans le regard
Dans le ventre quelques verres
Il est parti comme ça
Comme un bateau se perd
Quand la tempête est là
Et fait gonfler la mer
Il y a sûrement quelqu'un
Qui a éteint les lumières
De sa vie pour que soudain
On le retrouve par terre
Il y a sûrement quelqu'un
Qui a soufflé les bougies
De son bonheur pour que ce matin
On ne parle que de lui »
Heureusement que Jesusparminous reconnaît tout de suite après qu'il raconte beaucoup de conneries sur ce blog : la plus exemplaire est d'avoir cru voir une correspondance entre le héros de cette poésie et ma petite personne.
Celui dont le véritable nom est
Jésusparminousbienchagéenhallucinogènes a bien besoin de cela pour pouvoir établir un lien entre ce personnage et ce que je laisse transparaître de moi sur ce blog ou le mien.
Il y a aussi Lacansétout : manifestement lui se sent concerner par les problèmes de cul puisqu'il oriente le lecteur sur mon site dans une page où j'affronte effectivement ce douloureux problème “DANS LA FOULÉE DE 1789”.
Mais manifestement il a trop limité ses investigations, car il a négligé :
1) ANOREXIE ?
2) PUB
3) LE RÉCHAUFFEMENT DE LA PLANÊTE
4) INTERMÈDE ÉROTIQUE
5) JEUX SEXUELS
6) PÉNIS ATLAS
7) ÉGALITÉS
8) HARCÈLEMENT
9) DÉSIR DES DIEUX
10) CLITORIS ET PRÉPUCE
Après quoi, il aurait pu me qualifier d'obsédé sexuel. Ce que je suis incontestablement, bien que dans la hiérarchie de mes préoccupations, j'ai consacré beaucoup plus de pages à d'autres sujets. Sujets que je me suis efforcé de traiter le plus souvent de manière politiquement incorrecte… Mais je ne les citerai pas afin qu'on ne m'accuse pas de propagandisme systématique.
J'hésite à parler de la dernière intervention de SIBILIBILI dont le langage devient de plus en plus elliptique : je cite ce qu'il dit dans la suite d'une intervention de Uncertain…
« Vous avez oublié de mentionner Léo, Toto va encore gueuler !!!
Dieu existe nécessairement; (Robin, vous connaissez ça... ... ;-)
A mon avis, l'ami Roger a trop lu Spinoza!!! »
Arrivé à ce stade d'un propos lumineusement définitif, mon commentaire serait déplacé…
NB : Je n'ai pas mis de lien d'adressage des notes que je conseille car j'ai constaté que lorsqu'il y avait plusieurs liens sur le commentaire, sa publication est parfois soumise à des aléas. C'est le cas aujourd'hui. Pour accéder aux notes indiquées, aller sur mon site et soit par la recherche,… qui ne marche pas toujours, soit par la note BŒUF PREMIER CHOIX vous accèderez à la quintessence de mes préoccupations sexuelles… Du moins, celles qui sont publiables…
Ecrit par : Roger Felts | 15 septembre 2008
Au fait, L'Ombre du Vent, c'est extraordinaire comme roman et comme structure romanesque. Tout y est.
Faudrait avoir un sacré culot pour écrire et faire publier des niaiseries sans forme ni tenue quand des gars et des filles manient ainsi l'art du roman. Puis, vraiment tout public, pour peu qu'on aime le roman. Je vais le prêter à ma belle mère qui est sortie de l'école en 1943 sans certif, je suis certaine qu'elle va se régaler.
Ecrit par : dobolino | 15 septembre 2008
Eh ! Oh ! Après la mamé, c'est moi qui le lis. D'accord ?
Ecrit par : catmano | 15 septembre 2008
"mon commentaire serait déplacé…"
"« Vous avez oublié de mentionner Léo, Toto va encore gueuler !!!"
C'était le 'je fais monter le niveau du bloug' de not grand sibilibiliasibilibilibili .
Il est trop fort !
Ecrit par : toto | 15 septembre 2008
"Je ne dirais pas qu' Abraxas et JPB ne font qu'un , mais....
Quel démon l'habite ? !"
Ecrit par : Amélie | 15 septembre 2008
Vous seriez bien la seule à l'ignorer...
Ecrit par : Christophe Sibille | 15 septembre 2008
Je parlais de la première ligne de votre message, Amélie, évidemment!!! ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 15 septembre 2008
Comme dirait Roger Felts: "Amélie, Satan l'habite".
Ecrit par : Christophe Sibille | 15 septembre 2008
Ce qui m'intéresserait, Jean-Paul, c'est de savoir, si ce n'est pas indiscret, ce que vous dit l'excellent Darcos quand il vous arrive de vous entretenir avec lui du collège.
Pour ma part, j'ai suggéré il y a déjà quelque temps, dans quelques lettres à des parlementaires, dont certaines avaient, paraît-il, été transmises au Minsitère, que soit créé un "Certificat d'Etudes Elémentaires" qui serait passé en fin de 5ème et qui permettrait aux adolescents que notre collège "unique" purement théorique fait mourir d'ennui de trouver des satisfactions bien supérieures dans une voie d'enseignement plus concrète, d'entrer dans un LEP, par exemple, voire d'entrer en apprentissage en formation alternée avec une dérogation à 14 ans qui semble plus que nécessaire aujourd'hui.
La décision de continuer ou non des études générales devrait très certainement se prendre en fin de 5ème, avec voies de retour au bercail possible, puisque c'est en 4ème et en 3ème que se posent les gros problèmes de discipline avec des adolescents qui deviennent infernaux parce qu'ils ne supportent plus de s'ennuyer et d'être en échec - peut-on d'ailleurs le leur reprocher?
Ceux qui ont inventé, il y a quelques lustres, de forcer tous les élèves à suivre le tronc unique en prétextant que tous pouvaient y réussir ont précipité des milliers d'élèves dans l'échec.
Quant aux "séquences", elles me paraissent être le moyen le plus efficace qu'on ait pu imaginer pour rendre impossible tout enseignement structuré et toute formation solide de l'esprit des élèves.
Cela donne en allemand des gosses qui arrivent en 3ème incapables de traduire "le livre de l'élève" parce qu'ils n'ont jamais appris - séquence décloisonnée oblige - ni le complément du nom en français ni le génitif en allemand; en français, aucune connaissance solide de la langue écrite en sortant du collège et aucune culture sérieuse en sortant du lycée.
Interdire ou tout au moins déconseiller vivement les "séquences" me paraîtrait une décision utile.
Ecrit par : Jean | 15 septembre 2008
Desproges en accès libre sur le net.
Par ces temps de merde, révisez donc ça !
http://www.dailymotion.com/pierredesproges
Ecrit par : dugong | 15 septembre 2008
Vous seriez bien la seule à l'ignorer...
Ecrit par : Christophe Sibille | 15 septembre 2008
Ben ouais , j'étais la seule ...
Alors , pas la peine de se déguiser en démon pour complimenter Bobolino . Timidité surhumaine !!
Ecrit par : Amélie | 15 septembre 2008
Eh ! Oh ! Après la mamé, c'est moi qui le lis. D'accord ?
Ecrit par : catmano | 15 septembre 2008
c'est en Poche et c'est tellement bon que tu le trouves dans tous les supermarchés. pour te dire, il est en présentoir au Cocci de Buis.
Ecrit par : dobolino | 15 septembre 2008
Je vois notre cher Felts passionné par la situation des collèges.
Ecrit par : dobolino | 15 septembre 2008
Alors , pas la peine de se déguiser en démon pour complimenter Bobolino . Timidité surhumaine !!
Ecrit par : Amélie | 15 septembre 2008
Mais il savait que Bobolino savait qui était Abraxas et en plus, ne vous vexez pas, Amélie, il ne s'agit nullement d'un compliment mais d'une boutade, un coup d'aiguillon électrique, au mieux un clin d'œil.
Ecrit par : dobolino | 15 septembre 2008
Hé, Dugong:
http://www.desproges.fr/
Ecrit par : dobolino | 15 septembre 2008
En plus, Amélie, arrêtez de m'appeler Bobolino! S'il y a une personne ici qui n'a rien d'un bobo, c'est bien moi, les deux pieds, les deux mains dans la merde, le vomi, la tripaille et le sang du premier janvier au trente et un décembre, dans un trou paumé de l'arrière-pays, mariée à un paysan des montagnes et ne sortant jamais de son trou.
Je n'aurai qu'un mot: vous êtes une pauvre fille!
Ecrit par : dobolino | 15 septembre 2008
Mais , Bobolino , une fois le voile levé sur Abraxas ... j'avais bien compris...
Ecrit par : Amélie | 15 septembre 2008
Vous en connaissez beaucoup, des bobos qui passent leurs dimanches à blaguer avec des chasseurs de sangliers en rapetassant leurs clebs et leurs mercredis à vacciner des brebis contre la FCO?
Trouvez-moi un seul bobo qui sache reconnaître le cul de la tête d'une bédigue!
Ecrit par : dobolino | 15 septembre 2008
Nouvelle du front ;-)
Je sors épuisé d'une journée particulièrement agitée (5 heures de cours, 2h.30 de trajet sur deux établissemnt) :
8 h. 15, ça commence fort : un élève de 4ème vomit dans la classe après avoir essayé de mettre le souk (il a des circonstances atténuantes ( père décédé, famille d'accueil), mais il joue de sa situation et il est loin d'être bête. Je sens que ça va être dur avec lui pendant toute l'année.
Ceux d'entre vous qui enseignent savent qu'il est impossible de faire quoi que ce soit de sérieux après un incident de ce genre.
Donc 3/4 d'heures de perdues. Je n'ai pratiquement rien pu faire de ce que j'avais prévu, hormis la correction d'un malheureux exercice.
Heure suivante avec les 5ème. Remise et correction de la dictée. Les notes vont de 0 à 20. 7 élèves ont la moyenne, le 8ème a 6,5.
J'ai eu toutes les peines du monde à leur faire cette dictée, très courte et préparée soigneusement au tableau (difficultés lexicales et grammaticales) : jérémiades, protestations..."On n'en a pas fait l'année dernière".
L'après-midi, avec les 4ème, dans l'autre collège. Les élèves arrivent surexcités, parlent, rient...J'ai toutes les peines du monde à les faire se mettre au travail.
Une élève rit de façon hystérique et continue. Je lui demande de sortir. Crise de larmes, cirque, cris...Elle finit par accepter, d'autant que la même m'avait demandé, avant le cours, si elle pouvait se jeter du haut de l'escalier) : 15 mn. de perdues.
Tentative de reprise en main : rédaction préparée (écrire une lettre en s'inspirant de la lecture expliquée) : nouvelles réactions : on n'en a jamais fait, l'année dernière avec M. X, on a fait des poésies.
Une (bonne) élève au premier rang me dit à voix basse : "C'est vrai Monsieur, mais moi j'en ai fait l'année d'avant à St Pïerre et Miquelon.
Apparemment, il n'y a plus que dans les territoires d'outre mer qu'on fait encore des rédactions.
J'essaye envers et contre tout de maintenir mon exigence en leur expliquant qu'ils auront 15 jours pour la faire, que je leur donnerai des conseils précis et qu'ils pourront la commencer en classe et venir me montrer leur brouillon, que je leur dirai si ça va, etc. (une idée piquée à Meirieu).
Ca se calme un peu mais nouvelle crise de rire hystérique...Deux garçons cette fois-ci.
J'interviens à nouveau...carnets de correspondance. "Vas y, comment tu nous traites, nique ta mère...j'men fous de M. X (le principal adjoint) et les voilà qui sortent en claquant la porte.
Ils reviennent s'excuser...discussion..."J'aimerais bien savoir ce qui vous faisait rire comme ça ?" "C'est pas de not' faute, c'est untel qui nous raconte des trucs. Quels trucs ? Le untel en question baisse la tête et avoue tout penaud : "Ben j'leur racontais mes problèmes de diarrhée." (sic !)
Encore 15 minutes de perdues et les autres, la majoité silencieuse, qui supportent stoïquement, qui essayent d'écouter et de travailler.
Conclusion : entièrement d'accord avec pedro cordoba. Le collège unique pénalise les bons éléments et aussi les moins bons de bonne volonté qui veulent réussir. Alors d'accord pour la création de filières d'excellence pour ceuxqui veulent réussir, comme en G.B.
Mais je ne me fais aucune illusion. Le pourrissement du collège et le calvaire des élèves méritants (sans parler des professeurs) se poursuivra dans l'indifférence générale, à commencer par celle des politiques.
Ecrit par : Robin | 15 septembre 2008
Mais , Bobolino , une fois le voile levé sur Abraxas ... j'avais bien compris...
Ecrit par : Amélie | 15 septembre 2008
Arrêtez, petite imbécile! DDDDDDDobolino
Venez bosser avec moi, dimanche prochain! Vous épongerez le sang, faute de mieux.
venez mercredi, j'ai besoin de quelqu'un pour relever les 200 numéros de médaille. Ici, y'en a une seule qui sait ce que c'est, c'est ma sœur qui n'a jamais eu peur de se salir les mains et qui sait "monter" un voyage de ballots de luzerne et traire, le soir, après la classe. Probable que c'est aussi pour ça qu'elle sait extraire le meilleur des élèves faibles! Elle n'a pas passé sa vie à se gratouiller l'ego.
Ecrit par : dobolino | 15 septembre 2008
.Elle finit par accepter, d'autant que la même m'avait demandé, avant le cours, si elle pouvait se jeter du haut de l'escalier) : 15 mn. de perdues.
J'ai tapé un peu vite. Lire : je l'a fait accompagner à la vie scolaire par une autre élève et je suis sorti pour vérifier qu'elle ne faisait pas de bêtises car, avant le cours, la même élève m'avait demandé "si elle pouvait se jeter du haut de l'escalier" (sic)
Ecrit par : Robin | 15 septembre 2008
Vous voyez ce que ça donne, les compliments, Abraxas, face à la vindicte des jalouses?
Non, je n'écris pas bien.
Non, je ne suis pas dotée d'une belle intelligence.
non, je ne suis pas un "bon" vétérinaire
J'ai un physique à chier, aucune notion d'élégance, pas la moindre facilité à l'oral. Oui, oui, Amélie, je suis un sous-caca.
Abraxas s'est trompé de personne. Y'a que Felts qui me perce à jour, du haut de sa grande sagesse.
Ecrit par : dobolino | 15 septembre 2008
http://img48.xooimage.com/files/0/5/d/ecole-jeanneau-65677a.pdf
Ecrit par : dobolino | 15 septembre 2008
venir me montrer leur brouillon, que je leur dirai si ça va, etc. (une idée piquée à Meirieu).
Très mauvaise idée: le professeur carpette!
Ecrit par : Jean | 15 septembre 2008
venir me montrer leur brouillon, que je leur dirai si ça va, etc. (une idée piquée à Meirieu).
Très mauvaise idée: le professeur carpette!
Ecrit par : Jean | 15 septembre 2008
Quand j'étais en sixième et cinquième, j'avais une professeur de français qui faisait faire la totalité des rédactions en classe (c'est vrai qu'il y avait plus d'heures qeu maintenant). On planchait paragraphe par paragraphe et on présentait chaque paragraphe à sa lecture, individuellement, à son bureau. Ça allait ou pas... Les carpettes, c'était plutôt nous, les élèves.
Ecrit par : dobolino | 15 septembre 2008
Est-il vrai que la tendance en collège, depuis quelques années, soit à la disparition des dictées, des cours de grammaire et des rédactions ?
Quelqu'un peut-il confirmer ou infirmer ? J'ai besoin de comprendre pourquoi le niveau des élèves a encore baissé en six ans (je me suis arrêté en 2002) et pourquoi ils vous regardent comme si vous les menaciez avec un fouet quand vous leur parlez de faire une dictée ou une rédaction ?
Question subsidiaire : Que font-ils au juste, à part des "sorties éducatives" ?
Ecrit par : Robin | 15 septembre 2008
Venir me montrer leur brouillon, que je leur dirai si ça va, etc. (une idée piquée à Meirieu).
Très mauvaise idée: le professeur carpette!
Ecrit par : Jean | 15 septembre 2008
Merci et bonne nuit à tous !
Ecrit par : Robin | 15 septembre 2008
Je voudrais simplement dire, avant d'aller me coucher pour de bon qu'il assez dur, après la journée que je viens de passer et le témoignage que j'ai eu le courage et la sincérité de donner de se faire traiter de "professeur carpette".
Je ne vois pas en quoi c'est être une carpette que de chercher des solutions de terrain pour aider les élèves faibles (en l'occurence leur faire commencer une rédaction en classe, ce que je fais depuis des années avec un certain succès).
Mon témoignage s'inscrivait en plus dans le fil du blog ouvert sur JPB : les problèmes en collège, question absolument cruciale et qui ne semble pas intéresser grand monde puisqu'on parle de tout et de rien sur ce fil.
Le "professeur carpette" va se chercher un autre blog (à moins qu'il n'arrête avec les blogs) sur lequel on pourra lui répondre autrement que par des insultes !
Il y a des jours où je déteste les profs.
Ecrit par : Robin | 15 septembre 2008
Bonne nuit, Robin! Et laissez-les dire!!!
Ecrit par : Christophe Sibille | 15 septembre 2008
Vous avez donc vu le reportage sur "France 2", Dobolino?
Ecrit par : Christophe Sibille | 15 septembre 2008
@ Dobolino écrit :
"Amélie, je suis un sous-caca.
Abraxas s'est trompé de personne. Y'a que Felts qui me perce à jour, du haut de sa grande sagesse."
Dobolino, ma grande sagesse est dans l'incapacité de percer à jour la réalité de votre être profond. Quand je pense à sous-merde je ne pense pas à vous… Si métaphysiquement vous pouvez suivre mon regard, vous savez bien de quel côté il est tourné.
Je ne me suis pas autorisé à aborder las problèmes de personnalité ; si nous nous sommes frottés, parfois durement, c'est sur le CONTENU de nos désaccords sur tel ou tel aspect du débat, Quelquefois sur vos jugements, j'ai du dire (en mémoire de Lucky Lucke) que vous écriviez plus vite que votre ombre et que vous étiez davantage guidé par l'impulsivité ( ce qui dans certaines circonstances est d'un grand intérêt) que par la secondarité… Vous êtes virevoltante, diverse et variée, raffiné et vulgaire, lumineuse et obscur, incisive, mais pas toujours décisive, le contraire d'une sous-merde même si vous avez quelques complaisances pour la chose… Je ferme mon ébauche d'étude de cas (j'ai écrit cas, pas caca).
Par ailleurs, ce n'est pas pour défendre ma groupie en chef, mais je ne savais pas, moi aussi qu'Abraxas était J.P. Brighelli bis.
Afin d'introduire un peu de culture dans ce lieu où l'esprit ne doit pas cesser de régner, je précise qu'Abraxas est le nom d'un dieu intermédiaire dans le système gnostique de Basilide mort en 130 après Jésus-Christ soit 1877 avant Sarkozy. D'où est dérivé la formule cabalistique abracadabra… Ces mots d'origine grecque sont des sortes de lecture en boustrophédon d'une formule hébraïque “arba” (quatre), “däk” (du verbe “casser”), c'est-à-dire “le Quatre (cryptogramme pour le Tout Puissant) anéantit les quatre éléments). La formule a été connue par ses usages thérapeutiques ; puis le mot s'est employé au masculin : un abracadabra… Pour finalement dans sa forme moderne être élevé au pinacle de la reconnaissance nationale sous la formule : le psychopédagogisme est la forme la plus acadabrantesque de l'esprit humain…
Je trouve que Brighelli a des cheminements bien tortueux pour choisir un surnom…
Moi, j'ai été au plus simple, j'ai pris Dieu… Personne n'a protesté !
@ Robin ;
Après une journée d'enseignement fatigante, vous prenez la peine de raconter les difficultés rencontrées … Et un triste individu règle votre compte en deux coups de "professeur carpette". C'est un peu ce que j'ai vécu quand après une séance de chimio, je suis quand même arrivé à faire un commentaire sur le blog et qu'un puis plusieurs cons se sont gaussés des deux ou trois fautes que j'avais commises… Vous serez tout à fait inquiet sur la nature humaine quand vous saurez qu'un de ces cons, est celui qui vient de vous envoyer un post où il écrit :
« Bonne nuit, Robin! Et laissez-les dire!!! »
C'est le genre d'évènements qui vous blinde… Ne nous quittez pas… Sur tous les blogs il y a des cons et le système de la toile hypertrophie leur connerie… Personnellement, je trouve que sur ce site, il y en a plutôt moins qu'ailleurs… Malheureusement pas encore à dose homéopathique… À bientôt, j'espère…
Ecrit par : Roger Felts | 15 septembre 2008
Robin, restez s'il vous plaît. Au moins, nous serons deux professeurs carpettes, ici.
Mes petits CE1 doivent aussi me présenter leur travail de rédaction, bien modeste pour le moment, puisqu'il s'agit chaque jour de répondre à trois ou quatre questions sur la lecture du jour en rédigeant une phrase qui tient debout.
Je passe entre les bureaux (au lieu de les faire monter sur l'estrade que je n'ai pas), je me commets jusqu'à relire la question à celle qui ne lit pas encore assez vite pour se rappeler des premiers mots lorsqu'elle en arrive au dernier, je gomme les mots mal orthographiés et ose même leur suggérer de regarder vers la troisième ligne du quatrième paragraphe pour en trouver la bonne orthographe, j'encourage, j'aide, même quand j'ai envie de hacher menu le propriétaire du crayon qui continue à refuser stoïquement de "copier aussi l'apostrophe", je vais même jusqu'à me courber en face de lui pour isoler le [s'] du [acheter] à l'aide de mes deux mains presque jointes , sans aucune vergogne quant à l'attitude de carpette que j'adopte alors.
J'aime mieux être une carpette qui adoucit les pas hésitants et trébuchants du débutant malhabile et peu sûr de lui, et même parfois pas vraiment motivé pour apprendre à marcher qu'un bloc de glace qui rejette à la mer celui qui ne sait pas nager et conclut en le voyant couler : "De toute façon, il n'aurait pas fait grand-chose dans la vie."
Vos débutants à vous, même s'ils ont treize ou quatorze ans et quelques boutons d'acné, ont comme les miens besoin d'un terrain aplani par une carpette ou, pour être plus gentils pour nous, un tapis rouge. Après tous, on le déroule bien de temps en temps pour des gens qui ont déjà prouvé qu'ils ne faisaient pas grand-chose de bien dans la vie.
Ecrit par : catmano | 15 septembre 2008
Rectification =
le psychopédagogisme est la forme la plus aBRAcadabrantesque de l'esprit humain…
Pour une fois, c'est moi que je me corrige mon orthographe !
Ecrit par : Dieu | 15 septembre 2008
Dieu , comme toujours , a raison .
?obolino , votre impulsivité et la mauvaise image que vous semblez avoir de vous-même , vous trompent . Ma remarque était une plaisanterie pas méchante , puisque j'avais beaucoup aimé aussi le texte " primé " par le démon du lieu , le facétieux Abraxas .
Je vous ai donc laissée à cette mayonnaise que vous faites toujours si bien monter toute seule , et je n'ai pu m'empêcher de trouver votre fragilité émouvante .
?obolino , méditez la parole de Dieu , ne vous jetez pas sur le clavier avant d'avoir réfléchi .
Robin le Juste , il est tard et visiblement , vous n'êtes pas délivré de votre journée , vous êtes toujours dans la classe .
Si j'ai un conseil à vous donner , c'est celui-ci : impliquez-vous moins , ne vous sentez pas coupable , gardez une distance de sécurité et pour cela , essayez de regarder les élèves avec les yeux d'un entomologiste , détaché et même amusé .
Je le sais bien , c'est plus facile à dire qu'à mettre en pratique , mais c'est souvent le seul moyen de sauver sa peau !
Non à l'acharnement pédagogique ! Pensez à vous !
Ecrit par : Amélie | 15 septembre 2008
Robin,
Je passe sur le blog de manière assez irrégulière, mais j'apprécie vos interventions en général, et vos "dernières nouvelles du front" en particulier. Vous avez entièrement raison de parler de "courage" et de "sincérité" concernant votre témoignage. Il n'est effectivement pas rare de voir des professeurs qui préfèrent cacher la réalité de ce qui se passe dans leur salle de classe. Il y a une vraie schizophrénie du corps enseignant : on subit quotidiennement la dégradation des conditions de travail, mais en même temps on dissimule, on sauve les apparences et "pas de vagues". D'où l'amplification, selon moi, du malaise. Bien des salles des profs se porteraient mieux si la parole se libérait et si on pouvait dire les choses sans tabou.
Les situations que vous décrivez, nous les avons tous connues à un moment ou à un autre (à moins de n'enseigner qu'en lycée général). Curagiu.
PS:
le dernier conseil d'Amélie est excellent. Au front, il faut quelques fois savoir penser à soi et à sauver sa peau!
Ecrit par : Daniel Arnaud | 16 septembre 2008
Robin, ne vous en faites donc pas : vous connaissez Jean (si c'est bien lui qui a tapé ce message, car son pseudo avait déjà été usurpé), vous avez dit que c'était une idée à la Meirieu, c'était donc forcément une mauvaise idée. Imaginez une seconde que vous ayez déclaré travailler votre rédaction en séquences d'écriture, vous auriez eu la meme reaction.
Pour être serieux, je pense que vous découvrez la triste réalité du collège, qui motive toutes les demandes de mutation des professeurs. Le métier, maintenant, ce n'est plus s'épanouir, aider les élèves, faire connaître des choses, etc., c'est fuir coûte que coûte le collège pour ne pas se retrouver face à des classes comme ça. Et il en sera bientôt de même pour les Secondes, dont le niveau et le comportement ne cessent de se dégrader. La devise des profs dans l'E.N. française, c'est : "fuyons et laissons le sale boulot aux autres." Quel ministre aura le courage un jour d'essayer de tenir une classe de 4emes comme la vôtre ? Que ferait Darcos face à votre classe ? Ce sont des questions dont la réponse est connue. Je concède à Darcos ce que n'avaient pas ses prédécesseurs, en particulier de gauche : il a de la bonne volonté pour régler des problèmes comme ceux-là, en particulier avec le code de Paix scolaire qui me semble une bonne idée (j'ignore ce que donnera l'application pratique, surtout si ce sont des magistrats qui s'y collent et non des enseignants).
En tout cas, vous n'avez rien du professeur-carpette ; et lire les brouillons, c'est unr pratique qui se faisait déjà quand Meirieu était encore dans les langes.
"Vous avez vu, Jeremy, le pape resserre les boulons; divorcés, homosexuels, combien de divisions?
Ecrit par : Christophe Sibille | 15 septembre 2008"
Oui, je ne suvis que grâce à une bonne dose quotidienne de Caroline Fourest (merci youtube et prochoix). C'est le traitement minimum contre les risques d'intoxication liés à la pollution des médias et aux réactions exaspérantes des gogos béats qui s'exclament de joie suite aux haïssables déclarations du Blanc Joseph.
Ecrit par : Jérémy | 16 septembre 2008
Il y a plusieurs bons livres de Henri Pena-Ruiz sur la laïcité, en particulier chez Folio et Garneri-Flammarion. Par contre je viens de découvir qu'il existe un "Qu'est-ce que l'école ?" du même auteur - l'avez-vous déjà lu ? Je suis très curieux de ce que cela peut donner.
Autre question : je cherche des ouvrages qui lanceraient des pistes intéressantes pour éclaircir la notion de "culture(s)" - avez-vous des références en tête ? A part le malaise dans la culture, le livre de Jack Lang sur le rap et les innombrables anthologies de culture générale, qui, bizarrement, font toutes l'impasse sur la définition du mot culture !
Ecrit par : Jérémy | 16 septembre 2008
Bernard Lahire, La culture des individus.
Une approche sociologique de la dissonance culturelle et de l'hétérogénéité du rapport à la culture à l'intérieur d'un même individu. Un correctif intéressant à l'analyse peu nuancée du Bourdieu de la Distinction -même si Lahire reste dans l'héritage bourdivin, il reconnaît la complexité du réel et du réel culturel.
Ecrit par : Sénéchal | 16 septembre 2008
J'aime mieux être une carpette qui adoucit les pas hésitants et trébuchants du débutant malhabile et peu sûr de lui, et même parfois pas vraiment motivé pour apprendre à marcher qu'un bloc de glace qui rejette à la mer celui qui ne sait pas nager et conclut en le voyant couler : "De toute façon, il n'aurait pas fait grand-chose dans la vie." (catmano)
Vous avez tout compris, comme d'habitude. Merci du fond du coeur.
...Et merci aux autres, y compris à ceux qui me conseillent de prendre de la distance.
Je ne vous en veux pas (plus), Jean. chacun fait ce qu'il peut et je comprends aussi ce que vous faites, vous.
Mon problème à moi, avec les élèves, c'est le moment où il faut leur mettre une note. (l'évaluation sommative ;-)
...au centre du plafond de la chapelle Sixtine ("Sixteen", comme l'écrirait Sue Helen) .
Mais Antiby, ça n'est pas très juste non plus pour les "élus"...
...comprenne qui voudra.
Ecrit par : Robin | 16 septembre 2008
Je retourne en enfer ;-)
Ecrit par : Robin | 16 septembre 2008
"Vous serez tout à fait inquiet sur la nature humaine quand vous saurez qu'un de ces cons, est celui qui vient de vous envoyer un post où il écrit :
« Bonne nuit, Robin! Et laissez-les dire!!! »
Ecrit par : Roger Felts | 15 septembre 2008
"L'invective ne déshonore que son auteur". Confucius.
J'ai beaucoup d'estime pour Robin, et pour d'autres, ici. Pas tellement pour vous. Que voulez-vous, quand on prétend avoir le sens de l'humour, et qu'on écrit ce que vous écrivez souvent...
Mais j'avais dit que je ne répondrais plus à vos sottises. Je me suis encore parjuré... ...
Ecrit par : Christophe Sibille | 16 septembre 2008
Roger, et "Abraxas galla galla tsé tsé", ça ne vous dit rien ? Je suis passé par Sartre pour choisir un pseudo (en dehors du fait que ça siffle comme un coup de fouet...), c'était plus rapide que par le Moyen Orient antique...
Bonne journée à toutes et à tous, je vais au charbon expliquer pourquoi la première phrase de Bel-Ami parle d'argent, et la dernière de "lit".
JPB
Ecrit par : brighelli | 16 septembre 2008
Sibille pouvez-vous terminer vos phrases? Ou avez-vous peur que l'invective déshonore son auteur? Vous nous laissez donc cette lourde responsabilité : terminer vos phrases et nous désonhorer ?
Quant au système : "j'ai beacoup d'estime pour x, beaucoup d'estime pour tous, sauf que pour vous..." Vous cherchez à vous protéger des conséquences de vos affirmations. Vous chechez, incosciemment, des alliés.
Un homme honnête dit : "je ne vous estime point, et c'est pour cette raison: ..."
Ecrit par : papa wilhelm | 16 septembre 2008
Mille excuses, Robin, pour le raccourci maladroit que j'ai employé! Je n'ai pas voulu dire une seule seconde que vous-même étiez un professseur carpette. J'ai réagi au fait que vous disiez vous appuyer sur une idée de Meirieu, dont l'obsession haineuse et arbitraire est d'écrabouiller les professeurs , de leur faire rendre gorge, de les mettre plus bas que terre, aux pieds d'élèves quasi dieux. Meirieu inverse diamétralement le rapport enfant-adulte, le rendant invivable (le rapport, et l'enfant!).
Vous savez que je tiens qu'il n'y a pas une seule idée à retenir dans les vingt mille pages de Meirieu (vingt cinq mille entre-temps!), et même qu'il n'y a pas dans la diarrhée verbale en laquelle consiste l'oeuvre de Meirieu une seule phrase qui mérite le beau nom d'"idée".
Alors, aidez vos élèves, Robin, bien sûr, comme nous le faisons tous, revoyez leurs brouillons tant que vous voudrez, mettez-y tout votre coeur, mais, je vous en prie, ne vous appuyez pas sur l'individu qui symbolise par excellence la ruine de toute vraie pédagogie.
Ecrit par : Jean | 16 septembre 2008
"L’homme de gauche est le dealer universel de cette humanité en sécession d’humanité : il ne peut subsister que s’il accroît sans relâche sa clientèle de malades, qu’il rencontre le soir au coin des rues du nouveau monde et dont il augmente de manière systématique les doses de protection sociale et de destruction sociétale, par lesquelles il s’assure la fidélité à toute épreuve d’une population ainsi refaçonnée à son mirage et convenance, pour ainsi dire recréée, et en tout cas sans guère de points communs avec les humanités précédentes.»
Philippe MURAY
Mais monsieur Pareto disait la même chose au début du siècle dernier. Je suis hereux de savoir que le débat reprend là où nous l'avions laissé après 50 ans de censure (hélas indispensable)
Ecrit par : papa wilhelm | 16 septembre 2008
" ... essayez de regarder les élèves avec les yeux d'un entomologiste, détaché et mëme amusé." propose Amélie à Robin. Ce propos me rappelle un passage de" La fortune des Rougon " de Zola où l'on voit le docteur Pascal Rougon adopter cette attitude dans les réceptions pitoyables du salon jaune de son frère devenu notable.
Robin, nous apprécions votre sincérité, votre culture et votre sensisibilité. Ces qualités ne sont plus à la mode. L'ont-elles jamais été ? Je ne me sens pas le droit de donner le moindre conseil. Vous trouverez la solution. J'ai bien trouvé la mienne qui vaut ce qu'elle vaut. Elle me convient et je moque des autres puisque "je ne fais de tort à personne en suivant mon ch'min de petit bonhomme".
A propos des dictées, de l'orthographe, de la grammaire et tout le reste qu'il me soit permis de relater cette anecdote. Ma petite nièce, qui vient d'entrer en Première S et envisage de devenir ingénieur, était alors en quatrième. Elève calme et studieuse d'un collège rural où elle se distinguait, elle me confia un jour son inquiétude : " Hélène, on nous a dit qu'au brevet il y aurait une dictée. Je me demande comment je vais y arriver parce qu'on n'en fait jamais." Il paraît qu'elle a été reçue avec d'excellentes notes. Je n'ai pas eu connaissance de la dictée de son examen mais je suppose qu'il ne s'agissait pas d'un extrait substantiel de Flaubert, Zola , Maupassant ou Genevoix. Je cite Genvoix à dessein car j'ai découvert " La joie", roman méconnu de cet auteur. Le titre évoque à mon avis la joie de vivre difficile à reconquérir quand il faut vivre avec un pied en moins , soigner la tuberculose, affronter la jalousie et la méchanceté de ceux qui vous reprochent d'avoir été élu député et de ne pas honorer cette fonction pour cause de maladie et vous reprochent également de percevoir une pension comme droit à réparation, affronter surtout sa propre aigreur qui rejaillit sur les proches détruits à leur tour. Je cite Genevoix à dessein car je relis " Rroû" histoire d'un beau chat noir qui découvre la nature. Tout y est, les arbres, les fleurs, les insectes,les oiseaux, les saisons, les épreuves douloureuses de l'existence. C'est une bouffée d'air frais et en plus c'est parfaitement écrit et construit. De la belle ouvrage.
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 16 septembre 2008
Citation pour Amélie: Si l'abrutissement de la haute bourgeoisie* continue à progresser d'une manière régulière, à l'allure qu'il a prise depuis quelques années, nos socialistes officiels peuvent raisonnablement espérer atteindre le but de leurs rêves et coucher dans des hôtels somptueux.
Georges Sorel
Paris, 1906
* je rappelle que, selon Pareto (très lié à Sorel sur ce point) la décadence de l'élite commence quand l'ascenseur social (l'éducation) est en panne ":l'elite è come un fiore, appassisce, ma se la pianta, cioè la società, è sana, essa farà subito nascere un altro fiore".
Ecrit par : papa wilhelm | 16 septembre 2008
Quelqu'un a lu le portrait dithyrambique de Darcos dans le Monde? J'ai cru un instant que j'étais sur le site du Figaro.
Si même le Monde se met à l'encenser, où va-t-on.
Ecrit par : Flo | 16 septembre 2008
@ SIBILIBILI extrait des œuvres de Felts la citation suivante :
« Vous serez tout à fait inquiet sur la nature humaine quand vous saurez qu'un de ces cons, est celui qui vient de vous envoyer un post où il écrit :
“Bonne nuit, Robin! Et laissez-les dire!!! ” »
Puis il fait ce commentaire :
« "L'invective ne déshonore que son auteur". Confucius.
J'ai beaucoup d'estime pour Robin, et pour d'autres, ici. Pas tellement pour vous. Que voulez-vous, quand on prétend avoir le sens de l'humour, et qu'on écrit ce que vous écrivez souvent...
Mais j'avais dit que je ne répondrais plus à vos sottises. Je me suis encore parjuré... ... »
Là où SIBILIBILI voit une invective, je ne vois qu'une considération d'une profondeur insoupçonnée sur la nature humaine : un être humain, du moins c'est ce qu'il prétend être, se gausse d'un pauvre malheureux ayant commis deux fautes d'orthographe alors que celui-ci vient de produire un texte tout à fait honorable après une séance de chimiothérapie… Et ce même “être humain” dans une situation très comparable ose écrire à la nouvelle victime :
“Bonne nuit, Robin! Et laissez-les dire!!! ”
Je ne vois là aucune invective, mais une description quasi clinique d'un cas pouvant faire réfléchir sur l'être et le néant…
Quelques esprits ergoteurs pourront objecter que l'utilisation du mot “con” pouvait donner l'apparence de la raison au caractère invectiveur du texte. Il n'en est rien.
CON n. m. est hérité (v. 1195‑1200) du latin cunnus, attesté chez les satiriques et dans des graffitis comme désignation du sexe de la femme: c'est un mot d'origine obscure, apparenté au grec kusthos, au persan kun et peut‑être à culus (--> cul). En latin, l'usage du mot est réservé aux textes érotiques.
• Ce mot bref et malsonnant offre pour l'histoire du lexique un intérêt remarquable: son ancienneté, son origine latine, sa double valeur, ses nombreux dérivés et composés, enfin le tabou qui l'efface de la plupart des recueils de mots et des études linguistiques, du XVIIe s. jusqu'à une époque récente, tous ces éléments requièrent une mise au point. Courant du XIIe jusqu'au milieu du xviie s. dans la prose et la poésie «libres», il donne lieu à de nombreux dérivés et à d'innombrables jeux de mots, rendus aisés par la fréquence de la syllabe con‑ (souvent issue du latin cum) en français. Dans le Moyen de parvenir de Béroalde de Verville (1610). L'auteur décline ainsi connaut, connasse, connin (homonyme de connin ou connil «lapin», du latin cunniculus, apparemment sans rapport avec cunnus). Rare à partir du milieu du XVIIe s. et jusqu'à la seconde moitié du xixe s., époque où il est souvent déguisé en noc, abrégé ou épelé, con redevient alors courant, avec son sens initial, mais surtout avec la valeur figurée d"imbédile», d'abord (1780) comme nom, puis comme adjectif (v. 1830, chez Stendhal, Mérimée). Ce changement de sens n'est pas clair; on peut y déceler des comparaisons désobligeantes pour la virilité (faire qqch. comme un con, attesté fin XVIIIe s.), mais aussi l'influence de conart, connart, ancien mot où cornard (‑->corne) et une dérivation de con avaient pu se confondre ; cependant con, qui a eu en moyen français des emplois métonymiques appliqués aux femmes, n'était jamais injurieux. Cet emploi non érotique est parallèle à ceux de cul, couillon, et à celui du verbe foutre. Le mot donne lieu, en ce sens, à une abondante phraséologie (con comme la lune, à la con, adv., etc.).
Le mot a produit une série de dérivés. Le plus ancien est CONNARD n. m. (XIVe s.), peut‑être identifié dès 1280 dans la leçon conan, mais qui semble alors un croisement de cornart et de con (ci‑dessus); le féminin CONNASSE est la désignation péjorative du sexe de la femme (16101 et signifie au figuré «femme bête» (v. 1810, en parlant de la femme honnête et de la prostituée inexperte). CONNERIE n. .f. (1845, Flaubert), CONNE n. f. (1872), CONNEAU n. m. (av. 1896), CONNEMENT adv. (1953) concernent le sens figuré seul. Le premier est extrêmement courant dans l'usage familier pour «bêtise, imbécillité», tant comme nom de ce défaut que pour désigner une action («Quelle connerie, la guerre», J, Prévert), une parole inepte et, par affaiblissement, une chose insignifiante, à la manière de bêtise.
DÉCONNER V. intr. continue, quant à la forme 11833), un ancien verbe érotique (16551 signifiant «sortir du vagin, en parlant de la verge». Par son sens actuel, il se rattache à la série des dérivés de sens figuré et est aussi usuel que connerie. Il a donné à son tour DÉCONNAGE n. m. et le plaisant DÉCONOPHONE n. m. «discours inepte» (xxe s.), d'après téléphone. DUCON, pseudo‑nom propre, est lui aussi courant.
Ce que je viens d'en dire est le fruit du Dictionnaire Historique de la Langue Française. Il montre bien qu'un individu sachant qu'un pauvre ére vient de subir une chimiothérapie se gausse quand même de lui parce qu'il a commis deux fautes au lieu de le complimenter pour avoir produit dans ces circonstances un texte aussi remarquable, est un con… Et cela n'est pas une insulte, mais une constatation objective, ne supportant aucune contestation.
SIBILIBILI affirme que je prétends avoir le sens de l'humour, ce qui à l'évidence est l'affirmation bien pesée qu'il pense que je n'en ai pas… Depuis l'âge de 13 ans (c'était pas hier) où j'ai fait ma première rédaction dans laquelle j'ai introduit une note d'humour, jusqu'à maintenant, sans avoir jamais atteint la réputation d'écrivain connu, parmi les nombreuses personnes qui m'ont lu, une seule, Christophe Sibille, affirme que je suis dénué d'humour… Qui dois-je croire ? La minorité moritairement mineure, mais surement éclairée ou les masses aveugles et abruties, mais qui m'accordent leur confiance, au moins sur ce plan-là ?
Christophe Sibille s'est engagé solennellement à ne plus faire de commentaires me concernant… Cela ne fait que deux fois qu'il trahit sa parole… Je constate comme lui qu'il est parjure… Et ce n'est pas une invective, mais une constatation objective…
Robin a tout récemment été victime de propos pour lesquels il s'est senti agressé. Il a reçu des témoignages de soutien. Et Jean, l'auteur de ces propos s'en est expliqué et s'est excusé. Avant cela, j'avais traité Jean de “triste individu”. Depuis, il a éclairci la question et Robin l'a absous… Personnellement, je retire donc mon propos : Jean n'est pas un triste individu. On peut lui suggérer d'être un peu moins impulsif… Je reconnais que le nom de Meirieu, c'est pire qu'un chiffon rouge pour un toro… Sauf que nous ne sommes pas des toros.
Sibille prenez exemple sur Jean. Si vous reconnaissez que vous vous êtes conduit comme un cuistre à mon égard, je reconsidérerai mon diagnostic.
Ecrit par : Roger Felts | 16 septembre 2008
Perso, j'avions bien compris 'Jean', parce que pour 'bien' comprendre un auteur, il faut déjà bien le connaître, et comme je lis 'Jean' depuis 3 ans (environ) IL N'Y AVAIT AUCUN DOUTE POSSIBLE !!!
Tout comme je lis 'correctement' 'bil6' et que je peux donc (tout comme Rodger) dire de lui que C'EST UN CON !
ange
Ecrit par : toto | 16 septembre 2008
Personnellement, je le lis depuis moins d'un an et je suis arrivé à la même conclusion…
Rodger Fédérateur
Ecrit par : Rodger Fédérateur | 16 septembre 2008
"Perso, j'avions bien compris 'Jean', parce que pour 'bien' comprendre un auteur, il faut déjà bien le connaître, et comme je lis 'Jean' depuis 3 ans (environ) IL N'Y AVAIT AUCUN DOUTE POSSIBLE !!!
Tout comme je lis 'correctement' 'bil6' et que je peux donc (tout comme Rodger) dire de lui que C'EST UN CON !
ange"
Ecrit par : toto | 16 septembre 2008
Et que, quand Toto dit quelque chose, aucun doute possible! Cela ne peut qu'être vrai! ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 16 septembre 2008
Quelqu'un a lu le portrait dithyrambique de Darcos dans le Monde? J'ai cru un instant que j'étais sur le site du Figaro.
Si même le Monde se met à l'encenser, où va-t-on.
Ecrit par : Flo | 16 septembre 2008
Quand on pense qu'il a même séduit Arlette Chabot, on en reste pantois.
Autre thème : ceux qui aiment insulter les gens devraient relire la loi du 29 juillet 1881 et le Code pénal, il y a des articles exprès pour ça.
Ecrit par : Jérémy | 16 septembre 2008
Puisqu'on est là pour parler de tout sauf du collège, je suis dans le trente-sixième dessous suite au deuil cruel qui nous frappe. Notre hamster est mort hier midi. On lui a fait une jolie petite tombe.
Je suis face à un choix cornélien. Dois-je le remplacer illico pour effacer ma peine ou, au contraire, pour éviter au remplaçant des troubles psychosomatiques, dois-je attendre d'avoir fait mon deuil?
Peut-on imaginer une vie sans hamster?
Les carpes Koï vont bien, les diamants mandarins aussi et Dobolino se porte comme un chat-rme.
Ecrit par : dobolino | 16 septembre 2008
Quelqu'un a l'article du Monde ? Il n'est pas en accès libre sur le site de l'honorable journal...
Et quand je vous dis, Jérémy, que Chabot a traité Darcos en premier ministre potentiel... C'est quand même dur d'avoir raison tout seul !
JPB
Ecrit par : brighelli | 16 septembre 2008
Les PTA Moms aux US :
http://www.rue89.com/california-dreamin/sarah-palin-et-les-pta-moms-lecole-sous-surveillance
Profitez du dollar encore faible par rapport à l'euro, importez en !
Au moins, elles pourront soulager les enseignants de maternelle lors des changements de couche.*
Bénévolement !
* le maître du Moloch a raison : on ne les change pas assez souvent.
Ecrit par : dugong | 16 septembre 2008
Christophe Sibille, vous devriez vous poser cette question :
Comment deux mecs aussi différents que Toto et Felts tant par leur style que par leur manière d'aborder les problèmes, peuvent-ils tomber d'accord pour vous considérer comme une vraie merde, même si leur vocabulaire est différent, puisque l'un parle surtout de petit pervers intellectuel, avec la variable CON, alors que l'autre parle plutôt de bouffon quand il n'introduit pas la constante CON.
Personnellement cela m'interrogerait…
- Ces amabilités font-elles parties des us et coutumes de l'échange Internetien ou y a-t-il une spécificité Sybiline ?
Dans la seconde hypothèse, cela met-il en lumière les pathologies éventuelles de Felts et Toto ou constitue-t-elle la réalité fondamentale de Sibille (ou comme l'écrit Felts,) du sympathique SIBILIBILI ?
- Dans cette seconde possibilité, la théorie totoisante comme quoi l'insulte librement acceptée serait le meilleur moyen pour vous d'obtenir une érection correcte et durable, est-elle plausible ?
