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21 août 2008

Pekin express

J'ai, comme presque tout le monde, jeté un coup d'oeil - et un peu plus - sur les retransmissions des Jeux. Du coup, j'ai eu l'occasion d'entendre 9547 fois les journalistes déplorer les résultats dérisoires des Français. Tout en constatant la razzia chinoise de médailles...

Je raconte, dans Fin de récré (chapitre 16) qu'en 2007, 9 millions de Chinois (sur 1,3 milliards) ont passé l'examen d'entrée en Université - ce qui est le plus proche du Bac français. Et que 58% le réussirent. Donc, en première année en 2008, à peu près 5 millions de Chinois en fac(s). Contre 2,3 millions de Français...

Vous avez dit élitiste ?

J'avais ironisé dans une Note déjà ancienne sur l'enseignement du sport à l'école, qui comme toutes les autres matières, évite soigneusement de mettre les enfants en concurrence. Surtout, ne pas opposer les performances des uns aux contre-performances des autres. Ni les talents des uns aux autres talents des autres. Tous pareils, tous ététés, tous ébêtés.

J'ai enseigné des années durant en sections sport-études. Et j'ai pu apprécier l'univers schizoïde dans lequel on obligeait à vivre des gosses sommés d'être compétitifs dans leur sport d'élection, et conformes dans les autres domaines.

Pendant ce temps, on propose à notre admiration des "modèles" sportifs qui se battent comme des chiens contre d'autres compétiteurs ou contre le chronomètre. Pendant ce temps, on s'étonne de constater que nous sommes en récession (l'information date un peu, nous le savions déjà l'année dernière, mais en l'affichant aujourd'hui, on croit préparer les Français à des mesures qui permettront à quelques-uns de gagner toujours autant sur le dos de ceux qui se serreront la ceinture), et que les Français ne se battent guère pour s'en sortir - et je ne vois en l'état d'autre moyen de le faire qu'en arrachant des concessions d'envergure, non en acceptant de travailler plus pour ne pas mourir de faim.

Nous avons perdu l'envie de nous battre. Un entraîneur heureux (étranger, forcément) auquel on demandait comment ses poulains arrivaient à de tels résultats répondit, sidéré, au journaliste français : "Avec du travail, beaucoup de travail..."

Mais certains, chez nous, en savent davantage, et un ancien ministre (toujours le même : la Gauche étant aux abonnés absents, il a décidé de représenter l'opposition à lui tout seul, c'est-à-dire de quémander un poste en faisant semblant de faire de l'opposition : dois-je vraiment le nommer ?) persiste à reprocher à Darcos des programmes du Primaire où il était question, pour la première fois depuis trois décennies, que les enfants travaillent davantage. Et le ministre a partiellement entendu cet argument étrange en acceptant que la Grande Section de Maternelle n'apprenne pas certains rudiments de lecture, que la division ne soit plus étudiée qu'en CE2, et que passé et futur antérieurs disparaissent des programmes jusqu'au collège - après que les élèves auront appris les temps simples, pour lesquels il faut bien cinq ou six ans d'études...

Alors, ne gémissons pas sur le fait que la Corée du Sud ou la Jamaïque (ou la Grende-Bretagne, ou...) réussissent mieux que nous. Ne nous étonnons pas sur le fait que les Chinois, vivant au sein du système le plus férocement darwinien au monde, raflent tout ce qui passe de doré à leur portée. Et reprenons les choses à la base.

Evidemment, l'Ecole ne peut pas tout. Les parents pourraient aussi accepter de faire transpirer Moncoeur et Monchéri - ou, tout au moins, d'enlever la télé de leurs chambres. Mais là, je rêve.

 Jean-Paul Brighelli

 

PS. Je sais : j'ai promis une Note sur le Nouveau Lycée. Mais il est comme le Beaujolais, il n'est pas encore arrivé. J'aurai plus d'éléments à la fin du mois.

Commentaires

Tiens, personne ne semble avoir vu qu'il y a un nouveau fil !

Écrit par : Sylvie Huguet | 21 août 2008

Si, je l'ai vu aussi !
Je suis un peu déçu qu'il ne porte pas sur la réforme du lycée, qui m'angoisse depuis début juillet.

Mais le faux-débat entre Lang et Darcos sur le primaire augure mal d'un débat sur le lycée où l'on va sans cesse devoir choisir entre deux termes insatisfaisants :

autonomie ou statu-quo ?
réduction des horaires ou hausse des effectifs ?
et ainsi de suite.

Je ne supporte ni l'attitude bonnasse et autosatisfaite de Darcos, ni le ton tribunicien artificiel de Lang. Je pense que je vais bien me dispenser d'écouter leurs duels médiatiques à fleurets mouchetés...

Quant aux médailles des JO, si on avait disqualifié les équipes géorgiennes et russes (comme le faisaient les Grecs de l'Antiquité pour quiconque rompait la trêve olympique), on aurait eu un cessez-le-feu en dix minutes, ou on aurait remonté la France au tableau des médailles, mais en tout cas on aurait eu des résultats ! C'est parfois pas plus compliqué que cela !

Bien sûr, il faudrait préalablement prendre au sérieux toute cette machine à fric et à spectacle, ce qui serait un acte de foi assez invraisemblable...

Écrit par : sanjuro | 21 août 2008

Y'en a encore six aujourd'hui en Afghanistan à qui on a fait perdre le goût de se battre de la façon la plus efficace qui soit.
Je me sens impuissante à produire sur ce sujet quelque judicieux commentaire.
Les russes ont retrouvé le goût de se battre. Même conclusion...
Une bonne nouvelle guerre froide donnerait peut-être ses chances de renouveau à l'agreg de russe?

Écrit par : dobolino | 21 août 2008

Moi non plus, je n'arrive pas à réagir à ce post. Si ce n'est pour dire qu'il y a encore vraisemblablement une quinzaine d'exécutés par balles, en Chine, et depuis le début des jeux, qui n'auront plus le loisir de se réjouir des performances de leurs athlètes qui vivent, pour la plupart d'entre eux, la mine depuis leur plus tendre enfance.

Écrit par : Christophe Sibille | 21 août 2008

Je trouve au contraire que les résultats des Français ne sont pas si mauvais: 30 médailles ce n'est pas rien.
De plus, l'esprit de compétition à outrance ne me semble pas un but intéressant à viser en dehors de certains domaines (et encore, j'aime pratiquer le sport pour le plaisir pas uniquement pour battre les autres et quand je regarde une compétition sportive ce qui m'intéresse c'est que le meilleur gagne pas le Français s'il est moins bon).
Vieux débat, compétition ou coopération? La recherche de l'excellence nécessite-t-elle toujours de vouloir "battre" son voisin?

Écrit par : Hervé de Strasbourg | 21 août 2008

pourquoi ne pas regarder le nombre de médailles par habitant, dans ce cas on est loin devant la chine!

Écrit par : dromard | 21 août 2008

Peut-être ai-je mal compris, mais vous faites le parallèle dans ce post entre le fait que les Français aient peu de médailles ( ce qui est relatif, comme le précise un commentaire) et la "perte" de l'usage du darwinisme social pendant l'enseignement de sport ?
Alors, oui, je crois, comme les autres, que je n'ai vraiment rien à dire. Et je le dis.

Parapluie

Écrit par : Parapluie | 21 août 2008

Le sport est la 2ème matière en volume horaire en 6ème (avec les maths). On l'enseigne plus que l'histoire ou la géographie au collège. Encore qu'enseigner soir un terme qui me gène pour cette matière, dont les "enseignants" sont eux effectivement à 20 h maxi de travail par semaine (pas de copie, pas de cours à préparer, pas d'examen au collège...). Mon dieu, j'ose affirmer qu'en fonction de la matière, les profs ne fournissent pas le même volume de travail, à salaire égal ! Que je sois maudit par Lang, Darcos et les syndicats !
Nous n'avons "que" 30 médailles. La belle affaire ! Quel modèle donner à nos enfants ? La réussite sportive liée à l'argent facile, la prise de produits dopants ? Prendre 20 kg et une masse musculaire "inhumaine" en 2 ans comme notre champion de natation ? Beaucoup de régimes totalitaires ont glorifié et glorifient encore le sport darwiniste. Ils en récoltent les fruits lors des olympiades. Doit-on pour autant les envier ?
PS : Sur ces 30 médailles, 3 ont été remportées par des femmes. Voilà matière à polémique !

Écrit par : beettle | 21 août 2008

On peut souhaiter que l'école remette à l'honneur l'esprit d'émulation, voire de compétition, sans être pour autant favorable à un système férocement darwinien.

Écrit par : Sylvie Huguet | 21 août 2008

la comparaison avec les chinois est-elle judicieuse?
Quant à juger l'esprit de compétition français..."let me rigole" la plupart des fédérations sportives françaises sont gangrénées par les ambitions et les rivalités internes des dirigeants ...no more comment...au niveau sportif le constat est quasiment le même qu'au niveau de l'enseignement c'est à dire désastreux!

bonne nuit aux quelques blogueurs noctambules, bisous à mon très cher JPB ...
Saperlotte de Saperlipopette

Écrit par : Saperlipopette | 21 août 2008

Bonjour à tous,

Jeune professeur d'anglais, je n'hésite pas à valoriser ouvertement dans mes classes les performances des meilleurs élèves et les efforts des élèves plus faibles lorsqu'ils en font. Cela ne fait pas de moi pour autant un chasseur de têtes qui éprouverait un malin plaisir à écraser les "faibles".

Je viens de finir mon année de stage (IUFM de Montpellier). En début d'année, j'ai demandé en salle des professeurs, jouant sur l'ignorance du débutant et par simple provocation, pourquoi il n'y avait pas de classes spéciales dans le secondaire pour les élèves brillants alors que le système regorge de dispositifs pour les élèves en difficulté.

Après avoir reçu plusieurs regards mitrailleurs et entendu un "eh ben ça promet des raisonnements comme ça!", ma question est restée sans réponse! Je n'ai eu droit qu'à des haussements d'épaules! Le corps enseignant y aurait-il un jour réfléchi?

Je sais que ce n'est pas à la mode de parler de rigueur mais je suis convaincu, malgré mon manque d'expérience dans le métier, que seul un travail rigoureux dans un système scolaire rigoureux (et donc crédible) peut permettre à chacun de s'en sortir.

Je pense que les résultats de Laure Manaudou pendant ces Olympiades illustreront mes propos.

A bientôt et bonne fin de semaine à tous,

Nicolas

Écrit par : Nico-Anglais | 22 août 2008

Mon cher Nicolas, vous êtes hooriblement élitiste : c'est paaaaaaas bien !

Écrit par : Manu | 22 août 2008

Cher Nicolas,
Nous naissons tous égaux. Que des élites apparaissent dans tes classes n'est la plupart du temps que le résultat de déterminismes sociaux.
Une école républicaine ne doit pas être le reflet de la nature de notre société.
C'est, en tant qu'ex stagiaire, et T1, voici les préceptes d'une philosophie peut-être naïve à laquelle je me conforme.
Parapluie.

Écrit par : Parapluie | 22 août 2008

Mon Dieu oui...c'est grave Docteur? Ça se soigne?

Écrit par : Nico-Anglais | 22 août 2008

Excellent article de JP Brighelli comme d'habitude. J'approuve son constat : nous vivons une époque molle, convenue, sans couleur, sans goût et sans odeur.

Dans la salle des professeurs, pour ne citer que cet exemple, nous passons notre temps à gémir sans jamais vouloir réagir de peur justement d'être considéré comme "réactionnaire" par rapport aux problèmes que nous avons sous les yeux : les élèves sont nuls, insolents, totalement avachis dès qu'il s'agit de travailler (ce qui ne les empêchent nullement de se réveiller soudainement pour hurler et courir dans les couloirs une fois le cours terminé).

Et que faisons-nous alors ? Nous leur trouvons des excuses par ce qu'ils seraient ceci ou cela (au choix : problèmes familiaux, socialement défavorisé, appartenant à une ethnie minoritaire, en pleine crise d'adolescence, etc.etc.). Mais que devient donc l'égalité républicaine dans tout cela ? Que deviennent le mérite et l'émulation ?

Coïncidence heureuse ou malheureuse, voici justement le genre de sottise dégoulinante de bon sentiments jusqu'à la nausée que l'on trouve en lien sur la 1ère page, juste à côté de l'article de JPB. C'est un extrait d'un autre "midiblog" absolument édifiant concernant l'opinion communément admise sur l'"éducation" à l'école.

On l'aura bien cherché : que ce soit par les chinois ou par d'autres, dans tous les cas, on va se faire sévèrement botter le cul.
Êtes-vous prêts ? Attention c'est parti :

"20.08.2008
Les enfants vivent

Si un enfant vit dans la critique Il apprend à condamner.

Si un enfant vit dans l’hostilité Il apprend à se battre.

Si un enfant vit dans le ridicule, Il apprend à être gêné.

Si un enfant vit dans la honte, Il apprend à se sentir coupable.

Si un enfant vit dans la tolérance, Il apprend à être patient.

Si un enfant vit dans l’encouragement, Il apprend à être confiant.

Si un enfant vit dans la motivation, Il apprend à se faire valoir.

Si un enfant vit dans la loyauté, Il apprend la justice.

Si un enfant vit dans la sécurité, Il apprend la foi.

Si un enfant vit dans l’approbation, Il apprend à s’aimer.

Si un enfant vit dans l’acceptation et l’amitié, Il apprend
à trouver l’amour dans le monde

F.A.B.0515
Ce texte m'a été remis par la première enseignante d'un de mes enfants.
Ce fut une année pleine de richesses..."

En fait, après avoir relu cette connerie, je pense qu'on ne va pas se faire botter le cul. On va se faire carrément défoncer. On aura même plus besoin de lutter contre l'homophobie à l'école, après. C'est Jérémy qui va être content. Ouarf !

Écrit par : Manu | 22 août 2008

Nous naissons tous égaux. Que des élites apparaissent dans tes classes n'est la plupart du temps que le résultat de déterminismes sociaux.

Ecrit par : Parapluie | 22 août 2008

C'est tout à fait inexact. Il y a heureusement des gens qui ne croient plus à l'énormité des mensonges de Bourdieu.

Écrit par : Manu | 22 août 2008

Bonsoir Parapluie,

Je comprends tout à fait ta philosophie et je la respecte.

Cependant, dans nos classes, les élèves brillants ne sont pas forcément issus des "élites sociales" et les mauvais élèves des classes populaires, surtout lorsque l'on travaille dans des zones rurales, économiquement défavorisées ou sensibles, ce qui est mon cas.

Je suis moi-même issu d'un milieu populaire (mes parents n'ont pas fait d'études) et ce sont des enseignants qui m'ont fait comprendre qu'en travaillant avec rigueur et motivation, je réussirais et serais capable de choisir plus tard mon métier et de m'épanouir. Ils avaient raison.

Notre rôle est, je pense, de bloquer à la porte d'entrée de nos établissements tous les déterminismes sociaux dont tu parles.

Si nous tenons compte de toutes les composantes sociales de la société au sein même de nos classes, c'est une éducation à la carte que nous devrons alors dispenser. Dans ce cas, nous encouragerons la création permanente de niveaux à l'intérieur même de la classe. La pédagogie différenciée est utile mais ce n'est pas une solution à long terme. Avec une pédagogie différenciée permanente, je crois vraiment que je ne serais pas enseignant aujourd'hui.

Just my two cents...

Nico

Écrit par : Nico-Anglais | 22 août 2008

Mon cher Nicolas, vous êtes hooriblement élitiste : c'est paaaaaaas bien !

Ecrit par : Manu | 22 août 2008

Oulalaaa !! Dites donc , il ne serait pas un peu réac , aussi ??? Pas bien du tout , du tout !

Mais komenksassefait ?

Que fait la Police Pédagobigote pour ramener cette brebis égarée dans le troupeau ? On n' a donc pas expliqué à ce jeune homme que les médailles , le podium , la sélection , la compétition , ça n'existe que dans le sport ( comme les drapeaux et les hymnes nationaux ) .

A l'école , NON , c'est MAL , parce que l'école , c'est pas la vraie vie !

Écrit par : Amélie | 22 août 2008

Aïe aïe aïe ! Ça part fort !

Cher Parapluie, je vous préviens, vous allez vous faire allumer ! Vous avez le mérite de la franchise, mais vous agitez le chiffon rouge sous le nez d'un taureau en énonçant une idée qui est parmi celles que l'on combat le plus vivement en ce lieu.

Ne prenez pas trop personnellement les attaques qui vont peut-être suivre dans certains messages... ces derniers temps, les débats ont été vifs !

Pour ma part, je vais essayer de rester au niveau des idées.

Vous dites : « Nous naissons tous égaux. Que des élites apparaissent dans tes classes n'est la plupart du temps que le résultat de déterminismes sociaux.
Une école républicaine ne doit pas être le reflet de la nature de notre société. »

Et je crois vraiment que c'est une façon de penser dangereuse et simpliste (ne le prenez pas mal).

Que nous soyons tous égaux, c'est à la fois vrai et faux.

Nous avons la dignité humaine en partage, les droits que nous accordent la société (certains avant, d'autres après la majorité, mais bon...) et, si on en croit Descartes, la même capacité à discerner le vrai du faux.

Mais peut-on nier le fait que nous ne sommes pas tous aptes aux mêmes choses ?

Pour parler du sport, il est certain qu'on ne peut pas prendre un jeune et décréter qu'il sera haltérophile ou nageur sans considérer ce que la loterie génétique lui a donné en partage.

Et en matière d'intelligence aussi, il y a aussi des esprits vifs et des esprits lents, des mémoires photographiques, des manipulations de nombres plus ou moins aisées, etc. Il y a aussi une sensibilité naturelle à certains arts, que l'on peut encourager mais pas créer de toutes pièces.

Il y a même, j'ose le dire plus clairement, des élèves intelligents et d'autres moins intelligents. Quand j'ai dit cela en septembre dernier au début d'un cours s'adressant à des étudiants se destinant à devenir professeurs, un murmure de réprobation s'est élevé dans l'amphi !
Mais je ne vois pas pourquoi, par pure idéologie, on refuserait de le dire, alors même que des parents le constatent sur leurs propres enfants : à conditions sociales égales, deux enfants peuvent être plus ou moins doués intellectuellement, ce qui ne les rend pas inégaux sur d'autres plans...

Le déterminisme social joue un rôle considérable, c'est vrai, dans la réussite scolaire, mais il n'est pas le seul et unique facteur à prendre en compte, c'est terriblement réducteur.

Maintenant, admettre cette inégalité ne veut pas dire que l'on va classer les élèves sur la base de tests (tests de QI, par exemple, fortement contestés ici, et avec raison) et dispenser un enseignement différent aux "génies" et aux "idiots" !

Et c'est par crainte de cautionner un système imaginaire de ce genre que bien souvent on nie la réalité.

Mais on ne peut pas, sans un gâchis épouvantable, en tirer le sophisme suivant :

- les élèves sont de niveaux différents (pour des raisons sociales)
- or, ceux qui sont en échec ne peuvent pas suivre l'enseignement que suivent ceux qui réussissent,
- donc il faut aligner le niveau de nos cours sur le plus bas dénominateur commun : le niveau de l'élève le plus en difficulté.

Et c'est bien souvent le raisonnement de beaucoup de nos collègues ou inspecteurs, qui ont l'œil rivé sur les résultats les plus bas, et s'acharnent à les faire monter en réduisant leurs exigences.

Cela ne sert pas les élèves qui réussissent, car ils s'ennuient et se sentent peu pris en compte, mais cela ne sert pas non plus les élèves en échec, qui s'aperçoivent bien que l'on baisse la barre pour eux, ou ne sont pas encouragés en tout cas à faire des efforts.

L'école républicaine doit fournir à chacun les moyens d'aller au plus haut de ses capacités, voilà mon compromis sur cette question.

On ne doit pas brader un diplôme pour augmenter le nombre de ceux qui l'ont, et on ne doit pas non plus laisser monter dans le système scolaire des élèves qui n'ont pas assimilé les bases nécessaires.

Je suis favorable à un système qui pratique la sincérité dans l'évaluation, quitte à proposer des possibilités de retour aux études, des classes et du soutien adaptés, etc. pour donner toutes les chances requises à ceux qui en ont besoin. Mais rien n'est pire que de nier les différences, ou que de repousser à plus tard la résolution de problèmes graves touchant à la lecture, l'écriture, le calcul en particulier. Et si un élève atteint son plus haut degré possible de formation, je refuse de pratiquer l'acharnement pédagogique en lui bradant des niveaux de formation supérieurs pour faire plaisir au ministre !

Pour finir, je vous rejoindrai quand même sur la réponse que vous donnez à Nicolas : c'est une autre idée simpliste, dans mon esprit, que de penser que, puisque certains réussissent et d'autres pas, il suffit de les séparer pour leur donner des enseignements différents et adaptés.

On oublie ici une variable capitale chez des enfants : la dimension psychologique et affective.

J'ai enseigné dans des groupes de soutien, j'ai aussi eu des classes à option triées sur dossier : c'est dans les deux cas un vrai désastre. Les élèves se conforment à l'image qu'ils croient avoir, et on fait cours à des prétentieux arrogants ou à des élèves démotivés et de mauvaise volonté.

Tout enseignant ayant mené ses expériences vous confirmera que ce n'est pas la solution absolue, même si on peut constater dans certains cas que cela marche : à terme et en moyenne, le gain ne justifie jamais le prolongement du dispositif.

En résumé, l'enseignement ne devrait pas être considéré uniquement sous l'angle sociologique, car on risque de faire de terribles simplifications : il y a aussi des dimensions individuelle, psychologique, culturelle, qui créent de la complexité.

Écrit par : Sanjuro | 22 août 2008

Pareto disait que "l'histoire est le cimetière des aristocraties", entendant par un renouvellement des élites qui se fait par une circulation à l'intérieur du corps social. La méritocratie républicaine idéale se voulait un remplacement "sans violence" en formant une élite homogène et en inculquant une vision du monde conforme à l'histoire de France, avec les contradictions (vouloir l'égalité et des privilèges pour soi, etc.) que tout le monde connaît.
Pour que cette circulation (n'employons pas le mot de sélection pour ne pas faire peur aux belles âmes qui croient revenir le spectre du darwinisme social, ce qui est absurde) se fasse sans violence, encore faut-il avoir le projet d'une élite choisie selon des principes admis par tous (l'Ecole, etc.). Longtemps la compétence a prévalu sur la connivence. On n'est pas sûr que cela reste le cas dans un futur proche.
Le message de J.P. Brighelli est là pour nous rappeler que le mot d'élite n'est pas une injure; je suis frappé d'ailleurs de voir combien le vieux fond radical a disparu dans notre pays : la valorisation de l'effort inviduel, la méfiance instinctive à l'égard du Behemoth étatique (pour changer un peu du fameux Léviathan!!!!), etc. tout ce qu'on trouvait chez Alain comme philosophe de la République, tout cela a disparu. Je ne parle pas ici des restes des radicaux qui se partagent le fromage électoral, je parle des idées..
En tout cas cet équilibre entre l'individu et le collectif me semble plus intéressant à creuser pour ceux qui s'intéressent à la valorisation de l'effort individuel dans un cadre républicain au lieu des bondieuseries solidaristes, cette tisane inspide à la Léon Bourgeois... qu'on a d'ailleurs réédité l'an dernier! Tout est question de goût, si certains aiment la tisane, libre à eux d'en faire une indigestion mais de là à en faire un nectar...

Écrit par : Sénéchal | 22 août 2008

"Nous naissons tous égaux. Que des élites apparaissent dans tes classes n'est la plupart du temps que le résultat de déterminismes sociaux."

Ecrit par : Parapluie | 22 août 2008

Il me semble bien avoir lu, dans le message de Parapluie, "la plupart du temps", ce qui rend son message rigoureusement exact.
Par ailleurs, il ne me semble pas avoir lu que cela impliquait que "c'était comme ça", qu'il n'y avait rien à y faire, et que c'était joué.
Je suis bien certain que, tout autant que Manu, Parapluie fait le maximum dans sa classe, avec un peu de "pédagogie différenciée" (qui, si elle n'est pas la panacée, peut être parfois très utile, ce que Sanjuro reconnaît implicitement dans son message que je trouve très mesuré), pour mener chacun de ses élèves le plus loin possible, et avec les dispositions propres de chacun d'entre eux.
Merci en tous cas à Sanjuro pour ne pas sous estimer la "dimension psychologique et affective".
Merci aussi à Saperlipopette pour nous rappeler quels paniers de crabes sont souvent les fédérations sportives.

Écrit par : Christophe Sibille | 22 août 2008

Salut à tous,

Je ne disais pas qu'il fallait faire des classes réservées ont bons élèves. J'ai posé la question en salle de classe par simple provocation.

A bientôt,

Nico

Écrit par : Nico-Anglais | 22 août 2008

Vous ne croyez pas que Parapluie, comme le dit si bien son pseudo, a simplement voulu expliquer comment lui (elle) se protégeait des averses orageuses à L'IUFM ou lorsqu'il était en stage ?

Écrit par : catmano | 22 août 2008

""Nous naissons tous égaux. Que des élites apparaissent dans tes classes n'est la plupart du temps que le résultat de déterminismes sociaux."

Ecrit par : Parapluie | 22 août 2008

Il me semble bien avoir lu, dans le message de Parapluie, "la plupart du temps", ce qui rend son message rigoureusement exact.
Par ailleurs, il ne me semble pas avoir lu que cela impliquait que "c'était comme ça", qu'il n'y avait rien à y faire, et que c'était joué.

Ecrit par : Christophe Sibille | 22 août 2008"

J'admire votre persévérance (CS) mais ici c'est effort-travail-compétition, tout-le-monde-peut-réussir-grâce-au-travail-les-enfants-du-quart-monde-n'ont-pas-de-handicap-socio culturel-etc.... Et l'école d'autrefois ne reproduisait pas les inégalités!!!!

J'exagère un peu? si peu....


D'ailleurs même les nouveaux profs qui sortent de l'IUFM (sans être lobotomisés, quelle force de caractère! ) le savent!

Écrit par : Hervé de Strasbourg | 22 août 2008

Je crois que Parapluie parlait un peu au second degré. Et je dirai à Nicolas que les linguistes, et les anglicistes particulièrement, ont été parmi les premiers à ressusciter les groupes de niveau, rebaptisés "groupes de compétence", en dissociant (par exemple dans le travail en labo de langues) ceux qui avaient des facilités et ceux qui ramaient encore. Les pédagos savent tellement, au fond, que le collège unique est invivable, qu'ils ont accepté cette dissociation sans rien dire... Et pourtant, c'est peut-être en langues que le déterminisme social est le plus fort - entre ceux que leurs parents envoient chaque été dans un pays anglo-saxon et ceux qui apprennent l'anglais en écoutant Mika ou Tokio. Mais on préfère fustiger ceux qui ont une bibliothèque à la maison, et les prier de se mettre au niveau de leurs petits camarades moins favorisés, qui ont trois postes de télé.
JPB

Écrit par : brighelli | 22 août 2008

Merci Sénéchal pour avoir cité Pareto. Je pense que la relecture de ce philosophe désormais presque oublié pourrait s'avérer salutaire au plus grand nombre...

Écrit par : isa | 22 août 2008

Wikipedia , Pareto " Les systèmes socialistes" :


« Toute élite qui n'est pas prête à livrer bataille, pour défendre ses positions, est en pleine décadence, il ne lui reste plus qu'à laisser sa place à une autre élite ayant les qualité viriles qui lui manquent. C'est pure rêverie, si elle s'imagine que les principes humanitaires qu'elle a proclamés lui seront appliqués: les vainqueurs feront résonner à ses oreilles l'implacable vae victis. Le couperet de la guillotine s'aiguisait dans l'ombre quand, à la fin du siècle dernier (ndlr : fin XVIIIe donc), les classes dirigeantes françaises s'appliquaient à développer leur "sensibilité". Cette société oisive et frivole, qui vivait en parasite dans le pays, parlait, dans ses soupers élégants, de délivrer le monde de "la superstition et d'écraser l'infâme", sans se douter qu'elle-même allait être écrasée. »

Écrit par : Amélie | 22 août 2008

"ceux qui apprennent l'anglais en écoutant Mika ou Tokio."

JPB

Ecrit par : brighelli | 22 août 2008

"Tokio", c'est "Tokio Hotel"? C'est plutôt l'allemand, alors?
J'entendais un responsable de centre culturel allemand, (dans l'émission de Philippe Meyer, sur "inter", dimanche dernier), se réjouir du néo-engouement pour cette langue dûe à l'audience géante de ce groupe... Qu'en penser?

