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02 septembre 2008

Reforme du lycee

Réforme du Lycée

   Les vrais enjeux du lycée, c’est au collège qu’ils se posent : faute d’avoir assimilé cette vérité d’évidence, le Ministère se prépare — et nous prépare — bien des désillusions. Et, pire, il prend le risque d’abîmer davantage un enseignement déjà terriblement secondaire.

   Le 11 juin dernier, la rue de Grenelle a inauguré une nouvelle forme de dialogue : le conseiller Rolland Jouve (affectation : social, enseignement privé, laïcité — cette combinaison étrange de spécialités convient bien à cet homme, diacre de son état) a expliqué posément aux syndicats qu’il leur fallait signer la « feuille de route » de la réforme avant d’en discuter. On connaît le dialogue inventé à la Restauration pour se moquer d'un gouvernement qui prétendait imposer à la Chambre des décrets dont elle ne voulait pas : « À quelle sauce voulez-vous être mangés ? » « Mais nous ne voulons pas être mangés ! » « Vous sortez de la question. » Ainsi parle le ministère, depuis quelque temps (1).

   Quel est l’enjeu principal de cette réforme ?
   Peut-être s’agit-il juste de légitimer des suppressions de postes. Si c’est le cas, au lieu d’inventer une machinerie kafkaïenne qui peinera à justifier les 13500 postes supprimés l’an prochain, comme cette année (alors même que les enfants du baby-boom nés depuis 1998 arrivent au collège), le ministère aurait dû suivre les conseils simples que je suggérais dans « Fin de récré » : réformer d’abord le collège, en supprimant le « collège unique », grande machine à fabriquer des inégalités sous prétexte de les éradiquer, amener en troisième des élèves qui auraient pris l’habitude de donner le meilleur d’eux-mêmes, et transformer la Seconde indifférenciée d’aujourd’hui, qui n’est jamais qu’une Troisième-bis (il faut bien que les enfants apprennent à un moment ou un autre ce qu’ils n’ont pas assimilé avant) en une Seconde très déterminée — S, ES ou L. La fin modulée du collège unique justifierait aussi, dans les Lycées professionnels, le Bac Pro en trois ans, contre quatre jusqu’ici : encore faudrait-il qu’on revalorise la voie professionnelle dès la fin Cinquième, au lieu de laisser croire que tout le monde peut faire la même chose — et s’enfoncer dans l’échec — jusqu’en Troisième.
   Le collège, le collège, vous dis-je ! Il y a en ce moment des bouts de réforme de programmes au collège. Mais aucun dessein bien net : une belle occasion perdue !
   Là, oui, on aurait assisté à une transformation sérieuse — et, de toute évidence, on aurait redéployé des dizaines de milliers de postes. Mais l’idée était trop belle — et puis, qu’est-ce que Bercy, qui préside aux destinées de la France, connaît de l’Education ?

   Au-delà du facteur économique, l’enjeu de la réforme est, au fond, idéologique. Le pédagogisme, dont on sait qu’il s’accommode fort bien de l’actuel gouvernement, a trouvé une nouvelle raison d’être : faire au lycée, et à fond cette fois, ce qu’il avait entrepris avec bonheur en Primaire et au Collège. Un instant décontenancés par la réforme du Primaire, que j’ai appuyée et que j’appuie encore, quoi que j’en pense dans le détail, les meirieuistes se contentent désormais d’infiltrer leurs idées létales dans le second cycle.

   Que disait donc Darcos, la semaine dernière, aux journalistes venus prendre le pouls de la rentrée ? « Tout l'enjeu des quelques mois qui sont devant nous, c'est de faire en sorte que ces réformes que je crois profondément justes se poursuivent au lycée dont l'organisation, l'inspiration, ne correspond en rien aux publics qui le fréquentent. Peut-on franchement admettre qu'en 2008, des lycéens de terminale quasiment majeurs aient quasiment le même type de journées que des collégiens de sixième qui sont presque encore des enfants ? Comprend-on qu'à quelques mois de devenir étudiants, on les traite encore en écoliers, alors même qu'on prétend les préparer au baccalauréat qui est le premier grade universitaire ? Les lycéens eux-mêmes le disent : notre lycée est resté napoléonien dans les contraintes qu'il impose aux élèves, mais il a cessé de l'être dans sa relation particulière à l'Université. »
Allons, monsieur le ministre ! Quand Monchéri et Moncœur, bercés, chouchoutés, engoncés dans le costume de Peter Pan, arrivent aujourd’hui en Seconde, en Première ou en Terminale, ce ne sont jamais que de gros bébés qui sucent leur joint comme jadis leur totoche. Ce n’est pas de libre-arbitre qu’ils ont besoin, c’est d’un encadrement fort — qu’ils sont les premiers à réclamer, dès que l’on interviewe les lycéens de base, et pas uniquement les filles et fils de bobos qui dirigent les organisations censées les représenter. Ce n’est pas l’autonomie qu’il faut leur proposer (ni, pour les mêmes raisons, aux étudiants de Première année), mais des repères et des bornes.

   Les ministères de l’Education ont raté l’occasion de faire un coup d’éclat, en disant une bonne fois pour toutes que le Bac est un examen de fin d’études, qui ne vaut que par les notes qu’on y obtient, et en donnant aux universités l’opportunité de choisir leurs critères d’entrée. Après tout, près de 50% des formations supérieures le font déjà, des BTS aux IUT en passant par les Prépas et maintes facs dérogatoires. Mais pour contenter les parents, qui pèsent lourd, en voix, on se paie le luxe de négliger l’avenir.

   Qu’en est-il exactement de la réforme ?
   L’objectif serait de donner à la classe de seconde, dès la rentrée 2009, un « véritable rôle de détermination », en organisant les enseignements autour de « trois grands blocs principaux » : des enseignements généraux (60% du temps de l’élève), des enseignements complémentaires « visant l’exploration de nouveaux domaines ou un approfondissement » (25%), et des activités d’accompagnement, pour une « plus grande individualisation des parcours » (15%). Cette répartition évoluerait en première et terminale : 45% du temps scolaire serait consacré aux enseignements fondamentaux, 45% aux modules de spécialisation, et 10% à l’accompagnement individualisé.
   Cette organisation — personnalisation des parcours et meilleure prise en compte des aspirations des élèves — peut sembler séduisante à certains : outre le fait que les élèves y construisent vraiment leur propre "savoir", elle propose en fait la mise en place d’un tronc commun (à options) des enseignements et la suppression des filières existantes. Elle implique aussi, comme s’est plu à le souligner le ministre le 17 juillet dernier, « des conséquences sur l’organisation du temps de service des enseignants ». Qu’en termes élégants… Tutorat, nous voilà ! Le rêve de Ségolène (35 heures dans les établissements) sera bientôt réalisé par le gouvernement Sarkozy.
   C’est drôle, quand on y pense… Mais n’est-il pas évident que les propositions de la Pintade ont amené bien des enseignants à la rejeter ? Il n’y a pas d’élections avant quatre ans : où va donc s’exprimer le mécontentement ? Dans la rue, peut-être…

   Bien sûr, en l’absence d’une réforme sérieuse et en profondeur du collège, l’organisation du lycée ne peut se faire qu’en s’alignant sur le niveau des plus faibles : après le collège unique, le lycée unique. Ce n’est pas en mettant la « remédiation » à toutes les sauces, en occupant les locaux pendant les vacances, en multipliant les heures sup, que l’on va redresser une situation très compromise. Il faut repenser les programmes du collège comme on a repensé ceux du Primaire. On a commencé à le faire en français et en Histoire-Géographie. Mais je ne vois pas de grand projet qui structure ces aménagements de détail. Pire, d’un point de vue libéral : en saupoudrant les moyens, on se prive d’économies réelles, qui ne peuvent se faire qu’en repensant les fins.
   Des moyens, justement… Les conseils régionaux sont priés de trouver une salle et un bureau pour chaque enseignant (et, j’imagine, quelques feutres, un stylo, et des trombones). Mais nous manquons déjà de salles pour les élèves !

   Suite des festivités. L’organisation annuelle de la scolarité serait remise en cause au profit d’une "modularisation" semestrielle des enseignements : chaque module correspondrait à trois heures par semaine, soit 50 heures par semestre. Dans ce cadre, les programmes actuellement annuels devraient être « réaménagés » et être capables « de proposer pour une même discipline une différenciation des modules fondée sur (...) une progressivité des acquisitions attendues ». L’usine à gaz qui en découlera invariablement (qu’on se rappelle la mise en place des groupes de compétences en langues vivantes cette année) sera de surcroît alimentée par l’autonomisation pédagogique des établissements : on « laissera à l’établissement la possibilité de construire ses modules en fonction du public qu’il accueille ». Exit donc le Latin ou le Grec, et bonjour l’option foot ! Si certains croient que j’exagère, qu’ils se renseignent : un établissement de l’académie de Versailles vient de renoncer à l’option Latin, parce que le projet d’établissement a décidé d’articuler l’essentiel des activités du lycée autour du foot. Des profs peuvent très bien, sans suggestion d’aucun recteur, se ridiculiser eux-mêmes.

   Le recteur Gaudemar a donné pendant l’été au quotidien la Provence une longue interview dans laquelle il enfonce le clou, dans le langage esthétisant qui est le sien : « Les lycéens que j'ai rencontrés m'ont demandé de faire davantage d'heures d'études, soit pour rattraper un retard, soit pour approfondir des savoirs, et ce dans une approche plus individualisée. Certains élèves qui ont des difficultés doivent être accompagnés, mais il y a également tous ceux qui ne sont pas en difficulté et qui doivent être accompagnés sur un autre mode, pour, par exemple, poursuivre la découverte des métiers, ou leur suggérer d'autres façons de travailler et c'est là que l'on peut inclure les Travaux interdisciplinaires, ou des ateliers qui ouvrent d'autres horizons.Cet accompagnement peut donc se faire en groupes de niveau, c'est une évidence quand il s 'agit de soutien. Mais également en classes plus compactes. L'avantage de ce découpage modulaire sera de donner une occasion supplémentaire d'exploration, d'ouvrir les yeux. Sur fond de cette organisation en  bloc, on peut imaginer des sous découpages. Dans le cycle terminal (première et terminale), quand les spécialisations par familles (lettres, sciences, etc) seront choisies, ces options donneront une coloration particulière. Exemple : un scientifique pourra suivre également un module de gestion ou d'économie, ce qui constituera un plus.  Tout cela participe de la nécessité de donner le maximum d'autonomie aux établissements… »
   Une autonomie, ajoute-t-il, dont certains se défient : oh oui, monsieur, je m’en défie ! Je préfère encore les oukases d’un pouvoir central, garant d’une égalité de traitement, que les diktats de milliers d’autocrates dispersés. On peut penser, depuis la rue de Grenelle, de nouveaux programmes, de nouvelles ambitions. On ne pourra plus rien faire si demain on feint de donner un vrai pouvoir à la base, dont on sait bien qu’elle exprime rarement les exigences les plus sévères. Pensez-y donc : si le libéralisme (et qui n’est pas libéral, en ce moment — n’est-ce pas, monsieur Delanoë…) vous tend le pouvoir, c’est afin de le diluer entre vos mains — et d’en garder l’essentiel : aujourd’hui le lycée à la carte, demain le chèque éducation ; aujourd’hui le pédagogisme à la petite semaine, demain la réforme de la loi de 1905 ; aujourd’hui l’usine à gaz, demain la grande braderie du public au privé.


Jean-Paul Brighelli

   (1) Le ministre se paie de mots (« Les chefs d'établissement, les syndicats d'enseignants et les organisations lycéennes ont déjà marqué leur accord sur ces points généraux, dont le détail reste naturellement à discuter au cours des prochains mois »), et il n’a pas tort, vu la réaction globalement complaisante des syndicats. Deux exceptions : Force Ouvrière, outrée, se retira d’emblée du jeu ; et le SNALC ne décida d’y participer que pour faire entendre une voix réellement discordante, le 27 août dernier, quand Jean-Paul de Gaudemar a reçu les « partenaires sociaux » et a fait semblant de leur demander leur avis.
   Que dire de cette réunion qui prélude à des consultations bilatérales dont les conclusions sont déjà tirées ? Le SE et le SGEN y allèrent de leurs tours ordinaires de souplesse dorsale (c’est fou ce que ces gens de gauche auto-proclamés raffolent des coups de pied qui ne se perdent pas), le SNES parut d’abord boire le petit lait du recteur, avant de préciser — mais c’était après l’intervention nettement critique du SNALC — qu’il y avait certainement des points de concordance mais aussi des discordances, bref une position mi-chèvre mi-chou qui réservait l’avenir — et l’avenir de la patronne du SNES qui se verrait bien, un de ces jours, éjecter Aschieri par la fenêtre. Et le syndicat des proviseurs, qui avait paru s’enthousiasmer en juin, mais avait sans doute entre-temps consulté sa base, émit des réserves fortes sur le calendrier : septembre 2009 paraît effectivement une échéance bien proche pour ce qui apparaît à tous comme une usine à gaz ingérable. Et d’ailleurs, qui peut répondre de ce qui se passera d’ici là — dans les lycées ou dans la rue ?

Commentaires

L'analyse est parfaite, comme d'habitude, il n'y a rien à ajouter.

Écrit par : Daphné | 02 septembre 2008

En gros, c'est TPE à tous les étages, et main à la pâte jusqu'au bac ?
Bravo, Darcos !

Écrit par : yann | 02 septembre 2008

Qui sont les salopards qui collaborent à cette bousse en refondant des "programmes" aux contenus inexorablement encore plus pauvres ?

Des noms ! Des noms !

Écrit par : gege | 02 septembre 2008

Ouaaah, ça fait peur, courage, fuyons !

Écrit par : moot | 02 septembre 2008

Charité bien ordonnée commence par soi-même.
En conséquence, ayant une fille en classe de troisième et plutôt bonne élève branchée sciences exactes autant qu'expériementales, j'écouterai vos conseils éclairés jusqu'en mars.
Je me pose déjà une question simple. N'ai-je pas intérêt à la laisser dans un lycée à petits moyens, suite logique du collège de sous-préfecture où elle accomplit sa troisième. En effet, ce lycée, faute de moyens et d'effectifs, a plus de chances qu'un gros de ne pas produire de projets ronflants et de rester dans le cadre strict d'options très conventionnelles et très basiques. Ou bien, dois-je faire des pieds et des mains pour l'envoyer dans une grosse unité en ciblant les options ad hoc, soit pour ne pas changer, une belle option mathématique/latin?
Va falloir gérer serré avec cette saloperie de réforme dont on ignore encore les effets sur le terrain.
Je compte sur votre soutien logistique au fur et à mesure de l'avancée des travaux.

Écrit par : dobolino | 02 septembre 2008

En fait, personne ne pourra répondre à ma demande puisque tout ou à peu près dépendra de l'établissement et de l'équipe éducative.

Écrit par : dobolino | 02 septembre 2008

C'est accablant. Je suis partagée entre le soulagement d'avoir quitté le navire avant le grand naufrage et la consternation d'y assister dans une impuissance totale.

Écrit par : Sylvie Huguet | 02 septembre 2008

Excellente analyse, qui ne fait que confirmer tout ce que je craignais depuis des mois, precans in deserto.
Même plus l'énergie de me fâcher : je laisse Montaigne et qq autres le faire à ma place avec plus d'efficacité ; ce que je ressens, c'est de l'accablement. Qui eût cru qu'un agrégé de lettres, -- par ailleurs auteur d'un remarquable manuel de lycée, valable jusqu'au CAPES actuellement, compte tenu de l'augmentation du niveau (d'inculture) de nos loulous --, un ancien prof de prépa, un ancien IG de lettres, bref, un homme de culture, donne le coup fatal à un lycée qui, certes, n'était déjà plus que l'ombre de lui-même, mais qui, sur ce coup-là, ne ressemblera plus à rien ?
On n'est jamais aussi bien trahi que par les siens. Les socialos n'auront mm pas à faire le sale boulot, puisque la droite s'en charge. Et après, Lang, pour achever ( au sens de "on achève bien les chevaux") l'ouvrage ? Nous voilà dans de beaux draps.

Écrit par : FGuichard | 02 septembre 2008

"Pire, d’un point de vue libéral : en saupoudrant les moyens, on se prive d’économies réelles, qui ne peuvent se faire qu’en repensant les fins."

D'un point de vue (néo)libéral... A quoi donc sert l'école ?
Je vous conseille Bruno Amable, Les cinq capitalismes, Seuil, 2005. En particulier p.207, Education
C'est très édifiant. En voici un extrait :

"Si l’accumulation de connaissances mène à l’innovation et au progrès technologique, il faut s’attendre à une relation étroite entre les systèmes éducatifs, les niveaux d’étude et la croissance économique. Pourtant, à l’ère de ce qu’on qualifie d’économie fondée sur la connaissance, trouver une preuve empirique robuste des effets macroéconomiques de l’éducation n’est pas simple. L’impact économique des systèmes éducatifs ne peut pas être analysé indépendamment de la qualité des services éducatifs et des relations avec l’industrie. Il est ainsi important d’étudier la structure des systèmes éducatifs et pas seulement de prêter attention aux résultats bruts en termes de niveaux d’études. Les systèmes éducatifs ont tendance à posséder des spécificités nationales en raison de leur développement historique et de l’absence de convergence, ne serait-ce qu’à cause de l’absence de pression concurrentielle. Ils ont tendance à être très hétérogènes non seulement entre les pays, mais aussi à l’intérieur des pays. La complémentarité des systèmes éducatifs avec d’autres systèmes est évidente en soi : avec les marchés du travail en raison des besoins en compétences de l’industrie et avec les systèmes de protection sociale à cause du besoin de protéger les compétences spécifiques."

En d'autres termes, l'école doit répondre aux besoins de l'industrie (les entreprises) et donc s'inscrire dans la logique du profit. Le reste, on s'en tape... (sauf peut-être qu'il s'agit aussi de former de bons consommateurs...).

NB : si vous explorez les nombreux schémas du bouquin, vous constaterez que pas un seul ne mentionne les sciences humaines (lettres, histoire, philo, etc.). Ça n'existe pas dans ce modèle ! Comment s'étonner, alors ?

Écrit par : Karl Kraus | 02 septembre 2008

"Aujourd’hui l’usine à gaz, demain la grande braderie du public au privé."

Jean-Paul Brighelli

Ben dis-donc, ça fait un moment que je le dis, que l'intention de Sarko est de brader le public au privé! Depuis bien avant les présidentielles.

Écrit par : Christophe Sibille | 02 septembre 2008

Et après, Lang, pour achever ( au sens de "on achève bien les chevaux") l'ouvrage ? Nous voilà dans de beaux draps.

Ecrit par : FGuichard | 02 septembre 2008
Vous pouvez me donner un rendez-vous pour euthanasier ma fille?

Écrit par : dobolino | 02 septembre 2008

Au fond, cet abandon du lycée aux vieilles lunes constructivistes ne s'explique que par une seule raison : la stratégie de Lisbonne, et son accent mis sur le primaire et le collège, au détriment du secondaire et du supérieur, priés de devenir des marchés. Comment comprendre autrement qu'on chasse Meirieu et ses affidés du primaire et du collège pour mieux leur offrir le lycée comme terrain de jeu ?

Comme en Grèce ou au Japon, les élèves seront bien contents de n'avoir que 25 heures de cours et de terminer tôt l'après-midi, vu qu'ils passeront le reste du temps chez Acadomia ou autres...

Écrit par : sanjuro | 02 septembre 2008

Comme en Grèce ou au Japon, les élèves seront bien contents de n'avoir que 25 heures de cours et de terminer tôt l'après-midi, vu qu'ils passeront le reste du temps chez Acadomia ou autres...

Ecrit par : sanjuro | 02 septembre 2008
Acadomia ou autres, vous pouvez me dire à quoi ça se résume, chez moi, à Montauban sur Ouvèze????????????????
La France, ce n'est pas Paris, Bordeaux, Lyon, Marseille!

Écrit par : dobolino | 02 septembre 2008

Allons, monsieur le ministre ! Quand Monchéri et Moncœur, bercés, chouchoutés, engoncés dans le costume de Peter Pan, arrivent aujourd’hui en Seconde, en Première ou en Terminale, ce ne sont jamais que de gros bébés qui sucent leur joint comme jadis leur totoche. Ce n’est pas de libre-arbitre qu’ils ont besoin, c’est d’un encadrement fort — qu’ils sont les premiers à réclamer, dès que l’on interviewe les lycéens de base... JPB

Magnifique !
Ksss, ksss, mords-y l'œil !

A part ça, comme Christophe Sibille. Il y a aussi un bail que je le dis.

Je me demande vraiment pourquoi je continue à chercher ce que je vais pouvoir faire faire cette année à mes six petits CP qui savent déjà lire, écrire et compter en ce jour de rentrée. Sur les six, aucun n'a de parents capables de faire le tri des "bonnes options" et un seul a une famille qui pourra assumer financièrement Acadomia lorsqu'il sera au lycée dénapoléonisé, ou nabotléonisé, comme vous préférez.
Si je les mettais plutôt tout de suite à la pâte à sel ou au macramé ? Ça leur ferait un débouché pour plus tard. Chez nous, l'été, il y a plein de touristes sur les marchés provençaux.

Écrit par : catmano | 02 septembre 2008

"dans les lycées ou dans la rue ?"

Je suis sceptique face à l'idée que les profs dans la rue, avec ou sans les lycéens, feront qqch de positif face aux réformes. Ca ne me déplaira pas que les collèges, lycées et facs refassent grève (quoique pendant ce temps-là, les établissements privés, les IUT et les prépas continueront bien sûr à tourner, ce qui les renforcera !), mais je doute que ce qui en découle soit vraiment positif.

Écrit par : Jérémy | 02 septembre 2008

Difficile de ne pas être d'accord avec ce constat d'échec du Collège Unique. Néanmoins, il existe des pays où le collège, à trois filières suivant le "niveau". C'est à voir sur ARTE TV :
http://plus7.arte.tv/fr/detailPage/1697660,CmC=2151316,scheduleId=2149014.html

Personnellement, je me questionne. Que faire de ces gosses qui n'en ont rien à foutre. Sans parler de niveau intellectuel, il y a ces gamins qui parce qu'ils sont dans un environnement foireux, s'appliquent à conchier l'école, les institutions et le reste de la Société. C'est à eux qu'il faut penser à chaque fois qu'on remet en cause le système. Et sincèrement, je ne vois pas de solution, sinon les retires de leur famille, leur milieu et leur fournir un logement social dans le XVIème.

Écrit par : Parapluie | 02 septembre 2008

Si malgré l'affichage politique, les prétendues "réformes" se font dans une stratégie qui est celle du grand bond en avant (!!) -vers le vide, le néant ou contre le mur, c'est bien que c'est une question qui dépasse la querelle droite/gauche.
René Rémond avait déjà noté que le partage droite/gauche n'était plus clair sur de nombreux sujets; et ce qui nous tombe dessus le confirme. On a connu la gauche privatisant plus que la droite (Jospino regnante), on connaît la droite osant faire dans le domaine de l'éducation ce que la gauche pédarogue rêvait de faire -se prendre à la forteresse inexpugnable du Lycée et jouer les apprentis sorciers, ignorant ce qu'on appelle en sociologie l'effet pervers.
Dans quelques années, on aura atteint un seuil critique ou un point de non-retour : deux, trois lycées de centre ville feront des options trois étoiles -latin, grec, philosophie pour la TL -et le reste sera dévasté, renvoyé dans les limbes de la médiocrité. Ceux qui enseigneront dans ces lycées continueront peut-être de transmettre quelque chose, les autres feront de la remédiation ou je ne sais quoi, vu comme c'est parti.
Cela s'appelle du cocuage ou je ne m'y reconnais pas.

Écrit par : Sénéchal | 02 septembre 2008

je ne vois pas de solution, sinon les retires de leur famille, leur milieu et leur fournir un logement social dans le XVIème.

Ecrit par : Parapluie

On ferait mieux de les coller à la campagne, et de leur faire cultiver leur petit potager derrière l'école, dont les productions se retrouveraient ensuite dans leurs assiettes. Ce n'est pas que je sois nostalgique du pétainisme (j'aurais du mal : je n'étais pas né à l'époque où il régnait), mais plutôt qu'être dorlotés, il serait salutaire à ces gamins de connaître l'expérience du labeur, aussi "primitif" soit-il, et la récompense qui en est le fruit (si j'ose dire puisqu'il s'agit de légumes).

Écrit par : moot | 02 septembre 2008

"Paradoxalement, c'est aujourd'hui de la droite, qui n'a pas sur l'Ecole les préjugés mortels d'une certaine gauche à bout de souffle, que peut venir, sinon le salut, du moins le répit nécessaire."

Bonnet d'âne, le 28 avril 2007, à quelques jours donc du second tour des élections présidentielles ...

FG : "On n'est jamais aussi bien trahi que par les siens."

Vous aussi vous en êtes ?
Darcos a toujours été un homme de droite.

Écrit par : Couteau dans la plaie | 03 septembre 2008

"Personnellement, je me questionne. Que faire de ces gosses qui n'en ont rien à foutre. Sans parler de niveau intellectuel, il y a ces gamins qui parce qu'ils sont dans un environnement foireux, s'appliquent à conchier l'école, les institutions et le reste de la Société. C'est à eux qu'il faut penser à chaque fois qu'on remet en cause le système."
Ecrit par : Parapluie

C’est absolument juste, et je voudrais bien savoir quel système scolaire pratique un tel tri sans ne faire que prolonger le destin auquel tend à être voué l’élève par son environnement de départ. Il ne faudrait abolir collège unique que s’il est assuré que la différenciation à laquelle cela aboutirait conduirait bien à faire accéder tous les élèves au savoir émancipateur et ne conditionnerait en rien le choix de la filière qu’ils pourraient faire ensuite.

Écrit par : Pli | 03 septembre 2008

"Il ne serait pas inutile que les enseignants qui passent ici donnent eux aussi une photographie directe de leur rentrée, et de l'état de leur bahut et des troupes."

Ecrit par : brighelli

Pas de rentrée pour moi pour l'instant.
Titulaire sur Zone de Remplacement pour la deuxième année - et autant d'ancienneté dans le secondaire.
On me donne une affectation en collège -je suis agrégé docteur connard- à deux heures de mon domicile, avec les 3HSA habituelles - celles qu'un agrégé remplaçant n'a PAS le droit de refuser.
Mais je refuse pourtant, et l'affectation qui va avec.
On verra où ça me mène.
Je ne sais pas dans quelles conditions se sont déroulées les débuts de carrière des plus anciens, mais je ne me sens pas vraiment prêt à brader le mien.
Si on m'emmerde je me casse de cette bouse qu'est devenue l'EN. Tiens, d'ailleurs, la seule chose à laquelle je tiens dans ce métier, c'est le temps libre. Ce même temps libre dont on tente de me priver en m'imposant des heures supplémentaires pourries. Et bientôt en nous imposant à tous 35 heures de présence dans ces camps d'extermination de l'esprit que finissent de devenir les établissements scolaires.

Ecrit par : TotoWeininger | 03 septembre 2008

Écrit par : TotoWeininger | 03 septembre 2008

TotoWeininger, ne fantasmez pas, le début de carrière dans les temps anciens n'était pas non plus très réjouissant.

Le plus souvent mutation dans une académie du nord de la France ou le traditionnel Paris-Créteil-Versailles (sauf ... Paris) et ce pour environ 10 ans avant de pouvoir rejoindre sa province d'origine (pour les natifs de la moitié sud de la France).

Les TZR n'existant pas on était TA (titulaire académique) ce qui était à peu près pareil ...

******************

J'en profite pour répondre à JPB.

Dans mon établissement rentrée normale avec des effectifs normaux.
En moyenne 32 élèves en seconde mais 2 classes à 24.
En S classes un peu chargées (34) mais ils peuvent supporter
En STI la chute des effectifs continue. La filière STG reste bien remplie.
Beaucoup de BTS ont des pb de recrutement (quatitatifs et qualitatifs).

Il ne manque pas de profs (sauf 6 h en maths), la situation est stable ...

Écrit par : Zorglub | 03 septembre 2008

FG : "On n'est jamais aussi bien trahi que par les siens."

Vous aussi vous en êtes ?
Darcos a toujours été un homme de droite.

Ecrit par : Couteau dans la plaie | 03 septembre 2008

Non, je suis agrégée de lett class et prof de prépa, comme le fut M. Darcos. C'est dans ce sens que je parlais de "trahison par les siens". Pour la droite, non merci, ce n'est pas exactement mon truc.

Écrit par : FGuichard | 03 septembre 2008

Ah, j'ai eu peur, Françoise! J'ai cru que vous aviez aussi fait partie du club de l'Horloge!!! ;-)

"je suis agrégé docteur connard- "

Ecrit par : TotoWeininger | 03 septembre 2008

C'est quoi??? ;-(

Écrit par : Christophe Sibille | 03 septembre 2008

"Cela s'appelle du cocuage ou je ne m'y reconnais pas."

Ecrit par : Sénéchal | 02 septembre 2008

Ou de la privatisation? Mais cela me semble, en l'occurrence, légèrement synonyme.

Écrit par : Christophe Sibille | 03 septembre 2008

"je suis agrégé docteur connard"
Ecrit par : TotoWeininger | 03 septembre 2008

De l'intérêt de ponctuer :

- je suis agrégé docteur, connard !
- je suis agrégé, docteur, connard
- je suis agrégé, docteur connard
etc.

Écrit par : gege | 03 septembre 2008

En STI la chute des effectifs continue. La filière STG reste bien remplie.
Beaucoup de BTS ont des pb de recrutement (quatitatifs et qualitatifs).

Ecrit par : Zorglub | 03 septembre 2008

Et ça ne va pas aller en s'améliorant avec cette réforme.
Sans parler de l'enseignement des sciences.
Vous pleurez tous sur la disparition annoncée du latin et de la philo, mais si aujourd'hui tous les bons éléments sont en S, c'est plus parce que c'est la "meilleure filière" que par intérêt réel pour les sciences, qu'ils subissent plutôt qu'autre chose.
Avec la modularité, vive l'option foot, comme le dit JPB, et les sciences auront autant de plomb dans l'aile que vos matières préférées.
Et, pour faire sérieux (plus que le foot, en tous cas), vive les options "écologie", "développement durable", "nouvelles technologies" : ça a un petit goût de sciences et ça aura un succès fou.
Sans oublier, bien sûr, "informatique", "réseaux" et "communication".
Vous verrez, dans un an ou deux le module "latin" aura autant de succès que le module "physique".
Alors, heureux ?

Écrit par : yann | 03 septembre 2008

Saperlotte!

Écrit par : Saperlipopette | 03 septembre 2008

De l'intérêt de ponctuer :

- je suis agrégé docteur, connard !
- je suis agrégé, docteur, connard
- je suis agrégé, docteur connard
etc.

Ecrit par : gege | 03 septembre 2008

Oui, cela permet de fixer un sens que j'ai bien involontairement laisser par trop flotter. Mais tout compte fait, les deux premières possibilités que vous proposez me conviennent.

Jouer au con avec le rectorat va m'occuper à temps plein jusqu'aux prochaines vacances, j'ai l'impression. Si ce n'est pas toute l'année.

Écrit par : TotoWeininger | 03 septembre 2008

Camarade Grandserre est ce mercredi sur RMC.
Voilà ce que je lui ai conseillé.

Grandserre dit :
heures de soutien : le matin avant la classe ? le midi pendant que les autres jouent ? le soir, mais alors les plus faibles scolairement seraient les plus résistants ? Casse-tête chinois en hommage aux J.O.
..
Moi :
Non camarade Grandserre,Assez ri !
Tu vas faire la classe 24 heures les lundi mardi jeudi vendredi et
le mercredi au lieu d'aller à RMC,tu iras faire tes deux heures dues aux enfants en difficulté.Car enfin le mercredi,là est la solution hautement pédagogique,j'allais dire pédagogiste.Pourquoi tu n'en parles pas.Allez ,milite pour le mercredi.
Ca t'arrange pas ?
Je comprends.

Écrit par : Assez Ri | 03 septembre 2008

ReBonjour à tous !

Robin des Bois a cru entendre un lointain appel de Victor de sortir de sa forêt de Sherwood (ou était-ce de Brocéliande ?) pour courir sus au sheriff de Sherringham...

Mais il est fatigué de jouer les héros et de se fatiguer pour rien (JPB avoue lui-même que le travail que nous avons fait sur le collège n'a été d'aucune utilité et on voit très bien ce qui se profile à l'horizon pour le lycée "napoléonien en décalage avec les aspirations de la jeunesse actuelle").

Je ne pourai guère venir guère sur ce blog cette année, étant donné mon emploi du temps (deux heures supp. : je ne sais pas encore si elles me seront payés - classes en sous-effectifs) et des déplacements démentiels.

Le responsable du SNALC m'a déjà averti qu'il faudra me battre pour avoir l'heure sup. d'exercice dans deux établissements situés dans deux communes non limitrophes.

Bref, une Rentrée placée sous des auspices on ne peu plus flous, sans oublier une erreur dans l'EDT qui ferait appel à des dons de bilocation.

Comme je ne suis pas le curé d'Ars, j'ai bien peur qu'ils ne me sucrent mon mercredi pour résoudre le problème.

Mais je vois que la rentrée s'est mieux passée pour d'autres. Alors tant mieux ! Chacun pour soi, le "struggle for life", c'est ça le libéralisme ! ( ou "diviser pour régner" ?)

Et pour dire quoi, toujours les mêmes histoires à propos de Philippe Meirieu et des "pédagogistes responsables de tous les maux". Basta !

...Ou de Darcos, après l'avoir soutenu et avoir incité à voter pour l'ami du bronzé dès le premier tour ? Il faudrait être un peu cohérent et assumer ses choix.

Tiens, à propos, dans le village où est situé deuxième établissement, l'usine qui donne du travail à tout le pays est en train de fermer. Le principal nous a déjà avertis en réunion de rentrée qu'il y aurait des incidences sur le moral et le comportement des enfants.

Un petit conseil pour le fils de dobolino : lire les passionnants articles d'Alexandre Koyré regroupés sous le titre "Etudes d'Histoire de la pensée scientifique" (NRF Gallimard) qui complètent les Etudes galiléennes (1940), "La Révolution astronomique. Copernic, Kepler, Borelli (1961) "Du monde clos à l'univers infini" (1952) et les études newtoniennes (Harvard, 1965 et Gallimard, 1968).

Amitiés à tous et bon courage. Il en faudra !

Écrit par : Robin | 03 septembre 2008

Amitiés à vous, Robin.

Écrit par : catmano | 03 septembre 2008

Darcos entend achever le processus de démantélement de l'éducation nationale déjà commencée depuis longtemps,notamment par Allégre.Il faut lire les propos sidérants tenus par ce personnage par exemple dans un certain hebdomadaire à grand tirage.Il déclare,rien que cela ,qu'il faut en finir avec le "lycée napoléonien" et le remplacer par le lycée "campus"( pourquoi pas le lycée "Mac-do ? ce serait plus juste ) Ces déclarations sont claires :il s'agit pour Darcos et son mentor d'en finir avec le lycée républicain. C'est l'idée de république qui est ici en jeu.Il est aussi paradoxal de constater que ce ministre reprend ni plus ni moins les slogans des manifs lycéennes des années 70 dirigées par la ligue communiste de Krivine.Darcos se renie et donne dans le pédogo-gauchisme le plus vulgaire.Décidément avec tous ces ministres rien ne change:avec Allégre nous étions des fainéants ,avec Darcos nous ne sommes que des adjudant-chefs à remplacer d'urgence par des gentils animateurs.Nous sommes dans l'abjection. et comme l'écrivait le philosophe Michel Henry nous entrons dans la barbarie.

Écrit par : Ferrand | 03 septembre 2008

L'abjection, la vraie, c'est lorsque Henri Michel entre dans la barbe à Marie.

Écrit par : gege | 03 septembre 2008

A Robin

Pour l'achever, je lui conseille de consulter sur le site du SNES pour une fois constructif et réaliste les tableaux dénonçant L'ARNAQUE des H.S.A. HONTEUSEMENT SOUS PAYEES.

La première H.S est payée 35,3€ et les autres 29,42€. Rappelons que grâce à Allègre les Heures sup sont sous-payées.Pour un certifié Hors Classe elles sont payées 38,83€ et 32,36€. En tout cas elles sont moins payées que les HSE.Il vaut mieux remplacer un collègue que faire des H.S.

Le tableau montre que sur la base des obligations de service de 18 heures un certifié au 3ème échelon gagne bien plus en travaillant plus (+27% pour la première HSA) mais à partir du 8ème échelon il perd 6% .

Pour un certifié Hors Classe dernier,la perte est ahurissante!
Alors qu'une heure statutaire est payée 55,15€, le montant de la première HSA de 38,38€ entraine une perte de 30% et les autres de 32,36€ une perte de 41%

Ainsi non seulement le ministère récupère des postes budgétaires mais il sous-paie les heures supplémentaires et gagne sur tous les tableaux

P.S.Les tableaux catégoriels peuvent être consultés sur le site du SNES à la la page accueil puis agir

Écrit par : Ponocratès | 03 septembre 2008

Je me demande à la lecture de ces commentaires si je ne vais pas changer définitivement de pseudo et adopter celui de CASSANDRE (Hélas!)
Voici ce que je rappelais à la rentrée dernière:

PONOCRATES 25/08/2007

Quand Ponocratès était (DEJA ) Cassandre !!!


A une semaine de la rentrée, je dois constater (hélas !) que j'avais raison le 5 mai quand j'invitais les enseignants au bal des cocus.
Voici le texte pour rafraîchir les mémoires:

Au Bal des Cocus, beaucoup seront aux premières loges
Qui peut croire que N.Sarkozy va rétablir les heures de première chaire ? Beaucoup vont donc travailler une heure de plus pour le même prix : quel progrès social ! En attendant sans doute la suppression de la majoration des heures de BTS. Si j’ai bien compris N. Sarkozy, pour gagner plus il faudra assurer des heures de soutien (avec des élèves motivés ?) et une fois les 18 heures de Certifié effectuées. On pourra aussi profiter des postes supprimés et des gains de productivité. Comment ? Sans doute par réduction des horaires des élèves surchargés et donc par suppression des demi- groupes et des enseignements inutiles. Le Breton ? Le Latin ? L’ Instruction civique ? Le Grec ? La Philosophie (Socrate étant inutile) ? Les langues qui permettent d’échapper à la carte scolaire : russe, chinoise, japonaise ? Mais non suis-je bête ! On n’aura plus besoin de ces langues exotiques puisque la carte scolaire sera supprimée et les collègues auront la chance d’enseigner dans un lycée (ou collège) d’élite ou dans un établissement où seront regroupés les cas sociaux ou les élèves les plus faibles. Si la sélection se fait sur les résultats, des fils de bourgeois ou d’enseignants se retrouveront en ZEP et les chefs d’établissement seront l’objet de pressions morales ou se verront proposer des gratifications comme cela existe déjà pour les passages en seconde lors des entretiens avec les familles aisées.

Qui peut croire que le pédagogisme honni va disparaître du jour au lendemain ? Comme je l’ai déjà signalé, qui sera capable de former et de remettre à niveau les enseignants qui n’ont jamais appris à enseigner la grammaire ?

Qui peut croire à une élévation du niveau culturel avec un Président qui s’est moqué de la présence de La Princesse de Clèves au programme d’un concours. La sélection par la compréhension d’un texte qui demande une attention soutenue et du travail personnel vaut bien une sélection par les mathématiques ! N.Sarkozy ne veut-il pas aussi chasser des Universités financées par l’argent public l’enseignement de l’Ancien Français ? Il ne doit pas avoir le temps de regarder Kaamelott !

Qui ne voit pas que la Recherche en sciences humaines disparaîtra puisque pour beaucoup de ses proches conseillers on ne doit subventionner que la Recherche utile, celle qui doit trouver des médicaments ou déposer des brevets ? Il faudra s’adresser aux Anglo-Saxons pour la science politique ou pour l’étude de la langue française.

Qui ne voit pas que l’on continuera et amplifiera l’abrutissement
des masses au profit des élites ? Un peuple « idiot » se manipule mieux et il faut amplifier ce qu’a commencé la publicité. Tous ceux qui réclament à juste titre le rétablissement des efforts intellectuels et un meilleur enseignement de la langue seront sans doute dépités devant de nouveaux programmes qui, si l’on en croit ce qui se mijote depuis un certain temps, viseront une amélioration de la qualité de la langue mais au détriment d’une étude des Grands textes et les collègues de Khâgne n’ont pas fini de se lamenter sur les lacunes des étudiants.

Si certains ont des ambitions de conseillers ministériels, qu’ils se dépêchent car le camarade Allègre a pris de l’avance pour prouver son amour des profs et de la culture. Nul doute qu’il saura conseiller Fillion pour dégraisser le Mammouth

Qui peut croire que l’on pourra redonner aux jeunes le goût de la Morale quand ils auront eu sous les yeux les exemples des traîtres Tapie ou Séguéla ou plus grandioses E.Besson qui dénonçait il y a un an le danger que faisait courir N.Sarkozy et le cher Claude Allègre , un concentré de haine pour S.Royal mais aussi pour les collègues qui ne sont pas assez compétents pour partager ses positions. Quand on n’est pas d’accord il faut avoir la grandeur d’un JP Chevènement et quitter son parti avant de s’en prendre aux positions que l’on ne partage pas.

Je ne sais pas si ce blog existera encore à la rentrée 2008 mais je suis prêt à parier que le désenchantement sera au rendez-vous et je ne mentionne pas les déconvenues dans les domaines économiques ou sociaux"


Si je me réjouis de la persistance de ce blog et de la disparition que j'espère définitive d'Allègre, je dois constater que N.Sarkozy applique bien son programme de décervelage.
Les suppressions de postes, les réductions d'options en secondaire sont en route. Si les travailleurs doivent travailler plus pour gagner plus, les élèves vont travailler moins pour être sans doute plus compétents, pour pouvoir du jour au lendemain comprendre un texte et s'exprimer sans erreur de syntaxe ou d'orthographe. Tout le monde a constaté qu' un élève qui abandonne une option ne travaille pas plus dans les autres matières par compensation.

Autre imposture : qui peut croire que les collègues incompétents ou mal formés vont être capables de mettre en oeuvre les bonnes méthodes qu'ils ne connaissent pas?
On va encore voir n'importe qui faire n'importe quoi et se décréter du jour au lendemain compétent en remédiation.
Quant aux options abandonnées (langues anciennes au hasard !), elles seront peut-être récupérées par Acadomia ou autres cours privés pour permettre aux"bourgeois" de continuer à asseoir leur supériorité culturelle.

QUE DIRE DE PLUS EN 2008 ?
Allègre est toujours là, Meirieu aussi. Le désenchantement semble général et le lycée républicain sera bientôt un champ de ruines....

Écrit par : Ponocratès | 03 septembre 2008

Il y en a qui ont du bol.
Nous, on tourne à 35/36 par classes. Il faut dire qu'il s'agit de fermer le LP, alors les élèves, hein, ils vont zoù les zélèves ???? Au lycée.
A plein pour les généraux et les technologiques.
Les quelques classes qui restent ouvertes au LP s'annoncent à 30.

Mon fils à moi, rentrée de collège : alors, vouliez-vous faire du grec ? Donc, de midi à une heure. On ne mange pas ???? Et alors ???
Et du latin ? Ca, c'est de 4h 30 à 5 h 30. Vous ne mangerez pas et vous ne serez pas chez vous avant 6 heures ? Et alors ? vous ne voulez plus faire du grec ? Tiens, comme c'est triste.
Etrange désaffection des élèves pour les langues anciennes. Sans doute que ça n'est pas assez d'jeune. On ne saurait imaginer que de jeunes bouilles pleines d'avenir tout noir songent à ces choses triviales qu'on récupère à la cantine.
Tiens, j'y songe - en le laissant en grec, j'économise carrément de la cantine.
Bon, je vais le laisser.

Écrit par : Milady | 03 septembre 2008

.... par classe.

Écrit par : Milady | 03 septembre 2008

Amitiés, Milady! Et amitiés aussi à Robin!

La musique et le théâtre, ce sera le dimanche à 3h30... ;-(

Écrit par : Christophe Sibille | 03 septembre 2008

Du matin, évidemment!

Écrit par : Christophe Sibille | 03 septembre 2008

Amitiés à Robin, et bon courage.
Bientôt la quille, mon adjudant-chef :p

Écrit par : yann | 03 septembre 2008

Bon courage, Robin !

Écrit par : Sylvie Huguet | 03 septembre 2008

Il y en a qui ont du bol.
Nous, on tourne à 35/36 par classes. Il faut dire qu'il s'agit de fermer le LP, alors les élèves, hein, ils vont zoù les zélèves ???? Au lycée. (Milady)

Vous êtes une exception, Milady, c'est parce que vous ne savez pas vous y prendre avec votre proviseur ou parce que vous n'avez pas le piston nécessaire pour être dans le bon bahut:-)
__________________________

Mais je vois que la rentrée s'est mieux passée pour d'autres. Alors tant mieux ! Chacun pour soi, le "struggle for life", c'est ça le libéralisme ! ( ou "diviser pour régner" ?)

Et pour dire quoi, toujours les mêmes histoires à propos de Philippe Meirieu et des "pédagogistes responsables de tous les maux". Basta ! (Robin)

Oui, vous avez bien raison, Robin, mais enfin il n'est pas bien décent, ces temps-ci, sur ce blog de faire part des difficultés qu'on rencontre dans l'EN où finalement la rentrée s'est bien passée pour suffisamment de collègues pour que les autres ne viennent pas les gêner. Après tout un bon emploi du temps et de bonnes conditions de travail, c'est la norme comme le dit l'un des acolytes de Brighelli. Et si vous avez de mauvaises conditions de travail, c'est parce que vous ne défendez pas bien votre statut. Struggle for life et chacun ses problèmes. Ce blog n'a plus beaucoup d'intérêt et ne fédère plus rien du tout. Message reçu pour ma part.
D'ailleurs on peut noter que les profs qui en " bavent" se font de plus en plus rares ici. Et l'on comprend pourquoi.
Bon courage à vous Robin. J'espère que vous vous êtes bien reposé en Bretagne cet été et que vous aurez la sagesse de vous arrêter quand vous serez trop claqué...

Écrit par : Sanseverina | 03 septembre 2008

Amitiés à tous et bon courage. Il en faudra !

Ecrit par : Robin | 03 septembre 2008

Tenez bon, Robin ! Amicalement, FG

Écrit par : FGuichard | 03 septembre 2008

Sanseverina, ne tapez pas de parano ...

'videmment que ça ne baigne pas pour tout le monde.
De 40 à 46 ans je me suis tapé TZR avant d'obtrenir enfin un poste !
Cependant, je suis obligé de reconnaître que la situation est normale dans mon établissement puisque c'est le cas ...
Il y a eu 12 cartes scol au printemps liées à la baisse récurrente des effectifs (on a gueulé comme des veaux pour le principe).
Pas cool pour les collègues, mais c'est pas non plus la faute du nain de neuilly si les gosses désertent les lycées techniques et c'est du bon sens (même si c'est pas marrant pour les potes) de virer les profs surnuméraires.

Le pb c'est que faire de cette palanquée de prof de prod, électrotech etc ... qui se retrouvent TZR sans élève ? C'est un peu raide mais on va pas les payer à glander jusqu'à la retraite. Faut bien proposer une reconversion. La plupart sont jeunes et que les perspectives d'augmentation d'effectifs élèves insignifiantes.
La question de la désaffection pour le lycée tech. n'est pas nouvelle et aucun gouvernement n'a pris de mesures pour lutter contre cette déconfiture (à mon grand dam puisque vous connaissez mon attachement à cette filière de promotion des modestes).

Mes enfants sont dans le lycée classique de la ville, pas non plus de soucis particuliers, effectifs normaux : 32 en 2nde pour la gamine et 23 dans la term du gosse pour éviter le dédoublement (les autres classes term autour de 34).
Pas de manque de profs.
Là aussi, y'a eu plein de cartes scol au printemps, chais pas ouki sont les mômes ... ?

Pour le reste j'attends de voir en vrai la réforme avant de me prononcer.

2 hypothèses :
* on continue à dépenser un max de fric dans l'EN et on tente de "rentabiliser" en prennant de vraies mesures pour que le niveau monte
* on laisse les choses en l'état (ou on les empire) et on diminue sensiblement le budget

Je crains que le choix n'ait été fait par le gouvernement, pas glop, sauf lorsque je paierai mes impôts.

(J'aime mieux ne pas envisager qu'on maintienne le budget en l'état tout en abaissant encore l'efficacité du système ...)

Écrit par : Zorglub | 03 septembre 2008

"on va pas les payer à glander jusqu'à la retraite"

Ecrit par : Zorglub | 03 septembre 2008

Sachant cela :

"Eric Ciotti, député UMP des Alpes-Maritimes, a demandé mardi, jour de la rentrée scolaire, la création d'une commission d'enquête sur les enseignants sans affectation ou affectés à "d'autres tâches que l'enseignement"."
(source AFP)

Il y a peu de risque.

Écrit par : TotoWeininger | 03 septembre 2008

D'ailleurs on peut noter que les profs qui en " bavent" se font de plus en plus rares ici. Et l'on comprend pourquoi.
Bon courage à vous Robin. J'espère que vous vous êtes bien reposé en Bretagne cet été et que vous aurez la sagesse de vous arrêter quand vous serez trop claqué...

Ecrit par : Sanseverina | 03 septembre 2008

Merci à vous et merci aussi à yann (personnal joke reçu 5 sur 5 pour la quille, mon tambour-major).

"S'arrêter à temps", c'est aussi ce que m'a dit mon délégué SNALC, ou éventuellement refuser le complément de service, avec certificat médical à l'appui ; j'ai toutes les raisons puisqu'à 58 balais, je sors de rédap. avec une hernie discale carabinée (400 km par semaine !). J'ai été nommé sur mon 7ème voeu et personne ne semble avoir tenu compte de ma situation de santé. Je me suis entendu répondre au rectorat que si et que tout était normal.

Mais je veux essayer de tenir le coup le plus longtemps possible ; c'est une question d'honneur.

Je veux finir ma carrière comme je l'ai commencée, debout dans une classe face à des élèves et pas dans un bureau.

Et puis, j'ai un peu honte de le dire, mais j'ai besoin financièrement de ces deux (+ une) heures supplémentaires sur le complément de service.

Le paradoxe, ce serait qu'elles ne soient pas payées à cause du sous-effectif (une 5ème à 18 et l'autre à 17, mais trois 4eme à 25 et plus, une dans le collège A et deux dans le collège B) et que la règle de l'heure supplémentaire pour exercice dans deux établissements situés sur deux communes non limitrophes ne soit plus appliquée.

C'est alors que Pandariès aura définitivement mérité son pseudo de cassandre "au bal des cocus".

Écrit par : Robin | 03 septembre 2008

Nous , nous avons tous parfaitement compris , au discours du proviseur , ( c'est instillé tout doucement comme d'hab. ) que nous sommes en passe de faire aussi le travail d'orientation des co-psy , qui disparaissent du paysage ( pas de recrutement cette année )...voilà un créneau pour occuper les collègues d'électrotechnique !!

Tout cela est consternant...car il ne se passera rien , on subira , c'est comme ça ! Un fonctionnaire fonctionne .

Salut Robin !

Écrit par : Guy Morel | 03 septembre 2008

c'est du bon sens (même si c'est pas marrant pour les potes) de virer les profs surnuméraires.

Ecrit par : Zorglub | 03 septembre 2008

Les personnes qui n'ont pas d'affectation aujourd'hui en auront probablement une rapidement dans l'année. En début d'année, il y a toujours des profs sans affectation, mais à chaque fin d'année, entre les congés mater et les arrêts maladie, les rectorats recrutent vacataires et contractuels à tout va.

S'ils sont "surnuméraires", n'est-ce pas la faute aux suppressions de postes, dues aux réductions drastiques des horaires? (3 heures hebdomadaires de français en section technologique! Que voulez-vous faire en 3 heures? A quand le français en option et non en enseignement obligatoire?)

Quant à la reconversion de ces profs qui paraissent si inutiles... Il n'existe déjà pas de service de reconversion pour les stagiaires non validés ni pour les profs en difficulté (ils se font même rire au nez s'ils osent, naïfs qu'ils sont, en évoquer l'existence au rectorat). L'heure n'est à l'embauche nulle part ...

Écrit par : Carabas | 03 septembre 2008

Un petit conseil pour le fils de dobolino : lire les passionnants articles d'Alexandre Koyré regroupés sous le titre "Etudes d'Histoire de la pensée scientifique" (NRF Gallimard) qui complètent les Etudes galiléennes (1940), "La Révolution astronomique. Copernic, Kepler, Borelli (1961) "Du monde clos à l'univers infini" (1952) et les études newtoniennes (Harvard, 1965 et Gallimard, 1968).

Amitiés à tous et bon courage. Il en faudra !

Ecrit par : Robin | 03 septembre 2008
C'est bien gentil de penser à lui mais je pense qu'une "encyclopédie des grandes découvertes" à l'usage de huit-douze ans devraut être amplement suffisante pour le bac.
Bonjour quand même et bon courage pour cette année pourrie.

Écrit par : dobolino | 03 septembre 2008

Nous avons l'arme nucléaire : la menace d'une extinction totale des examens 2009.

Brandissons la !

Que mille bases dépassent nos syndicats pourris !

Écrit par : gege | 03 septembre 2008

Nous avons l'arme nucléaire : la menace d'une extinction totale des examens 2009.

Brandissons la !

Que mille bases dépassent nos syndicats pourris !

Ecrit par : gege | 03 septembre 2008

Le calendrier a malheureusement été bien pensé : si tout doit être plié avant décembre (la maquette doit être proposée avant le quinze octobre), c'est que la contestation, qui va obligatoirement avoir lieu, aura lieu en fin de premier trimestre; il sera difficile de la maintenir jusqu'aux examens sans essoufflement du mouvement, d'autant que d'ici là XD aura lâché deux ou trois miettes pour donner l'illusion qu'il négocie.

Les physiciens sont en train de rendre compte que leur discipline va disparaître en seconde...

Écrit par : Romuald | 03 septembre 2008

"Les physiciens sont en train de rendre compte que leur discipline va disparaître en seconde"

Certains sont déjà dans un état d'esprit de post disparition...

Écrit par : gege | 03 septembre 2008

"la contestation, qui va obligatoirement avoir lieu, aura lieu en fin de premier trimestre"

Pas de remplissage de bulletins au premier trimestre. Donc blocage de la procédure d'affectation dans le supérieur. C'est de la gnognotte, de l'essoufflement de cathareux, ça ?

Écrit par : gege | 03 septembre 2008

Pas de remplissage de bulletins au premier trimestre. Donc blocage de la procédure d'affectation dans le supérieur. C'est de la gnognotte, de l'essoufflement de cathareux, ça ?

Ecrit par : gege | 03 septembre 2008
Bon... Je reviendrai dans un mois ou deux.
De toute façon...

Écrit par : dobolino | 03 septembre 2008

"De toute façon" quoi ??

Écrit par : gege | 03 septembre 2008

Nous avons l'arme nucléaire : la menace d'une extinction totale des examens 2009.
Brandissons la !
Que mille bases dépassent nos syndicats pourris !

Ecrit par : gege | 03 septembre 2008

Bien vu ! Nous sommes 800 000, une armée ! Et si l'on ajoute les familles... Préavis dès maintenant (clin d'oeil aux deux jours) pour grève reconductible à partir du 1er juin.

(Salut maître Robin, merci d'être sorti du bois ! Manque plus que Jean...)

Écrit par : victor | 03 septembre 2008

"De toute façon" quoi ??

Ecrit par : gege | 03 septembre 2008

de toute façon, "tu creuses!"

Écrit par : dobolino | 03 septembre 2008

Et si l'on ajoute les familles...
Ecrit par : victor | 03 septembre 2008

Qui vont, bien sûr, vous approuver dans un mouvement de grève?
Scout! Toujours prêt!

Écrit par : dobolino | 03 septembre 2008

Et si l'on ajoute les familles...
Ecrit par : victor | 03 septembre 2008

Qui vont, bien sûr, vous approuver dans un mouvement de grève?
Scout! Toujours prêt!

Ecrit par : dobolino | 03 septembre 2008

je parlais des nôtres bien sûr... Ont-elles le choix d'ailleurs ?

Écrit par : victor | 03 septembre 2008

Tout cela est consternant...car il ne se passera rien , on subira , c'est comme ça ! Un fonctionnaire fonctionne .

Salut Robin !

Ecrit par : Guy Morel | 03 septembre 2008

Salut et Fraternité à vous, Guy !

Écrit par : Robin | 03 septembre 2008

Je me demande un peu ce que cherchent à obtenir ceux qui viennent sur ce blog pour balancer quelques provocations, pleurnicher aussitôt après qu'on ne les reverra plus ici parce qu'on les contredit, et qui reviennent en catimini quelques semaines plus tard...

À moins qu'il y ait de l'usurpation massive de pseudo, je reste perplexe.

Quant à ceux qui décrètent que les profs sont nuls, la discussion indigente et les syndicats tous pourris, je ne leur dis pas « qu'ils feraient mieux de fermer leur claque-merde » selon la phrase fameuse de Francis Blanche bourré dans les « Tontons flingueurs », mais qu'ils feraient mieux de sortir de ce genre d'ornière intellectuelle : ça coûte pas cher de donner des infos, de fournir des analyses, et quand elles sont mal reçues, ne pas faire le numéro de la diva incomprise...

Ils se reconnaîtront. J'espère ne pas lancer une polémique de plus, mais bon, si le moral est déjà dans les chaussettes en septembre, je redoute janvier ! sursum corda, les enfants !

Écrit par : sanjuro | 03 septembre 2008

Et n'oubliez pas d'adhérer à la "Troisième voie" (non, ça n'est pas une secte new age !), même si vous n'êtes pas instits. Ils acceptent n'importe qui, même les profs de collège comme moi, c'est dire ! ,-)...C'est pô chir ! comme dirait toto (15 euros plancher) et c'est de l'utile et du concret. They need you !

http://3e.voie.free.fr/

Écrit par : Robin | 03 septembre 2008

"ça coûte pas cher de donner des infos, de fournir des analyses"

Tu l'as dans l'os
Tu l'as dans l'os
...

Écrit par : gege | 03 septembre 2008

Je me demande à la lecture de ces commentaires si je ne vais pas changer définitivement de pseudo et adopter celui de CASSANDRE (Hélas!)
Voici ce que je rappelais à la rentrée dernière:

PONOCRATES 25/08/2007

Quand Ponocratès était (DEJA ) Cassandre !!!

Et pardon d'avoir confondu Cassandre-Ponocrates et Pendariès !

Écrit par : Robin | 03 septembre 2008

http://fr.youtube.com/watch?v=Mn3yc3IokJ8
Juste pour le plaisir...

Écrit par : dobolino | 03 septembre 2008

je parlais des nôtres bien sûr... Ont-elles le choix d'ailleurs ?

Ecrit par : victor | 03 septembre 2008
Les vôtres sont aussi la mienne! Maintenant, je vais vous dire, vos grèves sans issue qui vous plombent à qui mieux mieux dans l'opinion publique, j'en ai ras la casquette. Il devient quasi impossible de vous défendre au café du Commerce, à moins de risquer le lynchage.
Grip, SLECC, Troisième voie, Bayrou, Besancenot, ce que vous voulez, mais pas faire payer nos gosses, merde!

Écrit par : dobolino | 03 septembre 2008

Merci à tous ceux qui m'ont souhaité bon courage et bon courage à tous...Tous les courages et d'abord celui de survivre à l'hiver (même à ceux qui ne m'ont rien souhaité ! )

Bon, je vais au cinéma des draps blancs me faire dormir les yeux car je commence à 8 heures demain matin et il faut se lever tôt (60 km. de route).

Un poète ne vit guère que de sensations, aspire aux idées et, en fin de compte, n'exprime que des sentiments", disait fort justement Pierre Reverdy dans "Le Livre de mon bord".

Et le 24 juillet, j'ai écrit ça :

Nuit penchée

S'attarder à l'immobilté frissonnante, au murmure des feuilles, à la fraîcheur métallique de l'air, au parfum poivré des arbres vivants, à l'épaisseur indéchiffrable.

Et puis fermer les volets, non pour se protéger des voleurs, mais pour ne plus sentir peser sur la vitre un mystère trop lourd pour le sommeil.

Bonne nuit à tous !

Écrit par : Robin | 03 septembre 2008

Je vous trouve tous bien moroses ...

Bien entendu, tout ne va pas bien et il n'est pas certain que demain sera meilleur (mais c'est pas une nouveauté, j'ai passé mon adolescence en attendant les chars russes et les bombes H).

Relativisez un peu, en dehors des sacrifiés sur l'autel du moloch (TZR à cheval sur 36 bahuts, profs en ZEP gratinée etc.) et en dépit du manque de motivation de beaucoup d'élèves, il se passe encore de bons moments d'enseignement dans nos classes !
Y'a encore plein de braves mômes attachants et pas si sots même s'ils sont moins cultivés et travailleurs que nous le souhaiterions.
Même mes bécassines (qui sont souvent affligeantes) peuvent montrer un potentiel insoupçonné. Le résultat après deux ans d'acharnement pédagogique reste certes pitoyable dans l'absolu, mais que de progrès néanmoins !

En début d'année, je suis plus positif que vous, le blues m'atteint en général vers mars !

J'ai un secret. Durant l'été, un séjour en Géorgie (Iran, Arménie, Syrie, etc ...), au retour que la vie est belle en France !

****************

Carabas, ça dépend des matières. Dans l'enseignement technique il est courant pour les profs surnuméraires de rester sans service durant une partie importante de l'année. Ce fut mon cas lorsque j'étais TZR.

Par ailleurs, dans mon académie, un protocole de reconversion (assez honnête pour les deux parties) est proposé à ceux-ci.

Quant aux profs "en difficulté", c'est effectivement un désastre (surtout pour les élèves) qu'il n'existe pas de solution.
Mais concrètement que faire d'un prof de 50 ans qui ne supporte plus le métier ? Je suis persuadé que si vous avez une proposition réaliste, le ministre vous entendra d'une oreille bienveillante.

Écrit par : Zorglub | 03 septembre 2008

Les vôtres sont aussi la mienne! Maintenant, je vais vous dire, vos grèves sans issue qui vous plombent à qui mieux mieux dans l'opinion publique, j'en ai ras la casquette. Il devient quasi impossible de vous défendre au café du Commerce, à moins de risquer le lynchage.
Grip, SLECC, Troisième voie, Bayrou, Besancenot, ce que vous voulez, mais pas faire payer nos gosses, merde!

Ecrit par : dobolino | 03 septembre 2008

Mais bien sûr... Le discours sur la prise en otage, il arrive quand?

Vous croyez que cela nous amuse de devoir envisager des mouvements pour ce qui ne concerne ni nos salaires, ni nos conditions de travail, mouvement coûteux où l'on n'a rien à gagner si ce n'est éviter le pire pour l'instruction des élèves.
S'opposer sans casser des oeufs, c'est du fantasme de bobo qui vide a priori la lutte de toute efficacité. Sinon, accepter sans rechigner le nouveau lycée pour votre fille.

Dans ces conditions là, je vois mal pourquoi je bougerais pour essayer d'améliorer le système, de toute manière je suis payé à la fin du mois et je peux faire des tas d'HSE avec des activités à la con - désolé il n'y a pas d'autres termes. L'animation, cela ne demande pas beaucoup de travail.

Écrit par : Romuald | 03 septembre 2008

Jouer au con avec le rectorat va m'occuper à temps plein jusqu'aux prochaines vacances, j'ai l'impression. Si ce n'est pas toute l'année.

Ecrit par : TotoWeininger

Le plus important est d'être payé. Merdre, c'est un jeu difficile, et qui requiert un investissement important !

Écrit par : moot | 03 septembre 2008

C'est un bonheur, Robin, de retrouver votre sensibilité à "l'immobilité frissonnante" au "murmure des feuilles", à "la fraîcheur métallique de l'air".

Écrit par : Sylvie Huguet | 03 septembre 2008

Zorglub, je ne me " tape pas la parano" comme vous dites. Je trouve juste qu'un peu de "common decency" comme disait R.Felts, il y a peu, siérait à quelques-uns. C'est tout.
Et que la provoc peut être drôle à certains moments sur certaines questions mais pas sur toutes, à mon humble avis. Quand cela engage le quotidien des collègues et leur santé physique voire morale, moi, j'ai rarement envie d'ironiser sur les autres. Mais bon, la perversité se glisse partout, surtout chez les mecs style "petits coqs qui se la jouent", on le sait bien.
Cela dit, vous avez raison de nous rappeler des points de vues étrangers qui permettent de relativiser et c'est souvent ce que j'aime bien d'ailleurs dans vos mails, un certain ton libre qui donne de l'air.
En règle générale, pour ma part, j'évite d'afficher contentement et satisfaction quand je sais que les gens que j'ai en face de moi sont dans la poisse. Question d'éducation, de politesse, de savoir-vivre, de délicatesse ou d'amitié.
Mais je l'ai encore constaté une fois de plus, on peut avoir fait des études et rester rustre et vulgaire.
Bonne soirée à vous.

Écrit par : Sanseverina | 03 septembre 2008

Grip, SLECC, Troisième voie, Bayrou, Besancenot, ce que vous voulez, mais pas faire payer nos gosses, merde!

Ecrit par : dobolino | 03 septembre 2008

Que faire (disait Lénine) ?
J'ai bien une solution qui satisferait beaucoup de monde : s'en foutre, s'en carrer, s'en tamponner le coquillard avec une plume de paon, devenir le roi des branleurs. Bosser pour toucher la paie, arriver pile à la bourre et se tirer à 17h00 pétantes. Brancher le MP3 en conseil de classe ou faire sa correspondance, ses ongles. Changer de blog pour "camping-car en liberté". Lire Brighelli mais version guide touristique de la Corse. Oublier jusqu'au nom du ministre de l'éducation et perdre ma carte d'électeur. Déserter la cantoche pour le Mc Do local. Qu'est-ce qui me reste à tirer ? Dix, douze ans ? Là je vais faire payer vos gosses bien plus qu'en mois de grève. Le tout façon discret, courtois, sympa-cool avec les moutards. Présent dans tous les projets, les sorties surtout... Rien que des travaux de groupe avec auto-évaluation et réponses données à l'avance. Antibiesque et incollable sur Meirieu. Et pourquoi pas principal ou proviseur ? Non, trop de boulot tout de même.

Écrit par : victor | 03 septembre 2008

"Je me demande un peu ce que cherchent à obtenir ceux qui viennent sur ce blog pour balancer quelques provocations, pleurnicher aussitôt après qu'on ne les reverra plus ici parce qu'on les contredit, et qui reviennent en catimini quelques semaines plus tard...
À moins qu'il y ait de l'usurpation massive de pseudo, je reste perplexe.
Ecrit par : sanjuro | 03 septembre 2008

Sanjuro, à ma connaissance il n'y a que Dobolino et moi qui avions dit qu'on ne reviendrait pas. On n'a pas pleurniché, on n'est pas revenu en catimini, et on a tenu bien moins que quelques semaines.

Alors si c'est pas nous, c'est qui qui vous rend perplexe ??? N'hésitez pas à demander des explications en vous adressant directement aux personnes concernées, c'est dommage de rester sans comprendre.

Écrit par : Jérémy | 04 septembre 2008

Ah oui, il y a Guy Morel aussi, mais lui il a dit ça il y a trois jours, il n'a pas pleurniché, il n'est pas là en catimini, etc.

Bref, comme le disait un imitateur en imitant Jean-Paul II : Comment??? Qui ch'est ???

Écrit par : Jérémy | 04 septembre 2008

"Mais je veux essayer de tenir le coup le plus longtemps possible ; c'est une question d'honneur.
Je veux finir ma carrière comme je l'ai commencée, debout dans une classe face à des élèves et pas dans un bureau."

Robin, ménagez-vous tout de même !

Bon courage en tout cas.

Écrit par : Jérémy | 04 septembre 2008

"Je veux finir ma carrière comme je l'ai commencée, debout dans une classe face à des élèves et pas dans un bureau."

Ecrit par : Robin | 03 septembre 2008

Bien alors, dépêchez-vous de finir car très bientôt chaque prof fera 35 heures par semaine dans le bureau que l'établissement lui aura attribué.

Écrit par : TotoWeininger | 04 septembre 2008

"Relativisez un peu, en dehors des sacrifiés sur l'autel du moloch (TZR à cheval sur 36 bahuts, profs en ZEP gratinée etc.) et en dépit du manque de motivation de beaucoup d'élèves, il se passe encore de bons moments d'enseignement dans nos classes !
Y'a encore plein de braves mômes attachants et pas si sots même s'ils sont moins cultivés et travailleurs que nous le souhaiterions.
Même mes bécassines (qui sont souvent affligeantes) peuvent montrer un potentiel insoupçonné. Le résultat après deux ans d'acharnement pédagogique reste certes pitoyable dans l'absolu, mais que de progrès néanmoins !"

Ouh là, la situation doit vraiment être grave et mauvaise pour qu'on ait besoin d'être consolés à ce point-là ! On dirait le jardinier dans Electre, quand il vient faire l'éloge de Joie et amour devant le pubic, juste avant qu'ils ne s'entretuent tous. Franchement, tout ça ne me dit rien de bon (d'ailleurs, parenthèse : je suis fâché que Pendaries ou Ponocratès ait voulu me voler le rôle Cassandre car jusque là c'est moi qui le tenait. Mais je veux bien lui laisser ma place pour changer de grade et devenir Sybille à la place de Cassandre, ça me fera du bien d'être cru, de me saouler la g*** et de dire des phrases tarabiscotées juste après).

Tiens, je commence mes prédictions : votre idée de soulèvement populaire et de mai 68 de l'Education, là, eh bien ça ne marchera pas car c'est trop tard. Il fallait faire ça avant, quand les profs avaient encore un peu d'espoir, par exemple au début de l'ère Sarkozy, ou à la fin de l'ère molle de Chirac ; là ça ne sert à rien de faire un appel à la grève, fût-elle générale, à part à faire rire les tout petits quand ils voient les reportages télés, et à illuminer les rues avec les caliquots multicolores des grévistes, égayés par un verre de vin chaud et criant à tue-tête "Darcos t'es foutu, le Snesalcgenfolc est dans la rue" (on n'entend pas bien les noms des syndicats quand ils disent tous un nom différent).

Je ne dis pas ça par défaitisme. En tout cas, on les connaît, les structures qui tourneront pendant que le secondaire public et la fac seront dans la rue pour crier le nom de Darcos (privé, IUT, prépa, école d'ingé)

Je viens d'ailleurs de penser à un scénario amusant - imaginez : émeutes, grèves et incidents dans les établissements français contre Darcos, reportages télé et sondages défavorables à n'en plus finir, syndicats vent debout contre Darcos, le pauvre ne peut fuir ni à Varennes (déjà fait par un autre) ni à Périgueux (ils ne veulent plus de lui là-bas non plus), il fuit donc où bon lui semble (à Marseille peut-être), en tout cas Sarkozy lui retire sa confiance, et nomme à la tête du ministère (je vous laisse le choix, selon vos préférences et probabilités) :

A - Jack Lang
B - Luc Ferry
C - Emmanuelle Mignon (allons-voir si la rose)
D - Claude Allègre

(Pour l'appel à un ami, c'est ici : 01.55.55.10.10)

Bref, l'ami Darcos manquera peut-être à ceux qui l'ont conspué (cela dit, on l'attend toujours, la revalorisation qu'il avait promise...)

Écrit par : Jérémy | 04 septembre 2008

En attendant, manifestation le 19 octobre avec toutes les personnes concernées par les réformes en cours, y compris les parents. Le mot d'ordre principal semble, pour l'instant, la lutte contre la casse du service public.

Écrit par : Christophe Sibille | 04 septembre 2008

"On peut avoir fait des études et rester rustre et vulgaire." constate Sanseverina.
Ben oui, je l'ai constaté aussi plus d'une fois, en diverses circonstances , sans que cela remette en question ma ligne de vie, et certains de mes élèves aussi. Un seul exemple : l'une de mes élèves de première d'adaptation avait été choisie pour participer à des journées nationales de l'éducation, ou quelquechose de ce genre, présidées par les deux ministres de l'époque. Elle est revenue déçue. Tout se passait bien. Les commissions discutaient, réfléchissaient et rédigeaient consciensieusement. Seulement quand les rapporteurs ont pris la parole pour exposer leurs conclusions, l'un des ministres a commencé à lire son journal devant tout le monde. Je ne pense pas que cette élève m'ait raconté des histoires. Cette attitude l'avait choquée et quand je dis qu'elle était déçue...L'exemplarité qui aide à se construire n'est pas toujours là où on devrait l'attendre.

Je signale en passant à Dobolino que je découvre " Souvenirs d'un pas grand-chose" de Charles Bukowski. Pour reprendre son expression je dirai que ce n'est pas rose bonbon et les soucis d'ordre scatologique des premières pages donnent le ton. Justement, j'ai commencé ma lecture le jour où la coopérative du village voisin est venue épandre ses effluents vinicoles dans un champ à l'entrée de notre village. Autant mettre sa merde chez le voisin n'est-ce pas ? Ca ne sentait pas la rose et j'étais au parfum pour continuer ma lecture.

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 04 septembre 2008

Le plus important est d'être payé.

Ecrit par : moot | 03 septembre 2008

J'ai refusé l'affectation. Trop loin de chez moi. Impossible de concilier l'emploi du temps et les transports en commun - anémiques dans cette zone. Mais plus profondément parce qu'il s'agit d'un remplacement en collège. C'est évidemment indéfendable juridiquement, le statut des agrégés étant par trop vaseux concernant les affectations.

Je suis désormais dernier remplaçant disponible sur une zone où les lycées sont rarissimes. Je l'avais signalé au recteur au moment du mouvement. Manifestement, il s'en tamponne. Pendant ce temps, dans les lycées près de chez moi, trois profs sur quatre sont certifiés.

Selon les propres chiffres du ministère, 9000 agrégés sont actuellement affectés en collège. Cela doit représenter près de 20% du total. 20% cela ne relève plus de l'exception, mais d'un mépris affiché des statuts et qualifications.

On ne sortira pas de cette situation minable qui décrédibilise tout discours sur la "revalorisation" du métier par un "coup de pouce" donné à la bonification pour agrégé lors du mouvement intra-académique, comme le réclame bien humblement la Société des agrégés - dont les gouvernants se fichent éperdument de toute façon - mais en scindant le mouvement en un "mouvement agrégé" - obligation étant faite aux agrégés de postuler en lycée ou dans le supérieur- suivi d'un "mouvement certifié", une fois tous les agrégés casés.

Pour ceux qui doutent encore de l'urgente nécessité d'une réforme radicale du mouvement d'affectation, je rappelle ce fait rarement évoqué - tabou? : un agrégé qui remplace un certifié, à égalité d'échelon, coûte au Léviathan près de deux fois plus - j'ai vécu cette situation l'an dernier. Ceux qui parlent d'économies budgétaires et qui laisse cette situation en l'état se foutent ouvertement de la gueule du monde.

Écrit par : TotoWeininger | 04 septembre 2008

Je signale en passant à Dobolino que je découvre " Souvenirs d'un pas grand-chose" de Charles Bukowski.

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 04 septembre 2008
Je crois qu'il est mieux de le découvrir à votre âge, avec une bonne culture littéraire derrière soi. Mon fils a lu ce genre de textes beaucoup trop tôt. Enfin, il me semble.

Écrit par : dobolino | 04 septembre 2008

Parfaitement d'accord avec vous, TotoWeiniger: j'ai vécu votre situation pendant 3 ans d'affilée, et je sais ce qu'elle a de mortifiant. A quoi sert de passer l'agrégation si c'est pour se retrouver contre son gré en collège ? A gagner plus de sous, diront les cons matérialistes. Mais à la vérité, c'est un immense gâchis. Ma situation s'est améliorée (j'ai enfin été muté dans un lycée), mais je ne vais pas pour autant cesser de militer contre cette gestion absurde des affectations. Continuez à résister.

Écrit par : françois duhem | 04 septembre 2008

J'ai refusé l'affectation. (...) Mais plus profondément parce qu'il s'agit d'un remplacement en collège. C'est évidemment indéfendable juridiquement, le statut des agrégés étant par trop vaseux concernant les affectations.
(...)
On ne sortira pas de cette situation minable qui décrédibilise tout discours sur la "revalorisation" du métier par un "coup de pouce" donné à la bonification pour agrégé lors du mouvement intra-académique, comme le réclame bien humblement la Société des agrégés - dont les gouvernants se fichent éperdument de toute façon - mais en scindant le mouvement en un "mouvement agrégé" - obligation étant faite aux agrégés de postuler en lycée ou dans le supérieur- suivi d'un "mouvement certifié", une fois tous les agrégés casés.

Pour ceux qui doutent encore de l'urgente nécessité d'une réforme radicale du mouvement d'affectation, je rappelle ce fait rarement évoqué - tabou? : un agrégé qui remplace un certifié, à égalité d'échelon, coûte au Léviathan près de deux fois plus - j'ai vécu cette situation l'an dernier. Ceux qui parlent d'économies budgétaires et qui laisse cette situation en l'état se foutent ouvertement de la gueule du monde.

Ecrit par : TotoWeininger | 04 septembre 2008

Cela peut être défendable pour les postes fixes, mais pas du tout pour les postes de remplacement; faire remplacer les agrégés par les agrégés et les certifiés par les certifiés, cela reviendrait à multiplier le stock de remplaçants sans nécessairement rationaliser leur usage.

Ne pas oublier aussi alors un mouvement pour les bi-admissibles, qui pourront choisir après les agrégés mais avant les certifiés les postes en lycée...

Écrit par : Romuald | 04 septembre 2008

Vous n'êtes pas d'accord Romuald ? Si le fait qu'à qualifications différentes on vous impose le même travail ne vous ennuie pas, expliquez-moi à quoi sert le maintien de ces différents grades ?
Autant supprimer ces distinctions et créer un vaste corps unique d'enseignants du secondaire (là je sais que je réinvente l'eau tiède...) et faire cesser cette hypocrisie.

Écrit par : françois duhem | 04 septembre 2008

A ce que je sache, les agrégés doivent moins d'heures que les certifiés, et sont mieux payés? Arrêtez-moi si je me trompe?

Écrit par : Christophe Sibille | 04 septembre 2008

Vous n'êtes pas d'accord Romuald ? Si le fait qu'à qualifications différentes on vous impose le même travail ne vous ennuie pas, expliquez-moi à quoi sert le maintien de ces différents grades ?
Autant supprimer ces distinctions et créer un vaste corps unique d'enseignants du secondaire (là je sais que je réinvente l'eau tiède...) et faire cesser cette hypocrisie.

Ecrit par : françois duhem | 04 septembre 2008

Ma réponse portait sur la fonction de remplaçant; on en est à un point où il faut se battre contre les affectations hors disciplines ou en LP pour pour des PLC, alors qu'un agrégé soit affecté, temporairement, en collège, pour un remplacement, conformément à ce que prévoit la loi (puisqu'ils ont vocation à enseigner "en priorité" en lycée), cela ne me pose pas d'état d'âme particulier. Je comprends en revanche qu'un agrégé en poste fixe en collège puisse vouloir une affectation prioritaire en lycée.

La distinction des deux concours sert seulement à alimenter le vivier de recrutement et à proposer une promotion possible (presque la seule) aux enseignants. Je ne suis absolument pas dans le fétichisme de l'agrégation comme concours indépassable et exemplaire; la fusion des deux concours ne me gênerait pas outre mesure à condition qu'on aligne les conditions d'exercice du métier sur celles des agrégés. Agrégés et certifiés font le même métier (dans ma discipline, c'est encore plus flagrant; et pire, il y a plus de postes à l'agrég. de philosophie qu'au CAPES).

Écrit par : Romuald | 04 septembre 2008

Continuez à résister.

Ecrit par : françois duhem | 04 septembre 2008

Merci pour votre soutien. Vous êtes la première personne qui, sans me connaître personnellement, abonde dans mon sens sur cette question. Voici le type de réaction que suscite mes propos chez certains de ceux que je ne veux même plus considérer comme des collègues : "Quoi, t'as refusé un poste à près de 3000 euros alors que t'es en tout début de carrière et même pas expatrié si loin que ça de ta province natale, alors que nous on se tape des postes pourris pour pas un radis" (les cons matérialistes sont effectivement légion, pas seulement dans l'EN)

J'ai passé l'Agrégation, pas le CAPES. Si j'avais raté l'agrég, j'aurai fait un autre boulot. Un boulot à 5000 euros dans une grande ville, pas un poste merdique en zone rurale dans un collège inaccessible.

Je ne sais pas si j'attendrai trois ans avant de démissionner de l'EN. Si je souhaite me reconvertir, c'est maintenant ou trop tard. Mais je suis très attaché au fait de gagner ma vie
grâce à la matière que j'aime.

Romuald, vous n'êtes pas opposé à ma proposition concernant les postes fixes? Très bien. Concernant les remplacement, je ne vois pas d'inconvénient à ce qu'un professeur certifié remplace un professeur agrégé dans un lycée, puisque les certifiés ont vocation, AUSSI, à enseigner en lycée. Les trois heures de décharges qu'ils obtiendraient - service de 15 heures au lieu de 18 heures pourraient remplacer avantageusement - pour eux et pour l'Etat - la prime de remplacement. Vous voyez bien que la situation n'est pas symétrique.

Écrit par : TotoWeininger | 04 septembre 2008

A ce que je sache, les agrégés doivent moins d'heures que les certifiés, et sont mieux payés? Arrêtez-moi si je me trompe?

Ecrit par : Christophe Sibille | 04 septembre 2008

Quand on parle de cons matérialistes...

Écrit par : TotoWeininger | 04 septembre 2008

Quand on parle de cons matérialistes...

Ecrit par : TotoWeininger | 04 septembre 2008

Que voulez-vous dire?

Écrit par : Christophe Sibille | 04 septembre 2008

Dans ma famille, il y a eu et il y a des enseignants. Leur choix de contestation préféré a toujours été un zèle d'autant plus outrancier qu'ils étaient scandalisés par l'état de l'enseignement, les programmes, le laxisme, la disparition des valeurs d'instruction publique.
Ils ne sont pas des modèles uniques, loin de là. Il faut accélérer et amplifier la fédération de tous ces volontaires de façon à promotionner ce mode de travail et à constituer une force de frappe suffisante aussi bien auprès de l'opinion publique que des instances syndicales et dirigeantes.

Écrit par : dobolino | 04 septembre 2008

Dans ma famille, il y a eu et il y a des enseignants. Leur choix de contestation préféré a toujours été un zèle d'autant plus outrancier qu'ils étaient scandalisés par l'état de l'enseignement, les programmes, le laxisme, la disparition des valeurs d'instruction publique.

Ecrit par : dobolino | 04 septembre 2008

Mode con matérialiste on

Et ils ont perdu combien de pouvoir d'achat en trente ans, ces gloires?

Mode con matérialiste off

Écrit par : TotoWeininger | 04 septembre 2008

"L'animation, cela ne demande pas beaucoup de travail."
Ecrit par : Romuald le 03 septembre 2008

Ce serait trop beau ! Qu’elle exige moins d’intelligence ne signifie pas qu’elle exige moins de travail. Quand l’animation aura sapé toute possibilité de faire quelque chose d’intelligent en cours (et qu’il soit possible de le faire dans une classe obligera assez vite tout le reste de l’école à faire de même), il faudra inventer des projets pédagogiques adaptés à la singularité de sa classe pour récupérer autant que faire se peut, en terme de calme, ce qui aura été perdu par la délégitimation du recours à l’autorité par le professeur. Et s’il est vrai que ce travail sera parfaitement stupide, il n’en sera, d’une certaine manière, pas moins difficile que la préparation d’une leçon classique - préparation dont l’intérêt est immanent à l’acte au moins -, parce que pour sauver l’apparence de sérieux, il sera exigé des professeurs des préparations de plus en plus techniques (selon le champ conceptuel inconsistant - mais pas inoffensif - qui se trouve à la croisée d’une psychologie forcément faussée par la vulgarisation et du vocabulaire d’entreprise) et rébarbatives à faire.

Non, l’animation n’allègera pas le travail de l’enseignant, elle l’aliènera.

Écrit par : Pli | 04 septembre 2008

Petite aventure de rentrée, aprés qu'on ait mis sur mon emploi du temps "Madame Goldchemiche". Voilàtypas que l'ami Sconet ne marche plus. C'est Scopanet...un farceur. Sconet, c'est ce logiciel de composition des classes. A plus. Cassé. Le jour de la rentrée...donc on n'est pas sûr que les éleves qu'on a sont les nôtres, ni si c'est même des élèves.
La personne -ressource , Sainte-Bédeuzie, dont delaquelle j'avoys déjà causé icigo l'an dernier, elle est totalement . Pauvre TICE, elle se planque delans les interstices. Elle tremblouille, parce que tout le monde lui gueule dessus. Et le Principal-Adjoint, un coléreux, est venu ce matin et lui a hurlé "Dites, Mademoiselle, quand on se prétend informaticienne, on se rend utile... et on reste pas là comme une loque...vlammmmm , la porte fermée, que le bahut allait s'effondrer. Et notre pauvre Sainte-Bédeuzie de maudire la cellule informatique du Rectorat....pauvre fille...je la plains, sincèrement. Car l'informatisation des systèmes n'est pas de son fait. Elle ,elle est là pour faire comme si qu'on est modernes....Euptoudettes....Elle n'y connaît que pouic. Nib de naze. maccache.
Brèfle, selon l'Admistraccion, on aura les classes Lundi....sauf que l'"intervenant technique ne vient que le 20 septembre. les crayons et les gommes vont osuffrir ce ouikande. Moi ,je m'en tape, je les laisse se dépatouiller,n ces fromages!! J'irai me balader dans Paname , nez au vent....

Écrit par : montaigneàcheval | 04 septembre 2008

" L'animation n'allègera pas le travail de l'enseignant, elle l'aliènera."

Très juste.

Écrit par : Sylvie Huguet | 04 septembre 2008

Romuald, vous n'êtes pas opposé à ma proposition concernant les postes fixes? Très bien. Concernant les remplacement, je ne vois pas d'inconvénient à ce qu'un professeur certifié remplace un professeur agrégé dans un lycée, puisque les certifiés ont vocation, AUSSI, à enseigner en lycée. Les trois heures de décharges qu'ils obtiendraient - service de 15 heures au lieu de 18 heures pourraient remplacer avantageusement - pour eux et pour l'Etat - la prime de remplacement. Vous voyez bien que la situation n'est pas symétrique.

Ecrit par : TotoWeininger | 04 septembre 2008

Trois heures de décharge ne correspondent en rien à une indemnité qui permet notamment de ne pas engager des frais de déplacement de sa poche; désolé d'être matérialiste, mais trois heures de décharge pour un certifié, ce n'est pas ce qui va remplir son réservoir ou payer son ticket de train pour se rendre hors de son RAD. Cela n'a pas de sens.

Quant à l'argument horaire, il passe à côté de ce qu'est la fonction de TZR : on peut aussi bien remplacer des temps pleins que des temps partiels, des agrégés qui ont pris des heures sup que des certifiés qui n'en ont pas pris.

Écrit par : Romuald | 04 septembre 2008

Christophe, les agrégés sont effectivement mieux payés, pour 15 heures au lieu de 18. C'est justement pourquoi il est normal qu'ils enseignent à un niveau supérieur, qui exige un temps de préparation plus grand.

Écrit par : Sylvie Huguet | 04 septembre 2008

Et ils ont perdu combien de pouvoir d'achat en trente ans, ces gloires?

Mode con matérialiste off

Ecrit par : TotoWeininger | 04 septembre 2008

A peu près autant que moi. Pourquoi?

Écrit par : dobolino | 04 septembre 2008

" En attendant, manifestation le 19 octobre avec toutes les personnes concernées par les réformes en cours, y compris les parents. Le mot d'ordre principal semble, pour l'instant, la lutte contre la casse du service public.
Ecrit par : Christophe Sibille | 04 septembre 2008 "

Lutte contre les programmes du primaire et les suppressions de poste... Les agrégés sont pas prêts de retrouver le chemin du lycée. Moi je suis d'accord avec Tototruc et François Duhem : s'il y a deux corps, il vaudrait mieux que ça ait une utilité. Par contre, le concours de promotion interne qui se déroule après 5 ans d'ancienneté devrait porter un autre nom que "agrégation", car les épreuves et l'esprit à l'interne et à l'externe n'ont franchement pas grand chose à voir.

Écrit par : Jérémy | 04 septembre 2008

En fait, vos débats sont vachement rigolos parce que, finalement, à force de vous lire depuis lundi, j'en viens presque à admettre comme tout à fait valable et même comme seule solution les trente-cinq heures sur place, étant entendu qu'on aménage les locaux pour vous libérer un espace de travail suffisant, avec 47 semaines de présence par an.
Sans blague! De toute façon, ça va se faire sous peu, alors autant s'y préparer.
D'autant plus que pour ceux qui sont nommés sur deux établissements, on peut prévoir lundi et mardi dans l'un, jeudi et vendredi dans l'autre et le mercredi en alternance. Beaucoup plus ergonomique et efficient, moins fatigant.

Écrit par : dobolino | 04 septembre 2008

Et ils ont perdu combien de pouvoir d'achat en trente ans, ces gloires?

Mode con matérialiste off

Ecrit par : TotoWeininger | 04 septembre 2008

A peu près autant que moi. Pourquoi?

Ecrit par : dobolino | 04 septembre 2008
D'ailleurs, c'est idiot ce que je dis là.
Trente ans, ça nous fait 1978. Pour Catmano, je pense qu'il y a eu une nette progression parce qu'à l'époque, elle ramait plus que maintenant. Pour mon père, il est à la retraite et il me semble qu'il m'a dit que, grâce à Jospin, elle était très douillette mais, en 1978, il était titulaire de chaire plus cours d'agrèg en heures sup, alors, forcément, son pouvoir d'achat a du baisser mais, d'un autre côté, il a nettement moins de besoins qu'à l'époque. A part les dessous de table pour se faire opérer par le professeur de médecine à la place de l'interne...
Quant au pouvoir d'achat de ma profession, si on compare 1978 et 2008, je pense qu'on prend le vertige mais c'est un peu normal et ça n'a rien à voir.

Écrit par : dobolino | 04 septembre 2008

[...]seule solution les trente-cinq heures sur place, étant entendu qu'on aménage les locaux pour vous libérer un espace de travail suffisant, avec 47 semaines de présence par an.[...]

Ecrit par : dobolino | 04 septembre 2008

Tu vas te faire tuer, Ségolène ! :p

Écrit par : yann | 04 septembre 2008

Bonjour,

Un peu d'humour pour détendre l'atmosphère avec ma contribution à l'appui :

http://dl.free.fr/p73hnbaLj

Bonne journée à tous !

Écrit par : Sandra WAGNER | 04 septembre 2008

Moi ,je m'en tape, je les laisse se dépatouiller,n ces fromages!! J'irai me balader dans Paname , nez au vent....

Ecrit par : montaigneàcheval | 04 septembre 2008
Promenez-vous bien! En voilà enfin un qui nous donne du rêve!

Écrit par : dobolino | 04 septembre 2008

Et pourtant, du rêve, dans l'éducation, Dieu sait qu'on en donne.

Écrit par : Jérémy | 04 septembre 2008

Les communistes savaient très bien faire ça,on se battait avec eux "spontanément" pour de généreuses,humanistes et rationnelles idées et on s'apercevait à la fin que les victoires contre le POUVOIR rapportaient surtout du pouvoir (des places ), et des pépettes (ah ces augmentations de 5% pour tous ) aux chefs dans la profession,dans le syndicat et dans le parti.
Avec l'antipédagogisme,à lire certains,les AGREGES ne seraient-ils pas en train de chercher à nous faire lutter pour leurs "petits" intérets matériels plutôt que pour la pratique rationnelle d'enseigner ?
C'est pas facile de ne pas lutter idiot.

Écrit par : idiot inutile | 04 septembre 2008

Pour enfoncer le clou, il faut voir l'allure grotesque de la grosse bande de nazes qui "défend" notre statut. Je ne parle même pas des syndicats du secondaire, qui ne voient, effectivement et à tort, dans l'agrégation, qu'une voie de promotion interne pour les certifiés (Au passage, je suis en accord avec l'opinion selon laquelle l'agrégation interne n'a d'agrégation que le nom. A mon avis, aucun inspecteur général n'affecterait un "agrégé interne" en prépa, du moins, je l'espère)

Que demande l'auguste Société des agrégés "en ce qui concerne l'affectation des agrégés en lycée"?

Ceci :"Pour le mouvement intra-académique :
1-Une bonification beaucoup plus importante qu'auparavant et véritablement efficace.
2-La possibilité de cumuler cette bonification avec les points accordés pour le rapprochement de conjoint ou l'autorité parentale unique."

Pour la mesure 1, ils obtiendront au mieux une dizaine de points supplémentaires alors que pour rendre la bonification vraiment efficace - surtout en des temps de mesure de carte scolaire - il faudrait la multiplier par dix, voire par cent dans certaines académies et certaines disciplines, ce qui, de fait, reviendrait à scinder le mouvement en deux comme je le propose.
Pour la mesure 2, c'est une arnaque pour les célibataires si le mouvement reste en l'état, les bonifications de rapprochement de conjoints écrasant la bonification d'agrég. Les jeunes agrégés célibataires continueront de passer derrière tous le monde, mais bon, les jeunes agrégés célibataires, tous le monde s'en fout, non?

Concernant le statut, on peut lire ceci : "la Société des agrégés demande que le second paragraphe de l'article 4 du statut des professeurs agrégés soit ainsi modifié : et exceptionnellement SUR LEUR DEMANDE dans les classes de collèges"
C'est avec ce genre de revendications, où on veut le beurre et l'argent du beurre - à la limite : on donne au professeur agrégé une carte de France et il désigne du bout du doigt son affectation - que l'on n'obtient rien, tout cela pour complaire aux vieux "agrégés internes" qui ne veulent pas abandonner leur sinécure en collège, ce qui est scandaleux. Un agrégé ne doit pas pouvoir être affecté en collège point barre. Si ça l'emmerde, il n'a qu'à démissionner et passer le CAPES.

Quant au SAGES, à part s'indigner parce que les PRAG n'ont pas les mêmes obligations de service que les maîtres de conf' - merde si tu veux être enseignant chercheur passe le concours, connard! plutôt que d'être larbin à la fac (c'est relatif, un poste PRAG peut être plus intéressant qu'un poste en lycée tout de même) il sert à quoi exactement?

Écrit par : TotoWeininger | 04 septembre 2008

Bon, le rectorat ne m'appellera plus aujourd'hui pour un remplacement. Je rentre chez mes parents ce soir et je débranche mon téléphone jusqu'à lundi, sinon je vais péter un câble.

Écrit par : TotoWeininger | 04 septembre 2008

Totoweininger, les revenications de la société des agrégés ne sont pas très élevées, mais vous remarquerez qu'elle ne les obtient meme pas...

Moi ce que je ne comprends pas c'est que les agrégés soient si peu capables de s'organiser qu'ils n'aient meme pas un syndicat. C'est qd meme dément. La SdA ne sert à rien car elle n'est pas un syndicat - il faudrait un syndicat, point.

La Sages, qui a eu la bonne idée d'être un syndicat, est plombé car il n'a pas le soutien de la SdA, car le Snalc s'en défie comme de la peste depuis qu'il est allié au SIES (et même depuis qu'il a été créé), et parce qu'ils ont fait une grosse connerie que tout le monde rappelle pour se moquer d'eux.

En gros, la SdA dilapide une popularité de longue date qui ne sert à RIEN (sinon à faire de la promo pour qques bouquins écrits par ses membres, et que d'autres membres recommandent avec une extase automatique et forcée dans les bulletins papier - on croit rêver !- de la Société), et le Sages n'a aucune popularité, d'autant qu'il est grevé par une erreur de syndcat débutant et par la méfiance du Snalc (pourquoi s'allier avec le Sies, je vous le demande ?).

Bref : impasse, la partie est bloquée.

Écrit par : Jérémy | 04 septembre 2008

Si, à l'époque où je faisais mes études, le statut des agrégés leur avait imposé 35 heures de présence sur place, j'aurais immédiatement choisi une autre voie. J'aurais sans doute tenté l'Ecole des chartes. L'un des grands avantages de l'enseignement, c'était - jusqu'à aujourd'hui - d'organiser librement son travail. Faute de quoi j'aurais de loin préféré être responsable d'une bibliothèque.

Écrit par : Sylvie Huguet | 04 septembre 2008

Zorglub découvre les derniers échanges avec stupeur dans un premier temps.

A la relecture un sourire ironique (et néanmoins bienveillant) s'installe durablement sur son visage narquois.
Il pense à la tronche de Gégé et Victor qui attendaient tantôt le grand soir et dont les propos se retrouvent mélés à une querelle ésotérique d'épiciers.

Elle est pas belle la vie pour un Zorglub ?

Écrit par : Zorglub | 04 septembre 2008

Sans rire, vous êtes tous à la Société des Agrégés? Je croyais que c'était une organisation comparable à la confrérie des Mangeurs d'Andouillette de Cambrai... Plus corporatiste, je crois que cela n'est pas possible.

C'est assez drôle quand même le long lamento sur les agrégés sacrifiés du sytème. A l'EN, ce ne sont quand même pas les plus mal lotis, même si les affectations ne sont pas toujours conformes aux aspirations individuelles.

Écrit par : Romuald | 04 septembre 2008

Elle est pas belle la vie pour un Zorglub ?

Ecrit par : Zorglub | 04 septembre 2008

Vous avez la bonne humeur communicative, Zorglub. Je m'en vais ragaillardi.

Écrit par : TotoWeininger | 04 septembre 2008

Et pourtant, du rêve, dans l'éducation, Dieu sait qu'on en donne.

Ecrit par : Jérémy | 04 septembre 2008

Oui mais là, non. On ne lit qu'amertume, rancœur, capessien contre agrégé, prof de collège contre prof de lEP contre prof de prépa, décomptes de dixième d'euro et de quart d'heures sup. Franchement démoralisant. Ça repart comme en mai/juin. A ce moment là, je me suis contenté d'attendre que ce soit fini parce que je concevais que l'épuisement de fin d'année, l'approche des examens et concours vous mettent sur les dents et vous plombent mais, là, franchement, après deux beaux mois de détente, vous devriez être pleins d'énergie et de beaux projets, humour en bandoulière. Vous lire ici me démoralise, me fait de la peine et m'inquiète énormément.
A la lointaine époque où je prenais quatre semaines de vacances en été, quand nos conditions d'exercice et d'embauche rendaient la chose aisée, c'était il y a longtemps, je me souviens encore avec quelle énergie je reprenais le harnais. Et pourtant, je soignais bien des chiens nourris au Frolic ou au pain trempé, pas socialisés, aux maîtres peu investis, qui voulaient la piqure miracle, la petite blanche qui stoppe les gratouilles.

Écrit par : dobolino | 04 septembre 2008

Elle est pas belle la vie pour un Zorglub ?

Ecrit par : Zorglub | 04 septembre 2008

Vous avez la bonne humeur communicative, Zorglub. Je m'en vais ragaillardi.

Ecrit par : TotoWeininger | 04 septembre 2008

merci!

Écrit par : dobolino | 04 septembre 2008

Selon les propres chiffres du ministère, 9000 agrégés sont actuellement affectés en collège. Cela doit représenter près de 20% du total. 20% cela ne relève plus de l'exception, mais d'un mépris affiché des statuts et qualifications.

On ne sortira pas de cette situation minable qui décrédibilise tout discours sur la "revalorisation" du métier par un "coup de pouce" donné à la bonification pour agrégé lors du mouvement intra-académique, comme le réclame bien humblement la Société des agrégés - dont les gouvernants se fichent éperdument de toute façon - mais en scindant le mouvement en un "mouvement agrégé" - obligation étant faite aux agrégés de postuler en lycée ou dans le supérieur- suivi d'un "mouvement certifié", une fois tous les agrégés casés.
Un agrégé ne doit pas pouvoir être affecté en collège point barre. Si ça l'emmerde, il n'a qu'à démissionner et passer le CAPES. ( TotoWeininger)


Je bois du petit lait en vous lisant. Je me délecte littéralement. J'ai déjà défendu les mêmes propos que vous ici. J'en ai pris plein la tête, mais alors plein la tête vraiment.
Seul François Duhem est venu à mon secours et je suis ravi d'apprendre qu'il vient d'être nommé en lycée; vraiment ravie pour vous, François!
Sinon, vous ne trouverez personne ici qui défendra notre point de vue. Les agrégés en poste en lycée se moquent totalement de savoir que nous sommes quelques -uns à moisir en collège. Pis que cela, des collègues universitaires ou profs de prépas vous diront que c'est normal de réserver des places aux certifiés en lycée. Quand j'ai parlé comme vous d'une priorité absolue pour le lycée aux agrégés( puisque c'est inscrit dans les textes) , on m'a avancé les arguments les plus pourris que les syndicats avancent:même boulot...gnagna...Je passe...On connaît.
J'ai même eu une discussion sanglante avec un certain Pedro Cordoba sur sa liste de discussion de RE qui soutient qu'il n'est pas possible de reverser les quelques 9000 agrégés qui moisissent en collège parce que quoi? parce qu'on ne peut pas interdire aux certifiés l'accès au lycée. Depuis il ne se donne plus la peine de répondre à mes mails.
Françoise Guichard a la même position. Et tous ces braves gens pignent de voir l'agreg attaquée et en voie de disparition.
Ben, oui, quand on ne défend pas les spécificités d'un concours, il fout le camp. Après vous avez tous les bien -pensants certifiés ou autres qui s'en foutent ou qui sont bien contents de nous passer sous le nez au lycée sans avoir passé le concours de l'agreg. Bref, vous avez ici un échantillon parfait de ce qu'on retrouve dans les salles des profs: on crie qu'il faut défendre le mérite mais si on peut avoir un passe-droit qui vous permet d'avoir le lycée sans le concours qui va avec, on se réjouit. Et puis il y a ceux qui l'ont et qui trouvent que ça fait pas de gauche de réserver le lycée aux agrégés.
Il nous reste Brighelli qui doit avoir du sang normand mélangé au sang corse: en aparté il vous dit que oui, bien sûr, les agrégés seraient mieux au lycée et qui au grand jour ne dit rien pour ne pas se mouiller et qui n'a pas l'air d'avoir porté haut et fort la dite revendication aux oreilles de son petit copain Darcos qui ne pipe mot de l'affaire et dont la préoccupation majeure est de rester vissé à son poste de ministre même s'il se compromet dans les pires crasses.
Bref, ceux qui sont au chaud s'en tapent, ( à part François ici) et les autres ricanent.
La lâcheté est l'atout majeur du fonctionnaire et au bout de 2 ou 3 ans dans l'EN on voit très bien comment des régimes comme celui deVichy ou des régimes autocratiques se sont mis en place ou pourraient se répéter sous une forme ou une autre.
Je vous laisse un des mes mails si le coeur vous en dit; j'aurais deux ou trois choses à ajouter si cela vous intéresse. Pas d'obligation non plus bien sûr. Je n'ai plus d'espoir pour ma part mais j'aurai toujours de l'énergie pour défendre le mérite et ceux qui ne grimpent pas par passe-droits mais par leur propre travail.
camille@gmail.com
Bien à vous.

Écrit par : Sanseverina | 04 septembre 2008

Sanseverina, vous êtes injuste : je suis agrégé en lycée et non seulement je pense que les agrégés devraient être en lycée, mais j'ai même dit ici tout le mal que je pensais de la séparation artificielle entre agrégés et certifiés.

Je comprends votre amertume, mais réservez vos piques à ceux qui les méritent vraiment, ou vous allez desservir votre cause...

Écrit par : sanjuro | 04 septembre 2008

[…] « Car, me confîa-t-il, si prospères que nous puissions paraître aux yeux d'un étranger, nous n'en sommes pas moins affligés de deux terribles maux : à l'intérieur, des factions s'opposent violemment et, à l'extérieur, un ennemi très puissant menace de nous envahir. Pour ce qui est du premier, il vous faut savoir que depuis plus de soixante-dix lunes, il existe, au sein de l'empire, deux grands partis rivaux, du nom de tramecksan et de tlamecksan, qui désigne ce qui les distingue : la taille, haute ou basse, de leurs talons.
« On prétend, en vérité, que les hauts-talons seraient plus fidèles à notre ancienne constitution, mais toujours est-il que Sa Majesté a décidé de ne nommer que des bas-talons au sein de l'administration de son gouvernement et à tous les postes relevant de la Couronne : ceci, vous l'aurez certainement remarqué. Peut-être aurez-vous aussi observé que les talons de Sa Majesté Impériale sont d'au moins un drurr plus bas que ceux de quiconque à la cour (le drurr est une unité de mesure équivalant à environ un quatorzième de pouce). Ces deux partis se vouent une haine si profonde que jamais ils ne mangent, ni ne boivent, ni ne parlent ensemble. Selon nos calculs, les tramecksan, ou hauts-talons, seraient plus nombreux que nous ; mais le pouvoir est entre nos mains. Nous redoutons toutefois que Son Altesse Impériale, l'héritier de la Couronne, ait quelque inclination pour les hauts-talons ; du moins il est clair qu'il a un talon plus haut que l'autre, ce qui lui donne une démarche un peu claudicante. Or, voilà qu'au beau milieu de ces querelles intestines, nous sommes menacés d'invasion par l'île de Blefuscu, l'autre grand empire de l'univers, qui est presque aussi vaste et aussi puissant que celui de Sa Majesté. Car vos allégations selon lesquelles il existerait dans le monde d'autres royaumes et Etats peuplés de créatures humaines aussi grandes que vous n'ont toujours pas convaincu nos philosophes qui inclineraient plutôt à penser que vous êtes tombé de la lune, ou d'une quelconque étoile, puisqu'il est certain qu'une centaine de mortels de votre taille dévasterait, en un rien de temps, toutes les récoltes et tous les troupeaux des domaines de Sa Majesté. Du reste, nulle part notre histoire, qui remonte à six mille lunes, ne fait mention d'autres peuples que ceux des deux vastes empires de Lilliput et de Blefuscu, ces deux grandes puissances qui donc, comme j'étais sur le point de vous le dire, se livrent, depuis trente et six lunes, une guerre des plus obstinées. Voici comment tout a commencé : chacun sait qu'à l'origine, avant de manger un œuf, on le cassait toujours par le gros bout. Or, un Jour qu'il s'apprêtait à casser son œuf selon la pratique ancestrale, le grand-père de l'actuelle Majesté, qui n'était encore qu'un enfant, se coupa un doigt. Aussitôt, l'empereur, son père, publia un édit ordonnant à tous ses sujets, sous peine de terribles châtiments, de casser leurs œufs par le petit bout. Ce décret déplut tellement au peuple qu'il provoqua, comme le raconte notre histoire, six rébellions au cours desquelles un empereur perdit la vie et un autre la Couronne. Ces guerres civiles étaient constamment fomentées par les monarques de Blefuscu, et lorsqu'on parvenait finalement à les étouffer, les exilés trouvaient toujours refuge au sein de cet empire. On évalue à onze mille le nombre de personnes qui auraient, tôt ou tard, préféré mourir plutôt que de se résigner à casser leurs œufs par le petit bout. Cette controverse est relatée dans des centaines d'ouvrages fort volumineux, mais les livres des gros-boutiens ont été depuis longtemps proscrits et la loi interdit à tous les membres de cette faction d'exercer un emploi. Au cours de ces querelles, les empereurs de Blefuscu, par l'entremise de leurs ambassadeurs, se sont à maintes reprises indignés, nous accusant de provoquer un schisme religieux en enfreignant la doctrine fondamentale de notre grand prophète Lustrog, telle qu'énoncée dans le cinquante-quatrième chapitre de la Brundrecal (c'est leur Alcoran). Toutefois, nous estimons qu'ils détournent quelque peu le texte, car les termes exacts sont les suivants : "Tous les vrais fidèles casseront leurs œufs par le bout le plus commode." Quant à savoir lequel des deux bouts est le plus commode, voilà qui, à mon humble avis, devrait être laissé à l'entière discrétion de chacun ou, à tout le moins, à l'appréciation du premier magistrat. Cela étant dit, les exilés gros-boutiens ont bénéficié d'un tel crédit à la cour de Blefuscu et ont reçu ici même tant d'appuis et d'encouragements secrets de la part de leurs partisans que les deux empires s'affrontent dans une guerre sanglante qui perdure depuis trente et six lunes, et dont les fortunes sont changeantes : nous y avons perdu quarante vaisseaux de combat et un nombre bien plus considérable de petits navires, ainsi que trente mille de nos meilleurs matelots et soldats. Bien que, selon nos estimations, nos ennemis aient essuyé des pertes un peu plus lourdes, ils viennent d'armer une dangereuse flotte et s'apprêtent à faire une descente sur nos côtes. C'est pour cette raison que Sa Majesté Impériale, qui place une confiance totale en votre force et votre courage, m'a chargé de vous exposer toute l'affaire. »
Je demandai au secrétaire de présenter mes humbles respects à l'empereur et de lui faire savoir qu'à mon avis il ne seyait pas à un étranger, comme moi, de s'immiscer entre ces deux partis mais que j'étais prêt à défendre, au péril de ma vie, sa personne et son État contre tout envahisseur.


Jonathan Swift
Voyages de Gulliver
(Première partie : le Voyage à Lilliput, extrait du chapitre IV ) 1726

Nouvelle traduction de l’anglais par Hélène Buzelin
(Librio – 2000)

Écrit par : Swift | 04 septembre 2008

Sanseverina, y'a peut-être et certainement des agrégés qui préfèrent rester au chaud dans un collège de centre grande ville que d'assumer un poste de lycée à Trifouillis les Oies ou dans le 93, non?
Si je pars de cette supposition, l'EN est bien obligée de nommer des certifiés sur ces postes de lycée peu courrus et, au fond, il n'y a alors aucune raison pour que les certifiés n'enseignent pas en "bons" lycées s'ils doivent se coller à tous les postes merdiques du second cycle pendant que des agrégés prennent les bonnes gâches de collège.
Deux concours distincts, nommons-les CAPES et Agrégation, le premier destiné à l'enseignement en premier cycle uniquement, le deuxième exclusivement au second cycle et au supérieur? Ça ne se fera jamais, pour de multiples raisons que j'ignore pour la plupart, historiques, économiques et tout et tout. Je veux bien que vous m'exposiez ces raisons...

Écrit par : dobolino | 04 septembre 2008

Comme quoi, même un gros naze de certifié de génie (???) mécanique peut avoir un usage.

Dans mon usine à monstres, nous disposons d'un bidonville dans lequel nous buvons le café (et parfois mieux ...) entre profs d'enseignement technique : sans distinction TZR, PLP, certifiés, agrégés (sauf un qui est trop occupé à porter la serviette de l'IPR)

C'est rarement du Ronsard ou du Baudelaire, mais on se marre tellement que lorsqu'un chef passe, il croit généralement qu'on se fout de sa gueule.
'videmment, on est paillards plus que grivois, vulgaires autant que grossiers, moqueurs en diables, nationalistes et réactionnaires avec les bien pensants du SNES, gauchistes s'il se pointe le patron, en tout cas toujours prêts à se damner pour un bon mot. Il m'arrive même de simuler un intérêt soudain pour le foot lorsque le PSG vient de prendre une branlée (et dieu sait ...) et de questionner ingénument le supporter de service sur l'état de son équipe.

C'est notre truc, et faut dire que ça dédramatise sacrément !
Lorsque l'un d'entre-nous revient d'une mission exploratoire en salle des profs (l'usine à déprim, ou le bureau des pleurs, c’est selon) y'a toujours une âme charitable pour lui tendre un kleenex et un bout de craie blanche en guise de Valium. On lui approche une chaise afin qu’il puisse s’installer pour oraliser et poser la douleur d’avoir assisté à une rencontre entre la prof d’italien et d’histoire-géo en 2nde 5.

Je pense que ça a quelque chose à voir avec la culture ouvrière, celle du vestiaire dans lequel il est d'usage de déconner avant et après les heures sur la chaîne.

Parmi les profs, y’a trop de pisse vinaigre, et ça, c’est aussi un de mes diagnostics du malaise de l’EN.

Écrit par : Zorglub | 04 septembre 2008

"Sans rire, vous êtes tous à la Société des Agrégés? Je croyais que c'était une organisation comparable à la confrérie des Mangeurs d'Andouillette de Cambrai... Plus corporatiste, je crois que cela n'est pas possible.
C'est assez drôle quand même le long lamento sur les agrégés sacrifiés du sytème. A l'EN, ce ne sont quand même pas les plus mal lotis, même si les affectations ne sont pas toujours conformes aux aspirations individuelles.
Ecrit par : Romuald | 04 septembre 2008

Romuald, votre dicours vaut pour tous les profs (dans le monde du travail, les profs ne sont pas les plus mal lotis), et pour l'éducation française (dans le monde, l'éducation française n'est pas la plus mal lotie). Alors si l'on suit votre raisonnement, tout va bien car il y a toujours pire. On peut fermer ce blog, arrêter d'écouter les cons de profs qui geignent, et faire taire les agrégés qui, pourtant, vous disent bien qu'il y a un truc qui ne va pas (mais on s'en fout, hein, c'est pas les plus mal lotis, non mais).

Sinon, Zorglub, on peut rigoler et ensuite être sérieux sans être taxé de pisse vinaigre, j'espère.