- Pour le cas où ce fait plausible s'avérait vérifié, la collaboration involontaire de Toto et de Felts à votre activité orgasmique doit-il être jugé comme vertueuse, ou comme une immixtion inacceptable à la vie saine et à l'épanouissement d'un blog qui se porte très mal puisque chaque intervention de son maître à penser est l'objet de plus d'un millier de commentaires critiques ?…
Dernières minutes : une déclaration des Précieuses Ridicules :
« ceux qui aiment insulter les gens devraient relire la loi du 29 juillet 1881 et le Code pénal, il y a des articles exprès pour ça. »
La Raclure d'Héraclite…
Ecrit par : La Raclure d'Héraclite | 16 septembre 2008
CS aurait des problèmes de miction ?
Encore un coup des pro statiques
de là à convoquer Héraclite !
Ecrit par : dugong | 16 septembre 2008
Dernière minute : Marseille choisie comme capitale européenne de la culture 2013
Bien joué JPB ! Votre venue a semble-t-il été décisive.
En contrepartie, il faudra délocaliser le vélodrome...
Ecrit par : dugong | 16 septembre 2008
« en l'occurence leur faire commencer une rédaction en classe, ce que je fais depuis des années avec un certain succès). »
Je fais la même chose. Ça prend du temps , et il faut au départ essuyer un peu de désordre ou d’incompréhension car les élèves n’en ont pas l’habitude. Je leur donne également des passages à corriger en tenant compte de mes indications.
De temps en temps , je fais aussi des cours d’écritures centrés sur un point précis : écrire une intro ( 3 ou 4 manières), écrire un dialogue, un passage émotif, une chute , écrire une phrase bien rythmée (avec déplacement des CC, du sujet...)
Rien de neuf dans tout ça. De plus, je crois que Meirieu n’a rien inventé. Si vous consultez d’anciens manuels vous retrouverez le même procédé (écriture réécriture).
Retrouvez l’ancienne collection « travaux pratiques de rédaction et de lecture expliquée »( les vol 6e et 5e suffiront pour tout le collège) qui contient de nombreux exercices de rédaction par imitation : un texte, des questions, une application du procédé en quelques lignes.(il vaut mieux 5 lignes bien écrites que 2 pages de charabia).
Pour le reste, je confirme : difficile de faire mémoriser un poème (impossible actuellement avec les plus jeunes . 2-3 élèves par classe le peuvent, les autres en sont incapables). Certains jeunes élèves ignorent l’existence de la dictée, pour d’autres , faire une rédaction se résume à « raconter leurs vacances ».
Mais enfin, il y a de l’espoir : j’ai fait récemment l’heure due au « schéma narratif » et les élèves « détestent » le schéma narratif. Donc, rien n’est perdu.
Bon courage à vous.
Ps Evidemment, je n’ai pas l’audace de vous donner des « conseils ». Vous avez sans doute plus d’expérience que moi.
Ecrit par : uncertain | 16 septembre 2008
cours d'écriture
Ecrit par : uncertain | 16 septembre 2008
wwwwwwww@@@@@@rrrrrrrffffffff ! mdr !
je le lis en boucle, je me suis presque pissé dessus ! :)
:)
Ecrit par : toto | 16 septembre 2008
Pour Jeremy , l’an dernier j’avais déjà conseillé « La culture littéraire au lycée depuis 1880 Violaine Houdart-Mérot, Rennes, Presses universitaires de Rennes. »
L’auteur se concentre sur « la culture littéraire, mais enfin l’ouvrage contient aussi une mise au point sur le concept de « culture ».
Si vous voulez rire, ouvrez « L’enseignant, un passeur culturel » Jean-Michel Zakhartchouk, ESF éditeur, 1999.
Ecrit par : uncertain | 16 septembre 2008
« La culture littéraire au lycée depuis 1880", Violaine Houdart-Mérot, Rennes, Presses universitaires de Rennes.
Ecrit par : uncertain | 16 septembre 2008
ESF éditeur, une collection dirigée par un certain Ph. M.
Je sens que Jean va me tomber dessus
:-)
Ecrit par : uncertain | 16 septembre 2008
Quelqu'un a l'article du Monde ? Il n'est pas en accès libre sur le site de l'honorable journal...
Et quand je vous dis, Jérémy, que Chabot a traité Darcos en premier ministre potentiel... C'est quand même dur d'avoir raison tout seul !
JPB
Ecrit par : brighelli | 16 septembre 2008
Il y était encore ce matin ils ont peut-être eu honte. (je plaisante il faut bien que les articles tournent- quoique)
Le pire c'est qu'il me semble que l'article insistait beaucoup sur sa foi, le côté catho. J'aimerais bien le relire. Et le style était très people.
Ecrit par : Flo | 16 septembre 2008
serait-ce cela ?
http://www.lemonde.fr/politique/article/2007/05/19/lorsque-xavier-darcos-se-lachait-sur-son-blog_912256_823448.html
Ecrit par : à point | 16 septembre 2008
Si vous voulez rire, ouvrez « L’enseignant, un passeur culturel » Jean-Michel Zakhartchouk, ESF éditeur, 1999.
Ecrit par : uncertain | 16 septembre 2008
Quel titre débile, en effet!
Mais pourquoi vous tomberais-je dessus puisque vous recommandez cet inestimable ouvrage à ceux qui veulent "rire"? Encore que, sur l'aléatoire et meiriocolique prose de Zakhartchouck, le rire doive, je présume, se figer presque aussitôt en grimace...
Au fait, un certain, je crois pouvoir affirmer que les élèves détestent aussi les "séquences".
Ecrit par : Jean | 16 septembre 2008
"je me suis presque pissé dessus ! :)
:)"
Ecrit par : toto | 16 septembre 2008
Ca ne doit pas vraiment se voir...
Moins, en tous cas, que le fait que "La raclure d'héraclite" soit (encore) un des innombrables pseudos de Felts!
J'étais tout prêt à discuter avec vous, Roger. Notamment pour vous dire que ce n'étaient pas vos fautes d'orthographe qui m'avaient posé problème, (on en fait tous), mais le fait qu'elles aient été en totale contradiction avec des contributions plutôt argumentées et bien construites, quoique dans un style un peu pompeux, (et parfois légèrement pompant, d'ailleurs).
Mais votre manie d'apparaître sous vingt-cinq pseudos différents, et de vous poser des questions auxquelles vous répondez vous-même par ce biais, est vraiment ridicule et enfantine. Croyez-vous vraiment que les blogueurs ne vous aient pas percé à jour?
Ceci étant dit, cela m'est complètement égal d'être insulté, je l'ai déjà dit. Ce qui m'agacerait et me vexerait, ce serait de l'être par des gens pour qui j'ai une réelle estime. Je préfère même que quelqu'un comme Toto m'insulte, ça aurait tendance, non à m'exciter, mais à me rassurer!
Ecrit par : Christophe Sibille | 16 septembre 2008
Et achetez "Siné hebdo" demain... Vous y trouverez, entre autres, une partie de ces "brèves d'actu".
Ris Corée
La garde particulière de KIM-JONG-IL nous fait savoir qu’elle a repoussé victorieusement l’attaque cérébrale dont il a été victime.
Quantique des quantiques
Pour des raisons encore .inexpliquées, l’accélérateur de particules LHC refuse d’aspirer le trou de la sécu.
Meyssianique
Bigard nie l’existence du 11 septembre ; « c’était juste un lâcher de salopes organisé par le Pentagone ».
Francophonie
Le pape entame sa visite en France ; « je veux voir Bernadette Chirac, la fille aînée de l’Eglise, réapparaître à Lourdes ».
Raie publicaine
Des poupées à l’effigie de Sarah Talin font un triomphe aux Etats-Unis ; elles ne disent pas : « Maman » quand on les touche, mais font « MacCain Mac Cain Mac Cain » quand on les branle.
Big bang
Deux physiciens enregistrent un clip - rap pour vanter LHC ; Valéry Giscard d’Estaing envisagerait un duo avec Joey Starr ; « moi auchi, j’ai bejoin d’akchélérer ma particule ».
Chef religieux
Aux dernières nouvelles, le problème de l’autonomie du Vatican n’aurait pas été abordé lors de l’entrevue entre Nicolas Sarkozy et Benoît XVI.
Show-bizz
Madonna réalise un film, « obscénité et vertu ». Elle y raconte l’extinction du feu dans son tunnel.
Pêche roturière
Jean-Marie le Pen annonce qu’il ne se représentera pas à la direction du front national. « J’ai vendu mon paquebot, j’attends la prime à la casse ».
Chanson
Benoît XVI se rend à Lourdes. « j’aurais bien choisi la fête de l’huma, mais au moins, à Lourdes, le public ne peut pas sortir de la salle pendant mon show ».
Ecrit par : Christophe Sibille | 16 septembre 2008
Ce qui n'empêche évidemment pas d'acheter aussi "Charlie"!!!
Ecrit par : Christophe Sibille | 16 septembre 2008
Ce qui m'agacerait et me vexerait, ce serait de l'être par des gens pour qui j'ai une réelle estime. Je préfère même que quelqu'un comme Toto m'insulte, ça aurait tendance, non à m'exciter, mais à me rassurer!
Encore votre petit jeu! :o) Incroyable!
Ecrit par : papa wilhelm | 16 septembre 2008
@sibilibilibiliaqueubilibli
'ta reum à oilp sur youtube' !
ange :)
Ecrit par : toto | 16 septembre 2008
Robin doit être rassuré par tous les messages de soutien et d'amitié. Jean s'est excusé, tout devrait rentrer dans l'ordre.
Seuls les trolls de toutes les races n'ont pas de place dans un blog.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 16 septembre 2008
Quelqu'un a lu le portrait dithyrambique de Darcos dans le Monde? J'ai cru un instant que j'étais sur le site du Figaro.
Si même le Monde se met à l'encenser, où va-t-on.
Ecrit par : Flo | 16 septembre 2008
Il date de quand, cet article? Y'a tout un tas d'article sur Darcos en archives, dont certains très récents mais je n'ai pas vu un seul titre dithyrambique.
Ecrit par : dobolino | 16 septembre 2008
J'aimerais bien que le 'bouffon' qui parle de race, nous parle de ses élèves ...
ange :)
Ecrit par : toto | 16 septembre 2008
Cher Pedro Cordoba,
Je voudrais réaliser une thèse autour du sujet suivant : "Les aspects langagiers de l'erradication des trolls dans les blogs instructionnistes"
Pourriez vous m'aider à constituer une biblio ?
Ecrit par : dugong | 16 septembre 2008
Au fait, un certain, je crois pouvoir affirmer que les élèves détestent aussi les "séquences".
Ecrit par : Jean | 16 septembre 2008
affirmatif, en ce qui concerne mes deux actuels élèves. Quant au schéma narratif, collé chaque début d'année, en classe de troisième, on passe de la névrose à la paranoïa.
Ecrit par : dobolino | 16 septembre 2008
Terrible, l'effet sur un élève studieux depuis la sixième du cours de troisième sur le schéma narratif "M'man, je t'assure que ce prof nous en veut!"
Ecrit par : dobolino | 16 septembre 2008
Très bon site !
http://ressources.ecole.free.fr/outils/humour/phrasesdebiles.htm
ça peut toujours servir !
Ecrit par : vigilant | 16 septembre 2008
Je ne suis pas seule à penser qu 'on n'a pas à attendre du pape qu'il fasse autre chose que remplir sa fonction de Pape .
Sur le sujet une excellente analyse de François Miclo sur Causeur , dont voici la conclusion :
" Ce qui gêne au fond les médias, sous Jean-Paul II comme sous Benoît XVI, c’est une monstrueuse tautologie : le pape est pape. Il n’est pas une vedette du show-biz ni pétomane. Il ne montre pas son cul dans des reality show et ne joue pas des claquettes. Circonstance aggravante : le pape est l’une des seules personnalités au monde à ne pas tirer sa légitimité du cirque médiatique tout en étant exposé médiatiquement. Il n’est donc pas étonnant que, dans ces conditions, la plupart des médias en perdent leur latin."
http://www.causeur.fr/le-pape-est-pape,939
Attention , il y a deux pages .
Ecrit par : Amélie | 16 septembre 2008
Pour ceux qui ne l'avient pas lu ou veulent le relire voici l'article du Monde sur Xavier Darcos en date du 4 septembre 2008.
Xavier Darcos
La foi du converti
Article paru dans l'édition du 04.09.08
L'agrégé de lettres n'était a priori pas fait pour entrer en Sarkozie. Ministre de l'éducation nationale, il a appris à composer, jusqu'à se fondre dans le premier cercle
Aggrandir la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Imprimer cet article
a tragédie l'a bousculé de son aile noire, plusieurs fois. Un jour, au réveil, sa femme était morte à son côté. Malgré son chagrin, Xavier Darcos s'est montré capable d'écrire une réponse profonde, sentie, à un petit mot de condoléances. Pas une digression savante sur le thème de la mort chez Ovide, qui fut son sujet de thèse. Encore moins une banalité sociale avec des formules toutes faites. Ni Trissotin ni Monsieur Jourdain. C'est lui qui est en deuil et c'est vous qui êtes consolé. Il est comme cela, Xavier Darcos.
Un stoïcien ? Il en a le courage, mais pas l'austérité. On l'imagine plus volontiers adepte de cet adage des bonnes familles : « Il est poli d'être gai. » Car l'humour, ou plutôt l'esprit, l'a sauvé de tout. Xavier Darcos, agrégé de lettres et docteur en études latines, est un type très drôle. Certainement le plus cultivé du gouvernement. Il n'a pas son pareil pour croquer ses collègues, peindre un premier ministre, cerner un président. Incisif, parfois cruel comme la réalité, jamais méchant. C'est un amoureux de la littérature, lâché en politique sur le tard et qui y a trouvé son bonheur.
Enfin, tout cela, c'était avant. Avant que la Sarkozie, président en tête, ne s'entiche de ce ministre qui connaît l'éducation nationale comme sa poche. Deux galaxies situées à des années-lumière ont donc fusionné. Erudition contre bling-bling, province tranquille contre Neuilly, politique à la papa contre manières de bandit.
« Le fait d'être très bien avec le président, c'est quelque chose que je n'avais pas prévu. Je suis très bien dans le sarkozysme, très bien avec cette volonté de réforme, de méfiance par rapport aux choses installées », raconte-t-il sans doute apparent. On se frotte les yeux et on relit son Tacite, ses vérités sont les nôtres (Plon, 2007), admirable de lucidité sur le pouvoir. L'ancien professeur de khâgne au lycée Louis-le-Grand, métier adoré pendant vingt ans, s'y glisse dans la peau de la noblesse romaine qui détient les oripeaux de la puissance. « Mais c'est le Prince qui la manipule et l'humilie. Comment simuler de n'être pas déshonoré par une dépendance en soi si honteuse ? »
Oui, comment, en vrai ? Tacite suggère de trouver « entre une résistance qui se perd et une servilité qui déshonore (...), une route exempte de bassesses et de périls », cite Xavier Darcos. Le patricien des temps modernes s'offusque presque du parallèle : « On n'est tout de même pas dans l'empire julio-claudien ! J'ai essayé toute ma vie de rester moi-même, mais j'aime être aux affaires et il faut combiner les deux. »
Alors Xavier Darcos combine. Compose. Avec la laïcité, la mémoire de la Shoah, les suppressions de postes, la carte scolaire. Le fils chéri d'Anne-Marie, femme solide et indépassable cuisinière qui aura 100 ans le 4 octobre, n'a « pas d'états d'âme ». Huitième et dernier enfant d'un trésorier payeur général, un boursier devenu notable de province, Xavier Darcos fut un chouchou. Musicien - il joue de l'orgue -, fine gueule qui fonda à Périgueux le Salon du livre gourmet en 1990, cet épicurien n'espérait plus de la politique ce qu'elle est en train de lui donner. Il fut le dernier à savoir qu'il ferait partie du gouvernement Fillon. Nicolas Sarkozy hésitait à confier à un homme du sérail le soin de réformer l'éducation nationale.
« Qu'est-ce que je peux faire d'autre que de m'y mettre, une fois que les lignes ont été définies ? », demande le ministre. Evidemment, ce catholique pratiquant mais défenseur d'une laïcité ouverte, auteur de L'Etat et les Eglises, la question laïque (Odile Jacob, 2006), n'aurait pas écrit le discours de Latran de Nicolas Sarkozy. Il n'aurait pas proposé, avec les mots du président, que des élèves de primaire parrainent des enfants juifs victimes de la Shoah. En juillet, Emmanuelle Mignon a payé ces bévues de son poste de directrice de cabinet à l'Elysée. Mais, pour le reste, le ministre de l'éducation nationale suit, répare ou devance les projets de cette droite à laquelle il appartient sans s'en estimer prisonnier.
« Alors tu fais du Sarko maintenant ? Et bien en plus ! », lui a lancé le président à la sortie d'un conseil des ministres. Les sarkozystes se frottent les mains : voilà un homme respecté dans son domaine, qui sait parler aux syndicats et qui n'a encore mis personne dans la rue. Même s'il peut être contesté. « Nicolas aime les ministres qui se démerdent bien pour expliquer leurs réformes à la télé, tranche un proche conseiller du chef de l'Etat. Il a séduit Nicolas à sa façon. » Et paraît-il aussi Carla Bruni-Sarkozy. « Elle est charmante avec moi. Je crois qu'elle me trouve d'une compagnie acceptable », consent à dire le ministre.
Ce diable d'homme a des appuis partout. Le spécialiste de l'éducation Philippe Meirieu, naguère descendu en flammes dans un des ouvrages de Xavier Darcos, serait presque l'un de ses meilleurs avocats : « C'est un homme d'une remarquable intelligence et il ne méprise pas les autres. Un vrai républicain. » Ils avaient même fini par écrire un livre ensemble Deux voix pour une école (Desclée de Brouwer, 2003). Une habileté certaine, une anticipation remarquée pendant la campagne, un appétit croissant pour la scène médiatique, et voilà Xavier Darcos propulsé dans le « groupe des sept » qui se réunit régulièrement autour du président de la République. Et même hissé dans le cercle restreint des premiers ministrables. Il se contente de dire : « Je me suis débarrassé de la quarantaine ambitieuse et c'est bien agréable. »
Sa seconde femme, Laure, passée par les cabinets ministériels dont celui de François Bayrou à l'éducation nationale, est devenue une conseillère politique avisée. Elle ne se contente pas de lui organiser des dîners. L'un des derniers vit cependant à sa table une joyeuse compagnie : quelques grands chefs amis, Ducasse, Hermé, Savoy, le médecin David Khayat - « Il m'a beaucoup aidée pendant mon cancer », dit Laure Darcos - et Pierre Charon. « J'ai eu pour lui un vrai coup de foudre d'amitié. Il est complet ce mec-là ! », avoue ce compagnon historique de Nicolas Sarkozy. Ce « mec-là » ne dit plus de mal de personne. De Jack Lang, qui l'attaque avec virulence, il sourit. « Moi, je ne me demande pas tous les matins ce que je vais faire pour exister. Son bouquin, c'est un peu le tour de la nostalgie en quatre-vingts jours. » Le matin, il écrit, mais ne publiera rien tant qu'il sera ministre. Il s'est même officiellement réconcilié avec Luc Ferry, avec qui il forma un tandem infernal à la tête de l'éducation nationale.
« Il a 61 ans, plus beaucoup d'espoir sur le plan local après la perte de Périgueux. Ce serait trop bête de rater sa chance pour le plaisir d'un mot d'esprit », glisse un ami. Il ne sera pas l'abbé de cour du film de Patrice Leconte Ridicule, qui, grisé par son intelligence, brisa sa carrière. Dans l'ivresse de la rhétorique, il avait démontré l'inexistence de Dieu.
Béatrice Gurrey
Ecrit par : Merlemocoeur | 16 septembre 2008
Amélie a écrit : "Attention , il y a deux pages ."
Complètement conditionné par la lecture du texte en lien, j'avais lu :
"Attention , il y a deux papes"
Diabolique !
Ecrit par : dugong | 16 septembre 2008
Sortir le Moloch éducatif de l'archaïsme.
De nombreux livres ont été écrits sur le système éducatif. Globalement, ils sont de deux types. Les premiers prônent le retour à la mémorisation, à la sélection et à l'autoritarisme. Ils mettent l'accent sur l'instruction (noble) qu'ils opposent à l'éducation (subalterne) qui serait l'affaire des parents. Les seconds se concentrent sur le management, comme celui de Jean-Claude Werrebrouck,( le plus original) ayant pour titre, la déclaration des droits de l'école (L'Harmattan 1995). Ce bref article a pour objet de présenter l'éducation autrement, sans revenir sur les errances ou les utopies présentes dans l'abondante littérature ayant fleuri sur ce sujet tout de suite après 1968. Au lieu de demeurer à l'écart du progrès technique, la pédagogie aurait du s'en servir pour gagner en efficacité éducative.
1) Le statu quo pédagogique.
Il y a plus d'un demi-siècle, la télévision n'avait que 3 chaînes. Les magnétoscopes n'existaient pas. Les ordinateurs portables non plus. Internet pas davantage. La transmissions des connaissances ne pouvait se faire que de bouche à oreille ou en utilisant l'imprimé. L'inspection générale de discipline, notait les profs sur leur capacité à transmettre directement le savoir. Il était donc impossible d'inverser la pédagogie en demandant aux élèves d'apprendre le cours dans les manuels (tous excellents d'ailleurs) chez eux et de faire en classe les exercices, les expériences et les T.P. comme le suggéraient déjà certains pédagogues. Sur le fond, c'est-à-dire au niveau de la pédagogie, rien n'a véritablement évolué. On peut même dire qu'elle est demeurée moyenâgeuse, car la transmission des connaissances se fait toujours, pour l'essentiel, de bouche à oreille. Ainsi, l'enseignement continue à reposer entièrement sur un Maître devant une classe.
2) La nécessaire révolution éducative.
Si l'on voit mal comment l'école élémentaire pourrait faire autrement, il n'en est plus de même pour l'enseignement secondaire. Depuis des décennies réformettes et contre-réformettes se sont succédé, tant au niveau des programmes que des filières. Continuer dans cette voie est stérile, en dehors de quelques économies en matière de postes, ce qui n'est certes pas négligeable ou scandaleux. C'est la pédagogie collective qui est désormais dépassée, tout au moins dans le second cycle. Elle ne correspond plus du tout au besoin des élèves, et surtout à l'évolution d'une société diversifiée, "préfigurative", en perpétuelle mutation technologique. Il devient aujourd'hui impératif non seulement d'avoir des bases solides, les plus étoffées possible, mais aussi d'acquérir la capacité permanente d'apprendre, ce qui est primordial, y compris à l'Université. Les élèves du secondaire aspirent de plus en plus à des contacts individualisés qu'ils trouvent dans les cours "Acadomia", Legendre ou autres. Voire dans les leçons particulières. Dans tous les métiers, les tâches répétitives (qualifiées de stupides) ont été confiées aux machines. L'enseignement semble être passé à coté de la révolution Gutenberg, de celle audio-visuelle (McLuhan) et aujourd'hui de celle informatique (E.A.O) et (E.I.A.O). Faute d'évolution, il faut donc désormais une révolution. En bref, les fonctions éducative et pédagogique des profs doivent prendre le pas sur celles répétitives ou mécaniques.
3) Aligner les horaires des enseignants sur ceux de tous les autres salariés ( 35h constatables sur 47 semaines travaillées).
Tout d'abord, les enseignants du primaire et du secondaire ne sont pas des professeurs chercheurs d'université (même s'ils se prennent parfois pour tels) qui ont besoin de beaucoup de temps libre pour la recherche et la mise en valeur de leurs travaux. Les premiers ont pour mission de faire acquérir aux apprenants un savoir standardisé de base (peu évolutif) débouchant sur des examens nationaux. Les seconds sont censés faire un cours inédit. Ce dernier peut donc demeurer ex cathedra sans aucun préjudice pour les étudiants. Il y a des assistants et des PRAG, pour prendre en charge les TP et les travaux en groupes. Il ne saurait donc y avoir confusion entre ces professions qui ne sont pas de même nature. S'agissant ainsi de l'enseignement secondaire, le SGEN/CFDT avait déjà proposé, il y a plus de 30 ans, une présence hebdomadaire des profs de 39h au sein des établissements, pour qu'ils redorent leur blason. Mme Ségolène Royal a aussi fait cette suggestion. M. Lionel Jospin, Ministre de l'E.N. avait, quant à lui, parlé de "travailler autrement". Prétendre que l'École, comme la famille, sont des institutions archaïques irréformables n'est rien d'autre qu'un dogme dénué de fondements. La rupture avec le passé consiste à recourir à l'utilisation de cours documentés, préparés par des équipes de professeurs, et enregistrés sur des DVD. Ils valent intrinsèquement beaucoup mieux que n'importe quel cours débité plus ou moins machinalement en direct dans un auditoire de 20 à 25 élèves. Il est possible ainsi de s'arrêter sur certains passages, de les revoir, de prendre des notes sans commettre de fautes de transcription aux effets désastreux pour les plus faibles. Car en révisant un cours pris à la va- vite, ces derniers fixent de mauvaises orthographes et même des erreurs beaucoup plus graves. Mais pour mettre cette pédagogie en oeuvre (condition sine qua non de sa réussite) les profs doivent devenir de véritables pédagogues au sens étymologique du terme. Leur unique raison d'être consiste majoritairement à faire travailler les élèves, à diriger leurs études, à évaluer, mais aussi à expliquer ce qui n'a pas été compris. En bref, une fonction intelligente. Même Ivan Illich n'a pas nié le recours à des éducateurs dans une société sans école (éditions du seuil 1972). Pour ce type d'éducation, au collège comme au lycée, les contacts doivent devenir individuels ou en tout petits groupes , sauf pour les TP, les expériences en sciences physiques, et les évaluations (devoirs surveillés). Cela devient évidemment possible en modifiant leur temps de présence et en développant le travail autonome pour les élèves comme le proposait déjà Antoine Prost dans un rapport portant son nom. Avec cette conception, le métier de prof deviendra moins pénible, car la tension nerveuse est beaucoup moins grande dans les contacts individuels que dans ceux collectifs débouchant parfois sur des chahuts. Enfin et surtout, l'éducation, au sens large du terme, sera renforcée par une présence beaucoup plus assidue que les 15 ou 18 séquences de 55 minutes (50 dans certains établissements) par semaine sur une demi-année. Les élèves faibles ne seront plus bloqués par la timidité, et ceux ayant des facilités retardés par les premiers. Mais cela ne suffira pas si l'on ne réaménage pas le temps scolaire.
4) Diminuer et moduler la durée des vacances.
Les rythmes scolaires sont actuellement aberrants. Les journées sont trop longues, comme n'a cessé de le répéter Claude Allègre (Toute vérité est bonne à dire page 38...) et les vacances aussi. Ces dernières sont de 6 semaines pour presque tous les salariés et elles sont de plus en plus étalées sur l'année, ce qui ne nuit pas à l'industrie touristique, bien au contraire. Dans ce domaine, l'actuel soutien apporté à la fin des vacances d'été aux élèves ayant des rythmes d'acquisition plus lents est évidemment une réforme positive, mais elle n'apporte pas une réponse à la fatigue générée par des journées de travail trop longues. Les activités sportives ou de loisirs (Théâtre, bibliothèque, médiathèque...) font défaut, au niveau de la détente nerveuse indispensable. Un nombre croissant de parents ne cesse de le dire. Ainsi, les établissements scolaires doivent demeurer ouverts toute l'année civile afin de permettre une meilleure utilisation des locaux et des personnels dans les activités scolaires comme dans celles para-scolaires. Rendre les élèves plus sociables demande de la continuité et du temps.
5) Poursuivre la décentralisation.
Les changements ne pourront se faire qu'avec une plus grande autonomie de gestion des établissements, et leur mise en concurrence, pratiques qui ont fait progresser tous les secteurs d'activité. Claude Allègre comparait notre système éducatif, tantôt à un mammouth tantôt à un dinosaure. Les Rectorats et I.A. emploient une bureaucratie excessive, inutile et donc coûteuse. Il faut les "dégraisser" en priorité. Les programmes et les examens peuvent demeurer nationaux, car ils appartiennent à la sphère régalienne avec l'évaluation des savoirs (examens). En revanche, la gestion des profs peut très bien être décentralisée au niveau des établissements. Les CAPES deviendront alors de simples certificats d'aptitude. Le Proviseur ou le Principal assistés par des enseignants de la discipline recruteront leurs profs, en fonction d'un projet éducatif. C'est déjà ainsi dans de nombreux pays. Mais il n'y a pas d'autonomie sans limites financières. C'est pourquoi, la "décision" 6 du rapport Attali sur la libération de la croissance, précise page 34: "En pratique, l'État affectera aux parents une somme d'argent par élève. Chaque parent pourra l'utiliser dans un établissement public ou privé de son choix." Tous ces changements devront évidemment s'accompagner d'un renforcement des IUFM.
7) Des personnels mieux formés pour exercer leur métier éducatif.
Les sciences de l'éducation, étendues à la confection des DVD et des logiciels éducatifs, ont vocation à devenir le fer de lance de la formation des personnels d'enseignement. La nouvelle manière de transmettre l'instruction nécessite une pédagogie différente de l'ancienne. M. Darcos propose d'allonger d'un an les études pour devenir professeur comme si les profs ne connaissaient pas suffisamment leur discipline, raison pour laquelle ils seraient obligés de préparer (apprendre?) "leur" (plagiat?) cours. Pourquoi ne pas consacrer cette année supplémentaire à l'étude des sciences de l'éducation? Dans beaucoup de pays, les profs du secondaire sont bivalents, parfois trivalents. Ils ne sont pas incompétents pour autant. Vice versa, leur formation pédagogique et leur implication éducative sont très supérieures à nos pratiques. Toutes ces innovations font toujours l'objet de vives polémiques. Tout ce qui touche à l'éducation est explosif chez nous (quieta non movere écrivait Salluste dans Catilina) sauf quand il s'agit de dépenser toujours plus dans un système souvent comparé au tonneau des Danaïdes.
8) Les dysfonctionnements du système éducatif sont multiples.
Sans cautionner intégralement les enseignements de B.F. Skinner, exprimés dans au delà de la liberté et de la dignité (Robert Laffont 1971), tout est éducation de la naissance à la mort. Le constat de la faillite éducative est effarant. Ainsi nous avons déjà un nombre élevé de suicides, plus de 10.000 par an. C'est la première cause de mortalité pour les jeunes. S'y ajoutent de nombreux drogués, y compris par des médicaments psychotropes comme les anxiolytiques donnant lieu à des consommations records comparées aux autres pays. Leurs effets sont mortifères. S'y additionnent de multiples agressions aux personnes, des incendies criminels dans les banlieues. Des illettrés et surtout des personnes lisant péniblement. Les difficultés rencontrées par la presse écrite en témoignent. Il n'est pas non plus possible de mieux partager le travail parce qu'une proportion (trop importante) est incapable de travailler (2 millions de chômeurs!) qui ne sont pas tous des handicapés. Avoir un métier est pourtant vital. Or, nous devons importer non seulement de la main d'oeuvre qualifiée mais aussi des personnels hautement diplômés. Paradoxalement, 50% de nos étudiants échouent à l'Université soit parce qu'ils ont été mal orientés, soit parce qu'on ne leur a pas appris à apprendre. Dans ces conditions, peut-on affirmer que notre système éducatif fonctionne comme il le faudrait et qu'il serait même le meilleur du monde?. La réponse est évidemment non. Ce n'est pas faute de moyens, car ceux-ci n'ont cessé de s'accroître depuis de nombreuses décennies. C'est tout simplement parce qu'ils sont très mal employés. Claude Allègre comparait le corporatisme professoral, ultra-conservateur, à "l'armée rouge".
9) Les réactions des enseignants face au changement demeurent toujours les mêmes.
Pour eux, l'élève serait incapable d'apprendre seul. Il aurait besoin d'un mentor ou d'un surveillant mobilisant en permanence son attention pendant la transmission des connaissances. "apprendre le cours dans un manuel scolaire, cela n'a jamais marché" écrivait un professeur. Même remarque pour l'audiovisuel. Quant à l'E.A.O et à l'E.I.A.O, ils n'ont jamais pu voir le jour. Le plan "informatique pour tous" de Jean-Pierre Chevènement s'est heurté à une hostilité quasi générale. Le matériel spécifiquement conçu pour un usage pédagogique n'a souvent pas été déballé. Et quand il l'a été, c'était pour être critiqué et déprécié. Ce fut un véritable sabotage verbal. Il avait pour raison (non avouée!) celle qui opposait les ouvriers aux métiers à tisser de Jacquard. L'informatique supprimerait des postes de profs dans l'éducation en permettant aux élèves d'apprendre seul, véritable crime pour les syndicats . Et pourtant, chacun d'entre nous sait pertinemment que ce qu'il a véritablement assimilé et retenu, c'est ce qu'il a appris ou découvert par lui-même. Le refus du changement réside de toute évidence dans la crainte de voir disparaître un statut privilégié. Le temps libre et la sécurité de l'emploi sont devenus les vocations premières du professorat. On trouve de ce fait une méfiance pour les sciences de l'éducation pouvant induire le changement tant redouté. Pour beaucoup de profs la compétence disciplinaire, serait la meilleure des pédagogie. Or, il n'y a pas d'instruction sans éducation et vice versa. Cette dichotomie est absurde. Enfin, la salle de classe n'est pas un lieu exceptionnel pour l'apprentissage de la vie en groupe, autre argument en faveur du maintien des cours dans leur forme actuelle. Une autre objection, de taille, réside dans l'égalité du Service public sur tout le territoire. Or, ce n'est déjà actuellement pas le cas avec les Z.E.P. Maintenant si l'on prend l'exemple de l'industrie automobile, la mécanisation a permis une très forte diversification des modèles, une réduction des coûts de production et une démocratisation de son usage. La concurrence oblige tous les constructeurs à fabriquer des voitures de qualité. Cette comparaison avec l'École leur parait sacrilège, dans le meilleur des cas matérialiste. Mais notre cerveau n'est-il pas aussi composé de matière? Enfin, il faut cesser d'être hypocrite. Le système éducatif a, de tout temps, transformé des différences naturelles (innées) en inégalités sociales. Pour qu'il en soit autrement, il faudrait payer toutes les personnes de la même manière. Même l'URSS a du y renoncer.
9) Conclusion.
La société a fortement évolué depuis un demi-siècle. Elle est de moins en moins figée. Si les méthodes d'enseignement du primaire se sont modernisées, celles du secondaire sont demeurées archaïques et infantilisantes. L'École aura de moins en moins le monopole du savoir, même si celui qu'elle dispense est spécifique. Sa mission doit être d'apprendre à apprendre par l'utilisation rationnelle de toutes les technologies modernes de la transmission des connaissances allant des manuels scolaires à l'ordinateur dont le support est aussi l'écrit. Dans cette perspective, les profs doivent être formés pour être tout de suite opérationnels. Ils ne sont utiles que devant les élèves. Les nouvelles technologies permettent de multiplier ou d'amplifier l'intelligence (capacité de comprendre telle ou telle chose) si elles sont étroitement liées à la pédagogie, notamment aux méthodes Freinet. Mais elles permettront aussi de libérer les professeurs. Ils pourront ainsi prévenir ou pallier in ovo (dans l'oeuf) les comportements asociaux qui minent notre pays. Dans l'état actuel des choses, notre système scolaire est devenu un Moloch pour la société.
Ecrit par : Trollbolino | 16 septembre 2008
Écrivez, écrivez, des mètres et des mètres d'écran, s'il vous plaît.
Il ne faut surtout pas que l'article sur les PTAmachintruc soit lu en haut lieu.
J'en veux pas de ça, dans ma classe !
Ecrit par : catmano | 16 septembre 2008
Un certain JM Mercier a pondu cette suite de caractères sur le forum éuc de France 2.
Stupidement troll.
Ecrit par : dugong | 16 septembre 2008
Je tiens à préciser que lorsque j'ai écrit le message précédent, les conneries du troll bolino n'étaient pas encore parues sur le blog !
J'ai dit écrivez, pas "propagandez" !
Ecrit par : catmano | 16 septembre 2008
Pour ceux qui ne l'avient pas lu ou veulent le relire voici l'article du Monde sur Xavier Darcos en date du 4 septembre 2008.
Xavier Darcos
La foi du converti
Article paru dans l'édition du 04.09.08
.../...
Béatrice Gurrey
Ecrit par : Merlemocoeur | 16 septembre 2008
Comme dithyrambe, y'a mieux!
Si c'est vraiment de cet article qu'il s'agissait, je le préfère à son adresse qu'à la mienne.
Ecrit par : Trollbolino | 16 septembre 2008
arrêtez d'troller 2 'segondes' :)
je voudrais savoir si Jean a des CM1 c't'année ?
passkeu moua j'ai un vrai pro, pour une fois !!!!
Bisquebisque rageuuuu !
ange :)
Ecrit par : toto | 16 septembre 2008
Un certain JM Mercier a pondu cette suite de caractères sur le forum éuc de France 2.
Stupidement troll.
Ecrit par : dugong | 16 septembre 2008
Je tiens à préciser que lorsque j'ai écrit le message précédent, les conneries du troll bolino n'étaient pas encore parues sur le blog !
J'ai dit écrivez, pas "propagandez" !
Ecrit par : catmano | 16 septembre 2008
Ouais, jai trouvé ça vachement bath, alors, je vous l'ai mis mais en changeant mon nom.
Ceci dit, je remercie toutes les personnes qui ont pris part à notre peine lors du décès de Caramel.
Pour compléter le tableau, mon fils a reçu sa feuille de route pour la journée soldatesque qui va lui faire louper deux heures de philo.
Ecrit par : Dobolino | 16 septembre 2008
Sur la notion de culture, voir :
- G. Steiner, Dans le château de Barbe Bleu. Notes pour une redéfinition de la culture, Folio
- H.Arendt, La crise de la culture, Folio (ou sa vulgarisation chez Finkielkrault, La défaite de la pensée)
- A.Brossat, Le grand dégoût culturel, Seuil (un pamphlet, la culture contre le politique)
Et pour les vétérinaires qui traineraient sur ce blog:
- D.Lestel, Les origines animales de la culture, Flammarion (un brillant penseur dont on parle malheureusement peu)
Ecrit par : Romuald | 16 septembre 2008
@ Cordoba a écrit :
Robin doit être rassuré par tous les messages de soutien et d'amitié. Jean s'est excusé, tout devrait rentrer dans l'ordre.
Je réponds :
Sibiliibili n'a présenté aucune lettre d'excuse quant à son attitude indigne… J'avais écrit :
"Sibille prenez exemple sur Jean. Si vous reconnaissez que vous vous êtes conduit comme un cuistre à mon égard, je reconsidérerai mon diagnostic.” Il me répond en m'accusant d'être Raclure d'Héraclite, Et le fait qu'il ose écrire ensuite :
"mais le fait qu'elles aient été (les fautes) en totale contradiction avec des contributions plutôt argumentées et bien construites, quoique dans un style un peu pompeux (et parfois légèrement pompant, d'ailleurs).”… montre qu'il ne veut décidément rien comprendre au fond du problème…
Je vais faire simple : allez lire sur mon blog, l'histoire réelle qui m'est arrivée il y a deux ou trois mois et qui s'appelle « MONSIEUR, VOUS ÊTES UN CON ». Cela se passait à la caisse réservée aux handicapés dans une grande surface… Et bien le con dont il est question dans cette histoire de Grande Surface, n'est pas pire que le con justicier qui opère sous le pseudo de Christophe Sibille sur un site d'Internet… Des fois je me demande si ce n'est pas le même individu.
Vous comprendrez cher Cordoba, défenseur de la paix des méninges, que Felts est rassuré par les messages de soutien et d'amitié en particulier de Robin, Toto, Amélie et bien d'autres encore. Mais Sibille a oublié de s'excuser et en bon maoïste que vous n'êtes plus, vous savez qu'une paix fondée sur l'injustice et le mensonge est toujours source de nouveaux conflits…
En ce qui concerne votre condamnation des Trolls, je souscris à 200%. En ce qui me concerne signant exclusivement Felts ou Dieu, personne ne peut se tromper. Tout le monde sait que sur ce site, Dieu c'est Felts… Même si je concède qu'ailleurs Felts n'est pas Dieu.
Certains s'étonneront de l'horrible prétention à se prétendre Dieu… Des esprits critiques avec qui je polémiquais, m'avaient surnommé Jésus-Christ à cause de ma photo sur mon site (où quand l'on a une mauvaise vue on peut trouver une parenté entre le Christ et moi. La même erreur que faisaient certains malades à l'hôpital quand j'arrivais dans un nouveau service : va falloir bien se tenir, Jésus est parmi nous… Il ne fallait pas longtemps pour qu'ils se rendent compte que je n'avais rien d'un Jésus). Mais ces esprits critiques du site m'étiquetaient Jésus parce que j'avais aussi des affirmations qu'ils jugeaient péremptoires (alors qu'elles n'étaient que contradictoires aux leurs). J'ai préféré (par ironie) prendre le nom du père (Dieu) plutôt que celui du fils, car je n'ai pas l'esprit sacrificiel dans lequel le fils s'est malheureusement complu dans la dernière période de sa vie.
Désolé Pédro, il n'y peut y avoir d'ordre nouveau tant que les fauteurs de troubles n'entament pas leur chemin de croix…
Je vous bénis tous parce que vous avez tous pêché…
Par contre, je ne bénis pas le Trollbolino et son long pensum… Dire qu'on m'a reproché de faire long ! ! !
Ecrit par : Roger Felts | 16 septembre 2008
Il doit y avoir aussi les Fumaroli (Etat culturel, institutions littéraires…)
Et en moins « sérieux », de ce cher R. Camus, « La grande déculturation »
Ecrit par : uncertain | 16 septembre 2008
Par contre, je ne bénis pas le Trollbolino et son long pensum… Dire qu'on m'a reproché de faire long ! ! !
Ecrit par : Roger Felts | 16 septembre 2008
Ouais, je suis bien d'accord, mais j'avais besoin de partager avec vous tous.
Ecrit par : Dobolino | 16 septembre 2008
Dans le genre atrabilaire aussi , voir du côté de J. Clair (aspect « culture » financée par l’’Etat)
Ecrit par : uncertain | 16 septembre 2008
Et pour les vétérinaires qui traineraient sur ce blog:
- D.Lestel, Les origines animales de la culture, Flammarion (un brillant penseur dont on parle malheureusement peu)
Ecrit par : Romuald | 16 septembre 2008
vu!
Ecrit par : Dobolino | 16 septembre 2008
J'aimerais bien que le 'bouffon' qui parle de race, nous parle de ses élèves ...
ange :)
Ecrit par : toto | 16 septembre 2008
des insultes,encore des insultes,toujours des insultes,trop d'insultes sur ce blog .
Je ne veux pas cautionner en ne disant rien.
Ecrit par : angélisme | 16 septembre 2008
Angélique, continuez à cautionner en ne disant rien. Votre intervention est une insulte à l'histoire de ce blog.
Ecrit par : Dieudebonté | 16 septembre 2008
Et pour les vétérinaires qui traineraient sur ce blog:
- D.Lestel, Les origines animales de la culture, Flammarion (un brillant penseur dont on parle malheureusement peu)
Ecrit par : Romuald | 16 septembre 2008
vu!
Ecrit par : Dobolino | 16 septembre 2008
Et commandé! On va voir ce qu'en pensent mes Ariégeois et autres Anglo-Français.
De la Culture chez le chien de grande vénerie.
Ouaf! ouaf! d'une gorge profonde, à qui répond Grouik, Grouik, d'une gorge non moins profonde.
Ecrit par : Dobolino | 16 septembre 2008
Et commandé! On va voir ce qu'en pensent mes Ariégeois et autres Anglo-Français.
De la Culture chez le chien de grande vénerie.
Ouaf! ouaf! d'une gorge profonde, à qui répond Grouik, Grouik, d'une gorge non moins profonde.
Ecrit par : Dobolino | 16 septembre 2008
En tout cas, c'est un livre qui arrive à arracher beaucoup de profs de philo. de leur cartésianisme immodéré (l'animal-machine etc...) en montrant que la notion de culture peut être généralisée au vivant (et pas seulement aux singes anthropoïdes, c'est là où l'analyse est vraiment forte).
J'en profite pour compléter les références précédentes avec le chapitre sur "La production industrielle de biens culturels. Raison et mystification des masses" dans La dialectique de la raison de Adorno et Horkheimer (C.Lasch a dû aussi écrire sur la question).
Ecrit par : Romuald | 16 septembre 2008
Un certain JM Mercier a pondu cette suite de caractères sur le forum éduc de France 2.
Stupidement troll.
Ecrit par : dugong | 16 septembre 2008
Non! Stupidement lus et approuvés!
Le premier des trolls est quand même Président de la République, et pour quelques années encore. On en a encore pour 3.5+5 années, de ce charmant garçon.
Ecrit par : Dobolino | 16 septembre 2008
"Terrible, l'effet sur un élève studieux depuis la sixième du cours de troisième sur le schéma narratif "M'man, je t'assure que ce prof nous en veut!""
Le scéma narratif, hé, hé !
Moi aussi , je le leur ai collé, dès la première semaine (rappel en 5 mn de ce que c'était), et pis, on l'a appliqué rapidos sur un texte, soigneusement sélectionné afin que ce p… de schéma ne puisse s'appliquer. Conclusion de la "construction des savoirs" : "ben vous voyez, le schéma narratif, ce n'est qu'un outil, vous l'utilisez seulement si cela vous aide, en ce qui me concerne, vous n'en entendrez plus parler. Gardez la fiche quand même, elle vous servira l'an prochain. Maintenant, on passe à la littérature."
Ecrit par : stagiaire.iufm | 16 septembre 2008
en montrant que la notion de culture peut être généralisée au vivant (et pas seulement aux singes anthropoïdes, c'est là où l'analyse est vraiment forte).
Ecrit par : Romuald | 16 septembre 2008
C'est exactement ce qui m'intéresse
On va voir si on est en mesure de piger quelque chose.
Ecrit par : Dobolino | 16 septembre 2008
Sur la notion de culture, voir :
- G. Steiner, Dans le château de Barbe Bleu. Notes pour une redéfinition de la culture, Folio
- H.Arendt, La crise de la culture, Folio (ou sa vulgarisation chez Finkielkrault, La défaite de la pensée)
- A.Brossat, Le grand dégoût culturel, Seuil (un pamphlet, la culture contre le politique)
Ecrit par : Romuald | 16 septembre 2008
Merci Romuald, Sénéchal, et uncertain !
Si jamais d'autres références vous viennent en tête...
Ecrit par : Jérémy | 16 septembre 2008
Bon courage à vous.
Ps Evidemment, je n’ai pas l’audace de vous donner des « conseils ». Vous avez sans doute plus d’expérience que moi.
Ecrit par : uncertain | 16 septembre 2008
Merci à incertain de penser à moi...Nous avons tous besoin de conseils, d'échanger des expériences, et même si je suis à un an et quelques mois de la retraite, j'en ai besoin aussi.
Nouvelles du front :
Les journées sont de plus en plus fatigantes ; sans doute parce que je commence à leur demander de travailler et à faire des évaluations ("Ca sera noté ?, ça comptera pour la moyenne ? Elle comptera pas celle-là, hein ?...) et de situer les élèves.