Écrit par : Christophe Sibille | 22 août 2008

Quelques citations sur l'élitisme :

" S’il est juste de s’élever contre une sélection scolaire imposée, fondée sur la fortune,l’état social et contre un système scolaire basé exclusivement sur la sélection, celà me paraît une erreur de réclamer une école qui n’habitue pas à être jugé. Ce serait peut être une institution de charité ou d’assistance, mais seulement à court terme : Je ne crois pas qu’il en sortirait des citoyens véritablement libres et responsables. " PRIMO LEVI


" La démocratie consiste à recruter l'élite dans la masse et non pas confondre l'élite avec la masse. " ALAIN

" Il faut s'efforcer d'être le meilleur par rapport … à soi-même." BIBI.
(Le Daïli Lama a dû sans sans doute déjà sortir un truc de ce genre)

Écrit par : patrickinstit | 22 août 2008

Et pourtant, c'est peut-être en langues que le déterminisme social est le plus fort - entre ceux que leurs parents envoient chaque été dans un pays anglo-saxon et ceux qui apprennent l'anglais en écoutant Mika ou Tokio.

Ecrit par : brighelli | 22 août 2008

Faux ! (Enfin, j'ai un contre-exemple ;o) )
Je parle anglais comme une vache corse, et en tous cas pas à la maison, mes filles n'ont jamais fait de voyages linguistiques (moi, si, oyez le résultat) et elles sont quasiment bilingues, ou du moins très bonnes en anglais (20 au bac à l'oral pour l'une d'elles).
Gràce à l'école (privée.... ), et/ou aux séries US en VO ?
Alors, pourquoi pas Mika ?

Écrit par : yann | 22 août 2008

33 médailles au dernier pointage.
C'est pas si mal, surtout en nombre par habitant, en effet, et si on considère les moyens mis en oeuvre. Savez vous que les USA ont fait reconstruire à l'identique la piste de BMX pour pouvoir s'entrainer chez eux ?
Et puis, dans de nombreux sports de performance, la différence entre l'or, l'argent ou le bronze (et la quatrième place) se joue à un poil de cul, même dans les sports duels ou collectifs avec comptage (escrime, hand, etc.).
Et puis, des médailles en gymnastique et en lutte pour la France, ça fait longtemps qu'on n'en avait pas vu.
Je ne pense pas que l'on puisse utiliser les résultats de ces jeux pour démontrer par a + b que le goût de l'effort s'est perdu en France, et patati et patata, ma brave dame.
Que certains sportifs aient un ego surdimensionné allié à un bagage technique insuffisant pour gagner, comme en judo, d'accord. Mais ce n'est pas la majorité.

Écrit par : yann | 22 août 2008

Les messages avec liens ne passent pas depuis hier . Que fait la régie ? :-))))

Écrit par : Amélie | 22 août 2008

Puisque je vois qu'il y a des amateurs de Pareto, j'ose encombrer le forum avec quelques citations qui donneront peut-être à quelques uns l'idée de se plonger dans le Traité de sociologie générale, ouvrage inactuel mais dont la plume féroce permet bien souvent de crever les baudruches gonflées de vanité et de suffisance. Oui, il est regrettable qu'on ne mentionne pas Pareto et que les nullités journalistiques s'extasient devant les pitreries sociocomiques d'un Maffesoli, mais je n'ai rien dit. Les classiques (de la sociologie et d'ailleurs) restent, les produits jetables disparaîtront. Il y a quand même une justice.

Que les allergiques à Pareto passent donc leur chemin! Bonne lecture aux autres! Quelle chance pour ceux qui ne l'ont jamais lu de pouvoir enfin rire sans culpabilité des fausses idoles...

§585 « Le protestant qui accepte sincèrement l'autorité de l'Écriture Sainte, le catholique
qui accepte l'autorité du pape prononçant ex cathedra, manifestent le même phénomène sous
une forme différente. On le voit également dans le fait de l%2

Écrit par : Sénéchal | 22 août 2008

Les messages avec liens ne passent pas depuis hier . Que fait la régie ? :-))))

Ecrit par : Amélie | 22 août 2008

Tous les messages qui ont le malheur d'être sélectionnés par la machine et soumis à recopie du code ne passent plus au moins depuis hier...

Écrit par : catmano | 22 août 2008

Pareto viendra lorsque la machine remarchera....
Désolé.

Écrit par : Sénéchal | 22 août 2008

D'accord avec Yann : quand on regarde le tableau des performances des français aux JO, les résultats sont plutôt nettement à la hausse par rapport à il y a 20, 30 ou 40 ans.

Je trouve d'ailleurs que la réussite relative du sport français illustre bien le constat de l'OCDE (auquel se réfère Michéa dans "L'enseignement de l'ignorance") qu'aujourd'hui la société a besoin de 20 % de la population performante et d'occuper les 80 % restants plus ou moins utiles à diverses distractions.

Et cette élite sportive française on l'a bel et bien formée en mettant soigneusement de côté toutes les belles paroles pédagoles.

Et dans le cas des sports professionnels, on peut même se demander aujourd'hui dans quelle mesure on ne l'a pas formée, cette élite, dans le but de faire vivre par procuration l'ivresse des hauteurs au reste de la population soigneusement décervelée et émasculé !

On pourrait appeler ça la condition d'homme sandwich chez le sportif de haut niveau.

Écrit par : johnmarguerite | 22 août 2008

J'avoue être quelque peu stupéfait par la naïveté de monsieur Brighelli.
Croit-il réellement que le travail est la seule cause de la réussite des athlètes? N'a-t-il jamais entendu parler de l'aide chimique que certains d'entre eux utilisent?
Les réussites spectaculaires de quelques nations dans des disciplines suspectes, comme la Jamaïque en sprint ou la Grande-Bretagne en cyclisme sur piste, n'éveillent-elles en lui aucun soupçon?
Pense-t-il vraiment qu'on doive prendre pour argent comptant les déclarations de ces entraîneurs dont les protégés accumulent les performances?
Ces jeunes gymnases chinoises, dressées à la dure depuis leur plus jeune âge afin de réaliser un rêve olympique qui n'est pas le leur, ont-elles, selon lui, reçu une éducation idéale?

Par ailleurs, comment peut-on sérieusement comparer le système éducatif français avec celui de la Chine, dont la face moderne ne doit pas faire oublier que les trois quarts du pays sont sous-développés? Le caractère particulièrement sélectif chinois, n'est-il pas implement dicté par le manque de moyens.

Enfin, le darwinisme social est-il compatible avec les différentes prises de position politiques de Monsieur Brighelli? Peut-on réellement s'en réclamer et combattre le néolibéralisme? Refuser l'égalitarisme niais implique-t-il vraiment de renoncer à s'occuper de tous pour se concentrer sur une élite?

Si l'émulation et même la compétition peuvent être de bonnes choses, l'excès dans leur utilisation me paraît aussi néfaste que les pédagogeries de Meirieu et compagnie.

Écrit par : Sissa | 22 août 2008

Zut, j'ai perdu aussi un commentaire avec lien où je parlais de Boris Diaw, ailier titulaire de l'équipe de France de basketball, et de Yannick Noah, le tennisman (pas le chanteur !).

Ces deux sportifs représentent pour moi l'excellence sportive atteinte grâce à un cheminement intérieur qui leur a permis de dépasser la notion de compétition pour la transformer en un combat philosophique contre soi-même, et surtout, surtout pas en éludant pas cette notion même de compétition, mais au contraire, en la prenant à bras le corps pour parvenir à une meilleure connaissance d'eux-même.

Ce chemin-là est justement celui que la pédagogie moderne refuse à nos élèves sous prétexte de leur épargner le traumatisme inhérent à tout échec survenant au cours d'une recherche de la performance.

Le résultat est très simple, et je l'observe dans mon sport, le basket : des centaines de milliers d'adorateurs de la performance et du paraître qui encensent leurs idoles sans le moindre début d'esprit critique dans un présent devenu mythologique.

Écrit par : johnmarguerite | 22 août 2008

J'oubliais !

Si je parle de Boris Diaw, c'est qu'il est passé par l'école Freinet et qu'il a toujours été jugé "trop collectif" tandis que Yannick noah a écrit un très bon livre sur la condition de sportif de haut niveau qui s'appelle "Secrets, etc".

Écrit par : johnmarguerite | 22 août 2008

@manu :
"Dans la salle des professeurs, pour ne citer que cet exemple, nous passons notre temps à gémir sans jamais vouloir réagir de peur justement d'être considéré comme "réactionnaire" par rapport aux problèmes que nous avons sous les yeux : les élèves sont nuls, insolents, totalement avachis dès qu'il s'agit de travailler (ce qui ne les empêchent nullement de se réveiller soudainement pour hurler et courir dans les couloirs une fois le cours terminé)."

Ah, qu'il était bon le temps où les élèves rechignaient à partir en récré !

****
@Sanjuro
"Il y a même, j'ose le dire plus clairement, des élèves intelligents et d'autres moins intelligents. "

Je pensais que cette idée des élèves "bons" et les autres "méchants" avait disparu... Quelle intelligence ? Celle qui fait coller à tes attentes de profs les comportements des gamins ? Et si, plutôt que d'intelligence, c'était surtout la consigne et le rapport à l'écrit qui pêchait chez la plupart des élèves "mauvais" ou "inintelligent" ?
Et ces capacités à résoudre des exercices écrits, à raisonner, n'est-elle pas justement exercée dans la vie quotidienne selon le milieu social dans lequel on vit (en plus du "bain" culturel, quoique j'ai des doutes sur la qualité de l'eau de certaines familles bourgeoises) ?

"la valorisation de l'effort individuel, la méfiance instinctive à l'égard du Behemoth étatique (pour changer un peu du fameux Léviathan!!!!), etc. tout ce qu'on trouvait chez Alain comme philosophe de la République, tout cela a disparu."

Qu'est ce que la valorisation de l'effort ? Doit-on applaudir les bonnes copies, et dénigrer les mauvaises? Enfin, mince, je ne crois pas que les "bons" élèves (cad >12) manquent de bonnes appréciations, ni de bons bulletins, ni de sourires ou de remarques positives quand on leur rend leur copie !

"Longtemps la compétence a prévalu sur la connivence."

Si j'entretiens le spectre du darwinisme social, tu entretiens l'idée que la compétence servait à niveler la société. On est quitte non ? Voyons, chez nos élites, y-a-til de la consanguinité ? Je m'arrête là.

"J'ai enseigné dans des groupes de soutien, j'ai aussi eu des classes à option triées sur dossier : c'est dans les deux cas un vrai désastre. Les élèves se conforment à l'image qu'ils croient avoir, et on fait cours à des prétentieux arrogants ou à des élèves démotivés et de mauvaise volonté."

A cela, j'adhère, je dis oui ! oui ! oui !

"En résumé, l'enseignement ne devrait pas être considéré uniquement sous l'angle sociologique, car on risque de faire de terribles simplifications : il y a aussi des dimensions individuelle, psychologique, culturelle, qui créent de la complexité."
Mais doit-il n'être considéré que sous l'angle des compétences, des niveaux, et sous le spectre d'une élite ? Ces enfants, que certains veulent séparer des "Intelligents", obtiendront le droit de vote dans une décennie. Jugés inintelligents par une élite présomptueuse, ils ont été mis dans une classe de niveau, tel que le prône certains ici. Leur esprit d'enfant, même si "limité biologiquement" à en croire certains, n'en est pas moins malléable, avide de connaissances et d'expériences cognitives. En classe poubelle, je veux dire de plus faible niveau, notre gamin va se retrouver à mettre le zouc constamment.... C'est moyen pour construire sa capacité d'analyse et son esprit critique ! Et résultat, son école à lui, ce sera la télé, les publicitaires, internet, msn etc. Et alors là, oui, on pourra crier au feu quand ceux-là prendront leur bulletin ans savoir ce qu'est le vote.

Bon, bonne continuation à tous, c'est la première fois à vrai dire que je mets le doigt dans l'engrenage des commentaires sur un blog "communautaire". S'il y a deux écoles, celles de la pédago-bigotterie, et celle du retour aux valeurs élitistes, sachez que je ne suis d'aucune. Je crois que c'est le cas de beaucoup ici. Je n'aime pas les choses tranchées, noir ou blanc, et surtout les gens qui croient connaître LA mesure qui changera tout. C'est ce que jai essayé de dire, sans le talent littéraire de certains collègues. Pardon si mes termes ont été confus (je pense à "égaux")

Parapluie
(garçon, 24 ans, Paris, TZR, Physique Chimie)

Écrit par : Parapluie | 22 août 2008

J'ai trouvé une idée de bouquin sur l'école qui me parait assez lisible et qui correspond un peu beaucoup à ce que j'ai trouvé ici.
Un bouquin à plusieurs mains.
Un parent candide et abasourdi narre avec humour de la maternelle au secondaire les bizarres mésaventures incompréhensibles auquel il se heurte en scolarisant ses enfants ou en les inscrivant en école de musique ou de sport.
Pour chaque chapitre écrit, de la maternelle au collège, un professeur rédige en miroir un chapitre réponse où il explique comme vous le faites ici quand on vous pose des questions les hallucinants soubassements pédagogiques de cet incompréhensible état de fait.
Ça devrait faire un tabac car beaucoup de parents sont dans un état de totale incompréhension sur pas mal de sujets scolaires et se voient donner des réponses ultrapsycho bidules et tellement incompréhensibles qu'ils en concluent que l'école moderne est un lieu très scientifiquement organisée et qu'ils sont complètement out et gravement débiles.
Je peux tenter un texte sur la scolarisation maternelle de mon fils qui fut croustillante, le gamin ayant eu l'outrecuidance d'y entrer à deux ans trois mois en sachant parler, se concentrer sur une tâche une quinzaine de minutes et distinguer lui-même d'autrui et le faire décoder par Catmano.

Écrit par : dobolino | 22 août 2008

Cher Nicolas,
Nous naissons tous égaux. Que des élites apparaissent dans tes classes n'est la plupart du temps que le résultat de déterminismes sociaux.
Une école républicaine ne doit pas être le reflet de la nature de notre société.
C'est, en tant qu'ex stagiaire, et T1, voici les préceptes d'une philosophie peut-être naïve à laquelle je me conforme.
Parapluie.

Ecrit par : Parapluie | 22 août 2008

Ce serait d'ailleurs la meilleure façon de répondre à ce genre de dégoulinade. Pärapluie plaisant, je suppose?

Écrit par : dobolino | 22 août 2008

Ah ben non, au temps pour moi... Il y croyait vraiment... Remarquez, il ne dit pas que des choses fausses.

J'aimerais néanmoins répondre à quelques unes de ses petites phrases :

"Ah, qu'il était bon le temps où les élèves rechignaient à partir en récré !"

Dans ma classe, il n'a pas encore disparu, ce temps. C'est drôle, hein ? Peut-être est-ce parce qu'ils sont petits...

"Et ces capacités à résoudre des exercices écrits, à raisonner, n'est-elle pas justement exercée dans la vie quotidienne selon le milieu social dans lequel on vit (en plus du "bain" culturel, quoique j'ai des doutes sur la qualité de l'eau de certaines familles bourgeoises) ?"

Alors ça, ça me choque horriblement ! J'ai eu dans mes classes des gosses d'un peu toutes les couleurs, d'un peu tous les milieux et je n'ai jamais, mais alors jamais, remarqué qu'il y ait un quelconque lien indéfectible entre la capacité à résoudre un exercice écrit ou à raisonner et le milieu d'origine !
Il m'a sans doute fallu "traduire" parfois les énoncés pour certains enfants en grande faiblesse lexicale, mais la résolution ou le raisonnement, ça, non !
Quant à la faiblesse lexicale, on est là pour ça, que je sache !

Écrit par : catmano | 22 août 2008

Je suis bien certain que, tout autant que Manu, Parapluie fait le maximum dans sa classe, avec un peu de "pédagogie différenciée" (qui, si elle n'est pas la panacée, peut être parfois très utile, ce que Sanjuro reconnaît implicitement dans son message que je trouve très mesuré), pour mener chacun de ses élèves le plus loin possible, et avec les dispositions propres de chacun d'entre eux.

Ecrit par : Christophe Sibille | 22 août 2008

Voilà qui me motive encore un peu plus à raconter la PS de mon fils! Sibille, vous y croyez à la réalité dans les classes de ce que vous écrivez, franchement?

Écrit par : dobolino | 22 août 2008

La faiblesse lexicale ne peut-elle être liée à l'origine sociale?
Je fuis, restez entre vous, le monde continue à tourner.
Il y avait un commentateur qui disait que je m'étais "perdu"par ici. Ca n'est pas faux.
Do not feed the troll. Ce blog est à lui même un immense troll.
Il n'y a pas débat possible dans des commentaires de blog, puisque chacun vient avec ses convictions, et la multitude dilue le propos, dans un sens ou dans l'autre. Cela me fait penser à ces applaudissements qui suivent Brighelli dans chacune des émisions de télévisions qu'il fait.

Écrit par : Parapluie | 22 août 2008

Catmano, Agnès Pagis veut m'inviter à discuter avec sa fille Julie. Tu sais, celle qui était à H IV avec Marie et qui a intégré major à Ulm. Après, elle a bifurqué vers la socio et elle est en train de finir sa thèse de doctorat. Ses parents craquent, eux, les babas des années 70, car elle est à fond dans ce schmurtz de déterminisme social et Agnès qui fait du soutien scolaire quasi-bénévole aux minots de Montbrun ne sait plus comment la convaincre que ce propos est la nouvelle manipulation en vogue pour créer Le Meilleur des Mondes.
A noter que cette brillante élève, éduquée au milieu d'un troupeau de chèvres au fin fond d'une vallée perdue, et vivant avec un jazzman, elle-même trompettiste, rentre à fond dans la combine et est plus manipulée que manipulatrice malgré son excellence intellectuelle et son atypique éducation.
Si Agnès met son projet à exécution, je vous invite au débat.

Écrit par : dobolino | 22 août 2008

La faiblesse lexicale ne peut-elle être liée à l'origine sociale?


Ecrit par : Parapluie | 22 août 2008

Si, bien sûr. A deux ans, elle l'est. Si l'école fait son travail avec tout le monde, à quinze ans, il n'y a plus de faiblesse lexicale dans la langue maternelle liée au milieu d'origine. Pour les langues étrangères, il est évident, comme dit plus haut, que celui qui bénéficie de séjours linguistiques pendant les vacances ira de l'avant. Mais comment se fait-il qu'un pays riche comme le nôtre, et riche en échanges universitaires, ne puisse envoyer à l'étranger l'été, en séjour linguistique, des enfants doués ou moins doués mais volontaires et travailleurs de milieux défavorisés. D'autant plus que, si on acceptait d'admettre qu'il y a des meilleurs sur lesquels il faut investir, ce pourrait se faire sous forme d'échanges entre pays, à moindre coût.
A force de ne vouloir léser personne, on renforce les déterminismes sociaux. Il est évident qu'on ne peut se permettre d'envoyer tout le monde en séjour linguistique intensif mais ce n'est pas une raison pour en priver des élèves méritants et nécessiteux.
De même, il est sans grand intérêt de trainer à l'opéra un gars qui ne rêve que de chasse au sanglier et de balltrap. On peut, en tant que professeur de musique, histoire et français, trier les élèves qui tireront profit de la sortie et/ou se sentent motivés pour découvrir l'opéra.Y'a pas honte à ça et, de toute façon, notre jeune Nemrod poussera un ouf de soulagement s'il n'est pas sélectionné et peut aller faire un tour en Quad à la place ou une visite d'un atelier de mécanique moto.

Écrit par : dobolino | 22 août 2008

Ca y est, le sport n'est plus le sujet du fli.
J'en remets quand même une couche en vous copiant-collant un commentaire que je fis naguère dans l'indifférence générale (Robin faisait de la poésie, et les autres parlaient sexe), pour répondre à JPB qui écrit : "J'avais ironisé dans une Note déjà ancienne sur l'enseignement du sport à l'école, qui comme toutes les autres matières, évite soigneusement de mettre les enfants en concurrence. Surtout, ne pas opposer les performances des uns aux contre-performances des autres. Ni les talents des uns aux autres talents des autres. Tous pareils, tous ététés, tous ébêtés.".

Voilà :
En gros, la position de JPB, c’est : « pédagogie de projet » vs esprit de compétition (en gros).
Et « pédagogie de projet », çà fleure bon son Meirieu, autrement dit, çà doit être débile.
Je me suis farci la lecture des critères d’évaluation et de notation des sports scolaires (voir ftp://trf.education.gouv.fr/pub/edutel/bo/2002/25/competence.pdf) et, ma foi, je trouve que ce n’est pas si débile que çà. Autant la « pédagogie de projet » dans l’enseignement des sciences (mort aux TPE et autres TIPE !!) est une vaste fumisterie, autant, en sport, je lui trouve des attraits certains.
Il suffit de lire les témoignages des uns et des autres sur leurs années d’école pour constater que, dans l’ensemble, le sport a laissé plus de mauvais que de bons souvenirs (les premiers émois sexuels de D.. au grimper de corde, ceux de JPB dans la boue, les miens à la piscine Molitor). Et il faut vraiment avoir la tête dans le c.. pour ne pas voir que les élèves ne sont pas du tout égaux devant l’activité sportive.
La « pédagogie de projet » peut permettre (si elle est bien comprise et maîtrisée par le prof, ce qui est le cas la plupart du temps, il ne faut pas prendre les profs d’EPS pour des sportifs bas du front) aux enfants en difficulté devant une activité d’y trouver du plaisir, de s’y affirmer, par la performance ou par l’aptitude technique.
Je pratique et enseigne (à temps très partiel) le judo. J’ai dit plus haut que je préférais le modèle de Jigoro Kano à celui du baron de Coubertin. Si je souscris à titre personnel au « citius, altius,fortius », je préfère la valeur éducative des trois principes du judo :
« Ju » : l’adaptation
« Seiryoku Zenyo » : l’utilisation optimale de l’énergie (vous savez, l’histoire du petit qui bat le gros).
Mon préféré : « Jita Kyoei » : entraide et prospérité mutuelle .
Et bien, je retrouve (en gros) l’esprit de ces trois principes dans l’esprit de la « pédagogie de projet », en tous cas dans les systèmes parfois complexes d’évaluation fabriquées pour elle.
Bien sûr, certains sports sont plus faciles que d’autres à juger sur une base technique. Mais même pour les sports de performance pure (athlé, natation), les concepteurs du système se sont creusé la tête pour que chacun aie sa chance.
En natation, il ne suffit pas de nager vite. Et la conformité au « projet » (temps à réaliser sur 250 m) ne compte que pour 3 points. Un bon nombre de points peut être obtenu en variant les nages, en faisant l’effort de faire du papillon, même pas vite.
Et de nombreuses disciplines permettant à tout un chacun de montrer ce qu’il peut faire ont vu le jour à l’école depuis notre glorieuse époque. Acrosport, course d’orientation, lutte scolaire, etc. .
Rien n’est parfait. Cà n’empêchera pas les crétins d’être des crétins, les machos des machos et les faignasses des faignasses. Mais l’EPS est quand même devenue bien moins ennuyeuse qu’avant, et il faut en remercier les profs qui tentent de varier les plaisirs. Même s’il en reste sûrement qui continuent à donner des ballons pour aller glander dans un coin en attendant la sortie. Mais je n’en connais pas …

Ecrit par : yann | 05 juin 2007

Écrit par : yann | 22 août 2008

Ah, si, on avait répondu, Yann! J'étais déjà d'accord et le suis toujours.

Écrit par : dobolino | 22 août 2008

La faiblesse lexicale ne peut-elle être liée à l'origine sociale?
Ecrit par : Parapluie | 22 août 2008

Relisez attentivement ce que j'ai écrit. Au besoin, faites l'analyse logique et grammaticale des phrases et des propositions qui les composent.
Après, nous pourrons dialoguer sur des bases saines.

Je veux bien traduire à Kevin ou à Cindy l'énoncé du problème de CE1 dans un français qu'ils comprennent, mais j'avoue que faire le même effort pour un grand garçon de 24 ans plus diplômé que moi, ça me fatigue.
Et encore bravo à mon ex-élève J., 16 ans et demi, fils d'immigré sans-papiers jusqu'à une date assez récente, pour sa mention Bien au bac S !
(Edvige, ne fouine pas, je te dis qu'il les a, maintenant, ses papiers !)

Écrit par : catmano | 22 août 2008

"vous y croyez à la réalité dans les classes de ce que vous écrivez, franchement?"

Ecrit par : dobolino | 22 août 2008

En français, ça donne quoi, cette phrase? ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 22 août 2008

D'ailleurs, le sujet de départ n'est pas le sport mais le goût de la performance, le désir de gagner et l'élitisme qui consite à mettre le paquet sur les sujets prometteurs, ce qui constitue ou non une raison pour d'une part fusiller leur santé à coup de dopants divers et d'autre part envoyer ceux qui, sélectionnés à quatre ans, se révèlent moins prometteurs que prévu à quatorze ans à la mine. Le sport n'était que l'exemple choisi par Brighelli et non le sujet en lui-même, si j'ai bien compris.

Écrit par : dobolino | 22 août 2008

"vous y croyez à la réalité dans les classes de ce que vous écrivez, franchement?"

Ecrit par : dobolino | 22 août 2008

En français, ça donne quoi, cette phrase? ;-)

Ecrit par : Christophe Sibille | 22 août 2008
Vous croyez vraiment que cette pédagogie différenciée dont vous parlez et qui amènerait chacun au meilleur de ses possibilités existe réellement dans les classes autrement que de façon très anecdotique?????

Écrit par : dobolino | 22 août 2008

Et encore bravo à mon ex-élève J., 16 ans et demi, fils d'immigré sans-papiers jusqu'à une date assez récente, pour sa mention Bien au bac S !
(Edvige, ne fouine pas, je te dis qu'il les a, maintenant, ses papiers !)

Ecrit par : catmano | 22 août 2008

Et puisqu'on y est, bravo aussi à mon ex-élève turc dont personne ne parlait français à la maison, et qui est architecte alors que son papa était maçon...

Écrit par : Maminou | 22 août 2008

Elle existe, oui, et dans plus de classes qu'on imagine. Même si, encore une fois, il y a beaucoup à faire.
Notamment en ce qui concerne la formation des enseignants, (licence pluridisciplinaire + deux vraies années de formation). Avec le concours en sortie de licence. Mais, là, je rêve.

Écrit par : Christophe Sibille | 22 août 2008

Pour en revenir aux idées reçues de Parapluie : j'ai passé toute ma carrière dans un lycée très bourgeois, où les élèves, dans leur grande majorité, n'avaient pas de handicap socio-culturel. Il n'empêche qu'en matière de curiosité intellectuelle, d'intelligence des textes, d'aptitude à l'écrit, les différences étaient considérables. Pourquoi s'acharner à nier que certains sont plus "doués" que d'autres (je parque le mot dangereux entre guillemets, mais je risque néanmoins de me faire conspuer) ? Cela ne veut pas dire qu'on laissera les autres à l'abandon.

Écrit par : Sylvie Huguet | 22 août 2008

En tout cas, ce n'est pas moi qui vous conspuerai, Sylvie.
En sport, comme en musique, comme en "arts visuels", comme en expression écrite ou orale, comme en mathématiques, il est évident que les "hommes naissent libres et égaux", mais "en droits" seulement ! Comme disait ma grand-mère, quoi qu'on fasse, il est évident qu'il y en a qui n'ont pas sucé la Tour Eiffel pour la rendre pointue !
Ce que je contestais des propos de Parapluie, c'était le "déterminisme social" et cette fichue idée selon laquelle l'École n'y pourrait rien.

Écrit par : catmano | 22 août 2008

M. Brighelli, votre note était lamentable. Vos remarques sur le sport sont d'un niveau encore plus consternant que celui des commentateurs de france 2.
Je vous cite :

Nous avons perdu l'envie de nous battre. Un entraîneur heureux (étranger, forcément) auquel on demandait comment ses poulains arrivaient à de tels résultats répondit, sidéré, au journaliste français : "Avec du travail, beaucoup de travail..."

L'étranger est toujours meilleur que le français et se bat toujours plus, ben voyons... Il y a un certain nombre d'athlètes français qui ont travaillé très dur et ont réussi à remporter des médailles. Pour lire un peu la presse internationale, je n'ai jamais lu que toutes les athlètes du monde travaillaient dur et qu'en revanche les français ne foutaient rien...




