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25 août 2008

Iznogoud is back

Iznogoud is back

 

 

   J’ai acheté le dernier livre de Jack Lang, l’Ecole abandonnée (1), pour vous dispenser de le lire.

   Par la longueur, c’est tout au mieux un pamphlet : 80 pages, ingénieusement gonflées par une compilation de programmes, les « bonnes pages » de 2002 et les horreurs présumées de 2008.

« Lettre à Xavier Darcos », dit le sous-titre. Et dès la première ligne : « Si je prends aujourd’hui la plume, monsieur le ministre… »

   « Je », dès le second mot : que sera-ce à la fin ? Le vélociraptor botoxé a de la communication une conception éminemment narcissique – jusque là, rien de nouveau.

 

   Si je devais trouver un mot pour résumer ces 80 pages de fiel, ce serait « nostalgie ». Le vrai rétro-penseur (2), il est dans ce tout petit livre. Qu’il ait ou non été aidé par un nègre, et que ce nègre soit lyonnais ou non, Jack Lang jette à la face de Darcos sa nostalgie d’un antan mythique, quand le pédagogisme était roi, et que lui-même était ministre. Car si un second mot pouvait décrire le sentiment de l’auteur, ce serait « usurpation » : Lang est à jamais ministre de l’Education, et tout autre que lui a été placé indûment sur le trône de la rue de Grenelle. Il veut, il doit être calife à la place du calife.

 

   Bien sûr, comme il maîtrise assez bien la rhétorique scolaire, notre expert es chemises mauves commence par une fausse captatio benevolentiae – aubade du Parthe avant le jet de flèches, exercice scolaire sur un passé (« il me semblait que nous partagions une même foi en l’école et en ses professeurs ») forcément très imparfait. « J’avais pour vous, avoue-t-il à Darcos, estime et considération ».

   Puis vient un long développement sur la langue, menacée, paraît-il, par les nouveaux programmes du Primaire (3). Mais l’ancien ministre, qui insiste lourdement sur le « nombre de mots » connus d’un enfant de trois ans, qui caractériserait, selon lui, le déterminisme social, a omis de se renseigner sur ce qu’est une langue : non pas du quantitatif, mais du structurel. Le vocabulaire se glisse dans des structures qu’il faut bien apprendre, si l’on ne les a pas sucées avec le lait maternel. Non, mon cher monsieur, la mémoire n’est pas seulement « un outil » : elle est à la base de cette reproduction dont parlait jadis Bourdieu et qui a permis aux primates et autres fils de bourgeois de faire mieux que leurs pères.

   Si les nouveaux programmes insistent tant sur la grammaire formelle, et sur la répétition (violemment épinglées l’une et l’autre dans le cours de l’opuscule), c’est que le ministre, agrégé de Lettres, et « l’obscur groupe d’experts » qui l’ont conseillé savent qu’une matrice fautive fait automatiquement dégénérer l’expression – et que les « débats » mis en place par la réforme de 2002, s’ils se veulent concitoyens, consensuels, et autres mots commençant mal, n’apprennent rien à un élève dont les cadres linguistiques sont tordus au départ.

   Mais Jack Lang a le défaut de ses amis : il croit que plus, c’est automatiquement mieux.

   D’où un long développement sur les cours du samedi matin. Même si je pense qu’il aurait été plus efficace de les déplacer systématiquement sur le mercredi matin, plutôt que de laisser les instituteurs dans le flou et le bricolage, ce ne sont pas deux heures de plus ou de moins qui abîmeront définitivement un enseignement déjà fort dégradé. La question centrale de tout bon programme, c’est, justement, les programmes. Lang, hanté par la nostalgie d’un « avant » où il était encore quelque chose, se gausse du « recentrage » annoncé par Darcos sur les matières fondamentales. Il a tort : dans l’état dans lequel sont aujourd’hui les élèves qui arrivent en Sixième – car l’amont est toujours jugé par l’aval -, c’est moins de diversité qu’ont besoin les enfants que d’apprentissages rigoureux.

   « Tromperie des heures de soutien », clame notre pamphlétaire indigné. Allons, monsieur l’Ex, préférez-vous vraiment les cours à la maison ou les Acadomia de toutes farines ? Qui a les moyens de les payer – sinon vos amis ? Le soutien scolaire, les heures prises sur les vacances, effectuées par des volontaires pour les élèves en vraie difficulté, ce sont là des mesures de bon sens – dont je faisais la publicité dans Fin de récré.

   Nostalgie, que me veux-tu ? « Le véritable retour aux fondamentaux, ce sont les programmes de 2002 », affirme Lang. « Appauvrissement », martèle-t-il. Et de regretter la sainte « transversalité » au nom de laquelle on a cessé de faire apprendre des règles – et, au passage, diminué sournoisement le nombre d’heures effectives de Français

   Je le crois bien. De bons programmes ne sont jamais des programmes exhaustifs. L’école française est morte, ces vingt dernières années, d’un excès d’ambition. Instruire avait nécessairement des limites. Mais Eduquer, nouveau mot d’ordre de ces faux démocrates qui vont finir par lapider la République avec leurs bonnes intentions, n’a plus de barrières. Les programmes que propose le ministre – bon connaisseur de l’école de Jules Ferry sur laquelle il a écrit (lui-même…) un livre fort sérieux, définissent clairement des compétences à transmettre.

   Et – preuve absolue, selon Lang, du « libéralisme » du ministre -, ils font confiance aux initiatives des maîtres pour élaborer leurs méthodes : « La vraie liberté, apostrophe-t-il le ministre, n’est pas l’absence de règles de votre école libérale (…) qui délaisse ses enseignants ». Lang, non content de mépriser assez les instituteurs pour leur souhaiter une férule gouvernementale – la sienne – en acier trempé, regrette le bon vieux temps des méthodes obligatoires (pour l’acquisition de l’orthographe, par exemple ?), et se promet bien, quand il aura récupéré son bail rue de Grenelle, de nommer près de lui l’un ou l’autre des ayatollahs de la Pédagogie-reine et des « sciences » de l’Education. Sous couvert de passer la main dans le dos des syndicats les plus béats, Lang affiche un dédain sidérant des maîtres, auxquels on n’inculque plus le bon caniveau ni la bonne manière de faire. Allons, Monsieur l’aigri, faites un peu confiance aux instituteurs. Il y en a plus que vous ne pensez qui pratiquent déjà, en catimini, des méthodes efficaces, et n’ont pas besoin qu’on leur impose « une méthode de lecture commune ».

 

   Je passe sur certaines invectives qui sont de la pure polémique. Ainsi, il ne m’apparaît pas que le ministre ait « livré une partie du temps scolaire à la télévision », ni qu’il « abandonne une partie des programmes aux éditeurs privés » : Jack Lang rêverait-il de manuels d’Etat ? La totalité de l’édition, scolaire ou non, est privée en France – et c’est très bien comme ça : ainsi tel éditeur peut-il, en ce moment même, préparer un nouveau manuel de Français / Collège qui s’articule sur la marge des programmes – conforme à ce qui est nécessaire, bien plus qu’à ce que souhaitent les IPR. De même, accuser les nouveaux programmes de brader la culture scientifique, qui ,d’après l’Ex se résume à la « main à la pâte » (ah, Charpak, que de crimes on a commis en ton nom !), est un peu vain : en insistant sur l’apprentissage des opérations mathématiques de base (et j’ai déjà dit que je regrettais la reculade de Darcos sur la division, qui ne sera pas enseignée en CP), les nouveaux programmes donnent les bases essentielles à une vraie culture scientifique – n’en déplaise aux touche-à-tout du bricolage. Que la France soit le « centre du monde » des programmes de géographie, je n’y vois guère d’inconvénient : avant d’apprendre les particularités de la Papouasie ,  il n’est pas absolument inutile que les élèves sachent que la Loire prend sa source au mont Gerbier-de-Joncs : le Massif Central est, dans un premier temps, plus essentiel que le Centrafrique. Idem pour l’Histoire : moquez-vous de Marignan, petit maître que vous êtes ! Apprendre aux enfants ce qui s’est passé en 1515 leur évitera de croire, plus tard, qu’il s’agit d’un aéroport de sud de la France. Marignan , ce sont les guerres d’Italie, la Renaissance , l’Humanisme, Léonard arrivant en France, François Ier avant Pavie, Bayard sans peur et sans reproche – à la fois de l’Histoire et du mythe – qui constitue l’Histoire, et non cette approche « scientifique » stérilisante qui a amené des gosses qui ne nous avaient rien fait à tout apprendre sur le tissage du sarrau au XIVème siècle.

 

   Il s’ensuit que les satisfecits que Lang décerne à Darcos sont inquiétants – et témoignent des ambiguïtés des réformes en cours. « Vos programmes de collège vont parfois dans le bon sens » : dans un livre dont chaque phrase doit être prise à l’envers, il est significatif que des programmes qui n’ont pas encore liquidé explicitement la notion stérilisante de séquence, ni étendu aux Certifiés et Agrégés la liberté pédagogique conférée cette année aux instituteurs, soient salués par le champion de la Nostalgie. Quant à la réforme du lycée, Lang n’en parle pour ainsi dire pas (« je ne peux que souscrire à une telle orientation, tant elle poursuit ce que j’ai amorcé dans les lycées »), parce que tout ce qui en filtre, pour le moment, va dans son sens, comme il s’en félicite ingénument – et croyez bien, ami ministre, que je m’en désole : « encourager l’autonomie » au lycée après l’avoir sagement proscrite en Primaire me paraît quelque peu inconséquent – et dangereux : les pédagogistes mis à la porte rentrent par la fenêtre, largement ouverte par monsieur de Gaudemar.

 

   Suit un chapitre qui pourrait faire mouche sur les restrictions de postes. Il est certain que dans une France à la démographie triomphante, où les premiers enfants du boom nataliste de la fin des années 1990 arrivent au collège, supprimer bon an mal an 13 à 20 000 postes est contre-productif – et inquiétant : faudra-t-il à court terme réinventer l’eau chaude et les maîtres auxiliaires ? Faudra-t-il aller les quérir en Roumanie, comme on est allé chercher des médecins en Afrique ? Mais lier la montée de la violence à la diminution de l’encadrement est stupide : l’irrespect naît de la déconsidération, et cette perte de prestige vient de la combinaison du quantitatif (20% de perte salariale depuis le milieu des années 1980) et du qualitatif – nous ne sommes jamais que ce que nous enseignons, et le laxisme pédagogique est l’école du mépris.

 

   La nouvelle formation des maîtres – qui ne me satisfait pas vraiment, voir ma Note de début juillet – ne trouve pas grâce aux yeux de notre oracle du temps jadis. C’est que la perte d’influence des IUFM (dont il reconnaît au passage que le fonctionnement « n’est pas parfait » - quel aveu, monsieur l’Ex !), et la mise au rencart des pseudo-sciences de l’Education ne satisfont guère l’homme-lige de Meirieu – car dans ce chapitre s’étale à plein la personnalité du patron, dont Lang n’est que le masque médiatique. « Enseigner est un métier », dit notre maître des lieux communs. Encore faudrait-il que les enseignants soient réellement formés à enseigner leur matière – mais peu de critique des universités, dans cette Ecole abandonnée : Valérie Pécresse est passée sous les fourches caudines des présidents et du SNE-Sup, cela doit enchanter le vibrion de la gauche caviar.

   Car il parle aussi de la Gauche , notre bon Samaritain. Cette Gauche « aux abonnés absents » : mais elle attendait Saint Jack, tout comme probablement un gouvernement Sarkozy II. La critique aiguë d’un ministre est, depuis toujours, la meilleure manière de faire sa cour au Prince.

 

  J’avais donc acheté le dernier ouvrage de Jack Lang : vous pouvez vous dispenser de le lire.

 

 

 

Jean-Paul Brighelli

 

 

(1)   Sur le bandeau rouge de l’éditeur : « Récit d’une imposture ». Lecture faite, on se demande s’il s’agit d’une critique, ou d’un auto-portrait.

(2)   C’est l’une des amabilités que m’avait adressées Philippe Meirieu. Mais les faits sont têtus : la nostalgie est dans le cœur de ces aigris qui pensent, comme Lang, que l’on n’a pas laissé aux programmes de 2002 le temps de faire tout le mal possible.

(3)   Avec des accents et des expressions (« la langue, notre maison commune ») qu’il me semble avoir entendus dans certains de mes livres – mais je ne peux empêcher Lang de lire, parfois, de bons ouvrages.

 

Commentaires

On le lira quand même, Jean-Paul...
Même si on a totale confiance en votre objectivité concernant Djack, et surtout Darcos, cet homme dont le mot moratoire "ne fait pas partie du vocabulaire"... Sic.

Ecrit par : Christophe Sibille | 25 août 2008

"La nouvelle formation des maîtres – qui ne me satisfait pas vraiment, voir ma Note de début juillet – ne trouve pas grâce aux yeux de notre oracle du temps jadis."

Jean-Paul Brighelli

Non. Il a dit sur l'antenne de France inter qu'il était particulièrement favorable à une licence pluridisciplinaire en trois ans, plus une formation professionnelle de deux ans. On peut rêver de ça, avec Darcozy...

Ecrit par : Christophe Sibille | 25 août 2008

Belle note de JPB contre JLM (Jack Lang-Meirieu).

Je me permets d'écrire une courte glose à la lecture de deux passages du texte :

1) "« l’obscur groupe d’experts » qui ont conseillé le ministre"
On ne peut pas dire qu'il ait vraiment tort en employant cette expression. Même après publication des programmes, on ne sait toujours pas qui les a rédigés, ni qui les a amendés. J'imagine que le groupe comprenait le bon JPB, Guy Morel m'a dit avoir été agélament sollicité pour émettre des propositions... et c'est tout ce que je sais. Ca ne me semble pas absurde, quand un programme est imposé à des millions de professeurs, qu'on sache les noms des experts qui ont travaillé à ce programme. Je les ai demandés ici plusieurs fois en vain, j'en déduis que c'est du secret défense, comme les frégates de Taiwan. Ca ne contribue pas à avoir confiance en cet "obscur groupe d'experts" (je souscris vraiment à l'expression en l'état actuel des choses).

2) "La totalité de l’édition, scolaire ou non, est privée en France – et c’est très bien comme ça : ainsi tel éditeur peut-il, en ce moment même, préparer un nouveau manuel de Français / Collège qui s’articule sur la marge des programmes – conforme à ce qui est nécessaire, bien plus qu’à ce que souhaitent les IPR."

Quel que soit l'éditeur, la plupart des manuels sont dirigés par des IG ou IPR qui coordonnent l'ouvrage, et qui choisissent leurs copains/copines pour les rédiger. L'éditeur miracle qui va rompre avec la tradition de satisfaire les exigences des IPR a-t-il besoin d'aide pour collaborer à la confection du manuel nouveau ?

Ecrit par : Jeremy | 25 août 2008

Merci pour votre analyse, JPB. Je me dispenserai certainement de lire l'ouvrage de Lang, d'autant que je suis plongée depuis hier dans L'Ombre du vent, qui requiert toute mon attention.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 25 août 2008

"une fausse captatio benevolentiae – aubade du Parthe avant le jet de flèches,"

Vous ne pouvez pas parler français???

Ah la connivence culturelle qui permet de se reconnaître....

Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 25 août 2008

Ah la connivence culturelle qui permet de se reconnaître....

Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 25 août 2008

C'est pas faux.

Ecrit par : yann | 25 août 2008

Hervé et Jérémy font chorus...
J'aurai cette année une classe de prépas qui est en fait une vraie propédeutique aux IEP : les meilleurs élèves de ZEP désireux de se mettre au niveau (aveu à peine voilée de l'institution, qui reconnaît bien volontiers que les lycées de ZEP ne sont pas au niveau des bons lycées non-ZEP, et donne unhe année de préparation à des concours qui se passent théoriquement au Bac), c'est-à-dire savoir lire, écrire, parler - et manier la connivence culturelle.

Donc, mon cher Hervé, la captatio benevolentiae (je l'apprends à mes élèves dès la Seconde) c'est le "Et bonjour, Monsieur du Corbeau" - le "du", particulièrement, qui ennoblit faussement ce robin de volatile noir - ça vaut tous les Bourgeois gentilhommes de la terre (il faudra que quelque jour je mette en Note le cours que je fais volontiers en première heure du premier jour sur le thème " savez-vous lire ?" et où j'analyse en détail le Corbeau et le renard). Et les Parthes combattaient à l'arc à cheval - et tiraient une dernière flèche alors même qu'ils faisaient semblant de s'enfuir, d'où l'expression "flèche du Parthe" - le dernier trait assassin à la fin d'un discours. La connivence culturelle, comme vous dites, permet de dire tout cela en quatre mots - ce n'est pas forcément du gâchis. Suis-je clair cette fois ?
JPB

Ecrit par : brighelli | 25 août 2008

"une fausse captatio benevolentiae – aubade du Parthe avant le jet de flèches,"

Vous ne pouvez pas parler français???

Ah la connivence culturelle qui permet de se reconnaître....

Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 25 août 2008
Ah, la belle culture qui me force à me renseigner pour comprendre. Quel plaisir de s'enrichir ici et là des savoirs d'autrui. Brighelli explique avant même que je le lui demande mais je parie bien qu'il eut été ravi de répondre à ma question et ne m'aurait pas pour autant méprisée.
Echange de bons procédés! Sur l'histiocytose maligne, ce fut naguère moi qui lui répondis et, quand il a besoin de changer de vélo et brigue de monter le Ventoux, il lui faudra encore des conseils.

J'ai beaucoup aimé la phrase
"le laxisme pédagogique est l'école du mépris".

Ecrit par : dobolino | 25 août 2008

Bel estoc, JPB !

A propos de connivence culturelle, la griffe de Eddy K. et Muriel F. dans "Main basse sur l'E." : L’Éducation Nationale est accusée de « fabriquer des crétins » et d’entretenir le « chaos pédagogique », l’insécurité et le chômage.

Comme quoi la connivence attire les foules, sans impliquer la communauté d'esprits.

Ecrit par : Steppenwolf | 25 août 2008

Merci pour les explications que je n'avais pas le courage de chercher (Eh oui, certains jours on aime bien que les choses aillent facilement!!! Mais rassurez-vous dobolino j'adore en temps ordinaire rechercher ce genre de chose dans mes dictionnaires, encyclopédies et autres wikipedia...).

Ceci dit sur un site fréquenté - par nature - par des professeurs de lettres l'utilisation de telles expressions se justifie.
Je me méfie cependant des discours maniant trop volontiers un "code" obscur à beaucoup ou faisant "trop" usage de références historiques (est-on obligé de connaître le boulangisme par exemple pour analyser la situation politique d'aujourd'hui?)

Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 25 août 2008

Je me méfie cependant des discours maniant trop volontiers un "code" obscur à beaucoup ou faisant "trop" usage de références historiques (est-on obligé de connaître le boulangisme par exemple pour analyser la situation politique d'aujourd'hui?)

Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 25 août 2008
ce qu'il faut bien comprendre, c'est que ça devient intrinsèque. Il est plus naturel d'user d'une formule qu'on maîtrise que de s'étaler dans des phrases alambiquées. Faut pas avoir peur ou honte de demander des explications. C'est comme chez le médecin ou le véto. Ou le banquier, d'ailleurs...

Ecrit par : dobolino | 25 août 2008

De toutes façon, JPB, vous enfoncez une porte ouverte, comme Gide hihhihihi....Lang est un sauteur. Ce que Christine Angot est au marquis de Sade. Un rien. Un pet. Mais son successeur actuel, dans le genre n'est guère plus sexy. Monsieur Darcos, qui s'est pris une belle tuile garantie dix ans par Batkor à Périgueux....a été désigné par l'autre fou Guyfumelamôquette, enfin le morceau de viande qui fait office de PDT de la Rep, comme vidangeur de l'EN. Raus, Schnell, Alle im Sack. Nix gut. Brovesseurs polchéffiks..ach!!! 80000 en moins jusqu'en 2012. La natalité n'a jamais été aussi forte en France, on se demande vraiment pourquoi, ça conceptionne maculé??? Sans doute parce que le ravissement d'un petit enfant compense les délires mafieux des gangsters de l'UMP????? Donc moins de profs. Chez nous à Georges Rouault ,en ZEP? REP? Ambition Cornet de Frites, 3 postes d'assistants éducatifs en moins, un prof de physique qui se barre en retraire, le veinard et maccache oualouh. une infirmière qui , comme les derviches de Khartoum, tourne, tourne entre 5 bahut avec chacun trente psychopathes.....EN Histoire-Géo, le principal, lamerdauculmachemisecolle, m'appela de sa voix flûtée...mmmmmmmmh, ma biche, hmmmmmm, passque vouala: ça l'arrangerait 'ach'ment que je me farcisse une classen entière en plus. Et vazyléon, que je suis un chevronné, un prof Citroën, quoi....et qu'il me fera un emploi du temps au petits oignons....une turlute, même si je le veux...lamentable. J'ai accepté par esprit civique et en pensant que les môems du XIXème (arrondissement, pas siècle, quoique) avaient nul besoin de faire les frais de la crapouillerie puante de l'UMP.
Alors ok, Jack lang est un sauteur, un social-caviardeux. Mais l'autre le répugnant ex-maire de Périgueux, c'est pire: c'est un liquidateur judiciaire. Péris! gueux!!!!

Ecrit par : montaigneàcheval | 25 août 2008

Complètement hors sujet mais pour se regonfler avant la rentrée:
http://www.lepost.fr/article/2008/08/24/1250161_tes-parents-divorcent-mais-personne-ne-demande-ta-garde.html

Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 25 août 2008

Pas mal, votre éreintage de Lang.
Cela dit, je suis absolument d'accord avec Montaigne : Darcos ne vaut pas la peine qu'on prenne sa défense : il nous ( = ceux qui lui faisaient confiance, et ils étaient a priori nombreux dans le corps enseignant...) a poignardés dans le dos d'une façon que je qualifierai volontiers de honteuse, parce qu'en ce moment je manque un peu d'imagination et de verve.

Ecrit par : FGuichard | 25 août 2008

Belle estocade musclée: notre moustachu tient la forme olympique.
Le mois de juin m'ayant livré une hotte de manuels de 3° (français) tout neufs, je constate qu'à l'évidence, le générique revient aux valeurs sûres, aux classiques (certains même osent la chronologie, Ronsard, La Fontaine, Marivaux, Hugo, Maupassant, bien rangés, commentés et illustrés, avec le contexte historique.)
La littérature de jeunesse, les notices de montage, les lettres d'ado disparaissent peu à peu. Bien sûr ça s'appelle encore "séquences" mais le schéma actanciel a du plomb dans l'aile, l'énoncé ancré ne fait plus recette. Il y a donc moyen, pour un prof jackophobe, de construire de beaux cours riches en protéines qui donneront à penser à nos têtes brunes et blondes. Rien de tel qu'un éditeur privé pour flairer l'air du temps. Désolée mon bon Lang, malgré le botox, vous voilà à l'arrière-garde.

Ecrit par : Cunégonde | 25 août 2008

Mais oui , mais oui Cunégonde, avec une prof darcosophile ou drosophile ,tout ira mieux, alles wird besser sein....on rève. Quand même incroyable, détester les soces ce que je fais, ne justifie nullement qu'on se pâme devant les gangsters UMP, non???? 80000 postes supprimés jusqu'en 2012 , songez-y...alors vos beaux cours riches en protéïnes.....

Ecrit par : montaigneàcheval | 25 août 2008

Comparer Gide à Lang, tout de même... Le premier ne mérite pas ça.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 25 août 2008

"détester les soces ce que je fais, ne justifie nullement qu'on se pâme devant les gangsters UMP, non???? 80000 postes supprimés jusqu'en 2012 , songez-y...alors vos beaux cours riches en protéïnes....."

Ecrit par : montaigneàcheval | 25 août 2008

Vous êtes la voix du bon sens, Montaigne... Il faut marteler ça, ici, jusqu'à ce que ça rentre.

Ecrit par : Christophe Sibille | 25 août 2008

Eh, Montaigne-à-dada, est-ce que j'ai le choix? Vous-même transigez pour soutenir vos cornets de frite, et moi aussi, j'ai l'esprit civique, je préfère leur donner de la littérature protéinique même s'ils sont 29 au lieu de 22. What else?

Ecrit par : Cunégonde | 25 août 2008

Il se trouve que je suis Roumaine et je vis en France depuis 22 ans!
Votre allusion à mon pays ,à ses profs ou aux médecins africains est peu louable...
Je n'imaginais pas chez vous un esprit si franchouillard ,si raciste en somme...
L'école roumaine a fait ses preuves et les médecins africains aussi...
Je suis enseignante à Sète et mes élèves ont de très bons résultats (en toute modestie) sinon je perdrais mon poste...
A l'Université de Paul Valéry il y a beaucoup d'universitaires roumains très compétents
Vous avez des graves lacunes de culture et c'est inquiétant...
Pourquoi tapez-vous sur les plus éprouvés ?Aucun respect ,vous êtes Dieu ,vous avez la certitude que les Roumains sont nuls,vous décidez quel peuple est digne de vivre en France?
Allez -y un peu dans ce pays francophiles et vous serez capable de comprendre votre ignonimie
Pourquoi pas les Russes ,les Bulgares,les Belges...
Continuez de massacrer un peuple innocent ,le seul îlot de latinité,entouré de slaves...
Tout mon peuple parle français ,aime la France...c'est signe d'ignorance?
Faites une recherche (d'une seconde )sur la Roumanie et vous découvrirez votre sale gaffe
Vous n'étiez pas le plus fort de votre classe!
Je comprends mieux le nom de votre blog"bonnet d'âne"
Et vous osez donner des leçons aux autres!
La Roumanie a été en quatrième place au nombre de victimes
pour que Hitler disparaisse et elle a gagné depuis longtemps les galons de sa dignité et sa place dans l'histoire universelle:
Cioran ,Ionesco,Brancusi,Anne de Noailles,Eliade,Elvire Popesco,Brassai ,Virgil Gheorghiu,Fondane et beaucoup d'autres
Mais il vous faudrait un dictionnaire pour savoir qui étaient
tous ces gens -là qui ont été honorés par la douce France
Quelle amertume ,quelle déception de voir un tel esprit obtus!
Je n'ai aucun respect pour de tels propos mais je ne m'étonne pas
C'est trop tard pour que vous puissiez changer...une telle bassesse est devenue chronique et inguérissable
P.S. 1-les maîtres auxiliares en prennent aussi pour leur grade!
Gardez votre énergie pour éduquer vraiment et bien la jeunesse française ,ceux qui sont dans cet échec scolaire qui les mène directement au chômage
Et leurs profs sont du cru pourtant, ceux-là que vous mettez en avant!
Que faites -vous de tas de profs français qui travaillent à l'étranger?
C'est à espérer qu'ils soient mieux reçus que les Roumains en France, par vous.
P.S.2: le prix Apollinaire 2007 de poésie a été attribué à une Roumaine, Linda Maria Baros, avec études en Sorbonne et traductrice d'auteurs français. Une erreur du jury, sans doute ?
Pédagogiquement vôtre

Ecrit par : angesasu | 25 août 2008

saperlotte!
merci de penser à nous faire faire des économies cher JPB et bisous au passage!

bonne soirée à tous;
Pirouette de Saperlipopette...

Ecrit par : Saperlipopette | 25 août 2008

Avez-vous vu comme moi un bandeau sur i-télé annonçant des projets de Darcos ?

Il dit vouloir faire de l'année qui vient "l'année des enseignants". Sans doute un contre-feu pour désamorcer la grogne qui va se déclarer dans les jours à venir.

J'ai regardé le journal de F2 pour voir s'il y avait un sujet, mais visiblement l'annonce d'un témoignage sur le Yéti en Inde justifiait plus fortement du temps d'antenne...

Cher JPB, j'attends avec impatience votre avis sur la réforme du lycée, car je crains que nous ne soyons là en vraie difficulté. Je n'espérais pas grand chose de Darcos, mais je ne m'attendais pas à le voir jouer le cheval de Troie du pédagogisme intégral au lycée.

Je peux me tromper, mais apparemment Darcos a choisi de s'en tenir aux suppressions de postes coûte que coûte, pour plaire à Sarko. Le lycée et son autonomie démago est sans doute la conséquence de ce choix, car il aidera à faire passer la pilule de la baisse des horaires, des options, des taux d'encadrement.

Lang, pour moi, n'est que la mouche du coche. Qu'il soit revanchard et imbu de sa personne est vrai, mais n'a aucune importance au fond. Il n'est même plus représentatif du PS...

Cela dit, Darcos devrait se méfier : quand il aura fait le sale boulot, son patron pourrait trouver drôle de le remplacer par Lang, ça désamorcerait certainement la grogne si elle devient trop forte.

Ecrit par : Sanjuro | 25 août 2008

C'est cette culpabilisation injuste qui amène beaucoup de collègues à trafiquer la réalité, à mentir aux élèves sur leurs vraies capacités, pour finalement les empêcher de se construire.
Ecrit par : Sanjuro | 25 août 2008

Le résultat : nivellement par le bas et peu s'en sorte, d'où l'hypocrisie générale.
Avec votre profil de professeur Sanjuro, vos élèves gagnent un an, mais en perdent combien ailleurs ?

Ecrit par : carole | 25 août 2008

Merci à ceux qui ont répondu à mon message sur la note précédente, et désolé si la machine a empêché qu'on en débatte (j'espérais retenir Parapluie, mais le message est resté dans les limbes de Midiblogs trop longtemps).

Ecrit par : Sanjuro | 25 août 2008

Je peux comprendre l'émotion de Angesasu, mais je n'ai pas l'impression que la phrase incriminée était insultante envers les roumains, à moins que les médecins africains auxquels il est fait référence dans la deuxième partie de la phrase soient notoirement connus pour être incompétents.

"Faudra-t-il aller les quérir en Roumanie, comme on est allé chercher des médecins en Afrique ?"

Franchement, la phrase ne peut être insultante que si les médecins africains sont supposés être des guignols.

Ecrit par : johnmarguerite | 25 août 2008

"Il dit vouloir faire de l'année qui vient "l'année des enseignants". Sans doute un contre-feu pour désamorcer la grogne qui va se déclarer dans les jours à venir."

Ecrit par : Sanjuro | 25 août 2008

Ah bon? Il n'a même pas eu le courage de dire: "l'année de la suppression des postes d'enseignants?"

Ecrit par : Christophe Sibille | 25 août 2008

Et puis merde au fond, il n'y a qu'à savoir lire : comme je ne vois pas nulle part écrit dans le texte que les médecins africains sont des charlatans ou ont obtenu leur diplôme dans une pochette surprise, je ne vois pas pourquoi on envisagerait la possibilité que ce texte dise quelque chose qu'il ne dit pas !

Ecrit par : johnmarguerite | 25 août 2008

Vous êtes la voix du bon sens, Montaigne... Il faut marteler ça, ici, jusqu'à ce que ça rentre.

Ecrit par : Christophe Sibille | 25 août 2008 "

Ah, ben maintenant voilà qu'on parle martothérapie !

Je vais me coucher, tiens !

Ecrit par : johnmarguerite | 25 août 2008

Je n'ai pass vu d'insulte non plus. Juste le constat que nous, français, étions devenus incapables de subvenir nous mêmes à nos nécessités premières: déjà, depuis beau temps, la médecine, et, peut-être, dans un futur proche, l'enseignement.

Ecrit par : dobolino | 25 août 2008

Mais, bon, après tout... Nous ne serions pas le premier pays à importer médecins, ingénieurs et autres petites mains pour fabriquer des juristes pour les faire chier au quotidien.

Ecrit par : dobolino | 25 août 2008

Nous vous conseillons la lecture de l'essai politique que notre blog http://www.les-dizygotes.com/ publie en intégralité intitulé
"Sarkozy Frêche : les dizygotes".

Ecrit par : pierre georges dit fredo alias colonel fabien | 25 août 2008

"non cette approche « scientifique » stérilisante qui a amené des gosses qui ne nous avaient rien fait à tout apprendre sur le tissage du sarrau au XIVème siècle."

Des gosses qui ne nous avaient rien fait ! A qui on impose des fantasmes de pédagogue déconnant !


Monsieur Brighelli, je vous adore !!!!

Ecrit par : Florence | 25 août 2008

La grogne qui va se déclarer dans l'Education Nationale ??!!!!
Laissez moi rire.
Elle fut de plus en plus minoritaire en 2007/2008.Pourquoi cette évolution s'inverserait-elle en 2008/2009 ?
Sutout dans le primaire,d'ailleurs.
4 jours de classe par semaine , un programme super,une liberté officielle pour les antipédagogistes qui oseront la prendre ,peu de changements dans les effectifs des classes malgré la suppression des postes .La seule préoccupation de certains va être comment effacer les deux heures dues aux élèves en difficultée sans que la Nation ne dise rien encore une fois.Ca va bien occuper le Snuipp,expert dans ce genre d'avantage "acquis".
Et quand les parents vont recevoir le fascicule de Darcos et pour une fois depuis des années enfin y comprendre quelque chose ,les grognards professionnels ne vont pas tenir bien longtemps dans la bouderie révolutionnaire contre les légitimes demandes des familles et la concurrence des écoles.
Ah , à l'Ecole Jack Lang,vous dites qu'ils font faire des divisions au CE1 ? Et pourquoi pas ici à Langevin Wallon ?
Jack Lang,c'est le chant du Cygne,c'est le signe de la déroute.
Qui peut-il donc impressionner ?

Ecrit par : bernard | 25 août 2008

difficulté..........de l'orthographe

Ecrit par : bernard | 25 août 2008

"Il dit vouloir faire de l'année qui vient "l'année des enseignants". Sans doute un contre-feu pour désamorcer la grogne qui va se déclarer dans les jours à venir."

Ecrit par : Sanjuro | 25 août 2008


La grogne de qui ?

Des syndicats qui ne pensent guère aux enfants, ni aux profs d'ailleurs, seulement à leurs statuts de Privilégiés.
De la FCPE (syndicat de parents de gauche) (ex babas, gauchos en voie d'extinction......).
Enfin, la grogne de tous ceux pour qui le partage symbolique de l'alphabet ne veut strictement rien dire, pour ceux dont la lecture (acte suprême de liberté) est réservé à "leur élite".
La grogne pour ceux qui ont compris que le bon peuple est trop con, pour avoir le droit à l'instruction et qui sous semblant de savoir, à transformer l'école en un vaste foutoir.

Ecrit par : carole | 25 août 2008

transformé

Ecrit par : carole | 25 août 2008

D'accord, J.-P. B. , je n'ai jamais eu l'intention d'emprunter le livre de Jack Lang. Merci de vous être chargé de la corvée de le lire !
Je n'ai pas pris en mauvaise part ce que vous dites au sujet du recours aux maîtres auxiliaires, ni au sujet des maîtres auxiliaires qu'il faudrait "aller quérir en Roumanie".
Un mot pour angesacu.
J'ai été maître auxiliaire pendant 4 ans de 1969 à 1973. (En 1973 j'ai été reçu au CAPES, à ma 5ème tentative, et j'étais toujours en bonne place à l'écrit. Mais le jury classait les candidats sur le total des notes des épreuves orales seulement, à cause des Ipésiens, dispensés des épreuves écrites, sinon j'aurais probablement été reçu à ma première tentative. Du reste, en 1973, j'ai été reçu au CAPES justement parce que le jury a cumulé les notes des épreuves écrites et orales, après avoir trouvé - enfin ! - une solution au problème posé par les Ipésiens.) Quoi qu'il en soit j'ai été un bon maître auxiliaire et j'ai eu un poste à l'année pendant ces 4 ans. Je ne méprise donc pas les maîtres auxiliaires, mais JPB non plus ! La politique de l'époque post-soixante-huitarde consistait à mette moins de postes au concours du CAPES qu'il n'en fallait pour couvrir les besoins. On recrutait donc des maîtres auxiliaires, c'est tout. (Parmi ces maître auxiliaires recrutés il y avait beaucoup de recalés au CAPES qui auraient été reçus s'il y avait eu plus de postes offerts, de manière à couvrir les besoins. Politique de recrutement absurde ! Maintenant, JPB méprise-t-il les Roumains ? Non ! Il parle d'eux pour recruter des maîtres auxiliaires pour deux raisons : 1° La France ne produit plus suffisamment de candidats à la hauteur pour le CAPES 2° Si, donc, il faut aller en recruter à l'étranger, il vaut certainement mieux aller en Roumanie où le français est bien maîtrisé (mieux qu'en Angleterre, believe me) et où - pense Brighelli - il y a des gens capables de faire ce travail et de le faire bien ; de le faire mieux que bien d'autres Européens. Mais je comprends votre réaction épidermique.
La Roumanie nous a offert Angela Gheorghiu, qui est l'une de mes cantatrices préférées (je ne parle ici que de la voix, belle, ample, bien maîtrisée, mais, ce qui ne gâte rien, cette cantatrice n'est pas exactement désagréable à regarder). Il y a dans son style une sensualité extraordinaire. Je la préfère à l'inoubliable Callas que j'aime pourtant beaucoup. Des Roumains de cette qualité, j'en redemande ! (Je précise que je suis un chanteur - amateur, forcément, car je suis professeur agrégé de sciences physiques - d'opéra [voix de basse] et je sais de quoi je parle.)
Je reviens à Jean-Paul Brighelli. Je ne suis pas enthousiasmé non plus par ce que prépare Xavier Darcos, pour ce que j'en sais.
Sur le point précis de la division, cependant, je suis d'accord pour son apprentissage en CE 2 seulement. La raison en est la suivante: je me rappelle fort bien avoir appris l'addition en CP, la soustraction en CE 1 (et avec peine !) puis la division en CE2. Je ne me rappelle plus exactement quand j'ai appris la multiplication, mais je suppose que j'ai commencé en CE1. Cela est lointain (je suis né en 1940). Ma scolarité primaire a été excellente, surtout en calcul et en français. Je souligne que je suis entré au CP à 5 ans, non pas à 6, cela parce qu'il n'y avait pas d'école maternelle dans mon village. J'ai su lire à 6 ans et un mois, et diviser à 8 ans à peine.
L'idée d'apprendre les 4 opérations en CP, même de façon simple, ne me paraît pas indispensable.

Ecrit par : Francis Penin | 26 août 2008

Voile islamique : Fanny Truchelut n'est pas coupable !

Le 3 septembre aura lieu à Nancy (13h) le procès de appel de Fanny Truchelut.
Quel est l'enjeu juridique de ce procès ? Du point de vue juridique, deux points importent dans l'affaire du gîte des Vosges :

1 : Fanny Truchelut n'a pas commis de délit ;
2 : L'enjeu de cette affaire est la conservation du droit de s'opposer à un comportement prescrit par la loi islamique.

Un ancien président du MRAP, Alain Callès estime que « la loi contre le racisme ne peut pas être dévoyée de sa fonction et de son esprit par un tour de passe-passe sémantique qui aboutirait à cette situation paradoxale : condamner les adultes qui combattent le sexisme et l'obscurantisme qui le sous-tendent ! ». Je montrerai que ce « tour de passe-passe sémantique » consiste en une confusion entre « pensée » et « acte », qui sont sauf à revenir à la pensée magique primitive – deux réalités distinctes, auxquelles le droit français donne des effets tout à fait différents.


L'enjeu de l'affaire du gîte des Vosges n'est pas seulement le nombre de lieux où le voile devrait être accepté. Si Mme Fanny Truchelut devait être condamnée définitivement, c'est toute opposition à un comportement d'observance de la loi islamique, y compris les actes tendant à l'instauration d'un ordre islamique en France, qui deviendrait punissable.

LE DROIT ACTUEL

Ecartons tout d'abord une idée fausse trop répandue à la suite de la loi de 2004 sur l'interdiction du voile à l'école. Le fait que la loi interdise le voile à l'école, ne signifie pas qu'il serait interdit de l'interdire ailleurs.

Le principe du droit français est la liberté, y compris la liberté du commerce. Les hôteliers sont libres d'exiger une tenue « de soirée » lorsqu'ils organisent des fêtes, tout comme ils étaient libres jusqu'à récemment d'interdire ou d'autoriser de fumer. Il n'y a pas à ce jour de loi interdisant d'interdire le voile, donc la liberté d'interdire le voile existe.

Mme Fanny Truchelut est accusée d'avoir refusé un service à une personne en raison de sa religion.

Code pénal :

Article 225-1 :
« Constitue une discrimination toute distinction opérée entre les personnes physiques à raison de (...)de leurs opinions politiques, (...) de leur appartenance ou de leur non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée. »

Article 225-2 :
« La discrimination définie à l'article 225-1, commise à l'égard d'une personne physique ou morale, est punie de trois ans d'emprisonnement et de 45 000 Euros d'amende lorsqu'elle consiste : 1º A refuser la fourniture d'un bien ou d'un service ; (...)

4º A subordonner la fourniture d'un bien ou d'un service à une condition fondée sur l'un des éléments visés à l'article 225-1 ; (...)
Lorsque le refus discriminatoire prévu au 1º est commis dans un lieu accueillant du public ou aux fins d'en interdire l'accès, les peines sont portées à cinq ans d'emprisonnement et à 75 000 Euros d'amende. »

Une infraction pénale est définie par un certain nombre d'éléments. Cette définition doit être entendue dans un sens limitatif, et non étendue par analogie à des actes voisins ou liés aux éléments de l'infraction, mais qui n'en font pas partie. Pour que l'infraction soit commise, il faut que tous les éléments de l'infraction soient présents. Or ils ne le sont pas ici.

Fanny Truchelut a pris la réservation de Horia Demiati, sans s'inquiéter de savoir si son nom pouvait laisser supposer une foi musulmane ou pas. Elle avait déjà accueilli des musulmans dans son gîte. Lorsque Horia Demiati et une autre femme de sa famille se sont présentées voilées, elle leur a dit que le voile devait être retiré dans la salle commune du gîte. Elle ne leur a pas refusé de location. Horia Demiati a décidé de partir, alors qu'elle aurait pu rester en enlevant son voile. Il n'y a pas de refus de service de la part de Fanny Truchelut.

Examinons le deuxième élément : distinction à raison de la religion, croyance (ou de l'opinion politique). Ce que la loi désigne ici, c'est une pensée, une croyance, une « opinion » religieuse, et non tout acte lié à cette foi, non tout acte d'observance d'une loi « religieuse ».

Il n'a en effet jamais jusqu'à présent en France été question d'autoriser tout comportement « justifié » par la loi « de dieu ». Les sacrifices humains, l'anthropophagie, ou l'instauration d'une dictature théocratique (califat), ne sont pas autorisés sous prétexte qu'ils seraient une obligation religieuse aztèque, kanaque ou autre ; islamique, par exemple.

La plainte portée contre Fanny Truchelut indique qu'elle est poursuivie « aux Motifs : ... Refus de la fourniture d'un service .. à raison de son appartenance ou non à une religion déterminée, au motif que les deux femmes portaient le voile ». (Les accusations de discrimination à raison de la race ou de l'ethnie n'auraient pas été retenue par le tribunal.)

Cette formulation est en elle-même l'aveu de l'absence d'un des éléments constitutifs : ce n'est pas en raison de la religion qu'il y aurait eu refus de service, mais « au motif que les deux femmes portaient le voile », autrement dit pour une autre raison que celle dont la loi fait un élément de l'infraction.

On peut ainsi déduire de la rédaction de la plainte elle-même que les accusateurs « savent » que la véritable raison de la demande de Fanny Truchelut ne tient pas à la croyance, à la religion en elle-même de Horia Demiati, mais à un autre fait.

Certes on peut se demander si le refus d'accepter le voile, acte d'observance de l'islam (du moins selon la conception de Horia Demiati), n'est pas « l'indice » d'une raison autre qui serait la foi, l'opinion religieuse ou politique elle-même. Mais dans ce cas, il incomberait à l'accusation de prouver que la véritable raison de l'attitude de Fanny Truchelut n'est pas celle qu'elle a indiquée.

Ce que signifie cette rédaction, c'est que selon les accusateurs :

d'une part, la « religion », la croyance serait la « même chose » que l'acte d'observance de cette religion qu'est le port du voile. Il y a ici une confusion entre pensée et acte.

d'autre part, le refus d'accepter un acte d'observance d'une religion constituerait une présomption irréfragable ( une présomption dont on ne peut apporter la preuve contraire), d'une discrimination en raison de la croyance, de la pensée religieuse elle-même.

Certains, entrant dans la première de ces confusions entre pensée et acte, en viennent à se poser la question de savoir si le port du voile est une obligation de la loi musulmane, pensant que si tel n'était pas le cas, alors il n'y aurait pas de discrimination. Mais cette question « théologique » et de droit musulman, n'a rien à faire dans le débat. Quelle que soit l'opinion de Horia Demiati sur le voile et sa validité au regard du droit islamique, aucun service ne saurait lui être refusé en raison de cette opinion quelle que soit sa véracité.

La seule question qui est posée est de savoir si son comportement, le port du voile en l'occurrence, rendait ou non sa demande de service acceptable, ou abusive.

En effet, la rédaction de l'article 225 qui met en parallèle « religion » et « opinion politique », montre bien que le critère dont la loi refuse qu'il soit discriminant, est bien la pensée de la personne, et non les actes qui peuvent en découler.

Si une femme enlève son voile, elle ne perd pas sa foi pour autant. Fanny Truchelut en demandant d'enlever le voile signifiait par là même qu'elle accepte la présence d'une femme dont elle connaît la confession musulmane, dès lors que son comportement est compatible avec la résidence dans un gite.

Or c'est bien là que le problème se posait. Le voile n'est pas compatible avec la convivialité à préserver dans un lieu de vie commune qu'est un gîte.

A l'évidence le voile est en soi la négation de la mixité, qui représente un usage très ancien en France, un aspect essentiel de la convivialité.

Le voile est surtout un comportement angoissant pour les autres, une violence psychologique, une agression quasi sensorielle. En imposant la vision d'une femme dont le corps est ainsi enfermé, c'est cette angoisse d'enfermement que l'on fait ressentir par identification, au corps et à la conscience des autres ...

L'angoisse que provoque cette vision vient aussi du fait que chacun sait, depuis les luttes féministes, que l'inégalité des droits, du droit d'être libre dans son corps notamment, est liée aux violences envers les femmes.

Cette relation est confirmée lorsque l'on connaît la loi islamique qui prescrit de « frapper » les femmes récalcitrantes (coran IV, 34 ou 38), et qui prend la peine de détailler (coran II, 223, cf jurisprudence ou « tradition » islamique l'explicitant) quelle position sexuelle humiliante peut être imposée à une femme, et quelle autre ne le peut pas ...

Toute l'actualité rappelle au simple spectateur du « 20 h » que « le voile est tâché de sang » (André Glusckmann), du sang de celles qui refusent le porter ou de se soumettre aux lois islamiques discriminatoires.

L'angoisse, le malaise créé par la vision d'une femme voilée est accrue par l'autre aspect du voile : celui d'étendard de l'islam dans ses aspects politiques.

Ici il faut faire un aparté pour expliquer quelques aspects du contenu de la doctrine politico-religieuse islamique : en effet sans cette connaissance, le sens du port du voile que nous allons indiquer ci- dessous, pourrait paraître extravagant.

L'islam est un mouvement politico-religieux qui vise à l'instauration de « l'ordre islamique », la loi islamique, loi de dieu, la « charia », une loi prônant l'inégalité entre hommes et femmes, ainsi qu'en musulmans et non musulmans. L'islam fait obligation aux musulmans de « lutter/ faire des efforts » (Jihad) pour que « la Religion entière soit à Allah », efforts par le corps (combat / qital), par les biens, ou par la langue. La lutte pour l'expansion de l'islam sur le monde entier par de multiples moyens fait donc partie des obligations religieuses du musulman, de l'observance de la foi musulmane. Mahomet alla jusqu'à se vanter d'avoir vaincu ses adversaires « par la terreur ».

Que signifie donc le port du voile compte tenu de cette doctrine islamique.

Les juristes musulmans répondent aux mêmes : pour eux le port du voile est une obligation, en raison à la fois de la pudeur à préserver, et de l'obligation de se distinguer des non musulmans, de ne pas faire partie de leur peuple : « le Message d'Allah m'a vu porter deux habits teints en rouge, il m'a dit « ceci fait partie des habits des mécréants, ne les porte plus » car « quiconque imite un peuple en fait partie ».

Certains de nos juristes ont estimé que le port du voile n'était pas en soi un acte prosélyte. Si l'on entend par « prosélyte » le fait de porter la bonne parole, alors certes le voile n'est pas prosélyte : il est en fait le signe d'un marquage « communautariste » ( la « oumma ») et d'une présence « en force » sur un territoire, il est un acte d'intimidation.

D'autres parmi nos juristes ont estimé pour leur part, que « le port du foulard islamique, est, par la signification qu'il a nécessairement, incompatible avec l'ordre public français », l'ordre public étant entendu comme « l'ensemble des normes qui correspondant aux exigences fondamentales, sociales, politiques et morales, qu'une société considère comme lui étant consubstantielles et qui sont les principes mêmes de son ordre juridique. ». La signification qu'ils attribuent au voile étant :

« la signification d'un acte, non de prosélytisme, mais de pression sur les correligionaires ou supposées telles de celles qui arborent ce foulard ; une signification politique ; la signification d'une communion idéologique avec des mouvements qui même s'ils ne sont pas toujours extrémistes dans les moyens qu'ils prônent ont pour projet la subversion de nos principes politiques ; et la signification de l'affirmation par celles qui le portent d'un système de valeurs incompatibles avec l'ordre public au sens précédemment exposé. »

Si l'on additionne ces deux aspects du voile, l'agression psychologique et la menace politique, et si l'on connaît le discours méprisant de nombre d' « islamistes » pour les moeurs et les femmes « occidentales » (tel cet imam prétendant que les femmes occidentales s'accouplent avec des singes et des chiens et que plus de la moitié des Danoises ne connaît pas l'identité du père de leurs enfants ...), on peut résumer en ces termes le message du voile :

« Ici règne la loi qui fait des femmes des inférieures, devant cacher leur corps, voici cette femme qui obéit à cette loi et bientôt ce sera à toi, la putain qui refuse de rester à ta place, d'y obéir ».

Ce message outrageant est tout ce qu'il y a de contraire à la politesse la plus élémentaire, à toute ambiance de convivialité.

Faut il penser que seuls des érudits en matière d'islam ou de géopolitique peuvent comprendre la signification de ce message, et qu'une femme non spécialiste comme Mme Truchelut n'aurait pas pu lui attribuer un tel sens ? Aucunement, car tout le sens est donné par le fait de « résumer » la loi islamique en montrant l'inégalité « en action », « sur pied », dans le corps des femmes recouvertes.

Le voile est un symbole facile à comprendre par toute personne et choisi par les "islamistes" pour sa simplicité. Il est fait pour être compris immédiatement par tout le monde. En bon propagandistes, les musulmans militants savent que "le viol des foules par la propagande politique" passe par l'utilisation de tels symboles.

En réalité si les lois antiracistes ont pu faire l'objet d'un tel « tour de passe- passe sémantique », c'est que la réalité recouverte par le mot « Religion » en Europe est bien différente de celle de la doctrine islamique. Refuser de louer à un chrétien parce qu'il porte une croix peut raisonnablement être vu comme une présomption d'une discrimination à raison de sa foi. Mais le fait de porter une croix ou de refuser le poisson le vendredi, n'a rien à voir avec l'observance de la foi selon l'islam, qui va, comme on l'a dit jusqu'au combat pour renverser la démocratie, y compris par l'utilisation de moyens d'intimidation et de démoralisation des infidèles, tel que le port du voile ou des procès abusifs...

LA PORTEE D'UNE JURISPRUDENCE TRUCHELUT

Dès lors, que l'on prenne bien la mesure de la portée qu'aurait une « jurisprudence Truchelut » si nos cours d'appel et de cassation l'entérinaient.

Ce que les musulmans militants veulent faire dire à la Halde et aujourd'hui à nos juges, ce serait que tout acte accompli dans l'observance de l'islam, doit être accepté en tant que simple croyance : cette prétention repose sur la confusion entre la conscience et les actes.

S'ils parvenaient à leur fin, cela voudrait dire que l'instauration de la loi islamique en France devrait être admise au nom du respect des croyances, (car ce qu'un bon musulman doit croire et promouvoir selon l'islam, c'est l'instauration de la loi islamique sur le monde entier), et que tout acte s'opposant à l'instauration et à la mise en oeuvre du droit islamique en France, serait un acte réputé de haine envers les musulmans, et condamné par nos propres lois anti-haine, anti-racistes et anti-discrimination.

La confusion entre pensée intime et actes est une aberration totale pour un juriste français.

Nos textes sur la liberté de conscience reposent sur la distinction entre l'intime de la pensée, de la croyance interne, et les actes

La distinction du droit et de la morale qui existe dans le droit français ne signifie pas que le droit n'aurait pas son substrat dans une ou des conceptions morales, mais elle signifie que les individus sont protégés de l'immixtion de l'Etat dans leur conscience intime, que la pureté de leurs intentions morales ou de leurs croyances n'a pas à être prise en compte par l'Etat. Autrement dit en clair : qu'on ne les brûlera pas parce qu'ils n'ont pas telle ou telle croyance, et que quand bien même ils adoreraient Satan ou l'anti-monde, ils ne seront pas torturés pour l'avouer, ils ne seront pas brûlés en place publique : l'Etat doit y être indifférent, cela ne concerne pas le droit d'un Etat de droit.

Par contre, les actes concernent le droit, les actes concernent l'Etat.

Les actes subversifs tendant à renverser nos libertés et droits démocratiques sont à combattre par nos Etats. Les actes blessants autrui sont condamnés et sanctionné par l'Etat, que ce soit, dans un nombre de cas limités, pénalement, ou bien civilement.