Je confirme l'incroyable accoissement de l'hétérogénéité et des difficultés inimaginables de certains élèves en français.
Le lien entre les difficultés et le comportement pénible en classe est évident. Pour certains élèves, le mot "travail" prend tout le sens de son étymologie latine de "torture", et que faire quand on n'a pas un âme de bourreau ?
Discuté avec le professeur de français de l'an dernier de mes 4ème du collège de rattachement qui m'explique que la moitié des élèves de la classe sont passés à l'ancienneté, sans avoir le niveau.
La voisine de la jeune fille qui a fait une crise (probablement simulée) d'hystérie hier a écrit des obcénités sur sa table et n'a rien fait de toute l'heure...Sa voisine non plus d'ailleurs.
J'ai appris incidemment (on apprend toujours tout incidemment, quand on l'apprend) qu'elle a fait une tentative de suicide l'année dernière et que sa voisine a de graves difficultés psychologiques.
Comment gérer, dans ces conditions, des situations de crise ? Amateurisme d'apprentis-sorciers.
Mon collègue me dit que l'adjoint est correct, qu'il ne prend pas systématiquement, comme certains, la défense des élèves, mais trop à l'écoute (c'est la pratique dominante, nous sommes tous plus en moins transformés à notre corps défendant en psy)...
Il me parle d'un autre élève qui passe en conseil de discipline pour des raisons graves et dont le comportement inquiétant avait été déjà signalé en vain depuis deux ans.
Le garçon de 4ème qui a vomi hier matin à 8 h. 15 dans ma classe, dans l'autre établissement passe lui aussi en conseil de discipline (racket).
Il a passé l'heure à amuser son entourage immédiat sur lequel il exerce une grande fascination en jouant avec son tube de ventoline.
Ecrit par : Robin | 16 septembre 2008
"Je ne suis pas seule à penser qu'on n'a pas à attendre du pape qu'il fasse autre chose que remplir sa fonction de Pape."
Ecrit par : Amélie (forcément)
C'est idiot, une fois de plus : à ce compte-là, Hitler faisait très bien son boulot de Führer, Staline incarnait très bien son propre mode de pensée, et le chef du Temple solaire tenait très bien son rôle de chef du Temple solaire. Ils ne faisaient pas autre chose que de remplir leur fonction. Amélie aime tendre le bâton pour se faire battre.
Ecrit par : Jérémy | 16 septembre 2008
Là , Jeremy fait son boulot de Jeremy , évidemment .
Toujours aussi minable . Pour oser ces comparaisons douteuses , il faut vraiment n'avoir rien compris à l'article cité , être de très mauvaise foi ( c'est le cas de le dire ) ou n'être qu'un petit con ( loi du 29 juillet etc...on sait ! ) ...
Le bâton , faites-en ce que vous voulez ...
Et relisez-vous avant de pousser des cris de précieuse effarouchée qu'on a insultée . Vous l'avez bien cherché et parfaitement mérité .
Vous êtes un âne .
Ecrit par : Amélie | 16 septembre 2008
errata : obscénités (avec un s avant le c !)
Ecrit par : Robin | 16 septembre 2008
N'oublions pas le livre classique de Allan Bloom, The closing of the American Mind (trad. L'âme désarmée).
Ecrit par : Sénéchal | 16 septembre 2008
De mara Goyet, sur les effets inattendus de "l'éducation à la citoyenneté" :
"L'école a parfaitement su inculquer les notions de devoir, de droit, de respect, d'antiracisme et de tolérance. Le "message citoyen" est passé. L'élève le plus destructuré, violent et insultant exigera ainsi le respect de la part d'un professeur mis hors de lui par ses soins. Une classe insupportable vous rappellera à vos devoirs en tant qu'enseignant si vous décidez d'interrompre votre cours. Certains crient toute la journée au racisme mais vous feront part de leur avis définitif sur les Roms (ou les Juifs). D'autres jetteront leur chewing-gum par terre, cracheront partout, casseront les vitres du collège, mais seront de la dernière sévérité contre les pollueurs et les gaspilleurs de la terre. Quelques élèves ont ainsi retourné à leur avantage notre nunucherie et nous nous retrouvons comme des idiots avec notre angélisme crétin.
Mais tout n'est pas pedu. Grâce à tout cela, nous avons transformé les gros durs d'antan en plaignant pervers et raffinés. La difficulté est devenue citoyenne : certains élèves, pour nous éduquer, sont maintenant capables de nous offenser gravement sans coups ni insultes. Et ils savent aussi, à cette occasion, nous faire culpabiliser si nous avons l'idée saugrenue d'en prendre ombrage.
C'est un tort de sous-estimer l'agilité intellectuelle de nos élèves. Ils sont tout sauf des barbares."
Bien vu, non ?
Ecrit par : Robin | 16 septembre 2008
"Le spécialiste de l'éducation Philippe Meirieu"
écrit Béatrice Gurrey.
Non, Madame Gurrey, Meirieu n'est pas un "spécialiste de l'éducation"! C'est un spécialiste de rien du tout, un brasseur de néant.
Les seuls qui aient le droit de se dire "spécialistes de l'éducation", ce sont les professeurs, pas quelques bavards impénitents qui, comme Meirieu et sa clique, pérorent loin des élèves, devant lesquels ils ne tiendraient d'ailleurs pas cinq minutes avec leur verbe ampoulé, la plupart du temps impénétrable, et leurs grimaces de petits marquis ridicules.
Faute d'être capable d'enseigner - il n'a ni CAPES ni agrégation, Meirieu s'est rabattu sur les "sciences de l'éducation", domaine pseudo-universitaire où n'importe quel crétin phraseur et démagogue peut dire impunément n'importe quoi et être encensé par les imbéciles.
Ecrit par : Jean | 17 septembre 2008
Là , Jeremy fait son boulot de Jeremy , évidemment .
Toujours aussi minable . Pour oser ces comparaisons douteuses , il faut vraiment n'avoir rien compris à l'article cité , être de très mauvaise foi ( c'est le cas de le dire ) ou n'être qu'un petit con ( loi du 29 juillet etc...on sait ! ) ...
Le bâton , faites-en ce que vous voulez ...
Et relisez-vous avant de pousser des cris de précieuse effarouchée qu'on a insultée . Vous l'avez bien cherché et parfaitement mérité .
Vous êtes un âne .
Ecrit par : Amélie | 16 septembre 2008
Le message d'amour de la religion chrétienne n'a pas dû parvenir jusqu'à vous ! Je ne sais pas si le Pape a à coeur de faire son boulot, mais apparemment il ne remplit pas son rôle puisque même de soi-disants fidèles ne sont pas convaincus par le peu de fondement que peut avoir sa secte. Enfin, vous êtes peut-être athée, mais en tout cas, quoi que vous représentiez, vous le représentez bien mal.
Je n'ai pas lu l'article que vous citez, j'ai répondu à la phrase que vous avez écrite vous-même. Si vous ne vous rendez pas compte des absurdités que vous écrivez, et si vous vous répandez en insultes dès qu'on vous met le nez dedans, c'est que vous êtes déjà trop atteinte pour entreprendre toute tentative de sauvetage.
Continuez les prières, il en sortira peut-être quelque chose !
Ecrit par : Jérémy | 17 septembre 2008
Robin, je crois qu'il est malheureusement impossible de vous conseiller par rapport à ces "cas sociaux", au sens propre du terme.
Dans quelle académie êtes-vous ?
Je me demande ce que donnerait un arrêt de travail généralisé de tous les professeurs qui exercent dans des situations invivables. Ce serait l'exercice du droit de retrait, dans toutes les académies. Que ferait le ministère face à ce mouvement global ? Les professeurs seraient-ils sanctionnés ? Des vacataires seraient-ils assez pauvres et fous pour prendre la relève ? C'est peut-être ça, la solution du "mouvement" tant attendu dans l'E.N. : droit de retrait exercé par tous les professeurs qui sont dans des classes ou des établissements qui présentent des situations ingérables. Fin du cours, qand le cours ne peut avoir lieu. Si le mouvement est général, que pourrait faire le ministère ?
Ce sont des questions ouvetes.
Ecrit par : Jérémy | 17 septembre 2008
Et n'oubliez pas cette question essentielle, Jérémy : que ferait le ministère si les correcteurs du bac avaient le cran de noter les copies conformément à ce qu'elles valent vraiment, en résistant aux pressions de toutes sortes? On ne pourrait plus nous imposer la mascarade des 80 % de réussite. Ca, ça serait révolutionnaire. Alors, vingt après la chute du Mur de Berlin (et accessoirement l'édification de la loi d'orientation Jospin), et si on faisait tomber le mur de l'imposture pédagogique? Voilà également une question ouverte.
Ecrit par : Daniel Arnaud | 17 septembre 2008
Et n'oubliez pas cette question essentielle, Jérémy : que ferait le ministère si les correcteurs du bac avaient le cran de noter les copies conformément à ce qu'elles valent vraiment, en résistant aux pressions de toutes sortes? On ne pourrait plus nous imposer la mascarade des 80 % de réussite. Ca, ça serait révolutionnaire. Alors, vingt après la chute du Mur de Berlin (et accessoirement l'édification de la loi d'orientation Jospin), et si on faisait tomber le mur de l'imposture pédagogique? Voilà également une question ouverte.
(Navré pour la redite, je ne suis pas sûr que mon commentaire soit passé la première fois. Faut-il donc que je trisse?)
Ecrit par : Daniel Arnaud | 17 septembre 2008
"que ferait le ministère si les correcteurs du bac avaient le cran de noter les copies conformément à ce qu'elles valent vraiment, en résistant aux pressions de toutes sortes?"
En tout cas, étant donné les affirmations de Darcos, le ministère serait bien en peine d'y trouver quoi que ce soit à redire, et devrait officialiser les remontées de notes. Ca vaudrait sûrement mieux que de donner des médailles (qui a bien pu penser à ça ???)
Je me dis que l'exercice du droit de retrait par tous les professeurs qui enseignent dans des situations invivables, serait efficace et radical. Fin du cours, quand le cours ne peut avoir lieu, ce devrait être le bon sens, et c'est l'administration qui devrait être en cause, pas les professeurs.
Ecrit par : Jérémy | 17 septembre 2008
Jean, j'espère quqe vous avez le coeur solide :
Voici, en guise d’illustration, quelques sujets, choisis dans les épreuves du concours réservé (ouvert de 2000 à 2005) de Lettres modernes ou classiques. Ces questions ont été élaborées par les inspecteurs d'académie membres du jury de concours :
- Vous dites dans votre rapport que vous avez enseigné dans plusieurs classes de seconde de sept.2003 à fév.2004 (vous présentez un compte rendu de votre première séquence) Vous choisirez une séquence parmi celles que vous avez organisées ensuite dans ces classes de seconde et vous la présenterez, en vous appuyant sur des exemples précis.
- Vous dites à la page 3 de votre rapport que vous êtes intervenue en « expression-communication» auprès de groupes en GRETA. Montrez comment vous pourriez utiliser certains de ces exercices dans une séquence en seconde ou en première.
- Le travail de l’écriture au collège : est-ce un apprentissage spécifique en ZEP ?
- Vous écrivez (page 3-4 de votre rapport) : « j’ai également la responsabilité d’évaluer ces jeunes gens de la manière la plus juste, sans jamais les blesser ni les décourager. Je soigne donc mes remarques et j’annonce toujours les barèmes de notation. » En partant d’un exemple concret pratiqué dans une de vos classes, expliquez le rôle des
remarques et des barèmes de notation dans l’évaluation et la progression des élèves.
- Vous présentez en page 2-3 de votre rapport une séquence sur la poésie en classe de 6ème.
Quelles connaissances et compétences souhaitez- vous faire acquérir à vos élèves à travers cette séquence et quel réinvestissement en attendez-vous dans la passage à l’écriture ?
- Vous écrivez p. 2 de votre rapport “l’incitation à la lecture libre et individuelle est un des points clés de l’enseignement du Français dans tous les niveaux”. Vous justifierez cette assertion en montrant en particulier comment la lecture est liée aux autres domaines de l’enseignement du Français.
- Elaborez une séquence utilisant le support informatique dans la classe de votre choix.
- Qu’est-ce qui, dans les dispositifs que vous avez expérimentés avec des élèves en difficulté, vous semblerait profitable pour gérer une classe hétérogène ?
- Dans votre rapport, vous évoquez l’intérêt du théâtre dans le cours de Français. Comment envisagez-vous son enseignement dans le cadre des nouveaux programmes de lycée ?
- A quelles conditions le travail en interdisciplinarité peut-il rendre plus efficace l’enseignement du Français ? Vous vous appuierez sur vos expériences.
- Vous évoquez dans votre rapport des moyens de rendre le latin « attractif », vous expliquerez, à l’aide d’exemple précis, les stratégies mises en oeuvre pour rendre le latin « attractif » dans vos classes.
- Dans le cadre de l’ATP (Aide au travail personnalisé) en classe de 6ème, vous évoquez (p.4 de votre rapport) la rédaction individuelle d’un conte. Vous expliciterez la méthodologie de ce travail en précisant les démarches mises en oeuvre et les objectifs poursuivis.
- Vous évoquez en décrivant une séance de latin la « lecture méthodique ». Vous expliciterez à l’aide d’exemples ce que vous appelez « lecture méthodique » d’un texte latin.
- Vous expliquerez pourquoi, selon vous, dans le cadre de la pédagogie différenciée, « le professeur n’est plus au centre, dispensateur d’un savoir, mais organisateur de situations,
animateur…» (p.2 de votre rapport)
- Avec des exemples concrets, dites quelles stratégies pédagogiques vous mettez en oeuvre pour « faire redécouvrir la langue française et sa richesse tout en ne braquant pas » les élèves ?
- Concrètement, quelles pratiques pédagogiques mettez-vous en oeuvre pour « faire d’un non lecteur un bon lecteur » ?
- En quoi votre expérience de l’enseignement du FLE serait-elle susceptible de vous aider à enseigner la maîtrise des discours au collège dans le cours de Français ?
- Pourriez vous décrire l’organisation de la séquence sur l’étude de Gargantua en 5ème, que vous proposez en exemple p.2, et l’inscrire dans votre progression annuelle ?
Ecrit par : Jérémy | 17 septembre 2008
Je n'ai pas lu l'article que vous citez, j'ai répondu à la phrase que vous avez écrite vous-même. Si vous ne vous rendez pas compte des absurdités que vous écrivez, et si vous vous répandez en insultes dès qu'on vous met le nez dedans, c'est que vous êtes déjà trop atteinte pour entreprendre toute tentative de sauvetage.
Continuez les prières, il en sortira peut-être quelque chose !
Ecrit par : Jérémy | 17 septembre 2008
1- Vous parlez sans avoir lu et vous n'avez pas honte de l'avouer
2- C'est vous qui m'insultez et m'agressez ( relisez-vous )
3-Donc , vous êtes vraiment un âne .
Ecrit par : Amélie | 17 septembre 2008
Jean, j'espère quqe vous avez le coeur solide :
Voici, en guise d’illustration, quelques sujets, choisis dans les épreuves du concours réservé (ouvert de 2000 à 2005) de Lettres modernes ou classiques. Ces questions ont été élaborées par les inspecteurs d'académie membres du jury de concours :
- Vous dites dans votre rapport que vous avez enseigné dans plusieurs classes de seconde de sept.2003 à fév.2004 (vous présentez un compte rendu de votre première séquence) Vous choisirez une séquence parmi celles que vous avez organisées ensuite dans ces classes de seconde et vous la présenterez, en vous appuyant sur des exemples précis.
etc.
Ecrit par Jeremy
Oui, Jeremy, tout ce charabia pseudo-pédagogique inspiré des théories vaseuses de Meirieu est en effet profondément accablant.
Je suis sûr que des lecteurs non avertis arrivant sur ce blog et découvrant à travers les extraits que vous rapportez toute l'insondable immensité de l'absurdité pédagogiste compendront pourquoi les élèves de collège et de lycée sont aujourd'hui écoeurés du français et détestent cette matière qui, si elle était enseignée raisonnablement, parlerait à leur âme comme elle parlait à la nôtre et serait, pour beaucoup d'entre eux, leur matière préférée.
Parents qui visitez ce blog, sachez que de soi-disant "pédagogues" ont tout mis en oeuvre pour ECOEURER VOS ENFANTS DU FRANCAIS!
Ecrit par : Jean | 17 septembre 2008
e me dis que l'exercice du droit de retrait par tous les professeurs qui enseignent dans des situations invivables, serait efficace et radical. Fin du cours, quand le cours ne peut avoir lieu, ce devrait être le bon sens, et c'est l'administration qui devrait être en cause, pas les professeurs.
Ecrit par : Jérémy | 17 septembre 2008
Je ne sais pas si ma situation est "impossible", Jérémy. sans doute que quelqu'un de plus jeune, en meilleur santé, plus épargné par les aléas de la vie réussirait haut la main là où j'ai du mal, de plus en plus de mal.
C'est peut-être d'ailleurs ce que chacun d'entre nous se dit, et c'est pourquoi l'exercice du droit de retrait me paraît problématique, les "épargnés" étant rarement sodidaires des "éprouvés".
La seule chose que je peux dire, c'est que si ma situation personnelle est à l'image de la situation générale : classes de 4ème difficiles à 28, nomination en fin de carrière sur deux établissements, deux heures et demi de trajet par jour, etc., alors oui, sans aucun doute possible, et malgré Arlette Chabot et le Journal Le Monde, notre ministre de tutelle se fiche du monde, mais soit ma situation personnelle est exceptionnelle, soit les collègues (et je ne m'excepte pas du lot) ont définitivement accepté de courber l'échine.
Ecrit par : Robin | 17 septembre 2008
J'ajouterais que X. Darcos est bien plus malin que Claude Allègre qui avait, lui, réussi à nous réveiller par ses insultes. Cette année-là (1999 si mes souvenirs sont bons), j'ai fait, avec mes collègues du SNES, bien que sympathisant du SNALC, le plus grand nombre de jours de grève de toute ma carrière. Darcos fait exactement ce qu'Allègre rêvait de faire : l'école "lieu de vie" en collège et maintenant au lycée et les suppressions de poste, la pommade en plus.
Ecrit par : Robin | 17 septembre 2008
Je me console en ce moment en lisant "Souvenirs et rencontres" de Stefan Zweig (Grasset, Les Cahiers Rouges) où il évoque avec sa merveilleuse écriture de feu son ami Emile Verhaeren, le graveur Frans Masereel, le grand Walt Whitman, Rilke, Gorki, Joyce, d'Arthur Rimbaud, Renan, Sainte-Beuve, Dante et l'injustement oubliée Marceline Desbordes-Valmore.
Quelle culture, quel sens de l'amitié, quelle compréhension intime, essentielle, des personnes et des oeuvres chez ce gentleman de haute civilisation qui pratiquait, jusque dans le désespoir, l'art de la courtoisie.
Il m'arrive de me demander dans les mauvais moments si les deux totalitarisme rivaux (et monstrueusement jumeaux) qui ont ensanglanté le XXème siècle n'ont pas aussi détruit définitivement l'âme de la vieille Europe et préparé cette vulgarité et cette absence de toute dimension spirituelle authentique qui caractérise le monde d'aujourd'hui.
C'est peut-être ce que pressentait Zweig en ce triste jour de 1942 à Petropolis, au Brésil, où ils décidèrent, son épouse et lui, d'en finir.
Ecrit par : Robin | 17 septembre 2008
Excusez-moi, Jérémy, je me rends compte que j'ai oublié de répondre à votre question concernant mes lieux d'exercice : il s'agit de deux petites villes (la deuxième est plutôt un village) de la région centre (académie d'Orléans-Tours). Je ne peux pas en dire plus, à cause de l'obligation de réserve.
Ecrit par : Robin | 17 septembre 2008
Allez un peu d'humour pour bien démarrer la journée :
http://dl.free.fr/rXQe0biOi
a++
Ecrit par : Sandra WAGNER | 17 septembre 2008
Jérémy, est-ce vous qui avez dû répondre aux questions que vous avez retranscrites ?
Si oui, vous allez sûrement pouvoir m'aider. Je dois être inspectée prochainement (début octobre) et j'ai une fiche de 13 questions (il paraît que je dois apporter un soin tout particulier dans ma réponse à la treizième) auxquelles je dois répondre...
Sans doute que les IEN de 2008 ne savent plus, comme le savaient leurs prédécesseurs (j'ai dû être inspectée par quatre d'entre eux), s'asseoir au fond d'une classe, écouter et regarder ce qu’il s'y passe, jeter un coup d'œil appuyé sur quelques cahiers, observer les affichages, dialoguer quelques minutes avec l'institutrice et en déduire que la classe est bien menée ou non, le travail de préparation sérieux ou non, les programmes suivis ou non, les élèves encadrés et justement sollicités, appréciés, encouragés ou non et ont besoin, pour établir notre « évaluation professionnelle » que nous leur noircissions du papier. L’humain n’a pas le vent en poupe.
Le problème, c’est que moi, les questions, je ne sais pas y répondre de manière pédagogiquement correcte mais néanmoins respectueuse de ma façon de travailler. En plus, il faut que je réponde de manière succincte ! Moi, succincte ! A des questions qui mériteraient chacune un gros livre avec thèse, antithèse et synthèse !
Alors, si le cœur vous en dit, vous ou un autre, ou des autres, le concours est ouvert. Voici les questions et ce que j’y répondrais si je n’avais pas encore dix ans environ à tirer avant de faire valoir mes droits à la retraite :
1) Comment évaluez-vous vos élèves (modalités, outils) ? Utilisez-vous différents types d’évaluation ? Lesquels ? Utilités pour la pratique ?
- Ça dépend (évaluations orales en continu, voix, mimiques, dialogue ; évaluations écrites quotidiennes sur les points traités, cahier du jour, notes sur 10 ; évaluation de fin de période, CE1, bilan des acquisitions en mathématiques : opérations, problèmes, exercice de géométrie, dictée et bilan des acquisitions en « étude de la langue écrite », lecture orale et questions écrites).
Peut-être.
Voir parenthèse.
Savoir où en est chacun de mes élèves afin de pouvoir reprendre, doser, remanier les leçons suivantes, solliciter ou contraindre les moins scolaires à s’engager dans le travail scolaire, à poursuivre leurs efforts, à mesurer l’espace déjà parcouru.
2) Comment développez-vous les compétences « transversales », « méthodologiques » dans votre classe (organisations, contenus, séances, outils, ...) ?
-Ça dépend.
Organisation(s ?) : Le matin, ils rentrent en rang, si possible silencieux. Récupèrent leurs cartables. Entrent en rang en classe, se mettent debout derrière leur bureau, écoutent le mot de bienvenue, s’installent, si possible en silence, rangent leurs affaires dans leurs cases, vont déposer leurs cartables dans le couloir. Un peu de rythme, un peu de chant, puis leçon de grammaire collective au tableau.
Ensuite, exercices écrits de français pour les CE1 (cahier du jour), lecture orale pour les CP (manuel), dessin libre pour les GS (feuille Canson).
Puis, exercices écrits de français pour les CP (cahier du jour), fin des exercices écrits pour les CE1 et dictée à l’adulte pour les GS qui racontent leurs dessins (cahier).
Ensuite, graphisme GS (fiche), lecture orale CE1 (manuel), fin des exercices écrits pour les CP.
Récré.
Leçon de mathématiques collective au tableau, puis exercices écrits GS, CP et CE1 (fiches GS ; fichier CP ; cahier du jour CE1).
Après-midi : calcul mental (ardoise CP et CE1 ; petits objets, dessins GS) puis Découverte du Monde (texte au tableau, dialogue élèves < -- > instit’, copie sur feuille classeur CP-CE1, illustration + dictée à l’adulte GS).
EPS (terrain ou salle, matériel selon séance).
Fiches questions de lecture CP et CE1, écoute / conscience phonémique GS.
Récréation.
Écriture CP et CE1 (cahier de brouillon), activités de motricité fine GS (perles, pâte à modeler, laçages, découpage, etc. selon séance).
Littérature (écoute d’un conte, dialogue pédagogique élèves < - - > instit) ou arts visuels (matériel selon séance).
C’est pas ça qu’elle veut, hein ?
3) Quels sont les horaires d’enseignement consacrés à l’EPS, aux sciences, à l’apprentissage de l’écriture, de la lecture, aux TICE, aux arts ?
- Wouahh ! Fastoche ! Ceux réclamés par les programmes officiels ! Voir emploi du temps affiché dans la classe. Il n’y a pas d’horaires pour les TICE, ça m’arrange.
4) Comment prenez-vous en compte l’hétérogénéité de niveau et d’acquisition des élèves (outils, dispositifs, organisations...) ?
- Primo, j’essaie de réduire les risques d’hétérogénéité dès le début en sollicitant le plus souvent possible les élèves considérés comme « à risques ». C’est déjà un « bon » point. Ensuite, j’ai toujours considéré qu’a priori aucun élève ne doit décrocher du groupe, sinon l’écart se creuse.
Donc, un élève plus lent, moins habile, doté de connexions entre les neurones moins performantes, doit être poussé, tiré, hissé, tout ce qu’on veut (sauf la canne en bambou, la gaule en noisetier, la paire de baffes, les oreilles tirées, le bonnet d’âne, le coup de pied au derrière, la remarque assassine, le soupir découragé et les yeux au ciel...).
Cela se traduit en classe par une remise dans le lot lors des leçons collectives avec reprises aussi fréquentes que nécessaire des élèves en question ; aides ponctuelles, encouragements appuyés, sollicitations fermes et définitives lors des travaux écrits ; éventuellement fiches de travail données aux parents pour complément à la maison le week end et pendant les vacances scolaires (avec plus ou moins de succès, mais moi, j’ai fait mon boulot) ; conseils donnés aux mêmes parents pour une inscription éventuelle à l’aide aux devoirs (j’essaie aussi les conseils d’hygiène de vie, ça suit - si, si, ça arrive - ou ça ne suit pas).
Je ne demande plus l’aide du RASED, la dernière fois, ils ont fait dicter pendant six mois différents types de textes (un abécédaire, une recette, un conte, ...) à un enfant qui lisait mal, ça l’a profondément ennuyé et ne lui a procuré aucun soutien dans les domaines où il échouait.
Lorsque je m’arrache les cheveux sur un « cas », au choix : médecin scolaire, orthophoniste, psychologue scolaire. Parfois, ça marche.
En désespoir de cause, redoublement (quatre ou cinq en trente-trois ans de carrière).
5) Quels sont les dispositifs d’aide aux élèves en difficulté que vous mettez en place en classe (organisation, efficacité), lors des 2 heures d’aide personnalisée en dehors de la classe (modalités et critères de choix des élèves, travaux proposés, ...) ? Avez-vous des remarques concernant certains de vos élèves ?
- Mais je l’ai dit juste au-dessus ! Ça veut dire que je me suis trompée ? C’est pas ça qu’il fallait répondre ?
Pour les 2 heures, ça n’a pas commencé ! Comment voulez-vous que je réponde ?
Moi, je voulais les prendre le mercredi matin, deux heures d’affilée, mais il y a les animations pédagogiques !
Ensuite, je voulais les prendre le matin, une demi-heure avant les autres, afin de préparer le français et les maths avec eux seuls, et puis, comme je suis directrice, je ferai 10 heures de moins et ce seront mes collègues qui prendront certains d’entre eux, alors, ça ne marchera pas comme je voulais.
Et puis, j’ai appris que dans certaines circonscriptions, les IEN ne voulaient pas que l’on prenne nos propres élèves, alors, si vous suivez le même principe, j’aurai les élèves de ma collègue de cycle 3 qui ont grandi, changé, mûri depuis que je les ai quittés en fin de CE1, il y en a même une que je n’ai jamais eue...
Faut-il que je leur donne un questionnaire en treize points pour les évaluer avant de les évaluer ? Je ne sais pas ce qui marche maintenant avec eux. Ce ne sont pas des ordinateurs mal programmés, ce sont des humains, il faut bien que je leur parle et que je les écoute pour savoir comment ils fonctionnent, non ?
Pour les critères de choix, ça, c’est facile. Il suffit de compter les tracteurs qui passent dans les regards lorsqu’on pose une question un peu pointue et de sélectionner ceux qui en ont le plus ! On peut aussi les écouter lire, regarder leurs cahiers, leur demander combien de ballons aura Gustave lorsqu’il en aura crevé 5 et racheté 3 sachant qu’il en avait 14 au départ. L’enfance de l’art !
Des remarques sur mes élèves ? J’ai vraiment le droit de tout dire ? Ça me gêne, quand même. Pauvres gosses, je ne vais quand même pas leur coller une étiquette maintenant. Ils sont encore petits, ils peuvent changer, non ?
6) Quelles sont les actions spécifiques que vous menez en lien avec le projet d’école et les priorités ministérielles (cf. note de rentrée) ? Influence du projet d’école sur les activités et acquisitions de vos élèves ?
- Les priorités ministérielles ? Pas vu. Il faudra que je relise la note de rentrée.
Influence du projet d’école ? Aucune, pourquoi ? Je n’ai jamais compris l’utilité de ce chiffon de papier.
Pour moi, mon métier n’est pas de programmer trois ans à l’avance ce que je ferai avec mes bambins de GS lorsqu’ils seront au CE1. J’avance comme eux, jour après jour, je lis les contenus des programmes et j’essaie coûte que coûte qu’ils soient tous dans la tranche haute au niveau des acquisitions scolaires.
7) Quelles sont les modalités du travail en équipe, en cycle dans votre école (outils : livrets d’évaluation, programmations communes, cahier de cycle, ...) ? Quelles difficultés avez-vous surmontées pour réussir ? Que faire pour dépasser les freins actuels ?
- Nous causons, nous testons, nous tâtonnons, nous dialoguons et nous nous opposons parfois. Nous ne sommes que de pauvres humains, bien imparfaits, que voulez-vous. Les livrets d’évaluation, en fin d’année, chacune à sa sauce. Nous sommes très différentes, savez-vous. Les programmations communes, chacune a son cycle, alors. Et puis, rentrer dans le moule de l’autre, croyez-vous que cela marche ? C’est un peu comme les vêtements, ça. Chacun son style. Je me sentirais très mal dans un tailleur Chanel, et alors, ça ne veut pas dire pour autant que je fais du moins bon boulot que les autres.
Les difficultés ? Oh là là, terrain glissant. La délation, ça n’a jamais été mon truc. Les « Jésus, reviens » chantés en chœur, l’air béat, en se tenant par les auriculaires, non plus.
Les freins actuels ? Je peux vraiment ? Les programmes de maternelle, quelques bribes de ceux d’élémentaire, les 24 heures + 2 heures de soutien, les animations pédagogiques débiles, le projet d’école, les paperasses dans le genre de celle-ci, les réductions de postes, l’animation socioculturelle en lieu et place de l’instruction, les attaques à l’école de la République (liste non exhaustive).
8) Quels sont les 2 derniers stages de formation continue, les animations pédagogiques dont vous avez pu bénéficier (dates, contenus) ? En quoi cela a-t-il modifié votre pratique ?
- « Exploiter l’environnement proche en cycle 2 », « Utiliser les TICE » pour les stages. Les anim’, je ne me souviens plus. Généralement, je les choisis au kilométrage.
C’est grâce au verbiage que j’y ai entendu que j’ai pris conscience de l’inanité de ce que l’on essaie de nous faire gober et que je me suis mise à lire des livres, fouiller les sites internet et que j’ai choisi à terme de me lancer dans le projet SLECC.
9) Si vous avez des partenaires qui vous aident dans votre exercice, exposer le type de partenariat (avec qui, organisation, contenu, ...).
- Le GRIP, le groupe SLECC GS/CP, certains intervenants du blog Bonnet d’Âne, animé par J.P. Brighelli. Lecture d’articles sur l’orientation de l’Education Nationale. Echanges de mails sur l’orientation du groupe, les programmes, les pratiques, évaluations communes, conseils aux plus jeunes, échanges d’idées et de réflexions.
10) Si vous avez des responsabilités au sein de l’école, décrivez-les.
- Vous ne savez pas quels sont le rôle et les attributions d’un directeur ? C’est ennuyeux.
11) Si vous avez des activités péri (post) scolaires, décrivez-les.
- Écrire des articles, proposer des programmes, commenter des projets, participer à la rédaction de manuels scolaires ou d’évaluations, aider les collègues débutants sur des forums ou par mails, ça compte ou pas ?
12) Si vous avez besoin de compléments de formation, précisez-les.
- J’aimerais bien travailler sur des programmes de leçons de choses, d’histoire et de géographie avec si possible édition de manuels ou de fichiers du maître qui permettraient à tout élève entrant actuellement en Petite Section de sortir de CM2 muni d’un bagage suffisant pour entamer une étude plus sérieuse des Sciences, de l’Histoire et de la Géographie en collège.
J’aurais aussi besoin de compléments en « calcul concret ». (Vous voyez, je ne connais même pas le terme exact).
13) [c’est la question hyper importante sur laquelle je dois porter toute mon attention] Quels sont les points que vous souhaitez évoquer lors de l’entretien (difficultés, intérêts, recherches, doutes, ...) ou avez-vous des observations complémentaires ?
- Difficultés à comprendre ce questionnaire.
Intérêts : où en est mon agrément SLECC et quand est-ce qu’on arrive ?
Recherches : manuels bien faits en grammaire, conjugaison, orthographe et en leçons de choses, histoire, géographie.
Doutes : quand est-ce qu’on arrive ?
Observations complémentaires : Eh beh, on n’est pas rendus !
Ça ne va pas du tout, mes réponses, non ? Je ne vous demande pas souvent des services sur ce blog. Si quelqu’un a la gentillesse de m’aider à rédiger ce pensum, je lui promets que je lui vouerai une reconnaissance éternelle.
Ecrit par : catmano | 17 septembre 2008
Deux nouvelles.
Primo, il semblerait que le ministère, qui a compris que nombre de profs étaient très en colère, mette de l'eau dans sa réforme du lycée. Déjà, Gaudemar ne travaille plus vraiment que sur les Secondes - parce que Darcos tient à ce que ça passe, en septembre 2009, avant qu'il s'en aille (à Matignon ? Mais qui serait rue de Grenelle ? Xavier Bertrand :-))). Et le projet de base se délite quelque peu : encore machine à gaz, mais plus rien de réellement offensant (précisions à venir) : les remontrances d'un certain syndicat (et on sait bien à qui je fais allusion) ont touché d'autant plus qu'il s'appuyait sur un sondage grandeur nature sur les intentions des profs (résultats à paraître dans la presse nationale d'ici peu, je n'en dirai donc rien).
Il faudra en revanche être attentif au régime d'options à partir de la Première, parce que la Philo pour tous (entre autres) pourrait bien passer à la trappe, avec comme compensation un dégagement d'une heure et demie en Première. A suivre donc...
On m'a transmis ce qui suit - lettre d'un Inspecteur à un Principal de collège, coupable de n'avoir pas respecté les quotas (quels quotas ? Lisez et vous saurez : c'est ainsi que pratique le Moloch danbs les rouages inférieurs - ceux qui nous enquiquinent) :
Lettre de l’inspecteur d’académie de la Haute-Loire au principal du collège de Jussey, publiée par le N° 2 de la revue de l’ACOPF de juin 2008.
« Vesoul, le 21 mars 2008,
Monsieur le Principal,
Conformément aux objectifs qui vous ont été assignés à votre arrivée au collège de Jussey, je vous demande expressément de bien vouloir corriger dès cette année scolaire les taux de redoublement.
Il est hors de question que ce taux pour les élèves de 6e soit près du double du taux départemental observé en juin 2007 (9,6 % contre 5,7 %).
Je vous enjoins d’user de votre pouvoir décisionnel pour faire en sorte qu’à l’issue de cette année scolaire, il redescende pour le moins à 7 %.
Le taux de redoublement en fin de 4e est plus de quatre fois supérieur au taux départemental. Il ne dépassera pas 10 % pour la présente année.
Enfin le taux de passage des élèves de 3e en seconde générale et technologique est de 48,1 % alors que celui du département est de 60,6 %.
Ce taux atteindra obligatoirement pour le moins 55 %.
Je précise, si besoin était, que ces minima constituent une injonction de l’inspecteur d’académie qui s’applique à tous les personnels de votre établissement. »
Etonnant, non ?
JPB
Ecrit par : brighelli | 17 septembre 2008
Etonnant, non ?
JPB
Ecrit par : brighelli | 17 septembre 2008
Le plus étonnant, c'est qu'un principal ait eu le courage de ne pas faire ce que font (presque) tous ses collègues. L'esprit totalitaire use à contrecoeur de la contrainte car il ne poursuit en réalité qu'un seul but : l'acceptation parfaite, spontanée et joyeuse de l'inacceptable (cf. G. Orwell)
Ecrit par : Robin | 17 septembre 2008
MDR au sujet du dernier post de J.-P. Brighelli. On croirait lire un courrier concernant un produit défectueux. Ce qui est dommage est bien sûr qu'il s'agisse d'élèves.
Je suis assez d'accord (pour une fois) avec "Collèges en feu". Pour avoir enseigné en collège dit "très favorisé", zep et "ambition réussite", je dois avouer n'avoir remarqué aucune différence entre le niveau des élèves. On frôle l'analphabétisme. Question comportement, idem.
Heureusement, il y a des PPRE, IDD, qui permettent à l'institution d'occuper élèves et profs et de monter des emplois du temps de ministre avec un résultat tout aussi négligeable. Et ça, c'est quand même très amusant!
Ecrit par : jemecassedecepaysetjensuisfier | 17 septembre 2008
Comme mes jeunes collègues parlaient hier des IUFM, je me suis permis de prendre quelques notes, avec leur accord, notes que je vous livre en vrac :
"formation inefficace"..."Trop de théorie, pas assez de pratique"..."la plupart des formateurs sont des planqués qui n'ont pas envie d'enseigner"..."pas de relation avec la situation sur le terrain" (prof de SEGPA)..."c'est une machine à broyer les individualités"..."formatage"..."Ils nous bassinent avec les théories de Meirieu" (ceux de l'année dernière me disaient qu'il était passé de mode et que c'était plutôt Bentolila). Tous parlent d'une énorme "pression" et même de méchanceté et de volonté de casser ceux qui ne veulent pas entrer dans le moule. Ils savent parfaitement que la formation va désormais dépendre des universités et pensent que ça va être encore pire.
Ecrit par : Robin | 17 septembre 2008
...Et tous souhaitent qu'on en revienne au système du tutorat (cours en observation et en responsabilité) avec quelques aperçus théoriques (histoire de l'éducation, psychologie...) et que la formation mette essentiellement l'accent sur la didactique de la discipline, bref, aux anciens CPR.
Ecrit par : Robin | 17 septembre 2008
Si je comprends bien, mon problème n'intéresse pas. Bon, tant pis.
Je suis un peu déçue, quand même.
Ecrit par : catmano | 17 septembre 2008
1- Vous parlez sans avoir lu et vous n'avez pas honte de l'avouer
Réponse : J'ai lu vos propos, c'était pourtant clair.
2- C'est vous qui m'insultez et m'agressez ( relisez-vous )
J'ai raisonné par l'absurde, le fait de montrer que vous avez tort ne devrait pas passer pour une insulte ou une agression à vos yeux.
3-Donc , vous êtes vraiment un âne .
Je vous renvoie aux belles et bonnes paroles de Guy Morel, qui lui aussi vous prouverait que vous avez tort en disant cela, mais ça risquerait de vous énerver encore. Vous traiteriez alors Guy Morel d'âne, vous auriez encore tort, on vous le ferait remarquer, vous vous sentiriez encore agressée, vous vous remettriez à insulter, puis vous traiteriez d'âne, etc. Bref, causez aux gens qui ne vous contredisent pas, ça vous permettra de soigner votre vocabulaire.
Ecrit par : Jérémy | 17 septembre 2008
Si je comprends bien, mon problème n'intéresse pas. Bon, tant pis.
Je suis un peu déçue, quand même.
Ecrit par : catmano | 17 septembre 2008
J'ai hésité à vous répondre car je n'aurais eu qu'un seul conseil à vous donner, c'est d'être et de rester vous-même. Mais je sais pertinemment que vous risquez de tomber sur un(e) pur(e) théoricien(-ne), spécialiste du formatage (deux sur trois) - pour ne pas employer une expression plus brève - si j'en juge à l'aulne de ma propre expérience. Il y a donc un risque à courir, mais je ne sais pas, au niveau du primaire, les termes qu'il faut employer pour contenter ces animaux-là. Quel est l'ampleur du risque ?
Ecrit par : Robin | 17 septembre 2008
à l'aune de...Pas de l ...Aucun rapport avec le roi des aulnes !
Ecrit par : Robin | 17 septembre 2008
"Je ne sais pas si ma situation est "impossible", Jérémy. sans doute que quelqu'un de plus jeune, en meilleur santé, plus épargné par les aléas de la vie réussirait haut la main là où j'ai du mal, de plus en plus de mal."
Non, Robin, quelqu'un de plus jeune se ferait durement laminer par les élèves, qui en profiteraient, avec la bénédiction tacite des autres collègues dela classe, satisfaits de ne pas être les pires en termes de "gestion de classe" (oh le terme abject inventé par des ignares qui ont mal digéré la psychologie et le management). Je pense qu'un droit de retrait exercé par tous les professeurs vivant une situation intenable paralyserait suffisamment le système pour être efficace. Les collègues privilégiés par le système ne sont pas solidaires ? Peu importe, les professeurs qui souffrent sont suffisamment nombreux pour être un grain de sable gênant dans le système. Le tout serait que personne ne reprenne leur classe, le temps de leur arrêt volontaire (mais qui pourrait bien le faire, il n'y a même pas assez de professeurs pour les classes actuelles !). Je crois beaucoup à cette idée (songez aux 40 salariés d'Eurotunel qui viennent d'exercer leur droit de retrait - les medias en ont immédiatement parlé).
Catmano, je crains bien de ne pas pouvoir vous aider. J'ai bien ri en lisant vos réponses, mais j'ai peur que le sous-chef IEN qui viendra vous voir ne l'entende pas ainsi. Il ne vous reste plus qu'à user de votre plus belle langue de bois, comme le font 98% de vos collègues, convaincus ou non par ces fadaises.
"On m'a transmis ce qui suit - lettre d'un Inspecteur à un Principal de collège, coupable de n'avoir pas respecté les quotas."
Précisons : si l'Inspecteur n'a pas changé depuis quelques mois, il s'agit d'une lettre envoyée par M. Mokhtar KACHOUR, Inspecteur d'Académie de la Haute-Loire, Directeur des Services Départementaux de l'Education Nationale. Pourquoi ne pas demander plus de renseignements à la source-même du mail ? L'Inspection Académique de Haute-Loire est joignable au 04 71 04 57 57 de 8h30 à 12h, et de 13h30 à 17h. Je suis sûr que M. Kachour se ferait un plaisir d'expliquer son mail - qui sait d'ailleurs s'il a pris sa décision seul, ou si les ordres ne lui venaient pas de plus haut ?
Ecrit par : Jérémy | 17 septembre 2008
"L'esprit totalitaire use à contrecoeur de la contrainte car il ne poursuit en réalité qu'un seul but : l'acceptation parfaite, spontanée et joyeuse de l'inacceptable (cf. G. Orwell)"
Robin, je vous dois, comme déjà à deux ou trois reprises, une clef de plus pour comprendre un des phénomènes du système actuel de l'Education Nationale.
Ecrit par : Jérémy | 17 septembre 2008
"formation inefficace"..."Trop de théorie, pas assez de pratique"..."la plupart des formateurs sont des planqués qui n'ont pas envie d'enseigner"..."pas de relation avec la situation sur le terrain" (prof de SEGPA)..."c'est une machine à broyer les individualités"..."formatage"..."Ils nous bassinent avec les théories de Meirieu" (ceux de l'année dernière me disaient qu'il était passé de mode et que c'était plutôt Bentolila). Tous parlent d'une énorme "pression" et même de méchanceté et de volonté de casser ceux qui ne veulent pas entrer dans le moule. Ils savent parfaitement que la formation va désormais dépendre des universités et pensent que ça va être encore pire.
Ecrit par : Robin | 17 septembre 2008
...Et tous souhaitent qu'on en revienne au système du tutorat (cours en observation et en responsabilité) avec quelques aperçus théoriques (histoire de l'éducation, psychologie...) et que la formation mette essentiellement l'accent sur la didactique de la discipline, bref, aux anciens CPR."
Ecrit par : Robin | 17 septembre 2008
Je rappelle, (si besoin est"), que ce que vous dites concerne la formation en IUFM des professeurs de lycée et collège.
Ecrit par : Christophe Sibille | 17 septembre 2008
"L'esprit totalitaire use à contrecoeur de la contrainte car il ne poursuit en réalité qu'un seul but : l'acceptation parfaite, spontanée et joyeuse de l'inacceptable (cf. G. Orwell)"
Effectivement!
"L’élément perturbateur avait le pouvoir, et il le savait. Dans l’incapacité d’assurer l’ordre nécessaire à nos missions, nous étions par conséquent condamnés à gérer un désordre en nous bornant à le maintenir à un niveau plus ou moins supportable. Telle était d’ailleurs l’une des grandes hypocrisies d’un système perverti : conduire ses laquais à tolérer ce qui aurait paru comme mille fois intolérable à n’importe quel observateur extérieur. Il y avait quelque chose d’aliénant dans cette dérive qui, pour aller au bout, nécessitait la soumission de ceux-là même qui, initialement, étaient censés former le sens critique des futurs citoyens."
Dernières nouvelles du front, choses vues dans un système éducatif à la dérive (21 avril 2002 - 9 juillet 2006). Parution le 15 octobre, aux éditions L'Harmattan.
Ecrit par : Daniel Arnaud | 17 septembre 2008
Pas d'erreur : si ce mail est véridique, il semble qu'il ait été rédigé par M. Kachour, six mois à peine après sa prise de fonctions.
"Par décret du Président de la République en date du 8 octobre 2007, M. Mokhtar Kachour, inspecteur d'académie, directeur des services départementaux de l'éducation nationale (IA DSDEN), quitte le département du Lot-et-Garonne et remplace, en la même qualité, M. Yannick Tenne à compter du 1er octobre 2007."(J.O., Décret du 8 octobre 2007)
Ecrit par : Jérémy | 17 septembre 2008
"Tous parlent d'une énorme "pression" et même de méchanceté et de volonté de casser ceux qui ne veulent pas entrer dans le moule."
Je confirme. C'est le sentiment que nous sommes assez nombreux à partager dans ma promo.
Ecrit par : stagiaire.iufm | 17 septembre 2008
Ben, Daniel, vous nous aviez caché ça :-)
C'est L'Harmattan qui vous a proposé, vous leur avez envoyé un manuscrit qu'ils ont accepté, ou vous connaissiez le directeur de collection ? Félicitations en tout cas !
Ecrit par : Jérémy | 17 septembre 2008
Catmano, je vous aiderais bien, mais je ne suis pas en primaire et je crois que le jargon n'est pas tout à fait le même chez nous. Mais peut-être que pour les évaluations on attend de vous les "mots clés" : "évaluation sommative" et "évaluation formative". Si vous voulez, je me renseigne pour savoir de quoi il s'agit exactement (j'en ai déjà entendu parlé plusieurs fois à l'iufm mais je n'ai pas approfondi le "concept"…).