"Alors, ne gémissons pas sur le fait que la Corée du Sud ou la Jamaïque (ou la Grende-Bretagne, ou...) réussissent mieux que nous. Ne nous étonnons pas sur le fait que les Chinois, vivant au sein du système le plus férocement darwinien au monde, raflent tout ce qui passe de doré à leur portée. Et reprenons les choses à la base."

Avec un niveau de mathématiques de CE2, il est possible de se rendre compte qu'avec plus d'un milliard d'habitants, statistiquement c'est normal qu'ils aient plus de médailles. C'est comme si la France se comparait à l'Irlande qui n'a que deux médailles.
Le sport, ce n'est pas que du travail, c'est aussi de la réussite du talent et pour gagner le dopage peut aider aussi...
Faire concourir des filles de 12 ans, cela aide aussi pour la gymnastique. Je vous laisse cependant fantasmer sur la Chine et eux au moins ils savent bosser. 12 heures par jour, c'est quand même mieux que nos 35 heures de feignasses.


"J'avais ironisé dans une Note déjà ancienne sur l'enseignement du sport à l'école, qui comme toutes les autres matières, évite soigneusement de mettre les enfants en concurrence. Surtout, ne pas opposer les performances des uns aux contre-performances des autres. Ni les talents des uns aux autres talents des autres. Tous pareils, tous ététés, tous ébêtés."

C'est un mensonge et de la mauvaise foi. Pendant tout ma scolarité, j'ai été noté selon mes performances, il y avait un barême et un pour les garçons. Les meilleurs ayant les meilleures notes. Mais bon vous êtes prêt à tout pour démontrer que vous avez raison, c'est ça le fameux esprit de compétition...

Écrit par : un cretin de base | 22 août 2008

j'ai passé toute ma carrière dans un lycée très bourgeois, où les élèves, dans leur grande majorité, n'avaient pas de handicap socio-culturel.

Ecrit par : Sylvie Huguet | 22 août 2008

Idem.
Et avec un paquet d'abrutis. Friqués, mais abrutis.

Écrit par : yann | 22 août 2008

Ce que je contestais des propos de Parapluie, c'était le "déterminisme social" et cette fichue idée selon laquelle l'École n'y pourrait rien.

Ecrit par : catmano | 22 août 2008
Mais, cette histoire sociologique, elle vient au départ de quel cerveau fumeux? Et, le but, au juste, c'est quoi? J'avoue ne pas suivre, d'autant plus que ça se porte plutôt "à gauche", cette idée farfelue de déterminisme social.

Écrit par : dobolino | 22 août 2008

Le déterminisme social n'est pas une idée farfelue, c'est un fait.
On a moins de chance d'être médecin quand on est fils d'ouvrier que fils de médecin.
Là où tout le monde est d'accord ici, de Parapluie à Catmano, me semble-t-il, c'est que le rôle de l'école soit de limiter/supprimer ce déterminisme social.
Et tout le monde voit qu'elle n'y réussit que très imparfaitement actuellement.
Tout le problème est de savoir ce qu'il faut faire pour qu'elle y réussisse mieux.

Écrit par : Pat | 22 août 2008

Le sport est toujours très intéressant à observer en ce qu'il révèle de la nature humaine .

A l'heure où j'écris, l'équipe de France olympique masculine a 11 médailles d'argent, les USA 12, la Chine 7, UK 8 ...

Pas si mal .

L'équipe de France olympique manque surtout de médailles d'or et de médailles féminines .

Il est très révélateur de voir que la France se lamente toujours sur son cas, alors que les classements en médailles devraient tenir compte de la démographie des régions .

Si l'Europe de l'Ouest figurait dans le classements, elle devancerait la Chine et écraserait les Etat-Unis ...

Et sans Phelps, phénomène sportif à lui tout seul, les USA auraient subi une humiliation sportive, serait-ce un signal du déclin des USA comme dirait Todd ?

Il faudrait introduire aussi des catégories pour l'athlétisme, la natation, etc, comment quand on a une taille et des caractéristiques physiques simplement normales, en s'entraînant beaucoup, peut-on lutter contre Phelps et Bolt ?

Impossible .

C'est ce que j'appelle le dopage par sélection naturelle .

Certains sont nés avec des caractéristiques qui leur donnent un avantage énorme qu'il suffit d'exploiter avec un bon entraînement .

Pourquoi alors tant s'émerveiller que ceux qui ont de meilleures caractéristiques naturelles et un meilleur entraînement l'emportent ?

C'est simplement logique .

Il faudrait des catégories comme en boxe, de la natation pour personnes mesurant moins de 1M85, etc .

Ce qui est insupportable n'est pas que le sport soit un business comme n'importe quelle autre activité, mais que ce business soit instrumentalisé pour contrôler socialement des foules incultes pour lesquelles courir ou nager un centième plus vite, ou mettre un balon dans un filet, est plus important qu'avoir un génie intellectuel ou artistique, or la performance sportive est aussi inégalitaire que la performance intellectuelle, comme l'attestent les performances de Phelps et Bolt qui sont nés avec les bons gènes et ont trouvé le bon environnement, aucun hasard là dedans .

La France a du mal, idéologiquement, avec la compétition et le business .

Dans ces conditions, les résultats de la France sont excellents compte tenu de son handicap .

Si la France met en place des études de sport de qualité permettant de valoriser les hyper-actifs à travers le sport plutôt qu'à les faire échouer dans les matières intellectuelles, cf Phelps l'enfnt hyper-actif qu'un moule purement scolaire aurait brisé au lieu de révéler, si la France y met les moyens financiers, et intègre que l'important c'est de gagner, ce n'est pas JP Brighelli qui me contredira, un étudiant qui passe l'agreg, le but c'est de l'avoir, et avec le meilleur classement possible, alors la France aurait plus de médailles d'or en 2012 .

Ce qui est insupportable avec l'esprit français c'est cette volonté de grandeur, mais qui se refuse de se donner les moyens de la grandeur .

Se donner les moyens ce n'est pas forcément perdre son âme, se compromettre, etc, c'est d'abord être réaliste .

Quand Tony Blair fait du lobbying pour faire gagner à Londres les JO, les larmes de crocodiles françaises sont hypocrites, à quoi les concepteurs des JO Paris Amélie Poulain croyaient-ils, que les votes de membres du CIO ça se gagnait par des bandes annonces désuètes d'un Paris musée ou par un lobbying comme il existe un lobbying pour gagner n'importe quel marché ?

Écrit par : jim | 22 août 2008

"Le déterminisme social n'est pas une idée farfelue, c'est un fait.
On a moins de chance d'être médecin quand on est fils d'ouvrier que fils de médecin.
Là où tout le monde est d'accord ici, de Parapluie à Catmano, me semble-t-il, c'est que le rôle de l'école soit de limiter/supprimer ce déterminisme social.
Et tout le monde voit qu'elle n'y réussit que très imparfaitement actuellement.
Tout le problème est de savoir ce qu'il faut faire pour qu'elle y réussisse mieux.

Ecrit par : Pat | 22 août 2008 "

Alors là, justement, l'esprit de compétition, pour s'élever socialement, ça me paraît carrément être une condition nécessaire mais non suffisante.

Franchement, je me répète : j'aime bien ce qu'écrit Yannick Noah sur son cheminement de sportif de haut niveau d'une lutte contre les autres vers une lutte contre soi dans sa quête de la perfection.

Il détaille tout cela dans "Secrets, etc". En plus, de mémoire, ce livrel est (était ?) disponible en poche aux éditions Marabouts, dans la collection "Bien être" !

Je crois que ça illustre bien l'idée qu'entre former une génération de ramollos du bulbe et entraîner des guerriers
de Sparte, il existe bien un monde où la compétition est acceptée et assumée pour ensuite mieux être dépassée

Écrit par : johnmarguerite | 22 août 2008

C'est bien beau la démographie des régions pour évaluer les résultats mais à force d'en entendre parler, on pourrait aussi par exemple évoquer le PIB, non ?

Écrit par : johnmarguerite | 22 août 2008

Bonjour, je suis tout jeune prof de physique chimie (T1) et j'ai lu, cette année, avec beaucoup de plaisirs les livres de JPB - execpté fin de recré - qui m'ont tout naturellement conduit à la lecture de son blog ainsi que de celui de sauvons les lettres. Voilà pour les présentations.
Cette fois -ci j'ai décidé de laisser un commentaire car je suis déçu par votre article. Je trouve que vous vous servez des JO pour calquer une fois de plus vos thèses (que je ne remets pas en cause) sur la faillite du système éducatif français. J'ai peut être mal lu votre sujet mais je préfère que la France remporte moins de titre olympique que la Chine surtout quand on voit au fil des reportages la séléction et l'entrainement de ses très jeunes sportifs.
J'attend avec impatience votre analyse de la reforme des lycées.
A bientôt

Écrit par : Fisto | 22 août 2008

Voici les textes promis. Désolé pour la mise en forme.

"1890. Dans la théologie du Progrès, l'histoire de l'humanité est surtout, peut-être exclusivement le récit de la lutte entre un principe du « Mal », qui est la « Superstition », et
un principe du « Bien », qui est la « Science ». Écrire l'histoire revient simplement à paraphraser le vers de Lucrèce :

Tantum Religio potuit suadere malorum.

La religion du Progrès est polythéiste. La Superstition, reine des ténèbres, princesse du Mal, a tout un cortège de divinités inférieures, et, ainsi qu'il arrive habituellement, parmi
celles-ci il en est dont le crédit augmente, et d'autres dont le crédit diminue ou même s'annule. À une certaine époque, l'auri sacra fames occupait la première place dans la
hiérarchie. Aujourd'hui, elle est bien déchue. Aux temps de la ferveur chrétienne fut en vogue la superstition païenne, que l'on opposait à la Vraie Religion. Dans les temps modernes, la
Propriété privée disputa la première place à la Superstition. Rousseau la dénonça dans des invectives terribles. Mais aux temps de la révolution de 1789, la Superstition régna de
nouveau, avec tout un cortège de ministres : les rois, les nobles, les prêtres. Ensuite, on revint
à d'autres spéculations théoriques, et le Capitalisme succéda à la Propriété privée, comme Jupiter succéda à Saturne. Bienheureux qui possède cette clé du savoir ! Tout phénomène passé, présent ou futur est expliqué par le mot magique de Capitalisme. Le Capitalisme seul
est la cause de la misère, de l'ignorance, des mauvaises mœurs, des vols, des assassinats, des
guerres. Il ne sert à rien de citer l'exemple des femmes disciples de Messaline que l'on trouve en tout temps. C'est un article de foi que si le capitalisme n'existait pas, toutes les femmes seraient chastes, et la prostitution n'existerait plus. Il ne sert à rien de citer l'exemple des peuples sauvages qui passent leur vie en guerres perpétuelles. La foi
nouvelle nous impose de croire que, sans le capitalisme, on ne verrait aucune espèce de guerre. Cependant aujourd'hui un grand nombre de socialistes prennent part à la guerre. Ils
cherchent à s'excuser par une belle casuistique : ils sont opposés aux guerres en général, partisans de celle qui leur profite en particulier. S'il existe des pauvres, des ignorants, des paresseux, des malfaiteurs, des alcooliques, des aliénés, des débauchés, des voleurs, des assassins, des conquérants, c'est exclusivement la faute du capitalisme. Le raisonnement par lequel on démontre ce fait est le post hoc, propter hoc habituel. La société est capitaliste.
Donc, ses maux proviennent du Capitalisme. Il s'y ajoute d'autres raisons, qui reviennent en somme à affirmer que si les hommes avaient de tout à satiété, ils ne commettraient pas d'actes malfaisants et de crimes pour se procurer ce qui leur manque ; et comme on admet que seul le Capitalisme empêche les hommes d'avoir tout à satiété, il en résulte que cette entité est la cause de tout acte malfaisant"



"§ 1891. Au principe du Mal s'oppose le principe du Bien, qui fut jadis la Vraie Religion, et qui est aujourd'hui la Science. Elle aussi s'entoure de divinités secondaires, telles que la
Démocratie, l'Humanitarisme, le Pacifisme, la Vérité, la Justice, et toutes les entités qui peuvent mériter l'épithète de progressistes. Ainsi que les anges de lumière combattent les anges des ténèbres, ces divinités luttent contre les entités dites réactionnaires, et défendent et sauvent la pauvre humanité des embûches de ces démons (…) ».

Trait de sociologie générale, Pareto

Écrit par : Sénéchal | 22 août 2008

Dobolino, votre idée est excellente. Elle serait encore meilleure si elle était adoubée par une organisation poarentale, ce qui lui confèrerait une crédibilité éditoriale. Contactez donc la FCPE (humour !)...

Curieux, le raisonnement selon lequel seuls les Français seraient vertueux et auraient des médailles "propres". Il y a une bonne demi-douzaine de sportifs français de haut niveau qui ne sont pas aux Jeux pour cause d'analyses... douteuses. Dernier point : la quantité de médailles n'a jamais été proportionnelle à la démogrzaphie. Voyez l'Inde.
JPB

Écrit par : brighelli | 22 août 2008

Les traditions sportives de l'Inde sont très peu représentées aux JO.
S'il y avait des épreuves de cricket, avec tout un tas de variantes (masculin, féminin, junior, catégories de poids, de taille, nains, unijambistes, à cloche pied pour les bijambistes, aveugles, naturistes, etc.) comme c'est le cas en natation et en athlé, l'Inde raflerait le plein de médailles.

Écrit par : yann | 22 août 2008

l faudrait des catégories comme en boxe, de la natation pour personnes mesurant moins de 1M85, etc .

Ecrit par : jim | 22 août 2008

Bonne idée.
Y a-t-il des compétitions pour nains (je veux dire, personnes à verticalité réduite) aux jeux parolympiques ? Saut en hauteur, volley-ball, natation ?

Écrit par : yann | 22 août 2008

Le déterminisme social n'est pas une idée farfelue, c'est un fait.
On a moins de chance d'être médecin quand on est fils d'ouvrier que fils de médecin.
Là où tout le monde est d'accord ici, de Parapluie à Catmano, me semble-t-il, c'est que le rôle de l'école soit de limiter/supprimer ce déterminisme social.
Et tout le monde voit qu'elle n'y réussit que très imparfaitement actuellement.
Tout le problème est de savoir ce qu'il faut faire pour qu'elle y réussisse mieux.

Ecrit par : Pat | 22 août 2008


Le problème n'est pas le déterminisme social pour lequel nous sommes tous bien d'accord mais la conviction qu'ont nos jeunes têtes pensantes qu'il est impossible d'y remédier de quelque façon que ce soit alors que le XX° siècle européen a prouvé le contraire. A moins que nos familles en général et celles de ses jeunes sociologues en particulier ne soient pas représentatives statistiquement?

Écrit par : dobolino | 22 août 2008

...le peuple ne te suit plus.

Voilà 87000 courageux,volontaires.
Rentrée scolaire anticipée pour environ 65.000 écoliers de CM1 et CM2, qui vont suivre la semaine prochaine des stages gratuits de soutien scolaire.
Ce chiffre sera affiné la semaine prochaine, au regard des effectifs réellement constatés. Les élèves seront encadrés par 22.000 enseignants volontaires, rémunérés en heures supplémentaires.
..
Il y en a qui en veulent,même en France.
Les temps changent.

Écrit par : Aschiéri , t'es foutu... | 22 août 2008

Si la France met en place des études de sport de qualité permettant de valoriser les hyper-actifs à travers le sport plutôt qu'à les faire échouer dans les matières intellectuelles, ...

Ecrit par : jim | 22 août 2008

Si vous saviez le nombre d'hyper-actifs qu'on inscrit dans les clubs de judo ("ça va le calmer, le canaliser").
Mon oeil ! Le vrai hyper-actif fait un très mauvais judoka.

Écrit par : yann | 22 août 2008

Tiens, il me vient une idée pour contrer le dopage, le darwinisme et tout ça :
En athlé et en natation, chaque nation présente un (allez, deux maximum) compétiteurs, et on tire au sort la distance avant chaque série (de 100 m à 42 km en athlé, de 50 à 1500 m en natation).
Voilà qui permettrait à tous les pays d'avoir une chance de médaille (en même temps, ça en réduirait le nombre, d'où économie de primes et de légions d'honneur, et ça boosterait les paris sportifs, avec des rentrées fiscales nouvelles). Tout bénéf !

PS : chiche qu'on fait pareil au bac : tirage au sort de la matière de l'année, au dernier moment...

Écrit par : yann | 22 août 2008

Islande 316 000 habitants
6000 handballeurs
finale Handball dimanche aux JO.
..
..
Inde 1 130 000 000 habitants
2 médailles.
..
..
Doit y avoir autre chose que la démographie pour conditionner l'excellence !
..
Mais quoi ?

Écrit par : Allez les .... | 22 août 2008

Y a-t-il des compétitions pour nains?

Ecrit par : yann | 22 août 2008

Ben oui! Même que not'Zébulon y a gagné la médaille d'or de l'aller et retour le plus rapide Paris-Pékin!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 22 août 2008

Dobolino, votre idée est excellente. Elle serait encore meilleure si elle était adoubée par une organisation poarentale, ce qui lui confèrerait une crédibilité éditoriale. Contactez donc la FCPE (humour !)...


JPB

Ecrit par : brighelli | 22 août 2008

Ouais, c'est ça... Non, je propose de créer l'APEB, association des parents d'élèves brighellistes. On aura un beau sigle avec une moustache.

Écrit par : dobolino | 22 août 2008

Non, moustache obligatoire !

Ne te rase plus ! ;o))))

Écrit par : yann | 22 août 2008

...Y a-t-il des compétitions pour nains?....
Sur ce blog en tout cas,jamais.
Tout se passe entre Géants de la Pensée.
Remember !

Écrit par : C.Géant | 22 août 2008

Je ne suis pas d'accord avec JPB. J'ai le programme du 19 juin et le futur antérieur doit être vu en cycle 3.

Écrit par : Raoul | 22 août 2008

C'est assez amusant de voir comment certains se contente de peu.
"résultat de éterminisme sociaux", quelle jolie rengaine.


Continuez Nico-anglais, au moins vos élèves ne perdront pas leur année.

Écrit par : carole | 22 août 2008

Je viens de lire cette note et constate que je suis d'accord avec J.-P. Brighelli. Tant mieux, mais que dire de plus, dans ces conditions ?

L'ancien ministre que vous ne nommez pas, c'est sans l'ombre d'un doute Jack Lang, n'est-ce pas, J.-P. B. ?
Pourquoi ne pas le nommer ? Je n'aime pas Jack Lang, j'ai essaye vainement de trouver dans ce qu'il est, dans ses idees, dans ses actes quelque chose qui trouve grace a mes yeux. Mais, pour ne rien arranger, je lui ai envoye une lettre par la voie hierarchique (je suis professeur) en 1992, je lui ai fait transmettre une copie par un adjoint au maire de Blois (c'etait lui). Aucune reponse. Il est possible que l'adjoint au maire - que je connaissais bien - ne lui ait pas donne la copie, mais la lettre par la voie hierarchique lui est necessairement parvenue. Il ne l'a pas necessairement lue mais il a eu connaissance de son existence. Il est possible qu'il ait recu des lettres en grand nombre de professeurs indignes comme moi pour la meme raison. Et apres ?

En 1997, le hasard m'a place a cote de lui lors d'une conference de G. Charpak a Blois. Il n'osait pas s'asseoir a cote de moi, au premier rang ou j'etais seul. (Il commencait a abaisser un siege de facon a laisser une place vide entre lui et moi, mais cela l'embarrassait : cela pouvait etre interprete comme un signe de repulsion, mais je l'aurais interprete comme un signe de peur. Ce que c'est que d'avoir un physique impressionnant - c'est du mien que je parle, non pas du sien.) Je lui ai dit, "Ne soyez pas timide, M. le ministre [il n'etait pas ministre a l'epoque, mais il est courtois de donner ce titre a un ancien ministre] ! Asseyez-vous a cote de moi." Il m'a tendu la main et je la lui ai serree et il me dit,"Je suis timide." J'ai souri interieurement.
Je me suis presente a lui brievement, au bout d'un moment, realisant que si lui n'avait nul besoin de se presenter, moi, je devais le faire.

Puis je lui ai ecrit au sujet de ma lettre de 1992 en lui en rappelant l'objet. A ma grande surprise, il m'a repondu fort aimablement, m'invitant a le contacter en toute occasion opportune. Je m'en suis garde, n'en ayant aucune envie. Il ne pouvait pas avoir devine a quel point je lui en voulais. C'est que mon mecontentement de 1992 (dont je ne vois pas l'utilite d'en donner la raison ici) n'avait plus lieu d'etre. Les choses s'etaient arrangees pour moi dans l'intervalle. Il en avait infere hativement que je l'avais en sympathie. Que non pas ! Tout au contraire !

Depuis cette annee-la, 1997, je l'ai regarde agir et parler et je suis consterne. Il deploie des propos d'une demagogie debridee que je ne supporte pas.

Je pourrais, mieux que lui, dire ce qu'il faut comme ecole pour promouvoir les enfants des milieux ouvriers, du moins ceux qui le meritent - ils ne le meritent pas tous - car je suis un fils d'ouvrier, et la methode syllabique m'a parfaitement reussi : cherchez des fautes dans mes messages, je vous recommande la patience ! (Je suis d'ailleurs navre de ne pouvoir mettre des accents et des cedilles la ou ces signes sont requis. Je suis un puriste. Et je ne suis meme pas professeur de lettres ! Qu'aurait-ce ete si j'avais fait des etudes superieures de lettres au lieu de sciences physiques ? Hein ! Pardonnez la pretention, c'est juste pour vous faire sourire.)

Le ralliement de J. Lang a M. Meirieu me consterne. Je constate les degats de ce qui se passe dans l'Education nationale depuis 1969. J'ai limite ces degats pour mes enfants avec l'aide de ma femme. Mon fils a un excellent style (il est ne en 1973) mais je corrige encore quelques fautes mineures qui me montrent combien les dictees lui ont manque de meme que les lecons de grammaire systematiques, de meme que l'apprentissage des temps et des modes de conjugaison. (Il publie des textes d'une excellente tenue, mais qui ne sont irreprochables sur le plan de l'orthographe et de la grammaire que grace a ma relecture et a mon acribie sans laquelle ladite relecture serait inefficace.)

J'en ai assez dit pour une premiere intervention ici. Et vous avez eu la patience de lire ce message jusqu'au bout ? Bravo !
A bientot (avec les accents).

Écrit par : Francis Penin | 22 août 2008

C'est assez amusant de voir comment certains se contente de peu.
"résultat de éterminisme sociaux", quelle jolie rengaine.

Ecrit par : carole | 22 août 2008

Vous avez fumé quoi, Carole?

Écrit par : Christophe Sibille | 22 août 2008

Jean-Paul Brighelli, mon cher collegue, j'aurais aime pouvoir vous envoyer un message prive, mais peut-etre ne prendrez-vous pas en mauvaise part ce que je vais vous dire ici. Bien que professeur de sciences physiques je suis un puriste incorrigible (pas mal comme oxymoron, pas vrai ?).
Vous avez ecrit ci-dessus le 22 aout a Dobolino :"...ce qui lui confererait une credibilite editoriale... " avec des accents la ou il en faut (je ne peux pas, moi qui suis en Angleterre) mais avec un accent grave sur le e apres le f de confererait. Je crois qu'il faut un accent aigu. Ai-je raison ?
Amities confraternelles.
Francis Penin

Écrit par : Francis Penin | 22 août 2008

Réaction immédiate de C Sibille, je le savais.................

Ma marque de cigarettes vous intéresse ?

Écrit par : carole | 22 août 2008

Puisqu'on reparle d'orthographe... Je suis allée faire un tour, par curiosité, sur le forum de France 2. Je suis suis tombée sur une intervention où il est question de la réformer en faisant correspondre à chaque son une graphie et une seule. Ce qui donne par exemple : "La pasyans è la mer é le rèspè le pèr de la pédagoji" ( pour ceux qui n'ont pas compris : la patience est la mère, et le respect le père de la pédagogie). J'aurais volontiers cru à un gag, mais tout cela semble très sérieux. Ces gens-là existent donc vraiment ?

Écrit par : Sylvie Huguet | 22 août 2008

"Ces gens-là existent donc vraiment ?"

Ecrit par : Sylvie Huguet | 22 août 2008

Sûrement, Sylvie! Pourquoi non?

Écrit par : Christophe Sibille | 22 août 2008

Je m'aperçois que j'ai écrit "mer" au lieu de "mèr" !!!

Écrit par : Sylvie Huguet | 22 août 2008

"Réaction immédiate de C Sibille, je le savais.................

Ma marque de cigarettes vous intéresse ?"

Ecrit par : carole | 22 août 2008

Oui! Je veux les mêmes!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 22 août 2008

Donc, "conférerait" et non "confèrerait" : c'est bien possible. Mais c'est le même problème que pour "événement", orthographié selon une prononciation XVIème siècle (quand on a peu à peu imposé les accents en français, et où l'acent se rapprochait de l'actuel accent québécois), et assez peu contemporaine. Il a fallu l'Académie, il y a une dizaine d'années, pour qu'on accepte ce que tout le monde écrivait fautivement, "évènement".
Et puis ce p... de PC n'a pas les signes sur la barre du haut au même endroit que mon Mac... Mais ce n'est en rien une excuse.

6000 hanballeurs en Islande ? C'est normal, à quoi voulez-vous jouer, pendant des mois de neige, sinon à des sports de gymnases ?
C'est du déterminisme climatique, plus saignant encore que le déterminisme social, à en croire Montesquieu, qui s'est particulièrement intéressé aux sports d'équipe islandais... Par exemple, on a eu jadis (à Séoul ou Barcelone) d'excellents tireurs corses - prière de ne pas rire... Et celui qui est aujourd'hui médaillé à Pékin est gendarme dans le "civil" - prière encore de ne pas s'esclafer... C'est du déterminisme professionnel - sauf qu'il s'y est mis enfant, si j'en crois les commentateurs.
Et j'ignore ce qu'il faudrait faire pratiquer à un enfant hyper-actif - sans doute lui faire essayer de tout, tout le temps. Vous en ferez un décathlonien.
Tiens, à propos de décathlonien... Il y avait un athlète anglais remarquable, dans ce sport sublimement insensé, qui a remporté, je crois, trois olympiades de suite. Quand on lui demandait ce qui le faisait courir si vite, dans le 1500 mètres (qui vient en conclusion des neuf autres épreuves, et où les maheureux traînent leurs carcasses épuisés), il répondait : "J'imagine que mes anciens copains de l'East Side me courent après, alors j'accélère pour qu'ils ne me rattrapent pas." Le déterminisme social peut aussi fonctionner dans l'autre sens.
JPB

Écrit par : brighelli | 22 août 2008

Réaction immédiate de C Sibille, je le savais.................

Ma marque de cigarettes vous intéresse ?

Ecrit par : carole | 22 août 2008

Moi, je les roule! C'est meilleur et ça revient moins cher mais, après tout, chacun ses valeurs.
Bon, ceci dit, je déraille! Excusez-moi, je sors d'une partie endiablée de ZooTycoon.

Écrit par : dobolino | 22 août 2008

Ces gens-là existent donc vraiment ?

Ecrit par : Sylvie Huguet | 22 août 2008
Oui, ils existent! Mais ce sont des individus au sens strict, ce qui veut dire qu'ils sont très individuels. Ils s'appellent Singe et Ortograf.fr et n'ont jamais recueilli la moindre audience. On a essayé de leur expliquer mais ils sont bouchés à l'émeri.

Écrit par : dobolino | 22 août 2008

Par exemple, on a eu jadis (à Séoul ou Barcelone) d'excellents tireurs corses - prière de ne pas rire... Et celui qui est aujourd'hui médaillé à Pékin est gendarme dans le "civil" - prière encore de ne pas s'esclafer...
JPB

Ecrit par : brighelli | 22 août 2008

On a le droit de rire, quand on est vétérinaire et que la chasse au sanglier ouvre le 14/09??????
Putain de cochon!

Écrit par : dobolino | 22 août 2008

Et j'ignore ce qu'il faudrait faire pratiquer à un enfant hyper-actif - sans doute lui faire essayer de tout, tout le temps. Vous en ferez un décathlonien.

JPB

Ecrit par : brighelli | 22 août 2008

Vous avez essayé le trophée Casanis?
C'est pour le bar qui a le plus vendu de Casanis sur la saison (...de chasse?).

Écrit par : dobolino | 22 août 2008

Ne me dénoncez pas! J'y perdrai mes pratiques.