Enfin, Sanseverina, vous etessevere car Sanjuro, Tototruc, François Duhem avons toujours défendu l'idée de mettre les agrégés en lycée exclusivement. La SdA le fait également, mais franchement tant qu'elle ne se constitera pas en syndicat, elle ne sert strictement à rien.

Écrit par : Jérémy | 04 septembre 2008

Tiens j'ai oublié un bout de phrase. La phrase complète est donc : "Enfin, Sanseverina, vous etes severe car Sanjuro, Tototruc, François Duhem et moi-même avons toujours défendu l'idée de mettre les agrégés en lycée exclusivement."

Écrit par : Jérémy | 04 septembre 2008

"Parmi les profs, y’a trop de pisse vinaigre, et ça, c’est aussi un de mes diagnostics du malaise de l’EN."
Ecrit par : Zorglub


http://www.aquadesign.be/im/news/images/img-2671.jpg

Écrit par : Maurice | 04 septembre 2008

Je ne me fais que passer, après une journée harassante, surtout les deux dernières heures avec une classe de 4ème qui a fait très très fort dans la perversité et d'entrée de jeu.

Je sens que ça va être le bras de fer toute l'année. Les 5ème et la 4ème du petit collège sont OK. J'espère que l'autre 4ème n'est pas comme celle que je viens de quitter tout à l'heure, sinon, ça va être très très dur.

Je vois que ça recommence avec la querelle des certifiés (les petits boutiens ?) et des agrégés (les gros boutiens ?)...Bref, On n'est pas sortis de l'auberge.

Quand comprendrez-vous enfin, chers collègues, que c'est comme ça qu'ils nous ont et qu'ils nous ont toujours eu.

Comme j'essaye d'être le plus honnête possible, je viens juste signaler que mon problème d'EDT est réglé et que je garde mon mercredi.

D'autre part, contrairement à ce que je craignais, ils tiennent bien compte du fait que j'enseigne sur deux communes non limitrophes : une heure sup et une indemnité de déplacement.

Sinon, pour les deux heures sup. effectives (classes en sous-effectifs) j'attends de voir.

Écrit par : Robin | 04 septembre 2008

Enfin, Sanseverina, vous etessevere car Sanjuro, Tototruc, François Duhem avons toujours défendu l'idée de mettre les agrégés en lycée exclusivement. La SdA le fait également, mais franchement tant qu'elle ne se constitera pas en syndicat, elle ne sert strictement à rien.

Ecrit par : Jérémy | 04 septembre 2008

Question N°1: y-a-t-il suffisament d'agrégés pour pourvoir tous les postes de lycée qui se créeraient ou seraient vacants à partir de demain, remplacements compris?
(parce que, tout de même, vous n'allez pas demander aux certifiés en poste depuis cinq ou quinze ans de dégager!)

Écrit par : dobolino | 04 septembre 2008

Au risque de me faire écharper par les sachants, je ne comprends pas bien pourquoi les agrégés sont si attachés à leur prérogative d'être nommés uniquement au lycée.

La vie y est elle plus douce qu'au collège ? Serait ce parce que l'on s'est "débarassé" des pires cancres en fin de 3eme ?

La réussite à un concours donne t elle la certitude de rester meilleur ou plus méritant qu'un collègue de plus basse extraction au fil du temps ? Ca me rappelle ces entreprises où une règle tacite voulait qu'un centralien ne pouvait être pas être promu directeur, car alors il deviendrait chef de polytechnicien, injure impensable et révoltante.

Je me rappelle avoir eu des bons profs et des mauvais au lycée, et je suis totalement incapables de dire lesquels étaient agrégés. Mais je me rappelle avoir eu comme prof de francais en 5eme une jeune agrégée pleine d'ambition (pour nous) et d'amour (pour la littérature) et avoir passé une année formidable à découvrir des auteurs difficiles que je n'aurais sans doute pas eu le courage d'aborder seul.

De deux choses l'une : si les agrégés sont meilleurs que les autres profs, alors il peut être intéressant d'en nommer une proportion en collège (20% par exemple) pour tirer les élèves les plus brillants. Et dans le cas contraire, pourquoi leur accorder des privilèges ?

Il est vrai qu'il n'y a plus de classes homogènes...

Écrit par : philippe | 04 septembre 2008

Mais où est donc passé Jean et ses philippiques anti-séquences ?

Écrit par : Sylvie Huguet | 04 septembre 2008

Rires, Sylvie, je me posais la même question.

Pour dobolino : non, il n'y a pas assez d'agrégés pour remplir les lycées. Il n'est pas question d'interdire les certifiés l'entrée des lycées, ni de virer les certifiés en place, mais de dire que les agrégés passeraient un concours pour etre professeurs en lycée, tandis que les certifiés auraient un concours qui leur permet d'être en collège ou en lycée. Sauf qu'on mettrait d'abord les agrégés au lycée, et ensuite les certifiés pour les (nombreuses) places qu'il resterait.

La question de Philippe est vite résolue :
"si les agrégés sont meilleurs que les autres profs, alors il peut être intéressant d'en nommer une proportion en collège (20% par exemple) pour tirer les élèves les plus brillants." Et comment décidez-vous que les élèves les plus brillants auront des agrégés pour professeurs ????????? Ca ne tient pas la route.
"Et dans le cas contraire, pourquoi leur accorder des privilèges ?" Peut-être parce qu'ils ont passé un concours plus sélectif ?

Écrit par : Jérémy | 04 septembre 2008

Et dans le cas contraire, pourquoi leur accorder des privilèges ?

Ecrit par : philippe | 04 septembre 2008

Il y a dans l'EN une mystique de l'agrégation (qui culmine dans la question du rang...) très surprenante pour les gens qui sont extérieur au Moloch et encore plus pour les universitaires étrangers.

La question ne se pose pas en termes d'enseignants meilleurs ou pires. Le recrutement à Bac+4, à la différence du Capes à Bac+3, suppose une maîtrise disciplinaire plus accomplie (dans les faits, c'est surtout parce qu'il y a moins de places à l'agrégation qu'au CAPES plus que par la nature même du concours); aussi est-il prévu que les agrégés enseignent "en priorité" là où la maîtrise disciplinaire doit être plus importante (en l'occurrence en lycée).

Écrit par : Romuald | 04 septembre 2008

Sauf qu'on mettrait d'abord les agrégés au lycée, et ensuite les certifiés pour les (nombreuses) places qu'il resterait.

Ecrit par : Jérémy | 04 septembre 2008

Les agrégés en lycée de centre ville, les certifiés ensuite, dans les places restantes en APV et en lycée technique?

Écrit par : Romuald | 04 septembre 2008

Et comme on va bientôt parler des inscriptions nazies dans le collège d'Agde, je précise tout de suite qu'il y avait plein d'inscriptions racistes et homophobes dans mon collège pendant quatre ans, et que tout le monde s'en foutait.

Alors, qu'on découvre des croix gammées et des inscriptions nazies dans un collège ne m'étonne guère - pas la peine d'en faire un foin pour un cas particulier, ce qui est grave, c'est que ce soit si répandu, et que tout le monde fasse comme si de rien n'était.

Sinon, des croix gammées y en a plein sur les rables de cours, gravées dans le bois, pas la peine de regarder le J.T. ce soir pour en voir dans les collèges et lycées.

Écrit par : Jérémy | 04 septembre 2008

...Sinon, des croix gammées y en a plein sur les tables ....
Je ponce donc je suis.

Écrit par : huile de coude | 04 septembre 2008

Romuald, je reviens du boulot, et je tombe sur ça:

"La distinction des deux concours sert seulement à alimenter le vivier de recrutement et à proposer une promotion possible (presque la seule) aux enseignants."

Je suis désolé, mais c'est faux. Tout le monde n'a pas les mêmes compétences, et, EN MOYENNE, un agrégé (en disciplines scientifiques, je parle de ce que je connais), en saura nettement plus et comprendra mieux sa matière qu'un certifié. Pourquoi croyez-vous que presque tous les postes en prépa sont réservés aux agrégés ? C'est simplement parce qu'ils ont suivi une formation plus poussée dans leur matière, qu'ils la comprennent mieux. Donc dire que la seule vocation de l'agreg est la promotion des certifiés, c'est faux et provocateur.

Écrit par : françois duhem | 04 septembre 2008

Je suis désolé, mais c'est faux. '...). Donc dire que la seule vocation de l'agreg est la promotion des certifiés, c'est faux et provocateur.

Ecrit par : françois duhem | 04 septembre 2008

Il faut lire, je n'ai jamais écrit que la SEULE vocation de l'agrég. était la promotion interne, il y avait deux motifs dans ma réponse :
1) alimenter le vivier de recrutement (sous-entendu : attirer les meilleurs étudiants qui seraient tentés par d'autres carrières)
2) proposer une promotion aux enseignants

Écrit par : Romuald | 04 septembre 2008

Pourquoi ne pas ajouter:

3) former des professeurs plus qualifiés dans leur matière, donc ayant vocation enseigner à plus haut niveau (je parle de l'agreg externe) que les certifiés.

Écrit par : françois duhem | 04 septembre 2008

ps: je trouve aussi cette querelle très conne, mais il est encore plus con de ne pas se rendre compte que ces deux concours différents par leur niveau (contrairement à ce que dit romuald, le niveau des épreuves n'a rien à voir) et leur nature doivent logiquement déboucher sur des postes différents.

Écrit par : françois duhem | 04 septembre 2008

Pour dobolino : non, il n'y a pas assez d'agrégés pour remplir les lycées. Il n'est pas question d'interdire les certifiés l'entrée des lycées, ni de virer les certifiés en place, mais de dire que les agrégés passeraient un concours pour etre professeurs en lycée, tandis que les certifiés auraient un concours qui leur permet d'être en collège ou en lycée. Sauf qu'on mettrait d'abord les agrégés au lycée, et ensuite les certifiés pour les (nombreuses) places qu'il resterait.

Ecrit par : Jérémy | 04 septembre 2008
Donc, c'est bien ce que j'avais compris. Aux agrégés, les lycées propres de centre grande ville et de la petite couronne de Paris, au choix, et ensuite (c'est le mot dont vous usez) pour la racaille ou les paysans, sauf exception, les certifiés qui viendront poliment et gentiment boucher les trous à Tulle, Brive la Gaillarde et Manosque, à mille mille de toute activité culturelle ou bibliothèque ou université.
Ça ne va pas du tout! Autant pour les certifiés que pour les élèves.
Je ne dis pas qu'un certifié ne soit pas souvent un bon professeur, souvent beaucoup plus sérieux et régulier dans son travail, mais, bon, j'ai eu des agrégés quand j'étais élève de lycée et, de toute évidence, ce n'était pas la même amplitude. Il arrivait qu'on s'envole et qu'on en oublie un peu le bachotage. On pouvait même avoir fugitivement l'impression d'avoir un cerveau!

Écrit par : dobolino | 04 septembre 2008

3) former des professeurs plus qualifiés dans leur matière, donc ayant vocation enseigner à plus haut niveau (je parle de l'agreg externe) que les certifiés.

Ecrit par : françois duhem | 04 septembre 2008

Je m'auto-cite :"Le recrutement à Bac+4, à la différence du Capes à Bac+3, suppose une maîtrise disciplinaire plus accomplie (...); aussi est-il prévu que les agrégés enseignent "en priorité" là où la maîtrise disciplinaire doit être plus importante."

Avec deux concours à Bac+5, en revanche, la distinction agrég./capes devient totalement absurde. C'est pourquoi ce débat va rapidement être caduc.

Il y a quand même plus urgent en ce moment, me semble-t-il, que cette question.

Écrit par : Romuald | 04 septembre 2008

Sinon, des croix gammées y en a plein sur les rables .

Ecrit par : Jérémy | 04 septembre 2008

Nouvelle recette créée par les élèves de Jérémy: rable de lièvre sauce Auschwitz.

Écrit par : dobolino | 04 septembre 2008

En 96, agrég. de philo. : 80 places; capes de philo. : 240 places
En 07, agrég. de philo. : 47 places; capes de philo. : 30 places

Un certifié de 2007 a-t-il une compétence disciplinaire moins importante qu'un agrégé de 96? Rien n'est moins sûr, vu le caractère sélectif actuel du concours.

Écrit par : Romuald | 04 septembre 2008

Remarque de haute volée puisque les agrégés et certifiés de philo ne risquent pas d'aller au collège.

La question de base, c'est : à quoi servent les agrégés ? S'ils peuvent aller enseigner en cinquième UPI, quatrième SEGPA et en troisième DP6, ca ne sert à RIEN de les payer plus cher que les certifiés.

Dobolino et Romuald, votre idée ne peut amener qu'à la suppression de l'agrégation, la généralisation du recrutement au Capes pour tous. C'est une idée défendable, il suffit de l'assumer.

Écrit par : Jérémy | 04 septembre 2008

Dans ma famille, il y a eu et il y a des enseignants. Leur choix de contestation préféré a toujours été un zèle d'autant plus outrancier qu'ils étaient scandalisés par l'état de l'enseignement, les programmes, le laxisme, la disparition des valeurs d'instruction publique.

Ecrit par : dobolino | 04 septembre 2008

Mode con matérialiste on

Et ils ont perdu combien de pouvoir d'achat en trente ans, ces gloires?

Mode con matérialiste off

Ecrit par : TotoWeininger | 04 septembre 2008

Qui ? Moi ? Chais pas !
Remarquez, moi, je n'ai qu'un malheureux Bac, alors, c'est p't'êt' normal...
Et puis, de toute façon, depuis qu'un Ministre du budget, appelé depuis à d'autres fonctions bien plus bling-bling, a dit qu'il fallait coûte que coûte faire consommer les Français, je n'arrive plus à avoir envie de m'offrir un p'tit cadeau de temps en temps, alors, ce n'est pas très grave.
Et puis, comme je suis "directrice 2-4 classes", en 2009, je vais gagner 200 euros de plus... par an ! Elle est pas belle, la vie ?

Écrit par : catmano | 04 septembre 2008

Romuald, je serais désolé si je vous avais blessé. Bien entendu que le concours du capes de philo est sélectif, il est sans doute plus dur à réussir que les agregs d'autres disciplines.
Je me contente de parler de ce que je connais: physique, chimie et maths. Le simple pourcentage de réussite n'est pas un indicateur fiable du niveau d'un concours. Par exemple, en physique, tous les ans, il y a grosso modo 50-60 normaliens qui passent l'agreg, et je ne parle pas des sup'aero, centraliens et autres. Il est évident que leur présence relève le niveau du concours, très au dessus de celui du capes. A l'inverse, si vous avez une armée de manchots qui s'inscrivent au concours, et se cassent copieusement la figure, cela baissera énormément le taux de réussite, sans que le niveau du concours en soit rehaussé.

Écrit par : françois duhem | 04 septembre 2008

D'accord avec Jérémy, les suggestions de Romuald et Dobolino (qui semble avoir des convictions fluctuantes sur le sujet) ne peuvent qu'amener à supprimer l'agreg. Et qu'on ne me raconte pas qu'un pseudo bac+5 à la gomme, bourré de "compétences" et vide de savoir comblera le manque laissé par sa disparition. Pauvres futurs élèves de prépa: tu ne connais pas l'équation de klein-gordon et tu ne sais pas non plus résoudre les autres ? Ce n'est pas grave, faisons plutôt du coloriage, de la pâte à sel, et tout ce dont tu as envie.

Écrit par : françois duhem | 04 septembre 2008

Dobolino et Romuald, votre idée ne peut amener qu'à la suppression de l'agrégation, la généralisation du recrutement au Capes pour tous. C'est une idée défendable, il suffit de l'assumer.

Ecrit par : Jérémy | 04 septembre 2008
Quelle idée???????? Je n'ai pas d'idée, juste des interrogations... et pas de solution.
Je suis tout à fait pour les agrégés en lycée et les certifiés en collège. Le fait est que le nombre d'agrégé est insuffisant et qu'on ne peut l'augmenter de façon substantielle sans baisser la barre de ce concours de haut niveau.
A moins que..., à moins qu'on donne au statut d'agrégé un tel attrait en matière de salaire et de responsabilités, de perspectives de carrière, que ce concours attire plus de personnes en mesure de réussir les épreuves. Mais, là, je ne vois pas trop comment car, somme toute, il ne s'agit que d'enseigner en lycée à des gars qui viennent là souvent en touristes.

Écrit par : dobolino | 04 septembre 2008

"Donc, c'est bien ce que j'avais compris. Aux agrégés, les lycées propres de centre grande ville et de la petite couronne de Paris, au choix, et ensuite (c'est le mot dont vous usez) pour la racaille ou les paysans, sauf exception, les certifiés qui viendront poliment et gentiment boucher les trous à Tulle, Brive la Gaillarde et Manosque, à mille mille de toute activité culturelle ou bibliothèque ou université"

Il y a un livre sur l'histoire de l'agrégation qui est sorti il y a quelque temps, fait par un ancien de St Cloud. C'était effectivement la situation au XIX° siècle; mais rassurez-vous, le système des points a chassé les agrégés des lycées de centre-villes, la plupart des néo-agrégés n'ayant pas assez de points pour les avoir.
Remarquez, on peut aussi les chasser définitivement des lycées et des collèges en réservant l'agrégation pour le supérieur (comme en Droit), comme cela la discussion sur le sexe des anges (sur les mérites respectifs des certifiés ou des agrégés) appartiendra aux querelles scolastiques du passé, digne objet d'étude d'un futur historien de la ... désagrégation.

Écrit par : Sénéchal | 04 septembre 2008

François Duhem, je n'ai aucune conviction sur le sujet agrégé/certifié. Je me pose des questions et essaye de me forger une opinion qui tienne la route.
En fait, le sujet m'intéresse plus que la moyenne des français car j'en entends parler depuis le berceau, mon père ayant formé les élèves pour le CAPES et corrigé les examens et pareil pour l'agreg et, malgré mon jeune âge, j'ai bien vu alors la différence, les corrections d'agreg étant beaucoup plus longues et plus lourdes. Il nous rejoignait en vacances beaucoup plus tard et beaucoup plus fatigué quand il a corrigé l'agrégation.

Écrit par : dobolino | 04 septembre 2008

Sénéchal, ne faites pas l'âne, je répondais à Jérémy! Je ne posais pas un diagnostic sur l'état actuel! C'estbeni que Jérémy proposait bel et bien de revenir à système digne du XIX° siècle.

Écrit par : dobolino | 04 septembre 2008

Et puis, de toute façon, depuis qu'un Ministre du budget, appelé depuis à d'autres fonctions bien plus bling-bling, a dit qu'il fallait coûte que coûte faire consommer les Français, je n'arrive plus à avoir envie de m'offrir un p'tit cadeau de temps en temps, alors, ce n'est pas très grave.

Ecrit par : catmano | 04 septembre 2008

Mais t'en fais quoi, de tous tes sous? Tu dors sur un matelas de billets?
Si t'as des états d'âme à t'offrir des cadeaux et que tu ne sais plsu quoi faire de ton pognon, offre les moi, je prends!
J'ai acheté deux carpes Koï et deux poiscailles rouges assez jolis et un peu gros, genre douze cm, avec des nageoires en voiles très jolies, pour mettre dans la fontaine de Bons. 2*15 + 2*9= 48 euros, juste pour le plaisir, plus une boîte de bouffe spéciale pour eux.

Écrit par : dobolino | 04 septembre 2008

Romuald, je serais désolé si je vous avais blessé.

Ecrit par : françois duhem | 04 septembre 2008

Pas du tout...
Je suis agrégé (externe puisque c'est important apparemment) et pas particulièrement dans une place de choix dans le système (TZR depuis 7 ans (en philo., on ne peut pas être en collège)); mais je dois avouer à lire ce blog que j'ai l'impression que certains semblent regretter le temps de la salle des profs séparée, à droite (le bon côté) pour les agrégés, à gauche pour les certifiés, les contractuels dans le couloir.
J'ai vu des néo-certifiés, brillants, devoir commencer à travailler, ce qui a handicapé lourdement leur succès à l'agrég. J'essaie simplement par ma voix discordante d'introduire un peu de mesure dans la valorisation de l'agrégation. J'ai quand même, comme Dobolino, évoqué la nécessité d'une affectation prioritaire des agrégés dans les lycées (mais cela me choque qu'un TZR agrégé refuse une mission essentiellement parce qu'elle est en collège).

Il y a sans doute aussi le fossé entre les disciplines; en lettres ou en philo. la dissertation et le commentaire demeurent les exercices canoniques dans les deux concours (avec un programme plus précis dans un cas, et un programme plus généraliste dans l'autre).

Écrit par : Romuald | 04 septembre 2008

"ne faites pas l'âne"

je ne fais pas l'âne; je rappelle simplement que cette querelle permet de faire avancer en douce l'idée d'un corps unique, malléable à merci sous la main de fer trop visible du Béhémot redoutable. Cela ne va pas plus loin.
J'évite avant tout les querelles de personne, rassurez-vous. Les mauvaises bonnes idées sont tellement plus nocives que ceux qui les défendent; c'est à elles et elles seules qu'il faut s'en prendre.

Écrit par : Sénéchal | 04 septembre 2008

je ne fais pas l'âne; je rappelle simplement que cette querelle permet de faire avancer en douce l'idée d'un corps unique, malléable à merci sous la main de fer trop visible du Béhémot redoutable.

Ecrit par : Sénéchal | 04 septembre 2008
Et moi non plus, je ne fais pas l'âne gratuitement! Je viens chercher des arguments pour que, dans le monde public, tout le monde n'accepte pas sans broncher l'idée d'un corps unique taillable et corvéable à merci. Je ne maîtrise pas l'argumentation a priori et je suis quand même un peu obligée de faire l'âne pour avoir du son. Comprenez-vous?
Si je n'emporte, à mon niveau, ne serait-ce que l'adhésion de dix personnes, ce sera toujours ça de gagné.
Je pose donc les questions aussi bien que les diagnostics de monsieur tout le monde afin de pouvoir, au quotidien, répondre à monsieur tout le monde.

Écrit par : dobolino | 04 septembre 2008

"certains semblent regretter le temps de la salle des profs séparée, à droite (le bon côté) pour les agrégés, à gauche pour les certifiés"

Une fois de plus, inutilement provocateur: personne n'a dit ou sous-entendu cela, et vous venez nous mettre cette idée nauséabonde sous le nez: beuark !

Écrit par : françois duhem | 04 septembre 2008

"certains semblent regretter le temps de la salle des profs séparée, à droite (le bon côté) pour les agrégés, à gauche pour les certifiés"

Une fois de plus, inutilement provocateur: personne n'a dit ou sous-entendu cela, et vous venez nous mettre cette idée nauséabonde sous le nez: beuark !

Ecrit par : françois duhem | 04 septembre 2008
Etes-vous certain que ce n'est pas souvent encore ainsi, même si la démocratisation a voulu une seule salle des profs?
On ne voit guère sur ce blog de professeurs de technologie ou de SEGPA, par exemple, et je serai curieuse de savoir comment ils vivent la salle des profs. Allez plus haut lire le témoignage de Zorglub qui préfère son "bidonville" pour la pause café.

Écrit par : dobolino | 04 septembre 2008

Pour vous expliquer mieux, lisez le texte qui suit. Il est nul à chier, bourré d'erreurs et de très mauvaise qualité. On nous l'a présenté sur un forum gentillet de bonne tenue et, pour ma part, c'est grâce essentiellement à une fréquentation assidue de bonnetdane que j'ai pu développer une argumentation pour en démonter les amalgames et le côté manipulateur. Il y a deux ou trois ans, je n'aurai su que dire.

Lisez et bon courage pour ceux qui ne le connaissent pas. Vous reconnaîtrez d'où sortent les auteurs!

La journée d'Enzo ou l'école de demain....

3 septembre 2012

Enzo est assis à sa place, parmi ses 32 camarades de CP. Il porte la vieille blouse de son frère, éculée, tâchée, un peu grande. Celle de Jean-Emilien, au premier rang, est toute neuve et porte le logo d'une grande marque.
La maîtresse parle, mais il a du mal à l'entendre, du fond de la classe. Trop de bruit.

La maîtresse est une remplaçante, une dame en retraite qui vient remplacer leur maîtresse en congés maternité. Il ne se souvient pas plus de son nom qu'elle ne se souvient du sien. Sa maîtresse a fait la rentrée, il y a trois semaines, puis est partie en congés.
La vieille dame de 65 ans est là depuis lundi, elle est un peu sourde, mais gentille. Plus gentille que l'intérimaire avant elle. Il sentait le vin et criait fort. Puis il expliquait mal.

Du coup Enzo ne comprend pas bien pourquoi B et A font BA, mais pas dans BANC ni dans BAIE ; ni la soustraction ; ni pourquoi il doit connaître toutes les dates des croisades.

On l'a mis sur la liste des élèves en difficulté, car il a raté sa première évaluation. Il devra rester de 12 à 12h30 pour le soutien. Sans doute aussi aux vacances.

Hier, il avait du mal à écouter la vieille dame, pendant le soutien ; son ventre gargouillait. Quand il est arrivé à la cantine, il ne restait que du pain. Il l'a mangé sous le préau avec ceux dont les parents ne peuvent déjà plus payer la cantine.

Il a commencé l'école l'an dernier, à 5 ans. L'école maternelle n'est plus obligatoire, c'est un choix des mairies, et la mairie de son village ne pouvait pas payer pour maintenir une école.

Son cousin Brice a eu plus de chance : il est allé à l'école à 3 ans, mais ses parents ont dû payer.

La sieste, l'accueil et le goûter n'existent plus, place à la morale, à l'alphabet ; il faut vouvoyer les adultes, obéir, ne pas parler et apprendre à se débrouiller seul pour les habits et les toilettes : pas assez de personnel. Les enseignants, mal payés par la commune, gèrent leurs quarante élèves chacun comme une garderie. L'école privée en face a une vraie maternelle, mais seuls les riches y ont accès. Mais Brice a moins de mal, malgré tout, à comprendre les règles de l'école et ses leçons de CP. En plus, le soir il va à des cours particuliers, car ses parents ne peuvent pas l'aider pour les devoirs, ils font trop d'heures supplémentaires.

Mais Enzo a toujours plus de chance que son voisin Kévin : il doit se lever plus tôt et livrer les journaux avant de venir à l'école, pour aider son grand-père, qui n'a presque pas de retraite.

Enzo est au fond de la classe. La chaise à côté de lui est vide. Son ami Saïd est parti, son père a été expulsé le lendemain du jour où le directeur (un gendarme en retraite choisi par le maire) a rentré le dossier de Saïd dans Base Élèves. Il ne reviendra jamais. Enzo n'oubliera jamais son ami pleurant dans le fourgon de la police, à côté de son père menotté. Il parait qu'il n'avait pas de papiers... Enzo fait très attention : chaque matin il met du papier dans son cartable, dans le sac de sa maman et dans celui de son frère.

Du fond, Enzo ne voit pas bien le tableau. Il est trop loin, et il a besoin de lunettes. Mais les lunettes ne sont plus remboursées. Il faut payer l'assurance, et ses parents n'ont pas les moyens.

L'an prochain Enzo devra prendre le bus pour aller à l'école. Il devra se lever plus tôt. Et rentrer plus tard. L'EPEP (établissements publics d'enseignement primaire) qui gère son école a décidé de regrouper les CP dans le village voisin, pour économiser un poste d'enseignant. Ils seront 36 par classe. Que des garçons. Les filles sont dans une autre école.

Enzo se demande si après le CM2 il ira au collège ou, comme son grand frère Théo, en centre de préformation professionnelle. Peut-être que les cours en atelier seront moins ennuyeux que toutes ces leçons à apprendre par coeur. Mais sa mère dit qu'il n'y a plus de travail, que ça ne sert à rien. Le père d'Enzo a dû aller travailler en Roumanie, l'usine est partie là-bas. Il ne l'a pas vu depuis des mois. La délocalisation, ça s'appelle, à cause de la mondialisation.

Pourtant la vieille dame disait hier que c'est très bien, la mondialisation, que ça apportait la richesse. Ils sont fous, ces Roumains !

Il lui tarde la récréation. Il retrouvera Cathy, la jeune soeur de maman. Elle fait sa deuxième année de stage pour être maîtresse dans l'école, dans la classe de monsieur Luc. Il remplace monsieur Jacques, qui a été renvoyé, car il avait fait grève. On dit que c'était un syndicaliste qui faisait de la pédagogie. Il y avait aussi madame Paulette en CP ; elle apprenait à lire aux enfants avec des vrais livres ; un inspecteur venait régulièrement la gronder ; elle a fini par démissionner.
Cathy a les yeux cernés : le soir elle est serveuse dans un café, car sa formation n'est pas payée. Elle dit : « A 28 ans et un bac +5, servir des bières le soir et faire la classe la journée, c'est épuisant. » Surtout qu'elle dort dans le salon chez Enzo, elle n'a pas assez d'argent pour se payer un loyer.

Après la récréation, il y a le cours de religion et de morale, avec l'abbé Georges. Il faut lui réciter la vie de Jeanne d'Arc et les dix commandements par coeur. C'est lui qui organise le voyage scolaire à Lourdes, à Pâques. Sauf pour ceux qui seront convoqués pour le soutien...

Enzo se demande pourquoi il est là.
Pourquoi Saïd a dû partir.
Pourquoi Cathy et sa mère pleurent la nuit.
Pourquoi et comment les usines s'en vont en emportant le travail.
Pourquoi ils sont si nombreux en classe.
Pourquoi il n'a pas une maîtresse toute l'année.
Pourquoi il devra prendre le bus.
Pourquoi il passe ses vacances à faire des stages. Pourquoi on le punit ainsi.
Pourquoi il n'a pas de lunettes.
Pourquoi il a faim.

Écrit par : dobolino | 04 septembre 2008

Rentrée 2009 : dialogue de physiciens entre dugenou (connard de base de certifié) et dugenoux (connard d'agrégé d'en haut).
-Dugenou : notre emploi du temps d'avant comportait en moyenne au moins une moitié de cours en seconde
-Dugenoux : ouaip. Même si je confisquais volontiers les terminales.
-Dugenou : dans le nouveau système les sciences physiques deviennent très majoritairement une matière à option en seconde.
-Dugenoux : ouaip. Mais au moins on n'aura que des élèves motivés
-Dugenou : possible mais une bonne moitié d'entre nous va se retrouver en sous service sévère.
-Dugenoux : ouaip. C'est moche.

Rentrée 20010, les deux connards rediscutent :
- Dugenoux : ouf, j'ai obtenu du proviseur de n'avoir que des première et des terminale.
- Dugenou : ouaip mais moi avec mes options de seconde et de première L, j'ai bien failli me retrouver en service partagé dans trois collèges de la ville.
-Dugenoux : c'est pas vrai ?! ils ont osé.
-Dugenou : ouaip mais j'ai dealé avec le proviseur qui m'a proposé des activités de bobologie pour compléter mon service sur place.
-Dugenoux : moi aussi, j'ai pris en charge les travaux pratiques de développement du râble pour compléter mon service aux 24 heures légales dans le même lycée
-Dugenou et Dugenoux ensemble : ouf ! On s'en est bien tiré. Dire qu'on aurait pu valser sur plusieurs établissements...

Vaseline pour tous ! et ils sont contents en plus. Les cons.

Écrit par : gege | 04 septembre 2008

Fiston s'est hérissé sur Sartre dès le premier cours de philo. Moi, je ne sais pas quoi dire! Heureusement, son papa a eu le temps de lire Sartre et d'y réfléchir. Il a commencé à le lui expliquer dès ce soir au téléphone.
Moi, j'ai pas eu le temps de lire Sartre. J'ai fait neuf mois de philo à temps perdu quand j'étais pas plongée dans mes maths puis stop! à fond sur la physique, la chimie et la bio puis stop! à fond sur les bestioles et leurs maladies puis, stop! tire sur le veau! puis stop! développe ton "activité" et gère tes ventes et ton stock.
le couple idéal pour élever les gosses, c'est un dilettante intello plus un bosseur nez au ras des pâquerettes qui produit du fric. Faut que j'en produise plus!
J'espère que mon fils ne me méprisera pas trop.

Écrit par : dobolino | 04 septembre 2008

Qu'est-ce qui ne va pas avec Sartre?

Écrit par : Sylvie Huguet | 04 septembre 2008

Comme certains l'ont à peu près dit, je crois que l'objectif de Darcos concernant le lycée possède 3 composantes :

- il FAUT faire des économies (discutez pas, c'est massif, on est dans la seringue)
- on joue tactique avec Aschieri et consort en leur donnant cet os, pour qu'ils avalent le reste. De toute façon, une réforme sérieuse du lycée est inenvisageable tant qu'on n'a pas réformé le collège et même l'université. (le lycée est la clef de voute du système, donc on le pose à la fin)
- on entreprend un mouvement tournant stratégique pour résorber à terme le gâchis. C'est ce dernier point qui est le plus intéressant :



Puisque depuis 40 ans, on serine :"c'est scandaleux on privilégie le latin, qui est une matière bourgeoise et inutile, faisons la révolution par l'école et promouvons les maths" ; puis "c'est scandaleux on privilégie les maths, qui est une matière bourgeoise et inutile, faisons la révolution par l'école et promouvons la géologie et l'usage de Microsoft";
tout en affichant officellement : "toutes les sections se valent, de toute façon à l'université ils s'en foutent. Et en répétant quotidiennement en privé : "Ce qu'il faut savoir c'est qu'il y a une bonne section, la panacée et si votre gosse n'y va pas c'est un raté. D'accord il est passionné de montagne, mais pour devenir un bon alpiniste, il faut d'abord faire 25 ans de pêche hauturière, c'est LA VOIE ROYALE."

L'idée est d'"en finir définitivement avec cette incongruité hypocrite des filières". (point 1)

Puisque l'égalitarisme règne, au bac et autour et que l'idée de sélectionner les élèves selon leur niveau scolaire, académique, ou même leur capacités (acquises ou innées, on s'en fout) est perçue unanimement comme un crime abominable, concédons ce point : Tout se vaut, le macramé et la physique quantique.
Dorénavant l'éducation nationale ne prétendra nullement (ce qui serait discriminatoire) que l'expertise financière en fusions et acquisitions nourrirait mieux son homme que la poterie non décorative. Entrons dans un univers de LIBERTE où chacun fait CE QU'IL VEUT et se réalise ainsi.

Nous aurons ainsi une belle société, où chacun fait sa cuisine dans son petit coin et où la misère de quelques uns (et un peu plus) témoigne simplement de leur goût pour l'ordure ou de leur carence morale.

D'où l'idée de SUPPRIMER le groupe classe, en camouflant les différences de niveau derrière la liberté de choix tant des élèves que des établissements. BREF L'AMERICANISATION. (point 2)
Pour comprendre comment ça marche, je vous conseille de lire ce petit texte un peu ancien, mais très instructif :
http://pagesperso-orange.fr/jean-pierre.barani/GGODEF.PDF

Je me demande si, vu la situation, il est pertinent de lutter contre. Et s'il ne vaudrait pas mieux essayer (en bon judoka) de profiter de cette tendance, pour influencer l'avenir ...

Écrit par : julius | 04 septembre 2008

Qu'est-ce qui ne va pas avec Sartre?

Ecrit par : Sylvie Huguet | 04 septembre 2008
Ben, il était un peu désespéré parce qu'il ne savait pas déjà et qu'il découvrait. Avant, ils avaient fait Epicure et Aristote et, là, il maîtrisait mais Sartre, il n'avait lu que le théâtre.
Le problème, avec mon garçon, c'est qu'il n'a jamais perçu l'école que comme un lieu de contrôle des connaissances et non comme un lieu d'apprentissage et de découverte. Ne saisissant pas Sartre d'entrée, il le classait dans le secteur "les cons". Il m'a ensuite expliqué qu'il avait lu son œuvre théâtrale et j'en ai profité pour lui dire que, pour bien jouer ou mettre en scène Sartre, il fallait qu'il saisisse sa philosophie mais que moi, à part faire des lavements aux chiens... Alors, il m'a dit: "Passe-moi papa" et papa a expliqué et moi, j'ai une boule dans la gorge, parce que je ne peux rien faire. Je suis nulle. Je ne sais rien. Je vis au ras du gazon.
Enfin, consolation, je lui ai fait, à la sueur de mon front, son 19 en Enseignement scientifique et puis, la petite, elle a dit qu'elle veut faire véto ou médecine.

Écrit par : dobolino | 04 septembre 2008

Alors là c'est la meilleure !!!!

Romuald, vous êtes agrégé de philo, vous NE pouvez donc par définition PAS vous retrouver un jour en collège, même pour une heure, et vous trouvez anormal qu'on demande que les agrégés ne puissent pas exercer en collège ! Alors que c'est de toute façon votre cas ! Vous pourrez toujours pousser vos hauts cris que vous adoreriez être au collège, que si vous étiez certifié vous seriez aussi privé de collège, et que ce n'est pas votre faute si les pov petits collégiens sont privés de philo, c'est un fait : vous n'enseignerez jamais de votre vie en collège ! Alors pour venir donner des leçons en maître de bonne conscience à ceux qui sont directement concernés, vous n'avez pas froid aux yeux (qu'est-ce que vous en auriez à faire que les agrégés ne puissent être qu'au lycée ???).

Vous ne manquez vraiment pas d'air ! Il n'y a pas "la décence" au programme de philo ?! C'est une notion à creuser !

Écrit par : Jérémy | 04 septembre 2008

Et les contenus des programmes du futur lycée néantisé ?

Qui "bosse" dessus en loucedé ?

Bis repetita.

Écrit par : gege | 04 septembre 2008

Pour se familiariser facilement avec la philosophie de Sarte, il y a un petit bouquin très clair, écrit par le maître himself, "L'existentialisme est un humanisme". Je m'en suis beaucoup servie quand j'expliquais Huis-clos.

Écrit par : Sylvie Huguet | 04 septembre 2008

SartRe

Écrit par : Sylvie Huguet | 04 septembre 2008

Pour comprendre comment ça marche, je vous conseille de lire ce petit texte un peu ancien, mais très instructif :
http://pagesperso-orange.fr/jean-pierre.barani/GGODEF.PDF

Je me demande si, vu la situation, il est pertinent de lutter contre. Et s'il ne vaudrait pas mieux essayer (en bon judoka) de profiter de cette tendance, pour influencer l'avenir ...

Ecrit par : julius | 04 septembre 2008
Je l'envoie à mon frère, ingénieur français aux Etats-Unis et père d'un garçon de dix-sept ans. On verra son avis...
Je l'entends déjà glousser cyniquement!

Écrit par : dobolino | 04 septembre 2008

Pour se familiariser facilement avec la philosophie de Sarte, il y a un petit bouquin très clair, écrit par le maître himself, "L'existentialisme est un humanisme". Je m'en suis beaucoup servie quand j'expliquais Huis-clos.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 04 septembre 2008
Le papa l'a, il va le lui sortir, merci!
Moi, s'il a un chien, plus tard, je pourrais toujours le lui soigner...

Écrit par : dobolino | 04 septembre 2008

Les agrégés finissent par me gonfler : c'est une année universitaire de plus qui les rend si fortiches ? Un petit bac +4 ? Pourquoi pas forcer jusqu'au doctorat, fainéants ?
Quant à avoir un lycée, il suffit de le demander mais pas à deux pas de chez soi : je gage qu'il y a des postes libres dans le 93 ou le 59.

Écrit par : victor | 04 septembre 2008

"Je l'entends déjà glousser cyniquement!"
Ecrit par : dobolino

Mais pourquoi donc ?

Écrit par : Pli | 04 septembre 2008

Bah, il n'y a qu'ici que j'ai besoin de défendre les agrégés (parmi lesquels il y a de sacrés cons, et je ne vise pas Romuald que je n'ai pas le plaisir de connaître). Il est ahurissant de voir les réactions que provoque l'idée que les agrégés puissent mériter d'être en lycée, et que les certifiés puissent être en collège ou en lycée.

Victor, vous vous renseignerez peut-être avant de proférer des âneries : les lycées dans le 59 sont hors de prix niveau points lors des mutations. Ca prouve la haute idée que vous vous faites de ce département, et la méconnaissance que vous avez d'une certaine réalité.

Écrit par : Jérémy | 05 septembre 2008

Petit passage éclair sur le blog au milieu de la nuit. Je vois que mon intervention a déchaîné les passions. Je laisse rapidement quelques mots avant d'aller me coucher.

Tout d'abord, merci, Sanseverina, pour votre soutien. Je me souviens de vos messages sur le même sujet et j'y pensais en rédigeant le mien. Il règne une telle hypocrisie doucereuse dans l'EN que toute voix à peine dissonante provoque en échos un tumulte effrayant. Il ne faut pas se taire pour autant. Je pense vous laisser un message dès que les choses se seront calmées.

Contrairement à ce que laisse entendre gégé dans son dernier commentaire - au demeurant plutôt drôle, la question de l'affectation des agrégés en lycée, et plus généralement la question de l'existence - de la survie - de l'agrégation est éminemment politique. Elle ne peut être séparée de la réforme du lycée - qui sera appliquée par les professeurs de lycée, non? Elle ne relève pas plus de l'intendance que de l'épicerie - fut-elle rosicrucienne (n'en déplaise à Zorglub, avec qui je serai ravi de prendre un verre dans son bidonville pour qu'il constate que je ne suis pas si pisse vinaigre que ça)

Le dernier commentaire de Victor ne mérite même pas d'être réfuté; au mieux, c'est une piteuse provocation de fin de soirée. On pourrait écrire des mémoires entiers sur les différences entre le CAPES et l'agrégation ainsi que sur leurs lauréats respectifs. Je vous en fait grâce pour cette nuit. On verra plus tard.

Écrit par : TotoWeininger | 05 septembre 2008

Ah oui tiens, Brighelli, il est toujours vivant?

Écrit par : TotoWeininger | 05 septembre 2008

"Tout d'abord, merci, Sanseverina, pour votre soutien."

Bon ben et moi rien du tout :-(

Quant à Brighelli, il ne peut pas tout faire, il découvre son lycée de Marseille et ses heu... taupins ? Il n'a pas dit sa section, mais j'imagine que c'est ça.

Écrit par : Jérémy | 05 septembre 2008

Vous ne manquez vraiment pas d'air ! Il n'y a pas "la décence" au programme de philo ?! C'est une notion à creuser !

Ecrit par : Jérémy | 04 septembre 2008

Non, la décence n'est pas au programme, du coup je ne sais pas ce que c'est. D'ailleurs, à en croire Diogène, c'est une vertu fort peu philosophique...

S'il n'est décent d'avoir de position que sur ce qui nous concerne directement, que vous mêlez-vous de l'enseignement primaire ou de la réforme des IUFM? Au passage, j'ai fait presque deux ans de remplacements en LC en collège pendant mes études...

En attendant, il faut apprendre à lire : j'ai soutenu une affectation prioritaire des agrégés en lycée en poste fixe; pour les TZR, je persiste à penser que c'est une ânerie complète.

Avec une telle discussion, je n'ose même pas envisager le nombre de certifiés qui, passant par là, renonceront, écoeurés, à une lutte contre le constructivisme, n'y voyant finalement que le masque de revendications catégorielles.

En attendant, la question de gege me paraît bien plus d'actualité:"Et les contenus des programmes du futur lycée néantisé ? Qui "bosse" dessus en loucedé ?"

Écrit par : Romuald | 05 septembre 2008

Comme certains l'ont à peu près dit, je crois que l'objectif de Darcos concernant le lycée possède 3 composantes :

Julius

On ajoutera un quatrième objectif: mettre en scène l'idée dogmatique de la réforme. C'est à dire, au fond, surtout ne rien changer et laisser la machine continuer imposer sa logique de développement autonome.

Écrit par : marigot | 05 septembre 2008

Contrairement à ce que laisse entendre gégé dans son dernier commentaire - au demeurant plutôt drôle, la question de l'affectation des agrégés en lycée, et plus généralement la question de l'existence - de la survie - de l'agrégation est éminemment politique.

Ecrit par : TotoWeininger | 05 septembre 2008

Merci.
Je pense que l'agrégation externe subsistera ne serait ce que comme moyen de recruter les enseignants de prépa. Ceci s'accompagne forcément d'une diminution des postesdans toutes les disciplines. En revanche, l'agrég interne montera en puissance comme susucre pour les certifiés "dociles" ou "méritants".

Ca c'est politique !

Écrit par : gege | 05 septembre 2008

...Avec une telle discussion, je n'ose même pas envisager le nombre de certifiés qui, passant par là, renonceront, écoeurés, à une lutte contre le constructivisme, n'y voyant finalement que le masque de revendications catégorielles....
.
Oui,pour certains,l'antipédagogisme n'est qu'un produit d'appel.

Écrit par : je m'gondole | 05 septembre 2008

"Les agrégés finissent par me gonfler : c'est une année universitaire de plus qui les rend si fortiches ? Un petit bac +4 ? "

prenez un petit bac+4 comme vous dites, et faites lui passer l'agreg: plantage assuré! Vous ne savez pas ce qu'est un concours ? La qualité ne se mesure pas au nombre d'années passées sur un banc à la fac. Si c'était le cas, toute personne y glandouillant 5 ans serait l'égale d'un polytechnicien, d'un centralien, d'un normalien, etc. Vous savez fort bien que ce n'est pas le cas.

Sur le fond, je ne comprend pas le problème qu'il y a à accepter les deux termes de cette alternative:
1) on garde les deux concours, très différents, pour des postes différents.
2) on supprime l'un des deux, ou les deux, pour créer un corps unique, (avec nivellement par le bas garanti).

Écrit par : françois duhem | 05 septembre 2008

Quant à Brighelli, il ne peut pas tout faire, il découvre son lycée de Marseille et ses heu... taupins ? Il n'a pas dit sa section, mais j'imagine que c'est ça.

Ecrit par : Jérémy | 05 septembre 2008

Ses hypokhâgneux, régime "normal" et régime ZEP si j'ai bien compris.

Écrit par : FGuichard | 05 septembre 2008

"Je l'entends déjà glousser cyniquement!"
Ecrit par : dobolino

Mais pourquoi donc ?

Ecrit par : Pli | 04 septembre 2008
C'est une question intéressante. Mon frère est aux States depuis vingt ans bientôt et en est venu à présent à rejeter totalement le bien-fondé de la culture générale qu'il a reçu au Lycée (bac C 1971), à prôner une spécialisation plus précoce, dès la seconde. Il dit qu'il s'est fait royalement chié en cours de latin, français, philo et qu'il aurait préféré douze heures de maths et douze heures de physique chimie plus des LV dans un but professionnel. Non seulement ennui mais inutilité totale...
A part ça, je me souviens de la présence dans sa chambre de lycéen des Essais de Montaigne et il s'est réjoui devant moi de pouvoir lire Faulkner en VO.
Deuxièmement, il adhère au choix qui consiste à importer les scientifiques et à produire des juristes. Les métiers sales et peu rentables pour les travailleurs immigrés comme lui, ça lui parait logique...
Quant au petit peuple, il n'en a plus rien à cirer. Au début, les restructurations d'entreprise sauvages avec brassées de licenciement le choquaient un peu et ça l'embêtait de participer au tri mais il s'est bien habitué.
C'est un choix de cynisme provocateur. Le coup de l'oscillation du pendule dont je vous ai parlé l'autre jour, ça vient de lui.
La meilleure dans l'histoire, c'est que son gamin de 17 ans qui étudie là-bas veut devenir professeur de SVT en collège...

Écrit par : dobolino | 05 septembre 2008

et puis, la petite, elle a dit qu'elle veut faire véto ou médecine.

Ecrit par : dobolino | 04 septembre 2008

Si j'ai un conseil à donner, c'est plutôt médecine.
Mais, bon ...

Écrit par : yann | 05 septembre 2008

Quant à Victor, toujours près pour balancer une ânerie !

Je sens qu'on va avoir droit à une resucée du débat engagé par votre collègue roumaine, mais avec des ch'tis, cette fois-ci.

Et puis, j'aimerais bien voir un bac + 4 de physique à l'université passer l'agreg. et même les concours de l'X, centrale, ponts. Pour rire ...

Écrit par : yann | 05 septembre 2008

"Et puis, j'aimerais bien voir un bac + 4 de physique à l'université passer l'agreg. " C'est déjà le cas, non?

Écrit par : MM | 05 septembre 2008

Z'ont le droit.
Z'ont-ils le niveau ?

Écrit par : yann | 05 septembre 2008

Flûte, "toujours prêt", Victor, comme les scouts, pas "toujours près".

Écrit par : yann | 05 septembre 2008

Salut à toutes et à tous...
Je n'ai pas de connexion informatique, pour le moment : je ne reviens qu'au hasard dees PC de rencontre.

Curieux, cette discussion (ou dispute ?) catégorielle sur Certifiés et Agrégés. Ce sont deux concours très différents (également difficles, mais dans des esthétiques très différentes), passés par des gens très différents, qui n'évalent pas franchement les mêmes compétences. Qu'on emploie les uns et les autres aux mêmes tâches est hautement surréaliste.

J'ai des hypokhagneux, et une classe expérimentale de "bons élèves" de ZEP (trois lycées ZEP à Marseille), recrutés pour rattraper, en un an, tout ce qu'ils n'ont pas assez appris, afin depréparer les IEP, et autres concours sélectifs. Très intéressant. C'est de la discrimination positive intelligente : on n'offre rien, sinon l'occasion d'en baver sérieusement pendant un an.

Et bien sûr qu'ilm'arrive de désespérer moi-même. "Mais on ne se bat pas dans l'espoir du succès / Non, non, c'est bien plous beau lorsque c'est inutile"...
Robin, je compatis : tirez toutes les ficelles. D'ailleurs, tirez tous toutes les ficelles. Pour le moment je ne vois pas grand chose d'autre à faire.
JPB

Écrit par : brighelli | 05 septembre 2008

"Z'ont le droit. Z'ont-ils le niveau ?" Qui d'autres sinon eux passent ce concours?

Écrit par : MM | 05 septembre 2008

Qui d'autres sinon eux passent ce concours?

Ecrit par : MM | 05 septembre 2008

Beaucoup de normaliens, des centraliens, et bien d'autres déjà rompus au dur labeur.
Je parlais des Bac + 4 de l'UNIVERSITE. 5 dont certains ont sans doute de très bons résultats, et peut-être le niveau de l'agreg, mais il n'est besoin que de comparer un bac + 3 et un 3/2 pour en douter un peu).

Écrit par : yan | 05 septembre 2008

"Ce sont deux concours très différents (également difficles, mais dans des esthétiques très différentes),"

En maths, physique, chimie ou en svt, ce que vous dites est complètement faux. Je ne vois pas l'intérêt d'être hypocrite sur ce point. On reconnaît bien qu'il est plus dur d'avoir l'X que les mines de Douai, non ? La différence entre capes et agreg en sciences est du même ordre (j'ai passé les 2 la même année, c'est du vécu). Il n'y a rien de mal a constater des différences et à les reconnaître. Il ne s'agit d'ailleurs pas d'une lutte catégorielle: nous ne nous battons pas contre les certifiés, ou je ne sais quelle autre catégorie d'enseignants, mais nous sommes certains à dénoncer l'incohérence de la gestion du personnel dans l'EN. Beaucoup homoncules administratifs semblent prendre un malin plaisir à briser des vocations, à décourager les meilleures volontés.

MM, bien entendu que certains faqueux passent l'agreg à bac+4, mais avez vous regardé les statistiques, êtes-vous allé faire un tour dans une prépa agreg de province ? Seuls les 3 ou 4 meilleurs de chaque promo ont une chance de décrocher le sésame. Par exemple, en 2004, académie de Toulouse, 3 reçus (1 sup'aéro, 1 normalien docteur, 1 docteur).
C'est bien parce que les niveaux sont si différents que de nombreux agrégés affectés de force en collège dépérissent, perdent leur enhousiasme. En entretenant cela, on dessert tout le monde: les élèves, les professeurs et les finances publiques.

Écrit par : françois duhem | 05 septembre 2008

Et bien sûr qu'ilm'arrive de désespérer moi-même. "Mais on ne se bat pas dans l'espoir du succès / Non, non, c'est bien plous beau lorsque c'est inutile"... ( Brighelli)

Ah! mais c'est qu'il combat dur le pauvre Brighelli: une HK et une classe de lycéens d'ex-ZEP parfaitement triés pour réussir les IEP! Avec des élèves comme cela: aucun espoir de succès. Du travail pour la beauté du geste. Le bazar dans tous les cours.
Bon courage, ça va être dur! Surtout que c'est dans un nouveau bahut! Le temps de se retrouver dans les couloirs et de connaître les nouveaux collègues.
Non, c'est vrai; il y en a qui en voient de toutes les couleurs dans l'EN; on ne se rend pas compte. Et en fin de carrière en plus.
Il faut tirer les ficelles, il paraît pour s'en sortir. Ah! Mais tout le monde n'a pas l'écheveau de soie qui mène au ministère.

Écrit par : Sanseverina | 05 septembre 2008

Une réincursion aussi rapide que brève pour saluer l'arrivée de notre hôte dans cette étrange cité phocéenne (ville des phoques, cité fosséenne ?)

Marseille est la preuve qu'une autre planète est possible...

Écrit par : dugong | 05 septembre 2008

Dugong, puisque vous êtes sur Marseille, déjeunons ensemble quand vous voulez. 06 80 32 81 08. Un mercredi par exemple.

Sanseverina, c'est très mal, ce que vous écrivez. Et très injuste. Le ministère ne m'aime guère, en ce moment. Et vous vous doutez bien qu'il ne tenait qu'à moi d'être aimé ad libitum - je n'avais qu'à approuver toutes les réformes en cours. Vous en connaissez beaucoup, qui ont fréquenté le pouvoir, et décident de rompre avec lui, pour des raisons éthiques ? Le ministère en ce moment n'aiment que ceux qui l'aiment (assez curieusement, ou de façon prévisible, l'UNSA ou leSGEN sont bien vus, rue de Grenelle - et le SNALC, dit "de droite" - alors que tous ceux que j'y connais sont peu ou prou des chevènementistes- est particulièrement mal vu). Les lignes de fracture ne sont pas là où l'on croit.
JPB

Écrit par : brighelli | 05 septembre 2008

Hello, Dugong! Et amitiés! Revenez-nous! J'insiste, malgré le fait que vous (non plus) ne m'ayez pas ménagé!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 05 septembre 2008

et puis, la petite, elle a dit qu'elle veut faire véto ou médecine.

Ecrit par : dobolino | 04 septembre 2008

Si j'ai un conseil à donner, c'est plutôt médecine.
Mais, bon ...

Ecrit par : yann | 05 septembre 2008

Pfff... Moi, je préfèrerai qu'elle fasse véto parce que, à présent, j'ai bien décodé le système. Je pourrai lui être de très bon conseil en fonction de l'évolution de notre profession sur les quinze ans à venir, lui faire anticiper les changements qui suivront, la faire frapper aux bonnes portes aussi bien pendant ses études qu'ensuite. Elle perdra peu de temps donc peu d'argent. En plus, elle a un profil de caractère beaucoup plus adapté que le mien, de l'aplomb , un bon niveau de confiance en elle, elle a un bon niveau d'intuition que je saurai lui faire fructifier et de bonnes aptitudes en motricité fine. Elle sait gérer les conflits au sein d'une équipe et n'est pas si imbécile pour ne pas avoir globalement pigé les multiples raisons de mes échecs.
Ça me plairait assez de fonder une dynastie! Je sais même maintenant comment l'aider à ingurgiter l'anatomie descriptive.
le tout sera d'intégrer et on peut dire que ça va se gérer dès cette année d'où mon anxiété sur cette saloperie de réforme des lycées.
D'ici qu'ils réforment les prépas quand elle arrivera au bac!

Écrit par : dobolino | 05 septembre 2008

Sanseverina :
"J'ai même eu une discussion sanglante avec un certain Pedro Cordoba sur sa liste de discussion de RE qui soutient qu'il n'est pas possible de reverser les quelques 9000 agrégés qui moisissent en collège parce que quoi? parce qu'on ne peut pas interdire aux certifiés l'accès au lycée. Depuis il ne se donne plus la peine de répondre à mes mails"

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Un certain Pedro Cordoba répond donc au post de Sanseverina. J’ai très souvent répondu à ses post, en pure perte d’ailleurs : obnubilée par son propre problème, elle est obstinément aveugle à ce que j’écris, sourde à ce que je dis. Il est vrai que je n’ai jamais répondu à ses mails. Pas par impolitesse mais parce qu’elle ne m’a jamais envoyé de mail. Faut pas mélanger les posts et les mails. A force de tout confondre, on pourrait arriver à confondre agrégés et certifiés, ce qu’à Dieu ne plaise.

J’ai seulement dit (et je répète) qu’il est mathématiquement impossible de nommer dans lycée tous les agrégés actuellement en poste. C’est triste mais les vérités mathématiques sont parfois tristes. Il faudrait, pour satisfaire toutes les demandes, fermer le concours de l’agrégation pendant 5 ou 6 ans de suite, peut-être beaucoup plus, ce qu’elle ne souhaite pas, je suppose. Il serait plus facile de faire l’inverse : nommer tous les néo-agrégés en lycée. Mais alors, la perspective d’avoir un lycée s’éloignerait encore plus pour les agrégés actuellement en poste. Pas de solution à gauche, pas de solution à droite : double bind. Conclusion : Sanseverina fait malheureusement partie des 5% d’agrégés qu’on trouve parmi les enseignants en collège. C’est statistiquement pas grand choses 5%, presque résiduel. Mais quand ça vous tombe dessus, les statistiques ne sont pas une consolation. Qu’en dire de plus sinon répéter la même chose : les mathématiques n’ont pas été faites pour consoler les gens.

Pour le reste, il est indiscutable que les agrégés ont – là encore statistiquement – une maîtrise de leur discipline très supérieure à celle des certifiés. Du moins au début. Au bout de quelques années, les différences s’estompent sauf, sans doute, dans les matières scientifiques. Il est néanmoins juste que les agrégés soient privilégiés en termes d’horaires et de traitement. Le fait qu’ils fassent « le même travail » n’est pas un argument. Car le salaire des enseignants n’est pas, en principe, lié à leur travail. C’est cela qu’explique Milner dans le livre que je citais il y a quelques jours et que Sanseverina semble avoir lu. J’y reviens parce que cela concerne un point des réformes en cours (le problème des 35 heures de présence).

Contrairement à ce que disait Sanseverina dans l’un de ses posts, l’analyse rigoureusement marxiste de Milner – rapporter le salaire au coût du renouvellement de la force de travail – est bien plus satisfaisant que le sociologisme ambiant. Dire que les professeurs sont des bourgeois rémunérés est beaucoup plus précis que de les mettre dans le grand fourre-tout des « classes moyennes ». Tout bourgeois rémunéré touche un sursalaire. C’est la définition : sinon ils seraient des prolétaires, qui reçoivent, eux, eux un salaire juste (juste suffisant pour renouveler leur force de travail).

Contrairement aux pays anglo-saxons, la France avait fait le choix de verser ce sursalaire bourgeois non pas sous forme de surrémunération mais, pour l’essentiel, de surtemps. Du moins pour ses fonctionnaires et, plus particulièrement, pour ce modèle de fonctionnariat que constitue le corps enseignant. C’est pour ça que les enseignants ont tellement de vacances : parce qu’ils ne sont pas surpayés en espèces mais en temps libre. Plus on est haut dans la hiérarchie du corps enseignant, plus on a de temps libre. On gagne aussi un peu plus, mais ce n’est pas très significatif. L’essentiel est le temps libre. Ce temps libre n’est pas, en principe, un temps de loisir. C’est de l’otium, pour continuer à se cultiver. Des fonctionnaires cultivés, de plus en plus cultivés, cela fait un Etat cultivé - que Milner oppose à l’Etat culturel (encore une invention de Vichy, comme dit Milner en s’appuyant sur Fumaroli). Un certifié est censé être plus cultivé qu’un instituteur, un agrégé qu’un certifié, un universitaire qu’un enseignant du secondaire. Voilà qui justifie la hiérarchie des sursalaires.

Or tout cela appartient désormais au passé. Les professeurs ne sont plus du tout surpayés. Ni sous forme de surrémunération ni sous forme de surtemps. Et les choses ne font que s’aggraver. Les hiérarchies aussi disparaissent et plus on est haut, plus on trinque. Les premières victimes sont donc les universitaires. D’abord les professeurs, puis les maîtres de conférences. Là encore on respecte l’ordre. Avec l’arrivée de la gauche au pouvoir (en 81), les professeurs sont passés de 3 heures à 7 heures. Parallèlement, tous les universitaires ont vu leur charge de travail s’alourdir de façon considérable et cela continue. Les cours commençaient autrefois après les vacances de Toussaint. Maintenant, c’est le premier octobre. La semestrialisation des cursus et le maintien de la deuxième session ont ajouté un mois, parfois plus. Cela ne suffit apparemment pas au Ministère. Il est question d’obliger toutes les universités à mettre la deuxième session 3 semaines après celle de juin. Nous serons donc pris jusqu’à fin juillet-début août. Pour libérer septembre ? Que nenni. Pour que les cours commencent le premier septembre ! Quand les prolos avaient une semaine de 45 heures, les universitaires en avaient une de 7 ou de 3 (selon le grage). Quand les prolos avaient 15 jours de vacances, les universitaires avaient 4 mois d’otium. On s’achemine vers une situation où les prolos auront 5 semaines de vacances et les universitaires un mois. Quand pourront-ils se cultiver (ie faire de la recherche) ? La question ne sera pas posée.

Qui ne voit que les « 35 heures de présence » répondent à la même logique ? Les syndicats ont eu tort d’entrer dans des comptes d’apothicaire pour expliquer qu’en fait, les professeurs travaillaient plus de 35 heures. Il aurait fallu dire : non, nous travaillons moins mais c’est tout à fait juste. Si vous voulez que nous travaillions comme tout le monde, alors il faut nous payer comme des cadres supérieurs : 3 fois plus. Mais pour raisonner ainsi il faudrait que les « marxistes » de la FSU aient lu Marx…

Pour boucler la boucle : les universitaires sont plus maltraités que les agrégés du secondaire, les agrégés que les certifiés (le fait d’enseigner en collège s’inscrit dans cette logique de la maltraitance) et les certifiés que les professeurs des écoles. On pourrait l’accepter dans une logique communiste. Mais le but n’est évidemment pas de réduire les inégalités. Construire une société sans classes ne semble pas l’objectif principal de Sarkozy. Car dans le même temps, les prolétaires sont précarisés et sous-payés. Non, la vraie raison de tout cela, c’est qu’il faut en finir avec l’Etat cultivé. En avant toute pour l’Etat culturel ! Pas de pub pour la télé publique pour qu’il y en ait davantage pour les chaînes privés et intermittents du spectacle pour que les boites de prod puissent mieux se sucrer.

Écrit par : Pedro Cordoba | 05 septembre 2008

Non, la vraie raison de tout cela, c’est qu’il faut en finir avec l’Etat cultivé. En avant toute pour l’Etat culturel !

Ecrit par : Pedro Cordoba | 05 septembre 2008

Exposé on ne peut plus clair et convaincant! A diffuser dans toutes les salles de profs...

Écrit par : buntovchik | 05 septembre 2008

Petite jeu à l'usage d'enseignants voulant prendre de la distance vis-à-vis de la quotidienneté :

ENFILAGE DE PERLES

On trouve sur Internet les perles du Bac 2007. Pour chaque perle, on trouve un commentaire du correcteur…
Ainsi par exemple : - C’est Richelieu qui fonda la Star Académie Française…
Et le correcteur ajoute : - Le con !

Ou encore : - Le pôle est recouvert de glace : c’est la capote glacière…
Et le correcteur précise : - (obsédé)

Et enfin : - Les quatre points cardinaux sont le haut, le bas, l’est et l’ouest.
Le correcteur approuve : - C’est pourtant simple !

J’ai trouvé une autre série de perles du bac… Mais SANS COMMENTAIRE… Je propose un jeu : trouvez le commentaire adéquat (enseignant ou pas enseignant)… Je m’y suis essayé… Si le cœur vous en dit, faites comme moi. Vous numérotez vos commentaires pour qu’ils correspondent aux perles que vous enfilez…

1) Louis XVI a complètement perdu la tête

Marie-Antoinette lui a été fidèle jusqu’au bout.

… La suite sur mon blog…

Écrit par : Dieuéavévous | 05 septembre 2008

Magistrale analyse de Pedro Cordoba.Je souscris totalement.

Écrit par : Sylvie Huguet | 05 septembre 2008

Pedro, toujours aussi affûté...
Je te salue bien bas...
JPB

Écrit par : brighelli | 05 septembre 2008

Pedro Cordoba, d'où tenez-vous ces chiffres sur le nombre d'agrégés affectés en collège? Il n'y a pas 180000 professeurs agrégés dans le secondaires quand même?
Et puis si le problème est vraiment résiduel, comme vous dites, il ne doit pas être si difficile de le résoudre, non? Mais il faudrait bloquer la carrière de quelques dizaines de milliers de professeurs certifiés et ça, on ne veut pas le faire, selon la logique profondément injuste - absolument pas communiste, donc - qui veut que les privilégiés trinquent les premiers.

Pour ce qui est du reste, la référence à Milner et la question de l'otium, je m'accorde à vos propos. Lorsque les universitaires en ont pris plein la gueule - c'était sous un gouvernement socialiste ou je me trompe? - personne ne s'est soucié du sort de cette bande de privilégiés. Certains d'entre eux n'ont-ils pas même pensé, qu'au fond, cette réforme était juste?

C'est maintenant au tour des agrégés, effectivement. C'est bien pour cette raison que les plus chatouilleux d'entre eux commencent à hurler.

Écrit par : TotoWeininger | 05 septembre 2008

La réforme des trente-cinq heures dans l'établissement passera d'autant plus facilement qu'il n'y a déjà plus guère d'intellectuels bourgeois dans les salles des profs mais de la profession intermédiaire en phase terminale de prolétarisation.

Écrit par : TotoWeininger | 05 septembre 2008

Zut, j'ai oublié les guillemets à "profession intermédiaire"

Écrit par : TotoWeininger | 05 septembre 2008

Ah oui, tiens, une anecdote. Il y a quelques années, mon directeur de thèse, pour préserver un temps suffisamment long pour la recherche, avait groupé tous ses cours sur le premier trimestre. Résultat : Un emploi du temps pourri que n'importe quel enseignant du secondaire aurait refusé net. Cela devait bien faire quelque chose comme 15 heures par semaine avec minimum 6 heures en amphi devant 200 étudiants. Mais c'était la meilleure solution pour pouvoir poursuivre ces travaux.

Reste plus qu'à postuler à l'IUF, pour retrouver les conditions d'antan. Quelle misère!

Finalement, le prince de l'otium n'est-il pas le TZR sans affectation! Ah oui, mais gare! y a un dé-puté de l'UMP qui est parti en chasse.

Écrit par : TotoWeininger | 05 septembre 2008

"En attendant, la question de gege me paraît bien plus d'actualité:"Et les contenus des programmes du futur lycée néantisé ? Qui "bosse" dessus en douce ?"
Ecrit par : Romuald | 05 septembre 2008

Je souscris entièrement à la question !

Écrit par : Jérémy | 05 septembre 2008

Bon ben et moi rien du tout :-(

Ecrit par : Jérémy | 05 septembre 2008

Jérémy, je vous remercierai le jour où vous n'écorcherez plus mon pseudo - qu'il vous déplaise, c'est un autre problème, non?

Mais j'apprécie votre honnêteté et votre fermeté intellectuelle.

Écrit par : TotoWeininger | 05 septembre 2008

Sanseverina, c'est très mal, ce que vous écrivez. Et très injuste. Le ministère ne m'aime guère, en ce moment.

Pas plus mal que d'étaler votre satisfaction comme vous l'avez fait de manière très provocatrice le jour de votre rentrée en sachant pertinemment qu'il y a des collègues qui courent dans plusieurs bahuts avec des classes épouvantables.
Vous agitez votre porte-monnaie sous le nez des gens qui font la manche devant la boulangerie quand vous allez acheter votre pain?

Écrit par : Sanseverina | 05 septembre 2008

J'ai trouvé ça pour l'enseignement supérieur agricole:

Art. 5. - Les obligations de service des enseignants-chercheurs sont celles qui sont fixées par la réglementation applicable à l’ensemble de la fonction publique de l’Etat.
Art. 6. - Les services d’enseignement en présence d’élèves ou d’étudiants sont déterminés par rapport à une durée annuelle de référence égale à 128 heures de cours ou 192 heures de travaux dirigés ou 256 heures de travaux cliniques ou 288 heures de travaux pratiques ou toute combinaison équivalente. Des activités spécifiques en formation initiale ou continue peuvent être prises en compte pour l’accomplissement de ces services dans des conditions et limites fixées par arrêté du ministre chargé de l’agriculture.
Les enseignants-chercheurs assurent également les tâches liées à leur activité d’enseignement et participent notamment au contrôle des connaissances, aux examens et aux soutenances de thèses.
Ces obligations d’enseignement peuvent être, avec l’accord des intéressés, diminuées ou augmentées par rapport à la durée de référence en fonction du degré de participation de chaque enseignant-chercheur aux missions autres que celles d’enseignement définies à l’article 3 ci-dessus, ou des responsabilités particulières qu’il assume. Cette modulation permet de fixer pour une année déterminée le service d’enseignement d’un enseignant-chercheur à une durée comprise entre 0, 5 et 1, 5 fois le service de référence.
La répartition des services d’enseignement de chaque enseignant-chercheur est établie chaque année par le directeur de l’établissement d’affectation, après avis du conseil des enseignants, selon des modalités fixées par arrêté du ministre chargé de l’agriculture.
Dans le cas où il apparaît impossible d’attribuer le service de référence aux enseignants-chercheurs d’un établissement, le directeur de celui-ci peut leur demander de compléter leurs services dans le même établissement, au titre de la formation continue, ou dans un autre établissement d’enseignement supérieur public au titre de la formation initiale ou continue, dans des conditions fixées par arrêté du ministre chargé de l’agriculture, sans que cela donne lieu au paiement d’heures complémentaires.
Art. 7. - Chaque enseignant-chercheur est tenu d’établir, au moins tous les quatre ans, un rapport d’activité conformément aux directives définies par le ministre chargé de l’agriculture. Ce rapport tient compte de l’ensemble des fonctions de l’enseignant-chercheur et contient notamment toutes informations concernant les conditions dans lesquelles il a accompli les missions définies à l’article 3 ci-dessus.
Il peut être demandé à l’intéressé d’actualiser ce rapport, en particulier à l’occasion d’un avancement de classe, d’un changement de corps, d’une demande de mutation ou d’intégration au terme d’une période de détachement.
Art. 8. (Modifié par le décret n° 2003-643 du 10 juillet 2003 article 3) - Les enseignants-chercheurs doivent la totalité de leur temps de service à la réalisation des différentes activités qu’impliquent leurs fonctions.
En matière de cumuls d’emplois et de cumuls de rémunérations publiques ou privées, ils sont soumis aux dispositions législatives et réglementaires applicables à l’ensemble des agents de la fonction publique de l’Etat, notamment au statut général des fonctionnaires, au décret-loi du 29 octobre 1936 susvisé et au décret du 2 septembre 1971 susvisé.
Ils bénéficient des dispositions des articles 25-2 et 25-3 de la loi du 15 juillet 1982 susvisée.

Écrit par : dobolino | 05 septembre 2008

Rendons à César… L’analyse n’est pas de moi mais de Milner. Je n’ai fait que l’appliquer à la situation qui est faite aux profs. Milner avait écrit ce texte dans la foulée des grèves de 95. Les choses n’ont fait qu’empirer depuis. Au point qu’elles sont devenus irréversibles.

Pour ce qui est la question des chiffres, posée par TotoWeininger : j’ai fait un calcul de tête, qui me semble à peu près juste. D’après les dernières données disponibles, il y a 177 155 enseignants en collège, dont 9153 agrégés, ce qui fait 5,1%. C’est à ce niveau là que le nombre est résiduel. Si on le rapporte au total des agrégés dans le secondaire – qui est de 48 090 – cela fait 19%. Et le problème devient plus difficile à résoudre. En plus, les certifiés enseignant en lycée général (je ne compte pas les lycées professionnels) sont 87 429. Or même si on arrêtait de nommer des certifiés en lycée, on ne peut pas virer ceux qui y sont déjà et qui sont titulaires de leur poste. Il faudrait donc les remplacer par des agrégés au fur et à mesure de leur départ à la retraite : au compte goutte. C’est pour cela qu’il faudrait arrêter de recruter des agrégés pendant de nombreuses années. J’avais dit (de tête) 5 ou 6 ans. Mais cela dépend en vérité du nombre de certifiés en lycée partant à la retraite dans les prochaines années. Les chiffres doivent être connus mais je ne les ai pas sous la main. Il faut bien sûr tenir compte aussi du fait qu’on n’en remplacera qu’un sur deux. Si quelqu’un disposant des chiffres prévisionnels des départs à la retraite veut refaire le calcul…

Écrit par : Pedro Cordoba | 05 septembre 2008

Je ne sais pas qui bosse sur les programmes. Je doute même que quelqu'un y travaille sérieusement : ceux du collège sont tout juste en voie de réfection, et encore d'une main très légère, alors ceux du lycée...
JPB

Écrit par : brighelli | 05 septembre 2008

Merci à Dobolino pour son texte. Qu'il s'agisse du secondaire ou du supérieur, l'enseignement agricole est désormais la référence. En ce qui nous concerne à la fac, on veut effectivement nous soumettre à une répartition fluctuante entre les heures d'enseignement et les heures de recherche. A la discrétion du président. C'est ça qu'on appelle l'autonomie : une extension du despotisme. Et, de l'autre côté, une extension de la servitude volontaire.

Écrit par : Pedro Cordoba | 05 septembre 2008

Le dernier commentaire de Victor ne mérite même pas d'être réfuté; au mieux, c'est une piteuse provocation de fin de soirée.

Ecrit par : TotoWeininger | 05 septembre 2008

Très exactement, mon cher TotoW.
Etant moi-même ancien instituteur, certifié, biadmissible, agrégé et docteur, je serais fort mal placé pour cracher ainsi dans la soupe de la méritocratie.
Cette pure provocation n'est toutefois pas plus piteuse que le débat que vous et quelques autres avez engagé sur la question au moment même où la maison brûle et où l'on doit se contrefoutre des lamentations corporatistes. C'est la sagace remarque de Zorglub "j'imagine la tronche de Gégé et Victor dans ce débat d'épicier" qui m'a conduite à cette provocation dont j'avais quelque espoir -au vu de son énormité- qu'elle puisse clore le susdit débat.
Que l'amicale bloguiste de Bonnet d'âne "milite" avec constance au SNALC est déjà en soi un vrai sujet de désespoir. Au final je me demande si je ne préfére pas les passes d'armes avec Cadichon ou le plus borné des pédagogistes...

Écrit par : victor | 05 septembre 2008

Victor, vous vous renseignerez peut-être avant de proférer des âneries : les lycées dans le 59 sont hors de prix niveau points lors des mutations. Ca prouve la haute idée que vous vous faites de ce département, et la méconnaissance que vous avez d'une certaine réalité.

Ecrit par : Jérémy | 05 septembre 2008

Min pôv bilout', j'ai passé 12 ans dins ch'nord en ZEP à Elsa-Triolet Hem, ma femme est chti et mes gamins sont nés à Lesquin (59).
Si obtenir un lycée relève de l'ascension de l'Everest, restez en collège et inscrivez-vous à la fac, ça vous donnera de l'oxygène pour tenter l'escalade !
Et dire que j'appartiens aussi à la Société des agrégés : dois-je rendre ma carte ?

Écrit par : victor | 05 septembre 2008

...Avec une telle discussion, je n'ose même pas envisager le nombre de certifiés qui, passant par là, renonceront, écoeurés, à une lutte contre le constructivisme, n'y voyant finalement que le masque de revendications catégorielles....
.
Oui,pour certains, l'antipédagogisme n'est qu'un produit d'appel.

Ecrit par : je m'gondole | 05 septembre 2008

ça, c'est bien vu ! Mais j'aurais plutôt tendance à convulser qu'à me gondoler par les temps qui courent...

Écrit par : victor | 05 septembre 2008

"Avec une telle discussion, je n'ose même pas envisager le nombre de certifiés qui, passant par là, renonceront, écoeurés, à une lutte contre le constructivisme, n'y voyant finalement que le masque de revendications catégorielles."
Ecrit par : Romuald

"Cette pure provocation n'est toutefois pas plus piteuse que le débat que vous et quelques autres avez engagé sur la question au moment même où la maison brûle et où l'on doit se contrefoutre des lamentations corporatistes."
Ecrit par : victor

Excellentes remarques de Romuald et Victor - bis repetita placent.

"C'est une question intéressante. Mon frère est aux States depuis vingt ans bientôt et en est venu à présent à rejeter totalement le bien-fondé de la culture générale qu'il a reçu au Lycée (bac C 1971), à prôner une spécialisation plus précoce, dès la seconde. Il dit qu'il s'est fait royalement chié en cours de latin, français, philo et qu'il aurait préféré douze heures de maths et douze heures de physique chimie plus des LV dans un but professionnel. Non seulement ennui mais inutilité totale...
A part ça, je me souviens de la présence dans sa chambre de lycéen des Essais de Montaigne et il s'est réjoui devant moi de pouvoir lire Faulkner en VO.
Deuxièmement, il adhère au choix qui consiste à importer les scientifiques et à produire des juristes. Les métiers sales et peu rentables pour les travailleurs immigrés comme lui, ça lui parait logique...
Quant au petit peuple, il n'en a plus rien à cirer. Au début, les restructurations d'entreprise sauvages avec brassées de licenciement le choquaient un peu et ça l'embêtait de participer au tri mais il s'est bien habitué.
C'est un choix de cynisme provocateur. Le coup de l'oscillation du pendule dont je vous ai parlé l'autre jour, ça vient de lui.
La meilleure dans l'histoire, c'est que son gamin de 17 ans qui étudie là-bas veut devenir professeur de SVT en collège..."
Ecrit par : dobolino

Merci pour cette réponse. Dommage que les positions de votre frère soient coupées de leurs raisons.

Écrit par : Pli | 05 septembre 2008

"le nombre de certifiés qui, passant par là"

Ecrit par : je m'gondole | 05 septembre 2008

Certes. Mais vous en croisez beaucoup des certifiés sur ce blog? Au fur et à mesure que les masques tombent, voit-on surgir autre chose que des visages grimaçants d'agrégés convulsés ou aigris (Pedro Cordoba a bien du la passer en passant)?

gégé, c'est pour agrégé, non?

La vraie société des agrégés, n'est-ce pas dans les commentaires de ce blog qu'on la trouve?

Quant à l'autre, l'officielle, vous pouvez garder votre carte, Victor, je n'en suis pas!

Écrit par : TotoWeininger | 05 septembre 2008

Merci pour cette réponse. Dommage que les positions de votre frère soient coupées de leurs raisons.

Ecrit par : Pli | 05 septembre 2008

Peut-être celle-là : "in terris nummus rex est hoc tempore summus" ?

Écrit par : victor | 05 septembre 2008

J’ai seulement dit (et je répète) qu’il est mathématiquement impossible de nommer dans lycée tous les agrégés actuellement en poste. C’est triste mais les vérités mathématiques sont parfois tristes. (P.Cordoba)

En 2006/07, 8006 agrégés en collège; 130 885 certifiés en collège.
La même année, 39 674 agrégés en lycée; 77 134 certifiés en lycée. Toutes matières confondues ( sauf EPS, génie industriel et encadrement atelier).
Il est possible de nommer au lycée au fur et à mesure des années, le reliquat d'agrégés en collège selon un procédé à l'ancienneté qui ne permettrait pas aux nouveaux lauréats de l'agreg d'être nommés immédiatement au lycée mais qui leur permettrait de l'être au bout de quelques années. Cela suppose non pas une interruption de l'agreg comme vous le suggérez mais un blocage des nominations de certifiés en lycée pendant quelques temps. Et cela, ce n'est pas de gauche, c'est sûr. Après tout personne en médecine ne trouve incongru que les premiers reçus à l'internat choisisse leur spécialité avant les autres. Tout le monde accepte là les lois du mérite et de la sélection et personne ne s'insurge. Je ne vois pas pourquoi les agrégés ne seraient pas les premiers servis pour les lycées selon un esprit similaire.


Pour le reste, il est indiscutable que les agrégés ont – là encore statistiquement – une maîtrise de leur discipline très supérieure à celle des certifiés. Du moins au début. Au bout de quelques années, les différences s’estompent sauf, sans doute, dans les matières scientifiques. ( P.C)

Mon époux qui sort de l'ENSAE vous dirait le contraire; c'est la même chose, en sciences comme en lettres si l'on ne continue pas de travailler, on régresse. Et les choses changent encore plus vite en sciences. La critique littéraire s'est bien endormie depuis quelques années.

Il est néanmoins juste que les agrégés soient privilégiés en termes d’horaires et de traitement. Le fait qu’ils fassent « le même travail » n’est pas un argument. ( P.Cordoba)
Alors là, je suis ravie de vous l'entendre dire; vous ne teniez pas ce genre de propos dans les dernières discussions que vous avez eues ici ou ailleurs.

Contrairement à ce que disait Sanseverina dans l’un de ses posts, l’analyse rigoureusement marxiste de Milner – rapporter le salaire au coût du renouvellement de la force de travail – est bien plus satisfaisant que le sociologisme ambiant. Dire que les professeurs sont des bourgeois rémunérés est beaucoup plus précis que de les mettre dans le grand fourre-tout des « classes moyennes ». Tout bourgeois rémunéré touche un sursalaire. C’est la définition : sinon ils seraient des prolétaires, qui reçoivent, eux, eux un salaire juste (juste suffisant pour renouveler leur force de travail). ( P.C)

Et là je suis médusée. Vous avez le niveau de réflexion d'un semi-penseur du XIXème siècle. Ils sont où vos prolétaires actuellement? Les gens qui possèdent une voiture et tous les biens de consommation courante touchent aussi des sursalaires à ce moment -là car ils possèdent bien plus que ce qu'il faut pour renouveler leur force de travail. Et à ce titre-là, ils sont aussi bourgeois que les profs ou les cadres.
Exceptons les gens qui sont en dessous du seuil de pauvreté, le reste c'est à dire ceux que vous appelez pour partie des prolétaires n'en sont pas. Il n'y a quasiment plus de prolétaires. Et c'est pour cela qu'il n'y aura plus de révolution.


Pour boucler la boucle : les universitaires sont plus maltraités que les agrégés du secondaire, les agrégés que les certifiés (le fait d’enseigner en collège s’inscrit dans cette logique de la maltraitance) et les certifiés que les professeurs des écoles. ( P.C)
Vous rêvez. Regardez autour de vous. Parlez de la maltraitance et de la souffrance des universitaires est ubuesque. Cela ne mérite pas de réponse. Vous vous moquez du monde; à l'époque où les profs en titre sont passés de 3h à 6h ( pas à 7 comme vous dites) les postes de profs étaient des sinécures. Mon beau-père en était; ce n'était plus de l'otium, c'était la République qui entretenait des danseuses. Vous caricaturez les choses en idéologue marxiste que vous êtes. D'autres données expliquent la chute des classes moyennes, autrement plus complexes que le partage simpliste en bourgeois/ prolos et salaire surnuméraire/ salaire juste.

On pourrait l’accepter dans une logique communiste. Mais le but n’est évidemment pas de réduire les inégalités. Construire une société sans classes ne semble pas l’objectif principal de Sarkozy.( P.C)
Dans votre logique, je vous suggère de donner un peu de votre salaire surnuméraire à vos prolos "justement "payés pour réduire les inégalités.
Je ne peux que m'excuser platement d' avoir confondu posts et mails. Ce vocabulaire lié à l'internet me casse les pieds, je le reconnais. Et vous, vous ne faites sans doute jamais d'erreur.

Écrit par : Sanseverina | 05 septembre 2008

Merci à Dobolino pour son texte. Qu'il s'agisse du secondaire ou du supérieur, l'enseignement agricole est désormais la référence. En ce qui nous concerne à la fac, on veut effectivement nous soumettre à une répartition fluctuante entre les heures d'enseignement et les heures de recherche. A la discrétion du président. C'est ça qu'on appelle l'autonomie : une extension du despotisme. Et, de l'autre côté, une extension de la servitude volontaire.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 05 septembre 2008

En fait, nos profs étaient pratiquement là tout le temps mais, en contrepartie, ils bénéficiaient de structures de travail très confortables.
J'avais été très surprise lors de mon entrée à l'école, moi qui voyait mon père recevoir ses étudiants dans les escaliers du Grand Palais, faute de locaux.
Chaque chaire bénéficiait d'un étage entier dans une aile de trois étages où se regroupaient trois chaires voisines par les matières enseignées. Chaque enseignant avait son bureau, très vaste et très confortablement meublé pour le titulaire. Il y avait même une salle pour les assistants, une bibliothèque de chaire en sus de la bibliothèque de l'école. Une salle de travaux pratiques pour chaque matière.
Plus évidemment les secteurs consultations, chirurgie et hospitalisation.
Parking privatif interdit aux étudiants.
Accès au RU dans une salle réservée.
Excellent confort de travail. Rien à voir avec l'Institut d'Etudes Germaniques!

Écrit par : dobolino | 05 septembre 2008

L'anatomie avait une aile à elle seule et la chaire de microbiologie et celle de Maladies contagieuses se partageaient un bâtiment isolé.

Écrit par : dobolino | 05 septembre 2008

Trois amphi contenant une promo, un amphi pouvant en accueillir deux plus l'Amphi d'Honneur, plus luxueux et de très grande contenance.

Écrit par : dobolino | 05 septembre 2008

En plus, bon nombre de nos professeurs utilisaient les locaux publics pour des consultations privées. Pas tous! je ne vise personne en particulier...

Écrit par : dobolino | 05 septembre 2008

"Comme le mode de production moderne les a durement traités ! De progrès en promotions, ils ont perdu le peu qu’ils avaient, et gagné ce dont personne ne voulait. Ils collectionnent les misères et les humiliations de tous les systèmes d’exploitation du passé ; ils n’en ignorent que la révolte. Ils ressemblent beaucoup aux esclaves, parce qu’ils sont parqués en masse, et à l’étroit, dans de mauvaises bâtisses malsaines et lugubres ; mal nourris d’une alimentation polluée et sans goût ; mal soignés dans leurs maladies toujours renouvelées ; continuellement et mesquinement surveillés ; entretenus dans l’analphabétisme modernisé et les superstitions spectaculaires qui correspondent aux intérêts de leurs maîtres. Ils sont transplantés loin de leurs provinces ou de leurs quartiers, dans un paysage nouveau et hostile, suivant les convenances concentrationnaires de l’industrie présente. Ils ne sont que des chiffres dans des graphiques que dressent des imbéciles."

Voilà un reflet fidèle de mon état d’esprit après une semaine de cours. Ça promet pour le mois je juin.


ps : et bon courage(en retard) à Robin

Écrit par : uncertain | 05 septembre 2008

Merci pour cette réponse. Dommage que les positions de votre frère soient coupées de leurs raisons.

Ecrit par : Pli | 05 septembre 2008
Les raisons sont fort simples. Il gagne bien mieux sa vie qu'en France, se prépare une retraite très haut de gamme et, ayant la charge d'un autiste à présent adulte, il a trouvé sans difficulté une structure d'accueil adaptée à un coût non prohibitif.
Mon frère est très matérialiste et absolument réfractaire à toute forme d'idéalisme.

Écrit par : dobolino | 05 septembre 2008

Dobolino a écrit :
"Mon frère est aux States depuis vingt ans bientôt et en est venu à présent à rejeter totalement le bien-fondé de la culture générale qu'il a reçu au Lycée (bac C 1971), à prôner une spécialisation plus précoce, dès la seconde. Il dit qu'il s'est fait royalement chié en cours de latin, français, philo et qu'il aurait préféré douze heures de maths et douze heures de physique chimie plus des LV dans un but professionnel.
Non seulement ennui mais inutilité totale..."


Oui c'est tout à fait ce que G Godefroy indique à la fin de son papier :
"Il y a un lien bien réel entre l’interrogation philosophique qui fonde naturellement nos démarches personnelles ou sociales, et notre insistance à demander pourquoi tel ou tel théorème est vrai. La contraction de texte, la résolution d’un problème de mathématiques qui oblige à isoler les données vraiment importantes et la compréhension globale des grands traits d’une société, sont des exercices apparentés. Notre goût pour l’approche théorique et axiomatique n’est pas étranger au plaisir du débat, de l’analyse du discours. Voltaire, enfin, nous a appris à attaquer les baudruches à coups d’épingle. Il semble bien que l’Amérique fonctionne sans tout cela. Et nous, le pourrions-nous ?
Réfléchissons à cette question. Mais sans tarder, de peur qu’on y réponde en notre nom."

Par ailleurs, Pedro Cordoba a écrit :
"Des fonctionnaires cultivés, de plus en plus cultivés, cela fait un Etat cultivé - que Milner oppose à l’Etat culturel (encore une invention de Vichy, comme dit Milner en s’appuyant sur Fumaroli)."

C'est au fond la même idée.

Il me semble que ce choix est inclus dans la suppression du "groupe classe" et son remplacement par des groupes de niveaux, choisis "en liberté". C'est pourquoi, je suis surpris de ne pas voir plus de réflexions sur le sujet, car il s'agit d'une rupture majeure, d'un "divorce entre la Nation et la Raison" disons.
Une fois le choix fait, les idées d'accès à la culture et de liberté démocratique seront devenues antinomiques.

Il est étrange que la poursuite d'un égalitarisme forcené dans le cadre républicain méritocratique traditionnel, nous ait conduit à la reproduction du système américain qui rejette les deux... Echec mortel de la gauche française !

Écrit par : julius | 05 septembre 2008

"Ils ne sont que des chiffres dans des graphiques que dressent des imbéciles"

Ecrit par : uncertain | 05 septembre 2008

Tiens, j'ignorais que Debord avait bossé au Rectorat.

Écrit par : TotoWeininger | 05 septembre 2008

Effectivement, je pensais à vous(mais aussi à Robin) en postant cette citation.

Écrit par : uncertain | 05 septembre 2008

"Victor, vous vous renseignerez peut-être avant de proférer des âneries : les lycées dans le 59 sont hors de prix niveau points lors des mutations. Ca prouve la haute idée que vous vous faites de ce département, et la méconnaissance que vous avez d'une certaine réalité.

Ecrit par : Jérémy | 05 septembre 2008

Min pôv bilout', j'ai passé 12 ans dins ch'nord en ZEP à Elsa-Triolet Hem, ma femme est chti et mes gamins sont nés à Lesquin (59).
Si obtenir un lycée relève de l'ascension de l'Everest, restez en collège et inscrivez-vous à la fac, ça vous donnera de l'oxygène pour tenter l'escalade !
Et dire que j'appartiens aussi à la Société des agrégés : dois-je rendre ma carte ?
Ecrit par : victor | 05 septembre 2008

Mais vous êtes pourri jusqu'au trognon ! Vous pensez parler à quelqu'un qui se trouve dans le Nord, qui est en collège, qui en souffre, qui désire un lycée qu'il ne peut obtenir depuis plusieurs années, et vous lui déclarez d'un ton méprisant : "Restez en collège et inscrivez-vous à la fac" !

Je suis horrifié. Vous étiez en cours avec Romuald, lorsque "la décence" et a été supprimée de votre programme d'étude et remplacée par "le mépris" ?

Écrit par : Jérémy | 05 septembre 2008

"Jérémy, je vous remercierai le jour où vous n'écorcherez plus mon pseudo - qu'il vous déplaise, c'est un autre problème, non?" Mais j'apprécie votre honnêteté et votre fermeté intellectuelle. Ecrit par : TotoWeininger.

Votre réponse m'a fait rire et sourire, je l'ai trouvée fort sympathique :-) Et pour tout vous dire, il ne me déplaît pas du tout, votre pseudo, mais j'avoue l'avoir écorché à de multiples reprises - je promets de me guérir !

Écrit par : Jérémy | 05 septembre 2008

Très amusante la démonstration de Monsieur Cordoba, un peu datée, mais très amusante.
Tout d'abord une leçon de mauvaise fois statistique qui nous ramène 50 ans en arrière et 2500 km plus à l'est : les agrégés ne représentent que 5% des enseignants en collège c'est une portion "négligeable".
Mais on peut tout aussi bien dire que 20% des agrégés sont nommés en lycée alors que leur statut prévoit que cela relève de l'exception et qu'à 20% ce n'en est plus vraiment une. Nommer tous les agrégés en lycée reviendrait à muter en collège environ 9000 certifiés pour les remplacer par 9000 agrégés et donc à mécontenter 3,5% des certifiés pour contenter 20% des agrégés... Ce qui est bien avec les chiffres c'est que lorsque l'on est de mauvaise fois, on peut leur faire dire ce que l'on veut...

J'aime aussi beaucoup la remarque pleine de perfidie sur les agrégés qui "s'usent" plus vite intellectuellement que les certifiés et qui sont donc nécessairement rattrapés par ces derniers. Avec le même raisonnement, ceux-ci sont tout aussi vite rattrapés par les instituteurs qui eux-mêmes sont rattrapés par les fonctionnaires des postes, lui même pas loin de se faire coiffer au poteau par le cantonnier de mon village.

J’aime aussi beaucoup sa définition du bourgeois et du prolétaire. A ce compte là, il ne reste plus beaucoup de prolétaires en France, (dans la mesure où Monsieur Cordoba considère que 20% c’est un résidu).

Son analyse sur le temps libre est elle aussi très amusante : Le problème c’est que ce temps libre n’a pas le même prix pour tout le monde. Ce qui donne de la valeur au temps c’est son emploi (la valorisation que vous lui affectez dans votre fonction d’utilité personnelle). Ce que notre société a produit ces 50 dernières années c’est la « désacralisation du savoir et de la connaissance », la « fin des hiérarchies et des verticalités » dans le domaine du savoir puisque c’était plus facile de le faire que dans le domaine économique. (C’est ce raisonnement qui permet de mettre à égalité un certifié et un agrégé). On fait plus facilement une manif pour réclamer les mêmes diplômes que les mêmes salaires. Les riches s’en foutent, leurs enfants ne vont pas dans les mêmes écoles que les vôtres. Le « Bourgeois » comme l’appelle Monsieur Cordoba a donc dévalorisé lui-même son ‘utilité’ ou tout au moins sa contribution à l’utilité globale de la société : payer des gens pour qu’ils soient cultivés ne sert à rien puisque la culture doit disparaître (version de Gôche), n’est pas rentable (version Ultralib). La tentation est grande pour la société de rentabiliser ce temps libre qui s’est dans beaucoup de cas transformé en loisir : combien de profs aujourd’hui se cultivent réellement (combien lisent plus que le rayon BS des relais presse), quelle est la production de l’université française (je connais beaucoup d’enseignants chercheurs qui ressortent le même article à peine toiletté tous les 2 ans et qui touchent une prime de recherche pour cela). La culture n’ayant plus de valeur même pour lui, le « bourgeois » transforme son temps libre en temps de loisir. La situation est bien évidemment très contrastée et vous pourrez tout aussi bien trouver des exemples contraires d’enseignants du secondaire qui font un travail de recherche et de prof d’université brillants qui on une bibliographie de 40 pages. Mais ne nous leurrons pas, ils sont minoritaires (Allez donc sur http://www.sudoc.abes.fr et cherchez les publications de vos universitaires préférés, c’est parfois… enfin je vous laisse vous faire votre propre opinion)

La dégradation du statut des enseignants, des sachants est donc inéluctablement liée à la dégringolade du savoir comme valeur « économique » (au sens où elle est valorisée dans votre fonction d’utilité et où sa contribution à l’utilité collective est valorisée). A qui la faute ? Je dirais au « Bourgeois » de Mr Cordoba qui s’est pendu lui-même. La magnifique confusion riche=sachant=cultivé donc tuons les sachants nous tuerons les riches (je caricature, mais malheureusement, pas tant que ça) a eu pour résultats que les sachants sont en train de mourir (et se transforment en « bourgeois » dont les loisirs devront être rentabilisés par la société et donc transformés en temps de travail ou alors non rémunérés et ça va arriver plus vite que vous ne le pensez) et que les riches ne savent plus rien (là non plus les exemples ne manquent pas) mais sont toujours riches… Beau résultat et surtout une splendide dynamique qu’il sera difficile de renverser : Qui y a intérêt ? Qui en a même envie ? Le « Bourgeois » craint aujourd’hui pour sa progéniture : élevée dans le mépris du savoir elle a peu de chance de conserver son statut social si le savoir redevient à la mode. Le riche n’a pas besoin du savoir largement diffusé, il peut le produire dans les quantités dont il a besoin aux endroits où il en a besoin (pour que ce soit moins cher) et le prolétaire comme Mr Cordoba nous le dit si bien est trop occupé à renouveler sa force de travail pour penser à autre chose…

Écrit par : ciao | 05 septembre 2008

Très bien, Ciao, très très bien! Just what I think!

Écrit par : Sanseverina | 05 septembre 2008

"La magnifique confusion riche=sachant=cultivé donc tuons les sachants nous tuerons les riches (je caricature, mais malheureusement, pas tant que ça) a eu pour résultats que les sachants sont en train de mourir (et se transforment en « bourgeois » dont les loisirs devront être rentabilisés par la société et donc transformés en temps de travail ou alors non rémunérés et ça va arriver plus vite que vous ne le pensez) et que les riches ne savent plus rien (là non plus les exemples ne manquent pas) mais sont toujours riches…"

Oui à ce passage. Et pour faire bref : Mai 68 et consorts se sont révoltés contre les mandarins, qui abusaient, mais ça a renforcé les riches non-mandarins, qui eux abusent toujours.

Il y a une tendance dans toute la société à :
- jalouser ceux qui sont hiérarchiquement au-dessus et ceux qui sont soupçonnés de gagner plus (catégorie 1)
- être en concurrence avec ses égaux (catégorie 2) et leur mettre des bâtons dans les roues pour être celui qui appartiendra à la catégorie 1
- mépriser ceux qui sont hiérarchiquement en-dessous ou qui sont soupçonnés de gagner moins (catégorie 3)

J'ai peut-être réinventé l'eau tiède, mais ça marche pour toutes les catégories sociales, du prolo au ministre. Il suffirait de relire Esope, Cicéron ou Sénèque pour montrer que tout cela mène à la catastrophe. Le problème c'est que ceux qui ont lu Cicéron et Sénèque ne sont pas les derniers à agir comme décrit ci-dessus (j'ai des profs de fac à dénoncer), et que de toute façon, dans trente ans, on ne lira peut-être plus ni Sénèque ni Cicéron.

Écrit par : Jérémy | 05 septembre 2008

Voilà un reflet fidèle de mon état d’esprit après une semaine de cours. Ça promet pour le mois je juin.


ps : et bon courage (en retard) à Robin

Ecrit par : uncertain | 05 septembre 2008

Merci, cher collègue ! ,-)

En ce qui me concerne, la prise de contact a été assez rude dans l'un des deux collèges où j'ai été nommé cette année (le plus gros), un collège rural, même pas en ZEP, en particulier avec une classe de 4ème complètement fermée (accueil glacial et résolument hostile, bavardages incessants comme si j'étais transparent) et je ne crois pas souffrir de paranoïa.

L'étude d'un texte anodin d'Italo Calvino sur le plaisir de la lecture m'a valu d'être accusé d'incitation à la débauche : "On va le dire à nos parents que vous nous faites étudier des textes pornos." (sic).

Il s'agissait du début de "Si par une nuit d'hiver un voyageur" qui parle du plaisir (ouh là là !) de la lecture.

Les collègues m'ont dit que des 5 ème avaient fait le même coup l'année dernière pendant toute l'année à une collègue qui est partie à la retraite et que ce petit jeu (je ne suis même pas certain qu'il s'agisse d'un jeu, je crois plutôt qu'ils n'ont pas perçu la dimension métaphorique et humoristique du texte), tendait à se généraliser dans tous les cours.

J'ai prévenu l'administration (on ne sait jamais si les élèves mettent leur menace à exécution). Le principal adjoint a été, je dois le dire, à la hauteur (c'est un ancien enseignant).

Dans l'autre classe, le choix d'un extrait d'"En attendant Godot" (séquence 1, "La situation d'énonciation"...Pardon Jean ! (Jean !!!!!?????) m'a suscité une remarque bruyante accompagnée d'un gloussement sur God/ gode, et d'une fille qui plus est. Bégaudeau aurait dit "poufiasse !". je l'ai pensé, mais je me suis retenu !

Voilà les joyeusetés ordinaires de la vie de collège...Et ça n'est qu'un début... Il va falloir serrer les dents.

PS : ce genre d' incident donne évidemment à penser sur l'état moral et intellectuel d'une partie de notre belle jeunesse (quelques élèves avaient l'air cependant sincèrement consternés), mais je laisse à d'autres le soin d'épiloguer sur le rôle joué par l'environnement (Internet et Canal + codé).

Écrit par : Robin | 05 septembre 2008

Les premières années où j'ai travaillé en collège, (dans un établissement pourtant considéré comme "peu facile" à l'époque, à Evry ville nouvelle), je prenais tellement de plaisir à travailler qu'à chaque fin de mois, j'avais l'impression de toucher une prime... J'étais presque dans l'état d'esprit où je considérais cela comme un loisir.
(Ceci étant dit, les élèves de collège souffrent maintenant d'un tel défaut d'éducation qu'il doit être assez rare de pouvoir continuer à vivre ce plaisir souvent, (à part dans le collège de Jean, et quelques autres)).
Par contre, récemment, je me suis fait ch... à cent sous de l'heure, (c'est presque ça, c'était payé en HSA) dans un lycée du centre ville, dans lequel les élèves choisissaient de faire de la musique. Des fils de bourges, qui avaient un certain nombre d'années de conservatoire et, à ce titre, croyaient en savoir plus que le petit certifié d'enseignement général, (dont ils ignoraient évidemment qu'il avait deux prix de conservatoire nationaux de région et une certaine expérience de musicien de scène), et le méprisaient profondément, quoique pas méchamment.
Tout ça pour dire que, maintenant, j'ai presque l'impression de travailler en permanence, même pendant une bonne partie de mes loisirs où presque toutes mes pensées me ramènent au boulot... Et, à l'inverse parfois, de me sentir tellement bien en cours, dans certaines circonstances particulières, que j'ai presque l'impression que c'est une détente, même si cela implique une présence et une attention que tous les collègues ici-présents connaissent bien.

C'était pour, d'une certaine manière, tenter de répondre à Pedro sur la frontière quelquefois assez mince entre "l'otium" et le... Comment dit-on? "Negotium"?

Salut à tous du petit certifié, et encore bon courage à Robin!

Écrit par : Christophe Sibille | 05 septembre 2008

"Mais vous êtes pourri jusqu'au trognon ! Vous pensez parler à quelqu'un qui se trouve dans le Nord, qui est en collège, qui en souffre, qui désire un lycée qu'il ne peut obtenir depuis plusieurs années, et vous lui déclarez d'un ton méprisant : "Restez en collège et inscrivez-vous à la fac" !

Je suis horrifié. Vous étiez en cours avec Romuald, lorsque "la décence" et a été supprimée de votre programme d'étude et remplacée par "le mépris" ?""

Ecrit par : Jérémy | 05 septembre 2008

Vous vous inquiétez pour ma santé; je vous rassure, ma dernière coloscopie n'a rien révélé d'aussi grave !
Privé à vie de lycée en France et en Navarre, je vous suppose donc :
- très jeune ?
- très mal noté ?
- sans permis de conduire ?
- frappé d'une sanction disciplinaire ?
- allergique au "technique" aussi ?
- banlieuephobe ?
- chauvin au point de refuser de franchir la frontière du 62 ?
ou c'est l'effet "Bienvenue chez les Chtis" ? Tout le monde demande le Nord ?
Jérémy, pourquoi vous mépriserais-je ? J'ai simplement du mal à comprendre comment vous seriez le seul agrégé de France, compétent, mobile et disponible, contraint de passer toute sa carrière au collège.

Écrit par : victor | 05 septembre 2008

Je précise, en attendant Godot ;-) que la "situation d'énonciation" n'est jamais que la reprise dans la novlangue de la stylistique contemporaine des traditionnelles questions de la rhétorique gréco-romaine : Qui ? Quoi ? A qui ? Quand ? Où ? Comment ? Pourquoi ? Dans quelle intention ?...Je leur ferai sans doute grâce de la chasse aux "déictiques" et de la question de savoir si l'énoncé est "ancré" ou "non ancré" dans la situation d'énonciation.

Écrit par : Robin | 05 septembre 2008

"Combien de profs aujourd’hui se cultivent réellement (combien lisent plus que le rayon BS des relais presse), quelle est la production de l’université française (je connais beaucoup d’enseignants chercheurs qui ressortent le même article à peine toiletté tous les 2 ans et qui touchent une prime de recherche pour cela)."

Vous n'en savez strictement rien, "Ciao"... Certains malintentionnés pourraient donc vous répondre -comme pour la marine- : "l'Université française, elle vous em..."
L'effet-agreg mène-t-il à l'omniscience ? Redescendons sur terre, camarades agrégés !

Écrit par : victor | 05 septembre 2008

Salut à tous du petit certifié, et encore bon courage à Robin!

Ecrit par : Christophe Sibille | 05 septembre 2008

Merci Christophe. Ce mépris dont vous parlez a effectivement tendance à se généraliser. C'est le sentiment à la mode dans certains collèges. Mépris pour les savoirs (y compris artistiques), mépris pour ceux qui les transmettent. Ce sentiment le plus négatif qui soit suppose la négation de l'autre qui est l'essence même du fascisme (on se valorise en dévalorisant, jusqu'au crime)

Écrit par : Robin | 05 septembre 2008

Une dernière pour la route, Jérémy : êtes-vous sûr de ne pas entretenir une grave illusion sur le niveau des lycéens?
Je vous connais quelques secondes bien pourries à 35 petits cons de derrière les fagots ! Le Conseil de classe de fin de troisième et la Commission d'appel auraient dû vous vacciner !

Écrit par : victor | 05 septembre 2008

POrnographique, le début de "Si par une nuit d'hi_ver un voyageur" ? Diable ! Si encore vous leur aviez fait étudier la fin - où ils sont au lit et lisent le roman qui se finit...
Presque tout est pornographique pour les élèves, sauf bien sûr la Rolex du petit Nicolas.
JPB

Écrit par : brighelli | 05 septembre 2008

En ce qui me concerne, la prise de contact a été assez rude dans l'un des deux collèges où j'ai été nommé cette année (le plus gros), un collège rural, même pas en ZEP, en particulier avec une classe de 4ème complètement fermée (accueil glacial et résolument hostile, bavardages incessants comme si j'étais transparent) et je ne crois pas souffrir de paranoïa.

Ecrit par : Robin | 05 septembre 2008

Robin,

Votre témoignage recoupe une analyse que nous avons déjà été plusieurs à faire ici, à savoir que les difficultés scolaires ne se concentrent pas exclusivement dans les cités de la banlieue parisienne. Et on peut effectivement rencontrer dans certaines zones rurales une hostilité, une fermeture, qui passe quelquefois dans de simples regards. Quant aux "menaces" des élèves, vous avez de la chance de tomber, semble-t-il, sur une direction qui est à la hauteur. Il existe effectivement des établissements où le principal (ou le proviseur) est suffisamment incompétent (à moins qu'il ne s'agisse de perversité?) pour prendre la parole de l'élève pour argent comptant et s'en servir pour "casser du prof"...
Bon courage.

Je risque d'en faire hurler quelques uns mais, la Corse ayant son propre calendrier (hors zone), nous avons seulement eu la prérentrée aujourd'hui, avant d'accueillir les élèves lundi prochain!

Écrit par : Daniel Arnaud | 05 septembre 2008

Je risque d'en faire hurler quelques uns mais, la Corse ayant son propre calendrier (hors zone), nous avons seulement eu la prérentrée aujourd'hui, avant d'accueillir les élèves lundi prochain!

Ecrit par : Daniel Arnaud | 05 septembre 2008

"Mais vous êtes pourri jusqu'au trognon !" ( Jérémy, VIII, 2).
Bonne rentrée !

Écrit par : victor | 05 septembre 2008

Victor,

Il me semble que Jérémy est déjà en lycée. Cela vous étonne peut être, mais il ne défend pas son intérêt propre.

Les réponses que vous lui faites sont très malveillantes, vous pourriez cesser ce petit jeu malsain, non ?

Écrit par : françois duhem | 05 septembre 2008

"Il existe effectivement des établissements où le principal (ou le proviseur) est suffisamment incompétent (à moins qu'il ne s'agisse de perversité?) pour prendre la parole de l'élève pour argent comptant et s'en servir pour "casser du prof"..."

Ecrit par : Daniel Arnaud | 05 septembre 2008

La question a été posée il y a quelques jours, (sans vraiment qu'il y soit répondu), mais n'y a t-il pas un léger "revirement, à ce niveau, de la part des chefs d'établissements?

Écrit par : Christophe Sibille | 05 septembre 2008

Je risque d'en faire hurler quelques uns mais, la Corse ayant son propre calendrier (hors zone), nous avons seulement eu la prérentrée aujourd'hui, avant d'accueillir les élèves lundi prochain!

Ecrit par : Daniel Arnaud | 05 septembre 2008

"Mais vous êtes pourri jusqu'au trognon !" ( Jérémy, VIII, 2).
Bonne rentrée !

Ecrit par : victor | 05 septembre 2008

On aurait aussi pu la faire façon Astérix :
depuis le 2 septembre, toutes les salles de classe de France sont occupées par les élèves. Toutes? Non! Une île résiste encore à l'envahisseur, etc, etc.

Écrit par : Daniel Arnaud | 05 septembre 2008

"Il existe effectivement des établissements où le principal (ou le proviseur) est suffisamment incompétent (à moins qu'il ne s'agisse de perversité?) pour prendre la parole de l'élève pour argent comptant et s'en servir pour "casser du prof"..."

Ecrit par : Daniel Arnaud | 05 septembre 2008

La question a été posée il y a quelques jours, (sans vraiment qu'il y soit répondu), mais n'y a t-il pas un léger "revirement, à ce niveau, de la part des chefs d'établissements?

Ecrit par : Christophe Sibille | 05 septembre 2008

Je n'en ai pas l'impression. Du moins sans doute est-ce aléatoire, selon l'académie, selon l'établissement, et selon le chef d'établissement lui-même...
Ce que je trouve inquiétant lorsque ce genre de dérive survient, c'est le fait qu'un chef d'établissement peut très bien nuire à un enseignant, voire à sa carrière, sur la base de dires d'élèves ou de rumeurs. Et que dans ces cas-là, l'enseignant se trouve vite démuni car, s'il s'avise de contester le jugement de son supérieur, la hiérarchie se borne généralement à appliquer les sacro-saints principes : "Pas de vagues", "On ne désavoue pas un chef d'établissement"... Il est alors difficile de se faire entendre, même si on est dans son bon droit...

Écrit par : Daniel Arnaud | 05 septembre 2008

Victor,

Il me semble que Jérémy est déjà en lycée. Cela vous étonne peut être, mais il ne défend pas son intérêt propre.

Les réponses que vous lui faites sont très malveillantes, vous pourriez cesser ce petit jeu malsain, non ?

Ecrit par : françois duhem | 05 septembre 2008

1) Prenez la peine de lire le message initial sur l'inaccessibilité des lycées du 59, la pourriture qui me frappe et le reste.
2) Laissez Jérémy se défendre, il sait faire.
3) "Va, je ne te hais point" : ça vous rassure ?

Écrit par : victor | 05 septembre 2008

"Et là je suis médusée. Vous avez le niveau de réflexion d'un semi-penseur du XIXème siècle. Ils sont où vos prolétaires actuellement? Les gens qui possèdent une voiture et tous les biens de consommation courante touchent aussi des sursalaires à ce moment -là car ils possèdent bien plus que ce qu'il faut pour renouveler leur force de travail. Et à ce titre-là, ils sont aussi bourgeois que les profs ou les cadres."

C'est là qu'on voit que vous n'avez rien compris!!! Marx parle de ce qui est so-cia-le-ment nécessaire à la reproduction de la force de travail. En clair, en dessous de ça les gens se révolteraient et la force de travail ne se reproduirait pas au bénéfice du capital.

Écrit par : Hervé de Strasbourg | 05 septembre 2008

"s'il s'avise de contester le jugement de son supérieur, la hiérarchie se borne généralement à appliquer les sacro-saints principes : "Pas de vagues", "On ne désavoue pas un chef d'établissement"... Il est alors difficile de se faire entendre, même si on est dans son bon droit..."

Ecrit par : Daniel Arnaud | 05 septembre 2008

Encore faut-il vraiment contester, pas simplement se plaindre entre collègues et puis fermer sa gueule.

Dans le lycée - époque bénie! - dans lequel j'officiais l'an dernier, la direction, particulièrement minable, d'une aigreur à couper le souffle, gros ramassis de raclures de bidet cousu d'incompétence, a décidé de bouffer du prof, sans doute pour se venger de leur vie nullarde de négociants en gros de savoirs sans saveur. Je fus le seul à contester ma note administrative. Résultat : 2,5 points de plus. On m'a dit que c'est énorme, mais je m'en fiche, c'était juste pour le principe, pour dire merde à ces connards. Pour le plaisir de m'entendre dire, un peu plus tard, par la piteuse adjointe : "mais, monsieur TotoWeininger, vous contestez tout ce que je dis!"

Les autres, qui se sont écrasés, n'en revenaient pas - et pourtant j'étais néo titulaire dans un lycée où la moyenne d'âge tourne autour de cinquante-cinq ans.

Dans l'académie, l'an dernier, nous ne fûmes que six - agrégés, désolé je n'ai pas les chiffres pour les certifiés - toutes disciplines confondues, à avoir contesté notre note.