Refuser que l'on utilise un lieu commercial, en portant le voile ou en faisant le salut hitlérien, c'est s'opposer à un acte insultant, agressif, subversif, cela n'est pas refuser un service à raison des convictions intimes musulmanes ou nazie de la personne demandant à acheter un service.

Nos loi anti-racistes et anti-discriminations interdisent que l'on tienne compte des convictions intimes religieuses ou politiques, ou de l'origine « raciale », pour refuser un service, mais en aucun cas elles n'interdisent que l'on tienne compte du comportement des clients et que l'on refuse un service à des clients dont le comportement rend la demande abusive.

L'attitude de Fanny Truchelut, n'est pas seulement conforme à la loi française, elle est IR-RE-PRO-CHA-BLE.

Elle n'est pas « naïve », elle est au contraire profondément imprégnée de l'intelligence du droit français. Mme Truchelut a suffisamment d'expérience professionnelle et de conscience historique pour comprendre l'essentiel du droit français, et de son sens.

La voie de la confusion entre acte et pensée a malheureusement été ouverte au moment du débat sur le voile à l'école, par ceux qui refusaient de reconnaître dans le voile un comportement sexiste, un acte politique de prosélytisme contre les droits des femmes. La misogynie de certains laïcards, nous la payons aujourd'hui.

En réduisant le voile à un « signe d'appartenance », à un pur symbole, en gommant, en niant l'acte attentatoire à la liberté qu'il constitue, on est entré dans l'enchaînement de la négation des actes commis par les musulmans, de l'assimilation insensée entre leurs actes et la simple croyance à l'islam, ce qui nous mène tout droit à une prétendue obligation de tolérer tous les actes – et donc d'accepter l'application par eux de la loi islamique - au nom d'une tolérance envers leur croyance.

Comprenons bien ceci :

Si tout acte réalisé en accord avec la loi islamique devait être nié en tant qu'acte, et assimilé à une simple « croyance intime », à une simple « conviction religieuse ou politique », et donc, si toute personne s'opposant à un tel comportement, devait condamnée pour « racisme anti-musulman », alors c'est tout acte d'opposition à l'instauration de la charia en France qui serait déclaré punissable.

Aussi aberrante que soit la situation à laquelle aboutit une telle jurisprudence, elle est bien celle là. Il faut que nos juristes comprennent bien la portée de leur décision. Ce qui est plus aberrant encore est qu'elle ne leur soit pas apparue déjà.

Le port d'un voile est un acte, un acte condamnable, moralement et par le droit, car il est contraire à notre ordre public.

Tous les actes tendant à instaurer un rapport de force permettant l'instauration de la loi islamique doivent pareillement être reconnus – et non déniés – comme des actes tendant à renverser nos institutions et il est non seulement légitime de les condamner, mais il est du devoir de nos Etats, de ses juges et de chaque citoyen de s'y opposer.

Si des lois anti-racistes et anti-discrimination doivent être utilisées, ce doit être pour condamner les textes et actes prônant le racisme et les discriminations, et à ce titre, ce sont quantité de textes islamiques, dont le coran et nombre de hadiths, qui devraient faire l'objet de poursuites pour incitation à la haine et à la violence.

ELISSEIEVNA

Ecrit par : elisseievna | 26 août 2008

Sur la réforme du lycée ...

http://www.fo-snfolc.fr/IMG/pdf_Reforme_lyc._snfolc_4p_20-08-08.pdf

Ecrit par : Ni Lang, ni Darcos | 26 août 2008

Il me semble que Bernard et Carole, (à la lecture de leurs derniers messages) prennent légèrement leurs désirs pour des réalités, et vivent dans un monde qui en soit bien éloigné, de ces réalités.
Idéologie, quand tu nous tiens... Et quelle réponse décalée au message plein de bon sens, et presque prophétique, de Sanjuro!

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 août 2008

Ca y est, Obama copie Sarko, et fait jouer: "bonne chance, mon papa" à ses filles.

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 août 2008

"La grogne de qui ?

Des syndicats qui ne pensent guère aux enfants, ni aux profs d'ailleurs, seulement à leurs statuts de Privilégiés.
De la FCPE (syndicat de parents de gauche) (ex babas, gauchos en voie d'extinction......).
Enfin, la grogne de tous ceux pour qui le partage symbolique de l'alphabet ne veut strictement rien dire, pour ceux dont la lecture (acte suprême de liberté) est réservé à "leur élite".
La grogne pour ceux qui ont compris que le bon peuple est trop con, pour avoir le droit à l'instruction et qui sous semblant de savoir, à transformer l'école en un vaste foutoir.

Ecrit par : carole | 25 août 2008 "

Il est bien connu que la caricature systématique de ses adversaires (?) permet de faire avancer le débat et la compréhension des choses.

Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 26 août 2008

Oui, et pourtant, Carole est certainement quelqu'un d'intelligent.

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 août 2008

à francis
vous êtes dans le cerveau de B.?
quelle servitude!
lisez son texte avec les yeux d'un roumain et d'un africain et vous comprendrez mieux!
c'est d'une bassesse...il manquait le plombier polonais...
l'école roumaine est brillante et elle méritait mieux
c'est mon dernier mot,blessé par de tels propos répandus dans les media et partout en france
personne ne prend pas notre défense
pourquoi ne fait-il allusion aux vietnamiens,algériens,corses etc...
si tout va bien en france, pourquoi aller dans ces pays barbares ,chercher des enseignants douteux(selon B.)?
il faudrait s'occuper de tant de jeunes français diplômés qui sont marginalisés et travaillent parfois comme caissiers ...
il ne faut pas aller si loin ,la detresse est à deux pas malheureusement...
les roumains ont bon dos...les donneurs de leçons font beaucoup de mal aux pays de l'est qui attendaient autre chose à la place de ce mépris à peine voilé
ce sont des peuples tellement offensés par "les plus forts" de ce monde...

Ecrit par : angesasu | 26 août 2008

"Si tout va bien en france, pourquoi aller dans ces pays barbares ,chercher des enseignants douteux(selon B.)?"

Ecrit par : angesasu | 26 août 2008

Heu... Je crois que le propos de Jean-Paul (et, d'ailleurs, le propos général ici) est de dire que tout ne va pas si bien que ça en France.

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 août 2008

Désolé, Christophe, mais je comprends très bien, et j'approuve, la colère d'Angesasu.
Je ne suis pas non plus dans le cerveau de JPB, et ses intentions sont peut-être très pures, mais la phrase est insultante autant pour les profs roumains que pour les médecins africains, dans ce qu'elle sous-entend. Et, effectivement, le plombier polonais a failli y passer aussi. (Sans oublier l'industriel macaque, pardon, indien).

Ecrit par : yann | 26 août 2008

A écouter maintenant : François Dubet"sociologue" sur France-culture.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 26 août 2008

Francis, les enfants comprennent très bien ce que c'est que la moitié d'une tarte, le quart d'une tarte, qu'on divise une tarte en quatre, etc, dès la grande section.
La division au deuxième semestre du CM1, comme cela se pratique actuellement, et de façon tellement tordue que les enfants n'y comprennent pas grand chose, cela aboutit que nombreux sont-ils à ne pas savoir faire une division au collège.

Un instituteur, Pascal Dupré, a écrit un excellent petit livre d'exercices de calcul pour le CP, où les quatre opérations sont abordées de façon très concrète. Il l'utilise depuis des années avec succès dans son CP.
Les enfants ont une grande attirance pour le calcul, et le faire de façon très explicite leur plait beaucoup.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 26 août 2008

Pour compléter l'excellente analyse d 'Elliseievna et pour mieux comprendre le " travail au corps " des islamistes :

"Al-Takia" ou l’Art de tromper l’ennemi chez les islamistes

Par Karim Labidi, ex intégriste et terroriste

Au nom de l’Homme libre et rationnel



http://www.histoiresdememoire.org/spip.php?article577



http://www.histoiresdememoire.org/spip.php?article595


Et aussi sur le même site :
Un Algéro-Québécois islamolucide décode pour nous la langue des suprématistes islamiques
samedi 16 août 2008.

http://www.histoiresdememoire.org/spip.php?article596

Et à propos des JO :

http://www.histoiresdememoire.org/spip.php?article597

Ecrit par : Amélie | 26 août 2008

Un instituteur, Pascal Dupré, a écrit un excellent petit livre d'exercices de calcul pour le CP, où les quatre opérations sont abordées de façon très concrète. Il l'utilise depuis des années avec succès dans son CP.
Les enfants ont une grande attirance pour le calcul, et le faire de façon très explicite leur plait beaucoup.
Ecrit par : Anne-Marie Valette | 26 août 2008

c'est mieux avec le lien.
http://www.slecc.fr/sources-slecc/documents/reflexion/gien/mathsCP_dupre_gien.pdf

Ecrit par : guy morel | 26 août 2008

pourquoi dire tout haut ce que nous pensons tout bas? même ça, devient in-acceptable
je suis de longue date une amie des Leroy-Sébasto Paul; je vais organiser votre fan-club.
amitiès
F

Ecrit par : fabienne massiani-Lebahr | 26 août 2008

Désolé, Christophe, mais je comprends très bien, et j'approuve, la colère d'Angesasu.
Je ne suis pas non plus dans le cerveau de JPB, et ses intentions sont peut-être très pures, mais la phrase est insultante autant pour les profs roumains que pour les médecins africains, dans ce qu'elle sous-entend. Et, effectivement, le plombier polonais a failli y passer aussi. (Sans oublier l'industriel macaque, pardon, indien).

Ecrit par : yann | 26 août 2008

Moi aussi, Yann.
Je crois que vous n'avez pas compris ce que je voulais dire, en soulignant la première partie de la phrase.

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 août 2008

"Hervé et Jérémy font chorus... "
Ecrit par : JPB

Jean-Paul, non seulement vous ne répondez pas à mes deux questions (bon, soit, rien ne vous y oblige...), mais en plus vous m'attribuez des propos qui ne sont pas les miens.

Hervé vous parle de connivence culturelle, moi je vous parle des éditeurs et du groupe d'experts.

Vous m'avez confondu avec qui, cette fois ??? Avec Yann, qui évoquait le message d'Hervé ? En échange, vous pourrez bien répondre à mes deux questions, tiens.

Ecrit par : Jeremy | 26 août 2008

enfin il y a au moins une personne(merciiiiiiiiiiiiii yann!) qui a compris la même chose que moi !
depuis(ouf!)je me sens mieux dans ma peau,moins "karchérisé"...en tant qu'étranger en france(depuis 22 ans) tout de même !
à quand la prise d'ADN pour enseigner selon "les critères "de valeur douteux de B.?

Ecrit par : angesasu | 26 août 2008

Test

Ecrit par : johnmarguerite | 26 août 2008

monsieur francis penin ,vous êtes très subjectif croyez-moi(parole de roumain!)
je suis sûr que j'ai très bien compris les propos indignes de cet agrégé(!!!!)
heureusement ,j'en connais d'autres(agrégés)très éclairés et qui n'ont aucun mépris envers leurs collègues pluriethniques!
et ils sont majoritaires...heureusement pour leurs élèves qui ont des origines si diverses...
angela gheorghiu symbolise le niveau d'études en roumanie(malgré ses origines très modestes!)
elle ,comme beaucoup d'autres ont pu s'en sortir grâce à l'enseignement de très grande qualité ,(dans des conditions et des moyens modestes mis à la disposition par une vraire et odieuse dictature)
mais les professeurs là-bas(comme ici) se donnent à fond ,c'est un vrai sacerdoce!
le secret de la réussite vient de là tout simplement...

Ecrit par : angesasu | 26 août 2008

christine sybille,
je ne vois pas le rapport entre les roumains et les africains(ces propos je ne les ai pas inventés!)et la situation actuelle en france!!!
sa méchanceté gratuite elle existe ,écrite noir sur blanc!
il faudrait leur demander des excuses à ces peuples insultés ...
ils leur font déjà assez de mal à la télé...
pour un "agrégé "c'est plus grave encore !

Ecrit par : angesasu | 26 août 2008

C'est quoi cette histoire de karchérisation ? Ou est-ce que vous lisez qu'on accusait les médecins africains et les profs roumains d'être nuls ou de voler le pain de la bouche des français ?

Vous ne seriez pas en train de plaquer une interprétation toute faite, là ?

Parceque ceux qui pensent avec angesasu que ce texte sous-entend que l'école africaine de médecine ne vaut pas tripette ou que les enseignants roumains n'ont de professeur que le nom sont quand même bien, bien, bien à côté de la plaque...

Ecrit par : johnmarguerite | 26 août 2008

"Il est certain que dans une France à la démographie triomphante, où les premiers enfants du boom nataliste de la fin des années 1990 arrivent au collège, supprimer bon an mal an 13 à 20 000 postes est contre-productif – et inquiétant : faudra-t-il à court terme réinventer l’eau chaude et les maîtres auxiliaires ? Faudra-t-il aller les quérir en Roumanie, comme on est allé chercher des médecins en Afrique ? "

Je crois que certains s'énervent pour rien et sans lire réellement ce qui est écrit.




Ou alors, effectivement, ils n'ont pas le niveau pour être enseignant - quelque soient leurs origines? (vous trouverez ici le bâton pour me battre)

Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 26 août 2008

"christine sybille,
je ne vois pas le rapport entre les roumains et les africains(ces propos je ne les ai pas inventés!)et la situation actuelle en france!!!
sa méchanceté gratuite elle existe ,écrite noir sur blanc!
il faudrait leur demander des excuses à ces peuples insultés ...
ils leur font déjà assez de mal à la télé...
pour un "agrégé "c'est plus grave encore !"

Ecrit par : angesasu | 26 août 2008

Angesasu, lisez bien ce que j'ai écrit, s'il vous plait. Que les choses soient claires. Je remets, (et pour Yann, aussi).

"Si tout va bien en france, pourquoi aller dans ces pays barbares ,chercher des enseignants douteux(selon B.)?"

Ecrit par : angesasu | 26 août 2008

Heu... Je crois que le propos de Jean-Paul (et, d'ailleurs, le propos général ici) est de dire que tout ne va pas si bien que ça en France.

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 août 2008

Je parlais du propos, concernant la première partie de votre phrase, celle ou vous pensiez que les gens d'ici pensaient que tout allait bien en France.
Pas la conclusion, que je ne suis évidemment pas, et pour laquelle je suis totalement en accord avec vous.

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 août 2008

"christine sybille,


Ecrit par : angesasu | 26 août 2008

Quand je dis que certains lisent un peu vite....

Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 26 août 2008

Moi, j'avais compris professeurs ou médecins "au rabais", dans le sens où l'on profitait de leur statut d'étranger venant d'un pays aux conditions de vie et de salaire moins avantageuses pour les payer moins que les autochtones, sans jugement de valeur quant à leurs savoirs et à leurs qualités professionnelles.

Ecrit par : catmano | 26 août 2008

Je trouve que cette histoire sent le troll à plein nez mais je peux me tromper. En tout cas, angesasu est trollement habile pour retourner les phrases comme des chaussettes.

Ecrit par : dobolino | 26 août 2008

En tous cas le niveau en orthographe, il faut le revoir (quelque soient pour quelles que soient)!
Mais bon sang, c'est bien sûr, ils ne savent pas lire ces Roumains! Et ils ont aussi mal entendu quand lors d'un certain match France- Roumanie sur une antenne nationale, un certain commentateur-qui s'est quand même excusé après-a évoqué un match contre "les voleurs de poules". Voilà où le bât blesse, dans l'amalgame -avec les tsiganes et voleurs d'horodateur- et la dépréciation permanente d'un peuple qui n'a jamais attaqué personne dans son Histoire et n'a fait qu'encaisser à longueur de temps toutes sortes d'avanies. Et ça continue, au moins dans l'inconscient de tous ceux qui ne connaissent pas la VRAIE Roumanie.

Ecrit par : Francoli | 26 août 2008

"dans l'amalgame -avec les tsiganes et voleurs d'horodateur-"

Ah bon on peut dire du mal des tziganes mais pas des Roumains!!!

"et la dépréciation permanente d'un peuple qui n'a jamais attaqué personne dans son Histoire et n'a fait qu'encaisser à longueur de temps toutes sortes d'avanies."

Vous parlez des Roumains ou des tsiganes?

En tous cas, dobolino a raison: ça peut faire un excellent Troll pour perdre son temps devant son ordinateur!!!

Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 26 août 2008

"angesasu",ce n'est pas un corse administratif?

Ecrit par : Couilloli | 26 août 2008

D'ailleurs, pour les roms, en ce moment, ça commence à sentir le racisme basique à plein nez. Les vieilles peurs et les vieux ragots se réveillent, parait-il.

Ecrit par : dobolino | 26 août 2008

hervé de starsbourg:
vous avez vraiment le niveau...et si sûr de l'avoir!
cocorico!!!!

Ecrit par : angesasu | 26 août 2008

hervé de strasbourg:
les tziganes de roumanie,nés en roumanie ,sont des citoyens roumains à part entière!(d'origine tzigane)
les racistes de tout poil font une différence ignoble entre les tziganes et les roumains et ne connaissent rien à leur drame profond depuis des siècles
si les tziganes se trouvent si nombreux à l'est ,c'est parce que des peuples occidentaux(leurs gouvernements prussien ,allemand ,autrichien etc...hitler n'en parlons plus! ) et après yalta le fameux mur ,les ont refoulés vers des pays plus tolérants tout simplement et qui leur ont fait une place sous le soleil !
ce sont les plus pauvres de l'europe et retrouvent leur statut de nomades
mais l'europe n'est pas prête à les reconnaitre
bravo pour ceux qui ont cette tolérance "à la schindler..."
avoir beaucoup de tziganes signifie être HUMAIN...
demandez à tony gatlif ou kusturica qu'est-ce qu'ils en pensent?

Ecrit par : angesasu | 26 août 2008

Il me semble que Bernard et Carole, (à la lecture de leurs derniers messages) prennent légèrement leurs désirs pour des réalités, et vivent dans un monde qui en soit bien éloigné, de ces réalités.
Idéologie, quand tu nous tiens... Et quelle réponse décalée au message plein de bon sens, et presque prophétique, de Sanjuro!

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 août 2008

Je n'ai pas la prétention de prendre mes désirs pour des réalités.
Mes désirs dépendent de moi, la réalité malheureusement......
Epictète disait : "Ce n'est pas toi qui fait souffler le vent, c'est Eole".

Ce petit "bémol" ne remet en rien la qualité et la perspicacité des différents commentaires de Sanjuro.
On ne peut pas être d'accord sur tout.

Ecrit par : carole | 26 août 2008

Moi aussi, Yann.
Je crois que vous n'avez pas compris ce que je voulais dire, en soulignant la première partie de la phrase.

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 août 2008

Au temps pour moi. Ca m'étonnait d'ailleurs un peu.

Ecrit par : yann | 26 août 2008

Je trouve que cette histoire sent le troll à plein nez mais je peux me tromper. En tout cas, angesasu est trollement habile pour retourner les phrases comme des chaussettes.

Ecrit par : dobolino | 26 août 2008

A ce compte-là, nous sommes tous des trolls.
Avec mon mauvais esprit notoire, en lisant la phrase de JPB, j'ai ricané intérieurement.
Et angesasu, qu'il ou elle soit roumain ou équatorien, m'a forçé à la lire avec les yeux d'un roumain. Et, troll ou pas troll, il a raison.

Ecrit par : yann | 26 août 2008

Y'en a qui me cherchent un poil sur un oeuf.
Alors soyons clairs. Nous avons importé des médecins africains (vous savez bien que c'est vrai, allez aux urgences de n'importe quel hôpital) parce qu'une politique idiote de quotas dans les années 80 nous avait empêchés de créer une vraie relève. Africains parce qu'ils parlaient français, c'était plus commode pour comprendre rapidement les malades.
J'ai dit roumain, parce que c'est la seule nation de l'Est de culture et de langue latine - donc linguistiquement aptes à remplacer des profs français manquants. Aucun racisme là-dedans. Je préfère encore que nous importions des Roumains plutôt que des Allemands avec des diplômes qui ne valent que ce que vaut leur université - et ce ne sont pas les diplômés de Berlin ou de Heidelberg qui viendront chez nous.
Quant aux Roumains du blog qui me disent que les tziganes sont considérés en Roumanie comme des Roumains à part entière, je me gausse. J'y suis allé, en Roumanie. J'ai vu comme on les traitait. D'accord, c'était en 74, mais je ne crois pas que les mentalités aient changé si vite. Et par parenthèse, j'ai vu aussi d'autres Roumains découper à la mitrailleuse lourde au milieu du Danube deux jeunes Est-Allemands, un garçon et une fille, que mes amis et moi devions récupérer sur la rive yougoslave, en amont du barrage qui clôt les Portes de fer. Alors l'aménité roumaine, bonjour !
Mais je dois à la vérité de dire que les jeunes Roumains présents sur la vedette de police ont eu l'amabilité de tirer au-dessus de nôs têtes, tout en repêchant des morceaux d'Allemands. Pour éviter les problèmes internationaux, peut-être.
Cela dit, Ionesco et Cioran sont de grands hommes.
JPB

Ecrit par : brighelli | 26 août 2008

Merde alors , après l'affaire Siné, v'là l'affaire Brighelli. JPB est-il anti-roumain, anti-africain, franchouillard et tout et tout ? Mais surtout - et personne ne relève - "si raciste en somme..."

Belle méprise. De l'un d'abord qui ne prend pas suffisamment de précautions - tout comme Siné dont les raccourcis ont vite été interprétés - pour dire ce qu'il pense de la mondialisation (mais qu'en pense-t-il au fait ?) sans s'en prendre à l'enseignant roumain, au médecin qu'on pique à l'Afrique, et à tous les autres plombiers polonais en puissance, taillables et corvéables à merci, sous-payés la plupart du temps ; sans dire clairement aussi combien ces situations de grande précarité préfigurent ce qui nous attend, nous, français-qui-ne-se-lèvent-pas-assez-tôt-pour-gagner-plus (relisez la fameuse RGPP). De l'autre ensuite qui se sent marginalisée, rejetée, "ostracisée" ... Et dont j'approuve malgré tout la colère, instinctivement que je suis du côté du plus faible ...

Zut ! J'ai tout faux, j'ai mal lu "Pekin express" et "Mens sana in corpore sano" !

Et puis, une attaque évidente contre trop de certitudes proclamées ... Et j'approuve aussi quand je me souviens de certains billets de l'année dernière si louangeurs pour ceux qui n'ont (qui n'avaient) que pour objectif l'élimination de tout ce qui ressemble de près ou de loin à un fonctionnaire ou à un quelconque "avantage" bassement corporatiste ... Et qui vont "négocier", experts de l'ombre dégoulinant de vaseline, de petits "avancées sur l'alphabet au CP ou le conditionnel (temps de l'indicatif au passage!) au collège ... Quel beau plantage ! Bientôt une pétition "Ni Lang-Meirieu, ni Darcos-Brighelli"? Dur !

Troll ou pas, je suis un enseignant roumain ou un toubib africain ...

Ecrit par : HLB | 26 août 2008

Nous sommes TOUS des enseignants roumains.

Ecrit par : Sanjuro | 26 août 2008

Pas une discussion qui se poursuit sans qu'on retombe dans les accusations de racisme, de sexisme et de ...phobie (mettez-y tout ce que vous voulez). Je m'étonne que personne ne parle de iznogoodphobie, tant qu'on y est. Ce blog traite de l'Ecole et de bien d'autres questions (heureusement pas seulement scolaire!!!) mais je ne vois pas l'intérêt de lancer en permanence des croisades pour le Bien en cherchant tout ce qui dans le discours pourrait donner lieu à mésinterprétation. Je croyais pourtant que l'Inquisition avait disparu... une police de la pensée chasse l'autre.
C'est finalement peut-être un fonds de commerce (des "idées"?) pour certain(e)s.

Ecrit par : Sénèque | 26 août 2008

" Une police de la pensée chasse l'autre."

Sénèque, vous êtes aussi sage que le philosphe latin à qui vous empruntez votre pseudo... Et Cioran est un de mes penseurs préférés.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 26 août 2008

"Je n'ai pas la prétention de prendre mes désirs pour des réalités."

Ecrit par : carole | 26 août 2008


Ce n'est pas une prétention. C'est une erreur.

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 août 2008

Il ne s'agit pas tant de racisme (d'ailleurs, les races existent-elles ? Au secours, Felts va revenir) que de condescendance.

Et quoi de pire qu'un con descendant (sauf peut-être un con montant, et encore,,ou un con cul-pissant, celle-là était pour Christophe ;o))--

Ecrit par : yann | 26 août 2008

D'accord avec vous, Sénèque !

De toute façon, je ne sais pas si vous avez remarqué, mais à chaque entrée de blog de JPB, il y a un message qui tombe au bout de quelques heures pour lui faire la leçon. C'est en lien avec le sujet de sa note ou avec son passé d'enseignant, mais ça ne rate jamais ! Angesasu a peut-être agi de son plein gré, mais visiblement, il y a des gens qui veulent systématiquement torpiller la discussion sur ce blog.

Soyons donc philosophes, et ne cherchons pas à convaincre ceux qui cherchent des querelles d'Allemands (oups, des mauvaises querelles !)

Ecrit par : Sanjuro | 26 août 2008

Angesasu, j'ai lu les deux messages que vous m'adressez. Écoutez, je comprends votre colère. Vous avez eu ce qu'on appelle une réaction épidermique. On croit parfois comprendre qu'on est l'objet d'une attaque, alors qu'on ne l'est pas du tout. Cela m'est arrivé dans ma lointaine jeunesse. J'ai 68 ans et ne prends plus la mouche facilement. Peut-être êtes-vous très jeune...
Je pense du bien de Jean-Paul Brighelli. Je ne peux pas croire qu'il soit raciste ou xénophobe.
Il s'est d'ailleurs expliqué après que j'ai envoyé mon message pour me faire son avocat. Je ne me suis pas senti l'avocat du diable !
Je ne suis pas dans le cerveau de Brighelli, je ne lis pas dans sa pensée. J'ai relu son message initial et, décidément, je ne vois rien de méchant envers les Roumains. Brighelli n'est pas stupide, que diable ! Quel serait son intérêt s'il écrivait des propos xénophobes ? Il se verrait accabler d'opprobre par les lecteurs de son blog. S'il était xénophobe, il prendrait bien soin de le cacher. Mais ne nous égarons pas.
J'ai parfaitement compris son message. Il le confirme ensuite dans le sien.
Amicalement vôtre.

Ecrit par : Francis Penin | 26 août 2008

Stages de remise à niveau en primaire (suite) :

"Pour moi, plus que 1 absent sur les 6 élèves prévus, et c'est un élèves qui était pourtant là hier ... No comment.
Pour les 3 qui ont débarqué ce matin, ils m'ont simplement dit qu'hier, ils avaient oublié... L'IEN, que je suis allé voir et à qui j'ai dit ça, m'a confié que ça ne l'étonnait pas...

Sinon, je trouve vraiment que je n'avance pas ! Il y a tellement de choses à revoir ! On propose une activité, et on s'aperçoit que les élèves n'ont pas les bases pour pouvoir réussir à un endroit où on pensait que c'était OK... Du coup on revoit le point avant de poursuivre... C'est un peu le serpent qui se mord la queue. Et du coup, en 3h, je me rends compte que je n'ai rien fait ou presque.
J'avoue que j'ai énormément de doutes sur l'effet bénéfique que mes interventions pourront avoir sur ces élèves... A voir "

Ecrit par : c. cru | 26 août 2008

"Au secours, Felts va revenir"

J'ai lu le blog, et je vais finir par regretter la présence de Felts.

Bon, je n'en suis pas encore là, mais ca va finir par arriver.

D'ailleurs, j'aurais dû dire que Brighelli était anti-roumain, j'aurais eu une réponse à mon message, et j'aurais su s'il m'avait confondu avec Yann. Je choisis mal mes sujets.

Ecrit par : Jeremy | 26 août 2008

Nous sommes TOUS des enseignants roumains.

Ecrit par : Sanjuro | 26 août 2008
Ça commence à en prendre la tournure. Pire il y a: MàC est un roumain juif. La totale!

Ecrit par : dobolino | 26 août 2008

Oui, bon, merci pour Cioran, Ionesco....et les autres. Mais qui sont ces "ON" qui tiraient en 74 sur les fuyards? Et à la limite, qui a utilisé la guillotine en 1789 et après ?
Vous en voulez d'autres, sur la Securitate qui faisait des siennes jusque dans les halls d'immeubles pour assassiner les gens qui ne "pensaient pas bien"? Alors, pourquoi, encore une fois amalgamer les fous de Ceaucescu avec le peuple qui n'y pouvait mais?Et puis les tsiganes pas considérés à part entière? Vous savez qu'ils ont un député à la Chambre en ce moment? Y en a-t-il un en France ?!!!
Oui, il y a du racisme en Roumanie (il n'y en a pas en France, chacun le sait...!) - et parler ainsi de collègues allemands ne me semble pas non plus très gentil pour eux!-mais moi je ne fais pas partie des Roumains qui méprisent ce peuple d'exclus. Je peux en fournir des preuves, éventuellement- et pas des preuves de troll; c'est trop facile,en négativant l'interlocuteurl, de repousser le dialogue ainsi, quand on ne fait pas partie de la "famille" et qu'on ose toucher à un cheveu du Commandeur. D'ailleurs, Sénèque "le sage", mélange philosophie et fonds de commerce et je trouve que ces mots ne vont pas tellement ensemble....
On se calme si vous le voulez bien. La réaction futépidermique à ce qui m'a semblé encore trop empreint d'une "pensée unique" ambiante qui systématiquement met la Roumanie et les Roumains au ban d'une Europe qui peine à leur ouvrir la porte.
Mais rassurez-vous, il y a déjà des Roumains qui enseignent en France.- et à Montpellier en particulier- Plutôt mal payés, oui; mais venez voir mes élèves de Sète, encore une fois. Et eux n'oseront jamais...."se gausser" de quoi que ce soit concernant la Roumanie.

Ecrit par : angesasu | 26 août 2008

Honnêtement, heureusement que j'avais du boulot aujourd'hui parce que franchement, votre histoire de roumains m'a carrément cassé les pieds.
Conclusion: les corses n'ont qu'à rentrer chez eux ramasser des châtaignes. un prof corse déjà, c'est pas le top alors si en plus il n'aime pas les roumains, c'est la cerise sur le gâteau. Heureusement qu'en plus, c'est pas une femme ou un homosexuel!
On a vraiment droit à toutes les sortes de point godwin ici! Racisme anti-homo, anti-sportifs, anti-cancéreux, anti-tout ce qui est pour et pour tout ce qui est contre.
Les corses et les roumains, go home! Les niçois aussi!

Ecrit par : dobolino | 26 août 2008

Voilà, vive la roumanie et qu'on en finisse, si vous ne voulez pas que je me décide à mon tour de m'épancher sur mes origines turques et la splendeur de l'empire Ottoman...

Tout ça pour ça !

A bon entendeur...

Ecrit par : johnmarguerite | 26 août 2008

à m'épancher

Ecrit par : johnmarguerite | 26 août 2008

Alors là, les turcs... Plus bas, je ne vois guère que le ghetto de Varsovie.

Ecrit par : dobolino | 26 août 2008

Quoi, les turcs ?

Kewaaah les turrrrcs ????

(vous voyez comme c'est facile de prendre la mouche pour rien !)

Sérieusement, Dobolino, je n'ai pas compris dans quel sens vous disiez "plus bas" : c'est un raccourci un peu court qui prête à confusion, que vouliez-vous dire ?

(Voilà, c'était la minute de travaux pratiques "comment demander à quelqu'un poliment de préciser sa pensée sans monter sur ses grands chevaux de chevalier blanc qui brandit sa lance à l'assaut des moulins à vent...")

Ecrit par : johnmarguerite | 26 août 2008

Ben je voulais dire plus bas dans l'échelle des races humaines européennes. Ça coule de source.
Felts vous dirait que nous sommes tous des caucasiens et que roumain ou français, la dose d'antimitotique reste la même. C'est juste plus facile de se la procurer en France.
Angesasu est-il un(-e) réfugié(-e) politique qui s'est intégré ou économique?

Ecrit par : dobolino | 26 août 2008

"hervé de starsbourg:
vous avez vraiment le niveau...et si sûr de l'avoir!
cocorico!!!!

Ecrit par : angesasu | 26 août 2008 "

Vu votre incapacité à comprendre l'ironie (pourtant indiquée en toutes lettres - le bâton vous vous rappelez? )- vous vous enfoncez de plus en plus.

Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 26 août 2008

Les errants
("La misère même silencieuse peut déranger")


Il n'y avait en eux ni vie ni mort,
Seulement ce vide étrange.
Il n'y avait en eux ni présent,ni futur,
Ni signaux ,ni gestes.
Que les passerelles de leurs vies
Mutilées.
L'eau ne creuse plus leur soif,
Le pain n'attise plus leur faim,
Le temps est ce joug qui menotte
Le moindre lien
Avec le monde dit"des êtres vivants"...

Ecrit par : angesasu | 26 août 2008

"Vu votre incapacité à comprendre l'ironie (pourtant indiquée en toutes lettres - le bâton vous vous rappelez? )- vous vous enfoncez de plus en plus."

Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 26 août 2008

Tant que ce n'est pas sur le bâton lui-même...

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 août 2008

"Ben je voulais dire plus bas dans l'échelle des races humaines européennes. Ça coule de source."

Ca va, au fond, j'aime assez être un sous-homme, je peux embêter tout le monde sans risque qu'on me fasse la moindre remarque !

Ecrit par : johnmarguerite | 26 août 2008

ne vous souciez pas pour mon statut...il est clair comme l'eau de source...
mais me posez une telle question ,prouve un certain sens de "l'accueil"...
bravo!!!!
beaucoup de français qui vivent actuellement dans mon pays (ou n'importe où dans le monde),n'aimeraient pas qu'on leur pose de telles questions " fliquées
(eux qui ont si bien défendu les droits les plus élémentaires de l'homme)
voyager c'est exister !
ce n'est pas obligatoire d'être un crève-la -faim!
vous poserez ce genre de questions à "un américain à paris"?
êtes -vous si sûr d'être vous-même bine intégré ...
ça vous va comme question?
je respecte votre point de vue mais je voudrais mieux comprendre l'essence de votre pensée...je débats...

Ecrit par : angesasu | 26 août 2008

"Brighelli n'est pas stupide, que diable ! Quel serait son intérêt s'il écrivait des propos xénophobes ? Il se verrait accabler d'opprobre par les lecteurs de son blog. S'il était xénophobe, il prendrait bien soin de le cacher. Mais ne nous égarons pas."
écrit Francis Penin


Bravo Francis , d'habitude je réserve ce lien à Guy Morel , chaque fois qu'il nous tance et fait entendre la voix de la sagesse , ce soir c'est pour vous , Doc Francis !

http://www.nanarland.com/play_ilsontdit.php?aud=12

Ecrit par : Amélie | 26 août 2008

Les niçois aussi!

Ecrit par : dobolino | 26 août 2008

Dites donc Dobolino , dois-je le prendre pour moi ? Si vous me cherchez , je peux faire une crise moi aussi , pour Nikaiaphobie ! Au fond , ça vous changerait de ma Burkaphobie !
:- o )))))))) !

Ecrit par : Amélie | 26 août 2008

Là, ce n'est même plus à fleur de peau. Ca frise la parano.
Vous aviez raison, Jeremy. Qu'on nous rende Roger Felts!!!!

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 août 2008

Je répondais au dernier message de "Ange-Sasu", bien sûr.

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 août 2008

De retour du Caucase, après un allègement de programme pour cause de grand barnum en Géorgie, j’ai fait une halte en Turquie, dans l’est puis à Istanbul.
Je ne peux que féliciter johnmarguerite pour ses origines ! Les turcs restent toujours aussi affables, accortes et joviaux. Et quel dynamisme, quelle explosion économique !

Je n’en dis pas autant des arméniens ...
En dehors de la maffia économique qui a acheté le pays après les popofs et qui a au moins le mérite d’avoir fait fortune rapidement - même si subsiste quelques (!) fautes de goût - j’ai découvert avec tristesse un peuple à genoux, abreuvé de vodka, sans ressort ni initiative, tourné stérilement vers le passé (le grand empire du XIIIème, le « génocide », l’époque bénie de l’assistanat soviétique ...).

Quant à la Roumanie, l’été prochain peut-être ... encore que j’ai eu ma dose de friches industrielles cet été. La plus belle est sans contestation celle de Vanadzor : l’équivalent du couloir de la chimie de Feyzin en ruine.

Je constate que la parano règne toujours en maître sur ce blog !
Dans ce contexte, j’aurais bien poursuivi en disant du mal de Lang. Cependant, d’une part c’est un peu facile, d’autre part je crains d’être accusé de gérontophobie ou pire de langophobie.

Hier soir, sur France 5, l’excellent film de Xu Xing sur la révolution culturelle me donne l’occasion d’adresser mon meilleur souvenir à Gérard Miller. Donneur de leçon de bien-pensance, diseur de politiquement correct, bobo prompt à dépasser le point de Godwin, serait bien inspiré de nous faire une autocritique publique celui-là (puis d’aller garder les cochons quelques années dans une lointaine campagne) !
Marrant, il est pote avec Lang ...
Imagine-t-on la même situation avec un homme politique ayant soutenu Pinochet par exemple ?
On me répondra sans doute que mes propos traduisent des relents antisémites ...

Ecrit par : Zorglub | 26 août 2008

êtes -vous si sûr d'être vous-même bine intégré ...
ça vous va comme question?


Ecrit par : angesasu | 26 août 2008

Si la question m'était adressé, non, je ne suis pas vraiment bien intégrée, mais pas plus mal que ça. Je fais du mieux que je peux et ai quelques racines de migrants, comme tout le monde en France ou ailleurs. Question fliquée ou pas, mon grand-père fut réfugié racial et politique en France après y avoir migré pour raisons professionnelles. Il était journaliste branché sur le textile et la mode et Paris était alors la place idéale. Comme il était juif et que les nazis étaient au pouvoir, il est resté là...
Ma question n'était pas fliquée, elle était de pure curiosité sur votre cursus.
Comme Francis Penin, je me pose la question de votre âge pour vous voir aussi épidermique. Vous ne venez pourtant pas d'un pays si exécré que ça par la France! D'où vous vient une telle suceptibilité?

Ecrit par : dobolino | 26 août 2008

vous poserez ce genre de questions à "un américain à paris"?

Ecrit par : angesasu | 26 août 2008

Oui! Et je sais qu'il me répondra souvent qu'il est réfugié "idéologique" et qu'il ne supporte plus son pays. Je l'ai d'ailleurs déjà posée, cette question, sans provoquer autre chose qu'une réponse cordiale.

Ecrit par : dobolino | 26 août 2008

De toutes façons, tout le monde sait que ce sont les Alsaciens qui sont universellement méprisés - en particulier par les Parisiens - (ou les plus paranos!!!).

Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 26 août 2008

Tous ces échanges à propos des mérites et démérites comparés des Roumains, Africains et autres Papous à poux m'incitent à vous faire part de la seule réponse sérieuse qui puisse être : http://www.youtube.com/watch?v=mHYU2Q62pdw

Ecrit par : moot | 26 août 2008

dobolino,
je vous remrcie pour vos explicatios si sincères et pertinentes
j'ai vécu la dictature ,j'écrivais dans l'opposition(le poème "les errants m'appartient")
arrivée en france j'ai été très bien reçue ,j'enseigne et je vous assure que l'école roumaine m'a innoculé l'amour de la france pays des lumières
je rêve qu'un jour les français (les média en général) nous regardent d'un oeil plus bienveillant
j'appelle au secours cioran qui explique mieux que moi cet état d'esprit:"que la roumanie disparaisse n'est pas si important;mais la france ne doit pas périr"
j'ai la double nationalité et je me régale de la chance d'appartenir à deux cultures qui m'enrichissent intérieurement
voila pourquoi j'ai eu si "mal à la roumanie"
notre diplomatie est muette ,inexistante...trop polie ...
parfois je m'emporte car le sac est trop plein
mais la vérité est toujours au milieu...
mais je pense comme cioran ,peut-être je devrais prendre des distances avec ce qu'on m'a appris à la bonne école roumaine (à l'université de bucarest)et avec les bons psycho-pédagogues de roumanie(à 2h de paris)

Ecrit par : angesasu | 26 août 2008

Les Alsaciens sont très chiants, come français. ils se croient supérieurs ici, chez ous, en Provence, et nous prennent pour des sous-développés. Quand on les refile aux allemands, les allemands les traitent en sous-hommes!
Vous connaissez cette blague allemande, Hervé?
"Un Alsacien, c'est un Belge qui n'a pas réussi à trouver la Suisse!"
La vérité est au milieu, comme dit Angesasu. Donc, en Alsace, à mi-distance entre la Belgique et la Suisse...

Ecrit par : dobolino | 26 août 2008

Zorglub, votre retour est un chef-d'oeuvre... Vous avez bien fait d'être absent aussi longtemps!!! ;-)))

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 août 2008

je rêve qu'un jour les français (les média en général) nous regardent d'un oeil plus bienveillant


Ecrit par : angesasu | 26 août 2008
Je ne savais pas que nous regardions la Roumanie d'un œil malveillant. J'avais plutôt l'impression du contraire quand on voit le nombre de villages français qui ont choisi de se jumeler avec un village roumain. Dans ma profession, on fait aussi beaucoup dans l'aide aux roumains. Je ne vois pas où nous sommes malveillants mais, bon, je vis à la campagne...

Ecrit par : dobolino | 26 août 2008

Puis, bon, Ceaucescu ne vous a guère fait de la pub. Les allemands, en 1955, n'étaient pas trop bien vus non plus.

Ecrit par : dobolino | 26 août 2008

Merci aussi à Moot! ;-)
A propos, sur votre lien, avez-vous vu également l'explication de la vie de la maison d'édition de "Léo et Léa" par Toto?

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 août 2008

dobolino,
je vous remrcie pour vos explicatios si sincères et pertinentes


Ecrit par : angesasu | 26 août 2008
Ni sincères, ni pertinentes plus que ça! Elles me sont naturelles et coulent sans effort. J'essaye de mettre de côté la parano, autant que faire se peut.
Vous savez, le "vrai" français, c'est pas très courant en France. L'un a des racines espagnoles, l'autre italiennes, un autre est roumain ou sénégalais...

Ecrit par : dobolino | 26 août 2008

arrivée en france j'ai été très bien reçue ,j'enseigne et je vous assure que l'école roumaine m'a innoculé l'amour de la france pays des lumières


Ecrit par : angesasu | 26 août 2008

Alors, parlez nous d'enseignement!

Ecrit par : dobolino | 26 août 2008

J'espérais , à la lecture de cette note, qu'on pourrait un peu évoquer les perspectives de la rentrée, dont certaines sont franchement inquiétantes (les déclarations de Darcos le 17 juillet, par exemple, qui se rappoche plus qu'on ne le croit des positions de Lang, Allègre, and co ...) et mériteraient qu'on fasse un peu le point. Et nous voilà en plein cours de bien-pensance pénitentielle....

Ecrit par : Jean-François Croz | 26 août 2008

À Anne-Marie Valette :
Je parle de faire une division avec un dividende de quatre chiffres et un diviseur de deux chiffres, par exemple.
Une division telle que 5268 à diviser par 23. Je savais faire cela en fin de CE2, et je n'avais que 8 ans. Je ne pense pas qu'en CP il soit possible d'arriver à un tel résultat.
Que l'on fasse, en CP, des approches concrètes comme celle de la tarte partagée en quatre morceaux, d'accord.
Mais la maîtrise de la division avec un dividende décimal et un diviseur décimal aussi - ce qu'il y a de plus compliqué en matière de division - me paraît inaccessible en CP et même en CE1.
Il faut comparer ce qui est comparable. Je suppose que nul ministre, même Jack Lang qui est loin d'être un scientifique, ne saurait ambitionner de faire faire à des élèves de CP la division suivante : 40562,189 divisé par 32,07 en allant jusqu'à 5 chiffres dans le quotient (dont la partie entière contient 4 chiffres et la partie décimale, un seul, ce qui se voit sans qu'il soit besoin de recourir à une calculatrice).
Or, savoir faire une division, c'est cela, rien moins.
Je parierais que nombre d'adultes de moins de quarante ans sont incapables de faire la division ci-dessus... sauf avec une calculatrice de poche.
Amicalement vôtre.

Ecrit par : Francis Penin | 26 août 2008

Bonsoir,
Le dernier Roumain à qui j'ai eu l'occasion de parler était un preneur de son dune chaîne de télévision française. Comme bien entendu il avait été question de l'école, et que je lui demandais ce qu'il pensait de ce que je venais de raconter à propos de l'école en France, il m'a dit : " J'ai deux filles scolarisées au primaire, et c'est une surprise pour moi, l'école ici, parce que je viens d'un pays où on fait comme vous faisiez avant."
À lire ce qui s'est écrit sur ce blog dernièrement, j'ai le sentiment qu'il y a pas mal de monde à côté de la plaque. Le problème n'est pas que nous fassions venir des profs de Roumanie ou des internes d'Afrique - ce serait même très bien si on les rémunérait à égalité avec les natifs d'ici.
Non, le problème, c'est que les natifs d'ici ont de plus en plus tendance à ne plus vouloir habiter leur pays. Le véto qui s'occupe de mon âne est tunisien - nous sommes dans la Sarthe profonde - et il n'a pu trouver pour le seconder, après le départ à la retraite de son associé, que deux jeunes vétérinaires belges. Les jeunes vétérinaires français ne veulent plus s'installer en zone rurale ( à 55 mn de TGV de Paris !) ; pas plus que les jeunes médecins ou les jeunes chirurgiens dentistes.
Moi et mon âne, les véto, les dentistes et les médecins roumains, africains ou autres, cela nous convient, pourvu qu'ils ne soient pas trop déçus par ce qu'ils s'attendaient à trouver chez nous.

Ecrit par : guy morel | 26 août 2008

À Anne-Marie Valette :
Je parle de faire une division avec un dividende de quatre chiffres et un diviseur de deux chiffres, par exemple.
Une division telle que 5268 à diviser par 23. Je savais faire cela en fin de CE2, et je n'avais que 8 ans. Je ne pense pas qu'en CP il soit possible d'arriver à un tel résultat.
Que l'on fasse, en CP, des approches concrètes comme celle de la tarte partagée en quatre morceaux, d'accord.
Mais la maîtrise de la division avec un dividende décimal et un diviseur décimal aussi - ce qu'il y a de plus compliqué en matière de division - me paraît inaccessible en CP et même en CE1.
Il faut comparer ce qui est comparable. Je suppose que nul ministre, même Jack Lang qui est loin d'être un scientifique, ne saurait ambitionner dÀ Anne-Marie Valette :
Je parle de faire une division avec un dividende de quatre chiffres et un diviseur de deux chiffres, par exemple.
Une division telle que 5268 à diviser par 23. Je savais faire cela en fin de CE2, et je n'avais que 8 ans. Je ne pense pas qu'en CP il soit possible d'arriver à un tel résultat.
Que l'on fasse, en CP, des approches concrètes comme celle de la tarte partagée en quatre morceaux, d'accord.
Mais la maîtrise de la division avec un dividende décimal et un diviseur décimal aussi - ce qu'il y a de plus compliqué en matière de division - me paraît inaccessible en CP et même en CE1.
Il faut comparer ce qui est comparable. Je suppose que nul ministre, même Jack Lang qui est loin d'être un scientifique, ne saurait ambitionner de faire faire à des élèves de CP la division suivante : 40562,189 divisé par 32,07 en allant jusqu'à 5 chiffres dans le quotient (dont la partie entière contient 4 chiffres et la partie décimale, un seul, ce qui se voit sans qu'il soit besoin de recourir à une calculatrice).
Or, savoir faire une division, c'est cela, rien moins.
Je parierais que nombre d'adultes de moins de quarante ans sont incapables de faire la division ci-dessus... sauf avec une calculatrice de poche.
Amicalement vôtre.

Ecrit par : Francis Penin | 26 août 2008

Deux réflexions :
1- Qui a jamais envisagé de proposer de "faire faire à des élèves de CP la division suivante : 40562,189 divisé par 32,07 " ?
2- Mais ce n'est pas une raison pour écrire : "Or, savoir faire une division, c'est cela, rien moins." Car si cela est vrai, cela suppose justement que l'apprentissage de la division ( valeur d'une part et nombre de fois) sur de petits nombres commence en GS de maternelle.
Bien à vous.
GM

Ecrit par : guy morel | 26 août 2008

Les Alsaciens sont très chiants, come français. ils se croient supérieurs ici, chez ous, en Provence, et nous prennent pour des sous-développés. Quand on les refile aux allemands, les allemands les traitent en sous-hommes!
Vous connaissez cette blague allemande, Hervé?
"Un Alsacien, c'est un Belge qui n'a pas réussi à trouver la Suisse!"
La vérité est au milieu, comme dit Angesasu. Donc, en Alsace, à mi-distance entre la Belgique et la Suisse...

Ecrit par : dobolino | 26 août 2008

Et bien dites donc, ma bonne dame comme vous y allez !!!

Ecrit par : Maminou | 26 août 2008

Merci, Amélie ! J'ai regardé Doc Savage. OK.

Ecrit par : Francis Penin | 26 août 2008

monsieur morel ,j'ai trouvé vos propos justes ...
rien de blessant ,vous avez apporté un exemple concret et concluant et criant de vérité

Ecrit par : angesasu | 26 août 2008

merci maminou

Ecrit par : ange | 26 août 2008

OK, Guy Morel ! Si l'on parle d'approche de la division en CP, alors, je suis d'accord. J'ai fait mon CP d'octobre 1945 à 1946, et je ne me rappelle vraiment plus ce que j'y ai appris en matière de calcul. J'ai appris à lire avec la méthode syllabique (cela, au moins, je me le rappelle) et ne cesse de m'en réjouir soixante-trois ans plus tard.
Bien à vous.

Ecrit par : Francis Penin | 26 août 2008

réponse à monsieur B.
votre vécu en roumanie en 1974 tient du roman de péripéties picaresque!
les roumains cette année -là pouvaient encore sortir avec un simple passeport en occident sans s'aventurer comme des fous!
ceux qui l'ont fait ,n'avaient pas les moyens de se payer l'avion ,le passeport ou le train ou ils avaient des problèmes avec la justice...
beaucoup quittaient la roumanie définitivement ,par curiosité ,par soif de s'aventurer dans l'inconnu,ou par dégoût d'une dictature prolétarienne qui commençait à se profiler
ceausescu n'avait pas encore montré son vrai visage
les roumains ne pouvaient pas tirer sur des allemands car la frontières de l'allemagne sont bien loin de la roumanie
par contre une telle situation était monnaie courante sur le mur de berlin
votre récit peut passer chez delarue , où son public est friand de telles histoires croustillantes et peu viables
vous aurez dû remplacer" les profs roumains et les médecins africains "par "on fait venir des profs et des médecins étrangers"...ça aurait pu passer mieux...
mais vous ne pouvez pas savoir que ces gens-là peuvent se trouver devant un ordinateur
la prochaine fois vous ferez plus d'attention ,c'est
une gaffe ,l'erreur est humaine ,je le sais très bien...
les profs roumains sont vos collègues ,ne l'oubliez pas...
une petite gaffe , mais blessante...
j'apprécie votre blog et je pratique la liberté de parole comme vous!

Ecrit par : angesasu | 26 août 2008

OK, Guy Morel ! Si l'on parle d'approche de la division en CP, alors, je suis d'accord. J'ai fait mon CP d'octobre 1945 à 1946, et je ne me rappelle vraiment plus ce que j'y ai appris en matière de calcul. J'ai appris à lire avec la méthode syllabique (cela, au moins, je me le rappelle) et ne cesse de m'en réjouir soixante-trois ans plus tard.
Bien à vous.
Ecrit par : Francis Penin | 26 août 2008
J'étais en GS en 1951 et, comme beaucoup, j'y ai appris les quatre opérations. Quant à la lecture, la méthode suivie n'était nullement syllabique, c'était la méthode alphabétique d'écriture-lecture ( analytique et synthétique) des maîtres républicains : en bref, on apprenait à écrire pour apprendre à lire.
Bon, cela ne nous rajeunit pas !
Cordialement.
GM

Ecrit par : guy morel | 26 août 2008

"Dans ce contexte, j’aurais bien poursuivi en disant du mal de Lang. Cependant, d’une part c’est un peu facile, d’autre part je crains d’être accusé de gérontophobie ou pire de langophobie."

Moi je trouve qu'à l'heure où on dit que les Séniors n'ont pas accès au marché du travail, Lang est un peu le Navarro de la politique : toujours en activité malgré son grand âge.

Ecrit par : Jeremy | 27 août 2008

Au fait, qui a des nouvelles de Roger Felts ?

(cette fois, je suis sérieux).

Ecrit par : Jeremy | 27 août 2008

Jérémy : "Au fait, qui a des nouvelles de Roger Felts ?"

Le 26 août Roger annonçait sur son blog le dernier numéro de Riposte laïque :

http://rogerfelts.blog.lemonde.fr/

Et je pense qu'il est parmi nous comme on dit de Jésus (là, le mécréant devrait bondir! :-))

Ecrit par : Jésusparminous | 27 août 2008

"40562,189 divisé par 32,07 en allant jusqu'à 5 chiffres dans le quotient (dont la partie entière contient 4 chiffres et la partie décimale, un seul, ce qui se voit sans qu'il soit besoin de recourir à une calculatrice).
Or, savoir faire une division, c'est cela, rien moins.
Je parierais que nombre d'adultes de moins de quarante ans sont incapables de faire la division ci-dessus... sauf avec une calculatrice de poche.
Amicalement vôtre."

Ecrit par : Francis Penin | 26 août 2008

De tête, vous voulez dire? Parce que, avec papier et crayon, j'en serais quand même étonné!

