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02 septembre 2008
Reforme du lycee
Réforme du Lycée
Les vrais enjeux du lycée, c’est au collège qu’ils se posent : faute d’avoir assimilé cette vérité d’évidence, le Ministère se prépare — et nous prépare — bien des désillusions. Et, pire, il prend le risque d’abîmer davantage un enseignement déjà terriblement secondaire.
Le 11 juin dernier, la rue de Grenelle a inauguré une nouvelle forme de dialogue : le conseiller Rolland Jouve (affectation : social, enseignement privé, laïcité — cette combinaison étrange de spécialités convient bien à cet homme, diacre de son état) a expliqué posément aux syndicats qu’il leur fallait signer la « feuille de route » de la réforme avant d’en discuter. On connaît le dialogue inventé à la Restauration pour se moquer d'un gouvernement qui prétendait imposer à la Chambre des décrets dont elle ne voulait pas : « À quelle sauce voulez-vous être mangés ? » « Mais nous ne voulons pas être mangés ! » « Vous sortez de la question. » Ainsi parle le ministère, depuis quelque temps (1).
Quel est l’enjeu principal de cette réforme ?
Peut-être s’agit-il juste de légitimer des suppressions de postes. Si c’est le cas, au lieu d’inventer une machinerie kafkaïenne qui peinera à justifier les 13500 postes supprimés l’an prochain, comme cette année (alors même que les enfants du baby-boom nés depuis 1998 arrivent au collège), le ministère aurait dû suivre les conseils simples que je suggérais dans « Fin de récré » : réformer d’abord le collège, en supprimant le « collège unique », grande machine à fabriquer des inégalités sous prétexte de les éradiquer, amener en troisième des élèves qui auraient pris l’habitude de donner le meilleur d’eux-mêmes, et transformer la Seconde indifférenciée d’aujourd’hui, qui n’est jamais qu’une Troisième-bis (il faut bien que les enfants apprennent à un moment ou un autre ce qu’ils n’ont pas assimilé avant) en une Seconde très déterminée — S, ES ou L. La fin modulée du collège unique justifierait aussi, dans les Lycées professionnels, le Bac Pro en trois ans, contre quatre jusqu’ici : encore faudrait-il qu’on revalorise la voie professionnelle dès la fin Cinquième, au lieu de laisser croire que tout le monde peut faire la même chose — et s’enfoncer dans l’échec — jusqu’en Troisième.
Le collège, le collège, vous dis-je ! Il y a en ce moment des bouts de réforme de programmes au collège. Mais aucun dessein bien net : une belle occasion perdue !
Là, oui, on aurait assisté à une transformation sérieuse — et, de toute évidence, on aurait redéployé des dizaines de milliers de postes. Mais l’idée était trop belle — et puis, qu’est-ce que Bercy, qui préside aux destinées de la France, connaît de l’Education ?
Au-delà du facteur économique, l’enjeu de la réforme est, au fond, idéologique. Le pédagogisme, dont on sait qu’il s’accommode fort bien de l’actuel gouvernement, a trouvé une nouvelle raison d’être : faire au lycée, et à fond cette fois, ce qu’il avait entrepris avec bonheur en Primaire et au Collège. Un instant décontenancés par la réforme du Primaire, que j’ai appuyée et que j’appuie encore, quoi que j’en pense dans le détail, les meirieuistes se contentent désormais d’infiltrer leurs idées létales dans le second cycle.
Que disait donc Darcos, la semaine dernière, aux journalistes venus prendre le pouls de la rentrée ? « Tout l'enjeu des quelques mois qui sont devant nous, c'est de faire en sorte que ces réformes que je crois profondément justes se poursuivent au lycée dont l'organisation, l'inspiration, ne correspond en rien aux publics qui le fréquentent. Peut-on franchement admettre qu'en 2008, des lycéens de terminale quasiment majeurs aient quasiment le même type de journées que des collégiens de sixième qui sont presque encore des enfants ? Comprend-on qu'à quelques mois de devenir étudiants, on les traite encore en écoliers, alors même qu'on prétend les préparer au baccalauréat qui est le premier grade universitaire ? Les lycéens eux-mêmes le disent : notre lycée est resté napoléonien dans les contraintes qu'il impose aux élèves, mais il a cessé de l'être dans sa relation particulière à l'Université. »
Allons, monsieur le ministre ! Quand Monchéri et Moncœur, bercés, chouchoutés, engoncés dans le costume de Peter Pan, arrivent aujourd’hui en Seconde, en Première ou en Terminale, ce ne sont jamais que de gros bébés qui sucent leur joint comme jadis leur totoche. Ce n’est pas de libre-arbitre qu’ils ont besoin, c’est d’un encadrement fort — qu’ils sont les premiers à réclamer, dès que l’on interviewe les lycéens de base, et pas uniquement les filles et fils de bobos qui dirigent les organisations censées les représenter. Ce n’est pas l’autonomie qu’il faut leur proposer (ni, pour les mêmes raisons, aux étudiants de Première année), mais des repères et des bornes.
Les ministères de l’Education ont raté l’occasion de faire un coup d’éclat, en disant une bonne fois pour toutes que le Bac est un examen de fin d’études, qui ne vaut que par les notes qu’on y obtient, et en donnant aux universités l’opportunité de choisir leurs critères d’entrée. Après tout, près de 50% des formations supérieures le font déjà, des BTS aux IUT en passant par les Prépas et maintes facs dérogatoires. Mais pour contenter les parents, qui pèsent lourd, en voix, on se paie le luxe de négliger l’avenir.
Qu’en est-il exactement de la réforme ?
L’objectif serait de donner à la classe de seconde, dès la rentrée 2009, un « véritable rôle de détermination », en organisant les enseignements autour de « trois grands blocs principaux » : des enseignements généraux (60% du temps de l’élève), des enseignements complémentaires « visant l’exploration de nouveaux domaines ou un approfondissement » (25%), et des activités d’accompagnement, pour une « plus grande individualisation des parcours » (15%). Cette répartition évoluerait en première et terminale : 45% du temps scolaire serait consacré aux enseignements fondamentaux, 45% aux modules de spécialisation, et 10% à l’accompagnement individualisé.
Cette organisation — personnalisation des parcours et meilleure prise en compte des aspirations des élèves — peut sembler séduisante à certains : outre le fait que les élèves y construisent vraiment leur propre "savoir", elle propose en fait la mise en place d’un tronc commun (à options) des enseignements et la suppression des filières existantes. Elle implique aussi, comme s’est plu à le souligner le ministre le 17 juillet dernier, « des conséquences sur l’organisation du temps de service des enseignants ». Qu’en termes élégants… Tutorat, nous voilà ! Le rêve de Ségolène (35 heures dans les établissements) sera bientôt réalisé par le gouvernement Sarkozy.
C’est drôle, quand on y pense… Mais n’est-il pas évident que les propositions de la Pintade ont amené bien des enseignants à la rejeter ? Il n’y a pas d’élections avant quatre ans : où va donc s’exprimer le mécontentement ? Dans la rue, peut-être…
Bien sûr, en l’absence d’une réforme sérieuse et en profondeur du collège, l’organisation du lycée ne peut se faire qu’en s’alignant sur le niveau des plus faibles : après le collège unique, le lycée unique. Ce n’est pas en mettant la « remédiation » à toutes les sauces, en occupant les locaux pendant les vacances, en multipliant les heures sup, que l’on va redresser une situation très compromise. Il faut repenser les programmes du collège comme on a repensé ceux du Primaire. On a commencé à le faire en français et en Histoire-Géographie. Mais je ne vois pas de grand projet qui structure ces aménagements de détail. Pire, d’un point de vue libéral : en saupoudrant les moyens, on se prive d’économies réelles, qui ne peuvent se faire qu’en repensant les fins.
Des moyens, justement… Les conseils régionaux sont priés de trouver une salle et un bureau pour chaque enseignant (et, j’imagine, quelques feutres, un stylo, et des trombones). Mais nous manquons déjà de salles pour les élèves !
Suite des festivités. L’organisation annuelle de la scolarité serait remise en cause au profit d’une "modularisation" semestrielle des enseignements : chaque module correspondrait à trois heures par semaine, soit 50 heures par semestre. Dans ce cadre, les programmes actuellement annuels devraient être « réaménagés » et être capables « de proposer pour une même discipline une différenciation des modules fondée sur (...) une progressivité des acquisitions attendues ». L’usine à gaz qui en découlera invariablement (qu’on se rappelle la mise en place des groupes de compétences en langues vivantes cette année) sera de surcroît alimentée par l’autonomisation pédagogique des établissements : on « laissera à l’établissement la possibilité de construire ses modules en fonction du public qu’il accueille ». Exit donc le Latin ou le Grec, et bonjour l’option foot ! Si certains croient que j’exagère, qu’ils se renseignent : un établissement de l’académie de Versailles vient de renoncer à l’option Latin, parce que le projet d’établissement a décidé d’articuler l’essentiel des activités du lycée autour du foot. Des profs peuvent très bien, sans suggestion d’aucun recteur, se ridiculiser eux-mêmes.
Le recteur Gaudemar a donné pendant l’été au quotidien la Provence une longue interview dans laquelle il enfonce le clou, dans le langage esthétisant qui est le sien : « Les lycéens que j'ai rencontrés m'ont demandé de faire davantage d'heures d'études, soit pour rattraper un retard, soit pour approfondir des savoirs, et ce dans une approche plus individualisée. Certains élèves qui ont des difficultés doivent être accompagnés, mais il y a également tous ceux qui ne sont pas en difficulté et qui doivent être accompagnés sur un autre mode, pour, par exemple, poursuivre la découverte des métiers, ou leur suggérer d'autres façons de travailler et c'est là que l'on peut inclure les Travaux interdisciplinaires, ou des ateliers qui ouvrent d'autres horizons.Cet accompagnement peut donc se faire en groupes de niveau, c'est une évidence quand il s 'agit de soutien. Mais également en classes plus compactes. L'avantage de ce découpage modulaire sera de donner une occasion supplémentaire d'exploration, d'ouvrir les yeux. Sur fond de cette organisation en bloc, on peut imaginer des sous découpages. Dans le cycle terminal (première et terminale), quand les spécialisations par familles (lettres, sciences, etc) seront choisies, ces options donneront une coloration particulière. Exemple : un scientifique pourra suivre également un module de gestion ou d'économie, ce qui constituera un plus. Tout cela participe de la nécessité de donner le maximum d'autonomie aux établissements… »
Une autonomie, ajoute-t-il, dont certains se défient : oh oui, monsieur, je m’en défie ! Je préfère encore les oukases d’un pouvoir central, garant d’une égalité de traitement, que les diktats de milliers d’autocrates dispersés. On peut penser, depuis la rue de Grenelle, de nouveaux programmes, de nouvelles ambitions. On ne pourra plus rien faire si demain on feint de donner un vrai pouvoir à la base, dont on sait bien qu’elle exprime rarement les exigences les plus sévères. Pensez-y donc : si le libéralisme (et qui n’est pas libéral, en ce moment — n’est-ce pas, monsieur Delanoë…) vous tend le pouvoir, c’est afin de le diluer entre vos mains — et d’en garder l’essentiel : aujourd’hui le lycée à la carte, demain le chèque éducation ; aujourd’hui le pédagogisme à la petite semaine, demain la réforme de la loi de 1905 ; aujourd’hui l’usine à gaz, demain la grande braderie du public au privé.
Jean-Paul Brighelli
(1) Le ministre se paie de mots (« Les chefs d'établissement, les syndicats d'enseignants et les organisations lycéennes ont déjà marqué leur accord sur ces points généraux, dont le détail reste naturellement à discuter au cours des prochains mois »), et il n’a pas tort, vu la réaction globalement complaisante des syndicats. Deux exceptions : Force Ouvrière, outrée, se retira d’emblée du jeu ; et le SNALC ne décida d’y participer que pour faire entendre une voix réellement discordante, le 27 août dernier, quand Jean-Paul de Gaudemar a reçu les « partenaires sociaux » et a fait semblant de leur demander leur avis.
Que dire de cette réunion qui prélude à des consultations bilatérales dont les conclusions sont déjà tirées ? Le SE et le SGEN y allèrent de leurs tours ordinaires de souplesse dorsale (c’est fou ce que ces gens de gauche auto-proclamés raffolent des coups de pied qui ne se perdent pas), le SNES parut d’abord boire le petit lait du recteur, avant de préciser — mais c’était après l’intervention nettement critique du SNALC — qu’il y avait certainement des points de concordance mais aussi des discordances, bref une position mi-chèvre mi-chou qui réservait l’avenir — et l’avenir de la patronne du SNES qui se verrait bien, un de ces jours, éjecter Aschieri par la fenêtre. Et le syndicat des proviseurs, qui avait paru s’enthousiasmer en juin, mais avait sans doute entre-temps consulté sa base, émit des réserves fortes sur le calendrier : septembre 2009 paraît effectivement une échéance bien proche pour ce qui apparaît à tous comme une usine à gaz ingérable. Et d’ailleurs, qui peut répondre de ce qui se passera d’ici là — dans les lycées ou dans la rue ?




Commentaires
L'analyse est parfaite, comme d'habitude, il n'y a rien à ajouter.
Ecrit par : Daphné | 02 septembre 2008
En gros, c'est TPE à tous les étages, et main à la pâte jusqu'au bac ?
Bravo, Darcos !
Ecrit par : yann | 02 septembre 2008
Qui sont les salopards qui collaborent à cette bousse en refondant des "programmes" aux contenus inexorablement encore plus pauvres ?
Des noms ! Des noms !
Ecrit par : gege | 02 septembre 2008
Ouaaah, ça fait peur, courage, fuyons !
Ecrit par : moot | 02 septembre 2008
Charité bien ordonnée commence par soi-même.
En conséquence, ayant une fille en classe de troisième et plutôt bonne élève branchée sciences exactes autant qu'expériementales, j'écouterai vos conseils éclairés jusqu'en mars.
Je me pose déjà une question simple. N'ai-je pas intérêt à la laisser dans un lycée à petits moyens, suite logique du collège de sous-préfecture où elle accomplit sa troisième. En effet, ce lycée, faute de moyens et d'effectifs, a plus de chances qu'un gros de ne pas produire de projets ronflants et de rester dans le cadre strict d'options très conventionnelles et très basiques. Ou bien, dois-je faire des pieds et des mains pour l'envoyer dans une grosse unité en ciblant les options ad hoc, soit pour ne pas changer, une belle option mathématique/latin?
Va falloir gérer serré avec cette saloperie de réforme dont on ignore encore les effets sur le terrain.
Je compte sur votre soutien logistique au fur et à mesure de l'avancée des travaux.
Ecrit par : dobolino | 02 septembre 2008
En fait, personne ne pourra répondre à ma demande puisque tout ou à peu près dépendra de l'établissement et de l'équipe éducative.
Ecrit par : dobolino | 02 septembre 2008
C'est accablant. Je suis partagée entre le soulagement d'avoir quitté le navire avant le grand naufrage et la consternation d'y assister dans une impuissance totale.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 02 septembre 2008
Excellente analyse, qui ne fait que confirmer tout ce que je craignais depuis des mois, precans in deserto.
Même plus l'énergie de me fâcher : je laisse Montaigne et qq autres le faire à ma place avec plus d'efficacité ; ce que je ressens, c'est de l'accablement. Qui eût cru qu'un agrégé de lettres, -- par ailleurs auteur d'un remarquable manuel de lycée, valable jusqu'au CAPES actuellement, compte tenu de l'augmentation du niveau (d'inculture) de nos loulous --, un ancien prof de prépa, un ancien IG de lettres, bref, un homme de culture, donne le coup fatal à un lycée qui, certes, n'était déjà plus que l'ombre de lui-même, mais qui, sur ce coup-là, ne ressemblera plus à rien ?
On n'est jamais aussi bien trahi que par les siens. Les socialos n'auront mm pas à faire le sale boulot, puisque la droite s'en charge. Et après, Lang, pour achever ( au sens de "on achève bien les chevaux") l'ouvrage ? Nous voilà dans de beaux draps.
Ecrit par : FGuichard | 02 septembre 2008
"Pire, d’un point de vue libéral : en saupoudrant les moyens, on se prive d’économies réelles, qui ne peuvent se faire qu’en repensant les fins."
D'un point de vue (néo)libéral... A quoi donc sert l'école ?
Je vous conseille Bruno Amable, Les cinq capitalismes, Seuil, 2005. En particulier p.207, Education
C'est très édifiant. En voici un extrait :
"Si l’accumulation de connaissances mène à l’innovation et au progrès technologique, il faut s’attendre à une relation étroite entre les systèmes éducatifs, les niveaux d’étude et la croissance économique. Pourtant, à l’ère de ce qu’on qualifie d’économie fondée sur la connaissance, trouver une preuve empirique robuste des effets macroéconomiques de l’éducation n’est pas simple. L’impact économique des systèmes éducatifs ne peut pas être analysé indépendamment de la qualité des services éducatifs et des relations avec l’industrie. Il est ainsi important d’étudier la structure des systèmes éducatifs et pas seulement de prêter attention aux résultats bruts en termes de niveaux d’études. Les systèmes éducatifs ont tendance à posséder des spécificités nationales en raison de leur développement historique et de l’absence de convergence, ne serait-ce qu’à cause de l’absence de pression concurrentielle. Ils ont tendance à être très hétérogènes non seulement entre les pays, mais aussi à l’intérieur des pays. La complémentarité des systèmes éducatifs avec d’autres systèmes est évidente en soi : avec les marchés du travail en raison des besoins en compétences de l’industrie et avec les systèmes de protection sociale à cause du besoin de protéger les compétences spécifiques."
En d'autres termes, l'école doit répondre aux besoins de l'industrie (les entreprises) et donc s'inscrire dans la logique du profit. Le reste, on s'en tape... (sauf peut-être qu'il s'agit aussi de former de bons consommateurs...).
NB : si vous explorez les nombreux schémas du bouquin, vous constaterez que pas un seul ne mentionne les sciences humaines (lettres, histoire, philo, etc.). Ça n'existe pas dans ce modèle ! Comment s'étonner, alors ?
Ecrit par : Karl Kraus | 02 septembre 2008
"Aujourd’hui l’usine à gaz, demain la grande braderie du public au privé."
Jean-Paul Brighelli
Ben dis-donc, ça fait un moment que je le dis, que l'intention de Sarko est de brader le public au privé! Depuis bien avant les présidentielles.
Ecrit par : Christophe Sibille | 02 septembre 2008
Et après, Lang, pour achever ( au sens de "on achève bien les chevaux") l'ouvrage ? Nous voilà dans de beaux draps.
Ecrit par : FGuichard | 02 septembre 2008
Vous pouvez me donner un rendez-vous pour euthanasier ma fille?
Ecrit par : dobolino | 02 septembre 2008
Au fond, cet abandon du lycée aux vieilles lunes constructivistes ne s'explique que par une seule raison : la stratégie de Lisbonne, et son accent mis sur le primaire et le collège, au détriment du secondaire et du supérieur, priés de devenir des marchés. Comment comprendre autrement qu'on chasse Meirieu et ses affidés du primaire et du collège pour mieux leur offrir le lycée comme terrain de jeu ?
Comme en Grèce ou au Japon, les élèves seront bien contents de n'avoir que 25 heures de cours et de terminer tôt l'après-midi, vu qu'ils passeront le reste du temps chez Acadomia ou autres...
Ecrit par : sanjuro | 02 septembre 2008
Comme en Grèce ou au Japon, les élèves seront bien contents de n'avoir que 25 heures de cours et de terminer tôt l'après-midi, vu qu'ils passeront le reste du temps chez Acadomia ou autres...
Ecrit par : sanjuro | 02 septembre 2008
Acadomia ou autres, vous pouvez me dire à quoi ça se résume, chez moi, à Montauban sur Ouvèze????????????????
La France, ce n'est pas Paris, Bordeaux, Lyon, Marseille!
Ecrit par : dobolino | 02 septembre 2008
Allons, monsieur le ministre ! Quand Monchéri et Moncœur, bercés, chouchoutés, engoncés dans le costume de Peter Pan, arrivent aujourd’hui en Seconde, en Première ou en Terminale, ce ne sont jamais que de gros bébés qui sucent leur joint comme jadis leur totoche. Ce n’est pas de libre-arbitre qu’ils ont besoin, c’est d’un encadrement fort — qu’ils sont les premiers à réclamer, dès que l’on interviewe les lycéens de base... JPB
Magnifique !
Ksss, ksss, mords-y l'œil !
A part ça, comme Christophe Sibille. Il y a aussi un bail que je le dis.
Je me demande vraiment pourquoi je continue à chercher ce que je vais pouvoir faire faire cette année à mes six petits CP qui savent déjà lire, écrire et compter en ce jour de rentrée. Sur les six, aucun n'a de parents capables de faire le tri des "bonnes options" et un seul a une famille qui pourra assumer financièrement Acadomia lorsqu'il sera au lycée dénapoléonisé, ou nabotléonisé, comme vous préférez.
Si je les mettais plutôt tout de suite à la pâte à sel ou au macramé ? Ça leur ferait un débouché pour plus tard. Chez nous, l'été, il y a plein de touristes sur les marchés provençaux.
Ecrit par : catmano | 02 septembre 2008
"dans les lycées ou dans la rue ?"
Je suis sceptique face à l'idée que les profs dans la rue, avec ou sans les lycéens, feront qqch de positif face aux réformes. Ca ne me déplaira pas que les collèges, lycées et facs refassent grève (quoique pendant ce temps-là, les établissements privés, les IUT et les prépas continueront bien sûr à tourner, ce qui les renforcera !), mais je doute que ce qui en découle soit vraiment positif.
Ecrit par : Jérémy | 02 septembre 2008
Difficile de ne pas être d'accord avec ce constat d'échec du Collège Unique. Néanmoins, il existe des pays où le collège, à trois filières suivant le "niveau". C'est à voir sur ARTE TV :
http://plus7.arte.tv/fr/detailPage/1697660,CmC=2151316,scheduleId=2149014.html
Personnellement, je me questionne. Que faire de ces gosses qui n'en ont rien à foutre. Sans parler de niveau intellectuel, il y a ces gamins qui parce qu'ils sont dans un environnement foireux, s'appliquent à conchier l'école, les institutions et le reste de la Société. C'est à eux qu'il faut penser à chaque fois qu'on remet en cause le système. Et sincèrement, je ne vois pas de solution, sinon les retires de leur famille, leur milieu et leur fournir un logement social dans le XVIème.
Ecrit par : Parapluie | 02 septembre 2008
Si malgré l'affichage politique, les prétendues "réformes" se font dans une stratégie qui est celle du grand bond en avant (!!) -vers le vide, le néant ou contre le mur, c'est bien que c'est une question qui dépasse la querelle droite/gauche.
René Rémond avait déjà noté que le partage droite/gauche n'était plus clair sur de nombreux sujets; et ce qui nous tombe dessus le confirme. On a connu la gauche privatisant plus que la droite (Jospino regnante), on connaît la droite osant faire dans le domaine de l'éducation ce que la gauche pédarogue rêvait de faire -se prendre à la forteresse inexpugnable du Lycée et jouer les apprentis sorciers, ignorant ce qu'on appelle en sociologie l'effet pervers.
Dans quelques années, on aura atteint un seuil critique ou un point de non-retour : deux, trois lycées de centre ville feront des options trois étoiles -latin, grec, philosophie pour la TL -et le reste sera dévasté, renvoyé dans les limbes de la médiocrité. Ceux qui enseigneront dans ces lycées continueront peut-être de transmettre quelque chose, les autres feront de la remédiation ou je ne sais quoi, vu comme c'est parti.
Cela s'appelle du cocuage ou je ne m'y reconnais pas.
Ecrit par : Sénéchal | 02 septembre 2008
je ne vois pas de solution, sinon les retires de leur famille, leur milieu et leur fournir un logement social dans le XVIème.
Ecrit par : Parapluie
On ferait mieux de les coller à la campagne, et de leur faire cultiver leur petit potager derrière l'école, dont les productions se retrouveraient ensuite dans leurs assiettes. Ce n'est pas que je sois nostalgique du pétainisme (j'aurais du mal : je n'étais pas né à l'époque où il régnait), mais plutôt qu'être dorlotés, il serait salutaire à ces gamins de connaître l'expérience du labeur, aussi "primitif" soit-il, et la récompense qui en est le fruit (si j'ose dire puisqu'il s'agit de légumes).
Ecrit par : moot | 02 septembre 2008
"Paradoxalement, c'est aujourd'hui de la droite, qui n'a pas sur l'Ecole les préjugés mortels d'une certaine gauche à bout de souffle, que peut venir, sinon le salut, du moins le répit nécessaire."
Bonnet d'âne, le 28 avril 2007, à quelques jours donc du second tour des élections présidentielles ...
FG : "On n'est jamais aussi bien trahi que par les siens."
Vous aussi vous en êtes ?
Darcos a toujours été un homme de droite.
Ecrit par : Couteau dans la plaie | 03 septembre 2008
"Personnellement, je me questionne. Que faire de ces gosses qui n'en ont rien à foutre. Sans parler de niveau intellectuel, il y a ces gamins qui parce qu'ils sont dans un environnement foireux, s'appliquent à conchier l'école, les institutions et le reste de la Société. C'est à eux qu'il faut penser à chaque fois qu'on remet en cause le système."
Ecrit par : Parapluie
C’est absolument juste, et je voudrais bien savoir quel système scolaire pratique un tel tri sans ne faire que prolonger le destin auquel tend à être voué l’élève par son environnement de départ. Il ne faudrait abolir collège unique que s’il est assuré que la différenciation à laquelle cela aboutirait conduirait bien à faire accéder tous les élèves au savoir émancipateur et ne conditionnerait en rien le choix de la filière qu’ils pourraient faire ensuite.
Ecrit par : Pli | 03 septembre 2008
"Il ne serait pas inutile que les enseignants qui passent ici donnent eux aussi une photographie directe de leur rentrée, et de l'état de leur bahut et des troupes."
Ecrit par : brighelli
Pas de rentrée pour moi pour l'instant.
Titulaire sur Zone de Remplacement pour la deuxième année - et autant d'ancienneté dans le secondaire.
On me donne une affectation en collège -je suis agrégé docteur connard- à deux heures de mon domicile, avec les 3HSA habituelles - celles qu'un agrégé remplaçant n'a PAS le droit de refuser.
Mais je refuse pourtant, et l'affectation qui va avec.
On verra où ça me mène.
Je ne sais pas dans quelles conditions se sont déroulées les débuts de carrière des plus anciens, mais je ne me sens pas vraiment prêt à brader le mien.
Si on m'emmerde je me casse de cette bouse qu'est devenue l'EN. Tiens, d'ailleurs, la seule chose à laquelle je tiens dans ce métier, c'est le temps libre. Ce même temps libre dont on tente de me priver en m'imposant des heures supplémentaires pourries. Et bientôt en nous imposant à tous 35 heures de présence dans ces camps d'extermination de l'esprit que finissent de devenir les établissements scolaires.
Ecrit par : TotoWeininger | 03 septembre 2008
Ecrit par : TotoWeininger | 03 septembre 2008
TotoWeininger, ne fantasmez pas, le début de carrière dans les temps anciens n'était pas non plus très réjouissant.
Le plus souvent mutation dans une académie du nord de la France ou le traditionnel Paris-Créteil-Versailles (sauf ... Paris) et ce pour environ 10 ans avant de pouvoir rejoindre sa province d'origine (pour les natifs de la moitié sud de la France).
Les TZR n'existant pas on était TA (titulaire académique) ce qui était à peu près pareil ...
******************
J'en profite pour répondre à JPB.
Dans mon établissement rentrée normale avec des effectifs normaux.
En moyenne 32 élèves en seconde mais 2 classes à 24.
En S classes un peu chargées (34) mais ils peuvent supporter
En STI la chute des effectifs continue. La filière STG reste bien remplie.
Beaucoup de BTS ont des pb de recrutement (quatitatifs et qualitatifs).
Il ne manque pas de profs (sauf 6 h en maths), la situation est stable ...
Ecrit par : Zorglub | 03 septembre 2008
FG : "On n'est jamais aussi bien trahi que par les siens."
Vous aussi vous en êtes ?
Darcos a toujours été un homme de droite.
Ecrit par : Couteau dans la plaie | 03 septembre 2008
Non, je suis agrégée de lett class et prof de prépa, comme le fut M. Darcos. C'est dans ce sens que je parlais de "trahison par les siens". Pour la droite, non merci, ce n'est pas exactement mon truc.
Ecrit par : FGuichard | 03 septembre 2008
Ah, j'ai eu peur, Françoise! J'ai cru que vous aviez aussi fait partie du club de l'Horloge!!! ;-)
"je suis agrégé docteur connard- "
Ecrit par : TotoWeininger | 03 septembre 2008
C'est quoi??? ;-(
Ecrit par : Christophe Sibille | 03 septembre 2008
"Cela s'appelle du cocuage ou je ne m'y reconnais pas."
Ecrit par : Sénéchal | 02 septembre 2008
Ou de la privatisation? Mais cela me semble, en l'occurrence, légèrement synonyme.
Ecrit par : Christophe Sibille | 03 septembre 2008
"je suis agrégé docteur connard"
Ecrit par : TotoWeininger | 03 septembre 2008
De l'intérêt de ponctuer :
- je suis agrégé docteur, connard !
- je suis agrégé, docteur, connard
- je suis agrégé, docteur connard
etc.
Ecrit par : gege | 03 septembre 2008
En STI la chute des effectifs continue. La filière STG reste bien remplie.
Beaucoup de BTS ont des pb de recrutement (quatitatifs et qualitatifs).
Ecrit par : Zorglub | 03 septembre 2008
Et ça ne va pas aller en s'améliorant avec cette réforme.
Sans parler de l'enseignement des sciences.
Vous pleurez tous sur la disparition annoncée du latin et de la philo, mais si aujourd'hui tous les bons éléments sont en S, c'est plus parce que c'est la "meilleure filière" que par intérêt réel pour les sciences, qu'ils subissent plutôt qu'autre chose.
Avec la modularité, vive l'option foot, comme le dit JPB, et les sciences auront autant de plomb dans l'aile que vos matières préférées.
Et, pour faire sérieux (plus que le foot, en tous cas), vive les options "écologie", "développement durable", "nouvelles technologies" : ça a un petit goût de sciences et ça aura un succès fou.
Sans oublier, bien sûr, "informatique", "réseaux" et "communication".
Vous verrez, dans un an ou deux le module "latin" aura autant de succès que le module "physique".
Alors, heureux ?
Ecrit par : yann | 03 septembre 2008
Saperlotte!
Ecrit par : Saperlipopette | 03 septembre 2008
De l'intérêt de ponctuer :
- je suis agrégé docteur, connard !
- je suis agrégé, docteur, connard
- je suis agrégé, docteur connard
etc.
Ecrit par : gege | 03 septembre 2008
Oui, cela permet de fixer un sens que j'ai bien involontairement laisser par trop flotter. Mais tout compte fait, les deux premières possibilités que vous proposez me conviennent.
Jouer au con avec le rectorat va m'occuper à temps plein jusqu'aux prochaines vacances, j'ai l'impression. Si ce n'est pas toute l'année.
Ecrit par : TotoWeininger | 03 septembre 2008
Camarade Grandserre est ce mercredi sur RMC.
Voilà ce que je lui ai conseillé.
Grandserre dit :
heures de soutien : le matin avant la classe ? le midi pendant que les autres jouent ? le soir, mais alors les plus faibles scolairement seraient les plus résistants ? Casse-tête chinois en hommage aux J.O.
..
Moi :
Non camarade Grandserre,Assez ri !
Tu vas faire la classe 24 heures les lundi mardi jeudi vendredi et
le mercredi au lieu d'aller à RMC,tu iras faire tes deux heures dues aux enfants en difficulté.Car enfin le mercredi,là est la solution hautement pédagogique,j'allais dire pédagogiste.Pourquoi tu n'en parles pas.Allez ,milite pour le mercredi.
Ca t'arrange pas ?
Je comprends.
Ecrit par : Assez Ri | 03 septembre 2008
ReBonjour à tous !
Robin des Bois a cru entendre un lointain appel de Victor de sortir de sa forêt de Sherwood (ou était-ce de Brocéliande ?) pour courir sus au sheriff de Sherringham...
Mais il est fatigué de jouer les héros et de se fatiguer pour rien (JPB avoue lui-même que le travail que nous avons fait sur le collège n'a été d'aucune utilité et on voit très bien ce qui se profile à l'horizon pour le lycée "napoléonien en décalage avec les aspirations de la jeunesse actuelle").
Je ne pourai guère venir guère sur ce blog cette année, étant donné mon emploi du temps (deux heures supp. : je ne sais pas encore si elles me seront payés - classes en sous-effectifs) et des déplacements démentiels.
Le responsable du SNALC m'a déjà averti qu'il faudra me battre pour avoir l'heure sup. d'exercice dans deux établissements situés dans deux communes non limitrophes.
Bref, une Rentrée placée sous des auspices on ne peu plus flous, sans oublier une erreur dans l'EDT qui ferait appel à des dons de bilocation.
Comme je ne suis pas le curé d'Ars, j'ai bien peur qu'ils ne me sucrent mon mercredi pour résoudre le problème.
Mais je vois que la rentrée s'est mieux passée pour d'autres. Alors tant mieux ! Chacun pour soi, le "struggle for life", c'est ça le libéralisme ! ( ou "diviser pour régner" ?)
Et pour dire quoi, toujours les mêmes histoires à propos de Philippe Meirieu et des "pédagogistes responsables de tous les maux". Basta !
...Ou de Darcos, après l'avoir soutenu et avoir incité à voter pour l'ami du bronzé dès le premier tour ? Il faudrait être un peu cohérent et assumer ses choix.
Tiens, à propos, dans le village où est situé deuxième établissement, l'usine qui donne du travail à tout le pays est en train de fermer. Le principal nous a déjà avertis en réunion de rentrée qu'il y aurait des incidences sur le moral et le comportement des enfants.
Un petit conseil pour le fils de dobolino : lire les passionnants articles d'Alexandre Koyré regroupés sous le titre "Etudes d'Histoire de la pensée scientifique" (NRF Gallimard) qui complètent les Etudes galiléennes (1940), "La Révolution astronomique. Copernic, Kepler, Borelli (1961) "Du monde clos à l'univers infini" (1952) et les études newtoniennes (Harvard, 1965 et Gallimard, 1968).
Amitiés à tous et bon courage. Il en faudra !
Ecrit par : Robin | 03 septembre 2008
Amitiés à vous, Robin.
Ecrit par : catmano | 03 septembre 2008
Darcos entend achever le processus de démantélement de l'éducation nationale déjà commencée depuis longtemps,notamment par Allégre.Il faut lire les propos sidérants tenus par ce personnage par exemple dans un certain hebdomadaire à grand tirage.Il déclare,rien que cela ,qu'il faut en finir avec le "lycée napoléonien" et le remplacer par le lycée "campus"( pourquoi pas le lycée "Mac-do ? ce serait plus juste ) Ces déclarations sont claires :il s'agit pour Darcos et son mentor d'en finir avec le lycée républicain. C'est l'idée de république qui est ici en jeu.Il est aussi paradoxal de constater que ce ministre reprend ni plus ni moins les slogans des manifs lycéennes des années 70 dirigées par la ligue communiste de Krivine.Darcos se renie et donne dans le pédogo-gauchisme le plus vulgaire.Décidément avec tous ces ministres rien ne change:avec Allégre nous étions des fainéants ,avec Darcos nous ne sommes que des adjudant-chefs à remplacer d'urgence par des gentils animateurs.Nous sommes dans l'abjection. et comme l'écrivait le philosophe Michel Henry nous entrons dans la barbarie.
Ecrit par : Ferrand | 03 septembre 2008
L'abjection, la vraie, c'est lorsque Henri Michel entre dans la barbe à Marie.
Ecrit par : gege | 03 septembre 2008
A Robin
Pour l'achever, je lui conseille de consulter sur le site du SNES pour une fois constructif et réaliste les tableaux dénonçant L'ARNAQUE des H.S.A. HONTEUSEMENT SOUS PAYEES.
La première H.S est payée 35,3€ et les autres 29,42€. Rappelons que grâce à Allègre les Heures sup sont sous-payées.Pour un certifié Hors Classe elles sont payées 38,83€ et 32,36€. En tout cas elles sont moins payées que les HSE.Il vaut mieux remplacer un collègue que faire des H.S.
Le tableau montre que sur la base des obligations de service de 18 heures un certifié au 3ème échelon gagne bien plus en travaillant plus (+27% pour la première HSA) mais à partir du 8ème échelon il perd 6% .
Pour un certifié Hors Classe dernier,la perte est ahurissante!
Alors qu'une heure statutaire est payée 55,15€, le montant de la première HSA de 38,38€ entraine une perte de 30% et les autres de 32,36€ une perte de 41%
Ainsi non seulement le ministère récupère des postes budgétaires mais il sous-paie les heures supplémentaires et gagne sur tous les tableaux
P.S.Les tableaux catégoriels peuvent être consultés sur le site du SNES à la la page accueil puis agir
Ecrit par : Ponocratès | 03 septembre 2008
Je me demande à la lecture de ces commentaires si je ne vais pas changer définitivement de pseudo et adopter celui de CASSANDRE (Hélas!)
Voici ce que je rappelais à la rentrée dernière:
PONOCRATES 25/08/2007
Quand Ponocratès était (DEJA ) Cassandre !!!
A une semaine de la rentrée, je dois constater (hélas !) que j'avais raison le 5 mai quand j'invitais les enseignants au bal des cocus.
Voici le texte pour rafraîchir les mémoires:
Au Bal des Cocus, beaucoup seront aux premières loges
Qui peut croire que N.Sarkozy va rétablir les heures de première chaire ? Beaucoup vont donc travailler une heure de plus pour le même prix : quel progrès social ! En attendant sans doute la suppression de la majoration des heures de BTS. Si j’ai bien compris N. Sarkozy, pour gagner plus il faudra assurer des heures de soutien (avec des élèves motivés ?) et une fois les 18 heures de Certifié effectuées. On pourra aussi profiter des postes supprimés et des gains de productivité. Comment ? Sans doute par réduction des horaires des élèves surchargés et donc par suppression des demi- groupes et des enseignements inutiles. Le Breton ? Le Latin ? L’ Instruction civique ? Le Grec ? La Philosophie (Socrate étant inutile) ? Les langues qui permettent d’échapper à la carte scolaire : russe, chinoise, japonaise ? Mais non suis-je bête ! On n’aura plus besoin de ces langues exotiques puisque la carte scolaire sera supprimée et les collègues auront la chance d’enseigner dans un lycée (ou collège) d’élite ou dans un établissement où seront regroupés les cas sociaux ou les élèves les plus faibles. Si la sélection se fait sur les résultats, des fils de bourgeois ou d’enseignants se retrouveront en ZEP et les chefs d’établissement seront l’objet de pressions morales ou se verront proposer des gratifications comme cela existe déjà pour les passages en seconde lors des entretiens avec les familles aisées.
Qui peut croire que le pédagogisme honni va disparaître du jour au lendemain ? Comme je l’ai déjà signalé, qui sera capable de former et de remettre à niveau les enseignants qui n’ont jamais appris à enseigner la grammaire ?
Qui peut croire à une élévation du niveau culturel avec un Président qui s’est moqué de la présence de La Princesse de Clèves au programme d’un concours. La sélection par la compréhension d’un texte qui demande une attention soutenue et du travail personnel vaut bien une sélection par les mathématiques ! N.Sarkozy ne veut-il pas aussi chasser des Universités financées par l’argent public l’enseignement de l’Ancien Français ? Il ne doit pas avoir le temps de regarder Kaamelott !
Qui ne voit pas que la Recherche en sciences humaines disparaîtra puisque pour beaucoup de ses proches conseillers on ne doit subventionner que la Recherche utile, celle qui doit trouver des médicaments ou déposer des brevets ? Il faudra s’adresser aux Anglo-Saxons pour la science politique ou pour l’étude de la langue française.
Qui ne voit pas que l’on continuera et amplifiera l’abrutissement
des masses au profit des élites ? Un peuple « idiot » se manipule mieux et il faut amplifier ce qu’a commencé la publicité. Tous ceux qui réclament à juste titre le rétablissement des efforts intellectuels et un meilleur enseignement de la langue seront sans doute dépités devant de nouveaux programmes qui, si l’on en croit ce qui se mijote depuis un certain temps, viseront une amélioration de la qualité de la langue mais au détriment d’une étude des Grands textes et les collègues de Khâgne n’ont pas fini de se lamenter sur les lacunes des étudiants.
Si certains ont des ambitions de conseillers ministériels, qu’ils se dépêchent car le camarade Allègre a pris de l’avance pour prouver son amour des profs et de la culture. Nul doute qu’il saura conseiller Fillion pour dégraisser le Mammouth
Qui peut croire que l’on pourra redonner aux jeunes le goût de la Morale quand ils auront eu sous les yeux les exemples des traîtres Tapie ou Séguéla ou plus grandioses E.Besson qui dénonçait il y a un an le danger que faisait courir N.Sarkozy et le cher Claude Allègre , un concentré de haine pour S.Royal mais aussi pour les collègues qui ne sont pas assez compétents pour partager ses positions. Quand on n’est pas d’accord il faut avoir la grandeur d’un JP Chevènement et quitter son parti avant de s’en prendre aux positions que l’on ne partage pas.
Je ne sais pas si ce blog existera encore à la rentrée 2008 mais je suis prêt à parier que le désenchantement sera au rendez-vous et je ne mentionne pas les déconvenues dans les domaines économiques ou sociaux"
Si je me réjouis de la persistance de ce blog et de la disparition que j'espère définitive d'Allègre, je dois constater que N.Sarkozy applique bien son programme de décervelage.
Les suppressions de postes, les réductions d'options en secondaire sont en route. Si les travailleurs doivent travailler plus pour gagner plus, les élèves vont travailler moins pour être sans doute plus compétents, pour pouvoir du jour au lendemain comprendre un texte et s'exprimer sans erreur de syntaxe ou d'orthographe. Tout le monde a constaté qu' un élève qui abandonne une option ne travaille pas plus dans les autres matières par compensation.
Autre imposture : qui peut croire que les collègues incompétents ou mal formés vont être capables de mettre en oeuvre les bonnes méthodes qu'ils ne connaissent pas?
On va encore voir n'importe qui faire n'importe quoi et se décréter du jour au lendemain compétent en remédiation.
Quant aux options abandonnées (langues anciennes au hasard !), elles seront peut-être récupérées par Acadomia ou autres cours privés pour permettre aux"bourgeois" de continuer à asseoir leur supériorité culturelle.
QUE DIRE DE PLUS EN 2008 ?
Allègre est toujours là, Meirieu aussi. Le désenchantement semble général et le lycée républicain sera bientôt un champ de ruines....
Ecrit par : Ponocratès | 03 septembre 2008
Il y en a qui ont du bol.
Nous, on tourne à 35/36 par classes. Il faut dire qu'il s'agit de fermer le LP, alors les élèves, hein, ils vont zoù les zélèves ???? Au lycée.
A plein pour les généraux et les technologiques.
Les quelques classes qui restent ouvertes au LP s'annoncent à 30.
Mon fils à moi, rentrée de collège : alors, vouliez-vous faire du grec ? Donc, de midi à une heure. On ne mange pas ???? Et alors ???
Et du latin ? Ca, c'est de 4h 30 à 5 h 30. Vous ne mangerez pas et vous ne serez pas chez vous avant 6 heures ? Et alors ? vous ne voulez plus faire du grec ? Tiens, comme c'est triste.
Etrange désaffection des élèves pour les langues anciennes. Sans doute que ça n'est pas assez d'jeune. On ne saurait imaginer que de jeunes bouilles pleines d'avenir tout noir songent à ces choses triviales qu'on récupère à la cantine.
Tiens, j'y songe - en le laissant en grec, j'économise carrément de la cantine.
Bon, je vais le laisser.
Ecrit par : Milady | 03 septembre 2008
.... par classe.
Ecrit par : Milady | 03 septembre 2008
Amitiés, Milady! Et amitiés aussi à Robin!
La musique et le théâtre, ce sera le dimanche à 3h30... ;-(
Ecrit par : Christophe Sibille | 03 septembre 2008
Du matin, évidemment!
Ecrit par : Christophe Sibille | 03 septembre 2008
Amitiés à Robin, et bon courage.
Bientôt la quille, mon adjudant-chef :p
Ecrit par : yann | 03 septembre 2008
Bon courage, Robin !
Ecrit par : Sylvie Huguet | 03 septembre 2008
Il y en a qui ont du bol.
Nous, on tourne à 35/36 par classes. Il faut dire qu'il s'agit de fermer le LP, alors les élèves, hein, ils vont zoù les zélèves ???? Au lycée. (Milady)
Vous êtes une exception, Milady, c'est parce que vous ne savez pas vous y prendre avec votre proviseur ou parce que vous n'avez pas le piston nécessaire pour être dans le bon bahut:-)
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Mais je vois que la rentrée s'est mieux passée pour d'autres. Alors tant mieux ! Chacun pour soi, le "struggle for life", c'est ça le libéralisme ! ( ou "diviser pour régner" ?)
Et pour dire quoi, toujours les mêmes histoires à propos de Philippe Meirieu et des "pédagogistes responsables de tous les maux". Basta ! (Robin)
Oui, vous avez bien raison, Robin, mais enfin il n'est pas bien décent, ces temps-ci, sur ce blog de faire part des difficultés qu'on rencontre dans l'EN où finalement la rentrée s'est bien passée pour suffisamment de collègues pour que les autres ne viennent pas les gêner. Après tout un bon emploi du temps et de bonnes conditions de travail, c'est la norme comme le dit l'un des acolytes de Brighelli. Et si vous avez de mauvaises conditions de travail, c'est parce que vous ne défendez pas bien votre statut. Struggle for life et chacun ses problèmes. Ce blog n'a plus beaucoup d'intérêt et ne fédère plus rien du tout. Message reçu pour ma part.
D'ailleurs on peut noter que les profs qui en " bavent" se font de plus en plus rares ici. Et l'on comprend pourquoi.
Bon courage à vous Robin. J'espère que vous vous êtes bien reposé en Bretagne cet été et que vous aurez la sagesse de vous arrêter quand vous serez trop claqué...
Ecrit par : Sanseverina | 03 septembre 2008
Amitiés à tous et bon courage. Il en faudra !
Ecrit par : Robin | 03 septembre 2008
Tenez bon, Robin ! Amicalement, FG
Ecrit par : FGuichard | 03 septembre 2008
Sanseverina, ne tapez pas de parano ...
'videmment que ça ne baigne pas pour tout le monde.
De 40 à 46 ans je me suis tapé TZR avant d'obtrenir enfin un poste !
Cependant, je suis obligé de reconnaître que la situation est normale dans mon établissement puisque c'est le cas ...
Il y a eu 12 cartes scol au printemps liées à la baisse récurrente des effectifs (on a gueulé comme des veaux pour le principe).
Pas cool pour les collègues, mais c'est pas non plus la faute du nain de neuilly si les gosses désertent les lycées techniques et c'est du bon sens (même si c'est pas marrant pour les potes) de virer les profs surnuméraires.
Le pb c'est que faire de cette palanquée de prof de prod, électrotech etc ... qui se retrouvent TZR sans élève ? C'est un peu raide mais on va pas les payer à glander jusqu'à la retraite. Faut bien proposer une reconversion. La plupart sont jeunes et que les perspectives d'augmentation d'effectifs élèves insignifiantes.
La question de la désaffection pour le lycée tech. n'est pas nouvelle et aucun gouvernement n'a pris de mesures pour lutter contre cette déconfiture (à mon grand dam puisque vous connaissez mon attachement à cette filière de promotion des modestes).
Mes enfants sont dans le lycée classique de la ville, pas non plus de soucis particuliers, effectifs normaux : 32 en 2nde pour la gamine et 23 dans la term du gosse pour éviter le dédoublement (les autres classes term autour de 34).
Pas de manque de profs.
Là aussi, y'a eu plein de cartes scol au printemps, chais pas ouki sont les mômes ... ?
Pour le reste j'attends de voir en vrai la réforme avant de me prononcer.
2 hypothèses :
* on continue à dépenser un max de fric dans l'EN et on tente de "rentabiliser" en prennant de vraies mesures pour que le niveau monte
* on laisse les choses en l'état (ou on les empire) et on diminue sensiblement le budget
Je crains que le choix n'ait été fait par le gouvernement, pas glop, sauf lorsque je paierai mes impôts.
(J'aime mieux ne pas envisager qu'on maintienne le budget en l'état tout en abaissant encore l'efficacité du système ...)
Ecrit par : Zorglub | 03 septembre 2008
"on va pas les payer à glander jusqu'à la retraite"
Ecrit par : Zorglub | 03 septembre 2008
Sachant cela :
"Eric Ciotti, député UMP des Alpes-Maritimes, a demandé mardi, jour de la rentrée scolaire, la création d'une commission d'enquête sur les enseignants sans affectation ou affectés à "d'autres tâches que l'enseignement"."
(source AFP)
Il y a peu de risque.
Ecrit par : TotoWeininger | 03 septembre 2008
D'ailleurs on peut noter que les profs qui en " bavent" se font de plus en plus rares ici. Et l'on comprend pourquoi.
Bon courage à vous Robin. J'espère que vous vous êtes bien reposé en Bretagne cet été et que vous aurez la sagesse de vous arrêter quand vous serez trop claqué...
Ecrit par : Sanseverina | 03 septembre 2008
Merci à vous et merci aussi à yann (personnal joke reçu 5 sur 5 pour la quille, mon tambour-major).
"S'arrêter à temps", c'est aussi ce que m'a dit mon délégué SNALC, ou éventuellement refuser le complément de service, avec certificat médical à l'appui ; j'ai toutes les raisons puisqu'à 58 balais, je sors de rédap. avec une hernie discale carabinée (400 km par semaine !). J'ai été nommé sur mon 7ème voeu et personne ne semble avoir tenu compte de ma situation de santé. Je me suis entendu répondre au rectorat que si et que tout était normal.
Mais je veux essayer de tenir le coup le plus longtemps possible ; c'est une question d'honneur.
Je veux finir ma carrière comme je l'ai commencée, debout dans une classe face à des élèves et pas dans un bureau.
Et puis, j'ai un peu honte de le dire, mais j'ai besoin financièrement de ces deux (+ une) heures supplémentaires sur le complément de service.
Le paradoxe, ce serait qu'elles ne soient pas payées à cause du sous-effectif (une 5ème à 18 et l'autre à 17, mais trois 4eme à 25 et plus, une dans le collège A et deux dans le collège B) et que la règle de l'heure supplémentaire pour exercice dans deux établissements situés sur deux communes non limitrophes ne soit plus appliquée.
C'est alors que Pandariès aura définitivement mérité son pseudo de cassandre "au bal des cocus".
Ecrit par : Robin | 03 septembre 2008
Nous , nous avons tous parfaitement compris , au discours du proviseur , ( c'est instillé tout doucement comme d'hab. ) que nous sommes en passe de faire aussi le travail d'orientation des co-psy , qui disparaissent du paysage ( pas de recrutement cette année )...voilà un créneau pour occuper les collègues d'électrotechnique !!
Tout cela est consternant...car il ne se passera rien , on subira , c'est comme ça ! Un fonctionnaire fonctionne .
Salut Robin !
Ecrit par : Guy Morel | 03 septembre 2008
c'est du bon sens (même si c'est pas marrant pour les potes) de virer les profs surnuméraires.
Ecrit par : Zorglub | 03 septembre 2008
Les personnes qui n'ont pas d'affectation aujourd'hui en auront probablement une rapidement dans l'année. En début d'année, il y a toujours des profs sans affectation, mais à chaque fin d'année, entre les congés mater et les arrêts maladie, les rectorats recrutent vacataires et contractuels à tout va.
S'ils sont "surnuméraires", n'est-ce pas la faute aux suppressions de postes, dues aux réductions drastiques des horaires? (3 heures hebdomadaires de français en section technologique! Que voulez-vous faire en 3 heures? A quand le français en option et non en enseignement obligatoire?)
Quant à la reconversion de ces profs qui paraissent si inutiles... Il n'existe déjà pas de service de reconversion pour les stagiaires non validés ni pour les profs en difficulté (ils se font même rire au nez s'ils osent, naïfs qu'ils sont, en évoquer l'existence au rectorat). L'heure n'est à l'embauche nulle part ...
Ecrit par : Carabas | 03 septembre 2008
Un petit conseil pour le fils de dobolino : lire les passionnants articles d'Alexandre Koyré regroupés sous le titre "Etudes d'Histoire de la pensée scientifique" (NRF Gallimard) qui complètent les Etudes galiléennes (1940), "La Révolution astronomique. Copernic, Kepler, Borelli (1961) "Du monde clos à l'univers infini" (1952) et les études newtoniennes (Harvard, 1965 et Gallimard, 1968).
Amitiés à tous et bon courage. Il en faudra !
Ecrit par : Robin | 03 septembre 2008
C'est bien gentil de penser à lui mais je pense qu'une "encyclopédie des grandes découvertes" à l'usage de huit-douze ans devraut être amplement suffisante pour le bac.
Bonjour quand même et bon courage pour cette année pourrie.
Ecrit par : dobolino | 03 septembre 2008
Nous avons l'arme nucléaire : la menace d'une extinction totale des examens 2009.
Brandissons la !
Que mille bases dépassent nos syndicats pourris !
Ecrit par : gege | 03 septembre 2008
Nous avons l'arme nucléaire : la menace d'une extinction totale des examens 2009.
Brandissons la !
Que mille bases dépassent nos syndicats pourris !
Ecrit par : gege | 03 septembre 2008
Le calendrier a malheureusement été bien pensé : si tout doit être plié avant décembre (la maquette doit être proposée avant le quinze octobre), c'est que la contestation, qui va obligatoirement avoir lieu, aura lieu en fin de premier trimestre; il sera difficile de la maintenir jusqu'aux examens sans essoufflement du mouvement, d'autant que d'ici là XD aura lâché deux ou trois miettes pour donner l'illusion qu'il négocie.
Les physiciens sont en train de rendre compte que leur discipline va disparaître en seconde...
Ecrit par : Romuald | 03 septembre 2008
"Les physiciens sont en train de rendre compte que leur discipline va disparaître en seconde"
Certains sont déjà dans un état d'esprit de post disparition...
Ecrit par : gege | 03 septembre 2008
"la contestation, qui va obligatoirement avoir lieu, aura lieu en fin de premier trimestre"
Pas de remplissage de bulletins au premier trimestre. Donc blocage de la procédure d'affectation dans le supérieur. C'est de la gnognotte, de l'essoufflement de cathareux, ça ?
Ecrit par : gege | 03 septembre 2008
Pas de remplissage de bulletins au premier trimestre. Donc blocage de la procédure d'affectation dans le supérieur. C'est de la gnognotte, de l'essoufflement de cathareux, ça ?
Ecrit par : gege | 03 septembre 2008
Bon... Je reviendrai dans un mois ou deux.
De toute façon...
Ecrit par : dobolino | 03 septembre 2008
"De toute façon" quoi ??