Ahurissant.

Écrit par : TotoWeininger | 05 septembre 2008

"de toute façon, dans trente ans, on ne lira peut-être plus ni Sénèque ni Cicéron."

Là je vous trouve exagérément optimiste, plus personne (statistiquement parlant il y a toujours des exceptions) ne lit Sénèque ou Cicéron.

Écrit par : Hervé de Strasbourg | 05 septembre 2008

Cela dépend de l'époque à laquelle on a passé le concours. J'en connais pas mal, moi, d'agrégés qui ont mon âge (la trentaine) et qui végètent toujours contre leur gré au collège. Tous ceux qui n'ont pas procréé en fait.
Et je ne comprends pas pourquoi cela choque les gens qu'ils se plaignent. Effectivement une infirmière, un généraliste, un spécialiste n'ont pas les mêmes fonctions et tout le monde trouve cela normal.
Dobolino s'indigne des querelles de chapelle mais justement, elle qui a passé un concours sélectif ne peut-elle pas comprendre l'immense gâchis que représentent ces profs souvent brillants jetés dans l'arène? Elle aurait aimé qu'on lui fasse faire un métier sans rapport avec ses études ? Parce que dans certains collèges on n'a vraiment pas l'impression d'enseigner aujourd'hui. On est assistante sociale, on sert de punching ball aux élèves et c'est tout. J'aimerais que votre rejeton dont vous nous rebattez les oreilles passe ce concours plus tard : je vous entends d'ici vous lamenter sur son sort en collège !
Je comprends qu'on prenne en compte la situation familiale mais est-ce qu'on fait faire à un infirmier le travail d'un médecin et vice-versa sous prétexte que l'un est plus âgé et a pondu trois mêmes? C'est un état d'esprit pervers et digne de la révolution culturelle.
L'un des problèmes à mon avis aussi c'est celui de l'interne. Je connais des certifiés brillants et parfois biad, qui n'ont pas pu retenter l'agreg car ils ont dû travailler très vite, bien plus brillants que la majorité de leurs collègues lauréats de l'interne. Et je préférerais que mes enfants, quand ils seront lycéens, soient devant ces profs plutôt que devant des agrégés internes. Ce pseudo concours a brouillé les frontières et la plupart des parents ne savent pas faire la différence. Or on aurait pu espérer que Darcos allait assécher l'interne au profit de l'externe ; évidemment il a choisi la solution la plus injuste car la moins chère.
Je ne sais pas si ces rumeurs sont fondées mais j'ai entendu dire que cette année il y aurait eu un taux d'échec jamais vu à l'ENS à l'agreg de lettres. Ce qui signifie que la diminution du nombre de postes est réellement excessive, et je ne comprends pas que ce blog ne mette pas en cause la façon dont se font les suppressions de postes (qu'il y ait des suppressions je veux bien mais il faut voir aussi quel profil de profs on choisit de supprimer).
Pour ma part je ne vois pas aujourd'hui comment quelqu'un d'intelligent et d'encore jeune peut avoir envie de devenir ou même de rester prof.

Écrit par : Flo | 05 septembre 2008

"Tous ceux qui n'ont pas procréé en fait"

OUIOUIOUIOUIOUIOUIOUIOUIOUIIOOOOOI
TRAVAILFAMILLEPATI

Écrit par : TotoWeininger | 05 septembre 2008

Dobolino s'indigne des querelles de chapelle mais justement, elle qui a passé un concours sélectif ne peut-elle pas comprendre l'immense gâchis que représentent ces profs souvent brillants jetés dans l'arène?
Ecrit par : Flo | 05 septembre 2008

Vous avez lu ça où? Je n'aime guère qu'on m'utilise en manipulant mes mots et en déformant mon discours!
Vous ne savez pas lire ou quoi?

Écrit par : dobolino | 05 septembre 2008

Je risque d'en faire hurler quelques uns mais, la Corse ayant son propre calendrier (hors zone), nous avons seulement eu la prérentrée aujourd'hui, avant d'accueillir les élèves lundi prochain!

Ecrit par : Daniel Arnaud | 05 septembre 2008
"Mais vous êtes pourri jusqu'au trognon !" ( Jérémy, VIII, 2).
Bonne rentrée !

Ecrit par : victor | 05 septembre 2008

Et on peut être sûr que ce sont eux qui apprennent à leurs élèves que c'est moins fatigant d'occuper les villas des "pintu" que de ramasser des châtaignes ;-)

Écrit par : Robin | 05 septembre 2008

La question a été posée il y a quelques jours, (sans vraiment qu'il y soit répondu), mais n'y a t-il pas un léger "revirement, à ce niveau, de la part des chefs d'établissements?

Ecrit par : Christophe Sibille | 05 septembre 2008

Oui, j'en ai aussi l'impression. C'est récent, et "Pourvou qué ça dourre !"...Comme disait l'autre.

Écrit par : Robin | 05 septembre 2008

"Pour ma part je ne vois pas aujourd'hui comment quelqu'un d'intelligent et d'encore jeune peut avoir envie de devenir ou même de rester prof"

Ecrit par : Flo | 05 septembre 2008

Franchement, moi non plus.

Écrit par : TotoWeininger | 05 septembre 2008

C'est là qu'on voit que vous n'avez rien compris!!! Marx parle de ce qui est so-cia-le-ment nécessaire à la reproduction de la force de travail. En clair, en dessous de ça les gens se révolteraient et la force de travail ne se reproduirait pas au bénéfice du capital.

Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 05 septembre 2008

Vous avez l'hypocrisie des marxistes de base. On traite d'abord celui qui n'est pas d'accord de crétin et on avance l'éternel même argument qui permet de dire qu'il y aura éternellement et pour toujours un prolétariat et toujours une lutte des classes! Quand bien même tous les habitants de notre douce France rouleraient tous en BM, ils seraient quand même toujours des prolétaires parce qu'il y aurait une poignée de gens qui possèderait des voitures plus luxueuses. C'est sûr, ça marche à tous les coups et ça évite de penser. Quand je pense à tous les prolétaires qui vivent au Luxembourg!
On se demande même à quoi servent les recherches en économie. Le monde s'est arrêté quand Marx a écrit. Depuis plus rien. Et tous ceux qui ne répètent pas la doxa n'ont rien compris et sont des imbéciles.
Décidément, ce blog!

Écrit par : Sanseverina | 05 septembre 2008

Supprimons les bonifications vichystes du mouvement d'affectation : rapprochement de cons-joint

"Améliorer les conditions de vie des couples dont l'un ou les deux membres travaillent pour l'Éducation nationale et qui se retrouvent séparés dans des académies ou départements différents constitue une priorité du Ministre de l'Education nationale. Cette volonté repose sur l'intérêt d'apporter un meilleur confort de vie aux enseignants"

Vous avez compris, les célibataires ne sont pas des enseignants, puisque ce ne sont pas des êtres humains.

"plus il y a d'enfants plus la bonification augmente"
Non mais vous avez bien lu!
VICHYVICHYVICHY

Écrit par : TotoWeininger | 05 septembre 2008

Daniel Arnaud, la phrase que vous citez de mes messages ne s'adressait pas à vous, je ne vois pas du tout ce qu'elle vient faire dans vos messages sur la Corse ! Il y a une confusion que je ne m'explique pas.

CONSEIL POUR UNE BONNE UTILISATION DE CE BLOG :
Lisez les messages de François Duhem, qui comprend ce qu'il lit et parle avec justesse, et ne perdez pas votre temps à répondre à Victor, qui est un fameux boute-en-train malgré lui, mais qui n'est jamais à court de petites méchancetés.

Robin, vous découvrez ce que nous déporons chaque jour, mais je dois vous dire que God/Gode/Godot aurait pu déraper au point que vous n'eussiez plus pu faire cours de toute l'heure. Vous êtes donc malgré tout maître de vos collégiens, c'est très bien.

Enfin, je souscris à l'analyse de Flo sur trois points : 1) il n'y a que dans l'éducation qu'on donne à un salarié un travail plus gratifiant parce qu'il a 10 ans de métier et trois enfants
2) L'agrégation interne ne devrait pas s'appeler agrégation mais "concours de promotion interne" 3) Je me demande encore par quel miracle certains jeunes veulent devenir profs. Si j'en croise encore, je leur dirai de venir sur ce blog lire les posts de certains participants (qui ont bizarrement tous un simple prénom comme pseudo - et je ne parle pas de Robin !!!), ça leur passera l'envie de les avoir un jour comme collègues.

Écrit par : Jérémy | 05 septembre 2008

"Vous avez l'hypocrisie des marxistes de base. On traite d'abord celui qui n'est pas d'accord de crétin "

Dans la même veine, je dis que vous n'avez rien compris et vous dites que je vous traite de crétin: cherchez l'erreur!!!

Ceci dit, je n'ai effectivement pas de temps à perdre avec un crétin de votre genre.

Écrit par : Hervé de Strasbourg | 05 septembre 2008

Combien de profs aujourd’hui se cultivent réellement (combien lisent plus que le rayon BS des relais presse), quelle est la production de l’université française (je connais beaucoup d’enseignants chercheurs qui ressortent le même article à peine toiletté tous les 2 ans et qui touchent une prime de recherche pour cela)."

Vous n'en savez strictement rien, "Ciao"... Certains malintentionnés pourraient donc vous répondre -comme pour la marine- : "l'Université française, elle vous em..."
L'effet-agreg mène-t-il à l'omniscience ? Redescendons sur terre, camarades agrégés !

Ecrit par : victor | 05 septembre 2008

Alors là! regardez la liste des publications des universitaires, vous verrez ceux qui bossent ou pas, rien de plus facile. Et on se marre!!!!!
Quant au secondaire, l'indigence est la norme pour la grande majorité. En collège, c'est sûr.

Écrit par : Sanseverina | 05 septembre 2008

Ceci dit, je n'ai effectivement pas de temps à perdre avec un crétin de votre genre.

Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 05 septembre 2008

Les choses n'ont pas changé depuis mes années de lycée quand je m'eng...avec les maos ou les marxistes de service: plus d'argument, donc c'est le temps qui vous sauve!

Écrit par : Sanseverina | 05 septembre 2008

"certains participants (qui ont bizarrement tous un simple prénom comme pseudo)"

Tiens, d'un point de vue logique, c'est une construction intéressante : je vise les casse-pieds "qui ont bizarrement tous un simple prénom comme pseudo", mais j'en exclus Robin (et Jérémy accessoirement). Autrement dit, tous les casse-pieds visés ont un prénom comme pseudo, mais tous ceux qui ont un prénom comme pseudo ne sont pas forcément des casse-pieds.

Cette explication me prémunira de réflexions oiseuses.

Écrit par : Jérémy | 05 septembre 2008

"Pour ma part je ne vois pas aujourd'hui comment quelqu'un d'intelligent et d'encore jeune peut avoir envie de devenir ou même de rester prof"

Ecrit par : Flo | 05 septembre 2008

Franchement, moi non plus.

Ecrit par : TotoWeininger | 05 septembre 2008

Donc vous êtes vieux et ... à la fois ?

"Flo", des "j'ai entendu dire...", "j'en connais qui...", "je ne sais pas si..." mais j'cause quand même, on en bouffe tous les jours !
Par pitié, épargnez-nous votre morgue et vos jugements sommaires et malsains du type : "qu'il y ait des suppressions je veux bien mais il faut voir aussi quel profil de profs on choisit de supprimer".
Pour qui vous prenez-vous ? Vous pensez avec l'agreg (bac +4 !!) avoir décroché le Saint Graal ? Avec ce type de raisonnement, dans quel mépris un polytechnicien, centralien, énarque, etc. devrait-il nous tenir ?
Prenez "Ciao" par la main et allez faire un tour au bal des frustrés !

Écrit par : victor | 05 septembre 2008

La situation devient inquiétante. Robin vient d’évoquer la « situation d’énonciation » et Jean n’est toujours pas sorti du bois.

Écrit par : uncertain | 05 septembre 2008

un collège rural, même pas en ZEP, en particulier avec une classe de 4ème complètement fermée (accueil glacial et résolument hostile, bavardages incessants comme si j'étais transparent) et je ne crois pas souffrir de paranoïa.

L'étude d'un texte anodin d'Italo Calvino sur le plaisir de la lecture m'a valu d'être accusé d'incitation à la débauche : "On va le dire à nos parents que vous nous faites étudier des textes pornos." (sic).



Ecrit par : Robin | 05 septembre 20
Faites leur étudier Raboliot si ce sont des ruraux! Ou La dernière harde.
Ou... L'Amant de Lady Chatterley! Du moment qu'on tuera du gibier, ils n'y verront pas de pornographie.

Écrit par : dobolino | 05 septembre 2008

Alors là! regardez la liste des publications des universitaires, vous verrez ceux qui bossent ou pas, rien de plus facile. Et on se marre!!!!!
Quant au secondaire, l'indigence est la norme pour la grande majorité. En collège, c'est sûr.

Ecrit par : Sanseverina | 05 septembre 2008

Putain, c'est une épidémie d'enfoirite aigüe !
L'aigreur doit-elle mener à ce point de basse calomnie ? "les agrégés sont tous des cons", ça vous choque à juste titre mais vous vous donnez le droit de porter les mêmes jugements sur vos collègues ? Avec ce raisonnement de m... vous déshonnorez le diplôme que vous prétendez défendre !

Écrit par : victor | 05 septembre 2008

Donc vous êtes vieux et ... à la fois ?

Ecrit par : victor | 05 septembre 2008

Je suis jeune, intelligent et je n'ai plus envie de rester prof.
Un ancien instit devrait pouvoir comprendre ça sans qu'un agrégé docteur vienne lui fournir des explications, non?

Écrit par : TotoWeininger | 05 septembre 2008

Je risque d'en faire hurler quelques uns mais, la Corse ayant son propre calendrier (hors zone), nous avons seulement eu la prérentrée aujourd'hui, avant d'accueillir les élèves lundi prochain!

Ecrit par : Daniel Arnaud | 05 septembre 2008

Comme Brighelli le soulignait il y a peu, ils ont aussi leur propre calendrier de chasse. Pas que la Corse, mais tout PACCA!
La dernière harde, vous-dis-je!

Écrit par : dobolino | 05 septembre 2008

Et, en musique, La Truite ou Pierre et le Loup!

Écrit par : dobolino | 05 septembre 2008

"Quant au secondaire, l'indigence est la norme pour la grande majorité. En collège, c'est sûr."

Ecrit par : Sanseverina | 05 septembre 2008

Certes. Mais à force d'y affecter des agrégés, les collèges vont devenir des temples de l'intelligence et de la culture.

Écrit par : TotoWeininger | 05 septembre 2008

ou De l'usage des appeaux

Écrit par : dobolino | 05 septembre 2008

Dobolino, avec votre diplôme de veto, au moins aussi difficile à décrocher que sainte-agreg-externe-de-l'Enfant-Jésus, vous vous sentez diminuée d'exercer à la campagne, de tâter le cul des vaches et de marcher dans le fumier ?

Écrit par : victor | 05 septembre 2008

"
Les choses n'ont pas changé depuis mes années de lycée quand je m'eng...avec les maos ou les marxistes de service: plus d'argument, donc c'est le temps qui vous sauve!

Ecrit par : Sanseverina | 05 septembre 2008 "

Vous êtes effectivement bouché!!! Je n'ai pas de temps à perdre avec vous, pas en général.

Bon promis je cesse cet échange sans intérêt.

Écrit par : Hervé de Strasbourg | 05 septembre 2008

Je suis jeune, intelligent et je n'ai plus envie de rester prof.
Un ancien instit devrait pouvoir comprendre ça sans qu'un agrégé docteur vienne lui fournir des explications, non?

Ecrit par : TotoWeininger | 05 septembre 2008

Que de la gueule ! Numérisez et mettez en lien votre prochaine lettre de démission pour le blog ! Mais dépêchez-vous, vous avez des cours à préparer pour lundi...

Écrit par : victor | 05 septembre 2008

Eh bien! Cela ne s'arrange pas depuis ce matin... "Les casse-pieds" sont ceux qui justement vous empêche de ronronner entre vous. Sans un minimum de foi et d'optimisme, comment tenez-vous dans l'enseignement?

Pour ma part je ne vois pas aujourd'hui comment quelqu'un d'intelligent et d'encore jeune peut avoir envie de devenir ou même de rester prof"

Ecrit par : Flo | 05 septembre 2008

Peut-être simplement parce qu'il y aussi un plaisir d'essayer de transmettre ce qui nous a nous-mêmes comblé, même si la réussite n'est jamais assurée ... Les conditions d'exercice du métier sont difficiles, mais cela reste un beau métier.

Il y a une réponse exemplaire à TotoWeininger sur le forum des TZR en colère d'une enseignante qui est enseignante avant d'être agrégée. Je fais un copier-coller car elle montre admirablement que l'aigreur n'est pas une fatalité :

"J'étais dans un collège ZEP l'an passé ... mon premier poste. Beaucoup de gens trouvaient ça injuste de mettre une agrégée en collège, ZEP qui plus est. Eh bien, il y a eu des moments difficiles, mais j'ai eu beaucoup de plaisir à enseigner là-bas. Je me suis vraiment sentie utile. Certes, le niveau n'est pas très élevé, les gamins ne fichent pas grand chose chez eux (encore que... ça s'est amélioré pendant l'année, en étant très exigeante avec eux). Il y a aussi de gros "cas" qui peuvent être difficiles à gérer, surtout quand il y en a pas mal dans la classe. Mais les gamins sont très vivants (un peu trop parfois, faut les canaliser), et quand des gamins en gros échec scolaire réussissent enfin à faire quelques petits trucs et se mettent alors à s'accrocher, restent à la fin du cours pour effacer le tableau sans que tu leur aies rien demandé, je te jure que ça fait vraiment plaisir."

Il n'en reste pas moins que l'urgence c'est la réforme du lycée et des concours...

Écrit par : Romuald | 05 septembre 2008

"vous avez des cours à préparer pour lundi..."

Ecrit par : victor | 05 septembre 2008

Faux. Le rectorat n'a pas appelé, donc pas d'affectation avant mardi. Et puis, vous pensez vraiment qu'un agrégé docteur prépare ses cours?

Écrit par : TotoWeininger | 05 septembre 2008

Petite rectification : l'agrégation, ça n'a jamais été bac +4; il y a toujours eu au moins une année de préparation après la maîtrise, si je ne m'abuse? Pour ne pas parler de ceux qui la préparent plusieurs fois.

Quand aux étudiants brillants qui choisissent d'être profs, il y en a bel et bien (c'est le cas de certains de mes anciens élèves) Ils le font parce qu'ils pensent que c'est le seul moyen de se consacrer toute leur vie à une discipline qui les passionne. On a beau les mettre en garde, ils persistent à sous-estimer les difficultés qui les attendent, et le choc risque d'être rude lorsqu'ils seront confrontés au réel.

Écrit par : Sylvie Huguet | 05 septembre 2008

Dobolino s'indigne des querelles de chapelle mais justement, elle qui a passé un concours sélectif ne peut-elle pas comprendre l'immense gâchis que représentent ces profs souvent brillants jetés dans l'arène? Elle aurait aimé qu'on lui fasse faire un métier sans rapport avec ses études ?

Ecrit par : Flo | 05 septembre 2008

Ouarf!
Je n'avais pas été formée pour vous vendre des brosses à poil et des shampooings à toutous blancs gris et tricolores, même pas de la bouffe Premium, nouillette!
Pas même du vaccin FCO qu'on sait même pas s'il marche ni combien de temps il protège!
Je vends, ma biquette, je vends! Du vaccin, de la bouffe et du superflu et... vogue la galère!

Écrit par : dobolino | 05 septembre 2008

QuanT aux étudiants

Écrit par : Sylvie Huguet | 05 septembre 2008

Elle croit que je vis où, la bichette Flo? Sur la lune?

Écrit par : dobolino | 05 septembre 2008

Faux. Le rectorat n'a pas appelé, donc pas d'affectation avant mardi. Et puis, vous pensez vraiment qu'un agrégé docteur prépare ses cours?

Ecrit par : TotoWeininger | 05 septembre 2008

Remerciez le rectorat d'avoir deviné vos intentions, Allah est grand !
Un agrégé docteur prépare toujours ses cours, même en collège, surtout en collège. C'est comme ça qu'il prépare de bons petits lycéens pour les agrégés pas docteurs qui pourront revendiquer ensuite leur part d'excellence...

Écrit par : victor | 05 septembre 2008

Et puis, vous pensez vraiment qu'un agrégé docteur prépare ses cours?

Ecrit par : TotoWeininger | 05 septembre 2008

Débile.

Vu votre infini supériorité, l'IG ne vous a pas confié un poste en prépa.? En sciences, ils n'hésitent pourtant pas à nommer des néo-agrégés...

Écrit par : Romuald | 05 septembre 2008

Quand je pense à tous les prolétaires qui vivent au Luxembourg!

Ecrit par : Sanseverina | 05 septembre 2008
Vous allez finir par nous démontrer que vous êtes "un prolétaire"! Encore un coup de pouce de Pedro Cordoba et, oui!!!!, on y arrive.

Écrit par : dobolino | 05 septembre 2008

Je précise, le débile s'adressait à votre remarque, pas à votre personne. Ma formulation est douteuse.

Écrit par : Romuald | 05 septembre 2008

@ Sylvie Huguet,
je sais, je l'ai passée ; ma remarque perfide était destinée à ramener sur orbite terrestre des agrégonautes égarés.

Écrit par : victor | 05 septembre 2008

"Il y a une réponse exemplaire à TotoWeininger sur le forum des TZR en colère d'une enseignante qui est enseignante avant d'être agrégée"

Ecrit par : Romuald | 05 septembre 2008

Ouais. A mon avis, c'est une usurpatrice. Il y a des signes qui ne trompent pas, voilà ce qu'elle écrit un peu plus haut - elle parle de ce que deviennent les élèves après le bac :

"Malheureusement, quelques uns atterissent en licence par défaut, alors que c'est un cursus exigeant et se plantent"

La licence, un cursus exigeant? Un agrégé - et même UNE - ne saurait soutenir sérieusement pareille énormité.

Écrit par : TotoWeininger | 05 septembre 2008

Dans Un Roi sans Divertissement, vous avez une chasse au loup...
Moi, bonne fille, j'essaie de vous trouver des romans de bonne qualité littéraire où on tue du gibier et tout le monde s'en branle!
Bandes de pornographes!
Excusez-moi! Je ne trouve rien avec des quads...

Écrit par : dobolino | 05 septembre 2008

Dobolino, avec votre diplôme de veto, au moins aussi difficile à décrocher que sainte-agreg-externe-de-l'Enfant-Jésus, vous vous sentez diminuée d'exercer à la campagne, de tâter le cul des vaches et de marcher dans le fumier ?

Ecrit par : victor | 05 septembre 2008

Non, c'est pas difficile! Pas autant qu'une agrèg!
D'ailleurs, nos copains vétos qui ont voulu devenir profs, ils ont marné quelques années avant d'obtenir une de nos agrèg. A preuve.
Pour faire véto, faut juste tout bien apprendre par cœur là où il faut! Et calmer ses débordements, au moins jusqu'à obtention du diplôme.
Remarquez qu'on peut aussi être intelligent et être véto, ce n'est pas incompatible! Mais pas pour autant nécessaire....

Écrit par : dobolino | 05 septembre 2008

"...restent à la fin du cours pour effacer le tableau sans que tu leur aies rien demandé, je te jure que ça fait vraiment plaisir."

Y en a vraiment, leur faut pas grand chose

Écrit par : TotoWeininger | 05 septembre 2008

Non, sans blague, y'a des vétos vachtément intelligents! A preuve, y'a Yann et moi, déjà. Ça vous en fait deux. Puis, y'en a d'autres, mais je ne peux vous donner leurs noms. Je n'ai pas le droit!

Écrit par : dobolino | 05 septembre 2008

La Dernière harde, c'est une pure merveille, parce que la plupart du temps l'histoire est racontée du point de vue du gibier. Mais je préfère encore La Forêt perdue, impossible à étudier dans une classe de collège cependant, vu le nombre d'archaïsmes qu'on y rencontre.

Écrit par : Sylvie Huguet | 05 septembre 2008

"...restent à la fin du cours pour effacer le tableau sans que tu leur aies rien demandé, je te jure que ça fait vraiment plaisir."

Y en a vraiment, leur faut pas grand chose

Ecrit par : TotoWeininger | 05 septembre 2008

... ça vaut toujours mieux que ceux que le tableau efface.

Écrit par : victor | 05 septembre 2008

Je n'ai jamais prétendu qu'il est inconcevable qu'un agrégé se plaise au collège. Je dis simplement que ce plaisir offert à une infime minorité est une plaie béante qui déchire les chairs de tous les autres. Si elle se plait vraiment au collège, elle démissionne, et elle passe le CAPES - en admettant qu'elle soit réellement agrégée.

Écrit par : TotoWeininger | 05 septembre 2008

Quand j'étais en prépa, il était notoire que ceux qui avaient le plus de travail étaient les sup-bio et les vétos, un programme de fou ! En plus de se taper une bonne partie de notre prog de maths et de physique, ils avaient un cours de bio monstrueux. Jamais je n'aurais été capable de l'assimiler. De mon temps, les veto n'avaient qu'une malheureuse petite année pour ingurgiter tout cela. Chapeau à ceux qui l'ont fait !

Écrit par : françois duhem | 05 septembre 2008

Dobolino, j'ai deux vétos dans ma famille qui sont vachement intelligents, ça nous en fait donc 4. Et il y en a peut être d'autres

Écrit par : françois duhem | 05 septembre 2008

Moi j'ai un chat qui est beaucoup plus intelligent que moi. Et il est même pas agrégé. Cela me perturbe. Mes convictions les plus profondes vacillent devant ce mystère.

Écrit par : TotoWeininger | 05 septembre 2008

"Deux Néerlandais ont vu leur mariage, célébré aux Pays-Bas, validé par l'administration fiscale française."

C'est Jérémy qui va être content. Français encore un effort...

"L'indice CAC 40 a lâché 2,49 %, ce qui porte son recul à plus de 6 % sur la semaine écoulée."

Merde va falloir aller bosser

Écrit par : TotoWeininger | 05 septembre 2008

Dobolino, j'ai deux vétos dans ma famille qui sont vachement intelligents, ça nous en fait donc 4. Et il y en a peut être d'autres

Ecrit par : françois duhem | 05 septembre 2008
Non, c'est sûr qui y'en a plus! Seulement, ce n'est lié ni au concours d'admission ni au rang de sortie.
C'est Victor qui disait qu'être véto, c'était aussi dur qu'uen agrèg! Bon, je ne sais pas, moi! Y'a peut-être des agrèg qu'on obtient en apprenant tout par cœur et en acceptant de passer sous les fourches caudines?

Écrit par : dobolino | 05 septembre 2008

Conclusion: on peut être très con et vétérinaire mais on peut aussi être très con et agrégé. C'est pas incompatible.
Je ne vous parlerai pas des pharmaciens ni des dentistes, vu que je ne les connais pas...

Écrit par : dobolino | 05 septembre 2008

"qu'il y ait des suppressions je veux bien mais il faut voir aussi quel profil de profs on choisit de supprimer".

C'est vrai ça, pourquoi les coiffeurs ?

Écrit par : catmano | 05 septembre 2008

"l'aigreur n'est pas une fatalité"

Ecrit par : Romuald | 05 septembre 2008

Si c'est pour faire de nécessité vertu, très peu pour moi.

Écrit par : TotoWeininger | 05 septembre 2008

"pourquoi les coiffeurs ?"

Ecrit par : catmano | 05 septembre 2008

Parce que leur conversation est horripilante.

Écrit par : TotoWeininger | 05 septembre 2008

Je suis jeune, intelligent et je n'ai plus envie de rester prof.
Un ancien instit devrait pouvoir comprendre ça sans qu'un agrégé docteur vienne lui fournir des explications, non?
Ecrit par : TotoWeininger | 05 septembre 2008

Que de la gueule ! Numérisez et mettez en lien votre prochaine lettre de démission pour le blog ! Mais dépêchez-vous, vous avez des cours à préparer pour lundi...
Ecrit par : victor | 05 septembre 2008

Victor, quelle hargne. Quand vous voyez quelqu'un qui souffre, ou dont vous pensez qu'il souffre, vous lui crachez dessus. Et pour que ce soit plus jouissif, vous vous foutez de lui, comme lorsque vous dites à Flo d'aller "au bal des frustrés". Pourtant, personne ne vous a conseillé d'aller au bal des imbéciles.

Romuald, notre philosophe, a écrit : "l'aigreur n'est pas une fatalité". Apparemment, la bêtise en est une. Et elle est souvent couplée à une hargne qui trouve toute sa jouissance lorsqu'elle s'attaque à ceux qui souffrent.

Mais de toute façon, ce n'est même pas le problème des agrégés qu'il faut régler, c'est le problème de l'enseignement en collège. Car les conditions y sont difficiles, et que les agrégés fuient le collège ne résoudra rien ; il vaudrait mieux qu'il soit possible d'enseigner au collège, quel que soit le diplôme.

Écrit par : Jérémy | 05 septembre 2008

TotoWeininger, vous m'avez fait rire et je vous en remercie. Mes respects à votre chat.

Écrit par : Sanseverina | 05 septembre 2008

Dans Un Roi sans Divertissement, vous avez une chasse au loup...
Moi, bonne fille, j'essaie de vous trouver des romans de bonne qualité littéraire où on tue du gibier et tout le monde s'en branle!
Bandes de pornographes!
Excusez-moi! Je ne trouve rien avec des quads...

Ecrit par : dobolino | 05 septembre 2008

Je crois que je vais me reconvertir dans le roman coquin. Ca s'appelera "Le quad de Lady Chatterley".

Décidément, il faut tout faire soi-même. Sinon, je vous baise... les mains (et les pieds, et les ailes, et la tête...) pour vos merveilleux conseils ! ;-)

Je suis sûr que Kevin M...qui m'écrit sur sa fiche à la réponse "aimez-vous lire ? BOF ! va adorer la modernité décoiffante de "Raboliot".

Écrit par : Robin | 05 septembre 2008

"Si elle se plait vraiment au collège, elle démissionne, et elle passe le CAPES - en admettant qu'elle soit réellement agrégée."

Ecrit par : TotoWeininger | 05 septembre 2008

"Moi j'ai un chat qui est beaucoup plus intelligent que moi. Et il est même pas agrégé. Cela me perturbe. Mes convictions les plus profondes vacillent devant ce mystère."

Ecrit par : TotoWeininger | 05 septembre 2008

Il suffirait peut-être d'échanger votre agreg contre une boîte de croquettes? ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 05 septembre 2008

...ainsi que Morgane F... qui répond à loisirs préférés : jeux vidéos, acheter des fringues et chatter sur Internet.

Écrit par : Robin | 05 septembre 2008

Qui aurait pu croire que la droite n'allait pas appliquer le programme de l'OCDE en matière d'éducation ?

"Si on veut un peuple d'esclaves, il ne faut pas lui donner une éducation de maître"

Friedrich Nietzsche

Écrit par : Ne plus rien attendre | 05 septembre 2008

Victor, quelle hargne. Quand vous voyez quelqu'un qui souffre, ou dont vous pensez qu'il souffre, vous lui crachez dessus. Et pour que ce soit plus jouissif, vous vous foutez de lui, comme lorsque vous dites à Flo d'aller "au bal des frustrés". Pourtant, personne ne vous a conseillé d'aller au bal des imbéciles.

Ecrit par : Jérémy | 05 septembre 2008 ^

Jérémy, franchement, vous ne croyez pas que vous en faites un peu trop ?
Vous vous roulez dans la poussière en vous arrachant les cheveux pour "bal des frustrés" quand vous me traitez de pourri, imbécile et autres gracieusetés ?
Vous ôtez parfois les yeux de votre nombril pour oser parler de "souffrance" au sujet d'un agrégé en collège ? Et vous n'avez pas remarqué, dans votre indignation sélective, que Flo se félicitait des suppressions de postes pourvu qu'elles soient ciblées ?
J'ai longtemps été "en phase" avec à peu près tous vos messages, mais là...

Écrit par : victor | 05 septembre 2008

"Daniel Arnaud, la phrase que vous citez de mes messages ne s'adressait pas à vous, je ne vois pas du tout ce qu'elle vient faire dans vos messages sur la Corse ! Il y a une confusion que je ne m'explique pas.

CONSEIL POUR UNE BONNE UTILISATION DE CE BLOG :
Lisez les messages de François Duhem, qui comprend ce qu'il lit et parle avec justesse [...]"

Ecrit par : Jérémy | 05 septembre 2008

Je vous retourne le conseil, Jérémy : je répondais bien à Victor, pas à vous, mais il avait inséré dans son message une de vos phrases qu'il jugeait sans doute à propos. Pour une bonne utilisation de ce blog, il faudrait peut-être prévoir des droits d'auteur, du genre "demander l'autorisation des intervenants avant de copier/coller ce qu'ils écrivent"... Nous allons finir par devenir aussi procéduriers que nos supérieurs!
Je sais que vous êtes déjà rentré, mais détendez-vous...

Écrit par : Daniel Arnaud | 05 septembre 2008

"Moi j'ai un chat qui est beaucoup plus intelligent que moi. Et il est même pas agrégé. Cela me perturbe. Mes convictions les plus profondes vacillent devant ce mystère."

Ecrit par : TotoWeininger | 05 septembre 2008

... chat apprendra l'équilibre !

Écrit par : victor | 05 septembre 2008

Qui aurait pu croire que la droite n'allait pas appliquer le programme de l'OCDE en matière d'éducation ?

Ecrit par : Ne plus rien attendre | 05 septembre 2008

Qu'est-ce qu'on en a à faire tant qu'elle nomme les agrégés en lycée ?

Écrit par : Esaü | 05 septembre 2008

"Qu'est-ce qu'on en a à faire tant qu'elle nomme les agrégés en lycée ?"

Ecrit par : Esaü | 05 septembre 2008

Vous n'avez pas suivi? Le problème c'est qu'elle ne le fait pas!

Écrit par : TotoWeininger | 05 septembre 2008

Qu'est-ce qu'on en a à faire tant qu'elle nomme les agrégés en lycée ?

Ecrit par : Esaü | 05 septembre 2008

Oui, tous les lycées, y compris les lycées professionnels...

Écrit par : Daniel Arnaud | 05 septembre 2008

Romuald, notre philosophe, a écrit : "l'aigreur n'est pas une fatalité". Apparemment, la bêtise en est une. Et elle est souvent couplée à une hargne qui trouve toute sa jouissance lorsqu'elle s'attaque à ceux qui souffrent.

Ecrit par : Jérémy | 05 septembre 2008

Eh oui, l'agrég. ne protège pas de tout. J'en suis bien marri, mais j'ose espérer qu'au contact des participants de ce blog, de leur hauteur de vue, de leur qualifications prestigieuses, je sortirai du bourbier dans lequel mon esprit s'est enfoncé....

Quant à la souffrance, il ne faut peut-être pas la confondre avec le caprice ; on parle d'un néo-titulaire ou presque qui refuse non une affectation définitive en collège (là j'aurais compris l'amertume), mais un remplacement...

Écrit par : Romuald | 05 septembre 2008

Et pendant que j'écris "Le quad de lady Chat-terley", mon chat à moi (en fait c'est une femelle, mais je vais encore avoir des ennuis si je mets le mot au féminin) écrit un essai sur la chat-steté.

Cet animal m'est un reproche permanent.

Écrit par : Robin | 05 septembre 2008

"Qu'est-ce qu'on en a à faire tant qu'elle nomme les agrégés en lycée ?"

Ecrit par : Esaü | 05 septembre 2008

Vous n'avez pas suivi? Le problème c'est qu'elle ne le fait pas!

Ecrit par : TotoWeininger | 05 septembre 2008

Passé 22h, TotoW ne saisit plus l'ironie. D'où la supériorité du chat.

Écrit par : victor | 05 septembre 2008

"oser parler de "souffrance" au sujet d'un agrégé en collège"

Ecrit par : victor | 05 septembre 2008

Jérémy, vous avez compris l'axiome qui est au fondement de la pensée de ces gens là : un agrégé est un bourgeois - ou tout au moins un fils de bourgeois - un privilégié, une grosse enflure, quoi! et un tel être, ça n'a pas le droit de souffrir, mieux même , ça ne PEUT pas souffrir. Souffrir, c'est souffrir de la faim, de la soif, c'est être sans logis, sans papiers, c'est être cette humanité souffrante au chevet de laquelle veille l'humanité pensante, la communauté des anciens instituteurs communistes de France, qui la prépare par la transmission du savoir émancipateur à son héroïque tâche historique.

Seulement voilà, ce n'est pas si simple. Un bourgeois, ça a l'épiderme sensible, ça souffre pour des broutilles qui n'existent même pas dans l'esprit des pauvres. Par exemple, quand il y quelques temps, mon chat s'est abîmé une patte en chassant imprudemment un oiseau dans le jardin de mes parents - Sanseverina ne vous inquiétez pas, il va très bien maintenant et ronronne d'intelligence à mes côté - hé bien il m'a fallut des semaines pour m'en remettre. Le prolo de base, lui, voyant le chat estropié, l'aurait saisi sans la moindre prévenance par la peau du cou pour le balancer dans le premier fossé venu en gueulant : "Hé Simone! le chat l'est crevé!"

Mais allez faire comprendre ça à quelqu'un comme Victor.

Au fait, Jérémy, vous avez pris ma défense sans écorcher mon pseudo, cette fois : mes remerciements.

Écrit par : TotoWeininger | 05 septembre 2008

"mon chat à moi (en fait c'est une femelle, mais je vais encore avoir des ennuis si je mets le mot au féminin)"

Ecrit par : Robin | 05 septembre 2008

J'ai eu recours au même subterfuge.

Écrit par : TotoWeininger | 05 septembre 2008

Il y a du vrai dans ce qu'écrit TotoWeininger. Cela me fait penser à un roman de JK Chesterton "Le retour de Don Quichotte" dans lequel un jeune militant de gauche idéaliste qui porte aux nues la "classe ouvrière" assiste à la persécution cruelle d'un pauvre estropié dans un pub.

C'est vrai qu'il y a l'égoïsme et la bonne conscience des nantis et des parvenus et l'insupportable humiliation des "opprimés", mais il y a aussi le lancinant mystère de ce mal incurable qui traverse toutes les clivages sociaux et qui survit aux révolutions.

Écrit par : Robin | 05 septembre 2008

"tous" les clivages et "apparemment" incurable. J'ai posté trop vite.

Écrit par : Robin | 05 septembre 2008

"Qu'est-ce qu'on en a à faire tant qu'elle nomme les agrégés en lycée ?
Ecrit par : Esaü | 05 septembre 2008
Oui, tous les lycées, y compris les lycées professionnels...
Ecrit par : Daniel Arnaud

Ce que j'aime bien sur ce blog, c'est qu'il y a toujours un importun irréfléchi qui vient sortir une ineptie plus grosse que les précédentes, alors qu'on pensait déjà avoir touché le sommet avec celle d'avant. Daniel Arnaud, comme vous venez de décrocher le pompon, je vous adresse donc la réplique suivante : et le CAPLP, patate ?

Victor, je vous ai trouvé franchement trop corrosif sur le sujet, mais après tout vous avez peut-être vos raisons : pourrait-on trouver une position commune en déclarant que peu importe pour le moment où les agrégés sont affectés - il y a des situations intenables en collège et en lycée auxquelles il faut remédier au plus vite, et il faudrait déjà commencer par rendre de nouveau possible l'enseignement de ces classes, qu'elles soient en collège ou en lycée ? Ca me semble le plus urgent, et le plus utile à la fois aux agrégés et aux certifiés.

Écrit par : Jérémy | 06 septembre 2008

D'ailleurs, après Guy Morel et Jean-Paul Brighelli défendant les ânes, il serait peut-être bon que certains ici se dévouent pour défendre la patate, qui n'a pas mérité non plus le traitement qu'on lui fait subir en la comparant à des gens indignes d'elle.

Écrit par : Jérémy | 06 septembre 2008

"le lancinant mystère de ce mal incurable qui traverse toutes les clivages sociaux" (Robin)

Et comme disait Deteuf : quel que soit l'âge, la catégorie sociale, le sexe ou le parti politique, il y a toujours autant de cons (et de malfaisants, me permettrai-je de rajouter).

Écrit par : Jérémy | 06 septembre 2008

le lancinant mystère de ce mal incurable qui traverse toutes les clivages sociaux et qui survit aux révolutions.

Ecrit par : Robin | 05 septembre 2008

En pleine nuit, parmi les arbres, je lis dans le Théétète :

"Jamais le mal ne pourra disparaître, car il subsistera toujours quelque chose qui tiendra tête au bien; et puisque le mal ne peut avoir son siège parmi les dieux, il fait inéluctablement sa ronde autour de la nature mortelle qui a son lieu ici-bas. Aussi nous faut-il au plus vite décoller du monde terrestre pour le ciel et ce faisant, nous nous rendrons semblable au divin."

Écrit par : TotoWeininger | 06 septembre 2008

Oué, ben Cratoss c'est pas un naze, ni un pov bouffon. C'est beau s'qu'y dit.

Écrit par : Jérémy | 06 septembre 2008

"Qu'est-ce qu'on en a à faire tant qu'elle nomme les agrégés en lycée ?
Ecrit par : Esaü | 05 septembre 2008
Oui, tous les lycées, y compris les lycées professionnels...
Ecrit par : Daniel Arnaud

Ce que j'aime bien sur ce blog, c'est qu'il y a toujours un importun irréfléchi qui vient sortir une ineptie plus grosse que les précédentes, alors qu'on pensait déjà avoir touché le sommet avec celle d'avant. Daniel Arnaud, comme vous venez de décrocher le pompon, je vous adresse donc la réplique suivante : et le CAPLP, patate ?"

Evidemment, si vous prenez tout au premier degré...
J'essayais juste d'attirer l'attention sur l'une des ambiguïtés du système. On fait manifestement bien la différence entre les agrégés et les PLP, donc entre les lycées généraux et les LP, mais lorsqu'on nous présente les 80 % de réussite au bac, on confond les filières générales, technologiques et professionnelles. Alors, quelle est la place du LP? Est-ce seulement un lycée comme un autre quand ça arrange?
Si on parvenait à rétablir un niveau d'exigence satisfaisant, il me semble du reste que les élèves de LP, qui disposent d'un enseignement général, auraient droit tout autant que les autres à avoir les professeurs les plus qualifiés (faut-il dès lors maintenir un corps spécifique pour les LP?). A moins que l'on ne se mélange pas avec la plèbe, la lie de la société, les patates, quoi. Eh bien très bien, j'accepte "patate"!

Écrit par : Daniel Arnaud | 06 septembre 2008

Mon post précédent s'adressait bien sûr à Jérémy, dont j'admire l'aptitude à distribuer les bons points...

Écrit par : Daniel Arnaud | 06 septembre 2008

Daniel, je crois pouvoir confirmer que la tendance générale ,des proviseurs est à une plus grande fermeté. Ceux qui persistent à donner raison aux éloèves contre les profs et contre l'évidence ne sont plus in the mood.

Robin, on dit "pinzuti", pour désigner les continentaux. A propos, le chef du contre-terrorisme corse a fort bien fait d'agir comme il l'a fait. Et à voir la sur-réaction du petit Nicolas, on a de quoi s'inquiéter - surtout à l'idée que ce type a été ministre de l'Intérieur.

Sanseverina, je raconte rarement ma vie, mais à la sortie de l'ENS, j'ai fait sept ans dans un collège chiément rural : la première fois que j'y suis arrivé, et que sur la route j'ai trou_vé un panneau de danger précisant "attention betteraves", j'ai pensé que j'avais atterri chez les extra-terrestres.
Peu de violence pure dans ce bahut de type Pailleron. Des classes en préfabriqué, avec des trous dans les murs, une tendance générale à l'alcoolisme, des parents bouseux jusqu'au bout des neurones, qui retiraient du système scolaire des gosses très doués pour les envoyer dans les champs ou sur les marchés, une administration qui écoutait les parents bien plus que les profs, et des collègues globalement déficients - sauf trois ou quatre, qui étaient remarquables, et que je salue, si par hasard ils traînent par ici : mais n'est-ce pas la moyenne dans tous les bahuts, et dans toutes les professions - y compris les vétérinaires ?

Sept ans, c'est assez long. Je n'en suis sorti (en procréant, comme on dit à Vichy) que pour être nommé dans un autre collège, en banlieue parisienne pas chic, et ce n'est qu'en protestant, chaque année, en bénéficiant de ce que l'on appelait alors des "délégations rectorales" (en fait, j'étais TZR, pratiquement, et j'errais d'un lycée à l'autre), que j'ai pu enseigner dans le second cycle - avant de me retrouver très officiellement, et pour dix ans, dans l'un des lycées ZEP les plus durs de France (ça vous ferait envie, ma chère ?). Et je persiste à adorer ce métier.
JPB

Écrit par : brighelli | 06 septembre 2008

Beaucoup d'infatuation dans ces "commentaires" du billet de Brighelli, dont j'apprends avec intérêt qu'il travaille maintenant à Marseille. Au lycée Thiers, rebaptisé en 68, La Commune ?
Mais en quoi commentez-vous Brighelli ? Tant d'agrégés hors sujet !
J'y suis: nous sommes tous sélectionnés par l'extrême modestie de son habitus. Nous l'illustrons.
Dans ma spécialité, aux frontières de plusieurs disciplines, je me suis concrètement plusieurs fois interrogé sur le recrutement de certains agrégés dans l'enseignement supérieur. Certains ont été incapables de terminer leur thèse. Il m'a fallu beaucoup de compassion pour en assister d'autres avant le passage de la voiture-balai.
Gardez donc un ton plus mesuré sur vos compétences, en sachant qu'elles sont toujours évaluées par d'autres, que vous l'admettiez ou non.
Ceux d'entre les lecteurs qui ont siégé dans un jury d'agreg sourient sans doute de l'inanité dans laquelle se font écho certains de nos collègues.

Écrit par : Minloo Ze | 06 septembre 2008

"J'y suis: nous sommes tous sélectionnés par l'extrême modestie de son habitus. Nous l'illustrons"

Les qualifications universitaires et les diplômes sont comme le (bon) vin : elles se bonifient au cours du temps -ou bien le contraire.

Erasme se moquait des scolastiques qui discutaient des questions inutiles :

« s’il y a eu un instant précis dans la génération divine ; s’il y a eu plusieurs filiations dans le Christ ; si l’on peut soutenir cette proposition que Dieu le Père hait son Fils ; si Dieu aurait pu venir sous la forme d’une femme, d’un diable, d’un âne, d’une citrouille ou d’un caillou ; si la citrouille aurait prêché, fait des miracles, été crucifiée. Qu’aurait consacré saint Pierre, s’il eût célébré tandis que le corps du Christ pendait sur la croix ? A ce moment, pouvait-on dire que le Christ fût homme ? Les hommes, après la résurrection, pourront-ils manger et boire ?" (Eloge de la folie)

Prenons garde que la discussion sur les mérites respectifs des néo-ex-post-certifiés ou agrégés ne nous fasse oublier qu'il est un peu vain de trier des lentilles, quand la guerre éclate au dehors. Ceci dit sans vouloir vexer personne.

Écrit par : Sénéchal | 06 septembre 2008

"Daniel, je crois pouvoir confirmer que la tendance générale des proviseurs est à une plus grande fermeté. Ceux qui persistent à donner raison aux élèves contre les profs et contre l'évidence ne sont plus in the mood.
JPB"

Ecrit par : brighelli | 06 septembre 2008

Merci, Jean-Paul, pour cette réponse à la question que j'ai posée ici il y a quelques jours, (et, de nouveau, hier). Il n'y a donc pas que des mauvaises nouvelles.

Écrit par : Christophe Sibille | 06 septembre 2008

Ciao et Sanseverina sont fâchés à la fois avec les chiffres et avec la pensée. Qu’y puis-je ? Pour la pensée, il n’y a plus rien à faire, ça doit être « génétique ». Et comme je n’ai pas envie de recommencer sur la bourgeoisie rémunérée un débat analogue à celui des races, je m’en tiendrai là.

Pour ce qui est des chiffres, je veux bien réexpliquer, pour la dixième fois au moins. Le niveau CE1 ou CE2 devrait suffire pour comprendre. Mais il y a apparemment des agrégés qui ne l’ont pas encore atteint. Reprenons. Il y a en ce moment 9153 agrégés en collège. Il y avait l’an dernier 1441 postes à l’agreg toutes disciplines confondues. Il faut donc fermer l’agreg pendant plus de six ans pour résoudre le problème à la satisfaction de nos chers collègues. Que si on ne ferme pas le concours et qu’on nomme les néo-agrégés en collège au cours de ces six ans, on recrée le problème dans sa totalité. Et pour longtemps. Car en 2015, la grande vague des départs à la retraite sera finie et il y aura encore moins de postes. Ils y resteront donc dans leur collège, ces néo-agrégés.

Il y en a une dernière, qui me fait bien marrer : Sanseverina propose, en pensant sans doute à son cas personnel, que ce transfert se fasse à l’ancienneté. On voit tout d’un coup ressurgir dans son propos un critère pas méritocratique pour deux sous. Et pourquoi pas un concours ouvert à tous ceux qui en feraient la demande, agrégés et certifiés ? C’est ça qui serait vraiment républicain ! Mais au vu de la haute intelligence qu’elle manifeste dans ses posts, Sanseverina aurait alors toutes les chances de se faire damer le pion par un de ces méprisables certifiés qu’elle conchie si aimablement… Des agrégés comme elle, ça déshonore le concours.

Écrit par : Pedro Cordoba | 06 septembre 2008

Je rappelle à tout hasard que mon post n'avait pas pour objet essentiel de revenir pour la nième fois sur le clivage certifiés/agrégés et sur le triste sort qui est fait aux agrégés en collège mais de proposer une analyse sur le pourquoi et le comment des 35 heures de présence. C'est parce que l'Etat culturel a remplacé l'Etat cultivé.

Écrit par : Pedro Cordoba | 06 septembre 2008

Détendez-vous , les p'tits loups , ça va passer !


http://fr.youtube.com/watch?v=NgeI0NeOjhI

Écrit par : Amélie | 06 septembre 2008

Tiens, Pedro, que pensez-vous de la nouvelle déclaration de Darcos, hier, sur France inter, (en réponse à un auditeur qui le questionnait au sujet de la suppression des IUFM;) "il n'est pas question de supprimer les IUFM, ni la formation professionnelle des enseignants". Cela veut-il simplement dire qu'il va se défausser du "problème" sur Pécresse?
Cordialement à vous.

Écrit par : Christophe Sibille | 06 septembre 2008

"Si on parvenait à rétablir un niveau d'exigence satisfaisant, il me semble du reste que les élèves de LP, qui disposent d'un enseignement général, auraient droit tout autant que les autres à avoir les professeurs les plus qualifiés (faut-il dès lors maintenir un corps spécifique pour les LP?). A moins que l'on ne se mélange pas avec la plèbe, la lie de la société, les patates, quoi. Eh bien très bien, j'accepte "patate"!

Ecrit par : Daniel Arnaud"

Si on reste un peu réaliste sans rêver à des surlendemains qui chantent, on peut voir qu'il s'agit d'élèves différents, d'enseignements différents et donc de métiers différents.
Après ça, les représentations sociales et les "ségrégations mentales" restent une autre question.
Le but n'est pas de faire des élèves de LP des élèves de lycée général.

Écrit par : Hervé de Strasbourg | 06 septembre 2008

Robin, on dit "pinzuti", pour désigner les continentaux. A propos, le chef du contre-terrorisme corse a fort bien fait d'agir comme il l'a fait. Et à voir la sur-réaction du petit Nicolas, on a de quoi s'inquiéter - surtout à l'idée que ce type a été ministre de l'Intérieur.

Il paraît qu'il n'a même pas eu besoin d'intervenir personnellement. "On" (MAM) a devancé ses désirs.

Ca en dit long sur l'esprit courtisan des ministres. Rien n'a changé, dans ce domaine, depuis Louis XIV.

Il faut essayer de garder sa place le plus longtemps possible et, si possible, faire partie des "happy few" (mais pas au sens stendhalien), hélàs.

Je pense aussi, qu'outre son caractère ridicule ("Jacouille et les Visiteurs"), c'était une erreur politique.

Mais bon, on n'est plus à ça près.

Écrit par : Robin | 06 septembre 2008

"Le but n'est pas de faire des élèves de LP des élèves de lycée général", dit Hervé.
Il a bien raison : chaque section a son esthétique propre. La création des Bac Pro, l'affirmation volontariste qu'ils devaient ouvrir eux aussi à l'enseignement supérieur (98% d'échecs), a fait un mal immense aux sections techniques, en niant leur spécificité, en les forçant à s'aligner sur un enseignement général qu'elles n epouvaient pas égaler. Dès que l'on compare ce qui est incomparable, c'est toujours au détriment de ceux qui paraissent les moins présentables - selon le critère imposé par ceux qui sont le plus présentables. La même appellation "Bac" pour les S et pour les LP valorise les premiers (exagérément) et dévalorise les autres (indûment).
JPB

Écrit par : brighelli | 06 septembre 2008

Cher Christophe,

Darcos en serait sans doute ravi mais je ne crois pas qu'il veuille se défausser du problème sur Pécresse. Il faut bien qu'ils travaillent ensemble sur ce sujet (tant que Pécresse sera là). Supprimer les IUFM, c'est plus facile à dire qu'à faire. Au Ministère, ils ne savent pas très bien ce qu'ils veulent ni comment mettre en place quelque chose qui tienne la route. Moi non plus je ne sais pas. A moins de faire sauter les contraintes que Darcos s'est données à lui-même :
- réduire les coûts de la formation et des concours
- garder un recrutement à bac+5
- respecter la promesse de Sarkozy (idée venue des IUFM) : un master pour tous les néo-titulaires.
C'est trop de paramètres et cela devient la quadrature du cercle.

Pour ce qui est de la formation professionnelle, il veut l'intégrer au cursus universitaire. Là non plus, cela ne marche pas. D'autant plus que le Ministère, reprend à son compte une connerie monumentale venue des IUFM : une professionnalisation en amont, à partir de la première année de licence.

On ne peut pas repartir à zéro, et légiférer dans l'abstrait comme si la réalité n'existait pas. Et les IUFM font partie de la réalité. Mais si l'on pouvait au moins éliminer certaines des contraintes volontaires, je pense qu'on pourrait arriver à un système plus rationnel que celui qu'on nous prépare. Ce serait trop long à exposer ici mais j'y travaille, sans grand espoir d'être entendu. Pour ce qui vous concerne de plus près - l'avenir des IUFM et la formation des PE - je pense que la solution se trouve dans une grande réforme des IUFM, qui ne s'occuperaient plus que du primaire. Mais cela ne peut pas consister en un simple retour aux anciennes Ecoles normales.

Écrit par : Pedro Cordoba | 06 septembre 2008

Aussi nous faut-il au plus vite décoller du monde terrestre pour le ciel et ce faisant, nous nous rendrons semblable au divin."

Ecrit par : TotoWeininger | 06 septembre 2008

C'est vrai, mais en attendant, "les saints vont (souvent) en enfer".

Écrit par : Robin | 06 septembre 2008

Jérémy, vous avez compris l'axiome qui est au fondement de la pensée de ces gens là : un agrégé est un bourgeois - ou tout au moins un fils de bourgeois - un privilégié, une grosse enflure (...)
Seulement voilà, ce n'est pas si simple. Un bourgeois, ça a l'épiderme sensible, ça souffre pour des broutilles qui n'existent même pas dans l'esprit des pauvres. (...)
Le prolo de base, lui, voyant le chat estropié, l'aurait saisi sans la moindre prévenance par la peau du cou pour le balancer dans le premier fossé venu en gueulant : "Hé Simone! le chat l'est crevé!"

Mais allez faire comprendre ça à quelqu'un comme Victor.

Ecrit par : TotoWeininger | 05 septembre 2008

TotoW, fleur de nave :
1) je suis moi-même agrégé... mais sans la conviction que ce diplôme a fait de moi, une fois pour toutes, un être d'essence supérieure dont vous seriez d'ailleurs le seul apte à saisir et exprimer pensées et émotions
2 ) Dans votre exemple du "petit chat" censé vous attribuer une sensibilité exarcerbée et touchante, je lis moi, l'affreuse brute, un total mépris à l'égard de ceux que vous nommez "prolo de base". Je m'étonne que cela ne vous ait pas sauté aux yeux...
3) Rassurez-vous, j'ai un coeur d'artichaut : je pleure à Oradour, je pleure aux Eparges, je pleure en regardant Nuit et brouillard (ça surprend toujours mes élèves... qui pleurent avec moi, même en collège).

Écrit par : victor | 06 septembre 2008

« Cette théorie [de la baisse de niveau] incarne selon moi une savante ânerie. On compare ce qui n'est pas comparable. L'élève de 1920 et celui de l'an 2000, n'ont rien à voir. Ils ne savent plus écrire « semailles », placer les accents, tracer les pleins et les déliés. Mais si, à l'inverse, on ressuscitait, comme dans les films de science-fiction, les élèves de la génération de 1920, si on leur disait, veuillez donc cliquer sur cette souris, quelles têtes feraient-ils ? »

Quel est le crétin qui a dit ça ? (premier indice : c'est un agrégé...)

Écrit par : victor | 06 septembre 2008

Sans prétendre, comme TotoWeininger (mais il s'agissait de caricaturer), que tous les chats de prolos sont maltraités, il faut reconnaître que des chats aussi bien traités que celui de Simone, j'en ai plein mon congélateur.
Et que c'est de loin plus souvent le fait de crétins bas du front, bas du QI ou au quotient esprit civique/superstitions amoindri que d'agrégés

Écrit par : yann | 06 septembre 2008

Non, sans blague, y'a des vétos vachtément intelligents! A preuve, y'a Yann et moi, déjà. Ça vous en fait deux. Puis, y'en a d'autres, mais je ne peux vous donner leurs noms. Je n'ai pas le droit!

Ecrit par : dobolino | 05 septembre 2008

Au fait, merci, chère consoeur :p

Écrit par : yann | 06 septembre 2008

Sans prétendre, comme TotoWeininger (mais il s'agissait de caricaturer), que tous les chats de prolos sont maltraités, il faut reconnaître que des chats aussi bien traités que celui de Simone, j'en ai plein mon congélateur.
Et que c'est de loin plus souvent le fait de crétins bas du front, bas du QI ou au quotient esprit civique/superstitions amoindri que d'agrégés

Ecrit par : yann | 06 septembre 2008

C'est bien pour cela qu'il faut traiter le con de prolo à la base, dès le collège et grâce aux agrégés, en redressant son front et élevant son QI afin qu'il atteigne ce nirvana de l'intelligence post-moderne : l'amour des petits chats.

(En dépit de mes origines prolétaires et trotskonéanderthaliennes, je précise que je cohabite pacifiquement avec les chats depuis toujours ; on pourrait même parler d'harmonie. Je me suis juste débarrassé d'un persan, sur les conseils d'Amélie).

Écrit par : victor | 06 septembre 2008

ARNOLPHE
Quelle nouvelle?

AGNES
Le petit chat est mort.

ARNOLPHE
C'est dommage; mais quoi!
Nous sommes tous mortels, et chacun est pour soi.
Lorsque j'étais aux champs, n'a-t-il point fait de pluie?

Écrit par : uncertain | 06 septembre 2008

Je me suis juste débarrassé d'un persan, sur les conseils d'Amélie).

Ecrit par : victor | 06 septembre 2008

Comment peut-on être persan ?

Écrit par : Robin | 06 septembre 2008

Voici le commentaire de mon frère sur l'article concernant la scolarité aux Etats-Unis:


Intéressant. Il y a du vrai mais on ne peut pas se baser sur une seule expérience personnelle. Il y a de grandes variations d'un état à l'autre et même d'un school district à l'autre. Par exemple en Pennsylvanie il y a des examens d'état après certaines classes. Ils sont surtout utilisés pour classer les district et distribuer les sous, mais les parents et élèves ont accès aux resultats si ils le désirent. Il y a aussi un examen d'entrée aux colleges, qu'on peut considérer comme étant l'équivalent du bac.

Quant au recrutement des élites, il a parfaitement raison et ca n'est pas nouveau: les Etats-Unis recrutent sur le monde entier, comme beaucoup d'autres pays d'ailleurs ( combien de nos prix Nobels ne sont pas des Francais pure souche! ). C'est un peu comme en Football: les équipes de têtes de la "Premiere league" anglais n'alignent pratiquement aucun anglais sur le terrain: ils embauchent les meilleurs joueurs qu'ils peuvent trouver à coup de millions de livres sterling. Par ailleurs très peu de jeunes américains sont attirés par les sciences. Ils préfèrent les secteurs légaux, commerciaux et administratifs.

Enfin les maths sont vraiment une discipline à part puisqu'il y a une distance considérable entre le minimum nécessaire pour survivre dans la societé moderne et ce qu'on manipule dans les classes supérieures. Cet écart a été bien sûr amplifié par les calculatrices et ordinateurs dans les trente dernières années.

Francois..

Écrit par : dobolino | 06 septembre 2008

Cet écart a été bien sûr amplifié par les calculatrices et ordinateurs dans les trente dernières années.

Francois..

Ecrit par : dobolino | 06 septembre 2008

Mon frère parle là non pas de l'outil mais de la programmation. Je le précise à toutes fins utiles.

Écrit par : dobolino | 06 septembre 2008

Ces temps-ci je n'interviens guère sur le site, sauf une fois pour essayer (?) de vous divertir…
Ce non-interventionnisme militant a deux raisons : n'étant pas enseignant j'avais du mal à m'impliquer dans les questions concrètes de rentrée et dans les questions corporatistes de carrière ou de mérites estampillés qui furent ces jours-ci les thèmes dominants ; d'autre part j'avais l'impression que le débat surfait sur de fort mauvaises vagues… Donc vous surfiez sans moi… ce qui fut un manque certain pour Certainement Pas.

Et puis comme deux rafales de mitraillette, Pedro Cordoba et Amélie jettent leur venin…
Le « Détendez-vous , les p'tits loups , ça va passer ! » d'Amélie m'a rassuré. La groupie en chef de kivousavé ne pouvait manger de ce pain là…
Par contre le « Ciao et Sanseverina sont fâchés à la fois avec les chiffres et avec la pensée. Qu’y puis-je ? Pour la pensée, il n’y a plus rien à faire, ça doit être « génétique ». Et comme je n’ai pas envie de recommencer sur la bourgeoisie rémunérée un débat analogue à celui des races, je m’en tiendrai là. » rédigé 6 septembre par Pedro Cordoba m'a inkuiyetté…
Que voulait-il dire exactement en dehors du diagnostic parfaitement clair de débilité congénitale de ses interlocuteurs. Sur Internet, c'est d'un usage courant, je crois bien y avoir succombé… Mais moi j'avais des excuses, c'est moins Internet que la triste réalité qui était en cause… Tout le monde comprendra quand j'aurais dit qu'il s'agissait de Mistouffle Cédille. Donc, Pedro Cordoba succombe à une pratique courante sur la toile et même si nous le mettons au crédit de son passif plutôt qu'à l'enrichissement de son actif, il n'y a que Ciao et Sanseverina qui peuvent répondre à l'insulte par la contre insulte ou par la démonstration que ces qualificatifs sont vides de sens…
Le reste des propos m'interroge davantage… Le « comme je n’ai pas envie de recommencer sur la bourgeoisie rémunérée un débat analogue à celui des races, je m’en tiendrai là. »
Le débat sur les races est-il apparu convenu, déplacé, sans intérêt, inutile pour qu'on n’ait pas envie de retomber dans un débat du même type ? Ou bien était-il biaisé, manipulé, dénaturé, édulcoré, censuré ?…
Par ailleurs, la comparaison entre un éventuel débat sur la bourgeoisie rémunérée et celui sur les races, tend à établir un lien entre ceux qui seraient fâchés avec les chiffres et la pensée et celui qui fut le principal contradicteur au débat sur les races… En clair, suis-je privé de cortex utile en pensant que les races, cela existe ?
Comme j'ai consacré un certain temps à reprendre sur mon site l'essentiel des débats en espérant le rendre plus lisible et accessible, cela me ferait bien de la peine de savoir que les oracles se sont prononcés dans le sens de l'inutilité et du dérisoire de la chose…

Je ne suis pas pervers aussi je ne lancerai rien qui pourrait nourrir un débat sur l'état culturel et l'état cultivé. Je me contenterai de reconnaître la subtilité du distinguo, son fondement certain et son inutilité totale quand à l'usage politique que l'on peut en faire… Mais si quelqu'un me démontre le contraire, je ne me gênerai pas pour changer d'avis. Je n'ai plus de pairs pour me dire ce qu'il faut penser… Je me contente de la mère raison, celle qui se frotte à la réalité. Et si celle-ci me démontre que cette distinction est très utile, je ne la considérerai plus comme une simple subtilité universitaire.

Écrit par : Dieuéavévous | 06 septembre 2008

Vous nous faites ch.. avec vos races, Felts.
On n'en parle plus, sauf à propos de chats, ou si on considère agrégés et certifiés comme deux races distinctes...

Écrit par : yann | 06 septembre 2008

"Je ne lancerai rien qui pourrait nourrir un débat sur l'état culturel et l'état cultivé."

Ecrit par : Dieuéavévous | 06 septembre 2008

C'est une excellente (absence d')initiative, et nous vous en saurons gré.

Écrit par : Christophe Sibille | 06 septembre 2008

Je ne vous insulterai pas Pedro Cordoba comme vous venez de le faire. Je ne crois pas mériter autant de mépris et de violence. A vrai dire, on ne m'a jamais adressé de tels propos.
Je ne suis pas d'accord avec votre analyse marxiste de la société mais je pense qu'il n'est guère possible d'en discuter puisque vous m'attribuez une absence totale de cerveau.
En revanche, je vous interdis de dire que je " conchie tous les collègues certifiés". Je n'ai jamais dit cela. Certains de mes collègues sont très durs à supporter tant leur inculture et leur manque d'ouverture d'esprit est patent; j'ai des amis de tous bords politiques et de tout rang social. Et je suis le contraire du mépris en personne je peux vous l'assurer. Mais ça, il est vrai qu'ici on s'en fout. Vous n'êtes pas obligé de me croire.
Je n'arrive seulement pas à admettre que dans cette société et avec l'aide des syndicats et de l'idéologie de collègues comme vous, on ne reconnaisse pas le mérite de ceux qui ont fait des efforts et qu'on privilégie les collègues qui se reposent sur les passe-droits syndicaux. Vous êtes peut-être loin des réalités des CAPA mais il y règne un beau bidouillage qui ne favorise pas les collègues selon leur mérite et leur concours. Dans cette querelle agrégés/cerifiés, c'est tout ce que j'ai voulu dire.
Maintenant après ce que vous venez de m'envoyer dans la figure, je n'ai plus qu'à dégager. Vous voyez , il me reste encore un peu de cerveau pour avoir compris cela.

Écrit par : Sanseverina | 06 septembre 2008

"La solution se trouve dans une grande réforme des IUFM, qui ne s'occuperaient plus que du primaire. Mais cela ne peut pas consister en un simple retour aux anciennes Ecoles normales."

Ecrit par : Pedro Cordoba | 06 septembre 2008

Je suis à peu près d'accord avec ça. De plus en plus.

Écrit par : Christophe Sibille | 06 septembre 2008

Et je persiste à adorer ce métier.
JPB

Ecrit par : brighelli | 06 septembre 2008
Comme moi! Même si, de temps en temps, rarement, je dois soigner l'animal de compagnie d'un membre du corps enseignant, ce qui n'est pas de la tarte. C'est rare car peu d'enseignants ont un animal de compagnie médicalisé. En plus, ils sont d'une radinerie qui frise la cruauté. Pour compléter le tableau, ils savent tout.
En règle générale, la consultation commence par "Je ne veux pas d'acharnement thérapeutique!", phrase qui sent le congélateur à plein nez.
Enfin, il y a des exceptions... le professeur de latin de mon fils, par exemple. Très bien au niveau soin. J'ai même réussi un jour à faire pratiquer sur son chat une échographie par le plus cher de tous les spécialistes de l'époque. On avait bien rigolé d'ailleurs, avec la prof, parce que, sur Giono, il n'était vraiment pas au point.

Écrit par : dobolino | 06 septembre 2008

C'est vrai qu'il s'agit d'un professeur agrégé, ce qui ne court pas les rues dans nos campagnes.
Yann, as-tu noté une différence de comportement chez le vétérinaire agrégés/certifiés?
Ah! Aussi deux-trois profs de fac plutôt sympas et respectueux de mes savoirs.

Écrit par : dobolino | 06 septembre 2008

En fait, c'est dommage que le rayon fringues-chaussures de la CAMIF est disparu parce que ça permet de trier d'entrée et, en cela, je rejoins le diagnostic de MàC. Ceux qui sont habillés CAMIF sont les pires chez le véto.

Écrit par : dobolino | 06 septembre 2008

ait!!!

Écrit par : dobolino | 06 septembre 2008

Hélas, Dobolino, bien que ne m'habillant, ni me chaussant à la Camif, je crains de devoir confirmer. Je suis moi-même un fort mauvais client.

J'aime les chats, mais, sui generis. Du coup s'ils sont en forme, je les traite correctement sinon, un coup de fusil et j'en prend un tout neuf. En plus les jeunes chats sont plus marrants que les vieux donc c'est double tout bénef pour moi.
Ceci dit, j'attribue ce comportement plus à mes origines rurales qu'à mon CAPES ...

(Si on est raisonnable, on se doit de constater que les chats aiment leurs maîtres avec la même démarche : file moi à bouffer quand je veux et ce que je veux, caline moi si j'ai décidé, pour le reste, tu peux crever, je m'en moque)

Je suis plus attentif à la santé de mes serpents, qui eux ne sont pas inféodés à l'homme et du coup n'ont rien demandé ...
Tiens, à ce sujet, connaissez-vous Bruno Gattolin un de vos éminents confrères spécialisé en reptiles ? C'est un bon pote, et bien que n'étant pas aggrégé, il est redoutablement compétent.

Écrit par : Zorglub | 06 septembre 2008

J'ai bien malencontreusement tronqué la citation de Platon, cette nuit. Il faut lire, à la fin :

"nous nous rendrons semblable au divin AUTANT QU'IL EST EN NOTRE POUVOIR"

Sanseverina, s'il vous plait, ne partez pas. C'est à Pedro Cordoba de vous présenter ses excuses pour sa muflerie, comme condition de tout nouveau message de sa part.

Écrit par : TotoWeininger | 06 septembre 2008

Donc, disais-je, je note une différence notoire de comportement agrégé vs certifié chez le véto, différence qu'on ne rencontrera pas si on analyse technicien de surface vs ingénieur.
Et, le mieux, c'est que je peux vous expliquer pourquoi. C'est très simple. Les enseignants ont un défaut majeur. Ils n'ont comme seul repère de jugement que le niveau d'études. Un défaut mineur: ils ont une soif de reconnaissance sociale et de respect.
L'agrégé arrive donc chez nous très détendu puisque son niveau scolaire avoisine le nôtre.
le certifié arrive sur les dents puisque, d'après son seul critère de jugement, soit le niveau d'études, il nous juge supérieurs et ça lui insuporte. Du coup, il se comporte souvent odieusement avec nous lors de la consultation aussi bien qu'avec nous lors d'une rencontre ayant trait à la scolarité de nos enfants.
Quant aux PE, alors là!
Les seuls fréquentables sont ceux qui sont devenus instits en passant par le corps des remplaçants. J'en connais quatre tout aussi sympathiques et détendues les unes que les autres, ne se faisant aucune prise de tête sur mon hypothétique élitisme et ne hiérarchisant pas sur des critères de niveau scolaire.
En tant que vétérinaire, je m'en fous, j'ai l'habitude des personnalités difficiles mais en tant que parent d'élève, je trouve dégueu qu'on fracasse mes enfants à cause de ma prépa et du concours.
En résumé, le problème majeur des enseignants c'est de n'être jamais sorti de l'école et de tout rapporter à elle.
Il faudrait absolument prévoir des recyclages périodiques et il serait judicieux de recruter de préférence des gens ayant une expérience de travail dans le secteur privé d'au moins trois ans.

Écrit par : dobolino | 06 septembre 2008

J'aime les chats, mais, sui generis. Du coup s'ils sont en forme, je les traite correctement sinon, un coup de fusil et j'en prend un tout neuf.

Ecrit par : Zorglub | 06 septembre 2008

Pensez à congeler les corps. Vous pourrez ainsi les débiter pour nourrir vos reptiles.

Écrit par : dobolino | 06 septembre 2008

Le rêve de Ségolène [...] sera bientôt réalisé par le gouvernement Sarkozy.

Tout cela, je l'avais écrit mot pour mot à M. Brighelli sur blog il y a 2 ans, et aussi dans une lettre à Mme Geneviève Zehringer (à l'époque présidente de la Société des Agrégés).

L'une et l'autre m'avaient assuré de la probité et des convictions de M. DARCOS, que je ne considérais pour ma part que comme une fripouille politicarde.

Bon... vous commencez à vous en rendre compte. Mieux vaut tard que jamais.

Écrit par : Rodolphe DUMOUCH | 06 septembre 2008

"Donc, disais-je, je note une différence notoire de comportement agrégé vs certifié chez le véto, différence qu'on ne rencontrera pas si on analyse technicien de surface vs ingénieur.
Et, le mieux, c'est que je peux vous expliquer pourquoi. C'est très simple. Les enseignants ont un défaut majeur. Ils n'ont comme seul repère de jugement que le niveau d'études. Un défaut mineur: ils ont une soif de reconnaissance sociale et de respect.
L'agrégé arrive donc chez nous très détendu puisque son niveau scolaire avoisine le nôtre.
le certifié arrive sur les dents puisque, d'après son seul critère de jugement, soit le niveau d'études, il nous juge supérieurs et ça lui insuporte. Du coup, il se comporte souvent odieusement avec nous lors de la consultation aussi bien qu'avec nous lors d'une rencontre ayant trait à la scolarité de nos enfants.
Quant aux PE, alors là!
Les seuls fréquentables sont ceux qui sont devenus instits en passant par le corps des remplaçants. J'en connais quatre tout aussi sympathiques et détendues les unes que les autres, ne se faisant aucune prise de tête sur mon hypothétique élitisme et ne hiérarchisant pas sur des critères de niveau scolaire.
En tant que vétérinaire, je m'en fous, j'ai l'habitude des personnalités difficiles mais en tant que parent d'élève, je trouve dégueu qu'on fracasse mes enfants à cause de ma prépa et du concours.
En résumé, le problème majeur des enseignants c'est de n'être jamais sorti de l'école et de tout rapporter à elle.
Il faudrait absolument prévoir des recyclages périodiques et il serait judicieux de recruter de préférence des gens ayant une expérience de travail dans le secteur privé d'au moins trois ans.

Ecrit par : dobolino | 06 septembre 2008 "

Je m'excuse de douter un peu, mais cette manière de voir n'est-elle pas un peu trop simpliste et caricaturale? On pourrait penser que c'est vous qui classez et jugez le comportement des gens selon leur niveau d'étude.

Je dis ça en passant, c'est sans grande importance au fond mais les généralisations à partir de quelques expériences me semblent toujours aussi illégitime intellectuellement.

Écrit par : Hervé de Strasbourg | 06 septembre 2008

@ yann | 06 septembre 2008

Vous nous faites ch.. avec vos races, Felts.
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Je rappellerai à cet honorable correspondant que l'évocation du débat sur les races est due à Pedro Cordoba et c'est à lui qu'il faut en savoir gré… Surtout si vous avez des problèmes de constipation intellectuelle.
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@ Christophe Sibille | 06 septembre 2008

"Je ne lancerai rien qui pourrait nourrir un débat sur l'état culturel et l'état cultivé." (R.Felts)

C'est une excellente (absence d')initiative, et nous vous en saurons gré.
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Comme d'habitude, le R. de G. n'a rien compris. Je précise donc que c'était une invitation – si le cœur lui en disait – pour que Pedro Cordoba nous démontre que la distinction entre État culturel et État cultivé était autre chose qu'une subtilité universitaire. S'il se sent de le faire, cela élèvera sûrement le niveau du débat. Surtout s'il oublie de gratifier ceux qui ne sont pas d'accord avec lui d'appellations non contrôlées. Sinon nous nous contenterons de la hauteur de vue de Yann et de Mistoufle Cédille…

Écrit par : Dieuéavévous | 06 septembre 2008

Darcos favorable à une "UMP-lycées"
Source : AFP
06/09/2008 | Mise à jour : 12:33 | .
Le ministre de l'Education Xavier Darcos a réagi favorablement, aujourd'hui, à l'annonce d'une future UMP-Lycées, y voyant un possible "contrepoids" aux organisations classées à gauche.

"Il est bon qu'on puisse, non pas installer un parti politique dans les lycées, mais avoir des jeunes qui sont de notre sensibilité et qui sont organisés", a dit M. Darcos à l'AFP en marge du "Campus" UMP de Royan.

"Il est clair qu'aujourd'hui, nous avons des associations lycéennes qui ont leur légitimité, mais qui sont très, très marquées à gauche, qui sont très anti-gouvernementales et qui parlent un peu au nom des lycéens, alors qu'elles parlent surtout au nom d'un parti", a-t-il poursuivi en citant l'Union nationale des lycéens (UNL).

"L'UNL est très liée au Parti socialiste, et donc je souhaiterais qu'on fasse un peu contrepoids, que d'autres lycéens puissent s'exprimer", a-t-il ajouté.

Le nouveau président des "Jeunes populaires", Benjamin Lancar, a annoncé aujourd'hui le projet de lancer une "UMP-lycées" et une "UMP campus" ouvertes aux lycéens et étudiants.

Écrit par : L'idiot utile | 06 septembre 2008

"Sanseverina, s'il vous plait, ne partez pas. C'est à Pedro Cordoba de vous présenter ses excuses pour sa muflerie, comme condition de tout nouveau message de sa part."

Ecrit par : TotoWeininger | 06 septembre 2008

Comme quoi, on peut être agrégé, et faire des grosses erreurs d'analyse.

Écrit par : Christophe Sibille | 06 septembre 2008

Et je ne parle même pas du dernier message d'Abrogé Phelps. Au delà du troisième degré, la discussion lui échappe totalement.

Écrit par : Christophe Sibille | 06 septembre 2008

Moi je suis très gentil chez le vétérinaire : en général c'est moi qui tiens l'animal pendant qu'il lui fait avaler des trucs, je dis oui à tout ce que le vétérinaire dit ("vous lui ferez manger de l'artichaut et des haricots verts" "oui, oui"), je rigole à ses blagues un peu vaseuses ("il a des aoutats, c'est pour qu'on sache que c'est le mois d'aout, sinon on saurait pas que c'est le mois d'aout" "oui, oui, ha, ha"), je n'y vais pas souvent comme ça il n'est pas submergé, et je lui achète un petit produit anti-puces car il marche très bien.
Je me demande même si je ne devrais pas demander une ristourne en tant que client modèle, tiens.

Victor, vous ne m'avez pas répondu : si on rendait la situation vivable en collège et en lycée, on n'aurait plus besoin de savoir si les agrégés doivent aller ou non en collège, vous ne pensez pas ? Donc le problème vient plus des conditions d'enseignement que des conditions d'affectation, finalement.

Écrit par : Jérémy | 06 septembre 2008

Merci, "l'idiot utile". Après les "révélations" comme quoi Darcos a fait partie intégrante du club de l'horloge, et jure depuis une vingtaine d'années de "donner l'enseignement au privé", (je cite), il apparaît de plus en plus comme un gros blaireau vulgaire. Comme son chef.
("Le mot moratoire ne fait pas partie de mon vocabulaire", "que les municipalités se débrouillent" entre autres petites phrases venant de lui. Je pensais que cet homme avait une certaine classe. Quelle planterie!!!)

Écrit par : Christophe Sibille | 06 septembre 2008

"Donc le problème vient plus des conditions d'enseignement que des conditions d'affectation, finalement."

Ecrit par : Jérémy | 06 septembre 2008

Donc, encore un problème lié au défaut d'éducation dans les familles, Jeremy! Non?

Écrit par : Christophe Sibille | 06 septembre 2008

@ Mistoufle Cédille pourrait-il m'expliquer ce que je n'ai pas compris ?

Écrit par : Dieuéavévous | 06 septembre 2008

Ecrit par : dobolino | 06 septembre 2008 "

Je m'excuse de douter un peu, mais cette manière de voir n'est-elle pas un peu trop simpliste et caricaturale? On pourrait penser que c'est vous qui classez et jugez le comportement des gens selon leur niveau d'étude.

Je dis ça en passant, c'est sans grande importance au fond mais les généralisations à partir de quelques expériences me semblent toujours aussi illégitime intellectuellement.

Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 06 septembre 2008

On ne peut pas écrire "quelques expériences" pour 28 ans de pratique professionnelle et 25 années de scolarisation de mes enfants. C'est statistiquement valable! En plus, il ne s'agit pas d'un préconçu mais d'une conclusion mûrement réfléchie et débattue.
Je ne classe nullement les gens en fonction de leurs performances scolaires mais en fonction de leurs performances relationnelles.
A l'heure actuelle, la personne avec laquelle j'ai les échanges les plus riches et fructueux est une patronne de restaurant dont le seul diplôme scolaire est un BEP cuisine. Une large majorité de mes clients n'a pas le niveau bacalauréat. Il en est de même pour 80% de mes relations extra-professionnelles, amis, copains et relations de voisinage.

Écrit par : dobolino | 06 septembre 2008

"Donc le problème vient plus des conditions d'enseignement que des conditions d'affectation, finalement."

Ecrit par : Jérémy | 06 septembre 2008

Donc, encore un problème lié au défaut d'éducation dans les familles, Jeremy! Non?

Ecrit par : Christophe Sibille | 06 septembre 2008

Le problème central n'est certainement pas le défaut d'éducation dans les familles, mais bel et bien le rôle de l'école. L'école, dans toute l'étendu de ses cursus, n'a au fond jamais été utilisée activement par plus de 10 à 15 % de la population. Elle assurait ainsi la reproduction de la petite bourgeoisie intellectuelle - la "bourgeoisie rémunérée" chère à Milner. Désormais, elle accueille longuement la presque totalité de la population, en l'écrémant peu à peu, en envoyant la majorité dans des voies de garage et en déclassant les diplômés à tour de bras, pour arriver au bout du compte au même résultat : seuls les fils de bourges - j'ai failli écrire "bougres"! s'en tirent sans trop de casse - ça n'a jamais été aussi caricatural. Mais au prix de bien plus de sueur qu'avant pour les enseignants - et je ne parle même pas du coût économique de cette fumisterie.

Écrit par : TotoWeininger | 06 septembre 2008

"Je m'excuse de douter un peu, mais cette manière de voir n'est-elle pas un peu trop simpliste et caricaturale?"

Hervé, vous ne croyez tout de même pas que dobolino s'exprimait au premier degré, voyons !

Les propos de pedro sur sanseverina sont d'une goujaterie parfaitement déplacée. Et personne, ou presque, ne les relève. Mais où s'est donc perdue votre bonne éducation? Ne voyez vous pas la grossièreté du message de pedro? Bien entendu, il ne s'excusera pas. Mais sachez, chère sanseverina, que nous sommes au moins 2 a avoir été indignés par ces attaques basses et stupides.

Écrit par : françois duhem | 06 septembre 2008

Je précise, plutôt qu'un écrémage ésotérique et continu par le bas qui piège les moins "culturellement dotés", pour parler comme la pourriture socialo-gisante, une rude sélection par pallier clairement affichée et virilement appliquée. Et on verra refleurir de nouveau mille brillantes têtes d'enfants de prolos au plus haut niveau.

Écrit par : TotoWeininger | 06 septembre 2008

Je ne classe nullement les gens en fonction de leurs performances scolaires mais en fonction de leurs performances relationnelles.
Ecrit par : dobolino | 06 septembre 2008

En quoi est-ce préférable ?
On peut trouver de parfaits crétins avec des diplômes, mais il existe aussi des abrutis avec de grandes compétences relationnelles.

Écrit par : rodolphe | 06 septembre 2008

Avez-vous au moins lu, "en amont", la manière dont Sanseverina s'est adressée à Pedro? Et plusieurs fois! C'est incroyable qu'autant de lecteurs avertis aient raté ça!

Écrit par : Christophe Sibille | 06 septembre 2008

On ne peut pas écrire "quelques expériences" pour 28 ans de pratique professionnelle et 25 années de scolarisation de mes enfants. C'est statistiquement valable! En plus, il ne s'agit pas d'un préconçu mais d'une conclusion mûrement réfléchie et débattue.
Ecrit par : dobolino | 06 septembre 2008

On va supposer que vous êtes meilleure en véto qu'en sociologue.
Certes, ça ne paraît pas très difficile. ;-)

Écrit par : rodolphe | 06 septembre 2008

"On peut trouver de parfaits crétins avec des diplômes, mais il existe aussi des abrutis avec de grandes compétences relationnelles."

Ecrit par : rodolphe | 06 septembre 2008

On en revient à une définition exhaustive de l'intelligence... Question maintes fois posée ici, et pas seulement par moi.

Écrit par : Christophe Sibille | 06 septembre 2008

"@ Mistoufle Cédille pourrait-il m'expliquer ce que je n'ai pas compris ?"

Ecrit par : Dieuéavévous | 06 septembre 2008

Que vos grandes considérations sur les "races" sont un peu lassantes, par exemple?

Écrit par : Christophe Sibille | 06 septembre 2008

"Je précise, plutôt qu'un écrémage ésotérique et continu par le bas qui piège les moins "culturellement dotés", pour parler comme la pourriture socialo-gisante, une rude sélection par pallier clairement affichée et virilement appliquée."
Ecrit par : TotoWeininger | 06 septembre 2008

Une traduction en bon français est-elle envisageable?

Écrit par : Christophe Sibille | 06 septembre 2008

Sanseverina ,

Zopedrro ce redresseur de tort , ce chevalier qui surgiit hors de laaa nuit , cet humaniste de grande classe , marque son mépris tout particulièrement à l'égard des femmes , pauvres et stupides créatures qu' il conviendrait de rééduquer , surtout si on ose lui adresser la parole sans lui lécher les bottes ou pire , le contredire .

Pedro , le fier Pedro ne supporte pas la réalité et si l'on s'avise de lui en offrir une tranche , Pedro s'en va , Pedro n'en peut mais : il n'aime pas perdre ! Hombre !

Pourtant cet intrépide ibérique , si prompt à faire la morale et à nous montrer d'un index féroce , en même temps que celle de la sortie , la direction du camp du Bien ( où il a ses galons de Maréchal ) a ses petites faiblesses lui aussi , ses contradictions , péchés véniels qu'il avoue humblement mais qu'il est interdit de discuter .

Ex-mao et fier de l'être ( comme Sollers et Gérard Miller , que du bobo monde !) , il a le sang chaud et aime se délecter de ce spectacle sanguinaire et barbare qu'est la corrida : la peine de mort pour le taureau . Olé ! Personne n'est parfait et d'ailleurs nul ne s'avisera ici de critiquer les goûts du Seigneur Cordoba !

http://www.dailymotion.com/relevance/search/jean%2Bferrat%2Bles%2Bbelles%2B%25C3%25A9trang%25C3%25A8res/video/x46h0n_jean-ferra

Écrit par : Amélie | 06 septembre 2008

Les propos de pedro sur sanseverina sont d'une goujaterie parfaitement déplacée. Et personne, ou presque, ne les relève. Mais où s'est donc perdue votre bonne éducation? Ne voyez vous pas la grossièreté du message de pedro? Bien entendu, il ne s'excusera pas. Mais sachez, chère sanseverina, que nous sommes au moins 2 a avoir été indignés par ces attaques basses et stupides.

Ecrit par : françois duhem | 06 septembre 2008

Non , François , ils voient très bien , mais....quand Pedro a dit ...... ( je me comprends ! )

http://www.dailymotion.com/relevance/search/zorro%2Bg%25C3%25A9n%25C3%25A9rique/video/x66xo4_zorro-generique-en-mode-1992_shortfilms

Écrit par : Amélie | 06 septembre 2008

Pedro Cordoba est assez grand pour se défendre tout seul mais j'approuve chaudement Ch. Sibille quand il recommande de tout lire. Dans la rubrique "indignations vertueuses", certain(e)s ont la mémoire courte et l'ascension laborieuse pour remonter au message originel. Pedro s'est fait éreinter plus souvent qu'à son tour par la jet-set du blog : c'est plutôt son calme que j'ai pu admirer.
Quant au reste, Pedro ne semble pas figurer dans la catégorie "petit chat" des agrégés, c'est dommage et pour ce qui est des idées politiques, à tout prendre, mieux vaut ex-Mao que vrai facho, no ?

Écrit par : victor | 06 septembre 2008

"il a le sang chaud et aime se délecter de ce spectacle sanguinaire et barbare qu'est la corrida : la peine de mort pour le taureau . Olé ! Personne n'est parfait et d'ailleurs nul ne s'avisera ici de critiquer les goûts du Seigneur Cordoba !"

Ecrit par : Amélie | 06 septembre 2008

Archi-faux! Je me suis accroché avec lui en ces lieux-mêmes, sur ce sujet précis, il y a quelques mois. Etant moi-même militant anti-corrida.
(Mais Abrogé Phelps prétendra certainement que c'est un point de vue de "ravi de gôôôôche!!!)

Écrit par : Christophe Sibille | 06 septembre 2008

"Le but n'est pas de faire des élèves de LP des élèves de lycée général", dit Hervé.
Il a bien raison : chaque section a son esthétique propre. "

Ecrit par : brighelli | 06 septembre 2008

Non, bien sûr, le but n'est pas de faire des élèves de LP des élèves de lycée général. Mais il y a un socle minimum d'exigence à conserver, quelque soit la filière : parler une langue commune, avoir des références culturelles communes, disposer des outils intellectuels nécessaire à l'insertion dans la Cité. Le rôle du professeur de Lettres en LP, à cet égard, n'est pas de se borner à suppléer l'enseignant de matière professionnelle (lire un mode d'emploi, corriger la lettre de motivation...). Les programmes de Bac Pro. (que ce soit ceux en vigueur actuellement ou des Bac Pro. en 3 ans) vont d'ailleurs dans le sens de cette culture généraliste : on ne demande pas aux élèves de savoir faire une dissertation (leurs productions écrites font 30 lignes maximum) mais de savoir situer les principaux mouvements littéraires et, par exemple, de connaître les termes "Résistance", "collaboration" "maquis" concernant la Seconde Guerre mondiale. Car lorsque revient un débat sur le "devoir de mémoire" (ou tout autre sujet), il s'adresse à l'ensemble des citoyens, pas seulement à untel en fonction de sa catégorie socio-professionnelle. Aujourd'hui, malgré les instructions officielles, ces objectifs sont loin d'être atteints : certains élèves obtiennent le Bac Pro. sans connaître le sens du mot "démocratie" (pourtant, ils auront le droit de vote, comme tout le monde) ni même les dates de la Seconde Guerre mondiale...
Si on entretient une ségrégation définitive entre les élèves de LP et les élèves de lycée général, qui recoupe bien souvent les inégalités sociales, alors le risque est d'entériner l'existence de citoyens de secondes zones, dont on ne fera jamais des citoyens à part entière. Ne faudrait-il pas au contraire s'appuyer sur une exigence commune de culture générale pour jeter des passerelles entre les filières, au-delà des spécificités?

Écrit par : Daniel Arnaud | 06 septembre 2008

Après "Monchéri et Moncœur à la maternelle" et "Monchéri et Moncœur au lycée", ne manquez pas "L'entrée de Monchéri et Moncœur entrent dans le monde du travail" !

Extrait : "Quand Monchéri et Moncœur, bercés, chouchoutés, engoncés dans leur costume de Peter Pan, postulent aujourd'hui pour leur premier poste, ce ne sont jamais que de pauvres petits qui ne comprennent pas que, malgré leurs cris et leurs trépignements, on les oblige à finir leur plat de merlan plein d'arêtes et épinards en boîte, au lieu de céder comme cédait maman qui leur enlevait leur assiette et la remplaçait par sa propre mousse au chocolat et mangeait à leur place le plat honni."

Écrit par : catmano | 06 septembre 2008

"Quand Monchéri et Moncœur, bercés, chouchoutés, engoncés dans leur costume de Peter Pan, postulent aujourd'hui pour leur premier poste, ce ne sont jamais que de pauvres petits qui ne comprennent pas que, malgré leurs cris et leurs trépignements, on les oblige à finir leur plat de merlan plein d'arêtes et épinards en boîte, au lieu de céder comme cédait maman qui leur enlevait leur assiette et la remplaçait par sa propre mousse au chocolat et mangeait à leur place le plat honni."

Ecrit par : catmano | 06 septembre 2008

Epître de saint Brighelli aux néo-agrégés, I, 12

Écrit par : victor | 06 septembre 2008

"une rude sélection par pallier clairement affichée et virilement appliquée. Et on verra refleurir de nouveau mille brillantes têtes d'enfants de prolos au plus haut niveau."
Ecrit par : TotoWeininger

Mille ? La belle légende urbaine !

Le problème de l’Ecole, en matière de niveau, n’est pas tant celui de la sélection que celui de la formation.

"Donc, encore un problème lié au défaut d'éducation dans les familles, Jeremy! Non?"
Ecrit par : Christophe Sibille

Pas seulement. En dernier ressort, le problème est celui de la garantie de l’autorité du maître – sans laquelle il est voué à s’en sortir avec des stratégies relationnelles et dialectiques vaines sauf en ce qu’elle permettent l’obtention d’un certain calme durant leur application, stratégies qu’on appelle malhonnêtement autorité dans l’espoir qu’elles s’imposent à tous.

Écrit par : Pli | 06 septembre 2008

mieux vaut ex-Mao que vrai facho, no ?

Ecrit par : victor | 06 septembre 2008

Le mot facho est servi à toutes les sauces ...Tout ce qui n'est pas clairement à gauche ( mais oukelélagôche ? ) est facho !! Alors .... un point godwin pour vous , vous avez raison , vive Mao ! Debout les damnés de la terre ! CRS , SS !.. etc.. etc ....

http://fr.youtube.com/watch?v=SPBI4I4rBN8


Ravie de voir que la goujaterie de Pedro ne vous gêne pas !

Écrit par : Amélie | 06 septembre 2008

JPB serait-il en train de composer avec les signes ostentatoires ou bien fait-il acte de résistance ?

Paris-Gala dévoile le pot-aux-roses :

http://www.lefigaro.fr/medias/2008/09/06/e698d724-7c01-11dd-9d8a-39aa697dd441.jpg

Écrit par : Steppenwolf | 06 septembre 2008

Cher Roger Felts,

Vous ne m’avez pas du tout compris ou je me suis très mal exprimé. J’ai trouvé le débat sur les races très intéressant, passionnant même. Il m’a permis, entre autres, de rafraîchir mes connaissances en la matière : j’ai lu cet été les bouquins les plus récents sur le sujet (et ils ne m’ont pas fait changer d’avis). Mais cet échange était épuisant et je ne suis plus en vacances. Beaucoup de boulot en retard et un texte sur la formation des maîtres qui est plus urgent que le problème de l’Etat cultivé vs l’Etat culturel. Un blog (Internet en général) n’est pas un bon media pour ce type de discussions. Des arguments qu’on pourrait échanger en une heure dans une conversation prennent des semaines. En outre, ça occupe le blog et empêche d’intervenir tous ceux qui ne s’intéressent pas à la question – et ils sont la majorité. Il vaut mieux lire le livre de Milner dont je rappelle le titre : Le salaire de l’idéal. C’est court mais très dense comme tout ce que fait Milner. C’est pourquoi il est difficile à résumer. On ne doit plus le trouver sur les rayons des librairies mais doit être disponible sur amazon ou des sites analogues. Je dirai seulement que ceux qui crient savoir, sans l’avoir lu, qu’il s’agit d’une resucée du catéchisme marxiste se trompent lourdement. C’est pas dans le style de l’auteur. Il s’agit d’une analyse très brillante et très nouvelle d’une situation elle-même nouvelle : la nôtre. Et la conclusion prend à contre-pied le marxisme « traditionnel » et effectivement « dépassé ». Je l’ai déjà énoncée mais je la répète : le capitalisme actuel, qui n’est évidemment pas celui de l’époque de Marx, n’a plus besoin de la bourgeoisie. Ni de la bourgeoisie propriétaire (celle qui existait au XIX° siècle) ni de la bourgeoisie rémunérée (celle qui a existé jusque dans les années 50). Si cette thèse est vraie (je n’en suis pas vraiment sûr), on peut difficilement prétendre qu’elle ne « présente aucun intérêt politique ».

Sanseverina ne quittera pas le blog et moi non plus.

Je ne vois pas en quoi le fait d’avoir été mao ou d’aimer la corrida constituerait des « petites faiblesses » ou des « péchés véniels » qu’il faudrait « avouer humblement ». Je ne vois pas non plus quelle « tranche de réalité » m’aurait été offerte par je ne sais qui et m’obligerait à « fuir » parce que je « n’aime pas perdre ».

Écrit par : Pedro Cordoba | 06 septembre 2008

"Quand Monchéri et Moncœur, bercés, chouchoutés, engoncés dans leur costume de Peter Pan, postulent aujourd'hui pour leur premier poste, ce ne sont jamais que de pauvres petits qui ne comprennent pas que, malgré leurs cris et leurs trépignements, on les oblige à finir leur plat de merlan plein d'arêtes et épinards en boîte, au lieu de céder comme cédait maman qui leur enlevait leur assiette et la remplaçait par sa propre mousse au chocolat et mangeait à leur place le plat honni."

Ecrit par : catmano | 06 septembre 2008

Epître de saint Brighelli aux néo-agrégés, I, 12

Ecrit par : victor | 06 septembre 2008

Il y a sans doute du vrai dans cette sainte épître. Remarquez tout de même que, si je la prends à mon compte, pour l'instant, le rectorat se comporte avec moi avec la même faiblesse que vous prêtez à mes parents - si seulement vous connaissiez leur niveau d'exigence, et pas seulement en matière alimentaire! Face à mon refus, l'administration a refilé le plat pourri qu'elle m'avait préparé à un autre TZR, qui, lui, l'a accepté, tout en me menaçant, avec de gros gros yeux tout plein de colère rentrée, que la prochaine fois, ça se passera pas comme ça, hein! c'est compris MonchériMoncoeur?

L'est gentil tout plein, papa Léviathan, non?

Écrit par : TotoWeininger | 06 septembre 2008

Vous agitez votre porte-monnaie sous le nez des gens qui font la manche devant la boulangerie quand vous allez acheter votre pain?

Ecrit par : Sanseverina

La différence, c'est qu'il peut leur donner l'argent alors qu'il ne peut pas vous donner son poste.

Écrit par : moot | 06 septembre 2008

Sur les perspectives que notre ministre semble nous dessiner au lycée (macramé compassionnel pour ceux qui ne peuvent pas aller dans le privé), je suggère de lire « L'école, une affaire d'état ? » de Pascal Jacob, c'est éclairant. Les citations d'encycliques papales qui parsèment le bouquin sont déjà un bon indice de la perspective de l'auteur (prof de philo), mais je crois que Jérémy appréciera particulièrement la conception de la famille (fondée sur l'altérité sexuelle du couple) qui y est développée ! Cela dit, le débat pédagogistes/républicains y est honnêtement expliqué, preuve sans doute qu'il ne pose plus problème : aux uns le primaire, aux autres le secondaire !

Certains pensent que le débat est plié ; les lycées qui ne proposeront pas de l'amuse-couillon aux élèves seront tous privés dans cinq ou dix ans (ce qui ne veut pas dire que tous les lycées privés en seront...) On me propose souvent de réfléchir à entrer dans un établissement de ce style, mais soyons honnêtes, cela ne peut être rentable que si on vise les CSP+++...

Ça n'empêche pas de maintenir des principes, il est vrai : j'ai plusieurs fois entraîné à l'oral des élèves d'un lycée privé suisse qui voulaient passer le bac français, et la directrice était très compétente et très proche de mes idées. Cela dit, quand un élève vous dit "je n'ai pas eu le temps de réviser mes textes, j'ai passé le week-end à faire de la voile sur le lac Léman", vous touchez du doigt la fracture sociale !

Alors je pense qu'il va falloir résister, mais si on perd, il faudra chercher des moyens de s'organiser dans le système, pour le subvertir si on peut.

Pascal Jacob a raison sur un point : le lycée français est fondé sur le volontarisme, et quelles qu'en soient les limites, il n'est de toute façon plus le fait que de quelques-uns. Quand un ministre décide de mettre par terre l'exception française, avec le soutien de syndicats enseignants, on voit mal ce qui peut l'en empêcher.

Écrit par : sanjuro | 06 septembre 2008

j'avoue avoir été choquée, moi aussi, par les propos de Pedro Cordoba sur Sanseverina, quoiqu'elle-même se soit montrée auparavant exagérement violente.Je crois que les conditions d'enseignement qui sont les siennes expliquent ces réactions à fleur de peau, et qu'elle mérite plus de sympathie que d'agressivité. Cela dit, j'ai beaucoup apprécié l'analyse de Pedro sur l'otium, considéré comme une part de la rémunération des professeurs.

Pour ce qui est de "l'amour des petits chats "... Je suis horrifiée par la réaction de Zorglub. Chez le vétérinaire, je suis comme Jeremy, une cliente modèle. Et mon chien, nourri de croquettes diététiques, est en pleine forme à quatorze ans passés.

Écrit par : Sylvie Huguet | 06 septembre 2008

Sur la réforme des concours :
http://www.e-tud.com/actualite/?704-reforme-des-iufm-le-projet-de-masterisation-se-poursuit

"Selon le projet, les étudiants passeraient ainsi le concours en fin de premier semestre de M2 et ne deviendraient stagiaires qu'après son obtention. Ils seraient ensuite affectés à temps complet dans une classe, sous la guidance d'un enseignant « expérimenté d'au moins dix ans d'ancienneté (...)
Sur les masters :
"- Les universités devront pouvoir proposer des masters à caractère enseignant. L'IUFM devra mettre ses compétences au service de toutes les universités d'une région, et pas seulement de celle qu'il a intégrée.
- Les masters à caractère "enseignant" devront obligatoirement comprendre quatre volets: disciplinaire, didactique, épistémologique et professionnel, avec des stages obligatoires en établissement au cours de la formation.
- La formation devra être organisée de manière modulaire afin de faciliter les passages d'un master à l'autre.
- Les concours ne devront pas trop "peser" sur la formation afin d'éviter le "bachotage" disciplinaire en master. "

Sur les mesures transitoires :
"Afin de faciliter la mise en place de cette réforme, la CPU et la CDIUFM ont proposé, lors de la réunion du 26 août au cabinet de Valérie Pécresse, diverses mesures transitoires:

Les étudiants qui s'inscrivent dans les préparations aux concours en IUFM pourront, s'ils sont admis ou admissibles aux concours qu'ils présentent, s'inscrire directement en M2 des nouveaux masters;
Les autres bénéficieront d'équivalences délivrées par des commissions d'évaluation paritaires, composées de représentants des futurs masters et des masters actuels.
La mise en place de toutes ces mesures transitoires nécessitera l'accord du président d'université et/ou du Cevu et du CA de l'université. Pour l'instant, seul « un tiers » des universités se sont inscrites dans cette démarche. "

Écrit par : Romuald | 06 septembre 2008

Si je comprends bien, la maîtrise de la discipline ne comptera plus que pour un quart dans les futurs masters enseignants. Cela promet !

Écrit par : Sylvie Huguet | 06 septembre 2008

Petit différend avec mon proviseur-adjoint vendredi au sujet des TPE, que je qualifie devant lui d'« amuse-couillon » : il refuse ce terme.

Je suis en train de regarder les fiches individuelles de mes terminales L : je leur ai demandé d'indiquer leurs notes de français de première, écrit et oral, et leur note de TPE.

Résultat : pour le français, 9,7 de moyenne à l'écrit, 10,8 à l'oral (avec les coups de pouce habituels, on suppose) - moyenne des TPE : 14,5 !

Sujet de TPE le plus souvent choisi : la publicité...

Écrit par : sanjuro | 06 septembre 2008

Si je comprends bien, la maîtrise de la discipline ne comptera plus que pour un quart dans les futurs masters enseignants. Cela promet !

Ecrit par : Sylvie Huguet | 06 septembre 2008

Et cela met un terme définitif au -vif- débat sur les concours actuels. A moins qu'agrégés et certifiés "ancien modèle" déversent leur bile sur ces nouveaux clampins version "M2-1/4" ?

Écrit par : victor | 06 septembre 2008

Steppenwolf, c'est très drôle...
JPB

Écrit par : brighelli | 06 septembre 2008

Steppenwolf, c'est très drôle...
JPB

Écrit par : brighelli | 06 septembre 2008

Combats à fleurets mouchetés

Je rejoins les propos apaisants de Sylvie Huguet pour penser qu'une petite dose de Common Decency faciliterait les choses… Il est vrai que la conviction d'avoir raison sur le fond (même quand cette position est parfaitement fondé) alors que la réalité vous envoie à la gueule tous les jours que vous vous êtes trop souvent planté rend l'épiderme chatouilleux et le caractère un peu bilieux voir ombrageux.
À ce niveau-là, je suis exemplaire, car je sais ménager mes adversaires : regardez comme je traite bien Christophe Sibille. Je l'appelle Mistoufle Cédille ; le prénom d'un mignon petit chat et comme nom, même pas une virgule, une apostrophe ou une parenthèse. Non, une mignonne petite cédille, un rien au cul d'un c. Mes pires insultes ont été Ravi de la Gôche et Ongulé que j'ai emprunté à un auteur inconnu et qui souhaitait le rester… Tiens je viens de trouver une nouvelle appellation amicale : Unrien Okuduncé… Christophe Cédille, c'est Unrien Okuduncé. Il va être content d'avoir un aussi joli surnom. Sanséverina devra peut-être attendre longtemps le mot d'excuse de Cordoba (il a fait un effort certain dans ce sens en lui ordonnant de ne pas quitter le blog et de faire comme lui, qui ne le quitte pas) mais moi je n'attendrai pas longtemps le mot de remerciement de Unrien Okuduncé. Il vient juste de lire mon texte qu'il est déjà en train de me remercier et de s'excuser de ne pas l'avoir fait plus tôt…
Je suis quand même satisfait : contrairement à Yann et à Unrien Okuduncé, Pedro a trouvé le débat sur les races passionnants. Le fait qu'il l'ait trouvé épuisant prouve qu'il a du avoir affaire à forte partie… Je puis affirmer avec certitude que ni Yann, ni Unrien Okuduncé ne faisaient partie de cette forte partie. Pour ma part à l'intérêt et la fatigue de tenir un tel débat s'est ajouté l'étonnement que des mecs intelligents comme Policar (de l'Union Rationnaliste) ou Cordoba soient autant soumis à l'idéologie du “Politiquement Correct” et au respect de l'autorité des Pairs (est-ce qu'il fallait respecter l'autorité de la majorité des Pairs généticiens en 1935 ?)
Je regrette que le débat État cultivé – État culturel n'ait pas lieu… Je vais me taper le bouquin de Milner. Ce sera peut-être plus qu'une compensation.
Je confirme à Christophe Sibille que sa manière de s'opposer aux courses de toros est tout à fait significative d'un comportement de Ravi de la gôche. Celle qui impose que l'on se situe au niveau des principes absolus, là où c'est sûrement l'endroit où on peut faire intervenir une petite dose de relativisme culturel. Le Toro en Espagne et dans le sud de la France, le gavage des oies partout où on mange du foie gras, les chiens aliments en Chine sont des combats plus que douteux si on les place sur le même plan que les droits de l'homme et la lutte contre les excès du profit. Personnellement je ne mangerai jamais de chien, mais en Chine je ne crierai pas au scandale, je suis assez indifférent aux courses de toros mais conçoit qu'on puisse les apprécier. Par contre, je considère que s'attaquer aux gavages des oies est une atteinte inqualifiable aux droits de l'homme (et de la femme) se consommer du foie gras.
Je ne mets pas la position de Urien Okuduncé sur le même plan que la dénonciation d'Amélie qui s'attaquant au phallocratisme de Pedro Cordoba a rallongé habilement la sauce en critiquant son culte du toro. Je serai assez partisan du compromis en suggérant qu'il pique un peu plus les toros dans l'arène et un peu moins les dames dans le débat.

Écrit par : Dieuéavévous | 06 septembre 2008

Steppenwolf, c'est très drôle...
JPB

Merci, Maître, c'était pour détendre l'atmosphère.
Je n'ai cependant point osé placer ce cliché sur votre billet « Iznogoud », Jacko aurait téléphoné à Kouchner, et l'ambadassadeur du Pakistan serait déjà sommé de s'expliquer...

Écrit par : Steppenwolf | 06 septembre 2008

Pour étudier les subtilités du vocabulaire tout en restant neutre:
05 septembre 2008
nous partons en Opex

solplomages.1220594738.jpgLe ministre de la défense (anciennement de la guerre) a déclaré que le terme guerre ne lui paraissait pas approprié pour la situation en Afghanistan. C’était déjà comme cela en Algérie, où l’on parlait d’événements, d’opérations de maintien de l’ordre et surtout de pacification* pour ne pas prononcer les mots désagréables. Les armées sont en pleine phase d’euphémisation. On connaissait déjà dommages collatéraux pour “bombardement aveugle”, tirs amis pour éviter de reconnaître que l’on s’entretuait mutuellement ; il y a maintenant (d’après le Parisien du 2 septembre) opex (pour “opération extérieure”), qui remplace la vieille “politique de la canonnière” (version française) ou celle du “gros bâton” (version états-unienne), et un nouveau tior (pour “technique d’intervention opérationnelle rapprochée”), qui permet de ne pas parler de “corps-à-corps”.
Nous apprenons aussi, accessoirement, que les “munitions” se sont monosyllabisées pour devenir des munes.
Le Canard enchaîné, quant à lui, nous révèle que les Afghans appellent ceux des leurs qui collaborent avec les armées de la coalition des pots de chambre. Ces peuples à moitié civilisés ignorent tout des finesses sémantiques : ils ont encore un long chemin à faire avant d’apprendre que, perdre dix hommes dans une embuscade, cela s’appelle infliger une raclée à l’ennemi.

http://correcteurs.blog.lemonde.fr/

Écrit par : Parlons un d'autre chose | 06 septembre 2008

" Sa manière de s'opposer aux courses de toros est tout à fait significative d'un Ravi de la Gôche"

Ne vous en déplaise, je ne suis pas de gauche mais je rejoins Christophe Sibille sur la question...et je ne mange pas de foie gras.

Écrit par : Sylvie Huguet | 06 septembre 2008

Allez hop un petit boule et bill :

http://dl.free.fr/qdKj1hwIq

Écrit par : Sandra WAGNER | 06 septembre 2008

"Je suis assez indifférent aux courses de toros mais conçois qu'on puisse les apprécier. Par contre, je considère que s'attaquer aux gavages des oies est une atteinte inqualifiable aux droits de l'homme (et de la femme) se consommer du foie gras."

Ecrit par : Dieuéavévous | 06 septembre 2008

Si vous avez envie de vous empoisonner en mangeant le foie d'une bête à qui on a, à elle-même, fait subir une cirrhose du foie permanente de sa naissance à sa mort, libre à vous. Mais appeler aimablement "courses de toros" les corridas montre, au mieux, une ignorance totale du phénomène, au pire, un cynisme assez significatif.

Écrit par : Christophe Sibille | 06 septembre 2008

Merci, Sandra! Et salut amical au passage!

Écrit par : Christophe Sibille | 06 septembre 2008

" Sa manière de s'opposer aux courses de toros est tout à fait significative d'un Ravi de la Gôche"

Ne vous en déplaise, je ne suis pas de gauche mais je rejoins Christophe Sibille sur la question...et je ne mange pas de foie gras.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 06 septembre 2008

Et hop,une groupie en moins pour le "Ravi par sa Tronche".

Écrit par : méyavalpa | 06 septembre 2008

Résultat : pour le français, 9,7 de moyenne à l'écrit, 10,8 à l'oral (avec les coups de pouce habituels, on suppose) - moyenne des TPE : 14,5 !

Sujet de TPE le plus souvent choisi : la publicité...

Ecrit par : sanjuro | 06 septembre 2008

J'ai vraiment un fils atypique. Il a fait exactement l'inverse!
Sujet de TPE: la représentation de la folie au cinéma.

Écrit par : dobolino | 06 septembre 2008

Je ne classe nullement les gens en fonction de leurs performances scolaires mais en fonction de leurs performances relationnelles.
Ecrit par : dobolino | 06 septembre 2008

En quoi est-ce préférable ?
On peut trouver de parfaits crétins avec des diplômes, mais il existe aussi des abrutis avec de grandes compétences relationnelles.

Ecrit par : rodolphe | 06 septembre 2008

On s'emmerde moins avec eux qu'avec vous!

Écrit par : dobolino | 06 septembre 2008

"Résultat : pour le français, 9,7 de moyenne à l'écrit, 10,8 à l'oral"

Je croyais, d'après ce que je lisais ici, que les correcteurs surnotaient tous et que les barèmes étaient trop larges!!!! Ou alors les élèves sont effectivement si nuls qu'il est urgent que les agrégés débarquent enfin au lycée pour les sauver.

Écrit par : Hervé de Strasbourg | 06 septembre 2008

Pour ce qui est de "l'amour des petits chats "... Je suis horrifiée par la réaction de Zorglub. Chez le vétérinaire, je suis comme Jeremy, une cliente modèle. Et mon chien, nourri de croquettes diététiques, est en pleine forme à quatorze ans passés.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 06 septembre 2008
Dix contre un que vous êtes agrégée!