Ecrit par : Christophe Sibille | 27 août 2008

Même avec un papier et un crayon.
Quand j'avais encore des CM, chaque année, au moment où je commençais à donner à faire à la maison des "vraies" divisions, j'avais le plaisir d'accueillir un soir dans ma classe un ou deux parents qui me venaient me parler : "Je vais avoir l'air bête, hein, mais hier soir, quand Fiston a sorti son cahier de devoirs, je me suis rendu compte que je ne savais plus comment on faisait une division. Pourtant, à l'école, je savais. Si vous pouviez me remontrer un peu tout ça..."
Ça, c'était il y a une quinzaine d'années.
Maintenant, les parents de CP me disent : "Il paraît que, l'année prochaine, au CE1, Fistonne va apprendre les divisions. Je vous préviens, je ne pourrai pas l'aider, je ne sais plus les faire du tout."
Je réponds : "Oh, celles-là, vous saurez les faire, vous savez, nous allons commencer par des 48 : 2 ou par 4, des calculs que nous faisons de tête, nous, adultes et nous irons seulement jusqu'à des divisions à trois ou quatre chiffres au dividende et un seul au diviseur."
La réponse est alors : "Ah (passage de tracteurs dans le regard). Oh, puis je verrais bien après tout, si je ne sais pas faire, Fistonne me montrera..."

Ecrit par : catmano | 27 août 2008

Pour en revenir à la discussion initiale ; je n'aime pas Lang, mais je trouve que la note de JPB vise particulièrement bas.
En plus si Darcos ressemble un peu (dans le genre embompoint bienveillant) au bon calife ses intentions ne sont guère rassurantes et je pense que beaucoup de lecteurs aimeraient voir le maître de céans aborder ce problème de front plutôt que disserter sur Pékin ou Lang (notes qui me font l'effet d'un écran de fumée destinées à faire oublier les nouvelles qui fâchent).
Et je suis persuadée, comme l'un des internautes (désolée je ne sais plus lequel) qu'une fois que Darcos aura fait le sale boulot il chutera de son piédestal et sera remplacé par Lang ou un avatar du même acabit. Une fois que Darcos aura bien dégraissé et eu la peau des concours, on manquera en effet cruellement de main d'oeuvre et un nouveau ministre pro IUFM pourra joyeusement mettre en place un recrutement au rabais avec professionnalisation assurée par les profs d'IUFM.
Tel est l'avenir radieux qu'on nous prépare hélas.

Ecrit par : Flo | 27 août 2008

Je crois, Flo, que vous soulevez le vrai problème; il y a une véritable convergence entre la politique scolaire actuelle et les fantasmes revanchards des pédagos, sur au moins deux points: la mise au pas d'un corps enseignant trop porté à l'esprit critique, et la baisse des coûts de main-d'oeuvre. Le reste est largement de la poudre aux yeux.

Ecrit par : Jean-François Croz | 27 août 2008

"écran de fumée destiné"
(désolée, je dois être mal réveillée ce matin)

Ecrit par : Flo | 27 août 2008

A Catmano : c'est bien ce que je soupçonnais, les personnes de moins de 40 ans ne savent plus (ou n'ont jamais su) faire une division telle que 25068,732 divisé par 207. C'est consternant. (Je me demande si M. Mérieu saurait faire cette division bien qu'il soit presque aussi âgé que moi.)
J'ai su faire cela pendant l'année de CE2, à l'âge de huit ans à peine car je suis entré au CP à 5 ans. Je suppose que j'avais déjà vu des divisions simples en CE1 comme celles que vous citez en exemple, voire en CP. Mais, ainsi que je l'ai dit précédemment, savoir faire une division, c'est savoir faire celle que je cite ci-dessus. Il est logique qu'on y vienne en douceur après une approche en CE1 ou en CP puis CE1.
Mais, en tout état de cause, 95% des enfants âgés de 9 ans devraient être capables de faire ces divisions à la fin du CE2.
Amicalement à vous.

Ecrit par : Francis Penin | 27 août 2008

À Christophe Sibille : je ne suis pas sûr de comprendre ce que vous voulez dire par, " De tête, vous voulez dire ? Parce que, avec papier et crayon, j'en serais étonné."
Voulez-vous dire que vous seriez étonné qu'ils ne sachent pas faire cette division avec papier et crayon ?
Je ne le serais pas du tout, moi ! J'ai enseigné jusqu'en 2000 les sciences physiques, et je sais que mes élèves, pour la plupart, ne savaient pas faire cela avec papier et crayon.
Donc, non, je ne voulais pas dire "de tête". Même moi, j'en serais incapable. (Cela demanderait un effort de mémorisation énorme, sinon, sur le principe, j'en serais capable, bien entendu.)
Amicalement à vous.

Ecrit par : Francis Penin | 27 août 2008

Complément au message précédent : j'avais des élèves de terminale et de sections de technicien supérieur. Sans calculatrice, ils étaient perdus. Il faut bien dire que l'adjectif "supérieur" était très surfait.

Ecrit par : Francis Penin | 27 août 2008

Merci, Guy, vous avez répondu à Francis comme il convient.

Ceci dit, peu d'enfants au collège savent faire la division posée par Francis, "instruits" par les désolants Picbille.

Si le programme SLECC a quelque chance de progresser dans notre malheureuse EN, ils le pourront de nouveau.

Ecrit par : Valette | 27 août 2008

En même temps, je ne suis pas certain que ce soit utile de savoir poser et résoudre à la main une telle division ...

Le protocole opératoire est du type "magique" (en particulier la gestion de la virgule) pour la plupart des élèves.
De ce fait, du point de vue de la structuration de la pensée, il n'apporte pas grand chose (en dehors de faire réviser les tables d'opérations). Pour le reste qui dans la vie est confronté à une telle question ?

Présenter sans s'acharner le mécanisme de la division et tenter de faire comprendre aux meilleurs élèves pourquoi ce dispositif est pertinent, puis réaliser quelques opérations raisonnablement complexes me semble suffisant.

Le temps gagné pourrait être utilisé avec profit pour approfondir le sens intrinsèque de la division et la notion de proportionalité.
J'ai trop d'élèves qui en 1ere ou même terminale, hésitent (et même se trompent) pour résoudre les problèmes :
* 4 kg de pommes coûtent 12 € quel est le prix d'un kilo ?
* j'ai parcouru 153 m en 28 s quelle est ma vitesse ?
(régulièrement, ils vont chercher la "formule" dans leur calculette !)

Ils ne sont d'ailleurs pas rare à donner des réponses différentes aux questions :
* j'ai parcouru 153 m en 28 s quelle est ma vitesse ?
* en 28 s, j'ai parcouru 153 m quelle est ma vitesse ?

Ce sont des questions largement plus fondamentales.
La mise en échec d'un élève de lycée montre qu'il n'a toujours pas compris ce que voulait dire ... diviser !
C'est peut-être la conséquence d'une trop grande insistance sur la "division partage" lors de l'apprentissage ???
(les instits peuvent-ils répondre ?)

Ecrit par : Zorglub | 27 août 2008

J'ajoute que j'accorde une TRES grande importance à la parfaite connaissance des tables d'opérations.

Lorsque les élèves utilisent le calcul formel, ceux pour qui
8 x 7 = 56 n'est pas un réflexe ont le plus grand mal à développer une expression du type (8a - 3).(2 - 7a).

Gérer les règles de signe, la correcte distribution des termes, la puissance de "a" et devoir en même temps s'interrompre pour interroger sa calculette sur 8 x 7 est insurmontable !
Là, pour le coup, il s'agit d'un savoir directement opérationnel !

Ecrit par : Zorglub | 27 août 2008

L'exemple des 4 kg de pommes payés 12 €, je pense que mes CP l'auraient résolu sans problème ; il est possible que mes GS aussi d'ailleurs. Quant aux CE1, c'est sûr.
Sans doute que la gestion de la virgule tient du magique pour une bonne partie des élèves de CM, il n'en est pas moins vrai pourtant que lorsque la technique pure devient un automatisme, cela libère un nombre de neurones conséquent qui peuvent alors se consacrer à la gestion de la compréhension. Enfin, il me semble.
D'autre part, avec le "programme" que vous proposez (quelques opérations pour évacuer le côté technique), tous les élèves qui ont besoin de "faire pour croire" ou de "faire pour comprendre" arriveront en lycée en ayant complètement oublié à quoi sert une division et dans quels cas, on l'utilise.
Il me semble qu'il faudrait au contraire assurer la technique en compliquant chaque année un peu plus le choix des nombres à traiter et en l'accompagnant de très, très nombreux problèmes, allant eux aussi du simple au complexe, de façon à ce que le stimulus s'installe : "Je cherche une distance à la seconde donc je divise la distance par le nombre de secondes."

Ecrit par : catmano | 27 août 2008

Bravo pour votre blog et vos articles que je découvre par hasard, ne connaissant de vous que "La fabrique du crétin" dont j'avais savouré la lecture avec une délectation non dissimulée. J'aime bien les "rétro-penseurs" dans votre genre. Ils apportent une indispensable bouffée d'air frais en bousculant les apparatchiks de la bien-pensance dont les errements ont bousillé quelques générations d'élèves notamment en ce qui concerne l'enseignement du français. Je n'en veux pour preuve que la lecture des conclusions de quelques uns de mes jeunes confrères (je suis avocat depuis 30 ans, personne n'est parfait...) qui contiennent nombre de phrases sans queue ni tête ! Pourtant, si mes souvenirs sont bons, quelqu'un avait écrit jadis "Ce qui se conçoit bien s'énonce clairement et les mots pour le dire viennent aisément"... Continuez et je continuerai, pour ma part, à fréquenter votre blog avec un immense plaisir !

Ecrit par : Duralex | 27 août 2008

quelqu'un avait écrit jadis "Ce qui se conçoit bien s'énonce clairement et les mots pour le dire viennent aisément"...

Ecrit par : Duralex | 27 août 2008

Boileau, dans "l'Art poétique" en 1664

Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 27 août 2008

Ma fille entre en troisième. Hier, elle est allée acheter les fournitures scolaires de sa liste et est catastrophée car elle a acheté un cahier petits carreaux à la place de grands carreaux pour l'allemand. Elle se tord le cerveau dans tous les sens depuis 24 heures pour savoir quel prof pourrait bien tolérer cette extraordinaire entorse à la liste.
J'ai expliqué à la demoiselle ce qu'elle pourra répondre au professeur offusqué de cette inadmissible désobéissance civile:
"Madame, Monsieur, j'entre en troisième. L'an prochain, je serai au Lycée et, au vu de la réforme qu'on nous concocte pour 2009, j'ai intérêt à être autonome puisque, si j'ai bien compris, on se prépare à nous supprimer les cours ou à peu près. Alors, vos grands carreaux, hein!... Je me les mets où je pense!".
Vous voulez aussi des commentaires pour 24*32 versus 21*29.7?

Ecrit par : dobolino | 27 août 2008

Et je pense qu'il est parmi nous comme on dit de Jésus (là, le mécréant devrait bondir! :-))

Ecrit par : Jésusparminous | 27 août 2008

On vous a reconnu, Jésus! Y'a qu'un psychiatre pour se prendre pour le Messie, ou, plus humble, pour un directeur de conscience.

Ecrit par : dobolino | 27 août 2008

Moi et mon âne, les véto, les dentistes et les médecins roumains, africains ou autres, cela nous convient, pourvu qu'ils ne soient pas trop déçus par ce qu'ils s'attendaient à trouver chez nous.

Ecrit par : guy morel | 26 août 2008
Si j'ai l'occasion de vous rencontrer un jour, nous pourrons longuement en parler. Je ne connais pas l'âge de votre véto mais les tunisiens de mon âge, il me semble, étudiaient avec nous, en France, puis, après, des accords de coopération ont permis à nos professeurs d'aller enseigner en Tunisie et au Maroc. Enfin, je crois que ça ne s'est pas trop mal passé. A Dakar, aussi.
Pour la Belgique, vous connaissez le jeu certainement aussi bien que moi. A présent, ils serrent les boulons et viennent progressivement au numerus clausus, au moins pour les étudiants étrangers. Ça devenait intenable.

Ecrit par : dobolino | 27 août 2008

"J'ajoute que j'accorde une TRES grande importance à la parfaite connaissance des tables d'opérations."

Ecrit par : Zorglub | 27 août 2008

Je suis à fond d'accord avec ça!
Pendant les longs trajets en voiture que nous faisons, avec ma fille aînée, une bonne partie du temps est consacrée à l'apprentissage de ces tables, (elle entre en CE2, et, jusqu'à celle des "6", ça colle à peu près). Cela l'amuse beaucoup, et, du coup, ça avance! Je pense que les dix, au moins, seront parfaitement maîtrisée avant la fin de l'année.

Ecrit par : Christophe Sibille | 27 août 2008

"un nouveau ministre pro IUFM pourra joyeusement mettre en place un recrutement au rabais avec professionnalisation assurée par les profs d'IUFM.
Tel est l'avenir radieux qu'on nous prépare hélas.

Ecrit par : Flo | 27 août 2008

Je crois, Flo, que vous soulevez le vrai problème; il y a une véritable convergence entre la politique scolaire actuelle et les fantasmes revanchards des pédagos, sur au moins deux points: la mise au pas d'un corps enseignant trop porté à l'esprit critique, et la baisse des coûts de main-d'oeuvre. Le reste est largement de la poudre aux yeux."

Ecrit par : Jean-François Croz | 27 août 2008

Jusqu'à quand faudra t-il marteler que la grande majorité des profs d'IUFM, (les profs "disciplinaires du premier degré, en tous cas), ne sont pas des "pédagos aux fantasmes revanchards"? Ca devient, à la longue, très lassant.

Ecrit par : Christophe Sibille | 27 août 2008

"Donc, non, je ne voulais pas dire "de tête". Même moi, j'en serais incapable. (Cela demanderait un effort de mémorisation énorme, sinon, sur le principe, j'en serais capable, bien entendu.)
Amicalement à vous."

Ecrit par : Francis Penin | 27 août 2008

Oui, moi aussi!
J'avais compris ça de prime abord parce qu'il me semblait impensable que la plupart des adultes "instruits" ne sachent plus faire cette division.

Ecrit par : Christophe Sibille | 27 août 2008

Alors, vos grands carreaux, hein!... Je me les mets où je pense!".

Ecrit par : dobolino | 27 août 2008

Un argument un peu plus "soft" à proposer :
en Allemagne, il n'y a pas de cahiers à grands carreaux, donc pour que le cahier d'allemand "s'intègre" mieux dans le paysage et dans la langue du pays, vive les cahiers à petits carreaux comme on en trouve là-bas.

Ecrit par : Maminou qui habite en Alsace, qui n'est pas alsacienne mais qui trouve un peu rude la façon dont vous les qualifiez... | 27 août 2008

A Catmano : c'est bien ce que je soupçonnais, les personnes de moins de 40 ans ne savent plus (ou n'ont jamais su) faire une division telle que 25068,732 divisé par 207. C'est consternant.

Ecrit par : Francis Penin | 27 août 2008
Faux, Francis! Je viens de tester sur mon fils, dix-sept ans, entrant en Terminale L et il gère très convenablement 40562.189/32.07.
Je sais que, dans quinze ans ou vingt ans, il lui faudra retrouver le protocole apparemment oublié par manque de pratique, comme ce fut le cas pour moi quand il entama le troisième trimestre de CE2 mais qu'il le retrouvera après quelques sueurs froides. C'est bien inscrit dans ses circuits neuronaux, aucun doute possible!
Je crains plus de déconvenues avec ma fille de treize entrant en troisième et, au vu de ses bulletins trimestriels et de ses goûts, calibrée pour la section S, si elle existe encore en 2009...

Ecrit par : dobolino | 27 août 2008

Ah, elle sait déjà déplacer les virgules pour rendre la division faisable! On a pas tout perdu.

Ecrit par : dobolino | 27 août 2008

Ne soyez pas fâchée, Maminou! C'était juste pour prouver qu'il n'y avait pas que les Français qui sont crades avec les estrangers!

Ecrit par : dobolino | 27 août 2008

Ne soyez pas fâchée, Maminou! C'était juste pour prouver qu'il n'y avait pas que les Français qui sont crades avec les estrangers!

Ecrit par : dobolino | 27 août 2008

Je suis d'autant moins fâchée que je peux dire qu'après plus de 30 ans en Alsace, je ne me sens pas du tout alsacienne !!!

Ecrit par : Maminou | 27 août 2008

L'exemple des 4 kg de pommes payés 12 €, je pense que mes CP l'auraient résolu sans problème ; il est possible que mes GS aussi d'ailleurs. Quant aux CE1, c'est sûr.


Ecrit par : catmano | 27 août 2008

Pour ce coup-là, qui se fait de tête, mon fils gère sans problème.
Par contre, 153 m en 28 s à traduire en km/ heure le jette dans une impressionnante panique, comme si sa vie était mise en danger. Si on analyse, on se rend compte que deux automatismes ne sont pas acquis: 1 km=1000 m vs 1m=1/1000 km et 1 heure=3600s , ce qui relève absolument de l'enseignement primaire, me semble-t-il.

Ecrit par : dobolino | 27 août 2008

En fait, ils paniquent souvent par manque d'entraînement, comme avec la subordonnée relative qui, sur toutes les années de collège, pour mes deux gamins, n'a été traitée que pendant une heure au mieux en français, renforcée au mieux d'une heure pour les latinistes.

Ecrit par : dobolino | 27 août 2008

Jusqu'à quand faudra t-il marteler que la grande majorité des profs d'IUFM, (les profs "disciplinaires du premier degré, en tous cas), ne sont pas des "pédagos aux fantasmes revanchards"? Ca devient, à la longue, très lassant.
Ecrit par : Christophe Sibille | 27 août 2008
De toutes, avec ce qui se prépare :
http://www.lettreducadre.fr/PAR_TPL_IDENTIFIANT/2/TPL_CODE/TPL_DEBAT_FICHE/PAG_TITLE/Faut+il+d%E9centraliser+les+profs+%3F/2080-fiche-debat.htm
le débat autour des "pédagos", des IUFM et de la formation des maîtres va prendre un tour nouveau.

Ecrit par : guy morel | 27 août 2008

Oulala Dobolino, une réponse en m/s m'aurait contenté !
Faut savoir réduire ses prétentions en STI ...

Ecrit par : Zorglub | 27 août 2008

Logiquement en Terminale scientifique, on devrait en être à 153*3.6/28, formule produite en trente secondes max, pour sortir les km/heure mais ce n'est pas donné à tous et ça n'a jamais été donné à tous, d'où nivellement par le bas pour cause de massification démagogique alors qu'il y aurait eu tellement mieux à faire, même avec une scolarité obligatoire jusqu'à dix-huit ans. Et c'est aussi très dommage car le passé produisit d'excellents médecins avec des filles et des gars pour qui cette opération resta à jamais incompréhensible sans une décomposition en étapes successives.
Quel formatage de merde!

Ecrit par : dobolino | 27 août 2008

"Le ministre de l'Education Xavier Darcos annonce que la "prime d'entrée dans le métier" promise aux jeunes enseignants titularisés sera de 1.500 euros cette année, une mesure qui va concerner 20.000 personnes, dans une interview à Paris-Match à paraître demain."

Ecrit par : Jeremy | 27 août 2008

Oulala Dobolino, une réponse en m/s m'aurait contenté !
Faut savoir réduire ses prétentions en STI ...

Ecrit par : Zorglub | 27 août 2008

Si on ne les réduisait pas en primaire pour cause de découverte du tissage du sarrau au XIV° siècle, vous pourriez enseigner plus en Terminale STI.
En 2009, on va encore réduire les prétentions au Lycée.

Ecrit par : dobolino | 27 août 2008

En fait, ils paniquent souvent par manque d'entraînement, comme avec la subordonnée relative qui, sur toutes les années de collège, pour mes deux gamins, n'a été traitée que pendant une heure au mieux en français, renforcée au mieux d'une heure pour les latinistes.

Ecrit par : dobolino | 27 août 2008

C'est ce qui leur pose le plus de problèmes, le manque d'entraînement, ainsi que l'habitude de s'entraîner.
Ça m'avait complètement estomaquée avec mes deux enfants, quand ils étaient en 4° ou en 3° (je ne me rappelle plus la classe où l'on étudiait cela dans les années 90), cette incapacité à appliquer bêtement les identités remarquables de façon complètement automatique.
La première épreuve avait consisté à leur imposer la "récitation par cœur". "Ouais, mais le prof, il l'a pas dit !" étant évidemment la réponse imparable, encore facile à gérer avec un gamin de CE2, mais beaucoup plus délicate avec un ado boutonneux qui vous répète à longueur de temps que même Cosette était mieux traitée que lui.
Ensuite, comment construire l'automatisme lorsqu'on n'est pas matheux du tout soi-même et que le livre de classe ne propose que quatre ou cinq exercices ?
Quand, en plus, Fiston ne sait plus ses tables parce qu'en 6° et 5°, le "prof a dit" qu'on pouvait se servir de la calculette, même pour 2 x 5 et que, par ailleurs, les prérequis sur les signes des nombres relatifs (excusez-moi, je suis nulle en maths, c'est sans doute très mal dit, j'assume) ont été aussi soumis au même traitement (pas de par cœur, pas d'entraînement) !
Du coup, non seulement, ils manquent d'entraînement, mais en plus, ils ne savent absolument pas comment on fait pour s'entraîner.
D'où l'intérêt des divisions en élémentaire, y compris celles à virgule au diviseur et au dividende, avec obligation de résultats justes à des dizaines et des dizaines de reprises : s'ils n'ont toujours pas compris pourquoi on décale la virgule de trois rangs des deux côtés, ils auront au moins pris l'habitude de gérer une procédure complexe de A à Z parce que "c'est comme ça qu'on fait" et je suis sûre qu'ils poseront moins de problèmes au professeur qui leur apprendra que (a+b)(a-b), ça fait a² - b² et que c'est bien de le retenir plutôt que de le rechercher à chaque fois.

Ecrit par : catmano | 27 août 2008

Sans doute que la gestion de la virgule tient du magique pour une bonne partie des élèves de CM, il n'en est pas moins vrai pourtant que lorsque la technique pure devient un automatisme, cela libère un nombre de neurones conséquent qui peuvent alors se consacrer à la gestion de la compréhension. Enfin, il me semble.

Ecrit par : catmano | 27 août 2008

Fondamental! L'erreur a consisté à croire que les automatismes n'étaient pas bons pour le cerveau et qu'on fabriquait des crétins. Du coup, on s'est évertué à n'enseigner que ce qui pouvait être intégré en étant parfaitement compris immédiatement. Ça partait d'un bon sentiment mais, devant l'échec patent depuis vingt ans et plus, il serait temps de revoir la copie.
Donc, Catmano, remplace sans hésiter ton "il me semble" par j'affirme et suis prête à vous en apporter la preuve!

Ecrit par : dobolino | 27 août 2008

"En effet, les collectivités locales ne sont plus aujourd'hui de simples gestionnaires de locaux scolaires mais bien des acteurs de l'éducation et de la vie scolaire à part entière.
De plus, elles sont coordinatrices de nombreux dispositifs (réussite éducative, accompagnement scolaire, sécurité et prévention de la délinquance, développement des NTIC, agenda 21, transports...) qui sans donner l'impression d'un leaderschip institutionnel les places de fait au centre des politiques éducatives des territoires.
La réforme de l'Etat, au travers de la RGPP, pourrait aujourd'hui laisser préssentir aux enseignants, après le transfert des personnels TOS, que leur tour est bientôt venu."

Le débat autour des "pédagos", des IUFM et de la formation des maîtres va prendre un tour nouveau.

Ecrit par : guy morel | 27 août 2008

Pour l'instant, ce qui menace, c'est plutôt la fermeture des petits "sites" pour recentraliser la formation sur les villes universitaires... Usine à gaz, quand tu nous tiens.

(Entre parenthèses, ces gens-là aussi ont des problèmes d'orthographe grammaticale.) ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 27 août 2008

et je suis sûre qu'ils poseront moins de problèmes au professeur qui leur apprendra que (a+b)(a-b), ça fait a² - b² et que c'est bien de le retenir plutôt que de le rechercher à chaque fois.

Ecrit par : catmano | 27 août 2008

Là, ça se discute fort!
Car, n'oublie pas que cette formule n'a d'intérêt que si on sait la traiter dans les deux sens.
Soit, et je sais que cela te fut très abscons, repérer et contracter la formule 9xau carré+12xy+4y au carré en (3x+2y)au carré.
Il faudrait surtout savoir si tout le monde a absolument besoin de connaître les identités remarquables pour vivre et développer son cerveau ou si, comme ton père et, probablement, Darcos et Lang, au hasard, on peut faire une carrière universitaire sans jamais rien y piger.
A-t-on vraiment besoin de faire subir les identités remarquables à tous les élèves? Ne serait-il pas agréable pour tous de les réserver à ceux qui peuvent en jouer et de donner à tous un solide enseignement d'histoire et géographie qui en ferait des citoyens conscients des enjeux de leurs attitudes?

Ecrit par : dobolino | 27 août 2008

"un nouveau ministre pro IUFM pourra joyeusement mettre en place un recrutement au rabais avec professionnalisation assurée par les profs d'IUFM.
Tel est l'avenir radieux qu'on nous prépare hélas.

Ecrit par : Flo | 27 août 2008

Je crois, Flo, que vous soulevez le vrai problème; il y a une véritable convergence entre la politique scolaire actuelle et les fantasmes revanchards des pédagos, sur au moins deux points: la mise au pas d'un corps enseignant trop porté à l'esprit critique, et la baisse des coûts de main-d'oeuvre. Le reste est largement de la poudre aux yeux."

Ecrit par : Jean-François Croz | 27 août 2008

Jusqu'à quand faudra t-il marteler que la grande majorité des profs d'IUFM, (les profs "disciplinaires du premier degré, en tous cas), ne sont pas des "pédagos aux fantasmes revanchards"? Ca devient, à la longue, très lassant.

Ecrit par : Christophe Sibille | 27 août 2008

Personnellement tous les profs d'IUFM que j'ai rencontrés étaient très très butés.Et très hostiles à toute idée légèrement opposée à la leur. C'est ce sentiment d'être tombée dans une sorte de bastion de la pensée unique qui m'a fait fuir l'EN, ce dont je ne peux que me féliciter étant donnée la tournure des événements. Ce serait moins le cas chez les PE? Mon expérience en primaire m'a donné l'impression que c'était pire au contraire.
Et vu le nombre de messages que vous envoyez par jour depuis des mois pour marteler toujours le même refrain ("non tous les profs d'IUFM ne sont pas meuchants-regaaardez-moi par exemple"vous semblez également assez limité. Il y en a qui n'ont pas grand chose à faire.

Ecrit par : Flo | 27 août 2008

Dieu est revenu, mais attention ! Il a mal aux articulations des poignets et des pieds : pour le mettre en croix, comme son fils, en quelque sorte pour le béatifier, on lui a planté des clous qu'il a du mal à digérer…

Si la liste des reproches pouvant être fait à Nicolas Sarkozy est incommensurable, il y a un point où l'on doit saluer sa logique jusque boutiste, celle de l'ouverture de la France au systématisme de l'ultra-libéralisme… Les récentes déclarations du jambonneux Bernard Laporte sur l'ouverture du sport de haut niveau au marché directement privé avec la glorification du Team Lagardére le montrent clairement.
Le hic, c'est qu'au moment du plein épanouissement des psychopédagogues en France, on commençait aux États-Unis à commenter leurs effets délétères… Et au moment où Sarko nous installe dans l'ultra-libéralisme, Bush, quoiqu'il en dise, est le fer de lance de mesures concrètes allant contre l'esprit de l'ultra-libéralisme et ses impasses… Ceci pour souligner que la logique du rouleau compresseur ultra libéral peut se heurter au principe de réalité et aux faits de résistance et de transgression des républicains laïques (et plus) de l'école.
Ceux-ci sont pourtant confrontés à un positionnement quasi schizophrénique : pour l'essentiel, et avec quelques bémols, adhésion au mouvement engagé dans le primaire. Alors que dans le secondaire, interrogations, méfiance et critiques majeurs sur ce qu'ils entrevoient des “réformes”. Nombre de commentaires sur ce blog, traduisent ces questionnements.
Sur la ligne générale du pouvoir, voilà ce que j'en disais il y a peu :
- La droite a reconnu qu'électoralement la critique de trente années de psychopédagogisme était rentable… Elle ne s'est pas gênée pour le faire.
- Ses principes demeurent : sélectionner et former une élite recrutée dans l'élite – assurer une formation de base, économiquement utile, à l'armée des sans-grades – fournir pour les couches intermédiaires une formation à dominante “technique ” où la fonction “libératrice” de l'école, agent de transmission des savoirs, est réduite au minimum (“L'enseignement de l'ignorance”).
- À ces principes, qui se sont à la fois opposés et ont coexisté avec ceux de l'école républicaine, s'ajoute maintenant la question de la marchandisation généralisée de la société où des secteurs jusque-là plus ou moins “protégés ” comme la Santé Publique, l'École Publque, la Culture, vont devoir “s'ouvrir” à ces “nouvelles” règles.
- Pour l'école, le mouvement général du pouvoir étant bien compris, reste que son application doit tenir le plus grand compte des rapports de force et du terrain assez particulier que constitue le milieu scolaire…
- Le psychopédagogisme a fait la preuve de son grand pouvoir de nuisance en cassant l'école publique. Il a montré aussi son incapacité à assurer une formation minima correcte à l'ensemble de la population scolaire. Ce qui est à fois un mal pour ceux qui en sont victime et une régression peut souhaitable pour nos industrieux industriels. Exit au moins dans le primaire, le psycho-pédagogisme. Il a bien servi à casser l'école, maintenant qu'il se casse de la petite école…
- Devant l'attachement massif des Français aux principes de l'école républicaine (obligatoire, laïque et gratuite), pour des raisons principalement électorales, mais aussi d'analyse “objective” des besoins de l'Industrie, le primaire, pour l'instant et pour l'essentiel, échappe au processus de marchandisation systématique… La recherche d'une meilleure “productivité” entraîne l'abandon du psycho-machin-chose… Et donne une ouverture bien réelle aux vertus républicaines.
- Le secondaire et le supérieur vont devenir les lieux privilégiés de la nouvelle RÉAL politique éducative… Bien entendu, pour installer le privé à la place du public, il faut pourrir le public en faisant tout ce qu'il faut pour qu'il ne fonctionne pas bien… On comprend pourquoi sur ce blog, on peut-être anxieux sur ce qui se prépare. La situation était déjà à moitié pourrie, pas question ici de l'assainir en balayant le psycho-pédalogique… Le but, c'est de pourrir encore plus la situation pour pouvoir développer une politique des cent fleurs (que cents fleurs s'épanouissent, que cent écoles rivalisent…) dont on voit déjà l'ébauche à travers une certaine liberté pédagogique (ce qui en soit n'est pas du tout une mauvaise chose). Le but avéré étant d'avoir de petits jardins avec beaucoup d'engrais naturels ou artificiels qui donneront des fleurs magnifiques et de grands champs banlieusard où arrosé de psycho-pédagogisme à toutes les sauces, les chardons pousseront en abondance… Il paraît que la soupe de chardon ce n'est pas si mauvais que cela.… La plupart des petits jardins survitaminés seront malheureusement payants : l'engrais, ça coûte cher !
- Le supérieur dont la rentabilité immédiate n'est pas évidente : on lui demandera de coûter moins cher. C'est-à-dire d'être de plus en plus payant. Évidemment ceux qui pourront payer plus, auront mieux et pourront gagner plus… pour payer plus … Pour que leurs enfants soient mieux…etc.

Contrairement au primaire, il ne faut pas s'attendre à ce que les réformes du secondaire apportent beaucoup de satisfaction aux partisans de l'école de la république. Je vois quand même deux ouvertures. Celle que pourrait donner l'exemple du primaire si le courant républicain, qui est le vecteur des meilleures propositions, arrive à les mettre en pratique. Et celle que donne la liberté pédagogique instituée face au pourrissement de la situation. En même temps que se développeront ces expériences, il ne faut absolument pas négliger la lutte contre la marchandisation à travers la lutte pour les meilleures conditions de travail pour tous

@ Note pour Dobolino :
Une fois de plus vous faites preuve d'un étonnant manque de perspicacité… Je ne suis pas l'auteur de la note “Jésusparminous”… D'ailleurs, il suffit d'aller sur mon blog pour voir que je ne ressemble pas du tout à Jésus… Mais à Dieu…
Je le sais parce que quand je suis entré en tant qu'interne dans un nouveau service, un schizophrène a dit à son voisin : “tiens-toi bien, Jésus est parmi nous…” Et l'autre lui a répondu : “T'es complètement dingue… (ce qui était vrai), Ce n’est pas Jésus, c'est Dieu”. Lui, c'était un paranoïaque qui n'avait tué que trois personnes. Pour les grandes idées, je fais d'avantage confiance aux paranoïaques qu'aux schizophrènes. Pour le remercier de son discernement, je lui est accordé une permission d'une semaine. Et bien quand il est revenu, il n'avait pas de quatrième meurtre à porter à son crédit… Preuve s'il en est de ma stupéfiante clairvoyance qui justifie tout à fait mon positionnement comme Dieu plutôt qu'autre chose…

Ecrit par : Dieuéavévous | 27 août 2008

Ou un solide enseignement de calcul à visée humaine. Tout le monde doit pouvoir estimer la consommation de carburant de sa voiture et le nombre de rouleaux de papier peint nécessaires au tapissage de sa chambre.
Le théorème de Thalès, c'est important pour les charpentiers mais pas pour les professeurs de musique ou les dockers.
Par contre, la Renaissance, c'est chouette pour tous!

Ecrit par : dobolino | 27 août 2008

Et vu le nombre de messages que vous ( Christophe) envoyez par jour depuis des mois pour marteler toujours le même refrain ("non tous les profs d'IUFM ne sont pas meuchants-regaaardez-moi par exemple"vous semblez également assez limité. Il y en a qui n'ont pas grand chose à faire.

Ecrit par : Flo | 27 août 2008

Oui, et pourtant, Carole est certainement quelqu'un d'intelligent.

Ecrit par : Christophe Sibille | 26 août 2008


Oui, et pourtant, Christophe Sibille est certainement quelqu'un d'intelligent.
Ich wiederhole,I repeat,je répète.
Oui, et pourtant, Christophe Sibille est certainement quelqu'un d'intelligent.
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qui passait par là....

Ecrit par : Comme un boomerang qui.. | 27 août 2008

Donc, Catmano, remplace sans hésiter ton "il me semble" par j'affirme et suis prête à vous en apporter la preuve!

Ecrit par : dobolino | 27 août 2008

Ce n'est pas à toi qui connais l'ampleur de mon esprit mathématique que je vais expliquer pourquoi je m'entoure de tout un tas de précautions lorsque j'aborde ce sujet...
Aux autres : Laissez le "il me semble", c'est plus prudent.

Ecrit par : catmano | 27 août 2008

"Et vu le nombre de messages que vous ( Christophe) envoyez par jour depuis des mois pour marteler toujours le même refrain ("non tous les profs d'IUFM ne sont pas meuchants-regaaardez-moi par exemple"vous semblez également assez limité. Il y en a qui n'ont pas grand chose à faire."

Ecrit par : Flo | 27 août 2008

Tiens donc? Je serais curieux de savoir avec quelle méthode vous avez appris à lire... ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 27 août 2008

Moi aussi , je vous envoie une petite photo de vacances . Désormais , vous pourrez associer un visage à mon pseudo , puisque je suis la troisième en partant de la droite !



http://moutons.rebelles.free.fr/islam/gros_photo/gros.jpg

Ecrit par : Amélie | 27 août 2008

Ce n'est pas à toi qui connais l'ampleur de mon esprit mathématique que je vais expliquer pourquoi je m'entoure de tout un tas de précautions lorsque j'aborde ce sujet...
Aux autres : Laissez le "il me semble", c'est plus prudent.

Ecrit par : catmano | 27 août 2008

Mon esprit mathématique ayant fait ses preuves, je t'avouerai que c'est tardivement, bien après le CM2, que j'ai vraiment bien saisi ce que je bidouillais avec mes virgules de divisions. L'essentiel de la division n'est pas tant de savoir pourquoi on fait "comme ça" mais quand on doit en user dans un problème. D'où, me semble-t-il, l'intérêt de l'aborder en même temps que la multiplication et de l'appliquer illico dans de petits problèmes simples dont tous viennent peu ou prou à bout et d'y revenir quotidiennement, sans en faire un drame national. Après, il ne s'agit plus que d'une technique à appliquer pour obtenir un résultat juste.

Ecrit par : dobolino | 27 août 2008

Notre Père, excellente note. Merci.

Sur le primaire, je serais plus prudent que vous, les "expériences républicaines" restent assez limitées et le poids de syndicats "pédagogistes" comme le SNUipp et de l'UNSA reste fort.

Je retiens votre conclusion très ... marxiste, quand on y pense : " ... il ne faut absolument pas négliger la lutte contre la marchandisation à travers la lutte pour les meilleures conditions de travail pour tous."

Et puis, ne pas oublier Marie (qui est aussi roumaine) dans tout ça !

Merci aussi à Guy Morel pour ce lien édifiant qui devrait remettre quelques pendules à l'heure (mais c'est croire au Père Noël, à mon humble avis).

Et Flo a raison, les carottes sont cuites ...

Et Christophe est une goutte d'eau tourmentée et abandonnée ; Dieu lui-même l'a lâché, c'est dire ... Heureusement, il a la musique.

Ecrit par : Jésusparminous | 27 août 2008

Comme toujours , Jésuparminous propose une analyse hallucinante de vérité .


http://fr.youtube.com/watch?v=AgQ3Kulmd7U

Bougez pas Roger , je passe prendre Dobo ( qui me reconnaitra maintenant ) et on arrive !!

Ecrit par : Groupie agrééedejésu | 27 août 2008

Je parlais de Dieuéavénous , mais Jésusparminous est très bien aussi !

Ecrit par : Groupie agrééedejésu | 27 août 2008

Exit au moins dans le primaire, le psycho-pédagogisme. Il a bien servi à casser l'école, maintenant qu'il se casse de la petite école…

Notre bon Père à tous, ce que vous nous dites-là, c'est un souhait, c'est un voeu, c'est une prière?
Première objection: la réforme est sur le papier, le sera-t-elle dans les faits, pour des raisons qui ont déjà été évoquées ici?
Deuxième objection: quand bien même, la dite réforme serait appliquée, elle ne servirait qu'à permettre aux futurs collégiens et lycéens des futurs lycées privés et privilégiés de s'en sortir et pas aux autres auxquels on donnera la soupe publique banlieusarde de mauvaise qualité qui leur sera réservée.
In fine, une réforme de la primaire qui n'est pas suivie d'une réforme honnête du secondaire sert à quoi?

Ecrit par : Sanseverina | 27 août 2008

OK, Guy Morel. Vous êtes sexagénaire (et moi, presque septuagénaire) et vous avez bénéficié d'un enseignement primaire très proche de celui que j'ai reçu.

Amicalement vôtre.

Ecrit par : Francis Penin | 27 août 2008

Sanseverina : "In fine, une réforme de la primaire qui n'est pas suivie d'une réforme honnête du secondaire sert à quoi?"

A lire, écrire, compter, calculer (ce qui n'est déjà pas si mal) et se faire tuer en Afghanistan après avoir pointé à l'ANPE ...

Ecrit par : Jésusparminous | 27 août 2008

À Zorglub : je pense que c'est utile de savoir faire une division à la main. Non que ce soit indispensable en pratique puisque nous disposons de calculatrices de poche, mais quand on voit des élèves de terminale utiliser leurs calculatrices pour diviser un nombre par dix, ne trouvez-vous pas qu'il y a quelque chose qui ne tourne pas rond ?
Celui qui sait calculer à la main et se servir de tables de lignes trigonométriques, de tables de logarithmes et de la règle à calculer sait mieux se servir d'une calculatrice de poche que ceux qui se servent exclusivement (et mal) de ladite calculatrice.
Amicalement vôtre.

Ecrit par : Francis Penin | 27 août 2008

Celui qui sait calculer à la main et se servir de tables de lignes trigonométriques, de tables de logarithmes et de la règle à calculer sait mieux se servir d'une calculatrice de poche que ceux qui se servent exclusivement (et mal) de ladite calculatrice.
Ecrit par : Francis Penin | 27 août 2008

Je n'en suis pas persuadé Francis Perrin.

Bien se servir d'une calculette met en oeuvre d'autres compétences (bien moins machinales) que d'appliquer une règle opératoire.
C'est directement utile si on s'oriente vers une carrière scientifique et, pour tous, formateur pour l'esprit puisqu'il s'agit de maîtriser précisément les règles de priorité des opérateurs (ou d'accepter d'empiler des dizaines de parenthèses).
Là, on n'est pas dans l'application machinale d'une règle mais dans l'analyse d'une expression numérique complexe.

Pour ce qui est de la règle à calcul, seul intérêt : obliger à traiter l'ordre de grandeur d'un résultat avant de s'attacher à sa valeur numérique (et accessoirement être une application des propriétés de logs).

Quant aux tables de log, sauf à apprendre l'interpolation linéaire (utile mais on peut la mettre en oeuvre dans des contextes largement moins arides), quel est l'intérêt de cet outil aussi dinosaurien, inefficace et lent ?

Ceci dit, je retiens les sages paroles de Catmano : il est très formateur d'apprendre aux gosses à mettre en oeuvre de manière ordonnée et rigoureuse un mode opératoire (alors pourquoi pas la division).

J'approuve tout à fait Dobolino et c'était le sens de ma première intervention :
"L'essentiel de la division n'est pas tant de savoir pourquoi on fait "comme ça" mais quand on doit en user dans un problème."

Dans un cas comme dans l'autre, y'a du boulot ! S'il était besoin, suffit d'observer mes clients en STI pour s'en convaincre ...

Ecrit par : Zorglub | 27 août 2008

@Amélie :
Merci pour la photo… Mais je trouve que vous êtes bien petite et avec votre sexo-burka on ne voit pas frétiller grand chose… N'oubliez pas de grandir et en translucide. Sachez que votre Dieu avant d'être opéré mesurait 1 mètre 90.
PS : quand vous prenez un pseudonyme, tachez de mieux le choisir : Groupie agrééedejésu cela sonne moins que Groupiebéniepardieu…

Ecrit par : Dieuéavévous | 27 août 2008

Bonjour à tous.

Je m'appelle Nicolas, je suis professeur de mathématiques, néo-titulaire affecté en ZEP en Seine-Saint-Denis et je sollicite quelques conseils pour démarrer au mieux l'année scolaire.

Durant mon stage, j'ai eu en charge une classe de 6ème et une classe de 4ème dans un établissement « normal » (semi-rural avec un taux de réussite au brevet égal au taux national en 2007). Dès le début de l'année, j'ai voulu construire mon cours, en particulier en classe de 4ème, sur un modèle tel que j'ai pu le voir lorsque j'étais en classe de 2nde et de Tle S (j'avais le même professeur, véritablement excellent, lors de ces deux années) et qui m'a permis par la suite de m'en sortir en prépa. Ce cours, je l'ai voulu rigoureux, le plus exhaustif possible, avec toutes les démonstrations des théorèmes au programme (souvent admises officiellement, ou devant être « découvertes » par les élèves durant les « activités »), notamment celles des théorèmes de Pythagore, Thalès, pour ne citer qu'eux, une quantité assez importante d'exercices et de devoirs à la maison avec exercices d'applications directes et problèmes d'approfondissement.

Compte tenu du programme de 4ème en maths (programme long et, qui de plus, fait intervenir des notions fondamentales pour la suite : calcul littéral, équations, démonstrations en géométrie,...), de l'horaire hebdomadaire consacré à ce programme (3h30 par semaine... SEULEMENT !!), de ma volonté de le traiter en profondeur et également de certaines contraintes liées au stage, j'ai du, pour traiter le programme en intégralité, aller vite avec un cours exigeant, trop vite pour être assimilé par une bonne partie de la classe, classe qui était au passage extrêmement hétérogène : une excellente tête de classe (8-9 élèves, au passage presque tous latinistes), quelques moyens, et une quinzaine en grande difficulté, en partie par manque de travail. Il était fréquent que la note médiane de la classe lors de devoirs surveillés se situait à 6-7 avec une note maximale à 19. Je tiens à préciser que je ne faisais pas de devoirs « cadeaux » mais pas non plus de devoirs infaisables.

Rapidement, il y eût un certain découragement et un manque de travail chez certains avec en parallèle des difficultés de gestion de classe (dus à quelques éléments perturbateurs qui manifestement avaient décrété que, le cours de maths n'étant pas fait pour eux, il ne devait pas être fait pour les autres non plus) qui ont commencé à apparaître à partir du 2ème trimestre (le mois de juin a été difficile...).

D'un côté, les bons élèves devenaient excellents, les moyens qui s'accrochaient arrivaient à consolider leurs bases, et ce grâce aux habitudes de rigueur que je leur donnais, de l'autre une démotivation des autres qui poussait soit à l'attentisme soit à la confrontation.

En 6ème, il y eût beaucoup moins de problèmes, mais j'ai néanmoins été confronté au manque de travail de beaucoup de mes élèves sans pouvoir y remédier malgré mes efforts : j'avais instauré notamment, dans les deux classes, des interrogations surprises de cours de 10 minutes pour encourager au travail, sans véritable succès.

Je n'ignore pas qu'à la rentrée, je vais me trouver en face d'un public qui sera nettement plus en difficulté (en mathématiques, comme en français, ce qui est aussi préjudiciable pour faire des maths) et qui selon toute probabilité, devrait être plus difficile. J'ai également constaté, que malgré ma volonté d'amener au meilleur d'eux-mêmes mes élèves de l'an dernier, je n'ai pas pu combler des lacunes graves pour certains d'entre eux et je n'ai pas réussi à changer le comportement de certains.

Comment, en ne reniant pas mes exigences (je refuse de faire un cours basé sur les activités, sur l'intuitif et avec un contenu minimal, et je reste fondamentalement attaché à la transmission d'un savoir de haut niveau, pour un niveau donné), puis-je faire en sorte de faire progresser et faire travailler TOUS mes élèves, sans en larguer et en décourager la moitié (car je sais que le découragement peut être à la base de comportements perturbateurs) ?

Comment gérer efficacement l'hétérogénéité des classes (proposer des exercices différenciés mais comment faire à ce moment pour les corrections, de manière à ce que ce soit profitable à tout le monde ?) ?

Enfin, s'il y a des erreurs importantes à ne pas faire pour bien démarrer en ZEP, j'apprécierais volontiers d'en prendre connaissance.

Je vous remercie par avance des conseils sur vous voudriez bien me donner.

Nicolas

Ecrit par : Nicolas | 27 août 2008

Bougez pas Roger , je passe prendre Dobo ( qui me reconnaitra maintenant ) et on arrive !!

Ecrit par : Groupie agrééedejésu | 27 août 2008

Comment voulez-vosu que je vous reconnaisse si vous ne portez pas votre burka!
J'arrive avec des caillasses pour vous lapider. Flagrant délit d'adultère avec Dieu! Ça va coûter cher, ça.

Ecrit par : dobolino | 27 août 2008

"On voudrait voir apparaître des bateaux
Qui sortiraient des escaliers du métro"
... Nostalgie du temps passé.

Ecrit par : dobolino | 27 août 2008

In fine, une réforme de la primaire qui n'est pas suivie d'une réforme honnête du secondaire sert à quoi?

Ecrit par : Sanseverina | 27 août 2008
Objection, votre Honneur!
Imaginez, doux rêve, qu'on vous livre en sixième ne serait-ce que 70% de lecteurs-écriveurs fluides avec les tables de multiplication en tête et des notions de base d'histoire chronologique et de géographie physique. D'entrée, vous gagnez un trimestre ou deux, ceux qu'il vous faut à présent pour extraire tous les naturellement bons mais très sauvages, sans parler des mauvaises manies indéboulonnables produites par le constructivisme des années précédentes.

Ecrit par : dobolino | 27 août 2008

Je vous remercie par avance des conseils sur vous voudriez bien me donner.

Nicolas

Ecrit par : Nicolas | 27 août 2008
Je ne suis pas certaine que vous ayez choisi le bon endroit. Essayez le forum parents-profs. Y'a là-bas un gars qui s'appelle Atchoum et qui pourrait vous être de bon conseil, encore qu'il n'enseigne pas vraiment en ZEP.

Ecrit par : dobolino | 27 août 2008

Mais c'est croire, Dobolino, que l'on pourra dans un collège ou un lycée public enseigner. Or ce qui se prépare au lycée avec la réforme à venir, c'est une restriction telle des heures disciplinaires que vous pouvez avoir des élèves qui vous arrivent en bon état et n'avoir pas le temps de les instruire correctement. C'est croire que les chefs d'établissements souhaitent que les profs enseignent et les laissent enseigner; ce n'est plus le cas pour beaucoup d'entre eux.
J'ai connu des élèves tels que vous les décrivez; tout aussi bons qu'ils étaient, il leur fallait quand même du temps, il nous fallait du temps. On ne pourra jamais faire de bons linguistes avec 2h d'anglais par semaine dans le secondaire, ni de bons littéraires dans des classes de 30 en collège avec 3 ou 4h par semaine.
Regardez l'horaire hebdomadaire consacré à la langue maternelle dans certains pays, vous verrez pourquoi les gamins réussissent.

Ecrit par : Sanseverina | 27 août 2008

J'en fais quoi de ma fille qui entre en troisième, Sanseverina? Je la pique tout de suite pour abréger ses souffrances?

Pour Nicolas: essayez là:
http://le-forum-parents-profs.xooit.com/index.php

Ecrit par : dobolino | 27 août 2008

Moi , petite ?

Cher Dieu , chère soeur Dobolino , je vous raconte un peu .

Cette photo a été prise place Massena à Nice avant sa réfection ( une réussite d'ailleurs ) , lors de la visite de l'équipe féminine de basket du Qatar . Les joueuses que j'étais chargée d'accompagner pour une visite guidée du vieux Nice , avaient gardé leur tenue de sport et m'en ont proposé une avec tant de gentillesse que je n'ai pas pu refuser !

Ainsi parées , nous sommes passées devant la librairie Jean Jaurès où , quel heureux hasard , Brighelli dédicaçait " La Fabrique du crétin" .
On voit qu'il était assez tôt le matin , puisque c'est lui qui , en tenue décontractée à l'avant-plan , fixe pour l'éternité ce merveilleux moment passé entre groupies !!!

http://moutons.rebelles.free.fr/islam/gros_photo/gros.jpg

Ecrit par : Amélie | 27 août 2008

Pour Nicolas: essayez là:
http://le-forum-parents-profs.xooit.com/index.php

Ecrit par : dobolino | 27 août 2008

Dobolino a raison. Vous pourriez quand même lui donner quelques conseils, vous qui êtes de la maison.
Ce n'est quand même pas moi qui vais expliquer à un professeur de collège comment gérer sa classe.

Un petit conseil d'instit' en passant, quand même, Nicolas, méfiez-vous de la différenciation, surtout pour ceux qu'on appelle "le marais" (ceux qui ne sont ni franchement bons, ni franchement mauvais) : plus vous laisserez les écarts se creuser, et plus ils se creuseront.

Ecrit par : catmano | 27 août 2008

Bonsoir à vous tous,

Avez-vous entendu Jack lang sur Europe1 ce soir à 19h30 sur Europe1 face aux auditeurs ? Je vous conseille de le réentendre sur le site de cette radio.
A bientot
Anne

Ecrit par : anne | 27 août 2008

Ouais, mais, Catmano, faut reconnaître que les profs de maths de collège de ZEP, ça courre pas les rues, ici. On a bien parfois la chance de voir un prof de lettres en ZEP ou LEP s'aventurer mais, bon, on dirait qu'ils prennent vite les nerfs, comme les profs d'histoire de "collège-ambition-cornets-de-frites".
y'a certainement une raison profonde.

Ecrit par : dobolino | 27 août 2008

Dobolino a raison. Vous pourriez quand même lui donner quelques conseils, vous qui êtes de la maison.


Ecrit par : catmano | 27 août 2008

T'aurais pu mettre la deuxième phrase à la ligne, non?
On dirait presque que c'est moi qui dois donner des conseils!
J'ai ce qu'il faut pour son Rottweiler mâle dominant de quatre ans, mais pas pour ses élèves...

Ecrit par : dobolino | 27 août 2008

courre? Coure? Coure, bien sûr! Ah, ce français, quelle langue de oufs!
A moins que ce soit courre? Je laisse à votre libre appréciation. Ras le bol de passer mon temps le nez dans un dico.

Ecrit par : dobolino | 27 août 2008

Mais que fait Christophe qui donne si souvent le " la" orthographique ?

Ma soeur , on écrit : je courS , tu courS , il courT ! vous choisissez la lapidation ou la pendaison ?

Mais avec trois ave et quatre pater ...on ferme les yeux !

Amen . Que la paix soit avec vous !

Ecrit par : Amélie | 27 août 2008

Court! C'est si évident que ça ne se discute pas. Verbe du troisième groupe.
J'opte pour trois Ave et quatre Pater et ferme les yeux sur le comportement laïcard de ma sœr qui lui fait omettre les majuscules à pater et Ave, pour cette fois. La prochaine fois, je la dénoncerai au mollah pour avoir appris à écrire.

Ecrit par : dobolino | 27 août 2008

Pater, sœur, mollard... Excusez-moi.

Ecrit par : dobolino | 27 août 2008

Alors pour notre pénitence , entonnons ensemble , ma soeur , cet hymne revigorant :

http://fr.youtube.com/watch?v=_CIWmO7W0gc

Ecrit par : Amélie | 27 août 2008

Bonsoir, Nicolas.
Le problème auquel vous êtes confronté - la gestion de classes hétérogènes -, c'est la quadrature du cercle.
Faites tout de même un peu comme vous le sentez.
Je vous trouve éminemment estimable. Je souhaite que vous, vous ne vous découragiez pas, si vos cancres, eux, se découragent.
Je ne vois guère de conseils à vous donner. J'ai eu des classes hétérogènes, et je n'ai jamais trouvé de solution satisfaisante. Je suis retraité depuis 2000. Je sais qu'en huit ans les choses ne se sont pas arrangées dans la bateau naufragé de l'Éducation nationale.
Bon courage !