Ecrit par : gege | 03 septembre 2008
Nous avons l'arme nucléaire : la menace d'une extinction totale des examens 2009.
Brandissons la !
Que mille bases dépassent nos syndicats pourris !
Ecrit par : gege | 03 septembre 2008
Bien vu ! Nous sommes 800 000, une armée ! Et si l'on ajoute les familles... Préavis dès maintenant (clin d'oeil aux deux jours) pour grève reconductible à partir du 1er juin.
(Salut maître Robin, merci d'être sorti du bois ! Manque plus que Jean...)
Ecrit par : victor | 03 septembre 2008
"De toute façon" quoi ??
Ecrit par : gege | 03 septembre 2008
de toute façon, "tu creuses!"
Ecrit par : dobolino | 03 septembre 2008
Et si l'on ajoute les familles...
Ecrit par : victor | 03 septembre 2008
Qui vont, bien sûr, vous approuver dans un mouvement de grève?
Scout! Toujours prêt!
Ecrit par : dobolino | 03 septembre 2008
Et si l'on ajoute les familles...
Ecrit par : victor | 03 septembre 2008
Qui vont, bien sûr, vous approuver dans un mouvement de grève?
Scout! Toujours prêt!
Ecrit par : dobolino | 03 septembre 2008
je parlais des nôtres bien sûr... Ont-elles le choix d'ailleurs ?
Ecrit par : victor | 03 septembre 2008
Tout cela est consternant...car il ne se passera rien , on subira , c'est comme ça ! Un fonctionnaire fonctionne .
Salut Robin !
Ecrit par : Guy Morel | 03 septembre 2008
Salut et Fraternité à vous, Guy !
Ecrit par : Robin | 03 septembre 2008
Je me demande un peu ce que cherchent à obtenir ceux qui viennent sur ce blog pour balancer quelques provocations, pleurnicher aussitôt après qu'on ne les reverra plus ici parce qu'on les contredit, et qui reviennent en catimini quelques semaines plus tard...
À moins qu'il y ait de l'usurpation massive de pseudo, je reste perplexe.
Quant à ceux qui décrètent que les profs sont nuls, la discussion indigente et les syndicats tous pourris, je ne leur dis pas « qu'ils feraient mieux de fermer leur claque-merde » selon la phrase fameuse de Francis Blanche bourré dans les « Tontons flingueurs », mais qu'ils feraient mieux de sortir de ce genre d'ornière intellectuelle : ça coûte pas cher de donner des infos, de fournir des analyses, et quand elles sont mal reçues, ne pas faire le numéro de la diva incomprise...
Ils se reconnaîtront. J'espère ne pas lancer une polémique de plus, mais bon, si le moral est déjà dans les chaussettes en septembre, je redoute janvier ! sursum corda, les enfants !
Ecrit par : sanjuro | 03 septembre 2008
Et n'oubliez pas d'adhérer à la "Troisième voie" (non, ça n'est pas une secte new age !), même si vous n'êtes pas instits. Ils acceptent n'importe qui, même les profs de collège comme moi, c'est dire ! ,-)...C'est pô chir ! comme dirait toto (15 euros plancher) et c'est de l'utile et du concret. They need you !
http://3e.voie.free.fr/
Ecrit par : Robin | 03 septembre 2008
"ça coûte pas cher de donner des infos, de fournir des analyses"
Tu l'as dans l'os
Tu l'as dans l'os
...
Ecrit par : gege | 03 septembre 2008
Je me demande à la lecture de ces commentaires si je ne vais pas changer définitivement de pseudo et adopter celui de CASSANDRE (Hélas!)
Voici ce que je rappelais à la rentrée dernière:
PONOCRATES 25/08/2007
Quand Ponocratès était (DEJA ) Cassandre !!!
Et pardon d'avoir confondu Cassandre-Ponocrates et Pendariès !
Ecrit par : Robin | 03 septembre 2008
http://fr.youtube.com/watch?v=Mn3yc3IokJ8
Juste pour le plaisir...
Ecrit par : dobolino | 03 septembre 2008
je parlais des nôtres bien sûr... Ont-elles le choix d'ailleurs ?
Ecrit par : victor | 03 septembre 2008
Les vôtres sont aussi la mienne! Maintenant, je vais vous dire, vos grèves sans issue qui vous plombent à qui mieux mieux dans l'opinion publique, j'en ai ras la casquette. Il devient quasi impossible de vous défendre au café du Commerce, à moins de risquer le lynchage.
Grip, SLECC, Troisième voie, Bayrou, Besancenot, ce que vous voulez, mais pas faire payer nos gosses, merde!
Ecrit par : dobolino | 03 septembre 2008
Merci à tous ceux qui m'ont souhaité bon courage et bon courage à tous...Tous les courages et d'abord celui de survivre à l'hiver (même à ceux qui ne m'ont rien souhaité ! )
Bon, je vais au cinéma des draps blancs me faire dormir les yeux car je commence à 8 heures demain matin et il faut se lever tôt (60 km. de route).
Un poète ne vit guère que de sensations, aspire aux idées et, en fin de compte, n'exprime que des sentiments", disait fort justement Pierre Reverdy dans "Le Livre de mon bord".
Et le 24 juillet, j'ai écrit ça :
Nuit penchée
S'attarder à l'immobilté frissonnante, au murmure des feuilles, à la fraîcheur métallique de l'air, au parfum poivré des arbres vivants, à l'épaisseur indéchiffrable.
Et puis fermer les volets, non pour se protéger des voleurs, mais pour ne plus sentir peser sur la vitre un mystère trop lourd pour le sommeil.
Bonne nuit à tous !
Ecrit par : Robin | 03 septembre 2008
Je vous trouve tous bien moroses ...
Bien entendu, tout ne va pas bien et il n'est pas certain que demain sera meilleur (mais c'est pas une nouveauté, j'ai passé mon adolescence en attendant les chars russes et les bombes H).
Relativisez un peu, en dehors des sacrifiés sur l'autel du moloch (TZR à cheval sur 36 bahuts, profs en ZEP gratinée etc.) et en dépit du manque de motivation de beaucoup d'élèves, il se passe encore de bons moments d'enseignement dans nos classes !
Y'a encore plein de braves mômes attachants et pas si sots même s'ils sont moins cultivés et travailleurs que nous le souhaiterions.
Même mes bécassines (qui sont souvent affligeantes) peuvent montrer un potentiel insoupçonné. Le résultat après deux ans d'acharnement pédagogique reste certes pitoyable dans l'absolu, mais que de progrès néanmoins !
En début d'année, je suis plus positif que vous, le blues m'atteint en général vers mars !
J'ai un secret. Durant l'été, un séjour en Géorgie (Iran, Arménie, Syrie, etc ...), au retour que la vie est belle en France !
****************
Carabas, ça dépend des matières. Dans l'enseignement technique il est courant pour les profs surnuméraires de rester sans service durant une partie importante de l'année. Ce fut mon cas lorsque j'étais TZR.
Par ailleurs, dans mon académie, un protocole de reconversion (assez honnête pour les deux parties) est proposé à ceux-ci.
Quant aux profs "en difficulté", c'est effectivement un désastre (surtout pour les élèves) qu'il n'existe pas de solution.
Mais concrètement que faire d'un prof de 50 ans qui ne supporte plus le métier ? Je suis persuadé que si vous avez une proposition réaliste, le ministre vous entendra d'une oreille bienveillante.
Ecrit par : Zorglub | 03 septembre 2008
Les vôtres sont aussi la mienne! Maintenant, je vais vous dire, vos grèves sans issue qui vous plombent à qui mieux mieux dans l'opinion publique, j'en ai ras la casquette. Il devient quasi impossible de vous défendre au café du Commerce, à moins de risquer le lynchage.
Grip, SLECC, Troisième voie, Bayrou, Besancenot, ce que vous voulez, mais pas faire payer nos gosses, merde!
Ecrit par : dobolino | 03 septembre 2008
Mais bien sûr... Le discours sur la prise en otage, il arrive quand?
Vous croyez que cela nous amuse de devoir envisager des mouvements pour ce qui ne concerne ni nos salaires, ni nos conditions de travail, mouvement coûteux où l'on n'a rien à gagner si ce n'est éviter le pire pour l'instruction des élèves.
S'opposer sans casser des oeufs, c'est du fantasme de bobo qui vide a priori la lutte de toute efficacité. Sinon, accepter sans rechigner le nouveau lycée pour votre fille.
Dans ces conditions là, je vois mal pourquoi je bougerais pour essayer d'améliorer le système, de toute manière je suis payé à la fin du mois et je peux faire des tas d'HSE avec des activités à la con - désolé il n'y a pas d'autres termes. L'animation, cela ne demande pas beaucoup de travail.
Ecrit par : Romuald | 03 septembre 2008
Jouer au con avec le rectorat va m'occuper à temps plein jusqu'aux prochaines vacances, j'ai l'impression. Si ce n'est pas toute l'année.
Ecrit par : TotoWeininger
Le plus important est d'être payé. Merdre, c'est un jeu difficile, et qui requiert un investissement important !
Ecrit par : moot | 03 septembre 2008
C'est un bonheur, Robin, de retrouver votre sensibilité à "l'immobilité frissonnante" au "murmure des feuilles", à "la fraîcheur métallique de l'air".
Ecrit par : Sylvie Huguet | 03 septembre 2008
Zorglub, je ne me " tape pas la parano" comme vous dites. Je trouve juste qu'un peu de "common decency" comme disait R.Felts, il y a peu, siérait à quelques-uns. C'est tout.
Et que la provoc peut être drôle à certains moments sur certaines questions mais pas sur toutes, à mon humble avis. Quand cela engage le quotidien des collègues et leur santé physique voire morale, moi, j'ai rarement envie d'ironiser sur les autres. Mais bon, la perversité se glisse partout, surtout chez les mecs style "petits coqs qui se la jouent", on le sait bien.
Cela dit, vous avez raison de nous rappeler des points de vues étrangers qui permettent de relativiser et c'est souvent ce que j'aime bien d'ailleurs dans vos mails, un certain ton libre qui donne de l'air.
En règle générale, pour ma part, j'évite d'afficher contentement et satisfaction quand je sais que les gens que j'ai en face de moi sont dans la poisse. Question d'éducation, de politesse, de savoir-vivre, de délicatesse ou d'amitié.
Mais je l'ai encore constaté une fois de plus, on peut avoir fait des études et rester rustre et vulgaire.
Bonne soirée à vous.
Ecrit par : Sanseverina | 03 septembre 2008
Grip, SLECC, Troisième voie, Bayrou, Besancenot, ce que vous voulez, mais pas faire payer nos gosses, merde!
Ecrit par : dobolino | 03 septembre 2008
Que faire (disait Lénine) ?
J'ai bien une solution qui satisferait beaucoup de monde : s'en foutre, s'en carrer, s'en tamponner le coquillard avec une plume de paon, devenir le roi des branleurs. Bosser pour toucher la paie, arriver pile à la bourre et se tirer à 17h00 pétantes. Brancher le MP3 en conseil de classe ou faire sa correspondance, ses ongles. Changer de blog pour "camping-car en liberté". Lire Brighelli mais version guide touristique de la Corse. Oublier jusqu'au nom du ministre de l'éducation et perdre ma carte d'électeur. Déserter la cantoche pour le Mc Do local. Qu'est-ce qui me reste à tirer ? Dix, douze ans ? Là je vais faire payer vos gosses bien plus qu'en mois de grève. Le tout façon discret, courtois, sympa-cool avec les moutards. Présent dans tous les projets, les sorties surtout... Rien que des travaux de groupe avec auto-évaluation et réponses données à l'avance. Antibiesque et incollable sur Meirieu. Et pourquoi pas principal ou proviseur ? Non, trop de boulot tout de même.
Ecrit par : victor | 03 septembre 2008
"Je me demande un peu ce que cherchent à obtenir ceux qui viennent sur ce blog pour balancer quelques provocations, pleurnicher aussitôt après qu'on ne les reverra plus ici parce qu'on les contredit, et qui reviennent en catimini quelques semaines plus tard...
À moins qu'il y ait de l'usurpation massive de pseudo, je reste perplexe.
Ecrit par : sanjuro | 03 septembre 2008
Sanjuro, à ma connaissance il n'y a que Dobolino et moi qui avions dit qu'on ne reviendrait pas. On n'a pas pleurniché, on n'est pas revenu en catimini, et on a tenu bien moins que quelques semaines.
Alors si c'est pas nous, c'est qui qui vous rend perplexe ??? N'hésitez pas à demander des explications en vous adressant directement aux personnes concernées, c'est dommage de rester sans comprendre.
Ecrit par : Jérémy | 04 septembre 2008
Ah oui, il y a Guy Morel aussi, mais lui il a dit ça il y a trois jours, il n'a pas pleurniché, il n'est pas là en catimini, etc.
Bref, comme le disait un imitateur en imitant Jean-Paul II : Comment??? Qui ch'est ???
Ecrit par : Jérémy | 04 septembre 2008
"Mais je veux essayer de tenir le coup le plus longtemps possible ; c'est une question d'honneur.
Je veux finir ma carrière comme je l'ai commencée, debout dans une classe face à des élèves et pas dans un bureau."
Robin, ménagez-vous tout de même !
Bon courage en tout cas.
Ecrit par : Jérémy | 04 septembre 2008
"Je veux finir ma carrière comme je l'ai commencée, debout dans une classe face à des élèves et pas dans un bureau."
Ecrit par : Robin | 03 septembre 2008
Bien alors, dépêchez-vous de finir car très bientôt chaque prof fera 35 heures par semaine dans le bureau que l'établissement lui aura attribué.
Ecrit par : TotoWeininger | 04 septembre 2008
"Relativisez un peu, en dehors des sacrifiés sur l'autel du moloch (TZR à cheval sur 36 bahuts, profs en ZEP gratinée etc.) et en dépit du manque de motivation de beaucoup d'élèves, il se passe encore de bons moments d'enseignement dans nos classes !
Y'a encore plein de braves mômes attachants et pas si sots même s'ils sont moins cultivés et travailleurs que nous le souhaiterions.
Même mes bécassines (qui sont souvent affligeantes) peuvent montrer un potentiel insoupçonné. Le résultat après deux ans d'acharnement pédagogique reste certes pitoyable dans l'absolu, mais que de progrès néanmoins !"
Ouh là, la situation doit vraiment être grave et mauvaise pour qu'on ait besoin d'être consolés à ce point-là ! On dirait le jardinier dans Electre, quand il vient faire l'éloge de Joie et amour devant le pubic, juste avant qu'ils ne s'entretuent tous. Franchement, tout ça ne me dit rien de bon (d'ailleurs, parenthèse : je suis fâché que Pendaries ou Ponocratès ait voulu me voler le rôle Cassandre car jusque là c'est moi qui le tenait. Mais je veux bien lui laisser ma place pour changer de grade et devenir Sybille à la place de Cassandre, ça me fera du bien d'être cru, de me saouler la g*** et de dire des phrases tarabiscotées juste après).
Tiens, je commence mes prédictions : votre idée de soulèvement populaire et de mai 68 de l'Education, là, eh bien ça ne marchera pas car c'est trop tard. Il fallait faire ça avant, quand les profs avaient encore un peu d'espoir, par exemple au début de l'ère Sarkozy, ou à la fin de l'ère molle de Chirac ; là ça ne sert à rien de faire un appel à la grève, fût-elle générale, à part à faire rire les tout petits quand ils voient les reportages télés, et à illuminer les rues avec les caliquots multicolores des grévistes, égayés par un verre de vin chaud et criant à tue-tête "Darcos t'es foutu, le Snesalcgenfolc est dans la rue" (on n'entend pas bien les noms des syndicats quand ils disent tous un nom différent).
Je ne dis pas ça par défaitisme. En tout cas, on les connaît, les structures qui tourneront pendant que le secondaire public et la fac seront dans la rue pour crier le nom de Darcos (privé, IUT, prépa, école d'ingé)
Je viens d'ailleurs de penser à un scénario amusant - imaginez : émeutes, grèves et incidents dans les établissements français contre Darcos, reportages télé et sondages défavorables à n'en plus finir, syndicats vent debout contre Darcos, le pauvre ne peut fuir ni à Varennes (déjà fait par un autre) ni à Périgueux (ils ne veulent plus de lui là-bas non plus), il fuit donc où bon lui semble (à Marseille peut-être), en tout cas Sarkozy lui retire sa confiance, et nomme à la tête du ministère (je vous laisse le choix, selon vos préférences et probabilités) :
A - Jack Lang
B - Luc Ferry
C - Emmanuelle Mignon (allons-voir si la rose)
D - Claude Allègre
(Pour l'appel à un ami, c'est ici : 01.55.55.10.10)
Bref, l'ami Darcos manquera peut-être à ceux qui l'ont conspué (cela dit, on l'attend toujours, la revalorisation qu'il avait promise...)
Ecrit par : Jérémy | 04 septembre 2008
En attendant, manifestation le 19 octobre avec toutes les personnes concernées par les réformes en cours, y compris les parents. Le mot d'ordre principal semble, pour l'instant, la lutte contre la casse du service public.
Ecrit par : Christophe Sibille | 04 septembre 2008
"On peut avoir fait des études et rester rustre et vulgaire." constate Sanseverina.
Ben oui, je l'ai constaté aussi plus d'une fois, en diverses circonstances , sans que cela remette en question ma ligne de vie, et certains de mes élèves aussi. Un seul exemple : l'une de mes élèves de première d'adaptation avait été choisie pour participer à des journées nationales de l'éducation, ou quelquechose de ce genre, présidées par les deux ministres de l'époque. Elle est revenue déçue. Tout se passait bien. Les commissions discutaient, réfléchissaient et rédigeaient consciensieusement. Seulement quand les rapporteurs ont pris la parole pour exposer leurs conclusions, l'un des ministres a commencé à lire son journal devant tout le monde. Je ne pense pas que cette élève m'ait raconté des histoires. Cette attitude l'avait choquée et quand je dis qu'elle était déçue...L'exemplarité qui aide à se construire n'est pas toujours là où on devrait l'attendre.
Je signale en passant à Dobolino que je découvre " Souvenirs d'un pas grand-chose" de Charles Bukowski. Pour reprendre son expression je dirai que ce n'est pas rose bonbon et les soucis d'ordre scatologique des premières pages donnent le ton. Justement, j'ai commencé ma lecture le jour où la coopérative du village voisin est venue épandre ses effluents vinicoles dans un champ à l'entrée de notre village. Autant mettre sa merde chez le voisin n'est-ce pas ? Ca ne sentait pas la rose et j'étais au parfum pour continuer ma lecture.
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 04 septembre 2008
Le plus important est d'être payé.
Ecrit par : moot | 03 septembre 2008
J'ai refusé l'affectation. Trop loin de chez moi. Impossible de concilier l'emploi du temps et les transports en commun - anémiques dans cette zone. Mais plus profondément parce qu'il s'agit d'un remplacement en collège. C'est évidemment indéfendable juridiquement, le statut des agrégés étant par trop vaseux concernant les affectations.
Je suis désormais dernier remplaçant disponible sur une zone où les lycées sont rarissimes. Je l'avais signalé au recteur au moment du mouvement. Manifestement, il s'en tamponne. Pendant ce temps, dans les lycées près de chez moi, trois profs sur quatre sont certifiés.
Selon les propres chiffres du ministère, 9000 agrégés sont actuellement affectés en collège. Cela doit représenter près de 20% du total. 20% cela ne relève plus de l'exception, mais d'un mépris affiché des statuts et qualifications.
On ne sortira pas de cette situation minable qui décrédibilise tout discours sur la "revalorisation" du métier par un "coup de pouce" donné à la bonification pour agrégé lors du mouvement intra-académique, comme le réclame bien humblement la Société des agrégés - dont les gouvernants se fichent éperdument de toute façon - mais en scindant le mouvement en un "mouvement agrégé" - obligation étant faite aux agrégés de postuler en lycée ou dans le supérieur- suivi d'un "mouvement certifié", une fois tous les agrégés casés.
Pour ceux qui doutent encore de l'urgente nécessité d'une réforme radicale du mouvement d'affectation, je rappelle ce fait rarement évoqué - tabou? : un agrégé qui remplace un certifié, à égalité d'échelon, coûte au Léviathan près de deux fois plus - j'ai vécu cette situation l'an dernier. Ceux qui parlent d'économies budgétaires et qui laisse cette situation en l'état se foutent ouvertement de la gueule du monde.
Ecrit par : TotoWeininger | 04 septembre 2008
Je signale en passant à Dobolino que je découvre " Souvenirs d'un pas grand-chose" de Charles Bukowski.
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 04 septembre 2008
Je crois qu'il est mieux de le découvrir à votre âge, avec une bonne culture littéraire derrière soi. Mon fils a lu ce genre de textes beaucoup trop tôt. Enfin, il me semble.
Ecrit par : dobolino | 04 septembre 2008
Parfaitement d'accord avec vous, TotoWeiniger: j'ai vécu votre situation pendant 3 ans d'affilée, et je sais ce qu'elle a de mortifiant. A quoi sert de passer l'agrégation si c'est pour se retrouver contre son gré en collège ? A gagner plus de sous, diront les cons matérialistes. Mais à la vérité, c'est un immense gâchis. Ma situation s'est améliorée (j'ai enfin été muté dans un lycée), mais je ne vais pas pour autant cesser de militer contre cette gestion absurde des affectations. Continuez à résister.
Ecrit par : françois duhem | 04 septembre 2008
J'ai refusé l'affectation. (...) Mais plus profondément parce qu'il s'agit d'un remplacement en collège. C'est évidemment indéfendable juridiquement, le statut des agrégés étant par trop vaseux concernant les affectations.
(...)
On ne sortira pas de cette situation minable qui décrédibilise tout discours sur la "revalorisation" du métier par un "coup de pouce" donné à la bonification pour agrégé lors du mouvement intra-académique, comme le réclame bien humblement la Société des agrégés - dont les gouvernants se fichent éperdument de toute façon - mais en scindant le mouvement en un "mouvement agrégé" - obligation étant faite aux agrégés de postuler en lycée ou dans le supérieur- suivi d'un "mouvement certifié", une fois tous les agrégés casés.
Pour ceux qui doutent encore de l'urgente nécessité d'une réforme radicale du mouvement d'affectation, je rappelle ce fait rarement évoqué - tabou? : un agrégé qui remplace un certifié, à égalité d'échelon, coûte au Léviathan près de deux fois plus - j'ai vécu cette situation l'an dernier. Ceux qui parlent d'économies budgétaires et qui laisse cette situation en l'état se foutent ouvertement de la gueule du monde.
Ecrit par : TotoWeininger | 04 septembre 2008
Cela peut être défendable pour les postes fixes, mais pas du tout pour les postes de remplacement; faire remplacer les agrégés par les agrégés et les certifiés par les certifiés, cela reviendrait à multiplier le stock de remplaçants sans nécessairement rationaliser leur usage.
Ne pas oublier aussi alors un mouvement pour les bi-admissibles, qui pourront choisir après les agrégés mais avant les certifiés les postes en lycée...
Ecrit par : Romuald | 04 septembre 2008
Vous n'êtes pas d'accord Romuald ? Si le fait qu'à qualifications différentes on vous impose le même travail ne vous ennuie pas, expliquez-moi à quoi sert le maintien de ces différents grades ?
Autant supprimer ces distinctions et créer un vaste corps unique d'enseignants du secondaire (là je sais que je réinvente l'eau tiède...) et faire cesser cette hypocrisie.
Ecrit par : françois duhem | 04 septembre 2008
A ce que je sache, les agrégés doivent moins d'heures que les certifiés, et sont mieux payés? Arrêtez-moi si je me trompe?
Ecrit par : Christophe Sibille | 04 septembre 2008
Vous n'êtes pas d'accord Romuald ? Si le fait qu'à qualifications différentes on vous impose le même travail ne vous ennuie pas, expliquez-moi à quoi sert le maintien de ces différents grades ?
Autant supprimer ces distinctions et créer un vaste corps unique d'enseignants du secondaire (là je sais que je réinvente l'eau tiède...) et faire cesser cette hypocrisie.
Ecrit par : françois duhem | 04 septembre 2008
Ma réponse portait sur la fonction de remplaçant; on en est à un point où il faut se battre contre les affectations hors disciplines ou en LP pour pour des PLC, alors qu'un agrégé soit affecté, temporairement, en collège, pour un remplacement, conformément à ce que prévoit la loi (puisqu'ils ont vocation à enseigner "en priorité" en lycée), cela ne me pose pas d'état d'âme particulier. Je comprends en revanche qu'un agrégé en poste fixe en collège puisse vouloir une affectation prioritaire en lycée.
La distinction des deux concours sert seulement à alimenter le vivier de recrutement et à proposer une promotion possible (presque la seule) aux enseignants. Je ne suis absolument pas dans le fétichisme de l'agrégation comme concours indépassable et exemplaire; la fusion des deux concours ne me gênerait pas outre mesure à condition qu'on aligne les conditions d'exercice du métier sur celles des agrégés. Agrégés et certifiés font le même métier (dans ma discipline, c'est encore plus flagrant; et pire, il y a plus de postes à l'agrég. de philosophie qu'au CAPES).
Ecrit par : Romuald | 04 septembre 2008
Continuez à résister.
Ecrit par : françois duhem | 04 septembre 2008
Merci pour votre soutien. Vous êtes la première personne qui, sans me connaître personnellement, abonde dans mon sens sur cette question. Voici le type de réaction que suscite mes propos chez certains de ceux que je ne veux même plus considérer comme des collègues : "Quoi, t'as refusé un poste à près de 3000 euros alors que t'es en tout début de carrière et même pas expatrié si loin que ça de ta province natale, alors que nous on se tape des postes pourris pour pas un radis" (les cons matérialistes sont effectivement légion, pas seulement dans l'EN)
J'ai passé l'Agrégation, pas le CAPES. Si j'avais raté l'agrég, j'aurai fait un autre boulot. Un boulot à 5000 euros dans une grande ville, pas un poste merdique en zone rurale dans un collège inaccessible.
Je ne sais pas si j'attendrai trois ans avant de démissionner de l'EN. Si je souhaite me reconvertir, c'est maintenant ou trop tard. Mais je suis très attaché au fait de gagner ma vie
grâce à la matière que j'aime.
Romuald, vous n'êtes pas opposé à ma proposition concernant les postes fixes? Très bien. Concernant les remplacement, je ne vois pas d'inconvénient à ce qu'un professeur certifié remplace un professeur agrégé dans un lycée, puisque les certifiés ont vocation, AUSSI, à enseigner en lycée. Les trois heures de décharges qu'ils obtiendraient - service de 15 heures au lieu de 18 heures pourraient remplacer avantageusement - pour eux et pour l'Etat - la prime de remplacement. Vous voyez bien que la situation n'est pas symétrique.
Ecrit par : TotoWeininger | 04 septembre 2008
A ce que je sache, les agrégés doivent moins d'heures que les certifiés, et sont mieux payés? Arrêtez-moi si je me trompe?
Ecrit par : Christophe Sibille | 04 septembre 2008
Quand on parle de cons matérialistes...
Ecrit par : TotoWeininger | 04 septembre 2008
Quand on parle de cons matérialistes...
Ecrit par : TotoWeininger | 04 septembre 2008
Que voulez-vous dire?
Ecrit par : Christophe Sibille | 04 septembre 2008
Dans ma famille, il y a eu et il y a des enseignants. Leur choix de contestation préféré a toujours été un zèle d'autant plus outrancier qu'ils étaient scandalisés par l'état de l'enseignement, les programmes, le laxisme, la disparition des valeurs d'instruction publique.
Ils ne sont pas des modèles uniques, loin de là. Il faut accélérer et amplifier la fédération de tous ces volontaires de façon à promotionner ce mode de travail et à constituer une force de frappe suffisante aussi bien auprès de l'opinion publique que des instances syndicales et dirigeantes.
Ecrit par : dobolino | 04 septembre 2008
Dans ma famille, il y a eu et il y a des enseignants. Leur choix de contestation préféré a toujours été un zèle d'autant plus outrancier qu'ils étaient scandalisés par l'état de l'enseignement, les programmes, le laxisme, la disparition des valeurs d'instruction publique.
Ecrit par : dobolino | 04 septembre 2008
Mode con matérialiste on
Et ils ont perdu combien de pouvoir d'achat en trente ans, ces gloires?
Mode con matérialiste off
Ecrit par : TotoWeininger | 04 septembre 2008
"L'animation, cela ne demande pas beaucoup de travail."
Ecrit par : Romuald le 03 septembre 2008
Ce serait trop beau ! Qu’elle exige moins d’intelligence ne signifie pas qu’elle exige moins de travail. Quand l’animation aura sapé toute possibilité de faire quelque chose d’intelligent en cours (et qu’il soit possible de le faire dans une classe obligera assez vite tout le reste de l’école à faire de même), il faudra inventer des projets pédagogiques adaptés à la singularité de sa classe pour récupérer autant que faire se peut, en terme de calme, ce qui aura été perdu par la délégitimation du recours à l’autorité par le professeur. Et s’il est vrai que ce travail sera parfaitement stupide, il n’en sera, d’une certaine manière, pas moins difficile que la préparation d’une leçon classique - préparation dont l’intérêt est immanent à l’acte au moins -, parce que pour sauver l’apparence de sérieux, il sera exigé des professeurs des préparations de plus en plus techniques (selon le champ conceptuel inconsistant - mais pas inoffensif - qui se trouve à la croisée d’une psychologie forcément faussée par la vulgarisation et du vocabulaire d’entreprise) et rébarbatives à faire.
Non, l’animation n’allègera pas le travail de l’enseignant, elle l’aliènera.
Ecrit par : Pli | 04 septembre 2008
Petite aventure de rentrée, aprés qu'on ait mis sur mon emploi du temps "Madame Goldchemiche". Voilàtypas que l'ami Sconet ne marche plus. C'est Scopanet...un farceur. Sconet, c'est ce logiciel de composition des classes. A plus. Cassé. Le jour de la rentrée...donc on n'est pas sûr que les éleves qu'on a sont les nôtres, ni si c'est même des élèves.
La personne -ressource , Sainte-Bédeuzie, dont delaquelle j'avoys déjà causé icigo l'an dernier, elle est totalement . Pauvre TICE, elle se planque delans les interstices. Elle tremblouille, parce que tout le monde lui gueule dessus. Et le Principal-Adjoint, un coléreux, est venu ce matin et lui a hurlé "Dites, Mademoiselle, quand on se prétend informaticienne, on se rend utile... et on reste pas là comme une loque...vlammmmm , la porte fermée, que le bahut allait s'effondrer. Et notre pauvre Sainte-Bédeuzie de maudire la cellule informatique du Rectorat....pauvre fille...je la plains, sincèrement. Car l'informatisation des systèmes n'est pas de son fait. Elle ,elle est là pour faire comme si qu'on est modernes....Euptoudettes....Elle n'y connaît que pouic. Nib de naze. maccache.
Brèfle, selon l'Admistraccion, on aura les classes Lundi....sauf que l'"intervenant technique ne vient que le 20 septembre. les crayons et les gommes vont osuffrir ce ouikande. Moi ,je m'en tape, je les laisse se dépatouiller,n ces fromages!! J'irai me balader dans Paname , nez au vent....
Ecrit par : montaigneàcheval | 04 septembre 2008
" L'animation n'allègera pas le travail de l'enseignant, elle l'aliènera."
Très juste.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 04 septembre 2008
Romuald, vous n'êtes pas opposé à ma proposition concernant les postes fixes? Très bien. Concernant les remplacement, je ne vois pas d'inconvénient à ce qu'un professeur certifié remplace un professeur agrégé dans un lycée, puisque les certifiés ont vocation, AUSSI, à enseigner en lycée. Les trois heures de décharges qu'ils obtiendraient - service de 15 heures au lieu de 18 heures pourraient remplacer avantageusement - pour eux et pour l'Etat - la prime de remplacement. Vous voyez bien que la situation n'est pas symétrique.
Ecrit par : TotoWeininger | 04 septembre 2008
Trois heures de décharge ne correspondent en rien à une indemnité qui permet notamment de ne pas engager des frais de déplacement de sa poche; désolé d'être matérialiste, mais trois heures de décharge pour un certifié, ce n'est pas ce qui va remplir son réservoir ou payer son ticket de train pour se rendre hors de son RAD. Cela n'a pas de sens.
Quant à l'argument horaire, il passe à côté de ce qu'est la fonction de TZR : on peut aussi bien remplacer des temps pleins que des temps partiels, des agrégés qui ont pris des heures sup que des certifiés qui n'en ont pas pris.
Ecrit par : Romuald | 04 septembre 2008
Christophe, les agrégés sont effectivement mieux payés, pour 15 heures au lieu de 18. C'est justement pourquoi il est normal qu'ils enseignent à un niveau supérieur, qui exige un temps de préparation plus grand.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 04 septembre 2008
Et ils ont perdu combien de pouvoir d'achat en trente ans, ces gloires?
Mode con matérialiste off
Ecrit par : TotoWeininger | 04 septembre 2008
A peu près autant que moi. Pourquoi?
Ecrit par : dobolino | 04 septembre 2008
" En attendant, manifestation le 19 octobre avec toutes les personnes concernées par les réformes en cours, y compris les parents. Le mot d'ordre principal semble, pour l'instant, la lutte contre la casse du service public.
Ecrit par : Christophe Sibille | 04 septembre 2008 "
Lutte contre les programmes du primaire et les suppressions de poste... Les agrégés sont pas prêts de retrouver le chemin du lycée. Moi je suis d'accord avec Tototruc et François Duhem : s'il y a deux corps, il vaudrait mieux que ça ait une utilité. Par contre, le concours de promotion interne qui se déroule après 5 ans d'ancienneté devrait porter un autre nom que "agrégation", car les épreuves et l'esprit à l'interne et à l'externe n'ont franchement pas grand chose à voir.
Ecrit par : Jérémy | 04 septembre 2008
En fait, vos débats sont vachement rigolos parce que, finalement, à force de vous lire depuis lundi, j'en viens presque à admettre comme tout à fait valable et même comme seule solution les trente-cinq heures sur place, étant entendu qu'on aménage les locaux pour vous libérer un espace de travail suffisant, avec 47 semaines de présence par an.
Sans blague! De toute façon, ça va se faire sous peu, alors autant s'y préparer.
D'autant plus que pour ceux qui sont nommés sur deux établissements, on peut prévoir lundi et mardi dans l'un, jeudi et vendredi dans l'autre et le mercredi en alternance. Beaucoup plus ergonomique et efficient, moins fatigant.
Ecrit par : dobolino | 04 septembre 2008
Et ils ont perdu combien de pouvoir d'achat en trente ans, ces gloires?
Mode con matérialiste off
Ecrit par : TotoWeininger | 04 septembre 2008
A peu près autant que moi. Pourquoi?
Ecrit par : dobolino | 04 septembre 2008
D'ailleurs, c'est idiot ce que je dis là.
Trente ans, ça nous fait 1978. Pour Catmano, je pense qu'il y a eu une nette progression parce qu'à l'époque, elle ramait plus que maintenant. Pour mon père, il est à la retraite et il me semble qu'il m'a dit que, grâce à Jospin, elle était très douillette mais, en 1978, il était titulaire de chaire plus cours d'agrèg en heures sup, alors, forcément, son pouvoir d'achat a du baisser mais, d'un autre côté, il a nettement moins de besoins qu'à l'époque. A part les dessous de table pour se faire opérer par le professeur de médecine à la place de l'interne...
Quant au pouvoir d'achat de ma profession, si on compare 1978 et 2008, je pense qu'on prend le vertige mais c'est un peu normal et ça n'a rien à voir.
Ecrit par : dobolino | 04 septembre 2008
[...]seule solution les trente-cinq heures sur place, étant entendu qu'on aménage les locaux pour vous libérer un espace de travail suffisant, avec 47 semaines de présence par an.[...]
Ecrit par : dobolino | 04 septembre 2008
Tu vas te faire tuer, Ségolène ! :p
Ecrit par : yann | 04 septembre 2008
Bonjour,
Un peu d'humour pour détendre l'atmosphère avec ma contribution à l'appui :
http://dl.free.fr/p73hnbaLj
Bonne journée à tous !
Ecrit par : Sandra WAGNER | 04 septembre 2008
Moi ,je m'en tape, je les laisse se dépatouiller,n ces fromages!! J'irai me balader dans Paname , nez au vent....
Ecrit par : montaigneàcheval | 04 septembre 2008
Promenez-vous bien! En voilà enfin un qui nous donne du rêve!
Ecrit par : dobolino | 04 septembre 2008
Et pourtant, du rêve, dans l'éducation, Dieu sait qu'on en donne.
Ecrit par : Jérémy | 04 septembre 2008
Les communistes savaient très bien faire ça,on se battait avec eux "spontanément" pour de généreuses,humanistes et rationnelles idées et on s'apercevait à la fin que les victoires contre le POUVOIR rapportaient surtout du pouvoir (des places ), et des pépettes (ah ces augmentations de 5% pour tous ) aux chefs dans la profession,dans le syndicat et dans le parti.
Avec l'antipédagogisme,à lire certains,les AGREGES ne seraient-ils pas en train de chercher à nous faire lutter pour leurs "petits" intérets matériels plutôt que pour la pratique rationnelle d'enseigner ?
C'est pas facile de ne pas lutter idiot.
Ecrit par : idiot inutile | 04 septembre 2008
Pour enfoncer le clou, il faut voir l'allure grotesque de la grosse bande de nazes qui "défend" notre statut. Je ne parle même pas des syndicats du secondaire, qui ne voient, effectivement et à tort, dans l'agrégation, qu'une voie de promotion interne pour les certifiés (Au passage, je suis en accord avec l'opinion selon laquelle l'agrégation interne n'a d'agrégation que le nom. A mon avis, aucun inspecteur général n'affecterait un "agrégé interne" en prépa, du moins, je l'espère)
Que demande l'auguste Société des agrégés "en ce qui concerne l'affectation des agrégés en lycée"?
Ceci :"Pour le mouvement intra-académique :
1-Une bonification beaucoup plus importante qu'auparavant et véritablement efficace.
2-La possibilité de cumuler cette bonification avec les points accordés pour le rapprochement de conjoint ou l'autorité parentale unique."
Pour la mesure 1, ils obtiendront au mieux une dizaine de points supplémentaires alors que pour rendre la bonification vraiment efficace - surtout en des temps de mesure de carte scolaire - il faudrait la multiplier par dix, voire par cent dans certaines académies et certaines disciplines, ce qui, de fait, reviendrait à scinder le mouvement en deux comme je le propose.
Pour la mesure 2, c'est une arnaque pour les célibataires si le mouvement reste en l'état, les bonifications de rapprochement de conjoints écrasant la bonification d'agrég. Les jeunes agrégés célibataires continueront de passer derrière tous le monde, mais bon, les jeunes agrégés célibataires, tous le monde s'en fout, non?
Concernant le statut, on peut lire ceci : "la Société des agrégés demande que le second paragraphe de l'article 4 du statut des professeurs agrégés soit ainsi modifié : et exceptionnellement SUR LEUR DEMANDE dans les classes de collèges"
C'est avec ce genre de revendications, où on veut le beurre et l'argent du beurre - à la limite : on donne au professeur agrégé une carte de France et il désigne du bout du doigt son affectation - que l'on n'obtient rien, tout cela pour complaire aux vieux "agrégés internes" qui ne veulent pas abandonner leur sinécure en collège, ce qui est scandaleux. Un agrégé ne doit pas pouvoir être affecté en collège point barre. Si ça l'emmerde, il n'a qu'à démissionner et passer le CAPES.
Quant au SAGES, à part s'indigner parce que les PRAG n'ont pas les mêmes obligations de service que les maîtres de conf' - merde si tu veux être enseignant chercheur passe le concours, connard! plutôt que d'être larbin à la fac (c'est relatif, un poste PRAG peut être plus intéressant qu'un poste en lycée tout de même) il sert à quoi exactement?
Ecrit par : TotoWeininger | 04 septembre 2008
Bon, le rectorat ne m'appellera plus aujourd'hui pour un remplacement. Je rentre chez mes parents ce soir et je débranche mon téléphone jusqu'à lundi, sinon je vais péter un câble.
Ecrit par : TotoWeininger | 04 septembre 2008
Totoweininger, les revenications de la société des agrégés ne sont pas très élevées, mais vous remarquerez qu'elle ne les obtient meme pas...
Moi ce que je ne comprends pas c'est que les agrégés soient si peu capables de s'organiser qu'ils n'aient meme pas un syndicat. C'est qd meme dément. La SdA ne sert à rien car elle n'est pas un syndicat - il faudrait un syndicat, point.
La Sages, qui a eu la bonne idée d'être un syndicat, est plombé car il n'a pas le soutien de la SdA, car le Snalc s'en défie comme de la peste depuis qu'il est allié au SIES (et même depuis qu'il a été créé), et parce qu'ils ont fait une grosse connerie que tout le monde rappelle pour se moquer d'eux.
En gros, la SdA dilapide une popularité de longue date qui ne sert à RIEN (sinon à faire de la promo pour qques bouquins écrits par ses membres, et que d'autres membres recommandent avec une extase automatique et forcée dans les bulletins papier - on croit rêver !- de la Société), et le Sages n'a aucune popularité, d'autant qu'il est grevé par une erreur de syndcat débutant et par la méfiance du Snalc (pourquoi s'allier avec le Sies, je vous le demande ?).
Bref : impasse, la partie est bloquée.
Ecrit par : Jérémy | 04 septembre 2008
Si, à l'époque où je faisais mes études, le statut des agrégés leur avait imposé 35 heures de présence sur place, j'aurais immédiatement choisi une autre voie. J'aurais sans doute tenté l'Ecole des chartes. L'un des grands avantages de l'enseignement, c'était - jusqu'à aujourd'hui - d'organiser librement son travail. Faute de quoi j'aurais de loin préféré être responsable d'une bibliothèque.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 04 septembre 2008
Zorglub découvre les derniers échanges avec stupeur dans un premier temps.
A la relecture un sourire ironique (et néanmoins bienveillant) s'installe durablement sur son visage narquois.
Il pense à la tronche de Gégé et Victor qui attendaient tantôt le grand soir et dont les propos se retrouvent mélés à une querelle ésotérique d'épiciers.
Elle est pas belle la vie pour un Zorglub ?
Ecrit par : Zorglub | 04 septembre 2008
Sans rire, vous êtes tous à la Société des Agrégés? Je croyais que c'était une organisation comparable à la confrérie des Mangeurs d'Andouillette de Cambrai... Plus corporatiste, je crois que cela n'est pas possible.
C'est assez drôle quand même le long lamento sur les agrégés sacrifiés du sytème. A l'EN, ce ne sont quand même pas les plus mal lotis, même si les affectations ne sont pas toujours conformes aux aspirations individuelles.
Ecrit par : Romuald | 04 septembre 2008
Elle est pas belle la vie pour un Zorglub ?
Ecrit par : Zorglub | 04 septembre 2008
Vous avez la bonne humeur communicative, Zorglub. Je m'en vais ragaillardi.
Ecrit par : TotoWeininger | 04 septembre 2008
Et pourtant, du rêve, dans l'éducation, Dieu sait qu'on en donne.
Ecrit par : Jérémy | 04 septembre 2008
Oui mais là, non. On ne lit qu'amertume, rancœur, capessien contre agrégé, prof de collège contre prof de lEP contre prof de prépa, décomptes de dixième d'euro et de quart d'heures sup. Franchement démoralisant. Ça repart comme en mai/juin. A ce moment là, je me suis contenté d'attendre que ce soit fini parce que je concevais que l'épuisement de fin d'année, l'approche des examens et concours vous mettent sur les dents et vous plombent mais, là, franchement, après deux beaux mois de détente, vous devriez être pleins d'énergie et de beaux projets, humour en bandoulière. Vous lire ici me démoralise, me fait de la peine et m'inquiète énormément.
A la lointaine époque où je prenais quatre semaines de vacances en été, quand nos conditions d'exercice et d'embauche rendaient la chose aisée, c'était il y a longtemps, je me souviens encore avec quelle énergie je reprenais le harnais. Et pourtant, je soignais bien des chiens nourris au Frolic ou au pain trempé, pas socialisés, aux maîtres peu investis, qui voulaient la piqure miracle, la petite blanche qui stoppe les gratouilles.
Ecrit par : dobolino | 04 septembre 2008
Elle est pas belle la vie pour un Zorglub ?
Ecrit par : Zorglub | 04 septembre 2008
Vous avez la bonne humeur communicative, Zorglub. Je m'en vais ragaillardi.
Ecrit par : TotoWeininger | 04 septembre 2008
merci!
Ecrit par : dobolino | 04 septembre 2008
Selon les propres chiffres du ministère, 9000 agrégés sont actuellement affectés en collège. Cela doit représenter près de 20% du total. 20% cela ne relève plus de l'exception, mais d'un mépris affiché des statuts et qualifications.
On ne sortira pas de cette situation minable qui décrédibilise tout discours sur la "revalorisation" du métier par un "coup de pouce" donné à la bonification pour agrégé lors du mouvement intra-académique, comme le réclame bien humblement la Société des agrégés - dont les gouvernants se fichent éperdument de toute façon - mais en scindant le mouvement en un "mouvement agrégé" - obligation étant faite aux agrégés de postuler en lycée ou dans le supérieur- suivi d'un "mouvement certifié", une fois tous les agrégés casés.
Un agrégé ne doit pas pouvoir être affecté en collège point barre. Si ça l'emmerde, il n'a qu'à démissionner et passer le CAPES. ( TotoWeininger)
Je bois du petit lait en vous lisant. Je me délecte littéralement. J'ai déjà défendu les mêmes propos que vous ici. J'en ai pris plein la tête, mais alors plein la tête vraiment.
Seul François Duhem est venu à mon secours et je suis ravi d'apprendre qu'il vient d'être nommé en lycée; vraiment ravie pour vous, François!
Sinon, vous ne trouverez personne ici qui défendra notre point de vue. Les agrégés en poste en lycée se moquent totalement de savoir que nous sommes quelques -uns à moisir en collège. Pis que cela, des collègues universitaires ou profs de prépas vous diront que c'est normal de réserver des places aux certifiés en lycée. Quand j'ai parlé comme vous d'une priorité absolue pour le lycée aux agrégés( puisque c'est inscrit dans les textes) , on m'a avancé les arguments les plus pourris que les syndicats avancent:même boulot...gnagna...Je passe...On connaît.
J'ai même eu une discussion sanglante avec un certain Pedro Cordoba sur sa liste de discussion de RE qui soutient qu'il n'est pas possible de reverser les quelques 9000 agrégés qui moisissent en collège parce que quoi? parce qu'on ne peut pas interdire aux certifiés l'accès au lycée. Depuis il ne se donne plus la peine de répondre à mes mails.
Françoise Guichard a la même position. Et tous ces braves gens pignent de voir l'agreg attaquée et en voie de disparition.
Ben, oui, quand on ne défend pas les spécificités d'un concours, il fout le camp. Après vous avez tous les bien -pensants certifiés ou autres qui s'en foutent ou qui sont bien contents de nous passer sous le nez au lycée sans avoir passé le concours de l'agreg. Bref, vous avez ici un échantillon parfait de ce qu'on retrouve dans les salles des profs: on crie qu'il faut défendre le mérite mais si on peut avoir un passe-droit qui vous permet d'avoir le lycée sans le concours qui va avec, on se réjouit. Et puis il y a ceux qui l'ont et qui trouvent que ça fait pas de gauche de réserver le lycée aux agrégés.
Il nous reste Brighelli qui doit avoir du sang normand mélangé au sang corse: en aparté il vous dit que oui, bien sûr, les agrégés seraient mieux au lycée et qui au grand jour ne dit rien pour ne pas se mouiller et qui n'a pas l'air d'avoir porté haut et fort la dite revendication aux oreilles de son petit copain Darcos qui ne pipe mot de l'affaire et dont la préoccupation majeure est de rester vissé à son poste de ministre même s'il se compromet dans les pires crasses.
Bref, ceux qui sont au chaud s'en tapent, ( à part François ici) et les autres ricanent.
La lâcheté est l'atout majeur du fonctionnaire et au bout de 2 ou 3 ans dans l'EN on voit très bien comment des régimes comme celui deVichy ou des régimes autocratiques se sont mis en place ou pourraient se répéter sous une forme ou une autre.
Je vous laisse un des mes mails si le coeur vous en dit; j'aurais deux ou trois choses à ajouter si cela vous intéresse. Pas d'obligation non plus bien sûr. Je n'ai plus d'espoir pour ma part mais j'aurai toujours de l'énergie pour défendre le mérite et ceux qui ne grimpent pas par passe-droits mais par leur propre travail.
camille@gmail.com
Bien à vous.
Ecrit par : Sanseverina | 04 septembre 2008
Sanseverina, vous êtes injuste : je suis agrégé en lycée et non seulement je pense que les agrégés devraient être en lycée, mais j'ai même dit ici tout le mal que je pensais de la séparation artificielle entre agrégés et certifiés.
Je comprends votre amertume, mais réservez vos piques à ceux qui les méritent vraiment, ou vous allez desservir votre cause...
Ecrit par : sanjuro | 04 septembre 2008
[…] « Car, me confîa-t-il, si prospères que nous puissions paraître aux yeux d'un étranger, nous n'en sommes pas moins affligés de deux terribles maux : à l'intérieur, des factions s'opposent violemment et, à l'extérieur, un ennemi très puissant menace de nous envahir. Pour ce qui est du premier, il vous faut savoir que depuis plus de soixante-dix lunes, il existe, au sein de l'empire, deux grands partis rivaux, du nom de tramecksan et de tlamecksan, qui désigne ce qui les distingue : la taille, haute ou basse, de leurs talons.
« On prétend, en vérité, que les hauts-talons seraient plus fidèles à notre ancienne constitution, mais toujours est-il que Sa Majesté a décidé de ne nommer que des bas-talons au sein de l'administration de son gouvernement et à tous les postes relevant de la Couronne : ceci, vous l'aurez certainement remarqué. Peut-être aurez-vous aussi observé que les talons de Sa Majesté Impériale sont d'au moins un drurr plus bas que ceux de quiconque à la cour (le drurr est une unité de mesure équivalant à environ un quatorzième de pouce). Ces deux partis se vouent une haine si profonde que jamais ils ne mangent, ni ne boivent, ni ne parlent ensemble. Selon nos calculs, les tramecksan, ou hauts-talons, seraient plus nombreux que nous ; mais le pouvoir est entre nos mains. Nous redoutons toutefois que Son Altesse Impériale, l'héritier de la Couronne, ait quelque inclination pour les hauts-talons ; du moins il est clair qu'il a un talon plus haut que l'autre, ce qui lui donne une démarche un peu claudicante. Or, voilà qu'au beau milieu de ces querelles intestines, nous sommes menacés d'invasion par l'île de Blefuscu, l'autre grand empire de l'univers, qui est presque aussi vaste et aussi puissant que celui de Sa Majesté. Car vos allégations selon lesquelles il existerait dans le monde d'autres royaumes et Etats peuplés de créatures humaines aussi grandes que vous n'ont toujours pas convaincu nos philosophes qui inclineraient plutôt à penser que vous êtes tombé de la lune, ou d'une quelconque étoile, puisqu'il est certain qu'une centaine de mortels de votre taille dévasterait, en un rien de temps, toutes les récoltes et tous les troupeaux des domaines de Sa Majesté. Du reste, nulle part notre histoire, qui remonte à six mille lunes, ne fait mention d'autres peuples que ceux des deux vastes empires de Lilliput et de Blefuscu, ces deux grandes puissances qui donc, comme j'étais sur le point de vous le dire, se livrent, depuis trente et six lunes, une guerre des plus obstinées. Voici comment tout a commencé : chacun sait qu'à l'origine, avant de manger un œuf, on le cassait toujours par le gros bout. Or, un Jour qu'il s'apprêtait à casser son œuf selon la pratique ancestrale, le grand-père de l'actuelle Majesté, qui n'était encore qu'un enfant, se coupa un doigt. Aussitôt, l'empereur, son père, publia un édit ordonnant à tous ses sujets, sous peine de terribles châtiments, de casser leurs œufs par le petit bout. Ce décret déplut tellement au peuple qu'il provoqua, comme le raconte notre histoire, six rébellions au cours desquelles un empereur perdit la vie et un autre la Couronne. Ces guerres civiles étaient constamment fomentées par les monarques de Blefuscu, et lorsqu'on parvenait finalement à les étouffer, les exilés trouvaient toujours refuge au sein de cet empire. On évalue à onze mille le nombre de personnes qui auraient, tôt ou tard, préféré mourir plutôt que de se résigner à casser leurs œufs par le petit bout. Cette controverse est relatée dans des centaines d'ouvrages fort volumineux, mais les livres des gros-boutiens ont été depuis longtemps proscrits et la loi interdit à tous les membres de cette faction d'exercer un emploi. Au cours de ces querelles, les empereurs de Blefuscu, par l'entremise de leurs ambassadeurs, se sont à maintes reprises indignés, nous accusant de provoquer un schisme religieux en enfreignant la doctrine fondamentale de notre grand prophète Lustrog, telle qu'énoncée dans le cinquante-quatrième chapitre de la Brundrecal (c'est leur Alcoran). Toutefois, nous estimons qu'ils détournent quelque peu le texte, car les termes exacts sont les suivants : "Tous les vrais fidèles casseront leurs œufs par le bout le plus commode." Quant à savoir lequel des deux bouts est le plus commode, voilà qui, à mon humble avis, devrait être laissé à l'entière discrétion de chacun ou, à tout le moins, à l'appréciation du premier magistrat. Cela étant dit, les exilés gros-boutiens ont bénéficié d'un tel crédit à la cour de Blefuscu et ont reçu ici même tant d'appuis et d'encouragements secrets de la part de leurs partisans que les deux empires s'affrontent dans une guerre sanglante qui perdure depuis trente et six lunes, et dont les fortunes sont changeantes : nous y avons perdu quarante vaisseaux de combat et un nombre bien plus considérable de petits navires, ainsi que trente mille de nos meilleurs matelots et soldats. Bien que, selon nos estimations, nos ennemis aient essuyé des pertes un peu plus lourdes, ils viennent d'armer une dangereuse flotte et s'apprêtent à faire une descente sur nos côtes. C'est pour cette raison que Sa Majesté Impériale, qui place une confiance totale en votre force et votre courage, m'a chargé de vous exposer toute l'affaire. »
Je demandai au secrétaire de présenter mes humbles respects à l'empereur et de lui faire savoir qu'à mon avis il ne seyait pas à un étranger, comme moi, de s'immiscer entre ces deux partis mais que j'étais prêt à défendre, au péril de ma vie, sa personne et son État contre tout envahisseur.
Jonathan Swift
Voyages de Gulliver
(Première partie : le Voyage à Lilliput, extrait du chapitre IV ) 1726
Nouvelle traduction de l’anglais par Hélène Buzelin
(Librio – 2000)
Ecrit par : Swift | 04 septembre 2008
Sanseverina, y'a peut-être et certainement des agrégés qui préfèrent rester au chaud dans un collège de centre grande ville que d'assumer un poste de lycée à Trifouillis les Oies ou dans le 93, non?