Écrit par : dobolino | 22 août 2008

Excusez-moi! J'étais en train de construire un enclos pour mes orques, dans l'intention de leur faire produire un spectacle, quand, brutalement, j'ai pensé à vous tous qui attendiez mes commentaires. Je n'ai pu y tenir!
Dites moi que je suis pardonnée!

Écrit par : dobolino | 22 août 2008

Même pour la petite phrase qui arrivera peut-être un jour, j'ai eu droit à la machine !
Faites quelque choooooooose !

Écrit par : catmano | 22 août 2008

tu vas marcher,"machine" ?

Écrit par : machin | 22 août 2008

confererait ou confererait ,les deux sont possibles , Haby 76.

Écrit par : C.Geant | 22 août 2008

Dobolino, en Corse, la chasse au sanglier est ouverte toute l'année. Nous avons des lois spéciales...
Je plaisante, bien sûr, mais qui n'a remarqué, venant du Nord, que les lois dans le Midi n'étaient pas tout à fait les mêmes ? Quelques jours à Marseille, par exemple, et vous vous rendez vite compte que les contraintes routières ou hygiéniques ne sont pas les mêmes qu'à Lille... Encore ce bon vieux déterminisme climatique - dit "théorie des climats" par le Montesquieu dont je causais précédemment.
JPB
PS. Sylvie H***, toute personne qui écrit "mer" au lieu de "mère", ou l'inverse, a droit à un bon signé par moi pour une séance gratuite auprès du bon Roger F***. Comment s'appelaient ces deux filles qui avaient, dans les années 70, pondu un polar intitulé "Mersonne ne m'aime", où elles remplaçaient systématiquement la syllabe "per" par "mer" ? J'avoue que je n'ai jamais compris le rapport, qui semble parfois compliqué, des filles aux mères. Des garçons vis-àvis des pères, à la bonne heure ! Les mâles dominants mettent du temps à se laisser dominer. Des filles vis-à-vis du père, itou - les mêmes mâles dominants, quand ils ne les traitent pas carrément comme des garçons, mettent du temps à admettre qu'elles aient une sexualité autonome. Mais les filles sont si vite plus jolies et plus séduisantes que leurs mères...
Bon, je sais, d'aucuns me diront qu'il n'y a pas que la séduction dans la vie - quoique j'en doute...

Écrit par : brighelli | 23 août 2008

D'ailleurs, on parle d'un assez gros coefficient pour la validation de la séduction dans les masters 1 et 2 "métiers de l'enseignement".
Je plaisante! Quoique... ...

Écrit par : Christophe Sibille | 23 août 2008

Aucun rapport, si ce n'est avec le thème du fil:

"Les jamaïcains pulvérisent tous les records du sprint, en athlétisme ; Du coup, Bernard Laporte décide d’ouvrir une chaîne de coffee-shop."

Écrit par : Christophe Sibille | 23 août 2008

à Yann

Je persiste et je signe ...

Une personne qui est née avec des caractéristiques physiques 'normales' au sens de pas très 'hors de la moyenne', avec le meilleur entraînement possible à base scientifique, la meilleure détermination, peut-elle lutter contre Phelps né avec des gènes lui conférant un avantage déterminant, taille, envergure, taille des pieds, si Phelps a un aussi bon entraînement, la réponse est non .

Sans aller jusqu'au grotesque qui disqualifie votre réponse, effectivement il devrait y avoir des épreuves de natation pour personnes s'écartant peu d'une norme pour certaines caractéristiques physiques importantes en natation, et des épreuves non limitatives .

La natation devient de plus en plus de la muscu, il serait aussi possible de créer une catégorie de natation empêchant un niveau de musculature au delà d'un certain seuil ...

Pourquoi les catégories qui existent en boxe n'existeraient pas pour d'autres sports pour d'autres paramètres aussi importants spécifiques à tel ou tel sport ?

Ensuite, au sujet de la démographie, j'avais effectivement eu l'idée du PIB, j'ai oublié, c'est une meilleure mesure que la démographie, et il est possible de faire encore mieux, l'indice de développement humain, qui prend en compte d'autres paramètres, démocratiques, éducatifs, environnementaux, etc

Faire le rapport nombre de médailles d'or sur IDH ...

En faisant ce rapport, l'Europe occidentale est largement devant les USA .

Ensuite, l'hyperacitivité, je persiste et je signe :

Phelps croit que Manchester est un club de foot de la banlieue de Londres, il écoute du hip hop et mange des Big Mac !

Est-ce que vraiment ce type aurait eu une chance quelconque dans un moule scolaire assez intellectuel dans la meilleure tradition française ?

J'ai le droit de penser qu'il aurait été complètement nul ...

Maintenant cela ne veut pas dire que n'importe quel hyperactif peut être un champion de sport, d'abord parce que Phelps a des caractéristiques physiques et psychologiques qui lui sont propres, et qu'hyperactif ne veut rien dire, ce terme étant trop général il veut plus dire ce qu'une personne n'est pas plus que ce qu'une personne est .

J'ai dit qu'un hyperactif devait faire du sport, par opposition à un moule qui ne lui correspond pas, mais les cas sont très très différents, le sport est fait pour certains hyperactifs, pas pour d'autres .

Écrit par : jim | 23 août 2008

Dobolino, en Corse, la chasse au sanglier est ouverte toute l'année. Nous avons des lois spéciales...


Ecrit par : brighelli | 23 août 2008

Je vais me renseigner mais, à mon huble avis, vous confondez ouverture de a chasse et battues administratives.

Écrit par : dobolino | 23 août 2008

@ jim :

Ma réponse sur les compétitions de nains était purement humoristique, quoique d'assez mauvais goût (mais je peux me lâcher, jérémy est en vacances).
Je suis d'accord avec vous dans l'absolu sur les catégories de poids et de taille pour tous les sports, mais alors les JO dureraient 6 mois !

Je me fous du foot, je hais le hip-hop et j'adore les big Mac : c'est grave, docteur ?

Enfin, je n'ai pas dit que les hyper-actifs (de toutes sortes) ne devaient pas faire de sport, je dis que dans le sport que je connais bien, et enseigne un petit peu, le judo, je n'ai pas encore vu un gamin hyper-actif, ou suractif, ou simplement excité, "se calmer", selon le souhait habituel des parents.
Le judo n'est donc pas une "solution" à l'hyperactivité (mais je ne sais rien des résultats obtenus par la natation, l'athlé, le curling ou le lancer de nain).

Écrit par : yann | 23 août 2008

Dobolino, en Corse, la chasse au sanglier est ouverte toute l'année. Nous avons des lois spéciales...


Ecrit par : brighelli | 23 août 2008

"sanglier" est peut-être un code secret pour "continental" ou pour "gendarme" ...

Écrit par : yann | 23 août 2008

Merci de votre reponse circonstanciee sur l'orthographe de "confererait", JPB.
Vous savez, j'ai une memoire excellente mais qui me trahit tout de meme de temps a autre. Aussi, lorsque je lis un mot qui me parait mal orthographie, suis-je contraint d'ouvrir mon dictionnaire pour etre sur que j'ai ou non raison. Cela m'evite bien des bevues. D'un autre cote, cela a un avantage : je ne commets pas l'erreur de faire aveuglement confiance a des personnes cultivees telles que vous (ou moi, si je puis m'avancer ainsi) ; cela a aussi un desavantage : c'est que si l'on veut rendre service a la personne qu'on a prise en defaut, on doit se donner la peine de le lui faire savoir avec tous les egards possibles. Je le fais immediatement : vous avez ecrit "s'esclafer" au lieu de "s'esclaffer". La encore j'ai du verifier dans un dictionnaire que je ne me trompais pas (sur le moment j'ai cru que je me trompais, car je tends a avoir confiance en vous). Aurais-je pris tant de peine sans vous en informer ? Certainement non !
Mais c'est tout, je ne continuerai pas de vous informer de ces details triviaux... mais je continuerai de verifier dans mon dictionnaire l'orthographe de tout mot tape par vous qui me paraitrait fautif.
Cordialement votre. (avec un accent circonflexe sur le o)
FP

Écrit par : Francis Penin | 23 août 2008

Cordialement votre. (avec un accent circonflexe sur le o)

Le point ne devrait-il pas être mis après la deuxième parenthèse ?

Côrdialement.

Écrit par : je n' sais point | 23 août 2008

"Le judo n'est donc pas une "solution" à l'hyperactivité (mais je ne sais rien des résultats obtenus par la natation, l'athlé, le curling ou le lancer de nain)."

Ecrit par : yann | 23 août 2008

Si ça marche avec le lancer de nain, on a trouvé par quoi remplacer le footing pour calmer notre omniprésident!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 23 août 2008

Arrêté n° 2008-179-11 en date du 27 juin 2008 portant ouverture et clôture de la chasse
pour la campagne 2008-2009 dans le département de la Haute-Corse


Sanglier 15 août 2008 31 janvier 2009

Écrit par : dobolino | 23 août 2008

Brighelli confond chasse et braconnage.

Écrit par : dobolino | 23 août 2008

Yann

Mine de rien votre humour permet d'en arriver à des développements intéressants :

Que sont les jeux paralympiques sinon une adaptation des jeux au handicap par rapport à la norme, vous citez les nains mais il y en a d'autres

Finalement, se produit pour le sport ce qui se produit pour la politique : les classes moyennes sont délaissées .

L'équivalent du point de vue physiologique des classes populaires en sociologie/économie, les handicapés physiques, ont leurs jeux, les jeux paralympiques, l'équivalent sportif des classes bien nées (avec les bon gènes comme Phelps ou Bolt) ont leurs jeux, les JO, et les personnes nées avec des gènes 'dans la moyenne', la majorité, n'appartenant à aucune de ces deux catégories n'auront aucune médaille dans les disciplines les plus prestigieuses, par exemple le 100m en athlé et natation .

Certes elles pourront faire du VTT et gagner comme l'excellent Julien Absalon, mais impossible de gagner le 100m en athlé .

Le principe de la compétition sportive induit le dopage par sélection naturelle, entre autres formes de dopage .

Si vous prenez les résultats en classe prépa du Lycée Louis le Grand, ils ont de meilleurs résultats, c'est normal, ils sélectionnent à l'entrée les meilleurs, en plus d'avoir de très bons professeurs (comme les entraîneurs en sport) .

La plupart du temps, ce qui nous est présenté comme 'exploits sportifs' comme si cela avait quoi que ce soit à voir avec le hasard est le résultat d'une sélection naturelle, comme un casting de mannequins .

La statistique n'a rien à voir avec les miracles .

J'appelle ça du dopage par sélection naturelle .

Le sport de masse est un élément de contrôle des foules ignares qui ne comprennent pas que le sport est un élément d'émancipation sociale aussi injuste que d'autres matières plus intellectuelles, autant déterminé par des aptitudes naturelles que le fait que dans un quartier en difficulté, un élève sera très doué en maths, et que l'autre sera nul, quoi qu'il advienne .

Les gens ne voient pas ça, il leur est présenté comme normal que Phelps gagne car il a tant travaillé, et c'est vrai qu'il a énormément travaillé, mais une personne de taille normale, entre 1m75 et 1m85, n'a aucune chance contre Phelps, avec le meilleur entraînement, et ça, les gens ne le voient pas, et ils croient qu'il est 'juste' au sens social que celui qui est devant en sport le soit, comme si ce n'était que du travail, de l'implication personnelle, et non aussi des gènes et des caractéristiques innées, comme c'est le cas pour les matières intellectuelles, où j'ai pu, à titre personnel et aimant les maths, constater que certains sont 'naturellement' nuls, quels que soient leurs efforts, et d'autres bons .

Bref, sport business piège à cons .

Écrit par : jim | 23 août 2008

Et d'écrire cela ne m'empêche pas d'admirer Usain Bolt, magnifique champion, je reste seulement lucide .

Honte à Rogge, président du CIO, d'avoir critiqué la spontanéité de Bolt, lui qui se couche devant les intérêts financiers et les intérêts des dictatures !

Écrit par : jim | 23 août 2008

De toutes façons!
Mais, comme disait Laurence Parisot: "nous sommes inégaux devant l'amour, devant la maladie, il n'y a pas de raison que nous ne le soyons pas devant le travail".
Comme le rappelait Dobolino: "les hommes naissent libres et égaux en droit", que l'on pourrait ponctuer de différentes manière:
-Les hommes naissent libres, et égaux en droit.
-Les hommes naissent; libres et égaux en droit.
-Les hommes naissent libres et égaux; en droit!
-Les hommes naissent. Libres. Et égaux en droit.
Il y en a sûrement d'autres, mais je suis né doué pour la flemme.

Écrit par : Christophe Sibille | 23 août 2008

Tout peut devenir un piège à cons, Jim, le sport comme toutes les autres activités spectaculaires.
Si je m'entraîne intensivement pendant cinq ans au cent mètres nage libre, être normalement normal que je suis, personne ne paiera pour venir me voir et je le conçois fort bien.

J'ai du subir des expos d'œuvres d'art picturalo-collageo-poétiques, produites aussi bien dans le cadre d'un projet de classe que par des adultes "inspirés". En règle générale, je ne sais que dire et suis horrifiée par les louanges dont on gratifie les "artistes", qu'ils aient sept ou soixante-dix-sept ans. C'est bien sûr beaucoup plus grave pour ceux de sept ans, surtout si ces louanges sont faites en présence de parents crédules.
Gare aussi à l'excès de lucidité.

Écrit par : dobolino | 23 août 2008

(Je tronçonne).
L'excès de lucidité d'un éducateur peut être une entrave à l'épanouissement des capacités et se tranformer en critique systématique du mauvais sans valorisation du bon et engendré chez l'éduqué une auto-censure permanente.
Vous avez peut-être eu l'occasion de lire à quel point Brighelli et Morel se désolent du fait que Catmano ne puisse écrire un livre sur un sujet qu'elle maîtrise avec la belle spontanéité qu'elle met à rédiger ces textes ici.
Il ne faut pas être grand clerc pour en connaitre les raisons.

Écrit par : dobolino | 23 août 2008

engendrer/ ses
Pour Penin.

Écrit par : dobolino | 23 août 2008

Connaître?

Écrit par : dobolino | 23 août 2008

Or donc, mon fils, neveu de Catmano, veut être comédien.
Son grand-père, le père de Catmano, s'est employé jusqu'à m'obliger à la rupture de relations, à nous démontrer qu'il ne fallait en aucun cas prendre ces rêves pour des réalités.
Il me semble que, aussi bien chez les grands artistes que chez les grands athlètes ou les grands mathématiciens, il y a, dans la chimie qui mène au podium, une part de rêve, disciplinée certes dans le cadre d'un projet matériel réaliste, mais indispensable à l'épanouissement des facultés.
"Soyez réalistes, demandez l'impossible" n'est pas à renier.
Pour réaliser ses rêves, il faut avoir le droit d'y croire.

Écrit par : dobolino | 23 août 2008

Puis, d'ailleurs, dans une équipe sportive, aussi bien que sur une scène de théâtre, il y a aussi des petits rôles et c'est ce tout qui forme une équipe. On le voit très bien en cyclisme sur route, ce travail d'équipe et, bien sûr, dans tous les sports collectifs.
J'écoutais l'autre jour l'ex-entraîneur de Laure Manaudou expliquer très brièvement qu'elle n'aurait pas du changer d'équipe et d'entraîneur trois fois en peu de temps. Il a bien souligné le rôle de l'équipe, pas seulement celui de l'entraîneur.

Écrit par : dobolino | 23 août 2008

Fais énergiquement ta longue et lourde tâche
Dans la voie où le sort a voulu t'appeler,
Puis, après, comme moi, souffre et meurs sans parler."



Alfred de VIGNY
Définir les différents sens que peut prendre ici le mot "sort".
Ce peut être: sortilège.

Écrit par : dobolino | 23 août 2008

Si ça marche avec le lancer de nain, on a trouvé par quoi remplacer le footing pour calmer notre omniprésident!!!

Ecrit par : Christophe Sibille | 23 août 2008

Pour lui, ça va pas être commode, se lancer soi-même, c'est quand même très difficile, non ? Ou alors, avec un canon ou un trampoline, peut-être...

Écrit par : catmano | 23 août 2008

Ah ! Bah voilà ! Ça, les conneries, ça passe...

Écrit par : catmano | 23 août 2008

Catmano, en écrivant ton livre, tente de remplacer toutes les syllabes "per" par "mer", de façon à te rappeler à chaque instant de qui tu as hérité verve et ironie spontanées et à bloquer la route à la psychorigidité de l'Université Française de Lettres et Sciences Humaines.

Et note bien que les conneries passent toujours! J'en suis la vivante preuve.

Écrit par : dobolino | 23 août 2008

Et note bien que les conneries passent toujours! J'en suis la vivante preuve.

Ecrit par : dobolino | 23 août 2008

Qui pourra m'expliquer pourquoi je me régale tant à lire vos conneries???

Écrit par : Maminou | 23 août 2008

Catmano, en écrivant ton livre, tente de remplacer toutes les syllabes "per" par "mer", de façon à te rappeler à chaque instant de qui tu as hérité verve et ironie spontanées et à bloquer la route à la psychorigidité de l'Université Française de Lettres et Sciences Humaines.

Ecrit par : dobolino | 23 août 2008

D'accord, je prends note. Penses-tu qu'il faille aussi que je remplace tous les "maternelle" (et il y en a une palanquée) par "paternelle" ?
Et arrête de personnifier l'Université Française de Lettres et Sciences Humaines, tu me rappelles quelqu'un !

Écrit par : catmano | 23 août 2008

Dobolino, vous dites, à juste raison, 'personne ne paiera' ...

C'est exactement ce dont il s'agit, le sport business .

En même temps il existe des jeux paralympiques, et désolé de le dire, mais ce n'est pas très intéressant, ni très rentable, et pourtant cela existe .

Comme quoi les minorités ont bien défendu leurs intérêts, c'est pourquoi j'affirme qu'il serait tout à fait possible de créer des catégories pour un certain nombre de sports individuels, comme pour la boxe, bénéficiant à la majorité .

Cela permettrait à l'athlétisme, à la natation, de rayonner encore plus, et serait même dans l'intérêt du business ...

Car dans le système actuel, un jeune qui est déjà grand par rapport à la moyenne mais pas avec les mensurations de Phelps, qui a une nature athlétique, ne peut que se dire qu'en arrivant au plus haut niveau il tombera sur d'autres Phelps, qui seront imbattables à cause de leurs caractéristiques physiques, et ils se détournera du sport de compétition ...

Je n'ai pas de raisons de penser qu'une compétition de natation imposant un maximum de masse musculaire, un maximum en certaines mensurations, et que si un athlète très photogénique et charismatique gagnait tout, il serait moins fascinant que Phelps ... et que moins de personnes paieraient pour le voir .

Est-ce que moins de personnes paient pour voir un boxeur léger que lourd ?

A priori non ...

Écrit par : jim | 23 août 2008

Est-ce que moins de personnes paient pour voir un boxeur léger que lourd ?

A priori non ...

Ecrit par : jim | 23 août 2008

A priori, si (voir Ali). Mais bon, ça n'a pas d'importance.

Tant mieux pour les handicapés s'ils ont réussi à faire valoir des droits à leur propre JO.
Mais s'il fallait des jeux pour tout le monde, les jeunes, les vieux, les diplômés, les cons, les petits (mais pas trop), les grands (mais pas trop), les moyens (mais pas trop), les roux, les bruns, les chauves, les ratons-laveurs, ce serait JO toute l'année, et dans plusieurs pays.
Et les médailles n'auraient plus aucune valeur symbolique. Un peu comme la Légion d'honneur.

Si vous êtes sportif, et que vous tenez à vous mesurer à vos pareils, rares sont les fédérations sportives qui n'ont pas mis en place des compétitions de tous niveaux, pour tous les âges : moi qui vous parle, et avec mon tout petit niveau physique, j'ai combattu (un tour ...) à Coubertin. Et je peux m'inscrire aux jeux mondiaux de la médecine si j'en ai envie (histoire de prendre une raclée).
Ca pète, non ?

Écrit par : yann | 23 août 2008

Finalement, se produit pour le sport ce qui se produit pour la politique : les classes moyennes sont délaissées .

Ecrit par : jim | 23 août 2008

Qu'elles fassent le sport qui leur plaît, et qu'elles aillent à l'extrème bout de leurs possibilités.
Quand elles y seront, elles seront aussi fières que Phelps (mais moins grandes, et moins musclées).

Et moins riches .... ;o)

Écrit par : yann | 23 août 2008

Certes elles pourront faire du VTT et gagner comme l'excellent Julien Absalon, mais impossible de gagner le 100m en athlé .

Ecrit par : jim | 23 août 2008

Dans la catégorie "vétérinaire canin de 45 à 50 ans et de plus de 80 kg", je me pique d'être un des trois meilleurs Français au 100 m.

Écrit par : yann | 23 août 2008

Je n'ai pas de raisons de penser qu'une compétition de natation imposant un maximum de masse musculaire, un maximum en certaines mensurations, et que si un athlète très photogénique et charismatique gagnait tout, il serait moins fascinant que Phelps ... et que moins de personnes paieraient pour le voir .

Est-ce que moins de personnes paient pour voir un boxeur léger que lourd ?

A priori non ...

Ecrit par : jim | 23 août 2008

D'un autre côté, si votre champion est petit, mais costaud, il n'a qu'à se mettre à l'haltérophilie. S'il est grand , mais maigrelet, au volley ou au basket. S'il est petit et rachitique, le curling est fait pour lui.
Et s'il persiste à aimer nager, il peut toujours le faire pour son plaisir, ou tenter le record de la traversée du Pacifique en dos crawlé.

Écrit par : yann | 23 août 2008

Car dans le système actuel, un jeune qui est déjà grand par rapport à la moyenne mais pas avec les mensurations de Phelps, qui a une nature athlétique, ne peut que se dire qu'en arrivant au plus haut niveau il tombera sur d'autres Phelps, qui seront imbattables à cause de leurs caractéristiques physiques, et ils se détournera du sport de compétition ...

Ecrit par : jim | 23 août 2008

Et comme manifestement, son objectif, c'est médaille d'or aux JO ou rien, il ne lui reste plus en effet que le macramé...

Écrit par : yann | 23 août 2008

Et arrête de personnifier l'Université Française de Lettres et Sciences Humaines, tu me rappelles quelqu'un !

Ecrit par : catmano | 23 août 2008
Ça alors! Pour un raccourci, c'est un beau raccourci... Pour le coup, tu ne m'as pas loupée.
La peau de vache!

Écrit par : dobolino | 23 août 2008

Car dans le système actuel, un jeune qui est déjà grand par rapport à la moyenne mais pas avec les mensurations de Phelps, qui a une nature athlétique, ne peut que se dire qu'en arrivant au plus haut niveau il tombera sur d'autres Phelps, qui seront imbattables à cause de leurs caractéristiques physiques, et il se détournera du sport de compétition ...



Ecrit par : jim | 23 août 2008

Il peut faire partie de l'équipe d'entraînement de Phelps et contribuer de façon non négligeable à la victoire de "son" Phelps sur l'autre Phelps.

Écrit par : dobolino | 23 août 2008

Entre les pattes d'un lion
Un rat sortit de terre assez à l'étourdie.
Le roi des animaux, en cette occasion,
Montra ce qu'il était et lui donna la vie.
Ce bienfait ne fut pas perdu.
Quelqu'un aurait-il jamais cru
Qu'un lion d'un rat eût affaire?
Cependant il avint qu'au sortir des forêts
Ce lion fut pris dans des rets,
Dont ses rugissements ne le purent défaire.
Sire rat accourut, et fit tant par ses dents
Qu'une maille rongée emporta tout l'ouvrage.
Patience et longueur de temps
Font plus que force ni que rage.

Écrit par : dobolino | 23 août 2008

"Dans la catégorie "vétérinaire canin de 45 à 50 ans et de plus de 80 kg", je me pique d'être un des trois meilleurs Français au 100 m."

Ecrit par : yann | 23 août 2008

Vous connaissez les deux autres???
Yann, c'est vraiment un régal de vous voir revenu!

Écrit par : Christophe Sibille | 23 août 2008

Et comme manifestement, son objectif, c'est médaille d'or aux JO ou rien, il ne lui reste plus en effet que le macramé...

Ecrit par : yann | 23 août 2008

Excellent, Yann!
Moi, je suis véto. Un jour, quand j'étais jeune, à force d'observations sur la leishmaniose combinées à une petite passion passablement insatisfaite pour les maladies autoimmunes (je n'étais pas athlète de haut niveau...), je constatais avoir soigné pendant un an un Lupus erythémateux disséminé qui se révéla être tout bêtement une leishmaniose. J'ai soigné ma leishmaniose et le lupus a guéri. J'ai fait remonter l'info à un camarade de promotion professeur de médecine "Il peut y avoir des anticorps antinucléaires lors d'une leishmaniose sans qu'il y ait une maladie lupique". Lui a pu vérifier à grande échelle et produire des conclusions scientifiques qui confirmait mon hypothèse clinique basée sur deux ou trois cas.
Comme quoi, un petit athlète de province peut également utiliser ses petits muscles sans nécessairement rêver d'une médaille aux J.O.. J'ai ma petite médaille interne, comme Catmano ou Maminou quand elles voient arriver au bac S mention TB sans année de retard le petit sans-papier non francophone qu'elles ont accueilli au CP.
On peut aussi avoir été l'instituteur d'Albert Camus.
On peut vivre sans Légion d'Honneur.

Écrit par : dobolino | 23 août 2008

Et note bien que les conneries passent toujours! J'en suis la vivante preuve.

Ecrit par : dobolino | 23 août 2008

Qui pourra m'expliquer pourquoi je me régale tant à lire vos conneries???

Ecrit par : Maminou | 23 août 2008

Ça me fait bien plaisir, toujours! Je croyais que vous me faisiez la gueule. .

Écrit par : dobolino | 23 août 2008

Mais non, Dobolino! On vous aime tous!

Écrit par : Christophe Sibille | 23 août 2008

En cliquant sur le lien du blog cité en marge sur les hyperactifs où j'espérais trouver des conseils sportifs pour eux, j'ai trouvé cette belle petite histoire qui ne s'éloigen somme toute pas tant que ça et plaira, je pense, au moins à Maminou qui affectionne ce genre de paraboles:

La planification efficace de son temps
Un jour, un vieux professeur de l'école des Hautes Études Commerciales (HEC) fut engagé pour donner une formation sur "La planification efficace de son temps" à un groupe de dirigeants de grosses compagnies nord-américaines. Ce cours constituait l'un des cinq ateliers de leur journée de formation. Le vieux prof n'avait donc qu'une heure pour donner sa matière.

Debout, devant ce groupe d'élite (qui était prêt à noter tout ce que l'expert allait enseigner), le vieux prof les regarda un par un, lentement, puis leur dit : < Nous allons réaliser une expérience. >

De dessous la table qui le séparait de ses élèves, le vieux prof sortit un pot de terre de 4 litres qu'il posa délicatement en face de lui. Ensuite, il sortit environ une douzaine de cailloux à peu près gros comme des balles de tennis et les plaça délicatement, un par un, dans le grand pot. Lorsque le pot fut rempli jusqu'au bord et qu'il fut impossible d'y ajouter un caillou de plus, il leva lentement les yeux vers ses élèves et leur demanda : < Est-ce que ce pot est plein ? > Tous répondirent : < Oui. >

Il attendit quelques secondes et ajouta : < Vraiment? >. Alors, il se pencha de nouveau et sortit de sous la table un récipient rempli de gravier. Avec minutie, il versa ce gravier sur les gros cailloux puis brassa légèrement le pot. Les morceaux de gravier s'infiltrèrent entre les cailloux... jusqu'au fond du pot. Le vieux prof leva à nouveau les yeux vers son auditoire et redemanda : < Est-ce que ce pot est plein ? >

Cette fois, ses brillants élèves commençaient à comprendre son manège.
L'un d'eux répondit : < Probablement pas ! >

< Bien ! > répondit le vieux prof. Il se pencha de nouveau et cette fois, sortit de sous la table un seau de sable. Avec attention, il versa le sable dans le pot. Le sable alla remplir les espaces entre les gros cailloux et le gravier. Encore une fois, il demanda :< Est-ce que ce pot est plein ? >

Cette fois , sans hésiter et en choeur, les brillants élèves répondirent :< Non ! >

< Bien ! > répondit le vieux prof. Et comme s'y attendaient ses prestigieux élèves, il prit le pichet d'eau qui était sur la table et remplit le pot jusqu'à ras bord. Le vieux prof leva alors les yeux vers son groupe et demanda :
< Quelle grande vérité nous démontre cette expérience ? >

Pas fou, le plus audacieux des élèves, songeant au sujet de ce cours, répondit : < Cela démontre que même lorsque l'on croit que notre agenda est complètement rempli, si on le veut vraiment, on peut y ajouter plus de rendez-vous, plus de choses à faire. >

< Non > répondit le vieux prof. < Ce n'est pas cela. La grande vérité que nous démontre cette expérience est la suivante : si on ne met pas les gros cailloux en premier dans le pot, on ne pourra jamais les faire entrer tous, ensuite. >

Il y eut un profond silence, chacun prenant conscience de l'évidence de ces propos. Le vieux prof leur dit alors :
< Quels sont les gros cailloux dans votre vie ? >
Votre santé ? Votre famille ? Vos ami(e)s ? Réalisation vos rêves ? Apprendre ? Défendre une cause ? Vos loisirs ? Prendre son temps... ? >

< Ce qu'il faut retenir, c'est l'importance de mettre ses gros cailloux en premier dans sa vie, sinon on risque de ne pas réussir...sa vie. Si on donne priorité aux pécadilles (le gravier, le sable), on remplira sa vie de pécadilles et on n'aura plus suffisamment de temps précieux à consacrer aux éléments importants de sa vie. Alors, n'oubliez pas de vous poser à vous-même la question : Quels sont les gros cailloux dans ma vie ? >

< Ensuite, mettez-les en premier dans votre pot. >

D'un geste amical de la main, le vieux professeur salua son auditoire et lentement quitta la salle.
Anonyme

Écrit par : dobolino | 23 août 2008

Yann

Vous avez l'air d'être habitué à déformer le discours des autres comme cela vous arrange, sous des faux airs de naïveté dont le but non avoué est de décrédibiliser une personne qui ne pense pas exactement comme vous .