Écrit par : dobolino | 06 septembre 2008

Ou alors les élèves sont effectivement si nuls qu'il est urgent que les agrégés débarquent enfin au lycée pour les sauver.

Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 06 septembre 2008
Affirmatif! La classe de mon fils bénéficiait des bons et loyaux services d'un agrégé travailleur et la plus basse note d'écrit est à 9, la plus haute à 15, et à l'oral de 9 à 17.

Écrit par : dobolino | 06 septembre 2008

" Dix contre un que vous êtes agrégée' (Dobolino)

Gagné!

Écrit par : Sylvie Huguet | 06 septembre 2008

Je dis l'agrégé travailleur parce que, toutes choses étant égales par ailleurs, vaut mieux un certifié le nez dans le guidon qu'un agrégé branleur. Catmano a bénéficié de ce genre de modèle en histoire-géo en seconde et en philo en Terminale.

Écrit par : dobolino | 06 septembre 2008

" l'étonnement que des mecs intelligents comme Policar (de l'Union Rationnaliste) ou Cordoba soient autant soumis à l'idéologie du “Politiquement Correct” et au respect de l'autorité des Pairs " écrit dieuéavévou

oui , mais ça peut changer .

tiens , d'ailleurs , Jospin lui-même a changé et viré "identitaire" , qui l'eût cru ? les épreuves et le choc du réel , sans doute !

oui , oui , il prononce à plusieurs reprises les mots "identité nationale" ! Et sur France culture ! Il est devenu fou !
" identité "," nation "= c'est MAL , facho , ça rappelle LHLPSDNH ( sigle pour : les heures les plus sombres de notre histoire ) et il est normal alors , mais quelqu'un curieusement s'en étonnait ici , que vos élèves ignorent le sens de ces mots qu'il convient de laisser moisir dans les poubelles de l'histoire .Tabous .


Ecoutez ça :http://fr.youtube.com/watch?v=1nIhWDhYZBs

A part ça , le ramadan se passe bien partout . Un peu bruyants , énervés et querelleurs , les gosses à mobylette dans la rue jusqu'au coucher du soleil , en attendant leur réveillon quotidien . Mais on supporte , un mois ça passe vite et on perd chaque jour quelques minutes de soleil !
Quant aux signes ostentatoires , de plus en plus nombreux , longs , noirs et couvrants . A cause du changement imminent de saison , je pense .

L'empathie laïque , c'est comme ça . Correct et politique .

Écrit par : Empathie | 06 septembre 2008

Si vous avez envie de vous empoisonner en mangeant le foie d'une bête à qui on a, à elle-même, fait subir une cirrhose du foie permanente de sa naissance à sa mort, libre à vous.

Ecrit par : Christophe Sibille | 06 septembre 2008
C'est pas une cirrhose, c'est une lipidose! Absolument rien à voir sur le plan gustatif. Le foie cirrhotique est immangeable, et d'aspect macroscopique répugnant.
A ce compte-là, je vous conseille de ne boire que du lait de vache bio et d'éviter la plupart des fromages, ainsi que la viande de bœuf. Arrêtez le lapin et le poulet ainsi que la pintade et la dinde. Etc...

Écrit par : dobolino | 06 septembre 2008

Quant aux escargots, aux endives, aux champignons et aux asperges...
Ne vous reste plus qu'à vous rabattre sur les lombrics de votre jardin.

Écrit par : dobolino | 06 septembre 2008

" Dix contre un que vous êtes agrégée' (Dobolino)

Gagné!

Ecrit par : Sylvie Huguet | 06 septembre 2008

D'où le fait que vous suivez sans états d'âme les conseils de votre homme de l'Art sans vous faire un nœud dans la tête à cause de "votre pouvoir d'achat en baiaiaiasseueueu", comme le niveau du bac, d'ailleurs, contrairement aux cerifiés qui ont sans états d'âme meublé leur maison à l'aide de la CAMIF à prix exorbitant et même acheté les chaussures de marche de la dite CAMIF avec le pantalon en coton "alter " à 90 eurospour leur vacances sur le Larzac mais qui tordent du nez et disent qu'il y a des enfants qui meurent de faim et que c'est immoral quand on veut leur prescrire un aliment diététique et un IEC en prise quotidienne pour leur pauvre matou insuffisant rénal...
à tout casser 50 euros par mois pour prolonger la vie dans de bonnes conditions pendant quatre ou cinq ans
Y'a un paquet de prolos qui n'hésitent pas une minute!
vous pouvez pas savoir comme ça me fait plaisir que la CAMIF ait arrêté la confection! Espérons qu'ils vont capoter le reste vite fait!
Enfin, c'est con pour les prolos employés par la CAMIF qui vont se retrouver au chomage et vont avoir de la peine à continuer à gérer l'aliment diététique de leur chien...

Écrit par : dobolino | 06 septembre 2008

Non, mais, quand même, des certifiés, y'en a des biens! C'est pas parce que j'en connais pas mais y'en a certainement des biens.
Je ne peux pas généraliser parce que je n'ai connu que des "petits blancs".

Écrit par : dobolino | 06 septembre 2008

(...) qui tordent du nez et disent qu'il y a des enfants qui meurent de faim et que c'est immoral"

Ce genre d'argument me hérisse. Ce n'est pas parce que je ferai des économies sur la santé de mon chien qu'un seul enfant au monde en sera mieux nourri. Je préférerais de beaucoup faire des économies sur mes loisirs. Quand on adopte un animal, on prend l'engagement moral de lui assurer le meilleur bien-être. Ou alors on n'en adopte pas.

Écrit par : Sylvie Huguet | 06 septembre 2008

On peut trouver de parfaits crétins avec des diplômes, mais il existe aussi des abrutis avec de grandes compétences relationnelles.

Ecrit par : rodolphe | 06 septembre 2008

On s'emmerde moins avec eux qu'avec vous!
Ecrit par : dobolino | 06 septembre 2008

La preuve !

Écrit par : rodolphe | 06 septembre 2008

Merci, Sandra! Et salut amical au passage!

Ecrit par : Christophe Sibille | 06 septembre 2008

C'est réciproque et c'est une de mes productions de cet après midi

Voilou bonne soirée à vous !

Écrit par : Sandra WAGNER | 06 septembre 2008

Et hop,une groupie en moins pour le "Ravi par sa Tronche".

Ecrit par : méyavalpa | 06 septembre 2008

Ho , Ho ! Pedro Cordoba n'appréciera pas que vous l'affubliez de ce sobriquet !

Écrit par : Schtroumpf | 06 septembre 2008

Ce genre d'argument me hérisse. Ce n'est pas parce que je ferai des économies sur la santé de mon chien qu'un seul enfant au monde en sera mieux nourri.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 06 septembre 2008

Ça va même plus loin. Le travail en diététique animale, en utilisation de sources de protéïnes, lipides, glucides pas trop onéreuses et assimilables ou hautement assimilables, a certainement contribué à l'élaboration plus rapide de rations de renutrition à l'usage des êtres humains en état de dénutrition.
Si personne, dans les pays développés, n'avait joué le jeu des premium et aliments diététiques pour chiens, vaches ou autres mammifères, il est fort probable que la recherche en diététique humaine ne serait pas où elle en est et que les bébés qui meurent de dénutrition au Soudan ou en Ethiopie seraient moins sauvables qu'ils ne le sont. A vérifier mais je ne crois pas trop m'avancer, au vu des discussions que j'avais eu il y a 17 ans avec le chef de service de pédiatrie alors que mon fils aîné âgé de quatre mois était hospitalisé pour une gastro-entérite. A l'époque, les aliments de substitution pour veaux diarrhéiques étaient plus novateurs que ceux pour nourrissons humains.
Refuser d'investir dans son animal de compagnie sous prétexte que certains humains ne bénéficient pas de tels soins est, aussi bien au plan médical, économique que scientifique, une vision bien naïve du monde.
Je préfère le chasseur qui me dit: "Je ne vais pas faire des frais, il est bon à rien à la chasse!", ce qui a le mérite de l'honnêteté.

Écrit par : dobolino | 06 septembre 2008

On s'emmerde moins avec eux qu'avec vous!
Ecrit par : dobolino | 06 septembre 2008

La preuve !

Ecrit par : rodolphe | 06 septembre 2008
Vous avez mal compris! Il ne s'agissait nullement d'un vous collectif mais d'un vous de politesse.
Y'a des gars et des filles très bien ici. En plus, de temps en temps, on a la chance d'avoir Pedro Cordoba qui m'éclate tellement il est rigolo.

Écrit par : dobolino | 06 septembre 2008

C'est plutôt en lien avec le post précédent de JPB, mais j'ai vu Jack Lang sur Canal chez Ardisson tout à l'heure : il faisait la promo de son livre, bien entendu.

Interrogé au sujet de Mara Goyet et des établissements de banlieue, il botte en touche : ce n'est pas le sujet de son livre.

Un peu plus tard, on lui pose la question de l'autorité des enseignants, qui ne peuvent tout simplement pas faire cours, parfois, à cause des incivilités : ce n'est pas le sujet de son livre !

Bon, eh bien voilà pour ceux qui croyaient encore pouvoir être défendus par Jack : son problème à lui, c'est faire chier Darcos !

Je me souviens d'une émission plus ancienne (10/15 ans) dans laquelle on avait demandé à Lang ce que c'était le socialisme : il avait répondu à peu près : « le socialisme, c'est... la droite ne peut pas toujours être au pouvoir, il faut qu'il y ait l'alternance ; le socialisme, c'est l'alternance ! »

On peut lui reprocher tout ce qu'on veut, mais il a une certaine forme de franchise, pour une crapule.

Écrit par : sanjuro | 06 septembre 2008

"C'est pas une cirrhose, c'est une lipidose! Absolument rien à voir sur le plan gustatif. Le foie cirrhotique est immangeable, et d'aspect macroscopique répugnant.
A ce compte-là, je vous conseille de ne boire que du lait de vache bio et d'éviter la plupart des fromages, ainsi que la viande de bœuf. Arrêtez le lapin et le poulet ainsi que la pintade et la dinde. Etc..."

Ecrit par : dobolino | 06 septembre 2008

Disons "cyanosé" à la place de cirrhotique, et n'en parlons plus!
Merci à vous, et encore plus à Sylvie pour son dernier message.

Écrit par : Christophe Sibille | 06 septembre 2008

"Non, mais, quand même, des certifiés, y'en a des biens!"

Ecrit par : dobolino | 06 septembre 2008

Ca vous amuse, les tautologies? ;-)
(J'arrête, ça serait foutu de le faire revenir!!!)

Écrit par : Christophe Sibille | 06 septembre 2008

On s'emmerde moins avec eux qu'avec vous!
Ecrit par : dobolino | 06 septembre 2008

La preuve !

Ecrit par : rodolphe | 06 septembre 2008
Vous avez mal compris! Il ne s'agissait nullement d'un vous collectif mais d'un vous de politesse.
Y'a des gars et des filles très bien ici. En plus, de temps en temps, on a la chance d'avoir Pedro Cordoba qui m'éclate tellement il est rigolo.
Ecrit par : dobolino | 06 septembre 2008

Nous avons un peu de mal a nous comprendre ;-)
Votre remarque montrait bien que vous étiez dans la catégorie des crétins diplomés.

Écrit par : rodolphe | 06 septembre 2008

"Votre remarque montrait bien que vous étiez dans la catégorie des crétins diplomés."

Ecrit par : rodolphe | 06 septembre 2008

N'aurait-elle pas écrit: "on s'emmerde moins avec eux qu'avec nous", si tel avait été le cas?

Écrit par : Christophe Sibille | 06 septembre 2008

"Votre remarque montrait bien que vous étiez dans la catégorie des crétins diplomés."

Ecrit par : rodolphe | 06 septembre 2008

N'aurait-elle pas écrit: "on s'emmerde moins avec eux qu'avec nous", si tel avait été le cas?
Ecrit par : Christophe Sibille | 06 septembre 2008

Je suis injuste car l'appartenance à l'une des catégories (crétins diplômés) n'exclut pas de faire partie de l'autre (abrutis avec compétence relationnelle).

Écrit par : rodolphe | 06 septembre 2008

Ca, c'est un des meilleurs messages de la journée, Rodolphe!!! ;-)))

Écrit par : Christophe Sibille | 06 septembre 2008

Mara Goyet, elle a un rapport avec Francis Goyet et Thérèse Goyet, non ? Ca expliquerait que son livre ait été édité, et qu'elle bénéficie d'une couverture dans les médias, comme Mazarine Pingeot, Eliette Abecassis ou Romain Sardou.

On vit vraiment un monde pourri, hein.

En parlant de pourriture : j'ai vu Bigard et Zemmour réunis sur le plateau de Ruquier. Zemmour a été confondant de connerie sur la question de l'homosexualité ; il connait cette question encore moins bien que je ne connais la chronologie des Papes aux 6e et 7e siècles. Je suis effaré que cet homme ait une quelconque autorité morale sur qui que ce soit en ce qui concerne la question des genres et des sexes. Il y a des gens ici avec lesquels je me suis accroché qui sont mille fois moins cons que lui sur la question, et surtout moins de mauvaise foi. En tout cas, ça ne l'empêche pas de dormir, et c'est bien dommage.

Bon, à la lumière de ce que j'ai vu, et dans la mesure où les médias, qui sont censés assurer un contre-pouvoir, sont encore plus pourris que le pouvoir lui-même, comment s'en sortira-t-on ?

Je passe sur le débat entendu ce soir dans RTL-Hebdo, auquel participaient Guguss et Fricadelle pour parler de l'éducation : étaient réunis, dans le plus grand débat démocratique que la Terre ait jamais vu, Jean-Louis Nembrini, qui a assuré que le ministre non seulement regardait "tous les soirs" les chiffres de tous les établissements de France, mais en plus lisait assidûment les travaux des chronobiologistes (on y croit), une secrétaire générale du Snes, qui n'était pas contente, une représentante de la FCPE, qui était contente, une secrétaire de l'UNSA, qui n'était pas contente, et un ancien inspecteur, qui a dû s'endormir car il n'a rien dit.

Désespéré je suis, moi aussi. Plusieurs désespoirs, comme ceux des gens d'ici, ça aboutit à quoi, quand ils sont tous canalisés dans la même direction ?

Écrit par : Jérémy | 07 septembre 2008

En tout cas, il y a pire que nos petites querelles de statut :

"Nouvelle étape de la crise au CNRS : hier, Marie-Françoise Courel, la
directrice du département SHS - sciences humaines et sociales -
annonçait son limogeage par la présidente du Cnrs, Catherine Bréchignac.
Annonce faite lors d'une réunion des directeurs de laboratoires de la
région Provence/Corse qui devait discuter... de la création du futur
Institut National des SHS, dans le cadre de la réforme du Cnrs censée
entrer en vigueur le 1er janvier 2009.

Manifestement surprise, ébranlée même, Marie-Françoise Courel n'a pas
donné d'explication crédible aux directeurs de laboratoires de cette
décision brutale. Celle donnée par son successeur, le médiéviste Bruno
Laurioux, illico nommé "directeur par intérim" - elle aurait été
atteinte par la limite d'âge - ne tient pas, surtout si l'on songe que
ce mandat devait de toute façon prendre fin avec la mise sur pied de
l'Institut, dans quatre mois, comme convenu avec la direction du Cnrs
pas plus tard qu'en... juillet dernier. Immédiatement, tous les
directeurs scientifiques adjoints du département ont présenté leur
démission "par solidarité"... tous sauf un... Bruno Laurioux.

Ce matin, la direction du Cnrs annonce cette nomination, ainsi que celle
d'un comité de sélection, présidé par l'historien Marc Fumaroli chargé
de proposer un nouveau "directeur scientifique pour les Sciences
humaines et sociales". Mais il ne s'agit pas d'un simple problème de
direction, manifestement le fond de cette nouvelle affaire réside dans
la place future des SHS au Cnrs.

Pour Philippe Blache, directeur du laboratoire Parole et Langage
(Aix-Marseille), ce limogeage pourrait préparer une issue
"catastrophique pour la recherche" du débat sur l'avenir des sciences
humaines et sociales au Cnrs.

Depuis que Valérie Pécresse est en charge du ministère de la recherche,
la place des SHS au Cnrs fait l'objet d'un combat, ouvert ou souterrain.
Le cabinet du ministère n'a pas vraiment fait mystère de ses intentions.
Avec la loi LRU, et la décision de ne plus augmenter, voire de diminuer
comme le budget 2009 le montrera probablement, le nombre de chercheurs
des organismes de recherche, il faudrait organiser le "transfert" des
SHS aux universités.

Une volonté qui s'inscrit dans une perspective du démantèlement du Cnrs
comme organisme pluridisciplinaire, couvrant l'ensemble de la recherche,
au profit d'Instituts spécialisés, dénués d'une direction commune
effectuant des arbitrages en allocations des ressources, et organisant
les actions de recherches transversales, entre les différents champs
scientifiques.

Pour Philippe Blache, l'enjeu est clair: "Si le Cnrs perd son caractère
pluridisciplinaire, il n'a plus de raison d'être, et on se retrouvera
avec des Instituts disciplinaires cloisonnés". Une logique qui lui
semble à rebours de l'évolution de la science, à l'image de son
laboratoire où "des spécialistes du langage travailllent avec des
informaticiens et des biologistes". Il n'a échappé à personne qu'un tel
dispositif permet en outre au pouvoir politique de saper une structure
qui a souvent permis un minimum d'autonomie du milieu scientifique vis à
vis des gouvernements.

Après la biologie et l'informatique, les SHS sont donc ciblées.
Marie-Françoise Courel avait en effet engagé une concertation avec les
directeurs de laboratoires, afin d'aboutir à une proposition d'Institut
National des SHS conservant le périmètre du Cnrs et améliorant son
fonctionnement. L'arrêt brutal du processus montre que le gouvernement,
et s'inquiète maintenant Philippe Blache, avec l'appui de la direction
du Cnrs, n'entend pas négocier la future place des SHS mais imposer son
point de vue. Dans ce cadre, décapiter les SHS, puisque Bruno Laurioux
n'aura manifestement d'autre fonction que de signer les bons de
commande, prive les scientifiques d'un représentation auprès de la
direction du Cnrs et du gouvernement, et relève d'une bonne tactique.
Déjà, une pétition de directeurs de labos des SHS circule pour protester
contre cette décision :
http://www.arhv.lhivic.org/index.php/2008/09/01/797-la-direction-du-departement-shs-demissionnee-par-la-direction-generale-du-cnrs"

Écrit par : Jérémy | 07 septembre 2008

Oyez, oyez !

On se demandait si la recherche était morte, et si l'élitisme républicain était toujours aussi efficace et productif. La réponse est ci-dessous.

Voici la présentation du dernier ouvrage d'un normalien, agrégé des Lettres, qui a fait sa thèse à Columbia. Le livre s'appelle : "Un lieu où l'on clashe : la joute verbale d'insultes en milieu urbain" (447 pages...)

"Pratique poétique courante dans des lieux et à des moments historiques variés, la joute verbale d'insultes connaît dans la culture de rue contemporaine une actualisation originale. C'est d'abord le jeu des doyens, litanies d'insultes matricides nées dans les ghettos africains américains du début du vingtième siècle ; puis, à l'ère du hip-hop, la fameuse battle dans laquelle les rappeurs s'affrontent à coups de rimes «coup de poing». Événement poétique où la cacophonie côtoie une certaine sophistication, le clash fait du style un emblème de pouvoir et le vecteur d'une identité sociale."

Et l'écriture de ce bouquin sur les crétins à bonnet qui s'injurient, a été entièrement financée avec mes sous - études, voyages et logement de l'écrivain compris ! P***n, j'espère que Finkielkraut n'a pas la santé fragile, ou qu'il ne se tient pas au courant des dernières productions de l'ENS.

Écrit par : Jérémy | 07 septembre 2008

"En parlant de pourriture : j'ai vu Bigard et Zemmour réunis sur le plateau de Ruquier. Zemmour a été confondant de connerie sur la question de l'homosexualité ; il connait cette question encore moins bien que je ne connais la chronologie des Papes aux 6e et 7e siècles. Je suis effaré que cet homme ait une quelconque autorité morale sur qui que ce soit en ce qui concerne la question des genres et des sexes."

Ecrit par : Jérémy | 07 septembre 2008

Ben putain, vous êtes sacrément courageux de vous taper des moments de télé pareils!
Mais rassurez-vous, à part un ou deux blogueurs d'ici qui ne l'aiment que parce qu'il est très à droite, et également parce qu'actuellement le retour d'une certaine forme de politiquement incorrect semble, pour certains, un gage de qualité suffisant, au delà ou à l'exclusion même de toute forme de talent, (voir "l'affaire Siné"), je ne pense pas que ce triste sire soit une "autorité morale" pour grand monde.
Et puis, tout n'est pas désespérant! Avez-vous vu qui avait été interviewé à propos de la nouvelle affaire de voile, menaçant la laïcité, (je ne sais plus où c'est, j'ai pris en cours de route), hier au journal de France 2?... ... Fiammetta Venner! Vous voyez qu'il n'y a pas que des Zemmour sur le service public. ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 07 septembre 2008

Non, C.S. C'est quand l'expression du politiquement correct est symbolisé par des individus de la classe des Unrien Okuduncé que le politiquement incorrect apparaît comme la seule forme de pensée capable de sauver le sapiens dans l'homo…

Écrit par : Dieusétou | 07 septembre 2008

Enchanté d'apprendre que Zemmour et Siné vont sauver le "sapiens" dans l'"Homo".
Entre parenthèses, Ravi par votre Tronche, (j'aurais bien aimé trouver moi-même ce surnom, ;-), vous auriez pu mettre une majuscule à "homo". Jeremy va encore vous voler dans les plumes, et ce n'est pas moi qui le contredirai de ce faire... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 07 septembre 2008

et ce n'est pas moi qui le contredirai de ce faire... ;-)

D'où l'importance de l'orthographe, se/ce, etc.

Écrit par : Steppenwolf | 07 septembre 2008

"ravi de la gauche"
"ravi par sa tronche" oder "G.F.M."
C'et pu drole!
stop !

Écrit par : ils vont nous tués | 07 septembre 2008

@C.S.… Nous ne devons pas avoir les mêmes lectures et les mêmes fréquentations. Quand je parle de politiquement incorrect je pense à Philippe Muray et à J.P. Michéa et pas à Zemmour ou Siné. Si vous voulez jouer dans la cour des grands, il faudrait que vous changiez de crémerie…

Écrit par : Dieuseullesé | 07 septembre 2008

-ce faisant , ........
-pan,pan !

Écrit par : poule | 07 septembre 2008

Ah oui, j'oubliais : Jack Lang interrogé par Ardisson.

Se pose à un moment la question des 30 000 profs "qui-ne-sont-pas-devant-des-élèves" : réponse de Lang : eh bien Darcos doit les nommer devant des classes.

Rappelons que ce chiffre est une IMPOSTURE, puisqu'il s'agit d'additionner les heures de première chaire et les décharges pour vaisselle, cabinet de géographie, etc. Ce sont des ÉQUIVALENTS de postes : comme j'ai une heure de première chaire cette année (décharge d'une heure pour plus de 8 heures avec des classes d'examen) je fais partie de ces 30 000 profs !

On continue à faire croire (et Zemmour montait sur ses petits ergots à i-télé sur ce sujet sans être contredit il y a quelques mois) que des milliers de profs restent chez eux à se tourner les pouces, alors que deux minutes de recherche sur Google permettent bien de constater que c'est de la propagande UMP la plus ignoble qui soit.

Alors voilà, Jack Lang, s'il n'est pas foutu de répondre à ce genre de connerie, qu'on ne m'en parle plus !

Et je suggère que, chaque fois qu'on entendra ce chiffre de 30 000 profs, on écrive à celui qui l'a répété pour lui dire qu'il se fait le relais de la haine anti-prof.

Qu'il y ait des profs qui ne sont pas devant des élèves, ça doit sûrement arriver : des délégations dans des associations, des TZR en attente de poste, des profs de disciplines en déclin... c'est normal quand il y a 800 000 profs employés. Mais gonfler ce chiffre pour faire barrir le beauf, c'est dégueulasse.

Écrit par : sanjuro | 07 septembre 2008

Muray . Piqûre de rappel en ce jour du Seigneur ....


« S’il y a quelque chose qui marche très fort, en ce moment, et qui marchera de plus en plus, au fur et à mesure que l’espèce humaine exigera davantage d’être aimée sans conditions, dans toutes ses «différences» devenues autant de mini-impérialismes, dans ses plus petites particularités et ses moindres caprices, c’est la chasse aux phobes.

A tous les phobes. Du moins ceux qui ne sont pas dans le coup, dans l’étrange coup du monde où nous entrons, c’est à dire qui ne peuvent pas se revendiquer d’une appartenance spéciale, d’un particularisme précisément, d’une «différence» considérée comme gratifiante à la bourse des valeurs d’aujourd’hui, et qui ont l’audace de manifester, sur quelque point que ce soit, l’un de ces symptômes d’angoisse exagérée qu’on appelle une phobie.

La brusque popularisation du concept de phobie, appliqué aux objets et aux sujets les plus divers, révèle une volonté de sacralisation de certains objets et de certains sujets que l’on ne doit même plus pouvoir critiquer, envers lesquels on ne doit plus avoir la moindre réticence, ni réclamer le plus élémentaire droit d’examen sans être aussitôt marqué, stigmatisé par cette nouvelle lettre écarlate du phobisme infamant. Jamais, en d’autres termes, nous n’avons été plus loin de ce qu’il est convenu d’appeler « l’esprit des Lumières ».

Notre époque réinvente à toute allure la démonologie, les pécheurs ostracisés, les procès en sorcellerie. Certes, tous les phobes ne se valent pas. Il y en a des bons et des mauvais. L’antifumeur, par exemple, encore appelé fumophobe, et dont le programme consiste à éradiquer de la surface de la planète les derniers fumeurs, a le vent dans les voiles. L’hétérophobe, de son côté, semble peu critiquable. Le rollérophobe, en revanche, n’a pas droit de cité. Le technophobe (phobique de la techno et de toutes ses foutues raves ou parades) pas davantage. L’anglophobe et le germanophobe appartiennent à un passé ridicule. L’américanophobe est suspect. Au même titre que l’europhobe. Le gynophobe (adepte des formulations « sexistes ») n’a qu’à bien se tenir : on lui prépare des lois. Mais c’est l’homophobe, en vérité, et ça commence à se savoir, qui est en ce moment le monstre principal.

Ce sera peut-être, mais alors dans un avenir extrêmement lointain, un sujet d’intense rigolade de se souvenir qu’on a pu voir, cette année, un très curieux « Réseau Voltaire » exiger une législation réprimant l’homophobie. Un peu comme si le club des amis de Nietzsche demandait l’abolition de la séparation de l’Église et de l’État ; ou la fondation Karl-Marx une intensification perpétuelle du capitalisme sur toute la planète. Mais ce genre de contradiction ne semble guère gêner les réclameurs et les fomentateurs de lois, que l’on appelle encore «militants» alors qu’ils ne se battent plus que pour le plaisir d’interdire, de surveiller et de punir, c’est à dire de dominer.

Une nouvelle théocratie voit le jour, attisée par les médias qui en ont furieusement besoin pour croire qu’ils existent. La nostalgie de l’«autre», de l’adversaire disparu, conduit de plus en plus d’humains à rechercher des oppositions, des mauvais objets, des méchants à réprimer pour que l’existence retrouve une signification.

Pour ceux-là, qu’on appellera philes, la chasse aux phobes de toutes sortes est une question de vie ou de mort. Il s’agit de se transfuser du sang frais grâce à des ennemis ; et, au besoin, créer ceux-ci de toutes pièces pour se ressusciter soi-même, ressurgir de l’effroyable royaume des ombres qu’est devenu notre monde mondial, libéral et libertaire.

Car le phile, quel qu’il soit, et quel que soit le préfixe avec lequel il est formé, ne se suffit pas à lui-même. C’est son drame : le phile a besoin du phobe. Le phile est un phobe anti-phobe. Ou encore un phobe de phobe. Au point qu’il est capable, en certaines circonstances, des pires cruautés pour faire triompher son « amour » totalitaire. C’est ainsi que récemment, en Grande-Bretagne, des amis des bêtes, autrement dit des zoophiles, appartenant au Front de libération des animaux, ont kidnappé un journaliste accusé de zoophobie, l’ont sauvagement battu, et, avant de l’abandonner dans un fossé pieds et poings liés, l’ont marqué au fer rouge. Comme au bon vieux temps où c’étaient les phobes qui faisaient la loi. »

_____________________________

Philippe Muray pour le journal La Montagne en 1999. Texte republié dans le livre « Exorcismes spirituels III » (2003).

Écrit par : Amélie | 07 septembre 2008

Se pose à un moment la question des 30 000 profs "qui-ne-sont-pas-devant-des-élèves" : réponse de Lang : eh bien Darcos doit les nommer devant des classes. (...) Qu'il y ait des profs qui ne sont pas devant des élèves, ça doit sûrement arriver : des délégations dans des associations, des TZR en attente de poste, des profs de disciplines en déclin... c'est normal quand il y a 800 000 profs employés. Mais gonfler ce chiffre pour faire barrir le beauf, c'est dégueulasse.

Ecrit par : sanjuro | 07 septembre 2008

Vous êtez en retard d'un chiffre. Tant qu'à faire, autant multiplier par trois le nombre de fainéants qui ne sont pas devant des élèves : aujourd'hui la propagande gouvernementale en dénombre 97000... La solution est simple : suppression des TZR (les étudiants de Master vont devoir faire des stages, en voilà de la main d'oeuvre peu onéreuse), suppression des décharges syndicales (c'est illégal, mais un effet d'annonce n'a jamais tué personne) , refus de tous les détachements (alors que la tristement célèbre RGPP encourage la mobilité et va briser les corps pour la favoriser). C'est "l'année des enseignants" nous a promis le ministre.

Lu sur Vousnousils : Dépêches de l'Education du Mardi 2 septembre 2008

Un député UMP demande une commission d'enquête sur les enseignants sans affectation

Eric Ciotti, député UMP des Alpes-Maritimes, a demandé mardi, jour de la rentrée scolaire, la création d'une commission d'enquête sur les enseignants sans affectation ou affectés à "d'autres tâches que l'enseignement".

Le premier adjoint au maire de Nice, Christian Estrosi, s'appuie notamment sur un rapport de la Cour des comptes (2005) qui a recensé "97.000 professeurs" non affectés ou "occupés par d'autres tâches" mais "rémunérés par l'Education nationale".

"Cela représenterait près de 5% des effectifs et un coût de 1,65 milliard d'euros pour l'Etat", déclare M. Ciotti dans un communiqué.

Selon lui, "en 2007, le ministère de l'Education nationale estime que le nombre de professeurs du second degré qui n'enseignent pas est de 23.200".

"Ces chiffres comprennent trois types de situations: des situations de décharges justifiées (direction d'école, décharge syndicale...), des situations de mobilité dans la fonction publique, mais aussi et surtout 11.400 enseignants inoccupés soit parce qu'ils sont en surnombre par discipline ou que ce sont des remplaçants auxquels il n'est jamais fait appel", explique-t-il.

M. Ciotti demande "une étude fiable et précise de ce phénomène, alors que la réduction du déficit public et la rationalisation des dépenses est une priorité nationale".

Écrit par : Romuald | 07 septembre 2008

Toujours parce qu'on est dimanche...

http://www.la-croix.com/illustrations/Multimedia/Actu/2006/10/25/carte1.jpg

En France , nombreuses burqas à l'Est...mais ça s'étend ...

Écrit par : Amélie | 07 septembre 2008

Oyez, oyez !

On se demandait si la recherche était morte, et si l'élitisme républicain était toujours aussi efficace et productif. La réponse est ci-dessous.

Voici la présentation du dernier ouvrage d'un normalien, agrégé des Lettres, qui a fait sa thèse à Columbia. Le livre s'appelle : "Un lieu où l'on clashe : la joute verbale d'insultes en milieu urbain" (447 pages...)

"Pratique poétique courante dans des lieux et à des moments historiques variés, la joute verbale d'insultes connaît dans la culture de rue contemporaine une actualisation originale. C'est d'abord le jeu des doyens, litanies d'insultes matricides nées dans les ghettos africains américains du début du vingtième siècle ; puis, à l'ère du hip-hop, la fameuse battle dans laquelle les rappeurs s'affrontent à coups de rimes «coup de poing». Événement poétique où la cacophonie côtoie une certaine sophistication, le clash fait du style un emblème de pouvoir et le vecteur d'une identité sociale."

Et l'écriture de ce bouquin sur les crétins à bonnet qui s'injurient, a été entièrement financée avec mes sous - études, voyages et logement de l'écrivain compris ! P***n, j'espère que Finkielkraut n'a pas la santé fragile, ou qu'il ne se tient pas au courant des dernières productions de l'ENS.

Ecrit par : Jérémy | 07 septembre 2008

Jérémy, si vous saviez ce qu'en tant qu'élu au CA de mon Ecolde doctorale, je lis (et encore pas tout, car il y a écrémage de la part de son directeur) comme candidatures pour des bourses de voyages d'étude et autres postes universitaires pour les doctorants...

Mon directeur de thèse m'a fait le plus doucement possible comprendre que j'aurai très sans doute à attendre minimum 5 ans (au bas mot) pour espérer avoir des chances d'enseigner dans une université française - dans ma spécialité.

Les postes de vacataires disparaissent, les TD sont rassemblés en cours d'amphi, et ce sont les professeurs en place qui, pour avoir leur nombre d'heures de service obligatoires, les prennent en charge.

Désirant prendre une gigantesque bouffée d'air l'an prochain, je regarde du côté des postes de LP à l'étranger proposés: aucun. Et les tensions sont assassines pour être un heureux élu voyageur vu la pile de candidatures. Il vaut mieux être Certifié qu'Agrégé, en tout cas.

Je vais, je pense, faire un peu le routard.

Écrit par : Pendariès | 07 septembre 2008

Merci de l'info Romuald : dieu sait quels amalgames il y a à démonter dans tous ces chiffres, et on peut faire confiance à Estrosi pour ne pas le faire.

Ce que j'observe, moi, c'est l'obsession de caser des profs quelque part, si on parle des disciplines avec sureffectif : dans mon CDI, j'ai vu passer pas mal de profs de russe, allemand, ou même histoire-géo, à qui on demandait de venir faire des heures de présence en complément ou à la place de leur service.

Écrit par : sanjuro | 07 septembre 2008

Ce que j'observe, moi, c'est l'obsession de caser des profs quelque part, si on parle des disciplines avec sureffectif : dans mon CDI, j'ai vu passer pas mal de profs de russe, allemand, ou même histoire-géo, à qui on demandait de venir faire des heures de présence en complément ou à la place de leur service.

Ecrit par : sanjuro | 07 septembre 2008

Aussi, il faudrait que les collègues se battent un peu sur ces affectations que l'on peut légalement contester. Depuis deux ou trois ans, le rectorat de Lille affecte à l'année des TZR en documentation contre leur volonté ; il a été condamné au tribunal administratif, mais renouvelle toujours l'opération (sous prétexte apparemment que la condamnation ne porte que sur des cas particuliers).
Cette zone de non-droit qui est l'univers quotidien des TZR s'étend peu à peu aux postes fixes (les affectations sur des postes fixes dans des communes différentes se multiplient alors qu'elles sont contraires au décret de 50).

Écrit par : Romuald | 07 septembre 2008

"et ce n'est pas moi qui le contredirai de ce faire... ;-)"

D'où l'importance de l'orthographe, se/ce, etc.

Ecrit par : Steppenwolf | 07 septembre 2008

Oui, "de ce faire" = "de faire cela". D'autres questions?

Dérogé Défelts, (à neu-neu?), rassurez-vous, je ne cherche à jouer dans aucune cour. Et surtout pas dans la vôtre.

Écrit par : Christophe Sibille | 07 septembre 2008

agrégé Sibille: Oui, "de ce faire" = "de faire cela". D'autres questions?
___
Même les bac+0,5 comme moi avaient compris.
Vous gâchez le plaisir !

Écrit par : je vous le certifie | 07 septembre 2008

"Même les bac+0,5 comme moi avaient compris.
Vous gâchez le plaisir !"

Ecrit par : je vous le certifie | 07 septembre 2008

Ca n'avait pas l'air d'être le cas de tout le monde, mais désolé de vous avoir déçu.

Comme je l'ai dit, je ne suis qu'un petit certifié.

Écrit par : Christophe Sibille | 07 septembre 2008

Même les bac+0,5 comme moi avaient compris.
Vous gâchez le plaisir !
Ecrit par : je vous le certifie | 07 septembre 2008

Ça doit éviter de se faire... battre comme plâtre.

Écrit par : Steppenwolf | 07 septembre 2008

Disons "cyanosé" à la place de cirrhotique, et n'en parlons plus!
Merci à vous, et encore plus à Sylvie pour son dernier message.

Ecrit par : Christophe Sibille | 06 septembre 2008

Christophe, vous avez déjà vu du foie gras bleu ou violet?
Le mot juste est stéatose hépatique.
Si Zorglub laisse son chat obèse en anorexie pendant quatre jours avant de lui appliquer la thérapeutique de la cartouche de douze, médication encore en usage dans nos campagnes, qu'il pense à prélever le foie pour son petit Réveillon de Noël car ce fois pourrait êter mal digéré par ses reptiles.

Écrit par : dobolino | 07 septembre 2008

il était une fois une marchande de foi qui vendait du foie dans la ville de Foix.

Écrit par : dobolino | 07 septembre 2008

Elle se dit: "ma foi, c'est la dernière fois que je vends du foie dans la ville de Foix".

Écrit par : Christophe Sibille | 07 septembre 2008

J'arrêterai de manger du foie gras et je me prononcerai contre la corrida quand on interdira, au moins en Europe, la sélection de Brachycéphales surtypés, le Blanc et Bleu Belge de Haute et Moyenne Belgique et les chats blancs ou à oreilles blanches.
Quand les PSA commenceront le dressage et l'entraînement après avoir fêté leurs trois ans
Quand on aura interdit les épreuves de saut d'obstacle

Quand les compétitions sportives de haut niveau seront interdites aux humains n'ayant pas achevé leur croissance
Quand les supermarchés ne vendront plus de boissons alcoolisées au moins de 18 ans
Quand on aura repoussé l'âge légal du permis de conduire à 21 ans
Quand on n'utilisera plus les album jeunesse et la méthode globale pour apprendre à lire aux enfants.
Trouvez d'autres exemples de souffrance à bien plus long terme que celle du taureau dans l'arène ou du cheval éventré ou que celle du canard gavé.
A choisir, je préfère être un canard gavé qu'un bouledogue anglais surtypé, ça va plus vite!

Écrit par : dobolino | 07 septembre 2008

"Quand les compétitions sportives de haut niveau seront interdites aux humains n'ayant pas achevé leur croissance
Quand les supermarchés ne vendront plus de boissons alcoolisées au moins de 18 ans
Quand on aura repoussé l'âge légal du permis de conduire à 21 ans
Quand on n'utilisera plus les album jeunesse et la méthode globale pour apprendre à lire aux enfants.

Trouvez d'autres exemples de souffrance à bien plus long terme que celle du taureau dans l'arène ou du cheval éventré ou que celle du canard gavé."

Ecrit par : dobolino | 07 septembre 2008

Quand on cessera d'envoyer des agrégés enseigner au collège.

Écrit par : TotoWeininger | 07 septembre 2008

Elle se dit "ma foi, c'est la première fois, et la dernière fois, que je vends du foie dans la ville foie."

Merci Pendaries pour votre témoignage. Je suis outré que ce type ait coûté les sous de ses trois ans de prépa, de ses quatre ans à l'ENS, de ses deux ans aux States et de ses six ans de thèse intégralement payés par son salaire d'A.M.N. + Allocation de thèse pour écrire ça : "Un lieu où l'on clashe : la joute verbale d'insultes en milieu urbain" (447 pages...)
"Pratique poétique courante dans des lieux et à des moments historiques variés, la joute verbale d'insultes connaît dans la culture de rue contemporaine une actualisation originale. C'est d'abord le jeu des doyens, litanies d'insultes matricides nées dans les ghettos africains américains du début du vingtième siècle ; puis, à l'ère du hip-hop, la fameuse battle dans laquelle les rappeurs s'affrontent à coups de rimes «coup de poing». Événement poétique où la cacophonie côtoie une certaine sophistication, le clash fait du style un emblème de pouvoir et le vecteur d'une identité sociale."

Mais au fait... les créateurs de la vaste arnaque du F.L.E. ne sont-ils pas des normaliens ? Charmeux n'est-elle pas normalienne ? Gerard Aschieri et Mazarine Pingeot ne sont-ils pas normaliens ?

Normale Sup', gage de qualité pour l'élite française ?! Ca vaut le coup d'avoir dépensé des fortunes pour eux !

Le ministère veut faire des économies ? S'il n'a pas d'idées, j'en ai : suppression des CDDP et CRDP, et transformation de Normale Sup' en centre de recherche pour doctorants, sélectionnés à Bac +5.

Écrit par : Jérémy | 07 septembre 2008

Je suis injuste car l'appartenance à l'une des catégories (crétins diplômés) n'exclut pas de faire partie de l'autre (abrutis avec compétence relationnelle).

Ecrit par : rodolphe | 06 septembre 2008
Si tel était mon cas, je serai bien plus riche que je ne le suis. Mais, Rodolphe, je fais des efforts. Considérez-vous comme une sorte de terrain d'entraînement. Mon rêve est d'être un crétin diplomé avec compétences relationnelles. C'est ainsi également que me rêvent mes banquiers, assureurs et amis inconnus.

Écrit par : dobolino | 07 septembre 2008

Qu'il y ait des profs qui ne sont pas devant des élèves, ça doit sûrement arriver : des délégations dans des associations, des TZR en attente de poste, des profs de disciplines en déclin... c'est normal quand il y a 800 000 profs employés. Mais gonfler ce chiffre pour faire barrir le beauf, c'est dégueulasse.

Ecrit par : sanjuro | 07 septembre 2008

Sanjuro, je fus une beaufette qui barrissait quand mon fils était en troisième. Son professeur de mathématiques avait une activité syndicale intensive et les confiait en moyenne une heure et quart par semaine au pion, avec des fiches d'exercices qui furent plus ou moins corrigées, bouffant encore une bonne demi-here de cours par semaine.
En fait, je n'ai pas barri parce que, de toute façon, ça n'aurait été guère utile. J'ai ravalé mes humeurs et adopté profil bas mais ai changé ma fille de collège à l'issue de la cinquième, l'aîné ayant essuyé les plâtres, ce qui est son rôle prédestiné dès la naissance, par définition.

Écrit par : dobolino | 07 septembre 2008

Suppression du rôle des IUFM dans le secondaire, suppression des CDDP/CRDP, et transformation de Nomale Sup' en Ecole doctorale (ce qui diviserait le coût total de Normale Sup' par dix, puisque l'on cesserait de payer les 40 étudiants pendant quatre ans à rien foutre).

Et aussi : fin des licences exubérantes octroyées à Microsoft (word) au profit de logiciels libres (openoffice) et préconisation des manuels électroniques au lieu des versions papier à 25 euros l'une qui changent tous les deux ans.

Tout ça sauverait bien quelques postes d'enseignants sans gêner personne.

Écrit par : Jérémy | 07 septembre 2008

"Qu'il y ait des profs qui ne sont pas devant des élèves, ça doit sûrement arriver : des délégations dans des associations, des TZR en attente de poste, des profs de disciplines en déclin..."

Ben non ce n'est pas normal : on ne voit pas d'administration où on dit aux gens de rester chez eux à ne rien faire.

Et comment font les syndicalistes dans les entreprises privées ? Ils ont une décharge aussi ? (question ouverte : je n'en sais rien)

Écrit par : Jérémy | 07 septembre 2008

Mon rêve est d'être un crétin diplomé avec compétences relationnelles.
Ecrit par : dobolino | 07 septembre 2008

C'est le rêve de tout personne normalement constituée.
Cela dit, ce n'est pas si facile.

Écrit par : rodolphe | 07 septembre 2008

Pour les nostalgiques de l'école d'antan, ce petit extrait de Au Col des Aros, une enfance en Baronnies Provençales de Louis Jeanravoux, né en 1910 (le 25/08 comme son prénom l'indique):

"... J'ai dû avoir une bonne douzaine d'institutrices. Elles ne voulaient pas rester dans ce hameau déshérité, presque vide, à cinq lieues d'une petite gare. Aussi, le plus souvent, c'est à une suppléante que nous avions affaire. De temps en temps, il y en avait bien une qui essayait de nous inculquer quelques principes de travail et de discipline mais cela durait trop peu, le laisser-aller reprenait avec la suivante.
Heureusement pour moi, il en arriva une un premier octobre _ j'avais alors douze ans _
qui eut vite fait de s'imposer et de nous mettre au travail. Elle m'apprit tout dans l'année scolaire et me conduisit au Certificat dEtudes. Sans elle, je crois bien que je serais resté berger comme beaucoup de mes camarades. Mais où voyez-vous la différence entre un maître d'école et un berger?"


Hélène Charpentier, si vous passez par là, communiquez-moi votre adresse postale à vet.coup@wanadoo.fr, que je vous en fasse tenir un exemplaire pour vous rafraîchir après la lecture de Bukowski.
Catmano, démerde-toi! L'éditeur étant localisé 29, Draye de Meyne, tu devrais trouver ton bonheur chez Pinet, sous les arcades.

Écrit par : dobolino | 07 septembre 2008

Mon rêve est d'être un crétin diplomé avec compétences relationnelles.
Ecrit par : dobolino | 07 septembre 2008

C'est le rêve de tout personne normalement constituée.
Cela dit, ce n'est pas si facile.

Ecrit par : rodolphe | 07 septembre 2008
Oh! Vous savez, quand je me lance un défi... "On" sait à quelles extrémités je peux aller!
Non, ce n'est pas facile. Je suis toujours toute esbaudie de voir comme cela semble naturel à certaines personnalités. Mais, en réalité, ils/elles souffrent le martyr. On pourrait en parler des heures! C'est passionnant comme sujet d'étude.
Faut juste doser comme il faut: compte en banque vs joie de vivre.

Écrit par : dobolino | 07 septembre 2008

Je vous ai trouvé notre nouvel hymne national, dans le cadre strict du culte de la personnalité de notre bien-aimé Président:


Fréhel
La coco

Paroles: Edmond Bouchaud. Musique: Gaston Ouvrard (1914) 1930
© Labbé/SEMI

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Quand je suis grise
J'dis des bêtises
Et j'oublie mon gigolo
Comme les copines,
Je me morphine,
Ca me rend tout rigolo
Je prends de la coco,
Ca trouble mon cerveau
L'esprit s'envole
Je sens mon cœur
Plein de bonheur
Je deviens folle

.../...
Je veux de la coco
Ca trouble mon cerveau
L'esprit s'envole
Près du Seigneur
.../...

Écrit par : dobolino | 07 septembre 2008

Ben non ce n'est pas normal : on ne voit pas d'administration où on dit aux gens de rester chez eux à ne rien faire.
Ecrit par : Jérémy | 07 septembre 2008

Je n'ai pas dit qu'ils restaient chez eux à rien faire, j'ai dit qu'ils n'étaient pas devant les élèves. CERTAINS restent parfois chez eux, mais attendre un coup de fil qui peut tomber à tout moment et faire ses valises pour être 24h plus tard devant une classe n'importe où dans l'académie, ce n'est pas rien faire.

J'ai été nommé une année (fin août, TZR) dans un établissement à 80 km de chez moi. Je m'y rends, je suis reçu par le proviseur qui m'accueille et me fait visiter le lycée. On venait juste de finir quand un type arrive, tout essoufflé et se présente : je suis le nouveau prof de lettres ! Le proviseur interloqué se retourne vers moi et dit : eh bien, il y a un problème, car voici monsieur qui est nommé sur le même poste !

J'ai rassuré le collègue qui était effondré : nommé en juin, il avait emménagé en juillet ! On fait quand même l'AG de rentrée, puis le proviseur appelle le rectorat qui répond : oui, bon, il y a eu une erreur, dites au prof concerné d'attendre, on va lui donner une autre affectation et on vous rappelle. Je m'installe dans la salle d'attente de son bureau, il est 10h30.

À 16h30, le rectorat n'a toujours pas rappelé.

Le proviseur appelle à nouveau : il se fait engueuler ! De quoi vous mêlez-vous, on sait ce qu'on doit faire !

Du coup, je rentre chez moi. Trois jours passent, pas de coup de fil.

Finalement, je suis allé au rectorat pour demander un poste ! Non pas parce que je suis vertueux et consciencieux, mais parce que je voyais venir le coup qu'on ne me paierait pas en septembre si je n'étais pas rattaché à un établissement ! Ajoutez à cela qu'attendre un coup de fil pour un poste, c'est une vraie torture quand on est un peu anxieux de nature...

Du coup, je me suis retrouvé à remplacer un congé maternité en collège, ("malgré que" je "soye" agrégé) et je préférais ça à l'incertitude (désolé Sanseverina).

Écrit par : sanjuro | 07 septembre 2008

Tiens, il y a un chat sur le site du SNES à propos de la réforme des lycées avec Roland Hubert, cosecrétaire général, mercredi 10/9 à 17h30.

Qui s'y colle ?

Écrit par : sanjuro | 07 septembre 2008

" Attendre un coup de fil pour un poste, c'est une vraie torture quand on est un peu anxieux de nature"

Oui, ça, je veux bien le croire. Moi qui étais sur un poste fixe, je me rongeais les poings quinze jours avant la rentrée. Alors, ne pas savoir où on va atterrir...

Écrit par : Sylvie Huguet | 07 septembre 2008

"Je n'ai pas dit qu'ils restaient chez eux à rien faire, j'ai dit qu'ils n'étaient pas devant les élèves. CERTAINS restent parfois chez eux, mais attendre un coup de fil qui peut tomber à tout moment et faire ses valises pour être 24h plus tard devant une classe n'importe où dans l'académie, ce n'est pas rien faire."

Humainement, ce n'est pas un cadeau que de ne pas savoir ce que l'on fera dans trois jours, je suis entièrement d'accord. Et il y a une grande injustice entre les proviseurs qui veulent faire travailler leurs TZR 18 heures coute que coute, et ceux qui leur disent de rester chez eux à ne rien faire. Reste que la situation n'est pas normale, je ne connais aucune entreprise où l'on fait ça, ni même une seule administration.

Écrit par : Jérémy | 07 septembre 2008

"Tiens, il y a un chat sur le site du SNES à propos de la réforme des lycées avec Roland Hubert, cosecrétaire général, mercredi 10/9 à 17h30."

Wouarf arf arf !!!! Roland Hubert n'est pas des plus recommandables, ça va être un beau discours de mauvaise foi et de langue de bois !

Écrit par : Jérémy | 07 septembre 2008

"il y a un chat sur le site du SNES"

Ecrit par : sanjuro | 07 septembre 2008

J'espère que ces sales brutes syndicalistes ne vont pas faire de mal au gentil matou. Viens par ici mon beau minet, fuis de toutes tes jambes ce site indélicat!

Écrit par : TotoWeininger | 07 septembre 2008

Finalement, je suis allé au rectorat pour demander un poste ! Non pas parce que je suis vertueux et consciencieux, mais parce que je voyais venir le coup qu'on ne me paierait pas en septembre si je n'étais pas rattaché à un établissement ! Ajoutez à cela qu'attendre un coup de fil pour un poste, c'est une vraie torture quand on est un peu anxieux de nature...

Ecrit par : sanjuro | 07 septembre 2008

Ça m'est arrivé en janvier 1979, au retour de mon congé-maternité. "Ils" ne savaient pas où me mettre.
Finalement, l'intitulé de mon poste a été : "à la disposition de M. l'Inspecteur". Un peu glauque, non ?
Je tiens à préciser que ce monsieur est resté très correct et n'a pas essayé de profiter de la situation. ;-)

En revanche, qu'est-ce que j'ai pu aligner comme kilomètres et comme petits remplacements de deux ou trois jours, cette année-là ! Et sans frais de déplacements, à l'époque. Il fallait pour cela avoir fait au moins une semaine dans la même commune pour avoir droit à un aller et un retour payés.
Avec un bébé de moins de neuf mois, c'était d'un pratique, il a changé trois fois de nourrice dans l'année, le pauvre.
Du coup, l'année d'après, un poste à l'année dans une commune à 60 km de routes de montagne de chez moi, ça m'a paru le comble du luxe. En plus, j'avais trois élèves, le rêve.

Écrit par : catmano | 07 septembre 2008

Moi, j'étais "ATP" : "Affecté à titre provisoire" - J'en étais effectivement assez affecté. Quand on me demandait ce que je faisais, je disais : « J'arrose les ficus de Mme le Recteur ! »

Ma seule perspective d'évolution de carrière, ç'aurait été de devenir son objet sexuel, ce qui n'a, hélas, pas été le cas.

Sinon, je corrige le test d'orthographe de « Sauver les lettres » que j'ai fait passer à mes secondes. Y en a-t-il d'autres ici qui participent à cette évaluation de l'orthographe ?

Ça commence en général assez bien, mais assez vite, les fautes se multiplient, preuve qu'ils connaissent les règles et l'orthographe des mots, mais que ça n'est pas assez assimilé. Avec ça, il y a encore des idiots pour dire que « le taylorisme et le fordisme n'ont pas leur place dans l'école républicaine » - quand on leur fait faire des exrecices, je ne crois pas que ça consiste à serrer des boulons comme Chaplin dans les « Temps modernes » !

Écrit par : sanjuro | 07 septembre 2008

Tiens, il y a un chat sur le site du SNES
Qui s'y colle ?
Ecrit par : sanjuro | 07 septembre 2008


Ben, ... Bof, ça dépend de l'état de santé !

Écrit par : Zorglub | 07 septembre 2008

Je sors de ma sieste à l'ombre du vent pour vous servir ce dicton trop oublié et pourtant si vrai que chacun d'entre vous peut se répéter, en particulier ceux qui se targuent d'être des bourgeois, rémunérés aussi bien que rémunérateurs:
"La caque sent toujours le hareng."

Écrit par : dobolino | 07 septembre 2008

"La caque sent toujours le hareng"

Ecrit par : dobilono

A Pigalle on dit plutôt "le mac sent toujours la morue!"

Écrit par : Merlemocoeur | 07 septembre 2008

Pour les amateurs de chat, un petit texte amusant de Hippolyte Taine, "Vie et opinions philosophiques d'un chat" à lire ici : http://www.textesrares.com/philo/tainchat.htm

Écrit par : Romuald | 07 septembre 2008

Du coup, je me suis retrouvé à remplacer un congé maternité en collège, ("malgré que" je "soye" agrégé) et je préférais ça à l'incertitude (désolé Sanseverina).

Ecrit par : sanjuro | 07 septembre 2008

Comme quoi c'est bien l'argent qui fait courir aussi les bourgeois rénumérés de l'EN, et non la passion de transmettre leur savoir.

Écrit par : david.D | 07 septembre 2008

Comme quoi c'est bien l'argent qui fait courir aussi les bourgeois rénumérés de l'EN, et non la passion de transmettre leur savoir.

Ecrit par : david.D | 07 septembre 2008

J'espère que votre commentaire est au second degré, david D. ; fallait-il que j'acceptasse que mon salaire ne me soit pas versé alors que je n'étais pour rien dans mon absence de poste ?

Par ailleurs, je vous signale que vous tombez vraiment sur la mauvaise personne pour tirer ce genre de conclusion : à la sortie de mes études, j'aurais pu continuer à assurer des stages de bureautique et de PAO pour à trois briques par mois ! J'ai préféré enseigner la littérature, c'est moins chiant, même si c'est moins payé.

Écrit par : sanjuro | 07 septembre 2008

" Sinon, je corrige le test d'orthographe de « Sauver les lettres » que j'ai fait passer à mes secondes. Y en a-t-il d'autres ici qui participent à cette évaluation de l'orthographe ? "
Sanjuro


Oui , moi . Mais je ne leur ai pas encore fait faire les questions . Demain .

J'avais aussi fait le précédent test . A chaque rentrée . Vous aussi ?
Cela permet de voir tout de suite les problèmes de langue et c'est l'occasion pour les élèves de prendre conscience des exigences du lycée comme du chemin qui leur reste à parcourir , car les résultats ne sont en général pas bons du tout . Chaque année , très peu d'excellentes notes , peu de moyennes , et beaucoup de très mauvaises !

Mais comme me l'a dit une collègue à la rentrée , lorsque j'ai parlé de ce test à faire :

- C' est complètement dépassé la dictée , il y a des moyens plus modernes !

- Je suppose que tu parles des méthodes utilisées depuis 20 ou 30 ans et qui ont produit, comme on le voit, ces champions en orthographe que sont nos élèves ?

Donc aucune raison d'en changer et encore moins de tester !

Tout va bien !

Écrit par : Amélie | 07 septembre 2008

J'avais aussi fait le précédent test . A chaque rentrée . Vous aussi ?

Ecrit par : Amélie | 07 septembre 2008

Non, en fait, je n'ai pas eu de secondes pendant longtemps, et c'est la première fois que je fais le test de « Sauvez les lettres », j'avais d'autres procédures d'évaluation auparavant qui faisaient double emploi.

Avec le barème proposé pour la dictée, le problème c'est que j'ai une majorité de notes NÉGATIVES !

Je crois que je vais garder les résultats au chaud pendant un petit moment, parce que je crains que si je distribue cela comme première note, ça crée un choc ! J'ai bien dit que cela ne compterait pas dans la moyenne, mais bon, symboliquement...

Je vais faire un DS sur le premier texte et les premiers cours, et après je ressortirai le test SLL quand on mettra en place (si on met en place) l'AI.

Écrit par : sanjuro | 07 septembre 2008

Jérémy, mon petit doigt et mes grandes oreilles me disent que Roland Hubert, qui représentait le SNES le 27 août dernier face à Gaudemar, rue de Grenelle, est bien l'homme à langue de bois et talent limité que vous décrivez. Il a commencé par tortiller du prose face au susdit recteur, sur le thème " la réforme des lycées nous plairait bien, même sans beurre, mais ne pourriez-vous faire un effort du côté des postes" jusqu'à ce que la représentante du SNALC prenne la parole et affiche une opposition brutale et frontale aux diktats du ministère - et alors le petit Roland a brusquement tourné casaque, et a dit que lui non plus, heu..., son syndicat..., n'approuvait pas tout dans cette réforme, qu'il faudrait voir, que le calendrier... etc.
Comme dit Roger Vailland dans Bon pied bon oeil : "Un taureau trouillard n'aura jamais de couilles".

Écrit par : Abraxas | 07 septembre 2008

J'espère que votre commentaire est au second degré, david D.

Ecrit par : sanjuro | 07 septembre 2008

Rassurez-vous, oui!

Écrit par : david.D | 07 septembre 2008

"Les êtres humains ne sont pas seulement négatifs" a dit Carla Bruni. Vous voyez : la philosophie n'est pas morte !

Elle a d'ailleurs tenu à nous rassurer sur sa situation personnelle. Elle a déclaré en effet : "Je ne souffre pas de ma position."

Outre les jeux de mots oiseux qui pourront naître d'une telle déclaration, je pense que tous les miséreux, chômeurs et déclassés seront heureux de savoir qu'elle va bien, et qu'elle ne souffre pas, d'être riche et puissante. Ouf, tout va bien !

Écrit par : Jérémy | 07 septembre 2008

Avec le barème proposé pour la dictée, le problème c'est que j'ai une majorité de notes NÉGATIVES !
Sanjuro


Oui , mais comme c'est la majorité , on peut dédramatiser facilement et rire avec eux, car ils ne sont pas spécialement atterrés ! Ils le prennent avec décontraction et philosophie !

Cela rassure les parents quand on leur dit à la réunion ( DEMAIN ! ) que la note ne compte pas . C'est alors qu'ils avouent qu'ils apprécient que nous soyons attentifs à l'orthographe et prêts , que dis-je , déterminés à y remédier .. enfin ! .. Bref , O-PE-RA-TI-O-NNELS !!!! :-)))

Écrit par : Amélie | 07 septembre 2008

D'ailleurs, elle a fini par une pensée pour tous les malheureux, qui sont victimes, je cite, "de l'exclusion, les femmes, les enfants, la maladie" (là elle a dû s'embrouiller un peu dans la syntaxe, mais personne n'a jugé utile de refaire la prise).
C'est sympa.

Écrit par : Jérémy | 07 septembre 2008

Jérémy, vous n'avez rien d'autre à faire qu'écouter Carla Bruni?

Écrit par : dobolino | 07 septembre 2008

Salut à tous, à Georges Rouault, dans mon ambition cornet de frites, une Quatrième, une Troisième n'ont pas de prof d'anglais. Banal. Banal. Terriblement banal. Le pire est que tout le monde s'en tape. Et le SNES au premier chef. La seule chose qui passionnne le grand con qui est permanent du SNES au collège, commme jadi la nomenklatura soviétique ou aujourd'hui les dictatures fascistes du tiers-monde, c'est son confort, et la rafle du plus d'heures sup possibles.
Tout à l'heure, j''ai lu sur le site du Monde que deux nouvelles agressions antisémites ont eu lieu Rue Petit, à 850 mètres de mon collège.
Ceci est en relation avec cela. Dans notre bantoustan soigneusement construit par le PS et l'UMP, les gosses sont à ce point rongés de désespoir, si vous ne me croyez pas, cenez donc y voir, qu'ils en deviennent fous de haine. Et la haine, c'est toujours et partout l'antisémitisme. Comme une vieille entienne.
Merci, donc , à la formidable indifférence. Mes gosses de Dakar, de Bamako, de Ouaga, d'Abidjan et d'ailleurs se sentent enculés comme leurs arrières-grands-pères quand ils eurent terminé de se faire tuer pour nous. J'ai le coeur gros et l'envie, infantile, je n'en disconviens pas, de tout faire pêter....
Ma fillle est en 1ère S. Elle est heureuse. A sa chambre. Monn fils est en 5ème bilangue européenne et tout le tintouin...Pourquoi,moi qui aime tant la vie, ai-je envie de me foutre une balle dans le caisson???

Écrit par : montaigneàcheval | 07 septembre 2008

La seule chose qui passionnne le grand con qui est permanent du SNES au collège, commme jadi la nomenklatura soviétique ou aujourd'hui les dictatures fascistes du tiers-monde, c'est son confort, et la rafle du plus d'heures sup possibles.

Ecrit par : montaigneàcheval | 07 septembre 2008

Par "permanent" j'imagine que vous voulez dire "secrétaire"...

S'il se goinfre d'heures sup, une bonne blague à lui faite c'est de coller sur son casier l'autocollant que le SNES a envoyé à tous ses syndiqués, et qui dit "+ d'heures sup', non merci !"

Vous trouverez une bonne âme quelque part qui vous en passera un.

Et ne mettez pas de balle dans le caisson de quiconque, ça fait des salissures...

Courage !

Écrit par : sanjuro | 07 septembre 2008

Ne faites pas ça, Montaigneàcheval! Il y a encore de belles balades à faire à Paris!
Jeremy, vous passez votre temps à écouter Carla Brunni, et à regarder Zemmour et Bigard! Vous n'allez jamais réussir à entrer dans la cour du "Ravi par sa Tronche"!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 07 septembre 2008

Dans notre bantoustan soigneusement construit par le PS et l'UMP, les gosses sont à ce point rongés de désespoir, si vous ne me croyez pas, cenez donc y voir, qu'ils en deviennent fous de haine. Et la haine, c'est toujours et partout l'antisémitisme.

Ecrit par : montaigneàcheval | 07 septembre 2008

MàC, c'est de même dans nos collèges de campagne provençale peuplés de petits blancs. Antisémitisme clairement exprimé, haine, violence. Ça fait mois de bruit parce que c'est peu peuplé et qu'il n'y a guère d'occasions de se manifester violemment vu que y'a pas de juifs ou si peu.
C'est certain que ça revient en force.

Écrit par : dobolino | 07 septembre 2008

mille excuses , david d., d'avoir pris la mouche !

Pour vous, ce petit texte de Montherlant que je donne régulièrement à mes élèves (et certains doivent en rire encore...)

« Avant 1925, j’avais de l’argent l’idée qu’en ont les gens de ma classe. Maintenant je pense que l’argent ne devrait pas plus "travailler" que l’homme ne devrait travailler, que cette génération spontanée de l’argent ne sent pas bon, que les intérêts qu’on ne touche pas en ce monde vous sont comptés dans un monde supérieur.
Un phocéen du peuple disait un jour devant moi, parlant de sa cigarette qu’il laissait se consumer dans le cendrier : "c’est le bon Dieu qui la fume". Eh bien, les intérêts que nous ne touchons pas, mettons que c’est le bon Dieu qui les touche, et nous en sait gré. Il faut perdre un peu, la sensation en est bonne.
Je commençai donc en 1925 à ne plus "placer" mon argent, et j’ai continué depuis sans m’en relâcher une seule fois, considérant cette attitude comme importante, non seulement pour les raisons que je viens de dire, mais parce que, en rendant impossible tout commerce et toute industrie au sens moderne de ces mots, elle symbolise la rupture avec un ordre social qui est à condamner.
J’ai eu la joie d’apprendre plus tard, ce que j’ignorais dans ce temps-là, que, malgré le blâme porté par l’évangile sur le "talent enfoui", le droit canon chrétien du Moyen-Âge défendait le prêt à intérêt, et que le droit canon musulman le défend encore. »
Henri de Montherlant, Carnets.

Écrit par : sanjuro | 07 septembre 2008

Pourquoi,moi qui aime tant la vie, ai-je envie de me foutre une balle dans le caisson???

Ecrit par : montaigneàcheval | 07 septembre 2008

MàC, MàC, MàC.... Le coeur en étendard.

Sanseverina, courage tout autant.

Écrit par : Pendariès | 07 septembre 2008

Ça fait bizarre aussi de se surprendre à trier le public auquel on explique ses racines et comment on a atterri en Haute-Provence.
Faut recommencer à être prudent, MàC...
Quand je pense à l'autre pantin qui voulait faire parrainer un petit mort juif par chaque mome de CM2, question de jeter de l'huile sur le feu et d'attiser la haine.
La prochaine fois, il nous proposera des collèges Jean Marais, Jean Cocteau André Gide et Julien Green avec salut au drapeau tous les matins dans la cour pour lutter contre l'homophobie.
Alors qu'il y a tant à faire en matière d'emploi digne de ce nom, de logement, de régularisation des sans papiers et d'école, j'en passe.

Écrit par : dobolino | 07 septembre 2008

Henri de Montherlant, Carnets.

Ecrit par : sanjuro | 07 septembre 2008

Ah, oui, bien sûr, Collège Montherlant, j'avais oublié!

Écrit par : dobolino | 07 septembre 2008

Déjà fait !

Collège Montherlant, Neuilly en Thelle (60)
(3000 habitants, près de Senlis.)

Écrit par : sanjuro | 07 septembre 2008

MàC, pas de mauvaise blague, vous qui nous avez habitués à des bonnes.

Testez un grand Saint Joseph, ça vous remonte un homme et vous réconcilie avec l'humanité.
Si c'est vraiment grave, faut passer à l'Hermitage.

Écrit par : Zorglub | 07 septembre 2008

Je m'en doute bien que c'est déjà fait! Après, faut voir si c'est dans telle ou telle optique, avec légèreté ou avec la batterie lourde.
Regardez les Arméniens, on leur fouttait la paix, ils pouvaient gagner du fric en restant inaperçus du bon peuple. Dans le bouquin d'histoire de troisième de ma fille, y'en a une tartine sur le génocide de 1915. Forcément, ça va mettre la puce à l'oreille des petites brutes!
Tout ça pour récupérer un électorat...
Pas bon d'être pointé comme ça du doigt et de forcer tout le monde à s'apitoyer sur votre sort, par ordre supérieur.

Écrit par : dobolino | 07 septembre 2008

Encore que ça dépende des régions, dans ma bonne (?) ville, ils font depuis toujours tout un tintoin alors qu'ils ont (en général) fort bien réussi par habileté, travail et solidarité.

Du coup, même les soc se sentent obligés d'en rajouter pour ne pas risquer de perdre quelques voies ...
Et que je t'inaugure le monument qui va bien, te finance le parc municipal de tel petit bled en Arménie (j'lai visité : 3 ans après y'a pu ke des orties ...), et pis aussi la salle de ciné (z'ont déjà revendu le vidéo proj !).

M'enfin, bon ...
Pour l'instant les turcs font pas trop le bazar (et au pire on organisera un match de foot parait que c'est souverain sur ces coups là)

Écrit par : Zorglub | 07 septembre 2008

"Salut à tous, à Georges Rouault, dans mon ambition cornet de frites, une Quatrième, une Troisième n'ont pas de prof d'anglais. Banal. Banal. Terriblement banal."

Dans mon collège, il n'y a pas de prof de français pour une classe de troisièmes, ni d'histoire-géo.

Dans un lycée proche, une classe n'a pas de prof d'allemand.

Dans ces deux établissements, les professeurs refusent de prendre des heures sup', le rectorat veut les y forcer !

C'est la première rentrée où la pression est aussi forte pour forcer à prendre des heures sup'. La ligne directrice du ministère et des rectorats est incompréhensible : forcer les profs à faire des heures sup'. Il ne faut pas que ça passe.

Écrit par : Jérémy | 07 septembre 2008

Du coup, même les soc se sentent obligés d'en rajouter pour ne pas risquer de perdre quelques voies ...

Ecrit par : Zorglub | 07 septembre 2008

Même si les voix du signeur sont impénétrables?

Écrit par : Christophe Sibille | 07 septembre 2008

La ligne directrice du ministère et des rectorats est incompréhensible : forcer les profs à faire des heures sup'. Il ne faut pas que ça passe.

Ecrit par : Jérémy | 07 septembre 2008

C'est illégal. Suffit de dire non! ça sait pas dire non, un prof? Ah oui, ça craint les représailles, la note administrative pourrie, que sais-je encore? mais ça aussi ça se conteste! Il faut contester toute cette merde!

Y a pas une maxime de Chamfort qui commence par :
"savoir dire non et vivre seul..."
La connaissent pas, les profs?

Écrit par : TotoWeininger | 07 septembre 2008

"Les êtres humains ne sont pas seulement négatifs" a dit Carla Bruni

Ecrit par : Jérémy | 07 septembre 2008

Sans doute une allusion astrologique.

Écrit par : TotoWeininger | 07 septembre 2008

aux douze signes du Zodiaque...

Écrit par : TotoWeininger | 07 septembre 2008

"j'essaye surtout de faire honneur à mon pays. Et c'est ça qui est difficile parce que c'est tout à fait nouveau pour moi"

Carla Bruni

Écrit par : TotoWeininger | 07 septembre 2008

Rentrant d'une expédition en Provence Intérieure, par quelques commentaires, j'apprends tardivement et dans le désespoir que Christophe Sibille, souvent surnommé “le Ravi de la Gôche”, plus rarement “Mistoufle Cédille” et tout récemment “Unrien Okuduncé” (parce que cédille) avait refusé de venir jouer dans la cour des “Grands”. Il préfère s'amuser avec “les petits, réellement très petits” à ironiser sur Zemmour et Siné plutôt que de réfléchir avec les “grands” sur la profondeur des textes de Philippe Murray ou de Jean-Claude Michéa… Cela m'a fait craindre pour la qualité future de ses interventions vis-à-vis de l'enrichissement de notre patrimoine national.
Heureusement, l'ange de la bonté et du frétillement réunis, sous le visage d'Amélie, est apparu dans le ciel de ce site pour nous permettre d'accéder à quelques extraits de feu Murray… Elle nous laisse espérer que ce grand polémiste ne restera pas totalement étranger à l'esprit encore vert d'Unrien Okuduncé.
Le thème de l'intervention de Philippe Murray, les phobies, n'est pas sans évoquer un débat que j'ai eu ici, il y a quelque temps, avec Jérémy. Celui-ci y avait été anonymement traité d'Ongulé. Ayant moi-même été l'objet de quelques propos malveillants (beaucoup moins bien ciblés, il est vrai), je ne sais que trop quelle a dû être sa souffrance. J'espère que, dégagé des insultes, ce texte qui est un hommage à l'intelligence mettra un point d'orgue à ce débat inachevé…

Écrit par : Dieuéamour | 07 septembre 2008

Quelques raisons de refuser les HSA :

"Prenons les richesses : sont-elles à vous, ont-elles par nature de la valeur? Et parmi elles, qu'est-ce qui en a le plus? L'or, la fortune que l'on amasse? Mais non, les richesses ont plus d'éclat quand on les dépense que quand on les entasse, s'il est vrai que la cupidité rend toujours odieux et la générosité, illustre. Si l'on ne peut conserver ce qui passe à autrui, alors l'argent n'est précieux que quand il passe généreusement à d'autres mains, c'est-à-dire quand on cesse de le posséder. Mais si tout l'argent du monde s'entassait chez un seul homme, cela en priverait tous les autres"

"Toi donc, qui , en ce moment, redoutes l'épieu et l'épée, si tu avais pris le chemin de cette vie en voyageur sans bagage, tu chanterais à la barbe du brigand. Belle félicité, en vérité, que celle des richesses mortelles : lorsqu'on y atteint, on perd toute sécurité!"

Écrit par : TotoWeininger | 07 septembre 2008

A afficher en salle des profs. Succès garanti.

Écrit par : TotoWeininger | 07 septembre 2008

Ceux qui prennent des heures sup en veulent le plus souvent pour payer l'essence, les traites du pavillon, les pensions alimentaires, la chambre d'étudiant du fiston.

C'est humain, même si c'est moche.

Écrit par : sanjuro | 08 septembre 2008

C'est vrai que c'est humain, Sanjuro. Mais j'ai quand même eu dans mon bahut, il y a deux ans, un prof de je ne sais quel génie électrique qui doublait son emploi du temps (et triplait quasiment son salaire). Devait avoir plusieurs pensions alimentaires en retard - ou était simplement alimenté par l'esprit de lucre...
Maintenant, on pourrait penser que si l'on n'avait pas prolétarisé les enseignants depuis une trentaine d'anées, ça se verrait moins.

MàC, toute personne qui aime passionnément la vie a régulièrement ,envie d'en finir. C'est normal, et c'est sain - et ça aide en général à aimer davantage la vie, après la seconde bouteille de Gigondas ou de Crozes-Hermitage (je suis dans la région, à l'instant où j'écris).
JPB

Écrit par : brighelli | 08 septembre 2008

"réfléchir avec les “grands” sur la profondeur des textes de Philippe Murray ou de Jean-Claude Michéa…"

Ecrit par : Dieuéamour | 07 septembre 2008

"Muray", mon "grand" ravi par sa tronche, "Muray"... Avec un seul "r". Mais, si vous en mettez deux, c'est peut-être à force de prendre les grands vôtres?
Avez-vous au moins regardé la première de couv' d'un de ses livres? Si vous voulez, je vous en prête un??? ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 08 septembre 2008

Murray élimine Nadal et rejoint Federer en finale,...

Écrit par : de l' R | 08 septembre 2008

Question:
Quelles épreuves du bac passent les premières S?
Quelles épreuves du bac passent les premières ES?

Écrit par : dobolino | 08 septembre 2008

MàC, toute personne qui aime passionnément la vie a régulièrement ,envie d'en finir. C'est normal, et c'est sain ).
JPB

Ecrit par : brighelli | 08 septembre 2008
Je ne suis pas normale... ou alors je n'aime pas la vie?

Écrit par : dobolino | 08 septembre 2008

Vous parlez d'or , JPB. Mais enfin, comme l'écrit si bien De Gaulle après la destruction de la flotte à Mers-El-Kébir: "Le découragement, sous l'enveloppe du courage avait fini briser mon alacrité." Alacrité. C'est le mot que je cherchais. Formidable mot, tellement proche du latin, qui est un mélange entre énergie et gaîté,conviction.
Disons que l'immonde connerie de l'administration ,centrale ou pas, a fini par érodre cette alacrtié, donc, que j'ai pour notre métier. Un autre exemple. Dans mon collège, sur ma fiche de voeux, mais là c'est marrant, c'est "L'administration en délire", j'avais précisé que je voulais suivre la classe "bilangue allemand" que j'avais déjà depuis 3 ans et avec laquelle j'avais commencé un petit peu ,non sans succès,, à faire de l'Histoire-Géo en allemand, car comme vous le savez je suis bilingue. Eh bien, ma principale, qu'a pris sa retraite et qui finissait par bavouiller sa gelée de groseille sur son chemisier Smalto, ne m'a pas donné la 3eme bilangue. Motif" Rholala, M'sieur Gochemiche, vous êtes un prof tellment chevronnné, que j'ai préféré donner la classe bilangue à votre jeune collègue. Vous je vous ai filé la classe "Basket"" Fermez le ban. Remarquez, au fond, je m'en tape, j'ai uen classe de 16 en 3ème, pas des lumières mais gentils comme tout. Il ye en a un qui a 14 ans et qui fait 1,91 m!!!! Pratique pour écrire en haut du tableau.

Et pas mal ici s'astiquent la chipolata avecc leurs "preugressssssssssssions" leurs "fifiches" leurs "méthotodes"....Soupir!!!! La pédagogie?? Les cours en bilingue??? mais ils n'en ont RIEN A BRANLER, nos cloportes administrateurs. Rien. Vous n'avez toujours pas compris que les proprofs avec leurs petits cahiers, mais dans les DPE, ils s'en pissent dessus de rire!!!!
Enfin, c'est rai qu'un Crozes-Hermitage avec une assiette d'époisses au marc de bourgogne et raisins macérés sur du pain aux noix tièdes.....l'ami Darcos, peut bien me demander d'enseigner les maths si ça lui chante....bon, allez, mes 3èmes Basket. à présent. Cours sur "Les hommes occupent et aménagent la Terre" (tu parles!!! ils l'occupent coomme jadis les allmon la Vranze, ach, kross malheua!!!!).

Bonne matinée alacre ou non, à tous.

Écrit par : montaigneàcheval | 08 septembre 2008

@ Avez-vous au moins regardé la première de couv' d'un de ses livres? Si vous voulez, je vous en prête un??? ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 08 septembre 2008
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Manifestement le cas de Unrien Okuduncé ne s'améliore pas… À sa qualification de correcteur orthographique compensant largement son incompétence dans le maniement des idées, il se propose de prêter ses livres aux pôvres qui n'en ont pas. Il fait probablement partie de la catégorie de ceux qui ont des livres magnifiques dans leur bibliothèque et ne les ont jamais lus… La contemplation d'alignements bien réguliers où le dos de couverture l'initie à l'orthographe du nom de ces auteurs suffit largement à son bonheur. S'il avait lu Murray, ça se saurait… La lecture de Murray donne l'impression qu'on est plus intelligent. S'il l'avait lu, on s'en serait aperçu…
NB :J'écris Murray avec deux R car je trouve que cet homme a bien du mérite…
(Entre autres, d'avoir battu Nadal qui est - en plus doué - ce qui m'insupporte le plus au tennis comme Unrien Okuduncé est ce qui m'insupporte le plus dans le débat sur l'éducation…)

Écrit par : Dieuépardon | 08 septembre 2008

Adiéou à toutes et à tous !

Comme beaucoup je suis rentré, back in the game !

Mon bahut est un lycée polyvalent qui en est à son 3e proviseur incapable : un alcoolo puis un autre qui se prenait pour Bokassa et aujourd’hui un véritable malade mental. Le délirium doit être un critère de recrutement ! Et dire qu’on veut donner à ces gens davantage de responsabilités !

Les discours des deux proviseurs furent quasiment inaudibles car ils parlent dans leurs barbes. On comprend pourquoi ils n’enseignent plus. Cela consistait en gros en une lecture passionnante du papier-cul envoyé par le rectorat. Rien qui puisse motiver les troupes !

Le proviseur a donné le ton : ambiance bizarre, glaciale, brejnévienne, avec son mélange de je-m’en-foutisme et de scrogneugneu mais sans les applaudissements interminables à la fin ! D’accord avec Pendariès et Màc : l’absentéisme massif, les demandes justifiées des profs, les suppressions de postes et de classes ou les secondes à 35, ils n’en ont absolument rien à foutre ! Y sont quand même pas là pour que ça marche ! Le but du proviseur actuel c’est d’avoir sa prime de 11 000 € si on passe à l’apprentissage avant sa retraite…

J’ai retenu de ses borborygmes des allusions au « protocole de Lisbonne » et au drapeau européen qui est hissé sur le lycée ! À ce point les profs qui ne dormaient pas discutaient à voix haute avec leurs voisins. Toujours des généralités servant à attendre l’heure du « pot de l’amitié » (sic). Une dernière foutaise, le protal nous a demandé de méditer une citation de Gide sur les problèmes et les solutions. Il a au moins un dictionnaire des citations.

Bonne rentrée à tout le monde !

Écrit par : Lariba | 08 septembre 2008

Dans mon collège, sur ma fiche de voeux, mais là c'est marrant, c'est "L'administration en délire", j'avais précisé que je voulais suivre la classe "bilangue allemand" que j'avais déjà depuis 3 ans et avec laquelle j'avais commencé un petit peu ,non sans succès,, à faire de l'Histoire-Géo en allemand, car comme vous le savez je suis bilingue. Eh bien, ma principale, qu'a pris sa retraite et qui finissait par bavouiller sa gelée de groseille sur son chemisier Smalto, ne m'a pas donné la 3eme bilangue.

Ecrit par : montaigneàcheval | 08 septembre 2008

Ça, c'est typique et même typiquement nul. Si MàC avait été dans un collège à bourges (sensu lato), les parents auraient dès le troisième trimestre de l'an dernier réclamé à fond pour que MàC enseigne cette classe cette année encore et auraient probablement eu gain de cause.
répondez à ma question sur S et ES, de façon à ce que je m'appuie sur une certitude avant de vous raconter une triste histoire de suivi scolaire d'un élève travailleur par ses parents non investis.

Écrit par : dobolino | 08 septembre 2008

Oui, je précise quand même que ma 3ème "Basket" (hihihi quelle marrade) , je ne la méprise nullement et que j'ai le même plaisir à leur enseigner que ce que j'enseigne aux "bilangues". Non , c'est simplement , à mon sens, l'illustration parfaite, reprise de main de maître par Lariba que je salue, du mépris métaphysique dans lequel on nous tiens . Tous. Agrégés ou pas. Certifiés ou pas. TZR ou pas.
Quant à l'effondrante nulllité des personnels de direction...un vieux, vieux problème. Lariba le dit bien, entre les fous à lier, les chefs de produits qui veulent gérer leur bahut comme une multinationale, les Bokassa,les Brejnev, les gros cons, les Mamies Nova (comme la mienne, jusqu'à l'an dernier) onn est bien servis, en vérité. Et puis, j'incline à penser que les Rectorats sont acculés. Comme personne de sensé veut faire ce job de merde, car c'est un job de merde, genre capiston d'un rafiot qu'on doit écoper sans cesse, reste plus que les Arturo Ui carriéristes ou illuminés ou les Misères Intellectuelles. Quel programme. Ma femme me dit , depuis 20 ans, qu'ua lieu de gueuler au charron, j'ai qu' à faire de "l'entrisme" comme qui dirait. Y aller. Jamais!!! Plutôt me faire arracher trois dents ou les moltogommes que de faire ce boulot.
Quand même des éclaircies parfois, dans ce smog administratif. Pendant trois ans, nous avons eu comme protal-adjoint ,un jeune agrégé de maths brillant, cultivé, drôle, et faisant ce qu'il pouvait pour nous faciliter la vie. Et doté d'une poigne d'airain.
Reconnaissons aussi que nous sommes chiantissimes, parfois, souvent(?)? Jamais contents, jamais heureux. Pétris de terreur ou d'acrimonie contre le monde entier. Serviles auxiliaires des délires IUFM....si nous étions moins coincés du cul , peut-être aussi, les chooses iraient-elles mieux. On est une poignée , à la salle des profs à déconner sec...sous la réprobation générale. En juin, une petite collègue d'EPS avait apporté pour un matin, une demie-roue de Brie de Melun (pas de Meaux, surtout pas) crémeux, magnnifique, à faire tomber Saint-Cholestérol (456-523, évêque de Rilletos) en syncope et trois kilbus de Nuits-Saint-Georges. C'étaient les reliefs de son repas de noces. Touchant d'avoir pensé à nous. Fallait voir la bobine de 90% de nouzautres!!!! On s'est retrouvés à 11 sur 47 à tortorer ce délice à midi. Entre temps j'étais aller acheter du Pain Poilâne... la gueule d'enterrement des profs....z'ont quà travailler chez Darty ou Carrefour...ils verront l'Enfer de Dante. Merde, c'est vrai , quoi. Moi, je rends grâces au ciel de la vie que j'ai eu jusqu'à présent (51 ans) et du bonheur que j'ai de faiire un métier SANS PETIT CHEFAILLON ou de SIGNORE CONTROLETTO sur le dos. C'est inestimable.

Écrit par : montaigneàcheval | 08 septembre 2008

Allez, Màc ! Comme on est historiens-géographes tous les deux, je vous propose de travailler sur les progressions, programmations, notions-clés et autres conneries en éducation civique, de façon à faire des fifiches qu’on refilerait aux IUFM.!

Non, m'sieu Gochmitt, je rigole !

Écrit par : Lariba | 08 septembre 2008

^Le Gigondas est mon vin préféré avec un bon fromage. Le champagne de ma région cen'est pas que je ne l'aime pas mais il ne m'est pas conseillé. Pas grave je peux m'en servir pour cuisiner.
On commence à revenir à des sujets intéressants sur ce blog. Dans mon bahut, au temps où j'étais doc ( de 74 à 89) j'avais réussi à monter une amicale avec la direction pour qu'on rigole un peu . Je me souviens d'une soirée bal costumé. Le proviseur était déguisé en émir arabe et se promenait avec son bidon d'essence. Mon mari et moi étions en Hongrois et j'arborais de belles nattes rouquines assorties à ma couleur naturelle. Le cher et tendre ne pouvant danser bien sûr a passé la soirée à nous confectionner des crêpes délicieuses dont certaines réservaient la surprise facile à deviner. Ah ma bonne dame c'était l'bon temps !

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 08 septembre 2008

Les justiciers s'estompent. Voici les cupides tournant le dos aux bruyères aérées.

Rene Char. Feuillets d'Hypnos.

Écrit par : buntovchik | 08 septembre 2008

Vous avez essayé le Vacqueyras, Hélène? C'est le même terroir et c'est moins renommé.

Écrit par : dobolino | 08 septembre 2008

Lariba, oh oui, oh oui,, des fifiches, oh oui!!!! moi, j'aime bien les notions-clé. Surtout des champs. Mais sans charres, le pire, c'est qu'il y a de nos collègues qui se plient à ces singeries. Et puis, je ne sais pas vous, mais moi on mme demande depuis des lustres de faire passer l'ASSR, le BSR. Jusqu'à il y a 5 ans, c'était bonnard. On empilait les mômes devant une cassette-vidéo de "le CRDP présente", rien que là, mort de rire, "l'Attestation de sécurité-routière"..5,4,3,2,1...une voix rassurante comme le catalogue de la CAMIF donnait les consignes et boum, ça partait. De petites séquences. Et ça m'amusait beaucooup de repérer où c'était tourné. Une fois c'était à Angoulème. Et une autre fois, chez moi, à Pantin...une année , on voyait même, la cathédrale de Chartres. On ramassait des petites feuilles crades et on cochait. Les élèves adoraient ça. Ils étaient heureux, mais heureux quand on leur disait, "tu l'as". Et souventes fois, c'étaient les plus nullards qui ramassaient le pacson. Fiers comme des petits bancs. Les Agnan de la classe, alors, dépités.
Mais c'était trop beau, les Professeurs Grifaton de l'informatique ont changé tout ça. Maintenant y aun logiciellllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll. Plus de paysages, de rues, d'alignement de peupliers, le long de la route de Saqclay à Chevreuse. Du virtuel. Des Sims. Moches, Cons, jamais obèses, rarement noirs, excpetionnellement asiatiques et jamais maghrébins.
Comme les salles informatiques tombent en rade, rapport que les TICE sont incompétents (j'adore ce mot, comme j'adoore confondu, ah le français, le français, langue qui fait son auto-psychanalyse , alors que le boche a eu besoin de la béquille de Pépé Sigmund!!!!!) et que c'est Windows, donc de la merde, ça ne marche pas et qu'est-ce qu'on a fait l'an dernier: belote, rebelote, dix de der et capot: on a repris les vieilles VHS et les fiches en papelard. Et les mômes ravis....du petit bordel qui règne toujours en pareil cas.
bàv
Madame Charpentier, la seule fois où j'ai participé à une sauterie de profs sympa, c'était dans mon ancien collège, à Saiint Mard(77) quand le principal, qui lui était un gars au petit poil, nous mit le CD qu'il avait enregistré: Christophe, tout à fait. Crooner français années 70. Inutile de dire qu'on l''aimait bien notre Mr G. (sniff, sniff) ,le seul avec celui dont je pparle un pelus haut que je regretterai sincèrement....les autres....tirons la chasse...je vous passe un amical bonjour.

Écrit par : montaigneàcheval | 08 septembre 2008

"La lecture de Murray donne l'impression qu'on est plus intelligent."

Ecrit par : Dieuépardon | 08 septembre 2008

Effectivement, au temps pour moi. Si ça ne fait que donner l'impression, surtout à vous-même, vous avez effectivement dû le lire!

Pour parler de choses plus intéressantes que les éruptions de "Ravi par sa Tronche", et de ses considérations sur le tennis, auquel il ne comprend certainement pas grand-chose, (pardonnez-moi si je suppute à son sujet comme il le fait au mien... faiblesse humaine), et quoique la victoire de Murray sur Nadal m'ait également fait assez plaisir), avec "l'Epoisses", je serais plus volontiers partisans d'un Châteauneuf-du-pape blanc, ou même d'un Puligny-Montrachet... Mais, même s'ils peuvent se raisonner, les goûts ...

Écrit par : Christophe Sibille | 08 septembre 2008

Edwige a du vice, c'est sûr.

Voyez ce que la dame est devenue :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Edwige_Avice

Passer chez le che et finir comme ça.
Si c'est pas malheureux.

Écrit par : gégé | 08 septembre 2008

"Manifestement le cas de Unrien Okuduncé ne s'améliore pas… À sa qualification de correcteur orthographique compensant largement son incompétence dans le maniement des idées, il se propose de prêter ses livres aux pôvres qui n'en ont pas. Il fait probablement partie de la catégorie de ceux qui ont des livres magnifiques dans leur bibliothèque et ne les ont jamais lus… La contemplation d'alignements bien réguliers où le dos de couverture l'initie à l'orthographe du nom de ces auteurs suffit largement à son bonheur. S'il avait lu Murray, ça se saurait… La lecture de Murray donne l'impression qu'on est plus intelligent. S'il l'avait lu, on s'en serait aperçu…
NB :J'écris Murray avec deux R car je trouve que cet homme a bien du mérite…
(Entre autres, d'avoir battu Nadal qui est - en plus doué - ce qui m'insupporte le plus au tennis comme Unrien Okuduncé est ce qui m'insupporte le plus dans le débat sur l'éducation…)

Ecrit par : Dieuépardon | 08 septembre 2008 "

Tu fais chier avec tes conneries, si t'as rien à dire ferme ta gueule!!!!!!!!!!!!!!

Écrit par : Zorro | 08 septembre 2008

Y'a pas de raison pour mépriser les troisièmes basket. C'est juste dommage de pas continuer les cours d'histoire en allemand quand on dispose du professeur ad hoc. Ça fait un peu gaspillage.
Un truc que j'ai pas trop bien compris: l'an dernier dans le collège de ma fille, ils étaient une cinquantaine de latinistes de quatrième. En troisième, on leur offre la possibilité de faire du grec ancien à la place du latin. Tous les élèves s'engouffrent dans l'option grec parce que la prof de latin ne leur plait pas et qu'ils trouvent la prof de grec super chouette et qu'ils savent que leurs parents vont refuser qu'ils ne fassent pas une langue ancienne. Résultat: cette année, six latinistes et quarante héllénistes. Alors, ils ont bidouillé un truc assez surprenant: la professeur de latin prend une partie des héllénistes une heure par semaine avec ses six latinistes pour faire un enseignement bâtard genre civilisation gréco-romaine.
Je précise que, comme pour le gosse de Milady, c'est le genre d'heures qui sont souvent collées entre midi et deux et que faire grec et latin est impossible.
Au lycée, ils regroupent en une seule classe de latin les premières et terminales, toutes sections confondues, et selon les années, y'a les secondes avec.
On peut penser que c'est très efficace comme mode d'enseignement si on en juge par les résultats au bac de latin des terminales de l'an dernier: 16 pour celle qui avait choisi l'épreuve écrite et entre seize et vingt pour les candidats à l'oral. Le niveau monte nettement et l'hétérogénéïté des classes est un facteur majeur de réussite surtout si on l'associe au jeûne.
Bizarrement, cette année, un seul élève de terminale L a continué le latin et uniquement sous la contrainte parentale. Depuis qu'il sait les notes du bac de l'an dernier, il est réconforté.

Écrit par : dobolino | 08 septembre 2008

Tu fais chier avec tes conneries, si t'as rien à dire ferme ta gueule!!!!!!!!!!!!!!
Ecrit par : Zorro | 08 septembre 2008

@Zorro doit être tout nouveau sur ce site car une meilleure connaissance de la question l'amènerait à constater qu'entre ses participations aux divers débats et celles de Dieu sous ses différents aspects, c'est surement Zorro qui a le plus souvent rien à dire… Il le fait fort bien… Quand il ne le fait pas, il est d'une grossiéreté qui fait regretter la qualité de ses silences.

Écrit par : Dieusétou | 08 septembre 2008

Faites-vous plaisir!
http://www.radiofrance.fr/play_aod.php?BR=13341&BD=08092008

Écrit par : dobolino | 08 septembre 2008

Faites-vous plaisir, c'est gratuit.
http://www.radiofrance.fr/franceinter/chro/laviedesidees/

Écrit par : dobolino | 08 septembre 2008

Felds,c'est le grand- père horreur.
Quelle méchanceté le ronge ?!

Écrit par : zorro 2 | 08 septembre 2008

J'ai apprécié cette note et sa conclusion, mais je n'exclus absolument pas que la Pintade (que j'appelle plutôt Marcelle Béate, car j'aime les volailles et pas les néos) collabore directement à l'oeuvre ( Lang, Allègre et les autres me paraissent bien usés).

Écrit par : Michel Godicheau | 08 septembre 2008

Dobolino

Fin de 1ère S : écrit et oral de français (EAF = épreuve anticipée de français) + TPE

Fin de 1ère STI : EAF + histoire géo (à l'oral) pas de TPE en STI (et c'est grand miracle ...)

Le reste chais pas ...
Y'm semble en L qu'ils passent les matières "scientifiques" en fin de première.
(C'est d'ailleurs stupide puisque les S continuent les humanités en terminale avec philo et hist géo)

Écrit par : Zorglub | 08 septembre 2008

Felds,c'est le grand- père horreur.
Quelle méchanceté le ronge ?!

Ecrit par : zorro 2 | 08 septembre 2008
Si c'était la méchanceté, andouille, ce serait un moindre mal.

Écrit par : dobolino | 08 septembre 2008

Et ES, y'a personne qui sait?
Zorglub, pour L, je sais, y'a EAF, TPE, Enseignement scientifique (épreuve combinée physique SVT) et mathématiques.

Écrit par : dobolino | 08 septembre 2008

J'ai trouvé sur Google:
ES
EAF, TPE, Enseignement scientifique

Écrit par : dobolino | 08 septembre 2008

Donc, c'est encore plus triste que ce que je pensais! Je vous raconte ça dès que j'ai un créneau

Écrit par : dobolino | 08 septembre 2008

En ES :
- Enseignement scientifique (SVT)
- Français écrit et oral
- TPE

Écrit par : Romuald | 08 septembre 2008

C'est une histoire de parent d'élève.
La mère de famille qui bossait avec moi depuis trois ans a trois enfants. Deux catastrophe et l'ainé, très sérieux, très travailleur mais pas franchement brillant. Ce jeune homme a l'âge de mon fils, n'a jamais redoublé et a fait une convenable seconde générale (encouragements tous les trimestres) dans un autre lycée que mon fils. J'ai, en présence de sa mère, beaucoup parlé d'école, d'instruction et d'orientation. A la fin de la seconde, elle m'a annoncé que son fils entrait en première S. J'étais ravie pour ce gamin d'un milieu vraiment défavorisé. Elle a persisté toute l'année à le penser en première S et a écouté benoitement mes conseils d'orientation post-bac dont elle devait, la suite vous le prouvera, se contrefiche complètement.
Arrivent les épreuves anticipées du bac. Je prends des nouvelles de son fils et elle m'annonce qu'il avait très peur pour l'épreuve d'histoire.Très surprise, je lui explique que, mais non, pas du tout, elle avait mal compris, que son fils passerait l'histoire l'an prochain, que les S ne passaient que le Français en première. "Mais non, mais non, je t'assure!". Deux semaines plus tard, confirmation puisque le jeune homme a eu treize. Je suis restée là-dessus, admettant cette nouvelle bizarrerie du bac et me demandant bien pourquoi sur le livre d'histoire de terminale, y'avait marqué sections L,ES et S???????
Ben voilà! Y'a des parents d'élèves qui n'ont pas la moindre idée de la section suivi par leur gosse et qui croient qu'il est en S alors qu'il est en STI.
Bonne chance au gamin pour l'orientation post-bac.
Il s'agit quand même d'une personne qui a passé vingt heures par semaine avec moi pendant trois ans et vous vous doutez bien que mon obsession pour l'instruction dépasse largement les limites de ce blog.
Je suis sidérée. J'avais espéré un moment que le gosse était en ES, ce qui aurait peut-être rendu la confusion de la part d'une personne simple un petit peu plus excusable.
Conclusion: elle en a rien à battre de la scolarité et de l'avenir de son gosse! A vous, professeurs, de jouer le rôle de parents nourriciers.
Bon courage!

Écrit par : dobolino | 08 septembre 2008

Tout le monde est égaux, pour sûr mais y'en a quand même qui sont vachement plsu égaux.

Écrit par : dobolino | 08 septembre 2008

Dites, c'est bien quand même, STI, pour un bon élève qui a les félicitations tous les trimestres? Il va avoir des bons débouchés, le petit Rémi? Il est brave ce gamin. J'aurais les boules pour lui! Dans quelle solitude scolaire il doit être ce loupiot, avec des parents pareils! Il est drôlement courageux, quand même!

Écrit par : dobolino | 08 septembre 2008

'tain ! Y'en a des qui sont au taquet ...

Ceci dit, si le môme est sérieux en STI, des suites d'études favorables sont possibles :

* Il est brillant et travailleur alors CPGE spéciale pour STI (niveau adapté) et places réservées par quota dans les plus prestigieuses écoles (c'est dégueu dans l'absolu mais c'est la discrimination positive ki disent !)
* Il est bon élève alors DUT puis s'il gère dans le 1er tiers il peut se rebrancher sur une petite école d'ingé
* il est moyen alors BTS, y'a du boulot certain derrière. Si on est dégourdi encore moyen de se faire une bonne place sur le tas (mais c'est plus ske c'était ma bonne dame)

Après BTS et DUT y'a la licence pro, utile pour l'étranger (puisque système LMD) mais pas 1 meilleur niveau puisqu'ils recrutent des étudiants sortant de L2 généraliste (en général triés par l'échec) et donc sans compétences professionelle.
Comme DUT et BTS sont des diplômes pro, il apprendra pas grand chose dans sa branche mais progressera en enseignement général.

Je bouge faut ke j'aille à l'usine.
Si besoin demandez des précisions ce soir Dobolino ...

Écrit par : Zorglub | 08 septembre 2008

Excellentes infos de Zorglub - vous pouvez vous appuyer dessus, Dobolino.
JPB

Écrit par : brighelli | 08 septembre 2008

Français , langue étrangère ... Une réalité qui fait mal !


http://www.dailymotion.com/video/k5F8takbvg9ab6L58s

Écrit par : Amélie | 08 septembre 2008

Ah, ben moi, je peux rien pour ce gosse. Je le trouve brave mais je ne le fréquente pas. Ça me rassure un peu pour lui toutes ces bonnes nouvelles parce que ses profs, ils doivent le savoir aussi. Y'a quand même un max de chances qu'on le balance pas en fac à bénouiller dans la mélasse vu que c'est un élève bien studieux et bien laborieux. On se demande comment il fait d'ailleurs parce que ses deux jeunes frères barbotent dans l'illettrisme et la délinquance. C'est vrai qu'en CP, il a eu une vieille institutrice qui a pris sa retraite avant l'arrivée du second. Ça fait pas tout, bien sûr, mais même s'il a un vilain déficit culturel, il a entamé le CE1 en lisant couramment alors que ses frères sont entrés en sixième sans savoir lire. Le gamin a eu beau mettre en garde sa mère ça n'a servi à rien. Plus il s'énervait après elle, plus elle considérait qu'il se prenait pour le petit mâle dominantparce que le père n'était pas là. C'est fou jusqu'où vont se loger les méfaits de la psycho de comptoir!
En fait, le gamin paniquait un max pour ses petits frères et tentait désespérément de les remettre dans le droit chemin.
Je le vois bien s'engager dans l'armée pour se trouver un cadre sécurisant celui-là. Pauvre petit bonhomme!

Écrit par : dobolino | 08 septembre 2008

"Je précise que, comme pour le gosse de Milady, c'est le genre d'heures qui sont souvent collées entre midi et deux et que faire grec et latin est impossible"


dans mon collège on pouvait faire latin ET grec : pas seulement entre midi et 2 : le prof de lettres classiques avait un edt normal

Écrit par : rafale | 08 septembre 2008

Y'en a qui ont du pot!
En fait, il y a certainement trop de trop petits collèges. D'un côté, il faudrait concentrer les élèves dans des structures plus grandes pour offrir un meilleur service de cours et d'un autre ça pose des problèmes de transport, d'internat, de discipline du fait d'un univers pas très humain.

Écrit par : Dobolino | 08 septembre 2008

Si ma mémoire est bonne : en STI y a des spécialités: ds le temps y avait mecanique electrotechnique etc

C'était une filièére intéressante quand on l'avait choisi

ps : les parent n'avaient vraiment rien su car de temps en temps on mettait un bleu pour certaines séquences d'atelier, à moins que maintenant ce soit une blouse blanche.

ps ne pas oublier de faire les dossiers en temps et en heure

Écrit par : rafale | 08 septembre 2008

* il est moyen alors BTS, y'a du boulot certain derrière. Si on est dégourdi encore moyen de se faire une bonne place sur le tas (mais c'est plus ske c'était ma bonne dame)
nous dit Zorglub.

Permettez, Dobolino, à un humble cadre de l'industrie d'abonder dans son sens. Y a du boulot pour les bac+2.

Écrit par : Japhet | 08 septembre 2008

C'est bien pourquoi j'enrage de voir les filières STI se désertifier alors que les places en BTS sont loin d'être chères !

L'époque de la sélection pour rentrer en STS industrielle est bien finie : plus de places que d'élèves dans mon académie !

C'est débile, derrière un BTS indus. emploi assuré.
C'est largement pas le cas pour la filière tertiaire qui pourtant fait le plein (et plus même ...)

ça m'agace prodigieusement à 3 titres :
* on perd des clients (et donc des postes profs)
* c'est un bon plan pour les gosses moyens
* c'est stupide du point de vue macro économique : même si la Chine est destinée à devenir l'atelier de la planète, tout n'est pas délocalisable. Il restera maintenance et SAV, technicoco, bricolettes industrielles (petites séries et travaux spéciaux) etc. et faut pas non plus délirer aussi une part de l'industrie (auto, avions, agroalimentaire etc.)
Les patrons ont les boules de ne plus trouver de techniciens de qualité en nombre suffisant.

Pendons les CoPsy avec les tripes des pédagogo !

(et j'me lache : ajoutons y UNE PARTIE des profs principaux de 3ème qui n'y comprennent rien lors de l'orientation car trop éloignés du terrain économique).

J'attends en baissant les oreilles la réforme des bacs STI ...

Écrit par : Zorglub | 08 septembre 2008

Dobo j'ajoute que ce qui est arrivé à ce gosse est tout sauf fortuit !

On a savamment utililsé des sigles voisins :
- STI (sciences et techniques industrielles)
- SSI (S option science de l'ingénieur)
pour induire une confusion ...

D'ailleurs l'option de détermination en 2nde prédisposant à ces 2 filières est la même : ISI (initiation aux sciences de l'ingénieur) ...

Écrit par : Zorglub | 08 septembre 2008

Et, que c'est laid un Zorglub avec les oreilles basses ;-(

Écrit par : Zorglub | 08 septembre 2008

"Pendons les CoPsy avec les tripes des pédagogo !

(et j'me lache : ajoutons y UNE PARTIE des profs principaux de 3ème qui n'y comprennent rien lors de l'orientation car trop éloignés du terrain économique)."


on peut aussi ajouter les parents qui ne veulent pas que leurs bambins y aillent même s'il y a des places et du boulot après.

Écrit par : rafale | 08 septembre 2008

Oui, oui, Rafale, faudrait !
Mais, hélas, les parents sont un peu des clients, et en tant que tels, ils ont toujours raison !

Écrit par : Zorglub | 08 septembre 2008

hors sujet

sil y avait aussi l'heure des messages ce serait plus facile à suivre

ce que j'en dis

Écrit par : rafale | 08 septembre 2008

Message pour Dieu : je vous adore!

Écrit par : iaia | 08 septembre 2008

Dobo j'ajoute que ce qui est arrivé à ce gosse est tout sauf fortuit !

On a savamment utililsé des sigles voisins :
- STI (sciences et techniques industrielles)
- SSI (S option science de l'ingénieur)
pour induire une confusion ...

D'ailleurs l'option de détermination en 2nde prédisposant à ces 2 filières est la même : ISI (initiation aux sciences de l'ingénieur) ...

Ecrit par : Zorglub | 08 septembre 2008

Moi, ça ne me dérange pas du tout que le minot soit en STI si la filière a des débouchés sérieux, au contraire. Ce qui me choque, c'est la démission totale des parents. Il a quand même bien fallu qu'elle l'achète, ce bleu de travail! Comment cette salope fait pour se désintéresser à ce point de son gamin?
Je vais vous faire marrer un coup: elle suit une formation en psychanalyse à 45 euros la séquence hebdomadaire (en liquide! la prof de psychanalyse dit que c'est mieux, plus profitable quoa!) et elle se fait une petite psychanalyse une fois par semaine pour le même prix. Avec un revenu de 700 euros mensuels si on ne tient pas compte des allocations familiales. D'ici à ce qu'elle décide que passé 18 ans, ne ramenant plus l'argent des scéances de psy avec les alloc, le môme doit arrêter ses études, y'a qu'un pas.
C'est rigolo, n'est-ce pas?
C'est vrai que tout le monde n'utilise pas l'allocation de rentrée scolaire pour se payer un écran plasma. C'est crade de dire ça. Y'en a d'autres qui l'utilisent pour se gratouiller l'œdipe...
La vie est belle, tout n'est pas perdu!

Écrit par : dobolino | 08 septembre 2008

Encore un cocu du sarkosysme, la liste est longue. A qui le tour ?

Écrit par : aliscan | 08 septembre 2008

Camarades profs ! Ne vous laissez pas succomber à la tentation ! (Comme ça, y’en a pour tout le monde).
Cette réforme des Lycées, ne la laissez pas ne serait-ce que pointer le bout d’une oreille ! C’est beaucoup trop dangereux !
Si vous mettez l’ongle du petit orteil dans l’engrenage, elle va vous bouffer jusqu’au trognon !
Croyez-en ma vieille expérience (eh ! une semaine déjà !) de « déjà réformée » !

Au risque de me répéter un tantinet, vous savez qu’on nous a imposé les 24 heures en présence de notre classe et 108 heures réparties comme suit : 60 heures de soutien individualisé, 18 heures d’animations pédagogiques hors temps scolaire (le mercredi) et le reste en réunion diverses et variées avec les collègues, les Conseils d’école (mairies + parents + collègues) et les parents...

Et voilà ce que ça donne :
Les dix-huit heures d’animations pédagogiques obligatoires sont à choisir avant le 16 septembre (oui, la semaine prochaine) sur un schéma départemental envoyé par mail, incomplet, sans lieu ni date, parmi les treize pages contenant chacune sept ou huit intitulés (la plupart sans intérêt, ça, c’est une autre histoire) !
Sans lieu, ni date ! Ça veut dire que le type qui est instit’ Montbrun les Bains (à quelques kilomètres de Banon, Alpes de Haute Provence, pour ceux qui n’auraient pas suivi l’affaire des fromages) peut en toute innocence s’inscrire pour une animation pédagogique qui aura lieu à Lapeyrouse-Mornay (à quelques kilomètres de La Côte St André, Isère) ou qu’un autre, résidant à La Chapelle en Vercors (en plein cœur du massif du même nom) peut avoir à aller glugluter sur la « baladodiffusion à l’école (podcasting) », si, si , j’vous jure, elle y est celle-là, à Mirabel aux Baronnies (à quelques kilomètres de Gigondas, Vaucluse) ! Et qu’il l’apprendra... on ne sait pas quand.
Et pourtant, il va bien falloir qu’il réserve une chambre d’hôtel, le mec ! Parce que ce n’est pas la porte à côté. Et puis, en attendant, pas de rendez-vous chez un dentiste, un ophtalmo ou tout autre spécialiste. C’est pas le moment.
D’autant que petite correction du jour : « Certaines de ces animations dureront 6 heures, 3 le matin et 3 l’après-midi, un mercredi, bien sûr ! »
Là, le type de Saint Jean en Royans (près de St Marcellin, Isère), il sort de l’école à 16 h 30, sa pile de cahiers sous le bras. Il monte dans sa voiture, il franchit trois ou quatre cols, arrive enfin à St Paul Trois Châteaux (vous savez, la centrale du Tricastin), corrige ses cahiers le soir à la veillée (remarquez, à St Paul, le soir, il n’y a pas grand-chose à faire), règle sa chambre d’hôtel, fait ses six heures d’animation, remonte dans sa voiture à dix-sept heures et vers vingt heures, un jour où il ne neige pas, il est chez lui. Et au moins il n’a pas passé son mercredi à fainéanter, ce salop de prof’ ! Et le lendemain, gai z’et content, il reprend le chemin du boulot ! Alors là, pour les p’tites fifiches, vous repasserez, il n’a pas le temps. Ça va être du « sans filet » la journée du jeudi !

Il faut espérer qu’il n’a pas collé les heures de soutien le matin, ou le soir après l’école, ça va lui casser tout son planning.

Le soutien, ça, c’est ma deuxième information. C’est une seconde main, je ne la garantis quand même pas. Enfin j’espère.
Figurez-vous qu’un IEN a rassemblé ses directeurs pour leur expliquer que le soutien, c’était comme ils veulent, quand ils veulent, sauf le mercredi bien sûr. Le mercredi, c’est pour les animations pédagogiques. Ça peut être le soir, le matin, pendant la pause - déjeuner, comme on veut. Il faut que ça dure une heure, même chez les petits du CP ou du CE1 (chez nous, les maternelles, même GS, ne sont pas concernés). Quand je vois dans quel état mes futurs soutenus sont de 15 h 30 à 16 h 30, ça va être efficace. Une heure d’affilée pour des bambins qui sont incapables de rester concentrés dix minutes sur un exercice ! C’est fou ! Je me reprendrais bien une petite lichette de Gigondas avec mon Valium, s’il vous plaît !
Donc, dans une école, Mme Duschmoll peut choisir deux fois une heure le matin, Mme Trucmuche, deux fois une heure juste après le repas de midi et M. Tartempion, deux fois une heure après la classe de l’après-midi. Ensuite, ils en informent les parents. Ceux-ci voient en fonction de leurs horaires, et leurs bambins viennent à l’heure qui les arrange le mieux avec l’instit’ qui leur convient le mieux.
Et si Mme Duschmoll n’a personne, me direz-vous ? Eh bien, tant pis. Mme Duschmoll est venue une heure trop tôt, c’est tout. Elle le signalera à l’IEN qui fera remonter à l’IA qui, théoriquement, devrait proposer à Mme Duschmoll l’équivalent horaire en formation continue (au podcasting ? à 100 bornes de chez elle ?). Selon l’IEN en question ces formations ne seront pas jamais proposées car infaisables et le plus malin est sans conteste M. Tartempion qui, dix minutes après l’heure de début de son soutien, pourra rentrer chez lui si aucun élève ne s’est présenté. Qui plus est, il peut gagner dix minutes en faisant d’abord une petite récré pour aérer les neurones de ses soutenus, quand il en a, qui viennent quand même pour certains de se goinfrer 1 h 15 de garderie du matin, 3 heures de classe, 1 h 30 de cantine et à nouveau 3 heures de classe. Elle est pas belle, la vie ?

Moi qui ne supporte pas du tout l’alcool et n’aime pas le vin, je pense que le Crozes Hermitage ou le Gigondas, je vais les absorber en perfusion, ça sera plus rapide et plus efficace !

Et surtout, camarades professeurs, ne vous laissez pas réformer ! Les vôtres d’élèves, ils sont plus vieux. Du coup, ils vont vous demander de les soutenir LA NUIT, après huit heures d’animation pédagogique au podcasting au Rectorat à 250 bornes de chez vous ! Tenez bon !