Si je pars de cette supposition, l'EN est bien obligée de nommer des certifiés sur ces postes de lycée peu courrus et, au fond, il n'y a alors aucune raison pour que les certifiés n'enseignent pas en "bons" lycées s'ils doivent se coller à tous les postes merdiques du second cycle pendant que des agrégés prennent les bonnes gâches de collège.
Deux concours distincts, nommons-les CAPES et Agrégation, le premier destiné à l'enseignement en premier cycle uniquement, le deuxième exclusivement au second cycle et au supérieur? Ça ne se fera jamais, pour de multiples raisons que j'ignore pour la plupart, historiques, économiques et tout et tout. Je veux bien que vous m'exposiez ces raisons...
Ecrit par : dobolino | 04 septembre 2008
Comme quoi, même un gros naze de certifié de génie (???) mécanique peut avoir un usage.
Dans mon usine à monstres, nous disposons d'un bidonville dans lequel nous buvons le café (et parfois mieux ...) entre profs d'enseignement technique : sans distinction TZR, PLP, certifiés, agrégés (sauf un qui est trop occupé à porter la serviette de l'IPR)
C'est rarement du Ronsard ou du Baudelaire, mais on se marre tellement que lorsqu'un chef passe, il croit généralement qu'on se fout de sa gueule.
'videmment, on est paillards plus que grivois, vulgaires autant que grossiers, moqueurs en diables, nationalistes et réactionnaires avec les bien pensants du SNES, gauchistes s'il se pointe le patron, en tout cas toujours prêts à se damner pour un bon mot. Il m'arrive même de simuler un intérêt soudain pour le foot lorsque le PSG vient de prendre une branlée (et dieu sait ...) et de questionner ingénument le supporter de service sur l'état de son équipe.
C'est notre truc, et faut dire que ça dédramatise sacrément !
Lorsque l'un d'entre-nous revient d'une mission exploratoire en salle des profs (l'usine à déprim, ou le bureau des pleurs, c’est selon) y'a toujours une âme charitable pour lui tendre un kleenex et un bout de craie blanche en guise de Valium. On lui approche une chaise afin qu’il puisse s’installer pour oraliser et poser la douleur d’avoir assisté à une rencontre entre la prof d’italien et d’histoire-géo en 2nde 5.
Je pense que ça a quelque chose à voir avec la culture ouvrière, celle du vestiaire dans lequel il est d'usage de déconner avant et après les heures sur la chaîne.
Parmi les profs, y’a trop de pisse vinaigre, et ça, c’est aussi un de mes diagnostics du malaise de l’EN.
Ecrit par : Zorglub | 04 septembre 2008
"Sans rire, vous êtes tous à la Société des Agrégés? Je croyais que c'était une organisation comparable à la confrérie des Mangeurs d'Andouillette de Cambrai... Plus corporatiste, je crois que cela n'est pas possible.
C'est assez drôle quand même le long lamento sur les agrégés sacrifiés du sytème. A l'EN, ce ne sont quand même pas les plus mal lotis, même si les affectations ne sont pas toujours conformes aux aspirations individuelles.
Ecrit par : Romuald | 04 septembre 2008
Romuald, votre dicours vaut pour tous les profs (dans le monde du travail, les profs ne sont pas les plus mal lotis), et pour l'éducation française (dans le monde, l'éducation française n'est pas la plus mal lotie). Alors si l'on suit votre raisonnement, tout va bien car il y a toujours pire. On peut fermer ce blog, arrêter d'écouter les cons de profs qui geignent, et faire taire les agrégés qui, pourtant, vous disent bien qu'il y a un truc qui ne va pas (mais on s'en fout, hein, c'est pas les plus mal lotis, non mais).
Sinon, Zorglub, on peut rigoler et ensuite être sérieux sans être taxé de pisse vinaigre, j'espère.
Enfin, Sanseverina, vous etessevere car Sanjuro, Tototruc, François Duhem avons toujours défendu l'idée de mettre les agrégés en lycée exclusivement. La SdA le fait également, mais franchement tant qu'elle ne se constitera pas en syndicat, elle ne sert strictement à rien.
Ecrit par : Jérémy | 04 septembre 2008
Tiens j'ai oublié un bout de phrase. La phrase complète est donc : "Enfin, Sanseverina, vous etes severe car Sanjuro, Tototruc, François Duhem et moi-même avons toujours défendu l'idée de mettre les agrégés en lycée exclusivement."
Ecrit par : Jérémy | 04 septembre 2008
"Parmi les profs, y’a trop de pisse vinaigre, et ça, c’est aussi un de mes diagnostics du malaise de l’EN."
Ecrit par : Zorglub
http://www.aquadesign.be/im/news/images/img-2671.jpg
Ecrit par : Maurice | 04 septembre 2008
Je ne me fais que passer, après une journée harassante, surtout les deux dernières heures avec une classe de 4ème qui a fait très très fort dans la perversité et d'entrée de jeu.
Je sens que ça va être le bras de fer toute l'année. Les 5ème et la 4ème du petit collège sont OK. J'espère que l'autre 4ème n'est pas comme celle que je viens de quitter tout à l'heure, sinon, ça va être très très dur.
Je vois que ça recommence avec la querelle des certifiés (les petits boutiens ?) et des agrégés (les gros boutiens ?)...Bref, On n'est pas sortis de l'auberge.
Quand comprendrez-vous enfin, chers collègues, que c'est comme ça qu'ils nous ont et qu'ils nous ont toujours eu.
Comme j'essaye d'être le plus honnête possible, je viens juste signaler que mon problème d'EDT est réglé et que je garde mon mercredi.
D'autre part, contrairement à ce que je craignais, ils tiennent bien compte du fait que j'enseigne sur deux communes non limitrophes : une heure sup et une indemnité de déplacement.
Sinon, pour les deux heures sup. effectives (classes en sous-effectifs) j'attends de voir.
Ecrit par : Robin | 04 septembre 2008
Enfin, Sanseverina, vous etessevere car Sanjuro, Tototruc, François Duhem avons toujours défendu l'idée de mettre les agrégés en lycée exclusivement. La SdA le fait également, mais franchement tant qu'elle ne se constitera pas en syndicat, elle ne sert strictement à rien.
Ecrit par : Jérémy | 04 septembre 2008
Question N°1: y-a-t-il suffisament d'agrégés pour pourvoir tous les postes de lycée qui se créeraient ou seraient vacants à partir de demain, remplacements compris?
(parce que, tout de même, vous n'allez pas demander aux certifiés en poste depuis cinq ou quinze ans de dégager!)
Ecrit par : dobolino | 04 septembre 2008
Au risque de me faire écharper par les sachants, je ne comprends pas bien pourquoi les agrégés sont si attachés à leur prérogative d'être nommés uniquement au lycée.
La vie y est elle plus douce qu'au collège ? Serait ce parce que l'on s'est "débarassé" des pires cancres en fin de 3eme ?
La réussite à un concours donne t elle la certitude de rester meilleur ou plus méritant qu'un collègue de plus basse extraction au fil du temps ? Ca me rappelle ces entreprises où une règle tacite voulait qu'un centralien ne pouvait être pas être promu directeur, car alors il deviendrait chef de polytechnicien, injure impensable et révoltante.
Je me rappelle avoir eu des bons profs et des mauvais au lycée, et je suis totalement incapables de dire lesquels étaient agrégés. Mais je me rappelle avoir eu comme prof de francais en 5eme une jeune agrégée pleine d'ambition (pour nous) et d'amour (pour la littérature) et avoir passé une année formidable à découvrir des auteurs difficiles que je n'aurais sans doute pas eu le courage d'aborder seul.
De deux choses l'une : si les agrégés sont meilleurs que les autres profs, alors il peut être intéressant d'en nommer une proportion en collège (20% par exemple) pour tirer les élèves les plus brillants. Et dans le cas contraire, pourquoi leur accorder des privilèges ?
Il est vrai qu'il n'y a plus de classes homogènes...
Ecrit par : philippe | 04 septembre 2008
Mais où est donc passé Jean et ses philippiques anti-séquences ?
Ecrit par : Sylvie Huguet | 04 septembre 2008
Rires, Sylvie, je me posais la même question.
Pour dobolino : non, il n'y a pas assez d'agrégés pour remplir les lycées. Il n'est pas question d'interdire les certifiés l'entrée des lycées, ni de virer les certifiés en place, mais de dire que les agrégés passeraient un concours pour etre professeurs en lycée, tandis que les certifiés auraient un concours qui leur permet d'être en collège ou en lycée. Sauf qu'on mettrait d'abord les agrégés au lycée, et ensuite les certifiés pour les (nombreuses) places qu'il resterait.
La question de Philippe est vite résolue :
"si les agrégés sont meilleurs que les autres profs, alors il peut être intéressant d'en nommer une proportion en collège (20% par exemple) pour tirer les élèves les plus brillants." Et comment décidez-vous que les élèves les plus brillants auront des agrégés pour professeurs ????????? Ca ne tient pas la route.
"Et dans le cas contraire, pourquoi leur accorder des privilèges ?" Peut-être parce qu'ils ont passé un concours plus sélectif ?
Ecrit par : Jérémy | 04 septembre 2008
Et dans le cas contraire, pourquoi leur accorder des privilèges ?
Ecrit par : philippe | 04 septembre 2008
Il y a dans l'EN une mystique de l'agrégation (qui culmine dans la question du rang...) très surprenante pour les gens qui sont extérieur au Moloch et encore plus pour les universitaires étrangers.
La question ne se pose pas en termes d'enseignants meilleurs ou pires. Le recrutement à Bac+4, à la différence du Capes à Bac+3, suppose une maîtrise disciplinaire plus accomplie (dans les faits, c'est surtout parce qu'il y a moins de places à l'agrégation qu'au CAPES plus que par la nature même du concours); aussi est-il prévu que les agrégés enseignent "en priorité" là où la maîtrise disciplinaire doit être plus importante (en l'occurrence en lycée).
Ecrit par : Romuald | 04 septembre 2008
Sauf qu'on mettrait d'abord les agrégés au lycée, et ensuite les certifiés pour les (nombreuses) places qu'il resterait.
Ecrit par : Jérémy | 04 septembre 2008
Les agrégés en lycée de centre ville, les certifiés ensuite, dans les places restantes en APV et en lycée technique?
Ecrit par : Romuald | 04 septembre 2008
Et comme on va bientôt parler des inscriptions nazies dans le collège d'Agde, je précise tout de suite qu'il y avait plein d'inscriptions racistes et homophobes dans mon collège pendant quatre ans, et que tout le monde s'en foutait.
Alors, qu'on découvre des croix gammées et des inscriptions nazies dans un collège ne m'étonne guère - pas la peine d'en faire un foin pour un cas particulier, ce qui est grave, c'est que ce soit si répandu, et que tout le monde fasse comme si de rien n'était.
Sinon, des croix gammées y en a plein sur les rables de cours, gravées dans le bois, pas la peine de regarder le J.T. ce soir pour en voir dans les collèges et lycées.
Ecrit par : Jérémy | 04 septembre 2008
...Sinon, des croix gammées y en a plein sur les tables ....
Je ponce donc je suis.
Ecrit par : huile de coude | 04 septembre 2008
Romuald, je reviens du boulot, et je tombe sur ça:
"La distinction des deux concours sert seulement à alimenter le vivier de recrutement et à proposer une promotion possible (presque la seule) aux enseignants."
Je suis désolé, mais c'est faux. Tout le monde n'a pas les mêmes compétences, et, EN MOYENNE, un agrégé (en disciplines scientifiques, je parle de ce que je connais), en saura nettement plus et comprendra mieux sa matière qu'un certifié. Pourquoi croyez-vous que presque tous les postes en prépa sont réservés aux agrégés ? C'est simplement parce qu'ils ont suivi une formation plus poussée dans leur matière, qu'ils la comprennent mieux. Donc dire que la seule vocation de l'agreg est la promotion des certifiés, c'est faux et provocateur.
Ecrit par : françois duhem | 04 septembre 2008
Je suis désolé, mais c'est faux. '...). Donc dire que la seule vocation de l'agreg est la promotion des certifiés, c'est faux et provocateur.
Ecrit par : françois duhem | 04 septembre 2008
Il faut lire, je n'ai jamais écrit que la SEULE vocation de l'agrég. était la promotion interne, il y avait deux motifs dans ma réponse :
1) alimenter le vivier de recrutement (sous-entendu : attirer les meilleurs étudiants qui seraient tentés par d'autres carrières)
2) proposer une promotion aux enseignants
Ecrit par : Romuald | 04 septembre 2008
Pourquoi ne pas ajouter:
3) former des professeurs plus qualifiés dans leur matière, donc ayant vocation enseigner à plus haut niveau (je parle de l'agreg externe) que les certifiés.
Ecrit par : françois duhem | 04 septembre 2008
ps: je trouve aussi cette querelle très conne, mais il est encore plus con de ne pas se rendre compte que ces deux concours différents par leur niveau (contrairement à ce que dit romuald, le niveau des épreuves n'a rien à voir) et leur nature doivent logiquement déboucher sur des postes différents.
Ecrit par : françois duhem | 04 septembre 2008
Pour dobolino : non, il n'y a pas assez d'agrégés pour remplir les lycées. Il n'est pas question d'interdire les certifiés l'entrée des lycées, ni de virer les certifiés en place, mais de dire que les agrégés passeraient un concours pour etre professeurs en lycée, tandis que les certifiés auraient un concours qui leur permet d'être en collège ou en lycée. Sauf qu'on mettrait d'abord les agrégés au lycée, et ensuite les certifiés pour les (nombreuses) places qu'il resterait.
Ecrit par : Jérémy | 04 septembre 2008
Donc, c'est bien ce que j'avais compris. Aux agrégés, les lycées propres de centre grande ville et de la petite couronne de Paris, au choix, et ensuite (c'est le mot dont vous usez) pour la racaille ou les paysans, sauf exception, les certifiés qui viendront poliment et gentiment boucher les trous à Tulle, Brive la Gaillarde et Manosque, à mille mille de toute activité culturelle ou bibliothèque ou université.
Ça ne va pas du tout! Autant pour les certifiés que pour les élèves.
Je ne dis pas qu'un certifié ne soit pas souvent un bon professeur, souvent beaucoup plus sérieux et régulier dans son travail, mais, bon, j'ai eu des agrégés quand j'étais élève de lycée et, de toute évidence, ce n'était pas la même amplitude. Il arrivait qu'on s'envole et qu'on en oublie un peu le bachotage. On pouvait même avoir fugitivement l'impression d'avoir un cerveau!
Ecrit par : dobolino | 04 septembre 2008
3) former des professeurs plus qualifiés dans leur matière, donc ayant vocation enseigner à plus haut niveau (je parle de l'agreg externe) que les certifiés.
Ecrit par : françois duhem | 04 septembre 2008
Je m'auto-cite :"Le recrutement à Bac+4, à la différence du Capes à Bac+3, suppose une maîtrise disciplinaire plus accomplie (...); aussi est-il prévu que les agrégés enseignent "en priorité" là où la maîtrise disciplinaire doit être plus importante."
Avec deux concours à Bac+5, en revanche, la distinction agrég./capes devient totalement absurde. C'est pourquoi ce débat va rapidement être caduc.
Il y a quand même plus urgent en ce moment, me semble-t-il, que cette question.
Ecrit par : Romuald | 04 septembre 2008
Sinon, des croix gammées y en a plein sur les rables .
Ecrit par : Jérémy | 04 septembre 2008
Nouvelle recette créée par les élèves de Jérémy: rable de lièvre sauce Auschwitz.
Ecrit par : dobolino | 04 septembre 2008
En 96, agrég. de philo. : 80 places; capes de philo. : 240 places
En 07, agrég. de philo. : 47 places; capes de philo. : 30 places
Un certifié de 2007 a-t-il une compétence disciplinaire moins importante qu'un agrégé de 96? Rien n'est moins sûr, vu le caractère sélectif actuel du concours.
Ecrit par : Romuald | 04 septembre 2008
Remarque de haute volée puisque les agrégés et certifiés de philo ne risquent pas d'aller au collège.
La question de base, c'est : à quoi servent les agrégés ? S'ils peuvent aller enseigner en cinquième UPI, quatrième SEGPA et en troisième DP6, ca ne sert à RIEN de les payer plus cher que les certifiés.
Dobolino et Romuald, votre idée ne peut amener qu'à la suppression de l'agrégation, la généralisation du recrutement au Capes pour tous. C'est une idée défendable, il suffit de l'assumer.
Ecrit par : Jérémy | 04 septembre 2008
Dans ma famille, il y a eu et il y a des enseignants. Leur choix de contestation préféré a toujours été un zèle d'autant plus outrancier qu'ils étaient scandalisés par l'état de l'enseignement, les programmes, le laxisme, la disparition des valeurs d'instruction publique.
Ecrit par : dobolino | 04 septembre 2008
Mode con matérialiste on
Et ils ont perdu combien de pouvoir d'achat en trente ans, ces gloires?
Mode con matérialiste off
Ecrit par : TotoWeininger | 04 septembre 2008
Qui ? Moi ? Chais pas !
Remarquez, moi, je n'ai qu'un malheureux Bac, alors, c'est p't'êt' normal...
Et puis, de toute façon, depuis qu'un Ministre du budget, appelé depuis à d'autres fonctions bien plus bling-bling, a dit qu'il fallait coûte que coûte faire consommer les Français, je n'arrive plus à avoir envie de m'offrir un p'tit cadeau de temps en temps, alors, ce n'est pas très grave.
Et puis, comme je suis "directrice 2-4 classes", en 2009, je vais gagner 200 euros de plus... par an ! Elle est pas belle, la vie ?
Ecrit par : catmano | 04 septembre 2008
Romuald, je serais désolé si je vous avais blessé. Bien entendu que le concours du capes de philo est sélectif, il est sans doute plus dur à réussir que les agregs d'autres disciplines.
Je me contente de parler de ce que je connais: physique, chimie et maths. Le simple pourcentage de réussite n'est pas un indicateur fiable du niveau d'un concours. Par exemple, en physique, tous les ans, il y a grosso modo 50-60 normaliens qui passent l'agreg, et je ne parle pas des sup'aero, centraliens et autres. Il est évident que leur présence relève le niveau du concours, très au dessus de celui du capes. A l'inverse, si vous avez une armée de manchots qui s'inscrivent au concours, et se cassent copieusement la figure, cela baissera énormément le taux de réussite, sans que le niveau du concours en soit rehaussé.
Ecrit par : françois duhem | 04 septembre 2008
D'accord avec Jérémy, les suggestions de Romuald et Dobolino (qui semble avoir des convictions fluctuantes sur le sujet) ne peuvent qu'amener à supprimer l'agreg. Et qu'on ne me raconte pas qu'un pseudo bac+5 à la gomme, bourré de "compétences" et vide de savoir comblera le manque laissé par sa disparition. Pauvres futurs élèves de prépa: tu ne connais pas l'équation de klein-gordon et tu ne sais pas non plus résoudre les autres ? Ce n'est pas grave, faisons plutôt du coloriage, de la pâte à sel, et tout ce dont tu as envie.
Ecrit par : françois duhem | 04 septembre 2008
Dobolino et Romuald, votre idée ne peut amener qu'à la suppression de l'agrégation, la généralisation du recrutement au Capes pour tous. C'est une idée défendable, il suffit de l'assumer.
Ecrit par : Jérémy | 04 septembre 2008
Quelle idée???????? Je n'ai pas d'idée, juste des interrogations... et pas de solution.
Je suis tout à fait pour les agrégés en lycée et les certifiés en collège. Le fait est que le nombre d'agrégé est insuffisant et qu'on ne peut l'augmenter de façon substantielle sans baisser la barre de ce concours de haut niveau.
A moins que..., à moins qu'on donne au statut d'agrégé un tel attrait en matière de salaire et de responsabilités, de perspectives de carrière, que ce concours attire plus de personnes en mesure de réussir les épreuves. Mais, là, je ne vois pas trop comment car, somme toute, il ne s'agit que d'enseigner en lycée à des gars qui viennent là souvent en touristes.
Ecrit par : dobolino | 04 septembre 2008
"Donc, c'est bien ce que j'avais compris. Aux agrégés, les lycées propres de centre grande ville et de la petite couronne de Paris, au choix, et ensuite (c'est le mot dont vous usez) pour la racaille ou les paysans, sauf exception, les certifiés qui viendront poliment et gentiment boucher les trous à Tulle, Brive la Gaillarde et Manosque, à mille mille de toute activité culturelle ou bibliothèque ou université"
Il y a un livre sur l'histoire de l'agrégation qui est sorti il y a quelque temps, fait par un ancien de St Cloud. C'était effectivement la situation au XIX° siècle; mais rassurez-vous, le système des points a chassé les agrégés des lycées de centre-villes, la plupart des néo-agrégés n'ayant pas assez de points pour les avoir.
Remarquez, on peut aussi les chasser définitivement des lycées et des collèges en réservant l'agrégation pour le supérieur (comme en Droit), comme cela la discussion sur le sexe des anges (sur les mérites respectifs des certifiés ou des agrégés) appartiendra aux querelles scolastiques du passé, digne objet d'étude d'un futur historien de la ... désagrégation.
Ecrit par : Sénéchal | 04 septembre 2008
François Duhem, je n'ai aucune conviction sur le sujet agrégé/certifié. Je me pose des questions et essaye de me forger une opinion qui tienne la route.
En fait, le sujet m'intéresse plus que la moyenne des français car j'en entends parler depuis le berceau, mon père ayant formé les élèves pour le CAPES et corrigé les examens et pareil pour l'agreg et, malgré mon jeune âge, j'ai bien vu alors la différence, les corrections d'agreg étant beaucoup plus longues et plus lourdes. Il nous rejoignait en vacances beaucoup plus tard et beaucoup plus fatigué quand il a corrigé l'agrégation.
Ecrit par : dobolino | 04 septembre 2008
Sénéchal, ne faites pas l'âne, je répondais à Jérémy! Je ne posais pas un diagnostic sur l'état actuel! C'estbeni que Jérémy proposait bel et bien de revenir à système digne du XIX° siècle.
Ecrit par : dobolino | 04 septembre 2008
Et puis, de toute façon, depuis qu'un Ministre du budget, appelé depuis à d'autres fonctions bien plus bling-bling, a dit qu'il fallait coûte que coûte faire consommer les Français, je n'arrive plus à avoir envie de m'offrir un p'tit cadeau de temps en temps, alors, ce n'est pas très grave.
Ecrit par : catmano | 04 septembre 2008
Mais t'en fais quoi, de tous tes sous? Tu dors sur un matelas de billets?
Si t'as des états d'âme à t'offrir des cadeaux et que tu ne sais plsu quoi faire de ton pognon, offre les moi, je prends!
J'ai acheté deux carpes Koï et deux poiscailles rouges assez jolis et un peu gros, genre douze cm, avec des nageoires en voiles très jolies, pour mettre dans la fontaine de Bons. 2*15 + 2*9= 48 euros, juste pour le plaisir, plus une boîte de bouffe spéciale pour eux.
Ecrit par : dobolino | 04 septembre 2008
Romuald, je serais désolé si je vous avais blessé.
Ecrit par : françois duhem | 04 septembre 2008
Pas du tout...
Je suis agrégé (externe puisque c'est important apparemment) et pas particulièrement dans une place de choix dans le système (TZR depuis 7 ans (en philo., on ne peut pas être en collège)); mais je dois avouer à lire ce blog que j'ai l'impression que certains semblent regretter le temps de la salle des profs séparée, à droite (le bon côté) pour les agrégés, à gauche pour les certifiés, les contractuels dans le couloir.
J'ai vu des néo-certifiés, brillants, devoir commencer à travailler, ce qui a handicapé lourdement leur succès à l'agrég. J'essaie simplement par ma voix discordante d'introduire un peu de mesure dans la valorisation de l'agrégation. J'ai quand même, comme Dobolino, évoqué la nécessité d'une affectation prioritaire des agrégés dans les lycées (mais cela me choque qu'un TZR agrégé refuse une mission essentiellement parce qu'elle est en collège).
Il y a sans doute aussi le fossé entre les disciplines; en lettres ou en philo. la dissertation et le commentaire demeurent les exercices canoniques dans les deux concours (avec un programme plus précis dans un cas, et un programme plus généraliste dans l'autre).
Ecrit par : Romuald | 04 septembre 2008
"ne faites pas l'âne"
je ne fais pas l'âne; je rappelle simplement que cette querelle permet de faire avancer en douce l'idée d'un corps unique, malléable à merci sous la main de fer trop visible du Béhémot redoutable. Cela ne va pas plus loin.
J'évite avant tout les querelles de personne, rassurez-vous. Les mauvaises bonnes idées sont tellement plus nocives que ceux qui les défendent; c'est à elles et elles seules qu'il faut s'en prendre.
Ecrit par : Sénéchal | 04 septembre 2008
je ne fais pas l'âne; je rappelle simplement que cette querelle permet de faire avancer en douce l'idée d'un corps unique, malléable à merci sous la main de fer trop visible du Béhémot redoutable.
Ecrit par : Sénéchal | 04 septembre 2008
Et moi non plus, je ne fais pas l'âne gratuitement! Je viens chercher des arguments pour que, dans le monde public, tout le monde n'accepte pas sans broncher l'idée d'un corps unique taillable et corvéable à merci. Je ne maîtrise pas l'argumentation a priori et je suis quand même un peu obligée de faire l'âne pour avoir du son. Comprenez-vous?
Si je n'emporte, à mon niveau, ne serait-ce que l'adhésion de dix personnes, ce sera toujours ça de gagné.
Je pose donc les questions aussi bien que les diagnostics de monsieur tout le monde afin de pouvoir, au quotidien, répondre à monsieur tout le monde.
Ecrit par : dobolino | 04 septembre 2008
"certains semblent regretter le temps de la salle des profs séparée, à droite (le bon côté) pour les agrégés, à gauche pour les certifiés"
Une fois de plus, inutilement provocateur: personne n'a dit ou sous-entendu cela, et vous venez nous mettre cette idée nauséabonde sous le nez: beuark !
Ecrit par : françois duhem | 04 septembre 2008
"certains semblent regretter le temps de la salle des profs séparée, à droite (le bon côté) pour les agrégés, à gauche pour les certifiés"
Une fois de plus, inutilement provocateur: personne n'a dit ou sous-entendu cela, et vous venez nous mettre cette idée nauséabonde sous le nez: beuark !
Ecrit par : françois duhem | 04 septembre 2008
Etes-vous certain que ce n'est pas souvent encore ainsi, même si la démocratisation a voulu une seule salle des profs?
On ne voit guère sur ce blog de professeurs de technologie ou de SEGPA, par exemple, et je serai curieuse de savoir comment ils vivent la salle des profs. Allez plus haut lire le témoignage de Zorglub qui préfère son "bidonville" pour la pause café.
Ecrit par : dobolino | 04 septembre 2008
Pour vous expliquer mieux, lisez le texte qui suit. Il est nul à chier, bourré d'erreurs et de très mauvaise qualité. On nous l'a présenté sur un forum gentillet de bonne tenue et, pour ma part, c'est grâce essentiellement à une fréquentation assidue de bonnetdane que j'ai pu développer une argumentation pour en démonter les amalgames et le côté manipulateur. Il y a deux ou trois ans, je n'aurai su que dire.
Lisez et bon courage pour ceux qui ne le connaissent pas. Vous reconnaîtrez d'où sortent les auteurs!
La journée d'Enzo ou l'école de demain....
3 septembre 2012
Enzo est assis à sa place, parmi ses 32 camarades de CP. Il porte la vieille blouse de son frère, éculée, tâchée, un peu grande. Celle de Jean-Emilien, au premier rang, est toute neuve et porte le logo d'une grande marque.
La maîtresse parle, mais il a du mal à l'entendre, du fond de la classe. Trop de bruit.
La maîtresse est une remplaçante, une dame en retraite qui vient remplacer leur maîtresse en congés maternité. Il ne se souvient pas plus de son nom qu'elle ne se souvient du sien. Sa maîtresse a fait la rentrée, il y a trois semaines, puis est partie en congés.
La vieille dame de 65 ans est là depuis lundi, elle est un peu sourde, mais gentille. Plus gentille que l'intérimaire avant elle. Il sentait le vin et criait fort. Puis il expliquait mal.
Du coup Enzo ne comprend pas bien pourquoi B et A font BA, mais pas dans BANC ni dans BAIE ; ni la soustraction ; ni pourquoi il doit connaître toutes les dates des croisades.
On l'a mis sur la liste des élèves en difficulté, car il a raté sa première évaluation. Il devra rester de 12 à 12h30 pour le soutien. Sans doute aussi aux vacances.
Hier, il avait du mal à écouter la vieille dame, pendant le soutien ; son ventre gargouillait. Quand il est arrivé à la cantine, il ne restait que du pain. Il l'a mangé sous le préau avec ceux dont les parents ne peuvent déjà plus payer la cantine.
Il a commencé l'école l'an dernier, à 5 ans. L'école maternelle n'est plus obligatoire, c'est un choix des mairies, et la mairie de son village ne pouvait pas payer pour maintenir une école.
Son cousin Brice a eu plus de chance : il est allé à l'école à 3 ans, mais ses parents ont dû payer.
La sieste, l'accueil et le goûter n'existent plus, place à la morale, à l'alphabet ; il faut vouvoyer les adultes, obéir, ne pas parler et apprendre à se débrouiller seul pour les habits et les toilettes : pas assez de personnel. Les enseignants, mal payés par la commune, gèrent leurs quarante élèves chacun comme une garderie. L'école privée en face a une vraie maternelle, mais seuls les riches y ont accès. Mais Brice a moins de mal, malgré tout, à comprendre les règles de l'école et ses leçons de CP. En plus, le soir il va à des cours particuliers, car ses parents ne peuvent pas l'aider pour les devoirs, ils font trop d'heures supplémentaires.
Mais Enzo a toujours plus de chance que son voisin Kévin : il doit se lever plus tôt et livrer les journaux avant de venir à l'école, pour aider son grand-père, qui n'a presque pas de retraite.
Enzo est au fond de la classe. La chaise à côté de lui est vide. Son ami Saïd est parti, son père a été expulsé le lendemain du jour où le directeur (un gendarme en retraite choisi par le maire) a rentré le dossier de Saïd dans Base Élèves. Il ne reviendra jamais. Enzo n'oubliera jamais son ami pleurant dans le fourgon de la police, à côté de son père menotté. Il parait qu'il n'avait pas de papiers... Enzo fait très attention : chaque matin il met du papier dans son cartable, dans le sac de sa maman et dans celui de son frère.
Du fond, Enzo ne voit pas bien le tableau. Il est trop loin, et il a besoin de lunettes. Mais les lunettes ne sont plus remboursées. Il faut payer l'assurance, et ses parents n'ont pas les moyens.
L'an prochain Enzo devra prendre le bus pour aller à l'école. Il devra se lever plus tôt. Et rentrer plus tard. L'EPEP (établissements publics d'enseignement primaire) qui gère son école a décidé de regrouper les CP dans le village voisin, pour économiser un poste d'enseignant. Ils seront 36 par classe. Que des garçons. Les filles sont dans une autre école.
Enzo se demande si après le CM2 il ira au collège ou, comme son grand frère Théo, en centre de préformation professionnelle. Peut-être que les cours en atelier seront moins ennuyeux que toutes ces leçons à apprendre par coeur. Mais sa mère dit qu'il n'y a plus de travail, que ça ne sert à rien. Le père d'Enzo a dû aller travailler en Roumanie, l'usine est partie là-bas. Il ne l'a pas vu depuis des mois. La délocalisation, ça s'appelle, à cause de la mondialisation.
Pourtant la vieille dame disait hier que c'est très bien, la mondialisation, que ça apportait la richesse. Ils sont fous, ces Roumains !
Il lui tarde la récréation. Il retrouvera Cathy, la jeune soeur de maman. Elle fait sa deuxième année de stage pour être maîtresse dans l'école, dans la classe de monsieur Luc. Il remplace monsieur Jacques, qui a été renvoyé, car il avait fait grève. On dit que c'était un syndicaliste qui faisait de la pédagogie. Il y avait aussi madame Paulette en CP ; elle apprenait à lire aux enfants avec des vrais livres ; un inspecteur venait régulièrement la gronder ; elle a fini par démissionner.
Cathy a les yeux cernés : le soir elle est serveuse dans un café, car sa formation n'est pas payée. Elle dit : « A 28 ans et un bac +5, servir des bières le soir et faire la classe la journée, c'est épuisant. » Surtout qu'elle dort dans le salon chez Enzo, elle n'a pas assez d'argent pour se payer un loyer.
Après la récréation, il y a le cours de religion et de morale, avec l'abbé Georges. Il faut lui réciter la vie de Jeanne d'Arc et les dix commandements par coeur. C'est lui qui organise le voyage scolaire à Lourdes, à Pâques. Sauf pour ceux qui seront convoqués pour le soutien...
Enzo se demande pourquoi il est là.
Pourquoi Saïd a dû partir.
Pourquoi Cathy et sa mère pleurent la nuit.
Pourquoi et comment les usines s'en vont en emportant le travail.
Pourquoi ils sont si nombreux en classe.
Pourquoi il n'a pas une maîtresse toute l'année.
Pourquoi il devra prendre le bus.
Pourquoi il passe ses vacances à faire des stages. Pourquoi on le punit ainsi.
Pourquoi il n'a pas de lunettes.
Pourquoi il a faim.
Ecrit par : dobolino | 04 septembre 2008
Rentrée 2009 : dialogue de physiciens entre dugenou (connard de base de certifié) et dugenoux (connard d'agrégé d'en haut).
-Dugenou : notre emploi du temps d'avant comportait en moyenne au moins une moitié de cours en seconde
-Dugenoux : ouaip. Même si je confisquais volontiers les terminales.
-Dugenou : dans le nouveau système les sciences physiques deviennent très majoritairement une matière à option en seconde.
-Dugenoux : ouaip. Mais au moins on n'aura que des élèves motivés
-Dugenou : possible mais une bonne moitié d'entre nous va se retrouver en sous service sévère.
-Dugenoux : ouaip. C'est moche.
Rentrée 20010, les deux connards rediscutent :
- Dugenoux : ouf, j'ai obtenu du proviseur de n'avoir que des première et des terminale.
- Dugenou : ouaip mais moi avec mes options de seconde et de première L, j'ai bien failli me retrouver en service partagé dans trois collèges de la ville.
-Dugenoux : c'est pas vrai ?! ils ont osé.
-Dugenou : ouaip mais j'ai dealé avec le proviseur qui m'a proposé des activités de bobologie pour compléter mon service sur place.
-Dugenoux : moi aussi, j'ai pris en charge les travaux pratiques de développement du râble pour compléter mon service aux 24 heures légales dans le même lycée
-Dugenou et Dugenoux ensemble : ouf ! On s'en est bien tiré. Dire qu'on aurait pu valser sur plusieurs établissements...
Vaseline pour tous ! et ils sont contents en plus. Les cons.
Ecrit par : gege | 04 septembre 2008
Fiston s'est hérissé sur Sartre dès le premier cours de philo. Moi, je ne sais pas quoi dire! Heureusement, son papa a eu le temps de lire Sartre et d'y réfléchir. Il a commencé à le lui expliquer dès ce soir au téléphone.
Moi, j'ai pas eu le temps de lire Sartre. J'ai fait neuf mois de philo à temps perdu quand j'étais pas plongée dans mes maths puis stop! à fond sur la physique, la chimie et la bio puis stop! à fond sur les bestioles et leurs maladies puis, stop! tire sur le veau! puis stop! développe ton "activité" et gère tes ventes et ton stock.
le couple idéal pour élever les gosses, c'est un dilettante intello plus un bosseur nez au ras des pâquerettes qui produit du fric. Faut que j'en produise plus!
J'espère que mon fils ne me méprisera pas trop.
Ecrit par : dobolino | 04 septembre 2008
Qu'est-ce qui ne va pas avec Sartre?
Ecrit par : Sylvie Huguet | 04 septembre 2008
Comme certains l'ont à peu près dit, je crois que l'objectif de Darcos concernant le lycée possède 3 composantes :
- il FAUT faire des économies (discutez pas, c'est massif, on est dans la seringue)
- on joue tactique avec Aschieri et consort en leur donnant cet os, pour qu'ils avalent le reste. De toute façon, une réforme sérieuse du lycée est inenvisageable tant qu'on n'a pas réformé le collège et même l'université. (le lycée est la clef de voute du système, donc on le pose à la fin)
- on entreprend un mouvement tournant stratégique pour résorber à terme le gâchis. C'est ce dernier point qui est le plus intéressant :
Puisque depuis 40 ans, on serine :"c'est scandaleux on privilégie le latin, qui est une matière bourgeoise et inutile, faisons la révolution par l'école et promouvons les maths" ; puis "c'est scandaleux on privilégie les maths, qui est une matière bourgeoise et inutile, faisons la révolution par l'école et promouvons la géologie et l'usage de Microsoft";
tout en affichant officellement : "toutes les sections se valent, de toute façon à l'université ils s'en foutent. Et en répétant quotidiennement en privé : "Ce qu'il faut savoir c'est qu'il y a une bonne section, la panacée et si votre gosse n'y va pas c'est un raté. D'accord il est passionné de montagne, mais pour devenir un bon alpiniste, il faut d'abord faire 25 ans de pêche hauturière, c'est LA VOIE ROYALE."
L'idée est d'"en finir définitivement avec cette incongruité hypocrite des filières". (point 1)
Puisque l'égalitarisme règne, au bac et autour et que l'idée de sélectionner les élèves selon leur niveau scolaire, académique, ou même leur capacités (acquises ou innées, on s'en fout) est perçue unanimement comme un crime abominable, concédons ce point : Tout se vaut, le macramé et la physique quantique.
Dorénavant l'éducation nationale ne prétendra nullement (ce qui serait discriminatoire) que l'expertise financière en fusions et acquisitions nourrirait mieux son homme que la poterie non décorative. Entrons dans un univers de LIBERTE où chacun fait CE QU'IL VEUT et se réalise ainsi.
Nous aurons ainsi une belle société, où chacun fait sa cuisine dans son petit coin et où la misère de quelques uns (et un peu plus) témoigne simplement de leur goût pour l'ordure ou de leur carence morale.
D'où l'idée de SUPPRIMER le groupe classe, en camouflant les différences de niveau derrière la liberté de choix tant des élèves que des établissements. BREF L'AMERICANISATION. (point 2)
Pour comprendre comment ça marche, je vous conseille de lire ce petit texte un peu ancien, mais très instructif :
http://pagesperso-orange.fr/jean-pierre.barani/GGODEF.PDF
Je me demande si, vu la situation, il est pertinent de lutter contre. Et s'il ne vaudrait pas mieux essayer (en bon judoka) de profiter de cette tendance, pour influencer l'avenir ...
Ecrit par : julius | 04 septembre 2008
Qu'est-ce qui ne va pas avec Sartre?
Ecrit par : Sylvie Huguet | 04 septembre 2008
Ben, il était un peu désespéré parce qu'il ne savait pas déjà et qu'il découvrait. Avant, ils avaient fait Epicure et Aristote et, là, il maîtrisait mais Sartre, il n'avait lu que le théâtre.
Le problème, avec mon garçon, c'est qu'il n'a jamais perçu l'école que comme un lieu de contrôle des connaissances et non comme un lieu d'apprentissage et de découverte. Ne saisissant pas Sartre d'entrée, il le classait dans le secteur "les cons". Il m'a ensuite expliqué qu'il avait lu son œuvre théâtrale et j'en ai profité pour lui dire que, pour bien jouer ou mettre en scène Sartre, il fallait qu'il saisisse sa philosophie mais que moi, à part faire des lavements aux chiens... Alors, il m'a dit: "Passe-moi papa" et papa a expliqué et moi, j'ai une boule dans la gorge, parce que je ne peux rien faire. Je suis nulle. Je ne sais rien. Je vis au ras du gazon.
Enfin, consolation, je lui ai fait, à la sueur de mon front, son 19 en Enseignement scientifique et puis, la petite, elle a dit qu'elle veut faire véto ou médecine.
Ecrit par : dobolino | 04 septembre 2008
Alors là c'est la meilleure !!!!
Romuald, vous êtes agrégé de philo, vous NE pouvez donc par définition PAS vous retrouver un jour en collège, même pour une heure, et vous trouvez anormal qu'on demande que les agrégés ne puissent pas exercer en collège ! Alors que c'est de toute façon votre cas ! Vous pourrez toujours pousser vos hauts cris que vous adoreriez être au collège, que si vous étiez certifié vous seriez aussi privé de collège, et que ce n'est pas votre faute si les pov petits collégiens sont privés de philo, c'est un fait : vous n'enseignerez jamais de votre vie en collège ! Alors pour venir donner des leçons en maître de bonne conscience à ceux qui sont directement concernés, vous n'avez pas froid aux yeux (qu'est-ce que vous en auriez à faire que les agrégés ne puissent être qu'au lycée ???).
Vous ne manquez vraiment pas d'air ! Il n'y a pas "la décence" au programme de philo ?! C'est une notion à creuser !
Ecrit par : Jérémy | 04 septembre 2008
Et les contenus des programmes du futur lycée néantisé ?
Qui "bosse" dessus en loucedé ?
Bis repetita.
Ecrit par : gege | 04 septembre 2008
Pour se familiariser facilement avec la philosophie de Sarte, il y a un petit bouquin très clair, écrit par le maître himself, "L'existentialisme est un humanisme". Je m'en suis beaucoup servie quand j'expliquais Huis-clos.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 04 septembre 2008
SartRe
Ecrit par : Sylvie Huguet | 04 septembre 2008
Pour comprendre comment ça marche, je vous conseille de lire ce petit texte un peu ancien, mais très instructif :
http://pagesperso-orange.fr/jean-pierre.barani/GGODEF.PDF
Je me demande si, vu la situation, il est pertinent de lutter contre. Et s'il ne vaudrait pas mieux essayer (en bon judoka) de profiter de cette tendance, pour influencer l'avenir ...
Ecrit par : julius | 04 septembre 2008
Je l'envoie à mon frère, ingénieur français aux Etats-Unis et père d'un garçon de dix-sept ans. On verra son avis...
Je l'entends déjà glousser cyniquement!
Ecrit par : dobolino | 04 septembre 2008
Pour se familiariser facilement avec la philosophie de Sarte, il y a un petit bouquin très clair, écrit par le maître himself, "L'existentialisme est un humanisme". Je m'en suis beaucoup servie quand j'expliquais Huis-clos.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 04 septembre 2008
Le papa l'a, il va le lui sortir, merci!
Moi, s'il a un chien, plus tard, je pourrais toujours le lui soigner...
Ecrit par : dobolino | 04 septembre 2008
Les agrégés finissent par me gonfler : c'est une année universitaire de plus qui les rend si fortiches ? Un petit bac +4 ? Pourquoi pas forcer jusqu'au doctorat, fainéants ?
Quant à avoir un lycée, il suffit de le demander mais pas à deux pas de chez soi : je gage qu'il y a des postes libres dans le 93 ou le 59.
Ecrit par : victor | 04 septembre 2008
"Je l'entends déjà glousser cyniquement!"
Ecrit par : dobolino
Mais pourquoi donc ?
Ecrit par : Pli | 04 septembre 2008
Bah, il n'y a qu'ici que j'ai besoin de défendre les agrégés (parmi lesquels il y a de sacrés cons, et je ne vise pas Romuald que je n'ai pas le plaisir de connaître). Il est ahurissant de voir les réactions que provoque l'idée que les agrégés puissent mériter d'être en lycée, et que les certifiés puissent être en collège ou en lycée.
Victor, vous vous renseignerez peut-être avant de proférer des âneries : les lycées dans le 59 sont hors de prix niveau points lors des mutations. Ca prouve la haute idée que vous vous faites de ce département, et la méconnaissance que vous avez d'une certaine réalité.
Ecrit par : Jérémy | 05 septembre 2008
Petit passage éclair sur le blog au milieu de la nuit. Je vois que mon intervention a déchaîné les passions. Je laisse rapidement quelques mots avant d'aller me coucher.
Tout d'abord, merci, Sanseverina, pour votre soutien. Je me souviens de vos messages sur le même sujet et j'y pensais en rédigeant le mien. Il règne une telle hypocrisie doucereuse dans l'EN que toute voix à peine dissonante provoque en échos un tumulte effrayant. Il ne faut pas se taire pour autant. Je pense vous laisser un message dès que les choses se seront calmées.
Contrairement à ce que laisse entendre gégé dans son dernier commentaire - au demeurant plutôt drôle, la question de l'affectation des agrégés en lycée, et plus généralement la question de l'existence - de la survie - de l'agrégation est éminemment politique. Elle ne peut être séparée de la réforme du lycée - qui sera appliquée par les professeurs de lycée, non? Elle ne relève pas plus de l'intendance que de l'épicerie - fut-elle rosicrucienne (n'en déplaise à Zorglub, avec qui je serai ravi de prendre un verre dans son bidonville pour qu'il constate que je ne suis pas si pisse vinaigre que ça)
Le dernier commentaire de Victor ne mérite même pas d'être réfuté; au mieux, c'est une piteuse provocation de fin de soirée. On pourrait écrire des mémoires entiers sur les différences entre le CAPES et l'agrégation ainsi que sur leurs lauréats respectifs. Je vous en fait grâce pour cette nuit. On verra plus tard.
Ecrit par : TotoWeininger | 05 septembre 2008
Ah oui tiens, Brighelli, il est toujours vivant?
Ecrit par : TotoWeininger | 05 septembre 2008
"Tout d'abord, merci, Sanseverina, pour votre soutien."
Bon ben et moi rien du tout :-(
Quant à Brighelli, il ne peut pas tout faire, il découvre son lycée de Marseille et ses heu... taupins ? Il n'a pas dit sa section, mais j'imagine que c'est ça.
Ecrit par : Jérémy | 05 septembre 2008
Vous ne manquez vraiment pas d'air ! Il n'y a pas "la décence" au programme de philo ?! C'est une notion à creuser !
Ecrit par : Jérémy | 04 septembre 2008
Non, la décence n'est pas au programme, du coup je ne sais pas ce que c'est. D'ailleurs, à en croire Diogène, c'est une vertu fort peu philosophique...
S'il n'est décent d'avoir de position que sur ce qui nous concerne directement, que vous mêlez-vous de l'enseignement primaire ou de la réforme des IUFM? Au passage, j'ai fait presque deux ans de remplacements en LC en collège pendant mes études...
En attendant, il faut apprendre à lire : j'ai soutenu une affectation prioritaire des agrégés en lycée en poste fixe; pour les TZR, je persiste à penser que c'est une ânerie complète.
Avec une telle discussion, je n'ose même pas envisager le nombre de certifiés qui, passant par là, renonceront, écoeurés, à une lutte contre le constructivisme, n'y voyant finalement que le masque de revendications catégorielles.
En attendant, la question de gege me paraît bien plus d'actualité:"Et les contenus des programmes du futur lycée néantisé ? Qui "bosse" dessus en loucedé ?"
Ecrit par : Romuald | 05 septembre 2008
Comme certains l'ont à peu près dit, je crois que l'objectif de Darcos concernant le lycée possède 3 composantes :
Julius
On ajoutera un quatrième objectif: mettre en scène l'idée dogmatique de la réforme. C'est à dire, au fond, surtout ne rien changer et laisser la machine continuer imposer sa logique de développement autonome.
Ecrit par : marigot | 05 septembre 2008
Contrairement à ce que laisse entendre gégé dans son dernier commentaire - au demeurant plutôt drôle, la question de l'affectation des agrégés en lycée, et plus généralement la question de l'existence - de la survie - de l'agrégation est éminemment politique.
Ecrit par : TotoWeininger | 05 septembre 2008
Merci.
Je pense que l'agrégation externe subsistera ne serait ce que comme moyen de recruter les enseignants de prépa. Ceci s'accompagne forcément d'une diminution des postesdans toutes les disciplines. En revanche, l'agrég interne montera en puissance comme susucre pour les certifiés "dociles" ou "méritants".
Ca c'est politique !
Ecrit par : gege | 05 septembre 2008
...Avec une telle discussion, je n'ose même pas envisager le nombre de certifiés qui, passant par là, renonceront, écoeurés, à une lutte contre le constructivisme, n'y voyant finalement que le masque de revendications catégorielles....
.
Oui,pour certains,l'antipédagogisme n'est qu'un produit d'appel.
Ecrit par : je m'gondole | 05 septembre 2008
"Les agrégés finissent par me gonfler : c'est une année universitaire de plus qui les rend si fortiches ? Un petit bac +4 ? "
prenez un petit bac+4 comme vous dites, et faites lui passer l'agreg: plantage assuré! Vous ne savez pas ce qu'est un concours ? La qualité ne se mesure pas au nombre d'années passées sur un banc à la fac. Si c'était le cas, toute personne y glandouillant 5 ans serait l'égale d'un polytechnicien, d'un centralien, d'un normalien, etc. Vous savez fort bien que ce n'est pas le cas.
Sur le fond, je ne comprend pas le problème qu'il y a à accepter les deux termes de cette alternative:
1) on garde les deux concours, très différents, pour des postes différents.
2) on supprime l'un des deux, ou les deux, pour créer un corps unique, (avec nivellement par le bas garanti).
Ecrit par : françois duhem | 05 septembre 2008
Quant à Brighelli, il ne peut pas tout faire, il découvre son lycée de Marseille et ses heu... taupins ? Il n'a pas dit sa section, mais j'imagine que c'est ça.
Ecrit par : Jérémy | 05 septembre 2008
Ses hypokhâgneux, régime "normal" et régime ZEP si j'ai bien compris.
Ecrit par : FGuichard | 05 septembre 2008
"Je l'entends déjà glousser cyniquement!"
Ecrit par : dobolino
Mais pourquoi donc ?
Ecrit par : Pli | 04 septembre 2008
C'est une question intéressante. Mon frère est aux States depuis vingt ans bientôt et en est venu à présent à rejeter totalement le bien-fondé de la culture générale qu'il a reçu au Lycée (bac C 1971), à prôner une spécialisation plus précoce, dès la seconde. Il dit qu'il s'est fait royalement chié en cours de latin, français, philo et qu'il aurait préféré douze heures de maths et douze heures de physique chimie plus des LV dans un but professionnel. Non seulement ennui mais inutilité totale...
A part ça, je me souviens de la présence dans sa chambre de lycéen des Essais de Montaigne et il s'est réjoui devant moi de pouvoir lire Faulkner en VO.
Deuxièmement, il adhère au choix qui consiste à importer les scientifiques et à produire des juristes. Les métiers sales et peu rentables pour les travailleurs immigrés comme lui, ça lui parait logique...
Quant au petit peuple, il n'en a plus rien à cirer. Au début, les restructurations d'entreprise sauvages avec brassées de licenciement le choquaient un peu et ça l'embêtait de participer au tri mais il s'est bien habitué.
C'est un choix de cynisme provocateur. Le coup de l'oscillation du pendule dont je vous ai parlé l'autre jour, ça vient de lui.
La meilleure dans l'histoire, c'est que son gamin de 17 ans qui étudie là-bas veut devenir professeur de SVT en collège...
Ecrit par : dobolino | 05 septembre 2008
et puis, la petite, elle a dit qu'elle veut faire véto ou médecine.
Ecrit par : dobolino | 04 septembre 2008
Si j'ai un conseil à donner, c'est plutôt médecine.
Mais, bon ...
Ecrit par : yann | 05 septembre 2008
Quant à Victor, toujours près pour balancer une ânerie !
Je sens qu'on va avoir droit à une resucée du débat engagé par votre collègue roumaine, mais avec des ch'tis, cette fois-ci.
Et puis, j'aimerais bien voir un bac + 4 de physique à l'université passer l'agreg. et même les concours de l'X, centrale, ponts. Pour rire ...
Ecrit par : yann | 05 septembre 2008
"Et puis, j'aimerais bien voir un bac + 4 de physique à l'université passer l'agreg. " C'est déjà le cas, non?
Ecrit par : MM | 05 septembre 2008
Z'ont le droit.
Z'ont-ils le niveau ?
Ecrit par : yann | 05 septembre 2008
Flûte, "toujours prêt", Victor, comme les scouts, pas "toujours près".
Ecrit par : yann | 05 septembre 2008
Salut à toutes et à tous...
Je n'ai pas de connexion informatique, pour le moment : je ne reviens qu'au hasard dees PC de rencontre.
Curieux, cette discussion (ou dispute ?) catégorielle sur Certifiés et Agrégés. Ce sont deux concours très différents (également difficles, mais dans des esthétiques très différentes), passés par des gens très différents, qui n'évalent pas franchement les mêmes compétences. Qu'on emploie les uns et les autres aux mêmes tâches est hautement surréaliste.
J'ai des hypokhagneux, et une classe expérimentale de "bons élèves" de ZEP (trois lycées ZEP à Marseille), recrutés pour rattraper, en un an, tout ce qu'ils n'ont pas assez appris, afin depréparer les IEP, et autres concours sélectifs. Très intéressant. C'est de la discrimination positive intelligente : on n'offre rien, sinon l'occasion d'en baver sérieusement pendant un an.
Et bien sûr qu'ilm'arrive de désespérer moi-même. "Mais on ne se bat pas dans l'espoir du succès / Non, non, c'est bien plous beau lorsque c'est inutile"...
Robin, je compatis : tirez toutes les ficelles. D'ailleurs, tirez tous toutes les ficelles. Pour le moment je ne vois pas grand chose d'autre à faire.
JPB
Ecrit par : brighelli | 05 septembre 2008
"Z'ont le droit. Z'ont-ils le niveau ?" Qui d'autres sinon eux passent ce concours?
Ecrit par : MM | 05 septembre 2008
Qui d'autres sinon eux passent ce concours?
Ecrit par : MM | 05 septembre 2008
Beaucoup de normaliens, des centraliens, et bien d'autres déjà rompus au dur labeur.
Je parlais des Bac + 4 de l'UNIVERSITE. 5 dont certains ont sans doute de très bons résultats, et peut-être le niveau de l'agreg, mais il n'est besoin que de comparer un bac + 3 et un 3/2 pour en douter un peu).
Ecrit par : yan | 05 septembre 2008
"Ce sont deux concours très différents (également difficles, mais dans des esthétiques très différentes),"
En maths, physique, chimie ou en svt, ce que vous dites est complètement faux. Je ne vois pas l'intérêt d'être hypocrite sur ce point. On reconnaît bien qu'il est plus dur d'avoir l'X que les mines de Douai, non ? La différence entre capes et agreg en sciences est du même ordre (j'ai passé les 2 la même année, c'est du vécu). Il n'y a rien de mal a constater des différences et à les reconnaître. Il ne s'agit d'ailleurs pas d'une lutte catégorielle: nous ne nous battons pas contre les certifiés, ou je ne sais quelle autre catégorie d'enseignants, mais nous sommes certains à dénoncer l'incohérence de la gestion du personnel dans l'EN. Beaucoup homoncules administratifs semblent prendre un malin plaisir à briser des vocations, à décourager les meilleures volontés.