Je soutiens qu'il serait très possible non pas d'avoir des centaines d'épreuves du 100m pour des centaines de catégories comme vous insinuez, mais simplement d'en avoir 2, oui seulement 2, en fait 3 avec les jeux paralympiques .

Il en existe déjà 2, l'épreuve des JO classiques permettant aux 'bien nés' de se distinguer et les jeux paralympiques pour handicapés .

J'en propose seulement une troisième, et seulement pour les sports pour lesquels telle ou telle caractéristiques physique innée ou acquise sortant d'une norme procure un avantage décisif .

Par exemple en natation ne pas avoir plus de tant en masse musculaire, ne pas avoir plus de telle pointure ou envergure ou taille, etc

Sinon c'est l'esprit de l'olympisme qui meurt .

Si seuls peuvent gagner ceux qui sont nés avec des caractéristiques qui en d'autres temps ou circonstances tiennent plus du phénomène de foire (manger autant de big mac que Phelps c'est d'une certaine manière du phénomène de foire, comme avoir des pieds aussi grands) alors ce n'est plus l'universalité de l'olympisme où toute personne normalement constituée peut concourir et gagner avec un bon entraînement, mais la particularité de l'hyper-sélection 'naturelle' .

En fait je viens de trouver une autre raison de dénier l'universalisme des JO actuels, après les droits de la personne humaine, après le sport business, après la fausse gloire de courir un centième plus vite que le second (à quoi ça sert ?), les procédures des compétitions des JO favorisent plus ceux qui déjà ont plus à la naissance, comme caractéristiques physiques !

Écrit par : jim | 23 août 2008

Mais non, Dobolino! On vous aime tous!

Ecrit par : Christophe Sibille | 23 août 2008
Là, vous vous avancez un peu trop, il me semble.

Écrit par : dobolino | 23 août 2008

A l'heure où j'écris :

nombre de médailles d'argent de l'équipe de France masculine olympique :

13

USA : 12

Chine : 9

Russie, UK : 8

Allemagne : 7

vraiment pas si mal ...

Qu'est-ce que ça serait si la France n'était pas un pays égalitariste ?

Si par exemple la France aidait autant son équipe d'aviron que les anglais le font ...

Mais la France préfère payer deux semaines aux élèves de l'école de l'air dans un Palace à Bali à € 2000 la nuit plutôt que d'utiliser systématiquement les drones pour éviter aux soldats en Afghanistan de se faire trouer la peau, cf info du Point cette semaine .

Avec la clique bling bling c'est gavage pour les privilégiés et low cost pour la population, et même défense des intérêts de Microsoft par le médiocrissime exécutif français, qui refuse de mettre fin au racketiciel ...

A ce stade, c'est de la trahison, défendre les intérêts de la rente de Bill Gates aux dépens du con-sommateur français !

Écrit par : jim | 23 août 2008

Jim, ce coup-ci, je commence à vous suivre mieux et ça me parait jouable et intéressant. Mais,..., si ces compétiteurs normaux se dopent pour créer de la performance attractive, on retombe dans le sport business et il vosu faudra créer une autre catégorie et ainsi de suite.
Finalement, il parait plus sensé de les laisser dans la compétition amateur. Déjà qu'il est certain que des cyclistes amateurs qui veulent grimper le Ventoux, sans qu'il soit question de compétition et de victoire autre que sur soi-même ou son petit groupe cycliste, se dopent pour y arriver...

Écrit par : dobolino | 23 août 2008

Mais non, Jim... Ne vous affolez pas.
Bernard Laporte a tout prévu (enfin, il dit que c'est lui) : on va confier la formation des athlètes de haut niveau en France au privé ! C'était parce que c'était public que ça déconnait comme ça, mais Lagardère va y remédier, il l'a dit, notre secrétaire d'état, hier, aux infos d'une chaîne, publique, d'ailleurs. Et le journaliste a dit que c'était une très, très bonne idée.

Écrit par : catmano | 23 août 2008

Catmano, Largardère, n'est-ce pas celui qui a conçu avec Delanoë et Luc Besson la campagne Paris Amélie Poulain 2012 qui a si bien réussi à Singapour face à Londres capitale mondiale dynamique ? !

Écrit par : jim | 23 août 2008

Yann

Vous avez l'air d'être habitué à déformer le discours des autres comme cela vous arrange, sous des faux airs de naïveté dont le but non avoué est de décrédibiliser une personne qui ne pense pas exactement comme vous .

Ecrit par : jim | 23 août 2008

Mais noooon.
C'est juste que vous avez du mal à trier le bon grain de l'ivraie parmi mes vannes.
Vous voulez, mettons, trois épreuves du 100 m au lieu de deux.
Et pourquoi pas 4 ? Ou 5 ? Ou 20 ?
Pour cela, pour que monsieur tout-le-monde puisse s'éclater sur une piste, et pourquoi pas briller, il y a les compés départementales, régionales, amicales, vétérans, etc. .
Toutes les fédérations sportives qui les organisent sont affiliées au CNOSF, et par là même toutes ces compétitions sont censées refléter l'idéal olympique, chacune à son niveau.
Votre proposition a déjà été suivie dans plusieurs sports.
En judo, avant 1952, il n'y avait pas de catés de poids. En 1952, l'UEJ en crée 3. Puis 5 en 1965, et 7 en 1976. On s'est heureusement arrêté là.
Résultat : le niveau technique a baissé au profit du physique (en tous cas en France. Les Japonais, eux, continuent à combattre comme s'ils étaient en toutes catégories, quel que soit le poids. Et ils gagnent, eux).
Courez donc le plus vite possible votre 100 m. Vous irez en région, en championnat de France, voire plus, mais au moins vous irez en courant ;o)) (là, je mets un smiley, ça c'est un smiley ;o)), ça veux dire : plaisanterie).
Par contre, je suis d'accord avec vous sur un point : il est aberrant que Jeannie Longo et Laure Manaudou (quoique...) persistent à venir truster tous les titres de championnes de France alors qu'elles sont (étaient) au niveau supérieur.

Écrit par : yann | 23 août 2008

On peut vivre sans Légion d'Honneur.

Ecrit par : dobolino | 23 août 2008

Tu ne songes même pas à demander le poireau, juste pour le fun ?

Écrit par : yann | 23 août 2008

Autre chose pour jim :

Je suis (sans doute autant que vous) scandalisé par le fait que tous les pays n'ont pas le droit d'envoyer des athlètes aux jeux, même s'ils doivent (génétiquement, structurellement, culturellement ?) perdre.
On doit pouvoir voir évoluer aux jeux des skieurs togolais, des sufeurs paraguayens et des judokas français, mais sans pour autant leur donner de handicap.

Écrit par : yann | 23 août 2008

Catmano, Largardère, n'est-ce pas celui qui a conçu avec Delanoë et Luc Besson la campagne Paris Amélie Poulain 2012 qui a si bien réussi à Singapour face à Londres capitale mondiale dynamique ? !

Ecrit par : jim | 23 août 2008

Ah ! Je n'en sais fichtre rien ! Si vous le dites...

Écrit par : catmano | 23 août 2008

Yann

Je crois que vous avez mal compris ...

Pour vous un triathlète qui remporte l'IronMan mais parce qu'il ne fait qu'1m80, n'a pas de pieds de géants, ni d'envergure de géant, et donc en se surentraînant, ne pourra jamais battre Phelps, c'est Monsieur tout le monde ?

Je ne propose pas de compétitions pour Monsieur tout le monde, je propose que certaines compétitions olympiques n'excluent plus 99.99...% des athlètes qui n'ont pas des caractéristiques physiques tout à fait extraordianaires .

Cela n'a rien à voir .

Et même, je suis contre les jeux paralympiques : existe t-il une agreg pour les cancres, non !

Je constate simplement que pour le CIO, les handicapés, soit une faible proportion de la population, sont plus importants que les athlètes, je dis bien athlètes et non monsieur tout le monde, qui parce qu'ils n'ont pas certaines caractéristiques physiques extraordinaires, ne gagneront jamais un certain nombre d'épreuves .

Écrit par : jim | 23 août 2008

OK, jim. Mettons que vous créiez une catégorie (et une seule) supplémentaire pour les épreuves de natation et d'athlé.
Il faudra choisir un critère précis, mesurable, comme le poids, la largeur des épaules, l'envergure, la pointure,etc.
Mettons que la deuxième épreuve de 400 m nage libre soit réservée aux nageurs ayant une pointure strictement inférieure au 43. Vous pouvez être sûr que rapidement, la plupart des compétiteurs chausseront du 42 !! (Voire du 42 3/4).
Alors il faudra créer deux autres catégories, moins de 40, moins de 43, plus de 43.
Et ainsi de suite.
C'est exactement ce qui s'est passé en judo. Dans ce sport, les catés de poids ont chamboulé la technique. En natation, je ne suis pas sûr que ça changerait grand chose. Vos nouveaux athlètes aux petits pieds seront tout aussi sélectionnés comme des Holstein que les anciens.
CQFD.

Écrit par : yann | 23 août 2008

Et même, je suis contre les jeux paralympiques : existe t-il une agreg pour les cancres, non !

Ecrit par : jim | 23 août 2008

Si ! En sciences de l'éducation ! (et si c'est pas une agreg, y'a au moins des doctorats).

Écrit par : yann | 23 août 2008

En cliquant sur le lien du blog cité en marge sur les hyperactifs où j'espérais trouver des conseils sportifs pour eux, j'ai trouvé cette belle petite histoire qui ne s'éloigen somme toute pas tant que ça et plaira, je pense, au moins à Maminou qui affectionne ce genre de paraboles:
Dobolino

Ben vi, je me suis fait un copié collé et je l'ai imprimé... pour le réutiliser...
Je ne fais la tête à personne et surtout pas à vous Dobolino...
je vous lis... je ne dis rien... mais je n'en pense pas moins !!! ;-)

Écrit par : Maminou | 23 août 2008

Vous connaissez les deux autres???
...vous voir revenu!

Ecrit par : Christophe Sibille | 23 août 2008

Bonjour, Christophe. Pardonnez moi, j'ai négligé de vous répondre et de vous saluer.

Écrit par : yann | 23 août 2008

Bonjour M. Brighelli

Je suis professeur de mathématiques, néo-titulaire affecté dans l'académie de Créteil. Suite à une année de stage qui ne m'a pas apporté toutes les réponses aux questions qui se sont présentées (et qui se présentent encore...) et devant le défi que je dois relever cette année, je souhaiterais vous demander quelques conseils pour aborder de la meilleure manière l'année scolaire qui débute.

Y a-t-il une adresse mail à laquelle je pourrai vous joindre ?

Je vous remercie par avance.

NR

Écrit par : Nicolas | 23 août 2008

Je m'étais fendu hier soir d'une contribution assez longue, qui a été mangée par le serveur de ce blog : vilain midiblog !

Je retente avec une brève courtissime, pas dans le fil mais d'actualité : vous avez entendu parler du livre « Main basse sur l’école publique » qui sort bientôt ? C'est d'Eddy Khaldi, enseignant et Muriel Fitoussi, journaliste.

Il y a un résumé sur bakchich.info

Écrit par : sanjuro | 23 août 2008

Excellente la plaisanterie !

Il existe aussi une agreg en démagogie pour les incompétents : l'élection à la présidence de la République depuis 1981

3 incompétents en tout, en sciences exactes, en éthique, en économie, en entreprise, en social, etc, ont été élus ...

mais ils étaient les meilleurs en démagogie pour gogos

Et les français, qui sont des veaux, adorent, ils ont même réélu Mitterrand et Chirac, et pourraient réélire l'actuel hôte de l'Elysée .

Pour revenir au sport, je ne suis probablement pas aussi expert que vous, et vos remarques ont certainement du sens .

Aucun système n'est parfait .

Certes le système que je préconise serait imparfait d'après ce que vous signalez en judo .

Mais ça serait moins pire que le système actuel .

Vous dites celui qui ferait du 42 3/4 serait très avantagé par rapport aux autres si la limite est 43, mais que dire alors de ces mêmes autres aux côtés d'un Michael Phelps .

L'intérêt des catégories est de faire que le travail, la détermination, puisse compenser les plus faibles différences physiques entre une personne normalement constituée et une personne qui a juste un peu plus que les différences énormes entre une personne normale et une personne au physique extraordinaire .

Je préconise au moins la création d'une nouvelle catégorie, et puis après il faut évaluer, vous dites que la limite serait arbitraire, certes, mais ils l'ont fait dans les sports comme le judo, la boxe, etc

Écrit par : jim | 23 août 2008

Mais ça serait moins pire que le système actuel .

Ecrit par : jim | 23 août 2008

Sans doute. Mais ça aurait aussi l'inconvénient de rendre interminables les compés de natation, et elles le sont déjà (vous pouvez me croire, j'ai pratiqué ça aussi).

.....

"L'intérêt des catégories est de faire que le travail, la détermination, puisse compenser les plus faibles différences physiques entre une personne normalement constituée et une personne qui a juste un peu plus que les différences énormes entre une personne normale et une personne au physique extraordinaire ." :
en judo, boxe, lutte, etc., en haut niveau, tout le monde (sauf les lourds) a à peu près le même indice de masse graisseuse, et se trouve juste à la limite supérieure de sa fourchette de poids.
Avantage : zéro.

Écrit par : yann | 23 août 2008

L'avantage des catés de poids en sport de combat se situe au niveau du spectacle. Lorsque les championnats du monde de judo ne comprenaient qu'une catégorie, les combats duraient vingt minutes !! On avait le temps de profiter.
Aujourd'hui, c'est cinq minutes, multipliées par 7 catés, 35 minutes. On a encore le temps de profiter. (et puis ça permet des pauses publicitaires, ou pipi, ou buvette, pas nécessairement dans cet ordre).

Écrit par : yann | 23 août 2008

Le darwinisme, en ce qu’il a d’encore valide, est une théorie de l’évolution des espèces, nullement un principe de sélection des individus. Enonçant que c’est le type adapté à son milieu qui survit, la réciproque étant analytiquement vraie, il décrit un fait universel, d’abord qui ne saurait être plus vrai ici qu’ailleurs dès lors qu’il est question de la façon dont les espèces se perpétuent, ensuite qui ne prescrit aucune valeur en fonction de laquelle une sélection des individus pourrait être opérée - ni même qu’il faille en opérer une. Pour le dire autrement, cela n’est au fond qu’affaire de morale, et ce que vaut un principe de sélection ne saurait s’évaluer qu’à l’aune de l’universel, ce sans quoi il n’est aucune raison de ne pas déchoir dans l’état de guerre de tous contre tous.

Quand à la concurrence, il n’est pas assuré que ce soit nécessairement au travail qu’elle pousse. Au plus profond de la réflexion où l’on se trouve absorbé, la préoccupation pour l’autre comme concurrent n’est-elle pas qu’un facteur de trouble dans l’intelligence du pas à accomplir, du lien à découvrir ? N’est-ce pas plutôt l’exemple d’excellence, que l’enseignant doit donner, qui joue ici - excellence qu’on n’atteint soi-même qu’en s’en inspirant, certainement pas en s’abaissant à s’engager dans une lutte d’ego ? C’est, en effet, le serf qui a besoin de s’opposer à un autre pour parvenir à travailler - travail qui ne vaut jamais celui accompli dans l’exclusive préoccupation pour la logique qui lui est propre.

Écrit par : Pli | 23 août 2008

Ca marche déjà, la privatisation par Lagardère; en tennis, le team Lagardère rassemble à peu près tous les meilleurs joueurs français...

"(et puis ça permet des pauses publicitaires, ou pipi, ou buvette, pas nécessairement dans cet ordre)."

Ecrit par : yann | 23 août 2008

Ca peut se faire par deux... Voire les trois en même temps.

J'avais mis un message assez long, disant que très peu de coureurs sélectionnés pour le décathlon des jeux aurait la note maximum prévue par le barème de l'épreuve de 1500m du CRPE; (vérifiez les barèmes! 4'30 pour avoir 20. Je ne remets pas le lien, sinon, mon post va être bouffé par la machine).

Écrit par : Christophe Sibille | 23 août 2008

"très peu auraient" ou "une petite minorité aurait", mille excuses.

Écrit par : Christophe Sibille | 23 août 2008

Quant !

Écrit par : Pli | 23 août 2008

Francis Penin, j'ai lu avec beaucoup d'intérêt votre message sur Jack Lang, je l'approuve à 100 %.

Avez-vous lu le remarquable livre de Liliane Lurçat "la destruction de l'enseignement élémentaire et ses penseurs"?
Tout y est dit sur l'historique et les causes réelles de la débâcle actuelle de l'école, qui est plus inégalitaire qu'elle ne le fût jamais.

Anne-Marie.

Écrit par : Valette | 23 août 2008

Merde, Yann, ça n'aura pas été long. Les vacances sont bien finies... ;-(

Écrit par : Christophe Sibille | 23 août 2008

Merde, Yann, ça n'aura pas été long. Les vacances sont bien finies... ;-(

Ecrit par : Christophe Sibille | 23 août 2008

tsss, tsss, tsss...

Écrit par : Maminou | 23 août 2008

On peut vivre sans Légion d'Honneur.

Ecrit par : dobolino | 23 août 2008

Tu ne songes même pas à demander le poireau, juste pour le fun ?

Ecrit par : yann | 23 août 2008

Le demander? Je ne vais pas aller me vautrer avec le conseiller général et le sous-préfet pour une médaille! Enfin, tout de même!
Moi, môssieur, je n'aurai le poireau que si je le mérite, voilà, toc.
Y'a de ces chevaliers de l'olivier, de la truffe noire du Tricastin (celle qu'on cherche au compteur Geiger) et du tilleul qui sont des hontes loco-régionales.

Écrit par : dobolino | 23 août 2008

Francis Penin, j'ai lu avec beaucoup d'intérêt votre message sur Jack Lang, je l'approuve à 100 %.

Anne-Marie.

Ecrit par : Valette | 23 août 2008

Merde, Yann, ça n'aura pas été long. Les vacances sont bien finies... ;-(

Ecrit par : Christophe Sibille | 23 août 2008

Putain! Je le savais, j'en étais sûre et certaine.

Écrit par : dobolino | 23 août 2008

Je suis quand même très vexée parce qu'aujourd'hui, ici, j'ai fait d'énormes efforts intellectuels pour ramener le débat entre Yann et Jim au niveau éducatif et que rien, personne, nib, que dalle...
Si ça continue dans de telles conditions, j'irai porter mes efforts ailleurs.
J'me trouvais vachtément intelligente et tout et tout et c'est le désert. Je vais me fâcher tout rouge, comme Felts.

Écrit par : dobolino | 23 août 2008

hachtétépé://correcteurs(point)blog(point)lemonde(point)fr/2008/08/23/pour-la-medaille-dor-du-chauvinisme-qui-montera-sur-le-podium/

Écrit par : Hervé de Strasbourg | 24 août 2008

"Je suis quand même très vexée parce qu'aujourd'hui, ici, j'ai fait d'énormes efforts intellectuels pour ramener le débat entre Yann et Jim au niveau éducatif et que rien, personne, nib, que dalle...
Si ça continue dans de telles conditions, j'irai porter mes efforts ailleurs.
J'me trouvais vachtément intelligente et tout et tout et c'est le désert. Je vais me fâcher tout rouge, comme Felts."

Ecrit par : dobolino | 23 août 2008

Mais non, pourquoi? Ce débat était absolument passionnant, la composante éducative toujours présente, (même si vous avez réussi à la faire émerger de manière plus évidente). Ce n'est pas parce qu'il n'y a pas de réactions extasiées à chaque intervention qu'on n'apprécie pas!
C'est justement pour ça, Maminou, que le fait que l'intervention d'Anne-Marie, qui a fait retomber le tout comme un soufflé, m'a rendu un peu morose! En plus, après les quelques interventions brillantissimes de Sanjuro... Pfffff...

Il va falloir se taper de nouveau pleurnicheries et jérémiades, fonds de poubelle de l'IUFM en copiés-collés interminables, "heureusement que je suis là pour remettre mes chers petits au niveau", ma fille, quoique durablement déformée par l'IUFM, reste la meilleure grâce à Leo et Lea... Pitié!!!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 24 août 2008

Merci à Hervé pour son lien!
Le chauvinisme, outre qu'éducativement une réelle catastrophe, (que dire des commentateurs qui applaudissent les fautes "adverses", dans les compétitions d'équitation!!!), finit par couler les sportifs montés en flèche à force de pression médiatique, (et, concernant l'exemple emblématique de Manaudou, l'expression prend tout son sens).
Comment voulez-vous qu'un athlète à qui toutes les médailles d'or sont promises médiatiquement s'en débrouille au moment de l'obtenir? C'est surhumain! On a vraiment l'impression, quand un français participe à une compétition, qu'il est seul. Tous les commentaires tournent autour de lui. Une compétition sportive se fait à plusieurs!!!
On en finit presque par souhaiter la victoire des "étrangers!"
Ou on finit par regarder les épreuves dans lesquels on sait qu'il n'y a aucune chance de voir des sportifs tricolores; (le régal des matches de volley, masculins ou féminins, du beach volley, (plutôt féminin, ;-)
... ... et du saut en hauteur féminin...
Ah, être transformé, pour un quart d'heure, en la tenue de saut de Blanca Vlasic... ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 24 août 2008

Cher professeur débutant, pour toutes questions concernant la pratique du métier, vous n'avez pas besoin de mon adresse personnelle : il y a sur ce blog des spécialistes autrement qualifiés que moi qui vous répondront avec enthousiasme.
Dobolino, à propos du poireau que vous n'ambitionnez pas... Un vieux gentilhomme tentait de séduire une toute jeune fille arrivée depuis peu à la cour de Louis XIV (j'ai trouvé ça chez Saint-Simon, je crois - ou chez Tallemant des Réaux, j'ai la mémoire qui flanche...). Importunée par ses assiduités, elle finit par lui lancer : "Mais enfin, Monsieur, vous qui avez déjà le chef tout blanc..." Le gentilhomme salue très bas, et lui réplique : "Comme les poireaux, madame, la tête blanche et la queue verte."
Le plus extraordinaire, dans cette histoire, c'est qu'un aristocrate des années 1690 sût à quoi ressemblait un poireau. En revanche, on ne s'étonnera pas qu'une jeune fille, à cette époque comme aujourd'hui, sache ce qu'est une queue.
JPB
PS. J'ai entendu parler de Main basse sur l'école publique - et à en croire les auteurs, il y a un vilain complot intégriste depuis le milieu des années 90 : je vous rappelle que lorsque j'ai dit ici même la même chose, j'ai rencontré quelque incrédulité de la part des plus crédules. Par ailleurs, je finis de dépouiller - c'est juste le bon terme - le pamphlet de Jack Lang, dont les références surprenantes (aux expérimentations américaines des années 60, par exemple) puent le pédagogue professionnel à 100 lieues (Meirieu lui a-t-il servi de nègre ?). J'en rendrai compte très prochainement, inutile de vous précipiter pour le feuilleter en librairie - de toute façon, il faut des gants et un hygiaphone pour aborder un tel livre.

Écrit par : brighelli | 24 août 2008

"Le plus extraordinaire, dans cette histoire, c'est qu'un aristocrate des années 1690 sût à quoi ressemblait un poireau. En revanche, on ne s'étonnera pas qu'une jeune fille, à cette époque comme aujourd'hui, sache ce qu'est une queue.
JPB"
Ecrit par : brighelli | 24 août 2008

Sans compter avec le fait que "poireau" soit souvent synonyme de "queue" dans l'argot sexuel. Ce qui rend les dernières interventions de Dobolino particulièrement savoureuses, (si j'ose dire).

Écrit par : Christophe Sibille | 24 août 2008

le pamphlet de Jack Lang, dont les références surprenantes (aux expérimentations américaines des années 60, par exemple) puent le pédagogue professionnel à 100 lieues.

Ecrit par : brighelli | 24 août 2008

C'est un défaut, maintenant, d'être "pédagogue"? Avant, ici, on disait "pédagogol", ou "pédagogiste", ou "pédagologue".

Écrit par : Christophe Sibille | 24 août 2008

dobolino, vous pouvez expliciter peut être ?

Yann,

vous évoquez la team Lagardère, mais quelles sont ses réussites ?

Team Lagardère n'a t-il pas pris part au fiasco Paris 2012, et encadré Richard Gasquet qui devait être un futur numéro un mondial et qui apparemment ne le sera jamais ?

Je comprends ce que vous dites sur le judo, je ne connais absolument rien aux sports de combat et ne peut donner aucun avis, à moins que le judo ne soit pas un sport de combat mais un sport de contact, etc

Ce qui m'intéressait c'était les épreuves dites les plus prestigieuses des JO, à savoir courir ou nager le plus vite .

J'estime qu'il n'est pas normal d'exclure une très grande majorité d'athlètes de ces compétitions car même surentraînés ils n'auront jamais la chance de battre un Phelps tout simplement parce qu'ils n'ont pas des mensurations de géant .

Ce que je préconise serait même positif pour le 'business', il y aurait encore plus de champions, encore plus d'images à vendre, encore plus de jeunes à s'intéresser au sport, etc

Maintenant il faut relativiser même ce qu'a fait Phelps .

A mon sens il existe un plus grand champion, américain aussi, pas Lance Armstrong le dopé qui ne s'est révélé qu'après une opération suite à un cancer ce qui est hallucinant pour tout esprit critique, mais Kelly Slater, le meilleur surfeur du monde, qui à plus de 35 ans continue de gagner contre les jeunes, est très doué à la fois en grosses vagues et en surf progressif aux figures inspirées du skate, et a déjà 7, à moins que ce ne soit 8, titres de champion du monde .

Surfer comme Kelly Slater a quand même plus d'allure que d'avaler big mac après big mac comme Phelps et de nager comme un bourrin, mais bon ...

Écrit par : jim | 24 août 2008

"Lance Armstrong le dopé qui ne s'est révélé qu'après une opération suite à un cancer ce qui est hallucinant pour tout esprit critique"

Ecrit par : jim | 24 août 2008

Evidemment! Et il y a eu un autre exemple de ce type évoqué lors de ces jeux, (un athlète cloué par une leucémie il y a un an, et champion olympique, en natation aussi, je crois? Je me demande si ce n'est pas au kilomètre en eaux vives).
Quant à Gasquet, le cas est effectivement significatif. Aussi doué que Nadal, mais "enfant gâté", ne s'entraînant pas, physiquement du moins, et à l'attitude sur le terrain, (et certainement ailleurs), totalement aux antipodes de celle du champion espagnol, (ceci-dit, certainement dopé à bloc lui aussi).
L'attitude des journalistes sportifs, (pardonnez l'oxymore) français vis à vis de Gasquet n'est certainement pas étrangère à sa carrière sportive qui, selon toute vraisemblance, s'annonce comme ratée. Mais peut-être, après tout, est-il parfaitement heureux comme ça?
Pour revenir sur ce débat sur "les gabarits", les champions de tennis, contrairement à une certitude qui avait éloigné à l'époque Grosjean et Clément de la fédération française, ne sont pas tous des géants. Ce dont cette fédération était néanmoins persuadée.