Ecrit par : stagiaire.iufm | 17 septembre 2008
""L’élément perturbateur avait le pouvoir, et il le savait. Dans l’incapacité d’assurer l’ordre nécessaire à nos missions, nous étions par conséquent condamnés à gérer un désordre en nous bornant à le maintenir à un niveau plus ou moins supportable. Telle était d’ailleurs l’une des grandes hypocrisies d’un système perverti : conduire ses laquais à tolérer ce qui aurait paru comme mille fois intolérable à n’importe quel observateur extérieur. Il y avait quelque chose d’aliénant dans cette dérive qui, pour aller au bout, nécessitait la soumission de ceux-là même qui, initialement, étaient censés former le sens critique des futurs citoyens."
C'est très juste, mais pourquoi est-ce écrit au passé ?
Ecrit par : Jérémy | 17 septembre 2008
"j'en ai déjà entendu parler", désolée.
Ecrit par : stagiaire.iufm | 17 septembre 2008
"Je pense qu'un droit de retrait exercé par tous les professeurs vivant une situation intenable paralyserait suffisamment le système pour être efficace. Les collègues privilégiés par le système ne sont pas solidaires ? Peu importe, les professeurs qui souffrent sont suffisamment nombreux pour être un grain de sable gênant dans le système."
Ecrit par : Jérémy | 17 septembre 2008
Sur le principe du droit de retrait, je suis d'accord avec vous, Jérémy. A ceci près qu'il devrait être massivement appliqué. Sinon, la hiérarchie se contentera d'isoler les professeurs récalcitrants pour mieux les casser. Dans certains établissements, on rencontre ainsi des situations qui relèvent tout bonnement du harcèlement moral sur le lieu de travail, avec un discours qui vise à culpabiliser l'enseignant visé. Par exemple :
"Vous avez des problèmes avec vos élèves? C'est que ça vient de vous... Vous jetez l'éponge? C'est bien la preuve que vous êtes malade, mettez vous en dépression... Etc, etc."
Comme dans tout système totalitaire, on psychiatrise beaucoup dans l'EN. C'est ce que note Maurice T. Maschino dans "L'Ecole de la lâcheté".
Marie-France Hirigoyen écrit pour sa part dans "Le Harcèlement moral dans la vie professionnelle" :
"Le processus de déstabilisation est souvent le même : on fait retomber sur le professeur visé, surtout s'il est "en surplus", toutes les difficultés disciplinaires et pédagogiques de l'établissement".
Ecrit par : Daniel Arnaud | 17 septembre 2008
C'est L'Harmattan qui vous a proposé, vous leur avez envoyé un manuscrit qu'ils ont accepté, ou vous connaissiez le directeur de collection ? Félicitations en tout cas !
Ecrit par : Jérémy | 17 septembre 2008
Merci pour vos encouragements, Jérémy. Je mène une carrière d'essayiste parallèlement à l'enseignement. J'ai déjà publié avec L'Harmattan un essai sur la question corse, en 2006 (sans recommandation, je ne connaissais pas le directeur de collection). Pour mon livre sur l'école, idem, j'ai envoyé le manuscrit et il a été retenu pour publication. J'ai choisi le passé pour décrire des faits situés entre 2002 et 2006, mais toujours d'actualité, et il y aura écrit "roman" sur la couverture (histoire d'esquiver le devoir de réserve, car la deuxième partie du livre est plus que subversive). Mais c'est dans les romans qu'on trouve quelquefois la vérité... Et je peux vous assurer dès maintenant que je ne l'ai pas loupée, l'EN!
Ecrit par : Daniel Arnaud | 17 septembre 2008
"Sur le principe du droit de retrait, je suis d'accord avec vous, Jérémy. A ceci près qu'il devrait être massivement appliqué. Sinon, la hiérarchie se contentera d'isoler les professeurs récalcitrants pour mieux les casser."
Le piège est là : si on veut que tous les professeurs exercent un droit de retrait, on aura des taux de 30%, et ce sera un échec. L'idéal serait qu'au sein de l'Education, tous les professeurs qui vivent des situations intolérables (et il y en a beaucoup, et beaucoup plus qu'on ne veut le laisser croire) exercent ce droit de retrait. Cela donnerait d'ailleurs une idée du poucentage de professeurs estimant que leur enseignement est impossible, ou que leur situation en classe est trop dégradée. Le rôle des syndicats ne serait pas d'appeler tout le monde à la grève (c'est impossible), mais de faire en sorte que les classes ainsi refusées par les professeurs ne soient prises en charge par personne, et que les professeurs qui refusent de prendre ces classes dans des situations parfois humiliantes ne soient pas sanctionnés.
Je vous laisse regarder cette video, ainsi décrite par l'élève qui l'a tournée : "Gros bazare en cours et prof impuissants"
http://www.youtube.com/watch?v=fWpVmwzgdxA&feature=related
Ecrit par : Jérémy | 17 septembre 2008
"Je rappelle, (si besoin est"), que ce que vous dites concerne la formation en IUFM des professeurs de lycée et collège.
Ecrit par : Christophe Sibille | 17 septembre 2008 "
Fõ changer d'moquette, ducon !
Ecrit par : toto | 17 septembre 2008
Définitivement vacciné, je prends les fleurs d'espoir et d'encouragement quand elles viennent, mais je n'attends plus rien des ministres successifs. Professeur je suis et aime à le demeurer, mais je balance encore entre la rage et le détachement total dans ce bordel intégral.
Darcos devient bon à claquer, un petit verre pour les uns, les suiveurs de JPB pour faire court; une grande rasade pour les autres, la bande, la masse des résistants à la Droite capitaliste...
Des médailles pour le Bac: gadget de "com" pour les cons.
Uniformisation des sanctions: les Conseils d'Administrations mis au rencart pendant que l'on y est!
Plus d'exclusion: on garde les poisons pour qu'ils ne soient pas déscolarisés. On leur fait faire des TIG: ramasser les papiers dans la cour? Gratter les chewingums? arracher les mauvaises herbes? faire le ménage? presque plus besoin d'Atos! Mais attention à l'Inspection du travail!
L'exclusion est un échec éducatif dit la représentante de la Peep invitée sur France 2 ( spécialiste des invités et des séquences pleurnichards et contestataires de ce vilain Darcos...): il ne lui vient pas à l'esprit - pardon , à la bouche - que l'échec éducatif est celui des parents et que bousiller des heures de cours à cause de malades ou de sauvages est le vrai scandale. Quelle gourde! D'ailleurs il y a méprise ou quoi? C'est un discours de Fcpe, non?
Nous entrons dans une période à la fois intéressante et effrayante: l'uniformisation en marche, partout! dans le commerce, les services, partout au nom de la rationalité et de l'efficacité. Nous ne sommes pas dans un pays libéral! Le libéralisme volontairement confondu avec le capitalisme sert d'épouvantail. En réalité nous ne sortons pas du jacobinisme, de l'étatisme et d'une forme de totalitarisme doux des esprits!
Au collège les heures d'aide méthodologique portent peu de fruits, oui le soutien n'est pas aussi efficace que l'on se plait à l'affirmer ( on aura bien des reportages - sur France 2- pour nous montrer que c'est super, avec même des ordinateurs, le progrès vous-dis-je! la baguette magique technologique!); l'évaluation est faussée, on bidouille , on raconte n'importe quoi pour laisser l'illusion bercer la masse et préserver le budget des heures sup. en place. Fantastique mensonge, mais oser le proclamer...
Non, je ne vois pas grand chose aller beaucoup mieux. Et le déferlement régulier de pauvres mômes venus d'un peu partout (Europe de l'Est, Afrique centrale) plus ou moins bien pris en charge pour acquérir la connaissance de la langue française... et dont on se débarrasse dans les classes normales au plus vite pour qu'ils "s'intègrent", laissent la place aux autres , oui! Je parle des NAFS.
Des parcours chaotiques, des aventures sidérantes, souvent douloureuses. Rien, ou si peu, n'est fait pour s'occuper de leur état mental! Là encore : scandale énorme. Qui le dit? Leurs troubles ne sont mêmes pas évoqués: mais il doivent apprendre la langue de Pascal! Que la Grâce de la France les justifie et les guérisse de leurs maux....
Le métier de professeur doit évoluer. Ok mais pas dans le sens de la déroute et de la fausseté.
En voilà déjà assez.
Ecrit par : Oxymore | 17 septembre 2008
"Pour le moment, je voudrais seulement comprendre comment il se peut que tant d’hommes, tant de bourgs, tant de villes, tant de nations supportent quelquefois un tyran seul qui n’a de puissance que celle qu’ils lui donnent, qui n’a pouvoir de leur nuire qu’autant qu’ils veulent bien l’endurer, et qui ne pourrait leur faire aucun mal s’ils n’aimaient mieux tout souffrir de lui que de le contredire. Chose vraiment étonnante - et pourtant si commune qu’il faut plutôt en gémir que s’en ébahir -, de voir un million d’hommes misérablement asservis, la tête sous le joug, non qu’ils y soient contraints par une force majeure, mais parce qu’ils sont fascinés et pour ainsi dire ensorcelés par le seul nom d’un, qu’ils ne devraient pas redouter - puisqu’il est seul - ni aimer - puisqu’il est envers eux tous inhumain et cruel. Telle est pourtant la faiblesse des hommes : contraints à l’obéissance, obligés de temporiser, ils ne peuvent pas être toujours les plus forts. "
Ecrit par : uncertain | 17 septembre 2008
La Boétie, 1548!
Etre esclave ou serf est confortable! Voyez les Hébreux dans le désert, ils ont regretté l'Egypte .
La liberté, c'est pour les hommes, les vrais - homo, et non vir, on se comprend, hein?- pas pour des larves assoupies.
Se réveiller? quel choc! Non, plutôt dormir devant sa Tv ou son ordinos, rêver de liberté, cela suffit.
Un exemple de réveil admirable et dans quelles circonstances! Etty Hillesum.
Ecrit par : Oxymore | 17 septembre 2008
Il connait youtube, le ministre ?
http://www.youtube.com/watch?v=WMc8VZo8ulw&feature=related
http://www.youtube.com/watch?v=GHNQpdfWF3Y&feature=related
http://www.youtube.com/watch?v=436phk6Rdd0&feature=related
http://www.youtube.com/watch?v=M1N0KwretfM&feature=related
Je vous ai épargné "petard en cours de dessin", "prof pete les plons" et "bagare en classe"
Ecrit par : Jérémy | 17 septembre 2008
Je suis sous le coup du livre de Mara Goyet "Tombeau pour le collège"
Robin
A l’époque j’avais lu son « Collèges de France », plus léger dans le ton, mais qui dressait le même constat.
Ecrit par : uncertain | 17 septembre 2008
Jéremy, vous avez répondu au poste d'Amélie en commençant par ces mots : "c'est idiot, une fois de plus". Je vous assure que "c'est idiot" peut être blessant et qu' "une fois de plus" ça peut tuer !Je ne sais pas si vous répondriez ainsi à un poste de Brighelli.
Donc, si vraiment vous ne tenez pas à vous excuser avec Amélie, au moins ne lui faites pas la morale lorsqu' elle vous répond : "vous êtes un âne!".
Ecrit par : papa wilhelm s'invite | 17 septembre 2008
Pour rire un peu à propos des vidéos postées par les élèves :
http://lestoujoursouvrables.over-blog.com/article-22668297.html
Ecrit par : uncertain | 17 septembre 2008
Je vous ai épargné "petard en cours de dessin", "prof pete les plons" et "bagare en classe"
Ecrit par : Jérémy | 17 septembre 2008
Très bonnes vidéos . A diffuser aux candidats du CAPES et de l’Agreg. Ça limitera le nombre de candidats.
« Engagez-vous, engagez-vous qu’ils disaient » (avec ce genre de citations vous voyez de suite que j’ai de la culture : )
Ecrit par : uncertain | 17 septembre 2008
Voyons Jeremy, c'est marginal tout cela! Non, vous regardez par le bout de la lorgnette.
Et puis lisez donc le livre de nos collègues de nos collègues, N. Butaud et M.-C. Kovacs, Rapports de classe, ed de l'Olivier et d'autres sucreries citées dans Le Monde2 du 30 août.
On y trouve... :Pédagogie: le devoir de résister. De qui de qui? De notre vénérable adorable délectable et extasiant p. Meirieu. Titre de l'article de ce numéro du Monde2: " Ecole, tout n'est pas déréglé". OUFFFF!
Ecrit par : Oxymore | 17 septembre 2008
"Lettre de l’inspecteur d’académie de la Haute-Loire au principal du collège de Jussey, publiée par le N° 2 de la revue de l’ACOPF de juin 2008.
« Vesoul, le 21 mars 2008,
Monsieur le Principal,
Conformément aux objectifs qui vous ont été assignés à votre arrivée au collège de Jussey,..."
Ecrit par : brighelli | 17 septembre 2008
Je ne sais pas si le courrier est authentique mais Vesoul et Jussey ne sont pas dans la Haute-Loire !
Pas la peine de déranger M. Mokhtar KACHOUR, il n'y est pour rien !
Ecrit par : lucile | 17 septembre 2008
ça me rappelle le titre d’une intervention sur la « gestion de classe » : « un prof, est-ce que ça tient ? »(question qui habiterait l’élève en situation d’insécurité affective)
on sent de suite l’infini des possibles ouvert par cette question : un prof, est-ce que ça tient la route/l’alcool… ?
Comment ? est-ce que ça tient face à une classe déchaînée ? C’est ça le sujet de l’intervention ? Est-ce que ça fait punching-ball en plus de faire des photocopies ?
Ecrit par : uncertain | 17 septembre 2008
Amélie a écrit coup sur coup deux messages faciles à démonter. D'abord pour critiquer "l'homme de gauche", alors qu'il est plus facile de critiquer "l'homme de droite", ensuite pour dire que le Pape remplit bien sa fonction de Pape, comme Hitler avait bien rempli sa fonction de Führer et le chef de l'Ordre Solaire sa fonction de gourou.
Voilà. Après, on qualifie ça comme on veut.
Ecrit par : Jérémy | 17 septembre 2008
"Lettre de l’inspecteur d’académie de la Haute-Loire au principal du collège de Jussey, publiée par le N° 2 de la revue de l’ACOPF de juin 2008.
« Vesoul, le 21 mars 2008,
Monsieur le Principal,
Conformément aux objectifs qui vous ont été assignés à votre arrivée au collège de Jussey,..."
Ecrit par : brighelli | 17 septembre 2008
Je ne sais pas si le courrier est authentique mais Vesoul et Jussey ne sont pas dans la Haute-Loire !
Pas la peine de déranger M. Mokhtar KACHOUR, il n'y est pour rien !
Ecrit par : lucile | 17 septembre 2008
Quand j'ai reçu ce mail sur ma boite-mail (car je l'ai reçu il y a un bout de temps), je l'ai tenu pour un hoax. En le lisant ici, je me suis dit que j'avais peut-être eu tort, mais j'ai précisé ci-dessus : "Si ce mail est véridique".
Etant donné le nombre de personnes qui ont reçu ce mail, je pense que Monsieur Kachour aurait peut-être intérêt à faire un communiqué sur la question, car je n'ai pas dû être le seul à chercher qui était le prétendu auteur du mail.
Ecrit par : Jérémy | 17 septembre 2008
@Jérémy: Amélie a écrit coup sur coup deux messages faciles à démonter. D'abord pour critiquer "l'homme de gauche", alors qu'il est plus facile de critiquer "l'homme de droite", ensuite pour dire que le Pape remplit bien sa fonction de Pape, comme Hitler avait bien rempli sa fonction de Führer et le chef de l'Ordre Solaire sa fonction de gourou.
Voilà. Après, on qualifie ça comme on veut".
Accablante réponse.
Papa Wilhelm est triste, très triste. il pleure à présent sur le sort de l'humanité.
Ecrit par : papa wilhelm | 17 septembre 2008
Catmano, je vous aiderais bien, mais je ne suis pas en primaire et je crois que le jargon n'est pas tout à fait le même chez nous. Mais peut-être que pour les évaluations on attend de vous les "mots clés" : "évaluation sommative" et "évaluation formative". Si vous voulez, je me renseigne pour savoir de quoi il s'agit exactement (j'en ai déjà entendu parlé plusieurs fois à l'iufm mais je n'ai pas approfondi le "concept"…).
Ecrit par : stagiaire.iufm | 17 septembre 2008
Merci, je me suis moi-même longuement penchée sur ce "concept" (enfin, pas trop non plus ; les mots, ce n'est pas si intéressant que ça, surtout ceux-là), j'oublie systématiquement la différence entre les deux (c'est comme progressions et programmations, je fais toujours la salade entre les deux), mais je dois pouvoir retrouver facilement. Il suffit que mon cerveau accepte d'en prendre la peine. C'est très gentil quand même.
Merci aussi à Robin et Jérémy même si leurs réponses ne m'aident pas non plus.
Si quelqu'un d'autre parle le pédagol dans le texte, son intervention sera la bienvenue. Je garde espoir.
Ecrit par : catmano | 17 septembre 2008
que ferait le ministère si les correcteurs du bac avaient le cran de noter les copies conformément à ce qu'elles valent vraiment, en résistant aux pressions de toutes sortes? On ne pourrait plus nous imposer la mascarade des 80 % de réussite. Ca, ça serait révolutionnaire.
Ecrit par : Daniel Arnaud
Encore faudrait-il que les sujets dudit Bac fussent d'un niveau digne du Bac. Il est par exemple notoire que la mirifique moyenne obtenue à la session de juin dernier à l'épreuve de sciences physiques en série S était due à la facilité du sujet.
Il a d'ailleurs été publié, il y a quelque temps, une analyse intéressante sur les connaissances et le degré de réflexion scientifique exigibles au baccalauréat scientifique, l'état de 1990 et celui de 2005 (grosso modo pour les années) étant comparés. La conclusion était sans appel (et tout connaisseur de la discipline pouvait la faire lui-même) : il est possible aujourd'hui d'avoir la moyenne, et même une vraie bonne note, sans être véritablement capable de tenir un raisonnement.
Ecrit par : moot | 17 septembre 2008
"Dans le lexique d'un auteur, ne faut-il pas qu'il y ait toujours un "mot-mana", un mot dont la signification ardente, multiforme, insaisissable et comme sacrée, donne l’illusion que par ce mot on peut répondre à tout ? " (R. Barthes)
Apprenez par cœur quelques mots mana dans un bouquin de didactique et lâchez-les au gré de la conversation.
Au pire, utilisez le meirieutron.
Ecrit par : uncertain | 17 septembre 2008
je rappelle le lien du meirieutron
http://www.sauv.net/meirieutron.htm
Ecrit par : uncertain | 17 septembre 2008
je réponds à Catmano évidemment
Ecrit par : uncertain | 17 septembre 2008
Moot a écrit : "Encore faudrait-il que les sujets dudit Bac fussent d'un niveau digne du Bac. Il est par exemple notoire que la mirifique moyenne obtenue à la session de juin dernier à l'épreuve de sciences physiques en série S était due à la facilité du sujet.
Je confirme absolument : en sciences physiques, on ne peut pas "noter les copies conformément à ce qu'elles valent vraiment" car les sujets eux mêmes sont tellement faibles qu'ils limitent drastiquement les marges * de manoeuvre des correcteurs.
* il est bien connu que les correcteurs travaillent souvent à et dans la marge...
Ecrit par : dugong | 17 septembre 2008
Le mérieutron, bonne idée. Merci.
Ecrit par : catmano | 17 septembre 2008
Les vidéos de Youtube gagneraient à être connues.
Voilà la réalité à opposer aux beaux discours d'un Jack Lang qui prétend que le niveau "ne baisse pas" et que nous avons toujours le "meilleur système éducatif du monde". Probablement plus vrai qu'"Entre les murs"!
Ecrit par : Daniel Arnaud | 17 septembre 2008
Je vous ai épargné "petard en cours de dessin", "prof pete les plons" et "bagare en classe"
Ecrit par : Jérémy | 17 septembre 2008
Très bonnes vidéos . A diffuser aux candidats du CAPES et de l’Agreg. Ça limitera le nombre de candidats.
« Engagez-vous, engagez-vous qu’ils disaient » (avec ce genre de citations vous voyez de suite que j’ai de la culture : )
Ecrit par : uncertain | 17 septembre 2008
Et j'ajouterais :
"C'est bien joli de faire partie d'une élite restreinte. Ce qui est plus inquiétant, c'est la manière dont elle se restreint... de plus en plus." Richard Burton, dans "Le Jour le plus long" (ça, c'est de la culture!).
Ecrit par : Daniel Arnaud | 17 septembre 2008
@Jeremy :
"""1- Vous parlez sans avoir lu et vous n'avez pas honte de l'avouer
Réponse : J'ai lu vos propos, c'était pourtant clair. """
C'est l'article qu'il fallait lire , vous avez très bien compris . La mauvaise foi ne vous étrangle pas .
Je vous rappelle votre message d'agression améliphobe , le premier .
""""Ecrit par : Amélie (forcément)
C'est idiot, une fois de plus : """"
Dans les suivants , je relève "absurdités " vous êtes atteinte "
Ensuite , on lit :
"""J'ai raisonné par l'absurde, le fait de montrer que vous avez tort ne devrait pas passer pour une insulte ou une agression à vos yeux."""
Parce que vous appelez ça une démonstration et un raisonnement ?! Il est vrai que c'était difficile puisque vous n'avez pas lu l'article que je ne faisais que résumer . Vous auriez pu ainsi vous en prendre directement à son auteur !
Que voulez-vous alors que je pense de quelqu'un qui me traite d'idiote , brutalement , quand je cite un article qu'il ne prend pas la peine de lire ? Qu'il brait comme un âne , qu'il n'a que fiel et mépris à la bouche pour tout ce qui ne s'accorde pas avec ses petites certitudes et qu'il a visiblement voulu passer ses nerfs sur moi !
Si les copies de vos élèves sont soumises au même traitement , bonjour les dégâts !
Donc , c'est très clair , en effet : à l'avenir , essayez d'être moins malhonnête et moins ...phobe !
Et votre mot de la fin , que je vous retourne avec plaisir :
"""Bref, causez aux gens qui ne vous contredisent pas, ça vous permettra de soigner votre vocabulaire """"
Ecrit par : Amélie | 17 septembre 2008
"A partir du moment ou personne ne suit en anglais parsque on é perdu fo bien s'adapté plsutot que d'attendre que on écri un trul sur la feuille qui resté bien plus blanche qu'autre chose du moin surtt de ma part"
http://www.youtube.com/watch?v=eaTSFe7bkxQ&feature=related
Ecrit par : Jérémy | 17 septembre 2008
à Catmano :
L'idée de vos inspecteurs de vous faire rédiger vous-même votre acte d'accusation est particulièrement sournoise.
Les inspecteurs ont tous le même problème : la faiblesse du temps que le Moloch leur laisse pour évaluer votre travail de plusieurs années. N'oubliez pas que c'est un problème pour eux et refusez que cela devienne un problème pour vous. Mettez des obstacles à tout transfert sournois dans ce sens. Notamment en répondant un peu évasivement aux questions et en disant préférer un échange oral en direct.
Ne les aidez donc pas trop en acceptant de faire le travail à leur place. Aidez les plutôt à mal le faire en leur en mettant plein la table (compte rendu très exhaustif mais selon vos grilles personnelles * du travail effectué dans votre classe mais aussi sur celui des années précédentes sur lequel le Moloch n'a pas daigné se pencher).
En espérant que ces quelques conseils de forme vous soient utiles.
* évidemment compatibles avec les grandes lignes des instructions officielles. Mais à part montrer ses fesses à la ronde ou dicter d'un seul coup l'intégralité des Mémoires d'outre-tombe à des élèves de CE1, qu'est ce qui ne l'est pas ?
Ecrit par : dugong | 17 septembre 2008
La malhonnêteté de Jeremy qui écrit d'abord :
C'est idiot, une fois de plus : à ce compte-là, Hitler faisait très bien son boulot de Führer, Staline incarnait très bien son propre mode de pensée, et le chef du Temple solaire tenait très bien son rôle de chef du Temple solaire. Ils ne faisaient pas autre chose que de remplir leur fonction. Amélie aime tendre le bâton pour se faire battre.
Ecrit par : Jérémy | 16 septembre 2008
Ensuite , l' imbécilité et les insinuations pitoyables et moisies de Jeremy qui prétend , que l'homme de droite , et là , on ne comprend pas pourquoi , est plus facile à critiquer que celui de gauche et que le pape est comparable à Hitler . C'est lumineux ! Comme il le dit lui-même : " on qualifie ça comme on veut !"
Je fais remarquer qu'il n'a pas lu l'article sur le sujet , mais , lui , Jeremy , sait , il n'en a pas besoin ! Comme c'est lui qui compare le pape à Hitler et qu'on ne peut en douter , bien sûr , puisque c'est Jeremy qui le dit , ceux qui ne critiquent pas le pape sont des nazis ! Un nouveau point Godwin pour Jeremy !
"Amélie a écrit coup sur coup deux messages faciles à démonter. D'abord pour critiquer "l'homme de gauche", alors qu'il est plus facile de critiquer "l'homme de droite", ensuite pour dire que le Pape remplit bien sa fonction de Pape, comme Hitler avait bien rempli sa fonction de Führer et le chef de l'Ordre Solaire sa fonction de gourou.
Voilà. Après, on qualifie ça comme on veut."
Ecrit par : Jérémy | 17 septembre 200
Merci , Papa Wilhelm , je n'avais pas vu vos messages !
Ecrit par : Amélie | 17 septembre 2008
Pour répondre à catmano :
http://www.charmeux.fr/blog/index.php?2008/09/12/89-contre-l-echec-scolaire-le-soutien-personnalise#co
Très sopo !
Ecrit par : vigilant | 17 septembre 2008
"A partir du moment ou personne ne suit en anglais parsque on é perdu fo bien s'adapté plsutot que d'attendre que on écri un trul sur la feuille qui resté bien plus blanche qu'autre chose du moin surtt de ma part"
Ecrit par : Jérémy | 17 septembre 2008
Jeremy, attention, vous vous êtes fait troller par Toto! ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 17 septembre 2008
évidemment compatibles avec les grandes lignes des instructions officielles. Mais à part montrer ses fesses à la ronde ou dicter d'un seul coup l'intégralité des Mémoires d'outre-tombe à des élèves de CE1, qu'est ce qui ne l'est pas ?
Ecrit par : dugong | 17 septembre 2008
Qu'y a-t-il cependant de plus formateur que de faire comprendre les ravages du temps ? ;-)
Ecrit par : Robin | 17 septembre 2008
Bravo Robin. Je n’y avais pas pensé.
Ecrit par : uncertain | 17 septembre 2008
A partir du moment ou personne ne suit en anglais parsque on é perdu fo bien s'adapté plsutot que d'attendre que on écri un trul sur la feuille qui resté bien plus blanche qu'autre chose du moin surtt de ma part"
Ecrit par : Jérémy | 17 septembre 2008
Jeremy, attention, vous vous êtes fait troller par Toto! ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 17 septembre 2008
Sibille, attention, vous vous êtes fait troller par vous même! ;o) On est trop droles sur ce blog!
Ecrit par : New Troll | 17 septembre 2008
Pardon de vous déranger....
J'ai donné mon opinion plus haut sur cette initiative du syndicat auquel j'adhère, ceci dit en passant.
La polémique sur le Pape, je précise que je ne suis pas papiste, est stupide. Ceci dit en passant. Et encore pardon pour cette intervention intempestive....
Le SNALC-CSEN (FGAF), deuxième syndicat le plus représenté chez les professeurs du second degré, considère que la publication d’un « code de la paix scolaire » témoigne de la volonté du Ministre de l’Education nationale de revenir aux vraies préoccupations des professeurs.
En dévoilant le futur « code de la paix scolaire » et en affirmant sa portée nationale, Xavier Darcos répond à l’une des demandes majeures du SNALC : l’affirmation de l’autorité des professeurs. Le SNALC rappelle que cette dernière a été mise à mal par 20 ans d’ « élève au centre du système éducatif » et par des parents de plus en plus hostiles et procéduriers (l’affaire de la gifle de Berlaimont en fut l’illustration la plus déplorable).
A la lecture des intentions affichées, si le SNALC-CSEN approuve le cadrage national du futur Code, les trois principes qui le régiront demanderaient un minimum de dialogue avec les personnels, les impératifs de la communication semblant avoir, une fois de plus pris le pas sur ceux de la concertation.
Le SNALC-CSEN regrette, par ailleurs, que le Ministre ne se soit pas donné les moyens éducatifs de commencer à endiguer la violence scolaire, dans le cadre des grandes réformes qu’il a initiées. Un retour à la transmission des connaissances, formalisé par une réforme du collège unique et par la fin du lycée light remédierait manifestement aux dérives de la violence scolaire et de l’indiscipline.
Devant la déception qu’a engendrée, depuis sa prise de fonctions, la politique éducative du Ministre dans le secondaire, le SNALC-CSEN espère que Xavier Darcos saura faire de ce futur Code un instrument efficace au service de l’Education nationale. Le SNALC-CSEN ne doute pas, hélas, que les adeptes de « l’enfant roi » essaieront de noyer le projet sous l’avalanche de leurs « bonnes » intentions.
Paris, le 16 septembre 2008
Ecrit par : Oxymore | 17 septembre 2008
"Dans les suivants , je relève "absurdités " vous êtes atteinte " Ecrit par : Amélie.
Amélie, vous êtes atteinte de plusieurs maux que vous vous obstinez à méconnaître. Enfin, obstinez-vous, ça vous occupe.
"La polémique sur le Pape, je précise que je ne suis pas papiste, est stupide." Adressez-vous à celle qui a cru bon de la relancer, et aux autorités qui le reçoivent avec faste.
Je trouve que le Code de Paix Scolaire est une bonne chose, mais tout dépend de qui le constituera.
Ecrit par : Jérémy | 17 septembre 2008
Les messages se sont accumulés depuis celui de Romuald. De Dominique Lestel, je ne connaissais que "Paroles de singes" publié en 1995 et un petit livre de bonne vulgarisation : "L'animalité. Essai sur le statut de l'humain", publié l'année suivante. Je m'en vais lire le nouveau.
Lestel enseigne à Ulm (département des sciences cognitives). Il doit y avoir des choses de lui en accès libre sur le site de l'ENS.
Le problème des cultures animales est très complexe et la position de Lestel est très nuancée. Celai le rend plus lisible que les fadas de "la libération animale". Il ne cherche pas à "humaniser" les animaux mais à redéfinir l'humain, ce qui est nettement plus intéressant.
Qu'il y ait des "origines animales de la culture" est incontestable puisque les hommes sont des animaux. Le problème est alors celui du processus d'humanisation. Ce qui me semble plus difficile à admettre est l'existence des "cultures animales" au sens propre. Les exemples que je connais à travers Lestel sont tirés de William McGrew : Materlal Chimpazee Culture (1992). Ils ne sont, à mon avis, guère probants. Certains chimpanzés sont capables d'utiliser des outils : pierres pour écraser des noix, branches feuillues pour éloigner des prédateurs ou des concurrents, éponges de feuilles pour aborber des liquides, etc. Cela prouve qu'ils sont intelligents - ce qu'on savait depuis longtemps - mais l'intelligence n'est pas la culture. Idem pour le langage. Les chimpanzés - toujours eux - peuvent apprendre le langage des signes. Ils le manient mieux qu'un enfant de deux ans. Mais ce langage leur a été enseigné (ils ne l'ont pas inventé eux-mêmes) et contrairement à l'enfant de deux ans, ils ne progressent pas. Là encore, cela démontre des capacités cognitives mais rien de plus. Conclusion de Lestel lui-même : "L'animal parle mais il n'a rien à dire".
Tout dépend donc de ce qu'on appelle culture. Si on la définit, avec Lévi-Strauss et Lacan, comme le domaine du symbolique, alors les animaux n'ont pas de culture. Ils sont dans "l'imaginaire". Mais que les animaux (certains plus que d'autres) soient intelligents ne fait pas l'ombre d'un doute. Qu'il existe des sociétés animales non plus. Mais la société n'est pas la culture. C'est pourquoi tout ce qui circule sous le nom de "socio-culturel" est une imposture.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 17 septembre 2008
"les insinuations pitoyables et moisies"
C'est quoi, des insinuations moisies ?
Amélie, cessez de vous répandre en insultes sur moi, d'abord ça vous fatigue (enfin vous avez peut-être besoin de vous défouler, auquel cas la pratique d'un sport cous ferait plus de bien), ensuite vous manquez à votre rigueur de bonne chrétienne. Inquiétant, tout ça - que fait donc le Pape pour que même ses fidèles dérogent ainsi aux seuls principes à peu près viables de sa secte ?
Et j'ai déjà dit que si vous êtes athée ou autre, c'est encore pire.
Ecrit par : Jérémy | 17 septembre 2008
"Conclusion de Lestel lui-même : "L'animal parle mais il n'a rien à dire"."
Belle définition. Il y en a d'ailleurs quelques-un(e)s ici qui se sont reconnu(e)s.
Ecrit par : Jérémy | 17 septembre 2008
""A partir du moment ou personne ne suit en anglais parsque on é perdu fo bien s'adapté plsutot que d'attendre que on écri un trul sur la feuille qui resté bien plus blanche qu'autre chose du moin surtt de ma part"
Ecrit par : Jérémy | 17 septembre 2008
Jeremy, attention, vous vous êtes fait troller par Toto! ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 17 septembre 2008
C'est la retransciption par un eleve de 15 ans du discours tenu par un autre eleve de 15 dans l'une des videos que j'ai données en lien.
Ecrit par : Jérémy | 17 septembre 2008
Ajout au message précédent. Les humains étant des animaux, ils vivent eux aussi en grande partie dans l'imaginaire. On peut même penser que beaucoup d'élèves (ceux de Robin et bien d'autres) vivent essentiellement dans l'imaginaire et que leur comportement serait comparable à celui d'un groupe de chimpanzés si les chimpanzés étaient plus bêtes qu'ils ne sont. On peut sans doute étendre cette animalisation de l'humain aux Inspecteurs qui envoient des questionnaires comme celui que doit remplir Catmano. L'imaginaire des experts, des gestionnaires et des évaluateurs est, lui aussi, plus bête que celui des chimpanzés.
Heureusement que ce genre de pratiques n'a pas encore atteint l'Université. Je me ferais virer car je renverrais le questionnaire non rempli et déchiré en plusieurs morceaux : langage des signes qu'un Inspecteur lui-même doit être capable de comprendre. Histoire de ne pas être pris moi-même pour un chimpanzé.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 17 septembre 2008
De rien Amélie. C'est mon boulot.
Mais ne vous obstinez pas de votre côté.
(N'oubliez jamais qu'une canette de bière ne peut pas contenir une dame-jeanne de vin)
La réponse de Jérémy me semble claire : vous avez critiqué "l'homme de gôche", alors qu'il est tellement plus aisé de critiquer "l'homme de droite". Comment avez-vous pu faire cela?
papa wilhelm souffre
Ecrit par : papa wilhelm | 17 septembre 2008
Pour en finir avec les messages qui n'ont rien à voir avec le sujet...
C'est bien dommage que Cadichon ne soit plus là. L'an dernier je lui avais expliqué que si les beaux principes du libéralisme étaient appliqués aux Etats-Unis, l'économie américaine s'effondrerait en 48 heures. Elle n'avait pas répondu à ce message... La panique actuelle me répond pour elle. Vive la nationalisation des banques au pays des néo-cons! Alors que les mauvaises nouvelles affluent sur l'école, je dois dire que ces virevoltes me font bien rigoler. Sauf que ce sont toujours ceux qui n'y sont pour rien qui payent les pots cassés...
Ecrit par : Pedro Cordoba | 17 septembre 2008
Pedro, un imaginaire peut-il vraiment être "bête"? N'est-il pas plutôt, tout simplement, vide?
Ecrit par : Christophe Sibille | 17 septembre 2008
"Heureusement que ce genre de pratiques n'a pas encore atteint l'Université."
Et pourtant, beaucoup en rêvent (doyens, chefs de département, directeurs, Présidents, responsables ministériels, etc.)
Ecrit par : Jérémy | 17 septembre 2008
La Boëtie: "Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux".
A la "une" de "Siné hebdo", en frontispice (pas de connasse).
A acheter , (et à lire), le numéro 2, paru aujourd'hui.
(Pub)
Ecrit par : Christophe Sibille | 17 septembre 2008
@Sibille : A la "une" de "Siné hebdo", en frontispice (pas de connasse).
A acheter , (et à lire), le numéro 2, paru aujourd'hui.
(Pub)
On dirait la pub que faisait toto pour Léo et Léa et qui vous faisait tant chier!
Ecrit par : New troll | 17 septembre 2008
Qu'y a-t-il cependant de plus formateur que de faire comprendre les ravages du temps ? ;-)
Ecrit par : Robin | 17 septembre 2008
Vous savez ce qu'elles vous disent, mes fesses ? :o (((((((((
Ecrit par : catmano | 17 septembre 2008
à Christophe,
Un imaginaire n'est jamais vide. Bien au contraire, il est toujours trop plein. Voir les textes de Meirieu et les questionnaires des évaluateurs. Ou les écrits de Bouvard et Pécuchet, etc.
Pleins de quoi? voilà la vraie question. La réponse dans Flaubert.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 17 septembre 2008
Vous êtes sage , Papa wilhelm , et je ne comptais pas poursuivre ce dialogue de sourds ... L'observation de certains ravis de la gôche en action est largement suffisante ...
Ecrit par : Amélie | 17 septembre 2008
SECTARISME IMBÉCILE…
@Jérémy :
« Amélie a écrit coup sur coup deux messages faciles à démonter. D'abord pour critiquer "l'homme de gauche", alors qu'il est plus facile de critiquer "l'homme de droite", ensuite pour dire que le Pape remplit bien sa fonction de Pape, comme Hitler avait bien rempli sa fonction de Führer et le chef de l'Ordre Solaire sa fonction de gourou.
Voilà. Après, on qualifie ça comme on veut". »
@ Papa Wilhelm :
« Accablante réponse.… »
Roger Felts :
Je pense me situer politiquement entre la gauche et l'extrême gauche et être complètement athée avec une laïcité du type “RIPOSTE LAÏQUE” plutôt que positive comme celle de Sarko ou légèrement édulcoré comme celle de Caroline Fourest et consorts.
Pourtant, nombre de mes textes sont consacrés aux errements de la gauche. Et j'ai passé autant de temps à dénoncer une certaine gôche que la droite libérale ou ultralibérale.
De la même manière, dans cette époque profondément matérialiste, l'illusion de la dimension religieuse est un écran pour manipuler les peuples, et le combat antireligieux m'apparaît absolument déterminant… À condition de prendre en compte la spécificité des croyances et de comprendre que heurter les consciences, ce n'est pas leur donner des coups de poing dans la gueule. Certains pour prouver leur vertu prennent plaisir à le faire… Ils sont à contre-emploi !
Quand Muray et Amélie critiquent la gauche, c'est essentiellement la gôche institutionnelle et sociétale qui est visée… Je ne les ressens pas comme des adversaires des valeurs authentiques de la gauche… Tout au plus dans certains cas comme des sceptiques.
Quand dans un article, qu'il faut avoir lu pour s'autoriser à faire des commentaires, le journaliste conclut que le Pape remplit bien sa fonction de Pape, il fait une critique sévère de la manière d'informer des journalistes et met en avant que le Pape ne s'est pas conduit comme une vedette du show-bizness.
Aligné d'un même élan le Pape, Hitler et l'Ordre Solaire est d'un raffinement du meilleur goût et facilitera sûrement les alliances de combats avec tous les croyants victimes comme les autres du libéralisme mondialisé .
Pourfendre l'Amélie comme si elle s'était transformée en Passionaria de la droite papiste est effectivement comme le dit Papa Wilhelm accablant.
Il va falloir s'habituer à deux types de discours : ceux sur l'homosexualité, la religion et la Politique en général où les propos seront sans nuance, unilatéraux, voire caricaturaux, et celui des problèmes concrets de l'école où les propos sont pertinents y compris dans les formes de luttes dures proposées ( je ne prends pas position sur leur validité, car totalement extérieur au problème, mais une campagne sur le droit de retrait quand les conditions pour assurer un enseignement correct ne sont pas remplies m'apparaît comme un excellent thème de lutte).
Ecrit par : Roger Felts | 17 septembre 2008
Voilà : "suffisante" est le mot adéquat.
Je vous laisse le mot de la fin.
Ecrit par : Jérémy | 17 septembre 2008
Eh ben... On n'est pas encore sauvés...
Ecrit par : Jérémy | 17 septembre 2008
"une campagne sur le droit de retrait quand les conditions pour assurer un enseignement correct ne sont pas remplies m'apparaît comme un excellent thème de lutte"
On aurait mieux fait de discuter de ça.
Ca a au moins intéressé Daniel Arnaud.
Ecrit par : Jérémy | 17 septembre 2008
Papa wilhelm remercie Felts d'avoir écrit.
Papa wilhelm est moins triste à présent.
Ecrit par : papa wilhelm | 17 septembre 2008
"Pourtant, nombre de mes textes sont consacrés aux errements de la gauche... Quand Muray et Amélie critiquent la gauche, c'est essentiellement la gôche institutionnelle et sociétale qui est visée… Je ne les ressens pas comme des adversaires des valeurs authentiques de la gauche… Tout au plus dans certains cas comme des sceptiques.
"
Eh oui, cher Roger ! Si le Che savait combien il a d'orphelins enfants !
Ecrit par : dugong | 17 septembre 2008
http://fr.youtube.com/watch?v=yIZXO8ARZKo&feature=related
Comme quoi, la question des effectifs n'est pas la seule ...
Ce bronx se passe dans une classe de moins de 12 élèves.
Je propose le rapport d'IPR suivant :
"Monsieur Z. gère avec sérénité et en toute convivialité la séance. Il ne se laisse pas déconcentrer par la survenue d'un éventuel élément perturbateur dans le scénario. Les apprenants sont incités à s'épanouir en toute liberté afin de s'approprier en totale autonomie les savoir-faire présentés."
Ecrit par : Zorglub | 17 septembre 2008
A part ça, merci à tous. Il me reste une grosse quinzaine de jours pour faire un savant mélange de toutes vos propositions.
Ça devrait donner un truc d'enfer !
Un peu chiffonné, déchiré, mal écrit pour contenter Pedro Cordoba, le plus bref et évasif possible comme me le conseille Dugong, avec une allusion à l'évaluation formative (merci Eveline ! Et vigilant ! Et stagiaire.iufm !) pratiquée quotidiennement et du matin au soir dans ma classe (même que j'y ajoute constamment de la médiation cognitive), tout en montrant que je tiens à rester moi-même, même et y compris dans ma plastique corporelle, comme le suggère Robin.
Ecrit par : catmano | 17 septembre 2008
Et avec un peu de langue de bois pour ne pas laisser l'inspecteur de marbre.
Ecrit par : Jérémy | 17 septembre 2008
Tout à fait d'accord avec une campagne sur le droit de retrait. Le problème : comment l'organiser? Les temps sont moroses et guère propices à l'action collective. Mais si la crise économique s'approfondit, les choses pourraient changer.
Georges Pébereau, qui n'est certainement pas un gauchiste, agitait dans le Monde d'hier le spectre d'une révolution :
"Nous sommes, à n'en pas douter, dans une période prérévolutionnaire, au sens de 1789... Il y aura de plus en plus de revendications et de moins en moins de moyens capitalistes pour les satisfaire et de moyens policiers pour les endiguer. Une étincelle suffira pour déclencher des mouvements irréparables". Baisse tendantielle du taux de profit (Marx), insuffisance des forces répressives (Lénine), l'étincelle qui peut mettre le feu à toute la plaine (Mao). L'heure doit être grave pour que l'ancien PDG d'Alcatel écrive des choses pareilles.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 17 septembre 2008
"Quand j'ai reçu ce mail sur ma boite-mail (car je l'ai reçu il y a un bout de temps), je l'ai tenu pour un hoax. En le lisant ici, je me suis dit que j'avais peut-être eu tort, mais j'ai précisé ci-dessus : "Si ce mail est véridique"."
Ce qui ne vous a pas empêcher de balancer le nom d'un type sur internet, en le désignant comme très probable auteur de ce mail peut-être pas "véridique".
Ecrit par : stagiaire.iufm | 17 septembre 2008
"empêché"
Ecrit par : stagiaire.iufm | 17 septembre 2008
Je relance donc mon idée de départ : un arrêt de travail généralisé, exercé par tous les professeurs qui exercent dans des situations invivables. Ce serait l'exercice du droit de retrait, dans toutes les académies. Que ferait le ministère face à ce mouvement global ? Les professeurs seraient-ils sanctionnés ? Des vacataires seraient-ils assez pauvres et fous pour prendre la relève ? C'est peut-être ça, la solution du "mouvement" tant attendu dans l'E.N. : droit de retrait exercé par tous les professeurs qui sont dans des classes ou des établissements qui présentent des situations ingérables. Fin du cours, qand le cours ne peut avoir lieu. Le rôle des syndicats ne serait plus d'appeler tous les personnels à faire la grève (c'est impossible), mais d'éviter que le ministère ne puisse sanctionner les professeurs en arrêt. Il faut savoir que le ministère peine déjà à trouver des vacataires pour les heures qui existent actuellement, que les surveillants n'auraient pas le temps ni la volonté de prendre en charge les classes ingérables ainsi refusées, et que les professeurs déjà en exercice ne pourraient pas pallier au retrait des collègues.
Je pense, très sincèrement, que la faille du système est là, et que cette solution peut être une alternative séireuse aux grèves soi-disant générales, mais surtout ponctuelles, qui ont montré leurs limites.
Ecrit par : Jérémy | 17 septembre 2008
"Quand j'ai reçu ce mail sur ma boite-mail (car je l'ai reçu il y a un bout de temps), je l'ai tenu pour un hoax. En le lisant ici, je me suis dit que j'avais peut-être eu tort, mais j'ai précisé ci-dessus : "Si ce mail est véridique"."
Ecrit par Jeremy
Ce qui ne vous a pas empêcher de balancer le nom d'un type sur internet, en le désignant comme très probable auteur de ce mail peut-être pas "véridique".
Ecrit par : stagiaire.iufm | 17 septembre 2008
Vous rigolez ?! Le mail met en cause l'Inspecteur d'Académie de Haute-Loire en mars 2008. J'ai donné son nom et le numéro de téléphone de ses services, en disant qu'il ferait bien de s'expliquer sur ce mail. Je ne pensais pas si bien dire ! Ce sont de toute façon des données publiques, en accès libre, et ce n'est pas moi qui le désigne, mais le mail envoyé à des milliers de personnes.
Il vaut peut-être mieux qu'on donne son nom et le numéro de téléphone de ses services, pour savoir ce qu'il en est de ce mail, plutôt que de se laisser piéger par cet hoax (et je me suis laissé piéger en lisant ce mail ici).
Je n'ai pas besoin qu'on m'invente de fausses intentions et qu'on me fasse de faux-procès, il y a sûrement des choses autrement plus importantes.