Ecrit par : Francis Penin | 27 août 2008

À Zorglub :
Bien sûr que les tables de logarithmes sont tombées en désuétude, et il en est de même de la règle à calculer.
J'avais appris en seconde, en 1955, à me servir de tables de logarithmes et à faire des interpolations. (Interpolations linéaires, mais y en a-t-il qui ne le sont pas ? Je l'ignore car je suis professeur de sciences physiques, non pas de mathématiques. Mais je suis retraité depuis 2000.)
Quand les calculatrices de poche sont apparues en 1974, je n'en ai pas acheté : c'était cher (plus que mon salaire de certifié stagiaire !) et je n'en avais nul besoin, mais j'ai pu en emprunter une tout un après-midi et m'initier à son utilisation, et attraper un bon mal de tête... mais tout en étant ravi par cette merveilleuse machine.
J'ai eu conscience - et c'est là que je voulais en venir - que ma maîtrise du calcul avec les instruments antédiluviens me facilitait les choses pour apprendre à me servir de la calculatrice électronique. Il est vrai que j'ai eu énormément de cancres dans mes classes de STI génie électrotechnique. Ces cancres pataugeaient avec leurs machines. Mais les bons élèves avaient du mal aussi, un peu moins bien sûr.
La priorité des opérations fut un jeu d'enfant pour moi, mais pas pour mes élèves, même les meilleurs, qui, tous utilisaient les parenthèses à tour de bras.
Je pense que mon esprit rationnel et entraîné au raisonnement rigoureux - vu que j'ai bénéficié d'un enseignement digne de ce nom de 1945 à 1958, année où j'ai passé le baccalauréat - m'a facilité les choses, là où mes bons - parfois excellents - élèves cafouillaient. Toutefois, bien sûr, comme j'étais un excellent professeur (soit dit en toute modestie, totalement injustifiée), je n'eus aucune difficulté à aider mes bons élèves qui comprenaient tout du premier coup. Pour les cancres j'ai fait un enregistrement sur magnétophone pour qu'ils écoutent mes explications très claires en boucle (non, je blague).
Amicalement vôtre, Zorblug

Ecrit par : Francis Penin | 27 août 2008

A Nicolas, prof de math.

Nicolas, il vous faut faire un choix. Mais vous l'avez déjà compris !
Ou bien, vous abaissez le niveau et vous savez déjà que vous ne servirez à rien ou presque.
Ou bien vous continuez ce que vous avez commencé en vous améliorant d'année en année. Et vous élevez un quart, voire un tiers de vos élèves. Le reste ne suivra pas. Quoi que vous fassiez !
A vous de voir mais je crois que vous avez déjà la réponse !

Ecrit par : Florence | 27 août 2008

Je ne suis ni au collège ni de votre matière, Nicolas, mais je peux vous répéter les conseils qu'on m'a donnés et que je donne encore à de jeunes collègues, vous en ferez ce que vous voudrez :

Sur un plan fondamental, d'abord, ne négligez pas l'effort nécessaire pour imposer à une classe l'écoute et le respect de tous. Pour cela, ne vous montrez pas trop détendu ou trop familier au début (on m'avait dit plus nettement : ne pas sourire pendant quinze jours !). Il est toujours facile de mettre un peu plus de souplesse dans les rapports avec une classe, mais dans l'autre sens c'est presque impossible de reprendre en mains une classe qui vous marche sur les pieds ! Et les plus en difficultés en souffriront les premiers.

Si vous avez ce cadre essentiel (on pense parfois trop au programme, au travail à accomplir, quand on débute, et on se mord les doigts de n'avoir pas fixé un cadre de travail plus clair), pensez à graduer la difficulté de vos exercices, en proposant des choses très simples, des choses plus classiques et quelques questions plus corsées. Faites faire les corrigés par des élèves qui en ont le niveau, il y aura quelque chose pour chacun de cette façon... (C'est ce que ce couillon d'Antibi n'a pas compris avec sa constante macabre !)

Montrez bien que vous n'acceptez pas l'échec, que vous êtes prêt à reprendre une notion (ou même un contrôle) si une part importante des élèves n'a pas acquis le niveau nécessaire. Faire le programme, c'est bien, le faire assimiler, c'est mieux : prenez le temps.

Remettez-vous en cause, mais sachez aussi que des paramètres vous échappent : la relation affective avec la matière, la vision de l'école qu'a l'élève et ses ambitions personnelles, les lacunes accumulées : on ne peut pas tout régler. Au final, tendez la main aux élèves les plus en difficultés, mais ne donnez pas des points non mérités ; donnez des chances, donnez des occasions de réussite, mais ne vous acharnez pas et ne culpabilisez pas sans cesse.

Enfin, dites-vous que ce métier est plus facile quand on débute : la différence d'âge est moindre, et les élèves vous suivraient jusqu'au bout du monde ! J'ai fait des miracles à mes débuts, que je serais bien incapable de rééditer maintenant que je suis davantage du côté de la figure paternelle (en attendant de devenir l'image du pépé à qui on ne demande plus rien...)

Voilà à quoi se résume mon expérience... Ça ne pisse pas loin, et je pourrais l'intituler, comme Andy Warhol, « Ma Philosophie de A à B » – mais vous trouverez vos solutions ; l'enseignement n'est pas une science, c'est un artisanat !

Ecrit par : sanjuro | 27 août 2008

"Et vous élevez un quart, voire un tiers de vos élèves. Le reste ne suivra pas. Quoi que vous fassiez !"

Oh! La seringue de dodolino serait tout aussi efficace ...

En ZEP profonde, si mes souvenirs pas si lointains des 4000 de La Courneuve ou des établissements "sensibles" où je me suis porté volontaire sont bons, le problème ne se pose pas vraiment dans ces termes mais Nicolas s'en apercevra vite ...

Personnellement je ne trouve qu'un mot pour répondre à son appel : "respect". Respect des élèves qui nous sont confiés, de TOUS les élèves ...

Il y a bien un équivalent des Trois Mousquetaires ou du Comte de Monte-Cristo en maths ? Je laisse à notre hôte, qui sait fort bien que les crétins de la fabrique ne sont pas dans nos classes, le soin de développer éventuellement mais plusieurs notes de Bonnet d'âne ont déjà traité de la question, me semble-t-il ...

Ecrit par : HLB | 28 août 2008

Bien sûr l'expérience des autres est rarement transposable - tant de paramètres rentrant en ligne de compte comme le souligne fort justement sanjuro, nous bricolons (au sens noble du terme si c'est possible) - mais la lecture d'une Cécile Ladjali ("Mauvaise langue" par exemple) peut aider ...

Ecrit par : HLB | 28 août 2008

"Mais que fait Christophe qui donne si souvent le " la" orthographique ?"

Ecrit par : Amélie | 27 août 2008

Mais non, Amélie, vous savez bien que je suis ici que pour tenter de m'excuser de faire partie du contingent de certifiés et d'agrégés, (la plupart des profs officiant devant des PE), qui s'efforcent de les remettre à niveau dans les disciplines devant assurer la polyvalence dont ils devraient, en principe, se prévaloir, si leur formation durait un peu plus de huit mois. Et, pour cela, vous avez bien remarqué, vous aussi, que mes messages se bornaient à ceci, comme le fait remarquer un(e) participant(e) particulièrement clairvoyant(e), je cite:

"Et vu le nombre de messages que vous ( Christophe) envoyez par jour depuis des mois pour marteler toujours le même refrain ("non tous les profs d'IUFM ne sont pas meuchants-regaaardez-moi par exemple"vous semblez également assez limité. Il y en a qui n'ont pas grand chose à faire."

Ecrit par : Flo | 27 août 2008

Il y en a qui, eux, ne viennent pas souvent. Mais leurs contributions valent le coup!!! ;-)

Ceci-dit, merci une fois de plus à Sanjuro. Le bon sens est quelquefois suffisant. Et je partage à 100% son dernier message. Même (surtout?) la conclusion. Et, pour faire plaisir à Flo, je dirai que je suis très loin d'être le seul parmi mes collègues disciplinaires.
Ah, oui, Flo, il est sept heures moins le quart. La plupart de mes interventions sur ce blog ont lieu avant sept heures du matin.

Ecrit par : Christophe Sibille | 28 août 2008

Merci à Sanjuro aussi. Je m'apprêtais à perdre une heure dont j'ai bien besoin pour piquer ma colère et donner MA définition de l'élitisme.
Ça ne fait rien, je vais recommander à ma collègue de CM2 de faire son possible pour ne pas envoyer en 6° de gamins "limites". On ne sait jamais, s'ils sont classés dans les deux tiers, je nous connais, nous allons culpabiliser.

Ecrit par : catmano | 28 août 2008

l'enseignement n'est pas une science, c'est un artisanat !

Ecrit par : sanjuro | 27 août 2008

Et vous lire est un régal...

Ecrit par : Maminou | 28 août 2008

Si vous avez des questions à poser à M'sieur le Ministre :
http://www.20minutes.fr/article/246374/Cha...vier-Darcos.php

Ecrit par : catmano | 28 août 2008

Désolé de "rompre le fil" ...
Sur le sujet récurrent de "l'ascenseur social" :
un article du figaro, faisant référence à une étude insee, qu'il serait peut-être opportun de se procurer ...

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2008/08/28/01016-20080828ARTFIG00014-mobilite-sociale-en-panne-pour-les-quadras-.php

"que celui qui a des oreilles, entende !"

bonne rentrée ! ;)

Ecrit par : julius | 28 août 2008

A propos de l'échec, qu'il me soit permis de citer une phrase de Freinet soigneusement notée dans mon petit carnet parce qu'elle résume sans doute aussi bien mon itinéraire que celui de ceux qui me sont chers et qui sont parvenus à relever la tête dans les coups durs : " Les échecs, quels qu'ils soient, ne doivent jamais remettre en question la volonté de les dépasser car c'est le sens même de la vie."
Qu'il me soit permis de la compléter par une remarque de mon ami d'enfance qui " ne voit bien qu'avec le coeur" depuis maintenant soixante ans( il est aveugle ) et dont la sagesse m'a souvent réconfortée:" Il s'agit de patience, de persévérance voire d'abnégation, toutes" vertus "dont la vie trépidante et stressante actuelle ne favorise pas la culture. beau, jeune, dynamique, battant, sinon... "
Quant à l'importance de la répétition, justement c'est pour bientôt : concert le 20 septembre (César Franck, Duruflé, Fauré et son superbe (à mon humble avis) "Cantique de Jean Racine", concert Dvorak et Franck avec orgue en octobre, autre concert en novembre avec orchestre cette fois. le chef de choeur enseigne les lettres en IUFM et son ami le chef d'orchestre enseigne la musique en IUFM aussi. Répéter, corriger, patience, persévérance... C'est valable pour beaucoup de métiers, beaucoup d'entreprises, si modestes soient-elles. Bon j'y vais. Bonne journée à tous.

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 28 août 2008

Si vous avez des questions à poser à M'sieur le Ministre :
http://www.20minutes.fr/article/246374/Cha...vier-Darcos.php

Ecrit par : catmano | 28 août 2008

ce qui est bien, c'est qu'on peut recommander les questions déjà posées pour renforcer.

Ecrit par : dobolino | 28 août 2008

Je me suis inséré, hier, pour la première fois dans le débat et je ne crois pas inutile d'y revenir !

Tout d'abord, je voudrais dire en réponse à Hervé de Strasbourg que je n'ignorais pas que l'auteur en était Boileau !
Cela lui a permis toutefois d'ajouter cette précision que j'avais volontairement omise pour laisser ce plaisir à d'autres ! Merci donc et bravo à Hervé très réactif !!!

Cela dit, en tant que père de trois enfants aujourd'hui âgés de 25, 23 et 16 ans, j'ai eu, à de multiples reprises, l'occasion de me pencher sur la façon dont leur était dispensé, d'abord l'apprentissage de la lecture et de la grammaire, puis, par la suite, celui de la syntaxe ainsi que de l'étude et de l'analyse des textes.

J'avoue avoir été proprement effrayé par ce que j'ai vu et avec ma femme, qui est enseignante, nous avons du passer un nombre incalculable d'heures à essayer d'abord de comprendre puis, ensuite, de simplifier autant que possible, des concepts qui, à notre époque, relevaient sûrement de l'enseignement supérieur en fac de lettres !

Quasiment oubliées également les poésies qui exercent la mémoire ainsi que les les lectures et les rédactions qui permettent, au fil des ans, d'engranger du vocabulaire et de se forger un style écrit !

Résultat de tout cela pour la majorité de ces générations: une ignorance abyssale de termes de vocabulaire pourtant communs, une incapacité chronique à exprimer des idées claires dans le cadre d'un raisonnement structuré tant à l'oral qu'à l'écrit.

Je le vérifie chaque jour dans ma profession et ma femme dans celle de professeur d'économie.

Pour sortir du domaine strcit de l'enseignement du français il faut également souligner la présence excessive des matières scientifiques (mathématiques, physique-chimie, biologie) dans les sections par définition non scientifiques comme par exemple la section économique et sociale.

C'est ainsi qu'en classe de seconde SES, s'il subsiste légitimement un enseignement de mathématiques, y perdurent également des cours de physique-chimie et de biologie, matières dont les élèves de cette section n'ont strictement rien à faire.

Cet enseignement de biologie se poursuit d'ailleurs en classe de 1ère SES et fait même l'objet d'une épreuve en fin d'année pour le baccalauréat au même titre que le français, ce qui est une abherration sauf à vouloir distribuer davantage d'heures aux profs de biologie !

Ne vaudrait-il pas mieux privilégier à la place un enseignement renforcé en langues vivantes, par exemple, dont l'utilité est davantage évidente pour ces élèves ?

M. Darcos, qui semble vouloir revenir, n'en déplaise à Jack Lang et à l'ineffable Aschieri, aux fondamentaux qui ont fait leurs preuves, a tout de même du pain sur la planche...

Ecrit par : Duralex | 28 août 2008

Cet enseignement de biologie se poursuit d'ailleurs en classe de 1ère SES et fait même l'objet d'une épreuve en fin d'année pour le baccalauréat au même titre que le français, ce qui est une abherration sauf à vouloir distribuer davantage d'heures aux profs de biologie !


Ecrit par : Duralex | 28 août 2008

L'enseignement de biologie est déjà un parent pauvre alors qu'il est indispensable à tout être humain de savoir comment fonctionne son organisme, ne serait-ce que pour éviter de se précipiter chez le médecin au moindre bobo. Il ne faut certainement pas le supprimer mais réviser les objectifs, en axant plus cet enseignement sur l'anatomie et la physiologie. Nombreux sont ceux qui sont d'une ignorance crasse sur ce qui peut bien établir la continuité entre leur cavité bucale et leur anus, qui au mot rein croient qu'on leur parle de leur colonne lombaire etc... alors qu'ils ont une idée de ce qu'est l'ADN.
il est vrai que toutes ces notions de base peuvent être enseignées avant la seconde.

Ecrit par : dobolino | 28 août 2008

Pour moi, ce sont les heures perdues à un enseignement de sciences éco au lycée qui me parait abusif. Cet enseignement peut très bien être repoussé après le bac général. S'il faut absolument le proposer avant le bac, qu'il reste optionnel et qu'on n'impose pas ce catéchisme discutable à tous.
Si l'économie était une science, d'ailleurs, ça se saurait et mon PEA n'aurait pas depuis six mois une tête d'enterrement.

Ecrit par : dobolino | 28 août 2008

//www.youtube.com/watch?v=aANNsa32XYE

Ecrit par : toto | 28 août 2008

//www.youtube.com/watch?v=rbY9ePebWB8&feature=related

Ecrit par : toto | 28 août 2008

@ Julius
Désolé de "rompre le fil" ...
Sur le sujet récurrent de "l'ascenseur social" :
un article du figaro, faisant référence à une étude insee, qu'il serait peut-être opportun de se procurer ...

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2008/08/28/01016-20080828ARTFIG00014-mobilite-sociale-en-panne-pour-les-quadras-.php

"que celui qui a des oreilles, entende !"

bonne rentrée ! ;)
Ecrit par : julius | 28 août 2008

Merci pour cet article qu'il n'est pas inutile de copier ici. C'est un bel exemple des sottises auxquelles l'expression idéologiquement glauque d' "Ascenseur social" peut donner lieu. Marie Duru-Bellat ne manquant évidemment pas son rendez-vous coutumier avec l'idéologie la plus droitière.
Cordialement.
GM

"La génération née dans les années 1960 réussit moins que ses aînés. Et les enfants de cadres ne sont pas épargnés.

Les quadragénaires ont des raisons légitimes d'envier la situation sociale de leurs parents. Et d'éprouver un sentiment de frustration… Une part importante de la génération née dans les années 1960 connaît une moindre réussite que ses aînés.

Ce constat, dressé par une étude de l'Insee (1), apparaît d'autant plus injuste et paradoxal que, bien souvent, les générations qui précèdent sont moins diplômées. Le niveau d'éducation de leurs rejetons quadragénaires est, lui, sans précédent. Pourtant, ceux qui ont des diplômes plus élevés que leurs parents n'accèdent pas à des positions sociales plus intéressantes parce que le «rendement» de ces diplômes sur le marché a baissé. «Les chiffres sont effrayants», explique la sociologue Marie Duru-Bellat.

Une majorité des licenciés en lettres, par exemple, atteint au mieux un niveau d'employé de bureau quand un baccalauréat suffisait trente ans plus tôt. L'affaiblissement du lien entre diplôme et position sociale mis en évidence par l'étude «remet en question l'idée de l'avènement d'une société plus méritocratique», affirme l'Insee.

Certes, quels que soient le sexe et la génération, les «ascendants» ceux qui progressent socialement demeurent globalement plus nombreux que les «descendants» ceux qui se déclassent par rapport à leurs parents. Mais l'écart entre les deux diminue sensiblement. En 2003, 35 % des 35-39 ans connaissent une mobilité «ascendante» contre 40 % vingt ans avant, et 25 % une mobilité «descendante» contre 18 % auparavant. Cette «plongée sociale» est davantage marquée pour les femmes que pour les hommes : en 2003, 34 % d'entre elles subissaient une situation de déclassement contre 28 % qui progressaient.

Cette dégradation touche tout le monde. Les enfants de cadres, des professions intellectuelles supérieures ou des chefs d'entreprise ne sont pas épargnés. Près d'un fils de cadre sur quatre né au tournant des années 1960 est aujourd'hui employé ou ouvrier. C'est aussi le cas d'une fille sur trois. Selon l'auteur de l'étude, la tendance à la «préservation des destins sociaux», autrement dit à la reproduction sociale, s'amenuise sensiblement depuis trente ans. Les enfants des professions intermédiaires ne sont pas mieux lotis. Et les enfants d'ouvriers et d'employés ont de plus en plus de mal à dépasser le niveau de leurs parents.

Diplômes dévalués
Comment expliquer cette morosité ? Pour l'auteur de l'étude, ce sont, entre autres, les effets de la crise économique des années 1970 qui expliquent cette dynamique défavorable. Les individus nés dans les années 1940 et qui entraient sur le marché du travail pendant les Trente Glorieuses bénéficiaient d'une situation privilégiée. Ceux qui sont nés dans les années 1960 font face à la situation la plus dégradée avec une croissance en baisse et un chômage en hausse.

Paradoxe, cette dynamique morose n'est pas contrebalancée par l'élévation du niveau d'éducation. Pour réussir, lorsqu'on est né dans les années 1960, la profession du père compte plus que dans les générations précédentes, et le poids du diplôme compte moins…

Les individus, dans les années 1940, faisaient face à une école inégalitaire dans laquelle il était difficile d'entrer, mais leur position sociale finale était liée à leur diplôme. À l'inverse, pour ceux des années 1960 qui ont accédé facilement au système scolaire, les études comptent moins. En ac cusation : les diplômes qui sont plus nombreux mais dévalués. Car le marché du travail s'est déplacé proportionnellement moins vite vers le haut. Conséquence : une proportion grandissante de jeunes salariés occupe des emplois pour lesquels ils sont trop qualifiés.

Cette expérience de «déclassés», déjà mise en avant par des études sociologiques, tend à leur donner un sentiment de frustration et d'injustice. Un constat qui pose plus que jamais la question de la réalité de la «méritocratie», chère à la société française."

(1) «Éducation et Mobilité sociale», Camille Peugny. Insee.

Ecrit par : guy morel | 28 août 2008

C'est idiot de ne pas faire entrer en compte la dévalorisation du diplôme du fait de la baisse d'exigence pour l'accorder.
En quoi s'agit-il d'une idéologie "droitière"? Je ne suis pas très bien.

Ecrit par : dobolino | 28 août 2008

J'avoue avoir eu recours à Wikipedia pour comprendre le chapitre "captatio benevolentiæ" : du latin, le fait d'attirer la bienveillance (sous-entendu de l'auditoire) - est une technique oratoire qui permet d'attirer l'attention de son interlocuteur. Généralement on parle de captatio benevolentiae pour l'introduction d'un contenu oratoire. Elle peut prendre la forme d'un trait d'humour, d'une courte histoire a priori sans lien avec le sujet, d'une mise en abyme du locuteur et/ou du public.

Mais finalement, c'est plus la tournure de la phrase que les éléments qui la composent qui la rende incompréhensible au premier abord.

Je n'ai pas compris la longue querelle et le procès en xénophobie qui ont été faits ensuite, la phrase étant parfaitement neutre sauf peut être pour un roumain africanophobe.

Pour en revenir au sujet initial, la contribution de Lang au débat scolaire me semble transparente, tant sur ses intentions de courtisan avide de retour en grâce (allo Kouchner ?) que sur le fond (Lang comme au temps où il avait succédé à Allegre n'a aucune conviction sur le dossier mais avec une habileté politique certaine est capable d'opérer une synthèse des mécontentements de tout bord)
J'ai entendu Lang répondre sur France Inter à quelques auditeurs, et ma frustration ne faisait que croitre en le voyant louvoyer entre les dénonciations de ses crimes passés pour faire son miel des erreurs d'aujourd'hui (supprimer des postes alors que l'on sait devoir bientôt faire face à une vague démographique c'est une stupidité abyssale, comme ces entreprises dont la "stratégie" ne dépasse pas l'horizon de leur résultats trimestriels)

Si l'on fait le bilan des années de pouvoir socialiste, le pire reproche que l'on peut leur faire est d'avoir échoué justement sur le chapitre où ils auraient du être brillant, l'éducation nationale. Qu'ils aient été mauvais en économie, en justice, en sécurité, en diplomatie, cela aurait pu être expliqué et pardonné, mais j'aimerai comprendre comment l'EN, le bastion de leurs militants, a pu être massacrée par des Lang, Allegre, Jospin, sans que les professionnels s'y opposent de facon décisive.

Vivant en Espagne je peux témoigner que le principal obstacle à mon retour en France est aujourd'hui l'état épouvantable de son système scolaire. Depuis la réforme Haby, chaque ministre qui passe semble donner un coup supplémentaire à l'institution, en attendant le coup de grâce qui semble proche. Quelle proportion de parents ont définitivement perdu le respect et la confiance, et cherchent individuellement des solutions pour que leur progéniture échappe au massacre ?

Que ce soit Darcos ou son successeur, il est probable désormais qu'une droite dure, avec des composantes ultra libérales et d'autres carrément vichistes, est au pouvoir pour longtemps en France. Si un certain bon sens semble revenir dans la définition des programmes et des objectifs, cela sera insuffisant si dans le même temps les moyens économiques ne sont pas sanctuarisés.

A quand un referendum pour demander au peuple francais s'il préfère s'en remettre à l'OTAN pour sa défense, ou abandonner la gratuité scolaire ?

Ca aurait au moins le mérite de la clarté :)

Ecrit par : philippe | 28 août 2008

Si l'économie était une science, d'ailleurs, ça se saurait et mon PEA n'aurait pas depuis six mois une tête d'enterrement.

Ecrit par : dobolino | 28 août 2008

Dobolino, serais-tu par hasard un "affreux capitaliste", c'est-à-dire membre d'un foyer fiscal déclarant plus de 4000 € par mois ?

Pour ce qui est du PEA, rassure toi, le mien fait aussi la gueule.

Mais à quelque chose malheur est bon; ça nous évitera d'être taxés au titre du RSA !!!

Ecrit par : Duralex | 28 août 2008

a dobolino :
Je suis de formation scientifique et je suis d'accord avec vous sur l'importance d'un enseignement correct et général de la biologie.
Mais l'enseignement de l'économie est également important, en cela qu'elle sous-tend énormément de justifications de décisions politiques.
Le fait que ce ne soit pas une science n'a aucune espèce d'importance, et je me rappelle comment mon prof d'eco en 2nd avait su nous passionner en démontant les mécanismes qui permettent à nos sociétés de fonctionner. Au point de susciter d'ailleurs la réprobation horrifiée de tous les parents "de droite", scandalisés que ces secrets soient dévoilés aux profanes.
Quelle que soit la matière, tout ce qui prendra la place de TF1 et des gameboy ne peut être que bénéfique.
Mes condoléances pour votre PEA, j'espère que ca ira mieux en 2009 :))

Ecrit par : philippe | 28 août 2008

C'est idiot de ne pas faire entrer en compte la dévalorisation du diplôme du fait de la baisse d'exigence pour l'accorder.
En quoi s'agit-il d'une idéologie "droitière"? Je ne suis pas très bien.
Ecrit par : dobolino | 28 août 2008
L'expression détestable d'" ascenseur social" renvoie à l'idée d'une pyramide sociale en quelque sorte naturelle : en bas les ouvriers, en haut les notaires, énarques, banquiers, industriels etc. Avec les rémunérations afférentes à la position sur l'échelle.
Se féliciter que l'école ait permis de grimper les étages de l'édifice social ou déplorer qu'elle ne le permette plus, c'est dans les deux cas faire de l'école non plus le levier de l'émancipation par l'instruction - celle-ci n'ayant rien à voir avec la position sociale sinon tous les notaires seraient des lumières -, mais un marche-pied pour l'accession à la bourgeoisie.
C'est penser à droite ou je ne m'y connais pas.
Cordialement.
PS. Que Marie Duru-Bellat - qui ferait mieux de se taire chaque fois qu'elle a l'occasion de parler - s'effraie de la panne de l'"ascenseur social" n'a rien d'étonnant. Elle doit rétrospectivement frémir à l'idée qu'elle aurait pu rester - sans le secours du dit ascenseur - dans son milieu d'origine et pas à la meilleure place car ne devient pas Ouvrier très qualifié qui veut.
Ses cris d'orfraie ne disent pas autre chose que son renoncement à toute transformation sociale.
GM

Ecrit par : guy morel | 28 août 2008

J'adhère totalement à la critique se la notion d'ascenseur social développée par Guy Morel. Mais il faut bien reconnaitre que cette idéologie droitière a ses limites qui vont bien à gauche. Il y a trop souvent confusion entre l'ascension social individuel liée au diplôme et l'émancipation par l'instruction. Émancipation culturel, statut social, élites bourgeoises, voilà des choses qu'elles sont bien différentes et pourtant ont met un peu tout ça sous le même chapeau…

Ecrit par : Roger Felts | 28 août 2008

ascension sociale individuelle…
Émancipation culturelle…

C'est pour respecter les traditions !

Le "quelles sont bien différentes"… est volontaire.

Ecrit par : Roger Felts | 28 août 2008

Guy Morel, c'est dans "Le Jardin des Finzi-Contini ", je crois, que le personnage de la mère explique à son fils la pyramide sociale et termine en plaçant les intellectuels tout en haut, en lui expliquant qu'ils sont pauvres mais...
Tiens, en disant cela, cela va être drôle; je ne vais pas me faire que des amis!

Ecrit par : Sanseverina | 28 août 2008

"Tout d'abord, je voudrais dire en réponse à Hervé de Strasbourg que je n'ignorais pas que l'auteur en était Boileau !
Cela lui a permis toutefois d'ajouter cette précision que j'avais volontairement omise pour laisser ce plaisir à d'autres ! Merci donc et bravo à Hervé très réactif !!!"

Mais moi je l'ignorais, ce qui m'a permis de le chercher!!!

Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 28 août 2008

"Le chef de choeur enseigne les lettres en IUFM et son ami, le chef d'orchestre, enseigne la musique en IUFM aussi."

Ecrit par : CHARPENTIER Hélène | 28 août 2008

Mais connaissez vous aussi des gens à peu près normaux? ;-)))

Ecrit par : Christophe Sibille | 28 août 2008

@ Pour nous changer des jappements des roquets de la bourgeoisie comme Duru-Bellat et autres Dubet, un texte de Rudolf Bkouche sur l'élitisme.


http://michel.delord.free.fr/rb/rb-2elitism.pdf

@ Sanseverina
À propos de l'ascenseur social et des moyens de grimper les étages, tout est dit dans ce passage du Père Goriot où Vautrin explique à Rastignac, petite ordure en herbe qui deviendra ministre, les lois de la société révolutionnée.
La loi morale : "Il faut vous manger comme des araignées dans un pot" ; "Il faut entrer dans cette masse d'hommes comme un boulet de canon ou s'y glisser comme la peste."
La loi de l'ascension : non les études qui mènent dans le meilleur des cas à une réussite médiocre, mais le crime.
Et Rastignac comprend : il arrête ses études, refuse le crime de sang que lui propose Vautrin pour commettre un crime plus discret : dépouiller sa famille et condamner ses soeurs au couvent, et il se conforme au nouvel ordre moral en s'acoquinant avec le banquier Nucingen, mari de sa maîtresse, traçant sa voie en politique avec le capital que le baron,au-dessus de toute jalousie, investit dans la réussite de son poulain, moyennant retour sur investissement, bien entendu.
Et l'on nous sert Duru-Bellat ! C'est Balzac qu'il nous faut. Toujours actuel : il ne faut pas chercher bien loin en arrière pour trouver quelques ministres en vue qui doivent leur carrière certes aux brillantes qualités intellectuelles que l'on se plaît à leur reconnaître, mais aussi à d'efficaces épousailles avec la fortune.

Ecrit par : guy morel | 28 août 2008

Roger Felts : "Émancipation culturel, statut social, élites bourgeoises, voilà des choses qu'elles sont bien différentes et pourtant ont met un peu tout ça sous le même chapeau…"


" - Enrichissez-vous ! disait Guizot au peuple.
- Embourgeoisons-nous ! se dit le peuple à soi-même. Il n'aspire pas à être libre, il aspire à opprimer.
L'enseignement des écoles primaires supérieures, qu'on a voulu dresser contre celui des collèges et des lycées, est devenu comme lui instrument de la domestication du peuple. Si le secondaire est le préceptorat des exploiteurs, si le primaire est le préceptorat des exploités, le primaire supérieur est le séminaire des traîtres, le préceptorat des Jaunes.
Mais ce faisant, il est essentiellement démocratique. "La démocratie, avoue quelque part M. Clemenceau, c'est le gouvernement des parvenus." Un écrivain a publié voici quelque temps un Manuel de l'Arrivisme. Je n'ai pas lu son livre ; mais tout ingénieux qu'il doive être, je ne sache pas qu'il ait cette épigraphe, la seule, et aussi bien la plus noble, la plus majestueuse qui lui convienne : "Article 6.-Tous les citoyens, étant égaux aux yeux de la loi, sont également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics, et sans autre distinction que celle de leurs vertus et de leurs talents."
En effet, le meilleur Manuel de l'Arrivisme, c'est encore la Déclaration des Droits de l'Homme.

Albert Thierry - L' Homme en proie aux enfants, 1909
(A Tâtons - Chapitre XXII)

Le texte entier ici :

http://motstocsin.autonomie.org/html/textes/textesgeneraux/thierry4.htm

Ecrit par : HLB | 28 août 2008

Bonsoir à vous tous,

Avez-vous entendu Jack lang sur Europe1 ce soir à 19h30 sur Europe1 face aux auditeurs ? Je vous conseille de le réentendre sur le site de cette radio.
A bientot
Anne

Ecrit par : anne | 27 août 2008

C'est terrifiant ! On ne peut ouvrir son poste sans l'entendre ! Que nous mijote-t-il?
Ce matin, il était sur France-Culture de 8 à 9, avant-hier sur France-Inter.

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 28 août 2008

Dobolino, serais-tu par hasard un "affreux capitaliste", c'est-à-dire membre d'un foyer fiscal déclarant plus de 4000 € par mois ?



Ecrit par : Duralex | 28 août 2008

En principe, l'an prochain. Cette année ce sera plutôt 3000...
Enfin, faut voir.

Ecrit par : dobolino | 28 août 2008

Albert Thierry - L' Homme en proie aux enfants, 1909
(A Tâtons - Chapitre XXII)

Le texte entier ici :

http://motstocsin.autonomie.org/html/textes/textesgeneraux/thierry4.htm
Ecrit par : HLB | 28 août 2008

Ce remarquable texte d'Albert Thierry mérite d'être remis en perspective si l'on veut éviter qu'il renforce le contresens devenu courant chez une certaine gauche extrême qui ignore la dialectique c'est-à-dire qui se prive de la pensée. Il est tout à fait vrai que l'idéologie scolaire de la IIIe république poussait à la collaboration de classes, mais il n'est pas moins vrai que les EPS ont été l'instrument d'une élévation culturelle pour les enfants d'origine populaire jusqu'à leur fermeture en 1941, pour cette raison, par Pétain.
Je ne pense qu'Albert Thierry ait eu pour idéal le maintien dans l'ignorance des enfants des couches populaires.
Je pense en revanche que les thèses De Baudelot et Establet sur l'école capitaliste ont une parenté certaine avec la formule de Thiers défendant la loi Falloux contre Guizot : "il ne faut pas instruire le peuple !".

Ecrit par : guy morel | 28 août 2008

Philippe a écrit:

"je me rappelle comment mon prof d'eco en 2nd avait su nous passionner en démontant les mécanismes qui permettent à nos sociétés de fonctionner. Au point de susciter d'ailleurs la réprobation horrifiée de tous les parents "de droite", scandalisés que ces secrets soient dévoilés aux profanes."

Mon cher Philippe, je connais un peu par ma femme le contenu des ouvrages qu'il m'est d'ailleurs arrivé de feuilleter afin de forger ma propre opinion.

Le sentiment que j'en ai retenu, d'ailleurs confirmé par mon épouse, c'est que la plupart des auteurs de ces ouvrages ont une vision purement marxiste de la société et de l'économie et donc éminemment critique vis-à-vis du capitalisme qui est, au demeurant, loin de ne présenter que des aspects positifs.

On a donc l'impression que l'objectivité, gage d'un enseignement honnête et impartial, est totalement absente.

Et ce d'autant plus que l'immense majorité des enseignants en économie oublient de faire la part des choses et font du militantisme pro-marxiste en présentant systématiquement l'entreprise et le patron comme des exploiteurs des masses laborieuses.

Le résultat de tout cela est que les élèves ingurgitent une vision quelque peu déformée de la réalité sociale et économique et entrent plus tard dans la vie active avec des conceptions qui en font des assistés en puissance prêts à ne rien attendre d'eux-mêmes et à tout attendre de l'Etat providence.

Je n'en veux pour preuve que ce sondage d'après lequel 70% des jeunes en âge d'entrer sur le marché du travail n'ont qu'une seule ambition: devenir fonctionnaires !

Or, ce qui produit des richesses c'est ce qui crée de la valeur ajoutée. Et les fonctionnaires, même s'il sont indispensables, ne créent aucune valeur ajoutée et donc aucune richesse pour la collectivité.

Ecrit par : Duralex | 28 août 2008

C'est penser à droite ou je ne m'y connais pas.
Cordialement.


Ecrit par : guy morel | 28 août 2008

Vu comme ça, effectivement. Merci pour l'analyse. Il est vrai qu'on a un peu trop tendance à oublier l'émancipation par le savoir et à jouer la carte de l'accès à un travail rémunérateur quand on envoie ses enfants à l'école. Ceci dit, on pense aussi qu'un meilleur confort de vie laissera plus de cerveau disponible pour développer des vertus humanistes et pour se défendre ou se battre. Quand on ne gagne même pas de quoi se payer un logement décent et nourrir sa famille, on n'a guère le goût à hanter les loges maçonniques et les réunions syndicales.

Ecrit par : dobolino | 28 août 2008

C'est terrifiant ! On ne peut ouvrir son poste sans l'entendre ! Que nous mijote-t-il? dixit Anne-Marie Valette .


Ce qui est terrifiant, ce n'est pas Lang dont tout le monde se fout royalement, lui qui n'est plus qu'un has been politique (mais peut-être est-il plus facile de tirer sur la cible habituelle que d'essayer de penser ce qui se trame dans les établissements), mais la réforme des lycées dans les cartons et les statuts qui vont avec... Remédiation généralisée sans enseignement.

Ce qui est terrifiant, c'est qu'on donne une prime de 500 euros aux profs qui acceptent trois heures sup (soit souvent une classe en plus), donnant une prime au travail bâclé.

Ce qui est terrifiant, ce sont les futurs stagiaires à temps complet qui vont éponger en partie la suppression des postes.

Et la liste pourrait s'allonger... Mais Darcos est ministre, donc "jusque là, tout va bien; jusque là, tout va bien."

Ecrit par : Romuald | 28 août 2008

@ "Ascenseur social", "Républicains et pédagogistes", Albert Thierry...
Un petit texte de Rudolf Bkouche...

http://michel.delord.free.fr/rb/rb-ecolelaique.pdf

Ecrit par : guy morel | 28 août 2008

"Et ce d'autant plus que l'immense majorité des enseignants en économie oublient de faire la part des choses et font du militantisme pro-marxiste en présentant systématiquement l'entreprise et le patron comme des exploiteurs des masses laborieuses.

Le résultat de tout cela est que les élèves ingurgitent une vision quelque peu déformée de la réalité sociale et économique et entrent plus tard dans la vie active avec des conceptions qui en font des assistés en puissance prêts à ne rien attendre d'eux-mêmes et à tout attendre de l'Etat providence.

Je n'en veux pour preuve que ce sondage d'après lequel 70% des jeunes en âge d'entrer sur le marché du travail n'ont qu'une seule ambition: devenir fonctionnaires !" dixit Duralex

Il est beau le discours du Figaro... Ces salauds de même pas crypto-marxistes de profs d'éco, quelle honte! (Au passage, il ne sont pas professeur d'économie, mais de sciences économiques et sociales: économie, certes, mais sociologie aussi). Quant à l'aspiration à devenir fonctionnaire, si vous êtes prof., relisez les voeux d'orientation de vos élèves, vous verrez que c'est du fantasme complet. Ingénieur oui, médecin, pourquoi pas, journaliste sûrement, mais fonctionnaire sûrement pas (et prof encore moins), même le métier de chercheur a disparu des ambitions des meilleurs élèves.

Ecrit par : Romuald | 28 août 2008

Je vais peut-être dire une connerie mais des textes comme celui d'Albert Thierry sont justement à l'origine de la grande réforme des méthodes pédagogiques et de la cata actuelle.
Ce qu'on nous expliquait à nous, enfants des banlieues des années soixante et soixante et dix, c'est que l'école telle qu'elle était conçue faisait de nousdes jaunes, des veaux, une masse bêlante au service du grand capital et qu'il fallait changer de pédagogie pour libérer notre énergie, notre pensée et nous entraîner vers le refus de collaborer avec la bourgeoisie et vers la révolution permanente. On jetait les Lagarde et Michard, instrument d'endoctrinement gaulliste. On remisait les livres d'histoire au placard. Etc... Vous connaissez la suite mieux que moi!

Ecrit par : dobolino | 28 août 2008

Il faut lire ou relire Albert Thierry effectivement "récupéré" par un Meireu ! Et vous donnez du grain à moudre à Flo (occupons-nous de ceux qui marchent et piquons ceux qui traînent). Thierry effectuait un constat, lucide (et admirablement bien écrit, lisez les autres petits textes donnés sur ce site). Je suis d'accord avec Guy Morel, il convient de le situer dans son époque (tout comme un Buisson :-)), mais franchement, sur le fond - à l'aide Roger Felts ! - la société ca-pi-ta-lis-ti-que a-t-elle tellement évolué et Marx n'est-il pas sur bien des points bougrement actuel ?

Ecrit par : HLB | 28 août 2008

Je vais peut-être dire une connerie mais des textes comme celui d'Albert Thierry sont justement à l'origine de la grande réforme des méthodes pédagogiques et de la cata actuelle.
Ce qu'on nous expliquait à nous, enfants des banlieues des années soixante et soixante et dix, c'est que l'école telle qu'elle était conçue faisait de nousdes jaunes, des veaux, une masse bêlante au service du grand capital et qu'il fallait changer de pédagogie pour libérer notre énergie, notre pensée et nous entraîner vers le refus de collaborer avec la bourgeoisie et vers la révolution permanente. On jetait les Lagarde et Michard, instrument d'endoctrinement gaulliste. On remisait les livres d'histoire au placard. Etc... Vous connaissez la suite mieux que moi!
Ecrit par : dobolino | 28 août 2008
Vous ne dites nullement une connerie. Comme je l'expliquais dans un post plus haut, la pensée dite de "gauche", Baudelot et Establet ( de chocolat) par exemple, a oublié la dialectique - et souvent la culture, par dessus le marché -, de ce fait elle est devenue une non-pensée, quelque chose qui est de l'ordre du vagissement, au service de l'ordre social existant d'ailleurs, car en condamnant bruyamment l'école reproductrice d'inégalités, elle a préparé l'avènement pour le plus grand nombre d'une école où l'on n'apprend plus rien.
Ce pseudo marxisme a été dans le demi siècle qui nous précède la plus grande force de conservation sociale.

Ecrit par : guy morel | 28 août 2008

Sans parler de Freinet, Wallon (celui du Plan Langevin-Wallon) a aussi été salement "récupéré" ... Il faudrait vraiment un bon coup de destop dans tous nos tuyaux pour déblayer toute cette merde vaguement soixante-huitarde (que d'erreurs aussi d'interprétations) !

L'arbre pédagogique cache à beaucoup ici la forêt des boutiquiers qui font tout, l'école et tout le reste !

Ecrit par : HLB | 28 août 2008

Et ce d'autant plus que l'immense majorité des enseignants en économie oublient de faire la part des choses et font du militantisme pro-marxiste en présentant systématiquement l'entreprise et le patron comme des exploiteurs des masses laborieuses.


Ecrit par : Duralex | 28 août 2008
Duralex, vous confondez le marxisme et Les aventures de Oui- Oui au pays des cannibales qui sont en effet la lecture ordinaire de la plupart des profs d'économie que j'ai croisés au cours de ma carrière.

Ecrit par : guy morel | 28 août 2008

Alors, une société sans école?

Ecrit par : dobolino | 28 août 2008

Sur NousVousIls, des infos très vagues sur la réforme des concours (j'adore le "vraisemblablement" qui montre l'étendue de la réflexion de notre ministre sur le sujet) :

Darcos: la formation professionnelle des enseignants ne sera pas supprimée


La formation professionnelle des enseignants ne sera pas supprimée et il y aura "vraisemblablement des masters professionnalisants", a déclaré jeudi lors de sa conférence de presse de rentrée le ministre de l'Education Xavier Darcos.

"Il n'est pas question de supprimer la formation professionnelle" des futurs enseignants, a-t-il assuré, alors que la réforme en cours fait craindre le contraire aux syndicats.

"Evidemment, ces futurs professeurs seront dans des universités (...) où vraisemblablement ils auront des masters professionnalisants. J'imagine que les universités mobiliseront les anciens professeurs d'IUFM (...) pour les faire travailler. Il n'est pas question de prendre simplement des intellectuels et de les lâcher dans la nature", a ajouté M. Darcos.

La réforme du recrutement et de la formation des enseignants, annoncée en juin et qui doit s'appliquer à la rentrée 2010, prévoit que le recrutement se fasse au niveau "master 2" (bac +5) et que le nouvel enseignant soit dès la rentrée suivante à plein temps devant une classe, alors qu'il n'est actuellement que stagiaire la première année.

En outre, elle prévoit l'intégration de la formation dans les universités, ce qui met en question l'avenir des Instituts universitaires de formation des maîtres (IUFM).

Pour les futurs professeurs qui passeront leur concours en 2010 et qui entrent donc dès cette rentrée en première année de master, l'aspect professionnalisant de leur formation va être examiné "avec les universitaires concernés", a assuré M. Darcos. "Nous réglerons ce problème d'année de transition", en lien avec la Conférence des présidents d'université (CPU) et la Conférence des directeurs d'IUFM (CDIUFM), a-t-il ajouté.

Ecrit par : Romuald | 28 août 2008

Alors, une société sans école?
Ecrit par : dobolino | 28 août 2008
Mais nous y sommes presque ; le rêve d'Ivan Illich s'est réalisé. Sauf qu'il faut bien les mettre quelque part les minos, jusque 25 ans ou plus. Alors on leur a fabriqué une scolarisation sans enseignement : le pied ! À part ça tout continue comme avant : les braves gens perçoivent une indemnité de rentrée ( insuffisante !), les profs un salaire ( Insuffisant !), les gosses et les parents d'élèves se plaignent des profs ( insuffisants !) et tout baigne ( Insuffisamment bien sûr !).

Ecrit par : guy morel | 28 août 2008

"Et les fonctionnaires, même s'il sont indispensables, ne créent aucune valeur ajoutée et donc aucune richesse pour la collectivité."

Ecrit par : Duralex | 28 août 2008


L'ensemble des profs ici présents lit une phrase comme celle-ci sans broncher?
Des élèves instruits, (voire éduqués, si certains parents délèguent cette mission à l'école), ce n'est pas de la valeur ajoutée pour la collectivité?

Ecrit par : Christophe Sibille | 28 août 2008

"C'est terrifiant ! On ne peut ouvrir son poste sans l'entendre ! Que nous mijote-t-il?
Ce matin, il était sur France-Culture de 8 à 9, avant-hier sur France-Inter."

Ecrit par : Anne-Marie Valette | 28 août 2008

Au secours! Je suis terrifié! Maman...

Ecrit par : Christophe Sibille | 28 août 2008

"l'immense majorité des enseignants en économie oublient de faire la part des choses et font du militantisme pro-marxiste en présentant systématiquement l'entreprise et le patron comme des exploiteurs des masses laborieuses."

Ecrit par : Duralex | 28 août 2008

Ben voyons ! Les patrons, comme on le savait déjà au XIXe en feuilletant "Lectures pour tous", sont à la tête d'oeuvres philantropiques destinées à exercer leurs bons sentiments. Les 138 milliards transférés du travail au capital ces dix dernières années sont destinés à alimenter une caisse de "solidarité active" comme chacun le sait... Duralex sed lex !

Ecrit par : victor | 28 août 2008

J’ai raté le fil « formation des maîtres » pour cause de vacances sans Internet : faux moulin de Daudet, vrais banons et fabuleuse expo de Christian Lacroix au Musée Réattu d’Arles.

Les déclarations de Jack Lang, reprises par Christophe Sibille (sur ce fil et le précédent), m’invitent cependant à une mise au point. Je cite le message de Ch.S. sous sa première forme, plus explicite :

« Notamment en ce qui concerne la formation des enseignants, (licence pluridisciplinaire + deux vraies années de formation). Avec le concours en sortie de licence. Mais, là, je rêve. »

Il y a dans cette phrase une part de rêve et une part de cauchemar :
- Le rêve consiste à penser que Darcos (et même Jack Lang s’il redevenait ministre) pourrait accepter de multiplier par deux le coût du stage alors qu’il est question de le supprimer (en l’intégrant au concours). Vieille lubie des IUFM, reprise en juillet par Meirieu, Auduc et je ne sais plus qui d’autre dans un article du Monde. Si les IUFM n’ont rien d’autre à proposer, ils sont morts.

- Le cauchemar, c’est le concours en sortie de licence. Autre vieille lubie, qu’on retrouve dans le même article car les maîtres à penser des IUFM ne sont guère innovants et répètent depuis 12 ans maintenant la même rengaine. Or il n’est guère besoin de réfléchir pendant 12 ans (cinq minutes suffisent) pour comprendre que cette proposition ne signifie rien. Elle suppose que les licenciés pourraient passer le concours en juin (à la rigueur en septembre) après la licence. Cela pourrait effectivement avoir lieu mais seulement une fois. Car dès l’an II de la réforme, on se trouverait face à un problème insoluble : celui des candidats de l’année précédente qui, ayant échoué au concours, voudraient le représenter. Où diable le prépareraient-ils puisque personne, ni Université ni IUFM, ne prendrait plus en charge l’année de préparation ? La nature des concours ayant, comme la physis d’Aristote, horreur du vide, la place serait immédiatement occupée par les officines privées qui se bénéficient déjà de la présélection des IUFM et qui auraient désormais le champ entièrement libre. Ce n’est sans doute pas ce que vous souhaitez, Christophe, mais la conséquence est inéluctable. Un concours en sortie de licence (ou de master, peu importe) est un fusil à un seul coup : si vous ratez le sanglier, il ne vous ratera pas.

- Pour ce qui est enfin des licences pluridisciplinaires, je crois savoir que le Ministère n’en veut pas. Je me suis même laissé dire que V. Pécresse a refusé d’habiliter celles qui ont été proposées par les Universités lors du dernier quadriennal. Nous sommes en principe d’accord sur l’intérêt des licences pluridisciplinaires pour les futurs professeurs des écoles. J’ignore les raisons des deux Ministères concernés. Mais je vois pour ma part une grande difficulté à leur généralisation (déjà signalée dans le rapport de Reconstruire l’Ecole sur la formation des maîtres). Que deviennent les titulaires d’une telle licence s’ils échouent au concours ? Une seule possibilité : qu’ils soient admis en master. Mais il faudrait alors changer très profondément les masters. Ils devraient consister en deux années d’études spécialisées, l’équivalent des anciennes licences. Il faudrait en fait revoir de fond en comble le LMD : toutes les licences devraient être pluridisciplinaires et on consacrerait les deux années de master à la spécialisation dans une discipline donnée, sans la moindre prétention à la recherche (qui se ferait en doctorat). Or un tel dispositif, le plus rationnel qu’on puisse imaginer, se heurte à un obstacle insurmontable : aucun universitaire n’acceptera de renoncer aux masters-recherche parce que c’est la seule illusion qui leur permet de croire qu’ils sont encore des universitaires. En fait le problème de la formation des professeurs des écoles est devenu totalement insoluble et les seuls coupables de cet état de choses sont les apprentis-sorciers qui, par fanatisme idéologique et ambition de pouvoir, ont mis en place ces monstres non-viables que sont les IUFM. Comme ils étaient depuis le début non-viables, ils vont finir par disparaître. Ce n’est pas trop tôt. Mais le problème, c’est qu’ils laissent leur monstruosité en héritage à l’Université. Si le Ministère s’obstine dans son projet actuel, je ne donne pas cher de l’avenir de la plupart des universités : hormis quelques pôles d’excellence, qui refuseront de prendre en charge la formation des maîtres, elles deviendront des community colleges à la française.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 28 août 2008

Victor a raison (sur le transfert au capital) et Duralex n'a pas tort (sur l'enseignement des SES au lycée, qu'il conviendrait à mon avis de supprimer tellement il est nul et sans intérêt).
Pour ce qui est du débat émancipation/ascenseur social, personne n'a raison mais ce serait trop long à expliquer. Je conseille le livre de Milner, Le salaire de l'idéal : analyse marxiste orthodoxe et intelligente (ce n'est pas contradictoire) d'un phénomène qui n'existait pas à l'époque de Balzac (ni à celle d'Albert Thierry), l'apparition de la bourgeoisie rémunérée et, plus particulièrement, de la bourgeoise salariée. Ce phénomène et ceux qui lui sont liés (rapports entre travail, repos, loisir et otium) rendent totalement caduque l'illusion anarcho-républicaine d'une émancipation par le savoir.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 28 août 2008

Excellente analyse de Pedro Cordoba sur les licences pluridisciplinaires et l'impasse de la formation universitaire des maîtres. Tout est dit : ça fait froid dans le dos.

Ecrit par : victor | 28 août 2008

"J’ignore les raisons des deux Ministères concernés."

Ecrit par : Pedro Cordoba | 28 août 2008

La casse programmée du service public d'éducation en est vraisemblablement la composante la plus importante.

Que proposez-vous, alors, Pedro? Que les professeurs d'école soient lâchés sur le terrain sans formation professionnelle d'aucune sorte?

Ecrit par : Christophe Sibille | 28 août 2008

Alors, une société sans école?
Ecrit par : dobolino | 28 août 2008
Mais nous y sommes presque ;

Ecrit par : guy morel | 28 août 2008

Pas vraiment! Nos lardons vont dans des établissements dont ils reviennent en nous cassant les pieds avec des enquêtes sur les tsunamis et des enquêtes diverses et variées sur notre mode ou train de vie ou sur les cétacés. C'est assez!
Plus d'école, vous dis-je!

Ecrit par : dobolino | 28 août 2008

Tenez, vous voulez que je vous dise le fond de ma pensée? Ré-ouvrons les salles d'asile avec un bol de pain trempé dans l'eau chaude à midi.

Ecrit par : dobolino | 28 août 2008

"il ne faut pas chercher bien loin en arrière pour trouver quelques ministres en vue qui doivent leur carrière certes aux brillantes qualités intellectuelles que l'on se plaît à leur reconnaître, mais aussi à d'efficaces épousailles avec la fortune."

Des noms, des noms!!!!

Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 28 août 2008

J’ai raté le fil « formation des maîtres » pour cause de vacances sans Internet : faux moulin de Daudet, vrais banons

Ecrit par : Pedro Cordoba | 28 août 2008

A tant qu'à bouffer du vrai Banon AOC, vous auriez pu passer boire un pot!