Écrit par : Christophe Sibille | 24 août 2008

Hors-sujet complet : les stages de soutien pendant les vacances en primaire.

" Demain, je suis catapultée dans une école qui n'est pas la mienne, alors que des collègues extérieurs à l'école effectuent le stage dans mon école, bref....
Je laisserai mon cahier journal aux enseignants et je remplirai également un livret bilan mais n'étant en contact avec les élèves qu'une semaine, j'aurai du mal à cerner les éventuels progrès. Je pense donc évaluer principalement la participation, l'implication... Qu'en pensez-vous?"

Je croyais qu'on essayait de rattraper le retard scolaire, moi... Il est vrai qu'en quatre matinées de 2 heures 45, en déduisant 15 minutes de récréation, avec des gamins qu'on ne connaît pas et qui ne nous ont jamais vus...

Faire une dictée, des opérations et un problème en début de semaine, puis travailler sur leurs erreurs ?
Pour peu qu'il y en ait beaucoup, ça va être du saupoudrage.

Refaire la même dictée, des opérations et le même problème le dernier jour, pour peu qu'ils aient été plein pot le premier jour et un peu moins en forme le dernier, les résultats peuvent même être plus mauvais.

Et puis, mardi prochain, avec un autre maître, d'autres façons de s'exprimer et un contexte différent, je ne vois vraiment pas ce que ça peut donner...

Écrit par : c. cru | 24 août 2008

Bon, paradoxalement, quand les français mettent une branlée à leurs adversaires, les commentaires redeviennent supportables. Et puis, j'aime bien Costantini, au moins, il connaît son sujet!

Écrit par : Christophe Sibille | 24 août 2008

Pour ceux qui n'auraient pas le code, "poireau" = "mérite agricole".
Je ne faisais pas de propositions salaces à Dobolino.

@ jim : c'est Christophe qui a parlé de Lagardère, pas moi.

@ Dobolino : même si ma conversation avec jim a dérapé, le fond éducatif est là.
Je ne suis pas d'accord avec lui pour multiplier les épreuves aux JO. Les JO, c'est le top, le nirvana. Pas de raisons pour qu'il y ait plusieurs médaillés pour la même épreuve.
Par contre, pour le reste, i.e. le commun des mortels, je ne suis pas d'accord avec JPB, et considère que les évolutions des vingt dernières années sur l'évaluation en EPS sont positives (Cf mon message plus haut), mais si elles flirtent avec le vocabulaire pédago.
Tenir compte de la pointure pour évaluer la natation à l'école serait légèrement grotesque, mais tenir compte de la technique, de la variété des nages, de la gestion de l'effort, et non de la seule "performance", n'a rien de ridicule.
Nota technique (désolé) : ce type d'évolution existe aussi au sein des fédés, puisque les évolutions toutes récentes des règles d'arbitrage en judo privilégient un judo technique et dynamique qui peuvent donner l'espoir à certains de briller même face à de gros bourrins.

Écrit par : yann | 24 août 2008

Christophe, avant d'être un bon entraîneur et un commentateur efficace, Constantini a été un grand joueur - à Marseille, quand il y avait encore une grande équipe de hand à Marseille. Il était notre modèle - il devait être senior quand j'étais cadet.
Et puis, ça me plaît assez, que le hand réussisse là où les amputés du foot se plantent...
JPB

Écrit par : brighelli | 24 août 2008

"Christophe, avant d'être un bon entraîneur et un commentateur efficace, Constantini a été un grand joueur - à Marseille, quand il y avait encore une grande équipe de hand à Marseille. Il était notre modèle - il devait être senior quand j'étais cadet.
Et puis, ça me plaît assez, que le hand réussisse là où les amputés du foot se plantent...
JPB"

Ecrit par : brighelli | 24 août 2008

Oui, Jean-Paul, je savais ça!
Il a été excellent à tous les postes qu'il a occupés. Et commentateur n'est pas le moindre! Il tranche vraiment sur la masse de ces bavards ultra chauvins et jamais drôles, toutes disciplines confondues, (encore qu'il y ait eu quelques progrès ces dernières années, notamment en tennis et en athlétisme). Quand on se rappelle de Chritian Quidet et Jean Raynal... Et Hervé Duthu... ;-)
Et je suis un peu comme vous, pour le rapport hand-foot... Dommage que vous aimiez autant le rugby...;-))

Écrit par : Christophe Sibille | 24 août 2008

"les évolutions des vingt dernières années sur l'évaluation en EPS sont positives (Cf mon message plus haut), même si elles flirtent avec le vocabulaire pédago."

Ecrit par : yann | 24 août 2008

Je suis surpris de n'avoir eu aucune remarque, (quelle qu'en soit la teneur) sur le barème de l'épreuve du 1.500m au CRPE??? (Pour mémoire, 4'30" pour avoir la note maximale, pour les hommes).
Surtout quand certains prétendaient que c'était uniquement l'appréciation du temps qu'on pensait faire qui comptait, plutôt que le temps lui même. (Cela a même été un des bourrins de bataille d'Anne-Marie pendant un bon paquet de messages).

Écrit par : Christophe Sibille | 24 août 2008

Sans compter avec le fait que "poireau" soit souvent synonyme de "queue" dans l'argot sexuel. Ce qui rend les dernières interventions de Dobolino particulièrement savoureuses, (si j'ose dire).

Ecrit par : Christophe Sibille | 24 août 2008

Dans les comices agricoles, malgré la belle chanson des frères Jacques, poireau a un tout autre sens. Le connaissez vous bien tous? J'ai des doutes...

Écrit par : dobolino | 24 août 2008

Par contre, pour le reste, i.e. le commun des mortels, je ne suis pas d'accord avec JPB, et considère que les évolutions des vingt dernières années sur l'évaluation en EPS sont positives (Cf mon message plus haut), mais si elles flirtent avec le vocabulaire pédago.
Tenir compte de la pointure pour évaluer la natation à l'école serait légèrement grotesque, mais tenir compte de la technique, de la variété des nages, de la gestion de l'effort, et non de la seule "performance", n'a rien de ridicule.


Ecrit par : yann | 24 août 2008

Tout à fait d'accord, d'autant plus que dans toutes les autres matières, il ne s'agit plus que de coller strictement à la norme et de remplir proprement les petites cases là où il est prescrit de le faire, en s'interdisant strictement tout appel à l'intelligence personnelle. Les contrôles et évaluations écrits ont pris des allures de QCM si l'aspect extérieur est encore trompeur pour les naïfs et ce du CP à la "dissert" de philo du bac.
Quand on voit les élèves "réviser" l'épreuve écrite de français ou celle de philo du bac, on se dit que y'a quelque chose qui cloche. Les notions enseignées, somme toute basiques, devraient logiquement, au jour de l'épreuve être suffisament intégrées dans le système de pensée personnel du candidat pour qu'il ne soit pas nécessaire de bachoter. Si on doit bachoter, c'est qu'on doit se plier à un mode de fonctionnement unique et à du par cœur, ce qui se justifie en SVT à ce stade d'études mais pas en dissertation.

Écrit par : dobolino | 24 août 2008

Après une quinzaine de jours à Chypre, l île du Cuivre et du laid thon, et quinze jours à Berlin, ach!!!!! voilatypas que jeudi, je me trimballe avec toute ma smala à Tegel-Ottot Lilienthal; l'aéroport de Berlin, pour les ceusses qui savent pas. D'ailleurs, ils ont donné à leur aréoport, c'est un aéropage qui l'a décidé , le nom du pionnier de l'aviation qui s'écrasa comme une bouse en 1896. En France on a Lyon Saint-Exaspérant. Mais Paris Charles De Gaulle, c'était unn aviateur??? enfin passons. Nous tchèquinons. Et dans le réduit d'embarquement, onn peut lire les joournaux allemannds et frankaouis GRATOSSE. Alors pensez, rrrrapppp, j'ai tout raflé. Le Figaro et la Tribune pour me torcher, la Süddeutsche Zeitung, parce que c'est le meilleur journal d'Europe. Le Monde, toujours aussi "agrégé de sciences économiques" ,et Libé. Libé, je l'ai acheté tous les jours de 1983 à 2004. Je ne l'achète plus, je le vole. Ou bien le dégotte dans une poubelle. Ce qui sied à merveille à ce torchecul bobo. Libé donc. Je m'asseois, sagement. Ma fille se plonge dans la Süddeutsche. mon fils dans Picsou Géant et ma femme dans un bouquin schleuh dont je n'ai pas calcuél le titrage. J'ouvre libé, nana, bien sage.... Et je tombe, outre une apologie de la Chine, sur:
-une recension délirante, dythirambique d'un bouquin de la Angot qui se pâme et mouille son sloggi pour avoir vu la queue de Doc Gynéco et a pondu un étron sur cette haventure insensée: la pétasse bourge se faisant encaldosser par le marlou, deffe sur le trognon et marcel jauni par la sueur spermeuse....à hurler de rire.
-une recension d'un "livre" d'un certain Bisiou sur, tenez-vous au bastingage, l'enculage des femmes . ET libé en faisant des gorges chaudes!!!!!! Photo, un cul de femme flouté et les lecteurs floués.
-un articulet sur Kafka qui, paraît-il , aurait écrit son oeuvre majeure: un livre...de cul. Vous aviez deviné.

Ajoutez à cela la mort de Tony Duvert, écrivain pédophile "respectueux" des enfants qu'il meurtrissait contrairement à Matzneff...et dont Assouline nous parle avec des sanglots dans le clavier. Et dire que le moindre prof de gym, justmen,, est suspect, aux yeux de l'opinion, de sa direction, voire de ses collègues. A vomir. Remarquez, ça permet de laisser les notaires de provincek, les députés et sénateurs UMP, les industriels profiter des réseaux pédophiles pour "leur petit quatre-heure"
La pédophilie ,c'est une foule d'Auschwitz individuels, de cris de douleurs que nul ne veut entendre ou dont on se délecte. Un bon pédophile est un pédophile mort.

Tout cela est consternant. Consternant. Les 12100 postes éducatifs supprimés, Libé s'en tape et le Figordure pense comme "le ministre" que c'est un pas vers une meilleure qualité de l'enseignement.
A part ça, tout va bien. Berlin est un lieu prodigieux. Paris? Une favela géante en comparaison. Je vais d'ailleurs m'installer à Berlin. Et quitter ce pays en voie de fascisation avancée. Et j'empoorterai mon clavier Azerty pour vous parler de temps en tempps, mais pas trop pour ne pas vous faire chier. Car j'ai compris: ici on parle de profignons, et de rien d'autre. Alors à bientôt. Et je vous recommande de commander (que c'est laid!!!) le numéro de Libé en date du 21 Août.

BIEN À VOUS TOUS

Kalimera ve merhaba!!!!

Montaigneàmule, parce que les pauvres canassons ,sur les flancs du Mont Dikté, (un lieu bénni pour les profs de céfran!!!) .....

Écrit par : montaigneàcheval | 24 août 2008

"Car j'ai compris: ici on parle de profignons, et de rien d'autre."
Ecrit par : montaigneàcheval | 24 août 2008

Profignon? Quès acco?
En tous cas, vous nous avez fait, avec votre maestria habituelle, un vibrant pladoyer pour la PQR*; le mérite t-elle vraiment?

*(A moins que ce soit pour le "web", ou les hebdos?)

Écrit par : Christophe Sibille | 24 août 2008

Mon cher Christophe Sibille, que je salue avec plaisier, profignon, c'est une invention de bibi;

profignon,
profignard
profichon
c'est une crase. Entre prof et troufignon ou troufignard....mais c'est affectueux ,hein....

prof...quoi....

En allemand, on nous nomme PAUKER, ce qui signifie à peu près bateleur de carnaval....

Écrit par : montaigneàcheval | 24 août 2008

"Plaisier" aussi, c'est un néologisme caballomonstagnin? ;-)
Je vous salue aussi avec le plus profond respect, cher ami!!!

Écrit par : Christophe Sibille | 24 août 2008

Cette réforme du lycée m'intrigue et me passionne à la fois! Vivement le prochain post de JPB...
J'espère qu'ils replaceront les savoirs au coeur du lycée et restaureront "à la hausse" les programmes!
Qu'en pensez vous JPB? je rêve ...non ?

Bonne fin de vacances à tous mes collègues "prof" car la prochaine rentrée risque d'être animée dans les lycées avec les annonces de réforme à venir !

Écrit par : lapin de 3 semaines | 24 août 2008

J'avais parié que Christophe s'ennuyait horriblement de mon long silence sur votre blog, cher J.P.
J'ai gagné : mon (très court) message en a provoqué au moins quatre de sa part, me concernant directement.

(Il n'en a rien à secouer, que tant d'enfants subissent une scolarité désastreuse.)

Merci en tout cas à Maminou et Catmano du travail qu'elles font.
Amitiés à Dobolino. Je repars jardiner, au risque d'attraper des tiques, qui sont nombreuses et infestantes dans notre région, où les maladies de Lyme sont fréquentes.

Anne-Marie.

Écrit par : Valette | 24 août 2008

Cher ancien professeur, je vais vous dire aujourd'hui, quelque chose qui me tiens à cœur depuis un moment et j'espère vous atteindre parmi la foule de commentaires que vous recevez sur ce « merveilleux » blog.

Je ne critique pas ici votre enseignement, quoiqu'il y ai bien des choses à redire là aussi, ne vous en déplaise, mais bien les idées que vous voulez transmettre. Je suis abasourdi (notez que ce n'est pas la première fois) par le niveau lamentable de la réflexion que vous tenez ici. Certes nous sommes dans un monde concurrentiel (les preuves ne manquent pas, je vous renvoi à n'importe quel journal qui traine sur votre table de salon); oui encore, l'école française ne joue pas assez la carte de la concurrence dans cet univers élitiste; oui enfin les chinois grâce à leur système d'éducation raflent toutes les médailles en sport ou ailleurs. Je ne vous rabattrez pas les oreilles avec ce que je lis encore sur ce blog comme quoi la Chine réprime des populations et opprime des peuples (ce qui est par ailleurs, tout à fait vrai!).

Néanmoins, je pense que si notre réflexion nécessite de prendre en compte et d'accepter le monde actuel, elle ne doit pas en faire son objectif. En effet, elle doit tendre à améliorer cet univers, non pas à renforcer le système actuel profondément injuste, mais à le modifier pour que justement la concurrence et l'élitisme ne demeurent pas le moteur de notre société.

L'homme est un animal comme le singe, l'abeille ou le ver de terre (je ne vous apprend rien), nous ne devons jamais oublié que nous faisons partie de la nature tout comme eux et que nos fonctions de bases sont simplement survivre et nous reproduire. Cependant, il semblerait que depuis quelque millénaires l'homme tente de s'élever au-dessus de ces fonctions élémentaires. C'est pourquoi si nous faisons partit de l'évolution naturelle, nous essayons de nous en détacher par une évolution qui nous est propre, conduite par notre pensée. Aussi cessons de détruire notre réflexion par ce que vous appelez, je cite un commentaire: « le darwinisme social » et autres élucubrations du même genre. Il semblerait toutefois que c'est cela que vous cherchiez, je cite encore deux commentaires (de je ne sais plus qui, je ne les retrouve plus et franchement il vaut mieux):

Excellent article de JP Brighelli comme d'habitude. J'approuve son constat : nous vivons une époque molle, convenue, sans couleur, sans goût et sans odeur.

Et aussi:

En fait, après avoir relu cette connerie, je pense qu'on ne va pas se faire botter le cul. On va se faire carrément défoncer. On aura même plus besoin de lutter contre l'homophobie à l'école, après. C'est Jérémy qui va être content. Ouarf !

Bon à part dire que la connerie n'est pas ici où tous le monde le croit je vous laisse jugez par vous même.

Que voulez vous donc, une guerre, ça met un peu de piment dans l'existence. Ne vous inquiétez pas, à ce rythme, elle va arriver et assez vite pour que vous vous retrouviez dans un fossé avec des balles à la place de votre cervelle étroite. Vous n'y croyez pas! Tant pis pour nous. Continuez de vous souciez de votre petit nombril, de votre éducation nationale et de vos IUFM. Tout le monde s'en moque de vos querelles internes, il serait bon en revanche d'activer vos neurones que je crois brillantes à un niveau de débat légèrement plus élevé; non que je pense avoir une intelligence tellement supérieure à la votre pour élever le débat mais je vous respecte trop pour vous laisser vous égarer comme ça. Alors au lieu d'aller gratter un euro par mois sur votre salaire comme le font les syndicats ou de discuter pour savoir si il faut apprendre la division au CE2 ou en maternelle (on croit rêver! De la part de quelqu'un qui enseigne en prépa scientifique c'est lamentable).

Alors s'il vous plait plus de commentaires aussi bas et d'articles aussi peu constructifs; Merci pour vous!

P.E.

Écrit par : Paul Elzière | 24 août 2008

"Alors s'il vous plait plus de commentaires aussi bas et d'articles aussi peu constructifs; Merci pour vous!

P.E."
Ecrit par : Paul Elzière | 24 août 2008

Ce n'est pas pour me faire l'avocat de Jean-Paul, (il n'en a absolument pas besoin), mais pourquoi ne faites-vous pas de propositions plus constructives.

Écrit par : Christophe Sibille | 24 août 2008

"J'avais parié que Christophe s'ennuyait horriblement de mon long silence sur votre blog, cher J.P.
J'ai gagné : mon (très court) message en a provoqué au moins quatre de sa part, me concernant directement.

(Il n'en a rien à secouer, que tant d'enfants subissent une scolarité désastreuse.)

Merci en tout cas à Maminou et Catmano du travail qu'elles font.
Amitiés à Dobolino. Je repars jardiner, au risque d'attraper des tiques, qui sont nombreuses et infestantes dans notre région, où les maladies de Lyme sont fréquentes.

Anne-Marie."

Ecrit par : Valette | 24 août 2008

-Avec qui avez-vous parié? Je serais heureux de connaîtrel'identité du malheureux perdant! ;-)

-Lutter contre le manque d'humour et de fantaisie et les larmoyances d'un côté, et pour une scolarité non désastreuse de l'autre peuvent (et doivent) être, pour moi, deux facettes du même combat.

-Jardinez donc un peu plus! Pendant ce temps, les gamins dont vous vous occupez auront la paix avec "léo et léa", et votre fille pourra souffler!!! ;-)

Écrit par : Christophe Sibille | 24 août 2008

Mon cher lapin, vous rêvez.
JPB

Écrit par : brighelli | 24 août 2008

Qu’il fait bon avoir le statut de Titulaire de Zone de Remplacement – et sur de longues années professionnelles. Cette instabilité continuelle rajoute du bonheur à la joie actuelle et durable d’être enseignant en la situation que connaissent l’E.N. et le métier – ses perspectives de carrière, la liberté pédagogique, les relations avec les usagers, etc. Chaque rentrée réserve ses surprises et ses étonnements – ses petits arrangements aussi des collègues. Certains abusant du privilège accordé par le fonctionnariat, donnant du grain à moudre aux dirigeants pour casser l’ensemble de la maison. Et jetant le trouble en l’esprit des petits soldats motivés dans mon genre. Je m’explique.

Jusqu’au début de l’été, et ce durant 2 ou 3 mois, je remplaçai un collègue qui découvrit enfin qu’il ne veut plus et ne peut plus enseigner, lançant ses anathèmes sur la jeunesse idiote et impolie qu’il a en face de lui : congé maladie – combat avec l’ange pour savoir quoi faire de la suite de sa vie. Il avait monté une boîte de e-commerce sur le Net. Elle commençait à peine son aventure qu’il désirait faire fleurir. La direction du bahut lui conseilla de prendre contact avec le Rectorat pour envisager une reconversion ; elle lui proposa de demander un congé formation qui, finalement, lui fut refusé (trop jeune, la petite trentaine), ou de poursuivre l’arrêt maladie qui deviendrait un arrêt longue maladie. Tout un tas de solutions donc pour rester éloigner du sale boulot qui est le sien. Et je pouvais, pour ma part, continuer à partir de septembre mon remplacement, sans être envoyé je ne sais où dans la Montagne Noire ou du côté de la frontière espagnole.

Mais le bonhomme a d’autres idées plus lucratives en tête… Son vœu : ne pas se présenter à la rentrée au LP, ne pas prévenir l’administration, percevoir son salaire jusqu’à ce que le ministère le vire – c’est-à-dire, ayant vu et entendu pas mal de bizarreries en 7 ans de TZR (collègues qui n’envoient jamais leur certificat médical, par exemple, pour des absences fort prolongées), durant plusieurs longs mois. L’individu, pas malin, se fait cette réflexion à haute voix devant la secrétaire du lycée, qui me rapporte l’information.

En tout cas, par malhonnêteté, ce prof, qui me dit qu’il n’a à être solidaire de personne (mais qui venait couiner, pour qu’on aille voir la direction, auprès de ses confrères et consœurs dès qu’il avait un problème avec ses élèves), bloque la mise en place d’un remplacement, - sans arrêt maladie ou lettre de démission, il est besoin de 15 jours d’absence pour qu’un(e) brave TZR vienne prendre le relai.

Quel dégoût. Quel ras-le-bol.

Écrit par : Pendariès | 24 août 2008

Si cela n'était qu'un exemple rare....
C'est insupportable cette façon de cracher sur le métier, sur les élèves, et de profiter d'un système bien laxiste dans ces cas-là. Au lieu de se jeter sur les postes non-renouvelés, qu'il y ait un vrai ménage avec les malotru(e)s déjà. Et les TZR qui désespèrent d'un poste fixe (et il y en a un sacré nombre) pourraient, peut-être, tirer le gros lot.

Écrit par : Pendariès | 24 août 2008

@ Francis Penin , pour le clavier français, vous devez ajuster les paramètre dans window, je ne souviens plus très bien, je l'avais fait une fois en Grèce dans un cybercafé, bon les britishs qui suivent ne sont pas contents.
Mais je pense que toto doit pouvoir vous donner la procédure. bien à vous
mabiche

Écrit par : mabiche | 24 août 2008

TZR??? TriZone Regierung... Berlin ouaiste.....

Écrit par : montaigneàcheval | 24 août 2008

Ajoutez à cela la mort de Tony Duvert, écrivain pédophile "respectueux" des enfants qu'il meurtrissait contrairement à Matzneff...

Ecrit par : montaigneàcheval | 24 août 2008

Faut-il lire : ""respectueux" des enfants [..] contrairement à Matzneff..." ou "[les] enfants qu'il meurtrissait contrairement à Matzneff..." ?

Écrit par : yann | 24 août 2008

Yann, bonjour tout d'abord. Et je voulais dire que CONTRAIREMENT à Gabriel Matzneff (par exemple "je me cherche un petit 12 ans) , Tony Duvert "respectait" les enfants, sans les meurtrir. Disait-il . De toutes façons , dans les deux cas, pas ou peu de différences avec un Dutroux ou un Forniquet (pardon Forniret). Des ordures.
En tous cas votre observation fine et intelligente prouve la subtilité extrême du français. Quelle vacherie géniale, bon sang. une langue de juristes, où l'on doit s'expliquer à chaque seconde. Du coup, les plus grands philosophes: Pascal et Descartes. Et quels écrivains....Henri Van Lier dit tout cela fort bien. En allemand, par exemple,, tout est signalisé, clair, pas à l'abri d'un croc-en-jambe, mais carré, lumineux...comme le grec. D'où là aussi d'immenses philosophes, mais plus ardus à saisir, moins immédiats. Le mot Unmittelbarkeit (immédiateté) est une sorte de quête du Graal linguistique de l'allemand. Tout doit être tellement limpide qu'on a le culot de se permettre de balancer le verbe princiapl à la fin!!!! Enfin, je m'arrête, parce que je vous fais tartir et que je pourrais parler de ça pendant des plombes.

Bàv

Écrit par : montaigneàcheval | 24 août 2008

Amitiés à Dobolino. Je repars jardiner, au risque d'attraper des tiques, qui sont nombreuses et infestantes dans notre région, où les maladies de Lyme sont fréquentes.

Anne-Marie.

Ecrit par : Valette | 24 août 2008

Veinarde! Je rêve de diagnostiquer une maladie de Lyme et de la soigner. Ras le bol de ma sempiternelle leishmaniose. Même pas une petite babésiose ou ehrlichiose à me mettre sous la dent.
Quoiqu'il en soit, on voit que la rentrée approche. Nous avions, les quelques fidèles qui restaient, perdu l'habitude d'une telle affluence dominicale.

Écrit par : dobolino | 24 août 2008

J'ai subi récemment trois analyses dans le but de dépister cette maladie chez moi, Dobolino. J'aurais été trop heureux de l'avoir pour vous faire plaisir... Et pour enfin avoir un diagnostic pour mes douleurs neurologiques... ;-(


Pour répondre à Montaigneàcheval, il est précisément un point sur lequel la langue française n'est pas très subtile, c'est dans l'existence du mot: "pédophile" pour désigner qui il désigne. Les pédophiles n'aiment pas les enfants. Ils n'aiment qu'eux-mêmes.

Écrit par : Christophe Sibille | 24 août 2008

Pas le temps de lire tous les commentaires qui ont été postés ici. J'ai parcouru le post de JPB, j'ai lu les sarcasmes de Charybe et Scylla (Manu et Amélie), qui se croient drôles en se moquant d'un jeune prof d'anglais, ça ne m'a pas donné envie de continuer. Je suis tombé sur le commentaire de MàC qui s'insurge à juste titre contre les soupçons qui, depuis la Vierge Royal, pèsent sur des gens qui n'ont rien demadé à personne, mais qui aussitôt évoque les réseaux des notaires et des députés (y a un peu de contradiction dans tout ça).

Et j'ai vu que Roger Felts avait écrit des messages sur l'ancien fil, ça ne m'a pas donné envie de lire l'ancien plus que le nouveau. Bref... "Seul le silence est grand", dixit Rodgeur.

Écrit par : Jeremy | 24 août 2008

"j'ai lu les sarcasmes de Charybe et Scylla (Manu et Amélie), qui se croient drôles en se moquant d'un jeune prof d'anglais"


Dites donc Jeremy , vous avez effectivement mal lu , car on ne se moquait pas DU TOUT de lui , au contraire , on l'approuvait en ironisant sur le politiquement correct et pédagogiquement correct auxquels il disait s'être heurté ! Donc , on l'approuvait , avec nos : " l'élitisme , c'est MAL " ! Relisez bien , avant de nous "diaboliser" ! Charybde et Scylla , pfff !

Ceci dit , cher Ulysse , ravie de votre attention , défaillante et de parti-pris certes ...

... et de votre retour , grognon certes ..

mais ça va vous passer !

Écrit par : Amélie | 24 août 2008

Merci, Mabiche !
Je vais étudier cela.
A bientôt.
FP

Écrit par : Francis Penin | 24 août 2008

Merci, Anne-Marie,
J'ai entendu parler du livre de Liliane Lurçat, mais vous êtes la première personne qui, par ce qu'elle m'en dit, parvient à me donner l'envie de le lire. Je le lirai donc.
Pouvez-vous me guider pour le trouver, je vous prie ?
Merci d'avance.
Cordialement vôtre.
Francis Penin

Écrit par : Francis Penin | 25 août 2008

Je suis d'accord

Écrit par : GRADOUBLE | 25 août 2008

Surtout pas d'effort !
Donnons le BAC à tout le monde !
Nous aurons les meilleurs résultats du monde et notre Ecole sera la meilleure au monde !
Pour les Nobel, nous verrons plus tard !

Ce matin j'ai entendu notre ex-biministre dénoncer l'école que l'on abandonne ! (Alors que nous avons une des meilleures dixit le désigné !)

Il oublie l'école cassée ! Qu'il a contribué à casser ! Cassée par idéologie ! Cassée par nos pédagodémagogues ! Cassée par ceux qui se font mousser sur ses décombres !

Tiens, pour la mousse, j'ai vu l'archevêque de Lyon à la télé ! Il n'est toujours pas à la retraite ?
Sujet : la condamnation de notre collègue de Berlaimont ! Même lignée que notre ex-biministre : celle des textes de 2000 -signés par le désigné- qui appliquent à fond le principe de 89 (1989 pour éviter la confusion) : l'élève au centre… Celle qui justifie que nos petits chéris peuvent joyeusement se payer du prof avec la "bénédiction" de l'EN et de toute sa hiérarchie, de la justice et de tous ces politiques qui font grassement et sans risque (pour eux) dans le populisme scolaire !