MM, bien entendu que certains faqueux passent l'agreg à bac+4, mais avez vous regardé les statistiques, êtes-vous allé faire un tour dans une prépa agreg de province ? Seuls les 3 ou 4 meilleurs de chaque promo ont une chance de décrocher le sésame. Par exemple, en 2004, académie de Toulouse, 3 reçus (1 sup'aéro, 1 normalien docteur, 1 docteur).
C'est bien parce que les niveaux sont si différents que de nombreux agrégés affectés de force en collège dépérissent, perdent leur enhousiasme. En entretenant cela, on dessert tout le monde: les élèves, les professeurs et les finances publiques.
Ecrit par : françois duhem | 05 septembre 2008
Et bien sûr qu'ilm'arrive de désespérer moi-même. "Mais on ne se bat pas dans l'espoir du succès / Non, non, c'est bien plous beau lorsque c'est inutile"... ( Brighelli)
Ah! mais c'est qu'il combat dur le pauvre Brighelli: une HK et une classe de lycéens d'ex-ZEP parfaitement triés pour réussir les IEP! Avec des élèves comme cela: aucun espoir de succès. Du travail pour la beauté du geste. Le bazar dans tous les cours.
Bon courage, ça va être dur! Surtout que c'est dans un nouveau bahut! Le temps de se retrouver dans les couloirs et de connaître les nouveaux collègues.
Non, c'est vrai; il y en a qui en voient de toutes les couleurs dans l'EN; on ne se rend pas compte. Et en fin de carrière en plus.
Il faut tirer les ficelles, il paraît pour s'en sortir. Ah! Mais tout le monde n'a pas l'écheveau de soie qui mène au ministère.
Ecrit par : Sanseverina | 05 septembre 2008
Une réincursion aussi rapide que brève pour saluer l'arrivée de notre hôte dans cette étrange cité phocéenne (ville des phoques, cité fosséenne ?)
Marseille est la preuve qu'une autre planète est possible...
Ecrit par : dugong | 05 septembre 2008
Dugong, puisque vous êtes sur Marseille, déjeunons ensemble quand vous voulez. 06 80 32 81 08. Un mercredi par exemple.
Sanseverina, c'est très mal, ce que vous écrivez. Et très injuste. Le ministère ne m'aime guère, en ce moment. Et vous vous doutez bien qu'il ne tenait qu'à moi d'être aimé ad libitum - je n'avais qu'à approuver toutes les réformes en cours. Vous en connaissez beaucoup, qui ont fréquenté le pouvoir, et décident de rompre avec lui, pour des raisons éthiques ? Le ministère en ce moment n'aiment que ceux qui l'aiment (assez curieusement, ou de façon prévisible, l'UNSA ou leSGEN sont bien vus, rue de Grenelle - et le SNALC, dit "de droite" - alors que tous ceux que j'y connais sont peu ou prou des chevènementistes- est particulièrement mal vu). Les lignes de fracture ne sont pas là où l'on croit.
JPB
Ecrit par : brighelli | 05 septembre 2008
Hello, Dugong! Et amitiés! Revenez-nous! J'insiste, malgré le fait que vous (non plus) ne m'ayez pas ménagé!!! ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 05 septembre 2008
et puis, la petite, elle a dit qu'elle veut faire véto ou médecine.
Ecrit par : dobolino | 04 septembre 2008
Si j'ai un conseil à donner, c'est plutôt médecine.
Mais, bon ...
Ecrit par : yann | 05 septembre 2008
Pfff... Moi, je préfèrerai qu'elle fasse véto parce que, à présent, j'ai bien décodé le système. Je pourrai lui être de très bon conseil en fonction de l'évolution de notre profession sur les quinze ans à venir, lui faire anticiper les changements qui suivront, la faire frapper aux bonnes portes aussi bien pendant ses études qu'ensuite. Elle perdra peu de temps donc peu d'argent. En plus, elle a un profil de caractère beaucoup plus adapté que le mien, de l'aplomb , un bon niveau de confiance en elle, elle a un bon niveau d'intuition que je saurai lui faire fructifier et de bonnes aptitudes en motricité fine. Elle sait gérer les conflits au sein d'une équipe et n'est pas si imbécile pour ne pas avoir globalement pigé les multiples raisons de mes échecs.
Ça me plairait assez de fonder une dynastie! Je sais même maintenant comment l'aider à ingurgiter l'anatomie descriptive.
le tout sera d'intégrer et on peut dire que ça va se gérer dès cette année d'où mon anxiété sur cette saloperie de réforme des lycées.
D'ici qu'ils réforment les prépas quand elle arrivera au bac!
Ecrit par : dobolino | 05 septembre 2008
Sanseverina :
"J'ai même eu une discussion sanglante avec un certain Pedro Cordoba sur sa liste de discussion de RE qui soutient qu'il n'est pas possible de reverser les quelques 9000 agrégés qui moisissent en collège parce que quoi? parce qu'on ne peut pas interdire aux certifiés l'accès au lycée. Depuis il ne se donne plus la peine de répondre à mes mails"
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Un certain Pedro Cordoba répond donc au post de Sanseverina. J’ai très souvent répondu à ses post, en pure perte d’ailleurs : obnubilée par son propre problème, elle est obstinément aveugle à ce que j’écris, sourde à ce que je dis. Il est vrai que je n’ai jamais répondu à ses mails. Pas par impolitesse mais parce qu’elle ne m’a jamais envoyé de mail. Faut pas mélanger les posts et les mails. A force de tout confondre, on pourrait arriver à confondre agrégés et certifiés, ce qu’à Dieu ne plaise.
J’ai seulement dit (et je répète) qu’il est mathématiquement impossible de nommer dans lycée tous les agrégés actuellement en poste. C’est triste mais les vérités mathématiques sont parfois tristes. Il faudrait, pour satisfaire toutes les demandes, fermer le concours de l’agrégation pendant 5 ou 6 ans de suite, peut-être beaucoup plus, ce qu’elle ne souhaite pas, je suppose. Il serait plus facile de faire l’inverse : nommer tous les néo-agrégés en lycée. Mais alors, la perspective d’avoir un lycée s’éloignerait encore plus pour les agrégés actuellement en poste. Pas de solution à gauche, pas de solution à droite : double bind. Conclusion : Sanseverina fait malheureusement partie des 5% d’agrégés qu’on trouve parmi les enseignants en collège. C’est statistiquement pas grand choses 5%, presque résiduel. Mais quand ça vous tombe dessus, les statistiques ne sont pas une consolation. Qu’en dire de plus sinon répéter la même chose : les mathématiques n’ont pas été faites pour consoler les gens.
Pour le reste, il est indiscutable que les agrégés ont – là encore statistiquement – une maîtrise de leur discipline très supérieure à celle des certifiés. Du moins au début. Au bout de quelques années, les différences s’estompent sauf, sans doute, dans les matières scientifiques. Il est néanmoins juste que les agrégés soient privilégiés en termes d’horaires et de traitement. Le fait qu’ils fassent « le même travail » n’est pas un argument. Car le salaire des enseignants n’est pas, en principe, lié à leur travail. C’est cela qu’explique Milner dans le livre que je citais il y a quelques jours et que Sanseverina semble avoir lu. J’y reviens parce que cela concerne un point des réformes en cours (le problème des 35 heures de présence).
Contrairement à ce que disait Sanseverina dans l’un de ses posts, l’analyse rigoureusement marxiste de Milner – rapporter le salaire au coût du renouvellement de la force de travail – est bien plus satisfaisant que le sociologisme ambiant. Dire que les professeurs sont des bourgeois rémunérés est beaucoup plus précis que de les mettre dans le grand fourre-tout des « classes moyennes ». Tout bourgeois rémunéré touche un sursalaire. C’est la définition : sinon ils seraient des prolétaires, qui reçoivent, eux, eux un salaire juste (juste suffisant pour renouveler leur force de travail).
Contrairement aux pays anglo-saxons, la France avait fait le choix de verser ce sursalaire bourgeois non pas sous forme de surrémunération mais, pour l’essentiel, de surtemps. Du moins pour ses fonctionnaires et, plus particulièrement, pour ce modèle de fonctionnariat que constitue le corps enseignant. C’est pour ça que les enseignants ont tellement de vacances : parce qu’ils ne sont pas surpayés en espèces mais en temps libre. Plus on est haut dans la hiérarchie du corps enseignant, plus on a de temps libre. On gagne aussi un peu plus, mais ce n’est pas très significatif. L’essentiel est le temps libre. Ce temps libre n’est pas, en principe, un temps de loisir. C’est de l’otium, pour continuer à se cultiver. Des fonctionnaires cultivés, de plus en plus cultivés, cela fait un Etat cultivé - que Milner oppose à l’Etat culturel (encore une invention de Vichy, comme dit Milner en s’appuyant sur Fumaroli). Un certifié est censé être plus cultivé qu’un instituteur, un agrégé qu’un certifié, un universitaire qu’un enseignant du secondaire. Voilà qui justifie la hiérarchie des sursalaires.
Or tout cela appartient désormais au passé. Les professeurs ne sont plus du tout surpayés. Ni sous forme de surrémunération ni sous forme de surtemps. Et les choses ne font que s’aggraver. Les hiérarchies aussi disparaissent et plus on est haut, plus on trinque. Les premières victimes sont donc les universitaires. D’abord les professeurs, puis les maîtres de conférences. Là encore on respecte l’ordre. Avec l’arrivée de la gauche au pouvoir (en 81), les professeurs sont passés de 3 heures à 7 heures. Parallèlement, tous les universitaires ont vu leur charge de travail s’alourdir de façon considérable et cela continue. Les cours commençaient autrefois après les vacances de Toussaint. Maintenant, c’est le premier octobre. La semestrialisation des cursus et le maintien de la deuxième session ont ajouté un mois, parfois plus. Cela ne suffit apparemment pas au Ministère. Il est question d’obliger toutes les universités à mettre la deuxième session 3 semaines après celle de juin. Nous serons donc pris jusqu’à fin juillet-début août. Pour libérer septembre ? Que nenni. Pour que les cours commencent le premier septembre ! Quand les prolos avaient une semaine de 45 heures, les universitaires en avaient une de 7 ou de 3 (selon le grage). Quand les prolos avaient 15 jours de vacances, les universitaires avaient 4 mois d’otium. On s’achemine vers une situation où les prolos auront 5 semaines de vacances et les universitaires un mois. Quand pourront-ils se cultiver (ie faire de la recherche) ? La question ne sera pas posée.
Qui ne voit que les « 35 heures de présence » répondent à la même logique ? Les syndicats ont eu tort d’entrer dans des comptes d’apothicaire pour expliquer qu’en fait, les professeurs travaillaient plus de 35 heures. Il aurait fallu dire : non, nous travaillons moins mais c’est tout à fait juste. Si vous voulez que nous travaillions comme tout le monde, alors il faut nous payer comme des cadres supérieurs : 3 fois plus. Mais pour raisonner ainsi il faudrait que les « marxistes » de la FSU aient lu Marx…
Pour boucler la boucle : les universitaires sont plus maltraités que les agrégés du secondaire, les agrégés que les certifiés (le fait d’enseigner en collège s’inscrit dans cette logique de la maltraitance) et les certifiés que les professeurs des écoles. On pourrait l’accepter dans une logique communiste. Mais le but n’est évidemment pas de réduire les inégalités. Construire une société sans classes ne semble pas l’objectif principal de Sarkozy. Car dans le même temps, les prolétaires sont précarisés et sous-payés. Non, la vraie raison de tout cela, c’est qu’il faut en finir avec l’Etat cultivé. En avant toute pour l’Etat culturel ! Pas de pub pour la télé publique pour qu’il y en ait davantage pour les chaînes privés et intermittents du spectacle pour que les boites de prod puissent mieux se sucrer.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 05 septembre 2008
Non, la vraie raison de tout cela, c’est qu’il faut en finir avec l’Etat cultivé. En avant toute pour l’Etat culturel !
Ecrit par : Pedro Cordoba | 05 septembre 2008
Exposé on ne peut plus clair et convaincant! A diffuser dans toutes les salles de profs...
Ecrit par : buntovchik | 05 septembre 2008
Petite jeu à l'usage d'enseignants voulant prendre de la distance vis-à-vis de la quotidienneté :
ENFILAGE DE PERLES
On trouve sur Internet les perles du Bac 2007. Pour chaque perle, on trouve un commentaire du correcteur…
Ainsi par exemple : - C’est Richelieu qui fonda la Star Académie Française…
Et le correcteur ajoute : - Le con !
Ou encore : - Le pôle est recouvert de glace : c’est la capote glacière…
Et le correcteur précise : - (obsédé)
Et enfin : - Les quatre points cardinaux sont le haut, le bas, l’est et l’ouest.
Le correcteur approuve : - C’est pourtant simple !
J’ai trouvé une autre série de perles du bac… Mais SANS COMMENTAIRE… Je propose un jeu : trouvez le commentaire adéquat (enseignant ou pas enseignant)… Je m’y suis essayé… Si le cœur vous en dit, faites comme moi. Vous numérotez vos commentaires pour qu’ils correspondent aux perles que vous enfilez…
1) Louis XVI a complètement perdu la tête
Marie-Antoinette lui a été fidèle jusqu’au bout.
… La suite sur mon blog…
Ecrit par : Dieuéavévous | 05 septembre 2008
Magistrale analyse de Pedro Cordoba.Je souscris totalement.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 05 septembre 2008
Pedro, toujours aussi affûté...
Je te salue bien bas...
JPB
Ecrit par : brighelli | 05 septembre 2008
Pedro Cordoba, d'où tenez-vous ces chiffres sur le nombre d'agrégés affectés en collège? Il n'y a pas 180000 professeurs agrégés dans le secondaires quand même?
Et puis si le problème est vraiment résiduel, comme vous dites, il ne doit pas être si difficile de le résoudre, non? Mais il faudrait bloquer la carrière de quelques dizaines de milliers de professeurs certifiés et ça, on ne veut pas le faire, selon la logique profondément injuste - absolument pas communiste, donc - qui veut que les privilégiés trinquent les premiers.
Pour ce qui est du reste, la référence à Milner et la question de l'otium, je m'accorde à vos propos. Lorsque les universitaires en ont pris plein la gueule - c'était sous un gouvernement socialiste ou je me trompe? - personne ne s'est soucié du sort de cette bande de privilégiés. Certains d'entre eux n'ont-ils pas même pensé, qu'au fond, cette réforme était juste?
C'est maintenant au tour des agrégés, effectivement. C'est bien pour cette raison que les plus chatouilleux d'entre eux commencent à hurler.
Ecrit par : TotoWeininger | 05 septembre 2008
La réforme des trente-cinq heures dans l'établissement passera d'autant plus facilement qu'il n'y a déjà plus guère d'intellectuels bourgeois dans les salles des profs mais de la profession intermédiaire en phase terminale de prolétarisation.
Ecrit par : TotoWeininger | 05 septembre 2008
Zut, j'ai oublié les guillemets à "profession intermédiaire"
Ecrit par : TotoWeininger | 05 septembre 2008
Ah oui, tiens, une anecdote. Il y a quelques années, mon directeur de thèse, pour préserver un temps suffisamment long pour la recherche, avait groupé tous ses cours sur le premier trimestre. Résultat : Un emploi du temps pourri que n'importe quel enseignant du secondaire aurait refusé net. Cela devait bien faire quelque chose comme 15 heures par semaine avec minimum 6 heures en amphi devant 200 étudiants. Mais c'était la meilleure solution pour pouvoir poursuivre ces travaux.
Reste plus qu'à postuler à l'IUF, pour retrouver les conditions d'antan. Quelle misère!
Finalement, le prince de l'otium n'est-il pas le TZR sans affectation! Ah oui, mais gare! y a un dé-puté de l'UMP qui est parti en chasse.
Ecrit par : TotoWeininger | 05 septembre 2008
"En attendant, la question de gege me paraît bien plus d'actualité:"Et les contenus des programmes du futur lycée néantisé ? Qui "bosse" dessus en douce ?"
Ecrit par : Romuald | 05 septembre 2008
Je souscris entièrement à la question !
Ecrit par : Jérémy | 05 septembre 2008
Bon ben et moi rien du tout :-(
Ecrit par : Jérémy | 05 septembre 2008
Jérémy, je vous remercierai le jour où vous n'écorcherez plus mon pseudo - qu'il vous déplaise, c'est un autre problème, non?
Mais j'apprécie votre honnêteté et votre fermeté intellectuelle.
Ecrit par : TotoWeininger | 05 septembre 2008
Sanseverina, c'est très mal, ce que vous écrivez. Et très injuste. Le ministère ne m'aime guère, en ce moment.
Pas plus mal que d'étaler votre satisfaction comme vous l'avez fait de manière très provocatrice le jour de votre rentrée en sachant pertinemment qu'il y a des collègues qui courent dans plusieurs bahuts avec des classes épouvantables.
Vous agitez votre porte-monnaie sous le nez des gens qui font la manche devant la boulangerie quand vous allez acheter votre pain?
Ecrit par : Sanseverina | 05 septembre 2008
J'ai trouvé ça pour l'enseignement supérieur agricole:
Art. 5. - Les obligations de service des enseignants-chercheurs sont celles qui sont fixées par la réglementation applicable à l’ensemble de la fonction publique de l’Etat.
Art. 6. - Les services d’enseignement en présence d’élèves ou d’étudiants sont déterminés par rapport à une durée annuelle de référence égale à 128 heures de cours ou 192 heures de travaux dirigés ou 256 heures de travaux cliniques ou 288 heures de travaux pratiques ou toute combinaison équivalente. Des activités spécifiques en formation initiale ou continue peuvent être prises en compte pour l’accomplissement de ces services dans des conditions et limites fixées par arrêté du ministre chargé de l’agriculture.
Les enseignants-chercheurs assurent également les tâches liées à leur activité d’enseignement et participent notamment au contrôle des connaissances, aux examens et aux soutenances de thèses.
Ces obligations d’enseignement peuvent être, avec l’accord des intéressés, diminuées ou augmentées par rapport à la durée de référence en fonction du degré de participation de chaque enseignant-chercheur aux missions autres que celles d’enseignement définies à l’article 3 ci-dessus, ou des responsabilités particulières qu’il assume. Cette modulation permet de fixer pour une année déterminée le service d’enseignement d’un enseignant-chercheur à une durée comprise entre 0, 5 et 1, 5 fois le service de référence.
La répartition des services d’enseignement de chaque enseignant-chercheur est établie chaque année par le directeur de l’établissement d’affectation, après avis du conseil des enseignants, selon des modalités fixées par arrêté du ministre chargé de l’agriculture.
Dans le cas où il apparaît impossible d’attribuer le service de référence aux enseignants-chercheurs d’un établissement, le directeur de celui-ci peut leur demander de compléter leurs services dans le même établissement, au titre de la formation continue, ou dans un autre établissement d’enseignement supérieur public au titre de la formation initiale ou continue, dans des conditions fixées par arrêté du ministre chargé de l’agriculture, sans que cela donne lieu au paiement d’heures complémentaires.
Art. 7. - Chaque enseignant-chercheur est tenu d’établir, au moins tous les quatre ans, un rapport d’activité conformément aux directives définies par le ministre chargé de l’agriculture. Ce rapport tient compte de l’ensemble des fonctions de l’enseignant-chercheur et contient notamment toutes informations concernant les conditions dans lesquelles il a accompli les missions définies à l’article 3 ci-dessus.
Il peut être demandé à l’intéressé d’actualiser ce rapport, en particulier à l’occasion d’un avancement de classe, d’un changement de corps, d’une demande de mutation ou d’intégration au terme d’une période de détachement.
Art. 8. (Modifié par le décret n° 2003-643 du 10 juillet 2003 article 3) - Les enseignants-chercheurs doivent la totalité de leur temps de service à la réalisation des différentes activités qu’impliquent leurs fonctions.
En matière de cumuls d’emplois et de cumuls de rémunérations publiques ou privées, ils sont soumis aux dispositions législatives et réglementaires applicables à l’ensemble des agents de la fonction publique de l’Etat, notamment au statut général des fonctionnaires, au décret-loi du 29 octobre 1936 susvisé et au décret du 2 septembre 1971 susvisé.
Ils bénéficient des dispositions des articles 25-2 et 25-3 de la loi du 15 juillet 1982 susvisée.
Ecrit par : dobolino | 05 septembre 2008
Rendons à César… L’analyse n’est pas de moi mais de Milner. Je n’ai fait que l’appliquer à la situation qui est faite aux profs. Milner avait écrit ce texte dans la foulée des grèves de 95. Les choses n’ont fait qu’empirer depuis. Au point qu’elles sont devenus irréversibles.
Pour ce qui est la question des chiffres, posée par TotoWeininger : j’ai fait un calcul de tête, qui me semble à peu près juste. D’après les dernières données disponibles, il y a 177 155 enseignants en collège, dont 9153 agrégés, ce qui fait 5,1%. C’est à ce niveau là que le nombre est résiduel. Si on le rapporte au total des agrégés dans le secondaire – qui est de 48 090 – cela fait 19%. Et le problème devient plus difficile à résoudre. En plus, les certifiés enseignant en lycée général (je ne compte pas les lycées professionnels) sont 87 429. Or même si on arrêtait de nommer des certifiés en lycée, on ne peut pas virer ceux qui y sont déjà et qui sont titulaires de leur poste. Il faudrait donc les remplacer par des agrégés au fur et à mesure de leur départ à la retraite : au compte goutte. C’est pour cela qu’il faudrait arrêter de recruter des agrégés pendant de nombreuses années. J’avais dit (de tête) 5 ou 6 ans. Mais cela dépend en vérité du nombre de certifiés en lycée partant à la retraite dans les prochaines années. Les chiffres doivent être connus mais je ne les ai pas sous la main. Il faut bien sûr tenir compte aussi du fait qu’on n’en remplacera qu’un sur deux. Si quelqu’un disposant des chiffres prévisionnels des départs à la retraite veut refaire le calcul…
Ecrit par : Pedro Cordoba | 05 septembre 2008
Je ne sais pas qui bosse sur les programmes. Je doute même que quelqu'un y travaille sérieusement : ceux du collège sont tout juste en voie de réfection, et encore d'une main très légère, alors ceux du lycée...
JPB
Ecrit par : brighelli | 05 septembre 2008
Merci à Dobolino pour son texte. Qu'il s'agisse du secondaire ou du supérieur, l'enseignement agricole est désormais la référence. En ce qui nous concerne à la fac, on veut effectivement nous soumettre à une répartition fluctuante entre les heures d'enseignement et les heures de recherche. A la discrétion du président. C'est ça qu'on appelle l'autonomie : une extension du despotisme. Et, de l'autre côté, une extension de la servitude volontaire.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 05 septembre 2008
Le dernier commentaire de Victor ne mérite même pas d'être réfuté; au mieux, c'est une piteuse provocation de fin de soirée.
Ecrit par : TotoWeininger | 05 septembre 2008
Très exactement, mon cher TotoW.
Etant moi-même ancien instituteur, certifié, biadmissible, agrégé et docteur, je serais fort mal placé pour cracher ainsi dans la soupe de la méritocratie.
Cette pure provocation n'est toutefois pas plus piteuse que le débat que vous et quelques autres avez engagé sur la question au moment même où la maison brûle et où l'on doit se contrefoutre des lamentations corporatistes. C'est la sagace remarque de Zorglub "j'imagine la tronche de Gégé et Victor dans ce débat d'épicier" qui m'a conduite à cette provocation dont j'avais quelque espoir -au vu de son énormité- qu'elle puisse clore le susdit débat.
Que l'amicale bloguiste de Bonnet d'âne "milite" avec constance au SNALC est déjà en soi un vrai sujet de désespoir. Au final je me demande si je ne préfére pas les passes d'armes avec Cadichon ou le plus borné des pédagogistes...
Ecrit par : victor | 05 septembre 2008
Victor, vous vous renseignerez peut-être avant de proférer des âneries : les lycées dans le 59 sont hors de prix niveau points lors des mutations. Ca prouve la haute idée que vous vous faites de ce département, et la méconnaissance que vous avez d'une certaine réalité.
Ecrit par : Jérémy | 05 septembre 2008
Min pôv bilout', j'ai passé 12 ans dins ch'nord en ZEP à Elsa-Triolet Hem, ma femme est chti et mes gamins sont nés à Lesquin (59).
Si obtenir un lycée relève de l'ascension de l'Everest, restez en collège et inscrivez-vous à la fac, ça vous donnera de l'oxygène pour tenter l'escalade !
Et dire que j'appartiens aussi à la Société des agrégés : dois-je rendre ma carte ?
Ecrit par : victor | 05 septembre 2008
...Avec une telle discussion, je n'ose même pas envisager le nombre de certifiés qui, passant par là, renonceront, écoeurés, à une lutte contre le constructivisme, n'y voyant finalement que le masque de revendications catégorielles....
.
Oui,pour certains, l'antipédagogisme n'est qu'un produit d'appel.
Ecrit par : je m'gondole | 05 septembre 2008
ça, c'est bien vu ! Mais j'aurais plutôt tendance à convulser qu'à me gondoler par les temps qui courent...
Ecrit par : victor | 05 septembre 2008
"Avec une telle discussion, je n'ose même pas envisager le nombre de certifiés qui, passant par là, renonceront, écoeurés, à une lutte contre le constructivisme, n'y voyant finalement que le masque de revendications catégorielles."
Ecrit par : Romuald
"Cette pure provocation n'est toutefois pas plus piteuse que le débat que vous et quelques autres avez engagé sur la question au moment même où la maison brûle et où l'on doit se contrefoutre des lamentations corporatistes."
Ecrit par : victor
Excellentes remarques de Romuald et Victor - bis repetita placent.
"C'est une question intéressante. Mon frère est aux States depuis vingt ans bientôt et en est venu à présent à rejeter totalement le bien-fondé de la culture générale qu'il a reçu au Lycée (bac C 1971), à prôner une spécialisation plus précoce, dès la seconde. Il dit qu'il s'est fait royalement chié en cours de latin, français, philo et qu'il aurait préféré douze heures de maths et douze heures de physique chimie plus des LV dans un but professionnel. Non seulement ennui mais inutilité totale...
A part ça, je me souviens de la présence dans sa chambre de lycéen des Essais de Montaigne et il s'est réjoui devant moi de pouvoir lire Faulkner en VO.
Deuxièmement, il adhère au choix qui consiste à importer les scientifiques et à produire des juristes. Les métiers sales et peu rentables pour les travailleurs immigrés comme lui, ça lui parait logique...
Quant au petit peuple, il n'en a plus rien à cirer. Au début, les restructurations d'entreprise sauvages avec brassées de licenciement le choquaient un peu et ça l'embêtait de participer au tri mais il s'est bien habitué.
C'est un choix de cynisme provocateur. Le coup de l'oscillation du pendule dont je vous ai parlé l'autre jour, ça vient de lui.
La meilleure dans l'histoire, c'est que son gamin de 17 ans qui étudie là-bas veut devenir professeur de SVT en collège..."
Ecrit par : dobolino
Merci pour cette réponse. Dommage que les positions de votre frère soient coupées de leurs raisons.
Ecrit par : Pli | 05 septembre 2008
"le nombre de certifiés qui, passant par là"
Ecrit par : je m'gondole | 05 septembre 2008
Certes. Mais vous en croisez beaucoup des certifiés sur ce blog? Au fur et à mesure que les masques tombent, voit-on surgir autre chose que des visages grimaçants d'agrégés convulsés ou aigris (Pedro Cordoba a bien du la passer en passant)?
gégé, c'est pour agrégé, non?
La vraie société des agrégés, n'est-ce pas dans les commentaires de ce blog qu'on la trouve?
Quant à l'autre, l'officielle, vous pouvez garder votre carte, Victor, je n'en suis pas!
Ecrit par : TotoWeininger | 05 septembre 2008
Merci pour cette réponse. Dommage que les positions de votre frère soient coupées de leurs raisons.
Ecrit par : Pli | 05 septembre 2008
Peut-être celle-là : "in terris nummus rex est hoc tempore summus" ?
Ecrit par : victor | 05 septembre 2008
J’ai seulement dit (et je répète) qu’il est mathématiquement impossible de nommer dans lycée tous les agrégés actuellement en poste. C’est triste mais les vérités mathématiques sont parfois tristes. (P.Cordoba)
En 2006/07, 8006 agrégés en collège; 130 885 certifiés en collège.
La même année, 39 674 agrégés en lycée; 77 134 certifiés en lycée. Toutes matières confondues ( sauf EPS, génie industriel et encadrement atelier).
Il est possible de nommer au lycée au fur et à mesure des années, le reliquat d'agrégés en collège selon un procédé à l'ancienneté qui ne permettrait pas aux nouveaux lauréats de l'agreg d'être nommés immédiatement au lycée mais qui leur permettrait de l'être au bout de quelques années. Cela suppose non pas une interruption de l'agreg comme vous le suggérez mais un blocage des nominations de certifiés en lycée pendant quelques temps. Et cela, ce n'est pas de gauche, c'est sûr. Après tout personne en médecine ne trouve incongru que les premiers reçus à l'internat choisisse leur spécialité avant les autres. Tout le monde accepte là les lois du mérite et de la sélection et personne ne s'insurge. Je ne vois pas pourquoi les agrégés ne seraient pas les premiers servis pour les lycées selon un esprit similaire.
Pour le reste, il est indiscutable que les agrégés ont – là encore statistiquement – une maîtrise de leur discipline très supérieure à celle des certifiés. Du moins au début. Au bout de quelques années, les différences s’estompent sauf, sans doute, dans les matières scientifiques. ( P.C)
Mon époux qui sort de l'ENSAE vous dirait le contraire; c'est la même chose, en sciences comme en lettres si l'on ne continue pas de travailler, on régresse. Et les choses changent encore plus vite en sciences. La critique littéraire s'est bien endormie depuis quelques années.
Il est néanmoins juste que les agrégés soient privilégiés en termes d’horaires et de traitement. Le fait qu’ils fassent « le même travail » n’est pas un argument. ( P.Cordoba)
Alors là, je suis ravie de vous l'entendre dire; vous ne teniez pas ce genre de propos dans les dernières discussions que vous avez eues ici ou ailleurs.
Contrairement à ce que disait Sanseverina dans l’un de ses posts, l’analyse rigoureusement marxiste de Milner – rapporter le salaire au coût du renouvellement de la force de travail – est bien plus satisfaisant que le sociologisme ambiant. Dire que les professeurs sont des bourgeois rémunérés est beaucoup plus précis que de les mettre dans le grand fourre-tout des « classes moyennes ». Tout bourgeois rémunéré touche un sursalaire. C’est la définition : sinon ils seraient des prolétaires, qui reçoivent, eux, eux un salaire juste (juste suffisant pour renouveler leur force de travail). ( P.C)
Et là je suis médusée. Vous avez le niveau de réflexion d'un semi-penseur du XIXème siècle. Ils sont où vos prolétaires actuellement? Les gens qui possèdent une voiture et tous les biens de consommation courante touchent aussi des sursalaires à ce moment -là car ils possèdent bien plus que ce qu'il faut pour renouveler leur force de travail. Et à ce titre-là, ils sont aussi bourgeois que les profs ou les cadres.
Exceptons les gens qui sont en dessous du seuil de pauvreté, le reste c'est à dire ceux que vous appelez pour partie des prolétaires n'en sont pas. Il n'y a quasiment plus de prolétaires. Et c'est pour cela qu'il n'y aura plus de révolution.
Pour boucler la boucle : les universitaires sont plus maltraités que les agrégés du secondaire, les agrégés que les certifiés (le fait d’enseigner en collège s’inscrit dans cette logique de la maltraitance) et les certifiés que les professeurs des écoles. ( P.C)
Vous rêvez. Regardez autour de vous. Parlez de la maltraitance et de la souffrance des universitaires est ubuesque. Cela ne mérite pas de réponse. Vous vous moquez du monde; à l'époque où les profs en titre sont passés de 3h à 6h ( pas à 7 comme vous dites) les postes de profs étaient des sinécures. Mon beau-père en était; ce n'était plus de l'otium, c'était la République qui entretenait des danseuses. Vous caricaturez les choses en idéologue marxiste que vous êtes. D'autres données expliquent la chute des classes moyennes, autrement plus complexes que le partage simpliste en bourgeois/ prolos et salaire surnuméraire/ salaire juste.
On pourrait l’accepter dans une logique communiste. Mais le but n’est évidemment pas de réduire les inégalités. Construire une société sans classes ne semble pas l’objectif principal de Sarkozy.( P.C)
Dans votre logique, je vous suggère de donner un peu de votre salaire surnuméraire à vos prolos "justement "payés pour réduire les inégalités.
Je ne peux que m'excuser platement d' avoir confondu posts et mails. Ce vocabulaire lié à l'internet me casse les pieds, je le reconnais. Et vous, vous ne faites sans doute jamais d'erreur.
Ecrit par : Sanseverina | 05 septembre 2008
Merci à Dobolino pour son texte. Qu'il s'agisse du secondaire ou du supérieur, l'enseignement agricole est désormais la référence. En ce qui nous concerne à la fac, on veut effectivement nous soumettre à une répartition fluctuante entre les heures d'enseignement et les heures de recherche. A la discrétion du président. C'est ça qu'on appelle l'autonomie : une extension du despotisme. Et, de l'autre côté, une extension de la servitude volontaire.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 05 septembre 2008
En fait, nos profs étaient pratiquement là tout le temps mais, en contrepartie, ils bénéficiaient de structures de travail très confortables.
J'avais été très surprise lors de mon entrée à l'école, moi qui voyait mon père recevoir ses étudiants dans les escaliers du Grand Palais, faute de locaux.
Chaque chaire bénéficiait d'un étage entier dans une aile de trois étages où se regroupaient trois chaires voisines par les matières enseignées. Chaque enseignant avait son bureau, très vaste et très confortablement meublé pour le titulaire. Il y avait même une salle pour les assistants, une bibliothèque de chaire en sus de la bibliothèque de l'école. Une salle de travaux pratiques pour chaque matière.
Plus évidemment les secteurs consultations, chirurgie et hospitalisation.
Parking privatif interdit aux étudiants.
Accès au RU dans une salle réservée.
Excellent confort de travail. Rien à voir avec l'Institut d'Etudes Germaniques!
Ecrit par : dobolino | 05 septembre 2008
L'anatomie avait une aile à elle seule et la chaire de microbiologie et celle de Maladies contagieuses se partageaient un bâtiment isolé.
Ecrit par : dobolino | 05 septembre 2008
Trois amphi contenant une promo, un amphi pouvant en accueillir deux plus l'Amphi d'Honneur, plus luxueux et de très grande contenance.
Ecrit par : dobolino | 05 septembre 2008
En plus, bon nombre de nos professeurs utilisaient les locaux publics pour des consultations privées. Pas tous! je ne vise personne en particulier...
Ecrit par : dobolino | 05 septembre 2008
"Comme le mode de production moderne les a durement traités ! De progrès en promotions, ils ont perdu le peu qu’ils avaient, et gagné ce dont personne ne voulait. Ils collectionnent les misères et les humiliations de tous les systèmes d’exploitation du passé ; ils n’en ignorent que la révolte. Ils ressemblent beaucoup aux esclaves, parce qu’ils sont parqués en masse, et à l’étroit, dans de mauvaises bâtisses malsaines et lugubres ; mal nourris d’une alimentation polluée et sans goût ; mal soignés dans leurs maladies toujours renouvelées ; continuellement et mesquinement surveillés ; entretenus dans l’analphabétisme modernisé et les superstitions spectaculaires qui correspondent aux intérêts de leurs maîtres. Ils sont transplantés loin de leurs provinces ou de leurs quartiers, dans un paysage nouveau et hostile, suivant les convenances concentrationnaires de l’industrie présente. Ils ne sont que des chiffres dans des graphiques que dressent des imbéciles."
Voilà un reflet fidèle de mon état d’esprit après une semaine de cours. Ça promet pour le mois je juin.
ps : et bon courage(en retard) à Robin
Ecrit par : uncertain | 05 septembre 2008
Merci pour cette réponse. Dommage que les positions de votre frère soient coupées de leurs raisons.
Ecrit par : Pli | 05 septembre 2008
Les raisons sont fort simples. Il gagne bien mieux sa vie qu'en France, se prépare une retraite très haut de gamme et, ayant la charge d'un autiste à présent adulte, il a trouvé sans difficulté une structure d'accueil adaptée à un coût non prohibitif.
Mon frère est très matérialiste et absolument réfractaire à toute forme d'idéalisme.
Ecrit par : dobolino | 05 septembre 2008
Dobolino a écrit :
"Mon frère est aux States depuis vingt ans bientôt et en est venu à présent à rejeter totalement le bien-fondé de la culture générale qu'il a reçu au Lycée (bac C 1971), à prôner une spécialisation plus précoce, dès la seconde. Il dit qu'il s'est fait royalement chié en cours de latin, français, philo et qu'il aurait préféré douze heures de maths et douze heures de physique chimie plus des LV dans un but professionnel.
Non seulement ennui mais inutilité totale..."
Oui c'est tout à fait ce que G Godefroy indique à la fin de son papier :
"Il y a un lien bien réel entre l’interrogation philosophique qui fonde naturellement nos démarches personnelles ou sociales, et notre insistance à demander pourquoi tel ou tel théorème est vrai. La contraction de texte, la résolution d’un problème de mathématiques qui oblige à isoler les données vraiment importantes et la compréhension globale des grands traits d’une société, sont des exercices apparentés. Notre goût pour l’approche théorique et axiomatique n’est pas étranger au plaisir du débat, de l’analyse du discours. Voltaire, enfin, nous a appris à attaquer les baudruches à coups d’épingle. Il semble bien que l’Amérique fonctionne sans tout cela. Et nous, le pourrions-nous ?
Réfléchissons à cette question. Mais sans tarder, de peur qu’on y réponde en notre nom."
Par ailleurs, Pedro Cordoba a écrit :
"Des fonctionnaires cultivés, de plus en plus cultivés, cela fait un Etat cultivé - que Milner oppose à l’Etat culturel (encore une invention de Vichy, comme dit Milner en s’appuyant sur Fumaroli)."
C'est au fond la même idée.
Il me semble que ce choix est inclus dans la suppression du "groupe classe" et son remplacement par des groupes de niveaux, choisis "en liberté". C'est pourquoi, je suis surpris de ne pas voir plus de réflexions sur le sujet, car il s'agit d'une rupture majeure, d'un "divorce entre la Nation et la Raison" disons.
Une fois le choix fait, les idées d'accès à la culture et de liberté démocratique seront devenues antinomiques.
Il est étrange que la poursuite d'un égalitarisme forcené dans le cadre républicain méritocratique traditionnel, nous ait conduit à la reproduction du système américain qui rejette les deux... Echec mortel de la gauche française !
Ecrit par : julius | 05 septembre 2008
"Ils ne sont que des chiffres dans des graphiques que dressent des imbéciles"
Ecrit par : uncertain | 05 septembre 2008
Tiens, j'ignorais que Debord avait bossé au Rectorat.
Ecrit par : TotoWeininger | 05 septembre 2008
Effectivement, je pensais à vous(mais aussi à Robin) en postant cette citation.
Ecrit par : uncertain | 05 septembre 2008
"Victor, vous vous renseignerez peut-être avant de proférer des âneries : les lycées dans le 59 sont hors de prix niveau points lors des mutations. Ca prouve la haute idée que vous vous faites de ce département, et la méconnaissance que vous avez d'une certaine réalité.
Ecrit par : Jérémy | 05 septembre 2008
Min pôv bilout', j'ai passé 12 ans dins ch'nord en ZEP à Elsa-Triolet Hem, ma femme est chti et mes gamins sont nés à Lesquin (59).
Si obtenir un lycée relève de l'ascension de l'Everest, restez en collège et inscrivez-vous à la fac, ça vous donnera de l'oxygène pour tenter l'escalade !
Et dire que j'appartiens aussi à la Société des agrégés : dois-je rendre ma carte ?
Ecrit par : victor | 05 septembre 2008
Mais vous êtes pourri jusqu'au trognon ! Vous pensez parler à quelqu'un qui se trouve dans le Nord, qui est en collège, qui en souffre, qui désire un lycée qu'il ne peut obtenir depuis plusieurs années, et vous lui déclarez d'un ton méprisant : "Restez en collège et inscrivez-vous à la fac" !
Je suis horrifié. Vous étiez en cours avec Romuald, lorsque "la décence" et a été supprimée de votre programme d'étude et remplacée par "le mépris" ?
Ecrit par : Jérémy | 05 septembre 2008
"Jérémy, je vous remercierai le jour où vous n'écorcherez plus mon pseudo - qu'il vous déplaise, c'est un autre problème, non?" Mais j'apprécie votre honnêteté et votre fermeté intellectuelle. Ecrit par : TotoWeininger.
Votre réponse m'a fait rire et sourire, je l'ai trouvée fort sympathique :-) Et pour tout vous dire, il ne me déplaît pas du tout, votre pseudo, mais j'avoue l'avoir écorché à de multiples reprises - je promets de me guérir !
Ecrit par : Jérémy | 05 septembre 2008
Très amusante la démonstration de Monsieur Cordoba, un peu datée, mais très amusante.
Tout d'abord une leçon de mauvaise fois statistique qui nous ramène 50 ans en arrière et 2500 km plus à l'est : les agrégés ne représentent que 5% des enseignants en collège c'est une portion "négligeable".
Mais on peut tout aussi bien dire que 20% des agrégés sont nommés en lycée alors que leur statut prévoit que cela relève de l'exception et qu'à 20% ce n'en est plus vraiment une. Nommer tous les agrégés en lycée reviendrait à muter en collège environ 9000 certifiés pour les remplacer par 9000 agrégés et donc à mécontenter 3,5% des certifiés pour contenter 20% des agrégés... Ce qui est bien avec les chiffres c'est que lorsque l'on est de mauvaise fois, on peut leur faire dire ce que l'on veut...
J'aime aussi beaucoup la remarque pleine de perfidie sur les agrégés qui "s'usent" plus vite intellectuellement que les certifiés et qui sont donc nécessairement rattrapés par ces derniers. Avec le même raisonnement, ceux-ci sont tout aussi vite rattrapés par les instituteurs qui eux-mêmes sont rattrapés par les fonctionnaires des postes, lui même pas loin de se faire coiffer au poteau par le cantonnier de mon village.
J’aime aussi beaucoup sa définition du bourgeois et du prolétaire. A ce compte là, il ne reste plus beaucoup de prolétaires en France, (dans la mesure où Monsieur Cordoba considère que 20% c’est un résidu).
Son analyse sur le temps libre est elle aussi très amusante : Le problème c’est que ce temps libre n’a pas le même prix pour tout le monde. Ce qui donne de la valeur au temps c’est son emploi (la valorisation que vous lui affectez dans votre fonction d’utilité personnelle). Ce que notre société a produit ces 50 dernières années c’est la « désacralisation du savoir et de la connaissance », la « fin des hiérarchies et des verticalités » dans le domaine du savoir puisque c’était plus facile de le faire que dans le domaine économique. (C’est ce raisonnement qui permet de mettre à égalité un certifié et un agrégé). On fait plus facilement une manif pour réclamer les mêmes diplômes que les mêmes salaires. Les riches s’en foutent, leurs enfants ne vont pas dans les mêmes écoles que les vôtres. Le « Bourgeois » comme l’appelle Monsieur Cordoba a donc dévalorisé lui-même son ‘utilité’ ou tout au moins sa contribution à l’utilité globale de la société : payer des gens pour qu’ils soient cultivés ne sert à rien puisque la culture doit disparaître (version de Gôche), n’est pas rentable (version Ultralib). La tentation est grande pour la société de rentabiliser ce temps libre qui s’est dans beaucoup de cas transformé en loisir : combien de profs aujourd’hui se cultivent réellement (combien lisent plus que le rayon BS des relais presse), quelle est la production de l’université française (je connais beaucoup d’enseignants chercheurs qui ressortent le même article à peine toiletté tous les 2 ans et qui touchent une prime de recherche pour cela). La culture n’ayant plus de valeur même pour lui, le « bourgeois » transforme son temps libre en temps de loisir. La situation est bien évidemment très contrastée et vous pourrez tout aussi bien trouver des exemples contraires d’enseignants du secondaire qui font un travail de recherche et de prof d’université brillants qui on une bibliographie de 40 pages. Mais ne nous leurrons pas, ils sont minoritaires (Allez donc sur http://www.sudoc.abes.fr et cherchez les publications de vos universitaires préférés, c’est parfois… enfin je vous laisse vous faire votre propre opinion)
La dégradation du statut des enseignants, des sachants est donc inéluctablement liée à la dégringolade du savoir comme valeur « économique » (au sens où elle est valorisée dans votre fonction d’utilité et où sa contribution à l’utilité collective est valorisée). A qui la faute ? Je dirais au « Bourgeois » de Mr Cordoba qui s’est pendu lui-même. La magnifique confusion riche=sachant=cultivé donc tuons les sachants nous tuerons les riches (je caricature, mais malheureusement, pas tant que ça) a eu pour résultats que les sachants sont en train de mourir (et se transforment en « bourgeois » dont les loisirs devront être rentabilisés par la société et donc transformés en temps de travail ou alors non rémunérés et ça va arriver plus vite que vous ne le pensez) et que les riches ne savent plus rien (là non plus les exemples ne manquent pas) mais sont toujours riches… Beau résultat et surtout une splendide dynamique qu’il sera difficile de renverser : Qui y a intérêt ? Qui en a même envie ? Le « Bourgeois » craint aujourd’hui pour sa progéniture : élevée dans le mépris du savoir elle a peu de chance de conserver son statut social si le savoir redevient à la mode. Le riche n’a pas besoin du savoir largement diffusé, il peut le produire dans les quantités dont il a besoin aux endroits où il en a besoin (pour que ce soit moins cher) et le prolétaire comme Mr Cordoba nous le dit si bien est trop occupé à renouveler sa force de travail pour penser à autre chose…
Ecrit par : ciao | 05 septembre 2008
Très bien, Ciao, très très bien! Just what I think!
Ecrit par : Sanseverina | 05 septembre 2008
"La magnifique confusion riche=sachant=cultivé donc tuons les sachants nous tuerons les riches (je caricature, mais malheureusement, pas tant que ça) a eu pour résultats que les sachants sont en train de mourir (et se transforment en « bourgeois » dont les loisirs devront être rentabilisés par la société et donc transformés en temps de travail ou alors non rémunérés et ça va arriver plus vite que vous ne le pensez) et que les riches ne savent plus rien (là non plus les exemples ne manquent pas) mais sont toujours riches…"
Oui à ce passage. Et pour faire bref : Mai 68 et consorts se sont révoltés contre les mandarins, qui abusaient, mais ça a renforcé les riches non-mandarins, qui eux abusent toujours.
Il y a une tendance dans toute la société à :
- jalouser ceux qui sont hiérarchiquement au-dessus et ceux qui sont soupçonnés de gagner plus (catégorie 1)
- être en concurrence avec ses égaux (catégorie 2) et leur mettre des bâtons dans les roues pour être celui qui appartiendra à la catégorie 1
- mépriser ceux qui sont hiérarchiquement en-dessous ou qui sont soupçonnés de gagner moins (catégorie 3)
J'ai peut-être réinventé l'eau tiède, mais ça marche pour toutes les catégories sociales, du prolo au ministre. Il suffirait de relire Esope, Cicéron ou Sénèque pour montrer que tout cela mène à la catastrophe. Le problème c'est que ceux qui ont lu Cicéron et Sénèque ne sont pas les derniers à agir comme décrit ci-dessus (j'ai des profs de fac à dénoncer), et que de toute façon, dans trente ans, on ne lira peut-être plus ni Sénèque ni Cicéron.
Ecrit par : Jérémy | 05 septembre 2008
Voilà un reflet fidèle de mon état d’esprit après une semaine de cours. Ça promet pour le mois je juin.
ps : et bon courage (en retard) à Robin
Ecrit par : uncertain | 05 septembre 2008
Merci, cher collègue ! ,-)
En ce qui me concerne, la prise de contact a été assez rude dans l'un des deux collèges où j'ai été nommé cette année (le plus gros), un collège rural, même pas en ZEP, en particulier avec une classe de 4ème complètement fermée (accueil glacial et résolument hostile, bavardages incessants comme si j'étais transparent) et je ne crois pas souffrir de paranoïa.
L'étude d'un texte anodin d'Italo Calvino sur le plaisir de la lecture m'a valu d'être accusé d'incitation à la débauche : "On va le dire à nos parents que vous nous faites étudier des textes pornos." (sic).
Il s'agissait du début de "Si par une nuit d'hiver un voyageur" qui parle du plaisir (ouh là là !) de la lecture.
Les collègues m'ont dit que des 5 ème avaient fait le même coup l'année dernière pendant toute l'année à une collègue qui est partie à la retraite et que ce petit jeu (je ne suis même pas certain qu'il s'agisse d'un jeu, je crois plutôt qu'ils n'ont pas perçu la dimension métaphorique et humoristique du texte), tendait à se généraliser dans tous les cours.
J'ai prévenu l'administration (on ne sait jamais si les élèves mettent leur menace à exécution). Le principal adjoint a été, je dois le dire, à la hauteur (c'est un ancien enseignant).
Dans l'autre classe, le choix d'un extrait d'"En attendant Godot" (séquence 1, "La situation d'énonciation"...Pardon Jean ! (Jean !!!!!?????) m'a suscité une remarque bruyante accompagnée d'un gloussement sur God/ gode, et d'une fille qui plus est. Bégaudeau aurait dit "poufiasse !". je l'ai pensé, mais je me suis retenu !
Voilà les joyeusetés ordinaires de la vie de collège...Et ça n'est qu'un début... Il va falloir serrer les dents.
PS : ce genre d' incident donne évidemment à penser sur l'état moral et intellectuel d'une partie de notre belle jeunesse (quelques élèves avaient l'air cependant sincèrement consternés), mais je laisse à d'autres le soin d'épiloguer sur le rôle joué par l'environnement (Internet et Canal + codé).
Ecrit par : Robin | 05 septembre 2008
Les premières années où j'ai travaillé en collège, (dans un établissement pourtant considéré comme "peu facile" à l'époque, à Evry ville nouvelle), je prenais tellement de plaisir à travailler qu'à chaque fin de mois, j'avais l'impression de toucher une prime... J'étais presque dans l'état d'esprit où je considérais cela comme un loisir.
(Ceci étant dit, les élèves de collège souffrent maintenant d'un tel défaut d'éducation qu'il doit être assez rare de pouvoir continuer à vivre ce plaisir souvent, (à part dans le collège de Jean, et quelques autres)).
Par contre, récemment, je me suis fait ch... à cent sous de l'heure, (c'est presque ça, c'était payé en HSA) dans un lycée du centre ville, dans lequel les élèves choisissaient de faire de la musique. Des fils de bourges, qui avaient un certain nombre d'années de conservatoire et, à ce titre, croyaient en savoir plus que le petit certifié d'enseignement général, (dont ils ignoraient évidemment qu'il avait deux prix de conservatoire nationaux de région et une certaine expérience de musicien de scène), et le méprisaient profondément, quoique pas méchamment.
Tout ça pour dire que, maintenant, j'ai presque l'impression de travailler en permanence, même pendant une bonne partie de mes loisirs où presque toutes mes pensées me ramènent au boulot... Et, à l'inverse parfois, de me sentir tellement bien en cours, dans certaines circonstances particulières, que j'ai presque l'impression que c'est une détente, même si cela implique une présence et une attention que tous les collègues ici-présents connaissent bien.
C'était pour, d'une certaine manière, tenter de répondre à Pedro sur la frontière quelquefois assez mince entre "l'otium" et le... Comment dit-on? "Negotium"?
Salut à tous du petit certifié, et encore bon courage à Robin!
Ecrit par : Christophe Sibille | 05 septembre 2008
"Mais vous êtes pourri jusqu'au trognon ! Vous pensez parler à quelqu'un qui se trouve dans le Nord, qui est en collège, qui en souffre, qui désire un lycée qu'il ne peut obtenir depuis plusieurs années, et vous lui déclarez d'un ton méprisant : "Restez en collège et inscrivez-vous à la fac" !
Je suis horrifié. Vous étiez en cours avec Romuald, lorsque "la décence" et a été supprimée de votre programme d'étude et remplacée par "le mépris" ?""
Ecrit par : Jérémy | 05 septembre 2008
Vous vous inquiétez pour ma santé; je vous rassure, ma dernière coloscopie n'a rien révélé d'aussi grave !
Privé à vie de lycée en France et en Navarre, je vous suppose donc :
- très jeune ?
- très mal noté ?
- sans permis de conduire ?
- frappé d'une sanction disciplinaire ?
- allergique au "technique" aussi ?
- banlieuephobe ?
- chauvin au point de refuser de franchir la frontière du 62 ?
ou c'est l'effet "Bienvenue chez les Chtis" ? Tout le monde demande le Nord ?
Jérémy, pourquoi vous mépriserais-je ? J'ai simplement du mal à comprendre comment vous seriez le seul agrégé de France, compétent, mobile et disponible, contraint de passer toute sa carrière au collège.
Ecrit par : victor | 05 septembre 2008
Je précise, en attendant Godot ;-) que la "situation d'énonciation" n'est jamais que la reprise dans la novlangue de la stylistique contemporaine des traditionnelles questions de la rhétorique gréco-romaine : Qui ? Quoi ? A qui ? Quand ? Où ? Comment ? Pourquoi ? Dans quelle intention ?...Je leur ferai sans doute grâce de la chasse aux "déictiques" et de la question de savoir si l'énoncé est "ancré" ou "non ancré" dans la situation d'énonciation.
Ecrit par : Robin | 05 septembre 2008
"Combien de profs aujourd’hui se cultivent réellement (combien lisent plus que le rayon BS des relais presse), quelle est la production de l’université française (je connais beaucoup d’enseignants chercheurs qui ressortent le même article à peine toiletté tous les 2 ans et qui touchent une prime de recherche pour cela)."
Vous n'en savez strictement rien, "Ciao"... Certains malintentionnés pourraient donc vous répondre -comme pour la marine- : "l'Université française, elle vous em..."
L'effet-agreg mène-t-il à l'omniscience ? Redescendons sur terre, camarades agrégés !
Ecrit par : victor | 05 septembre 2008
Salut à tous du petit certifié, et encore bon courage à Robin!
Ecrit par : Christophe Sibille | 05 septembre 2008
Merci Christophe. Ce mépris dont vous parlez a effectivement tendance à se généraliser. C'est le sentiment à la mode dans certains collèges. Mépris pour les savoirs (y compris artistiques), mépris pour ceux qui les transmettent. Ce sentiment le plus négatif qui soit suppose la négation de l'autre qui est l'essence même du fascisme (on se valorise en dévalorisant, jusqu'au crime)
Ecrit par : Robin | 05 septembre 2008
Une dernière pour la route, Jérémy : êtes-vous sûr de ne pas entretenir une grave illusion sur le niveau des lycéens?
Je vous connais quelques secondes bien pourries à 35 petits cons de derrière les fagots ! Le Conseil de classe de fin de troisième et la Commission d'appel auraient dû vous vacciner !
Ecrit par : victor | 05 septembre 2008
POrnographique, le début de "Si par une nuit d'hi_ver un voyageur" ? Diable ! Si encore vous leur aviez fait étudier la fin - où ils sont au lit et lisent le roman qui se finit...