Ecrit par : dobolino | 28 août 2008

Ce qui se marie le mieux au Banon, c'est le Côteaux de Pierrevert. Enfin, c'est mon goût... et je ne suis pas esthète en vins.

Ecrit par : dobolino | 28 août 2008

Pour ce qui est enfin des licences pluridisciplinaires, je crois savoir que le Ministère n’en veut pas. /.../
Que deviennent les titulaires d’une telle licence s’ils échouent au concours ?

Ecrit par : Pedro Cordoba | 28 août 2008

Que deviennent les titulaires d'une licence de psycho?
Que deviennent, globalement, les titulaires d'une licence?
Moi, il me semble que pour faire pizzaïolo ou vendeur d'électro-ménager, ou même titulaire du RSA, mieux vaut une licence pluridisciplinaire qu'une licence d'histoire de l'Art.

Ecrit par : dobolino | 28 août 2008

Avec un peu de pot, ils sauront au moins soustraire du 500 euros mensuel le coût de la console à 199.99 et ne pas en conclure qu'il leur reste 400 euros, ce qui permet de réaliser sur leur chat une intervention chirurgicale pour hernie diaphragmatique parce que leur gosse l'a poussé du balcon du troisième.
Et je ne ris pas du tout!

Ecrit par : dobolino | 28 août 2008

Le vétérinaire aura facturé au seuil fatidique de 349.99, bien sûr!

Ecrit par : dobolino | 28 août 2008

totalement caduque l'illusion anarcho-républicaine d'une émancipation par le savoir.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 28 août 2008

Je ne suis pas d'une grande finesse mais il me semble que c'est d'entrée utopique et donc caduque. Faudrait être carrément con, et pire que moi, encore!

Ecrit par : dobolino | 28 août 2008

Christophe Sibille écrit à propos du refus des licences pluridisciplinaires :

"La casse programmée du service public d'éducation en est vraisemblablement la composante la plus importante."

-- Je ne vois pas le rapport.

Ch. S me demande aussi :

"Que proposez-vous, alors, Pedro? Que les professeurs d'école soient lâchés sur le terrain sans formation professionnelle d'aucune sorte?"

-- Certainement pas. Mais je n'ai rien à proposer. Après avoir beaucoup réfléchi à la question, je pense qu'il n'y a rien à proposer, que le problème n'a aucune solution. Les coupables, je l'ai déjà dit, ce sont ceux qui ont détruit les Ecoles normales pour les remplacer par les IUFM. Ils ont créé un problème qu'il est désormais impossible de résoudre.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 28 août 2008

le problème n'a aucune solution. Les coupables, je l'ai déjà dit, ce sont ceux qui ont détruit les Ecoles normales pour les remplacer par les IUFM. Ils ont créé un problème qu'il est désormais impossible de résoudre.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 28 août 2008
Bè, vé! Ça qui nous avance, encore...
Mais, bon, faut reconnaître qu'il a plutôt pas tort.

Ecrit par : dobolino | 28 août 2008

A dobolino :
Les Banons AOC, je les achetais au marché du samedi à Arles puis je rentrais à Fontvieille en car. Pas de voiture pour aller vous voir. Les Alpilles sont trop loin de la montagne de Lure. Pour les Banons, je les accompagnais de Château Romanin. Mais il faudra que j'essaie le Côteaux de Pierrevert. Merci pour le conseil. Et ravi de constater que vous n'étiez pas vraiment partie
pedro

Ecrit par : Pedro Cordoba | 28 août 2008

Et ravi de constater que vous n'étiez pas vraiment partie
pedro

Ecrit par : Pedro Cordoba | 28 août 2008
Le Pierrevert, ça fait partir un peu mais pas trop. C'est un petit vin sympathique mais très simple, au fond. Quant au Banon, que faisait-il donc en Arles?

Ecrit par : dobolino | 28 août 2008

Quant au Banon, que faisait-il donc en Arles?---
--- Le marché d'Arles est très bien achalandé. Faut-il dire en Arles ou à Arles? La question est controversée mais je suis partisan de dire "en Avignon" et "à Arles". C'est que la première expression renvoie aux anciens Etats du Pape et non pas à la ville. On dit donc en Avignon comme on dit en Poitou et à Arles comme on dit à Arras.
Bonne nuit.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 28 août 2008

Christophe Sibille écrit à propos du refus des licences pluridisciplinaires :

"La casse programmée du service public d'éducation en est vraisemblablement la composante la plus importante."

-- Je ne vois pas le rapport.

Ch. S me demande aussi :

"Que proposez-vous, alors, Pedro? Que les professeurs d'école soient lâchés sur le terrain sans formation professionnelle d'aucune sorte?"

-- Certainement pas. Mais je n'ai rien à proposer. Après avoir beaucoup réfléchi à la question, je pense qu'il n'y a rien à proposer, que le problème n'a aucune solution. Les coupables, je l'ai déjà dit, ce sont ceux qui ont détruit les Ecoles normales pour les remplacer par les IUFM. Ils ont créé un problème qu'il est désormais impossible de résoudre.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 28 août 2008

On sait parfaitement qu'un des projets de Nicolas Sarkozy est de faire passer le service d'éducation du public au privé.

Certes, il n'est pas le seul à oeuvrer, ou à avoir oeuvré dans ce sens. Mais ne pas, maintenant, et en tout état de cause, faire en sorte qu'il y ait une base solide de polyvalence dans la formation des professeurs d'école ne peut qu'en faire baisser encore le niveau, ce qui fera baisser la qualité de l'enseignement public, et poussera donc de plus en plus les parents vers le privé. Laisser pourrir...

Aucune solution? Voire... En tous cas, effectivement, pas tellement de pire que ce qui est en train de se passer.
On a repris voluptueusement ce qui se passait de pire dans les IUFM pour le pérenniser, en en gommant vraisemblablement ce qui y était "le moins pire". S'il n'y avait pas d'intention malveillante là-dedans...
Combien on parie que ce seront les quelques formateurs les plus "pédagogistes" qui tireront leur épingle du jeu dans les nouveaux masters? Après tout, ce sont eux les "universitaires".

Ecrit par : Christophe Sibille | 28 août 2008

Il y a eu des papes en Poitou, (à part Royal et Raffarin?) ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 28 août 2008

Pas d'accord avec votre analyse. Elle fait la part trop belle à la théorie du complot. Les motivations des ministres et de leurs conseillers sont beaucoup plus terre à terre.

Il est en revanche probable que ceux qui tireront leur épingle du jeu dans cette aventure seront les plus nocifs, les "universitaires" spécialistes en sciences de l'éducation".

Si vous avez une idée pour la formation des maîtres du primaire, je suis preneur. Je veux dire une idée rationnelle (i.e. ne déstabilisant pas davantage l'Université) et raisonnable (i.e. n'augmentant pas les coûts).

Ecrit par : Pedro Cordoba | 28 août 2008

On a repris voluptueusement ce qui se passait de pire dans les IUFM pour le pérenniser, en en gommant vraisemblablement ce qui y était "le moins pire". S'il n'y avait pas d'intention malveillante là-dedans...
Combien on parie que ce seront les quelques formateurs les plus "pédagogistes" qui tireront leur épingle du jeu dans les nouveaux masters? Après tout, ce sont eux les "universitaires".

Ecrit par : Christophe Sibille | 28 août 2008

C'est pas faux...

Ecrit par : victor | 28 août 2008

Si vous avez une idée pour la formation des maîtres du primaire, je suis preneur. Je veux dire une idée rationnelle (i.e. ne déstabilisant pas davantage l'Université) et raisonnable (i.e. n'augmentant pas les coûts).

Ecrit par : Pedro Cordoba | 28 août 2008

Dans un ou deux lycées par département, admission sur dossier pour deux ans de formation générale post bac - sur le modèle des classes prépas- assurés par les profs du même, un concours puis deux ans de formation professionnelle sur le terrain chez des maîtres chevronnés. Coût minime garanti, pas de pollution pédagogiste, bon niveau général, recrutement ajusté aux besoins, stabilité du personnel. Pas besoin d'Université.

Ecrit par : victor | 28 août 2008

Je crains fort que beaucoup des professeurs des "classes prépas" n'aient aucune idée de ce qui peut se passer dans les classes primaires.
Cela risque de donner des résultats encore plus décalés que ce qui existe en ce moment. La plupart des profs disciplinaires font leur métier plutôt correctement.

Ecrit par : Christophe Sibille | 28 août 2008

Nouvelles du Front : - mauvaises.

36 élèves par classe dès mardi, seconde, première, terminale, même combat. Pour toutes les classes du lycée.
Paraît que les effectifs baissent.
C'est curieux, nous ça monte tous les ans.
Normalement, les + de 35, on les obtenait vers octobre, et on rentrait à la limite de charge, ça passait...
Donc, dès octobre, on va se retrouver avec des classes à 37/38, 40 pour les S...
C'est pas que ça gêne, hein... Juste, on n'a pas les tables ( ça, c'est même plus drôle ) et les classes n'ont pas été construites pour entreposer autant d'humanité, ce sont des locaux de l'ère 70, que voulez-vous...
Et puis, comme les professeurs ont en charge de plus en plus de classes, et que les classes sont de plus en plus chargées, ils ont de plus en plus de copies à la maison, mais alors, largement plus que leurs aînés à la retraite depuis X, qu'avaient des classes à 40, mais oui mais oui, mais beaucoup moins de classes que nous, ça c'est con - pour nous.
Bon enfin, ça ne tourne point rond, les Technologiques ont vraiment perdu une heure de cours, mais on nous propose de faire des heures de soutien ???? J'aimerais autant faire cours avant de faire soutien, moi, si c'était possible. Mais ce n'est plus dans la logique des big chefs ça, faire cours, c'est antique sans doute. On fait soutien, c'est plus chic.

Bonne rentrée mesdames zet messieurs, bonne rentrée !

Dobolino, comme votre fils se sortit-il de son bachot ?

Ecrit par : Milady | 28 août 2008

Victor a raison (sur le transfert au capital) et Duralex n'a pas tort (sur l'enseignement des SES au lycée, qu'il conviendrait à mon avis de supprimer tellement il est nul et sans intérêt).
Pour ce qui est du débat émancipation/ascenseur social, personne n'a raison mais ce serait trop long à expliquer. Je conseille le livre de Milner, Le salaire de l'idéal : analyse marxiste orthodoxe et intelligente (ce n'est pas contradictoire) d'un phénomène qui n'existait pas à l'époque de Balzac (ni à celle d'Albert Thierry), l'apparition de la bourgeoisie rémunérée et, plus particulièrement, de la bourgeoise salariée. Ce phénomène et ceux qui lui sont liés (rapports entre travail, repos, loisir et otium) rendent totalement caduque l'illusion anarcho-républicaine d'une émancipation par le savoir.
Ecrit par : Pedro Cordoba | 28 août 2008
Tiens, Cordoba revient, ayant dans l'intervalle abandonné son titre de président de RE entre les mains d'un promu - sans rire - de la Légion d'horreur. Toujours aussi bavard Pedro : l'illusion anarcho-républicaine etc, tu viens d'inventer ça au bord d'un comptoir ?
GM

Ecrit par : guy morel | 29 août 2008

Victor :"... puis deux ans de formation professionnelle sur le terrain chez des maîtres chevronnés."

Globalement je suis d'accord. Le problème c'est que la maison est pourrie à tous les étages ou presque et que les "maîtres chevronnés" s'ils sont "choisis" par qui nous savons (certains chefs d'établissement rivés au projet pédago du genre planète ovale, au contrat d'objectif et à l'évaluation permanente ou à certains inspecteurs ) peuvent être aussi "polluants", voire plus compte tenu de leur influence et de leur pouvoir directs, que les grands experts en "sciences" de l'éduc. Pour tout dire beaucoup le sont déjà pas mal dans les "conseils pédagogiques" en secondaire ...

De fait, pourquoi pas une autogestion à la base, dans le cadre national naturellement (chef d'établissement élu parmi les enseignants de l'établissement, reconnaissance de l'expérience acquise et tout à l'avenant... ) ? Non je blague ! Je plaisante ! Les soviets c'est fini depuis la chute du mur et la fin des rizières chères à JPB et faire confiance à ces feignasses d'enseignants incompétents et corporatistes serait pure folie ...

C'est vrai que les écoles normales étaient une bonne solution ... Ah, le concours d'entrée à la fin de la troisième (la dictée-questions par exemple ...) ! Les profs triés sur le volet. J'en sors et on ne m'a jamais gavé de théories à la con (de philosophie de l'éducation, de visites dans des classes d'application, de stages en responsabilité, pendant l'année - ou les deux années suivant les parcours - après le bac, oui, mais c'était passionnant !) Et nous étions souvent préparés à aller plus loin, l'agreg voire plus ...

En attendant le mouvement contre les mesures Darcos (beau mélange entre la juste dénonciation du massacre programmé et la condamnation sans réflexion réelle de quelques mesurettes concernant les programmes ou les rythmes scolaires) va bon train ; le SNUipp, l'UNSA , le SGEN, la FCPE et les mouvements pédagogistes vont faire monter la mayonnaise dans la confusion la plus totale ...

Victor, Lubin a encore de beaux jours devant lui !

Jetez un oeil sur ce genre de site et cessez (Roger et quelques autres) de claironner que c'est gagné à l'école primaire ... :

http://retrait.mesures.darcos.over-blog.com/

Et en plus les "républicains" se tirent dans le dos si j'en crois le message de Guy Morel ! Du vrai Ken Loach !

Ecrit par : HLB | 29 août 2008

La note de JPB est dépassée et le mammouth déchaîné va pouvoir barrir :

"Allègre chargé par Sarkozy des Assises européennes de l'innovation ... Selon M. Sarkozy, il s'agit ainsi de "concrétiser et d'amplifier l'Agenda de Lisbonne", un programme décidé en 2000 et destiné à faire de l'Union européenne "l'économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique du monde d'ici à 2010".

Les marchands avaient déjà un pied dans le temple ; dorénavant ils auront les deux, chaussés de grandes bottes et d'une large faucille ...

Au suivant ... Iznogoud ?

Ecrit par : HLB | 29 août 2008

" ... chaussés de grandes bottes et d'une large faucille ..."

:-)))

Oui, je sais, l'heure tardive aidant, la syllepse franchement douteuse fleurit ... Même mon philosophe préféré, Pierre Dac, n'aurait pas osé !

Pas sur la tête, pas sur la tête ...

Ecrit par : HLB | 29 août 2008

"" ... chaussés de grandes bottes et d'une large faucille ..."

:-)))

Oui, je sais, l'heure tardive aidant, la syllepse franchement douteuse fleurit ... Même mon philosophe préféré, Pierre Dac, n'aurait pas osé !

Pas sur la tête, pas sur la tête ..."

Ecrit par : HLB | 29 août 2008


Non, c'est bien vu, Hervé... Si seulement il pouvait se prendre les pieds dans sa faucille de sept lieues...

Ecrit par : Christophe Sibille | 29 août 2008

"C'est vrai que les écoles normales étaient une bonne solution ... Ah, le concours d'entrée à la fin de la troisième (la dictée-questions par exemple ...) ! Les profs triés sur le volet."

Ecrit par : HLB | 29 août 2008

Il en reste vraiment beaucoup, de ces profs d'écoles normales, dans les IUFM! (Et que Flo ne vienne pas me dire que je mets mon cas perso en avant! Il ne s'agit pas de moi.)

Ecrit par : Christophe Sibille | 29 août 2008

Je suis en réaménagement à Marseille, et je n'ai qu'un accès très limité au Web.
Mais bonjour à Fabienne, qui connaît apparemment très bien le 5ème arrondissement. Bonjour à Duralex (sed lex...), qui a des formules épatantes (un adjectif pareil me date un peu, mais tant pis...). Bonjour à Pedro, qui s'est apparemment pris pour la cher Alphonse pendant les vacances, et qui devait discuter avec les lapins au petit matin. Bien sûr que je partage en bloc tes ,analyses : le système universitaire français est fichu en ce qui concerne la formation des maîtres - non seulement des maîtres d'école, que seule une formation pluri-disciplinaire pourrait utilement préparer au métier, mais pour les profs en général, qui ne vaudront que ce que vaut la formation de leur université d'origine (que vaut en moyenne un hispanisant de la Sorbonne, Pedro ?).
Bonjour à Alphonse, aussi, qui contribue élégamment au débat.
Les autres, je vous salue aussi, en vrac. En particulier les "revenentes", comme disait Perec.
Ma Note (future mais proche) sur la formation des maîtres s'est étayée mercredi avec la réception des syndicats chez Gaudemar. On n'avait plus vu une telle réunion de faux-culs depuis longtemps. Quand on pense que les seuls syndicats à critiquer réellement les fausses bonnes intentions du ministère sont le SNALC et le syndicat de proviseurs... Et ils n'ont même pas eu à acheter les autres (ça, c'est l'hypothèse première, qui convient bien à mon tempérament de Corse qui voit des passe-droits partout). Non, ils sont juste assez bêtes pour croire que le "lycée à la carte" que l'on nous prépare peut amener du bien.
JPB

Ecrit par : brighelli | 29 août 2008

Certes, il n'est pas le seul à oeuvrer, ou à avoir oeuvré dans ce sens. Mais ne pas, maintenant, et en tout état de cause, faire en sorte qu'il y ait une base solide de polyvalence dans la formation des professeurs d'école ne peut qu'en faire baisser encore le niveau, ce qui fera baisser la qualité de l'enseignement public, et poussera donc de plus en plus les parents vers le privé. Laisser pourrir...

Ecrit par : Christophe Sibille | 28 août 2008
Et où donc prenez-vous le fait que les maîtres du privé soient mieux formés? S'il existait des instituts privés de qualité pour les professeurs du privé, leur diplôme obtiendrait vite une équivalence pour l'enseignement public.
Ça existe, ça, en France?

Ecrit par : dobolino | 29 août 2008

et cessez (Roger et quelques autres) de claironner que c'est gagné à l'école primaire ... : ( HBL)

Bien d'accord avec vous! Ils doivent essayer de se remonter le moral.
Finalement, c'est on ne peut plus clair: cela foire partout. Et les collègues de lycée qui commencent à être mangés à la même sauce qu'au collège...( cf Milady)
Vous voyez dans le détail, Dobolino, comment une administration peut empêcher les profs d'enseigner; et que les élèves soient bons ou pas ne change plus grand chose à l'affaire.
Moi, j'aimerais bien qu'ils chargent la barque plus encore, beaucoup plus, vraiment plus. On aurait peut-être enfin des réactions du côté du secondaire. Du côté de l'université, il n'y a rien à espérer. Ce sont des imposteurs pour partie d'entre eux, du point de vue de l'enseignement. Du point de vue de la recherche aussi d'ailleurs pour un bon nombre. Quel ménage et quelles économies, il y aurait à faire là!

Ecrit par : Sanseverina | 29 août 2008

A Duralex. Oui il est possible que la lecture faite par les profs de SES soit marxiste. Il n'empêche que mon prof (Mr Jean Levy) était passionné et passionnant, et que les parents de la Celle st Cloud l'ont poussé au suicide. Et pour avoir travaillé depuis 20 ans dans diverses compagnies multinationales, je peux témoigner que cette lecture est proche de la réalité.

Un autre point qui m'a fait bondir dans les interventions, c'est celle qui s'inquiète du devenir des licenciés qui auraient échoué au concours de professeur. Pauvres choux ! Le principe d'un concours étant de sélectionner les meilleurs, je ne vois pas le problème. J'ai échoué au concours d'entrée de polytechnique... et j'ai fait une autre école, voilà tout. Si on veut vraiment relever le niveau de l'enseignement, il faut éviter que l'on puisse devenir prof par défaut, comme le soulignait JPB en remarquant la féminisation suspecte du corps enseignant dans une société marquée par la domination masculine (que je regrette mais telle n'est pas la question). Les fameux "80% d'une classe d'âge au bac" sont partis des mêmes bonnes intentions. On voit le désastre aujourd'hui...

Une anecdote pour finir : je me rappelle mon effarement devant la masse des cours didactiques / pédagogiques / machin-en-ique que ma sœur a du ingurgiter pour avoir le droit d'être instit en maternelle. Pendant ce temps là, voulant devenir entraineur de basket j'ai du assister (et participer) à quelques stages organisés par la FFBB, où un entraineur chevronné nous transmettait quelques ficelles et vérifiait de visu que nous savions maitriser 10 gamins invités comme cobayes. Faut-il préciser qu'au bout de 2 ans de terrain, ces "entraineurs" étaient plus compétents dans leur matière que le prof de sport sorti de la filière UFRAPS ? Pathétique !

Le métier d'enseignant est un des plus difficiles qui soit, et le problème est qu'on s'est interdit en France d'éliminer ceux qui n'ont pas le niveau, et/ou d'éliminer les élèves qui ne veulent pas apprendre. Pour reprendre mon parallèle avec les entraineurs de clubs sportifs, même dans un club amateur le comité directeur chaque saison fait le tri entre les bons et les mauvais, chaque entraineur est libre de virer les joueurs qui entravent le fonctionnement de l'équipe, et enfin... chaque entraineur doit gérer un groupe d'une petite vingtaine d'ados.

Si l'EN avait la possibilité d'exercer ces 3 conditions : liberté de recrutement des profs, liberté d'exclusion des élèves, et effectifs par classe limité à 20, on ne serait pas sur ce forum à discuter du sujet.

Mais la priorité nationale n'est pas l'émancipation par le savoir (qui n'est nullement une utopie mais plutôt une menace mortelle pour la classe dominante, qui préfère risquer le chaos général en entretenant un terreau fertile au lepénisme que de voir menacer sa position dominante par un peuple instruit venant demander des comptes)

Ce qui menace aujourd'hui ce n'est rien de moins qu'un retour à l'aristocratie, qui avant de devenir superflue et donc renversable par une révolution, réunissait les élites de la nation, seules capables de maitriser la complexité d'un état moderne.

Ecrit par : philippe | 29 août 2008

"Un autre point qui m'a fait bondir dans les interventions, c'est celle qui s'inquiète du devenir des licenciés qui auraient échoué au concours de professeur. Pauvres choux ! Le principe d'un concours étant de sélectionner les meilleurs, je ne vois pas le problème. J'ai échoué au concours d'entrée de polytechnique... et j'ai fait une autre école, voilà tout." dixit Philippe

La différence, c'est qu'après une prépa scientifique, on peut tenter plusieurs concours, alors qu'une licence pluridisciplinaire peut n'avoir pour débouché que le professorat des écoles. La question de la réorientation n'est pas si anodine.

"le problème est qu'on s'est interdit en France d'éliminer ceux qui n'ont pas le niveau, et/ou d'éliminer les élèves qui ne veulent pas apprendre." dixit Philippe

Oui, une bonne balle dans la tête de tous les cancres est les problèmes seront résolus... Soupir.

Ecrit par : Romuald | 29 août 2008

Salut Guy,

Tes interventions sont toujours elliptiques. Et même deux fois elliptiques. Elles supposent d’abord que tes lecteurs aient bu à la mamelle la vieille culture communiste. Ainsi pour ta référence à Politzer en juillet. Qui connaît encore Politzer ? J’ai renoncé à répondre car j’aurais dû être extrêmement bavard pour compenser le caractère elliptique de ton propos et rappeler comment et pourquoi avant de sacrifier sa vie au Parti, Politzer lui avait sacrifié son intelligence et sa culture. Tes interventions sont elliptiques pour une deuxième raison : elles censurent une partie de la réalité. Ainsi pour cette vérité anecdotique que tu nous assènes depuis des mois : Vichy a supprimé l’EPS. Certes. Mais pourquoi ne dis-tu pas que Pétain reprenait ainsi une vieille revendication de la gauche radicale et social-démocrate (Université nouvelle) à laquelle le PCF se rallie au moment du Front populaire et, surtout, de la Résistance ? La disparition de l’EPS avait été programmée par Jean Zay. L’aurais-tu oublié ? Les Ecoles normales ont été rétablies à la Libération. Pourquoi pas l’EPS ? Et surtout pourquoi le plan Langevin-Wallon ne souffle-t-il mot de l’EPS ? Tout simplement par ce que le PCF avait fait sien le mot d’ordre de « l’école unique ». La social-démocratie s’est ralliée à l’école républicaine avec Jaurès, le PCF avec Thorez. Mais ce n’était déjà plus l’école républicaine, la voie était alors ouverte au pédagogisme : c’est dans la plan Langevin-Wallon qu’on trouve la première mouture de ce que seront plus tard les IUFM.

D’une façon générale, tes références datent d’il y a 30 ou 40 ans au mieux. Elles sont peu adéquates au présent du néo-libéralisme. C’est pour cela que tu ne comprends pas l’expression « anarcho-républicanisme ». Tu y vois du bavardage. Bizarre. Pour une fois je fais, comme toi, dans l’elliptique. Mais, contrairement à toi, je donne ma source : le livre de Milner, même si ce dernier n’emploie pas ces mots. Un livre à lire si l’on veut comprendre pourquoi l’illusion d’une « émancipation par le savoir » (anarchisme) n’a pu subsister qu’en corrélation avec la réalité d’un « ascenseur social » limité aux élèves de l’EPS justement (républicanisme). Ce modèle – celui d’une bourgeoise d’Etat bénéficiant d’un sursalaire sous forme de surtemps et servant, en France, de référence à la bourgeoisie salariée en général – est aujourd’hui caduc. Selon l’analyse de Milner, le capitalisme n’a plus besoin de la bourgeoisie : cette formule est évidemment difficile à comprendre si l’on n’a pas lu son livre.

Ecrit par : Pedro Cordoba | 29 août 2008

Si vous avez une idée pour la formation des maîtres du primaire, je suis preneur. Je veux dire une idée rationnelle (i.e. ne déstabilisant pas davantage l'Université) et raisonnable (i.e. n'augmentant pas les coûts).

Ecrit par : Pedro Cordoba | 28 août 2008

Fastoche! Embauche post-bac, immersion directe avec tuteurs et conseiller pédagogique. CAP au bout de deux ans.
Et on obtient quoi? Catmano!
Elle est pas belle, la vie?

Ecrit par : dobolino | 29 août 2008

Dobolino, comme votre fils se sortit-il de son bachot ?

Ecrit par : Milady | 28 août 2008

41 points d'avance pour les épreuves de l'an prochain. Débarrassé à vie des matières scientifiques.

Ecrit par : dobolino | 29 août 2008

A propos des IUFM , Allègre , Chevènement , Meirieu , Darcos et les autres ...

Je ne savais pas que Meirieu était partisan de la transmission des savoirs au centre du système , pourtant c'est ce qu'il déclare ici !


http://fr.youtube.com/watch?v=7o5lY2TE2nk

Ecrit par : Amélie | 29 août 2008

Comment l'école de l'état pourrait être émancipatrice? Comment n'importe quelle école pourrait être émancipatrice?
Il n'y a pas d'école qui ne soit pas normalisante.

Ecrit par : dobolino | 29 août 2008

"Débarrassé à vie des matières scientifiques."

Euh... Il faut encore voir l'orientation de son prof de philo. avant de se réjouir.

Ecrit par : Romuald | 29 août 2008

Ecrit par : guy morel | 28 août 2008
"C'est penser à droite ou je ne m'y connais pas.
Cordialement."

Bien sûr et je n'en nourris aucun complexe ni aucune honte, dûssé-je, ici au mileu des profs, passer pour un intrus iconoclaste ! (Oui, je sais, dans "iconoclaste", il y a "con"...)

Mais au-delà de ces anathèmes - sans méchanceté ni aggressivité, je tiens à le préciser - ce qui est intéressant, c'est le débat.

Admirateur de Voltaire, ce que je suis légitimement en droit d'attendre, en tant que citoyen et parent qui confie l'instruction (et pas l'éducation) de ses enfants à des personnes payées par nos impôts, c'est la transmission la plus objective possible de savoirs en dehors de toute opinion partisane.

Ecrit par : Christophe Sibille | 28 août 2008
"Des élèves instruits, (voire éduqués, si certains parents délèguent cette mission à l'école), ce n'est pas de la valeur ajoutée pour la collectivité?"

Certes,mais il n'y a pas que les profs qui sont fonctionnaires !
Je reconnais bien volontiers que le corps enseignant présente, dans son ensemble, de grandes qualités et exerce sa mission dans des conditions de plus en plus difficiles, notamment dans certaines zones. Je garde le souvenir, pour ma part, de certains profs qui m'ont marqué et permis par leur enseignement et leur humanité d'acquérir cette valeur ajoutée dont vous faites état.

Ecrit par : Pedro Cordoba / 28 août 2008

"Le marché d'Arles est très bien achalandé"

Comme disait jadis la mère Denis: "Ah oui, c'est vrai, ça !"
De temps en temps, le samedi matin tôt, je saute dans ma voiture et hop, direction Arles. Ce marché, c'est du bonheur à l'état pur. Les gens, les produits, les odeurs, les couleurs, tout est un régal. Et puis en ce moment, je vous recommande l'exposition Jean-Paul Lacroix au musée Réattu. Quant au Banon, il me plaît bien de l'accompagner d'un côte du Rhône ou d'un Châteauneuf du Pape. A la vôtre !

Ecrit par : Duralex | 29 août 2008

Débarrassé à vie des matières scientifiques.
Ecrit par : dobolino | 29 août 2008

Ouch ! Imaginez que j'affiche : mon fils 41 pts d'avance après l'EAF enfin débarrassé à vie de la littérature ...

Je suis déjà intervenu sur ce sujet : le mépris des profs de lettre pour la culture scientifique qui est pourtant une clé de compréhension du monde irremplaçable et surement moins facile à acquérir en autodidacte que la culture littéraire et artistique.

Ecrit par : Zorglub | 29 août 2008

"Débarrassé à vie des matières scientifiques."

Euh... Il faut encore voir l'orientation de son prof de philo. avant de se réjouir.

Ecrit par : Romuald | 29 août 2008
Et oui, un malheur est vite arrivé, il pourrait encore tomber sur un pervers qui lui proposerait une initiation à l'épistémologie, ou pire encore à la logique formelle ...

Ecrit par : Zorglub | 29 août 2008

"Quant au Banon, il me plaît bien de l'accompagner d'un côte du Rhône ou d'un Châteauneuf du Pape. A la vôtre !"

Ecrit par : Duralex | 29 août 2008

Ca, ça m'intéresse! Je n'ai jamais goûté ce "banon", et n'en avais jamais entendu parler... C'est un fromage de chèvre?
Si c'est le cas, avec un Châteauneuf, ou un autre Côtes du rhône (rouge?), je suis à moitié sceptique...

Ecrit par : Christophe Sibille | 29 août 2008

Zorglub, ne vous fâchez pas!
Je retourne ma phrase: les professeurs de matières scientifiques sont enfin débarrassés de mon fils et j'en suis ravie pour eux.
Son désintérêt global pour tout ce qui touche à la physique les navrait autant que moi.

Ecrit par : dobolino | 29 août 2008

Christophe, je vous maile de suite le cahier des charges de l'AOC Banon.

Ecrit par : dobolino | 29 août 2008

Fastoche! Embauche post-bac, immersion directe avec tuteurs et conseiller pédagogique. CAP au bout de deux ans.
Et on obtient quoi? Catmano!
Elle est pas belle, la vie?

Ecrit par : dobolino | 29 août 2008

Exactement mon parcours !!!

Ecrit par : Maminou | 29 août 2008

a Romuald...

Certes les concours en sortant de MathSpe sont multiples. Mais les métiers de l'administration publique le sont aussi, et pourraient s'abreuver à la source des licenciés pluri-disciplinaires ayant échoué au concours de professeur pour des raisons qui n'enlèvent rien à leurs autres qualités.

Concernant le second point... ca ressemble à un point Godwin, non ? Mon propos n'est pas de faire de l'eugénisme, mais je trouve scandaleux qu'on sacrifie une classe entière parce qu'un gamin rencontre des problèmes qui n'ont rien à voir avec l'enseignement. Dans l'école de ma nièce, un gosse victime de violence domestique frappe ses camarades, et comme il a redoublé deux fois sa force physique en fait une terreur. Les instits n'interviennent pas puisque le père est lui même dangereux, sauf pour soustraire le gosse à la vindicte des parents. Et le temps que le mammouth soit capable de régler le problème, c'est toute une classe qui aura perdu le lien avec l'école. exemple isolé ? non, chaque enfant en âge scolaire est désormais confronté avec des problèmes de racket, violence, et drogue. Se draper dans des grands principes est facile mais affronter la conséquence de leur application aveugle est plus difficile.

Ecrit par : philippe | 29 août 2008

s'tait une blague Dobolino ...

Ecrit par : Zorglub | 29 août 2008

"Débarrassé à vie des matières scientifiques."

Euh... Il faut encore voir l'orientation de son prof de philo. avant de se réjouir.

Ecrit par : Romuald | 29 août 2008
Et oui, un malheur est vite arrivé, il pourrait encore tomber sur un pervers qui lui proposerait une initiation à l'épistémologie, ou pire encore à la logique formelle ...

Ecrit par : Zorglub | 29 août 2008

rigolez pas! Ça pourrait lui plaire. Il est un peu bizarre comme type. A une époque, il se partageait entre deux cultes: Bismarck et le bouddhisme. Il est capable d'écouter à la file ça:
http://www.dailymotion.com/video/x510le_robert-miras-jesus-est-ne-en-proven_creation
et ça
http://www.dailymotion.com/relevance/search/leo%2Bferre/video/x5laov_leo-ferre-ni-dieu-ni-maitre_music

Ecrit par : dobolino | 29 août 2008

Quant au Banon, il me plaît bien de l'accompagner d'un côte du Rhône ou d'un Châteauneuf du Pape. A la vôtre !

Ecrit par : Duralex | 29 août 2008
De toute façon, un vin rouge "costaud", comme pour le Picodon, le vrai, celui qui provoque une suée du nez à la première bouchée.

Ecrit par : dobolino | 29 août 2008

"Victor, Lubin a encore de beaux jours devant lui ! "

Ecrit par : HLB | 29 août 2008

Je vois que l'on partage une certaine forme de masochisme !

Ecrit par : victor | 29 août 2008

Y'a aussi celle-là qui le fait hurler de rire:
http://www.dailymotion.com/video/x5be0b_gerard-palaprat-pour-la-fin-du-mond_creation
je ne sais trop pourquoi.

Ecrit par : dobolino | 29 août 2008

Les dernières affectations tombent et les pauvres petites PE débutantes ont vraiment été "gâtées" !!!

"T1 j'ai été affectée à Petit Couronne sur un poste de direction dans une école élémentaire. J'attends demain pour appeler l'inspection car je ne me sens pas du tout capable de prendre en charge la direction d'une école de 8 classes!! Sinon je ne connais pas le niveau!"

Une autre:

"T1 affectée à un poste de direction à Sotteville les Rouen...
Moi non plus, je ne m'en sens pas capable car c'est une très grosse école...
Je n'ai pas le niveau non plus. "

Ecrit par : c.cuit | 29 août 2008

A voir et revoir, en boucle, suite aux débats d'hier.
http://fr.youtube.com/watch?v=DTjXQvwGh-0&feature=related
émancipation par le fric, c'est pas mal non plus.

Ecrit par : dobolino | 29 août 2008

Qu'elles se rassurent, on ne peut pas faire office de directeur en T1.
En revanche, qu'elles se préparent à des palabres sans fin avec regards et réflexions peu amènes de la part de leurs collègues qui vont être sommés par môssieur l'inspecteur de se proposer comme directeur à titre provisoire, avec menace de désignation d'office s'ils n'arrivent pas à se mettre d'accord.

Ecrit par : catmano | 29 août 2008

Ca alors!!! Quelle surprise!!!

Claude Allègre se voit confier une mission par Nicolas Sarkozy
LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 29.08.08 | 12h54 • Mis à jour le 29.08.08 | 13h06

laude Allègre, qui espérait un temps entrer au gouvernement comme ministre d'"ouverture", s'est vu confier le soin d'organiser les Assises européennes de l'innovation, à l'automne, a-t-on appris jeudi 28 août auprès de l'Elysée. Cette annonce confirme les informations du Parisien.fr, publiées le jour même, qui précisaient que Claude Allègre devait prendre ses fonctions à partir du 1er septembre.

Dans une lettre datée du 23 juillet et rendue publique jeudi, Nicolas Sarkozy, président en exercice du Conseil européen, écrit à Claude Allègre que son "objectif" est de "faire en sorte que l'économie de la connaissance devienne (...) un moteur de développement de l'Europe". Il charge l'ancien ministre socialiste de "faire des propositions concrètes pour mettre en place cette nouvelle stratégie" et "d'organiser à cet effet les Assises européennes de l'innovation à l'automne 2008". Selon le chef de l'Etat, il s'agit de "concrétiser et d'amplifier l'Agenda de Lisbonne", un programme décidé en 2000 et destiné à faire de l'Union européenne "l'économie de la connaissance la plus compétitive et la plus dynamique du monde d'ici à 2010".

Dans une interview publiée sur Le Figaro.fr qui doit paraître dans le Figaro magazine daté du 30 août, Claude Allègre confirme avoir accepté d'organiser les Assises européennes de l'innovation. "Je suis de gauche et je reste de gauche. Mais, comme je vous l'ai dit, je n'ai pas l'intention de reprendre ma carte du PS ni d'appartenir à aucun autre parti. Mon parti, c'est l'Europe", déclare-t-il. "Ayant organisé en France les Assises de l'innovation, participé à l'élaboration de la stratégie de Lisbonne, comment aurais-je pu refuser cette proposition ?" interroge-t-il. "Certes, je ne suis pas un magicien, mais, avec l'aide de personnalités européennes qui ont accepté avec enthousiasme d'apporter leur concours à cette entreprise difficile, nous ferons de notre mieux. Le dynamisme du président français est pour nous tous un sujet d'espoir", conclut l'ancien ministre.

http://www.lemonde.fr/politique/article/2008/08/29/claude-allegre-se-voit-confier-une-mission-par-nicolas-sarkozy_1089276_823448.html

Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 29 août 2008

Et oui, un malheur est vite arrivé, il pourrait encore tomber sur un pervers qui lui proposerait une initiation à l'épistémologie, ou pire encore à la logique formelle ...

Ecrit par : Zorglub | 29 août 2008

La logique formelle on n'en fait plus, mais de l'épistémologie, c'est obligatoire, c'est une bonne partie du programme, et avec les L, ce n'est pas du gâteau... Et la nouvelle génération de professeurs de philo a parfois une formation analytique.

Mais les métiers de l'administration publique le sont aussi...
Ecrit par : philippe | 29 août 2008

Les métiers de l'administration publiques supposent généralement des connaissances en droit ou en économie. Tout prof qui a voulu se reconvertir s'est vite rendu compte qu'il était totalement coincé, à moins de reprendre des études.

Concernant le second point... ca ressemble à un point Godwin, non ?
Ecrit par : philippe | 29 août 2008

Parce que le terme "éliminer" était neutre peut-être?

Ecrit par : Romuald | 29 août 2008

Mais, si je ne me trompe pas, enseigner l'épistémologie, ça consisterait à commencer avec Descartes et Kant? Le fait de n'avoir pas de goût à résoudre des équations ne veut pas dire qu'on ne soit pas à même de s'intéresser à ces philosophes et à leur démarche et de la comprendre. Non?

Ecrit par : dobolino | 29 août 2008

Il est certain que si l'an prochain le prof de latin de mon fils lui fait traduire toute l'année le De rerum natura, comme ce fut le cas pour moi-même et mes camarades de Terminale C, le gars va faire une drôle de gueule.

Ecrit par : dobolino | 29 août 2008

Mais, si je ne me trompe pas, enseigner l'épistémologie, ça consisterait à commencer avec Descartes et Kant? Le fait de n'avoir pas de goût à résoudre des équations ne veut pas dire qu'on ne soit pas à même de s'intéresser à ces philosophes et à leur démarche et de la comprendre. Non?

Ecrit par : dobolino | 29 août 2008
Et même, avec un peu de pot, de découvrir un pouvoir de séduction aux mathématiques et à la physique.

Ecrit par : dobolino | 29 août 2008

Qu'elles se rassurent, on ne peut pas faire office de directeur en T1.
En revanche, qu'elles se préparent à des palabres sans fin avec regards et réflexions peu amènes de la part de leurs collègues qui vont être sommés par môssieur l'inspecteur de se proposer comme directeur à titre provisoire, avec menace de désignation d'office s'ils n'arrivent pas à se mettre d'accord.
Catmano

Message rassurant transmis...
Merci pour elles .

Ecrit par : c.cuit | 29 août 2008

Pour info, au cas où cela n'aurait pas déjà été signalé par un intervenant (je n'ai pas eu le temps de lire tous les commentaires) :
Xavier Darcos sera l'invité de "A vous de Juger", sur France 2, le 11 septembre.

Ecrit par : Daniel Arnaud | 29 août 2008

Il est vrai que ça fait plus d'un an que je lui conseille de lire le discours de la méthode et je crois bien que ce n'est pas encore fait.

Ecrit par : dobolino | 29 août 2008

"Message rassurant transmis...
Merci pour elles ."

Ecrit par : c.cuit | 29 août 2008

Mais que font donc les syndicats, par chez vous?

Ecrit par : Christophe Sibille | 29 août 2008

"Dans une interview publiée sur Le Figaro.fr qui doit paraître dans le Figaro magazine daté du 30 août, Claude Allègre confirme avoir accepté d'organiser les Assises européennes de l'innovation."

Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 29 août 2008

C'était ça, ou aller dégraisser de l'éléphant au congrès du PS!!!

Ecrit par : Christophe Sibille | 29 août 2008

"Message rassurant transmis...
Merci pour elles ."

Ecrit par : c.cuit | 29 août 2008

Mais que font donc les syndicats, par chez vous?

Ecrit par : Christophe Sibille | 29 août 2008

Il s'agit de "petites nénettes" qui ont reçu leur affectation hier et qui venaient exprimer leur angoisse sur un forum avant de prendre "le taureau par les cornes" pour s'informer davantage...

Ecrit par : c.cuit | 29 août 2008

Ce modèle – celui d’une bourgeoise d’Etat bénéficiant d’un sursalaire sous forme de surtemps et servant, en France, de référence à la bourgeoisie salariée en général – est aujourd’hui caduc. Selon l’analyse de Milner, le capitalisme n’a plus besoin de la bourgeoisie : (P.C)

J'aime ces moments "d'auto- lucidité " chez les profs de fac!
Et il y a des tas de gens qui ont fait une analyse beaucoup plus récente du phénomène sans employer le terme de "bourgeoisie" à n'importe quelle sauce, en s'efforçant de définir ce qu'est la classe moyenne avec plus de rigueur que Milner.

Ecrit par : Sanseverina | 29 août 2008

à Romuald

éliminer, verbe transitif

Sens 1 Rejeter, écarter après un choix. Synonyme chasser Sens 2 Faire disparaître. Ex Eliminer une tâche. Synonyme évincer

On peut discuter si vous pensez que ma phrase, au sens premier, est discutable. Mais si vous pensez que j'employais le terme "éliminer" dans son acception nazie, toute conversation est impossible.

Je maintiens qu'il est criminel de faire supporter à la collectivité d'une classe banale la cohabitation avec des individus pour qui la structure n'est pas adaptée.

On a commencé en supprimant par démagogie les classes de niveau, ce qui a pénalisé tous les élèves sortant de la moyenne. Ce prétexte égalistariste, destiné à faciliter l'augmentation des effectifs par classe, est pourtant passé comme lettre à la poste.

Je ne dis pas que le choix est facile et indolore, mais refuser de choisir c'est également une décision et ses conséquences sont dramatiques. Ce n'est pas une attaque ad-hominem, mais je m'agace parfois quand les grands principes sont invoqués pour justifier des petites lâchetés.

Ecrit par : philippe | 29 août 2008

Vous avez bien raison, Sanseverina! Le terme bourgeoisie a un sens plus étroit à mon goût également. Ni Pedro Cordoba ni mon père ne seront jamais des bourgeois, caste aux multiples sous-castes et au charme discret.
Mais le mot bourgeois, c'est comme le mot race...

Ecrit par : dobolino | 29 août 2008

Je vis dans une bourgade provinciale et il me coûte fort cher d'exercer un métier "bourgeois" en restant incapable d'en être. Ça dérange et ça m'a dérangé longtemps. Je n'ai pas le code d'entrée, je suis totalement inapte et suis régulièrement en porte-à-faux, un pied sur le haut du trottoir et l'autre dans le caniveau d'où je sors.

Ecrit par : dobolino | 29 août 2008

Je parle mal, je dis des choses qu'il ne faut pas dire, je brûlerais sans états d'âme un billet de cinq cents balles, j'ai même fait pire.
Snobs, parvenus, intelligentsia (pour Cordoba, pas pour moi!) mais bourgeois! même pas en rêve!

Ecrit par : dobolino | 29 août 2008

Je parle mal, je dis des choses qu'il ne faut pas dire, je brûlerais sans états d'âme un billet de cinq cents balles, j'ai même fait pire.
Snobs, parvenus, intelligentsia (pour Cordoba, pas pour moi!) mais bourgeois! même pas en rêve!

Ecrit par : dobolino | 29 août 2008

Etre soi-même et ne pas essayer de jouer un rôle, c'est plus simple...
J'ai entendu 100 fois,ici, à la campagne, cette expression qui m'a tant étonnée :
"Mais qu'est-ce que les gens vont dire?"

Et il est désagréable de constater que des gens que vous ne connaissez pas du tout, ont l'air , eux, de savoir tant de choses à votre sujet !!!

Ici, dans notre zone frontalière, il n'y a guère de bourgeois , il n'y a que des gens qui ont énormément d'argent, même avec un petit pois dans le crâne... et aucune classe ni distinction...

Ecrit par : Maminou | 29 août 2008

Ce n'est pas une attaque ad-hominem, mais je m'agace parfois quand les grands principes sont invoqués pour justifier des petites lâchetés.

Ecrit par : philippe | 29 août 2008

Ce qui m'agace ce sont les grands mots (égalitarisme) et les pseudo-pensées critiques de l'époque qui n'envisagent aucune solution, si ce n'est la détestation de leur temps; il est aussi lâche de dire aux élèves en difficulté, "débrouillez-vous, vous êtes de cas, on ne s'occupe pas de vous" que de les accueillir comme si de rien n'était dans les classes. Au primaire, il y a (ou plutôt il y avait) les RASED pour encadrer ce type d'élève, encore faut-il accepter de consacrer du personnel pour ce type de poste.
L'élimination, c'est de la pensée magique; par un mot, on fait disparaître tous les élèves à problèmes, mais dans le réel ils seront toujours là (à moins de réellement les éliminer, ou de renouveler le genre des centres de redressement).

Mais, si je ne me trompe pas, enseigner l'épistémologie, ça consisterait à commencer avec Descartes et Kant? Le fait de n'avoir pas de goût à résoudre des équations ne veut pas dire qu'on ne soit pas à même de s'intéresser à ces philosophes et à leur démarche et de la comprendre. Non?

Ecrit par : dobolino | 29 août 2008

En fait, c'est un peu plus compliqué; le programme n'est pas un programme d'auteurs, mais de notions; du coup, on traite des problèmes (par ex. le réel est-il réductible à des équations mathématiques? ou Y a-t-il des expériences sans théorie?) en s'appuyant sur les auteurs comme des outils. Et en épistémo. générale, cela peut passer sans exemple précis mais en épistémo. appliquée, difficile de faire l'impasse sur certaines théories : pas de Descartes sans mécanisme ni de Kant sans Newton... Et on les voit rapidement verdir lorsqu'on évoque la mathématisation de la physique [en fait, s'ils retiennent que Galilée n'a pas découvert que la Terre était ronde, c'est déjà bien...].

Ecrit par : Romuald | 29 août 2008

Peandant qu'on amuse la galerie avec le brulôt de Croquignol, (celui qui terrifie Anne-Marie Valette), vient de paraître un ouvrage beaucoup plus inquiétant: "main basse sur l'école publique", d'Eddy Khaldi et Michèle Fitoussi.
Ou il apparaît que Darcos n'est pas le pion qu'on veut bien nous faire croire, aux ordres de Sarko, mais appliquant lui même, et de très loin en amont, le plan de casse de l'école publique: ancien secrétaire du club de l'horloge, et membre éminent des "Créateurs d'Ecole", dont le programme était déjà, il y a plus de quinze ans, de "faire sauter les verrous du service public pour libérer l'enseignement".
Avec SOS éducation, l'AES, et l'OIDEL, (affiliée à l'opus Dei)ce lobbying pour "libérer" l'école de l'emprise laïque devient, en 2008, beaucoup plus direct.
Jean-Paul, vous avez encore plus pactisé avec le diable que je le pensais.
Pourquoi vous asticotez-vous, avec Pedro et Guy? Au moins, avec des défenseurs de l'école tels que vous, on est, en principe, prémunis contre cette glorification à venir du crucifix!!! Si vous gardez un semblant d'unité.

Ecrit par : Christophe Sibille | 29 août 2008

"Pendant", "où". Mille excuses.

Ecrit par : Christophe Sibille | 29 août 2008

Voilà ce que j'ai trouvé, Christophe.
Côté vin
Il faut jouer la carte des accords de terroir, et lui préférez les vins blancs vifs et fruités ou rouges jeunes du Sud Est qui s'accordent avec un Banon peu affiné. Sur un Banon plus mûr, on préfèrera des vins plus lourds et généreux et des accords plus étonnants comme un Muscat Beaume de Venise ou un Rasteau doré. Mais un des plus jolis accords sur ce fromage reste indéniablement un bandol rosé dont les saveurs fruitées et minérales du vin viennent compléter avec bonheur l'onctuosité et les saveurs des sous-bois de Haute Provence de ce petit fromage

Voyez-vous, même si c'est "ce qu'il faut faire", je ne me vois vraiment pas avaler un Muscat de Beaume de Venise avec un Banon un peu fermenté. Beark!
Je ne suis absolument pas douée pour la bourgeoisie! J'ai des goûts populo et manque de la plus élémentaire distinction.
Un Banon avec du Puyméras dans un verre Duralex, ça ne me dérange pas.

Ecrit par : dobolino | 29 août 2008

Et on les voit rapidement verdir lorsqu'on évoque la mathématisation de la physique [en fait, s'ils retiennent que Galilée n'a pas découvert que la Terre était ronde, c'est déjà bien...].

Ecrit par : Romuald | 29 août 2008

Mon fils doit être un génie... C'est bizarre que les professeurs ne s'en soient jamais rendu compte plus que ça.
C'est certain que ce ne sera pas sa tasse de thé préférée mais quand même, de là à ne pas connaître Galilée ou Copernic ou surtout Newton, avec la consommation de BD de Gotlib qu'il a faite depuis ses huit ans.

Ecrit par : dobolino | 29 août 2008

Ah non, un muscat de Beaumes de Venise, sûrement pas!
Un Bandol rosé, déjà plus!
Mais certains très bons Sauvignons de par chez moi, ou Bordeaux blancs, ou même Coteaux de l'Ardèche, je le sens mieux.
Du blanc, avec le fromage, souvent! Pas toujours, mais souvent.

Ecrit par : Christophe Sibille | 29 août 2008

Et un Rasteau rouge?

Ecrit par : dobolino | 29 août 2008

Je dis ça à cause du Rateau doré. Non, le mieux, c'est une bonne piquette.

Ecrit par : dobolino | 29 août 2008

Bové traque l'OGM tout en fumant doctement du Polonium 210.
Pas belle la vie ?

Ecrit par : ALLEZ DONC SAVOIR | 29 août 2008

N'importe quoi, ce blog !
Du Banon, fromage trop sec, arrosé de vins trop corsés (pardon, JPB).
Privilégiez la douceur et le caractère du Midi atlantique : un bon Rocamadour AOC, pas trop fait, et un rosé des Côteaux du Quercy plutôt qu'un Cahors.
Comme le disait un grand préhistorien à un pôvre journaliste parisien -pléonasme- qui demandait pourquoi les Magdaléniens s'étaient concentrés en Périgord et Quercy : "parce qu'on y mangeait déjà mieux qu'ailleurs !"

Ecrit par : victor | 29 août 2008

Xavier Darcos sera l'invité de "A vous de Juger", sur France 2, le 11 septembre.

Ecrit par : Daniel Arnaud | 29 août 2008

J'ai loué un avion pour ce jour-là et j'ai acheté une bonne dizaine de slips : qui me suit ?

Ecrit par : victor | 29 août 2008

Hé, Victor! Un très bon Pouligny-Saint-Pierre, avec un Reuilly gris de chez Lafond...

Ecrit par : Christophe Sibille | 29 août 2008

Hé, Victor! Un très bon Pouligny-Saint-Pierre, avec un Reuilly gris de chez Lafond...

Ecrit par : Christophe Sibille | 29 août 2008

Des slips de marque ?

Ecrit par : victor | 29 août 2008

Oui, ils en ont... A la tour d'argent.

Ecrit par : Christophe Sibille | 29 août 2008

Mais le mot bourgeois, c'est comme le mot race...