Ecrit par : Jérémy | 17 septembre 2008
Et avec un peu de langue de bois pour ne pas laisser l'inspecteur de marbre.
Ecrit par : Jérémy | 17 septembre 2008
Oui, oui, je pense aussi à la langue de bois, merci de me le rappeler.
C'est une "inspecteuse", pas UN, et une pour qui les ans n'ont pas eu le temps de faire autant de ravages que chez moi. ;-)
Ecrit par : catmano | 17 septembre 2008
http://fr.youtube.com/watch?v=yIZXO8ARZKo&feature=related
"Comme quoi, la question des effectifs n'est pas la seule ...
Ce bronx se passe dans une classe de moins de 12 élèves."
Ecrit par : Zorglub
Il faut dire que cela se passe dans un pays où la situation est bien plus avancée qu’en France, du point de vue du pédagogisme comme de celui de la soumission du système éducatif aux exigences du marché.
Ecrit par : Pli | 17 septembre 2008
Jeremy,
Une idée ne devient une force matérielle que lorsque les masses s'en emparent (Mao). Votre idée est juste car elle vient du peuple et les idées justes viennent du peuple (Mao bis). Ce sont en effet des profs de base qui, les premiers, l'ont mise en pratique il y a un ou deux ans. Mais il s'agissait de mouvements très localisés. Généraliser la chose ne me semble pas possible en ce moment. Il ne suffit pas de (re)lancer une idée sur un blog pour qu'elle devienne force matérielle.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 17 septembre 2008
J'imagine que pour qu'une idée devienne force matérielle, il faut :
- qu'elle soit énoncée
- qu'elle soit incarnée par une ou plusieurs personnalité(s)
- qu'elle soit diffusée par des moyens de communication et d'information puissants
- qu'elle soit soutenue par des relais plus ou moins influents sur le terrain
- que les conditions matérielles, économiques, sociales, etc. soient favorables à son éxécution.
Moi, je n'ai fait qu'envisager l'application de cette idée, et m'interroger sur son éventuelle amélioration. Après, il ne faudrait pas procastiner éternellement en se disant que cela n'est pas possible "pour le moment". Disons que si les professeurs laissent empirer les choses, on se demandera comment ils ont pu être cons à ce point, comme on se demande déjà comment les professeurs des années 1990-2007 ont pu laisser se dévlopper sans rien faire les IUFM et les conditions d'enseignement qui sont devenues celles d'aujourd'hui.
Ecrit par : Jérémy | 17 septembre 2008
Avant de lancer le mot d'ordre de droit de retrait, il faudrait dans un premier temps lancé une campagne de sensibilisation sur les droits des enseignants à avoir des conditions de travail correctes, sur les manques criant constatés, avec repérages précis des manques les plus scandaleux et sur les manières d'obtenir des résultats avec en tout premier plan le droit de retrait. Cette campagne doit toucher et sensibiliser les parents d'élèves et dans une certaine mesure les élèves.
A mon avis, ce serait une erreur que de situer l'aspect principale de la revendication sur le manque de moyens matériels…Même si effectivement, ceux-ci jouent un rôle important mais non décisif.
Ecrit par : Roger Felts | 17 septembre 2008
Les dernières précisions de Jérémy répondent à mon intervention rédigée en parallèle.
Ecrit par : Roger Felts | 17 septembre 2008
À Catmano.
Tout dépend, à mon humble avis, de ce que vous voulez faire le jour de l’inspection :
faire du camouflage (faites du Charmeux !) ou faire comme vous faites d’habitude.
Pour ma part je réponds des tartines entières à ce genre de questionnaire en disant poliment ce que je pense. Ça me fait du bien ! S’ils veulent vraiment bosser à lire des réponses, qu’ils se les farcissent ! De toute façon, on est mal noté par les inquisiteurs quand on ne peut pas faire semblant.
Pour le meirieutron, je me suis surtout basé sur des sources pédagogos générales ou du secondaire et il peut aider éventuellement pour le vocabulaire pédagol si vous avez envie de délirer ! Ce qui peut vraiment vous servir, c’est un ton gnangnan et « citoyen », ça marchait très bien quand je bidonnais des rapports pour aider des stagiaires.
Ecrit par : Lariba | 17 septembre 2008
SECTARISME IMBÉCILE
[...]
Ecrit par : Roger Felts | 17 septembre 2008
Vous devriez continuer à mettre un titre à chacune de vos interventions.
On gagnerait du temps ;o)))
Ecrit par : yann | 17 septembre 2008
Merci aussi à Lariba. Je note, je note.
Ecrit par : catmano | 17 septembre 2008
Plus rien de réellement offensant (précisions à venir) : les remontrances d'un certain syndicat (et on sait bien à qui je fais allusion) ont touché d'autant plus qu'il s'appuyait sur un sondage grandeur nature sur les intentions des profs
Ecrit par : brighelli | 17 septembre 2008
La disparition de la formation scientifique du tronc commun ne vous pose aucun problème? Qu'il n'y ait ni physique ni SVT dans le tronc commun, sans qu'on ait l'assurance encore qu'elles apparaissent comme disciplines autonomes dans les modules exploratoires ne fait pas question? Peut-être avez-vous des informations plus précises sur le devenir des sciences expérimentales?
Des linéaments de la maquette ont été donnés dans une dépêche de l'AEF.
"L'horaire hebdomadaire plafonnerait à 27 heures, avec 18 modules semestriels de 3 heures: 11 modules d'enseignements fondamentaux, 4 modules d'exploration, 3 modules d'accompagnement." Avec un module=3h de cours.
Modules d'enseignement fondamentaux : Français-HG-Math-LV1-LV2-EPS [11 modules]
Modules exploratoires : ? [4 modules]
Modules d'accompagnement : (soutien individualisé déterminé par l'établissement) [3 modules]
Ecrit par : Romuald | 17 septembre 2008
info:
Réponse de Lily à Paris
Date : 17-09-2008 à 08:51:43
Il y a deux ans j ai eu un cp et évidement on m a présenté la méthode Ribambelle. J ai essayé de suivre cette methode mais quand les deux tiers de la classe ont décroché, j ai décidé de changer de methode.
Je prenais ribambelle pour le travail sur le sens du texte avec un travail approfondi en langage et en questionnement. Et j introduisais les sons avec Leo et Lea. Puis on faisait des allers et retours entre ce que l on avait appris avec Leo et Lea et qui nous servait à lire les albums ribambelle.
Naturellement je n ai jamais utilisé les pages des fichiers ribambelles sur l étude du code car ça ne correspond pas à la progression de Leo et Lea. Les enfants ont apprécié cette solution. Je pense que tu ferais bien de faire un véritable cahier de sons en suivant la progression de Léa et Léa. Deplus en ce début d'année, n hesite pas à leur passer la planète des alphas pour les mener vers le chemin de la combinatoire.
Je dois dire que j'enseigne dans une zep très défavorisée et je pense que la méthode Léo et Léa reste la meilleure dans le cas où les enfants ont peu de connaissances sur la lecture, les lettres et le vocabulaire.
L'avantage de faire Ribambelle et Léo et Léa est que les meilleurs avaient acces à deux lectures et ceux en difficulté pouvaient au moins lire les textes Leo et Lea, même seuls à la maison. A la fin de l'année, malgré un mauvais démarrage, tout le monde savait combineret déchiffrer et sur 26 élèves, seuls trois avaient des difficultés en autonomie face à un texte.
Bon courage pour cette année, je comprends que tu aies du mal à affirmer tes convictions: j'ai changé d'école l'année dernière et en voyant Ribambelle au CP, j'ai décidé de ne plus faire de cp. J ai pris des CE1 et je rattrappe les élèves en échec grace à Léo et Léa !
;o)
Ecrit par : toto | 17 septembre 2008
Réponse de Loïc, La Réunion
Date : 17-09-2008 à 09:59:04
Bonjour Céline, tu es libre de choisir la méthode que tu veux, et tu n'as pas à te soucier des pressions extérieures, seul l'intérêt des enfants compte !
Pour avoir commencé par une méthode mixte lors de ma 1ère année en CP, et changé ensuite pour Léo et Léa, je peux te garantir qu'aucune pression au monde ne pourra me faire revenir vers une méthode mixte aujourd'hui. Les différences sont vraiment trop grandes.
La vitesse avec laquelle les enfants progressent, et surtout le niveau qu'ils ont en fin d'année grâce à Léo et Léa (comparé à une méthode mixte), aussi bien en code qu'en compréhension compenseront à mes yeux toutes les pressions du monde, d'où qu'elles viennent.
Si tu ne peux vraiment pas abandonner Ribambelle, détourne au maximum cette méthode, en privilégiant les activités conseillées dans le livre du maître de Léo et Léa, et dans les livres de C.Sylvestre de Sacy sur la méthode Borel Maisonny, et utilise les textes de Ribambelle pour la compréhension orale. Et n'hésite pas à faire beaucoup de code dès le début du CP, avec une approche synthétique, en utilisant le son que font les lettres plutôt que leur nom.
Cela dit, à partir des leçons 40-44 de Léo et Léa, j'ouvre progressivement les lectures proposées à d'autres textes en parallèle de Léo et Léa (petites histoires de Gafi, albums de littérature de jeunesse, dont les albums Ribambelle).
Les enfants aiment bien cela, mais je le fais quand ils sont devenus capables de lire vraiment par eux-mêmes ces textes, pas en début d'année !
P.S : Si cela peut t'aider, je viens de mettre en ligne des fiches de code et compréhension que j'utilise dans ma classe en lecture, en complément du fichier Léo et Léa ici (ainsi que des évals et des supports en maths), je vais les mettre dans la bibliothèque de "Liras" dès que possible.
//docscp.over-blog.com/
Ecrit par : toto | 17 septembre 2008
Je me suis amusé à taper "situation pré-révolutionnaire" sur Glouglou qui m'a donné 1090 réponses :
Dès la première page, c'est la foire d'empoigne où, côte à côte, libertaires, membres du front national, marxistes divers et hybrides des précédents se disputent la prédiction pour hier, aujourd'hui et parfois demain.
J'y ai pêché cette fine analyse du camarade Léon (1935) :
"Le plus exact est de dire que la situation est pré-révolutionnaire. Pour que cette situation mûrisse, il faut une mobilisation immédiate, hardie et inlassable des masses sous les mots d'ordre de conquête du pouvoir au nom du socialisme. C'est à cette seule condition, que la situation pré-révolutionnaire se changera en situation révolutionnaire. Dans le cas contraire c'est-à-dire si on continue à piétiner sur place, la situation pré-révolutionnaire se changera infailliblement en situation contre-révolutionnaire et amènera la victoire du fascisme."
Je résume : d'abord, c'est pré-révolutionnaire. Ensuite ça peut devenir révolutionnaire voire contre-révolutionnaire. Si ce n'est ni l'un ni l'autre alors c'est que c'est encore pré-révolutionnaire.
Plus loin, Léon file la métaphore médicale :
"Le mécontentement, la nervosité, l'instabilité, l'emportement facile de la petite bourgeoisie sont des traits extrêmement importants d'une situation pré-révolutionnaire. De même que le malade brûlant de fièvre se met sur le côté gauche *, la petite bourgeoisie fébrile peut se tourner à droite ou à gauche. Selon le côté vers lequel se tourneront dans la prochaine période les millions de paysans, d'artisans, de petits commerçants, de petits fonctionnaires français, la situation pré-révolutionnaire actuelle peut se changer aussi bien en situation révolutionnaire que contre-révolutionnaire."
Brillant, Léon !
* Vous faites ça, vous autres blogueurs, quand vous brûler de fièvre ?
Ecrit par : dugong | 17 septembre 2008
Pour en revenir à la lettre comminatoire de l'inspecteur d 'académie, voir ci-dessous l'article en version intégrale : l'histoire ne se passe pas en Haute-Loire mais en Haute- Saône ("T'as voulu voir Vesoul et on a vu Vesoul"...)
Donc ce n'est pas un hoax mais un lapsus calami...
http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=44185
On le soupçonnait déjà, dira-t-on ! C’est vrai ! On le déduisait de comportements divers, comme ceux observés en commission d’examen : pour obtenir un pourcentage voulu de reçus, on jouait entre examinateurs à ajouter, selon les coefficients des disciplines, des points supplémentaires aux candidats en dessous de 10 /20 pour leur faire atteindre artificiellement la moyenne de l’admission. Ou encore on baissait à volonté la moyenne jusqu’à l’obtention du pourcentage de reçus fixé d’avance.
Sauver l’école ou les apparences ? Une lettre interne qui accuse l’administration de l’Éducation nationale
Pour l’administration de l’Éducation nationale, ce ne sont pas les résultats qui fournissent matière à statistiques, mais les statistiques préalablement établies qui déterminent les résultats.
On le soupçonnait déjà, dira-t-on ! C’est vrai ! On le déduisait de comportements divers, comme ceux observés en commission d’examen : pour obtenir un pourcentage voulu de reçus, on jouait entre examinateurs à ajouter, selon les coefficients des disciplines, des points supplémentaires aux candidats en dessous de 10 /20 pour leur faire atteindre artificiellement la moyenne de l’admission. Ou encore on baissait à volonté la moyenne jusqu’à l’obtention du pourcentage de reçus fixé d’avance.
La lettre d’un inspecteur d’académie à un principal au ton comminatoire
Mais, sauf erreur, on ne connaissait pas de document écrit qui fournît le mode d’emploi impératif de cette politique insensée. C’est désormais chose faite depuis la publication dans le numéro 2 de juin 2008 de la revue de l’ACOP (Association des Conseillers d’orientation psychologues de France) d’une lettre de l’inspecteur d’académie de la Haute-Saône, datée du 21 mars 2008, qui s’en prend avec une rare violence au principal du collège de Jussey. On la lira en note ci-dessous (1).
On ne peut qu’être frappé par son ton comminatoire, sa redondance volontairement blessante de formules autoritaires qui ne souffrent pas de réplique : « Je vous demande expressément, fulmine l’inspecteur … Il est hors de question … Je vous enjoins de … Le taux ne dépassera pas … Ce taux atteindra … Je précise, si besoin était, que ces minima constituent une injonction de l’inspecteur d’académie… ».
Mais quel est donc le crime commis par le malheureux principal ? Il ne s’est tout simplement pas conformé aux quotas préalablement fixés par l’inspecteur d’académie : ainsi le taux de redoublement des élèves de 6e en juin 2007 a-t-il été de 9,6 % dans son collège quand il était de 5,7 % dans le département, soit « près du double », tempête l’inspecteur qui lui fixe 7 % pour juin 2008. En 4e, c’est encore pis ! Le taux est « de quatre fois supérieur au taux départemental ». Il ne devra donc pas dépasser cette fois 10 %, tonne l’inspecteur. Quant au taux de passage des élèves de 3e en 2de générale et technologique, il n’est que de 48,1 % quand la moyenne du département est de 60,6 %. L’inspecteur en exige immédiatement 55 % !
Une administration seule au centre de l’École
On ne saurait mieux illustrer le mal dont souffre l’Éducation nationale. Elle est malade de son administration attachée à se mettre elle-même au centre de l’École, en lieu et place du savoir et de l’élève. Ce qui lui importe avant tout c’est de présenter l’image avantageuse d’une institution qui diffuse efficacement le savoir avec des taux de réussite honorables pour susciter approbation et même félicitations. Seulement, cette lettre montre l’envers du décor : sous des apparences flatteuses, la réalité est moins rose. Et puisqu’elle ne répond pas aux attentes administratives, qu’à cela ne tienne ! L’administration en livre une représentation falsifiée : les statistiques sont dopées, truquées, fixées d’avance quoi qu’il en coûte. Et qui peut douter qu’il en coûte la qualité du service public d’éducation ? Car que signifie diviser par deux les taux de redoublement ou de fixer des quotas obligatoires de passage en seconde sans se référer le moins du monde au niveau atteint par les élèves ? Cette lettre d’inspecteur d’académie révèle ainsi quatre moyens mis en œuvre pour la ruine de l’École publique.
1- Savoir, travail et intérêt de l’élève discrédités
Il est d’abord aisé d’en déduire que ce n’est pas le niveau de savoir de l’élève qui importe, puisque les quotas imposés ouvrent automatiquement les portes de la classe supérieure à certains élèves, même s’ils n’ont pas les connaissances minimales requises. La leçon n’échappe pas aux élèves : ils savent que, dans cette École-là, il n’est pas besoin de travailler pour « passer » ; les 12 % qui séparent le collège de Jussey de la moyenne du département de la Haute-Loire finissent par faire du monde. Le discrédit est donc jeté sur le travail et le savoir.
Il y a pis. Qu’un élève soit ainsi balancé dans la piscine sans savoir encore nager et soit donc promis à la noyade, l’administration s’en moque pourvu que le taux de passage, qu’elle brandit, lui vaille les applaudissements. L’intérêt de l’élève n’est donc pas davantage la préoccupation de cette administration. Seuls l’intéressent les quotas qu’elle fixe arbitrairement, et le narcissisme de ses membres soucieux de conserver leurs avantages.
2- Les professeurs discrédités
Il découle de ce désintérêt pour le niveau de l’élève que le conseil de classe peut n’avoir aucune importance : l’administration s’en tamponne le coquillard ! Il n’a qu’un pouvoir consultatif. Le discrédit est cette fois jeté sur le corps professoral. L’inspecteur rappelle justement au principal que le "pouvoir décisionnel" lui appartient et qu’il peut à volonté suivre ou non les avis des conseils de classe pour satisfaire aux quotas qui lui ont été fixés.
3- Une administration de valets sans conscience
Le ton autoritaire de cette lettre lève, d’autre part, le voile sur le type de relations qui s’instaure au sein de la hiérarchie, dès lors que l’échelon inférieur ne se conforme pas aux ordres. Ne peut-on pourtant comprendre l’attitude du principal de Jussey ? Soucieux de l’intérêt de ses élèves, il a cru pouvoir, avec les avis des conseils de classe, répartir le flux des élèves sans tenir compte de quotas ni de moyenne départementale. Tant pis si son collège est en dessus ou en dessous des moyennes départementales ! Ce qui compte pour lui, c’est l’intérêt des élèves. Il s’agit donc bien d’une objection de conscience qui mérite le respect. Mais sa hiérarchie n’en a cure ; elle entend qu’il obéisse au doigt et à l’œil sans état d’âme ! Il lui faut se soumettre ou se démettre.
On comprend dès lors que ne peuvent rester dans la fonction que des valets sans conscience pour faire les sales besognes qu’on exige d’eux. On l’avait déjà deviné à voir aussi le niveau culturel de recrutement de certains chefs d’établissement qui connaissent si mal leur langue maternelle. Dans un établissement d’éducation, c’est tout de même un comble ! Mais des individus incultes sont moins exposés aux problèmes de conscience et sont surtout reconnaissants à leur hiérarchie de les avoir élevés, malgré leur indignité.
4- Un univers d’aliénation
Enfin, quand un individu s’affranchit de la réalité pour lui substituer ses désirs et ses fantasmes, il ne manque pas d’inquiéter son entourage. Ne parle-t-on pas de folie ? Qu’en est-il quand une administration organise une représentation de la réalité à sa convenance, qui apparaît au seul bon sens très éloignée de la réalité ? Dans quel univers contraint-elle ses membres à vivre ? C’est elle qui détermine selon son caprice ce qui est bien et ce qui est mal, fût-ce en contradiction avec le sens commun ; elle peut inventer à sa guise des fautes de service pour sanctionner le récalcitrant et appeler folie ce qui est raison et inversement raison ce qui est folie. À quel désastre pareille aliénation collective ne prépare-t-elle pas ?
C’est bien le diagnostic qu’invite pourtant à formuler la lettre de cet inspecteur d’académie soumis lui-même sans doute aux mêmes oukases que lui intiment les échelons supérieurs. Or une institution est en péril, quand son administration délire, c’est-à-dire qu’elle prétend plier la réalité à ses désirs jusqu’à la falsification. Cette administration n’est au service ni du savoir ni de l’élève ni des professeurs, mais d’elle seule pour la plus grande satisfaction d’une oligarchie qui y voit sans doute une des méthodes capables de ruiner le service public de l’Éducation dans l’attente d’une privatisation. Un rapport de 1996 de l’OCDE, dont on a déjà parlé sur Agoravox, intitulé d’un euphémisme volontairement abscons « La Faisabilité politique de l’ajustement », (2) en indique le mode d’emploi pour éviter la révolte des citoyens que cette ruine ne manquera pas de frapper. Paul Villach
(1) Voici la lettre de l’inspecteur d’académie de la Haute-Loire au principal du collège de Jussey, publiée par le N° 2 de la revue de l’ACOPF de juin 2008.
« Vesoul, le 21 mars 2008,
Monsieur le Principal,
Conformément aux objectifs qui vous ont été assignés à votre arrivée au collège de Jussey, je vous demande expressément de bien vouloir corriger dès cette année scolaire les taux de redoublement.
Il est hors de question que ce taux pour les élèves de 6e soit près du double du taux départemental observé en juin 2007 (9,6 % contre 5,7 %).
Je vous enjoins d’user de votre pouvoir décisionnel pour faire en sorte qu’à l’issue de cette année scolaire, il redescende pour le moins à 7 %.
Le taux de redoublement en fin de 4e est plus de quatre fois supérieur au taux départemental. Il ne dépassera pas 10 % pour la présente année.
Enfin le taux de passage des élèves de 3e en seconde générale et technologique est de 48,1 % alors que celui du département est de 60,6 %.
Ce taux atteindra obligatoirement pour le moins 55 %.
Je précise, si besoin était, que ces minima constituent une injonction de l’inspecteur d’académie qui s’applique à tous les personnels de votre établissement. »
(2) Paul Villach, « La Casse du Service public d’Éducation est bien programmée depuis 1996 par l’OCDE », Agoravox, 28 mars 2008
Ecrit par : FGuichard | 17 septembre 2008
quand vous brûlez...
Ecrit par : dugong | 17 septembre 2008
Vous savez ce qu'elles vous disent, mes fesses ? :o (((((((((
Ecrit par : catmano | 17 septembre 2008
Je vous suggère de donner ce texte en dictée à vos élèves ; je suis sûr que l'inspecteur adorera :
Conversation avec la lune
"O lune, vous avez raison (...) Astre ingrat et moqueur, vous me demandez où je vais si tard : il est dur de me reprocher la continuité de mes voyages. Ah ! si je marche autant que vous, je ne rajeunis pas à votre exemple, vous qui rentrez chaque mois sous le cercle brillant de votre berceau ! Je ne compte plus de lunes nouvelles, mon décours n'a d'autre terme que ma complète disparition, et quand je m'éteindrai, je ne rallumerai pas mon flambeau comme tu rallumes le tien."
(Chateaubriand, Mémoire d'outre-tombe, 4ème partie, Livre III, 14)
Je ne parlais, hélàs, que de ma lune à moi, "qui ne rajeunit pas, à votre exemple".
Ecrit par : Robin | 17 septembre 2008
« Vesoul, le 21 mars 2008,
Monsieur le Principal,
Conformément aux objectifs qui vous ont été assignés à votre arrivée au collège de Jussey, je vous demande expressément de bien vouloir corriger dès cette année scolaire les taux de redoublement.
Il est hors de question que ce taux pour les élèves de 6e soit près du double du taux départemental observé en juin 2007 (9,6 % contre 5,7 %).
Je vous enjoins d’user de votre pouvoir décisionnel pour faire en sorte qu’à l’issue de cette année scolaire, il redescende pour le moins à 7 %.
Le taux de redoublement en fin de 4e est plus de quatre fois supérieur au taux départemental. Il ne dépassera pas 10 % pour la présente année.
Enfin le taux de passage des élèves de 3e en seconde générale et technologique est de 48,1 % alors que celui du département est de 60,6 %.
Ce taux atteindra obligatoirement pour le moins 55 %.
Je précise, si besoin était, que ces minima constituent une injonction de l’inspecteur d’académie qui s’applique à tous les personnels de votre établissement. »
Etonnant, non ?
JPB
Ecrit par : brighelli | 17 septembre 2008
Ou! J'arrive après une journée de bêlements et ça me fait penser à une lettre de l'administration nazie à un Obersturmführer qui n'aurait pas raflé assez de juifs en 1942 sur son secteur d'action. C'est plus des élèves, c'est du bétail à charger dans les wagons pour faire tourner la chambre (usine?) à gaz.
Ecrit par : Dobolino | 17 septembre 2008
Merci pour les infos sur la nouvelle seconde, JPB et Romuald : en recoupant vos posts, on comprend mieux ce qui se passe :
Je pense effectivement que Gaudemar a sous-estimé le box qu'il allait mettre dans les lycées avec ses idées, qui semblent séduisantes à beaucoup jusqu'au moment où on parle du statut des disciplines (SVT, Physique, Philo, entre autres...) ou des horaires : j'ai soutenu à un de mes collègues incrédules qu'on allait passer à 3h de français en seconde, et vous confirmez que j'avais calculé juste !
Mon protal-adjoint a fait ses calculs, lui aussi : il est en train de chercher à sauver un poste menacé en récupérant des heures de prépa, qui devraient correspondre à un poste, pour les distribuer aux profs de français du lycée, car sinon, 9 secondes à 3 h de français, c'est un poste en moins à tous les coups !
Ça va péter, mais hélas plus pour des raisons corporatistes que pour des raisons de qualité de l'enseignement...
Ecrit par : sanjuro | 17 septembre 2008
"Vous rigolez ?!"
Non.
Ecrit par : stagiaire.iufm | 17 septembre 2008
"Je n'ai pas besoin qu'on m'invente de fausses intentions et qu'on me fasse de faux-procès, il y a sûrement des choses autrement plus importantes."
Il me semble que pour les procès d'intention, c'est vous le spécialiste. Mais vous avez raison, après tout votre cas n'est pas si important.
Ecrit par : stagiaire.iufm | 17 septembre 2008
Mais, d'ailleurs, on va faire autant d'heure de français que de sport ????? C'est pas un peu étrange ?
Ecrit par : Jérémy | 17 septembre 2008
Jérémy écrit :
J'imagine que pour qu'une idée devienne force matérielle, il faut :
- qu'elle soit énoncée
- qu'elle soit incarnée par une ou plusieurs personnalité(s)
- qu'elle soit diffusée par des moyens de communication et d'information puissants
- qu'elle soit soutenue par des relais plus ou moins influents sur le terrain
- que les conditions matérielles, économiques, sociales, etc. soient favorables à son éxécution.
----
Toutes ces conditions sont absentes sauf la première et (éventuellement) la dernière. Et encore faudrait-il ajouter une vertu éminemment politique : le courage, fût-il celui du désespoir.
Par ailleurs, je ne crois pas que la France soit dans une situation prérévolutionnaire. Je ne faisais que transcrire les propos d'un homme qui, visiblement, en a peur. Il fait partie de ces gens qui, devant l'ampleur de la débâcle actuelle, voudraient ressusciter la variante allemande du néo-libéralisme : l'économie sociale de marché. C'est ce qu'avait essayé, en son temps, Giscard d'Estaing - avec si peu de succès qu'il a disparu de la vie politique française. Mais c'est trop tard. Depuis l'adoption de la stratégie dite de Lisbonne, l'Europe a définitivement choisi la variante américaine : celle de l'économie de la connaissance. C'est dans cette mesure que l'école est concernée par ces questions.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 17 septembre 2008
Ah, merci Françoise Guichard pour cette rectification !
Bon eh ben on prend les memes et on recommence :
IA-DSDEN de Haute-Saône
5, place Beauchamp - BP 419
70013 Vesoul Cedex
Tél. 03.84.78.63.00
Fax 03.84.78.63.63
site : http://www.ac-besancon.fr/spip.php?rubrique114
courriel : ce.ia70@ac-besancon.fr
Bon, Jussey, ce n'est pas en Haute-Vienne ? Sinon je peux aussi vous donner les coordonées de l'IA de Haute-Marne, de Haute-Garonne, etc.
Si je résume : j'ai cru à un hoax quand j'ai reçu ce mail, je l'ai cru vrai en le lisant ici, je l'ai cru faux quand on m'a dit que Jussey, ce n'était pas en Haute-Loire, et maintenant il semblerait qu'il soit bien vrai... Ce mail est un mystère !
Ecrit par : Jérémy | 17 septembre 2008
"l'Europe a définitivement choisi la variante américaine : celle de l'économie de la connaissance"
Et... vous trouvez qu'elle y arrive ?!
"Je ne crois pas que la France soit dans une situation prérévolutionnaire"
Ah, dans ce cas, il y a divergence avec les vues de Jean-Paul Brighelli. Je pense que la France peut être dans une situation pré-révolutionnaire si l'on pense vraiment qu'elle l'est. Un peu d'auto-prédiction et d'auto-persuasion n'a jamais nui aux situations pré-révolutionnaires.
Ecrit par : Jérémy | 17 septembre 2008
Jeremy a écrit : "Mais, d'ailleurs, on va faire autant d'heure de français que de sport ????? C'est pas un peu étrange ?"
11 modules de 3h pour les "6 enseignements fondamentaux" (Français-HG-Math-LV1-LV2-EPS), cela peut être distribué inégalement :
- soit deux modules de 3 heures pour 5 de ces enseignements et un seul pour l'un d'entre eux
- soit trois modules pour 2 de ces enseignements (Maths et français) et 1,5 pour deux autres (HG et LV1 ?) et 1 pour LV2 et EPS..
Il y a sûrement d'autres possibilités (?)
Ecrit par : dugong | 17 septembre 2008
Je rappelle, (si besoin est"), que ce que vous dites concerne la formation en IUFM des professeurs de lycée et collège.
Ecrit par : Christophe Sibille | 17 septembre 2008
Ouais! En attendant, vous et vos collègues d'IUFM êtes les mieux placés pour remplir proprement nickel-chrome le questionnaire de Catmano. Ça ne vous coûterait guère ! Un quart d'heure au plus.
Ecrit par : Dobolino | 17 septembre 2008
"@Sibille : A la "une" de "Siné hebdo", en frontispice (pas de connasse).
A acheter , (et à lire), le numéro 2, paru aujourd'hui.
(Pub)
On dirait la pub que faisait toto pour Léo et Léa et qui vous faisait tant chier!"
Ecrit par : New troll | 17 septembre 2008
héééé, siné hebdo, c'est quand même moins con que leo et lea.
Ecrit par : Justine | 17 septembre 2008
Cours de français en troisième sur un texte de Voltaire: les élèves sont priés, à l'oral de donner un titre à chaque paragraphe.
A. lève le doigt pour répondre. Un voisin ricane "tu te sens pas un peu seule?". A. répugne à répondre, elle qui attendait une forêt de doigts levés.
Le professeur: "Tu te sens seule? Et moi, qui vois les visages hagards et abrutis de tous tes camarades, tous en face de moi, dix-huit heures par semaine, tu ne crois pas que ma solitude est pire que la tienne? Toi, au moins, tu leur tournes le dos!"
Ecrit par : Dobolino | 17 septembre 2008
Felts ayant écrit :
SECTARISME IMBÉCILE
[...]
Yann croit bon d'ajouter :
"Vous devriez continuer à mettre un titre à chacune de vos interventions.
On gagnerait du temps ;o)))"
Ce à quoi Felts susurre :
"C'est du Cristophe Sibille pur jus… Yann, je ne sais pas si vous êtres un troll du dit ou si vous êtes vous même. N'étant sur de rien, je ne porterai pas, contrairement à lui, d'accusation invérifiable. Mais ce que je puis dire, c'est qu'à travers vos réflexions, vous lui ressemblez étrangement… Et ce n'est pas un compliment. Des fois il vaut mieux être comparé au cul d'un singe. C'est moins vulgaire, et il y a plus d'avenir !"
Ecrit par : Roger Felts | 17 septembre 2008
Si quelqu'un d'autre parle le pédagol dans le texte, son intervention sera la bienvenue. Je garde espoir.
Ecrit par : catmano | 17 septembre 2008
Christophe a tout ce qu'il faut sous la main! C'est que dalle pour lui, merde!
Si il ne veut pas, c'est moi qui y répondrais à ton questionnaire! Débarrasse la table, tu vas voir ce que tu vas voir!
Ecrit par : Dobolino | 17 septembre 2008
Répondrai, -ai! Futur simple. Mais, ça, apparemment, c'est pas trop grave pour les inspecteurs du Primaire.
Ecrit par : Dobolino | 17 septembre 2008
Yann, je ne sais pas si vous êtres un troll du dit ou si vous êtes vous même.
Ecrit par : Roger Felts | 17 septembre 2008
Ah! Ben non! Yann, c'est un confrère à moi! Critiquez pas mes confrères, sinon, je vous saigne à blanc.
Ecrit par : Dobolino | 17 septembre 2008
Vas-y, Roger Lanzac ! Montre-nous de quoi tu es capable ! :O)
Ecrit par : catmano | 17 septembre 2008
Felts, apparemment, vous irritez les vétos...
Vous allez me dire que vous avez un bon ami vétérinaire mais j'ai connu des antisémites qui avaient un bon ami "izraëlite", comme y disent, ces enflures.
Ecrit par : Dobolino | 17 septembre 2008
Vas-y, Roger Lanzac ! Montre-nous de quoi tu es capable ! :O)
Ecrit par : catmano | 17 septembre 2008
Poste-le! J'y réponds, moi, à ton torchon et toi, en échange, tu remplis mes "SIGAL", j'te donne le lien et le mot de passe.
Ecrit par : Dobolino | 17 septembre 2008
Si Justine avait eu une bonne méthode, elle serait peut-être moins conne ?
Ecrit par : toto | 17 septembre 2008
De même que le malade brûlant de fièvre se met sur le côté gauche *,
* Vous faites ça, vous autres blogueurs, quand vous brûler de fièvre ?
Ecrit par : dugong | 17 septembre 2008
Decubitus latéral gauche. Le mec se couche sur son estomac et son cœur. Logique!
Les chiens se couchent toujours sur leur blessure pour l'immobiliser. Ces bestioles sont pleines de bon sens.
Ecrit par : Dobolino | 17 septembre 2008
Entendu ce soir au JT de TF1: des professeurs donnent moins de devoirs en période de Ramadan. Et pourquoi pas moins de contrôles après une soirée de foot à la télé?
Un bon professeur doit connaitre les programmes.... de télé avant de donner des devoirs et de faire des interros! Et puis , après, il accorde une certaine importance aux programmes de sa discipline.
Quelle période! la bourse s'écroule, la banquise fond et le collège crève, mais dans ce dernier cas, on ne parle pas - officiellement- de danger pour l'avenir. Les ours blancs , on pleure, mais les gamins qui ont le Brevet des collèges et le Bac pour viatique avant l'enfer du réel que l'on occulte, alors là, on cherche les mises en garde.
Ecrit par : Oxymore | 17 septembre 2008
Depuis l'adoption de la stratégie dite de Lisbonne, l'Europe a définitivement choisi la variante américaine : celle de l'économie de la connaissance. C'est dans cette mesure que l'école est concernée par ces questions.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 17 septembre 2008
L'école, ça fait pas grand monde! Mal barrée, d'entrée, la Révolution.
Ecrit par : Dobolino | 17 septembre 2008
Les ours blancs , on pleure, mais les gamins qui ont le Brevet des collèges et le Bac pour viatique avant l'enfer du réel que l'on occulte, alors là, on cherche les mises en garde.
Ecrit par : Oxymore | 17 septembre 2008
Couchez-vous sur vos blessures, ça les immobilise!
Ecrit par : Dobolino | 17 septembre 2008
Mais, d'ailleurs, on va faire autant d'heure de français que de sport ????? C'est pas un peu étrange ?
Ecrit par : Jérémy | 17 septembre 2008
Le correspondant allemand de mon père, un peu plus âgé que lui, avait loupé le bac à cause de l'épreuve de sports. Alors, on l'avait envoyé à la guerre... Comme son papa était dans la Luftwaffe, assez haut placé, il avait échappé au front russe. Seulement, envoyé en France, alors que, dans le train, il avait causé littérature avec un français, ce couillon a oublié son armement, fusil et tout et tout, dans le porte-bagage.
Il a échappé au Conseil de Guerre grâce au papa...
Ça arrive que le sport est plus d'importance que la langue maternelle. En général, c'est justement quand on demande aux mères de se réjouir quand leur fils meurt au combat en fermant sa gueule.
Le pire, c'est que chez nous, là, maintenant, c'est même pas pour cet infâme motif, c'est juste pour satisfaire les masses bêlantes qui réclament à hauts cris "plus de sports ! plus d'épanouissement ! Bêêêê, bêêêêê". Bonnard! D'une pierre deux coups!
Ecrit par : Dobolino | 17 septembre 2008
Le sport AIT plus d'importance, etc...
mais ça c'est pas grave! Pas grave du tout...
Ecrit par : Dobolino | 17 septembre 2008
Dobolino n'a rien compris à ce que je dis. Mes blessures? Je ne connais pas. Je suis comme vous sans illusions et lucide , mais si ce blog a du sens c'est bien pour exprimer ses doutes et ses humeurs, non?
En fait, je réalise de plus en plus à quel pont le baratin est inutile; même ici on blablate pour ce faire du bien, mais le courage de l'acte individuel seul compte. Je revendique des paroles incarnées. Tant mieux si beaucoup d'intervenants sur ce blog sont dans ce cas, oui , tant mieux.
Ecrit par : Oxymore | 17 septembre 2008
Dobolino relève une de mes phrases :
« …Yann, je ne sais pas si vous êtres un troll du dit (Sibille) ou si vous êtes vous même.… »
Puis commente :
« Ah! Ben non! Yann, c'est un confrère à moi! Critiquez pas mes confrères, sinon, je vous saigne à blanc. »
Puis dans le commentaire suivant :
« Felts, apparemment, vous irritez les vétos...
Vous allez me dire que vous avez un bon ami vétérinaire mais j'ai connu des antisémites qui avaient un bon ami "izraëlite", comme y disent, ces enflures. »
Je n'ai pas de bons amis vétérinaires depuis que l'un d'eux m'a dit : plus con qu'un vétérinaire, c'est deux vétérinaires. Yann confirme. Mais il devrait être flatté, je l'ai comparé à Sibille.
Pour le lecteur neutre, je signale que c'est Yann qui m'a agressé… Alors que je ne le connais ni d'Éve, ni des dents.
Ecrit par : Roger Felts | 17 septembre 2008
"Entendu ce soir au JT de TF1: des professeurs donnent moins de devoirs en période de Ramadan."
Il y a des classes où ça ne me choque pas.
Et puis les jours fériés pour fêtes religieuses, ou la libération du mercredi matin aménagé pour le catéchisme, c'est du même acabit.
Ecrit par : Jérémy | 17 septembre 2008
Le numéro 56 de RIPOSTE LAÎQUE est sorti.
Je signale le très remarquable éditorial de CYRANO.
http://www.ripostelaique.com/
Pour ceux qui ont une admiration sans borne pour Caroline Fourest, dans ce numéro, mais plutôt dans le précédant, des informations sur ses divergences avec les laïcards. Ceci dit RIPOSTE LAÏQUE ne considère pas Caroline comme une adversaire, mais comme une alliée à qui il faut de temps en temps secouer les burnes…
Ecrit par : Roger Felts | 17 septembre 2008
ou la libération du mercredi matin aménagé pour le catéchisme, c'est du même acabit.
Ecrit par : Jérémy | 17 septembre 2008
C'est vraiment le motif invoqué?
Ecrit par : Dobolino | 17 septembre 2008
Les jours fériés pour fêtes religieuses: nous sommes encore, jusqu'à quand?- dans un pays héritier d'une culture qui nous imprègne, que l'on soit croyant ou non.
En regard de l'évolution du monde et de nos sociétés, je ne pense pas que la France doive se conformer à des règles, à la Sharia, qui nous sont étrangères. Nous avons le Judéochristianisme en héritage, pas besoin de nous islamiser! Ce qui ne signifie pas, selon moi, que l'on doive être borné et fermé à cette religion, excepté les fondamentalistes et les islamistes qui se servent de l'Islam pour produire une idéologie mortifère.
Ecrit par : Oxymore | 17 septembre 2008
Pour catmano,
http://www.jardinons-alecole.org/pages/idee00.php
Ecrit par : carole | 17 septembre 2008
Qui c'est l'ami des patrons, défendu par Nicolas, nouveau copain de BHL, européen libéral, islamophobe convaincu, qui fait régner la terreur dans son entreprise ? Qui nous fait la pub de Charlie hebdo sur ce blog, riant aux bons mots de Philippe Val? Un nom s'il vous plait... Idiot utile ou crypto libéral? Vous l'avez tous reconnus sur ce blog...
Ecrit par : hum...hum... | 17 septembre 2008
Des preuves:
http://www.dailymotion.com/video/k5RTnsndHdrlC6Li3o
Ecrit par : hum...hum... | 17 septembre 2008
"reconnu"
http://www.dailymotion.com/video/k5RTnsndHdrlC6Li3o
Ecrit par : hum...hum... | 17 septembre 2008
"Qui c'est l'ami des patrons, défendu par Nicolas, nouveau copain de BHL, européen libéral, islamophobe convaincu, qui fait régner la terreur dans son entreprise ? Qui nous fait la pub de Charlie hebdo sur ce blog, riant aux bons mots de Philippe Val? Un nom s'il vous plait... Idiot utile ou crypto libéral? Vous l'avez tous reconnus sur ce blog..."
Ecrit par : hum...hum... | 17 septembre 2008
J'ai quand même participé au dernier numéro de "Siné hebdo", mon brave "hum hum"... Si, si, vous pouvez l'acheter et vérifier. Comme quoi... ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 17 septembre 2008
Les rats quittent le navire et change de crémerie pour vendre le même fromage?
Ecrit par : hum...hum... | 17 septembre 2008
"changent"
Ecrit par : hum...hum... | 17 septembre 2008
Mon cher "hum hum", je n'ai rien à vendre. Et pas de navire, non plus. Quelques convictions, simplement, pas comme ce malheureux Cyran qui figure au début de votre video. Et ces convictions, heureusement pour moi, ne sont pas du même bord que les vôtres.
Ecrit par : Christophe Sibille | 17 septembre 2008
Pas besoin de l'acheter je vous crois mon pauvre Christ Off... Je suis déjà pourvu en PQ, la presse des bourgeois révoltés me donne la chiasse qui plus est... Ce sont les mêmes qui méprisent le peuple et qui disent parler en son nom. Ne m'affublez pas si rapidement de qualificatif tel que "brave" on pourrait y voir un brin de condescendance. Je ne suis pas un de vos stagiaires iufmisé, parlez en homme, en adulte. N'ayez pas peur de vos convictions, faites preuve de bravitude...
Un peu de panache que diable, on le répétera pas à vos collègues on leur dira que vous êtes toujours de gauche et que vous lisez toujours Zola avant de vous endormir. Pas le Zola de L'argent un peu trop judéocritique mais celui du J'accuse tellement plus citoyen ou du Germinal qui se "branle" en matant les jeunes prolétariennes "se faire sauter". Que je suis trivial !!!
Ecrit par : hum...hum... | 17 septembre 2008
Pour parler de choses plus sérieuses, not'bon Barnaby s'étonne assez faussement du fait "qu'il faille un master pour faire faire la sieste à des enfants et leur changer leur couche".
Le mot-clé, tout le monde l'aura compris ici, n'est pas "master"; la phrase clé est que "les instits de maternelle se contentent de faire faire la sieste aux enfants et de leur changer leur couche"...
Immonde salopard.
Est-il bien raisonnable d'organiser des élections nationales pour que, dans une dizaine d'années, des gens comme Darcos puissent finir leur vie au Sénat, et y faire la sieste et se faire changer leurs couches gratuitement aux frais du contribuable?
Ecrit par : Christophe Sibille | 17 septembre 2008
"Ne m'affublez pas si rapidement de qualificatif tel que "brave" on pourrait y voir un brin de condescendance."
Ecrit par : hum...hum... | 17 septembre 2008
Pas de souci, l'emploi de votre pseudo par vous-même prouve, si besoin était, votre vraie "bravitude".
Ecrit par : Christophe Sibille | 17 septembre 2008
KIKI est un bobo liberal ! KIKI est un bobo liberal !KIKI est un bobo liberal ! KIKI est un bobo liberal !
Ecrit par : hum...hum... | 17 septembre 2008
Personne ici pour commenter les declarations de Darcos sur l'école maternelle ?
Dans mon entourage, on murmure que c'est Xavier Bertrand qui a fait ressortir la video...
Je me pose une question honnête, à laquelle j'aimerais qu'on me réponde sans s'emporter :
Est-il logique de former des institutrices pour des niveaux aussi différents que le CM2 et la petite section ? Ne serait-il pas plus logique de former d'une part des institutrices de maternelle/CP, et d'autre part des institutrices des cycles élémentaires et moyens ?
On remarquera ma propension à cloisonner : je trouve qu'il faudrait aussi un concours pour le collège et un concours pour le lycée.
Mais au moins avec ce(s) système(s), les professeurs recrutés sauraient à peu près pour quel métier ils sont recrutés une fois qu'ils ont leur concours.
Ecrit par : Jérémy | 17 septembre 2008
Personnellement, je suis heureux d'annoncer que je suis totalement étranger à la polémique entre Hum… Hum… et Christophe Sibille…
Je dois être très mal informé. Je le croyais sous la bannière de Charlie-Hebdo et il se proclame propagandiste de Siné Hebdo.
Je pensais notre Sibilibili ami de Philippe Val, tenant sur ses commentaires un discours critique vis-à-vis de Siné et de son journal et voilà qu'il participe au numéro 2. Les mouches ont changées d'âne. Sibilibili aurait-il évolué ? Se serait-il transformé en girouette ? Ou les vents auraient-ils changés de direction ? Comme il le dit lui-même, c'est un homme de conviction…
Ecrit par : Roger Felts | 17 septembre 2008
Je cherchais le blog de Jean-Paul Brighelli, celui où l'on aborde des sujets importants, en particulier en lien avec l'éducation, et je suis tombé sur le blog de protestation contre la personne de Christophe Sibille.
L'un d'entre vous aurait-il la bonté de me donner la bonne adresse ?
Ecrit par : Jérémy | 17 septembre 2008
"Les jours fériés pour fêtes religieuses: nous sommes encore, jusqu'à quand?- dans un pays héritier d'une culture qui nous imprègne, que l'on soit croyant ou non.
En regard de l'évolution du monde et de nos sociétés, je ne pense pas que la France doive se conformer à des règles, à la Sharia, qui nous sont étrangères. Nous avons le Judéochristianisme en héritage, pas besoin de nous islamiser!
Ecrit par : Oxymore.
A-t-on le droit de ne pas être imprégné par la secte catholique quand on est français, et a-t-on le droit aussi de penser qu'un musulman qui respecte le ramadan n'est pas forcément un partisan de la Sharia ?
Je ne suis pas plus imprégné de culture catholique que de la culture populaire, de la culture gaie, de la culture libertine, de la culture anarchiste, de la culture féministe, etc.
Cyrano de Bergerac, c'est tout de même autre chose que Thomas d'Aquin.