Écrit par : catmano | 08 septembre 2008

Le jus pédagol de ce jour m'incite à revenir commenter. On y lit :

"Cette première Journée de Refus de l’Echec Scolaire sera placée sous le parrainage de Gabriel Cohn-Bendit, fondateur du lycée expérimental de Saint-Nazaire et militant de l’éducation alternative. De nombreuses personnalités du monde de l’éducation ont souhaité s’y associer, tels que les chercheurs Jacques Pain, Stéphane Bonnery ou Philippe Meirieu."

L'Angkar à GCB, après son échec (scolaire) d'anschluss de collèges/lycées expérimentaux s'allient à d'autres sinistres pour "refuser l'échec".

Il faut évidemment comprendre que ces gens là refusent que l'échec ne passe pas par eux.

On les comprend : ce pouvoir se partage difficilement.

PS : Merci à CS.
JPB : je vous appelle demain.

Écrit par : dugong | 08 septembre 2008

Rassure-moi, Catmano, y'a plus d'école à Vachères en Quint???????????????????????????

Écrit par : dobolino | 08 septembre 2008

JPB : je vous appelle demain.

Ecrit par : dugong | 08 septembre 2008
Bon App'!

Écrit par : dobolino | 08 septembre 2008

Ça, je ne sais pas. Il n'y en a plus à Ferrassières, heureusement pour le pauvre débutant qui aurait été nommé là-bas !

Écrit par : catmano | 08 septembre 2008

Ah! Les gosses de Ferrassières, ils vont à l'école dans le Vaucluse. C'est pas grave, remarque!

Écrit par : dobolino | 08 septembre 2008

Ouais, mais dans le Vaucluse, leur instit', il va aller en animation padagogique à Lourmarin ! C'est joli mais c'est pas tout près non plus ! Et puis, les hôtels, à Lourmarin, pour une paye d'instit', c'est pas donné ! Il n'aurait pas un mas à Lourmarin, des fois, Christian Clavier ? Il pourrait toujours le squatter, ça lui reviendrait moins cher !

Écrit par : catmano | 08 septembre 2008

Je ne sais pas, pour Clavier! Mais, bon, Ferrassières-Lourmarin, même si ça tourne, ça fait moins long que Ferrassières-Valence et, en plus, si il ne s'est pas fait saisir, le Grand Jack a une chouette piaule à Bonnieux, à trente minutes de Lourmarin. Il ne refusera quand même pas le gîte à un électeur potentiel!

Écrit par : dobolino | 08 septembre 2008

et, en plus, si il ne s'est pas fait saisir, le Grand Jack a une chouette piaule à Bonnieux, à trente minutes de Lourmarin. Il ne refusera quand même pas le gîte à un électeur potentiel!

Ecrit par : dobolino | 08 septembre 2008

Debout les damnés de la terre, debout les forçats de la faim !!

Écrit par : catmano | 08 septembre 2008

Debout les damnés de la terre, debout les forçats de la faim !!

Ecrit par : catmano | 08 septembre 2008

Quand je te dis une piaule, c'est manière de parler... plus précisément, nous écrirons un castelet.

Écrit par : dobolino | 08 septembre 2008

Quand je te dis une piaule, c'est manière de parler... plus précisément, nous écrirons un castelet.

Ecrit par : dobolino | 08 septembre 2008

Avè les marionnettes dedans ?

Écrit par : catmano | 08 septembre 2008

Je ne sais pas, demande à Mazarine...

Écrit par : dobolino | 08 septembre 2008

Alors, les frangines, on s'est fait couper le téléphone?
Salutations...

Écrit par : Christophe Sibille | 09 septembre 2008

Excellent article de Cyrano à la une de Riposte Laïque .

Attention , attention , âmes sensibles du politiquement correct s'abstenir , ça décoiffe !! Laïcité , identité , réalité ..


L’EDITO DE CYRANO
Ils veulent en finir avec la laïcité pour mieux imposer leur modèle de société
mardi 9 septembre 2008


Sur un plateau de télévision, en avril dernier, Eric Zemmour mettait les pieds dans le plat à propos de l’immigration. Parlant du mensonge le plus colossal véhiculé depuis trente ans – la France a besoin de l’immigration – il n’hésitait pas à dire que ce sont les patrons et les capitalistes qui ont besoin de l’immigration pour faire pression sur les salaires des ouvriers (français et étrangers) vendant leur force de travail en France. (1). Il accusait sans ménagement les gauchistes et ceux qui réclament la régularisation massive de tous les sans-papiers d’être les idiots utiles du capitalisme. Il affirmait par ailleurs que Nicolas Sarkozy était un formidable tombeur de masques, y compris le sien, en ayant montré, via l’ouverture, qu’il n’y avait pas la moindre différence entre les socio-libéraux du Parti socialiste et les libéraux-socios de l’UMP.

Cela fait plaisir d’entendre relayées, sur un plateau de télévision, les thèses défendues dans notre journal - et ce depuis ses origines (2) - par des articles de Guylain Chevrier, Robert Albarèdes ou Pierre Baracca.

Pendant des années, en effet, on a menti aux Français en leur cachant la réalité de l’immigration. La montée du Front national, son discours et les provocations de Le Pen, ont empêché tout débat sérieux. Doit-on fuir cette question, parce que l’extrême droite en a fait son fond de commerce ? Ce n’est pas notre avis.

Mais a-t-on menti aux Français uniquement sur l’immigration ?

Lire la suite :



http://www.ripostelaique.com/

Écrit par : Amélie | 09 septembre 2008

Et aussi toujours branché sur la réalité qui fait mal , un article sur Caroline Fourest qui le mérite bien !

Voilà une journée qui commence dans la bonne humeur !


RIPOSTE LAIQUE

Non, Caroline Fourest, ce n’est pas l’école privée qui creuse la tombe de l’école publique !
mardi 9 septembre 2008, par Christine Tasin, Robert Albarèdes



Caroline Fourest, référence laïque incontournable des plateaux de télévision, chroniqueuse au Monde, rédactrice à Charlie Hebdo, s’occupe, cette fois, de ce qu’elle ne connaît pas trop, l’école publique

Emboîtant le pas à Charlie Hebdo, au Monde Diplomatique, et même à Riposte Laïque !(1) (2) qui ont fait pas mal de publicité au livre d’Eddy Khaldy et de Mireille Fitoussi, Main basse sur l’école publique, elle a, à son tour, publié dans le Monde du 28 août un article(3) s’appuyant sur sa lecture du dit livre, intitulé "On achève bien l’école publique".

Rien d’étonnant, c’est la curée. Gauchistes, pédagos, bobos, faux laïques en tous genres se précipitent sur les "révélations" du dit bouquin avec jubilation... Tout le monde se retrouve pour dénoncer la politique libérale du gouvernement et les prébendes offertes à l’école privée. Facile. Effectivement, le gouvernement a prévu d’aider l’implantation de 50 écoles privées dans les banlieues pour lutter contre l’échec scolaire. Et Caroline Fourest de hurler avec les loups. Hélas.

La suite :



http://www.ripostelaique.com/Non-Caroline-Fourest-ce-n-est-pas.html

Écrit par : Amélie | 09 septembre 2008

Dhimmis et accommodementeurs , fermez les yeux , ne lisez pas !


REPUBLIQUE LAIQUE ET SOCIALE

Accommodements raisonnables comme si de rien n’était
mardi 9 septembre 2008, par Roger Heurtebise



Ah qu’ils sont râleurs, ces laïcards de Français républicains ! Voilà qu’ils refusent qu’on applique en France la Charia, le Talmud ou le Catéchisme papal à la tête du client. Mais heureusement, une nouvelle stratégie s’applique chez les magistrats comme à Prochoix : faire comme si de rien n’était. Multiplions les « accommodements raisonnables » dans nos tribunaux, nos écoles ou nos entreprises, pour ne pas fâcher les barbus, mais… sans dire que c’est à cause de la religion. Il fallait y penser !

La méthode a été appliquée brillamment dans le report d’un procès d’assises à Rennes pour cause de Ramadan, mais elle n’est pas nouvelle.


http://www.ripostelaique.com/Accommodements-raisonnables-comme.html

Écrit par : Amélie | 09 septembre 2008

Autocritique :

Récemment j'ai critiqué ceux qui perdaient leur temps à faire de l'ironie sur Zemmour et Siné. Amélie et Cyrano de Riposte Laïque rapporte des propos qu'il aurait tenus :
« Éric Zemmour mettait les pieds dans le plat à propos de l’immigration. Parlant du mensonge le plus colossal véhiculé depuis trente ans – la France a besoin de l’immigration – il n’hésitait pas à dire que ce sont les patrons et les capitalistes qui ont besoin de l’immigration pour faire pression sur les salaires des ouvriers (français et étrangers) vendant leur force de travail en France. (1). Il accusait sans ménagement les gauchistes et ceux qui réclament la régularisation massive de tous les sans-papiers d’être les idiots utiles du capitalisme. Il affirmait par ailleurs que Nicolas Sarkozy était un formidable tombeur de masques, y compris le sien, en ayant montré, via l’ouverture, qu’il n’y avait pas la moindre différence entre les socio-libéraux du Parti socialiste et les libéraux-socios de l’UMP. »
J'avoue que sans m'inféoder au personnage d'Éric Zemmour, ce journaliste iconoclaste mérite peut-être plus d'attention que celle que je lui portais. Je ne me prosternerai sûrement pas vis-à-vis de tous les engagements qu'il défend, mais certains de ses propos méritent le respect. En lisant Philippe Murray et Jean-Claude Michéa (et bien d'autres encore) on peut jeter un oeil sur ce que dit Zemmour ne serait-ce que pour affuter son esprit critique et trier le bon grain de l'ivraie.
En tous les cas Cyrano, lui, est à lire de A jusqu'à Z…

Écrit par : Dieukevousêtesjolie | 09 septembre 2008

Dieu , salut et fraternité !


http://www.fotosearch.fr/bigcomp.asp?path=IMR/IMR195/IS481-016.jpg

Écrit par : Gabrielattitude | 09 septembre 2008

"Dans leur plaidoyer, ils évoquent plusieurs motifs, dont « les contraintes diététiques et les obligations cultuelles qui s’imposent » à leur client de confession musulmane, qui aura « déjà vécu 14 jours de jeûne » si l’audience avait lieu le jour prévu. Le parquet leur donne raison, et reporte donc l’audience à janvier 2009, mais l’ordonnance de renvoi précise seulement que c’est « dans le souci d’une bonne administration de la justice », sans autres précisions. Bien joué, là encore ! "
Cet extrait de Riposte Laique montre bien qu'on nous prend pour des cons .

14 jours de jeûne !! A mourir de rire ! Là , faut pas trop pousser et on comprend la colère et l'exaspération de Riposte Laïque et de beaucoup d'autres !
Comme si on ignorait que pendant le Ramadan , il s'agit seulement (et c'est à la portée de n'importe qui ) de ne pas manger la journée pour festoyer ( s'empiffrer pour tenir le coup le lendemain ) dès la nuit tombée pendant un mois !
Pas de quoi mourir d'inanition , n'est-ce pas , et il est reconnu que beaucoup grossissent pendant ce jeûne ! Sans compter les entorses au régime , pratiquées en cachette , ostentation oblige !!
Est-ce que les rayons Ramadan de Carrefour vous paraissent inviter au jeûne ??
Il faut donc là encore ne pas se tromper sur le sens des mots !

Écrit par : Gabrielattitude | 09 septembre 2008

Les propos véhiculés par l'individu se dissimulant sous le nom de Gabrielattitude proviennent d'un personnage ayant été excommunié de longue date pour son attitude irrespectueuse vis-à-vis des Saintes Icones.
Il symbolise plus les anges déchus que les anges victorieux… Il a d'ailleurs été condamné à la lapidation à coup de figues. Il survit en s'alimentant dans les égouts de Google et en priant Saint Zemmour et Sainte Siné pour qu'ils deviennent gentils.
La Gabrrieleattitude veut que l'on soit toujours gentil-gentil, sauf évidemment avec les méchants-méchants…

Écrit par : Dieuébonté | 09 septembre 2008

Mon grand-père, quand il était en visite à Tel Aviv par obligation familiale, se planquait dans les chiottes le samedi pour lire le journal, bouffer du saucisson et fumer son clope. Il exécrait ce régime théocratique, cette dictature de la religion qu'il fallait obligatoirement faire mine de pratiquer.

Écrit par : dobolino | 09 septembre 2008

"Les propos véhiculés par l'individu se dissimulant sous le nom de Gabrielattitude proviennent d'un personnage ayant été excommunié de longue date pour son attitude irrespectueuse vis-à-vis des Saintes Icones."

Oui , comme vous , je remarque que ce personnage iconoclaste , persévère honteusement dans le blasphème sans jamais faire amende honorable !
Mais qu' attendent donc Saint Pierre et tous les Sains pédago-instructionnistes pour lui offrir un aller simple en Enfer ?

Écrit par : Schtroumpf | 09 septembre 2008

Mon grand-père, quand il était en visite à Tel Aviv par obligation familiale, se planquait dans les chiottes le samedi pour lire le journal, bouffer du saucisson et fumer son clope. Il exécrait ce régime théocratique, cette dictature de la religion qu'il fallait obligatoirement faire mine de pratiquer.

Ecrit par : dobolino | 09 septembre 2008

En Afrique du Nord , au temps ( honni ) des colonies , cela se passait ainsi pour le Ramadan ! Nihil novi sub sole .

Écrit par : Amélie | 09 septembre 2008

Dans toutes les cantines de France on sert du poisson le vendredi.
Est-ce qu'on convoque au tribunal un boisseau de cathos intégristes le vendredi saint?

Écrit par : dobolino | 09 septembre 2008

Bien que sur mon blog ou ici, je crois avoir dit (et d'autres avant moi) à peu près la même chose en des termes plus mesurés, je renvoie à l'excellente synthèse de Christine Tasin et Robert Albaredes paru dans le dernier numéro de RIPOSTE LAÏQUE :
"Non, Caroline Fourest, ce n’est pas l’école privée qui creuse la tombe de l’école publique !"
http://www.ripostelaique.com/Non-Caroline-Fourest-ce-n-est-pas.html

Écrit par : Dieuéclarté | 09 septembre 2008

Pour l'instant Dobolino , c'est la charia qui pose problème aux tribunaux , aux municipalités , aux piscines publiques . Relisez l'article en ouvrant bien les yeux . L'important , c'est : et après , la suite ? Le voile à l'école ? Alors on acceptera aussi ! Ce serait logique au fond !

Quant au poisson le vendredi , c'est fini chez nous , et les cathos intégristes ( oukilsont ?) n'ont pas fait de manif pour revendiquer le findus pané . Et de toute façon , on a le droit de préférer le poisson à la viande hallal .

Si les cathos avaient autant d'exigences susceptibles de gêner l'ordre public ou de porter atteinte à notre mode de vie, ça se saurait et cela mériterait qu'on se mobilise , mais ce n'est pas le cas . Il faut regarder la réalité en face et ne pas être faux-cul .

Evidemment , refuser et dénoncer le voile en France exige plus de courage que lorsque, de loin , on condamnait ceux d'Afghanistan , plus de courage que de dénoncer le poisson de la cantine . On est sûrs que le Pape ne lancera pas de Fatwa et que l'Eglise n'intentera pas un procés en diffamation ou blasphème ! !

Écrit par : Amélie | 09 septembre 2008

Dieu , il fait jour pourtant ! J'avais donné le lien ce matin , mais c'est bien de recommencer !

Écrit par : Amélie | 09 septembre 2008

DU CÔTÉ DES MÉMÉS…
Je viens juste de recevoir sur mon blog un commentaire d'un texte que j'avais publié début août et qui s'intitulait « UNE INCINÉRATION D'INSINUATIONS »
http://rogerfelts.blog.lemonde.fr/2008/08/01/une-incineration-dinsinuations/ 
Ce commentaire signé « Maman » dit ceci :
« Mais tout, absolument tout ce que monsieur Sibille exprime est fondé sur RIEN. Voici trois ans que ce monsieur fit une recherche sur internet en tapant "IUFM" sur google dans un moment d'ennui. Il tomba sur un site, "Lire et écrire", un site d'aide aux parents désemparés où l'on faisait la critique de certaines pratiques Iufmesques.
N'ayant rien à faire (je crois qu'il travaille à l'IUFM) il a commencé à inonder le site de critiques peu pertinentes (le site s'occupe de l'apprentissage de la lecture chez les petits. Sibille parlait d'autre chose).
Il adorait surtout taquiner les mémés! Après quelque temps le webMaster en a eu marre et l'a viré.
Mais, quand le cerveau prend une habitude..., C'est comme en amour... On s'efforce de ne pas y penser, mais le cerveau fait toujours le même parcours, et l'on finit par avoir toujours les mêmes pensées!
Alors, ne pouvant plus se défouler sur "lire-écrire", il est allé taquiner les mémés de chez Brighelli.
Mais vous y étiez aussi!
Il a saisi deux trois mots dans votre discours, il a compris de quel "côté" vous mettre, et il vous taquine parce que vous n'êtes pas du "bon côté". Oui vous êtes du côté des mémés!C'est tout. Ce n'est que le fruit de l'ennui.
P.-S.
Moi je vous adore, déjà parce que vous êtes Dieu et donc c'est logique... Et puis parce que vous êtes une de rares personnes qui arrive encore à me faire penser. »

Sur Bonnet d'âne, il y a beaucoup de censeurs mais pas de censure… Nous allons pouvoir profiter de notre taquin pendant longtemps encore…
Dieuaimédémémés mais
Dieucoquinpourlefaquin

Écrit par : Dieucoquinpourlefaquin | 09 septembre 2008

Sur la laïcité.
J'ai retrouvé un ancien collègue, avec lequel j'ai fait les 400 coups à l'IUFM il y a quelques années, aux dernières vacances. Il se trouve dans un Lycée Professionnel de l'académie de Reims. Il m'a expliqué que la direction attribuait systématiquement certaines filières, à dominante masculine, à des hommes. Raison invoquée : les propos et attitudes machistes que n'en finissaient plus de subir les enseigantes. Voilà qu'au lieu de restaurer l'école comme lieu neutre, on cède toujours un peu plus, jusqu'à y admettre une ségrégation de fait. C'est ça, l'école de la lâcheté.

@ Dieukevousêtesjolie.
Vous rappelez une analyse que fait régulièrement Zemmour. Il y en a d'autres tout aussi intéressantes, que l'on peut partager ou pas, mais qui font que ce journaliste iconoclaste mérite effectivement le détour. Ceux qui sur ce blog se bornent à lui jeter l'anathème me paraissent bien injustes, voire sectaires.

Écrit par : Daniel Arnaud | 09 septembre 2008

Et un petit blog par ici :

http://mesdessinssandra.blogspot.com/

Écrit par : Sandra | 09 septembre 2008

Alors là , désolée , Maman , mais les nanas du blog de JPB , c'est ça :



http://album.aufeminin.com/album/see_150263_15/Les-plus-belles-femmes.html

Pour les mémés , repassez dans 2o ans , ma vieille !

Écrit par : Amélie | 09 septembre 2008

Pour compléter l'article de Cyrano , la vidéo de Zemmour sur Sarko :

http://www.actualite-de-stars.com/video/eric-zemmour/yakk757TVgdq-ne1Q.html

Écrit par : Amélie | 09 septembre 2008

mdr :o))))))

Écrit par : toto | 09 septembre 2008

C'est con, ils ont coupé Zemmour juste quand j'allais vomir.

Écrit par : Christophe Sibille | 09 septembre 2008

Ce commentaire signé « Maman » dit ceci :
« Mais tout, absolument tout ce que monsieur Sibille exprime est fondé sur RIEN. Voici trois ans que ce monsieur fit une recherche sur internet en tapant "IUFM" sur google dans un moment d'ennui. Il tomba sur un site, "Lire et écrire", un site d'aide aux parents désemparés où l'on faisait la critique de certaines pratiques Iufmesques.
N'ayant rien à faire (je crois qu'il travaille à l'IUFM) il a commencé à inonder le site de critiques peu pertinentes (le site s'occupe de l'apprentissage de la lecture chez les petits. Sibille parlait d'autre chose).
Il adorait surtout taquiner les mémés! Après quelque temps le webMaster en a eu marre et l'a viré.
Mais, quand le cerveau prend une habitude..., C'est comme en amour... On s'efforce de ne pas y penser, mais le cerveau fait toujours le même parcours, et l'on finit par avoir toujours les mêmes pensées!
Alors, ne pouvant plus se défouler sur "lire-écrire", il est allé taquiner les mémés de chez Brighelli.
Mais vous y étiez aussi!
Il a saisi deux trois mots dans votre discours, il a compris de quel "côté" vous mettre, et il vous taquine parce que vous n'êtes pas du "bon côté". Oui vous êtes du côté des mémés!C'est tout. Ce n'est que le fruit de l'ennui.
P.-S.
Moi je vous adore, déjà parce que vous êtes Dieu et donc c'est logique... Et puis parce que vous êtes une de rares personnes qui arrive encore à me faire penser. »

Sur Bonnet d'âne, il y a beaucoup de censeurs mais pas de censure… Nous allons pouvoir profiter de notre taquin pendant longtemps encore…
Dieuaimédémémés mais
Dieucoquinpourlefaquin"

Ecrit par : Dieucoquinpourlefaquin | 09 septembre 2008

Tiens, un message d'un des quatre Dalton de "lire et écrire" qui sévissent ici...
On reconnaît bien le style de discours qui sent un peu la fiente et le pipi, mais juste assez, pour lui permettre de paraître encore un rien policé...
Si vous êtes fier de revendiquer de tels "amis", Roger, c'est que vous êtes encore plus mal qu'on m'avait dit.

Écrit par : Christophe Sibille | 09 septembre 2008

J'allais dire: "on va certainement voir réapparraître toto, Anne-Marie et Guillaume, mais il en est un qui m'a devancé!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 09 septembre 2008

Question bête: si ma fille se lie d'amitié avec une petite voilée et "fière de l'être", quelle bonne attitude de mère française laïque dois-je adopter?
à l'inverse, si j'apprends que ma fille et ses camarades ostracisent les voilées, leur arrache leur voile à la récré et leur balance de la viande de porc à la figure tellement elles trouvent nuls ces comportements archaïques, que dois-je faire?
Dois-je en tant qu'éducatrice encourager les comportements intolérants?
quelle attitude conseiller à nos enfants, partant du principe qu'on les a éduqués dans la laïcité et le mépris des religions extrémistes?

Écrit par : dobolino | 09 septembre 2008

"réapparaître"

Écrit par : Christophe Sibille | 09 septembre 2008

C'est con, ils ont coupé Zemmour juste quand j'allais vomir.

Ecrit par : Christophe Sibille | 09 septembre 2008

Ah, vous aussi? Catmano, surtout, ne clique pas sur le lien! C'est pas un truc pour ravi de gôche...

Écrit par : dobolino | 09 septembre 2008

Si personne ne fait le lien entre les vidéos de Zemmour et le O.K. Corral du P.S., alors c'est que la Ravitude de Gôche a entraîné le coma dépassé.

Écrit par : Steppenwolf | 09 septembre 2008

il n'y a qu'un point qui me met mal à l'aise: c'est votre apologie sous-jacente du SNALC, syndicat réactionnaire entre tous, qui poursuit ouvertement une politique élitiste pour les élèves (vive la sélection et dehors les élèves qui ne suivent pas le rythme) et immobiliste pour les profs (défense du statut avant tout)...D'ailleurs ses adhérents sont principalement constitués par des agrégés ouvertement engagés à la droite de la droite...Et pourquoi ne pas signaler que certains syndicats (certes très minoritaires) comme Sud Education ont dénoncé d'entrée la signature du document sur "les points de convergences" ?...monsieur Brighelli, vous me paraissez aussi lucide sur votre analyse de la situation et le rôle des syndicats, qu'aveugle sur celui de ce syndicat réactionnaire et malfaisant qu'est le SNALC...

Écrit par : ammirati xavier | 09 septembre 2008

Le fait d'être furibard de voir à quel point les "têtes pensantes" du PS n'arrivent pas à se mettre d'accord sur l'une d'entre elles, (et, accessoirement, sur un programme) devrait, de dépit, nous jeter dans les bras d'Eric Zemmour? Expliquez-vous, Steppenwolf!

Écrit par : Christophe Sibille | 09 septembre 2008

Ça tombe bien, je n'ai pas le temps. J'ai une animation pédagogique demain matin, pas trop loin celle-là, juste à 45 km. Une paille !
Vous me conseillez quoi pour les animations départementales ? Vous allez rire, il y en a une sur le fait religieux à l'école... sinon, podcasting, développement durable : en quoi sont faits nos vêtements ou les bienfaits du soleil (tiens, le temps se couvre, on va encore manquer se noyer), comment intégrer un élève mal voyant, mal entendant, en difficulté cognitive, avec problèmes comportementaux (une pour chaque type de trouble, ils n'ont pas encore envisagé le gamin qui aurait tout à la fois, le pauvre), que faire avec un élève de CLIS (il faut nous préparer, elles vont disparaître), comment créer un site d'école, enfin plein de trucs vraiment fondamentaux et qui méritent qu'on y consacre son mercredi.

Écrit par : catmano | 09 septembre 2008

Sur le fait religieux à l'école? Emmenez Amélie, vous préparerez vos questions pendant le trajet! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 09 septembre 2008

Xavier, je ne vous connais pas, mais vous êtes soit extrêmement courageux, soit totalement inconscient, de poster des messages comme celui-ci!
Je me suis fait traiter de "facho de gauche" par Gilbert Sibieude pour même pas le quart de ça, sur "lire et écrire"!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 09 septembre 2008

Du tout, Christophe, mais le thème majeur des vidéos de Zemmour concerne la déliquessence de l'esprit de Nation -en rejetant les extrémismes des "nationalistes"- et je suis sûr que les jeunes caciques du P.S. n'ont pas de ligne franche à mettre en commun.

Les couloirs de bus et l'aménagement du territoire, ça ne fait plus tourner les têtes.

Écrit par : Steppenwolf | 09 septembre 2008

Le SNALC, à l'extrême-droite des agrégés ?

Deuxième syndicat chez les enseignants du 2nd degré, tout de même...

Mais c'est bien un point de vue de SUD-Edu...

Écrit par : Steppenwolf | 09 septembre 2008

Puis-je faire remarquer à ceux qui me font la leçon sur mes options syndicales que je les laisse libres de venir sur ce blog faire la pub de leurs propres organisations. Quand j'ai quitté le SNES (septembre 2007), j'ai fait paraître (dans Le Point) un encart expliquant que je m'étais réfugié dans le dernier syndicat non réactionnaire. "Xavier" devrait savoir que les lignes ont beaucoup bougé.
Et on n'a pas beaucoup entendu Sud sur la réforme des lycées, ni sur la formation des maîtres. C'est toujours facile de gueler quand on ne se mouille pas.

JPB

Écrit par : brighelli | 09 septembre 2008

"Du tout, Christophe, mais le thème majeur des vidéos de Zemmour concerne la déliquescence de l'esprit de Nation"

Ecrit par : Steppenwolf | 09 septembre 2008

C'est surtout la "dévirilisation" de l'homme qui le préoccupe, ce brave garçon, mais passons...
Ce qui m'insupporte le plus, c'est qu'on puisse réussir à se faire passer pour politiquement incorrect en remontant, sur certains sujets, (celui-ci, en particulier), quasiment à Cro-Magnon...
Par ailleurs, la déliquescence de l'esprit de nation... Si les voix avaient été plus énergiques sur l'importance de créer une vraie Europe, (et au PS en particulier, vous avez raison), ce serait un épiphénomène.

Écrit par : Christophe Sibille | 09 septembre 2008

Il faut reconnaître que c'est le SNALC qui râle le plus en ce qui concerne la réforme des lycées.

Écrit par : Christophe Sibille | 09 septembre 2008

Définissez vraie Europe, please ! :)

Écrit par : Steppenwolf | 09 septembre 2008

Xavier , tu déconnes , tu vas voir , demain , au Lycée !

Écrit par : Fabienne | 09 septembre 2008

les imbeciles heureux qui sont nes quelque part

Écrit par : jojo | 09 septembre 2008

Pour les saintes soeurs et le choeur des vierges effarouchées , un autre article ( du jour , décidément ça chauffe !) de Riposte Laïque :
Extrait:

"Mais tandis que le processus psychanalytique oeuvre dans le bilatéral, les revendications islamiques exigent des aménagements unilatéraux visant à rendre commode ou convenable ce qui, à leurs yeux, ne l’est pas. Et qu’est-ce qui, en l’occurrence, ne serait ni commode, ni convenable à leurs yeux ? Rien d’autre que les valeurs de la République !

Devant cette outrecuidance, nos décideurs n’ont rien trouvé de mieux que d’en appeler au « raisonnable » par lequel nous devons faire place à de nouvelles normes qui, en attendant de prendre toute la place, nous demandent de nous pousser un peu ! Après tout, la sagesse populaire dit bien que « chacun doit y mettre du sien », n’est-ce pas ?"

http://www.ripostelaique.com/Reussir-l-integration-republicaine.html

Après lecture , l'homme de la rue ( quelle horreur , le peuple , celui qui vit et voit la réalité ! ) n'est-il pas légitimement conduit à se poser cette question : puisqu'on nous dit que l'islam modéré est majoritaire et religion de paix et d'amour , donc déterminé à se dissoudre dans la république , comment se fait-il alors que la République cède à une minorité d'intégristes et qu'elle se montre si veule en s'humiliant ainsi avec des accommodements si peu raisonnables et de plus en plus nombreux , au risque de se dissoudre , elle , dans la charia ?

A Dobolino

"Question bête: si ma fille se lie d'amitié avec une petite voilée et "fière de l'être", quelle bonne attitude de mère française laïque dois-je adopter? "

En effet , vous n'avez pas compris que dans ce cas le problème sera vite réglé . Les deux jeunes filles n'ont pas les mêmes droits . La petite voilée ne sortira pas beaucoup , car pour les intégristes une non voilée est une karba ( putain en arabe )et les filles restent à la maison . Le voile est un rempart , un rejet de l'autre et une insulte , vous n'avez toujours pas compris ?? Que ça vous plaise ou non , c'est comme ça !

Écrit par : Amélie | 09 septembre 2008

"Définissez vraie Europe, please ! :)"

Ecrit par : Steppenwolf | 09 septembre 2008

Oh, je reconnais qu'elle est plus facile à dire qu'à faire. Surtout par les temps qui courent. Mais on ne peut pas dire, à part quelques-uns, (gauche et droite confondues, d'ailleurs, je pense à Badinter et à Rocard, mais aussi, pour certaines choses, à Barnier, à Cohn-Bendit, (l'autre), que ce soient les idées de grandeur qui aient émergé.

Écrit par : Christophe Sibille | 09 septembre 2008

Amélie, il faudrait que vous me montriez où vous avez lu que Caroline Fourest défendait le voile à l'école!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 09 septembre 2008

Tiens, pour une fois je me permets d'en rajouter une couche... tellement le prosélytisme agressif de notre ami xavier est caricatural...
Responsable du SNALC - à mon niveau - je n'ai franchement pas l'impression de me situer à la droite de la droite - à moins qu'être de droite consiste désormais à défendre l'égalité de l'accès au savoir sur l'ensemble du territoire national (face aux projets féodaux d'autonomie des établissements), à prôner le respect des savoirs disciplinaires pour sortir enfin de leur ghetto les déshérités du savoir, à dénoncer les officines privées qui profitent de la déliquescence de l'Ecole publique pour s'en mettre plein les poches ou encore à défendre la laïcité de cette même institution face aux entrismes et communautarismes triomphants! La critique est en effet un peu simple, cher "xavier", et les clivages en effet plus complexes. Je ne reviendrai même pas sur votre accusation d'exclusion des élèves les plus "faibles": reconnaître que l'on doit amener tous les élèves à un niveau de connaissances fondamentales tout en préservant la diversité des rythmes d'apprentissage et des formes d'intelligence, et que le système actuel ne profite à aucun -sinon aux nouveaux "héritiers" favorisés par le fric ou les relations parentales - semble être au-dessus de vos capacités. Quant à la défense des statuts, soit-disant corporatiste... Vous irez donc expliquer aux collègues qui ont perdu 20% de pouvoir d'achat en 25 ans, qui galèrent silencieusement dans les ZEP pour 100 euros de plus par mois et qui voient se profiler un avenir d'animateurs déclassés qu'ils sont des privilégiés...!
Enfin, on n'a en effet pas beaucoup entendu SUD sur la future réforme du lycée. Et il est inquiétant, sinon suréaliste, que le SNALC ait été le seul -face à un ministère de droite- à râler lors des dernières réunions, quand les syndicats dits de gauche n'en pouvaient plus de brosser dans le sens du poil. Clivages, vous avez dit clivages???

Écrit par : Claire | 09 septembre 2008

Glups! Surréaliste...

Écrit par : Claire | 09 septembre 2008

Enfin, on n'a en effet pas beaucoup entendu SUD sur la future réforme du lycée. Et il est inquiétant, sinon suréaliste, que le SNALC ait été le seul -face à un ministère de droite- à râler lors des dernières réunions, quand les syndicats dits de gauche n'en pouvaient plus de brosser dans le sens du poil. Clivages, vous avez dit clivages???

Ecrit par : Claire | 09 septembre 2008

Asinus asinum fricat...

Écrit par : fantôme du SNFOLC | 09 septembre 2008

Il faut reconnaître que c'est le SNALC qui râle le plus en ce qui concerne la réforme des lycées.

Ecrit par : Christophe Sibille | 09 septembre 2008

Beati pauperes spiritu

Écrit par : fantôme du SNFOLC | 09 septembre 2008

Amélie, il faudrait que vous me montriez où vous avez lu que Caroline Fourest défendait le voile à l'école!!!

Ecrit par : Christophe Sibille | 09 septembre 2008


1-Je n'ai pas dit ça .

2-Faites-moi plaisir , Cricri , lisez bien à fond tous les articles proposés . Fourest n'est pas très claire .

Écrit par : Amélie | 09 septembre 2008

Puis-je faire remarquer à ceux qui me font la leçon sur mes options syndicales que je les laisse libres de venir sur ce blog faire la pub de leurs propres organisations. Quand j'ai quitté le SNES (septembre 2007), j'ai fait paraître (dans Le Point) un encart expliquant que je m'étais réfugié dans le dernier syndicat non réactionnaire.

JPB

Ecrit par : brighelli | 09 septembre 2008

Errare humanum est

Écrit par : fantôme du SNFOLC | 09 septembre 2008

FO va chercher sa culture dans les pages roses du dictionnaire? C'est de la pédagogie à l'ancienne, ça, et même réactionnaire...

JPB

Écrit par : brighelli | 09 septembre 2008

FO va chercher sa culture dans les pages roses du dictionnaire? C'est de la pédagogie à l'ancienne, ça, et même réactionnaire...

JPB

Ecrit par : brighelli | 09 septembre 2008

veritas odium parit

Écrit par : fantôme du SNFOLC | 09 septembre 2008

A Dobolino

"Question bête: si ma fille se lie d'amitié avec une petite voilée et "fière de l'être", quelle bonne attitude de mère française laïque dois-je adopter? "

En effet , vous n'avez pas compris que dans ce cas le problème sera vite réglé . Les deux jeunes filles n'ont pas les mêmes droits . La petite voilée ne sortira pas beaucoup , car pour les intégristes une non voilée est une karba ( putain en arabe )et les filles restent à la maison . Le voile est un rempart , un rejet de l'autre et une insulte , vous n'avez toujours pas compris ?? Que ça vous plaise ou non , c'est comme ça !

Ecrit par : Amélie | 09 septembre 2008

Ma fille ne sort pas des masses non plus! Vous n'avez donc rien compris également à ma question . Je parle d'amitié scolaire car, là où j'habite, ma fille peut porter le voile ou se balader à poil, ça ne gênera même pas les corbeaux qui ont opté pour le vol sur le dos.
Les deux meilleurs copines de collège de ma fille sont Abla et Fatima. Elles auraient aimé qu'en juin dernier ma fille reste à l'internat le mercredi pour qu'elles puissent aller ensemble à la piscine. Personnellement, je n'ai guère envie de laisser ma fille trainer dans Nyons sans surveillance à treize ans tout le mercredi après-midi. Déjà que son grand frère s'est fait casser la gueule en plein jour, en plein centre ville par deux petits blancs. Je trouve les parents d'Abla et ceux de Fatima bien confiants de le laisser aller seules à la piscine sans un grand frère ou une grande sœur pour les surveiller...
Enfin, il est vrai que ce sont des gamines des HLM de Sauve, elles sont plus dégourdies que ma petite Bécassine des montagnes.
Nous ne fréquentons pas les mêmes musulmans, Amélie!
Et je crois bien que le peu que j'en connais représente la majorité et que votre jugement se fonde sur l'arbre qui cache la forêt, celle où vivent Fatima et Abla.
Quoiqu'il en soit puisque vous êtes instituée garante de la laïcité française souveraine, vous deviez répondre à mon questionnement éducatif au lieu de laisser s'exhaler une haine incontrôlée qui me répugne.
Passons aux choses sérieuses: mon premier amant était musulman et le deuxième un pied-noir, le troisième un ancien scout Saint Georges qui passait son temps en retraite chez les dominicains. C'est l'ancien scout qui a exprimé la plus violente répugnance pour ma facilité à passer à l'acte, les deux autres m'ayant toujours respectée.

Écrit par : dobolino | 09 septembre 2008

Amélie, il faudrait que vous me montriez où vous avez lu que Caroline Fourest défendait le voile à l'école!!!

Ecrit par : Christophe Sibille | 09 septembre 2008


"1-Je n'ai pas dit ça .

2-Faites-moi plaisir , Cricri , lisez bien à fond tous les articles proposés . Fourest n'est pas très claire ."

Ecrit par : Amélie | 09 septembre 2008

1: Lisez bien à fond les articles de Caroline Fourest dans "Charlie-Hebdo", où elle écrit à peu près toutes les semaines. Vous y constaterez qu'elle est au moins aussi claire que vous. Même si elle n'appelle pas à tirer au bazooka sur tout ce qui mange Hallal.

2: Faites moi plaisir, ne m'appelez pas Cricri. Ou je vous appelle Mémé. Non mais!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 09 septembre 2008

"Passons aux choses sérieuses: mon premier amant était musulman et le deuxième un pied-noir, le troisième un ancien scout Saint Georges qui passait son temps en retraite chez les dominicains. C'est l'ancien scout qui a exprimé la plus violente répugnance pour ma facilité à passer à l'acte, les deux autres m'ayant toujours respectée."

Ecrit par : dobolino | 09 septembre 2008

Ca, c'est envoyé!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 09 septembre 2008

mon premier amant était musulman et le deuxième un pied-noir, le troisième un ancien scout Saint Georges
Ecrit par : dobolino | 09 septembre 2008

Et, à l'usage (bien qu ece ne soit pas statistiquement valide), lequel était le meilleur ?

Écrit par : Zorglub | 09 septembre 2008

Quoiqu'il en soit puisque vous êtes instituée garante de la laïcité française souveraine, vous deviez répondre à mon questionnement éducatif au lieu de laisser s'exhaler une haine incontrôlée qui me répugne.

Vous confondez la haine avec la COLERE , la même que celle qui s'exhale des articles cités , c'est tout .
Moi , ce sont les voiles et les accommodements qui me répugnent , rien à voir avec les musulmans qu'on peut fréquenter . Votre spécialité , c'est donc l'amalgame pour éviter de répondre sur le fond et de dire , par exemple , ce que vous pensez de ces articles qui mettent le doigt sur un problème qui va vraiment en devenir un très très gros si on continue à dormir !

Que voulez-vous que je réponde à vos questions ? Quand il y aura des voiles à l'école , qu'est-ce qu'on fera ? Cela signifiera que c'est trop tard , parce qu'on aura laissé passer le reste : piscines , tribunaux etc..

Je ne me suis instituée garante de rien , mais je vois en revanche que vous êtes quelques uns , toujours les mêmes à vous auto-proclamer sentinelle du camp du Bien . Vous avez le vomissement facile , chochotte !

Pourquoi dites-vous "petits blancs" pour désigner les agresseurs de votre fils , c'est horriblement raciste ! Dans les journaux , on dit des "jeunes " , non ?

Écrit par : Amélie | 09 septembre 2008

Et, à l'usage (bien qu ece ne soit pas statistiquement valide), lequel était le meilleur ?

Ecrit par : Zorglub | 09 septembre 2008
J'étais trop jeune pour juger convenablement, mais, franchement, le scout Saint Georges manquait de créativité et était franchement coincé. Après, le plaisir, c'est tellement complexe...

Écrit par : dobolino | 09 septembre 2008

Et si j'osais ... jamais un normal Dobolino ?

Écrit par : Zorglub | 09 septembre 2008

Dans les journaux , on dit des "jeunes " , non ?

Ecrit par : Amélie | 09 septembre 2008

Du coup c'est pas raciste, c'est ...phobe ce qui ne vaut pas mieux !

Écrit par : Zorglub | 09 septembre 2008

Pourquoi dites-vous "petits blancs" pour désigner les agresseurs de votre fils , c'est horriblement raciste ! Dans les journaux , on dit des "jeunes " , non ?

Ecrit par : Amélie | 09 septembre 2008

Parce qu'ils n'étaient pas grands! Ils avaient à tout casser quinze ans... mais c'était pas des petits beurs ou des petits blacks. Vous êtes tellement hérissée que vous voyez le mal derrière chaque mot, vraiment!

Écrit par : dobolino | 09 septembre 2008

"Que voulez-vous que je réponde à vos questions ? Quand il y aura des voiles à l'école , qu'est-ce qu'on fera ?"

Ecrit par : Amélie | 09 septembre 2008

On est tous d'accord avec le fait qu'il faille interdire. Je l'ai, personnellement, dit un certain nombre de fois ici, et en des termes très fermes, (si vous savez vraiment lire, vous n'avez pas pu le manquer).
C'est votre ton et votre discours, qui semblent impliquer qu'il faille absolument qu'il y ait de la viande (hallal?) collée sur les murs qui sont légèrement débecquetants.

Écrit par : Christophe Sibille | 09 septembre 2008

Et si j'osais ... jamais un normal Dobolino ?

Ecrit par : Zorglub | 09 septembre 2008
C'est quoi, normal?
Je me suis refusée à un marseillais qui me place dans son estime à côté de la bonne mère. Je me suis offerte à un autre marseillais qui m'a accusée sur la place publique de harcèlement sexuel en hurlant que je voulais le violer.
Finalement, je garde mon adepte de René Char, c'est le moins pire!

Écrit par : dobolino | 09 septembre 2008

1: Lisez bien à fond les articles de Caroline Fourest dans "Charlie-Hebdo", où elle écrit à peu près toutes les semaines. Vous y constaterez qu'elle est au moins aussi claire que vous. Même si elle n'appelle pas à tirer au bazooka sur tout ce qui mange Hallal.

2: Faites moi plaisir, ne m'appelez pas Cricri. Ou je vous appelle Mémé. Non mais!!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 09 septembre 2008

Vraiment , vous ne comprenez rien . Je n'aime pas Fourest et je n'appelle pas à tirer au bazooka , vous faites exprès ou quoi ?

Cricri , c'était bien pour me moquer de vous et du ton mielleux (que je trouve ridicule ) de certains échanges sur ce blog , et pour changer de RDG !

Quant aux amants de Dobolino , on s'en fout , et , pour tout dire , cette impudeur me répugne . On n'a pas les mêmes valeurs . Et là , pour le coup , je suis pour le voile !

Écrit par : Amélie | 09 septembre 2008

"Cricri , c'était bien pour me moquer de vous et du ton mielleux (que je trouve ridicule ) de certains échanges sur ce blog , et pour changer de RDG !"

Ecrit par : Amélie | 09 septembre 2008

Evidemment, quand on n'est pas hyper-agressif, pour vous, on est mielleux...
Je vous plains, vraiment.

Écrit par : Christophe Sibille | 09 septembre 2008

"Vraiment , vous ne comprenez rien . Je n'aime pas Fourest"

Ecrit par : Amélie | 09 septembre 2008

Si, ça, on avait tous compris, je crois. ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 09 septembre 2008

Votre spécialité , c'est donc l'amalgame pour éviter de répondre sur le fond et de dire , par exemple , ce que vous pensez de ces articles qui mettent le doigt sur un problème qui va vraiment en devenir un très très gros si on continue à dormir !

Ecrit par : Amélie | 09 septembre 2008
D'abord, on ne dort pas! Ce n'est quand même pas moi qu'on va accuser à présent d'avoir élu un président qui fait le jeu des communautarismes et les favorisent pour rejoindre son idole américaine du Nord.
Je suis fondamentalement laïque mais je vous réponds que votre vue est obstruée par l'arbre sur lequel vous vous focalisez alors qu'il y a derrière une forêt de musulmans calmes et uniquement soucieux d'éduquer leur famille.
Je suis contre les signes religieux extériorisés, donc contre le voile à l'école laïque, a priori.
A posteriori, je préfère une voilée scolarisée à une voilée recluse et, s'il y a fille voilée dans l'une ou l'autre école que ma fille fréquentera, je sais qu'elle foncera nez en avant vers elle, toutes voiles de son propre prosélytisme dehors, comme moi-même vers la petite turque de ma classe de seconde qui avait toujours un foulard sur la tête sans que personne ne s'en formalise, ni moi non plus d'ailleurs. Je ne comprenais pas pourquoi elle s'affublait comme une mémé mais je sentais bien qu'il y avait quelque chose de pas normal à être ainsi en dehors du temps etqu'il fallait lui donner un coup de main. A l'époque, en 1974, c'était tellement peu au goût du jour que je ne sais même pas si un seul professeur avait plus que remarqué cet attribut vestimentaire incongru.
Quoiqu'il en soit, je me suis rendu chez elle et son papa a été charmant. La maman était morte. J'ai perdu Yamina de vue après, on a du l'orienter en technique à moins que son papa ne l'ait mariée au pays.
Enfin, donc, pour vous dire que ma fille ira automatiquement vers la copine voilée, comme son arrière-grand-mère fonça vers le juif allemand de 1929 et sa tante vers le chilien de 1973.
Mon problème éducatif reste entier. Dois-je inciter mes enfants mineurs à l'intolérance que vous prônez ou à une tolérance à vertu peut-être intégrative plus que vos cris d'orfraie, de pucelle effarouchée, de goret qu'on égorge?

Écrit par : dobolino | 09 septembre 2008

Mais au fait... les créateurs de la vaste arnaque du F.L.E. ne sont-ils pas des normaliens ? Charmeux n'est-elle pas normalienne ? Gerard Aschieri et Mazarine Pingeot ne sont-ils pas normaliens ?

Normale Sup', gage de qualité pour l'élite française ?! Ca vaut le coup d'avoir dépensé des fortunes pour eux !

Le ministère veut faire des économies ? S'il n'a pas d'idées, j'en ai : suppression des CDDP et CRDP, et transformation de Normale Sup' en centre de recherche pour doctorants, sélectionnés à Bac +5.

Ecrit par : Jérémy

Vous me rappelez ces super-vilains de bande dessinée qui dégommaient tout ce qui bouge dans le but d'éradiquer le crime, car chacun sait que les criminels sont tous (sans exception) des vivants.

Laissez donc vivre en paix une (des) école(s) qui ne cède(nt) pas encore tout à fait à l'américanisation ambiante. Il n'existe malheureusement pas de concours qui élimine infailliblement les sales cons, aussi avons-nous hérité quelques individus faisant honte à leur pedigree.

Écrit par : moot | 09 septembre 2008

C'est votre ton et votre discours, qui semblent impliquer qu'il faille absolument qu'il y ait de la viande (hallal?) collée sur les murs qui sont légèrement débecquetants.

Ecrit par : Christophe Sibille | 09 septembre 2008

Vous dites vraiment n'importe quoi , "qu'il faille qu'il y ait de la viande collée sur les murs " ??? Là , vous êtes vraiment trop con . Il est vrai cependant que les KamiKazes , eux , ne se gênent pas pour la viande sur les murs !!
Quant au vôtre , de ton , j'ai eu très souvent l'occasion de le trouver plus que déplacé , ça pourrait faire vomir aussi , mais je ne joue pas les princesses au petit pois .

Écrit par : Amélie | 09 septembre 2008

Quant aux amants de Dobolino , on s'en fout , et , pour tout dire , cette impudeur me répugne . On n'a pas les mêmes valeurs . Et là , pour le coup , je suis pour le voile !

Ecrit par : Amélie | 09 septembre 2008
Qui pourrait affirmer que je ne les ai pas inventés, purement et simplement, dans le but de lever votre voile?

Écrit par : dobolino | 09 septembre 2008

Finalement, les amants qu'on raconte, c'est comme les vins de supermarché : leur goût commun délie la langue et ne donne qu'une seule envie, les répandre au lieu de les reprendre.

Rien à voir avec un bon whyskie, à siroter devant la cheminée...

Angot fait des émules, et ça, c'est répugnant.

Écrit par : Steppenwolf | 09 septembre 2008

Finalement, les amants qu'on raconte, c'est comme les vins de supermarché : leur goût commun délie la langue et ne donne qu'une seule envie, les répandre au lieu de les reprendre.

Ecrit par : Steppenwolf | 09 septembre 2008
Jouez au bourgeois tant que vous voulez, la caque sent toujours le hareng.
En bon hareng fier de l'être, je n'ai point d'ambition et bois, à votre santé, mon vin de supermarché dans un verre à moutarde, Monsieur le bourgeois rémunéré.

Écrit par : dobolino | 09 septembre 2008

dobolino , pour parler comme vous le faites , je crois que vous n'avez rien compris aux articles de Riposte . Dommage , maintenant , basta .

Écrit par : Amélie | 09 septembre 2008

Enfin, donc, pour vous dire que ma fille ira automatiquement vers la copine voilée, comme son arrière-grand-mère fonça vers le juif allemand de 1929 et sa tante vers le chilien de 1973.
Mon problème éducatif reste entier. Dois-je inciter mes enfants mineurs à l'intolérance que vous prônez ou à une tolérance à vertu peut-être intégrative plus que vos cris d'orfraie, de pucelle effarouchée, de goret qu'on égorge?

Ecrit par : dobolino | 09 septembre 2008
Et comme dirait Eldu, ma question, c'est ça!

Écrit par : dobolino | 09 septembre 2008

dobolino , pour parler comme vous le faites , je crois que vous n'avez rien compris aux articles de Riposte . Dommage , maintenant , basta .

Ecrit par : Amélie | 09 septembre 2008
Comprendre est une chose, être en accord absolu une autre. Je ne m'incline devant aucune idole. Nous ne pouvons, hélas, ici, reprendre point par point pour en débattre, tous les paragraphes de ces textes avec lesquels je suis aussi bien en accord qu'en désaccord. Nous sommes forcés d'adopter une position absolue dans la minute qui vient?
J'ai posé une question, une seule, à laquelle vous n'avez nullement répondu. Une question éducative assez complexe: dois-je inciter une élève de troisième à la tolérance ou à l'intolérance?
J'ai également posé un constat: vous êtes obnubilée par l'arbre qui cache la forêt. Prouvez-moi que mon arbre est une forêt et que ma forêt n'existe pas, que la majorité des msulmans français veulent s'imposer par le terrorisme. Ai-je le droit de ne pas y croire sans en avoir tâté?

Écrit par : dobolino | 09 septembre 2008

Le bourgeois rémunéré emmènera au cinéma la bande de copines voir Persepolis, et expliquera que l'Iran était un pays assez grand pour qu'une partie de ses habitants soit devenue par alliance une partie de sa famille.

Mais que la pelote va, et que la vie est ainsi faite.

http://www.youtube.com/watch?v=VYDuSptRR00&feature=related

Écrit par : Steppenwolf | 09 septembre 2008

J'ai reçu sur mon site des informations sur le style Christophe Sibille dit Cricri dit Unrien Okuduncé dit Mistoufle Cédille dit le Ravi de la Gôche dit le taquin des Mémés… En voici des extraits :
« … Mais tout, absolument tout ce que monsieur Sibille exprime n’est fondé sur RIEN.… Il tomba sur un site, "Lire et écrire"… N'ayant rien à faire (je crois qu'il travaille à l'IUFM) il a commencé à inonder le site de critiques peu pertinentes (le site s'occupe de l'apprentissage de la lecture chez les petits. Sibille parlait d'autre chose)… Il adorait surtout taquiner les mémés! Après quelque temps le webMaster en a eu marre et l'a viré. Alors, ne pouvant plus se défouler sur "lire-écrire", il est allé taquiner les mémés de chez Brighelli. Mais vous y étiez aussi! Il a saisi deux trois mots dans votre discours, il a compris de quel "côté" vous mettre, et il vous taquine parce que vous n'êtes pas du "bon côté". Oui vous êtes du côté des mémés!C'est tout. Ce n'est que le fruit de l'ennui. »

Voici la réponse de Cricri dit le taquin des mémés :
« Tiens, un message d'un des quatre Dalton de "lire et écrire" qui sévissent ici... On reconnaît bien le style de discours qui sent un peu la fiente et le pipi, mais juste assez, pour lui permettre de paraître encore un rien policé... Si vous êtes fier de revendiquer de tels "amis", Roger, c'est que vous êtes encore plus mal qu'on m'avait dit. »

Quelques commentaires plus loin, il déclare :
« Je me suis fait traiter de "facho de gauche" par Gilbert Sibieude pour même pas le quart de ça, sur "lire et écrire"!!! »

De cela on peut conclure que :
- Gilbert Sibieude de “Lire et écrire ” est étonnamment clairvoyant…
- Notre Unrien Okuduncé a bien sévi sur “Lire et écrire”…
- Il s'est bien fait exclure des débats de ce site…
- Il a repris sur Bonnet d'âne sa fonction d'emmerdeur patenté moins préoccupé par la qualité du débat que par sa pollution au nom d'une vérité qui n'hésite pas à forcer le trait, à dénaturer les positions adverses, à créer des fictions qui l'autorisent à croire qu'il est porteur de toutes les vertus (de gôche bien entendu). Il n'est pas unique, mais sur le site, c'est lui qui symbolise le mieux l'image du ver dans le fruit. Vous savez ces petites bêtes au corps mou et allongé, ne possédant pas de colonne vertébrale, ni de pattes et dont la chair prend le goût du fruit dont ils se nourrissent et leur fait croire que ce sont eux les vrais fruits de la passion.
- Cricri fait réellement cracra…

Écrit par : Dieuseullesé | 09 septembre 2008

Oh, vous savez, mon cher Abrogeé, vu les arguments qui y ont été abondamment employés par Sibieude et ses séides, m'être fait sortir du site "lire et écrire" s'est révélé , pour moi, être un honneur. Et, comme finalement j'ai un sens certain de l'hygiène, je n'y ai jamais remis les pieds!
Le vôtre, de sens de l'hygiène, à vouloir draguer de manière éhontée des gens aussi distingués qu'Amélie, me semble nettement plus sujet à caution.

Écrit par : Christophe Sibille | 09 septembre 2008

"Quant aux amants de Dobolino , on s'en fout , et , pour tout dire , cette impudeur me répugne . On n'a pas les mêmes valeurs . Et là , pour le coup , je suis pour le voile !

Ecrit par : Amélie | 09 septembre 2008 ""

Amélie est le pseudo de Christine Boutin, c'est sûr!!!

Écrit par : Je révèle tout | 09 septembre 2008

- Cricri fait réellement cracra…

Ecrit par : Dieuseullesé | 09 septembre 2008

Moi aussi! Y'en a que pour Sibille, sur ce blog! Marre, à la fin!
catmano aussi,elle est pourrave, et Robin, et Jérémy et tant d'autres...
Dieu est, de toute évidence, monothéiste. Son seul dieu est Sibille!

Écrit par : dobolino | 09 septembre 2008

Comme souvent Dobolino a trop vite parlé =

@ Dobolino écrit : « J'ai posé une question, une seule, à laquelle vous n'avez nullement répondu. Une question éducative assez complexe: dois-je inciter une élève de troisième à la tolérance ou à l'intolérance?… »
Quand on pose une question idiote, il ne faut pas s'étonner de ne pas recevoir de réponse. La tolérance de quoi ? L'intolérance sur quoi ? Je suis très intolérant vis-à-vis des questions idiotes et un partisan farouche des questions qui ont du sens. Ma question éducative assez complexe serait comment apprendre un adolescent à juger comment ne pas supporter l'intolérable dans une ambiance de convivialité. Et apprendre à évaluer cela est un art difficile où la confusion règne souvent en maître… Où il s'agit d'être parfois très intolérant et souvent d'admettre les différences (mais pas n'importe lesquelles, en tous les cas sûrement pas celles qui sont régressives)
Exemple de confusion (il est vrai que notre véto y est passé maître, ou maîtresse) :
« Prouvez-moi … que la majorité des musulmans français veulent s'imposer par le terrorisme. Ai-je le droit de ne pas y croire sans en avoir tâté ?
Où notre dôbe a-t-elle vu quelqu'un écrire que la majorité des musulmans français veulent imposer le terrorisme… Par contre, à moins d'être totalement innocente (dans la débilité pas dans la virginité) n'a-t-elle pas entendu dire que dans l'histoire le rôle des minorités agissantes est rien moins qu'anodin… je ferai l'économie de lui donner des dizaines d'exemples… En ce qui concerne « l'islamophobie », elle concerne tout ce qui est régressif dans cette religion par rapport à des valeurs acquises au cours de notre histoire, celle des valeurs républicaines, laïques et démocratiques. Je suis sur que Dobolino ou sa fille se jetteront dans le brasier pour sauver une vie, mais avant cela il faut mieux éviter que le feu n'éclate… Et ce n'est pas la majorité qui met le feu, c'est une petite minorité (au moins au début).

Écrit par : Dieuaparlé | 09 septembre 2008

Roger, vous devriez commencer par relire depuis le début, (si vous en avez le courage), les propos de celle qui vient frétiller du croupion sur votre blog.

Écrit par : Christophe Sibille | 09 septembre 2008

J'ai reçu sur mon site des informations sur le style Christophe Sibille dit Cricri dit Unrien Okuduncé dit Mistoufle Cédille dit le Ravi de la Gôche dit le taquin des Mémés

Ecrit par : Dieuseullesé

Il va finir par regretter les "cibil neuneu ducono" ;-). Et nous aussi.

Écrit par : moot | 09 septembre 2008

"J'ai posé une question, une seule, à laquelle vous n'avez nullement répondu. Une question éducative assez complexe: dois-je inciter une élève de troisième à la tolérance ou à l'intolérance?" dobolino

Vous appelez ça une question ?
On ne va pas encourager les élèves à l'intolérance ! Mais il y a les discours théoriques et ce que vivent les élèves en question ( et les gens en général ) dans la réalité ! La tolérance , pour qu'on y croie , doit être réciproque , c'est l 'unique condition !

Mais tolérer jusqu'où ? Il y a des limites qui restent à fixer , semble-t-il , et le texte de Vidal l'analyse très bien et le dit mieux que moi . La tolérance ne peut demeurer longtemps à sens unique et pour s'intégrer , il faut faire des efforts , il faut le montrer , témoigner de ce désir par des preuves tangibles .
Avons-nous exigé ces preuves , en avons-nous déterminé la nature ? Non ! Or , c'est pourtant bien à nous et seulement à nous de fixer les limites en affirmant clairement les valeurs auxquelles nous tenons , qui nous paraissent fonder notre société , celles , essentielles sur lesquelles on ne doit pas transiger . Et c'est là que le bât blesse car on n'est pas , ou plutôt , plus capables de nommer clairement ces valeurs qui font un peuple , l'âme d'un peuple : langue , identité culturelle ( eh ! oui , on en a une aussi ! ), acceptation et respect de nos lois . Pourquoi ? Je pose la question . Ce serait simple pourtant . Trop simple peut-être ?
Pourquoi accepterions-nous de brader notre âme ?

Donc , on a le droit de voir les choses ainsi et d'être très en colère sans encourir , ni surtout mériter vos sous-entendus douteux et selon l'expression consacrée , nauséabonds !

La gauche a perdu les élections en 2002 , puis en 2007 à cause de tous ceux qui comme vous minimisaient les problèmes ou ne voulaient pas les voir . Apparemment , la leçon n'est toujours pas comprise .

Écrit par : Amélie | 09 septembre 2008

J'ai pris la peine de relire toutes les interventions d'Amélie pour constater que les propos que lui prête Christophe Sibille n'existent pas. C.S. falsifie systématiquement les affirmations de ses adversaires pour leur faire dire ce qu'ils n'ont jamais dit. Au mieux c'est de la caricature, au pire du mensonge au nom du combat qu'il prétend mener contre la “réaction”.
Gilbert Sibieude en le traitant de fasciste de gôche a sans doute bien cerner le personnage…

Écrit par : Dieuaparlé | 09 septembre 2008

Le cerveau de M. Sibille fonctionne par amalgames progressives. Mais souvent il se plainte.

Maman de passage

Écrit par : maman de passage | 09 septembre 2008

Je rappelle tout de même que pour les vrais fascistes, je parle des origines, "fasciste de gauche" est un pléonasme.

Écrit par : maman de repassage | 09 septembre 2008

Le cerveau de Sibille : oxymore ?

Écrit par : Amélie | 09 septembre 2008

" La gauche , une salle d'attente pour le fascisme " Léo FERRE

Ecoutez bien , c'est au début :

http://fr.youtube.com/watch?v=EFa1_Un1An4&feature=related

Écrit par : Amélie | 09 septembre 2008

'amal ab g-am'a !

Écrit par : maman | 09 septembre 2008

La vidéo de Steppenwolf est très intéressante !

Écrit par : Amélie | 09 septembre 2008

Un agacement croissant m'étreint : les liseurs de listes quotidiennes (LLQ, alias les journalistes de radio) débitent des considérations grandiloquentes à propos de l'inauguration du dernier joujou des physiciens (LHC).

Eux-mêmes et beaucoup d'auditeurs ébaubis raffolent des histoires que tous les oncles Paul leur racontent *. A côté de cela, qui, est capable d'interpréter - sans grosses erreurs - de la chute d'une pomme à la surface de notre encore belle planète ?

Un exemple : ce matin sur France cul, le LLQ s'extasie sur les "15 millions de giga-octets de données". Pas un journaleux pour se demander qui va les analyser et comment.

Quel type de crédit (sans malice...) peut-on donner aux éventuels résultats de ce type de "manip" de la "big science" ?

* Les psychanalistes du blog, entre deux chicornes religionisante **, pourraient peut-être nous éclairer sur les motivations profondes de l'engouement du public pour la physique quantique qui est, en un certain sens, la première théorie physique à la fois hyper efficace et insignifiante.

** le bombardement religionisant peut créer des lésions irréversibles des tissus cérébraux.

Écrit par : dugong | 10 septembre 2008

"" La gauche , une salle d'attente pour le fascisme " Léo FERRE

Ecoutez bien , c'est au début :

http://fr.youtube.com/watch?v=EFa1_Un1An4&feature=related

Ecrit par : Amélie | 09 septembre 2008 "

C'est bien ma grande, tu veux une tisanne?

Écrit par : Hervé de Strasbourg | 10 septembre 2008

"C'est bien ma grande, tu veux une tisane?"

Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 10 septembre 2008

On devrait plutôt lui offrir une crème contre la sécheresse vaginale, une petite cure de Viagra à Roger, on organise une rencontre entre les deux, et on a la paix sur le blog pendant un moment pour revenir à des choses un peu plus sérieuses!
Je veux bien co-financer l'opération! A force de ne les voir parler que de moi, j'ai l'ego qui enfle. ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 10 septembre 2008

"Le cerveau de M. Sibille fonctionne par amalgames progressives. Mais souvent il se plainte.

Maman de passage"

Ecrit par : maman de passage | 09 septembre 2008

Le niveau monte. La "dream team" s'étoffe.

Écrit par : Christophe Sibille | 10 septembre 2008

"J'ai reçu sur mon site des informations sur le style Christophe Sibille dit Cricri dit Unrien Okuduncé dit Mistoufle Cédille dit le Ravi de la Gôche dit le taquin des Mémés

Ecrit par : Dieuseullesé

Il va finir par regretter les "cibil neuneu ducono" ;-). Et nous aussi."

Ecrit par : moot | 09 septembre 2008

Vous avez raison, moot! Je dois me faire refaire des cartes de visite, et commence à craindre de ne pouvoir assurer le surcoût! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 10 septembre 2008

"** le bombardement religionisant peut créer des lésions irréversibles des tissus cérébraux."

Ecrit par : dugong | 10 septembre 2008

Oui, et je crains que l'hyper-pub pour "Siné hebdo" ne finisse par parvenir à peu près au même résultat.

Écrit par : Christophe Sibille | 10 septembre 2008

"
Oui, et je crains que l'hyper-pub pour "Siné hebdo" ne finisse par parvenir à peu près au même résultat.

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 septembre 2008 "

Acheté et lu ce matin: il tient ses promesses. A voir sur la durée...

Écrit par : Hervé de Strasbourg | 10 septembre 2008

"A force de ne les voir parler que de moi, j'ai l'ego qui enfle. ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 septembre 2008 "

Ah non! pas vous!

Écrit par : Hervé de Strasbourg | 10 septembre 2008

Vous hypnotisez Felds,Sibille.
Vous lui avez pris totalement la tête.
Ce n'est pas RIEN , ça !

Écrit par : observateur | 10 septembre 2008

Un agacement croissant m'étreint : les liseurs de listes quotidiennes (LLQ, alias les journalistes de radio) débitent des considérations grandiloquentes à propos de l'inauguration du dernier joujou des physiciens (LHC).

"Aussi surpenant que cela puisse nous paraître, on peut édifier des temples et des palais, et même des cathédrales, creuser des canaux et bâtir des ponts, développer la métallurgie et la céramique, sans posséder de savoir scientifique - ou en n'en possédant que les rudiments...La science n'est pas nécessaire ; il ne faut pas exagérer son rôle historique." (Alexandre Koyré)

Écrit par : Robin | 10 septembre 2008

Mais au fait... les créateurs de la vaste arnaque du F.L.E. ne sont-ils pas des normaliens ? Charmeux n'est-elle pas normalienne ? Gerard Aschieri et Mazarine Pingeot ne sont-ils pas normaliens ?

Normale Sup', gage de qualité pour l'élite française ?! Ca vaut le coup d'avoir dépensé des fortunes pour eux !

Le ministère veut faire des économies ? S'il n'a pas d'idées, j'en ai : suppression des CDDP et CRDP, et transformation de Normale Sup' en centre de recherche pour doctorants, sélectionnés à Bac +5.

Ecrit par : Jérémy

Laissez donc vivre en paix une (des) école(s) qui ne cède(nt) pas encore tout à fait à l'américanisation ambiante. Il n'existe malheureusement pas de concours qui élimine infailliblement les sales cons, aussi avons-nous hérité quelques individus faisant honte à leur pedigree.

Ecrit par : moot | 09 septembre 2008

Normale Sup a produit Eric-Emmanuel Schmitt, Jean-Paul Brighelli, Mazarine Pingeot, Evelyne Charmeux, Laurent Fabius, et l'ouvrage qui fait l'apologie des joutes verbales d'insultes en milieu urbain. Je vous laisse démêler le positif du négatif, mais ne me dites pas que le principe de Nroamle Sup' est bon : je ne connais à Normale Sup (qu'ils en soient sortis ou qu'ils y soient encore actuellement) que des personnes qui étaient d'une famille riche avant d'intégrer Normale, et qui s'y sont ensuite encore enrichies avec l'argent de l'Etat, par rapport à tous les autres étudiants, qui ne gagnaient pas 7000 francs par mois. Au vu des résultats que cela donne, et qui sont énoncés ci-dessus, je doute que cet investissement ne porte pas le nom de gaspillage éhonté et de profit indû. Je veux bien qu'il y ait des inégalités entre étudiants en fonction du mérite, mais il faut quand même que ces inégalités soient justifiées. Là, tout m'indique le contraire.

Écrit par : Jérémy | 10 septembre 2008

J'en profite pour défendre, dans leur ordre d'apparition sur mon écran en lisant ce blog :

- Caroline Fourest, qui est accusée de ne pas connaître le système éducatif alors qu'elle enseigne à Science Po, et qui est accusée de pactiser avec Tariq Ramadan alors qu'elle l'a toujorus combattu.

- et le Snalc, qui est accusé d'être à droite pour se faire voler un grand nombre d'adhérents potentiels plutôt à gauche, mais qui défend des valeurs aussi bien de gauche que de droite quand il s'agit des combats de l'école.

J'aurais bien voulu des précisions sur le nouvel accélérateur de particules : c'estun truc important ou pas ? Inutilité complète ou réalisation intéressante ? Physiciens du blog, j'attends vos explications honnêtes !

Écrit par : Jérémy | 10 septembre 2008

@ Maman de passage écrit :
"Le cerveau de M. Sibille fonctionne par amalgames progressives. Mais souvent il se plainte. »

Unrien Okuduncé répond :
« Le niveau monte. La "dream team" s'étoffe.

J'éclaire le problème en expliquant que notre “Maman” est étrangère et m'a expliqué par Mail qu'elle serait probablement victime de l'ironie du Cri Cri du fait de son mauvais maniement de la langue française… Comme elle connaît bien notre “Taquin des Mémés” ! (Elle l'a connu à “Lire et écrire”)…
Si on corrige : “Le cerveau de M. Sibille progresse par amalgames. Mais souvent il se plante.”… C'est fort bien vu… Nous sommes fiers que la “dream team” devienne une force internationale.

@ Le Ravi de la gôche écrit :
« On devrait plutôt lui offrir une crème contre la sécheresse vaginale, une petite cure de Viagra à Roger, on organise une rencontre entre les deux, et on a la paix sur le blog pendant un moment pour revenir à des choses un peu plus sérieuses!
Je veux bien co-financer l'opération! A force de ne les voir parler que de moi, j'ai l'ego qui enfle. »

Ce texte permet d'évaluer la profondeur de la pensée Mistouflienne… Quand l'amalgame atteint ses limites, le passage à une vulgarité qui se voudrait gauloise ou rabelaisienne prend le dessus et nous permet d'accéder à la vérité du “Ravi de la gaule” : pour revenir à des choses un peu plus sérieuses, il s'ébroue dans la fange…
Pour l'ego qui enfle, je crains qu'il n'éclate jamais…

Écrit par : Dieuécharité | 10 septembre 2008

Moi, je trouve assez drôle la vie sexuelle des uns et des autres, quand c'est bien écrit. Tant que la problématique "circoncis ou non / avantages et inconvénients" n'envahit pas trop le blog...

Sibille, vous n'avez pas l'exclusivité de l'appellation incontrôlée "fasciste de gauche". Laurent Lafforgue donne ce doux nom à tout ce qui est favorable à l'avortement - ça m'évoque une très vieille chanson d'Antoine, les Contre-élucubrations problématiques, où dans un pseudo-dialogue avec les Problem's (ses accompagnateurs, plus connus ultérieurement sous le nom de "Charlots"), il leur lançait : "Vous pouvez bien me chambrer, mais si vos mères avaioent connu la pilule / Vous ne seriez pas là à me casser les pieds / Laissez-moi rire, hé hé hé..."
Vous vous souvenez de ça, Christophe ?
JPB
PS. D'après un éminent membre du GRIP, je ne suis pas dans la catégorie exacte des fachos de gauche : pour Lafforgue, je suis Satan.

Écrit par : brighelli | 10 septembre 2008

La gauche a perdu les élections en 2002 , puis en 2007 à cause de tous ceux qui comme vous minimisaient les problèmes ou ne voulaient pas les voir . Apparemment , la leçon n'est toujours pas comprise .

Ecrit par : Amélie | 09 septembre 2008

Concernant la victoire de la gauche en France aux élections présidentielles, il y a une seule chose à comprendre qui n'a rien à voir avec toutes ces contorsions. En France, pays majoritairement de droite, la gauche ne gagne les élections que quand les français sont en colère extrême contre la droite. Les élus de gauche qui gardent leur siège d'une élection sur l'autre sont ceux qui ont pigé cette loi de base. C'est également ce qu'avait compris le renard qui a réduit le mandat présidentiel à cinq ans pour coupler présidentielles et législatives.
C'est pas demain la veille que la gauche reprendra le pouvoir étatique et il serait temps que tout le monde le pige. Comme la gauche tient bon nombre de régions et départements, qu'elle s'y conforte et se constitue pour le reste en une belle opposition constructive.

Écrit par : dobolino | 10 septembre 2008

je ne connais à Normale Sup (qu'ils en soient sortis ou qu'ils y soient encore actuellement) que des personnes qui étaient d'une famille riche avant d'intégrer Normale, et qui s'y sont ensuite encore enrichies avec l'argent de l'Etat,

Ecrit par : Jérémy | 10 septembre 2008
Jérémy, mon pôpa a fait normale sup et ma maman aussi. Comme issus de familles riches, on fait mieux! Je ne compte pas trop sur l'héritage non plus.
Je doute fort qu'à l'heure actuelle le compte en banque de notre hôte soit bien reluisant et en plus, il s'est fait piquer son vélo!!!

Écrit par : dobolino | 10 septembre 2008

Au bout d'une semaine, les interactions entre les particules positives et négatives de mes 4ème m'apparaissent plus clairement.

Quelqu'un parlait sur ce blog de l'importance des "minorités agissantes" et il suffit effectivement de quatre ou cinq éléments pour pourrir l'ambiance.

J'avais prévenu que je ne pourrais pas venir aussi souvent sur le blog que l'an dernier. Mon mercredi me sert à "élaborer des stratégies" et à récupérer.

PS : la citation de Koyré n'est pas un éloge de l'obscurantisme et il faudrait distinguer entre les recherches purement théoriques et celles qui ont des applications pratiques.

Écrit par : Robin | 10 septembre 2008

C'est totalement inutile, mais néanmoins très important, comme la littérature, l'archéologie, l'art, etc.

Un fort hasard favorable pourrait faire qu'il y ait des applications concrètes, mais ça n'est pas le but (et pas trop de risque).

Quelques expériences ont un but précis (détection du bon de Higgs, qui "confirmerait" que le "modèle standard" de la matière est une approximation acceptable du réel), exploration de la disymétrie entre matière et antimatière etc.

Pour le reste j'ai le sentiment qu'ils ont construit ce gros truc, qu'ils vont le faire fonctionner et qu'ils espèrent avoir de bonnes surprises ...

Y'a un vrai souci : 5% de la masse de l'univers est observable et d'une nature "connue", le reste personne n'en sait rien (vagues hypothèses des théoriciens mais pas plus).

Y'a quand même un gros pb théorique et un certain constat d'échec de la physique fondamentale !
Idem pour l'unification de la relativité générale et de la méca quantique.

Pas d'inquiétude cependant, mon fils souhaite se spécialiser en physique fondamentale et je ne doute pas que ...
(en attendant, je risque bien d'avoir un futur Tanguy sur le dos)

Écrit par : Zorglub | 10 septembre 2008

"je ne connais à Normale Sup (qu'ils en soient sortis ou qu'ils y soient encore actuellement) que des personnes qui étaient d'une famille riche avant d'intégrer Normale, et qui s'y sont ensuite encore enrichies avec l'argent de l'Etat"

Ecrit par : Jérémy | 10 septembre 2008

Principalement, les "débouchés" de Normale Sup sont la recherche - université et CNRS - et l'enseignement en classe prépa. On n'en vit pas misérablement -sur le long terme surtout; en fait, un chercheur débutant au CNRS est très mal payé- mais on s'y enrichit peu.

Cependant, certains exemples que cite Jérémy sont effectivement scandaleux. Cela ne suffit pas à jeter le déshonneur sur tous les normaliens.

Écrit par : TotoWeininger | 10 septembre 2008

Je répondais à Jérémy sur l'accélarateur mais avalanche pendant que je tapais d'où une certaine confusion possible !

Écrit par : Zorglub | 10 septembre 2008

PS. D'après un éminent membre du GRIP, je ne suis pas dans la catégorie exacte des fachos de gauche : pour Lafforgue, je suis Satan.

Ecrit par : brighelli | 10 septembre 2008

Quand les catholiques (et les chrétiens en général) comprendront qu'il ne leur est pas demandé de combattre Satan dans la personne de leurs frères, mais de donner du goût au boeuf bourguignon ("Vous êtes le sel de la Terre", etc. etc.), on pourra avancer.

Écrit par : Robin | 10 septembre 2008

Et aussi, toujours pour Jérémy, "recréer les conditions du BigBang" c'est une connerie de journaleux.
Oui, il y aura des hautes énergie, comme pas très longtemps après le BB, mais sinon rien à voir ...

Écrit par : Zorglub | 10 septembre 2008

Pour changer complètement de sujet, je ne sais pas si c'est général mais la Cité Scolaire où étudient mes enfants à l'air d'être dans une vilaine situation économique.
A l'inscription, en juin, nous versons un chèque de caution pour l'internat, d'un montant égal à la moitié du premier trimestre, pour chaque enfant. Cette année, un des deux chèques a été débité sans préavis en début juillet, le deuxième dès la rentrée. Dans la foulée, on nous réclame le solde, soit 430 euros pour le quinze septembre au lieu du 15 octobre les années précédentes, soit 660 euro d'internat sur septembre.
Ça fait déjà lourd pour nous. Je ne sais comment des familles à plus petits revenus peuvent assumer cette charge financière, sachant que les bourses de collège et lycée ne sont déduites que sur les deuxième et troisième trimestre. Y'a plus qu'à leur souhaiter que l'hiver soit tardif et clément parce qu'il ne reste pas grand chose pour payer le chauffage et les vêtements.

Écrit par : dobolino | 10 septembre 2008

J'ai refusé une nouvelle affectation pour un remplacement en collège. Le rectorat m'a répondu : "Mise en demeure".

J'ai reculé devant tant de bonté et de générosité.

J'ai signé.

En "échange", on m'offre un pont d'or : heures sup à gogo, indemnités de remplacement, bus "à la demande" à un tarif dérisoire pour les déplacement.

Cela ne change rien à l'absurdité de la gestion rectorale : un agrégé face à des élèves de cinquième et de quatrième et des certifiés en lycée.

Je vais demander une révision d'affectation.

Écrit par : TotoWeininger | 10 septembre 2008

PS. D'après un éminent membre du GRIP, je ne suis pas dans la catégorie exacte des fachos de gauche : pour Lafforgue, je suis Satan.

Ecrit par : brighelli | 10 septembre 2008
Là, il vous passe un peu la brosse à reluire, quand même. Ne vous laissez pas prendre à ses flatteries et relisez le Docteur Faustus.

Écrit par : dobolino | 10 septembre 2008

"détection du bon de Higgs"

Ecrit par : Zorglub | 10 septembre 2008

Y a-t-il espoir de détecter un mauvais de Higgs, quelque chose comme un anti-bon?

Écrit par : TotoWeininger | 10 septembre 2008

Ouch ! BOSON de Higgs !

Écrit par : Zorglub | 10 septembre 2008

Tout ça paske je suis trop gentil et pas assez conflictuel !

Écrit par : Zorglub | 10 septembre 2008

Moi, je trouve assez drôle la vie sexuelle des uns et des autres, quand c'est bien écrit.
Ecrit par : brighelli | 10 septembre 2008

Je ne sais si j'avais bien écrit mais que ça vous ait fait rire ne m'étonne pas. Surtout le puceau effarouché marseillais qui se voile et joue les Tartuffe.
Si ça fait aussi rire Catmano, je suis comblée.

Écrit par : dobolino | 10 septembre 2008

PS. D'après un éminent membre du GRIP, je ne suis pas dans la catégorie exacte des fachos de gauche : pour Lafforgue, je suis Satan.

Ecrit par : brighelli | 10 septembre 2008

Amusant. Jean-Paul, j'imagine assez bien les ayatollahs de la nouvelle pédagogie organisant des autodafés de vos ouvrages dans les IUFM et appelant à la destruction du Grand Satan brighellien!

Écrit par : Daniel Arnaud | 10 septembre 2008

"Sibille, vous n'avez pas l'exclusivité de l'appellation incontrôlée "fasciste de gauche". Laurent Lafforgue donne ce doux nom à tout ce qui est favorable à l'avortement - ça m'évoque une très vieille chanson d'Antoine, les Contre-élucubrations problématiques, où dans un pseudo-dialogue avec les Problem's (ses accompagnateurs, plus connus ultérieurement sous le nom de "Charlots"), il leur lançait : "Vous pouvez bien me chambrer/ mais si vos mères avaient connu la pilule / Vous ne seriez pas là à me casser les pieds / Laissez-moi rire, hé hé hé..."
Vous vous souvenez de ça, Christophe ?
JPB"
Ecrit par : brighelli | 10 septembre 2008

Mais oui! Même que, (pas à l'époque, je n'avais pas encore l'esprit assez mal tourné pour dire des grossièretés ou supporter quelques mois l'ambiance méphitique de "lire et écrire), j'aurais écrit autre chose à la place du dernier vers... L'ensemble donnerait:

"Vous pouvez bien me chambrer
Mais si vos mères avaient connu la pilule
Vous ne seriez pas là à me casser les pieds
Je vous le dis: je vous... ... ongule".

Salutations à vous... Et retrouvez votre vélocipède!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 10 septembre 2008

@Jeremy
Présenter un échantillonnage de quelques arrivistes, sales types ou pauvres types, ou simplement des gens que vous ne pouvez pas souffir ne suffit pas pour porter condamnation sur Normale, sous prétexte qu'ils en sortent. A peu près tous les autres, munis d'un bagage que beaucoup n'auraient jamais pu briguer sans elle, servent l'état de leur mieux. Sur un sujet pareil, il faut raisonner sur les chiffres d'ansemble et pas sur ses antipathies épidermiques.

Et puis surtout, le principe du concours d'entrée, malgré ses imperfections, présente des garanties d'équité actuellement irremplaçables, n'en déplaise à Bourdieu et à ses apôtres. Recruter à bac +5, sur les avis ténébreux d'une commission de soi-disant spécialistes, ferait basculer le recrutement dans les magouilles, le compérage nauséabond, les querelles de chapelle et d'écurie, les arrangements opaques et inavouables, bref, la vérole à peu près générale du recrutemment universitaires actuels.
Les présidents d'université ne s'y sont pas trompés: ils demandent une mise sous tutelle qui leur premettrait de faire de l'ex-Normale une poulinière friquée où ils pourarient caser leur clientèle, leurs neveux, et les enfants de leurs maitresses.

Écrit par : Jean-François Croz | 10 septembre 2008

Fasciste de gauche est un pléonasme. Anarchiste de droite aussi. La preuve, Amélie s'appuie sur Léo Férré.

Écrit par : dobolino | 10 septembre 2008

Cela ne change rien à l'absurdité de la gestion rectorale : un agrégé face à des élèves de cinquième et de quatrième et des certifiés en lycée.

Je vais demander une révision d'affectation.

Ecrit par : TotoWeininger | 10 septembre 2008

Je ne suis pas agrégé (certifié en poste fixe au 10ème éch. en fin de carrière et je sors de réadap.), mais je sais que j'aurais pu refuser le complément de service de 12 heures dans le collège situé dans une commune non limitrophe du collège d'affectation car c'est illégal (Loi de 1950). 8 + 12 = 20 (deux heures supp. !).

A moi aussi, ils me proposent des frais de déplacement et l'équivalent financier d'une heure supplémentaire. J'ai accepté car j'ai financièrement besoin des heures supp.

Je n'en suis pas particulièrement fier.

Écrit par : Robin | 10 septembre 2008

J'avais prévenu que je ne pourrais pas venir aussi souvent sur le blog que l'an dernier. Mon mercredi me sert à "élaborer des stratégies" et à récupérer.

Ecrit par : Robin | 10 septembre 2008

Bonjour Robin,
Si vous en trouvez, des stratégies, pensez à moi. J'ai encore dix mois à tirer avec ma bande de bébés-lunes du CE1 et j'avoue que je commence à épuiser mon répertoire de stratégies, en pure perte d'ailleurs.
Hier, il y en a un qui m'a montré, les yeux mouillés de ravissement, la photo de lui, bébé, que sa maman a eu la bonne idée de lui afficher à l'intérieur du rabat de son cartable (dans une pochette en plastique transparent, sans doute destinée à la carte de transport) !
Et moi qui essaie (vainement) de leur faire miroiter le fait que plus ils grandiront et plus ils seront intéressants pour les autres !
Alors, j'accueille toutes les stratégies du monde, qu'importe pour qui elles aient été élaborées au départ ! Si parmi vous quelqu'un s'est penché sur d'éventuelles stratégies de récupération en maison de retraite, crèche, laboratoire à souris, je prends aussi. Je finirai bien par en trouver une adaptable aux enfants que les parents encouragent à ne surtout pas changer.

Écrit par : catmano | 10 septembre 2008

http://www.dailymotion.com/Belette/video/x6pgan_ce-quapprennent-vos-enfants_news

Ecrit par : dobolino | 10 septembre 2008

Laissez-moi deviner, Dobo. La vid est de vous, c'est votre voix qu'on entend, et le matou, sur la vid, c'est le vrai Dobolino, c'est ça ? Celui qui est plus intelligent que vous, d'après ce que vous nous dites ?

Dites-moi si j'ai tout faux.

Écrit par : Kap | 10 septembre 2008

Tout faux, Kap! J'ai trouvé ce truc en me baladant sur internet et je ne sais identifier l'origine. Je voulais juste vous le faire voir, comme ça.

Écrit par : dobolino | 10 septembre 2008

J'avais prévenu que je ne pourrais pas venir aussi souvent sur le blog que l'an dernier. Mon mercredi me sert à "élaborer des stratégies" et à récupérer.Alors, j'accueille toutes les stratégies du monde, qu'importe pour qui elles aient été élaborées au départ ! Si parmi vous quelqu'un s'est penché sur d'éventuelles stratégies de récupération en maison de retraite, crèche, laboratoire à souris, je prends aussi. Je finirai bien par en trouver une adaptable aux enfants que les parents encouragent à ne surtout pas changer.

Ecrit par : catmano | 10 septembre 2008

Ecrit par : Robin | 10 septembre 2008

Comme me le disait la semaine dernière une collègue institutrice qui enseigne en ZEP, on a encore le sentiment d'être utiles, mais, quelques années plus tard, en collège, c'est souvent trop tard et le drame, c'est que je ne suis pas assez "facho".

Écrit par : Robin | 10 septembre 2008

Je finirai bien par en trouver une adaptable aux enfants que les parents encouragent à ne surtout pas changer.

Ecrit par : catmano | 10 septembre 2008
Si t'essayais une course d'orientation dans la Lance?

Écrit par : dobolino | 10 septembre 2008

Tu perdrais tous ceux qui n'ont pas lu le Petit Poucet. Tiens, d'ailleurs, gave-les de contes traditionnels en tous genres, c'est étudié pour.

Écrit par : dobolino | 10 septembre 2008

"Je sais que j'aurais pu refuser le complément de service de 12 heures dans le collège situé dans une commune non limitrophe du collège d'affectation car c'est illégal (Loi de 1950). 8 + 12 = 20 (deux heures supp. !)."

Ecrit par : Robin | 10 septembre 2008

20 heures sur deux collèges, c'est effectivement très lourd. Bientôt 70 heures de présence dans l'établissement pour ceux qui bénéficient d'un service partagé?

Votre affectation est illégale, en effet. Elle l'est également pour un TZR, si on lit les textes en toute bonne foi. Seulement voilà, au Tribunal Administratif, la jurisprudence est défavorable aux TZR sur ce point et le rectorat en profite pour multiplier ce type de service (service partagé sur deux établissements dans des communes NON limitrophes).

"Je n'en suis pas particulièrement fier."

Moi, ce qui me fait honte, ce sont les méthodes franchement détestables employées par les services du rectorat pour contourner la légalité au nom des "nécessités du service". Les TZR en sont les premières victimes, mais la gestion des TZR n'est jamais, du point de vue de l'administration, que le laboratoire de la future gestion de tous les enseignants.

Ce qui me fait dire que quel que soit le régime, toutes les administrations se valent. Certaines sont simplement plus efficaces que d'autres.

Écrit par : TotoWeininger | 10 septembre 2008

@ Fasciste de gauche ?
Ayant pratiqué cent cinquante avortements, je serais, pour R. Lafforgue, un fasciste de gauche… Je me sens pourtant très éloigné de celui qu'un responsable de “Lire et écrire ” a traité de fasciste de gauche parce qu'il les emmerdait sur leur site…
j'en conclus que par rapport à ce genre de qualificatif, il convient autant d'apprécier celui qui porte le jugement que celui à qui il est destiné… J'envie J.P. Brighelli qui a droit au titre d'ange déchu… Avec cent cinquante crimes à mon actif, est-il possible qu'on me coupe les ailes ?…
Ceci est un petit salut à Philippe Muray qui défendait avec un jusque boutisme qui mérite le respect, l'idée que sans le mal nous ne serions pas grand chose !…
Finalement, je retire mon soutien à la qualification de Christ Sébile comme fasciste de Gauche. Christ n'est ni le bien, ni le mal, il n'est rien…

Écrit par : Dieuéclarté | 10 septembre 2008

"Finalement, je retire mon soutien à la qualification de Christ Sébile comme fasciste de Gauche. Christ n'est ni le bien, ni le mal, il n'est rien…"

Ecrit par : Dieuéclarté | 10 septembre 2008

Donc, Dérogé Défaite, vous confirmez vous-même ce que j'ai déjà dit ici. Vous passez votre temps à ne parler de rien.

Écrit par : Christophe Sibille | 10 septembre 2008

@ Vous hypnotisez Felds, Sibille.
Vous lui avez pris totalement la tête.
Ce n'est pas RIEN , ça !
Ecrit par : observateur | 10 septembre 2008

Non, l'hypnose concerne uniquement la partie considérée comme le cerveau reptilien. Ce n 'est effectivement pas RIEN, mais plutôt, MOINS QUE RIEN. Mais dans les dérives de notre modernité, le moins que rien peut occuper une certaine surface. Si l'observateur avait le sens de l'observation, il aurait noté que ledit Felds a consacré sur ce site et ailleurs un certain nombre d'interventions détachées de l'obsession sibylline…
Reste qu'on peut trouver critiquable de répondre quasi systématiquement à toute attaque personnelle ou à toute atteinte avérée aux principes d'organisation de la pensée logique. Il semble que cela ne soit pas opératoire et qu'on obtient un effet paradoxal : celui d'entretenir chez l'autre l'idée que l'illusion d'exister remplace l'existence.

Écrit par : Dieuéamour | 10 septembre 2008

De Raymmond Devvos


Parler pour ne rien dire

Mesdames et messieurs ... Je vous signale tout de suite
que je vais parler pour ne rien dire.
Oh ! je sais !
Vous pensez :
"S'il n'a rien à dire... il ferait mieux de se taire!
Evidemment ! Mais c'est trop facile! ... c'est trop facile!
Vous voudriez que je fasse comme tout ceux qui n'ont rien à
dire et qui le gardent pour eux?
Eh bien non! Mesdames et messieurs, moi, lorsque je n'ai rien
à dire, je veux qu'on le sache!
Je veux en faire profiter les autres!
Et si, vous-mêmes, mesdames et messieurs, vous n'avez rien à dire,
eh bien, on en parle, on en discute!
Je ne suis pas ennemi du colloque.
Mais, me direz-vous, si on en parle pour ne rien dire,
de quoi allons-nous parler?
Eh bien, de rien! De rien!
Car rien... ce n'est pas rien.
La preuve c'est qu'on peut le soustraire.
Exemple:
Rien moins rien = moins que rien!
Si l'on peut trouver moins que rien,
c'est que rien vaut déjà quelque chose!
On peut acheter quelque chose avec rien!
En le multipliant
Une fois rien ... c'est rien!
Deux fois rien ... c'est pas beaucoup!
Mais trois fois rien !... Pour trois fois rien on peut déjà acheter
quelque chose!... Et pour pas cher!
Maintenant si vous multipliez trois fois rien par trois fois rien:
Rien multiplié par rien = rien.
Trois multiplié par trois = neuf.
Cela fait rien de neuf!
Oui... ce n'est pas la peine d'en parler!
Bon ! Parlons d'autres choses! Parlons de la situation, tenez!
Sans préciser laquelle!
Si vous le permettez, je vais faire
brièvement l'historique de la situation,
quelle qu'elle soit!
Il y a quelques mois, souvenez-vous
la situation pour n'être pas pire que celle
d'aujourd'hui n'en n'était pas meilleure non plus !
Déjà nous allions vers la catastrophe, nous le savions...
Nous en étions conscients!
Car il ne faudrait pas croire que les responsables d'hier étaient plus
ignorants de la situation que ne le sont ceux d'aujourd'hui!
Oui la catastrophe, nous le pensions, était pour demain!
C'est-à-dire qu'en fait elle devait être pour aujourd'hui!
Si mes calculs sont justes!
Or, que voyons-nous aujourd'hui?
Qu'elle est toujours pour demain!
Alors je vous pose la question, mesdames et messieurs:
Est-ce que c'est en remettant toujours au lendemain
la catastrophe que nous pourrions
faire le jour même que nos l'éviterons?
D'ailleurs je vous signale entre
parenthèses que si le gouvernement actuel
n'est pas capable d'assurer la catastrophe,
il est possible que l'opposition s'en empare !



Raymond Devos

Écrit par : murray fields | 10 septembre 2008

Une fois étant coutume, je vais être plus bref qu'Arrogé;
"de Charrles de Gaullllllle":
"La vieillesse est un naufrage".

Écrit par : Christophe Sibille | 10 septembre 2008

.....Si l'observateur avait le sens de l'observation, il aurait noté que ledit Felds a consacré sur ce site et ailleurs un certain nombre d'interventions détachées de l'obsession sibylline…..
..
Dans la vie de Feltts, il y a eu un avant Sibille et un après Sibille..... comme pour le Tour de France,il y eut un avant Armstrong et un après Armstrong.
Tiens moi aussi je parle pour ne rien dire.
Comment faisait-on déjà quand il n'y avait pas les blogs ?

Écrit par : observateur | 10 septembre 2008

Cela dit, je trouve que je ne manie pas trop mal (le français).
Vous savez, pour moi la langue de Molière reste plutôt une passion secondaire...Disons un passe-temps sympathique.

A un certain moment de ma vie, les Français m'ont même filé une agrég pour me féliciter des efforts accomplis!Il m'ont fait comprendre que c'était une chose importante. J'étais flattée sur le moment, après j'ai compris qu'ils m'avaient eu...

Oui, j'ai connu la dure "expérience du TZR!" ;o) Mais je vous assure que connaître" l'expérience du TZR" lors qu'on découvre en même temps les "TPE", le "CPE", les parents FCPE ( en conseil de classe, à cause de ma sourdité phonologique, je comprenais les "ex CPE"...et je pensais :"tiens, les parents ont tous été CPE!)les "séquences", les" tâches", les "objectifs" et la "progression en spirale" et j'en passe...On se sent vraiment sur la planète Mars, on se sent nul! Je connaissais les mots "lecture", "étude", "écriture" , "réflexion" , mais dans ce système scolaire ils n'avaient pas de place...

Quand j'ai lu la Fabrique du crétin, j'ai compris que j'avais tort : ces mots avaient eu leur place à l'école un jour...C'est déjà ça! Je suis un peu plus optimiste aujourd'hui. Vraiment. Et je pense qu'avec une bonne synthèse entre ses différentes expériences, la France pourra s'en tirer. Et devenir un véritable model d'intégration. Spes, dernière des déesses.

je continue de croire cependant que - hélas - trop de gens ici "procèdent par amalgames progressifs" . Ce n'est peut- être pas correct en français, mais "progresser par amalgames" pour moi reste un oxymore... Je peux apprendre le français, mais le français ne peut pas changer ma "forma mentis" qui reste celle de langue dans laquelle j'ai été bercée.

Désolée pour ce poste si long et si inutile.

Écrit par : maman adieu, adieu maman | 10 septembre 2008

du lard !

Les textes sont de Patrick Font, les musiques de Christophe Sibille

http: //copinedemoi.org/page/musiques/index

:)

Écrit par : toto | 10 septembre 2008

"Tout faux, Kap! J'ai trouvé ce truc en me baladant sur internet et je ne sais identifier l'origine. Je voulais juste vous le faire voir, comme ça."

Ecrit par : dobolino | 10 septembre 2008

Après avoir visionné le machin jusqu'au bout, je me suis en effet rendue compte que ce n'était pas possible.

Que devient la marquise de Kadichonne, au fait ? Elle s'est étouffée dans son hamburger après avoir appris les nationalisations de Fannie et Freddy Mae par Deubeulyou ?

"comme pour le Tour de France,il y eut un avant Armstrong et un après Armstrong."

Ecrit par : observateur | 10 septembre 2008

Et bientôt un "avant l'Armstrong d'après Armstrong" et un "après l'Armstrong d'après Armstrong", d'après ce que j'ai cru comprendre en écoutant les infos ce midi ?

Écrit par : Kap | 10 septembre 2008

La vieillesse est un naufrage".

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 septembre 2008


Vous êtes jeune , donc vous travaillez . Mais...quand ???

Écrit par : Pratique et théorie | 10 septembre 2008

Dans le lycée où j'ai le privilège d'enseigner, les filières bts industrielles ne sont plus du tout sélectives. Le risque est tellement grand de les voir fermer que l'obtention du bac est encore le seul garde-fou, même s'il est de plus en plus mince (en particulier avec la généralisation du contrôle continu).

Écrit par : totobis | 10 septembre 2008

"Les textes sont de Patrick Font, les musiques de Christophe Sibille

http: //copinedemoi.org/page/musiques/index

:)

Ecrit par : toto | 10 septembre 2008 "

Si j'ai bien calculé ça date de 1991.... et depuis?

Écrit par : Hervé de Strasbourg | 10 septembre 2008

"Dans le lycée où j'ai le privilège d'enseigner, les filières bts industrielles ne sont plus du tout sélectives. Le risque est tellement grand de les voir fermer que l'obtention du bac est encore le seul garde-fou, même s'il est de plus en plus mince (en particulier avec la généralisation du contrôle continu).

Ecrit par : totobis | 10 septembre 2008 "

J'ai le cas encore plus extrême d'une élève ayant raté son bac pro HE (hygiène et environnement) que les responsables (?) du BTS voulaient quand même prendre sans le Bac ( à charge de le représenter en candidate libre?).
l'élève a choisi de rester chez nous pour préparer son bac dans de bonnes conditions.

Écrit par : BTS-bac pro | 10 septembre 2008

"Vous êtes jeune , donc vous travaillez . Mais...quand ???"

Ecrit par : Pratique et théorie | 10 septembre 2008

Je ne suis pas spécialement jeune.
Je travaille beaucoup trop. ;-)))
En ce moment, sur l'ordinateur, (cet après midi, écriture d'arrangements pour les chorales, ce qui est assez prenant, et j'avoue faire une incursion ici de temps en temps pour me défouler un peu sur Roger Felts, ce qui détend pas mal et permet d'être plus créatif après).
Si vous faites allusion à mes fréquentes contributions sur le blog, vous remarquerez que, dans la plupart des cas, elles apparaissent très tôt le matin, (entre 6h. et 8h. au plus tard, dimanche y compris). Quelquefois tard le soir, mais plus rarement, (je suis plutôt du matin.)
En pleine journée, c'est assez rare. Je suis assez pris.
Je l'avais déjà dit, mais vous semblez nouveau-elle.

Écrit par : Christophe Sibille | 10 septembre 2008

@ Christophe Sibille
"La vieillesse est un naufrage".

Mais Christophe Cédille est éternel…

Écrit par : Dieuéamour | 10 septembre 2008

@ : Christophe Sibille
"La vieillesse est un naufrage".

Vous êtes jeune , donc vous travaillez . Mais...quand ???
Ecrit par : Pratique et théorie | 10 septembre 2008

Question qui n'a pas de sens. C.S. est enseignant en IUFM !

Écrit par : Dieudebonté | 10 septembre 2008

Vous avez essayé le Vacqueyras, Hélène? C'est le même terroir et c'est moins renommé.

Ecrit par : dobolino | 08 septembre 2008

Franchement, si je puis ajouté mon grain de sel, quelle pâle figure font tous ces vins: Vacqueyras, Gigondas etc. à côté d'un Cornas accompagnant une pièce de gibier, ou simplement des petits chèvres ardéchois?
Mais, comme on dit en russe: na vkuss na sviet, tovarichi niet! (на вкус на цвет, товарищей нет)

Écrit par : buntovchik | 10 septembre 2008

En pleine journée, c'est assez rare. Je suis assez pris.
Je l'avais déjà dit, mais vous semblez nouveau-elle.

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 septembre 2008


Je passe de temps en temps et je suis surpris du ton de certains échanges . J'avoue ne pas comprendre vos attaques ad hominem et graveleuses sans raison contre des gens , hommes ou femmes, qui évoquent pourtant des questions d'actualité intéressantes et sur lesquelles vous pourriez vous donner la peine d'argumenter . C'est dommage car ça tourne systématiquement à l'insulte et au caca boudin puéril , comme si vous refusiez de discuter , mais peut-être que vous connaissez personnellement les intervenants et que vous pouvez vous permettre ces écarts de langage ( peu sympathiques, il faut le dire , ni agréables à lire ) . Bien sûr votre façon de réagir ne peut pas incliner vos interlocuteurs à l'indulgence ou la miséricorde . Je voulais juste dire ça , n'y voyez aucune malveillance de ma part .

Écrit par : Pratique et théorie | 10 septembre 2008

@Christophe Sibille
" j'avoue faire une incursion ici de temps en temps pour me défouler un peu sur Roger Felts, ce qui détend pas mal et permet d'être plus créatif après."

Je ne comprends pas comme le fait d'être traité d'imbécile et d'en apporter la preuve à chaque réponse que vous faites, peut être considéré comme une détente et augmenter votre créativité.
J'ajoute que si votre créativité est au niveau de ce que vous apportez dans le débat, nous attendrons longtemps avant de pouvoir en jouir… Si jouissance il y a. Pour l'instant, c'est plutôt l'impuissance de la pensée et le néant dans le questionnement.
Croire que quelques mensonges additionnés d'insultes ou d'insinuations grossières sont suffisants pour occuper le terrain appartient au domaine de l'illusion… Vous avez déjà été jugé infréquentable dans un site plus qu'honorable. Vous en concluez qu'il y régnait une ambiance méphitique…
Vous vous êtes réfugié sur un site où son hôte ne pratique aucune censure… Cela vous permet de dire n'importe quoi, y comprit de temps en temps des choses exactes… Mais il ne faut pas vous faire trop d'illusions… On lit ce que vous écrivez… Et on en tire des conclusions…

Écrit par : Dieuéclarté | 10 septembre 2008

Je serais curieux de savoir comment Roger Felts a digéré la décennie 1965-1975. N'était-il pas à l'UJCML, puis, brièvement, militant de la Cause du Peuple ? Il a pratiqué des avortements par aspiration au MLAC, facilité l'antimilitarisme des jeunes conscrits.
Je vois bien qu'il n'est pas, comme moi, un passager, à visée d'entomologiste, sur ce blog. Non, il y a sa place, comme Dobolino, Sibille, Catmano, Zorglub, Daniel Arnaud, Dugong, Robin, Montaigneàcheval...
Peut-être le retrouvera-t-on dans des débats à Marseille à côté de Brighelli.
Pour lui, l'action est-elle toujours la sœur du rêve?

Écrit par : Minlooze | 10 septembre 2008

J'ai été voir sur télé Meirieu (cap canal) comment l'animal pateline à l'écran.

C'est du Meirieu pur jus : semblant débattre avec un auditoire totalement acquis à sa cause, il joue à l'intellectuel ouvert au dessus de la mêlée tout en amenant les "débatteurs" à proférer petites et grandes énormités.

L'animal a de la ressource : les villes de Lyon, St Etienne, le Conseil Général du Rhône, la MGEN,etc. crachent au bassinet.

Si vous n'avez pas peur d'ingurgiter du pedagol soft, visionner donc la fin de la deuxième partie du "débat" sur les "décrocheurs". Le documentaire n'est pas mal non plus.

http://www.capcanal.com/capcanal/sections/fr/videos/cap_infos_secondaire/videos/systeme_educatif/decrocheurs_debat2/?&view_zoom=1

Je vous résume : les élèves qui décrochent, personne ne s'occupent d'eux sauf nous. C'est la faute à l'institution et à la société. Il faut que tous les lycées s'inspirent des structures genre CLEPT *. Enfin, on apprend qu'il serait bon quand même (au nom de la diversité) qu'un enseignement classique existe aussi dans les lycée.

Bref, un discours qui utilise la culpabilisation à sens unique pour glisser successivement sur la nécessité de généraliser la marge.

Préfiguration du futur lycée molochoïde ?

Effrayant.

* "Collège et lycée élitaire pour tous". Fallait oser ! Et dire que Jack nous avait pondu à l'époque un jus de crâne intitulé "une école élitaire pour chacun".
Faudrait savoir...

Écrit par : dugong | 10 septembre 2008

les lycées ! Non au lycée unique !!

Écrit par : dugong | 10 septembre 2008

Jérémy,

Les ENS ont formé 6 des 12 prix nobel de physique français, et 6 des 7 médaillés fields français. Evidemment, elles forment aussi des gus comme moi qui abandonnent quelques années après la thèse, mais je ne suis qu'un mauvais exemple.
Elles demeurent la meilleure formation possible en France pour ceux qui se destinent à la recherche.

Écrit par : françois duhem | 10 septembre 2008

Je serais curieux de savoir comment Roger Felts a digéré la décennie 1965-1975. N'était-il pas à l'UJCML, puis, brièvement, militant de la Cause du Peuple ? Il a pratiqué des avortements par aspiration au MLAC, facilité l'antimilitarisme des jeunes conscrits.
Je vois bien qu'il n'est pas, comme moi, un passager, à visée d'entomologiste, sur ce blog. Non, il y a sa place, comme Dobolino, Sibille, Catmano, Zorglub, Daniel Arnaud, Dugong, Robin, Montaigneàcheval...
Peut-être le retrouvera-t-on dans des débats à Marseille à côté de Brighelli.
Pour lui, l'action est-elle toujours la sœur du rêve?

Ecrit par : Minlooze | 10 septembre 2008
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@ Minlooze | 10 septembre 2008
Voilà quelqu'un qui connaît bien mon passé… Sauf que cela n'a pas été si bref que cela pour “La Cause du Peuple”… Du début à sa fin, mais en militant de deuxième rang le plus souvent, pour des raisons de santé (mon premier café cancer)…
Je suis toujours parti prenante pour une action qui soit la sœur du rêve… et de la réflexion… Mais à vrai dire je suis personnellement assez désarmé pour l'action… Mon deuxième café cancer me limite à une action d'écriture sur ce blog, sur mon site et aussi sur livres (mais c'est une autre histoire en train de s'ébaucher). Je me donnerai les moyens de participer à des débats à Marseille à côté de Brighelli s'il me garantit qu'il n'y aura pas au programme de casser du CRS(où je serai un lourd handicap) mais où l'on pourra casser du sucre sur le dos des Sibilles et compagnie… Car c'est une composante de mon action-rêve-réflexion : le politiquement correct me sort par les trous de nez. Mais j'ai aussi des choses plus intéressantes à dire à travers mon expérience…
P.S.:
J'aimerai bien savoir qui est derrière ce surnom de Minlooze ?

Écrit par : Roger Felts | 10 septembre 2008

Votre affectation est illégale, en effet. Elle l'est également pour un TZR, si on lit les textes en toute bonne foi. Seulement voilà, au Tribunal Administratif, la jurisprudence est défavorable aux TZR sur ce point et le rectorat en profite pour multiplier ce type de service (service partagé sur deux établissements dans des communes NON limitrophes).

Ecrit par : TotoWeininger | 10 septembre 2008
Je prends ce commentaire là au hasard mais je ne m'adresse pas en particulier à TotoW.
Je ne comprends pas cette histoire de communes non limitrophes. Dans mon secteur géographique, il n'existe pas deux communes limitrophes ayant un collège, a fortiori un lycée. Pour le Vaucluse, Carpentras, Mazan, Sault, Vaison pour la Drôme, Buis les Baronnies, Nyons, Dieulefit, Crest. C'est impossible de nommer quelqu'un qui n'a pas un temps plein sur un seul collège dans deux communes limitrophes.
Sans parler des professeurs de musique ou d'art plastique, même un professeur de SVT sur un collège à huit classe n'a pas son taf d'heures. Il aura le choix entre "bivalence" et exercice dans deux communes non limitrophes.
Il me semble que c'est inapplicable en zone rurale, cette législation?

Écrit par : dobolino | 10 septembre 2008

"Je ne comprends pas"

Je l'avions djà expliqué ici, ce gars/(cette râclure ;) ) est maso, si il ne se fait pas insulter, il ne peut pas bander ??? y paraît qu'il y en a comme ça ??? bõ ? chacun son 'viagra' apparemment ???

ange :)

Écrit par : toto | 10 septembre 2008

l n'y a qu'un point qui me met mal à l'aise: c'est votre apologie sous-jacente du SNALC, syndicat réactionnaire entre tous, qui poursuit ouvertement une politique élitiste pour les élèves (vive la sélection et dehors les élèves qui ne suivent pas le rythme) et immobiliste pour les profs (défense du statut avant tout)...D'ailleurs ses adhérents sont principalement constitués par des agrégés ouvertement engagés à la droite de la droite...Et pourquoi ne pas signaler que certains syndicats (certes très minoritaires) comme Sud Education ont dénoncé d'entrée la signature du document sur "les points de convergences" ?...monsieur Brighelli, vous me paraissez aussi lucide sur votre analyse de la situation et le rôle des syndicats, qu'aveugle sur celui de ce syndicat réactionnaire et malfaisant qu'est le SNALC...

Ecrit par : ammirati xavier | 09 septembre 2008

C'est votre droit de penser ce que vous voulez, mais je vous affirme que le SNALC n'est ni réactionnaire, ni malfaisant...Et il n'est pas composé que "d'agrégés de Droite" (je suis certifié et plutôt "de Gauche")

Mais j'ai l'habitude. Il y a dix ans, dans le collège où j'étais dans la région parisienne, un collègue PEGC (pas méchant au demeurant) m'avait affirmé que le SNALC était un syndicat "fasciste".

Difficile de répondre à de tels préjugés.

Le véritable fascisme, n'est-ce pas d'avoir laissé se développer la violence, les "incivilités" dans les collèges au nom de "l'élève au centre" et d'amuser les enfants au lieu de les instruire, ce qui ne fait qu'aggraver les inégalités sociales dont la Droite pure et dure se moque totalement ?

P. Meirieu renie aujourd'hui la formule, mais le mal est fait et bien fait.

Écrit par : Robin | 10 septembre 2008

Pratique et théorie : "J'avoue ne pas comprendre vos attaques ad hominem et graveleuses sans raison contre des gens , hommes ou femmes, qui évoquent pourtant des questions d'actualité intéressantes et sur lesquelles vous pourriez vous donner la peine d'argumenter"



La brutalité du pestiferé traduit l'échec de sa tentative de percer la cuirasse musculaire et caracterielle. la résolution de la cuirasse est impossible, parce que l'acte du pestiféré interdit la décharge orgastique de l'énergie disponible et n'est pas imprégné d'assez de confiance en soi rationnelle. C'est tout!

Écrit par : papa wilhelm | 10 septembre 2008

""Je ne comprends pas"

Je l'avions djà expliqué ici, ce gars/(cette râclure ;) ) est maso, si il ne se fait pas insulter, il ne peut pas bander ??? y paraît qu'il y en a comme ça ??? bõ ? chacun son 'viagra' apparemment ???

ange :)"

Ecrit par : toto | 10 septembre 2008

Ah, si c'est toto qui nous explique quelque chose, le blog est sauvé!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 10 septembre 2008

Ah, si c'est toto qui nous explique quelque chose, le blog est sauvé!!! ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 10 septembre 2008

Il exprimait son mépris en termes aristocratiques, mais il était évident qu'il satisfaisait ainsi des pulisions sadiques très soutenues...

Écrit par : papa wilhelm | 10 septembre 2008

"Je ne comprends pas comme le fait d'être traité d'imbécile et d'en apporter la preuve à chaque réponse que vous faites, peut être considéré comme une détente et augmenter votre créativité."

"Je passe de temps en temps et je suis surpris du ton de certains échanges . J'avoue ne pas comprendre vos attaques ad hominem et graveleuses sans raison contre des gens , hommes ou femmes, qui évoquent pourtant des questions d'actualité intéressantes et sur lesquelles vous pourriez vous donner la peine d'argumenter . C'est dommage car ça tourne systématiquement à l'insulte et au caca boudin puéril , comme si vous refusiez de discuter , mais peut-être que vous connaissez personnellement les intervenants et que vous pouvez vous permettre ces écarts de langage ( peu sympathiques, il faut le dire , ni agréables à lire ) . Bien sûr votre façon de réagir ne peut pas incliner vos interlocuteurs à l'indulgence ou la miséricorde . Je voulais juste dire ça , n'y voyez aucune malveillance de ma part ."

Ecrit par : Roger Felts / 10 septembre 2008

"Je ne comprends pas"

"Je l'avions djà expliqué ici, ce gars/(cette râclure ;) ) est maso, si il ne se fait pas insulter, il ne peut pas bander ??? y paraît qu'il y en a comme ça ??? bõ ? chacun son 'viagra' apparemment ???

ange :)"

Ecrit par : toto | 10 septembre 2008

1°: A "pratique et théorie, (Roger Felts); j'aimerais bien savoir qui j'ai insulté?

2° A Roger Felts et Toto, (quelle équipe!!!); Effectivement, être insulté ne me touche pas rellement. Maintenant, si c'était par des gens pour qui j'éprouve une réelle estime, cela m'ennuierait un peu plus.