Presque tout est pornographique pour les élèves, sauf bien sûr la Rolex du petit Nicolas.
JPB
Ecrit par : brighelli | 05 septembre 2008
En ce qui me concerne, la prise de contact a été assez rude dans l'un des deux collèges où j'ai été nommé cette année (le plus gros), un collège rural, même pas en ZEP, en particulier avec une classe de 4ème complètement fermée (accueil glacial et résolument hostile, bavardages incessants comme si j'étais transparent) et je ne crois pas souffrir de paranoïa.
Ecrit par : Robin | 05 septembre 2008
Robin,
Votre témoignage recoupe une analyse que nous avons déjà été plusieurs à faire ici, à savoir que les difficultés scolaires ne se concentrent pas exclusivement dans les cités de la banlieue parisienne. Et on peut effectivement rencontrer dans certaines zones rurales une hostilité, une fermeture, qui passe quelquefois dans de simples regards. Quant aux "menaces" des élèves, vous avez de la chance de tomber, semble-t-il, sur une direction qui est à la hauteur. Il existe effectivement des établissements où le principal (ou le proviseur) est suffisamment incompétent (à moins qu'il ne s'agisse de perversité?) pour prendre la parole de l'élève pour argent comptant et s'en servir pour "casser du prof"...
Bon courage.
Je risque d'en faire hurler quelques uns mais, la Corse ayant son propre calendrier (hors zone), nous avons seulement eu la prérentrée aujourd'hui, avant d'accueillir les élèves lundi prochain!
Ecrit par : Daniel Arnaud | 05 septembre 2008
Je risque d'en faire hurler quelques uns mais, la Corse ayant son propre calendrier (hors zone), nous avons seulement eu la prérentrée aujourd'hui, avant d'accueillir les élèves lundi prochain!
Ecrit par : Daniel Arnaud | 05 septembre 2008
"Mais vous êtes pourri jusqu'au trognon !" ( Jérémy, VIII, 2).
Bonne rentrée !
Ecrit par : victor | 05 septembre 2008
Victor,
Il me semble que Jérémy est déjà en lycée. Cela vous étonne peut être, mais il ne défend pas son intérêt propre.
Les réponses que vous lui faites sont très malveillantes, vous pourriez cesser ce petit jeu malsain, non ?
Ecrit par : françois duhem | 05 septembre 2008
"Il existe effectivement des établissements où le principal (ou le proviseur) est suffisamment incompétent (à moins qu'il ne s'agisse de perversité?) pour prendre la parole de l'élève pour argent comptant et s'en servir pour "casser du prof"..."
Ecrit par : Daniel Arnaud | 05 septembre 2008
La question a été posée il y a quelques jours, (sans vraiment qu'il y soit répondu), mais n'y a t-il pas un léger "revirement, à ce niveau, de la part des chefs d'établissements?
Ecrit par : Christophe Sibille | 05 septembre 2008
Je risque d'en faire hurler quelques uns mais, la Corse ayant son propre calendrier (hors zone), nous avons seulement eu la prérentrée aujourd'hui, avant d'accueillir les élèves lundi prochain!
Ecrit par : Daniel Arnaud | 05 septembre 2008
"Mais vous êtes pourri jusqu'au trognon !" ( Jérémy, VIII, 2).
Bonne rentrée !
Ecrit par : victor | 05 septembre 2008
On aurait aussi pu la faire façon Astérix :
depuis le 2 septembre, toutes les salles de classe de France sont occupées par les élèves. Toutes? Non! Une île résiste encore à l'envahisseur, etc, etc.
Ecrit par : Daniel Arnaud | 05 septembre 2008
"Il existe effectivement des établissements où le principal (ou le proviseur) est suffisamment incompétent (à moins qu'il ne s'agisse de perversité?) pour prendre la parole de l'élève pour argent comptant et s'en servir pour "casser du prof"..."
Ecrit par : Daniel Arnaud | 05 septembre 2008
La question a été posée il y a quelques jours, (sans vraiment qu'il y soit répondu), mais n'y a t-il pas un léger "revirement, à ce niveau, de la part des chefs d'établissements?
Ecrit par : Christophe Sibille | 05 septembre 2008
Je n'en ai pas l'impression. Du moins sans doute est-ce aléatoire, selon l'académie, selon l'établissement, et selon le chef d'établissement lui-même...
Ce que je trouve inquiétant lorsque ce genre de dérive survient, c'est le fait qu'un chef d'établissement peut très bien nuire à un enseignant, voire à sa carrière, sur la base de dires d'élèves ou de rumeurs. Et que dans ces cas-là, l'enseignant se trouve vite démuni car, s'il s'avise de contester le jugement de son supérieur, la hiérarchie se borne généralement à appliquer les sacro-saints principes : "Pas de vagues", "On ne désavoue pas un chef d'établissement"... Il est alors difficile de se faire entendre, même si on est dans son bon droit...
Ecrit par : Daniel Arnaud | 05 septembre 2008
Victor,
Il me semble que Jérémy est déjà en lycée. Cela vous étonne peut être, mais il ne défend pas son intérêt propre.
Les réponses que vous lui faites sont très malveillantes, vous pourriez cesser ce petit jeu malsain, non ?
Ecrit par : françois duhem | 05 septembre 2008
1) Prenez la peine de lire le message initial sur l'inaccessibilité des lycées du 59, la pourriture qui me frappe et le reste.
2) Laissez Jérémy se défendre, il sait faire.
3) "Va, je ne te hais point" : ça vous rassure ?
Ecrit par : victor | 05 septembre 2008
"Et là je suis médusée. Vous avez le niveau de réflexion d'un semi-penseur du XIXème siècle. Ils sont où vos prolétaires actuellement? Les gens qui possèdent une voiture et tous les biens de consommation courante touchent aussi des sursalaires à ce moment -là car ils possèdent bien plus que ce qu'il faut pour renouveler leur force de travail. Et à ce titre-là, ils sont aussi bourgeois que les profs ou les cadres."
C'est là qu'on voit que vous n'avez rien compris!!! Marx parle de ce qui est so-cia-le-ment nécessaire à la reproduction de la force de travail. En clair, en dessous de ça les gens se révolteraient et la force de travail ne se reproduirait pas au bénéfice du capital.
Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 05 septembre 2008
"s'il s'avise de contester le jugement de son supérieur, la hiérarchie se borne généralement à appliquer les sacro-saints principes : "Pas de vagues", "On ne désavoue pas un chef d'établissement"... Il est alors difficile de se faire entendre, même si on est dans son bon droit..."
Ecrit par : Daniel Arnaud | 05 septembre 2008
Encore faut-il vraiment contester, pas simplement se plaindre entre collègues et puis fermer sa gueule.
Dans le lycée - époque bénie! - dans lequel j'officiais l'an dernier, la direction, particulièrement minable, d'une aigreur à couper le souffle, gros ramassis de raclures de bidet cousu d'incompétence, a décidé de bouffer du prof, sans doute pour se venger de leur vie nullarde de négociants en gros de savoirs sans saveur. Je fus le seul à contester ma note administrative. Résultat : 2,5 points de plus. On m'a dit que c'est énorme, mais je m'en fiche, c'était juste pour le principe, pour dire merde à ces connards. Pour le plaisir de m'entendre dire, un peu plus tard, par la piteuse adjointe : "mais, monsieur TotoWeininger, vous contestez tout ce que je dis!"
Les autres, qui se sont écrasés, n'en revenaient pas - et pourtant j'étais néo titulaire dans un lycée où la moyenne d'âge tourne autour de cinquante-cinq ans.
Dans l'académie, l'an dernier, nous ne fûmes que six - agrégés, désolé je n'ai pas les chiffres pour les certifiés - toutes disciplines confondues, à avoir contesté notre note.
Ahurissant.
Ecrit par : TotoWeininger | 05 septembre 2008
"de toute façon, dans trente ans, on ne lira peut-être plus ni Sénèque ni Cicéron."
Là je vous trouve exagérément optimiste, plus personne (statistiquement parlant il y a toujours des exceptions) ne lit Sénèque ou Cicéron.
Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 05 septembre 2008
Cela dépend de l'époque à laquelle on a passé le concours. J'en connais pas mal, moi, d'agrégés qui ont mon âge (la trentaine) et qui végètent toujours contre leur gré au collège. Tous ceux qui n'ont pas procréé en fait.
Et je ne comprends pas pourquoi cela choque les gens qu'ils se plaignent. Effectivement une infirmière, un généraliste, un spécialiste n'ont pas les mêmes fonctions et tout le monde trouve cela normal.
Dobolino s'indigne des querelles de chapelle mais justement, elle qui a passé un concours sélectif ne peut-elle pas comprendre l'immense gâchis que représentent ces profs souvent brillants jetés dans l'arène? Elle aurait aimé qu'on lui fasse faire un métier sans rapport avec ses études ? Parce que dans certains collèges on n'a vraiment pas l'impression d'enseigner aujourd'hui. On est assistante sociale, on sert de punching ball aux élèves et c'est tout. J'aimerais que votre rejeton dont vous nous rebattez les oreilles passe ce concours plus tard : je vous entends d'ici vous lamenter sur son sort en collège !
Je comprends qu'on prenne en compte la situation familiale mais est-ce qu'on fait faire à un infirmier le travail d'un médecin et vice-versa sous prétexte que l'un est plus âgé et a pondu trois mêmes? C'est un état d'esprit pervers et digne de la révolution culturelle.
L'un des problèmes à mon avis aussi c'est celui de l'interne. Je connais des certifiés brillants et parfois biad, qui n'ont pas pu retenter l'agreg car ils ont dû travailler très vite, bien plus brillants que la majorité de leurs collègues lauréats de l'interne. Et je préférerais que mes enfants, quand ils seront lycéens, soient devant ces profs plutôt que devant des agrégés internes. Ce pseudo concours a brouillé les frontières et la plupart des parents ne savent pas faire la différence. Or on aurait pu espérer que Darcos allait assécher l'interne au profit de l'externe ; évidemment il a choisi la solution la plus injuste car la moins chère.
Je ne sais pas si ces rumeurs sont fondées mais j'ai entendu dire que cette année il y aurait eu un taux d'échec jamais vu à l'ENS à l'agreg de lettres. Ce qui signifie que la diminution du nombre de postes est réellement excessive, et je ne comprends pas que ce blog ne mette pas en cause la façon dont se font les suppressions de postes (qu'il y ait des suppressions je veux bien mais il faut voir aussi quel profil de profs on choisit de supprimer).
Pour ma part je ne vois pas aujourd'hui comment quelqu'un d'intelligent et d'encore jeune peut avoir envie de devenir ou même de rester prof.
Ecrit par : Flo | 05 septembre 2008
"Tous ceux qui n'ont pas procréé en fait"
OUIOUIOUIOUIOUIOUIOUIOUIOUIIOOOOOI
TRAVAILFAMILLEPATI
Ecrit par : TotoWeininger | 05 septembre 2008
Dobolino s'indigne des querelles de chapelle mais justement, elle qui a passé un concours sélectif ne peut-elle pas comprendre l'immense gâchis que représentent ces profs souvent brillants jetés dans l'arène?
Ecrit par : Flo | 05 septembre 2008
Vous avez lu ça où? Je n'aime guère qu'on m'utilise en manipulant mes mots et en déformant mon discours!
Vous ne savez pas lire ou quoi?
Ecrit par : dobolino | 05 septembre 2008
Je risque d'en faire hurler quelques uns mais, la Corse ayant son propre calendrier (hors zone), nous avons seulement eu la prérentrée aujourd'hui, avant d'accueillir les élèves lundi prochain!
Ecrit par : Daniel Arnaud | 05 septembre 2008
"Mais vous êtes pourri jusqu'au trognon !" ( Jérémy, VIII, 2).
Bonne rentrée !
Ecrit par : victor | 05 septembre 2008
Et on peut être sûr que ce sont eux qui apprennent à leurs élèves que c'est moins fatigant d'occuper les villas des "pintu" que de ramasser des châtaignes ;-)
Ecrit par : Robin | 05 septembre 2008
La question a été posée il y a quelques jours, (sans vraiment qu'il y soit répondu), mais n'y a t-il pas un léger "revirement, à ce niveau, de la part des chefs d'établissements?
Ecrit par : Christophe Sibille | 05 septembre 2008
Oui, j'en ai aussi l'impression. C'est récent, et "Pourvou qué ça dourre !"...Comme disait l'autre.
Ecrit par : Robin | 05 septembre 2008
"Pour ma part je ne vois pas aujourd'hui comment quelqu'un d'intelligent et d'encore jeune peut avoir envie de devenir ou même de rester prof"
Ecrit par : Flo | 05 septembre 2008
Franchement, moi non plus.
Ecrit par : TotoWeininger | 05 septembre 2008
C'est là qu'on voit que vous n'avez rien compris!!! Marx parle de ce qui est so-cia-le-ment nécessaire à la reproduction de la force de travail. En clair, en dessous de ça les gens se révolteraient et la force de travail ne se reproduirait pas au bénéfice du capital.
Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 05 septembre 2008
Vous avez l'hypocrisie des marxistes de base. On traite d'abord celui qui n'est pas d'accord de crétin et on avance l'éternel même argument qui permet de dire qu'il y aura éternellement et pour toujours un prolétariat et toujours une lutte des classes! Quand bien même tous les habitants de notre douce France rouleraient tous en BM, ils seraient quand même toujours des prolétaires parce qu'il y aurait une poignée de gens qui possèderait des voitures plus luxueuses. C'est sûr, ça marche à tous les coups et ça évite de penser. Quand je pense à tous les prolétaires qui vivent au Luxembourg!
On se demande même à quoi servent les recherches en économie. Le monde s'est arrêté quand Marx a écrit. Depuis plus rien. Et tous ceux qui ne répètent pas la doxa n'ont rien compris et sont des imbéciles.
Décidément, ce blog!
Ecrit par : Sanseverina | 05 septembre 2008
Supprimons les bonifications vichystes du mouvement d'affectation : rapprochement de cons-joint
"Améliorer les conditions de vie des couples dont l'un ou les deux membres travaillent pour l'Éducation nationale et qui se retrouvent séparés dans des académies ou départements différents constitue une priorité du Ministre de l'Education nationale. Cette volonté repose sur l'intérêt d'apporter un meilleur confort de vie aux enseignants"
Vous avez compris, les célibataires ne sont pas des enseignants, puisque ce ne sont pas des êtres humains.
"plus il y a d'enfants plus la bonification augmente"
Non mais vous avez bien lu!
VICHYVICHYVICHY
Ecrit par : TotoWeininger | 05 septembre 2008
Daniel Arnaud, la phrase que vous citez de mes messages ne s'adressait pas à vous, je ne vois pas du tout ce qu'elle vient faire dans vos messages sur la Corse ! Il y a une confusion que je ne m'explique pas.
CONSEIL POUR UNE BONNE UTILISATION DE CE BLOG :
Lisez les messages de François Duhem, qui comprend ce qu'il lit et parle avec justesse, et ne perdez pas votre temps à répondre à Victor, qui est un fameux boute-en-train malgré lui, mais qui n'est jamais à court de petites méchancetés.
Robin, vous découvrez ce que nous déporons chaque jour, mais je dois vous dire que God/Gode/Godot aurait pu déraper au point que vous n'eussiez plus pu faire cours de toute l'heure. Vous êtes donc malgré tout maître de vos collégiens, c'est très bien.
Enfin, je souscris à l'analyse de Flo sur trois points : 1) il n'y a que dans l'éducation qu'on donne à un salarié un travail plus gratifiant parce qu'il a 10 ans de métier et trois enfants
2) L'agrégation interne ne devrait pas s'appeler agrégation mais "concours de promotion interne" 3) Je me demande encore par quel miracle certains jeunes veulent devenir profs. Si j'en croise encore, je leur dirai de venir sur ce blog lire les posts de certains participants (qui ont bizarrement tous un simple prénom comme pseudo - et je ne parle pas de Robin !!!), ça leur passera l'envie de les avoir un jour comme collègues.
Ecrit par : Jérémy | 05 septembre 2008
"Vous avez l'hypocrisie des marxistes de base. On traite d'abord celui qui n'est pas d'accord de crétin "
Dans la même veine, je dis que vous n'avez rien compris et vous dites que je vous traite de crétin: cherchez l'erreur!!!
Ceci dit, je n'ai effectivement pas de temps à perdre avec un crétin de votre genre.
Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 05 septembre 2008
Combien de profs aujourd’hui se cultivent réellement (combien lisent plus que le rayon BS des relais presse), quelle est la production de l’université française (je connais beaucoup d’enseignants chercheurs qui ressortent le même article à peine toiletté tous les 2 ans et qui touchent une prime de recherche pour cela)."
Vous n'en savez strictement rien, "Ciao"... Certains malintentionnés pourraient donc vous répondre -comme pour la marine- : "l'Université française, elle vous em..."
L'effet-agreg mène-t-il à l'omniscience ? Redescendons sur terre, camarades agrégés !
Ecrit par : victor | 05 septembre 2008
Alors là! regardez la liste des publications des universitaires, vous verrez ceux qui bossent ou pas, rien de plus facile. Et on se marre!!!!!
Quant au secondaire, l'indigence est la norme pour la grande majorité. En collège, c'est sûr.
Ecrit par : Sanseverina | 05 septembre 2008
Ceci dit, je n'ai effectivement pas de temps à perdre avec un crétin de votre genre.
Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 05 septembre 2008
Les choses n'ont pas changé depuis mes années de lycée quand je m'eng...avec les maos ou les marxistes de service: plus d'argument, donc c'est le temps qui vous sauve!
Ecrit par : Sanseverina | 05 septembre 2008
"certains participants (qui ont bizarrement tous un simple prénom comme pseudo)"
Tiens, d'un point de vue logique, c'est une construction intéressante : je vise les casse-pieds "qui ont bizarrement tous un simple prénom comme pseudo", mais j'en exclus Robin (et Jérémy accessoirement). Autrement dit, tous les casse-pieds visés ont un prénom comme pseudo, mais tous ceux qui ont un prénom comme pseudo ne sont pas forcément des casse-pieds.
Cette explication me prémunira de réflexions oiseuses.
Ecrit par : Jérémy | 05 septembre 2008
"Pour ma part je ne vois pas aujourd'hui comment quelqu'un d'intelligent et d'encore jeune peut avoir envie de devenir ou même de rester prof"
Ecrit par : Flo | 05 septembre 2008
Franchement, moi non plus.
Ecrit par : TotoWeininger | 05 septembre 2008
Donc vous êtes vieux et ... à la fois ?
"Flo", des "j'ai entendu dire...", "j'en connais qui...", "je ne sais pas si..." mais j'cause quand même, on en bouffe tous les jours !
Par pitié, épargnez-nous votre morgue et vos jugements sommaires et malsains du type : "qu'il y ait des suppressions je veux bien mais il faut voir aussi quel profil de profs on choisit de supprimer".
Pour qui vous prenez-vous ? Vous pensez avec l'agreg (bac +4 !!) avoir décroché le Saint Graal ? Avec ce type de raisonnement, dans quel mépris un polytechnicien, centralien, énarque, etc. devrait-il nous tenir ?
Prenez "Ciao" par la main et allez faire un tour au bal des frustrés !
Ecrit par : victor | 05 septembre 2008
La situation devient inquiétante. Robin vient d’évoquer la « situation d’énonciation » et Jean n’est toujours pas sorti du bois.
Ecrit par : uncertain | 05 septembre 2008
un collège rural, même pas en ZEP, en particulier avec une classe de 4ème complètement fermée (accueil glacial et résolument hostile, bavardages incessants comme si j'étais transparent) et je ne crois pas souffrir de paranoïa.
L'étude d'un texte anodin d'Italo Calvino sur le plaisir de la lecture m'a valu d'être accusé d'incitation à la débauche : "On va le dire à nos parents que vous nous faites étudier des textes pornos." (sic).
Ecrit par : Robin | 05 septembre 20
Faites leur étudier Raboliot si ce sont des ruraux! Ou La dernière harde.
Ou... L'Amant de Lady Chatterley! Du moment qu'on tuera du gibier, ils n'y verront pas de pornographie.
Ecrit par : dobolino | 05 septembre 2008
Alors là! regardez la liste des publications des universitaires, vous verrez ceux qui bossent ou pas, rien de plus facile. Et on se marre!!!!!
Quant au secondaire, l'indigence est la norme pour la grande majorité. En collège, c'est sûr.
Ecrit par : Sanseverina | 05 septembre 2008
Putain, c'est une épidémie d'enfoirite aigüe !
L'aigreur doit-elle mener à ce point de basse calomnie ? "les agrégés sont tous des cons", ça vous choque à juste titre mais vous vous donnez le droit de porter les mêmes jugements sur vos collègues ? Avec ce raisonnement de m... vous déshonnorez le diplôme que vous prétendez défendre !
Ecrit par : victor | 05 septembre 2008
Donc vous êtes vieux et ... à la fois ?
Ecrit par : victor | 05 septembre 2008
Je suis jeune, intelligent et je n'ai plus envie de rester prof.
Un ancien instit devrait pouvoir comprendre ça sans qu'un agrégé docteur vienne lui fournir des explications, non?
Ecrit par : TotoWeininger | 05 septembre 2008
Je risque d'en faire hurler quelques uns mais, la Corse ayant son propre calendrier (hors zone), nous avons seulement eu la prérentrée aujourd'hui, avant d'accueillir les élèves lundi prochain!
Ecrit par : Daniel Arnaud | 05 septembre 2008
Comme Brighelli le soulignait il y a peu, ils ont aussi leur propre calendrier de chasse. Pas que la Corse, mais tout PACCA!
La dernière harde, vous-dis-je!
Ecrit par : dobolino | 05 septembre 2008
Et, en musique, La Truite ou Pierre et le Loup!
Ecrit par : dobolino | 05 septembre 2008
"Quant au secondaire, l'indigence est la norme pour la grande majorité. En collège, c'est sûr."
Ecrit par : Sanseverina | 05 septembre 2008
Certes. Mais à force d'y affecter des agrégés, les collèges vont devenir des temples de l'intelligence et de la culture.
Ecrit par : TotoWeininger | 05 septembre 2008
ou De l'usage des appeaux
Ecrit par : dobolino | 05 septembre 2008
Dobolino, avec votre diplôme de veto, au moins aussi difficile à décrocher que sainte-agreg-externe-de-l'Enfant-Jésus, vous vous sentez diminuée d'exercer à la campagne, de tâter le cul des vaches et de marcher dans le fumier ?
Ecrit par : victor | 05 septembre 2008
"
Les choses n'ont pas changé depuis mes années de lycée quand je m'eng...avec les maos ou les marxistes de service: plus d'argument, donc c'est le temps qui vous sauve!
Ecrit par : Sanseverina | 05 septembre 2008 "
Vous êtes effectivement bouché!!! Je n'ai pas de temps à perdre avec vous, pas en général.
Bon promis je cesse cet échange sans intérêt.
Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 05 septembre 2008
Je suis jeune, intelligent et je n'ai plus envie de rester prof.
Un ancien instit devrait pouvoir comprendre ça sans qu'un agrégé docteur vienne lui fournir des explications, non?
Ecrit par : TotoWeininger | 05 septembre 2008
Que de la gueule ! Numérisez et mettez en lien votre prochaine lettre de démission pour le blog ! Mais dépêchez-vous, vous avez des cours à préparer pour lundi...
Ecrit par : victor | 05 septembre 2008
Eh bien! Cela ne s'arrange pas depuis ce matin... "Les casse-pieds" sont ceux qui justement vous empêche de ronronner entre vous. Sans un minimum de foi et d'optimisme, comment tenez-vous dans l'enseignement?
Pour ma part je ne vois pas aujourd'hui comment quelqu'un d'intelligent et d'encore jeune peut avoir envie de devenir ou même de rester prof"
Ecrit par : Flo | 05 septembre 2008
Peut-être simplement parce qu'il y aussi un plaisir d'essayer de transmettre ce qui nous a nous-mêmes comblé, même si la réussite n'est jamais assurée ... Les conditions d'exercice du métier sont difficiles, mais cela reste un beau métier.
Il y a une réponse exemplaire à TotoWeininger sur le forum des TZR en colère d'une enseignante qui est enseignante avant d'être agrégée. Je fais un copier-coller car elle montre admirablement que l'aigreur n'est pas une fatalité :
"J'étais dans un collège ZEP l'an passé ... mon premier poste. Beaucoup de gens trouvaient ça injuste de mettre une agrégée en collège, ZEP qui plus est. Eh bien, il y a eu des moments difficiles, mais j'ai eu beaucoup de plaisir à enseigner là-bas. Je me suis vraiment sentie utile. Certes, le niveau n'est pas très élevé, les gamins ne fichent pas grand chose chez eux (encore que... ça s'est amélioré pendant l'année, en étant très exigeante avec eux). Il y a aussi de gros "cas" qui peuvent être difficiles à gérer, surtout quand il y en a pas mal dans la classe. Mais les gamins sont très vivants (un peu trop parfois, faut les canaliser), et quand des gamins en gros échec scolaire réussissent enfin à faire quelques petits trucs et se mettent alors à s'accrocher, restent à la fin du cours pour effacer le tableau sans que tu leur aies rien demandé, je te jure que ça fait vraiment plaisir."
Il n'en reste pas moins que l'urgence c'est la réforme du lycée et des concours...
Ecrit par : Romuald | 05 septembre 2008
"vous avez des cours à préparer pour lundi..."
Ecrit par : victor | 05 septembre 2008
Faux. Le rectorat n'a pas appelé, donc pas d'affectation avant mardi. Et puis, vous pensez vraiment qu'un agrégé docteur prépare ses cours?
Ecrit par : TotoWeininger | 05 septembre 2008
Petite rectification : l'agrégation, ça n'a jamais été bac +4; il y a toujours eu au moins une année de préparation après la maîtrise, si je ne m'abuse? Pour ne pas parler de ceux qui la préparent plusieurs fois.
Quand aux étudiants brillants qui choisissent d'être profs, il y en a bel et bien (c'est le cas de certains de mes anciens élèves) Ils le font parce qu'ils pensent que c'est le seul moyen de se consacrer toute leur vie à une discipline qui les passionne. On a beau les mettre en garde, ils persistent à sous-estimer les difficultés qui les attendent, et le choc risque d'être rude lorsqu'ils seront confrontés au réel.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 05 septembre 2008
Dobolino s'indigne des querelles de chapelle mais justement, elle qui a passé un concours sélectif ne peut-elle pas comprendre l'immense gâchis que représentent ces profs souvent brillants jetés dans l'arène? Elle aurait aimé qu'on lui fasse faire un métier sans rapport avec ses études ?
Ecrit par : Flo | 05 septembre 2008
Ouarf!
Je n'avais pas été formée pour vous vendre des brosses à poil et des shampooings à toutous blancs gris et tricolores, même pas de la bouffe Premium, nouillette!
Pas même du vaccin FCO qu'on sait même pas s'il marche ni combien de temps il protège!
Je vends, ma biquette, je vends! Du vaccin, de la bouffe et du superflu et... vogue la galère!
Ecrit par : dobolino | 05 septembre 2008
QuanT aux étudiants
Ecrit par : Sylvie Huguet | 05 septembre 2008
Elle croit que je vis où, la bichette Flo? Sur la lune?
Ecrit par : dobolino | 05 septembre 2008
Faux. Le rectorat n'a pas appelé, donc pas d'affectation avant mardi. Et puis, vous pensez vraiment qu'un agrégé docteur prépare ses cours?
Ecrit par : TotoWeininger | 05 septembre 2008
Remerciez le rectorat d'avoir deviné vos intentions, Allah est grand !
Un agrégé docteur prépare toujours ses cours, même en collège, surtout en collège. C'est comme ça qu'il prépare de bons petits lycéens pour les agrégés pas docteurs qui pourront revendiquer ensuite leur part d'excellence...
Ecrit par : victor | 05 septembre 2008
Et puis, vous pensez vraiment qu'un agrégé docteur prépare ses cours?
Ecrit par : TotoWeininger | 05 septembre 2008
Débile.
Vu votre infini supériorité, l'IG ne vous a pas confié un poste en prépa.? En sciences, ils n'hésitent pourtant pas à nommer des néo-agrégés...
Ecrit par : Romuald | 05 septembre 2008
Quand je pense à tous les prolétaires qui vivent au Luxembourg!
Ecrit par : Sanseverina | 05 septembre 2008
Vous allez finir par nous démontrer que vous êtes "un prolétaire"! Encore un coup de pouce de Pedro Cordoba et, oui!!!!, on y arrive.
Ecrit par : dobolino | 05 septembre 2008
Je précise, le débile s'adressait à votre remarque, pas à votre personne. Ma formulation est douteuse.
Ecrit par : Romuald | 05 septembre 2008
@ Sylvie Huguet,
je sais, je l'ai passée ; ma remarque perfide était destinée à ramener sur orbite terrestre des agrégonautes égarés.
Ecrit par : victor | 05 septembre 2008
"Il y a une réponse exemplaire à TotoWeininger sur le forum des TZR en colère d'une enseignante qui est enseignante avant d'être agrégée"
Ecrit par : Romuald | 05 septembre 2008
Ouais. A mon avis, c'est une usurpatrice. Il y a des signes qui ne trompent pas, voilà ce qu'elle écrit un peu plus haut - elle parle de ce que deviennent les élèves après le bac :
"Malheureusement, quelques uns atterissent en licence par défaut, alors que c'est un cursus exigeant et se plantent"
La licence, un cursus exigeant? Un agrégé - et même UNE - ne saurait soutenir sérieusement pareille énormité.
Ecrit par : TotoWeininger | 05 septembre 2008
Dans Un Roi sans Divertissement, vous avez une chasse au loup...
Moi, bonne fille, j'essaie de vous trouver des romans de bonne qualité littéraire où on tue du gibier et tout le monde s'en branle!
Bandes de pornographes!
Excusez-moi! Je ne trouve rien avec des quads...
Ecrit par : dobolino | 05 septembre 2008
Dobolino, avec votre diplôme de veto, au moins aussi difficile à décrocher que sainte-agreg-externe-de-l'Enfant-Jésus, vous vous sentez diminuée d'exercer à la campagne, de tâter le cul des vaches et de marcher dans le fumier ?
Ecrit par : victor | 05 septembre 2008
Non, c'est pas difficile! Pas autant qu'une agrèg!
D'ailleurs, nos copains vétos qui ont voulu devenir profs, ils ont marné quelques années avant d'obtenir une de nos agrèg. A preuve.
Pour faire véto, faut juste tout bien apprendre par cœur là où il faut! Et calmer ses débordements, au moins jusqu'à obtention du diplôme.
Remarquez qu'on peut aussi être intelligent et être véto, ce n'est pas incompatible! Mais pas pour autant nécessaire....
Ecrit par : dobolino | 05 septembre 2008
"...restent à la fin du cours pour effacer le tableau sans que tu leur aies rien demandé, je te jure que ça fait vraiment plaisir."
Y en a vraiment, leur faut pas grand chose
Ecrit par : TotoWeininger | 05 septembre 2008
Non, sans blague, y'a des vétos vachtément intelligents! A preuve, y'a Yann et moi, déjà. Ça vous en fait deux. Puis, y'en a d'autres, mais je ne peux vous donner leurs noms. Je n'ai pas le droit!
Ecrit par : dobolino | 05 septembre 2008
La Dernière harde, c'est une pure merveille, parce que la plupart du temps l'histoire est racontée du point de vue du gibier. Mais je préfère encore La Forêt perdue, impossible à étudier dans une classe de collège cependant, vu le nombre d'archaïsmes qu'on y rencontre.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 05 septembre 2008
"...restent à la fin du cours pour effacer le tableau sans que tu leur aies rien demandé, je te jure que ça fait vraiment plaisir."
Y en a vraiment, leur faut pas grand chose
Ecrit par : TotoWeininger | 05 septembre 2008
... ça vaut toujours mieux que ceux que le tableau efface.
Ecrit par : victor | 05 septembre 2008
Je n'ai jamais prétendu qu'il est inconcevable qu'un agrégé se plaise au collège. Je dis simplement que ce plaisir offert à une infime minorité est une plaie béante qui déchire les chairs de tous les autres. Si elle se plait vraiment au collège, elle démissionne, et elle passe le CAPES - en admettant qu'elle soit réellement agrégée.
Ecrit par : TotoWeininger | 05 septembre 2008
Quand j'étais en prépa, il était notoire que ceux qui avaient le plus de travail étaient les sup-bio et les vétos, un programme de fou ! En plus de se taper une bonne partie de notre prog de maths et de physique, ils avaient un cours de bio monstrueux. Jamais je n'aurais été capable de l'assimiler. De mon temps, les veto n'avaient qu'une malheureuse petite année pour ingurgiter tout cela. Chapeau à ceux qui l'ont fait !
Ecrit par : françois duhem | 05 septembre 2008
Dobolino, j'ai deux vétos dans ma famille qui sont vachement intelligents, ça nous en fait donc 4. Et il y en a peut être d'autres
Ecrit par : françois duhem | 05 septembre 2008
Moi j'ai un chat qui est beaucoup plus intelligent que moi. Et il est même pas agrégé. Cela me perturbe. Mes convictions les plus profondes vacillent devant ce mystère.
Ecrit par : TotoWeininger | 05 septembre 2008
"Deux Néerlandais ont vu leur mariage, célébré aux Pays-Bas, validé par l'administration fiscale française."
C'est Jérémy qui va être content. Français encore un effort...
"L'indice CAC 40 a lâché 2,49 %, ce qui porte son recul à plus de 6 % sur la semaine écoulée."
Merde va falloir aller bosser
Ecrit par : TotoWeininger | 05 septembre 2008
Dobolino, j'ai deux vétos dans ma famille qui sont vachement intelligents, ça nous en fait donc 4. Et il y en a peut être d'autres
Ecrit par : françois duhem | 05 septembre 2008
Non, c'est sûr qui y'en a plus! Seulement, ce n'est lié ni au concours d'admission ni au rang de sortie.
C'est Victor qui disait qu'être véto, c'était aussi dur qu'uen agrèg! Bon, je ne sais pas, moi! Y'a peut-être des agrèg qu'on obtient en apprenant tout par cœur et en acceptant de passer sous les fourches caudines?
Ecrit par : dobolino | 05 septembre 2008
Conclusion: on peut être très con et vétérinaire mais on peut aussi être très con et agrégé. C'est pas incompatible.
Je ne vous parlerai pas des pharmaciens ni des dentistes, vu que je ne les connais pas...
Ecrit par : dobolino | 05 septembre 2008
"qu'il y ait des suppressions je veux bien mais il faut voir aussi quel profil de profs on choisit de supprimer".
C'est vrai ça, pourquoi les coiffeurs ?
Ecrit par : catmano | 05 septembre 2008
"l'aigreur n'est pas une fatalité"
Ecrit par : Romuald | 05 septembre 2008
Si c'est pour faire de nécessité vertu, très peu pour moi.
Ecrit par : TotoWeininger | 05 septembre 2008
"pourquoi les coiffeurs ?"
Ecrit par : catmano | 05 septembre 2008
Parce que leur conversation est horripilante.
Ecrit par : TotoWeininger | 05 septembre 2008
Je suis jeune, intelligent et je n'ai plus envie de rester prof.
Un ancien instit devrait pouvoir comprendre ça sans qu'un agrégé docteur vienne lui fournir des explications, non?
Ecrit par : TotoWeininger | 05 septembre 2008
Que de la gueule ! Numérisez et mettez en lien votre prochaine lettre de démission pour le blog ! Mais dépêchez-vous, vous avez des cours à préparer pour lundi...
Ecrit par : victor | 05 septembre 2008
Victor, quelle hargne. Quand vous voyez quelqu'un qui souffre, ou dont vous pensez qu'il souffre, vous lui crachez dessus. Et pour que ce soit plus jouissif, vous vous foutez de lui, comme lorsque vous dites à Flo d'aller "au bal des frustrés". Pourtant, personne ne vous a conseillé d'aller au bal des imbéciles.
Romuald, notre philosophe, a écrit : "l'aigreur n'est pas une fatalité". Apparemment, la bêtise en est une. Et elle est souvent couplée à une hargne qui trouve toute sa jouissance lorsqu'elle s'attaque à ceux qui souffrent.
Mais de toute façon, ce n'est même pas le problème des agrégés qu'il faut régler, c'est le problème de l'enseignement en collège. Car les conditions y sont difficiles, et que les agrégés fuient le collège ne résoudra rien ; il vaudrait mieux qu'il soit possible d'enseigner au collège, quel que soit le diplôme.
Ecrit par : Jérémy | 05 septembre 2008
TotoWeininger, vous m'avez fait rire et je vous en remercie. Mes respects à votre chat.
Ecrit par : Sanseverina | 05 septembre 2008
Dans Un Roi sans Divertissement, vous avez une chasse au loup...
Moi, bonne fille, j'essaie de vous trouver des romans de bonne qualité littéraire où on tue du gibier et tout le monde s'en branle!
Bandes de pornographes!
Excusez-moi! Je ne trouve rien avec des quads...
Ecrit par : dobolino | 05 septembre 2008
Je crois que je vais me reconvertir dans le roman coquin. Ca s'appelera "Le quad de Lady Chatterley".
Décidément, il faut tout faire soi-même. Sinon, je vous baise... les mains (et les pieds, et les ailes, et la tête...) pour vos merveilleux conseils ! ;-)
Je suis sûr que Kevin M...qui m'écrit sur sa fiche à la réponse "aimez-vous lire ? BOF ! va adorer la modernité décoiffante de "Raboliot".
Ecrit par : Robin | 05 septembre 2008
"Si elle se plait vraiment au collège, elle démissionne, et elle passe le CAPES - en admettant qu'elle soit réellement agrégée."
Ecrit par : TotoWeininger | 05 septembre 2008
"Moi j'ai un chat qui est beaucoup plus intelligent que moi. Et il est même pas agrégé. Cela me perturbe. Mes convictions les plus profondes vacillent devant ce mystère."
Ecrit par : TotoWeininger | 05 septembre 2008
Il suffirait peut-être d'échanger votre agreg contre une boîte de croquettes? ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 05 septembre 2008
...ainsi que Morgane F... qui répond à loisirs préférés : jeux vidéos, acheter des fringues et chatter sur Internet.
Ecrit par : Robin | 05 septembre 2008
Qui aurait pu croire que la droite n'allait pas appliquer le programme de l'OCDE en matière d'éducation ?
"Si on veut un peuple d'esclaves, il ne faut pas lui donner une éducation de maître"
Friedrich Nietzsche
Ecrit par : Ne plus rien attendre | 05 septembre 2008
Victor, quelle hargne. Quand vous voyez quelqu'un qui souffre, ou dont vous pensez qu'il souffre, vous lui crachez dessus. Et pour que ce soit plus jouissif, vous vous foutez de lui, comme lorsque vous dites à Flo d'aller "au bal des frustrés". Pourtant, personne ne vous a conseillé d'aller au bal des imbéciles.
Ecrit par : Jérémy | 05 septembre 2008 ^
Jérémy, franchement, vous ne croyez pas que vous en faites un peu trop ?
Vous vous roulez dans la poussière en vous arrachant les cheveux pour "bal des frustrés" quand vous me traitez de pourri, imbécile et autres gracieusetés ?
Vous ôtez parfois les yeux de votre nombril pour oser parler de "souffrance" au sujet d'un agrégé en collège ? Et vous n'avez pas remarqué, dans votre indignation sélective, que Flo se félicitait des suppressions de postes pourvu qu'elles soient ciblées ?
J'ai longtemps été "en phase" avec à peu près tous vos messages, mais là...
Ecrit par : victor | 05 septembre 2008
"Daniel Arnaud, la phrase que vous citez de mes messages ne s'adressait pas à vous, je ne vois pas du tout ce qu'elle vient faire dans vos messages sur la Corse ! Il y a une confusion que je ne m'explique pas.
CONSEIL POUR UNE BONNE UTILISATION DE CE BLOG :
Lisez les messages de François Duhem, qui comprend ce qu'il lit et parle avec justesse [...]"
Ecrit par : Jérémy | 05 septembre 2008
Je vous retourne le conseil, Jérémy : je répondais bien à Victor, pas à vous, mais il avait inséré dans son message une de vos phrases qu'il jugeait sans doute à propos. Pour une bonne utilisation de ce blog, il faudrait peut-être prévoir des droits d'auteur, du genre "demander l'autorisation des intervenants avant de copier/coller ce qu'ils écrivent"... Nous allons finir par devenir aussi procéduriers que nos supérieurs!
Je sais que vous êtes déjà rentré, mais détendez-vous...
Ecrit par : Daniel Arnaud | 05 septembre 2008
"Moi j'ai un chat qui est beaucoup plus intelligent que moi. Et il est même pas agrégé. Cela me perturbe. Mes convictions les plus profondes vacillent devant ce mystère."
Ecrit par : TotoWeininger | 05 septembre 2008
... chat apprendra l'équilibre !
Ecrit par : victor | 05 septembre 2008
Qui aurait pu croire que la droite n'allait pas appliquer le programme de l'OCDE en matière d'éducation ?
Ecrit par : Ne plus rien attendre | 05 septembre 2008
Qu'est-ce qu'on en a à faire tant qu'elle nomme les agrégés en lycée ?
Ecrit par : Esaü | 05 septembre 2008
"Qu'est-ce qu'on en a à faire tant qu'elle nomme les agrégés en lycée ?"
Ecrit par : Esaü | 05 septembre 2008
Vous n'avez pas suivi? Le problème c'est qu'elle ne le fait pas!
Ecrit par : TotoWeininger | 05 septembre 2008
Qu'est-ce qu'on en a à faire tant qu'elle nomme les agrégés en lycée ?
Ecrit par : Esaü | 05 septembre 2008
Oui, tous les lycées, y compris les lycées professionnels...
Ecrit par : Daniel Arnaud | 05 septembre 2008
Romuald, notre philosophe, a écrit : "l'aigreur n'est pas une fatalité". Apparemment, la bêtise en est une. Et elle est souvent couplée à une hargne qui trouve toute sa jouissance lorsqu'elle s'attaque à ceux qui souffrent.
Ecrit par : Jérémy | 05 septembre 2008
Eh oui, l'agrég. ne protège pas de tout. J'en suis bien marri, mais j'ose espérer qu'au contact des participants de ce blog, de leur hauteur de vue, de leur qualifications prestigieuses, je sortirai du bourbier dans lequel mon esprit s'est enfoncé....
Quant à la souffrance, il ne faut peut-être pas la confondre avec le caprice ; on parle d'un néo-titulaire ou presque qui refuse non une affectation définitive en collège (là j'aurais compris l'amertume), mais un remplacement...
Ecrit par : Romuald | 05 septembre 2008
Et pendant que j'écris "Le quad de lady Chat-terley", mon chat à moi (en fait c'est une femelle, mais je vais encore avoir des ennuis si je mets le mot au féminin) écrit un essai sur la chat-steté.
Cet animal m'est un reproche permanent.
Ecrit par : Robin | 05 septembre 2008
"Qu'est-ce qu'on en a à faire tant qu'elle nomme les agrégés en lycée ?"
Ecrit par : Esaü | 05 septembre 2008
Vous n'avez pas suivi? Le problème c'est qu'elle ne le fait pas!
Ecrit par : TotoWeininger | 05 septembre 2008
Passé 22h, TotoW ne saisit plus l'ironie. D'où la supériorité du chat.
Ecrit par : victor | 05 septembre 2008
"oser parler de "souffrance" au sujet d'un agrégé en collège"
Ecrit par : victor | 05 septembre 2008
Jérémy, vous avez compris l'axiome qui est au fondement de la pensée de ces gens là : un agrégé est un bourgeois - ou tout au moins un fils de bourgeois - un privilégié, une grosse enflure, quoi! et un tel être, ça n'a pas le droit de souffrir, mieux même , ça ne PEUT pas souffrir. Souffrir, c'est souffrir de la faim, de la soif, c'est être sans logis, sans papiers, c'est être cette humanité souffrante au chevet de laquelle veille l'humanité pensante, la communauté des anciens instituteurs communistes de France, qui la prépare par la transmission du savoir émancipateur à son héroïque tâche historique.
Seulement voilà, ce n'est pas si simple. Un bourgeois, ça a l'épiderme sensible, ça souffre pour des broutilles qui n'existent même pas dans l'esprit des pauvres. Par exemple, quand il y quelques temps, mon chat s'est abîmé une patte en chassant imprudemment un oiseau dans le jardin de mes parents - Sanseverina ne vous inquiétez pas, il va très bien maintenant et ronronne d'intelligence à mes côté - hé bien il m'a fallut des semaines pour m'en remettre. Le prolo de base, lui, voyant le chat estropié, l'aurait saisi sans la moindre prévenance par la peau du cou pour le balancer dans le premier fossé venu en gueulant : "Hé Simone! le chat l'est crevé!"
Mais allez faire comprendre ça à quelqu'un comme Victor.
Au fait, Jérémy, vous avez pris ma défense sans écorcher mon pseudo, cette fois : mes remerciements.
Ecrit par : TotoWeininger | 05 septembre 2008
"mon chat à moi (en fait c'est une femelle, mais je vais encore avoir des ennuis si je mets le mot au féminin)"
Ecrit par : Robin | 05 septembre 2008
J'ai eu recours au même subterfuge.
Ecrit par : TotoWeininger | 05 septembre 2008
Il y a du vrai dans ce qu'écrit TotoWeininger. Cela me fait penser à un roman de JK Chesterton "Le retour de Don Quichotte" dans lequel un jeune militant de gauche idéaliste qui porte aux nues la "classe ouvrière" assiste à la persécution cruelle d'un pauvre estropié dans un pub.
C'est vrai qu'il y a l'égoïsme et la bonne conscience des nantis et des parvenus et l'insupportable humiliation des "opprimés", mais il y a aussi le lancinant mystère de ce mal incurable qui traverse toutes les clivages sociaux et qui survit aux révolutions.
Ecrit par : Robin | 05 septembre 2008
"tous" les clivages et "apparemment" incurable. J'ai posté trop vite.
Ecrit par : Robin | 05 septembre 2008
"Qu'est-ce qu'on en a à faire tant qu'elle nomme les agrégés en lycée ?
Ecrit par : Esaü | 05 septembre 2008
Oui, tous les lycées, y compris les lycées professionnels...
Ecrit par : Daniel Arnaud
Ce que j'aime bien sur ce blog, c'est qu'il y a toujours un importun irréfléchi qui vient sortir une ineptie plus grosse que les précédentes, alors qu'on pensait déjà avoir touché le sommet avec celle d'avant. Daniel Arnaud, comme vous venez de décrocher le pompon, je vous adresse donc la réplique suivante : et le CAPLP, patate ?
Victor, je vous ai trouvé franchement trop corrosif sur le sujet, mais après tout vous avez peut-être vos raisons : pourrait-on trouver une position commune en déclarant que peu importe pour le moment où les agrégés sont affectés - il y a des situations intenables en collège et en lycée auxquelles il faut remédier au plus vite, et il faudrait déjà commencer par rendre de nouveau possible l'enseignement de ces classes, qu'elles soient en collège ou en lycée ? Ca me semble le plus urgent, et le plus utile à la fois aux agrégés et aux certifiés.
Ecrit par : Jérémy | 06 septembre 2008
D'ailleurs, après Guy Morel et Jean-Paul Brighelli défendant les ânes, il serait peut-être bon que certains ici se dévouent pour défendre la patate, qui n'a pas mérité non plus le traitement qu'on lui fait subir en la comparant à des gens indignes d'elle.
Ecrit par : Jérémy | 06 septembre 2008
"le lancinant mystère de ce mal incurable qui traverse toutes les clivages sociaux" (Robin)
Et comme disait Deteuf : quel que soit l'âge, la catégorie sociale, le sexe ou le parti politique, il y a toujours autant de cons (et de malfaisants, me permettrai-je de rajouter).
Ecrit par : Jérémy | 06 septembre 2008
le lancinant mystère de ce mal incurable qui traverse toutes les clivages sociaux et qui survit aux révolutions.
Ecrit par : Robin | 05 septembre 2008
En pleine nuit, parmi les arbres, je lis dans le Théétète :
"Jamais le mal ne pourra disparaître, car il subsistera toujours quelque chose qui tiendra tête au bien; et puisque le mal ne peut avoir son siège parmi les dieux, il fait inéluctablement sa ronde autour de la nature mortelle qui a son lieu ici-bas. Aussi nous faut-il au plus vite décoller du monde terrestre pour le ciel et ce faisant, nous nous rendrons semblable au divin."
Ecrit par : TotoWeininger | 06 septembre 2008
Oué, ben Cratoss c'est pas un naze, ni un pov bouffon. C'est beau s'qu'y dit.
Ecrit par : Jérémy | 06 septembre 2008
"Qu'est-ce qu'on en a à faire tant qu'elle nomme les agrégés en lycée ?
Ecrit par : Esaü | 05 septembre 2008
Oui, tous les lycées, y compris les lycées professionnels...
Ecrit par : Daniel Arnaud
Ce que j'aime bien sur ce blog, c'est qu'il y a toujours un importun irréfléchi qui vient sortir une ineptie plus grosse que les précédentes, alors qu'on pensait déjà avoir touché le sommet avec celle d'avant. Daniel Arnaud, comme vous venez de décrocher le pompon, je vous adresse donc la réplique suivante : et le CAPLP, patate ?"
Evidemment, si vous prenez tout au premier degré...
J'essayais juste d'attirer l'attention sur l'une des ambiguïtés du système. On fait manifestement bien la différence entre les agrégés et les PLP, donc entre les lycées généraux et les LP, mais lorsqu'on nous présente les 80 % de réussite au bac, on confond les filières générales, technologiques et professionnelles. Alors, quelle est la place du LP? Est-ce seulement un lycée comme un autre quand ça arrange?
Si on parvenait à rétablir un niveau d'exigence satisfaisant, il me semble du reste que les élèves de LP, qui disposent d'un enseignement général, auraient droit tout autant que les autres à avoir les professeurs les plus qualifiés (faut-il dès lors maintenir un corps spécifique pour les LP?). A moins que l'on ne se mélange pas avec la plèbe, la lie de la société, les patates, quoi. Eh bien très bien, j'accepte "patate"!
Ecrit par : Daniel Arnaud | 06 septembre 2008
Mon post précédent s'adressait bien sûr à Jérémy, dont j'admire l'aptitude à distribuer les bons points...
Ecrit par : Daniel Arnaud | 06 septembre 2008
Daniel, je crois pouvoir confirmer que la tendance générale ,des proviseurs est à une plus grande fermeté. Ceux qui persistent à donner raison aux éloèves contre les profs et contre l'évidence ne sont plus in the mood.
Robin, on dit "pinzuti", pour désigner les continentaux. A propos, le chef du contre-terrorisme corse a fort bien fait d'agir comme il l'a fait. Et à voir la sur-réaction du petit Nicolas, on a de quoi s'inquiéter - surtout à l'idée que ce type a été ministre de l'Intérieur.
Sanseverina, je raconte rarement ma vie, mais à la sortie de l'ENS, j'ai fait sept ans dans un collège chiément rural : la première fois que j'y suis arrivé, et que sur la route j'ai trou_vé un panneau de danger précisant "attention betteraves", j'ai pensé que j'avais atterri chez les extra-terrestres.
Peu de violence pure dans ce bahut de type Pailleron. Des classes en préfabriqué, avec des trous dans les murs, une tendance générale à l'alcoolisme, des parents bouseux jusqu'au bout des neurones, qui retiraient du système scolaire des gosses très doués pour les envoyer dans les champs ou sur les marchés, une administration qui écoutait les parents bien plus que les profs, et des collègues globalement déficients - sauf trois ou quatre, qui étaient remarquables, et que je salue, si par hasard ils traînent par ici : mais n'est-ce pas la moyenne dans tous les bahuts, et dans toutes les professions - y compris les vétérinaires ?
Sept ans, c'est assez long. Je n'en suis sorti (en procréant, comme on dit à Vichy) que pour être nommé dans un autre collège, en banlieue parisienne pas chic, et ce n'est qu'en protestant, chaque année, en bénéficiant de ce que l'on appelait alors des "délégations rectorales" (en fait, j'étais TZR, pratiquement, et j'errais d'un lycée à l'autre), que j'ai pu enseigner dans le second cycle - avant de me retrouver très officiellement, et pour dix ans, dans l'un des lycées ZEP les plus durs de France (ça vous ferait envie, ma chère ?). Et je persiste à adorer ce métier.
JPB
Ecrit par : brighelli | 06 septembre 2008
Beaucoup d'infatuation dans ces "commentaires" du billet de Brighelli, dont j'apprends avec intérêt qu'il travaille maintenant à Marseille. Au lycée Thiers, rebaptisé en 68, La Commune ?
Mais en quoi commentez-vous Brighelli ? Tant d'agrégés hors sujet !
J'y suis: nous sommes tous sélectionnés par l'extrême modestie de son habitus. Nous l'illustrons.
Dans ma spécialité, aux frontières de plusieurs disciplines, je me suis concrètement plusieurs fois interrogé sur le recrutement de certains agrégés dans l'enseignement supérieur. Certains ont été incapables de terminer leur thèse. Il m'a fallu beaucoup de compassion pour en assister d'autres avant le passage de la voiture-balai.
Gardez donc un ton plus mesuré sur vos compétences, en sachant qu'elles sont toujours évaluées par d'autres, que vous l'admettiez ou non.
Ceux d'entre les lecteurs qui ont siégé dans un jury d'agreg sourient sans doute de l'inanité dans laquelle se font écho certains de nos collègues.
Ecrit par : Minloo Ze | 06 septembre 2008
"J'y suis: nous sommes tous sélectionnés par l'extrême modestie de son habitus. Nous l'illustrons"
Les qualifications universitaires et les diplômes sont comme le (bon) vin : elles se bonifient au cours du temps -ou bien le contraire.
Erasme se moquait des scolastiques qui discutaient des questions inutiles :
« s’il y a eu un instant précis dans la génération divine ; s’il y a eu plusieurs filiations dans le Christ ; si l’on peut soutenir cette proposition que Dieu le Père hait son Fils ; si Dieu aurait pu venir sous la forme d’une femme, d’un diable, d’un âne, d’une citrouille ou d’un caillou ; si la citrouille aurait prêché, fait des miracles, été crucifiée. Qu’aurait consacré saint Pierre, s’il eût célébré tandis que le corps du Christ pendait sur la croix ? A ce moment, pouvait-on dire que le Christ fût homme ? Les hommes, après la résurrection, pourront-ils manger et boire ?" (Eloge de la folie)
Prenons garde que la discussion sur les mérites respectifs des néo-ex-post-certifiés ou agrégés ne nous fasse oublier qu'il est un peu vain de trier des lentilles, quand la guerre éclate au dehors. Ceci dit sans vouloir vexer personne.
Ecrit par : Sénéchal | 06 septembre 2008
"Daniel, je crois pouvoir confirmer que la tendance générale des proviseurs est à une plus grande fermeté. Ceux qui persistent à donner raison aux élèves contre les profs et contre l'évidence ne sont plus in the mood.