Ecrit par : Jérémy | 17 septembre 2008
Et qu'on ne me dise pas que je me contredis entre le message précédent et celui d'avant, mes observations sur la culture catho étaient dues à la remarque suivante d'Oxymore, ainsi qu'au dialogue qui s'en est suivi :
"Entendu ce soir au JT de TF1: des professeurs donnent moins de devoirs en période de Ramadan."
Ecrit par : Jérémy | 18 septembre 2008
Evidemment, ce qui commence à se préciser dans les nouvelles structures de la classe de seconde ne peut manquer de concerner les enseignants de sciences physiques et SVT.
Si, comme le suggèrent fortement les informations qui filtrent de ci de là, les sciences physiques n'appartiennent pas aux "enseignements fondamentaux", de nombreux élèves de seconde ne les choisiront pas. On pourrait penser que les élèves se destinant aux études scientifiques pourraient les choisir en "module exploratoire". Cela représenterait (moyenne française actuelle des S, STI, STL) environ 1/3 de la population lycéenne actuelle de cette classe. Bien sûr, c'est sans compter sur la possibilité de choisir SVT plutôt que sciences physiques. Cela d'autant plus que les SVT sont réputées "plus faciles" dans l'esprit de nombreux élèves et que, parmi les élèves à profil sciences, une proportion importante se destine à des études (para)médicales. Il y aura donc mise en concurrence frontale de ces deux disciplines ; bien plus que celle générée par le choix obligatoire d'une spécialité en terminale S actuellement.
Allons plus loin dans l'analyse : l'actuelle concurrence entre disciplines scientifiques (maths, sc physiques et SVT) a contribué à séparer l'esprit de l'enseignement des mathématiques et celui des sciences physiques. Pour faire court, disons que l'enseignement des mathématiques se "physicalise" et celui des sciences physiques "s'expérimentalise" dans une course à la séduction d'élèves-consommateurs. Un signe qui ne devrait tromper personne : l'IGEN de sciences physiques a produit, en 2007, un document intitulé " Le métier de maître de sciences physiques et chimiques" * dans l'intention, je cite, "de préciser et clarifier les missions confiées aux professeurs de SPC". Dans ce document, qui commence et finit par une citation de Bacon **, il n'y a strictement aucune référence au rôle des mathématiques.
Dans un tel cadre, qu'aura à gagner l'enseignement des sciences physiques dans une surenchère expérimentalisante avec les SVT ? D'autant que ces dernières, déjà peu théorisées à haut niveau, se précipiteront encore plus dans la débauche expérimentale.
Je suis toujours un militant de la réintroduction raisonnée mais sans complexe *** de mathématiques dignes de ce nom dans l'enseignement des sciences physiques au lycée mais je vois aussi mon intérêt personnel (y compris au sens de l'intérêt que je porte à ce métier).
Une réaction collective des enseignants de sciences physiques ? Très peu probable au vu de l'adhésion enthousiaste et bêtasse de la plupart à l'idéologie expérimentalisante ****.
Je pense de plus en plus à me réorienter vers un enseignement de mathématiques (démarche déjà prévue mais dans un tout autre cadre pour les enseignants en STI en surnombre suite au bac pro en 3 ans).
Bon débarras.
* http://www2.ac-lyon.fr/enseigne/physique/phychi2/spip.php?article79
** ni le jambon, ni le peintre mais le chantre de l'expérimentalisme (il est vrai, à son époque, pour de louables raisons).
*** pas de malentendus : cela ne devrait pas empêcher une réintroduction raisonnée du corps des complexes dans cet enseignement…
**** allez voir les sites/forums dédiés. Notamment :
http://udppc.asso.fr/documents/gestion/upload/udppc.09020449.2008-2-28-13-19-29.pdf
http://www.udppc.asso.fr/forum/index.php
http://listes.education.fr/wws/arc/physchim
Ecrit par : dugong | 18 septembre 2008
"Personne ici pour commenter les declarations de Darcos sur l'école maternelle ?
Dans mon entourage, on murmure que c'est Xavier Bertrand qui a fait ressortir la video...
Je me pose une question honnête, à laquelle j'aimerais qu'on me réponde sans s'emporter :
Est-il logique de former des institutrices pour des niveaux aussi différents que le CM2 et la petite section ? Ne serait-il pas plus logique de former d'une part des institutrices de maternelle/CP, et d'autre part des institutrices des cycles élémentaires et moyens ?
On remarquera ma propension à cloisonner : je trouve qu'il faudrait aussi un concours pour le collège et un concours pour le lycée.
Mais au moins avec ce(s) système(s), les professeurs recrutés sauraient à peu près pour quel métier ils sont recrutés une fois qu'ils ont leur concours."
Ecrit par : Jérémy | 17 septembre 2008
J'ai commenté, juste un peu plus haut, Jérémy. Mais, effectivement, deux ou trois personnes, vraisemblablement un peu frustrées, (par quoi?) préfèrent tenter de me régler mon compte; (pourquoi?)
Concernant votre question, et je le redis, je pense que la masterisation n'était évidemment pas la solution pour la formation des PE, (l'était-elle pour la formation des PLC?). Mais, d'une manière générale, cela fait un certain temps qu'on prend ce qui marche le moins dans la formation la plus décriée, (celle des enseignants du second degré) pour l'instiller dans ce qui ne marchait pas trop mal, (la formation des PE). Après avoir instauré cette masterisation lui même, Barnaby dit qu'elle n'est plus appropriée, ce dont pas grand-monde ne doutait, (mais contre laquelle peu se sont élevés).
Pour, au passage, et c'est le point le plus important de son discours, sous-entendre dans la même phrase que les instits de maternelle sont des feignasses trop payés pour faire juste faire la sieste à des enfants, et leur changer leurs couches. C'est, politiquement, du travail d'artiste. Darcos a certainement une idée beaucoup plus juste de ce qui se passe réellement dans les classes maternelles.
Mais le sabotage organisé de l'école publique, et prévu de longue date par not'bon ministre, continue. Il ne s'arrêtera pas.
Ecrit par : Christophe Sibille | 18 septembre 2008
"Sibilibili aurait-il évolué ? Se serait-il transformé en girouette ? Ou les vents auraient-ils changés de direction ? Comme il le dit lui-même, c'est un homme de conviction…"
Ecrit par : Roger Felts | 17 septembre 2008
J'ai envoyé mes "brèves d'actu" aux deux rédactions. Une des deux a décidé d'en publier, l'autre non. Par ailleurs, j'ai aussi des amis dans l'équipe de "Siné hebdo". Mais, si vous êtes fin observateur, vous remarquerez que Philippe Val a repris une de ces "brèves" pour titrer son édito de cette semaine dans "Charlie".
Ecrit par : Christophe Sibille | 18 septembre 2008
Comme disait Cavanna à la grande époque, "si vous ne pouvez pas acheter Charlie, volez-le". Pareil pour "Siné hebdo".
Ecrit par : Christophe Sibille | 18 septembre 2008
La déclaration exacte du Maître du Moloch sur les maternelles :
« Est-ce qu'il est vraiment logique, alors que nous sommes si soucieux de la bonne utilisation des crédits délégués par l'État, que nous fassions passer des concours bac +5 à des personnes dont la fonction va être essentiellement de faire faire des siestes à des enfants ou de leur changer les couches ? Je me pose la question. »
Evidemment, une analyse attentive dégage le sens : "pas besoin de nouveau personnels en maternelle, encore moins formés à bac + 5".
Evidemment encore, une telle phrase incite (excite ?) à la malcomprenance.
Ecrit par : dugong | 18 septembre 2008
Et moi je tombe sur le blog de Jérémy, on ne peut plus faire confiance à la toile décidément... Le lion n'est il pas constitué de moutons assimilés comme l'écrivait un certain Valery, ne vous en déplaise Jérémy, vous n'êtes pas immanent mais le produit d'une culture... Et oui, il s'est passé des choses avant votre naissance et vous ne vous êtes pas autoconstruit, seriez-vous un adepte invétéré de l'auto construction des savoirs ? Le fait que vos opinions divergent (ou dix verges) de certains héritages culturels n'est d'ailleurs possible que par rapport à cet héritage qui vous semble si étranger... Ne confondez pas opinions et vérité révélée. Et cette culture populaire qui vous est si étrangère, seriez-vous étranger au peuple ou votre mépris envers lui est-il à ce point si avancé? Vous sortez de la cuisse de Jupiter? Vous qui respectez le Ramadan serait-ce au prix du mépris de votre propre culture? Le respect est-il à géométrie variable selon la bien pensance du moment? Que le pape défende des idées chrétiennes ne me semble pas si révoltant que ça, qu'il ne soit pas un héros stakanoviste de la culture gay et de la disparition des valeurs constitutives de notre culture non plus. Etrange renversement des valeurs... Mais votre esprit confondra surement mon effort d'honnêteté intellectuelle avec l'infiltration d'un catho intégriste dans ce blog, vous avez besoin d'ennemis pour exister peut être?
@ Roger:
Point de polémique Roger, juste une petite envie de faire tomber un peu les masques des Sibille et compagnie qui, la morale citoyenne à la bouche et la vérité révélée en poupe, viennent distribuer les bons et les mauvais points. Ils ne sont finalement que les agents infiltrés de ce qu'ils dénoncent et forment la cohorte des idiots utiles d'une pensée dont ils se proclament si étrangers. Ils lisent Charlie hebdo ou Siné hebdo selon le sens du vent comme vous l'écrivez si justement en se croyant presque subversifs, voilà qui est risible. Quant à vos post Roger, même si parfois je ne suis pas toujours d'accord, je les lis toujours avec intérêt. Sans doute est ce chez moi ce que j'appelle la tolérance, j'ai la facheuse tendance de penser que je ne sais pas tout et que je ne détiens pas la vérité, pauvre de moi dans ce monde des arrogances... Bien à vous.
Ecrit par : hum...hum... | 18 septembre 2008
"Evidemment encore, une telle phrase incite (excite ?) à la malcomprenance."
Ecrit par : dugong | 18 septembre 2008
Mouais... Quand on commence vraiment à comprendre qui est Darcos, et ce qu'il veut vraiment, c'est lumineux. Comme pour Sarko, (bien bien avant les élections présidentielles, déjà)
Ecrit par : Christophe Sibille | 18 septembre 2008
Personne ici pour commenter les declarations de Darcos sur l'école maternelle ?
Dans mon entourage, on murmure que c'est Xavier Bertrand qui a fait ressortir la video...
Je me pose une question honnête, à laquelle j'aimerais qu'on me réponde sans s'emporter :
Est-il logique de former des institutrices pour des niveaux aussi différents que le CM2 et la petite section ? Ne serait-il pas plus logique de former d'une part des institutrices de maternelle/CP, et d'autre part des institutrices des cycles élémentaires et moyens ?
On remarquera ma propension à cloisonner : je trouve qu'il faudrait aussi un concours pour le collège et un concours pour le lycée.
Mais au moins avec ce(s) système(s), les professeurs recrutés sauraient à peu près pour quel métier ils sont recrutés une fois qu'ils ont leur concours.
Ecrit par : Jérémy | 17 septembre 2008
Je vous répondrai dès que j'aurai une petite demi-heure devant moi, Jérémy.
Très vite : ne surtout pas faire deux cursus différents de formation, c'est la porte ouverte à l'éjection sûre et certaine des écoles maternelles du giron Education Nationale !
Pour les raisons pédagogiques, et il y en a, ça viendra plus tard.
Ecrit par : catmano | 18 septembre 2008
http://www.dailymotion.com/relevance/search/c%2527est%2Bdur%2Bd%2527etre%2Baime/video/x6nslh_cest-dur-detre-aime-par-des-cons_shortfilms
Ecrit par : Yum Yum | 18 septembre 2008
hum...hum...@: "Mais votre esprit confondra surement mon effort d'honnêteté intellectuelle avec l'infiltration d'un catho intégriste dans ce blog, vous avez besoin d'ennemis pour exister peut être?"
Oui hum hum. Je connais le problème.
Sibille vous dit que "ses convictions, heureusement pour lui, ne sont pas du même bord que les vôtres". Il a vite fait ses calcules. Pour lui, les convictions sont toujours "d'un bord". Si vous critiquez une attitude, vous attaquez "le bord". Cela permet aux pestiférés d'avoir un rôle à jouer dans" le bord". Rien de nouveau.
Papa wilhelm est d'accord avec votre analyse. J'ai souvent vu Sibille s'attaquer aux fautes d'orthographe, à l'expression maladroite, au manque de culture de quelques représentants du peuple qui essayaient de participer aux débats de ce forum. Alors qu'un esprit vraiment grand écoute toutes les voix. Ecoute l'âme de chaque voix, et non sa robe parée d'étoffes précieuses.Ces comportements révoltent papa wilhelm. Mais l'homme semble prisionnier du monde qu'il s'est façonné.
Papa wilhelm est heureux de voir des hommes qui s'inquiètent de l'éducation de leurs enfants et lit ce forum avec beaucoup d'intérêt.
Ecrit par : papa wilhelm | 18 septembre 2008
"Je vous répondrai dès que j'aurai une petite demi-heure devant moi, Jérémy.
Très vite : ne surtout pas faire deux cursus différents de formation, c'est la porte ouverte à l'éjection sûre et certaine des écoles maternelles du giron Education Nationale !
Pour les raisons pédagogiques, et il y en a, ça viendra plus tard."
Ecrit par : catmano | 18 septembre 2008
De toute manière, en sortie de formation, les PE n'ont absolument pas la certitude d'être nommé sur un poste qu'ils auraient choisi, en maternelle ou en élémentaire; (ils sont même, la plupart du temps, nommés sur des postes d'enseignement spécialisé, dont pas grand-monde ne veut, et sans avoir été formé pour cela. Mais c'est un autre débat. Quoique, finalement, non.
Merci à "yum yum" pour le lien!!! ;-)
Catmano, pouvez-vous m'envoyer votre questionnaire par courriel? Je m'efforcerai d'y répondre dimanche. Quoi que puissent penser certains sur l'emploi du temps des profs d'IUFM, c'est assez chargé, là.
Ecrit par : Christophe Sibille | 18 septembre 2008
Quoique
Ecrit par : Christophe Sibille | 18 septembre 2008
"Bonjour à tous,
un petit témoignage sur la rentrée de ma fille en CP:
- lecture: "méthode" Ribambelle - premier jour: "j'ai rêvé que mon nounours était parti" - phrases à "lire" à la maison, écrire "nounours" sans regarder le modèle, etc... Pour faire bref: un enfant qui ne sait pas déjà lire n'a aucune chance de s'en sortir. Heureusement, ma fille sait déjà lire. Et je me dis qu'on a eu bien raison de lui apprendre depuis le mois d'avril (Leo et Lea au début puis lecture directe dans de petits livres). Certains nous disaient "elle va s'ennuyer en CP si elle sait déjà lire"; ils avaient tort: pour pouvoir s'en sortir en CP, il FAUT savoir déjà lire...
- maths: méthode "ERMEL". L'horreur absolue. Des mois à faire du "comptage"; dès le premier jour il faut "compter" jusqu'à 25 (en GS ils n'ont appris que jusqu'à 10). Nous avions récupéré sur internet le très bon manuel GRIP (gratuit) de P.Dupré, progression régulière avec les 4 opérations d'abord sur des petits nombres puis progressivement introduction des dizaines, etc. Malheureusement nous n'avons pas eu le temps de le finir cet été et je me disais "pas grave, il faut bien qu'elle apprenne quelque chose en CP car si elle sait déjà parfaitement lire et compter elle va s'ennuyer". Erreur! Pour réussir en CP, il faut savoir déjà parfaitement compter et calculer avant d'y entrer. Nous allons finir le livre du GRIP les week-ends.
Les programmes Darcos n'ont manifestement aucun effet sur les profs qui continuent avec leurs méthodes habituelles; nous avons eu droit de la part de celle de notre fille à un petit discours bien senti sur le "sens" qui exclut l'utilisation d'une méthode syllabique.
Vu qu'elle sait déjà lire, la "méthode" Ribambelle lui convient finalement bien: elle se serait ennuyée à réapprendre B-A=BA; mais ses petits camarades qui ne savent pas lire - il y en a quand même quelques-uns - sont complètement perdus. Et s'il faut apprendre à lire avant d'entrer en CP, à quoi bon le CP?
Jesse Darvas"
C'est qd k'darcos virent les 'bac+5' pour mettre des VRAIS profs ?
ange :)
Ecrit par : toto | 18 septembre 2008
'vire'
fatigue du matin :)
Ecrit par : toto | 18 septembre 2008
.......Les programmes Darcos n'ont manifestement aucun effet sur les profs qui continuent avec leurs méthodes habituelles; nous avons eu droit de la part de celle de notre fille à un petit discours bien senti sur le "sens" qui exclut l'utilisation d'une méthode syllabique.......
..
RESISTAAAAAAAAAAAANCE !
Ecrit par : b a ba politique | 18 septembre 2008
"A-t-on le droit de ne pas être imprégné par la secte catholique quand on est français, et a-t-on le droit aussi de penser qu'un musulman qui respecte le ramadan n'est pas forcément un partisan de la Sharia ?"
nous dit" benoîtement " , Jeremy , comme d'habitude .
Mais oui , Jeremy , vous avez le droit d'être papiphobe , christianophobe tout en étant un islamophile qui exècre les islamophobes... en même temps qu'islamophobe avec les islamistes homophobes . Où est le problème ?
Ecrit par : Amélie forcément | 18 septembre 2008
A BAS LE PAPE !
Nuit du ramadan: la Mairie vous invite à Bercy
Samedi 13 septembre, la mairie de Paris convie les Parisiennes et les Parisiens à une soirée musicale à Bercy à l’occasion du ramadan. Venez dès à présent retirer vos invitations à l'Hôtel de Ville.
La Ville de Paris organise, le samedi 13 septembre à partir de 19h30, un concert à l'occasion du ramadan au Palais omnisports de Paris Bercy.
Ce concert de partage et de paix proposera un plateau artistique illustrant la richesse et la diversité culturelles, avec le jeune Tunisien K2rhym, le groupe Casta Cali (gipsy), la Libanaise Mayssam Naham (modern raï), mais aussi Toure Kunda (world music) et la star algérienne Souad Massi (pop orientale).
Un iftar léger (dattes, pâtisserie et lait) sera proposé aux participants. Cette soirée, placée sous le signe de l’amitié et de la fête, est ouverte à tous.
Invitations
Les invitations peuvent être retirées gratuitement au bureau d’accueil de l’hôtel de ville, 5 rue de Lobau (4e), de 9h00 à 19h00, ou à l’Institut des cultures d’islam, 19 rue Léon (18e) de 14h30 à 18h00.
Sur la page , cliquez à droite pour avoir le son , c'est beaucoup plus impressionnant !
http://www.paris.fr/portail/Culture/Portal.lut?page_id=102&document_type_id=2&document_id=58244&portlet_id=818#ReadSpeaker
Ecrit par : Dites donc Amélie | 18 septembre 2008
Très vite : ne surtout pas faire deux cursus différents de formation, c'est la porte ouverte à l'éjection sûre et certaine des écoles maternelles du giron Education Nationale !
Pour les raisons pédagogiques, et il y en a, ça viendra plus tard.
Ecrit par : catmano | 18 septembre 2008
Le même type de raisons qui fait que je suis opposée à la création de deux filières vétérinaires, l'une vers les animaux de production, l'autre vers les animaux de compagnie, d'autant plus que les vraies raisons de cette idée sont purement économiques.
Toujours cette manie de créer des filières strictement professionnalisantes au moment même où on prône la "formation tout au long de la vie", la flexibilité et l'adaptabilité.
Bonjour l'envergure intellectuelle de ceux qui auraient reçu une formation strictement cloisonnée à un tout petit secteur, sans la moindre idée de ce qui se passe aux alentours immédiats de leur microcosme.
Ecrit par : dobolino | 18 septembre 2008
Cf réforme des lycées
Ecrit par : dobolino | 18 septembre 2008
@ Amélie: merci de cet envoi qui en dit long sur ce qui se passe actuellement en France, ce climat détestable qui pousse certains à s'insurger contre la venue du pape et qui nous prépare des petites sauteries "Ramadan" grâce à ce "merveilleux mélange des cultures". Le plus intéressant c'est que ce sont les mêmes qui s'insurgent et qui festoient... Deux poids deux mesures et on s'étonnera que le front national monte... Et on fera la leçon à cette populace inculte, ce peuple de beaufs (si bien dessiné par Cabu) qui a osé voter pour "l'infame". Un tel mépris se paye un jour.
@ YUM YUM: Merci également de cette vidéo sur ce combat pour la liberté d'expression ou plutôt cette vaste fumisterie que fut cette affaire des caricatures... Il serait intéressant aussi de voir cette affaire Redecker (???) dans le détail... Là aussi, il y avait une foultitude de défenseurs de la liberté...
ce blog est destiné à parler d'éducation mais, tant que ce climat persistera, que peut-il vraiment arriver?
Ecrit par : hum...hum... | 18 septembre 2008
Entre les schizophrènes et les revanchardes, il faut séparer le bon grain de l'ivraie sur ce blog.
"Après avoir instauré cette masterisation lui même, Barnaby dit qu'elle n'est plus appropriée, ce dont pas grand-monde ne doutait, (mais contre laquelle peu se sont élevés)."
Christophe, c'est l'inverse en fait : la video date de juillet 2007 ou 2008. Autrement dit, il a d'abord dit qu'il était idiot de masteriser le cursus des PE en maternelle pour ensuite le faire. Ca me fait toujours rire que vous l'appeliez Barnaby ^^
Catmano, j'attends vos explications avec intérêt :-)
Ecrit par : Jérémy | 18 septembre 2008
Et qui sait mieux que vous, Jeremy, ce qui est bon et ce qui est mauvais? Sans compter votre diplome en psychiatrie... ;-) Calomniez, il en restera toujours quelque chose...
Sans compter qu'il est super important de savoir d'où vient cette vidéo et de se taper sur le ventre entre gens avertis...
Ecrit par : hum...hum... | 18 septembre 2008
@ YUM YUM: Merci également de cette vidéo sur ce combat pour la liberté d'expression ou plutôt cette vaste fumisterie que fut cette affaire des caricatures...
Ecrit par : hum...hum...
Arrêtez, vous vous perdez même dans vos pseudos.
Ecrit par : Jérémy | 18 septembre 2008
Non, non pas de problème Jeremy, je ne suis pas YUM YUM... Auriez-vous appris à lire avec une méthode globale? Vous vous égarez, ne cherchez pas la petite bête, un peu d'honneur... ;-)
Ecrit par : hum...hum... | 18 septembre 2008
"Autrement dit, il a d'abord dit qu'il était idiot de masteriser le cursus des PE en maternelle pour ensuite le faire. Ca me fait toujours rire que vous l'appeliez Barnaby ^^"
Ecrit par : Jérémy | 18 septembre 2008
Avouez que ça ne change pas grand-chose sur le fait que, et tout le prouve, sa logique soit la privatisation, au plus court terme possible, de l'éducation (nationale).
Pour "Barnaby", avouez que sa ressemblance avec l'acteur saute aux yeux! ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 18 septembre 2008
concernant l'écriture, je fais beaucoup de graphisme en début d'année. sinon, je leur fais écrire leur prénom, la date....je ne commence l'écriture proprement dit que lorsque les alphas sont tout nus.
je vais mettre ma progression pour la première période sur le site. me concernant, nous travaillons cette semaine sur le chant (et non les cris...) des aphas. Il est indispensable que les élèves ne réfléchissent plus pour chercher le chant d'un alpha mais qu'il le sache du tac au tac. c'est du temps de gagner pour la suite.les histoires "sauve qui peut" et "à la poursuite des alphas" sont essentiels pour passer aux alphas tout nus. je ne l'ai malheureusement pas sur l'ordi, peut-être que qqun pourra les donner. ce qui est interressant, c'est de travailler les différentes activités pour la combinatoire. la fusée tombe sur monsieur O, certes, mais les alphas se donnent aussi la main...
l'essentiel selon nous est de ne pas aller trop vite. le début est lent mais nécessaire. nous concernant les alphas seront tout nus qu'à l'approche des vacances de la toussaint. En plus, ça tombe bien, c'est halloween. la sorcière Furiosa vient à l'école pour chercher les alphas, il faut vite les transformer. Petit truc à faire en plus, déguiser un adulte en sorcière (chez nous, c'est la directrice qui s'y colle...), bien sûr, elle ne vient pas dans nos classes, elle se montre de loin, en criant !! ben oui, nous aussi, on a le droit de s'amuser !
je mets sur le site les fiches que l'on colle dans le cahier du jour. bon courage et bon amusement !
Ecrit par : toto | 18 septembre 2008
Ca se complique, effectivement, avec la présence de "hum hum" et "yum yum", (en général, ces pseudos un peu bêtifiants fondés sur un doublage de syllabe prêtent plutôt au sourire qu'à la réflexion), pour parler un peu sérieusement d'éducation.
Ecrit par : Christophe Sibille | 18 septembre 2008
Ceci-dit, cela revêt une certaine logique, vu que la maternelle semble arriver au centre du débat...
Et pof, on parle de tout ça, et voilà Toto... Trop fort! ;-)))))
Ecrit par : Christophe Sibille | 18 septembre 2008
Excellente idée, Halloween dans l'école.
Avec MacDo et Eurodisney en prime?
Ecrit par : Christophe Sibille | 18 septembre 2008
Ca se complique, effectivement, avec la présence de "hum hum" et "yum yum", (en général, ces pseudos un peu bêtifiants fondés sur un doublage de syllabe prêtent plutôt au sourire qu'à la réflexion), pour parler un peu sérieusement d'éducation.
Ecrit par : Christophe Sibille | 18 septembre
Une petite calomnie en passant ça noie le poisson... Tellement prévisible, finalement quel monde merveilleux des certitudes. Kiki le néo libéral bobo a encore frappé... Pathétique... Il faut sortir Christophe, tout le monde n'est pas à votre botte; quand on se veut sérieux ou du moins un peu on évite la diffamation. ;-) On n'est pas devant la machine à café de l'iufm là, on est chez les grands...
Ecrit par : hum...hum... | 18 septembre 2008
Bonjour
De retour de vacances, je me plonge à nouveau par blog interposé dans l'univers des professeurs et souhaite avec un certain retard une bonne rentrée à tous les enseignants sauf un actuellement en disponibilité et à qui cette rentrée cinématographique ne profitera sans doute pas pour résoudre ses problèmes d'hypertrophie de l'égo.
Ecrit par : johnmarguerite | 18 septembre 2008
"Une petite calomnie en passant ça noie le poisson... "
Ecrit par : hum...hum... | 18 septembre 2008
C'est vous le poisson? N'ayez crainte, je ne suis pas violent! ;-)))
Ecrit par : Christophe Sibille | 18 septembre 2008
Philippe Meirieu, présenté comme "le plus grand spécialiste français de la pédagogie", (sic), au 13h. de France-inter.
Il y a encore quelques pacemakers qui vont s'emballer sur ce blog. ;-)))
Ecrit par : Christophe Sibille | 18 septembre 2008
"on évite la diffamation."
Ecrit par : hum...hum... | 18 septembre 2008
Qué diffamation? A quel moment avez-vous essayé de parler d'éducation?
Ecrit par : Christophe Sibille | 18 septembre 2008
Darcos sait parfaitement qu'on ne change pas les couches des enfants en maternelle. Et, en plus, je suis certain que cette fuite est organisée par le ministre lui-même;
De toutes façons, devant l'absence totale de réactivité en ce moment, il aurait tort de se priver.
Ecrit par : Christophe Sibille | 18 septembre 2008
Philippe Meirieu, présenté comme "le plus grand spécialiste français de la pédagogie", (sic), au 13h. de France-inter.
Il y a encore quelques pacemakers qui vont s'emballer sur ce blog. ;-)))
Ecrit par : Christophe Sibille | 18 septembre 2008
"Point, je n'écoute pas."
(Molière, "Les Femmes savantes", Acte III sc. 2)
Ecrit par : FGuichard | 18 septembre 2008
Christophe Sibille, ne trouvez-vous pas que la ressemblance de Philippe Val avec l'acteur de Derrick saute aux yeux ?
Ecrit par : Déols | 18 septembre 2008
Je ne sais pas, je n'ai jamais regardé Derrick. C'est où, et quand?
Je vais encore me faire insulter sur ce blog, (après tout, j'y suis habitué, et cela n'a rien à voir avec du masochisme), mais je n'ai rien à ajouter aux propos de Philippe Meirieu, sur France-inter, à 13h15, sur le thème de la maternelle.
Ecrit par : Christophe Sibille | 18 septembre 2008
rien à voir, mais , au sujet de X. D., je ne connaissais pas cette histoire de fraude
http://www.plumedepresse.com/spip.php?article277
Ecrit par : uncertain | 18 septembre 2008
Ca se complique, effectivement, avec la présence de "hum hum" et "yum yum", (en général, ces pseudos un peu bêtifiants fondés sur un doublage de syllabe prêtent plutôt au sourire qu'à la réflexion), pour parler un peu sérieusement d'éducation.
Ecrit par : Christophe Sibille | 18 septembre 2008
Ceci-dit, cela revêt une certaine logique, vu que la maternelle semble arriver au centre du débat...
Et pof, on parle de tout ça, et voilà Toto... Trop fort! ;-)))))
Ecrit par : Christophe Sibille | 18 septembre 2008
papa wilhelm est triste, de plus en plus triste. Le vide s'est réifié dans ces deux messages. papa wilhelm perd espoir.
Ecrit par : papa wilhelm | 18 septembre 2008
1 Dans les Maternelles où l'on pratique l'accueil échelonné le matin,les récréations prolongées dans la journée, la sieste obligatoire l'après-midi,y compris pour les GS,les sorties trop fréquentes,la préparation avancée de l'heure des mamans,combien de minutes passent les "professeures" de nos petits à utiliser les connaissances de leur bac + 4 (+5) ?
2 A deux ans déjà à l'Ecole,il n'y a qu'en France qu'on conçoit ça !!
3 Il n'y a pas de réactivité car au delà de la formule un peu provocatrice ( il n'y a pas de couches en Maternelle ) , tout ce qu'il a dit là est tellement vrai et bien connu de tous,sauf du sniupp et des profs socialistes évidemment ).
Ecrit par : bernard | 18 septembre 2008
Incroyable! Enfin, finalement, je ne sais même plus.
Ecrit par : Christophe Sibille | 18 septembre 2008
Bernard, vous dites absolument n'importe quoi. Sauf votre respect, évidemment.
Ecrit par : Christophe Sibille | 18 septembre 2008
"Incroyable! Enfin, finalement, je ne sais même plus."
Ecrit par : Christophe Sibille | 18 septembre 2008
Réponse au lien de "uncertain".
Ecrit par : Christophe Sibille | 18 septembre 2008
@sibille:Je ne sais pas, je n'ai jamais regardé Derrick. C'est où, et quand?
En plus il fait semblant de ne pas connaître ses classiques. Alors que tout le monde connaît la gueule de Derrick!Même papa wilhelm. C'est vraiment gros, c'est snob, c'est chic, c'est class de ne pas connaître Derrick.
Papa wilhelm pense qu'Il faudrait arrêter d'avoir honte d'être le fils de son propre père.
papa wilhelm salue son compatriote Derrick et trouve les posts de toto et de tout le monde très intéressants.
Ecrit par : papa wilhelm | 18 septembre 2008
Oui, moi aussi ça m’a étonné. Ça n’a pas l’air d’être un faux. Une manipulation peut-être. Décidément, X D a beaucoup de casseroles au c…en ce moment.
Ecrit par : uncertain | 18 septembre 2008
Réponse à C. S. évidemment
Ecrit par : uncertain | 18 septembre 2008
Je n'éprouve aucune fierté, ni aucune honte, d'ailleurs, à ne pas connaître Derrick!
Enfin, Roger, vous déconnez, ou quoi? Il y a pas mal de choses que je connais dont vous n'avez aucune idée!
Ecrit par : Christophe Sibille | 18 septembre 2008
Philippe Meirieu, présenté comme "le plus grand spécialiste français de la pédagogie", (sic), au 13h. de France-inter.
Il y a encore quelques pacemakers qui vont s'emballer sur ce blog. ;-)))
Ecrit par : Christophe Sibille | 18 septembre 2008
C'est plutôt risible, Christophe, de voir comment l'habile coquin qu'est Meirieu a réussi, à force de tchatche démagogique, à se faire une carrière douillette, fondée exclusivement sur la frime et encensée par le petit monde politico-médiatique, au lieu de la carrière obscure qui aurait dû être la sienne comme petit instituteur de campagne.
Taraudé par le besoin d'être "important", il a eu l'intelligence, il faut le reconnaître, alors qu'il n'est pas professeur et ne l'a quasiment jamais été, de choisir de se construire une image de "spécialiste en pédagogie" , c'est-à-dire d'un domaine complètement flou, dénué de toute valeur scientifique et donc par là-même impossible à remettre en cause sur son terrain puisque c'est celui de l'arbitraire et de l'idéologie.
C'est très divertissant, au contraire, Christophe, d'admirer comment Meirieu, qui est profondément inconsistant, a réussi à faire une carrière aussi brillante en la fondant en permanence sur du vide!
Je répète ce que j'ai écrit plus haut: les seules personnes qui pourraient avoir le droit de se dire "spécialistes en pédagogie" ( mais elles préfèrent le beau nom de" professeur"), ce sont les professeurs. Mais là, il ne s'agit pas de spéculations pédagogiques à la Meirieu ("pédagogistes"), mais de réelle compétence attestée par les progrès des élèves.
Ecrit par : Jean | 18 septembre 2008
Vous l'avez écouté, à 13h., Jean? Ne soyez pas borné!!! Même si j'aurais préféré qu'il y ait Meirieu ET Brighelli pour, une fois n'est pas coutume, être à peu près d'accord contre le ministre!!! ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 18 septembre 2008
Qui c'est Mérieu* ?
Ca passe après Derrick ?
Je ne connais pas Meirieu.
Bon,je dis n'importe quoi,je n'ai que bac +1 , ceci explique cela.
*un mec de Charlie-Hebdo qui ne connait pas Derrick !!!!!!!
Et Mickey Mouse ?
Ecrit par : bernard | 18 septembre 2008
Papa wilhelm est fier que Sibille le confonde avec Monsieur Felts. Monsieur Felts écrit bien français. Moi je fais ce que je peux pour ne pas me laisser influencer par l'allemand.
Mais je ne suis pas - hélas - Monsieur Felts.
Quant à Derrick, vous connaissez sa gueule comme tout le monde ici. Voire mieux, si vous ressentez l'exigence de cacher votre savoir.
Papa wilhelm salue Derrick, son assistant ainsi que Monsieur Roger Felts.
Ecrit par : papa wilhelm | 18 septembre 2008
"*un mec de Charlie-Hebdo qui ne connait pas Derrick !!!!!!!"
Ecrit par : bernard | 18 septembre 2008
Là, il y a des réflexions au sujet desquels les méandres, que dis-je, les labyrinthes qui ont dû les engendrer me laissent pantois.
Ecrit par : Christophe Sibille | 18 septembre 2008
"Quant à Derrick, vous connaissez sa gueule comme tout le monde ici. "
Ecrit par : papa wilhelm | 18 septembre 2008
Mais non!!! ;-)))
Et je ne suis peut-être, (probablement), pas le seul! Ceci-dit, je me renseignerai! ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 18 septembre 2008
"Quant à Derrick, vous connaissez sa gueule comme tout le monde ici. Voire mieux, si vous ressentez l'exigence de cacher votre savoir."
Ecrit par : papa wilhelm | 18 septembre 2008
Ca, c'est bien du langage de psychiatre!!! ;-)
Je n'ai rien à cacher.
Ecrit par : Christophe Sibille | 18 septembre 2008
Je ne connais pas non plus la gueule de Derrick. C'est grave?
NB: par contre, je connais Colombo.
Ecrit par : dobolino | 18 septembre 2008
Non. Ce n'est pas grave. C'est class!
Comment faites-vous?
Ecrit par : papa wilhelm | 18 septembre 2008
C'est vrai tout ça.
Moi, je ne connais Sarkozy que de nom,jamais pu l'apercevoir.
Ecrit par : bernard | 18 septembre 2008
Je viens de lire le post de Dugong sur enseignement de SVT et de sciences Physiques en lycée. Très bien d'ailleurs et je pense aux malheureux enfants des classes populaires qui, voulant par exemple faire véto ou agro, vont, sur les conseils avisés des conseillers d'orientation s'engouffrer vers l'option SVT, se barrant ainsi à coup sûr la réussite à ces concours qui recquièrent un excellent niveau math/physique, tout l'enseignement de bio étant assuré en prépa et les fadaises enseignées au préalable n'étant que d'une piètre utilité.
Je devrais m'en réjouir et fermer ma gueule pour donner à ma fille une chance supplémentaire, elle qui, en troisième, a déjà tellement bien compris qu'elle m'a avoué hier avoir stressé comme une malade pour le contrôle de physique de mardi dernier.
Il est certain que ce n'est pas en devant répondre à "tous différents, tous pareils, tous égaux" qu'on se forme aux sciences.
Pour le secteur médical et paramédical, je ne sais ce qu'il en est mais, si quelqu'un a des lueurs, ça m'intéresse plus que de savoir si Sibille est vendu au complot libéralo-libertaire.
Ecrit par : dobolino | 18 septembre 2008
Non. Ce n'est pas grave. C'est class!
Comment faites-vous?
Ecrit par : papa wilhelm | 18 septembre 2008
Je ne fais plus de scotch télé avec plateau repas et soda sucré depuis 1975.
Ecrit par : dobolino | 18 septembre 2008
A la place, je fais du scotch internet, ce qui ne constitue pas une gloire non plus, d'ailleurs. J'ai juste changé d'addiction.
Ecrit par : dobolino | 18 septembre 2008
"Cyrano de Bergerac, c'est tout de même autre chose que Thomas d'Aquin."
Jérémy , vous n'avez certainement pas lu l'oeuvre de Thomas d'Aquin pour dire cela. C'est comme si vous disiez que Plotin compte pour du beurre à côté de J. Swift, ça n'a guère de sens, c'est même une belle ânerie. Mais Cyrano n'en est pas moins admirable comme figure symbolique!
Oui on peut être Français sans être imprégné de christianisme au sens actif mais la culture qui est la nôtre en est imprégnée même si beaucoup et depuis longtemps font leur possible pour nous le faire oublier. Et que se passe -t-il après? l'appel du vide et ses délices empoisonnés.
En ce qui concerne le propos de X Darcos sur les maternelles je n'y trouve rien à redire. C'est juste, point. On dévalorise le diplôme en lui attribuant des débouchés qui sont sans aucune mesure avec les exigences pour l'obtenir. Pourquoi pas Bac+5 pour s'occuper des personnes âgées dans les maisons de retraite? Qui, entre nous, sont sordides, en France particulièrement.
Ecrit par : Oxymore | 18 septembre 2008
Bernard vous êtes un bon. papa wilhelm vous bénit.
Félicitations Dobolino pour votre franc succès contre le "scotch télé" et le "soda" d'avant 1975.
papa wilhelm est rassuré.
Ecrit par : papa wilhelm | 18 septembre 2008
PRODUCTIONS D'ELEVES
OU
POT POURRI DE LA SUFFISANCE
----------------------
D' ABORD JE M AFFIRME COMME ETANT DU COTE DE L AXE DU BIEN A L AMERICAINE:
Et ces convictions, heureusement pour moi, ne sont pas du même bord que les vôtres.
Ecrit par : Christophe Sibille | 17 septembre 2008
JE DENIGRE, JE RIDICULISE:
Ca se complique, effectivement, avec la présence de "hum hum" et "yum yum", (en général, ces pseudos un peu bêtifiants fondés sur un doublage de syllabe prêtent plutôt au sourire qu'à la réflexion), pour parler un peu sérieusement d'éducation.
Ecrit par : Christophe Sibille | 18 septembre 2008
JE M' AUTOSATISFAIT
Enfin, Roger, vous déconnez, ou quoi? Il y a pas mal de choses que je connais dont vous n'avez aucune idée!
Ecrit par : Christophe Sibille | 18 septembre 2008
ET SURTOUT QUOIQU'IL ARRIVE J'AI TOUJOURS RAISON
Là, il y a des réflexions au sujet desquels les méandres, que dis-je, les labyrinthes qui ont dû les engendrer me laissent pantois.
Ecrit par : Christophe Sibille | 18 septembre 2008
HEUREUSEMENT TOUS LES IUFM NE REGORGENT PAS DE TELS FORMATEURS, CERTAINS ONT UNE CERTAINE HONNETETE INTELLECTUELLE... KIKI EST UN FORMATEUR QUI FAIT PARTIE D'UN PEUPLE ELU QUELCONQUE ET QUI SAPE LA DIMENSION CRITIQUE DE CE BLOG PAR SON COMPORTEMENT CALOMNIEUX. REJOIGNEZ VAL AU MEDEF...
Ecrit par : Hum...hum... | 18 septembre 2008
Message pour incertain
"rien à voir, mais , au sujet de X. D., je ne connaissais pas cette histoire de fraude
http://www.plumedepresse.com/spip.php?article277
Ecrit par : uncertain | 18 septembre 2008 "
Uncertain, votre lien me fait très plaisir, car Plume de Presse est un blog cher à mon coeur pour de nombreuses et très bonnes raisons même si je ne participe plus aux commentaires depuis un moment : voudriez-vous bien passer le bonjour à M. Olivier Bonnet de ma part et lui faire savoir que promis-juré je commande son livre "Sarkozy, la grande manipulation", paru aux éditions "Les points sur les i ?
Même s'il ne vous connaît pas, je crois et j'espère que cela vous vaudra un amical clin d'oeil de sa part, surtout si vous lui dites que vous venez de me donner l'occasion de lui faire une petite publicité pour son livre !
Ecrit par : jhonmarguerite | 18 septembre 2008
@sibille:" les méandres, que dis-je, les labyrinthes"
J'aimerais que Sibille explique à papa wilhelm la différence subtile entre méandre et labyrinthe. Papa wilhelm veut apprendre le français. papa wilhelm est bon élève, apprend vite.
Ecrit par : papa wilhelm | 18 septembre 2008
Ca c'est du sérieux, du lourd...
http://www.dailymotion.com/video/kHMUMvalalAtStGy2O
Ecrit par : hum...hum... | 18 septembre 2008
@papa wilhelm : en français, on appelle cette tournure un rond de jambe, c'est purement ornemental et c'est fait pour induire une supériorité intellectuelle sur son interlocuteur. On appelle cela également un croc en jambe ou agir en traître, c'est selon mais c'est beaucoup utilisé par les cuistres et les megalos. Ce que KIKI n'est pas bien entendu.
Ecrit par : hum...hum... | 18 septembre 2008
Il est évident que papa wilhelm n'est pas Felts, de même que hum... hum n'est pas Yum Yum.
Il semble aussi évident que la crispation gagne du terrain, et que le doublement de syllabe bêtifiant est le premier pas vers la reconnaissance de la syllabe pour de géantes cucurbitacées aux idéaux mous.
Que Môssieu Sibille vienne faire classe de musique à des 5ème de 1m75 plus prompts à lui "faire" la gomme des pneus que la gamme, et on parlera d'éducation.
Ecrit par : Yum Yum | 18 septembre 2008
Vous l'avez écouté, à 13h., Jean? Ne soyez pas borné!!! Même si j'aurais préféré qu'il y ait Meirieu ET Brighelli pour, une fois n'est pas coutume, être à peu près d'accord contre le ministre!!! ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 18 septembre 2008
Je dénie à Meirieu, cher Christophe, toute légitimité à se poser en "spécialiste de la pédagogie" et à se poser en conseilleur ou en conseiller pour l'Education nationale, et cela pour une seule raison, de taille il me semble: Meirieu pérore depuis plus de vingt ans LOIN DES CLASSES. Ce qu'il peut raconter ne m'intéresse à priori pas! Au surplus, il s'est fait , en pérorant sur la pédagogie, un pont d'or sans aucune mesure avec le salaire minable que touchent ceux qui enseignent EFFECTIVEMENT. Et puis, derrière toute parole de Meirieu, fût-elle, si l'on s'en tient aux apparences, de bon sens, se cache l'idéologie puérocentriste mortifère qui inspire toute sa démarche: en finir avec le professeur dispensateur de connaissances.
Ecrit par : Jean | 18 septembre 2008
"Que Môssieu Sibille vienne faire classe de musique à des 5ème de 1m75 plus prompts à lui "faire" la gomme des pneus que la gamme, et on parlera d'éducation."
Je vous en supplie, laissez le dans son placard, il fait moins de mal ici que devant une classe !!!
ange :)
Ecrit par : toto | 18 septembre 2008
Bonsoir
1) Je vois qu’après la blouse grise, l’encre violette, la discipline, apparaissent les médailles. Ne serait-il pas judicieux, si l’on veut poursuivre le schéma général des bulles spéculatives, de décider que la médaille au bac sera d’autant plus grosse que le pourcentage de reçus le sera.
Luc Cédelle traite la question des médailles - Fil « Darky aux mille facettes » - dans son nouveau blog http://education.blog.lemonde.fr/
Une condition pour écrire sur ce blog :
« Zéro fautes, sinon rien. Sauf faute de frappe ou distraction évidente, toute contribution comportant des fautes de français sera renvoyée à son auteur. Interro écrite est un blog « zéro fautes »… Un blog, d’accord, mais siglé Le Monde et consacré à l’éducation »
2) Luc Cédelle y annonce aussi la parution de son livre « Un plaisir de collège » dans le quel il est question entre autres du maître de ces lieux, JPB.
CITATION
Chapitre : « Au cœur des controverses » ( Page 204 à 207 )
Plus «efficace» encore [ que Marc Le Bris] , Jean-Paul Brighelli, normalien et professeur agrégé de lettres, publie en 2005 La Fabrique du crétin (Jean-Claude Gawsewitch éditeur), sous-titré La mort programmée de l’école. Dans ce qui deviendra en quelques mois un best-seller anti-pédagogiste, cet auteur reprend l’ensemble de l’argumentation conspirationniste sur «l’anéantissement de toutes les facultés de l’esprit ». À l’en croire, par exemple, «non seulement les élèves, mais les enseignants eux-mêmes, parfois, ne savent plus faire la distinction entre « les Confessions de Rousseau et les Mémoires de Loana ». Quant à ses préférences pédagogiques, une autre phrase en donne une idée, qui fera d’ailleurs comprendre pourquoi je tiens à rendre compte de ces controverses dans un livre consacré à Clisthène: «Alors, autant régler tout de suite une question simple dont a voulu faire un problème: l’élève n’est pas en classe pour “s’exprimer”. Il est là pour écouter, apprendre et prendre des notes.» Devenu une valeur médiatique, Jean-Paul Brighelli s’est dépêché d’écrire trois autres livres, plus outranciers que jamais, publiés chez le même éditeur: À bonne école paru fin mars 2006, Une école sous influence, ou Tartuffe-roi, paru en novembre de la même année, et Fin de récré, paru en mars 2008 C’est « À bonne école » qui illustre le mieux sa stratégie de l’échauffement maximal. Revenant sur le clivage entre éducation et instruction, qu’il associe à l’Italie mussolinienne [1] et au «pétainisme », il y voit «l’essentiel des dissensions entre pédagogues collabos et enseignants résistants ». Les «pédagogistes », estime-t-il, «suivent globalement un modèle fascisant», sous couvert de l’« escroquerie» que représente leur «revendication d’une (bonne) conscience de gauche». Quant aux casseurs qui brûlent les voitures de leurs voisins, ils sont «le pur produit de vingt ans de pédagogie nouvelle».