Écrit par : Christophe Sibille | 10 septembre 2008

Effectivement, être insulté ne me touche pas rellement. Maintenant, si c'était par des gens pour qui j'éprouve une réelle estime, cela m'ennuierait un peu plus.Ecrit par : Christophe Sibille | 10 septembre 2008


Son arrogance avait la structure d'un symptôme : elle visait à le défendre d'une pulsion tout en lui procurant des satisfactions.

Écrit par : papa wilhelm | 10 septembre 2008

"Il exprimait son mépris en termes aristocratiques, mais il était évident qu'il satisfaisait ainsi des pulisions sadiques très soutenues..."

Ecrit par : papa wilhelm | 10 septembre 2008

oui, le cretinisme absolu est revenu. je crois que le blog est niqué.

Écrit par : acapulco | 10 septembre 2008

Ben non, je n'ai pas essayé Vacqueyras ... La petite Hélène se contente de peu et quand elle va du côté de Vaison la Romaine c'est pour aller chanter aux choralies pour rencontr er des gens de tous les pays. Je n'y vais plus car les années sont là et les ennuis de santé ont imposé leurs consignes de prudence. J'y suis allée huit fois et j'en garde de merveilleux souvenirs.

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 10 septembre 2008

Il aura le choix entre "bivalence" et exercice dans deux communes non limitrophes.
Il me semble que c'est inapplicable en zone rurale, cette législation?

Ecrit par : dobolino | 10 septembre 2008

Je suis bien d'accord avec vous. Il y a rarement un établissement par commune, surtout en zone rurale.

Ce qui est illégal, c'est de nommer un professeur en poste fixe sur un deux établissements.

Quand j'ai fait mes voeux an avril, il n'y avait qu'un seul établissement qui apparaissait sur SIAM (Système Informatisé d'Aide (!) à la Mutation)

Ce n'est qu'à la Rentrée, en téléphonant à la principale de l'établissement de rattachement que j'ai appris qu'il y avait un complément de service et deux heures supplémentaires.

Je précise que je sors de rédaptation (poste dans l'EN, mais pas devant élèves), à la suite de graves ennuis de santé.

Tout cela n'est pas très humain et, en plus, c'est illégal. C'est du moins ce que m'a expliqué mon syndicat.

Ceci dit, j'ai signé mon PV d'installation et j'essayerai de tenir le coup en pensant aux gens qui sont encore plus mal lotis.

Écrit par : Robin | 10 septembre 2008

Hélène, le Vacqueyras est moins cher que le Gigondas.

Écrit par : dobolino | 10 septembre 2008

Mais enfin , je ne suis pas Roger Felts , qu'est-ce qui vous prend ?

Écrit par : Pratique et théorie | 10 septembre 2008

Capcanal : financé par les deniers publics (IUFM, mairie de Lyon, mutuelle de l'EN.........) ??????????????????????????

Écrit par : carole | 10 septembre 2008

Je confirme que "Pratique et théorie” n'est pas mon doublon…
À force d'avoir ce genre de pratique, R. de C. croit que les gens sont tous au même niveau que lui… A moins que ce soit un moyen de continuer à semer la confusion…

Écrit par : Roger Felts | 10 septembre 2008

C'est curieux comme idée de vouloir supprimer l'ENS, même si en lettres le recrutement semble désormais quasiment endogame (si je dis une bêtise, corrigez-moi...); elle demeure un moteur (peut-être fantasmatique) de l'élitisme républicain. La prépa. en deux ans, en lettres, est trop courte pour acquérir la "connivence culturelle" qu'évoquait JPB (dommage qu'une prépa en trois ans soit trop coûteuse aux yeux de l'Etat, et cuber, ce n'est pas la même chose).
En revanche, on pourrait supprimer un passe-droit comme l'admission d'office à l'oral du CAPES (je ne sais si c'est le cas dans toutes les disciplines, mais c'est le cas en philo.), mesure anodine (quoique peu républicaine me semble-t-il) lorsque les postes au concours sont pléthoriques, mais beaucoup moins lorsqu'ils se réduisent à presque rien (mais il faut bien que l'Etat fasse un retour sur investissement).

Les membres du Snalc pourraient-ils m'expliquer clairement ce que propose ce syndicat en remplacement du collège unique honni? On ne trouve que des formules très floues sur son site.

Et enfin, merci à Catmano pour l'intelligence de ses posts; on en apprend un peu plus sur l'arrière-cour de la réforme du primaire.

Écrit par : Romuald | 10 septembre 2008

P. Meirieu renie aujourd'hui la formule, mais le mal est fait et bien fait.
Ecrit par : Robin | 10 septembre 2008

Cher Robin, je vous cite de tête un extrait du film "Freedom writers" (3'38'' du début) :

« On se bat les uns contre les autres pour des territoires ; on se tue pour des questions de race, de fierté et de respect ; on se bat pour ce qui est à nous ; ils croient qu'ils gagnent parce qu'ils m'allument, mais bientôt ils se feront tous flinguer ».

Je vous conseille ce film magnifique.

Autre extrait poignant : «Levez le doigt ceux qui savent ce qu'est un holocauste (1 doigt) ; levez le doigt ceux qui se sont déjà fait tirer dessus... (forêt de doigts) ».

Je suis assez pessismiste, et Meirieu n'est qu'un petit papillon qui entraîne l'ouragan qui arrive.

BàV

Écrit par : Steppenwolf | 10 septembre 2008

Je suis bien d'accord avec vous. Il y a rarement un établissement par commune, surtout en zone rurale.

Ce qui est illégal, c'est de nommer un professeur en poste fixe sur un deux établissements.

Ecrit par : Robin | 10 septembre 2008
Je ne comprends pas bien. Est-ce pire d'être titularisé sur deux postes fixes stables que d'être titulaire sur l'un et bouche-trou jetable sur un autre? Ou bouche-trou sur les deux?
Je maîtrise mal les méandres de la fonction publique.

Écrit par : dobolino | 10 septembre 2008

@Romuald
Votre post, fort intéressant du reste, me laisse un peu perplexe: en quoi le recrutement ENS Lettres vous semble t il endogame?

Écrit par : Jean-François Croz | 10 septembre 2008

Sibille, vous n'avez pas l'exclusivité de l'appellation incontrôlée "fasciste de gauche".
Ecrit par : brighelli | 10 septembre 2008

Et moi ! On m'a taxé de gauchiste ici au moins cinq fois, on m'a accusé de fascisme au moins cinq autres fois, on m'a dit que j'étais un extrémiste de gauche...

Je revendique les accusations saugrenues dont j'ai été l'objet ! Et je suis content, en tant que gauchiste invétéré, que la vilaine MAM se soit pris une baffe virtuelle au sujet d'Edvige, le fichier-aide-mémoire qui permet de ne rien oublier sur personne.

Écrit par : Jérémy | 10 septembre 2008

"C'est curieux comme idée de vouloir supprimer l'ENS, même si en lettres le recrutement semble désormais quasiment endogame (si je dis une bêtise, corrigez-moi...); elle demeure un moteur (peut-être fantasmatique) de l'élitisme républicain."

Ben non : le recrutement en sciences humaines est effectivement "endogame" depuis au moins 10 ans, et l'élitisme républicain aboutit à des études faisant l'apologie des joutes d'insultes "matricides" (le mot est dans l'ouvrage) en milieu urbain, définies par le normalien de base comme étant l'incarnation de la poésie contemporaine.
Les normaliens de Lettres Sciences humaines que je connais sont fils et filles de poètes, de ministres, de profs de fac, de présidents de fac, etc.
Et Normale Sup' donne encore des sous aux héritiers de ces familles-là, est-ce franchement bien honnête ?

Je ne parle que de Normale Sup' LSH (Lyon) et Normale Sup'-Ulm section Lettres et sciences humaines, pour les sciences, je laisse parler ceux qui s'y connaissent.

Je rejoins Romuald sur le fait qu'attribuer les écrits du Capes aux normaliens porte le doux nom de privilège, de même que le salaire exorbitant de leurs étudiants. Si un privilège est justifié, c'est une contrepartie honnête ; si un privilège est injustifié, c'est une inégalité choquante. Au vu des résultats de Normale Sup' en Lettres et sciences humaines, je penche pour la deuxième solution.

Écrit par : Jérémy | 10 septembre 2008

"Je confirme que "Pratique et théorie” n'est pas mon doublon…
À force d'avoir ce genre de pratique, R. de C. croit que les gens sont tous au même niveau que lui… A moins que ce soit un moyen de continuer à semer la confusion…"

Ecrit par : Roger Felts | 10 septembre 2008

Mais oui, Dieu est abrogé, c'est moi qui emploie tout un tas de pseudos tous plus idiots les uns que les autres...
Vous prenez vraiment les blogueurs d'ici pour des demeurés?

Écrit par : Christophe Sibille | 10 septembre 2008

"Jérémy, mon pôpa a fait normale sup et ma maman aussi. Comme issus de familles riches, on fait mieux! Je ne compte pas trop sur l'héritage non plus.
Je doute fort qu'à l'heure actuelle le compte en banque de notre hôte soit bien reluisant et en plus, il s'est fait piquer son vélo!!!
Ecrit par : dobolino | 10 septembre 2008"

Ils ont intégré en quelle année, ces gens-là ? "Hélas, cet heureux temps n'est plus. Tout a changé de face, depuis que sur ces bords, les dieux ont envoyé" etc.

Pour le vol de vélo, il suffit de demander le numéro direct de Sarkozy, il est meilleur que Courbet sur les vols de deux-roues. Le numéro de MAM est appremment disponible, mais ces temps-ci il n'est d'aucune utilité. Elle pleure Edvige, et en plus c'est son anniversaire.

Écrit par : Jérémy | 10 septembre 2008

"Question qui n'a pas de sens. C.S. est enseignant en IUFM !"

Ecrit par : Dieudebonté | 10 septembre 2008

Lectrice assidue du blog depuis avant les vacances, et appréciant particulièrement les écrits de Monsieur Fels(notamment sur son blog), je suis assez stupéfaite de cette dernière remarque.J'ai moi-même eu pendant mon année de formation à l'IUFM des formateurs dont le sérieux et la compétence n'était pas à mettre en doute.Il ne faudrait pas que les règlements de compte personels mènent à raconter n'importe quoi, et conduise quelqu'un d'apparement intelligent à se comporter en imbécile.

Écrit par : NT2 | 10 septembre 2008

Cher Jean-François,

Je suis tout d'abord très honoré de m'adresser à vous, car je me rappelle avoir beaucoup ri en lisant, il y a quelques années, votre pastiche du Tiers Livre appliqué aux EAF (merci SLL).

De plus, vos messages me convainquent presque qu'il ne faut pas toucher à Normale Sup'. En effet, élitisme républicain, concours anonyme, épreuves disciplinaires... Cela est bien sûr bel et bon.

Cependant, pensez-vous sincèrement qu'un candidat de province, fils d'un boulanger et d'une salariée au Smic, ait des chances réelles d'intégrer Ulm ?

Est-il bien nécessaire de verser un salaire (pourquoi ne pas dire une rente?) à des étudiants dont les 95% n'en ont absolument pas besoin ? Que Mazarine Pingeot ait bénéficié d'un salaire de 7000 francs par mois pendant quatre ans n'est qu'un exemple parmi d'autres ; il n'y a que 5 à 10% maximum des normaliens qui auraient besoin un tant soit peu de cet argent. Tous les autres ont déjà largement ce qu'il faut. Quand Juppé et Fabius ont fait l'ENS, leurs familles avaient-elles besoin que l'Etat finance leurs études ? Il y a de quoi révolter le citoyen Lambda, à qui on demande de payer 800 euros pour s'inscrire à la fac.

Écrit par : Jérémy | 10 septembre 2008

Ecrit par : Robin | 10 septembre 2008
Je ne comprends pas bien. Est-ce pire d'être titularisé sur deux postes fixes stables que d'être titulaire sur l'un et bouche-trou jetable sur un autre? Ou bouche-trou sur les deux?
Je maîtrise mal les méandres de la fonction publique.

Ecrit par : dobolino | 10 septembre 2008

Disons que les méandres de la fonction publique ressemblent un peu à la Divine Comédie de Dante : il y a les élus et les autres : toute une game de situations diverses entre les professeurs qui enseignent dans un seul "bon" lycée de centre ville, de préférence en CPGE (le Paradis) et les "bouche-trous jetables"(on dit TZR) sur plusieurs établissements ZEP (l'Enfer, septième cercle ;-).

Enseigner en poste fixe en collège sur deux établissements, ce n'est ni l'Enfer, ni le Paradis, c'est pourquoi je ne me plains pas trop, ayant été plusieurs années maître-auxiliaire (les anciens TZR) avant de passer le CAPES et avoir connu l'exil (autre rapprochement avec Dante pour c'était une sorte de mort : la D.C. est en partie l'expression du ressentiment du poète envers ceux qui l'ont fait exiler) : CAPES à Lyon et carte forcée dans la région parisienne.

Écrit par : Robin | 10 septembre 2008

Français moroses, rassurez-vous !

Le chiffre d'affaire des ventes du luxe haut de gamme en France a progressé de 20%, et la population mondiale des gens très riches augmente de 8% chaque année.

Elle est pas belle, la vie ?

Écrit par : Jérémy | 10 septembre 2008

"Est-il bien nécessaire de verser un salaire (pourquoi ne pas dire une rente?) à des étudiants dont les 95% n'en ont absolument pas besoin ?" etc.

Très intéressant, on peut même aller plus loin. Est-il nécessaire de payer ces paresseux de fonctionnaires qui ne font rien pendant les vacances scolaires? D'accord, ils ne sont pas (tous) normaliens mais bon, ils n'ont qu'à faire des économies avec ce qu'ils gagnent, non?
On pourrait aussi se faire payer en nature (attention! je veux dire en kilos de pâte, de riz, etc.), vu les temps qui courent, cela pourrait redevenir d'actualité.
C'est du prurit démagogique, je suis désolé d'être si vif. En tuant le malade on triomphe de la maladie, mais la question est de savoir s'il faut le tuer.
On ne va pas répéter ce que tout le monde sait ICI : la baisse constante des taux d'intégration d'étudiants venant de milieux sociaux modestes dans les Grandes Ecoles (ENS, etc.) alors mieux vaut savoir pourquoi cela se produit et tenter d'y remédier plutôt que de se livrer à cette logique permanente du ressentiment. Peu importe que des fils et des filles d'archevêques fassent Normale Sup si dans le lot peuvent s'immiscer ceux qui normalement auraient dû en être exclus. Le tout est d'augmenter le nombre de ces élus.
Et là on ne peut plus fanfaronner en disant "yaqua", il faut passer aux travaux pratiques.

Écrit par : Sénèque | 10 septembre 2008

@ NT2 écrit:
"…J'ai moi-même eu pendant mon année de formation à l'IUFM des formateurs dont le sérieux et la compétence n'était pas à mettre en doute. Il ne faudrait pas que les règlements de compte personels mènent à raconter n'importe quoi, et conduise quelqu'un d'apparement intelligent à se comporter en imbécile."
Certes… Votre témoignage vaut parole d'Évangile… Et si votre expérience a été aussi probante que vous l'affirmait, elle vaut ce que valent les expériences personnelles. Toutefois, mon apparente intelligence s'est frottée à d'autres témoignages qui ne disaient pas exactement les mêmes choses. La réputation des dits établissements ne confirme pas que le sérieux et la compétence y soient particulièrement dominants. La personne qui s'interrogeait sur le temps de travail d'Unrien Okuduncé du fait de sa très forte présence sur ce blog, ignorait sans doute qu'il travaillait en IUFM. Je lui ai dit la raison probable à cette grande disponibilité… Je peux envisager que d'autres enseignants utilisent différemment temps de travail et de disponibilité et que vous ayez pu en bénéficier.
Plus probablement, je pense que cette lettre est un montage, car commencer votre mot par :
« Lectrice assidue du blog depuis avant les vacances, et appréciant particulièrement les écrits de Monsieur Fels(notamment sur son blog),… »… pour la terminer en me traitant d'imbécile, et ce, pour un motif tout à fait dérisoire est significatif d'un procédé plutôt que d'une intervention sincère et véritable… Je pourrais écrire qu'elle est symptomatique des pratiques de manipulation auxquelles Christophe Sibille semble de plus en plus avoir recours (ou du moins qui apparaissent de plus en plus évidentes) mais je ne le ferai pas, car c'est un soupçon et pas une preuve…
Je lui signale que « n'était” doit être au pluriel, que“personel” prend deux n et “apparement” prend deux m… Vive le sérieux des formateurs de formateurs !

Écrit par : Roger Felts | 10 septembre 2008

Je ne sais plus qui écrit quoi...Et je ne peux pas travailler correctement! Vite !Reprenez tous vos apparences habituelles!

Écrit par : papa wilhelm | 10 septembre 2008

Cher Jeremy

je suis heureux que des calembredaines déjà anciennes aient pu vous distraire. Je crains, hélas, qu'elles ne soient toujours d'actualité, n'en déplaise à M. Darcos. Oserais-je ajouter que le goût de la facétie, de l'irrévérence et de la dérision m'est venu en khâgne et à Normale, et que ce sont là les meilleures raisons de ma gratitude à ces deux institutions?

Pour le reste, les questions que vous posez méritent une vraie réflexion, et ne peuvent s'évacuer d'un haussement d'épaules ou d'un revers de langue. C'est la précision diabolique de vos chiffres qui m'intrigue et m'inquiète (95 %) D'où les tenez-vous?
Oui, je pense qu'un rejeton de boulanger a autant de droits e de chances qu'un autre sur les concours de Normale; et que le poids de l'endogamie et du clientélisme est infiniment plus grand dans l'encadrement universitaire que dans la sphère des prépas et grandes écoles.
Pour mon modeste cas, je puis vous assurer que ma famille aurait été bien incapable de m'allonger les 4000 frs de mon traitement d'élève fonctionnaire stagiaire; et que nous étions bien plus que 10 % de ma promo dans ce cas. Demandez à Pedro Cordoba ce qu'il en pense...
Quant au montant des frais universitaire, c'est un vrai scandale. On ne fait pas payer au prix de l'or un aller simple sur le Titanic; mais l'explosion des frais d'inscription, le désengagement de l'Etat, l'immixion du privé, bref, les mesures-fétiches de la loi Pécresse faisaient déjà partie des projets Jospin-Allègre de 1989...
Bien cordialement et bonne nuit...

Écrit par : Jean-François Croz | 10 septembre 2008

Mais... Pedro Cordoba et les parents de Dobolino n'ont pas intégré Normale Sup' hier. Les statistiques sociales des entrants à Ulm existent forcément, sont-elles publiques ? Si oui, je seraix heureux de les consulter. Les chiffres que je donne sortent de mes connaissances personnelles de normaliens ou anciens normaliens - inutile de vous dire qu'elles n'ont aucune valeur scientifique, mais que je serais heureux de lire les statistiques publiques recueillies par "l'Ecole" de l'élitisme républicain.

Je me dis finalement qu'il ne faudrait donner un salaire qu'aux étudiants de Normale Sup' dont les ressources parentales ne sont pas supérieures au triple du Smic (ça fait déjà pas mal). Que Mazarine Pingeot et la fille d'un grand professeur d'Université constituent l'élite culturelle du pays, je ne peux pas l'empêcher, mais que des gens qui font partie des plus riches du pays gagnent 1200 euros par mois pendant quatre ans, alors que les étudiants des classes moyennes et défavorisées ne peuvent pas payer les 800 euros de droits d'inscription en plus de leur logement, de leur nourriture, de leur équipement informatique et des ouvrages universitaires, c'est ressenti comme une injustice criante, et pas que par moi.

Seneque, vous oubliez quelque chose dans votre comparaison entre fonctionnaires et élèves d'Ulm/Lyon, c'est que les fonctionnaires travaillent, et que tout le monde est payé pour untravail fourni, alors que les élèves d'Ulm/Lyon étudient, et qu'à ce que je sache, personne d'autre n'est payé pour étudier de bac+3 à bac+5, ni pour préparer les concours d'enseignement.

Écrit par : Jérémy | 11 septembre 2008

"Je peux envisager que d'autres enseignants utilisent différemment temps de travail et de disponibilité et que vous ayez pu en bénéficier."

Ecrit par : Roger Felts | 10 septembre 2008

Quelle sollicitude de votre part!!!


"Vous êtes jeune , donc vous travaillez . Mais...quand ???
Ecrit par : Pratique et théorie | 10 septembre 2008

Question qui n'a pas de sens. C.S. est enseignant en IUFM !"

Ecrit par : Dieudebonté | 10 septembre 2008

En tous cas, vous qui sembliez apprécier le "politiquement incorrect"... Difficile de trouver une phrase plus politiquement correcte que la vôtre, en ces lieux!

Roger Felts, vous pouvez avoir tous les soupçons que vous voulez, pas de problème. Vous pouvez pensez que, comme vous, je manipule en prenant plusieurs pseudos ici. Vous pouvez penser, comme beaucoup de personnes ici qui n'y ont jamais mis les pieds, que les IUFM sont un nid de feignants, que tous les gens qui y sont passés en formation PE en sont ressortis sidérés par la nullité de leurs formateurs. Etc, etc. On s'en fout. Mais, là où ça devient vraiment comique, c'est quand vous donnez des cours d'orthographe à NT2. Quelle que soient les vestiges de crédibilité qui pouvait rester dans votre argumentaire précédent, pour le coup, ce dernier explose en plein vol.

"Et si votre expérience a été aussi probante que vous l'affirmait"

Ecrit par : Roger Felts | 10 septembre 2008

Écrit par : Christophe Sibille | 11 septembre 2008

Merci en tous cas à Jean-François, Sénèque et Jeremy de relever le débat. Personnellement, (je l'avais déjà dit, mais cette fois, je m'y tiendrai), je ne répondrai plus aux élucubrations de Felts, sous quelque identité plus ou moins bizarre qu'il se présente. Le blog n'a rien à faire de ces échanges totalement inutiles et a-constructifs.

Je conseille, pour tous ceux qui considèrent que la religion doive rester dans la sphère privée, la lecture du dernier numéro de "Charlie-hebdo". Avec un excellent article de Caroline Fourest en page 2-3 qui va, j'en suis certain, faire extrêmement plaisir à Amélie.
(Feuilleté le premier (le dernier?) numéro de Siné-hebdo. Quelques articles rigolos, notamment ceux de Porte et Alévêque, notamment, un article de Bedos très moyen et un Delfeil de ton minable, (quelle déception), une "maquette foutoir", et des dessinateurs approximatifs. S'ils veulent pérenniser, à mon avis, ils ont intérêt à prendre de l'épaisseur.
Pas photo avec "Charlie", en tous cas, à mon sens. Sur le plan rédactionnel, et surtout sur le plan des dessins.

Écrit par : Christophe Sibille | 11 septembre 2008

"Les textes sont de Patrick Font, les musiques de Christophe Sibille

http: //copinedemoi.org/page/musiques/index

:)"

Ecrit par : toto | 10 septembre 2008 "

En tous cas, (une fois n'est pas coutume), un grand merci à vous, Toto. J'avais perdu la bande originale de ces chansons dans un déménagement, et j'ignorais totalement qu'elles figuraient sur ce site!

Écrit par : Christophe Sibille | 11 septembre 2008

"Capcanal : financé par les deniers publics (IUFM, mairie de Lyon, mutuelle de l'EN.........) ??????????????????????????"
Ecrit par : carole | 10 septembre 2008

C'est ce que je déduis de la lecture du site :

http://www.capcanal.com/capcanal/sections/fr/la_chaine/les_partenaires

Remarquez qu'on n'a jamais dit "financeurs" et qu'on ne dit plus "sponsors", on dit partenaires. Je doute que ce soit pour des raisons sexuelles mais je suis certain que ces gens là ont très bien intégré les concepts "entrepreneuriaux".

Il est intéressant de (re)constater que la jargonasse pédagole présente d'étranges ressemblances avec celles des PDG et des DRH. Par exemple, le remplacement de "vous avez des points faibles" par "vous avez un grand nombre d'opportunités de progrès".

Vive la libre entreprise avec partenaires publics !

Écrit par : dugong | 11 septembre 2008

Très vite, avant de partir en cours...
J'approuve entièrement ce qu'écrit Sénèque plus haut sur les ENS. Jérémy, vous faites un peu de surenchère démago, parfois. .Je m'en expliquerai plus tard dans la journée.
Et je consacrerai ma prochaine Note à des propositions concrètes pour remplacer le collège unique par quelque chose de plus fonctionnel,et, surtout, de moins arbitraire à force d'égalitarisme.
JPB

Écrit par : brighelli | 11 septembre 2008

Sibille a vraiment fait les musiques de Font? ça va me le rendre sympathique alors.

Écrit par : Flo | 11 septembre 2008

Comme quoi tout peut arriver!

Écrit par : Flo | 11 septembre 2008

@Romuald
Votre post, fort intéressant du reste, me laisse un peu perplexe: en quoi le recrutement ENS Lettres vous semble t il endogame?

Ecrit par : Jean-François Croz | 10 septembre 2008

Je n'ai pas de statistiques, d'où ma relative prudence; mais un collègue en Hk me disait qu'à 80% le recrutement en Hk se faisait dans les enfants des CSP++, ce qui me semble correspondre effectivement à ce que je vois parmi mes élèves qui vont en Hk (ce n'est pas le cas pour les prépas scientifiques dont le recrutement me semble plus varié) et parmi mes collègues jeunes normaliens.
Il est trop facile d'écarter Bourdieu d'un revers de main, d'autant plus que je crois avoir lu que son étude vaut essentiellement pour les prépas (il a eu le tort de généraliser à l'enseignement en général et d'en déduire des solutions douteuses). On peut certes défendre la nécessité d'une bourgeoisie cultivée, comme le fait Finkielkrault, mais c'est un choix politique qu'il faut alors clairement assumer; c'est aussi faire des élites littéraires le lieu d'un conservatisme qui peut être fatal aux lettres. Plutôt que de penser contre Bourdieu, je préfèrerais que l'on pense à sa hauteur, c'est-à-dire que l'on se donne les moyens de son dépassement. Une prépa. qui planifie la formation sur deux ans, c'est une course de vitesse conditionnée par le capital culturel de départ (la formation à l'issue du secondaire étant ce qu'elle est); en trois ans, le talent personnel peut commencer à s'exprimer. On pourrait peut-être aussi revaloriser des épreuves moins discriminantes sur le plan du capital culturel, le thème latin ou grec par exemple (ce n'est qu'une hypothèse, je n'ai aucune statistique; mais j'ai l'intime conviction que le latin devrait être le pendant littéraire des mathématiques, obligatoire pour tous dès la sixième).

Quant à l'université, les frais d'inscription ne sont pas de 800 euros, mais entre 160 et 320 euros. On peut toujours lui reprocher son échec, mais l'université fait ce qu'elle peut, et ses succès relatifs reposent exclusivement sur la bonne volonté de certains enseignants.

Écrit par : Romuald | 11 septembre 2008

Il est intéressant de (re)constater que la jargonasse pédagole présente d'étranges ressemblances avec celles des PDG et des DRH. Par exemple, le remplacement de "vous avez des points faibles" par "vous avez un grand nombre d'opportunités de progrès".

Vive la libre entreprise avec partenaires publics !

Ecrit par : dugong | 11 septembre 2008

Il s'agit plus que d'une étrange ressemblance, management et pédagogisme participent de la même matrice de pensée (apparemment contradictoire), à savoir 1) l'extension d'une forme de taylorisme à la vie de l'esprit, segmentation et réification de la pensée sous prétexte d'efficacité (la logique des compétences par exemple) avant d'entrer dans une logique autonome, 2) la survalorisation de l'individualisme (la pédagogie différenciée qui s'émiette au point de ne plus rien transmettre par exemple).

Écrit par : Romuald | 11 septembre 2008

@Jeremy

deux précisions en ce qui concerne le salaire des élèves de l'ENS; c'est un traitement d'élève fonctionnaire stagiaire, qui donne à la scolarité un statut de formation rémunérée. La proposition d'un "revenu étudiant" ne me semble pas très éloignée.
De plus, ce traitement a pour contrepartie théorique l'engagement décennal, c'est à dire l'obligation de servir l'Etat pendant dix ans, ce qui n'est pas le moyen le plus sûr de faire fortune.

Écrit par : Jean-François Croz | 11 septembre 2008

......je ne répondrai plus aux élucubrations de Felts, sous quelque identité plus ou moins.....
Ah si vous pouviez tenir cette promesse de laisser Felts dans ses méchancetés limite sadiques parler tout seul ou à soi-même et que le blog puisse à nouveau être intéressant.
..
Et que l'on puisse à nouveau détruire sérieusement votre pédagogisme sans toutes ces scories.

Écrit par : observateur | 11 septembre 2008

"et j'ignorais totalement "
Mon 'pauvre' 'ami', vous avions la mémoire qui flanche ? Alzheimer vous guette ?
J'vous l'avions djà donnions c'te lien sur le site de lire & écrire !

Ca commence comme ça...
Attention, n'oubliez pas de fermer le gaz avant de sortir de chez vous .

Écrit par : toto | 11 septembre 2008

J'ai payé mes études supérieures après avoir économisé en étant institutrice, travaillant en usine pendant les vacances, en aidant mes parents, en faisant les vendanges, en donnant des leçons particulières, bref en me débrouillant comme beaucoup d'autres et en me contentant de peu comme j'avais toujours vécu. Une bourse m'a été attribuée durant quatre ans et je n'ai jamais pensé à me plaindre puisque je m'en sortais. J'étais contente d'étudier, voilà tout.
Pour préparer sérieusement l'agrégation, j'ai attendu l'âge de 50 ans pour obtenir un congé rémunéré à 80% demandé trois fois de suite. Comme j'avais déjà tenté ma chance et tiré les leçons de quelques échecs, j'avais aussi beaucoup lu au fil des préparations et accumulé une somme de connaissances utiles. Cette année là, j'ai vraiment apprécié de pouvoir me consacrer exclusivement au concours et chaque semaine je planchais en présentant une leçon , une explication, ou en rendant une dissertation. Mais 50 ans c'est l'âge où les ascendants commencent à vieillir plus ou moins difficilement et où vos propres enfants commencent à s'envoler en brisant le cocon, effort douloureux et nécessaire à surveiller sans en avoir l'air. Cette année de préparation assidue m'a été salutaire. Non seulement, elle m'a permis de réussir le concours dans de bonnes conditions mais elle m'a aidée à émerger et à assumer des problèmes familiaux très lourds et auxquels chacun peut s'attendre.

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 11 septembre 2008

"Seneque, vous oubliez quelque chose dans votre comparaison entre fonctionnaires et élèves d'Ulm/Lyon, c'est que les fonctionnaires travaillent, et que tout le monde est payé pour untravail fourni, alors que les élèves d'Ulm/Lyon étudient, et qu'à ce que je sache, personne d'autre n'est payé pour étudier de bac+3 à bac+5, ni pour préparer les concours d'enseignement"

Une précision. Les élèves des ENS sont payés pour faire leurs études; c'est vrai. C'est une anomalie? C'est à voir.
Quand on est normalien, on est dans une logique contractuelle avec l'Etat : on s'engage à travailler pour l'Etat pendant 10 ans et dans le cas de l'enseignement, le pantouflage, pratique si répandue dans l'énarchie, n'est peut-être pas si commun... Mais ici il faudrait des statistiques pour savoir ce qui en est.
Quitte à être un peu grandiloquent, cette logique contractuelle a une signification : la (re)production d'un personnel de qualité qu'on retrouvera à différents niveaux de la société -évidemment cette logique de la reproduction CULTURELLE entre en rapport avec des logiques de reproduction SOCIALE sans compter le conflit latent avec les obligations imposées à l'Université.
Personne ne nie et n'a jamais nié cette logique de capitalisation culturelle dans une société où les héritiers sont partout -les fils de.. et les filles de ... dans cette nouvelle aristocratie qu'est la société de média (comme feu Norbert Elias avait parlé de la société de cour) avec la ribambelle de fils/filles-de-comédiens, d'acteurs, d'acteur-réalisateurs, et j'en passe.

La question est de savoir doser les interventions ponctuelles et les modifications d'ensemble, pour changer indirectement ce fait. Toute politique d'intervention directe s'est soldée par un échec (l'effet pervers) aboutissant à renforcer la consanguinité de l'élite, en clair le vivier du recrutement des normaliens (même en faisant la différence entre le recrutement plus fermé d'Ulm et le recrutement plus large de l'ENS de Fontenay).

1° soit on accepte cyniquement ce fait : il suffit d'une élite, peu importe son origine. Solution de facilité, cynisme froid.

2° soit on tue le malade : disparition des ENS, intégration dans le magma universitaire. Espoir des technocrates et de la technocratie de gauche (de droite aussi?) : autant verser de l'eau dans du sable pour vider la mer.

3° soit on fait comme Jeremy le propose, en faisant payer en en supprimant la solde ou le salaire des normaliens. En quoi est-ce que cela changerait l'assèchement du vivier? Et puis on entre dans une logique folle : tout se fait au cas par cas; telle famille paiera plus ou moins cher l'école, etc. en fonction de ses revenus. Je veux bien mais alors on change le régime fiscal général. Tout se fera au cas par cas. Il y a quand même, ce me semble, deux logiques : la logique égalitaire (qui aboutit à donner la même solde à TOUS les normaliens) et la logique différenciante (discriminer selon la fortune, la pauvreté, etc. ). C'est au nom de cette égalité que justement on en vient à cette situation où Marianne ne fait plus de différence entre les heureux lauréats des ENS.


4° soit.... soit on voit ce que l'on peut faire et ce qui se fait déjà pour rendre plus large le recrutement de l'élite, en ne confondant pas reproduction culturelle et reproduction sociale. A part quelques lycées endogames que tout le monde connaît, une grande partie des classes prépa s'adapte à un nouveau public, des passerelles existent pour donner un bon niveau de formation à des élèves, avec parfois la possibilité de produire de l'imprévisible en faisant intégrer des élèves de milieu modeste.
Encore une fois le problème n'est pas de faire payer (que) les riches ou que sais-je encore; le problème est pire, il est dans la capacité à former une élite suffisamment représentative sans tomber dans le pathos larmoyant qui vise à accorder des régimes de faveur à tel ou tel faisant partie de telle communauté. Va-t-on vers plus de clarté sur ce point?

Voilà, désolé d'avoir fait un peu (trop) long.

(Sénèque et Sénéchal fusionnent désormais, seule de l'inattention m'a fait choisir un ancien nom. Le temps est à la réduction des effectifs...)

Écrit par : Sénèque et Sénéchal | 11 septembre 2008

Docteur Christophe , éloignez-vous , ménagez votre estomac !
Au fait , merci pour votre minable , stupide et inutile prescription d'hier ! Hervé , merci pour la tisane , j'ignorais que se référer à Ferré devait faire de nous , ipso facto , des momies . Quid alors de Marx ? Je ne pensais pas qu'on pouvait tomber si bas !
Je sais bien qu'aujourd'hui en France , il n'y a plus que les pieds-noirs à être nés en Algérie , mais ils n'ont pas tous l'âge de Bigeard , il y en a qui sont plus jeunes que Brighelli ( salut papy , donc ) ! D 'autant plus qu'on est quand même , dans le domaine du sang chaud que vous évoquez ,( comme dans d'autres , on nous l'a assez dit ), "une race" ( pardon Pedro ) un peu à part , et j'ai tout ce qu'il faut à la maison !

Pierre Assouline , Compagnie Républicaine de Sécuritude ( du Vivre Ensemblisme Citoyen et de la Politique Rectitude )

04 septembre 2008
Le mot de trop de George Steiner
C’était il y a peu à Cambridge (Angleterre). Le professeur George Steiner, essayiste, critique, théoricien de la traduction, expert en littérature comparée et docteur honoris causa d’un grand nombre d’universités de par le monde, recevait ès qualités, à son domicile, Juan Cruz, l’envoyé spécial du quotidien madrilène El Pais, pour un long entretien comme il les aime. A l’image de ses conférences. Tous azimuts. Et il le fut effectivement, débordant largement le cadre de son dernier opus Les livres que je n’ai pas écrits qui vient de paraître en Espagne en castillan et en catalan.

Ils ont donc parlé de la tristesse et du pessimisme selon Beckett, de sexualité, de Heidegger, Grass, Roth et Rushdie. Et même de la recherche du public pour des formes littéraires expérimentales : ainsi de la prédominance littéraire, sur le plan du style, selon Steiner, des livres d’histoire, de sociologie, d’économie et des biographies ; ce qui lui fait dire, notamment, que “la prose de Lévi-Strauss est meilleure que celle de n’importe quel romancier français”.Pourquoi pas, même si cela fleure bon le goût des formules et l’esprit de provocation dont il est coutumier. Dans son élan, il juge aussi qu’Harry Potter détourne la jeunesse de la lecture des classiques et qu’on ne peut écrire de littérature importante avec un traitement de textes. Bref, du Steiner pur jus. Jusqu’à ce passage :

“Il est facile de s’asseoir ici, dans cette maison, et de dire : “Le racisme, c’est horrible, non ? ” Mais posez -moi même la même question si je devais vivre dans une maison voisine d’une famille jamaïquaine de six enfants qui écoute du reggae et du rock and roll toute la journée ! Posez-moi la même question si un expert immobilier venait m’apprendre que la valeur de ma maison s’était effondrée depuis qu’une famille jamaïquaine avait emménagé à côté ! Demandez-moi la même chose à ce moment-là ! “

On dirait du Chirac entre deux Coronas : l’arôme du mouton dans l’escalier remplacé par la musique de sauvages. Vrai ou faux, bon sens ou pas, on attend autre chose d’un intellectuel de ce calibre qu’un réflexion échappée du café du commerce, non ? On s’en doute, la presse de langue anglaise s’en est saisie et s’est aussitôt enflammée.



http://passouline.blog.lemonde.fr/2008/09/04/le-mot-de-trop-de-george-steiner/

Écrit par : Amélie | 11 septembre 2008

J'aimerais savoir doù vient la formule :"Tout savoir est mon espérance, tout apprendre est ma volonté' chantée en refrain par des enfants dans le générique du film : " La volière aux enfants" rediffusé ce mardi 9 sur France 2 et consacré à Marie Pape Carpentier ,initiatrice de l'école maternelle. Lors de la première diffusion voici deux ans j'avais consulté un travail universitaire sur cette femme injustement méconnue et constaté quelques écarts entre la réalité et le téléfilm qui se termine plutôt bien. Attachée à éveiller l'esprit des enfants les plus démunis et pressée de leur apprendre à lire avant qu'ils n'aillent à la manufacture risquant de perdre la vie à vouloir la gagner, elle dérangeait trop l'ordre établi pour ne pas déranger et s'exposer aux coups bas.
Tout de même, l'itinéraire de cette pédagogue est attachant. Elle n'a pas envie de travailler dans une salle d'asile et rêve de gloire littéraire pour honorer la mémoire du père défunt. Il faut bien vivre et elle accepte en attendant mieux.Dabord dépassée par les événements elle reprend courage après un stage chez un maître chevronné. Elle s'organise, s'attache aux enfants et peu à peu trouve seule un certain nombre de pratiques et se passionne pour son métier tout en rusant avec le carcan des préjugés et les rapports de force solidement établis.

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 11 septembre 2008

@à H. Charpentier
j'ai trouvé ça,je ne sais si ça peut vous aider

......l'avenir du précoce et ... pour le nôtre aussi ! Cette
pensée est de circonstance : « Tout savoir est mon
espérance, et tout apprendre est ma volonté ».
Cet investissement n'est pas un puits perdu, un
« tonneau sans fond ». Ce que les filles et garçons

http://www.alrep.org/telechargement/info_educatives_scolaires/07_gout_effort.pdf

Écrit par : lecteur | 11 septembre 2008

Ce matin, une bonne nouvelle… Je lis écrit de la main de notre R. de G. le texte suivant :

Personnellement (je l'avais déjà dit, mais cette fois, je m'y tiendrai), je ne répondrai plus aux élucubrations de Felts, sous quelque identité plus ou moins bizarre qu'il se présente. Le blog n'a rien à faire de ces échanges totalement inutiles et a-constructifs. (Christophe Sibille, le 11 septenbre 2008)

Cette excellente information compense largement la célébration de l'anniversaire de l'effondrement des Tours Jumelles à la même date.
En ce qui me concerne, je ne me sens absolument pas engagé à m'abstenir si un individu émet des propos qui m'apparaissent en opposition complète avec l'analyse que je fais de la réalité… Cette information m'a pourtant libéré, car je n'aurai plus à répondre aux commentaires désagréables que chacune de mes interventions suscitaient. Non pas que je ne supporte pas la contradiction (Cf mon débat avec Cordoba) mais le systématisme creux additionné de malhonnêteté intellectuelle et de manipulations diverses si l'on m'annonce que l'on ne le pratiquera plus, ne peut être qu'une bonne nouvelle…
Cela dit dans son dernier transport inamoureux, Unrien Okuduncé en rajoute une couche… Et revient sur mes fautes d'orthographe… J'ai expliqué en son temps qu'étant sous chimio (et je pense qu'un adulte doit savoir ce que cela représente) il valait mieux saluer le contenu de ce que je disais plutôt que s'attacher aux quelques erreurs de forme… Ayant dit cela, je pensais que l'affaire était close et que si l'on débattait avec moi, on s'attacherait plutôt an fond qu'à la forme… Eh bien, le Ravi de mes fautes, en véritable goujat à continuer à persifler… C'est d'ailleurs une des raisons qui m'ont poussé à avoir une haute estime à son égard… Il se trouve que tout récemment en pratiquant une de ses manipulations dont il a le secret, il fait trois fautes d'orthographe. Je souligne qu'il est en bonne santé, il n'a pas de chimio et qu'il a suivi la formation de formateur. Je pointe ses fautes et en commets une dans le texte. Chez Mistoufle Cédille cela devient :
« Quelle que soient les vestiges de crédibilité qui pouvait rester dans votre argumentaire précédent, pour le coup, ce dernier explose en plein vol. » Alors qu'il vient d'en commettre trois, Mistoufle explique que ma faute explose la cohérence de mon discours…
Décidément, en décidant de ne plus persifler, Christophe Sibile rend un grand service à l'humanité…

Quelques rectifications :
- C.S. n'a pas une claire notion de ce qu'est le politiquement correct. Quand j'énonce qu'une fraction significative des enseignants d'IUFM sont des branleurs, je ne suis pas dans le politiquement correct de “Bonnet d'âne” mais dans le strict énoncé de la réalité après enquête, témoignages et analyses des résultats de leur pratique.
- Quand je prends un pseudo (Dieuéamour, etc.), il est clair pour tout le monde que c'est Felts qui écrit, d'autant plus clair que je laisse l'adresse de mon site…
Quand c'est NT2 qui signe, rien en apparence ne peut faire croire que c'est Christophe Sibille qui l'a écrit : NT2 énonce que “Lectrice assidue du blog depuis avant les vacances, et appréciant particulièrement les écrits de Monsieur Fels (notamment sur son blog),” Cela Christophe Sibille ne l'aurait jamais écrit… Mais, et là, la ficelle est un peu grosse, à la fin de son mot, NT2 me traite d'imbécile… Cela aussi, sous son nom, Christophe Cédille aurait hésité (Il risquait la réflexion : c'est la Charité qui se fout de l'hôpital Américain…)
Qu'il soit l'auteur de la lettre de NT2 est d'autant plus vraisemblable qu'il croit que c'est la réplique inversée du courrier envoyé par “Pratique et théorie”, analyse sévère de son comportement, mais rédigée en terme modéré… Pour lui évidemment puisque c'est une critique, cela ne peut être qu'une manipulation de Felts… Eh bien non. J'ignore qui est “Pratique et théorie ”. Bien que je sois entièrement d'accord avec lui, ou elle, nous n'avons pas le plaisir de nous connaître. Christophe dont la référence principale est lui même, pense le contraire et agit en conséquence…

Juste avant de poster ce courrier, je lis signé par « l'observateur » un courrier qui soutient fermement Christophe Sibille dans sa magnifique décision… Que celui-ci en tienne le plus grand compte ! ! !
« Ah si vous pouviez tenir cette promesse de laisser Felts dans ses méchancetés limite sadiques parler tout seul ou à soi-même et que le blog puisse à nouveau être intéressant. »
Il est gentil « l'observateur » avec Sibille, il ne l'a pas traiter de masochiste… Moi je me demande s'il n'est pas un peu velléitaire, et s'il va tenir le coup ?

Écrit par : Roger Felts | 11 septembre 2008

Deux éléments de réponse pour Romuald:

- Concernant tout d'abord le CAPES et l'admissibilité de droit pour les normaliens, qui vous semble suspecte: membre du jury d'un "gros" CAPES cette année, j'ai tout d'abord relevé comme vous ce qui peut apparaître comme une injustice. Pour autant, et dans les faits, les étudiants arrivant de Normale sont de toute façon largement au-dessus du lot: lorsqu'ils se présentent à l'oral, pas besoin de pedigree, on les reconnaît immédiatement! Il y a un "style" Normale Sup inimitable et -il faut le reconnaître- éblouissant d'aisance - une aisance il est vrai assidument préparée, mais qui a toutes les apparences du naturel! Bref, c'est bô - même pour quelqu'un qui éprouverait une jalousie sans nom à l'égard des susdits normaliens... Bref, ces étudiants arriveraient de toute façon à l'oral sans problème s'ils devaient passer l'écrit, et ils ne prennent donc pas la place d'autres étudiants - soit dit en passant, malgré la baisse du nombre de postes au concours, le nombre de candidats est encore davantage en chute libre, et l'on est bien content de trouver encore des gens capables d'avoir le concours dans de bonnes conditions. Si vous ajoutes à cela que la plupart auront de toute façon l'agreg, ils libèrent finalement de toute façon ensuite leur place au CAPES (je sais que cela ne se fait pas dans tous les CAPES, mais nous leur avons demandé de signaler leur démission -ou non- en cas d'admission aux deux concours, afin de donner leur place aux suivants). Enfin, même s'ils obtiennent de droit l'admissibilité, on leur donne en fait comme moyenne d'écrit la barre d'amissibilité, c'est-à-dire beaucoup moins que ce qu'ils auraient pu obtenir en passant l'écrit; cela veut dire qu'il faut ensuite qu'ils "s'arrachent" un peu s'ils veulent terminer dans un rang convenable - qui n'est pas sans conséquence sur leur future carrière : du rang d'admission au CAPES dépend l'affectation en IUFM et surtout la note pédagogique de départ...

- Concernant le SNALC et le collège unique (on passe du coq à l'âne, mais bon...): savoir d'abord que le SNALC ne fait pas du combat contre le collège unique une revendication déconnectée de tout contexte. C'est un projet d'ensemble qu'il propose, qui commence bien évidemment à l'école élémentaire. Globalement, le SNALC ne critique pas le collège en tant que structure d'accueil pour tous, mais comme établissement délivrant, au même rythme, le même enseignement pour tous. C'est pour cela qu'il demande une variation des rythmes d'apprentissage (faire un cycle en trois ans plutôt que deux par exemple, et donc sans redoublement où l'on refait en fait strictement le même programme, sans modulation) ou encore des classes proposant, à partir de la quatrième, des parcours n'incluant peut-être pas de LV2 (quel intérêt quand la langue maternelle n'est toujours pas maîtrisée a minima!?) mais des approfondissements en Français ou maths, voire des enseignements techniques ou de pré-professionnalisation, tout en préservant la possibilité de passerelles entre les différentes classes et en ne le proposant qu'aux élèves volontaires (et il y en a!). Et pourquoi ne pas proposer également un apprentissage "junior" dès 14 ou 15 ans sous statut scolaire, c'est-à-dire par exemple en LP, qui garantirait justement la qualité des enseignements généraux dispensés à côté de la formation professionnelle comme un retour possible vers une voie plus généraliste? (actuellement, ce qui est détestable dans l'apprentissage, c'est la médiocrité de la formation générale dispensée dans les CFA ; redonnons à l'Ecole publique ce qui devrait naturellement lui revenir!). Enfin, il s'agit de préserver, au sein du collège, les structures accueillant des élèves spécifiques: je pense en particulier aux SEGPA, continuellement menacées par l'intégration systématique de tous les élèves aux classes "normales" du collège et qui proposent pourtant des alternatives intéressantes (fille d'instits spécialisés passés par IME, SEGPA et autres EREA, je connais bien la question!); aujourd'hui, les instituteurs spécialisés et reconnus comme tels dans ces structures sont progressivement remplacés par des profs d'école absolument pas formés pour ce type d'élèves...

Romuald, j'ai répondu à votre question? Si vous avez besoin de compléments, je suis à votre disposition...

Écrit par : Claire | 11 septembre 2008

Les Zorglub et autres Dugon: C'est quoi PSI comme unité?
NB: je suis en train de régler un compresseur pour mon respirateur et j'ai horreur de pas piger ce que je bidouille. Toujours pas pigé où allait cet air comprimé, d'ailleurs.

Écrit par : dobolino | 11 septembre 2008

Quant à l'université, les frais d'inscription ne sont pas de 800 euros, mais entre 160 et 320 euros. On peut toujours lui reprocher son échec, mais l'université fait ce qu'elle peut, et ses succès relatifs reposent exclusivement sur la bonne volonté de certains enseignants.

Ecrit par : Romuald | 11 septembre 2008

Romuald, arrêtez de parler sans savoir, n** d* D*** !

160 euros, ce sont les frais d'inscription administrative.

S'y ajoutent les frais d'inscription pédagogique, qui sont calculés par semestre, et qui sont en général de 250 euros par semestre.

Et je ne compte pas la sécu étudiante, la participation au Staps, les frais de bibliothèque, etc.

Écrit par : Jérémy | 11 septembre 2008

Y'a des jours comme ça où on se dit que pour faire véto vaudrait mieux un bac STI et une formation de tourneur fraiseur que des cours de grammaire latine et de littérature française.

Écrit par : dobolino | 11 septembre 2008

PSI : per square inch.

Je sais, vous n'êtes point anglophone, profitez d'eurostar.

Écrit par : Steppenwolf | 11 septembre 2008

Mais... Pedro Cordoba et les parents de Dobolino n'ont pas intégré Normale Sup' hier. Les statistiques sociales des entrants à Ulm existent forcément

Ecrit par : Jérémy | 11 septembre 2008
Mon père a intégré vers 1950, peut-être 1949. Brighelli a l'annuaire de saint-cloud, certainement, et pourrait nous le dire plus exactement. Il a préféré viser Saint -Cloud qu'il était sûr d'obtenir sans coup férir. Pour Ulm, son extraction populaire lui faisait prendre des risques d'échec et son père n'aurait pas toléré qu'il soit recalé et l'aurait prié d'arrêter les frais et de se faire embaucher à l'usine.

Écrit par : dobolino | 11 septembre 2008

"Le blog n'a rien à faire de ces échanges totalement inutiles et a-constructifs."

Intolérant, il ne supporte aucune idée capable de balayer ses préjugés. Le vrai motif de son action n'est jamais celui qu'il indique mais il croit sérieusement aux buts qu'il s'assigne, agissant sous l'effet d'une compulsion structurelle, sous la contrainte de son mal. Il déteste et combat tout ce qui vient le contrarier.

Le motif de ses relations interpersonnelles est le désir d' abattre les autres en utilisant de préférence la diffamation sexuelle, la calomnie à des fins sadiques, attribuant sa propre lubricité à ses victimes.

Écrit par : papa wilhelm | 11 septembre 2008

"J'approuve entièrement ce qu'écrit Sénèque plus haut sur les ENS. Jérémy, vous faites un peu de surenchère démago, parfois. .Je m'en expliquerai plus tard dans la journée.
JPB

Ecrit par : brighelli | 11 septembre 2008

Sur le sujet des ENS, il est possible que ce soit démago (encore que, pour être démago, il faudrait que ce me soit d'un quelconque intérêt personnel, ce qui est loin d'être le cas). Le problème, c'est que l'opinion que je rapporte est quand meme partagée par pas mal de monde (d'où son côté démago), et que ça reste choquant d'attribuer une rémunération, pour études de bac +3 à bac +5 et préparation des concours d'enseignement, à des étudiants dont les parents sont issus des catégories sociales les plus aisées. Je veux bien que ce soit déguisé sous le statut de fonctionnaire stagiaire, mais les faits sont là - c'est en réalité une forme de revenu étudiant.

Je reformule donc ma proposition : par décence, on ne devrait donner 1200 euros par mois pendant quatre ans qu'aux normaliens dont les ressources parentales n'excèdent pas trois fois le Smic pour chacun des deux parents (ce qui fait un total de six fois le Smic, n'allez pas me dire que ce jeune-là a besoin d'être rémunéré par l'Etat pour étudier). Ce ne serait pas du cas par cas : il y aurait un simple plafond de ressources.

Écrit par : Jérémy | 11 septembre 2008

Les normaliens de Lettres Sciences humaines que je connais sont fils et filles de poètes, de ministres, de profs de fac, de présidents de fac, etc.
Et Normale Sup' donne encore des sous aux héritiers de ces familles-là, est-ce franchement bien honnête ?


Ecrit par : Jérémy | 10 septembre 2008

La seule élève que je connaisse a des parents qui étaient éleveurs de chèvre mais retour à la terre dans le cadre du mouvt hippie. Sa mère a fait agro

Écrit par : dobolino | 11 septembre 2008

PSI : per square inch.

Je sais, vous n'êtes point anglophone, profitez d'eurostar.

Ecrit par : Steppenwolf | 11 septembre 2008

Jusque là, ça va.

Écrit par : dobolino | 11 septembre 2008

Pour Ulm, son extraction populaire lui faisait prendre des risques d'échec
Ecrit par : dobolino | 11 septembre 2008

J'acquiesce, et je trouve ça regrettable. Si quelqu'un a envie de demander à Ulm les statistiques des origines sociales des élèves, qu'il ne se prive pas.

Écrit par : Jérémy | 11 septembre 2008

Je précise que papa wilhelm n'est pas un doublon de Roger Felts.

Écrit par : Roger Felts | 11 septembre 2008

"Les normaliens de Lettres Sciences humaines que je connais sont fils et filles de poètes, de ministres, de profs de fac, de présidents de fac, etc.
Et Normale Sup' donne encore des sous aux héritiers de ces familles-là, est-ce franchement bien honnête ?
Ecrit par : Jérémy | 10 septembre 2008

La seule élève que je connaisse a des parents qui étaient éleveurs de chèvre mais retour à la terre dans le cadre du mouvt hippie. Sa mère a fait agro
Ecrit par : dobolino

Si ce sont des eleveurs de chevres du genre des parents de Bayrou, on peut les ranger dans la catégorie des classes sociales très aisées !
Par contre, en s'appuyant sur un cas seulement, ce ne sera pas évident de faire des stats...

Écrit par : Jérémy | 11 septembre 2008

Je confirme que papa wilhelm travaille en toute autonomie.

Écrit par : papa wilhelm | 11 septembre 2008

« Quelle que soient les vestiges de crédibilité qui pouvait rester dans votre argumentaire précédent, pour le coup, ce dernier explose en plein vol. » Alors qu'il vient d'en commettre trois, Mistoufle explique que ma faute explose la cohérence de mon discours…"

Ecrit par : Roger Felts | 11 septembre 2008


Oui, j'avais écrit: "quelle que soit la crédibilité", et j'ai rajouté "les vestiges" après, sans corriger le verbe. Mais je ne sais pas vraiment si ça vous autorise à jouer les donneurs de leçons.

Écrit par : Christophe Sibille | 11 septembre 2008

PSI : per square inch.
Ecrit par : Steppenwolf | 11 septembre 2008

Nan ! Pound (per) square inch
Une unité de pression parle obligatoirement de force divisée par une surface ...

1 PSI (unité ringarde anglosaxonne) = 6900 Pa (unité SI)
= 0,069 bar (unité ringarde européenne)

Écrit par : Zorglub | 11 septembre 2008

""et j'ignorais totalement "
Mon 'pauvre' 'ami', vous avions la mémoire qui flanche ? Alzheimer vous guette ?
J'vous l'avions djà donnions c'te lien sur le site de lire & écrire !

Ca commence comme ça...
Attention, n'oubliez pas de fermer le gaz avant de sortir de chez vous ."

Ecrit par : toto | 11 septembre 2008

A l'époque, très cher, les versions "audio" des chansons ne figuraient pas sur le site.

Écrit par : Christophe Sibille | 11 septembre 2008

"Sibille a vraiment fait les musiques de Font? ça va me le rendre sympathique alors."

Ecrit par : Flo | 11 septembre 2008

Merci à vous. Je remercie donc encore toto pour lui devoir ce message venant de vous. ;-)
Ne faire que de l'enseignement, ça peut "déssécher", parfois.

Écrit par : Christophe Sibille | 11 septembre 2008

Je vous rappelle, cher Christophe Sibille, que vous vous êtes engagés, il y a deux minutes et trente trois secondes à ne plus répondre aux infamies formulées par le dénommé Felts.

Écrit par : Dieuémémoire | 11 septembre 2008

Oui, j'avais écrit: "quelle que soit la crédibilité", et j'ai rajouté "les vestiges" après, sans corriger le verbe. Mais je ne sais pas vraiment si ça vous autorise à jouer les donneurs de leçons.

Ecrit par : Christophe Sibille | 11 septembre 2008

Tu n'as pas tenu ta promesse, petit homme.

Écrit par : papa wilhelm | 11 septembre 2008

Nan ! Pound (per) square inch
Une unité de pression parle obligatoirement de force divisée par une surface ...

1 PSI (unité ringarde anglosaxonne) = 6900 Pa (unité SI)
= 0,069 bar (unité ringarde européenne)

Ecrit par : Zorglub | 11 septembre 2008
C'est quand même incroyable qu'on en soit encore là!
Tenez vous bien! Le manomètre du compresseur est en bar et PSI et l'entrée d'air comprimé du respirateur m'annonce des KPa, et, en tout petit, les PSI. Quant au mode d'emploi du compresseur, il est rédigé en italien et n'explique nullement où se règle la pression de sortie. Bon, enfin, je m'en suis sortie et le respirateuir est opérationnel pour l'ouverture de la chasse!
Et on appelle ça la mondialisation quand on en est encore à de voir convertir des Kpa en Bar.
à quand un vrai système d'unités internationales respecté par tous?
J'ai encore eu du pot que le compresseur ne soit pas chinois.

Écrit par : dobolino | 11 septembre 2008

"Tu n'as pas tenu ta promesse, petit homme."

Ecrit par : papa wilhelm | 11 septembre 2008

Hé non, Roger.

Écrit par : Christophe Sibille | 11 septembre 2008

Roger Reich, pardon.

Écrit par : Christophe Sibille | 11 septembre 2008

Papa wilhelm travaille en toute autonomie.

Après m'avoir relégué dans ma solitude, tu as oublié le mal que tu m'as fait. Tu as continué à débiter des sottises, à commettre de petites vilénies, à assener des coups. Tu as tout oublié. Mais papa wilhelm n'a rien oublié.

Écrit par : papa wilhelm | 11 septembre 2008

Deux éléments de réponse pour Romuald:

- Concernant tout d'abord le CAPES et l'admissibilité de droit pour les normaliens, qui vous semble suspecte: membre du jury d'un "gros" CAPES cette année, j'ai tout d'abord relevé comme vous ce qui peut apparaître comme une injustice. Pour autant, et dans les faits, les étudiants arrivant de Normale sont de toute façon largement au-dessus du lot:
Romuald, j'ai répondu à votre question? Si vous avez besoin de compléments, je suis à votre disposition...

Ecrit par : Claire | 11 septembre 2008

Merci pour les explication sur la position du Snalc sur le collège.

En revanche, sur la dispense des normaliens, vous ne m'avez pas du tout convaincu : on ne peut pas justifier le droit par le fait. C'est quand même théoriquement contradictoire de fonder une institution sur la légitimité du concours et d'un autre côté de légitimer la dispense de l'écrit sosu prétexte que dans les faits il s'agit des meilleurs étudiants. Que l'ENS garantisse les meilleures conditions possibles de préparation, avec un encadrement exceptionnel et des étudiants salariés, c'est normal; en revanche qu'on puisse affirmer "ces étudiants arriveraient de toute façon à l'oral sans problème s'ils devaient passer l'écrit, et ils ne prennent donc pas la place d'autres étudiants", cela me gêne vraiment; car si pratiquement cela ne pose aucun problème pour les gros CAPES, pour les petits CAPES c'est de loin moins évident; la sélection est devenue si rude que nombre de normaliens s'y cassent aussi les dents (il n'y a pas de statistique dans le rapport de jury du CAPES de philo, mais pour l'agrég. il y a 1/3 de Normaliens, et 2/3 d'autres origines (étudiants, étudiants d'IUFM, enseignants, sans emploi)). Lorsqu'il n'y a que 27 ou 30 places au Capes pour toute la France, on peut trouver plus juste que tout le monde passe le concours dans les mêmes conditions.
Sur l'attribution des points pour l'écrit, les conditions ne sont pas les mêmes pour tous les concours, la règle est apparemment au choix du jury; en philo. "il a paru au jury que la solution la plus équilibrée consistait à donner à chaque candidat dispensé d'écrit un nombre de points égal à la moyenne des points obtenus à l'oral par le même candidat" (pour être honnête, le jury précise que choisir la dispense d'écrit ne favorise pas tous les candidats).

Romuald, arrêtez de parler sans savoir, n** d* D*** !
160 euros, ce sont les frais d'inscription administrative.
S'y ajoutent les frais d'inscription pédagogique, qui sont calculés par semestre, et qui sont en général de 250 euros par semestre. Et je ne compte pas la sécu étudiante, la participation au Staps, les frais de bibliothèque, etc.
Ecrit par : Jérémy | 11 septembre 2008

Désolé, je parle de la profondeur de ma bêtise même si j'ai encore le statut étudiant (plus pour très longtemps), et je paye un peu plus de 330 euros par an (sans la sécu. (elle est de 195 euros pour les étudiants) il est vrai, mais sport et bibliothèque compris). Les frais pédagogiques, illégaux d'ailleurs, ne concernent presque que des masters spécialisés (les syndicats étudiants attaquant systématiquement les universités qui majorent leurs tarifs).

Écrit par : Romuald | 11 septembre 2008

"A l'époque, très cher, les versions "audio" des chansons ne figuraient pas sur le site.

Ecrit par : Christophe Sibille | 11 septembre 2008 "

"et j'ignorais totalement qu'elles figuraient sur ce site!"

Donc tu confirmes ! Tu es bien atteint d'alzheimer !
Pauvre petite chose ...

Attention à bien fermer le gaz en sortant d echez oat !
ange

Écrit par : toto | 11 septembre 2008

@"Tu n'as pas tenu ta promesse, petit homme."
Ecrit par : papa wilhelm | 11 septembre 2008

Hé non, Roger.
Ecrit par : Christophe Sibille | 11 septembre 2008

Je n'aime pas utiliser mes compétences professionnelles hors des circuits habituels… Mais à travers ce que je commence à savoir sur Christophe Sibille et à travers les affrontements que j'ai pu avoir avec lui, il semble qu'il s'agit d'un petit pervers intellectuel.
Un dialogue où il s'agirait de faire entendre raison est parfaitement inutile. On pourra me rétorquer que j'aurais pu m'en rendre compte plus tôt… Hé oui ! Mais comme je le disais plus haut, je n'aime pas utiliser mes compétence professionnelle hors de propos…

Écrit par : Roger Felts | 11 septembre 2008

"Désolé, je parle de la profondeur de ma bêtise même si j'ai encore le statut étudiant (plus pour très longtemps), et je paye un peu plus de 330 euros par an (sans la sécu. (elle est de 195 euros pour les étudiants) il est vrai, mais sport et bibliothèque compris). Les frais pédagogiques, illégaux d'ailleurs, ne concernent presque que des masters spécialisés (les syndicats étudiants attaquant systématiquement les universités qui majorent leurs tarifs)."

Je n'ai pas de bol, j'ai toujours payé des frais pédagogiques ! Et pourtant j'ai pas mal navigué, niveau facs.

Écrit par : Jérémy | 11 septembre 2008

""A l'époque, très cher, les versions "audio" des chansons ne figuraient pas sur le site.

Ecrit par : Christophe Sibille | 11 septembre 2008 ""

Ca c'est faux, elles ont toujours été sur ce site, mais on s'en fout ! :)

Écrit par : toto | 11 septembre 2008

je n'aime pas utiliser mes compétence professionnelle hors de propos…

Ecrit par : Roger Felts | 11 septembre 2008
Sage option.
C'est comme moi! Quand je vois un chien dans la rue, je résiste à cette vision qui me conduit à voir un porte-feuille sur pattes. Mais, vous savez, qu'on le veuille ou non, le chien le sait.
Je crois l'avoir déjà raconté mais il y a longtemps, donc je vous le ressers car vous ne l'avez probablement pas lu.
Un jour de vacance en Normandie, je gare ma voiture sur le front de mer davant un grand hôtel de Deauville. Une autre voiture se gare dont descendent quatre loubards très provocateurs, très bruyants. A cet instant passe un vigile avec son berger allemand très fortement dysplasique. Il déambule dignement et sans le moindre signe de modification comportementale devant les quatre loubards . Quelques mètres plus loin, il croise le regard attentif que je portais sur lui et plus particulièrement sur son arrière-train, et immédiatement, il presse le pas, rabat les oreilles et replie la queue sous son ventre, se serrant contre son maître.

Écrit par : dobolino | 11 septembre 2008

@ Dobolino

Oué, et ben pour les pervers, cela m'étonnerait que cela marche ? ? ? ?

Écrit par : Dieuénévrose | 11 septembre 2008

Je ne sais pas ce qu'est qu'un pervers au sens psychiatrique donc je ne peux vous répondre

Écrit par : dobolino | 11 septembre 2008

@il semble qu'il s'agit d'un petit pervers intellectuel... Un dialogue où il s'agirait de faire entendre raison est parfaitement inutile. On pourra me rétorquer que j'aurais pu m'en rendre compte plus tôt… Hé oui !

papa wilhelm a obtenu ce qu'il voulait.
Ici s'achève sa mission.

Écrit par : papa wilhelm | 11 septembre 2008

@ Dobolino

Oué, et ben pour les pervers, cela m'étonnerait que cela marche ? ? ? ?

Ecrit par : Dieuénévrose | 11 septembre 2008
Ça marche avec tout le monde, d'ailleurs. Y'a pas besoin d'avoir une tendance parano.
En règle générale, on repère le curé, l'enseignant, l'agriculteur.
Le psychiatre, ça se rencontre moins souvent alors forcément...

Écrit par : dobolino | 11 septembre 2008

non à l'acharnement thérapeuthique

Écrit par : Dieuéamouravecdupoilautour | 11 septembre 2008

Nan ! Pound (per) square inch
Une unité de pression parle obligatoirement de force divisée par une surface ...
Ecrit par : Zorglub | 11 septembre 2008

Je suis navré, Zorglub.
Livres et Pascal(e)s sont des termes qu'il m'est interdit d'aborder avec Dobo. L

Que ma meilleure mauvaise foi vous soit délivrée en tons per square foot.

BàV

Écrit par : Steppenwolf | 11 septembre 2008

Pour ceux qui étudient le peuple des zaméricains et leurs variations saisonnières en données salement corrigées :

http://www.realclearpolitics.com/epolls/2008/president/charts.html

Écrit par : Steppenwolf | 11 septembre 2008

En ce 11 septembre , je pense évidemment comme tout bien- pensant du monde entier,voir sondage, au COMPLOT.
Américain ou Juif.
En tout cas au COMPLOT.
En ce qui concerne le blog plus particulièrement,je me demande fortement si Sarkozy,ou Darcos par défaut, n'aurait pas , par je ne sais quelle voie secrète,envoyer le "grand savant" Felts et le "petit musicien" Sibille s'ébattre en duel sado-maso sur ce blog pour qu'à la fin il s'écroule ? ( s'écroulât ? )
En fait je m'en fous* du blog,mais c'est pour dire.
Veuillez me croire !

* maintenant

Écrit par : lecteur fréquent ne sachant pas quoi faire | 11 septembre 2008

"Ça marche avec tout le monde, d'ailleurs. Y'a pas besoin d'avoir une tendance parano. En règle générale, on repère le curé, l'enseignant, l'agriculteur.
Le psychiatre, ça se rencontre moins souvent alors forcément..."

Moi je veux la méthode pour repérer les cons et les malfaisants avant de leur avoir parlé.

Écrit par : Jérémy | 11 septembre 2008

@ Dobolino
Je ne sais pas ce qu'est qu'un pervers au sens psychiatrique donc je ne peux vous répondre"
Imaginez Christophe Sibille dans son fonctionnement intellectuelle tel que vous avez pu en percevoir le reflet sur ce blog… Et bien s'il croise votre regard, croyez vous que vous arriverez au même résultat ?
"il presse le pas, rabat les oreilles et replie la queue sous son ventre,"
Si oui ! Banco ! Les pervers intellectuels au véto !

Écrit par : Dieuénévrose | 11 septembre 2008

......Moi je veux la méthode pour repérer les cons et les malfaisants avant de leur avoir parlé......
..
moi,s'il me ressemble,même un tout p'tit peu,je me tais.

Écrit par : physionomiste | 11 septembre 2008

@ lecteur fréquent

Si je voulais infuser du mauvais esprit dans ce blog, je dirais qu'après la tisane offerte (par Hervé ?), nous accepterions volontiers une tasse de déca. *

* Boisson du Danemark.

Écrit par : Steppenwolf | 11 septembre 2008

Je suis navré, Zorglub.
Livres et Pascal(e)s sont des termes qu'il m'est interdit d'aborder avec Dobo. L

Que ma meilleure mauvaise foi vous soit délivrée en tons per square foot.

BàV

Ecrit par : Steppenwolf | 11 septembre 2008
Ach! Warum, Steppenwolf?
Quand on porte la marque de Caïn, on ne devrait rien s'interdire face à un médiocre humain.

Écrit par : dobolino | 11 septembre 2008

Imaginez Christophe Sibille dans son fonctionnement intellectuelle tel que vous avez pu en percevoir le reflet sur ce blog… Et bien s'il croise votre regard, croyez vous que vous arriverez au même résultat ?
"il presse le pas, rabat les oreilles et replie la queue sous son ventre,"
Si oui ! Banco ! Les pervers intellectuels au véto !

Ecrit par : Dieuénévrose | 11 septembre 2008

Catmano l'a rencontré en chair et en os, en compagnie de Pedro Cordoba et il me semble qu'elle en était fort contente. Entre ravis de gôche, vous savez...

Écrit par : dobolino | 11 septembre 2008

"il presse le pas, rabat les oreilles et replie la queue sous son ventre,"
Si oui ! Banco ! Les pervers intellectuels au véto !

Ecrit par : Dieuénévrose | 11 septembre 2008

Je dois être une perverse parce que malgré le tabassage auquel m'a soumise une de vos consœurs, je vous garantis que je ne rabattrai pas les oreilles si je vous croise. En fait, il s'agissait d'un très gentil BA, pas d'un Rot déjanté et associal qui m'aurait probablement agressée.

Écrit par : dobolino | 11 septembre 2008

Christophe, rabattez-vous les oreilles quand vous croisez un neurologue ou un spécialiste des pathologies idiopathiques en tout genre?
Parce que, Felts, si on doit comparer Sibille à mon berger allemand, il faut se baser sur une situation similaire à celle imposée à ce pauvre animal par mon regard incisif.

Écrit par : dobolino | 11 septembre 2008

Steppenwolf, il m'en faudra un peu plus pour vous identifier.

Écrit par : dobolino | 11 septembre 2008

Ceci dit, le panel de possibilités me parait assez petit.

Écrit par : dobolino | 11 septembre 2008

La marque de Caïn ? Z'êtes sûre que ce n'était point le sceau de Balaguer ou de Loyola ?

Les tribuns inquisiteurs affidés du Monde Diplo ont déjà pourri le blog de JPB à la poursuite de mon nom infâme, pourquoi voudriez-vous que je le révélasse à nouveau ?

Écrit par : Steppenwolf | 11 septembre 2008

On ne peut choisir le pseudo Steppenwolf au hasard. Reprenez la bibliographie de Hesse!
Je maintiens "la marque de Caïn"!

Écrit par : dobolino | 11 septembre 2008

Les tribuns inquisiteurs affidés du Monde Diplo ont déjà pourri le blog de JPB à la poursuite de mon nom infâme, pourquoi voudriez-vous que je le révélasse à nouveau ?

Ecrit par : Steppenwolf | 11 septembre 2008

Felts, entre les pervers intellectuels et les paranoïaques, je conçois que vous passiez votre temps ici à présent que vous êtes empêché d'exercer.

Écrit par : dobolino | 11 septembre 2008

http://www.ciel-et-enfer.net/demian-extrait-120.texte

Écrit par : dobolino | 11 septembre 2008

"Catmano l'a rencontré en chair et en os, en compagnie de Pedro Cordoba et il me semble qu'elle en était fort contente."

Comment ?! Ah mais, moi aussi j'aurais bien voulu rencontrer Pedro, Catmano et Christophe ! Je veux absolument être de la prochaine rencontre !

Écrit par : Jérémy | 11 septembre 2008

http://www.fabula.org/revue/cr/424.php

Écrit par : dobolino | 11 septembre 2008

Je n'ai pas l'intention de relancer le débat.

Je signale juste que pour une fois, il y a quelqu'un d'honnête à un poste important (Dominique Versini), et qu'en plus elle est bien conseillée.

"Un quart des tentatives de suicide des garçons âgés de 15 à 24 ans et 10% de celles des filles du même âge seraient liés à un problème d'homosexualité. C'est l'une des informations rappelées par la Défenseure des enfants, Dominique Versini, à l'occasion de la Journée mondiale de prévention du suicide hier, mercredi 10 septembre. [...] Le dispositif de repérage et la prévention de la crise suicidaire et de la souffrance psychique chez les jeunes, plus particulièrement les jeunes homosexuels, devrait être mis en place cette année dans le cadre d'une campagne d'information du ministère de la Santé, a également précisé la Défenseure des enfants."

Voilà. Merci Madame Versini.

Écrit par : Jérémy | 11 septembre 2008

Si Steppenwolf ne me dit pas pourquoi il ne peut employer les mots "livre" et "Pascal(e)" quand il m'adresse la parole, je pourris ce blog de copiés-collés à la Eldu.
Je lui laisse deux heures pour se décider et j'attaque. Et même, j'irai faire pareil chez Felts jusqu'à ce qu'il intervienne auprès de Steppenwolf avec son autorité de psychiatre.

Écrit par : dobolino | 11 septembre 2008

18 heures quinze le 11/09/2008.
Je commence à 20H15.

Écrit par : dobolino | 11 septembre 2008

Moi aussi j'aimerais bien rencontrer des gens du blog en vrai. souvent j'ai remarqué que les gens qui vous tapent sur les nerfs virtuellement ne le font pas en vrai et vice-versa. Très amusant (et un peu déstabilisant au début).
D'autant que je me trouve plus d'atomes crochus avec Sibille depuis que j'ai découvert qu'il faisait les musiques de Font et puis Brighelli qui continue à soutenir Darcos ça fait tellement mal au coeur que j'en viendrais presque à trouver les pédagos sympathiques.Enfin il ne faut pas exagérer quand même (récemment sur France culture j'ai écouté des sociologues parler sur l'école dans "La suite dans les idées" et ça calme aussi quand on pense à ce que risque de faire la gauche quand elle reviendra au pouvoir). Bref j'ai bien fait de ne pas voter au second tour, en matière d'éducation gauche et droite c'est Charybde et Scylla.
C'est dommage, Sibille, que vous souteniez tant l'IUFM parce qu'il y a quand même de sacrés despotes qui y sévissent (rien que repenser à ma formatrice de l'année de stage ça me donne des spasmes). Et ce que j'ai toujours aimé chez Font c'est qu'il était de gauche mais politiquement incorrect et si vous étiez moins lénifiant vous y gagneriez certainement. Enfin on ne peut pas vous reprocher d'encenser la main qui vous nourrit mais bon...

Écrit par : Flo | 11 septembre 2008

"C'est dommage, Sibille, que vous souteniez tant l'IUFM parce qu'il y a quand même de sacrés despotes qui y sévissent (rien que repenser à ma formatrice de l'année de stage ça me donne des spasmes)."

Christophe Sibille est le premier à reconnaître qu'il y a des choses à modifier à l'IUFM. De plus, il connaît surtout la structure de formation des P.E. à l'IUFM, et non celle des PLC2. Ce qui fait qu'on aborde bien souvent deux réalités très différentes sous le terme "IUFM".

Écrit par : Jérémy | 11 septembre 2008

Un bruit court : l'IUFM de Chateauroux aurait été rasé suite à l'explosion d'une Mégane conduite par des TZR jusquauboutistes.

Quelqu'un peut-il confirmer ?

PS : CS n'avait exceptionnellement rien à faire ce jour là dans l'enceinte.

Écrit par : dugong | 11 septembre 2008

Dobolino ...Pascale , c'est votre prénom .

Écrit par : dieusétou | 11 septembre 2008

Soirée entre profs...

http://www.toppeo.com/video-boire-du-ricard-a-deux-6000.html

Écrit par : jo83 | 11 septembre 2008

"Je n'aime pas utiliser mes compétences professionnelles hors des circuits habituels… Mais à travers ce que je commence à savoir sur Christophe Sibille et à travers les affrontements que j'ai pu avoir avec lui, il semble qu'il s'agit d'un petit pervers intellectuel.
Un dialogue où il s'agirait de faire entendre raison est parfaitement inutile. On pourra me rétorquer que j'aurais pu m'en rendre compte plus tôt… Hé oui ! Mais comme je le disais plus haut, je n'aime pas utiliser mes compétence professionnelle hors de propos…

Ecrit par : Roger Felts | 11 septembre 2008 "

Ca c'est digne de la psychiatrie soviétique!!! pour un ancien mao, ça se comprend

Écrit par : Hervé de Strasbourg | 11 septembre 2008

Sur la vidéo, ce sont deux des TZR de Chateauroux ?

Écrit par : dugong | 11 septembre 2008

Quelques nouvelles du front : ;-)

Je suis effaré par le niveau en orthographe de mes élèves : "En quelque instant, il fut sur le groupe et vit une femme, tombé sur c'est genoux, que sept ou huit malendrin, lui pareil-il, depouille de c'est bijoux." (C'est du Zévaco) et la dictée a été soigneusement préparée au tableau (difficultés, accords...)

Je ne sais pas quel barème utiliser pour ne pas mettre zéro au 3/4 de la classe.

Je vais peut-être diviser les fautes (pardon, les erreurs !) par deux.

Connaissances grammaticales : les élèves pensent que dans la phrase : "La femme était vivante." femme est complément d'objet direct du verbe être et tout à l'avenant.

Ils sont assez gentils. C'est déjà ça. Ils m'ont dit qu'ils n'avaient fait qu'une seule dictée l'année dernière. Je ne sais pas si je dois les croire. Remarquez, si le professeur a fait un test comme moi en début d'année et qu'il s'est retrouvé devant le même genre de copies, on peut comprendre.

Avec les 4ème très hétérogènes de l'autre collège, c'est toujours le bras de fer (bavardages, comportement infantile et refus de travailler d'une poignée d'élèves), mais certains commencent à se désolidariser des meneurs et j'ai la chance d'être soutenu.

Je pense qu'il y a des éléments intéressants, travailleurs et de bonne volonté dans ces deux classes ; ils valent le coup et je ne laisserai pas une minorité d'agités pourrir l'ambiance...Non, mais !

J'ai l'impression que ça ne s'est pas beaucoup arrangé en six ans (j'ai arrêté en 2002) : comportement systématiquement perturbateur et "ascolaire" de certains élèves, effet pervers du "collège unique"...ou alors, c'est moi.

Je vais sans doute être obligé de revoir mes exigences à la baisse, aller très lentement, etc. ( mais les meilleurs élèves risquent de s'ennuyer).

Écrit par : Robin | 11 septembre 2008

Dobolino ...Pascale , c'est votre prénom .

Ecrit par : dieusétou | 11 septembre 2008
Effectivement! Donc, qui est Steppenwolf?
J'en ai ras la souffrance de tous ses fils emmêlés, de ceux qui me connaissent mais ne me connaissent pas, mais non mais non "je ne vois pas de quoi tu veux parler". Il ne s'est rien passé; C'est mon cerveau malade qui produit des hallucinations pour se conforter dans sa déïfication. Reprenez donc une chouille d'amisulpride et fermez-là.
Oui, Dieu sait tout et je me prends pour Dieu.
Encore une rechute! La pauvre, elle est timbrée.

Écrit par : dobolino | 11 septembre 2008

Dieu est miséricordieux.
Dans quarante cinq minutes, je pourris ce blog.

Écrit par : dobolino | 11 septembre 2008

Dieu est miséricordieux.
Dans quarante cinq minutes, je pourris ce blog.

Ecrit par : dobolino | 11 septembre 2008



!!!!!!! On a hâte de voir ça !

Écrit par : Chiche ! | 11 septembre 2008

on pourrait supprimer un passe-droit comme l'admission d'office à l'oral du CAPES (je ne sais si c'est le cas dans toutes les disciplines, mais c'est le cas en philo.), mesure anodine (quoique peu républicaine me semble-t-il) lorsque les postes au concours sont pléthoriques, mais beaucoup moins lorsqu'ils se réduisent à presque rien (mais il faut bien que l'Etat fasse un retour sur investissement).

Ecrit par : Romuald

Si j'avais commis l'outrecuidance de me présenter au CAPES, ç'aurait été l'expulsion directe en congé sans traitement ! C'était déjà limite pour l'agrégation (que je n'ai pas réellement préparée), mais je n'avais plus le désir de faire de la recherche.
Chaque fois que je me rappelle mon entrevue avec le directeur des études du département de physique, je suis mort de rire. Je l'entends encore : "tu dis que tu feras une thèse comme tu dirais que tu vas te pendre". Le fait est que je n'ai jamais esquissé le nœud coulant.

Tout ça pour dire que bien peu de normaliens profitent de ce passe-droit, pour d'évidentes raisons de décence.

Écrit par : moot | 11 septembre 2008

@il semble qu'il s'agit d'un petit pervers intellectuel... Un dialogue où il s'agirait de faire entendre raison est parfaitement inutile. On pourra me rétorquer que j'aurais pu m'en rendre compte plus tôt… Hé oui !

papa wilhelm a obtenu ce qu'il voulait.
Ici s'achève sa mission.

Ecrit par : papa wilhelm | 11 septembre 2008

Il semble que papa wilhem soit satisfait du diagnostic du Docteur Felts .

Écrit par : Chiche ! | 11 septembre 2008

Ca c'est digne de la psychiatrie soviétique!!! pour un ancien mao, ça se comprend

Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 11 septembre 2008

Toute psychiatrie est soviétique car les psychiatres ne supportent pas la contradiction et, devant l'échec patent de leur thérapie, ne remettent jamais leur diagnostic en question. Toute résistance à un psychiatre est dangereuse, limite mortelle. Ce sont les seuls médecins qui ne disent jamais à leurs patients qu'ils sont guéris. Les âmes matérialistes pensent que c'est pour s'assurer de maintenir leur chiffre d'affaire. Je doute que ce soit aussi simple. Ils ne connaissent pas le plaisir qu'ont tous les autres soignants à annoncer au patient sa guérison et à le voir repartir d'un pas martial et joyeux vers le bonheur de vivre entièrement. Ils semblent aussi ignorer notre souffrance de soignants face à un cas inguérissable et notre besoin de nous poser perpétuellement la question "comment puis-je mieux faire? Ai-je négligé un facteur? Me suis-je trompé quelque part?"

N.B. Felts, vous avez le droit d'être l'exception mais au vu de votre attitude déplorable avec notre ami Christophe, j'en doute fort.

Écrit par : dobolino | 11 septembre 2008

!!!!!!! On a hâte de voir ça !

Ecrit par : Chiche ! | 11 septembre 2008
Si ça vous fait rire, tant mieux.

Écrit par : dobolino | 11 septembre 2008

Merci à Flo, à Jérémy et à Dobolino.
Cette rencontre avec votre soeur et Pedro était effectivement assez sympa, et fructueuse, je pense, sur le plan de l'échange de points de vues divers, (et pas obligatoirement toujours complètement concordants) sur l'enseignement. Mais, dans les grandes lignes, nous sommes, comme on dit, "parvenus à un accord".
Il n'y a aucun dictateur sur le site IUFM où je travaille, et je n'en ai entendu parler d'aucun, si on prend l'hypothèse "pédagogiste", dans l'académie.

Encore une fois, les formations PLC sont beaucoup plus décriées que les formations PE. Je pense, souvent hélas, à juste titre. J'en ai encore eu un exemple aujourd'hui même.

Flo, vous êtes un peu injuste avec Jean-Paul. Dans la dernière interview que j'ai entendue de lui, sur France-inter, au moment de la rentrée, il n'a pas vraiment encensé le ministre. Et il a placé une pique bien sentie, type "hussard noir", que j'ai bien aimée, sur l'école du mercredi et le cathéchisme, et que le petit père Combes n'aurait certainement pas reniée.
J'ai souvent imaginé l'ambiance d'une rencontre potentielle entre les blogueurs d'ici.
Dugong, l'IUFM, à Châteauroux, a été un des rares à être occupé en France, sur l'initiative de votre serviteur à partir d'un mot d'ordre national du SNESUP, (dont je ne fais pas partie). Pas énormément de monde pour l'occupation, mais une couverture médiatique, sur le plan local, assez impressionnante.

Pour terminer, en ce qui concerne le "politiquement correct", j'essaie de m'astreindre sur le web à une politesse maximale. Même si quelquefois les dents grincent, se laisser aller à l'invective est, je pense, à la fois trop facile et totalement infructueux.
Pour répondre à Flo, dans la vie, je pense être relativement différent.

Écrit par : Christophe Sibille | 11 septembre 2008

"Tout ça pour dire que bien peu de normaliens profitent de ce passe-droit [passer l'oral du capes], pour d'évidentes raisons de décence."
Ecrit par : moot | 11 septembre 2008

C'est peut-être vrai (?), mais dit comme ça, c'est tout de meme obscène et méprisant. Vous etes au courant que les normaliens ne décrochent par exemple qu'avec peine le capes et l'agreg de philo ?

Écrit par : Jérémy | 11 septembre 2008

à quand un vrai système d'unités internationales respecté par tous?

Ecrit par : dobolino

Dès que les Américains se décident à abandonner leurs pieds, pouces, livres et autres unités absconses autant qu'illogiques. Ce sont eux, les derniers Gaulois à résister à l'abominable envahisseur romain venu de la France révolutionnaire ;-).
Ils pourraient passer à l'euro aussi, merdre !

Écrit par : moot | 11 septembre 2008

La marque de Caïn ? Z'êtes sûre que ce n'était point le sceau de Balaguer ou de Loyola ?

Les tribuns inquisiteurs affidés du Monde Diplo ont déjà pourri le blog de JPB à la poursuite de mon nom infâme, pourquoi voudriez-vous que je le révélasse à nouveau ?

Ecrit par : Steppenwolf | 11 septembre 2008

C'est bon, j'ai deviné. D'Enguell, vous êtes une petite sous-merde et je vous conchie.
Vous m'auriez laissé pourrir ce blog où votre médiocrité ne vous a jamais permis de vous insérer, en ricanant dans le petit F2 que votre femme paye à la sueur de son front pendant que vous passez votre misérable existence à vous admirer le nombril et à écrire des phrases sans queue ni tête, deux organes qui, semble-t-il, vous manquent cruellement.

Écrit par : dobolino | 11 septembre 2008

" C'est bon, j'ai deviné. D'Enguell, vous êtes une petite sous-merde et je vous conchie. "

Un ancien amant ?

Écrit par : oulala | 11 septembre 2008

Ah! Non alors! Un pauvre garçon qui s'est un jour véxé ici alors que JPB tapait du poing. Une sorte de chien frustré qui mord volontiers la main qui le caresse.

Écrit par : dobolino | 11 septembre 2008

Vous etes au courant que les normaliens ne décrochent par exemple qu'avec peine le capes et l'agreg de philo ?

Ecrit par : Jérémy

Non, car je n'ai pas l'œil sur les résultats de ces concours, et que je n'ai jamais vu les choses que depuis le petit trou de la lorgnette de l'école où j'étais, et où ce que je mentionne était absolument exact. Peu importe, en vérité, je reconnais m'être trompé sur cet article, mais sur cet article seulement. J'ai le défaut d'être un scientifique, et en sciences, les choses sont différentes.

Cela dit, je dois corriger une ânerie fréquemment entendue, selon laquelle, avec moins de places et plus de postulants, le CAPES serait plus difficile à décrocher que l'agrégation. Il va de soi que ceux qui se sentent capables de décrocher la seconde, ou mieux, ceux qui se présentent aux deux, choisiront cette dernière qui permet de gagner plus d'argent en travaillant moins. Dure loi de la "sélection naturelle".

L'existence d'un CAPES en philosophie reste tout de même une étrangeté pour une matière qui ne s'enseigne qu'en terminale, classe officiellement et théoriquement (la pratique le dément) réservée aux agrégés. Sauf s'il s'agit d'un moyen d'économiser des sous,

Écrit par : moot | 11 septembre 2008

Oups, fin de la phrase : Sauf s'il s'agit d'un moyen d'économiser des sous, le CAPES n'ayant en ce sens été conçu qu'en tant que sous-agrégation, afin de remplir les besoins en professeurs sans payer uniquement des "poules de luxe" que sont les agrégés.

Écrit par : moot | 11 septembre 2008

Ah! Non alors! Un pauvre garçon qui s'est un jour véxé ici alors que JPB tapait du poing. Une sorte de chien frustré qui mord volontiers la main qui le caresse.

Ecrit par : dobolino | 11 septembre 2008

C'est tout ? Alors on ne comprend pas votre mépris aristocratique ...de gauche !

Écrit par : oulala | 11 septembre 2008

Oh ! La poissonnière du blog largue le spi ?

Sans Catmano, vous n'étiez rien, mais grâce à moi, vous êtes un cas clinique reconnu.

Au fait, c'est bien d'essayer de pisser debout comme les hommes, mais vous en mettez toujours autant sur les godasses.

Écrit par : La Marque de Caïn | 11 septembre 2008

Ca c'est digne de la psychiatrie soviétique!!! pour un ancien mao, ça se comprend
Écrit par : Hervé de Strasbourg | 11 septembre 2008

Donné à un comportement et à un discours une qualification psychiatrique : petit pervers intellectuel et constater qu'on y accole un monstre fantasmatique, la psychiatrie soviétique et une utopie ambiguë, le maoïsme en France, témoigne bien que les mots n'ont plus de sens et que c'est le n'importe quoi qui sert de véhicules à une pensée dont la cohérence est celle du coq à l'âne.
Je rappelle à l'honorable Strasbourgeois que quand je conclus qu'un dialogue est parfaitement inutile c'est après avoir pendant plusieurs mois tentés d'en établir un, dans le désaccord, mais en argumentant et en cherchant à donner du sens à mes affirmations…
Un autre intervenant (papa wilheilm) tient les propos suivants :
« Intolérant, il ne supporte aucune idée capable de balayer ses préjugés. Le vrai motif de son action n'est jamais celui qu'il indique, mais il croit sérieusement aux buts qu'il s'assigne, agissant sous l'effet d'une compulsion structurelle, sous la contrainte de son mal. Il déteste et combat tout ce qui vient le contrarier.
Le motif de ses relations interpersonnelles est le désir d' abattre les autres en utilisant de préférence la diffamation sexuelle, la calomnie à des fins sadiques, attribuant sa propre lubricité à ses victimes.”
Je conseille à Hervé de Strasbourg avant d'user de qualificatifs indignes et inappropriés de faire l'effort d'intégrer le contexte dans lequel ce qu'il dénonce a été utilisé. Je le résumais par la formule « Ce que je sais maintenant de Christophe Sibille et à travers nos affrontements… ». Ce jugement avait une histoire (que les quelques mots de papa wilheilm résument très bien). Avant de s'autoriser à juger le jugement (et en quels termes !), Hervé, il faudrait se préoccuper à en maîtriser les attendus !

Par ailleurs, être dans les années 60-70 un jeune Mao voulant faire la révolution pour un monde plus juste n'est pas particulièrement déshonorant ; même si dans l'utopie qui nous mobilisait, l'histoire a montré que la réalité ne plie pas devant les utopies. Nous avions l'espoir d'un monde différent, les jeunes d'aujourd'hui ont le désespoir d'avoir Sarkozy…

Écrit par : Roger Felts | 11 septembre 2008

"Je reformule donc ma proposition : par décence, on ne devrait donner 1200 euros par mois pendant quatre ans qu'aux normaliens dont les ressources parentales n'excèdent pas trois fois le Smic pour chacun des deux parents (ce qui fait un total de six fois le Smic, n'allez pas me dire que ce jeune-là a besoin d'être rémunéré par l'Etat pour étudier). Ce ne serait pas du cas par cas : il y aurait un simple plafond de ressources"


Et le poids minimum, la taille et la couleur des cheveux, la qualité des dents des futurs lauréats? Le potentiel de santé, le potentiel de reproduction, c'est pour quand? On peut aller loin comme cela. Il n'y a plus que les limites de l'imaginaire et de l'arbitraire de chacun.

Certains semblent possédés de la fureur de tout régenter. C'est peut-être une manie française, une forme de byzantinisme politique dont le mélange futur avec les politiques d'affirmative action à la française nous promet de beaux lendemains dans le pré carré éducatif.

Écrit par : Sénéchal | 11 septembre 2008

Au fait, c'est bien d'essayer de pisser debout comme les hommes, mais vous en mettez toujours autant sur les godasses.

Ecrit par : La Marque de Caïn | 11 septembre 2008

Joli petit lien, D'Enguell, lié à votre nouveau pseudo, sur lequel vous avez passé votre fin d'après-midi. Vous avouez ainsi encore mieux votre ignorance de l'œuvre de Hesse.
Vous êtes un Loup des Steppes pelé, tondu et aveugle.
Le culte pour Steppenwolf, ça va bien à dix-huit ans...
Un pseudo aussi infantile aurait du me mettre la puce à l'oreille. A chaque fois que je le lisais ce pseudo, j'en étais choquée.
Si vous voyez un intervenant qui signe Glassperlenspiel dans vingt ans, vous saurez que d'Enguell a progressé.

Écrit par : dobolino | 11 septembre 2008

J'ai décidé de ne retirer qu'un point pour les fautes d'orthographe grammaticales et 1/2 pour les fautes d'orthographe lexicales. Usque non descendam ?

Je sais que vous en fichez complètement, mais bon...

Bonne soirée à tous et ne vous écharpez pas trop (les scènes de ménage se multiplient sur ce blog. "Pax vobiscum !", comme dirait Beunoiseize ! ,-)

Bon, voilà que je me prends pour le pape...Ca ne me réussit pas cette reprise.

Écrit par : Robin | 11 septembre 2008

Sans Catmano, vous n'étiez rien,
Ecrit par : La Marque de Caïn | 11 septembre 2008
Eh! Mon pauvre! Voilà le fin mot de l'histoire! Vous n'avez pas de Catmano pour faire de vous "quelque chose" et ça vous frustre!
N'avez vous pas une directrice d'école maternelle pour vous aider à vous imposer sous son aile tutélaire?

Écrit par : dobolino | 11 septembre 2008

J'ai décidé de ne retirer qu'un point pour les fautes d'orthographe grammaticales et 1/2 pour les fautes d'orthographe lexicales. Usque non descendam ?

Je sais que vous en fichez complètement, mais bon...


Ecrit par : Robin | 11 septembre 2008

Non, on s'en fout pas...
cette année, ma fille, élève de troisième, est revenu avec son sac de livres et m'a dit: "Le prof de Français, il a dit que c'était pas la peine de couvrir les livres, qu'il fallait les poser proprement sur l'étagère pour les rendre à la fin de l'année, qu'ils étaient hors programme et inutilisables."
Le professeur ne s'appelle pas Jean mais Matthias et n'est pas agrégé mais capessien.

Ho! Darcos a entendu Catmano!!!!! "On ne touche pas à l'école maternelle!" vient-il de dire. "scolarité à trois ans pour tous."

Écrit par : dobolino | 11 septembre 2008

Joli petit lien, D'Enguell, lié à votre nouveau pseudo, sur lequel vous avez passé votre fin d'après-midi. Vous avouez ainsi encore mieux votre ignorance de l'œuvre de Hesse.
Vous êtes un Loup des Steppes pelé, tondu et aveugle.
Le culte pour Steppenwolf, ça va bien à dix-huit ans...
Un pseudo aussi infantile aurait du me mettre la puce à l'oreille. A chaque fois que je le lisais ce pseudo, j'en étais choquée.
Si vous voyez un intervenant qui signe Glassperlenspiel dans vingt ans, vous saurez que d'Enguell a progressé.

Ecrit par : dobolino | 11 septembre 2008

Mais pourquoi tant de haine ?

Écrit par : oulala | 11 septembre 2008

Ceci dit, avant d'envisager ue réforme du recrutement et de la rémunération des Normale Sup et Polytechniciens, on pourrait réclamer l'immédiate suppression de l'ENA, ce qui est autrement plus urgentissime.

Écrit par : dobolino | 11 septembre 2008

Mais pourquoi tant de haine ?

Ecrit par : oulala | 11 septembre 2008
Vous êtes une petite vermine, D'Enguell. Reprenez votre pseudo et collaborez, riez, vindictez si vous voulez, mais gardez votre identité.

Écrit par : dobolino | 11 septembre 2008

Additif : je viens de lire le commentaire délirant de Dobolino sur la psychiatrie et les psychiatres. Avant d'énoncer que ce jugement démontre bien que je ne supporte pas la contradiction, posons-nous quelques questions :
Que veut dire la psychiatrie est soviétique ?
En quoi l'échec patent de leur thérapie permettrait de remettre en question le diagnostic des psychiatres?… Quand un oncologue porte le diagnostic de cancer, ce n'est pas parce que son patient meurt qu'il a fait une erreur de diagnostic…
« Toute résistance à un psychiatre est dangereuse, limite mortelle. » En quoi ? C'est le trouble pour lequel vous allez le voir qui risque de présenter des dangers.
Maintenir leur chiffre d'affaires ? Avec les pédiatres, ce sont les spécialistes qui ont la moyenne du chiffre d'affaires la moins élevée. Moins élevée que celle des généralistes (sans certitude) et en tous les cas nettement moins que les vétos. De toute manière, ils ne sont pas à plaindre.
“Ils ne connaissent pas le plaisir qu'ont tous les autres soignants à annoncer au patient sa guérison.”
Dobolino vous soignez les chiens et les vaches. Vous en avez rencontré beaucoup de rhumatologues qui annoncent à leurs patients des lendemains qui chantent ?
« Ils semblent aussi ignorer notre souffrance de soignants face à un cas inguérissable et notre besoin de nous poser perpétuellement la question "comment puis-je mieux faire? Ai-je négligé un facteur? Me suis-je trompé quelque part? » Si je comprends bien Dobolino, un psychiatre consciencieux et sensible cela n'existe pas.… C'est un point de vue, et je ne le respecte pas, car il n'est pas respectable.
Avec la dernière affirmation : « …Felts, vous avez le droit d'être l'exception, mais au vu de votre attitude déplorable avec notre ami Christophe, j'en doute fort ». on arrive au summum du délire.
On ne peut donner à Dobolino, l'excuse d'ignorer les tenants et aboutissants de l'affaire : elle assure une présence quasi constante sur ce blog… D'où peut provenir cet étrange aveuglement ?… Je ne porterai pas de diagnostic. Je risque d'être victime de l'accusation de Psychiatre à Guantanamo… Je lui conseille de relire depuis trois mois, toutes les interventions signées Felts et Christophe Sibille. Elle aura une meilleure idée de la différence entre un petit obsessionnel (moi) et un pervers intellectuel (Christophe Sibille). J'ajoute que je n'ai aucun élément clinique pour affirmer que la perversion du dit dépasse les limites de l'intellectualité pour atteindre les rivages de la sexualité et du rapport concret à l'autre ou aux autres. C'est pour cela que je prends la précaution de parler exclusivement de perversion intellectuelle… Ce qui sur le plan nosographique et psychopathologique n'est pas classique.

Écrit par : Roger Felts | 11 septembre 2008

Je ne sais pas qui signe "oulala", mais nous somes au moins deux à vous faire sortir la bave des lèvres, Dobolino.

Et ça, c'est un plaisir imprenable.

J'ajoute qu'avoir menacé de faire sauter un blog qui ne vous appartient pas vous attribue l'insigne honneur de rallonger la longue liste des crétins, de Poutine à Bush, auxquels on ne peut s'empêcher de susurrer : Go lighter, go lighter.

C'est pas du Godwin, mais c'est tout conne.

Écrit par : La Marque de Caïn | 11 septembre 2008

J'ai constaté qu'en quelques occasions, un emprunteur avait signé Dieu + un petit qque chose, en ajoutant des commentaires qui n'étaient pas les miens, bien qu'on ait pu le croire…
J'étais dans l'illusion qu'il n'y avait qu'un seul Dieu, et que c'était moi…
j'informe mes aimables disciples qu'afin d'éviter la confusion, je ne signerai plus Dieu… Dans votre prière du soir n'oubliez pas de dire maintenant :
“Notre Felts qui êtes aux cieux…"
Pour ceux qui seraient tentés de faire le commentaire suivant :
“Restez-y” ce n'est pas la peine de vous fatiguer. L'astuce a déjà été faites et par quelqu'un de bien plus compétant.

Écrit par : Roger Felts | 11 septembre 2008

Maintenir leur chiffre d'affaires ? Avec les pédiatres, ce sont les spécialistes qui ont la moyenne du chiffre d'affaires la moins élevée. Moins élevée que celle des généralistes (sans certitude) et en tous les cas nettement moins que les vétos.

Ecrit par : Roger Felts | 11 septembre 2008
Tatata, y'a une belle différence entre chiffre d'affaire et bénéfice! Ne noyez pas le poisson.
N'oubliez pas en outre, que le CA des vétos est TTC, soit 19.6% de TVA.
Le bénéfice net annuel moyen des vétérinaires libéraux est de 46 000 euros à peu près.

Écrit par : dobolino | 11 septembre 2008

J'ai constaté qu'en quelques occasions, un emprunteur avait signé Dieu + un petit qque chose, en ajoutant des commentaires qui n'étaient pas les miens, bien qu'on ait pu le croire

Ecrit par : Roger Felts | 11 septembre 2008
Ah! c'était D'Enguell! Complètement incurable, fait sur mesure!

Écrit par : dobolino | 11 septembre 2008

Oué, s'attaquer à l'ENA avant l'ENS, je veux bien, mais ce n'est pas à l'ordre du jour.

Sénéchal, la façon dont vous vous emportez pour une supposition qui ne me paraît pas indécente m'étonne. Ca vous semble honteux qu'un élève, dont les parents gagnent à eux deux six fois plus que le Smic, ne voit pas ses études de licence et master subventionnées par l'Etat ? Qu'ils gagnent un salaire qund ils bosseront, ok, mais qu'ils gagnent un salaire sans bosser alors qu'ils n'ont pas besoin de ce salaire, ça me semble ridicule.

"La terminale, classe officiellement et théoriquement (la pratique le dément) réservée aux agrégés". Ce n'est marqué nulle part !

Écrit par : Jérémy | 11 septembre 2008

Bon courage à Robin, par ailleurs :-) J'ai eu des classes comme ça, et je ne sais vraiment pas quels conseils donner, c'est pourquoi je préfère m'abstenir.

Afin de sauver ce blog, je voudrais que Roselyne Bachelot demande expressément aux directeurs d'asiles d'interdire l'accès à Internet à leurs patients, il y en a ici qui rôdent et qui noient les messages intéressants. Et je ne vise évidemment pas Dobolino en disant cela !

Écrit par : Jérémy | 11 septembre 2008

Je lui conseille de relire depuis trois mois, toutes les interventions signées Felts et Christophe Sibille. Elle aura une meilleure idée de la différence entre un petit obsessionnel (moi) et un pervers intellectuel (Christophe Sibille).

Ecrit par : Roger Felts | 11 septembre 2008
J'ai tout lu et, excusez-moi, mais je n'ai rien vu de ce que vous dites. Je vous parle là d'humain à humain, abstraction faite des vétérinaires et des psychiatres, des hommes qui ne pissent pas sur leurs godasses, comme dit notre savoureux D'Enguell, contrairement aux mamans ou mémés qui veulent pisser debout et loupent leur tir (jai bien sûr essayé vers quatre ou cinq ans et confirme le constat de D'Enguell, c'est infaisable).
Je ne suis pas psy, aussi je ne pose pas de diagnostic psychiatrique sur votre obsession sur Sibille.
Ce qu'il me semble, c'est que vous l'avez choisi comme tête de turc et que j'ai vaguement idée que ça relève d'un amalgame abusif entre lui et la personnification des IUFM, alors que, franchement et bonassement, entre Christophe et la personne IUFM, y'a quand même une sacrée marche à franchir. Que savez-vous de lui? Rien...
S'il vous annonçait qu'il est né à Oran de parents nés aussi par là, vous l'absoudriez, me semble-t-il.
C'est nul, Felts! Nul!

Écrit par : dobolino | 11 septembre 2008

S'il vous annonçait qu'il est né à Oran de parents nés aussi par là, vous l'absoudriez, me semble-t-il.


Vous êtes" sibylline " , dobolino ...Qu'est-ce à dire , le docteur Felts est né à Oran ?

Écrit par : oulala | 11 septembre 2008

S'il vous annonçait qu'il est né à Oran de parents nés aussi par là, vous l'absoudriez, me semble-t-il.

P'tain ! Accuser Felts de communautarisme, fallait le faire !

Écrit par : Fantômette dans sa borie | 11 septembre 2008

d'être l'exception, mais au vu de votre attitude déplorable avec notre ami Christophe, j'en doute fort ». on arrive au summum du délire.
On ne peut donner à Dobolino, l'excuse d'ignorer les tenants et aboutissants de l'affaire : elle assure une présence quasi constante sur ce blog… D'où peut provenir cet étrange aveuglement ?…

Ecrit par : Roger Felts | 11 septembre 2008

De quel aveuglement s'agit-il? A par vous-même et Anne-Marie qui a disparu vs Amélie qui agit et vous adore pour des raisons que vous rejeteriez, peut-être Toto, entre deux joints, personne ne comprend votre insatiable acharnement contre Christophe Sibille, le seul formateur en IUFM à venir ici régulièrement. Personne ne comprend, personne... Quels tenants, quels aboutissants?
Rien ne se tient là-dedans, hors le respect du à vos souffrances cancéreuses et chimiothérapiques et la compréhension qui peut en découler.
Monsieur Sibille vous a-t-il, par mail ou voie postale, envoyé un cerificat de bonne santé, dûment contre-signé par son médecin traitant, qui pourrait justifier que votre cancer soit prééminant?

Écrit par : dobolino | 11 septembre 2008

S'il vous annonçait qu'il est né à Oran de parents nés aussi par là, vous l'absoudriez, me semble-t-il.


Vous êtes" sibylline " , dobolino ...Qu'est-ce à dire , le docteur Felts est né à Oran ?

Ecrit par : oulala | 11 septembre 2008

S'il vous annonçait qu'il est né à Oran de parents nés aussi par là, vous l'absoudriez, me semble-t-il.

P'tain ! Accuser Felts de communautarisme, fallait le faire !

Ecrit par : Fantômette dans sa borie | 11 septembre 2008

Moi? Dire de telles choses? ÔÔÔh, non!!!! J'oserais pas...
Vous m'avez mal comprise!!!!

Écrit par : dobolino | 11 septembre 2008

S'il vous annonçait qu'il est né à Oran de parents nés aussi par là, vous l'absoudriez, me semble-t-il.


Vous êtes" sibylline " , dobolino ...Qu'est-ce à dire , le docteur Felts est né à Oran ?

Ecrit par : oulala | 11 septembre 2008

S'il vous annonçait qu'il est né à Oran de parents nés aussi par là, vous l'absoudriez, me semble-t-il.

P'tain ! Accuser Felts de communautarisme, fallait le faire !

Ecrit par : Fantômette dans sa borie | 11 septembre 2008

Moi? Dire de telles choses? ÔÔÔh, non!!!! J'oserais pas...
Vous m'avez mal comprise!!!!

Écrit par : dobolino | 11 septembre 2008

J'avais nommé Christophe "mon vieil ennemi de tranchées" il y a deux ans déjà. Le pilonnage est me semble-t-il une des caractéristiques de ce blog.
L'abus de mortier a ceci d'ambigu qu'il dessoude autant qu'il soude.

Écrit par : Steppenwolf | 11 septembre 2008

"Qu'ils gagnent un salaire qund ils bosseront, ok, mais qu'ils gagnent un salaire sans bosser alors qu'ils n'ont pas besoin de ce salaire, ça me semble ridicule"

C'est curieux comme les gens d'une certaine couleur politique finissent toujours par s'entendre avec ceux qui devraient être leurs adversaires légitimes. Dans le Figaro il me souvient d'avoir lu le même discours : comme quoi c'est un scandale de payer ses études à des étudiants des Grandes Ecoles, etc.
Dans le Monde n'en parlons pas. Donc je n'en parle pas.
Comme quoi "la droiche" selon l'excellent (et prémonitoire) sobriquet des Inconnus a de beaux jours devant elle. Une nouvelle Sainte alliance de la carpe et du lapin.

Peut-être qu'en réservant certains concours à une catégorie de la population (les pauvres, les exclus, et toute la tirade habituelle) on réglerait le problème. Ou bien quand la France sera devenue un pays de pauvres, tout sera réglé. Je plaisante. Bien sûr.

Écrit par : Sénéchal | 11 septembre 2008

Vous avez raison Dobolino,le lecteur tout venant quotidien de ce blog que je suis voit bien que Felts s'acharne sur Sibille sadiquement parfois ,même si Sibille quelques fois pour se défendre n'y va pas par des chemins polis . Avant que Felts n'arrive,j'avais toujours envie de contrer Sibille ,depuis Felts,je laisse tomber l'antipédagogisme .Ca sera pour plus tard.
Le psy torturant doit cesser son délire.Il tue le blog de Brighelli.Je me demande bien ce que les parents,les professeurs,les grands élèves ,les étudiants qui lisent ce blog pour s'informer doivent penser des antipédagogistes.
Du sale boulot,monsieur le psy.

Écrit par : lecteur | 11 septembre 2008

"Peut-être qu'en réservant certains concours à une catégorie de la population (les pauvres, les exclus, et toute la tirade habituelle) on réglerait le problème. Ou bien quand la France sera devenue un pays de pauvres, tout sera réglé. Je plaisante. Bien sûr."

Vous plaisantez, mais vous ne répondez pas au problème posé. Je maintiens mon point de vue jusqu'à preuve du contraire : donner à des étudiants 1200 euros par mois pendant quatre ans, alors que leurs familles gagnent au moins six fois le Smic et n'ont pas besoin de cet argent pour que leurs enfants fassent des études, ce n'est pas juste. D'où ma proposition : ne verser 1200 euros par mois aux élèves de Normale Sup de Bac +3 à Bac +5 (y compris pour préparer les concours d'enseignement) qu'à condition que les ressources parentales n'excèdent pas six fois le Smic.

Écrit par : Jérémy | 11 septembre 2008

Il tue le blog de Brighelli.Je me demande bien ce que les parents,les professeurs,les grands élèves ,les étudiants qui lisent ce blog pour s'informer doivent penser des antipédagogistes

Mais non , ça peut pas être pire , c'est même beaucoup plus marrant , que lorsqu'il lisent les commentaires sur les fromages et les vins , à mourir d'ennui !
Justement , ils s'informent et comprennent que les carottes sont cuites , la preuve , les syndicats acceptent de négocier parce qu'ils savent qu'il n'y a personne derrière , qu'ils ne peuvent plus compter sur leurs troupes .

Cuit , cuit , cuit !

Personne ne tue le blog , les combattants ont perdu la foi et on les comprend .

Écrit par : oulala | 11 septembre 2008

Bon courage à Robin, par ailleurs :-) J'ai eu des classes comme ça, et je ne sais vraiment pas quels conseils donner, c'est pourquoi je préfère m'abstenir.

Merci, Jérémy de ne pas me conseiller de "travailler autrement" ;-)

J'ai regardé l'émission avec X. Darcos sur la 2. Arlette Chabot lui a bien servi la soupe, jusqu'à lui faire déchiffrer le début de l'Odyssée pour compenser l'épisode de la règle de trois...Ca en bouche un coin au profane et personne n'ose plus poser de questions dérangeantes, mais bien des choses se lisaient sur certains visages.

En tout cas, au niveau du collège, rien n'a changé et c'est mal parti pour le lycée.

Je pense qu'il n'est pas aussi intelligent qu'on le dit parfois - habile, sans doute - et qu'il manque de caractère.

Je suis assez pessimiste sur l'avenir du système éducatif. Je pense que si ça continue comme ça, seuls le privé (pas tous les établissements), les classes à horaires aménagées (+ quelques collèges et lycées préservés de centre-ville), les CPGE et quelques écoles primaires comme celles de catmano ont un avenir viable.

Il y aussi, bien sûr, "la troisième voie". Il faudrait tout reprendre à zéro depuis la base. je suis effaré, je le répète, après 6 ans d'absence de ce que je ressens comme une aggravation des problèmes constatés en 2002 (niveau, hétérogénéité, comportement de certains élèves).

Bonne nuit à tous !

Écrit par : Robin | 11 septembre 2008

J'ai décidé de ne retirer qu'un point pour les fautes d'orthographe grammaticales et 1/2 pour les fautes d'orthographe lexicales. Usque non descendam ?