JPB"
Ecrit par : brighelli | 06 septembre 2008
Merci, Jean-Paul, pour cette réponse à la question que j'ai posée ici il y a quelques jours, (et, de nouveau, hier). Il n'y a donc pas que des mauvaises nouvelles.
Ecrit par : Christophe Sibille | 06 septembre 2008
Ciao et Sanseverina sont fâchés à la fois avec les chiffres et avec la pensée. Qu’y puis-je ? Pour la pensée, il n’y a plus rien à faire, ça doit être « génétique ». Et comme je n’ai pas envie de recommencer sur la bourgeoisie rémunérée un débat analogue à celui des races, je m’en tiendrai là.
Pour ce qui est des chiffres, je veux bien réexpliquer, pour la dixième fois au moins. Le niveau CE1 ou CE2 devrait suffire pour comprendre. Mais il y a apparemment des agrégés qui ne l’ont pas encore atteint. Reprenons. Il y a en ce moment 9153 agrégés en collège. Il y avait l’an dernier 1441 postes à l’agreg toutes disciplines confondues. Il faut donc fermer l’agreg pendant plus de six ans pour résoudre le problème à la satisfaction de nos chers collègues. Que si on ne ferme pas le concours et qu’on nomme les néo-agrégés en collège au cours de ces six ans, on recrée le problème dans sa totalité. Et pour longtemps. Car en 2015, la grande vague des départs à la retraite sera finie et il y aura encore moins de postes. Ils y resteront donc dans leur collège, ces néo-agrégés.
Il y en a une dernière, qui me fait bien marrer : Sanseverina propose, en pensant sans doute à son cas personnel, que ce transfert se fasse à l’ancienneté. On voit tout d’un coup ressurgir dans son propos un critère pas méritocratique pour deux sous. Et pourquoi pas un concours ouvert à tous ceux qui en feraient la demande, agrégés et certifiés ? C’est ça qui serait vraiment républicain ! Mais au vu de la haute intelligence qu’elle manifeste dans ses posts, Sanseverina aurait alors toutes les chances de se faire damer le pion par un de ces méprisables certifiés qu’elle conchie si aimablement… Des agrégés comme elle, ça déshonore le concours.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 06 septembre 2008
Je rappelle à tout hasard que mon post n'avait pas pour objet essentiel de revenir pour la nième fois sur le clivage certifiés/agrégés et sur le triste sort qui est fait aux agrégés en collège mais de proposer une analyse sur le pourquoi et le comment des 35 heures de présence. C'est parce que l'Etat culturel a remplacé l'Etat cultivé.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 06 septembre 2008
Détendez-vous , les p'tits loups , ça va passer !
http://fr.youtube.com/watch?v=NgeI0NeOjhI
Ecrit par : Amélie | 06 septembre 2008
Tiens, Pedro, que pensez-vous de la nouvelle déclaration de Darcos, hier, sur France inter, (en réponse à un auditeur qui le questionnait au sujet de la suppression des IUFM;) "il n'est pas question de supprimer les IUFM, ni la formation professionnelle des enseignants". Cela veut-il simplement dire qu'il va se défausser du "problème" sur Pécresse?
Cordialement à vous.
Ecrit par : Christophe Sibille | 06 septembre 2008
"Si on parvenait à rétablir un niveau d'exigence satisfaisant, il me semble du reste que les élèves de LP, qui disposent d'un enseignement général, auraient droit tout autant que les autres à avoir les professeurs les plus qualifiés (faut-il dès lors maintenir un corps spécifique pour les LP?). A moins que l'on ne se mélange pas avec la plèbe, la lie de la société, les patates, quoi. Eh bien très bien, j'accepte "patate"!
Ecrit par : Daniel Arnaud"
Si on reste un peu réaliste sans rêver à des surlendemains qui chantent, on peut voir qu'il s'agit d'élèves différents, d'enseignements différents et donc de métiers différents.
Après ça, les représentations sociales et les "ségrégations mentales" restent une autre question.
Le but n'est pas de faire des élèves de LP des élèves de lycée général.
Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 06 septembre 2008
Robin, on dit "pinzuti", pour désigner les continentaux. A propos, le chef du contre-terrorisme corse a fort bien fait d'agir comme il l'a fait. Et à voir la sur-réaction du petit Nicolas, on a de quoi s'inquiéter - surtout à l'idée que ce type a été ministre de l'Intérieur.
Il paraît qu'il n'a même pas eu besoin d'intervenir personnellement. "On" (MAM) a devancé ses désirs.
Ca en dit long sur l'esprit courtisan des ministres. Rien n'a changé, dans ce domaine, depuis Louis XIV.
Il faut essayer de garder sa place le plus longtemps possible et, si possible, faire partie des "happy few" (mais pas au sens stendhalien), hélàs.
Je pense aussi, qu'outre son caractère ridicule ("Jacouille et les Visiteurs"), c'était une erreur politique.
Mais bon, on n'est plus à ça près.
Ecrit par : Robin | 06 septembre 2008
"Le but n'est pas de faire des élèves de LP des élèves de lycée général", dit Hervé.
Il a bien raison : chaque section a son esthétique propre. La création des Bac Pro, l'affirmation volontariste qu'ils devaient ouvrir eux aussi à l'enseignement supérieur (98% d'échecs), a fait un mal immense aux sections techniques, en niant leur spécificité, en les forçant à s'aligner sur un enseignement général qu'elles n epouvaient pas égaler. Dès que l'on compare ce qui est incomparable, c'est toujours au détriment de ceux qui paraissent les moins présentables - selon le critère imposé par ceux qui sont le plus présentables. La même appellation "Bac" pour les S et pour les LP valorise les premiers (exagérément) et dévalorise les autres (indûment).
JPB
Ecrit par : brighelli | 06 septembre 2008
Cher Christophe,
Darcos en serait sans doute ravi mais je ne crois pas qu'il veuille se défausser du problème sur Pécresse. Il faut bien qu'ils travaillent ensemble sur ce sujet (tant que Pécresse sera là). Supprimer les IUFM, c'est plus facile à dire qu'à faire. Au Ministère, ils ne savent pas très bien ce qu'ils veulent ni comment mettre en place quelque chose qui tienne la route. Moi non plus je ne sais pas. A moins de faire sauter les contraintes que Darcos s'est données à lui-même :
- réduire les coûts de la formation et des concours
- garder un recrutement à bac+5
- respecter la promesse de Sarkozy (idée venue des IUFM) : un master pour tous les néo-titulaires.
C'est trop de paramètres et cela devient la quadrature du cercle.
Pour ce qui est de la formation professionnelle, il veut l'intégrer au cursus universitaire. Là non plus, cela ne marche pas. D'autant plus que le Ministère, reprend à son compte une connerie monumentale venue des IUFM : une professionnalisation en amont, à partir de la première année de licence.
On ne peut pas repartir à zéro, et légiférer dans l'abstrait comme si la réalité n'existait pas. Et les IUFM font partie de la réalité. Mais si l'on pouvait au moins éliminer certaines des contraintes volontaires, je pense qu'on pourrait arriver à un système plus rationnel que celui qu'on nous prépare. Ce serait trop long à exposer ici mais j'y travaille, sans grand espoir d'être entendu. Pour ce qui vous concerne de plus près - l'avenir des IUFM et la formation des PE - je pense que la solution se trouve dans une grande réforme des IUFM, qui ne s'occuperaient plus que du primaire. Mais cela ne peut pas consister en un simple retour aux anciennes Ecoles normales.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 06 septembre 2008
Aussi nous faut-il au plus vite décoller du monde terrestre pour le ciel et ce faisant, nous nous rendrons semblable au divin."
Ecrit par : TotoWeininger | 06 septembre 2008
C'est vrai, mais en attendant, "les saints vont (souvent) en enfer".
Ecrit par : Robin | 06 septembre 2008
Jérémy, vous avez compris l'axiome qui est au fondement de la pensée de ces gens là : un agrégé est un bourgeois - ou tout au moins un fils de bourgeois - un privilégié, une grosse enflure (...)
Seulement voilà, ce n'est pas si simple. Un bourgeois, ça a l'épiderme sensible, ça souffre pour des broutilles qui n'existent même pas dans l'esprit des pauvres. (...)
Le prolo de base, lui, voyant le chat estropié, l'aurait saisi sans la moindre prévenance par la peau du cou pour le balancer dans le premier fossé venu en gueulant : "Hé Simone! le chat l'est crevé!"
Mais allez faire comprendre ça à quelqu'un comme Victor.
Ecrit par : TotoWeininger | 05 septembre 2008
TotoW, fleur de nave :
1) je suis moi-même agrégé... mais sans la conviction que ce diplôme a fait de moi, une fois pour toutes, un être d'essence supérieure dont vous seriez d'ailleurs le seul apte à saisir et exprimer pensées et émotions
2 ) Dans votre exemple du "petit chat" censé vous attribuer une sensibilité exarcerbée et touchante, je lis moi, l'affreuse brute, un total mépris à l'égard de ceux que vous nommez "prolo de base". Je m'étonne que cela ne vous ait pas sauté aux yeux...
3) Rassurez-vous, j'ai un coeur d'artichaut : je pleure à Oradour, je pleure aux Eparges, je pleure en regardant Nuit et brouillard (ça surprend toujours mes élèves... qui pleurent avec moi, même en collège).
Ecrit par : victor | 06 septembre 2008
« Cette théorie [de la baisse de niveau] incarne selon moi une savante ânerie. On compare ce qui n'est pas comparable. L'élève de 1920 et celui de l'an 2000, n'ont rien à voir. Ils ne savent plus écrire « semailles », placer les accents, tracer les pleins et les déliés. Mais si, à l'inverse, on ressuscitait, comme dans les films de science-fiction, les élèves de la génération de 1920, si on leur disait, veuillez donc cliquer sur cette souris, quelles têtes feraient-ils ? »
Quel est le crétin qui a dit ça ? (premier indice : c'est un agrégé...)
Ecrit par : victor | 06 septembre 2008
Sans prétendre, comme TotoWeininger (mais il s'agissait de caricaturer), que tous les chats de prolos sont maltraités, il faut reconnaître que des chats aussi bien traités que celui de Simone, j'en ai plein mon congélateur.
Et que c'est de loin plus souvent le fait de crétins bas du front, bas du QI ou au quotient esprit civique/superstitions amoindri que d'agrégés
Ecrit par : yann | 06 septembre 2008
Non, sans blague, y'a des vétos vachtément intelligents! A preuve, y'a Yann et moi, déjà. Ça vous en fait deux. Puis, y'en a d'autres, mais je ne peux vous donner leurs noms. Je n'ai pas le droit!
Ecrit par : dobolino | 05 septembre 2008
Au fait, merci, chère consoeur :p
Ecrit par : yann | 06 septembre 2008
Sans prétendre, comme TotoWeininger (mais il s'agissait de caricaturer), que tous les chats de prolos sont maltraités, il faut reconnaître que des chats aussi bien traités que celui de Simone, j'en ai plein mon congélateur.
Et que c'est de loin plus souvent le fait de crétins bas du front, bas du QI ou au quotient esprit civique/superstitions amoindri que d'agrégés
Ecrit par : yann | 06 septembre 2008
C'est bien pour cela qu'il faut traiter le con de prolo à la base, dès le collège et grâce aux agrégés, en redressant son front et élevant son QI afin qu'il atteigne ce nirvana de l'intelligence post-moderne : l'amour des petits chats.
(En dépit de mes origines prolétaires et trotskonéanderthaliennes, je précise que je cohabite pacifiquement avec les chats depuis toujours ; on pourrait même parler d'harmonie. Je me suis juste débarrassé d'un persan, sur les conseils d'Amélie).
Ecrit par : victor | 06 septembre 2008
ARNOLPHE
Quelle nouvelle?
AGNES
Le petit chat est mort.
ARNOLPHE
C'est dommage; mais quoi!
Nous sommes tous mortels, et chacun est pour soi.
Lorsque j'étais aux champs, n'a-t-il point fait de pluie?
Ecrit par : uncertain | 06 septembre 2008
Je me suis juste débarrassé d'un persan, sur les conseils d'Amélie).
Ecrit par : victor | 06 septembre 2008
Comment peut-on être persan ?
Ecrit par : Robin | 06 septembre 2008
Voici le commentaire de mon frère sur l'article concernant la scolarité aux Etats-Unis:
Intéressant. Il y a du vrai mais on ne peut pas se baser sur une seule expérience personnelle. Il y a de grandes variations d'un état à l'autre et même d'un school district à l'autre. Par exemple en Pennsylvanie il y a des examens d'état après certaines classes. Ils sont surtout utilisés pour classer les district et distribuer les sous, mais les parents et élèves ont accès aux resultats si ils le désirent. Il y a aussi un examen d'entrée aux colleges, qu'on peut considérer comme étant l'équivalent du bac.
Quant au recrutement des élites, il a parfaitement raison et ca n'est pas nouveau: les Etats-Unis recrutent sur le monde entier, comme beaucoup d'autres pays d'ailleurs ( combien de nos prix Nobels ne sont pas des Francais pure souche! ). C'est un peu comme en Football: les équipes de têtes de la "Premiere league" anglais n'alignent pratiquement aucun anglais sur le terrain: ils embauchent les meilleurs joueurs qu'ils peuvent trouver à coup de millions de livres sterling. Par ailleurs très peu de jeunes américains sont attirés par les sciences. Ils préfèrent les secteurs légaux, commerciaux et administratifs.
Enfin les maths sont vraiment une discipline à part puisqu'il y a une distance considérable entre le minimum nécessaire pour survivre dans la societé moderne et ce qu'on manipule dans les classes supérieures. Cet écart a été bien sûr amplifié par les calculatrices et ordinateurs dans les trente dernières années.
Francois..
Ecrit par : dobolino | 06 septembre 2008
Cet écart a été bien sûr amplifié par les calculatrices et ordinateurs dans les trente dernières années.
Francois..
Ecrit par : dobolino | 06 septembre 2008
Mon frère parle là non pas de l'outil mais de la programmation. Je le précise à toutes fins utiles.
Ecrit par : dobolino | 06 septembre 2008
Ces temps-ci je n'interviens guère sur le site, sauf une fois pour essayer (?) de vous divertir…
Ce non-interventionnisme militant a deux raisons : n'étant pas enseignant j'avais du mal à m'impliquer dans les questions concrètes de rentrée et dans les questions corporatistes de carrière ou de mérites estampillés qui furent ces jours-ci les thèmes dominants ; d'autre part j'avais l'impression que le débat surfait sur de fort mauvaises vagues… Donc vous surfiez sans moi… ce qui fut un manque certain pour Certainement Pas.
Et puis comme deux rafales de mitraillette, Pedro Cordoba et Amélie jettent leur venin…
Le « Détendez-vous , les p'tits loups , ça va passer ! » d'Amélie m'a rassuré. La groupie en chef de kivousavé ne pouvait manger de ce pain là…
Par contre le « Ciao et Sanseverina sont fâchés à la fois avec les chiffres et avec la pensée. Qu’y puis-je ? Pour la pensée, il n’y a plus rien à faire, ça doit être « génétique ». Et comme je n’ai pas envie de recommencer sur la bourgeoisie rémunérée un débat analogue à celui des races, je m’en tiendrai là. » rédigé 6 septembre par Pedro Cordoba m'a inkuiyetté…
Que voulait-il dire exactement en dehors du diagnostic parfaitement clair de débilité congénitale de ses interlocuteurs. Sur Internet, c'est d'un usage courant, je crois bien y avoir succombé… Mais moi j'avais des excuses, c'est moins Internet que la triste réalité qui était en cause… Tout le monde comprendra quand j'aurais dit qu'il s'agissait de Mistouffle Cédille. Donc, Pedro Cordoba succombe à une pratique courante sur la toile et même si nous le mettons au crédit de son passif plutôt qu'à l'enrichissement de son actif, il n'y a que Ciao et Sanseverina qui peuvent répondre à l'insulte par la contre insulte ou par la démonstration que ces qualificatifs sont vides de sens…
Le reste des propos m'interroge davantage… Le « comme je n’ai pas envie de recommencer sur la bourgeoisie rémunérée un débat analogue à celui des races, je m’en tiendrai là. »
Le débat sur les races est-il apparu convenu, déplacé, sans intérêt, inutile pour qu'on n’ait pas envie de retomber dans un débat du même type ? Ou bien était-il biaisé, manipulé, dénaturé, édulcoré, censuré ?…
Par ailleurs, la comparaison entre un éventuel débat sur la bourgeoisie rémunérée et celui sur les races, tend à établir un lien entre ceux qui seraient fâchés avec les chiffres et la pensée et celui qui fut le principal contradicteur au débat sur les races… En clair, suis-je privé de cortex utile en pensant que les races, cela existe ?
Comme j'ai consacré un certain temps à reprendre sur mon site l'essentiel des débats en espérant le rendre plus lisible et accessible, cela me ferait bien de la peine de savoir que les oracles se sont prononcés dans le sens de l'inutilité et du dérisoire de la chose…
Je ne suis pas pervers aussi je ne lancerai rien qui pourrait nourrir un débat sur l'état culturel et l'état cultivé. Je me contenterai de reconnaître la subtilité du distinguo, son fondement certain et son inutilité totale quand à l'usage politique que l'on peut en faire… Mais si quelqu'un me démontre le contraire, je ne me gênerai pas pour changer d'avis. Je n'ai plus de pairs pour me dire ce qu'il faut penser… Je me contente de la mère raison, celle qui se frotte à la réalité. Et si celle-ci me démontre que cette distinction est très utile, je ne la considérerai plus comme une simple subtilité universitaire.
Ecrit par : Dieuéavévous | 06 septembre 2008
Vous nous faites ch.. avec vos races, Felts.
On n'en parle plus, sauf à propos de chats, ou si on considère agrégés et certifiés comme deux races distinctes...
Ecrit par : yann | 06 septembre 2008
"Je ne lancerai rien qui pourrait nourrir un débat sur l'état culturel et l'état cultivé."
Ecrit par : Dieuéavévous | 06 septembre 2008
C'est une excellente (absence d')initiative, et nous vous en saurons gré.
Ecrit par : Christophe Sibille | 06 septembre 2008
Je ne vous insulterai pas Pedro Cordoba comme vous venez de le faire. Je ne crois pas mériter autant de mépris et de violence. A vrai dire, on ne m'a jamais adressé de tels propos.
Je ne suis pas d'accord avec votre analyse marxiste de la société mais je pense qu'il n'est guère possible d'en discuter puisque vous m'attribuez une absence totale de cerveau.
En revanche, je vous interdis de dire que je " conchie tous les collègues certifiés". Je n'ai jamais dit cela. Certains de mes collègues sont très durs à supporter tant leur inculture et leur manque d'ouverture d'esprit est patent; j'ai des amis de tous bords politiques et de tout rang social. Et je suis le contraire du mépris en personne je peux vous l'assurer. Mais ça, il est vrai qu'ici on s'en fout. Vous n'êtes pas obligé de me croire.
Je n'arrive seulement pas à admettre que dans cette société et avec l'aide des syndicats et de l'idéologie de collègues comme vous, on ne reconnaisse pas le mérite de ceux qui ont fait des efforts et qu'on privilégie les collègues qui se reposent sur les passe-droits syndicaux. Vous êtes peut-être loin des réalités des CAPA mais il y règne un beau bidouillage qui ne favorise pas les collègues selon leur mérite et leur concours. Dans cette querelle agrégés/cerifiés, c'est tout ce que j'ai voulu dire.
Maintenant après ce que vous venez de m'envoyer dans la figure, je n'ai plus qu'à dégager. Vous voyez , il me reste encore un peu de cerveau pour avoir compris cela.
Ecrit par : Sanseverina | 06 septembre 2008
"La solution se trouve dans une grande réforme des IUFM, qui ne s'occuperaient plus que du primaire. Mais cela ne peut pas consister en un simple retour aux anciennes Ecoles normales."
Ecrit par : Pedro Cordoba | 06 septembre 2008
Je suis à peu près d'accord avec ça. De plus en plus.
Ecrit par : Christophe Sibille | 06 septembre 2008
Et je persiste à adorer ce métier.
JPB
Ecrit par : brighelli | 06 septembre 2008
Comme moi! Même si, de temps en temps, rarement, je dois soigner l'animal de compagnie d'un membre du corps enseignant, ce qui n'est pas de la tarte. C'est rare car peu d'enseignants ont un animal de compagnie médicalisé. En plus, ils sont d'une radinerie qui frise la cruauté. Pour compléter le tableau, ils savent tout.
En règle générale, la consultation commence par "Je ne veux pas d'acharnement thérapeutique!", phrase qui sent le congélateur à plein nez.
Enfin, il y a des exceptions... le professeur de latin de mon fils, par exemple. Très bien au niveau soin. J'ai même réussi un jour à faire pratiquer sur son chat une échographie par le plus cher de tous les spécialistes de l'époque. On avait bien rigolé d'ailleurs, avec la prof, parce que, sur Giono, il n'était vraiment pas au point.
Ecrit par : dobolino | 06 septembre 2008
C'est vrai qu'il s'agit d'un professeur agrégé, ce qui ne court pas les rues dans nos campagnes.
Yann, as-tu noté une différence de comportement chez le vétérinaire agrégés/certifiés?
Ah! Aussi deux-trois profs de fac plutôt sympas et respectueux de mes savoirs.
Ecrit par : dobolino | 06 septembre 2008
En fait, c'est dommage que le rayon fringues-chaussures de la CAMIF est disparu parce que ça permet de trier d'entrée et, en cela, je rejoins le diagnostic de MàC. Ceux qui sont habillés CAMIF sont les pires chez le véto.
Ecrit par : dobolino | 06 septembre 2008
ait!!!
Ecrit par : dobolino | 06 septembre 2008
Hélas, Dobolino, bien que ne m'habillant, ni me chaussant à la Camif, je crains de devoir confirmer. Je suis moi-même un fort mauvais client.
J'aime les chats, mais, sui generis. Du coup s'ils sont en forme, je les traite correctement sinon, un coup de fusil et j'en prend un tout neuf. En plus les jeunes chats sont plus marrants que les vieux donc c'est double tout bénef pour moi.
Ceci dit, j'attribue ce comportement plus à mes origines rurales qu'à mon CAPES ...
(Si on est raisonnable, on se doit de constater que les chats aiment leurs maîtres avec la même démarche : file moi à bouffer quand je veux et ce que je veux, caline moi si j'ai décidé, pour le reste, tu peux crever, je m'en moque)
Je suis plus attentif à la santé de mes serpents, qui eux ne sont pas inféodés à l'homme et du coup n'ont rien demandé ...
Tiens, à ce sujet, connaissez-vous Bruno Gattolin un de vos éminents confrères spécialisé en reptiles ? C'est un bon pote, et bien que n'étant pas aggrégé, il est redoutablement compétent.
Ecrit par : Zorglub | 06 septembre 2008
J'ai bien malencontreusement tronqué la citation de Platon, cette nuit. Il faut lire, à la fin :
"nous nous rendrons semblable au divin AUTANT QU'IL EST EN NOTRE POUVOIR"
Sanseverina, s'il vous plait, ne partez pas. C'est à Pedro Cordoba de vous présenter ses excuses pour sa muflerie, comme condition de tout nouveau message de sa part.
Ecrit par : TotoWeininger | 06 septembre 2008
Donc, disais-je, je note une différence notoire de comportement agrégé vs certifié chez le véto, différence qu'on ne rencontrera pas si on analyse technicien de surface vs ingénieur.
Et, le mieux, c'est que je peux vous expliquer pourquoi. C'est très simple. Les enseignants ont un défaut majeur. Ils n'ont comme seul repère de jugement que le niveau d'études. Un défaut mineur: ils ont une soif de reconnaissance sociale et de respect.
L'agrégé arrive donc chez nous très détendu puisque son niveau scolaire avoisine le nôtre.
le certifié arrive sur les dents puisque, d'après son seul critère de jugement, soit le niveau d'études, il nous juge supérieurs et ça lui insuporte. Du coup, il se comporte souvent odieusement avec nous lors de la consultation aussi bien qu'avec nous lors d'une rencontre ayant trait à la scolarité de nos enfants.
Quant aux PE, alors là!
Les seuls fréquentables sont ceux qui sont devenus instits en passant par le corps des remplaçants. J'en connais quatre tout aussi sympathiques et détendues les unes que les autres, ne se faisant aucune prise de tête sur mon hypothétique élitisme et ne hiérarchisant pas sur des critères de niveau scolaire.
En tant que vétérinaire, je m'en fous, j'ai l'habitude des personnalités difficiles mais en tant que parent d'élève, je trouve dégueu qu'on fracasse mes enfants à cause de ma prépa et du concours.
En résumé, le problème majeur des enseignants c'est de n'être jamais sorti de l'école et de tout rapporter à elle.
Il faudrait absolument prévoir des recyclages périodiques et il serait judicieux de recruter de préférence des gens ayant une expérience de travail dans le secteur privé d'au moins trois ans.
Ecrit par : dobolino | 06 septembre 2008
J'aime les chats, mais, sui generis. Du coup s'ils sont en forme, je les traite correctement sinon, un coup de fusil et j'en prend un tout neuf.
Ecrit par : Zorglub | 06 septembre 2008
Pensez à congeler les corps. Vous pourrez ainsi les débiter pour nourrir vos reptiles.
Ecrit par : dobolino | 06 septembre 2008
Le rêve de Ségolène [...] sera bientôt réalisé par le gouvernement Sarkozy.
Tout cela, je l'avais écrit mot pour mot à M. Brighelli sur blog il y a 2 ans, et aussi dans une lettre à Mme Geneviève Zehringer (à l'époque présidente de la Société des Agrégés).
L'une et l'autre m'avaient assuré de la probité et des convictions de M. DARCOS, que je ne considérais pour ma part que comme une fripouille politicarde.
Bon... vous commencez à vous en rendre compte. Mieux vaut tard que jamais.
Ecrit par : Rodolphe DUMOUCH | 06 septembre 2008
"Donc, disais-je, je note une différence notoire de comportement agrégé vs certifié chez le véto, différence qu'on ne rencontrera pas si on analyse technicien de surface vs ingénieur.
Et, le mieux, c'est que je peux vous expliquer pourquoi. C'est très simple. Les enseignants ont un défaut majeur. Ils n'ont comme seul repère de jugement que le niveau d'études. Un défaut mineur: ils ont une soif de reconnaissance sociale et de respect.
L'agrégé arrive donc chez nous très détendu puisque son niveau scolaire avoisine le nôtre.
le certifié arrive sur les dents puisque, d'après son seul critère de jugement, soit le niveau d'études, il nous juge supérieurs et ça lui insuporte. Du coup, il se comporte souvent odieusement avec nous lors de la consultation aussi bien qu'avec nous lors d'une rencontre ayant trait à la scolarité de nos enfants.
Quant aux PE, alors là!
Les seuls fréquentables sont ceux qui sont devenus instits en passant par le corps des remplaçants. J'en connais quatre tout aussi sympathiques et détendues les unes que les autres, ne se faisant aucune prise de tête sur mon hypothétique élitisme et ne hiérarchisant pas sur des critères de niveau scolaire.
En tant que vétérinaire, je m'en fous, j'ai l'habitude des personnalités difficiles mais en tant que parent d'élève, je trouve dégueu qu'on fracasse mes enfants à cause de ma prépa et du concours.
En résumé, le problème majeur des enseignants c'est de n'être jamais sorti de l'école et de tout rapporter à elle.
Il faudrait absolument prévoir des recyclages périodiques et il serait judicieux de recruter de préférence des gens ayant une expérience de travail dans le secteur privé d'au moins trois ans.
Ecrit par : dobolino | 06 septembre 2008 "
Je m'excuse de douter un peu, mais cette manière de voir n'est-elle pas un peu trop simpliste et caricaturale? On pourrait penser que c'est vous qui classez et jugez le comportement des gens selon leur niveau d'étude.
Je dis ça en passant, c'est sans grande importance au fond mais les généralisations à partir de quelques expériences me semblent toujours aussi illégitime intellectuellement.
Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 06 septembre 2008
@ yann | 06 septembre 2008
Vous nous faites ch.. avec vos races, Felts.
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Je rappellerai à cet honorable correspondant que l'évocation du débat sur les races est due à Pedro Cordoba et c'est à lui qu'il faut en savoir gré… Surtout si vous avez des problèmes de constipation intellectuelle.
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@ Christophe Sibille | 06 septembre 2008
"Je ne lancerai rien qui pourrait nourrir un débat sur l'état culturel et l'état cultivé." (R.Felts)
C'est une excellente (absence d')initiative, et nous vous en saurons gré.
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Comme d'habitude, le R. de G. n'a rien compris. Je précise donc que c'était une invitation – si le cœur lui en disait – pour que Pedro Cordoba nous démontre que la distinction entre État culturel et État cultivé était autre chose qu'une subtilité universitaire. S'il se sent de le faire, cela élèvera sûrement le niveau du débat. Surtout s'il oublie de gratifier ceux qui ne sont pas d'accord avec lui d'appellations non contrôlées. Sinon nous nous contenterons de la hauteur de vue de Yann et de Mistoufle Cédille…
Ecrit par : Dieuéavévous | 06 septembre 2008
Darcos favorable à une "UMP-lycées"
Source : AFP
06/09/2008 | Mise à jour : 12:33 | .
Le ministre de l'Education Xavier Darcos a réagi favorablement, aujourd'hui, à l'annonce d'une future UMP-Lycées, y voyant un possible "contrepoids" aux organisations classées à gauche.
"Il est bon qu'on puisse, non pas installer un parti politique dans les lycées, mais avoir des jeunes qui sont de notre sensibilité et qui sont organisés", a dit M. Darcos à l'AFP en marge du "Campus" UMP de Royan.
"Il est clair qu'aujourd'hui, nous avons des associations lycéennes qui ont leur légitimité, mais qui sont très, très marquées à gauche, qui sont très anti-gouvernementales et qui parlent un peu au nom des lycéens, alors qu'elles parlent surtout au nom d'un parti", a-t-il poursuivi en citant l'Union nationale des lycéens (UNL).
"L'UNL est très liée au Parti socialiste, et donc je souhaiterais qu'on fasse un peu contrepoids, que d'autres lycéens puissent s'exprimer", a-t-il ajouté.
Le nouveau président des "Jeunes populaires", Benjamin Lancar, a annoncé aujourd'hui le projet de lancer une "UMP-lycées" et une "UMP campus" ouvertes aux lycéens et étudiants.
Ecrit par : L'idiot utile | 06 septembre 2008
"Sanseverina, s'il vous plait, ne partez pas. C'est à Pedro Cordoba de vous présenter ses excuses pour sa muflerie, comme condition de tout nouveau message de sa part."
Ecrit par : TotoWeininger | 06 septembre 2008
Comme quoi, on peut être agrégé, et faire des grosses erreurs d'analyse.
Ecrit par : Christophe Sibille | 06 septembre 2008
Et je ne parle même pas du dernier message d'Abrogé Phelps. Au delà du troisième degré, la discussion lui échappe totalement.
Ecrit par : Christophe Sibille | 06 septembre 2008
Moi je suis très gentil chez le vétérinaire : en général c'est moi qui tiens l'animal pendant qu'il lui fait avaler des trucs, je dis oui à tout ce que le vétérinaire dit ("vous lui ferez manger de l'artichaut et des haricots verts" "oui, oui"), je rigole à ses blagues un peu vaseuses ("il a des aoutats, c'est pour qu'on sache que c'est le mois d'aout, sinon on saurait pas que c'est le mois d'aout" "oui, oui, ha, ha"), je n'y vais pas souvent comme ça il n'est pas submergé, et je lui achète un petit produit anti-puces car il marche très bien.
Je me demande même si je ne devrais pas demander une ristourne en tant que client modèle, tiens.
Victor, vous ne m'avez pas répondu : si on rendait la situation vivable en collège et en lycée, on n'aurait plus besoin de savoir si les agrégés doivent aller ou non en collège, vous ne pensez pas ? Donc le problème vient plus des conditions d'enseignement que des conditions d'affectation, finalement.
Ecrit par : Jérémy | 06 septembre 2008
Merci, "l'idiot utile". Après les "révélations" comme quoi Darcos a fait partie intégrante du club de l'horloge, et jure depuis une vingtaine d'années de "donner l'enseignement au privé", (je cite), il apparaît de plus en plus comme un gros blaireau vulgaire. Comme son chef.
("Le mot moratoire ne fait pas partie de mon vocabulaire", "que les municipalités se débrouillent" entre autres petites phrases venant de lui. Je pensais que cet homme avait une certaine classe. Quelle planterie!!!)
Ecrit par : Christophe Sibille | 06 septembre 2008
"Donc le problème vient plus des conditions d'enseignement que des conditions d'affectation, finalement."
Ecrit par : Jérémy | 06 septembre 2008
Donc, encore un problème lié au défaut d'éducation dans les familles, Jeremy! Non?
Ecrit par : Christophe Sibille | 06 septembre 2008
@ Mistoufle Cédille pourrait-il m'expliquer ce que je n'ai pas compris ?
Ecrit par : Dieuéavévous | 06 septembre 2008
Ecrit par : dobolino | 06 septembre 2008 "
Je m'excuse de douter un peu, mais cette manière de voir n'est-elle pas un peu trop simpliste et caricaturale? On pourrait penser que c'est vous qui classez et jugez le comportement des gens selon leur niveau d'étude.
Je dis ça en passant, c'est sans grande importance au fond mais les généralisations à partir de quelques expériences me semblent toujours aussi illégitime intellectuellement.
Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 06 septembre 2008
On ne peut pas écrire "quelques expériences" pour 28 ans de pratique professionnelle et 25 années de scolarisation de mes enfants. C'est statistiquement valable! En plus, il ne s'agit pas d'un préconçu mais d'une conclusion mûrement réfléchie et débattue.
Je ne classe nullement les gens en fonction de leurs performances scolaires mais en fonction de leurs performances relationnelles.
A l'heure actuelle, la personne avec laquelle j'ai les échanges les plus riches et fructueux est une patronne de restaurant dont le seul diplôme scolaire est un BEP cuisine. Une large majorité de mes clients n'a pas le niveau bacalauréat. Il en est de même pour 80% de mes relations extra-professionnelles, amis, copains et relations de voisinage.
Ecrit par : dobolino | 06 septembre 2008
"Donc le problème vient plus des conditions d'enseignement que des conditions d'affectation, finalement."
Ecrit par : Jérémy | 06 septembre 2008
Donc, encore un problème lié au défaut d'éducation dans les familles, Jeremy! Non?
Ecrit par : Christophe Sibille | 06 septembre 2008
Le problème central n'est certainement pas le défaut d'éducation dans les familles, mais bel et bien le rôle de l'école. L'école, dans toute l'étendu de ses cursus, n'a au fond jamais été utilisée activement par plus de 10 à 15 % de la population. Elle assurait ainsi la reproduction de la petite bourgeoisie intellectuelle - la "bourgeoisie rémunérée" chère à Milner. Désormais, elle accueille longuement la presque totalité de la population, en l'écrémant peu à peu, en envoyant la majorité dans des voies de garage et en déclassant les diplômés à tour de bras, pour arriver au bout du compte au même résultat : seuls les fils de bourges - j'ai failli écrire "bougres"! s'en tirent sans trop de casse - ça n'a jamais été aussi caricatural. Mais au prix de bien plus de sueur qu'avant pour les enseignants - et je ne parle même pas du coût économique de cette fumisterie.
Ecrit par : TotoWeininger | 06 septembre 2008
"Je m'excuse de douter un peu, mais cette manière de voir n'est-elle pas un peu trop simpliste et caricaturale?"
Hervé, vous ne croyez tout de même pas que dobolino s'exprimait au premier degré, voyons !
Les propos de pedro sur sanseverina sont d'une goujaterie parfaitement déplacée. Et personne, ou presque, ne les relève. Mais où s'est donc perdue votre bonne éducation? Ne voyez vous pas la grossièreté du message de pedro? Bien entendu, il ne s'excusera pas. Mais sachez, chère sanseverina, que nous sommes au moins 2 a avoir été indignés par ces attaques basses et stupides.
Ecrit par : françois duhem | 06 septembre 2008
Je précise, plutôt qu'un écrémage ésotérique et continu par le bas qui piège les moins "culturellement dotés", pour parler comme la pourriture socialo-gisante, une rude sélection par pallier clairement affichée et virilement appliquée. Et on verra refleurir de nouveau mille brillantes têtes d'enfants de prolos au plus haut niveau.
Ecrit par : TotoWeininger | 06 septembre 2008
Je ne classe nullement les gens en fonction de leurs performances scolaires mais en fonction de leurs performances relationnelles.
Ecrit par : dobolino | 06 septembre 2008
En quoi est-ce préférable ?
On peut trouver de parfaits crétins avec des diplômes, mais il existe aussi des abrutis avec de grandes compétences relationnelles.
Ecrit par : rodolphe | 06 septembre 2008
Avez-vous au moins lu, "en amont", la manière dont Sanseverina s'est adressée à Pedro? Et plusieurs fois! C'est incroyable qu'autant de lecteurs avertis aient raté ça!
Ecrit par : Christophe Sibille | 06 septembre 2008
On ne peut pas écrire "quelques expériences" pour 28 ans de pratique professionnelle et 25 années de scolarisation de mes enfants. C'est statistiquement valable! En plus, il ne s'agit pas d'un préconçu mais d'une conclusion mûrement réfléchie et débattue.
Ecrit par : dobolino | 06 septembre 2008
On va supposer que vous êtes meilleure en véto qu'en sociologue.
Certes, ça ne paraît pas très difficile. ;-)
Ecrit par : rodolphe | 06 septembre 2008
"On peut trouver de parfaits crétins avec des diplômes, mais il existe aussi des abrutis avec de grandes compétences relationnelles."
Ecrit par : rodolphe | 06 septembre 2008
On en revient à une définition exhaustive de l'intelligence... Question maintes fois posée ici, et pas seulement par moi.
Ecrit par : Christophe Sibille | 06 septembre 2008
"@ Mistoufle Cédille pourrait-il m'expliquer ce que je n'ai pas compris ?"
Ecrit par : Dieuéavévous | 06 septembre 2008
Que vos grandes considérations sur les "races" sont un peu lassantes, par exemple?
Ecrit par : Christophe Sibille | 06 septembre 2008
"Je précise, plutôt qu'un écrémage ésotérique et continu par le bas qui piège les moins "culturellement dotés", pour parler comme la pourriture socialo-gisante, une rude sélection par pallier clairement affichée et virilement appliquée."
Ecrit par : TotoWeininger | 06 septembre 2008
Une traduction en bon français est-elle envisageable?
Ecrit par : Christophe Sibille | 06 septembre 2008
Sanseverina ,
Zopedrro ce redresseur de tort , ce chevalier qui surgiit hors de laaa nuit , cet humaniste de grande classe , marque son mépris tout particulièrement à l'égard des femmes , pauvres et stupides créatures qu' il conviendrait de rééduquer , surtout si on ose lui adresser la parole sans lui lécher les bottes ou pire , le contredire .
Pedro , le fier Pedro ne supporte pas la réalité et si l'on s'avise de lui en offrir une tranche , Pedro s'en va , Pedro n'en peut mais : il n'aime pas perdre ! Hombre !
Pourtant cet intrépide ibérique , si prompt à faire la morale et à nous montrer d'un index féroce , en même temps que celle de la sortie , la direction du camp du Bien ( où il a ses galons de Maréchal ) a ses petites faiblesses lui aussi , ses contradictions , péchés véniels qu'il avoue humblement mais qu'il est interdit de discuter .
Ex-mao et fier de l'être ( comme Sollers et Gérard Miller , que du bobo monde !) , il a le sang chaud et aime se délecter de ce spectacle sanguinaire et barbare qu'est la corrida : la peine de mort pour le taureau . Olé ! Personne n'est parfait et d'ailleurs nul ne s'avisera ici de critiquer les goûts du Seigneur Cordoba !
http://www.dailymotion.com/relevance/search/jean%2Bferrat%2Bles%2Bbelles%2B%25C3%25A9trang%25C3%25A8res/video/x46h0n_jean-ferra
Ecrit par : Amélie | 06 septembre 2008
Les propos de pedro sur sanseverina sont d'une goujaterie parfaitement déplacée. Et personne, ou presque, ne les relève. Mais où s'est donc perdue votre bonne éducation? Ne voyez vous pas la grossièreté du message de pedro? Bien entendu, il ne s'excusera pas. Mais sachez, chère sanseverina, que nous sommes au moins 2 a avoir été indignés par ces attaques basses et stupides.
Ecrit par : françois duhem | 06 septembre 2008
Non , François , ils voient très bien , mais....quand Pedro a dit ...... ( je me comprends ! )
http://www.dailymotion.com/relevance/search/zorro%2Bg%25C3%25A9n%25C3%25A9rique/video/x66xo4_zorro-generique-en-mode-1992_shortfilms
Ecrit par : Amélie | 06 septembre 2008
Pedro Cordoba est assez grand pour se défendre tout seul mais j'approuve chaudement Ch. Sibille quand il recommande de tout lire. Dans la rubrique "indignations vertueuses", certain(e)s ont la mémoire courte et l'ascension laborieuse pour remonter au message originel. Pedro s'est fait éreinter plus souvent qu'à son tour par la jet-set du blog : c'est plutôt son calme que j'ai pu admirer.
Quant au reste, Pedro ne semble pas figurer dans la catégorie "petit chat" des agrégés, c'est dommage et pour ce qui est des idées politiques, à tout prendre, mieux vaut ex-Mao que vrai facho, no ?
Ecrit par : victor | 06 septembre 2008
"il a le sang chaud et aime se délecter de ce spectacle sanguinaire et barbare qu'est la corrida : la peine de mort pour le taureau . Olé ! Personne n'est parfait et d'ailleurs nul ne s'avisera ici de critiquer les goûts du Seigneur Cordoba !"
Ecrit par : Amélie | 06 septembre 2008
Archi-faux! Je me suis accroché avec lui en ces lieux-mêmes, sur ce sujet précis, il y a quelques mois. Etant moi-même militant anti-corrida.
(Mais Abrogé Phelps prétendra certainement que c'est un point de vue de "ravi de gôôôôche!!!)
Ecrit par : Christophe Sibille | 06 septembre 2008
"Le but n'est pas de faire des élèves de LP des élèves de lycée général", dit Hervé.
Il a bien raison : chaque section a son esthétique propre. "
Ecrit par : brighelli | 06 septembre 2008
Non, bien sûr, le but n'est pas de faire des élèves de LP des élèves de lycée général. Mais il y a un socle minimum d'exigence à conserver, quelque soit la filière : parler une langue commune, avoir des références culturelles communes, disposer des outils intellectuels nécessaire à l'insertion dans la Cité. Le rôle du professeur de Lettres en LP, à cet égard, n'est pas de se borner à suppléer l'enseignant de matière professionnelle (lire un mode d'emploi, corriger la lettre de motivation...). Les programmes de Bac Pro. (que ce soit ceux en vigueur actuellement ou des Bac Pro. en 3 ans) vont d'ailleurs dans le sens de cette culture généraliste : on ne demande pas aux élèves de savoir faire une dissertation (leurs productions écrites font 30 lignes maximum) mais de savoir situer les principaux mouvements littéraires et, par exemple, de connaître les termes "Résistance", "collaboration" "maquis" concernant la Seconde Guerre mondiale. Car lorsque revient un débat sur le "devoir de mémoire" (ou tout autre sujet), il s'adresse à l'ensemble des citoyens, pas seulement à untel en fonction de sa catégorie socio-professionnelle. Aujourd'hui, malgré les instructions officielles, ces objectifs sont loin d'être atteints : certains élèves obtiennent le Bac Pro. sans connaître le sens du mot "démocratie" (pourtant, ils auront le droit de vote, comme tout le monde) ni même les dates de la Seconde Guerre mondiale...
Si on entretient une ségrégation définitive entre les élèves de LP et les élèves de lycée général, qui recoupe bien souvent les inégalités sociales, alors le risque est d'entériner l'existence de citoyens de secondes zones, dont on ne fera jamais des citoyens à part entière. Ne faudrait-il pas au contraire s'appuyer sur une exigence commune de culture générale pour jeter des passerelles entre les filières, au-delà des spécificités?
Ecrit par : Daniel Arnaud | 06 septembre 2008
Après "Monchéri et Moncœur à la maternelle" et "Monchéri et Moncœur au lycée", ne manquez pas "L'entrée de Monchéri et Moncœur entrent dans le monde du travail" !
Extrait : "Quand Monchéri et Moncœur, bercés, chouchoutés, engoncés dans leur costume de Peter Pan, postulent aujourd'hui pour leur premier poste, ce ne sont jamais que de pauvres petits qui ne comprennent pas que, malgré leurs cris et leurs trépignements, on les oblige à finir leur plat de merlan plein d'arêtes et épinards en boîte, au lieu de céder comme cédait maman qui leur enlevait leur assiette et la remplaçait par sa propre mousse au chocolat et mangeait à leur place le plat honni."
Ecrit par : catmano | 06 septembre 2008
"Quand Monchéri et Moncœur, bercés, chouchoutés, engoncés dans leur costume de Peter Pan, postulent aujourd'hui pour leur premier poste, ce ne sont jamais que de pauvres petits qui ne comprennent pas que, malgré leurs cris et leurs trépignements, on les oblige à finir leur plat de merlan plein d'arêtes et épinards en boîte, au lieu de céder comme cédait maman qui leur enlevait leur assiette et la remplaçait par sa propre mousse au chocolat et mangeait à leur place le plat honni."
Ecrit par : catmano | 06 septembre 2008
Epître de saint Brighelli aux néo-agrégés, I, 12
Ecrit par : victor | 06 septembre 2008
"une rude sélection par pallier clairement affichée et virilement appliquée. Et on verra refleurir de nouveau mille brillantes têtes d'enfants de prolos au plus haut niveau."
Ecrit par : TotoWeininger
Mille ? La belle légende urbaine !
Le problème de l’Ecole, en matière de niveau, n’est pas tant celui de la sélection que celui de la formation.
"Donc, encore un problème lié au défaut d'éducation dans les familles, Jeremy! Non?"
Ecrit par : Christophe Sibille
Pas seulement. En dernier ressort, le problème est celui de la garantie de l’autorité du maître – sans laquelle il est voué à s’en sortir avec des stratégies relationnelles et dialectiques vaines sauf en ce qu’elle permettent l’obtention d’un certain calme durant leur application, stratégies qu’on appelle malhonnêtement autorité dans l’espoir qu’elles s’imposent à tous.
Ecrit par : Pli | 06 septembre 2008
mieux vaut ex-Mao que vrai facho, no ?
Ecrit par : victor | 06 septembre 2008
Le mot facho est servi à toutes les sauces ...Tout ce qui n'est pas clairement à gauche ( mais oukelélagôche ? ) est facho !! Alors .... un point godwin pour vous , vous avez raison , vive Mao ! Debout les damnés de la terre ! CRS , SS !.. etc.. etc ....
http://fr.youtube.com/watch?v=SPBI4I4rBN8
Ravie de voir que la goujaterie de Pedro ne vous gêne pas !
Ecrit par : Amélie | 06 septembre 2008
JPB serait-il en train de composer avec les signes ostentatoires ou bien fait-il acte de résistance ?
Paris-Gala dévoile le pot-aux-roses :
http://www.lefigaro.fr/medias/2008/09/06/e698d724-7c01-11dd-9d8a-39aa697dd441.jpg
Ecrit par : Steppenwolf | 06 septembre 2008
Cher Roger Felts,
Vous ne m’avez pas du tout compris ou je me suis très mal exprimé. J’ai trouvé le débat sur les races très intéressant, passionnant même. Il m’a permis, entre autres, de rafraîchir mes connaissances en la matière : j’ai lu cet été les bouquins les plus récents sur le sujet (et ils ne m’ont pas fait changer d’avis). Mais cet échange était épuisant et je ne suis plus en vacances. Beaucoup de boulot en retard et un texte sur la formation des maîtres qui est plus urgent que le problème de l’Etat cultivé vs l’Etat culturel. Un blog (Internet en général) n’est pas un bon media pour ce type de discussions. Des arguments qu’on pourrait échanger en une heure dans une conversation prennent des semaines. En outre, ça occupe le blog et empêche d’intervenir tous ceux qui ne s’intéressent pas à la question – et ils sont la majorité. Il vaut mieux lire le livre de Milner dont je rappelle le titre : Le salaire de l’idéal. C’est court mais très dense comme tout ce que fait Milner. C’est pourquoi il est difficile à résumer. On ne doit plus le trouver sur les rayons des librairies mais doit être disponible sur amazon ou des sites analogues. Je dirai seulement que ceux qui crient savoir, sans l’avoir lu, qu’il s’agit d’une resucée du catéchisme marxiste se trompent lourdement. C’est pas dans le style de l’auteur. Il s’agit d’une analyse très brillante et très nouvelle d’une situation elle-même nouvelle : la nôtre. Et la conclusion prend à contre-pied le marxisme « traditionnel » et effectivement « dépassé ». Je l’ai déjà énoncée mais je la répète : le capitalisme actuel, qui n’est évidemment pas celui de l’époque de Marx, n’a plus besoin de la bourgeoisie. Ni de la bourgeoisie propriétaire (celle qui existait au XIX° siècle) ni de la bourgeoisie rémunérée (celle qui a existé jusque dans les années 50). Si cette thèse est vraie (je n’en suis pas vraiment sûr), on peut difficilement prétendre qu’elle ne « présente aucun intérêt politique ».
Sanseverina ne quittera pas le blog et moi non plus.
Je ne vois pas en quoi le fait d’avoir été mao ou d’aimer la corrida constituerait des « petites faiblesses » ou des « péchés véniels » qu’il faudrait « avouer humblement ». Je ne vois pas non plus quelle « tranche de réalité » m’aurait été offerte par je ne sais qui et m’obligerait à « fuir » parce que je « n’aime pas perdre ».
Ecrit par : Pedro Cordoba | 06 septembre 2008
"Quand Monchéri et Moncœur, bercés, chouchoutés, engoncés dans leur costume de Peter Pan, postulent aujourd'hui pour leur premier poste, ce ne sont jamais que de pauvres petits qui ne comprennent pas que, malgré leurs cris et leurs trépignements, on les oblige à finir leur plat de merlan plein d'arêtes et épinards en boîte, au lieu de céder comme cédait maman qui leur enlevait leur assiette et la remplaçait par sa propre mousse au chocolat et mangeait à leur place le plat honni."
Ecrit par : catmano | 06 septembre 2008
Epître de saint Brighelli aux néo-agrégés, I, 12
Ecrit par : victor | 06 septembre 2008
Il y a sans doute du vrai dans cette sainte épître. Remarquez tout de même que, si je la prends à mon compte, pour l'instant, le rectorat se comporte avec moi avec la même faiblesse que vous prêtez à mes parents - si seulement vous connaissiez leur niveau d'exigence, et pas seulement en matière alimentaire! Face à mon refus, l'administration a refilé le plat pourri qu'elle m'avait préparé à un autre TZR, qui, lui, l'a accepté, tout en me menaçant, avec de gros gros yeux tout plein de colère rentrée, que la prochaine fois, ça se passera pas comme ça, hein! c'est compris MonchériMoncoeur?
L'est gentil tout plein, papa Léviathan, non?
Ecrit par : TotoWeininger | 06 septembre 2008
Vous agitez votre porte-monnaie sous le nez des gens qui font la manche devant la boulangerie quand vous allez acheter votre pain?
Ecrit par : Sanseverina
La différence, c'est qu'il peut leur donner l'argent alors qu'il ne peut pas vous donner son poste.
Ecrit par : moot | 06 septembre 2008
Sur les perspectives que notre ministre semble nous dessiner au lycée (macramé compassionnel pour ceux qui ne peuvent pas aller dans le privé), je suggère de lire « L'école, une affaire d'état ? » de Pascal Jacob, c'est éclairant. Les citations d'encycliques papales qui parsèment le bouquin sont déjà un bon indice de la perspective de l'auteur (prof de philo), mais je crois que Jérémy appréciera particulièrement la conception de la famille (fondée sur l'altérité sexuelle du couple) qui y est développée ! Cela dit, le débat pédagogistes/républicains y est honnêtement expliqué, preuve sans doute qu'il ne pose plus problème : aux uns le primaire, aux autres le secondaire !
Certains pensent que le débat est plié ; les lycées qui ne proposeront pas de l'amuse-couillon aux élèves seront tous privés dans cinq ou dix ans (ce qui ne veut pas dire que tous les lycées privés en seront...) On me propose souvent de réfléchir à entrer dans un établissement de ce style, mais soyons honnêtes, cela ne peut être rentable que si on vise les CSP+++...
Ça n'empêche pas de maintenir des principes, il est vrai : j'ai plusieurs fois entraîné à l'oral des élèves d'un lycée privé suisse qui voulaient passer le bac français, et la directrice était très compétente et très proche de mes idées. Cela dit, quand un élève vous dit "je n'ai pas eu le temps de réviser mes textes, j'ai passé le week-end à faire de la voile sur le lac Léman", vous touchez du doigt la fracture sociale !
Alors je pense qu'il va falloir résister, mais si on perd, il faudra chercher des moyens de s'organiser dans le système, pour le subvertir si on peut.
Pascal Jacob a raison sur un point : le lycée français est fondé sur le volontarisme, et quelles qu'en soient les limites, il n'est de toute façon plus le fait que de quelques-uns. Quand un ministre décide de mettre par terre l'exception française, avec le soutien de syndicats enseignants, on voit mal ce qui peut l'en empêcher.
Ecrit par : sanjuro | 06 septembre 2008
j'avoue avoir été choquée, moi aussi, par les propos de Pedro Cordoba sur Sanseverina, quoiqu'elle-même se soit montrée auparavant exagérement violente.Je crois que les conditions d'enseignement qui sont les siennes expliquent ces réactions à fleur de peau, et qu'elle mérite plus de sympathie que d'agressivité. Cela dit, j'ai beaucoup apprécié l'analyse de Pedro sur l'otium, considéré comme une part de la rémunération des professeurs.
Pour ce qui est de "l'amour des petits chats "... Je suis horrifiée par la réaction de Zorglub. Chez le vétérinaire, je suis comme Jeremy, une cliente modèle. Et mon chien, nourri de croquettes diététiques, est en pleine forme à quatorze ans passés.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 06 septembre 2008
Sur la réforme des concours :
http://www.e-tud.com/actualite/?704-reforme-des-iufm-le-projet-de-masterisation-se-poursuit
"Selon le projet, les étudiants passeraient ainsi le concours en fin de premier semestre de M2 et ne deviendraient stagiaires qu'après son obtention. Ils seraient ensuite affectés à temps complet dans une classe, sous la guidance d'un enseignant « expérimenté d'au moins dix ans d'ancienneté (...)
Sur les masters :
"- Les universités devront pouvoir proposer des masters à caractère enseignant. L'IUFM devra mettre ses compétences au service de toutes les universités d'une région, et pas seulement de celle qu'il a intégrée.
- Les masters à caractère "enseignant" devront obligatoirement comprendre quatre volets: disciplinaire, didactique, épistémologique et professionnel, avec des stages obligatoires en établissement au cours de la formation.
- La formation devra être organisée de manière modulaire afin de faciliter les passages d'un master à l'autre.