Brighelli pousse l’émancipation langagière au paroxysme, avec un festival de nouvelles invectives: les «terroristes de la Pédagogie», le «rêve égalitaire des pédagogues fous», «une poignée d’irresponsables, formés à la “pensée-Meirieu” comme il y eut jadis une pensée Mao tsé-Toung»... « Si la collaboration n’était pas une tendance lourde de l’humanité, Pétain, Laval et la sainte Pédagogie n’auraient pas tenu dix minutes», écrit-il encore, persuadé d’être pour sa part préservé de toute tendance lourde. Et il livre le fond de son analyse: «Nous sommes en mars-avril 44. Les collabos d’hier sentent le vent tourner. Nous sommes allés si loin dans l’ignominie que le balancier est reparti en arrière. Bien sûr, cela ne va pas sans heurts. Les vichystes les plus convaincus, les plus compromis, n’ont guère d’autre choix que d’intriguer – pour dix minutes de pouvoir de plus.» [Note 2] Ouf! Est-il possible, même si l’auteur s’attendrit sur ses propres «excès de langage méditerranéens», de prendre de tels propos – pardon, de tels écrits – à la légère? À l’évidence, non. Ils ne sont pas faits pour cela.
Ce brigand de Brighelli a de la faconde et du savoir-faire. S’amusant beaucoup à l’idée de voir ses adversaires s’étrangler d’indignation, il se plaît à rappeler qu’on ne boxe pas avec des fleurs. Étant en relations cordiales avec lui, je dois indiquer – parce que telle est la vérité ambiguë du personnage – qu’il est difficile à détester longtemps «pour de vrai ». C’est d’autant plus embarrassant. Car le vocabulaire qu’il emploie ne procède pas d’une altercation d’après-boire, n’a pas l’excuse du manque d’expérience ni du défaut de références historiques. Son propos a pris le temps de la maturation propre à l’écrit publié. Il est soigneusement ajusté et pousse à son maximum le curseur de la provocation.
Si Brighelli est actuellement le plus vendeur, il n’est pas le seul à pratiquer l’atteinte au sens que recèle cette accumulation de diatribes tournant si répétitivement au langage de guerre civile. De par mon statut professionnel, je connais une partie de ces polémistes, notamment pour leur avoir donné la parole. Autant leurs textes sont effrayants, autant, lorsqu’on les rencontre, ce sont pour la plupart des gens affables. Il est vrai qu’il est plus facile de percevoir leurs qualités humaines lorsqu’on n’est pas soi-même traité de fasciste... Persuadés qu’ils défendent ainsi leur métier, ils justifient leur virulence par la nécessité, dans notre société du spectacle, de «taper fort» afin de se faire entendre. Schéma classique: la fin justifie les moyens. C’est l’un d’entre eux qui, avec un grand sourire gourmand, m’a vendu la mèche. «Franchement, entre nous, si on était gentils, on n’intéresserait personne, non? Et puis, au moins, on se marre! Moi, ça me rappelle les années 1970 quand j’étais chez les maos.» Beaucoup d’entre eux réinvestissent contre le « pédagogisme » une expérience politique ancienne, acquise à l’extrême gauche.
Qui prétendrait qu’un discours mesuré est le meilleur moyen de «passer à la télé» ? Il faut du saignant, du violent, du choquant... C’est ce qu’ils fournissent, plongeant ainsi dans une contradiction supplémentaire, puisqu’ils ne cessent d’avancer la thèse d’une moderne et funeste continuité entre le médiatique et le scolaire. En se dispensant, au nom de l’efficacité, de toute éthique du débat, ils multiplient les dérives avec la bénédiction des grands médias audiovisuels où, majoritairement, les notions de crédibilité, de vraisemblance et de nécessaire confrontation des sources sont passées aux oubliettes. Le privilège accordé aux thèses les plus «décapantes» – celles qui assurent le spectacle – s’affranchit de plus en plus de la précaution consistant à donner la parole aux «décapés ».
[Note 1]. Les anti-pédagogues aiment souligner que le régime de Mussolini, dans les années 1920, a été le premier en Europe a substituer un ministère «de l’Éducation» à un ministère «de l’Instruction».
[Note 2] L’argument se retourne sur lui-même, puisqu’il suggérerait que toute l’Europe, par la suite, serait devenue – et restée – « fasciste ».
FIN DE CITATION
Michel Delord
Ecrit par : MichelDelord | 18 septembre 2008
J'en étais sûr : Val avait tapé sur Derrick.
Et comme c'est La Pravda qui l'a dit, donc c'est vrai.
On ne discute plus.
A Charlie-Hebdo,on connait Derrick,sinon,on n'est pas à la hauteur.
.......Philippe Val, donc. Rédac’ chef de Charlie-Hebdo, chroniqueur à France-Inter, chanteur… C’est du trois-en-un sur un plateau, avec ce personnage picaresque au code d’honneur impeccable, artiste doué qui n’a de cesse de se lancer dans des croisades qui revêtent quelquefois des allures quichotesques.
Val a l’obsession tenace. Les chasseurs, les paysans, les aficionados, les ménagères de moins de cinquante ans qui se shootent au TF1 et à l’inspecteur Derrick, les sportifs, le Paris-Dakar forment un tout bien ficelé de ce qu’il abhorre. Et qu’il jette en pâture à son public, tout acquis.........
.....
ZOÉ LIN
Jusqu’au 28 mars à l’Européen, du mardi au samedi à 20h30, dimanche à 17h30. 3, rue Biot, Paris 17e.
Article paru le 19 mars 1999
© L’Humanité, 1999, via presselibre.net
Ecrit par : bernard | 18 septembre 2008
Je salue le retour de Michel Delord sur le site en souhaitant que cela permette de donner aux débats des dimensions moins sybillines…
J'ai noté qu'il n'était pas encore sorti de sa période de vacance puisqu'il se contente de reproduire un texte d'ailleurs fort intéressant… Tout en ayant la flemme d'y ajouter la dimension critique que ce texte doit nécessairement amener ici. Peut-on écorner ainsi l'image de notre hôte sans que quelques plumes vengeresses ne clouent le bec de l'importun.
Pour ma part je vois deux angles d'attaque : - la soi-disant caisse de résonnance médiatique dont ce serait servi les anti-pédagogues, n'est-ce pas la même qui pendant trente ans a permis aux pédagogues d'installer leur pouvoir ?
- Et si cela a résonné si fort, n'est-ce pas parce que le triste bilan des pédagogues apparaissait de plus en plus visible pour de plus en plus de gens ?…
Mise au point : ma dernière intervention sur ce blog date de hier au soir. Je ne suis pour rien dans les dérives qui pendant cette journée ont maintenu l'attention autour du sieur Sibille.
Je constate qu'il continue ses manipulations pour faire croire que je suis le démiurge d'une soi-disant cabale dont il serait la malheureuse victime.
Il n'en est rien. S'il y a le feu sur son quartier général c'est que de plus en plus de personnes s'aperçoivent de ses pratiques malfaisantes. J'en oublie sûrement : Toto à sa manière, Amélie, Jean, moi, Papa Wilhelm, Hum…Hum… Yum Yum et peut-être bientôt Miam Miam qui le bouffera tout cru, chacun apporte une pierre qui contribuera à l'effondrement de l'édifice branlant qu'il constitue…
Ecrit par : Roger Felts | 18 septembre 2008
"Est-ce qu'il est vraiment logique, alors que nous sommes si soucieux de la bonne utilisation des crédits délégués par l'Etat, que nous fassions passer des concours bac +5 à des personnes dont la fonction va être essentiellement de faire faire des siestes à des enfants ou de leur changer les couches? Je me pose la question", avait alors déclaré M. Darcos.
Je vous trouve assez modérés, les uns et les autres dans vos commentaires concernant cette énorme bourde de notre ministre de tutelle.
Elle ne me concerne évidemment pas en tant qu'enseignant, mais en tant que parent.
Je me souviens très bien des difficultés rencontrées durant la petite enfance de notre plus jeune fils, notamment pour obtenir une place en crèche et le fait qu'ils ne voulaient pas le prendre en classe maternelle "tant qu'il ne serait pas propre".
Xavier Darcos n'a sans pas eu à affronter ce genre de problème. Il devait y avoir une gouvernante à la maison ou une épouse qui n'avait pas besoin de travailler, ce qui n'était pas notre cas.
Cette remarque manifeste une ignorance étrange chez un ministre de l'éducation nationale, des tâches et des responsabilités d'une institutrice en maternelle ; elle est aussi bien significative du fossé qui sépare "les gens ordinaires" de ceux qui nous gouvernent.
Ecrit par : Robin | 18 septembre 2008
Désolé, Bernard, je ne lis pas l'humanité.
Et, effectivement, (et là, je rejoindrai Roger Felts), merci à Michel Delord d'avoir refait monter le niveau de ce blog. Même s'il "cite", et même si je ne suis pas d'accord avec tout ce que dit son message. Mais il permet de respirer de nouveau. Ca commençait à schlinguer légèrement, ici.
Ecrit par : Christophe Sibille | 18 septembre 2008
Robin, je suis persuadé que ce n'est pas une bourde. Je pense que la fuite, ;-)), a été soigneusement orchestrée par le ministre, pour convaincre les parents que l'école doit être supprimée pour les élèves de deux ans.
Tout le monde, (ou presque) sait que l'école à deux ans peut être un facteur de rééquilibre (et de lien) social potentiel. Mais il faut, encore et encore, supprimer des postes, saboter le service d'éducation, et le donner au privé.
Ecrit par : Christophe Sibille | 18 septembre 2008
Pour Roger, (au sujet de "méandres" et "labyrinthes"), je ne vais quand même pas vous recopier les définitions du dictionnaire... Ce n'est pas très sérieux!!!
Ecrit par : Christophe Sibille | 18 septembre 2008
"Chapitre : « Au cœur des controverses » ( Page 204 à 207 )"
Habile façon de disqualifier les propos de quelqu’un sans discuter en rien les thèses qu’ils contiennent.
Ecrit par : Pli | 18 septembre 2008
Le privilège accordé aux thèses les plus «décapantes» – celles qui assurent le spectacle – s’affranchit de plus en plus de la précaution consistant à donner la parole aux «décapés ». (propos rapportés)
Que les "décapés" viennent faire une semaine de cours dans ma 4ème à 28 et on reparlera des "excès verbaux" des antipédagogistes.
Ecrit par : Robin | 18 septembre 2008
Et je suis absolument certain que Darcos sait parfaitement ce qui se passe en maternelle. Même chez les "2 ans".
Ecrit par : Christophe Sibille | 18 septembre 2008
mes 4ème, puisque j'ai le bonheur ;-) d'en avoir deux !
Ecrit par : Robin | 18 septembre 2008
Désolé, Christophe, mais c'est sur le blog de Val,rentrée des classes qui parle du passé ,citant l'Humanité.
Je ne m'avoue pas vaincu facilement.
Vous ne lisez pas non plus le blog de Val,évidemment.
En ce qui concerne les Maternelles, je persiste dans mon n'importe quoi comme vous dites , il y a un choix à y faire.
Ou on y gardera ou on y instruira
Pour l'instant,on n'y instruit pas beaucoup et tout le monde le sait bien ( voilà la raison de la molle réaction ).
Il est urgent de réformer là aussi.
Ecrit par : bernard | 18 septembre 2008
@ Il le fait exprès :
« Pour Roger, (au sujet de "méandres" et "labyrinthes"), je ne vais quand même pas vous recopier les définitions du dictionnaire... Ce n'est pas très sérieux!!! »
Ecrit par : Christophe Sibille | 18 septembre 2008
J'ai écrit qu’aujourd'hui j'étais aujourd'hui totalement étranger au débat centré sur SIBILIBILI . Cette question des "méandres et labyrinthes "ne me concerne pas… Pur procédé pour faire croire ce qui n'est pas…
Par ailleurs, il écrit :
"Mais il (Delors) permet de respirer de nouveau. Ça commençait à schlinguer légèrement, ici."
Alors que ce sont ces pratiques qui dégagent cette puanteur, comme dans l'exemple ci-dessus où il continue à faire croire que je suis en cause ? Cela peut durer longtemps… Chaque fois que Sibille dira une connerie où je suis concerné, je rectifierai… Ce qui ne m'empêchera pas d'intervenir par ailleurs si je peux enrichir le débat.
Ecrit par : Roger Felts | 18 septembre 2008
Le deuxième "aujourd'hui" doit être rayé des cadres…
Ecrit par : Roger Felts | 18 septembre 2008
"Ca commençait à schlinguer légèrement, ici."
Ca c'est parce que tu as le nez trop près d'la bouche, ducon !
Ecrit par : toto | 18 septembre 2008
Quelle avalanche en 24 heures ! Chapeau, les filles...
Plusieurs choses :
Catmano, prenez l'info pour ce qu'elle vaut, et appliquez à votre cas particulier. Un ami proche, instit qui enseigne non loin de Rennes (vous voyez, j'imagine) a été inspecté il y a trois jours, et lui qui avait toujours eu maille à partir avec la hiérarchie, a trouvé un administratif tout sucre tout miel, vivement intéressé par sa pédagogie et les méthodes de lecture (ou d'apprentissage des maths) utilisés. Le vent tourne...
MD, j'avais rendu compte de ma lecture du livre de Cédelle (reçu en juillet en avant-première). La question est moins ce qu'il y dit de moi ou de nous (tu sais bien qu'il n'épingle l'un que pour enfoncer l'ensemble) que le fait de prendre le collège Clisthène comme exemple, alors que ce n'est qu'une expérience pédago incroyablement limitée (à 100 élèves : vous imaginez, les uns et les autres, un collège de cent élèves !). Et dans l'ensemble, son livre n'est qu'anecdotique. Mais bon, il a le Monde derrière...
Sur les maternelles... Je connais (très bien...) un anti-pédagogue qui était plutôt favorable à l'école maternelle à partir de 4 ans, et à qui Catmano fit une brillante démonstration (qu'elle réitérera quand elle aura un peu de temps) sur la nécessité de prendre les enfants le plus tôt possible, surtout quand ils sortent de milieux peu favorisés.
Je rappelle que la Convention, en 1793, avait envisagé de les enlever aux familles à 1 an, afin de les placer dans des institutions où on leur aurait fait sucer le lait de la République, afoin qu'ils ne soient pas contaminés par les idées royalistes (forcément) de leurs parents. Il y a des jours où je me laisserais tenter par des solutions de ce genre - aussi utopiques soient-elles : la maternelle à 2 / 3 ans est essentielle - et la formation de tous les instits doit être assez polyvalente pour que l'école maternelle ne soit pas une spécificité théorique, mais étroitement connectée à l'école tout court (et que l'on puisse tourner, aussi : qui a envie de faire la même chose toute sa vie ?).
JPB
Ecrit par : brighelli | 18 septembre 2008
"Vous ne lisez pas non plus le blog de Val,évidemment."
Il doit le lire, ??? , mais 1 mot sur 4, en 'diagonale', comme il fait ici ou là, c'est po d'sa faute, c'est comme ça qu'on lui a appris à lire, pov sibilibilibili ....
Alors après, pour se faire comprendre d'un 'cas' pareil, bonjour l'angoisse...
1 mot sur 4 ça donne à peu près ça :
"Vous lisez le blog de Val"
Il doit le lire, comme il fait ici ou là, c'est ça qu'on lui a appris lire.
Alors, comprendre , bonjour ...
ange :)
Ecrit par : toto | 18 septembre 2008
Certains d'entre vous ont-ils vu Laurent Cantet et François Bégaudeau hier soir sur France 3, à l'émission de Frédéric Taddeï "Ce soir où jamais"?
Ecrit par : Daniel Arnaud | 18 septembre 2008
Faudrait savoir Monsieur Brighelli : vous vous plaignez que les parents ne s'occupent plus de l'éducation de leurs rejetons et vous prônez l'école dès 2/3 ans !! Pour déresponsabiliser les parents, on ne fait pas mieux !
En Allemagne, l'école ne commence qu'à 6/7 ans et les jeunes de ce pays ne sont pas plus dégénérés que les petits Français.
Faudra pas venir vous plaindre de faire les gentils organisateurs.
Ecrit par : Florence | 18 septembre 2008
"En Allemagne, l'école ne commence qu'à 6/7 ans et les jeunes de ce pays ne sont pas plus dégénérés que les petits Français."
Ca, ça se discute!!! L'ambiance en classe en Allemagne est parfois "surprenante" pour des enseignants français.
Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 18 septembre 2008
Le discours de François Bégaudeau à "Ce soir ou jamais" était plein d'ambiguïtés. Voyant Meirieu se désolidariser de lui, vraisemblablement déstabilisé, il a cherché à minimiser l'impact du film : "Ce n'est qu'un film, il n'y a pas d'idéologie, je ne veux pas forcément entrer dans le débat sur l'école". Pourtant, l'intention d'"Entre les murs" n'était-elle pas, initialement et de son propre aveu, de rompre avec le discours des "réactionnaires"?
On a tout de même eu droit à quelques grands moments de démagogie néo-pédagogiste : "peu importe ce que les élèves apprennent à l'école tant qu'il ne s'y ennuient pas"; "les élèves des cités ont leur propre vocabulaire, très riche, qui leur permet de se comprendre entre eux"... François Bégaudeau, ou la caution de ces ghettos linguistiques dans lesquels s'enferment les plus défavorisés, et qui les excluent définitivement des cercles où lui-même prend plaisir à s'afficher.
Ecrit par : Daniel Arnaud | 18 septembre 2008
"Vous ne lisez pas non plus le blog de Val,évidemment."
Il doit le lire, ??? , mais 1 mot sur 4, en 'diagonale', comme il fait ici ou là, c'est po d'sa faute, c'est comme ça qu'on lui a appris à lire, pov sibilibilibili ....
Alors après, pour se faire comprendre d'un 'cas' pareil, bonjour l'angoisse...
1 mot sur 4 ça donne à peu près ça :
"Vous lisez le blog de Val"
Il doit le lire, comme il fait ici ou là, c'est ça qu'on lui a appris lire.
Alors, comprendre , bonjour ...
ange :)"
Ecrit par : toto | 18 septembre 2008
Non, je ne lis pas le blog de Philippe Val.
Pas besoin, je parle avec lui "en direct" assez régulièrement.
Par contre, je ne comprends effectivement souvent rien à ce qu'écrit Toto. Mais j'ai des excuses, je n'ai pas appris à fumer le chichon avec la méthode globale.
Ecrit par : Christophe Sibille | 18 septembre 2008
"Ca, ça se discute!!! L'ambiance en classe en Allemagne est parfois "surprenante" pour des enseignants français.
Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 18 septembre 2008 "
quelque part, elle n'a pas dit le contraire .... :)
Cela dit le sushi n'est pas là, àmha, le sushi , c'est qu'il faut des pros. Que cela soit pour 2 ans ou 6ans on s'en bat les couilles (pardon) !!!
Ecrit par : toto | 18 septembre 2008
"Par contre, je ne comprends effectivement souvent rien à ce qu'écrit Toto. "
Tu sais quoi ?
On s'en bat les couilles aussi !!!
C'est pas pour toi que j'écris , ducon !
Ecrit par : toto | 18 septembre 2008
Ne vous excusez pas, Toto! C'est une des premières fois sur le blog où je lis une phrase écrite par vous en français correct!
Ecrit par : Christophe Sibille | 18 septembre 2008
"C'est pas pour toi que j'écris , ducon !"
Ecrit par : toto | 18 septembre 2008
Ah tiens? Je ne sais pas si c'est une bonne ou une mauvaise nouvelle... ;-))
Ecrit par : Christophe Sibille | 18 septembre 2008
"C'est pas pour toi que j'écris , ducon !"
Ecrit par : toto | 18 septembre 2008
Vous appelez ça écrire? Ne serait-ce point plutôt: "vomir", le vrai verbe?
Ecrit par : Christophe Sibille | 18 septembre 2008
Dernières nouvelles sur le front de la fracture culturelle.
Dans mon Lycée Professionnel, voilà deux ans que j'essaie d'introduire l'idée d'un répertoire pour chaque élève, dans lequel chaque prof (matières générales et professionnelles confondues) l'inciterait à noter les mots nouveauxen rapport avec sa discipline. Un moyen de refaire le retard de ces élèves qui ne maîtrisent pas plus de 300 mots et qui échouent le plus souvent parce qu'ils ne comprennent ni les textes ni les énoncés. Eh bien l'idée, qui ne peut être efficace que si elle se trouve relayée par des équipes pédagogiques parlant d'une même voix, vient d'être enfin approuvée.
Ecrit par : Daniel Arnaud | 18 septembre 2008
"Eh bien l'idée, qui ne peut être efficace que si elle se trouve relayée par des équipes pédagogiques parlant d'une même voix, vient d'être enfin approuvée."
Ecrit par : Daniel Arnaud | 18 septembre 2008
Donc, l'idée "d'équipe pédagogique" peut être une bonne idée! Je le savais.
Ecrit par : Christophe Sibille | 18 septembre 2008
"Ne serait-ce point plutôt: "vomir", le vrai verbe?
Ecrit par : Christophe Sibille | 18 septembre 2008 "
Toi je sais pas pourquoi, mais j'ai l'impression que tu as envie de me sucer la bite ? Me trompe-je ? Que nenni !
:)
Ecrit par : toto | 18 septembre 2008
J'ai écrit toutes ces choses en mai.
Eh bien ,je n'avais pas si mal vu,en tout cas en ce qui concerne le soit disant tsunami pour l'antipédagogisme qu'allait être le film selon certains .
...
....
.....
Film Palme dans les salles contre Brochure programme Darcos école primaire dans les mains des parents.
Le combat est inégal .
Juste un peu de patience !
.
Je voulais dire que la brochure n'aurait pas de peine à l'emporter sur le film si tant est que ce film ait été fait pour le combat,pour militer pour le pédagogisme.
Le débat est tranché,quoi qu'on die.Les instituteurs vont devoir changer petit à petit d'efficacité,de méthodes,de contenu,ça va pousser côté parents,côté enfants.
Et "va savoir",le film dégoûtera peut-être du pédagogisme,les voies de Dieu ou de la Science sont impénétrables.
.
Quant au film,ce qui me gêne,c'est la Palme d'or,c'est tout.Pour le cinéma,ça la fout mal.
Fahrenheit 911,Entre les murs,pourquoi pas All Gore !
Mais le film par lui même,pourquoi en avoir peur ?S'il a du succès,il mettra le nez de beaucoup de gens dans le jus pédagogiste,c'est un avantage.On sera forcé au débat général.S'il n'a pas de succès,il passera sur Arte plus rapidement.
Quel cinéma pour un reportage !
Darcos a très bien fait d'en dire du bien sur les médias,le principal,c'est sa brochure dans les familles.
Ecrit par : bernard | 29 mai 2008
Ecrit par : bernard | 18 septembre 2008
"Toi je sais pas pourquoi, mais j'ai l'impression que tu as envie de me sucer la bite ? Me trompe-je ? Que nenni !
:)"
Ecrit par : toto | 18 septembre 2008
Même en admettant que vous en ayez une, ce ne serait vraiment pas le cas, je vous rassure.
Ecrit par : Christophe Sibille | 18 septembre 2008
""Ne serait-ce point plutôt: "vomir", le vrai verbe?
Ecrit par : Christophe Sibille | 18 septembre 2008 "
Toi je sais pas pourquoi, mais j'ai l'impression que tu as envie de me sucer la bite ? Me trompe-je ? Que nenni !
:)
Ecrit par : toto | 18 septembre 2008 "
JPB vous avez le droit de ne rien censurer mais ça dévalorise grandement votre blog et votre combat.
Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 18 septembre 2008
Le film à Bégaudeau, il a déjà fait tchoufa ?
Ecrit par : dugong | 18 septembre 2008
"Même en admettant que vous en ayez une, ce ne serait vraiment pas le cas, je vous rassure.
Ecrit par : Christophe Sibille | 18 septembre 2008 "
J'en étais sûr, tu en meurs d'envie, petit coquin ! :)
Hervé , ferme ta gueule! :)
Ecrit par : toto | 18 septembre 2008
"En Allemagne, l'école ne commence qu'à 6/7 ans et les jeunes de ce pays ne sont pas plus dégénérés que les petits Français."
Ecrit par : Florence | 18 septembre 2008
Certes non! Mais je ne suis pas convaincu que les familles allemandes soient ravies de cette organisation! Je me suis plutôt laissé dire qu'elles enviaient notre système!
Ecrit par : Christophe Sibille | 18 septembre 2008
""C'est pas pour toi que j'écris , ducon !"
Ecrit par : toto | 18 septembre 2008
Ah tiens? Je ne sais pas si c'est une bonne ou une mauvaise nouvelle... ;-))
Ecrit par : Christophe Sibille | 18 septembre 2008 "
Christophe vous devriez avoir honte de vous moquer des handicapés.
Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 18 septembre 2008
pour tout public
re
.
.
J'ai écrit toutes ces choses en mai.
Eh bien ,je n'avais pas si mal vu,en tout cas en ce qui concerne le soit disant tsunami pour l'antipédagogisme qu'allait être le film selon certains .
...
....
.....
Film Palme dans les salles contre Brochure programme Darcos école primaire dans les mains des parents.
Le combat est inégal .
Juste un peu de patience !
.
Je voulais dire que la brochure n'aurait pas de peine à l'emporter sur le film si tant est que ce film ait été fait pour le combat,pour militer pour le pédagogisme.
Le débat est tranché,quoi qu'on die.Les instituteurs vont devoir changer petit à petit d'efficacité,de méthodes,de contenu,ça va pousser côté parents,côté enfants.
Et "va savoir",le film dégoûtera peut-être du pédagogisme,les voies de Dieu ou de la Science sont impénétrables.
.
Quant au film,ce qui me gêne,c'est la Palme d'or,c'est tout.Pour le cinéma,ça la fout mal.
Fahrenheit 911,Entre les murs,pourquoi pas All Gore !
Mais le film par lui même,pourquoi en avoir peur ?S'il a du succès,il mettra le nez de beaucoup de gens dans le jus pédagogiste,c'est un avantage.On sera forcé au débat général.S'il n'a pas de succès,il passera sur Arte plus rapidement.
Quel cinéma pour un reportage !
Darcos a très bien fait d'en dire du bien sur les médias,le principal,c'est sa brochure dans les familles.
Ecrit par : bernard | 29 mai 2008
Ecrit par : bernard | 18 septembre 2008
Roger Felts écrit :
"Peut-on écorner ainsi l'image de notre hôte sans que quelques plumes vengeresses ne clouent le bec de l'importun."
J'ai pour ma part répondu - en partie mais ça me donnera l'occasion de ré-intervenir - sur le blog de Luc Cedelle à propos de l'emploi du mot fascisme comme caractérisation générale du pédagogisme.
A mon avis si quelqu'un a à répondre à Luc Cedelle , il peut et même doit aller sur son blog. C'est un sport beaucoup plus difficile puisque l'on est pas dans un lieu favorable et il faut donc avoir une argumentation qui se tient.
Cordialement
MD
PS1 : JPB a aussi écrit :
"La question est moins ce qu'il y dit de moi ou de nous (tu sais bien qu'il n'épingle l'un que pour enfoncer l'ensemble)"
Je ne crois pas que l'on puisse assimiler le positions de tous les anti-pédagos car justement je trouve que beaucoup d'arguments employés dans "notre" camp sont pour le moins critiquables et pas si "antipédagos" que ça . Je ne l'ai pas caché et c'est pour cela que je demande depuis pratiquement deux ans publiquement que l'on fasse un bilan du mouvement "anti-pedago". Je l'ai répété sur ce blog en donnant des exemples précis de ce que je critiquais mais il n'y a eu aucune réponse ni sur le contenu de ce que je critique ni sur la necessité de faire un bilan des dix dernières années . Comme je le disais , ça ressemble plutôt à : "De défaites en défaites jusqu'à la victoire finale ."
Pour ceux qui ne veulent pas enterrer la question du bilan , lire ce que j'avais écrit sur le blog, reproduit dans
http://michel.delord.free.fr/bilan-mvt-antipedago.pdf
et répondre ....
PS2 : R. Felts a aussi écrit :
"J'ai noté qu'il n'était pas encore sorti de sa période de vacance puisqu'il se contente de reproduire un texte d'ailleurs fort intéressant…"
Non , je ne suis pas en vacances et j'ai de la matière en préparation, un peu la suite du bilan du mouvement antipedago.
Ecrit par : MichelDelord | 18 septembre 2008
"Hervé , ferme ta gueule! :)
Ecrit par : toto | 18 septembre 2008 "
Je ne vous parle pas, je demande à JPB de vous censurer.
Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 18 septembre 2008
"Christophe vous devriez avoir honte de vous moquer des handicapés."
Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 18 septembre 2008
Oui, j'avoue, j'en ai un peu honte, je devrais laisser dire, et le pire, c'est que je le sais... Mais ça détend, après une dure journée de boulot! Et puis, si je ne dis rien, il y a des psychiatres qui me traitent de maso. ;-)
Salutations à vous, Hervé!
Ecrit par : Christophe Sibille | 18 septembre 2008
Certes non! Mais je ne suis pas convaincu que les familles allemandes soient ravies de cette organisation! Je me suis plutôt laissé dire qu'elles enviaient notre système!
Ecrit par : Christophe Sibille | 18 septembre 2008
Les familles allemandes envient notre organisation parce qu'elle permet la garde des jeunes enfants et donc le travail des femmes mais concernant le niveau des jeunes Allemands comparé à celui des jeunes Français, je ne vois pas de différences significatives. Sur le plan scolaire, qu'ils commencent à 3 ans comme en France ou à 6/7 ans comme en Allemagne, au final quelle différence ?
Ecrit par : Florence | 18 septembre 2008
Certains d'entre vous ont-ils vu Laurent Cantet et François Bégaudeau hier soir sur France 3, à l'émission de Frédéric Taddeï "Ce soir où jamais"?
Ecrit par : Daniel Arnaud | 18 septembre 2008
Moi, mon cher Daniel. Et a tort ou à raison, j'ai fini par couper pour aller me coucher : de niaiseries démagos en propos pédagos, le prétendu "débat" n'en était pas un. Sans contradicteur aucun (que n'avaient-ils invité notre JPB national ?),Bigoudi s'écoutait parler en essayant de se convaincre lui-même de ses propres mensonges. Un genre de méthode coué à la sauce rose concon.
Cantet, l'air paumé, écoutait vaguement comme s'il était en train de se demander s'il n'aurait pas mieux fait de faire un film qui soit autre chose qu'une succesion de clichés. Une palme d'or pour pas cher , en somme. Une palme en toc. Honte aux bobos tout pourris qui composaient le jury !
J'espère qu'au moins les soirées-cocktail sur la croisette valaient le déplacement. La prochaine palme devrait être sponsorisée par Benénuts.
Ecrit par : Manu | 18 septembre 2008
Vous n'avez rien compris au masochisme, Sibille, c'est en intervenant comme vous le faites qu'on voit que vous êtes maso.
Ecrit par : Roger Felts | 18 septembre 2008
"Je ne vous parle pas, je demande à JPB de vous censurer.
Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 18 septembre 2008 "
Et moi je te parle, et je te demande de fermer ta gueule, connard ! ;)
"Salutations à vous, Hervé!"
Ben quoi ? tu veux pu m'sucer ? tu veux sucer hervé ? Enculé ! ;)
Ecrit par : toto | 18 septembre 2008
"Vous n'avez rien compris au masochisme"
:jap: :lol:
Ecrit par : toto de Paris | 18 septembre 2008
En Allemagne, l'école ne commence qu'à 6/7 ans et les jeunes de ce pays ne sont pas plus dégénérés que les petits Français.
Ecrit par : Florence | 18 septembre 2008
J'ai cru comprendre qu'en Allemagne, les mères qui travaillent sont non seulement très mal vues mais pas du tout aidées.
Rappelez-moi le taux de natalité en Allemagne, Florence, s'il vosu plait?
Ecrit par : Dobolino | 18 septembre 2008
"La prochaine palme devrait être sponsorisée par Benénuts."
J'aurrions aimé la trouver celle là ! :(
:))))))
Ecrit par : toto de Paris | 18 septembre 2008
ya po k'd bosh en allemagne, ya ossi des turcs :o))))))
Ecrit par : toto | 18 septembre 2008
Faudrait savoir Monsieur Brighelli : vous vous plaignez que les parents ne s'occupent plus de l'éducation de leurs rejetons et vous prônez l'école dès 2/3 ans !! Pour déresponsabiliser les parents, on ne fait pas mieux !
En Allemagne, l'école ne commence qu'à 6/7 ans et les jeunes de ce pays ne sont pas plus dégénérés que les petits Français.
Faudra pas venir vous plaindre de faire les gentils organisateurs.
Ecrit par : Florence | 18 septembre 2008
C'est en voyant son enfant au milieu des autres que papa et maman prennent conscience qu'il est plus ou moins capable de réaliser les mêmes tâches que ses petits camarades du même âge et que ce n'est plus tout à fait leur bébé-lune idéalisé, qu'il a fait un incroyable bond en avant.
Ecrit par : Dobolino | 18 septembre 2008
Dobolino
Taux de natalité en Allemagne : très faible, je sais.
En Allemagne, peu de gardes d'enfants, donc peu de marge de manoeuvre pour les femmes ayant des enfants.
Mais l'école maternelle, c'est pour les enfants ou bien pour les mères de familles ?
N'ayons pas peur de dire la vérité : l'école maternelle est un mode de garderie améliorée. Cela est très pratique pour les familles. Cela ne paraît pas mauvais pour les enfants. Je pense qu'il faut la conserver.
Mais qu'on ne dise pas que sans école maternelle, les enfants ne s'en sortiront pas. L'exemple allemand montre que ce n'est pas vrai. Au plan purement scolaire, l'école maternelle française n'est pas supérieure au système allemand.
Ecrit par : Florence | 18 septembre 2008
ya po k'd bosh en allemagne, ya ossi des turcs :o))))))
Ecrit par : toto | 18 septembre 2008
C'est grâce à eux que le taux de natalité se maintient à 1.2 ! Ça contrebalance.
Ecrit par : Dobolino | 18 septembre 2008
Mais l'école maternelle, c'est pour les enfants ou bien pour les mères de familles ?
Ecrit par : Florence | 18 septembre 2008
Relisez les chapîtres s'y afférant dans Fin de Récré.
Relisez Kergomar et revoyez l'excellent téléfilm sur Marie Pape-Carpantier.
Vous pouvez aussi lire ou relire La casa dei bambini de Maria Montesori, La maternelle de Léon Frapié.
Vous pourrez aussi sans dommage relire tous les posts de Catmano ici depuis trois ans.
On va pas tout reprendre à zéro toutes les semaines !!!!
Vous commencez à nous les briser menues.
Ecrit par : Dobolino | 18 septembre 2008
Florence, la maternelle à la française fut le fleuron de notre enseignement de 1882 à 1978 bon poids, voire 2002, jusqu'à ce que les pédagos la réduisent à néant ou pas loin, vu que les gosses y manipulent quand même quelques outils scripteurs et albums jeunesse ainsi que quelques référentiels bondissants, ce qui est cent fois plus que ce que leur offre la misère de certains foyers.
Ecrit par : Dobolino | 18 septembre 2008
Lu sur le site du Monde (rubrique Société) une liste de mots de Catherine Rollot :
"A l'université Paris-XII, le défi de la réussite des étudiants défavorisés
...C'est au moment de leur inscription administrative que nous avons repéré ces étudiants", explique Christine Grave, responsable administrative de la faculté des sciences et technologie. Quatre-vingt-dix volontaires se sont inscrits. Avec son bac STG (sciences et technologies de la gestion), Valérie en fait partie. Consciente que " ce sera dur", elle est pourtant bien décidée à décrocher une licence de sciences et vie de la Terre pour "tenter ensuite l'école vétérinaire". A ses côtés, Philippine, un bac de la série économique et sociale (ES) en poche, est plus sereine. Elle est une des rares recrues issues de filière générale à se retrouver là. " Je n'avais jamais refait de chimie depuis ma seconde, venir ici ça me permet de prendre de l'avance et de me rassurer", explique la jeune fille."
Comment dit-on "orientation error" en 9_3 ?
Ecrit par : dugong | 18 septembre 2008
Avec son bac STG (sciences et technologies de la gestion), Valérie en fait partie. Consciente que " ce sera dur", elle est pourtant bien décidée à décrocher une licence de sciences et vie de la Terre pour "tenter ensuite l'école vétérinaire"
Comment dit-on "orientation error" en 9_3 ?
Ecrit par : dugong | 18 septembre 2008
Pauvre pupuce, c'est dégueulasse pour elle!
Ecrit par : Dobolino | 18 septembre 2008
En 9_4 et non en 9_3 !
L'idée est la même à Ville ta Neuse !
Ecrit par : dugong | 18 septembre 2008
"Il n'est pas nécessaire d'espérer pour entreprendre ni de réussir pour persévérer".
Ecrit par : Dobolino | 18 septembre 2008
Certes, Dobolino, mais pendant le temps qu'elle perd, combien aurait-elle pu planter d'arbres ?
Ecrit par : dugong | 18 septembre 2008
Comment dit-on "orientation error" en 9_3 ?
Ecrit par : dugong | 18 septembre 2008
Not found. Mismatch error.
Run.
Ecrit par : Dobolino | 18 septembre 2008
Certes, Dobolino, mais pendant le temps qu'elle perd, combien aurait-elle pu planter d'arbres ?
Ecrit par : dugong | 18 septembre 2008
Vu le temps qu'elle a déjà perdu auparavant, notre pauvre poussinette, elle nous aurait bien planter dix hectares en essences nobles.
Mais, vous savez, quand vous voyez Florence nous proposer de supprimer l'inutile maternelle et de la remplacer par des Pampers day and night jusqu'à six ans, on se dit que notre gamin a déjà appris à parler. Bilan globalement positif.
Non, franchement, ça ne va pas du tout. On se demande parfois pourquoi on s'échine. Je ferais mieux de reprendre mon livre de maths de seconde pour le faire absorber à ma fille.
Ecrit par : Dobolino | 18 septembre 2008
dugond, vous êtes infâme et je répète votre abominable faute !!! Aurait planté, -é, participe passé bien sûr !!!
Ecrit par : Dobolino | 18 septembre 2008
"vu que les gosses y manipulent quand même quelques outils scripteurs et albums jeunesse ainsi que quelques référentiels bondissants"
"quand vous voyez Florence nous proposer de supprimer l'inutile maternelle "
Je ne crois pas que c'est ce qu'elle dit ???
On n'est pu en 1800, today every toutlemond à le scriptalboumbondissant si c'est pour avoir des maternelles de merde, autant rester chez soi, le sushi c pour ceussent qui bossent !!!
Ecrit par : toto | 18 septembre 2008
"C'est grâce à eux que le taux de natalité se maintient à 1.2 ! Ça contrebalance.
Ecrit par : Dobolino | 18 septembre 2008"
Je ne sais pas si ils rentrent dans les stats ? :ange:
Ecrit par : toto | 18 septembre 2008
"Et puis, derrière toute parole de Meirieu, fût-elle, si l'on s'en tient aux apparences, de bon sens, se cache l'idéologie puérocentriste mortifère qui inspire toute sa démarche: en finir avec le professeur dispensateur de connaissances."
Et ça continue de plus belle d'ailleurs : à l'iufm, un des formateurs nous a doctement appris qu'il ne fallait pas donner la correction des exercices aux élèves. Ben oui, ils doivent exprimer les solutions et les règles dans "leur langage à eux", il parait que c'est plus efficace et que d'ailleurs on ne peut apprendre que comme ça…
Ecrit par : stagiaire.iufm | 18 septembre 2008
Sur le plan scolaire, qu'ils commencent à 3 ans comme en France ou à 6/7 ans comme en Allemagne, au final quelle différence ?
Ecrit par : Florence | 18 septembre 2008
La différence se voyait certainement il y a trente ou quarante ans, quand notre école maternelle était un modèle mondialement reconnu. La différence, c'est que des enfants du peuple ouvrier entraient déjà bien armés en CP, parfois avec un an d'avance.
L'Allemagne, c'est compliqué. D'un land à l'autre, la configuration n'est pas la même. C'est pourtant bien un
pays où il y a une Real-Schule dès l'équivalent de notre sixième?
Avouez que chez eux, ça ne tourne guère plus rond que chez nous! Et que leur accès des couches sociales défavorisées à l'enseignement d'élite est largement aussi mal en point que le nôtre, non?
Ecrit par : Dobolino | 18 septembre 2008
Quand les retraités défendent leur pouvoir d'achat.....
http://dl.free.fr/rUlK0cFdd
Ecrit par : Sandra WAGNER | 18 septembre 2008
"C'est grâce à eux que le taux de natalité se maintient à 1.2 ! Ça contrebalance.
Ecrit par : Dobolino | 18 septembre 2008"
Je ne sais pas si ils rentrent dans les stats ? :ange:
Ecrit par : toto | 18 septembre 2008
Très juste! Je me posais exactement la même question. Droit du sang, là-bas! Chez nous, droit du sol.
Ecrit par : Dobolino | 18 septembre 2008
@stagiaire.iufm
De 2 choses l'une, soit tu dis des zâneries pour me faire suer , soit c'est vrai et alors il faut VITE FAIRE KKCHOSE !
Ecrit par : toto | 18 septembre 2008
On n'est pu en 1800, today every toutlemond à le scriptalboumbondissant
Ecrit par : toto | 18 septembre 2008
Tout le monde est en puissance d'y accéder, nuance de taille!
Y'a des tas de gens qui n'ont pas la moindre idée que le pinceau, la peinture, les gros feutres et les petits livres puissent être profitables à leur futur et prédestiné Real-Schule de deux ou trois ans.
Ecrit par : Dobolino | 18 septembre 2008
Quelle faute ? Pour une fois...
Un petit calcul d'ordre de grandeur :
- 10% d'une classe d'âge en échec scolaire sévère soit 50 000 personnes par an minimum.
- chacune de ces personnes occupée à planter correctement 1 arbre par jour (trou compris). "Toi, tu creuses"
- 50 000 arbres par jour plantés à raison de un par 50 m2
- 2,5 millions de m2 plantés par jour
- en un an, environ 400 fois plus : 1 milliard de m2 plantés ou, si on préfère, 1000 km2
C'était la minute filière bois de tonton dugong.
NB : pour la maison Godin *, merci d'adresser directement mes chèques au compte Caïman.
* rien à voir avec le maire désormais cultureux.
Ecrit par : dugong | 18 septembre 2008
"Tout le monde est en puissance d'y accéder, nuance de taille!"
Ma chérie d'amûûûrrrr, je savions bien k'j'étions un trou d'bal, mais ch'pouvions bien t'jurer k'mon gamins ch'pouvions ben m'en occupayon tou seul , j'avions point besoin k'on vienne lui met des trous dans les bâtons !!! si tu voyons s'keu j'veu dirions ....
TOUT LE MONDE N'A PAS LA CHANCE D'AVOIR CATMANO EN MATERNELLE !
Ecrit par : toto | 18 septembre 2008
Merci Dobolino. Je dois à nouveau éteindre l'ordi, ça tonne ! Juste une info en passant, les petits Allemands apprennent à lire l'année de leurs sept ans (soit presque tous dans leur huitième année le jour de la rentrée des classes), je crois ? Sans doute parce qu'avant il n'y en a pas assez qui sont prêts à plonger dans le grand bain.
Chez nous, c'est l'année des 6 ans et lorsque la maternelle est bien faite (enfants nés en 2001, pour cette année scolaire), c'est celle des 5 ans. Mes quatre GS commencent déjà à avoir quelques lueurs (des vraies, pas des mots appris par cœur).
Au revoir, l'orage est vraiment trop proche.
Ecrit par : catmano | 18 septembre 2008
Merci Dobolino.
Ecrit par : catmano | 18 septembre 2008
Tu me fais bien rire! Je navigue à vue et m'échouerai au premier écueil. Va falloir que tu t'achètes un onduleur(j'ouvre une souscription ! ) et que tu te ménages un créneau horaire.
Ecrit par : Dobolino | 18 septembre 2008
C'était la minute filière bois de tonton dugong.
Ecrit par : dugong | 18 septembre 2008
Z'êtes notre pote! Vous voulez des filons sur le chauffage au bois plaquettes?
Ecrit par : Dobolino | 18 septembre 2008
TOUT LE MONDE N'A PAS LA CHANCE D'AVOIR CATMANO EN MATERNELLE !
Ecrit par : toto | 18 septembre 2008
Et tu crois que ça ira mieux si tu supprimes la maternelle, duconneau?
Si y'a plus de maternelle, y'aura plus de Catmano en maternelle, nouillasse !
Ecrit par : Dobolino | 18 septembre 2008
"On a tout de même eu droit à quelques grands moments de démagogie néo-pédagogiste : "peu importe ce que les élèves apprennent à l'école tant qu'il ne s'y ennuient pas"; "les élèves des cités ont leur propre vocabulaire, très riche, qui leur permet de se comprendre entre eux"
Exactement; ce genre de déclarations est proprement infâmante pour ceux dont le sieur B*** parle : il en fait des objets de son point de vue commisérationnel tout en prétendant en faire des sujets actifs de leur propre discours. La critique politique radicale est devenue une apologie de la ségrégation linguistique qui consiste à opposer la force du faible (la créativité, l'inventivité, etc.) à la faiblesse du fort (la culture "bourgeoise", sic). Passeron avait écrit quelque chose pour critiquer ceux qui versent dans le misérabilisme et trouvent des vertus aux exclus parce qu'ils sont exclus -on retrouve ici ce misérabilisme linguistique infiniment plus méprisant à l'égard de ceux qu'il objective que le code de la prétendue culture bourgeoise. Cet imbécile doit ignorer que les chantres de la Critique et de la Révolution ont toujours dominé la langue des "oppresseurs" et que c'est en maîtrisant la syntaxe et le vocabulaire qu'on écrit des discours contre le colonialisme, par exemple... mais le temps que Télégnagna et les Incorrigibles s'en aperçoivent...
Ecrit par : Sénéchal | 18 septembre 2008
Dobolino,
je n'ai jamais dit que l'école maternelle n'était pas bien. Je n'ai jamais dit que je voulais la supprimer.
J'ai juste dit que scolairement parlant, il y a d'autres systèmes, comme le système allemand, qui ne marche pas plus mal, ni mieux du reste !
Notre école maternelle, avec ses avantages et ses inconvénients, je la garde bien sûr ! Mais de là à l'imposer à 2/3 ans , comme le suggère Brighelli, c'est aller au devant de bien des déceptions. Cela ne règlera rien. Il ne faut pas sous-estimer le rôle de l'école maternelle mais il ne faut pas non plus le sur-estimer ! Je pense que cela ne ferait que conforter les parents dans leur tendance à sous-traiter l'éducation de leurs moutards ! Le manque d'éducation des enfants par leurs parents est à mon sens un facteur important dans l'échec scolaire.