Ecrit par : dobolino | 29 août 2008

Le sens dans lequel P.C l'employait était celui dans lequel Milner l'emploie sans le définir suffisamment à mon sens; c'est dans l'emploi marxiste du terme, pour faire vite.
Or l'utilisation de ce terme ne correspond plus à notre réalité depuis bien longtemps.
P.C se targuait de références nouvelles; or il me semble que le terme de classes moyennes tel que le définit Chauvel par exemple dans un petit bouquin que j'aime bien parce que pas trop dur à comprendre pour les nuls en économie de mon style " Les classes moyennes à la dérive" me semble faire une analyse de la prétendue "bourgeoisie" un peu plus fine que ne le fait Milner ( qui dit des choses fort bien sur la culture par ailleurs).
Rapidement, Chauvel montre que les classes moyennes qui ont profité de cet ascenseur social ( pour faire bref) grâce à un moyen majeur ( l'école, l'université, les diplômes, la sélection rigoureuse) se sont sabordé elles-mêmes en participant à la casse de l'école, en refusant pour leurs propres enfants la sélection qu'elles avaient accepté pour elles-mêmes et du coup en diluant les frontières qui n'étaient pas forcément franchissables aisément puisqu'on exigeait du travail, du mérite, l'acceptation de la sélection, l'acceptation d'une vraie concurrence ( y compris avec des gamins issus de milieux difficiles) .
A trop vouloir privilégier ses propres petits, en supprimant sélection et concours et rigueur, la classe moyenne a cassé l'instrument qui lui avait permis de se constituer.
Les classes "supérieures" et friquées, elles ont toujours eu des moyens de s'en sortir indépendamment de l'école et des diplômes. Donc, tout cela ne change rien pour elles.
Bref, les classes moyennes ont déchiré leur ticket d'entrée pour subsister en cassant l'école et l'université, en refusant la sélection pour leurs enfants. Et les grandes manifs contre Villepin et contre la sélection à l'entrée de l'université quand Pécresse l'a suggéré du bout du lèvres montrent bien que les classes moyennes n'ont toujours pas compris qu'elles se sont tiré une balle dans le pied et même dans la tête. Le déclassement de leurs enfants est assuré; le leur commence. On s'en aperçoit toutes les fins de mois, n'est-ce pas, chers collègues? Bonne soirée quand même...

Ecrit par : Sanseverina | 29 août 2008

Sec, le Banon? Donnez moi votre adresse que je vous en envoie un en collissimo. Préparez la petite cuillère pour le manger parce qu'il va arriver liquéfié!
Ceci dit, le Rocamadour est excellent aussi et je parle, contrairement à Victor, d'un fromage que j'ai eu la chance de déguster sur place.
Non, Victor, il y a des limites à l'insulte.
Je vous donne mon mail pour que vous me communiquiez votre adresse et je vous chronoposte quelques Banon à divers stades de maturation et un Côteau de Pierrevert.
vet.coup@wanadoo.fr

Ecrit par : dobolino | 29 août 2008

"je vous chronoposte quelques Banon à divers stades de maturation "

Et, en plus, vous voulez la mort de mon facteur ?

Ecrit par : victor | 29 août 2008

Magnifique discours du ministre ici (http://www.education.gouv.fr/cid22272/rentree-scolaire-2008-discours-de-xavier-darcos.html) avec en point d'orgue la réforme de la Terminale; on a hâte d'y être (1) :
"Tout l'enjeu des quelques mois qui,sont devant nous, c'est de faire en sorte que ces réformes que je crois profondément justes se poursuivent au lycée dont l'organisation, l'inspiration, ne correspond en rien aux publics qui le fréquentent. Peut-on franchement admettre qu'en 2008, des lycéens de terminale quasiment majeurs aient quasiment le même type de journées que des collégiens de sixième qui sont presque encore des enfants ? Comprend-on qu'à quelques mois de devenir étudiants, on les traite encore en écoliers, alors même qu'on prétend les préparer au baccalauréat qui est le premier grade universitaire ? Les lycéens eux-mêmes le disent : notre lycée est resté napoléonien dans les contraintes qu'il impose aux élèves, mais il a cessé de l'être dans sa relation particulière à l'Université.
Vous connaissez les principes de la réforme du lycée : plus d'autonomie et de responsabilité pour les élèves, moins de rigidité dans l'organisation des cursus, plus de spécialisation pour ceux qui le souhaitent. Les chefs d'établissement, les syndicats d'enseignants et les organisations lycéennes ont déjà marqué leur accord sur ces points généraux, dont le détail reste naturellement à discuter au cours des prochains mois."

(1) M.Darcos a-t-il récemment vu un élève de Terminale moyen, non impliqué dans une organisation lycéenne? C'est vraiment la question que l'on pourrait se poser.

Ecrit par : Romuald | 29 août 2008

"je vous chronoposte quelques Banon à divers stades de maturation "

Et, en plus, vous voulez la mort de mon facteur ?

Ecrit par : victor | 29 août 2008

On s'en fiche, c'est déjà presque plus un fonctionnaire.

Ecrit par : catmano | 29 août 2008

Pfff!
http://chansons.ina.fr/index.php?id_notice=I06234622&vue=notice

Ecrit par : dobolino | 29 août 2008

Et un article de C.Fourest pour la route :
http://www.lemonde.fr/opinions/article/2008/08/28/on-acheve-bien-l-ecole-publique-par-caroline-fourest_1088937_3232.html

Ecrit par : Romuald | 29 août 2008

Un (nouveau ?) coup de pub pour SLL qui cherche à évaluer les résultats en orthographe et grammaire des entrants en 2° :

http://www.sauv.net/test2008.php

Ecrit par : victor | 29 août 2008

Vous connaissez les principes de la réforme du lycée : plus d'autonomie et de responsabilité pour les élèves, moins de rigidité dans l'organisation des cursus, plus de spécialisation pour ceux qui le souhaitent. XD

Eh ben, s'ils commencent à se spécialiser et à se dérigidifier en Seconde, ils vont être encore plus chouettes, nos jeunes collègues PE mastérisés, dans 9 ans !
M'en fous, ça sera l'année où je ferai valoir mes droits à la retraite, normalement. Ouais, mais ma petite fille entrera au CM2, zut de zut !

Ecrit par : catmano | 29 août 2008

Moi, je propose un saint marcellin (ou au pire un saint félicien) crèmeux (mais pas plus) accompagné d'un saint joseph (peut-être de chez Gonon).

Après certains diront que je n'ai pas de religion ...

Ecrit par : Zorglub | 29 août 2008

Je vous signale, Victor, que j'ai planché à l'écrit sur un superbe sujet de dissert "Dangers biologiques liés aux denrées alimentaires d'origine animale". J'ai récolté un six, très exactement au sommet de la courbe de Gauss qui s'étalait de un à onze. Ah! La docimologie!
Bon, globalement, ça veut dire que je suis dans la moyenne véto pour créer autour d'un banon un emballage hermétique et préservateur. De toute façon, vu le ph du dit fromage, y'a peu de chances que les bactéries tueuses s'y développent au point de tuer votre facteur.
"le jeune facteur est mort,
il n'avait que dix-sept ans..."

Ecrit par : dobolino | 29 août 2008

Le Tord-Boyaux

Paroles: Pierre Perret. Musique: Pierre Perret & François Charpin 1963
© Warner Chapell


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Il s'agit d'un boui-boui bien crado
Où les mecs par dessus l'calendo
Se rincent la cloison au Kroutchev maison
Un Bercy pas piqué des hannetons
D'temps en temps y a un vieux pue-la-sueur
Qui s'offre un vieux jambon au vieux beurre
Et puis une nana, une jolie drôlesse
Qui lui vante son magasin à fesses

Au Tord-Boyaux
Le patron s'appelle Bruno
Il a d'la graisse plein les tifs
De gros points noirs sur le pif

Quand Bruno fait l'menu et le sert
T'as les premières douleurs au dessert
L'estomac à genoux qui demande pardon
Les boyaux qui tricotent des napperons
Les rotules de grand-mère c'est du beurre
A côté du bifteck pomme vapeur
Si avant d'entrer y te reste une molaire
Un conseil : tu la laisses au vestiaire

Au Tord-Boyaux
Le patron s'appelle Bruno
Sa femme est morte y a trois mois
D'un ulcère à l'estomac

Dans le quartier même le mois le plus doux
Tu n'risques pas d'entendre miaou
Des greffiers mignons y en a plus bezef
Ils sont tous devenus terrine du chef
Je m'souviendrai longtemps d'un gazier
Qui voulait à tout prix du gibier
Il chuta avant de sucer les os
Les moustaches en croix sur le carreau

Au Tord-Boyaux
Le patron s'appelle Bruno
Il envoie des postillons
Ça fait des yeux dans l' bouillon

Sois prudent, prends bien garde au fromage
Son camembert a eu le retour d'âge
Avant d'l'approcher j'te jure que t'hésites
Ou alors c'est que t'as la sinusite
Comme Bruno a un gros panari
Le médecin a prescrit l'bain-marie
Mais subrepticement en t'amenant l'assiette
Il le glisse au chaud dans la blanquette

Au Tord-Boyaux
Le patron s'appelle Bruno
Rien qu'à humer l'mironton
T'as la gueule pleine de boutons

Il s'agit d'un boui-boui bien crado
Où les mecs par-dessus l'calendo
Se rincent la cloison au Kroutchev maison
Un Bercy pas piqué des hannetons
Cet endroit est tellement sympathique
Qu'y a déjà l'tout Paris qui rapplique
Un p'tit peu déçu d'pas être invité
Ni filmé par les actualités

Au Tord-Boyaux
Le patron s'appelle Bruno
Allez vite le voir avant
Qu'il s'achète la Tour d'Argent



C'est La Tour d'Argent qui m'y a fait penser...

Ecrit par : dobolino | 29 août 2008

Mais le mot bourgeois, c'est comme le mot race...

Ecrit par : dobolino | 29 août 2008

Le sens dans lequel P.C l'employait était celui dans lequel Milner l'emploie sans le définir suffisamment à mon sens; c'est dans l'emploi marxiste du terme, pour faire vite.
Or l'utilisation de ce terme ne correspond plus à notre réalité depuis bien longtemps.
P.C se targuait de références nouvelles; or il me semble que le terme de classes moyennes tel que le définit Chauvel par exemple dans un petit bouquin que j'aime bien parce que pas trop dur à comprendre pour les nuls en économie de mon style " Les classes moyennes à la dérive" me semble faire une analyse de la prétendue "bourgeoisie" un peu plus fine que ne le fait Milner ( qui dit des choses fort bien sur la culture par ailleurs).
Rapidement, Chauvel montre que les classes moyennes qui ont profité de cet ascenseur social ( pour faire bref) grâce à un moyen majeur ( l'école, l'université, les diplômes, la sélection rigoureuse) se sont sabordé elles-mêmes en participant à la casse de l'école, en refusant pour leurs propres enfants la sélection qu'elles avaient accepté pour elles-mêmes et du coup en diluant les frontières qui n'étaient pas forcément franchissables aisément puisqu'on exigeait du travail, du mérite, l'acceptation de la sélection, l'acceptation d'une vraie concurrence ( y compris avec des gamins issus de milieux difficiles) .
A trop vouloir privilégier ses propres petits, en supprimant sélection et concours et rigueur, la classe moyenne a cassé l'instrument qui lui avait permis de se constituer.
Les classes "supérieures" et friquées, elles ont toujours eu des moyens de s'en sortir indépendamment de l'école et des diplômes. Donc, tout cela ne change rien pour elles.
Bref, les classes moyennes ont déchiré leur ticket d'entrée pour subsister en cassant l'école et l'université, en refusant la sélection pour leurs enfants. Et les grandes manifs contre Villepin et contre la sélection à l'entrée de l'université quand Pécresse l'a suggéré du bout du lèvres montrent bien que les classes moyennes n'ont toujours pas compris qu'elles se sont tiré une balle dans le pied et même dans la tête. Le déclassement de leurs enfants est assuré; le leur commence. On s'en aperçoit toutes les fins de mois, n'est-ce pas, chers collègues? Bonne soirée quand même...

Ecrit par : Sanseverina | 29 août 2008

Désolée pour la répétition, ce n'était pas passé tout de suite: le code et tout et tout!

Ecrit par : Sanseverina | 29 août 2008

Merci pour votre lien, Romuald. Voilà, pour le coup, un article réellement terrifiant.

Ecrit par : Christophe Sibille | 29 août 2008

Moi, je propose un saint marcellin (ou au pire un saint félicien) crèmeux (mais pas plus) accompagné d'un saint joseph (peut-être de chez Gonon).

Après certains diront que je n'ai pas de religion ...

Ecrit par : Zorglub | 29 août 2008
Pourquoi "au pire" pour le Saint Félicien? C'est pas un "petit" Saint Marcellin, le Saint Félicien.
Et le Saint Félicien est plus proche du Saint Joseph que le Saint Marcellin!

Ecrit par : dobolino | 29 août 2008

Et un article de C.Fourest pour la route :
http://www.lemonde.fr/opinions/article/2008/08/28/on-acheve-bien-l-ecole-publique-par-caroline-fourest_1088937_3232.html

Ecrit par : Romuald | 29 août 2008

Je trouve aussi cet article"terrifaint", mais pas dans le même sens que Christophe : en fait je le trouve absolument minable.

Tout ce que raconte C. Fourest ,certes, n'est pas faux, mais en bonne femme "de gauche" qui se respecte passe à côté de l'essentiel par aveuglement idéologique :

Ainsi, l'école publique serait au plus mal par manque de "moyens" (on croirait entendre le Snes),selon elle, moyens reversés au privé,.. mais bien sûr surtout pas parce que le pédagogisme y fait rage et a détruit l'école publique de l'intérieur.

Il est vrai que dans le marasme actuel, certains établissements privés font le boulot que faisait autrefois l'école publique, c'est à dire mettre les élèves au travail et les instruire, tout simplement (c'est ce qui se passe dans ma ville, à titre personnel).

Rien d'étonant alors que les parents fuient un secteur public en décomposition avancée, et qui en plus demande "des moyens" pour faire encore et toujours pire sous prétexte d'"enseigner autrement" dans une "démarche citoyenne" et autres meirieuseries.

A ce propos, une expression revient sans arrêt dans le vocabulaire de Meirieu et l'article de C. Fourest : le fameux "vivre-ensemble", base idéologique des curés de gauche et autres sectateurs des "sciences de l'éducation". C'est tout sauf un hasard.

Je propose à Mme Fourest de quitter ses causeries de salon parisien et de venir enseigner quelques temps où elle veut. Elle réalisera alors, contrairement à ce qu'elle affirme au début de son article, que les partisans de l'école libre n'ont pas "gagné" : on ne peut crier victoire que lorsqu'on a effecivement livré bataille. Pas quand le camp adverse saborde volontairement son propre navire.

Quand à la statégie cousue de câble blanc qui consiste à agiter un épouvantail (Autrefois Le Pen, ici l'Opus Dei) dans le but de faire peur et in fine de faire diversion, la gauche devrait penser à changer occasionellement de tactique (traduction, d'arrêter de prendre les gens pour des cons: ce n'est tout de même pas l'Opus Dei qui a foutu l'école de la République en l'air. J'irai plutôt voir de ce côté chez Meirieu, Frackowiak et Foucambert).

Tactique, qui d'ailleurs, ne fonctionne plus. Les dernières élections (présidentielles entre autres) en sont la preuve. Comme dirait Fernand Raynaud : "ça eût payé".

Ecrit par : Manu | 29 août 2008

Manu votre analyse m'apparait beaucoup plus pertinente que celle de Cath. Fourest. Celle-ci a eu, par ailleurs, des positions plutôt ambigues dans sa manière de défendre la laïcité et dans sa mise en cause des “laïcards”…

Ecrit par : Roger Felts | 29 août 2008

a Romuald

Merci pour ce lien, c'est encore plus terrifiant pour moi qui vit en espagne, et ou le processus de domination des ecoles confessionnelles est deja acheve. Il n'y a plus qu'a choisir entre catho modere et catho integriste... et le lycee francais croule sous les demandes de parents espagnols laics essayant d'echapper a l'emprise de l'Opus Dei.

il est aussi lâche de dire aux élèves en difficulté, "débrouillez-vous, vous êtes de cas, on ne s'occupe pas de vous" que de les accueillir comme si de rien n'était dans les classes. Au primaire, il y a (ou plutôt il y avait) les RASED pour encadrer ce type d'élève, encore faut-il accepter de consacrer du personnel pour ce type de poste.
L'élimination, c'est de la pensée magique; par un mot, on fait disparaître tous les élèves à problèmes, mais dans le réel ils seront toujours là (à moins de réellement les éliminer, ou de renouveler le genre des centres de redressement).

Ecrit par : romuald | 29 août 2008

Je ne suis pas assez expert pour connaitre les RASED, mais je peux co-signer le reste de votre chapitre. Je veux qu'on s'occupe des eleves en difficulte mais dans une structure adaptee. Que penserait t on d'un hopital ou les malades en reanimation iraient encombrer les blocs operatoires ou s'asphyxier en salle d'attente ? ah bon c'est ce qu'on fait aujourd'hui dans l'hopital public ? caramba encore rate !

Ecrit par : philippe | 29 août 2008

"Au fait, qui a des nouvelles de Roger Felts ?
(cette fois, je suis sérieux).
Ecrit par : Jeremy | 27 août 2008

Ah, le revoilà. Bon, maintenant je souhaiterais gagner au loto : j'espère que je serai exaucé ici vite.

Roger Felts, si vous aviez lu l'article jusqu'au bout, vous auriez vu que Fourest s'appelle Caroline et non pas Catherine. Mais bon, c'est un détail. Carine, Catherine ou Caroline, bref, elles ont tort toutes les trois, on a bien compris.

Tiens, Manu, vous avez vu, un émissaire du pape appelle à lutter contre "la christianophobie". Je vous jure que ce n'est pas une blague. Manu, à votre différence, je crains cent fois plus l'Opus Dei que Meirieu et Frackowiak réunis. Je pense meme que SOS Education, à la place de Meirieu et Zakhartchouk, aurait fait bien pire qu'eux. C'est amusant qu'en étant aussi différents on arrive à se retrouver dans la pensée d'une même personne (Brighelli, en l'ocurence).

Ecrit par : Jeremy | 30 août 2008

* Bon, maintenant je souhaiterais gagner au loto : j'espère que je serai exaucé aussi vite.

Ecrit par : Jeremy | 30 août 2008

Pourquoi "au pire" du Saint Félicien ?

Parce que ma grand mère fabriqauit du saint marcellin mais par tolérance, je conçois que l'on puisse apprécier le saint félicien ...

Ecrit par : Zorglub | 30 août 2008

Il est certain qu'à l'heure actuelle l'intégrisme catholique et l'Opus Dei sont en France les dangers principaux contre lesquels il faut développer la vigilance la plus extrème… Les fous de dieux mahométans, c'est de la roupie de sansonnet à côté de nos modernes croisées qui guerroient par monts et par veaux… Et les plus veaux de tous bêlent à qui mieux mieux des cantiques célébrant l'enterrement de la laïcité et du service public de l'éducation nationale.
@Jeremy : pour plus de nouvelles sur ma santé, voir mon commentaire du 27 août signé Dieuavévous ou sur mon site, ma note "Je marchandise, tu marchandises… nous marchandisons…”
Par ailleurs, quand vous aurez compris que j'attache plus d'importance au fond qu'à la forme, vous serez peut-être moins polarisé sur mes approximations orthographiques sur les noms ou autres billevesées…

Ecrit par : Roger Felts | 30 août 2008

"mes approximations orthographiques sur les noms"
Relisez la définition de l'orthographe - vous l'appelez Catherine, faut pas abuser.

"Il est certain qu'à l'heure actuelle l'intégrisme catholique et l'Opus Dei sont en France les dangers principaux contre lesquels il faut développer la vigilance la plus extrème… Les fous de dieux mahométans, c'est de la roupie de sansonnet à côté de nos modernes croisées qui guerroient par monts et par veaux…"
Excuser un intégrisme par un autre, vous êtes tombé bien bas (mais Manu et Amélie vont vite rappliquer pour approuver cette idée).

"pour plus de nouvelles sur ma santé, voir mon commentaire du 27 août signé Dieuavévous ou sur mon site, ma note "Je marchandise, tu marchandises… nous marchandisons…”
Votre blog a déjà la présence de Manu, ça devrait vous suffire. Moi je vais encore contester tout ce que vous dites et ça va vous fâcher, ce qui me fâchera en retour, etc., alors ménageons-nous : je me base sur les horreurs que j'ai lues pour ne pas y retourner, et tout le monde est raisonnablement mécontent. Sinon, signez vous-mêmes les posts que vous écrivez, ça facilite le lecture.

Ecrit par : Jeremy | 30 août 2008

Manu, à votre différence, je crains cent fois plus l'Opus Dei que Meirieu et Frackowiak réunis.

Ecrit par : Jeremy | 30 août 2008


Il n'est pas impossible, bien sûr, que dans l'absolu, l'Opus Dei soit POTENTIELLEMENT plus dangereux que les pédagogistes, même si la comparaison semble un peu hasardeuse. Il n'en reste pas moins que ceux qui ont EFFECTIVEMENT détruits l'école de la République sont bels et bien, principalement, Meirieu et sa clique (et bien sûr avant lui, Foucambert, Stanley Hall et autres John Dewey). Or il se trouve que ces gens là ne sont pas précisément de droite, ni d'extrême-droite, et encore moins à l'Opus Dei...

D'où selon moi et selon Roger Felts le caractère absolument vain de l'article de C. Fourest, que j'avais par ailleurs remarqué comme étant particulièrement brillante dans l' émission de Taddéi (sur France 3)... C'est dire si je suis déçu en lisant cet article.

Ecrit par : Manu | 30 août 2008

Votre blog a déjà la présence de Manu, ça devrait vous suffire.

Ecrit par : Jeremy | 30 août 2008

Mon cher Jérémy, une fois de plus (décidément j'ai du mal à me faire comprendre), vous n'en savez strictement rien.

Ecrit par : Manu | 30 août 2008

Philippe : "Je maintiens qu'il est criminel de faire supporter à la collectivité d'une classe banale la cohabitation avec des individus pour qui la structure n'est pas adaptée."

Et quand vous avez dit ça on fait quoi quand on est nommé en ZEP profonde ? Vos grands discours, vos grands principes ou vos petites lâchetés, au pied du mur, franchement on n'en a rien à foutre. Nicolas ça lui fait une belle jambe des phrases ronflantes comme celle-là !

Oui, Christophe, j'ai vu la mutation des ENI en iufm et la torture des profs de lycée plus ou moins sommés de choisir entre ce qu'il savaient si bien faire, du français, des maths ou de la musique et ce qu'on allait bientôt leur demander de faire, du vent ... Les profs de philo ont été les premiers à devoir glisser vers la psycho-pédagogie puis vers les "sciences de l'éducation". Les autres ont eu longtemps l'alibi de la didactique de la matière ... J'ai consulté les actes d'un colloque, celui justement où intervient si brillamment Muglioni :

http://motstocsin.autonomie.org/html/textes/textesgeneraux/muglioni1.htm

Les interrogations étaient nombreuses !
Mais nous étions en 1981 ... Une date tout à fait symbolique !
Et le flou n'a pas duré longtemps ... Jospin est arrivé ...

Désolé Philippe, je m'en veux un peu d'avoir été un peu vif, mais j'ai du mal à supporter la langue de bois. C'est pourquoi je ne gomme rien ...

Ecrit par : HLB | 30 août 2008

Vite vu (il est tard) :

http://www.inegalites.fr/spip.php?article899

Ecrit par : HLB | 30 août 2008

Oui, Christophe, j'ai vu la mutation des ENI en iufm et la torture des profs de lycée plus ou moins sommés de choisir entre ce qu'il savaient si bien faire, du français, des maths ou de la musique et ce qu'on allait bientôt leur demander de faire, du vent ... Les profs de philo ont été les premiers à devoir glisser vers la psycho-pédagogie puis vers les "sciences de l'éducation".

Ecrit par : HLB | 30 août 2008

J'avoue que, pour la psychopédagogie, vous n'avez pas complètement tort. Mais, soyez en sûr, la plupart des profs disciplinaires n'ont pas changé grand-chose, après l'apparition des IUFM, dans leur pratique quotidienne.
Nous n'avons jamais été "sommés de quoi que ce soit".

Ecrit par : Christophe Sibille | 30 août 2008

"Il est certain qu'à l'heure actuelle l'intégrisme catholique et l'Opus Dei sont en France les dangers principaux "

?????????????????????????????????????????????????

Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 30 août 2008

"Excuser un intégrisme par un autre, vous êtes tombé bien bas (mais Manu et Amélie vont vite rappliquer pour approuver cette idée). "

Ecrit par : Jeremy | 30 août 2008

Oui, c'est hallucinant. Mais peut-être pensent-ils, au fond d'eux-mêmes, que l'Opus Dei va nous sauver des islamistes?
Mais j'ose espérer qu'un collègue prof de musique a un peu plus de hauteur de vue... ;-)
Croyez aux idoles que vous voulez, crucifiées, empalées, cirrhosées, pucelles ou aux quinze épouses, mais à l'intérieur de vos murs. Sortons-les de l'école, définitivement.
Pour ce qui concerne Caroline Fourest, elle n'a effectivement pas attaqué les IUFM, et le nom de Meirieu ne figure pas dans son article. C'est très embêtant. Et s'il y avait, effectivement, des choses plus graves que ça? Et si la casse de l'école était dûe à d'autres causes? Mince, alors... Cela remettrait en cause tout ce blog!
Bon, je vais encore me faire quelques potes, moi... ;-(

Ecrit par : Christophe Sibille | 30 août 2008

"Il est certain qu'à l'heure actuelle l'intégrisme catholique et l'Opus Dei sont en France les dangers principaux "

?????????????????????????????????????????????????"

Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 30 août 2008

Roger Felts a beaucoup d'humour, Hervé. C'est lui-même qui l'a affirmé.

Ecrit par : Christophe Sibille | 30 août 2008

L'article de Caroline Fourest n'est pas si mal que ça : il y a trois mois, quand j'ai dénoncé, sur ce blog, la montée en puissance des intégristes de toutes farines, qui tentaient une OPA sur le GRIP, deux ou trois bonnes consciences (et pour certains d'entre eux, ciences" est en trop) avaient protesté. Elles avaient tort, vous avez tort aujourd'hui de croire qu'il ne s'agit pas d'une action concertée. Et mon amitié toute personnelle pour Darcos ne m'empêche pas de dénoncer les dérives de son cabinet - après tout, il a un conseiller (Jouve) qui est diacre dans le civil...
Donc, l'article de Caroline Fourest, le voici — pour ceux qui auraient eu la flemme d'aller le consulter sur le site du Monde :

"Les partisans de l'école privée peuvent se réjouir. Tous ceux qui préfèrent la séparation de l'école et de l'Etat à la séparation de l'Eglise et de l'Etat, qu'ils soient ultracatholiques ou ultralibéraux, ou ultra-les deux, peuvent savourer leur victoire. La guerre scolaire est presque terminée. Et ils ont gagné.
Le ver était dans le fruit depuis l'accommodement Debré de 1959, lorsque l'Etat a permis à l'école privée d'avoir le beurre et l'argent du beurre : le pouvoir de concurrencer l'école publique par la sélection et le soutien financier de l'Etat pour le faire. L'avancée de la démocratisation scolaire a rendu cette concurrence de plus en plus déloyale. Avec un objectif de 80 % au bac, des enfants venant de milieux sociaux défavorisés et des classes surchargées, l'école publique s'est mise à ramer. Pour sauver le niveau, il aurait fallu augmenter le taux d'encadrement et faire baisser le nombre d'élèves par classe. Notamment dans les ZEP. Mais les budgets n'ont pas été à la hauteur des promesses. Au lieu de concentrer ses moyens au service de l'école publique, l'Etat a gaspillé sa marge de manoeuvre en augmentant les crédits alloués à l'école privée. Les vannes sont grandes ouvertes depuis 2004, date à laquelle les collectivités locales ont obtenu le droit de financer sans limites les établissements privés. Les régions de gauche ne sont pas en reste. Alors qu'il existe toujours plus de 500 communes sans école publique, l'Etat et les collectivités financent quasiment à parité la scolarisation d'un élève dans le privé et dans le public. Cela s'appelle déshabiller le public pour mieux habiller le privé.
Pendant ce temps, l'école publique coule. Loin de lui porter secours, l'actuel gouvernement instrumentalise certaines critiques constructives pour en faire le procès idéologique, ce qui semble justifier de la regarder se noyer. L'Etat pourrait profiter du tassement de certaines classes d'âge pour faire baisser le nombre d'élèves par classe, mais il préfère baisser le nombre de professeurs. Résultat, les classes resteront surchargées. Notamment dans les quartiers populaires, où les proviseurs disent pourtant manquer de personnel encadrant. En guise de réponse, le "plan banlieue" prévoit de financer la création de 50 classes confiées à l'école privée, essentiellement catholique. "Jamais l'Etat n'avait autant organisé la concurrence de son propre service public", commente Eddy Khaldi, syndicaliste et enseignant. Il s'apprête à publier un livre qui devrait agiter la rentrée, Main basse sur l'école publique, cosigné avec Muriel Fitoussi (Demopolis). Fouillé et documenté, il retrace de façon parfois glaçante la montée en puissance du lobbying en faveur de l'école privée ; lequel est parvenu à placer des alliés au plus haut niveau des rectorats, de l'Etat, et même de l'éducation nationale, grâce à des réseaux comme Enseignement et liberté, Créateurs d'écoles ou SOS Education. A l'image de deux directeurs de cabinet du ministre de l'éducation nationale sous Edouard Balladur, Guy Bourgeois et Xavier Darcos.
Conformément à la stratégie définie par Créateurs d'école, dont il fut l'un des membres fondateurs, l'actuel ministre de l'éducation nationale ne veut pas de guerre frontale avec l'école publique, mais une "révolution de velours". Juste assez de velours pour éviter une contre-offensive syndicale. Et ce qu'il faut de détermination pour faire avancer sa révolution, ou plutôt sa contre-révolution. Les grèves ne devraient plus être un problème grâce au service minimum, mis en place après un sondage privé décrétant que les Français y sont plutôt favorables... Une enquête opportunément commandée et financée par SOS Education. Avec ce joker, le ministre a les coudées libres. Mais, de toute façon, le plus dur est fait : la suppression de 11 000 postes de professeur dès cette année, 44 000 en quatre ans si ça continue à ce rythme, l'autonomisation des universités, la multiplication des partenariats privé-public, la déréglementation de la carte scolaire... Tout est passé comme une lettre à la poste. Y compris cette confidence d'Emmanuelle Mignon, conseillère du président de la République, rapportée par un journaliste en 2004 : "Je suis pour une privatisation totale de l'éducation nationale." Pourquoi se gêner ?
Dans les cénacles de l'école privée, on prépare déjà la suite : le "chèque éducation", grâce auquel chaque élève recevra directement l'aide de l'Etat pour choisir de s'inscrire dans le privé ou dans le public. Une idée empruntée au modèle anglo-saxon, qui a fait les beaux jours des écoles privées religieuses. Est-ce bien rassurant pour la cohésion sociale et le vivre-ensemble ? Jusqu'ici, l'école confessionnelle sous contrat donne le sentiment de vouloir privilégier l'enseignement au prosélytisme. Mais les temps changent. L'Eglise, qui confie de plus en plus ses missions éducatives à des courants comme l'Opus Dei ou la Légion du christ, milite pour accentuer le "caractère propre", c'est-à-dire le caractère catholique, de ses écoles. Les autres religions ne sont pas en reste. A quoi ressemblera le vivre-ensemble quand un nombre grandissant d'élèves français aura fait ses classes dans des écoles tenues par l'Opus Dei, les Frères musulmans ou les loubavitchs ? C'est à cela que devraient penser ceux qui, à droite comme à gauche, dénoncent volontiers le repli communautaire, mais n'ont aucun courage quand il s'agit de gouverner. Au mépris de cette évidence : l'Etat n'a pas les moyens de favoriser la privatisation et la confessionnalisation de l'enseignement au détriment de son école. "

JPB

Ecrit par : brighelli | 30 août 2008

Merci, Jean-Paul. Ce qui doit être dit peut l'être deux fois, (voire trois). Mais Romuald avait laissé le lien vers cet article.

Ecrit par : Christophe Sibille | 30 août 2008

l'illusion anarcho-républicaine d'une émancipation par le savoir.
Ecrit par : Pedro Cordoba

Il s’agit d’une position platonicienne, mais on voit mal en quoi il peut s’agir d’une illusion puisque, par essence, la pensée ne saurait être esclave que de l’opinion.

Ecrit par : Pli | 30 août 2008

Pendant ce temps, l'école publique coule.


Un exemple. Le principal de mon collège centre-ville, collège encerclé par une bonne dizaine d'établissements privés me disait, hier, que sur les 26 demandes de dérogations exprimées par des familles désireuses d'y inscrire leurs enfants en Sixième, 2 seulement ont été satisfaites. Et encore, parce que les heureux bénéficiaires ont assiégé pendant les vacances l'IA.
Résultats des courses, le collège perd une nouvelle classe de sixième. Au bénéfice essentiel du privé qui n'en demande pas tant.
Qu'on ne me dise pas qu'il n'y a pas là, sous-jacent, un plan national bien concerté de privatisation de l'enseignement. Plan emballé dans des discours sucrés, ficelés par des mesurettes pseudo-pédagogiques du type "aide éducative", dont notre cher ministre s'est fait l'habile propagandiste.

Ecrit par : buntovchik | 30 août 2008

Je trouve étrane que l'on puisse défendre l'article de Fourest aussi naïvement sur ce blog: dire que l'école publique coule à cause des vannes grandes ouvertes de l'Etat ou des régions,( c'est tout comme) qui alimentent le privé depuis 2004 est curieux. Cela ramène le problème de l'école à un problème de moyens. Or on a assez disserté ici pour savoir que le problème de l'école est moins un problème de moyens que de méthodes, de programmes et d'idéologie.
En Bretagne, on connaît l'école privée catholique et bien. Elle coule de la même manière que l'école publique. Quand on enseigne en collège, on voit régulièrement des élèves qui nous arrivent du privé catholique. Mêmes méthodes aberrantes, même idéologie de la séquence, mêmes tares, mêmes croyances sur l'enfant au centre du système qui découvre tout par lui-même. Et le Saint-Père n'a pas grand-chose à voir dans tout cela exception faite pour quelques familles. Les profs ne sont pas plus curés que vous et moi, plutôt moins diplômés mais ça ne veut plus dire grand-chose vu le niveau du CAPES.
Qu'il y ait une volonté claire de la part des gouvernements antérieurs et de l' actuel de faire payer les parents le plus possible pour délester les budgets publics, c'est vrai, d'où la tentative d'uniformisation privé catho/public à laquelle on assiste depuis des années ( nous allons maintenant dans les établissemnts privés pour faire passer les exams etc...), c'est vrai; qu'il y ait une volonté de faire fleurir le privé, c'est vrai. Mais c'est une simple question d'argent. Car la même soupe se vend dans le privé. Et l'école coule chez eux de la même manière et les parents raquent pour les mêmes sorties scolaires débiles ,en plus confortables. Même perte de temps.
Mais qu'on ne me dise pas que ce phénomène est la cause de la casse de l'école publique! Oui, on perd des classes, j'en sais quelque chose! Mais renseignez-vous pour savoir à combien ils sont dans certaines écoles privées par classes! C'est aussi l'horreur tant il y a de demandes.
Je n'ai jamais défendu l'école privée mais ave"c l'expérience acquise dans des établissements difficiles, je me demande maintenant si un prix raisonnable (et proportionnel au revenu des parents )à payer pour l'école ne permettrait pas à ces gosses de pays riches de comprendre que l'instruction est une chance et non un pensum. On aurait alors peut-être moyen de faire cours dans de meilleures conditions si les parents payaient un peu.
Pour aller au cinéma, il faut que ces gamins économisent sur leur argent de poche, et du coup, ils font attention et ils y tiennent à leur place de ciné du samedi après-midi.
Tout ce qui a de l'importance pour eux et leurs parents est ce qui est lié à l'argent.
Qu'ils fassent un petit effort financier pour que les efforts intellectuels suivent.

Ecrit par : Sanseverina | 30 août 2008

Quitte à prendre certains à rebrousse-poil, il faudrait tendre l'oreille quand des formules comme le "vivre-ensemble" glissent du clavier de ces graphomanes autrement appelés journalistes. L'invocation rituelle de l'horrible "vivre ensemble " est à la vie commune ce que le cache-sexe est aux statues antiques retouchées par des mains bigotes... enfin passons.

C'est très bien de brandir des épouvantails comme Opus Dieu et privatisations; c'est politique. Cela a l'avantage de ressouder son camp contre le parti des Méchants.
Mais enfin venant d'une journaliste de Ch** H** do, cette absence de sens de nuance n'est pas une surprise.
Passons.

Encore une fois, il faut se demander pourquoi certains projets comme le chèque-éducation, très en vogue dans les pays anglo-saxons, pourrait (attention, j'utilise bien le conditionnel) apparaître comme un moyen pour échapper à la chappe de plomb qui est tombée sur l'Education. A la plupart d'entre nous cela semble incompatible avec une éducation républicaine où la res publica ne se définit pas par l'agglomération des res privatae.
Ce qui pose le problème de la réussite inviduelle, du mérite, de l'espoir de quitter son milieur social, de ne pas être assigné à résidence, etc.
Il est sûrement bon de rejeter les fausses bonnes solutions, mais encore faut-il bien comprendre les questions auxquelles elles prétendent apporter une réponse.
Et ce ne sont pas (seulement) les moyens financiers et les danses rituelles sur l'air du "vivre-ensemble" qui nous feront entendre et comprendre ces questions.

Ecrit par : Sénéchal | 30 août 2008

Au ras des pâquerettes, il me faudrait un très gros chèque éducation pour que je prenne le risque de retirer mes enfants du public pour les livrer au privé. Il ne s'agit même pas de mes convictions laïques indéboulonnables mais de la mauvaise préparation au supérieur qu'on reçoit dans les "boîtes à bachot" bourgeoises de mon secteur. Echec garanti en prépa. Quant aux prépas privées, la plupart ne constituent encore qu'un pis aller pour les friqués qui n'ont pu se faire admettre en Lycée d'Etat, avec un taux de réussite généralement médiocre.
Je ne connais qu'un secteur privé qui tienne la route, c'est l'enseignement agricole et il est plus le fait de Vatican II que de l'Opus Dei.
Ceci dit, j'ai plus d'inquiétudes générées par l'Opus Dei que par Frackowiak. C'est quand même un autre niveau de pouvoir mondial.

Ecrit par : dobolino | 30 août 2008

C'est aussi très bien, très "tendance", cher Sénéchal, d'écarter d'un coup d'éventail agacé les "moyens financiers" quand on les possède au point de faire fructifier les fameux "chèques-éducation". La privatisation n'est pas un "épouvantail", le "parti des Méchants" -plus connu sous le nom de parti de l'argent- existe bel et bien ; il a ses idéologues, ses troupes, ses très nombreux graphomanes, ses idiots utiles qui lui évitent de s'afficher trop ouvertement selon la sage recommandation de l'UIMM :
"il ne faut pas avoir l'air de défendre des intérêts, seulement des idées et des principes".
Ce n'est pas qu'une chappe de plomb qui est tombée sur l'éducation et le "vivre ensemble" mais aussi une chappe d'argent !

Ecrit par : victor | 30 août 2008

5 établissements privés occupent les 5 premières places du palmarès du Bac 2008 dans les Alpes maritimes et ce phénomène se confirme et s'amplifie chaque année !

Et en effet , cela devrait , il me semble , nous conduire à nous interroger honnêtement , plutôt que d'applaudir un article aussi convenu dans ses analyses ( salut , Jérémy ! ) .

Ecrit par : Amélie | 30 août 2008

5 établissements privés occupent les 5 premières places du palmarès du Bac 2008 dans les Alpes maritimes et ce phénomène se confirme et s'amplifie chaque année !

J'ajoute que pas mal de profs de gôche ( mais , chut , ils n'aiment pas l'avouer ! ) y inscrivent leurs enfants , car finalement la scolarité ne revient pas si chère que ça !

Ecrit par : Amélie | 30 août 2008

Qui a écrit :
"La finalité morale de l’éducation, l’ambition encyclopédique, la priorité accordée à la connaissance de l’homme, mais aussi l’ouverture sur les sciences de la nature, la tension entre la raison et la foi, et le refus de l’unidimensionalité, l’exigence du droit universel à l’éducation, comme le souci de l’individu et des innovations pédagogiques qui en découlent, sont autant d’éléments essentiels que le christianisme a apportés au développement de l’éducation dans notre pays, et en Europe. Pour faire face aux défis qui attendent nos sociétés contemporaines, il faut engager le débat par rapport aux fondements de l’action éducative. Le déficit de compréhension actuel porte en effet moins sur les moyens que sur les fins de l’éducation. Pour en sortir, le moment n’est-il pas venu de réintroduire explicitement le christianisme dans le champ des questions éducatives les plus actuelles, s’il demeure vrai qu’on ne peut pas construire durablement l’avenir sur l’oubli du passé?"

Un indice : c'est un ancien directeur d'IUFM...

Ecrit par : Romuald | 30 août 2008

""revient pas si chère " oulala ! pas si CHER , bien sûr !

Ecrit par : Amélie | 30 août 2008

Romuald, ce ne serait pas Joel Roman dans la Croix ? En tout cas, le susdit dit quelque chose de très proche : s'ils s'y mettent à plusieurs, ce n'est pas un hasard, c'est qu'ils se sont donné le mot.
JPB

Ecrit par : brighelli | 30 août 2008

"Un indice : c'est un ancien directeur d'IUFM..."

Ecrit par : Romuald | 30 août 2008

Il y a des calotins partout.

Ecrit par : Christophe Sibille | 30 août 2008

sacré Mark !

Ecrit par : oublier Marx | 30 août 2008

Perdu... Si c'était Joël Roman, je n'aurais pas eu une légère attaque; il faut chercher plus près des cercles du pouvoir et pas dans les cercles catholiques (l'article est paru dans la revue Réformée mais apparemment dans Commentaire aussi).

[A priori, je tenais la thèse du livre mentionné par Christophe comme une aimable plaisanterie, une théorie du complot alimentée par des membres de l'UNSA n'ayant pas digéré les réformes du primaire. Maintenant, je suis dubitatif.]

Ecrit par : Romuald | 30 août 2008

"La privatisation n'est pas un "épouvantail", le "parti des Méchants" -plus connu sous le nom de parti de l'argent- existe bel et bien ; il a ses idéologues, ses troupes, ses très nombreux graphomanes"

Qui a dit que plus personne ne croyait au Diable? (avec une majuscule c'est plus impressionnant).
"Le parti de l'argent" : mais qui a ouvert la tombe de Tonton?

Il vaut mieux en pleurire comme disait Rabelais.

Ecrit par : Sénéchal | 30 août 2008

5 établissements privés occupent les 5 premières places du palmarès du Bac 2008 dans les Alpes maritimes et ce phénomène se confirme et s'amplifie chaque année !

Ecrit par : Amélie | 30 août 2008

Amélie, confiez-moi un établissement privé et je vous garantis entre 95% et 100% de réussite au bac. La recette : 1) le bac, c'est pas l'ENA, 2) contrôle continu gonflé, 3)sélection des élèves. Tout candidat susceptible d'être recalé sera fermement invité à s'inscrire en "candidat libre".

Ecrit par : victor | 30 août 2008

Gagné pour oublier Marx... (quel drôle de pseudo!).

C'est effectivement Mark Sherringham, ex directeur d'IUFM, IG de philosophie et surtout conseiller aux affaires pédagogiques de l'actuel ministre.

Vous pouvez lire l'article ici :
http://www.unpoissondansle.net/rr/0301/index.php?i=6

et la référence à Commentaire là:
http://cat.inist.fr/?aModele=afficheN&cpsidt=13413035

Ecrit par : Romuald | 30 août 2008

""""""Gagné pour oublier Marx..."""""""
3 secondes et demi avec Google.Quelle affaire !
Bon, que dit-il ce Mark ?

Ecrit par : oublier Marx | 30 août 2008

Sénéchal, vous êtes dans le même registre que votre précédent message : l'ironie facile donc la graphomanie...

Je vous livre quelques faits qui me font croire à l'existence du Diable ou du Veau d'or :
De 1983 à 2006, la part du salariat transférée au capital est passée à 9,3% du PIB (120 à 170 milliards d'euros). Ajoutez-y 73 milliards de niches fiscales officielles, 40 milliards de fraude fiscale tolérée, 65 milliards de versements directs aux entreprises sans contrepartie (plus que le budget de l'Ed Nat) : pas belle la vie ? Et rassurez-vous, Tonton y a largement contribué !

Ecrit par : victor | 30 août 2008

C'est effectivement Mark Sherringham, ex directeur d'IUFM, IG de philosophie et surtout conseiller aux affaires pédagogiques de l'actuel ministre.

Ecrit par : Romuald | 30 août 2008

La contraction de sheriff de Nottingham, l'âme damnée du Prince Xavier ? Robin, reviens !

Ecrit par : victor | 30 août 2008

JE M'EXCUSE DE CETTE CITATIONNITE… C'est pour éviter au lecteur la course dans les profondeurs des débats fondamentaux.

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Tiens, Manu, vous avez vu, un émissaire du pape appelle à lutter contre "la christianophobie". Je vous jure que ce n'est pas une blague. Manu, à votre différence, je crains cent fois plus l'Opus Dei que Meirieu et Frackowiak réunis. Je pense meme que SOS Education, à la place de Meirieu et Zakhartchouk, aurait fait bien pire qu'eux.

Ecrit par : Jeremy | 30 août 2008

Moi je vais encore contester tout ce que vous dites et ça va vous fâcher, ce qui me fâchera en retour, etc., alors ménageons-nous : je me base sur les horreurs que j'ai lues pour ne pas y retourner, et tout le monde est raisonnablement mécontent.

Ecrit par : Jeremy | 30 août 2008

"Excuser un intégrisme par un autre, vous êtes tombé bien bas (mais Manu et Amélie vont vite rappliquer pour approuver cette idée). "

Ecrit par : Jeremy | 30 août 2008

Oui, c'est hallucinant. Mais peut-être pensent-ils, au fond d'eux-mêmes, que l'Opus Dei va nous sauver des islamistes?
Croyez aux idoles que vous voulez, crucifiées, empalées, cirrhosées, pucelles ou aux quinze épouses, mais à l'intérieur de vos murs. Sortons-les de l'école, définitivement.
Pour ce qui concerne Caroline Fourest, elle n'a effectivement pas attaqué les IUFM, et le nom de Meirieu ne figure pas dans son article. C'est très embêtant. Et s'il y avait, effectivement, des choses plus graves que ça? Et si la casse de l'école était dûe à d'autres causes? Mince, alors... Cela remettrait en cause tout ce blog!
Bon, je vais encore me faire quelques potes, moi... ;-(

Ecrit par : Christophe Sibille | 30 août 2008

"Il est certain qu'à l'heure actuelle l'intégrisme catholique et l'Opus Dei sont en France les dangers principaux "………,,,,,,,?????"

Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 30 août 2008

Roger Felts a beaucoup d'humour, Hervé. C'est lui-même qui l'a affirmé.

Ecrit par : Christophe Sibille | 30 août 2008
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Nous avions la débilité congénitale ou acquise sous les auspices du politiquement correct ; nous avions la malhonnêteté intellectuelle qui s'autorise à dire n'importe quoi et surtout le contraire de la réalité ; nous avons aussi, et sur un blog qui utilise Internet quoi de plus normal, le mode de pensée binaire, celui qui nous ramène à notre origine, le grain de sable, ou plutôt le grain de silice : le courant passe ou ne passe pas, le + et le -, le noir et le blanc, le bon et le méchant, le 0 et le 1 (surtout pas l'infini, c'est au-dessus de leurs moyens). Ce mode binaire, c'est celui de Jérémiade et Mistoufle Cédille, ceux qui osent écrire que certains sur ce blog défendent le camp de l'intégrisme religieux chrétien parce qu'ils critiquent l'intégrisme psycho-pédagogiste ou l'intégrisme islamique… Mais je ne m'attarde pas dans la démonstration, il suffit de les lire…

Si on accorde une certaine validité, une validité certaine au fait qu'actuellement dans les instances de décision et dans certains réseaux économiques, des courants chrétiens intégristes ont un rôle actif, sinon décisif, du moins important sur l'école ; la première question à se poser est : comment se peut-il ?… Quand on considère la nature dérisoire et archaïque que constitue leur conception globale du monde, comment peuvent-ils exercer une quelconque influence…
Et là, la réponse est claire : ce n'est pas leur conception du monde qui les fait exister, mais leur discours critique - fondé sur bien des points - sur les carences, les manques, les erreurs de la gôche boboisante sur l'école. Ce discours critique, souvent bien accueilli, et qui dissimule bien leurs propres impasses, leur permet d'avoir une importance décisionnelle que leur influence réelle ne justifie pas et d'orienter vers des réformes qui n'ont rien à voir avec les exigences de l'école républicaine. Ce sont les graves erreurs de la gôche qui nourrissent principalement les courants les plus intégristes de la droite… Ceci dit Sarcoplasme en jouant à fond la carte de la destruction de l'école publique et la promotion du privé pense moins à la religion qu'à la marchandisation de l'enseignement. La religion fournit l'alibi et quelques combattants, mais c'est le veau d'or qu'il s'agit d'adorer.
Il va de soi que le premier choix à faire pour lutter contre ces dangers, c'est de corriger les graves erreurs qui perdurent depuis 30 à 40 ans au sein de l'école dite “moderne” ou “nouvelle” de la gôche bobo.
Pour en revenir au texte de Sabine Fourest, sévèrement critiqué par Manu et partiellement rédempté par J.P. Brighelli avec l'approbation amoureuse et civile de Mistoufle Cédille, ce ne sont pas tellement les choses énoncées qui apparaissent fausses (mais dans les discours de Meirieu des tas de choses sont justes) que le rapport et l'importance relative donnée aux contradictions qui inquiètent :
- Notons d'abord son aspect pessimiste… La bataille est perdu… ce n'est pas très mobilisateur.
- ensuite, l'importance donnée au discours syndical, le manque de moyens qui explique toutes les dérives… Il ne s'agit évidemment pas de nier cet aspect des choses, mais… Si ce qui se lit est vrai, à savoir que dans les pays économiquement équivalents, nous sommes un de ceux qui a le plus investi dans l'école, il semble plus judicieux pour mobiliser le maximum de citoyens concerné par l'école de lutter pour la qualité des moyens plutôt que sur l'augmentation de la quantité.
-Constater que des courants intégristes se soient saisis du dossier n'est peut-être pas faux, mais dans l'immédiat, et sauf changement profond des mentalités en France, c'est quand même moins l'Opus déi que le système du profit cherchant à dominer des secteurs jusque-là relativement protégés qui constitue le danger principal. Comme souvent, l'un va parfois avec l'autre… Mais en ce moment le culte du fric m'apparaît plus évident que celui du Christ. Et s'il y avait des hiérarchies à établir, sans ménager les unes ou les autres, le culte de la burka m'apparaît plus d'actualité que celui des flagellations pénitentiaires.

Cela peut changer, mais à trop anticiper, on se trompe souvent de cible quand on ne les rate pas toutes.

Ecrit par : Roger Felts | 30 août 2008

5 établissements privés occupent les 5 premières places du palmarès du Bac 2008 dans les Alpes maritimes et ce phénomène se confirme et s'amplifie chaque année !

Ecrit par : Amélie | 30 août 2008
L'établissement privé auquel je pensais a également d'excellents résultats au bac. Logique puisqu'on y bachotte atrocement dès la seconde. Entrer à Thiers ou au Parc en prépa en venant de ce bahut privé semble néanmoins relever du tour de force, même avec 18 de moyenne générale et une mention TB au bac. Ces Lycées doivent avoir leurs raisons...

Ecrit par : dobolino | 30 août 2008

Trois ans de bachottage à 400 euros par mois en internat!
Quand je dis bachottage, c'est vraiment bachottage.
Pour le reste, très bourge sensu stricto.

Ecrit par : dobolino | 30 août 2008

Y'a la messe, aussi.

Ecrit par : dobolino | 30 août 2008

"Ecrit par : oublier Marx | 30 août 2008"

Dans tes rêves!!!

Ecrit par : Reinventer Marx et le marxisme | 30 août 2008

Terminales ! soyez ambitieux, ne vous sous-estimez pas !


Il faut préférer aujourd’hui une formation longue à fort potentiel de choix plutôt que des filières professionnalisées courtes mais à débouchés restreints (et parfois aussi sélectives!).


15-19 janvier oraux de rattrapage bac blanc. 25 mars début Bac blanc n°2.





Un grand merci aux parents bénévoles du BDI pour l’organisation du forum des carrières le vendredi 7 décembre à St XXX !





PREMIERES


RETOUR IMPERATIF DE LA FICHE DE REINSCRIPTION LE 7 JANVIER 08 (à la Vie Scolaire).


RETOUR DE LA FICHE NAVETTE LE 21.01.08 ( au professeur principal).


28 janvier début Bac Blanc n° 2.


19 mars évaluation TPE.


31 mars début Bac Blanc n°3.


J'ai trouvé ça sur leur site: vous constatez que les premières ont trois bacs blancs et les terminales 2!!!!!!
Si c'est pas du bachottage, ça...

Ecrit par : dobolino | 30 août 2008

L'établissement privé auquel je pensais a également d'excellents résultats au bac. Logique puisqu'on y bachotte atrocement dès la seconde. Entrer à Thiers ou au Parc en prépa en venant de ce bahut privé semble néanmoins relever du tour de force, même avec 18 de moyenne générale et une mention TB au bac. Ces Lycées doivent avoir leurs raisons...

Ecrit par : dobolino | 30 août 2008

Je ne comprends pas alors pourquoi vous dites juste avant :

"Il ne s'agit même pas de mes convictions laïques indéboulonnables mais de la mauvaise préparation au supérieur qu'on reçoit dans les "boîtes à bachot" bourgeoises de mon secteur. Echec garanti en prépa. Quant aux prépas privées, la plupart ne constituent encore qu'un pis aller pour les friqués qui n'ont pu se faire admettre en Lycée d'Etat, avec un taux de réussite généralement médiocre. " ???

Puisqu'ils ont appris à travailler et ont réussi brillamment le bac , pourquoi échouent-ils en prépa ? Je pense qu'il y a la même proportion d'élèves venant du public qui échouent aussi , non ?