- Les concours ne devront pas trop "peser" sur la formation afin d'éviter le "bachotage" disciplinaire en master. "
Sur les mesures transitoires :
"Afin de faciliter la mise en place de cette réforme, la CPU et la CDIUFM ont proposé, lors de la réunion du 26 août au cabinet de Valérie Pécresse, diverses mesures transitoires:
Les étudiants qui s'inscrivent dans les préparations aux concours en IUFM pourront, s'ils sont admis ou admissibles aux concours qu'ils présentent, s'inscrire directement en M2 des nouveaux masters;
Les autres bénéficieront d'équivalences délivrées par des commissions d'évaluation paritaires, composées de représentants des futurs masters et des masters actuels.
La mise en place de toutes ces mesures transitoires nécessitera l'accord du président d'université et/ou du Cevu et du CA de l'université. Pour l'instant, seul « un tiers » des universités se sont inscrites dans cette démarche. "
Ecrit par : Romuald | 06 septembre 2008
Si je comprends bien, la maîtrise de la discipline ne comptera plus que pour un quart dans les futurs masters enseignants. Cela promet !
Ecrit par : Sylvie Huguet | 06 septembre 2008
Petit différend avec mon proviseur-adjoint vendredi au sujet des TPE, que je qualifie devant lui d'« amuse-couillon » : il refuse ce terme.
Je suis en train de regarder les fiches individuelles de mes terminales L : je leur ai demandé d'indiquer leurs notes de français de première, écrit et oral, et leur note de TPE.
Résultat : pour le français, 9,7 de moyenne à l'écrit, 10,8 à l'oral (avec les coups de pouce habituels, on suppose) - moyenne des TPE : 14,5 !
Sujet de TPE le plus souvent choisi : la publicité...
Ecrit par : sanjuro | 06 septembre 2008
Si je comprends bien, la maîtrise de la discipline ne comptera plus que pour un quart dans les futurs masters enseignants. Cela promet !
Ecrit par : Sylvie Huguet | 06 septembre 2008
Et cela met un terme définitif au -vif- débat sur les concours actuels. A moins qu'agrégés et certifiés "ancien modèle" déversent leur bile sur ces nouveaux clampins version "M2-1/4" ?
Ecrit par : victor | 06 septembre 2008
Steppenwolf, c'est très drôle...
JPB
Ecrit par : brighelli | 06 septembre 2008
Steppenwolf, c'est très drôle...
JPB
Ecrit par : brighelli | 06 septembre 2008
Combats à fleurets mouchetés
Je rejoins les propos apaisants de Sylvie Huguet pour penser qu'une petite dose de Common Decency faciliterait les choses… Il est vrai que la conviction d'avoir raison sur le fond (même quand cette position est parfaitement fondé) alors que la réalité vous envoie à la gueule tous les jours que vous vous êtes trop souvent planté rend l'épiderme chatouilleux et le caractère un peu bilieux voir ombrageux.
À ce niveau-là, je suis exemplaire, car je sais ménager mes adversaires : regardez comme je traite bien Christophe Sibille. Je l'appelle Mistoufle Cédille ; le prénom d'un mignon petit chat et comme nom, même pas une virgule, une apostrophe ou une parenthèse. Non, une mignonne petite cédille, un rien au cul d'un c. Mes pires insultes ont été Ravi de la Gôche et Ongulé que j'ai emprunté à un auteur inconnu et qui souhaitait le rester… Tiens je viens de trouver une nouvelle appellation amicale : Unrien Okuduncé… Christophe Cédille, c'est Unrien Okuduncé. Il va être content d'avoir un aussi joli surnom. Sanséverina devra peut-être attendre longtemps le mot d'excuse de Cordoba (il a fait un effort certain dans ce sens en lui ordonnant de ne pas quitter le blog et de faire comme lui, qui ne le quitte pas) mais moi je n'attendrai pas longtemps le mot de remerciement de Unrien Okuduncé. Il vient juste de lire mon texte qu'il est déjà en train de me remercier et de s'excuser de ne pas l'avoir fait plus tôt…
Je suis quand même satisfait : contrairement à Yann et à Unrien Okuduncé, Pedro a trouvé le débat sur les races passionnants. Le fait qu'il l'ait trouvé épuisant prouve qu'il a du avoir affaire à forte partie… Je puis affirmer avec certitude que ni Yann, ni Unrien Okuduncé ne faisaient partie de cette forte partie. Pour ma part à l'intérêt et la fatigue de tenir un tel débat s'est ajouté l'étonnement que des mecs intelligents comme Policar (de l'Union Rationnaliste) ou Cordoba soient autant soumis à l'idéologie du “Politiquement Correct” et au respect de l'autorité des Pairs (est-ce qu'il fallait respecter l'autorité de la majorité des Pairs généticiens en 1935 ?)
Je regrette que le débat État cultivé – État culturel n'ait pas lieu… Je vais me taper le bouquin de Milner. Ce sera peut-être plus qu'une compensation.
Je confirme à Christophe Sibille que sa manière de s'opposer aux courses de toros est tout à fait significative d'un comportement de Ravi de la gôche. Celle qui impose que l'on se situe au niveau des principes absolus, là où c'est sûrement l'endroit où on peut faire intervenir une petite dose de relativisme culturel. Le Toro en Espagne et dans le sud de la France, le gavage des oies partout où on mange du foie gras, les chiens aliments en Chine sont des combats plus que douteux si on les place sur le même plan que les droits de l'homme et la lutte contre les excès du profit. Personnellement je ne mangerai jamais de chien, mais en Chine je ne crierai pas au scandale, je suis assez indifférent aux courses de toros mais conçoit qu'on puisse les apprécier. Par contre, je considère que s'attaquer aux gavages des oies est une atteinte inqualifiable aux droits de l'homme (et de la femme) se consommer du foie gras.
Je ne mets pas la position de Urien Okuduncé sur le même plan que la dénonciation d'Amélie qui s'attaquant au phallocratisme de Pedro Cordoba a rallongé habilement la sauce en critiquant son culte du toro. Je serai assez partisan du compromis en suggérant qu'il pique un peu plus les toros dans l'arène et un peu moins les dames dans le débat.
Ecrit par : Dieuéavévous | 06 septembre 2008
Steppenwolf, c'est très drôle...
JPB
Merci, Maître, c'était pour détendre l'atmosphère.
Je n'ai cependant point osé placer ce cliché sur votre billet « Iznogoud », Jacko aurait téléphoné à Kouchner, et l'ambadassadeur du Pakistan serait déjà sommé de s'expliquer...
Ecrit par : Steppenwolf | 06 septembre 2008
Pour étudier les subtilités du vocabulaire tout en restant neutre:
05 septembre 2008
nous partons en Opex
solplomages.1220594738.jpgLe ministre de la défense (anciennement de la guerre) a déclaré que le terme guerre ne lui paraissait pas approprié pour la situation en Afghanistan. C’était déjà comme cela en Algérie, où l’on parlait d’événements, d’opérations de maintien de l’ordre et surtout de pacification* pour ne pas prononcer les mots désagréables. Les armées sont en pleine phase d’euphémisation. On connaissait déjà dommages collatéraux pour “bombardement aveugle”, tirs amis pour éviter de reconnaître que l’on s’entretuait mutuellement ; il y a maintenant (d’après le Parisien du 2 septembre) opex (pour “opération extérieure”), qui remplace la vieille “politique de la canonnière” (version française) ou celle du “gros bâton” (version états-unienne), et un nouveau tior (pour “technique d’intervention opérationnelle rapprochée”), qui permet de ne pas parler de “corps-à-corps”.
Nous apprenons aussi, accessoirement, que les “munitions” se sont monosyllabisées pour devenir des munes.
Le Canard enchaîné, quant à lui, nous révèle que les Afghans appellent ceux des leurs qui collaborent avec les armées de la coalition des pots de chambre. Ces peuples à moitié civilisés ignorent tout des finesses sémantiques : ils ont encore un long chemin à faire avant d’apprendre que, perdre dix hommes dans une embuscade, cela s’appelle infliger une raclée à l’ennemi.
http://correcteurs.blog.lemonde.fr/
Ecrit par : Parlons un d'autre chose | 06 septembre 2008
" Sa manière de s'opposer aux courses de toros est tout à fait significative d'un Ravi de la Gôche"
Ne vous en déplaise, je ne suis pas de gauche mais je rejoins Christophe Sibille sur la question...et je ne mange pas de foie gras.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 06 septembre 2008
Allez hop un petit boule et bill :
http://dl.free.fr/qdKj1hwIq
Ecrit par : Sandra WAGNER | 06 septembre 2008
"Je suis assez indifférent aux courses de toros mais conçois qu'on puisse les apprécier. Par contre, je considère que s'attaquer aux gavages des oies est une atteinte inqualifiable aux droits de l'homme (et de la femme) se consommer du foie gras."
Ecrit par : Dieuéavévous | 06 septembre 2008
Si vous avez envie de vous empoisonner en mangeant le foie d'une bête à qui on a, à elle-même, fait subir une cirrhose du foie permanente de sa naissance à sa mort, libre à vous. Mais appeler aimablement "courses de toros" les corridas montre, au mieux, une ignorance totale du phénomène, au pire, un cynisme assez significatif.
Ecrit par : Christophe Sibille | 06 septembre 2008
Merci, Sandra! Et salut amical au passage!
Ecrit par : Christophe Sibille | 06 septembre 2008
" Sa manière de s'opposer aux courses de toros est tout à fait significative d'un Ravi de la Gôche"
Ne vous en déplaise, je ne suis pas de gauche mais je rejoins Christophe Sibille sur la question...et je ne mange pas de foie gras.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 06 septembre 2008
Et hop,une groupie en moins pour le "Ravi par sa Tronche".
Ecrit par : méyavalpa | 06 septembre 2008
Résultat : pour le français, 9,7 de moyenne à l'écrit, 10,8 à l'oral (avec les coups de pouce habituels, on suppose) - moyenne des TPE : 14,5 !
Sujet de TPE le plus souvent choisi : la publicité...
Ecrit par : sanjuro | 06 septembre 2008
J'ai vraiment un fils atypique. Il a fait exactement l'inverse!
Sujet de TPE: la représentation de la folie au cinéma.
Ecrit par : dobolino | 06 septembre 2008
Je ne classe nullement les gens en fonction de leurs performances scolaires mais en fonction de leurs performances relationnelles.
Ecrit par : dobolino | 06 septembre 2008
En quoi est-ce préférable ?
On peut trouver de parfaits crétins avec des diplômes, mais il existe aussi des abrutis avec de grandes compétences relationnelles.
Ecrit par : rodolphe | 06 septembre 2008
On s'emmerde moins avec eux qu'avec vous!
Ecrit par : dobolino | 06 septembre 2008
"Résultat : pour le français, 9,7 de moyenne à l'écrit, 10,8 à l'oral"
Je croyais, d'après ce que je lisais ici, que les correcteurs surnotaient tous et que les barèmes étaient trop larges!!!! Ou alors les élèves sont effectivement si nuls qu'il est urgent que les agrégés débarquent enfin au lycée pour les sauver.
Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 06 septembre 2008
Pour ce qui est de "l'amour des petits chats "... Je suis horrifiée par la réaction de Zorglub. Chez le vétérinaire, je suis comme Jeremy, une cliente modèle. Et mon chien, nourri de croquettes diététiques, est en pleine forme à quatorze ans passés.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 06 septembre 2008
Dix contre un que vous êtes agrégée!
Ecrit par : dobolino | 06 septembre 2008
Ou alors les élèves sont effectivement si nuls qu'il est urgent que les agrégés débarquent enfin au lycée pour les sauver.
Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 06 septembre 2008
Affirmatif! La classe de mon fils bénéficiait des bons et loyaux services d'un agrégé travailleur et la plus basse note d'écrit est à 9, la plus haute à 15, et à l'oral de 9 à 17.
Ecrit par : dobolino | 06 septembre 2008
" Dix contre un que vous êtes agrégée' (Dobolino)
Gagné!
Ecrit par : Sylvie Huguet | 06 septembre 2008
Je dis l'agrégé travailleur parce que, toutes choses étant égales par ailleurs, vaut mieux un certifié le nez dans le guidon qu'un agrégé branleur. Catmano a bénéficié de ce genre de modèle en histoire-géo en seconde et en philo en Terminale.
Ecrit par : dobolino | 06 septembre 2008
" l'étonnement que des mecs intelligents comme Policar (de l'Union Rationnaliste) ou Cordoba soient autant soumis à l'idéologie du “Politiquement Correct” et au respect de l'autorité des Pairs " écrit dieuéavévou
oui , mais ça peut changer .
tiens , d'ailleurs , Jospin lui-même a changé et viré "identitaire" , qui l'eût cru ? les épreuves et le choc du réel , sans doute !
oui , oui , il prononce à plusieurs reprises les mots "identité nationale" ! Et sur France culture ! Il est devenu fou !
" identité "," nation "= c'est MAL , facho , ça rappelle LHLPSDNH ( sigle pour : les heures les plus sombres de notre histoire ) et il est normal alors , mais quelqu'un curieusement s'en étonnait ici , que vos élèves ignorent le sens de ces mots qu'il convient de laisser moisir dans les poubelles de l'histoire .Tabous .
Ecoutez ça :http://fr.youtube.com/watch?v=1nIhWDhYZBs
A part ça , le ramadan se passe bien partout . Un peu bruyants , énervés et querelleurs , les gosses à mobylette dans la rue jusqu'au coucher du soleil , en attendant leur réveillon quotidien . Mais on supporte , un mois ça passe vite et on perd chaque jour quelques minutes de soleil !
Quant aux signes ostentatoires , de plus en plus nombreux , longs , noirs et couvrants . A cause du changement imminent de saison , je pense .
L'empathie laïque , c'est comme ça . Correct et politique .
Ecrit par : Empathie | 06 septembre 2008
Si vous avez envie de vous empoisonner en mangeant le foie d'une bête à qui on a, à elle-même, fait subir une cirrhose du foie permanente de sa naissance à sa mort, libre à vous.
Ecrit par : Christophe Sibille | 06 septembre 2008
C'est pas une cirrhose, c'est une lipidose! Absolument rien à voir sur le plan gustatif. Le foie cirrhotique est immangeable, et d'aspect macroscopique répugnant.
A ce compte-là, je vous conseille de ne boire que du lait de vache bio et d'éviter la plupart des fromages, ainsi que la viande de bœuf. Arrêtez le lapin et le poulet ainsi que la pintade et la dinde. Etc...
Ecrit par : dobolino | 06 septembre 2008
Quant aux escargots, aux endives, aux champignons et aux asperges...
Ne vous reste plus qu'à vous rabattre sur les lombrics de votre jardin.
Ecrit par : dobolino | 06 septembre 2008
" Dix contre un que vous êtes agrégée' (Dobolino)
Gagné!
Ecrit par : Sylvie Huguet | 06 septembre 2008
D'où le fait que vous suivez sans états d'âme les conseils de votre homme de l'Art sans vous faire un nœud dans la tête à cause de "votre pouvoir d'achat en baiaiaiasseueueu", comme le niveau du bac, d'ailleurs, contrairement aux cerifiés qui ont sans états d'âme meublé leur maison à l'aide de la CAMIF à prix exorbitant et même acheté les chaussures de marche de la dite CAMIF avec le pantalon en coton "alter " à 90 eurospour leur vacances sur le Larzac mais qui tordent du nez et disent qu'il y a des enfants qui meurent de faim et que c'est immoral quand on veut leur prescrire un aliment diététique et un IEC en prise quotidienne pour leur pauvre matou insuffisant rénal...
à tout casser 50 euros par mois pour prolonger la vie dans de bonnes conditions pendant quatre ou cinq ans
Y'a un paquet de prolos qui n'hésitent pas une minute!
vous pouvez pas savoir comme ça me fait plaisir que la CAMIF ait arrêté la confection! Espérons qu'ils vont capoter le reste vite fait!
Enfin, c'est con pour les prolos employés par la CAMIF qui vont se retrouver au chomage et vont avoir de la peine à continuer à gérer l'aliment diététique de leur chien...
Ecrit par : dobolino | 06 septembre 2008
Non, mais, quand même, des certifiés, y'en a des biens! C'est pas parce que j'en connais pas mais y'en a certainement des biens.
Je ne peux pas généraliser parce que je n'ai connu que des "petits blancs".
Ecrit par : dobolino | 06 septembre 2008
(...) qui tordent du nez et disent qu'il y a des enfants qui meurent de faim et que c'est immoral"
Ce genre d'argument me hérisse. Ce n'est pas parce que je ferai des économies sur la santé de mon chien qu'un seul enfant au monde en sera mieux nourri. Je préférerais de beaucoup faire des économies sur mes loisirs. Quand on adopte un animal, on prend l'engagement moral de lui assurer le meilleur bien-être. Ou alors on n'en adopte pas.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 06 septembre 2008
On peut trouver de parfaits crétins avec des diplômes, mais il existe aussi des abrutis avec de grandes compétences relationnelles.
Ecrit par : rodolphe | 06 septembre 2008
On s'emmerde moins avec eux qu'avec vous!
Ecrit par : dobolino | 06 septembre 2008
La preuve !
Ecrit par : rodolphe | 06 septembre 2008
Merci, Sandra! Et salut amical au passage!
Ecrit par : Christophe Sibille | 06 septembre 2008
C'est réciproque et c'est une de mes productions de cet après midi
Voilou bonne soirée à vous !
Ecrit par : Sandra WAGNER | 06 septembre 2008
Et hop,une groupie en moins pour le "Ravi par sa Tronche".
Ecrit par : méyavalpa | 06 septembre 2008
Ho , Ho ! Pedro Cordoba n'appréciera pas que vous l'affubliez de ce sobriquet !
Ecrit par : Schtroumpf | 06 septembre 2008
Ce genre d'argument me hérisse. Ce n'est pas parce que je ferai des économies sur la santé de mon chien qu'un seul enfant au monde en sera mieux nourri.
Ecrit par : Sylvie Huguet | 06 septembre 2008
Ça va même plus loin. Le travail en diététique animale, en utilisation de sources de protéïnes, lipides, glucides pas trop onéreuses et assimilables ou hautement assimilables, a certainement contribué à l'élaboration plus rapide de rations de renutrition à l'usage des êtres humains en état de dénutrition.
Si personne, dans les pays développés, n'avait joué le jeu des premium et aliments diététiques pour chiens, vaches ou autres mammifères, il est fort probable que la recherche en diététique humaine ne serait pas où elle en est et que les bébés qui meurent de dénutrition au Soudan ou en Ethiopie seraient moins sauvables qu'ils ne le sont. A vérifier mais je ne crois pas trop m'avancer, au vu des discussions que j'avais eu il y a 17 ans avec le chef de service de pédiatrie alors que mon fils aîné âgé de quatre mois était hospitalisé pour une gastro-entérite. A l'époque, les aliments de substitution pour veaux diarrhéiques étaient plus novateurs que ceux pour nourrissons humains.
Refuser d'investir dans son animal de compagnie sous prétexte que certains humains ne bénéficient pas de tels soins est, aussi bien au plan médical, économique que scientifique, une vision bien naïve du monde.
Je préfère le chasseur qui me dit: "Je ne vais pas faire des frais, il est bon à rien à la chasse!", ce qui a le mérite de l'honnêteté.
Ecrit par : dobolino | 06 septembre 2008
On s'emmerde moins avec eux qu'avec vous!
Ecrit par : dobolino | 06 septembre 2008
La preuve !
Ecrit par : rodolphe | 06 septembre 2008
Vous avez mal compris! Il ne s'agissait nullement d'un vous collectif mais d'un vous de politesse.
Y'a des gars et des filles très bien ici. En plus, de temps en temps, on a la chance d'avoir Pedro Cordoba qui m'éclate tellement il est rigolo.
Ecrit par : dobolino | 06 septembre 2008
C'est plutôt en lien avec le post précédent de JPB, mais j'ai vu Jack Lang sur Canal chez Ardisson tout à l'heure : il faisait la promo de son livre, bien entendu.
Interrogé au sujet de Mara Goyet et des établissements de banlieue, il botte en touche : ce n'est pas le sujet de son livre.
Un peu plus tard, on lui pose la question de l'autorité des enseignants, qui ne peuvent tout simplement pas faire cours, parfois, à cause des incivilités : ce n'est pas le sujet de son livre !
Bon, eh bien voilà pour ceux qui croyaient encore pouvoir être défendus par Jack : son problème à lui, c'est faire chier Darcos !
Je me souviens d'une émission plus ancienne (10/15 ans) dans laquelle on avait demandé à Lang ce que c'était le socialisme : il avait répondu à peu près : « le socialisme, c'est... la droite ne peut pas toujours être au pouvoir, il faut qu'il y ait l'alternance ; le socialisme, c'est l'alternance ! »
On peut lui reprocher tout ce qu'on veut, mais il a une certaine forme de franchise, pour une crapule.
Ecrit par : sanjuro | 06 septembre 2008
"C'est pas une cirrhose, c'est une lipidose! Absolument rien à voir sur le plan gustatif. Le foie cirrhotique est immangeable, et d'aspect macroscopique répugnant.
A ce compte-là, je vous conseille de ne boire que du lait de vache bio et d'éviter la plupart des fromages, ainsi que la viande de bœuf. Arrêtez le lapin et le poulet ainsi que la pintade et la dinde. Etc..."
Ecrit par : dobolino | 06 septembre 2008
Disons "cyanosé" à la place de cirrhotique, et n'en parlons plus!
Merci à vous, et encore plus à Sylvie pour son dernier message.
Ecrit par : Christophe Sibille | 06 septembre 2008
"Non, mais, quand même, des certifiés, y'en a des biens!"
Ecrit par : dobolino | 06 septembre 2008
Ca vous amuse, les tautologies? ;-)
(J'arrête, ça serait foutu de le faire revenir!!!)
Ecrit par : Christophe Sibille | 06 septembre 2008
On s'emmerde moins avec eux qu'avec vous!
Ecrit par : dobolino | 06 septembre 2008
La preuve !
Ecrit par : rodolphe | 06 septembre 2008
Vous avez mal compris! Il ne s'agissait nullement d'un vous collectif mais d'un vous de politesse.
Y'a des gars et des filles très bien ici. En plus, de temps en temps, on a la chance d'avoir Pedro Cordoba qui m'éclate tellement il est rigolo.
Ecrit par : dobolino | 06 septembre 2008
Nous avons un peu de mal a nous comprendre ;-)
Votre remarque montrait bien que vous étiez dans la catégorie des crétins diplomés.
Ecrit par : rodolphe | 06 septembre 2008
"Votre remarque montrait bien que vous étiez dans la catégorie des crétins diplomés."
Ecrit par : rodolphe | 06 septembre 2008
N'aurait-elle pas écrit: "on s'emmerde moins avec eux qu'avec nous", si tel avait été le cas?
Ecrit par : Christophe Sibille | 06 septembre 2008
"Votre remarque montrait bien que vous étiez dans la catégorie des crétins diplomés."
Ecrit par : rodolphe | 06 septembre 2008
N'aurait-elle pas écrit: "on s'emmerde moins avec eux qu'avec nous", si tel avait été le cas?
Ecrit par : Christophe Sibille | 06 septembre 2008
Je suis injuste car l'appartenance à l'une des catégories (crétins diplômés) n'exclut pas de faire partie de l'autre (abrutis avec compétence relationnelle).
Ecrit par : rodolphe | 06 septembre 2008
Ca, c'est un des meilleurs messages de la journée, Rodolphe!!! ;-)))
Ecrit par : Christophe Sibille | 06 septembre 2008
Mara Goyet, elle a un rapport avec Francis Goyet et Thérèse Goyet, non ? Ca expliquerait que son livre ait été édité, et qu'elle bénéficie d'une couverture dans les médias, comme Mazarine Pingeot, Eliette Abecassis ou Romain Sardou.
On vit vraiment un monde pourri, hein.
En parlant de pourriture : j'ai vu Bigard et Zemmour réunis sur le plateau de Ruquier. Zemmour a été confondant de connerie sur la question de l'homosexualité ; il connait cette question encore moins bien que je ne connais la chronologie des Papes aux 6e et 7e siècles. Je suis effaré que cet homme ait une quelconque autorité morale sur qui que ce soit en ce qui concerne la question des genres et des sexes. Il y a des gens ici avec lesquels je me suis accroché qui sont mille fois moins cons que lui sur la question, et surtout moins de mauvaise foi. En tout cas, ça ne l'empêche pas de dormir, et c'est bien dommage.
Bon, à la lumière de ce que j'ai vu, et dans la mesure où les médias, qui sont censés assurer un contre-pouvoir, sont encore plus pourris que le pouvoir lui-même, comment s'en sortira-t-on ?
Je passe sur le débat entendu ce soir dans RTL-Hebdo, auquel participaient Guguss et Fricadelle pour parler de l'éducation : étaient réunis, dans le plus grand débat démocratique que la Terre ait jamais vu, Jean-Louis Nembrini, qui a assuré que le ministre non seulement regardait "tous les soirs" les chiffres de tous les établissements de France, mais en plus lisait assidûment les travaux des chronobiologistes (on y croit), une secrétaire générale du Snes, qui n'était pas contente, une représentante de la FCPE, qui était contente, une secrétaire de l'UNSA, qui n'était pas contente, et un ancien inspecteur, qui a dû s'endormir car il n'a rien dit.
Désespéré je suis, moi aussi. Plusieurs désespoirs, comme ceux des gens d'ici, ça aboutit à quoi, quand ils sont tous canalisés dans la même direction ?
Ecrit par : Jérémy | 07 septembre 2008
En tout cas, il y a pire que nos petites querelles de statut :
"Nouvelle étape de la crise au CNRS : hier, Marie-Françoise Courel, la
directrice du département SHS - sciences humaines et sociales -
annonçait son limogeage par la présidente du Cnrs, Catherine Bréchignac.
Annonce faite lors d'une réunion des directeurs de laboratoires de la
région Provence/Corse qui devait discuter... de la création du futur
Institut National des SHS, dans le cadre de la réforme du Cnrs censée
entrer en vigueur le 1er janvier 2009.
Manifestement surprise, ébranlée même, Marie-Françoise Courel n'a pas
donné d'explication crédible aux directeurs de laboratoires de cette
décision brutale. Celle donnée par son successeur, le médiéviste Bruno
Laurioux, illico nommé "directeur par intérim" - elle aurait été
atteinte par la limite d'âge - ne tient pas, surtout si l'on songe que
ce mandat devait de toute façon prendre fin avec la mise sur pied de
l'Institut, dans quatre mois, comme convenu avec la direction du Cnrs
pas plus tard qu'en... juillet dernier. Immédiatement, tous les
directeurs scientifiques adjoints du département ont présenté leur
démission "par solidarité"... tous sauf un... Bruno Laurioux.
Ce matin, la direction du Cnrs annonce cette nomination, ainsi que celle
d'un comité de sélection, présidé par l'historien Marc Fumaroli chargé
de proposer un nouveau "directeur scientifique pour les Sciences
humaines et sociales". Mais il ne s'agit pas d'un simple problème de
direction, manifestement le fond de cette nouvelle affaire réside dans
la place future des SHS au Cnrs.
Pour Philippe Blache, directeur du laboratoire Parole et Langage
(Aix-Marseille), ce limogeage pourrait préparer une issue
"catastrophique pour la recherche" du débat sur l'avenir des sciences
humaines et sociales au Cnrs.
Depuis que Valérie Pécresse est en charge du ministère de la recherche,
la place des SHS au Cnrs fait l'objet d'un combat, ouvert ou souterrain.
Le cabinet du ministère n'a pas vraiment fait mystère de ses intentions.
Avec la loi LRU, et la décision de ne plus augmenter, voire de diminuer
comme le budget 2009 le montrera probablement, le nombre de chercheurs
des organismes de recherche, il faudrait organiser le "transfert" des
SHS aux universités.
Une volonté qui s'inscrit dans une perspective du démantèlement du Cnrs
comme organisme pluridisciplinaire, couvrant l'ensemble de la recherche,
au profit d'Instituts spécialisés, dénués d'une direction commune
effectuant des arbitrages en allocations des ressources, et organisant
les actions de recherches transversales, entre les différents champs
scientifiques.
Pour Philippe Blache, l'enjeu est clair: "Si le Cnrs perd son caractère
pluridisciplinaire, il n'a plus de raison d'être, et on se retrouvera
avec des Instituts disciplinaires cloisonnés". Une logique qui lui
semble à rebours de l'évolution de la science, à l'image de son
laboratoire où "des spécialistes du langage travailllent avec des
informaticiens et des biologistes". Il n'a échappé à personne qu'un tel
dispositif permet en outre au pouvoir politique de saper une structure
qui a souvent permis un minimum d'autonomie du milieu scientifique vis à
vis des gouvernements.
Après la biologie et l'informatique, les SHS sont donc ciblées.
Marie-Françoise Courel avait en effet engagé une concertation avec les
directeurs de laboratoires, afin d'aboutir à une proposition d'Institut
National des SHS conservant le périmètre du Cnrs et améliorant son
fonctionnement. L'arrêt brutal du processus montre que le gouvernement,
et s'inquiète maintenant Philippe Blache, avec l'appui de la direction
du Cnrs, n'entend pas négocier la future place des SHS mais imposer son
point de vue. Dans ce cadre, décapiter les SHS, puisque Bruno Laurioux
n'aura manifestement d'autre fonction que de signer les bons de
commande, prive les scientifiques d'un représentation auprès de la
direction du Cnrs et du gouvernement, et relève d'une bonne tactique.
Déjà, une pétition de directeurs de labos des SHS circule pour protester
contre cette décision :
http://www.arhv.lhivic.org/index.php/2008/09/01/797-la-direction-du-departement-shs-demissionnee-par-la-direction-generale-du-cnrs"
Ecrit par : Jérémy | 07 septembre 2008
Oyez, oyez !
On se demandait si la recherche était morte, et si l'élitisme républicain était toujours aussi efficace et productif. La réponse est ci-dessous.
Voici la présentation du dernier ouvrage d'un normalien, agrégé des Lettres, qui a fait sa thèse à Columbia. Le livre s'appelle : "Un lieu où l'on clashe : la joute verbale d'insultes en milieu urbain" (447 pages...)
"Pratique poétique courante dans des lieux et à des moments historiques variés, la joute verbale d'insultes connaît dans la culture de rue contemporaine une actualisation originale. C'est d'abord le jeu des doyens, litanies d'insultes matricides nées dans les ghettos africains américains du début du vingtième siècle ; puis, à l'ère du hip-hop, la fameuse battle dans laquelle les rappeurs s'affrontent à coups de rimes «coup de poing». Événement poétique où la cacophonie côtoie une certaine sophistication, le clash fait du style un emblème de pouvoir et le vecteur d'une identité sociale."
Et l'écriture de ce bouquin sur les crétins à bonnet qui s'injurient, a été entièrement financée avec mes sous - études, voyages et logement de l'écrivain compris ! P***n, j'espère que Finkielkraut n'a pas la santé fragile, ou qu'il ne se tient pas au courant des dernières productions de l'ENS.
Ecrit par : Jérémy | 07 septembre 2008
"En parlant de pourriture : j'ai vu Bigard et Zemmour réunis sur le plateau de Ruquier. Zemmour a été confondant de connerie sur la question de l'homosexualité ; il connait cette question encore moins bien que je ne connais la chronologie des Papes aux 6e et 7e siècles. Je suis effaré que cet homme ait une quelconque autorité morale sur qui que ce soit en ce qui concerne la question des genres et des sexes."
Ecrit par : Jérémy | 07 septembre 2008
Ben putain, vous êtes sacrément courageux de vous taper des moments de télé pareils!
Mais rassurez-vous, à part un ou deux blogueurs d'ici qui ne l'aiment que parce qu'il est très à droite, et également parce qu'actuellement le retour d'une certaine forme de politiquement incorrect semble, pour certains, un gage de qualité suffisant, au delà ou à l'exclusion même de toute forme de talent, (voir "l'affaire Siné"), je ne pense pas que ce triste sire soit une "autorité morale" pour grand monde.
Et puis, tout n'est pas désespérant! Avez-vous vu qui avait été interviewé à propos de la nouvelle affaire de voile, menaçant la laïcité, (je ne sais plus où c'est, j'ai pris en cours de route), hier au journal de France 2?... ... Fiammetta Venner! Vous voyez qu'il n'y a pas que des Zemmour sur le service public. ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 07 septembre 2008
Non, C.S. C'est quand l'expression du politiquement correct est symbolisé par des individus de la classe des Unrien Okuduncé que le politiquement incorrect apparaît comme la seule forme de pensée capable de sauver le sapiens dans l'homo…
Ecrit par : Dieusétou | 07 septembre 2008
Enchanté d'apprendre que Zemmour et Siné vont sauver le "sapiens" dans l'"Homo".
Entre parenthèses, Ravi par votre Tronche, (j'aurais bien aimé trouver moi-même ce surnom, ;-), vous auriez pu mettre une majuscule à "homo". Jeremy va encore vous voler dans les plumes, et ce n'est pas moi qui le contredirai de ce faire... ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 07 septembre 2008
et ce n'est pas moi qui le contredirai de ce faire... ;-)
D'où l'importance de l'orthographe, se/ce, etc.
Ecrit par : Steppenwolf | 07 septembre 2008
"ravi de la gauche"
"ravi par sa tronche" oder "G.F.M."
C'et pu drole!
stop !
Ecrit par : ils vont nous tués | 07 septembre 2008
@C.S.… Nous ne devons pas avoir les mêmes lectures et les mêmes fréquentations. Quand je parle de politiquement incorrect je pense à Philippe Muray et à J.P. Michéa et pas à Zemmour ou Siné. Si vous voulez jouer dans la cour des grands, il faudrait que vous changiez de crémerie…
Ecrit par : Dieuseullesé | 07 septembre 2008
-ce faisant , ........
-pan,pan !
Ecrit par : poule | 07 septembre 2008
Ah oui, j'oubliais : Jack Lang interrogé par Ardisson.
Se pose à un moment la question des 30 000 profs "qui-ne-sont-pas-devant-des-élèves" : réponse de Lang : eh bien Darcos doit les nommer devant des classes.
Rappelons que ce chiffre est une IMPOSTURE, puisqu'il s'agit d'additionner les heures de première chaire et les décharges pour vaisselle, cabinet de géographie, etc. Ce sont des ÉQUIVALENTS de postes : comme j'ai une heure de première chaire cette année (décharge d'une heure pour plus de 8 heures avec des classes d'examen) je fais partie de ces 30 000 profs !
On continue à faire croire (et Zemmour montait sur ses petits ergots à i-télé sur ce sujet sans être contredit il y a quelques mois) que des milliers de profs restent chez eux à se tourner les pouces, alors que deux minutes de recherche sur Google permettent bien de constater que c'est de la propagande UMP la plus ignoble qui soit.
Alors voilà, Jack Lang, s'il n'est pas foutu de répondre à ce genre de connerie, qu'on ne m'en parle plus !
Et je suggère que, chaque fois qu'on entendra ce chiffre de 30 000 profs, on écrive à celui qui l'a répété pour lui dire qu'il se fait le relais de la haine anti-prof.
Qu'il y ait des profs qui ne sont pas devant des élèves, ça doit sûrement arriver : des délégations dans des associations, des TZR en attente de poste, des profs de disciplines en déclin... c'est normal quand il y a 800 000 profs employés. Mais gonfler ce chiffre pour faire barrir le beauf, c'est dégueulasse.
Ecrit par : sanjuro | 07 septembre 2008
Muray . Piqûre de rappel en ce jour du Seigneur ....
« S’il y a quelque chose qui marche très fort, en ce moment, et qui marchera de plus en plus, au fur et à mesure que l’espèce humaine exigera davantage d’être aimée sans conditions, dans toutes ses «différences» devenues autant de mini-impérialismes, dans ses plus petites particularités et ses moindres caprices, c’est la chasse aux phobes.
A tous les phobes. Du moins ceux qui ne sont pas dans le coup, dans l’étrange coup du monde où nous entrons, c’est à dire qui ne peuvent pas se revendiquer d’une appartenance spéciale, d’un particularisme précisément, d’une «différence» considérée comme gratifiante à la bourse des valeurs d’aujourd’hui, et qui ont l’audace de manifester, sur quelque point que ce soit, l’un de ces symptômes d’angoisse exagérée qu’on appelle une phobie.
La brusque popularisation du concept de phobie, appliqué aux objets et aux sujets les plus divers, révèle une volonté de sacralisation de certains objets et de certains sujets que l’on ne doit même plus pouvoir critiquer, envers lesquels on ne doit plus avoir la moindre réticence, ni réclamer le plus élémentaire droit d’examen sans être aussitôt marqué, stigmatisé par cette nouvelle lettre écarlate du phobisme infamant. Jamais, en d’autres termes, nous n’avons été plus loin de ce qu’il est convenu d’appeler « l’esprit des Lumières ».
Notre époque réinvente à toute allure la démonologie, les pécheurs ostracisés, les procès en sorcellerie. Certes, tous les phobes ne se valent pas. Il y en a des bons et des mauvais. L’antifumeur, par exemple, encore appelé fumophobe, et dont le programme consiste à éradiquer de la surface de la planète les derniers fumeurs, a le vent dans les voiles. L’hétérophobe, de son côté, semble peu critiquable. Le rollérophobe, en revanche, n’a pas droit de cité. Le technophobe (phobique de la techno et de toutes ses foutues raves ou parades) pas davantage. L’anglophobe et le germanophobe appartiennent à un passé ridicule. L’américanophobe est suspect. Au même titre que l’europhobe. Le gynophobe (adepte des formulations « sexistes ») n’a qu’à bien se tenir : on lui prépare des lois. Mais c’est l’homophobe, en vérité, et ça commence à se savoir, qui est en ce moment le monstre principal.
Ce sera peut-être, mais alors dans un avenir extrêmement lointain, un sujet d’intense rigolade de se souvenir qu’on a pu voir, cette année, un très curieux « Réseau Voltaire » exiger une législation réprimant l’homophobie. Un peu comme si le club des amis de Nietzsche demandait l’abolition de la séparation de l’Église et de l’État ; ou la fondation Karl-Marx une intensification perpétuelle du capitalisme sur toute la planète. Mais ce genre de contradiction ne semble guère gêner les réclameurs et les fomentateurs de lois, que l’on appelle encore «militants» alors qu’ils ne se battent plus que pour le plaisir d’interdire, de surveiller et de punir, c’est à dire de dominer.
Une nouvelle théocratie voit le jour, attisée par les médias qui en ont furieusement besoin pour croire qu’ils existent. La nostalgie de l’«autre», de l’adversaire disparu, conduit de plus en plus d’humains à rechercher des oppositions, des mauvais objets, des méchants à réprimer pour que l’existence retrouve une signification.
Pour ceux-là, qu’on appellera philes, la chasse aux phobes de toutes sortes est une question de vie ou de mort. Il s’agit de se transfuser du sang frais grâce à des ennemis ; et, au besoin, créer ceux-ci de toutes pièces pour se ressusciter soi-même, ressurgir de l’effroyable royaume des ombres qu’est devenu notre monde mondial, libéral et libertaire.
Car le phile, quel qu’il soit, et quel que soit le préfixe avec lequel il est formé, ne se suffit pas à lui-même. C’est son drame : le phile a besoin du phobe. Le phile est un phobe anti-phobe. Ou encore un phobe de phobe. Au point qu’il est capable, en certaines circonstances, des pires cruautés pour faire triompher son « amour » totalitaire. C’est ainsi que récemment, en Grande-Bretagne, des amis des bêtes, autrement dit des zoophiles, appartenant au Front de libération des animaux, ont kidnappé un journaliste accusé de zoophobie, l’ont sauvagement battu, et, avant de l’abandonner dans un fossé pieds et poings liés, l’ont marqué au fer rouge. Comme au bon vieux temps où c’étaient les phobes qui faisaient la loi. »
_____________________________
Philippe Muray pour le journal La Montagne en 1999. Texte republié dans le livre « Exorcismes spirituels III » (2003).
Ecrit par : Amélie | 07 septembre 2008
Se pose à un moment la question des 30 000 profs "qui-ne-sont-pas-devant-des-élèves" : réponse de Lang : eh bien Darcos doit les nommer devant des classes. (...) Qu'il y ait des profs qui ne sont pas devant des élèves, ça doit sûrement arriver : des délégations dans des associations, des TZR en attente de poste, des profs de disciplines en déclin... c'est normal quand il y a 800 000 profs employés. Mais gonfler ce chiffre pour faire barrir le beauf, c'est dégueulasse.
Ecrit par : sanjuro | 07 septembre 2008
Vous êtez en retard d'un chiffre. Tant qu'à faire, autant multiplier par trois le nombre de fainéants qui ne sont pas devant des élèves : aujourd'hui la propagande gouvernementale en dénombre 97000... La solution est simple : suppression des TZR (les étudiants de Master vont devoir faire des stages, en voilà de la main d'oeuvre peu onéreuse), suppression des décharges syndicales (c'est illégal, mais un effet d'annonce n'a jamais tué personne) , refus de tous les détachements (alors que la tristement célèbre RGPP encourage la mobilité et va briser les corps pour la favoriser). C'est "l'année des enseignants" nous a promis le ministre.
Lu sur Vousnousils : Dépêches de l'Education du Mardi 2 septembre 2008
Un député UMP demande une commission d'enquête sur les enseignants sans affectation
Eric Ciotti, député UMP des Alpes-Maritimes, a demandé mardi, jour de la rentrée scolaire, la création d'une commission d'enquête sur les enseignants sans affectation ou affectés à "d'autres tâches que l'enseignement".
Le premier adjoint au maire de Nice, Christian Estrosi, s'appuie notamment sur un rapport de la Cour des comptes (2005) qui a recensé "97.000 professeurs" non affectés ou "occupés par d'autres tâches" mais "rémunérés par l'Education nationale".
"Cela représenterait près de 5% des effectifs et un coût de 1,65 milliard d'euros pour l'Etat", déclare M. Ciotti dans un communiqué.
Selon lui, "en 2007, le ministère de l'Education nationale estime que le nombre de professeurs du second degré qui n'enseignent pas est de 23.200".
"Ces chiffres comprennent trois types de situations: des situations de décharges justifiées (direction d'école, décharge syndicale...), des situations de mobilité dans la fonction publique, mais aussi et surtout 11.400 enseignants inoccupés soit parce qu'ils sont en surnombre par discipline ou que ce sont des remplaçants auxquels il n'est jamais fait appel", explique-t-il.
M. Ciotti demande "une étude fiable et précise de ce phénomène, alors que la réduction du déficit public et la rationalisation des dépenses est une priorité nationale".
Ecrit par : Romuald | 07 septembre 2008
Toujours parce qu'on est dimanche...
http://www.la-croix.com/illustrations/Multimedia/Actu/2006/10/25/carte1.jpg
En France , nombreuses burqas à l'Est...mais ça s'étend ...
Ecrit par : Amélie | 07 septembre 2008
Oyez, oyez !
On se demandait si la recherche était morte, et si l'élitisme républicain était toujours aussi efficace et productif. La réponse est ci-dessous.
Voici la présentation du dernier ouvrage d'un normalien, agrégé des Lettres, qui a fait sa thèse à Columbia. Le livre s'appelle : "Un lieu où l'on clashe : la joute verbale d'insultes en milieu urbain" (447 pages...)
"Pratique poétique courante dans des lieux et à des moments historiques variés, la joute verbale d'insultes connaît dans la culture de rue contemporaine une actualisation originale. C'est d'abord le jeu des doyens, litanies d'insultes matricides nées dans les ghettos africains américains du début du vingtième siècle ; puis, à l'ère du hip-hop, la fameuse battle dans laquelle les rappeurs s'affrontent à coups de rimes «coup de poing». Événement poétique où la cacophonie côtoie une certaine sophistication, le clash fait du style un emblème de pouvoir et le vecteur d'une identité sociale."
Et l'écriture de ce bouquin sur les crétins à bonnet qui s'injurient, a été entièrement financée avec mes sous - études, voyages et logement de l'écrivain compris ! P***n, j'espère que Finkielkraut n'a pas la santé fragile, ou qu'il ne se tient pas au courant des dernières productions de l'ENS.
Ecrit par : Jérémy | 07 septembre 2008
Jérémy, si vous saviez ce qu'en tant qu'élu au CA de mon Ecolde doctorale, je lis (et encore pas tout, car il y a écrémage de la part de son directeur) comme candidatures pour des bourses de voyages d'étude et autres postes universitaires pour les doctorants...
Mon directeur de thèse m'a fait le plus doucement possible comprendre que j'aurai très sans doute à attendre minimum 5 ans (au bas mot) pour espérer avoir des chances d'enseigner dans une université française - dans ma spécialité.
Les postes de vacataires disparaissent, les TD sont rassemblés en cours d'amphi, et ce sont les professeurs en place qui, pour avoir leur nombre d'heures de service obligatoires, les prennent en charge.
Désirant prendre une gigantesque bouffée d'air l'an prochain, je regarde du côté des postes de LP à l'étranger proposés: aucun. Et les tensions sont assassines pour être un heureux élu voyageur vu la pile de candidatures. Il vaut mieux être Certifié qu'Agrégé, en tout cas.
Je vais, je pense, faire un peu le routard.
Ecrit par : Pendariès | 07 septembre 2008
Merci de l'info Romuald : dieu sait quels amalgames il y a à démonter dans tous ces chiffres, et on peut faire confiance à Estrosi pour ne pas le faire.
Ce que j'observe, moi, c'est l'obsession de caser des profs quelque part, si on parle des disciplines avec sureffectif : dans mon CDI, j'ai vu passer pas mal de profs de russe, allemand, ou même histoire-géo, à qui on demandait de venir faire des heures de présence en complément ou à la place de leur service.
Ecrit par : sanjuro | 07 septembre 2008
Ce que j'observe, moi, c'est l'obsession de caser des profs quelque part, si on parle des disciplines avec sureffectif : dans mon CDI, j'ai vu passer pas mal de profs de russe, allemand, ou même histoire-géo, à qui on demandait de venir faire des heures de présence en complément ou à la place de leur service.
Ecrit par : sanjuro | 07 septembre 2008
Aussi, il faudrait que les collègues se battent un peu sur ces affectations que l'on peut légalement contester. Depuis deux ou trois ans, le rectorat de Lille affecte à l'année des TZR en documentation contre leur volonté ; il a été condamné au tribunal administratif, mais renouvelle toujours l'opération (sous prétexte apparemment que la condamnation ne porte que sur des cas particuliers).
Cette zone de non-droit qui est l'univers quotidien des TZR s'étend peu à peu aux postes fixes (les affectations sur des postes fixes dans des communes différentes se multiplient alors qu'elles sont contraires au décret de 50).
Ecrit par : Romuald | 07 septembre 2008
"et ce n'est pas moi qui le contredirai de ce faire... ;-)"
D'où l'importance de l'orthographe, se/ce, etc.
Ecrit par : Steppenwolf | 07 septembre 2008
Oui, "de ce faire" = "de faire cela". D'autres questions?
Dérogé Défelts, (à neu-neu?), rassurez-vous, je ne cherche à jouer dans aucune cour. Et surtout pas dans la vôtre.
Ecrit par : Christophe Sibille | 07 septembre 2008
agrégé Sibille: Oui, "de ce faire" = "de faire cela". D'autres questions?
___
Même les bac+0,5 comme moi avaient compris.
Vous gâchez le plaisir !
Ecrit par : je vous le certifie | 07 septembre 2008
"Même les bac+0,5 comme moi avaient compris.
Vous gâchez le plaisir !"
Ecrit par : je vous le certifie | 07 septembre 2008
Ca n'avait pas l'air d'être le cas de tout le monde, mais désolé de vous avoir déçu.
Comme je l'ai dit, je ne suis qu'un petit certifié.
Ecrit par : Christophe Sibille | 07 septembre 2008
Même les bac+0,5 comme moi avaient compris.
Vous gâchez le plaisir !
Ecrit par : je vous le certifie | 07 septembre 2008
Ça doit éviter de se faire... battre comme plâtre.
Ecrit par : Steppenwolf | 07 septembre 2008
Disons "cyanosé" à la place de cirrhotique, et n'en parlons plus!
Merci à vous, et encore plus à Sylvie pour son dernier message.
Ecrit par : Christophe Sibille | 06 septembre 2008
Christophe, vous avez déjà vu du foie gras bleu ou violet?
Le mot juste est stéatose hépatique.
Si Zorglub laisse son chat obèse en anorexie pendant quatre jours avant de lui appliquer la thérapeutique de la cartouche de douze, médication encore en usage dans nos campagnes, qu'il pense à prélever le foie pour son petit Réveillon de Noël car ce fois pourrait êter mal digéré par ses reptiles.
Ecrit par : dobolino | 07 septembre 2008
il était une fois une marchande de foi qui vendait du foie dans la ville de Foix.
Ecrit par : dobolino | 07 septembre 2008
Elle se dit: "ma foi, c'est la dernière fois que je vends du foie dans la ville de Foix".
Ecrit par : Christophe Sibille | 07 septembre 2008
J'arrêterai de manger du foie gras et je me prononcerai contre la corrida quand on interdira, au moins en Europe, la sélection de Brachycéphales surtypés, le Blanc et Bleu Belge de Haute et Moyenne Belgique et les chats blancs ou à oreilles blanches.
Quand les PSA commenceront le dressage et l'entraînement après avoir fêté leurs trois ans
Quand on aura interdit les épreuves de saut d'obstacle
Quand les compétitions sportives de haut niveau seront interdites aux humains n'ayant pas achevé leur croissance
Quand les supermarchés ne vendront plus de boissons alcoolisées au moins de 18 ans
Quand on aura repoussé l'âge légal du permis de conduire à 21 ans
Quand on n'utilisera plus les album jeunesse et la méthode globale pour apprendre à lire aux enfants.
Trouvez d'autres exemples de souffrance à bien plus long terme que celle du taureau dans l'arène ou du cheval éventré ou que celle du canard gavé.
A choisir, je préfère être un canard gavé qu'un bouledogue anglais surtypé, ça va plus vite!
Ecrit par : dobolino | 07 septembre 2008
"Quand les compétitions sportives de haut niveau seront interdites aux humains n'ayant pas achevé leur croissance
Quand les supermarchés ne vendront plus de boissons alcoolisées au moins de 18 ans
Quand on aura repoussé l'âge légal du permis de conduire à 21 ans
Quand on n'utilisera plus les album jeunesse et la méthode globale pour apprendre à lire aux enfants.
Trouvez d'autres exemples de souffrance à bien plus long terme que celle du taureau dans l'arène ou du cheval éventré ou que celle du canard gavé."
Ecrit par : dobolino | 07 septembre 2008
Quand on cessera d'envoyer des agrégés enseigner au collège.
Ecrit par : TotoWeininger | 07 septembre 2008
Elle se dit "ma foi, c'est la première fois, et la dernière fois, que je vends du foie dans la ville foie."
Merci Pendaries pour votre témoignage. Je suis outré que ce type ait coûté les sous de ses trois ans de prépa, de ses quatre ans à l'ENS, de ses deux ans aux States et de ses six ans de thèse intégralement payés par son salaire d'A.M.N. + Allocation de thèse pour écrire ça : "Un lieu où l'on clashe : la joute verbale d'insultes en milieu urbain" (447 pages...)
"Pratique poétique courante dans des lieux et à des moments historiques variés, la joute verbale d'insultes connaît dans la culture de rue contemporaine une actualisation originale. C'est d'abord le jeu des doyens, litanies d'insultes matricides nées dans les ghettos africains américains du début du vingtième siècle ; puis, à l'ère du hip-hop, la fameuse battle dans laquelle les rappeurs s'affrontent à coups de rimes «coup de poing». Événement poétique où la cacophonie côtoie une certaine sophistication, le clash fait du style un emblème de pouvoir et le vecteur d'une identité sociale."
Mais au fait... les créateurs de la vaste arnaque du F.L.E. ne sont-ils pas des normaliens ? Charmeux n'est-elle pas normalienne ? Gerard Aschieri et Mazarine Pingeot ne sont-ils pas normaliens ?
Normale Sup', gage de qualité pour l'élite française ?! Ca vaut le coup d'avoir dépensé des fortunes pour eux !
Le ministère veut faire des économies ? S'il n'a pas d'idées, j'en ai : suppression des CDDP et CRDP, et transformation de Normale Sup' en centre de recherche pour doctorants, sélectionnés à Bac +5.
Ecrit par : Jérémy | 07 septembre 2008
Je suis injuste car l'appartenance à l'une des catégories (crétins diplômés) n'exclut pas de faire partie de l'autre (abrutis avec compétence relationnelle).
Ecrit par : rodolphe | 06 septembre 2008
Si tel était mon cas, je serai bien plus riche que je ne le suis. Mais, Rodolphe, je fais des efforts. Considérez-vous comme une sorte de terrain d'entraînement. Mon rêve est d'être un crétin diplomé avec compétences relationnelles. C'est ainsi également que me rêvent mes banquiers, assureurs et amis inconnus.
Ecrit par : dobolino | 07 septembre 2008
Qu'il y ait des profs qui ne sont pas devant des élèves, ça doit sûrement arriver : des délégations dans des associations, des TZR en attente de poste, des profs de disciplines en déclin... c'est normal quand il y a 800 000 profs employés. Mais gonfler ce chiffre pour faire barrir le beauf, c'est dégueulasse.
Ecrit par : sanjuro | 07 septembre 2008
Sanjuro, je fus une beaufette qui barrissait quand mon fils était en troisième. Son professeur de mathématiques avait une activité syndicale intensive et les confiait en moyenne une heure et quart par semaine au pion, avec des fiches d'exercices qui furent plus ou moins corrigées, bouffant encore une bonne demi-here de cours par semaine.
En fait, je n'ai pas barri parce que, de toute façon, ça n'aurait été guère utile. J'ai ravalé mes humeurs et adopté profil bas mais ai changé ma fille de collège à l'issue de la cinquième, l'aîné ayant essuyé les plâtres, ce qui est son rôle prédestiné dès la naissance, par définition.
Ecrit par : dobolino | 07 septembre 2008
Suppression du rôle des IUFM dans le secondaire, suppression des CDDP/CRDP, et transformation de Nomale Sup' en Ecole doctorale (ce qui diviserait le coût total de Normale Sup' par dix, puisque l'on cesserait de payer les 40 étudiants pendant quatre ans à rien foutre).
Et aussi : fin des licences exubérantes octroyées à Microsoft (word) au profit de logiciels libres (openoffice) et préconisation des manuels électroniques au lieu des versions papier à 25 euros l'une qui changent tous les deux ans.
Tout ça sauverait bien quelques postes d'enseignants sans gêner personne.
Ecrit par : Jérémy | 07 septembre 2008
"Qu'il y ait des profs qui ne sont pas devant des élèves, ça doit sûrement arriver : des délégations dans des associations, des TZR en attente de poste, des profs de disciplines en déclin..."
Ben non ce n'est pas normal : on ne voit pas d'administration où on dit aux gens de rester chez eux à ne rien faire.
Et comment font les syndicalistes dans les entreprises privées ? Ils ont une décharge aussi ? (question ouverte : je n'en sais rien)
Ecrit par : Jérémy | 07 septembre 2008
Mon rêve est d'être un crétin diplomé avec compétences relationnelles.