Pardon pour ce blasphème, plus de trente ans que le pape du pédagogisme me porte sur le système ! C'est à lui que l'on doit les articles de presse en guise de littérature (j'étais à l'ENNA de Nantes quand la "bulle" a éclaté !).

Comme je suis un tantinet à contre courant, histoire de réforme du Lycée, figurez vous chers collègues que je suis pour la fin du BAC 1er diplôme universitaire… Au moins, que certains bossent pour aller à la FAC de leur choix ! Le lycée pourrait même être sauvé !

Je ne vous dis pas la panique dans chaumières ! Et en "Pédagolandie" si cette proposition venait à être débattue ! Je voudrais terminer ma carrière en me payant la tête du prédicateur !

Alors, chiche ?

JPSM

PS : Si vous trouvez mon post trop raide... Sachez que je me suis fait plaisir, un principe éminemment pédagogique !

Écrit par : SAINT-MARC Jean-Paul | 25 août 2008

« Nous avons perdu l'envie de nous battre. Un entraîneur heureux (étranger, forcément) auquel on demandait comment ses poulains arrivaient à de tels résultats répondit, sidéré, au journaliste français : "Avec du travail, beaucoup de travail..." »

JPB, si vous décidez de monter une boîte un jour, qui ne vous déplume pas de 50% de vos revenus -comme vos droits d'auteur, au moins- et qui ne soit pas institutionnalisée comme certaines prétendues libérales professions, demandez à Zorglub -ou éventuellement à moi-même- quelques tips & tricks qui feront de vous un citoyen responsable mais pas coupable au regard des impôts et de la Révolution future

BàV

Écrit par : Steppenwolf | 25 août 2008

Pour revenir à l'article de JPB, le raisonnement - évidemment - se tient, mais il se fonde sur une ineptie : il faut comparer ce qui est comparable, la Chine et l'Union Européenne par exemple. Dans ce cas, l'U.E. est loin devant (environ 70 médailles d'or). Presque autant que la Chine et les Etats-Unis cumulés. Je vous laisse en déduire ce que vous voulez.

Écrit par : Professeur Avenarius | 25 août 2008

Je n'ai guère le loisir de commenter sur cet agréable site, je lis cependant très souvent notre "rabelaisien" collègue. Comme je vais me faire plaisir, un principe éminemment pédago, vous risquez de me trouver un peu raide (intellectuellement, cela s'entend) !


"Surtout pas d'effort !
Donnons le BAC à tout le monde !
Nous aurons les meilleurs résultats du monde et notre Ecole sera la meilleure au monde !
Pour les Nobel, nous verrons plus tard !"

Hier matin j'ai entendu notre ex-biministre dénoncer l'école que l'on abandonne ! (Alors que nous avons une des meilleures dixit le désigné !)

Il oublie l'école cassée ! Qu'il a contribué à casser ! Cassée par idéologie ! Cassée par nos pédagodémagogues ! Cassée par ceux qui se font mousser sur ses décombres !

Tiens il y a trois soirs, pour la mousse, j'ai vu l'archevêque de Lyon à la télé ! Il n'est toujours pas à la retraite ?
Sujet : la condamnation de notre collègue de Berlaimont ! Même lignée que notre ex-biministre : celle des textes de 2000 -signés par le désigné- qui appliquent à fond le principe de 89 (1989 pour éviter la confusion) : l'élève au centre… Celle qui justifie que nos petits chéris peuvent joyeusement se payer du prof avec la "bénédiction" de l'EN et de toute sa hiérarchie, de la justice et de tous ces politiques qui font grassement et sans risque (pour eux) dans le populisme scolaire !

Pardon pour ce blasphème, plus de trente ans que le pape du pédagogisme me porte sur le système ! C'est à lui que l'on doit les articles de presse en guise de littérature (j'étais à l'ENNA de Nantes quand la "bulle" a éclaté !).

Comme je suis un tantinet à contre courant, histoire de réforme du Lycée, figurez vous chers collègues que je suis pour la fin du BAC 1er diplôme universitaire… Au moins, que certains bossent pour aller à la FAC de leur choix ! Le lycée pourrait même en être sauvé !

Je ne vous dis pas la panique dans chaumières ! Et en "Pédagolandie" si cette proposition venait à être débattue ! Je voudrais terminer ma carrière en me payant la tête du prédicateur !

Alors, chiche ? Etes-vous prêts à susurrer cette éminente réforme à toutes vos relations, collègues, amis et syndicats (le SE et le SGEN, vous pouvez les rayer de la liste, économisez vos forces)…

JPSM

Écrit par : Jean-Paul SAINT-MARC | 25 août 2008

Chers collègues , à quelques mètres de la rentrée , il ne s'agit pas de faiblir dans la dernière ligne droite ! Il serait bon de nous entrainer avec quelques exercices de contorsions mentales , propres à dérouiller nos esprits ankylosés par les vacances et à les rendre tout à fait opérationnels dès le 1er septembre . Remise en train , commando , GO !!

http://www.accordphilo.com/article-21249041.html

Écrit par : Amélie | 25 août 2008

Bonjour

Puisqu'on parle de sport, j'ai un scoop ! Boris Diaw, l'ailier titulaire de l'équipe de France de basket, est passé par l'école Freinet (combien de temps, je ne sais pas).

Autre info : je crois que les choses parmi les plus pertinentes que j'ai pu lire sur le sport de haut niveau ont été écrites par Yannick Noah dans un livre qui s'appelle "Secrets, etc."

Diaw et Noah : deux joueurs qui sont parvenus à l'excellence avec une philosophie du sport qui me sied parfaitement et certainement pas en éludant la notion de compétition, mais au contraire en la prenant à bras le corps pour en faire, au final, un combat philosophique contre soi-même.

Et pour moi, tout le problème est là avec la pédagogie moderne : en refusant d'infliger aux élèves la notion de compétition, on leur refuse le cheminement qui les conduira à dépasser cette notion, et le résultat, par exemple, est là, dans bon nombre de commentaires et de posts dédiés à la gloire de la performance et du paraître (pas tous heureusement).

http://www.basketsession.com/

Écrit par : johnmarguerite | 25 août 2008

Puisque je vois qu'il y a des amateurs de Pareto, j'ose encombrer le forum avec quelques citations qui donneront peut-être à certain(e)s l'idée de se plonger dans le Traité de sociologie générale, ouvrage inactuel mais dont la plume féroce permet bien souvent de crever les baudruches gonflées de vanité et de suffisance. Oui, il est regrettable qu'on ne mentionne pas Pareto et que les nullités journalistiques s'extasient devant les pitreries sociocomiques d'un Maffesoli...mais je n'ai rien dit. Les classiques (de la sociologie et d'ailleurs) restent, les produits jetables disparaîtront. Il y a quand même une justice.

Que les allergiques à Pareto passent donc leur chemin! Bonne lecture aux autres! Quelle chance pour ceux qui ne l'ont jamais lu de pouvoir enfin rire sans culpabilité des fausses idoles...

§585 « Le protestant qui accepte sincèrement l'autorité de l'Écriture Sainte, le catholique
qui accepte l'autorité du pape prononçant ex cathedra, manifestent le même phénomène sous
une forme différente. On le voit également dans le fait de l'humanitaire qui se pâme à la
lecture des oeuvres de Rousseau ; ou dans celui du socialiste qui jure par Marx et Engels, dont
les oeuvres renferment tout le savoir humain ; ou bien encore dans celui de l'adorateur de la
démocratie, lequel, s'inclinant respectueusement, soumet son jugement et sa volonté aux
décisions du suffrage universel ou restreint, et même, ce qui est pis encore, à celles d'assemblées parlementaires, où l'on sait pourtant qu'il ne manque pas de politiciens peu estimables »


§ 1139 [au sujet de l’humanitarisme]

Des gens qui ne vivent pas dans de bonnes conditions économiques sont persuadés que c'est
la faute de la société. Par analogie, ils estiment aussi que les délits des voleurs, des assassins,
sont de même l'effet des fautes de la société. Aussi, voleurs et assassins leur paraissent-ils
être des frères malheureux, dignes de bienveillance et de pitié. Les « intellectuels » sont
persuadés de n'avoir pas une place suffisante dans la hiérarchie sociale. Ils envient les riches,
les militaires gradés, les prélats, etc., en somme le reste de la haute classe sociale. Ils
supposent que les pauvres, les délinquants sont, eux aussi, victimes de cette classe. Ils se
sentent en cela semblables à eux ; c'est pourquoi ils éprouvent de la bienveillance et de la
pitié pour eux. Quand le procès de la Tarnowska se déroulait à Venise, l'accusée reçut une
poésie qui lui était adressée par une maîtresse d'école. Celle-ci lui souhaitait une prompte
libération. Il se peut que cette maîtresse d'école fût une femme honnête, mais malheureuse, et
que le malheur la fit compagne de l'accusée, pour laquelle elle ressentait de la pitié. Les
romans de George Sand, les Misérables de Victor Hugo se sont largement vendus à des gens
qui éprouvaient des sentiments semblables. Certaines femmes éprouvent indistinctement le
sentiment qu'il leur serait agréable d'avoir un mari qui pourvût à leur entretien et à leur luxe,
et beaucoup d'amants qui satisfissent leurs désirs amoureux. Certains hommes trouvent de
même commode de faire entretenir par d'autres les femmes dont ils jouissent. Tous ces
sentiments trouvent leur expression dans une théorie dite « du droit au bonheur ». En d'autres
termes que ceux du beau langage, c'est simplement le droit à l'adultère. On a, par conséquent,
des sentiments de bienveillance pour l'adultère, et même un peu pour les souteneurs »



§ 1638 (…)
« La fièvre humanitaire a maintenant acquis un tel degré d'acuité que ceux qui en souffrent
ne se contentent plus des faits du présent, mais recherchent avidement ceux du passé, même
d'un passé reculé, pour donner libre cours à leur passion aveugle ; et comme les hommes
industrieux savent produire ce que le consommateur demande, nous voyons de stupéfiantes
manifestations avoir lieu en faveur des délinquants du passé . On ne sait pas si c'est pour faire une satire discrète de cette fièvre, ou par amour du paradoxe, ou pour ces deux raisons,
que l'éminent avocat Henri Robert revient sur le cas quelque peu lointain de Lady Macbeth,
et fait une défense éloquente de cette remarquable personne, à tel point que la tourbe humanitaire veut l'absoudre et la réhabiliter. Mais il y a mieux : plusieurs excellentes personnes constituent un comité pour réviser le procès de la trop célèbre madame Lafarge, fait sous le règne de Louis-Philippe. Peut-être lirons-nous un jour en quatrième page des journaux :
« Bonne récompense à qui indiquera un procès qui puisse servir de dada aux humanitaires ».

1890. Dans la théologie du Progrès, l'histoire de l'humanité est surtout, peut-être
exclusivement le récit de la lutte entre un principe du « Mal », qui est la « Superstition », et
un principe du « Bien », qui est la « Science ». Écrire l'histoire revient simplement à paraphraser le vers de Lucrèce :

Tantum Religio potuit suadere malorum.

La religion du Progrès est polythéiste. La Superstition, reine des ténèbres, princesse du
Mal, a tout un cortège de divinités inférieures, et, ainsi qu'il arrive habituellement, parmi
celles-ci il en est dont le crédit augmente, et d'autres dont le crédit diminue ou même
s'annule. À une certaine époque, l'auri sacra fames occupait la première place dans la
hiérarchie. Aujourd'hui, elle est bien déchue. Aux temps de la ferveur chrétienne fut en vogue
la superstition païenne, que l'on opposait à la Vraie Religion. Dans les temps modernes, la
Propriété privée disputa la première place à la Superstition. Rousseau la dénonça dans des
invectives terribles. Mais aux temps de la révolution de 1789, la Superstition régna de
nouveau, avec tout un cortège de ministres : les rois, les nobles, les prêtres. Ensuite, on revint
à d'autres spéculations théoriques, et le Capitalisme succéda à la Propriété privée, comme
Jupiter succéda à Saturne. Bienheureux qui possède cette clé du savoir ! Tout phénomène
passé, présent ou futur est expliqué par le mot magique de Capitalisme. Le Capitalisme seul
est la cause de la misère, de l'ignorance, des mauvaises mœurs, des vols, des assassinats, des
guerres. Il ne sert à rien de citer l'exemple des femmes disciples de Messaline que l'on trouve en tout temps. C'est un article de foi que si le capitalisme n'existait
pas, toutes les femmes seraient chastes, et la prostitution n'existerait plus. Il ne sert à rien de citer l'exemple des peuples sauvages qui passent leur vie en guerres perpétuelles. La foi
nouvelle nous impose de croire que, sans le capitalisme, on ne verrait aucune espèce de
guerre. Cependant aujourd'hui un grand nombre de socialistes prennent part à la guerre. Ils
cherchent à s'excuser par une belle casuistique : ils sont opposés aux guerres en général,
partisans de celle qui leur profite en particulier. S'il existe des pauvres, des ignorants, des
paresseux, des malfaiteurs, des alcooliques, des aliénés, des débauchés, des voleurs, des
assassins, des conquérants, c'est exclusivement la faute du capitalisme. Le raisonnement par
lequel on démontre ce fait est le post hoc, propter hoc habituel. La société est capitaliste.
Donc, ses maux proviennent du Capitalisme. Il s'y ajoute d'autres raisons, qui reviennent en somme à affirmer que si les hommes avaient de tout à satiété, ils ne commettraient pas
d'actes malfaisants et de crimes pour se procurer ce qui leur manque ; et comme on admet
que seul le Capitalisme empêche les hommes d'avoir tout à satiété, il en résulte que cette
entité est la cause de tout acte malfaisant.

§ 1891. Au principe du Mal s'oppose le principe du Bien, qui fut jadis la Vraie Religion,
et qui est aujourd'hui la Science. Elle aussi s'entoure de divinités secondaires, telles que la
Démocratie, l'Humanitarisme, le Pacifisme, la Vérité, la Justice, et toutes les entités qui peuvent mériter l'épithète de progressistes. Ainsi que les anges de lumière combattent les anges des ténèbres, ces divinités luttent contre les entités dites réactionnaires, et défendent et sauvent la pauvre humanité des embûches de ces démons (…) ».

Écrit par : Sénéchal | 25 août 2008

Le fait de se réclamer de l'élite républicaine et de se donner les moyens d'assurer une promotion sociale à ceux qui viennent de tous les milieux n'est pas du darwinisme social. Personne sur ce lien n'a défendu une telle thèse! C'est vraiment du grand n'importe quoi.

Quand on parle d'effort, on ne parle pas de copies; on parle de valeurs, d'un style à donner à l'existence. Dieu fait pleuvoir sur les justes et les injustes; des élèves peuvent tricher et se voir injustement récompensés, etc. Ceux qui se réclament de l'effort ne se limitent pas aux seuls résulats quantitativement évaluables, que je sache. Excusez ces banalités. Les meilleurs souvenirs viennent des professeurs qui nous ont encouragés, malgré ou avec nous, à suivre notre voie, ceux qui nous donnaient à voir autre chose et nous incitaient à être nous-mêmes. C'est plus que de l'intelligence toute sèche, comme un corbeau sur sa branche.

Je ne savais pas que ce blog était communautaire (?). C'est sûr on ne poste pas des messages (que) sur des blogs où on est en totale contradiction avec le contenu "éditorial".

Écrit par : Sénéchal | 25 août 2008

" ... l'énormité des mensonges de Bourdieu"

Depuis des années on assène ce qui semble être devenu une vérité première. Pourriez-vous, pour les générations qui ne sont pas "Bourdieu" préciser ? En quelques mots ...

Ici, vous semblez remettre en cause les déterminismes sociaux. Chiffres à l'appui, pourriez-vous développer ...

Cette analyse (et quelques autres) est-elle un fantasme bourdieusien :

http://www.inegalites.fr/spip.php?article258&id_mot=84

Merci

Écrit par : Un (djeune) con de base | 25 août 2008

Il n'y a pas débat possible dans des commentaires de blog, puisque chacun vient avec ses convictions, et la multitude dilue le propos, dans un sens ou dans l'autre. Cela me fait penser à ces applaudissements qui suivent Brighelli dans chacune des émisions de télévisions qu'il fait.

Ecrit par : Parapluie | 22 août 2008

Il est faux de dire qu'il n' ya pas de débat possible, les derniers messages le prouvent. Si par là vous entendez "débat = opinion qui sont les mêmes que les miennes", la ficelle est un peu grosse et ça ne prends pas ici.

Avant vous, quelqu'un a déja essayé d'imposer l'équation "intelligent = personnes qui sont d'accord avec moi", sans plus de succès.


Quand au coup des "applaudissements", c'est non seulement minable comme "argument", mais c'est tout aussi faux : vous devez avoir un problème d'audition si vous n'avez pas entendu également les sifflets et les quolibets lors de ce genre d'émission (l'arêne de france, ripostes, etc.,etc.).

Et au passage, bravo à Sanjuro pour son analyse.

Écrit par : Manu | 25 août 2008

conférerait
confèrerait /kɔ̃.fɛ.ʁə.ʁɛ/

Troisième personne du singulier du conditionnel présent du verbe conférer.

Note
Cette forme utilise l’orthographe moderne, introduite en France par l’Arrêté Haby du 28 décembre 1976 (Journal officiel du 9 février 1977), et répétée par la réforme de 1990, qui transforme dans la conjugaison le é en è devant un e muet, sans exception. Dans l’orthographe traditionnelle, le é se transformait en è dans la conjugaison devant un e muet sauf au futur et au conditionnel, pour lesquels le é subsistait.

Récupérée de « http://fr.wiktionary.org

Écrit par : ^^^^^^^^^!!!!!!!!!! | 25 août 2008

Et mon commentaire sur les hyperactifs, entre deux parcs à orques, tu l'envoies ou pas ?

Écrit par : catmano | 25 août 2008

confererait ,les deux, Haby 76.

Écrit par : C.Géant | 25 août 2008

Parapluie, vous vous foutez un peu du monde, non ?
Vous prenez la mouche parce qu'on vous a contredit, et c'est nous les trolls ?

Soyez gentil d'argumenter, et d'être précis.
Par exemple quand je dis que des élèves sont plus intelligents que d'autres, Parapluie traduit à sa façon :

« Je pensais que cette idée des élèves "bons" et les autres "méchants" avait disparu... »

Ça, c'est caricaturer ma pensée.

Ai-je dit que ces élèves moins intelligents sont "méchants" ? Quel rapport ? Je fais une grosse différence entre ces deux plans : je fréquente tous les jours des élèves très intelligents et adorables, et d'autres tout aussi intelligents que je ne voudrais pas avoir comme gardien de prison ou même comme voisin ou comme car ils sont (à mes yeux) méchants, cruels et sans pitié. Et c'est la même chose à tous les niveaux, bien sûr. L'intelligence et la morale ne sont, hélas, pas aussi liées.

Cela dit, je peux préciser ce que je voulais dire si on me permet de développer un poil.

Des élèves sont plus intelligents que d'autres, c'est une constatation empirique facile à faire : en les fréquentant au quotidien, en variant les explications, les exercices, les situations, on arrive en général à une appréciation des aptitudes intellectuelles d'un individu. Dire le contraire, c'est se moquer du monde.

Maintenant, ce que je n'ai pas précisé (parce que je croyais que c'était clair) c'est que cette constatation n'a pas pour moi une valeur scientifique : j'ai dit déjà que le but n'est pas de se baser sur des tests de QI, ce serait absurde. Donc on ne va pas classer les élèves en deux catégories, et pas non plus sur une échelle d'aptitude selon le QI, c'est clair.

Pire encore, j'ai constaté que l'intelligence des élèves n'est pas toujours mobilisée là où nous l'attendons : certains élèves se comportent comme des imbéciles, ce qui ne veut pas dire qu'ils le sont. Ils peuvent faire parfois preuve d'une astuce insoupçonnée en dehors du milieu scolaire ou de notre fréquentation. Cela dépend de l'importance qu'ils attachent à ce que nous leur faisons faire, en particulier.

Donc, il y a l'intelligence réelle (non mesurable), et l'intelligence utilisée effectivement, c'est déjà autre chose, parfois.

Alors vous me direz ça vous amène à quoi, de savoir qu'ils sont plus ou moins intelligents, si vous ne pouvez pas déterminer avec précision à quel degré, et surtout si vous savez que leur comportement n'est pas forcément révélateur de leur intelligence ?

Eh bien justement, ce qui compte pour moi, c'est l'acte produit par l'élève. Ce qui m'intéresse pour l'évaluation de ses résultats, c'est la réponse qu'il fournit à l'oral, la copie qu'il me rend. C'est cela que j'évalue, et non son intelligence, potentielle ou mobilisée.

Je le dis souvent à mes élèves, qui pensent en général tout le contraire :

Je suis là pour noter vos copies et évaluer votre réaction au cours, et non pour vous juger VOUS.

Si une copie vaut 2/20, elle reçoit 2/20, qu'elle émane d'un élève qui a 15 de moyenne ou d'un élève qui a 2 de moyenne. Idem si une copie vaut 18/20. C'est la copie que je note, non le bonhomme.

Si vous n'êtes pas satisfait de la note, venez me demander ce que je reproche à votre travail, et je vous le dirai, mais ne venez pas dire "je ne comprends pas Monsieur, j'ai eu 5 ou 12 alors que d'habitude j'avais 16" !

Pour ma part, je ne dirai jamais "tu as eu 5 parce que tu es inintelligent" : je n'en sais rien... Je peux dire si la copie est bonne ou pas, c'est tout.

Cela dit, je pense que si, après avoir expliqué ce que j'attends d'un élève, après avoir constaté que les autres élèves y parviennent, avoir éventuellement aidé l'élève par des conseils plus personnalisés, cet élève ne parvient toujours pas à me rendre une copie satisfaisante, l'hypothèse que son intelligence soit trop faible ou trop peu mobilisée pour cet exercice ne me paraît pas à rejeter a priori. (Je ne le lui dis pas comme cela, bien sûr...)

On pourrait croire que j'enfonce une porte ouverte en disant cela, mais il y a des gens qui ont honte d'une telle situation. Pas moi.

J'ai remplacé une collègue de collège il y a 5 ans pendant son congé maternité. Elle revient à la fin d'un premier trimestre de quatrième. Nous assistons tous les deux au conseil de classe pour assurer la transition. Dès qu'elle s'assoit à côté de moi, elle me tend la feuille de moyennes de la classe et me dit en soulignant la moyenne (dans notre matière) de deux élèves (ils avaient autour de 8/20) : « Ça ne te pose pas problème, ça ? »

Textuel !

Ben non, chère collègue, ça ne me pose pas de problème : j'ai fait ce que j'ai pu pendant un trimestre, j'ai encouragé, j'ai expliqué, j'ai lancé des ballons-sondes, j'ai fait faire des exercices plus faciles, et au final ils n'ont pas dépassé 8/20 de moyenne trimestrielle. Dans une classe à 11/12 de moyenne ! 2 élèves sur 18 ont 8/20 de moyenne !

Que fallait-il faire ? Mentir ? Annoncer que le plan d'extraction de charbon était atteint à 125%, comme en URSS ?

Cette phrase est une des plus odieuses que j'aie jamais entendue.

Je suis prêt à tout faire pour aider un élève à réussir, mais pas à décréter sa réussite pour me sentir mieux. S'il ne peut ou ne veut aller plus loin dans sa formation, eh bien peut-être a-t-il d'autres qualités que celles requises dans ma matière, ou peut-être est-il arrivé à son niveau d'instruction maximal, ou à son appétit maximal.

Je veux bien me remettre en cause (c'est peut-être moi qui m'y suis mal pris, ou même tout simplement que cela n'accroche pas assez entre lui et moi, ça joue aussi) mais pourquoi devrais-je rester le seul et unique responsable de l'échec d'un élève ?

C'est cette culpabilisation injuste qui amène beaucoup de collègues à trafiquer la réalité, à mentir aux élèves sur leurs vraies capacités, pour finalement les empêcher de se construire.

Voilà, j'espère, qui précisera ma pensée pour ceux qui ont un quelconque intérêt à la connaître.

Sanjuro, 42 ans, prof de lettres en lycée
(et ponctuellement chargé de cours en fac sur une option "métiers de l'enseignement")

Écrit par : sanjuro | 25 août 2008

D'ailleurs, on parle d'un assez gros coefficient pour la validation de la séduction dans les masters 1 et 2 "métiers de l'enseignement".
Je plaisante! Quoique... ...

Ecrit par : Christophe Sibille | 23 août 2008
Le pouvoir de séduction joue à l'école et ceci dès la PS un rôle fondamental. Dans la vie aussi, d'ailleurs. Heureusement, il y a toutes sortes de goûts et dégoûts.

Écrit par : dobolino | 25 août 2008

J'essaie à nouveau. Pourvu que Dobolino ne l'envoie pas elle aussi en même temps !

" Si vous saviez le nombre d'hyper-actifs qu'on inscrit dans les clubs de judo ("ça va le calmer, le canaliser").

Mon oeil ! Le vrai hyper-actif fait un très mauvais judoka.

Ecrit par : yann | 22 août 2008 "

Et le rugby ? Qu'en pensez-vous ? C'est le sport que je conseille aux parents des vrais et des faux hyperactifs.

Généralement, les vrais s'y tiennent et y progressent alors que les faux chougnent au bout de deux ou trois séances et papa-maman enlèvent Monchéri de cet affreux club où personne ne le comprend et continuent à faire le tour des pédopsy de la région en essayant d'obtenir un rendez-vous pour une ordonnance de Ritaline.

Écrit par : catmano | 25 août 2008

"Tiens, à propos de décathlonien... Il y avait un athlète anglais remarquable, dans ce sport sublimement insensé, qui a remporté, je crois, trois olympiades de suite. Quand on lui demandait ce qui le faisait courir si vite, dans le 1500 mètres (qui vient en conclusion des neuf autres épreuves, et où les maheureux traînent leurs carcasses épuisés), il répondait : "J'imagine que mes anciens copains de l'East Side me courent après, alors j'accélère pour qu'ils ne me rattrapent pas." Le déterminisme social peut aussi fonctionner dans l'autre sens.
JPB"

Ecrit par : brighelli | 22 août 2008


La plus grande partie des décathloniens sélectionnés pour les JO n'auraient même pas la note maximale à l'épreuve de 1500m. du concours d'entrée en PE2.

http://www.ac-amiens.fr/examens-concours/pdf/CRPE_course_evaluation.pdf

Écrit par : Christophe Sibille | 25 août 2008

Et voilà , qu'on se le dise , les commentaires , perdus dans la nature il y a quelques jours , sont arrivés !!! Joli galimatias !

Écrit par : Amélie | 25 août 2008

Oui, effectivement! Je n'ai pas compris tout de suite! Je me suis tout d'abord demandé, au réveil, si j'étais somnambule!

Entendu, ce matin, le ricanement de Zébulon devant les cercueils des soldats tués en Afghanistan. Ca donne envie de reprendre le geste préféré du jeu de scène d'Usain Bolt, mais en direction de not'bon président.

Écrit par : Christophe Sibille | 25 août 2008

Sanjuro, puis-je vous poser une question?
Comment définissez-vous exactement l'intelligence? Se confond-elle réellement, pour vous, avec les aptitudes intellectuelles?

Écrit par : Christophe Sibille | 25 août 2008

Amusant !
On m'a fait taper "PEEPX" comme code secret pour poster.
Ca devient très chaud par ici ;o)))

Écrit par : yann | 25 août 2008

Christophe, sans pour autant être un fan, à la décharge de Zébulon, il faut savoir qu'il est migraineux.
Et que le rictus ou le ricanement supposé est peut-être dû à la douleur...

Écrit par : yann | 25 août 2008

Zébulon est surtout cocaïnomane, ce qui peut excuser bien des comportements et tics nerveux.

Écrit par : dobolino | 25 août 2008

Bonjour

Bravo à San Juro, vraiment, superbes textes ! Et je ne dis pas ça pour le plaisir d'attribuer des bons ou des mauvais points !

Écrit par : johnmarguerite | 25 août 2008

Enfin, c'est le diagnostic de tous mes copains anciens junkies... Il leur rappelle de vieux souvenirs.

Écrit par : dobolino | 25 août 2008

La coco, hypothèse plausible également. Et en plus, ça soulage la migraine...

Écrit par : yann | 25 août 2008

plus de détails dans l'Express
........Ce lundi, le président de la République Nicolas Sarkozy se rend à Maillé, en Indre-et-Loire. En 1944, ce petit village avait été ravagé par les troupes allemandes........