Je sais que vous en fichez complètement, mais bon...

Bonne soirée à tous et ne vous écharpez pas trop (les scènes de ménage se multiplient sur ce blog. "Pax vobiscum !", comme dirait Beunoiseize ! ,-)

Bon, voilà que je me prends pour le pape...Ca ne me réussit pas cette reprise.

Ecrit par : Robin | 11 septembre 2008

Vous pourriez peut-être aussi essayer la "technique" de ma collègue de CE2/CM1/CM2 ? Je ne sais pas si ça marcherait en collège, mais l'année dernière, dans sa classe, elle a pu remarquer des progrès notables.
Elle commence chaque journée par une très courte dictée de deux ou trois phrases au plus, sans préparation.
Ensuite, elle leur demande de repérer les verbes, leurs sujets, etc. et d'opérer les corrections au besoin.
Enfin, elle écrit le texte au tableau et expliquant mot à mot l'orthographe lexicale, les accords grammaticaux, brièvement.

Les élèves calculent ensuite le nombre total de fautes "commises" par la classe et celui-ci est noté sur l'agenda. Peut-être cette dernière idée ne convient pas à des collégiens, mais avec de "grands" enfants, ça marche. Ils mettent tous un point d'honneur à faire progresser tout le monde pour que ce nombre baisse.

Le vendredi, il n'y a pas de dictée courte, mais la "longue dictée", en trois groupes, correspondant plus ou moins aux trois niveaux de classe, mais pas forcément. Les plus à l'aise écrivent le texte entier, les moyens sont arrêtés avant et les plus faibles n'ont que les premières lignes et bénéficient du temps restant pour revoir leur texte. Certains (mais pas tous) font de réels efforts pour passer du groupe faible au groupe moyen ou du groupe moyen au groupe fort.

Écrit par : catmano | 11 septembre 2008

Bonne nuit, Robin, reposez bien.
Je me relève pour conseiller un pseudo approprié à D'Enguell, trouvé dans mon actuelle lecture (un régal, d'ailleurs, merci à Sylvie Huguet!).
D'Enguell je vous vois bien sous ce pseudo: Francisco Javier Fumero.
Dormez bien aussi, petit D'Enguell! Et grosses bises à vos charmants bébés.

Écrit par : dobolino | 11 septembre 2008

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D'où ma proposition : ne verser 1200 euros par mois aux élèves de Normale Sup de Bac +3 à Bac +5 (y compris pour préparer les concours d'enseignement) qu'à condition que les ressources parentales n'excèdent pas six fois le Smic.

Écrit par : Jérémy | 11 septembre 2008
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Vous semblez ignorer qu'en contrepartie d'un salaire modeste, un normalien signe un contrat l'engageant pour une durée de 10 ans. À la sortie mon salaire de professeur, même agrégé était bien modeste en regard de ceux versés dans l'industrie à des camarades de formation identique (voire inférieure...)
C'était aussi le cas, avec des conditions financières un peu moins favorables, des IPES dont on ne peut que regretter la disparition.
Votre aveuglement vous fait vous tromper de cible

Écrit par : Normal | 11 septembre 2008

"Vous semblez ignorer qu'en contrepartie d'un salaire modeste, un normalien signe un contrat l'engageant pour une durée de 10 ans."

Ce n'est pas un travail que de signer un engagement pour 10 ans ! Tout étudiant de fac est prêt à signer un tel engagement pour être payé ce prix-là sans fournir aucun travail auprès de son employeur !

"mon salaire de professeur, même agrégé était bien modeste en regard de ceux versés dans l'industrie à des camarades de formation identique"
C'est un problème à régler en soi. Ce n'est pas en donnant 4x12x1200 euros aux normaliens que le problème est réglé, bien au contraire !

L'ENS serait-elle moins attractive et plus injuste si elle ne versait pas ce salaire mirobolant à des étudiants de Bac+3 à Bac+5 qui n'en ont pas besoin, lorsque les ressources de leurs parents sont supérieures à six fois le Smic ?

Écrit par : Jérémy | 11 septembre 2008

J'ai regardé l'émission avec Xavier Darcos ce soir, sur France 2. J'ai trouvé le débat, notamment avec Manuel Valls, particulièrement plat. La question de la transmission des savoirs a été à peine effleurée. La querelle entre les pédagogistes et les républicains semble être passée à la trappe, alors qu'il s'agit là du point essentiel.

Écrit par : Daniel Arnaud | 11 septembre 2008

Une note positive avant de retourner au front (cf. Robin).
J'ai retrouvé aujourd'hui avec plaisir mes Bac Pro. Comptabilité et Secrétariat. J'ai constaté qu'ils avaient retenu, malgré nos longues vacances insulaires, qui était Galilée, ce qu'était un tribunal de l'Inquisition, et le fait qu'il avait failli finir sur un bûcher pour avoir mis en cause le géocentrisme. Je rappelle au non initié que les élèves de LP ne maïtrisent généralement pas plus de 300 mots et assimilent habituellement tout ce qui s'est passé avant leur date de naissance à "la préhistoire"...
Un petit pas pour un élève de Henri IV, certes, mais un bond de géant pour des lycéens initialement en échec scolaire et orientés par défaut. Comme quoi...
Bonne nuit à tous.

Écrit par : Daniel Arnaud | 12 septembre 2008

Jérémy, vous trouvez choquant qu'un employeur paye en partie la formation de ses cadres ? cela se produit dans de nombreux pays et par exemple est très courant en Allemagne.
Et faut-il supprimer les salaires des jeunes travailleurs au prétexte que leur parents sont "riches" et peuvent encore les entretenir largement.
Et puis ce concours ils est ouvert à tous, pourquoi ne le passez vous pas ?
Comme le dit Normal, aujourd'hui devant les attaques que nous subissons il y a vraiment d'autres combats à mener .

Écrit par : Pierre A | 12 septembre 2008

La terminale, classe officiellement et théoriquement (la pratique le dément) réservée aux agrégés". Ce n'est marqué nulle part !

Ecrit par : Jérémy

Hum, "usage millénaire" (avant la grande braderie de l'enseignement) ou simplement mention faite dans les manifestes de la Société des Agrégés, lesquels n'ont certes pas force de Loi. Blague à part, erreur que je vous prie de me pardonner, et qui n'entame en rien la remarque qu'elle était censée appuyer.
En effet, n'est-il pas étrange de faire accomplir exactement le même travail (et là, il est impossible de prétendre qu'il s'agit d'une dérive puisque la philosophie ne s'enseigne, au lycée, qu'en terminale) à deux catégories de professeurs dont les traitements et obligations de service sont différentes, et uniquement dues au concours qu'ils ont passé ?
Ma petite bourde visait à dire que la raison commanderait de supprimer le CAPES de philosophie et convertir ses postes en postes d'agrégés, mais étant nulle et non-avenue, l'inverse devient possible, voire probable.

Maintenant, critique sur tout autre chose : vos attaques contre "Normale" ne seraient-elles pas le fait de quelqu'un qui a tenté d'y entrer mais n'y est point parvenu ? On connait la véritable haine du sieur Allègre contre la rue d'Ulm qui n'a jamais voulu de sa personne par trop (in)suffisante.
Ne vous camouflez pas derrière des arguments sociologiques quant à l'origine des étudiants de ces écoles : vous devriez savoir que les "sciences" humaines ont plus d'une fois fourni des arguments en faveur des pires scélératesses.

Écrit par : moot | 12 septembre 2008

"Ce n'est pas un travail que de signer un engagement pour 10 ans ! Tout étudiant de fac est prêt à signer un tel engagement pour être payé ce prix-là sans fournir aucun travail auprès de son employeur !"

Ben euh, non, justement.

Écrit par : Helisenne | 12 septembre 2008

Dobolino, tout le monde ne fonctionne pas comme vous. Vous êtes une primaire. Vous agissez d'abord et vous réfléchissez après… La méthode est souvent intéressante, surtout dans les cas où il ne faut se poser que des questions simples comme : faut-il couper les cornes ou les couilles du taureau ?
Mais elle vous amène trop souvent à prendre vos désirs pour la réalité et à dire n'importe quoi :
« S'il vous annonçait qu'il est né à Oran de parents nés aussi par là, vous l'absoudriez, me semble-t-il. C'est nul, Felts! Nul! » En lisant cela je n'ai pas pu me retenir de penser qu'à force d'écrire plus vite que votre ombre, vous écrivez bien des conneries. Où encore l'hypothèse idiote que mon obsession vis-à-vis de Sibille serait lié à son IFMitude alors que c'est un problème réel mais bien secondaire… Alors un scoop, je vais essayer de vous expliquez en quelques lignes, mon obsession sibylline (ça va être dure)
- il symbolise, au moins sur ce blog, la gôche boboïsante, celle qui a oublié le peuple et se complait dans les réformes sociétales en oubliant l'injustice fondamentale, l'injustice économique… Je ne détaille pas… Mais encore cela pourrait être un débat réel.
- Sauf que Sibille évite soigneusement les questions de fond.
- Avant même d'intervenir souvent sur ce site, j'avais constaté que certains commentateurs subissaient un traitement injustifié qui sous le prétexte de désaccords réels ou hypertrophiés débouchait sur des procès staliniens qui en ont écœuré plus d'un que l'on n'a plus revu. Je n'énumère pas. Dans ces procès, Sibille était un des procureurs les plus actifs. Je m'étais promis intérieurement si j'étais victime de telles attaques d'y répondre point par point et de me transformer éventuellement d'accusé en procureur. Aussi je rigole quand vous me dites que j'ai pris Sibille comme tête de turc. C'est lui qui a cru trouver une nouvelle cible. Il est tombé sur un os et l'arroseur s'est trouvé arrosé. Ce qui a de grotesque, c'est que depuis un an je suis en chimiothérapie et que j'ai du et je dois supporté de nombreux effets secondaires qui rendent assez exceptionnelles le tenue de mon blog et les débats que je peux avoir ici… Alors qu'on essaie de me faire passer pour le vilain méchant qui fait tant de mal à ce pauvre Christophe… Ne commencez vous pas à pressentir ce que peut-être la perversion intellectuelle.
- Je rappelle car je l'ai déjà dit qu'il s'est fait exclure d'un site très honorable « Lire et Écrire » où on lui a reproché de harceler les “mémés” qui participaient au débat. Une victime de ses agissements, papa wilheilm, fait d'ailleurs une excellente analyse de ses comportements.

--------------------------- Il est plus de minuit, j'ai envie d'aller me coucher. Ce texte restera inachevé donc très incomplet. Dobolino, bien que vous disiez le contraire, vous n'êtes pas aller lire le quart de la moitié du débat mettant en évidence le fonctionnement intellectuellement pervers de Sibille. A toutes fins utiles, je reproduis un courrier antérieur qui complète sans achever cette longue histoire inamoureuse :

Ce matin, une bonne nouvelle… Je lis écrit de la main de notre R. de G. le texte suivant :

Personnellement (je l'avais déjà dit, mais cette fois, je m'y tiendrai), je ne répondrai plus aux élucubrations de Felts, sous quelque identité plus ou moins bizarre qu'il se présente. Le blog n'a rien à faire de ces échanges totalement inutiles et a-constructifs. (Christophe Sibille, le 11 septenbre 2008)

Cette excellente information compense largement la célébration de l'anniversaire de l'effondrement des Tours Jumelles à la même date.
En ce qui me concerne, je ne me sens absolument pas engagé à m'abstenir si un individu émet des propos qui m'apparaissent en opposition complète avec l'analyse que je fais de la réalité… Cette information m'a pourtant libéré, car je n'aurai plus à répondre aux commentaires désagréables que chacune de mes interventions suscitaient. Non pas que je ne supporte pas la contradiction (Cf mon débat avec Cordoba) mais le systématisme creux additionné de malhonnêteté intellectuelle et de manipulations diverses si l'on m'annonce que l'on ne le pratiquera plus, ne peut être qu'une bonne nouvelle…
Cela dit dans son dernier transport inamoureux, Unrien Okuduncé en rajoute une couche… Et revient sur mes fautes d'orthographe… J'ai expliqué en son temps qu'étant sous chimio (et je pense qu'un adulte doit savoir ce que cela représente) il valait mieux saluer le contenu de ce que je disais plutôt que s'attacher aux quelques erreurs de forme… Ayant dit cela, je pensais que l'affaire était close et que si l'on débattait avec moi, on s'attacherait plutôt an fond qu'à la forme… Eh bien, le Ravi de mes fautes, en véritable goujat à continuer à persifler… C'est d'ailleurs une des raisons qui m'ont poussé à avoir une haute estime à son égard… Il se trouve que tout récemment en pratiquant une de ses manipulations dont il a le secret, il fait trois fautes d'orthographe. Je souligne qu'il est en bonne santé, il n'a pas de chimio et qu'il a suivi la formation de formateur. Je pointe ses fautes et en commets une dans le texte. Chez Mistoufle Cédille cela devient :
« Quelle que soient les vestiges de crédibilité qui pouvait rester dans votre argumentaire précédent, pour le coup, ce dernier explose en plein vol. » Alors qu'il vient d'en commettre trois, Mistoufle explique que ma faute explose la cohérence de mon discours…
Décidément, en décidant de ne plus persifler, Christophe Sibile rend un grand service à l'humanité…

Quelques rectifications :
- C.S. n'a pas une claire notion de ce qu'est le politiquement correct. Quand j'énonce qu'une fraction significative des enseignants d'IUFM sont des branleurs, je ne suis pas dans le politiquement correct de “Bonnet d'âne” mais dans le strict énoncé de la réalité après enquête, témoignages et analyses des résultats de leur pratique.
- Quand je prends un pseudo (Dieuéamour, etc.), il est clair pour tout le monde que c'est Felts qui écrit, d'autant plus clair que je laisse l'adresse de mon site…
Quand c'est NT2 qui signe, rien en apparence ne peut faire croire que c'est Christophe Sibille qui l'a écrit : NT2 énonce que “Lectrice assidue du blog depuis avant les vacances, et appréciant particulièrement les écrits de Monsieur Fels (notamment sur son blog),” Cela Christophe Sibille ne l'aurait jamais écrit… Mais, et là, la ficelle est un peu grosse, à la fin de son mot, NT2 me traite d'imbécile… Cela aussi, sous son nom, Christophe Cédille aurait hésité (Il risquait la réflexion : c'est la Charité qui se fout de l'hôpital Américain…)
Qu'il soit l'auteur de la lettre de NT2 est d'autant plus vraisemblable qu'il croit que c'est la réplique inversée du courrier envoyé par “Pratique et théorie”, analyse sévère de son comportement, mais rédigée en terme modéré… Pour lui évidemment puisque c'est une critique, cela ne peut être qu'une manipulation de Felts… Eh bien non. J'ignore qui est “Pratique et théorie ”. Bien que je sois entièrement d'accord avec lui, ou elle, nous n'avons pas le plaisir de nous connaître. Christophe dont la référence principale est lui même, pense le contraire et agit en conséquence…

Juste avant de poster ce courrier, je lis signé par « l'observateur » un courrier qui soutient fermement Christophe Sibille dans sa magnifique décision… Que celui-ci en tienne le plus grand compte ! ! !
« Ah si vous pouviez tenir cette promesse de laisser Felts dans ses méchancetés limite sadiques parler tout seul ou à soi-même et que le blog puisse à nouveau être intéressant. »

Il est gentil « l'observateur » avec Sibille, il ne l'a pas traiter de masochiste… Moi je me demande s'il n'est pas un peu velléitaire, et s'il va tenir le coup ?

Écrit par : Roger Felts | 12 septembre 2008

Mes remarques sur l'ENS viennent du fait que j'ai découvert le livre d'un normalien qui faisait l'apologie des joutes verbales d'insultes en milieu urbain. Et que ça m'a évoqué Mazarine Pingeot, normalienne, Evelyne Charmeux, normalienne, le F.L.E., création de Normale Sup', et les normaliens que je connais ou ai connus, tous fils de gens très aisés et socialement très élevés (sauf un, j'avoue).

Et là, je me suis bêtement dit que la plupart des étudiants qui gagnent près de 60000 euros sur quatre ans en étudiant à Normale Sup' sont des personnes qui n'en auraient pas besoin. Et le salaire n'est pas le seul coût d'un étudiant à Normale, au contraire. Et effectivement, je ne dois pas être un cas isolé d'hérésie, puisque des articles du Monde ET du Figaro ont déjà mis en cause le prix des étudiants de Normale Sup'. Alors soit je suis le suppôt d'un complot que je défends, soit j'émets des hypothèses pas complètement dénuées de fondements. Pour l'instant, j'ai été pratiquement convaincu par Jean-François Croz, qui a rappelé les principes justes du concours et de l'école, sauf que ces principes ne résistent pas aux faits : Ulm est bien une machine à sponsoriser les étudiants des familles les plus riches (je parle en lettres et sciences humaines - je sais bien qu'en sciences il y a beaucoup plus intéressant qu'Ulm en termes financiers)

"faut-il supprimer les salaires des jeunes travailleurs au prétexte que leur parents sont "riches" et peuvent encore les entretenir largement."
Les étudiants de Normale Sup' ne sont pas de jeunes travailleurs !!!

"Et puis ce concours ils est ouvert à tous, pourquoi ne le passez vous pas ?" Vous devriez savoir que Normale Sup' exerçait une discrimination par l'âge. Cette discrimination ne tenait pas légalement, l'Ecole républicaine l'a donc remplacée par un critère de diplôme qui fixe un niveau de qualification maximal au-delà duquel il est interdit de passer le concours. Il n'est donc pas ouvert à tous.

Pour Moot : s'il y a du ressentiment dans mes attaques, il y a de la mauvaise foi dans la défense. Personne ne répond directement à la question : une jeune fille comme Mazarine Pingeot avait-elle sincèrement besoin qu'on lui paye ses études, pendant que d'autres galéraient ?
Qu'on lui paye son salaire de prof agrégée dans un Lycée parisien, c'est normal : elle travaille, mais qu'on lui paye ses études à Normale Sup', ça me semble injuste. Je dis "Mazarine Pingeot" pour ne pas en citer beaucoup d'autres, inutile de me dire que je fais une fixation sur ce grand écrivain de langue française.

Écrit par : Jérémy | 12 septembre 2008

La querelle entre les pédagogistes et les républicains semble être passée à la trappe, alors qu'il s'agit là du point essentiel.

Ecrit par : Daniel Arnaud | 11 septembre 2008

Même sentiment. En fait Darcos donne l'impression d'être passé avec armes et bagages (Ulysse, notament, en qui les élèves il y a dix ans voyaient un personnage de dessin animé et maintenant rien) du côté du pédagogisme.

Écrit par : Robin | 12 septembre 2008

Meri à catmano (dont je vais appliquer les conseils pour améliorer l'orthographe de mes 5ème) et à Daniel Arnaud. Il faudra que je retrouve ce poème où je parlais des gens qui "allègent le malheur".

Bonne journée (et courage !) à tous !

Écrit par : Robin | 12 septembre 2008

"Mes remarques sur l'ENS viennent du fait que j'ai découvert le livre d'un normalien qui faisait l'apologie des joutes verbales d'insultes en milieu urbain. Et que ça m'a évoqué Mazarine Pingeot, normalienne, Evelyne Charmeux, normalienne, le F.L.E., création de Normale Sup', et les normaliens que je connais ou ai connus, tous fils de gens très aisés et socialement très élevés (sauf un, j'avoue)"

Toujours la même propension à généraliser à partir de cas particuliers; ce qui évidemment est une source d'erreurs. les exceptions confirment la règle. Combien de normaliens font leur travail dans l'enseignement (lycée -secondaire, classes prépa - Université et autres secteur) sans être responsable de cette écume médiatique?
On connaît même des collègues qui remportent des Palmes d'or en faisant des films jdanovistes -ce n'est pour autant que tous ceux qui enseignent sont ipso facto des petits marquis médiatiques qui se croient autorisés à donner des leçons à la terre entière.

C'est encore et toujours la faute aux riches; etc. toujours la même tirade sous d'autres formes. J'ai quand même de l'estime pour ceux qui se lèvent le matin et qui savent pourquoi le monde (scolaire et autre) ne tourne pas rond; en ces temps difficiles une telle certitude a quelque chose de réconfortant.
Si toute la question scolaire se réduisait à la question des salaires des normaliens, cela se saurait, comme le dit un autre intervenant. C'est un détail dans la somme des problèmes auxquels nous sommes et allons être confrontés.

Écrit par : Sénéchal | 12 septembre 2008

"Même sentiment. En fait Darcos donne l'impression d'être passé avec armes et bagages (Ulysse, notament, en qui les élèves il y a dix ans voyaient un personnage de dessin animé et maintenant rien) du côté du pédagogisme."

Ecrit par : Robin | 12 septembre 2008

Il est surtout resté du côté où il a toujours été, à savoir celui qui veut livrer l'école publique pieds et poings liés au privé. Et je ne suis pas vraiment convaincu que ce soit exactement la même chose, (quoiqu'en dise Sénéchal, qui dit que certains finissent toujours par s'entendre avec leurs adversaires légitimes). D'ailleurs, je lui pose une question (bien naïve). Le SNALC est-il devenu "de gauche" parce qu'il est apparemment celui qui s'oppose le plus vigoureusement à la réforme du lycée de Xavier Darcos?

Écrit par : Christophe Sibille | 12 septembre 2008

Flo, au risque de vous décevoir, Font n'est plus vraiment de gauche, (si tant est qu'il l'ait vraiment été).
Avec toute l'amitié que je continue à lui porter, c'est quand même un des piliers de la revue des "deux ânes".

Un petit salut à tous... Et à "mon vieil ennemi de tranchées". ;-)
Caroline Fourest sur France-inter, vers 8h45... Et Philippe Val, tout de suite.

Écrit par : Christophe Sibille | 12 septembre 2008

M.Felts , je peux vous assurer que beaucoup de personnes de ma connaissance , ( ixe ygrec ou zed ) qui lisent le blog apprécient vos interventions et jugent celles de quelques autres , bobos de la pire espèce dont Sibille , particulièrement sectaires et nulles . Il est regrettable qu' en véritables terroristes , ils colonisent ainsi le blog et empêchent d'autres points de vue de s'exprimer , des points de vue qui pour n'avoir pas l'agrément de la doxa , n'en sont que plus intéressants ! Leur incapacité à voir certaines réalités criantes est surprenante pour des gens qui sont au contact de la jeunesse . Ils ne savent qu'invectiver , rejeter tout ce qui ne pense pas " comme il faut " . Ainsi , ils restent entre eux et peuvent penser en rond tranquillement .

Écrit par : Pratique et théorie | 12 septembre 2008

Voici donc que le PDG élu de la multinationale papiste entre ici pour une tournée des potes.

La situation ici : presque plus de centres de production (depuis longtemps délocalisés sous des cieux plus prometteurs) mais d'innombrables centres de conditionnement. Depuis longtemps, les analystes ont décelé de grandes opportunités de progrès chez nous. Notamment un ralentissement de la progressions de la section française du marketing évènementiel. Gare aux taches ! Il y aura du miracle dans l'air ! Le coup génial de la grotte à Soubirou enfoncé * ?

Notre beau chanoine en profitera-t-il pour nous fourguer une laïcité réduite aux aguets ? Une lichée de créationnisme dans les écoles ** ? La génuflexion obligatoire le matin devant l'icône de la chanoinesse ?

* Ca marche encore et c'est profond : tous les LLQ (journalistes de radio = liseurs de listes quotidiennes) de France Cul parlaient tous, ce matin, de "l'apparition de la vierge dans la grotte de Lourdes" ***. Factuel, coco !

** évidemment pas enseigné par les biologistes ! Non pas à cause de la profondeur de leur pensée. Ce sont des cons scientistes pour la plupart. Les papistes de tout poil ne sont pas tous des imbéciles : certains ont bien compris comment s'immiscer dans les immenses failles du (néo) darwinisme.

*** Aller Roger ! Faites nous péter l'analyse !

Écrit par : dugong | 12 septembre 2008

"Le SNALC est-il devenu "de gauche" parce qu'il est apparemment celui qui s'oppose le plus vigoureusement à la réforme du lycée de Xavier Darcos?"

Assurément pas. Je parlais d'une partie de la technostructure administrativo-politique, non pas des syndicats dont le rapport au pouvoir est bien trop complexe pour être évoqué rapidement, et je ne parlais pas non plus des militants aux convictions sincères. Mais je maintiens cette porosité des frontières entre partis sur la question scolaire, ce qui n'est pas très original. Bref, on ne s'y retrouve plus et cela ne risque pas de s'arranger.

Écrit par : Sénéchal | 12 septembre 2008

Jérémy a écrit : "Personne ne répond directement à la question : une jeune fille comme Mazarine Pingeot avait-elle sincèrement besoin qu'on lui paye ses études, pendant que d'autres galéraient ?"

Voilç bien une grave question qui me tourmente jour et nuit. En voici une autre :

Personne ne répond directement à la question : une jeune fille comme Carla Bruni avait-elle sincèrement besoin de naître le cul dans la soie, pendant que d'autres galéraient pour sortir du tunnel *?

* Aller Roger ! Faites nous péter l'analyse !

Écrit par : dugong | 12 septembre 2008

M.Felts , je peux vous assurer que beaucoup de personnes de ma connaissance , ( ixe ygrec ou zed ) qui lisent le blog apprécient vos interventions et jugent celles de quelques autres , bobos de la pire espèce dont Sibille , particulièrement sectaires et nulles . Il est regrettable qu' en véritables terroristes , ils colonisent ainsi le blog et empêchent d'autres points de vue de s'exprimer , des points de vue qui pour n'avoir pas l'agrément de la doxa , n'en sont que plus intéressants ! Leur incapacité à voir certaines réalités criantes est surprenante pour des gens qui sont au contact de la jeunesse . Ils ne savent qu'invectiver , rejeter tout ce qui ne pense pas " comme il faut " . Ainsi , ils restent entre eux et peuvent penser en rond tranquillement .

Ecrit par : Pratique et théorie | 12 septembre 2008


Ca, ça sent le second degré!!!

Écrit par : sd | 12 septembre 2008

......empêchent d'autres points de vue de s'exprimer....
Pratique et théorie
est le pseudo d'un semeur de confusions puisqu'il l'a pris autrefois en réaction presque immédiate à mon post lointain sous le pseudo
théorie et pratique
où je faisais remarquer qu'il y avait loin entre la théorie "lumineuse" des marxistes et leurs pratiques.
Personne ne s'en souvient mais moi si,mon post était tombé évidemment à l'eau.
J'ai changé immédiatement de pseudo pour ne pas en faire un plat mais là,il faut rappeler une petite vérité à ce donneur de leçons,à ce noyeur de poissons, à ce demi-voleur.
Tu peux chercher,camarade,dans le blog,tu trouveras ta "petite" pratique,moi j'ai la flemme de si bon matin.

Écrit par : qui sait à part moi,dieu ? | 12 septembre 2008

Ca, ça sent le second degré!!!

Ecrit par : sd | 12 septembre 2008


Certifié ou agrégé ? Snes ou Snalc ? Couloir ou hublot ?

Écrit par : dugong | 12 septembre 2008

Ne vous laissez pas contaminer par le modus operandi du pestiféré . Le pestiféré agit sous la contrainte de son mal.

Je l’ai observé depuis bientôt deux ans, en silence.

Je l’ai vu agir d’une manière mesquine et voilée avec ceux qu’il croyait être ses « inférieurs », en les humiliant et en allant toucher leurs points faibles et sensibles (des points qui ne sont pas forcément visibles à tout le monde, car il faut une bonne dose de bassesse pour les trouver !).

Le pestiféré adopte toute autre technique avec ceux qu’il croit être les "grands " : avec « ses grands » il est doux, tolérant, gentil, presque soumis. Malgré les manières maladroites du pestiféré, les « grands » finissent toujours par l’accueillir. Cela lui permet de garder sa place, ici et ailleurs, et de continuer à sévir sur ses victimes qui - emprisonnées dans son système – ne peuvent plus se défendre et finissent par être marginalisées.

J’ai vu un individu pestiféré agir ici.
Je vous l’ai signalé.
A vous maintenant d’agir.
Aucun débat – que cela soit sur le racisme, le voile, les ZR, les réformes - aucun débat ne peut être mené à bien dans un endroit où l’atmosphère est rendue irrespirable par la présence du pestiféré. C’est pour cette raison que je continue de croire que les interventions de Monsieur Felts, alias Dieu, sont ici les plus utiles, les plus urgentes, les plus intéressantes.
Papa Wilhelm vous salue, en vous souhaitant un monde rempli d’amour et de débats.

Écrit par : papa wilhelm | 12 septembre 2008

On dirait une lettre sous l'Occupation,mon papa.

Écrit par : schultz | 12 septembre 2008

Je sors de mon accablement suite au coup d'adrénaline que j'ai pris hier soir devant mon étrange lucarne, à contempler, effarée, la prestation de X. Darcos chez la toujours sémillante Arlette Chabot.
Je manque de mots pour qualifier ce que j'ai ressenti ; sans doute est-ce "écoeurement " qui convient le mieux, parce que "découragement" supposerait que je sois déçue. Or cette droite-là ne peut pas me décevoir, moi qui n'y ai jamais cru.
Bref, revenons à la prestation ministérielle : rien que du consternant.
On relève, dès le début de l'émission, que M. Darcos botte en touche quand A. Chabot fait allusion à "la fabrique des crétins" (sic), manière très claire de désavouer in medias res le maître de ces lieux, qui devait s'y attendre au demeurant, n'ayant pas manifesté en temps et heure la servilité de rigueur en Sarkozye. Du pain béni pour Meirieu.
On est certes, très content de voir que XD est encore capable de traduire les trois premiers vers de l'Iliade, mais on observe qu'il évite soigneusement de répondre à E. Davidenkoff quand celui-ci, pour une fois bien inspiré, l'interroge sur la suppressions des options de langue ancienne dans de nombreux établissements.
On est sidéré d'entendre ce qui est dit sur l'apprentissage de l'anglais, et de voir que le ministre semble penser sincèrement que l'on étudie encore, en cours d'anglais, la grammaire et la littérature.
On ne mentionnera que pour mémoire des contrevérités pures et simples, comme par exemple celle du maintien des moyens en ZEP (gros plan de coupe dans le public, sur une collègue avalant sa langue de stupéfaction ), et on finit en fanfare sur le choix stratégique du ministre : la consultation des élèves sur la réforme des lycées. Alors là, bravo l'artiste ! Certes, Allègre nous avait déjà fait le coup en jouant la nation contre les profs ; on avait déjà avalé des consultations-bidon pour des rapports eiusdem farinae. Mais là c'est le bouquet: X Darcos joue les lycéens, ("presque des adultes" ben voyons) contre le lycée ! Sachant qu'il n'y a rien de plus stupide qu'un syndicaliste lycéen (re-sic) sauf peut-être deux syndicalistes lycéens, et que ces chers petits ont le mou bourré des théories pédagonigo-ségoléno-jeunistes, on peut tout craindre.
D'ailleurs, comme l'écrivait déjà Virgile , "Timeo Darcos et dona ferentem".
Que faire ? disait Vladimir Illitch. Vendre chèrement notre peau, il n'y vraiment pas d'autre choix.

Écrit par : FGuichard, consternée | 12 septembre 2008

Merci pour le renseignement indiqué par lecteur. Je pensais à Erasme mais je ne suis pas spécialiste de cet auteur.
Dobolino, il se trouve que j'ai découvert, suite à votre suggestion, " Souvenirs d'un pas grand- chose" de Charles Bukowski, juste après la lecture de "La joie" de Maurice Genvoix écrit en 1938 mais évoquant la difficile joie de vivre à reconquérir quand on revient du front de la guerre 14-18 avec un pied en moins et qu'il faut affronter le climat politique et social de l'époque tout en luttant contre la tuberculose. Aucune comparaison ne semble possible entre ces deux ouvrages. lls mettent cependant en scène l'un et l'autre deux personnages détruits dans leur jeunesse- et dès l'enfance pour le pas grand-chose - par la violence insoutenable, la bêtise, la suffisance et l'autorité grotesque qui tient à rester en place. Dans les deux cas, l'écriture permet d'y voir clair et de s'affranchir.

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 12 septembre 2008

Quand MAM se débarrasse de Monsieur Sécurité en Corse.....

http://dl.free.fr/plZJwhOWe

Bonne journée....

Écrit par : Sandra WAGNER | 12 septembre 2008

Je crois que l'ambition de Darcos, largement appuyée par Chabot, était moins de défendre telle ou telle de ses options sur l'école que de montrer qu'il était un premier ministre potentiel. Chabot lui a, sur ce plan, agréablement servi la soupe.
Consultation des élèves sur la réforme des lycées ? J'en ris encore...
Et Manuel Valls dans tout ça ? Qu'a-t-il dit de transcendant ?
Allô la gauche...

Je reviens sur les ENS, Jérémy.
La réalité sociologique est la suivante.
Il y a trente ans, près de 15% des élèves sortaient de tout petits milieux, paysans, ouvriers ou employés.
C'était mon cas - mes parents gagnaient très exactement de quoi vivre un mois, parfois à peine, certainement pas de quoi me faire vivre à Paris.
Actuellement, les prolétaires (pardon pour l'emploi d'un gros mot qui n'a même plus cours à la fête de l'Huma) n'existent plus qu'à l'état de trace dans les ENS - moins de 2%. La sélection par l'argent se fait en amont : les très bons élèves se concentrent sur les khâgnes parisiennes, et on sait ce que ça coûte, de s'installer deux ou trois ans à Paname, - alors qu'il y a trente ou quarante ans, ils irriguaient les prépas de province - celles qu'un ex-directeur de Saint-Cloud appelaient, il y a peu, "les khâgnes rurales". Donc, les allocations d'études sont en partie dévoyées. Cela ne signifie en rien qu'il faille les supprimer : c'est la machine qu'il faut remettre sur ses pieds. Si vous déshabillez Paul parce qu'il a le smoyens de s'habiller par lui-même, ça ne donnera rien à Pierre.
Quant à diluer ce que l'on verses aux Normaliens, ça ne fait sourire que le ministre du Budget.
Je rappelle que le scandale, ce n'est pas que les Normaliens gagnent un SMIC amélioré, mais que les bons étudiants de fac - et il y en a - ne gagnent rien du tout (en tout cas, pas au mérite). Le rétablissement de l'IPES (qui dispensait aussi de l'oral du CAPES, et donnait à peu près le SMIC - sur concours) avait été promis par le petit Nicolas (je l'ai rappelé dans Fin de récré, mais l'humour de la piqûre de rappel n'a pas dû leur plaire). C'est une absolue priorité.
Autre priorité : trouver des incitations (financières ou autres) pour que les étudiants s'orientent à nouveau vers l'enseignement. Nous allons vers une crise (démographique, à la base) de premier plan.
JPB
PS. D'Enguell, ne venez plus me faire chier, ou j'explique in vivo la façon assez peu reluisante dont vous avez tenté de circonvenir telle ou telle, il y a un peu plous d'un an. Quand on est un manipulateur, il est au moins décent d'avoir l'habileté de ne pas le montrer.

Écrit par : brighelli | 12 septembre 2008

Votre discussion sur les avantages supposés des normaliens et leur appartenance à l'élite supérieure de la nation.

Au delà des 60 000 euros (à peu prés) que perçoit un normalien pendant sa scolarité, son statut de fonctionnaire lui procure à mon avis à autre avantage non négligeable c'est que les quatre ou cinq ans d'études comptent dans les quarantes années minimales de cotisations de retraite pour avoir droit à une pension complète à 80% du dernier salaire ce qui autorise un normalien à prendre sa retraite plus tôt qu'un autre prof et en ce qui me concerne j'ai beaucoup apprécié ce détail.

Mais finalement j'ai ouvert une bouteille de champagne lorsque mon fils à préféré, sur mes conseils, l'ecp (ecole centrale de paris) à l'ENS de cachan en effet le calcul est simple même pour un prof de philo :

Sur quarante ans de carrière le salaire d'un normalien moyen comme moi est de l'ordre au maximum de 50 000 euros annuels (en gros), alors qu'il s'agit d'un salaire d'embauche pour un centralien et au minimum son salaire sera doublé (triplé) au cours de carrière et même au delà, donc si on se résume et pour faire simple:

50 000 * 40 = 2 000 000 d'euros = 2 millions d'euros

C'est le différentiel de salaire minimum entre un agrégé de mécanique et un centralien, donc on voit bien que les soixante mille euros est une anarque de l'état et d'ailleurs les jeunes (hors études littéraires) ne s'y trompent pas, il faut maintenant chercher au 70 iéme rang au concours de MP pour recruter un ulmien et aller au 300 iéme rang de la PT pour recruter un normalien dans une discipline technique. Seuls les élèves en difficultés financières choississent Normale en mécanique les autres préférant des écoles plus prestigieuses comme l'X, les grandes mines.... La vraie élite n'est donc pas à normale sup même si la philo constitue un cas particulier, il y a trente disciplines d'agrégations et à ce jour trés peu d'ulmiens deviennent profs de lycée, les gros battaillons venant de Cachan.

Écrit par : piot bernard | 12 septembre 2008

* Aller Roger ! Faites-nous péter l'analyse !
Écrit par : dugong | 12 septembre 2008

Lao Tseu a écrit : quand on pue des pieds, il ne faut pas péter plus haut que son cul.
Je suis en ce moment en train d'essayer de me dégager de la grave accusation de “TêtedeTurcophobie” et de sadisme avéré vis-à-vis d'handicapés mentaux atteints de masochistophilie.
Dès que j'aurai réglé mon affaire, plutôt que Dieu, je m'appellerai Zorro et sur mon beau cheval blanc, je viendrai faire péter la veuve et l'orphelin…

Écrit par : Roger Felts | 12 septembre 2008

Je suis content que l'on évoque le problème de Normale Sup' avec autant de sérieux.

Finalement, je me range aux avis éclairés de Jean-Paul Brighelli et Jean-François Croz : il faudrait ré-élargir la base sociale de recrutement des normaliens (mais je ne vois pas bien comment), maintenir le salaire dont ils disposent, et proposer l'équivalent de cette rémunération aux très bons étudiants de fac (mais je ne vois pas avec quel argent si on en économise nulle part).

Moralement, ça me choque cependant toujours que des gens très riches (il y en a de plus en plus !) puissent bénéficier de ces rémunérations pour études de bac +3 à bac +5 financées par l'Etat, et je trouverais donc indispensable d'intégrer un plafond maximal de ressources parentales à partir duquel cette somme ne serait pas versée.

Écrit par : Jérémy | 12 septembre 2008

Par contre, il y a des élucubrations qui deviennent exaspérantes, et qui feraient bien de s'arrêter.

Écrit par : Jérémy | 12 septembre 2008

"Flo, au risque de vous décevoir, Font n'est plus vraiment de gauche, (si tant est qu'il l'ait vraiment été).
Avec toute l'amitié que je continue à lui porter, c'est quand même un des piliers de la revue des "deux ânes".
C. Sibille

Personnellement ses vieux sketches et ses chansons m'ont toujours parus particulièrement subversifs (en plus d'être désopilants). Bien plus que ceux de Coluche par exemple.
Mais bon apparemment j'ai le chic pour aimer des auteurs politiquement incorrects (comme Céline ou Léo Malet, genre anars de droite).
Cela dit je pense que la distinction gauche droite a de moins en moins de sens et que nous sommes de plus en plus nombreux à ne nous reconnaître ni dans la droite du fric et de la vulgarité de Sarkozy, ni dans la gauche aveugle et qui se meurt de trop de bien-pensance de Mme Royal.

Écrit par : Flo | 12 septembre 2008

"Mais finalement j'ai ouvert une bouteille de champagne lorsque mon fils à préféré, sur mes conseils, l'ecp (ecole centrale de paris) à l'ENS de cachan en effet le calcul est simple même pour un prof de philo :

Sur quarante ans de carrière le salaire d'un normalien moyen comme moi est de l'ordre au maximum de 50 000 euros annuels (en gros), alors qu'il s'agit d'un salaire d'embauche pour un centralien et au minimum son salaire sera doublé (triplé) au cours de carrière et même au delà, donc si on se résume et pour faire simple:"

Sans vouloir polémiquer, je suis surpris que l'argent soit le critère déterminant dans le choix de sa carrière.

Écrit par : Ingénu | 12 septembre 2008

"Sans vouloir polémiquer, je suis surpris que l'argent soit le critère déterminant dans le choix de sa carrière."

J'ai vu mon banquier hier. Il a bien rigolé quand je lui ai dit mon poste, mon temps de travail et mon salaire. J'ai rigolé un peu avec lui, mais quand je suis rentré, j'étais un peu amer. Cela m'aide à comprendre que les choix de carrière du fils de Bernard Piot soit en partie motivée par l'argent. Et les idéalistes n'ont jamais eu de discussions approfondies avec leur banquier. J'aurais dû rencontrer le mien quand j'ai hésité entre les trois possibilités de prépa.

Tiens, sans faire de misérabilisme, je vous rapporte les propos que j'ai entendus de la part d'une jeune fille à la rentrée : "Je ne serai jamais professeur ! Je veux pouvoir payer à mes enfants ce que mes parents m'ont donné". Je n'étais pour rien dans ces propos : je n'avais rien dit. Mais ça en dit long sur la déliquescence de l'E.N.

Écrit par : Jérémy | 12 septembre 2008

"Personnellement ses vieux sketches et ses chansons m'ont toujours parus particulièrement subversifs (en plus d'être désopilants). Bien plus que ceux de Coluche par exemple."

Ecrit par : Flo | 12 septembre 2008


Oui, il avait d'ailleurs songé à appeler un de ses spectacles en solo, (sur le disque duquel j'ai l'honneur de l'accompagner au piano), :"je suis plus drôle que Coluche".


"Voici donc que le PDG élu de la multinationale papiste entre ici pour une tournée des potes.

La situation ici : presque plus de centres de production (depuis longtemps délocalisés sous des cieux plus prometteurs) mais d'innombrables centres de conditionnement. Depuis longtemps, les analystes ont décelé de grandes opportunités de progrès chez nous. Notamment un ralentissement de la progressions de la section française du marketing évènementiel. Gare aux taches ! Il y aura du miracle dans l'air ! Le coup génial de la grotte à Soubirou enfoncé * ?

Notre beau chanoine en profitera-t-il pour nous fourguer une laïcité réduite aux aguets ? Une lichée de créationnisme dans les écoles ** ? La génuflexion obligatoire le matin devant l'icône de la chanoinesse ?

* Ca marche encore et c'est profond : tous les LLQ (journalistes de radio = liseurs de listes quotidiennes) de France Cul parlaient tous, ce matin, de "l'apparition de la vierge dans la grotte de Lourdes" ***. Factuel, coco !

** évidemment pas enseigné par les biologistes ! Non pas à cause de la profondeur de leur pensée. Ce sont des cons scientistes pour la plupart. Les papistes de tout poil ne sont pas tous des imbéciles : certains ont bien compris comment s'immiscer dans les immenses failles du (néo) darwinisme."

Ecrit par : dugong | 12 septembre 2008

Dugong, vous êtes toujours excellent!

J'ai entendu un intervenant à midi, sur LCI, dire en gros qu'avec la visite du pape, "il n'y avait pas de raison qu'il y ait plus de frictions qu'avant entre laïcs et croyants". Encourageons les journalistes de TF1 à s'acheter un dictionnaire!!!
Et, là, c'est le discours d'accueil de Sarko... ;-(

Écrit par : Christophe Sibille | 12 septembre 2008

"Le rétablissement de l'IPES (qui dispensait aussi de l'oral du CAPES, et donnait à peu près le SMIC - sur concours) avait été promis par le petit Nicolas (je l'ai rappelé dans Fin de récré, mais l'humour de la piqûre de rappel n'a pas dû leur plaire). C'est une absolue priorité."

Ecrit par : brighelli | 12 septembre 2008

Il avait vraiment promis ça?????

Écrit par : Christophe Sibille | 12 septembre 2008

On est sauvés : le Pape trouve a dit que la France a "un avenir prometteur".

Il a dit aussi que le Vatian n'oublie pas tout ce que la France lui a apporté depuis des millénaires. Tu m'étonnes !

Le discours de Sarkozy était un numéro d'équilibriste TRES réussi, c'est un monument de communication. Même moi, il a failli me convaincre, c'est dire. Mais j'ai quand même tiqué lors de certains passages obligés, qui avaient pour but de défendre la "laïcité positive" et la "dignité humaine", termes apparemment inoffensifs, sous lesquels se cachent cependant pour le premier la réforme de la loi de 1905 et pour le second l'interdiction toale de l'euthanasie et, selon la doctrine papale, de l'avortement.

Écrit par : Jérémy | 12 septembre 2008

"Le discours de Sarkozy était un numéro d'équilibriste TRES réussi, c'est un monument de communication. Même moi, il a failli me convaincre, c'est dire. Mais j'ai quand même tiqué lors de certains passages obligés, qui avaient pour but de défendre la "laïcité positive" et la "dignité humaine", termes apparemment inoffensifs, sous lesquels se cachent cependant pour le premier la réforme de la loi de 1905 et pour le second l'interdiction toale de l'euthanasie et, selon la doctrine papale, de l'avortement."

Ecrit par : Jérémy | 12 septembre 2008

Au tout début du discours, et sans connaître le personnage, on aurait pu se laisser berner. Mais, très vite, effectivement, ça reste en travers. "Laïcité positive", beuark... Pourquoi pas "Lagueyrisme light", pendant qu'on y est?
Avez-vous entendu Caroline Fourest sur inter, (trop brièvement, hélas), ce matin, Jeremy?

Écrit par : Christophe Sibille | 12 septembre 2008

Tiens, ils ont d'ailleurs agrandi les toilettes du sénat, (depuis la venue du Dalaï-lama), pour l'accueil du pape?

Écrit par : Christophe Sibille | 12 septembre 2008

"Avez-vous entendu Caroline Fourest sur inter, (trop brièvement, hélas), ce matin, Jeremy?"

Pas encore, mais j'irai podcaster son intervention.

Elle est intervenue lundi sur France Culture pour parler de son dernier livre sur les soldats du Pape, c'était très intéressant.

Écrit par : Jérémy | 12 septembre 2008

PS. D'Enguell, ne venez plus me faire chier, ou j'explique in vivo la façon assez peu reluisante dont vous avez tenté de circonvenir telle ou telle, il y a un peu plus d'un an. Quand on est un manipulateur, il est au moins décent d'avoir l'habileté de ne pas le montrer.

Ecrit par : brighelli | 12 septembre 2008

Il me semblait, aussi. Ça me rassure sur mon intégrité mentale. Probablement un réflexe primaire salvateur à force de fréquenter des animaux plus ou moins fiables.

Écrit par : dobolino | 12 septembre 2008

Tiens, ils ont d'ailleurs agrandi les toilettes du sénat, (depuis la venue du Dalaï-lama), pour l'accueil du pape?

Ecrit par : Christophe Sibille | 12 septembre 2008
Au fait, c'est quand, déjà, les sénatoriales? A la fin du mois, non?
Du coup, Thierry Cornillet nous a offert le bouquin qu'il a écrit sur Emile Loubet.

Écrit par : dobolino | 12 septembre 2008

Les élèves maîtres et maîtresses des défuntes écoles normales inférieures n'étaient pas destinées à former l'élite de la nation mais des instituteurs et institutrices exemplaires sur toute la ligne, aussi exemplaires que les serviteurs de la religion si on me permet cette comparaison , recrutés à l'issue de la classe de troisième voire de la classe de troisième spéciale préparation au concours d'entrée de cette école, située au chef lieu du département. Entrer dans cette école offrait aux enfants de familles modestes et très modestes la possibilité d'obtenir le bac, de recevoir une formation professionnelle et d'être titularisé sur un poste stable dès la première année d'exercice au premier janvier de l'année civile très exactement car on passait le CAP entre octobre et décembre de l'année scolaire dès l'affectation. Il fallait signer un engagement décennal au moment de l'inscription au concours. De la seconde à la troisième, la scolarité et l'internat obligatoire ( sauf pour deux élèves demi-pensionnaires dont les parents étaient sur place) étaient entièrement gratuits. Le confort de l'hébergement et la nourriture étaient irréprochables. Nous étions heureux et heureuses de découvrir le chauffage central, le lavabo avec eau chaude et eau froide, les WC et les douches. Pour ma part cela se passait à partir de la rentrée 63 et je m'en souviens comme si c'était hier. Nous entretenions la propreté des locaux chaque matin de 7h 15 à 7h 30 pour le box individuel et de de 7h 30 à 7h 50 pour le reste : salles de cours, salle des profs, gymnase etc. Nous ne percevions pas de salaire sauf en année de formation professionnelle, environ 45 euros pour payer les frais de location d'une chambre en ville car nous n'étions plus internes après le bac. Le reste du salaire mensuel était bloqué par l'intendance jusqu'à la fin de l'année de formation et nous touchions le pécule début juillet pour nous acheter le nécessaire à notre installation pour la rentrée suivante. Là, ma mémoire n'est plus aussi précise mais cela se montait à en environ 400 ou 500 euros en 1967. De très rares élèves pouvaient préparer Normale Sup. Beaucoup se lancaient dans la carrière et d'autres se débrouillaient pour aller plus loin : reprise d'études, spécialisations diverses, comme l'enfance inadaptée ou psychologue scolaire, promotion dans l'administration, centre de formation des PEGC ou IPES mais pour ces deux dernières solutions il fallait de nouveau signer un engagement et bien réfléchir à la question.
Je sais, je radote. Quand j'ai constaté par la suite que des étudiants de fac et même des lycéens prenaient plaisir à saborder les locaux ou le matériel que l'on m'avait appris à respecter à leur âge, j'ai eu l'impression de venir d'un autre monde, que je n'étais plus dans le coup. Et pourtant, je n'avais pas à rougir.

Écrit par : CHARPENTIER Hélène | 12 septembre 2008

@ lecteur écrit le 11 septembre :
« …lecteur tout venant quotidien de ce blog que je suis voit bien que Felts s'acharne sur Sibille sadiquement parfois ,même si Sibille quelques fois pour se défendre n'y va pas par des chemins polis . Avant que Felts n'arrive, j'avais toujours envie de contrer Sibille ,depuis Felts, je laisse tomber l'antipédagogisme .Ca sera pour plus tard.
Le psy torturant doit cesser son délire.Il tue le blog de Brighelli.Je me demande bien ce que les parents,les professeurs,les grands élèves ,les étudiants qui lisent ce blog pour s'informer doivent penser des antipédagogistes.
Du sale boulot,monsieur le psy. »

L'information sur Internet présente de graves inconvénients… Nous en relèverons deux :
Le premier, c'est le “c'est écrit”… donc cela a toutes les apparences de la réalité… J'ai vu sur Internet que la table était noir… Donc la vérité de la table, c'est d'être noire.
Le second, c'est l'afflux d'informations, éventuellement contradictoires… On peut lire ici : “la table est noire”, ailleurs ou tout de suite après : “la table est blanche”. La vérité de la table devient alors qu'elle n'a pas de couleur ! ! !
C'est ce qui m'arrive en ce moment dans un débat assez pointu où je me retrouve avec ce statut de table où quelques réflexions internautiennes s'efforcent de tordre la réalité pour la rendre conforme à leur conformisme ambiant.
Par le miracle de quelques affirmations, je suis celui qui a pris Christophe Sibille comme tête de Turc et le sadique qui profite de son statut pour persécuter un pauvre innocent.
Je considérerais ces accusations comme dérisoires si elles n'étaient malheureusement pas “ettayées ” par la spécificité d'Internet qui ne gère que l'immédiateté des choses et où la référence au passé qu'il soit de deux ou trois jours ou deux ou trois mois apparaît comme un horizon inatteignable.
Quand je traite Meirieu de con, le plus grand nombre comprend que je ne fais pas allusion à cet homme si brillant, qui passe si bien à la télé, qui a l'air si sympathique… Je parle de celui qui est un des principaux agents de la dérive de l'école depuis trente ans…
Quand je traite Sibille de pervers intellectuel, je n'évoque pas le gentil garçon qui participe si activement à la vie de ce blog et qui symbolise si bien l'opposition décente à la dominante antipédagogiste de Bonnet d'âne.
Je pense à celui qui s'est fait exclure d'un site tout à fait honorable (Lire et Écrire) avec l'étiquette de “Fasciste de gauche” surtout parce qu'il harcelait les “mémés” participant au débat.
Je pense à ceux qui en ont été victimes comme papa wilhelm . Celui-ci d'ailleurs, dans un style un peu abrupt, a fait deux excellentes analyses de la question.
Je pense au procureur qui a écœuré ces derniers mois un certain nombre de commentateurs par des accusations qui étaient plus en rapport avec les procès staliniens ou Guantanamesque qu'avec le débat démocratique. On ne les a plus revus…
Je pense enfin à sa conception du débat où manipulations, falsifications, absence d'argumentation sur le fond, grossièretés en tout genre, se mêlent plus ou moins habilement aux pratiques usuelles du libre débat… Je ne développe pas car cela nécessite l'analyse détaillée de la “procédure” et se heurte à la réalité d'Internet où temporalité et longueur du discours sont des obstacles quasiment irréductibles.
Quoi de plus réjouissant que de voir qu'une personne qui amène du contenu dans ses interventions (voir mon site ou mes interventions dans les débats de Bonnet d'äne avec Michel Delord, Guy Morel , Pedro Cordoba et quelques autres) puisse être en situation de supporter les accusations de ces derniers jours. Si certains ont quelques difficultés à percevoir ce qu'est la perversion intellectuelle, que leur faut-il de plus pour la toucher du doigt ?

Je veux bien croire que ledit pervers étant tombé sur un os, l'arroseur ait pu se trouver arrosé… Mais il faut voir le film dans son entier et ne pas se fixer sur la dernière image ou ce pauvre arroseur se retrouve tout mouillé…
Je me suis posé la question de savoir si avec le plaisir d'arroser l'arroseur, je n'étais pas tombé dans l'excès. J'ai trouvé deux réponses…
La première est purement conjoncturelle. Celle d'avoir le dernier mot en répondant à toute réflexion se révélant être une attaque… Les petits esprits dans le domaine de la longueur du Zizi rejoignant parfois les grands, Sibille a du lui aussi estimer que c'est à lui que devait revenir le point d'orgue… Sibille n'a pas l'intelligence de Jérémy avec qui j'ai eu un conflit plutôt violent. Celui-ci a compris que s'il ne m'asticotait pas, je ne l'asticoterais pas. Depuis nous, survivons dans l'indifférence de l'un à l'autre et c'est très bien ainsi…
La seconde est plus fondamentale : Sébille m'a manqué de respect. On me fera la grâce de ne pas croire qu'il s'agit du respect ou de la dignité telle que la bourgeoisie du XIXe en a dessiné les contours ou du respect véhiculé par les d'jeunes de banlieue dans leurs chants initiatiques. Il s'agit plus simplement du rapport entre l'estime de soi et de sa reconnaissance par les autres. En me manquant de ce respect là, Sibille m'a évidemment blessé narcissiquement, mais il a également mis en évidence que le cynisme était son mode de fonctionnement intime. Ceci ajouté aux dysfonctionnements divers que j'ai déjà évoqué plus haut m'a conforté dans l'idée qu'il était exemplaire d'un mode de relation intellectuelle de caractère pervers.
J'entends le questionnement vaguement rigolard : “Mais en quoi Sibille vous a manqué de respect ?
Certes ce n'est pas quand Sibille me traite d'imbécile ou d'autres gracieusetés que je me sens en perte de moi-même. Ce genre d'appréciation se juge en fonction de celui qui la porte…
La question est autre : les habitués du site (dont Sibille) savent que depuis plus d'un an, après une intervention neurochirurgicale, je subis un traitement chimiothérapique dont tout le monde connaît l'effet délétère et les nombreux effets secondaires. Du fait de mon épuisement physique, la seule activité à laquelle je peux me consacrer est une activité intellectuelle, en l'occurrence l'écriture d'un bouquin, la rédaction de mon blog et la participation aux débats sur ce site… Je suis assez fier de la manière dont j'arrive à mener ses activités qui constituent en même temps le fer de lance de ma résistance à la maladie…
Il y a quelque temps, après une séance de chimiothérapie matinale, j'écris en début d'après-midi un texte un peu polémique plutôt bien construit et pas trop long que j'envoie de suite à Bonnet d'âne. Dans les minutes qui suivent – sans rien dire sur le fond – un con pointe la présence de deux grosses fautes d'orthographe. Ce qui évidemment me trouble un tantinet – on n'est jamais très heureux qu'on vous mette le nez dans votre caca. Mais en même temps du fait de ma situation, je me trouve plus que des excuses (qui deux heures après une chimio aurait été capable de pondre ce genre de texte même avec deux fautes ?). Je n'en veux pas trop au dit con, car il ignorait le contexte. Pour l'éclairer, j'explique donc sur le site la raison de mes fautes… Et dans le texte d'explication, je fais une autre faute…
Dans nos valeurs communes des expressions comme on ne tire pas sur une ambulance, on n'exerce pas de violence sur un enfant,, on n'arrache pas le sac d'une femme âgée, on cède sa place à un handicapé, ne prêtent pas à contestation…
Dans ma naïveté toute simple, j'ai cru qu'en expliquant que deux heures avant j'étais sous chimio, j'aurais droit au mieux à des excuses et à un mot d'admiration au pire à un silence que j'osais espérer respectueux… Et bien pas du tout, le con s'est gaussé de moi pour la nouvelle faute… Et après quoi, à part si c'était un troll, on ne l'a plus revu… Par contre, j'ai eu droit, et pas qu'une fois aux réflexions de Sibille sur mes fautes, alors que plusieurs fois j'ai précisé dans quel contexte je me trouvais… Avec le summum tout récent où je pointe qu'il fait des fautes lui aussi et qu'il m'explique pourquoi il les a faits, mais que cela ne me donnait pas le droit compte tenu de mon passif de m'instituer censeur des autres… Le renversement de logique était proprement stupéfiant !

C'est pourquoi après l'affirmation sympathique que Sibille m'a manqué de respect, j'ai pu en qualifiant son mode de fonctionnement de perversité intellectuelle, prendre un plaisir non pervers à mettre en lumière ses errements pour le bienfait du blog en général et de l'humanité en particulier.
Certains exprimant le souhait de passer à des choses plus sérieuses, et bien que je ne sache rien de plus sérieux que les contournements de l'âme humaine, je clos pour ma part l'étude du cas Sibille. Tout en me réservant le devoir de répondre à d'éventuel questionnement.

Écrit par : Roger Felts | 12 septembre 2008

Commentaire en direct sur la chaîne Public Sénat :

"Benoît XVI va faire un grand discours devant 700 intellectuels triés sur le volet. Dans le public, nous apercevons déjà Didier Barbelivien, Monsieur Michelin et les frères Bogdanov."

La venue de Papa Joseph est déjà ridicule en soi, mais alors avec la description du public, c'est le pompon !

Écrit par : Jérémy | 12 septembre 2008

Et je crois bien que le Pape a salué les personnalités devant qui il est passé : Giscard, Albanel et les Chirac, mais qu'il n'a pas salué Delanoé, pourtant debout, et situé juste à côté de Giscard !

Écrit par : Jérémy | 12 septembre 2008

Philippe Meirieu juge le film Entre les murs dangereux (Source : AEF)


Philippe Meirieu, professeur de sciences de l'éducation à l'université Lumière Lyon-II, s'inquiète des répercussions du film Entre les murs de Laurent Cantet, Palme d'Or au dernier Festival de Cannes, qui sortira en salles le 24 septembre. S'il ne remet pas en cause l'œuvre cinématographique, ni l'ouvrage de François Bégaudeau dont elle est tirée, il s'inquiète de la perception du film par l'opinion publique. Il craint que le professeur du film ne devienne "un modèle ou un contre-modèle" aux yeux des spectateurs.

Selon lui, Entre les murs montre exactement ce qu'il ne faut pas faire en matière de pédagogie. Philippe Meirieu met en cause la pratique pédagogique du professeur du film basée sur l'affect. Selon lui, ce professeur est sans cesse "entraîné par ses élèves sur leur propre terrain au lieu de les tirer vers le haut, vers la culture et le savoir". Philippe Meirieu estime que ce travail est plus proche de l'animation socio-culturelle que de l'enseignement. Du coup, il craint que le long métrage n'offre toute une pléiade d'arguments aux anti-pédagogues.

Philippe Meirieu conteste l'aspect documentaire du film étant donné que beaucoup de scènes sont peu vraisemblables à ses yeux. Selon lui, il ne faut pas considérer Entre les murs comme une peinture d'un collège difficile, mais comme une oeuvre d'art retraçant "la trajectoire singulière d'un prof fragile cherchant à établir le contact avec des élèves difficiles".

Écrit par : Bloody Mama | 12 septembre 2008

Meirieu: "La pédagogie différenciée, ce n'est pas seulement être proche de ses élèves et les écouter. Ça, c'est l'image que veulent bien véhiculer de nous les adversaires de la pédagogie comme Alain Finkielkraut ou Jean-Paul Brighelli. Or je redoute que ce film n'ouvre un boulevard aux anti-pédagogues".

Prions pour que les craintes du pape de la pédagogie se révèlent fondées!

Écrit par : buntovchik | 12 septembre 2008

C'est pas en voyant Begaudeau qu'on a envie de devenir anti-pédagogues...

C'est un peu comme si en voyant Mgr Vingt-Trois on devenait anti-papiste.

Écrit par : Jérémy | 12 septembre 2008

Pour le coup, Meirieu dit quelque chose de sensée !

Quant à attribuer ce miracle à une grâce pontificale ...... ?

Écrit par : Zorglub | 12 septembre 2008

Meirieu: "La pédagogie différenciée, ce n'est pas seulement être proche de ses élèves et les écouter. Ça, c'est l'image que veulent bien véhiculer de nous les adversaires de la pédagogie comme Alain Finkielkraut ou Jean-Paul Brighelli. Or je redoute que ce film n'ouvre un boulevard aux anti-pédagogues".

Prions pour que les craintes du pape de la pédagogie se révèlent fondées!

Ecrit par : buntovchik | 12 septembre 2008

C'est effectivement l'un des points que nous avions abordé sur ce blog dès l'annonce de la palme d'or. Après tout, la sortie du film dans les salles pourrait bien permettre de relancer le débat sur l'école.

Écrit par : Daniel Arnaud | 12 septembre 2008

Cuit cuit cuit ?
La réaction de Meirieu montre que le pédagogisme ne peut plus se voir en peinture, n'a plus la cote dans les têtes même si les discours louangeurs continuent par inertie .Ce film peut donc augmenter le malaise et en accélérer la disparition.
Ce que n'avait pas du tout senti
ni l'auteur
ni le jury de Cannes mais est-ce étonnant
ni les antipédagogistes officiels de ce blog,ce qui est plus surprenant.
Montrer une réalité débile aux gens n'est jamais un danger.
Qu'elle ait eu la Palme troublait,en fait c'est une chance.
Il faut aller se mettre les yeux et la tête dans notre caca éducatif !
Et que faire ?
La classe tout simplement !

Écrit par : A point ! | 12 septembre 2008

Pour le coup, Meirieu dit quelque chose de sensée !

Quant à attribuer ce miracle à une grâce pontificale ...... ?

Ecrit par : Zorglub | 12 septembre 2008

Oui, Meirieu dit quelque chose de sensé, mais c'est probablement pour mieux sauver la face. Peut-être craint-il que se révèlent au grand jour les effets de ses théories fumeuses (notamment le prof qui s'abaisse au niveau de l'élève à force de "s'adapter à l'apprenant") sur le terrain. Une dérive qu'il ne voudrait surtout pas avoir à assumer...

Écrit par : Daniel Arnaud | 12 septembre 2008

C'est un peu comme si en voyant Mgr Vingt-Trois on devenait anti-papiste.

Ecrit par : Jérémy | 12 septembre 2008

Vous aurez sans doute compris Jérémy que je suis un peu de la maison (j'y passe plutôt en coup de vent et à la façon du Fils prodigue), mais je suis un peu bien placé pour mesurer la distance intellectuelle et théologique qui sépare Mgr. 23 de Benoît 16. Entre Bégaudeau et Meirieu, c'est plutôt du papier de cigarette.

Écrit par : Robin | 12 septembre 2008

A propos, je signale que je publie une sorte de "contre-Entre les murs" autour du 15 octobre, aux éditions L'Harmattan. C'est un roman qui a pour toile de fond la faillite du système éducatif et la reproduction des inégalités sociales par l'école, et qui s'intitule : "Dernières nouvelles du front. Choses vues dans un système éducatif à la dérive (21 avril 2002 - 9 juillet 2006)". Il est déjà en ligne sur http://generation69.blogs.nouvelobs.com/ sous forme de roman-feuilleton à raison de deux épisodes chaque vendredi et chaque samedi. Je reproduis ci-dessous l'avant-propos de l'ouvrage, précisément consacré à François Bégaudeau :

"Avant-propos : entre ses murs.

Le 29 mai 2008, je réagissais à la palme d’or décernée lors du festival de Cannes au film Entre les murs, de Laurent Cantet, avec François Bégaudeau, en ces termes (le texte original se trouve sur http://generation69.blogs.nouvelobs.com/) :

[…] François Bégaudeau a 37 ans et, comme beaucoup d'enseignants évoluant dans les établissements réputés les plus difficiles, il est de la Génération 69 [j’entends par là ceux qui sont nés après Mai 68]. Si Natacha Polony, qui a écrit l'excellent Nos enfants gâchés, a claqué la porte de l'Education nationale pour se tourner vers le journalisme, l'auteur d'Entre les murs, lui, se trouve en disponibilité depuis deux ans. Une situation qui lui permet de se consacrer pleinement aux carrières extra-scolaires qu'il mène de front : journaliste lui aussi (Les Cahiers du cinéma, Philosophie magazine, Inculte...), romancier (Jouer juste, dès 2003...), et aujourd'hui homme de cinéma. Qu'un professeur touche aux arts, à la littérature et à la philosophie, on ne peut que s'en réjouir : le savoir que l'on transmet et la culture autour de laquelle on échange, a priori, ne devraient pas être si éloignés, et il n'y a aucune raison de jalouser le petit prof qui vise l'excellence. […]
Non, ce qui s'avère plus gênant, ce sont les prises de position pédagogistes de l'auteur-acteur dans le débat qui anime le monde de l'éducation depuis quelques années. D'un côté, des néo-pédagogues avec pour chef de file Philippe Meirieu, tenants de « l'élève au centre du système », et pour lesquels il faut laisser « l'apprenant » construire son propre savoir en vue de son « épanouissement ». De l'autre, des républicains tels que Jean-Paul Brighelli (La Fabrique du crétin), pourfendeurs d'une idéologie qui, en renonçant à transmettre les savoirs, ne fait que maintenir les plus défavorisés dans des ghettos à la fois linguistiques, culturels et sociaux. Natacha Polony, pour sa part, a quitté l'institution pour mieux dénoncer un système qui, en s'adaptant toujours plus à l'enfant devenu roi, baisse continuellement son niveau d'exigences et valorise au bout du compte non pas le progrès ou l'effort, mais l'ignorance. Pendant que les produits des classes moyennes acquièrent petit à petit les 3000 mots qui leurs permettront un jour, peut-être, d'écrire pour Les Cahiers du cinéma, de publier un premier roman ou, pourquoi pas, de faire la montée des marches à Cannes, les jeunes des classes populaires, eux, commencent généralement leur scolarité avec 300 mots, la poursuivent en collège classé ZEP avec 300 mots, et la terminent en Lycée Professionnel avec 300 mots. Bref, ils stagnent ou, pour mieux dire, se voient confortés dans une misère intellectuelle qui les exclut définitivement de toute chance de promotion sociale.
Or, François Bégaudeau, qu'on a pu voir débattre avec Jean-Paul Brighelli au salon du Livre 2006, ou encore avec Alain Fienkelkraut sur le plateau d'Esprits libres, cautionne ce système, niant toute baisse du niveau et préférant flatter la « créativité » du « parler banlieue ».
On peut être amusé d'entendre des élèves employer les mots « ziva! », « boloss! » ou « En fous-toi! » (là, il y a même une phrase) lorsqu'on en possède soi-même 3000. Il peut, de la même manière, se révéler distrayant de fonder une revue qui s'appelle Inculte, lorsqu'on est soi-même cultivé. Mais flatter l'« apprenant » dont l'univers se réduit à cela, et pour lequel la palme entrevue ne restera à jamais qu'une miette d'élitisme, c'est pure démagogie. François Bégaudeau se rend-il seulement compte que les élèves dont ils parlent, eux, ne parleront jamais la langue qui lui a permis de conquérir Paris? A moins que son aveuglement ne dépasse son talent, et qu'il ne soit lui-même entre ses murs... "

Écrit par : Daniel Arnaud | 12 septembre 2008

Je repose ma question.
Pourquoi les antipédagogistes voyaient-ils dans la Palme attribuée
un couronnement du pédagogisme et une défaite de leurs luttes,ah les c'est foutu,
et non pas un acte (inconscient certes) politique,un chant du cygne de la part de gens qui se sentaient déjà défaits
??

Écrit par : A point ! | 12 septembre 2008

Entre Bégaudeau et Meirieu, c'est plutôt du papier de cigarette.

Ecrit par : Robin | 12 septembre 2008

J'ai écrit ça avant de prendre connaissance de la déclaration de P. Meirieu sur "Entre les murs". Entre Darcos qui se rapproche des syndicats lycéens et Meirieu qui prend maintenant ses distances avec ses propres théories, c'est à ne plus rien y comprendre, sauf à traduire tout ça en termes de "stratégie".

Écrit par : Robin | 12 septembre 2008

"Stratégie"?
Je crois que vous avez rappelé le mot juste, Robin.

Écrit par : Daniel Arnaud | 12 septembre 2008

stratégie ?
encore une erreur savante ?
Simplement les cerveaux des Français se droitisent et les chefs intelligents suivent leur troupes.

Écrit par : A point ! | 12 septembre 2008

stratégie ?
encore une erreur savante ?
Simplement les cerveaux des Français se droitisent et les chefs intelligents suivent leur troupes.

Ecrit par : A point ! | 12 septembre 2008

Pourquoi ?
Dire que l'école n'est pas là pour faire de l'animation socio-culturelle et qu'il faut "tirer les élèves vers le haut, vers la culture et le savoir", c'est forcément être de droite ?
Ah bon, je ne savais pas. Décidément, on en apprend tous les jours.

Écrit par : catmano | 12 septembre 2008

C'est curieux. Quand je tape sur la tronche des biologistes (à vrai dire mollement pour l'instant), il n'y a aucune réaction.

Peut-être n'y a-t-il même pas de biologistes sur ce blog ?

Peut-être sont-ils plongés à jamais dans un babillage AGCT indéfini qu'ils ne peuvent dépasser ni en mots ni en phrases ce qui, par conséquent, les rend impropres à la fréquentation du bonnet ?

Plus généralement, tout se passerait-il un peu comme si la masse, tapie dans l'ombre se disait : "laissons dugong déblatérer en avant, pour voir" ?

Écrit par : dugong | 12 septembre 2008

"Dire qu'il faut "tirer les élèves vers le haut, vers la culture et le savoir", c'est forcément être de droite ?
Ah bon, je ne savais pas. Décidément, on en apprend tous les jours."

Ecrit par : catmano | 12 septembre 2008

Oui, je l'ignorais également.

Écrit par : Christophe Sibille | 12 septembre 2008

"je suis un peu bien placé pour mesurer la distance intellectuelle et théologique qui sépare Mgr. 23 de Benoît 16. Entre Bégaudeau et Meirieu, c'est plutôt du papier de cigarette."

Il se trouve que, oui, entre Begaudeau et Meirieu, les convictions sont les memes. Meirieu n'a renié ni l'auteur, ni le livre, il a juste dit qu'il ne fallait pas prendre le film pour argent comptant ni comme un documentaire.

Par contre, quelle distance théologique peut bien exister entre Mgr 23 et Benoit 16 ? Je les croyais en très bons termes !

Écrit par : Jérémy | 12 septembre 2008

Je repose ma question.
Pourquoi les antipédagogistes voyaient-ils dans la Palme attribuée
un couronnement du pédagogisme et une défaite de leurs luttes,ah les c'est foutu,
et non pas un acte (inconscient certes) politique,un chant du cygne de la part de gens qui se sentaient déjà défaits
??

Ecrit par : A point ! | 12 septembre 2008

Parce nous ne sommes pas dans le "Ou bien ou bien", comme disait un certain Kirkegaard et que ce film (comme le livre d'ailleurs dont il est extrait) est avant tout placé sous le signe de l'ambiguité. Bien malin qui pourra en tirer une quelconque leçon.

Mais une telle démarche n'a rien à voir avec une pensée subtile qui chercherait à épouser et à traduire les ambiguités du réel pour en tirer, malgré tout, une règle de conduite, une éthique ; elle ne traduit que la désinvolture "dans l'air du temps" d'un désengagement narcissique et irresponsable.

Écrit par : Robin | 12 septembre 2008

"Pourquoi les antipédagogistes voyaient-ils dans la Palme attribuée un couronnement du pédagogisme et une défaite de leurs luttes,ah les c'est foutu, et non pas un acte (inconscient certes) politique, un chant du cygne de la part de gens qui se sentaient déjà défaits ?"

Arrêtez de vous pignoler la tige ! Le cadavre potentiel n'est ni moribond, encore moins mort pour de bon :

Meirieu est passé du catholique au plasma avec sa télé Caves Canal.

Par ailleurs, l'erradication des IUFM ne saurait être considérée comme un pieu dans le coeur pédagol.

Continuons à leur taper dessus avec allégresse !

Écrit par : dugong | 12 septembre 2008

C'est curieux. Quand je tape sur la tronche des biologistes (à vrai dire mollement pour l'instant), il n'y a aucune réaction.

Peut-être n'y a-t-il même pas de biologistes sur ce blog ?


Ecrit par : dugong | 12 septembre 2008
Ça doit être vraiment mou, ou alors, je suis bouchée à l'émeri. J'ai rien vu passer...

Écrit par : dobolino | 12 septembre 2008

Brighelli, au secours!

Je fais appel à votre grande expérience, en tant que briscard de l'enseignement.
Je me présente: prof débutante-stagiaire de franàais, lancée dans le grand bain. On m'a attribué une merveilleuse classe de sauvageots, pour qui "le franssais, c'pa cool", "le franssais, c'est con"
Comment essayer d'inculquer quoi que ce soit à des gamins:
- incultes
- irrespectueux
- insolents
Alors, certes, faire régner la discipline fait partie des attributions des profs, mais comment faire quand le prof devient un flicaillon à plein temps.
Vous qui avez sévi dans ces contrées lointaines et honnies, que l'on qualifie euphémistiquement de ZEP, quels conseils pourriez-vous me prodiguer pour "mater la bête"?

Pour éradiquer le fleau des professeurs sous antidepresseurs, Maître, je vous en prie, parlez.

Écrit par : prof_débutante | 12 septembre 2008

Question de SVT, classe de troisième, cours de "génétique":
"Justifiez l'expression "tous pareils, tous différents, tous égaux""
J'ai tellement bien répondu que le professeur a gardé la phrase de conclusion de fifille inscrite au tableau toute la journée.

Écrit par : dobolino | 12 septembre 2008

.....Continuons à leur taper dessus avec allégresse !....
Evidemment !
Mais le défaitisme apès la Palme découlait d'une erreur d'analyse.Les lunettes de gauche brouillent la vue.
On ne court pas deux lièvres à la fois.
L'antipédagogisme et la victoire de je ne sais quelle vraie gauche.
Le beurre et l'argent du beurre.
On veut abattre le pédagogisme ?
On chipote pas avec Darcos ,surtout dans le primaire.
Faisons classe tout simplement comme nous voulons la faire.

Écrit par : A point ! | 12 septembre 2008

"J'ai tellement bien répondu que le professeur a gardé la phrase de conclusion de fifille inscrite au tableau toute la journée."

Et c'était quoi, la phrase de conclusion ?

Écrit par : Jérémy | 12 septembre 2008

"Faisons classe tout simplement comme nous voulons la faire."

Ecrit par : A point ! | 12 septembre 2008

Evidemment! Mais j'ai du mal à voir le rapport avec le reste de votre message?

Écrit par : Christophe Sibille | 12 septembre 2008

"Mais le défaitisme apès la Palme découlait d'une erreur d'analyse."

Attendez donc un peu que le film sorte. Ca va dégouliner sec. Notamment dans les médias.

La startégie * de Meirieu est d'apparaître au dessus de la mêlée.

* ça même

Écrit par : dugong | 12 septembre 2008

"J'ai tellement bien répondu que le professeur a gardé la phrase de conclusion de fifille inscrite au tableau toute la journée."

Et c'était quoi, la phrase de conclusion ?

Ecrit par : Jérémy | 12 septembre 2008



"Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits."

Qui a ricané, là, au fond? Enlève ta casquette!

Écrit par : dobolino | 12 septembre 2008

Dans le primaire , l'antipédagogiste a toutes les conditions pour bien faire la classe,qu'il ait 20 élèves ou 33.
J'ai eu ces effectifs alternativement,même sous Jospin,et ça marchait de la même façon .
L'animateur culturel,lui,à plus de 20,de toute façon,il est débordé.Je refuse de l'aider à LUTTER avec lui comme il m'y appelle pour qu'il ait 19 élèves.
C'est clair ?
Un seul lièvre à la fois.Le programme,la méthode,de la directivité,des contrôles sérieux.
Il n'a qu'à copier ma façon de faire et il verra la différence.
Mais il est "antiautoritaire" comme il dit,alors,j'ai peu d'espoir.

Écrit par : A point ! | 12 septembre 2008

....Notamment dans les médias...
Evidemment et alors ?
Les médias ?... ils freinent,ils endiguent...ils colmatent...Ils militent...
A gauche.C'est pas nouveau.

Écrit par : A point ! | 12 septembre 2008

Dans le primaire , l'antipédagogiste a toutes les conditions pour bien faire la classe,qu'il ait 20 élèves ou 33.


Ecrit par : A point ! | 12 septembre 2008

Faut pas charrier, tout de même! Y'a des limites, merde!
C'est du fayotage, ou quoi?
Vous cherchez la hors-classe? Faudrait peut-être mettre votre nom, lèche-cul!

Écrit par : dobolino | 12 septembre 2008

De toute façon, si votre poste doit sauter, il sautera, A Point!
Donnez-nous des nouvelles de vos 33 CP de ZEP ou de vos 33 Sixièmes illettrés, en juin 2010!

Écrit par : dobolino | 12 septembre 2008

Je vais préciser18 ou 26 au cp,18 ou 33 au cm2,c'est pareil pour un bon maître(sse).
Et ça change suivant les années.
Et évitez vos insultes stupides et ridicules !
Bouffon,fayot,pourquoi tu bosses ? Ca me rappelle quelque chose.

Écrit par : A point ! | 12 septembre 2008

"Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits."

Si seulement c'était vrai... Et si en plus c'était vrai partout...! Sarkozy aurait dû lui rappeler cette phrase-là, à Joseph, au lieu de lui lire deux phrases de Frère Christian.

Comme disait Coluche, y en a qui sont un peu plus égaux que d'autres.

Écrit par : Jérémy | 12 septembre 2008

"33 au cm2, c'est pareil pour un bon maître(sse)."

Pourquoi s'arrêter à 33 ?

40 ! 60 ! 100 ! Un amphi d'élèves de CM2, écoutant benoîtement (c'est l'occasion pour employer le mot) le bon maître autoritaire !

Écrit par : Jérémy | 12 septembre 2008

Par contre, quelle distance théologique peut bien exister entre Mgr 23 et Benoit 16 ? Je les croyais en très bons termes !

Ecrit par : Jérémy | 12 septembre 2008

Eh bien, aussi bizarre que cela paraisse, la thèse de doctorat en théologie du futur pape qui n'était pas encore cardinal fut rejetée pour "subjectivisme".

Joseph Ratzinger y défendait l'idée que la Révélation chrétienne se manifestait dans l'ensemble du "Peuple de Dieu" plutôt que dans l'enseignement de l'Eglise et des Apôtres.

Il a joué par ailleurs un rôle important et plutôt "progressiste" lors du concile Vatican II.

Ce n'est qu'à partir des événements de 68 à l'Ouest (n'oublions pas que 68, c'est aussi l'invasion de la Tchécoslovaquie par les troupes du pacte de Varsovie) qu'il s'est raidi sur des positions plus conservatrices, notamment en matière de morale.

Le plus intéressant, à mon avis c'est le rapprochement qu'il opère en Foi et Raison (le Logos grec et le Logos johannique) et la réhabilitation relative de la pensée des Lumières (il est vrai que l'Aufklärung n'a pas eu en Allemagne la même orientation anti-religieuse qu'en France).

Écrit par : Robin | 12 septembre 2008

Depuis 25 ans , j'ai vu des classes à 17, des classes à 33.Petites écoles,grandes écoles.
Jamais à 16,jamais à 34.
Voilà mon expérience,primaire.

Écrit par : A point ! | 12 septembre 2008

Je vais préciser18 ou 26 au cp,18 ou 33 au cm2,c'est pareil pour un bon maître(sse).
Et ça change suivant les années.
Et évitez vos insultes stupides et ridicules !
Bouffon,fayot,pourquoi tu bosses ? Ca me rappelle quelque chose.

Ecrit par : A point ! | 12 septembre 2008

A d'autres, vieux grigou!

Écrit par : dobolino | 12 septembre 2008

la même orientation anti-religieuse qu'en France).

Ecrit par : Robin | 12 septembre 2008

"que le mouvement des Lumières en France" ; 'ai tapé trop vite.

PS : c'est drôle, quand je parle de théologie sur ce blog, j'éprouve le même frisson de braver l'interdit que quand je fumais en cachette (j'ai arrêté depuis longtemps de fumer tout court !)...A chacun ses transgressions ;-)

Écrit par : Robin | 12 septembre 2008

Remarquez, qu'à un certain niveau acquis, A Point ! n'a pas tort...
En cours d'HIDAOA, en quatrième année de véto, sur 120 étudiants, y'en n'avait plsu que sept dans l'amphi, 4 fayots qui prétendaient devenir"compétitifs sur le plan communautaire" et trois qui faisaient le polycop pour les autres. Ceci dit, en TP, à Corbas, à l'abattoir, y'avait rarement un absent ou alors un grippé qui tolérait mal le "plus quatre degré à cœur" trois heures de rang.

Écrit par : dobolino | 12 septembre 2008

Dans le primaire , l'antipédagogiste a toutes les conditions pour bien faire la classe,qu'il ait 20 élèves ou 33.


Ecrit par : A point ! | 12 septembre 2008

Hum...Je suis plutôt pour une pédagogie "explicite", mais je fais la différence entre mes 5ème à 17 et mes 4ème à 26. Je ne suis pas superman et comme dit dobolino, faut quand même pas pousser !

Écrit par : Robin | 12 septembre 2008

Bon, passons aux choses sérieuses :

MANIFESTE : La laïcité ne doit pas plier devant Benoît XVI

Le pape a le droit de venir en France. Loin de nous l’idée de nous y opposer parce que nous sommes laïques. Mais cet accueil officiel, sur un mode révérenciel et sur fonds publics, ne va pas de soi.

En tant que chef d’un État, Benoît XVI ne mérite guère l’enthousiasme d’une démocratie laïque et égalitaire. À la tête d’un petit État théocrate et patriarcal, il use essentiellement de son siège d’observateur permanent à l’ONU pour faire reculer tout programme en faveur de la planification familiale, des droits des femmes, de la lutte contre le sida, ou des minorités sexuelles. Souvent aux côtés des pires dictatures de l’Organisation de la Conférence islamique.

En tant que leader religieux, Benoît XVI est un pape ultraconservateur et liberticide. Sa vision du catholicisme, promue à travers des mouvements comme l’Opus Dei ou la Légion du Christ, est dogmatique, étroite, antiféministe, inégalitaire, hostile à un véritable œcuménisme et à l’esprit moderniste de Vatican II. Il n’y a vraiment pas là matière à révérence. Mais c’est l’affaire des croyants.

En tant que citoyens laïques, notre vigilance est ailleurs. Nous tenons à profiter de cette visite en France pour dire et redire notre refus de la « laïcité positive », un terme utilisé par Benoît XVI puis revendiqué par Nicolas Sarkozy, dans son livre « La République, les religions et l’espérance », et plus encore dans ses discours présidentiels de Latran et Ryad.

Comme l’immense majorité des Français, nous sommes attachés à la laïcité sans adjectif. C'est à dire à une laïcité qui distingue bien la sphère de la puissance publique de la société civile et de la sphère privée. Cette séparation tient sagement à distance le politique du religieux, dans l’intérêt des deux.

Nous refusons l’évolution de cette laïcité vers une religion civile à l’américaine, le subventionnement public des lieux de culte, ainsi que l’assouplissement de la vigilance envers les sectes.

Nous appelons au contraire à une vigilance vis-à-vis de tous les intégrismes. Cette vigilance passe par une revalorisation du lien social sur un mode laïque, un soutien aux associations de quartier luttant pour le vivre ensemble et la défense de l’école publique. Nous le disons sans détour : dans la transmission des principes de la République, le curé, le pasteur, le rabbin ou l’imam ne pourront jamais remplacer l’instituteur.

Nous ne pensons pas, comme le chef de l’État, que le plus grand mal des banlieues soit d’être devenues des « déserts spirituels », mais d’être devenues des ghettos souffrant d’un ascenseur social bloqué, de la flambée des prix immobiliers, du recul des services publics et du manque de mixité sociale.

Nous n’avons pas la prétention de croire, comme lui, que « Dieu est dans la pensée et dans le cœur de chaque homme ». Mais nous sommes sûrs d’une chose, pour fondamentale qu’elle soit, la question spirituelle ne nous semble pas relever des missions du chef de l’État, dont le rôle est plutôt de s’occuper de la question sociale.

Si le catholicisme fait incontestablement partie du patrimoine culturel de la France, la France n’est plus la « fille aînée de l’Église » depuis quelques siècles déjà, mais une République séparée des Églises. Son objectif n’est pas de veiller à ce qu’un plus grand nombre de Français croient mais vivent mieux, toujours plus libres et plus égaux, ensemble. Telle devrait être la mission que se fixe un président de la République. Telle est notre espérance.

Premiers signataires :

André Bellon, ancien Président de la Commission des affaires étrangères de l'Assemblée nationale
Gilles BON-MAURY, Président d'HES (Homosexualités et Socialisme)
Olivia CATTAN, Présidente de Paroles de Femmes
Martine Cerf, Présidente d'Egale
Chahla CHAFIQ, Écrivaine
Antoine Détourné, Président du Mouvement des Jeunes Socialistes
Caroline Fourest, journaliste et essayiste
Christophe Girard, maire adjoint, Paris
Bernard Graber, Secrétaire général de l'Union rationaliste
Catherine Kintzler, Philosophe, mezetulle.net
Safia Lebdi, Présidente 'Les Insoumis-es'
Jacques Miquel, responsable du CCMM Roger Ikor
Patrick Pelloux, président de l'Association des Médecins Urgentistes de France
Henri PENA-RUIZ, Philosophe, écrivain, ancien, membre de la Commission Stasi
Marie Perret, Philosophe
Yves Pras, Président d'Europe et laïcité
Jean-Baptiste Prévost, Président de l'UNEF
Louis ROGER, président de l'Union mondiale des Libres Penseurs
Françoise SELIGMANN, Présidente d’honneur de la Ligue des Droits de l’Homme
Bernard Teper, président de l'UFAL
Monique Vézinet, Secrétaire nationale de l'UFAL
Arlette ZILBERG, Laïcité Ecologie Association

ProChoix
UFAL
Laïcité Ecologie Association
Paroles de femme
Les Insoumis-es
CCMM Roger Ikor
Fédération française des Centres LGBT
Comité IDAHO (International Day Against Homophobia)
An Nou Allé (association des noirs LGBT de France)
Quazar, cultures et libertés homosexuelles
Planning familial des bouches du rhône
TJENBÉ RÈD ! Mouvement civique pour l'action & la réflexion sur les questions noires, métisses & LGBT
Couleurs Gaies, le Centre LGBT de Lorraine Nord

Pour signer : http://manifestepape.info

Écrit par : Jérémy | 12 septembre 2008

Robin, tout ça je savais sur Joseph.

Mais alors en quoi diffère-t-il aujourd'hui d'André Vingt-Trois ?

Écrit par : Jérémy | 12 septembre 2008

J'ai eu des classes de 3 à 26 élèves, en rural essentiellement, souvent des classes uniques (GS à CM2) en élémentaire et des classes de 15 à 45 élèves en maternelle.
L'année des 3, j'ai "rattrapé" Patrick qui était censé redoubler après une fort mauvaise année, il était "bien gentil" et en plus, il sortait d'une brucellose qui lui posait encore souvent des problèmes de santé.
L'année des 26, j'ai négligé, par la force des choses, Grégory et Elodie, deux CP peu accompagnés à la maison et qui auraient eu besoin que leur maîtresse puisse se pencher un peu plus souvent sur leurs cahiers.
En maternelle, l'année des 45 (Petite Section), Stéphanie, petite nouvelle, débarquée en février, s'est dirigée droit sur le pot de peinture rouge et l'a bu, avant même que je n'aie pu intervenir et, à la dînette, j'en ai surpris quatre (tiens, je ne me rappelle plus leurs prénoms, serait-ce l'Alzheimer qui débute) qui avaient sorti le poisson rouge du bocal et qui étaient en train d'essayer de le couper à l'aide d'un des couteaux en plastique de la dînette... Je l'ai sauvé in extremis !
Pauvre poisson, je pense que lui aussi a poussé un ouf de soulagement lorsque les effectifs ont été limités à 40, puis à 35, puis à 30 !

Écrit par : catmano | 12 septembre 2008

http://manifestepape.info/

Aujourd'hui 12 septembre 2008, 5699 signatures électroniques enregistrées depuis le 10 septembre 2008.

Écrit par : Jérémy | 12 septembre 2008

33 au cm2, on peut le lire 33 au centimètre-carré! En PSI, ça fait combien, Zorglub et Dugong?

Écrit par : dobolino | 12 septembre 2008

Exprimez-nous, en Pa, la pression maximale tolérable par un professeur de CP, de CM2, de Terminale...

Écrit par : dobolino | 12 septembre 2008

Signé et transmis, Jeremy.

Pour ce qui concerne la prise de position concernant le nombre d'élèves par classe, et si le sujet n'était pas aussi sérieux, on ne pourrait que ricaner de la position de "a point", vu le déficit d'éducation structurel que montrent tellement d'enfants en arrivant en petite section de maternelle.

Déficit qui rend même "l'instructionnisme" inefficace, en admettant qu'il puisse être totalement défendable dans des conditions normales d'effectifs.

Écrit par : Christophe Sibille | 12 septembre 2008

33 élèves sur 1 cm2= environ
20000 psi ????????????????????????????????????????????????

Écrit par : A point ! | 12 septembre 2008

Ça dépend du poids moyen des élèves !
Conclusion, plus l'élève moyen est lourd, plus la charge en nombre d'élèves par classe doit être allégée.
Cinq CP pour un étudiant de fac.
Si un cours préparatoire supporte 25 élèves, un cours de faculté en supportera cinq.
CQFD

Écrit par : dobolino | 12 septembre 2008

Robin, tout ça je savais sur Joseph.

Mais alors en quoi diffère-t-il aujourd'hui d'André Vingt-Trois ?

Ecrit par : Jérémy | 12 septembre 2008

Ils partagent sans doute les mêmes convictions, mais je trouve intéressant le retour-amont stratégique de Benoît XVI à l'héritage de la pensée grecque.

Ceci dit, je ne partage pas l'idée d'une solution de continuité entre la foi et la raison.

Je ne pense pas non plus qu'elle soit seule à même d'éviter les deux écueils "symétriques" du fanatisme et du nihilisme. Mais plutôt, avec Pascal, qu'il y a un saut entre la Raison et la Foi (impossibilté de "prouver" l'existence de Dieu par ex.)

...Et je ne trouve mon compte, à vrai dire que chez maître Eckart (qui n'est pas pour autant "irrationnel",mais "au-delà" de la raison raisonnante)

Écrit par : Robin | 12 septembre 2008

après la digne contribution de Bégeaudau à Nanarland (dixit Meirieu), voilà une nouvelle contribution à la Légende dorée avec un ouvrage, écrit à 4 mains par les dénommés Delhais et Reverdy.
Le titre : "Le lycée de nos rêves" (sic)

les premières recensions frisent le délire et font passer l'agitation médiatique pour le film de B*** pour un feu de paille.
A suivre...

Écrit par : Sénéchal | 12 septembre 2008

Je ne suis pas croyant, mais ça ne m'empêche pas de m'entendre bien avec vous, Robin.

Moi je regrette qu'on ait abandonné le polythéïsme greco-romain. C'était quand même plus amusant que la Sainte-Trinité, et pas plus absurde, bien au contraire.

Écrit par : Jérémy | 12 septembre 2008

e pense à celui qui s'est fait exclure d'un site tout à fait honorable (Lire et Écrire) avec l'étiquette de “Fasciste de gauche” surtout parce qu'il harcelait les “mémés” participant au débat.

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Commentaire en direct sur la chaîne Public Sénat :

"Benoît XVI va faire un grand discours devant 700 intellectuels triés sur le volet. Dans le public, nous apercevons déjà Didier Barbelivien, Monsieur Michelin et les frères Bogdanov."

La venue de Papa Joseph est déjà ridicule en soi, mais alors avec la description du public, c'est le pompon !

Ecrit par : Jérémy | 12 septembre 2008

On peut dire ce qu'on veut de ce blog et peut-être qu'il frise le sabordage, mais on ne peut pas l'accuser d'être triste. Ca fait quand même du bien de rire un peu.

Écrit par : Robin | 12 septembre 2008

Oui, Robin, le coup des intellectuels, c'était fort, hein ?

Rien à voir, mais j'ai trouvé sur internet cette chronique de Caroline Fourest sur Sarah Palin : http://www.youtube.com/watch?v=4JtwTnPZ7T0

C'est édifiant.

Écrit par : Jérémy | 13 septembre 2008

Je ne suis pas croyant, mais ça ne m'empêche pas de m'entendre bien avec vous, Robin.

Moi je regrette qu'on ait abandonné le polythéïsme greco-romain. C'était quand même plus amusant que la Sainte-Trinité, et pas plus absurde, bien au contraire.

Ecrit par : Jérémy | 12 septembre 2008

Vous connaissez le principe proustien des "fins multiples", Jérémy : la glace ET et non OU le gâteau...Il me semble que le meilleur de l'héritage grec passe dans le meilleur de la tradition chrétienne, notamment chez les artistes de la Renaissance (Dante, Michel-Ange, Léonard, Erasme, Montaigne, sans parler de Monteverdi et de Palestrina); ces gens-là vivaient intensément et leur foi (chrétienne, mais contre la papauté en ce qui concerne Michel-Ange) et leur vie.

Notre époque a sans doute sa grandeur (j'ai du mal à l'apercevoir), mais la plus grande perte, tant pour les croyants que pour les incroyants est celle de la Beauté qui devrait, comme l'a dit Dostoïevski, "sauver le monde" et l'Eglise d'aujourd'hui, jadis si faillible, mais souvent propice aux artistes (Jules II si dur avec Michel-Ange, mais qui l'emploie, tout en maugréant) n'est pas souvent à la hauteur de ce rôle.

Écrit par : Robin | 13 septembre 2008

Ceci dit, les frontières entre croyance et incroyance sont extrêmement floues...Aliocha, Dimitri et Yvan Karamazov : le croyant, l'incroyant et le révolté sont frères et coexistent (et même peut-être devraient coexister) en chaque homme.

Écrit par : Robin | 13 septembre 2008

Robin, vos quatrièmes ne vous méritent pas.

Merci de m'avoir fait penser à Montaigne, à Michel-Ange et au Caravage avant que j'aille me coucher, ça me fera du bie naprès les propos passionnants, mais pas très rassurants, de Caroline Fourest sur l'état actuel du monde. Je n'aurais jamais dû l'écouter le jour de la venue du Pape, alors même que les chaînes françaises n'arrêtent pas de faire de la propagande (il n'y a plus d'autre mot, à ce stade) pour Joseph.

Robin, passez une très bonne nuit :-)

PS : En ce jour plus qu'en aucun autre, et après avoir vu le matraquage publicitaire de l'audiovisuel en faveur de Joseph, je promets ma reconnaissance éternelle et mon amitié indéfectible à toute personne qui me permettra de rencontrer un jour Caroline Fourest.

Écrit par : Jérémy | 13 septembre 2008

Hum...Je suis plutôt pour une pédagogie "explicite", mais je fais la différence entre mes 5ème à 17 et mes 4ème à 26. Je ne suis pas superman et comme dit dobolino, faut quand même pas pousser !

Ecrit par : Robin | 12 septembre 2008

En fait j'en ai deux fois 28 en 4ème. J'en ai "supprimé" 4 ! Ca doit être l'inconscient qui parle.

Écrit par : Robin | 13 septembre 2008

Ecrit par : prof_débutante | 12 septembre 2008

"Vous qui avez sévi dans ces contrées lointaines et honnies, que l'on qualifie euphémistiquement de ZEP, quels conseils pourriez-vous me prodiguer pour "mater la bête"?"

Y'a pas de recettes ! Et ce n'est certainement pas ici qu'on vous donnera le moindre (bon) conseil ! Si, un seul peut-être, si vous le permettez et que je suis de passage, puisque vous parler de "bête", donnez lui donc à bouffer à la "bête". Et du solide, du qui tient au corps, du qui lui fortifiera et les os et le reste ...

Et "la bête" vous en sera reconnaissante ... Il se pourrait même qu'elle vous écrive des poèmes, car, si vous savez la prendre, vous vous apercevrez qu'elle a le coeur tendre, "la bête" ; un poème comme celui-ci, écrit par une collègienne des 4000 de la Courneuve :

Jusqu’à la mort

J’étais seule, en train de courir dans le vent,
C’était le temps de mes six ans,
Un jour de pluie et de brouillard
Tu es partie dans l’allée noire,
Je t’ai suivie, mais sans aucun espoir…
Tu étais déjà loin de moi,
J’ai pleuré, j’ai crié,
Mais tu n’as rien voulu savoir…
Je pense à toi, même si tu n’es plus là…
Un jour prochain, moi aussi,
J’irai dans l’allée noire…
Mais cette fois ce sera pour te revoir !

Fatima ( 15 ans en 1993)
(Dédié à ma mère)

Ou ces autres :

Maman j’ai peur

Maman le monde est malade
Il lui faut trouver un docteur
Je crois qu'il a comme une bombe
Plantée juste à côté du cœur

Maman le monde ne va pas bien
Il ne tourne pas comme un manège
Il y a trop de gens qui crèvent de faim
Et bien trop d'hommes pris au piège

Maman j'ai peur qu'un de ces jours
Il nous pleure quelques bombes
Et qu'on enterre notre amour
A tout jamais au fond des tombes

Maman je ne sais pas pourquoi je dis ça
Mais je ne veux pas que cette rose
Que j'ai cueillie pour toi
Soit la dernière que tu arroses

Sébastien (1993)


Il y a sûrement quelqu’un

Il est parti sans rien dire
Sans rien dire à personne
Il n'avait rien à dire
Ne connaissait personne
On lui voyait" la gueule"
Mais jamais un sourire
Il était toujours seul
Pour se regarder vieillir

Il rentrait souvent tard
Et marchait de travers
De l'eau dans le regard
Dans le ventre quelques verres
Il est parti comme ça
Comme un bateau se perd
Quand la tempête est là
Et fait gonfler la mer

Il y a sûrement quelqu'un
Qui a éteint les lumières
De sa vie pour que soudain
On le retrouve par terre
Il y a sûrement quelqu'un
Qui a soufflé les bougies
De son bonheur pour que ce matin
On ne parle que de lui

Sébastien (1993)




Une enseignante qui termine sa carrière, sans honneurs, sans rien, au devant-nuit de la presque pauvreté du fonctionnaire de base retraité, juste avec ces quelques souvenirs de Fatima de Sébastien et de quelques autres ...

Un trésor, en fait ...

Tout de même, sur ce blog, merci à tous ceux qui sont au feu ... Ils se reconnaîtront ...

Écrit par : Prof à La Courneuve | 13 septembre 2008

Lu dans une liste de signataires d'une pétition pour que Michelin garde l'exclusivité de l'équipement de la papamobile "Antoine Détourné, Président du Mouvement des Jeunes Socialistes"

Décidément, le PS n'a pas d'avenir.

Écrit par : dugong | 13 septembre 2008

C'est vrai, Dobolino, 33 élève au cm2 ça met une sacrée pression.

On peut y arriver théoriquement en disposant les élèves verticalement, genre pyramide humaine. L'instituteur, le plus près du sol, soutenant les 33, peut, s'il le désire, se dresser sur la pointe de l'orteil pour atteindre la pression voulue.

Evidemment, c'est comme l'Australie en kangourou : un truc de pédagol.

Faut pas le faire.

Écrit par : dugong | 13 septembre 2008

33 élèves qui n'en font pas qu'un !!

Écrit par : dugong | 13 septembre 2008

Pour les Profs débutant(e)s, ce n'est pas forcément ici que l'on trouvera des réponses très spécifiques. Allez donc voir plutôt sur http://neoprofs.forumactif.net/forum.htm
Cela dit, totalement d'accord, lyrismpe compris, avec ce qu'écrit plus haut le vieux (vieille) de la Courneuve... Il faut leur en donner à lire, et après leur en donner à écrire. Les faire transpirer - surtout en français, puisqu'ils croient savoir le parler.
JPB

Écrit par : brighelli | 13 septembre 2008

"PS : En ce jour plus qu'en aucun autre, et après avoir vu le matraquage publicitaire de l'audiovisuel en faveur de Joseph, je promets ma reconnaissance éternelle et mon amitié indéfectible à toute personne qui me permettra de rencontrer un jour Caroline Fourest."

Ecrit par : Jérémy | 13 septembre 2008

Ca se fera, Jeremy! ;-)


"Moi je regrette qu'on ait abandonné le polythéïsme greco-romain. C'était quand même plus amusant que la Sainte-Trinité, et pas plus absurde, bien au contraire."

Ecrit par : Jérémy | 12 septembre 2008

Et, surtout, ils baisaient comme des chacals, et pas seulement pour procréer! Comment peut-on encore croire à cette histoire de maternité sans coït?
Au moins, Rachida Dati avoue avoir une vie privée compliquée!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 13 septembre 2008

Caroline Fourest signe contre la soutane , mais pas contre le voile dans l'affaire Truchelut...c'est gênant c'est gênant...

Écrit par : Esprit Sain | 13 septembre 2008

Christophe, à propos des engagements du Petit Nicolas sur l'IPES, voir
http://www.u-m-p.org/site/index.php/ump/s_informer/discours/nicolas_sarkozy_a_maisons_alfort
Jérémy, à combien d'étudiants donnerait-on le SMIC pendant combien d'années rien qu'avec ce qui a été dpensé pour recevoir l'ancien chef de l'Inquisition ?
JPB

Écrit par : brighelli | 13 septembre 2008

et avec les 4 milliards du Cern
et avec les sous de La Lune et de Mars
et avec les sous de la campagne de Bayrou
et avec ceux du Congrès de Reims
et avec ceux de la fête de l'Huma ?
et avec ceux du budget militaire ?
oui,c'est sur !

Écrit par : raison | 13 septembre 2008

Jérémy, à combien d'étudiants donnerait-on le SMIC pendant combien d'années rien qu'avec ce qui a été dpensé pour recevoir l'ancien chef de l'Inquisition ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 13 septembre 2008

Vade retro!

Écrit par : dobolino | 13 septembre 2008

"Pour ce qui concerne la prise de position concernant le nombre d'élèves par classe, et si le sujet n'était pas aussi sérieux, on ne pourrait que ricaner de la position de "a point", vu le déficit d'éducation structurel que montrent tellement d'enfants en arrivant en petite section de maternelle.

Déficit qui rend même "l'instructionnisme" inefficace, en admettant qu'il puisse être totalement défendable dans des conditions normales d'effectifs.

Ecrit par : Christophe Sibille | 12 septembre 2008 "

Encore avec ta rengaine de merde où tout est joué avant 3 ans !

Bouffon !

Écrit par : toto | 13 septembre 2008

"Jérémy, à combien d'étudiants donnerait-on le SMIC pendant combien d'années rien qu'avec ce qui a été dpensé pour recevoir l'ancien chef de l'Inquisition ?
JPB
Ecrit par : brighelli | 13 septembre 2008"

Hélas, trois fois hélas ! C'est juste. Et Normale Sup' est plus utile et moins nuisible que Joseph. D'ailleurs, il l'a dit, Joseph : "Le Vatican sera toujours reconnaissant envers la France pour tout ce qu'elle lui a donné." Ca c'et sûr : on a raqué ! Le pire, c'est qu'ils ont sûrement eu l'audace de passer à la fin de chaque cérémonie pour faire la quête...

J'ai eu un moment d'espoir quand la journaliste a dit : "Le pape est encore à l'office. Il est sur le point d'être achevé." Malheureusement, au vu des images, c'était juste une erreur de syntaxe au niveau des pronoms. Dommage !

Dans les médias, on n'entend personne s'insurger contre la venue du Pape, et les journalistes ne parlent pas encore de la belle pétition signée entre autres par Catherine Kintzler et Caroline Fourest : http://manifestepape.info

Écrit par : Jérémy | 13 septembre 2008

Caroline Fourest signe contre la soutane , mais pas contre le voile dans l'affaire Truchelut...c'est gênant c'est gênant...

Ecrit par : Esprit Sain | 13 septembre 2008

Écrit par : Esprit Sain | 13 septembre 2008

Vu la chute régulière de la pratique religieuse en France, je m'étonne des tomberaux d'insultes, d'injures, etc. que provoque la venue du pape.

Soit c'est le cirque médiatique qui vous indispose; la solution est simple : on éteint son poste, on coupe sa radio. On lit, on va se promener...

Soit c'est l'existence même de l'institution "Eglise" qui vous horripile, mais se battre contre ce qui n'est plus que l'ombre de soi-même est un peu facile. Sauf à vouloir sa destruction physique, ou à vouloir qu'elle soit autre qu'elle est. Rêve de songe-creux.

Au moins les caricaturistes de l'Assiette-au-beurre avaient du talent, du mordant pour se moquer des Puissants de leur temps, dont l'Eglise faisait jadis partie.
Il est plus dangereux de voir la voyance, la parapsychologie, les gourous, etc. occuper une place si importante dans les supermarchés de la culture (Fnac, Virgin et compagnie) par rapport au rayon Sciences humaines.

Qu'on veuille ensuite discuter si la laïcité "positive" est oui ou non une trahison de la laïcité, c'est autre chose; on se situe alors sur le plan de l'analyse et non de l'invective.

Écrit par : Sénéchal | 13 septembre 2008

Jérémy a écrit : J'ai eu un moment d'espoir quand la journaliste a dit : "Le pape est encore à l'office. Il est sur le point d'être achevé."

Pas d'erreur possible sur l'interprétation. La multinationale papiste est en plein recyclage. Un peu comme TF1 repris en main par Nonce Paolini (un nonce, pays de notre hôte).

Une petite ode à notre pape Joseph :

Jojo
Voici donc quelques rires
Quelques vins, quelques blondes
J'ai plaisir à te dire
Que la nuit sera longue
A devenir demain

Écrit par : dugong | 13 septembre 2008

je ne vois pas pourquoi on a droit à ce cirque médiatique et aux ronds de jambes du chef de l'état devant ce clown qui ne représente plus rien. En plus hier je n'ai pas pu descendre à Saint Michel comme prévu. Station fermée au public à cause de sa venue. Donc difficile de faire comme si de rien n'était.
Je vais me réécouter mes vieilles cassettes de Font où il se moque du pape, ça me requinquera.
Il faut être cohérent. Ou on continue à écraser l'infâme, quelle que soit sa forme, ou on s'écrase devant tout (le voile, la pauvre fille mariée à 8 ans etc).

Écrit par : Flo | 13 septembre 2008

Qu'on veuille ensuite discuter si la laïcité "positive" est oui ou non une trahison de la laïcité, c'est autre chose; on se situe alors sur le plan de l'analyse et non de l'invective.

Ecrit par : Sénéchal | 13 septembre 2008

Qui voudrait m'analyser ce terme "laïcité positive", méthodiquement?

(en ce qui concerne Fanny Truchelut, c'est une histoire qui me fait doucement marrer. mon commentaire est chez Felts.)

Écrit par : dobolino | 13 septembre 2008

Flo a écrit : "En plus hier je n'ai pas pu descendre à Saint Michel comme prévu."

Normal, il était occupé à terrasser son dragon.

Écrit par : dugong | 13 septembre 2008

En revanche oui à la culture biblique (mise sur le même pied que la mythologie) car la littérature, la peinture en sont imbibées. Et autant bien connaître l'ennemi.

Écrit par : Flo | 13 septembre 2008

Dans les médias, on n'entend personne s'insurger contre la venue du Pape, et les journalistes ne parlent pas encore de la belle pétition signée entre autres par Catherine Kintzler et Caroline Fourest : http://manifestepape.info

Ecrit par : Jérémy | 13 septembre 2008

Ce serait lui faire de la pub gratis! Comme au bon temps des martyrs.
Toutes ces manifestations pesantes politico-religieuses sur le marché libre et concurrentiel des idées (formule de la Cour suprême des USA) visent à voiler la formidable percée de la culture ( au sens chrétien, de "science des païens") dite du Management: une synthèse réussie du texte judéo-chrétien et de l'idée gréco-romaine de l'Empire universel.
Une techno-science conquérante et efficiente qui a enfanté jusque dans l'école le dogme pédagogiste et les églises censées en propager la foi auprès des innocents.

Écrit par : Saint Surgé | 13 septembre 2008

Soit c'est l'existence même de l'institution "Eglise" qui vous horripile, mais se battre contre ce qui n'est plus que l'ombre de soi-même est un peu facile.
Ecrit par : Sénéchal | 13 septembre 2008

Alors pourquoi, si l'église n'est plus qu'une ombre, les papistes envahissent-ils nos écrans lumineux ?
Pourquoi les solliciter pour donner un avis éclairé sur le bon usage de ma quéquette ?

Quant à votre avant-dernier paragraphe :
"Il est PLUS dangereux de voir la voyance, la parapsychologie, les gourous, etc. occuper une place si importante dans les supermarchés de la culture par rapport au rayon Sciences humaines."

J'approuve à une nuance : remplacer "PLUS" par "AUSSI".

Au total, tous les chibrés, adeptes de patascience, ont moins nuit à ma liberté et à mon épanouissement que les radis noirs.

Pour info : crise mystique durant la préadolescence liée à un contexte familial chargé sur le sujet ... Il m'a fallu 5 à 10 ans pour m'en remettre, et je suis dès lors FAROUCHEMENT anticlérical (quelque soit la bête).

Du coup, tout d'ac avec Flo !

Écrit par : Zorglub | 13 septembre 2008

Flo a écrit : "En plus hier je n'ai pas pu descendre à Saint Michel comme prévu."

Jusque là, rien que de tout à fait normal. Il faut assurer la sécurité des visiteurs de ce type, qu'ils s'appellent Benoit XVI ou Khadafi. Manquerait plus qu'ils se fassent dégommer chez nous!
On a eu une guerre mondiale à cause d'un archiduc, une fois!

Écrit par : dobolino | 13 septembre 2008

"je ne vois pas pourquoi on a droit à ce cirque médiatique et aux ronds de jambes du chef de l'état devant ce clown qui ne représente plus rien."

Idem !

Écrit par : Jérémy | 13 septembre 2008

Sur l'affaire (et éventuellement la pétition) Fanny Truchelut, j'avoue que c'est autrement épineux que de protester contre le cirque médiatique de Joseph Brun (comme le matin du même nom). Elle a commis une faute professionnelle (refus de vente, en fait), et une faute psychologique en tombant tout droit, dans une provoc de première. J'en parle d'autant mieux que j'ai signé la pétition de soutien, parce que les termes du premier jugement étaient inacceptables. Mais autant la "laïcité positive" façon Sarkozy ou Bauberot (c'est chez ce protestant de gauche qu'il faut aller voir si vous voulez comprendre ce qui se trame) me hérisse, autant l'ultra-laïcisme (voir ce qu'en dit Catherine Kintzler sur son blog) est imprudent et contre-productif.
JPB
PS. Comment ça, vade retro, Dobolino ? Allez, si je consens à aller retro, ce n'est jamais que pour mieux avancer, l'instant suivant. Et vous pouvez prendre cette déclaration dans tous les sens du terme - pédagogique, politique ou autre.

Écrit par : brighelli | 13 septembre 2008

"Vu la chute régulière de la pratique religieuse en France, je m'étonne des tomberaux d'insultes, d'injures, etc. que provoque la venue du pape."

Des insultes et des injures ?! Vous rigolez !

C'est lui qui insulte des gens qui ne lui ont rien demandé !

Cette propagande m'insupporte. Figurez-vous que l'apparition du Pape devant la grotte de Soubirou, "c'est l'image que le monde entier attend."

Quant aux médias, c'est chaque minute une source de joie toujours renouvelée : la journaliste de I-TELE vient de déclarer "Le Pape va s'envoler". C'est vrai que ça va bien avec sa grande cape et la papamobile, mais tout de même...