Ecrit par : dobolino | 07 septembre 2008
C'est le rêve de tout personne normalement constituée.
Cela dit, ce n'est pas si facile.
Ecrit par : rodolphe | 07 septembre 2008
Pour les nostalgiques de l'école d'antan, ce petit extrait de Au Col des Aros, une enfance en Baronnies Provençales de Louis Jeanravoux, né en 1910 (le 25/08 comme son prénom l'indique):
"... J'ai dû avoir une bonne douzaine d'institutrices. Elles ne voulaient pas rester dans ce hameau déshérité, presque vide, à cinq lieues d'une petite gare. Aussi, le plus souvent, c'est à une suppléante que nous avions affaire. De temps en temps, il y en avait bien une qui essayait de nous inculquer quelques principes de travail et de discipline mais cela durait trop peu, le laisser-aller reprenait avec la suivante.
Heureusement pour moi, il en arriva une un premier octobre _ j'avais alors douze ans _
qui eut vite fait de s'imposer et de nous mettre au travail. Elle m'apprit tout dans l'année scolaire et me conduisit au Certificat dEtudes. Sans elle, je crois bien que je serais resté berger comme beaucoup de mes camarades. Mais où voyez-vous la différence entre un maître d'école et un berger?"
Hélène Charpentier, si vous passez par là, communiquez-moi votre adresse postale à vet.coup@wanadoo.fr, que je vous en fasse tenir un exemplaire pour vous rafraîchir après la lecture de Bukowski.
Catmano, démerde-toi! L'éditeur étant localisé 29, Draye de Meyne, tu devrais trouver ton bonheur chez Pinet, sous les arcades.
Ecrit par : dobolino | 07 septembre 2008
Mon rêve est d'être un crétin diplomé avec compétences relationnelles.
Ecrit par : dobolino | 07 septembre 2008
C'est le rêve de tout personne normalement constituée.
Cela dit, ce n'est pas si facile.
Ecrit par : rodolphe | 07 septembre 2008
Oh! Vous savez, quand je me lance un défi... "On" sait à quelles extrémités je peux aller!
Non, ce n'est pas facile. Je suis toujours toute esbaudie de voir comme cela semble naturel à certaines personnalités. Mais, en réalité, ils/elles souffrent le martyr. On pourrait en parler des heures! C'est passionnant comme sujet d'étude.
Faut juste doser comme il faut: compte en banque vs joie de vivre.
Ecrit par : dobolino | 07 septembre 2008
Je vous ai trouvé notre nouvel hymne national, dans le cadre strict du culte de la personnalité de notre bien-aimé Président:
Fréhel
La coco
Paroles: Edmond Bouchaud. Musique: Gaston Ouvrard (1914) 1930
© Labbé/SEMI
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Quand je suis grise
J'dis des bêtises
Et j'oublie mon gigolo
Comme les copines,
Je me morphine,
Ca me rend tout rigolo
Je prends de la coco,
Ca trouble mon cerveau
L'esprit s'envole
Je sens mon cœur
Plein de bonheur
Je deviens folle
.../...
Je veux de la coco
Ca trouble mon cerveau
L'esprit s'envole
Près du Seigneur
.../...
Ecrit par : dobolino | 07 septembre 2008
Ben non ce n'est pas normal : on ne voit pas d'administration où on dit aux gens de rester chez eux à ne rien faire.
Ecrit par : Jérémy | 07 septembre 2008
Je n'ai pas dit qu'ils restaient chez eux à rien faire, j'ai dit qu'ils n'étaient pas devant les élèves. CERTAINS restent parfois chez eux, mais attendre un coup de fil qui peut tomber à tout moment et faire ses valises pour être 24h plus tard devant une classe n'importe où dans l'académie, ce n'est pas rien faire.
J'ai été nommé une année (fin août, TZR) dans un établissement à 80 km de chez moi. Je m'y rends, je suis reçu par le proviseur qui m'accueille et me fait visiter le lycée. On venait juste de finir quand un type arrive, tout essoufflé et se présente : je suis le nouveau prof de lettres ! Le proviseur interloqué se retourne vers moi et dit : eh bien, il y a un problème, car voici monsieur qui est nommé sur le même poste !
J'ai rassuré le collègue qui était effondré : nommé en juin, il avait emménagé en juillet ! On fait quand même l'AG de rentrée, puis le proviseur appelle le rectorat qui répond : oui, bon, il y a eu une erreur, dites au prof concerné d'attendre, on va lui donner une autre affectation et on vous rappelle. Je m'installe dans la salle d'attente de son bureau, il est 10h30.
À 16h30, le rectorat n'a toujours pas rappelé.
Le proviseur appelle à nouveau : il se fait engueuler ! De quoi vous mêlez-vous, on sait ce qu'on doit faire !
Du coup, je rentre chez moi. Trois jours passent, pas de coup de fil.
Finalement, je suis allé au rectorat pour demander un poste ! Non pas parce que je suis vertueux et consciencieux, mais parce que je voyais venir le coup qu'on ne me paierait pas en septembre si je n'étais pas rattaché à un établissement ! Ajoutez à cela qu'attendre un coup de fil pour un poste, c'est une vraie torture quand on est un peu anxieux de nature...
Du coup, je me suis retrouvé à remplacer un congé maternité en collège, ("malgré que" je "soye" agrégé) et je préférais ça à l'incertitude (désolé Sanseverina).
Ecrit par : sanjuro | 07 septembre 2008
Tiens, il y a un chat sur le site du SNES à propos de la réforme des lycées avec Roland Hubert, cosecrétaire général, mercredi 10/9 à 17h30.
Qui s'y colle ?
Ecrit par : sanjuro | 07 septembre 2008
" Attendre un coup de fil pour un poste, c'est une vraie torture quand on est un peu anxieux de nature"
Oui, ça, je veux bien le croire. Moi qui étais sur un poste fixe, je me rongeais les poings quinze jours avant la rentrée. Alors, ne pas savoir où on va atterrir...
Ecrit par : Sylvie Huguet | 07 septembre 2008
"Je n'ai pas dit qu'ils restaient chez eux à rien faire, j'ai dit qu'ils n'étaient pas devant les élèves. CERTAINS restent parfois chez eux, mais attendre un coup de fil qui peut tomber à tout moment et faire ses valises pour être 24h plus tard devant une classe n'importe où dans l'académie, ce n'est pas rien faire."
Humainement, ce n'est pas un cadeau que de ne pas savoir ce que l'on fera dans trois jours, je suis entièrement d'accord. Et il y a une grande injustice entre les proviseurs qui veulent faire travailler leurs TZR 18 heures coute que coute, et ceux qui leur disent de rester chez eux à ne rien faire. Reste que la situation n'est pas normale, je ne connais aucune entreprise où l'on fait ça, ni même une seule administration.
Ecrit par : Jérémy | 07 septembre 2008
"Tiens, il y a un chat sur le site du SNES à propos de la réforme des lycées avec Roland Hubert, cosecrétaire général, mercredi 10/9 à 17h30."
Wouarf arf arf !!!! Roland Hubert n'est pas des plus recommandables, ça va être un beau discours de mauvaise foi et de langue de bois !
Ecrit par : Jérémy | 07 septembre 2008
"il y a un chat sur le site du SNES"
Ecrit par : sanjuro | 07 septembre 2008
J'espère que ces sales brutes syndicalistes ne vont pas faire de mal au gentil matou. Viens par ici mon beau minet, fuis de toutes tes jambes ce site indélicat!
Ecrit par : TotoWeininger | 07 septembre 2008
Finalement, je suis allé au rectorat pour demander un poste ! Non pas parce que je suis vertueux et consciencieux, mais parce que je voyais venir le coup qu'on ne me paierait pas en septembre si je n'étais pas rattaché à un établissement ! Ajoutez à cela qu'attendre un coup de fil pour un poste, c'est une vraie torture quand on est un peu anxieux de nature...
Ecrit par : sanjuro | 07 septembre 2008
Ça m'est arrivé en janvier 1979, au retour de mon congé-maternité. "Ils" ne savaient pas où me mettre.
Finalement, l'intitulé de mon poste a été : "à la disposition de M. l'Inspecteur". Un peu glauque, non ?
Je tiens à préciser que ce monsieur est resté très correct et n'a pas essayé de profiter de la situation. ;-)
En revanche, qu'est-ce que j'ai pu aligner comme kilomètres et comme petits remplacements de deux ou trois jours, cette année-là ! Et sans frais de déplacements, à l'époque. Il fallait pour cela avoir fait au moins une semaine dans la même commune pour avoir droit à un aller et un retour payés.
Avec un bébé de moins de neuf mois, c'était d'un pratique, il a changé trois fois de nourrice dans l'année, le pauvre.
Du coup, l'année d'après, un poste à l'année dans une commune à 60 km de routes de montagne de chez moi, ça m'a paru le comble du luxe. En plus, j'avais trois élèves, le rêve.
Ecrit par : catmano | 07 septembre 2008
Moi, j'étais "ATP" : "Affecté à titre provisoire" - J'en étais effectivement assez affecté. Quand on me demandait ce que je faisais, je disais : « J'arrose les ficus de Mme le Recteur ! »
Ma seule perspective d'évolution de carrière, ç'aurait été de devenir son objet sexuel, ce qui n'a, hélas, pas été le cas.
Sinon, je corrige le test d'orthographe de « Sauver les lettres » que j'ai fait passer à mes secondes. Y en a-t-il d'autres ici qui participent à cette évaluation de l'orthographe ?
Ça commence en général assez bien, mais assez vite, les fautes se multiplient, preuve qu'ils connaissent les règles et l'orthographe des mots, mais que ça n'est pas assez assimilé. Avec ça, il y a encore des idiots pour dire que « le taylorisme et le fordisme n'ont pas leur place dans l'école républicaine » - quand on leur fait faire des exrecices, je ne crois pas que ça consiste à serrer des boulons comme Chaplin dans les « Temps modernes » !
Ecrit par : sanjuro | 07 septembre 2008
Tiens, il y a un chat sur le site du SNES
Qui s'y colle ?
Ecrit par : sanjuro | 07 septembre 2008
Ben, ... Bof, ça dépend de l'état de santé !
Ecrit par : Zorglub | 07 septembre 2008
Je sors de ma sieste à l'ombre du vent pour vous servir ce dicton trop oublié et pourtant si vrai que chacun d'entre vous peut se répéter, en particulier ceux qui se targuent d'être des bourgeois, rémunérés aussi bien que rémunérateurs:
"La caque sent toujours le hareng."
Ecrit par : dobolino | 07 septembre 2008
"La caque sent toujours le hareng"
Ecrit par : dobilono
A Pigalle on dit plutôt "le mac sent toujours la morue!"
Ecrit par : Merlemocoeur | 07 septembre 2008
Pour les amateurs de chat, un petit texte amusant de Hippolyte Taine, "Vie et opinions philosophiques d'un chat" à lire ici : http://www.textesrares.com/philo/tainchat.htm
Ecrit par : Romuald | 07 septembre 2008
Du coup, je me suis retrouvé à remplacer un congé maternité en collège, ("malgré que" je "soye" agrégé) et je préférais ça à l'incertitude (désolé Sanseverina).
Ecrit par : sanjuro | 07 septembre 2008
Comme quoi c'est bien l'argent qui fait courir aussi les bourgeois rénumérés de l'EN, et non la passion de transmettre leur savoir.
Ecrit par : david.D | 07 septembre 2008
Comme quoi c'est bien l'argent qui fait courir aussi les bourgeois rénumérés de l'EN, et non la passion de transmettre leur savoir.
Ecrit par : david.D | 07 septembre 2008
J'espère que votre commentaire est au second degré, david D. ; fallait-il que j'acceptasse que mon salaire ne me soit pas versé alors que je n'étais pour rien dans mon absence de poste ?
Par ailleurs, je vous signale que vous tombez vraiment sur la mauvaise personne pour tirer ce genre de conclusion : à la sortie de mes études, j'aurais pu continuer à assurer des stages de bureautique et de PAO pour à trois briques par mois ! J'ai préféré enseigner la littérature, c'est moins chiant, même si c'est moins payé.
Ecrit par : sanjuro | 07 septembre 2008
" Sinon, je corrige le test d'orthographe de « Sauver les lettres » que j'ai fait passer à mes secondes. Y en a-t-il d'autres ici qui participent à cette évaluation de l'orthographe ? "
Sanjuro
Oui , moi . Mais je ne leur ai pas encore fait faire les questions . Demain .
J'avais aussi fait le précédent test . A chaque rentrée . Vous aussi ?
Cela permet de voir tout de suite les problèmes de langue et c'est l'occasion pour les élèves de prendre conscience des exigences du lycée comme du chemin qui leur reste à parcourir , car les résultats ne sont en général pas bons du tout . Chaque année , très peu d'excellentes notes , peu de moyennes , et beaucoup de très mauvaises !
Mais comme me l'a dit une collègue à la rentrée , lorsque j'ai parlé de ce test à faire :
- C' est complètement dépassé la dictée , il y a des moyens plus modernes !
- Je suppose que tu parles des méthodes utilisées depuis 20 ou 30 ans et qui ont produit, comme on le voit, ces champions en orthographe que sont nos élèves ?
Donc aucune raison d'en changer et encore moins de tester !
Tout va bien !
Ecrit par : Amélie | 07 septembre 2008
J'avais aussi fait le précédent test . A chaque rentrée . Vous aussi ?
Ecrit par : Amélie | 07 septembre 2008
Non, en fait, je n'ai pas eu de secondes pendant longtemps, et c'est la première fois que je fais le test de « Sauvez les lettres », j'avais d'autres procédures d'évaluation auparavant qui faisaient double emploi.
Avec le barème proposé pour la dictée, le problème c'est que j'ai une majorité de notes NÉGATIVES !
Je crois que je vais garder les résultats au chaud pendant un petit moment, parce que je crains que si je distribue cela comme première note, ça crée un choc ! J'ai bien dit que cela ne compterait pas dans la moyenne, mais bon, symboliquement...
Je vais faire un DS sur le premier texte et les premiers cours, et après je ressortirai le test SLL quand on mettra en place (si on met en place) l'AI.
Ecrit par : sanjuro | 07 septembre 2008
Jérémy, mon petit doigt et mes grandes oreilles me disent que Roland Hubert, qui représentait le SNES le 27 août dernier face à Gaudemar, rue de Grenelle, est bien l'homme à langue de bois et talent limité que vous décrivez. Il a commencé par tortiller du prose face au susdit recteur, sur le thème " la réforme des lycées nous plairait bien, même sans beurre, mais ne pourriez-vous faire un effort du côté des postes" jusqu'à ce que la représentante du SNALC prenne la parole et affiche une opposition brutale et frontale aux diktats du ministère - et alors le petit Roland a brusquement tourné casaque, et a dit que lui non plus, heu..., son syndicat..., n'approuvait pas tout dans cette réforme, qu'il faudrait voir, que le calendrier... etc.
Comme dit Roger Vailland dans Bon pied bon oeil : "Un taureau trouillard n'aura jamais de couilles".
Ecrit par : Abraxas | 07 septembre 2008
J'espère que votre commentaire est au second degré, david D.
Ecrit par : sanjuro | 07 septembre 2008
Rassurez-vous, oui!
Ecrit par : david.D | 07 septembre 2008
"Les êtres humains ne sont pas seulement négatifs" a dit Carla Bruni. Vous voyez : la philosophie n'est pas morte !
Elle a d'ailleurs tenu à nous rassurer sur sa situation personnelle. Elle a déclaré en effet : "Je ne souffre pas de ma position."
Outre les jeux de mots oiseux qui pourront naître d'une telle déclaration, je pense que tous les miséreux, chômeurs et déclassés seront heureux de savoir qu'elle va bien, et qu'elle ne souffre pas, d'être riche et puissante. Ouf, tout va bien !
Ecrit par : Jérémy | 07 septembre 2008
Avec le barème proposé pour la dictée, le problème c'est que j'ai une majorité de notes NÉGATIVES !
Sanjuro
Oui , mais comme c'est la majorité , on peut dédramatiser facilement et rire avec eux, car ils ne sont pas spécialement atterrés ! Ils le prennent avec décontraction et philosophie !
Cela rassure les parents quand on leur dit à la réunion ( DEMAIN ! ) que la note ne compte pas . C'est alors qu'ils avouent qu'ils apprécient que nous soyons attentifs à l'orthographe et prêts , que dis-je , déterminés à y remédier .. enfin ! .. Bref , O-PE-RA-TI-O-NNELS !!!! :-)))
Ecrit par : Amélie | 07 septembre 2008
D'ailleurs, elle a fini par une pensée pour tous les malheureux, qui sont victimes, je cite, "de l'exclusion, les femmes, les enfants, la maladie" (là elle a dû s'embrouiller un peu dans la syntaxe, mais personne n'a jugé utile de refaire la prise).
C'est sympa.
Ecrit par : Jérémy | 07 septembre 2008
Jérémy, vous n'avez rien d'autre à faire qu'écouter Carla Bruni?
Ecrit par : dobolino | 07 septembre 2008
Salut à tous, à Georges Rouault, dans mon ambition cornet de frites, une Quatrième, une Troisième n'ont pas de prof d'anglais. Banal. Banal. Terriblement banal. Le pire est que tout le monde s'en tape. Et le SNES au premier chef. La seule chose qui passionnne le grand con qui est permanent du SNES au collège, commme jadi la nomenklatura soviétique ou aujourd'hui les dictatures fascistes du tiers-monde, c'est son confort, et la rafle du plus d'heures sup possibles.
Tout à l'heure, j''ai lu sur le site du Monde que deux nouvelles agressions antisémites ont eu lieu Rue Petit, à 850 mètres de mon collège.
Ceci est en relation avec cela. Dans notre bantoustan soigneusement construit par le PS et l'UMP, les gosses sont à ce point rongés de désespoir, si vous ne me croyez pas, cenez donc y voir, qu'ils en deviennent fous de haine. Et la haine, c'est toujours et partout l'antisémitisme. Comme une vieille entienne.
Merci, donc , à la formidable indifférence. Mes gosses de Dakar, de Bamako, de Ouaga, d'Abidjan et d'ailleurs se sentent enculés comme leurs arrières-grands-pères quand ils eurent terminé de se faire tuer pour nous. J'ai le coeur gros et l'envie, infantile, je n'en disconviens pas, de tout faire pêter....
Ma fillle est en 1ère S. Elle est heureuse. A sa chambre. Monn fils est en 5ème bilangue européenne et tout le tintouin...Pourquoi,moi qui aime tant la vie, ai-je envie de me foutre une balle dans le caisson???
Ecrit par : montaigneàcheval | 07 septembre 2008
La seule chose qui passionnne le grand con qui est permanent du SNES au collège, commme jadi la nomenklatura soviétique ou aujourd'hui les dictatures fascistes du tiers-monde, c'est son confort, et la rafle du plus d'heures sup possibles.
Ecrit par : montaigneàcheval | 07 septembre 2008
Par "permanent" j'imagine que vous voulez dire "secrétaire"...
S'il se goinfre d'heures sup, une bonne blague à lui faite c'est de coller sur son casier l'autocollant que le SNES a envoyé à tous ses syndiqués, et qui dit "+ d'heures sup', non merci !"
Vous trouverez une bonne âme quelque part qui vous en passera un.
Et ne mettez pas de balle dans le caisson de quiconque, ça fait des salissures...
Courage !
Ecrit par : sanjuro | 07 septembre 2008
Ne faites pas ça, Montaigneàcheval! Il y a encore de belles balades à faire à Paris!
Jeremy, vous passez votre temps à écouter Carla Brunni, et à regarder Zemmour et Bigard! Vous n'allez jamais réussir à entrer dans la cour du "Ravi par sa Tronche"!!! ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 07 septembre 2008
Dans notre bantoustan soigneusement construit par le PS et l'UMP, les gosses sont à ce point rongés de désespoir, si vous ne me croyez pas, cenez donc y voir, qu'ils en deviennent fous de haine. Et la haine, c'est toujours et partout l'antisémitisme.
Ecrit par : montaigneàcheval | 07 septembre 2008
MàC, c'est de même dans nos collèges de campagne provençale peuplés de petits blancs. Antisémitisme clairement exprimé, haine, violence. Ça fait mois de bruit parce que c'est peu peuplé et qu'il n'y a guère d'occasions de se manifester violemment vu que y'a pas de juifs ou si peu.
C'est certain que ça revient en force.
Ecrit par : dobolino | 07 septembre 2008
mille excuses , david d., d'avoir pris la mouche !
Pour vous, ce petit texte de Montherlant que je donne régulièrement à mes élèves (et certains doivent en rire encore...)
« Avant 1925, j’avais de l’argent l’idée qu’en ont les gens de ma classe. Maintenant je pense que l’argent ne devrait pas plus "travailler" que l’homme ne devrait travailler, que cette génération spontanée de l’argent ne sent pas bon, que les intérêts qu’on ne touche pas en ce monde vous sont comptés dans un monde supérieur.
Un phocéen du peuple disait un jour devant moi, parlant de sa cigarette qu’il laissait se consumer dans le cendrier : "c’est le bon Dieu qui la fume". Eh bien, les intérêts que nous ne touchons pas, mettons que c’est le bon Dieu qui les touche, et nous en sait gré. Il faut perdre un peu, la sensation en est bonne.
Je commençai donc en 1925 à ne plus "placer" mon argent, et j’ai continué depuis sans m’en relâcher une seule fois, considérant cette attitude comme importante, non seulement pour les raisons que je viens de dire, mais parce que, en rendant impossible tout commerce et toute industrie au sens moderne de ces mots, elle symbolise la rupture avec un ordre social qui est à condamner.
J’ai eu la joie d’apprendre plus tard, ce que j’ignorais dans ce temps-là, que, malgré le blâme porté par l’évangile sur le "talent enfoui", le droit canon chrétien du Moyen-Âge défendait le prêt à intérêt, et que le droit canon musulman le défend encore. »
Henri de Montherlant, Carnets.
Ecrit par : sanjuro | 07 septembre 2008
Pourquoi,moi qui aime tant la vie, ai-je envie de me foutre une balle dans le caisson???
Ecrit par : montaigneàcheval | 07 septembre 2008
MàC, MàC, MàC.... Le coeur en étendard.
Sanseverina, courage tout autant.
Ecrit par : Pendariès | 07 septembre 2008
Ça fait bizarre aussi de se surprendre à trier le public auquel on explique ses racines et comment on a atterri en Haute-Provence.
Faut recommencer à être prudent, MàC...
Quand je pense à l'autre pantin qui voulait faire parrainer un petit mort juif par chaque mome de CM2, question de jeter de l'huile sur le feu et d'attiser la haine.
La prochaine fois, il nous proposera des collèges Jean Marais, Jean Cocteau André Gide et Julien Green avec salut au drapeau tous les matins dans la cour pour lutter contre l'homophobie.
Alors qu'il y a tant à faire en matière d'emploi digne de ce nom, de logement, de régularisation des sans papiers et d'école, j'en passe.
Ecrit par : dobolino | 07 septembre 2008
Henri de Montherlant, Carnets.
Ecrit par : sanjuro | 07 septembre 2008
Ah, oui, bien sûr, Collège Montherlant, j'avais oublié!
Ecrit par : dobolino | 07 septembre 2008
Déjà fait !
Collège Montherlant, Neuilly en Thelle (60)
(3000 habitants, près de Senlis.)
Ecrit par : sanjuro | 07 septembre 2008
MàC, pas de mauvaise blague, vous qui nous avez habitués à des bonnes.
Testez un grand Saint Joseph, ça vous remonte un homme et vous réconcilie avec l'humanité.
Si c'est vraiment grave, faut passer à l'Hermitage.
Ecrit par : Zorglub | 07 septembre 2008
Je m'en doute bien que c'est déjà fait! Après, faut voir si c'est dans telle ou telle optique, avec légèreté ou avec la batterie lourde.
Regardez les Arméniens, on leur fouttait la paix, ils pouvaient gagner du fric en restant inaperçus du bon peuple. Dans le bouquin d'histoire de troisième de ma fille, y'en a une tartine sur le génocide de 1915. Forcément, ça va mettre la puce à l'oreille des petites brutes!
Tout ça pour récupérer un électorat...
Pas bon d'être pointé comme ça du doigt et de forcer tout le monde à s'apitoyer sur votre sort, par ordre supérieur.
Ecrit par : dobolino | 07 septembre 2008
Encore que ça dépende des régions, dans ma bonne (?) ville, ils font depuis toujours tout un tintoin alors qu'ils ont (en général) fort bien réussi par habileté, travail et solidarité.
Du coup, même les soc se sentent obligés d'en rajouter pour ne pas risquer de perdre quelques voies ...
Et que je t'inaugure le monument qui va bien, te finance le parc municipal de tel petit bled en Arménie (j'lai visité : 3 ans après y'a pu ke des orties ...), et pis aussi la salle de ciné (z'ont déjà revendu le vidéo proj !).
M'enfin, bon ...
Pour l'instant les turcs font pas trop le bazar (et au pire on organisera un match de foot parait que c'est souverain sur ces coups là)
Ecrit par : Zorglub | 07 septembre 2008
"Salut à tous, à Georges Rouault, dans mon ambition cornet de frites, une Quatrième, une Troisième n'ont pas de prof d'anglais. Banal. Banal. Terriblement banal."
Dans mon collège, il n'y a pas de prof de français pour une classe de troisièmes, ni d'histoire-géo.
Dans un lycée proche, une classe n'a pas de prof d'allemand.
Dans ces deux établissements, les professeurs refusent de prendre des heures sup', le rectorat veut les y forcer !
C'est la première rentrée où la pression est aussi forte pour forcer à prendre des heures sup'. La ligne directrice du ministère et des rectorats est incompréhensible : forcer les profs à faire des heures sup'. Il ne faut pas que ça passe.
Ecrit par : Jérémy | 07 septembre 2008
Du coup, même les soc se sentent obligés d'en rajouter pour ne pas risquer de perdre quelques voies ...
Ecrit par : Zorglub | 07 septembre 2008
Même si les voix du signeur sont impénétrables?
Ecrit par : Christophe Sibille | 07 septembre 2008
La ligne directrice du ministère et des rectorats est incompréhensible : forcer les profs à faire des heures sup'. Il ne faut pas que ça passe.
Ecrit par : Jérémy | 07 septembre 2008
C'est illégal. Suffit de dire non! ça sait pas dire non, un prof? Ah oui, ça craint les représailles, la note administrative pourrie, que sais-je encore? mais ça aussi ça se conteste! Il faut contester toute cette merde!
Y a pas une maxime de Chamfort qui commence par :
"savoir dire non et vivre seul..."
La connaissent pas, les profs?
Ecrit par : TotoWeininger | 07 septembre 2008
"Les êtres humains ne sont pas seulement négatifs" a dit Carla Bruni
Ecrit par : Jérémy | 07 septembre 2008
Sans doute une allusion astrologique.
Ecrit par : TotoWeininger | 07 septembre 2008
aux douze signes du Zodiaque...
Ecrit par : TotoWeininger | 07 septembre 2008
"j'essaye surtout de faire honneur à mon pays. Et c'est ça qui est difficile parce que c'est tout à fait nouveau pour moi"
Carla Bruni
Ecrit par : TotoWeininger | 07 septembre 2008
Rentrant d'une expédition en Provence Intérieure, par quelques commentaires, j'apprends tardivement et dans le désespoir que Christophe Sibille, souvent surnommé “le Ravi de la Gôche”, plus rarement “Mistoufle Cédille” et tout récemment “Unrien Okuduncé” (parce que cédille) avait refusé de venir jouer dans la cour des “Grands”. Il préfère s'amuser avec “les petits, réellement très petits” à ironiser sur Zemmour et Siné plutôt que de réfléchir avec les “grands” sur la profondeur des textes de Philippe Murray ou de Jean-Claude Michéa… Cela m'a fait craindre pour la qualité future de ses interventions vis-à-vis de l'enrichissement de notre patrimoine national.
Heureusement, l'ange de la bonté et du frétillement réunis, sous le visage d'Amélie, est apparu dans le ciel de ce site pour nous permettre d'accéder à quelques extraits de feu Murray… Elle nous laisse espérer que ce grand polémiste ne restera pas totalement étranger à l'esprit encore vert d'Unrien Okuduncé.
Le thème de l'intervention de Philippe Murray, les phobies, n'est pas sans évoquer un débat que j'ai eu ici, il y a quelque temps, avec Jérémy. Celui-ci y avait été anonymement traité d'Ongulé. Ayant moi-même été l'objet de quelques propos malveillants (beaucoup moins bien ciblés, il est vrai), je ne sais que trop quelle a dû être sa souffrance. J'espère que, dégagé des insultes, ce texte qui est un hommage à l'intelligence mettra un point d'orgue à ce débat inachevé…
Ecrit par : Dieuéamour | 07 septembre 2008
Quelques raisons de refuser les HSA :
"Prenons les richesses : sont-elles à vous, ont-elles par nature de la valeur? Et parmi elles, qu'est-ce qui en a le plus? L'or, la fortune que l'on amasse? Mais non, les richesses ont plus d'éclat quand on les dépense que quand on les entasse, s'il est vrai que la cupidité rend toujours odieux et la générosité, illustre. Si l'on ne peut conserver ce qui passe à autrui, alors l'argent n'est précieux que quand il passe généreusement à d'autres mains, c'est-à-dire quand on cesse de le posséder. Mais si tout l'argent du monde s'entassait chez un seul homme, cela en priverait tous les autres"
"Toi donc, qui , en ce moment, redoutes l'épieu et l'épée, si tu avais pris le chemin de cette vie en voyageur sans bagage, tu chanterais à la barbe du brigand. Belle félicité, en vérité, que celle des richesses mortelles : lorsqu'on y atteint, on perd toute sécurité!"
Ecrit par : TotoWeininger | 07 septembre 2008
A afficher en salle des profs. Succès garanti.
Ecrit par : TotoWeininger | 07 septembre 2008
Ceux qui prennent des heures sup en veulent le plus souvent pour payer l'essence, les traites du pavillon, les pensions alimentaires, la chambre d'étudiant du fiston.
C'est humain, même si c'est moche.
Ecrit par : sanjuro | 08 septembre 2008
C'est vrai que c'est humain, Sanjuro. Mais j'ai quand même eu dans mon bahut, il y a deux ans, un prof de je ne sais quel génie électrique qui doublait son emploi du temps (et triplait quasiment son salaire). Devait avoir plusieurs pensions alimentaires en retard - ou était simplement alimenté par l'esprit de lucre...
Maintenant, on pourrait penser que si l'on n'avait pas prolétarisé les enseignants depuis une trentaine d'anées, ça se verrait moins.
MàC, toute personne qui aime passionnément la vie a régulièrement ,envie d'en finir. C'est normal, et c'est sain - et ça aide en général à aimer davantage la vie, après la seconde bouteille de Gigondas ou de Crozes-Hermitage (je suis dans la région, à l'instant où j'écris).
JPB
Ecrit par : brighelli | 08 septembre 2008
"réfléchir avec les “grands” sur la profondeur des textes de Philippe Murray ou de Jean-Claude Michéa…"
Ecrit par : Dieuéamour | 07 septembre 2008
"Muray", mon "grand" ravi par sa tronche, "Muray"... Avec un seul "r". Mais, si vous en mettez deux, c'est peut-être à force de prendre les grands vôtres?
Avez-vous au moins regardé la première de couv' d'un de ses livres? Si vous voulez, je vous en prête un??? ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 08 septembre 2008
Murray élimine Nadal et rejoint Federer en finale,...
Ecrit par : de l' R | 08 septembre 2008
Question:
Quelles épreuves du bac passent les premières S?
Quelles épreuves du bac passent les premières ES?
Ecrit par : dobolino | 08 septembre 2008
MàC, toute personne qui aime passionnément la vie a régulièrement ,envie d'en finir. C'est normal, et c'est sain ).
JPB
Ecrit par : brighelli | 08 septembre 2008
Je ne suis pas normale... ou alors je n'aime pas la vie?
Ecrit par : dobolino | 08 septembre 2008
Vous parlez d'or , JPB. Mais enfin, comme l'écrit si bien De Gaulle après la destruction de la flotte à Mers-El-Kébir: "Le découragement, sous l'enveloppe du courage avait fini briser mon alacrité." Alacrité. C'est le mot que je cherchais. Formidable mot, tellement proche du latin, qui est un mélange entre énergie et gaîté,conviction.
Disons que l'immonde connerie de l'administration ,centrale ou pas, a fini par érodre cette alacrtié, donc, que j'ai pour notre métier. Un autre exemple. Dans mon collège, sur ma fiche de voeux, mais là c'est marrant, c'est "L'administration en délire", j'avais précisé que je voulais suivre la classe "bilangue allemand" que j'avais déjà depuis 3 ans et avec laquelle j'avais commencé un petit peu ,non sans succès,, à faire de l'Histoire-Géo en allemand, car comme vous le savez je suis bilingue. Eh bien, ma principale, qu'a pris sa retraite et qui finissait par bavouiller sa gelée de groseille sur son chemisier Smalto, ne m'a pas donné la 3eme bilangue. Motif" Rholala, M'sieur Gochemiche, vous êtes un prof tellment chevronnné, que j'ai préféré donner la classe bilangue à votre jeune collègue. Vous je vous ai filé la classe "Basket"" Fermez le ban. Remarquez, au fond, je m'en tape, j'ai uen classe de 16 en 3ème, pas des lumières mais gentils comme tout. Il ye en a un qui a 14 ans et qui fait 1,91 m!!!! Pratique pour écrire en haut du tableau.
Et pas mal ici s'astiquent la chipolata avecc leurs "preugressssssssssssions" leurs "fifiches" leurs "méthotodes"....Soupir!!!! La pédagogie?? Les cours en bilingue??? mais ils n'en ont RIEN A BRANLER, nos cloportes administrateurs. Rien. Vous n'avez toujours pas compris que les proprofs avec leurs petits cahiers, mais dans les DPE, ils s'en pissent dessus de rire!!!!
Enfin, c'est rai qu'un Crozes-Hermitage avec une assiette d'époisses au marc de bourgogne et raisins macérés sur du pain aux noix tièdes.....l'ami Darcos, peut bien me demander d'enseigner les maths si ça lui chante....bon, allez, mes 3èmes Basket. à présent. Cours sur "Les hommes occupent et aménagent la Terre" (tu parles!!! ils l'occupent coomme jadis les allmon la Vranze, ach, kross malheua!!!!).
Bonne matinée alacre ou non, à tous.
Ecrit par : montaigneàcheval | 08 septembre 2008
@ Avez-vous au moins regardé la première de couv' d'un de ses livres? Si vous voulez, je vous en prête un??? ;-)
Ecrit par : Christophe Sibille | 08 septembre 2008
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Manifestement le cas de Unrien Okuduncé ne s'améliore pas… À sa qualification de correcteur orthographique compensant largement son incompétence dans le maniement des idées, il se propose de prêter ses livres aux pôvres qui n'en ont pas. Il fait probablement partie de la catégorie de ceux qui ont des livres magnifiques dans leur bibliothèque et ne les ont jamais lus… La contemplation d'alignements bien réguliers où le dos de couverture l'initie à l'orthographe du nom de ces auteurs suffit largement à son bonheur. S'il avait lu Murray, ça se saurait… La lecture de Murray donne l'impression qu'on est plus intelligent. S'il l'avait lu, on s'en serait aperçu…
NB :J'écris Murray avec deux R car je trouve que cet homme a bien du mérite…
(Entre autres, d'avoir battu Nadal qui est - en plus doué - ce qui m'insupporte le plus au tennis comme Unrien Okuduncé est ce qui m'insupporte le plus dans le débat sur l'éducation…)
Ecrit par : Dieuépardon | 08 septembre 2008
Adiéou à toutes et à tous !
Comme beaucoup je suis rentré, back in the game !
Mon bahut est un lycée polyvalent qui en est à son 3e proviseur incapable : un alcoolo puis un autre qui se prenait pour Bokassa et aujourd’hui un véritable malade mental. Le délirium doit être un critère de recrutement ! Et dire qu’on veut donner à ces gens davantage de responsabilités !
Les discours des deux proviseurs furent quasiment inaudibles car ils parlent dans leurs barbes. On comprend pourquoi ils n’enseignent plus. Cela consistait en gros en une lecture passionnante du papier-cul envoyé par le rectorat. Rien qui puisse motiver les troupes !
Le proviseur a donné le ton : ambiance bizarre, glaciale, brejnévienne, avec son mélange de je-m’en-foutisme et de scrogneugneu mais sans les applaudissements interminables à la fin ! D’accord avec Pendariès et Màc : l’absentéisme massif, les demandes justifiées des profs, les suppressions de postes et de classes ou les secondes à 35, ils n’en ont absolument rien à foutre ! Y sont quand même pas là pour que ça marche ! Le but du proviseur actuel c’est d’avoir sa prime de 11 000 € si on passe à l’apprentissage avant sa retraite…
J’ai retenu de ses borborygmes des allusions au « protocole de Lisbonne » et au drapeau européen qui est hissé sur le lycée ! À ce point les profs qui ne dormaient pas discutaient à voix haute avec leurs voisins. Toujours des généralités servant à attendre l’heure du « pot de l’amitié » (sic). Une dernière foutaise, le protal nous a demandé de méditer une citation de Gide sur les problèmes et les solutions. Il a au moins un dictionnaire des citations.
Bonne rentrée à tout le monde !
Ecrit par : Lariba | 08 septembre 2008
Dans mon collège, sur ma fiche de voeux, mais là c'est marrant, c'est "L'administration en délire", j'avais précisé que je voulais suivre la classe "bilangue allemand" que j'avais déjà depuis 3 ans et avec laquelle j'avais commencé un petit peu ,non sans succès,, à faire de l'Histoire-Géo en allemand, car comme vous le savez je suis bilingue. Eh bien, ma principale, qu'a pris sa retraite et qui finissait par bavouiller sa gelée de groseille sur son chemisier Smalto, ne m'a pas donné la 3eme bilangue.
Ecrit par : montaigneàcheval | 08 septembre 2008
Ça, c'est typique et même typiquement nul. Si MàC avait été dans un collège à bourges (sensu lato), les parents auraient dès le troisième trimestre de l'an dernier réclamé à fond pour que MàC enseigne cette classe cette année encore et auraient probablement eu gain de cause.
répondez à ma question sur S et ES, de façon à ce que je m'appuie sur une certitude avant de vous raconter une triste histoire de suivi scolaire d'un élève travailleur par ses parents non investis.
Ecrit par : dobolino | 08 septembre 2008
Oui, je précise quand même que ma 3ème "Basket" (hihihi quelle marrade) , je ne la méprise nullement et que j'ai le même plaisir à leur enseigner que ce que j'enseigne aux "bilangues". Non , c'est simplement , à mon sens, l'illustration parfaite, reprise de main de maître par Lariba que je salue, du mépris métaphysique dans lequel on nous tiens . Tous. Agrégés ou pas. Certifiés ou pas. TZR ou pas.
Quant à l'effondrante nulllité des personnels de direction...un vieux, vieux problème. Lariba le dit bien, entre les fous à lier, les chefs de produits qui veulent gérer leur bahut comme une multinationale, les Bokassa,les Brejnev, les gros cons, les Mamies Nova (comme la mienne, jusqu'à l'an dernier) onn est bien servis, en vérité. Et puis, j'incline à penser que les Rectorats sont acculés. Comme personne de sensé veut faire ce job de merde, car c'est un job de merde, genre capiston d'un rafiot qu'on doit écoper sans cesse, reste plus que les Arturo Ui carriéristes ou illuminés ou les Misères Intellectuelles. Quel programme. Ma femme me dit , depuis 20 ans, qu'ua lieu de gueuler au charron, j'ai qu' à faire de "l'entrisme" comme qui dirait. Y aller. Jamais!!! Plutôt me faire arracher trois dents ou les moltogommes que de faire ce boulot.
Quand même des éclaircies parfois, dans ce smog administratif. Pendant trois ans, nous avons eu comme protal-adjoint ,un jeune agrégé de maths brillant, cultivé, drôle, et faisant ce qu'il pouvait pour nous faciliter la vie. Et doté d'une poigne d'airain.
Reconnaissons aussi que nous sommes chiantissimes, parfois, souvent(?)? Jamais contents, jamais heureux. Pétris de terreur ou d'acrimonie contre le monde entier. Serviles auxiliaires des délires IUFM....si nous étions moins coincés du cul , peut-être aussi, les chooses iraient-elles mieux. On est une poignée , à la salle des profs à déconner sec...sous la réprobation générale. En juin, une petite collègue d'EPS avait apporté pour un matin, une demie-roue de Brie de Melun (pas de Meaux, surtout pas) crémeux, magnnifique, à faire tomber Saint-Cholestérol (456-523, évêque de Rilletos) en syncope et trois kilbus de Nuits-Saint-Georges. C'étaient les reliefs de son repas de noces. Touchant d'avoir pensé à nous. Fallait voir la bobine de 90% de nouzautres!!!! On s'est retrouvés à 11 sur 47 à tortorer ce délice à midi. Entre temps j'étais aller acheter du Pain Poilâne... la gueule d'enterrement des profs....z'ont quà travailler chez Darty ou Carrefour...ils verront l'Enfer de Dante. Merde, c'est vrai , quoi. Moi, je rends grâces au ciel de la vie que j'ai eu jusqu'à présent (51 ans) et du bonheur que j'ai de faiire un métier SANS PETIT CHEFAILLON ou de SIGNORE CONTROLETTO sur le dos. C'est inestimable.
Ecrit par : montaigneàcheval | 08 septembre 2008
Allez, Màc ! Comme on est historiens-géographes tous les deux, je vous propose de travailler sur les progressions, programmations, notions-clés et autres conneries en éducation civique, de façon à faire des fifiches qu’on refilerait aux IUFM.!
Non, m'sieu Gochmitt, je rigole !
Ecrit par : Lariba | 08 septembre 2008
^Le Gigondas est mon vin préféré avec un bon fromage. Le champagne de ma région cen'est pas que je ne l'aime pas mais il ne m'est pas conseillé. Pas grave je peux m'en servir pour cuisiner.
On commence à revenir à des sujets intéressants sur ce blog. Dans mon bahut, au temps où j'étais doc ( de 74 à 89) j'avais réussi à monter une amicale avec la direction pour qu'on rigole un peu . Je me souviens d'une soirée bal costumé. Le proviseur était déguisé en émir arabe et se promenait avec son bidon d'essence. Mon mari et moi étions en Hongrois et j'arborais de belles nattes rouquines assorties à ma couleur naturelle. Le cher et tendre ne pouvant danser bien sûr a passé la soirée à nous confectionner des crêpes délicieuses dont certaines réservaient la surprise facile à deviner. Ah ma bonne dame c'était l'bon temps !
Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 08 septembre 2008
Les justiciers s'estompent. Voici les cupides tournant le dos aux bruyères aérées.
Rene Char. Feuillets d'Hypnos.
Ecrit par : buntovchik | 08 septembre 2008
Vous avez essayé le Vacqueyras, Hélène? C'est le même terroir et c'est moins renommé.
Ecrit par : dobolino | 08 septembre 2008
Lariba, oh oui, oh oui,, des fifiches, oh oui!!!! moi, j'aime bien les notions-clé. Surtout des champs. Mais sans charres, le pire, c'est qu'il y a de nos collègues qui se plient à ces singeries. Et puis, je ne sais pas vous, mais moi on mme demande depuis des lustres de faire passer l'ASSR, le BSR. Jusqu'à il y a 5 ans, c'était bonnard. On empilait les mômes devant une cassette-vidéo de "le CRDP présente", rien que là, mort de rire, "l'Attestation de sécurité-routière"..5,4,3,2,1...une voix rassurante comme le catalogue de la CAMIF donnait les consignes et boum, ça partait. De petites séquences. Et ça m'amusait beaucooup de repérer où c'était tourné. Une fois c'était à Angoulème. Et une autre fois, chez moi, à Pantin...une année , on voyait même, la cathédrale de Chartres. On ramassait des petites feuilles crades et on cochait. Les élèves adoraient ça. Ils étaient heureux, mais heureux quand on leur disait, "tu l'as". Et souventes fois, c'étaient les plus nullards qui ramassaient le pacson. Fiers comme des petits bancs. Les Agnan de la classe, alors, dépités.
Mais c'était trop beau, les Professeurs Grifaton de l'informatique ont changé tout ça. Maintenant y aun logiciellllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllllll. Plus de paysages, de rues, d'alignement de peupliers, le long de la route de Saqclay à Chevreuse. Du virtuel. Des Sims. Moches, Cons, jamais obèses, rarement noirs, excpetionnellement asiatiques et jamais maghrébins.
Comme les salles informatiques tombent en rade, rapport que les TICE sont incompétents (j'adore ce mot, comme j'adoore confondu, ah le français, le français, langue qui fait son auto-psychanalyse , alors que le boche a eu besoin de la béquille de Pépé Sigmund!!!!!) et que c'est Windows, donc de la merde, ça ne marche pas et qu'est-ce qu'on a fait l'an dernier: belote, rebelote, dix de der et capot: on a repris les vieilles VHS et les fiches en papelard. Et les mômes ravis....du petit bordel qui règne toujours en pareil cas.
bàv
Madame Charpentier, la seule fois où j'ai participé à une sauterie de profs sympa, c'était dans mon ancien collège, à Saiint Mard(77) quand le principal, qui lui était un gars au petit poil, nous mit le CD qu'il avait enregistré: Christophe, tout à fait. Crooner français années 70. Inutile de dire qu'on l''aimait bien notre Mr G. (sniff, sniff) ,le seul avec celui dont je pparle un pelus haut que je regretterai sincèrement....les autres....tirons la chasse...je vous passe un amical bonjour.
Ecrit par : montaigneàcheval | 08 septembre 2008
"La lecture de Murray donne l'impression qu'on est plus intelligent."
Ecrit par : Dieuépardon | 08 septembre 2008
Effectivement, au temps pour moi. Si ça ne fait que donner l'impression, surtout à vous-même, vous avez effectivement dû le lire!
Pour parler de choses plus intéressantes que les éruptions de "Ravi par sa Tronche", et de ses considérations sur le tennis, auquel il ne comprend certainement pas grand-chose, (pardonnez-moi si je suppute à son sujet comme il le fait au mien... faiblesse humaine), et quoique la victoire de Murray sur Nadal m'ait également fait assez plaisir), avec "l'Epoisses", je serais plus volontiers partisans d'un Châteauneuf-du-pape blanc, ou même d'un Puligny-Montrachet... Mais, même s'ils peuvent se raisonner, les goûts ...
Ecrit par : Christophe Sibille | 08 septembre 2008
Edwige a du vice, c'est sûr.
Voyez ce que la dame est devenue :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Edwige_Avice
Passer chez le che et finir comme ça.
Si c'est pas malheureux.
Ecrit par : gégé | 08 septembre 2008
"Manifestement le cas de Unrien Okuduncé ne s'améliore pas… À sa qualification de correcteur orthographique compensant largement son incompétence dans le maniement des idées, il se propose de prêter ses livres aux pôvres qui n'en ont pas. Il fait probablement partie de la catégorie de ceux qui ont des livres magnifiques dans leur bibliothèque et ne les ont jamais lus… La contemplation d'alignements bien réguliers où le dos de couverture l'initie à l'orthographe du nom de ces auteurs suffit largement à son bonheur. S'il avait lu Murray, ça se saurait… La lecture de Murray donne l'impression qu'on est plus intelligent. S'il l'avait lu, on s'en serait aperçu…
NB :J'écris Murray avec deux R car je trouve que cet homme a bien du mérite…
(Entre autres, d'avoir battu Nadal qui est - en plus doué - ce qui m'insupporte le plus au tennis comme Unrien Okuduncé est ce qui m'insupporte le plus dans le débat sur l'éducation…)
Ecrit par : Dieuépardon | 08 septembre 2008 "
Tu fais chier avec tes conneries, si t'as rien à dire ferme ta gueule!!!!!!!!!!!!!!
Ecrit par : Zorro | 08 septembre 2008
Y'a pas de raison pour mépriser les troisièmes basket. C'est juste dommage de pas continuer les cours d'histoire en allemand quand on dispose du professeur ad hoc. Ça fait un peu gaspillage.
Un truc que j'ai pas trop bien compris: l'an dernier dans le collège de ma fille, ils étaient une cinquantaine de latinistes de quatrième. En troisième, on leur offre la possibilité de faire du grec ancien à la place du latin. Tous les élèves s'engouffrent dans l'option grec parce que la prof de latin ne leur plait pas et qu'ils trouvent la prof de grec super chouette et qu'ils savent que leurs parents vont refuser qu'ils ne fassent pas une langue ancienne. Résultat: cette année, six latinistes et quarante héllénistes. Alors, ils ont bidouillé un truc assez surprenant: la professeur de latin prend une partie des héllénistes une heure par semaine avec ses six latinistes pour faire un enseignement bâtard genre civilisation gréco-romaine.
Je précise que, comme pour le gosse de Milady, c'est le genre d'heures qui sont souvent collées entre midi et deux et que faire grec et latin est impossible.
Au lycée, ils regroupent en une seule classe de latin les premières et terminales, toutes sections confondues, et selon les années, y'a les secondes avec.
On peut penser que c'est très efficace comme mode d'enseignement si on en juge par les résultats au bac de latin des terminales de l'an dernier: 16 pour celle qui avait choisi l'épreuve écrite et entre seize et vingt pour les candidats à l'oral. Le niveau monte nettement et l'hétérogénéïté des classes est un facteur majeur de réussite surtout si on l'associe au jeûne.
Bizarrement, cette année, un seul élève de terminale L a continué le latin et uniquement sous la contrainte parentale. Depuis qu'il sait les notes du bac de l'an dernier, il est réconforté.
Ecrit par : dobolino | 08 septembre 2008
Tu fais chier avec tes conneries, si t'as rien à dire ferme ta gueule!!!!!!!!!!!!!!
Ecrit par : Zorro | 08 septembre 2008
@Zorro doit être tout nouveau sur ce site car une meilleure connaissance de la question l'amènerait à constater qu'entre ses participations aux divers débats et celles de Dieu sous ses différents aspects, c'est surement Zorro qui a le plus souvent rien à dire… Il le fait fort bien… Quand il ne le fait pas, il est d'une grossiéreté qui fait regretter la qualité de ses silences.
Ecrit par : Dieusétou | 08 septembre 2008
Faites-vous plaisir!
http://www.radiofrance.fr/play_aod.php?BR=13341&BD=08092008
Ecrit par : dobolino | 08 septembre 2008
Faites-vous plaisir, c'est gratuit.
http://www.radiofrance.fr/franceinter/chro/laviedesidees/
Ecrit par : dobolino | 08 septembre 2008
Felds,c'est le grand- père horreur.
Quelle méchanceté le ronge ?!
Ecrit par : zorro 2 | 08 septembre 2008
J'ai apprécié cette note et sa conclusion, mais je n'exclus absolument pas que la Pintade (que j'appelle plutôt Marcelle Béate, car j'aime les volailles et pas les néos) collabore directement à l'oeuvre ( Lang, Allègre et les autres me paraissent bien usés).
Ecrit par : Michel Godicheau | 08 septembre 2008
Dobolino
Fin de 1ère S : écrit et oral de français (EAF = épreuve anticipée de français) + TPE
Fin de 1ère STI : EAF + histoire géo (à l'oral) pas de TPE en STI (et c'est grand miracle ...)
Le reste chais pas ...
Y'm semble en L qu'ils passent les matières "scientifiques" en fin de première.
(C'est d'ailleurs stupide puisque les S continuent les humanités en terminale avec philo et hist géo)
Ecrit par : Zorglub | 08 septembre 2008
Felds,c'est le grand- père horreur.
Quelle méchanceté le ronge ?!
Ecrit par : zorro 2 | 08 septembre 2008
Si c'était la méchanceté, andouille, ce serait un moindre mal.
Ecrit par : dobolino | 08 septembre 2008
Et ES, y'a personne qui sait?
Zorglub, pour L, je sais, y'a EAF, TPE, Enseignement scientifique (épreuve combinée physique SVT) et mathématiques.
Ecrit par : dobolino | 08 septembre 2008
J'ai trouvé sur Google:
ES
EAF, TPE, Enseignement scientifique
Ecrit par : dobolino | 08 septembre 2008
Donc, c'est encore plus triste que ce que je pensais! Je vous raconte ça dès que j'ai un créneau
Ecrit par : dobolino | 08 septembre 2008
En ES :
- Enseignement scientifique (SVT)
- Français écrit et oral
- TPE
Ecrit par : Romuald | 08 septembre 2008
C'est une histoire de parent d'élève.
La mère de famille qui bossait avec moi depuis trois ans a trois enfants. Deux catastrophe et l'ainé, très sérieux, très travailleur mais pas franchement brillant. Ce jeune homme a l'âge de mon fils, n'a jamais redoublé et a fait une convenable seconde générale (encouragements tous les trimestres) dans un autre lycée que mon fils. J'ai, en présence de sa mère, beaucoup parlé d'école, d'instruction et d'orientation. A la fin de la seconde, elle m'a annoncé que son fils entrait en première S. J'étais ravie pour ce gamin d'un milieu vraiment défavorisé. Elle a persisté toute l'année à le penser en première S et a écouté benoitement mes conseils d'orientation post-bac dont elle devait, la suite vous le prouvera, se contrefiche complètement.
Arrivent les épreuves anticipées du bac. Je prends des nouvelles de son fils et elle m'annonce qu'il avait très peur pour l'épreuve d'histoire.Très surprise, je lui explique que, mais non, pas du tout, elle avait mal compris, que son fils passerait l'histoire l'an prochain, que les S ne passaient que le Français en première. "Mais non, mais non, je t'assure!". Deux semaines plus tard, confirmation puisque le jeune homme a eu treize. Je suis restée là-dessus, admettant cette nouvelle bizarrerie du bac et me demandant bien pourquoi sur le livre d'histoire de terminale, y'avait marqué sections L,ES et S???????
Ben voilà! Y'a des parents d'élèves qui n'ont pas la moindre idée de la section suivi par leur gosse et qui croient qu'il est en S alors qu'il est en STI.
Bonne chance au gamin pour l'orientation post-bac.
Il s'agit quand même d'une personne qui a passé vingt heures par semaine avec moi pendant trois ans et vous vous doutez bien que mon obsession pour l'instruction dépasse largement les limites de ce blog.
Je suis sidérée. J'avais espéré un moment que le gosse était en ES, ce qui aurait peut-être rendu la confusion de la part d'une personne simple un petit peu plus excusable.
Conclusion: elle en a rien à battre de la scolarité et de l'avenir de son gosse! A vous, professeurs, de jouer le rôle de parents nourriciers.
Bon courage!
Ecrit par : dobolino | 08 septembre 2008
Tout le monde est égaux, pour sûr mais y'en a quand même qui sont vachement plsu égaux.
Ecrit par : dobolino | 08 septembre 2008
Dites, c'est bien quand même, STI, pour un bon élève qui a les félicitations tous les trimestres? Il va avoir des bons débouchés, le petit Rémi? Il est brave ce gamin. J'aurais les boules pour lui! Dans quelle sol