Ecrit par : Amélie | 30 août 2008

Mais enfin, Amélie, faire trois bacs blancs dans l'année, vous n'allez pas me dire que c'est apprendre à travailler!
S'ils échouent en prépa, c'est qu'ils sont surgonflés pour le bac et que leur notation n'est pas conforme aux compétences nécessaires d'autonomie et d'organisation et d'intelligence nécessaires à ce cursus.
Ce sont des veaux aux hormones. Une fois saisis dans une poële, ils fondent comme neige au soleil.
Vous savez aussi bien que moi que réussir un bac n'est plus depuis longtemps une performance intellectuelle et ne nécessite que du labeur assez bête.

Ecrit par : dobolino | 30 août 2008

Je vous le fais plus simple:
Ces élèves ont d'excellents résultats au bac parce qu'on leur impose beaucoup de travail. Vu le niveau des programmes du bac, en travaillant trois heures (voir plus durant les vacances et week-end) par jour en plus des cours, bon nombre obtient le bac avec mention Bien ou très Bien.
Si il faut travailler ces trois heures quotidiennes pour obtenir le bac, combien d'heures en prépa doivent y être consacrées alors qu'on sait que, dans ses classes, la charge de travail est au moins cinq fois supérieure à celle de Terminale.
Pour réussir en prépa, il faut avoir eu le bac sans se fouler, les doigts dans le nez. Sinon, on ne peut assumer la charge de travail supplémentaire par manque de temps. C'est très matériel comme calcul.
Donc ces boites à bac sont très toxiques. Trop d'encadrement, à ce stade des études, me parait délétère et se justifie jusqu'en cinquième maximum.
Les ados intelligents craquent vite sous cette pression.
J'en connais un qui a perdu dix kilos en seconde et a enchainé crises d'asthme sur maux de ventre, un gosse brillant que sa mère, très simple paysanne, envoie là parce qu'elle a peur de la délinquance et de la drogue.
Effectivement, dans cette boite, y'a de la coke à la place du crack. C'est plus purifié, plus clean! On remplace le brûlage de bagnoles des cités par la profanation de tombes juives et islamistes. C'est pas de la délinquance de blousons noirs, ça, madame!

Ecrit par : dobolino | 30 août 2008

"Pour en revenir au texte de Sabine Fourest, sévèrement critiqué par Manu et partiellement rédempté par J.P. Brighelli avec l'approbation amoureuse et civile de Mistoufle Cédille"

Ecrit par : Roger Felts | 30 août 2008

Tiens, Roger Phelps? Vous avez fait des progrès en apnée!!!

Ecrit par : Christophe Sibille | 30 août 2008

Ce sont les graves erreurs de la gôche qui nourrissent principalement les courants les plus intégristes de la droite…


Il va de soi que le premier choix à faire pour lutter contre ces dangers, c'est de corriger les graves erreurs qui perdurent depuis 30 à 40 ans au sein de l'école dite “moderne” ou “nouvelle” de la gôche bobo

écrit R. Felts


Commencer par remettre en question la philosophie cucul de l'égalitarisme qui n'a fait que creuser les inégalités ...Et faire comme dans le privé : sélectionner et homogénéiser les classes .

Je vais me faire lyncher , mais cessons de nous voiler la face !

La raison ( et on comprend le malaise des parents-profs de gôche qui pratiquent eux-mêmes cette abominable discrimination qu'ils combattent au quotidien ! ) pour laquelle les parents inscrivent leurs enfants dans le privé , est essentiellement de leur éviter la compagnie des "racailles" qui sévissent dans les collèges , puisque ces" hyper-actifs " jouissent la plupart du temps d'une totale impunité et peuvent donc tout à leur aise planter le souk !!
Et qui dit souk , dit impossibilité de travailler .
C'est "too much" , peut-être , mais c'est la réalité !

On ne peut donc pas reprocher aux parents de fuir un système qui n'est plus que le fantôme de lui-même et qui n'assure plus ses fonctions d'instruction et de protection !!!

Bien sûr il y a des régions moins "sensibles" , mais ce phénomène me semble toucher toutes les moyennes et grandes villes .

Ecrit par : Amélie | 30 août 2008

Dobolino , vous vous trompez, un intelligent paresseux et auquel le lycée n'a pas appris à travailler , même s'il a eu le bac les doigts dans le nez , ne peut pas réussir en prépa , en tout cas pas plus , ni moins que le "besogneux " . La réussite dépend aussi beaucoup du caractère , trempé , volontaire ou pas car si on n'aime pas bosser , on rame , madame !

Ecrit par : Amélie | 30 août 2008

La raison ( et on comprend le malaise des parents-profs de gôche qui pratiquent eux-mêmes cette abominable discrimination qu'ils combattent au quotidien ! ) pour laquelle les parents inscrivent leurs enfants dans le privé , est essentiellement de leur éviter la compagnie des "racailles" qui sévissent dans les collèges , puisque ces" hyper-actifs " jouissent la plupart du temps d'une totale impunité et peuvent donc tout à leur aise planter le souk !!
Et qui dit souk , dit impossibilité de travailler .
C'est "too much" , peut-être , mais c'est la réalité !
On ne peut donc pas reprocher aux parents de fuir un système qui n'est plus que le fantôme de lui-même et qui n'assure plus ses fonctions d'instruction et de protection !!!

Ecrit par : Amélie | 30 août 2008

Là il me semble que nous sommes bien au coeur du débat ! Ce n'est pas la "performance" (dont on vient de voir qu'elle est assez piètre) qui séduit les parents d'élèves du privé mais plutôt la crainte pour la chair de leur chair. Amplifiée mais bien réelle.

Ecrit par : victor | 30 août 2008

" En ce moment le culte du fric semble plus évident que celui du Christ" (Roger Felts)

Cela me semble assez juste. Tout de même, vous finiriez par me faire peur, en évoquant le spectre de l'Opus Dei prêt à s'abattre sur l'Ecole. Jusque là, je pensais naïvement que la société française était passablement déchristianisée, et que les intégristes n'y avaient guère d'influence.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 30 août 2008

Christophe : "Et si la casse de l'école était dûe à d'autres causes? "

Que pédagogiques ? Euh ... Ce n'est pas une évidence ? Le pédagogisme n'est qu'un petit rouage, efficace certes, mais ni nouveau, ni déterminant ...

Quelques pistes :

« Une vaste réforme du secteur public d’éducation est en cours, orientée vers et par le marché » (Moyoto Kamiya, OCDE, Courrier de L’UNESCO, décembre 2000). Dans le même document, le même Moyoto Kamiya peut déclarer que les accords de l’OMC prévoient « la privatisation de 160 secteurs ou services, pour une libéralisation totale », et parmi ces secteurs, « l’éducation est, avec la santé, le dernier bastion à conquérir ».

L'objectif est clair, en effet : « Nous allons vendre notre savoir-faire à l'étranger [en matière d’éducation], et nous nous sommes fixés un objectif de deux milliards de chiffres d'affaires en trois ans. Je suis convaincu qu'il s'agit là du grand marché du XXIe siècle. » (Claude Allègre, qui était alors ministre de l'Education nationale, Marianne, 11 janvier 1999).

C'est toujours la même logique libérale, « privatiser les bénéfices et socialiser les pertes » : « les pouvoirs publics n’auront plus qu’à assurer l’accès à l’apprentissage de ceux qui ne constitueront jamais un marché rentable, et dont l’exclusion de la société en général s’accentuera à mesure que d’autres vont continuer à progresser ». (OCDE, Adult learning and technology in OCDE countries, 1996)

La banque mondiale vole au service des multinationales : il faut « investir prioritairement dans l’éducation de base » et « livrer les secteurs secondaires et universitaires aux industriels de l’éducation ». Il s'agit d'« encourager le recours au privé » et de « consentir des prêts pour les pays disposés à adopter, pour l’enseignement supérieur, un cadre législatif et réglementaire (…) où le secteur privé interviendra davantage au niveau de l’enseignement et du financement ». N’intervenir que si les pays ont su « réformer les systèmes éducatifs directement dirigés par des administrations centrales ou d’Etat (…) lesquelles laissent peu de marges de manœuvre ». (Banque mondiale, Priorités et stratégies pour l’éducation, 1995)

Lors de la conférence de Lisbonne, les 17 et 18 mars 2000, les ministres de l’éducation des différents pays européens ont été clairement invités à « se mobiliser pour entrer de plain pied dans la nouvelle économie » (Claude Allègre en faisait partie : il a été chassé peu de temps après par la mobilisation des enseignants, mais le projet est resté, et aujourd'hui il revient opar la grande porte ...).

Les propos tenus à la conférence du Lobby Gate, en septembre 1998, sont explicites : « L’éducation est l’un des marchés à la croissance la plus rapide. La formation privée et l’industrie de la formation des adultes devraient connaître un taux de croissance à deux chiffres tout au long de la prochaine décennie ». Dès lors, « l’éducation publique devient un concurrent qu’il convient de ramener à la portion congrue ». Et, en effet, le chiffre d'affaires des entreprises de cours particuliers, par exemple, a fait un bon prodigieux dans les années 2000.

« La responsabilité de la formation doit être en définitive assumée par l’industrie ». « L’éducation doit être considérée comme un service rendu au monde économique » (groupe de travail de l’OMC, dirigé par le président de BP Amoco, ex directeur du GATT, Peter Sutherland). On retrouve les mêmes propos, lors d’une réunion extraordinaire du G 7 consacrée à la « société de l’information ». Les industriels du lobby la Table ronde européenne enfoncent le clou dans un nouveau rapport : « La responsabilité de la formation doit, en définitive, être assumée par l’industrie. [...] Le monde de l’éducation semble ne pas bien percevoir le profil des collaborateurs nécessaires à l’industrie. [...] L’éducation doit être considérée comme un service rendu [...] au monde économique. [...] Les gouvernements nationaux devraient envisager l’éducation comme un processus s’étendant du berceau au tombeau. [...] L’éducation vise à apprendre, non à recevoir un enseignement. [...] Nous n’avons pas de temps à perdre » (Une éducation européenne, vers une société qui apprend, Rapport de la Table ronde européenne des industriels, ERT, février 1995).

Ecrit par : HLB | 30 août 2008

Et le sommet du cynisme :

"« Si l'on diminue les dépenses de fonctionnement, il faut veiller à ne pas diminuer la quantité de service, quitte à ce que la qualité baisse. On peut réduire par exemple les crédits de fonctionnement aux écoles ou aux universités, mais il serait dangereux de restreindre le nombre d’élèves ou d’étudiants. Les familles réagiront violemment à un refus d'inscription de leurs enfants, mais non à une baisse graduelle de la qualité de l'enseignement et l'école peut progressivement et ponctuellement obtenir une contribution des familles, ou supprimer telle activité. Cela se fait au coup par coup, dans une école mais non dans l'établissement voisin, de telle sorte que l'on évite un mécontentement général de la population. » (Morrisson Christian, Cahier de politique économique n°13, OCDE 1996, p. 30)

Ecrit par : HLB | 30 août 2008

Hé oui, Hervé. Si on met une grenouille dans une casserole d'eau froide froide que l'on met sur le feu, l'eau chauffe progressivement, et la grenouille trouve ça agréable au début, puis finit par être endormie par la chaleur avant d'être cuite.
Si on la met directement dans l'eau bouillante, un coup de patte salvateur, au dernier moment, peut la sauver et l'en écarter.
Là, je crois qu'on s'approche de l'ébullition.

Ecrit par : Christophe Sibille | 30 août 2008

"Nous n'avons jamais été "sommés de quoi que ce soit".

C'est vrai Christophe. Je me suis mal exprimé. Disons que les profs (certifiés ou agrégés) ont eu le choix entre retourner au charbon ou rester à la surface ... Mais le mouvement s'est fait en douceur et avait commencé avec la suppression des classes de bac (après 68). Une de mes anciennes professeurs - je me préparais à devenir instituteur - en même temps qu'elle continuait à nous torturer avec des analyses logiques monstrueuses sur des pages entières de Proust, nous expliquait les différentes méthodes de lecture à partir d'un échantillon de manuels scolaires : à nous de faire les choix en fonction des réalités du terrain, de nos convictions et de l'efficacité (les visites dans les classes d'application, suivies de débats étaient passionnantes). Au moment de l'explosion jospiniste, de l'émiettement de la formation et du déferlement des sciences de l'éducation, elle a préféré retourner à sa matière. Le hasard a fait qu'ayant passé le Capes (sans passer par la case instit) je l'ai retrouvée aux 4000 de La Courneuve en train de faire écrire des poèmes (superbes) à une classe de quatrième techno ! Pour Nicolas (et pour ceux qui sont pour laisser en rade les "nuls") un exemple de ce que peut pondre un gosse de 14 ans :

"Vivre à deux quand on est seul...

Vivre à deux quand on est seul
Ça fait mal au bout des yeux
Ça fait de la couleur sur la figure
La solitude comme les bleus

Vivre à deux quand on est seul
Ça fait mal au bout du coeur
Quand l’amour fait la figure
Et crache sur le bonheur

Vivre à deux quand on est seul
Ça fait mal au bout des nuits
Quand nos rêves dégueulent
Tout au fond de notre lit

Vivre à deux quand on est seul
Ça fait mal au bout des yeux
Ça fait mal au bout du coeur
Ça fait mal au bout des nuits
La solitude comme les bleus

Sébastien (14 ans -
La Courneuve, juin 1993)

Quel boulot ! Et ce n'est pas si lointain. Il y en avait tout un recueil. Je suis resté en contact, elle fait toujours écrire ses élèves ... Elle termine sa carrière mais n'étant pas "dans le moule" des projets, de la séquence et autres conneries, ne connaissant que l'explication de texte "à l'ancienne" ( un de ses profs fut Pommier ), elle n'a jamais été en odeur de saintété ...

"Ne jamais mettre un gosse dans le mur". C'était son credo ... Il y a comme cela des profs qui vous marquent ...

Ecrit par : HLB | 30 août 2008

Une dernière.

Vu sur le mammouth déchaîné :

"Enfin les rats quittent le navire d'une étrange façon. Philippe Meirieu nommé directeur de la télévision Cap Canal pour "en faire une chaîne éducative nationale" (info AEF)"

Courage pour celles et ceux qui reprennent le collier ... Je crois que je commencer par le "Discours de la servitude volontaire" en "argumentation" (Arrrghhh!) avec ma première STI ...

Ecrit par : HLB | 30 août 2008

Christophe, vous n'avez pas honte de torturer des grenouilles qui ne vous ont rien fait ? o)))

Ecrit par : Sylvie Huguet | 30 août 2008

" ... une chaîne éducative "

Tout est dit !

"nationale" en plus !

Ecrit par : marc | 30 août 2008

"une chaîne éducative", c'est un Macdo avec des séquences servies 24h/24 ?

MacMeirieu : la nouvelle chaîne pour enseigner mieux.

M6, ça signifie Meirieu 6, en fait ?

Ecrit par : Jeremy | 30 août 2008

Roger Felts, comment faites-vous ?

A chaque fois, je sais que ce que vous allez écrire ne vaut pas la peine qu'on le lise, et pourtant... je le lis. Naturellement, le message se révèle, après lecture, conforme à l'idée que je m'en faisais avant de le lire, c'est-à-dire inepte (lire un message où l'on se fait traiter de débile congénital, c'est toujours embêtant), mais enfin je me suis fait avoir et je le lis quand meme. Vous etes un mystere. Vous etes bien sûr une perte de temps, mais un mystere quand meme.

Sinon, renseignez-vous : il doit exister un concours d'éloquence à la Cicéron pour les messages écrits. Envoyez leur votre candidature, ça pourra toujours faire passer quelques bons moments aux membres du jury.

Ecrit par : Jeremy | 30 août 2008

Jeremy, c'est très "mois de juillet", votre attitude : renseignez-vous, un cessez-le-feu a été signé dans le précédent post ! Au moins, les messages de Felts ne sont pas 100% polémiques...

Bon, sinon en ce qui concerne les bahuts privés, c'est vrai que leur force principale, c'est de pouvoir virer les deux ou trois cas psychologiques qui peuvent pourrir une classe, tandis que nous on les reçoit !

Cela dit, mes classes de première n'ont pas trois bac blancs mais cinq dans l'année ! J'ai une cote d'enfer auprès des parents d'élèves avec ça, c'est dire s'ils ne sont pas difficiles. Faire travailler les élèves, ne pas reculer sur les exigences, c'est quand même une démarche fréquente dans les lycées publics. C'est au collège surtout que le laisser-aller et le laisser-faire font des ravages. Pas surprenant que les parents envoient souvent leurs enfants dans des collèges privés, avant de les rapatrier dans le public au niveau lycée, où sont les agrégés...

Ecrit par : sanjuro | 30 août 2008

Mais en ce moment le culte du fric m'apparaît plus évident que celui du Christ. ( R.Felts)

Oui, tout-à- fait d'accord et la religion n'est que le manteau...etc... Je ne vais pas la refaire à des profs de lettres!

Ecrit par : Sanseverina | 30 août 2008

C'est au collège surtout que le laisser-aller et le laisser-faire font des ravages. Pas surprenant que les parents envoient souvent leurs enfants dans des collèges privés, avant de les rapatrier dans le public au niveau lycée, où sont les agrégés...

Ecrit par : sanjuro | 30 août 2008

Où aimeraient être les trois quarts des agrégés!!! Ne retournez pas le couteau dans la plaie, Sanjuro!
Encore une promesse que notre affreux président n'aura pas tenue!

Ecrit par : Sanseverina | 30 août 2008

@Jérémy; il y a sûrement d'autres différences entre nous… mais sur nos derniers courriers, j'en vois une qui m'apparait signifiante :
Vous écrivez douze lignes qui me sont consacrées… Et vous renforcez mon narcissisme en étalant votre incapacité à vous passer de moi, comme si j'étais une drogue.
J'écris quinze lignes sur le mode de fonctionnement intellectuel de type binaire où vous êtes effectivement fortement impliqué… et soixante lignes sur l'école… qui ne sont pas trop mal reçues puisque certaines sont reprises et commentées positivement.

J'espère cette fois ne pas avoir été trop agressif à votre égard…

Ecrit par : Roger Felts | 30 août 2008

Sanjuro : "Nous avions la débilité congénitale ou acquise sous les auspices du politiquement correct ; nous avions la malhonnêteté intellectuelle qui s'autorise à dire n'importe quoi et surtout le contraire de la réalité ; nous avons aussi, et sur un blog qui utilise Internet quoi de plus normal, le mode de pensée binaire, celui qui nous ramène à notre origine, le grain de sable, ou plutôt le grain de silice : le courant passe ou ne passe pas, le + et le -, le noir et le blanc, le bon et le méchant, le 0 et le 1 (surtout pas l'infini, c'est au-dessus de leurs moyens). Ce mode binaire, c'est celui de Jérémiade et Mistoufle Cédille".

J'allais écrire un post sérieux sur la présence de la droite extrême et/ou religieuse dans les ministères et institutions (institutions de la santé, ministères du logement, de l'éducation et de l'Intérieur, conseillère du Président...), mais j'ai vu à l'avance Roger Felts, Manu et Amélie me voler dans les plumes en affirmant que ce n'est pas si grave, que les musulmans nous menacent et que je ferais mieux de taper sur la tête à Meirieu. Bref, lancer un dialogue pour recevoir des objections auxquelles on a déjà répondu, ce n'est pas très enthousiasmant.

Ecrit par : Jeremy | 30 août 2008

Roger Felts, vous auriez pu écrire 100 lignes sur l'école, les 12 que vous vous êtes permis sur moi valaient bien que j'y réponde. Vous n'avez qu'à compter les lignes de ce message-ci si ça vous amuse.

Ecrit par : Jeremy | 30 août 2008

Ce n'est pas la "performance" (dont on vient de voir qu'elle est assez piètre) qui séduit les parents d'élèves du privé mais plutôt la crainte pour la chair de leur chair. Amplifiée mais bien réelle.

Ecrit par : victor | 30 août 2008

Victor, je vous aime! Vous répondez à ma place.
Et quelle "élite" allons-nous produire dans ces boites à bac pour besogneux, avec le soutien logistique, qui plus est, de l'Opus Dei?
Allons plus loin:
Que sont nos prépas et nos Grandes Ecoles devenues?
Quels sont les valets qui en sortent?

Ecrit par : dobolino | 30 août 2008

C'est toujours la même logique libérale, « privatiser les bénéfices et socialiser les pertes » : « les pouvoirs publics n’auront plus qu’à assurer l’accès à l’apprentissage de ceux qui ne constitueront jamais un marché rentable, et dont l’exclusion de la société en général s’accentuera à mesure que d’autres vont continuer à progresser ». (OCDE, Adult learning and technology in OCDE countries, 1996)


Ecrit par : HLB | 30 août 2008

Voilà de quoi faire renaître à terme des Kergomar ou des Freinet qui se battront pour les petiots du peuple!
On peut comparer ça aux oscillations d'un pendule: quand il a fini sa course dans un sens, il la reprend dans l'autre, en passant fugitivement par l'équilibre. Nous ne vivons pas en ce moment la meilleure phase de cette oscillation, pas plus!

Ecrit par : dobolino | 30 août 2008

Sauf qu'un pendule qui oscille finit par s'arrêter au milieu. Là ca me semble plutôt un pendule dont les oscillations s'amplifient - vous allez voir le retour de bâton quand les extrémistes pédagogistes reprendront le pouvoir.

Ecrit par : Jeremy | 30 août 2008

Ce sont les graves erreurs de la gôche qui nourrissent principalement les courants les plus intégristes de la droite…


Il va de soi que le premier choix à faire pour lutter contre ces dangers, c'est de corriger les graves erreurs qui perdurent depuis 30 à 40 ans au sein de l'école dite “moderne” ou “nouvelle” de la gôche bobo

écrit R. Felts


C'est ça qui vous parait inepte , Jérémy ?

Mais vous ne dites pas pourquoi !

Alors : pourquoi ?

Peu importe au fond que ce soit la gauche ou la droite , puisque le mal est fait , la question est de savoir comment on va redresser la barre , mais pour cela il faut faire son coming out , là aussi et accepter d'examiner toutes les idées ... sans sectarisme !

Ecrit par : Amélie | 30 août 2008

Dobolino , vous vous trompez, un intelligent paresseux et auquel le lycée n'a pas appris à travailler , même s'il a eu le bac les doigts dans le nez , ne peut pas réussir en prépa , en tout cas pas plus , ni moins que le "besogneux " . La réussite dépend aussi beaucoup du caractère , trempé , volontaire ou pas car si on n'aime pas bosser , on rame , madame !

Ecrit par : Amélie | 30 août 2008

"Madame" admire ce morceau de bravoure et la recopie pour le plaisir des yeux.
Amélie, nos objectifs sont différents.
Un caractère trempé et volontaire... et intelligent ne va pas se charger le cerveau de données inutiles et inutilisables. Il s'économise quand il faut, en profitant pour butiner ailleurs tout un tas de fleurs extra-scolaires, et met la gomme dans les virages pour éviter les sorties de route.
Votre école, Amélie, qu'elle soit privée ou publique, je n'en veux pas. Je sais qu'elle laissera de possibles génies sur le bord de la route et promotionnera au pouvoir des ânes bâtés.
Je persiste à être contre le bachotage. Suis-je seule ici à juger qu'il s'agit d'un moule à veaux?

Ecrit par : dobolino | 30 août 2008

Sauf qu'un pendule qui oscille finit par s'arrêter au milieu. Là ca me semble plutôt un pendule dont les oscillations s'amplifient - vous allez voir le retour de bâton quand les extrémistes pédagogistes reprendront le pouvoir.

Ecrit par : Jeremy | 30 août 2008

Le pendule humain ne s'arrête pas, il oscille en permanence, plus ou moins vite. Y'a des vents, des tremblements de terre, des cyclones, des portes qui claquent, du sang qui gicle...

Ecrit par : dobolino | 30 août 2008

"C'est ça qui vous parait inepte , Jérémy ? "
Ce qui me paraît inepte, c'est qu'on m'attaque en se prenant pour Cicéron contre Catilina, alors qu'on est tout juste capable de me traiter de débile congénital :
"Nous avions la débilité congénitale ou acquise sous les auspices du politiquement correct ; nous avions la malhonnêteté intellectuelle qui s'autorise à dire n'importe quoi et surtout le contraire de la réalité ; nous avons aussi, et sur un blog qui utilise Internet quoi de plus normal, le mode de pensée binaire, celui qui nous ramène à notre origine, le grain de sable, ou plutôt le grain de silice : le courant passe ou ne passe pas, le + et le -, le noir et le blanc, le bon et le méchant, le 0 et le 1 (surtout pas l'infini, c'est au-dessus de leurs moyens). Ce mode binaire, c'est celui de Jérémiade et Mistoufle Cédille."

Ecrit par : Jeremy | 30 août 2008

L'intelligence, Amélie, pour moi, c'est, en premier lieu, la capacité d'adaptation à la contrainte en vue d'un objectif fixé d'avance et une réserve d'énergie suffisante pour ce faire. De bonnes idées, après, pour tout organiser.
Ce devrait être ça, la prépa, parce que c'est ce qu'on attend d'un cadre supérieur.
Pas du bachotage!

Ecrit par : dobolino | 30 août 2008

Vous allez voir le retour de bâton quand les extrémistes pédagogistes reprendront le pouvoir.

Ecrit par : Jeremy | 30 août 2008

Mais non, ils auront le lycée comme terrain de jeu... Se dégage déjà
- un front clair Sgen-Unsa en accord pour la réforme (mais contre le calendrier et le budget).
- une franche opposition du Snalc
- le Snes louvoie ne sachant trancher entre les différentes tendances de ses adhérents multiples et variées (il n'est pas impossible qu'il s'allie avec le Snalc sur ce coup-là et ce serait une bonne chose).

Vous pouvez lire le compte-rendu de l'entrevue des syndicats avec Gaudemar sur le site du Snes :
http://www.snes.edu/IMG/pdf/Reunion_du_27_aout_2008.pdf
(Attention, c'est le site du Snes, certains risquent d'avoir peur de se brûler les doigts en ouvrant le fichier... Promis, il n'est pas vérolé, il ne contaminera pas vos ordinateurs de photos d'Aschieri en fond d'écran).

La réponse de Gaudemar est parfois totalement incompréhensible (même avec des études philologiques classiques sérieuses...). Cela serait drôle si les enjeux n'étaient pas si importants.

Ecrit par : Romuald | 30 août 2008

Pour réussir en prépa, il faut avoir eu le bac sans se fouler, les doigts dans le nez. Sinon, on ne peut assumer la charge de travail supplémentaire par manque de temps. C'est très matériel comme calcul.
Ecrit par : dobolino | 30 août 2008

Bien essayé, mais ceci est inexact.
Une partie non négligeable des élèves qui réussissent en prépa travaillaient également au collège et au lycée.
Sur cette question, voir les travaux de Didier Pleux.

Ecrit par : duconlajoie | 30 août 2008

duconlajoie, j'te nique! J'ai intégré en bizuth 204° à l'école véto avec cette technique éprouvée et mon grand frère, qui m'a appris à bosser, a fait pareil et est ingénieur ESPCI. Faut juste doser l'effort avec intelligence.
Mais, bon, c'était avant, il y a bien longtemps... Y'a travailler et bachoter, c'est pas pareil, de toute façon, et j'ai jamais vu un gars qui marnait en Terminale arriver à gérer la prépa dignement et sans perdre tous ses cheveux. Y'a trop de boulot en prépa pour que celui qui travaille comme un âne en Terminale arrive à gérer la prépa, ou alors ça a bien baissé en trente ans.
De toute façon, votre avis sur le sujet m'est équilatéral si vous n'avez pas fait une prépa.

Ecrit par : dobolino | 30 août 2008

"Pour réussir en prépa, il faut avoir eu le bac sans se fouler, les doigts dans le nez. Sinon, on ne peut assumer la charge de travail supplémentaire par manque de temps. C'est très matériel comme calcul.
Ecrit par : dobolino | 30 août 2008"

Les deux écoles ont raison : j'ai vu des élèves brillants qui bossaient tout le temps en terminale continuer à bosser tout le temps en prépa et réussir.
J'ai vu des élèves brillants qui bossaient tout le temps en terminale vouloir bosser plus en prepa et se casser la g***
J'ai vu des élèves brillants bossant peu en terminale trouver leur rythme de croisiere en prepa et reussir
J'ai vu des eleves brillants bossant peu en terminale se casser la figure en prepa car ils ne bossaient pas assez.

Bref, y a pas vraiment de règle. Et puis ça dépend aussi ce qu'on appelle réussir : réussir en prepa lettres, ce n'est pas la meme chose que réussir en prepa ECE par exemple. J'irai jusqu'à dire que la méthode de travail en terminale ne donne pas vraiment d'indication sur la réussite future en prepa, du moment que les résultats, de toute faço, sont bons.

Ecrit par : Jeremy | 30 août 2008

Idem pour le bachottage : il y a des formes de bachottage intelligentes. Mais dans ce cas-là, est-ce encore du bachottage ?

Ecrit par : Jeremy | 30 août 2008

J'irai jusqu'à dire que la méthode de travail en terminale ne donne pas vraiment d'indication sur la réussite future en prepa, du moment que les résultats, de toute façon, sont bons.

Ecrit par : Jeremy | 30 août 2008

Ça me parait le mieux

Ecrit par : dobolino | 30 août 2008

Un de mes anciens élèves, qui a fait prépa à Louis-Le-Grand, vient de réussir Normale sup , les Mines et Polytechnique avec un excellent classement. Je peux garantir qu'il travaillait en première, et qu'il a fait des progrès spectaculaires en français grâce à ce travail. Je peux garantir aussi que, loin d'être un âne bâté, il est d'une intelligence rare. De plus,'il n'est pas exclusivement polarisé sur les disciplines scientifiques et s'est toujours beaucoup intéressé à la littérature. Cet idéaliste a choisi la rue d'Ulm, parce que le savoir l'intéresse plus que le fric : il veut devenir enseignant-chercheur.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 30 août 2008

Encore mieux, pour l'avenir et le passé, serait et aurait été de faire entrer en prépa des gosses qui donnent apparence de liberté de penser, d'énergie interne hors contraintes, de motivation intrinsèque sans conformisme.
Des bosseurs joyeux mais prêts à tout pour y aller, en quelque sorte. Ça nous ferait de l'air!

Ecrit par : dobolino | 30 août 2008

Cet idéaliste a choisi la rue d'Ulm, parce que le savoir l'intéresse plus que le fric : il veut devenir enseignant-chercheur.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 30 août 2008
Suivons-le dix ans ou quinze ans, votre idéaliste!
C'est un gamin!

Ecrit par : dobolino | 30 août 2008

Je me suis faite avoir par les idéalistes de dix-huit ans aussi. Ils sont mignons, ces jeunots, mais on ne reste pas mignon longtemps quand on doit choisir entre un 100 Mètres carrés au Champ de Mars et une chambre de bonne dans le 93.

Ecrit par : dobolino | 30 août 2008

Ces gamins-là sont le sel de la terre...

Ecrit par : Sylvie Huguet | 30 août 2008

Ces gamins-là sont le sel de la terre...

Ecrit par : Sylvie Huguet | 30 août 2008
Et sur une terre trop salée, rien ne pousse plus!
Je plaisante! Je pense comme vous a priori mais, a posteriori, j'ai un peu la trouille...

Ecrit par : dobolino | 30 août 2008

duconlajoie, j'te nique!
Ecrit par : dobolino | 30 août 2008
dans tes rêves, ma truie

Essayez de lire les messages.
J'ai écrit : "une partie non négligeable des élèves".

Tout à fait d'accord avec Jeremy, contrairement à ce que disait Dobolino, on ne peut absolument rien dire de la réussite en prépa en considérant la méthode de travail en term.

(J'ai fait une prépa scientifique. Tout le monde s'en branle ? ok).

Ecrit par : duconlajoie | 30 août 2008

Le pendule humain ne s'arrête pas, il oscille en permanence, plus ou moins vite. Y'a des vents, des tremblements de terre, des cyclones, des portes qui claquent, du sang qui gicle...

Ecrit par : dobolino | 30 août 2008

Comme une girouette , non ?

Vous avez beaucoup de certitudes , Dobolino , mais elles changent au gré des vents et des intervenants .
Mais je suis bonne fille , je vous pardonne votre mépris " Votre école , je n'en veux pas et gna gna gna "

Qu'en savez vous ?

Jérémy , lorsque Felts dit : "Nous avions la débilité congénitale ou acquise sous les auspices du politiquement correct ; nous avions la malhonnêteté intellectuelle qui s'autorise à dire n'importe quoi et surtout le contraire de la réalité " , il ne parle pas de vous en particulier !

Il s' inclut aussi dans ce " nous " qui représente la gauche dont il parle , celle du politiquement correct dont il s'est détaché , mais il affirme que vous et Christophe ( rassurez-vous , vous êtes des millions dans ce cas ! ) en faites encore partie !

Ecrit par : Amélie | 30 août 2008

De nombreux sympathisants anonymes me supplient d'illustrer par un exemple ce que je qualifie de mode de fonctionnement intellectuel binaire :
Je suis tombé par hasard sur un exemple lumineux que j'ai extrait d'une intervention de Jérémy faite le 30 août 2008… En voici l'analyse :
“J'allais écrire un post sérieux (sur l'extrême droite dans les institutions)…
… j'ai vu À L'AVANCE Roger Felts, Manu et Amélie me voler dans les plumes (car j'ai l'étonnant pouvoir de savoir ce qu'ils pensent avant même qu'ils l'aient pensé)…
PLUS par MOINS égale MOINS… Je n'allais pas leur donner raison (et taper sur Meirieu).
… j'ai préféré PLUS par ? ? ? égale ZÉRO… (le zéro, c'est “j'ai préféré plutôt que ce post sérieux faire des commentaires sur Felts qui me traite de débile”) ”
Comme quoi la capacité de manier des raisonnements binaires (Je dis blanc, ils vont répondre noir) quand s'y ajoute le pouvoir de savoir ce que les autres pensent avant même qu'ils l'aient exprimé (ce qui est quand même facilité par le caractère binaire de sa propre pensée) débouche sur la capacité à tenir des discours débiles que l'on défend dans les posts qui suivent par des justifications on ne peut plus imbéciles.

NB : le mode de raisonnement binaire a parfois sa grandeur. Je viens de lire l'intervention de Jérémy sur les prépas… Le binaire a l'air de bien fonctionner quand il arrive au Nirvana du “Tout est dans tout et réciproquement”… Évidemment avec des pratiques d'exclusion qu'il convient de dénoncer. Pourquoi n'y en aurait-il que pour les élèves brillants ?… Et les débiles alors ? Personne ne les aime ! ! !

Ecrit par : Roger Felts | 30 août 2008

Encore mieux, pour l'avenir et le passé, serait et aurait été de faire entrer en prépa des gosses qui donnent apparence de liberté de penser, d'énergie interne hors contraintes, de motivation intrinsèque sans conformisme.
Des bosseurs joyeux mais prêts à tout pour y aller, en quelque sorte. Ça nous ferait de l'air!

Ecrit par : dobolino | 30 août 2008

Un peu comme ceux-là ? MMMMMHH ??

http://trucsdebobo.wordpress.com/2008/04/28/11-avoir-des-enfants-omniscients/

Ecrit par : Amélie | 30 août 2008

Moi, je recommence à rire sur ce blog où l'on s'ennuie beaucoup depuis quelque temps, depuis que R.Felts vient y faire de l'humour. Je ne cherche pas à flatter qui que ce soit et encore moins le Monsieur en question mais très franchement, je le trouve très drôle.
JPB est à La Rochelle ces temps-ci?

Ecrit par : Sanseverina | 30 août 2008

"Mais non, ils auront le lycée comme terrain de jeu... Se dégage déjà
- un front clair Sgen-Unsa en accord pour la réforme (mais contre le calendrier et le budget).
- une franche opposition du Snalc
- le Snes louvoie ne sachant trancher entre les différentes tendances de ses adhérents multiples et variées (...)"
Ecrit par : Romuald | 30 août 2008

C'est surtout un front de renégats qui se dessine car tous les syndicats susnommés ont signé le protocole d'accord sur la réforme des lycées, y compris le SNALC. Seul FO a refusé le texte ce qui se traduit ici comme dans les meilleures feuilles bourgeoises par un black-out total. Le SNFOLC = pas assez fréquentable, camarades ?

Ecrit par : victor | 30 août 2008

Sanseverina , je savais bien que je n'étais pas la seule groupie de Roro !

Je suis le prototype promulgué par l' Université en la personne de Pedro Cordoba . J'espère pour vous que vous serez agréée , je croise les doigts ! C'est facile puisqu'il suffit d'ôter ses oeillères , accessoires dont vous semblez fort dépourvue !

Solidarnosc !

Ecrit par : Amélie | 30 août 2008

Non, non, agrégée, elle l'est déjà. Ce qu'elle aimerait, c'est que le ministère applique enfin les consignes qu'il élabore, à savoir l'affectation prioritaire des agrégés en lycée.

Ecrit par : Jeremy | 31 août 2008

Arf, j'avais lu "agrégée" au lieu d'"agréée".

Ecrit par : Jeremy | 31 août 2008

"... le Snes louvoie ..."

Quand je lis ce jargon purement meirieumerdique, je n'en ai pas vraiment l'impression :

"La classe de seconde générale et technologique, classe de tous les espoirs et de tous les dangers est la plus mal traitée en ce qui concerne les effectifs qui restent les plus lourds du second degré. Son architecture doit être repensée pour en faire vraiment une classe de détermination et de préparation au cycle «première-terminale ». Cela nécessite que :

- le temps soit donné pour une meilleure appropriation des disciplines qui y sont poursuivies, et une place importante accordée aux enseignements nouveaux et aux pratiques construisant une meilleure autonomie, en tenant compte de la diversité des élèves qui y accèdent

- les dispositifs d’accompagnement soient repensés en évitant que le traitement de la difficulté scolaire ne soit renvoyé à l’extérieur du cours

- Dans ce cadre, la piste de la modularisation de certains enseignements et activités peut être suivie, à certaines conditions. L’interdisciplinarité, le travail sur les compétences documentaires doivent être intégrés au temps scolaire, au cœur des programmes et non renvoyé à la périphérie du cours dans des « modules » plus ou moins obligatoires ou mis en concurrence avec des modules d’aide ou de soutien. "

Et pour le SNFOLC (dont je ne suis pas mais que j'approuve sur ce coup-là), je me permets de redonner le lien :

http://www.fo-snfolc.fr/IMG/pdf_Reforme_lyc._snfolc_4p_20-08-08.pdf

Pour ce qui est du SNALC, franchement, c'est un peu court jeune homme ...

http://www.snalc.fr/publi_documents2.tpl?sku1=34288487022172331

Mais JPB pourra en dire bien des choses en somme ...

Savoureux tout de même, ce genre de perle, on n'avait pas lu ça depuis longtemps :

"Il faut pouvoir offrir des modules avec un type d’apprentissage plus inductif et plus applicatif en faisant disparaître le poids du profil des élèves de leur conception."

Le rétro-penseur de "gôche" prendra sans doute de Gaudemar comme dircab !

Comme dit un ami, "C'est le baccalauréat des collèges qu'ils nous préparent. "

Ecrit par : HLB | 31 août 2008

sans rire, une initiative dont le ministère pourrait s'inspirer :

"Face à la flambée de l'essence, la voiture à un euro par jour
Par Guillaume Frouin

Reuters - Samedi 30 août, 11h39NANTES (Reuters) -

Alors que patronat et syndicats peinent à s'accorder sur une aide au transport des salariés, un transporteur de Saint-Étienne-de-Montluc, en Loire-Atlantique, propose aux entreprises de faire bénéficier leurs employés d'une location de voiture à un euro par jour.

Dominique Laure, gérant des Transports Laure, mettra en ligne le 5 septembre le site www.auto1euro.com, qui présente le concept qu'il a mis en place il y a un an pour ses 130 salariés.

Pour fidéliser ses chauffeurs, ce chef d'entreprise a négocié auprès du constructeur automobile Renault 125 Clio diesel neuves à 1.700 euros pièce.

Toutes de couleur blanche, elles peuvent servir à un usage personnel comme professionnel, en semaine comme le week-end, en échange d'un euro par jour, versé par les utilisateurs.

"Je voulais leur accorder un avantage de 2.000 euros, soit l'équivalent d'un treizième mois. Mais cela me revenait à 3.700 euros par salarié avec les charges patronales", explique Dominique Laure. "En revendant leur ancien véhicule et en n'ayant plus de frais dessus (entretien, assurances, décote...), ils font une économie moyenne de 2.000 euros par an."

La voiture est louée et non mise à disposition gratuitement pour ne pas être considérée comme un avantage en nature, qui serait taxé. De même, pour ne pas être accusé de vente à perte (une location de voiture coûte cinq euros par jour), Dominique Laure a trouvé une astuce : il appose de la publicité pour son entreprise sur les véhicules.

Les Transports Laure reversent pour cela quatre euros par jour et par voiture à leur filiale Tetraloc, qui a acheté les véhicules et gère leur location. Cette filiale louait déjà les camions à sa maison-mère.

92 % DE SALARIÉS CONVAINCUS

Au bout d'un an, 92 % des salariés s'étaient laissés séduire par l'initiative de leur patron.

"Mes employés touchent entre 1.700 et 2.500 euros nets par mois", souligne Dominique Laure. "Ils sont pile-poil dans la frange de la population qui se prend en pleine tête la flambée des prix du carburant. Avec les prix de l'immobilier, beaucoup avaient dû quitter les centres-villes pour s'installer en deuxième, voire troisième couronne de Nantes. Ils ne peuvent donc pas se passer de voiture."

Pour Valérie Dersor, 33 ans, secrétaire, le calcul a été vite fait : son ancienne assurance automobile lui coûtait à elle seule l'équivalent des 365 euros de location qu'elle paye désormais pour l'année.

"La seule difficulté est de retrouver sa voiture parmi toutes ces Clio blanches sur le parking de l'entreprise ! Heureusement, elle clignote quand on l'ouvre à distance", s'amuse cette jeune femme, qui revend actuellement sa Renault Twingo de 1995.

Son employeur a au passage réglé son problème de va-et-vient de ses effectifs, "pratiquement retombé à zéro".

"Lors de mon dernier recrutement en juin, j'ai même reçu cinquante candidatures spontanées, ce qui ne m'était pas arrivé depuis des années !" s'exclame Dominique Laure. "Beaucoup avaient en effet entendu parler de l'initiative dans les médias."

Intéressées par le concept, d'autres entreprises ont aussi contacté le transporteur pour appliquer sa solution chez elles.

"Mais, après coup, beaucoup de PME étaient à deux doigts de jeter l'éponge", relate Dominique Laure. "Avec seulement cinq ou dix salariés, elles me disaient ne pas pouvoir négocier des prix de gros auprès de Renault."

Avec le site www.auto1euro.com, toutes les entreprises pourront désormais faire profiter leurs salariés de cette location de voiture "low cost". Il leur faudra pour cela souscrire un contrat de publicité avec Tetraloc, la filiale des Transports Laure.

Ecrit par : Jeremy | 31 août 2008

"Et le sommet du cynisme :

"« Si l'on diminue les dépenses de fonctionnement, il faut veiller à ne pas diminuer la quantité de service, quitte à ce que la qualité baisse. On peut réduire par exemple les crédits de fonctionnement aux écoles ou aux universités, mais il serait dangereux de restreindre le nombre d’élèves ou d’étudiants. Les familles réagiront violemment à un refus d'inscription de leurs enfants, mais non à une baisse graduelle de la qualité de l'enseignement et l'école peut progressivement et ponctuellement obtenir une contribution des familles, ou supprimer telle activité. Cela se fait au coup par coup, dans une école mais non dans l'établissement voisin, de telle sorte que l'on évite un mécontentement général de la population. » (Morrisson Christian, Cahier de politique économique n°13, OCDE 1996, p. 30)

Ecrit par : HLB | 30 août 2008 "

Pourtant on vous a déjà expliqué que les moyens ne comptaient pas et que seuls étaient importants les programmes et la "pédagogie" non pédagogiste!!!!

Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 31 août 2008

Pourquoi diable serais-je à La Rochelle ? Il suffit d'y avoir de grandes oreilles.

Tout ce qui a été écrit précédemment sur les prépas, aussi contradictoire que ce soit, est vrai simultanément. Il n'est pas mauvais pour y entrer d'avoir déjà l'habitude de travailler — mais de travailler en sus du travail scolaire, étant entendu que ce que l'on demande au lycée ne requiert pas une masse de travail énorme. Il vaut donc mieux avoir assez de réserves, et de "brillant", pour se plier à la discipline de ces deux ou trois années. Il est souhaitable d'avoir une culture personnelle et surtout des habitudes langagières spécifiques (la plupart des concours supérieurs fonctionnent à la connivence culturelle). Il est surtout essentiel, à mon avis, d'être bon en dehors de sa spécialité : je n'ai jamais vu de scientifique qui réussisse les concours les plus difficiles sans être très bon en Lettres ou en Langues. Et une culture scientifique ne nuit pas à un khâgneux (de toute manière, en Khâgne, il faut être à peu près bon partout, que l'on se sente ou non attiré par la philo ou l'Histoire). Et dans tous les cas, il faut savoir écrire — et ça, je suis à peu près sûr que ça ne s'apprend pas en classe, et même que ça ne s'y est jamais appris.
JPB
PS. Et je suis convaincu qu'il est fortement conseillé d'avoir une pratique sportive régulière — à la fois pour oxygéner un organisme assez malmené par le boulot, mais aussi pour acquérir, ou conserver, la volupté du "challenge", et la joie de gagner. Et puis ça fera bien dans votre futur CV.

Ecrit par : brighelli | 31 août 2008

Et dans tous les cas, il faut savoir écrire — et ça, je suis à peu près sûr que ça ne s'apprend pas en classe, et même que ça ne s'y est jamais appris.
JPB
Ecrit par : brighelli | 31 août 2008

Mais alors, à quoi peut bien être utile l'école?

Ecrit par : candide | 31 août 2008

""Nous avions la débilité congénitale ou acquise sous les auspices du politiquement correct ; nous avions la malhonnêteté intellectuelle qui s'autorise à dire n'importe quoi et surtout le contraire de la réalité ; nous avons aussi, et sur un blog qui utilise Internet quoi de plus normal, le mode de pensée binaire, celui qui nous ramène à notre origine, le grain de sable, ou plutôt le grain de silice : le courant passe ou ne passe pas, le + et le -, le noir et le blanc, le bon et le méchant, le 0 et le 1 (surtout pas l'infini, c'est au-dessus de leurs moyens). Ce mode binaire, c'est celui de Jérémiade et Mistoufle Cédille".

J'allais écrire un post sérieux sur la présence de la droite extrême et/ou religieuse dans les ministères et institutions (institutions de la santé, ministères du logement, de l'éducation et de l'Intérieur, conseillère du Président...), mais j'ai vu à l'avance Roger Felts, Manu et Amélie me voler dans les plumes en affirmant que ce n'est pas si grave, que les musulmans nous menacent et que je ferais mieux de taper sur la tête à Meirieu. Bref, lancer un dialogue pour recevoir des objections auxquelles on a déjà répondu, ce n'est pas très enthousiasmant."

Ecrit par : Jeremy | 30 août 2008

Mais non, Jeremy, c'était une blague! Roger Felts a beaucoup d'humour, vous savez bien*! A côté de lui, Coluche et Desproges réunis, c'est l'almanach Vermot. ;-)
*Et un sens du sobriquet qui décoiffe grave.

Ecrit par : Christophe Sibille | 31 août 2008

"Et dans tous les cas, il faut savoir écrire — et ça, je suis à peu près sûr que ça ne s'apprend pas en classe, et même que ça ne s'y est jamais appris.
JPB
Ecrit par : brighelli | 31 août 2008

Mais alors, à quoi peut bien être utile l'école?

Ecrit par : candide | 31 août 2008 "

La réponse était un peu plus haut: "Il est souhaitable d'avoir une culture personnelle et surtout des habitudes langagières spécifiques (la plupart des concours supérieurs fonctionnent à la connivence culturelle)."

Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 31 août 2008

Je remercie Mistoufle Cédille de reproduire pour la troisième ou quatrième fois un texte de mon cru que d'autres ont déjà reproduit…
Cette persévération dans la répétition de propos qui explicitaient très clairement les tenants et aboutissants de certaines carences intellectuelles, est tout à l'honneur de ceux qui ont du supporter de telles critiques. Pas question de les dissimuler ou de faire comme si elles n'existaient pas puisqu'ils les reproduisent quasi quotidiennement. Personnellement, je ne suis pas sur que si on me traitait de con, j'irai le crier sur les toits. J'essaierai par quelques démarches plus ou moins judicieuses de montrer qu'il n'en est rien…
Mistoufle Cédille continue à être préoccupé par mon humour. Manifestement, bien qu'il fasse semblant de reconnaître mes qualités, il m'en trouve fort dépourvu… Cela m'angoisse beaucoup, car tout récemment l'Amélie et la SanSéverina ont dit le contraire. Me voilà devant un problème quasi insoluble : en tranchant dans le vif du sujet, faire de la peine à quelqu'un qui ne le mérite pas…
Que l'Amélie et la San Sévérina me pardonnent, mais je crois bien que c'est notre Mistoufle qui a besoin d'être soutenu spikologiquement… Je lui donne raison…
Ce que je souhaite quand même c'est que la reconnaissance de mon absence d'humour n'entraîne pas la démission d'Amélie et de la San Sévérina de leur poste honorifique de Groupie du Dieu vivant… Sans compter notre Mouron Rouge qui depuis qu'elle a adhéré à ce groupe magnifique, ne fait plus beaucoup parler d'elle…

Ecrit par : Roger Felts | 31 août 2008

@ Le premier envoi de ce texte, n'est pas apparu dans les commentaires du blog… Je recommence… Avec le risque qu'ultérieurement on se retrouve avec deux textes identiques… Ce ne sera pas la première fois…
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Je remercie Mistoufle Cédille de reproduire pour la troisième ou quatrième fois un texte de mon cru que d'autres ont déjà reproduit…
Cette persévération dans la répétition de propos qui explicitaient très clairement les tenants et aboutissants de certaines carences intellectuelles, est tout à l'honneur de ceux qui ont du supporter de telles critiques. Pas question de les dissimuler ou de faire comme si elles n'existaient pas puisqu'ils les reproduisent quasi quotidiennement. Personnellement, je ne suis pas sur que si on me traitait de con, j'irai le crier sur les toits. J'essaierai par quelques démarches plus ou moins judicieuses de montrer qu'il n'en est rien…
Mistoufle Cédille continue à être préoccupé par mon humour. Manifestement, bien qu'il fasse semblant de reconnaître mes qualités, il m'en trouve fort dépourvu… Cela m'angoisse beaucoup, car tout récemment l'Amélie et la SanSéverina ont dit le contraire. Me voilà devant un problème quasi insoluble : en tranchant dans le vif du sujet, faire de la peine à quelqu'un qui ne le mérite pas…
Que l'Amélie et la San Sévérina me pardonnent, mais je crois bien que c'est notre Mistoufle qui a besoin d'être soutenu spikologiquement… Je lui donne raison…
Ce que je souhaite quand même, c'est que la reconnaissance de mon absence d'humour n'entraîne pas la démission d'Amélie et de la San Sévérina de leur poste honorifique de Groupie du Dieu vivant… Sans compter notre Mouron Rouge qui depuis qu'elle a adhéré à ce groupe magnifique, ne fait plus beaucoup parler d'elle…

Ecrit par : Roger Felts | 31 août 2008

Hep! Chère Amélie, vous allez bien vite en besogne en me rangeant dans le rôle des groupies. J'ai dit avoir franche admiration pour l'humour du Saint-Père et cela est bien vrai. Mais il faudrait qu'il se surpassât encore pour que groupie je fusse! Je vous ferai signe dès que je me sentirai verser dans le rôle de groupie, promis, juré. Attendons encore un peu de voir les prochains exploits du saint hommme...