Signez et faites signer la pétition contre l'accueil servile et onéreux qu'a réservé la République au responsable de la secte catholique :
http://manifestepape.info

Écrit par : Jérémy | 13 septembre 2008

Question de SVT, classe de troisième, cours de "génétique":
"Justifiez l'expression "tous pareils, tous différents, tous égaux""

Ecrit par : dobolino

Bon, eh bien dugong voulait que l'on tapât sur les biolologues, commençons par ceux qui autorisent que de telles questions ineptes soient posées à des gamins. La "bonne réponse" allait de soi, tant le but n'est pas ici de faire de la biologie mais de donner une caution "scientifique" aux torrents de "bons sentiments" qu'il est devenu obligatoire de débiter sans faute sous peine de réprobation générale.

Si gavage intellectuel il y a, c'est bien dans cette forme d'endoctrinement qui ne dit pas son nom. Car, qu'on le veuille ou non, même avec des bons sentiments exclusivement dedans, l'endoctrinement reste de l'endoctrinement. Merdre à cela, et bravo à dobolino qui a trouvé tout de suite la bonne réponse !

Écrit par : moot | 13 septembre 2008

J'ai signé la pétition exigeant le maintien des michelins sur la papamobile.

Je vous exhorte à en faire autant.

Écrit par : dugong | 13 septembre 2008

Le terme laïcité positive sous-entend que le concept français de laïcité de la sphère publique est anti-religieux et non a-religieux. Le travail sur eux-même des tenants de la laïcité doit être, me semble-t-il, de, face aux attaques en règle du pape, de Sarko, aussi bien que de l'Islam ou du Dalaï-Lama, persister dans l'a-religieux en public. Ne pas se laisser aller à sombrer dans un anti-cléricalisme primaire qui apporterait de l'eau au moulin de ceux qui accusent les défenseurs de la laïcité de ne l'être que par désir de détruire les religions.
Qu'est-ce que je ne veux pas ? Qu'il y ait sur ma carte d'identité ou ma fiche EDVIGE la mention "religion".
Pour assurer le confort et la sécurité de mes concitoyens, je ne suis pas opposée à contribuer par mes impots à l'édification et l'entretien de leurs divers lieux de culte, au même titre que pour les locaux sportifs ou les stades qui ne me sont d'aucune utilité. En échange, ils voudront bien continuer à subventionner les théâtres et écoles de musique.
Si je dois payer leurs prêtres, qu'ils payent les intermittents du spectacle.
Pour l'Ecole, mon opinion n'a pas varié d'un iota depuis 1981.

Écrit par : dobolino | 13 septembre 2008

On est toujours déterminé par ce qu'on nie (la première négation pour ceux qui ont de vagues souvenirs de la dialectique hégélienne). Donc à voir trépigner et rugir tous ceux qui se réclament de l'anticlériclalisme, je me fais cette réflexion : si vraiment la religion catholique vous exaspère c'est qu'elle ne vous indiffère pas assez (négation de la négation). Si vous avez besoin de nous présenter vos certificats d'athéisme et d'anticléricalisme en bonne et due forme, si vous avez besoin de regarder jusqu'à la lie ou ad nauseam l'effet de loupe médiatique sur la visite du pape, c'est que vous faites de l'anticléricalisme l'image en négatif de la foi que vous vomissez.
L'époque est au sérieux; la satire, l'ironie ont fait tomber plus de citadelles que les escouades de signataires patentés qui exhibent leur certificat d'honorabilité.

Je répète: Big Brother n'a pas encore le pouvoir de nous forcer à regarder la télévision. Des lecteurs et des contributeurs de ce blog sont 1° chrétiens, 2° athées, 3° agnostiques, etc. chacun a vécu sa crise de foi à un moment donné, chacun a sans doute voulu régler des comptes avec son passé... Seulement chaque fois qu'on aura un épisode médiatique avec le Pape, avec tous les excès de notre époque (transformation d'un fait en événement, etc.) on ne va nous faire à chaque fois le coup du retour des Jésuites, de l'Opus dei qui nous gouverne, etc.
Apparemment si.

Écrit par : Sénéchal | 13 septembre 2008

Si la route qui mène au paradis est tortueuse, montante et descendante (mais une et même) autant y aller bien monté.

Avec Michelin, gagnez le ciel avec et grâce à votre enveloppe !

Écrit par : dugong | 13 septembre 2008

Merdre à cela, et bravo à dobolino qui a trouvé tout de suite la bonne réponse !

Ecrit par : moot | 13 septembre 2008
C'était le côté curetonnerie! En fait, l'essentiel de mon explication à ma fille se situait avant: nombre de chromosomes, colonne vertébrale,poils et mamelles, bipédie, langage articulé etc.. en vrac !
La suite de l'explication, non écrite, fut, étayée de multiples exemples: "y'en a qui sont plus égaux que d'autres".

Écrit par : dobolino | 13 septembre 2008

On est toujours déterminé par ce qu'on nie (la première négation pour ceux qui ont de vagues souvenirs de la dialectique hégélienne). Donc à voir trépigner et rugir tous ceux qui se réclament de l'anticlériclalisme, je me fais cette réflexion : si vraiment la religion catholique vous exaspère c'est qu'elle ne vous indiffère pas assez (négation de la négation).

Ecrit par : Sénéchal | 13 septembre 2008
D'où ce fameux terme de laïcité positive qui s'oppose à laïcité négative. Si nous voulons vraiment défendre une laïcité, il faut se garder d'être négatifs.
On dit tout pareil, Sénéchal.

Écrit par : dobolino | 13 septembre 2008

la plus grande perte, tant pour les croyants que pour les incroyants est celle de la Beauté qui devrait, comme l'a dit Dostoïevski, "sauver le monde" et l'Eglise d'aujourd'hui, jadis si faillible, mais souvent propice aux artistes (Jules II si dur avec Michel-Ange, mais qui l'emploie, tout en maugréant) n'est pas souvent à la hauteur de ce rôle.

Ecrit par : Robin

Mais si, voyons, il y a la sou(s)-soupe musicale des "charismabites", mélange écœurant de vulgarité et de maladresses harmoniques, que l'on nous présente dans les médias catho comme une musique authentiquement "spirituelle" ! Il y a des fois où je ne parviens pas à m'empêcher d'y souligner un rythme dansant, une pédale involontaire ou des parallélismes qu'en cours d'harmonie nous avions baptisés (!) "transports en commun".

Je n'ai cependant pas l'impression d'en avoir entendu le moindre échantillon en sortant de la tanière où je faisais cours ce matin, mais bon, la récré n'était pas assez longue pour goûter à tout. En temps normal, à Paris, ils sont partout !

Écrit par : moot | 13 septembre 2008

PS. Comment ça, vade retro, Dobolino ? Allez, si je consens à aller retro, ce n'est jamais que pour mieux avancer, l'instant suivant. Et vous pouvez prendre cette déclaration dans tous les sens du terme - pédagogique, politique ou autre.

Ecrit par : brighelli | 13 septembre 2008
Mais c'est qu'il devient grossier!

Écrit par : dobolino | 13 septembre 2008

"Pour ce qui concerne la prise de position concernant le nombre d'élèves par classe, et si le sujet n'était pas aussi sérieux, on ne pourrait que ricaner de la position de "a point", vu le déficit d'éducation structurel que montrent tellement d'enfants en arrivant en petite section de maternelle.

Déficit qui rend même "l'instructionnisme" inefficace, en admettant qu'il puisse être totalement défendable dans des conditions normales d'effectifs.

Ecrit par : Christophe Sibille | 12 septembre 2008 "

"Encore avec ta rengaine de merde où tout est joué avant 3 ans !"

Ecrit par : toto | 13 septembre 2008

Hé oui, mon grand.

Écrit par : Christophe Sibille | 13 septembre 2008

Un petit lien pour Flo, (et ceux qui veulent, évidemment).
On peut y télécharger une bonne partie du répertoire de "Font et Val", entre autres.

http://auteursreunis.free.fr/

Écrit par : Christophe Sibille | 13 septembre 2008

Pas tout mais, sur le plan affectif, pas mal de choses quasi irrémédiables.
Je vous suggère de vous renseigner sur ce qui se passe parfois dans beaucoup de classes de maternelle. Même si Catmano en a pas mal parlé. (Et si votre méthode miracle pour apprendre à lire était réellement efficace, vous auriez pu comprendre ce qu'elle disait).
Et, en plus, pendant ce temps-là, vous ferez des économies de "beuh".

Écrit par : Christophe Sibille | 13 septembre 2008

Tiens, je n'ai pas compris pourquoi mon nom envoyait directement sur "les auteurs réunis". Nouvelle facétie de l'hébergeur, ou fausse manip de ma part?

Écrit par : Christophe Sibille | 13 septembre 2008

La laïcité française est de plus en plus anti-religieuse,ça se voit bien sur ce blog.Les Français ne veulent pas faire la guerre à l'islamisme,mais ils veulent bien quiètement emmerder le croyant dans le pays.C'est la façon croient-ils de se protéger et de rester en paix.
Pauvres gaulois exceptionnels !
Il faut changer,devenir des laïques positifs,faire sa place,sa juste place, à la religion dans le pays et soutenir en revanche les guerriers qui vont combattre les fous de Dieu dans quelques endroits du Monde.L'un ne va pas sans l'autre.
..
Les gens de gauche et surtout d'extrème gauche sont rationnels,eux .Une grande partie croit que le 11 septembre est un complot américain ou juif.

Écrit par : la laïcité des froussards | 13 septembre 2008

Senechal et machin-qui-vient-de-parler, plus personne n'y croit plus à vos conneries.
Alors voir la propagande grotesque faite pour cette secte me fatigue. Et quand je pense à ce que ça coûte, ça m'exaspère.

Écrit par : Jérémy | 13 septembre 2008

Le désaccord n'empêche pas d'écrire courtoisement. Il existe aussi une politesse des mots. Sur ce.

Écrit par : Sénéchal | 13 septembre 2008

@toto:
Encore avec ta rengaine de m* où tout est joué avant 3 ans !"

@sibille : Hé oui, mon grand.

Pouvez-vous m'expliquer? Selon vous, tout se joue avant trois ans? Pourquoi donc discuter d'école, ici sur ce forum où ailleurs, si le déterminisme sociologique que vous évoquez existe réellement ?

Jean

Écrit par : Jean | 13 septembre 2008

Senechal et machin-qui-vient-de-parler, plus personne n'y croit plus à vos conneries.
Alors voir la propagande grotesque faite pour cette secte me fatigue. Et quand je pense à ce que ça coûte, ça m'exaspère.

Ecrit par : Jérémy | 13 septembre 2008

Hé , les guerriers , les tartuffes , vous êtes moins virulents pour parler du voile et de l'islam ...

Entièrement d'accord avec Sénéchal et celui qui signe très justement "laicité des FROUSSARDS " !

Écrit par : Esprit Sain | 13 septembre 2008

Senechal et machin-qui-vient-de-parler, plus personne n'y croit plus à vos conneries.
Alors voir la propagande grotesque faite pour cette secte me fatigue. Et quand je pense à ce que ça coûte, ça m'exaspère.

Ecrit par : Jérémy

On va traduire : "vous avez le droit de penser ce que vous voulez, pourvu que nous ayons la même pensée. Toute autre serait connerie". Bel esprit de tolérance et d'ouverture, en vérité.

Écrit par : moot | 13 septembre 2008

MANIFESTE : La laïcité ne doit pas plier devant Benoît XVI

Premiers signataires :

[plusieurs dirigeants de lobbies notoires]

ProChoix
UFAL
Laïcité Ecologie Association
Paroles de femme
Les Insoumis-es
CCMM Roger Ikor
Fédération française des Centres LGBT
Comité IDAHO (International Day Against Homophobia)
An Nou Allé (association des noirs LGBT de France)
Quazar, cultures et libertés homosexuelles
Planning familial des bouches du rhône
TJENBÉ RÈD ! Mouvement civique pour l'action & la réflexion sur les questions noires, métisses & LGBT
Couleurs Gaies, le Centre LGBT de Lorraine Nord

Pour signer : http://manifestepape.info

Ecrit par : Jérémy

Outre le mauvais combat (contre "un petit État théocrate et patriarcal, [qui fait] reculer tout programme en faveur de la planification familiale, des droits des femmes, de la lutte contre le sida, ou des minorités sexuelles", contre "un pape ultraconservateur et liberticide [dont la] vision du catholicisme, promue à travers des mouvements comme l’Opus Dei ou la Légion du Christ, est dogmatique, étroite, antiféministe, inégalitaire, hostile à un véritable œcuménisme et à l’esprit moderniste de Vatican II"), lequel combat curieusement on se défend de promouvoir mais que l'on évoque avant toute chose (message subliminal ?), on constate que la pétition a le soutien d'une belle brochette de ce que J.-C. (!) Michéa appellerait des "crétins militants".

Je suis bien d'accord pour penser que la République, laïque et séparée de toute religion, n'a pas à en soutenir une seule, ni moralement, ni financièrement, cette tâche étant réservée, selon leur engagement et leurs moyens, aux fidèles.

Mais quand la laïcité est, ainsi que dans ce manifeste, un dogme en elle-même, et pire, quand elle suppose le soutien envers un activisme qui ne concerne que des intérêts très particuliers lesquels ne me concernent en rien, je freine des quatre fers et ne saurai soutenir une pétition ainsi biaisée.

Écrit par : moot | 13 septembre 2008

Je suis allé spécialement ce matin, jour de congé (100 km. aller et retour) pour assister à la séance de signature en librairie du premier roman d'un collègue, ancien élève de l'établissement où j'exerce cette année...Avec évidemment une idée derrière la tête pour mes élèves. Le roman s'appelle "Sur la photo de classe" (Noam Soulat). Je vous dirai ce que j'en pense quand je l'aurai lu.

Je suis en train de dévorer, en échange "Tombeau pour le collège" de Mara Goyet (Flammarion, coll. Café Voltaire). Je n'ai jamais rien lu d'aussi juste sur ce qu'est devenu notre métier.

Mara Goyet était sur le plateau de l'émission d'Arlette Chabot, autour de X. Darcos ; ses silences et ses regards en disaient long.

Un petit extrait au hasard : "Nous continuons à faire comme si : classe, devoirs, sonneries, récréations, interrogations, notes, appel. Mais rien ne va vraiment comme ça : cris, bavardages, absences, illétrisme, manque de travail, bagares, fatigue.
Il est possible, à force de contorsions, de continuer à penser que tout va bien malgré une poignée d'élèves récalcitrants.
Mais il est aussi aisé d'estimer que l'on assiste à un naufrage généralisé..." Mara Goyet a enseigné en ZEP l'Histoire-Géographie pendant 10 ans. Son livre est un d'une justesse redoutable ; et en plus, c'est bien écrit (Déjà le titre).

Écrit par : Robin | 13 septembre 2008

@Sénéchal :Vu la chute régulière de la pratique religieuse en France, je m'étonne des tomberaux d'insultes, d'injures, etc. que provoque la venue du pape.

Oui, je ne comprends pas non plus. Surtout que sur d'autres sujets à caractère religieux on adopte souvent toute autre attitude!

Écrit par : Jean | 13 septembre 2008

Truchelut a commis une faute psychologique en tombant tout droit, dans une provoc de première.

autant l'ultra-laïcisme (voir ce qu'en dit Catherine Kintzler sur son blog) est imprudent et contre-productif

écrit par Brighelli

Peut-on avoir une explication ? On aimerait mieux comprendre cette diplomatique " cul entre deux chaisièrattitude " .

Écrit par : Esprit Sain | 13 septembre 2008

"Hé oui, mon grand."

Bouffon !

Écrit par : toto | 13 septembre 2008

"la laïcité est, ainsi que dans ce manifeste, un dogme en elle-même"
Les dogmes chrétiens, ça vous émeut moins.

"et pire, elle suppose le soutien envers un activisme qui ne concerne que des intérêts très particuliers lesquels ne me concernent en rien"
Si elle concernait des intérêts très particuliers qui seraient les vôtres, vous l'auriez soutenue. Ca porte un nom !

Écrit par : Jérémy | 13 septembre 2008

On va traduire : "vous avez le droit de penser ce que vous voulez, pourvu que nous ayons la même pensée. Toute autre serait connerie". Bel esprit de tolérance et d'ouverture, en vérité.

Ecrit par : moot | 13 septembre 2008

Très juste , Moot ..

Écrit par : Esprit Sain | 13 septembre 2008

Jérémy est désarçonné , on le comprend , ô cafouillitude !

Que fait son escorte sibille ?

Écrit par : Esprit Sain | 13 septembre 2008

Un dernier mot encore.
Il faudrait encore être un historien –ce que je ne suis pas hélas ! pour mettre un peu les choses au clair. On pourrait distinguer
1° l’hostilité par principe à toute religion ou anticléricalisme de principe
2° l’antichristianisme qui oppose esprit chrétien et esprit gréco-romain
2° l’anticatholicisme qui en est une variante
Sans compter les différentes associations qui s’en prennent à l’Eglise pour telle ou telle raison (non-ordination des femmes, position sur des sujets de société, etc.)
1, 2 et 3 peuvent se renforcer réciproquement et dans ce cas cela donne les tirades auxquelles on a droit dès qu’on parle de l’Eglise. Franchement, on croirait que rien n’a bougé depuis le XIX° siècle ! Que les lignes de front sont les mêmes. Sus à l’Infâme.
Et c’est alors qu’on songe aux textes de Rémy de Gourmont qui nous explique que le génie du christianisme fut de reprendre le paganisme dans une synthèse inédite, ce qui fut la condition de la pérennité de l’Eglise comme institution. C’est alors qu’on pense à tout ce qui a pu se faire à l’ombre de l’Eglise, à ces époques troubles et troublées où on a pu continuer à écrire, à produire des chefs-d’œuvre…. Ceci dit non pas pour le regretter, non pas pour l’idéaliser ou en faire un modèle mais pour le mettre en perspective dans notre histoire. Et tout cela pour dire enfin que Marianne n’est pas menacée par la soutane, quand bien même le pape aurait des positions conservatrices. Je ne pense pas que le retour des crucifix en classe sera pour demain.

Écrit par : Sénéchal | 13 septembre 2008

la laïcité est, ainsi que dans ce manifeste, un dogme en elle-même"
Les dogmes chrétiens, ça vous émeut moins.

Si elle concernait des intérêts très particuliers qui seraient les vôtres, vous l'auriez soutenue. Ca porte un nom !

Ecrit par : Jérémy

Ça m'émeut moins parce que je conçois parfaitement que l'on ne soit pas croyant et j'ai horreur du prosélytisme, alors que vos gourous laïcs ne conçoivent pas que l'on puisse être croyant et traitent par le mépris tout individu ne correspondant pas à leur norme.

Bon, ensuite, au moins vous savez lire. Les intérêts très particuliers (à vrai dire, beaucoup doivent coïncider avec les vôtres, ne vous en déplaise) qui sont les miens, il n'y a pas de ligue de vertu pour les soutenir, parce qu'ils sont absolument quelconques. Ils pourraient se résumer à ceci (que je vous souhaite également) : me laisser vivre en paix.

Et quand bien même il y aurait un tordu pour les promouvoir, oui, probablement, je le soutiendrais, ce qui porte deux noms : la cohérence d'une part, la franchise de l'autre. Pourquoi s'en cacher ? La Police de la Pensée serait-elle à l'affut ?

Écrit par : moot | 13 septembre 2008

Je me demande si entre les thèses laïques purs mais raisonnables de Caroline Fourest et Catherine Kintzler défendues par Jérémy et Sibille et les positions de Rencontre Laïque développées par Cyrano, Albaredes et autres, les plus contre productives ne sont pas celles où le sectarisme se met au service de l'opportunisme. L'enfer est pavé de bonnes intentions mais la manière dont beaucoup trop de laïques organisent leur combat contre l'obscurantisme laisse présager que la laïcité positive de Sarkozy a l'avenir devant elle…
Laïcard de tout le pays, resaisissez-vous ! ! !

Écrit par : Dieuéderetour | 13 septembre 2008

Aucun cul entre deux chaises - sauf à vouloir faire croire qu'anti-religion et anti-cléricalisme sont équivalents. On peut admettre que les autres révèrent DIeu, Bouddha ou la patte de lapin, sans pour autant respecter les histrions délégués par la banque vaticane ou par Ryad.
JPB

Écrit par : brighelli | 13 septembre 2008

"Pouvez-vous m'expliquer? Selon vous, tout se joue avant trois ans? Pourquoi donc discuter d'école, ici sur ce forum où ailleurs, si le déterminisme sociologique que vous évoquez existe réellement ?

Jean"

Ecrit par : Jean | 13 septembre 2008

Si vous aussi, vous vous mettez à ajouter quelque foi que ce soit aux borborygmes de Toto, les problèmes de l'école ne sont pas près d'être résolus!

Je disais simplement, (et il n'y a évidemment pas que moi qui l'affirme) que, sur le plan affectif et éducatif, beaucoup de choses sont jouées à trois ans, moment où l'enfant met son premier pied à l'école.
Ce qui, vu ce que sont souvent les déficits d'éducation actuelle, rend le travail d'un enseignant de maternelle de plus en plus problématique. Et l'argument de je ne sais plus qui, qui contestait l'importance du plus ou moins grand effectif par classe, me semblait à cet égard complètement inconscient.
Cela n'exclut évidemment pas le fait que plus un enseignant aura d'autorité, de talent, et de métier, plus son travail sera efficace.

Écrit par : Christophe Sibille | 13 septembre 2008

La précision de J.P. Brighelli est importante :
"sans autant respecter les histrions délégués par la banque vaticane ou par Ryad." Et dans cette précision, c'est le Ryad qui importe… Peut-on dire que pour un certain nombre d'anti papiste virulent, Rome semble beaucoup plus à portée de canon que Ryad ?… Alors que ses remparts apparaissent objectivement beaucoup plus branlants. Cette inégalité de traitement induit des comportements de compensation de type ultra-sectaire, des comportements radicalistes qui jouent à contre-emploi. Ce sont les critiques à ces deux attitudes que l'on retrouve dans le débat.

Écrit par : Dieuérevenu | 13 septembre 2008

Concernant la laïcité, il me semble que le dernier message de Jean-Paul remet les pendules "à leur place".
Rien que le commentaire que j'ai entendu hier sur LCI, ("il va y avoir des frictions entre les laïcs et les croyants, ou quelque chose d'approchant") montre qu'on n'est pas sorti de l'auberge!
Comme si, pour un journaliste a priori averti, on ne pouvait pas être les deux.

Écrit par : Christophe Sibille | 13 septembre 2008

Mara Goyet a enseigné en ZEP l'Histoire-Géographie pendant 10 ans. Son livre est un d'une justesse redoutable ; et en plus, c'est bien écrit (Déjà le titre).

Ecrit par : Robin | 13 septembre 2008

La référence à Mara Goyet est la bienvenue, Robin. A l'époque de "Collèges de France", en 2002, je débutais dans l'enseignement et je n'avais pas trop accroché. Depuis, après avoir vu les choses sur le terrain, et notamment dans une ZEP de la banlieue parisienne, j'ai moi aussi trouvé que son ton était juste. Chez Arlette Chabot, elle a un peu relevé le niveau du débat. Dommage qu'elle ne soit pas restée plus longtemps!
J'ai surtout été touché par son honnêteté. Elle a confié qu'elle avait justement jeté l'éponge au moment où elle se donnait l'impression de maîtriser ses cours. Parce que précisément, il s'agissait plus de l'illusion du prof qui fait semblant, qui sauve les apparence en préservant son petit confort personnel, sans vraiment s'assurer des savoirs qu'il aurait dû transmettre à ses élèves.

Écrit par : Daniel Arnaud | 13 septembre 2008

Peut-on dire que pour un certain nombre d'anti papiste virulent, Rome semble beaucoup plus à portée de canon que Ryad ?… Alors que ses remparts apparaissent objectivement beaucoup plus branlants.
Ecrit par : Dieuérevenu | 13 septembre 2008

Objectivement? A votre avis, sur le continent sud-américain, au hasard, qui a le plus grand pouvoir, Rome ou Ryad?

Écrit par : dobolino | 13 septembre 2008

En Pologne?

Écrit par : dobolino | 13 septembre 2008

J'ai sans doute oublié que nous étions en France ! ! !

Écrit par : Dieudéfrançois | 13 septembre 2008

Comme si, pour un journaliste a priori averti, on ne pouvait pas être les deux.

Ecrit par : Christophe Sibille | 13 septembre 2008

Je vais peut-être me faire tomber dessus abraracourcix, mais je dirai même plus (deux références bdéesques en une phrase), le principe de la laïcité a été énoncé avec une clarté cristalline dans l'Evangile: "Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui à Dieu !" (Le Christ répond aux pharisiens qui lui demandent avec une certaine malignité s'il faut payer l'impôt à Rome).

l'Eglise a certes historiquement trahi cette parole et ce principe (pouvoir temporel des papes, monarchie "de droit divin", etc.), il n'en reste pas moins qu'elle la travaille depuis le début à la manière d'un appel ou d'un remords.

Non seulement, vous avez raison de dire qu'on PEUT être les deux (croyant et laïc), mais il est expressément demandé de l'être.

En ce qui concerne le paganisme, nous avons souvent tendance à projeter, à l'instar de Nietzsche et des romantique allemands (Hölderlin, Hegel...) nos désirs inassouvis (pléonasme ?) sur l'antiquité (la belle harmonie, l'innocence...), mais en ce qui concerne la laïcité, elle était complètement inconnue (les dieux grecs et surtout latins sont des dieux civiques, on doit rendre, sous peine de mort, un culte à l'empereur, etc.)

Comme le disait quelqu'un plus haut et comme l'a bien vu Chateaubriand, le christianisme a en effet sauvé l'essentiel de l'héritage, en y ajoutant quelque chose d'inouï et d'inconnu des Anciens : la croyance en la vie éternelle.

C'est Chesterton, si je me souviens bien qui a essayé (sans succès) de dissiper nos illusions modernes sur les "Anciens" (joyeux baiseurs dyonisiaques etc.) en affirmant (on reconnaît les gens qui ont sué sang et eau à faire des versions latines, y compris Horace quand ils étaient petits) que les Anciens étaient tout ce que l'on voudra : héroïques, austères, vertueux, grands (et éventuellement baiseurs, sous bénéfice d'inventaire ;-))...sauf joyeux.

Écrit par : Robin | 13 septembre 2008

et même, pour notre douce France, faisons le compte du nombre de catholiques pratiquants vs islamistes purs et durs dans les quinze dernières promos de l'ENA, de Normale Sup et de Polytechnique.
Quand mon jeune frère, catholique fervent, est sorti major de Polytechnique, il se disputait la première place avec son meilleur ami, d'origine juive. Un colonel frémissant d'horreur à cette ignominieuse possibilité qu'un juif soit major a barré la route au jeune homme en baissant scandaleusement je ne sais plus laquelle de ses notes.
Dans ma famille, nous sommes tous agnostiques, sauf mon jeune frère polytechnicien et son épouse énarque, très très catholiques. Ce sont les seuls qui occupent des postes de pouvoir et ont vocation de persister. On peut se dire que c'est une coïncidence.
L'Islam menaçant en France, en Europe, dans le monde, je n'y crois pas trop. Je trouve la dictature des fonds de pension beaucoup plus impitoyable et menaçante pour l'instant. Il n'y a pas d'islamistes aux manettes, ni en France, ni en Europe, ni en Amérique du Nord, ni en Chine, etc...
Quant à l'OPEP, l'Islamisme fondamentaliste ne constitue pas leur fond de commerce principal.
Enfin, enfermer les femmes au foyer et leur faire pondre des gosses en fermant leur gueule, voilées ou non, c'est un idéal très répandu par toutes les religions et de nombreux régimes politiques hors considérations religieuses.

Écrit par : dobolino | 13 septembre 2008

J'ai sans doute oublié que nous étions en France ! ! !

Ecrit par : Dieudéfrançois | 13 septembre 2008

Vous oubliez surtout que la France n'est plus qu'un petit trognon et les banlieues difficiles une tête d'épingle sur ce trognon. Après, et de surcroît, pour deux mosquées et trois voiles, vous planez dans un mauvais trip.

Écrit par : dobolino | 13 septembre 2008

J'aime beaucoup ce que vous écrivez, Robin!

Si Penda était là, il vous demanderait si vous avez lu Tout le Sable de la Mer de Max Rouquette.
Vous l'avez lu?

Écrit par : dobolino | 13 septembre 2008

Comme le disait quelqu'un plus haut et comme l'a bien vu Chateaubriand, le christianisme a en effet sauvé l'essentiel de l'héritage, en y ajoutant quelque chose d'inouï et d'inconnu des Anciens : la croyance en la vie éternelle.

Ecrit par : Robin | 13 septembre 2008

Il y a effectivement une analyse essentielle de Chateaubriand sur ce point, à la fin des "Mémoires d'outre-tombe". Il rappelle notamment que la religion (étymologiquement religare, relier) crée du lien social. Il pointe par ailleurs le fait qu'une société qui se prive du religieux doit trouver autre chose pour maintenir un tel lien. Dans une république laïque, quand il n'y a plus la croyance dans la vie éternelle, alors il faut pouvoir donner à tous l'espérance d'un sort meilleur ici-bas. D'où le thème de l'égalité des chances, qui nous ramène au problème de l'école.

Écrit par : Daniel Arnaud | 13 septembre 2008

Pour Moot et Sénèque/Maréchal, cet article d'importance cruciale dans l'Histoire de la papauté et indispensable pour saisir dans leur essence les relations de la laïcité transcendantale et de la religion immanente :
http://www.youtube.com/watch?v=_CIWmO7W0gc

Seneque et Maréchal, vous ne me brûlerez pas si je défends l'idée que Dieu et le Saint Esprit sont deux entités séparées ? Ou bien vous vous êtes rangés à l'avis d'un synode qui dit le contraire ?

Écrit par : Jérémy | 13 septembre 2008

J'aime beaucoup ce que vous écrivez, Robin!

Si Penda était là, il vous demanderait si vous avez lu Tout le Sable de la Mer de Max Rouquette.
Vous l'avez lu?

Ecrit par : dobolino | 13 septembre 2008

Vous me faites rougir...de plaisir sous le compliment et de honte sous l'opprobe de n'avoir pas lu "Tout le sable de la mer", mais essentiellement des poèmes, ainsi que des extraits de "Vert paradis" de cet écrivain extraordinaire (quelle langue !) que nous avait fait connaître l'ami Pendariès.

Écrit par : Robin | 13 septembre 2008

J'ai sans doute oublié que nous étions en France ! ! !

Ecrit par : Dieudéfrançois | 13 septembre 2008

Vous oubliez surtout que la France n'est plus qu'un petit trognon et les banlieues difficiles une tête d'épingle sur ce trognon. Après, et de surcroît, pour deux mosquées et trois voiles, vous planez dans un mauvais trip.

Ecrit par : dobolino | 13 septembre 2008



D'ailleurs , en France ...... ! Deux mosquées et trois voiles !

Le Nouvel Observateur

Célébrations officielles, rituel populaire et marketing...
Le ramadan, une fête française
Le jeûne musulman fait partie du calendrier républicain... et de l'agenda des politiques


«Un tabou est levé. Le ramadan est désormais abordé de manière décomplexée», affirme Cedomir Nestorovic, professeur de géopolitique, qui donne à l'Essec un cours intitulé : «Marketing et Islam». En septembre 2008, Casino et Leclerc ont consacré dans leurs rayons l'enseigne «Ramadan», quand les autres hypermarchés se contentent comme l'an passé de coins «Saveurs d'Orient» ou, dans leurs catalogues gratuits, de pages «cuisine orientale». Petit lait, semoule fine, abricots secs, feuilles de brick... Des réchauds à gaz «quatre pieds» aux plats à hors-d'oeuvre «sept compartiments» en passant par le lait fermenté Elben et le lait caillé Raïb - deux produits phares de Candia - rien ne manque aux «Portes du ramadan» de Casino et d'ailleurs. Y compris les poncifs d'usage («Bienvenue au pays des Mille et Une Nuits»), et autres maladresses qui font la joie des chatteurs, comme la promo de vins du Maghreb, interdits pendant le mois sacré.


Pour répondre à cette demande - le marché de la nourriture halal augmente de 15% par an -, les publicitaires tâtonnent encore. Seule certitude : alors que le ramadan est placé sous le signe de l'abstinence, on dépense davantage que de coutume pour le dîner de rupture de jeûne, tout à la fois repas de fête familial et rendez-vous de quartier. «Mais, contrairement au carême catholique, et même si les oulémas s'en désolent, le ramadan est le mois de toutes les extravagances»

http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p2288/articles/a383180-.html

Écrit par : Esprit Sain | 13 septembre 2008

...je conçois parfaitement que l'on ne soit pas croyant
Ecrit par : moot | 13 septembre 2008

Ben mon vieux, on l'a échappé belle !

Écrit par : victor | 13 septembre 2008

Lu dans le site du Point :

"les vocations connaissent un déclin constant en France. Actuellement il y a dans le pays 15.440 prêtres diocésains (travaillant dans les paroisses), contre 16.859 en 2004 et 37.555 en 1970."

Et pourtant, la multinationale papiste embauche ("n'ayez pas peur de donner votre vie au Christ!".)

Comment contrer cette crise des vocations ?
A quel indice commence un prêtre débutant ?
Touche-t-il une prime à l'embauche ? Sous forme d'un supplément d'âme ?
S'il est sage et bienveillant, bénéficiera-t-il d'une hors classe ?
Y aura-t-il des PZR dans nos églises ?

On nous cache tout, on nous dit rien.

Écrit par : dugong | 13 septembre 2008

J'ai rencontré le même regard pervers, mielleux, faussement amical, la même poignée de main molle, la même bienveillance surjouée chez les mollahs d'Iran, les popes d'Arménie et les curés de mon enfance.

Et aussi, cette voix sentencieuse et doucereuse lorsqu'ils s'adressent à vous in personae puis qui monte, enfle avec des menaces tacites sous-jacentes lorsqu'ils prêchent.

Je manque d'expérience quant aux porteurs de kippa mais n'en attends rien de mieux.
Restent les féticheurs animistes que j'ai beaucoup fréquenté. Deux vertus dans leur cas :
* ils ne prétendent pas vouloir le bien de l'humanité (seulement votre profit, et explicitement moyennant finance, au moins le deal est clair),
* ils sont distrayants (et dépaysants).

Je n'ai pas le sentiment de plus haïr les uns que les autres.
Il nous a fallu près de 2000 ans pour que les radis noirs cessent d'envahir l'espace public et celui de nos esprits, c'est pas pour être emmerdé par les barbus.

Je n'étais pas le dernier à ironiser lorsque la pintade du Poitou (et bien d'autres) s'est sentie obligée de faire révérence à la momie jaune sous couvert de défense des droits de l'homme au Tibet.
Je vous encourageais alors à lire ce superbe (et bref) recueil de récit illustrant la grandeur et la compassion de ce grand peuple : "La mendiante du Shigatze" par Ma Jian.

Sénéchal, je relève du cas 1 : sans doute le plus grave à vos yeux !

Je regarde régulièrement France2 le dimanche matin pour, comme disait Flo, mieux connaître mes ennemis.
Essayez, écoutez attentivement les prêches en tentant de chercher un sens explicite.
On vous parle, mais en dehors de la musique des mots, ça ne veut juste rien dire : un étrange délire autoréférent, une juxtaposition de formes qui avec le temps deviennent tellement habituelles qu'on oublie d'en chercher le signifié !

Quand je pense que depuis 2000 ans des individus, a priori, sensés croient qu'en disant des mots du pain devient de la viande et du pinard du boudin, j'en reste sur le cul !
Imaginez un chimiste rater la même expérience tous les dimanches depuis aussi longtemps et continuer à faire l'admiration de la foule !

Écrit par : Zorglub | 13 septembre 2008

Un dernier mot encore.
Il faudrait encore être un historien –ce que je ne suis pas hélas ! pour mettre un peu les choses au clair.
(...)
Et tout cela pour dire enfin que Marianne n’est pas menacée par la soutane, quand bien même le pape aurait des positions conservatrices.

Ecrit par : Sénéchal | 13 septembre 2008

Il faut toujours s'en tenir à ses premières intentions ! Quant aux positions du pape, conservatrices, je ne sais pas -c'est à Marianne d'apprécier- mais toujours sans préservatif.

Écrit par : victor | 13 septembre 2008

Deux mosquées et trois voiles ( suite...sans fin )

DE DALIL BOUBAKEUR, recteur de la Mosquée de Paris, à Mohamed Moussaoui, son successeur à la tête du Conseil français du culte musulman (CFCM), en passant par Lhaj Thami Breze, président de l’Union des organisations islamiques de France (UOIF), les représentants de l’islam de France au grand complet ont salué Benoît XVI de façon très cordiale à l’issue de son discours au collège des Bernardins.


Le succès croissant du ramadan en atteste, la pratique de l’islam est à la hausse. Franck Frégosi*, spécialiste de l’islam au CNRS, souligne qu’il y a « une diversification du profil des pratiquants chez les musulmans. La pratique religieuse concerne non seulement les ouvriers et employés mais aussi de plus en plus les classes moyennes et les cadres. Beaucoup de jeunes, qui n’ont pas eu d’éducation religieuse, viennent à l’islam à 20 ou 30 ans. Plus que l’expression d’une foi véritable, j’y vois la volonté d’affirmer une appartenance identitaire. »

Et c’est précisément sur ces questions d’identité que Dalil Boubakeur exprime ses réserves. En cause : « les racines chrétiennes de la France », invoquées à plusieurs reprises par Benoît XVI. « La culture musulmane aussi a été suffisamment présente en France au Moyen Age. On ne peut exclure l’apport de la civilisation musulmane à la société française », ajoute, catégorique, l’ex-président du CFCM.

* Auteur de « Penser l’islam dans la laïcité » (Fayard, 2008)

Le Parisien

http://www.leparisien.fr/abo-faitdujour/le-salut-de-tous-les-dignitaires-musulmans-13-09-2008-220251.php

Écrit par : Esprit Sain | 13 septembre 2008

"Je n'étais pas le dernier à ironiser lorsque la pintade du Poitou (et bien d'autres) s'est sentie obligée de faire révérence à la momie jaune sous couvert de défense des droits de l'homme au Tibet."

Tout à fait d'accord, Zorglub !
Momie jaune même pas anisée.

Écrit par : dugong | 13 septembre 2008

Quand je pense que depuis 2000 ans des individus, a priori, sensés croient qu'en disant des mots du pain devient de la viande et du pinard du boudin, j'en reste sur le cul !
Imaginez un chimiste rater la même expérience tous les dimanches depuis aussi longtemps et continuer à faire l'admiration de la foule !

Ecrit par : Zorglub | 13 septembre 2008

Ouais, Dieu est pédagogiste : il a directement inspiré "la main à la pâte" !

Écrit par : victor | 13 septembre 2008

Il faut toujours s'en tenir à ses premières intentions ! Quant aux positions du pape, conservatrices, je ne sais pas -c'est à Marianne d'apprécier- mais toujours sans préservatif.

Ecrit par : victor | 13 septembre 2008

Le Pape est Pape , pas pharmacien . Il joue son rôle de Pape , avec des mots de Pape .

Est-ce qu'on nous demande de danser pendant les cours ? Pourtant , ça serait ludique !

Écrit par : Esprit Sain | 13 septembre 2008

"Quant aux positions du pape, conservatrices, je ne sais pas -c'est à Marianne d'apprécier- mais toujours sans préservatif."

C'est le bon angle de vue, Victor.

Un peu de tolérance cependant de peut pas faire de mal : est-ce trop demander que les représentants de commerce puissent circuler librement sur notre territoire ?

Si je roule dans une mégane pourrie d'occasion, les gars de chez Peugeot me font-ils la gueule pour autant ?

Écrit par : dugong | 13 septembre 2008

Il a aussi inspiré la Sainte Famille (Dieuéqquechose) des multiples avatars améliesques !

Écrit par : victor | 13 septembre 2008

D'où le thème de l'égalité des chances, qui nous ramène au problème de l'école.

Ecrit par : Daniel Arnaud | 13 septembre 2008

Je suis bien d'accord pour constater que les religions créent du lien social, mais je ne peux pas m'empêcher de me poser la question : "Quel genre de lien social ?" (un lien fondé sur le sacrifice (l'exclusion, la moralité suffisante de ceux qui se croient "sauvés", etc) ou un lien fondé sur la réconciation et sur l'amour véritable ?

Dans le premier cas, la religion ne m'intéresse pas, quel que soit le nom qu'elle se donne et les vertus dont elle se pare, elle ne relie pas, elle sépare, quand elle ne tue pas.

Je suis bien d'accord : il faut donner de l'espoir et travailler à améliorer ce monde ici et maintenant, avec ou sans la religion, mais à condition de ne pas recréer de nouvelles religions "sécularisées" et sans Dieu, tout aussi ou même plus "sacrificielles" que les précédentes.

Écrit par : Robin | 13 septembre 2008

"Quand je pense que depuis 2000 ans des individus, a priori, sensés croient qu'en disant des mots du pain devient de la viande et du pinard du boudin, j'en reste sur le cul !
Imaginez un chimiste rater la même expérience tous les dimanches depuis aussi longtemps et continuer à faire l'admiration de la foule !"

Ecrit par : Zorglub | 13 septembre 2008

Excellent!
Encore plus fort que d'avoir un polichinelle dans le tiroir sans s'être fait mettre!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 13 septembre 2008

Le pape (membre de la jeunesse hitlérienne d'ailleurs) se rend au pays des lumières pour en faire un pays des merveilles. Le pays de Voltaire est devenu le pays de Bernadette. Paris devient Lourdes. Et les citoyens? Ils quittent leurs armes, et deviennent des ... Comment s'appelait le premier livre de M. Brighelli?

Écrit par : wolfgang | 13 septembre 2008

Vous avez raison Robin, expérimentalement, les religions crèent du lien, celui qui sert :
* à lier l'homme à sa servitude dans la vie terrestre dans l'espoir de rivières de miel et de lait à venir,
* à souder un peuple en croisade (jihad etc.),
* à ancrer les sociétés dans la soumission à leurs dirigeants quelque soit leur vilénie,
* à ficeler les femmes au foyer dans l'obeissance au mâle dominant

Vous pouvez continuer la liste.
J'aime pas les liens, ni les laisses, ni les chaînes !

Écrit par : Zorglub | 13 septembre 2008

Sans compter que c'est vraiment du gâchis de transmuter du vin en sang !

Écrit par : Zorglub | 13 septembre 2008

Pour répondre à cette demande - le marché de la nourriture halal augmente de 15% par an -, les publicitaires tâtonnent encore. Seule certitude : alors que le ramadan est placé sous le signe de l'abstinence, on dépense davantage que de coutume pour le dîner de rupture de jeûne, tout à la fois repas de fête familial et rendez-vous de quartier. «Mais, contrairement au carême catholique, et même si les oulémas s'en désolent, le ramadan est le mois de toutes les extravagances»

Ecrit par : Esprit Sain | 13 septembre 2008
Et alors???????????????,
Si y'a du pognon à tirer, je ne vois pas pourquoi, dans l'optique actuelle internationale, les hypers n'en profiteraient pas ! C'est comme Noël pour nous !
Imaginez qu'aux States, y'a des prothèses de testicules en silicone pour les chiens castrés...
Au Japon, des maisons de thé pour chiens avec Geishas poilues en chaleur par injection d'oestrogènes jusqu'à ce que mort s'en suive éventuellement.
Le vrai de vrai problème, c'est pas l'Islam, c'est la marchandisation et le profit.
Si vous avez envie de vous obnubiler sur l'Islam, ça fait les affaires de tous.

Ça vous fait peur de bouffer de la viande Halal?
Quand j'étais étudiante, à la fin des années 70, nos professeurs nous enseignaient les abattages rituels cascher et halal car nous pouvions être amenés dans l'exercice de notre profession à inspecter ces viandes et la conformité des abattages à la loi française ou européenne. Beau casse-tête d'ailleurs!
Rien de nouveau sous le soleil. J'ai visité la salle d'abattage rituel de l'abattoir agréé CEE de Corbas (LYON) en 1980. On nous a tout enseigné, sans états d'âme ni d'une part ni de l'autre. Notre travail, c'est tout!

Écrit par : dobolino | 13 septembre 2008

"Encore plus fort que d'avoir un polichinelle dans le tiroir sans s'être fait mettre!!!"

C'est bien la preuve de l'immanence de Dieu (c) !

Les aspirantes Soubirous (c) du XXIème siècle auraient tort de se croire protégées par le préservatif.

Écrit par : dugong | 13 septembre 2008

La religion crée du lien et, effectivement, ce lien peut entraîner de la servitude, puisqu'il signifie généralement la perte d'une partie de notre liberté individuelle.
Je suis pour ma part attaché à la laïcité et justement, à la manière dont l'école et la République (étymologiquement res publica, la chose de tous), peuvent créer du lien social tout en préservant les libertés individuelles. Or, quand le système éducatif ne transmet plus les savoirs, ni la langue commune qui permet de s'intégrer dans la Cité, c'est le délitement de la société. D'où, probablement, ces jeunes en perte de repères qui vont céder au repli communautaire ou à l'appel de l'imam dans certains quartiers...

Écrit par : Daniel Arnaud | 13 septembre 2008

Si la momie jaune se baladait en lamamobile sponsorisée par une grande boîte d'apéritif anisée et qu'il distribuait des mominettes, le Tibet ne serait plus associé au beurre rance et bénéficierait de toutes les attentions.

Marketing error.

Écrit par : dugong | 13 septembre 2008

"Je suis pour ma part attaché à la laïcité"

C'est curieux, moi, elle me rend libre...

N'ayez pas peur de la laïcité.

Écrit par : dugong | 13 septembre 2008

Quand je pense que depuis 2000 ans des individus, a priori, sensés croient qu'en disant des mots du pain devient de la viande et du pinard du boudin, j'en reste sur le cul !
Imaginez un chimiste rater la même expérience tous les dimanches depuis aussi longtemps et continuer à faire l'admiration de la foule !

Ecrit par : Zorglub | 13 septembre 2008

Comme disait Fernand Raynaud, les gens sont méchants ! et Monsieur l'Abbé est très gentil !

Écrit par : dobolino | 13 septembre 2008

ce n'est pas la boîte qui est anisée mais l'apéritif...

Écrit par : dugong | 13 septembre 2008

"Je suis pour ma part attaché à la laïcité"

C'est curieux, moi, elle me rend libre...

N'ayez pas peur de la laïcité.

Ecrit par : dugong | 13 septembre 2008

Par "attaché à la laïcité", j'entendais bien "y adhérer parce qu'elle nous rend libres".
Mes remarques plus haut sur la religion comme créateur du lien social ne signifiait pas que je souhaitais voir le religieux revenir dans la sphère publique (surtout pas!). A partir de la référence à Chateaubriand faite par Robin, j'essayais seulement de poser la question du lien social de manière objective : comment le lien social peut-il être assuré aujourd'hui? Je pense que l'école occupe à cet égard une fonction essentielle, du moins lorsqu'elle transmet les savoirs et la langue commune.

Écrit par : Daniel Arnaud | 13 septembre 2008

Les aspirantes Soubirous (c) du XXIème siècle auraient tort de se croire protégées par le préservatif.

Ecrit par : dugong | 13 septembre 2008

Donc Birous reste toujours aussi dangereux ?

Écrit par : victor | 13 septembre 2008

Ceci dit, j'ai un problème avec la Grâce. En tant qu'enseignant, je m'en sens parfois investi.

Dès que je commence à déraper mentalement sur l'origine de cet investissement, je me remémore l'histoire suivante.

Une jeune journaliste demandait un jour à Dizzie Gillespie d'où lui venait son souffle. Il répondit dans un grand éclat de rire : "de mon trou du cul" *

Fin de l'interview.

* Pour les amateurs, c'est, je crois, dans le film "Night in Tunisia"

Écrit par : dugong | 13 septembre 2008

Sur l'Iran qu'évoque Zorglub, je me suis demandé comment une république pouvait être islamique, notamment par rapport à la question du lien social :

http://generation69.blogs.nouvelobs.com/archive//2008/08/27/une-republique-peut-elle-etre-islamique.html.

Il s'agit toujours d'une analyse qui se veut objective sur les termes, pas d'une adhésion à un modèle. J'espère que le lien (sic) marche...

Écrit par : Daniel Arnaud | 13 septembre 2008

D'où, probablement, ces jeunes en perte de repères qui vont céder au repli communautaire ou à l'appel de l'imam dans certains quartiers...

Ecrit par : Daniel Arnaud | 13 septembre 2008
Ah! Non, non, non !!!
Flagrant délit d'angélisme, Monsieur.
Demandez à Amélie et à Felts !
Ils sont venus là exprès pour nous asservir, en cohortes avides de sang de chien d'infidèle.
Il nous faut un nouveau Charles Martel pour les repousser.

Écrit par : dobolino | 13 septembre 2008

"J'ai rencontré le même regard pervers, mielleux, faussement amical, la même poignée de main molle, la même bienveillance surjouée chez les mollahs d'Iran, les popes d'Arménie et les curés de mon enfance.

Et aussi, cette voix sentencieuse et doucereuse lorsqu'ils s'adressent à vous in personae puis qui monte, enfle avec des menaces tacites sous-jacentes lorsqu'ils prêchent."



Marrant, on dirait que tu parles de bil6 .
Tout à fait lui.
:)

Écrit par : toto | 13 septembre 2008

"Seneque et Maréchal, vous ne me brûlerez pas si je défends l'idée que Dieu et le Saint Esprit sont deux entités séparées ? Ou bien vous vous êtes rangés à l'avis d'un synode qui dit le contraire ?"

En tout cas, le dieu de l'amalgame vient de se révéler.

Écrit par : Helisenne | 13 septembre 2008

Le service de presse du vatican vient de nous faire parvenir un pointage partiel :

- Zorglub : d'ores et déjà excommunié
- Victor : TIP * de 3 semaines dans une grotte à Lourdes (sans lumière, sans boire et sans manger)
- Dobolino : vouée aux génomies **

la suite sera publiée ultérieurement.

* travaux d'intérêt particulier.

** pas d'erreur

Écrit par : dugong | 13 septembre 2008

SS Benoît XVI : ironie de l'histoire !

Écrit par : victor | 13 septembre 2008

"Excellent!
Encore plus fort que d'avoir un polichinelle dans le tiroir sans s'être fait mettre!!!"

Celui-là, c'est le dieu de la délicatesse et de la subtilité.

Écrit par : Helisenne | 13 septembre 2008

Bon, le jour où je serai capable de faire un lien Internet, Jean-Paul Brighelli occupera le fauteuil du ministre! Voici le texte sur la république islamique iranienne :

D’un point de vue strictement occidental, les mots « république » et « démocratie » sont proches, et renvoient à un régime garantissant l’exercice des libertés individuelles. Quant au modèle républicain à la française, lui, il s’avère indissociable du principe de laïcité, donc de la séparation de l’Eglise et de l’Etat. L’existence d’une République islamique d’Iran, à cet égard, ne peut que susciter notre perplexité. Ne s’agit-il pas d’une contradiction dans les termes ? Comment une théocratie régie par la charia, qui réduit tout de même officiellement la valeur de la femme à la moitié de celle d’un homme, ose-t-elle s’affubler du doux nom de « république » ?
« Comment peut-on être Persan ? », s’interrogeait Montesquieu. Aujourd’hui, la question serait à compléter : comment peut-on être Persan, républicain et islamiste ?
C’est que la république ne s’apparente pas exactement à la démocratie, et que son but n’est pas nécessairement de rendre les individus plus libres. Initialement, le terme désigne uniquement un Etat qui n’est pas monarchique, et suppose un peuple affranchi de tout pouvoir héréditaire. Par extension, il peut également renvoyer à l’affranchissement d’une tutelle étrangère (la plupart des Etats issus de la décolonisation sont ainsi des républiques). La res publica (la chose publique), dans une telle perspective, c’est d’abord la souveraineté d’une collectivité poursuivant un bien commun et libérée de l’arbitraire. D’où, encore, la définition classique de la république comme « le gouvernement par la loi ». Or, depuis 1979, l’Iran répond à de tels critères : il a rompu avec le régime du shah, qui était un monarque héréditaire, s’est libéré de l’influence américaine, qui était bien réelle sous les Pahlavi, et se réfère à un cadre légal, même si ce dernier se voit déterminé par la charia.
Depuis le dix-huitième siècle, seule une tradition républicaine spécifiquement occidentale, qui s’appuie sur les principes libéraux hérités des Lumières, prévoit non seulement la souveraineté de la Nation (en d’autres termes d’une communauté de citoyens), mais encore l’émancipation de l’individu. Les républiques qui ne s’inscrivent pas dans un tel mouvement, en revanche, tendent à mettre en avant le lien social, quitte à réduire les singularités. La religion (étymologiquement religare, relier) peut à cet égard très bien apparaître comme un facteur indispensable à la cohésion de la collectivité. C’est en ce sens qu’il faut appréhender cette république iranienne, dont l’unité et l’identité se fondent sur l’islam.

Note originale (avec photos d'Iran) sur : http://generation69.blogs.nouvelobs.com/.

Écrit par : Daniel Arnaud | 13 septembre 2008

Quant aux positions du pape, conservatrices, je ne sais pas -c'est à Marianne d'apprécier- mais toujours sans préservatif.

Ecrit par : victor | 13 septembre 2008

Le Pape est Pape , pas pharmacien . Il joue son rôle de Pape , avec des mots de Pape .

Ecrit par : Esprit Sain

Pourtant, chacun sait que son prédécesseur, J.-P. II, a résolu la question de façon magistrale : le préservatif devra être mis à l'Index ;-) !

Écrit par : moot | 13 septembre 2008

Si la momie jaune se baladait en lamamobile sponsorisée par une grande boîte d'apéritif anisée et qu'il distribuait des mominettes, le Tibet ne serait plus associé au beurre rance et bénéficierait de toutes les attentions.

Marketing error.

Ecrit par : dugong | 13 septembre 2008

J'ai participé à une soirée bouddhiste. On a bu du thé au beurre de yack, non, de TDrrriii (c'est la femelle). J'ai trouvé ça beark mais mon époux, ça lui a rappelé le bouillon Knorr, il a beaucoup aimé. Moi, j'avoue préférer le Ricard. Après, c'est question d'éducation gustative.

Écrit par : dobolino | 13 septembre 2008

"J'ai trouvé ça beark mais mon époux, ça lui a rappelé le bouillon Knorr, il a beaucoup aimé."

La mésaventure m'est arrivé il y a longtemps dans le fin fond de l'Atlas marocain. Invité impromptu dans un mariage local, nous fûmes abondamment servi en couscous au beurre rance (plat de cérémonie). J'ai dû avaler le double en absorbant la part de ma moitié.

Un avant goût de l'Enfer.

Écrit par : dugong | 13 septembre 2008

servis...

Écrit par : dugong | 13 septembre 2008

Invités impromptus...

Écrit par : dugong | 13 septembre 2008

- Dobolino : vouée aux génomies **



** pas d'erreur

Ecrit par : dugong | 13 septembre 2008
Pourquoi? J'ai rien fait moi! Je laisse croire ce qu'il veut à qui veut.
puis, je vais vous dire, si revient une quelconque inquisition, je me convertis derechef. Je ne suis pas du genre à mourir pour des idées et je crains plus le feu que de me déculotter.
Je sauve ma peau d'abord.

Écrit par : dobolino | 13 septembre 2008

Un avant goût de l'Enfer.

Ecrit par : dugong | 13 septembre 2008

servis...

Ecrit par : dugong | 13 septembre 2008

Invités impromptus...

Ecrit par : dugong | 13 septembre 2008


Et elle vous a fait une Cène ?

Écrit par : victor | 13 septembre 2008

je crains plus le feu que de me déculotter.

Ecrit par : dobolino | 13 septembre 2008

Pecaîre ! Et après ça, allez vous étonner que la Provence regorge d'incendiaires !

Écrit par : victor | 13 septembre 2008

Ben mon vieux, on l'a échappé belle !

Ecrit par : victor

Je ne savais pas que je vous donnais à ce point les pétoches. Reconnaissez tout de même que bien des "croyants" sont incapables d'admettre que l'on puisse croire autre chose que ce à quoi ils adhèrent (c'est bien pour cette raison qu'ils sont insupportables), aussi la précision faite par moi était-elle nécessaire.

Écrit par : moot | 13 septembre 2008

ceci dit, et en restant honnête, je reconnais que quand on se pèle à 3000 mètres d'altitude, le thé au beurre de TTDDRRRRii doit être autrement plus reconstituant qu'un Ricard, un Pernod, un 51 ou un Casanis.
et, demain, c'est l'ouverture....

Écrit par : dobolino | 13 septembre 2008

J'ai dû avaler le double en absorbant la part de ma moitié.

Ecrit par : dugong

Ouille, en voilà une équation qu'elle est difficile à résoudre !

Écrit par : moot | 13 septembre 2008

Dieu a horreur de s'étaler sur lui-même. Devant la diversité des opinions émises (mais c'est la loi du genre), il lui est difficile de dire à l'un ou à l'autre, qu'il reconnaîtra les siens. Il a cependant perçu quelques semeurs de confusion (qui pousse encore plus vite que le chiendent) et l'arrachage des mauvaises herbes l'incite à croire qu'une lecture de SES évangiles permettra à ceux qui veulent accéder à SA vérité de prendre le TGV plutôt que l'omnibus.
Pour une bonne écoute, se rendre à l'adresse habituelle et taper dans la recherche les titres suivants :
Itinéraire mystique…
Dieu et mon droit…
Voile, voili, voilà…
Raie d'Equerre…
La situation ne cesse de s'améliorer…
Respecter les croyances…
Ne pas respecter les croyances…
Les interdits alimentaires religieux…
Petite fable exotique…

Mes fidèles, qui après ces saintes lectures ne seraient pas en harmonie totale avec ma vérité, seront excommuniés… par les pieds !
.
Dieuéculte, Dieuéculture, Dieuéboudin…

Pour les agnostiques souffrant de Théophobie, ce commentaire n'existe pas… C'est mon dernier miracle ! ! !

Écrit par : Dieuéboudin | 13 septembre 2008

je crains plus le feu que de me déculotter.

Ecrit par : dobolino | 13 septembre 2008

Pecaîre ! Et après ça, allez vous étonner que la Provence regorge d'incendiaires !

Ecrit par : victor | 13 septembre 2008

Victor, enfin, vous n'avez jamais vu mon c... . Il est peut-être très laid!

Écrit par : dobolino | 13 septembre 2008

Pour les agnostiques souffrant de Théophobie, ce commentaire n'existe pas… C'est mon dernier miracle ! ! !

Ecrit par : Dieuéboudin | 13 septembre 2008



Miracle!
http://www.dailymotion.com/video/x1ax4y_les-gens-sont-mechants_fun

Écrit par : dobolino | 13 septembre 2008

Aux génomies, sans erreurs, Dugong? Je viens juste de voir... Effet du beurre de TTTDDDrrriii ou du Ricard, je ne sais.
quel génôme?

Écrit par : dobolino | 13 septembre 2008

lu qque part sur le web :

« Une seule et même hypothèse semble s'imposer partout : "religion" proviendrait du latin "religare", qui signifie "relier". Cette hypothèse, d'ailleurs, n'est pas sans intérêt pour les propagandistes d'un christianisme traditionnel, je dirais : de soumission, d'obéissance, d'oecuménisme.

J'ai lu cependant que Jung voyait dans cette hypothèse étymologique un contresens, et que le terme latin religere était davantage susceptible de correspondre à la généalogie véritable de l'expérience religieuse. Religere exprime "une prise en considération soigneuse, une observation en conscience" du numen (l'élément transcendantal, selon Rudolf Otto).

En ce sens, l'attitude religieuse sortirait de l'imaginaire pour s'enrichir d'une signification d'approche rationnelle et d'évaluation (privilégiée par Jung). »

Écrit par : vhvjv | 13 septembre 2008

A buntovtchik :

Je suis en train de lire un roman de Léon Tolstoï "Le Père Serge, l'Homme qui voulut être saint", traduit du russe par JW Bienstock. C'est le dernier roman écrit par Tolstoï. Est-ce que ce livre est aussi connu en Russie que "Guerre et Paix", " Anna Karénine", "La sonate à Kreutzer" ou "La mort d'Yvan Illitch" ? Le préfacier parle de "testament spirituel".

Écrit par : Robin | 13 septembre 2008

suite :

« Le terme fait l'objet d'une entrée spécifique dans le Vocabulaire des institutions indo-européennes de Benveniste (T. 2, p. 267-272.) Pour lui, aucun doute, le terme se rapporte à legere, non à ligare. Il faut lire, bien entendu, son argumentation, passionnante.

« Il n'est pas fortuit que ce soit seulement chez les écrivains chrétiens qu'apparaît l'explication de religio par religare » (p. 272). »

Écrit par : vhvjv | 13 septembre 2008

« "Nous sommes livrés, comme des primitifs, à un monde ténébreux et à ses virtualités imprévisibles. C'est pourquoi nous avons besoin de la religion, c.a.d. d'accorder une attention scrupuleuse à ce qui nous arrive ("religio" vient de "religere" et non de "religare"), et de moins ratiociner et surestimer la rationalité de l'intellect."

C. G. Jung, lettre à Piero Cogo, 21 septembre 1955. »

Écrit par : vhvjv | 13 septembre 2008

Et elle vous a fait une Cène ?

Ecrit par : victor | 13 septembre 2008


Ce soir Victor s'imagine être en forme ( paralympique) !

Écrit par : Esprit Sain | 13 septembre 2008

Georges Marchais n'était-il pas un visionnaire ? Avec toute mon affection , Georges ..



http://www.dailymotion.com/video/k57VfBfsTDfhtccg4q

Écrit par : Esprit Sain | 13 septembre 2008

Ce Georges Marchais, ce jour là, avait été touché par la grâce divine…

Écrit par : Saint Esprit | 13 septembre 2008

En ce sens, l'attitude religieuse sortirait de l'imaginaire pour s'enrichir d'une signification d'approche rationnelle et d'évaluation (privilégiée par Jung). »

Ecrit par : vhvjv | 13 septembre 2008

Je crains que l'explication de Benveniste et de Jung (on pourrait ajouter celle de Levy-Strauss quand il définit le mythe comme mise en ordre du réel, déploiement de la pensée logique, ne pêche par un excès d'intellectualisme.

Girard me semble voir plus juste quand il parle de la religion (les mythes et les rituels que Levy Strauss séparent, mais dont Girard montre qu'ils ne sont que l'envers et l'endroit d'une même réalité) comme la mise à distance sacrificielle, toujours fragile et toujours remise en question, du formidable potentiel d'auto destruction qui git au coeur des sociétés humaines.

Écrit par : Robin | 13 septembre 2008

"J'en suis venue à conclure que dans notre société ls enfants ont pris le pouvoir: nul ne sait plus s'en sentir responsable, nul ne sait plus les arrêter, nul ne sait plus les raisonner...J'ai commencé à penser que mon collège était victime d'une sorte d'immense dépression contre laquelle chacun réagit à sa manière : certains se débattent, d'autres luttent, certains coulent à pic ou se laissent flotter. En ce qui me concerne, c'est de la brasse coulée : quelques mètres sous l'eau, puis je sors la tête, mais j'avance. Je ne parviens plus à imaginer d'où viendrait l'impulsion du sursaut." (Mara Goyet, "Tombeau pour le collège")

Écrit par : Robin | 13 septembre 2008

mais dont Girard montre qu'ils ne sont que l'envers et l'endroit

Le dont est en trop. Paix à la syntaxe !

Écrit par : Robin | 13 septembre 2008

@ Recueillis dans les travées du globe, non du blog… :

“…Par contre, il y a des élucubrations qui deviennent exaspérantes, et qui feraient bien de s'arrêter.”

"…Le blog n'a rien à faire de ces échanges totalement inutiles et a-constructifs."

“… Ah si vous pouviez tenir cette promesse de laisser Felts dans ses méchancetés limite sadiques parler tout seul ou à soi-même et que le blog puisse à nouveau être intéressant. ”

“… Le psy torturant doit cesser son délire. IL TUE LE BLOG DE BRIGHELLI. Je me demande bien ce que les parents,les professeurs,les grands élèves ,les étudiants qui lisent ce blog pour s'informer doivent penser des antipédagogistes.”

Quand j'ai lu de mes yeux lus de tels propos, quand j'ai réalisé que ma seule présence sur ce blog compromettrait gravement sa survie et risquait de mettre un terme à son existence, une immense culpabilité m'a étreint et un désespoir extrême a envahit mon âme… Que cette édifice incomparable élevé comme un rempart contre l'immonde psycho-pédagogisme puisse s'effondrer par ma faute m'était insupportable, il valait mieux que je mette fin à mes jours… D'autant qu'un de mes plus fidèles compagnons de route, Crouston Sibilibi m'avait susurré à l'oreille “La vieillesse est un naufrage.”
Autant couler, pavillon haut, alors que je suis encore jeune ! ! !
… Vous savez, dans ces moments là, avant le geste ultime du passage à l'acte, on ressent le besoin de faire le point et un retour sur son passé apparaît comme un mal nécessaire : j'ai compulser fiévreusement mes œuvres antumes. En relisant les dernières interventions du débat que j'avais eu sur Bonnet d'âne avec Pedro Cordoba pendant les vacances et en les comparant aux commentaires divers du douze septembre, après ma dernière prise de parole, l'effroi a saisi tout mon corps : Et si mon suicide déclenchait une réaction en chaîne ? Si ce que j'ai écrit sur ce blog mérite le suicide, seul une mort dans d'atroces souffrances pouvait répondre aux mérites des écrits de ce 12 septembre. Cette éventualité a semé le doute en moi… Cela a coupé mon envie de me suicider. Qu'ils ne se suicident pas… Et moi non plus. Seuls peut-être, ceux qui ont tenu ces propos désagréables devraient consacrer une fraction de leur temps précieux à relire la dernière partie du débat sur les races de cet été (plutôt sur mon site où il est beaucoup plus lisible au http://rogerfelts.blog.lemonde.fr/2008/08/02/un-debat-sur-races-et-racisme%E2%80%A6-suite-4/), cela leur éviterait d'écrire des choses qui m'ont fait bien de la peine !

Écrit par : Roger Felts | 13 septembre 2008

Religere exprime "une prise en considération soigneuse, une observation en conscience" du numen (l'élément transcendantal, selon Rudolf Otto).
En ce sens, l'attitude religieuse sortirait de l'imaginaire pour s'enrichir d'une signification d'approche rationnelle et d'évaluation (privilégiée par Jung). »

Ecrit par : vhvjv | 13 septembre 2008

Le numen, élément transcendantal ? Ben, c'est la secrétaire du principal qui va être fière ! Et moi qui l'oublie toujours (le numen, pas la secrétaire du Principal...).

Écrit par : victor | 13 septembre 2008

Ce soir Victor s'imagine être en forme ( paralympique) !

Ecrit par : Esprit Sain | 13 septembre 2008

... dans un Corps Saint ? (Ouffffff !)

Écrit par : victor fait l'école du rire | 13 septembre 2008

Les fausses étymologies ont la vie dure : ne parlons pas des "humanistes", qui voulaient faire dériver le français du grec, consultez le Littré dans sa première édition...
C'est un lieu commun soi-disant savant de faire dériver religio de religare, ce qui fait plus que suggérer qu'est religieux ce qui lie les hommes à Dieu et les hommes entre eux dans un culte. Au 4eme siècle, tardivement, c'est ce qu'écrit le chrétien Lactance [Divinae Insitutiones, 4, 28, 12] : « Le nom de religion a été tiré du lien de piété (a vinculo pietatis), parce que Dieu se lie l’ homme (sibi Deus religaverit) et l’attache par la piété. ».
Comme le signale le commentaire précédent, l'étymologie juste fait dériver religio de relegere ; elle est exposée par Cicéron [De natura Deorum, 2, 28, 72].Il avait d'ailleurs déjà du mal à préciser le sens de ce verbe rare et ancien à son époque.
Selon Benveniste, religare ne pouvait pas donner religio, mais religatio. Religio vient de religere, voir neg-ligo, « ne pas se soucier de », d’où le français négliger, et l’adjectif religiosus, « scrupuleux à l’égard du culte, se faisant un cas de conscience des rites ».
Cités par Benveniste « Est religieux ce qui en vertu d’une certaine sanctitas se trouve écarté et éloigné de nous » (Masurius Sabinus) ; ou est religieux « ce qu’il n’est pas permis aux hommes de faire en sorte que s’ils le font, ils semblent aller contre la volonté des dieux » (Festus). Il conclut que pour les latins, avant l'introduction du Christianisme : « Au total la religio est une hésitation qui retient, un scrupule qui empêche et non un sentiment qui dirige vers une action ou qui incite à pratiquer le culte »
Voir l'article de Tarot
http://observatoiredesreligions.f/spip.php?article253&artsuite=5

Écrit par : Minloo Ze | 13 septembre 2008

cela leur éviterait d'écrire des choses qui m'ont fait bien de la peine !

Ecrit par : Roger Felts | 13 septembre 2008

On s'excuse, On vous aime bien m'sieur ! C'est ce que disent les élèves quand ils savent qu'ils ont été un peu trop loin. Je n'ai pas participé au débat sur le racisme, mais je lis vos posts et je vais de temps en temps voir votre blog. Mon psy à moi n'a toujours pas réussi à me guérir de ma dépression, mais j'arrive à "fonctionner" (même famille que fonctionnaire) à peu près ; la preuve, j'ai réussi à reprendre la classe. Les psy. ne sont pas inutiles. Ils font ce qu'ils peuvent et ils apportent souvent une aide réelle. Sachez en tout cas qu'il y a des gens qui vous lisent et vous estiment.

Écrit par : Robin | 13 septembre 2008

Comme le signale le commentaire précédent, l'étymologie juste fait dériver religio de relegere ; elle est exposée par Cicéron [De natura Deorum, 2, 28, 72].Il avait d'ailleurs déjà du mal à préciser le sens de ce verbe rare et ancien à son époque.
Ecrit par : Minloo Ze | 13 septembre 2008

Pas du tout ! Religio ne peut venir que de relegare : "reléguer".

Écrit par : victor fait l'école du rire | 13 septembre 2008

"Ce soir Victor s'imagine être en forme ( paralympique) !

Ecrit par : Esprit Sain | 13 septembre 2008

... dans un Corps Saint ? (Ouffffff !)"

Ecrit par : victor fait l'école du rire | 13 septembre 2008

"Un esprit sein dans un corps nichon???

Écrit par : Christophe Sibille | 14 septembre 2008

Dites donc, Dieu (dieuéamour, dieuéavévous, dieusétou, dieuseullesé, dieuénévrose, bref, DIEU !), les poèmes des gamins de La Courneuve (plus haut), ils ne vous inspirent rien ? Franchement étonnant ! Surtout celui-là qui Vous met quasiment au centre autant que l'apprenant chez l'gourou de service :

Il y a sûrement quelqu’un

Il est parti sans rien dire
Sans rien dire à personne
Il n'avait rien à dire
Ne connaissait personne
On lui voyait" la gueule"
Mais jamais un sourire
Il était toujours seul
Pour se regarder vieillir

Il rentrait souvent tard
Et marchait de travers
De l'eau dans le regard
Dans le ventre quelques verres
Il est parti comme ça
Comme un bateau se perd
Quand la tempête est là
Et fait gonfler la mer

Il y a sûrement quelqu'un
Qui a éteint les lumières
De sa vie pour que soudain
On le retrouve par terre
Il y a sûrement quelqu'un
Qui a soufflé les bougies
De son bonheur pour que ce matin
On ne parle que de lui

Sébastien (1993)

Putain, qu'est-ce qu'on peut dire comme conneries sur ce blog ...

Écrit par : jésuséparminous | 14 septembre 2008

Merde ! jésusparminous serait-il un con-frère de ce brave Roger Felts ? Un psy ça va, deux psy, bonjour les tracas !

Il faut dire que les zobsessions de ces gaillards ont quelque chose de vivifiant. C'est pourquoi il leur sera beaucoup pardonné ...

http://rogerfelts.blog.lemonde.fr/2008/09/04/dans-la-foulee-de-1789/

Bon, Christophe, ça vaut bien ton "esprit sein dans un corps nichon". Et puis "c'est pas parce qu'on n'a rien à dire qu'il fermer sa gueule" (Lao Tseu, je crois). Surtout quand dans ce pays il y a au moins 7 millions de personnes qui sont en-dessous du seuil de pauvreté et que les bénéfices de Total s'envolent. Dieu veille ! Dormez, braves gens.

AU FOU !!!

Écrit par : lacansétou | 14 septembre 2008

Ben dis-donc, elle a des grosses cuisses, Britney Spears!



"Les psy. ne sont pas inutiles. Ils font ce qu'ils peuvent et ils apportent souvent une aide réelle."

Ecrit par : Robin | 13 septembre 2008

Robin, pouvez-vous m'expliquer le point après "psy"? Veut-il dire qu'il y a des "psy" quelques chose qui sont plus utile que des "psy" autre chose?

Ceci-dit, je suis totalement d'accord avec vous!
Je pense que l'excès de "psychologisation", dans l'éducation, (souvent dû à une interprétation pour le moins bizarre de certaines lectures), est aussi nocif que l'ignorance.

Écrit par : Christophe Sibille | 14 septembre 2008

"Pouvez-vous m'expliquer? Selon vous, tout se joue avant trois ans? Pourquoi donc discuter d'école, ici sur ce forum où ailleurs, si le déterminisme sociologique que vous évoquez existe réellement ?

Jean"

Faisant un petit tour sur ce blog après un été bien occupé, je m'aperçois qu'un quidam a usurpé mon pseudonyme. Je signale audit quidam que "Jean" intervient sur ce blog depuis deux ou trois ans et je demande au même de faire l'effort surhumain de se trouver un autre pseudo.

Écrit par : Jean | 14 septembre 2008

Un grand bonjour à vous, Jean!

Écrit par : Christophe Sibille | 14 septembre 2008

Pour ceux qui manqueraient de lecture et n'auraient pas peur de se faire du mal :
http://www.oecd.org/dataoecd/23/24/41284079.pdf

Écrit par : catmano | 14 septembre 2008

"Ce soir Victor s'imagine être en forme ( paralympique) !

Ecrit par : Esprit Sain | 13 septembre 2008

... dans un Corps Saint ? (Ouffffff !)"

Ecrit par : victor fait l'école du rire | 13 septembre 2008


Bien joué , Kamarad !

Écrit par : Esprit Sain | 14 septembre 2008

"Le ministre de l'Education nationale Xavier Darcos a souhaité dimanche 14 septembre remettre à l'honneur les récompenses scolaires et notamment instituer une "médaille" pour les bacheliers, de couleur différente selon la mention obtenue.
Dans un entretien au Parisien Dimanche, Xavier Darcos a estimé "important que l'obtention du bac puisse être valorisée". "

Il ne recule décidément devant aucune idée débile. Ce n'est pas l'obtention du bac qu'il faut valoriser, mais le bac lui-même, le reste suivra.

Dans certaines fac, on a déjà renoué avec la cérémonie de remise de diplômes.

Écrit par : TotoWeininger | 14 septembre 2008

90 messages dans la nuit ! Le Pape au moins vous inspire...
Bilan : quelques excommunications évidentes. Le mécréant ne s'ignore pas.
Je signale aux demi-croyants, qui tentent absolument de concilier la rationalité et la foi, qu'ils passeront eux aussi sur le bûcher. Autant aller jusqu'au bout.

Cela dit, une seule satisfaction ce week end, et je l'ai eue via Arte hier soir, à 20 heures : le présentateur du Journal, peut-être parce qu'il parle aussi à des Allemands luthériens pour lesquels la Vierge ne représente rien, sinon une superstition papiste, a dit de Lourdes : "où auraient eu lieu les prétendues apparitions de la Vierge". Les autres journalistes, tous journaux et toutes chaînjes confondus, ont présenté les délires de la jeune fille gavée aux hallucinogènes comme un fait établi.
Sans même préciser que c'était avant l'Instruction publique, à un moment où le Second Empire avait bien besoin d'une religitimation chrétienne, après ses aventures romaines... La foi leur fait traiter l'histoire comme déni de toute chronologie : ce qui fut est et sera. Bossuet, quoi.
JPB

Écrit par : brighelli | 14 septembre 2008

Suggestion au ministre : remplacer le paiement des heures supplémentaires et des diverses indemnités par une remise solennelle de médailles - de différentes couleurs - aux enseignants les plus méritants par le proviseur, dans la cour du lycée, à la fin de l'année scolaire, en présence de toute la "communauté pédagogique".

Tout le monde va adorer.

Écrit par : TotoWeininger | 14 septembre 2008

TotoW, j'ai déjà un sérieux candidat à la médaille d'or :

"on a l'impression à lire les réacs, que des pédagogistes, il n'y en a qu'une poignée, qui dirigent tout. ils s'imaginent sans doute que c'est comme ça, parce qu'eux ne sont qu'une poignée à trottiner de medias en medias... ça ne leur suffit pas, ils y joignent la mesquinerie : un tel fait de la radio, tel autre a enseigné dans le privé etc...
ils oublient une chose essentielle : nous sommes des citoyens libres, non des pantins. Nous avons suivi une formation, pas parfaite, nous en avons tiré notre vision de la pédagogie, notre "méthode", et nous sommes tous des pédagogistes en puissance. Je n'ai jamais rencontré en primaire quelqu'un se réclamant de boutonnet, brighelli, polony et autres érynies de la réaction libérale, bien au contraire.
on ne rencontre sur les forums, blogs que des assidus du clavier dévidant le peloton de la propagande en litanies haineuses, fidèles sbires de sa majesté fric. à croire qu' "ils" ont des pros salariés à ne faire que ça.
essayez donc de couper des têtes, petits professionnels du clavier, il en restera toujours assez pour vous contredire par nos pratiques de classe, malgré tous les darcozy : on pliera l'échine, on fera comme on SAIT qu'il faut faire, bien et proprement, notre métier d'enseignant, pour le bien de nos élèves."

Écrit par : victor | 14 septembre 2008

Dans certaines fac, on a déjà renoué avec la cérémonie de remise de diplômes.

Ecrit par : TotoWeininger | 14 septembre 2008

Assez comique cette persistance, voire ce retour en force dans nos institutions ultra-modernes apparemment nettoyées des ritualités sauvages, du principe cérémoniel, du religieux en quelque sorte.

Écrit par : Saint Surgé | 14 septembre 2008

Je vais en étonner plus d'un… Pour une fois, je suis entièrement d'accord avec une phrase écrite par notre cher SIBILIBILI :
«  Je pense que l'excès de "psychologisation", dans l'éducation, (souvent dû à une interprétation pour le moins bizarre de certaines lectures), est aussi nocif que l'ignorance. »

En fait cela n'a rien d'étonnant : en dehors de certains “Psy” qui trouvent un intérêt matériel à l'inflation de la chose, les psychiatres un peu sérieux sont atterrés par la mise à toute les sauces de concepts et de pratiques dont le multi usage montre qu'ils ont valeurs de cautère sur jambe de bois. Moi qui suis un psychiatre un peu sérieux (ce n'est pas évident sur ce site mais le témoignage de mes patients va plutôt dans ce sens), en émettant un avis citoyen sur l'école (cf mon site), j'ai toujours dénoncé la psychologisation des questions scolaires… (afin qu'on ne me fasse pas dire ce que je ne dis pas, je précise que si les théories guidant la pratique scolaire doivent se dégager un maximum de l'effet psy., pour autant l'aspect relationnel a son importance et le laxisme comme l'autoritarisme castrateur n'apparaissent pas comme les meilleures formules pour faire circuler les Savoirs.)
Faut-il préciser à notre cher BILIBILI que les agents principaux de la pénétration outrancière du psy dans l'éducation ont été et sont les psycho pédagogues dont il est sur ce site le représentant le plus éminent. Il est vrai sous une forme très édulcorée : bien forcée, car sinon sa position serait intenable ici…

À titre informatif, quand on met un point derrière PSY c'est qu'on utilise le terme comme abréviation… Risquer de prêter un sens caché à cette utilisation, c'est risquer de tomber dans la paranoïa, ce qui pour un pervers, à tout prendre, n'est pas un risque mais une conduite naturelle…
Mais voilà que moi aussi je me mets à jouer au psychiatre ! Quelle déraison ! ! !

Écrit par : Roger Felts | 14 septembre 2008

De retour sur ce blog après une semaine en apné, j'ai un peu de mal à rattraper mon retard, même en lisant en diagonale !

Je remarque que personne ne parle de « Main basse sur l'école » de Muriel Fitoussi et Eddy Khaldi : je viens de le finir et je trouve que c'est assez instructif. Le parti pris des auteurs n'est pas tout à fait le nôtre, c'est certain : ils considèrent en gros l'hôte de ces lieux comme un idiot utile du parti des fous de dieu, ce qui est un peu désobligeant, mais toujours mieux que de le définir comme un petit satan !

Les citations de Meirieu sont toutes très dignes et remplies de sagesse, soit qu'ils aient eu besoin d'un personnage positif dans cette histoire qui en a fort peu, soit qu'ils n'aient que parcouru les œuvres complètes du bonhomme, reliées pleine fleur.

Pour ma part, j'ai appris qu'il existait un collectif de chrétiens réclamant l'arrêt de l'intervention de l'église dans le monde éducatif, et c'est là que j'aurais vu un personnage positif !

Sinon, en gros, l'école privée réclame le droit de choisir ses élèves (pas les plus largués, bien sûr) mais refuse qu'on lui impose quelque obligation que ce soit. C'est de la concurrence déloyale, en somme. La gauche a loupé l'occasion historique en 1983 de mettre fin à cette exception française (tiens, là, on ne nous compare pas aux autres pays d'Europe !) - la faute à Mitterrand, ancien élève des pères, qui aurait plus ou moins saboté l'affaire par ses atermoiements.

Le privé recrute 20% des élèves, mais perçoit 40% des dépenses de l'état. Les suppressions de poste l'ont touché, mais moitié moins que le public, au regard des effectifs.

Deux courants se retrouvent autour de l'école privée (à 95% catholique) : les libéraux qui veulent faire du privé la norme (autonomie des établissements, recrutement local des professeurs) et les fous de dieu qui veulent partir en croisade (hors contrat, si besoin est).

Tiens, finalement, pas si hors-sujet que ça, mon post.

Écrit par : sanjuro | 14 septembre 2008

Robin, pouvez-vous m'expliquer le point après "psy"? Veut-il dire qu'il y a des "psy" quelque chose qui sont plus utiles que des "psy" autre chose?

Le point après le second psy est fautif ; psy est une apocope (sous-catégorie du métaplasme) et non une abréviation, il ne faut donc pas plus de point qu'après métro ou prof... Mea culpa !

Écrit par : Robin | 14 septembre 2008

@ Dans certaines fac, on a déjà renoué avec la cérémonie de remise de diplômes.
Ecrit par : TotoWeininger | 14 septembre 2008

Assez comique cette persistance, voire ce retour en force dans nos institutions ultra-modernes apparemment nettoyées des ritualités sauvages, du principe cérémoniel, du religieux en quelque sorte.
Ecrit par : Saint Surgé | 14 septembre 2008

Je ne suis pas du tout d'accord avec cette formulation. Je pense qu'il y a des rituels stupides voir réactionnaires et d'autres parfaitement honorables qui permettent d'établir du lien et même du sens (bien que je n'aime pas ce mot qui a été mis à toutes les sauces par les psycho-pédagogues)…
Il ne vous aura pas échapper que c'est avec la prise de pouvoir par le psychopédagogisme que les rituels scolaires classiques ont disparus où sont tomber en désuétude ou ont pris un aspect formel qui leur faisait perdre tout intérêt (une analyse fine permettrait d'analyser leur pertinence).
La droite en cherchant à en rétablir quelques uns, répond à ce manque mais de manière formelle car son propos n'est pas de refonder l'école comme nous l'entendons mais de donner l'impression qu'elle le fait (la critique de TotoWeininger est pertinente mais en donnant l'impression de rejeter tout rituel, elle fait l'impasse sur le caractère structurant du “bon rituel” et sur le regret qu'ont les citoyens que certaines choses se perdent qui devraient être conservées.). Le rejet de la plupart des rituels religieux et des rituels imbéciles ne doit pas faire oublier que certaines manifestations collectives sont aussi caractéristiques de notre humanisation (l'autre dirait notre homminitude !).

Écrit par : Roger Felts | 14 septembre 2008

Je remarque que personne ne parle de « Main basse sur l'école » de Muriel Fitoussi et Eddy Khaldi.

Ecrit par : sanjuro | 14 septembre 2008

J'en ai parlé ici dès la sortie de l'article du canard... Et ça a même suscité une polémique!

Écrit par : Christophe Sibille | 14 septembre 2008

"les psycho pédagogues dont il est sur ce site le représentant le plus éminent."

Mais voilà que moi aussi je me mets à jouer au psychiatre ! Quelle déraison ! ! !

Ecrit par : Roger Felts | 14 septembre 2008

Avec votre première phrase, vous ne jouez pas au psychiatre, vous jouez au con*, et vous le savez parfaitement. Et, sur ce coup-là, vous gagnez la médaille d'or!

*Et vous ne me ferez pas dire que c'est synonyme!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 14 septembre 2008

"Les autres journalistes, tous journaux et toutes chaînes confondus, ont présenté les délires de la jeune fille gavée aux hallucinogènes comme un fait établi."

Ecrit par : brighelli | 14 septembre 2008

"Bernadette est une droguée, et Toto est son dealer". ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 14 septembre 2008

C'est Chesterton, si je me souviens bien qui a essayé (sans succès) de dissiper nos illusions modernes sur les "Anciens" (joyeux baiseurs dyonisiaques etc.) en affirmant (on reconnaît les gens qui ont sué sang et eau à faire des versions latines, y compris Horace quand ils étaient petits) que les Anciens étaient tout ce que l'on voudra : héroïques, austères, vertueux, grands (et éventuellement baiseurs, sous bénéfice d'inventaire ;-))...sauf joyeux.

Ecrit par : Robin | 13 septembre 2008

Pas d'accord ! Dès Homère, on rit chez les dieux devant l'adultère d'Aphrodite et d'Arès, (le fameux "rire homérique") et ça continue avec Aristophane, jusqu'au Philogelos, que je vous recommande, une compilation de blagues d'époque tardive ou byzantine. (paru en janvier dernier, sous le titre « Va te marrer chez les Grecs » chez Mille et une nuits)

Maintenant, trouvez-moi une trace d'humour dans la Bible ?

Écrit par : sanjuro | 14 septembre 2008

Je remarque que personne ne parle de « Main basse sur l'école » de Muriel Fitoussi et Eddy Khaldi.

Ecrit par : sanjuro | 14 septembre 2008

J'en ai parlé ici dès la sortie de l'article du canard... Et ça a même suscité une polémique!

Ecrit par : Christophe Sibille | 14 septembre 2008

Je voulais dire : « en parle après l'avoir lu », car les compils de critiques parues sur internet, ce n'est pas lire.

Personnellement, j'ai dû attendre une dizaine de jours après l'annonce de la parution pour mettre la main sur le livre en question, il était en pré-commande quand on a commencé à en parler sur le net...

Écrit par : sanjuro | 14 septembre 2008

j'ai toujours dénoncé la psychologisation des questions scolaires…


Ecrit par : Roger Felts | 14 septembre 2008


Vous auriez pu ajouter à l'intention de CS leur "sociologisation". Et que dire de la "psychosociologie" enseignée dans les séminaires de l'EN, comme par exemple à l'IUFM de Caen (extrait de la présentation d'une formation):
"La construction des compétences privilégie la dimension "psychosociologique" du métier, c’est à dire la prise en compte des processus psychiques ou psychoaffectifs à l’oeuvre dans les situations de travail (pas seulement d’enseignement) qui sont aussi caractérisables par le fonctionnement des groupes qui s’y forgent ou s’y rencontrent (groupes d’élèves, de professeurs, de professionnels, d’adultes). Ces processus sont d’autant plus « sensibles » que les personnes ont à agir, à se déterminer autour de questions de projet individuel ou collectif, de prise en compte des différences, de confrontation aux difficultés scolaires, de présentation de soi".

Terrifiant, non? Si ce n'est pas là une théologie qui s'ignore, qu'est-ce que c'est?

Écrit par : buntovchik | 14 septembre 2008

Terrifiant? Inutile et bêbête, surtout. Enfoncement de portes ouvertes.

Écrit par : Christophe Sibille | 14 septembre 2008

Pas d'accord ! Dès Homère, on rit chez les dieux devant l'adultère d'Aphrodite et d'Arès, (le fameux "rire homérique") et ça continue avec Aristophane, jusqu'au Philogelos, que je vous recommande, une compilation de blagues d'époque tardive ou byzantine. (paru en janvier dernier, sous le titre « Va te marrer chez les Grecs » chez Mille et une nuits)

Maintenant, trouvez-moi une trace d'humour dans la Bible ?

Ecrit par : sanjuro | 14 septembre 2008

Je suis bien d'accord à propos du "rire homérique" et des comédies d'Aristophane et je ne pensais pas particulièrement à la Bible.

Il me semble que les Anciens (les Grecs en particulier) connaissaient l'humour et, plus exactement le comique, mais pas ce que nous appelons la joie.

Il y a dans leur conception du monde - pour autant que nous puissions y accéder - une mélancolie, une tristesse sous-jacente (le thème du "carpe diem") en particulier devant le caractère éphémère de la vie humaine.

Il me semble - je peux me tromper - que les grands événements joyeux de notre vie (naissance d'un enfant, rencontre amoureuse) aspirent à l'éternité.

Écrit par : Robin | 14 septembre 2008

Pour ceux qui manqueraient de lecture et n'auraient pas peur de se faire du mal :
http://www.oecd.org/dataoecd/23/24/41284079.pdf

Ecrit par : catmano | 14 septembre 2008

Non! 551 pages... Je refuse de lire ça. Fais nous un résumé.

Écrit par : dobolino | 14 septembre 2008

Il me semble - je peux me tromper - que les grands événements joyeux de notre vie (naissance d'un enfant, rencontre amoureuse) aspirent à l'éternité.

Ecrit par : Robin | 14 septembre 2008

Qu'ils y aspirent ne veut pas dire que l'éternité existe. De même que viser un idéal de perfection ne peut constituer une preuve suffisante de la réalité tangible de la perfection.
Passage abusif du concept à la réalitré de ce concept.
On peut concevoir ce qui n'existe pas encore ou n'est pas en mesure d'exister.

Écrit par : dobolino | 14 septembre 2008

L'immortalité n'existe assurément pas. Par contre, l'éternité... ...

Écrit par : Christophe Sibille | 14 septembre 2008

Elle est retrouvée .
Quoi ? - L'Éternité.
C'est la mer allée
Avec le soleil.

Écrit par : uncertain | 14 septembre 2008

oui, je sais, elle est facile

Écrit par : uncertain | 14 septembre 2008

Ç’a tout de même une autre gueule que le « sans elle » , récemment publié, dont voici un extrait :

"Moi je m'appelle Léa, et je suis immortelle.
Immortelle, c'est quand on devait mourir à un moment et qu'on est pas mort, après c'est fini, on a dépassé la mort, on l'a plantée, elle a pris quelqu'un d'autre à la place.
Je m'appelle Léa... Léa, c'est plein de couleurs, un peu rose, un peu vert, un peu bleu, mais tout pastel... Léa, c'est doux, c'est soyeux.
Je m'appelle Léa, je suis blanche comme du lait. Je m'appelle Léa et je ne peux plus mourir. Même si je voulais, même si je faisais tout pour, je ne peux plus. «

Ah, magie de la littérature contemporaine

Écrit par : uncertain | 14 septembre 2008

La bonne volonté n'est pas récompensée :

@ Felts a écrit : « Je vais en étonner plus d'un… Pour une fois, je suis entièrement d'accord avec une phrase écrite par notre cher SIBILIBILI :
« Je pense que l'excès de "psychologisation", dans l'éducation, (souvent dû à une interprétation pour le moins bizarre de certaines lectures), est aussi nocif que l'ignorance. »
…(voir le texte complet quelques commentaires plus haut)…
… Faut-il préciser à notre cher SIBILIBILI que les agents principaux de la pénétration outrancière du psy dans l'éducation ont été et sont les psycho pédagogues dont il est sur ce site le représentant le plus éminent. Il est vrai sous une forme très édulcorée : bien forcée, car sinon sa position serait intenable ici… »

Voilà, alors que j'ai fait l'effort d'être en harmonie presque totale avec SIBILIBILI, que celui-ci proclame que JE JOUE AU CON sous le prétexte que j'incinère “qu'il est sur ce site le représentant le plus éminent des psychopédagogues ”(j'avais ajouté, “il est vrai sous une forme très édulcorée”)… Il semble que SIBILIBILI considère cela comme une insulte.
Je propose une minute de silence pour saluer ce symptôme qui exprime bien l'extrême déchéance dans lequel se trouve actuellement le courant pédagogiste…
… Et aussi son extrême illogisme : car trente secondes après avoir refusé cette étiquette, il s'oppose à Buntovchik en le traitant d'enfonceur de portes ouvertes parce qu'outre les méfaits de la psychologisation, celui-ci souligne les méfaits de la sociologisation et de la psycho sociologisation en les taxant de théologies qui s'ignorent…
Si on avait attendu que SIBILIBILI ouvre ces portes, je crois qu'on aurait attendu longtemps…

Écrit par : Roger Felts | 14 septembre 2008

Voilà que le maître du Moloch veut transformer les lauréats du bac en récipiendaires en leur refilant une breloque.

Evidemment, il ferait mieux d'en rehausser le niveau réel au lieu de soigner l'emballage.

Un infâme claquos dans du papier de soie.

A côté, un véritable marché à la breloque va naître. Ca va dealer sec. Une initiation ludique à la bourse des valeurs ?

Écrit par : dugong | 14 septembre 2008

On peut concevoir ce qui n'existe pas encore ou n'est pas en mesure d'exister.

Ecrit par : dobolino | 14 septembre 2008

C'est exactement ce qu'explique Emmanuel Kant dans la Critique de la raison pure à propos de la preuve dite "ontologique" de l'existence de Dieu (St Anselme, Descartes...).

L'idée de perfection associée à Dieu n'implique pas nécessairement l'existence de Dieu (l'idée d'un être parfait qui n'existerait pas est une contradiction logique puisque l'inexistence, néant d'être, est une imperfection.

Kant explique, qu'entre l'idée d'un être parfait et l'existence de cet être, il y a la même différence qu'entre cent thallers (les euros de l'époque)
imaginaires et cent thallers réels.

Cet argument a probablement ruiné définitivement ce que l'on appelle la "théologie rationnelle" (Leibniz, Wolf). "J'ai limité la raison pour faire une place à la foi", dira Kant, mais la postérité en jugera autrement.

En tout cas Kant rejoint ici Pascal (la foi est un "saut" par rapport à la raison), comme le soulignait plus haut Mgr Brighelli ;-)... il n'y pas de solution de continuité !

Écrit par : Robin | 14 septembre 2008

Je voulais dire "reçus au bac" et non pas lauréat...

Écrit par : dugong | 14 septembre 2008

"Dans certaines fac, on a déjà renoué avec la cérémonie de remise de diplômes."
Ecrit par : TotoWeininger | 14 septembre 2008

Voilà une excellente idée qu’il faudrait, en toute rigueur, accompagner du retour du bal de fin d’année – autre manifestation superbe de l’esprit.

Écrit par : Pli | 14 septembre 2008

L'immortalité n'existe assurément pas. Par contre, l'éternité... ...

Ecrit par : Christophe Sibille | 14 septembre 2008

Le concept d'immortalité relève de la foi et non de la raison ; on ne peut donc pas dire avec certitude que l'immortalité existe (ou n'existe pas) ; en revanche il me semble que la plupart des savants sont d'accord pour affirmer que l'univers matériel, à commencer par notre système solaire, n'est pas éternel, qu'il a eu un commencement et qu'il aura une fin.

Écrit par : Robin | 14 septembre 2008

C'est W. Allen qui a la clé : l'éternité c'est long, surtout vers la fin.

Écrit par : dugong | 14 septembre 2008

Voilà une excellente idée qu’il faudrait, en toute rigueur, accompagner du retour du bal de fin d’année – autre manifestation superbe de l’esprit.

Ecrit par : Pli | 14 septembre 2008

Ah, voilà un sujet sur lequel je suis intarissable !

Nous en avons un, dans mon établissement, figurez-vous ! Il s'est lancé au motif que le lycée privé de l'autre bout de la rue en a un ! (et une fête de la foi, aussi, - allons-nous célébrer pour autant une fête de la raison ?) Ce qu'on ne précise pas, c'est que le bal de fin d'année en lycée privé, c'est autant de "chaperons" que d'élèves !

Chez nous, rien de tel : une salle louée en banlieue, des chips et du jus d'orange à volonté, et un coma éthylique l'an passé. (Une victoire, donc, des leçons sur la diététique et l'hygiène de vie des années de primaire et/ou collège)

La veille de cet insigne événement (que, il faut le dire à son honneur, la direction du lycée a choisi d'ignorer totalement, et que des adultes démagos du foyer organisent pendant des mois) les couloirs du lycée ne bruissent que de cela. On voit arriver en cours des élèves déjà maquillées comme des camions volés, et le lendemain, on se crèpe le chignon dans les couloirs pour des histoires de paires de chaussures prêtées et non rendues (ou de petits copains idem)...

Triste, triste ritualisation de ce qui devrait rester spontané et privé. Les séries télé américaines nous montrent ce qui se produira massivement chez nous dans peu de temps. Demandez à un lycéen élu dans une instance quelconque ce qu'il désire le plus au monde, il vous répondra : des casiers ! (eh oui, lieu de rencontre incontournable dans tout bon feuilleton qui se respecte !)

Écrit par : sanjuro | 14 septembre 2008

A propos du rapport OCDE, Dobolino a écrit : "Non! 551 pages... Je refuse de lire ça. Fais nous un résumé."

Camarades professeurs qui cherchez à gagner plus en travaillant le moins possible, émigrez au Luxembourg et fuyez les Etats Unis !

voir pages 477 et 485.
http://www.oecd.org/dataoecd/23/24/41284079.pdf

Personnellement, je reste à Marseille.
Pour l'instant.

Écrit par : dugong | 14 septembre 2008

"Moi je m'appelle Léa, et je suis immortelle.
Immortelle, c'est quand on devait mourir à un moment et qu'on est pas mort, après c'est fini, on a dépassé la mort, on l'a plantée, elle a pris quelqu'un d'autre à la place.
Je m'appelle Léa... Léa, c'est plein de couleurs, un peu rose, un peu vert, un peu bleu, mais tout pastel... Léa, c'est doux, c'est soyeux.
Je m'appelle Léa, je suis blanche comme du lait. Je m'appelle Léa et je ne peux plus mourir. Même si je voulais, même si je faisais tout pour, je ne peux plus. «

Ah, magie de la littérature contemporaine"

Ecrit par : uncertain | 14 septembre 2008

Vous avez oublié de mentionner Léo, Toto va encore gueuler!!!

Dieu existe nécessairement; (Robin, vous connaissez ça... ... ;-)
A mon avis, l'ami Roger a trop lu Spinoza!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 14 septembre 2008

"Le ministre de l'Education nationale Xavier Darcos a souhaité dimanche 14 septembre remettre à l'honneur les récompenses scolaires et notamment instituer une "médaille" pour les bacheliers, de couleur différente selon la mention obtenue."

Mais où va-t-il chercher ça ???

Je propose au ministre les aménagements suivants :
1) Dans la hiérarchie des mentions, les reçus au rattrapage auront une médaille en chocolat.
2) Les bacheliers technologiques feront leur médaille eux-mêmes pendant l'année.
3) Au nom de la laïcité positive, les deux faces de la médaille représenteront pour l'une l'effigie de Darcos souriant, pour l'autre la tête du Pape se frottant les mains après le bon dîner qui lui a été offert par l'ex-République française.
4) Les cérémonies de remise des médailles se feront dans les bureaux des professeurs le 15 juillet de chaque année, et feront partie du temps de se(r)vice des professeurs.
5) Le ministre cachera un petit billet dans une médaille au hasard - le gagnant du billet sera admis de droit à Sciences-po Paris.

A vous !

Écrit par : Jérémy | 14 septembre 2008

"Les séries télé américaines nous montrent ce qui se produira massivement chez nous dans peu de temps."

Malheureusement oui !

Et vu le poids de la religion actuellement aux USA, je crains pour chez nous dans 15 ans (c'est le délai de notre retard habituel).

Écrit par : Jérémy | 14 septembre 2008

Mon Dieu, c'est le sanglier !
hé hé! Heureusement que j'avais pu convertir mes PSI en KPa. J'ai étrenné le compresseur.

Écrit par : dobolino | 14 septembre 2008

Qouique, s'il y a un prof de physique qui passe par ici, j'aimerai bien qu'il m'explique le rôle de ce fichu compresseur.

Écrit par : dobolino | 14 septembre 2008

J’ai déjà Bradon, Cindy, Kévin dans mes classes. En effet, il ne me manque plus que les casiers.

Ps : Pour autant que je sache, la plupart des collèges sont déjà équipés de casiers, et c’est plutôt une source de vandalisme. De plus , les casiers n’empêchent pas les élèves d’oublier leurs affaires. Alors, à quoi ça sert ?

Écrit par : uncertain | 14 septembre 2008

"A vous !"
Ecrit par : Jérémy

Je propose que la cérémonie s’achève par une prestation de serment en présence d’un représentant de l’Etat, on aura le bonheur de mieux lire, dans le degré de fierté des élèves à y participer, la promesse de leur corvéabilité, et que le bal de fin d’année, dont vous décrivez si bien les effets, Sanjuro, reçoive enfin le nom adéquat de fête de l’intelligence.

"Les séries télé américaines nous montrent ce qui se produira massivement chez nous dans peu de temps."
Ecrit par : sanjuro

Sauf si "ça pète" (Cf. "Mais ça va péter").

Écrit par : Pli | 14 septembre 2008

De plus , les casiers n’empêchent pas les élèves d’oublier leurs affaires. Alors, à quoi ça sert ?

Ecrit par : uncertain | 14 septembre 2008

Très pratique pour les petits sixièmes qui y entreposent leurs affaires de sport et d'art plastique.
Très pratique aussi pour les internes, le lundi matin, puisque les portes de l'internat sont fermées jusqu'à 19H30.
Les casiers, c'est comme le reste. Bon élève en fait bonne usage.
On pourrait poser la question suivante, tout à fait similaire: à quoi sert le collège.
Le collège sert exactement à la même chose que les casiers. A semer le bordel, à ne rien faire que des conneries aussi bien qu'à améliorer son efficience . Tout dépend de l'usager.

Écrit par : dobolino | 14 septembre 2008

Le lycée américain, la high school, c'est un lieu de vie cher à Dubet et Meirieu. On y cherche à ête "populaire", les gros cons du football américain et les cheerleaders en sont les modèles. Les pintades rêvent d'être élues "prom queen".

Et quand vous ne vous y sentez pas bien, il ne vous reste qu'à flinguer tout ce beau monde avec un M16 et un MP5 achetés par correspondance !

Écrit par : Takezo | 14 septembre 2008

"Et pourquoi pas une médaille en chocolat pour les bacheliers obtenant leur bac au rattrapage", a ironisé Thierry Cadart (Sgen-CFDT, 2e dans le second degré), parlant de mesure "complètement déphasée renvoyant à une vision de la société particulièrement rétrograde".

Il m'a volé mon idée ! Pirate !!!

"Le lycée américain, la high school, c'est un lieu de vie cher à Dubet et Meirieu. On y cherche à ête "populaire", les gros cons du football américain et les cheerleaders en sont les modèles. Les pintades rêvent d'être élues "prom queen".
Dire que le pays qui donne le "la" dans le monde est aussi l'un des plus cons par certains aspects :-(

Écrit par : Jérémy | 14 septembre 2008

"Faut-il préciser à notre cher BILIBILI que les agents principaux de la pénétration outrancière du psy dans l'éducation ont été et sont les psycho pédagogues"

Et pis aussi les "chercheurs" en "sciences" de l'éducation : on en a eu un la semaine dernière en formation (?) iufm, qui nous a expliqué que si un élève nous insultait, c'était à nous "d'entamer un dialogue pédagogique".

Écrit par : stagiaire.iufm | 14 septembre 2008

À stagiaire.iufm : et si vous insultiez votre "formateur", entamerait-il un dialogue pédagogique ?

Écrit par : Takezo | 14 septembre 2008

Tiens ! un stagiaire IUFM !

Vous avez échappé aux miradors ?

Écrit par : dugong | 14 septembre 2008

"À stagiaire.iufm : et si vous insultiez votre "formateur", entamerait-il un dialogue pédagogique ?"

Je n'ai pas osé faire le test bien que l'envie ne m'en ait pas manqué.

Écrit par : stagiaire.iufm | 14 septembre 2008

Pas de miradors, juste du lavage de cerveau.

Écrit par : stagiaire.iufm | 14 septembre 2008

N’oublions pas certains des plus jeunes CPE. Je me demande quel genre de lavage de cerveau on leur fait subir en formation. Eux aussi, en cas d’insulte, prenaient le parti de l’élève.

Écrit par : uncertain | 14 septembre 2008

"A vous !"
Ecrit par : Jérémy

La cérémonie commencera par la récitation en chœur de la lettre de Guy Môcquet et s'achèvera par la remise du relais pour le parrainage du bébé phoque à un jeune élève de CP.

Un CD dédicacé par la première dame de France sera remis à tout élève n'ayant jamais élevé la voix lors de la remise des médailles.

Écrit par : catmano | 14 septembre 2008

Sanjuro, "bal de fin d'année", ça m'évoque invinciblement Carrie - où Stephen King, qui tient sur l'Amérique, de livre en livre, un discours stupéfiant d'anti-américanisme (unen constante en SF et Fantastique - voir Philip K. Dick et tant d'autres) détruisait le "college" où il n'avait jamais mis les pieds...

Sur la "laïcité positive" du petit Nicolas, voir sur Marianne 2 l'article très mesuré et d'autant plus imparable de mon amie Catherine Kintzler
http://www.marianne2.fr/C-est-quoi,-la-laicite-negative-_a91280.html
JPB

Écrit par : brighelli | 14 septembre 2008

Un CPE monté sur un mât peut constituer une très honnête éolienne.

A proposer dans votre projet d'établissement.

Écrit par : dugong | 14 septembre 2008

"Et pis aussi les "chercheurs" en "sciences" de l'éducation : on en a eu un la semaine dernière en formation (?) iufm, qui nous a expliqué que si un élève nous insultait, c'était à nous "d'entamer un dialogue pédagogique".

Ecrit par : stagiaire.iufm | 14 septembre 2008


Des noms! A quel endroit, stagiaire PE ou PLC, quel "chercheur"?
Et enregistrement du cours, aussi. Il faut faire quelque chose, mais on ne le pourra pas avec des informations aussi imprécises.

Écrit par : sos education | 14 septembre 2008

Excellent article, Jean-Paul!
Et, de plus, voir "l'athéisme" pratiqué en URSS pendant la dictature communisme comme une religion est vraiment bien vu... Et trop rarement signalé.

Écrit par : Christophe Sibille | 14 septembre 2008

Voilà t'y pas que sos education émerge du purin ?

Genre lawyer mouiseux faisant les couloirs des urgences.

Vade retro !

Écrit par : dugong | 14 septembre 2008

Pour "stagiaire.iufm"...
J'ai trouvé un lien qui décrit assez bien ce qui peut se passer dans une formation: "la voix, outil de l'enseignant" telle que je la conçois.
Que la vermine de "sos éducation" prenne bien note. Ca va, il n'y a pas trop de "jargon" dans ce texte?
Au fait, est-ce que certains d'entre vous avez reçu leur pub dans vos boîtes aux lettres? Sous couvert de questionnaire apparemment policé, c'est un vrai appel à la délation.

Écrit par : Christophe Sibille | 14 septembre 2008

"mon amie Catherine Kintzler"

Catherine Kintzler, mazette, vous avez vraiment de bones relations !

A propos, vous avez parlé de Rachilde il n'y a pas longtemps (qui aurait été l'une de vos amies, si seulement...), vous ne sauriez pas auprès de quel mécène éclairé je pourrais me procurer son roman La sanglante ironie ? Je l'ai désespérément cherché sur le net, et je ne l'ai trouvé qu'à 300 euros ! Le Sudoc m'indique qu'il est dans aucune bibliothèque raccordée à ses services. Alors, ma foi, je suis bien en peine...

Écrit par : Jérémy | 14 septembre 2008

Mille excuses, j'avais oublié le lien...
http://www.adosen-sante.com/images/pdf/file0037.pdf

Le mot "situations déstabilisantes" mériterait un petit développement. Personnellement, et en ce qui concerne ma pratique, je préfère: "situations d'improvisation", qui n'ont d'ailleurs, pour être efficaces, pas obligatoirement besoin d'être en lien direct avec la pratique de la classe.

Écrit par : Christophe Sibille | 14 septembre 2008

C'est vous, Christophe, en haut à droite sur la photo ?

Jolis culs de poule en tout cas.

Écrit par : dugong | 14 septembre 2008

"je préfère: "situations d'improvisation", "
Bouffon !

Écrit par : toto | 14 septembre 2008

Jérémy, désolé - si encore vous m'aviez demandé Monsieur Vénus ou Mademoiselle Adonis...
JPB

Écrit par : brighelli | 14 septembre 2008

A CS et RF qui spychologisent si bien, cet article trouvé sur le net à propos de la violence scolaire en Allemangne :

"Josef Kraus, le président de la Fédération allemande des enseignants, a été lui-même psychologue scolaire. La réponse au manque de psychologues pourrait-elle être d'avoir des enseignants formés à la psychologie? "Bien sûr, répond-il, il serait souhaitable que les enseignants aient tous une expérience de la psychologie, mais c’est trop demander. En fait, avoir l’œil vigilant et l’oreille attentive à l’égard des enfants difficiles est davantage une question d’état d’esprit que de qualification. Je pense que l’on pourrait souvent stopper la violence si on regardait plus attentivement autour de soi. Et pour cela, il ne faut pas une formation spéciale." Mais ce dernier rappelle néanmoins qu'il est très urgent de multiplier le nombre des psychologues scolaires dans les écoles allemandes."

Ce type, au nom illustre, a des dons évidents de contorsionnistes. A quand une fusion européanisante avec les snessards ?

Écrit par : dugong | 14 septembre 2008

"J'ai trouvé un lien qui décrit assez bien ce qui peut se passer dans une formation: "la voix, outil de l'enseignant" telle que je la conçois."

Dans quelques mois, vous pourrez trouver un autre lien, qui décrira assez bien , preuves à l'appui, ce qui se passe dans une formation iufm.

Écrit par : stagiaire.iufm | 14 septembre 2008

"Dans quelques mois, vous pourrez trouver un autre lien, qui décrira assez bien, preuves à l'appui, ce qui se passe dans une formation iufm."

Ecrit par : stagiaire.iufm | 14 septembre 2008

Preuves à l'appui? Sincèrement, tant mieux.

Écrit par : Christophe Sibille | 14 septembre 2008

"Josef Kraus, le président de la Fédération allemande des enseignants, a été lui-même psychologue scolaire. La réponse au manque de psychologues pourrait-elle être d'avoir des enseignants formés à la psychologie? "Bien sûr, répond-il, il serait souhaitable que les enseignants aient tous une expérience de la psychologie, mais c’est trop demander. En fait, avoir l’œil vigilant et l’oreille attentive à l’égard des enfants difficiles est davantage une question d’état d’esprit que de qualification. Je pense que l’on pourrait souvent stopper la violence si on regardait plus attentivement autour de soi. Et pour cela, il ne faut pas une formation spéciale." Mais ce dernier rappelle néanmoins qu'il est très urgent de multiplier le nombre des psychologues scolaires dans les écoles allemandes."

Ce type, au nom illustre, a des dons évidents de contorsionnistes. A quand une fusion européanisante avec les snessards ?"

Ecrit par : dugong | 14 septembre 2008

Je pense qu'il voulait dire, de manière plus ou moins "directe", (qu'on soit d'accord ou non), que "l'instit lambda" n'avait pas besoin d'une formation spécifique en psychologie. Mais que l'école, elle, avait besoin d'enseignants spécialistes dans cette discipline pour encadrer l'équivalent des "Rased", que Luc Ferry est si content de voir disparaître ici, (officiellement pour des raisons économiques, et "grâce au" soutien scolaire" aux élèves en difficulté)!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 14 septembre 2008

C'est vous, Christophe, en haut à droite sur la photo ?

Jolis culs de poule en tout cas.

Ecrit par : dugong | 14 septembre 2008

;-) Désolé de vous décevoir, mais non.

Écrit par : Christophe Sibille | 14 septembre 2008

Bouffon !

Ecrit par : toto | 14 septembre 2008

Vous devriez faire un peu de théâtre, ce n'est pas mal pour apprendre à contrôler ses émotions.

Écrit par : peter brook | 14 septembre 2008

"Vous devriez faire un peu de théâtre, ce n'est pas mal pour apprendre à contrôler ses émotions.

Ecrit par : peter brook | 14 septembre 2008 "

Merci d'être passé, c'est très intéressant !

Bil6 bouffon !

Écrit par : toto | 14 septembre 2008

Certains évoquaient plus haut la SDA et se demandaient pourquoi ce n'était pas un syndicat.
Je tiens à signaler l'existence du SAGES, syndicat d'agrégés aux positions très claires
http://www.le-sages.org/

Écrit par : philip k dick | 15 septembre 2008

M. françois duhem, je suis parfaitement d'accord avec vous!
J'ai l"agrèg ext de sc phy préparée en prépa agreg à tlse et je peux vous dire que c'est complètement différent du CAPES.
Cordialement

Écrit par : clem | 21 septembre 2008

BON ANNIVERSAIRE

Écrit par : NM | 23 septembre 2008

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