Ecrit par : Florence | 18 septembre 2008
"Lu sur le site du Monde (rubrique Société), écrit par Catherine Rollot : "A l'université Paris-XII, le défi de la réussite des étudiants défavorisés
...C'est au moment de leur inscription administrative que nous avons repéré ces étudiants", explique Christine Grave, responsable administrative de la faculté des sciences et technologie. Quatre-vingt-dix volontaires se sont inscrits. Avec son bac STG (sciences et technologies de la gestion), Valérie en fait partie. Consciente que " ce sera dur", elle est pourtant bien décidée à décrocher une licence de sciences et vie de la Terre pour "tenter ensuite l'école vétérinaire". A ses côtés, Philippine, un bac de la série économique et sociale (ES) en poche, est plus sereine. Elle est une des rares recrues issues de filière générale à se retrouver là. " Je n'avais jamais refait de chimie depuis ma seconde, venir ici ça me permet de prendre de l'avance et de me rassurer", explique la jeune fille."
Hein ??? Avec un Bac STG et avec un Bac STG, ils vont faire fac de SVT ??? Et la STG espère devenir vétérinaire avec une licence de SVT ??? C'est un article côôôôômiiiiiique, comme dirait Elie Kakou ? "Faut rigôôôler" ???
Ecrit par : Jérémy | 18 septembre 2008
* Avec un bac STG et avec un bac ES, ils vont faire fac de SVT ???
Ecrit par : Jérémy | 18 septembre 2008
Dobolino, la crise de l'école est partout la même, dans toute l'Europe.
Stagiaire d'IUFM, je vous félicite de vous rendre compte de ce qui se passe dans votre officine : "le pédagogisme tue l'acte d'enseigner, et par là, supprime toute possibilité d'enseignement.Tout, depuis vingt ans, a été montré, démontré, dénoncé.
Dénonciation du fond, et aussi de la forme qui l'enveloppe, si déplaisante et si grotesque en même temps dans son arrogance, sa suffisance, sa pédanterie.
Gérard Molina a moqué, dans son article du printemps 2000, cette "prose poisseuse de la vulgate pédo-centriste"."
J'ai ouvert par hasard le n ième livre antipédago que je viens d'acheter, de Jean-Paul Rocrieux, normalien et agrégé de lettres classiques, et, remontant le fil, je m'aperçois que ces quelques lignes s'appliquent parfaitement au texte de Michel Delord citant la critique des écrits de JP Brighelli.
J'ai l'impression que ce livre, "L'école en désarroi", est aussi peu amène envers les pédagogistes que ceux de "ce brigand de Brighelli.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 18 septembre 2008
"je n'ai jamais dit que l'école maternelle n'était pas bien. "
"N'ayons pas peur de dire la vérité : l'école maternelle est un mode de garderie améliorée.
Ecrit par : Florence | 18 septembre 2008
Evidemment, si dire que l'école maternelle est une garderie améliorée est positif......
Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 18 septembre 2008
@Jérémy: Hein ??? Avec un Bac STG et avec un Bac STG, ils vont faire fac de SVT ??? Et la STG espère devenir vétérinaire avec une licence de SVT ??? C'est un article côôôôômiiiiiique, comme dirait Elie Kakou ? "Faut rigôôôler" ???
Ce n'est pas sympathique de votre part. Papa wilhelm a fait une école type STG dans son pays et est aujourd'hui agrégé chez vous. Il ne gagne pas beaucoup, mais il est content.Tout est possible.
Les enfants sont notre espoir.
Papa wilhelm vous salue.
Ecrit par : papa wilhelm | 18 septembre 2008
"Certains d'entre vous ont-ils vu Laurent Cantet et François Bégaudeau hier soir sur France 3, à l'émission de Frédéric Taddeï "Ce soir où jamais"?
Ecrit par : Daniel Arnaud | 18 septembre 2008
Moi, mon cher Daniel. Et a tort ou à raison, j'ai fini par couper pour aller me coucher : de niaiseries démagos en propos pédagos, le prétendu "débat" n'en était pas un. Sans contradicteur aucun (que n'avaient-ils invité notre JPB national ?),Bigoudi s'écoutait parler en essayant de se convaincre lui-même de ses propres mensonges. Un genre de méthode coué à la sauce rose concon.
Cantet, l'air paumé, écoutait vaguement comme s'il était en train de se demander s'il n'aurait pas mieux fait de faire un film qui soit autre chose qu'une succesion de clichés. Une palme d'or pour pas cher , en somme. Une palme en toc. Honte aux bobos tout pourris qui composaient le jury !
J'espère qu'au moins les soirées-cocktail sur la croisette valaient le déplacement. La prochaine palme devrait être sponsorisée par Benénuts."
Ecrit par : Manu | 18 septembre 2008
Je crois que vous avez bien résumé, mon cher Manu!
PS :
@ stagiaire.iufm. Je mets les passages de mes dernières nouvelles du front consacrées à l'IUFM en ligne sur http://generation69.blogs.nouvelobs.com/ demain à partir de 18h00.
Bon courage et ne vous laissez pas trop intoxiquer par la déformation IUFM. Resistenza!
Ecrit par : Daniel Arnaud | 18 septembre 2008
Evidemment, si dire que l'école maternelle est une garderie améliorée est positif......
Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 18 septembre 2008
Oui, cher Hervé, c'est positif ! Une garderie améliorée et gratuite, c'est positif !
En tant que mère de famille avec un travail, j'ai trouvé très positif que mes enfants soient gardés gratuitement ( ou presque, je paie des impôts ...) et soient occupés ! C'était très très bien pour eux, comme pour moi !
Mais de là à dire que c'est la clé d'une scolarité réussie, je ne le sais pas !
Ecrit par : Florence | 18 septembre 2008
Personnellement je serais pour un système de garderie accessible à tous dès 2 ans, avec locaux adaptés, effectifs réduits et puéricultrices, et avec des horaires plus étendus que les haltes garderies. Ce qui éviterait ce "forcing" à deux ans avec des parents qui rendent leur môme propre à coup de fessées et de bonbons. L'objectif serait seulement la socialisation, permettre aux mères de reprendre le travail sans payer trop cher etc.
Et dès trois ans on garde la maternelle. La formation poussée post bac ne me choque pas. Normalement dès la moyenne section si le travail est bien fait il faut savoir initier l'enfant au graphisme, le faire entrer dans la lecture(et s'il n'a pas de livres à la maison, seule l'école pourra lui donner accès à l'écrit). de plus les instits n'ont en général pas le même niveau de langage oral que les puéricultrices (même si cela n'est pas toujours le cas) et il est important que l'enfant baigne dans un bon langage oral. La réduction des inégalités a été prouvée, et ce même pour les enfants de milieu défavorisés fréquentant les halte-garderie tôt.
Si je n'avais pas eu des garderies peu chères près de chez moi (et ce n'est pas le cas partout) et la possibilité de scolariser mes enfants à 3 ans je n'aurais jamais pu reprendre des études et je serais restée le bec dans l'eau après ma démission. Et je pense que ça aurait peut-être déteint sur eux (j'ai eu une mère dépressive et je sais ce que c'est).
Darcos est de plus en plus à vomir.
Mais je me demande en effet si cette vidéo n'a pas filtré à dessein.
Rien à voir mais un blog de profs que je viens de découvrir et qui m'a bien fait rire :
http://leszrofs.blogspot.com/2008_09_01_archive.html
Au fait encore merci à Sibille pour le lien des auteurs réunis, j'ai découvert plein de sketches et de chansons que je n'avais jamais entendus.
Ecrit par : Flo | 18 septembre 2008
La Société des Agrégés a diffusé en juin dernier un communiqué passé inaperçu, informant de la disparition en 2009 de deux agrégations : celle de russe et celle de portugais. Jean-Michel Léost, Président de la Société des agrégés, annonce que les programmes d'agrégation 2009 de russe et de portugais ne sont pas publiés. Ce qui revient à signifier leur suppression.
Le Président indique également le motif invoqué par le ministère de l'Enseignement supérieur : "les professeurs sont en surnombre dans ces disciplines". Or fait-il remarquer, "le nombre minime des postes offerts (2 postes dans chaque discipline) ne saurait grever le Budget de l'État".
Ecrit par : Jérémy | 18 septembre 2008
C'était la minute filière bois de tonton dugong.
Ecrit par : dugong | 18 septembre 2008
Z'êtes notre pote! Vous voulez des filons sur le chauffage au bois plaquettes?
Ecrit par : Dobolino | 18 septembre 2008
Dans ma deuxième patrie du sud ouest, je me chauffe au bois de mes bois (chêne et châtaignier).
Le problème du châtaignier c'est qu'il pête. Bonjour les escarbilles sur le canapé...
Ecrit par : dugong | 18 septembre 2008
Le cas du russe est un cas à part. Il y a vraiment surnombre. La question est compliquée.
Ecrit par : papa wilhelm | 18 septembre 2008
Il faudrait peut-être" imposer" les langues à étudier comme on le fait dans d'autres pays. Cela permettrai de préserver le niveau des reçus à certains concours (je pense à l'anglais).
Ecrit par : papa wilhelm | 18 septembre 2008
"Est-ce qu'il est vraiment logique, alors que nous sommes si soucieux de la bonne utilisation des crédits délégués par l'Etat, que nous fassions passer des concours bac +5 à des personnes dont la fonction va être essentiellement de faire faire des siestes à des enfants ou de leur changer les couches? Je me pose la question", avait alors déclaré M. Darcos.
Et l'affectation des agrégés en collège, c'est logique, peut-être? Il dit rien sur le sujet ce grosconsisoucieuxdelabonneutilisationdescréditsdéléguéspar l'Etat? Il se la pose la question?
Ecrit par : TotoWeininger | 18 septembre 2008
"Et tu crois que ça ira mieux si tu supprimes la maternelle, duconneau?
Si y'a plus de maternelle, y'aura plus de Catmano en maternelle, nouillasse !"
Ecrit par : Dobolino | 18 septembre 2008
Ah, quand même! C'est la deuxième fois aujourd'hui qu'on s'adresse à Toto de la manière qu'il mérite vraiment, (la première ayant courageusement été effectuée par Hervé de Strasbourg), et c'est une grande première sur ce blog! Peut-être va t-il finir par devenir respirable?
J'aimerais vraiment que ceux qui parlent de la maternelle sans savoir ce qui s'y passe aillent un peu y faire un tour, et discutent vraiment avec les instits qui y enseignent.
Il y en a un peu marre de la désinformation et du négationnisme.
Ecrit par : Christophe Sibille | 18 septembre 2008
Et un grand salut à Flo!!! ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 18 septembre 2008
@Sibille : ceux qui parlent de la maternelle sans savoir ce qui s'y passe aillent un peu y faire un tour, et discutent vraiment avec les instits qui y enseignent.
Je vous assure Monsieur Sibille que la conversation sur "la maternelle en France" n'est pas chose courante au comptoir de mon café.
On peut donc supposer que ceux qui souhaitent participer au débat ont quelque chose à dire. Et personne n'empêche les enseignats de s'exprimer à tel sujet.
Papa wilhelm vous aime
Ecrit par : papa wilhelm | 18 septembre 2008
"On peut donc supposer que ceux qui souhaitent participer au débat ont quelque chose à dire. Et personne n'empêche les enseignants de s'exprimer à tel sujet."
Ecrit par : papa wilhelm | 18 septembre 2008
Evidemment non! Mais je constate que très peu de personnes qui s'expriment à ce sujet sont instituteurs, (ou institutrices) en maternelle. Ni, même, ne savent réellement ce qui s'y passe.
Et, surtout, beaucoup volent au devant des propos du ministre avec une hâte qui me paraît légèrement suspecte.
J'ai passé un certain temps dans ces classes. Comme intervenant, comme observateur.
Et je peux vous assurer qu'on y bosse. Et que les supprimer serait un crime contre l'enfance.
Ecrit par : Christophe Sibille | 18 septembre 2008
Le Snes-FSU et le Snep-FSU, syndicats d'enseignants majoritaires en collèges et lycées, décideront la semaine prochaine s'ils continuent à participer ou non aux discussions sur la réforme du lycée, ont-ils annoncé dans un communiqué.
Mercredi, la CGT Educ'action (minoritaire) a annoncé son départ des discussions sur la réforme du lycée.
Ecrit par : Jérémy | 18 septembre 2008
"Et tu crois que ça ira mieux si tu supprimes la maternelle, duconneau?
Si y'a plus de maternelle, y'aura plus de Catmano en maternelle, nouillasse !
Ecrit par : Dobolino | 18 septembre 2008
"
Portnawak, ma chérie, Cat elle serait PDG de la HIGHPERFECTSCHOOL OF FRANCE et elle gagnerait un paquet d'brouzoufs !!!! :)
Ecrit par : toto | 18 septembre 2008
Ah, quand même!
Ecrit par : Christophe Sibille | 18 septembre 2008
Explique lui qu'il a mis son 'sens' (encore une fois, mamalgam qd tu nous tienstien) moi je fatigue ;) .
Ecrit par : toto | 18 septembre 2008
Sibille :Evidemment non! Mais je constate que très peu de personnes qui s'expriment à ce sujet sont instituteurs, (ou institutrices) en maternelle. Ni, même, ne savent réellement ce qui s'y passe.
Mais cette proportion est exacte. Dans une classe il y a 25 élèves en moyenne, donc 50 parents, donc 100 grand parents... Et il n'y a q'un seul instituteur! Normale qu'ici il y ait plus de parents que de profs. La voix du prof conserve cependant une certaine autorité pour nous tous.
Papa Wilhelm est très triste. Il ne veut pas que les maternelles ferment. Il voudrait qu'elles ouvrent, enfin!
Ecrit par : papa wilhelm | 18 septembre 2008
Pour Uncertain
Trop fort le message sur "Plume de Presse" ! Vous l'avez fait et je viens de tomber dessus totalement par hasard !!! Quelle (bonne) surprise ! Bravo à vous !
Ecrit par : johnmarguerite | 19 septembre 2008
En hommage à catmano (dont je viens de récupérer le précieux message privé de mi-juillet à propos de SLECC), à toutes les institutrices et instituteurs de "la communale" qui font un travail formidable, et puisque quelqu'un plus haut a cité Léon Frapié, ce petit texte plein de fraîcheur (et pour ne pas oublier qu'il y a dans ce - notre - pays plus de sept millions de personnes qui vivent en-dessous du seuil de pauvreté ... ) :
"Mlle Jeanne Bise a vingt ans, elle est stagiaire à Paris.
Un jour comme elle vient faire un remplacement à l’école maternelle du quartier des Plâtriers, on annonce la visite de M. 1'Inspecteur primaire. Voici une occasion de décrocher la bonne note tant désirée.
Jeanne a prévu cette chance ; depuis longtemps elle a préparé une leçon d'un effet sûr : le récit auquel on associe les enfants par des questions et par une tournure familière qui les amène à placer spontanément leurs réflexions.
Elle a choisi un sujet, charmant: « Le nid ». N' est-ce pas le type du récit d'école maternelle?
La leçon commence.
- Vous avez vu des oiseaux. Quels oiseaux avez-vous vus ?
Les grands enfants glapissent en chœur :
- Des pierrots, des moineaux, des serins ...
Jeanne complète cette énumération... et la richesse de ses citations constitue un excellent début.
- Les oiseaux sont comme les personnes : il y en a des jeunes qui sont les enfants et de plus âgés qui sont les parents; de sorte que les oiseaux tout petits ont un papa et une maman comme vous.
Ici une interruption inattendue. Une fillette rit gentiment tout amusée de relever une grosse bêtise :
- On n'a pas de papa voyons !
Et aussi, à travers la classe, d'autres enfants, garçons et filles, se mettent à pouffer de l'ignorance de mademoiselle :
- Oh! non, on n'a pas de papa.
La voix de Jeanne se trouble légèrement.
- Les oiseaux, vous le pensez bien, dorment quelque part, comme vos mamans dorment la nuit dans la chambre.
Nouvelle protestation. Un garçon hausse les épaules :
- Maman dort pas la nuit : elle travaille à l'imprimerie.
Un autre :
- Maman non plus, rentre pas la nuit.
Décidément Jeanne perd de son assurance. Elle hésite, elle s'embrouille dans sa leçon si bien préparée :
- Enfin, vous demeurez dans un logement et vous avez un lit pour dormir ...
- Non ! on n'a pas de lit, déclare, une brunette sévère, qui regrette mais ne saurait laisser passer une pareille inexactitude.
Alors Jeanne s'effraie, elle supprime une partie de son développement, pour aborder bien vite le morceau principal.
- Je veux vous parler du nid qui est la maison des oiseaux, le nid, c'est l'endroit où il fait chaud, où il fait doux, l'endroit où l'on a des caresses, où l'on est à l'abri, où l'on trouve tout le nécessaire ; chez vous, vous êtes dans votre nid …
Une huée de contradictions éclate formidablement
- Chez nous, il fait froid ....
- On reçoit tout le temps des coups ...
- On n'a rien à manger ... "
L. Frapié. Contes de la maternelle. (1910)
Ecrit par : Yves | 19 septembre 2008
Très bien, cette histoire de nids... Plus ça change...
JPB
PS. Florence, les Allemands ont envoyé nombre de missions en France pour voir comment marchait l''école primaire, le collège, le lycée, et le recrutement des maîtres. Ils ont un système d'orientation très précoce qui eur permet de mettre rapidement sur la touche l'essentiel de la population d'origine turque. Mauvais sang ne saurait mentir.
Pendant ce temps, nous allons voir en Finlande ce qui se passe...
Je ne nie pas l'intérêt des voyages d'étude. Mais nous devons d'abord nous demander ce qui peut marcher en France (et ce que l'on doit faire). Chaque pays a ses problèmes spécifiques, son histoire culturelle - et, pour ce qui est des maternelles ici, ses habitudes de travail parental : faute de crèches, faute de maternelles (et ce n'est pas la même chose !), un grand nombre d'Allemandes ne travailent pas : c'est même comme ça qu'ils ont longtemps caracolé en tête dans les statistiques de chômage, puisque tant de femmes n'étaient pas, par définition, en recherche d'emploi. Nous avons choisi une autre voie.
Et quitte à me répéter : l'intégration commence par l'extraction des enfants du cercle familial. L'acquisition de la culture commune commence par la mise à distance de la culture familiale - et j'ai l'impression de galvauder un peu le mot culture. Tout le monde ne naît pas avec une cuiller en argent dans la bouche, ou des structures syntaxiques et un vocabiulaire choisi dans l'oreille. D'ailleurs, tout le monde n'a pas une famille - comme le rappelait Frapié ci-dessus.
Ecrit par : brighelli | 19 septembre 2008
JPB a écrit : "L'acquisition de la culture commune commence par la mise à distance de la culture familiale".
Bien d'accord.
Un slogan de pur écrit : L'acculturation n'est pas une aculturation.
Ecrit par : dugong | 19 septembre 2008
Portnawak, ma chérie, Cat elle serait PDG de la HIGHPERFECTSCHOOL OF FRANCE et elle gagnerait un paquet d'brouzoufs !!!! :)
Ecrit par : toto | 18 septembre 2008
Telle que je me connais, ça serait plutôt une association loi de 1901 dans un village déshérité de la France profonde ou une structure pirate dans un squatt rempli de pauvres gosses.
Et je serais bien encore capable d'acheter du matériel avec la vague pension que m'octoierait généreusement l'Etat ou ce qui en tiendrait lieu.
Robin des Bois, pas mort !
Ecrit par : catmano | 19 septembre 2008
Mais cette proportion est exacte. Dans une classe il y a 25 élèves en moyenne, donc 50 parents
Ecrit par : papa wilhelm | 18 septembre 2008
Comme vous y allez, en maternelle, c'est plutôt 30 que 25. Quant aux parents, pour 25 enfants, c'est plutôt 47 ou 39 par les temps qui courent.
Vous savez, pour nos petits enfants du XXI° siècle, les papas et les mamans, ça va, ça vient...
Ecrit par : catmano | 19 septembre 2008
Merci Yves pour votre message.
Ecrit par : catmano | 19 septembre 2008
Et quitte à me répéter : l'intégration commence par l'extraction des enfants du cercle familial. L'acquisition de la culture commune commence par la mise à distance de la culture familiale - et j'ai l'impression de galvauder un peu le mot culture. Tout le monde ne naît pas avec une cuiller en argent dans la bouche, ou des structures syntaxiques et un vocabiulaire choisi dans l'oreille. D'ailleurs, tout le monde n'a pas une famille - comme le rappelait Frapié ci-dessus.
Ecrit par : brighelli | 19 septembre 2008
C'est un peu terrifiant ce que vous dites ! Ces enfants qu'il faut extraire de leur culture familiale, sont-ils une majorité ? Je ne le pense pas. C'est une minorité. Une fois de plus, il faut mettre au pas toute une population pour se mettre au niveau des moins "intégrés". Que l'on traite à part cette catégorie parce qu'il ne faut pas laisser ces personnes au bord du chemin, certes, mais tout uniformiser est une fois de plus une erreur . Vouloir mettre à tout prix des enfants dans un même moule républicain relève de l'utopie. Cela a quelque chose de terrifiant ! Ne vous y trompez pas : il y aura de plus en plus de rebelles !
Bientôt, vous nous enlèverez les enfants au berceau ! LOL !!
Ecrit par : Florence | 19 septembre 2008
C'est un peu terrifiant ce que vous dites ! Ces enfants qu'il faut extraire de leur culture familiale, sont-ils une majorité ? Je ne le pense pas. C'est une minorité. Une fois de plus, il faut mettre au pas toute une population pour se mettre au niveau des moins "intégrés". Que l'on traite à part cette catégorie parce qu'il ne faut pas laisser ces personnes au bord du chemin, certes, mais tout uniformiser est une fois de plus une erreur . Vouloir mettre à tout prix des enfants dans un même moule républicain relève de l'utopie. Cela a quelque chose de terrifiant ! Ne vous y trompez pas : il y aura de plus en plus de rebelles !
Ecrit par : Florence | 19 septembre 2008
La maternelle n'est pas obligatoire, il n'y a pas d'obligation de scolarisation avant 6 ans. Vous voulez garder vos enfants, gardez-les (soyez "rebelle") et ne venez pas reprocher à ce qui préfèrent la maternelle leur mode d'éducation.
Ecrit par : Romuald | 19 septembre 2008
à ceux qui...
Ecrit par : Romuald | 19 septembre 2008
La maternelle n'est pas obligatoire, il n'y a pas d'obligation de scolarisation avant 6 ans. Vous voulez garder vos enfants, gardez-les (soyez "rebelle") et ne venez pas reprocher à ce qui préfèrent la maternelle leur mode d'éducation.
Ecrit par : Romuald | 19 septembre 2008
Ce qui est désagréable ici, c'est les gens qui accusent sans lire ! J'ai écrit ici que j'avais mis mes enfants à l'école maternelle et que j'avais trouvé cela très bien ! Ne venez donc pas me faire un procès d'intention, cher Romuald !
Je réponds juste à Brighelli qui pense qu'il faut IMPOSER l'école maternelle dès l'âge de 2 ans ! Vous comprenez ?
Ecrit par : Florence | 19 septembre 2008
Au BO de cette semaine, une circulaire qui décrit les modalités d'un soutien que le ministère de la défense peut apporter à des projets pédagogiques *
Ils doivent relever d'une des thématiques suivantes :
- L'éducation à la défense
- L'histoire de la défense en lien avec le patrimoine des armées
- L'histoire et la mémoire des conflits contemporains depuis 1870
Dans cette dernière partie, on lit : "Ces projets contribuent à éclairer la réflexion des élèves sur les valeurs républicaines défendues par le monde combattant.". Avec mon mauvais esprit habituel, je propose un renversement dialectique : "Ces projets contribuent à éclairer la réflexion des élèves sur les valeurs républicaines combattues par le monde défendant."
Pour les collègues alléchés par de possibles subventions et qui ne verraient pas immédiatement comment les pêcher, voici quelques titres de projet qui me semblent aller dans le sens de la circulaire **
"Vertus républicaines comparées du M16 et du Famas" avec un volet expérimental (interdisciplinarité oblige)
"République, bananes et éléphants : les défenses françaises en République centrafricaine". (volet interdisciplinaire très riche ; en vrac : développement durable, nutrition, ivoirité, biodiversité, etc.)
…
* http://www.education.gouv.fr/cid22412/mene0800647c.html
** aller dans le sens de la circulaire ne devrait pas inciter à tourner en rond.
Ecrit par : dugong | 19 septembre 2008
"pour 25 enfants, c'est plutôt 47 ou 39 par les temps qui courent."
Par chez nous c'est plutôt 55 ou 58.... :)
Ecrit par : toto | 19 septembre 2008
Retour sur la réforme de la seconde.
Puisqu'apparemment la réduction de la physique et de la SVT à des options ne semble choquer personne (une culture scientifique minimale, c'est quand même important, non?), quelle place va-t-il rester dans ce nouveau lycée aux langues anciennes déjà moribondes? Elles vont être en concurrence dans les modules d'exploration/d'approfondissement avec la physique, la svt, les SES etc. ? Si c'est le cas, autant dire qu'elles disparaitront totalement, sauf dans quelques très rares lycées de centre-ville qui auront une première "Arts et humanités" orientée vers les LC.
Ecrit par : Romuald | 19 septembre 2008
Romuald a écrit : "quelle place va-t-il rester dans ce nouveau lycée aux langues anciennes déjà moribondes? Elles vont être en concurrence dans les modules d'exploration/d'approfondissement avec la physique, la svt, les SES etc."
Archi-faux : l'enseignement des sciences physiques s'effectue depuis assez longtemps en tibétain classique dans nos lycées.
Ecrit par : dugong | 19 septembre 2008
C'était la minute filière bois de tonton dugong.
Ecrit par : dugong | 18 septembre 2008
Z'êtes notre pote! Vous voulez des filons sur le chauffage au bois plaquettes?
Ecrit par : Dobolino | 18 septembre 2008
Dans ma deuxième patrie du sud ouest, je me chauffe au bois de mes bois (chêne et châtaignier).
Le problème du châtaignier c'est qu'il pête. Bonjour les escarbilles sur le canapé...
Ecrit par : dugong | 18 septembre 2008
Avec le bois plaquette (autrement appelé bois déchiqueté), vous n'auriez pas ce type de soucis. Pour vous donner une idée, pour chauffer un immeuble de trois F4 plus salle des fêtes, on retire de la chaudière un cendrier de trente litres tous les quinze jours. Combustion quasi totale. Excellent rendement.
Ecrit par : dobolino | 19 septembre 2008
"Vertus républicaines comparées du M16 et du Famas" avec un volet expérimental (interdisciplinarité oblige)
Ecrit par : dugong | 19 septembre 2008
Au Lycée Paul Sabatier de Carcassonne ?
Ecrit par : yann | 19 septembre 2008
Et quitte à me répéter : l'intégration commence par l'extraction des enfants du cercle familial. L'acquisition de la culture commune commence par la mise à distance de la culture familiale - et j'ai l'impression de galvauder un peu le mot culture. Ecrit par : brighelli | 19 septembre 2008
Enervez-le encore un peu et, dans trois mois, il prônera l'utilisation du Petit livre Rouge pour l'apprentissage de la lecture courante.
Ecrit par : dobolino | 19 septembre 2008
quelle place va-t-il rester dans ce nouveau lycée aux langues anciennes déjà moribondes?
Ecrit par : Romuald | 19 septembre 2008
Pas forcément.
Vous savez, la plupart des élèves de S n'y sont que parce qu'on leur serine que c'est la "bonne" filière et parce qu'ils en ont les moyens intellectuels. Ils se contrefoutent de la physique et ne préfèrent la SVT que parce que c'est prétendument plus facile.
Le latin et le grec gardent toutes leurs chances de reprendre du poil de la bête, à condition de réussir à donner l'impression que c'est à la fois facile et bien vu socialement (je veux dire sur un CV).
A vous de vous battre pour ça et d'enfoncer définitivement les dugongs dans les espèces en voie de disparition.
Ecrit par : yann | 19 septembre 2008
Je réponds juste à Brighelli qui pense qu'il faut IMPOSER l'école maternelle dès l'âge de 2 ans ! Vous comprenez ?
Ecrit par : Florence | 19 septembre 2008
De toute façon, Florence, si, au sein de votre famille, vos enfants bénéficient d'un bain culturel prégnant parce que solidement bâti sur des critères réfléchis et sur un historique familial riche et soigneusement analysé, l'école, même à deux ans, ne modifiera que fort peu leur trajectoire intellectuelle de deux à seize ans.
Exemple: les livres d'histoire ont beau masquer totalement l'Italie fasciste, mes deux enfants en connaissent plus ou moins l'existence bien avant leur entrée en troisième.
Vos enfants aussi bienque les miens ne sont pas, comme vous semblez le penser, une écrasante majorité.
La majorité, ce sont ceux qui sont élevés dans un monde totalement a-culturel où il est monnaie courante de travailler au noir, de rouler en voiture sans permis, de laisser en permanence une télé abrutissante allumée, de faire baptiser les bébés uniquement pour faire une grosse fiesta, de se nourrir n'importe comment etc... Où il est monnaie courante de donner des modèles de vie désespérants de pauvreté et dépourvus de toute forme d'idéalisme.
Et là, l'école à deux-trois ans, c'est pas du luxe!
Ecrit par : dobolino | 19 septembre 2008
plus con qu'un vétérinaire, c'est deux vétérinaires.
Ecrit par : Roger Felts | 17 septembre 2008
Vous voulez connaître ma version sur les psychiatres ?
Finalement, vous n'avez pas besoin de titrer votre diarrhée verbale.
"SECTARISME IMBECILE" convient en toute occasion.
Ecrit par : yann | 19 septembre 2008
La majorité, ce sont ceux qui sont élevés dans un monde totalement a-culturel où il est monnaie courante de travailler au noir, de rouler en voiture sans permis, de laisser en permanence une télé abrutissante allumée, de faire baptiser les bébés uniquement pour faire une grosse fiesta, de se nourrir n'importe comment etc... Où il est monnaie courante de donner des modèles de vie désespérants de pauvreté et dépourvus de toute forme d'idéalisme.
Et là, l'école à deux-trois ans, c'est pas du luxe!
Ecrit par : dobolino | 19 septembre 2008
C'est sûr que c'est tentant mais je n'y crois pas. Cela coûterait beaucoup d'argent pour un résultat qui serait, j'en suis certaine, extrêment décevant.
Ecrit par : Florence | 19 septembre 2008
@yann: diarrhée verbale.
On m'avait appris que l'on disait "logorrhée" en français. L'expression que vous venez d'utiliser me semble vexante et inutilement longue. Mais papa wilhelm est prêt à apprendre.
Papa Wilhelm trouve les textes de Felts presque trop courts. Il en voudrait davantage.
Papa Wilhelm est très inquiet pour le sort réservé aux langues anciennes en France.
Papa Wilhelm vous souhaite une bonne journée.
Ecrit par : papa wilhelm | 19 septembre 2008
C'est sûr que c'est tentant mais je n'y crois pas. Cela coûterait beaucoup d'argent pour un résultat qui serait, j'en suis certaine, extrêment décevant.
Ecrit par : Florence | 19 septembre 2008
Je ne comprends pas pourquoi vous utilisez le futur. En zone rurale, nous ne sommes pas ruinés et tous les enfants sont scolarisés dès l'acquisition de la propreté diurne.
Ecrit par : dobolino | 19 septembre 2008
Papa Wilhelm trouve les textes de Felts presque trop courts. Il en voudrait davantage.
Ecrit par : papa wilhelm | 19 septembre 2008
Papa Wilhelm, Felts a un blog où il écrit régulièrement.
Ecrit par : dobolino | 19 septembre 2008
Merci pour l'information Dobolino.
papa Wilhelm a beaucoup d'estime pour vous.
Je souhaite informer les visiteurs de ce blog que la maison d'édition Einaudi (c'est LA grande maison d'édition en Italie, celle de Pavese, Vittorini etc) vient de traduire...."Entre les murs" de notre aimé Begodo'.
Le titre choisi par le traducteur: "La classe". Ce titre est accompagné de ce petit message publicitaire : "le roman qui a fait désespérer les professeurs et qui a amusé les élèves jusqu'aux larmes". Papa Wilhelm doit-il s'inquiéter?
http://www.repubblica.it/2008/09/sezioni/scuola_e_universita/servizi/classe/classe/classe.html
Ecrit par : papa wilhelm | 19 septembre 2008
Merci pour l'information Dobolino.
papa Wilhelm a beaucoup d'estime pour vous.
Je souhaite informer les visiteurs de ce blog que la maison d'édition Einaudi (c'est LA grande maison d'édition en Italie, celle de Pavese, Vittorini etc) vient de traduire...."Entre les murs" de notre aimé Begodo'.
Le titre choisi par le traducteur: "La classe". Ce titre est accompagné de ce petit message publicitaire : "le roman qui a fait désespérer les professeurs et qui a amusé les élèves jusqu'aux larmes". Papa Wilhelm doit-il s'inquiéter?
http://www.repubblica.it/2008/09/sezioni/scuola_e_universita/servizi/classe/classe/classe.html
Ecrit par : papa wilhelm | 19 septembre 2008
Pour ceux que cela intéresse, le compte-rendu de la rencontre du Snes et de de Gaudemar :
http://www.snes.edu/IMG/pdf/rencontre_SNES-JP_de_Gaudemar_du_16_septembre.pdf
Ecrit par : Romuald | 19 septembre 2008
Papa,on vous a appris à dire logorrhée mais pas à dire je ?
Ecrit par : A l'un de l'on | 19 septembre 2008
"On a tout de même eu droit à quelques grands moments de démagogie néo-pédagogiste : "peu importe ce que les élèves apprennent à l'école tant qu'il ne s'y ennuient pas"; "les élèves des cités ont leur propre vocabulaire, très riche, qui leur permet de se comprendre entre eux"
Exactement; ce genre de déclarations est proprement infâmante pour ceux dont le sieur B*** parle : il en fait des objets de son point de vue commisérationnel tout en prétendant en faire des sujets actifs de leur propre discours. La critique politique radicale est devenue une apologie de la ségrégation linguistique qui consiste à opposer la force du faible (la créativité, l'inventivité, etc.) à la faiblesse du fort (la culture "bourgeoise", sic). Passeron avait écrit quelque chose pour critiquer ceux qui versent dans le misérabilisme et trouvent des vertus aux exclus parce qu'ils sont exclus -on retrouve ici ce misérabilisme linguistique infiniment plus méprisant à l'égard de ceux qu'il objective que le code de la prétendue culture bourgeoise. Cet imbécile doit ignorer que les chantres de la Critique et de la Révolution ont toujours dominé la langue des "oppresseurs" et que c'est en maîtrisant la syntaxe et le vocabulaire qu'on écrit des discours contre le colonialisme, par exemple... mais le temps que Télégnagna et les Incorrigibles s'en aperçoivent...
Ecrit par : Sénéchal | 18 septembre 2008
Remarquable, Sénéchal ! Bravo et...merci.
Ecrit par : Manu | 19 septembre 2008
@ papa felts :
"diarrhée verbale" permet de mieux désigner à la fois la forme et le fond (si j'ose dire) que "logorrhée".
Ecrit par : yann | 19 septembre 2008
Vous êtes méchant Yann. Papa wilhelm ne vous aime pas.
Pourquoi dites-vous "si j'ose dire" par rapport au "fond" ? Je ne comprends pas.
Papa wilhelm parle parfois à la troisième personne du singulier pour se protéger. Papa wilhelm est fragile.
Ecrit par : papa wilhelm | 19 septembre 2008
Papa Wilhelm a un peu abusé de l'orgone.
Ecrit par : yann | 19 septembre 2008
"Posséder le Je dans sa représentation: ce pouvoir élève l'homme infiniment au-dessus de tous les êtres vivants sur la terre. Par là, il est une personne; et grâce à l'unité de la conscience dans tous les changements qui peuvent lui survenir, il est une seule et même personne, c'est à dire un être entièrement différent, par le rang et la dignité, de choses comme le sont les animaux sans raison, dont on peut distinguer à sa guise; et ceci, même lorsqu'il ne peut dire encore le Je, car il l'a cependant dans sa pensée. Ainsi, toutes les langues, lorsqu'elles parlent à la première personne, doivent penser ce je, même si elles ne l'expriment pas par un mot particulier. Car cette faculté ( de penser) est l'entendement. Il faut remarquer que l'enfant, qui sait déjà parler assez correctement, ne commence qu'assez tard (peut-être un an après) à dire Je ; avant, il parle de soi à la troisième personne; et il semble que pour lui, une lumière vienne de se lever quand il commence à dire Je;
à partir de ce jour,il ne revient jamais à l'autre manière de parler.
Auparavant, il ne faisait que se sentir, maintenant il se pense."
Texte de Kant.
Ecrit par : à l'un de l'on | 19 septembre 2008
UNE HISTOIRE VRAIE
Papa wilhelm voudrait se justifier.
Quand papa wilhelm a fréquenté l'IUFM il a dû écrire un "mémoire professionnel".
L'exercice n'était pas simple en lui-même, mais un détail compliquait encore plus la situation :la formatrice avait interdit l'utilisation du pronom "je" ,ainsi que du pronom "nous"(Papa wilhelm pensait que c'était "un truc de ouf", mais il ne pouvait pas s'exprimer librement) .
Depuis lors, papa wilhelm et tous les stagiaires de sa promotion sont sous le choc et parlent à la troisième personne du singulier. C'était le prix à payer pour avoir un travail.
papa wilhelm vous aime
Ecrit par : papa wilhelm | 19 septembre 2008
papa wilhelm vous aime
Ecrit par : papa wilhelm | 19 septembre 2008
Ce pseudo fait-il référence à Wilhelm Reich ou à Guillaume qu'on ne voit plus ici et qui vouait un grand amour à Christophe?
Ecrit par : dobolino | 19 septembre 2008
Yann, hier, j'ai eu ma première suspicion de FCO.
Y'a plus besoin de voyager pour voir du pays! Oui au réchauffement de la planète, ça met de l'ambiance.
Ecrit par : dobolino | 19 septembre 2008
Le texte de "l'un de l'on" aide papa wilhelm à comprendre pourquoi sa formatrice lui interdisait d'employer le "je".
Je sens que papa wilhelm est sur la bonne voie. Et il doit remercier L'un de l'on. Un jours papa wilhelm parlera à la première personne, comme il faisait avant d'arriver en France.
vous êtes sympathique L'un de l'on. papa wilhelm vous aime bien
Ecrit par : papa wilhelm | 19 septembre 2008
Dobolino a écrit : "Avec le bois plaquette (autrement appelé bois déchiqueté), vous n'auriez pas ce type de soucis. Pour vous donner une idée, pour chauffer un immeuble de trois F4 plus salle des fêtes"
J'ai un poele belge * au petit poil qui me sert même de télé. Le seul problème est de ne pas oublier de fermer la vitre quand je le gave en châtaignier...
* En fait c'est une cheminée fermée.
PS aux services financiers du fabriquant. Envoyez directement mon chèque sur le compte Caïman. Merci.
Ecrit par : dugong | 19 septembre 2008
Papa Wilhelm a un peu abusé de l'orgone.
Ecrit par : yann | 19 septembre 2008
Que me voulez vous? Vous ai-je blessé? Pourquoi m'agresser? Nous sommes-nous connus dans une autre vie?
Etes-vous Monsieur Sibille?
Voulez-vous que je vous embête? C'est cela que vous cherchez?
On n'abuse jamais d'orgone : on libère l'orgone. Vous accumulez l'orgone. Vous n'êtes pas sympathique.
Papa wilhelm ne vous aime pas.
Papa Wilhelm n'est pas papa Felts.
Ecrit par : papa wilhelm | 19 septembre 2008
Je sens que papa wilhelm est sur la bonne voie.
Ecrit par : papa wilhelm | 19 septembre 2008
On dirait que ça vient doucement.
Ecrit par : dobolino | 19 septembre 2008
Yann a écrit : "Vous savez, la plupart des élèves de S n'y sont que parce qu'on leur serine que c'est la "bonne" filière et parce qu'ils en ont les moyens intellectuels. Ils se contrefoutent de la physique et ne préfèrent la SVT que parce que c'est prétendument plus facile.
Le latin et le grec gardent toutes leurs chances de reprendre du poil de la bête, à condition de réussir à donner l'impression que c'est à la fois facile et bien vu socialement (je veux dire sur un CV).
A vous de vous battre pour ça et d'enfoncer définitivement les dugongs dans les espèces en voie de disparition."
Même pas mal !
L'année prochaine, je suis prêt à tout :
- Etudier les "Philosophiæ Naturalis Principia Mathematica" dans le texte. Schémas imbittables compris.
- Déclamer Aristote et rechercher le lieu naturel où est tombé le caillou.
Si ça ne suffit pas, j'irais non pas m'éclater au Sénégal mais ouvrir une madrassa au Yeahmen.
Et toc !
Ecrit par : dugong | 19 septembre 2008
On dirait que ça vient doucement.
Ecrit par : dobolino | 19 septembre 2008
Petit à petit ma douce
Ecrit par : papa wilhelm | 19 septembre 2008
Mais en fait, je n'ai pas compris de quoi vous parliez dobolino. J'avais juste envie de vous dire "douce". Car je vous trouve douce, contrairement aux pestiférés de ce blog.
Ecrit par : papa wilhelm | 19 septembre 2008
Bite repetita : bittable, ça prend un t ou deux t ?
Ecrit par : dugong | 19 septembre 2008
"Bite repetita : bittable, ça prend un t ou deux t ?
Ecrit par : dugong | 19 septembre 2008 "
Tout dépend de ce que tu veux dire ? ;)
Ecrit par : toto | 19 septembre 2008
info:
Vous savez que les vrais geeks parlent en 'klingon' ?
:lol:
Ecrit par : toto | 19 septembre 2008
fr.wikipedia.org/wiki/Klingon_(langue)
Le klingon est la langue des Klingons, une race extraterrestre de l'univers de fiction de Star Trek.
Elle fait l'objet d'un enseignement aux États-Unis et un institut y est consacré.
Elle a été créée par Marc Okrand dans les studios qui produisent les séries Star Trek. En termes linguistiques, on dit que c'est une langue construite. Sa syntaxe est assimilée à celle des langues amérindiennes.
Ecrit par : toto | 19 septembre 2008
Une petite section de maternelle:
http://fr.youtube.com/watch?v=2Oqt41jTKZ0
Papa wilhelm est ému!
Ecrit par : papa wilhelm | 19 septembre 2008
"Une petite section de maternelle:"
c'est bo ! On dirait du Catmano !
Ecrit par : toto | 19 septembre 2008
Mais en fait, je n'ai pas compris de quoi vous parliez dobolino. J'avais juste envie de vous dire "douce". Car je vous trouve douce, contrairement aux pestiférés de ce blog.
Ecrit par : papa wilhelm | 19 septembre 2008
Je disais que vous faisiez des progrès et passiez progressivement au je.
Je suis très touchée par ce qualificatif de "douce" dont on me gratifie bien rarement. J'espère que vous n'étiez point ironique.
Ecrit par : dobolino | 19 septembre 2008
Papa Wilhelm a décidé de ne jamais être ironique sur ce blog.
J'étais sincère dobolino.
Ecrit par : papa wilhelm | 19 septembre 2008
Yann a écrit : "Finalement, Roger Felts, Papa wilhelm, machin (tous la même personne), ..., vous n'avez pas besoin de titrer votre diarrhée verbale. "SECTARISME IMBECILE" convient en toute occasion."
Tout est dit. Faites taire ce type. Y en a marre de la pollution de ce blog. Toto poste moins de messages, et lui au moins on comprend quel est son but. Le but de Felts, c'est de saborder ce blog. Et franchement il y réussit.
Ecrit par : Assez. | 19 septembre 2008
Pour ceux que cela intéresse,voici la référence d'un article datant juin-juillet 1975, revue " Pourquoi ?" éditée par la Ligue française de l'enseignement et de l'éducation permanente intitulé : " De la salle d'asile à la maternelle." de Pierre Langlois où malheureusement Marie Pape-Carpentier n'est pas citée. Quand j'ai vu pour la première fois en 2006,le téléfilm consacré à cette femme qui n'est pas exemplaire au départ mais le devient par sa sensibilité, son intelligence et sa pugnacité, j'ai voulu en savoir plus et j'ai découvert les travaux d'une certaine Colette Cosnier ( sauf erreur ) que la médiathèque d'Epernay a accepté d'acquérir rapidement. Comme je l'ai déjà dit, elle dérangeait trop l'ordre établi, avantageux pour les uns et largement défavorable aux autres pour ne pas être exposée aux coups bas. Au siècle suivant, entre les deux guerres, Célestin Freinet fera aussi les frais de cet état d'esprit qui exige que chacun reste à sa place en restant sage, obéissant, pas trop instruit, pas trop curieux et dépourvu d'esprit critique. ( Ensuite, lentement mais sûrement de beaux parleurs se réclamant du célèbre pédagogue l'ont carrémént trahi pour rendre les exclus inaptes à l'effort et à la réflexion tout en distribuant des "coquilles vides" pour citer JPB. D'autres facteurs de progrès ont facilité l'entreprise de"divertissement". Depuis le temps qu'on en parle sur le blog, je n'en rajoute pas et je ferme la parenthèse.)
La maternelle où sont allés mes enfants, est installée dans les locaux d'une ancienne école primaire réouverte après plusieurs années de fermeture rénovée et aménagée en conséquence. Elle accueille les enfants âgés de 2 à 6 ans de trois villages proches. Cette année , l'institutrice accueille 28 enfants de 3 à 6 ans et a refusé 5 enfants de 2 ans faute de place. Certaines années, elle peut les accepter.
L'ouverture de cette école fut laborieuse. Les élus des trois villages en effectuaient la demande depuis plusieurs années mais les promesses de l'Inspection académique n'étaient jamais suivies d'effet. A la rentrée scolaire 1979, de guerre lasse, tous les parents, en accord avec les élus dont certains étaient parents, décidèrent de ne pas envoyer les enfants en classe. Les deux instituteurs ayant averti leur supérieur hiérarchique de l'absence d'élèves , une délégation fut reçue le jour même à l'Inspection académique. La possibilité d'une maternelle privée fut évoquée à dessein par la délégation et la réouverture de la vieille école , tout comme son aménagement, en furent accélérés. L'institutrice nommée est restée jusqu'à la retraite et a laissé une empreinte profonde. Celle qui lui succède ne manque pas d'étoffe non plus et déclare travailler dans de bonnes conditions même si l'organisation n'est pas des plus aisées. Elle apprécie la possibilté de suivre les enfants sur plusieurs années.
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 19 septembre 2008
Felts, vous perdez la tête, c'est criminel de vous laisser comme ça sans personne qui s'occupe de vous.
Ecrit par : Assez. | 19 septembre 2008
Et le but de bil6 alias sibilibilibili le trouduc ?
Plus pollueur que lui, ici, je n'ai pas trouvé ! Même le pire des trolittos est plus rigolo que lui !
Ecrit par : toto | 19 septembre 2008
Qu'est ce qu'a fait papa wilhelm ?
j'ai été gentil et sage toute la journée. J'ai apporté ma contribution - certes, plus que modeste* - au débat sur l'école.
D'accord, J'ai répondu à Yann