La Rochelle, c'était pour sourire, JPB! C'est parce que votre délicieuse conversation se fait rare et nous manque à tous ici. Votre salon est un peu terne depuis quelques mois:-)

Ecrit par : Sanseverina | 31 août 2008

C'est Dimanche… N'ayant pas pu aller à la messe, je chante des Cantiques sur le blog de Brighelli…
@ Hier ou avant-hier, un honorable correspondant a insinué que j'étais obsédé par Meirieu et l'intégrisme islamique et prêt à valoriser l'intégrisme chrétien comme rempart contre les infidèles…
Plutôt qu'un simple démenti, je reproduis ce texte que j'avais écrit il y a quelques temps :
------------------------
- La décision de justice reconnaissant l’église de Scientologie comme une religion m’a plongé dans un état de stupéfaction basal. En écoutant le flot argumentaire s’opposant à cette mesure, je dus bien reconnaître son extrême faiblesse…
Pour faire bref :
- Le groupe formé autour de Jésus en l’an 32 pouvait-il être considéré autrement qu’une secte par la puissance publique de l’époque ?
- Si l’appartenance à une secte compromet les intérêts moraux, psychiques, physiques ou matériels de ses membres, quid des martyrs chrétiens ?
Comment l’église est-elle devenue le plus gros propriétaire foncier de France ? Des deux puissances centralisées que sont l’église catholique et l’église de scientologie quelle est la plus riche ? Et de combien ?
L’opposition entre sectes et religions est un faux débat, un débat biaisé… Le vrai débat n’est-il pas plutôt entre la liberté de croire et le droit à la vérité ?
Peut-on encore à l’époque où Amstrong a marché sur la lune croire que Jésus a marché sur le lac de Tibériade ?
À l’aube de l’an 2 000 et de la fin du monde est-il licite de croire en Dieu ? De pratiquer une religion ? D’adhérer à une secte ?
Peut-on encore longtemps faire semblant ? Et construire là-dessus un monde de faux-semblants ?
À quand des primes raisonnables pour tous ceux qui dénoncent la bêtise humaine ?
À quand des amendes élevées pour tout ce qui est insulte à l’intelligence humaine ?
À quand le bonnet d’âne pour ceux qui croient encore que l’ancêtre de l’homme, c’est Adam et pas l’ornithorynque ou que le soleil tourne autour d’une terre plate comme une soucoupe volante alors que c’est la terre qui tourne autour de l’étoile filante Diana ?
À quand l’interdiction du port de la croix, de la kipa, du voile et du piercing à l’école, dans la rue, à la maison et aux toilettes si nécessaire ?
À quand des peines de prison ferme pour tous les coupeurs de prépuce, de clitoris et de cheveux en quatre ?
À quand la réclusion criminelle pour anthropophagie et vampirisme de ceux qui tous les dimanches mangent le corps du Christ et boivent son sang ?
À quand la pendaison en place publique pour ceux qui affament ou assoiffent le bon peuple en le privant de bœuf, de porc ou de jus de raisin fermenté ?
… Je crois que je me laisse emporter par mon passé stalinien en pensant éradiquer l’ensemble des faiblesses humaines par décrets et sanctions. Je ne voudrais surtout pas passer pour un intégriste de la laïcité, un barbare de la libre pensée, un religieux de la raison.
Je reste donc modeste : pas d’interdit mais…
Mais les catholiques, les protestants, les orthodoxes, les musulmans et depuis peu, les bouddhistes, le dimanche matin à la télé peuvent raconter n’importe quoi, y compris des choses fort justes… Ce qui est conceptuellement un scandale puisque le corpus qui les fonde est complètement faux.
À quand une émission d’une heure le dimanche matin sur France 2 pour célébrer le culte de la non-croyance, de la libre pensée et de l’athéisme ?
Évidemment, à la meilleure heure d’écoute (onze heures) puisque les non-croyants sont la secte la plus nombreuse en France. On peut ainsi espérer qu’une petite pierre sera ajoutée au mur qui sépare et unit la liberté de croire et le droit à la vérité.

Retour sur terre :
Le jugement du tribunal de Lyon est une triste réalité. Ma demande d’émission est une gentille utopie… Si après des années de gouvernement de gauche cela ne s’est pas fait, je ne vois que Dieu pour réaliser mon projet… Je vais prendre un cierge et entamer la montée à la Bonne Mère pour que mon vœu soit exaucé ?… Ensuite je consommerai bien quelques Casanis pour calmer mes angoisses existentielles !
Tout fout l’camp !
Sous, tout l’temps…
Tous fous, quand ?
Sitôt dit, sitôt fait. J’entame, par forte chaleur, la longue montée pédestre vers Notre Dame de la Garde. Je n’oublie pas les haltes nécessaires au recueillement, où, pour hydrater un corps en voie de dessiccation, l’eau trouble du pastis des bistrotiers supplante l’eau pure des claires fontaines. Arrivé au sommet, alors que je médite et prie dans la Chapelle pour que la toute puissance divine réponde à ma demande, des chants célestes envahissent mon esprit et une voix d’outre-tombe, un peu éraillée, prononce ces paroles définitives :
” Il ne suffit pas de dire qu’il y a des cons partout pour être exclu du lot.”
Je comprends que le ciel n’approuve pas ma démarche… Il me reste un bout de page blanche. Juste assez pour dire, pourquoi je ne me suis pas suicidé d’une balle de revolver ou, plus lentement, par l’alcool ; comment j’ai pu me récupérer et reprendre des forces en plongeant dans le bon sens populaire et la vieille sagesse des nations…

Ecrit par : Roger Felts | 31 août 2008

"Et une culture scientifique ne nuit pas à un khâgneux"

Surtout cette année : la science est au programme de philo !

Par contre, honnêtement, les années précédentes, les programmes de Normales Sup se foutaient pas mal que les khâgneux eussent une culture scientifique ou non.

Ecrit par : Jeremy | 31 août 2008

Dieu est le premier des démocrates : si on préfère le statut de 1/4 de groupie plutôt que celui de pleine et entière, il considère que cette marche arrière est un pas en avant sur la question de la relativité des choses de ce monde !

Ecrit par : Dieuéamour | 31 août 2008

"Plutôt qu'un simple démenti, je reproduis ce texte que j'avais écrit il y a quelques temps :
------------------------
- La décision de justice reconnaissant l’église de Scientologie comme une religion m’a plongé dans un état de stupéfaction basal. En écoutant le flot argumentaire s’opposant à cette mesure, je dus bien reconnaître son extrême faiblesse…
Pour faire bref :
- Le groupe formé autour de Jésus en l’an 32 pouvait-il être considéré autrement qu’une secte par la puissance publique de l’époque ?
- Si l’appartenance à une secte compromet les intérêts moraux, psychiques, physiques ou matériels de ses membres, quid des martyrs chrétiens ?
Comment l’église est-elle devenue le plus gros propriétaire foncier de France ? Des deux puissances centralisées que sont l’église catholique et l’église de scientologie quelle est la plus riche ? Et de combien ?
L’opposition entre sectes et religions est un faux débat, un débat biaisé… Le vrai débat n’est-il pas plutôt entre la liberté de croire et le droit à la vérité ?
Peut-on encore à l’époque où Amstrong a marché sur la lune croire que Jésus a marché sur le lac de Tibériade ?
À l’aube de l’an 2 000 et de la fin du monde est-il licite de croire en Dieu ? De pratiquer une religion ? D’adhérer à une secte ?
Peut-on encore longtemps faire semblant ? Et construire là-dessus un monde de faux-semblants ?
À quand des primes raisonnables pour tous ceux qui dénoncent la bêtise humaine ?
À quand des amendes élevées pour tout ce qui est insulte à l’intelligence humaine ?
À quand le bonnet d’âne pour ceux qui croient encore que l’ancêtre de l’homme, c’est Adam et pas l’ornithorynque ou que le soleil tourne autour d’une terre plate comme une soucoupe volante alors que c’est la terre qui tourne autour de l’étoile filante Diana ?
À quand l’interdiction du port de la croix, de la kipa, du voile et du piercing à l’école, dans la rue, à la maison et aux toilettes si nécessaire ?
À quand des peines de prison ferme pour tous les coupeurs de prépuce, de clitoris et de cheveux en quatre ?
À quand la réclusion criminelle pour anthropophagie et vampirisme de ceux qui tous les dimanches mangent le corps du Christ et boivent son sang ?
À quand la pendaison en place publique pour ceux qui affament ou assoiffent le bon peuple en le privant de bœuf, de porc ou de jus de raisin fermenté ?
… Je crois que je me laisse emporter par mon passé stalinien en pensant éradiquer l’ensemble des faiblesses humaines par décrets et sanctions. Je ne voudrais surtout pas passer pour un intégriste de la laïcité, un barbare de la libre pensée, un religieux de la raison.
Je reste donc modeste : pas d’interdit mais…
Mais les catholiques, les protestants, les orthodoxes, les musulmans et depuis peu, les bouddhistes, le dimanche matin à la télé peuvent raconter n’importe quoi, y compris des choses fort justes… Ce qui est conceptuellement un scandale puisque le corpus qui les fonde est complètement faux.
À quand une émission d’une heure le dimanche matin sur France 2 pour célébrer le culte de la non-croyance, de la libre pensée et de l’athéisme ?
Évidemment, à la meilleure heure d’écoute (onze heures) puisque les non-croyants sont la secte la plus nombreuse en France. On peut ainsi espérer qu’une petite pierre sera ajoutée au mur qui sépare et unit la liberté de croire et le droit à la vérité."

Ecrit par : Roger Felts | 31 août 2008

Ce texte-là est plutôt bon... Vous l'aviez écrit il y a combien de temps? ;-(
Il aurait mérité de figurer ici deux fois, plutôt que le précédent.

Ecrit par : Christophe Sibille | 31 août 2008

Chers collègues, anciens de la S5, option si, du lycée Champollion de Lattes, 34970, banlieue sud de Montpellier.

Je ne résiste pas à la joie de vous communiquer les résultats de nos élèves issus pour la plupart de la terminale S5, option si, pour les années, 2005 et 2006.
Commençons par les stars :
Lesorgio : psi star, Joffre Montpellier, intègre l’école des ponts et chaussées en (5/2) pour la rentrée 2008 ;

Pécasting Vincent : mp star Fermat Toulouse, admis à l’X et normale sup ULM en maths.

Piot Bilal : psi star Joffre Montpellier, majore la sup mpsi, admis à sup elec en 2007 (3/2).

Prades Julien : PT Mermoz admis à ENS Cachan en Mécatronique à Kern Lann.

Un grand bravo à Vincent, qui n’a pas tremblé à l’oral d’ulm, mais c’est Julien qui m’a vraiment épaté. Ceux parmi vous qui se souviennent du dernier conseil de classe de la S5 en 2005, Hé oui, c’est loin, comprendront, Julien rate son bac (volontairement ? un mystère..., pas vraiment ….) et réussit l’ENS Cachan en 2008, encore Bravo donc.

Enfin les résultats 2008 et le classement de la banque PT tombent :

Levaut luc : Classé 325 de la PT, ira donc aux Arts et métiers, Aix en provence.

Masse Yoan : Classé 264 de la PT, ira donc aux Arts et métiers, Aix en provence.

Mifsud Melanie : après la PT de Nimes Dhuoda (une catastrophe (?) fera une 5/2 à Mermoz à la rentrée 2008.) et va réussir n’en doutons pas en 2009.

Parodi : PT Mermoz reçu à ENS Cachan et sup elec .

Trial David : Classé 123 de la PT, admis à ENS Cachan, ira à Centrale Marseille.

Wery jean : Classé 6 ième à l’ENSTB d’Epinal .

Pour information, il y a 2500 élèves en PT, il faut être dans les 600 (à peu prés) pour aller aux Arts, bravo donc à nos anciens élèves de la S5, 2006 pour ce tir groupé.

Et quelques nouvelles des autres :
Carpentier ; Ingénieur hydro Marseille, officier de la marine marchande.
Dubrulle : réussit son bac.
Ibert : école d’ingénieur de Tarbes
Fassi : Gendarme, attention à vos permis.
Nielsen Olivier : majore l’IUT de mesures physiques de Montpellier, l’INSA de Toulouse en 2008.
Lily Tangui qui révait d’être hôtesse de l’air, fait ses études à l’IUT génie civil du Havre.
Laeticia Gaschet (championne de natation hérault) est à polytech Montpellier
Isabelle Sautron :
Naud Alexandre, fait le bonheur d’IBM Montpellier, vient de s’acheter une porche.
Michella : s’est engagé dans l’armée. Ne poursuit pas ses études.
Mehdi Naji : est dans une école ( ?) d’ingénieurs.
Cadet Valérie, championne de tir à l’arc, est en IUT.
Tiertan :IUT d’informatique de Montpellier.
Ribaud a tenté sa chance en sup à Mermoz et finit à Polytech Montpellier ;
Bravo à Nielsen pour ce parcours remarquable.
Tous nos élèves finissent par avoir le bac (en deux ans).


Et les Vétérans, de la S5, bac S option si, en 2003, les mentions TB seulement:

Si vous me lisez encore, Hé bien je remonte dans le temps :
Régnier Yves élève en S5, option svt, majore la prépa bio de Hoche à Versailles, reçu à ENS ULM en biologie (3ieme), vient, mais c’est évident, d’avoir l’agrégation.

Augé Cyril, classé, 17 ième de la banque PT, en (3/2), fait SUP aéro en 2005, après une année de césure chez Goldmann Sachs en 2007- 2008, s’oriente dans la haute finance, en 2008 il rejoindra Toulouse pour valider son diplôme d’ingénieur.

Garcia Florian, majore la PT de Mermoz Montpellier, classé 7 ième en PT, reçu à l’X en (3/2) !!, en 2005. Monte une entreprise à paris, un mélange subtil de charme et d'intelligence.

Piot Sélim, 19 ième de la Banque PT, reçu à centrale paris, vient d’obtenir son double diplôme d’ingénieur centralien et de l’université de Cambridge option management, fait cet été un stage avec Cyril à la City de Londres et a été admis au très sélectif master2 203 (finances de marchés) de Dauphine pour la rentrée 2008- 2009.

Ah j’oubliais, Verchuère, le fameux Jonas, Bac S 2005, TB, félicitations du jury, a majoré le concours des Arts et métiers, à refusé l’X, il ne voulait pas monter à la corde !!!, fait les ponts et chaussées, rentre chez Vinci et construit aux dernières nouvelles un pont sur le Nil, n’a pas choisit l’option SI (dommage), mais pourquoi choisir l’option SVT quand on veut devenir ingénieur ? Nous dirons qu’il y avait une bonne tête de classe cette année là !! et surtout la classe de première S5 (si+svt) en 2002 !!!! Un Must.

Bravo donc à nos futurs traders, chef d’entreprise et chercheur.

Ces jeunes, avec les frères Colins (X et grandes mines) sont du même quartier de Lattes et de la même école primaire à savoir le grand Tamaris de Lattes !!!

Bilan et Conclusions

Pas mal le bilan de la S5 option si, en 2005 la PT de Mermoz a été classée la meilleure prépa PT de France grâce en partie à nos trois élèves (florian, cyril, selim) le proviseur Flavier a reçu de Mermoz une lettre (restée discrète) ou il nous félicitait de la qualité de nos bacheliers, mais en 2002 et en 2004 on a aussi donné les majors à Mermoz et à Joffre avec les frères Colin, reçu à l’X et aux grandes mines de Paris et enfin le tir groupé de 2008 et finalement le TOP avec Vincent à ULM (médaille Field 2015 ?).
Encore une petite information, je fais une grosse bise à Tania, 16 ans qui vient d’avoir son bac S avec 18.3 de moyenne, félicitations du jury, il s’agit bien sur de la fille de notre collègue Dufner, elle prépare sciences po, félicitations donc à Tania tu mérites plus que 12 en philo c’est sûr….Ces profs de philo et leur sous notation aléatoire!!!.C’est vrai le niveau baisse, mais pas en S option SI à Champollion Lattes.

Piot Bernard, Normalien, Agrégé de mécanique, hors classe, retraité.

PS : Comme tous les enseignants de la S5, je n’ai reçu à ce jour aucune médaille et encore moins celle du mérite, (contrairement à notre proviseur ?), mais notre mérite ce sont nos résultats.


PS2 complément pour le sîte de JPB.
A ce jour en ce qui concerne mes anciens élèves de terminale S, option si, pour être dans le top 5 (Normale sup, X, grande mines, ecp, sup aero et elec) il faut obligatoirement une mention TB au bac, c'est le minimum syndical, pour Ulm c'est préfèrable d'avoir le bac avec félicitations du jury, pour un scientifique la diffèrence pour centrale, les grandes mines et X c'est essentiellement un trés bon niveau dans les disciplines littéraires (anglais surtout, le français est plus souvent aléatoire et oui!!!), pour Ulm c'est un autre monde, il faut un peu de génie, le niveau en anglais et en français n'intervient pas ou peu , dans le cas de Vincent un ami de mes fils (Bilal et Selim) il suffit d'avoir 20 de moyenne en maths sur toute l'année!!, à ce niveau on a une petite chance de réussite. Pour les autres, trois choses importantes: travail, encore du travail , une santé de fer et une volonté d'acier , ajoutons pour finir que les parents doivent assurer l'intendance...............

Ecrit par : Piot bernard | 31 août 2008

Finalement, ça a dévié grave, comme d'hab, mais je reste sur mon postulat de départ, strictement matérialiste et issu d'une expérience de terrain. Il me parait insensé de balancer en prépa un élève de Terminale qui doit déjà effectuer deux à trois heures de travail quotidien dans cette classe pour se maintenir à bon niveau. Il n'était nullement pour moi question de méthode de travail. Je n'avais en tête que des considérations de temps disponible et de cerveau disponible.
Je ne prônais pas non plus d'y envoyer des enfants rois fainéants qui n'ont rien à y faire.
Pour réussir ce cursus, il faut sortir de Terminale avec des réserves inemployées de temps et d'énergie intellectuelle et physique, bien évidemment prêtes à l'emploi.
Y envoyer des gars et des filles surscolarisés, sur poussées, bourrés d'engrais artificiels à coup de bacs blancs et de répétiteurs me parait une immense erreur. Soit ils se brisent et s'aigrissent, soit ils réussissent et il me semble qu'on a assez d'énarques comme ça, le nez dans le guidon à vie.
Bien sûr, je force un peu le trait, je caricature, j'emprunte des raccourcis. Etablir un dialogue sur Internet n'est pas facile. Du coup, on peut croire qu'il s'agit du jugement péremptoire d'une maman déçue que son petit roi ne puisse y accéder, alors qu'il s'agit du fruit d'une réflexion familiale, d'un vieux débat remis cent fois sur le tapis entre nombreux anciens élèves de diverses prépas ayant tous atteint leurs objectifs de départ en matière d'intégration de grande école, 3 ENS secteur Lettres, ESPCI, Véto, Polytechnique, INAPG.
Bien sûr, il y de petites écoles qu'on peut intégrer par le biais des prépas et l'école véto en est une, d'ailleurs, dont la porte est ouverte aux cons laborieux. C'est sans gravité à l'échelle nationale et internationale vu que nous ne sommes guère là que pour produire du PIB et collecter de la TVA.
Pour les ENS et Polytechnique, ça craint grave quand ça devient des écoles pour cons laborieux.

Ecrit par : dobolino | 31 août 2008

"Surtout cette année : la science est au programme de philo !"

Si c'est pour rassoter les khâgneux avec Bachelard fourré des cacas mous de la philosophie analytique, c'est pas la peine.

Ecrit par : bertrand_recel | 31 août 2008

Dobolino, nos expériences sont différentes.
Des professeurs du privé m'ont dit que leur objectif n'était pas le bac, mais l'après bac...
Et les jeunes dont ils parlaient étaient reçus presque en totalité aux concours auxquels ils se présentaient, ou faisaient des prépas sans trop de douleur et faisaitent médecine d'un trait sans redoubler aucune année.

Ecrit par : Maminou | 31 août 2008

Et dans tous les cas, il faut savoir écrire — et ça, je suis à peu près sûr que ça ne s'apprend pas en classe, et même que ça ne s'y est jamais appris.
JPB


Ecrit par : brighelli | 31 août 2008

Si, quand même un peu en primaire et sixième/cinquième, pour les bases. Enfin, ce devrait être ainsi. Une fois qu'on sait lire, écrire dans les normes grammaticales, ça me parait effectivement aussi une question de travail personnel extra-scolaire et de goût à produire des écrits.
Y'a pas que moi qui force le trait, ici...

Ecrit par : dobolino | 31 août 2008

Encore une petite information, je fais une grosse bise à Tania, 16 ans qui vient d’avoir son bac S avec 18.3 de moyenne, félicitations du jury, elle prépare sciences po, félicitations donc à Tania tu mérites plus que 12 en philo c’est sûr….Ces profs de philo et leur sous notation aléatoire!!!.

Piot Bernard, Normalien, Agrégé de mécanique, hors classe, retraité.

Les profs de philo ont au moins le mérite d'avoir peu renoncé sur leurs exigences; ils ont su plus ou moins préserver leurs heures en Terminale après le passage d'Allègre et n'étaient pas, jusqu'à il y a peu, sous la coupe d'une inspection gangrénée par le constructivisme... Les pressions des IPR n'existent pas lorsque l'on corrige le bac - dans les limites du raisonnable bien sûr, entre 7,5 et 12.

Mais vu que vous êtes normalien et agrégé, il est évident que vous avez les capacités universelles d'évaluation dans toutes les disciplines...

De tels propos publics sous la plume d'un collègue sont simplement répugnants. Heureusement que tous les profs de science ne tiennent pas ce discours et que l'on trouve un appui souvent solide chez les collègues de mathématiques.

Ecrit par : Romuald | 31 août 2008

Maminou, vous vivez en Alsace et je me suis laissé dire à souventes reprises que privé/public, là-bas, c'était pas vraiment pareil.
En outre, mon problème est aussi là. Que veut dire l'après-bac? Quels dirigeants nous fabrique-t-on? La question n'est pas d'aujourd'hui...
Je me suis laissé dire par mes Normale Sup qu'à Ulm, c'était devenu la cata niveau recrutement et que les élèves, globalement, bof! JPB?
Le Polytechnicien,..., no comment! Je ne voudrais pas entraver sa carrière!
Quant à l'énarque par alliance, c'est simple, dès qu'elle descendait sur le quai de la gare pour rejoindre l'école, elle se couvrait de boutons qui ne disparaissaient que quand elle repartait.

Ecrit par : dobolino | 31 août 2008

" Il faut pouvoir offrir des modules avec un type d'apprentissage plus inductif et plus applicatif en faisant disparaître le poids du profil des élèves dans leur conception."

Est-ce que quelqu'un a compris ? Pour ma part, j'en reste pantoise. Si un de mes élèves s'était exprimé comme ça, il aurait eu droit à une appréciation rageuse et à une kyrielle de points d'interrogation au stylo rouge. Jusqu'à nouvel ordre, nous sommes bien censés leur apprendre à s'exprimer clairement?

Ecrit par : Sylvie Huguet | 31 août 2008

Le meilleur de l'Alsace c'est d'en être parti.

Ecrit par : expat | 31 août 2008

"Ces profs de philo et leur sous notation aléatoire!!!."

Piot Bernard, Normalien, Agrégé de mécanique, hors classe, retraité.

Les profs de philo ont au moins le mérite d'avoir peu renoncé sur leurs exigences; ils ont su plus ou moins préserver leurs heures en Terminale après le passage d'Allègre et n'étaient pas, jusqu'à il y a peu, sous la coupe d'une inspection gangrénée par le constructivisme... Les pressions des IPR n'existent pas lorsque l'on corrige le bac - dans les limites du raisonnable bien sûr, entre 7,5 et 12.

Mais vu que vous êtes normalien et agrégé, il est évident que vous avez les capacités universelles d'évaluation dans toutes les disciplines...

De tels propos publics sous la plume d'un collègue sont simplement répugnants. Heureusement que tous les profs de science ne tiennent pas ce discours et que l'on trouve un appui souvent solide chez les collègues de mathématiques.

Ecrit par : Romuald | 31 août 2008

Ces propos sont surtout très cons.

Ecrit par : Christophe Sibille | 31 août 2008

" Il faut pouvoir offrir des modules avec un type d'apprentissage plus inductif et plus applicatif en faisant disparaître le poids du profil des élèves dans leur conception."

Ecrit par : Sylvie Huguet | 31 août 2008

Sans parler de ceux-là. Ca donne envie de cogner.

Ecrit par : Christophe Sibille | 31 août 2008

PS. Et je suis convaincu qu'il est fortement conseillé d'avoir une pratique sportive régulière — à la fois pour oxygéner un organisme assez malmené par le boulot, mais aussi pour acquérir, ou conserver, la volupté du "challenge", et la joie de gagner. Et puis ça fera bien dans votre futur CV.

Ecrit par : brighelli | 31 août 2008

Ok pour le premier item, le deuxième étant à mon avis affaire personnelle, manière de se balancer un défi. J'ai fait énormément de vélo et de marche (merci le parc de Sceaux) durant l'année de prépa. L'avantage du concours véto, c'est qu'il fallait produire un herbier de 80 plantes minimum pour l'oral et qu'il était impossible de s'y atteler avant le printemps, ce qui nous contraignait à des marches en zone rurale au troisième trimestre. Excellent pour la santé et le cerveau!

Ecrit par : dobolino | 31 août 2008

"Le meilleur de l'Alsace c'est d'en être parti."

Ecrit par : expat | 31 août 2008

De mieux en mieux.

Ecrit par : Christophe Sibille | 31 août 2008

"Ces propos sont surtout très cons."

Ecrit par : Christophe Sibille | 31 août 2008

Je parlais évidemment de la petite phrase de Bernard Piot, pas de la réaction, mesurée, de Romuald.

Ecrit par : Christophe Sibille | 31 août 2008

Pour le hors classieux : 18,3 de moyenne ça n'en est pas une si grosse que ça. On a vu de plus belles réussites.

Ecrit par : metrique | 31 août 2008

A propos des profs roumains, des médecins africains ou du plombier polonais... pourquoi voir le spectre de la préférence nationale alors qu'il y a là une double constation à faire, si ces personnes viennent travailler ici c'est peut-être par amour de la France mais plus sûrement c'est le signe que dans leurs pays la situation n'est guère brillante (et ça s'appelle l'émigration ou fuite des cerveau...) mais ça veut dire aussi qu'ici on n'est pas fichu de former ni les intello ni les manuels dont on a besoin! C'est une fille d'émigrés italiens qui écrit , fille de maçon bien sûr, devenue agrégée, maître de conf. grâce à l'école républicaine, grâce à la notion "d'élitisme républicain" et qui continue à croire que la culture aide à vivre, aide à se construire et qui a essayé de pratiquer ça dans sa vie de prof. Et qui termine assez désenchantée devant le marasme de la fac (ou le macramé et les marionnettes (pas Pinocchio trop intello.. celles "qui font font font"!) sont en train de faire leur apparition par le biais des "parcours" et où il se trouve des enseignants pour prétendre que c'est par ce biais-là que les étudiants vont s'approprier la connaissance... je suis contente que ce blog existe ça requinque! mf

Ecrit par : mf | 31 août 2008

Le meilleur de l'Alsace c'est d'en être parti.

Ecrit par : expat | 31 août 2008

Faux....

Ecrit par : Maminou | 31 août 2008

D'accord avec maminou. Le meilleur de l'Alsace, c'est la charcuterie en général et les gendarmes en particulier. J'adore les gendarmes et ici, il n'y en a pas.

Ecrit par : dobolino | 31 août 2008

Le meilleur de l'Alsace c'est d'en être parti.
Ecrit par : expat | 31 août 2008
Faux....
Ecrit par : Maminou | 31 août 2008

Vrai, forcément vrai puisqu'il s'agit d'un jugement d'intrans en terre alsacienne.

Ecrit par : expat | 31 août 2008

Un exemple de parcours prépa sans faute: mon grand frère!
Au premier semestre de sup, notre passionné de moteurs avait crevé les plafonds en maths. Le professeur, le proviseur et son papa ont immédiatement conçu des rêves de gloire pour ce brillant élève qui a immédiatement corrigé sa trajectoire et s'est, d'une manière savament dosée, pile poil juste comme il faut, sabordé en maths au deuxième semestre de façon à calmer les ardeurs des éducateurs. Il voulait être ingénieur et n'avait pas d'autre ambition!
Quand vous vidangez votre voiture, votre tracteur ou votre tronçonneuse, pensez à lui. La plupart des formules d'huile moteur sortent de son labo. Il a fait toute sa vie ce qu'il lui plaisait de faire, en matière professionnelle.
Il a 54 ans et il touchera une retraite annuelle de 250 000$ minimum...
Parcours prépa sans faute, coordonné aux objectifs poursuivis, à l'aide d'un savant dosage de ses capacités, sans se laisser embarquer par les rêves de gloire des éducateurs qui sont conseilleurs mais pas payeurs!
Et Hop!

Ecrit par : dobolino | 31 août 2008

" Il faut pouvoir offrir des modules avec un type d'apprentissage plus inductif et plus applicatif en faisant disparaître le poids du profil des élèves dans leur conception."

Est-ce que quelqu'un a compris ?
Ecrit par : Sylvie Huguet | 31 août 2008
Fastoche! Plus de TPE et moins de cours...
Putain, ça va donner!
Ma pauvre p'tiote. Heureusement qu'elle a des faculés d'adaptation trop top!

Ecrit par : dobolino | 31 août 2008

Il est courant qu'en prépas les profs de philo notent entre 8 et 12, c'est votre problème pas le mien, en sciences c'est entre 0 et 20, il est bien rare aussi d'avoir un élève ultra-brillant noté à 12 de moyenne annuelle, alors qu'il obtient 18 au bac, là encore je ne suis qu'un observateur caractérisant un fait et ne portant pas de jugement de valeur, j'observe le caractère trés aléatoire de certaines notes en philo et en français c'est tout, et notemment aux concours des grandes écoles. A vous les discours intelligents.

Ecrit par : piot | 31 août 2008

"Les profs de philo ont au moins le mérite d'avoir peu renoncé sur leurs exigences; ils ont su plus ou moins préserver leurs heures en Terminale après le passage d'Allègre et n'étaient pas, jusqu'à il y a peu, sous la coupe d'une inspection gangrénée par le constructivisme... Les pressions des IPR n'existent pas lorsque l'on corrige le bac - dans les limites du raisonnable bien sûr, entre 7,5 et 12."

Oui , Romuald , si je ne m'abuse , les profs de philo sont bien les seuls à s'être battus avec succès jusque là contre l'invasion pédagole ! Pendant qu'en Lettres , nous nous laissions engluer dans les fadaises séquentielles et technicistes , puis gouverner par les diktats des IPR au Bac , les philosophes résistaient !

Ecrit par : Amélie | 31 août 2008

il y une fuite de cerveaux en france aussi!
nos 2 fils français (un avec un doctorat staps et l'autre sciences-po) n'ont pas trouvé du travail en france!
l'un d'entre eux travaille depuis 15 ans à londres
l'autre n'arrête pas de postuler à l'étranger car en france il ne trouve rien satisfaisant!(le dilôme est dévalorisé!)
le s personnes qui choisissent de vivre en france quittent parfois des situations plus confortables dans leur propre pays!
les raisons sont très complexes,ce n'est pas toujours la faim qui les fait bouger!mais je n'ai pas le temps de développer...
ils partent à l'étranger comme plus de 2 millions d e français partent vivre et travailler à l'étranger!
ils cherchent des sociétés moins urbanisées ,une autre qualité de vie,une soif de voyager etc...
en tout cas les enseignants de roumanie sont souvent par ici des employé(e)s de maison...
ils ne prennnent pas la place de personne ,tellemement c'est inaccesible!
pour enseigner il faut avoir la nationalité française (des années d'attente!) ,après il faut une équivalence de diplômes qui obligent les postulants à refaire au moins 2 années d'études dans les facs françaises,il faut passer des concours...
ces personnes prennent d'autres directions car ils ont fondé une famille,il faut bien vivre ,s'intégrer...
donc rien à craindre...
pour les médecins il ya des conventions plus clémentes en tout cas...
mon fils avait 17 ans ,parlait peu le français (en arrivant) mais il a eu le bepc tout de suite ,le bac ,une maîtrise suivie d'un doctorat staps...toute la scolarité passée dans les écoles roumaines si décriées!!!(en traversant la dictature de bout en bout!)
il dormait avec le dictionnaire dans le lit!!!!
les enseignants ne faisaient pas de la politique,les classes étaient chargées de 45 élèves,mais c'étaient des gens qui professaient vraiment avec un grand esprit de sacrifice,un vrai sacerdoce...)
les familles leur faisaient entièrement confiance,ils étaient très très respectées ,ils avaient en quelque sorte "main libre" de la part de ces parents qui voyaient l'école comme seule issue du marasme et la misère !!!
le directeur de l'école était élu parmi leurs collègues ,démocratiquement,ce qui faisait qu'il était respecté et reconnu !
mon deuxième fils avait 13 ans à son arrivée et 3 mois après son inscription dans un collège je me suis rendue compte à la réunion des parents que ses profs ne se sont même pas aperçu qu'il était roumain!
l'accueil des enfants étrangers ne se faisait pas du tout dans les règles...
ce sont des faits réels ,des témoignages directs ,un peu de ce qui se passe "sur le terrain"!

Ecrit par : angesasu | 31 août 2008

"Ces propos sont surtout très cons."

Ecrit par : Christophe Sibille | 31 août 2008

Surtout pour étaler son pedigree, la "réussite" des deux fistons et signaler qu'une ancienne élève de chez IBM roule en Porsche (bonjour le critère). Je crois que nos collègues du technique, à trop bosser avec les "EEEEntrrreprises" finissent contaminés. Je comprends mieux leurs notes en philo, non elles ne sont pas sous-évaluées.
J'ai eu Sarkozy comme ancien élève : vous croyez que j'en suis fier ?

Ecrit par : victor | 31 août 2008

en sciences c'est entre 0 et 20, il est bien rare aussi d'avoir un élève ultra-brillant noté à 12 de moyenne annuelle, alors qu'il obtient 18 au bac,
Ecrit par : piot | 31 août 2008

Y'a mon infâme lardon! Noté à sept en cours d'année et dix-neuf au bac en Enseignement scientifique Première L. J'y ai tout décodé, annales et montre en main à l'appui dès le premier mai, bâton à la main et thé parfumé sur la table. Il a appris par cœur les misérables notions nécessaires à cette épreuve, à raison de trois annales par semaine.
En maths, j'ai été moins bonne: il a eu juste quatorze, trop distrait encore. J'aurais du m'y prendre en septembre pour lui faire digérer les deux fiches bristol recto verso du programme!
Si j'avais su faire pour la dissert de français, il aurait eu 19 aussi. Mais bon, j'ai autre chose à faire que me coller d'apprendre par cœur le programme de français qui m'est totalement abscons a priori.
Pour l'enseignement scientifique, c'était velours tellement c'est con.
En français, c'est probable qu'il en soit de même, mais c'est pas trop mon trip, ce type de comptage de spicules du cul des mouches!

Ecrit par : dobolino | 31 août 2008

"Il est courant qu'en prépas les profs de philo notent entre 8 et 12, c'est votre problème pas le mien, en sciences c'est entre 0 et 20, il est bien rare aussi d'avoir un élève ultra-brillant noté à 12 de moyenne annuelle, alors qu'il obtient 18 au bac, là encore je ne suis qu'un observateur caractérisant un fait et ne portant pas de jugement de valeur, j'observe le caractère trés aléatoire de certaines notes en philo et en français c'est tout, et notamment aux concours des grandes écoles. A vous les discours intelligents."

Ecrit par : piot | 31 août 2008

Vous voulez dire que vous pensez être plus à même d'évaluer le caractère "aléatoire" d'une copie de philo que le prof de philo qui la corrige?

Ecrit par : Christophe Sibille | 31 août 2008

J'ai eu Sarkozy comme ancien élève : vous croyez que j'en suis fier ?

Ecrit par : victor | 31 août 2008

J'espère que non!!! ;-)
Vous êtes prof de quoi, déjà? Pardon pour le trou de mémoire.
De lettres? Alors, le discours sur la princesse de Clèves, c'est grâce à vous? ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 31 août 2008

"Le meilleur de l'Alsace c'est d'en être parti.

Ecrit par : expat | 31 août 2008 "
*
Quel dommage pour vous, vous en avez gardé la finesse et l'ouverture d'esprit.

Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 31 août 2008

"Les profs de philo ont au moins le mérite d'avoir peu renoncé sur leurs exigences; ils ont su plus ou moins préserver leurs heures en Terminale après le passage d'Allègre et n'étaient pas, jusqu'à il y a peu, sous la coupe d'une inspection gangrénée par le constructivisme... Les pressions des IPR n'existent pas lorsque l'on corrige le bac - dans les limites du raisonnable bien sûr, entre 7,5 et 12.

Mais vu que vous êtes normalien et agrégé, il est évident que vous avez les capacités universelles d'évaluation dans toutes les disciplines...

De tels propos publics sous la plume d'un collègue sont simplement répugnants. Heureusement que tous les profs de science ne tiennent pas ce discours et que l'on trouve un appui souvent solide chez les collègues de mathématiques."
Ecrit par : Romuald

"Surtout pour étaler son pedigree, la "réussite" des deux fistons et signaler qu'une ancienne élève de chez IBM roule en Porsche (bonjour le critère). Je crois que nos collègues du technique, à trop bosser avec les "EEEEntrrreprises" finissent contaminés. Je comprends mieux leurs notes en philo, non elles ne sont pas sous-évaluées. "
Ecrit par : victor

Excellentes remarques de Romuald et Victor. Notons que c’est par ces vues superficielles sur l’évaluation en philosophie que le pédagogisme, via la docimologie, pourrait parvenir à gâter son enseignement. Cela résonne tant avec le bon sens commun.

Ecrit par : Pli | 31 août 2008

"Le meilleur de l'Alsace c'est d'en être parti.

Ecrit par : expat | 31 août 2008 "
*
Quel dommage pour vous, vous en avez gardé la finesse et l'ouverture d'esprit.

Ecrit par : Hervé de Strasbourg | 31 août 2008

On ne devient pas vraiment alsacien quand on vient d'ailleurs mais on peut grandement apprécier d'avoir la chance d'y vivre...
C'est mon cas et je le revendique..

Ecrit par : Maminou | 31 août 2008

Tout le monde s'en fout, mais bon ...

J'avais dit un peu plus haut que le SNALC donnait dans le laconique à propos du baccalauréat des collèges qu'on nous prépare ... Aujourd'hui, Claire Mazeron développe (allons-nous vers un front commun SNFOLC/SNALC :-) ?) :

REFORME DU LYCEE : POINT DE SITUATION, POINT DE SALUT…

"A quelle sauce voulez-vous être mangés ?" "Mais nous ne voulons pas être mangés !" "Vous sortez de la question"…

Ainsi parle le ministre. En extorquant aux organisations syndicales, le 11 juin dernier, leur paraphe au bas de la "feuille de route" sur la réforme des lycées, la rue de Grenelle posait clairement les bases d’un nouveau type de dialogue verrouillé. On entendit même, pour saluer ce déni de démocratie, la voix de certains syndicats passés maîtres dans l’art des souplesses dorsales, applaudissant le diktat, opinant à l’oukase et aux principes de la réforme à venir, supposés indiscutables avant même toute discussion : autonomie des établissements, tronc unique des enseignements et réforme du service des enseignants, les trois piliers de l’avenir radieux du lycée…
En annonçant à la presse le 17 juillet dernier, lors d’un "point de situation », que la réforme du lycée allait "avoir des conséquences sur l’organisation du temps de service des enseignants" et "qu’il n’y avait pas de véritable frein de la part des syndicats", Xavier Darcos a joué une fois de plus les apprentis-sorciers provocateurs : oubliées, les revalorisations promises et la refonte sans tabous d’un système exsangue : les principes énoncés relèvent d’une démagogie propre à contenter, à court terme et sur le dos des professeurs, élèves désorientés, parents revanchards et gestionnaires de petits bouts de chandelle…

Lycée unique ?

L’objectif serait de donner à la classe de seconde, dès la rentrée 2009, un "véritable rôle de détermination", en organisant les enseignements autour de "trois grands blocs principaux" : des enseignements généraux (60% du temps de l’élève), des enseignements complémentaires "visant l’exploration de nouveaux domaines ou un approfondissement" (25%), et des activités d’accompagnement, pour une "plus grande individualisation des parcours" (15%). Cette répartition évoluerait en première et terminale : 45% du temps scolaire serait consacré aux enseignements fondamentaux, 45% aux modules de spécialisation, et 10% à l’accompagnement individualisé.
Cette organisation, séduisante à bien des égards - personnalisation des parcours et meilleure prise en compte des aspirations des élèves - propose en fait la mise en place d’un tronc commun (à options) des enseignements et la suppression des filières existantes. Or, sans réforme préalable du collège et de l’orientation fin troisième, il est à craindre que l’alignement des enseignements se fasse une fois de plus sur le niveau des élèves les plus faibles. Les quelques "activités d’accompagnement", copies conformes des multiples et inutiles "dispositifs de remédiation" du collège, ne compenseront pas les lacunes accumulées dans les cycles précédents, mais contribueront à l’éparpillement, au saupoudrage des moyens. Loin de renforcer le nécessaire rôle de spécialisation et d’approfondissement du lycée, dans l’objectif d’études supérieures, cette réforme construit, après le collège, un lycée "unique".

35 heures dans l’établissement… ?

Afin d’assurer ce nouveau "suivi individuel des élèves", les enseignants seraient amenés à passer du temps - beaucoup plus de temps - dans les établissements. Pour Xavier Darcos, il s’agit d’amener les personnels "à travailler différemment". Pour les y "aider" ( !), "l’organisation matérielle des établissements devrait évoluer" : les conseils régionaux sont d’ores et déjà sollicités pour l’attribution de locaux, l’idéal étant, selon Xavier Darcos, "que les enseignants disposent d’un bureau chacun" … Soit, dans un lycée où cohabitent 200 professeurs, 200 salles de plus, sachant que nous n’avons pas assez de salles pour tous les élèves…
Mais là n’est pas encore le principal problème ; outre qu’il n’est jamais question d’une quelconque compensation à cette charge de travail accrue, une telle proposition révèle une méconnaissance profonde de notre métier - attristante chez un ministre qui fut professeur -, qui suppose autonomie et responsabilité. On peut aimer corriger ses copies tard dans la nuit, préparer ses cours en bibliothèque ou approfondir ses connaissances professionnelles sur le terrain - pratiques qui justifient l’actuel calcul du ministère sur le temps réel de travail des enseignants (un peu plus de 39 heures par semaine…). A moins de considérer que le professeur, devenu soutier - et non plus cadre - du système, doit être contrôlé à la pointeuse… De telles propositions ont été faites jadis dans un camp autre que celui de l’actuelle majorité ; et elles ont largement contribué, par l’hostilité soulevée chez les professeurs, à sa défaite - en 2002 comme en 2007…

Retour à la féodalité… ?

L’organisation annuelle de la scolarité serait remise en cause au profit d’une "modularisation" semestrielle des enseignements : chaque module correspondrait à trois heures par semaine, soit 50 heures par semestre. Dans ce cadre, les programmes actuellement annuels devraient être "réaménagés" et être capables "de proposer pour une même discipline une différenciation des modules fondée sur (...) une progressivité des acquisitions attendues". L’usine à gaz qui en découlera invariablement (qu’on se rappelle la mise en place des groupes de compétences en langues vivantes cette année) sera de surcroît alimentée par l’autonomisation pédagogique des établissements : on "laissera à l’établissement la possibilité de construire ses modules en fonction du public qu’il accueille". Exit donc le Latin ou le Grec du lycée de La Courneuve ! Loin de garantir à tous, partout sur le territoire, des programmes a minima nationaux, le ministère enterre définitivement une logique d’équité déjà bien mise à mal… Les chefs d’établissements - dont l’un des principaux représentants siégeait le 11 juin dernier à la gauche du ministre et se félicitait que les principes de la "feuille de route" soient indiscutables - disposeraient d’une plus grande marge de manœuvre : comme le signale Xavier Darcos, "les premiers rapports sur le chef d’établissement pédagogue datent de très longtemps. Un jour il faut arrêter les rapports et passer à l’action". Sans commentaires…

Déjà très réticent face aux premières propositions contenues dans la feuille de route, le SNALC, à ce stade de la discussion, ne peut que dénoncer ces conclusions provisoires, et ne manquera pas d’exprimer son opposition à tout projet de réforme fondé sur de tels principes. Il appelle encore une fois le ministère à faire preuve de lucidité, et à prendre le temps de la concertation. Le ministère s’est engagé dans un chemin difficile, entre autisme et autoritarisme. Une discussion ratée aujourd’hui, c’est la certitude de vociférations demain…

Claire MAZERON.

http://www.snalc.fr/publi_documents2.tpl?sku1=34290109963368956

Ecrit par : HLB | 31 août 2008

"Il est courant qu'en prépas les profs de philo notent entre 8 et 12, c'est votre problème pas le mien, en sciences c'est entre 0 et 20, il est bien rare aussi d'avoir un élève ultra-brillant noté à 12 de moyenne annuelle, alors qu'il obtient 18 au bac, là encore je ne suis qu'un observateur caractérisant un fait et ne portant pas de jugement de valeur, j'observe le caractère trés aléatoire de certaines notes en philo et en français c'est tout, et notemment aux concours des grandes écoles. A vous les discours intelligents"

Ce genre d'affirmation fait un peu peine à lire (je ne critique pas la personne qui le rapporte!) : il y a un critère qui permet de savoir si la notion est trop sévère, ce sont les résultats au concours, non pas selon une stricte équivalence -mais globalement en tenant compte d'une marge d'erreur, de la chance des paresseux (qui ont une meilleure note que d'habitude) et de la malchance des favoris (qui ratent une épreuve). Grosso modo on s'y retrouve, personne n'est lésé. Du moins dans le cas le plus favorable.

Ce n'est pas parce qu'on met 15, 17 ou 18 à une copie de philo en prépa que l'on s'enfonce dans l'ornière de la démagogie. Et les bons élèves ne sont quand même pas aussi rares que les comètes dans le ciel.
(On va me dire tout dépend des Lycées).

Donc dire qu'on note de 8 à 12 ne veut rien dire; on note selon la classe, selon l'année (I° ou II° année), selon la nature des concours en essayant d'avoir un écart significatif qui n'exprime rien d'absolu.


S'il existe des collègues pour croire que, pour toute l'éternité, les notes doivent rester entre 8 et 12 en philosophie, c'est d'une stupidité abyssale.

Pour ceux qui font passer leur paquet de copies sur un tel lit de Procuste, on hésite entre le jansénisme docimologique (sic) et le malthusianisme pur et simple.

Encore une fois tout dépend de paramètres qualitatif et quantitatif mais tout le problème (et l'illusion??) est de vouloir les mesurer.

Ecrit par : Sénéchal | 31 août 2008

pardon " si la notation est trop sévère"

Ecrit par : Sénéchal | 31 août 2008

Naud Alexandre, fait le bonheur d’IBM Montpellier, vient de s’acheter une porche. ( B Piot)

Moi, je trouve cela tout bonnement répugnant et stupide. D'abord, parce que considérer qu'un salarié puisse faire le bonheur d'une entreprise est crétin! Une entreprise ne ressent rien, Monsieur! Elle se fout totalement de ses salariés qui devraient ne prendre l'entreprise que pour ce qu'elle est. Et puis IBM à Montpellier ce n'est qu'une petite PME ni plus ni moins qui doit donner dans la caisse enregistreuse ou quelque chose du genre. Du commerce quoi, pas de quoi fouetter un chat. IBM à Rennes c'est à tout casser 10 personnes! Gnafgnaf! Mais ça fait chic de dire qu'on travaille chez IBM! C...!!
La porsche ( avec un s au passsage, vous avez besoin de remédiation en orthographe) mais mon cher, nos bibliothèques à elles seules sont des porsches et quelles porsches! Vous les avez sous la main tous les jours et au-dessus de votre tête quand vous dormez. Elles vous donnent le rire, l'humain, le sensible et le beau. Elles vous emmènent au bout du monde et même plus loin encore et elles ne vous trahissent jamais.
Et puis votre porsche, c'est une voiture de dentiste! Pff!
Il est vrai que cela vous a permis de réactiver dans nos mémoires les succès brillants de vos enfants. Les blogs servent aussi à l'auto-glorification; c'est humain! Ce qui est fâcheux c'est que pour certains, ils ne servent qu'à cela.
Votre signature avec vos petits titres en enfilade font pitié, mon pauvre Monsieur. Les nouveaux riches incultes et arrogants m'ont toujours répugnée à un point!
J'espère que notre Saint-Père va trouver les bonnes paroles pour calmer son quart de groupie... Sinon, je m'en remettrai quand même.

Ecrit par : Sanseverina | 31 août 2008

Je vous trouve particulièrement sévère.

Je suis en train de lire le livre de Jako, j'aurais fini ce soir je pense, et j'y trouve un certain intérêt pour l'instant.

Je ne comprends pas pourquoi vous le traitez de passéiste alors que vous-même revendiquez des choses bien antérieures.


Passons.

Ma question est la suivante: que pensez-vous des fameuses heures de soutien?

J'ai du mal à me faire une opinion là-dessus. Certes, c'est louable, etc. mais on ne dit pas tout et il reste de grandes interrogations, notamment sur le "pour qui", le "par qui" et le "comment".

Je le vois d'un mauvais oeil: on parle en ce moment d'appel à la citoyenneté... on laisse entendre que tout un chacun pourrait venir donner bénévolement un coup de main...

Sans vouloir faire offense aux hommes de bonne volonté... je voudrais reprendre les mots de Bigard pour caractériser la chose: "ça va être un beau bordel!"


J'aurais aimé avoir votre point de vue JPB.

Ecrit par : péchin | 31 août 2008

Sainte Séverina, après ce texte d'une violence magnifique, vous avez droit à un huitième de groupie en plus…
Cela, c'est pour passer des hauteurs de vue des préparationnaires futurs conducteur de Porsche à la sordide banalité des fractions du primaire où je me sens plus à l'aise dans le vidage des cuves et le remplissage des bassins…

Ecrit par : Dieuéamour | 31 août 2008

A Christophe Sibille :

Pas question pour moi de revendiquer une quelconque compétence dans l'évaluation d'une copie de philo ou de français, je remarque simplement qu'un élève d'une classe de prépa scientifique qui passe 3 à 4 concours dans le mois de mai peu avoir facilement des notes variant de 5 à 15, ce qui ne veut pas dire que la correction soit aléatoire, par contre l'évaluation du niveau du candidat varie beaucoup d'un concours à l'autre, d'un sujet à un autre et ça c'est génant, impossible d'avoir 15 en maths , en si (sciences de l'ingénieur), ou en physique si on est que moyen. De même c'est diffficile de se ramasser 5 si on est bon. C'est tout, j'observe un fait souvent répété et j'écoute les commentaires de vos élèves. Je vous en laisse l'analyse c'est bien trop difficile pour moi .

Ecrit par : piot | 31 août 2008

Blâ blâ blâ .....

Ecrit par : Piot bernard | 31 août 2008

ON S'EN FOUT !
Vous voulez le palmarès de mes gosses ?

Ecrit par : yann | 31 août 2008

Ah, je vois que Senseverina a déjà dit ça mieux que moi. Bravo.

Ecrit par : yann | 31 août 2008

MUSULMANES BIENVENUES, MAIS NON AU VOILE ISLAMIQUE !


La Cour européenne des droits de l’homme l’a rappelé à plusieurs reprises : « L’article 9 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme (1950) ne protège pas n’importe quel acte motivé ou inspiré par une religion ou conviction et ne garantit pas toujours le droit de se comporter dans le domaine public d’une manière dictée par une conviction. ».
Moyennant quoi elle a reconnu comme légitime l’interdiction du voile dans les universités turques, en précisant bien que le port du voile était une menace pour la démocratie !

En effet, le voile n’est pas qu’un signe d’appartenance, c’est un tract, une manifestation pro-charia ; des érudits musulmans l’écrivent eux-mêmes :
« Le Hidjab légal est un étendard de prédication et de djihad » écrit un professeur de droit musulman.
Le voile islamique rappelle aux distraits, quel fut le sort d’un Théo Van Gogh pour avoir fait un film sur le sort des femmes musulmanes, il rappelle que Taslima Nasreen et Ayaan Hirsi Ali sont des quasi-prisonnières, il rappelle aux femmes musulmanes le sinistre verset 4-34 du coran, ordonnant de frapper les désobéissantes …

De leur côté, les cours d’appel françaises répètent que les employeurs ont le droit d’interdire le port du voile, notamment à des salariées « en contact avec un public de convictions variées ».

La loi interdit de refuser un service en raison de l’appartenance religieuse, mais elle n’oblige personne à accepter des manifestations pro-charia dans son entreprise ou dans un autre lieu ouvert à un public divers, et notamment à des personnes que la charia ordonne de discriminer et de persécuter !
La Halde donne des avis truffés d’erreurs d’interprétations du droit français et manifestant une ignorance totale du droit musulman et un mépris total pour les droits des femmes et des non-musulmans. Aucun juriste sérieux ne peut la suivre.

Ce que les militants musulmans veulent en attaquant sur la base des avis de la Halde, c’est pervertir la loi française, et faire dire aux juges ce qu’ils n’osent demander ouvertement au législateur :
Ils veulent que toute personne s’opposant au port du voile ou à tout autre acte motivé ou inspiré par l’islam soit réprimée et punie. Conformément à la loi islamique …

Nos magistrats ne doivent pas oublier les dispositions de l’article 30 de la déclaration universelle des droits de l’homme de 1980, ni celle de l’article 17 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme de 1950 : « Aucune des dispositions de la présente Convention ne peut être interprétée comme impliquant pour un Etat, un groupement ou un individu, un droit quelconque de se livrer à une activité ou d'accomplir un acte visant à la destruction des droits ou libertés reconnus dans la présente Convention ou à des limitations plus amples de ces droits et libertés que celles prévues à ladite Convention.

Alors que les musulmanes soient les bienvenues, bien entendu, mais pas le voile islamique !

Le C.E.R.F août 2008


Cercle d’Etude de Réformes Féministes
http://www.c-e-r-f.org
http://reformesfeministes.blogspot.com

Ecrit par : CERF | 31 août 2008

"Je remarque simplement qu'un élève d'une classe de prépa scientifique qui passe 3 à 4 concours dans le mois de mai peut avoir facilement des notes variant de 5 à 15"

Ecrit par : piot | 31 août 2008

-On peut être plus ou moins bon suivant les jours, et la différence sera certainement moins sensible dans une science exacte.

-Les cas que vous mentionnez sont-ils si fréquents?

Ecrit par : Christophe Sibille | 31 août 2008

-Les cas que vous mentionnez sont-ils si fréquents?

Ecrit par : Christophe Sibille | 31 août 2008

Non (expérience personnelle récente). A moins d'un coup de bol suivi ou précédé d'un gros coup de pompe, ou de blues.
Et encore. Une série de concours passés à la suite, sur 4 ou 5 semaines, reflète plutôt bien le niveau réel du candidat.

Ecrit par : yann | 31 août 2008

Rien de bon ne peut sortir de la mission confiée à JP de Gaudemar, sinon TPE et travail autonome généralisés... JP de Gaudemar était en place sous Iznogoud et il est toujours là et bien là sous Darcos...
JPB à beau jeu de dédouaner son ami Darcos en fustigeant les membres de son cabinet. Mai