Écrit par : ami,entends-tu..... | 25 août 2008

Sanjuro, puis-je vous poser une question?
Comment définissez-vous exactement l'intelligence? Se confond-elle réellement, pour vous, avec les aptitudes intellectuelles?

Ecrit par : Christophe Sibille | 25 août 2008
Il me semble que Sanjuro parle de l'intelligence qui permet de suivre et réussir une filière traditionnelle à l'école , dans le cadre de plusieurs matières fondamentales. Ça se tient, somme toute. Sanjuro est suffisament intelligent pour reconnaître d'autres formes de développement intellectuel. Personne ici, vous le savez très bien Christophe, ne nie l'intelligence sous d'autres formes et ne prône la ségrégation et l'exclusion.
Quant à Catmano, elle nous prouve à longueur de textes que tout un chacun, dans des conditions ad hoc qu'elle définit, peut venir à bout de l'enseignement élémentaire, absolument fondamental et incontournable, lire, écrire, compter, calculer et tout ce qui va avec qu'elle définit également à longueur de post (sauter, nager, lancer une balle, s'orienter sur une carte...) en quatre à six ans, sept dans le pire des cas.
J'ai dit Catmano mais ça ne retire rien à Guy Morel ou Thierry Venot ou Pascal Dupré ou... aux Appy, n'en déplaise à M. Morel.

Écrit par : dobolino | 25 août 2008

La coco, hypothèse plausible également. Et en plus, ça soulage la migraine...

Ecrit par : yann | 25 août 2008
C'est vrai? T'as essayé?

Écrit par : dobolino | 25 août 2008

Si on faisait pisser les politiques dans un flacon avant chaque élection et chaque sommet du G8, y'aurait certainement pas mal de disqualifiés.

Écrit par : dobolino | 25 août 2008

Pour les russes et les français, rajouter un alcootest.

Écrit par : dobolino | 25 août 2008

Je rajoute pour Christophe: toute forme d'intelligence peut arriver aussi à se conformer à un rythme simple et à le reproduire. Après, pour chanter, déjà, les inégalités apparaissent.

Écrit par : dobolino | 25 août 2008

http://www.youtube.com/watch?v=n3Z5-1akqUk&NR=1

Ça chauffe dans les "neuf-X", le "6-0" et le "7-8"
Bon courage à ceux qui y retournent, ou y prennent leurs premières fonctions.

Écrit par : Steppenwolf | 25 août 2008

au sujet du football :

Les footballeurs se comportent mal car l'impunité des fautes y est institutionnalisée par le refus de l'arbitrage video qui pourtant ne dénaturerait pas le jeu, il suffirait d'un arbitre video qui communique avec l'arbitre principal .

Le football attire des éléments plus turbulents car c'est un sport plus populaire .

Rien n'est plus facile que de faire de la télévision élitiste, genre caricature d'Arte (cependant je ne trouve Arte pas assez élitiste la plupart du temps, par contre Arte a diffusé un excellent documentaire japonais expliquant scientifiquement les performances de Phelps), ou rien n'est plus facile que d'enseigner à des privilégiés, par exemple une clientèle scolaire sélectionnée socialement et/ou intellectuellement à Louis le Grand .

Par le fait que c'est un sport populaire, le football attire la masse, et dans la masse, il y a du 'déchet' .

Et encore, quand vous sélectionnez, est-ce si sûr qu'il n'y ait pas autant de 'déchets', ça dépend du type de sélection !

Regardons la population qui a des bateaux à moteur sur la Côte d'Azur, sélection par le 'pouvoir d'achat', classes moyennes supérieures, classes aisées et vrais riches ou super riches .

Et regardons ce que certains déversent à la mer : eaux noires, déchets, pêche interdite, dégazage, etc .

De la vraie racaille !

Mais quand Borloo va créer une éco police, ou plutôt l'étendre, voilà une idée de création de nombre de postes de fonctionnaires qui serait très utile !

Si le football est aussi turbulent, c'est parce que c'est accepté .

Le jour où la société ne l'accepte plus, c'est fini .

Comme ce scandale absolu du tabagisme passif .

Il y a 15 ans je passais comme réac à demander à des fumeurs mal élevés de ne pas m'obliger à avoir un cancer .

Aujourd'hui enfin la norme m'a suivi .

Question de volonté politique, et aussi d'évolution des mentalités qui permet à cette volonté politique de s'exercer plus facilement .

Quand les coups de boule d'une finale de coupe du Monde ne seront pas excusés par des Chirac et Royal démagogiques, alors peut être y aura t-il du progrès .

En fait, si le football est toléré tel qu'il est aujourd'hui, c'est parce que ça arrange bien les tenants du système de se servir de ce sport de masse comme d'un élément de contrôle social .

De la victoire de 1998, des soi disant sociologues en déduisaient la concorde confraternelle en France entre plusieurs origines ethniques, dans le meilleur des mondes, et moins de 4 ans plus tard, Le Pen au second tour, et ensuite les émeutes .

Une soi disant bande de copains, et Emmanuel Petit qui aujourd'hui explique que ce n'était pas vrai .

Par contre le football est lisible à l'écran, contrairement au rugby qui n'est pas agréable à regarder, hors actions spectaculaires qui sont certes plus nombreuses aujourd'hui qu'avant .

Écrit par : jim | 25 août 2008

Mon oeil ! Le vrai hyper-actif fait un très mauvais judoka.

Ecrit par : yann | 22 août 2008 "

Et le rugby ? Qu'en pensez-vous ? C'est le sport que je conseille aux parents des vrais et des faux hyperactifs.

Généralement, les vrais s'y tiennent et y progressent alors que les faux chougnent au bout de deux ou trois séances et papa-maman enlèvent Monchéri de cet affreux club où personne ne le comprend et continuent à faire le tour des pédopsy de la région en essayant d'obtenir un rendez-vous pour une ordonnance de Ritaline.

Ecrit par : catmano | 25 août 2008

Correction : je retire l'adjectif "vrai". L'hyper-actif fait un très mauvais judoka. Soit il chougne, soit il est intenable, et on ne peut rien en faire car, contrairement aux apparences, c'est un sport qui demande concentration et retenue.
Le rugby ? C'est sûrement plus adapté. C'est d'ailleurs là que vont beaucoup de ceux qui abandonnent le judo. Demandez à votre soeur où j'habite, et vous comprendrez qu'on ne peut pas lutter contre l'offre rugbistique par ici ;-)

Écrit par : yann | 25 août 2008

Une vie sportive est une vie héroïque à vide. (Giraudoux- Le sport 1928).

Entièrement d'accord avec la philosophie de l'éducation que JP Brighelli expose plus haut et en particulier sur l'importance qu'il conviendrait d'accorder au sport dans l'éducation des nouvelles générations de notre mouvance romano-chrétienne laïcisée.
Nous disposons en France de très bonnes infrastructures sportives, comparées à celles de pays comme la Chine, la Russie et bien d'autres pays mieux classés que nous en termes de médailles. Seulement nous avons effectivement perdu l'envie de nous battre et perdu le goût de l'effort gratuit, inutile.

Des disciplines sportives dites olympiques comme la natation, l'athlétisme, la gymnastique et les sports collectifs sont de moins en moins enseignées à l'école notamment par les jeunes professeurs d'EPS. Et quand elles le sont toutes les précautions sont prises pour que Monchéri ne prenne pas de risques, ne se blesse pas et ne transpire pas. Ca fait désordre!
Ce nouveau type d'éducation soft et zen n'est sans doute pas étranger à l'engouement apparent des français, si j'en crois les médias que j'ai pu lire à l'étranger, cet été, pour le boudhisme et ses apôtres reçus en France comme des chefs d'Etat!

Écrit par : buntovchik | 25 août 2008

Jugez-en:
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/videos/20080825.OBS8622/quand_sarkozy_ricane_devant_des_cercueils.html
A mon avis, pas de quoi fouetter un chat à condition, bien sûr, que le gars ne soit pas le président de la République. Si on tient compte de cette donnée incontournable, ça fait vraiment moche.

Écrit par : dobolino | 25 août 2008

En fait, si le football est toléré tel qu'il est aujourd'hui, c'est parce que ça arrange bien les tenants du système de se servir de ce sport de masse comme d'un élément de contrôle social .


Ecrit par : jim | 25 août 2008
OK et on pourrait presque remplacer toléré par incité.
On avilit le peuple par divers moyens pour que son image soit tellement médiocre que plus personne ne se sente motivé à se battre pour ce peuple.
Exemple: notre familiale réaction d'hier à l'accident de car des supporters de l'OM. Rires, moqueries du genre: "tu m'étonnes! comment ils ont du lui casser les pieds au conducteur: "Allez Joseph, bois encore un pastaga, putain! T'es pas une gonzesse!".
on a été franchement crades et nuls et, qui plus est, devant notre fille de treize ans qui, elle, était assez traumatisée car tous ses camarades de classe de sexe masculin et beaucoup de filles sont supporters de l'OM et elle un peu aussi, d'ailleurs. Il faudra que je revienne sur nos propos et lui dise à quel point nous sommes des gros cons nous aussi, de vrais putois.

Écrit par : dobolino | 25 août 2008

Peut-on rire de tout? Oui
peut-on rire avec tout le monde? Non, et certainement pas avec un gamin de treize ans, surtout dans les conditions citées plus haut.
Ça, ça s'appelle de la reproduction des élites et de l'enseignement de la ségrégation sociale, au sens le plus infect et le plus nocif du terme.
Je suis vraiment une sale conne.

Écrit par : dobolino | 25 août 2008

http://www.youtube.com/watch?v=n3Z5-1akqUk&NR=1

Ça chauffe dans les "neuf-X", le "6-0" et le "7-8"
Bon courage à ceux qui y retournent, ou y prennent leurs premières fonctions.

Ecrit par : Steppenwolf | 25 août 2008

Dès la première heure , mettre les choses au point ( poing?), et les inviter à châtier leur langage avec une formule plus distinguée :" On s'en fouette les testicules !"

Écrit par : Amélie | 25 août 2008

"Quand les coups de boule d'une finale de coupe du Monde ne seront pas excusés par des Chirac et Royal démagogiques, alors peut être y aura t-il du progrès ."

Ecrit par : jim | 25 août 2008

Avez-vous vu certains comportements de joueurs de hockey ou de water-polo? (J'ai vu ça sur le "zapping" d'Eurosport, où il y a, par ailleurs, des moments désopilants).
Les mecs se pètent les crosses sur le dos, ou se tordent les couilles, (pardon, les testicules) sous l'eau; images proprement hallucinantes...

Écrit par : Christophe Sibille | 25 août 2008

Histoire de ne pas parler de profs et du coup de m'attirer lire (tirelire, c'est joli ça) de pas mal, trois faits, sans importance, je le conçois face aux passionnantes rabouibouiches sur l'enseignement que lonlitissi

-La Mort de Pierre-André Boutang, pilier d'Arte qui convenoons -en aura dans l'histoire humaine une trace autrement plus marquée que Léo et Léa, Roux et Combaluzier, Otis et Piffre, Jacob Delafon ou Rincquebeck-Mizeret et Rouvière, sans parler de Brodard-et Taupin ou Lagarde-et-Michard.
"Metropolis", l'une des émissions lesp lus somptueusement intelligentes que j'aie jamais vues. (si y a des fotes, m'en fous). "Palettes";"Architectures" de Stan Neumann et surtout sur FR3? jadis "océanique du regretté Pierre André Boutang. Il est l'auteur d'un "Sartre par lui-même" (sponsorisé par LIBRA de TENA) non là je suis une ordure!!!!, d'un extraordianire "Abécédaire de Gilles Deleuze" qui fait comprendre à un Goldschmidt quelconnque les arcannes prodigieuses de la philo.. Enfin ne manquez pas ,entre deux cons seils de classe, le 27 Novembre, son émission posthume, ou plutôt postaqueuse, puisqu'ill ses noyé en Corse, tapez pas Brighelli, j'ai des lunettes!!!!, "Levi-Strauss par lui-même". Je rappelle que le célèbre fabricant de jeans pour les indiens d'amazonie aura 100 ans aux prunes....

24 Août; ça c'est pour Pendaries. Le 436 ème anniversaire de la Saint-Barthélémy, oeuvre de la Médicis, du Balafré et des cardinaux français qui participèrent au Concile de Trente qui venait de s'achever. Pression aussi sur les Habsbourgs, effrayés par l'accord donnée en Janvier 1572 par Charles IX à Coligny pour aller pourfendre la puissance catholique. La Saint-Barthélémy, j'en parle à mes mômes. Dans le bouqin de 5ème , il y a d'ailleurs la reproduction de ce tableau du XVIème siècle montrant ces corps nuds et éventrés....Et puis il y eut Lady de Nantes. Qui ne changea rien ,car ce fasciste avant l'heure de Richelieu fit la vie dure aux huguenots (prononciation française de Eidgenosse en Alémanique: confédérés) puis coup de grâce: la Révvocation de la même Lady de Nantes. par le gros bouffi priapique bigot Louis-Dieudonné, le pire tyran que l'histoire de France ait connu. Du coupp, 200000 parpaillots partirent pour....Berlin, et c'est grâce à ce con de Louis XIV, que la Prusse devint ce qu'elle était. Ouvrez les pages jaunes de Berlin: plombier: Deneuville. Bulanger, Sichernstrasse 5: Chevallier.... En 1870, le chef d'état major de Moltke s'appelait Vitrey Du Vernois, sacrément allemand, non????
Lisons, relisons D'Aubigné.

25 Août "Paris brisé, paris martyrisé, mais paris libéré". Et voilà ce qu'écrit, ça valait bien un petit hommage le Galgaulle dans ses mémoires. Un des chefs d'oeuvres de la littérature française. Je cite (si ça vous emmerde, zappez, hein)" Puis je quitte la voûte (de l'Arc de Triomphe) et le terre-plein. Les assistants s'écartent. Devant moi, les Champs-Elysées.
Ah! C'est la mer! une foule immense est massée de part et d'autre de la chaussée. Peut-être deux millions d'âmes. Les toits aussi sont noirs de monde. A toutes les fenêtres s'entassent des groupes compacts, pèle-mèle avec des drapeaux.Des grappes humaines sont accrochées à des échelles, des mats, des réverbères. Si loin que porte ma vue, ce n'est qu'une houle vivante, dans le soleil, sous le tricolore.
Je vais à pied. Ce n'est pas le jour de passer une revue où brillent les armes et sonnent les fanfares. Il s'agit, aujourd'hui, de rendre à lui-même, par le spectacle de sa joie et l'évidence de sa liberté, un peuple qui fut hier, écrasé par la défaite et dispersé par la servitude. (....)
Je vais donc, ému et tranquille, au milieu de l'exultation indicible de la foule, sous la tempête des voix qui font retentir mon nom, tâchant, à mesure, de poser mes regards sur chaque flot de cette marée afin que la vue de tous ait pu entrer dans mes yeux, éléant et abaissant les bras pour répondre aux acclamations"..etc etc....

TP en classe: Comparez ce texte, la fois sur un plan littéraire et rhétorique aux merdes sarkoziennes. Tirez-en une conclusion quant à la décrépitude du personnel politique. (2 heures, coeff 3)

Écrit par : montaigneàcheval | 25 août 2008

Contre de telles agressions, préconisons le port de la coquille à pointes.

Écrit par : yann | 25 août 2008

Finalement, la chasse au sanglier est un sport très propre... même si on peut éventuellement en profiter pour régler ses comptes.

Écrit par : dobolino | 25 août 2008

Nota : je ne parlais ni de la Saint Barthélémy, ni de l'Anschluss, ni de De Gaulle, mais je répondais à Christophe, bien sûr.

Écrit par : yann | 25 août 2008

Avec mes excuses pour le doublon, mais être plus rapide que l'informatique me surprend !
J'ai cru un moment avoir fait une fausse manœuvre.

Continuez collègues, j'adore vous lire…

A+

JPSM

Écrit par : Jean-Paul SAINT-MARC | 25 août 2008

Tiens, oui, c'est la Saint Barthélémy !

J'en profite pour refaire de la pub à ce jeu de rôle, je crois que c'est le moment où jamais !

http://www.roliste.com/detail.jsp?id=7927

La présentation et les critiques sont tirés du Guide du rôliste Galactique (GROG), le site incoutournable du jeu de rôle en attendant la refonte prochaine de celui de la Fédération française de Jeu de rôle (FFJDR).

D'ailleurs, j'appartiens à la FFJDR en tant que référent pour les bibliothèques, alors si le coeur vous en dit, contactez-moi !!!

Écrit par : johnmarguerite | 25 août 2008

Je vais donc, ému et tranquille, au milieu de l'exultation indicible de la foule, sous la tempête des voix qui font retentir mon nom, tâchant, à mesure, de poser mes regards sur chaque flot de cette marée afin que la vue de tous ait pu entrer dans mes yeux, éléant et abaissant les bras pour répondre aux acclamations"..etc etc....


Ecrit par : montaigneàcheval | 25 août 2008
Et, après, "ça" a tiré sur la foule, non? C'est le même jour qu'il y a la messe à Notre-Dame?
Et c'est ce jour là ou la veille que De Gaulle a tordu le nez parce que Rol-Tanguy avait co-signé l'acte de capitulation de Von Choltitz et qu'il a dit à Leclerc que ce n'était pas "convenable"?

Écrit par : dobolino | 25 août 2008

"Nota : je ne parlais ni de la Saint Barthélémy, ni de l'Anschluss, ni de De Gaulle, mais je répondais à Christophe, bien sûr."

Ecrit par : yann | 25 août 2008

Yann, vous me faites hurler de rire devant mon ordi... Imaginer le grand Charles en coquille à pointes...

... en hurlant: "vive la quéquette libre"???

Écrit par : Christophe Sibille | 25 août 2008

Sibille, faites gaffe, tout le monde est gaulliste maintenant, même Le canard enchaîné.

Écrit par : dobolino | 25 août 2008

Francis Penin, vous trouvez ce livre partout : il suffit de le commander, l'éditeur est François-Xavier de Guibert.
Madame Lurçat est docteur en psychologie et ès lettres. enseignante et chercheur au CNRS.

Son maître en psychologie a été Wallon lui-même, et elle a très bien connu Meirieu.
Elle analyse la pensée de Foucambert dans un chapitre intitulé : "le gentil pédagogue peut cacher un méchant idéologue."

"Rien de théorique dans sa démonstration. Beaucoup d'exemples concrets grâce auxquels le lecteur , parent d'élève, ou, tout simplement homme de bon sens découvrira avec stupéfaction une "machination" extravagante contre l'intelligence et le bon sens". (4ème de couverture.)

Chaque chapitre, je dirais chaque ligne, vaut son pesant de sagesse et, rapportés à mon expérience personnelle, me donnent la clé des questions que je me pose encore.

Bonne lecture, donc.
Anne-Marie.

Écrit par : Valette | 25 août 2008

Montaigne, savez-vous que Voltaire se couchait, littéralement malade, tous les 24 août, tant le souvenir de la saint-Barthélémy lui était insoutenable, dans ce qu'il signifiait d'intolérance ? Quand je pense qu'il y en a tant qui somatise pour pas grand chose...
JPB

Écrit par : brighelli | 25 août 2008

Dobolino, la maladie de Lyme est-elle spécifiquement humaine????Rêvez-vous d'en trouver sur des animaux?

La pyroplasmose, également transmise par les tiques, est rarissime chez l'homme : j'en ai connu un cas, chez un jeune homme qui avait eu une ablation de la rate à la suite d'un accident d'auto. (Un comble : sa mère était professeur de bactério-parasito). Sans doute savez-vous tout cela.
La tique du chien peut transmettre la pyroplasmose aux ânes : une nièce a failli perdre un âne comme cela.

(Que Guy cherche bien la tique sur son âne!)

(Même en cas de rupture de rate, maintenant, les chirurgiens en laissent un bout : c'est un organe si important!)

La parasito, c'est vraiment passionnant!
Anne-Marie.

Écrit par : Valette | 25 août 2008

Ça, Jean- Paul Brighelli, vous parlez d'or. En effet, il y en un paquet de pékins qui somatisent pour pas grand-chose!!!! Et dans notre digne et dingue coporation. Mais j'ignorais cette formidable anecdote sur Voltaire. Voilà un bonhomme comme je les aime. Et ça renforce encore un peu plus l'affection que j'ai pour lui.
Je vous salue, retour d'une île et d'une ville qui est pour l'une et fut pour l'autre coupées en deux. Chypre et Berlin. Nicosie, petit Berlin méditerranéen avec le même checkpoint pas charlie. Et les choses, cependant ,commmencent à bouger....depuis que les deux vieux politicards séniles ont été rayés de la carte, Papandréou et Denktash, ça semble aller sur la bonne voie. Mais quelle île, quelle île!!! Des paysages immenses, pour Flaubert en Orient. Quelque chose , encore de l'Empire Ottoman..Des oliviers. Et quand on on monnte, la même délicate fraîcheur qu'en Crète ou que chez vous. odeurs de cade, de benjouin.... Dire qu'on a fait entrer Chypre-Sud dans l'UE alors que c'est un pays asiatique et qu'on pinaillle pour la Turquie...bon ,enfin , brèfle....Z'avez vu que Pierre André Boutang est mort sur vos rivages......
bàv

Écrit par : montaigneàcheval | 25 août 2008

Je réagis - tardivement - au post de Sanjuro, que je trouve en tous points remarquable. D'accord à cent pour cent.

Écrit par : Sylvie Huguet | 25 août 2008

Maladie de Lyme aussi chez l'animal et bon sang de bon soir, Anne-Marie, combien de fois faudra-t-il vous répeter qu'on écrit pIroplasmose. Si vous n'arrivez pas à le retenir, utilisez babésiose, plus scientifique!

Écrit par : dobolino | 25 août 2008

Quand j'étais gamine, je cauchemardais sur la Saint-Barthélémy que nos institutrices nous enseignaient à grands renforts de gravures dont l'inévitable citée plus haut. C'était une véritable hantise pour moi, limite peur panique.
Quand le rideau s'est enfin levé sur la Shoah qu'on m'avait tue dans son horreur jusqu'à mes douze ans, j'ai changé d'angoisse nocturne.

Écrit par : dobolino | 25 août 2008

Merci de complèter mon éducation, Dobolino.
J'avais oublié pour la piroplasmose.
Ce qui me fait me tromper, c'est qu'en botanique, le poirier est nommé "pyrus", le latin étant encore la langue internationale, en tout cas pour la "bible", le Hillier.
Piroplasme, ce nom est bien dû au fait que ce parasite est en forme de poire?
Anne-Marie.

Écrit par : Valette | 25 août 2008

Merci de complèter mon éducation, Dobolino.
J'avais oublié pour la piroplasmose.
Ce qui me fait me tromper, c'est qu'en botanique, le poirier est nommé "pyrus", le latin étant encore la langue internationale, en tout cas pour la "bible", le Hillier.
Piroplasme, ce nom est bien dû au fait que ce parasite est en forme de poire?
Anne-Marie.

Écrit par : Valette | 25 août 2008

à Christophe

Vous avez raison, le football est le sport le plus surveillé au niveau de l'image si ce n'est du dopage (assez injuste que ce soit le cyclisme qui prenne tout) et aucune faute n'échappe aux caméras .

Mais il existe bien plus violent, mais comme c'est plus confidentiel, ça ne fait pas polémique .

Avez-vous vu l'UFC américain, ces chorégraphies de catch dont je ne sais ce qui est du combat très dur, ce qui est joué et ce qui est truqué, ont démoli le corps de certains voire handicapés à vie voire morts, en plus d'être présentés comme une manière d'humilier l'adversaire, physiquement et psychologiquement .

Ces combats sont diffusés sur certaines chaînes en France .

Comme toujours avec la nature humaine, ce qui peut paraître drôle à travers le marketing de ces combats, avec l'ambiance, les commentaires, devient terrifiant dans ce qu'il révèle .

Écrit par : jim | 26 août 2008

Une petite précision au sujet du Gao Kao (c'est le nom du test d'entrée à l'université en Chine): il n'y a pas de seuil précis conduisant à sa réussite mais des seuils permettant d'accéder à des universités selon un système assez complexe de sélection (selon la province et la filière); Ce n'est donc pas un diplôme, et son unique intérêt est de permettre à un étudiant d'accéder à l'établissement de son choix. L'offre s'étant considérablement élargie (comme ailleurs, l'éducation est un marché), des étudiants ayant des résultats extrêmement faibles peuvent maintenant trouver une place dans un établissement d'enseignement supérieur, à condition d'avoir les fonds nécessaires, la difficulté pour eux étant d'obtenir un travail avec un diplôme de peu de valeur. Un certain nombre d'élèves n'ont pas accès à l'université simplement par manque d'argent. Par ailleurs, si le secondaire chinois est ultra-compétitif, dans le supérieur, c'est tout le contraire: les diplômes sont quasi-assurés (c'est moins vrai dans les grandes facs scientifiques) même pour des étudiants de faible niveau. Mais les universités chinoises changent, sur ce plan, et grâce à des investissements massifs sont en train de devenir de vraies machines de guerre. Sur les 100 000 étudiants chinois qui partent à l'étranger chaque année, beaucoup reviennent ensuite, et certains sont recrutés par ces établissements. En quelques années, une université dans le top 100 chinois peut ainsi enrichir son équipe avec des gens formés à Cornell, au MIT ou en Europe. Le problème principal pour les Chinois consiste donc à transformer les quatre années de licence de de vraies études pour les étudiants inscrits dans des universités moyennes (ceci ne concerne pas les toutes meilleures, où tout le monde travaille). Cependant, la Chine ne peut nous servir de modèle, même si nous pouvons nous inspirer de l'envie (voire la rage) de réussir des étudiants chinois et de leur ténacité. Ceux qui viennent étudier ici apprennent beaucoup, preuve que nous avons encore un certain nombre d'atouts en poche, dont nous ne sommes pas toujours conscients.

Écrit par : Shidaifeng | 11 septembre 2008

Votre post est étrange.
Comment la Chine ou la Jamaïque obtiennent-ils des résultats ?
En niant la personnalité et le développement humain des sportifs qui décrochent des médailles.
Quelle est l'utilité d'une telle réussite ?
Doit-on parler d'épanouissement pour ces petites gymnastes chinoises en caoutchouc qui appliquent docilement la discipline de fer de leurs entraîneurs, et qui au moindre accident sont écartés de la voie royale ?
Les sportifs de haut niveau de ces pays sont-ils heureux ?


Ne pas mettre des enfants en concurrence n'implique pas qu'ils soient considérés comme tous pareils. C'est le regard et non l'enfant qui doit être identique.

Écrit par : fabien | 14 septembre 2008

@Fabien

Je ne veux pas polémiquer, mais croire qu'il n'y a qu'en Chine ou en Jamaïque que l'on nie la personnalité et le développement des jeunes sportifs relève tout simplement de la naïveté. Qu'en est-il des élèves de lycée en Sport-études, que j'ai vus lorsque j'étais surveillant (c'était il y a plus de quinze ans) se bourrer (déjà!) de créatine pour améliorer leurs performances, et qui m'avouaient que c'était pratique courante? Et que croyez-vous que soit la vie des Manaudou (pardon, mauvais exemple), Bernard, et autres athlètes (oups, pardon, encore un mauvais exemple)? Des entraînements intensifs, beaucoup de pression, et une vie personnelle réduite à néant. C'est le prix des médailles. Elles ne sont d'ailleurs pas toutes obtenues uniquement à la trique: ce sont l'envie de réussir, la niaque tout simplement, et très souvent le plaisir du jeu et de la compétition, qui poussent des gens vivant dans des sociétés beaucoup plus dures que la nôtre à se dépasser. Croire le contraire, et c'est un défaut malheureusement trop répandu, relève de l'européocentrisme et du complexe de supériorité que l'on éprouve (plus pour très longtemps, d'ailleurs) en Europe devant les pays émergents. J'ai tenté (sans doute avec maladresse) d'être nuancé: il ne s'agit pas de s'inspirer du modèle éducatif chinois (encore que la manière dont leurs universités se développent doit nous faire réfléchir et réagir) mais de comprendre cette volonté de réussite, qui est celle des peuples pauvres, et pourquoi pas, de s'en inspirer pour partie. Une dernière remarque: en France, les ZEP ont les élèves les plus modestes et les plus faibles sur le plan scolaire. En Chine (et dans beaucoup d'autres pays émergents), c'est le contraire: les meilleurs sont souvent les plus pauvres (et ce n'est pas une affirmation gratuite mais un constat parfaitement étayable). A quoi tient cette différence?

Ecrit par : Shidaifeng | 19 septembre 2008

Écrit par : Shidaifeng | 19 septembre 2008

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